L'union médicale du Canada, 1 février 1958, Février
[" TOME 87 \u2014 NUMÉRO 2 MONTRÉAL, FÉVRIER 1958 28\u20ac CONGRÈS DE L'A.M.L.F.C.ST-ANDRÉ-SUR-MER (N.-B.) HÔTEL ALGONQUIN les 11, 12, 13, septembre 1958 Fondée à Québec en 1902 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada L U Il 1 non Mé \u2018 I ical du Canada 1872 - 1958 BULLETIN Roger-R.DUFRESNE André BARBEAU et Collabôxätéù Les \u201cTeaching Institutes\u201d de l\u2019\u201cAssociation of Le phéochromocytome bilatéral \u201comy 2.American Medical Colleges\u201d ___.______________ 115 Jules KELLER ; e ® ° Accouchements difficiles et torticolis du nouveau-né ._.179 _ Jean PIETTE .L'Association des Médecins de Langue Française du | L\u2019oligophrénie phényl pyruvique __._._.182 anada ieee.117 .° ° ° MOUVEMENT THERAPEUTIQUE Georges HEBERT et Aristide DODIS Etude aries petite culation dans l\u2019hypertension Action de la trypsine intramusculaire dans certains artérielle pulmonaire _._._.L1L.LLLLcL.LL LL LL 118 états inflammatoires o.oo 184 FORUM SUR LA MÉDECINE EXPÉRIMENTALE EDITORIAL - , \u2018 André PROULX A QUEBEC Les anticoagulants _______________._________________._______.__.192 M.BEAULIEU et M.DUHAIME Fermeture bronchique en résection pulmonaire ._.__.\u2026.133 CORRESPONDANCE Joffre-André GRAVEL et André McCLISH Maurice PESTEL Hypothermie et arrêt cardiaque électif .__._.______ \u2026 138 Lettre de Paris ._._._.____.11L111L1L000LLLLn LL LL LL LL 197 Paul LESPERANCE P.RENTCHNICK Le Diamox dans la pancréatite aiguë .__._.1 11112 143 Lettre de Suisse _.__._ LL Lena ec ne conne 200 Guy NADEAU ; Le métabolisme de l\u2019alcoo! chez l'individu normal ANALYSES eae 202 et chez Palcoolique chronique ._____ __________ 0 149 SOCIETES oo eiieme\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 214 Marcel BILODEAU NECROLOCIE __ i eiecececaaaa- 220 Influence de la groseur des particules en aérosolthérapie 153 NOUVELLES .200200000000000 000000 ces eee ee eLne0s 223 Jean-Paul DECHENE REVUE DES LIVRES er Loneee0 eee e nn 225 L\u2019anesthésie stéroïde en chirurgie pulmonaire ._._.__.__\u2026.155 COMMUNIQUES __._.020000000 LL0cce conne nn 232 Fernando HUDON et André JACQUES L'Union Médicale du Canada en 1889 _._.-.-.\u2026- 234 Fluothane et complications pulmonaires ._.____.__.1 1 159 NOUVELLES PHARMACEUTIQUES _._.- 236 Dans les états de STRESS FORTABEX Vitaminothérapie B et C \u2014 plus complète \u2014 plus intensive Troubles nerveux \u2014 alcoolisme chronique \u2014 convalescence Indications pré et post-opératoires \u2014 antibiothérapie Grossesse et lactation Déséquilibres neurovégétatifs FORTABEX-TRAN (avec PROMAZINE HCL 25 mg.) Régulateur émotionnel et complément nutritif des états d\u2019anxiété.Plus d\u2019un demi-siècle consacré à l\u2019avancement des Sciences médicales et pharmaceutiques au Canada sûr, exempt de narcotique, sélectif dans son action X% * Tessalon® combat la toux dans sa racine méme: inhibe l'activité des récepteurs sensibles qui stimulent le réflexe de la toux et ne nuit pas à l'expectoration, ne supprime pas la toux volontaire.Remarque: Tessalon.quoique deux fois plus efficace que la codéine lorsqu'il s'agit de soulager la toux gênante, est pratiquement dénué de tout effet secondaire.Echantillons envoyés sur demande CI BA 947 C L\u2019Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 POUR UN SOULAGEMENT TANGIBLE DANS LA TENSION PRÉMENSTRUELLE prescrivez un régime simple au DIAMOX: Y à 14 comprimé par jour, selon le poids, commençant 5 à 10 jours avant les règles, ou à l\u2019apparition des symptômes.Le DIAMOX produit une amélioration immédiate du bien-être physique et émotif chez ces patientes en enrayant promptement l\u2019œædème souvent associé à la tension prémenstruelle.Diurétique se prêtant à des usages très variés, le DIAMOX est très efficace pour mobiliser _le liquide œdémateux et pour prévenir l\u2019accumulation de liquide.Une seule dose agit pendant 6 à 12 heures, ce qui produit commodément une diurèse diurne.L\u2019excrétion rénale est généralement totale dans les 12 heures sans effets cumulatifs.PRESENTATION: Comprimés Rainurés de 250 mg.(Aussi en ampoules de 500 mg.pour administration parentérale).x diurétique non mercurie ACETAZOLAMIDE, LEDERLE LEDERLE LABORATORIES DIVISION, NORTH AMERICAN CYANAMID LIMITED, AN ADP 5550, AVENUE ROYALMOUNT, VILLE MONT-ROYAL, MONTREAL.P.Q.#*Marque déposée Il L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada L'Union Médicale du Canada DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Messieurs les Professeurs: sve) Messieurs les Professeurs: aurice Roc enève | LU 2 Jean-Jacques Lussier, doyen, Rai (ba adot (Paris), Faculté de Médecine, Université d\u2019Ottawa; Wilbrod Bonin, doyen, Pierre Masson, Faculté de Médecine, Université de Montréal; A.Parizeau, Jean-Baptiste Jobin, doyen, J.-N.R Faculté de Médecine, Université Laval, Québec; =.Roy.BUREAU DE REDACTION Rédacteur en chef: Roma AMYOT Assistant-rédacteur en chef: Secrétaire de la Rédaction: Edouard Desjardins.Roger-R.Dufresne.BUREAU DE COLLABORATION MM.|.-B.Beauregard, M.Belisle, Jacques Bernier, Marcel MM.Jean-Guy Laurin, Simon Lauzé, R.Lebeau, Jean-Louis Berthiaume, Jean-Marc Bordeleau, A.Cantero, Léandre Léger, Charles Lépine, J.Mathieu, Gérard Mignault, Décarie, Edouard-D.Gagnon, Rolland Guy, Jacques J.-P.Paquette, P.Poirier, André Proulx, Rosario Ro- Genest, Maurice Gervais, Fernand Grégoire, P.-P.Julien, billard, Henri Smith, Maurice St-Martin.CORRESPONDANTS MM.A.Plichet et M.Pestel (Paris), MM.Georges-L.Dumont (Campbellton, N.-B.), P.Rentchnick (Suisse), Aug.Panneton, ].-A.Denoncourt (Trois-Rivières), Donat-P.Cyr (Boston, Mass.) D.Colin (Saint- Boniface), Charles-P.Mathé (San Francisco), L.-P.Mousseau (Edmonton), A.Fontaine (Woonsocket), pylvio Leblond (Chicoutimi), L.Mantha, A.Lecours, L.Potvin (Ottawa), .E.St-Louis (Vancouver).INDICATIONS : Maladies des voies biliaires et du foie, dyspepsies, affections intestinales.En règle générale et SAUF INDICATION CONTRAIRE, l\u2019eau VICHY CELESTINS doit être prise de préférence le matin à jeun, une demi-heure avant le petit déjeuner et 40 minutes avant les deux principaux repas.La dose habituelle de chaque prise sera d\u2019environ 100 grammes.RECOMMANDÉE ET PRESCRITE PAR LE CORPS MÉDICAL DANS LE MONDE ENTIER VICHY CELESTINS EAU MINERALE ALCALINE NATURELLE PROPRIÉTÉ DE L'ÉTAT FRANÇAIS uv MÉFIEZ-VOUS DES IMITATIONS \u2014 PRESCRIVEZ CÉLESTINS Importateurs: HERDT & CHARTON, INC.\u2014 2245, rue Viau, Montréal 4, Canada RECONSTITUANT VITAMINO-MINÉRAL ELIXIR NUTRITIF ANTIANEMIQUE VITAMINES By; CONCENTRÉ DE FOIE ET D'ESTOMAC (facteur intrinsèque) VITAMINES B, B, B, C.AMINOACIDES (Acide Glutaminique) MINERAUX, Cobalt, Fer, Cuivre, etc.OPOVITAL Bi: pourvoit un équilibre rationnel vitamino-minéral et assure l'activité antianémique des vitamines B12 par le truchement du \u201cfacteur intrinsèque\u201d.L'acide glutaminique et les autres aminoacides y jouent un rôle primordial dans le métabolisme du cerveau en produisant une amélioration remarquable de l'activité mentale et physique des patients déprimés. IV L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada L'Union Médicale du Canada ADMINISTRATION OFFICIERS COMITÉ EXÉCUTIF ET DE PUBLICITÉ Président: Paul Letondal MM.Paul Letondal, Roma Amyot, Roger Dufresne et Vice-président: Roger Dufresne P.-R.Archambault.Secrétaire-trésorier: P.-R.Archambault BUREAU DE DIRECTION MM.Roma Amyot, P.-R.Archambault, Albert Bertrand, MM.Paul Dumas, Léon Gérin-Lajoie, Albert Jutras, Emile Blain, Roméo Boucher, P.Bourgeois, Paul J.-M.Laframboise, P.Letondal, A.Marin, Donatien David, J.-A.Denoncourt, Edouard Desjardins, Ed- Marion, L.-P.Petitclerc, Jean Saucier, L.-Charles mond Dubé, Origène Dufresne, Roger-R.Dufresne, Simard, Pierre Smith, Hermile Trudel, J.-A.Vidal.ADMINISTRATION et SECRÉTARIAT : | 326 est, boulevard Saint-Joseph, Montréal PUBLICITÉ: Jacques-D.Clerk.Téléphone: AVenue 8-9888 \"KONDRÉMUL\" ÉMULSION DE CHONDRUS ET D'HUILE MINÉRALE HONDRÉMUL FronprémUt Le Kondrémul est une émulsion d\u2019huile minérale exceptionnelle à cause de sa grande stabilité, de l\u2019uniformité de ses globules d\u2019huile et de leur faible volume.|! s\u2019infiltre dans le bol fécal, l\u2019amollit, et permet le passage, sans efforts, d\u2019une selle molle et CARA FT EL CA) bien formée.Le suintement anal, toujours embar- CAS rassant, est extrêmement rare.\" Le Kondrémul est agréablement aromatisé ; non olé- LEINE agineux, il se verse facilement du flacon et se mêle PHENOLPHTA (opr intimement à l\u2019eau, au lait ou au chocolat, chauds ou froids.Grâce à l\u2019absence de sucre et d\u2019alcool de sa formule, il peut être pris par les diabétiques.Flacons de 8 et 16 onces liquides, POSOLOGIE.Adultes: Une cuillerée à soupe soir et matin; diminuer la dose à une cuillerée à soupe le Ch , 1 & FA &Co soir à mesure que l\u2019intestin se régularise.Enfants: - .Nosst ° D\u2019une à deux cuillerées à thé le soir suffit géné- MONTREAL CANADA ralement. L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 Il n\u2019y a qu\u2019 seule forme parfaite de traitement digitalique cata.DIGITALINE NATIVELLE @ \u2018Toutes les expériences ont démontré l\u2019évidente supériorité de l\u2019action pharmacologique de la Digitaline sur celle du Digitoxin U.S.P.\u201d (1) © \u201cLes données ci-dessus établissent que la Digitaline Nativelle sera la plus efficace dans le traitement d\u2019entretien, nécessitera des doses plus faibles et sera, par conséquent, d\u2019une façon générale, mieux tolérée par le malade moyen\u201d.(2) auc ® \u201cBien que les digitoxines accusent une variation de plus de 30% dans leur dose léthale minimum, la Digitaline Nativelle manifeste une dose léthale minimum de 0.42 mg.par kilo.\u201d (4) e \u201cDigitoxin U.S.P.consiste soit en digitoxine pure, soit en un mélange de glycosides cardioactifs extraits de la digitale pourprée contenant surtout de la digitoxine\u201d.(3) La Digitaline Nativelle est le seul principe actif pur et stable de la digitale pourprée pour le traitement d\u2019entretien aussi bien que pour la digitalisation.PRÉSENTATION: Comprimés: 0.1 mg., flacons de 40, 200 et 1000.0.2 mg, flacons de 40, 200 et 1000.Ampoules pour injections intraveineuses ou intramusculaires: 1 cc.à 0.2 mg.boîtes de 6 et de 100; 2 cc.à 0.4 mg.boîte de 6.BIBLIOGRAPHIE ; 1\u2014Macht, David, I, Special Pharmacology of Digitoxins.Arch.Int.Pharmacodyn.LXXXI No.3, P.345, March 1950.2\u2014Schwartz, G., A Clinical Investigation of the Digitoxins.American Practitioner and Digest of Treatment, Vol.1, January 1950.3\u2014U.S.Pharmacopoeia, XIII.4\u2014Tice, L.F., Amer.Journal of Pharmacy, April 1947, Vol.119.Aussi de Nativelle .NATISEDINE sédatif de la vie moderne Plus d'un demi-siècle consacré à l\u2019avancement des sciences médicales et pharmaceutiques au Canada. VI L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 CONDITIONS DE PUBLICATION \u201cL'Union Médicale du Canada\u201d paraît tous les mois.Cette Revue est l'organe officiel de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada.née publie les travaux des Congrès, tous les communiqués de l\u2019Association et des articles médicaux its.L\u2019abonnement est de dix dollars par année (douze dollars pour l\u2019étranger) ; les membres déjà inscrits à l'Association des Médecins de Langue Française du Canada ont droit, de ce fait, à la réception du journal.Les manuscrits doivent être dactylographiés avec double interligne.\u201cL\u2019'Union Médicale du Canada\u2019 assume les frais de cinq illustrations au maximum, pour chaque travail.Les illustrations supplémentaires sont payées par l'auteur.Nous n\u2019acceptons pas de négatifs de clichés.Chaque illustration doit porter au verso le nom de l'auteur et les photographies devront être claires, de préférence noires et sur papier glacé.Les dessins doivent être effectués à l\u2019encre de Chine sur papier blanc.Pour obtenir des extraits, l'auteur doit en faire la demande directement à l'éditeur.Tous changements du texte de la galée entraînent des frais supplémentaires pour l'auteur.L\u2019index bibliographique de chaque travail doit être restreint aux indications les plus importantes.Le Journal se réserve toujours le droit de le limiter.Chaque indication bibliographique doit être fournie comme suit: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, volume, page, mois (jour du mois si le périodique est hebdomadaire), année.Publicité: Le texte des annonces doit aller sous presse quinze jours avant la date de publication.Le baréme des annonces est fourni sur demande à Jacques-D.Clerk, publiciste, 326 est, boulevard Saint-Joseph.Téléphone: AVenue 8-9888.Tout annonceur qui n\u2019observe pas l'éthique professionnelle est exclu de notre publicité, et nous saurons gré à nos lecteurs d'attirer notre attention sur toute dérogation à cette ligne de conduite.Tout ce qui regarde la rédaction et l'administration doit être adressé franco aux bureaux de \u2018L'Union Médicale du Canada\u201d, 326 est, boulevard Saint-Joseph.\u2014 Téléphone: AVenue 8-9888.traitement calorigene TR mia 1 OÙ L'action bientaisante du Woulagement de yy la douleur produite par la PL UY RULTS TIES RR gt Lt LY TS pour MBAGE) * SCIATIQUEE * NDY \u201cLAB - PIBRO * MYALGHE + QHUM pit, oF (UC 901 EF 37 VNR NEV 2 TNL PN aL SPORTIFS Cr a8 ou sutres lésions ngweulaires gL.À ° NOSYNOV ° RTICOLIS (15) 4 OY crits ue RHUMA- 10 y - chronique).A 8 PEUT Mie a tique.Destiné a la profession médie .Produits Phargaceutiques oy Rt Geigy (Canada) L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuurkTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1958 VII UN ANALGESIQUE GÉNÉRAL poses D OULE consécutives au traumatisme ou aux manoeuvres opératoires arthrite - sciatique lumbago * dysménorrhée cancer Acétophen 3% gr.MARQUE D'ACIDE ACETYLSALICYLIQUE Phénacétine.2% gr.Citrate de Caféine » gr.par PHOSPHATE )1/A4degr.DE CODÉINE | V2 gr.1 gr an 0 ymédiaï® POSOLOGIE.Un ou deux comprimés au besoin.Présenté selon votre prescription.© Prescription de narcotique permise par téléphone.ry | &r Charles E.Frosst &Co.MONTREAL, CANADA contre les oxyures 97 % de cure chez 31 enfants! contre les nématodes chez 90% de 51 enfants observés tous les vers furent éliminés après 2 a 5 jours?contre les oxyures contre les nématodes action prouvé \u2018\u2019\u2018se rapproche le plus .'.d\u2019un oxyvricide idéal\u2019 \u201caux doses recommandées .très pe d'effets secondaires ont été signalés\u201d FACILE À PRENDRE « BONNE TOLERANCE .ÉCONOMIQUI pour BÉBÉS et ENFANTS \"VERMISOL' \u2014 SIROP Chaque cuillerée à thé de 5 cc.renferme: hexahydrate de pipérazine.500 mg (sous forme de tartrate) Flacons de 4 et 16 onces liquides.pour ADULTES et ENFANTS PLUS AGES 4 \"VERMISOL '\u2014 COMPRIMES Chaque comprimé renferme: hexahydrate de pipérazine.250 mg (sous forme de tartrate) Flacons de 100 comprimés OXYURES bébés jusqu\u2019à 15 Ib.(6 mois).LA cuillerée à thé ou 1 comprim enfants de 16 à 30 Ib.(1 à 3 ans).1 cuillerée à thé ou 2 comprimé enfants de 31 à 60 Ib.(3 à 10 ans).2 cuillerées à thé ou 4 comprim enfants de plus de 60 Ib.et adultes.4 cuillerées à thé ou 8 comprim Administrer ces doses une fois par jour, avant le déjeuner, durant SE jours consécutifs.Pour s'assurer de la guérison, déterminer l'absence d\u2019oe au moyen de l\u2019écouvillon anal.\u201c NÉMATODES enfants de 30 à 50 lb.\u2026.2 cuillerées à thé ou 4 compri enfants de 51 à 100 bb.3 cuillerées à thé ou 6 compri enfants de plus de 100 Ib.et adultes.4 cuillerées à thé ou 8 compri Administrer ces doses deux fois par jour, entre les repas, durant DE jours consécutifs.SOURCES À CONSULTER: 1.White, R.H.R., et Standen, O.D.: Brit.M.J.2:755, 1953.2.Brown, H.W.: J.Pediat.45:419, 1954.3.Bumbalo, T.S., ef al.: J.Pediat.44:386, 1954.4.Brown, H.Ww, et al: LAMA.161:515, 1956.| MISE EN GARDE.À trop fortes doses les effets suivants sont à craind nausées, vertiges, manque de coordination, difficulté à concentrer la vi étoiles volantes, et une sensation d\u2019indifférence.Ces effets indésirab sont temporaires et disparaissent sur discontinuation de la médicati MONTREAL » L'Union Méd.Canada IX Tome 87 \u2014 Fév.1958 dans les allergies respiratoires TOUS LES AVANTAGES DES \u201cDELTA-STEROÏDES\u201d OUTRE UNE ACTION ANTACIDE POSITI POUR ENRAYER LES INCIDENTS GASTRIQUES ve (prednisone tamponnée) dy (prednisolone tamponnée) Multi- Il a été démontré en clinique ! 2-3 que comprimés l\u2019administration simultanée d\u2019anta- cides et de prednisone, ou de predni- solone, augmente les avantages thérapeutiques de celles-ci en minimisant les incidents gastriques.Ss 2.5 mg.ou 5 mg.de prednisone ou de prednisolone avec 50 mg.de trisilicate de magnésie et Merck Sharp & Dohme 300 mg.de gel d\u2019hydrate d\u2019alumine desséché.Division de Merck & Co.Limited Références: 1.Boland, E.W., J.A.M.A.Montréal 30, Qué.160:613, February 25, 1956.2.Margolis, H.M,, et al, JAMA.158:454, June 11, 1955.3.Bollet, A.J., etal, J.A.M.A.158: 459, June 11, 1955.\u2018CO-DELTRA\u2019 et \u2018CO-HYDELTRA\u2019 sont des marques déposées de MERCK & Co.LIMITED L\u2019Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 UFFICIERS l'Association des Médecins de Langue Française du Canada Fondée à Québec en 1902 DIRECTEURS GÉNÉRAUX HONORAIRES R.-E.VALIN, 165 est, avenue Laurier, Ottawa.DIRECTEUR GÉNÉRAL Emile BLAIN, 400 est, rue Sherbrooke, Montréal.SECRETAIRE-TRESORIER GENERAL Hermile TRUDEL, 1990 est, rue Rachel, Montréal.SECRÉTAIRE ADJOINT B.-G.BEGIN, 3440, rue Hutchison, Montréal.Donatien MARION, 326 est, boul.Saint-Joseph, Montréal.EXÉCUTIF DE L'ASSOCIATION Emile BLAIN, Montréal.Hermile TRUDEL, Montréal.Louis-Philippe MOUSSEAU, Edmond, Alberta.Lucien LaRUE, Québec.Georges-L.DUMONT, Campbellton, N.-B.Pierre JOBIN, Québec.Yves ROULEAU, Québec.SECRÉTARIAT 326 est, boul.Saint-Joseph, Montréal.Téléphone: HArbour 8076 COMITÉ DU XXVIIe CONGRÈS Lucien LaRUE, président.Georges L.DUMONT, ler vice-président; Pierre SMITH, 2ème vice-président; J.-Antonio LECOURS, 3ème vice-président; Henri SAINT-LOUIS, 4ème vice-président; Pierre JOBIN, secrétaire; Yves ROULEAU, trésorier; Jean-Marie DELAGE, secrétaire adjoint.SECRETARIAT DU CONGRES: Université Laval, Faculté de Médecine.Québec, P.Q.ANCIENS PRÉSIDENTS Albert PAQUET Richard GAUDET Arthur-L.RICHARD J.-A.VIDAL J.-B.JOBIN J.-A.DENONCOURT René-L.DuBERGER Jean-Marie LAFRAMBOISE Roma AMYOT Louis-Philippe MOUSSEAU MEMBRES DU CONSEIL ARCHAMBAULT, Francois, 3442, St-Hubert, Montréal ARCHAMBAULT, Gérard, 472, av.Laurier, St-Jean, P.Q.BEAUCHEMIN, L.-O., 208, Edifice Grain Exchange, Calgary, Alberta .co.0.BIBAUD, Barthélemy, 65, rue Nicholson, Valleyfield BLAIS, É.-Rolland, 1779, av.de l'Eglise, Montréal.BONIN, Wilbrod, 575, avenue Davaar, Outremont .BROUSSEAU, Louis-Philippe, Malartic, P.Q.CORMIER, J.-G., Sydney, Nouvelle-Ecosse COUTURIER, Alphonse, Rivière-du-Loup, P.Q.DÉCARIE, Roland, 524 est, rue Sherbrooke, DOMINGUE, Albert, 191, rue Principale, Granby, P.Q.EMARD, L.-M., 119, rue Marlborough, Comwall, Ont.FONTAINE, Auray, 52, av.Hamlet, Woonsocket, R.I.GAUTHIER, ).-Dominique, Shippegan, N.-B.COYETTE, Roger-B., 415 est, av.Laurier, Ottawa, Ont.[OANNET TE, Albert, Sainte-Agathe-des-Monts, P.Q.EBLOND, Sylvio, Hôtel-Dieu Saint-Vallier, Chicoutimi LED''C, André, 1465 ouest, avenue Bernard, Montréal LEMIEUX, Renaud, Hôpital du Saint-Sacrement, Québec 1960 LESSARD, Richard, 245, Grande-Allée, Québec .1960 MASSON, Gaston, 148, rue Sanborn, Sherbrooke, P.Q.1958 MILOT, J.-Donat, 1017 Stafford Road, Fall River, Mass.1960 MORISSET, Pierre, Saint-Georges-de-Beauce, P.Q.1960 PAIEMENT, Horace, Sturgeon Falls, Ont.1958 PERRON, J.-M., 12, rue Mercier, Shawinigan, P.Q.1958 PIETTE, Edmond, 37 sud, S.-Charles-Borromée, Joliette 1958 PILON, J.-Louis, 389 est, boul.St-Joseph, Montréal .1958 POWERS, Arthur, 11, rue Front, Hull, P.Q._.1958 RIOUX, J.-Emile, Sainte-Anne-des-Monts, P.Q.1958 R.de ST-VICTOR, Henri, 222, av.Daly, Ottawa, Ont.1958 ROULEAU, J.-Maurice, Saint-Grégoire (Nicolet), P.Q.1960 SIROIS, Jean, 144, Crande-Allée, 200.1, bec .1958 TETREAULT, Adélard, 1005, rue St-Prosper, T.-Rivières 1958 THIBAULT, Eugène, 4070, boul.Lasalle, Verdun, P.Q.1958 TURGEON, Pierre-A., 837, rue Cherrier, Montréa 1958 VIAU, Horace, 195 est, avenue Laurier, Ottawa, 1958 cette thérapeuti NOUS PRESENTONS LE.oo [rilafon (perphénazine) Le tranquillisant erricace pour ra complete variété DES TROUBLES PSYCHIQUES, IL POSSEDE UNE ACTIVITE SENSIBLEMENT PLUS ELEVEE; il est également utile à tous les degrés des cas où une thérapeutique tranquillisante est indiquée.\u2014PSYCHOSÉS HOSPITALISÉS AGITÉS \u2014PSYCHO-NÉVROSÉS AMBULANTS \u2014CAS DE BUREAU, HYPERANXIEUX ET SURTENDUS \u2014 insurpassé aussi, en tant qu\u2019antiémétique des plus puissants \u2014 indice thérapeutique inégalé \u2014 extrême rareté de la jaunisse et de l\u2019altération de la fonction hépatique dans les études faites jusqu\u2019à présent \u2014 absence en fait d\u2019hypotension significative \u2014 aucun rapport d\u2019agranulocytose \u2014 pas de photosensitivité de la peau \u2014 congestion nasale très rare \u2014 activité 5 fois supérieure à celle des agents dérivatifs de phénothiazine Posologie: vomissements.Présentation: Comprimés TRILAFON: 2, 4 et 8 mg., flacons de 50 et de 500.Comprimés TRILAFON: 16 mg., flacons de 500.22e TRILAFON, marque de perphénazine._N -/ ; he / cy CORPORATION 0 TEL \u2018 ; Pour obtenir un effet tranquillisant, 4 mg.trois ou quatre fois par jour ou moins.Certains cas de psychose peuvent exiger jusqu\u2019à 24 mg.par jour.Des doses encore plus fortes peuvent être temporairement nécessaires pour les cas hospitalisés de psychose sévère, surtout au début du traitement.4 mg.deux fois par jour suffisent généralement pour enrayer les nausées et les nes \u201c CF At + CINTREAL NOUVELLE SYNERGIE BARBITURIQUE ésente l'effet rapide ffet plus pro- a B E AG E N E ELIXIR GLYCEROPHOSPHATES 1 TONIQUE ET ALIMENT D\u2019EPARGNE Vitamine «B » Composée PERTES D'ENERGIE ET DApPETIT Prencepaux composants : ANEMIE NEURASTHENIE Vitamine B1 \u2014 Riboflavine \u2014 Pyri- TROUBLES GASTRO-INTESTINAUX doxine \u2014 Acide nicotinique \u2014 Acide DÉSÉQUILIERE NERVEUX pantothénique \u2014 Lécithine \u2014 Avéni- ne \u2014 Glycérophosphates de Sodium, Calcium, Potassium.DOSE: Une cuillerée à dessert quatre fois.par SAVEUR TOLERANCE jour avant les repas PARFAITE (comprimés blancs) Pantaérythritol tétranitrate .10mg.(comprimés jaunes) Pantaérythritol tétranitrate .10mg.Méphénésine .- _150mg.* (Butéthal 50% \u2014 Phénobarbital 50% ) Prophylaxie de la crise angineuse, Dose: et médicament des syndromes circulatoires.Selon l\u2019avis du médecin.CANADA DRUG LTEE LTD., MONTREAL L\u2019Union Méd.Canada XIII Tome 87 \u2014 Fév.1958 une nouvelle prescription d\u2019une importance vitale, pour le traitement des symptômes et la prévention des complications bactériennes anti-bactérien _.Composition par capsule: analgétique Pénicilline V (100,000 unités) 62.5 mg.y ur Salicylamide 194 me.antipyrêti oy DY ue Chlorhydrate de prométhazine 6.25 mg.antihistaminique Phénacatine 130 mg.sédatif Sulfate de méphentermine 3 mg.stimulant Présentation: flacons de 24 capsules PEN -VEE\" (din Pénicilline V, Salicylamide, Chlorhydrate de prométhazine, Phénacétine et sulfate de méphentermine Yael Marque Déposée Walkerville, Ontario MONCTON + MONTRÉAL WINNIPEG e VANCOUVER *Marque déposée 2 Ordonnance obligatoire L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 OPOBYL Cholérétiques végétaux Extraits hépatiques et biliaires.SPELY-EXPORT LABORATOIRES A.BAILLY I9 RUE DU ROCHER - PARIS VINANT Limitée, 8355, Bd St-Laurent, Montréal 11, P.Q.L'AMINOPHYLLINE FRANÇAISE CARENA SEDO-CARENA COMPRIMES Caréna \u2014 Phénobarbital \u2014 Papavérine Neurodysténies cardiaques Spasmes vasculaires, Algies des cardiaques.CARENA INTRAMUSCULAIRE Théophylline-éthyléne-diamine Syndromes cardiaques Syndromes cardio-rénaux Œdèmes cardiaques, rénaux et hépatiques.\u2014 L = CARENA-OUABAINE AMPOULES 1.V.\u2014 COMPRIMÉS VASO-DILATATEUR \u2014 CORONARIEN Défaillance cardiaque, cceur sénile TRINITRINE-CARENA COMPRIMES Algies paroxystiques, état de mal angineux, crises d\u2019angine de poitrine \u2014 Laboratoires DELAGRANGE \u2014 Paris Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 8355, Bd St-Laurent, Montréal 11, P.Q.A L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 MAINTENANT.UNE SULFAMIDOTHERAPIE SANS PRECEDENT \u2014 SEULEMENT UN COMPRIME PAR JOUR De nouveaux travaux faisant autorité ont démontré que la posologie du KYNEX peut étre réduite au-dessous de celle recommandée au début.l Les résultats cliniques ont maintenant démontré qu\u2019un seul comprimé (0.5 g.) maintient des taux sanguins thérapeutiques pendant plus de 24 heures.Preuves additionnelles que le KYNEX occupe une place unique en sulfamidothérapie: ® La plus Faible Dose Orale dans l\u2019Histoire des Sulfas \u2014 0.5 g.(1 comprimé) par jour chez le patient ordinaire pour maintenir des taux sanguins thérapeutiques ® Plus Grande Solubilité \u2014 concentrations sanguines efficaces en une heure ou deux ® Gamme Antibactérienne Etendue \u2014 exceptionnellement efficace dans les infections des voies urinaires ® Commodité \u2014 la faible dose de 0.5 g.(1 comprimé) par jour offre le maximum de commodité et aussi d\u2019acceptation par le patient.NOUVELLE POSOLOGIE La dose pour adultes recommandée est de 1 g.(2 comprimés ou 4 cuillerées à thé de sirop) le premier jour et ensuite 0.5 g.(1 comprimé ou 2 cuillerées à thé de sirop) tous les jours ou 1 g.tous les deux jours dans les infections légères ou modérées, Dans les infections sévères, où l\u2019obtention rapide de taux sanguins élevés est indiquée, la dose d\u2019attaque devrait être de 2 g., suivie de 0.5 toutes les 24 heures.Dose pour enfants, selon le poids; ainsi, un enfant de 40 livres devrait recevoir le quart de la dose pour adulte.|! est recommandé de ne pas dépasser ces doses.Comprimés: Chaque comprimé renferme 0.5 g.(7 grains) de sulfaméthoxypyridazine.Flacons de 24 et de 100 comprimés.Sirop: Chaque cuillerée à thé (5 cc.) de sirop aromatisé au caramel renferme 250 mg.de sulfaméthoxypyridazine.Flacon de 4 onces.1.Nichols, R.L., et Finland, W.: J.Clin.Med., 49:410, 1957.ER SULFAMÉTHOXYPYRIDAZINE LEDERLE LEDERLE LABORATORIES DIVISION, NORTH AMERICAN CYANAMID LIMITED 5550, AVENUE ROYALMOUNT, VILLE MONT-ROYAL, MONTREAL, P.Q.Sanao™ #Marque déposée XVI Médecine (méningite, infections systémiques et des voies respiratoires, efc.) Chirurgie Urologie Pédiatrie Ophtalmologie Oto-rhino-laryngologie Obstétrique et Gynécologie Dispensaire L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 Les besoins en GANTRISIN 7 augmentent chaque jour dans les services hospitaliers comprimés à 0.5 gm.ampoules 5 cc.