L'union médicale du Canada, 1 juillet 1955, Juillet
[" Tome 84 \u2014 Numéro 7 MONTRÉAL, JUILLET 1955 XXVe CONGRES DE L'AMLFC.MONTREAL les 21.22, 23 et 24 septembre 1955 à l'Hôtel SHERATON-MT-ROYAL Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada Fondée à Québec en 1902 L'Union Médicale du Canada Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872 ADMINISTRATION ET SECRÉTARIAT 326 est, boulevard Saint-Joseph Montréal .9 > .° Jor ° se PE : RAN ,.e 0,» D'une elficacité aus: :élonnante.gue la-sémplicité de sa formule / SANS ANESTHÉSIQUE \u2014 SANS ANTIBIOTIQUE PYGMAL (Pate acide Astier \u2014 Tubes de 45 gm.) CALME LE PRURIT ET AMÈNE LA GUÉRISON RAPIDE D\u2019UN GRAND NOMBRE D\u2019AFFECTIONS CUTANÉES @ par l'association judicieuse et adéquate de médicaments incorporés à une base nouvelle et appropriée, @ par le retour et le maintien au pH normal du tissu cutané sain, © par des moyens de contrôle conformes à une conception idéale et démontrant de façon évidente sa propriété hautement curative dans les affections suivantes: i Eczémas aigus et suintants \u2014 Eczémas de contact et professionnels Prurits: anal et vulvaire \u2014 Lésions superficielles prurigineuses \u2014 Contrôle du psoriasis.Autres produits Astier : Colitique, Galliadine, Kola, Lyxanthine, Riodine.ROUGIER - MONTREAL : : TELE 104) pendant huni période prolongée \u2014 il ne .procure pas seulement une accalmie tran- En prenant Tedral dès les pretoigrs* signts : ssftoiré pépélamut.Ine attaque.pas nécessairement.d\u2019une attaque, on peut souvent préveni les symptômes graves.T'edral contient : .Théophylline .112000200000000 2 gr.Soulagement en quelques minutes .Ephédrine 000 3% gr.Tedral fournit un soulagement symptoma- Phénobarbital 111100200000.15 gr.tique en quelques minutes.La respiration devient plus facile car Tedral relâche la musculature lisse, réduit l\u2019ædème des tissus et procure une légère sédation.Pendant 4 heures pleines .Tedral maintient la respiration à un rythme plus nor- WARNER-CHILCOTT za © ant 8 @, aies Division de William R.Warner & Co.Ltd.\u2014 Toronto, Ontario Lo ELEN IN MEMORIAM CHARLES VEZINA (1888 - 1955) Le 18 avril dernier s\u2019éteignait à Québec, le docteur Charles Vézina, un citoyen intègre, un professionnel aussi dévoué que compétent et un universitaire de grande classe.souvent ignorées.Sa grande dignité imposait le respect et l\u2019admiration.Avec une aisance toute naturelle, il a excellé partout où il a passé.Chirurgien compétent et Le docteur Vézina, estimé et admiré de tous, ne comptait que des amis et ils sont nombreux les individus et les institutions qui ont bénéficié tout autant de ses sages conseils que de ses générosités innombrables et bien très recherché, il mettait au service du plus pauvre comme du plus riche ses exceptionnelles qualités d'homme, de clinicien et d\u2019opérateur; il avait l\u2019art du savoir faire.Titulaire de la Clinique chirurgicale de 494630 758 l\u2019Hôtel-Dieu de Québec depuis 1931, il à initié à l\u2019art de la chirurgie des générations de médecins.En fondant le cours de chirurgie de l\u2019Hôtel-Dieu, il a en plus formé toute une pléiade de chirurgiens hautement qualifiés qui ont pris la relève et qui, aujourd\u2019hui, font également honneur à leur maître et à leur profession.En 1941, le docteur Charles Vézina fut nommé Doyen de la faculté de médecine: son décanat devait durer quatorze ans et lui permettre de mettre au service de son université toutes les ressources de sa très riche personnalité tant dans le domaine de l\u2019enseignement et de la recherche que dans celui des relations extérieures.C\u2019est sous son régime que se sont formés les professeurs qui dirigent si brillamment au- jourd\u2019hui les différents départements de notre Ecole de Médecine.C\u2019est lui qui a allumé l\u2019étincelle qui a déclenché et activé la recherche scientifique à la Faculté de médecine.Il s\u2019est dépensé sans compter pour sa faculté et il a droit à notre reconnaissance; mais, bien plus, il s\u2019impose à notre admiration par son rayonnement extérieur où il fut servi par une extraordinaire dignité et par un sens inné de la politesse et de l\u2019hospitalité.Aussi comptait- il de nombreux amis et admirateurs tant chez les Américains et nos compatriotes de langue anglaise que chez les Européens.IN MEMORIAM L\u2019Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 Sa valeur intellectuelle et morale n\u2019a pas manqué d\u2019être reconnue et c\u2019est ainsi qu\u2019il fut successivement Vice-Président du Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada; Président de l\u2019Association Médicale Canadienne, section de Québec; Président du Congrès des Médecins de Langue Française du Canada 1942-46; Président de la Ligue de Santé du Canada; Vice-Président de la Ligue anti-Tuberculeuse; Président de l\u2019Association des Facultés de Médecine, etc, etc.Il était membre du Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada; de l\u2019« American Surgeons Association »; de la Société Internationale de Chirurgie et de l\u2019Académie de Chirurgie de Paris, etc, etc.Ses mérites éminents, sa vaste culture, sa grande dignité lui valurent de recevoir les titres de Chevalier de la Légion d\u2019Honneur, de l\u2019Ordre de l\u2019Empire Britannique, de Chevalier de St-Grégoire et d\u2019Officier de l\u2019Ordre de St- Jean-de-Dieu.Le docteur Vézina a donc droit à notre reconnaissance, car il a été un grand médecin, un grand universitaire et un grand canadien.Que madame Vézina qui a été pour lui une merveilleuse collaboratrice de tous les instants, veuille bien accepter l\u2019assurance de notre sympathie la plus sincère, de notre admiration et de notre affection.Jean-Baptiste JOBIN, Doyen de la Faculté de Médecine de l\u2019Université Laval. BULLETIN L\u2019ETHIQUE PROFESSIONNELLE À L\u2019ORDRE DU JOUR Une carrière nouvelle s\u2019ouvre aujourd\u2019hui devant la centaine d\u2019étudiants en médecine qui laissent l\u2019Université.A l'exemple de leurs aînés, ils commencent l'apprentissage réel de leur vie professionnelle.Frais émoulu de théories nouvelles et de techniques éprouvées, fort de connaissances scientifiques et mieux préparé cliniquement que ses confrères des générations précédentes, le médecin de 1955 s\u2019offre à la clientèle bien armé et prévenu contre les écueils possibles.Tous ceux qui, de près ou de loin, ont concouru à sa formation s'unissent pour lui offrir les vœux de succès les plus sincères; la réussite de l\u2019élève est la meilleure récompense du professeur, le témoignage le plus démonstratif de la valeur de son enseignement.À l\u2019aube d\u2019une vie nouvelle, il est bon de faire un temps de pause et de tracer sa ligne de conduite.C\u2019est ici qu\u2019intervient le rôle majeur de l\u2019éthique médicale.La base de toute carrière doit s'appuyer sur des principes; la continuité et la permanence d'une pratique florissante exigent le respect de règles définies.La possession de la science est importante, la maîtrise technique est essentielle, mais la personnalité est imparfaite, sl à ces atouts précieux manque le caractère prédominant: le sens moral.Sous l'empire de la médecine préventive, il est compréhensible qu\u2019il en soit de même dans le domaine moral \u2014 La santé morale, la probité, l'honnêteté foncière sont des qualités qu\u2019en ce siècle de matérialisme on a trop tendance à mettre de côté.La primauté du spirituel est fondamentale \u2014 Témoin, de belles conférences aux congrès médicaux; preuve, ces deux volumes excellents qui sortent des presses et qui ont été rédigés à l\u2019intention de la profession médicale: La recherche d\u2019une éthique médicale par le professeur Louis Portes, de Paris, président du Conseil National de l'Ordre des médecins et Morale et Médecine par le Père Jules Paquin, s.]., professeur de morale médicale à l\u2019Université de Montréal.La lecture de ces deux volumes ne peut qu\u2019être profitable à celui qui se lance dans la vie professionnelle; il est malheureux que la 7 BULLETIN L'Union Méd.Canada 60 Tome 84 \u2014 Juil.1955 coutume n\u2019existe pas de distribuer à tous les diplômés un souvenir de son passage à l\u2019Université, car il n\u2019y aurait pas alors de plus profitable présent d\u2019heureux avènement.Il ne faut pas perdre de vue cette vérité négligée de nos jours: le médecin impressionne dans la société par ses bonnes manières, par son comportement de civilisé, par l'exemple du travail assidu non astreint aux lois des syndiqués, par le dévouement sans bornes.Les anciens de la carrière se rappellent l\u2019allure digne, la réserve, la politesse, l\u2019aménité des grands médecins du temps.Fier de son titre et de ses responsabilités, le médecin ne doit pas s\u2019écarter des normes qui lui ont valu sa réputation ; il doit fuir les occasions de ternir sa bonne renommée.Pour commander le respect il faut le mériter par le respect des autres.Libéré des rigueurs de la discipline étudiante, le jeune médecin peut maintenant se pencher sur son passé universitaire.Il est alors en mesure d\u2019apprécier l\u2019offrande scientifique et culturelle de ses maîtres et d\u2019admettre son acceptation ou son refus de ce don.Le séjour à l\u2019Université est un passage rapide, où le commerce spirituel entre magistère et disciple est indispensable à la formation.Nos actes nous suivent.Belle sera la carrière du jeune médecin, qui aura su profiter de ses stages et qui dans sa vie saura faire une place importante à la primauté du spirituel.Edouard DESJARDINS. CONGRÈS DE L'ASSOCIATION DES MÉDECINS DE LANGUE FRANÇAISE DE L\u2019AMÉRIQUE DU NORD XIV° Congrès: Montréal 1936 \u2014 XV° Congrès: Ottawa 1938 XVI° Congrès: Trois-Rivières 1940 En 1936, deux ans après le grand Congrès conjoint de Québec et après que se furent réalisées les principales innovations de l'Association, eut lieu à Montréal le XIVe Congrès.Ses assises furent tenues du 7 au 10 septembre sous la présidence du docteur J.-A.Jarry.Le docteur Jarry est encore bien vivant.Il s'associe encore activement aux activités de l\u2019Association et s\u2019il évoque les événements du XIVe Congrès, ce n\u2019est sûrement pas sans un certain regret mélancolique des jours fiévreux et heureux de la préparation et de la tenue de la réunion qu\u2019il présida.Sa conjonction fut parfaite avec le secrétaire du Congrès, le docteur J.-A.Vidal, et avec les officiers permanents de l'Association, les docteurs R.-F.Valin, Directeur général, et D.Marion, secrétaire trésorier général.Le programme scientifique de ce XIVe Congrès contenait des séances cliniques durant les matinées de chaque jour dans les principaux hôpitaux de la métropole.Des visites dans les différents services médico-chirurgicaux, des présentations de travaux et de malades y avaient été organisées selon diverses disciplines, afin d\u2019intéresser le plus grand nombre possible de congressistes selon leur intérêt respectif.Durant les après-midi, à l'Hôtel Windsor, furent traitées trois grandes questions: 1°.La tuberculose de la hanche: a) Etiologie, physiologie, pathologie, symptomatologie, diagnostic et traitement, par le Dr J.-E.Samson; b) Diagnostic et traitement par le docteur E.Sorrel (de Paris).2°.Les abcès du poumon: a) Formes anatomo-cliniques et diagnostic par le Prof.E.Sergent (de Paris) \u2014 (travail lu par le Dr Louis Rousseau de Québec).b) La bronchoscopie comme aide dans le diagnostic et le traitement de l\u2019abcès du poumon, par le Prof.Chevalier Jackson (Philadelphie).c) Traitement chirurgical de l\u2019abcès du poumon par les docteurs N.Bethune et Georges Deshaies.3°.L'ulcère gastro-pyloro-duodénal: Les rapporteurs de cette dernière étude furent les docteurs J.-A.Mous- seau, Jean LeSage, Maurice Chiray (de Paris), J.-E.Gendreau, en collaboration avec les docteurs À.Jutras et O.Dufresne, Mercier Fauteux.Des rapporteurs qui communiquèrent sur ces trois questions, plusieurs sont morts.Le Prof.Chiray, de Paris, éminemment sympathique aux T L'Union Méd.Canada 762 BULLETIN Tome 84 \u2014 Juil.1955 jeunes médecins canadiens qui étudièrent dans son service, modeste savant gastro-entérologue; comme tout clinicien français, ayant approfondi tous les domaines de la médecine, s\u2019étant frotté même à la neurologie chez Dejerine, est mort tout récemment en 1954.Nos collègues, J.-A.Mousseau, professeur disert, Jean LeSage et Mercier F auteux, décédés prématurément, J-E.Gendreau, ne sont plus de notre monde, ils ont servi utilement durant ce Congrès.Le docteur E.Sorrel et le docteur M.Chiray étaient les délégués français.Le docteur Sorrel possédait alors une réputation internationale en orthopédie.Son entrain, son brio et sa constante bienveillance envers ses auditeurs en firent un conférencier très écouté au cours de sa communication.Puis des sujets divers furent traités en deux sections, médicale et chirurgicale, durant l\u2019après-midi de la dernière journée.On y parla de cyclo- propane, nouvel anesthésique; de diurétiques mercuriels en essai thérapeutique; de la résection trans-urétrale dans les maladies du col de la vessie: de la chirurgie du sympathique, parmi de nombreuses autres communications.Ces sujets illustraient des nouveautés de l'époque, des nouveaux procédés que le temps s\u2019est chargé de marquer de leur caractère de durabilité.En soirée, on organisa deux séances médico-sociales, au cours d'une d'elles on traita de prévention de la tuberculose par la vaccination au B.C.G.dont on avait parlé dès 1926.Au surplus, un vaste programme couvrant deux jours d'hygiène sociale où participèrent surtout des médecins hygiénistes de la ville de Montréal.Puis, innovation à nos Congrès, une section d\u2019exhibits scientifiques montés par nos médecins.Ce fut le premier jalon de cette activité au cours de nos Congrès.Dès lors, avec un organisateur exclusivement consacré à cette réalisation, (ce fut le regretté docteur Georges Manseau; c\u2019est maintenant le docteur B.-G.Bégin) les exhibits prennent de plus en plus d\u2019'ampleur à nos Congrès, démontrent les œuvres de nos collègues et enseignent avec encore plus d\u2019objectivité.Ils donnent, en plus, à nos assises, une allure plus scientifique en manifestant un caractère de maturation plus complète du sens et de l'orientation des travaux de nos cliniciens et de nos hommes de laboratoires.Puis, comme c\u2019était la coutume établie, programme social s'adressant surtout aux femmes des congressistes.Les thèmes des discours à l\u2019ouverture du Congrès et au banquet de clôture furent à la fidélité au passé et aux promesses d\u2019avenir.Le professeur Sorrel, comme les prédécesseurs, vanta notre organisation hospitalière \u20act surtout notre tenacité à demeurer français.Le docteur Valin, directeur général, récemment nommé à ce poste, énuméra quelques projets d\u2019un programme d'expansion de l\u2019Association, témoignant une grande confiance dans le rôle grandissant qu\u2019elle devra jouer dans l'organisation et l'essor de la médecine canadienne. L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 BULLETIN 763 Enfin, le président, le docteur Jarry, dans son discours d'ouverture, insista sur la collaboration nécessaire, au Canada, entre médecins et organismes professionnels anglophones et francophones; il souligna la mission que devait remplir le « Bulletin de l'Association » en diffusant régulièrement les travaux de nos médecins; il rendit un témoignage à la mémoire du docteur Rhéaume mort en 1935, au moment même où il s'apprêtait à placer l\u2019Association sur une voie de progrès et d\u2019accomplissements de plus grande envergure; il mit en lumière la personnalité dynamique du nouveau directeur général et avant de tracer une synthèse du Congrès qui s\u2019ouvrait, salua le docteur J.-H.-A.Paquette, secrétaire provincial qui fut le premier médecin occupant ce haut poste gouvernemental à ouvrir officiellement un Congrès de l'Association des Médecins de Langue Française.Le docteur Jarry et ses collaborateurs surent accomplir une œuvre utile en préparant ce XIVe Congrès et en assurant sa réussite.Selon une coutume établie dix ans auparavant, il y eut l'exposition « Leo Pariseau ».Cette fois, le docteur Pariseau sortit de sa riche bibliothèque des livres qui racontèrent l\u2019histoire de la Phtisiologie et celle du microscope.Histoire du Génie humain; intelligence et labeur de médecins et savants qui ouvrirent la voie dans la lutte incessante contre la maladie.* * * Pour le XVe Congres tenu du 5 au 8 septembre 1938, nous revenons a Ottawa que l'Association avait visité pour la première fois en 1932.Cette quinzième réunion fut sous la présidence du regretté docteur J.-H.Lapointe, éloquent, élégant, dominant les choses et les gens d\u2019une sereine assurance.Son office fut efficacement secondé par l\u2019activité très effectivement réalisée de son secrétaire, le docteur A.-L.Richard, l\u2019actuel doyen de la Faculté de Médecine de l\u2019Université d'Ottawa.LA Nous avons relaté à l\u2019époque, dans « L\u2019Union Médicale du Canada » les faits et l\u2019esprit du Congrès.Nous emprunterons à ce texte quelques paragraphes qui constitueront le gros de nos remarques actuelles.L'organisation du Congrès se montra agissante et effective; l\u2019hospitalité fut cordiale et généreuse.Nos collègues d'Ottawa placés à la croisée des chemins qui relient des groupes ethniques de langue et de religion différentes, possédent une bonhomie, une largeur de pensée et une accueillante familiarité qui rendent leur commerce spontanément amical et serein.Les congressistes bénéficièrent de ces bienfaisantes dispositions durant la durée des assises, au siège même des réunions comme dans les foyers où ils furent généreusement reçus.Comme à l\u2019accoutumée, brillante séance d\u2019ouverture au cours de laquelle le président inaugure le Congrès et plusieurs orateurs, personnalités religieuses et laïques de haute distinction, prirent la parole.Le docteur Lapointe présenta ses remerciements à tous ceux, médecins et profanes, qui contribuèrent au succès scientifique et social du Congrès.Il souligna, en plus, à l'adresse du public non médical le rôle de ces réunions L'Union Méd.Canada BULLETIN Tome 84 \u2014 Juil.1955 scientifiques et l\u2019usage qu\u2019en font les médecins pour le grand bien de la population.Les docteurs Raymond Turpin et Léopold Nègre étaient les délégués français.Le docteur Turpin, répondit au salut du président en disant sa Joie de participer à ce Congrès et d\u2019être venu, après quatre ans, une seconde fois au Canada.Il magnifia le calme, la sérénité et la paix dans lesquels doit baigner l'esprit du médecin qui cherche la vérité par sa méditation et ses recherches.Puis on présenta l\u2019insigne d\u2019office au directeur général de l'Association, le docteur Valin, et un diplôme d'honneur à chacun des anciens présidents survivants d\u2019un Congrès: MM.J-E.Dubé, A.Vallée, À.LeSage, P.-C.Dagneau, R.-E.Valin, A.Paquet, J.-A.Jarry.Témoignage de reconnaissance pour les services rendus à la cause de la médecine canadienne-française, à l\u2019adresse des aînés qui ont tracé la voie et qui ont donné un exemple d\u2019énergie et d'activité édificatrice au bénéfice de l\u2019œuvre sacrée de la survivance et de l\u2019essor des aspirations culturelles françaises au sein de notre médecine.La ville d'Ottawa et l\u2019Association conjointement offrirent un déjeuner aux congressistes et à leurs épouses, au cours duquel le docteur Chevrier, doyen des médecins de langue française d\u2019Ottawa, prononça une charmante allocution: honneur et plaisir ressentis par les médecins de Hull et Ottawa à recevoir les congressistes; sentiments éprouvés en regard des œuvres de l\u2019Association, hommage gracieux, par delà les dames présentes, à la femme canadienne-française dont l\u2019émancipation se produit avec constance et sagesse vers les activités sociales, philanthropiques et humanitaires.Le programme scientifique contint trente-sept communications présentées dans une seule salle du Château Laurier, selon un ordre et une discipline exemplaires.Comme en 1932, le Congrès avait été organisé selon la formule des journées médicales, afin que les présentations scientifiques, d\u2019une durée relativement courte, soient vivantes, achalandées et attrayantes en plus d\u2019être instructives pour le gros des visiteurs constitué de praticiens.Nous mentionnerons les titres de certaines communications qui pourront donner un aperçu sur le climat du Congrès et de l\u2019époque: Le traitement de la chorée par l\u2019électropyrexie; le lever précoce en chirurgie abdomino-pelvienne (c\u2019est maintenant le contraire qui paraîtrait inusité); la chimio-vaccin-pyrétothérapie de la syphilis nerveuse (la pénicilline a unifié et simplifié, en rendant plus efficace, le traitement de la syphilis tout court et de la syphilis nerveuse, en plus) ; nouvelles réactions de floculation pour le diagnostic rapide de la syphilis; le traitement des hémorroïdes par les injections sclérosantes (qui eurent leur vogue) ; les progrès de l\u2019insulino-thérapie (progrès durables en diabétologie et qui ont même envahi le champ de la psychiatrie) ; de l\u2019étatisation de la médecine et de I'assurance-santé (nos soucis à ce sujet n\u2019ont pas une origine actuelle) ; l\u2019éclectisme en anesthésie (on est encore de plus en plus eclectique) ; le traitement moderne des brûlures (le plus moderne encore est de ne rien faire localement et de greffer plus tard s\u2019il y a lieu) ; la gastroscopie (qui venait de recevoir droit de cité dans l\u2019investigation courante des lésions gastri- L'Union Méd.Canada .Tome 84 \u2014 Juil.1955 BULLETIN 765 ques) ; le traitement chirurgical de hypertension artérielle (qui eut son heure de vogue et qui fut exposé par deux éminents neuro-chirurgiens) ; les douleurs lombo-sacrées (étudiées par un orthopédiste distingué mais à un moment où la notion de la hernie discale n\u2019était pas encore répandue \u2014 on immobilisait la région lombo-sacrée par un appareil ou une greffe \u2014 les résultats étaient bons !).Voilà les titres de quelques communications.Leur variété, encore une fois, en fit leur attrait.Enfin le banquet, au cours duquel on répondit à diverses santés.Mais où tous, invités d'honneur et convives furent d'accord pour présenter celle de leurs malades, la leur propre et celle de l\u2019Association, dont le docteur Lapointe marqua la vigueur par cette belle démonstration dans la ville d\u2019Ottawa à l\u2019entendement des confrères de langue anglaise « étonnés et stupéfaits de ce déploiement de notre force numérique ».* * * En 1906, le troisième Congrès avait eu lieu aux Trois-Rivières.Trente- quatre années plus tard, en 1940, le même fait se produisit et cette fois le secrétaire de 1906, le docteur Charles de Blois, en fut le président.Le docteur de Blois représentait au sein de notre profession un type unique qui conserva intégralement sa personnalité jusqu'au terme de sa longue existence.D'une civilité exemplaire, courtois et serviable, d\u2019une humeur constamment souriante, il savait tourner un compliment et une amabilité sans jamais verser dans l\u2019obséquiosité.D\u2019une hospitalité qu'il avait cultivée dans son sanatorium-hôtel des Trois-Rivières, il manifestait à ses confrères la plus correcte cordialité.Tous ces traits de la personnalité du Dr de Blois en faisaient un personnage qui, à notre époque démocratique, paraissaient un charmant anachronisme et l\u2019apparentaient aux types dits « ancien régime ».Son secrétaire fut le docteur J.-A.Denoncourt, dévoué collaborateur de l\u2019Association et à l\u2019adresse duquel nous pourrions ajouter d'autres louanges.Pour la première fois depuis la fondation de l'Association et l\u2019organisation de ses Congrès, la France n\u2019avait pu, et pour cause, nous envoyer ses délégués.Une coutume, une tradition sacrée étaient momentanément rompues.La France venait d\u2019être plongée pour 5 longues années dans les plus épaisses ténèbres et était pour aussi longtemps coupée de tout contact réel avec le reste du monde civilisé.Nous en étions profondément affligés sans toutefois désespérer de son destin futur, ni porter un jugement définitif sur la complexité des causes qui l'avaient réduite à cette douloureuse humiliation.A la séance d'ouverture, outre les allocutions de circonstances, et répétant une initiative des premiers Congrès, le docteur Léo Pariseau avait été invité à prononcer une conférence illustrée par des projections lumineuses sur « l'Histoire de la transfusion sanguine ».Il s\u2019en tira avec le brio, l\u2019érudition et l'intelligence que tous admiraient et qui en faisaient un conférencier prestigieux. 766 L'Union Méd.Canada BULLETIN Tome 84 \u2014 Juil.1955 Les sujets scientifiques furent variés comme il en avait été au dernier Congrès à Ottawa, et comme il avait semblé que ce mode de présentation plaisait le plus aux congressistes.Ainsi, on parla de l'emploi des sulfamidés dans les pneumopathies aiguës et en urologie; découverts depuis peu, ils avaient alors fait la preuve de leur incontestable efficacité et on pouvait affirmer que certaines infections aiguës offraient sous leur influence une évolution toute différente et bien souvent de graves qu'elles étaient auparavant, se montraient étonnamment bénignes.Les sulfamides annonçaient le triomphe ultérieur des antibiotiques.On traita du traitement des polynévrites par la vitamine B,; autre acquisition pathogénique et thérapeutique que celle du rôle de la carence en ce principe dans l'installation de tout un groupe de polynévrites représentées en tout premier lieu par la polynévrite des alcooliques.L\u2019insuline-protamine-zinc fut présentée comme une amélioration importante dans le contrôle du diabète par cette hormone.On parla du «dilantin » dans l\u2019épilepsie, nouvelle médication d'alors, qui a maintenant fait ses preuves; du traitement de l\u2019ulcère gastro-duodénal basé sur l\u2019expérience de 200 cas; sur le traitement de l\u2019agranulocytose; sur le traitement moderne de l\u2019hypertrophie de la prostate, y compris, bien entendu, la résection trans-uréthérale; sur le traitement des vomissements gravidiques qui, à la lumière d\u2019une bonne compréhension et d\u2019un traitement physiologique de ces accidents, ne deviennent plus incoercibles.Nous mentionnons ainsi quelques titres pris au hasard.Ils pourront rendre compte du caractère pratique des communications de ce Congrès qui fut en grande partie une mise au point de certaines nouveautés thérapeutiques et conceptuelles en médecine dans leurs applications courantes par le praticien.Le Comité de défense contre la tuberculose se réunit au cours du Congrès et offrit un programme qui traita du «Problème social de la tuberculose en milieu scolaire ».La section d\u2019ophtalmo-oto-rhino-laryngologie siégea pendant deux journées; de nombreuses questions de spécialités y furent étudiées et on se saisit de l\u2019occasion pour jeter les bases d'une société d\u2019Ophtalmo-oto- rhino-laryngologie.Ce Congrès, réussi au dela de toute expectative par le nombre de médecins qui y furent inscrits (dépassant ceux de Montréal en 1936 et d'Ottawa en 1938) laissa un souvenir d'autant plus heureux que ce succès avait été réalisé dans une ville de province, importante certes par bien des aspects et desservie par un groupe de médecins distingués, mais démunie de toute atmosphère et influence universitaire.Ce résultat était la récompense tion.Cette épreuve du Congrès de Trois-Rivières en avait dosé la valeur d\u2019une excellente organisation, de la qualité des conférenciers et des questions exposées; il montrait au surplus l\u2019essor grandissant de l\u2019Associa- exacte.Roma AMYOT. BRONCHIECTASIE RAPPEL DES NOTIONS CLINIQUES ET ÉTUDES FONCTIONNELLES CARDIOPULMONAIRES Charles LEPINE ! et Fernand GREGOIRE, Laboratoire de Physiologie cardiopulmonaire, Institut Lavoisier 1.INTRODUCTION GENERALE Depuis la première description de cette affection donnée par Laennec en 1808 jusqu\u2019à la découverte et l\u2019application clinique du lipio- dol en 1922, la bronchiectasie était considérée comme une maladie rare.De nos jours, plus on la recherche plus on la trouve.D\u2019après Hendricks (1) dans certaines régions des Etats-Unis, elle se rencontre plus souvent que la tuberculose pulmonaire.De toute facon c\u2019est une maladie chronique, progressive, acquise et secondaire dans la majorité des cas, dont l\u2019étiologie n\u2019est pas toujours facile à déterminer, et où l\u2019agent causal n\u2019est pas spécifique.Mallory a énuméré cinq étiologies possibles (2): 1\u2014 Infection bronchique chronique.2 \u2014 Anomalies congénitales des bronches.3-\u2014 Sténose bronchique.4 \u2014 Pneu- monite ou fibrose pulmonaire.5 \u2014 Atélec- tasie.73-85% des cas le bronchiectasie de l\u2019enfance se produiraient lors des pneumonies ou des bronchopneumonies secondaires à la rougeole, la coqueluche ou l\u2019influenza.Chez l\u2019adulte, toutes les infections pulmonaires aigués et chroniques sont susceptibles de la causer, particulièrement les infections s\u2019accompagnant de sténose bronchique.Le processus est alors très simple: la sténose ou l\u2019obstruction bronchique empêchant l\u2019élimination normale des sécrétions, celles-ci stagnent dans la bronche, servent de milieu de culture aux microbes toujours présents et produisent une in- 1.Travail présenté aux Conférences Lavoisier, le 18 janvier 1955, et où les observations physiologiques furent réalisées grâce à un octroi du Ministère fédéral de la Santé d\u2019après l\u2019entente fédérale-provinciale.(Montréal).fection locale qui détruit la paroi bronchique et se communique souvent au parenchyme voisin (3).Le tissu conjonctif cicatriciel néoformé compose une paroi non museulaire (4), c\u2019est- à-dire atone, qui est étirée par les forces in- trapulmonaires s\u2019exerçant lors de l\u2019inspiration et par le poids des sécrétions.Quand l\u2019obstruction s\u2019accompagne d\u2019atélectasie, la bronche n\u2019a plus le support des alvéoles gonflées d\u2019air et la dilatation se produit d\u2019une façon plus rapide encore.La dilatation diffuse prend une forme cylindrique tandis que la dilatation localisée prend une forme saceu- laire.Toute déformation thoracique ou compression pulmonaire s\u2019accompagnant d'une diminution de la dynamique bronchique est susceptible aussi de causer des dilatations.Depuis que le singe s\u2019est fait homme, il occupe la plupart du temps la position verticale, et les sécrétions, suivant les lois de Newton, s'accumulent plus facilement dans les lobes inférieurs.Elles peuvent aussi, d\u2019après l\u2019hypothèse de Brock, prendre place dans certains segments des lobes supérieurs et moyens (5).Il peut arriver que des dilatations bronchiques existent sans infection.Selon Hendricks (1) elles seraient plus que les autres susceptibles de saigner et affecteraient les lobes supérieurs ou moyens.Une bronchogra- phie peut les faire déceler fortuitement.Règle générale, les bronchiectasies sont infectées, et cette infection est responsable de tous les symptomes.Ces derniers ont un ca- ractére plus ou moins sérieux selon la gravité de l\u2019infection et se présentent comme suit: 768 LEPINE Er GRÉGOIRE: BRONCHIECTASIE 1° Toux matutinale, 2° expectorations muco- purulentes déposant en 3 couches distinctes, 3° hémoptysies dont l'incidence est plus grande que dans la tuberculose pulmonaire, 4° fièvre intermittente, 5° dyspnée.Cinq phases de désintégration de la bronche furent décrites par les anatomo-patholo- gistes et résumées par Hendricks (1): 1 \u2014 la première fait voir un épithéiium séparé de la membrane basale et flottant sur un exsudat séro-purulent; 2 \u2014 apparaît ensuite un dénudement complet de la paroi, l\u2019épithélium ayant été érodé; L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 lié.Le parenchyme environnant est maintenant fibrosé.Un certain nombre d\u2019alvéoles sont collabées.Le traitement idéal de la bronchiectasie est l\u2019exérèse chirurgicale, mais diverses thérapeutiques médicales peuvent être administrées aux malades qui refusent l\u2019opération et à ceux dont la maladie est trop avancée.Comme je le mentionnais plus haut, la bronchiectasie est un mal progressif, dont l\u2019évolution se fait souvent à bas bruit.Il faut la traiter dès que le diagnostic s\u2019est imposé.LESIONS LESIONS SEGMENTS ATTEINTS SURF.UNILATE-| BILATE- NOMBRE MALADES AGE CORP.RALES RALES DROIT GAUCHE TOTAL 1 JM 16 1.29 X 5 7 1 2 VP 22 1.56 X 3 1 4 3 HD 30 1.53 X L 3 7 4 JD L9 1,71 X 1 4 5 5 VB 47 1.63 X 5 4 9 6 GR 23 1.80 x 5 3 8 7 GL 24, 1.55 X 4 3 7 8 LS 21 1.56 X 4 - 4 9 LF 45 1.85 x 5 4 9 10 Mcc 18 1.53 x 5 5 10 11 AF 37 1.79 X 5 4 9 12 0G 53 1.54 x 3 2 5 Fig.1.\u2014 Caractéristiques physiques et étendue des lésions chez 12 malades souffrant de bronchiectasie.3 \u2014 l\u2019exsudat séro-purulent du début comble la lumière bronchique; 4 \u2014 les alvéoles voisines sont envahies par le processus inflammatoire; 5 \u20141la paroi nécrosée de la bronche est progressivement remplacée par un tissu fibreux cicatriciel, tapissé par un épithélium non ci- 2.BUT DE CE TRAVAIL Deux catégories de symptômes composent le tableau clinique de la bronchiectasie: les uns attribuables à l\u2019infection bronchique en soi, les autres, aux troubles fonctionnels secondaires.Le présent travail a pour objectif L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 d\u2019étudier ces troubles fonctionnels secondaires chez douze malades.Ceux-ci furent dirigés vers le laboratoire de physiologie par leur médecin afin que soit établi un bilan des réserves cardio-pulmonaires en vue d\u2019une résection des lésions.3.MATÉRIEL ET CARACTÈRES CLINIQUES Ces douze malades (11 hommes et une femme) avaient des âges variant de 16 à 53 ans, la moyenne étant de 33 ans, (Fig.1).Chez tous, le diagnostic clinique de bronchiectasie fut confirmé par une ou plusieurs broncho- graphies.Chez un malade, LS, la maladie était limitée à un poumon et au lobe inférieur droit.Tous les autres avaient des lésions bilatérales.L'histoire, contient peu de détails sur l\u2019origine et la durée de la maladie.Voici quelle fut la maladie initiale chez les cas où elle est mentionnée: 1.JM, coqueluche dans le bas âge, HD, pleurésie droite à 15 ans, JD, pneumonie à 12 ans, GR, pneumonie à 13 ans, GL, bronchopneumonies entre 6 et 10 ans, 11.AF, pleurésie à 32 ans, 12.OG, pneumonie à 21 ans.Now Tous les malades accusaient des symptômes chroniques.Tous toussaient et faisaient de la fièvre d\u2019une façon intermittente.Les expectorations étaient muco-purulentes ou franchement purulentes chez tous.La cyanose était présente à des degrés variables chez les trois malades (HD, JD, OG) les plus atteints du point de vue fonctionnel.Ces 3 patients plus un quatrième (VP), montraient aussi de l\u2019hippocratisme.Deux malades seulement relataient des épisodes hémoptoïques (AF et LS).Huit de ces malades manifestaient à l\u2019effort un certain degré de dyspnée mal précisée.Trois malades accusaient de la dyspnée de décubitus (JD, LF et OG).L\u2019électrocardiogramme était normal chez 8 malades, tandis que chez les 4 autres les anomalies suivantes furent décrites: LÉPINE Er GRÉGOIRE: BRONCHIECTASIE 769 HD, droite.signes d\u2019hypertrophie ventriculaire JD, signes électriques d\u2019hypertrophie de l\u2019oreillette droite.VB, bloc auriculo-ventriculaire du 2e degré avec une déviation de l\u2019axe à droite.OG, signes d\u2019hypertrophie de l\u2019oreillette droite avec bloc focal de la branche droite.Parmi les conditions associées, il faut noter l\u2019alcoolisme chronique chez trois malades (HD, JD, OG); une lues asymptomatique chez l\u2019un d\u2019eux (HD); une pachypleurite avec empyème à droite chez un seul (GL); une sinusite chronique chez 5 malades (VP, HD, VB, GR, OG); une amygdalite chronique chez 3 (JM, VB, LF) et enfin une déviation de la cloison nasale chez 3 (JM, JD, VB).4.METHODES D\u2019ETUDE Pour réaliser ce travail, nous avons utilisé la plupart des tests employés en physiologie cardiopulmonaire et permettant d\u2019étudier: 1°) la ventilation, au moyen de la capacité respiratoire maxima selon la méthode de Hermannsen (6) et de la détermination du volume pulmonaire et de ses composantes, selon la méthode de Darling (7).2°) les échanges gazeux dans le sang artériel: Contenu en CO», saturation artérielle de l\u2019oxyhémoglobine, selon la technique de Van Slyke et Neill (8), les tensions partielles de l\u2019oxygène et du CO» selon la méthode de Riley (9), le pH selon la technique légèrement modifiée de Dill et ses collaborateurs (10).Tous ces examens furent effectués au repos et à l\u2019effort.L\u2019épreuve d\u2019effort consista à marcher sur le tapis roulant à une vitesse et à une pente adaptées aux capacités de chaque malade.Aucune tentative ne fut faite pour standardiser cet effort.Le sang artériel fut prélevé au moyen d\u2019une aiguille spéciale introduite dans l\u2019artère brachiale.3°) La fonction séparée des deux poumons par la technique de la bronchospirométrie (11).Des précautions furent prises au préa- 770 LÉPINE Er GRÉGOIRE: BRONCHIECTASIE lable afin d\u2019évacuer au maximum les sécrétions bronchiques pour éliminer les causes d\u2019erreurs dues à ces sécrétions.4°) la circulation pulmonaire au moyen du cathétérisme cardiaque chez quatre malades, selon la technique maintenant classique de Cournand (12).Ainsi furent établies les variations du débit cardiaque et systolique, des pressions systolique, diastolique et moyenne CRM L/min OBS |NORM| % NORM.JM 55 160 34 vp 125188 66 HD 57 [173 33 JD 35 [139] 25 v8 49 [142] 34 GR [150| 186) 8I GL _|83|184|45 LS |88|186|47 D |O |S [On [on [ Ju [ro LF 38 145] 26 6& MC 7 18787 n AF 1g [161 38 2 0G 39 |128 30 Fig.2.\u2014 Chiffres de la capacité respiratoire maxima exprimés en litres par minute.Les quatre colonnes se lisent comme suit, de gauche à droite: 1) initiales des malades; 2) chiffre observé; 3) chiffre normal; 4) le chiffre observé exprimé en pourcentage par rapport au chiffre normal.dans l\u2019artère pulmonaire.Tout fut mis en œuvre pour maintenir le malade dans des conditions de base et dans un état d\u2019équilibre respiratoire et circulatoire constant.L\u2019épreuve d'effort consista à pédaler contre une résistance pendant une quinzaine de minutes.La détermination du débit cardiaque et l\u2019enregistrement des pressions furent alors réalisés entre la 10e et la 15e minute après le début de l\u2019effort.L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 Toutes ces épreuves furent effectuées dans une période de temps n\u2019excédant pas deux semaines, ce qui nous permet de présumer que l\u2019état du malade était demeuré constant.5.RÉSULTATS Les résultats seront présentés comme suit: 1°) variations de la capacité respiratoire maxima et des différentes composantes du volume pulmonaire.2°) étude de la ventilation et du comportement des gaz (O, et COz) dans le sang artériel.3°) résultats de la bronchospirométrie.4°) observations hémodynamiques chez 4 malades.Tous les malades montrèrent une diminution de la capacité respiratoire maxima (ventilation volontaire maxima) (fig.2).Cette diminution, atteignant plus de 50% du chiffre normal chez neuf malades, se réfléta dans les résultats du volume pulmonaire (fig.3).La capacité totale, par rapport à la normale, se trouve réduite chez six malades, alors qu\u2019elle fut normale chez quatre malades et franchement augmentée chez les deux autres (MCC et OG).La capacité vitale fut diminuée chez neuf malades (ie.elle fut au- dessous de 90% du chiffre normal) et également réduite chez tous les malades présentant une capacité respiratoire maxima diminuée de plus de 50%, sauf chez un, LS.Les deux meilleures capacités vitales furent données par les malades ayant la capacité respiratoire maxima la plus élevée.La capacité résiduelle fonctionnelle se trouve augmentée chez tous les malades à l\u2019exception d\u2019un seul, GL.Si l\u2019on observe maintenant la réserve expiratoire on constate qu\u2019elle n\u2019était franchement réduite que dans cinq cas, où la capacité vitale était très faible.Les quatre autres malades qui affichèrent une faible capacité vitale ont donc une réserve expiratoire normale.Conséquemment, c\u2019est la réserve ins- piratoire qui est la plus atteinte chez eux.Le volume résiduel fut au-dessus du chiffre pré- L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 dit dans tous les cas.On peut affirmer qu\u2019il atteignit des chiffres pathologiques chez cinq malades seulement: JM, VB, LF, AF et OG.Le pourcentage du volume résiduel par rapport à la capacité totale est au-dessus de la normale chez 9 malades (JM, HD, JD, VB, GL, LF, MCC, AF et OG).De ces 9 malades, 7 ont un indice de mélange intrapulmo- naire augmenté.(JM, HD, JD, VB, LF, LEPINE er GREGOIRE: BRONCHIECTASIE 771 tait l\u2019hyperventilation.A l\u2019effort cependant, la ventilation semblait s\u2019ajuster vers la normale, si l\u2019on en juge par l\u2019équivalent d\u2019oxygène.Chez deux malades seulement (JM, HD) les chiffres pour l\u2019équivalent d'oxygène demeuraient élevés.Si on admet que la limite supérieure pour le contenu en CO, est aux environs de 51-52 vol.% on peut voir (fig.5) que huit malades MCC, et OG).sont anormaux à ce point de vue.Les varia- AA EP ef RE a MOLE ser x100| ce OBS NORMINoRm pas om 08S |NORM Worry 085 [NOR loam 085 Norm amen 085 noam orn a | JM 4.08]5.60| 15 149] 4.56/ 33 |329|206|160 |0-50/0.93/ 54 [2:79 113 247 66 20 330] 5.38, à VP 465|s32| 87 |3:6|427| 76 [266 |1.92|158 [i17 [0.07 [134 148 vos 142 32 20 j160| 1.08 3 HD 4.041588 69 236| 4:72) 50 [267 [213 125 [0.99 0.96 |105 1es 16 1901 42 20/20] 4.81 4 JD | 4405.32 83 2.00202] 50 |285]201 141 Jo45/omi 63 240|1.30| 184 55 24 |220| 3.49 5 v8 552(5.0 108 197) A86{ 51 |4.24| 1.92 220 [0.69/0-68 191 3.55} 1.24] 286 64 24 j260| 3.85 6 GR 572/571 100 [420] 4.58] 94 [264 |206| r25 121 0.95] «30 1.03] 1.13 126 25 20 [120 2.82 7 GL 325/546] 59 1.85|438| 42 [1.90(1.97| 96 |050]0.89[ 56 |1.40| 1.08) 129 43 20 laio| 176 8 LS 597! 5.20] 112 397447] 05 [298] 168 [156 [108 085) 21 [1.90|105| 184 32 20 [60 2.14 9 LF 5,36 |40al ny [159377] 42 |4a7] 188] 237 [oo |ose] 30 |427 1.22] 350] 73 24 300] Ss.10 MCC 5.51] 440] 125 355/345 113 263 196 134 oerjo-u 84 [1.96 }1.25|156 36 28 |120 2.8 Il AF araleze 66 |1si |ano| a 16|235) 134 |0-55[0-03) 64 |263]1.52/173 |e3 24 20] 2.4 12 OG 6071439 140 [1.87(332] 56 [5.41 [1.65 HO 0.91 [0.58 156 4201.07] 302| 69 24 [280] 447 Fig.3.\u2014 Composantes du volume pulmonaire.Elles se lisent ainsi, de gauche à droite: Capacité totale, capacité vitale, capacité résiduelle fonctionnelle, réserve expiratoire, volume résiduel, le rapport en % du volume résiduel comparé à la capacité totale.| di l\u2019indice de mélange intrapulmonaire exprimé en contient le chiffre de pourcentage d\u2019azote.Pour l\u2019étude de la ventilation et des échanges gazeux rapportée sur les figures 4 et 5, aucun des malades n\u2019était dans les conditions de base.Cependant ils étaient tous dans un état de repos assez complet, ayant été en position couchée pendant 15 à 30 minutes avant l\u2019examen, et plutôt 30 minutes que 15.On peut voir que plusieurs de ces malades hyperventilèrent d\u2019une façon notable.Cependant la consommation d\u2019oxygène fut presque toujours dans les limites de la normale.La légère augmentation peut être attribuée à l\u2019absence des conditions de base.Dans certains cas, le quotient respiratoire était élevé, de même que l\u2019équivalent d\u2019oxygène, et reflé- La dernière colonne de droite tions furent légères à l\u2019effort, sauf chez JM, VP, GL et LS.Cinq malades seulement sur 12 étaient saturés en oxyhémoglobine au repos.Deux de ces cinq malades demeurèrent saturés à l\u2019effort.Les autres étaient tous désaturés à des degrés variables.Au repos, 3 malades, et à l\u2019effort 4 malades, avaient une saturation au- dessous de 85%.Le pOz allait habituellement dans la même direction que la saturation.Le pCO, était élevé (ie.> 48 mm Hg) chez deux malades étudiés au repos, et chez 4 malades étudiés lors de l\u2019épreuve d\u2019effort.Cependant tous les malades manifestèrent une augmentation du pCO.lors de l\u2019effort.Le 772 pH était normal chez tous les malades au repos.Lors de l\u2019effort il s\u2019abaissa pour devenir plus acide chez cinq malades (JM, GR, LS, LF, OG).Chez JM, et LS, si l\u2019on compare les variations du contenu en CO», cette VENT CONGO] QR EQUIV.MALADES ©/i/mt c/n .| |IRIE|R|E|RIE|R]IE | IM |5.99/683| 178 |388| .77 |1.04|337/48.5 2 VP 5.08) 15.2] 130 504 .97 .97 [39.1 [30.2 3 HD 8.58/19.2 172 |422| .86 91 [49.845 4 4 JD |476]132| 19 [441 82 .95 |399/299 5 VB |60l| 13 164-1499 98.91 |365/26.1 6 GR 15.16|17.5| 162 |861|.94-|.85 32 |20.4 7 GL 5.35) [14155 |653) .73 .92 | 346 26.7 8 LS 520 20 170 |651|.65 .88 307| 30.4 9 LF \u2014 |5.31| \u2014 |221/|.80|.82 |32.2| 24 10 MCC 5.76 14.5 166 371 .84 [101 |34.7|26.1 AF 5711 \u2014 141 \u2014 13 ~ |406] \u2014 ROG |7.44| 13 173/456|-79 |-80 |4H.2 29.2 Fig.4.\u2014 Effets des bronchiectasies sur la ventilation- minute, la consommation d\u2019oxygène, le quotient respiratoire et l\u2019équivalent d\u2019oxygène mesurés au repos et à l'effort.CONT CO:| SATURAT.PO; ART.pCO, ART pH | R|E|R|E|eR | E R|E R|E |.JM |54.28/4802| 89 88 69 58 42 46 |742| 734 à VP |5296|4551| 84 187 \u2014 |\u2014 \u2014 \u2014 (744 |7Ai 3 HD [61.76]61.46] 74 63 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 |739|7.39 + JD 68.07 |67.12| 77 70 59 49 62 66 |7.40|7.38 5 VB 59.33/59.29; 93 91 |63 |61 |53 59 |742 7.37 6 GR 47.62/4998| 92 92 97 75 37 51 |743/732 7 GL |53.02/4769| 95 92 76 67 41 45 |7.46| 740 8 LS [4502/4169] 99 100 104 | % 27 32 |7.43|733 9 OLF |57.31|5647{ 88 182 |=\u2014 \u2014 \u2014 \u2014 |735/7,3l 10 MCC [46.5i|46.67| 99 98 92 86 41 39 740 7.44 ll _AF _|54.85; \u2014 |95 |=- |=- {= |= |= [749] \u2014 [2 OG [63.20062.02| 87 80 53 48 43 54 7.45] 7.35 Fig.5.\u2014 Variations du contenu en CO2, de la saturation, des tensions partielles de l\u2019oxygène et du CO, et du pH mesurés dans le sang artériel au repos ct à effort.