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Titre :
L'union médicale du Canada
Éditeur :
  • Montréal :[Revue L'union médicale du Canada],1872-1995
Contenu spécifique :
Février
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Bulletin de l'Association des médecins de langue française de l'Amérique du Nord) ,
  • Gazette médicale de Montréal
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L'union médicale du Canada, 1957-02, Collections de BAnQ.

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[" TOME 86 \u2014 NUMÉRO 2 MONTRÉAL, FÉVRIER 1957 sR, a Fondée à Québec en 1902 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada I Union Médicale du Canada BULLETIN EDITORIAL Roger-R.DUFRESNE J.-M.BEAUREGARD L\u2019hôpital, centre d\u2019enseignement et de recherche ._______ 125 De l\u2019utilité des connaissances inutiles ________________.___ 191 ° ° ° HYGIÈNE ET MÉDECINE SOCIALE Ceorges-E.CARTIER Le LL Lise FRAPPIER-DAVIGNON De l\u2019importance d\u2019une technique précise dans la chirurgie Etat actuel de la vaccination au BCG dans la province du goitre mocTememeneemeemmmeemememmSe-mCeme meme See - em mmsmmu 0 127 de Québec oe eee eee een 194 R: SOUCY.JL BORDUAS oF I at ., J.-L.et F.Foe La fibrose pulmonaire .______________________ LL 144 VARIETES Paul DAVID et Edouard EDDIE Camille LAURIN Relations entre l\u2019artériosclérose et le taux de Le malade aux temps anciens ._._._._.__.__________________ 198 cholestérol sanguin ________________________ LL LL 154 5 Ghislaine GILBERT d 4 h CORRESPONDANCE iagnostic et traitement des principales car iopathies congénitales ____.__________________________ L LL LLL0 161 P.RENTCHNICK Lettre de Suisse ooo.203 RECUEIL DE FAITS Jean-Marc PEPIN, Bernard THERIEN, Cuy LEMIEUX, MEDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES B.VITYE, P.MEUNIER, Ch.OUIMET et J.GENEST Yves CHAPUT et Jacques BAILLARGEON Le syndrome de Stein-Leventhal ._.________._.__.1.168 Le traitement de certaines maladies du tube digestif J.-C.LAURIN, J.-M.BEAUREGARD et Guy PROVOST par le \u201cDonmatal\u201d __________________ cc 205 Purpura hyperglobulinémique de Waldenstrom ____________ 174 Albert BERTRAND ANALYSES _.__.1120000.LcncLcc Len cl LL LL 207 Un cas d\u2019elliptocytose _____._______________ 111111 10 179 SOCIETES ._._._.11.Lcccc cc ec LL LL LL 214 Maurice DORAY, Roland GUY, NOUVELLES _.____.c.Loc O0 216 Un cas de tas moot on ici traitée avec REVUE DES LIVRES ooo 220 succés par la 2-hydroxy-stilbamidine ___.________________ 182 COMMUNIQUES eee cencee nec ca anse 230 Roma AMYOT \u201cL\u2019Union Médicale du Canada\u201d en 1888 ____________________ 238 Crâniopharyngiome supra-sellaire ____._.____.__________ 188 NOUVELLES PHARMACEUTIQUES ______________________._.244 Dans les états de STRESS FORTABEX Vitaminothérapie B et C \u2014 plus complète \u2014 plus intensive Troubles nerveux \u2014 alcoolisme chronique \u2014 convalescence Indications pré et post-opératoires \u2014 antibiothérapie Grossesse et lactation FORTAMINES Médication multivitaminique quotidienne optima Plus d\u2019un demi-siècle consacré à l\u2019avancement des Sciences médicales et pharmaceutiques au Canada TZ) rT / NN | Ÿ SUL-SPANSION! ;_\u2026 aulfa-éthylthiodiazole, S.KF.suspension de sulfamide ~ (SPANSULE%) : i : afibération prolongée le sulfamide unique, à libération rolongée, à spectre d'action étendue Parce qu\u2019il libère l'élément actif de façon uniforme et soutenue, \u2018Sul-Spansion\u2019 apporte tous les avantages qu\u2019on acherche depuis longtemps dans la thérapeutique sulfamidé minimum d'interruption - « Maximum de commodité \u2018SUL-SPANSION\u2019 fabrication exclusive de @ SMITH KLINE & FRENCH Montréal 9 BULLETIN em mem \u2014\u2014 ee L\u2019HOPITAL, CENTRE D\u2019ENSEIGNEMENT ET DE RECHERCHE En octobre dernier, I\u2019Asgsociation des hopitaux catholiques des Etats-Unis et du Canada réunissait, a Chicago, les représentants des écoles de médecine catholiques des deux pays et de la majorité des congrégations religieuses intéressées au domaine hospitalier.Le programme, assez chargé d\u2019ailleurs, avait pour titre : « Conference on medical education and research in catholic hospitals ».Il y a sur 81 écoles de médecine aux Etats-Unis, cinq facultés relevant d universités catholiques: Georgetown, à Washington, D.C., St.Louis University, à St.Louis, Creighton University, à Omaha, Marquette University, à Milwaukee, et Strich School of Medicine of Loyola University.à Chicago, et l'on compte environ 15% dho- pitaux catholiques.La réunion, à Chicago, devait d'abord servir à faire le point.Comment la médecine catholique des Etats-Unis, si l\u2019on peut employer cette expression, soutient-elle la comparaison avec celle du reste du pays ?Pas trop bien, si l'on en juge par le ton des exposés présentés au cours des séances d\u2019étude et si l\u2019on se fie à l\u2019opinion de certains experts qui ont tenté de faire une analyse aussi objective que possible de la situation.Nous avouons que leurs critères nous ont paru parfois difficiles à interpréter.Il semble bien, tout de même, qu'il n'y a pas de quoi être fier de la situation telle qu\u2019exposée et qu'en plus de multiples raisons d'ordre social, éconcmique et éducationnel, il faudrait s\u2019en prendre à ce manque d'intérêt à l\u2019égard des activités intellectuelles qui ressort, paraît-il, d\u2019une étude de John Tracy Ellis, parue en 1955 et intitulée: « American Catholic and the Intellectual Life ».Mais nous désirons surtout souligner l'importance accordée au cours de ces discussions au rôle de l\u2019hôpital d\u2019aujourd\u2019hui, comme centre d'enseignement et de recherche.L'hôpital moderne est avant tout une organisation de plus en plus complexe qui procure aux malades les soins nécessaires.Tout le monde s\u2019entend là-dessus ét la communauté doit, à ce premier titre, s'intéresser de multiplier 06 pores HE, M Cm et de tangibles façons à ces institutions dont elle profite.Mais il faut prévoir la relève et suivre le progrès scientifique et, pour ce faire, continuer à préparer, dans les meilleures conditions possibles, les praticiens, les spécialistes, les professeurs, les chercheurs et les administrateurs de demain.Ici encore, l\u2019hôpital est indispensable et la tâche qui lui incombe dans ce domaine est de plus en plus lourde et pas assez reconnue, et pourtant, l\u2019on admet généralement aujourd'hui que le meilleur enseignement ne peut qu\u2019améliorer la qualité de soins accordés aux patients.L'hôpital peut et doit être également un centre de recherche.Il doit y régner, dans tous les domaines, celui de la science médicale comme ceux de l'administration, cette inquiétude féconde qui engendre le progrès, et ce besoin de savoir davantage qui conduit aux petites et grandes découvertes.Les soins donnés aux malades et la valeur de l'enseignement ne peuvent que bénéficier de ces préoccupations, et l\u2019organisation hospitalière complète magnifiquement de cette façon le rôle essentiel qu\u2019on lui assigne, celui de servir de mieux en mieux la communauté.Roger-R.DUFRESNE.LE DOCTEUR PHILIPPE PANNETON, AMBASSADEUR AU PORTUGAL Est-ce le docteur Panneton ou Ringuet qu\u2019on désigna à l\u2019Ambassade du Canada au Portugal?Bien entendu, l\u2019assignation porte le nom patronymique de Panneton.Mais, de la double personnalité professionnelle de notre confrère, quel élément lui a-t-il valu le poste diplomatique?Est-ce la médecine?Est-ce la littérature?Nous disons que c\u2019est la médecine et même si nous avions tort, nous aurions quand même en partie raison.La médecine lui fit sûrement mieux connaître l\u2019homme et sut enrichir ses incontestables qualités d\u2019écrivain.À tout événement, un autre attribut s\u2019ajoute maintenant aux deux autres, celui de diplomate.Et ici encore, la médecine qui sait si bien découvrir et comprendre les secrets de l\u2019esprit et du coeur, fera de notre collègue un ambassadeur dont l'excellence ne se trouvera pas que dans l'appellation officielle de sa fonction.Nous sommes très heureux et honorés de la nomination de notre confrère.Le Canada y sera représenté avec intelligence, doigté et lucide compréhension.Les lettres et la médecine canadiennes ont sûrement raison de se réjouir et nous souhaitons à Son Excellence le docteur Panneton-Ringuet que les finesses et les subtilités diplomatiques lui apportent autant de contentement que la médecine et les lettres lui ont procuré.LA REDACTION. DE L\u2019'IMPORTANCE D\u2019UNE TECHNIQUE PRÉCISE DANS LA CHIRURGIE DU GOITRE Georges-E.CARTIER, Chef de la Section des Maladies vasculaires, ue Service de Chirurgie, Hôtel-Dieu de Montréal.II \u2014 TECHNIQUE PRECISE.PIEGES \u2014 ENNUIS \u2014 AVANTAGES J\u2019ai dit, dans la première partie de ce travail (3), qu\u2019une exacte notion de l\u2019anatomie macroscopique normale, pathologique et anormale du cou est nécessaire dans la chirurgie thyroïdienne, du fait des exérèses étendues et parfois périlleuses commandées par les lésions qui s\u2019y rencontrent.Exérèses étendues dans les goitres toxiques, de Basedow ou autres, les gros goitres nodulaires, la strumite de Hashimoto ; exérèses totales uni- ou bilatérales pour les néoplasmes, la strumite de Riedel, les adénomes, les kystes ; exéréses périlleuses quand un lobe se prolonge loin en haut (danger pour le laryngé externe), ou en bas dans le thorax, ou en profondeur derriére la trachée ou l\u2019oesophage ; ou encore quand il y a beaucoup d\u2019adhérences, dans le cas d\u2019un néoplasme avancé, d\u2019une strumite de Riedel, d\u2019une réintervention.Chaque intervention chirurgicale porte en elle ses possibilités et ses limites.Les possibilités, c\u2019est l\u2019espérance du malade, c\u2019est la joie du chirurgien ; les limites, en ce qu\u2019elles signifient de difficultés techniques, de risques concomitants, peuvent encore faire les délices de l\u2019opérateur ; elles sont aussi, parfois, la cause de ses soucis.Ceux qui ont touché à la thyroïde ont sans doute goûté à la crainte de la paralysie des récurrents, de la tétanie parathyréoprive, quand ce n\u2019était pas à la mort par atélectasie pulmonaire ou par thyréotoxicose suraiguë post-opératoire, cet «orage goitreux » si appréhendé naguère.H-ureusement, les choses ont changé; les malades sont mieux préparés.Reste toujours l\u2019acte opératoire ct les exigences d\u2019une thérapeutique plus entreprenante.Ici se révèleront la valeur et les avantages d\u2019une technique précise basée sur les connaissances que nous nous proposons de souligner en observant les événements tels qu\u2019ils se déroulent au cours de l\u2019opération.On verra ainsi comment, sans trop d\u2019inquiétude, sans risque excessif, on peut arriver à faire tout ce qu\u2019il faut, tout ce qu\u2019on veut avec une thyroïde.Si j'ai accepté de faire une incursion dans le jardin public de la thyroïde, si j'ai écarté pour un moment mes préoccupations principales qui restent les troubles vasculaires dans toute leur généralité, c\u2019est dû au hasard.En effet, mon attention fut un jour arrêtée par les écrits de Leriche sur la physiopathologie osseuse, plus particulièrement sur la maladie de Recklinghausen.Espérant trouver une tumeur parathyroidienne *, je me mis à disséquer des parathyroïdes et, tant qu\u2019à y être, des récurrents.C\u2019était en 1936.Les trois techniques alors en vogue étaient celle de Sébileau, de Bérard et Peycelon (15) et celle, plus moderne, de Bloch (1), très voisine du procédé adopté à la clinique Mayo.A la même époque, Lahey et d\u2019autres battaient déjà la campagne en faveur des thyroïdectomies très étendues.Or ceci nécessitait une connaissance parfaite de l\u2019anatomie régionale.Grâce à la patiente et indispensable collaboration de l\u2019of- ficière du département d\u2019anatomie pathologique, j\u2019entrepris donc de disséquer des para- thyroides et des récurrents.Cette région m'\u2019apparut comme un monde nouveau à explorer.Rompu à la pratique passionnante de la dissection fine je n\u2019ai pu, dès lors, aborder la * Je fus chanceux.Mon confrère, le docteur René Dandurand, me faisait opérer deux cas de maladie de Recklinghausen: l\u2019une osseuse, l\u2019autre rénale.A cette occasion, j'ai appris que le regretté professeur Armand Paré en avait opéré le premier cas dix ans plus tôt, en 1934, dix ans après l\u2019opération princeps de Mandl.C\u2019est done à lui que revient l\u2019honneur d\u2019avoir été le premier au Canada à diagnostiquer et à opérer une ostéite- fibreuse scléro-kystique. 128 thyroïde qu\u2019avee l\u2019oeil de l\u2019anatomiste.L\u2019expérience m\u2019a prouvé que j'avais choisi la bonne voie.C\u2019est donc avec le désir de voir adopter par mes confrères plus jeunes cette ligne de conduite généreuse pour le malade, périlleuse pour le chirurgien, que je la décris telle que la pratique de cent cinquante opérations me l\u2019a fait comprendre.A.\u2014 TECHNIQUE OPÉRATOIRE PRÉCISE.Le malade * sera installé en position un peu plus inclinée que demi-assise ; cela diminuera la pression veineuse et atténuera les pertes de sang.La tête confortablement appuyée sur un oreiller pas trop dur, pas trop épais, ne sera pas renversée en arrière.Le fait de «casser » ainsi le cou aboutit à un double mauvais résultat.Les muscles sous- hyoïdiens tendus outre mesure s\u2019écartent mal et rendent difficiles les manipulations de la glande ; d\u2019autre part, tous les malades ainsi traités se plaignent de céphalée tenace les jours suivant l\u2019opération.Ces deux ennuis sont disparus depuis que la position naturelle de la tête a été réadoptée.Incision de la peau très peu recourbée en haut, presqu\u2019horizontale.Bien prendre ses repères, à un travers de doigt au-dessus des clavicules, plus haut si le goitre est volumineux ; autrement nous aurions de la difficulté à ligaturer les artères du pôle supérieur.La oraisse, toujours plus abondante vers le centre où descendent deux veines qui ne manquent jamais de saigner, sera incisée avec la peau et laissera voir le peaucier.Celui-ci se reconnaît à une bande lisse, rouge plus ou moins lavé contrastant avec l\u2019aspect irrégulier de la oraisse.Il est absent dans le tiers moyen de la plaie ; son épaisseur varie selon les sujets et dépend aussi du volume de la glande : d\u2019autant plus mince que celle-ci est grosse.