(2 gm.) comprimés à 0.5 gm.Azo-Gantri- sin: 0.5 gm.de Gantrisin et 50 made HCI de phénylazo-diamino-pyri- dine en un seul comprimé.suspension (au goût de framboise) sirop (chocolaté).Lipo Gantrisin: émulsion (au goût de vanille-men- the) pour une posologie à Q.12 h.solution et onguent ophtalmiques à 4%.solution otique et solution nasale a 49,.crème vaginale à 10%.dans une crème évanescente blanche.comprimés à 0.5 gm.GANTRISIN \u2014 marque déposée du sulfisoxazol HOFFMANN-LA ROCHE LIMITÉE - MONTREAL L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 XVII DE PRENDRE UNE DÉCISION- EN PRÉSENCE D'UNE STAPHYLOCOCCIE AVÉRÉE OU SOUPCONNEE CATHOMYCIN [NOVOBIOCINE} EN CAPSULES ET EN SIROP LE MOMENT © ET POUR COUVRIR UN SPECTRE ANTIBACTÉRIEN PLUS ÉTENDU CATHOCILLIN (NOVOBIOCINE SODIQUE ET PENICILLINE) CAPSULES ICATHOMYCIN! est manifestement efficace Jest PRESENTATION contre les infections a staphylocoques et a Capsules de 'CATHOMYCIN!, rouge et blanc, certaines souches de proteus.Il agit même dosées à 250 mg.de novobiocine (sous forme de contre des infections qui ont résisté à d\u2019autres sel sodique).Bouteilles de 16 et de 100.Et .La ge sous forme de sirop dont la saveur d\u2019orange est antibiotiques.agréable au goût, en bouteille de 60 cm3.Le sirop de 'CATHOMYCIN' est dosé, par 5 cm3, à ' | ere ue CATHOCILLIN\"' est l\u2019antibiotique le plus 125 mg.de novobiocine (comme novobiocine fréquemment indiqué et le plus efficace quand calcique), soit 2.5%.SATA A Capsules de 'CATHOCILLIN!, bleu et blanc, i est indiqué.On le recommande contre les contenant 125 mg.de novobiocine sodique et infections où s\u2019impose l\u2019activité complémen- 75 mg.(125,000 U.I.) de pénicilline G potassique.taire du 'CATHOMYCIN! et de la pénicilline.Bouteilles de 16 et de 100.«D Merck Sharp & Dohme Division de Merck & Co.Limited Montréal 30, Qué. L\u2019Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 une evaluation récente de BUTAZOLIDINE (marque de phénylbutazone) dans le traitement des maladies rhumatismales t dans l'arthrite rhumatoide périphérique, le taux d'échec pour BUTAZOLIDINE, après les premiers six mois, est moins grand que pour les corticostéroides.dans la spondylite rhumatoide, BUTAZOLIDINE présente un taux d'échec extrêmement bas.C'est le médicament de choix et à date les A résultats ont été bien supérieurs à ceux obtenus par la radiothérapie.Littérature détaillée disponible sur demande.BUTAZOLIDINE (marque de phénylbutazone): comprimés de 100 mg.tHolbrook, W.P.: M.Clin.North America 39:405 (Mars) 1955, } PRODUITS PHARMACEUTIQUES GEIGY Division de Geigy (Canada) Limited - 2626, Bates Road, Montréal 26, Canada \\ \u201c2 \\ > \\ # DS NS % J # # \u2014 3 / ¢ LA rd ma # Ç LAN Ac = 3 (à & >, ON A $ Rovamycine Capsules \u2018à 250 mg.La ROVAMYCINE n'est p tn ELLE TL t dt | Aus mes Gram contre Is \u2018orga positif Elle ast remarquablement bien ) tolérée par les od de tout CA ; Gr TT TR err: L'Union Méd.du Cart Tome 87 \u2014 février Rovamycine SPIRAMYCINE (5337 R.P.) > est particulièrement efficace dans les INFECTIONS A GERMES GRAM-POSITIFS (staphylocoque, streptocoque, pneumocoque, entérocoque) et spécialement dans les INFECTIONS DES VOIES RESPIRATOIRES b No est le médicament de choix dans les CAS DE \\ RÉSISTANCE aux autres antibiotiques et en \u2018 particulier dans les STAPHYLOCOCCIES | semble être un excellent traitement de la ; COQUELUCHE > donne de très bons résultats dans la furonculose, la pyodermite, etc.PRÉSENTATION Flacons de 12, 100 et 250 capsules à 250 mg.POSOLOGIE ADULTES: dose usuelle par 24 heures: 2 à 3 Gm.répartis en 3 ou 4 prises.Dans les cas graves, la posologie peut être portée à 4 Gm.; Lo - ns 4 ENFANTS: posologie journalière minimum: 50 mg.par kg.de poids, pouvant être portée, sans inconvénient, à 100 mg.par kg.de poids.renseignements détaillés sur demande oulenc\u2026 - 8580 Esplanade, Montréal L\u2019Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 PEPTIQUE ACIDITÉ SUULAGEMENT PROMPT, PROLONGE OLANTYL soulage la douleur due au spasme\u2026 l\u2019anti- acide supérieur à action antispasmodique*.pas d'effets secondaires semblables à ceux de I'atropine ou de la belladonne.neutralise l\u2019acidité\u2026 l\u2019antiacide préféré.neutralise promptement l\u2019hyperacidité.favorise la cicatrisation .l'antiacide protecteur.produit une couche émolliente qui recouvre la région ulcérée° enraye l\u2019érosion.l'action préventive antiacide et anti-enzyme enraye les effets nécrotiques de la pepsine et de la lysozyme.\u2018 posologie .Adultes: 2 à 4 cuil.à thé de Gel ou 1 à 2 Tablettes (à croquer) toutes les trois heures selon le besoin.Enfants: 1 ou 2 cuil.à soupe de Gel t.i.d.1.McHardy, G.et Browne, D.: South.M.J.45:1139, 1952.2.Hufford, A.R.: Rev.Gastroenterol.18:588, 1951.3.Johnston, R.L.: J.Indiana St.M.A.46:869, 1953.4.Miller, B.N.: J.South Carolina M.A, 48:245, 1952.\\ Bentylol\u2014 l'antispasmodique à action rapide et sûre de Merrell, THE WM S.MERRELL COMPANY New York - ST.THOMAS, ONTARIO - Cincinnati MARQUES DE FABRIQUE: \u201cBENTYLOL\u2019, *KOLANTYL* Un autre produit exclusif des recherches originales Merrell XXI XXII L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 5200 TY Canadiens peuvent maintenant porter sur _ eux cette carte d\u2019identité Mobenol Depuis avril 1957 plus de 5200 diabétiques Canadiens CRT ES TL wf , mar Ceci souligne l'acceptation et 2 J .grandissante de ce traitement 3 Len gy \"oral commode, par nos médecins Canadiens ainsi que CU efficacité \u2018chez les patients.où | le diabète s\u2019est déclaré Ie Ru oral du diabéte | Cu après 40 ans.| RIS, Horner \u2014 Flacons de 50 comprimés FRANK WO HORNER _LIMITED o MONTREALWC CANADA L'Union Méd.Canada XXIII Tome 87 \u2014 Fév.1958 un nouvel analgésique per os, non-narcotique, destiné aux ostéomyalgies d'intensité modérée à moderement vive ue K cirate d\u2019éthoheptazine et acide acétylsalicylique, Wyeth | *Marque de commerce | FORTEMENT EFFICACEMENT ANALGETIQUE ANTI-INFLAMMATOIRE 2 comprimés de ZACTIRIN exercent l'activité de 4 grain de codéine plus 10 grains d'acide acétylsalicylique efficace, bien tolérée .exempte des effets secondaires de la codéine, du risque d'addiction et d'accoutumance notable y WALKERVILLE ONTARIO MONCTON + MONTRÉAL « WINNIPEG » VANCOUVER Marque Déposée PRESENTATION: Comprimés caractéristiques a 2 couches, jaune et vert, en flacons de 100 comprimés.Un comprimé renferme 75 mg.de citrate d'éthoheptazine et 325 mg.(5 grains) d'acide acétylsalicylique. XXIV L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 ne \u201cté NOUVEAU PRODUIT e_ 9 _* 4 | | æ SEE Set a A &, cu -alleraic = eapct 2X N \\ | a \\ Pour échantillon et littérature, écrivez à ¥ cA\" LES SANDOZ 7 L'Union Méd.Canada Ave Tome 87 \u2014 Fév.1958 XXV KENACO SODIQUE ET AQUEUSE LE TRAITEMENT ORAL PRÉFÉRÉ « de l\u2019arthrite rhumatoïde et autres états Présente Triamcinolone Squibb POUR LA PREMIÈRE DANS LA CORTICOTH GÉNÉRAL RHUMATISMALE, ANTI-INFLAMMATOIRE ET ANTI-ALLERGIQUE / TOTALE SANS RÉTENTIO EUPHORIE FACTICE rhumatismaux de l'asthme bronchique et troubles allergiques des affections cutanées des maladies du colagène de la néphrose de la leucémie comprimés d\u2019un mg; flacons de 50 comprimés de 4 mg; flacons de 30 sce inspire confiance RgSauibb & Sons of Canada, Limited L'Union Méd.Canada XXVI Tome 87 \u2014 Fév.1958 abrégez le traitement de moitié en employant la moitié moins de vitamine À dans l\u2019acné, les eczémas, les peaux squameuses aquasol À la vitamine À naturelle, originale, aqueuse sous forme de capsule.à haute concentration 1 les capsules Aquasol A sont aqueuses \u2014 absorption beaucoup plus rapide et plus complète de la vitamine À hydrosoluble (niveaux sanguins jusqu\u2019à 300% plus élevés qu'avec la vitamine A huileuse).2 les capsules Aquasol A renferment de la vitamine À naturelle, permettant une utilisation meilleure et plus rapide.La vitamine A naturelle fournit tous les isomères connus, pleinement utilisables et physiologiquement actifs de la vitamine A \u2014 comparativement à la vitamine À synthétique qui ne comporte qu\u2019un seul isomère, isomère qui doit subir une transformation dans l\u2019organisme avant d'être utilisé dans certains processus enzymatiques.La vitamine À est devenue partie intégrante de la thérapie dans l'acné, les eczémas chroniques, les peaux excessivement sèches et autres lésions d\u2019hyperkératose.Pourquoi ne pas prescrire les capsules Aquasol A qui sont plus efficaces et plus commodes?Le traitement spécial de la vitamine À qu'elles contiennent en fait disparaître les éléments non vitaminiques allergènes.deux concentrations élevées différentes CAPSULES AQUASOL A (vitamine A naturelle hydrosoluble) par capsule: 25,000 Unités Internationales et 50,000 Unités Internationales flacons de 25, 100, 500 et 1,000 capsules | Echantillons et documentation sur demande arlington-funk laboratories, division u.s.vitamin corporation of canada, ltd.1452, rue Drummond, Montréal, Canada. L'Union Méd.Canada XXVII Tome 87 \u2014 Fév.1958 = NE SA SS HAR SN NS .= se se = Ne HS = RY 385 = =.= = = = sa > a he a = NE EINER = = SRR ee Se te cs = es ar = a -\u2014 = SE = .es Sn = ne 2 : ce nserp a tmmenenss a i: se i iE 2 7 2 Ni fs 5 i 7 % 2 | 7 2 4 ES 5 5 aL \u201c 2 or ree.ree 1) pe 7% GE.7 5 % 7 a 7 i Sr 7 Gi i or CE 2 2 5 a 2 A.i i L'Union Méd.Canada XXVIII Tome 87 \u2014 Fév.1958 RT ws Pe Le == Fr \\./ o>; i ymorce le ER sommeil naturel a Ro 1\u20ac (e i si.bi 2d 2p > 104 convulsions = -1 \u201d\" 54 Spasmes 1 195 naupalhie Lid .atov et Labo! yry Ge\" \u2014\u2014\u2014 un 2) 5 bie 2 5 TROUBLES NEURO-CARDIAQUES : HYPERTENSION Limitée J.EDDE ADULTES - ENFANTS CIO GHEY anada un demi-million d'unités de ERIE per os en véhicule insoluble en milieu acide soluble en milieu basique ë sont libérés au niveau de l'intestin grêle mais Gf bec ini rose) aa an a PP \"d'avoir atteint ce milieu td: > em?® \u2026.® >, S Vi = © \u201d N° 888 comprimss PR Désagrégation Réglée Le comprimé renferme 500,000 U.l.de pénicilline G potassique Ayerst, McKenna & Harrison Limitée, Montréal 610-82 XXXII ALERTE?OUI! NERVEUX ?NON! L'Union Méd.du Cana Tome 87 \u2014 février 19 QUI RELACHE LA TENSION D'ORIGINE NERVEUSE AUCUNE ACTION HYPNOGÈNE \u201cLes patients étaient calmes sans être somnolents.\u201d aucun effet secondaire, aucune réaction de toxicité et aucune accoutumance ne furent observés chez 103 patients traités pendant dix mois.DIMINUTION DE L\u2019ANXIÉTÉ les patients rapportèrent un effet meilleur que celui des barbituriques.DÉTENTE, DES MUSCLES A FIBRE LISSE l\u2019action spasmolytique relâche la tension mais ne produit pas d\u2019indolence.| En deux concentrations: comprimés de 50 et 100 mg.Ayerst, McKenna & Harrison Limitée, Montréal nouvelle présentation: \u201cBEMINAL\" avec \"SUVRENE\" N° 3 \u201cBÉMINAL\u201d 817 (vitamines B et vitami C) associé à \u201cSUVRENE\u201d [Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 Le XXXI1 OEUX évélateur L\u2019atteinte cardiaque est une des manifestations les plus graves de la maladie rhumatismale.Elle signe une attaque streptococcique primaire ou récidive antérieure et révele une lésion organique et un trouble fonctionnel grave.Le traitement prophylactique à la BICILLIN a pour but principal de protéger le coeur contre ces conséquences.Recommandée par l\u2019American Heart Association :! e Pour prévenir l\u2019apparition du rhumatisme articulaire aigu\u2014traitement des infections streptococciques: Chez l\u2019enfant\u2014Une injection intramusculaire de 600,000 à 900,000 unités Chez l\u2019adulte\u2014Une injection intramusculaire de 900,000 à 1,200,000 unités Wipe Marque Déposée WALKERVILLE, ONTARIO MONTREAL « WINNIPEG + VANCOUVER ® Pour prévenir les récidives du rhumatisme articulaire aigu\u2014 prophylaxie des infections streptococciques: Chez les malades frappés de maladie de Bouillaud\u2014Une injection intramusculaire mensuelle de 1,200,000 unités 1.American Heart Association: Comité pour la prévention du rhumatisme articulaire aigu et de l\u2019endocardite bactérienne, Charles H.Rammelkamp, Président: Circulation 15:154 (janvier 1957).BICILLIN * INJECTABLE À LONGUE-ACTION Pénicilline G benzathine (dibenzyléthylénediamine dipénicilline G), Wyeth MANTEAU PROTECTEUR @ Ordonnance obligatoire *Marque déposée L'Union Méd.Canada XXXII Tome 87 \u2014 Fév.1958 ARGYROL EXERCE UNE ACTION bactériostatique, décongestive, détergente et émolliente! Compatible avec les antibiotiques organiques.ARGYROL NE FAVORISERA PAS la congestion compensatoire, la rhinite médicamenteuse, l\u2019apparition de souches résistantes SOLUTION \u2018 STABILISÉE L\u2019ARGYROL STABILISÉ garde I * sa fraicheur.Le protéinate d'argent reste faible.L'efficacité étendue d\u2019ARGYROL et son action physiologique bénigne en font le médicament de choix pour le traitement des infections de la membrane muqueuse.S'emploie commodément à la maison ou au bureau.tom Pa gens spot\" CROOKES-BARNES CANADA LIMITED STE-THERESE, Qué.PRESCRIVEZ LA SOLUTION STABILISEE d'ARGYROL à 10% ( oz.) et à 5% (1 oz.) *La marque déposée Argyrol est la propriété de Crookes-Barnes Canada Limited DÉCONGESTIONNE ET SOULAGE SANS CONGESTION COMPENSATOIRE .-.DÉCONGESTIONNE SANS TROUBLES FONCTIONNELS L'Union Méd.Canada XXXII11 Tome 87 \u2014 Fév.1958 * Orinase\u2019 Finds inbetiues sor dehamocsis dea Shik le R PAR VOIE BUCCALE Sans ennuis, une dose quotidienne de 1 à 3 comprimés maintient l\u2019équilibre dans les cas de diabète apparaissant à la maturité, chez nombre de patients de plus de 30 ans.Le régime alimentaire doit être poursuivi paral- lelement au traitement à l\u2019ORINASE.En présence d\u2019infection, de blessure ou d\u2019autre affaiblissement, l\u2019insuline peut devenir nécessaire.N Documentation sur demande.* Marque déposée HOECHST PHARMACEUTICALS OF CANADA LIMITED, MONTRÉAL XXXIV L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 UN \u201cCLINIQUICK\u201d AMES RESUMES CLINIQUES POUR LA PRATIQUE MODER existe-t-il un rapport entre le degré de défaillance cardiaque et la quantité de protéine trouvée dans l\u2019urine?Oui.Il existe généralement un rapport entre les deux.Référence\u2014G.A.Race, C.H.Scheifley et J.E.Edwards: Circulation 13:329, 1956.Protéinurie dans la Défaillance Cardiaque Protéine en mg % 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 I (31 malades) 8 malades 23 malades DS » IV (11 malades) 7 malades 3 malades > 1 malade tests \u201ctremper et lire\u201d adjuvants de la médecine clinique ALB USTI X bâtonnets réactifs pour la protéinurie MARQUE DÉPOSÉE K ETO STI X bâtonnets réactifs pour l\u2019acétonurie MARQUE DÉPOSÉE CLI N ISTIX bâtonnets réactifs pour la glycosurie MARQUE AMES COMPANY OF CANADA, LTD., TORONTO L'Union Méd.Canada XXXV Tome 87 \u2014 Fév.1958 même les gourmets en herbe aiment la délicieuse saveur d'orange de Nulcin ou de Deca-Mulcin 6 vitamines essentielles 10 vitamines importantes en nutrition, y compris la vitamine Bæ stable e S'administrent facilement à la cuillère e Ne collent pas, ne se précipitent pas e Stabilité assurée\u2026 réfrigération non requise e Bouteilles à bec pour verser Bouteilles de 4, 8 et 16 onces MEAD JOHNSON DU QUÉBEC, LTÉE AU SERVICE DE LA PROFESSION MEDICALE L'Union Méd.Canada XXXVI Tome 87 \u2014 Fév.1958 ENFIN! UN TRANQUILLISANT DONT LAGTION GESSERA LA SOMNOLENCE (oxanamide) pour la quiétude QUIACTIN \u2014à la dose recommandée \u2014un comprimé de 400 mg.q.i.d., produit une action tranquillisante plus grande que celle du méprobamate, sans somnolence.permet une activité plus prolongée, exempte de toxicité et de symptôme à la privation.!-3 Par sa structure, QUIACTIN est un tout nouveau tranquillisant\u2026 différent, au point de vue thérapeutique.dont l\u2019action cesse avant de dépasser la marge de confort et de sécurité du malade.QUIACTIN ne pousse pas la tranquillité du malade jusqu\u2019à la lassitude ou à la dépression.1.Proctor, R.C.: Dis.Nerv.Sys.18:223, 1957.2.Feuss, C.D., et Gragg, L.Jr.: Dis.Nerv.Sys.18:29, 1957.3.Coats, E.A,, et Gray, R.W.: Dis.Nerv.Sys.18:191, 1957.Marque déposee: Quiactin THE WM.S.MERRELL COMPANY New York - ST.THOMAS, ONTARIO - Cincinnati Un autre Produit exclusif dû 3 la Recherche originale Merrell L'Union Méd.Canada XXXVII Tome 87 \u2014 Fév.1958 formule a sa taille en suspension pédiatrique Les enfants prennent volontiers le Tedral en Suspension Pédiatrique au goût agréable.Le Tedral en Suspension Pédiatrique est une préparation de demi-force formulée spécialement pour les jeunes, Elle peut être administrée facilement, en toute sécurité.Chaque cuillerée à thé (5 cc.) contient: Théophyltine (1 gr.) .pour soulager la constriction Ephédrine HCI (3/16 gr.) .pour atténuer la congestion Phénobarbital (1/16 gr.) .pour procurer une sédation moyenne ADMINISTRATION: Enfants de 6 à 12 ans: 1 c.à t.Enfants 12 ans ef au-dessus: 2 c.à t.On peut répéter la dose à toutes les 4 heures, de préférence après les repas.Enfants de moins de & ans: doses plus faibles proportionnellement à l\u2019âge.WARNER-CHILCOTT Laboratories CO.LIMITED, TORONTO, CANADA Fes ment Sa < ud | ce comprimé represente la dose de sulfamide pour un jour entier PRESENTATION DE 0 0 (sulfaméthoxypyridazine, Parke-Davis) Le nouveau produit de Parke-Davis, MIDICEL, représente l\u2019étape finale des longues recherches en vue de trouver la thérapeutique sulfamidée idéale \u2014un produit antibactérien à action continue, capable de procurer à petites doses des effets thérapeutiques prolongés, et présenté sous une forme pratique pour l'administration orale.MIDICEL procure les avantages suivants, recherchés depuis longtemps en thérapeutique sulfamidée: Administration pratique: un comprimé par jour!*\u2014pas de traitements compliqués\u2014 pas de doses oubliées \u2014pas de médicament à prendre au milieu de la nuit.Action rapide!*#5 \u2014 absorption facile, bonne diffusion tissulaire, concentration sanguine atteignant rapidement ur niveau thérapeutique.Action prolongée!5\u2014un seul comprimé par 24 heures suffit à maintenir, jour et nuit, la concentration sanguine et urinaire à des niveaux thérapeutiques constants.Spectre d'activité antibactérienne étendu il possède un pouvoir antibactérien très efficace.Il suffit, pour obtenir des concentrations sanguines efficaces et durables, de prescrire une fraction de la dose nécessaire d'habitude avec la plupart des autres sulfamides.Ceci est surtout\u2019 appréciable dans les infections des voies urinaires causées par des germes sulfamido-sensibles.Sécurité plus grande'>\u2014une grande solubilité dans l'urine acide, une excrétion rénale lente, une faible acétylation et l'absorption de doses réduites contribuent à éviter, d'une façon remarquable, la lithiase urinaire et d\u2019autres complications.\u2018 .Posologie Adulte: Dose d\u2019attaque (ler jour): 2 comprimés (1 g) dans les infections bénignes ou peu graves, ou 4 comprimés (2 g) dans les infections sévères.Dose d'entretien: 1 comprimé par jour (0,5 g).Posologie Enfants: Suivant le poids.Voir la brochure pour plus de détails sur la posologie et l'administration.ue Présentation: Comprimés à 0,5 g, divisibles en quatre; en flacons de 24 et de 100 comprimés.Références: (1) G.G.Jackson et H.G.Grieble: Ann.New York Acad.Sc.69:493, 1957.(2) W.E Jones et M.Finland : Ibid.69:473, 1957.(3) M.H.Lepper, A.J.Simon et C.J.Marienfeld: Ibid.69:485, 1957.(4) S.Ross, W.E.Ahrens ct E.A.Zaremba: Ibid.69:501, 1957.(5) W.E Walker et M.Hamburger: Ibid.69:509, 1957.A 4 c M Q 2 La = PARKE, DAVIS & CO., LTD.* TORONTO 14, ONTARIO : FL.) - Er?i XL PAS DE CONTRE-INDICATION CONNUE L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 permet une posologie élevée, une diurèse plus efficace chez plus de patients La faible fréquence des réactions secondaires du Rolicton (marque de l\u2019amiso- métradine) permet une posologie élevée, et offre l'avantage d\u2019une diurèse efficace à un plus grand nombre de patients que cela n\u2019était possible auparavant.Des études de laboratoire révèlent que le nouveau diurétique oral Searle provoque une franche diurèse, accompagnée d\u2019une excrétion essentiellement équilibrée d\u2019eau, de sodium et de chlorures.Settel 1 étudia l\u2019effet du Rolicton chez quarante-sept patients et ne releva aucun effet secondaire grave.Assali, qui observa l'action du Rolicton chez cinq patientes souffrant de toxémie de la grossesse, déclare 2 que les réactions secondaires sont tout à fait inexistantes.Une si faible fréquence de réactions secondaires, alliée A Tefficacité thérapeutique, laissent prévoir que le Rolicton sera d\u2019une extrême utilité.Un comprimé de Rolicton, deux fois par jour, suffit généralement à préserver les patients de l\u2019œdème, après la dose de quatre comprimés du premier jour.Quelques patients réagissent bien à un seul comprimé par jour.G.D.Searle & Co.Chicago 80, Illinois.La Recherche au Service de la Médecine.1.Settel, E.: Rolicton (Aminoisométradine), nouveau diurétique non mercuriel, Postgrad.Med.21:186 (fév.) 1957.2.Assali N.S.: Communication personnelle, 28 SEARLE Glomérule normal, montrant la musculature des artérioles, les podocytes épithéliaux glomérulaires, et les cellules musculaires \u201cépithéloides\u201d d'un vaisseau efférent. L'Union Méd.Canada XLI Tome 87 \u2014 Fév.1958 Véritable solution aqueuse pour une action anti-inflammatoire des plus efficaces SOLUTION OPHTALMIQUE STÉRILE So.(21-PHOSPHATE DE PREDNISOLONE-SULFATE DE NÉOMYCINE) Fo-Hy Vous pouvez dès aujourd\u2019hui faire profiter vos patients des avantages incomparables du premier \u2018\u2018delta-stéroïde\u201d\u2019 présenté sous forme de véritable solution aqueuse.Cette préparation, stérile et stable, renferme un ester inorganique soluble du plus actif des \u2018\u201cdelta-stéroïdes\u2019\u201d\u2019\u2014Ile 21-phos- phate de prednisolone.De fait, la solution ophtalmique stérile \"NEo- HYDELTRASOL' est unique par les avantages qu\u2019elle procure: * absence de toute particule susceptible de blesser l\u2019oeil ° concentrations de prednisolone uniformes et beaucoup plus efficaces ° compatibilité physiologique avec les tissus et humeurs oculaires * longue stabilité\u2014aucune précipitation avec le temps\u2014réfrigération inutile Indications: Lésions allergiques et inflammatoires du segment antérieur de l\u2019oeil; blessures dues à un traumatisme d\u2019origine mécanique ou chimique; infections relevant de bactéries néomycino-sensibles.Contre-indications: Herpès simplex et tuberculose oculaires.Présentation: Solution ophtalmique stérile \"NE0-HYDELTRASOL! à 0.5% en flacons compte- gouttes de 5cm3; onguent ophtalmique 'NeEO-HYDELTRASOL' a 0.25% en tubes de 3.5 Gm.Et, de plus.Solution ophtalmique stérile \"HYDELTRASOL' a 0.5% en flacons compte-gouttes de 2.5 cm?et de 5 cm*; onguent ophtalmique 'HYDELTRASOL' à 0.25% en tubes de 3.5 Gm.Merck Sharp & Dohme Montreal 30, Qué.Division de Merck & Co.Limited XLII L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 Dans les rhumes.Partout.En tout temps Neo-Synephrine Décongestion rapide et Prolongée Drainage des sinus et Aération PAS D'IRRITATION e PAS DE SEDATION e PAS D\u2019EXCITATION * Gouttes nasales 0.25%, 0.5% et 1% un flacon-presseur, * Vaporisations Nasales 0.25% et 0.59 © hastiaue incassable er * Gouttes Nasales Pédiatriques 0.25% une fine brume avec chlorure de Zéphiran 1:5000 un agent de dispersion antibactérien et un préservatif pour une plus grande efficacité.+ ! ® NEO-SYNEPHRINE.ZEPHIRAN FRADE MARKS REG.CAN.WINDSOR LABORATORIES OF CANADA LID.ONTARIO | 433 RIVERSIDE DRIVE WEST, WINDSOR, ONTARIO lChoix de trois formats pour soulager toute opiniâtre ALLERGIE DES MÉTISTÉROÏDES ÉPROUVÉS ALLIÉS À L\u2019ANTIHISTAMINE SOUVERAIN ° PROCURENT UN SOULAGEMENT TRANSCENDANT Nouvel alliage contre les allergies de l\u2019œæil METICORTELONE (PREDNISOLONE) AVEC GLUCONATE DE CHLOR-TRIPOLON METRETON en suspension ophtalmique pour un soulagement topique excellent des allergies de l\u2019œil Chaque cc.de la Suspension ophtalmique Metre- ton contient 2 mg.(0.2%) d\u2019acétate de Meticor- telone (acétate de prednisolone) et 3 mg.(0.3%) de gluconate de Chlor-Tripolon.Vendu en bouteille compte-gouttes de 1 ce.YETICORTEN (PREDNISONE) AVEC MALEATE DE CHLOR-TRIPOLON ET ACIDE ASCORBIQUE comprimés METRETON pour un soulagement prompt et efficace avec le minimum d\u2019effets secondaires METICORTELONE (PREDNISOLONE) AVEC GLUCONATE DE CHLOR-TRIPOLON METRETON pour pulvérisation nasale pour un soulagement rapide de la congestion et de l\u2019écoulement du nez l'omposition : Comprimés METRETON, chaque comprimé contient 2.5 mg.de Meticorten (prednisone), 2 mg.de maléate de | Chlor-Tripolon (maléate de chlorprophènepyridamine) | et 75 mg.d\u2019acide ascorbique.; Le Vaporisateur nasal METRETON, contient 2 mg.d\u2019acétate de Meticortelone (acétate de prednisolone) et 3 mg.de gluconate de Chlor-Tripolon dans chaque ccd\u2019un véhicule isotonique bien toléré.WE temperature nocouité ie | résentation : | Comprimés METRETON, en bouteilles de 30 et de 100.Vaporisateur nasal METRETON, bouteille compressible de 15 cc.en plastique \u2014 boîte individuelle.8 Compound) 5e Each tablet TENN | arque d'hydrachlorure ge phagimétrazine À À ki ih eg evita ie HN Brome $ | [3 vægy ne pPerte de pRgds progregive et Fgnifigative par une * Vi \u2019 2 SCINS fe e[-Mleou dopsrols alime a 1 BELOIT TTT ah, 4 ES x: te gpntiance a de patients diabétiques .3- Est pré Fa Ç oJ} ffi a Tylelginle Pit ae Ay ét prêts Appetite ht 86.phi et H 3 Digest Tre ro En train d\u2019etablir un nouveau record / Des bienfaits thérapeutiques hors ligne ont fait reconnaître It Tétracycline ACHROMYCINE dans le traitement de plus de 5%, différentes infections.i Maintenant, les nouvelles Capsules d\u2019ACHROMYCINE V if! l\u2019action rapide offrent régulièrement à un plus grand nombrÿ: de patients des niveaux sanguins élevés, toujours avec le mêmt spectre antibactérien étendu de la molécule cristallisée inchart\u2019 gée de tétracycline-HCI ACHROMYCINE, la même fréquency: is | Vi peu élevée d\u2019effets secondaires, la même posologie et les mê- nes indications.Les nouvelles Capsules d'ACHROMYCINE V ne jontiennent pas de sodium.Tétracycline-HCI Tamponnée à l\u2019Acide Citrique J ouBLIEZ PAS LE V QUAND VOUS SPECIFIEZ ACHROMYCINE V APSULES: (bleu et jaune) 250 mg.de tétracycline-HCI (tamponnée a acide citrique, 250 mg.) ; 100 mg.de tétracycline- \u201c| {tamponnée 3 I'acide citrique, 100 mg.).POSOLOGIE DE L\u2019ACHROMYCINE V.La dose orale de base recommandée est L 6-7 mg.par livre de poids par jour.Dans les fortes infections aigués se rencontrant souvent chez les nourrissons et les fants, la dose doit étre de 12 mg.par livre par jour.La dose pour I'adulte moyen doit être de 1 gramme fractionnée en \u2018atre prises de 250 mg.