\u2019 To LEPINE er GREGOIRE: BRONCHIECTASIE L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 action s\u2019expliquerait surtout par la libération de métabolites au niveau de la musculature squelettique, chez les autres, GR, LF, OG, il semble s\u2019agir en grande partie d\u2019une acidose respiratoire, produite par la rétention de COz.Cette rétention se manifeste par l\u2019élévation considérable du pCOs observée chez GR et OG.Neuf malades subirent une bronchospi- rométrie (fig.6).Deux malades, VP et JD, avaient une atteinte plus marquée du côté gauche que du côté droit.Les chiffres obser- PouMoN DROIT VENT.Cons c AD.1% | % (I TM 59 58 63 2 VP 75 72 64 3 HD 53 52 50 4 JD 79 86 74 5 VB EE 6 GR 52 52 54 7 GL 43 38 26 8 LS 42 39 50 9 LF \u2014|-|- 0 MCC 53 63 41 Il AF 45 47 SI 2 0G \u2014 = = Tig.6.\u2014 Données de la bronchospirométrie.Seuls les chiffres concernant le poumon droit sont inscrits.Les chiffres représentent en pourcentage les fonctions du poumon droit comparées aux fonctions additionnées des deux poumons.vés sont compatibles avec les résultats du bronchogramme qui montrait chez VP, des dilitations de 3 segments du lobe inférieur gauche et d\u2019un segment du lobe inférieur droit.(fig.1).Chez JD, à gauche la consommation d\u2019oxygène subit une diminution plus marquée que la ventilation et que la capacité vitale.| | pe L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 Chez les autres malades, les écarts entre les deux poumons étaient moins grands, on peut même dire que la diminution fonctionnelle était portée presque également par les deux poumons, sauf chez LS, qui avait des lésions se limitant au lobe inférieur droit et chez AF, où le parenchyme et la plèvre à droite ont, plus que le côté gauche, participé au processus inflammatoire.Dans le but d\u2019observer l\u2019effet de la maladie sur l\u2019'hémodynamique pulmonaire, quatre malades subirent un cathétérisme cardiaque (fig.7).Tous les quatre étaient dans des conditions de base assez satisfaisantes.L'épreuve d\u2019effort fut faite chez VENTILATION t/Min/m'| 3.5 6-94/18.56| 5.08|15.19 8.0S .4.57 8.54 CONSOMM.Où ec/min/m*| 135 [179 388 130 504 165 |162 273 QUOTIENT Resor] .80 .85 [104] .97 97 19 | 6e 78 EQUIVALENT O: 28 38.6 43.5 39 |30.2/48.9] 2082/3133 FREQUENCE CARD.70 |120 168 88 150 108 \u201d 80 108 SATURATION % 95 87.5 90.9] 84.4/86.6|784| \u2014 73.6 68.8 DIFFER.A-v O, vad 3-5 [2.78 3.86 302 \u2014 |4.24| 7 |3.21 |4.54 DEBIT CARD.L/mnymy 3.0116.5 10 |4.17 \u2014 |388| 7 |5.05|6.03 DEBIT SYSTOL.cc/omn| 70 76 83 74 = 55 7 [198195 41 | 37 3 60 SSION ART Prd 2205] 7709) 15 CA 8 09 20700 \u2014 093569 Fig.7.\u2014 Etudes de la ventilation et de l\u2019'hémodynamique effectuées au repos et à l\u2019effort, chez 4 malades, pendant le cathétérisme cardiaque.trois malades.Tous les malades montrèrent une augmentation de la ventilation-minute au repos.La consommation d\u2019oxygène de même que la différence artério-veineuse des contenus en oxygène étaient dans les limites de la normale.Le quotient respiratoire était élevé chez un malade, au repos, de même que l\u2019équivalent d\u2019oxygène chez deux malades.Il est admis de façon générale que le débit cardiaque tend à augmenter chez les malades souffrant d\u2019hypoxémie.Cette règle se vérifie ici chez les 4 malades, d\u2019une façon manifeste chez JM, VP et JD.Cette augmentation se fait aux dépens de la fréquence cardiaque chez 3 malades, aux dépens de la fréquence LÉPINE Er GRÉGOIRE: BRONCHIECTASIE 773 cardiaque et du débit systolique chez un malade, JD.Parmi les 3 autres malades, deux présentèrent un débit systolique normal; chez le troisième, HD, il était abaissé.La pression de l\u2019artère pulmonaire était normale dans deux cas et élevée dans les deux autres.Elle augmenta avec le débit cardiaque lors de l\u2019épreuve d\u2019effort imposée à 3 malades.6° DISCUSSION Tous les malades observés dans ce travail accusaient des troubles les empêchant de remplir leurs activités habituelles.Quelques-uns même devaient garder la chambre, tant étaient abondantes leurs expectorations, et tant ils étaient limités dans leurs moindres efforts par la dyspnée.Ces malades montraient des dilatations bronchiques très nombreuses.Aucun d\u2019eux n\u2019avait moins de 4 segments atteints.La plupart en avaient plus de sept.Tous avaient des lésions bilatérales, sauf un.Voilà ce qui explique l\u2019insuffisance ventilatoire et même alvéolo -respiratoire observée chez tous.Smith, Siebens et Storey (13) ont démontré dans un travail portant sur 43 malades que la capacité respiratoire maxima était diminuée chez tous les malades ayant des dilatations affectant plus de trois segments; que la capacité vitale était réduite et le pourcentage du volume résiduel augmenté (ie.> 33%) chez les malades ayant plus de deux segments atteints.Nos douze malades présentaient une diminution de la capacité respiratoire maxima.Neuf avaient une capacité vitale réduite.Chez quelques-uns l\u2019élévation du pourcentage d\u2019air résiduel était attribuable à la diminution de la capacité vitale, étant donné que le volume résiduel considéré en chiffre absolu était normal.6 malades montraient un fort degré d\u2019emphysème.Dans la bronchiectasie, on a dit dans l\u2019introduction que l\u2019atélectasie faisait partie du tableau anatomique de la maladie.Il est donc logique de penser que les régions voisines se distendent et peuvent finir par créer un état emphysémateux s\u2019accompagnant d\u2019une rétention du COs. 774 LÉPINE Er GRÉGOIRE: BRONCHIECTASIE D'autre part, l\u2019abondance des sécrétions qui ne réussissent jamais à être éliminées peut produire à la longue une obstruction bronchique dans des régions non envahies par le processus infectieux.Ces sécrétions ont sûrement une influence importante sur les résultats des épreuves de la ventilation.Certains auteurs (14) vont même jusqu'à douter de la valeur de ces épreuves dans le bilan préopératoire de ces malades.Ces sécrétions jouent sûrement un rôle dans l\u2019hypo- xémie observée.Mais il ne faut pas en exagérer l'importance.On sait que la destruction de la paroi bronchique s'accompagne d\u2019atteinte parenchymateuse allant jusqu'à l\u2019até- lectasie.Ces régions peu ventilées sont parfois encore irriguées comme l'ont prouvé Gobbel, Gordon et Digman (15), chez des malades autopsiés, et Smith, Siebens et Story (13) chez 5 malades soumis à l\u2019augio-pneumogra- phie.Ainsi s\u2019expliquerait la désaturation marquée observée chez quelques-uns de nos malades.L\u2019élévation de la pression de l\u2019artère pulmonaire au repos et surtout à l\u2019effort peut s\u2019expliquer de trois façons: 1) par la réduction de la surface de section des petits vaisseaux pulmonaires qui sont pour ainsi dire écrasés et tordus dans le parenchyme à la suite de tous les remaniements opérés au cours de cette maladie chronique; 2) par l\u2019hypoxémie artérielle.Par suite d\u2019une vasoconstriction que les expérimentateurs n\u2019ont pas encore réussi à bien localiser dans le circuit pulmonaire, une hypertension se produit chaque fois que l\u2019oxygénation du sang artériel est génée (16, 17); 3) par les anastomoses entre les artéres bronchiques et l\u2019artère pulmonaire.Liebow, Hales et Lindskog (18), ont montré la présence de telles anastomoses chez les malades souffrant de bronchiectasie.Si elles sont importantes, ces anastomoses constituent.une résistance contre laquelle doit lutter le ventricule droit.7° CONCLUSIONS Douze malades souffrant de dilatations L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 bronchiques furent étudiés.On a pu constater jusqu\u2019où pouvait aller leur insuffisance fone- tionnelle cardiopulmonaire.Celle-c1 se manifeste par des troubles ven- tilatoires importants, se traduisant par une diminution marquée de la capacité respiratoire maxima, de la capacité vitale, une certaine augmentation du volume résiduel et par de l'hyperventilation au repos.A ces troubles s'ajoute, chez certains malades, une insuffisance alvéolo-respiratoire, sous forme d'hypoxémie et de rétention de CO, Chez quatre malades soumis au cathétérisme cardiaque, il y avait un certain degré d\u2019hypertension pulmonaire, au repos ou à l\u2019effort.Il nous fait plaisir de remercier MM.Jacques Lapalme et Roméo Soucy, physicien et biochimiste ; Mlle Françoise Roy, garde-malade; les techniciennes et techniciens de l\u2019Institut Lavoisier, de même que M.Jean Gauthier, photographe, et Mlle Luce Pépin, secrétaire.Sans ces collaborateurs, ce travail n\u2019aurait pu être réalisé.Nous remercions aussi tous les médecins qui, de près ou de loin, ont contribué à l\u2019examen des malades.BIBLIOGRAPHIE (1) C.M.HENDRICKS : Bronchiectasis, dans Nontuberculous Diseases of the Chest.Charles C.Thomas, édit, 1954.(2) T.B.MALLORY: The Pathogenesis of Bron- chiectasis.New Eng.J.Med, 237: 795, 1947.(3) O.C.CROXATTO et A.LANARI: Pathogen- esis of bronchiectasis.J.Thoracic Surg., 27: 514, 1954.(4) W.BOYD: The Pathology of Internal Diseases.Lea and Febiger, édit., 1944.(5) R.C.BROCK: The anatomy of the bronchial tree.Oxford University Press, 1947.(6) J.HERMANNSEN: Untersuchungen uber die maximale ventilationsgroase (Atemgrenzwert).Ztshr.f.ges.exmer.mad.90: 130 19°2.(7) R.C.DARLING, A.COURNAND et D.W.RICHARDS, Jr.: Studies on the intrapulmonary mixture of gazes.\u2014 III.An open circuit method for measuring residual air.J.Clin.Invest, 19: 609, 1940.(8) D.D.Van SLYKE et J.M.NEILL : The determination of gases in blood and other solutions by vacuum extraction and manometric measurement.J.Biol.Chem., 61: 523.1024.(9) R.L.RILEY.D.D.PROEMMEL, et R.E.FRANKE: A direct method for determination of J arriére L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 oxygen and carbon dioxide tensions in blood.J.Biol.Chem, 161: 621, 1945.(10) D.B.DILL, C.A.DALY et W.H.FORBES: pK\u2019 of serum and red cells.J.Biol.Chem, 117: 569, 1937.(11) G.W.WRIGHT et E.MICHELSON: Bron- chospirometry.Methods in Medical Research, vol.2, p.82.Year Book Pub., Chicago, 1949.(12) A.COURNAND et H.A.RANGES: Catheter- ization of the right auricle in man.Proc.Soc.Exper.Biol.and Med., 46: 462, 1941.(13) G.A.SMITH, A.F.SIEBENS et C.F.STOREY: Preoperative and postoperative cardiopulmonary function studies in patients with bron- chiectasis.Am.Rev.Tuberc, 69: 869, 1954.(14) R.H.OVERHOLT, J.H.WALKER et B.ETSTEN : Pulmonary function after multiple segmental resection for bronchiectasis.J.Thor.Surg., 25: 40, 1953.LEPINE er GREGOIRE: BRONCHIECTASIE 775 (15) W.G.GOBBEL, J.GORDON et J.G.DIG- MAN: The pulmonary artery in bronchiectasis.J.Thor.Surg., 21: 385, 1951.(16) A.P.FISHMAN, J.McCLEMENT, A.HIMMELSTEIN et A.COURNAND: Effects of.acute anoxia on the circulation and respiration in patients with chronic pulmonary disease studied during the \u201cSteady State\u201d.J.Clin.Invest.31: 770, 1952.(17) J.T.DOYLE, J.S.WILSON et J.V.WARREN: The pulmonary vascular responses to short- term hypoxia in human subjects.Circulation, 5: 263, 1952.(18) A.A.LIEBOW, M.R.HALES et G.E.LINDSKOG : Enlargement of the bronchial arteries, and their anastomoses with the pulmonary arteries in bronchiectasis.Am.J.Path., 25: 211, 1949.L\u2019ADENOMECTOMIE PROSTATIQUE TRANS-VESICO- CAPSULAIRE RAPPORT PRELIMINAIRE SUR 100 cas?J.-P.BOURQUE, F.R.C.S.(C.), F.A.C.S., F.1.C.S., Professeur agrégé d\u2019Urologie à la Faculté de Médecine, Chef de la Section d\u2019Urologie de l\u2019Hôtel-Dieu.Depuis les débuts de l\u2019urologie chirurgicale, de nombreuses techniques d\u2019adénomectomie prostatique ont été décrites.Presque toutes ont certains avantages, mais nous croyons malgré tout, que trop de détails importants sont laissés à eux-mêmes et tout particulièrement l\u2019hémostase qui, dans la plupart des interventions, n\u2019est pas réalisable de façon satisfaisante à cause de l\u2019exposition qui est inadéquate; de plus, plusieurs des techniques ne permettent pas une vision assez nette et de la cavité prostatique et de la vessie, et ainsi, les lésions de cette dernière qui accompagnent si souvent l\u2019adénome prostatique, tout particulièrement l\u2019hyperplasie de la barre interurétérale, sont négligées; c\u2019est ce qui explique certains résultats fonctionnels qui 1.Je remercie Mlle Gail Turgeon qui a exécuté toute la série des illustrations.ne sont pas ce qu\u2019ils devraient être: persistance de la pollakiurie, de la pyurie ete.ete.Ces réflexions nous ont amené a adopter l\u2019opération dont nous avons réglé la technique et que nous décrivons en détail ci-après.A notre connaissance quelques techniques avec certains points de similitude ont été décrites mais toutes l\u2019ont été sous une appellation qui décrit mal l'intervention.Nous croyons que l\u2019appellation d\u2019 « adénomectomie prostatique trans-vésico-capsulaire» décrit bien le procédé; on pourrait aussi l\u2019appeler « prostatectomie trans-commissurale ».Dans cette intervention, l\u2019exposition est adéquate; elle permet une vue directe sur toute la région opérée, vésicale et prostatique; elle permet de pratiquer une hémostase quasi- complète, ne laissant qu\u2019un léger suintement 776 BOURQUE: ADENOMECTOMIE PROSTATIQUE qui se tarit dans les 24 ou 36 heures qui suivent l'intervention.Cette technique permet en plus d\u2019accéder aux autres lésions vésicales, tel que calculs, diverticules, tumeurs etc.Et je me permets d\u2019insister encore sur ce qui suit, elle permet un accès direct sur la barre interurétérale si souvent rencontrée et plus souvent négligée au cours de la chirurgie prostatique.L'intervention n\u2019est pas traumatisante parce que le pubis, la vessie et le péritoine sont bien protégés; elle n\u2019est pas difficile, et elle peut se réaliser tout aussi facilement chez un sujet trapu et obèse que chez les autres.INSTRUMENTATION Aucune instrumentation spéciale n\u2019est requise en dehors d\u2019un écarteur abdominal au- tostatique (Gosset), d\u2019un écarteur sous forme de lame large et flexible, d\u2019un petit écarteur autostatique de Beckman et de longs ciseaux courbes et mousses ainsi que de longues pinces à dissection.L\u2019aiguille de Ber- geret ou de Marion est extrêmement commode pour placer les ligatures profondes, mais celles-ci peuvent être placées avec l\u2019instrumentation habituelle.L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 TECHNIQUE Tous les cas que nous avons opérés furent faits sous anesthésie générale ou sous anesthésie régionale, ceci n\u2019ayant d\u2019ailleurs aucune influence directe sur l'intervention elle- même.Pendant l\u2019induction anesthésique, l\u2019urètre est irriguée avec une solution de chlorure de zéphiran à 1:1000 et une sonde molle en caoutchouc est introduite dans la vessie.On procède alors à un lavage vésical avec sérum physiologique après quoi 50 ce de cette solution de chlorure de zéphiran sont introduits dans la vessie et, la sonde est retirée.On pratique alors une stérilisation complète du champ opératoire avec alcool et solution alcoolique de métaphen.Les deux canaux déférents sont ligaturés et sectionnés.Une incision médiane est faite du pubis à l\u2019ombilic.La vessie et l\u2019espace de Retzius sont exposés.Les veines superficielles de l\u2019espace de Retzius sont ligaturées derrière le pubis et sur la vessie et elles sont réséquées.Un trocart aspirateur est introduit dans la vessie, immédiatement au-dessus du col pour évacuer cette dernière.Comme la solution a A Fig.1 B i = a) Exposition de la région opératoire ; les veines de l\u2019espace de Retzius ont été ligaturées et réséquées; évacuation du contenu vésical par trocart aspirateur.b) Index amorçant le clivage prostato-capsulaire. L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 séjourné dans la vessie pendant une période de 15 à 20 minutes, le contenu, pour toute fin pratique, est stérile et il n\u2019y a que peu de danger de contamination du champ opératoire (fig.la).Une courte incision est faite à l\u2019endroit où le trocart a été inséré.L\u2019index est introduit par cette ouverture vers l\u2019uretère prostatique et la muqueuse de ce dernier est brisée en avant et sur les deux côtés, selon la technique de Freyer.Ceci permet, d\u2019abord d\u2019éviter une hémorragie profuse, et ensuite facilite l\u2019entrée dans le plan de clivage prostato-capsu- laire (fig.1b).La capsule prostatique, le col vésical et la vessie sont ensuite incisés, sur une longueur d\u2019à peu près 7 à 8 centimètres (fig.2a).Un écarteur, en l\u2019occurence une lame large et flexible, est placé dans la partie haute de la vessie, de façon à la tenir ouverte, écartée et attirée vers l\u2019arrière, donnant ainsi une complète vision sur toute la région opérée.L\u2019adénome est ensuite clivé avec l\u2019index de chaque côté et en dessous, en évitant l\u2019urètre et le col vésical (fig.2b).BOURQUE: ADÉNOMECTOMIE PROSTATIQUE 777 De longs ciseaux courbes sont utilisés pour sectionner l\u2019urètre, au niveau de l\u2019apex de l\u2019adénome (fig.3a).Les mêmes ciseaux sont utilisés pour inciser la muqueuse vésicale au pourtour des lobes latéraux et du lobe médian, de façon à avoir une tranche vésicale nette et régulière (fig.3b).Si les veines capsulaires saignent trop, un catgut est passé a travers la capsule, a angle inférieur de l\u2019incision et attiré en haut: une légère traction suffit à produire une hémostase temporaire.Ceci étant fait, l\u2019adénome n\u2019est plus retenu qu\u2019au col vésical; il en est disséqué aux longs ciseaux courbes et enlevé en totalité (fig.3c).Si de petits adénomes restent en place, ils sont visibles et sont facilement enlevés.La cavité vésico-prostatique est maintenant complètement visualisée et les points hémorragiques principaux sont tous accessibles facilement.Les deux artères vésico-pros- tatiques sont localisées; on les voit habituellement gicler très clairement au niveau du col vésical entre une et trois heures a droite, et entre neuf et onze heures à gauche; elles sont ligaturées au catgut chromé no 0 avec points Fig.2 a) Incision de la capsule prostatique, du col vésical et de la paroi antérieure de la vessie.b) Clivage de l\u2019adénome sur les côtes et en dessous en évitant l\u2019urètre et le col vésical. ; .L'Union Méd.Canada 778 BOURQUE: ADENOMECTOMIE PROSTATIQUE Tome 84 \u2014 Juil.1955 Fig.3 A B C a) Section de l\u2019urètre à l\u2019apex de l\u2019adénome.b) Section de la muqueuse vésicale au pourtour des lobes prostatiques.c) Hémostase temporaire des veines capsulaires et dissection de l\u2019adénome du col vésical.en X, de façon à avoir une ligature solide.S'il y a d\u2019autres gicleurs, ils sont ligaturés de la même façon.Le suintement hémorragique qui se produit au niveau de l\u2019urètre est négligé car la sonde qui sera introduite plus tard suffira à faire l\u2019'hémostase à ce niveau.S'il y a d'autres lésions vésicales, on peut alors s\u2019en occuper, tout particulièrement la barre interurétérale, elle est réséquée aux ciseaux, de même que la lèvre postérieure du col vésical.La muqueuse vésicale est ensuite suturée au-dessus du col vésical au bord supérieur de la capsule prostatique, soit par des points séparés, soit par des points en X ou encore par un surjet; ce dernier temps complète l\u2019hémostase.Une sonde Marion est ensuite introduite par l\u2019urètre dans la loge prostatique et on en coupe le bout béquillé de façon à obtenir un meilleur drainage; de cette façon aussi, les spasmes post-opératoires sont moins fréquents, car le bout de la sonde ne touche pas à la paroi vésicale.Les yeux de la sonde sont placés moitié dans la loge prostatique moitié dans la vessie.Aucun hémostatique local d\u2019aucune sorte n\u2019est utilisé (fig.4a).Quand la sonde a été bien ajustée, elle est maintenue en place par deux petits points à la soie qui sont faits au prépuce.Ceci ne cause absolument aucune douleur ni ennui.Deux points sont placés sur la partie antérieure du col de façon à ce que l\u2019ajustement de ce dernier soit précis; généralement il admet facilement deux doigts (fig.4b).La capsule prostatique et la vessie, sont ensuite fermées en deux plans par un surjet au catgut chromé no 0, et on en vérifie l\u2019imperméabilité (fig.5a).Deux courtes incisions sont faites de chaque côté des grands droits et les deux lames de caoutchoue qui vont drainer l\u2019espace de Ret- zius sont extériorisées par ces incisions (fig.5b).Deux grammes de streptomycine sont placés dans l\u2019espace de Retzius.L\u2019incision médiane est fermée complètement et elle est isolée par un pansement recouvert d\u2019adhésifs.Des compresses sont placées au niveau des deux drains. L'Union Méd.Canada BOURQUE: ADÉNOMECTOMIE PROSTATIQUE 779 Tome 84 \u2014 Juil.1955 Fig.4 a)Cavité vésico-prostatique; les ligatures ont été placées et le col vésical reconstitué; la sonde est ajustée.b) Suture d\u2019ajustement du col vésical.On procède maintenant à un lavage vésical.Si par hasard, il y a quelques caillots ou une tendance à la coagulation, 30 ce d\u2019une solution de citrate de soude à 1:100 sont introduits dans la vessie, de façon à ce qu\u2019aucun caillot nié puisse se former pendant le temps que le malade est amené de la salle d'opération à son lit.Fig.5 a) Fermeture en surjet en deux plans de la capsule prostatique du col vésical et de la vessie.b) Fermeture de la plaie abdominale, drainage latéral et sonde à demeure maintenue en place par points la retenant au prépuce. 780 SOINS POST-OPÉRATOIRES Si la sonde fonctionne bien, aucune irrigation n\u2019est faite, et dans ce genre d\u2019intervention, c\u2019est la règle; la sonde est tout simplement placée dans un urinal et vérifiée toutes les heures pour voir à son bon fonctionnement.Le patient peut se lever le soir même de l\u2019opération, s\u2019il le désire, mais habituellement on attend au lendemain.Au cours de la journée de l\u2019opération et le lendemain, nous utilisons comme sédatifs des suppositoires à la codéine, toutes les six heures, et ceux-ci sont amplement suffisants pour permettre au malade de reposer confortablement sans spasmes vésicaux.Pénicilline et streptomycine sont administrées de routine après l\u2019opération.Après 48 heures, c\u2019est-à-dire quand les urines sont à peu près normales, si la sonde de Marion cause des douleurs, elle est remplacée par une sonde Foley no 22, parce que pour le malade qui se lève et circule, cette sonde est plus confortable que la sonde de Marion qui est plus rigide.Le pansement couvrant les drains n\u2019est pas changé avant le deuxième jour.À partir de ce moment, les deux drains sont raccourcis de 4 à 5 centimètres tous les jours, de façon à ce qu\u2019à la 5e journée on puisse les enlever complètement.La sonde est retirée la 5e ou la 6e Journée.Le pansement principal isolé n\u2019est pas touché avant la 8e journée, soit au moment où on enlève les points.Habituellement le malade est prêt à rentrer chez lui à la dixième ou à la douzième journée.CAS OPÉRÉS Voici maintenant quelques détails sur les 100 malades que nous avons opérés d\u2019après les données qui précèdent.Le premier tableau montre les âges de nos patients dans cette série.TABLEAU I Ages 5 patients entre 45 et 60 ans \u2014 50% 43 \u201d 60 et 70 ans \u2014 43,0% 35 \u201c \u201d 70 et 80 ans \u2014 35,0% 17 \u201d \u201d 80 et 90 ans \u2014 17,0% BOURQUE: ADÉNOMECTOMIE PROSTATIQUE L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 Le tableau II montre certains états pathologiques urinaires surnuméraires rencontrés et le tableau III, les maladies des autres systèmes auxquels nous avions à faire face.TABLEAU IN Autres états pathologiques urinaires rencontrés Infection et barre interurétérale dans 54 cas \u2014 54,0% Tumeur vésicale dans .1 cas\u2014 10% Diverticule dans 2 cas\u2014 2,0% Calculs dans ee ee 8 cas\u2014 80% Mauvaise fonction rénale dans .9 cas\u2014 9,0% Obstruction prostatique seule dans .26 cas \u2014 26,0% TABLEAU III Autres affections systémiques présentés Leucémie myéloide chronique 1 cas\u2014 10% Hypertension et artériosclérose .14 cas \u2014 14,0% Cardiopathies «5 + + +.29 cas\u2014 29,0% (coronarite, bloc partiel, myocardite, etc.) Autres affections présentes .17 cas \u2014 17,0% (diabète, bronchite, varices, etc.) En santé et bons risques | .39 cas \u2014 39,0% Total: bons risques opératoires .39 cas\u2014 390% Mauvais risques opératoires .61 cas \u2014 61,0% Le cas de leucémie myéloïde chronique était de l\u2019ordre de 120 000 g.b.et son temps de saignement était de 32 minutes.Aucune hémorragie post-opératoire immédiate ou secondaire n\u2019a été observée dans ce cas.RÉSULTATS Le tableau IV montre les complications post-opératoires habituelles rencontrées après l\u2019adénomectomie prostatique et les complications que nous avons rencontrées.TABLEAU IV Complications post-opératoires rencontrées Choc (primaire ou secondaire) .0\u201400% Hémorragie post-opératoire immédiate .0\u201400% Hémorragie secondaire «+++.1\u201410% Suintement d\u2019urines et infec.de la plaie 6 \u201460% Infection urinaire et septicémie 0 \u2014 0,0% Fistule .0\u20140,0% Ostéite du pubis 0\u20140,0% Incontinence 1\u20141,0% Urine résiduelle 24221.0\u201400% Complication pulmonaire (broncho-pneu.) 4\u201440% Complication circulatoire (phlébite) 7 \u20147,0% Guérison sans incident .81 \u201481,0% Nous avons observé un cas d\u2019hémorragie secondaire, six cas de suintement urinaire et d'infection de la plaie, un cas d\u2019incontinence, quatre cas de broncho-pneumonie, dont un fatal et sept cas de phlébite.Aucun de nos malades n\u2019a présenté de choc, soit primaire, L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 soit secondaire, d\u2019hémorragie post-opératoire immédiate, d\u2019infection urinaire, de fistule, d\u2019ostéite du pubis et d\u2019urine résiduelle.Le cas d\u2019hémorragie secondaire était un malade de 83 ans, très nerveux, qui était toujours sous tension et présentait des spasmes vésicaux; l\u2019hémorragie a été sans importance et aussitôt que les caillots ont été évacués, l\u2019hémorragie a cessé.Les six cas de suintement urinaire et d\u2019infection de la plaie se sont présentés dans les premiers 25 cas, alors que la technique n\u2019était pas encore au point; nous avons dû les remettre à la sonde à demeure et la plaie a guéri secondairement.Le cas d\u2019incontinence a duré à peu près trois semaines; actuellement, le patient ne présente aucun symptôme.Le seul cas de mortalité fut un cas de broncho- pneumonie chez un homme de 89 ans qui a débuté 12 jours après l\u2019opération; cette complication s\u2019est présentée l\u2019avant-veille de son départ, l\u2019autopsie n\u2019a montré aucune cause urinaire à la mort de ce malade, mais un bloc broncho-pneumonique complet des deux poumons.Quatre-vingt-un cas ont guéri sans incident.| Le tableau V montre le nombre de jours à la sonde à demeure.TABLEAU V Nombre de jours à la sonde à demeure Maximum .30 jours Minimum .5 jours Moyenne 6,2 jours Le nombre de jours maximum de 30 est dû aux six patients qui ont eu un suintement urinaire avec infection de la plaie.Dans les derniers 75 cas, la technique était plus au point et aucun de nos malades n\u2019a eu la sonde à demeure pour plus de 6 jours et n\u2019a été hospitalisé pour plus de 12 jours.Le tableau VI montre la cicatrisation de la plaie.TABLEAU VI Guérison de la plaie Guérison par première intention .Guérison secondaire .94 cas \u2014 94% 6 cas\u2014 6% Le tableau VII montre le nombre de jours d\u2019hospitalisation.BOURQUE: ADÉNOMECTOMIE PROSTATIQUE 781 TABLEAU VII Nombre de jours hospitalisé Hospitalisation la p:us longue .33 jours Hospitalisation la plus courte .9 jours Moyenne Cee ee 11,2 jours TABLEAU VIII Résultats Résultats excellents 80 cas \u2014 80% Complications .19 cas \u2014 19% Mortalité 1 cas\u2014 1% Nous avons donc obtenu 99 guérisons ou 99% et 1 mortalité, soit 1%.SUITES POSTOPÉRATOIRES TARDIVES Aucun de ces malades ne présentent de troubles de la miction.Dans la majorité des cas, les urines étaient stériles et limpides, après trois ou quatre semaines.Plusieurs de ces malades doivent se lever encore une fois la nuit, mais n\u2019urinent que trois à quatre fois par jour.Aucun ne présente de résidu urinaire.Les malades qui ne présentaient aucun trouble sexuel avant l\u2019opération n\u2019ont présenté aucune altération à ce sujet.Conclusions.Une technique d\u2019adénomectomie prostatique est décrite en détail.On peut l\u2019appeler l\u2019 « adé- nomectomie prostatique ou prostatectomie transvésico-capsulaire ou encore transcommis- surale ».Le but de cette intervention est d\u2019éviter une hémorragie importante au cours de l\u2019intervention, en pratiquant celle-ci d\u2019une façon aussi anatomique que possible, c\u2019est-à-dire la dissection de l\u2019adénome de son lit suivie de la section de l\u2019urètre de la muqueuse vésicale et du col vésical, et d\u2019obtenir une vision parfaite de toute la région opératoire.Elle permet ensuite une hémostase pratiquement complète par ligature des deux artères vésico-prostati- ques, des autres points hémorragiques et la suture hémostatique du col vésical, ce qui permet d'éviter les hémorragies post-opératoires.Elle permet en plus une reconstitution complète du col vésical, ce qui empêche les rétrécissements tardifs qu\u2019on rencontre encore trop souvent avec les autres techniques.Cette technique permet aussi d\u2019intervenir sur d\u2019autres lésions vésicales si elles sont pré- 782 BOURQUE: ADENOMECTOMIE PROSTATIQUE sentes et tout particulièrement sur la barre interurétérale.C\u2019est une intervention qui n\u2019est pas traumatisante par ce qu\u2019elle n\u2019est pas faite à l\u2019aveugle, tout est fait sous les yeux, ce qui permet facilement d\u2019éviter de traumatiser le pubis ou le péritoine.L'opération peut se faire aussi facilement chez un sujet trapu et obèse que chez les autres.Les suites opératoires sont faciles; les résultats immédiats et tardifs sont excellents et chez tous nos malades que nous suivons encore, aucune complication tardive ne s'est présentée.Le nombre de jours à la sonde à demeure est court (en moyenne 5 jours), de même que la durée de l\u2019hospitalisation (en moyenne 12 jours).L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 Nos cas n\u2019étaient pas choisis.Nous les avons opérés au fur et à mesure de leur admission.La moitié de ces cas était des cas d\u2019assistance, les autres étaient des cas privés, ceci n\u2019ayant aucune influence sur les résultats.Résumé Une technique d\u2019adénomectomie prostatique a été décrite en détail, on peut la nommer « adénomectomie prostatique trans-vésico- capsulaire » ou « adénomectomie prostatique transcommissurale ».Un rapport préliminaire a été présenté sur 100 cas avec résultats immédiats et tardifs.204, Carré Saint-Louis, Montréal, Canada.COMMISSUROTOMIE MITRALE EN COURS DE GROSSESSE L.-Léon LEBEL, Assistant-directeur, Sylvio DESAUTELS, Résident, et Ivan LESSARD, Institut de Cardiologie de Montréal.Jusqu'à la venue d\u2019une chirurgie efficace des lésions valvulaires, en particulier de la valve mitrale, nous étions médicalement fort dépourvus pour traiter adéquatement les malades souffrant de ces lésions.Il y à quelques années déjà, nous avons eu l\u2019occasion d\u2019assister à de véritables drames, nous contentant d\u2019être des spectateurs ou observateurs sans grande ressource thérapeutique.En effet, nous avons vu mourir des malades très jeunes et, qui plus est, des malades enceintes ou en suites de couches, sans pouvoir influencer de quelque façon l\u2019issue fatale de cette maladie grave et évolutive qu'est la sténose mitrale.Nous croyons donc opportun de rapporter ici l\u2019expérience de l\u2019équipe de l\u2019Institut de Cardiologie, pour montrer qu\u2019il y a souvent avantage à soumettre certaines malades enceintes, porteuses de sténose mitrale serrée, au traitement chirurgical, parfois le seul indiqué et le seul vraiment efficace.Au cours de l\u2019année 1954, nous avons eu l\u2019occasion d\u2019hospitaliser d'urgence sept cas de grossesse présentant des complications importantes secondaires à une sténose mitrale serrée.Six de ces malades ont subi une commissuro- tomie avant l\u2019accouchement et une septième, trois semaines après un accouchement un peu prématuré.Elles ont subi l'intervention chirurgicale avec succès et évoluent favorablement.Nous rapporterons donc assez brièvement leur histoire, pour ensuite présenter quelques considérations d\u2019ordre physiopathologique. L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 Observation 1.Hospitalisation du 7 avril 1954 au 13 mai 1954.Il s\u2019agit de Madame R.-L.S., malade de 28 ans, enceinte de cinq mois, admise d\u2019urgence à l\u2019Institut de Cardiologie.Depuis le deuxième mois de sa grossesse, la malade présente une dyspnée progressive, de l\u2019orthopnée et des expectorations sanguino- lantes tous les matins.Avant son admission, elle a eu une hémoptysie d\u2019environ 200 à 300 ce.La malade raconte qu\u2019elle a commencé à présenter de la dyspnée progressive à l\u2019effort à la suite d\u2019une «congestion pulmonaire », il y a six ans.Il y a trois ans, au cours d\u2019une première grossesse, elle a été très essoufflée et a dû subir une ponction pleurale quelque temps avant son accouchement.L\u2019examen objectif est le suivant: Etat général : médiocre.Emaciation et pâleur.Poumons: nombreuses sibilances de toute la plage pulmonaire droite, quelques-unes à gauche.Cœur : Rythme cardiaque régulier à 92.Thrill diastolique intense à la pointe.Thrill diastolique léger au foyer pulmonaire.Auscultation à la pointe: premier bruit mitral accentué (M1 = +++).Dédoublement du deuxième bruit (M3) présent.Roulement diastolique intense avec renforcement présys- tolique.A la base \u2014 foyer pulmonaire: souffle systolique râpeux, grade II aux deuxième et troisième espaces I.G.Souffle protodiastoli- que, grade II.T.A.: 100/50.Abdomen : utérus remontant à l\u2019ombilic correspondant à une grossesse de cinq mois.Cœur fœtal bien entendu avec fréquence de 150 à la minute.(Docteurs R.Groulx et B.Laforest) Analyses et examens \u2014 numération: Gl.r.: 3,960,000; hémo.: 73%; val.glob.: 0.92; sédimentation glob.: 34 mm.; antistreptolysines: «0» \u2014 125 unités.Tension veineuse: 90 cm.LEBEL Er CouL.: COMMISSUROTOMIE MITRALE 783 d\u2019eau.Temps de circulation (Dycholium) : 18 sec.Test à l\u2019éther: négatif.E.C.G.: rythme sinusal régulier à 85.Déviation axiale droite + 100°.Hypertrophie ventriculaire droite.Phonocardiogramme: confirme l\u2019auscultation.(Dr G.Gilbert) Rayons X: augmentation de volume de l\u2019O.G.et du V.D.correspondant à une sténose mitrale.Pas de calcification mitrale.(Dr J.Laberge).Diagnostic.Grossesse de 5 mois.Sténose mitrale serrée et insuffisance pulmonaire fonctionnelle.Indications opératoires : Hémoptysies et œdème pulmonaire à répétition, malgré un traitement médical intensif.Opération: le 29 avril 1954, par le docteur Ed.Gagnon.Poumons œdémateux.Grosse oreillette et gros auricule gauches sans thrombus, Artère pulmonaire très tendue et deux fois la grosseur normale.Pression auriculaire gauche: 550 mm.d\u2019eau (normale: 60 à 100 mm.d\u2019eau).Orifice mitral permettant seulement l\u2019introduction de la pulpe de l\u2019index.Pas de calcification.Commissurotomie digitale: ouverture à deux doigts, les valves sont plus mobiles qu'auparavant.Aucune régurgitation.Pression auriculaire gauche: 355 mm.Evolution: tout à fait normale.Accouchement sans incident, le 23 juillet 1954.Bébé de 7 livres et 7 onces, en excellente santé.La malade a été revue à quelques reprises depuis et elle semble très heureuse de l\u2019amélioration considérable apportée par la commissurotomie.Observation 2.Hospitalisation du 14 mars au 9 avril 1954.Madame L.D., malade âgée de 19 ans.Admise pour œdème aigu pulmonaire persistant depuis quelques jours et œdème des membres inférieurs depuis deux mois.La malade est enceinte de 6 mois et porteuse d\u2019une lésion valvulaire, connue depuis plusieurs années.Dès l\u2019âge de 11 ans, elle présente de la 784 LEBEL Er CoLL.: COMMISSUROTOMIE MITRALE dyspnée et des palpitations qui l\u2019empêchent de mener la vie normale de son âge.A 17 ans, embolie cérébrale droite qui nécessite une hospitalisation de 17 jours.A 18 ans, nouvelle hospitalisation pour crise de rhumatisme articulaire aigu.À son arrivée à l\u2019Institut, la malade est encore dyspnéique malgré un traitement intensif de trois jours pour œdème aigu pulmonaire.L\u2019examen objectif est le suivant: Etat général: malade obèse et très pâle.Poumons: nombreux râles crépitants aux deux plages pulmonaires.Cœur: fréquence à 112.Nombreuses extrasystoles.A la pointe : Thrill diastolique intense.Roulement holodiastolique intense.Renforcement présystolique.Claquement marqué du ler bruit (M1 +++\u2014+).A la base: deuxième bruit pulmonaire dédoublé et claqué (P2 +++).Abdomen : utérus gravide de 614 mois.Cœur fœtal entendu.(Drs Groulx et Laforest) Membres inférieurs: léger œdème.Analyse et examens.Numération glob.: 3 820 000; hémo.: 65%.Anémie hypochrome.Temps de circulation (Dycholium) = 25 sec.E.C.G.: Déviation axiale droite + 140°.Tachycardie sinusale.Extrasystolie ventriculaire.Hypertrophie auriculaire gauche et ventriculaire droite.Le tracé a l\u2019aspect congénital.Phonocardiogramme: confirme l\u2019auscultation.Rayons Xi: hypertrophie auriculaire gauche.Hypertrophie ventriculaire droite.Saillie de l\u2019arc moyen.Débord droit.Pas de calcification visible.Image compatible avec une sténose mitrale.Diagnostic: Grossesse de 644 mois.Sténose mitrale pure et serrée.Indication opératoire : œdème pulmonaire très difficile à contrôler.Prévention des œdè- mes pulmonaires à répétition.Opération: le 25 mars 1954, par le docteur A.Vineberg.Grosse oreillette et auricule gauches augmentés de volume et sous tension.Aucun L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 thrombus.La valve mitrale n\u2019admet que le bout de Iindex, elle est fibreuse et sans calcification.Commissurotomie digitale.La mitrale est agrandie à deux doigts, possibilité de légère régurgitation.Pression auriculaire avant com- missurotomie: 345 mm.d\u2019eau et après: 205 mm.d\u2019eau.Suites opératoires sans incident.Le 11 mai 1954, accouchement normal d\u2019un bébé en bonne santé.Evolution: Cette malade est vue régulièrement et manifeste une amélioration soutenue et très appréciable.Observation 3.Hospitalisation du 6 avril au 21 mai 1954.Madame J.M.,, malade âgée de 27 ans.Admise d'urgence pour œdème aigu du poumon et grossesse de 7 mois.Quelques semaines auparavant, elle a présenté de la dyspnée au moindre effort, de l\u2019orthopnée et quelques hémoptysies.La malade raconte qu\u2019elle n\u2019a jamais été malade jusqu\u2019à il y a 3 ans, alors qu\u2019au huitième mois d\u2019une grossesse, elle avait été hospitalisée pour dyspnée intense, toux, hémoptysies fréquentes et fièvre.Son accouchement avait été très pénible.Depuis ce temps, elle se plaint de dyspnée progressive et d\u2019asthénie très marquée.Cette dyspnée a été aggravée considérablement par la présente grossesse et elle a l'impression qu\u2019elle ne pourra se rendre à terme.L\u2019examen objectif est le suivant: Etat général: malade maigre, débile et d\u2019une anxiété extrême.Poumons: râles disséminés aux deux plages pulmonaires.Cœur: fréquence régulière à 130.À la pointe: Thrill distolique marqué.Roulement mésodiastolique intense.Renforcement présystolique.Premier bruit mitral accentué (M, +++).A la base: deuxième bruit pulmonaire accentué et dédoublé (P2 ++).T.A.: 98/70.Abdomen: utérus gravide de 7 mois.Cœur fetal entendu à 148.(Drs Groulx et Laforest) Membres inférieurs: rien de particulier. L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 Analyses et examens: numération globulaire: 3,470,000; hémoglob.: 75%.Val.glob.: 1,1.Sédimentation glob.: 34 mm.E.C.G.: tachycardie sinusale.Déviation axiale droite + 92°.Signes de surcharge ventriculaire droite.Phonocardiogramme: confirme l\u2019auscultation et, en plus, indique un souffle diastolique Grade II, le long du bord sternal gauche.(Graham Steel Murmur).Rayons X: configuration mitrale.Oreillette gauche augmentée de volume.Conus pulmonaire proéminent.Pas de calcification.Diagnostic : grossesse de 7 mois.Sténose mitrale pure et serrée.Indication opératoire: hémoptysies à répétition.Œdème pulmonaire chronique difficilement contrôlable, avec poussées d\u2019cedéme algu pulmonaire assez fréquentes.Opération: le 26 avril 1954, par le docteur Ed.Gagnon.La sténose mitrale est fibreuse, très serrée admettant à peine la pulpe de l\u2019index.Com- missurotomie digitale réalisée.Introduction de deux doigts et demi; après l\u2019ouverture, les valves sont plus mobiles, pas de régurgitation.Evolution: suites opératoires normales.Le 3 juin 1954, accouchement normal d\u2019une fille en bonne santé.La malade semble très améliorée depuis l\u2019intervention chirurgicale.Observation 4.Hospitalisation du 6 au 24 mars 1954.Madame R.M., malade âgée de 26 ans, enceinte de 345 mois.Référée à l\u2019Institut par un cardiologue, en vue d\u2019une commissuroto- mie pour sténose mitrale pure et serrée.Cette malade n\u2019a présenté aucun trouble jusqu\u2019à l\u2019âge de 18 ans.A ce moment, elle a commencé à éprouver une asthénie progressive et une dyspnée d\u2019effort rapidement croissante.Mariage à l\u2019âge de 25 ans et comme sa dyspnée la limite de plus en plus, elle décide de consulter le docteur Palmer.Ce dernier lui avoue qu\u2019elle présente une sténose mitrale serrée.Il lui recommande la commissurotomie avant LEBEL er CoLL.: COMMISSUROTOMIE MITRALE 785 l\u2019accouchement pour éviter des troubles futurs qui pourraient être importants.La malade elle-même est décidée à subir l\u2019intervention car elle veut poursuivre sa grossesse, accoucher sans inconvénient et pouvoir continuer sa vie normalement par la suite.L\u2019examen objectif est le suivant: Poumons: cliniquement normaux.Cœur: rythme régulier à 80.Auscultation à la pointe: roulement diastolique intense.Renforcement présystolique.Premier bruit accentué: (M1: ++-+).Dédoublement de M2 ou présence d\u2019un troisième bruit (M3).A la base: deuxième bruit pulmonaire accentué et dédoublé (P2 ++).Léger souffle diastolique Grade I, le long du bord sternal gauche.T.A.: 115/78.Abdomen: utérus palpable à 3 em.au-dessus du pubis.Membres inférieurs: rien à noter.Analyses et examens.Numération: GI.r.: 3,870,000.Hémog.: 74%.Val.glob.: 98%.Sédimentation corrigée: 21 mm.Temps de circulation (Dycholium): 12 sec.E.C.G.: Axe électrique + 70°.Tracé normal.Rayons X: hypertrophie auriculaire gauche, Pas de calcification mitrale.Volume cardiaque normal.Phonocardiogramme: confirme l\u2019auscultation.Diagnostic: sténose mitrale pure et serrée.Insuffisance pulmonaire fonctionnelle.Grossesse de 315 mois.Indication opératoire: malade référée pour commissurotomie et décidée à subir l\u2019intervention.Prévention de troubles cardiaques certains.Opération: le 11 mars 1954, par le docteur Ed.Gagnon.Pression auriculaire: 294 mm.d\u2019eau.La valve mitrale laisse passer à peine la phalange unguéale.Pas de calcification.Ouverture agrandie à 2 doigts.Les valvules sont bien mobiles par la suite; pas de régurgitation et la pression auriculaire est de 190 mm.Evolution: suites opératoires sans incident.Amélioration considérable.La malade a ac- 786 LEBEL ET CorL.: COMMISSUROTOMIE MITRALE couché normalement et se dit très améliorée un an après l\u2019intervention.Observation 5.Hospitalisation du 29 septembre au 19 octobre 1954.Madame L.B., malade de 27 ans, enceinte de 515 mois.Elle est hospitalisée d\u2019urgence pour hémoptysies massives à répétition.Dyspnée, orthopnée, asthénie, douleurs à l\u2019épaule droite.La malade raconte qu\u2019à l\u2019âge scolaire, elle était déjà beaucoup plus essoufflée que ses compagnes.Mariage à l\u2019âge de 19 ans.Jusqu\u2019à l\u2019âge de 22 ans, dyspné légère.A ce moment, au cours d\u2019une première grossesse, la dyspnée augmente; elle présente de la toux et une dyspnée paroxystique, mais se rend à terme et accouche normalement.Lors de son accouchement, son médecin lui dit que son cœur est malade.A la suite de son premier accouchement, la malade note une toux sèche très fréquente, de la dyspnée paroxistique et de l\u2019orthopnée.A l\u2019âge de 25 ans, elle consulte un cardiologue qui recommande une commissurotomie; celle-ci est refusée par la malade.En mars 1953, à l\u2019âge de 26 ans, fausse- couche de 6 mois avec hémoptysie importante.En 1954, nouvelle grossesse qui augmente tous ses symptômes: dyspnée, orthopnée, toux quinteuse, hémoptysies massives à répétition, asthénie très marquée.L\u2019examen objectif est le suivant: Etat général: médiocre.Malade pâle, maigre, très nerveuse.Poumons: matité de toute la moitié inférieure de la plage pulmonaire droite.Abolition du murmure vésiculaire.Impression: infarctus pulmonaire avec épanchement.Cœur: rythme cardiaque régulier à 96.Auscultation à la pointe: Thrill diastolique.Roulement diastolique intense.Premier bruit mitral accentué (M1 +).Dédoublement du deuxième bruit ou présence d\u2019un troisième bruit M3.A la base: deuxième bruit pulmonaire accentué et dédoublé.L\u2019Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 Abdomen : utérus gravide de 51% mois.Pertes sanguines assez abondantes depuis un mois.Cœur fœtal entendu à 144 à la minute.(Drs Groulx et Laforest) Membres inférieurs : douleurs aux deux mollets.Possibilité de phlébothromboses.Analyses et examens.