* Cette technique dispense de l\u2019anesthésie locale.A propos d\u2019anesthésie je voudrais qu\u2019on restât en garde contre les dangers du cvelo-propane chez les goitreux très toxiques.Eminemment avantageux pour un coeur sain.ce gaz peut devenir toxique, voire mortel pour les coeurs malades ou irritables.Je parle d\u2019expérience.En 1940, Lahey (10) a donné les mêmes avertissements pour avoir fait les mêmes expériences.CARTIER: CHIRURGIE DU GOITRE L'Union Méd.Canada Tome 86 \u2014 Fév.1957 Séparer ce muscle de l\u2019aponévrose cervicale superficielle qui engaine les jugulaires antérieures près du centre.Pour avoir de la facilité tantôt, décoller vers le haut jusqu\u2019au bord supérieur du cartilage thyroïde, en bas jusqu\u2019au sternum.Il n\u2019est pas toujours facile de trouver le bon plan de clivage ; si on empiète sur l\u2019aponévrose du sterno-cléido-mas- toïdien le geste, quoique inélégant, ne nuira pas à la parfaite réparation des tissus.Si l\u2019on est chanceux on aura laissé en place l\u2019aponévrose et ses veines ; sinon, c\u2019est-à-dire si le bistouri a entaillé l\u2019aponévrose, on aura un faux plan qui déchiquettera un peu les sterno et laissera fixées à la graisse les jugulaires antérieures.Revenons à la ligne médiane où sont soudées les aponévroses superficielle et moyenne.Un bon coup de ciseaux vers le haut, un autre en bas.Une anastomose horizontale entre les deux jugulaires a pu être coupée au-dessus du sternum ; deux pinces placées en plongeant, parallèlement, sans crainte, en saisiront les bouts.Le sterno-cléido-hyoïdien est libéré au doigt, du muscle sterno-hyoïdien qui fait pour ainsi dire corps avec la thyroïde.Dégager le plus loin possible dans toutes les directions.i.es doigts sont tout-à-coup bridés latéralement par le feuillet profond de l\u2019aponévrose moyenne : ils se trouvent alors en avant de la jugulaire interne sur laquelle, parfois, on voit descendre une petite corde blanche : c\u2019est la branche descendante de l\u2019hypoglosse qui va innerver les muscles sous-hyoïdiens.Pincez-la, vous les verrez tressaillir.Un écarteur de Farabeuf pour récliner le muscle sterno-hyoïdien en dehors, un « doigt » de Lahey (finger retractor) pour le soulever en avant et en haut.Parfois la tumeur est vraiment trop grosse.Il faut alors sectionner le muscle, et plus haut que le niveau de l\u2019incision de la peau pour éviter la soudure des deux cicatrices cutanée et musculaire.Lahey conseillait de placer deux pinces qu\u2019il rabattait après section du muscle.C\u2019est encombrant.Voici la meilleure chose à faire: L'Union Méd.Canada Tome 86 \u2014 Fév.1957 sectionner le muscle sans le pincer sur une longueur de deux centimètres.Vous verrez saigner une artère de sa face profonde près du bord interne: ligaturez.Ensuite, agrandissez l\u2019incision par en bas et par en haut selon les besoins en n\u2019incisant alors que l\u2019aponévrose et en dilacérant les fibres muscu- I AID A we SP WD w CD Qxy > a ab.Fig.1.\u2014 Quand la glande thyroide grossit, elle refoule par en haut et par en dehors le muscle sterno- thyroidien (ligne brisée épaisse, tendue du cartilage thyroide au sternum) qui devient alors en partie postéricur a elle.\u2014 A gauche, différentes localisations des parathvroïdes jusque dans le pôle supérieur du thymus (hachures horizontales) ; les autres ecto- ples ne nous préoccupent pas dans notre cas.À côté, la glande hyperplasiée recouvre une partie du cartilage thyroide et descend vers le thorax, se rapprochant ainsi du thvmus.A droite, le récurrent monte obliquement entre lu face interne de la glande et la trachée.Les parathyroïdes, adhérentes plus ou moins à la capsule, se sont trouvé déportées en dehors.Il faudra donc être attentif, en tranchant, à laisser beaucoup de cette capsule et être prudent lors du capitonnage.(Croquis d\u2019après constatations opératoires).laires.Vous aurez un jour considérable; mais retenez que la veine jugulaire interne passe juste derrière l\u2019angle de la plaie musculaire; sovez prudents.Examinons maintenant le sterno-thyroïdien plus ou moins aminci et étalé sur la glande.Retenu en haut par la crête oblique du cartilage thyroïde, au centre par la gaine viscérale, sur le côté par la gaine thyroïdienne, il s\u2019est trouvé distendu par l\u2019hyperplasie glandulaire au point que ses portions externe et supérieure sont devenues postérieures (figure 1).Il CARTIER: CHIRURGIE DU GOITRE 129 s\u2019est souvent établi une coalescence marquée entre lui et elle ; parfois ce sont de véritables adhérences qui témoignent d\u2019une inflammation ancienne ou actuelle, parfois on a l\u2019impression que les tissus sont secs, fibreux ; penser alors à une strumite, au cancer.Le muscle sterno-thyroïden est le grand encombrement de la chirurgie thyroïdienne.Il faut s\u2019en défaire immédiatement.Glissez prudemment derrière lui les ciseaux courbes de Mayo que vous poussez le plus loin possible latéralement : ils peuvent avoir quelque difficulté à percer l\u2019aponévrose ou la gaine.Une fois l\u2019obstacle franchi, l\u2019index gauche remplacera les ciseaux et ceux-ci couperont le muscle près de ses insertions thyroïdiennes ; vers le bord externe une fine artère peut donner, qui vient de la thyroïdienne supérieure : la pincer si elle ne s\u2019arrête pas d\u2019elle- même.Rabattons à présent le muscle vers le bas et enlevons-en le plus possible.Il en est peut-être resté un peu en arrière ou en bas ; nous nous en souviendrons plus tard si nous rencontrons quelques fibres insolites.L\u2019ouvrage est taillé.La thyroïdectomie va commencer.Examinons bien.Nous nous rappellerons qu\u2019une thyroïde normale n\u2019est pas grosse: son aspect est lisse; sa couleur, brun- rosé; sa consistance, molle; ses angles mousses sont bien arrêtés.L\u2019isthme est étroit et les deux ou trois premiers anneaux de la trachée sont libres.Habituellement, on n\u2019aperçoit pas de ganglions lymphatiques.La glande a-t-elle conservé sa morphologie tout en étant un peu plus grosse, plus ferme, plus foncée, elle a les caractéristiques d\u2019un goitre hyperplasique diffus.Mêmes qualités sauf une couleur blanchâtre distribuée uniformément ou par taches avec en plus des adhérences, une coalescence prononcée, ce peut être une strumite de de Quervain ou de Hashimoto #.Si au-dessus de l\u2019isthme, on voit quelque ganglion hypertrophié, si par surcroît il montre une couleur gris-blane avec une teinte rosée pâle, il s\u2019agit vraisemblablement du goitre lymphadénoïde.La surface bosselée du goitre a ses valeurs 130 diagnostiques.Quand on palpe de nombreux nodules habituellement du volume de billes de différentes grosseurs, mous ou rénitents, tantôt opaques tantôt translucides, dont la couleur adopte les diverses teintes de brun avec, à l\u2019occasion, un nodule rouge-noir ou blanc trés dur (calcification) voila un goitre nodulaire avec toute la gamme des états dégénératifs.Il faudra être attentif ; ce goitre, en grossissant, pourra avoir refoulé, étiré et déplacé un récurrent ou reporté en dehors une parathyroïde (fig.1).Une même surface bosselée, mais alors plutôt blanche et surtout dure, très dure, doit nous faire hésiter entre le cancer et la stru- mite de Riedel ; (à plus forte raison si l\u2019on a noté des adhérences aux plans musculo- aponévrotiques sus-jacents).En faveur de ce dernier on aura probablement la chance de trouver à la tranche de section une coloration mêlée de blanc ou de jaune ou, dans l\u2019ensemble, jaune-paille contrastant avec ce qui aura été rencontré jusqu'alors ; les muscles seront peut-être envahis, le tout pris en un bloc amorphe, solide et fixe.Quelquefois, c\u2019est une grosse masse réni- tente, ronde ou ovoïde, à capsule épaisse qui remplace presque tout le lobe au point qu\u2019il n\u2019en reste presque rien de reconnaissable à Poeil.C\u2019est un kyst ou un adénome.* Synonymes.de Quervain: thyroïdite sub-aiguë granulomateuse ou pseudo-tuberculeuse ou à cellules géantes.On trouve aussi dans la littérature anglaise: creeping thyroiditis, struma granulomatosa, struma fibrosa- giant cell variant, acute non-infectious or non suppurative thyroiditis.On tend aujourd\u2019hui & se contenter de sub-acute thyroiditis.Hashimoto: strumite lymphomateuse, goitre lym- phadénoide, thyroidose lymphadénoide.Les Anglais disent aussi chronic lymphoid thyroiditis.Riedel: thyroidite ou strumite de Riedel, strumite fibreuse, thyroidite ligneuse (woody or lignous thyr- oiditis), chronic productive thyroiditis.Riedel lui avait donné le nom de «eisenharte Struma », goitre À « dureté de fer ».On opère pour un petit adénome bien isolé.Est-il réellement solitaire?Assurez-vous qu\u2019il CARTIER: CHIRURGIE DU GOITRE L'Union Méd.Canada Tome 86 \u2014 Fév.1957 ne s\u2019en cache pas un autre en plein parenchyme et, si vous n\u2019en sentez pas, vérifiez en soulevant la glande; vous pourrez être surpris d\u2019en trouver un en profondeur, appuyé sur la trachée au voisinage du récurrent.Il faut, enfin, se rendre compte si le goitre ne se prolonge pas plus loin qu\u2019on l'aurait cru, en arrière de la trachée, de l'œsophage; s\u2019il ne plonge pas dans le thorax ; son attaque comporterait alors une stratégie particulière.De cette inspection sommaire mais attentive dépendra la conduite de l\u2019opération.Déjà, par l\u2019examen clinique, on s\u2019était représenté ce qu\u2019il faudrait faire ; à présent on est presque fixé sur l\u2019étendue de l\u2019exérèse à pratiquer.Pour le goitre toxique diffus, enlever tout un lobe, l\u2019isthme et les deux tiers de l\u2019autre lobe.Davantage s\u2019il s\u2019agit d\u2019un Basedow : ne laissant alors que la grosseur d\u2019une noisette aux dépens, si possible, de la moitié inférieure de la glande; cela faciliterait une réintervention éventuelle.Pour la strumite à cellules géantes (thyroïdite de de Quervain) confirmée par biopsie extemporanée, on peut refermer et activer la guérison par radiothérapie ; sinon, enlever largement l\u2019isthme et un lobe et deux tiers.Le goitre de Hashimoto, & cause de sa tendance à récidiver, sera enlevé presqu\u2019en entier.Le Riedel diagnostiqué doit étre autant que possible réséqué en totalité.C\u2019est le goitre qui étrangle par sa sclérose et qui envahit tout ce qu\u2019il touche.La retenue n\u2019est pas de mise ici, il faut y aller hardiment.Mieux vaut prendre de l\u2019extrait thyroïdien pendant le reste de ses jours que de parler d\u2019une voix rauque ou souffrir d\u2019agacements continuels dans le cou par suite d\u2019une opération craintive.Le cancer thyroïdien avancé ne saurait être enlevé complètement.A la clinique Lahey (4), on a adopté pour son traitement une ligne de conduite énergique et courageuse qui a rapporté des résultats vraiment consolants : 17% de survie de cinq ans.On enlève l\u2019isthme et ce qu\u2019on peut des deux lobes.La trachée L'Union Méd.Canada Tome 86 \u2014 Fév.1957 ainsi mise à nu est aussitôt canulée.Puis la région cancéreuse est soumise à une irradiation intense ; après quoi, la canule est enlevée.Le kyste ou l\u2019adénome qui occupe pratiquement tout un lobe commande une thyroïdectomie totale, unilatérale pour le moins.Si l\u2019on à affaire à un petit nodule dans une glande pas tellement grosse chez un hyperthyroïdien marqué, ne considérer que la toxicité qui peut être imputable autant à l\u2019un qu\u2019à l\u2019autre, et.agir comme pour le goitre toxique diffus.S\u2019il y a deux nodules dont l\u2019un près de la trachée, pas loin du récurrent, enlevons d\u2019abord tout le lobe de ce côté, puis l\u2019isthme et la région nodulaire de l\u2019autre lobe.Enfin, les goitres nodulaires toxiques ou non toxiques pourront subir un traitement plus conservateur : une subtotale bilatérale.Et encore ! Il se trouve de temps à autre un goitre nodulaire non toxique qu\u2019il faut reopé- rer au bout de dix, de quinze, de vingt ans.Cela signifie qu\u2019on a dû en laisser trop.N\u2019ayons pas peur d\u2019enlever du tissu thy- roidien ; extrait sec sera toujours là pour compenser durant les premiers mois qui suivront et deviendra assez tôt inutile.Nous avons décidé d\u2019enlever tout un lobe.Qu\u2019allons-nous trouver ?des vaisseaux, des nerfs, des glandules parathyroïdes et des ganglions lymphatiques.Mais où les trouver ?Comment les identifier ?Les veines se reconnaissent bien sauf lorsque, étirées \u2014 telles les thyroïdiennes latérales quand nous soulevons la glande avec les pinces de Lahey \u2014 elles s\u2019amincissent au point d\u2019avoir l\u2019air d\u2019un fil insignifiant.Attachons-les toujours, sinon elles saigneront tôt ou tard quand elles seront relâchées.Les artères thyroïdiennes et leurs branches nous réservent des surprises.Elles apparaissent tantôt petites et bleuâtres comme une mine de crayon de couleur, tantôt fines et de coloration laiteuse ou crayeuse.Ceci, vrai surtout pour leurs branches de division, est dû à un épaississement pariétal ou à un spasme.Quand certaine collatérale de la thyroïdienne inférieure est ainsi contractée ou CARTIER: CHIRURGIE DU GOITRE 131 toute petite et blanche, on se méprend facilement avec le récurrent et c\u2019est dangereux.Ÿ penser.Les troncs principaux, au contraire, surtout l\u2019inférieur, peuvent prendre des proportions impressionnantes ; nous en avons vu plusieurs dont la média était sclérosée et calcifiée (artérite de Mônckeberg).Deux ou trois fois l\u2019artère était assez volumineuse et allongée pour rappeler la mégadolichoartère de Leriche.La thyroïdienne supérieure s\u2019épanouit d\u2019ha- \u201cbitude en trépied autour du pôle pour donner ses trois branches : interne, externe et postérieure.Je n\u2019ai pas vu souvent l'artère elle- même à son origine.Au contraire, j'ai trouvé constamment sa branche interne descendant, délicate et plus ou moins blanche, sur le versant antéro-interne du pôle supérieur.Je ne cherche pas à ligaturer d\u2019un seul coup le tronc principal, préférant attraper d\u2019abord une ou les deux terminales antérieures ; soulever ensuite le pôle, puis attacher la branche postérieure.Celle-ci, je l\u2019ai vue une fois se prolonger vers le bas, suppléant à la thyroïdienne inférieure.Les ganglions lymphatiques, on ne les voit pas toujours.Petits, ronds ou ovoïdes, violets, ils passent souvent inaperçus.Ils peuvent aussi bien être sphériques, gros comme une tête d\u2019épingle de verre et rouge-aubergine ou gris, elliptiques, aplatis comme une fève de Lima et être des ganglions normaux.Question de circulation locale et de réaction inflammatoire chronique banale.Une seule fois j'ai été frappé par un ensemble de caractères inusités dans un ganglion au voisinage du pôle supérieur de la thyroïde.Il était rond, plat, jaune et mesurait un centimètre de diamètre ; sa surface absolument lisse contrastait avec le dépoli habituel du ganglion normal ; son centre était ramolli.Il s\u2019agissait d\u2019une lymphogranulomatose maligne dont j'avais sous les yeux la première manifestation.La jeune malade, revue trois ans plus tard, se trouvait cliniquement bien.C\u2019est à ce moment qu\u2019il faut se rappeler que les cancers papillaires de la thyroïde mé- tastasient dans les ganglions régionaux.Ils ge ps eu _* développent là pour former ce qu\u2019on a appelé à tort pendant longtemps les tumeurs thyroïdes aberrantes.La conduite à tenir vis-à-vis eux est très débattue actuellement; retenons que leur malignité est remarquablement faible et compatible avec des survies dépassant vingt ans (5-6).Comment reconnaître les parathyroïdes, ces petites choses de rien du tout et si importantes ?Lahey recommandait, il y a quinze ans, d'utiliser des lunettes grossissantes (11).Au- jourd\u2019hui, sauf peut-être pour la physio- chirurgie parathyroïdienne et dans des cas spéciaux.ce n\u2019est pas, je crois, nécessaire.Mais à une condition : qu\u2019on se soit entraîné longuement, patiemment à la salle d\u2019autopsie, simon à la salle d\u2019opération avec quelqu\u2019un d\u2019expérience, à les identifier in situ.Pour être certain de les épargner au cours d'une thyroïdectomie, 1l faut être bien fixé sur deux points : leur couleur, leur forme et leur volume d'une part ; leur localisation de l\u2019autre.Brun pâle, brun café-au-lait, café-créme, c\u2019est la teinte habituelle qui tranche sur le brun-rouge de la thyroïde.Rondes, triangulaires, trapézoïdes, elliptiques ou allongées, elles sont toutes petites, incroyablement petites : 8 X 2 mm, 5 X 3 mm et 4 x 2 mm, et toujours aplaties.Leur surface est lisse, contrastant avec le dépoli d\u2019un ganglion lymphatique et l\u2019on v voit, en regardant avec attention, une très fine arborisation rouge qui prend naissance en un endroit de la périphérie.Glande endocrine richement vascularisée, elle se couvrira de sang si seulement on l\u2019égratigne de la pointe du bistouri ; moyen auquel je recours parfois.Quand tout est aussi normal, c\u2019est facile de ne pas se tromper.Mais malgré une assez bonne pratique je ne suls pas parvenu à éviter 20% d\u2019erreurs.C\u2019est qu\u2019avec la meilleure bonne volonté on ne peut pas empêcher certains facteurs de chambarder l'aspect normal de ces glandules.Ainsi, le fait d'avoir ligaturé des artères importantes en- iraîne une anoxie qui aussitôt fait