\u2014 \u2018DERLE LABORATORIES DIVISION, NORTH AMERICAN CYANAMID LIMITED - 80, AVENUE ROYALMOUNT, VILLE MONT-ROYAL, MONTREAL, P.Q.lARQUE DÉPOSÉE L L'Union Méd.Canada Tome 87 - \u2014 Fév.1958 eee we a } 21 Marque déposée KERVILLE, ONTARIO ONCTON, MONTREA INNIPEG, VANCOU - dos que la diarrh t enray illeréeat ou plus suiva osolog.enfa de Vs Gall Im A VOTRE PORTÉE.UN ANTIDIARRHÉIQUE PLUS ACTIF, PLUS EFFICACE À PLUS FAIBLE DOSE An Sind ae a Se aucune douleur\u2026 aucun souvenir.aucun cauchemar épeurant en anesthésie pédiatrique \u201cNom déposé Les résultats ave : ENTOTHAL administré par voie rectale à des patients 3 de-tout âge .y compris des nourrissons de trois semaines .se sont montrés régulièrement satisfaisants.Le PENTOTHAL par voie rectale réduit la dose d\u2019anesthésique par inhalation et d\u2019agents complémentaires, réduisant ainsi considérablement le trouble physiologique causé par l\u2019anesthésie chez le patient.Comme anesthésique de base ou comme seul agent dans des interventions mineures choisies, le PENTOTHAL par voie rectale s\u2019avère une des méthodes les plus sûres, les plus souples et les plus humaines en anesthésie pédiatrique.(bbott PENTOTHAL god (Thiopental Sodique, Abbott) #00 ee FRANKLIN WEBBER En Afrique du Sud, aussi, le Pentothal est un \u2018agent de choix Dans le monde entier.il n\u2019y a pas d\u2019anesthésique intraveineux plus largement employé et plus respect faq Après plus de 23 ans d\u2019usage et plus de 2500 rapports publiés, le PENTOTHAL est\u2014indubitablement \u2014 devenu l\u2019anesthésique intraveineux le plus complètement documenté au monde.D\u2019une action prévisible et offrant P H N I | \\ O I | Del A L | une sécurité remarquable, tout en étant très économique, .le PENTOTHAL Sodique est maintenant devenu synonyme S O d | gd U e d\u2019anesthésie intraveineuse moderne.Avez-vous Obbott notre littérature?(Thiopental Sodique Injectable, Abbott) 711018 j *Nom déposé BULLETIN LES \u201cTEACHING INSTITUTES\"\\\\GÉ L' \u201cASSOCIATION OF AMERICAN MEDICA}, & \\ 25 Depuis la fin de la dernière guerre, nos A eau éud, 4 occupent énormément de leurs méthodes d\u2019enseignèNtrt-st decine et cette inquiétude a donné lieu, entre autres réalisations, à des réunions d\u2019étude d\u2019un genre particulier, que l\u2019on appelle \u201cTeaching Institute\u201d et auxquelles sont invités annuellement depuis 1953 des représentants des facultés de médecine des États-Unis et du Canada.Cela a commencé, en 1951, par une réunion conjointe de l\u2019A.A.M.C.et de I\u2019 \u201cAmerican Psychiatric Association\u201d, réunion consacrée au rôle de la psychiatrie dans l\u2019éducation.En 1952, on s\u2019oceupa du problème de l'hygiène et de la médecine préventive et de l'importance qu\u2019il faut leur donner aux yeux des futurs praticiens.En 1953, eut lieu le premier \u201cTeaching Institute\u201d.Il fut consacré aux problèmes d\u2019enseignement de la physiologie, de la biochimie et de la pharmacologie.Celui de 1954 s\u2019occupa d'anatomie pathologique, de bactériologie, d\u2019immunologie et de génétique.En 1955, on diseuta d'anatomie et d'anthropologie.Depuis deux ans, le centre d'intérêt, c\u2019est l\u2019étudiant.On s\u2019est interrogé, l'an dernier, sur les problèmes de l\u2019admission et de l'évaluation des candidats à l'étude de la médecine.Cette année, on a discuté d\u2019écologie de l\u2019étudiant en médecine, l\u2019assimilant a une plante ou a un microorganisme vivant influencé par son milieu et l'influençant en retour.On abordera, au cours des deux prochaines années, le domaine de l\u2019enseignement clinique et l\u2019on aboutira, éventuellement, à la discussion de l\u2019internat, de la résidence et des études post-scolaires en général.Ces réunions sont fidèlement suivies.On en attend beaucoup.Elles représentent un examen de conscience collectif.Elles tiennent lieu d\u2019une réunion de faculté à l\u2019échelle du continent.On y soulève beaucoup de problèmes, plusieurs restent, sur le champ, sans réponse et l\u2019on compte bien que les divers représentants des facultés en feront éventuellement part, dès leur retour chez eux, et provoqueront ainsi l\u2019inquiétude nécessaire destinée à combattre la confortable routine et la sacro-sainte tradition. 116 BULLETIN uno MO 1068 A propos d\u2019écologie, on a discuté cette année des différents facteurs qui peuvent influencer le rendement et la formation de l\u2019étudiant.Il y a d\u2019abord le curriculum dont on s'inquiète beaucoup, que l\u2019on modifie un peu partout, que l\u2019on bouleverse même en certains endroits.Ces réformes sont souvent nécessaires; elles ne doivent pas nous faire illusion et susciter l\u2019enthouslasme simplement parce qu\u2019elles introduisent du nouveau dans l\u2019enseignement.Il faut être bien pénétré du but que l\u2019on poursuit en soumettant un jeune homme à un programme d\u2019études.Les connaissances qu\u2019on lui permet d\u2019acquérir valent moins que la formation qu'on cherche à lui inculquer et qui servira de base à son épanouissement définitif comme personnalité médicale.Et dans cette double tâche, la responsabilité du personnel enseignant n\u2019échappe à personne et la responsabilité de ceux qui doivent choisir et guider ce personnel est évidente.On voudrait aussi, en certains milieux, traiter l\u2019étudiant en médecine comme un élève post-scolaire, augmenter son sens de la responsabilité à l\u2019égard de sa formation professionnelle, lui laisser plus d\u2019initiative, plus de liberté dans le choix des matières à approfondir, favoriser des contacts plus intimes et plus stimulants avec les professeurs, diminuer l\u2019importance de la compétition et trouver d\u2019autres critères que ceux des examens pour juger de son progrès.Il a été également question des facteurs extrinsèques susceptibles d\u2019influencer le rendement de l\u2019étudiant, sa situation financière, ses conditions de vie, son logement, ses loisirs, son état de santé, ses problèmes personnels et son état civil.Aux Etats-Unis, à l\u2019heure présente, 40% des étudiants en médecine sont mariés, plusieurs ont des enfants et 9% sont fiancés.Ce nouvel état de chose doit être envisagé avec réalisme.On ne peut plus l\u2019ignorer.Il faut reconnaître les problèmes qu'il pose et tirer parti des avantages qu'il peut comporter.Nous n\u2019avons mentionné ici que quelques-uns des problèmes soulevés au cours de cette réunion.Ils suffisent à démontrer son importance, son intérêt et l\u2019avantage que chaque faculté de médecine peut en tirer, si elle reprend, pour son compte, la discussion amorcée au cours de cette rencontre annuelle.Roger-R.DUFRESNE L\u2019ASSOCIATION DES MÉDECINS DE LANGUE FRANÇAISE DU CANADA | COMITE D'ECONOMIE MEDICALE DE L'A.M.LF.C.Séance du 18 janvier 1958 A la séance du 18 janvier 1958, le président du Comité d\u2019économie médicale de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada, le docteur Pierre Jobin, avait invité, après décision de l\u2019assemblée précédente du 16 novembre 1957, deux praticiens généraux, les docteurs J.-R.-A.Ouellet, de Charlesbourg, président de l\u2019« Association des Médecins de Pratique Générale du Québec », et Dollard Larouche, de Chicoutimi, président provincial du « Collège de Pratique Générale du Canada ».Le Comité d'économie médicale, nous l\u2019avons dit antérieurement (L\u2019Union Médicale du Canada, décembre 1957, page 1442), avait mis à son agenda pour la session 1957-1958 entre autres questions celle-ci: «le médecin praticien et l\u2019admission de ses malades dans les hôpitaux».Afin de s\u2019éclairer sur ce problème, le Comité demandait à ces deux confrères d\u2019exposer les buts et points de vue de leur association respective.On a alors entendu le docteur Larouche nous dire que le « College de Pratique Générale » du Canada a comme motif d\u2019existence l'instruction adéquate et le perfectionnement du médecin praticien, qui lui permettront de traiter encore mieux ses malades et de pénétrer dans les hôpitaux où il s\u2019occupera lui-même de ses clients, même s\u2019il le fait sous I\u2019égide du chef de service ou de ses assistants, tout en se conformant aux règlements du Bureau médical de l\u2019institution concernée.Cette initiative respecterait le droit du malade à choisir son médecin.« Le Collège de Pratique Générale », continue le docteur Larouche, veut même qu\u2019il existe dans l\u2019hôpital un département de pratique générale avec lits privés, lits semi-privés et lits pour malades indigents.Pour cela, les médecins de pratique générale se doivent d'abandonner chaque année, pour un nombre d\u2019heures, qui sera doublé bientôt, leur clientèle afin de suivre des cours appropriés.Après trois ans de cette discipline, les médecins de pratique générale seraient incorporés au Bureau médical de l\u2019hôpital.Le docteur Ouellet, de son côté, souligne que l\u2019« Association des Médecins de Pratique Générale du Québec », tendant à grouper les médecins de pratique générale dans l'exercice de leur profession, a pour but de protéger et de développer les intérêts professionnels, économiques et sociaux de ses membres et aussi de « favoriser la mise au point des connaissances scientifiques de ses membres ».Puis il ajoute que l\u2019Association apprécierait que l\u2019enseignement universitaire soit dirigé davantage, après les études théoriques nécessaires, vers la pratique courante de la médecine en clientèle privée.Ces exposés de vues orienteront les délibérations du Comité d\u2019économie médicale à sa séance de mars.La deuxième question étudiée avait trait au problème d\u2019assurance-santé, et le Comité d\u2019économie médicale a pris connaissance d\u2019une revue de la question.La prochaine séance a été fixée au 22 mars. ÉTUDE SUR LA PETITE CIRCULATION DANS L'HYPERTENSION ARTÉRIELLE PULMONAIRE.I.\u2014 VARIATIONS DES PRESSIONS, DU DEBIT SANGUIN ET DES RESISTANCES VASCULAIRES 1 Charles LEPINE, Chef du service de physiologie cardio-pulmonaire, Institut Lavoisier, hôpital Saint-Joseph de Rosemont (Montréal).PREMIÈRE PARTIE Etude portant sur des malades qui montrent de l'hypertension pulmonaire seulement à l'effort.INTRODUCTION En 1946, Bloomfield et ses collaborateurs (1) démontraient la présence d\u2019une élévation de la pression artérielle pulmonaire dans la sténose mitrale et certaines pneumopathies chroniques, alors qu\u2019en 1948, Hickam et Car- gill (2) prouvaient que cette pression s\u2019élève à l\u2019effort.A leur suite, un grand nombre de chercheurs firent connaître les résultats de leurs travaux et permirent d\u2019établir les facteurs responsables de cette hypertension pulmonaire (3).Mon intention n\u2019est pas de revenir sur l\u2019analyse de ces différents facteurs, mais de dresser un bilan de certaines des observations effectuées dans notre service depuis quelques années.La première partie de notre travail est consacrée à l\u2019exploration de la petite circulation chez les malades dont l\u2019hypertension pulmonaire n\u2019apparaît qu'à l\u2019effort.MÉTHODES Tous les malades furent étudiés dans des conditions se rapprochant le plus possible de celles du métabolisme de base.Les malades gardés à jeun étaient transportés à la salle de cathétérisme sur civière.La veille au soir, ils avaient reçu 11, gr.ou 3 grs de Tuinal.Une fois arrivés dans la salle de catétérisme et installés confortablement sur la table de 1.Ce travail fut réalisé grâce à un octroi du Ministère fédéral de la Santé, d\u2019après l\u2019entente fédérale- provinciale.Communication présentée à une réunion de la Société Médicale de Montréal, le 19 novembre 1957.fluoroscopie, le bras gauche était désinfecté et badigeonné et après isolement d\u2019une veine appropriée, repérée sous anesthésie locale, un cathéter simple de Cournand n° 7 ou à deux tubulures était introduit et poussé sous écran fluoroscopique jusque dans l'artère pulmonaire (4).Ensuite une aiguille à ponction artérielle était placée dans l\u2019artère brachiale droite.Après une attente de 20 à 30 minutes permettant au malade de retrouver les conditions de base, les pressions dans l'artère pulmonaire étaient mesurées au moyen de l\u2019élec- tromanomètre de Sanborn et enregistrées sur l\u2019appareil polyviso de Sanborn.Le débit cardiaque était ensuite déterminé selon le principe de Fick qui s\u2019énonce par l'équation suivante: Débit .cardiaque, litres/min.= consommation d\u2019oxygène ce./min.différence artério-veineuse Oz: vol.% L\u2019air expiré était recueilli pendant trois minutes dans un sac Douglas.Au même moment, des échantillons de sang étaient tirés de l\u2019artère brachiale et de l\u2019artère pulmonaire.Les prélèvements simultanés de ces deux échantillons de sang ne duraient jamais moins d\u2019une minute.De la deuxième à la troisième minute, de la mesure du débit cardiaque, la fréquence des battements cardiaques de même que la pression de l'artère pulmonaire, étaient enregistrées.Tout était mis en œuvre pour assurer un relâchement complet du malade et un état de stabilité respiratoire et circulatoire.Il n\u2019y a que dans ces conditions que l\u2019application du principe de Fick à la mesure du débit cardiaque peut donner des résultats satisfaisants (5).Quelques minutes plus tard, L\u2019Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 l\u2019épreuve d\u2019effort débutait.Les pressions étaient mesurées de nouveau alors que le patient avait les pieds élevés sur les pédales mais avant que l\u2019effort commence.Celui-ci durait environ de 10 à 15 minutes.Les pressions et la fréquence cardiaque étaient enregistrées à des intervalles fréquents pendant l'épreuve d\u2019effort.Le débit cardiaque était mesuré pendant les 3 dernières minutes de cet effort, en suivant la même technique que pendant le repos.Le volume d\u2019air expiré était mesuré dans un gazomètre Tissot.Un échantillon prélevé pour mesurer la consommation d'oxygène était analysé au moyen de l\u2019appareil Scholander.L\u2019analyse des contenus en oxygène dans le sang veineux mélangé et le sang artériel était faite sur l\u2019appareil Van Slyke (6) dans quelques cas.Dans tous les autres elle était effectuée au moyen du spec- trophotocolorimètre de Beckman selon la méthode de Hickam et Frayser (7).Des études comparatives entre la technique de Van Slyke et cette méthode spectrophotocolorimé- trique nous ont démontré la précision et la fidélité de.cette dernière (8).Les résistances vasculaires à l\u2019écoulement du sang dans les poumons furent appréciées à partir de l\u2019équation de Poiscuille (9), et ca!- culées comme suit: Résistances pulmonaires totales = LEPINE: HYPERTENSION ARTERIELLE PULMONAIRE PAP.X 1332 119 hommes et sept femmes.Leur âge moyen était de 33 ans, variant entre 16 et 55 ans.Les diagnostics se répartissaient comme suit: (voir tableau I).Emphysème pulmonaire dans 2 cas; Fibrose pulmonaire localisée ou diffuse dans 6 cas; Xyphoscoliose dans 2 cas; Sténose mitrale dans 7 cas.Tous ces diagnostics reposaient sur un examen clinique complet.Dans les cas d\u2019emphysème et de fibrose pulmonaire, l\u2019examen clinique avait été complété et précisé par les épreuves fonctionnelles pulmonaires.Au moment du cathétérisme cardiaque, aucun des malades n\u2019était en état de décompensation cardiaque, et l\u2019insuffisance respiratoire, quand elle était présente, avait été réduite au minimum par un traitement approprié.Les cas de sténose mitrale étaient tous digitalisés.RÉSULTATS Les résultats de cette partie de notre étude apparaissaient au tableau II.Si on accepte les limites normales supérieures établies par Fowler (11) pour la pression systolique dans l\u2019artère pulmonaire, on observe que tous nos malades avaient des pressions normales au repos, la moyenne étant de 23 avec des variantes de 16 à 29.À l\u2019effort, la pression systo- = dynes/sec./cm.\u20145 D.C.PAPm = pression moyenne dans l\u2019artère pulmonaire DC.= débit cardiaque en cc./sec.1332 \u2014 facteur de conversion des millimètres en unités de résistances (1332 = 13.6 X 980) Pour estimer la réponse du débit cardiaque au stress constitué par l\u2019effort imposé au malade, nous avons utilisé la méthode décrite par Ferrer et ses collaborateurs (10).Cette méthode consiste à mesurer l\u2019augmentation du débit cardiaque en ce par 100 ce d\u2019augmentation de la consommation d\u2019oxygène.MATÉRIEL CLINIQUE Dix-sept malades furent étudiés, dix lique s\u2019élevait dans tous les cas, au-delà des chiffres normaux; elle dépassait même 40 mmHg dans 4 cas.Le débit cardiaque, qui doit être normalement autour de 3.1 litres/ min/m?en moyenne, dépassait ce chiffre chez 9 malades et était diminué chez 3 malades, deux cas de sténose mitrale et un cas d\u2019emphysème.A l\u2019effort, le débit cardiaque augmenta normalement, c\u2019est-à-dire qu\u2019il augmenta d\u2019au moins 600 cc par 100 ce d\u2019augmen- 120 LÉPINE: HYPERTENSION ARTÉRIELLE PULMONAIRE L'Union Mid.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 TABLEAU 1 CARACTERISTIQUES PHYSIQUES ET DIAGNOSTICS DE 17 MALADES MONTRANT DE L\u2019HYPERTENSION PULMONAIRE A L\u2019EFFORT SEULEMENT Vo Nom Age Sexe con Jace e Diagnostic 1 L.G.43 M 1.59 Fibrose pulmonaire 2 LJ.16 M 1.28 Xyphoscoliose 3 D.L.39 M 1.86 Sténose mitrale 4 F.L.28 F 1.47 Sténose mitrale 5 S.T.44 M 1.65 Emphyséme 6 B.L.50 M 1.97 Fibrose diffuse 7 PV.22 M 1.56 Fibrose localisée 8 D.L.55 M 1.44 Emphysème 9 MJ.16 M 1.39 Fibrose localisée 10 CC.37 F 1.58 Sténose mitrale 11 R.C.29 F 1.75 Maladie mitrale 12 GJ.26 F 1.30 Fibrose diffuse 13 P.A.36 M 1.84 Sténose mitrale 14 S.E.38 F 1.52 Maladie mitrale 15 LH.17 M 1.30 Xyphoscoliose 16 LY.37 F 1.64 Sténose mitrale 17 L.H.48 F 1.60 Fibrose TABLEAU Il ÉTUDES DE L\u2019HÉMODYNAMIQUE CHEZ 17 MALADES MONTRANT DE L\u2019HYPERTENSION PULMONAIRE À L\u2019EFFORT SEULEMENT Cone tier.Satura- LEE Dévit \u201cKG 4\" Pression Resist.No Patients Pouls 2 art-vein.tion Umin/ sustol.card.\u201crt.Pulm.pulm.ce mi vol.% 0 m2 cc/min.ence mmHg totales 1 LG.R 76 160 3.74 100 4.26 43 21/ 7, 14 163 E 96 277 5.40 9% : 5.13 85 736 32/13, 19 186 2 LJ.R 90 202 3.76 95 5.36 71 25/11, 15 167 E 144 483 6.24 95 7.75 69 850 34/16, 21 236 3 D.L.R 80 134 4.19 94 3.21 75 16/10, 13 174 E 96 310 7.87 97 3.96 77 424 33/17, 20 217 4 F.L.R 74 169 3.5 95 48 88 28/11, 19 220 E 124 302 53 96 5.57 80 680 52/24, 37 360 5 S.T.R 66 125 3.18 100 3.93 98 21/ 8, 13 160 E 85 327 4.82 100 6.34 124 1336 32/10, 16 107 6 BL.R 78 170 4.32 92 3.96 100 22/ 6, 12 123 E 108 374 9.36 92 4.02 75 335 35/12, 21 212 7 PV.R 88 130 3.12 84 4.17 74 19/ 6, 11 135 E 150 504 6.2 87 8.26 85 1081 35/ 9, 18 112 8 DL.R 102 125 4.78 97 2.56 37 25/10, 15 319 E 102 265 7.54 100 3.44 50 647 23/10, 15 237 9 MJ.R 120 180 2.75 88 6.54 75 27/11, 19 169 E 168 388 3.86 91 10.1 83 1730 40/15, 28 160 10 C.C.R 120 120 5.00 100 2.40 32 29/16, 22 464 E 150 261 9.78 100 2.67 28 193 44/24, 33 625 11 R.C.R 125 129 5.68 100 2.24 32 27/16, 19 379 E \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 36/23, 28 \u2014 12 GJ.R 80 156 4.31 93 3.60 59 + 23/ 8, 13 146 E 102 423 7.12 92 5.9 76 867 36/15, 24 248 13 P.A.R 52 136 4.37 99 3.12 110 24/12, 17 237 E 72 305 7.46 99 4.04 103 556 40/20, 30 323 14 SE.R 68 138 4.10 95 3.37 66 22/12, 17 265 E 110 194 597 95 3.25 51 \u2014 32/16, 24 389 15 LH.R 78 136 4.63 94 2.94 49 20/ 9, 14 293 E 144 736 9.77 95 7.53 68 766 36/14, 21 171 16 LY.R 84 194 3.85 98 5.04 97 18/ 6, 11 106 E 102 356 6.90 97 5.16 83 752 34/12, 19 189 17 LH.R 136 121 4.28 91 2.84 33 26/10, 15 264 E 174 330 735 91 4.48 41 790 36/13, 21 234 L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 tation de la consommation d\u2019oxygène, chez 11 malades.Cette augmentation, pour tout le groupe, était en moyenne de 783 cc, avec des variantes allant de 193 à 1730.Le débit augmenta insuffisamment chez 4 malades, et diminua chez une malade.On remarquera que chez les malades qui avaient un faible débit cardiaque, le débit systolique était diminué aussi.Les résistances vasculaires calculées, dépas- salent la limite supérieure normale (250) chez 5 malades étudiés au repos et chez 4 malades à l\u2019effort.La saturation artérielle était normale chez 13 malades au repos et subit peu de variation à l\u2019effort.LÉPINE: HYPERTENSION ARTÉRIELLE PULMONAIRE 121 cardiaque était faible, sauf chez le malade n° 14.Pendant la période de recouvrance, les pressions artérielles pulmonaires furent enregistrées à chaque minute, pendant au moins cinq minutes.Le tableau III fait voir le chiffre de la pression systolique enregistrée à la 5ème minute, comparé au chiffre existant au repos avant l\u2019épreuve d\u2019effort.La quatrième colonne fait voir la différence exprimée en pourcentage du chiffre de repos, chez 15 malades.Cette différence était en moyenne de 1.93%.Il y avait 4 malades dont la pression systolique de recouvrance dépassait d\u2019au moins 10% la pression systolique de repos.Le petit nombre de ces cas ne nous permet pas d\u2019établir TABLEAU III PRESSION ARTÉRIELLE PULMONAIRE SYSTOLIQUE MESURÉE AU REPOS, PENDANT LA PÉRIODE DE CONTRÔLE, ET À LA CINQUIÈME MINUTE DE RECOUVRANCE D\u2019UN EFFORT MODÉRÉ No Nom PAP systolique PAP systolique Différence repos recouvrance Yo 1 L.G.21 20 \u2014 5 2 LJ.25 25 0 3 D.L.16 15 \u2014 6 4 F.L.28 30 # 7 5 S.T.21 \u2014 \u2014 6 B.L.22 26 \u2014+ 18 7 PV.19 18 \u2014 5 8 D.L.25 \u2014 \u2014 9 MJ.27 28 #+ 4 10 CC.29 30 # 3 11 R.C.27 32 + 18 12 GJ.23 26 \u2014 13 13 P.A.24 19 \u2014 21 14 SE.22 22 0 15 L.H.20 - 30 = 50 16 LY.18 15 \u2014 17 17 L.H.26 18 \u2014 31 Moyenne 23 23 = 193 La consommation d\u2019oxygène qui, au repos, variait de 120 à 202 ce/min, avec une moyenne de 148, augmentait de plus de 100% à l\u2019effort.Les chiffres observés variaient de 194 à 736 ce/min, avec une moyenne de 365.La différence artério-veineuse des contenus en oxygène, était dans des limites normales au repos, et augmentait à l\u2019effort chez tous les malades.Cette augmentation était plus évidente dans les cas où l\u2019acroissement du débit des corrélations entre ces différences et chacun des aspects du tableau hémodynamique observé tant au repos qu\u2019à l\u2019effort.Discussion L\u2019étude physiopathologique de ces dix-sept malades met en relief quelques faits importants qu\u2019il importe de souligner.1) La différence artério-veineuse des contenus en oxygène était normale chez la plupart 122 LÉPINE: HYPERTENSION ARTÉRIELLE PULMONAIRE des malades traduisant par là un débit cardiaque suffisant au repos; chez une seule malade, n° 11 R.C., elle était augmentée et correspondait à un débit cardiaque faible.2) Le débit cardiaque avait une tendance à être élevé chez 6 malades.Un de ces malades, le n° 7, avait une saturation abaissée.Il est possible que les chiffres observés dans les 5 autres cas représentent leur débit cardiaque véritable, ou un débit cardiaque attribuable à un certain degré d\u2019anxiété qu\u2019il n\u2019est pas facile d\u2019éliminer complètement.Trois autres malades montraient un débit diminué.Deux de ces malades avaient une sténose mitrale modérément serrée, ce qui peut expliquer la diminution du débit (12, 13, 14).La troisième malade, le n° 8, était un cas d\u2019emphysème qui manifesta durant les mois qui suivirent son séjour à l\u2019hôpital quelques signes d\u2019insuffisance ventriculaire droite.Onze malades montraient, en réponse à l\u2019épreuve d\u2019effort imposée, une augmentation normale de leur débit cardiaque.Chez les autres malades, étudiés à ce point de vue, on.peut constater chez quatre d\u2019entre eux, une augmentation insuffisante de ce débit imputable surtout au barrage mitral.Il est impcs- sible d\u2019apporter une explication satisfaisante pour le cinquième malade, dont le syndrome clinique consistait en une fibrose pulmonaire diffuse d\u2019apparition récente, et qui par la suite ne montra jamais aucun signe d\u2019insuffi- ,.fort et persistant par après.Le retour veineux sance cardiaque.3) Les pressions artérielles pulmonaires qui étaient dans des limites normales au repos, s\u2019élevèrent au-delà de ces limites dans tous les cas.Cette élévation fut généralement plus élevée dans les cas de sténose mitrale, à cause de la gêne mécanique existant dans l\u2019oreillette gauche et constituée par le rétrécissement mitral et peut-être aussi au niveau des artérioles pulmonaires.Certains auteurs (15, 16) ont prouvé que l'élévation soudaine de la pression sanguine sur le versant veineux du circuit pulmonaire était susceptible de produire une vasoconstriction réflexe au niveau des artères pulmonaires.Il semble que L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 cette vasoconstriction, qui peut devenir permanente, ait un rôle protecteur, en ce sens qu\u2019elle protège le malade contre des crises d\u2019œdème pulmonaire.Cependant, cette théorie de la vasoconstriction réflexe est encore controversée.Pour ce qui est des cas de fibrose, d\u2019emphyséme et de xyphoscoliose, la seule explication valable réside en une réduction anatomique du lit vasculaire pulmonaire.Des résistances sont ainsi constituées le long de l\u2019arbre artériel pulmonaire contre lesquelles le courant sanguin doit lutter pour irriguer les capillaires pulmonaires et assurer l\u2019hématose.Il en résulte une élévation des pressions.Lors de l\u2019effort, le débit cardiaque augmente et une plus grande quantité de sang est lancée contre ces résistances vasculaires et engendre une plus forte élévation des pressions.Dans les cas de sténose mitrale où le débit cardiaque diminue à l\u2019effort, l\u2019accélération du rythme cardiaque empêche le remplissage du ventricule gauche et produit de cette façon une élévation de la tension dans \u201c l\u2019oreillette gauche, qui a des répercussions hypertensives dans tout le circuit pulmonaire.Pendant la période de recouvrance qui suit immédiatement l\u2019effort, 11 se produit normalement une baisse des pressions pulmonaires qui atteignent même un niveau plus bas qu\u2019avant le début de l\u2019effort (17).Ce phénomène semble devoir s\u2019expliquer par la vasodilatation périphérique existant pendant l\u2019ef- s\u2019en trouve ralenti avec la diminution rapide du débit cardiaque.Dans ce travail, ce phénomène normal apparaît chez quelques malades.Cependant dans 5 cas, les chiffres de la pression systolique dans l\u2019artère pulmonaire excédaient encore, après 5 minutes de recouvrance, ceux \u201cqui avaient été enregistrés pendant la période de contrôle.Certains facteurs peuvent expliquer cette anomalie et méritent d\u2019être envisagés: 1) Il est possible que l\u2019augmentation du débit cardiaque, qui s\u2019était faite difficilement pendant l\u2019effort, persiste après, maintenant une certaine hypertension dans le circuit pul- L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 monaire.Cette augmentation pourrait correspondre à une dette d\u2019oxygène plus grande que normalement.2) Il est possible aussi que la dyspnée qui est encore évidente chez certains malades plusieurs minutes après la fin de l\u2019effort, constitue, par l\u2019augmentation du travail de la respiration et des pressions intra- pleurales qu\u2019elle suppose, une cause favorable à l\u2019hypertension pulmonaire.De toutes façons, on ne peut incriminer, dans ce groupe de