\u2014 Numération : 3,480,000.Hémog.: 60%.Val.glob.: 0.86%.Sédimentation corrigée: 32 mm.E.C.G.: déviation axiale droite a + 120°.Hypertrophie auriculaire gauche.Hypertrophie ventriculaire droite.Rayons X: aspect radiologique compatible avec une sténose mitrale et un infarctus pulmonaire.Diagnostic: sténose mitrale pure et serrée.Infarctus pulmonaire.Grossesse de 549 mois.Indication opératoire: hémoptysies massives à répétition, nécessitant des transfusions à plusieurs reprises et non contrôlables médicalement.Opération, le 30 septembre 1954, par le docteur Ed.Gagnon.Sténose mitrale très serrée n\u2019admettant pas la pulpe de l'index.Agrandissement de l\u2019ouverture mitrale à deux doigts.Tension auriculaire avant la commissuroto- mie: 436 mm.Après la commissurotomie: 235 mm.Evolution: suites opératoires sans incident.Aucune hémoptysie par la suite.Dix jours après l\u2019intervention, la malade accouche prématurément d\u2019un enfant qui meurt quelques heures après.La malade a très bien évolué jusqu\u2019ici, n\u2019a pas présenté de dyspnée et d\u2019hémoptysie et se dit elle-même très améliorée.Observation 6.Hospitalisation du 16 au 30 octobre 1954 et du 22 novembre 1954 au 18 janvier 1955.Première hospitalisation.Madame G.P., malade âgée de 33 ans.Enceinte de 415 mois, est hospitalisée d\u2019urgence pour dyspnée intense, toux et expectorations sanglantes.Asthénie et œdème des membres inférieurs.Tous les troubles auraient débuté avec sa grossesse actuelle et auraient été accentués depuis deux semaines par une grippe avec coryza.La ma- L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 lade a eu une fausse-couche il y à environ 8 mois.Elle a appris l\u2019existence de sa cardiopathie, il y a 3 semaines seulement.L\u2019examen objectif est le suivant: Poumons: sibilances aux deux plages pulmonaires.Râles crépitants à la base droite.Cœur: rythme régulier à 72.T.A.: 92/54.Auscultation à la pointe: roulement diastolique intense et premier bruit mitral claqué (M1 ++).Souffle systolique, Grade IV, avec maximum d\u2019intensité à la pointe et irradiation plus marquée à l\u2019appendice xyphoïde qu\u2019à l\u2019aisselle.Dédoublement du deuxième bruit ou présence d\u2019un troisième bruit mitral (M3).A la base: deuxième bruit pulmonaire accentué (P2 ++).Abdomen: utérus gravide remontant à 12 em.au-dessus du pubis indiquant une grossesse de 415 mois environ.Membres inférieurs: léger œdème.Analyses et examens.Numération: GL r.: 3,100,000.Hémog.: 60%.E.C.G.: hypertrophie auriculaire gauche.Hypertrophie ventriculaire droite probable.Extrasystolie auriculaire.Axe électrique droit: + 90°.Rayons X: Cœur et poumons : aspect radiologique compatible avec une sténose mitrale.Pas de calcification mitrale observée en fluoroscopie ou vue sur les clichés.(Dr J.Laberge) Diagnostic: sténose mitrale serrée.Insuffisance tricuspidienne probable.Grossesse de 415 mois.Evolution: cette malade a été améliorée et nous lui donnons son congé le 30 octobre 1954, en lui recommandant une commissurotomie, si elle présente d\u2019autres troubles analogues au cours de la grossesse ou par la suite.Deuxième hospitalisation.La malade est réadmise d\u2019urgence le 22 nov.1954 pour hémoptysies abondantes.Dyspnée intense.Râles crépitants aux deux plages pulmonaires.L'intervention chirurgicale est recommandée le plus tôt possible, après consultation de tout le personnel médical.Opération, le 9 décembre 1954, par le docteur A.Vineberg.Tension intra-auriculaire: 460 mm.d\u2019eau.LEBEL Et CoLL.: COMMISSUROTOMIE MITRALE 787 La sténose mitrale est trés serrée n\u2019admettant pas l\u2019index.Fracture digitale impossible.Com- missurotomie au couteau de Brock.Ouverture mitrale agrandie à deux doigts.Tension intra- auriculaire: 390 mm.après agrandissement de l\u2019orifice mitral.Evolution: suites opératoires sans incident.Accouchement prématuré à 7 mois, le ler janvier 1955, 12 jours après l\u2019intervention.Le bébé est vivant et pèse 3 livres et 7 onces, mais meurt quelques heures après d\u2019atélecta- sie pulmonaire.La malade présente des suites de couches normales.Revue à quelques reprises par la suite, elle se dit très améliorée depuis l\u2019intervention.Observation 7.Hospitalisation du 24 décembre 1954 au 2 février 1955.Madame P.G., âge: 36 ans.Enceinte de 815 mois, d\u2019une sixième grossesse, elle est admise d'urgence pour hémoptysies.Cette malade avait déjà présenté quatre hémoptysies d\u2019une durée d\u2019une semaine chaque fois, toutes en 1954, soit en mai, juin, août et surtout en octobre, où elles ont été plus considérables et ont nécessité une hospitalisation de 9 jours.Le 17 décembre 1954, nouvelles hémoptysies et hospitalisation.Vue en consultation par le docteur I.Lessard, elle est hospitalisée d\u2019urgence, à l\u2019Institut de Cardiologie, le 24 décembre 1954.Depuis quatre ou cinq ans, la malade était très asthénique, présentait une dyspnée au moindre effort, de l\u2019orthopnée, des crises de dyspnée paroxystiques avec râles dans les deux poumons et expectorations sanguinolan- tes; en plus quelques crises de tachycardie paroxystique.Mariage à 23 ans.Grossesse sans trouble en 1942, 1944, 1946 et 1948.Rhumatisme articulaire aigu d\u2019une durée de un mois en 1949.Cinquième grossesse en 1950.Accouchement précédé d\u2019œdème des membres inférieurs, dyspnée intense, amnésie passagère et orthopnée marquée. 788 L\u2019examen objectif est le suivant: \u2014 Poumons: rales crépitants à la base gauche.Cœur: rythme cardiaque régulier à 80.À la pointe: Thrill diastolique.Roulement diastolique intense.Renforcement présystoli- que.Premier bruit mitral claqué (M1 ++) et M3 présent.Souffle systolique Grade I, sans irradiation.A la base: Deuxième bruit pulmonaire accentué et dédoublé (P2 ++++).T.A.: 130/90.Abdomen: utérus gravide de 845 mois.Cœur fœtal régulier à 144.(Drs Groulx et Laforest) Membres inférieurs: rien de particulier.Examens et analyses.\u2014 Numération glob.: 3,870,000 gl.rouges.Hémog.: 82%.Val.gl.: 1%.Sédimentation corrigée: 47 mm.E.C.G.: axe électrique + 75°.Hypertrophie auriculaire gauche.Antistreptolysine «0» \u2014 250 unités.C.R.P.A.+.Temps de circulation (Dycholium): 22 ce.Tension veineuse: 70 mm.d\u2019eau.Rayons X: aspect radiologique compatible avec le diagnostic clinique de sténose mitrale.Augmentation de volume de l'oreillette gauche.Pas de calcification visible ni sur les clichés ni en fluoroscopie.(Dr Jules Laberge) Diagnostic: sténose mitrale serrée avec hémoptysies.Grossesse de 814 mois.Evolution.Cette malade est traitée médicalement et semble s\u2019améliorer beaucoup.L'intervention chirurgicale est done différée de quelques jours pour permettre à la malade de se rétablir et de subir l'intervention dans les meilleures conditions possibles.La malade accouche avant commissurotomie le 30 décembre 1954.Opération: commissurotomie le 17 janvier 1955 par le docteur Ed.Gagnon.Sténose mitrale serrée n\u2019admettant que la pulpe de l\u2019index.Légère régurgitation.Pas de calcification.Orifice agrandi au doigt et au com- missurotome de Brock à deux doigts.La régurgitation n\u2019est pas augmentée.Suites opératoires sans incident.La malade se dit bien améliorée et recoit son congé le 2 février 1955.Elle est revue un LEBEL gr Cot.: COMMISSUROTOMIE MITRALE en cours de grossesse révèlent: L'Union Méd.Ca nada Tome 84 \u2014 Juil.1955 mois plus tard et se sent très bien et fortement améliorée.: | ConsIDéRATIONS D'ORDRE oh PHYSIOPATHOLOGIQUE Toutes nos \u2018malades, étant dans un état plus ou moins critique, nous n'avons pas jugé opportun de pousser plus loin nos examens.En conséquence, ces malades n\u2019ont été soumises ni au cathétérisme intracardiaque ni à Pangiocardiogramme ou autres examens.Par ailleurs, dans la littérature parcourue, nous n\u2019avons pas retracé d\u2019étude hémodynamique complète chez des malades enceintes porteuses de sténose mitrale.Plusieurs études hémodynamiques ont été réalisées depuis quelques années déjà chez des femmes enceintes mais sans lésion cardiaque.Ces études peuvent nous aider à comprendre facilement le déséquilibre physiopathologique entraîné par la grossesse chez des personnes porteuses de sténose mitrale.TApreau No 1 Débat cordiaque © que Lites/spiss i x / qd Debit cnrdio Coptrôls 2 2 5 + $ % > 8 2 aœtauchament (Tableau modifié de Hamilton.Æd.Med.J., 57: 1, 1950.) oi | Le déséquilibre important des sept cas présentés ci-dessus est en parfait accord avec los \u2018 faits relevés dans la littérature.En effet, les études i faites L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 1.Le débit cardiaque augmente progressivement du troisième au huitième mois de la grossesse et cette augmentation peut être de l\u2019ordre de 30 pour cent.Durant les trois ou quatre dernières semaines, on observe une chute graduelle.2.Le travail du cœur augmente plutôt lentement jusqu\u2019à la fin du sixième mois, à ce moment, il y a augmentation rapide et progressive du travail et la courbe se maintient élevée jusqu\u2019au début des quatre dernières semaines de la grossesse, alors qu\u2019elle revient à son niveau initial ou presque lors de l\u2019accouchement.TABLEAU No 2 Volume anna 119 sama ye apr 3400 3300 2600 .2500 - .+ 8 12 36 20 24 Ro sR 36 +0 Duree de de rosea sy messes yes (Tableau modifié de White.Ed.Med.J., 57: 14, 1950.) On a calculé qu\u2019au cours d\u2019une grossesse normale le travail du cœur peut augmenter de 50 pour cent.3.Le volume sanguin augmente graduellement et d\u2019une façon plus marquée durant les quatre ou cinq derniers mois et demeure élevé jusqu\u2019à l\u2019accouchement.Il revient à son taux prégravidique seulement six ou sept semaines après l\u2019accouchement.4.Le temps de circulation s\u2019accélère du LEBEL rr Cort.: COMMISSUROTOMIE MITRALE 789 troisième au neuvième mois de la grossesse et diminue vers les dernières semaines.Ces deux derniers phénomènes, considérés comme des mécanismes d\u2019adaptation de l\u2019organisme en vue d\u2019augmenter le débit cardiaque, ne sont pas sans quelques désavantages pour le cœur malade.En effet, si la grossesse, en augmentant le retour veineux, n\u2019impose pas un fardeau trop lourd au cœur normal, assez souvent cependant elle impose un travail trop intense au cœur malade qui, sans grande réserve, ne peut maintenir un débit cardiaque adéquat.A ce moment, un déséquilibre s\u2019ensuit entraînant, par exemple, en amont du barrage de la sténose mitrale une congestion des poumons ou des autres viscères et se manifestant par tous les symptômes ou signes divers que l\u2019on retrouve dans nos observations.En résumé, les études hémo-dynamiques permettent de comprendre les manifestations physiopathologiques rencontrées chez les per- connes enceintes, porteuses de sténose mitrale.Elles montrent qu\u2019il y a une période de la grossesse normale où la vitesse de circulation, le volume sanguin, le retour veineux et le débit cardiaque augmentent de façon importante.Cette période va du cinquième mois à la fin du huitième mois et c\u2019est elle qui devient la plus critique pour nos malades.COMMENTAIRES L\u2019apparition des symptômes observés par nous s\u2019explique parfaitement par les données hémodynamiques en cours de grossesse.Sur sept malades opérées, une seule l\u2019a été à 315 mois et n\u2019avait pas encore présenté d\u2019accident; cinq ont été opérées au moment critique, c\u2019est-à-dire entre les cinquième et huitième mois de la grossesse; une dernière a accouché à 815 mois et n\u2019a présenté aucun accident au cours de son travail ou de son accouchement, et a pu être opérée dans les semaines suivantes en très bon état d\u2019équilibre cardio-vasculaire.Il est à noter aussi que toutes nos malades, après avoir subi la commissurotomie, ont poursuivi leur grossesse normalement et supporté le travail et l\u2019accou- 790 chement sans aucun accident.De plus, depuis leur accouchement, elles ont été très améliorées tant subjectivement qu\u2019objectivement.Conclusion L\u2019objet de cette communication est surtout de montrer que la commissurotomie mitrale, intervention chirurgicale courante aujourd\u2019hui, est très bien tolérée en cours de grossesse et a déjà sauvé nombre de vies.Cela ne veut pas dire que toute malade enceinte, porteuse de sténose mitrale, doit nécessairement subir l\u2019intervention chirurgicale, mais il y a avantage à la pratiquer si la malade présente des accidents importants.Il est donc essentiel que ces malades soient suivies par leur médecin, qui les avertira de leur état et, au moindre signe de complication cardio-vasculaire, les référera en spécialité pour examens, suggestions thérapeutiques et décision opératoire, s\u2019il y a lieu.Résumé Cet article fait mention de sept malades enceintes porteuses de sténose mitrale serrée qui ont été suivies et traitées médicalement et confiées aux chirurgiens.Ces sept malades ont subi une commissuro- tomie mitrale avec succès, ont poursuivi leur grossesse et accouché normalement.Deux bébés sont morts d\u2019accouchement prématuré déjà prévisible avant l\u2019intervention chirurgicale.Revues régulièrement, ces malades demeurent considérablement améliorées.BIBLIOGRAPHIE FRIEDBERG : Diseases of the Heart.W.B.Saunders & Co.1950.B.E.HAMILTON et K.J.THOMPSON: The Heart in Pregnancy and the Childhearing age.Little Brown & Co., Boston, 1941.LEBEL er CoLL.: COMMISSUROTOMIE MITRALE L\u2019Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 H.J.STANDER et J.F.CADDEN: The Cardiac Output in Pregnant Women.A.J.Obst and Gyn.24: 13, 1932.W.B.STROMME et K.KUDER: Heart Disease in Pregnancy.A.J.Obst.and Gyn., 52: 264, 1946.B.E.HAMILTON: Report from the Cardiac Clinic of the Boston Lyon in Hospital for the first 25 years.A.HJ., 33: 663, 1947.I.PARKINSON: Pregnancy complicated by Mitral Stenosis and Pulmonany T.B.treated by Mitral Valvulotomy.Proc.Ray Soc.Med, 46: 48, 1953.D.A.COOLEY et D.M.CHAPMAN: Mitral Commissurotomy during Pregnancy.JAMA.150: 113, 1952.R.C.BROCK: Valvotomy in Pregnancy.Proc.Ray.Soc.Med, 45: 538, 1952.A.LOGAN et R.TURNER: Mitral Valvulotomy in Pregnancy; Lancet, 38: 1286, juin 1952.H.et Al.GORENBERG: Rhumatic Heart Disease In Pregnancy.Am J.Obst.and Gyn.41: 44, 1941, C.et Al.BAKER: Valvotomy for Mitral Stenosis.Brit.Med.J., 2: 1043, 1952.J.JENSEN: Heart Disease and Pregnancy.Mod.Conc.Card.Dis, 18: 29, 1949.C.BAKER, R.C.BRODS et M.CAMPBEL: Valvulotomy for Mitral Stenosis.Brit.Med.J.1283, 1950 \u2014 J.Ther.Surg, 19: 16, 1950; 19, 1950.Hilary HAMILTON: Symposium by Haemodyna- mics in Pregnancy.I \u2014 Cardiac Output in Pregnancy.Ed.Med.J., 57: 1, 1950.HI ZIMMERMAN: A Preliminary Report on In- tracardiac Catheterisation studies during Pregnancy.\u2014 J.of Lab.and Clin.Medicine, 36: 1007, 1950.R.WHITE: Symposium on Haemodynamics in Pregnancy.III \u2014 Blood Volume in Pregnancy.Edin.Med.J., 57: 14, 1950.Bruton E.HAMILTON: Cardiovascular Problems in Pregnancy: Circulation, 9: 92, juin 1954.R.KELLAR: Symposium on Haemodynamics in Pregnancy.V \u2014 Haemodynamics in Pregnancy.Edim.Med.J., 57: 27, 1950.S.C.SMITH: Observations on the Heart in Mothers and the Newborns.J.A.M.A., 79: 3, (juillet) 1922. LESIONS HISTOLOGIQUES DE L\u2019APPENDICE ! J.-L.BONENFANT (Québec).Ce travail est un relevé histologique de tous les appendices enlevés chirurgicalement à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, durant les dix années couvrant la période de 1945 à 1954.L\u2019examen microscopique fut fait dans chaque cas sur au moins cinq coupes transversales, prélevées à différents segments de l\u2019appendice.1400 TOTAL D'APPENDICES 8595 1300 dg 3d 3157 5438 1200 100 1000 900 800 700 600 500 \\ 400 300 200 100 25 5 25 135 45 55 65 75 85 MATERIEL La présente étude porte sur 8 595 appendices (Tableau I), dont le plus grand nombre proviennent de malades de sexe féminin (63,2%).Cette prédominance féminine s\u2019explique par les appendicectomies dites « com- 1.Travail du service de pathologie de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec.Chef de Service: le docteur Carlton Auger.plémentaires » ou « en passant » faites chez les lithiasiques biliaires, les porteuses de fibromes utérins, ete.De plus, il est universellement admis qu\u2019une crise appendiculaire est parfois très difficile à différencier, durant la période génitale, d\u2019une douleur ovarienne (hémorragie du corps jaune, rupture de kystes, etc, endométriose».Les erreurs de diagnostic clinique sont donc beaucoup plus fréquentes chez la femme que chez l\u2019homme, entre 15 et 45 ans.De O à 10 ans, soit avant la puberté, les 886 appendices proviennent de garçons et de fillettes, sensiblement dans la même proportion (468-418» tandis que de 15 ans à 55 ans la proportion féminine est au moins de 2 pour 1 (Tableau I).APPENDICITES AIGUËS Le diagnostic d\u2019appendicite aiguë fut porté suivant l\u2019exsudat catarrhal de la muqueuse, les ulcérations, le pus dans la lumière, la nécrose et l\u2019infiltration phlegmoneuse de la pa- rol.À ces cas aigus indiscutables furent ajoutés ceux de type vraiment subaigu, que les histopathologistes considèrent de plus en plus comme un stage initial d\u2019appendicite aiguë.Les appendicites cicatricielles, qu\u2019il fut alors possible, suivant l\u2019aspect du tissu fibroblasti- que, de rattacher à une lésion antérieure aiguë, ont également été classées dans ce groupe.Les oblitérations scléreuses et neu- rogènes n\u2019ont pas été considérées toutefois comme des séquelles d\u2019appendicites aiguës, ni comme des appendicites chroniques.Suivant ces critères, 2028 cas ont été retenus dans ce groupe, les personnes de sexe masculin étant le plus souvent affectées, soit 1191 hommes pour 837 femmes (Tableau II) (10).L\u2019appendicite aigué est nettement plus fréquente chez les enfants et les adolescents, le sommet de la courbe se situant entre 15-20 ans et 79% des cas se rencontrant avant 30 792 BONENFANT: LÉSIONS HISTOL.DE L\u2019APPENDICE ans (Tableau II) (8).Seulement 25 cas ont été relevés au-dessus de 65 ans.APPENDICITES AIGUES TOTAL 2028 500 dg 1191 Q 837 400 300 200 100 5 15 25 35 4 55 65 75 85 L\u2019influence saisonniére a été parfois signalée, sur la fréquence des appendicites aigués.La présente compilation des appendicites ai- gués suivant les mois n\u2019indique pas de différence vraiment significative, puisque les chiffres mensuels varient entre 160 et 180, sauf [1] APPENDICES EXAMINES NY APPENDICITES AIGUES OXYURASES 800 700 600 S00 400 300 J F.M.A.M.J.J.A.S, 0.N.D.L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 pour les mois de janvier et février, avec 142 et 128 cas.Le petit nombre en février s\u2019explique par le mois le plus court de l\u2019année (Tableau III).OXYURASE La lumière de 629 appendices contenait des oxyures et seulement vingt de ces appendices ont présenté des lésions inflammatoires aiguës.78% des oxyures furent trouvées avant 30 ans (Tableau IV), mais contrairement à l\u2019ap- OXYURASE TOTAL 629 Oo\u201d 190 Q 439 150 100 50 N 5 10 = re 25 35 45 55 65 75 85 pendicite aiguë, l\u2019oxyurase est plus fréquente chez la femme que chez l\u2019homme (439-190) (1-9).Cette fréquence fut observée même aux âges où le nombre d\u2019appendices examinés fut sensiblement identique chez l\u2019homme et la femme, soit entre 1 an et 15 ans (943- 949).En effet, des oxyures furents trouvés chez 184 fillettes et 118 garçons.Le rôle de l\u2019oxyurase dans la pathogénie de l\u2019appendicite aiguë est alors fortement mis en doute par suite de son association très peu fréquente avec les lésions aiguës et de sa prédominance chez la femme, contrairement à l\u2019appendicite aiguë (1-9).L\u2019oxyurase ne semble pas suivre de cycle ni saisonnier, ni mensuel, puisque le nombre de cas varie, pour chaque mois, entre 50 et 70, sauf pour mai et décembre (26-37) (Tableau III).OBLITÉRATION NEUROGÈNE Les hypergénèses nerveuses de la muqueuse et la formation de véritables névromes du type dit d\u2019amputation sont fréquemment L\u2019Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 une cause d\u2019oblitération de la lumière appendiculaire (6-5).En effet, 636 appendices avaient au moins la moitié ou plus de leur lumière oblitérée par un tel processus.Il est possible que cette hypergénèse accompagne l\u2019involution paraphysiologique, chez l\u2019adulte, du tissu lymphoïde appendiculaire et l\u2019oblitération scléro-adipeuse de la lumière.La majorité des cas furent rencontrés après 30 ans, soit 495/636.Cela n\u2019exclut pas toutefois la possibilité de quelques oblitérations neuro- gènes comme séquelles d\u2019appendicites aiguës ou d\u2019irritation minime, mais prolongée de la muqueuse.CARCINOÏDE APPENDICULAIRE Deux cas d\u2019appendicites aiguës furent associés à un carcinoïde, tandis que les dix autres cas furent des trouvailles histologiques.L\u2019incidence de ce néoplasme fut donc de 1,4 pour 1000.La moitié des sujets, soit 6, n\u2019avaient pas trente ans et huit étaient des femmes, ce qui s\u2019explique par le plus grand nombre d'appendices examinés chez les femmes.TUBERCULOSE (7) Treize appendices, dont dix chez la femme, présentaient des lésions tuberculeuses folliculaires, le plus souvent localisées à la séreuse.Ces manifestations de péritonite tuberculeuse ont été rencontrées 9 fois avant la trentaine.ENDOMÉTRIOSE Le diagnostic d\u2019endométriose appendiculaire a été porté trois fois chez des femmes non ménopausées, entre 30 et 45 ans (3).ROUGEOLE Un cas d\u2019appendicite aiguë, chez un enfant, fut associé à une réaction plasmodiale dans l\u2019épithélium et la sous-muqueuse, telle que décrite dans la période pré-éruptive de la rougeole (2).Un rash survenu 24 heures après l'intervention chirurgicale est venu confirmer le diagnostie histologique.BONENFANT: LESIONS HISTOL.DE L\u2019APPENDICE 793 Conclusion De cette compilation histologique, il ressort: 1° \u2014 que l\u2019appendicite aiguë est plus fréquente chez l\u2019homme que chez la femme; 2° \u2014 que l\u2019oxyurase joue très peu de rôle dans la pathogénie de l\u2019appendicite aiguë; 3° \u2014 que l'influence saisonnière est à négliger dans la fréquence de l\u2019appendicite aiguë et l\u2019oxyurase; | 4° \u2014 que l\u2019appendicite aiguë et l\u2019oxyurase appendiculaire sont plus fréquentes dans le bas âge que chez l'adulte; 5° \u2014 que l\u2019appendicite aiguë touche le plus souvent les personnes de sexe masculin, et l\u2019oxyurase, le sexe féminin.BIBLIOGRAPHIE (1) L.L.ASHBURN: Appendical oxyuriasis.Am.J.Path, 17: 841, 1941.(2) J.L.BONENFANT: Lésions appendiculaires au cours de la rougeole.Arch.f.de Péduat., 9: 5, 1952.(3) D.C.COLLINS: Endometriosis of vermiform appendix; review of literature with addition of nine new instances, on of which caused severe melena.A.M.A.Arch.Surg., 63: 617, 1951.(4) E.DOGNINI et G.C.ALBA: Appendicitis duesto oxyuris.Minea.Pediat., 2: 49, 1950.(5) N.H.ISAACSON et B.BLADES: Neuro- appendicothy; review of literature and report on 52 cases.A.M.A.Arch Surg.62: 455, 1951.(6) Pierre MASSON : Appendicite neurogène et carcinoïdes.Ann.Anat.Path, 1: 3, 1924.Pierre MASSON: Contribution to the study of the sympthetic nerves of the appendix : the muscolonervous complex of the submucosa.Am.J.Path, 6: 217, 1930.(7) H.MORRISON, C.G.MIXTER, M.J.SCHLESINGER et W.B.OBER: Tuberculosis in vermiform appendix.New Eng.J.Med, 246: 329, 1952.(8) PENBERTHY, GROVER, C.D.BENSON et C.N.WILLER : Appendicitis in infants and children.Ann.Surg.115: 945, 1942.(9) J.S.SCHWARZ et M.STRAUB: Oxyuriasis and appendicitis.Arch.of Path.33: 28, 1942.(10) J.J.TOLAND, Jr.: Problem of appendicitis; comparative analysis of 6427 consecutive appendicectomies perfermed from 1940 to 1949 in Philadelphia and Vienna.J.Int.Coll.Surgeons, 17: 432, 1952. RECUEIL DE FAITS LA SARCOÏDOSE SA PATHOLOGIE NEUROLOGIQUE Roma AMYOT, Chef du service de neurologie à l\u2019hôpital Notre-Dame (Montréal).Selon Freiman, l\u2019incidence de la sarcoïdose serait de 0,13 pour 1 000, approximation sûrement au-dessous de la réalité, et plus d\u2019un millier d\u2019observations auraient été publiées jusqu\u2019en 1945.Et si on veut ajouter dans le domaine des chiffres, d\u2019après Ricker et Clarke, en 1949, la littérature contenait 84 cas autopsiés en y incluant les 22 cas de ces auteurs.Elle rapportait 278 cas pour lesquels la preuve avait été faite par biopsie ou examen après intervention chirurgicale.L'histoire de la sarcoïdose est loin de manquer d'intérêt.C\u2019est qu'elle s\u2019est faite par étapes et qu\u2019elle montre bien comment s\u2019opère l\u2019évolution de nos connaissances médicales, comment les matériaux dont elles sont construites ne sont pas apportés d\u2019un coup, mais se superposent par stratification et se complètent par des contributions successives de différents cliniciens ou chercheurs.D\u2019exclusivement dermatologique, cette affection est devenue systémique, si on entend par cela qu\u2019on observa d\u2019abord la lésion la plus visible, à la peau, et qu\u2019après avoir multiplié les observations on en vint à la conclusion qu\u2019elle pouvait se trouver dans tous les organes et tous les tissus.Besnier, dermatologiste français, publia en 1889 une observation qui comportait des manifestations cutanées se montrant surtout à la face et inclassables; elles étaient accompagnées de lésions aux extrémités supérieures que l\u2019auteur décrivait comme des synovites fongueuses, scrofulo-tuberculeuses, d\u2019une déformation fusiforme des doigts et de ia présence d'un ganglion épitrochléen.Besnier nomma la lésion faciale «lupus permo de la face ».Trois ans plus tard, Ten- neson publiait un cas semblable avec infiltration violacée, mollasse et télangiectasique du nez et des joues avec empâtement similaire des mains.Selon Hunter, il paraît qu\u2019un auteur anglais, Hutchinson, aurait publié en 1875, dans ses \u201cIllustrations of Clinical Surgery\u201d l\u2019observation d\u2019un malade qui présentait des lésions surélevées, de couleur pourpre, à bords bien délimités, de dimensions variées, à surface lisse, indolore et localisées aux jambes, aux avant-bras et sur les doigts.Pour Hunter, cette observation serait la première publiée à lésions typiques de sarcoïde cutanée.Cependant, il est accepté dans la littérature médicale d\u2019attribuer à Besnier le mérite d\u2019avoir signalé le premier une affection der- matologique jusque-là inconnue, de lui avoir donné une expression définie; il est accepté que son observation montrait des sarcoïdes cutanées.Mais c\u2019est par-dessus tout Boeck, de Chris- tiana, qui en 1899 apporta la première contribution vraiment constructive à l\u2019édification de l'entité, mais en demeurant toujours dans les limites de la dermatologie.Il décrivit ces aspects cutanés assez rares, nodulaires ou infiltrants, de coloration bleu foncé, à lésions de structure épithéloïde qu\u2019il interpréta comme semblable à l\u2019aspect du sarcome (d\u2019où sarcoïde) et qu\u2019il crut plus tard être de genèse tuberculeuse.Boeck dépassait le stade descriptif de l\u2019accident cutané, il en montrait l\u2019aspect histologique, il dénommait la lésion selon une L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 analogie structurale et même, en mentionnant que des adénopathies épitrochléennes volumineuses pouvaient s\u2019associer aux lésions cutanées, que les muqueuses nasale, conjonctivale et vélo-palatine pouvaient être envahies par le même processus, il démontrait que l'affection ne se limitait pas à la peau.Avec Boeck, on connaissait l\u2019aspect histologique au moins élémentaire de la lésion cutanée et on était gratifié d\u2019une dénomination qui correspondait à cette structure histo- pathologique, on savait en plus que les muqueuses pouvaient être envahies et que les ganglions lymphatiques ne restaient pas inaccessibles.Nous croyons utile de souligner qu\u2019en 1904, Kreibich coupla au lupus pernio des lésions kystiques des doigts que l\u2019examen radiologique permettait de visualiser.Cette donnée demeure importante, puisqu\u2019elle constitue un critère diagnostique facile à rechercher et d\u2019une valeur objective réelle.A partir de 1916, Jorgen Schaumann effectua une merveilleuse synthèse en unissant le lupus pernio de Besnier et la sarcoïde Boeck qui n\u2019étaient qu\u2019une seule et même affection.Mais, surtout, il enseigna que la sarcoïde Boeck n\u2019avait pas une localisation univoque, mais qu\u2019elle pouvait se répandre dans tout l\u2019organisme et il insista sur son aspect granu- lomateux, similaire à la lésion tuberculeuse.Il croyait que ce processus granulomateux se confinait au système lymphatique et, serrant de plus près sa conception, il en fit un lymphogranulome bénin à localisations multiples ou encore mieux une «lympho-granulo- matose bénigne» qu\u2019on pourrait d\u2019ailleurs juxtaposer à la lympho-granulomatose maligne de Hodgkin.Schaumann croyait qu\u2019il pouvait s\u2019agir d\u2019une tuberculose d\u2019origine bovine.Nous devons à Schaumann cette connaissance fondamentale que le lupus pernio de Besnier ou la sarcoïde de Boeck, même entité, n\u2019est pas un accident dermatologique, mais une affection systémique à manifestation cutanée, comme à lésions viscérales et généralisées.AMYOT: LA SARCOÏDOSE 795 Mais un autre fait vient se greffer sur ceux-là.Heerfordt, en 1909, rapporta un syndrome fait d\u2019éléments hétéroclites dans lesquels se trouvaient principalement un processus inflammatoire de l\u2019uvée de l\u2019œil et de la parotide.Il appela ce syndrome « uvéo-paro- tidite sub-clinique fébrile ».Il s\u2019accompagnait très souvent de signes d\u2019atteinte de certains nerfs craniens surtout le facial, de lésions glandulaires, viscérales et cutanées.Le processus d\u2019iritis et d\u2019irido-cyclite de ce syndrome comportait un pronostic plus sombre par les séquelles qu\u2019il pouvait laisser, diminuant d\u2019autant la fonction visuelle.En 1937, Pautrier contribua à intégrer le syndrome de Heerfordt dans la sarcoïdose.Autre stage.Ce médecin français, éminent dermatologiste de Strasbourg, fit une étude approfondie de cette affection, y apporta des notions nouvelles qui enrichirent sa pathologie et rendirent sa compréhension encore plus accessible.Aussi, Pautrier n\u2019accepta pas la conception de lympho-granulomatose; il la trouva trop limitée et incapable d\u2019expliquer la diffusion aussi large des lésions, soit à la peau, aux muqueuses, comme dans tous les tissus internes.Pour Pautrier, la sarcoïdose serait plutôt une réticulo-endothéliose, portant atteinte sur un tissu à localisation omniprésente, et permettant les lésions ubiquitaires de l\u2019affection.En plus, le premier, il attira l\u2019attention des médecins sur l\u2019incidence très fréquente des lésions pulmonaires qui bien souvent ne causent aucun symptôme et sont une découverte fortuite au cours d\u2019un examen radiologique.Il insista sur l\u2019aspect granulique non exceptionnel de ces lésions aux poumons, ce qui fit admettre qu\u2019un certain nombre de granulies froides observées étaient des cas de sarcoi- dose pulmonaire.Pour Pautrier, cette affection doit porter le nom de maladie de Bes- nier-Boeck-Schaumann.En fait, c\u2019est ainsi qu\u2019on la dépeint en France et même en Europe.En Amérique, on lui a conservé le vocable de sarcoïdose. 796 AMYOT: LA SARCOÏDOSE En quoi consiste-t-elle?Voici la définition acceptée par la conférence sur la sarcoïdose du \u201cNational Council\u201d Américain en février 1948: « La sarcoïdose est une affection d\u2019étiologie inconnue.Anatomo-pathologiquement, elle est caractérisée par la présence, dans tout organe ou tissu, de tubercules à cellules épithé- lioïdes, sans nécrose (sans caséification) et par la présence fréquente de corps rétractiles ou calcifiés dans les cellules géantes des tubercules.Cette lésion caractéristique peut être remplacée par de la fibrose, de l\u2019hyalinisation ou les deux.Cliniquement, possibilité de dissémination étendue des lésions.Le plus souvent, atteinte des ganglions lymphatiques, des poumons, de la peau, des yeux et des os, surtout des extrémités.L'évolution est habituellement chronique avec ou sans manifestations systémiques.On peut observer des phases aiguës avec réaction générale, malaises et pyrexie.On peut aussi trouver des signes secondaires à l'atteinte des organes.Le test intradermique à la tuberculine est fréquemment négatif.Les globulines plasmatiques sont souvent augmentées.L'évolution comporte soit la guérison clinique avec évidence radiologique de résolution, ou modification des fonctions organiques ou évolution chronique ».Cette affection s\u2019apparente par bien des caractères anatomo-cliniques à la tuberculose: lésions ganglionnaires et pulmonaires, même forme histo-pathologique granuloma- teuse avec cellules géantes, réaction systémique fréquente avec hyperthermie, amaigrissement.Mais elle s\u2019en sépare par des particularités d'importance: pas de bacilles de Koch dans les lésions, pas de caséification du tubercule, réaction à la tuberculine négative dans les 2/3 des cas, bénignité et torpidité habituelles de l'affection dont les lésions peuvent regresser spontanément ou persister sans pro- gession pendant de longues périodes sans altérer l\u2019état général; après s\u2019être effacées, elles ne laissent aucune trace ou bien sont suivies de sclérose nodulaire ou extensive.Toutefois on peut mourir de sarcoïdose.Vosbein, en 1951, recherchant les causes de L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 mort de 140 cas de sarcoïdose trouvés dans la littérature, reconnaissait que 48% était dues à la sarcoïdose elle-même.Et on en meurt par localisation cérébro-méningée avec hypertension intracranienne, par fibrose pulmonaire et insuffisance respiratoire progressive, par tuberculose surajoutée, par atteinte du cœur et des reins.L\u2019impossibilité de déceler le bacille de Koch dans les excreta, les tests à la tuberculine négatifs, la torpidité de l\u2019affection, une augmentation de la globuline plasmatique, les lésions kystiques aux phalanges (29 à 51 pour cent des cas), la coïncidence de lésions pulmonaires, ganglionnaires (intra et extra thoraciques), cutanées et uvéo-paro- tidiennes, la réaction de Kveim (intradermo- réaction à l'introduction de sarcoïde de ganglion; lésion sarcoïde se développant dans la peau; réaction peu utile parce que trop lente à se produire), en plus d\u2019une biopsie, sont les principaux critères diagnostiques.On ne connaît pas l\u2019étiologie de la sarcoi- dose.On ne croit pas que ce soit de la lèpre.On a incriminé la tuberculose, mais une tuberculose atypique: ainsi celle qui serait causée par le type bovin de l'infection comme le croyait Schaumann; ainsi une réaction exceptionnelle dans un organisme venant d\u2019une lignée habituée de longtemps à la tubereu- lose; ainsi un type inusité de bacilles tuberculeux comme les formes arrondies ou filamenteuses déjà décrites.Mais on admet de moins en moins la génèse tuberculeuse de quelque nature que ce soit.Il reste l\u2019origine virale.Ici, on est en pleine conjecture et rien dans ce sens n\u2019a été prouvé.On n\u2019en connaît pas non plus le traitement.Et cela n\u2019entraîne pas des conséquences désastreuses, puisque, comme l\u2019on sait, la maladie a tendance à régresser d\u2019elle-même dans la majorité des cas.Mais certaines formes sont graves et plus particulièrement, quand des organes vitaux sont le siège des lésions ou quand ces dernières laisseront des séquelles qui créeront des infirmités chroniques et pénibles. L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 Comme on pourrait le présumer, la cortisone fut administrée à certains malades à sarcoïdes.Israël et ses collaborateurs ont traité 36 cas de sarcoïdose.Une première conclusion, contingente mais importante, est qu\u2019aucun de ces cas n\u2019a montré une réaction thermique ni une accentuation des symptômes.Et cela concourt à confirmer, selon les auteurs, que la sarcoïdose n\u2019est pas de la tuberculose, car autrement les malades auraient très mal supporté cette thérapie.Une autre conclusion montre que l\u2019amélioration symptomatique amenée par la cortisone fut stable, se maintenant même quatre ans après le traitement.Ce sont surtout les phénomènes d\u2019uvéite, de parotidite, les lésions cutanées et de myocardite qui répondirent le mieux.L\u2019amélioration dans l\u2019aspect radiologique des poumons s\u2019avéra plus capricieuse et l\u2019adénopathie médiastinale ne parut pas rétrocéder.Les auteurs soumirent à la cortisone seuls les cas avec uvéite et parotidite, ceux qui étaient l\u2019objet d\u2019une hépato-splénomégalie, d\u2019une atteinte rénale et de lésions au myocarde.* * * Tous les appareils ou systèmes peuvent être le siège de la sarcoïdose et il se trouve que le système nerveux central et périphérique, que ses enveloppes méningées peuvent être impliqués dans le processus.L\u2019observation suivante nous paraît en être une illustration.Nous n\u2019en apportons pas la preuve absolue, mais l\u2019ensemble du tableau clinique présenté par la malade en concordance avec le sens de certains examens complémentaires, nous paraît d\u2019une force de conviction et d\u2019une richesse d\u2019enseignement suffisants pour rendre sa publication acceptable et instructive.Observation.Une malade, célibataire, âgée de 55 ans, fut admise à l\u2019hôpital Notre-Dame en mars 1954 pour une paralysie faciale bilatérale, des troubles oculaires, de l\u2019anorexie, de l\u2019amaigrissement, de la toux, une grande fatigabilité physique et de l\u2019hyperthermie.Cette malade avait été en excellente santé jusqu\u2019au AMYOT: LA SARCOIDOSE 797 printemps 1953.C\u2019est à partir de cette époque que les divers symptômes se manifestèrent.Et ce sont les personnes de son entourage qui constatèrent les premiers indices de maladie.En effet, ils observèrent que la malade maigrissait et pâlissait.Elle-même s\u2019aperçut qu\u2019elle était réellement malade à la fin de l\u2019été de la même année, soit en septembre 1953.Elle éprouvait de la fatigue, elle perdit l\u2019appétit, elle ressentait des malaises aux membres inférieurs; ils étaient même douloureux et enraidis.Puis, jusqu\u2019à novembre, les selles devinrent pâteuses, s\u2019éliminant deux fois par jour, de coloration brunâtre, contenant occasionnellement des membranes.Elle perdit rapidement une dizaine de livres.Vers décembre, elle éprouva des engourdissements et lourdeurs aux membres du côté gauche et dans la nuit du 15 décembre, elle constata qu\u2019elle ne pouvait plus fermer les yeux en même temps qu\u2019elle éprouvait une sensation bizarre aux lèvres.Et encore, lors de l'hospitalisation, elle insistait sur le fait qu\u2019il lui était impossible de fermer les yeux, que ses yeux étaient «rougis» et que son élocution était moins nette.Elle toussait depuis trois semaines et expectorait.On avait découvert, en plus, récemment au cours d\u2019une observation médicale ayant précédé son hospitalisation, que cette malade était fibrici- tante.Les antécédents familiaux n\u2019offraient aucune particularité.Les antécédents personnels comportaient l\u2019anamnèse d\u2019une affection pulmonaire entre 20 et 30 ans dont elle ne garda aucune séquelle apparente.Flle eut subséquemment une vie très active sans aucun ennui d\u2019ordre pathologique.Examen somatique et neurologique Le teint de la malade est de coloration jaunâtre.Les yeux montrent une congestion conjonctivale.La malade supporte mal la lumière et il est difficile de rechercher le réflexe photo-moteur qui est cependant présent.Une consultation du Dr Blain, ophtalmologiste, révèla une tension oculaire de 20-25; 798 AMYOT: LA SARCOÏDOSE des pigments en dépôt dans la région pupillaire des deux yeux, faisant croire à une ancienne irido-cyclite; une congestion conjonctivale d\u2019origine traumatique (clignement impossible par paralysie faciale).Il existait une paralysie faciale bilatérale de type périphérique et totale.L\u2019examen pulmonaire révélait de la sub- matité à la base droite.A l\u2019auscultation, le murmure vésiculaire au sommet gauche et à la base droite, était discontinu.Des sibilances étaient perçues dans la zone du lobe inférieur gauche.On trouvait à gauche un signe de Babinski et un signe d\u2019Hoffman, le réflexe radio-fléchis- seur gauche était moins fort que le droit et le réflexe cubito-pronateur droit plus fort que le gauche.Les réflexes abdominaux étaient normaux.Les épreuves de Barré et de Mingazzini étaient négatives.- Les sensibilités, la coordination étaient normales.Les nerfs craniens ne montraient aucune autre anomalie que la paralysie faciale bilatérale.Durant le séjour de la malade à l\u2019hôpital, la température rectale oscilla entre 100° et 101° F.Examens complémentaires 1) Radiographie des poumons Il y a évidence d\u2019hypertrophie ganglionnaire dans les deux hiles et dans la région du canal artériel.Il y a diminution de la transparence pulmonaire dans le segment apical postérieur du lobe supérieur gauche due à la présence d\u2019opacités trabiculaires d\u2019apparence congestive.Aucune évidence de cavitation.(Dr Trépanier).2) Formule sanguine: G.R.3 875 000; G.B.9750; hémog.75%; V.G.09; Poly.77%; grands mono.6%; lympho.14%.3) Azotémie 35 mg % ; glycémie 88 mg %; urines normales.4) Séro-diagnostic: typhoide-paratyphoide A et B \u2014 proteus b.abortus: négatif.5) Liquide céphalo-rachidien: pression et aspect normaux: Protéines 24 mg % ; glucose L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 63 mg %; Pandy négatif; cytologie 6 éléments; B.W.négatif.6) B.W.du sang négatif.Mis en présence de cette hyperthermie persistante, de l\u2019aspect radiographique des poumons, du mauvais état général de la malade et des signes auscultatoires aux poumons, nous demandâmes une consultation au Dr Jules Prévost pour lequel l\u2019hyperthermie s\u2019expliquait par l\u2019infiltration miliaire localisée avec adénopathie trachéo-bronchique bilatérale probablement de nature bacillaire.TI conseilla les tests suivants: tif ; a) un Mantoux à 1/1000 qui s\u2019avéra négatif; b) un Middlebrooke-Dubos qui fut négatif: c) un tubage gastrique pour recherche de bacilles acido-résistants, culture sur Lowen- stein et imoculation au cobaye: La recherche microscopique, la culture sur Lowenstein et l\u2019inoculation ne révélèrent ni bacilles de Koch ni lésions tuberculeuses au cobaye sacrifié trois mois plus tard; d) Un test pour histoplasmose qui fut négatif.Le docteur Prévost, à la lumière de ces nouveaux développements, conclut qu\u2019il ne croyait plus à la nature tuberculeuse des lésions, mais qu\u2019il s\u2019agissait plutôt, selon toute vraisemblance, d\u2019une sarcoïdose de Boeck.On ne radiographia pas les os de la malade, et en particulier les phalanges de ses extrémités.On ne constata pas de tuméfaction parotidienne, ni la présence d\u2019hypertrophie ganglionnaire aux endroits d\u2019élection.En résumé, ÿl! s\u2019agit d\u2019une malade de 55 ans qui, examinée en mars 1954, depuis le printemps 1958 montrait des signes d\u2019atteinte de l\u2019état général: pâleur, amaigrissement, s\u2019accentuant surtout depuis septembre.Elle perdit une dizaine de livres assez rapidement.Puis on constata de l\u2019hyperthermie.Enfin, elle se mit à tousser, ressentit des malaises aux membres gauches et en décembre 1953, elle fut prise subitement d\u2019une paralysie faciale L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 bilatérale de type périphérique.À l\u2019examen on constata cette paralysie faciale bilatérale, des lésions éteintes d\u2019irido-cyclite, la présence de lésions d'infiltration miliaire aux poumons, accompagnées d\u2019hypertrophie ganglionnaire aux régions hilaires.Tous les tests et examens complémentaires d\u2019usage courant et de valeur éprouvée, ne purent révéler la nature tuberculeuse de ces lésions pulmonaires et ganglionnaires intra-thoraciques.COMMENTAIRES Nous n\u2019insisterons pas, pour appuyer le diagnostic de sarcoïdose de notre malade, par une argumentation qui nous paraît superfétatoire.L\u2019observation porte en elle-même la somme des arguments.Admettons pour le moins que le diagnostic de sarcoïdose est vraisemblable.Nous ajouterons qu\u2019aux symptômes systémiques et aux lésions ganglio- pulmonaires (couplées aux épreuves tuberculiniques négatives), la paralysie faciale bilatérale et les lésions du tractus uvéal sont des critères d\u2019une qualité élective telle qu\u2019ils étayent assez solidement le diagnostic clinique.Il aurait été sûrement préférable de rechercher la raison anatomique des autres signes neurologiques, discrets il est vrai, mais indubitables par une investigation plus poussée: électro et pneumo-encéphalographie, artériographie cérébrale.* * * Nous l\u2019avons dit, tous les appareils et systèmes peuvent être touchés par la sarcoïdose, le couple ganglio-pulmonaire étant en tête de fréquence.I] se trouve que le système nerveux et les méninges y sont impliqués selon un pourcentage approximatif de 1-2%.Pennell, en 1951, mentionnait que 51 cas de sarcoïdose du système nerveux central figuraient dans la littérature.Et l\u2019auteur aiou- tait trois autres cas étudiés à l\u2019Institut Neurologique de New-York.Meyer et coll.résumaient, en 1953, 14 observations publiées pour lesquelles l\u2019autop- AMYOT: LA SARCOÏDOSE 799 sie ou la biopsie avaient démontré l\u2019existence de lésions intracraniennes.Ces vérifications anatomiques démontraient en prédominance des lésions granulomateuses des lepto-ménin- ges à la base du cerveau, dans la région du chiasme, sur l\u2019épendyme, sur le plancher du troisième ventricule déterminant de l\u2019hydrocéphalie obstructive, dans l\u2019axe encéphalique.On trouva un granulome circonserit dans le lobe occipital et on put aussi constater des infiltrations dans certains nerfs craniens comme le facial et le trijumeau.Les auteurs mentionnent brièvement 5 autres cas autopsiés où on décela des sarcoïdes au cerveau, au cervelet, à la région hypothalamique et à l\u2019hypophyse, aux lepto-méninges, à l\u2019épendyme.Ils rapportent une observation d\u2019un cas qui manifesta surtout un syndrome l\u2019hypertension endo-cranienne à évolution rapide comme au cours du développement d\u2019une lésion expansive intracraniente.L'examen ana- tomo-pathologique permit de constater de petits granulomes pie-mériens couvrant le cortex et de se rendre compte que l\u2019infiltration sarcoïde se montrait surtout autour des vaisseaux sanguins, dans l\u2019adventice et même jusqu\u2019à la média.Olle Hôôk, en 1954, publia les observations cliniques de neuf cas, en insistant comme d\u2019autres auteurs qui ont écrit sur le sujet, sur la grande variété de symptômes déterminés par la disposition disséminée dans le système nerveux des lésions de la sarcoïde.Cependant, il attira l'attention sur la fréquence des modifications du liquide céphalo-rachidien (50% des cas), comportant surtout une légère augmentation des éléments cellulaires, des protéines et occasionnellement une diminution du glucose liquidien.Ces anomalies du liquide couplées à l\u2019hypoglucorachie et observées au cours d\u2019un syndrome qui comprendrait de l\u2019hypertension intracranienne et des signes d\u2019irritation méningée, de la somnolence, ou encore de l\u2019inconscience, pourraient inciter au diagnostic de méningite tuberculeuse.D'autant plus vraisemblablement que des lésions ganglio-pulmonaires pourraient être décelées et appuieraient ce faux diagnostic. 