passer leur \u2018einte de brun plus ou moins pâle au brun- rouge, brun-violet.Alors on pense avoir affaire CARTIER: CHIRURGIE DU GOITRE I Union Méd.Canada Tome 86 \u2014 Fév.1957 à du tissu thyroïdien sinon on prend un lobule thyroïdien superficiel pour une parathyroïde ischémiée.Cette dernière méprise m'est arrivée trois fois.Une autre source de confusion est le gros- sirsement d'une parathyroide sous leffet de Infiltration adipeuse, phénomene inconstant considéré normal chez l'adulte.Dans ce cas, le regard peut être attiré par la couleur brune classique mais celle-ci se trouvera localisée en un endroit d\u2019une masse dont le reste aura pris la couleur jaune de la graisse.Les petits ganglions récurrentiels violets, si l\u2019on n\u2019en a jamais vu, peuvent aussi être une cause de méprise avec une parathyroïde ischémiée.Enfin, il en va de ceci comme de tant d\u2019autres choses ; plus l'expérience s'accroît, moins les risques d\u2019erreur sont grands; mais en même temps plus la prudence doit s\u2019affermir.La discipline du contrôle biopsique reste encore profitable et au malade et au chirurgien.Nous savons ce qu\u2019ont l\u2019air des parathy- roïdes normales et anormales.Où les trou- verons-nous à présent ?Quelque part en arrière de la glande thyroïde: les supérieures.assez souvent dans la zone répondant à la jonction des tiers supérieur et moyen ; les inférieures, soit dans le voisinage de l\u2019origine de la branche inférieure de la thyroïdienne inférieure, soit plus bas vers le pôle inférieur (2-9).Si vous ne les avez pas apergues en ces endroits les plus usuels, rappelez-vous qu\u2019elles peuvent se \u2018rouver sous la capsule thyroïdienne ou être incluses dans son parenchyme ou dans le thymus (figure 1).Mais ce n\u2019est pas assez précis.Ce qui vient d\u2019être dit vaut pour l\u2019anatomie sur le papier : chez le vivant, il faut plus d\u2019exactitude.En effet, lorsqu\u2019on a dépouillé la thyroïde de son plastron musculaire et qu\u2019on l\u2019inspecte de l'ocil et du doigt, on ne doit pas s\u2019attendre à voir les parathyroïdes ; ce n\u2019est que lorsque le lobe a été soulevé de côté, et encore assez haut, qu\u2019on a la chance de les apercevoir.Voici le détail important.La parathyroïde peut être restée accolée à la glande ou bien. L'Union Méd.Canada Tome 86 \u2014 Fév.1957 retenue à celle-ci par son pédicule vasculaire, elle a été entraînée avec elle et nous y apparaît appendue ; ou bien elle est demeurée cachée dans ce tissu aréolaire rétrothyroïdien qui renferme ganglions, récurrent, branches artérielles ou veineuses, le tout mêlé à une graisse lâche et aisément dissociable (figure 2-E).C\u2019est donc un peu partout sur la thyroïde, près des plans profonds ou entre les deux, qu\u2019on pourra la trouver.Mais c\u2019est sur la glande ou tout près d\u2019elle qu\u2019il faut d\u2019abord regarder.Dans ces cas, un procédé simple auquel je recours fréquemment pourra rendre service.Tous les vaisseaux qui aboutissent à la thyroïde ou s\u2019en éloignent en seront d\u2019abord attentivement décollés puis saisis avec une pince de Halstead le plus près possible de sa capsule, sectionnés et ligaturés aussitôt avec un fin catgut.Cete manoeuvre aura l'avantage de fournir une dernière ocasion d\u2019identifier une parathyroïde jusque là passée inapercue ou bien de garantir à l'opérateur les meilleures raisons de croire qu\u2019il les a épargnées.Mais pas la certitude.Comme nous l\u2019avons vu plus haut, il peut s'en trouver une enfouie sous la capsule.Témoin le cas suivant.C.C., 38 ans: goitre nodulaire non toxique.Constatation opératoire: en dedans de la capsule thyroïdienne, dans la région du pôle inférieur, petite mâsse grosse comme un tiers de lentille et faisant penser (par sa couleur) à une parathvroïde.Minuscule biopsie.Rapport histologique: Parathvroïde.Voilà pourquoi le moment où l\u2019on soulève le lobe doit marquer le début de l\u2019attention aux parathyroïdes.Souvent on ne trouve rien.Il faut continuer temporairement l\u2019opération sans chercher et inciser l\u2019aponévrose viscérale, cette sorte de voile tendu de la face rosté- rieure de la glande à la carotide primitive.Une fine pincée, un coup de ciseaux qu\u2019on enfonce aussitôt et qu\u2019on écarte en les retirant et toute une région nouvelle, insoupcon- née nous apparaît.Agrandissons la brèche vers le haut ; la glande s\u2019écarte davantage ; avec un bon éclairage très incliné, presque horizontale, nous pourrons repérer l'artère thyroïdienne inférieure, identifier le récurrent et apercevoir la ou iles parathyroïdes.CARTIER: CHIRURGIE DU GOITRE 133 Si l\u2019on veut être chanceux, il faut ne rien brusquer, ne rien précipiter, faire saigner le moins possible.Gardons la préoccupation de la parathyroïde et si elle se trouve par hasard sur le chemin, sa couleur, sa forme, son volume nous sauteront aux yeux ; sinon, au cours des manoeuvres qui vont suivre, tout tissu suspect devra être respectueusement 1so- lé de la thyroïde, c\u2019est-à-dire détaché d\u2019elle avec une parcelle de sa capsule afin de ménager un support à l\u2019artère nourricière d\u2019une parathyroïde hypothetique.Somme toute, si les mesures de prudence sont prises selon les règles que suggère l\u2019expérience, il n\u2019y a rien à craindre pour la tétanie.Fig.2 \u2014 À et C.Position et rapports normaux du récurrent.\u2014 B.La glande thyroïde a été élevée par la pince de Lahey.Elle attire le nerf et lui imprime une coudure caractéristique.\u2014 D et E.Deux récurrents gauches intimement liés à une artère.Autour de la branche postérieure (division basse) s\u2019enroule la branche supérieure de la thyroïdienne inférieure.L'autre passe en arrière d\u2019une parathyroïde puis d\u2019un ganglion lymphatique pour se cacher dernière une branche de division d\u2019une grosse artère thyroïdienne.\u2014 F.Nerf frisé, anormalement loin de la trachée.(Croquis d\u2019après des constatations opératoires.) L\u2019aire du récurrent a été ouverte tantôt ; que devons-nous y voir ?Que devons-nous craindre ?Nous rencontrerons probablement quelques ganglions lymphatiques opalins ou violacés, gros comme des pois ou davantage, les ganglions récurrentiels ; peut-être une parathyroïde dans la région de croisement du récurrent avec l\u2019une des branches de l\u2019artère.Mais nous ne craindrons qu\u2019une chose confondre le nerf avec une collatérale ascendante de la thyroïdienne inférieure (fig.2 D-E).Au fait, il y à trois moments où nous pouvons blesser ce nerf.Lorsqu\u2019après avoir liga- 134 turé les branches de la thyroïdienne supérieure nous avons dégagé le pôle correspondant ; si nous étions descendu trop bas nous aurions pu, en pinçant un vaisseau, attraper le nerf au moment où il s'engage dans les fibres du erico-thyroïdien.Ensuite, à ce stade de l\u2019opération lorsque, voulant ligaturer une artère un peu loin de la glande thyroïde, nous ne Tet J, J e ST ax RER NON NÉS IS GS HE do ut RON ALES TTL TAYE 2 Fig.3.\u2014 Rapports normaux des laryngés et de la thyroide.Le laryngé externe, branche inférieure du laryngé supérieur, est le nerf tenseur des cordes vocales par lintermédiaire du crico-thyroïdien.Il pénètre dans le constricteur inférieur en arrière de la ligne oblique d\u2019insertion du sterno-thyroidien.Habituellement, on ne peut pas le léser.Il n\u2019est à craindre que lorsqu\u2019un lobe, très hyperplasié, refoule haut ses artères supérieures; dans ce cas, la branche postérieure se trouve rapprochée du nerf (14).Le récurrent, nerf dilatateur et constricteur de la glotte par les arythénoïdiens, prend un contact intime et donc dangereux avec la glande juste avant de s\u2019engager dans le crico-thyroïdien.Le quadrillé en pointillé délimite cette « zone dangereuse » du récurrent.(Croquis d\u2019après des constatations opératoires.) voyons pas le nerf qui la coudoie : on attache les deux ensemble.Cette erreur m'est arrivée une fois et fut heureusement sans conséquence parce que j'ai pu la constater quelques minutes plus tard en revérifiant la position du nerf.Celui-ci sera en danger, enfin, au moment du capitonnage d\u2019un moignon thyroï- CARTIER: CHIRURGIE DU GOITRE I Union Méd.Canada Tome 86 \u2014 Fév.1957 dien ; une grande circonspection et une dernière vérification s\u2019imposent alors.En somme, il existe une zone dangereuse du récurrent (fig.3).C\u2019est cette région occupant les faces latérale et antéro-latérale du cricoïde et des deux premiers anneaux trachéaux.Elle mesure environ 3 em.de hauteur par 1,5 cm de largeur.Ceci dit, il nous faut chercher le nerf, le trouver et l\u2019isoler.À quoi, d\u2019abord, ressemble un nerf ?Un nerf a toujours une couleur blanc nacré ou jaunâtre ; sa surface est soit sillonnée de fines bandes longitudinales rouges, soit recouverte d\u2019un réticule irrégulier rose.En regardant attentivement on discernera, sous l\u2019enveloppe diaphane qui supporte ses artères, de longues lignes parallèles.Il a une forme aplatie ou elliptique.Sa consistance est assez ferme pour que, même petit, pas plus gros qu\u2019un cure- dents, le doigt en discerne le relief sur une structure solide comme la trachée.Quand donc on rencontre une corde blanche, penser à un nerf.Une artère, une veine n\u2019ont pas cet aspect.Pourtant si l\u2019artère est petite et scléreuse, si elle est spasmée et s\u2019il v a eu du sang répandu, on pourrait aisément se méprendre.En cas de doutes, la localisation, la direction et les rapports de l\u2019élément recherché avec les autres structures les lèveront.Le récurrent se trouve appliqué sur la trachée près de son bord postérieur, en regard des deux ou trois premiers anneaux ; il monte obliquement d\u2019arriére en avant pour dispa- raitre au niveau du bord supérieur du cricoide.Ceci quand la thyroide est en place ; mais alors on ne peut le voir.Dans la lobectomie thyroïdienne totale, la glande devra être soulevée progressivement puis basculée pour mettre le récurrent à nu.Et dans ce mouvement de bascule, le nerf se trouve bien démasqué.Du fait qu\u2019il adhère intimement à la capsule glandulaire peu avant de s\u2019enfoncer dans le muscle crico-thyroïdien, celle-ci l\u2019entraîne avec elle et lui fait subir une coudure en forme d\u2019accent circonflexe.Ce phénomène est constant; il importe de le connaître.Si alors on n\u2019a pas encore aperçu le nerf, le doigt pourra le chercher en frottant sur la { L\u2019Union Méd.Canada Tome 86 \u2014 Fév.1957 face latérale de la trachée : s\u2019il perçoit une cordelette oblique à 45° environ qui roule sous lui, c\u2019est le récurrent (fig.2 A, B, C).Donc une fois déchirée cette sorte de voile qu\u2019est le prolongement postérieur de la gaine viscérale, nous irons résolument à la recherche du récurrent.De la pointe des ciseaux courbes Mayo, mieux, des Metzenbaum qu\u2019on écarte très peu et par petits coups, nous dissocions prudemment les éléments qui se rencontrent.Les branches artérielles ne seront \u2018pas identifiées par leurs battements : presque toujours illusion et temps perdu.Une fois touchées, elles se raidissent, se contractent plus ou moins.On les reconnaît mieux à leurs branches de division.Il faut absolument disséquer ; y aller avec détermination, sans manquer de prudence et délicatement à l\u2019aide d\u2019une pince mousse : prendre l\u2019artère ou ce qui en a l\u2019air «par les cheveux de son adventice », la séparer des cordes voisines et penser toujours que ce peut être le récurrent en fausse position (cela m\u2019est arrivé quatre fois au moins) ou, si bien accolé à l'artère, qu\u2019il a l\u2019air d\u2019une de ses branches.Toutes ces surprises, je les ai connues et en reparlerai plus loin.Quand tout va pour le mieux, c\u2019est l\u2019aperçu rapide, au fond de la plaie, d\u2019une corde blanche ou jaunâtre oblique, à peu près grosse comme un cure-dents, qui nous fait identifier le nerf.N\u2019en doutons pas, c\u2019est lui, le réeur- rent ; vérifions du doigt, on le sentira rouler sur la trachée ; sinon suivons-le en montant, sans crainte libérons-le et guettons le moment où il va s'infléchir à angle presque droit, prés du cricoide.Ce faisant, n\u2019oublions pas qu\u2019il possède deux branches terminales et qu'il se divise tantôt bas dans le carrefour artériel, tantôt haut dans sa zone d\u2019adhésion à la glande (fig.4, H et G).Le nerf dégagé et les parathyroïdes épargnées, la thyroïde reste encore soudée à la trachée par les ligaments interannulaires sur une surface d\u2019un à deux centimètres carrés.Quelques coups de ciseaux qui feront saigner de minuscules artères sur la trachée et tout est décollé.CARTIER: CHIRURGIE DU GOITRE 135 Il y a toujours des artères qui font le pont entre les deux lobes ; elles se trouvent aux environs des deux bords de l\u2019isthme.Ne pas lésiner pincer perpendiculairement à l\u2019isthme et généreusement avec une bonne pince Kocher ou une pince de Crile droite.Ligaturer et sectionner en taillant un coin dans le lobe épargné.En capitonnant par points séparés ou par un surjet avec du catgut O ou 00 chromé, se rappeler qu\u2019on est déjà rendu sur la face latérale de la trachée et que le récurrent n\u2019est pas loin.Attention.Fig.4.\u2014 A, B, B\u2019, C, D.Positions anormales des récurrents; ils originent du Xe, dans le cou et lui donnent ainsi une fausse apparence de naître là.(Voir à ce sujet un très beau travail de Frank H.Lahey (12).\u2014 E.La glande, en grossissant, a étiré le nerf vers le bas.\u2014 F, G.Position anormale des récurrents qui montent parallèlement à la trachée, loin en arrière ou loin en avant de son angle postérieur.En G, on voit le laryngé externe en arrière des insertions du sterno-thyroïdien à un cm.du pé- dicule vasculaire supérieur.\u2014 H.Récurrent normal, division basse.N.B.\u2014 En D, deux parathyroïdes accolées à la capsule thyroïdienne en position normale.(Croquis d\u2019après constatations opératoires.) Quand il s\u2019agit de pratiquer l\u2019ablation de tout un lobe et de la majeure partie de l\u2019autre, on peut procéder comme il a été dit pour chaque lobe individuellement.Dans ce cas il y aura avantage à décoller l\u2019isthme avec le décollateur de Joll que l\u2019on glisse entre glande et trachée; rien à craindre sur la ligne médiane.Pincer ensuite près de chaque lobe les bords supérieur et inférieur de l\u2019isthme et sectionner ce dernier.On peut encore tout 136 disséquer d'un côté jusqu\u2019au-delà de l\u2019isthme, isoler ce que l\u2019on veut enlever de l\u2019autre lobe ; puis réséquer le tout en bloc.Afin d'être sûr d\u2019épargner les parathyroïdes, J'ai suggéré de sectionner les branches de la thyroïdienne inférieure tout près de la glande à mesure qu\u2019on les rencontre.Pour plus de sécurité ou quand les circonstances le commanderont, on attacliera avec un catgut 0 ou 00 chromé, et sans !© couper, le tronc principal au moment où il émerge de derrière la carotide primitive.Reste le moignon à capitonner.N\u2019oublions pas que nous travaillons en zone dangereuse piquons la capsule près du bord et surveillons le récurrent (fig.3).Avant de fermer, une dernière vérification des nerfs, pas des parathyroïdes.Rapprochement du plan musculo-aponévrotique : sterno- cléido-hyoidien et aponévrose moyenne par points séparés ou surjet au catgut 0 ou 00 chromé.Points séparés avec le méme catgut sur le peaucier.N\u2019importe quoi fera l\u2019affaire à la peau : points séparés ou surjet à la soie ou agrafes Michel, pourvu que la juxtaposition des lèvres soit parfaite et que le matériel soit retiré vingt-quatre heures après l\u2019opération.Qu\u2019on soit sans crainte, cela ne décollera pas.Presque toujours deux lames de caoutchouc drainent par un angle de la plaie, pendant les premières vingt-quatre ou quarante-huit heures l\u2019une la loge thyroïdienne, l'autre l\u2019espace sous-cutané.Pansement hermétique sans abus de diachylon.B.