malades, la baisse de la saturation artérielle, puisque celle-ci est demeurée normale dans tous les cas.Le seul cas où elle était diminuée a montré une récupération tensionnelle très rapide apres l\u2019effort.DEUXIEME PARTIE Etude portant sur des malades qui montrent une hypertension pulmonaire au repos.INTRODUCTION Dans la première partie de ce travail, nous avons abordé l\u2019étude de l'hypertension arté- LÉPINE: HYPERTENSION ARTÉRIELLE PULMONAIRE 123 rielle pulmonaire en examinant un certain nombre de cas dont la pression pulmonaire, normale au repos, s\u2019élevait anormalement pendant une épreuve d\u2019effort modéré.Cela nous a permis d\u2019envisager quelques-unes des causes déterminantes de l'hypertension pulmonaire.Dans la deuxième partie, nous voulons exposer les résultats obtenus chez quarante- neuf malades porteurs d\u2019une hypertension pulmonaire au repos.Nous diviserons arbitrairement ces malades en deux groupes.1) ceux qui n\u2019ont pu être étudiés qu\u2019au repos; 2) ceux dont le comportement hémodynamique a pu être observé pendant un effort physique modéré.MATÉRIEL D'ÉTUDE Quarante-neuf malades furent examinés.Dans un premier groupe, étudié seulement au repos, il y avait vingt-quatre malades.Les diagnosties cliniques, tels qu\u2019ils apparaissent au tableau IV, se répartissaient comme suit: TABLEAU IV CARACTÉRISTIQUES PHYSIQUES ET DIAGNOSTICS DE 24 MALADES MONTRANT DE L\u2019HYPERTENSION PULMONAIRE AU REPOS (ÉTUDIÉS AU REPOS SEULEMENT) No Nom Age Sexe Corte Diagnostic 1 RA.34 F 1.44 Sténose mitrale 2 H.L.37 M 1.92 Sténose mitrale 3 St G.D.26 M 1.72 Sténose mitrale 4 F.P.49 M 1.84 Emphysème 5 CR.33 M 1.62 Maladie mitrale 6 DH.30 M 1.53 Fibrose localisée 7 H.B.42 F 1.42 Hypert.pulm.primitive 8 DR.28 M 1.53 Emphyséme 9 C.D.57 M 1.95 Emphysème 10 DW.50 M 1.71 Emphyséme 11 BR.28 F 1.50 Sténose mitrale 12 ME.43 F 1.44 Sténose mitrale 13 DJA.37 F 1.59 Sténose mitrale 14 C.G.42 F 1.30 Xyphoscoliose 15 .B.A.48 M 1.87 Emphysème 16 D.R.36 F 1.52 Sténose mitrale 17 AE.33 F 1.49 Sténose mitrale 18 MA.39 M 1.68 Sténose mitrale 19 R.A.27 M 1.69 Sténose mitrale 20 RA.28 M 1.65 Sténose mitrale 21 BJ.E.34 F 1.48 Sténose mitrale 22 MA.44 F 1.47 Sténose mitrale 23 SA.25 M 1.66 Sténose mitrale 24 C.M.35 F 1.38 Sténose mitrale 124 Emphysème pulmonaire: 5 cas.Fibrose pulmonaire localisée: 1 cas.Xyphoscoliose: 1 cas.Sténose mitrale: 15 cas.Maladie mitrale: 1 cas.Hypertension pulmonaire primitive: 1 cas.Il y avait onze femmes et treize hommes.L\u2019age moyen de ces malades était de 37 ans, s\u2019échelonnant entre 25 et 57 ans.Dans le deuxième groupe, étudié à l\u2019effort, et composé de vingt-cinq malades (voir le tableau VI), il y avait quinze femmes et dix hommes; l\u2019âge moyen était de 38 ans, variant entre 27 et 49 ans.Les diagnostics étaient les suivants: Emphysème pulmonaire: 4 cas.Sténose mitrale: 17 cas.Maladie mitrale: 3 cas.Hypertension pulmonaire primitive: 1 cas.Dans les deux groupes, aucun malade n\u2019était en état de décompensation cardiaque au moment de l\u2019examen.Tous les cas de sténose et de maladie mitrale étaient digitalisés.Les cas de pneumopathie chronique avaient été améliorés au point de vue de leur insuffisance respiratoire par un traitement approprié.MÉTHODES Toutes les techniques décrites dans la première partie de ce travail furent utilisées dans l\u2019étude de ces deux groupes de malades.L\u2019épreuve d\u2019effort imposé au deuxième groupe fut peut-être moins intense que celle effectuée par les malades à pression pulmonaire normale au repos.Aucune tentative ne fut faite pour imposer un effort standard.Il fut seulement demandé aux malades d\u2019adopter en pédalant une cadence régulière engendrant un effort certain et de maintenir cette cadence pendant les 12 ou 15 minutes que durait l\u2019effort.RÉSULTATS Nous analyserons séparément les résultats obtenus dans chaque groupe de malades.1.Groupe de malades étudiés au repos seulement (voir tableau V).On constatera LÉPINE: HYPERTENSION ARTÉRIELLE PULMONAIRE L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 que le pouls était très variable d\u2019un malade à l\u2019autre.Deux malades faisaient de la tachycardie véritable: le n° 2, à cause d\u2019un flutter et d\u2019un bloc auriculo-ventriculaire variable, et le n° 6, à cause d\u2019une hypoxémie assez marquée sur laquelle nous reviendrons plus loin.Deux autres malades faisaient voir une certaine bradycardie mise sur le compte de la digitalisation.La plupart des autres malades avait un pouls qui se maintenait dans des limites pratiquement normales.La consommation d\u2019oxygène, qui avait une tendance à être augmentée chez 4 malades, était dans des limites normales chez tous les autres.La différence artério-veineuse des contenus en oxygène qui se tient normalement entre 3 et 5 vol.%, était augmenté chez onze malades.Cette augmentation correspondait chez chacun de ces onze malades à une diminution notable du débit cardiaque.La saturation artérielle était au-dessus de la limite inférieure normale chez 14 malades.Chez les 11 autres malades, elle était abaissée à des degrés variés.Chez 4 de ces derniers malades, cette diminution était assez importante.Elle était due chez deux malades, les n°° 4 et 10 à un emphysème pulmonaire important qui s\u2019accompagnait aussi d\u2019une certaine rétention de CO» et d\u2019une acidose respiratoire légère.Chez un autre malade, le n° 6, elle pouvait s\u2019expliquer par une baisse de la capacité de diffusion pour l\u2019oxygène, un syndrome qui a été décrit par Austrian et ses collaborateurs sous le nom de « bloc alvéolo- capillaire » (18).Chez le quatrième malade, le n° 13, la baisse de la saturation artérielle est imputable à une congestion pulmonaire irréductible causée par une sténose mitrale serrée.Le débit cardiaque était diminué au-dessous des limites normales (3.1 == 0.4) établies par le D\" Cournand et son école (19) et par Werkô et ses collaborateurs (20), chez neuf malades.D\u2019autre part, il était augmenté chcz six malades.Le débit systolique, qui est en moyenne de 80 à 90 cc chez les sujets normaux (21), était diminué chez dix-sept malades. L'Union Méd.Canada LÉPINE: HYPERTENSION ARTÉRIELLE PULMONAIRE 125 Tome 87 \u2014 Fév.1958 TABLEAU V ÉTUDES HÉMODYNAMIQUES CHEZ 24 MALADES MONTRANT DE L\u2019HYPERTENSION PULMONAIRE AU REPOS (FAITES AU REPOS SEULEMENT) Con- A Débit Pression Résist.somm.O, Diff.AV Satura- Débit card.No Noms Pouls cc/ min/ vol.% tion % l/min/m?Systol art.J.5 ulm.1 R.A.77 159 8.51 93 1.87 35 55/31, 38 1130 2 HL.126 175 7.90 92 2.22 34 50/28, 40 751 3 StG.D.60 134 6.36 94 2.15 56 58/31, 43 928 4 F.P.76 142 4.39 83 3.24 78 52/22, 34 461 5 CR.52 154 5.63 92 2.72 85 42/15, 25 454 6 DH.104 165 424 79 3.88 57 33/13, 22 296 7 HB.78 123 4.05 100 3.15 56 60/25, 41 733 8 D.R.88 144 3.1 94 4.66 81 33/18, 22 247 9 C.D.74 137 4.40 95 3.12 82 40/17, 21 276 10 DW.78 171 4.19 78 4.09 90 50/17, 29 332 11 B.R.66 145 721 98 2.01 46 75/35, 53 1407 12 ME.78 144 4.46 97 3.24 52 79/39, 53 910 13 D.JA.72 150 4.79 84 3.14 69 157/82, 109 1744 14 CG.51 160 451 92 3.62 92 41/15, 25 416 15 B.A.84 135 4.27 99 3.07 68 34/17, 21 293 16 DR.80 111 3.03 100 3.66 46 37/25, 29 415 17 AE.86 152 3.92 95 3.86 67 72/39, 58 804 18 M.A.72 143 7.29 96 1.96 27 85/32, 50 1214 19 R.A.57 137 6.64 89 2.05 59 45/23, 30 401 20 R.A.60 136 4.93 93 2.75 76 42/20, 26 528 21 B.JE 64 136 7.19 98 1.90 43 111/54, 76 1623 22 MA.66 123 7.17 92 1.71 38 44/19, 26 761 23 S.A.78 145 6.1 91 297 51 69/59, 65 1320 24 C.M.70 165 7.56 94 2.18 43 34/10, 15 397 TABLEAU VI CARACTÉRISTIQUES PHYSIQUES ET DIAGNOSTICS DE 25 MALADES MONTRANT DE L\u2019HYPER- ,Ç TENSION PULMONAIRE AU REPOS (ÉTUDIÉS À L\u2019EFFORT) No Nom Age Sexe oo Jace e Diagnostic 1 RY.27 F 1.43 Sténose mitrale 2 B.G.41 F 1.44 Sténose mitrale 3 LG.37 F 1.55 Maladie mitrale 4 L.G.35 F 1.58 Sténose mitrale 5 BG.27 M 1.48 Sténose mitrale 6 St O.G 28 F 1.43 Sténose mitrale 7 CA.48 F 1.74 Maladie mitrale 8 LW.43 M 1.70 Sténose mitrale 9 MJA 46 F 1.43 Sténose mitrale 10 MJC 44 F 1.69 Maladie mitrale 11 BL 32 F 1.41 Sténose mitrale 12 CP 31 F 1.49 Sténose mitrale 13 C.M 39 F 1.57 Sténose mitrale 14 YV 43 F 1.53 Sténose mitrale 15 FV 30 M 1.65 Sténose mitrale 16 PE 35 F 1.13 Sténose mitrale 17 LG 30 F 1.46 Sténose mitrale 18 C.C 46 M 1.54 Emphysème 19 R.G 46 M 1.74 Emphysème 20 DJ.49 M 1.71 Emphyséme 21 FW 40 M 1.63 Sténose mitrale 22 PV.40 M 1.96 Sténose mitrale 23 KM 42 M 1.62 Emphyséme 24 LC 41 F 1.56 Sténose mitrale 25 T.G 31 M 1.88 Hypert.pulm.primitive TABLEAU VII ÉTUDES HÉMODYNAMIQUES CHEZ 25 MALADES MONTRANT DE L\u2019HYPERTENSION PULMONAIRE AU REPOS (FAITES AU REPOS ET À L\u2019EFFORT) Po.Con- DICT Satu- Débit Débit Aug.du Pression Résisl.No tients Pouls somm.02 .ration cardiaque systolique débit card.art.pulm.pulm.q{ .2 vem.2 : ce/min/m vol.% Vo [/min/m cc/min.en ce mmHg totales 1 RY.R 78 126 3.92 100 32 59 31/15, 25 436 E 96 187 6.41 100 2.91 43 \u2014 45/20, 30 575 2 B.G.R 66 165 4.67 94 3.54 77 31/14, 22 345 E 120 420 8.25 96 5.1 61 612 58/27, 43 467 3 L.G.R 66 136 4.97 92 2.14 64 32/13, 20 385 E 114 365 7.17 88 5.1 69 1030 57/28, 45 465 4 L.G.R 68 139 473 86 2.94 68 40/14, 26 745 E 114 323 7.33 89 44 61 796 88/50, 73 1397 5 B.G.R 66 169 4.71 94 3.66 67 42/19, 30 461 E 96 321 8.64 94 3.72 56 86 85/48, 65 964 6 St 0.G.R 66 176 4.21 100 3.47 94 43/23, 35 450 E 120 390 6.25 97 4.98 74 910 72/40, 55 493 7 CA.R 60 152 6.76 92 2.25 65 32/12, 20 410 E 80 - 244 8.34 89 2.93 65 738 65/27, 47 736 8 LW.R 94 160 6.88 89 2.33 42 | 62/45, 50 1006 E 154 493 12.64 83 3.90 43 470 90/74, 78 940 9 M JA.R 72 123 4.07 100 3.02 60 31/15, 22 678 E 104 233 6.28 100 3.71 51 624 55/38, 43 1080 10 MJ.C.R 76 112 3.60 92 3.1 155 40/22, 30 456 E 108 265 6.92 82 3.83 215 479 62/31, 44 543 11 B.L.R 66 114 4.69 98 2.44 52 35/16, 23 536 E 90 234 6.43 99 2.57 40 274 55/30, 42 924 12 C.P.R 64 115 4.92 99 2.35 55 39/21, 27 616 E 80 234 695 97 2.36 56 858 60/30, 43 686 13 CM.R 84 110 7.77 96 1.42 26 38/19, 26 1040 E 120 257 14:38 96- 1.78 23 280 65/37, 52 1428 14 Y.V.R 60 139 6.79 93 2.05 52 49/17, 30 764 E 90 320 11.19 95 2.86 49 445 108/42, 64 1170 15 FW.R 90 171 5.15 96 3.33 61 43/20, 28 480 E 108 330 10.17 96 3.23 50 \u2014 70/31, 50 750 16 PE.R 66 137 7.36 97 1.86 32 90/30, 55 2093 E 84 277 12.76 100 2.17 29 221 117/40, 75 2446 17 L.G.R 72 108 4.42 100 2.45 50 61/34, 46 1026 E 162 162 7.20 97 2.25 20 \u2014 88/72, 76 1846 18 C.C.R 96 161 3.50 86 461 73 32/14, 21 240 E 144 395 6.70 90 5.85 62 250 50/22, 32 288 19 R.G.R - 80 156 4.19 86 3.66 81 35/17, 20 247 E 114 500 9.59 87 5.15 81 437 81/25, 38 333 20 DJ.R 92 162 3.21 74 5.05 94 33/ 9, 18 167 E 96 273 4.54 69 6.03 107 576 57/15, 32 248 21 FW.R 48 137 5.90 94 2.32 90 42/17, 20 540 E 90 365 11.21 93 3.26 58 411 95/55, 72 1108 22 PV.R 114 138 5.68 93 2.43 42 34/17, 25 419 E 180 354 9.59 96 3.70 40 585 55/27, 39 430 23 KM.R 120 162 2.82 88 5.74 78 32/ 8, 17 146 E 150 459 6.59 89 6.97 75 416 49/10, 21 149 24 LC.R 84 157 6.57 96 2.39 45 45/23, 31 659 E 96 222 9.65 96 2.30 38 \u2014 70/42, 51 1125 25 T.G.R 120 148 5.32 94 2.79 44 100/45, 70 1668 E 180 399 9.52 92 4.19 44 392 150/70, 90 914 9¢1 - ; NOISNHLYUdAH \u2018ANIdHT dHAIVNONTAS HTTHIHULUEV 8961 A9 \u2014 L8 SUIOL BpeuB) \"PN UOIU() I L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 Les pressions artérielles pulmonaires étaient augmentées chez tous les malades.La pression systolique était au-dessus de 100 mmHg chez deux malades; au-dessus de 60 mmHg chez sept malades; au-dessus de 50 mmHg chez treize malades; et au-dessus de 30 mmHg chez les vingt-quatre malades.Les résistances vasculaires étaient au-delà de la limite supérieure normale (250 dynes/ sec/em-5) dans tous les cas.Il y eut même six cas chez qui elles dépassaient 1000 dynes.2.Groupe de malades étudiés au repos et à l\u2019effort (voir tableau VII).Le pouls dans ce groupe de malades, se maintenait, au repos, dans des limites assez normales, chez la plupart.Seuls sept malades montraient une tachycardie franche (c\u2019est-à-dire pouls au delà de 90).Tous les cas répondirent à l\u2019épreuve d\u2019effort par une accélération notable du pouls.Cette accélération fut très importante dans les cas où existait déjà une tachy-' cardie au repos.La consommation d\u2019oxygène de la phase de repos avait une tendance à être un peu plus élevée dans ce groupe.Pendant l\u2019effort, elle augmenta dans les proportions de effort accompli.En général, cette augmentation ne fut pas très marquée.La consommation d\u2019oxygène mesurée à l\u2019effort ne fut jamais au delà de 400 cc/min/m?sauf dans quatre cas.La différence artério-veineuse des contenus en Os en vol.%, qui fut au delà des chiffres considérés comme normaux dans dix cas observés au repos, était normale chez tous les autres.Elle s'élevait pendant l\u2019effort chez les vingt-cinq malades.Cette élévation n\u2019était pas toujours proportionnelle aux variations du débit cardiaque.Il y a même des cas où elle augmentait considérablement alors que le débit cardiaque ne variait pas.La saturation artérielle, mesurée au repos, était abaissée au-dessous de la normale chez huit malades.Chez les mêmes malades, elle demeurait anormale pendant l\u2019épreuve d\u2019effort, diminuant chez les malades 3, 7, 10 et 20; montrant peu de variation chez les malades 19 et 23 ou augmentant chez les malades 4 et LÉPINE: HYPERTENSION ARTÉRIELLE PULMONAIRE 127 18.Les malades ayant de l\u2019emphysème pulmonaire montraient tous un degré plus ou moins marqué de désaturation (malades n°° 18, 19 20 et 23).Les quatre autres malades désaturés avaient soit une sténose mitrale (cas n°° 4 et 10) ou une maladie mitrale (cas n°° 3 et 7).Le débit cardiaque, mesuré au repos, était normal chez 10 malades, diminué chez 12 malades et augmenté chez 3 autres.Ces 3 derniers malades étaient des cas d\u2019emphyséme montrant un certain degré d\u2019hypoxémie.Le débit systolique était normal chez 6 malades, dont 4 emphysémateux.Il était augmenté chez 4 malades (un cas d\u2019emphysème, un cas d\u2019hypertension pulmonaire primitive, deux cas de sténose mitrale).Il était diminué dans tous les autres cas.A l\u2019effort, le débit cardiaque augmentait normalement chez 9 malades, et diminuait chez 4 malades; il augmentait insuffisamment chez 12 malades.L\u2019augmentation du débit en ce, par 100 ce d'augmentation de la consommation d\u2019oxygène était en moyenne de 511 cc, avec des extrêmes allant de 86 cc à 1030 ce.Les pressions artérielles pulmonaires étaient augmentées dans tous les cas au repos, et elles augmentaient encore davantage pendant l\u2019épreuve d\u2019effort particulièrement dans les cas de sténose mitrale et dans le cas d\u2019hypertension pulmonaire primitive.Les résistances pulmonaires totales étaient augmentées au repos dans tous les cas sauf dans les cas d\u2019emphysème pulmonaire.A l\u2019effort, elles augmentaient encore davantage, atteignant même des chiffres très élevés, dans tous les cas, sauf dans un cas d\u2019emphysème et dans le cas d\u2019hypertension pulmonaire primitive.S1 nous observons maintenant (voir tableau VIIT) le niveau de la pression pulmonaire systolique à la cinquième minute de recouvrance, comme nous l\u2019avons fait pour les malades ne montrant pas d\u2019hypertension pulmonaire au repos, nous constaterons qu\u2019en général, la récupération se faisait plus lentement dans les cas d\u2019hypertension au repos.Dans 128 18 de ces cas, la pression systolique pulmonaire était plus élevée à la cinquième minute de recouvrance que pendant la période de contrôle avant l\u2019effort.Dans 8 cas, elle dépassait de plus de 10% le chiffre observé au repos; elle ne lui était égale ou inférieure que dans 7 cas.Le chiffre moyen était de 7 avec des extrêmes allant de 19 à 33.LÉPINE: HYPERTENSION ARTÉRIELLE PULMONAIRE L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 d\u2019environ mmHg avec une pression 10 moyenne de 15 mmHg, alors que la pression 120 artérielle de la grande circulation est de mmHg avec une pression moyenne de 95 mmHg.Les résistances vasculaires calculées sont en moyenne de 150 dynes dans le circuit pulmonaire et 1100 dynes dans le circuit sys- TABLEAU VIII PRESSION ARTERIELLE PULMONAIRE SYSTOLIQUE MESUREE AU REPOS, PENDANT LA PERIODE DE CONTRÔLE, ET À LA CINQLIÈME MINUTE DE RECOUVRANCE D\u2019UN EFFORT MODÉRÉ No Nom PAP systoisque PAP systolique Dilldrence 1 RY.32 31 \u2014 3 2 B.G.31 31 0 3 L.G.32 26 \u2014 19 4 L.G.40 38 \u2014 5 5 B.G.42 56 + 33 6 St O.G.43 45 + 5 7 C.A.32 35 + 9 8 LW.62 65 + 5 9 M .J.A.31 34 = 10 10 M.J.C.40 41 + 3 11 B.L.35 38 + 9 12 CP.39 42 #\u201c 8 13 C.M.38 45 + 18 14 Y.V.49 52 + 6 15 FV.43 45 + 5 16 PE.90 106 \u2014 18 17 L.G.61 65 + 7 18 CC.32 33 #\u2014 3 19 RC.35 40 + 14 20 DJ.33 44 =< 33 21 FW.42 53 + 26 22 P.V.34 30 \u2014 12 23 K.M.32 32 0 24 L.C.45 40 \u2014 11 25 F.G.100 110 + 10 Moyenne 44 47 + 7 DiscUssION témique.Tandis que le gradient de pression Avant de discuter les effets des pneumo- pathies chroniques et des lésions mitrales, il serait opportun de décrire à grands traits les caractéristiques essentielles de la petite cireu- lation.CL Le circuit pulmonaire est un système qui fonctionne à basse pression et à faible résistance, malgré un débit sanguin élevé, identique à celui qui dessert l\u2019organisme tout entier.La pression de l\u2019artère pulmonaire est de l\u2019artère pulmonaire à l\u2019oreillette gauche est d\u2019environ 10 mmHg, il est de 90 mmHg de l\u2019aorte à l\u2019oreillette droite.Le débit sanguin, par contre, est dans les deux circuits de 3.1 litres/min./m?de surface corporelle.A toutes fins pratiques, en effet, on peut dire qu\u2019une même quantité de sang est lancée dans les deux circuits par les deux ventricules travaillant en synchronisme.En raison de la faible résistance du circuit dont il est la géné- L\u2019Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 ratrice, le ventricule droit peut produire un gros débit sanguin, sans élever la pression.Dans les cas qui nous intéressent ici, tout l\u2019équilibre de ce circuit est perturbé.Il y a chez ces quarante-neuf derniers malades une hypertension pulmonaire causée par une augmentation des résistances vasculaires qui font front à un débit cardiaque légèrement augmenté, normal ou amoindri.Des conditions circulatoires nouvelles sont apparues auxquelles devra faire face le ventricule droit et éventuellement tout l\u2019organisme.Devant ces perspectives graves, 1l importe d\u2019essayer d\u2019analyser les facteurs qui ont concouru à produire ce tableau de l\u2019hypertension pulmonaire.Il faut d\u2019abord considérer l\u2019hypoxémie.On sait que celle-ci, quand elle est produite artificiellement, au moyen d\u2019une atmosphère appauvrie en oxygène, que l\u2019on fait respirer à des sujets normaux ou à des malades, 1l se produit une élévation de la pression pulmonaire (22, 23, 24).Harvey (25), de même que Yu (26) et leurs collaborateurs établirent que l\u2019hypoxémie est le facteur prédominant dans la génèse de l\u2019hypertension pulmonaire dans les cas de pneumopathie chronique.Chez quelques-uns de nos malades emphysémateux et fibreux, ce facteur semble avoir été déterminant.Non seulement il existe chez ces malades une hypertension pulmonaire, mais il y a aussi une élévation du débit cardiaque, ce qui constitue au complet le syndrome décrit par Harvey (25) et Mounsey (27) et leurs collaborateurs.Un autre facteur mérite aussi l\u2019attention, c\u2019est celui de la capacité du lit vasculaire.Dans l\u2019emphysème pui- monaire, où les capillaires pulmonaires sont d\u2019une part rétrécis à cause des pressions intra- alvéolaires et intra-pleurales et d\u2019autre part, diminués en nombre, à cause de l\u2019éclatement d\u2019alvéoles surdistendues et dans la fibrose pulmonaire où les artérioles et les capillaires sont compromis dans le processus d\u2019une fibruse en évolution constante, la capacité du lit vasculaire est réduite et constitue un obstacle à l\u2019écoulement du sang.Comme les deux groupes dé malades étudiés dans cette partie de notre travail sont com- LÉPINE: HYPERTENSION ARTÉRIELLE PULMONAIRE 129 posés surtout de cas de sténose mitrale, il faut s\u2019attarder un peu à décrire le mécanisme en jeu dans cette entité pathologique.La sténose mitrale est une maladie très particulière, en ce sens qu\u2019elle est la seule cardiopathie où il y a un obstacle mécanique a l\u2019entrée du sang dans les cavités gauches du cœur.Il en résulte une tendance a la congestion et à l\u2019élévation des pressions tout le long du circuit pulmonaire.Dans certains cas, un deuxième barrage s\u2019ajoute, qui se situe au niveau des artérioles pulmonaires; barrage causé par des lésions anatomiques comme l\u2019ont démontré des études histologiques (28, 29) ou par un phénomène vasoconstricteur réflexe tel qu\u2019énoncé par certains auteurs (15, 16).Chez plusieurs de nos malades mitraux, le débit cardiaque était diminué au repos et augmentait difficilement à l\u2019effort.Le débit sanguin périphérique est sous la dépendance directe de la quantité de sang éjectée par le ventricule gauche; celui-ci ne peut donner que ce qu\u2019il reçoit du ventricule droit à travers la valvule mitrale (30).Le passage du sang à travers cette dernière dépend de la différence des pressions qui existent d\u2019un côté et de l\u2019autre de la valvule.Si la valvule est rétrécie, la pression dans l\u2019oreillette droite devra s\u2019élever, parfois considérablement, pour maintenir un débit ventriculaire gauche suffisant.Comme il y a certaines limites à l\u2019élévation de la pression dans 'oreillette gauche, le débit sanguin devra s\u2019ajuster à un nouveau niveau.C\u2019est ce qui fait que dans la sténose, pour éviter que le poumon soit inondé, le débit cardiaque est diminué et que dans les états où il devrait normalement augmenter il demeure diminué.Un autre argument peut aussi être apporté.Meakins et ses collaborateurs (31) l\u2019avaient suggéré en 1923 et Gorlin a voulu le démontrer (30), si la résistance vasculaire à l\u2019écoulement du sang augmente, il est probable que le débit diminuera.A quelques exceptions près, c\u2019est chez lcs malades manifestant une plus -grande hypertension à l'effort, que le débit cardiaque augmentait insuffisamment (augmentation expri- 130 mée en cc par 100 ce d'augmentation de la consommation d\u2019oxygène).Il faut en déduire que ces malades sont plus exposés que les autres à une insuffisance ventriculaire droite.D'ailleurs, chez quelques-uns, cette menace se trouve réalisée par la suite.Quelques uns de nos mitraux, montraient en plus, certains troubles de l\u2019oxygénation du sang artériel se traduisant par une baisse de la saturation artérielle.Ce phénomène peut s\u2019expliquer de la façon suivante.La congestion pulmonaire produite par l\u2019élévation des pressions sur le versant veineux du circuit pulmonaire, détermine au niveau de la membrane alvéolo-capillaire une augmentation des liquides interstitiels qui diminue la perméabilité de cette membrane et entrave le transport normal de l\u2019oxygène contenu dans les alvéoles vers le sang des capillaires.De plus, Carroll et Riley (32) ont établi que la fonction des capillaires était réduite dans la sténose mitrale, à cause d\u2019une diminution du nombre des capillaires pulmonaires, d\u2019un épaississement de leurs parois et d\u2019une obstruction ou constriction des petites artères pulmonaires, rendant non fonctionnels les capillaires situés en aval.Dans les cas de xyphoscoliose, la présence d\u2019une hypertension pulmonaire peut s\u2019expl:- quer par l\u2019existence de certaines coudures et d\u2019une compression des vaisseaux engendrée par la déformation thoracique et lémontrée par l\u2019angiocardiographie (33, 34).Dans les cas d\u2019hypertension pulmonaire anpelée primitive, les lésions d\u2019artériosclérose, allant même jusqu\u2019à l\u2019obstruction complète des vaisseaux, qui rétrécissent la lumière des artérioles est le facteur prédominant.Chez un de nos malades, (n° 25 T.G., tableau VII), ces lésions ont pu être constatées à l\u2019autopsie.Je ne peux terminer cet exposer sans souligner la lenteur de la récupération tension- nelle observée après l\u2019épreuve d\u2019effort chez les: malades hypértendus au repos comparés aux malades à tension normale au repos.Chez ces derniers malades la pression systolique pulmonaire excédait en moyenne la pression LEPINE: HYPERTENSION ARTERIELLE PULMONAIRE L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 systolique pulmonaire de contrôle de 1.93%.Chez les vingt-cinq malades ayant une hypertension pulmonaire au repos, cette pression systolique était encore de 7% plus élevée qu\u2019au repos.Les raisons invoqués dans la première partie du travail sont valables ici.Il faut y ajouter une plus grande détérioration du tableau hémodynamique se traduisant par une plus forte tension pulmonaire au repos et à l\u2019effort, une diminution du débit cardiaque et une réponse encore plus insuffisante de ce dernier au stress physique entraînant une plus grande dette d'oxygène et maintenant en alerte les mécanismes régulateurs de la cireu- lation déclenchés par l\u2019effort.CONCLUSION De l'analyse qui précède, où 1l faut voir quelques observations portant sur certains traits et non une étude exhaustive d\u2019un syndrome, une impression générale se dégage: c\u2019est que le mécanisme de l\u2019hypertension artérielle pulmonaire repose fondamentalement sur une exagération des résistances vasculaires.Ces résistances vasculaires sont-elles secondaires à un barrage formé au niveau de la valvule mitrale ?Elles sont alors en grande partie réductibles, si le malade consulte au bon moment.Il s\u2019agit seuiement de lever le barrage.Sont-elles dues & une malformation thoracique ou à une obstruction idiopathique des vaisseaux pulmonaires, 1! arrivera le plus souvent, surtout s\u2019il s\u2019agit de la deuxième éventualité, qu\u2019elles scront irréductibles, et que le malade évoluera vers une insuffisance ventriculaire droite qui aura finalement raison de lui.Se rencontrent-elles chez un \u2018malade emphysémateux ou chez un scléreux pulmonaire, elles pourront être assez longtemps refrénées, si on a soin de supprimer toutes les causes infectieuses ou obstruction- nelles qui sont une entrave à la ventilation alvéolaire et aux échanges gazeux à travers la membrane pulmonaire.Pour ce qui est de la composante neurogène réflexe de ces résistances vasculaires, à la démonstration de laquelle des auteurs de plus en plus nombreux s\u2019attachent, il faut espérer que très prochaine- L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 » ment sa participation sera mieux définie et qu\u2019une drogue agissant électivement au niveau de la petite circulation sera en mesure d\u2019abaisser la pression pulmonaire sans dérégler le reste du système circulatoire.Résumé.Soixante-six malades ont fait l\u2019obict d\u2019une étude physio-pathologique effectuée par la technique du cathétérisme cardiaque.Les principaux faits observés sont les suivants: 1) un groupe de malades présentaient une hypertension pulmonaire seulement lors d'une épreuve d\u2019effort.Le débit cardiaque, qui, au repos, était le plus souvent au-dessous de la limite inférieure normale, se comportait ner- malement à l\u2019effort dans la plupart des cas; 2) un deuxième groupe de malades examinés au repos seulement montraient une hypertension pulmonaire notable.Le débit cardiaque était diminué chez plusieurs.Les résistances vasculaires étaient augmentées dans tous les cas; 3) un troisième groupe de malades, hypertendus au repos, furent examinés aussi à l\u2019effort.Le débit cardiaque montrait des variations importantes.Les résistances vaseu'aires pouvaient atteindre à l\u2019effort des chitfres tres élevés.Chez tous les malades observés à l'effort, il fut possible de suivre pendant au moins cinq minutes la chute tensionnelle progressive dans l'artère pulmonaire.Dans la plupart des cas, cette chute se faisait avec une lenteur que l\u2019on n\u2019observe jamais chez les sujets normaux.Les principaux facteurs de cette hypurten- sion pulmonaire furent analysés rapidement.REMERCIEMENTS Nos remerciements les plus chaleureux vont au docteur J.