800 Il est important de connaître cette éventualité, afin qu\u2019un diagnostic véridique soit porté et que le pronostic, favorable dans la sarcoïdose, ne prenne pas un caractère de gravité et que soit évitée l\u2019application d\u2019une thérapeutique mal dirigée et inutile.Les auteurs qui ont publié sur la sarcoïdose du système nerveux depuis 1948 ont tous cité le travail de Colover.Cet auteur fit en 1948 une revue générale de la question et ajouta 3 observations de cas étudiés au \u201cNational Hospital\u201d de \u201cQueen Square\u201d à Londres.Dans les 115 cas colligés et les 3 personnels, l\u2019auteur constata la présence de la paralysie faciale dans environ 50% des cas; dans 58 cas, elle était bilatérale chez 22 et unilatérale chez 36.Et, fait à retenir, cette paralysie faciale n\u2019était pas forcément liée à une parotidite, ce qui prouvait qu\u2019elle n\u2019était pas systématiquement due à la compression du nerf par une parotide inflammée et tuméfiée.Il mentionna que tous les nerfs craniens peuvent être éventuellement touchés par le processus et troublés dans leurs fonctions sensitivo-motrices.À vrai dire, les premières constatations neurologiques de la sarcoïdose d\u2019ordre anatomo-clinique le furent sur les nerfs périphériques, craniens et rachidiens, soit en 1905 (Winkler), en 1908 (Mazza) en 1910 (Urban).On trouva des nodosités le long des troncs nerveux, on y découvrit les lésions typiques de sarcoïdes avec cellules épithélioïdes et lymphocyte, on avait observé des zones d\u2019anesthésie dans l\u2019aire de distribution sensitive du nerf, de l\u2019amyotrophie et de la parésie (avant-bras cubital, médian, radial \u2014 Mazza).Un autre syndrome neurologique lié à la sarcoïdose qu\u2019il faut retenir est le diabète insipide.On connaît la localisation fréquente des lésions à la région antérieure de la base du cerveau.En fait, Pennell cite 18 cas sur 51 à sarcoïdose nerveuse qui présentaient du diabète insipide, soit un pourcentage de 35%.Deux de ces 18 cas montraient en plus un syndrome adiposo-génital.Ce dernier syndrome existait chez 3 autres des 51 cas.Hook observa d\u2019autre part des troubles importants AMYOT: LA SARCOIDOSE L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 du sommeil chez un de ses malades.Ce qui illustre bien la liaison anatomo-clinique entre la lésion hypothalamo-hypophysaire fréquemment constatée et le syndrome de polyurie, d\u2019incidence élevée dans la sarcoïdose du système nerveux.On ne devrait done pas oublier cette éventualité étiologique du diabète insipide.Avant de quitter.cette région intracranien- ne, faudra-t-il aussi signaler, comme le font Meyer et ses collaborateurs, que certains troubles visuels, invitant à incriminer une arachnoïdite chiasmatique, pourraient bien être dus à des lésions de sarcoïdose péri et para chiasmatiques.Si on examinait systématiquement le liquide céphalo-rachidien des malades à sar- coïdose, il est à peu près certain qu\u2019on trouverait une incidence d\u2019atteinte méningo-céré- brale dépassant le 1% des auteurs.Une teile conduite est sûrement à conseiller.Des lésions oculaires sont très souvent observées au cours de la maladie de Besnier- Boeck-Schumann.Des 74 cas colligés par Gravesen, l\u2019iritis se trouvait dans 14%.Dans 50% de ces cas d\u2019iritis, il existait en plus un gonflement des parotides ou d\u2019autres glandes salivaires.Par ailleurs, Colover, dans ses 118 cas, put grouper 56% d\u2019iritis, ce qui constitue une icidence beaucoup plus élevée et semblerait établir un rapport plus étroit entre cette lésion oculaire et l\u2019atteinte du système nerveux par la sarcoïdose.En terminant ces brèves considérations, on doit ajouter qu\u2019à l\u2019opposé des lésions intracraniennes et des lésions nerveuses observées, les auteurs ne rapportent pas de cas où la moelle épinière était envahie par les sarcoïdes.Ce sont là quelques faits et notions observés et acceptés en rapport avec la pathologie neurologique de cette affection.Nous les avons groupés autour de notre observation.Elle fut une occasion de faire connaître une étiologie particulière de certains syndromes dont s\u2019enrichit cette pathologie qui ainsi nous fait comprendre certains phénomènes, comme l\u2019irido-cyclite et la paralysie faciale L\u2019Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 bilatérale de notre malade, qui autrement resteraient obscurs.Résumé Ce travail contient l\u2019observation d\u2019une malade à pathologie systémique d\u2019une infection, à paralysie faciale bilatérale et irido-cyclite, à lésions ganglio-pulmonaires dont l\u2019origine tuberculeuse présumée fut démontrée comme invraisemblable.Quelques signes neurologiques discrets suggérèrent des lésions cérébrales légères.Rapide exposé historique de la sarcoïduse, notions anatomo-cliniques principales de cette affection et enfin sa pathologie neurologique la plus connue et acceptée.BIBLIOGRAPHIE John S.PENNELL et coll.: Granulomatoses angiitis of the meninges in sarcoidosis.Arch.Neur.Psy.69: 587 (mai) 1953.Willard H.PENNELL: Boeck\u2019s sarcoid with involvement of the central nervous system.Arch.AMYOT: LA SARCOIDOSE 801 Neur.Psy., 66: 728 (déc.) 1951; 66: 655 (nov.) 1951.Olle HOOK: Sarcoidosis with involvement of the nervous system.Arch.Neur.Psy., 71: 554 (mai) 1954.Walter RICKER et M.CLARKE: Sarcoidosis.Am.J.of Clinical Pathology, 19: 725, 1949.David G.FREIMAN: Sarcoidosis.The New Eng.I.Med., 229: 664, 709, 743; 1948.L.-M.PAUTRIER: La maladie de Besnier-Boeck- Schaumann.Traité de Médecine, vol.III, p.441.Masson et Cie, édit, Paris, 1951.H.L.ISRAEL, M.SONES et D.HARRELL: Cortisone treatment of sarcoidosis.Experience with 36 cases.J.A.M.A, 156: 461 (2 oct.) 1954.J.COLOVER: Sarcoidosis with involvement of the nervous system.Brain, 71: 457 (déc.) 1948.Bertil ROOS: Cerebral manifestations of lympho- granulomatosis benigna (Schaumann) and uveo- parotid fever (Heerfordt).Acta Med.Scand.104: 123, 1940.F.T.HUNTER et HUTCHINSON: Boeck\u2019s Disease (Generalized sarcoidosis).New Eng.J.Med., 214: 346 (20 fév.) 1936.On pourra trouver dans ces quelques travaux, consultés par nous, une riche bibliographie complémentaire, LES COMPLICATIONS NEUROLOGIQUES DE LA MALADIE DE HODGKIN RAPPORT D\u2019'UN CAS AVEC ATTEINTE MÉDULLAIRE Julio VASQUEZ, Hôpital Notre-Dame (Montréal)1 L'\u2019atteinte du système nerveux dans la lymphogranulomatose maligne ne semble pas très fréquente mais elle est bien connue et de l\u2019avis de certains auteurs elle peut se produire à l\u2019état isolé avant l\u2019apparition de toute autre manifestation clinique somatique de cette affection.De beaucoup le plus souvent cependant les signes neurologiques apparaissent alors que la réticulopathie maligne a été reconnue cliniquement et confirmée histologi- quement.Le diagnostic est alors relativement facile.Le pronostic peut se trouver favorablement influencé si le traitement est appliqué précocement dés l'apparition des pre- 1.Service de Neuro-psychiatrie, sous la direction du docteir Roma Amyot.miers signes neurologiques.N\u2019importe quelle partie du système nerveux central ou périphérique peut être atteinte par le processus lymphogranulomateux mais certaines régions herveuses sont plus fréquemment englobées que d'autres.- L\u2019atteinte cérébrale est rare mals elle a été signalée et confirmée histologiquement; elle peut être secondaire à des lésions méningées ou survenir indépendamment de ces lésions de la dure-mere et réaliser une encépha- lopathie primitive d\u2019origine métastatique; il ÿ aurait transport par voie sanguine ou lym- pathique d\u2019éléments cellulaires pathologiques dont la prolifération au sein du tissu ner- 802 VASQUEZ: MALADIE DE HODGKIN veux provoquerait des altérations histologiques réactionnelles.Les plexus et les trones nerveux périphériques peuvent se trouver comprimés par des masses ganglionnaires hodgkiniennes et donner des algies dont la topographie dépend du siège de la tumeur ganglionnaire et des troncs nerveux comprimés; les douleurs peuvent envahir les régions cervicale, brachiale, intercostale et lombo-sacrée.L\u2019atteinte des racines médullaires et de la moelle elle-même est plus fréquente.$.Ginsburg (1927) trouve cinq cas d\u2019atteinte médullaire sur un total de 36 malades (13,8%).P.F.Shapiro (1930) donne une proportion un peu plus élevée (15%).Cette atteinte relève dans la majorité des cas de la compression exercée sur ces parties du système nerveux par une coulée de tissu lymphogranu- lomateux évoluant dans les régions paraver- tébrales, dans les trous de conjugaison et dans l'espace épidural du canal rachidien; les régions cervicale inférieure et dorsale supérieure de la moelle sont plus fréquemment atteintes et donnent lieu à des signes cliniques caractéristiques.C\u2019est surtout sur cette dernière modalité topographique d\u2019atteinte neurologique au cours de la maladie de Hodgkin que nous voulons formuler quelques considérations d\u2019ordre clinique, pathogénique et thérapeutique.Mais avant de le faire nous allons décrire l\u2019histoire clinique d\u2019un de nos malades car elle est assez suggestive et va nous aider à comprendre plus clairement le mécanisme des symptômes et des signes cliniques et l\u2019importance d\u2019un diagnostic précoce c\u2019est-à-dire avant l\u2019apparition des paralysies.Celles-ci en effet sont l\u2019expression de lésions médullaires sérieuses, souvent irréversibles et d\u2019un pronostic plus réservé.Observation 1.Malade R.C., 41 ans: les antécédents de ce patient indiquent qu\u2019au mois de décembre 1951 on lui fait l\u2019exérèse d\u2019une petite tuméfaction de la région cervicale gauche et qu'après examen histologique on pose le diagnostic de maladie de Hodgkin.L\u2019examen cli- L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 nique somatique est normal.Les radiographies des poumons et du médiastin sont négatives et la formule sanguine ne montre aucune anomalie.Il est soumis à la radiothé- raple: du 4 janvier au 22 avril 1952 il reçoit 6 800 R.; du 25 avril au 4 juin 1953 il reçoit à 665 R.Vers la fin de l\u2019année 1953 le malade commence à ressentir des douleurs dans la partie antérieure et latérale de l\u2019hémithorax gauche (au-dessous du mamelon) dans les territoires radiculaires des sixième, septième, et huitième racines dorsales sensitives du côté gauche.Ces douleurs sont légères au début mais elles s\u2019aggravent progressivement et le malade doit de plus en plus souvent avoir recours aux analgésiques.Le 30 septembre 1954 des signes cliniques nouveaux et plus alarmants apparaissent: le matin en se levant du lit il constate une faiblesse marquée dans le membre inférieur gauche; il peut encore marcher mais avec difficulté.Deux jours après l\u2019impotence musculaire s\u2019installe dans le membre inférieur droit et le malade est alors incapable de se tenir debout, de marcher, et présente des troubles urinaires.Il est hospitalisé dans le service de neurologie de l'hôpital Notre-Dame le 11 octobre 1954 et c\u2019est alors qu\u2019il est vu pour la première fois.Sa vessie est très distendue, il est incontinent et paraplégique.L\u2019impotence motrice des deux membres inférieurs est complète et cette atteinte paralytique est de type flasque.Les réflexes rotuliens, achilléens, cré- mastériens et cutanés abdominaux sont abolis des deux côtés et les réflexes cutanés plantaires sont indifférents.Les sensibilités superficielles et profondes se trouvent complètement abolies aux deux membres inférieurs et sur l'abdomen la sensibilité à la douleur est abolie des deux côtés jusqu\u2019à environ l\u2019horizontale passant par l\u2019ombilie (dermatome D9).Les membres supérieurs ne montrent aucun signe neurologique et le reste de l\u2019examen clinique somatique ne révèle aucune anomalie.Il n\u2019y a pas d'adénopathies périphériques, la formule sanguine est normale, les radiographies des poumons et du médiastin ne montrent aucune image pathologique. L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 La pression initiale du liquide céphalo-rachidien après ponction lombaire est de 160 mm; l\u2019épreuve de Queckenstedt est négative (l\u2019ascension de la colonne liquidienne est légère et la descente s\u2019accomplit avec une grande lenteur) ; la pression terminale du l.c.r.après avoir retiré quelques ce pour examens s\u2019ef- frondre à zéro.Ce liquide contient 570% de protéines.La radiographie des corps vertébraux ne montre aucune anomalie mais il y a amincissement des pédicules de certaines vertèbres; cet amincissement est visible au niveau des pédicules droit et gauche de la cinquième et de la sixième vertèbre dorsale mais il est plus accusé du côté droit que du côté gauche; l\u2019amincissement se voit aussi au niveau des pédicules droits des septième et huitième vertèbres dorsales.La myélographie montre un arrêt complet de la colonne opaque au niveau de l\u2019extrémité supérieure du corps de la huitième vertèbre dorsale et confirme le diagnostic déjà soupçonné par la clinique de néo-formation intra-rachidienne au niveau du segment dorsal de la moelle.Le malade est transféré dans le service de neuro-chirurgie et le 16 octobre le Dr G.Rinfret lui pratique une laminectomie dorsale et extirpe une volumineuse tumeur épidurale située en arrière et de chaque côté de la moelle mais plus importante et plus saillante du côté droit que du côté gauche; cette tumeur comprimait tout particulièrement les cinquième et sixième segments de la moelle dorsale, s\u2019étendait vers le haut et vers le bas et était facilement détachable de la dure- mère qui n\u2019était pas infiltrée.L\u2019examen histologique de la pièce opératoire montre par la suite une prolifération importante de cellules réticulaires, lymphocytes, éosinophiles, polynucléaires plasmocytes et surtout de nombreuses cellules géantes de type Sternberg (Dr Claire G.Mackay).Les suites opératoires se compliquent de troubles trophiques cutanés, d\u2019infection vésicale et en raison de l\u2019incontinence urinaire persistante le malade doit garder une sonde à demeure.Les douleurs intercostales dimi- VASQUEZ: MALADIE DE HODGKIN 803 nuent d\u2019intensité après l\u2019opération mais d\u2019autres douleurs de type central (cordonnales) et très pénibles apparaissent dans les deux membres inférieurs et persistent malgré la radiothérapie post-opératoire (3600 r).Un bilan neurologique est établi trois mois après l\u2019intervention et on peut alors faire les constatations suivantes: 1l y a des mouvements de flexion et d\u2019extension au niveau du pied gauche; le genou gauche peut être plié et le malade peut exécuter le retrait du pied gauche jusqu\u2019à la hauteur du genou droit; il y a de très légers mouvements au niveau du pied droit et du genou droit mais l\u2019impotence motrice est encore très marquée de ce côté; les muscles.des membres inférieurs sont un peu atrophiés et la mobilisation passive objective un début d\u2019hypertonie musculaire; les réflexes ostéo-tendineux des deux membres inférieurs sont vifs et le réflexe cutané plantaire se fait en extension des deux côtés; les sensibilités profondes demeurent complètement abolies alors que les sensibilités superficielles font preuve d\u2019une certaine amélioration au niveau des cuisses et de l\u2019abdomen.C\u2019est dans cet état que le malade quitte l\u2019hôpital quatre mois après l\u2019intervention chirurgicale et est dirigé vers un centre de réhabilitation.= * + Telle est l\u2019histoire clinique de ce malade.Elle est assez suggestive et concorde avec les constatations cliniques déjà faites par d\u2019autres auteurs dans des cas d\u2019atteinte médullaire par un processus lymphogranulomateux.Elle comporte cependant certains éléments sur lesquels, croyons-nous, il est utile d\u2019insister: au tout début la maladie de notre patient semble se limiter à l\u2019atteinte ganglionnaire de la région cervicale gauche et ces adénopathies régressent rapidement avec la radiothérapie; deux ans après l\u2019installation de ces tumeurs cervicales apparaissent des radi- culalgies monosymptomatiques; le patient ac- euse ces douleurs pendant un an et ne reçoit qu\u2019une médication analgésique; aucun rapprochement n\u2019est fait entre ces radiculalgies persistantes et de plus en plus intenses et les 804 VASQUEZ: MALADIE DE HODGKIN antécédents du malade (adénopathies, biopsie, radiothérapie).Telle est la situation de ce patient quand les phénomènes paralytiques s\u2019installent aux membres inférieurs un an après le début des symptômes d\u2019alarme.La paraplégie s\u2019installe rapidement en 48 heures, elle est d\u2019emblée flasque et totale et s'accompagne de troubles urinaires marqués.Le patient arrive à l\u2019hôpital onze jours après l'installation de la paraplégie et c\u2019est alors que les explorations cliniques mettent en évidence le mécanisme de la lésion médullaire et que le problème étiologique est analysé à la lumière des antécédents du malade.Le diagnostic de l\u2019existence et du niveau de la compression est facile: la topographie des douleurs radiculaires et des troubles sensitifs objectifs (niveau sensitif à D9), les résultats de la ponction lombaire et de la compression des jugulaires, la radiographie vertébrale, la myélographie, ont fourni des renseignements très typiques et ont imposé l\u2019exploration chirurgicale immédiate.Il est ici intéressant de remarquer encore une fois l\u2019absence de tout autre signe clinique de la maladie de Hodgkin y compris l'absence d\u2019images pathologiques dans les radiographies.La laminectomie est pratiquée deux semaines après le début de la paraplégie, ce qui constitue un délai assez important car pendant ce temps des lésions histologiques importantes et en grande partie irréver- siblés ont pu se constituer dans la moelle.Lors de l\u2019intervention, on a constaté qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une tumeur épidurale volumineuse qui comprimait et déplaçait la moelle; ni la dure-mère ni la moelle elle-même étaient infiltrées.Cette compression directe associée tout probablement a des troubles circulatoires médullaires expliquent chez ce malade le début, tres rapide des signes paralytiques.Il y a par ailleurs quelques éléments d\u2019apparence paradoxale: l\u2019un est le contraste existant entre le volume important de la tumeur épidurale et l\u2019absence d\u2019image radiologique anormale au niveau du médiastin et des poumons; l\u2019autre est la localisation des radicu- laloies dans l\u2019hémithorax gauche alors que la L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 tumeur épidurale avait un développement plus important dans l\u2019extrémité droite de l\u2019espace épidural.Peut-être pourrait-on invoquer la présence de tumeurs ganglionnaires thoraciques très profondes et peu volumineuses et que la pénétration du canal rachidien par la masse lymphogranulomateuse s\u2019est effectuée des deux côtés quoique inégalement.Cela expliquerait la localisation épidurale dorsale de la néo-formation hodgkinienne et la souffrance des racines médullaires dorsales du côté gauche.Ce raisonnement n\u2019explique pas cependant pourquoi le malade n\u2019a pas eu de douleurs radiculaires du côté droit.Des travaux déjà assez nombreux ont été publiés sur les atteintes neurologiques au cours de la maladie de Hodgkin et tout particulièrement sur les complications radiculo- médullaires beaucoup plus fréquentes que les lésions méningo-cérébrales.On s\u2019est efforcé de préciser le mécanisme, l\u2019aspect histologique des lésions médullaires et les variétés des syndromes cliniques.Des analyses sérieuses ont également été faites sur les résultats des traitements physiques et de l\u2019intervention chirurgicale.Les faits cliniques les plus habituellement observés offrent une certaine chronologie.Il y a un premier stade prodromique plus ou moins long (semaines-mois) caractérisé par des radiculalgies qui siègent dans le territoire d\u2019innervation sensitive des racines médullaires altérées par la tumeur.Le plus souvent il s\u2019agit de douleurs thoraciques, mais ces algies peuvent se projeter vers les régions lombaires, les membres inférieurs ou les membres supérieurs.À ce stade, la radiothérapie préventive peut arrêter l'évolution du processus lymphogranulomateux local et empêcher l'apparition des paralysies.Quand celles-ci apparaissent, l\u2019atteinte médullaire est certaine et le pronostic est beaucoup plus réservé.Les membres inférieurs sont les plus souvent atteints et cela avec une rapidité et intensité variables.Dans les cas de compression médullaire cervicale, on peut observer REPOS PE RE = 2 % SE En 2 RE SEERA HE ce OR Figure 3 re 4 Figu Neuf mois après la surrénalectomie subtotale (septembre 1954). L\u2019Union Méd.Canada 813 DUMAS: SYNDROME DE CUSHING Tome 84 \u2014 Juil.1955 = ae a ce A Sn ss = NN se se = ce cn ss u > a 2 = a 3 se RR = > = SE qe = Be A Ë : Figure 2 Figure 1 surrénalectomie subtotale (février 1954) Avant la ès A Se 7 2 = Eo 25 i pr 5, ¥ a ea > Er se 5 ob %: Br 55 sa A 4 w Se iy To 3%.7 A #2 Re.24 2 Sa 4 pa GE 2 ; A 2 ERE Figure 3 Fi re 4 surrénalectomie subtotale (février 1955) Un an après la 5°) la cytologie sanguine révèle un taux normal d\u2019hémoglobine et d\u2019érythrocytes, de la lymphopénie mais pas de polycythémie.Par contre la numération des éosinophiles donne un chiffre particulièrement bas: 9/mm.cube.6°) le potassium sanguin est aux limites inférieures de la normale: 15-44 mgr (normale: 16-22) et le sodium légèrement élevé: 333 mgr (normale: 300).7°) la radiographie du crâne ne montre pas d\u2019altération de la selle turcique et on ne voit pas d\u2019ostéoporose sur les clichés du rachis, du bassin et des côtes.Avant de nous résoudre à l'intervention chirurgicale, nous avons épuisé la gamme des traitements médicaux et radiothérapiques.Ils se sont avérés inopérants ou décevants dans l\u2019ensembie.Nous avons utilisé tour à tour: a) la testostérone (50 mgr i.m.tous les deux jours x 1 mois) pour favoriser l\u2019anabolisme des protéines; b) le stillbœstrol; c) la cortisone (50 mgr par jour pendant 1 mois) pour freiner l\u2019hyperproduction d\u2019ACTH; malgré une amélioration de la tolérance aux glucides, nous n\u2019avons pas poussé la dose au delà, par crainte des complications psychiatriques; d) la diète riche en protides (comme palliatif de la déplétion protidique); e) le chlorure de potassium (pour lutter contre la faiblesse musculaire); f) la radiothérapie des surrénales et de l\u2019'hypophyse aux limites de la tolérance, sous la direction du Dr Pinsonnault.Devant l\u2019insuccès de nos démarches, nous avons opté pour la surrénalectomie bilatérale subtotale que notre collègue, le Dr Paul Cartier, a pratiqué par voie trans-lombaire (12e côte), en deux temps (totale à gauche le 20 novembre 1953 et 80% à droite le 11 décembre 1953) : 1° \u2014 la surrénale droite pesait 6,2 grammes, elle était donc pratiquement normale, (la limite pondérale supérieure étant de 7 grammes) non tumorale, ni hyperplasiée.2° \u2014 la surrénale gauche n\u2019était pas non plus hyperplasiée, le fragment enlevé pesant 814 DUMAS: SYNDROME DE CUSHING Tome 84 \u2014 Juil.1955 4,2 grammes et représentant 80% de la glande.L'examen anatomo-pathologique des pièces n\u2019a rien décelé de notable: Surrénale gauche.\u2014 Il n\u2019existe rien de tumoral dans cette surrénale.Il n\u2019existe pas non plus d\u2019hypertrophie globale dans cette glande.Tout ce qu\u2019on y aperçoit, ce sont des anomalies assez fréquentes: formations nodulaires corticales et extra-surréna- liennes, infiltration lymphocytaire en foyers de la médullaire.Surrénale droite.\u2014 Cortex riche en lipides mais d\u2019épaisseur sensiblement normale, avec rares ébauches de formations nodulaires.Rien de notable à la réticulée, si ce n\u2019est un certain degré de dilatation des sinusoïdes ainsi qu\u2019une plage où il s\u2019est produit une légère sclérose du squelette réticulaire de ces sinusoïdes.La malade a reçu comme médication pré, per et postopératoire de la cortisone à dose décroissante à raison de 200 mgr la veille de l\u2019opération, 200 mgr le jour de l\u2019opération, 150 mgr le lendemain, 100 mgr le 3e jour, 75 mgr le 4e jour, 50 mgr le 5e jour et 25 mgr le 6e jour, dose d\u2019entretien qu\u2019elle a continué de prendre pendant plusieurs mois.Les suites opératoires ont été exceptionnellement favorables, tout au plus peut-on signaler, 6 jours après la seconde intervention, une petite crise addisonnienne avec hypotension, survenue à l\u2019occasion d\u2019une légère réaction fébrile et qui est rentrée dans l\u2019ordre après injection de 50 mgr de cortisone.L'amélioration des symptômes a été progressive et soutenue, l\u2019habitus psychologique dépressif a vite fait place à une humeur enjouée et à un caractère plus sociable, les ecchymoses, la minceur et la fragilité cutanée sont disparues en peu de temps.La faiblesse et l\u2019atrophie musculaires se sont amendées progressivement: la malade a joué au tennis et pratiqué la natation tout l\u2019été, à l\u2019automne, elle a repris son emploi à temps partiel d\u2019abord, puis à temps complet et cet hiver, elle s\u2019est adonnée au ski sans fatigue.L'aspect lunaire de son visage est disparu, les creux sus-claviculaires sont dégagés, la bosse de bison s\u2019est atténuée, la T.A.est redevenue normale 124/80, l\u2019hypertrichose fa- L'Union Méd.Canada ono.Mond L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 ciale s\u2019est dissipée, il persiste encore un peu de sécheresse de la peau aux jambes.Son poids est resté sensiblement le même et oscille autour de 150 (la malade mesure 66 pouces) ; cette constance pondérale peut s\u2019expliquer parce que la reconstruction de la musculature de ses membres compense la disparition de l\u2019adiposité faciale et cervicale.En septembre 1954, la malade ne prenait plus que 12,5 mgr de cortisone par jour depuis deux mois.Ses éosinophiles étaient remontés à 212/mm c.(et ce après une longue randonnée en tramway) et le test de Thorn (numération avant et apres inj.d\u2019ACTH) donnait une réduction d\u2019un peu moins que la normale à 212/124 mm ce.Enfin sa courbe d\u2019hyperglycémie provoquée s\u2019était fort améliorée même si elle demeure encore subnormale.Après quelques cycles anovulaires amorcés par le stilbœstrol, les menstruations sont reparues et sont redevenues régulières.A l\u2019heure actuelle, la malade ne prend plus de cortisone, elle se porte bien, elle est heureuse de vivre et à l\u2019occasion d\u2019épisodes grippaux saisonniers, elle n\u2019a présenté aucun signe d\u2019insuffisance cortico-surrénale.Nous posons chez cette malade un pronostic favorable, bien qu\u2019il lui faudra demeurer sous surveillance médicale pendant plusieurs années encore.Observation 2.Notre deuxième malade, une jeune femme de 27 ans, mariée depuis six ans, stérile et ayant été opérée pour ovaire polykystique gauche en 1952, est hospitalisée en décembre 1953 pour élucider une obésité d\u2019allure bizarre qui s\u2019avère rebelle à tout traitement et qui déroute son médecin, un excellent praticien de la région trifluvienne.D'un appétit vorace, elle a engraissé de trente livres depuis 2 ans, cette obésité intéressant le tronc et tout particulièrement la face et le cou.Les creux sus-claviculaires sont effacés par l\u2019adipose et elle arbore une bosse de bison bien développée.Depuis deux ans, elle présente également une grand lassitude musculaire, des alternances d\u2019euphorie et de DUMAS: SYNDROME DE CUSHING 815 profonde dépression; elle a de l\u2019aménorrhée ou une hypoménorrhée marquée et elle éprouve du dégoût pour l\u2019accomplissement des devoirs conjugaux, bien que le ciel l\u2019ait dotée d\u2019un mari charmant.Elle accuse des ecchymoses spontanées et son teint est haut en couleur.Sa T.A.se maintient entre 170-180/ 100-110 et les épreuves de laboratoire donnent les résultats suivants: les 17-cétostéroi- des: 43,3 mgr (24 h.) (au lieu de 6,17 mgr F) ; les gluco-corticoides: 340 un.glyc/24 h.; la tolérance aux glucides est mauvaise: la glycémie reste à 1 gr.52 après 3 h.(sans glycosurie cependant).Il n\u2019y a pas de polycythémie et la numération des éosinophiles donne des chiffres très abaissés de 10 ou 15/mm ec.Le M.B.est bas \u2014 24 mais le cholestérol est abaissé 1 gr 26.Ici encore, le potassium est sub-normal 15,4 mgr (au lieu de 16,22) et le sodium augmenté à 323,2 (au lieu de 300).Tout comme chez la première malade, les clichés crâniens et la rétropéritonéographie ne nous ont montré aucune anomalie et l\u2019examen radiologique du squelette n\u2019a pas révélé d\u2019ostéoporose.Nous n\u2019instituons pas dans son cas d\u2019autre traitement médical qu\u2019un traitement diététique symptomatique de son obésité et comme elle devient de plus en plus hypomaniaque, nous décidons de recourir d\u2019emblée à la sur- rénalectomie subtotale en deux temps que pratique encore notre collègue le Dr Paul Cartier les 4 et 16 mars 1954, à 15 jours d\u2019intervalle seulement, en raison de suites opératoires exceptionnellement favorables.Les surrénales sont plus volumineuses que la normale et leur poids combiné semble être de plus de 15 grammes, la pièce prélevée à gauche et représentant 85% de la glande pèse 6 gr.8 et la pièce prélevée à droite et représentant 90% de la glande pèse 7 gr.25.L\u2019analyse histopathologique des pièces ne révèle qu\u2019un certain degré d\u2019épaississement de la couche réticulée. 816 DUMAS: SYNDROME DE CUSHING Comme médication pré, per et postopératoire, la malade a également reçu de la cortisone que l\u2019on diminuera progressivement après l\u2019intervention jusqu\u2019à la dose quotidienne d\u2019entretien de 25 mgr p.j.Les suites opératoires ont été totalement dénuées d\u2019incidents.L'état mental de la malade s\u2019améliore rapidement (la malade demeure enjouée mais l\u2019excitation psychique a cessé), sa libido reparaît, ses menstruations se sont régularisées et sont plus abondantes, la fragilité capillaire et cutanée disparaissent, sa T.A.est à 116/ 78, le visage a perdu son aspect lunaire, les creux sus-claviculaires sont dégagés, la bosse de bison a fondu complètement, la faim s\u2019est atténuée, la courbe d\u2019hyperglycémie provoquée est améliorée et la malade a retrouvé son poids normal après avoir suivi sans difficulté un régime hypocalorique.En juin 1954, les analyses de laboratoire donnent les résultats suivants: des 17-cétosté- roides aux limites inférieures de la normale: 9,2, 5,5 mgr/24 h.(au lieu de 6-17 mgr F.) le test de Thorn donne une réduction de 30% seulement des éosinophiles (365/250) qui demeureront élevés entre 285 et 192 pendant toute une semaine alors que la malade recoit de la corticotrophine à action prolongée (Du- racton).En septembre 1954, la malade présente de l\u2019insuffisance surrénalienne avec intolérance digestive, asthénie, hypotension et peau pigmentée sur les parties découvertes et les plis cutanés, parce qu\u2019elle s\u2019est abstenue, de son chef, de prendre sa cortisone pendant un mois.Son test de Thorn demeure négatif, ce qui indique que son moignon surrénalien n\u2019a pas récupéré encore toute sa capacité fonctionnelle.Comme la malade habite au loin et qu\u2019elle échappe à notre surveillance, nous conseillons à son médecin de poursuivre chez elle le traitement d\u2019entretien à la cortisone (25 mgr p.j.) indéfiniment.Nous la revoyons en février 1955, Elle pèse 129 livres, sa T.A.est de 114/80, elle est calme et ne présente plus de rire non motivé, L\u2019Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 son teint est clair, non pigmenté, elle digére bien et se sent bien et elle aurait fait, selon son médecin, deux avortements spontanés au cours de l\u2019hiver.Elle devra, elle aussi, demeurer sous surveillance médicale pendant quelques années.* * En guise de commentaires: le mécanisme pathogénique précis de la maladie, dans nos deux observations, nous demeure inconnu.Nos malades récupéreront-elles la capacité fonctionnelle de leurs moignons surrénaliens?Cela semble probable et dans le premier cas, cela est accompli déjà.Si elles sont porteuses d\u2019un adénome basophile impossible à déceler, présenteront-elles plus tard une récidive de leur syndrome?Cela est possible, tout comme une récidive peut se produire dans l\u2019hyperthyroïdie après la thyroïdectomie sub- totale.En ce cas, il nous faudra réintervenir chirurgicalement.En effet, comme nous l\u2019avons dit plus haut, Waltman et Walters estiment qu'il faut extirper 90% d\u2019une surrénale et 100% de l\u2019autre si l\u2019on veut être assuré qu\u2019il n\u2019y aura pas de récidive.En conclusion, l\u2019étude de ces deux observations d\u2019une maladie peu fréquente nous permet de mieux comprendre le mécanisme d\u2019action de la corticotrophine hypophysaire et de la cortisone et les risques que comporte leur emploi abusif, car lorsqu\u2019on les administre pendant une période prolongée aux doses ultra-physiologiques que sont habituellement les doses thérapeutiques d\u2019ACTH et de cortisone, l\u2019on peut parfois déterminer de véritables syndromes de Cushing d\u2019origine médicamenteuse.Cet exposé nous a également permis de souligner que grâce à la cortisone, la chirurgie des surrénales a cessé d\u2019être une aventure périlleuse et qu\u2019il nous est désormais possible de sauver ou de prolonger des malades qui étaient voués autrefois à une existence misé- Tome 302% juil 1955 : | Doda : brive échéance.BIBLIOGRAPHIE .H CUSHING : The Basophil Adenomas of the ~~ Pituitary Body and their Clinical Manifestations.- Bull.J.Hopkins Hosp., 50: 137 (mars) 1932.-W.WALTERS, R.M.WILDER et E.J.KEPLER: Proc.Mayo Clinic, 9: 400, 661, 1934.F.ALBRIGHT Cushing\u2019s Syndrome.Lectures, 38: 123-186, 1942-1943.Abbie KNOWLTON : Cushing\u2019s Syndrome.Bull.N.Y.Acad.Med., 29: 441 (juin) 1953.M.C.SOSMAN: Cushing\u2019s Disease \u2014 Pituitary Basophilism.Am.J.Roentgenol., 62: 1, 1949.J.T.PRIESTLEY, R.G.SPRAGUE, W.WALTERS et R.M.SALASSA: Sub-total Adrenal- Harvey SYNDROME DE CUSHING | rable hi à être emportés \u20ac dans I autre monde à 817 \u201cectomy for Cushing's Syndrome: a Preliminary Report of 29 Cases.Ann.Surg., 134: 464 (sept.) 1951.i J.S.L.BROWNE : Cushing\u2019s Syndrome and Disease.Abstr.Fifth Ann.Post-Grad.Assembly in Endocr.and Metabol., Miami, nov.1952.WALTMAN et WALTERS : Sub-total Adrenal- ectomy for Cushing\u2019s Syndrome.Ann.of Surg.56: 244 (février) 1953.H.S.KUPPERMAN, A.BERNSTEIN, A.P.FORBES, O.COPE et A.FULLER : Remission in Cushing\u2019s Syndrome after Bilateral Hemiadren- alectomy.J.Clin.Endocr.and Metab.13: 154 (février) 1953.COUNC.PHARM.and CHEM.(Am.Med.Ass.) : Glandular Physiology and Therapy.Lippincott, 1954.Nous avons eu le privilège grâce à la générosité de la maison Geigy, de faire une évaluation clinique de la valeur thérapeutique de la butazolidine dans certaines formes d\u2019arthrite.Ce travail clinique présente un intérêt particulier à cause du genre de patients sur lesquels il est pratiqué.En effet, les patients de l\u2019hôpital Notre- Dame de la Merci sont tous des patients chroniques dans ce sens que, à l\u2019occasion de leur hospitalisation antérieure à un hôpital général; ils ont été considérés soit comme non guérissables, ou encore que le traitement à envisager devait être trop long et embrasser même Un espace de plusieurs années.Nous voyons bien alors que les résultats obtenus, s\u2019ils sont intéressants, donneront une valeur toute particulière à l'efficacité du médicament.Nous avons choisi en mars 1954 un total de seize cas.Dans ce groupe l\u2019âge moyen est de , on vieux est fe de n ans.59 ans, le patient le plus j jeune a 40 ans et le | ESSAI CLINIQUE DE LA BUTAZOLIDINE DANS CERTAINES FORMES D\u2019ARTHRITE Georges-Y.HANDFIELD, Médecin à l\u2019hôpital Notre-Dame-de-la-Merci (Montréal).Diagnostics Dans ce groupe de 16 patients, 12 font de l\u2019arthrite rhumatoïde, deux souffrent d\u2019ostéo- arthrite, 1 patient fait une mono-arthrite aiguë de l\u2019épaule gauche; et enfin, un patient souffre de maladie de Paget avec ankylose partielle des cocco-fémorales et des genoux.Durée de la maladie Mise à part de cas de mono-arthrite de l\u2019épaule gauche qui évoluait depuis 15 jours, la moyenne de durée de maladie était de 13 ans; avec, chez le cas le plus récent, une durée d\u2019évolution de 2 ans, et chez le plus ancien, une maladie qui remontait à 25 ans.Diagnostics accessoires Nous relevions chez nos patients en expérience un cas ayant déja fait une asystolie, un cas d\u2019emphysème pulmonaire, un cas d\u2019hyperthyroïdie ancienne, un cas d\u2019ulcère gastrique cicatrisé, un cas de maladie de Paget et enfin six des malades faisaient de l\u2019anémie hypochrome. 818 Condition des patients Les douze cas d\u2019arthrite rhumatoïde pouvaient être classés dans les stades III (grave) ou IV (terminal) de la maladie, et au point de vue d\u2019activité fonctionnelle, appartenaient à la classe 3 (capacité d\u2019activité restreinte), où à la classe 4 (invalidité).Les cas d\u2019ostéo-arthrite pourraient être classés aux mêmes stades et classes que ceux d\u2019arthrite rhumatoïde.C\u2019est done dire que les patients qui ont bénéficié de l\u2019expérience étaient des malades graves avec activité fonctionnelle très restreinte pour les uns et à peu près totalement invalides pour les autres.Traitements antérieurs Tous les patients avaient eu antérieurement des salicylates sous quelques formes.Quelques-uns avaient reçu de la chryso- thérapie; et tous avaient reçu de la physiothérapie de quelque façon: chaleur, diather- mie, révulsions locales, liniments, massages et mouvements.Méthode de procéder Toutes les médications antirhumatismales sont cessées.Le laboratoire consiste en cytologie et hémogramme, dosage de HB.urée (azote uréi- que et azote total).Les patients qui se trouvent actuellement tous suivis avec visite médicale hebdomadaire, ne reçoivent pas d\u2019examens spéciaux à part le contrôle du cœur, des poumons, de la pression artérielle.Ils sont tous sous la surveillance quotidienne d\u2019un chef infirmier diplômé (Registered male nurse), et peuvent avoir une visite médicale en dehors de l\u2019horaire, s\u2019il y a lieu.Les médications accessoires tels que foie de veau ou digitale etc.selon les cas sont maintenues.Tous les patients en expérience reçoivent conjointement à la butazolidine 300 mg d\u2019acide ascorbique par jour.Aux cas qui peuvent en bénéficier, nous continuons la massothérapie, les exercices passifs et actifs.HANDFIELD: BUTAZOLIDINE DANS CERTAINES.L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 HisTOIRE CLINIQUE INDIVIDUELLE DES SEIZE PATIENTS Le texte qui suit donne l\u2019histoire clinique individuelle des malades en expérience avec les réactions observées, l\u2019état des troubles rhumatismaux au début du traitement de recherche, soit en mars 1954, et en juin 1954, au moment ou ces données ont été compilées pour préparer le présent travail.Nous y trouvons aussi les données de routine de laboratoire prises à ces deux dates.Observation 1.G.E., 58 ans.Durée de la maladie 5 ans.- Diagnostic: Arthrite rhumatoïde.Douleurs et ankyloses avec déformations aux articulations des 4 membres, à la colonne cer- vico-dorsale et lombo-sacrée.Traitement antérieur: Salicylates, chryso- thérapie, vitaminothérapie, massothérapie.Traitement avec butazolidine: Décembre 1953 \u2014 800 mgs.Die.diminués progressivement à 600 mgs puis à 400 puis à 200 et remontés à 300 mgs.Die: Douleurs à peu près abolies.Réactions articulaires diminuées.Mouvements repris.Mai 1954 \u2014 Butazolidine cessée.Episode pleuro-pulmonaire aiguë grave gauche puis droite, avec cachexie prononcée.Patient mourant.Recherches poussées de laboratoire, radiologique et cliniques, éliminent une T.B.pulmonaire.Diagnostic: pleuro-pneumonie suraiguë atypique.Traitement: pénicilline et streptomycine, serums dextroses et vitamines.Juin 1954 \u2014 Butazolidine reprise à 200 mgs.Die.avec hydrocortone 25 mgs die.À noter amélioration considérable reprise par le patient qui redevient valide peut se lever, s\u2019habiller et présente en août un tableau clinique de guérison presque complète.Anémie hypochrome traitée par foie de veau et Bj, parentéral et phosphogluconate ferreux per os. L\u2019Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 Réactions toxiques \u2014 Réaction pleuro-pul- monaire suraiguë gauche puis droite dans un poumon radiologiquement et cliniquement intact; et conduisant le malade à une cachexie presque complète.La cessation de la médication permet le contrôle des lésions pulmonaires avec les traitements antibiotiques et généraux habituels.Commentaires \u2014 N.B.au sujet de ce patient; le décès survenu le 29 nov.1954, et les lésions pulmonaires constatées au post mor- tem nous incitent à ajouter ce commentaire.A l\u2019autopsie il y eut constatation d\u2019une pleurésie fibrino-purulente bilatérale, d\u2019une pneumonie (hépatisation grise) de tout le poumon droit, et d\u2019une broncho-pneumonie gauche.Toutes ces lésions avaient débuté 9 jours avant le décès avec signes de courbatures, toux, coryza, et hyperthermie, congestion des deux plages pulmonaires.L\u2019évolution foudroyante de cette pneumopathie bilatérale pose le problème du manque de défense de l\u2019organisme vis à vis d\u2019un processus infectieux.Est-ce attribuable à la butazolidine?Laboratoire.Mars 1954 \u2014 G.R.: 3730000; G.B.: 21500; H.B.: 71; Pol.: 71; Mon.: 3; Lym.: 26; N.U.: 13; N.T.: 26; 130/60.Juin 1954.\u2014 G.R.: 3250 000; G.B.: 14600; H.B.: 62; Pol.: 74; Mon.: 4; Eosin.: 1; Bas.: 1; Lymp.: 20; N.U.: 14; N.T.: 31; P.A.: 140/80, Observation 2.H.E., 58 ans.Durée de la maladie: 6 ans.Diagnostic \u2014 Arthrite rhumatoide.Emphy- séme pulmonaire.Ankylose et tuméfaction des articulation des jambes.Ankylose partielle aux mains.Traitement antérieur \u2014 Salicylates.Traitement avec butazolidine.Mars 1954 \u2014 600 mgs.Die.Amélioration positive des douleurs, diminutions des tuméfactions articulaires, ceci malgré la négation du patient qui prétend n\u2019avoir aucun progrès.Avril 1954 400 mgs.Die.A cause d'une stomatite qui régresse avec la diminution de dosage.Réactions toxiques \u2014 C.F.ci -dessus.HANDFIELD: BUTAZOLIDINE DANS CERTAINES.819 Laboratoire.Mars 54 \u2014 G.R.: 4460000; G.B.: 12150; H.B.: 75; Pol.: 72; Mon.: 4; Eos.: 3; Lym.: 20; Bas: 1; N.U.: 9; N.T.: 19; P.A.: 135/75.Juin 54 \u2014 G.R.: 4540000; G.B.: 12800; H.B.: 88; Pol.: 59; Mon.: 5; Eos.: 6; Lym.: 30; Bas.: 0; N.U.: 13; N.T.: 30; P.A.: 135/70.Observation 3.C.S., 60 ans.Durée de la maladie: 16 ans.Diagnostic \u2014 Arthrite rhumatoïde.Douleurs et déformations caractéristiques des mains et pieds.Traitement antérieur \u2014 Salicylates, physiothérapie, etc.Traitement avec butazolidine.1 mars 1954 \u2014 700 mgs.Die.7 avril 1954 \u2014 400 mgs.Die maintenus jusqu\u2019à aujourd\u2019hui.Diminution des douleurs.Diminution catégorique de l\u2019ankylose, persistance de lésions articulaires.Réactions toxiques \u2014 Stomatite, disparue après cessation temporaire du médicament pendant quelques jours.Laboratoire.Mars 1954 \u2014 G.R.: 4980000; G.B.: 8400; H.B.: 92; Pol.: 65; Mon.: 9; Eos.: 3; Lym.: 23: N.U.: 14; N.T.: 29; P.A.: 170/120.Août 1954 \u2014 G.R.: 4200 000; G.B.: 14400; HB.: 83; Pol.: 79; Mon.: 1; Eosin.: 1; Lymp.: 19; N.U.: 15; N.T.: 32; P.A.: 140/95.Observation 4.C.E., 79 ans.Durée de la Maladie: 2 ans.Diagnostic \u2014 Ostéo-arthrite du membre inférieur droit.Traitement avec butazolidine.Mars 1954 \u2014 600 mgs.Die.diminué après deux semaines à 400 puis à 300 mgs.Die.et poursuivi à ce dosage.Diminution et abolition presque des phénomènes douloureux.Liberté articulaire plus grande.Réactions toxiques \u2014 Aucune.Laboratoire.Mars 54 \u2014 G.R.: 3550000; G.B.: 7700; HB.: 66; Pol.: 60; Mon.: 4; Eos.: 2; Bas.: 3; Lym.: 31; N.U.: 21; N.T.: 45; P.A.: 180/90 Juin 54 \u2014 G.R.: 4340000; G.B.: 7900; HB.: 72; Pol.: 64; Mon.: 1; Lym.: 35; N.U.: 19; N.T.: 41; P.A.: 140/70. 820 Observation S.B.J., 54 ans.Durée de la maladie: 1lans.Diagnostic \u2014 Arthrite rhumatoïde.Ankylose partielle des petites articulations des 4 membres.Ankylose et déformations des genoux et coudes.Ankylose de colonne.Traitement antérieur \u2014 Salicylates, chry- sothérapie.Traitement avec butazolidine.Mars 1954 \u2014 900 mgs.Die.Régression manifeste des tuméfactions articulaires, diminution complète des douleurs, augmentation de l\u2019amplitude des articulations.Réaction toxique: stomatite, crises de furonculoses généralisées, eczéma psoriasiforme et impétiginisé aux membres inférieurs.Avril 1954 \u2014 Arrêt de butazolidine pour 15 Jours.Régression des accidents cutanés.Contrôle de furonculose avec érythromycine seulement.Avril et suivants \u2014 400 mgs.Die.Controle moyen de douleurs.Complète avec ac.acétyl- salieylique.Gonflements articulaires restent contrôlés.Réactions toxiques \u2014 C.F.ci-dessus.Laboratoire.Mars 54 \u2014 G.R.: 4920000; G.B.: 8 800; H.B.: 66; Pol.: 63; Mon.: 4; Eos.: 4; Lym.: 29; N.U.: 13; N.T.: 28; P.A.: 120/80.Juin 1954.\u2014 G.R.: 496000; G.B.: 13500; H.B.: 91; Pol,: 68; Mon.: 4; Eosin.: 8; Lymp.: 20; N.U.: 13,7; N.T.: 30; P.A.: 120/75.Observation 6.B.T., 54 ans.Durée de la maladie: 15 jours.Diagnostic \u2014 Mono-arthrite de l\u2019épaule gauche.Traitement antérieur \u2014 Salicylate per os.Salicylate de méthyle loco dolent:.Traitement avec butazolidine.6 avril 1954 \u2014 600 mgs.Die.pour une période de 15 jours.Disparition de douleur et rétablissement de l\u2019articulation au normal.Réactions toxiques \u2014 Aucune.Réaction subjective \u2014 Chaleurs et palpitations.HANDFIELD: BUTAZOLIDINE DANS CERTAINES.L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 Laboratoire.Avril 54 \u2014 G.R.: 5400000; G.B.: 7 400; H.B.: 91; Pol.: 52; Mon.: 7; Eos.: 5; Bas.: 1; Lym.: 37; N.U.: 16; N.T.: 23; P.A.: 170/120.Juin 1954.