\u2014 Pièces.Voilà une technique pour cas normaux.Occasionnellement, on aura des surprises, on rencentrera des anomalies.Par exemple et la plus dangereuse à mon avis, la situation anormale du récurrent.Il peut apparaître franchement horizontal dans la plaie soit qu\u2019il ait été étiré et coudé, soit qu\u2019il naisse du pneumogastrique plus ou moins haut dans le cou.Il peut, au contraire, longer le bord postérieur de la trachée pour se couder en dernière instance ; ou encore, s\u2019être plié très bas et monter verticalement sur un plan plus antérieur, se trouvant ainsi plus longtemps en contact in- CARTIER: CHIRURGIE DU GOITRE L'Union Méd.Canada Tome 86 \u2014 Fév.1957 time avec la thyroïde.Il peut avoir été séparé de la trachée par une pousse nodulaire exceptionnellement capricieuse ; dans ce cas il est vraiment vulnérable, mais pas plus que si l\u2019on voulait pratiquer une sub-totale sans dissection (fig.4, de A à G).Les parathyroïdes inférieures se logent parfois dans le thymus ou ses vestiges.Les lobes thymiques sont situés en arrière du manubrium qu\u2019ils débordent parfois.Ce sont deux languettes plates, d\u2019un blanc crémeux, remarquablement lisses, enveloppées dans une mince capsule.Dans leur pôle supérieur, aperçoit- on par hasard une petite tache brune : il y a tout à parier qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une parathyroïde ectopique.J'en ai trouvé quelques-unes (fig.1).Le thymus lui-même, par suite des manipulations, peut être le siège d\u2019hémorragies qui lui donneront un aspect bizarre.Je me suis déjà fort inquiété, et inutilement, pour une pareille affaire.Quand le goitre plonge dans le thorax, il est possible, avec l\u2019anesthésie intratrachéale et de la patience, de le désenclaver tout simplement.Pour peu qu\u2019il y ait ennui ou inquiétude, ligaturons d\u2019abord les artères thyroïdiennes supérieure et inférieure des deux côtés ; ensuite, ouvrons la glande et vidons-la partiellement de ses kystes et vésicules.Patiemment, on en viendra à bout.Exceptionnellement, il faudra fendre le sternum ou intervenir par l\u2019hémithorax droit (7-13).C.\u2014 ENNUIS.Cette chirurgie, comme toute autre, présente des inconvénients.On peut lui reprocher trois dangers: la tétanie, la paralysie récur- rentielle, le myxæœdème.1.Tétame.Entre des mains téméraires, la tétanie permanente serait à craindre.Avec de l\u2019expérience (acquise pas aux dépens des premiers malades), de la patience et de la prudence, on doit l\u2019éviter.Sur cent quarante-cinq opérations, je relève un seul cas où elle a duré dix-huit mois.Non sans raison.Il s\u2019agissait d\u2019une malade prenant mal l\u2019anesthésie, à L'Union Méd.Canada Tome 86 \u2014 Fév.1957 cœur rapide, cyanosée depuis le début de l'opération.Or, au moment de capitonner le leuxième moignon, j'eus la conviction que celui-ci était cancéreux : petite zone blanche nacrée, irrégulière, dure, en plein centre.Je dus donc l\u2019enlever rapidement sans trop d'égard pour les structures voisines sauf pour le récurrent.Mais l'explication d\u2019une hypoparathyroïdie aussi tenace confirmée par un fléchissement net et constant du taux de calcium sanguin ne s\u2019est pas trouvée nécessairement dans la précipitation des derniers gestes.Car, avec au moins une glandule épargnée de l\u2019autre côté et l'ablation de la majeure partie du lobe faite selon la technique décrite régulière, j'aurais dû m\u2019attendre à une insuffisance calcique passagère de quelques jours ou semaines tout au plus.L\u2019ischémie par ligature des trones principaux et l\u2019hypoxie peropératoire l\u2019auraient très bien justifiée.Mais il y avait ceci de particulier : à cha- eune de ses grossesses elle avait eu besoin de lactate de calcium pour se maintenir en condition satisfaisante ; elle faisait done de l\u2019insuffisance parathyroïdienne fruste.Quoi- qu\u2019il en soit, la tétanie se maintint dans un état de gravité modéré et égal pendant les cinq premiers mois et alla en s\u2019atténuant jusqu\u2019au jour où la malade nous annonça la fin de ses ennuis.En effet, elle éprouva des malaises gastriques particuliers qui lui en rappelèrent d\u2019autres ressentis jadis quand, enceinte, elle avait pris trop de calcium.F'al- sant la liaison entre ces deux phénomènes elle supprima les médicaments et les troubles cessèrent.Détail intéressant à ajouter : à chaque époque menstruelle il v avait reeru- descence des symptômes au point que contractures et engourdissements ne cédaient qu\u2019à une ou deux injections sous-cutanées quotidiennes de vingt unités de parathormone.Outre ce cas exceptionnel, six de mes cent cinquante malades présentèrent des signes passagers d\u2019hypoparathvroïdie : petits engourdissements des doigts, des mains, des pieds ; Chvostek discret.Ce fut toujours bénin, jamais long, deux à cinq jours.sauf CARTIER: CHIRURGIE DU GOITRE 137 pour le cas de cinq mois.Quelques injections de parathormone sous la peau ou de gluconate de calcium dans les veines suffirent pour ramener le confort.D'où viennent ces tétanies éphémères ?Certes pas de l\u2019ablation d\u2019une parathyroïde, d'après mon expérience.Je leur trouve plutôt l\u2019une des trois explications suivantes : la réduction massive et soudaine de l'apport sanguin adéquat par ligature des quatre thyroïdiennes, le spasme des artères nourricières des parathyroïdes ou, encore, la destruction ou simplement le spasme des toutes petites veines qui les drainent.2.Paralysie récurrentielle (voix enrouée).Un autre ennui bien énervant pour le débutant \u2014 et même après des années d\u2019expérience \u2014 c\u2019est la voix enrouée après l\u2019opération.Phénomène pas rare, d\u2019importance variable mais qui ne dure pas.Un pincement accidentel du récurrent, sa traction intempestive auraient pu parésier les arythénoïdiens.* Cela m'\u2019est arrivé dans mes débuts.A cette époque les récurrents ne se disséquaient pas ; c\u2019était un événement pour les étudiants de les voir in vivo.Cette fois done j\u2019en fis une si généreuse et si enthousiaste démonstration que la malade en garda une voix rauque pendant quatre mois.Dans un autre cas j\u2019inclus, par mégarde, dans ma ligature d\u2019artére une branche récurentielle autour de laquelle celle-là se trouvait enroulée.Une révision avant la fermeture me faisait découvrir mon erreur qui n\u2019eut pas de suite (fig.2-D).Autrefois je m\u2019inquiétais de trouver mes éthyroïdés la voix couverte pendant les deux ou trois premiers jours après l\u2019opération.Je ne m\u2019en fais plus maintenant.Voici d\u2019ailleurs comment je m\u2019explique la chose à l\u2019aide de simples données anatomiques.Les voies de drainage lymphatique des muqueuses sous-glottique et trachéale aboutissent toutes à la chaîne ganglionnaire jugulaire ; une partie directement, l\u2019autre en * Une section du récurrent, nerf dilatateur et constricteur de la glotte, entraînerait la paralysie d\u2019une corde vocale dont les suites éloignées ne sera\u2018ent pas nécessairement très graves (8). 138 passant par la chaîne récurrentielle.La dénudation de la trachée entraîne le sacrifice de ces vaisseaux.Même disposition anatomique et mêmes altérations pour les veines trachéales après une thyroïdectomie totale ou presque totale.Sang et lymphe devant donc se trouver de nouvelles routes, il se produit, en attendant, un engorgement temporaire (fig.5et6).ANS Fig.5.\u2014 Circulation lymphatique de la trachée et du larynx.\u2014 A gauche, vue externe représentant l\u2019os hyoïde, les cartilages thyroïde et cricoïde, la trachée avec le récurrent ainsi que la veine jugulaire interne.\u2014 À droite, vue interne.La tache elliptique noire sur la thyroïde situe le ventricule de Morgagni qui sépare les deux cordes vocales.Les lymphatiques sus-glottiques se jettent directement dans la chaîne jugulaire (Ch.J.) ; les lymphatiques sous-glottiques antérieurs aussi ; les lymphatiques sous-glottiques postérieurs aboutissent d\u2019abord dans la chaîne réeur- rentielle (Ch.R.) qui se déverse dans la chaîne jugulaire.Enfin, les lymphatiques de la trachée vont, la plupart à la chaîne r\u2018currentielle d\u2019abord, et quelques- uns aux ganglions pré-trachéaux ou delphiens (D) qui se trouvent en haut et en avant de la trachée; ils communiquent ensuite eux aussi avec la chaîne jugulaire.D\u2019après Rouvière.Une autre explication peut-être plus réaliste, plus vraisemblable ferait irtervenir des spasmes veineux ct lymphatiques provoquant un arrêt ou un ralentissement dans le déptace- ment des liquides des muqueuses.Dans les deux cas, mêmes conséquences oedème des cordes vocales, gêne de leur mouvement, enrouement ou voix rauque.CARTIER: CHIRURGIE DU GOITRE L'Union Méd.Canada Tome 86 \u2014 Fév.1957 Il arrive, quoique rarement, à un goitreux de présenter à l\u2019examen préopératoire une corde vocale déjà paralysée.Il importe donc d\u2019y songer à ce moment et de recourir, au besoin, aux services d\u2019un laryngologiste.On s\u2019évitera ainsi des inquiétudes inutiles.3.Insuffisance thyroïdienne.Les malades ne répondent pas uniformément à une thyroïdectomie subtotale étendue.Chd.ChR.So Vel ] Fig.6.\u2014 Circulation lymphatique et veineuse désorganisée par la dénudation de la trachée.La dissection a supprimé de nombreuses voies de communication directes centre celle-ci, la veine et la chaîne jugulaires.Encombrement circulatoire au niveau de la muqueuse laryngo-trachéale.(En haut, au centre, les cordes vocales font saillie dans la lumière de la trachée dont les couches sont fondues en une paroi unique arbitrairement épaissie).\u2014 D\u2019après Rouvière.La plupart des miens ont eu tendance à gagner un peu trop de poids dès les premiers mois après l'opération.Pour parer à cet embonpoint excessif j'ai adopté une routine L'Union Méd.Canada Tome 86 \u2014 Fév.1957 simple.Quatre ou cinq semaines après l\u2019opération je fais faire un métabolisme basal : s\u2019il est dans les limites normales, si le poids n\u2019a pas trop augmenté, j'attends un ou deux mois et je fais répéter l\u2019examen.Si, au contraire, le métabolisme basal est trop bas : \u2014 15, \u2014 20 par exemple et le poids s\u2019est accru rapidement, je prescris 1,5 gr.d\u2019extrait thy- roidien par jour pendant quelques mois.Habituellement, en trois ou quatre mois, tout est stabilisé.A propos de la crainte d\u2019insuffisance thy- roidienne, il est bon de se rappeler que dans le Basedow grave il faut enlever beaucoup de parenchyme, ne laissant presque rien, pas plus gros qu\u2019une noisette; le myxœdème n\u2019en est pas plus à craindre.En voici un exemple.J.d\u2019A.G., 14 ans, No 4687, a tous les signes du goitre exophtalmique grave.Son état d\u2019agitation est tellement sérieux que l\u2019on pense à la chorée.Le métabolisme varie de + 25 à + 50.En novembre 1938, thyroïdectomie subtotale étendue.En 1940, M.B.à \u2014 19; mais en mars 1942 il est remonté à + 25 et les signes cliniques de toxicité sont réapparus.Malgré une réintervention, la maladie progresse et un an après, en août 1943, le M.B.est encore à + 24.On me demande alors de pratiquer une exérèse radicale.Tout le lobe droit est enlevé et je laisse en place ce qui reste du lobe gauche, environ un centimètre cube de tissu.Deux semaines plus tard le M.B.est abaissé à \u2014 16.J'ai revu la malade cette année; elle est en parfaite santé physique et intellectuelle.Elle pèse 110 livres et son M.B.est de \u20141.Elle ne prend aucun médicament depuis des années.Comme on le voit, il ne faut pas craindre d'enlever de la thyroïde quand c\u2019est nécessaire ; d'autant plus, pourrait-on dire, que la toxicité est grande.Voilà donc résumées les trois complications à éviter, les trois pièges inhérents à la chirurgie thyroidienne ; ils sont dissimulés dans les parathyroïdes, les récurrents et dans la glande elle-même.Il en est deux autres, non spécifiques à cette chirurgie.Le première tire son importance des gloses fantaisistes qu\u2019elle a suscitées.Je veux parler de l\u2019hémorragie.L'autre est l\u2019atélectasice pulmonaire postopératoire.CARTIER: CHIRURGIE DU GOITRE 139 4.Hémorragie.On a dit, écrit et répété que l\u2019hémorragie accidentelle consécutive à la thyroïdectomie était d\u2019une gravité spéciale parce qu\u2019elle peut amener la compression de la trachée, donc étouffer le malade.Est-ce possible ?Voyons d\u2019abord comment les choses se passent dans la réalité ; j\u2019en donne pour exemple les trois cas suivants.Premier cas.J.B.N.\u2014 No 6008-41.Plaie infectée, artérite suppurée, rupture du vaisseau, hémorragie.En octobre 1941, j\u2019opère un homme d\u2019une quarantaine d'années pour goitre toxique.Contamination postopératoire, suppuration du coin gauche de la plaie qui finit par se tarir le quatorzième jour, date du congé.Trois jours plus tard, sur la rue, il se sent faible, quelque chose de chaud coule dans son cou: sa plaie saigne.Le médecin consulté sur le champ applique trois agrafes Michel sur la plaie qui vient de s\u2019ouvrir et prescrit le repos absolu au lit.Le soir, le cou est gonflé, sensible et le malade n\u2019en mène pas large.Il est conduit à l\u2019hôpital.Je ne le vois que le lendemain vers dix heures.Il est assis dans son lit, la tête figée par un cou distendu, sa respiration n\u2019est pas gênée ni accélérée, son pouls est à 112 et sa pression de 145/95.La voix est naturelle.Opération sous anesthésie générale.Une quantité considérable de sang a envahi les espaces libres du cou; les caillots emprisonnent la trachée qui n\u2019a pas perdu sa forme ni ses contours.Au cours du déblaiement, un sang frais assez abondant jaillit du fond de la plaie, à gauche; il vient de la thyroïdienne inférieure, près de son origine.Une pince y est laissée à demeure qui sera enlevée dans deux jours.Guérison lente sans autre incident.Deuxième cas.Mme A.B.\u2014 No 3039-49.Hypocoagulabilité exagérée à l\u2019héparine; hématome diffus de la plaie opératoire.Il s\u2019agit d\u2019une femme de 44 ans opér\u2019e pour goitre toxique.Comme j\u2019appréhende chez elle une thrombose postopératoire, j'attends 24 heures, puis je lui fais de l\u2019héparine i.v.à raison de £0 me.3 toutes les quatre heures selon la technique de Bauer.Dès le début du traitement, hémorragie considérable dans le cou.Pas de dyspnée.pas de dysphonie cependant.L\u2019héparine est cessée, la plaie largement ouverte et drainée; tout rentre dans l\u2019ordre. 140 Troisième cas.Suffocation aiguë neuf heures après l\u2019opération.Oedème du cou, ecchymoses sous-cutan(es et hémorragie profonde diffuse.Trachéotomie d\u2019urgence qui sauve la vie de la malade.Mlle M.Q., 30 ans \u2014 No 13244-51 \u2014 vient d\u2019être opérée pour goitre toxique.Voici le protocole.Le 18 Juin 1951: opération pour goitre toxique exophtalmique traité depuis environ six mois au propyl- thiouracil sans résultat satisfaisant.Après l\u2019incision, nous con taton: que le lobe droit est gros comme une prune, uniformément hyperplasié, pas trés dur.L'isthme et la pyramide de Lanouette ont les mêmes caractéristiques sauf que cette dernière est un peu plus dure.Le lobe gauche est de volume normal, très mou et rose pale.Résection totale du lobe droit, de l\u2019isthme et de la moitié du lobe gauche.Fermeture selon la technique habituelle et drainage de la plaie par deux lames de caoutchouc.Remarques: Les deux artères thyroïdiennes supérieures et la thyroïdienne inférieure droite ont été sectionn(es et ligaturées.Les deux parathyroïdes droites ont été visuclisées ot épargnées ainsi qu\u2019une parathyroide supérieure gauche.L\u2019artère thvroïdienne inférieure droite se trouve haut située et le récurrent droit se divise plus bas.A gauche nous n\u2019identifions pas d\u2019abord la thyroi- dienne inférieure que nous prenons pour un nerf récurrent anormalement situé.Plus tard, nous aper- tevons une branche nerveuse occupant la position naturelle du récurrent et nous crovons alors qu\u2019il n\u2019existe pas en bas, sur la ligne médiane.une artère substitutive de la thvroïdienne inférieure ; nous poussons plus loin la dissection du «nerf anormal » pour être certain que ce n\u2019est pas lartére thyroi- dienne inférieure oblitérée pour une raison quelconque.En effet, ce que nous voyons est étroit, blane.immobile et présente une légère courbure concave en hart et en dedans; cola vient de la région du paquet vaseulo-nerveux profond du cou.Comme à deux reprises nous avons rencontré un larvngé inférieur occupant cette position nous avons, ivsqu\u2019à ce moment de l\u2019opération, été porté à croire.