-L.Borduas, à MM.R.Soucy, biochimiste, et J.Lapalme, biophysicien, et aux infirmières, techniciennes et techniciens.Leur collaboration constante a permis la réalisation de ce travail.Nous sommes aussi reconnaissant à Mesdemoiselles Lyse et Marjolaine Tremblay, secrétaires, et à tous les médecins qui nous ont envoyé des malades.LÉPINE: HYPERTENSION ARTÉRIELLE PULMONAIRE 131 BIBLIOGRAPHIE (1) R.A.BLOOMFIELD, H.D.LAUSON, A.COURNAND, E.S.BREED, D.W.RICHARDS Jr: Recording of right heart pressure in normal subjects and in patients with chronic pulmonary disease and various types of cardiocirculatory disease.J.Clin.Invest, 25: 639, 1946.(2) J.B.HICKAM et W.H.CARGILL: Effect of exercice on cardiac output and pulmonary arterial pressure in normal persons and in patients with cardiovascular disease and pulmonary emphysema.J.Clin.Invest., 27: 10, 1948.(3) C.LEPINE: Physiopathologie de l\u2019hypertension pulmonaire.L\u2019Union Méd.du Canada, 84: 675, 1955.(4) J.V.WARREN : Determination of cardiac output in man by right heart catheterization.Methods in Medical Research.Vol.1, The Year Book Publishers, 1948.(5) A.P.FISHMAN, J.McCLEMENT, A.HIM- MELSTEIN et A.COURNAND: Effects of acute anoxia on the circulation and respiration in patients with chronic pulmonary disease.J.Clin.Invest., 31: 770, 1952.(6) D.D.VAN SLYKE et J.M.NEILL: The determination of gases in blood and other solution by vacuum extraction and manometric measurement.J.Biol.Chem., 61: 523, 1924.(7) J.B.HICKMAN et R.FRAYSER: Spectro- photometric determination of blood oxygen.J.Biol.Chem, 180: 457, 1949.(8) R.SOUCY: Comparison of results obtained by spectrophotometer and a standard methods analysis in the estimation of oxygen in the blood.Congrès du Canadian Society of Clinical Chemists, septembre 1957.(9) C.J.WIGGERS: Circulatory Dynamics.Grune & Stratton, 1952.(10) M.I.FERRER, R.M.HARVEY, R.T.CATHCART, A.COURNAND et D.W.RICHARDS, jr: Hemodynamic studies in rhuma- tic heart disease.Circulation, 61: 688, 1952.(11) N.O.FOWLER, R.N.WESTCOTT et R.C.SCOTT: Normal pressure in the right heart and pulmonary artery.Am.Heart J., 46: 264, 1953.(12) A.DRAPER, R.HEIMBECKER, R.DALEY, D.CARROLL, G.MUDO, R.WELLS, W.FAL- HOLD, E.C.ANDRUS et R.J.BING: Physiologic studies in mitral valvular disease.Circulation, 3: 531, 1951.(13) B.M.LEWIS, R.GORLIN, H.E.J.HOUS- SAV, F.W.HAYNES et L.DEXTER: Clinical and physiological correlations in patients with mitral stenosis.Am.Heart J., 43: 2, 1952. 132 (14) L.B.ELLIS, R.A.BLOOMFIELD, G.K.GRAHAM, D.J.GREENBERG, H.N.HULT- GREN, H.KRAUS, G.MARESH, J.G.ME- BANE, P.H.DFEIFFER, L.A.SELVER- STONE et J.A.TAYLOR.Studies in mitral stenosis I Correlation of physiologie and clinical findings.Arch.Int.Med, 88: 515, 1951.(15) A.VAN BOGAERT, E.FANNES, L.BUY- TAERT, J.De MUNCK, A.VAN GENABECK, H.VANDER HENST et J.VANDAEL: Hypertension artérielle pulmonaire après ligature d\u2019une ou plusieurs veines pulmonaires.(Etude expérimentale) Arch.Mal.Cœur, 46: 289, 1953.(16) F.FERRI, V.ROVATI, M.PANESI, R.RO- MANELLI et E.RIGHINI: L'influence du système nerveux végétatif sur l\u2019hypertension artérielle pulmonaire expérimentale.Acta Cardio- logica, 12: 269, 1957.(17) N.B.SLONIM, A.RAVIN, O.J.BALCHUM et S.A.DRESSLER: The effect of mild exercise in the supine position on the pulmonary arterial pressure of five normal human subjects.J.Clin.Invest, 33: 1022, 1954.(18) R.AUSTRIAN, J.H.McCLEMENT, A.D.RENZETTI, K.W.DONALD, R.L.RILEY et A.COURNAND: Clinical and physiologic features of some types of pulmonary diseases with impairment of alveolar capillary diffusion.The syndrome of \u201cAlveolar capillary block\u201d.Am.J.Med., 11: 667, 1951.(19) A.COURNAND: Measurement of the cardiac output in man using the right heart catheteriza- tion.Fed.Proc, 4: 207, 1945.(20) L.WERKO, H.LAGERLOF, H.BUCHT, WEHLE et A.HOLNGREN: Comparison of the Fick and Hamilton Methods for the determination of cardiac output in man.Scand.J.Clin.Lab.Invest, 12: 109, 1949.(21) A.COURNAND, J.LEQUIME et P.RE- GNIERS: L\u2019insuffisance cardiaque chronique.Masson & Cie, 1952.(22) J.T.DOYLE, J.S.WILSON et J.V.WARREN: The pulmonary vascular responses to short-term hypoxia in human subjects.Circulation, 5: 263, 1952.(23) H.L.MOTHEY, A.COURNAND, L.WER- KO, A.HIMMELSTEIN et D.Dresdale: The LEPINE: HYPERTENSION ARTERIELLE PULMONAIRE \" T'nion Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 influence of short periods of induced acute anoxia upon pulmonary artery pressures in man.Am.J.Physiol, 150: 315, 1947.(24) R.N.WESTCOTT, N.O.FOWLER, R.C.SCOTT, V.D.HANENSTEIN et J.McGUIRE: Anoxia and human pulmonary vascular resistance.J.Clin.Invest., 30: 957, 1951.(25) R.M.Harvey, M.I.FERRER, D.W.RICHARDS Jr.et A.COURNAND: Influence of chronic pulmonary disease on the heart and circulation.Am.J.Med., 10: 719, 1951.(26)P.N.G.YU, F.W.LOVEJOY, ;r., H.A.JOOS, R.E.NYE et W.S.McCANN Studies of pulmonary hypertension I Pulmonary circulatory dynamics in patients with pulmonary emphysema at rest.J.Clin.Invest, 32: 130, 1953.(27) J.P.D.MOUNSEY, L.W.RITZMANN, N.J.SELVERSTONE, W.A.BRISCOE, G.A.McLEMORE: Circulatory changes in severe pulmonary emphysema.Brit.Heart J., 14: 153, 1952.(28) F.PARKER, jr.et S.WEISS: Structural changes In mitral stenosis.Am.J.Pathol, 12: 572, 1936.(29) P.SOULIE, J.BAILLET, J.CARLOTTI, P.CHICHE, R.PICARD, M.SERVELLE et G.VOCI: Le poumon des mitraux.Essai de confrontation anatomo-physiologique.Arch.Mal.Cœur, 5: 393, 1953.(30) R.GORLIN, F.W.HAYNES, W.T.GOO- DALE, C.G.SAWYER, J.W.DOW et L.DEXTER: Studies of the circulatory dynamics in mitral stenosis.II Altered dynamics at rest.Am.Heart J., 41: 30, 1951.(31) J.C.MEAKINS, L.D\u2019AUTREBANDE et W.J.FETTER: The influence of circulatory disturbances on the gaseous exchange of the blood: IV.The blood gases and circulation rate in cases of mitral stenosis.Heart, 1: 153, 1923.(32) D.CARROLL, R.L.RILEY: Pulmonary vascular function in mitral stenosis.J.Chn.Invest, 31: 620, 1952.(33) C.T.DOTTER et I.STEINBERG: Angio- cardiography.Paul B.Hoeber, Inc., 1951.(34) C.LEPINE, R.SOUCY et J.LAPALME: Cardio-pulmonary function studies in kyphosco- liosis \u2014 Travail présenté devant le Collège Royal des médecins et chirurgiens, en septembre 1957. FORUM SUR LA MÉDECINE EXPÉRIMENTALE À QUÉBEC \" INTRODUCTION Cette séance a été organisée afin de mettre en lumière les travaux expérimentaux des diverses disciplines médicales de nos laboratoires.Ces travaux posent les jalons de la médecine et de la chirurgie de demain.Nous espérons que cette initiative sera un succès; qu\u2019elle recevra l\u2019appréciation des congressistes et des conférenciers.Nous croyons aussi qu\u2019elle sera une autre affirmation de la vie médicale francaise au Canada.Nous est-il permis de formuler ict deux souhaits?Le premier, de revoir à chaque congrès de « l\u2019Association des Médecins de Langue Fran- carse du Canada », une séance sur la médecine expérimentale; et le second, d\u2019espérer qu\u2019un jour les travaux expérimentaux de ce FoRUM soient groupés et publiés annuellement dans un numéro spécial de «L\u2019Union Médicale du Canada ».Jacques TURCOT, Ammateur.FERMETURE BRONCHIQUE EN RÉSECTION PULMONAIRE M.BEAULIEU et M.DUHAIME, Hôpital Laval (Québec).La résection pulmonaire est aujourd\u2019hui effectuée pour de nombreuses lésions pulmonaires comme la tuberculose, le cancer, les bronchiectasies, les abcès et autres.L\u2019avènement des antibiotiques et l\u2019amélioration des techniques d\u2019anesthésie ont largement participé aux succès de cette procédure chirurgicale.Si on fouille la littérature, cependant, on observe que l\u2019incidence de la fistulisation postopératoire du moignon bronchique est encore élevée; elle varie entre 4 à 12%, selon les auteurs.Elle est surtout fréquente lorsque l\u2019indication chirurgicale est la tuberculose.On salt que c\u2019est une complication désastreuse et assez souvent fatale.Nous nous proposons de discuter de l\u2019étiologie de la fistule broncho-pleurale à la suite de la résection pulmonaire, de décrire unc nouvelle méthode de fermeture bronchique et de présenter nos résultats dans 300 cas consécutifs de résection pulmonaire.1.Travaux présentés au cours d\u2019une séance du XXVITIe Congrès de l\u2019'A.M.L.F.C.à Québec, septembre 1957.FACTEURS ÉTIOLOGIQUES Toute plaie chirurgicale cicatrisera habituellement bien si on en affronte fidèlement les lèvres, sans tension, et si on évite l\u2019infection locale.Or la plupart des méthodes courantes de fermeture bronchique violent ces principes chirurgicaux de base.La figure I-A Figure 1 saut montre l\u2019une de ces méthodes.Elle a été préconisée par Sweet et adoptée par la plupart des chirurgiens.Elle consiste en un simple 134 rapprochement des parois bronchiques par des points séparés.Nous reprochons à cette technique d\u2019une part de ne pas assurer d\u2019affrontement des surfaces de section de la plaie bronchique et d\u2019autre part d\u2019accepter la formule dangereuse de la muqueuse placée en face de la muqueuse.Les chirurgiens ont depuis longtemps condamné cette technique en chirurgie abdominale.Cependant, l\u2019arbre bronchique et l\u2019intestin sont des organes creux similaires avec cavité hautement septique.Si la fermeture duodénale qui apparaît à la figure I-B est inacceptable, la fermeture bronchique (I-A) l\u2019est aussi et pour les mêmes raisons.Avec une disposition semblable, la cicatrisation ne peut être espérée que par la formation d\u2019un pont de tissu granuleux à partir des surfaces de section.De plus, ces conditions favorisent l\u2019infection locale.En effet, en plus de la muqueuse exposée, on constate que chaque fil de suture qui s\u2019engage dans la lumière bronchique ou intestinale crée une solution de continuité entre une cavité septique et les tissus pleuraux ou péritonéaux adjacents à la ligne de suture.Le coulage de sécrétions et de liquides septiques le long des points peut facilement conduire à la formation d\u2019un abcès en regard de la ligne de suture.De l\u2019abcès à la déhiscence, il n\u2019y a qu\u2019un pas.A cause d\u2019une disposition anatomique partieu- lière, nous croyons que ce danger est plus grand lorsqu\u2019un moignon bronchique est fermé suivant une telle technique.La bronche est un tube cylindrique aplati en arrière.La surface postérieure est plane, membraneuse et souple, la surface antérieure est convexe, cartilagineuse et rigide.La première est beaucoup plus courte que la seconde Fig.II.De ce fait.A III Fig.2 BEAULIEU er DUHAIME: FERMETURE BRONCHIQUE.\u201cUnion M£\u2018d.Canada Tome 87 \u2014 Fev.1958 tout fil de suture qui tend a rapprocher ces deux portions l\u2019une à l\u2019autre doit être placé et lié sous tension.Il faut alors craindre l\u2019ulcération et la nécrosc surtout au niveau de la portion membrancuse d\u2019autant plus que ces facteurs peuvent favoriser l\u2019infection et la déhiscence bronchique.En résumé, 11 nous semble que la plupart des fistules broncho-pleurales, à la suite de résection pulmonaire, résultent d\u2019une technique qui ne favorise pas la cicatrisation et qui permet l'infection à la ligne de suture.On a dit que cette complication opératoire pouvait aussi résulter d\u2019un long moignon bronchique, d\u2019un recouvrement absent ou inadéquat de la ligne de suture ct d\u2019une réexpansion incomplète du tissu pulmonaire restant.Il semble bien qu\u2019un court moignon bronchique soit désirable puisque moins de sécrétions peuvent s\u2019y accumuler.Cependant, dès qu\u2019il y a présence de matériel de suture dans la lumière bronchique, la contamination par des sécrétions qui se déplacent le long des points est loin d\u2019être éliminée.Le coulage survient surtout lors des efforts de toux qui augmentent considérablement la pression positive intra- bronchique.On sait que la toux doit être encouragée dans les suites opératoires de toute résection pulmonaire.Il ne semble pas que le recouvrement du moignon bronchique, même s\u2019il est effectué de façon parfaite, puisse éviter cette contamination.À la suite d\u2019une résection pulmonaire partielle, la réexpansion incomplète du tissu pulmonaire restant laisse un espace qui est considéré comme un empyème potentiel; avec l\u2019installation de l\u2019infee- tion, on verrait apparaître la fistule broncho- pleurale.Nous persistons à croire que la contamination vient toujours du moignon bronchique.L'espace ne fait que retenir un liquide séro-sanguinolent ou en d\u2019autres mots un excellent milieu de culture qui favorise la transformation purulente.Il est d\u2019ailleurs bien connu que la fistule peut survenir en présence d\u2019une réexpansion complète des lobes restants.Enfin, si l\u2019espace résiduel lui-même comporte un si grand danger, on ne peut plus songer à l\u2019ablation complète d\u2019un poumon. I.Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 TECHNIQUE DE FERMETURE BRONCHIQUE Au cours de la dissection des éléments bron- cho-vasculaires, on doit conserver les tissus péribronchiques et éviter toute manœuvre pouvant dévitaliser la bronche.Il faut prescrire formellement l\u2019usage de clamp.Notre technique consiste principalement en une section curviligne de la bronche et en une inversion des lèvres de la plaie bronchique.La section curviligne élimine l\u2019action d\u2019arc tendu du cartilage bronchique qui normalement maintient une excellente perméabilité des voies aériennes.On donne ainsi de la souplesse aux deux portions de la paroi bronchique et la fermeture par inversion peut être facilement réalisée sans aucune tension sur les fils de suture, Fig.III.INVERSION | Figure 4 L\u2019aiguille et la suture chargent les tissus en passant en dehors de la muqueuse de façon à s\u2019extérioriser à travers la ligne de section bronchique.Lorsque la suture est liée, les lèvres de la plaie bronchique s\u2019inversent et se placent fidèlement l\u2019une en regard de l\u2019autre.Fig.IV.Le matériel utilisé est un nylon mul- tifilament 3-0 ou 4-0.L\u2019affrontement parfait des différents plans bronchiques permet d\u2019espérer une cicatrisation rapide contrairement à la formule de la muqueuse placée en regard de la muqueuse.A cause de la non-pénétration du fil dans la lumière bronchique et de l\u2019absence de muqueuse exposée, on n\u2019a pas à craindre l\u2019abcès au bout de la suture, qui est souvent responsable de la fistule; on peut de plus espérer une adhésion rapide de tout tissu BEAULIEU er DUHAIME: FERMETURE BRONCHIQUE.135 de recouvrement qu\u2019on voudrait ramener en regard du moignon bronchique.Cette technique permet un rapprochement facile des lèvres de la plaie bronchique sans aucune tension; 3 fils suffisent pour assurer l\u2019étanchéité d\u2019une bronche souche et 2 fils pour une bronche lobaire.Enfin, contrairement aux autres méthodes, les malades ne soulignent pas la présence de fils de suture dans l\u2019expectoration dans les semaines ou les mois qui suivent l\u2019intervention.En vue de vérifier l\u2019efficacité de la méthode, nous avons soumis 15 chiens à des bi-lobec- tomies gauches.L\u2019une des bronches lobaires fut fermée par la méthode de Sweet et l\u2019autre par la méthode inversante décrite utilisant le nylon multifilament 3-0 dans les deux cas.Les résections terminées, nous avons, par le tube endo-trachéal, soumis tout l\u2019arbre bronchique à de très hautes pressions positives.Fig.V.A des pressions positives variant entre Srna Nanna soir J CTR F igure 5 25mm Hg et 40mm Hg, nous avons toujours observé du côté de la bronche suturée par la méthode de Sweet des pertes d\u2019air et de sécrétions.Ces pertes devenaient considérables à des pressions plus élevées.Du côté de la bronche suturée par la méthode inversante, nous n'avons jamais observé de pertes d\u2019air ou de sécrétion bronchiques même lorsque 136 les pressions étaient portées à 115 mm Hg et même à 140mm Hg.On sait que lors des efforts de toux, de très hautes pressions positives (50mm Hg et même ! BEAULIEU er DUHAIME: FERMETURE BRONCHIQUE.I Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 logie dont relève la résection est tuberculeuse.Chez un de nos malades, décédé d\u2019insuffisance cardiaque six jours après une pneumonectomie droite pour épithélioma bronchogénique, nous Figure 7 plus) s\u2019établissent dans tout l'arbre bron- chiqué.On voit l\u2019importance d\u2019une fermeture bronchique qui ne permet pas de coulage autour des fils de suture surtout lorsque l\u2019étio- avons pu étudier la suture bronchique.Il existait déjà une ferme cohésion des lèvres bronchiques avec formation minime de tissu de granulation, Fig.VI et VII.L\u2019examen micros- L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 copique montrait qu\u2019un tissu de bonne vitalité contenant des glandes bronchiques comblé la plaie bronchique.Fig.VIII.BEAULIEU er DUHAIME : FERMETURE BRONCHIQUE.avait 137 d'intervention, on ne procède à aucune fermeture bronchique individuelle.On réalise l\u2019étanchéité par un surjet qui charge en masse le Figure 8 Résultats Depuis le mois d\u2019octobre 1953 au mois d'août 1957, nous avons effectué de façon consécutive 300 exérèses pulmonaires.Sur le tableau I ci-joint, nous les avons divisées en deux groupes.Le premier inclut 275 cas qui ont bénéficié de la méthode inver- sante de fermeture bronchique.Les 25 cas du PREMIER DEUXIEME INDICATIONS GROUPE GROUPE FBP FBP TUBERCULOSE 234 2 24 2 CANCER 15 0 0 BRONCHIECTASIES 17 0 0 AUTRES 9 0 1 TOTAL 275 2077) 25 2(87) Tableau 1 deuxième groupe ont subi une résection pulmonaire cunéiforme.On sait que dans ce type + tissu pulmonaire et les éléments broncho-vas- culaires qu\u2019il contient.Ce tableau montre aussi les indications qui ont motivé la résection pulmonaire.Dans le premier groupe, nous relevons deux fistules broncho-pleurales (0.7%).Il S\u2019agissait de deux indications tuberculeuses.Deux fistules sont apparues apres résection cunéiforme, pour un taux de 8% ; il s\u2019agissait aussi de malades tuberculeux.Nous avons depuis cessé de pratiquer ce type de résection.En face d\u2019une lésion peu étendue, nous procédons d\u2019emblée à une segmentec- tomie.Résumé et conclusion.La fistule broncho-pleurale à la suite d\u2019une résection pulmonaire résulte d\u2019une fermeture bronchique fautive qui retarde la cicatrisation et permet l'infection au niveau de la plaie bronchique.i\u201d = TY ea 138 Une méthode de fermeture bronchique a été décrite.Elle consiste principalement en une section curviligne de la bronche et en une inversion des lèvres de la plaie.Elle a l\u2019avan- BEAULIEU er DUHAIME : FERMETURE BRONCHIQUE.L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 tage de hâter la cicatrisation et d\u2019éviter l\u2019infection péribronchique.Nos résultats dans 300 cas consécutifs de résection pulmonaire ont été présentés.HYPOTHERMIE ET ARRÊT CARDIAQUE ÉLECTIF.ÉTUDE EXPÉRIMENTALE ! Joffre-André GRAVEL, L.M.C.C., M.S., F.R.C.S.(C), F.C.C.P., F.A.C.S.* André McCLISH, B.A., L.M.C.C.3 ETUDE EXPERIMENTALE Il est généralement admis que l\u2019'Hypothermie a été, et pour quelques travailleurs dans ce domaine, est encore un moyen très utile d\u2019effectuer certaines opérations intra-cardia- ques.Les principes de base pour la protection du cerveau à travers un métabolisme cellulaire abaissé sont bien établis.Récemment, l\u2019arrêt cardiaque induit a surgi comme un instrument très utile dans le travail opératoire cardiaque (1-2-3).Les avantages de ce dernier sont, bien entendu, évidents et consistent surtout en un champ opératoire paisible et en un temps réduit.Nous nous sommes demandés si les deux méthodes employées simultanément pouvaient offrir quelques avantages.Conséquemmient, une expérimentation sur des chiens a été commencée.26 chiens métis des deux sexes, pesant entre 32 et 60 livres ont été opérés.Ils furent anesthésiés avec du Nembutal intraveineux.L\u2019intubation endotrachéale fut faite et le tube connecté à un oxygénateur.Puis, comme décrit dans un travail précé- dent (4), l\u2019animal est placé dans une cuve 1.Travail réalisé dans le Département d\u2019anatomie, Faculté de Médecine, Université Laval.Chef du département, le professeur Pierre Jobin.Il fut partiellement subventionné par le Conseil National des Recherches, Ottawa.2.Chirurgien à l\u2019Hôtel-Dieu, l\u2019hôpital Laval et l\u2019hôpital Sainte-Foy, Québec.3.Assistant, Service d\u2019anesthésie, Hôtel-Dieu de Québec.contenant de la glace et de l\u2019eau.Quand sa température est abaissée à 32°C., il est sorti de la cuve et préparé avec les précautions habituelles, pour une thoracotomie droite.En premier lieu, la veine azygos est ligaturée.Puis, les veines caves supérieure et inférieure sont encerclées avec un gros fil de soie.Les bouts de ces fils sont glissés à travers des tubes de caoutchoue individuels semi-rigides.Ainsi, tout est prêt pour une occlusion rapide du retour veineux au cœur.Le péricarde est largement ouvert pour visualiser la base de l\u2019aorte.Un clamp vasculaire est prêt pour la fermeture simultanée de l\u2019aorte et de l\u2019artère pulmonaire par la route du sinus transverse.Deux centimètres cubes de Citrate de Potassium à 25% sont aspirés dans une seringue de 20 ce.La seringue est ensuite remplie avec 18 ce.de sang.Une fois ces préliminaires accomplis, la technique actuelle est la suivante: les deux veines caves sont occlues en serrant la boucle de soie autour d\u2019elles.Le clamp vasculaire est appliqué simultanément sur l\u2019aorte et l\u2019artère pulmonaire, prenant garde de laisser quelques centimètres à la base de l\u2019aorte pour l\u2019injection.Rapidement, le sang mêlé au Citrate de Potassium est injecté dans la base de l\u2019aorte.Le cœur arrête en quelques secondes, nécessitant une dose de 3 à 9 cc.du mélange.Trois chiens sont soumis après induction d\u2019Hypothermie et arrêt cardiaque électif à une ventriculotomie droite.Une communication L\u2019Union Méd.Canada GRAVEL gr McCLISH: HYPOTHERMIE ET ARRET C.Tome 87 \u2014 Fév.1958 interventriculaire est créée et réparée.Apres quoi, le ventricule est refermé.La réanimation est commencée.L'action du cœur est rétablie.Les trois chiens décèdent.Trois chiens sont soumis, sous les mêmes conditions, à une atriotomie droite.Une communication interauriculaire est créé et réparée.Après quoi, l\u2019oreillette est refermée.La réanimation est commencée.L'action du cœur est rétablie.Les trois animaux décèdent.Puisqu\u2019il paraissait impossible d'obtenir la survie des animaux soumis à un procédé chirurgical dans de telles conditions, il fut décidé de faire beaucoup moins.Quatre chiens dans les mêmes conditions, n\u2019ont pas de chirurgie intracardiaque.Le thorax est ouvert et aussi le péricarde.La circulation est arrêtée comme ci-dessus et le cœur aussi.Dans chaque cas, les garrots, autours des vaisseaux, sont enlevés après 9 minutes d\u2019occlusion.Les quatre animaux décèdent.Les mêmes mesures de réanimation sont appliquées.La fonction du cœur est rétablie chez tous.A ce point, nous avions éliminé les manœuvres intra-cardiaques comme cause de décès.Il est alors décidé d\u2019étudier les autres causes possibles de mort.Dix animaux n\u2019ont pas survéeu à l\u2019Hypothermie, l\u2019occlusion vasculaire et l\u2019arrêt cardiaque électif.Il est maintenant réalisé que l\u2019occlusion vasculaire chez ces dix animaux, a duré de 9 à 13 minutes.Ce facteur en lui-même n\u2019est pas suffisant pour expliquer la mortalité à 100%.Il est démontré (4, 5, 6,7) qu\u2019à une température variant entre 26°C.et 29°C., des périodes d\u2019occlusion aussi longues peuvent être tolérées.Mais, dans la conduite de ces cas, la technique et les conditions générales sont différentes de celles rencontrées en Hypothermie sans cardioplégie.Ici, le simple relâchement, et quelques fois un peu d\u2019assistance manuelle sont suffisants pour restaurer l\u2019action normale du cœur.Dans les cas d\u2019arrêt cardiaque électif, la libération de l\u2019occlusion vasculaire n\u2019est suivie d\u2019aucune action cardiaque spontanée.Conséquemment, à ce moment précis, lors au 139 relâchement vasculaire, commence une période de réanimation qui nécessite une attention prompte et continue.Le premier pas est naturellement le massage cardiaque en vue de rétablir la circulation au cerveau.Ceci en même temps, pour prévenir la dilatation du cœur arrêté, pour enlever le Citrate de Potassium des coronaires et pour rétablir l\u2019action du cœur.Dans tous les cas, après deux ou trois minutes de massage, des mouvements musculaires apparaissent et sont suivis, dans tous les cas moins un, de fibrillation ventriculaire.La fibrillation commence de 2 à 9 minutes après le début du massage cardiaque.La conclusion pratique découlant de ceci, nous croyons, est que l\u2019arrêt cardiaque électif additionné à l\u2019Hypothermie, prolonge la période de réanimation au delà de la possibilité de survie.En d\u2019autres mots, chez ces dix animaux, il existe trois périodes différentes: 1.Le temps d\u2019arrêt de circulation: Ceci est déterminé par nous-mêmes et varie de 9 à 13 minutes.; 2.Le temps de réanimation: Il débute avec le massage cardiaque.En dépit d\u2019efforts réguliers et constants, le temps varie entre 6 min.30 sec.et 32 minutes.Cette période prend fin quand l\u2019action normale du cœur est rétablie.3.L\u2019addition de ces deux périodes peut s\u2019appeler: « La période circulatoire déficiente ».Ceci, parce que le massage n\u2019est pas toujours fait aussi parfaitement qu\u2019il le devrait, et est souvent interrompu pour appliquer le défibrillateur.Le temps d\u2019arrêt de circulation n\u2019est pas différent de celui employé sous Hypothermie sans cardioplégie.Il est fixé par l\u2019opérateur et habituellement basé sur le degré de froid employé.Seul, il est sans conséquence mais ajouté au temps de réanimation, il devient important.Ainsi, si l\u2019arrêt cardiaque électif n\u2019ajoute pas trop de temps à la période cireu- latoire déficiente, il peut aider, mais si, comme il semble que ce soit le cas, 11 prolonge cette période, 11 doit donc aussi augmenter le danger de dommage cérébral. 