\u2014 G.R.: 5190000; G.B.: 6200; H.B.: 107; Pol.: 73; Mon.: 3; Eosmn.: 1; Lymp.: 23; N.U.: 148; N.T.: 31,7; P.A.: 170/120.Observation 7.R.F.X., 77 ans.Durée de la maladie: 25 ans.Diagnostic \u2014 Arthrite rhumatoide.Traitement antérieur \u2014 Salicylates et vitamines.Traitement avec butazolidine.mars 1954 \u2014 600 mgs.Die.Diminution moyenne des douleurs et des tuméfactions articulaires.Réactions toxiques \u2014 Aucune.Laboratoire \u2014 Nil.Observation 8.R.A., 71 ans.Durée de la maladie: 22 ans.Diagnostic \u2014 Maladie de Paget stabilisé.Ankylose partielle des cocco-fémorales?et genoux.Arthropathies généralisées.Traitement antérieur \u2014 Calcium, vitamines, testostérone.Traitement avec butazolidine.10 mars 1954 \u2014 700 mgs.Die.Depuis mars jusqu\u2019à juin.Subjectivement n\u2019accuse pas d\u2019amélioration aux douleurs.Objectivement, mouvements plus libres.Réactions toxiques \u2014 Aucune.Laboratoire.Mars 54 \u2014 G.R.: 4250000; G.B.: 4 100; H.B.: 81; Pol.: 66; Mon.: 3; Eos.: 2; Bas.: 1; Lym.: 28; N.U.: 16; N.T.: 31; P.A.: 135/70.Juin 54 \u2014 G.R.: 4430000; G.B.: 4600; H.B.: 82; Pol.: 67; Mon.: 3; Eos.: 2; Bas.: 1; Lym.: 27; N.U.: 17; N.T.: 32; P.A.: 130/70.Observation 9.C.M., 48 ans.Durée de la maladie: 12 ans.Diagnostic \u2014 Arthrite rhumatoïde.Ankylose partielle et tuméfactions des articulations des 4 membres.Traitement avec butazolidine.Mars 1954 \u2014 600 mgs.Die.Maintenus jusqu\u2019à aujourd\u2019hui. L'Union \u2018Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 Amélioration moyenne des mouvements articulaires, diminution des gonflements articulaires.Douleurs presque disparues.Réactions toxiques \u2014 Aucune.Etat psychique du patient semble amélioré; probablement à cause de la régression des troubles rhumatismaux plutôt qu\u2019à un effet d\u2019euphorie de la butazolidine.| Laboratoire.Mars 54 \u2014 G.R.: 4110000; GB.: 6500; H.B.: 70; Pol.: 64; Mon.: 5; Eos.: 8; Bas.: 1; Lym.: 22; N.U.: 10; N.T.: 21; P.A.: 135/65.G.R.: 4200000; G.B.: 10400; H.B.: 80; Pol.: 71; Mon.\" 4; Lvm.: 25; N.U.: 15; N.T.: 33; P.A.: 100/65.Observation 10.L.G., 50 ans.Durée de la maladie: 25 ans.Diagnostic \u2014 Arthrite rhumatoide.Ankylose à peu près totale de toutes les articulations.Traitement antérieur \u2014 Salicylates.Traitement avec butazolidine.Mars 1954 \u2014 600 mgs.Die.Douleurs soulagées.Tuméfactions articulaires diminuées.Patient demeure invalide, mais peut mieux supporter son mal, en plus il peut s\u2019aider dans certains mouvements simples.Avril 1954 \u2014 Arrête pour une semaine.Troubles digestifs: état nauséeux et vomissements alimentaires.Céphalées.Médication reprise après arrêt des troubles digestifs.Réactions toxiques \u2014 C.F.ci-dessus.Laboratoire.Mars 54 \u2014 G.R.: 4200000; G.B.: 11 100; H.B.: 68; Pol.: 62; Mon.: 7; Eos.: 2; Bas.: 1; Lym.: 28; N.U.: ?; N.T.: 20; PA.: 120/78 Juin 54 \u2014 G.R.: 3700000; G.B.: 6800; H.B.: 64; Pol.: 60; Mon.: 8; Eos.: 4; Bas.: 2; Lym.: 26; N.U.: 18; N.T.: 38; P.A.: 140/80.Observation 11.St.J.R., 67 ans.Durée de la maladie: 6 ans.Diagnostic \u2014 Ostéo-arthrite.Déformation des petites articulations aux 4 membres.Traitement antérieur \u2014 Salicylates, vitamines, physiothérapie.Traitement avec butazolidine.6 mars 1954 \u2014 700 mgs.Die.Maintenus jusqu\u2019à août.HANDFIELD: BUTAZOLIDINE DANS CERTAINES.821 Douleurs soulagées.Oedème articulaire diminué.Récupération articulaire partielle.Déformations persistantes.Réactions toxiques \u2014 Aucune.Laboratoire.Mars 54 \u2014 G.R.: 4740000; G.B.: 7 900; H.B.: 88; Pol.: 59; Mon.: 4; Eos.: 2; Lym.: 32; Bas.: 2; N.U.: 12; N.T.: 26; P.A.: 140/85.Août 1954.\u2014 G.R.: 4630000; G.B.: 7800; HB.: 86; Pol: 49; Mon.: 1; Eosin.: 0; Bas.: 1; Lymp.: 49; N.U.: 12; N.T.: 24; P.A.: 130/85.Observation 12.M.A., 40 ans.Durée de la maladie: 12 ans.Diagnostic \u2014 Arthrite rhumatoïde.Ankylose partielle des articulations des 4 membres.Fonte musculaire importante.Traitement antérieur \u2014 Salicylates, vitamines.LS Traitement avec butazolidine.Décembre 1953 \u2014 400 mgs.Die.Diminution notable des douleurs.Ankylose légèrement diminué.Février 1954 \u2014 Hyposystolie.Réduite assez vite avec digitale et chlorure d\u2019ammonium.Mars 1954 \u2014 Hydarthrose du genou droit.Ponction et retrait de 50 ce de sérosité syno- viale.Injection in situ de 50 mgs.de Cortisone.22 avril 1954 \u2014 Pneumonie aiguë tubereu- leuse bilatérale.Butazolidine cessée.29 avril 1954 \u2014 Décès.Réactions toxiques \u2014 Lésion aiguë pulmonaire bilatérale tuberculeuse avec expectorations fortement positives en B.K.à l\u2019examen d\u2019admission il ne paraissait pas de lésion T.B.pulmonaire à la routine radiologique, en 1950.Laboratoire \u2014 Nil.Observation 13.S.W., 53 ans.Durée de la maladie: 17 ans.Diagnostic \u2014 Arthrite rhumatoide.Ankylose des articulations des membres.Ankylose de la colonne.Traitement antérieur \u2014 Salicylates, chry- sothérapie, vitamines, physiothérapie.Traitement avec butazolidine.Mars 1954 \u2014 600 mgs.Die.Diminution notable de la douleur.Amélioration légère des articulations. 822 HANDFIELD: BUTAZOLIDINE DANS CERTAINES.1 août 1954 \u2014 Arrêt de butazolidine.Facies lunaire, troubles digestifs graves: vomissements alimentaires et bilieux puis état pré- comateux; amorce de cheynesstokes, œdème des membres inférieurs, indifférence, gatisme, invalidité totale.Le patient reprend progressivement de l\u2019amélioration avec dextrose I.V.vitamine C et B,.Hydrocortisone I.M.Réactions toxiques \u2014 C.F.: ci-dessus.Laboratoire.Mars 54 \u2014 G.R.: 3630000; G.B.: 9 500; HB.: 62; Pol.: 62; Mon.: 6; Eos.: 3; Bas.: 1; Lym.: 28; N.U.: 9; N.T.: 19; P.A.: 110/70 Août 1954.\u2014 G.R.: 3350000; G.B.: 11600; HB.: 54; Pol.: 72; Mon.: 2; Eosin.: 4; Lymp.: 22; NU: 31; N.T.: 67; P.A.: 130/70.Observation 14.B.E., 56 ans.Durée de la maladie: 13 ans.Diagnostic \u2014 Arthrite rhumatoïde.Ankylose totale de la colonne.Ankylose des 4 membres.Traitement antérieur \u2014 Chrysothérapie, salicylates, physiothérapie.Traitement avec butazolidine.6 mars 1954 \u2014 300 mgs.Die.11 mars 1954 \u2014 700 mgs.Die.Douleurs diminuées, mouvements légèrement amplifiés.31 mars 1954 \u2014 300 mgs.Die.Douleurs reviennent.7 avril 1954 \u2014 700 mgs.Die.Contrôle repris des douleurs.21 avril 1954 \u2014 300 mgs.Die.Reprise des douleurs.Diminution des mouvements.5 mai 1954 \u2014 700 mgs.Die.Maintenus jusqu\u2019au 16 juillet.Contrôle des douleurs.Amélioration des mouvements.Réactions toxiques \u2014 Aucune.Commentaires \u2014 Ce patient complètement invalide peut faire une existence plus tolérable.Avec douleurs contrôlées, et présente des articulations moins figées.Laboratoire.Mars 54 \u2014 G.R.: 4160000; G.B.: 10400; HB.: 50; Pol.: 63; Mon.: 5; Eos.: 7; Bas.: 1; Lymp.: 24; N.T.: 25; P.A.: 140/75.Août 1954.\u2014 G.R.: 4000000; G.B.: 10300; HB.: 64; Pol.: 75; Mon.: 3; Eos.: 4; Bas.: 2; Lymp.: 16; N.U.: 11,5; N.T.: 245; P.A.: 205/110.L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 Observation 15.L.R., 75 ans.Durée de la maladie: 20 ans.Diagnostic \u2014 Arthrite rhumatoïde.Hypo- systolie.Traitement antérieur \u2014 Salicylates, ete.Traitement avec butazolidine.Mars 1954 \u2014 400 mgs.Die.Diminués 3 300 mgs.Die.puis à 200 mgs.Die.Douleurs soulagées, mouvements plus souples et plus amples.Tuméfactions articulaires diminuées.10 mai 1954 \u2014 Butazolidine cessée.Patient amorce une asystolie.11 mai 1954 \u2014 Décès du patient.Hyperthermie, signes cliniques de réaction pulmonaire aigué.Collapse et décès.Autopsie: pleurésie bilatérale purulente.Enkystée relativement ancienne avec symphi- se péricardique.Broncho-pneumonie disséminée.Myocardite sénile (dégénérative).Réactions toxiques \u2014 Existence pendant quelques semaines d\u2019une pleurésie purulente bilatérale, sans hyperthermie ni défenses de l\u2019organisme.Broncho-pneumonie aiguë finale.Sujet ayant déjà fait de l\u2019asystolie.Laboratoire.Mars 54 \u2014 G.R.: 3650000; G.B.: 10150; HB.: 79; Pol.: 76; Mon.: 3; Eos.: 4; Lym.: 17; N.U.: 13; N.T.: 28; P.A.: 140/80.Observation 16.D.R., 54 ans.Durée de la maladie: 13 ans.Diagnostic \u2014 Arthrite rhumatoïde: tuméfactions articulaires et ankylose presque totale aux 4 membres.Ankylose de colonne cervicale.Traitement antérieur \u2014 Sels d\u2019or, salicylates, physiothérapie, cortisone.Traitement avec butazolidine.13 novembre 1954 \u2014 400 mgs.Die.Amélioration progressive notable: douleurs et augmentation de l\u2019amplitude des mouvements articulaires.Février 1954 \u2014 800 mgs.Die.Hydrocortone intra-articulaire aux genoux.Aux genoux, nécessité de ponction articulaire et injection de cortisone ramène vers un volume et activité plus normale. L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 Avril 1954 \u2014 Butazo-placebo sont substitués une semaine.Reprise des douleurs et tuméfactions.| Avril 1954 \u2014 400 mgs.Die.L\u2019amélioration se rétablit.Patient dirigé chez lui vers vie active, avec conseil de continuer la médication et de se rapporter périodiquement.Réactions toxiques \u2014 Aucune.Laboratoire.Nov.53 \u2014 G.R.: 4040000; G.B.: 4400; HB.: 65; Pol.: 50; Mon.: 5; Eos.: 2; Lym.: 43; N.U.: 8; N.T.: 17; 180/100.Avril 1954.\u2014 G.R.: 3650 000; G.B.: 5500; HB.: 62; Pol.: 44; Lymp.: 66; N.U.: 95; N.T.: 20; P.A.: 170/90.SYNOPSIS DES RÉSULTATS Pression artérielle Les variations de pression artérielle ne semblent pas devoir être attribuées au médicament.Les pressions normotensives, ce qui était le cas chez la plupart des patients, sont demeurées sans variation.Sur les 4 cas d\u2019hypertension, variant entre 170 et 180, deux cas ont présenté une baisse vers un taux normal, un cas est demeuré le même, et un cas a monté à 220 de pression maximale.Cœur Chez deux patients, il y eut asystolie qui a été fatale pour l\u2019un d\u2019eux.Ici, 11 faut noter qu\u2019il y aurait eu opportunité de faire précéder l'essai par un examen radiologique et électrocardiologique de chaque patient.Laboratoire Azote uréique et azote total Les données variaient entre 19 et 45% mgs dans 9 des cas il y eut augmentation de 3 à 4 mgs.% à la fin de l\u2019expérience.Dans 5 cas il y eut diminution en moyenne de la même quantité.Dans 2 cas il n\u2019y eut point de variation.Cytologie et hémogramme Il n\u2019y eut pas de variations appréciables dans le nombre des globules rouges.Nous faisons les mêmes constatations pour le nombre HANDFIELD: BUTAZOLIDINE DANS CERTAINES.823 total des globules blanes, et pour la formule figurée de méme que pour le taux d\u2019hémoglobine.COMPLICATIONS Sub jectives Deux ou trois patients se sont plaints de troubles vaso-moteurs tels que chaleurs et palpitations.Tout cela d\u2019une façon bénigne et qui a rétrocédé après quelques jours de traitements.Euphorie \u2014 Un patient a présenté un état d\u2019expansivité.Nous n\u2019avons pas cru devoir attribuer cela à un effet psychique de la médication.Dénégation de l\u2019amélioration \u2014 Deux patients ont nié et nient toujours l\u2019amélioration de leurs symptômes.La revision stricte de leur dossier a permis de constater une amélioration objective catégorique chez ces patients.Objectives Tuberculose \u2014 Un patient relativement jeune (40 ans) a fait une tuberculose pulmonaire aiguë bilatérale à type exsudative, avec expectorations positives, et évolution : foudroyante.L\u2019évolution a été rapidement fatale.Au sujet de ce patient, en revisant attentivement le dossier, on relève en 1950 une épisode pulmonaire de courte durée, avec hyperthermie et qui avait été considérée comme une bronchite grippale à ce moment.Ceci a pu être une primo-infection de nature bacillaire qui se serait cicatrisée.Chez un autre patient qui a fait une pleuropneumonie gauche puis droite et chez qui on était arrivé à un diagnostic de polysérite bacillaire après consultations en phtisiologie.Le post-mortem, (décès en décembre 1954) a permis d\u2019établir qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une pneumo- pathie banale.Pathologie pulmonaire autre que T.B.\u2014 Un patient a fait une pleurésie purulente enkystée en même temps qu\u2019une asystolie fatale.La pleurésie a été découverte à l\u2019autopsie.C.F.aussi cas de S.E.(58 ans) voir commentaires. 824 HANDFIELD: BUTAZOLIDINE DANS CERTAINES.Néphrite \u2014 Chez un patient il y eut une rétention sodique et œdème généralisé.Le patient est tombé en coma urémique, et a pu être ramené après plusieurs jours de lutte contre le collapsus rénal.Il est actuellement à la cortisone, a repris la marche, et nous comptons le remettre au traitement de butazolidine.Appareil digestif.\u2014 Nous avons rencontré 3 cas de stomatites, et 2 cas de nausées et vomissements.Ils se sont rétablis par une baisse temporaire du dosage du médicament.Peau \u2014 Nous avons eu chez un patient une poussée de furonculoses, en même temps qu\u2019un eczéma à type psoriasiforme impétiginisé.Il a fallu l\u2019emploi de la terramycine et de l\u2019érythromycine pour contrôler la furonculose.L\u2019usage topique d\u2019une préparation de soufre précipité dans un véhicule de Cold Cream a permis la guérison de l\u2019eczéma.COMMENTAIRES En dehors d\u2019un cas de douleurs ostéocopes chez un malade souffrant de Paget, et qui ne reçut aucune amélioration de l\u2019usage de la butazolidine, nous pouvons tirer les conclusions suivantes qui sont très intéressantes.L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 L'usage de la butazolidine dans l\u2019arthrite rhumatoïde et dans l\u2019ostéo-arthrite, chez des patients présentant des lésions extensives, anciennes et rebelles aux autres traitements a permis de constater une amélioration subjective des douleurs d\u2019une façon très appréciable permettant même la vie sans narcotiques, ni analgésiques puissants et à fortes doses; une réaction objective anti-inflammatoire, se traduisant par une augmentation de l\u2019angle possible de mouvement dans une articulation tuméfiée et ankylosée.Parallèlement, cet action anti-inflammatoire peut présenter des dangers en diminuant le processus inflammatoire de défense dans les infections aiguës ou chroniques telles que: pneumopathies aiguës ou bacillaires.A la suite de cette recherche, il semblerait aussi qu\u2019il y aurait lieu d\u2019approfondir l\u2019effet de la rétention sodique amenée par la buta- zolidine dans les cardiopathies décompensées.En résumé, cette médication, à cause de son effet analgésique et anti-inflammatoire, spécifique dans les arthropathies, nous donne un aide thérapeutique précieux et que nous con- | tinuerons à employer.- MOUVEMENT MÉDICAL ee.ve L\u2019ANESTHÉSIE DU NERF HONTEUX AU SECOND STAGE DU TRAVAIL M.-A.L\u2019ARCHEVEQUE, Hôpital Sainte-Jeanne-d\u2019Arc (Montréal).L\u2019anesthésie du nerf honteux dont je vous entretiendrai n\u2019est certes pas une technique nouvelle d\u2019anesthésie obstétricale, mais nous croyons qu\u2019elle n\u2019a pas reçu l\u2019attention qui lui revenait à l\u2019égard des services que cette anesthésie peut rendre.QUALITÉS DE L\u2019ANESTHÉSIE OBSTÉTRICALE Les auteurs s\u2019accordent tous pour recon- naitre les conditions suivantes pour qu\u2019une anesthésie obstétricale soit idéale.1.\u2014 Elle doit être sans danger pour la mère et le fœtus.2.\u2014 Elle ne doit pas enlever la conscience de la parturiente dont la coopération et la participation active sont nécessaires au travail.à.\u2014 Elle ne doit pas retarder l\u2019évoluuion du travail en modifiant le nombre et la durée des contractions utérines.4.\u2014 Elle doit être d\u2019application facile.HISTORIQUE Actuellement aucun analgésique ou anesthésique que nous possédons n\u2019offre ces qualités.Nous devons donc aux divers stages du travail recourir à des agents différents qui employés à bon escient nous permettront d\u2019obtenir pour la parturiante une analgésie suffisante.La femme a toujours craint les douleurs de l\u2019enfantement et c\u2019est pourquoi au cours des siècles tous les accoucheurs ont cherché des méthodes permettant aux femmes de mettre au jour leur enfant sans souffrir.Depuis l\u2019époque avant J.C.où l\u2019on se servait de poudre soporifique en passant par l\u2019ère chrétienne où l\u2019oracle évangélique « Tu enfanteras dans la douleur» faisait loi nous sommes arrivés au 19e siècle sans qu\u2019il y ait beaucoup d\u2019évolution.La deuxième moitié de ce 19e siècle voit apparaître les premières tentatives sérieuses.La première moitié du 20\u20ac siècle voit apparaître cependant dans un essor remarquable les méthodes les plus diverses avec leurs qualités et défauts.Nous voyons tour à tour naître les associations médicamenteuses telles morphine et scopolamine, le règne des barbituriques, puis les anesthésiques gazeux et locaux.DEVOIRS DE L\u2019OBSTÉTRICIEN Au fur et à mesure que cette évolution se faisait la médecine en général évoluait aussi.La prévention devenait le souci des médecins.Les obstétriciens prennent conscience de leur devoir envers la femme enceinte.Les consultations prénatales et tout ce qu\u2019elles comportent d\u2019amélioration des techniques amènent une baisse de la mortalité importante.On ne meurt plus d\u2019une grossesse ou d\u2019un accouchement.Cette médecine préventive de l\u2019obstétricien évolue davantage et il prend aussi conscience de ses devoirs envers l\u2019enfant qui va naître.Cependant la mortalité infantile au cours et après l\u2019accouchement bien que peu fréquente se rencontre encore dans nos services.Les causes sont nombreuses et l\u2019une des plus fréquentes est l\u2019anoxie fœtale par dépression respiratoire d\u2019origine anesthésique.Cette asphyxie ou atélectasie est importante puisqu\u2019elle est responsable de 8% des décès d\u2019enfants.Cette statistique est rapportée dans l\u2019Annuaire du Canada 1954 au chapitre des Statistiques de l\u2019état civil.Cette anoxie mêine si elle n\u2019entraîne pas toujours la mort peut selon les auteurs amener une destruction vel- 826 L\u2019ARCHEVEQUE: ANESTHESIE DU NERF HONTEUX lulaire avec tardivement possibilité de vrou- bles nerveux tels l\u2019épilepsie et la déficience mentale.L\u2019obstétricien devra donc lutter lui- même contre ce danger.Ce préambule nous fait demander « que vient faire l\u2019anesthésie régionale du nerf honteux dans tout ceci ».POUR LA MERE La douleur obstétricale d\u2019apres Pigcaud, dans sa Physiologie obstétricale, éd.1953 \u2014 page 243, «est reconnue pour être au premier stage du travail due aux contractions utérines ».Ce sont les véritables douleurs spécifiques de l\u2019accouchement.En définitive, «la douleur paraît être provoquée par la résistance du col, à la dilatation ».Ici, les analgésiques tels le demerol, le nisentil, le trilène, la spas- malgine seront utiles.« Mais, la période de dilatation terminée des phénomènes douloureux d\u2019un autre caractère traduisent la distension de la filière pelvigénitale ».La par- turiante éprouve le besoin de pousser pour expulser le fœtus.C\u2019est 1c1 je crois, dans ies accouchements physiologiques que se place l\u2019utilité de l\u2019anesthésie du nerf honteux.La conscience de la parturiante est conservée et comme la volonté joue un rôle important il est possible de commander, de diriger cette volonté de faire des efforts expulsifs nécessaires.La douleur de la contraction utérine n\u2019est pas abolie, mais il ne semble pas qu\u2019à ce stage, ce soit la plus importante.Cette anesthésie enlève les douleurs de distension périnéale en permettant à la malade de conserver sa lucidité et d\u2019apporter sa conpéra- tion.De plus pour la mère, les dangers et les malaises de l\u2019anesthésie générale: aspiration, syncopes respiratoires, nausées etc.n'existent pas.POUR L\u2019OBSTÉTRICIEN La méthode est utile aussi pour l\u2019obstétricien qui peut facilement faire une épisiotomie et sa réparation en prenant le temps voulu sans s\u2019inquiéter inutilement de la durée de l\u2019anesthésie surtout dans les Hôpitaux où se travail n\u2019est pas sous la direction d\u2019un anesthésiste spécialisé.Les extractions instrumen- L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 tales basses peuvent se faire aussi sans recourir à l\u2019anesthésie générale.Le périnée lui- même se relâche et est beaucoup plus souple.Il est certain que l\u2019anesthésie du nerf honteux n\u2019a pas les avantages du saddle block mais il faut convenir que la technique est plus facile et que les dangers et les complications sont moins sérieuses.Pour LE FŒTUS L\u2019anoxie fœtale à laquelle nous avons fait allusion plus haut n\u2019existe pas avec l\u2019anesthésie du nerf honteux ou en tout cas celle-ci n\u2019ajoute pas de dépression respiratoire à celle qu\u2019aurait pu exercer les analgésiques utilisés au cours de la période de dilatation.Le fœtus crie et respire spontanément dès sa naissance.Nous faisons souvent donner à la parturiante de l\u2019oxygène pur à 100/100 un peu avant et au cours de l\u2019expulsion.Ceci assure au bébé la quantité d\u2019oxygène nécessaire pour son passage de la respiration placentaire à la respiration pulmonaire.Cette oxygénation est particulièrement importante s\u2019il s\u2019agit d\u2019un prématuré.Dans un article par plusieurs auteurs, en collaboration dans les Procedures of R.S.of Medecine, London \u2014 no.43: 443, on faisait remarquer que ce degré de dépression de l\u2019enfant est important pour expliquer l\u2019aspiration de sécrétions qui obstruent les poumons du nouveau-né.Si l\u2019enfant n\u2019est que peu sous l\u2019effet d\u2019anesthésique un spasme laryngé se fera au contact des substances obstructives avec la glotte.Si l\u2019enfant est endormi d\u2019une façon plus marquée, le spasme de défense ne se fera pas et l\u2019enfant aspirera une quantité énorme de sécrétions.Si par contre il est profondément endormi il n\u2019y aura pas d\u2019aspiration mais le degré d\u2019anoxie et d\u2019até- lectasie sera si grand que le danger sera tout aussi grave pour lui.DÉSAVANTAGES Nous avons vu les avantages de la méthode, mais elle n\u2019a pas que des qualités; elle a aussi des désavantages dont les principaux seraient: Agree rep L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 1.\u2014 De ne s\u2019appliquer qu\u2019aux cas physiologiques ou aux cas où les manœuvres à pratiquer sont basses.2.\u2014 Les dangers d\u2019infection et de iech- nique opératoire.3.\u2014 Les réactions médicamenteuses.LA TECHNIQUE L\u2019innervation du périnée a été étudiée en série par dissection de plusieurs cadavres de femmes par Walker Klink et rapportée dans le Year Book of Obstetric and Gynecology de 1953, page 137-146.Il a constaté que le plexus honteux qui dérive du 2e, 3e, et 4e nerf sacré est en relation constante par le nerf honteux avec l\u2019épine sciatique qu'il cun- tourne en sortant du petit bassin par la grande échanerure sciatique pour voyager dans la fosse inchiorectale où il y reviert par la petite échancrure sciatique pour ensuite longer la tubérosité ischiatique.Le nerf honteux par ses branches terminales qui sont le nerf périnéal et le dorsal du clitoris innervera les grandes lèvres, le muscle constricteur de la vulve, le bulbe, le clitoris et son capuchon.La partie postérieure du périnée sera innervée par le nerf hémorroidal infl- rieur qui provient des 3e et 4e sacrés et qui appartient donc au plexus sacré.Ce nerf innerve le sphincter externe de l\u2019anus et la peau de la région anale.Il accompagne le paquet vasceulo-nerveux houteux dans la fosse ischiorectale et pourra être atteint dans cette région.Parfois le nerf hémorroïdal n\u2019accompagne pas le nerf honteux, dans ce cas il pourra être atteint en arrière de l\u2019épine sciatique où il passe en quittant le petit bassin par la grande échanerure sciatique.Au même endroit nous retrouverons le fémoral cutané postérieur qui donne l\u2019innervation superficielle à la région périvulvaire et périanale.Nous employons la technique décrite dans les auteurs.Après avoir localisé la tubérosité ischiatique nous injectons dans le tissu sous-cutané 1 ce de la solution anesthésique afin de tâter la sensibilité de la parturiante.Si la réaction n\u2019est pas anormale, ce qui apparemment serait très rare d\u2019après les docteurs Ryan et L\u2019ARCHEVÊQUE: ANESTHÉSIE DU NERF HONTEUX 827 Shouldice dans le J.A.M.A., 152: 1554, (15 août) 1954, qui rapportent dans un article qu\u2019ils ont employé la procaïne dans 9 500 cas sans jamais aucune réaction allergique mineure ou sérieuse.Nous introduisons une aiguille de 6 pouces de calibre 20 au milieu d\u2019une ligne oblique allant de la tubérosité ischiatique au rectum.L\u2019aiguille est poussée lentement dans la fosse ischiorectale en longeant le bord interne et inférieur de la tubérosité, guidée par le doigt introduit dans le vagin l\u2019aiguille est alors avancée jusqu\u2019à la partie postérieure de l\u2019épine sciatique où nous injectons après avoir surveillé si nous ne ponctionnons pas un vaisseau, 5 cc de solution anesthésique afin d\u2019atteindre l\u2019hémorroïdale inférieur et le fémoral cutané postérieur.Nous retirons l\u2019aiguille à la partie inférieure de l\u2019épine sciatique où nous rencontrons le canal honteux dans lequel chemine le nerf honteux.Pour s\u2019assurer que nous sommes bien dans le canal honteux nous pouvons aspirer du sang de la veine ou de l\u2019artère honteuse.À cet endroit nous injectons 5 cc.Puis nous retirons l\u2019aiguille jusqu\u2019au tissu sous-cutané nous la réintroduisons dans le tissu sous-cutané des grandes lèvres jusqu\u2019à l\u2019épine du pubis où nous injectons 5 cc de su- lution anesthésique tout en retirant lentement l\u2019aiguille.À cet endroit nous avons atteint les terminaisons nerveuses du nerf ilioinguinal et le génito-fémoral.La solution anesthésique employée a été de la procaine & 2% ou de la pontocaïne à 0,1% nous ajouterons à cette solution de l\u2019é- pinéphrine qui augmente la durée d\u2019action en prolongeant le contact de l\u2019anesthésique avec le neurone permettant une pénétration plus grande et maintenant une concentration pilus forte.La xylocaïne a été aussi employée chez plusieurs malades avec une anesthésie plus rapide et plus prolongée.Conclusion Pour conclure nous croyons qu\u2019au stade actuel de nos connaissances nous n'avons pas encore trouvé l\u2019agent idéal d\u2019anesthésie obstétricale, mais qu\u2019une association telle que l\u2019em- 828 L'ARCHEVÉQUE: ANESTHÉSIE DU NERF HONTEUX ploi de démerol ou nisentil complété par une anesthésie régionale est une méthode sans danger pour la mère et le fœtus surtout si elle est employée en associant de l\u2019oxygène à la période de l\u2019expulsion.L\u2019anesthésie du nerf honteux est l\u2019une de ces formes de bio- cage du périnée et pourra être utile à l\u2019occasion.Nous avons personnellement utilisé cette méthode chez de nombreuses malades privées et de la clinique externe obstétricale de l\u2019Hôpital Sainte-Jeanne d\u2019Are.Au début nous avons eu quelques échecs ne possédant pas parfaitement la technique et aussi parce que nous l'avons employée chez la primipare et la multipare parfois trop tôt parfois trop tard.Aujourd\u2019hui si par hasard elle a été pratiquée trop tôt, nous répétons le blocage avec des doses moins élevées.L\u2019anesthésie de toute façon dure de trois à six heures.Le blocage est pratiqué chez la primipare quand la dilatation est complète et que la descente est commencée.Chez la multipare nous faisons le blocage quand la dilatation est complète ou presque complète.Nous avons aussi utilisé cette méthode avec anesthésiques à action prolongée à la suite d\u2019une épisiotomie.Au lieu de faire une infiltration dans les tissus Nous faisons un blocage du nerf honteux du côté de l\u2019épisiotomie.Nous avons cessé cette pratique qui nous avait donné de bons résultats pour contrôler la douleur de l\u2019épisioto- mie à cause des dangers de formation d\u2019abcès ou de fistules.Nous croyons, messieurs, que cette technique de l\u2019anesthésie du nerf honteux pourra occasionnellement être employée pour rendre service à une parturiante et à son bébé.BIBLIOGRAPHIE 1.John ADRIANTI: Local and Regional Anesthesia.Clin.North America, 31: 1507, 1951.2.John ADRIANI: The Pharmacology of Anesthetic Drugs.Thomas, édit., Springfield, 1952.L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 3.John ADRIANI: The Chenustry of Anesthesia.Blackwell, Oxford.4.H.E.ANDERSON, L.J.OLSON et Robert C.THERIEN: Pudendal Block Anesthesia in Obstetric and Gynecology.Postgraduate Medicine, 11: 135 (février) 1952.5.James B.AREY et J.DENT: Causes of fetal and neonatal death with special references to pulmonary and inflammatory lesions.J.Pediatric, 42: 1-25, 205-227, 1953.6.Vincent J.COLLINS: Anesthesiology, Principles and Practice.Lea and Febiger, Philadelphie.7.J.C.DUNLAP et BROWN : Oxygenation in obstetric during anesthesia with pudendal block.Obst.and Gynec., 3: 498, 1954.8.G.ELLISON: Obstetric Anesthesia.Can.M.A.J., 67: 406 (novembre) 1952.9.John FLETCHE et Joslyn ROGERS: Resuscitation of the newborn.JAM .A.,, 145: 533, 1951.10.F.F.FOLDES: Physiologic Basis for the choice of anesthetic agents and methods.Pennsylvania M.J., 54: 5537, 1951.11.J.GIBBERD: Asphyxia Neonatorum.Can.MA.J., 68: 121 (fév.) 1953.12.R.A.GORDON et V.MORTON: Trichlore- thylene in obstetrical analgesia and anesthesia.Anesthesiology, 12: 680, 1951.13.JAVERT et HARDY: Influence of analgesic on pain intensity during labor; a note on natural childbirth.Anesthesiology, 12: 189, 1951.14.Walter E.KLINK: Perineal nerve block: Anatomic and clinical study.Obst.and Gynec., 1: 137 (fév.) 1953.15.J.S.LUNDY, L.KOLB.E.LEDDY.Thomas DRY et autres: Special issue on pain.Journal Lancet, 72: 49-98-112, 1952.16.MANDY et MANDY : Is natural childbirth natural ?Psychosom.Med., 14: 431, 1952.17.Daniel C.MOORE: Regional block.Thomas, éd., Springfield, 1953.18.J.E.MORISON, K.W.CROSS.Touise Mc- ILROY.BLACKELEY et autres: Discussion on resuscitation of the newborn.Proc.R.Soc.M.London, 43: 443, 1950.19.J.X.NERAT: Technioue of obstetrical analgesia.Surq.Gynec.and Obst., 93: (sent) 1051.20.H.PIGEAUD: Physinlogie obstétricale.Masson et Cie, édit.Paris, 1953.21.Courrier ROCHE : Anesthésie et obstétriaue moderne.Vol.XVIII.sent.1953.22.H.ROUVIERE: Anatomie humaine.Masson et Cie.édit., Paris. L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 Bulletin de l\u2019Hssoctation des (Dédecins de Langue Francaise du Canada (Fondée à Québec en 1902) R\u2019Union Médicale du Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) Tome 84, No 7 \u2014 Montréal, juillet 1955 LA DÉCOMPRESSION DANS L\u2019OCCLUSION INTESTINALE AIGUË ET SES VARIANTES TECHNIQUES De nombreux problèmes se posent à l\u2019esprit, dès qu\u2019une impression diagnostique clinique s'oriente vers l\u2019occlusion intestinale aiguë et seule la solution exacte de ces problèmes mène à la bonne conduite thérapeutique, au pronostic favorable et à la guérison définitive.Le premier problème, premier en date et en valeur, est celui de savoir s\u2019il s\u2019agit bien réellement d\u2019une occlusion.La réponse affirmative découle de l\u2019étude des données cliniques, bio-chi- miques et radiologiques.Le diagnostic positif, à son tour, demande de nouvelles précisions, qui vont faire l\u2019objet de deux problèmes d\u2019importance capitale pour le traitement et qui se résument sous la forme interrogatoire de la manière suivante: quel est le siège de l\u2019obstruction et quelle est la nature de l\u2019agent ocelusif ?La recherche de ce triple diagnostic devient de plus en plus un réflexe automatique et de cette connaissance meilleure diminuent les difficultés qui autrefois paraissaient insurmontables.Le diagnostic précoce de l\u2019occlusion aiguë est le présage d\u2019une évolution heureuse ; il n\u2019exclut pas toutefois l\u2019ar- ÉDITORIAL 829 rivée de nouveaux problèmes, de l\u2019ordre thérapeutique ceux-là et qui s\u2019inspirent du respect de trois principes fondamentaux: évacuation du liquide de stase, correction du syndrome humoral et modification du tonus intestinal.Le but de cet article est de souligner les conceptions actuelles avec leurs variantes apportées par différents auteurs en vue de favoriser chirurgicalement l\u2019évacuation du liquide de stase.Les opinions ne sont pas unanimes et diverses méthodes se partagent la faveur des chirurgiens concernant la décompression de l\u2019intestin en amont de l\u2019obstacle.Dans l\u2019occlusion grêle, il est bon de souligner l\u2019apport heureux du trocart décompressif recommandé par Barnes !, et du long tube à succion en plastique de Williams * et de Berne et Payne 2.Les objections posées dans le passé à l\u2019encontre de cette ponction évacuatrice du grêle ne tiennent pas, depuis l\u2019avènement des antibiotiques à large spectre; l'infection péritonéale n\u2019est plus à craindre.La manipulation délicate de l\u2019intestin n\u2019est pas susceptible de créer d\u2019état de choc et l\u2019évacuation chirurgicale du liquide de stase facilite l\u2019exploration abdominale, diminuant d\u2019autant le rôle de la succion continue \u201c.Dans l\u2019occlusion du côlon gauche, le problème est différent; aussi des solu- 1.J.Peyton Barnes: Trocar Decompression in Acute Small Bowel Obstruction.Surgery, 37: 542- 548 (avril) 1955.9 C.Williams et C.Williams, Jr.: Surgical Aspiration of the Bowel in Advanced Obstruction.Ann.Surgery, 131: 846, 1950.3.C.J.Berne et J.H.Payne: Diagnosis and Management of Acute Intestinal Obstruction.Surg.Clin.of N, Am., 1403-1418 (oct.) 1954.4.W.F.Becker: Acute Adhesive Ileus; a Study of 412 Cases with Particular Reference to the Abuse of Tube Decompression.S.G.O., 93: 472-476 (oct.) 1952. 830 tions variables lui sont-elles proposées.Sans jamais éliminer l'aspiration continue par les tubes de Miller-Abbott ou de Cantor, la décompression chirurgicale se fait par trois modes: l\u2019appendi- costomie, la cæcostomie et la colosto- mie transverse.La première méthode, l\u2019appendicos- tomie, a l'avantage d\u2019être une opération simple et rapide qui comporte une décompression immédiate sans souillure péritonéale possible et qui se termine par la fermeture spontanée.A son passif, il faut noter certains désavantages; par exemple, quand le cæcum est très dilaté, l\u2019appendice est souvent inaccessible, la lumière de l\u2019appendice peut être plus ou moins perméable, parfois rétrécie, l'irrigation colique distale n\u2019y est pas satisfaisante.L\u2019appendicostomie semble avoir perdu I'Importance qu'on lui a jadis accordée, car ses inconvénients priment ses défauts; la méthode paraît donc en défaveur, bien qu\u2019employée en certains milieux.La cæcostomie et la colosto- mie transverse ont l\u2019une et l\u2019autre de chauds partisans°°.La controverse continue de plus beile, car si chaque méthode a des possibilités, elle a aussi des déficiences.La cæcostomie est une opération simple, qui peut être faite rapidement, même par un chirurgien peu entraîné, car le cæcum est habituellement facile à reconnaître; la cæcostomie amène une décompression immédiate et elle a surtout le bénéfice, très appréciable, d'une fermeture spontanée.Par mal- 5.J.H.Albers et L.L.Smith: A Comparison of Cecostomy and Transverse Colostomy in Complete Colon Obstruction.S.G.O., 95: 410-415 (oct.) 1952.6.A.de L.Maynard et R.Turell: Acute Left Colon Obstruction with Special Reference to Ce- costomy versus Transversostomy.S.G.O.\u2026 100: 667-674 (juin) 1955.ÉDITORIAL L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 heur toutefois, la méthode n\u2019est pas sans dangers.Le cæcum très distendu peut avoir une paroi très friable et œdématiée, qui blesse aisément et peut se rompre.L\u2019anus constitué donne passage à un cours restreint de matières et dans certains cas, la décompression est difficile à maintenir; bien plus, l\u2019ouverture cæcale est loin de faciliter l\u2019irrigation colique distale préparatoire à l\u2019intervention majeure radicale.Pour obvier aux inconvénients de la cæcostomie, Millet \u201d installe dans la brêche cæcale un large tube de Miller- Abbott, d\u2019autres, comme Hunt ® extériorisent le cœcum.La colostomie tranverse semble à la lumière de faits précis, comme ceux cités par Miller et Winfield ° être encore la méthode de choix dans l\u2019occlusion colique gauche.La colostomie transverse est une excellente intervention, parce qu\u2019elle est faite sur la partie du côlon la plus mobile, la plus étroite et la moins extensible.Cette raison anatomique se complète d\u2019une raison chirurgicale, car la colostomie se fait d\u2019une manière aseptique.Elle amène en outre une décompression immédiate et continue et elle rend aisée l\u2019irrigation colique distale préliminaire à l\u2019exé- rèse.La colostomie a un revers assez appréciable ; elle ne se ferme pas spontanément, d\u2019où nécessité d\u2019une opération supplémentaire.La colostomie peut présenter des difficultés techniques, si le cœcum et le grêle sont très distendus, car alors l\u2019extériorisation du transverse est difficile.Il y a aussi deux 7.J.M.Millet: Cecostomy and the Miller-Abbott Tube.S.G.O,, 84: 1083-1086 (juin) 1947.8.C.J.Hunt: Surgical Decompression.Arch.Surg., 61: 131-142 (juillet) 1950.9.E.M.Miller et J.M.Winfield: Acute Obstruction of the Colon.Surg.Clin.N.Amer.551-560 (avril) 1954.: L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 écueils à éviter: l\u2019'hémorragie du méso lors du passage du tube de verre et la nécrose du méso ou du côlon, si ce \u2018même tube comprime vaisseaux ou intestin.En présence d\u2019un cas d\u2019occlusion intestinale aiguë, la tâche du chirurgien est loin de toute simplicité.La tactique opératoire ne peut être stéréotypée; elle doit s\u2019inspirer des problèmes particuliers et emprunter à chaque méthode ce qu\u2019elle a de meilleur.ÉDITORIAL 831 Il en est d\u2019anciennes, comme la cæ- costomie et la ponction du grêle, qui reviennent à la surface et veulent s'imposer à la faveur des découvertes récentes; il en est, qui ont fait leurs preuves, comme la colostomie transverse et qui, en des mains expertes, procurent avec efficacité l\u2019évacuation du liquide de stase: premier objectif de l\u2019acte chirurgical.C\u2019est à cette dernière que vont nos préférences.Edouard DESJARDINS. HYGIÈNE ET MÉDECINE SOCIALE 2-e ve QUELQUES RÉALISATIONS DE LA MÉDECINE PRÉVENTIVE (suite) ! G.CHAREST, M.P.H., Surintendant, Division des maladies contagieuses, Service de Santé de Montréal Lors de la causerie du 21 mars dernier, J'avais traité de la prévention des maladies contagieuses par la vaccination et l\u2019immun:- sation couramment employées en médecine préventive.Il me reste à vous parler de l\u2019emploi d\u2019autres vaccins préconisés contre des maladies contagieuses, telles que la typhoïde, la tuberculose, l\u2019influenza et enfin la poliomyélite.Au début du XXe siècle, les épidémies de typhoïde avaient encore libre cours à Montréal et le taux moyen de mortalité pour les années 1906-1910 dans notre ville, fut de 40 décès par 100 000 de population, ce qui représentait environ 156 décès par année durant cette période.En effet, une épidémie de typhoïde due à l\u2019eau causa durant cinq mois et demi à partir de la dernière semaine de septembre 1909 jusqu\u2019à la semaine se terminant le 5 mars 1910, 1884 cas et 203 décès.La purification de l\u2019eau par le procédé de la filtration et de la chloration n\u2019était pas encore employée à Montréal.Un vaccin contre la typhoïde avait été préparé par Wright en Angleterre en 1897 mais son utilité consistait à protéger surtout les soldats et militaires en campagne qui payaient un lourd tribut à cette maladie.Il faut rendre aux ingénieurs sanitaires leur juste dû, car dans ce domaine, c\u2019est grâce à leur concours et aux techniques scientifiques qu'ils ont pu mettre au point si, depuis cette épidémie de 1909-1910, nous avons à Montréal un système d\u2019aqueduc et d\u2019approvisionnement d\u2019eau potable qui a été constamment amélioré et par la suite, la typhoïde a baissé graduellement.Mais, en février 1927, une autre épidémie de typhoïde due au lait, cette fois-ci, occa- 1.Causerie nrononcée À la « Tribune des conférenciers de CKAC» \u2014 Quart d'heure de Concordia, lundi le 18 avril 1955, à 10.30 heures du soir.sionna plus de 5000 cas et 500 décès.On eut recours alors à la vaccination antityphique pour protéger les contacts et des mesures sévères de contrôle tant chez les producteurs que chez les fournisseurs du lait furent édictées et aujourd\u2019hui, sans avoir rendu la pasteurisation obligatoire, on peut dire que 99,8% du lait consommé à Montréal est pasteurisé et surveillé adéquatement.La vaccination contre la typhoïde demeure donc une mesure supplémentaire et est administrée aux infirmières et étudiants en médecine qui peuvent, de par leur fonction respective, être contaminés, les premières, lors des soins donnés aux malades, les autres durant leur stage dans les laboratoires, aux familles au sein desquelles se trouvent des porteurs chroniques du bacille d\u2019Eberth, aux gens qui se rendent en voyage dans des pays où cette maladie se rencontre encore à l\u2019état endémique ou même aux citadins qui se rendent dans des endroits de villégiature où ils pourraient contracter la maladie.La protection conférée par le vaccin anti- typhique a donné des résultats appréciables durant la seconde guerre mondiale de 1939- 1945 dans l\u2019armée anglaise pendant la campagne d\u2019Afrique, mais par contre, les soldats italiens ont été atteints en grand nombre parce que, semble-t-il, leur vaccin ne possédait pas la même valeur que celui de leurs ennemis.Ce vaccin est donc utile, s\u2019il est bien préparé et confère une protection efficace à condition que les contaminations ne soient pas trop massives et ne se répètent pas pendant une trop longue période.Lorsque j'en viens à aborder le problème de la tuberculose, permettez-moi de vous rappeler que le vaccin BCG (bacille Calmette- Guérin) a été apporté au Canada, en 1926, par le docteur Baudouin et son emploi a été répandu depuis 1930, grâce à l\u2019initiative du L'Union Méd.Canada Tomé 84 \u2014 Juil.1955 Dr A.Frappier, de l\u2019Institut de Microbiologie et d\u2019Hygiène de l\u2019Université de Montréal.Cette vaccination d\u2019abord admimistrée aux nouveau-nés par la voie digestive durant les premiers jours de la vie, fut ensuite injectée sous la peau et grâce maintenant à un procédé nouveau expérimenté par le Dr À.Frappier, cette vaccination est pratiquée d\u2019une manière presque identique à la vaccination antivariolique en introduisant à travers la peau par de légères scarifications dans la région lombaire, une certaine quantité de vaccin contenant le bacille de Calmette-Guérin; une épreuve préliminaire doit établir si l\u2019enfant réagit négativement vis-à-vis le BCG, lorsque le vaccin n\u2019as pas été donné par la bouche à la naissance.Le Service de santé en collaboration avec l\u2019Institut de Microbiologie de l\u2019Université de Montréal a entrepris depuis novembre 1952, la vaccination contre la tuberculose par le BCG chez les écoliers de Montréal.Après avoir débuté dans les districts Maisonneuve, Rosemont, Sud-Ouest, le travail sera parachevé dans les autres districts, d\u2019ici la fin de l\u2019année 1955.La vaccination par le BCG a, de plus, été administrée dans les consultations municipales aux enfants d\u2019âge préscolaire, depuis quelques mois.Cette initiative a pour but de combattre la tuberculose avec tous les moyens mis à notre disposition: vaccination par le BCG, dépistage précoce par les radiographies de toute la population, traitement des malades et isolement des contagieux en milieu sanatorial.Les progrès réalisés depuis les 16 dernières années à Montréal dans la lutte contre la tuberculose alors que le taux de mortalité par cette maladie qui était en 1938 de 74,8, a été abaissé à 14,6 par 100 000 de population en 1954, représentent une diminution de 80% dans le nombre des décès.Ces succès doivent nous inciter à redoubler d\u2019efforts afin d\u2019atteindre les mêmes résultats déjà obtenus dans d\u2019autres villes du continent nord-américain.Pendant que les maladies bactériennes cédaient du terrain, on se rendait compte que les CHAREST: MÉDECINE PRÉVENTIVE 833 maladies à virus comme la grippe ou influenza et la poliomvélite ou paralysie infantile pourraient être prévenues d\u2019une façon identique.Après la pandémie d\u2019influenza de 1918-1919, il s\u2019est écoulé treize années avant que le virus «À » fut reconnu comme agent causal de la grippe par Andrews et Laidlaw, en Angleterre, puis ce fut le tour du virus « B », proche parent du premier, à être identifié comme tel, par Thomas Francis jr, aux Etats-Unis.L\u2019essai du premier vacein contre l\u2019influenza en clinique humaine date maintenant d\u2019une douzaine d\u2019années depuis que des soldats américains furent soumis à des expériences contrôlées.La grippe ou influenza signalée en 1918- 1919 diffère-t-elle de celle que l\u2019on rencontre à intervalles d\u2019un an à deux ans durant les mois d\u2019hiver sous forme d\u2019épidémies de moindre intensité?Il n\u2019y a pas de raison de croire qu\u2019il y ait de différence essentielle et c\u2019est plutôt le milieu et les agents secondaires d\u2019invasion qui conditionnent la gravité de la maladie.Le vaccin contre l\u2019influenza fait encore l\u2019objet d\u2019étude des chercheurs et à l\u2019Institut de Microbiologie de l\u2019Université de Montréal, on prépare maintenant ce vaccin et des groupes différents d\u2019employés ont été vaecinés à l\u2019automne de 1954, dans notre ville.D\u2019autres virus identifiés depuis deux ans comme causes de maladies des voies respiratoires supérieures, ressemblant à des affections grippales et se rencontrant même durant les mois d\u2019été, et de ce fait, compliquent les études épidémiologiques entreprises