à cause des caractéristiques déjà signalées, aue nous nous trouvions en face d\u2019un cas semblable.Mars la dissection poussée jusqu\u2019en arrière de la carotide nous fait voir que, sur une longueur d\u2019à peu près un demi- centimètre, le nerf de tout à l'heure est un nerf qui bat.Il n\u2019existe donc pas d\u2019anomalie du récurrent.Sans pousser les réflexions plus loin et sot'sfait d\u2019avoir identifié l\u2019artère, nous supposons celle-ci ohlitérée sur presoue toute sa portion descendante.Fort de ce raisonnement.nous négligeons de- la sectionner et nous nous contentons de bien capitonner, par un double surjet, le moignon glandulaire dont la tranche ne saigne partiquement pas.\"ARTIER: CHIRURGIE DU GOITRE l'Union Méd.Canada Tome 86 \u2014 Fév.1957 ll est remarquable comme, au cours de cette opération, les tissus ont peu saigné.A neuf heures trente du soir nous sommes appelé d'urgence parce que la patiente a un hématome considérable duns le cou et respire difficilement.A notre arrivée, vers 9 heures 45, la malade est déjà rendue à la salle d\u2019opérution, inconsciente, un tube de drainage abdominal placé dans la trachée ouverte d'urgence par le résident Claude Cholette.Voici l'histoire qu\u2019on nous raconte.À cinq heures et à sept heures, l\u2019interne sénior du service voit la ma ade ci coastate que tout va bien; vers 8 h.30, il repasse ct observe un gonflement insolite dans la région carotidienne droite.Afin de mieux examiner la malade, 1l la fait coucher sur le dos et est frappé par la présence d\u2019un hématome appréciable qui envahit le haut du thorax et le cou.Il enlève les compresses, glisse une pince Péan sous la peau, l\u2019ouvre et provoque un écoulement considérable de sang rouge.Tous les gens intéressés sont alertés et la mnalide est conduite à la salle d\u2019opération; à ce moment, elle fait du tirage.En la plaçant sur la table, sa tête bascule, elle étouffe et se cv: nose.L\u2019anesthésiste, qui sait l\u2019intubation trachéale impossible, ne peut la soulager.Le résident ouvre donc la plaie, la nettoie d\u2019une partie de ses caillots et constate que la trachée n\u2019est pas écrase ni déformée.Il incise à la base du cou et v glisse un tube de drainage taillé en biseau; l\u2019oxygénation est alors continuée et complétée rar une anesthésie superficielle au moyen d\u2019un tube de raccordement.La tension artérielle n\u2019a pas varié beaucoup: à yeine a-t-elle fléchi de 20 à 30 mm.; ct d\u2019ailleurs, tout le temps que durera la séance opératoire.eVe ne descendra pas plus bas que 85 (encore ne sera-ce que temporairement).Le pouls s\u2019élève jusqu'à 150 un peu avant la chute tensionnelle et tend à se stabiliser dans la suite à un rythme convenable.En somme, nous ne pouvons pas encore.à ce moment, nous expliquer la tragédie.Ni l\u2019hémorragie, ni la cessation brusque de la respiration ne se peuvent concevoir à la des sevls faits consignés.lunrière Quand enfin la tension et le pouls sont équilibrés et que la patiente est bien recolorée.nous jugeons qu'il est temps d\u2019intervenir.II faut centrôler Phé- morragie et refermer la brèche trachéale.Notre idée est de faire passer le tube intra-trachéal par la narine, d\u2019enlever le tube de cnoutchouc de fortune de la trachée puis de suturer celle-ci.Impo-sible d\u2019infuber.Rien ne passe plus par le nez.La voie buccale essavée de nouveau n\u2019est vas plus facile que ce matin; au contraire.l\u2019anesthésiste nous fait remarquer que la langue est épaissie.C\u2019est un emnéchement de plus qui n\u2019existait pas lors de l\u2019opération. L'Union Méd.Canada Tome 86 \u2014 Fév.1957 Nous décidons donc d\u2019un autre stratagéme.Nous retirons le tube qui se trouve dans la trachée et en glissons un autre vers la bouche; la trachée est ensuite refermée par-dessus.Les compresses sont enlevées de la plaie qui suinte constamment d\u2019un sang rouge très fluide.Le moignon thyroïdien gauche est exploré; il n\u2019est pas gonflé, il n\u2019en sort pas de sang sous pression, on ne voit pas à travers sa capsule le signe d\u2019un hématome, stigmate d\u2019une hémorragie interne; mais sur sa surface correspondant au pôle supérieur se voit un petit vaisseau d\u2019où s\u2019écoule, sans arrêt, un sang rouge toujours liquide.Nous jetons cnsuite un coup d\u2019oeil sur l\u2019artère thyroïdienne inférieure gauche qui, ce matin, était blanche, sans sinuosité et étroite au point de simuler un récurrent.À notre grande surprise, ce soir, elle est rose, dilatée sur tout son \u2018trajet et bat amplement.Elle est l'gaturée au moyen d\u2019un catgut 00 simple.Nous croyons avoir trouvé, à ce moment, la clé de l'énigme et l\u2019avoir résolue par cette ligature.Il n\u2019en est rien.En effet, la plaie -uinte encore d\u2019un peu partout.Deux ou trois fines artères bavent ou donnent un jet minuscule et tenace.Il faut Feaucoup de patience pour avoir raison de petites hémorragies qui finissent par nous convaincre que la reperméabilisation de l\u2019artère thyroïdienne inférieure n\u2019a pas pu, à elle seule, être la cause de l\u2019hémorragie; il a fallu autre chose (t nous ne savons pas quoi.Nous complétons tout de même l\u2019évidement des loges thyroïdiennes, explorons les moignons vaseu- laires inférieurs qui sont en parfait ordre, et procédons à la réintubation par voie rétrograde; elle se fait sans difficulté.La trachée est ensuite refermée par quatre points séparés au catgut O0 chromé atraumatique.Un nouveau tour d\u2019hémostase est entrepris qui menace de s\u2019éterniser et attire notre attention sur le fait que le sang n\u2019a pas tendance à coaguler autant que ce matin.Enfin, certain que l\u2019agent possible le plus inquiétant de l\u2019hémorragie, l\u2019artère thvroïdienne.a été mis hors d\u2019état de nuire par section entre double ligature.nous estimons pouvoir refermer la plaie sans inquiétude en y laissant quatre galettes de Gelfoam et une grosse lame de caoutchouc.Les lèvres musculo-aporévrotiques sont rapprochées par un surjet au cateut 00 chromé; le peaucier est suturé par points séparés au même catgut; la peau.assujettie par un faufilige à la soie Corti- celli B.Mais à date nous n\u2019avons pas encore l\u2019explication de la cause de cette tragédie.A force d\u2019y songer ct en colligeant toutes les observations, nous sommes amené à faire le raisonnement suivant.Par ordre chronologique il faut d\u2019abord noter que l\u2019artère thvroïdienne donnait, le matin, le 3 PANS dr =, NF BARS 5 Nd Sd se mi ta £ ; SE 7 ENST, Lx >, À aS a, 1 on 2 Kasi A 3 ih Tome 86 \u2014 Fév.1957 L\u2019Union Méd.Canada 5 > red A, pe 2 ES fe Mera TN pro fl ro RN 2 RUE VIAU a ACs ANR ae Es 4, nl 3 : (os a se SN se Las .M ph ko) NE te = ro à 5 pe Norton.Qu w.*e D a AY AA pod, » ST â =, > A - = IR Has AL sy SA dy z Cp % tn i ES 5 : % li es, 3 wi TE Ah Na \u201cLe 7 5 SE ry 2 I AX ENT va \"3; RAA re Nr Ce; ER = = Eh 5 se os 7 2 SN Ÿ og.2303 Si > = use C0 \u20ac Vas esse = EER 0 Re ne 5 LES £5 to 3, a\u2019 Xe tr SRE te Fri fausse 7 Les vs TN ARIAS 3 3.ë a = & a 5 Je 93 Xa o, 0 = DA: EN ER re = 2.97, = > 5% er aon + rr) 50 Fac 3 so re wamtl Zen ah oY To _ See A Ol 1% AX GA i SH NAS san RS FE Yes CAS FAIR STING, ca Dra ve Les Len \u20ac Ne UXT Le est, >.vas et wo! dE :> Le ve ay ee, CN ne ~ a 2-2, 5 z git Zohn & Holy.3 7 SAN qe an LI hm 2 a NH oy, ad ce ot Xe ; ee) Sv 3 er > iy.À x ao\u2019 Nv, sé He vas LA = Pog ae x, LY eX x: - S05, ed Aa Los a Ses su (eb Oa) E = \u201c A ve 7! vus 3 6 SNS ws Ja LN, et ca CR © ; I Iman SLE % MONTREAL 4 AR Neh NS IA) A a, 2 Boss Non MN SH ve Steel 7 > a ve AY Lo! LA xe] >, © ut cas 4 SRE =e ae, 3, Se Ka a = PR 7), 206 NT: Am Te x MA y LAS Reg a % 32 23.Las Ro ta Cs = JE) LES es AS [2259 Re A 4 (0e Rie Say, Pa \u2014 See [Ri 22 NS Ln LY \u201c2 S Zz bh SHY PE > LIS AN Ra iF Ei 2 À 10 5 ly! Ë as, ge x A = J Zs oi Y y pa LS on CANADA 8 = a LZ 5 pa % = Ada arton : a A even, SX In rh a À 22 2 RY, £3 5 A ey oy fy oR es OE 3 Ro 7 5 4 i VE CALS = ce NS 3 yor: 5 aN \\ chites, D A 3 =A 7 \u20ac su à p a +r Ne > IN FT Ce AE J >, RK = 5 &5 3 Wes, pat ES $ x : oY es SR ee = AT > Je $ EN Msn fa Po AS & Tro st AA Sn .NTT vin os $y +, IX = RU ze a Fou UE a H = a.EE 3% 5 LA os = > i 5 ey ra 2 ze, = TIAL es 5 Su LC EE, LES LE .2: x AX AE Les 4 a ; a Re LG are i x i ved a) te ov va ce nes >, i (NES Sty, apa Te A 7 er = Xe o% XS # ad UE SE rd, 2x 5 ca = = 1\" NE se en TS AR {anos a, vi ee x ; 55 > LS Tear) on à, A AS S ru > = y 3 Er CES Te A aap oA Al Xt ny ca, nu == es - a S\\N Na od SS des NS fo of ouleurs périodiques vas T caps 2e > ?os.Co a 2G es 3, = TEE 3 na Ills Ta Ace & Po : SR «3 va pty Sn ve se FAAP = devis of (> $ a 153 Cu jo 5 es DS ANS OTOH Le 52 QUES ta NEAL 228 Po.a Es Dy 6 - a] LC) pres eS Xe -h, = rs » Fro! OT TA - [ a ve = Bad : poy 5 : TH æ pre Sind Ey 5S Ninn : - : : - i AS J ; de In XLVIII 226 Les constipations et leur traitement.\u2014 Par A.LAMBLING et J.SOULLARD.Un vol.de 190 pages avec 13 figures dans le texte et 15 planches en noir et en couleurs hors- texte (2.200 fr).\u2014 G.Doin et Cie, édit.Paris, 1956.Cette monographie sur la constipation fait partie de la Bibliothèque de Thérapeutique Médicale, dirigée par le Professeur Turpin.C\u2019est dire son intérêt pratique pour les médecins.| Cependant le traitement de la constipation qui n\u2019est jamais symptomatique et qui se réduit rarement à la simple médication laxative exige une connaissance étendue de la physiopathologie digestive et une enquête clinique débordant son objet pour s\u2019élargir dans le cadre même de la pathologie générale: ainsi un formulaire de recettes pour soigner ne peut être que le point final d\u2019une longue étude, et, comme l\u2019arbre se juge aux fruits, doit refléter la valeur des laborieuses démarches de l\u2019esprit qui l\u2019ont précédé.C\u2019est dans cette atmosphère que les auteurs ont traité « Les Constipations et-leur Traitement ».Un substantiel rappel de physiologie colique y précède l\u2019examen du constipé dont tous les temps cliniques et paracliniques sont exposés.Le laboratoire y a sa place, des planches en couleur de B.Goiffon résumant l\u2019essentiel de la biologie fécale.Les diverses variétés de constipation sont exposées, classées selon un plan original essentiellement clinique.Après un exposé des diverses causes de constipation passagère, les auteurs traitent la constipation- symptôme, récente, révélatrice d\u2019organicité.Ils l\u2019opposent à la constipation-maladie, ou constipation habituelle, trouble de comportement colique, objet principal de leur étude.Cette constipation habituelle peut être mo- nosymptomatique, «solitaire », et due souvent à la dyschésie rectale.Mais elle est fréquemment «accompagnée » de faits pathologiques qui la causent, l\u2019accompagnent ou la compliquent: anomalies morphodyna- miques du côlon, colite, manifestations de voisinage; ces faits sont soumis à une étude REVUE DES LIVRES L'Union Méd.Canada Tome 86 \u2014 Fév.1957 critique de leurs rapports réels avec la constipation et de leur incidence thérapeutique.Les manifestations générales sont le prétexte d\u2019une revue pathogénique et d\u2019un essai pour situer la constipation dans la pathologie à la lumière des concepts modernes.La dyschésie de l\u2019enfance, la constipation du vieillard, les fécalomes sont étudiés, de même que l\u2019action des cures thermales.La pharmacologie des diverses médications n\u2019a pas été négligée mais celle des purgatifs a été précédée d\u2019une étude physiopathologique illustrant leur habituelle nocivité.Les divers aspects psycho-somatiques de la constipation font l\u2019objet d\u2019un important chapitre qui contient aussi le point de vue psychanalytique.Des formulaires pratiques, un index alphabétique détaillé, une bibliographie complètent cet ouvrage, abondamment illustré de radiographies et de schémas de physio-pathologie.Tuberculoses cutanées (traitements actuels).\u2014 Par Claude HURIEZ et Pierre H.PEL- CE.Préface de Charles Guernez-Rieux.1 vol.(couché) de 124 pages, 76 fig.(1.200 fr.).\u2014 Masson et Cie, édit., Paris, 1956.Dans la préface, Ch.Gernez-Rieux dit l\u2019intérêt de cette monographie pour le public médical (dermatologues, phtisiologues, voire généralistes).Les auteurs fournissent en introduction les bases solides de leur étude (369 cas étudiés en 15 ans).Les résultats obtenus par des tactiques thérapeutiques différentes suivant les périodes sont comparés à ceux des statistiques de quelque importance.Après avoir rappelé dans les 3 premiers chapitres la clinique, l\u2019étiologie et la pathogénie des tuberculoses de la peau, les auteurs s\u2019attachent essentiellement aux acquisitions thérapeutiques de la dernière décade, dont les résultats peuvent être maintenant jugés avec un recul suffisant.L\u2019étude des posologies, résultats et incidents de chacune des grandes médications (vitamine Da», chimiothérapie, antibiotiques) est suivie de celle des résultats d\u2019une formule L'Union Méd.Canada XLIX Tome 86 \u2014 Fév.1957 Pour reduire inflammation et l\u2019ocdeme dans les affections nasales\u2026 Honoré Daumier VASOCORT\" Hydrocortisone et deux decongestionnants \u2018Vasocort\u2019 contient l\u2019hydrocortisone \u2014 l\u2019agent anti-inflammatoire le plus actif \u2014et deux vasoconstricteurs, le chlorhydrate de phény- lephrine et le bromhydrate de Paredrine* pour produire une rétraction à la fois rapide et prolongée des muqueuses.2 Présentations: \u2018V ASOCORT\u201d SPRAYPAK*\u2014'VASOCORT' SOLUTION @ SMITH KLINE & FRENCH Montréal 9 780F * Marque déposée au Canada 228 d'antibiovitaminothérapie Ds valable dans toutes les formes de bacillose cutanée.La seconde moitié de l\u2019ouvrage est consacrée au mécanisme d\u2019action de ces traitements : dans un chapitre, les auteurs rapportent les recherches expérimentales originales conduites avec Tuchmann-Duplessis, qui ont démontré le pouvoir cortisone-like des grosses doses de vitanmne Ds.Cette donnée les a conduits à associer les corticotropes aux médications antibacillaires dans les rares cas antibio-vitamino-résistants (comme d'assez nombreux scrofulodermes).L'étude du métabolisme de l\u2019I.N.H.leur a permis de souligner l\u2019action potentialisatrice des antibiotiques par la corticothérapie.Le chapitre suivant traite de la bactériologie des tuberculoses cutanées, notamment sous REVUE DES LIVRES L'Union Méd.Canada Tome 86 \u2014 Fév.1957 antibiose, de l\u2019ILN.H., résistance de certaines couches de BK, et des rares inoculations cutanées après vaccination au BCG.Est enfin étudiée l\u2019histologie des lésions au cours de ces divers traitements et le stade final commun à tous les processus de guérison.Toutes ces données, cliniques et biologiques, sont regroupées en une conception générale de l\u2019évolution de la thérapeutique antituberculeuse.Cette monographie est illustrée d\u2019une abondante iconographie (76 fig).Elle se termine par une bibliographie limitée aux principales références antérieures aux rapports du X° Congrès International de Londres, 1952, mais a jour pour les travaux sur I'L N.H.et le mode d\u2019action des diverses thérapeutiques.LIVRES RECUS Technique de radiodiagnostic.