140 Nous sommes portés à croire par ces expériences, que notre période circulatoire déficiente a été prolongé par l\u2019emploi de l\u2019arrêt cardiaque et que notre mortalité à 1009 est probablement due à un trouble cérébral.La première période d\u2019occlusion vasculaire aurait pu être bien tolérée, si la fonction cardiaque eut été rétablie immédiatement sur relâchement vasculaire.Trop de temps fut employé en réanimation avant que la fonction cardiaque ne soit rétablie, en dépit du fait que ces mesures furent appliquées rapidement et énergiquement.GRAVEL er McCLISH: HYPOTHERMIE ET ARRÊT C.\u2026 L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 normal fut rétabli dans tous les cas.Le défibrillateur fut appliqué de une à vingt fois.5.Tous les animaux sont décédés.(Voir tableau II).Pendant ces expériences, les points sui\u2018ants furent notés et sont rapportés ici à cause de leur intérêt: \u2014 Le «drift » 1.e., la baissé de température de l\u2019animal après qu\u2019il est enlevé du bain varie entre 3 à 4 degrés Centigrade.\u2014 La quantité de Citrate de Potassium et de sang mêlés requis pour arrêter le cœur cst en moyenne d\u2019environ 6.5 cc.TABLEATI T Chiens no: 56 60 64 70 32 72 78 79 80 81 Période d\u2019arrét de 13\u2019 13\u2019 12\u2019 11745 11°40 12'45 9 9 9\u2019 9 Circulation : Période de 17 32 18 715| 1145| 910| 910| 12 620| 9 Réanimation Période Circulatoire 30\u2019 45\u2019 30\u2019 19\u2019 2325 2155] 18\u201910 21\u2019 1520 18\u2019 Déficiente: TABLEAU II Nombre de chiens: 10 Moyenne de la circulation arrétée: .Moyenne de la réanimation: sesvsesvancenconsnna0eneunensausenceuue00 11 min.50 sec.13 min.10 sec.Moyenne de la circulation déficiente: N.B.: 25 min.Tous ces animaux sont décédés.Le No 79 est mort sur la table.Les 9 autres sont morts dans les 12 heures suivant l\u2019opération.En résumé, nous avons éprouvé l\u2019Hypothermie et l\u2019arrêt cardiaque électif chez 10 chiens.1.Nous avons travaillé de 9 à 15 m'tuutes avec une circulation arrêtée.(Voir tableau I).2.Nous avons pris de 6 à 32 minutes pour rétablir la circulation par action cardiaque efficace.3.909% des animaux présentèrent de la fibrillation ventriculaire.4.100% de ceux-ci furent défibrillés avec succès et apparemment, un rythme cardiaque \u2014 L\u2019intervalle entre injection et 'arrét es: négligeable dans tous les cas.\u2014 À quatre des dix chiens a été adininistrC un vasopresseur pendant la période de réanimation.\u2014 Chez tous les animaux, après une période d\u2019occlusion vasculaire variant de 9 à 13 minutes, les pupilles sont dilatées.Afin de voir pendant combien de temps nous pourrions, sans danger, employer l'arrêt cardiaque électif associé à l\u2019Hypothermie, nous décidons de procéder de la façon L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 GRAVEL er McCLISH: HYPOTHERMIE ET ARRET C.141 TABLEAU III Chiens no: 56 60 64 70 32 72 78 79 80 81 Circulation Arrêtée: 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 Clamps , , or , \u2019 , \u2019 \u2019 \u2019 \u2019 Enlevés: 13 13 12 11745 11'40 12'45 9 9 9 9 Massage 13\u2019 187 12\u2019 1145 1140 1245 9\u2019 9 9 9 ommencé : Fibrillation: 22\u2019 17 19 17°40 16°50 16\u201925 11\u201935 11\u2019 12 0 Fonction Cardiaque 30\u2019 45\u201d 30\u201d 19 23'25 21'55 18°10 21 1520 18\u201d Rétablie.suivante: le premier chien aurait un relâchement des clamps, immédiatement après la production de l\u2019arrêt cardiaque, avec ane période de réanimation commençant à ce moment.Chez chaque chien, la période de cireu- lation arrêtée pourrait être prolongée jusqu\u2019à ce que la survie paraisse impossible.moindre; mais le temps d\u2019arrêt est plus loug, et ils ne survivent pas.Il résulte de ces expériences que l\u2019arrêt cardiaque électif associé à l\u2019Hypothermie complique passablement le procédé au point de mettre en doute son efficacité.Si on l\u2019emploie, le temps d'arrêt circulatoire complet doit étre TABLEAU IV Chiens no: 63 71 8 73) 75| 81| 78 80| 82| 8 8 84| 88| 89] 91 Caron aon ol oo] o| of o ol ofl of of of of of o Clamps 01 213 | 6 7| 8 8 &| | | 1w| 10] 10] 10 Cage: 02 || vel rss solo] ww Survie Oui Oui Oui Oui Oui Oui Non Non Oui Oui*| Oui Non Non Non Non x Ce chien a survéeu 2 jours, grondant tout le temps et paraissant décérébré.Comme nous nous y attendions, si la réanimation est commencée prématurément, il 5 à plus de survivants.Mais il y aurait lieu de croire que la période d\u2019arrêt est sans importance aussi longtemps que les mesures de réanimation demeurent assez énergiques pour maintenir une circulation normale.Ceci ns:aît fort variable comme il est démontré dans le tableau V.Dans quelques cas, la période d'arrêt est très courte, la période de réanimation très longue et il y a survie.Dans d\u2019autres, la somme totale de la circulation déficiente est limité à 3 ou 4 minutes afin que les mesures de réanimation soient appliquées assez tôt pour être efficaces.Les mesures de réanimation sont très variables d\u2019une fois à l\u2019autre; où nous pouvons présumer, d\u2019opérateur à opérateur.Ceci démontre l'importance de l\u2019entraînement au massage cardiaque chez les étudiants en chirurgie.La réponse à ces mesures est aussi très variable; quelques cœurs ont un :ythme normal rétabli en 2 minutes tandis que 142 GRAVEL er McCLISH: HYPOTHERMIE ET ARRET C.L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 TABLEAU V Chiens no: 63 71 83 73 75 81 78 80 85 87 84 88 89 91 Durée de la réani- 415 16.15 8.30 2 12.30 2.45 16 30 5 420 6.15 7 8 12 mation : Survie : Oui Oui Oui Oui Oui Oui Non Oui Oui Non Non Non Non Non d\u2019autres, requièrent un temps aussi long que 16 minutes.La réanimation est une période très fatiguante pour le chirurgien et nous cherchons des moyens de l\u2019éviter.L\u2019arrêt cardiaque électif avec une circulation extracorporelle ne présente pas ce jro- bléme et nous tournerons nos efforts dans cette direction.Expérimentalement, nous avons noté, comme plusieurs autres travaillant avee une circulation extracorporelle, que la température du chien tombe de plusieurs degrés, habituellement à 34°C.Nous avons eu aussi un peur- centage imposant de fibrillation.Ceci peut-il s\u2019expliquer sur une base hypothermique ?Notre étude nous porte à croire que, lorsque l\u2019arrêt cardiaque électif et la circulation extra- corporelle sont employés ensemble, on ne doit pas permettre une chute de température trop marquée.Car, cet état d\u2019Hypothermie peut prolonger la cardioplégie, prédisposer à la fibrillation et même influencer la survie.BIBLIOGRAPHIE (1) D.G.MELROSE and al.: Elective Cardiac Arrest.Lancet, 21 (2 juillet) 1955.(2) W.J.KOLFF, D.B.EFFLER, L.K.GROVES and al.: Elective Cardiac Arrest by the Melrose Technic.Cleveland Clinic Quarterly, 23: 98 (avril) 1956.' (3) J.B.EFFLER, L.K.GROVES, F.MASON, J.SORRES and W.J.KOLF: Elective Cardiac Arrest in Open Heart Surgery.Report of Three Cases.Cleveland Clinic Quarterly, 105 (23 avril) 1956.(4) J.A.GRAVEL: The Closure of Interauricular Septial Defects Under Hypothermia.Experimental Study.C.M.A.J., 70: 27 (1 janvier) 1957.(5) H.SWAN, 1.ZEAVIN, J.H.HOLMES, V.MONTGOMERY: Cessation of Circulation in General Hypothermia.I.Physiologic Changes and Their Control.Annals of Surgery, 138: 360, 1953.(6) F.J.LEWIS, M.TAUFIC: Closure of Atrial Septal Defects with the Aid of Hypothermia; Experimental Accomplishments and the Report of One Successful Case.Surgery, 33: 52, 1953.(7) W.G.BIGELOW, W.I.MUSTARD, J.G.EVANS: Some Physiologic Concepts of Hypothermia and Their Applications to Cardiac Surgery.Journal of Thoracic Surgery, 28: 463, 1954. LE DIAMOX DANS LA PANCRÉATITE AIGUË Paul LESPÉRANCE, Département d\u2019anatomie, Université Laval (Québec).INTRODUCTION Le présent travail a pour but d\u2019évaluer le rôle ou l\u2019action du Diamox au cours des pancréatites aiguës provoquées chez le chien.Ce travail comprend trois parties: I \u2014 L\u2019étiologie et le traitement actuel de la pancréatite aigué.II \u2014 Considération sur l\u2019anhydrase carbonique, le Diamox et l\u2019inhibition de la sécrétion pancréatique par le Diamox.III \u2014 Le Diamox dans la pancréatite aiguë expérimentale.ETIOLOGIE ET TRAITEMENT DE LA PANCRÉATITE AIGUË À \u2014 Etrologne.L\u2019étiologie exacte de la pancréatite aiguë n\u2019est pas encore connue.Pourtant, le problème a suscité de nombreuses recherches cliniques et expérimentales depuis au moins un siècle, mais aucune théorie n\u2019a pu, à elle seule, expliquer tous les cas rencontrés.Les théories étiologiques sont au nombre de trois: la théorie infectieuse, la théorie obstructive et la théorie vasculaire.La théorie infectieuse aujourd\u2019hui est pratiquement abandonnée.La théorie obstructive ou dite du canal commun avec reflux biliaire date de 1901 et il existe beaucoup de faits cliniques et expérimentaux pour la supporter.Enfin, la théorie vasculaire est venue s\u2019ajouter dernièrement et les résultats d\u2019une thérapeutique vasodilatatrice en prouvent le bien-fondé.Il est possible qu\u2019un cas donné relève de deux ou des trois théories ou encore que réellement l\u2019étiologie de cette maladie soit multiple.B \u2014 Traitement.Le traitement actuel de la pancréatite aiguë hémorragique et nécrosante est basé sur les phénomènes physio-pathologiques et cliniques observés au cours de la maladie.Ainsi il est essentiel d\u2019empêcher la progression des processus de nécrose et d\u2019autodigestion pancréatiques qui sont la nature méme de la maladie.Ensuite, il faut traiter, ou mieux, prévenir la déshydratation et le choc, de même que les troubles du métabolisme dont celui du calcium est le plus important.Enfin, l\u2019administration d\u2019antibiotiques limitera ou préviendra une infection péritonéale toujours grave.Empêcher la progression du processus pathologique implique l\u2019inhibition la plus complète possible de toute sécrétion pancréatique externe.La phase neurogénique de cette sécrétion peut être inhibée par des mesures qui empêchent le contenu gastrique d\u2019entrer dans le duodénum et de libérer de la sécrétine, tel le siphon continu.Les anticholinergiques agissent également sur la sécrétion gastrique.Il existe aussi une façon indirecte d\u2019influencer la sécrétion externe du pancréas en Inhibant l\u2019anhydrase carbonique qui joue un rôle essentiel dans la sécrétion du bicarbonate et dans le volume de cette sécrétion.Un nouvel inhibiteur de l\u2019anhydrase carbonique, le « Diamox », utilisé au début comme diurétique, a été reconnu comme ayant un effet important sur la sécrétion bicarbonatée du pancréas.Après un court rappel sur la nature de l\u2019an- hydrase carbonique et son rôle dans la sécrétion bicarbonatée du pancréas, et enfin sur la nature du « Diamox », nous discuterons sur le résultat d\u2019une courte expérience conduite sur douze chiens.I \u2014 L\u2019ANHYDRASE CARBONIQUE II\u2014 LA SÉCRÉTION PANCRÉATIQUE IIT \u2014 LE Diamox I \u2014 L\u2019Anhydrase carbonique (29).a) Nature: L\u2019anhydrase carbonique est un enzyme qui catalyse l\u2019hydratation du gaz carbonique (CO) et la déshydratation de l\u2019acide carbonique (H,COs4). 144 b) Distribution et rôle: L\u2019anhydrase carbonique se rencontre fréquemment dans le règne animal.Chez l'Homme, en particulier, elle existe en très haute concentration dans les globules rouges, la muqueuse gastrique et le cortex rénal, en quantité moindre au niveau du système nerveux et du pancréas.II \u2014 La sécrétion pancréatique et l\u2019anhydrase carbonique.A l\u2019aide des inhibiteurs de l\u2019anhydrase carbonique connus jusqu\u2019en 1950, il fut impossible de prouver que l\u2019enzyme était nécessaire à la sécrétion bicarbonatée pancréatique.Or, avec un nouveau composé, le Diamox, il fut possible à Janowitz et ses collaborateurs (17-18) de bloquer la sécrétion gastrique de 97%.Ceci poussa Hollander et BirnBaum (5-15) à tenter l\u2019inhibition de l\u2019anhydrase carbonique pancréatique chez le chien.Ils obtinrent (5) une inhibition marquée de la réponse à la sécrétine avec des doses de 10 mg de Diamox par kilogramme de poids, le degré d\u2019inhibition augmentant avec la dose.Le plus haut degré d\u2019inhibition fut de 95% du volume et 97% du débit carbonaté.Ils en conclurent que l\u2019anhydrase carbonique est nécessaire à la sécrétion bicarbonatée du pancréas.III \u2014 Le Diamox.a) Composition.Le Diamox, chimiquement un sulfamidé hétérocyclique, fut découvert par Roblin et ses collaborateurs (30), qui cherchaient effectivement de puissants inhibiteurs de l\u2019anhydrase carbonique.b) Réactions secondaires.Janowitz (17) et Dreiling (8), dans des études différentes chez le chien et chez l\u2019'humain ne rapportent aucun incident imputable à l\u2019administration de doses élevées de Diamox.En possession donc d\u2019un inhibiteur de l\u2019an- hydrase carbonique, capable de diminuer la sécrétion pancréatique pourvu que la dose soit suffisante, sans toutefois entraîner de réactions secondaires graves, il a paru intéressant d\u2019étudier l\u2019action du Diamox au cours d\u2019une pancréatite aiguë chez le chien.Ce médicament aurait pour but de lutter contre LESPÉRANCE: DIAMOX DANS LA PANCRÉATITE AIGUË L'Union Méd.Canada e 87 \u2014 Fév.1958 un facteur causal possible: l\u2019hypersécrétion d\u2019un pancréas dont les canaux sont partiellement ou complètement obstrués.LE DIAMOX DANS LA PANCRÉATITE AIGUË EXPÉRIMENTALE A \u2014 Déclenchement de pancréatites et méthodes d\u2019investigation a) Généralités.Lewis (21) en 1950, et d\u2019autres auteurs, démontrèrent que certains antibiotiques prévenaient la mort de la majorité des chiens chez qui une pancréatite aiguë avait été déclenchée par l\u2019injection de bile dans les canaux pancréatiques.C\u2019était dire que l\u2019infection était la cause première de la mort.Dans ces circonstances, il devenait difficile d\u2019éva- Juer un médicament inhibiteur de la sécrétion pancréatique.Récemment, Hara (12) et ses collaborateurs décrivirent une technique par laquelle ils obtenaient une pancréatite aiguë hémorragique mortelle et non infectée.Plus précisément ils obtinrent une mortalité de 90% et 74% de mortalité par pancréatite dite stérile Comme la mort survenait en moyenne dix heures après l\u2019opération, l\u2019infection ne pouvait que difficilement être la cause du décès.Au cours de ce travail, la méthode de Hara pour déclencher les pancréatites fut adoptée avec la différence qu\u2019au lieu de recevoir de la terramycine en médication préopératoire, les animaux de cette expérience reçurent de la pénicilline et de la streptomycine.b) Prémédication et incision.Avant d\u2019être opérés, les animaux reçurent deux grammes de Mycifradine *, 200,000 unités de pénicilline et 0.25 gm.de streptomycine par jour, pendant trois jours.La journée de l\u2019intervention et les deux jours suivants, les chiens reçurent 400,000 unités de pénicilline et 0.50 gm.de streptomycine.Sous anesthésie au Nembutal, une incision paramédiane droite de huit centimètres de long à partir du rebord costal, donnait un * Gracieusement fournie par la maison Upjohn Co. L'Union Méd.Canada L'ESPÉRANCE: DIAMOX DANS LA PANCRÉATITE AIGUË Tome 87 \u2014 Fév.1958 accès facile au duodénum, dans le mésentère duquel se trouve la partie droite du pancréas.¢) Déclenchement de la pancréatite.Après avoir isolé de façon convenable le canal pancréatique accessoire, une aiguille de Linderman de calibre 18 y est introduite par une petite incision longitudinale effectuée à la pointe du bistouri, tout près de l\u2019embouchure du canal dans le duodénum.Puis de 160,000 à 250,000 unités de Tryptar **, frai- chement dilué dans 10 cc.de solvant sont injectés le plus rapidement possible, c\u2019est-à-dire sous pression, de façon rétrograde dans le canal, en prenant soin d\u2019éviter un reflux de l\u2019enzyme soit à travers l\u2019orifice fait dans le canal, soit dans le duodénum.Puis l\u2019abdomen est refermé selon les méthodes habituelles.d) Moyens de contrôle et d\u2019investigation.Neuf chiens sur douze ont eu en plus une dissection de la veine jugulaire externe droite, où un catheter de polyéthylène était introduit et fixé en permanence.Cette manœuvre a énormément facilité les prises de sang pour amylasémies et l\u2019injection intra-veineuse de solutés.La dose de Tryptar a été la même pour tous les chiens, sans égard à leur poids.Six d\u2019entre eux reçurent 160,000 unités de Tryptar dans le canal pancréatique; les six autres 250,000 unités, car même si les six premiers ont fait une pancréatite, les résultats ne semblaient pas satisfaisants.TABLEAU I Groupe I Pas de Diamox No du Tryptar| % d'augmentation Déci chien dose de l\u2019amylasémie eces 74 160,000 \u2014\u2014 non 77 160,000 34% non 80 250,000 96% oui 82 250.000 67% non Neuf chiens eurent une amylasémie de contrôle avant l\u2019opération et une autre environ trois heures après.Chaque fois qu\u2019il y eut **Le Tryptar est le nom commercial de la trypsine, préparée par Armour Laboratoires.145 décès, un prélèvement du liquide péritonéal a été fait pour examen bactériologique et culture.Dans tous les cas un prélèvement du pancréas a été fait pour examen histologique, soit à l\u2019autopsie, soit au moment du sacrifice de l\u2019animal.Afin d\u2019évaluer le Diamox dans le traitement de ces cas pancréatites expérimentales, les chiens ont été divisés en trois groupes: Groupe I: Ce groupe ne reçut aucun traitement spécial, si ce n\u2019est 500 cc.de soluté physiologique ***.TABLEAU II Groupe II Diamox 500 mg avant opération No du Tryptar| % d\u2019augmentation Décès chien dose de l\u2019amylasémie 73 160,000 \u2014 non 75 160,000 135% oul 78 250,000 60% non 84 250,000 192% oui Groupe II: Ce groupe recut 500 mg.de Diamox dans 500 cc.de solution physiologique avant toute intervention, immédiatement après l\u2019amylasémie de contrôle.Groupe III: Ce groupe recut 500 mg.de Diamox dans 500 cc.de soluté physiologique, une heure environ apres le déclenchement de la pancréatite.TABLEAU III Groupe III Diamox 500 mg 1 h.après opération No du Tryptar| % d'augmentation Décès chien dose de l\u2019amylasémie T2 160,000 \u2014\u2014 non 76 160,000 42% non 79 | 250,000 \u2014 oui 81 250,000 51% non Il est à noter aussi que les 500 mg.de Dia- mox étaient administrés sans égard au poids des chiens.Cette dose étant plus que suffi- ** Le soluté physiologique ou soluté mixte est un soluté contenant 9,5 gm de NaCl% et 5% de glucose. 146 sante pour inhiber théoriquement au moins 60% de toute la sécrétion pancréatique d\u2019un chien de 25 livres (5).Enfin, le sexe, l\u2019âge et les conditions antérieures des chiens ont été des facteurs ignorés dans la conduite de ces expérience.Seul le poids a été vérifié en vue de l\u2019anesthésie.B \u2014 Discussion Il semble évident d\u2019après les chiffres de I'amylasémie et l\u2019étude mascroscopique et microscopique du pancréas de chaque chien que les douze chiens de cette courte expérience ont souffert d\u2019une pancréatite aiguë hémorragique, mais celle-ci n\u2019a pas été aussi rapidement mortelle que le laissait entendre le travail de Hara (12).Toutefois, toutes les pancréatites mortelles ont été stériles d\u2019après l\u2019examen bactériologique du liquide péritonéal prélevé à l\u2019autopsie et, dans ces cas, la mort était survenue entre trois et quarante heures après l\u2019intervention.Il ne semble pas non plus que l\u2019augmentation de la dose de Tryptar injecté dans le canal pancréatique ait influencé la sévérité de la pancréatite.En effet, la même proportion de survie s\u2019est rencontrée dans les pancréatites provoquées avec 160,000 unités ou 250,000 unités.Il a été impossible de retrouver dans nos milieux une référence sur le taux de l\u2019amyla- sémie normale chez le chien.Les dosages ont été faits par la méthode de Somogyi et il est très peu probable qu\u2019il y ait eu erreur de ce côté là.L\u2019amylasémie normale du chien semble très élevée: variant dans le cas présent entre 711 et 2,331 unités %, la moyenne fut de 1,707 unités chez neuf chiens.La cause de cette amylasémie élevée est inconnue pour le moment.Est-ce normal, ou dû au jeûne préopératoire ou encore à l\u2019anesthésie?De toute façon, au début de l\u2019intervention le pancréas était de coloration et de consistance normales.Rapidement, après l\u2019injection de Tryptar, il devenait œdémateux.Un piqueté brun hémorragique apparaissait au bout de quelques mi- LESPÉRANCE: DIAMOX DANS LA PANCRÉATITE AIGUË L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 nutes ct dans les cas où la fermeture de l\u2019ah- domen s\u2019est faite dix minutes après l\u2019injection, le pancréas était déjà volumineux, rouge foncé.De plus, une sérosité abondante envahissait l\u2019abdomen.Lorsque l\u2019amylasémie, faite trois heures après l'intervention, était augmentée d\u2019au moins 96% du taux normal, la pancréatite infligée s\u2019est avérée mortelle.Une augmentation de 67% s\u2019est vue chez un chien qui a survéeu.Le Diamox semble avoir cu un effet définitif et inattendu sur le taux de l\u2019amylasémie et peut-être sur l\u2019évolution de la pancréatite.Chez les chiens qui ont reçu du Diamox pré- opératoirement, le pourcentage de l\u2019élévation de l\u2019amylasémie a atteint des chiffres beaucoup plus élevés que chez les témoins, et la plus haute mortalité a été enregistrée dans ce groupe (tableau II).Une explication à ce phénomène pourrait être que le Tryptar injecté s\u2019est rendu plus profondément dans les acini et les canalicules tout en étant dilué par une quantité moindre de sécrétion pancréatique.Le fait que la pancréatite semble avoir été plus sévère chez des animaux dont la sécrétion pancréatique totale et bicarbonatée était réduite au minimum, permet de mettre en doute la théorie du reflux biliaire comme étiologie de la pancréatite.En effet, la maladie se rencontre habituellement chez des individus qui ont absorbé « un gros repas fortement arrosé d\u2019alcool », dont le pancréas est vraisemblablement en hyperactivité, de telle sorte que la bile a encore moins de chance de pénétrer dans les voies pancréatiques.Ceci serait en accord avec l\u2019opinion de Wolfer et de Dragsted (22).Par ailleurs, la théorie du blocage et de l\u2019engorgement des voies pancréatiques n\u2019est pas atteinte, car la pancréatite expérimentale provoquée par la trypsine sous pression imite l\u2019engorgement des voies pancréatiques, mais rien n\u2019empêche de penser que lors d\u2019une pancréatite aiguë humaine, il y ait un déséquilibre produit dans les composantes du suc pancréatique, tel L'Union Méd.Canada | pSpERANCE: DIAMOX DANS LA PANCRÉATITE AIGUË Tome 87 \u2014 Fév.1958 qu\u2019une surcharge d\u2019enzymes et de mucus par rapport à la sécrétion bicarbonatée plus fluide, et blocage éventuel.D\u2019un autre côté, le fait de n'avoir pas obtenu un pourcentage très élevé de mortalité avec la méthode de Hara, avec l\u2019aide du Diamox, donné avant la trypsine, est un argument en faveur de la théorie vasculaire ou du moins de son association comme facteur aggravant et concomitant.~ Le tableau III montre que chez les chiens traités au Diamox apres l'intervention, ies taux de l\u2019amylasémie ont été les plus bas si on les compare à ceux des groupes I et lL Un seul chien est décédé dans le groupe III et la cause du décès peut être le pneumothorax accidentellement provoqué au cours de l\u2019intervention.L\u2019étude des pièces histologiques (toutes vues par le docteur Jean-Louis Bonenfant) porte à croire que l\u2019intensité des lésions provoquées au niveau du pancréas ait été quelque peu influencée par le Diamox au même degré que le taux d\u2019amylasémie.Ceci est apparent surtout chez les chiens qui ont survécu et qui ont été sacrifiés un mois plus tard.Les chiens 76 et 81 du groupe I et II (77- 82-78) présentent des lésions scléreuses et granulomateuses d\u2019intensité variable.Toutefois la présente série est trop courte pour en tirer des conclusions définitives et valables à ce sujet.Dans l\u2019ensemble, la comparaison des lésions minimes trouvées comme séquelles au bout d\u2019un mois avec les lésions évidentes et étendues des animaux sacrifiés six jours après l'intervention, donne à penser à une grande capacité régénératrice de la part du pancréas.Conclusions Même si ce travail n\u2019a pas la prétention d\u2019avoir réglé le problème de l'efficacité du Diamox dans le traitement d\u2019une pancréatite aiguë humaine, certaines conclusions peuvent en être tirées: 1\u2014 Il faudrait avoir une méthode encore plus efficace pour obtenir régulièrement une pancréatite aiguë mortelle chez le chien.147 2 \u2014 La rupture des canalicules et des acini pancréatiques n\u2019est peut-être pas le seul mécanisme en cause dans une pancréatite aiguë hémorragique, nécrosante et mortelle: il faut peut-être l\u2019association du facteur vasculaire.3\u2014 Le Diamox a sûrement contribué à abaisser le taux d'augmentation de l\u2019amyla- sémie après le déclenchement d\u2019une pancréatite, tandis qu\u2019il est peut-être un facteur aggravant s\u2019il est administré avant la pancréatite.BIBLIOGRAPHIE (1) Thomas W.ADAMS and Merle M.MUSSEL- NAN: Pancreatic venous thrombosis as an etiologic factor in acute necrotizing hemorragic pan- creatitis.Surgical Forum, 4: 401, 1953.(2) E.ARCHIBALD: The Experimental Produec- tion of Pancreatitis in Animals as a result of the resistance of the common duct sphincter.Surg.Gynec.& Obst., 28: 529, 1919.(3) W.BECKMAN and al.: A study of the effects of sulfanilamide on acid-base metabolism.J.Clin.Investigation, 19: 635, 1940.(4) R.W.BERLINER: Renal secretion of Potassium and Hydrogen ions.Federation Proc.11: 695, 1952.(5) D.BIRNBAUM and F.HOLLANDER: Inhibition of pancreatic secretion by the carbonic an- hydrase inhibitor, Diamox.Am.J.Physiol., 174: 191, 1953.(6) BRADLEY: Topographical anatomy of the dog, 5th ed., page 46.(7) H.W.DAVENPORT: Carbonic Anhydrase in tissues other than blood.Physiological review, 26: 560, 1946.(8) D.A.DREILING and Henry D.JANOWITZ: Inhibition of human pancreatic secretion by Di- amox (Carbonic anhydrase Inhibitor).Surgical Forum, 5: 414, 1954.(9) R.ELMAN: Surgical aspects of acute pancre- atitis, with special reference to its frequency as revealed by the serum amylase test.JAMA.118: 1265, 1942.Gastro-enterol., 7: 656, 1946.(10) B.FISHER, E.B.FISHER and Robert SEL- KER: Further observation in the role of bile in the pathogenesis of Pancreatitis.Surgical Forum, 4: 406, 1953.