pour combattre cette maladie.Enfin qu\u2019il me soit permis, en terminant, de vous parler de la poliomyélite, maladie qui retient l\u2019attention du public et surtout des parents depuis qu\u2019elle est, signalée plus fréquemment dans les pays à climat tempéré.Ici même, au Canada, la moyenne des cas de poliomyélite durant la période de 1945- 1952 a augmenté dans la proportion de trois fois par rapport à la moyenne des années 1924-1944 et en 1953, les provinces de l\u2019ouest furent le théâtre d\u2019une épidémie qui s\u2019est 834 soldée pour le pays tout entier avec 8 574 cas et 401 décès.En 1954, il y eut dans la province de Québec, une augmentation des cas, par rapport à la moyenne des 5 dernières années et à Montréal même, 95 cas furent déclarés et 10 décès survinrent à la suite de cette éclosion.Au point de vue épidémiologique, 50% des cas cliniquement décelables se retrouvent chez les enfants d\u2019âge préscolaire mais la gravité de la maladie, au contraire, semble augmenter si elle survient à partir de l\u2019âge de la puberté et même chez les adultes.Il y a plus de cas chez le sexe maseulin que féminin dans une proportion de 55% à 45% des cas.La plupart des adultes, cependant, se trouvent protégés sans le savoir contre la poliomyélite, car il est reconnu que l\u2019infection peut rendre l\u2019organisme réfractaire sans provoquer la maladie caractéristique.D'autre part, les adultes peuvent être porteurs du virus et le disséminer à leur insu dans l\u2019entourage immédiat de leur famille ou de leur occupation.Quant aux épidémies, personne ne peut en prévoir le retour et le cycle en est inconnu car le nombre des porteurs du virus de la poliomyélite dans une population donnée est une chose pratiquement impossible à connaître présentement.Nous savons que ces épidémies débutent ordinairement au Canada, vers la fin du mois de juillet et augmentent d\u2019intensité en août et septembre pour décliner rapidement par la suite.Les conditions météorologiques les plus favorables à l\u2019éclosion de la maladie seraient celles d\u2019une température chaude et humide.Au point de vue de la distribution géographique, les cas sont répartis par zones d\u2019intensité concentriques, avec diminution progressive du nombre de cas en passant d\u2019une zone à une autre et présentent l\u2019aspect d\u2019une tache d\u2019huile par son extension du centre à la périphérie.S'il survient plus d\u2019un cas dans une famille, on constate qu\u2019ils débutent en même temps, CHAREST: MÉDECINE PRÉVENTIVE L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 mais pas l\u2019un après l\u2019autre, avec intervalle éloigné de 10 à 14 jours.En 1935, Brodie et Kolmer ont tenté de vacciner aux Etats-Unis un certain nombre d'enfants contre la poliomyélite mais vu qu\u2019ils employaient un vaccin qui contenait le virus pas complètement inactivé, il est survenu des complications qui ont coupé court à leurs aspirations.La découverte des cultures sur milieux à base de tissus vivants par Enders et ses associés, a permis d\u2019obtenir rapidement des quantités considérables de virus à l\u2019état pur.Le vaccin de Salk fut en 1954, l\u2019objet d\u2019une expérience de grande envergure aux Etats- Unis et les résultats communiqués le 12 avril 1955 indiquent qu\u2019il peut être employé en toute sûreté.Trois types principaux d\u2019une même famille, les types du virus I, II, ITI ont été isolés dans cette maladie et représentent dans la composition du vacein de Salk, les éléments nécessaires à la protection contre la poliomyélite.Il ressort des conclusions formulées par le Dr Thomas Francis jr, à Ann Arbor, Michigan, que le vaccin Salk conférerait une protection contre la poliomyéite paralytique d\u2019environ 80% aux sujets vaccinés.Ici même au Canada, le vaccin sera fourni aux différentes provinces en vertu d\u2019ententes fédérales-provinciales.La distribution sera faite au prorata de la population et administrée à des enfants des groupes d\u2019âge 5 ans, 6 ans et 7 ans dans certaines provinces et dans la province de Québec, au groupe d\u2019âge de 2 à 3 ans, si l\u2019on donne suite à certaines recommandations déjà faites par le Ministère de la Santé.Beaucoup d\u2019autres maladies infectieuses et contagieuses sévissant dans d\u2019autres pays ont été enrayées par la vaccination, telles la fièvre jaune et le typhus exanthématique.La contribution de la médecine préventive à fait reculer la moyenne de vie des individus de 45 ans qu\u2019elle était en 1900 à 69,5 en 1950 et elle continuera avec les acquisitions nouvelles qu\u2019elle pourra mettre au bénéfice de l\u2019humanité d\u2019alléger les souffrances humaines. CONGRES LE XV° CONGRÈS DES PÉDIATRES DE LANGUE FRANÇAISE À MARSEILLE Paul LETONDAL 1 Médecin de l\u2019hôpital Sainte-Justine (Montréal), Pédiatre consultant à l\u2019Hôpital Général de Verdun.Le XVe Congrès des Pédiatres de Langue Française, qui avait lieu à Marseille les 23, 24 et 25 mai 1955, sous la présidence du professeur Paul Giraud, a obtenu un éclatant succes.Plus.de 600 congressistes, dont 100 pédiatres étrangers représentant 20 pays: c\u2019est une réussite.D'autant qu\u2019il fallait détruire tous les préjugés que l\u2019on avait sur Marseille.Contrairement à ce que l\u2019on pourrait croire, l\u2019organisation était parfaite.Rien n\u2019avait été laissé au hasard.Tout avait été prévu jusqu\u2019à nos moyens de transport.Une maison de commerce avait même mis à notre disposition des taxis pendant toute la durée du congrès.Et l\u2019envoi un mois à l\u2019avance d\u2019un volume de 900 pages, contenant des rapports d\u2019une haute tenue scientifique, avait eu raison des plus sceptiques.C'était la première fois que Marseille était choisie comme lieu du congrès.Fait assez singulier, cette ville, qui est la plus ancienne de France, est en même temps celle dont la Faculté de médecine est la plus récente.Son Ecole de pédiatrie, créée depuis quelques années seulement par le professeur Giraud, a pris rapidement un essor considérable, si bien qu\u2019elle s\u2019est imposée non seulement en France, mais dans la plupart des pays de langue fran- caise.L\u2019Union Médicale du Canada n\u2019a-t-elle pas publié, à deux reprises, il n\u2019y a pas très longtemps, des articles de M.Giraud et de ses élèves ?et l\u2019on trouvera dans Pédiatrie 1.Délégué officiel du Ministère de la Santé de la Province de Québec et de la Société de Pédiatrie de Montréal.2.Paul Giraud, René Bernard et Jean Coignet.Le cancer primitif de la plèvre chez l\u2019enfant.L'Union Médicale du Canada, Numéro spécial consacré à la de ces dernières années toute une série de travaux de recherche, attestant la vigueur de l\u2019Ecole de Marseille.Je ne pouvais laisser passer cette occasion de prouver mon estime et mon amitié au professeur Giraud qui nous conviait à participer à un congrès, d\u2019une valeur exceptionnelle, dans l\u2019une des plus belles régions de France.Les réunions scientifiques eurent lieu au Grand Palais du pare Chanot.A la séance inaugurale, on remarquait la présence du professeur V.Blache, recteur de l\u2019Académie d\u2019Aix- Marseille, du professeur P.Plum (de Copenhague), président du prochain congrès international de pédiatrie, l\u2019an prochain, du professeur G.Fanconi (de Zurich), qui est l\u2019âÂme dirigeante de ces congrès, et du professeur Robert Debré (de Paris), président de l\u2019Association des Pédiatres de Langue Française.La délégation canadienne était représentée par le docteur A.Lapointe, de Jonquière, par le docteur J.C.Rathbun, de London, Ontario, et moi-même.L\u2019accueil réservé aux pédiatres étrangers, en particulier aux pédiatres canadiens, a été des plus chaleureux.* * * Suivant la formule des congrès français de médecine, trois grandes questions étaient à l\u2019ordre du jour.La première journée était consacrée aux thalassémies ou anémies méditerranéennes; la deuxième au traitement actuel du diabète infantile; la troisième à l\u2019utilisation des neuroplégiques en pathologie infantile.La matinée était réservée à l\u2019exposé des rapports, l\u2019après-midi à la discussion.D\u2019après pédiatrie, nov, 1950, p.1254.\u2014 Paul Giraud, J.Es- pinas et J.Coignet.Le traitement de la débilité congénitale et des retards de croissance du nouveau- né par la vénicilline et les filtrats placentaires.L\u2019Union Médicale du Canada, mai 1952, p.514, 836 une coutume qui tend à se généraliser dans les congrès médicaux, presque toutes les communications étaient présentées avec une riche documentation personnelle, sous forme de projections lumineuses; mais suivant une tradition francaise, jamais unc communication n\u2019était lue.C\u2019eut été contraire au tempérament latin, exubérant, rempli de faconde, que de lire un « papier ».Les Français se modernisent sans se laisser pour cela américaniser.Il convenait de confier à des méditerranéens les rapports sur les thalassémies qui furent étudiées par MM.A.Orsini et L.Badetti (Marseille); G.de Toni, G.Sansone et P.Tolentino (Genes); et le doyen Ch.Sarrouy, A.Portier, R.Cabannes et J.Massonnat (Alger).Ils soulignérent le caractére héréditaire et racial de la maladie de Cooley, sa gravité dans les formes majeures, les difficultés de son diagnostic dans les formes mineures.Le traitement actuel du diabéte infantile a fait l\u2019objet de rapports de MM.H.Lestra- det, P.Royer et R.Mallet (Paris) ; J.Chaptal et R.Jean (Montpellier).On a longtemps discuté le régime libre, la surveillance et l\u2019éducation des enfants diabétiques, le traitement du coma diabétique chez l\u2019enfant.Enfin, MM.Bernheim, R.François et Mme Ruitton- Uglienco (Lyon) ont abordé le problème des mélituries non diabétiques chez l\u2019enfant.C\u2019est une découverte essentiellement française que celle des méthodes d\u2019hibernation et de déconnection et l\u2019utilisation des neuroplégiques en pathologie infantile.Elle est l\u2019œuvre d'Henri Laborit.Pour exposer pareil sujet, on a eu recours à une équipe comprenant le doyen G.Morin, V.Donnet et J.Coignet (Marseille); P.Petit (Paris); R.Vigouroux (Marseille); R.Joseph (Paris); R.Bernard (Marseille); G.David (Paris); J.Bimar et J.Fabre (Marseille).Il va sans dire que c\u2019est cette derniére question qui a suscité le plus d'intérêt et donné lieu aux discussions les plus LETONDAL: CONGRÈS L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 animées.Les nouveaux médicaments que l\u2019on désigne sous le nom de meuroplégiques, de par leur action sur le système nerveux, réduisent au minimum le choc opératoire et permettent une meilleure anesthésie.Grâce à cette méthode, certaines interventions difficiles sont entreprises avec succès et des vies d\u2019enfants sont ainsi sauvées chaque jour.Ces médicaments comportent également d'importantes applications médicales, qui exigent toutefois une étroite surveillance du malade et la plus grande prudence.Leurs principales indications en pédiatrie sont une hyperthermie excessive et prolongée, le collapsus vasculaire, l\u2019état de mal convulsif, certaines dyspnées et troubles digestifs graves.+* * * Le congrès s\u2019est terminé par un banquet qui réunissait mille personnes dans le Hall des Nouvelles Facultés d\u2019Aix-en-Provence.Invité à prendre la parole, j'ai exprimé le vœu que le congrès des pédiatres de langue française se tienne au Canada dans un avenir rapproché.La réaction spontanée des congressistes a été nettement favorable à cette idée et les pédiatres d\u2019Europe espèrent tous que ce vœu devienne une réalité.Comme détente après ces journées d\u2019étude, où le programme était particulièrement chargé, on avait organisé une excursion de deux jours en Provence, au pays de Mireille et de l\u2019Arlésienne, de Mistral et d\u2019Alphonse Daudet, en passant par Tarascon, Beaucaire et Avignon.On assiste à une farandole avec le joueur de fifre et l\u2019on goûte dans un mas à l\u2019élixir du Révérend Père Gaucher, dont parle Daudet dans ses Lettres de mon Moulin.Le prochain Congrès des Pédiatres de Langue Française aura lieu en 1957 à Paris.Espérons que celui de 1959 se tiendra au Canada. MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES e RECHERCHES ET DÉCOUVERTES MÉDICALES L\u2019ACTH et la cortisone donnent de bons résultats dans le traitement de la tuberculose.Emploi de la seringue à jet automatique dans les vaccinations à grande échelle.Le docteur Szent-Georgyi découvre un important composé chimique dans le thymus.Prophylaxie du rhumatisme articulaire aigu.# * * Plusieurs progrès importants ont été réalisés en février par les chercheurs américains; ils concernent le traitement de la trichinose et du rhumatisme articulaire aigu, le succès des méthodes de vaccination à grande échelle, et la découverte d\u2019un flavonoïde (vitamine P) dans le thymus.«Une amélioration spectaculaire de tous les symptômes» a été observée chez trois malades atteints de trichinose, par suite de traitement avec la cortisone, avec l\u2019'ACTH ou avec ces deux hormones associées, selon le docteur John J.Fortier, du St.Joseph Mercy Hospital de Detroit (1).Fortier rapporte que ces hormones ont rapidement enrayé les symptômes relevant du premier stade ou stade « d\u2019invasion » de la maladie, y compris nausées, vomissements, diarrhée, coliques, sueurs profuses et fièvre.Les hormones ont en outre soulagé les douleurs musculaires et l\u2019ædème facial caractéristiques du second stade ou «stade de migration larvaire».Fortier opine que «la plupart des symptômes des premier et second stades sont causés par une réponse allergique de l'hôte à l\u2019invasion par les trichinellas ».Ainsi les hormones, en supprimant la réaction de l\u2019hôte au parasite, rendent ce dernier relativement efficace contre les Trichinella spi- ralis chez l'homme.Le troisième stade, ou « période d\u2019enkystement », est caractérisé par la persistance de quelques symptômes du stade précédent, qui « sont enrayés par l'ACTH et la cortisone », et par la formation d\u2019une paroi kystique résultant d\u2019une réaction tissulaire de l\u2019hôte.La myosite diffuse est influencée par PACTH et la cortisone, mais l\u2019on n\u2019a pas encore de données suffisantes pour déterminer si l\u2019enkystement lui-même est modifié.Le dosage employé était plus faible que dans les cas auparavant rapportés.* * * A la suite de tests cliniques portant sur près de 1700 militaires vaccinés quotidiennement avec des appareils à jet automatiques, le docteur Joel Warren, de Washington, D.C., et ses collaborateurs ont conclu que « l\u2019inoculation à jet avec un appareil automatique à doses multiples est possible et représente une méthode d\u2019intérét pour l\u2019inoculation rapide à grande échelle » (2).Selon ces auteurs, ce procédé rapide n\u2019exige aucune habileté technique spéciale de la part de l\u2019opérateur.Il n\u2019est pas nécessaire de stériliser l\u2019embout de l\u2019appareïl entre deux injections, et celles-ci peuvent être faites aussi vite que les sujets se présentent à l\u2019opérateur.L\u2019injecteur se décharge complètement en une seconde environ, et se recharge en quatre à six secondes.On a réalisé plusieurs modèles de seringues à jet automatiques armant leur ressort après chaque «coup» et se rechargeant automatiquement à partir d\u2019un réservoir de fluide attaché à l\u2019injecteur; toutes les parties qui entrent en contact avec le produit biologique sont en acier inoxydable, et donc stérilisables.Les seringues automatiques ont servi à vacciner 1,685 soldats, par groupes de 117 à 252.Les soldats recevaient en même temps du vaccin antityphique par injection automatique dans un bras, et 0,5 ce.de vaccin anti- 838 MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES tétanique injecté par voie sous-cutanée avec une aiguille (calibre 22) dans l\u2019autre bras.Les séries de vaccinations considérées dans l\u2019ensemble eurent un taux d\u2019échecs dus au défaut de pénétration du jet de 9 sur 228 au maximum.Dans tous les cas sauf un seul, on n\u2019eut qu\u2019à recharger l\u2019injecteur et inoculer à un autre point pour obtenir une vaccination satisfaisante.Le saignement, entraîné dans moins de 15 pour cent des cas, se limita à quelques gouttes de sang et fut toujours de brève durée.La plupart des inoculations ont été douloureuses, mais la douleur a néanmoins toujours été moins intense et moins prolongée qu\u2019à la suite d\u2019une injection au moyen d\u2019une seringue ordinaire et d\u2019une aiguille.* ® % Le docteur Albert Szent-Georgyi, Prix Nobel 1937 et directeur de l\u2019Institute for Muscle Research de Woods Hole, Mass., a réussi à isoler une nouvelle substance flavonoïde à partir du thymus du veau (3).Szent-Georgyi a annoncé sa découverte au cours d\u2019une conférence sur les bioflavonoïdes et les vaisseaux capillaires organisée par l\u2019Académie des Sciences de New-York.Durant la conférence, l\u2019on communiqua également de bons résultats obtenus dans le traitement de la poliomyélite aiguë et des avortements à répétition, grâce aux flavonoïdes dont l\u2019action sert à compenser la fragilité capillaire.La substance récemment découverte dans le thymus y réside à la concentration étonnamment élevée de 0,1 mg.par gramme de tissu.À ce jour, on ne l\u2019avait rencontrée que dans les plantes, et n\u2019était pas parvenu à la déceler chez les animaux du fait qu\u2019elle est présente dans leur thymus sous une forme incolore, en tant que partie d\u2019un complexe.Selon Szent-Georgyi, cette découverte peut fournir des indices sur le pourquoi de la croissance normale et anormale.Comme le thymus ne croît que jusqu\u2019à l\u2019âge de deux ans, et ne s\u2019atrophie qu\u2019après la puberté, Szent-Georgyi pense que le nouveau flavonoïde constitue peut-être une hormone requise pour la crois- L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 sance normale.Il est d\u2019avis que l\u2019absence de la substance flavonoïde est capable de causer des anomalies de croissance car elle pourrait demeurer indispensable à l\u2019organisme, en quantités réduites, même après l\u2019arrêt de la croissance générale.Szent-Georgyi ajoute que ceci pourrait expliquer le fait que le cancer et d\u2019autres maladies chroniques sont plus communs après l\u2019atrophie du thymus.Dans une autre communication rapportée à la conférence de New-York, le docteur Robert Greenwalt, du Medical College de Geor- gie, a établi que plus de 80 pour cent d\u2019un groupe de femmes présentant une histoire d\u2019avortements souffraient d\u2019une fragilité capillaire anormale.Sept malades qui avaient eu trois à huit avortements furent traitées par l\u2019hespéridine (un flavonoïde) et l\u2019acide ascor- bique.Quatre d\u2019entre elles donnèrent naissance à des enfants vivants.De treize malades, chacune avec deux avortements précédents, onze eurent des enfants vivants.Les statistiques indiquent que la proportion des naissances sans traitement n\u2019aurait été que d\u2019un enfant dans le premier groupe et de huit enfants dans le second.L\u2019hespéridine associée à l\u2019acide ascorbique s\u2019est aussi avérée efficace dans le traitement de 400 malades atteints de poliomyélite aiguë qui avaient tous une fragilité capillaire anormale.Selon le docteur George J.Boines, de Wilmington, Delaware, 80 pour cent des malades ont réagi favorablement dans l\u2019espace de cinq semaines en moyenne.L\u2019appétit se trouvait amélioré en une semaine, et vers la deuxième semaine, la chaleur augmentait au toucher dans l\u2019extrémité atteinte.L'auteur a conclu que «les malades répondaient mieux au traitement, et plus rapidement, quand leur fonction capillaire était améliorée ».* * * Un rapport de l\u2019American Heart Association déclare que le rhumatisme articulaire aigu peut être évité en traitant avec les antibiotiques les infections dues aux streptocoques (4).L'Association appuie ses conclusions sur L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 des données révélant que 3 pour cent des infections streptococciques non traitées sont suivies de rhumatisme articulaire aigu.L\u2019Association recommande la pénicilline comme médicament de choix contre les infections streptococciques.Une concentration efficace dans le sang doit être maintenue pendant dix jours.La voie intramusculaire est préférable et assure un traitement adéquat.Pour telle thérapeutique, on recommande le schéma po- sologique suivant: une injection de 600,000 unités de pénicilline G-benzanthine pour les enfants et de 600,000 à 900,000 unités pour les adultes; ou bien l'injection de 300,000 unités de pénicilline procaïnée avec monos- téarate d\u2019aluminium dans un excipient d\u2019huile à raison de trois injections tous les trois jours pour les enfants, et de 600,000 unités de pé- cilline procaïnée, aux mêmes intervalles, pour les adultes.D'autre part, l\u2019Association affirme que la prévention de récidive du rhumatisme articulaire aigu doit reposer sur une prophylaxie continue plutôt que sur le seul traitement des attaques aiguës d\u2019infection streptococcique.L\u2019administration intramusculaire de péni- MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES 839 cilline retard & résorption lente une fois par mois, prévient les aléas de la thérapeutique orale qui requiert la coopération parfois incertaine du malade.Pour cette méthode, une dose de 1,200,000 unités de pénicilline G-benzanthine suffit, tandis qu\u2019une dose quotidienne de 200,000 à 250,000 unités, prise avant le petit déjeuner, est nécessaire dans la prophylaxie par voie orale.REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES 1.John J.FORTIER: ACTH and Cortisone in Trichinosis.Can.Med.Ass.J., 72: 298 (15 fév.) 1955.2.Joel WARREN et coll.: Large-scale Administration of Vaccines by Means of an Automatic Jet Injection Syringe.J.A.M.A.157: 633 (19 février) 1955.3.Travail présenté à la conférence de l\u2019Académie des Sciences de New-York: Bioflavinoids and the Capillary, le 11 février 1955.4.Prevention of Rheumatic Fever and Bacterial Endocarditis through Control of Streptococcal Infections.Communication préparée par le Committee on Prevention of Rheumatic Fever and Congenital Heart Disease of the American Heart Association. ANALYSES Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complètes et utilisables, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le « Quarterly Cumulative Index Medicus» : nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, le volume, la page, le mois (le jour du mois si le périodique est hebdomadaire), l\u2019année.Exemple: J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.« Ann.Med.Psychol.», 94: 1 (juin) 1938.CARDIOLOGIE K.V.S.RAO et al.\u2014 L'arrêt cardiaque.(Cardiac Standstill.) \u201cDiseases of Chest\u201d, 26: 1, 1954, L\u2019arrét cardiaque, qui fut rapporté plus de 300 fois dans la littérature, est une condition sérieuse habituellement terminale, qui répond rarement aux méthodes thérapeutiques usuelles.Deux problèmes se posent qui soulignent l\u2019urgence de cet accident: 1° le cœur doit recommencer à battre, 2° le système nerveux central ne doit pas être privé de sang oxygéné plus longtemps que trois ou quatre minutes.L\u2019insuccès d\u2019une ressuscitation cardiaque est du, le plus souvent, à un retard dans le diagnostic et dans l\u2019institution du traitement approprié.Les autres causes sont l\u2019hyperexcita- bilité du cœur et une défaillance circulatoire périphérique.Les signes indicateurs de l\u2019arrêt cardiaque sont: faiblesse et ralentissement du pouls, hypotension, cyanose.Dès que le diagnostic est posé, aucune hésitation ne doit exister.Tous les membres du département (anesthésistes et chirurgiens) doivent être entraînés pour agir vite.Le premier geste essentiel est la palpation du cœur le plus rapidement possible, pour se rendre compte s\u2019il ne bat pas ou s\u2019il fibrille.Le second geste essentiel est l\u2019ouverture du thorax, afin de saisir le cœur rapidement et de commencer les massages, pendant qu\u2019un anesthésiste fait l\u2019intubation et fait respirer de l\u2019oxygène à 100 pour cent.L'objectif est de maintenir une irrigation suffisante au niveau du cerveau.Le rythme du massage cardiaque doit être surveillé de telle sorte que les ventricules aient le temps de se remplir avant que la compression se produise.Le rythme le plus rapide qui respecte la diastole doit être suivi.Les médicaments qui doivent être administrés sont les suivants: sulfate d\u2019atropine, adrénaline intraventriculaire, procaïne, chlorure de calcium.Le volume sanguin doit étre maintenu le plus près possible de la normale par des transfusions.On suggère de pincer l\u2019aorte descendante, pour maintenir une pression suffisante dans les coronaires.Si cette pression n\u2019existe pas, le cœur ne peut être défibrillé, selon les auteurs.On recommande aussi les chocs électriques, réalisés par la méthode la plus simple qui soit.Deux cas sont rapportés où toutes ces recommandations furent observées.Charles LEPINE.Truman G.SCHNABEL, Jr.\u2014 Le cathétérisme cardiaque dans les maladies du cœur.(Cardiac Catheterization in Heart Disease.) \"The Medical Clinics of North America\u201d, 38: 1617 (nov.) 1954.Le cathétérisme cardiaque employé pour la 1ère fois chez l\u2019homme par Forssman en 1929 est aujourd\u2019hui non seulement une technique de recherche, mais un moyen de diagnostic de plus en plus courant.Il est encore difficile de définir clairement les indications et contre-indications du cathétérisme.En général cependant il est d\u2019une grande valeur pour l\u2019identification des lésions congénitales et acquises où les méthodes de diagnostic plus simples n\u2019ont pu trancher la question.De plus cette étude donnera des informations concernant la sévérité fonctionnelle de la maladie. L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 Le cathétérisme peut aussi être utilisé pour déterminer les changements fonctionnels qui surviennent dans d\u2019autres maladies ou consécutifs à l\u2019usage de médicaments ou à des procédés chirurgicaux.Il y a deux contre-indications bien établies au cathétérisme cardiaque: un infarctus myocardique récent et la tachycardie ventriculaire paroxystique.Complications La complication la plus fréquente est l\u2019arythmie durant le procédé, due à la stimulation de l\u2019endocarde par le bout du cathéter.Le facteur préventif le plus important est le contrôle électrocardiographique continu durant l\u2019examen.D\u2019autres complications ont été rapportées, telles l\u2019embolie gazeuse cérébrale, l\u2019infarctus pulmonaire et la thrombophlébite à l\u2019endroit d\u2019introduction du cathéter.En dépit des risques potentiels, le nombre de morts a été peu élevé.Une étude récente faite par I\u2019American Heart Association a montré un total de quatre mortalités pour 5691 patients soumis au cathétérisme du cœur droit.L'auteur passe ensuite en revue les différentes entités ou le cathétérisme cardiaque est nécessaire pour poser un diagnostic précis.L\u2019étude des pressions enregistrées et des contenus en O» du sang mixte veineux obtenus dans les différentes localisations permet de faire la différentiation entre un « shunt » interauriculaire et interventriculaire droit ou ou gauche ou mixte, un canal artériel, une transposition de vaisseaux, ou une sténose pulmonaire.Le cathétérisme peut aussi être utile dans les maladies cardiaques acquises, comme les lésions valvulaires d\u2019origine rhumatismale.L\u2019étude des pressions et des contours des courbes ainsi que du débit cardiaque et de la résistance dans les divers segments du système cardiovasculaire a souvent permis d\u2019estimer approximativement la surface de section de la valvule mitrale et d\u2019autres orifices.ANALYSES 841 Le cathétérisme du cœur droit est aussi important pour apprécier la répercussion des maladies pulmonaires chroniques sur la petite circulation.Le cathétérisme a aussi contribué au diagnostic des maladies de Paget, du béribéri, de la thyrotoxycose et de la fistule artériovei- neuse périphérique en montrant une augmentation considérable du débit cardiaque.L\u2019auteur conclut en disant que les données obtenues par cette technique en vue d\u2019un diagnostic doivent être évaluées à la lumière des informations que l\u2019on peut recueillir par les autres méthodes de diagnostic.H.GOTZCHE et W.FALHOLT.\u2014 Revue de la littérature et rapport de six cas de maladie d\u2019Ebstein.(Ebstein's anomaly of the tricuspid valve.A review of the literature and report of six new cases.) \u201cAmer.Heart J.\u201d, 47: 587 (avril) 1954.Les auteurs, après une revue de la littérature et une étude assez poussée de 6 cas de maladie d\u2019Ebstein ayant subi un cathétérisme intra-cardiaque et une angiocardiographie, semblent croire que cette maladie rare est beaucoup plus facile à diagnostiquer in vivo qu\u2019autrefois.Ils nous rappellent brièvement : 1° \u2014 que cette maladie consiste en un déplacement des valvules tricuspides vers la pointe.Ces valvules s\u2019insèrent en partie normalement à l\u2019examen fibreux auriculo-ventri- culaire et en partie anormalement à la paroi ventriculaire droite.2° \u2014 que cette uniformation présenterait les caractéristiques morphologiques suivantes: a) une grosse oreillette droite; b) un petit ventricule droit; c) une insuffisance tricus- pidienne; d) une communication interauricu- laire trés fréquente.Les auteurs insistent surtout sur le fait que chez leurs 6 cas, 4 présentaient une communication interauriculaire, une évidence de shunt veineux artériel et une insuffisance tri- cuspidienne manifeste.1 842 Ils résument finalement leur article en indiquant les signes suivants aptes à faire poser le diagnostic de maladie d\u2019Ebstein : 1° \u2014 Dyspnée.2° \u2014 Cyanose très fréquente.3° \u2014 Souffle systolique au niveau des 3e et 4e espaces intercostaux gauches.4° \u2014 Souffle diastolique bas situé.Bruit de galop.Rythme à 4 temps.5° \u2014 Electrocardiographie: présence d\u2019un bloc de branche droite \u2014 d\u2019un espace PR prolongé et d\u2019une onde P élargie et élevée.6° \u2014 Radiologie: a) vascularisation hilaire très faible; b) à l\u2019angiocardiographie; retard du vidage des cavités droites avec peu ou pas de remplissage de l\u2019artère pulmonaire; grosse oreillette droite.| 7° \u2014 Cathétérisme intra-cardiaque; absence de sténose pulmonaire; communication in- terauriculaire; shunt veineux artériel; grosse oreillette droite; déplacement distal des valvules auriculo-ventriculaires.Cet article demeure intéressant car il présente quelques notions nouvelles et nous indique quelques critères nouveaux pour poser le diagnostic d\u2019une maladie congénitale cyanogène assez rare et malheureusement inopérable à l\u2019heure actuelle, mais qui pourra le devenir d\u2019ici quelques années.L.-Léon LEBEL.GASTRO-ENTEROLOGIE Guy ALBOT et Lucien LEGER.\u2014 La ligature de l'artère hépatique commune dans les hépatites chroniques cirrhogènes.Mécanisme d'action d'après les résultats obtenus dans les cirrhoses au début anasci- tiques.\u201cLa Presse Médicale\u201d, 62: 794 (25 décembre) 1954.Il est classique de réserver la ligature de l\u2019artère hépatique commune aux cirrhoses décompensées, accompagnées d\u2019ascite ou de varices œsophagiennes hémorragiques.Cependant, l\u2019action de cette opération sur la biologie et l\u2019histologie de ces cirrhoses avancées est d\u2019appréciation bien difficile car la cicatrice scléreuse et le bouleversement de structure du foie y sont déjà si importants ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 * que les modifications dues à l\u2019interruption partielle du flux artériel risquent de passer inaperçues.L\u2019abstention opératoire dans les cirrhoses au début anascitiques, qui a été un dogme jusqu'ici, serait inattaquable si on disposait de traitements médicaux pour arrêter le cours des événements: en réalité, il n\u2019en est rien et, tôt ou tard, ces malades arrivent à la décompensation, à l\u2019ascite et à la mort.Les auteurs relatent le premier essai de traitement par ligature de l\u2019artère hépatique de ces cirrhoses au début et, à propos de trois cas, essayent de préciser quelle a été l\u2019action de l\u2019intervention et par quel mécanisme elle a agl.Contrairement à l\u2019opinion courante, ces cas montrent que la ligature de l\u2019artère hépatique ne fait pas baisser la pression portale et que les modifications peropératoires de celle-ci sont imputables à des variations de la tension artérielle générale: si donc il en est ainsi, il faudra expliquer l\u2019action de cette intervention, action indubitable sur l\u2019évolution morbide, par un autre mécanisme.L\u2019action sur les explorations fonctionnelles du foie a été étudiée jusqu\u2019ici de façon très fragmentaire et uniquement dans les cirrhoses ascitiques ou hémorragiques : elles étaient jusqu\u2019ici inconnues dans les cirrhoses anasci- tiques où, pourtant, les données du problème sont plus simples.Dans les trois cas étudiés, la ligature n\u2019a pas modifié sensiblement le taux des protides sanguins totaux ni celui de l\u2019albumine et des globulines, comme cela se produit dans les formes ascitiques (ce qui confirme l\u2019hypothèse de Rienhoff selon laquelle l\u2019amélioration des protides dans les cirrhoses ascitiques est due à la diminution de la fuite des protides sanguins dans le liquide d\u2019ascite).L\u2019amélioration régulière de la Bromosulfonephtaléine et sa précocité fait penser qu\u2019elle est la conséquence de l\u2019accélération du flux sanguin portal.Les épreuves de traversée (diurèse, galactose et acide hippurique) n\u2019ont pas montré d\u2019amélioration considérable dans les mois suivants, non plus que L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 les épreuves de MacLagan et de Kunkel.Au contraire, le Red Colloidal Test effectué avec l\u2019antigène et la technique décrite par G.Albot et M.Corteville, a réagi nettement dans les trois observations où il est passé d\u2019une réaction forte à une réaction normale, définitivement dans deux cas, momentanément dans un cas.Ainsi, les modifications de ces explorations fonctionnelles sont indubitables, mais complexes: leur caractère tardif semble indiquer qu\u2019elles ne se font pas par l\u2019intermédiaire d\u2019une baisse de la pression portale, mais plutôt par le fait qu\u2019elles favorisent la régénération du parenchyme hépatique.Dans une seule des trois observations, les auteurs ont disposé d\u2019un recul suffisant pour comparer l\u2019histologie du foie avant et 26 mois après la ligature, avec quatre études intermédiaires: ce cas leur permet d\u2019affirmer que cette opération favorise la régénération du parenchyme et freine la prolifération du tissu conjonctif, comme en témoigne l\u2019aspect histologique du foie prélevé soit par ponction biopsie, soit par biopsie chirurgicale.Ce résultat a été tardif et son caractère particulièrement spectaculaire semble dû au fait que l\u2019opération a été pratiquée de façon précoce chez un malade porteur d\u2019une cirrhose au début, bio- logiquement décompensée mais cliniquement encore latente.Cette action prolongée est tardive, cadre mal avec l'hypothèse d\u2019un abaissement du taux de l\u2019hypertension porta- le: elle est plus compatible avec l\u2019hypothèse de Chenoweth, de Berman et Hull, pour qui l\u2019opération restaurerait la rapidité du flux portal et favoriserait ainsi la régénération du tissu hépatique tout en freinant l\u2019extension des lésions inflammatoires conjonctives.P.HILLEMAND et Y.BARRE.\u2014 A propos de l'étiologie des hernies diaphragmatiques et des tentatives thérapeutiques a leur sujet.\u2018La Presse Médicale\u201d 62: 1791 (26 décembre) 1954.L\u2019ascension d\u2019une partie de l\u2019estomac par l\u2019hiatus œsophagien suppose: soit une prédisposition anatomique musculaire ou péritoné- ANALYSES 343 ale, soit, le plus souvent, un trouble du tonus des piliers (commandé par le sympathique, le phrénique étant moteur), secondaire à une réaction inflammatoire rhumatismale ou à un déséquilibre neuro-végétatif d\u2019origine endocrinienne.Comme causes favorisantes, il faut citer: La.compression abdominale mécanique extrinsèque: elle correspond aux hernies diaphragmatiques chez les porteurs de lombostats par exemple.Les compressions intrinsèques sont plus rares.Le rôle de la grossesse est vraisemblablement plus endocrinien que mécanique.En cas de cirrhose ascitique, avec volumineuse ascite, la hernie est inconstante.Les lésions rachidiennes et les troubles endocriniens sont beaucoup plus importants et jouent un rôle déterminant.Sur le plan rachidien, on peut observer: \u2014 soit un aspect post-traumatique type Kummel-Verneuil, \u2014 soit un aspect de scoliose avec angula- tion plus ou moins nette, \u2014 soit, enfin, un aspect indiscutablement inflammatoire consistant en becs, syndesmo- phytes, ou atteintes plus postérieures et lésions des articulations costo-vertébrales entre D7 et D10, et qui peut accompagner les possibilités précédentes.Le rôle de ces lésions rachidiennes nous paraît important par leur fréquence (trois quarts des cas) même chez des sujets très jeunes, par leur siège souvent segmentaires au niveau indiqué et par quelques améliorations digestives déjà obtenues dans nos tentatives thérapeutiques dirigées en ce sens.Sur le plan endocrinien, les troubles se classent dans trois syndromes: 1° Troubles génitaux: a)Chez la femme, la hernie diaphragmatique survient 5 fois sur 8.La ménopause, Age d\u2019élection du début des troubles, est dans la règle bruyante et prolongée.Pendant la période d'activité génitale, on peut voir la hernie diaphragmatique apparaître dès la puberté, puis chez les femmes présentant une 844 «hyperfolliculinie » précoce ou prolongée, et, enfin, au cours de la grossesse.Il paraît séduisant de réunir ces deux périodes d\u2019avant et après ménopause sous leur facteur hypophysaire commun d\u2019hypergonadostimulinie avec réponse folliculinique exagérée ou absente suivant l\u2019âge ovarien.b) Chez l\u2019homme: le facteur génital est beaucoup moins important, il ne se traduit par un déficit de la fonction, soit qu\u2019il y ait une baisse hormonale dans les urines, soit, plus souvent, qu\u2019interfère une composante spas- mophilique ou thyroïdienne.2° Les états spasmophiles sont, on le sait, bien fréquents.Ils jouent un rôle certain mais rarement isolé, dans le mécanisme des hernies diaphragmatiques et leur traitement a souvent amélioré le trouble digestif.3° L\u2019hypothyroïdie s\u2019est objectivée dans 80 pour cent de nos cas avec abaissement du métabolisme basal de \u201410% à \u201437% et élévation du cholestérol parallèlement à un syndrome clinique habituellement modéré et exceptionnellement un aspect de muxcedéme, c\u2019est-à-dire l\u2019intérêt de la mesure instrumentale du métabolisme dans des circonstances qui le rendent véritablement « basal », car le test de l\u2019iode radioactif est, tantôt nettement abaissé, tantôt un peu élevé comme dans certains états de carence iodée ou de goitre pubertaire.4° L'association de ces trois groupes endocriniens peut donner: tantôt la triade hyper- gonadostimulinie, spasmophilie, hypothyroi- die; tantôt un groupe hypothyroïdie, spasmo- philie où le dernier élément masque parfois l\u2019allure clinique au point de simuler grossièrement une hyperthyroïdie.Les arguments thérapeutiques, enfin, sont intéressants.Envers la maladie rachidienne, nous avons essayé la radiothérapie dorsale décongestive avec des améliorations uniquement fonctionnelles, mais non radiologiques de la hernie diaphragmatique.Puis, nous avons fait pratiquer une ionisation transversale concentrique dont les résultats paraissent encourageants.ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 Plus nets sont les résultats du traitement endocrinien.Avant la ménopause, la lutéino- thérapie joue un rôle adjuvant.Après la ménopause, soulignons le paradoxe qu\u2019un seul cas de hernie diaphragmatique sur toutes nos tentatives a nettement répondu aux œstro- gènes.Le traitement spasmophile pur, nous a guéri en deux mois une hernie chez une jeune fille.Enfin, par le traitement thyroïdien, nous obtenons une grande fréquence d\u2019amélioration fonctionnelle et une proportion grossièrement de moitié, d\u2019amélioration radiologique franche ou totale.Insistons, en terminant, sur la nécessité d\u2019un traitement prolongé sous peine de récidive, et sur l'espoir que la combinaison endocrino- physiothérapique pourra devenir l\u2019ébauche du traitement médical des hernies diaphragmatiques.NEURO-PSYCHIATRIE R.LAFON, C.BROS et J.-P.TEMPLE.\u2014 Retentissements médullaires des discopathies cervicales.\u2018Montpellier Médical\u201d, 46: 262 (novembre) 1954.Les auteurs ont surtout voulu, dans cet article, présenter une étude clinique des manifestations neurologiques dues aux discopathies cervicales; ils les rapprochent, en particulier, des scléroses médullaires.Ils discutent leur pathogénie, leur diagnostic et en exposent enfin le traitement.I.\u2014 Clinique.Le syndrome moteur révèle ordinairement des parésies peu marquées, mais une spasticité importante avec réflexes polycinétiques, clo- nus, Babinski, Rossolimo, etc.Les signes sont moins marqués aux membres supérieurs.Les troubles sensitifs passent au deuxième plan.Subjectivement, on peut noter des paresthésies, des fourmillements.Un symptôme important: la flexion de la tête sur le tronc provoque des sensations de courants électriques descendant le long de la colonne vers les membres.La sensibilité superficielle peut être atteinte et donner des zones d\u2019anesthésie. L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 parfois avec niveau sensitif ; la sensibilité thermoalgésique est plus facilement atteinte, pouvant donner lieu à des dissociations de type syringomyélique.Mais on note plus fréquemment des troubles de la sensibilité profonde avec perte du sens vibratoire et du sens de position.Les troubles de la coordination et de l\u2019équilibre sont de type spinal, exagérés par la fermeture des yeux.Ils sont dus à l\u2019atteinte des cordons postérieurs.Les troubles sphinctériens sont peu marqués.La dysurie est toutefois assez fréquente.En plus de ce syndrome cordonal, on a aussi un syndrome focal témoignant de l\u2019atteinte radiculaire (paresthésies, monoradiculite avec abolition d\u2019un réflexe ou amyotrophie) ou segmentaire (amyotrophie de type Aran-Du- chenne, fasciculations, abolition d\u2019un réflexe).Les auteurs soulignent la présence possible de signes supra-lésionnels, ou bien de fascicula- tions et atrophies étendues à plusieurs segments, ce qui rend difficile la localisation du niveau de la compression.Les formes cliniques que peuvent présenter les discopathies cervicales sont variées et méritent d\u2019intéressantes considérations.Le syndrome de Brown-Séquard est assez rare: on a plus souvent des signes bilatéraux avec prédominance d\u2019un côté.On peut aussi avoir une forme hémiplégique si les signes sensitifs manquent, au début.Les patients peuvent ne présenter que des signes radiculaires très localisés qu\u2019il faut rechercher avec soin.Les formes mixtes radicu- lo-médullaires sont plus faciles à diagnostiquer; les signes radiculaires sont ordinairement les premiers à apparaître.Assez souvent, on à un syndrome médullaire franc surtout pyramidal associé avec une atteinte de la racine antérieure, amyotrophie de type Aran-Du- chenne, ressemblant à la sclérose latérale amyotrophique; dans les discopathies, toutefois, l\u2019amyotrophie à un caractère plus localisé, radiculaire.Les formes médullaires pures sont également importantes à considérer.Les formes quadri- ANALYSES 345 parétiques ne constituent pas un difficile problème de diagnostic; les paraparésies, d\u2019autre part, peuvent présenter un problème plus difficile.Mais il faut surtout se méfier des scléroses médullaires.Les discopathies cervicales peuvent ressembler à la sclérose combinée de la moelle, surtout si l\u2019on considère que d\u2019une part on peut trouver des syndromes neuro-anémiques sans anémie et que d\u2019autre part on a rapporté des cas de discopathie cervicale avec anachlorhy- drie; toutefois, le syndrome sensitif est plus marqué dans les syndromes neuro-anémiques, amenant une aréflexie.Les discopathies cervicales peuvent également évoquer le tableau d\u2019une sclérose multr- loculaire, surtout si l\u2019on envisage la présence possible de signes supra-cervicaux dans les premières.Des cas de nystagmus et même de névrite optique ont été rapportés, dont on invoquait l\u2019origine cervicale.Pour un diagnostic de sclérose en plaques, on doit attacher plus d\u2019importance à la dysarthrie, lorsqu'elle est présente, à l\u2019évolution par poussées, à l\u2019âge du patient, à la réaction du benjoin colloïdal.Les discopathies peuvent aussi prêter à confusion avec la sclérose latérale amyotro- phique, lorsque les atrophies et fasciculations ne sont pas localisées.De plus, on a signalé des atteintes des muscles bulbaires dans des discopathies et, d\u2019autre part, des formes à évolution très lente de la maladie de Charcot.Il ne faut pas, non plus, manquer de reconnaître les discopathies cervicales lorsqu'elles se présentent sous la marque de la syringomyélie.II.\u2014 Pathogénie.La compression de la moelle par l\u2019ostéophyte ne paraît pas pouvoir à elle seule expliquer les lésions anatomo-pathologiques de la moelle, puisque l\u2019on peut souvent, aux autopsies, déceler des empreintes discales sur la moelle cervicale chez des sujets qui n\u2019ont jamais présenté de symptômes.D\u2019autre part, les lésions histologiques de la moelle, sont ordinairement segmentaires et peu étendues, contrairement à la symptomatologie présentée. 846 On a aussi invoqué la compression de l\u2019artère vertébrale antérieure, ou bien les microtrau- matismes produits au niveau du disque.Il apparaît aux auteurs que ce dernier facteur, associé à des facteurs vaso-moteurs en partie déclanchés par ces micro-traumatismes, seraient d\u2019une grande importance dans la pathogénie de la maladie.Ils pourraient expliquer des formes de cette dernière dont les autres théories ne parviennent pas à rendre compte.III.