\u2014 R.LE- DOUX-LEBARD et J.GARCIA-CALDERON.Masson et Cie, édit, Paris, 1956.La radiologie clinique de l'œsophage.\u2014 M.BROMBART.Masson et Cie, édit, Paris, 1956.; La saignée dans l'asthme.\u2014 Dr Jean BLA- MOUTIER.Vigot Frères, édit, Paris, 1956.Le diagnostic du cancer d'estomac à la période utile.\u2014 René-A.GUTMANN.G.Doin et Cie, édit, Paris, 1956.La précision en radiodiagnostic.Un nouveau craniographe.\u2014 G.L.DULAC.Masson et Cie, édit, Paris, 1956.Journées thérapeutiques de Paris 1956.\u2014 M.LOEPER et BROUET.G.Doin et Cie, édit., Paris, 1956.Traitement du diabète sucré.\u2014 R.BOULIN.G.Doin et Cie, édit., Paris, 1956.Les troubles trophiques des membres inférieurs d'origine veineuse.\u2014 Jacques CHARPY et Marius AUDIER.Masson et Cie, édit., Paris, 1956.Le traitement des angiomes chez les enfants.\u2014 Simone LABORDE.Masson et Cie, édit., Paris, 19586.The Stress of Life.\u2014 Hans SELYE, M.D.McGraw-Hill Book Co.Inc., 330 W.42nd St., New-York 36.The Complications of Measles.The College of General Practitioners.Prospect House, Darmouth, Devon.Traitement de la Maladie de Hodgkin.\u2014 G.MARCHAL, L.MALLET, G.DUHAMEL.G.Doin et Cie, édit., Paris, 1956.Les constipations et leur traitement.\u2014 A.LAMBLING et J.SOULLARD.G.Doin et Cie, édit., Paris, 1956.Traité de technique chirurgicale \u2014 Tome VIII.Bernard FEY, Raymond DOSSOT et Louis QUENU.Masson et Cie, édit., Paris, 1956.Diagnostics pneumologiques.A.P.JAR- NIOU.G.Doin et Cie, édit., Paris, 1956.Le glomus jugulaire.\u2014 J.TERRACOL, Y.GUERRIER et H.L.GUIBERT.Masson et Cie, édit., Paris, 1956.Les traitements actuels des tuberculoses cutanées.\u2014 Claude HURIEZ et P.-H.PELCE.Masson et Cie, édit., Paris, 1956.Le traitement de la tuberculose chez l'enfant.\u2014 Par le Centre International de L'Enfance.Masson et Cie, édit, Paris, 1956.Hommaae a René Leriche par ses élèves.\u2014 P.MALLET-GUY.Masson et Cie, édit.Paris, 1956.Oto-rhino-laryngologie infantile.\u2014 A.LE- MARIEY.Masson et Cie, édit, Paris, 1956.Les Cahiers de l'Hôtel-Dieu de Québec, 1955. L\u2019Union Méd.Canada L Tome 8 \u2014 Fév.1957 dans toutes les dermatoses caractérisées par un symptome ERYTHEMATEUX ou PRURITEUX METANIUM' (contenant des sels de Titanium) o onguent poudre pour lésions sèches pour lésions suintantes Extrait d\u2019un rapportsur environ cent cas : \u201cA notre avis, le \u201cMétanium\u201d est un produit auquel le Corps médical, dans son ensemble, peut recourir sans inquiétude.Nous avons employé l\u2019onguent et la poudre dans une grande variété d\u2019affections dermatologiques inflammatoires et en avons obtenu des résultats uniformément satisfaisants.\u201d Ereaux, L.P.: \u201cObservations cliniques sur l\u2019emploi de sels de Titane dans le traitement de dermatites.\u201d C.M.A.J., vol.73, no 7, juillet 1955.Résumé d\u2019une étude sur 90 patients : \u201cQuatre-vingt-dix patients ont été traités avec un onguent et une poudre à base de sels de Titane (Métanium).Nos essais ont porté surtout sur des dermites eczémateuses ou eczématiformes.Les expériences ont montré que ces sels viennent se placer avantageusement à côté des médications composées d\u2019hydrocortisone.En certains cas, ils se sont montrés supérieurs.Leur innocuité est absolue et leur prix est modique.\u201d 0 Poirier, P., et Baillargeon, Y.: \u201cObservations cliniques sur l'emploi de sels de Titane (Métanium) dans certaines dermatoses.\u201d L'Union Médicale, vol.85, no 4, avril 1956.The Leeming Miles Company Limited MONTRÉAL 28 3 COMMUNIQUÉS L'IMPÔT SUR LE REVENU ET LES CONGRÈS Le 20 août 1956.Honorable James J.McCann, Ministre du Revenu National, Hôtel du Gouvernement, Ottawa, Ontario.Monsieur le Ministre, L'Association des Médecins de Langue Française du Canada vous saurait gré de lui faire connaître les dispositions de la loi du Canada relative à l\u2019assistance de ses membres à un congrès dans les limites du pays et à l\u2019exemption des dépenses encourues par ce congrès au chapitre de l\u2019impôt sur le revenu.Recevez, Monsieur le Ministre, l\u2019assurance des sentiments empressés de Votre toute dévouée, L\u2019 Association des médecins de langue française du Canada par: H.Trudel, M.D.Secrétaire-Trésorier Général.LS # * Ministre du Revenu National Canada Ottawa, le 28 août 1956.Cher docteur Trudel, J\u2019accuse réception de votre lettre en date du 20 courant concernant les dispositions de la Loi de l'impôt sur le revenu quant à la déductibilité des dépenses supportées par un contribuable en assistant à un congrès tenu par une organisation commerciale ou professionnelle.La loi de l\u2019impôt sur le revenu telle qu\u2019amendée par le Bill 418 lors de la dernière session fédérale prévoit que les dépenses supportées par un contribuable en assistant à deux congrès annuellement qui sont relatifs à une entreprise ou profession qu\u2019il exerce ou pratique peuvent être déduites dans le caleul de son revenu pour une année d\u2019imposition.Les dits congrès peuvent être tenus indifféremment au Canada ou à l\u2019étranger par des organisations commerciales ou professionnelles.Les dépenses qui peuvent être réclamées sont celles normalement encourues par un congressiste à l\u2019occasion d\u2019un congrès.En plus, toute réclamation devra être justifiée à la satisfaction des autorités de la Division de l\u2019Impôt.Bien à vous, James J.McCann.LE COLLEGE DES MEDECINS ET CHIRURGIENS DE LA PROVINCE DE QUEBEC Avis concernant les spécialités Le Comité des Créances, chargé de considérer les demandes de certification, se réunira à la fin de mai 1957.Les médecins, dont les études post-scolaires sont terminées, voudront bien présenter leurs requêtes avant le ler mai 1957, ceci permettant au Comité concerné d\u2019obtenir les renseignements jugés nécessaires.Tout aspirant au certificat est prié de noter que, conformément à nos règlements, aucun certificat ne peut être émis sans examens.Au préalable, une demande d\u2019éligibilité à ces épreuves, sur une formule dûment remplie et fournie à cet effet par notre Secrétariat, doit être soumise pour étude et approbation à notre Comité intéressé.Cette requête doit de plus être accompagnée des attestations d\u2019études et de stages signées par les Directeurs Médicaux des hôpitaux où les internats et les résidences ont été faits.Pour fins d\u2019octroyer des certificats de compétence, le Bureau Provincial de Médecins du Québec reconnaît les spécialités suivantes: Anesthésie Dermatologie et syphiligraphie Chirurgie générale Médecine interne Allergie Cardiologie Maladies pulmonaires et T.B.Gastro-entérologie Neurologie et/ou psychiatrie Neuro-chirurgie Obstétrique et/ou gynécologie 12.Ophtalmologie .13.Urologie 14.Chirurgie orthopédique 15.Oto-rhino-laryngologie 16.Pédiatrie 17.Anatomie pathologique, bactériologie, biochimie et pathologie clinique 18.Médecine physique 19.Chirurgie plastique et reconstructive 20.Radiologie diagnostique et thérapeutique 21, Chirurgie thoracique 22.Hygiène.On est prié de bien noter que cette réunion du Comité des Créances, le 28 mai prochain, sera la dernière de l\u2019année 1957.Toute demande d\u2019éligibilité ped ph HSOPPNOURHONH L'Union Méd.Canada LI Tome 86 \u2014 Fév.1957 Hypertension ŸÀ Ÿ == Eskaserp* Spansule* réserpine, S.K.F.capsules à désagrégation contrôlée, S.K.F.Avec une seule dose buccale, les capsules à désagrégation contrôlée \u2018Eskaserp Spansule\u2019 assurent l\u2019effet thérapeutique de la réserpine de façon progressive et ininterrompue pendant toute la journée.Chez beaucoup de patients, une capsule \u2018Eskaserp Spansule\u2019 de 0.25 mg.par jour suffit pour abaisser la tension artérielle et pour apporter une relaxation douce et prolongée.Pas de changements du niveau médicamenteux; effets secondaires réduits au minimum.Présentation: 0.25 mg.et 0.50 mg.@ Smith Kline & French « Montréal 9 *Marque déposée au Canada 232 soumise après cette date ne pourra être étudiée avant Janvier 1958.JEAN PAQUIN, M.D, Registraire.ee + LE COLLÈGE DE PRATIQUE GÉNÉRALE DU CANADA Premier congrès scientifique annuel national, lundi, mardi et mercredi, les 4, 5 et 6 mars 1957, hôtel Mont-Royal, Montréal.Le Collège de Pratique Générale du Canada organise pour les 4, 5 et 6 mars, un Congrès scientifique, préparé spécialement pour le médecin, en médecine générale, canadien.Ce congrès scientifique du Collège comprendra trente expositions de produits scientifiques, presque deux fois autant d\u2019expositions techniques.Une trentaine des plus insignes autorités médicales du continent adresseront la parole.Les réunions scientifiques et d\u2019affaires \u2014 qui seront tenues à l\u2019Hôtel Mont-Royal de Montréal \u2014 seront totalement bilingues.Toutes les discussions doivent être traduites simultanément en français ou en anglais.L\u2019exécutif et le conseil des représentants du Collège se réuniront les 2 et 3 mars.Les commissions permanentes se rencontreront à cette dernière date.Le Collège doit tenir son assemblée générale d\u2019affaires le 4 mars.Son banquet annuel suivra le lendemain soir.Vers le ler février, un programme dûment imprimé, couvrant les activités du Congrès et les expositions sera adressé aux membres du Collège.Les autres médecins intéressés pourront en obtenir des copies sur demande.Tous les médecins en médecine générale sont les bienvenus à ce Congrès.Les expositions scientifiques démontreront les techniques les plus modernes concernant les transfusions de sang, les moulages au plâtre, et les méthodes de pansement.L\u2019Energie Atomique du Canada Limitée présentera l\u2019application des radiations atomiques à la médecine générale, et le Département de la Santé et du Bien-être National indiquera les dangers de la radiation.Le docteur W.A.Lange, spécialiste en chirurgie plastique de Détroit, déploiera une série de photographies réelles et en couleur sur la chirurgie plastique faciale; les docteurs Leo et Maurice Croll de la même ville, exposeront les lésions et les maladies communes des yeux avec leurs traitements.Le docteur H.D.Chamberlain de McArthur.Ohio, fera ressortir la valeur des inoculations combinées dès la naissance.Le docteur Antonin Nehovin de l\u2019Hôpital Alexander Blain de Détroit, exposera sur le cancer de la prostate.Le docteur G.J.Sarwer-Foner, psychiatre consultant à l\u2019Hôpital des Vétérans Queen Mary de Montréal, a préparé une exposition sur trois différents ralmants.et un confrère, le docteur Mitchell a pré- COMMUNIQUÉS L\u2019Union Méd.Canada Tome 86 \u2014 Fév.1957 paré une exposition nous montrant que les maladies de la peau font preuve d\u2019un déséquilibre général.Le département médical de la Compagnie Mead et Johnson traitera des humeurs en pratique clinique ; John Wyeth et Frère (Canada) Limitée indiquera comment un traitement oral de pénicilline est employé dans les cas d\u2019endocardite bactérienne subaigue.Nos institutions présenteront aux médecins en médecine générale divers travaux tels une exposition scientifique sur l\u2019épilepsie par l\u2019Institut Neurologique de Montréal; une exposition sur les maladies rhumastismales du cœur par l\u2019Institut Cardiologique de Montréal; les blessures causées surtout chez les enfants par les essoreuses, présentées par l\u2019Université de Manitoba; enfin un symposium montrant comment un médecin en médecine générale diagnostique et traite la tuberculose.L'université de Saskatchewan compare, au moyen de graphiques, trois agents qui assèchent les glandes salivaires.Différents aspects d\u2019un programme de santé publique sont présentés par le Département de la Santé de Montréal.L\u2019Association canadienne de la Santé Mentale révè- lera le diagnostic et le traitement dans les cas de dépression.Et la Société canadienne d\u2019Arthrite et de Rhumatisme déploira 200 projections lumineuses qui peuvent être obtenues pour enseignement.La Compagnie d\u2019Assurance-vie Metropolitan exposera les statistiques sur les mortalités entourant les naissances.Le docteur R.A.Davidson de l\u2019Université de Tennessee, tracera comment un Département de Pratique Générale peut fonctionner dans une université médicale.Pendant les heures d\u2019exposition, on montrera des films sonores d\u2019une demi-heure, français et anglais, sur les diagnostic et traitement d\u2019allergies.Quelque 55 étalages de produits techniques préparés pour ce Congrès du Collège de Pratique Générale présenteront virtuellement tous les genres de thérapies au moyen de stupéfiants et l\u2019équipement qu\u2019un médecin en médecine générale doit obtenir.Les expositions de produits techniques ainsi que les expositions de produits scientifiques pourront étre visitées durant les trois jours du Congrès, du 4 au 6 mars.Un des buts de ce premier congrès scientifique, préparé spécialement pour les généralistes est de procurer un examen physique pour les médecins eux- mêmes.Un vaste programme a été préparé pour les épouses des délégués durant tout le Congrès.Il comprend une parade de mode de fourrures, une visite aux jardins botaniques de Montréal et une excursion du projet maritime du St-Laurent.Les trois forums ouverts inscrits au programme traiteront respectivement du diabète, des calmants et de l\u2019emploi de sérums et de vaccins.La discussion sur le diabète à laquelle participeront les Drs HS.Everett de St-Stephen\u2019s, N.B.et Gordon D.Brown, d\u2019Edmonton, sera présidée par le Dr Lillian Chase de Toronto.Le forum sur les calmants sera présidé L'Union Méd.Canada LH Tome 86 \u2014 Fév.1957 COMPOSITION : Le CAMIROL est une combinaison soumise à un traitement spécial, comprenant des lodures, de l'Iodoforme, du Camphre et du Menthol dans un véhicule de faible acidité ey d'absorption facile.PROPRIETES REMARQUABLES DU CAMIROL: Il assure aux tissus une plus grande résistance locale et générale.Dans la sinusite paranasale aiguë ou chronique, le CAMIROL facilite le drainage des sinus et favorise la délitescense de l'inflammation.Dans la bronchite aiguë ou chronique, le CAMIROL fluidifie les sécrétions attachées et en facilite l'expectoration.Il réduit l'irritation locale, apaise la toux et prévient les paroxysmes inutiles et douloureux.POSOLOGIE : Une ampoule en injection intramusculaire tous les jours ou tous les deux jours, selon le cas.PRÉSENTATION : Boîtes de 6, 25 et 100 ampoules de 1 cc AFFECTIONS DES ls SIE | SINUSITES (a OU CHRONIQUES 'LARYNGITES pO PHARYNGITES OVA DALITES BRONCHITES STS | 2245.RUE VIAU, MONTREAL 4, CANADA 234 par le Dr Sarwer-Foner; les Drs H.E.Lehmann de McGill et Lennox Bell seront les membres adjoints de ce forum.La discussion sur les vaccins sera sous la présidence du Dr Henri Charbonneau, directeur médical de l\u2019Hôpital Pasteur de Montréal.Le Dr Paul G.Weil de l'Hôpital Royal Victoria sera à la tête d\u2019une équipe de quatre hommes; chaque membre parlera six minutes.Ces entretiens traiteront respectivement des récentes découvertes dans le traitement des hémorrhagies, des allergies, de l\u2019empoisonnement et de la maladie cardio-respi- ratoire.Les trois dîners causerie, les 4, 5, et 6 mars, seront présidés respectivement par l\u2019Honorable Paul Martin, Ministre de la Santé et du Bien-être National; le Dr Jean Charbonneau de Montréal; et le Dr John\u2019s S.DeTar, Président de l\u2019Académie Américaine de Pratique Générale.Le Dr Ian Grant, président du Collège de Pratique Générale d\u2019Angleterre, et un représentant des médecins en médecine générale de a France, seront également présents à notre Congrès.Tous les médecins en médecine générale, membres ou non du Collège de Pratique Générale, sont les bienvenus à ce Congrès.Le programme, tel que conçu, comprend des orateurs insignes du Canada et des Etats-Unis qui parleront sur une grande variété de sujets d\u2019actualités.Dr.J.F.McCreary, professeur de pédiatrie à Pniversité de Colombie-Britannique, \u2014 Nouvelles en Pédiatrie.Dr.A.B.Stokes, professeur de Psychiatrie à l\u2019Université de Toronto, \u2014 Comment discerner et traiter les désordres mentaux.Dr.R.Ian MacDonald, directeur de la division des études post-universitaires à l\u2019Université de Toronto, \u2014 Cas d'urgence chez les vieillards.Dr.J.Lewis Dill, Division de l\u2019Otolaryngologie à l\u2019hôpital Henry Ford de Détroit, Mich.,, \u2014 Problèmes de surdité de l\u2019enfance.Dr.Arthur C.Curtis, Dépt.de Dermatologie et Syphilologie à l\u2019Université de Michigan, Ann Arbour, \u2014 Tuyaux sur comment traiter les maladies de la peau.Dr.Wm.