(11) GASTER and all.: Pathogenesis of acute hem- orragic pancreatitis.Archives of Surgery, 60: 473, 1950.(12) M.HARA and all.: Experimental Hemorragic Pancreatitis, a method of production of non-infect- ed Lethal Hemorragic Pancreatitis.Surgical Forum, 5: 395, 1954. 148 LESPÉRANCE: DIAMOX DANS LA PANCRÉATITE AIGUË L'Union Méd.Canada (13) A.F.HARTMANN and all.: A study of some of the physiological effects of sulfonamide.Changes in the acid-base Balance.J.Clin.Investigation, 17: 465, 1938.(14) W.F.HICKEN and A.J.McALLISTER: Is the reflux of bile into the pancreatic ducts a normal or abnormal physiologic process?Am.J.Surgery, 83: 781, 1952.(15) F.HOLLANDER and D.BIRNBAUM: The role of carbonic anhydrase in pancreatic secretion.Transactions of the New York Academy of Sciences, 15: 56 (déc.) 1952.(16) J.N.HOWARD: Surgical physiology of Pan- creatitis.Surg.Clin.of North Amer., 1789 (déc.) 1949.(17) H.D.JANOWITZ, H.COLCHER and PF.HOLLANDER: Inhibition of Gastric Secretion of acid in dogs by Carbonic Anhydrase Inhibitor, 2-acetyl amino, 1, 3, 4, thiadiazole-5-Sulfonamide.Am.J.Physiol.,, 171: 325, 1952.(18) H.D.JANOWITZ, H.COLCHER and PF.HOLLANDER: Carbonic anhydrase inhibition and Gastric secretion.Transactions of the New York Academy of Sciences, 15: 54 (déc.) 1952.(19) R.JONES, jr: Etiology and Pathogenesis of acute hemorragic Pancreatitis.Am.J.Med.Sciences, 205: 277, 1943.(20) D.KEILIN and T.MANN: Sulfonilamide as a specific Inhibitor of Carbonic anhydrase.Nature, 146: 164, 1940.(21) F.J.LEWIS and O.H.WANGENSTEEN : Antibioties in the treatment of experimental acute hemorragic pancreatitis in dogs.Proc.soc.Exper.Biol.& Med.74: 453, 1950.Tome 87 \u2014 Fév.1958 (22) Edward F.LEWISON: Acute Pancreatitis.An etiologic review and report of thirty five cases.Archives of Surg, 41: 1008, 1940.(23) T.H.MAREN: Pharmacological and renal effects of Diamox (6063) a new carbonic anhy- drase inhibitor.Transactions of the New York Academy of Sciences, 15: 53 (dée.) 1952.(24) W.H.MILLER and all.: Heterocyclid sulfon- amides as carbonic anhydrase Inhibitors.J.Am.Chem.Soc., 72: 4893, 1950.(25) J.NADEL: Effects of carbonic Anhydrase Inhibitor 6063 on electrolytes and acid-base balance in normal subjects and patients with respiratory acidosis.J.Clin.Investigation, 32: 622, 1953.(26) E.L.OPIE: The relationship of cholelithiasis to disease of the pancreas and to fat necrosis.Am.J.Med.Soc., 121: 27, 1901.(27) H.L.POPPER, H.MICHELES and K.C.RUSSEL: The relationship between pancreatic oedema, necrosis and hemorrhage.Surg.Gynec.& Obst., 87: 79, 1948.(28) A.R.RICH and G.I.DUFF: Experimental and Pathologic Studies on pathogenesis of acute hemorrhagic Pancreatitis.Bull.John Hopkins Hosp., 58: 212, 1936.(29) F.S.W.ROUGHTON and A.M.CLARK: The enzymes, chemistry and mecanism of action.Vol.I, Part.II, J.B.Summer and K.Myrback (Imprimeurs).Academic Press Inc.Ed.N.Y, 1250, 1951.(30) R.O.ROBLIN, jr.and J.E.CLAPP: Preparation of heterocyclic sulfonamides.J.Am.Chem.Soc., 72: 4890, 1950.(31) Alan THAL: The Pathogenesis of Bile Pan- creatitis.Surgical Forum, 5: 391, 1954.- . LE MÉTABOLISME DE L'ALCOOL CHEZ L'INDIVIDU NORMAL ET CHEZ L'ALCOOLIQUE CHRONIQUE ! Guy NADEAU, Laboratoire de Biochimie, Hôpital Saint-Michel Archange (Québec).A la faveur des recherches expérimentales effectuées en ces dernières années sur l\u2019intoxication et la désintoxication alcooliques, ainsi que des révélations récentes de l\u2019enzyinologie, il semble qu\u2019il faille, une fois de plus, reviser nos notions sur le métabolisme de l\u2019alcool.De la conception classique qui assiiuilait ce phénomène à une simple combustion, on en est venu à l'identification de plusieurs produits intermédiaires d\u2019oxydation qu\u2019on a accusés tour à tour d\u2019être responsables des manifestations toxiques qui sont la rançon de l\u2019abus alcoolique.Il est bien démontré que l\u2019alcool ingéré est comburé, sous l\u2019influence de mécanismes cnzy- matiques, pour la grande part dans le foie, et que des traces seulement échappent à la transformation chimique par les émonctoires naturels: urine, sueur, ventilation pulmonaire 2.C\u2019est d\u2019ailleurs cette dernière propriété de diffusion qui a suscité la création de divers appareils pour déterminer la teneur en alcool de l\u2019organisme par l\u2019intermédiaire de l\u2019haleine (Drunkometer, Alcometer) (10).L\u2019oxydation enzymatique de l\u2019alcoo! se fait par étapes dont les plus plausibles sont les suivantes: CH,\u2014CH,\u2014OH alcool éthylique > CH,\u2014CHO acétaldéhyde La présence d\u2019acétaldéhyde au cours du métabolisme de l\u2019alcool peut être mise en évidence dans le sang, en particulier sous l\u2019influence de certaines drogues capables de bloquer à ce stade le processus d\u2019oxydation de l\u2019alcool.Possèdent cette propriété le disulfure de tétraéthylthiourame (antabuse) et la cyanamide, bien que le mécanisme inhibiteur en jeu 1.Les muscles, le cerveau et possiblement le rein, peuvent contribuer à l'oxydation de l\u2019alcool, mais dans (es proportions infimes comparativement au oie (4).soit aparemment beaucoup plus complexe.2 D\u2019autres produits intermédiaires de métabolisme, en particulier l\u2019acide pyruvigue, ajouteraient leurs effets nocifs à ceux de l\u2019acé- taldéhyde et de l\u2019acide acétique (8), rrais cette hypothèse ne semble pas avoir souleve d'intérêt, du moins en Amérique.Quelles sont les voies d\u2019oxydation cenzy- matique de l\u2019alcool ?Elles semblent au nicins au nombre de deux (4): une déshydrogénation catalysée par la déshydrogénase alcoolique et une peroxydation avec l\u2019aide de la catalase.À ces mécanismes déjà complexes, Lecoq (8) ajoute ceux de la décarboxylation et de l\u2019acétylation (en présence de vholine).Plus récemment encore Kamil et ses collaborateurs (5, 6) ont offert un nouvel aspect du métabolisme de l\u2019alcool: la détoxication par conjugaison avec l\u2019acide glucuronique, tout comme pour la morphine et d\u2019autres alcaloïdes.Nombre d\u2019investigateurs ont étudié les divers facteurs pouvant affecter la destruction de l\u2019alcool.On comprendra l\u2019intérêt clinique que soulève cet aspect du problème dans les cas d\u2019intoxication alcoolique aiguë.Ni les variations de température corporelle (du moins dans les limites observables CH, COOH CO, + H,0 acide acétique > chez l\u2019être humain), ni les variations du métabolisme général, même au cours d\u2019exercices musculaires violents, ne semblent produire d\u2019effet sur le taux de catabolisation alcoolique.Contrairement à l\u2019opinion générale, l'usage continu d\u2019alcool ne favorise pas son élimination chimique (4).S\u2019il est reconnu que les graisses peuvent retarder l\u2019absorption de l\u2019alcool, elles sont, tout comme les protéines 2.Les travaux de Staub (20) suggèrent que l\u2019an- tabuse agit par l'intermédiaire d\u2019acides dithiocarba- miques qui ont la propriété d\u2019accaparer \u2018(par chéla- tion) les métaux lourds nécessaires aux mécanismes enzymatiques d\u2019oxydation. 150 et les glucides en général, sans effet sur l\u2019oxydation de l\u2019alcool.L\u2019action catalytique de l\u2019insuline, de l\u2019acide pyruvique, du glucose ou du fructose est trop controversée pour justifier leur emploi dans les cures de désintoxication.De toutes les drogues qui ont été essayées dans le même but, deux seules, le dinitrophé- nol et le dinitrocrésol, s\u2019avèrent capables d\u2019accélérer le métabolisme de l\u2019alcoo!, du moins chez l\u2019animal de laboratoire.Mall 1eu- reusement les doses nécessaires pour démontrer cet effet sont bien au delà de celles que l\u2019on pourrait se permettre chez un individu en état d\u2019intoxication aiguë.MÉTABOLISME DE L'ALCOOL CHEZ L\u2019ALCOOLIQUE CHRONIQUE Chez Jl\u2019individu normal qui consornme occasionnellement une quantité cexagérée de boissons alcooliques, l\u2019oxydation cellulaire ne pouvant suffire à débarrasser l\u2019organisme de l\u2019alcool assez rapidement, il y a diffusion du produit à travers tous les tissus, y compris le cerveau où apparaissent les troubles psychiques temporaires et réversibles qui sont la caractéristique de l\u2019intoxication alcoolique 3.Tout rentre dans l\u2019ordre quand l'organisme, le foie en particulier, réussit à éliminer la substance toxique (18).L\u2019alcoolique chronique présente une toute autre image.Parmi les nombreuses complications physiques secondaires de l\u2019abus alceoli- que, l\u2019altération progressive du foie est généralement la plus précoce, la plus fréquente et, sans doute aussi, la plus importante.Il semble, en effet, que les alcooliques, après un certain nombre d\u2019années, présentent tous des troubles de fonctionnement hépatique de même type, c\u2019est-à-dire un abaissement du pouvoir de détoxication que peuvent mettre en évidence les épreuves courantes de laboratoire, Lelles que celle de la bromosulfaléine.C\u2019est elle qui nous a été la plus utile dans le dépistage de 3.L\u2019alcool a une forte affinité pour l'eau.La sensation \u2018de \u2018soif intense qui succède à l\u2019abus de breuvages alcooliques n\u2019est pas due à une déshydratation comme on est porté à le croire, mais au déplacement de l\u2019eau intracellulaire vers les espaces interstitiels.NADEAU: MÉTABOLISME DE L'ALCOOL L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 cette dysfonction hépatique qui eût pu «léfier l\u2019observation clinique, si l\u2019on n\u2019en avait déjà eu un indice important dans la diminution progressive de la tolérance vis-à-vis de l\u2019alcool.C\u2019est, en effet, un phénomène dont se plaignent généralement les patients eux- mêmes après quelques années de prouesses bachiques.Dans un travail récent (11, 14), nous avons trouvé que, chez 178 patients, plus de la moitié affichaient une rétention anormale de colorant.Afin d\u2019éliminer les erreurs inhérentes à la méthode conventionnelle, nous en avons proposé une modification (13, 14) (BSP clearance) qui a rendu encore plus évidente la détérioration hépatique des patients précités (85.2 pour cent).L\u2019apparition de cette anomalie coïncide généralement avec une accumulation progressive de graisses dans le foie, infiltration qui peut aboutir, dans les cas extrêmes, à la nécrose ou à la fibrose (cirrhose).Expérimentalement du moins, il semble cependant que la première étape de cette altération soit longtemps réversible (2, 12, 15, 19, 21).Nous avons déjà présenté nos observations sur le traitement des alcooliques par les agents lipotropes.Ce traitement est, chez l\u2019homme, encore du domaine expérimental.Il est probable que, dans bien des cas, la déficience en choline (et autres facteurs lipotro- piques) puisse être contrecarrée par un régime alimentaire adéquat, sans qu\u2019il soit nécessaire d\u2019y apporter un supplément sous forme thérapeutique (3, 15, 17).L\u2019addition toutefois de substances lipotropiques au régime peut s'avérer non seulement utile, mais parfois nécessaire, chez des patients qui ne peuvent se prêter à une diète théoriquement balancée.Que l\u2019alcool pur ait une action toxique directe pour le foie semble de moins en moins probable 4, ce qui ne permet pas toutefois de conclure à l\u2019innocuité des breuvage alcooliques.Nous avons déjà signalé antérieurement l'influence néfaste pour le foie des subs- 4.Lecoq (8) soutient l\u2019action toxique directe des métabolites de l\u2019alcool et secondairement l\u2019effet d\u2019une carence alimentaire et de dysendocrinies variées. L'Un\u2018on Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 tances accompagnant l'alcool dans certains breuvages courants (18, 19).Il semble, en effet, que le genre de breuvages régulièrement consommés ait sa part à jouer dans l\u2019atteinte hépatique.Il est à souhaiter que la pharmacologie donne bientôt la réponse à ce sujet, surtout depuis que Best et ses collaborateurs (1) ont démontré que, chez l\u2019animal de laboratoire du moins, l\u2019alcool pur n\u2019est pas plus toxique qu\u2019une quantité isocalorique de sucre.C\u2019est sans doute là toute la clef de l\u2019énigme.Les expériences de Atwater (16) ont montré, en effet, qu\u2019à condition qu\u2019il soit absorbé à faibles doses, l\u2019alcool fournit par sa combustion l\u2019énergie permettant d\u2019épargner une quantité isodyname de glucides ou de lipides.L'alcool se comporte donc comme un véritable aliment, mais un aliment imparfait en ce qu\u2019il ne paraît pas utilisable directement par le muscle, ni dans la lutte contre le froid.Il a cependant la propriété de stimuler l\u2019organisme et de lui permettre de poursuivre son activité en dehors de toute alimentation par l\u2019intermédiaire du système nerveux (suppression ou atténuation de la sensation de fatigue ou de la sensation de faim) (16).Chez l\u2019alcoolique chronique en particulier, la substitution de l\u2019alcool aux aliments est fréquente.Les perturbations organiques consécutives à la sous-alimentation se retrouvent facilement à l\u2019examen clinique (stéatose par carence de choline ou de méthionine, crises polynévritiques par avitaminose).Ainsi l\u2019action néfaste de l\u2019alcool sur le foie s\u2019effectuc- rait indirectement par l\u2019intermédiaire d\u2019une carence alimentaire, plutôt que par toxicité directe.Le foie perdant ainsi une partie de son pouvoir de détoxication, il est normal de prévoir que l\u2019alcool ait plus de chances d\u2019altérer la cellule nerveuse.Comment toutefois concilier cette hypothèse avec le phénomène de la soi-disant tolérance acquise du buveur régulier?Disons tout de suite que l\u2019expérimentation rejette la possibilité d\u2019une oxydation accélérée chez le buveur chronique.L'hypothèse NADEAU: MÉTABOLISME DE L\u2019ALCOOL 151 d\u2019une accoutumance de l\u2019organisme à des concentrations sans cesse croissantes d\u2019alcool et, par conséquent, un effet moindre sur le psychisme, s'écroule devant la réalité expérimentale.On ne peut retenir que l\u2019effet de doses massives répétées de boissons alcooliques sur les muqueuses gastrique et intestinale qui les rendraient moins perméables en retardant l\u2019absorption de l\u2019alcool (18).S'il peut ainsi exister une forte marge de tolérance vis-à-vis de l\u2019alcool consommé, en revanche, il y en a peu par rapport à la concentration de l\u2019alcool réparti dans l\u2019organisme.Dans certaines limites, si l\u2019on élève la concentration en alcool chez le sujet tolérant au même niveau que chez l\u2019individu plus susceptible, sans tenir compte des quantités d'alcool nécessaires à cette élévation, on peut prédire que les symptômes seront les mêmes chez les deux individus (9).Notons en passant que c\u2019est cette constatation expérimentale qui endosse la valeur des dosages chimiques de l\u2019alcool dans les humeurs pour des fins médico-légales.En réalité, la soi-disant tolérance acquise de l\u2019alcoolique chronique est, à la longue, suivie d\u2019une phase de plus grande susceptibilité, comme en font foi maints témoignages de patients qui ont fait le sujet de nos études antérieures (18, 19).Cette observation, quasi générale, cadre mieux avec celle d\u2019une détérioration progressive du foie qui vraisemblablement devrait favoriser la susceptibilité plutôt que la tolérance.Il ressort de ces considérations qu\u2019un organisme sain, alimenté de façon adéquate qualitativement et quantitativement, peut résister à des agressions alcooliques isolées au travers de périodes d\u2019abstinence.Le pronostic hépatique de nos buveurs sporadiques a tou- Jours été plus favorable (18, 19).Mais dans quelle proportion l\u2019alcool peut-il se substituer sans danger aux aliments?On doit à Eliane LeBreton (7) d\u2019avoir récemment proposé de façon explicite des limites à la part de l\u2019alcool dans la dépense calorique.Sous peine de débalancer l\u2019équilibre azoté en limitant l\u2019utilisation des protéines, 152 NADEAU: MÉTABOLISME DE L'ALCOOL L'Union Méd.Canada il semble que l\u2019alcool ne doive pas contribuer pour plus de 10 pour cent à l'apport calorique total d\u2019un individu normal.Traduits en termes dipsiques, la part quotidienne de l\u2019adulte sain, en activité physique modérée.(3000 calories), devrait être inférieure à deux onces liquides (60 ml.) d\u2019alcool pur\u201c.BIBLIOGRAPHIE (1) C.H.BEST, W.S.HARTROFF et C.C.LUCAS: Liver damage produced by feeding alcohol or sugar and its prevention by choline.Brit.Med.J., II: 1001, 1949.(2) L.E.GLYNN: Diet and diseases of the liver.Brit.J.Nutrition, 2: 347, 1949.(3) G.A.GOLDSMITH, W.G.UNGLAUB, J.GIBBENS: Present advances in nutrition and metabolism.Arch.Int.Med., 90: 513, 1952.(4) E.JACOBSEN: The metabolism of ethyl alcohol.Pharmacol.Rev., 4: 107, 1952.(5) I.A.KAMIL, J.N.SMITH et R.T.WILLIAMS: Studies in detoxication.Biochem J., 53: 129, 137; 54: 390, 1953.(6) Ibid: A new aspect of ethanol metabolism: isolation of ethyl-glucuronide.Biochem.J., 51: X XXII, 1952.(7) E.LE BRETON et J.TREMOLIERES: Part de l\u2019alcool dans la dépense calorique.Proc.Nutr.Soc, 14: 97, 1955.(8) R.LECOQ: Acquisitions récentes sur le rôle des enzymes dans le métabolisme de l\u2019alcool.Presse méd., 78: 1662, 1952.5.Soit environ 4 onces de whiskey, de 12 à 20 onces de vin, 40 à 60 onces de bière légère.L\u2019énergie chimique libérée par l\u2019oxydation totale de 1 gramme d\u2019alcool est de 7.1 calories.La proportion d\u2019alcool comburé dans l\u2019organisme a été calculée à 90 pour cent environ.Tome 87 \u2014 Fév.1958 (9) G.NADEAU: La valeur des analyses chimiques dans l\u2019intoxication alcoolique.Laval Méd., 15: 491, 1950.(10) G.NADEAU: The chemical tests for alcoholic intoxication.Chemistry in Canada, 5: 47, 1953.(11) G.NADEAU, Y.ROULEAU et J.DELAGE: Le sort du foie des alcooliques.I.Epreuve de la bromosulfaléine.Laval Méd., 19: 43, 1954.(12) G.NADEAU, Y.ROULEAU et J.DELAGE: Le sort du foie des alcooliques, II.Utilité des facteurs lipotropes.Laval méd., 19: 52, 1954.(13) G.NADEAU: A simplified bromsulphalein clearance test.Am.J.Clin.Path.24: 740, 1954.(14) G.NADEAU, Y.ROULEAU and J.DELAGE: The Fate of the liver in chronic alcoholics.Part I.BSP test as an index of hepatic dysfunction in chronic alcoholics.Canad.M.AJ., 70: 655, 1954.(15) G.NADEAU, Y.ROULEAU and J.DELAGE: The Fate of the liver in chronic alcoholics.Part II.Treatment of liver dysfunction with lipotropic factors.Canad.M.A.J., 70: 658, 1954.(16) M.POLONOVSKI: Biochimie médicale, Masson et Cie, Paris, 1948.(17) J.POST, J.G.BENTON, R.BREAKSTONE et J.HOFFMAN: The effect of diet and choline on fatty infiltration of the human liver.Gastroenterology, 20: 403, 1952.(18) Y.ROULEAU et G.NADEAU: Dysfonction du foie chez les alcooliques chroniques.Mise en évidence par les épreuves fonctionnelles et traitement par les facteurs lipotropes.Laval méd., 17: (avril) 1952.(19) Y.ROULEAU et G.NADEAU: Liver Dysfunction in chronic alcoholics.Canad.M.AJ.,, 67: 231, 1952.(20) H.STAUB: Beitrage zum Antabuse-Problem.Helv.Physiol.Acta, 13: 121-155, 1955.(21) W.L.VOETGLIN: Comm.personnelle. INFLUENCE DE LA GROSSEUR DES PARTICULES EN AÉROSOLTHÉRAPIE Marcel BILODEAU, Hôpital Laval (Québec).L\u2019emploi de l\u2019aérosolthérapie dans les maladies pulmonaires se répand de plus en plus.L\u2019aérosolthérapie fournit en effet un moyen facile de faire pénétrer dans les voies respiratoires des substances antibiotiques, détergentes et bronchodilatatrices.Elle constitue de plus par son action locale directe une méthode de thérapie efficace et rapide dans les pathologies pulmonaires.Le présent travail traitera d\u2019une manière bien générale de l\u2019aé- rosolthérapie orientée vers le soulagement du spasme respiratoire existant, entre autres, chez l\u2019asthmatique et l\u2019emphysémateux.A notre point de vue, le spasme respiratoire ne consiste pas uniquement dans un élément bronchique.La contracture des muscles de Reisseissen etl \u2019épaississement de la muqueuse bronchique ne sont pas les seuls facteurs s\u2019opposant à la progression libre de l\u2019air dans les voies respiratoires.Les alvéoles pulmonaires entrent sûrement en action dans la production d\u2019une respiration libre et facile par le fait que le système alvéolaire, lui aussi, possède une musculature lisse susceptible de se contracter pour régler en partie la ventilation pulmonaire (1).Les canaux alvéolaires émettent des faisceaux de fibres musculaires lisses qui vont s\u2019enrouler autour de l\u2019alvéole, au niveau du bourrelet alvéolaire, pour former un véritable anneau contractile.Ces anneaux musculaires ont déjà été décrits comme les sphincters lisses plexiformes des canaux alvéolaires.On a de plus observé la présence de fibres musculaires lisses dans la paroi et le fond des alvéoles (2).Les orifices alvéolaires sont donc encerclés par de nombreuses petites fibres musculaires qui, par leur contraction, peuvent soustraire totalement ou en partie un grand nombre d\u2019alvéoles pulmonaires à la ventilation.Selon l\u2019importance de ces territoires exclus, on pourra voir survenir des troubles réels de diffusion influençant anormalement l\u2019hématose et accentuant peut-être davantage le spasme déjà existant.Le point de départ de cette présentation découle des travaux du Professeur L.Dau- trebande sur l\u2019importance des poussières mi- croniques et submicroniques dans les pneumoconioses (3).On sait que dans les pneumoconioses les manifestations pulmonaires sont directement liées d\u2019une part au degré de pénétration des poussières et d\u2019autre part à leur degré de rétention dans les voies respiratoires.Il semble depuis longtemps établi que plus une particule de poussière est petite plus son degré de pénétration est grand.Par contre, l\u2019énoncé disant que plus une particule est petite plus faible est son degré de rétention paraît devoir être revisé.De nombreuses expériences portant sur le degré de rétention de poussières à diamètres différents ont en effet démontré que les particules de tailles inférieure à 0,2 micron étaient les plus facilement retenues au niveau de l\u2019alvéole pulmonaire et que les plus grosses particules étaient rapidement arrêtées dans les voies respiratoires extra-alvéolaires.Comme corollaire, il est logique de croire que ce qui s\u2019applique aux poussières s\u2019applique aussi aux particules aérosolées pour ce qui est de leur pénétration et de leur rétention au niveau des alvéoles.Seules les plus petites unités atteignent les surfaces alvéolaires et y sont retenues.Actuellement, la plupart des aérosolateurs du commerce produisent de grosses particules qui s\u2019arrêtent sur la muqueuse bronchique et bronchiolaire, ne soulageant le spasme respiratoire que d\u2019une manière incomplète (4).Ces particules, en plus de présenter un trop grand diamètre, sont de tailles diverses, et les plus petites, animées d\u2019un mouvement brownien beaucoup plus intense, ont tendance à 154 BILODEAU: GROSSEUR DES PARTICULES EN As\u2019accoler aux plus grosses unités de sorte qu\u2019au point de contact, les particules sont plus grosses et moins nombreuses.L\u2019aérosolthérapie ainsi pratiquée améliore évidemment la respiration dans un grand nombre de cas, mais elle s\u2019accompagne souvent de manifestations secondaires générales pouvant aller de la simple accélération du pouls à la perte de conscience et n\u2019est pas sans danger.Nous avons pu faire récemment l\u2019essai d\u2019aérosolateurs produisant des particules d\u2019une taille presque uniforme et d\u2019un diamètre moyen de 0,02 micron ou 200 unités Angstroem.Ces particules sont produites à raison de six à sept millions par centimètre cube d\u2019air.À date les faits les plus saillants de ces essais ont été une augmentation marquée de l\u2019action pharmacodynamique des médicaments Vis-à-vis le spasme respiratoire et une absence quasi totale de manifestations secondaires générales.L'augmentation de l\u2019action pharmacodynamique des médicaments aérosolés peut s\u2019expliquer par le fait qu\u2019en faisant pénétrer dans les poumons des particules d\u2019une taille moyenne de 0,02 à 0,03 micron et au nombre de six à sept millions par centimètre cube d\u2019air, il se produit plus une action de surface et de nombre qu\u2019une action de masse.Les parois alvéolaires deviennent tapissées de petits globules infiniment nombreux et chaque terminaison réactive pulmonaire est touchée par l'aérosol.L\u2019absence de réactions secondaires découle sûrement du même principe puisque en travaillant avec de si petites et si nombreuses particules il devient possible d\u2019employer de très faibles concentrations.De plus, comme la masse des particules est faible, l\u2019action locale est maximale et après résorption trans- L'Union M{d.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 alvéolaire, l\u2019action générale demeure minimale.Ce procédé d\u2019aérosolthérapie prouve d'ailleurs par lui-même qu\u2019il est exempt de toute réaction générale secondaire puisque dans la région de la Ruhr, il y a actuellement 15,000 à 18,000 mineurs qui tous les jours, après leur travail souterrain, choississent de leur plein gré de passer dans un tunnel de retour où sont vaporisés des aérosols selon le principe mentionné plus haut (5).Une telle généralisation nécessite sans aucun doute la sécurité complète de la méthode.Il semble donc que le principe de l\u2019aérosol- thérapie, conçu sur des bases physiologiques, doive reposer sur la production de particules aussi petites mais aussi nombreuses que possible.Nous déplorons que le présent travail ne puisse présenter de séries statistiques.Nous comptons bien toutefois publier avant longtemps les résultats de l\u2019aérosolthérapie à petites particules en relation avec les volumes pulmonaires, le lavage d\u2019azote et la capacité respiratoire maximale.BIBLIOGRAPHIE (1) A.W.HAM: Histology.J.B.Lippincott Co, 1950.A.A.MAXIMOW et W.BLOOM: Textbook of Histology, 6e édition.W.B.Saunders Co.(2) E.M.BEYLOT et A.BAUDRIMONT : Manuel Théorique et Pratique d\u2019Histologie, 2e partie.Vigot Frères, édit, 1932.(3) L.DAUTREBANDE: Essai le prévention de la stlicose.Union Minière du Haut-Katanga.M.Weissenbruch S.A, Imprimeur du Roi, Bruxelles, 1954.(4) Alvan L.BARACH: Physiologic Therapy in Respiratory Diseases, 2e édition.J.B.Lippincott Co., 1948.