\u2014 Diagnostic.Dans les cas limite, où le diagnostic clinique n\u2019est pas évident, les examens complémentaires aideront ce diagnostic.Le liquide céphalo-rachidien montrera une légère dissociation albumino-cytologique (albuminorachie à 50 mg.pour cent environ) ; le blocage complet est rare, mais lorsqu\u2019on effectue la ma- nœuvre de Quackenstaedt la tension prend du temps à redescendre.Les radiographies simples de la colonne montreront, selon le degré évolutif, une rectitude segmentaire, un déjette- ment en arrière des corps vertébraux voisins du disque hernié, un pincement de l\u2019interligne séparant les corps vertébraux, ou une ostéo- phytose.La myélographie est indispensable.Les clichés de face montrent une encoche au niveau du disque hernié.En latéral, on peut observer soit le profil du bec ostéophytique soit le « double profil »: une partie du lipiodol chemine dans la gouttière durale, l\u2019autre monte sur la saillie discale.On peut rencontrer, toutefois, de faux positifs et de faux négatifs.La tomographie peut aussi donner des indications utiles.IV.\u2014 Traitement.Le traitement est d\u2019emblée chirurgical, et 70 pour cent des patients en bénéficieront (amélioration ou stabilisation).L'évolution avancée ou la gravité de l\u2019atteinte médullaire ne sont pas des contre-indications, puisque une partie seulement des lésions est irréversible.Les résultats médiocres sont attribués à une chirurgie trop tardive.On esquisse aussi le traitement médical de la maladie.ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 V.\u2014 Conclusion.En guise de conclusion, les auteurs soulignent l'intérêt de différencier ces discopathies des scléroses médullaires diffuses.Ils attirent notre attention sur l'importance des réactions vaso-motrices dans la pathogénie des lésions médullaires, à côté des phénomènes mécaniques.S'il faut tenter de prévenir les stades de début par un traitement médical et orthopédique, le traitement des discopathies cervicales n\u2019en demeure pas moins, au dire des auteurs, essentiellement chirurgical.F.LEONARD.John N.WALTON.\u2014 Pronostic et traitement de l'hémorragie sous-arachnoïdienne.(The Prognosis and Management of Subarach- noid Haemorrhage.) \"C.M.A.J., 72: 165 (février) 1955.Le syndrome de l\u2019hémorragie sous-arach- noïdienne est dû, dans 80 pour cent des cas, à la rupture d\u2019un anévrysme intracrânien, dans 10 pour cent à la rupture d\u2019un angiome intracrânien et dans 10 pour cent à diverses causes rares.L'anévrysme est le plus souvent localisé dans 30 pour cent à la cérébrale moyenne, dans 28 pour cent à la communicante antérieure, dans 25 pour cent à la carotide interne et dans 15 pour cent au système des vertébrales et de la basilaire.Dans des septicémies aiguës ou chroniques il y a possibilité de formation d\u2019un anévrysme mycotique à partir d\u2019une embolie septique.L\u2019artérite luétique et la scléro-atheromatose sont rarement la cause des anévrysmes donnant naissance à des hémorragies sous arach- noïdiennes.: L\u2019angiome se trouve surtout localisé aux ramifications de la cérébrale moyenne.Les autres causes plus rares des hémorragies sous-arachnoïdiennes sont les ruptures traumatiques, les hémorragies à partir des tumeurs intracräniennes et les dysrasies sanguines.La fente du vaisseau rompu est habituellement minime.Dans 69 pour cent des cas, le sang extravasé provoque une destruction de la substance cérébrale qui peut s\u2019étendre jus- L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 qu\u2019aux ventricules.Dans 17 pour cent, le vaisseau rompu présente une thrombose dans ses rameaux intracérébraux.La formation d\u2019une hématome sous-durale survient seulement dans deux pour cent des cas.La possibilité d\u2019une symptomatologie avant la rupture de l'anévrysme ou de l\u2019angiome existe dans 45 pour cent des cas: La radiographie simple du crâne peut contribuer au diagnostic par la découverte d\u2019un mince anneau de calcification de l\u2019anévrysme ou de calcifications aux parois de l\u2019angiome ou par la présence d\u2019érosions aux os du crâne.La valeur de l\u2019artériographie cérébrale est évidente.Mais il faut mentionner qu\u2019elle comporte le risque d\u2019une hémiplégie dans une proportion de sept pour cent.D'autre part, dans 20 pour cent elle est négative à cause de la thrombose de l\u2019anévrysme.L'accident de la rupture survient de préférence à l\u2019âge de 40 à 60 ans avec une légère prépondérance pour le sexe féminin.Son tableau clinique est bien connu.En ce qui concerne la prognose, la mortalité de l\u2019'hémorragie sous-arachnoïdienne remonte à 45 pour cent.Parmi les cas fatals 66 pour cent à la suite de la première hémorragie, 34 pour cent à la suite d\u2019une hémorragie récidivante.Dans le premier groupe (première hémorragie fatale), la moitié succombe dans les 24 premières heures, l\u2019autre moitié dans une période de 2 à 14 jours, la plupart dans la première semaine.Dans le deuxième groupe (décès par hémorragie récidivante), les 50 pour cent des issues fatales surviennent durant la deuxième semaine après la première hémorragie, 14 pour cent durant la première semaine et 36 pour cent après la deuxième semaine.Parmi les signes qui indiquent un lourd pronostic, il faut noter l\u2019état comateux prolongé, l\u2019accélération du pouls au-dessus de 100/min., l\u2019accélération de la respiration, l\u2019ascension de la température au-dessus de 102 degrés F., la présence d\u2019une hémiplégie ou d\u2019autres manifestations neurologiques.ANALYSES 847 L'âge élevé et l\u2019hypertension artérielle sont des facteurs défavorables.Selon certains auteurs, l\u2019hémorragie récidivante est mortelle dans 84 pour cent des cas.Le tiers des survivants d\u2019une hémorragie sous-arachnoïdienne va souffrir des séquelles sérieuses parmi lesquelles il faut noter les paralysies dans une proportion de 10 pour cent, l\u2019épilepsie dans 13 pour cent, les céphalées sérieuses dans 39 pour cent, les syndromes mentaux anxieux dans 27 pour cent et les autres troubles mentaux dans 9 pour cent.L\u2019autre tiers des survivants présentera des troubles légers et seulement le dernier tiers sera exempt de toute séquelle.Le traitement conservatif comporte le repos absolu durant deux à trois semaines après la régression des signes méningés et l\u2019administration de barbituriques contre l\u2019agitation ou les manifestations épileptiques et de Démérol pour les céphalées.Contre le syndrome de l\u2019hypertension intracrânienne, on peut administrer le Mg SO* 30% I.V.La ponction lombaire évacuatrice présente toujours le risque de la reprise de l\u2019hémorragie ou de la hernie cérébrale par le trou du tentorium ou par le trou occipital.S\u2019il y a une hypertension artérielle, la médication hypotensive est absolument indiquée.Le traitement chirurgical consiste en la ligature de la carotide interne, efficace surtout dans les anévrysmes de la carotide interne et en interventions intracraniennes pour ligature de l\u2019anévrysme ou excision de l\u2019angiome.Les interventions sur les anévrysmes de la basilaire de la vertébrale et de la communicante antérieure présentent de grandes difficultés techniques.En ce qui concerne les indications opératoires, elles sont souvent difficiles à trancher.Dans les états comateux des premiers jours, les grands risques opératoires excluent l\u2019intervention.Vu la grande mortalité durant la deuxième semaine, l\u2019opération doit être faite au cours de la première semaine après la régression du coma.La position de l\u2019anévrysme 848 ou de l\u2019angiome, localisée par l\u2019artériographie, dictera l\u2019opportunité d\u2019une intervention.Après la deuxième semaine, seulement, les cas, qui d\u2019après la situation de l\u2019anévrysme bénéficieront d\u2019une intervention, doivent être opérés.Autrement le risque opératoire ne justifie pas l\u2019opération en un temps où la mortalité par l\u2019existence de l\u2019anévrysme est bien diminuée.Evidemment cette réserve n\u2019est pas valable pour des anévrysmes volumineux ou ceux dont le volume augmente progressivement.La mortalité des hémorragies sous-arachnoï- diennes traitées chirurgicalement est de 30%.La simple ligature de la carotide interne est suivie d\u2019une hémiplégie dans 8 pour cent des cas.Les risques opératoires sont diminués avec l'administration de médicaments hypotenseurs.A.DODIS.H.HECAEN et J.de AJURIAGUERRA.+\u2014 Le syndrome praxique et gnosique au cours des lésions de l'hémisphère droit.Rôle respectif des lésions des hémisphères droit et gauche dans les troubles des fonctions symboliques.\u2018La Presse Médicale\u201d, 63: 401 (16 mars) 1955.Après un bref exposé historique et critique des travaux antérieurs sur la localisation cérébrale des fonctions symboliques, les auteurs décrivent un syndrome clinique, observé dans 38 cas, associé à une lésion du carrefour pa- riéto-temporo-occipital droit.Les conclusions de cet article vont à l\u2019encontre de la conception classique qui considère comme négligeable le rôle de l\u2019hémisphère mineur dans l\u2019élaboration du langage, des praxies et des gnosies; selon l\u2019opinion généralement admise, seules des atteintes de l\u2019hémisphère dominant peuvent se traduire par de l\u2019aphasie, de l\u2019apraxie et de l\u2019agnosie.Les auteurs acceptent, avec quelque restriction, la dominance chez le droitier de l\u2019'hémisphère gauche pour le langage (aphasie, alexie, agraphie), le caleul (acaleulie), certaines praxies (apraxies idéo-motrice, idéatoire et constructive), certaines formes de la somato- ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 gnosie (autotopoagnosie, syndrome de Gerts- mann) et de la gnosie douloureuse, tactile et géométrique.Par ailleurs, dépendraient d\u2019une lésion de l\u2019hémisphère mineur des perturbations spécifiques: dyslexie, dysgraphie et dys- caleulie « d\u2019un type quasi spatial »; apraxie de l'habillage et troubles visuo-constructifs; anosognosie et hémiagnosie douloureuse con- tralatérales; modifications de la gnosie visuelle d'ordre spatial portant sur l\u2019orientation, la perspective et les notions topographiques.Ainsi existerait-il un syndrome de l\u2019hémisphère droit équivalent à celui que présente la lésion symétrique gauche responsable de l\u2019aphasie.J.-B.BOULANGER.PEDIATRIE Julien MARIE, J.SALET, E.ELIACHAR, A.LERIQUE, J.NEKHOROCHEFF, H.PARAS- KEVOPOULOS et G.CHAIX.\u2014 Hypocal- cémie et modification importante de l'E.E.G.chez le nourrisson.\u201cArchives Françaises de Pétriatrie\u201d, 12: 121, 1955.Cherchant à préciser l\u2019étiologie des crises convulsives chez le nourrisson, les auteurs rapportent neuf cas de crises convulsives chez des nourrissons âgés de deux à dix mois où, après une étude clinique et électro-encépha- lographique approfondie, le seul facteur étiologique retrouvé fut une hypocalcémie nette.L\u2019étude clinique a montré que, dans la majorité des cas, il existe un rachitisme prouvé cliniquement et radiologiquement.Les signes cliniques de l\u2019hypocalcémie (signe de Trousseau ou de Chvosteck) sont retrouvés huit fois sur neuf.Les manifestations convulsives observées réalisent des crises convulsives généralisées ou localisées, type Bravais Jack- sonien.Le traumatisme obstétrical a été recherché soigneusement dans les antécédents afin d\u2019éliminer une atteinte cérébrale génératrice de convulsions.La ponction lombaire, quand elle fut pratiquée, révéla un liquide céphalo-rachidien normal quant à sa composition chimique et cellulaire.La calcémie est L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 toujours basse et le taux oscille entre 48 mg.à 74 mg.*/oo.Tous les enfants ont guéri à la suite d\u2019un traitement combiné à base de chlorure de calcium per os et de vitamine D et n\u2019ont jamais présenté, par la suite, de manifestations convulsives.L'étude électro-encéphalographique a permis de mettre en évidence dans tous les cas des perturbations électriques importantes \u2014 à types d\u2019ondes lentes isolées ou en bouffées associées très souvent à des pointes ou à des pointes-ondes.Le caractère souvent asymétrique des modifictions électriques est assez remarquable.Sous l'influence du traitement vitamino-calcique, les tracés sont tous redevenus normaux parallèlement à la calcémie dans un délai de quelques semaines.Les auteurs concluent en affirmant que la tétanie du nourrisson se manifeste souvent par des crises convulsives, type épileptogène et que ANALYSES 849 la condition humorale nécessaire en est l'hy- pocalcémie.Ces nourrissons ne seraient pas des épileptiques en puissance et les troubles humoraux observés ne font qu\u2019abaisser de façon transitoire le seuil convulsivant du système nerveux.Le développement psycho-moteur des nourrissons faisant l\u2019objet de cette étude, n\u2019a montré aucune anomalie, par la suite, et les tracés E.E.G.de contrôle sont tous parfaitement normaux.A la fin de l\u2019article, nous trouvons neuf observations fort détaillées avec les tracés électro-encéphalographiques caractéristiques.Cet article offre enfin l\u2019intérêt de rappeler au pédiatre et au médecin de pratique générale, la place toujours réelle qu\u2019occupe la tétanie dans l\u2019étiologie des convulsions chez le nourrisson.Gloria JELIU. SOCIÉTÉS e © à + \u201cL'Union Médicale du Canada\u201d publie les comptes rendus scientifiques de toute société savante de langue française de l'Amérique du Nord.Ces comptes rendus doivent cependant être rédigés succinctement en dactylographie par les secrétaires respectifs et être adressés, sans retard, à la Rédaction.LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE MONTRÉAL Séance du 15 mars 1955 Tenue à l'Hôtel-Dieu de Montréal Présidence du Dr Paul Dumas L'idée générale des travaux scientifiques de cette mémorable soirée, tant par la foule des auditeurs réunis dans le grand amphithéâtre qui était quasi rempli à capacité, que par l\u2019intérêt général qu\u2019elle suscita, fut un aperçu du rôle que la science médicale peut apporter au service de la justice.Tour à tour, MM.les docteurs Rosario Fontaine et Jean-Marie Roussel ont captivé l\u2019auditoire attentif, en nous présentant, le premier les épisodes successifs d\u2019une « Erreur judiciaire » célèbre dans les annales policières de la Province, celle de l'affaire « Noga- ret».Le docteur Fontaine, à l\u2019aide de projections, nous montra les différents exhibits qui avaient servi à impliquer définitivement le pauvre être, irresponsable, qu\u2019était Godon, et à exonérer, de la même façon le Frère Nogaret.Quant au travail du docteur Roussel, il servit de préambule à la projection d\u2019un film de haute facture, du cinéaste Clouzot, intitulé «Le Corbeau ».Ce film nous reporte dans un petit village français et nous assistons aux conséquences des méfaits causés par les lettres anonymes.Nous y voyons les innocents soupçonnés et, parmi ceux-ci, ceux dont le psychisme s\u2019ébranle facilement iront jusqu\u2019au suicide pour échapper à l\u2019emprise irrésistible de l\u2019anonymographe, le Corbeau.Les rôles remplis par Pierre Fresnay, Pierre Larquez et Ginette Leclerc sont très bien rendus et leur sincérité atteste encore une fois de la grande valeur artistique de la cinématographie fran- caise.N\u2019ayant pas d\u2019avis de motion, ni de motion, pas plus que d\u2019affaires nouvelles, la séance se termina à minuit, et tous regagnèrent leur foyer contents et heureux d\u2019avoir assisté à une des brillantes scirées de la Société Médicale.* % * Séance du 31 mars 1955 Tenue à l'Hôtel-Dieu de Montréal.Présidence du Dr Paul Dumas Cette séance spéciale avait pour but la présentation d\u2019un plan d\u2019assurance-maladie complet, couvrant toutes les éventualités, ou à peu près, mis à l\u2019étude par les autorités de la Croix Bleue du Québec.Le docteur Rochefort, Directeur médical de la Croix Bleue, nous fit l\u2019historique des plans d\u2019assurance-santé prépayés.Monsieur Ba- chand, agent de relation de la méme société, nous parla en détail du nouveau plan à l\u2019étude.Quant au troisième conférencier de la soirée, ce fut le docteur R.Blais, de l\u2019Association des Bureaux Médicaux Hospitaliers de la Province de Québec, qui nous parla du secret professionnel, en relation avec les formules d\u2019assurance.Plusieurs questions furent posées aux différents conférenciers, lesquels s\u2019empressèrent d\u2019y répondre le plus explicitement possible, et à la satisfaction de la plupart.La séance fut levée à minuit moins le quart; elle fut fructueuse en informations diverses sur les plans existants d\u2019assurance-santé.Le secrétaire des séances, Pierre-A.TURGEON.\u2014- - NÉCROLOGIE DOMINIQUE DUPERRON Le docteur Duperron est décédé à la fin de l'année 1954 à l\u2019âge de 59 ans.Il avait poursuivi ses études secondaires au séminaire de Nicolet de 1907 à 1913 et termina son cours classique par ses deux années de philosophie au Collège Ste-Marie de 1914 à 1916.Il obtint ultérieurement son doctorat avec grande distinction de l\u2019Université de Montréal en 1921.Pendant 33 ans, il fit partie du personnel médical de l\u2019Hôpital Notre-Dame dans le service de médecine et plus particulièrement à la consultation externe.Le docteur Duperron possédait les qualités essentielles du médecin, celles qui en font non seulement un érudit, un compétent dans cette discipline scientifique, mais celles au surplus qui l\u2019imposent comme un conseiller, un soutien moral et un ami de ses malades.Bon et bienveillant, d\u2019une aimable douceur de caractère et d\u2019une délicatesse innée des sentiments, le docteur Duperron s\u2019était, au cours d\u2019une carrière professionnelle laborieuse et marquée de la plus grande assiduité de ses soins, créé une abondante clientèle qui lui était intégralement restée fidèle jusqu\u2019à son décès.D\u2019une charmante modestie, respectant l\u2019éthique professionnelle auprès de ses malades comme de ses confrères, il ne comptait que des amis.Sa vie fut un exemple de conscience et il jalonna son existence de médecin en semant le bien moral et physique.Nous regrettons amèrement son départ trop tôt dans un monde où des types d'hommes comme Duperron sont une force, peut-être modeste et silencieuse, incontestablement plus puissante et stable que de plus prestigieuses et en apparence de plus efficientes par l\u2019agitation et la bruyance.Et le souvenir de leur passage parmi nous reste plus profondément gravé dans nos cœurs.Roma AMYOT.M.THÉOPHILE VALIQUETTE (1874 - 1955) M.T.Valiquette vient de mourir à l\u2019âge de 81 ans.Ce nom ne possède aucune signification et n\u2019évoque aucun souvenir, aucune image à l\u2019entendement de la jeune génération.A celui des plus âgés, ce triste événement remue tout un faisceau de reminiscences et fait resurgir dans leur mémoire les figures des anciens, de ceux qui, pacifiques révolutionnaires, furent en notre milieu médical de 1900 les messagers de l\u2019ère nouvelle, les adeptes passionnés des méthodes pastoriennes.Ils firent l'acquisition de « L'Union Médicale du Canada » en 1900, ils pénétrèrent au Conseil de la Faculté de Médecine et devinrent les chefs dans les services médico-chirurgicaux de nos hôpitaux français de Montréal.Le docteur E.-P.Benoît qui avait été l\u2019élève du groupe plus autochtone et formé entièrement au Canada, de ce groupe qu\u2019il nommait les « bâtisseurs », avait aussi, dans une chronique de « L\u2019Union Médicale du Canada » de novembre 1932, appelé cette équipe nouvelle «le groupe Harwood ».Ces médecins: LeSage, Harwood, Marien, Boulet, Dubé auxquels s\u2019associa Hervieux, ces « retour d\u2019Europe » de l\u2019époque, demandèrent en 1904 à M.T.Valiquette de devenir administrateur du journal.Il accepta et le demeura jusqu\u2019en 1938, soit pendant 34 ans.Durant cette longue période, non seulement il s\u2019occupa de l\u2019administration matérielle de L\u2019Union Médicale du Canada ; il en fut aussi le publiciste et s\u2019associa intimement à l\u2019évolution du journal, aux espoirs et aux succès des médecins directeurs.Plusieurs médecins se souviendront sans doute de la visite annuelle de M.Valiquette à nos cabinets de consultation, venant solliciter lui-même avec bonhomie et au cours de la plus amène des entrevues, la contribution an- 852 nuelle de trois dollars.Il portait des verres épais pour corriger une myopie, une barbe noire taillée en pinceau lui donnait un aspect aristocratique qu\u2019accentuait une politesse jamais démentie.Sa personnalité se liait parfaitement à l\u2019allure « grand seigneur » de ses patrons.Avec le départ de M.Valiquette, après celui du Dr Albert LeSage avec lequel il collabora fidèlement pendant 34 ans, une époque heureuse de la vie de notre journal entre dans la nuit vaporeuse et mélancolique du passé.Ceux qui habitèrent cette époque nous apparaissent comme des ombres bienveillantes veillant sur la destinée du journal et inspirant les gestes de ceux qui veulent lui assurer une heureuse survie.Nous nous faisons un pieux devoir de souligner le décès d\u2019un très dévoué serviteur de « L\u2019Umon Médicale ».Sa mémoire sera gardée avec dévotion dans nos annales.Voici ce qu\u2019écrivait sur lui, le docteur Albert LeSage, dans le numéro souvenir du soixantième anniversaire de « L\u2019Union Médicale du Canada »: « Je ne saurais laisser passer cette occasion extraordinaire d\u2019exprimer à notre excellent administrateur, M.T.Valiquette, notre vive reconnaissance pour le dévouement inlassable dont il nous a donné maintes fois des preuves depuis plus d\u2019un quart de siècle.Sa courtoisie et sa bienveillance envers les annonceurs et les abonnés contribuent à assurer la stabilité de notre Revue.Le numéro jubilaire, auquel il a consacré des jours et des semaines, sera sans doute une récompense pour son désintéressement et ses efforts incessants.Dans le but qu\u2019il poursuit avec nous, il confond les anciens dont il a toujours compris l\u2019idéal et les nouveaux arrivés dont il suit les traces et admire l\u2019élan.Veuillez accepter, au nom de tous, nos remerciements et nos vœux! Le Rédacteur en chef » Roma AMYOT.NÉCROLOGIE L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 LE DOCTEUR J.-L.-A.PAGÉ Le docteur Pagé est décédé le ler juin à l\u2019âge de 82 ans.Après ses études médicales à l\u2019Université Laval de Montréal, terminées en 1896, il exerça dans les Cantons de l\u2019Est, à Québec puis définitivement à S.-Hyacinthe en 1904.11 avait été échevin de cette municipalité, puis maire de 1930 à 1932.Longue et fructueuse carrière professionnelle couplée à une participation active aux œuvres sociales et civiques.LE DOCTEUR ALFRED-GEO.PELLETIER Le docteur A.-G.Pelletier de Winchendon (Mass.) vient de mourir à l\u2019âge de 79 ans.Le défunt avait célébré son cinquantième anniversaire d\u2019admission à la médecine en 1950.ee ++ LE DOCTEUR PIERRE-PAUL GAGNON Le docteur P.-P.Gagnon est décédé le 27 mai à l\u2019âge de 60 ans.Diplômé de l\u2019Université Laval de Québec, en 1921, le défunt exerça à Rimouski depuis 1925 jusqu\u2019à sa mort.Durant des études post-scolaires, il s\u2019était intéressé tout spécialement à la radiologie et à l\u2019électrologie médicales.ee e+e LE DOCTEUR OMER FAUBERT Après avoir exercé la médecine à Rigaud pendant 45 ans, le docteur Faubert est décédé à l\u2019âge de 67 ans le ler juin.Apres ses études secondaires terminées au Collège Bourget de Rigaud, le défunt avait reçu son enseignement médical à l\u2019Université de Montréal qui lui décerna son doctorat en 1915.Il était Président de la Chambre de Commerce de Rigaud et ancien Président de la Croix Rouge pour la région de Vaudreuil-Soulanges.ee ee LE DOCTEUR ROMÉO TURGEON Le docteur R.Turgeon est mort le 5 avril dernier à l\u2019âge de 66 ans.Le défunt avait recu L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 son doctorat de l\u2019Université de Montréal en 1912 et exerçait à Montréal.Nous offrons aux docteurs Guy et Jean Turgeon, ses deux fils médecins, nos profondes condoléances.2-0 ++ LE DOCTEUR IGNACE-DENIS TELMOSSE Le docteur Telmosse est mort tout récemment à l\u2019âge de 65 ans.Le défunt avait reçu son doctorat de l\u2019Université de Montréal en 1912, avait pratiqué d\u2019abord à Sudbury, puis à Coaticook de 1916 jusqu\u2019à sa mort.Nous exprimons nos condoléances à deux de ses fils, NÉCROLOGIE 853 le docteur François Telmosse et Roger Tel- mosse étudiant en médecine à l\u2019Université de Montréal.e-e 9 LE DOCTEUR ARMAND BEAUDOIN Le docteur Armand Beaudoin de Saint-Lin est décédé le 28 mai, à l\u2019âge de 72 ans.Il avait terminé ses études médicales à l\u2019Université Laval de Montréal en 1910 et exerça subséquemment la médecine à Saint-Lin pendant 46 ans. NOUVELLES L'ASSOCIATION DES MÉDECINS DE LANGUE FRANÇAISE DU CANADA REPRÉSENTÉE À TORONTO Le docteur Jean-Marie Laframboise, d'Ottawa, a représenté officiellement l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada au Congrès conjoint de l\u2019Association Médicale Canadienne et de la British Medical Association qui s\u2019est tenu à Toronto en juin dernier.+ ++ NOMINATION DU DOCTEUR JACQUES LÉGER Le docteur Jacques Léger, Ph.D, assistant professeur de Médecine à l\u2019Université de Montréal et médecin de l\u2019hôpital Notre-Dame, vient d\u2019être élu Fellow de l'American Academy of Allergy lors de la récente assemblée annuelle de cette association tenue à New-York.+ ++ HONNEUR CONFÉRÉ AU DOCTEUR ANTONIO CANTERO La Société Royale du Canada vient d\u2019élire un nouveau membre dans sa section scientifique: le docteur Antonio Cantero.Le docteur Cantero est un des piliers du laboratoire de recherches de l\u2019Institut du Cancer de Montréal (hôpital Notre-Dame) et il est aussi conseiller technique auprès du ministère de la Santé du Brésil et il a été récemment invité à donner une série de conférences à l\u2019Université de Caracas, au Vénézuéla.Le docteur Antonio Cantero est un des collaborateurs de L'Union Médicale du Canada.e-e- + CONGRÈS D'ANATOMIE PATHOLOGIQUE L\u2019Association des Anatomo-pathologistes de la Province de Québec vient de tenir son dixième congrès annuel à l\u2019Institut d\u2019Anatomie pathologique de l\u2019Université de Montréal, sous la présidence du docteur Joseph-Luc Riopelle.La conférence Louis-Berger, ainsi nommée en l'honneur de l\u2019ancien chef du service de pathologie de Laval, a été prononcée par le docteur F.Duran- Reynals, de l\u2019Université Yale, à New-Haven.Le sujet s\u2019intitulait: Théories et faits au sujet des virus comme cause du cancer.e + À.+ ÉLECTION DU DOCTEUR HERVÉ GAGNON A LA VICE-PRÉSIDENCE DE L'ASSOCIATION MÉDICALE INDUSTRIELLE L\u2019Association Médicale Industrielle de la Province de Québec a tenu son assemblée annuelle récemment.A l\u2019occasion de cette réunion, il y eut élection des officiers.Parmi ceux-ci, on note le nom du premier vice-président: le docteur Hervé Gagnon, de Saint- Hyacinthe.Le nouveau président, qui succède au docteur E.-A.Turcot, est le docteur C.D.Shortt, attaché au Canadien National, ee + BOURSE McLAUGHLIN AU DOCTEUR JEAN-P.FAUTEUX On nous fait part de la nouvelle que le docteur Jean-Panet Fauteux, qui vient de terminer sa résidence à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, est le second titulaire canadien-français d\u2019une bourse de la Fondation McLaughlin.Le docteur Fauteux fera un séjour d\u2019un an au Johns Hopkins Hospital de Baltimore.++ + PRES DE 252,000 LIVRES D'ALIMENTS CONFISQUEES Au cours de 1954, les inspecteurs sanitaires du ministère provincial de la Santé ont confisqué 251,487 livres d'aliments impropres à la consommation dans les 70,963 établissements de denrées alimentaires où ils ont dû se rendre pour exercer la surveillance de la salubrité publique dans les territoires desservis par nos Unités sanitaires.Pendant cette période, ils ont visité les établissements suivants: 2,255 boulangeries, 21,625 épiceries, 10,880 restaurants, 32,857 boucheries et 3,346 marchés publics.Pendant l\u2019année qui vient de finir, il y a eu 20,884 inspections de beurreries, fromageries et laiteries, réparties comme suit: 411 beurreries et fromageries, 3,219 laiteries publiques, 4,399 usines de pasteurisation, 12,855 vacheries et laiteries du producteur.La surveillance des eaux potables et des égouts a nécessité Iinspection de 1,117 aqueducs, 3.776 puits et 5,757 égouts (eaux usées).Nos inspecteurs ont en outre visité 3,618 écoles, 2,424 salons de coiffure, 974 salles publiques, 950 hôtels et tavernes, 195 bains publics et plages.L\u2019élimination des nuisances a exigé 13,242 inspections, il a fallu aussi surveiller 7,759 abattoirs et porcheries.Les prélève- L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 ments destinés aux laboratoires et effectués dans les Unités sanitaires se sont répartis comme suit: eau, 13,797; lait, 15,590; diphtérie, 1,808; typhoïde, 3,899 ; tuberculose, 9,883.SOCIÉTÉ DE PÉDIATRIE DE MONTRÉAL Les membres de la Société de Pédiatrie de Montréal ont élu leurs nouveaux officiers pour l\u2019année académique 1955-56, Ce sont: le docteur Edmond Baril, président; le docteur Rémi Archambault, vice-président; le docteur J-Louis Gauthier, secrétaire-trésorier.265,471 FAMILLES VISITÉES PAR LES HYGIÉNISTES PROVINCIAUX Ne sachant ni vivre, ni mourir, les hommes s\u2019en vont au gré des jours sans se préoccuper d\u2019hygiène parce qu\u2019ils tiennent beaucoup trop à leurs mauvaises habitudes.Il faut que la maladie vienne les éveiller pour qu\u2019ils s'occupent efficacement de leur santé, mais souvent il est trop tard.Quiconque veut rester bien portant doit remplacer ses mauvaises habitudes par de bonnes habitudes bien régulières: le bain, les repas bien balancés, l\u2019exercice ou le sommeil ne sont jamais si bienfaisants que lorsqu\u2019ils se répètent à intervalles fixes.Observer scrupuleusement les lois de l\u2019hygiène et profiter des bienfaits de la médecine préventive assurent la maintien et la sauvegarde de la santé; on peut s\u2019en rendre compte à toutes les périodes de la vie et dans les circonstances les plus diverses.L\u2019exemple des futures mères mettant en pratique, dès avant la naissance de leur petit, les enseignements de l\u2019hygiéniste en sont une confirmation.Ces mères savent que la vie de l\u2019enfant commence dès avant qu\u2019il voit le jour.La santé du nouveau-né dépend de celle de sa maman.Elle a donc le devoir de veiller sur sa propre santé si elle veut préparer celle de son bébé.SUBVENTION À LA LUTTE ANTICANCÉREUSE L\u2019honorable Paul Martin, ministre fédéral de la Santé, annonce l\u2019octroi d\u2019une subvention nationale d\u2019hygiène, au montant approximatif de $43,000, dans le but d\u2019aider la lutte anticancéreuse dans la province de Québec.Cette subvention a pour but, dit M.Martin, d\u2019aider le Jeffery Hale\u2019s Hospital, de la ville de Québec, à organiser et à établir une clinique anticancéreuse.Elle permettra également à cet hôpital d\u2019offrir à ses clients de meilleurs aménagements de diagnostic et de traitement.NOUVELLES 895 Le Jeffery Hale\u2019s Hospital est la seule institution anglo-protestante du genre dans la ville de Québec et aux environs.Cet hôpital a 300 lits, +e ++ ÉTUDE SUR L'ADOLESCENCE SUBVENTIONNÉE PAR OTTAWA L\u2019honorable Paul Martin, ministre fédéral de la Santé annonce l\u2019octroi d\u2019une subvention fédérale, d\u2019un montant de près de $10,000, dans le but d\u2019aider un nouveau projet de recherche qui sera réalisé dans la province de Québec et portera sur l\u2019état normal de l\u2019adolescence.Cette subvention, dit le ministre, sera versée au Allan Memorial Institute of Psychiatry, a l\u2019Université McGill.Elle servira à entreprendre une étude- pilote sur l\u2019état normal de l\u2019adolescence dans la collectivité, étude qui permettra de déterminer les facteurs fondamentaux qui se rattachent aux attitudes et aux adaptations des adolescents, à cette époque de la vie.La recherche dans ce domaine n\u2019est pas étendue, déclare M.Martin, et le besoin de plus grandes connaissances sur ce sujet se fait sentir.\u2019 Cette étude s\u2019étendra sur une période de 3 ans, sous la direction d\u2019un psychiatre, d\u2019un psychologie et d\u2019un sociologue, et commencera en juin.On se propose d\u2019étudier l\u2019association qui existe, chez l'adolescent, entre l\u2019hygiène mentale et l\u2019expérience familiale.en insistant sur les conséquences de cette expérience pendant les premières années de l\u2019existence et dans la suite.Une quarantaine d\u2019élèves que l\u2019on aura choisis dans divers high schools seront interviewés.Parmi ce nombre, on choisira un échantillon de 12 adolescents «normaux ».Avec la permission des parents, ces élèves et les membres de leurs familles feront l\u2019objet d\u2019une étude intensive.Les résultats de cette étude-pilote serviront ensuite de base à d\u2019autres travaux de recherche, au cours desquels l\u2019on comparera des enfants bien adaptés, au point de vue émotif, ou «normaux», à des enfants qui sont des malades mentaux.On espère, par la suite, que ces études indiqueront ce qu\u2019il est possible d\u2019entreprendre pour prévenir une mauvaise hygiène mentale.ee ++ MÉDECINS RÉSIDENTS DEMANDÉS À L'INSTITUT ALBERT PRÉVOST L'Institut ouvrira tous ses pavillons en septembre.Les services d\u2019au moins quatre résidents sont nécessaires.Pour informations, s\u2019adresser à: Institut Albert Prévost, 6555 ouest.boulevard Gouin, Montréal 9, Qué.Téléphone: RIverside 4-6481. REVUE DES LIVRES Rosario ROBILLARD.\u2014 Un Guide dans le fondamental que cet ouvrage pourra atteindre Diabète.Un vol.de 278 pages.Montréal, 1955.Rosario Robillard est collaborateur à notre jeurna! 7.medecine.Il est donc doublement agréable de signaler !e livre qu\u2019il vient de publier, puisque cet ouvrage possède au surplus une valeur incontestable.Le mérite, il revient à son auteur qui sut avoir la constance et le labeur de le composer et il doit être attribué à l\u2019œuvre elle-même par sa qualité et le service qu\u2019elle peut rendre.L\u2019ouvrage s\u2019adresse aux étudiants, aux praticiens et aux malades eux-mêmes.C\u2019est donc lui adjuger un caractère de polyvalence qui témoigne de la souplesse et de l\u2019objectivité de sa composition.L\u2019analyste que je suis en l\u2019occurrence ne possède peut-être pas toute la préparation souhaitable pour en faire une appréciation de première main.Cependant, son caractère de médecin rompu depuis plusieurs années à la publication d\u2019œuvres médicales de toute nature, lui permet de juger avec une justesse raisonnable des qualités essentielles de cet ouvrage.Il vient de le lire et voici son jugement: Le livre est objectif, il est clair et ne s\u2019embarrasse pas de données didactiques inutiles.L'essentiel en notions anatomiques, physiologiques et cliniques associées au diabète s\u2019y trouve.La partie la plus importante du livre se rapporte au traitement.Cette partie comporte la prévention, les conseils hygiéniques, l\u2019usage de l\u2019insuline dans ses différentes formes utilisées de nos jours, et la formation du régime alimentaire avec les modalités diverses d\u2019utilisation quotidienne.Tout diabétique devrait lire et conserver cet ouvrage, afin de bien comprendre son affection et prendre dans sa lecture une leçon de santé physique et mentale; puis en connaître le danger, afin d\u2019en éviter les effets et d\u2019en combattre les dégats.Bien comprendre son mal, afin de le circonvenir et d\u2019en n'être point affolé, voilà le but auprès des malades souffrant du diabète.Mais, les étudiants, les praticiens doivent pouvoir les traiter.Ces malades ne sont pas forcément, loin de là, l\u2019apanage exclusif des diabétologues.Aussi, les praticiens doivent-ils connaître l\u2019utilisation judicieuse de l\u2019insuline et l'application équilibrée des régimes alimentaires.À cet effet, l\u2019auteur énonce les grands principes de cette diététique appliquée au diabète selon des formules simples et facilement utilisables d\u2019alimentation, dressées en rapport avec le volume et des mesures domestiques d'usage courant.Des menus sont dressés en modèles avec le nombre correspondant de calories.Les complications du diabète sont étudiées, les causes concomitantes qui en aggravent le pronostic sont exposées, les épreuves courantes de détection et de contrôle de la maladie font le sujet d\u2019un chapitre.Un lexique à l\u2019usage du profane, sert à définir les expressions techniques et didactiques contenues dans le texte.En résumé, ouvrage utile écrit avec simplicité et correctement, sans prétention d\u2019originalité, mais qui montre une connaissance bien assimilée du sujet.Roma AMYOT.Henri GOUX.\u2014 Acupuncture.Deux vol.: 335 pages, 33 planches en 4 couleurs.(Brochés, 2.000 fr.; cartonnés, 2.600 fr.; port en sus: 100 fr.).\u2014 Librairie Maloine, édit., Paris.L\u2019acupuncture commence & se frayer une place aux côtés des autres disciplines médicales.Cependant aucun enseignement officiel n\u2019en est encore donné.Elle reste donc assez mal connue des praticiens dans ses médications comme dans la réalisation de son application. L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 ge A MAC 17 = \u2018 > = 1 ~ lipo-geritaine connait les mémes indications généra- / les que celles de la GERITAINE*, mais contient plus spécialement des substances lipotropes et ce en quantité plus grande, en vue d\u2019en faire un médicament d\u2019action plus spécifique; de sorte que, lorsqu\u2019une médication lipotropique d\u2019urgence et complète s\u2019impose, la LIPO-GERITAINE remplira parfaitement toutes ces conditions.La forme liquide présente aussi l\u2019avantage d\u2019en faciliter l\u2019administration aux gens âgés et aux personnes qui s\u2019accommodent mal à l\u2019ingestion de capsules.La formule renferme les éléments de base en qualité et en quantité correspondant aux données les plus modernes des recherches dans le domaine de la gériatrie.lipo-géritaï FORMULE Chaque ce.contient: XLVII Extrait de foie (fraction 1) .15 mg.BETAINE #80 1 0 0 0 2 1 4 000 6 200 mg.Vitamine B12 {amorphe) Lo.1 mcg Choline .15 mg.Méthionine .10 mg.géritaine INDICATIONS: Athérosclérose coronarienne et hd de *Les capsules GERITAINE contiennent: BETAINE (base) .400 mg.Citrate de choline monobasique .50 mg.Extrait de foie (fraction 1) .40 mg.Rutine .10 mg.Vitamine B, .1 mg.Riboflavine .1 mg.Niacinamide .5 mg.d-Pantothénate de calcium .1 mg.Pyridoxine .0.2 mg.Vitamine Bi: cristalline .0.5 meg Vitamine A (acétate) .800 U.1.Vitamine D .500 U.L Vitamine \u20ac ._ .25 mg.Vitamine E (acétate alpha-tocophérol) .FRIAR aortique, thrombose coronarienne et infarctus, hypercholestérinémie, alcoolisme chronique, diabète, né- phrosclérose, hépatose et la déchéance organique accompagnant le vieillissement et l\u2019hyponutrition.PRESENTATION: Flacons de 12 onces.POSOLOGIE: 1 cuillerée à soupe 3 fois par jour, selon l\u2019avis du médecin.Littérature et échantillons sur demande.ANGLO-FRENCH DRUG CIE LTEE 209 est, rue Sainte-Catherine, Montréal. Chaque capsule contient: ACHROMYCINE, Tétracycline Lederle 250 mg.Acide Ascorbique o.oo.ooo.75 mg.Mononitrate de Thiamine -.2.5 mg.Riboflavine «coca 2.5 mg.Niacinamide aaa.25 mg.Pyridoxine-HCI 0.5 mg.Pantothénate de Calcium ___._._.__.5 mg.Vitamine Bi coool 1 mcg.Acide Folique ooo.0.375 mg.Vitamine K (Ménadione) o.oo.0.5 mg.Egalement disponible: Suspension Orale d\u2019ACHROMY- CINE SF \u2014 125 mg.par cuillerée à thé (5 cc.).-\u2014\u2014 MAINTENANT DISPONIBLE! ACHROMYCINE avec FORMULE VITAMINIQUE POUR LE STRESS TÉTRACYCLINE REMPLIES À SEC, EXCLUSIVES à Lederle La nouvelle ACHROMYCINE SF réunit l\u2019antibiotique à large spectre le plus important à l\u2019heure actuelle et la formule vitaminique pour le stress suggérée par le Conseil National de Recherches des Etats-Unis.Elle fournit, dans une seule dose, une puissante action anti-infec- tieuse et, en plus, un supplément de facteurs de nutrition pour hâter la convalescence et le rétablissement.PLUS EFFICACE.Des essais cliniques récemment terminés démontrent que LEDERLE LABORATORIES DIVISION North American Cyanamid Limited 5550, Avenue Royalmount, Ville Mont-Royal, Montréal, Qué.les Capsules d\u2019ACHROMYCINE SF, remplies de poudre sèche, s'absorbent plus rapidement et plus complètement.Elles ne contiennent ni huile ni pâte.Quand vous désirez une thérapeutique antibiotique fortifiée avec une formule vitaminique pour le stress dans les cas de maladies prolongées, prescrivez l\u2019ACHROMYCINE SF pour enrayer promptement l\u2019infection et procurer le maximum de confort au malade. 860 Les médecins qui désirent en acquérir quelques notions n\u2019ont à leur disposition que des traités bien trop complexes pour qui est pris par les exigences de la clientèle et dispose de bien peu de temps au terme d\u2019une journée fatigante.Le but de cet ouvrage, est de faire connaître les principes directeurs de cette technique, mais surtout d\u2019en dégager les éléments essentiellement pratiques.Ses indications principales: Les déséquilibres vago-sympathiques; \u2014 les troubles psychiques; \u2014 les troubles fonctionnels; \u2014 les affections douloureuses.Un lexique, où la classification est faite par régions topographiques et grandes fonctions organiques, donnera la liste des points à puncturer dans chaque cas.Les symptômes ont été très détaillés car la partie symptomatique du traitement est très importante.Mais deux grandes difficultés se trouvent supprimées: 1°) par l\u2019exposé des différents temps d\u2019une séance de traitement; 2°) par la localisation des points devenue facile grâce à un atlas de conception nouvelle, donnant les coordonnées des points vis-à- vis du schéma correspondant.Sans doute l\u2019acupuneture est une spécialité mais, grâce à ce précis simple et clair, le praticien de médecine générale pourra essayer lui-même, avec toutes chances de succès, quelques traitements sur les nombreux cas de déséquilibre et de fontionnels qui représentent une grande partie de sa clientèle.Il obtiendra des résultats étonnants et pourra soumettre au spécialiste, pour leur plus grand bien, quelques malades rebelles aux méthodes classiques.Ainsi, par sa conception extrêmement réaliste, le précis d\u2019acupuncture de M.Henri Goux permettra à tous les médecins de mieux connaître cette technique et d\u2019en apprécier par eux-mêmes les résultats.REVUE DES LIVRES L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 G.MOUSTARDIER.\u2014 Microbiologie médicale.I \u2014 Microbiologie générale.II \u2014 Microbiologie appliquée à l'étude des microbes pathogènes pour l'homme.Préface du prof.G.Portmann.Deux vol.de 800 p., 57 figures (2.000 fr.).\u2014 Librairie Maloine, édit., Paris.Dans la collection des Petits Précis, où existaient déjà des manuels pratiques de Pa- rasitologie Médicale, d\u2019Hygiène, des Maladies Infectieuses et de Pathologie Exotique, il manquait un ouvrage de Microbiologie pour compléter cette importante série.En publiant cette « Microbiologie Médicale », le Docteur G.Moustardier, Prof.agrégé à la Faculté de Médecine et de Pharmacie de Bordeaux, a comblé ce vide.Cet ouvrage comporte deux tomes d\u2019importance égale qui se complètent heureusement: l\u2019un consacré à la Microbiologie générale, à l\u2019Immunologie, aux techniques micro- biologiques et à la Systématique microbienne, l\u2019autre à l\u2019étude détaillée des Microbes pathogènes pour l\u2019homme.Ce second tome comprend l\u2019étude microbiologique des bactéries aérobies et anaérobies, des spirochètes, des rickettsies et des ultravirus, avec les applications pratiques au diagnostic, au traitement et à la prévention biologiques des Maladies infectieuses causées par ces micro- organismes.Avec le maximum de concision et de clarté, l\u2019auteur a essayé d\u2019apporter toutes les connaissances microbiologiques actuelles indispensables à l\u2019étudiant pour mener à bien ses études universtaires et au médecin praticien pour l\u2019aider dans l\u2019accomplissement de sa tâche journalière.Ce Petit Précis de Microbiologie médicale, facile à consulter grâce à sa forme pratique, ne peut que rendre de très grands services aux étudiants et aux médecins praticiens et il est certain, comme l\u2019a écrit le Prof.Port- mann, Doyen de la Faculté de Médecine et de Pharmacie de Bordeaux, dans la préface, que cet ouvrage trouvera la plus large audience dans les milieux médicaux. L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 CRISES HÉMORROÏDAIRES AIGUËS TRAITEMENT D'ENTRETIEN VARICES e PHLÉBITES e ET TOUS LES TROUBLES CIRCULATOIRES VEINEUX e FRAGILITÉ CAPILLAIRE « ENGELURES MARRO-DAUSSE \u201cP\u201d (solution d\u2019Intrait de Marron d\u2019Inde et de Vitamine P) La préparation la plus riche en vitamines '\u2018P\u2019\u2019 native Présentation: Solution: Flacons de 1 oz, 4 oz.Suppositoires: Boite de 10 suppositoires pour adultes Boites de 100 et 500 suppositoires.Echantillon et documentation sur demande.Préparé par les LABORATOIRES DAUSSE, Paris, France Représentants exclusifs au Canada: HERDT & CHARTON, INC., _.de, + Vitamine P a kd 862 J.MAISONNET.\u2014 Petite chirurgie \u2014 Pratique médico-chirurgicale courante.Sixième édition entièrement revue et corrigée.Un vol.de 1126 pages avec 758 figures dans le texte (5.200 fr.).