À.Lange, Détroit, Michigan, \u2014 Chirurgie plastique pour le médecin en médecine générale.Dr.Louis À.Buie, professeur émérite de la Clinique Mayo, \u2014 Proctologie par les ommipraticiens.Dr.H.B.Atlee, professeur d\u2019Obsétrique et de Gynécologie à l\u2019Université de Tennessee, \u2014 Un Département de Pratique Générale dans nos universités médicales.Dr.Lennox Bell, Doyen de médecine à l\u2019Université de Manitoba \u2014 (à être annoncé).Dr.Paul David, directeur de l\u2019Institut de Cardiologie de Montréal \u2014 Choix de patients pour la Chirurgie Cardiaque par le généraliste.Dr.Hans Sélyé, professeur de médecine expéri- COMMUNIQUÉS L\u2019Union Méd.Canada Tome 86 \u2014 Fév.1957 mentale à l\u2019Université de Montréal, \u2014 (sujet à être annoncé.) Col.K.R.Swinton, gérant général de la Compagnie Thomas A.Edison Limitée du Canada, \u2014 Conduite moderne des affaires dans le bureau d\u2019un médecin.Dr.H.L.Nadeau, professeur de Diététique à l\u2019Université Laval, \u2014 (sujet à être annoncé.) Dr.R.Lessard, professeur de Pathologie médicale à l\u2019Université Laval, \u2014 (à être annoncé.) Dr.Oswald Hall, Dépt.d\u2019Economie politique à l\u2019Université de Toronto, \u2014 (à être annoncé.) Nous nous attendons à ce qu\u2019un représentant du Collège de Pratique Générale de France assiste à notre Congrès et participe au programme.Un représentant du Collège des Praticiens en médecine générale d\u2019Angleterre est également invité.Il y aura trois panneaux de discussions: 1.Le Diabète \u2014 Président: Dr.Lillian Chase, Toronto.Membres: Dr.H.S.Everett, St.Stephen\u2019s, N.B., Dr.Gordon D.Brown, Edmonton, Alberta.2.Les Calmants \u2014 Président: Dr.G.J.Sarwer- Foner, Consultant en Psychiatrie à l\u2019Hôpital Queen Mary de Montréal.Membres: Dr.H.E.Lehmann, Assistant-professeur de Psychiatrie à l\u2019Université McGill.Dr.Lennox Bell, Doyen de médecine à l\u2019Université de Manitoba.3.L'emploi de sérum et de vaccins \u2014 Président: Dr.Henri Charbonneau, directeur médical de l\u2019Hôpital Pasteur.Membres: à être annoncés.Ces discussions seront pratiques et stimulantes; chacune alloue un temps consacré aux questions et réponses des généralistes.D\u2019autres faits intéressants: Durant les trois jours du Congrès, des orateurs parleront à l\u2019heure du lunch dans la salle Norman- die: le lundi: l\u2019Honorable Paul Martin; le mardi: Dr Jean Charbonneau, Montréal; le mercredi: Dr.John S.Detar, Président de l\u2019Académie Américaine de Pratique Générale.L'assemblée annuelle sur les affaires du Collège sera tenue le lundi soir, le premier jour du Congrès, à 8 hres p.m.Cette assemblée sera suivie par un Vin d'Honneur à environ 10.30 p.m.; tous les médecins et leurs épouses y sont invités.Le mardi soir à 8.30 hres p.m., le banquet et la danse annuelle procureront une récréation de première classe durant toute la soirée.Un intéressant programme d\u2019activités pour dames a été mis sur pled par notre Comité de Montréal.Les détails de ce programme seront annoncés plus tard.Adressez vos demandes pour formules de Réservations au: Président du Comité de Réservation, Dr.J.Y.Tremblay, 3244 est, rue Beaubien, Montréal, P.Q. L\u2019Union Méd.Canada LII Tome 86 \u2014 Fév.1957 Chez les malades \u201cimpossibles\u201d \u2026 Pour obtenir un comportement plus maniable chez les malades \u2018impossibles\u2019 .pour soulager l\u2019anxiété et l\u2019irritabilité .pour surmonter la confusion et la dépression « - .pour produire un sentiment normal de tranquillité, d\u2019optimisme et de bien-être, prescrivez: * Dexamyl comprimés - capsules Spansule* Chaque comprimé de \u2018Dexamyl\u2019 est dosé à 5 mg.de Dexedrine* (sulfate d\u2019amphétamine dextrogyre, S.K.F.) et % grain (32 mg.) d\u2019amobarbital; la capsule \u2018Dexamyl Spansule\u2019 No.1 équivaut à 2 comprimés et la capsule No.2 équivaut à 3 comprimés.@ SMITH KLINE & FRENCH - Montréal 9 *Marque déposée au Canada 236 Examens physiques pour les médecins Chaque année, nous apprenons la mort d\u2019un médecin et pour ajouter à la triste nouvelle on sait qu\u2019il connaissait son état de santé depuis déjà plusieurs mois, mais tout simplement subissait trop tard un examen physique.Ce fait fut porté à notre connaissance assez souvent, mais personne ne s\u2019est occupé d\u2019agir en conséquence.Cette année le Collège de Pratique Générale à décidé de prendre en main cet état de chose pour enrayer cette perte inutile.La vie de médecins ne peut être gaspillée.Le plan du Collège de Pratique Générale consiste donc à obtenir un examen physique de chaque médecin présent à son Assemblée annuelle tenue à Montréal, du 4 au 6 mars.Pour être pratique, ce projet doit être assez complet pour servir de vérification lors de futurs examens, si la comparal- son des dossiers devient nécessaire.Comme le temps, l\u2019espace et le personnel dont on dispose pour cet examen sont limités, nous devons le faire aussi brièvement que possible, tout en lui conservant sa valeur.Voici un aperçu de ce plan d\u2019examen : (1) Histoire brève et concise (2) Rayon-X pulmonaire (3) Electrocardiogramme (4) Pression artérielle (5) Estimations de l\u2019hémoglobine et de la sédimentation du sang et dénombrement des globules rouges.(6) Analyse d\u2019urine (7) Poids Chaque médecin recevra au bureau d\u2019enregistrement, une formule contenant sur un côté, un questionnaire qu\u2019on leur demande de bien vouloir remplir avant de se présenter pour examen.L\u2019endos est laissé libre pour les rapports des différents tests.Le questionnaire sera aussi bref que possible afin d'obtenir des informations essentielles sans perdre de temps.Le rapport sera confidentiel et seul, le médecin en question pourra l\u2019obtenir.Ce sera un dossier permanent que le médecin pourra conserver.Nous espérons que ce n\u2019est là que le début d\u2019un projet dont le résultat amènerait les médecins à mieux se soigner.Ils verraient à recevoir au moins autant de soin et d\u2019attention qu\u2019ils procurent à leurs propres \u2018patients.Nous demandons la coopération totale des médecins qui assisteront au Congrès.Les deux salles d\u2019examens seront situées de telle facon que les médecins examinés passeront rapidement d\u2019un examen à l\u2019autre sans perte de temps.Cette nouvelle formule de médecine préventive a pour but de servic les médecins eux-mêmes.Si ce plan réussit tel que nous l\u2019espérons, d\u2019autres congrès médicaux le mettront probablement à exécution.Les canadiens sont remarquables pour leur initiative.Ve- COMMUNIQUÉS L'Union Méd.Canada Tome 86 \u2014 Fév.1957 nez au Congrès déterminés à nous aider à faire de ce projet un franc succès.CONFÉRENCE FROSST LESIONS F ONDAMENTALES BIOCHIMI- QUES DANS LES MALADIES DU MÉTABOLISME Biochimie, Physiologie et Pathologie du Métabolisme Intermédiaire.George Weber, B.A., M.D., C.M., L.M.C.C.Métabolisme des hydrates de carbone.7 janvier \u2014 1) Biochimie clinique des métabolites des hydrates de carbone.14 janvier \u2014 2) Biochimie clinique du métabolisme des hydrates de carbone.21 janvier \u2014 3) Physiologie du métabolisme des hydrates de carbone.28 janvier \u2014 4) Pathologie du métabolisme des hydrates de carbone.4 février \u2014 5) Hyper, et hypoglycémie (Diabète et hypoglycémie spontanée).11 février \u2014 6) Biochimie clinique de l\u2019insuline et des agents oraux hypoglycémiques.Métabolisme des lipides.18 février \u2014 7) Biochimie clinique du métabolisme des lipides.25 février \u2014 8) Physiologie du métabolisme des lipides.4 mars \u2014 9) Pathologie du métabolisme des lipides.Métabolisme des protéines.11 mars \u2014 10) Biochimie clinique du métabolisme des protéines.18 mars \u2014 11) Physiologie du métabolisme des protéines.25 mars \u2014 12) Pathologie du métabolisme des protéines.X Organisée par le Service de Médecine de l\u2019Hôpital Notre-Dame.Gracieuseté de Chs.Frosst and Co.XX Senior Fellow of the Cancer Research Society, Research associate.Institut du Cancer de Montréal, Laboratoires de recherche.Hôpital Notre-Dame.Amphithéâtre du 1er étage 11 h.am.C.E.Grignon, M.D.Chef du Service de Médecine.\"CAMERA RADIOLOGICA\u201d Comme on peut le suspecter, il s\u2019agit d\u2019une revue consacrée à la radiologie.Elle comprend des articles instructifs et d\u2019intérêt commun en cette spécialité.Elle contient une iconographie claire et démonstrative.On la distribue particulièrement aux médecins qui en font la demande.Elle vient de Hollande et de la Maison Dagra Ltd, faisant le commerce de produits chimiques et pharmaceutiques.On peut s\u2019adresser, pour l\u2019obtenir, à Dagra Ltd.Diemen- Amsterdam, Postbox 605, Amsterdam-C, Hollande. L'Union Méd.Canada Tome 86 \u2014 Fév.1957 LIV Nouvelle forme Dragées sans goût, een vu 8 SULFARLEM-CHOLINE VL CHOLERETIQUE LIPOTROPE 0 \\'S MEDICATION TOTALE ASSIMILABLE DE LA CELLULE HEPATIQUE 2 à 4 dragées avant chaque repas FORMULE : Trithioparaméthoxyphénylpropène 0,005 9 Bitartrate de chotine.030 9 Boite de 60 pour une dragée.LATEMA ILABORATOIRES DE THERAPEUTIQUE MODERNE Li er els {Gh arton Inc.| 2245.RUE VIAU, MONTRÉAL | \u201cL'Union Médicale\u201d du Canada en 1888 + + L'administration du chloroforme.Au cours de la note dans laquelle il préconise l\u2019administration du chloroforme à petites doses constamment soutenues, (note analysée plus haut, page 70), M.Paul Boncour touche à quelques points très importants de l\u2019anesthésie chirurgicale sur lesquels nous désirons à notre tour attirer l\u2019attention du lecteur.Le sujet n\u2019est pas nouveau, ayant déjà été traité à maintes reprises, même dans les colonnes de ce journal, mais il nous a paru que l\u2019administration du chloroforme étant une opération parfois difficile, souvent compliquée, toujours importante, on ne saurait trop être au fait de ses détails ni être trop bien préparé à faire face aux difficultés qu\u2019elle présente et à Pimprévu des accidents qui lui ont fait une si triste renommée.M.Boncour émet d\u2019abord l\u2019axiome préliminaire suivant: le chloroforme doit être aussi pur que possible.11 est certain que dans un certain nombre de cas l\u2019impureté du chloroforme doit être considérée comme la cause principale soit des accidents, soit du retard dans l\u2019apparition du sommeil.Le procédé du Dujardin-Beaumetz doit suffire, dans la maporité des cas, à nous renseigner sur la qualité du chloroforme employé.Nous nous servons d\u2019un simple mouchoir non déplié ou d\u2019une compresse Nous ne faisons jamais usage du cornet qui, pour mous, est inférieur au mouchoir.\u2014 Le mouchoir ou la compresse a sur le cornet l\u2019avantage d\u2019être constamment sous la main, et le désavantage de produire une plus grande déperdition de vapeurs anesthésiques.Avant de commencer l\u2019anesthésie, il est indispensable de faire un examen complet du malade.\u2014 Cette précaution n\u2019est jamais inutile et dans beaucoup de cas elle est absolument nécessaire.Nombre d\u2019accidents auraient pu vraisemblablement être évités si l\u2019on avait eu, au préalable, la précaution d\u2019examiner le cœur ou les poumons du sujet à anesthésier.Cet examen est de mise, même quand le malade présente toutes les apparences d\u2019une santé parfaite d\u2019ailleurs; au reste, c\u2019est quand un accident est survenu, en dépit de toutes les précautions possibles, que l\u2019on a lieu de s\u2019applaudir d\u2019avoir examiné avec soin les organes importants avant d\u2019anesthésier le malade.Dans le cas d\u2019une enquête judiciaire, le médecin se sent alors infiniment plus à l\u2019aise.On conseille particulièrement d\u2019examiner la bouche avec soin et de faire enlever toutes les fausses dents.Des cas ont été rapportés d\u2019asphysie produite par la chute d\u2019un appareil dentaire dans la gorge.Il est utile de débarrasser le cou de tout se qui peut le gêner ou le comprimer, de même pour la poitrine et le ventre.\u2014 Cette mesure est généralement observée, et nous croyons inutile d\u2019insister; nous dirons seulement que pour aucune considération on ne doit administrer un anesthésique à une femme qui ne serait pas débarrassée de son corset.Autant que possible le silence doit être observé autour du malade.\u2014 11 est de fait que les conversations inutiles (à plus forte raison les bavardages) devraient cesser au seuil de la salle d\u2019opération, mais c\u2019est là un point fort souvent négligé dans la pratique courante.Comment le fait remarquer M.Bon- cour, la moindre conversation devant éveiller l\u2019attention du malade, retarde d\u2019autant l\u2019anesthésie.Le patient étant complètement anesthésié, nous ne voyons pas non plus pourquoi l\u2019on continuerait à causer autour de lui.Tous ceux qui ont opéré savent combien ces conversations sont agaçantes pour le chirurgien à qui elles peuvent donner des distractions sérieuses, voir même compromettantes pour le succès de l\u2019opération.Cependant, M.Boncour croit qu\u2019il est bon que celui qui donne le chloroforme fasse causer quelque peu le malade, au moins durant les premiers temps de l\u2019inhalation.On distrait ainsi l\u2019attention du malade d\u2019un sujet qui le préoccupe, et l\u2019on favorise par là même la rapidité de l\u2019absorption en favorisant la régularité de la respiration.Le médecin chargé du chloroforme ne doit pas se distraire un seul instant de sa fonction.\u2014 Cette règle est aussi élémentaire que mal observée, et plus d\u2019un malheureux opéré a dû à sa non-observance de passer tout doucement dans un monde meilleur.Nous suggèrerions de convertir la proposition en celle-ci: la chloroformisation ne doit jamais être confiée à un chirurgien, attendu qu\u2019un chirurgien ne saurait se désintéresser complètement de l\u2019opération, condition nécessaire, comme il vient d\u2019être dit.La pupille doit être observée attentivement.\u2014 Nous ne saurions trop insister sur l\u2019importance de cette recommandation.L\u2019état de la pupille est un guide presque aussi sûr dans la détermination de la dose à administrer que celui du pouls, de la respiration ou de la sensibilité conjonctivale.Les L'Union Méd.Cunada Tome 86 \u2014 Fév.1957 Nous vous présentons la nouvelle Vo stanmine CSCustæainec (forme à libération progressive) comprimés à 10 mg.de biphosphate de trinitrate triéthanolamine e dans la PROPHYLAXIE des CRISES D\u2019ANGINE DE POITRINE 1 comprimé pour toute la journée 1 eomprimé pour toute la nuit Exerce une action prolongée sans effet délétère.Ne modifie pas sensiblement la tension artérielle moyenne.Résumé d\u2019une étude récente sur 103 patients : \u201cLa forme modifiée du biphosphate de trinitrate triéthanolamine, soit les comprimés de 10 mg.