\u2014 G.Doin et Cie, &dit., Paris, 1954.En écrivant cet ouvrage l\u2019auteur, bien qu'ayant cru devoir conserver le terme de « Petite chirurgie », consacré par l\u2019usage, a eu pour but de mettre à la disposition, non seulement du chirurgien, mais encore et surtout de tous ceux qui sont dans la nécessité d'assurer le traitement d\u2019urgence ou le traitement définitif d\u2019un blessé ou d\u2019un malade, l\u2019ensemble des moyens dont ils peuvent avoir besoin dans leur « Pratique médico-chirurgi- cale ».Aussi ce livre, dont c\u2019est ici la sixième édition considérablement modifiée, s\u2019adresse-t-il aussi, bien à l\u2019infirmier ou à l\u2019infirmière, qu\u2019à l\u2019étudiant ou au praticien, et envisage-t-il un domaine très vaste puisque ce dernier s\u2019étend, nécessairement, des petits soins journaliers donnés chaque jour au malade ou au blessé, jusqu\u2019aux soins élémentaires propres à chacune des spécialités médicales.Le lecteur est habitué à trouver dans ce livre, soit le formulaire de pratique médico- chirurgicale courante, non seulement la description des soins et des interventions élémentaires, mais encore une étude de la réanimation, de la stérilisation, de l\u2019anesthésie chirurgicale, des pansements, de l\u2019appareillage des fractures et des lésions articulaires, des moyens que tout praticien, dans la pratique, est appelé à utiliser en gynécologie, en urologie ou chez les malades présentant une affection des organes des sens.Certes, les moyens utilisables sont très nombreux et les progrès récents considérables.Aussi la nouvelle édition de la « Petite Chirurgie » du Prof.Maisonnet a-t-elle due être profondément remaniée et signaler les acquisitions, qui ont fait leur preuve, dans le domaine de la réanimation, des anesthésies, des antibiotiques, ete, sans cependant sacrifier, d\u2019une façon prématurée les méthodes du passé, dont on ne saurait contester la valeur.REVUE DES LIVRES L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 Dans sa forme actuelle, ce traité rendra les mêmes services que la précédente édition à l\u2019infirmier, à l\u2019infirmière, à l\u2019étudiant et au praticien.Jean QUENU, directeur.\u2014 Nouvelle pratique chirurgicale illustrée \u2014 Fascicule VIII.Un vol.de 264 pages, avec 225 figures dessinées d'après nature par S.Dupret (2.000 fr).\u2014 G.Doin et Cie, édit, Paris, 1954.Sommaire du fascicule VIII: Extra-pyramidotomie sous-pallidale par électro-coagulation (F.Fenelon).\u2014 Pneu- monectomie gauche pour cancer bronchique (G.Thomeret).\u2014 Cure par voie thoracique d\u2019une hernie de l\u2019hiatus œsophagien.Technique d\u2019Allisson (J.Perrotin).\u2014 Œsophago- cardiotomie extramuqueuse pour méga-œso- phage par voie thoracique (J.Perrotin).\u2014 Colectomie subtotale (J.Quenu).\u2014 L\u2019opération de Le Fort pour gros prolapsus génital (J.Quenu).\u2014 Castration élargie avec curage des ganglions lombaires (L.Quenu).\u2014 Cure opératoire d\u2019une fistule coccygienne (C.Longy).E.KOHN-ABREST.\u2014 Précis de toxicologie.Troisième édition revue, corrigée et augmentée.Un vol.de 506 pages avec 72 figures dans le texte (3.500 fr.).\u2014 G.Doin et Cie, édit, Paris, 1955.Comme les précédentes, cette troisième édition est largement documentée par les expertises toxicologiques d\u2019ordre judiciaire de l\u2019auteur qui, de notoriété publique, en compte plus de 4000, dont environ 700, durant ces dernières années à son laboratoire de Recherches Toxicologiques de Brunoy.Elles lui ont permis de circonscrire le domaine «usuel» de la toxicologie, et d\u2019enseigner comment l'expert arrive à résoudre le plus simplement et en toute sincérité, la recherche des poisons.Beaucoup parmi les méthodes ou procédés décrits, sont d\u2019ailleurs originaux.Le court laps de temps qui a séparé cette édition de la précédente a été marqué par des progrès ultra-rapides en toutes choses.Plus spécialement en analyse toxico- peu Ô \u2018 SEE A RE SRE SRE.Eas Hs Be # > sn a pe Fuir les régions des pollens ou Soulager les symptômes de la fièvre des foins avec Comprimés à 50 mg., boîtes de 12 et flacons de 50 et 500.Comprimés à \u2018Action Retardée\u201d à 50 mg.flacons de 50 et 500.POUR LES ENFANTS, Élixir, contenant 5 mg.par ml, flacons de 16 et 80 onces.PYRIBENZAMINE 347 CIBA MONTRÉAL est une marque déposée. 864 REVUE DES LIVRES logique avec la polarographie, l\u2019électrophorèse, la microscopie électronique, la spectrographie enregistrée, la spectroscopie de flamme, la micro-chromatographie sur papier et surtout l'apparition de la radiochimie comportant l\u2019utilisation des isotopes radioactifs.C\u2019est ainsi que, de plus en plus, l\u2019élégante et rassurante conception de l\u2019extraction du poison, en nature, tend à céder la place à des présentations graphiques de l'élément toxique.Mais sans contester la valeur de l\u2019apport notamment, comme moyen de contrôle à la toxicologie, des techniques récentes, l\u2019auteur n\u2019entend nullement renoncer aux méthodes classiques, auxquelles il a si puissamment contribué.D'autant moins, qu\u2019en somme, l\u2019expertise toxicologique doit rester permise, même à ceux qui ne disposent pas de crédits de laboratoire illimités.Dans cette troisième édition les substances toxiques restent groupées en fonction des procédés qui dans la marche systématique d\u2019une analyse toxicologique dite complète, permettent de les isoler successivement: Poisons gazeux \u2014 Poisons volatils \u2014 Poisons minéraux \u2014 Poisons végétaux et de synthèse (Oger).Les procédés et réactions décrits, sont surtout ceux qui se sont révélés les meilleurs et d'une exécution facile, à l\u2019expérience quotidienne de l\u2019auteur.\u2018 On y trouvera d\u2019utiles annexes, notamment la liste à jour des substances vénéneuses (Tableaux A, B, C, Sections I et II), modèles de rapports, règlements et documents divers, etc.Aussi peut-on compter que l\u2019ouvrage conservera la faveur de tous ceux: Chimistes ou Toxicologues-Experts, Médecins-Légistes, Inspecteurs d'Hygiène ou de la Santé Publique, Vétérinaires, Hygiénistes, Juristes, qui ont à connaître des questions toxicologiques.Maurice LOEPER et Jean COTTET.\u2014 Traitement des lithiases rénales.Un vol.de 204 pages avec figures (1,380 fr.).\u2014 G.Doin et Cie, édit, Paris, 1955.Dans les lithiases rénales ou, si l\u2019on préfère, dans les lithiases urinaires qui sont la majorité, les phénomènes mécaniques tels que L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 migration des lithiases rénales, enclavement des calculs, infection, hématurie, sont des réactions majeures, brutales qui ne peuvent passer inaperçues mais qui sont éphémères et représentent plus encore des complications que des symptômes.Ils succèdent souvent à une longue période d\u2019incubation silencieuse ou «les signes microscopiques, de précipitation cristalline plus ou moins élective ou d\u2019irritation muqueuse et d'infection latente, d\u2019hémorragies occultes ne sont pas toujours recherchés.Le traitement des lithiases rénales ne consiste donc pas seulement dans la suppression d\u2019un spasme, la désinfection des voies urinaires, la sédation de la douleur, qui sont des accidents.Il doit être préventif et précoce et nécessite une étude attentive et renouvelée de la réaction des urines, de leur sédiment, un dosage de leurs éléments constituants et pré- cipitables et spécialement du Calcium.Bien plus, les éléments précipitables sont de nature très diverse: acide urique et urates; oxalates, phosphates isolés ou associés, et l\u2019accroissement des uns et des autres ou leur prédominance, dépend moins de la perméabilité du rein ou de son intégrité, que de la proportion dans laquelle ils se trouvent dans le milieu sanguin.Or, cet accroissement sanguin: uricémie- oxalémie, est un trouble de nutrition.C\u2019est donc en dernière analyse, à la nutrition, c\u2019est-à-dire aux glandes et aux tissus, au métabolisme intime que doit se rapporter le traitement et aussi le régime qui seront susceptibles de réduire dans l\u2019organisme la formation de ces substances, de faciliter leur destruction ou d\u2019empêcher leur précipitation.Ce traitement et ce régime, on ne le dira jamais assez, et le médecin souvent ne les discute pas assez, diffèrent dans chacune des lithiases.Pour les fixer exactement, il est indispensable de connaître les cristaux précipités, la nature du calcul et aussi l\u2019accroisse- mént dans le sang des produits qui peuvent le réaliser.De sorte que le traitement des lithiases urinaires déborde le rein pour atteindre la nu- came \u2014\u2014- \u2014 5006 Toot L'Union Méd.Canada LII Tome 84 \u2014 Juil.1955 \u201cLe tissu adipeux, le tissu le plus stupide de l\u2019économie\u201d, disait Leriche.Vous pouvez éliminer le tissu adipeux inutile \u2014rapidement, sans effort, en toute sécurité, grâce à la DEXEDRINE* rr - La DEXEDRINE cest présentée sous pa deux formes: 1.Sous la forme classique\u2014en Comprimés de 5 mg.2.Sous sa forme la plus moderne et la plus commode\u2014en Capsules \u2018Dexedrine\u2019 Spansule\u201d contenant 10 mg.ou 15 mg.d\u2019élément actif.Une seule capsule, prise le matin, libère l\u2019élément actif de façon uniforme et continue pendant 8 à 10 heures environ.On contrôle ainsi l\u2019appétit non seulement aux repas mais aussi entre les repas.SMITH KLINE & FRENCH - Montréal 9 *Marque déposée au Canada #520F 866 trition générale et le deuxième temps du travail du thérapeute, prévenir, est plus complexe que le premier.C\u2019est à cette thérapeutique à la fois locale et générale qu\u2019est consacré ce livre.Les auteurs, en associant la biologie, ia chimie à la clinique et à la médecine, se sont efforcés d\u2019apporter au thérapeute non seulement les grands principes de ces divers traitements mais aussi les éléments pathogéni- ques qui les justifient ou les rendent efficaces.Henri PEQUINOT.\u2014 Manuel de médecine.Un vol.de 730 pages, avec 111 figures.(Broché: 2.600 fr.; cartonné demi-souple: 3.200 fr.).\u2014 Masson et Cie, édit, Paris.Ce manuel de médecine se présente comme un livre didactique conçu dans l\u2019exercice de fonctions enseignantes, au contact des étudiants de tous les ages, et de toutes les années, dans les salles d\u2019hôpital.L'étudiant n\u2019a trop souvent à sa disposition pour s\u2019instruire qu\u2019une série de tableaux sans liens: chapitres de gros traités, conférences magistrales consacrées à un sujet, ou à l\u2019un de ses aspects d\u2019actualité, « question » faite pour être récitée en une heure ou en cinq minutes après avoir été posée en termes rituels, mise au point brève du clinicien au lit du malade.Or, l\u2019étudiant qui débute dans ses études, ou le jeune médecin qui aborde l\u2019exercice de sa profession n\u2019ont-ils pas besoin l\u2019un et l\u2019autre, d\u2019un exposé synthétique, qui les aide à acquérir dans le premier cas, à rassembler dans le second, toutes leurs connaissances en fonction de leurs liaisons, à les penser toutes ensembles, et chacune à leur place?La conception de l\u2019auteur est que la Médecine n\u2019est pas la somme arithmétique d\u2019une neurologie, d\u2019une gastro-entérologie, d\u2019une phtisiologie., mais leur intégration dans un ensemble qui reçoit une double unité, celle de l'homme malade et celle du médecin qui le soigne, en s\u2019aidant de thérapeutiques qui ne connaissent pas les frontières des spécialités.Et pêut-être l\u2019étudiant qui commence.ou achève une spécialisation très étroite tirerait- REVUE DES LIVRES L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 il bénéfice lui aussi d\u2019un exposé ordonné de l\u2019ensemble d\u2019une science, dont il va approfondir sa vie durant un des aspects, aspect dont il doit chercher à ne pas perdre de vue la liaison avec le tout.Ce manuel a pour but d\u2019aider chacun, à son stade, à organiser ses connaissances.Sans être encyclopédique, il a cherché à être complet.L'auteur a voulu éviter les fausses frontières, et utiliser tout ce qui lui paraissait nécessaire à son propos.On ne peut faire un exposé sincère de la pathologie sans esquisser un minimum de pathologie générale, et il est indispensable de préfacer l\u2019étude de chaque secteur de la pathologie des organes par un exposé des techniques d\u2019examen cliniques et paracliniques.Partout où cela est nécessaire, il faut rapprocher des données cliniques, les données anatomiques, et il est souvent indispensable de rapprocher le fait pathologique des données physiologiques (dont elles ont généralement favorisé la découverte).De même, il est théorique d'opposer à notre époque une pathologie exotique à notre pathologie européenne, et on ne conçoit plus un traité de pathologie qui ne tiendrait pas compte de la thérapeutique moderne, qui a bouleversé à les rendre méconnaissables les évolutions, les signes et les pronostics.L'unité de composition avait pour but d\u2019éviter au maximum les doubles emplois et les redites, de faciliter la lecture courante et continue d\u2019un livre volontairement court.La présentation matérielle de l\u2019ouvrage a cherché à venir en aide au lecteur par une suite de titres marginaux qui cherchent à dégager le mouvement des exposés, et à en faire comprendre l\u2019esprit.Divisions de l\u2019ouvrage Maladies infectieuses.\u2014 Affections de l'appareil respiratoire.\u2014 Tuberculose.\u2014 Maladies du cœur et des vaisseaux.\u2014 Maladies des reins.\u2014 Affections du tube digestif.\u2014 Maladies du foie.\u2014 Maladies des voies biliaires.\u2014 Affections pancréatiques.\u2014 Maladies du sang.\u2014 Intoxications.\u2014 Maladies par carences et déséquilibres alimentaires.\u2014 Pathologie osseuse.\u2014 Rhumatismes chroniques.\u2014 Maladies des glandes endocriniennes.\u2014 Maladies du système nerveux.\u2014 Pathologie musculaire.\u2014 Index. £ ITENSY lL (Comprimés au Tannaté) a Marque de Crypténamine L\u2019HYPOTENSEUR LE PLUS Unitensyl Simple Chaque comprimé contient: EFFICACE TROUVÉ JUSQU\u2019ICI Unitensyl-R (avec Rauwolfia) Chaque comprimé contient: Crypténamine*#___.\u2026 2me.Ÿ Crypténamine™*___.___.1 mg.(sous forme de tannate) (sous forme de tannate) # Réserpine .\u2026.\u2026.\u2026- .1 mg.@ abaisse la tension ar- © @ dosage simplifié \u2014 térielle d\u2019une manière aucun effet ganglio- i ordinairement 1 com- plégique # 3 fois décisive et prolongée @ @ aucune action sympa- tholytique ni para- @ sympatholytique @® ni hypotension orthostatique ni affaisse- @ ment UNITENSYL La .aucune altération de la fonction rénale absence de réactions secondaires dangereuses fait épargner de l\u2019ar- primé 2 ou par jour soumis à une double épreuve: pour son effet hypotenseur et pour la réaction de vomissement gent a vos patients Associé à la formule de PUNITENSYL, le Rauwolfia, reconnu pour son action sédative, procure une sensation de bien-être sans euphorie exagérée.* Autrefois vendu sous le nom Unitensen.** Ester des alcaloides du Veratrum viride obtenu par un procédé d\u2019extraction non aqueux exclusif à Irwin-Neisler.Ÿ Equivalant à 260 Unités du Réflexe du Sinus Carotidien.Dose moyenne: 2 à 6 tablettes par jour.Présentation: Flacons de 50, 100, 500 et 1000 comprimés.Echantillon et documentation aux médecins sur demande.Manufacturé par IRWIN NEISLER & CO.e Decatur, Illinois, U.S.A.Gp exclusifs dans la Province de Québec et Ottawa § .MP HERDT &\"CHARTON'¥|INC.Y 868 REVUE DES LIVRES Guy DUCHESNAY.\u2014 Le risque thérapeutique \u2014 Prévention et traitement des accidents.Préface du prof.P.Harvier.Un vol.de 600 pages avec figures (3.500 fr).\u2014 G.Doin et Cie, édit., Paris, 1954.Par cet ouvrage, dont le titre souligne la conception, l\u2019auteur se propose d\u2019accroître l\u2019attention sur les difficultés actuelles et les dangers de la thérapeutique.Certes, l\u2019adage « Primum non mocere » est aussi primitif que l\u2019art de soigner.Moins que jamais, on ne saurait l\u2019oublier.Jusque vers 1920, l\u2019arsenal thérapeutique était relativement restreint: une gamme d\u2019alcaloïdez et d\u2019extraits végétaux dont la posologie bien codifiée mettait à l\u2019abri d\u2019incidents, une chimiothérapie embryonnaire, dont les effets toxiques, bien dénombrés étaient faciles à prévenir.Quant à l\u2019administration par les voies parentérales, elle était exceptionnelle.Deux faits sont intervenus dans la progression du risque thérapeutique: l\u2019emploi de la seringue et le recours à de nombreuses voies d'introduction; le développement incessant d'une chimiothérapie de plus en plus complexe depuis Erhlich, Domagk et Fourneau.Nombre de maladies auparavant mortelles sont devenues curables grâce à ce prodigieux progrès, récemment couronné par les antibiotiques.Chaque jour le praticien est amené à corriger un déséquilibre biologique par des substances adéquates, des molécules soit naturelles, soit artificiellement reconstruites pour dissocier certains de leurs effets, et toutes douées d\u2019actions puissantes.Cet essor fécond en résultats n\u2019en comporte pas moins des aléas allant du minime incident, sans lendemain, au dommage prolongé ou permanent, voire même à la complication fatale.Or, on ne peut absolument pas préjuger de l'innocuité d\u2019un remède d\u2019après les coefficients de la toxicité expérimentale, pourtant si précieux.Le malade est un réactif variable dont le comportement n\u2019est pas celui de l\u2019animal de laboratoire.L'expérience clinique démontre assez maintenant que le passage de l\u2019animal à l\u2019homme équivaut cuel- L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 quefois à une seconde expérimentation qui amène à reviser la première.Un fait dominant la pathologie thérapeutique est l\u2019Intolérance, acquise ou spontanée.On sait alors qu\u2019en dépit des normes posolo- giques de graves manifestations peuvent survenir, prévisibles heureusement, puisque l\u2019organisme ne se fait pas toujours faute de les annoncer par des signes d\u2019alerte.Leur dépistage est de la plus haute importance, puisqu\u2019il permet, selon une comparaison valable, de serrer les freins ou de stopper.Cet ouvrage ne prétend pas être un répertoire complet des accidents thérapeutiques.Il n\u2019en apporte pas moins l'essentiel de ce que l\u2019on sait sur les risques des grandes médications actuelles: médications du système neuro-végétatif, barbituriques, médicaments de la douleur, chimiothérapies anti-infectieu- ses et antiparasitaires, sulfamides et antibiotiques, anthelminthiques et purgatifs, médicaments cardio-vasculaires, vitamines, hormno- nes, médicaments biologiques.L\u2019accident thérapeutique dépend aussi de certaines circonstances dont l'importance était à souligner: tolérance de l\u2019enfant, du vieillard, de la femme enceinte, influence des conditions météorologiques, effets contraires, toxicités d\u2019organes, relations avec les sensibilités acquises en dehors de la thérapeutique.Les données biologiques et toxicologiques indispensables à la compréhension du sujet sont rappelées au début de chaque chapitre.Les moyens de prévenir, de minimiser les accidents, de les traiter sont exposés à propos de chaque médication.Au risque thérapeutique s\u2019apparente le risque anesthésique (l\u2019anesthésique pouvant être utilisé comme moyen thérapeutique).Les notions élémentaires qui s\u2019y rattachent sont sommairement passées en revue dans un dernier chapitre.Bien que réduite, la bibliographie n\u2019en compte pas moins de quinze cents références.Ce livre qui s\u2019adresse à l\u2019étudiant et au praticien est une étude critique de la thérapeutique, envisagée sous un angle surtout clinique; il doit être, dans l\u2019esprit de son auteur, GUÉRIE D POUR LES BÉBÉS ET LES ENFANTS Facile à prendre \u2014 Agréable au goût SIROP DE \"VERMISOL' \u201d Sirop N© 634 \u201cSwot\u201d Chaque cuillerée à thé de 5 cc.renferme: hexahydrate de pipérazine (sous forme de tartrate) POSOLOGIE: jusqu'à 15 Ibs, 2 cuillerée à thé par jour; de 15 à 30 lbs, 2 cuillerée à thé deux fois par jour; de 30 a 60 Ibs, 1 cuillerée à thé deux fois par jour; au-dessus de 60 lbs, 2 cuillerées à thé deux fois par jours.\".Présenté en flacons de 4 et 16 onces liquides.POUR LES ADULTES ET LES ENFANTS PLUS AGES COMPRIMÉS DE \"VERMISOL\" C.T.N° 807 \u2018Eros Chaque comprimé renferme: hexahydrate de pipérazine (sous forme de tartrate) POSOLOGIE: enfants jusqu'à 6 ans, un comprimé par jour pour chaque année d'âge; plus de 6 ans et adultes, 2 comprimés 3 ou 4 fois par jour.Présenté en flacons de 100 comprimés.On administre le Vermisol durant 7 jours, puis, repos de 7 jours suivi d'un nouveau traitement d'une semaine.N.B.Pour prévenir la ré-infestation, on recommande d\u2019observer les précautions hygiéniques habituelles.TAVEGCTÉNETE La récente application de l\u2019'hexahydrate de pipérazine au traitement de l\u2019Infestation par les oxyures représente un développement du traitement de cet état.Le taux de guérison\u2014 qui varie entre 85 et 90 p.c.\u2014est du même ordre que celui du violet de gentiane.Le \u201cVERMISOL\u201d (hexahydrate de pipé- razine) se prend facilement, est bien toléré, est relativement non toxique, sir, efficace et libre de la coloration associée au violet de gentiane.Son absence de toxicité, lorsqu'il est administré à doses appropriées, en fait un agent thérapeutique désirable.AVERTISSEMENT.Administré à trop fortes doses les effets suivants sont à craindre: nausée, vertige, manque de coordination, difficulté à concentrer la vue, étoiles, et une sensation d\u2019indifférence.Ces effets secondaires sont temporaires et disparaissent Charles &.Frost &Co.sur discontinuation de la médication.MONTREAL Rte wa om fe ETS va.a ame 2 Lorsque le coût du produit doit être pris en considération, le violet de gentiane (Vermilet) continue d\u2019être le plus économique des oxyuricides efficaces.hr CANADA ww Ln \u201cVERMILET' (TABLETTES) Tablette N© 409 Sot.Tablette N© 410 &ost'.TABLETTES A ENROBAGE ENTERIQUE DE VIOLET DE GENTIANE 3/20 de gr.(10 mg.) 1/2 gr.(32 mg.) Présenté en flacons de 200 tablettes.POSOLOGIE ENFANTS: jusqu'à 10 ans, une tablette de 3/20 de gr.par jour, par année d'âge.Fractionner cette dose et la prendre avant les repas.De 10 à 16 ans, une tablette de Y gr.trois fois par jour, avant les repas.ADULTES: deux tablettes de 2 gr.trois fois par jour, avant les repas. \u2018 ANTICHOLINERGIQUE SÉDATIF ANTI-ACIDE \u201cRESTROPIN' COMPOSE Comprimé N° 801 \"Eosl' Chaque comprimé renferme: Restropin, bromure de.2.5 mg.(1/25 de gr.) (bromure de méthylhyoscine) Alamino (glycinate d'aluminium, basique*).0.5 G.(7Y2 gr.) Noctinal (butabarbital NNR) .16 mg.(Va de gr.) POSOLOGIE.Un comprimé trois fois par jour avant les repas et un ou deux comprimés au coucher.Présenté en flacons de 100 comprimés.\u201cRESTROPINAL\u2019 (TABLETTES) Tablette NO 452 \"So! ANTICHOLINERGIQUE SÉDATIF Chaque tablette enrobée de sucre renferme: Restropin, bromure de .2.5 mg.(1/25 de gr.) (bromure de méthylhyoscine) Noctinal (butabarbital NNR).16 mg.(V4 de gr.) POSOLOGIE.Une tablette avant chaque repas et une ou deux tablettes au coucher.Présenté en flacons de 100 tablettes.\u201c\"RESTROPINAL\u2019 (ELIXIR) Elixir N© 607 \"Sos Chaque cuillerée à thé de 5 cc.renferme: Restropin, bromure de .1.25 mg.(1/50 de gr.) (bromure de méthylhyoscine) Noctinal (butabarbital NNR).8 mg.(Vs de gr.) POSOLOGIE.D'une à deux cuillerées à thé avant chaque repas et au coucher.Présenté en flacons de 16 onces liquides.Il arrive parfois que dès les débuts du traitement, et plus fréquemment après une médication initiale par le Restropin Composé, l\u2019administration de l'agent anticholinergique seul suffise pour contrôler la sécrétion gastrique.\u201cRESTROPIN SIMPLE Tablette N° 451 \"Sroot' ANTICHOLINERGIQUE Chaque tablette enrobée de sucre renferme: Restropin, bromure de.2.5 mg.(1/25 de gr.bromure de méthylhyoscine) POSOLOGIE.Une tablette avant chaque repas et deux tablettes au coucher.Présenté en flacons de 100 tablettes.\"NOCTINAL\" S.C.T.NO 439 Sont\u2019 Butabarbital NNR.16 mg.(V4 de gr.) POSOLOGIE.Une ou deux tablettes, selon le besoin.Présenté en flacons de 100 tablettes.\"ALAMINO\" Comprimé N© 381 \u2018Just Suspension No 975 \u201cSost\u2019 Chaque cuillerée à thé de 4 cc.renferme: Alamino.0.5 G.(7% gr.) (Glycinate d'aluminium, basique*) SÉDATIF ANTI-ACIDE Chaque comprimé renferme: Alamino.0.5 G.(7% gr.) (Glycinate d'aluminium, basique\u201d) Charles &.Frost &Co.MONTREAL CANADA POSOLOGIE: D'un à deux comprimés avant chaque repas et au coucher.Présenté en flacons de 100 comprimés.*Breveté en 1951.POSOLOGIE.D'une à deux cuillerées à thé (4 à 8 cc.) avant chaque repas et au coucher.Présenté en flacons de 16 onces liquides. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juillet 1955 UN SUPPLÉMENT COMPLET ur ny DU REGIME \u2014 .,, ALIMENTAIRE - \u2014 aan cor - de ~ A.) 7 R ve h ° 2 4 6 \\ edn DURANT LA GROSSESSE LE pes ET LA LACTATION [LNT a2 a DURANT LA CONVALESCENCE & 5 QUI SUIT UNE MALADIE AIGUE \" | DURANT UNE AFFECTION CHRONIQUE à | DURANT LA VIEILLESSE \\\\ 1\u201d TUTAMATE Capsule N° 653 \u2018Sol\u2019 dans chaque dans chaque Principaux ingrédients capsule dose quotidienne Sulfate ferreux (exsic.).14 gr.3 gr.| Sulfate de cuivre.1/25 de gr.2/25 de gr.Pour le développement normal des Vitamine B12 1.5 mcgm.3 mcgm.f Srythrocytes et la prophylaxie de .anémie d'origine nutritive.Acide folique.1 mg.2 mo.Acide ascorbique.\u2026.25 mg.50 mg.\u2014Tel que ci-dessus, et pour la formation normale de substances intercellulaires et la prophylaxie du scorbut.Pour le développement normal des Vitamine D.1,000 Ul.2.000 U.1.os et des dents et la prophylaxie Phosphate de calcium.2 gr.4 gr.et le traitement du rachitisme et de I'ostéomalacie.POSOLOGIE Vitamine A (palmitate).2,500 U.I.5,000 U.L \u2014Pour la conservation des surfaces Deux capsules par jour.épithéliales a leur état normal et , ; d pour la croissance.Présenté en flacons de 50, 100 et 250 capsules, Thiamine, mononitrate de, 1 mg.2 mg.Pour le fonctionnement normal des et lorsqu'elles sont pres- Riboflavine .1.5 mg.3 mg.enzymes dans l'organisme et la crites à votre patient Pyridoxine, chlorhydrate de 0.5 mg.1 mg.prophylaxie du béribéri et de elles ne lui coûtent qu'en- Niacinamide.5 mg.10 mg.la pellagre.viron 10 centins par jour.odure de sodium.1/325 de gr.1/162 de gr.\u2014Pour la prophylaxie du goitre causé par I'hypoiodémie. Quand l\u2019insouciance dans le manger occasionne la diarrhée .CREMOSUXIDINE.SUSPENSION DE SULFASUXIDINE® AVEC PECTINE ET KAOLIN La contamination des aliments est fréquente quand la température se réchauffe\u2014et peut provoquer la diarrhée chez vos jeunes malades sans défiance.Cette combinaison antidiarrhéique de Sulfasuxidine, pectine et kaolin réduit la flore bactérienne, raffermit les selles, adsorbe et détoxique les produits de putréfaction.Pour les bébés, la savoureuse CREMOSUXIDINE aromatisée au chocolat et a la menthe peut étre ajoutée aux formules ou au lait.Elle est utile dans les diarrhées aussi bien spécifiques que non spécifiques.Informations Concises: Présentée en flacons Spasaver® de 16 onces.Dose moyenne pour bébés: J à 1 c.à thé 6 fois par jour; pour enfants: 114 à 2, c.à thé 6 fois par jour.SHARP & DOHME Toronto 16, Ontario Division de Merck & Co.Limited 874 un guide de prudènce.À ce titre, il prend sa place parmi les formulaires et les précis de la pratique journalière.Pratique médico-chirurgicale.\u2014 Sous la direction des professeurs A.Lemierre et H.Mondor, des docteurs A.RAVINA et J.Patel.Secrétaire de rédaction: À.Plichet.\u2014 Premier Supplément.Un vol.de 176 pages, avec 8 figures (800 fr.).\u2014 Masson et Cie, édit., Paris.Lors de la publication de la Quatrième Pratique Médico-Chirurgicale, les directeurs et les éditeurs ont annoncé que des suppléments mettraient périodiquement à jour la collection des nouveautés intervenues, qui seraient jugées utilisables dans l\u2019esprit « pratique » de l\u2019ouvrage.Le premier de ces suppléments, qui paraît, maintient à la P.M.C.son entière efficacité.Selon la présentation générale de l\u2019ouvrage, les 36 articles qui le composent sont classés par ordre alphabétique et signés.Ce sont: Divisions de l\u2019ouvrage Alcoolisme (obligation légale du traitement des alcooliques dangereux pour autrui et mesures de défense).\u2014 Anus et canal anal (cancers de I\u2019).\u2014 Avortement criminel (législation répressive et préventive).\u2014 Ballistocardiographie.\u2014 Carbomycine (Magnamycine).\u2014 Code de la route (nouveau) (examen des conducteurs).\u2014 Erythromycine.\u2014 Expertises médico-légales (généralités).\u2014 Framy- cétine (Soframycine).\u2014 Frottis vaginaux.\u2014 Gam- ma-globulines.\u2014 Glossites.\u2014 Hibernation en chi- REVUE DES LIVRES L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 rurgie.\u2014 Hibernation en chirurgie cérébrale.\u2014 Hibernation en obstétrique.\u2014 Hibernation en pathologie néo-natale.\u2014 Hibernation en psychiatrie.\u2014 Hyaluronidase.\u2014 Isoniazide.\u2014 Justice (le médecin devant la).\u2014 Laboratoires d\u2019analyses médicales (renseignements sur le statue des).\u2014 Lyophilisation.\u2014 Maladie périodique.\u2014 Méningites lymphocytaires.\u2014 Mouchetures.\u2014 Pasteurelloses humaines.\u2014 Poumon radiothérapique.\u2014 Sécurité sociale (expertises).\u2014 Silicose (dispositions spéciales de réparation).\u2014 Sommeil (cure de).\u2014 Syndrome méningé.\u2014 Syndrome neuro-toxique (traitement neuro-plégique).\u2014 Syphilis (traitement actuel).\u2014 Tests épicutanées.\u2014 Tests d\u2019immobilisation des tréponèmes ou test de Nelson et Mayer.\u2014 Tétracycline.Une table mobile récapitulative, jointe au fascicule, permet d\u2019avoir une vue d\u2019ensemble des articles nouveaux et de se reporter à l\u2019article à consulter.Cette table doit être remplacée, lors de la publication du supplément suivant, par une nouvelle table qui regroupera tous les articles figurant aux suppléments 1 et 2 \u2014 et ainsi de suite.Ce système permettra en une seule consultation instantanée de la table, de se reporter à l\u2019article nouveau à consulter.Les éditeurs tiennent à la disposition des possesseurs de la collection un emboîtage reproduisant exactement la reliure de l\u2019ouvrage et portant la tomaison « XI ».Cet emboîtage permettra de grouper dans la bibliothèque, à la suite des volumes de la collection, et sous la même présentation extérieure, les fascieu- les-suppléments qui paraîtront. L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 LA JEUNESSE est l\u2019époque du UVRAL CAPSULES DE VITAMINES ET MINÉRAUX LEDERLE Pour le groupe d\u2019âge très considérable entre la pédiatrie et la gériatrie, Lederle offre les Capsules YUVRAL, un nouveau supplément diététique.Une formule d\u2019une très grande activité comprenant 11 vitamines, 12 minéraux et du Concentré Purifié de Facteur Intrinsèque \u2014 le tout dans une capsule de gélatine molle, remplie à sec, ne laissant aucun arrière-goût désagréable.Parmi les adolescents et les jeunes adultes, il se rencontre un grand nombre d\u2019individus \u201cnutritionnellement affamés\u201d: ceux qui ont des aversions prononcées pour certains aliments, ceux qui ne veulent pas boire du lait, les jeunes femmes qui s\u2019imposent leur propre régime amaigrissant.Une seule Capsule YUVRAL par jour leur assure un apport suffisant de vitamines essentielles et de minéraux.CAPSULES de Vitamines et Minéraux YUVRAL * Chaquz capsul- contient: Iode (sous forme de KI) .0.15 mg.Bore (sous forme de Na,B;07.10H:0) 0.1 mg.Vitamine À .400000e 00000 5000 C.I.Cuivre (sous forme de CuO) .1 mg.Vitamine D .4.0.020000000 0 500 U.L Fluor (sous forme de CaF.) .0.1 mg.Vitamine Biz .2420 00600 aa 00000 1 mcg.Concentré Purifié de Facteur Mononitrate dz Thiamine (Bi) .3 mg.Intrinsèque .\u2026sec0u0000 0.5 mg Riboflavine (Bz) .+.0.00000 00000 3 mg.Magnésium (sous forme de MgO) .1 mg.Niacinamide .0000000 00000 20 me.Manganèse (sous forme de MnO,) .1mg.Acide Folique .0\u2026+0.0000 0.2 mg.Potassium (sous forme de K.S0,) .5 mg.Pyridoxine-HCl (Bg) .\u2026.\u2026.0.5 mg.Zinc (sous forme de ZnO) .0.5 mg.Pantothénate de Calcium .1 me.Calcium (sous forme de CaHPO,) .69 mg.Acide Ascorbique (C) .50 mg.Phosphore (sous forme de CaHPO,) 53.8 mg.Vitamine E (sous forme d\u2019acétates Phosphate Dicalcique .\u2026.\u2026.236 mg.de tocophéryl2) .\u2026.0.0.000000 5 U.I.Molybdène (sous forme de Fr (sous forme de FeSOy) .15 mg.Na:sMo0O,.2H,0) .2.000000000 0.2 mg.*Marque enregistrée LEDERLE LABORATORIES DIVISION North American Cyanamid Limited Ville Mont-Royal, Montréal, Qué.l LIX \u201cJL'Elnion Medicale du Canada\u201d en 1886 Un accouchement dans l'état hypnotique.par Ed.Pritzl Juin 1886 Il s\u2019agit d\u2019une femme de 26 ans, primipare, qui fut amenée, en septembre 1885, à la clinique du professeur K.Braun, dans le huitième mois de sa grossesse ; jusque-là elle s\u2019était bien portée et n'avait jamais présenté de troubles nerveux, même pendant sa grossesse.Un des assistants qui avait suivi longtemps les leçons de Charcot émit l\u2019idée que cette personne pourrait être plongée facilement dans l\u2019état hypnotique.En effet, en lui faisant fixer la boule brillante d\u2019un thermomètre, on provoqua immédiatement la crise: chute à la renverse et perte de connaissance et de la sensibilité.L\u2019expérience fut renouvelée souvent et toujours avec un succès rapide.Aucune modification ne se produisit dans les battements du coeur fœtal.Il fallait, pour réveiller cette femme, des excitations assez vives; jamais elle ne se plaignait au réveil, mais elle s\u2019endormait volontiers, à la suite, d\u2019un calme et bon sommeil.Les signes précurseurs de l\u2019accouchement se montrèrent dans la nuit du 31 octobre.L\u2019enfant se présentait dans la deuxième position du sommet, la tête au milieu du bassin, le pôle inférieur de l\u2019œuf à l\u2019orifice externe de la matrice, celui-ci perméable pour deux doigts.À 8 heures du soir, l\u2019orifice s\u2019était faiblement dilaté.Les douleurs étaient de faible intensité, mais pro'ongées et séparées seulement par de courts intervalles.On rompit la poche des eaux.Les douleurs devinrent plus vives, plus continues.Des crampes s\u2019y joignirent.La femme poussait des cris violents.Les narcotiques semblant indiqués.on pensa à provoquer l\u2019état hypnotique.La parturiente était tellement agitée qu\u2019il fut difficile de lui faire fixer la boule du thermomètre.2-2.> On y parvint cependant et, aussitôt, elle tomba sans connaissance.Il était onze heures moins un quart, De ce moment, les douleurs s\u2019espacèrent, mais elles devinrent en même temps plus énergiques; la pression abdominale s'y ajoutait au moment de l\u2019acmé, quoique moins intense que dans les accouchements ordinaires.La patiente semblait insensible à ces douleurs; cependant, elle contractait légèrement les membres du côté gauche, agitait la tête, comme impatientée, ridait son front et poussait des gémissements.Dans l'intervalle des douleurs, le sommeil était absolument calme.L'activité des douleurs ne tarda pas à être suivie d\u2019un résultat sensible dans la dilatation du col et dans la progression de la tête.A 11 heures 15, l'enfant était né.C\u2019était une fille pesant 2.900 grammes qui cria aussitôt vigoureusement.Après 5 minutes de repos, les contractions se réveillèrent, moins longues, mais aussi intenses que les précédentes.La pression abdominale agissait avec une énergie peu commune.À la quatorzième douleur seulement, le placenta fut expulsé dans le vagin.Trois quarts d'heure s\u2019étaient écoulés depuis la naissance de l\u2019enfant.La mère fut réveillée et se montra très étonnée de la terminaison de l\u2019accouchement.Elle avait perdu tout souvenir depuis l\u2019instant où elle fixait la boule brillante.Elle s\u2019endormit bientôt, et reposa paisiblement jusqu\u2019au matin.Les suites de couches furent normales.Après quelques réflexions sur la facilité et la rapidité avec laquelle on obtint l\u2019hypnose, l\u2019auteur relève l\u2019action favorable exercée par cet état sur la terminaison de l'accouchement.Dans deux autres cas, l\u2019hypnotisation lui a réussi également, mais non si rapidement que dans le cas actuel.\u2014 Weiner med.Woch.\u2014 Abeille médicale, xd aia Rp - \u2018ethyla ra al d C0 Er rare er éthyle)\" anticoagulant oralg début d\u2019action plus rapide TROMEXAN produit un temps de prothrombine thérapeutique en 18-24 heures dans la plupart des cas.Ceci élimine souvent la nécessité d'héparinisation préliminaire.plus grande sûreté Le temps de prothrombine revient rapidement à la normale dès la cessation de la thérapie.Ceci diminue la probabilité d'hémorragie en cas de surdosage accidentel.TROMEXAN, ethyl acétate (marque de biscoumacetate d\u2018éthyle): comprimés rainurés de 300 mg.Littérature détaillée sur demande.Th etd ok 9-4 na PROT (tn reid \u2019 2 Divisien de Geigy A Canada)- Limited 286 ouest, rue St-Paul, Montréal 1, OSE NOUVELLES PHARMACEUTIQUES ANNONCE D'UN CHANGEMENT DANS LES NOMS GÉNÉRIQUES DES NOUVEAUX STÉROÏDES Les noms génériques de « Meticorten» et de « Meticortelone », les nouveaux stéroides cortico- surrénaux découverts et mis au point par Schering, ont été changés.« Meticorten », anciennement connu sous le nom générique de métacortandracine, sera désormais dé- 2e ee signé par le nom générique de prednisone.Ce produit possède de 3 à 5 fois l\u2019activité de l\u2019hydrocortisone et de la cortisone et il est remarquablement exempt des réactions secondaires indésirables des corticostéroïdes plus anciens.Bien qu\u2019il n\u2019ait été que tout récemment mis à la disposition du corps médical, il est déjà très employé dans le traitement de l\u2019arthrite rhumatoïde, de l\u2019asthme rebelle et autres maladies.« Meticortelone », le deuxième de la série des nouveaux corticostéroïdes Schering, sera dorénavant désigné sous le nom générique le prednisolone, au lieu de métacortandralone comme précédemment.Il sera très probablement mis à la disposition du corps médical pour emploi général, par Schering Corporation Limited.Les nouveaux noms génériques de « Meticorten » et « Meticortelone », choisis et adoptés par Schering en coopération avec le Conseil sur la Pharmacie et la Chimie de l\u2019American Medical Association, seront immédiatement employés dans les domaines médicaux et scientifiques.D\u2019autres groupes officiels dans les domaines de la santé ont également approuvé le choix de ces nouveaux noms génériques.ob > RÉSULTATS RAPIDES DANS L' INFLUENZA AVEC LE TRAITEMENT PAR LA CITRINE.SYMPTOMES PROMPTEMENT SOULAGES AVEC LE RETOUR A LA NORMALE DES CAPILLAIRES Etant donné qu\u2019il croit, avec d\u2019autres, que le système capillaire est impliqué et lésé dans les inflammations et infections à virus, le docteur Boris Sokoloff, du Florida Southem College, Lake'and, Fla.(Amer.J.Digest.Dis, janvier 1955), a administré C.V,P.dans 5 cas d'influenza (type A).CVP.combine la flavone hydrosoluble et entière de citron, \u2014 qui a pour effet d\u2019épaissir le «ciment» intercellulaire des parois des capillaires, \u2014 à l\u2019acide ascor- bique.C\u2019est l\u2019opinion du docteur Sokoloff que les parois renforcies et moins perméables des capillaires réduisent le volume des particules de virus qui, dans l\u2019influenza et d\u2019autres infections «traversent sans opposition et envahissent les tissus et organes environnants ».« L\u2019infection a répondu rapidement au traitement par la flavone », écrit l\u2019auteur.L\u2019épistaxis fut arrêté en 5 à 6 heures.La toux persistante de la trachéo- bronchite aiguë s\u2019est amendée en 48 heures.Il y eut une chute rapide de la température avec transpiration profuse.| Ces constatations rejoignent celles rapportées antérieurement par les docteurs Biskind et Martin qui donnèrent C.V.P.dans 23 cas d\u2019amygdalite folliculaire aiguë, rhinite, influenza et autres infections à virus des voies respiratoires supérieures avec comme résultat la guérison habituellement en 8 à 48 heures, dans tous sauf deux patients.La dose de C.V.P.administrée par Sokoloff était de 200 à 300 mgms des flavones à toutes les 3 à 6 heures pour 36 à 48 heures \u2014 chaque capsule de C.V.P.contient 100 mgms de composé bio-flavonique (complexe vitaminique P) et 100 mgms d\u2019acide as- corbique.2e + DES MESURES PRÉVENTIVES CONTRE DEUX MALADIES MORTELLES DE L'ENFANCE SONT MAINTENANT DU DOMAINE DE LA RÉALITÉ L\u2019année 1955, qui marque un point tournant dans la lutte contre la poliomyélite, est aussi celle qu\u2019on pourra appeler «l\u2019année décisive» en ce qui concerne un autre ennemi mortel de l\u2019enfance, infiniment plus dangereux que la poliomyélite.Venant s\u2019ajouter aux rapports hautement encourageants sur l\u2019efficacité du vaccin Salk, la science médicale, selon les déclarations faites par les spécialistes américains, possède maintenant les moyens de prévenir les attaques de la fièvre rhumatismale, terrible maladie de l\u2019enfance qui fait plus de 30 fois plus de victimes mortelles que la poliomyélite.La fièvre rhumatismale, souvent appelée la ma- \u2018adie « qui lèche les jointures, mais mord le cœur », fait suite presque invariablement à une infection microbienne du type streptococcique.L\u2019infection se loge généralement dans la gorge et la fièvre rhuma- at crête NOUVEA Y tratexdeäDéta in autour DENSI: ATRIMETHYLCARBOXYMETHYLAMMONIUM Le al he oe \u2014\u2014 TRAITEMENT LIPOTROPE NAN Ie HÉPATITES, ICTÈRES CATARRHAUX +ETz INFECTIEUX JUS SAS AU ENS SIN LR TA ZI CLIS RECONSTITUANT GENERAL Ampoules buvables de 10 cc AP (Boites de 10 ampoules) FRANCE LABORATOIRES BEAUEOUR, DREUX AGENT:\u201cJ.EDDE LTEE 1154 BEAVER HALL Sq.MONTREAL | J- \u2014 880 NOUVELLES PHARMACEUTIQUES L'Union Méd.Canada antiprurigineux durable antiscabieux puissant creme EURAX ne sensibilise pas n'irrite pas Crème EURAX (marque de crotamiton) 10% 4 PRODUITS PHARMACEUTIQUES GEIGY Tome 84 \u2014 Juil.1955 tismale se déclare dans les 10 jours à 3 semaines qui suivent.Elle est accompagnée d\u2019inflammation des jointures, d\u2019enflures, de douleurs et d\u2019un état de sensibilité aiguë.La fièvre atteint le plus fréquemment les enfants âgés de 5 à 15 ans.L\u2019aspect le plus funeste de cette infection c\u2019est que les trois quarts de ceux qui en sont atteints contractent tôt ou tard une maladie de cœur qui peut entraîner la mort du malade ou le rendre infirme pour toute la vie.La clef des mesures de prévention contre la fièvre rhumatismale ne réside pas dans le domaine du vaccin, mais dans celui des antibiotiques.Selon un rapport récemment publié par «l\u2019Association américaine pour la lutte contre les maladies de cœur », les attaques de la fièvre rhumatismale peuvent être prévenues par le traitement aux antibiotiques de l'infection microbienne qui précède la fièvre.L\u2019antibiotique de choix est ici la pénicilline.De nombreux médecins prescrivent l\u2019emploi du panbiotic, nouvelle médication qui combine les effets de trois types différents de pénicilline.Lorsqu'il est fait usage de panbiotic, on constate, dans le réseau sanguin, une concentration immédiate de pénicilline qui se manifeste en moins d\u2019une heure, puis une concentration intermédiaire pendant les 24 à 36 h.qui suivent et enfin une concentration prolongée qui dure jusqu\u2019à sept jours.Pour celui qui a déjà été atteint de fièvre rhumatismale, toute nouvelle infection du type streptococcique devient beaucoup plus dangereuse.Dans une étude récente à ce sujet, le docteur Gene H.Sto'lerman, autorité en ce qui concerne la maladie, a souligné le fait que la proportion des cas de fièvre rhumatismale faisant suite à une infection streptococcique atteint, chez les personnes récemment remises de la maladie et pour qui il s\u2019agit d\u2019une rechute, jusqu\u2019à cinquante pour cent.La proportion des victimes de la fièvre rhumatismale, parmi ceux qui souffrent d\u2019une infection streptococcique mais qui n\u2019ont pas été atteints précédemment de la fièvre, n\u2019est que de trois pour cent.Bien que les antibiotiques puissent être considérés comme un moyen de prévention efficace de la maladie.il n\u2019existe encore aucun mode de guérison de celle-ci.Les résultats d\u2019une étude récente effectuée svr le p'an international et rapportés dans le Journal Médical Britannique, font ressortir le fait que les hormones, sur lesquelles d\u2019importants espoirs avaient été fondés, n\u2019ont pas plus d\u2019effet sur la fièvre rhumatismale que l\u2019aspirine.Elles procurent au malade un soulagement temporaire mais n\u2019empêchent pas le cœur de se trouver endommagé.Les autorités médicales qui ont étudié la maladie avec le plus de soin déclarent qu\u2019on ne peut la combattre efficacement que par l'adoption d\u2019un pro- L'Union Méd.Canada JL Tome 84 \u2014 Juil.1955 LXIII reste toujours un médicament de choix pour le traitement scientifique de la est nellement pre avec succès pour les cas de coqueluche et des lll gy coque eluchoïdes _ Ne cause ni intoléran nce ni complicatio ° DEPUIS PRES D'UN DEMI-SIÈCLE Toujours le même but: RÉDUIRE LE TAUX DE LA MORTALITÉ INFANTILE Par la Qualité de nos Produits 882 NOUVELLES PHARMACEUTIQUES gramme de santé publique faisant clairement ressortir les mesures préventives à adopter contre elle, Les résultats confirment d\u2019ailleurs cette manière de voir; la proportion des maladies de cœur atteignant les enfants des écoles à Londres a diminué de 60 pour cent en dix ans à la suite de l\u2019adoption d\u2019un tel programme.Les docteurs William H.Bunn et Hugh N.Bennett rapportent également dans le Jour- L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Juil.1955 nal de l'Association Américaine de Médecine que parmi un groupe de mille enfants des écoles ayant, aux Etats-Unis, bénéficié d\u2019un programme similaire pas un seul cas de fièvre rhumatismale ne s\u2019est déclaré.Les enfants avaient été soumis à un examen de gorge régulier et leurs parents avaient été avisés d'appeler le médecin dès les premiers signes d\u2019infection.À L\u2019HÔPITAL GÉNÉRAL D'OTTAWA, 43, RUE BRUYÈRE, OTTAWA, Ont.ayant 600 lits \u2014 affilié à la Faculté de Médecine de l\u2019Université d\u2019Ottawa.PEDIATRIE : Département de 100 lits, clinique externe, 70 bassinettes à la pouponnière d'Obstétrique.\u2014 Une position de résident.PSYCHIATRIE : Département de 30 lits pour traitement actif \u2014 clinique externe d'hygiène mentale pour adultes et enfants.\u2014 Deux positions de résident.PATHOLOGIE: Département très actif, pourcentage d'autopsies élevé.\u2014 Une position d'interne sénior.Ces trois départements sont approuvés pour 2 ans d'entraînement post- gradué vers la certification de spécialiste par le Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada.REMUNERATION : Résidents: $1,800.00.Internes séniors: $1,200.00 par année, plus chambre, pension et uniformes.\u2014 Faire application à Sœur Supérieure."]
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