à libération soutenue, s\u2019est révélée efficace en clinique en améliorant 80 cas d\u2019angine de poitrine sur 103 (78 pour cent), y compris un groupe de patients réfractaires à d\u2019autres médicaments de ce genre.Cette forme manifesta même une action encore plus prolongée que les nitrates habituels à action prolongée et permit par conséquent d\u2019établir une posologie simplifiée.On n'observa pas de réactions secondaires indésirables dans cette série\u201d Fuller, H.L., et Kassel, L.E.: \u201cLe biphosphate de trinitrate triéthanolamine (Métamine) à libération soutenue dans l\u2019angine de poitrine.\u201d Antibiotic Medicine & Clinical Therapy, vol.3, no 5.oct, 1956.The Leeming Miles Company Limited MONTREAL 28 TE I ry eo TT SC A + ERE rh er - 240 règles suivantes posées par Henry J.Nelson (1) nous semblent des plus judicieuses: « Tant que la pupille se dilate sous l'influence d\u2019une douleur quel- conçue : pincement, piqûre, le malade n\u2019est pas encore suffisamment endormi pour qu\u2019il soit possible de commencer l\u2019opération.Quand la pupille se contracte énergiquement et s\u2019immobilise, on ne doit plus donner de chloroforme, tant que la pupille ne fait pas mine de se dilater de nouveau.Si, alors, il faut encore prolonger l\u2019anesthésie, on donnera un peu de chloroforme, de manière à faire de nouveau contracter la pupille.Bien mieux que le pouls et la respiration, l\u2019état de la pupille indique le degré d\u2019anesthésie où en est arrivé le malade.L\u2019insensibilité de la canjonctive est loin de toujours indiquer ce degré d\u2019anesthésie, car dans beaucoup de cas la conjonctive est déjà insensible alors que la sensibilité générale est encore assez bien conservée pour > empêcher toute opération.L\u2019examen de la pupille, enfin, indique assez bien l\u2019effet produit par le chloroforme sur la circulation, ses dimensions étant en rapport constant avec la pression sanguine dans les Vaisseaux.».Tous les auteurs s'accordent à dire que lorsqu\u2019on voit la pupille«se dilater brusquement et largement, au cours du sommeil chloroformique, cela indique un danger, et un grand danger immédiat.= Quant à la respiration et à la circulation, est-il bien nécessaire de rappeler que toutes deux doivent être attentivement observées, surtout la première.On sait d\u2019ailleurs que la syncope respiratoire ou arrêt subit de la respiration précède presque toujours la syncope circulatoire ou arrêt du cœur.En deux mots, si la respiration devient haletante, irrégulière, ou s'arrête, danger.Si le pouls devient rapide, irrégulier, danger encore.Les accidents circulatoires sont généralement moins à redouter que les accidents respiratoires, et parmi ces derniers, la syncope est la plus dangereuse comme aussi la plus fréquente.Avec un peu de précautions, il est toujours facile de prévenir l\u2019asphyxie, tandis que la syncope déjoue parfois tous nos moyens thérapeutiques.Quelque soit le mode que l\u2019on adopte pour l\u2019administration du chloroforme, les précautions que nous venons de passer en revue s\u2019imposent dans tous les cas, et il suffit de bien comprendre leur importance pour être convaincu de la vérité du fait que la chloroformisation est chose toujours très grave, et nul ne peut dire, avant d\u2019endormir son malade, si celui-ci se réveillera jamais du sommeil anesthésique dans lequel il va être plongé.Il y a toujours de l'inconnu dans la chloroformisation, parce qu\u2019il peut toujours y avoir de l\u2019imprévu.L'UNION MÉDICALE DU CANADA, EN 1888 L'Union Méd.Canada Tome 86 \u2014 Fév.1957 Visite des étudiants de l'Université Laval à l'asile des aliénés de St-Jean-de-Dieu.Mercredi, le ler février, les élèves en médecine de l\u2019Université Laval, accompagnés de quelques-uns de leurs professeurs, ont fait, avec la permission des autorités compétentes, leur visite annuelle à l\u2019asile St.Jean de Dieu.Deux immenses sleighs attelés de huit chevaux emportaient la bande joyeuse qui, une heure plus tard, s\u2019engouffrait muette et recueillie dans la cité des fous.Les visiteurs furent reçus par la Révérende Soeur Thérèse de Jésus, Supérieure de l\u2019Institution, M.le Dr E.J.Bourque, médecin en chef, et M.le Dr A.Barolet, médecin-assistant, et Dieu sait quels prodiges d\u2019affabilité, de complaisance, de bonne grâce ils durent faire pour contenter la curiosité des carabins \u2014 et de leurs maîtres.L\u2019asile compte en ce moment une population de onze cent cinquante malades, champ d'\u2019observation fertile qui, trois heures durant, a fourni au savant médecin en chef une clinique rapide et concise sur la presque totalité des affections mentales.Comme on le sait, l\u2019enseignement de cette partie des connaissances médicales est nul dans nos écoles, faute de temps probablement.Aussi, l\u2019étudiant qui sait d\u2019avance qu\u2019il ne tardera guère à venir en contact, au début de sa pratique, avec cette classe de patients, est-il tout yeux et tout oreilles quand il trouve l\u2019occasion de parcourir cette partie sauvage et inexplorée de son domaine.Messieurs de Laval n\u2019ont pas manqué de profiter du bon moment et des bonnes gens; toute la population y a passé et nous sommes bien convaineu que la clinique de M.le Dr Bourque laissera après elle autant de souvenirs scientifiques que d\u2019urbanité.Nous nous reconnaissons, de la meilleure grâce du monde et pour bonnes raisons, incompétent à juger de la bonne ou mauvaise gestion hygiénique et scientifique d\u2019un asile d\u2019aliénés, mais il n\u2019est que justice de proclamer qu\u2019il nous reste de notre visite à l\u2019asile St.Jean de Dieu, le ler février, un parfum de proprté que nous voudrions voir resplendir dans beaucoup de familles où les gens ne voudraient pas être classifiés comme gâteux.Quant à la classification et au traitement des malades, il y a tant de gens qui en parlent et en écrivent les pieds sur les chenêts, sans en connaître un traître mot, que nous déclinons l\u2019honneur, pour les raisons énoncées ci-dessus, d\u2019emboîter le pas.Le « doctus cum libro» n\u2019est pas souvent prêt à affronter la transquestion.Il nous semble qu\u2019il est aussi difficile de faire une classification d\u2019aliénés qu\u2019une classification des médicaments de la pharmacopée \u2014 qui puisse convenir à tous.En cela il y a beaucoup de relatif et de conventionnel.Le bon sens et mille et une circonstances peuvent aider, L'Union Méd.Canada Tome 86 \u2014 Fév.1957 LVI Tâche assignée: Ih Dans les comprimés PEN ® VEE-S, sont associés la PEN ® VEE (pénicilline V), c\u2019est-à-dire la nouvelle pénicilline acido-stable, et les sulfamides très efficaces\u2014sulfadiazine et sulfaméra- zine, en vue d\u2019une extension de l\u2019activité thérapeutique.% INDICATIONS: Streptocoques hémolytiques maladies des voies respiratoires supérieures et \u2018urinaires, érysipèle, impétigo, cellulite Pneumocoques pneumonie Méningocoques méningite Staphylocoques souvent impliqués dans les maladies des méninges, des poumons, des os, de la peau et des voies urinaires Gonocoques maladies des yeux, de l\u2019urètre et des articulations Ps.aeruginosa, Str.faecalis maladies des voies urinaires et E.coli Hémophilus influenzae laryngo-trachéo-bronchite, pneumonie et dans certains types d\u2019entérite bacillaire dépendant de certains germes Shigella et coliformes COMPRIMES PEN -VEE- Pénicilline V et Sulfamides Présentation: Un comprimé PEN @ VEE-S renferme 90 me.(150,000 U.I.) de pénicilline V, 0.25 Gm.de sulfadiazine et 0.25 Gm.de sulfamérazine; flacons de 12 et de 100 comprimés divisibles.actifs contre de nombreuses bactéries à Gram-positif ® et Gram-négatif ¢ action synergique ou additive, particulièrement utile dans les infections mixtes iim réduction du risque d\u2019apparition des germes résistants WALKIRVALE, ONTARIO WINNIPEG = MONTRÉAL + © Ordonnance obligatoire *Marque de commerce 249 L'UNION MEDICALE.EN 1888 éclairer les incertitudes de la science; c\u2019est un acheminement vers la solution de problèmes qu\u2019il n\u2019est pas toujours possible de résoudre entre la poire et le fromage.Il est à regretter que nos écoles ne puissent utiliser davantage, pour le plus grand bien de la société, un champ si fertile d\u2019observation, ne serait-ce que pour apprendre au médecin à faire un diagnostic assez précoce pour ne pas livrer neuf fois sur dix L\u2019Union Méd.Canada Tome 86 \u2014 Fév.1957 un incurable entre les mains du médecin aliéniste.Voilà pourtant où nous en sommes! Sans y être autorisé officiellement, nous croyons être l\u2019interprète de messieurs les élèves en médecine de l\u2019Université Laval à Montréal, en remerciant publiquement les autorités religieuses et médicales de l\u2019asile des Aliénés de St.Jean de Dieu de leur bienveillante et cordiale hospitalité, et des efforts heureux qu\u2019elles ont faits pour rendre la visite de ces messieurs agréable et utile.BUREAU DE MÉDECINS À LOUER Bureau du docteur J.L.C.Bertrand (décédé le 28 décembre dernier) à louer, comprenant 2 appartements, le tout meublé, y compris lavabo avec eau chaude et eau froide, ainsi qu'une pharmacie.De plus l'entrée est complètement privée.La maison est située à 5816, rue Boyce, Notre-Dame- des-Victoires, en face d'un parc, à proximité de l'église, de l'école des Frères du Sacré-Coeur et du couvent des Soeurs de Sainte-Anne.Nous profitons donc des avantages de la campagne, tout en étant au centre de la ville, d'une ville qui se développe rapidement et qui a triplé sa population durant la carrière médicale de feu le docteur Bertrand.Plusieurs clients s'informent si un médecin succèdera au regretté docteur Bertrand.L'ouverture immédiate serait avantageuse et les intéressés pourront discuter des conditions en téléphonant à Mlle Adrienne Bertrand, à CLairval 5-7450.\u2014 \u2014 5 ei 2 L\u2019Union Méd.Canada Tome 86 \u2014 Fév.1957 LVII DE LA PREMIERE ENFANCE JUSQU\u2019A L\u2019ADOLESCENCE SOULAGEMENT COMMODE, SUR, EFFICACE DES Malaises des Inoculations, de la Dentition, des affections Allergiques et Miliaires, de la Courbature, des Douleurs et de la Fièvre Associées au Rhume de AVEC LES Cerveau.GOUTTES CORICIDIN-PEDIATRIQUE (ANTI-ALLERGIQUES, ANTIPYRETIQUES, ANALGESIQUES Une combinaison du plus sûr et du plus actif des antihistaminiques avec des salicylates dont la valeur est Wen établie, tamponnée par l\u2019acide aminoacétique.Composition: par ce.CHLOR-TRIPOLON SALICYLATE DE SODIUM ACIDE AMINOACÉTIQUE Dans un véhicule aqueux aromatisé à la framboise pour administration orale.En flacons de 15 cc.avec compte-gouttes calibré, en plastique.Dose: ! , à 1.5 ce.toutes les 4 heures selon les besoins. NOUVELLES PHARMACEUTIQUES UN ANTIBIOTIQUE SAUVE DES VIES D'ENFANTS.\u2014 LA DIARRHÉE INFECTIEUSE DES NOURRISSONS ENRAYÉE PAR LA NÉOMYCINE Des résultats cliniques obtenus dans un des plus grands hôpitaux anglais d\u2019enfants ont confirmé les rapports publiés antérieurement sur l\u2019efficacité de l\u2019antibiotique néomycine dans le traitement et la prévention de la gastro-entérite infantile.Cette maladie, connue également sous les noms de diarrhée infectieuse, diarrhée d\u2019été et choléra infantile, est une cause fréquente de mortalité chez le nourrisson.D\u2019après un rapport publié récemment par la revue médicale anglaise The Lancet, une épidémie de ce genre se produisit à l\u2019Hôpital d\u2019Enfants de Birmingham pendant l\u2019été de 1954.Une certaine quantité de néomycine avait été fournie à l\u2019hôpital par la Upjohn of England Ltd.et des essais de Laboratoire furent entrepris en vue de déterminer si le médicament pouvait être efficace dans le traitement de la gastro-entérite due à des souches pathogènes d\u2019Fsche- richia col.Dans l\u2019ensemble, 101 nourrissons furent traités par l\u2019antibiotique.« Il fut vite apparent, » remarquent les docteurs « que la thérapeutique par la néomycine s\u2019accompagnait d\u2019une disparition très rapide de la gastro-entérite.et d\u2019une absence de développement de l\u2019entérite quand le traitement était institué assez tôt.» Tous les enfants furent cliniquement guéris dans une moyenne de deux jours et il y eut très peu de différence entre le temps demandé pour la guérison des cas graves et celle des cas bénins.On n\u2019observa aucun effet toxique.Il y eut rechute bactériologique dans 18 pour-cent des cas et une rechute clinique chez un seul malade.On recourut alors avec succès à une seconde série de traitement.L\u2019équipe de docteurs de Birmingham déclare que la néomycine « paraît être une très précieuse addition aux antibiotiques pouvant être employés dans l\u2019entérite due à l\u2019Esch.coli.» Ces médecins signalent également qu\u2019au cours des expériences de laboratoire le remède s\u2019est révélé efficace contre les staphylocoques et diverses autres bactéries susceptibles de causer l\u2019entérite.ee ++ UNE THÉRAPEUTIQUE AMÉLIORÉE DES VAGINITES À TRICHOMONAS VAGINALIS De nombreux travaux cliniques reconnaissent qu\u2019un grand nombre de femmes à une époque quelconque we + de leur vie génitale, montrent des signes évidents de vaginite d\u2019origine parasitaire.Si l\u2019on fait exception de la vaginite à Monilia (Candida albicans) particulièrement commune chez les femmes enceintes ou diabétiques, la cause la plus fréquente de vaginites récidivantes et de leurs symptômes (prurit vulvo- vaginal, leucorrhées, etc.) est le Trichomonas Va- ginalis, un protozoaire flagellé unicellulaire.Plusieurs chiffres ont été proposés sur la fréquence de la vaginite 4 Trichomonas.Son incidence comparée à l\u2019infection mycosique à Monilia semble être d\u2019environ 15 pour un.La fréquence et surtout les récidives des vaginites a Trichomonas sont des faits cliniques observés dans la plupart des cas, même après cessation des symptômes et guérison apparente.Il est reconnu que le facteur le plus important de ces récidives provient à la fois de la nature du Trichomonas et de la structure même de l\u2019hôte.En effet, le Trichomonas, protozoaire flagellé, peut se mouvoir rapidement et ainsi se dérober à travers les multiples replis et les mucosités de la surface humide de l\u2019épithélium vaginal.Le double but de toute thérapeutique des vaginites devra donc être: d\u2019éliminer la parasite par un contact destructif et complet sans irritation subséquente de la muqueuse déjà enflammée; de faciliter le retour rapide et spontané de la muqueuse vaginale à un milieu acide normal capable d\u2019une sécrétion et d\u2019une défense propre.Basée sur ce concept essentiel et sur l\u2019étroite relation entre parasite et hôte, Gynovules présente l\u2019association synergique d\u2019un agent séquestrant, d\u2019un antiseptique et d\u2019un facteur de dispersion tensioactif.Par sa formule, Gynovules dirige donc son activité maximum directement sur les facteurs étiologiques des vaginites tout en favorisant le retour rapide et spontané de la cavité vaginale à son milieu physiologique normal, sans addition directe d\u2019éléments extérieurs (acidifiants, substances glycogéniques, et autres).Agent séquestrant, l\u2019acide éthylènediamine tétra- acétique (ou EDTA) est le prototype des «agents séquestrants » ou plus exactement « agents de chela- tion », du grec « kelos » signifiant «serres».Par définition, les agents de chelation sont des composés chimiques propres à former des complexes appelés de leur désignation anglaise des «che- lates».Cette transformation chimique particulière a lieu lorsqu\u2019un «agent de chelation » entoure des ions métalliques polyvalents par une sorte de structure à cercles multiples rendant lion métallique L\u2019Union Méd.Canada Tome 86 \u2014 Fév.1957 LVII ANTIBIOTIQUE A ANTIBIOTIQUE A I! [ 9% IQUEB À MNTFATIQUE 8 - .CHLOR eee encore} Ma ElStique c - ANTIBIOTIQUE C 4 \u2018 STREPTOCOQUE AUREUS NON HÉMOLYTIQUE \u2018 MICROCOQUE AUREUS HÉMOLYTIQUE (SOUCHES 363-418) i (SOUCHES 729-776) SENSIBILITÉ DE PATHOGENES ORDINAIRES AU C ROMYCETIN ET A TROIS AUTRES ANTIBIOTIQUES IMPORG Cail SB te SE ANTIBIOTIQUE A ANTIBIOTIQUE A QUE B
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