(5) L.DAUTREBANDE: Communication personnelle. L'ANESTHÉSIE STÉROÏDE EN CHIRURGIE PULMONAIRE Jean-Paul DECHENE, Hépital Laval (Québec).INTRODUCTION Intéressé par l\u2019étude des hormones, en 1941, Selye avait soumis à une investigation pous- \u2018sée toutes les hormones stéroïdes connues à cette époque.Il fit alors l\u2019observation qu\u2019à côté de leurs propriétés hormonales, ces corps possédaient pour la plupart des propriétés anesthésiques générales nettement marquées.Toutefois c\u2019est seulement en 1954 que les recherches de Laubach et de ses collaborateurs aboutirent à la découverte d'un stéroïde hydrosoluble possédant des propriétés anesthésiques tout en étant dépourvu de propriétés hormonales soit: le 21-hydroxy-pré- gnane-3,20-dione hémisuccinate de sodium, spécialisé sous le nom de Viadril.La première application clinique de l\u2019anesthésie stéroïde fut faite en 1955 par Murphy et Guadagni et depuis lors plusieurs chercheurs ont contribué à faire connaître ce nouvel anesthésique intra-veineux qui s\u2019est révélé entièrement différent des anesthésiques intra-veineux utilisés jusqu'ici.C\u2019est précisément l\u2019étude expérimentale de ce stéroïde chez le chien et son emploi en chirurgie pulmonaire chez l\u2019homme que nous voulons vous présenter au cours de cette séance intitulée « Forum sur la médecine expérimentale ».I.ETUDE EXPERIMENTALE CHEZ LE CHIEN À.Propriétés physico-chimiques.Le Viadril est une poudre blanche, cristalline, soluble lentement dans l\u2019eau et le soluté salé isotonique.De poids moléculaire de 432, sa solution a un pH de 8.5 \u2014 9.8 ce qui laisse prévoir un certain degré de causticité.B.Toxicité aiguë.Chez le chien, nous avons pu perfuser en trois heures, par voie veineuse, 3.5 grammes du produit, sans effets toxiques.C.Pharmacodynamie.1.Action sur le système neuro-végétatif (parasympathique-sympathique).La chute de pression artérielle due à l\u2019excitation du bout périphérique du vague n\u2019est pas influencée chez le chien par une dose de 25 mg par kilogramme de Viadril intra-veineux.De même, les réponses tensionnelles à l'injection d\u2019adrénaline ou de nor-adrénaline ne sont pas modifiées par 25 mg/kilo de Viadril.2.Action sur la respiration.Chez le chien, contrairement à ce que l\u2019on rencontre chez l\u2019homme, nous obtenons de façon générale une dépression respiratoire surtout marquée après injection massive de 200 mg de Viadril.Et cette dépression respiratoire porte à la fois sur l\u2019air courant, le rythme respiratoire et la ventilation-minute.Après injection rapide de Viadril à un chien, cette dépression respiratoire peut même aller jusqu\u2019à l\u2019apnée complète.D'ailleurs nous avons vécu cette expérience chez l\u2019un de nos chiens.Toutefois, l\u2019injection lente de Viadril à un chien, sans déprimer la respiration de façon importante, provoque une bradypnée, précédée quelquefois d\u2019une courte polypnée et toujours accompagnée d\u2019un degré modéré de dépression respiratoire.3.Action sur la tension artérielle.Même aux doses faibles, s1 elles sont injectées rapidement par voie intra-veineuse, le Viadril provoque une chute tensionnelle chez le chien.Par contre, s\u2019il est injecté lentement, la pression demeure stationnaire.4.Action sur UElectrocardiogramme.Sur l\u2019électrocardiogramme du chien, après l\u2019injection intra-veineuse de Viadril, on ne remarque qu\u2019une tachycardie sinusale banale aux environs de 140-150/minute.5.Action centrale.Chez le chien, le sommeil apparaît sans disparition de réflexes pour 25 mg/kilo environ.L\u2019anesthésie confirmée réclame environ le double de cette dose soit environ 50 mg/kilo.Elle est de courte durée (30 minutes environ) l\u2019animal 156 récupérant ses réflexes très rapidement.Associé aux neuroplégiques, le Viadril favorise au contraire un sommeil de longue durée.6.La thermorégulation.Même avec des doses de 100 mg par kilo, on ne peut pas abolir le frisson d\u2019un chien réfrigéré.7.L'action hypothermisante.Lorsque le Viadril est utilisé seul, l\u2019action hypothermi- sante chez le chien est très faible et de courte durée (quelques degrés seulement).Associé aux neuroplégiques, il favorise considérablement la chute thermique amorcée par ces drogues.8.Action sur le métabolisme.Utilisé seul chez le chien et injecté lentement, le Viadril ne provoque qu\u2019une chute métabolique restreinte ou nulle.Ici encore, associé aux neuroplégiques, il favorise une réduction métabolique importante.9.La fonction hépathique.Des tests de la fonction hépatique comme le B.S.P.et la Prothrombinémie, faits chez le chien pré et post l\u2019injection de Viadril, ne révèlent aucune atteinte de cette fonction.10.Action sur l\u2019électroencéphalogramme.Enfin, les tracés encéphalographiques post Viadril chez le chien sont sensiblement similaires à ceux que l\u2019on rencontre post barbiturique chez le même animal.En résumé, expérimentalement le Viadril manifeste des effets narcotiques très purs avec une toxicité minime et des effets poten- tialisateurs très nets vis-à-vis des neuroplégiques.Injecté rapidement, il déprime considérablement la respiration, la tension artérielle; par contre, injecté lentement, il déprime peu ou pas l\u2019une et l\u2019autre.L\u2019électrocardiogramme révèle une tachycardie sinusale banale et l\u2019électroencéphalogramme est comparable à celui des barbituriques.Avant de terminer cette étude expérimentale du Viadril chez le chien, nous tenons à préciser que les résultats rapportés ici ont été trouvés constants à toutes les expérience soit durant quinze séances expérimentales et que les différentes études mentionnées au cours de ce travail ont été réalisées et contrôlées à chacune de ces diverses séances.Le DECHENE: ANESTHESIE STÉROÏDE L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 Viadril employé chez le chien l\u2019a été de la même façon que l\u2019on l\u2019emploie chez l'homme soit une dilution à 1/250ème (4 mg/cc) dans un soluté salé isotonique et la dose de 25 mg par kilogramme de poids a été celle qui fut la plus utilisée.II.EMPLOI EN CHIRURGIE PULMONAIRE CHEZ L'HOMME Maintenant avant de préciser la technique, les indications et les résultats de l\u2019emploi du Viadril en chirurgie pulmonaire chez l\u2019homme, nous voudrions fournir certains renseignements pharmacodynamiques complétant chez l\u2019homme les résultats de notre étude expérimentale chez le chien.1.Pharmacodynamae.De nombreux travaux ont été consacrés à l\u2019étude de la pharmacodynamie de l\u2019hydroxy- dione et plusieurs publications ont été consacrées à ce corps sous le titre de l\u2019« Anesthésie Hormonale ».Il y a là erreur nous croyons puisque le Viadril tout en étant un stréroïde n\u2019est pas une hormone, il est en effet totalement dénué de toute action hormonale.Il n\u2019a aucune activité androgène ni œstrogène, ni aucune action sur la rétention de sel ou d\u2019électrolytes.Une première caractéristique du Viadril c\u2019est qu\u2019il (1) est avant tout un hypnotique et non un analgésique.L\u2019électroencéphalogramme de l\u2019anesthésie stéroïde chez l\u2019homme comme celui du chien est très voisin du tracé de l\u2019anesthésie barbiturique et les deux se rapprochent d\u2019ailleurs beaucoup de l\u2019électroencéphalogramme du sommeil normal.Le malade sous Viadril peut réagir à une stimulation périphérique empruntant la voie médullaire.Un (2) deuxième point capital est le temps de latence séparant l\u2019injection du début d\u2019action du Viadril.Cet intervalle est habituellement de 5-10 minutes.Les corps stéroïdes n\u2019agiraient que par leurs premiers catabolites.(3) L\u2019absence de dépression respiratoire profonde constitue le troisième caractère essentiel de ce nouvel anesthésique.Contrairement à ce que l\u2019on a rencontré chez le chien, chez l\u2019homme, il est pratiquement impossible de provoquer une apnée avec des L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 DECHENE doses cliniques de Viadril.L\u2019action du Viadril sur la respiration est très différente de celle des barbituriques intra-veineux, le rythme respiratoire est augmenté, l\u2019amplitude est diminuée, mais dans l\u2019ensemble la dépression respiratoire est très légère.La circulation est atteinte à peu près dans la même mesure qu\u2019avec les barbituriques intra-veineux: chute modérée et transitoire de la pression artérielle.L'action du Viadril sur le système neuro-végétatif serait neutre, pourtant ce médicament provoque de la salivation et du larmoiement, de là la nécessité de l\u2019injection préalable d\u2019atropine.(4) Enfin, le Viadril supprime les réflexes pharyngés et diminue l\u2019irritabilité laryngée tout en conservant le réflexe glottique, c\u2019est là un point d\u2019une très grande importance pour l\u2019anesthésiste au moment de l\u2019intubation et particulièrement en chirurgie pulmonaire où les manœuvres endo-trachéales et endo-bronchiques ne manquent pas.2.La pratique de l\u2019anesthésie stéroïde.Technique d\u2019administration en chirurgie pulmonaire.Etant donné le pH fortement basique du produit, il vaut mieux avoir recours à l\u2019administration intra-veineuse exclusive, afin d\u2019éviter certains désavantages du produit.Le Via- dril est préparé dans un soluté salé isotonique de préférence à un soluté glucosé.Quatre fioles de 500 mg de poudre de Viadril sont donc diluées dans 500 cc de soluté salé isotonique pour donner une solution & 1/250 soit 4 mg de Viadril/ce.Le goutte & goutte de Viadril à 1/250 dans le soluté salé isotonique est branché à une aiguille Lindeman de calibre 18 ou 15 introduite également dans une veine de bon calibre.Cette dilution simplifie l\u2019administration intra-veineuse du Viadril et empêche l'apparition de troubles veineux rapportés par plusieurs auteurs: induration vasculaire, œdème, phlébite etc.De plus, il faut savoir arrêter la perfusion de Viadril lorsque nécessaire et le goutte à goutte sera remis en marche en se basant sur les réflexes oculaires.Il faut également choisir une bonne : ANESTHÉSIE STÉROÏDE 157 veine et surtout ne jamais injecter un autre soluté thrombosant: tel le fructose ou le glucose à 10% par la même veine.On peut aussi refroidir le soluté contenant le Viadril, il est alors moins thrombosant, ou injecter de l\u2019héparine.Lorsque le malade perd conscience, de l\u2019oxygène est administré au masque pour le préparer à mieux supporter l\u2019hypoxémie temporaire de l\u2019intubation.Pour réaliser cette dernière, si nécessaire, un curare de courte durée: telle la succinylcholine est administrée par voie intra-veineuse et par la suite le protoxyde d\u2019azote à 50% est ajouté à l\u2019oxygène pour fin d\u2019analgésie.Parfois de la Morphine sera nécessaire pour compléter cette analgésie à la dose de 1/6 grain par voie intra-veineuse.Un curare court peut être répété au besoin, pour un temps opératoire particulier, le temps bronchique par exemple.Plus on avance vers la fin de l'intervention, moins l\u2019analgésie est nécessaire et seul de l\u2019oxygène est administré.On cesse habituellement la perfusion de Viadril, 30 minutes avant la fin, étant donné son temps de latence prolongée.Durant toute la durée de la thora- cotomie, la respiration est contrôlée à l\u2019aide du respirateur Jefferson pour éviter les dangers du thorax à ciel ouvert.Le patient s\u2019éveille assez rapidement, à la salle de réanimation, et si la circulation périphérique est lente, un vaso-presseur doux comme le Vaxo- xyl (Chlorhydrate de Métoxamine) est employé à la dose de 5 mg intra-veineux.Pour contrôler une légère agitation qui s\u2019installe progressivement à mesure que le patient s\u2019éveille, de petites doses de Pacatal intraveineux ont donné de bons résultats entre nos mains.Mais la plupart du temps, seul de l\u2019oxygène 15 litres/minute est administré au masque B.L.B.Avec le Viadril employé seul, le réveil est plus précoce qu\u2019avec l\u2019éther et qu\u2019avec les barbituriques à potentialisation équivalente.On ne saurait dire cependant qu\u2019il soit immédiat.Par contre, la somnolence secondaire des autres narcotiques est ici généralement brève.En résumé, le réveil dès qu\u2019il s\u2019épauche se complète vite et sans effets secondaires. 138 3.Indications.Les indications particulières de l\u2019anesthésie stéroide en chirurgie pulmonaire découlent évidemment de ses principales propriétés: Absence de toxicité et surtout minimum de dépression respiratoire.La possibilité d\u2019éviter une dépression respiratoire sous anesthésie générale antra-veineuse est particulièrement précieuse chez les grands insuffisants respiratoires: Réduction pathologique du parenchyme pulmonaire, emphysème, atrophie de la musculature respiratoire, rigidité de la cage thoracique etc.De plus, lorsque cet anesthésique permet de fortes concentrations d\u2019oxygène: 50%, et plus, parfois même 100% et qu\u2019il est dénué de toxicité, cet anesthésique stéroide n\u2019est-il pas l\u2019anesthésique idéal?Malheureusement ces deux avantages sont en partie contre-balancés par deux inconvénients: 1.La période de latence entre l\u2019administration et le début d'action du médicament, l\u2019induction demande du temps, il n\u2019est pas possible d\u2019administrer le Viadril à la demande.2.La causticité du médicament due à sa forte alcalinité; celle-ci implique l\u2019emploi de solutions faibles et de ce fait, l\u2019injection intra-veineuse d\u2019un volume important de liquide.De plus, même en solutions faibles le produit demeure irritant pour les veines et ne doit pas être employé sans certaines précautions.Cependant, là où l\u2019anesthésie barbiturique est contre indiquée notamment chez les insuffisants respiratoires, l\u2019anesthésie stéroïde est appelée à rendre de grands services et grâce à elle nous pouvons rapporter aujourd'hui de beaux résultats.3.Résultats de l\u2019anesthésie stéroïde en chirurgie pulmonaire.En ces derniers temps en effet, nous avons obtenu de très beaux résultats avec l\u2019anesthésie stéroide en chirurgie pulmonaire.Cette forme d\u2019anesthésie a été choisie électivement chez cinquante opérés du thorax dont la plupart pour ne pas dire presque tous étaient de très grands insuffisants respiratoires.L\u2019âge de ces patients hommes et femmes variait entre 25 et 60 ans et diverses interventions DECHENE: ANESTHESIE STEROIDE L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 thoraciques ont été faites chez eux telles que Pleuro-pneumonectomie, Lobectomie, Seg- mentectomie, Thoracoplastie post-résection pour fermeture de fistule bronchique et bron- choplastie.Tous ces patients tuberculeux pulmonaires présentaient de grands risques anesthésiques à cause même de leur insuffisance respiratoire et parmi ceux là quelques uns étaient à la limite de l\u2019opérabilité parce qu\u2019ils étaient porteurs d\u2019une fistule bronchique survenue à la suite d\u2019une première intervention.Cependant, bien que la plupart d\u2019entre eux aient subi une chirurgie extensive d\u2019une durée opératoire d\u2019environ trois heures, leur comportement pré et post-opératoire fut des plus satisfaisants: Aucun incident anesthésique proprement dit et seulement quelques rares phlébites superficielles post - anesthésiques dues à une technique imparfaite, lors de la perfusion intra-veineuse de Viadril.Le réveil complet ne fut pas immédiat, mais presque immédiat et la somnolence secondaire parfois inévitablement prolongée avec les autres narcotiques fut ici généralement brève.La supériorité du Viadril à ce point de vue sembla résider moins dans la précocité du réveil que dans la rapidité à partir du moment où il s\u2019est dessiné.En réanimation, quelques patients ont dû recevoir soit un léger vaso-pres- seur (Vaxoxyl) soit un sédatif ataraxique (Pacatal) pour les raisons mentionnées plus haut dans la technique d\u2019administration.Chez nos patients, les doses de Viadril employées ont varié de 500 mg à 2500 mg suivant l\u2019âge, la résistance et la durée de l\u2019intervention.Si besoin de curarisation, la suc- cinylcholine fut généralement utilisée et 1l en fut de même de la Morphine pour l\u2019analgésie.Du Protoxyde d\u2019azote à 50% fut administré à tous nos patients sauf chez les cas de fistule bronchique chez qui seul de l'oxygène fut donné.En conclusion, Nous croyons que l\u2019anesthésie au Viadril, malgré ses inconvénients: Période de latence prolongée et causticité, est un pas de plus vers l\u2019anesthésique intra-veineux idéal et que L'Union Méd.Canada ÊNE: ANESTHÉSIE STÉROÏDE 159 Tome 87 \u2014 Fév.1958 DECHENE: A jusqu\u2019ici, elle nous a rendu de grands services sodique de 21-hydroxypregnandione).Anesthésie en particulier chez les insuffisants respiratoi- © Analgésie, 13: 165 (janv.-fév.) 1956.| res en chirurgie pulmonaire André JACQUES et Fernando HUDON: Le Via- gle p dril.Un stéroïde anesthésique intra-veineux.Laval , I Médical, 21: (décembre) 1956.BIBLIOGRAPHIE E.KERN: L\u2019anesthésie stéroide (Le Viadril).Ca- Charles L.BURSTEIN.Utility of Viadril Current hiers d\u2019anesthésiologie, 4: 557 (mai-juin) 1957.Researches in Anesthesia and Analgesia, 35: 476 H.SABORIT, P.HUGUENARD, C.DOUZON, (sept-oct.) 1956.B.WEBER et R.GUITTARD: Etude Physiolo- P.DELIGNE et M.DAVID : L\u2019hydroxydione- gique et Clinique d\u2019une stéroïde anesthesique.Le sodium (Viadril); Essais cliniques en neuro-chi- succinate sodique de 21-Hydroxypregnandione.La rurgie.Anesthésie et Analgésie, 13: 667 (août- Presse Médicale, 1725 (14 déc.) 1955.sept.-oct.) 1956.J.SCHNEIDER et J.BAUMGARTNER: Le som- Sara J.DENT, W.P.WILSON, C.R.STEPHEN : meil au Viadril (hémi-succinate sodique de 21- Clinical Experiences with Viadril.Anesthesiology, pydroxyprénandione) et son mage flectroencepha- 17: 672 (sept.-oct.) 1956.ographique; etude comparative de ceria.nifestations électrocliniques induites par penthio- William S.HOWHAND, C.Paul BOYAN, Kuo- barbital et Viadril.Anesthésie et Analgésie, 13: Chen WANG: The use of a Steroid (Viadril) as 258 (mars-avril) 1956.an Anesthetic Agent.Anesthesiolygy, 17: 1 (janv.) Vincenzo TRAINA, Noboru TAKESHIMA, Shozo 1956.HOROKAWA : Effects of Steroid Anesthesia upon P.HUGUENARD et H.SABORIT: Note prélimi- Cardiac Rhythm of the Dog.Anesthesiology, 17: naire sur un stéroide narcotique.(Le succinate 787 (nov.-déc.) 1956.FLUOTHANE ET COMPLICATIONS PULMONAIRES Fernando HUDON, F.R.C.P.(C), F.F.A.R.C.S., Directeur du Département d\u2019Anesthésie de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, Professeur titulaire d\u2019Anesthésie, Faculté de Médecine, Université Laval; et André JACQUES, F.R.C.P.(C), Assistant, Département d\u2019Anesthésie de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, Professeur agrégé d\u2019Anesthésie, Faculté de Médecine, Université Laval.Les statistiques médicales récentes démon- l'aspiration de régurgitations gastriques; l\u2019até- trent que la fréquence des complications pul- lectasie; et la broncho-pneumonie.monaires post-opératoires est modifiée de fa- Pour cette raison, Gordon Ostlere (2) a con appréciable non pas par l\u2019agent ou la classé les complications pulmonaires post- technique anesthésique mais plutôt par l\u2019en- opératoires de la façon suivante: droit de l'opération (1).a) la bronchite aiguë, c\u2019est la plus fré- Les chiffres indiquent un pourcentage de quente complication.près de 40% pour les laparotomies hautes, b) l\u2019atélectasie infectée ou non.de 10% environ pour les laparotomies basses c) la broncho-pneumonie.Très rare, elle et de 1% seulement pour les interventions est souvent confondue avec l\u2019atélectasie in- chirurgicales en dehors de l\u2019abdomen et du fectée dont elle résulte très souvent.thorax.d) l\u2019abcès pulmonaire.Il demeure très difficile de préciser le dia- e) l\u2019infarctus pulmonaire.gnostic différentiel entre l\u2019aggravation de la Par contre, d\u2019autres auteurs, Lucas pour sa trachéo-bronchite pré-existante; la bronchite; part, ont groupé les complications pulmonai- 160 res post-opératoires sous les chefs suivants (3) : a) Toux.b) Complications légères.c) Complications modérées.d) Complications importantes.La classification selon des syndromes cliniques résulte de la difficulté de déterminer l\u2019étiologie de ces complications.Culver (4) a trouvé que sur les 300 patients dont la cavité gastrique avait été injectée de teinture, 16% avaient des traces du colorant dans la trachée et les bronches après l\u2019anesthésie.D\u2019autre part, les interventions pratiquées sous anesthésie régionale présentent un nombre à peu près égal de complications pulmonaires.Leur cause principale n\u2019est donc pas l\u2019aspiration des régurgitations gastriques au cours de l\u2019anesthésie ou l\u2019aspiration des se- crétions salivaires produites par un anesthésique irritant.De toutes façons, le patient se débarrasse généralement de ses secrétions bronchiques qui ne s\u2019infectent pas si sa capacité respiratoire et son pouvoir tussigène demeurent intacts.Ce qui expliquerait que dans les opérations sur les extrémités, il y ait moins de 1% de complications.Par contre, les patients dans le coma barbiturique, les vieillards trop déprimés par les narcotiques peuvent développer des complications pulmonaires qui sont dues à la diminution de la capacité respiratoire, de la force musculaire et des réflexes de la toux.Le vieillard à faible tonicité musculaire, aux réflexes tussigènes émoussés, est plus enclin à retenir ses secrétions bronchiques surtout s\u2019il reçoit des médicaments qui le plongent dans l\u2019inconscience pendant quelques heures et encore davantage s\u2019il a subi en plus une laparotomie.L\u2019accumulation de secrétions stériles dans les bronches a peu d\u2019importance parce qu\u2019elles contiennent beaucoup d\u2019eau et peu de mucine.Elles s\u2019évaporent rapidement; l\u2019atélectasie et l\u2019infection ne sont pas à crain- HUDON er JACQUES: FLUOTHANE L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 dre.Mais s\u2019il existe une bronchite chronique, les cellules à gobelets sont plus nombreuses; par conséquent la production et la rétention de secrétions muqueuses est plus importante et peut être à l\u2019origine de l'infection pulmonaire.Les curares, pour leur part, augmentent les secrétions bronchiques au réveil et dépriment la ventilation pulmonaire pour un certain laps de temps.Il est même prouvé que les complications pulmonaires post-opératoires se sont accrues avec l\u2019usage des relaxants.La rétention des secrétions produites par les anesthésiques, de même, la rétention des secrétions produites par les effets muscarini- ques des relaxants peuvent se trouver à l\u2019origine d\u2019une proportion des complications pulmonaires.Robbins (5) a signalé que durant l\u2019induction, l\u2019éther augmente la secrétion salivaire de 550%, le cyclopropane de 250% ; que durant la période de réveil, l\u2019éther augmente la secrétion de 400% et le cyclopro- pane de 350%.Les muscles abdominaux et thoraciques, muscles de la respiration, lésés par l\u2019incision chirurgicale, seront limités dans leur fonction par la douleur.À cette dépression respiratoire produite par la douleur s\u2019ajoute celle produite par les médicaments et la position du malade.En période post-opératoire, l\u2019irritation chronique déclenchée par les plaies opératoires sur les viscères (réflexe viscéral et pelvien) détermine, entretient et prolonge un certain degré de broncho-constriction.Comme on le sait, le pneumogastrique est le nerf moteur et secrétoire des bronches.Il faut donc compter sur l\u2019_évaporation adéquate des secrétions, sur l\u2019efficacité de la toux et de l\u2019action ciliaire pour le « nettoyage » des bronches.L'efficacité de la toux dépend de la force des muscles respiratoires et de la profondeur de l\u2019inspiration précédant l\u2019effort de la toux elle-même.Nous avons analysé les suites opératoires, au point de vue pulmonaire, de 2838 malades endormis au Fluothane, pour savoir si cet anesthésique pouvait modifier le pourcentage L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 des complications pulmonaires post-opératoi- res.Le Fluothane est un nouvel anesthésique par inhalation.Il a la qualité d\u2019inhiber les secrétions salivaires et trachéo-bronchiques, même chez le bronchitique, pendant l\u2019induction, le maintien et le réveil de l\u2019anesthésie.Le Fluothane a une action anti-spasmodique puissante sur les voies respiratoires.En effet, la respiration de l\u2019emphysémateux s\u2019améliore en cours d\u2019anesthésie par relâchement des bronchioles, amélioration qui persiste même pendant quelques jours.Durant l\u2019induction de l\u2019anesthésie au Fluothane, le spasme bronchique de l\u2019atélectasie disparait.Au cours de l\u2019aspiration bronchique pratiquée sous anesthésie légère au Fluothane, l\u2019irritation produite par le laryngoscope sur l\u2019épiglotte ou par le cathéter sur l\u2019éperon bronchique, ne déclenche qu\u2019un peu de toux sans quinte, il n\u2019y a pas de respiration retenue, pas de bucking; et dès la disparition de l\u2019irritation, la respiration est spontanée, régulière, sans laryngospasme et sans broncho-spasme.L\u2019observation de ces avantages et la bonne impression clinique nous ont porté à analyser les dossiers des 2838 malades endormis avec cet anesthésique.Néanmoins, l\u2019analyse précise des complications pulmonaires post-opératoires demeure un problème délicat et difficile d\u2019interprétation.Dans nos statistiques, en plus des notes d\u2019évolution de la maladie et des visites personnelles que nous faisions aux malades, nous avons étudié en détail les notes d\u2019observation de l'infirmière.La toux sèche notée par l\u2019infirmière fut enregistrée sous le terme comp!i- cation bénigne; la toux accompagnée d\u2019expectoration fut classifiée comme complication modérée.S\u2019il y avait en plus accélération de la respiration pendant quelques jours avec rétention de secrétions bronchiques traitée ou non par l'aspiration bronchique, elle fut enregistrée comme complication importante.Certains malades toussaient et expectoraient avant l'intervention.Une aggravation HUDON er JACQUES: FLUOTHANE 161 dans le sens de rétention de secrétions fut interprétée comme complication (figures 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7).Anesthésies au Fluothane [aparotomies._____- 677 Thoracotomies_ _ \u2014 \u2014 \u2014\u2014 \u2014 15 O peratio ns extra-abdominales extra-thoraciques __-2 | 46 2838 fig.1 Laparotomies Hautes _ _ 236 Passes _ _ _ _ 4] 61 fig.2 | aparotomies Complications benignes___ 10 complications moderées_ _- 25 complications importantes.- 5 40 sur 677 Pourcenta ge 6 % fig.3 162 HUDON er JACQUES: FLUOTHANE La parotomie s Hautes complications benignes \u2014 _ _ 2 complications modérees _ \u2014 \u2014 19 complications importantes __ 5 2b sur 256 Pourcentage 11 % { fio.| aparotomies Basses complications benignes-\u2014 8 complications Mmocle rees - 6 complications importantes\u2014 \u2014\u2014 0 | 4 sur ttl Pourcentage 3% fig.5 Ti.oracotomies Corps etranger intra-pulmonaive _ _ I Thordcotomie exploratrice \u2014 \u2014 __ _ 2 Hernie diaphragmatique _ _ _ __ 3 Plewrectomie _ _ _ _ _ _ __ __ 2 Pheumectomie - \u2014 \u2014 \u2014 \u2014\u2014 \u2014_ __ 2 Lobectomie - \u2014\u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014\u2014\u2014 \u2014\u2014 5 complications moderées - 1 15 complications importantes \u20142 eur c.Tourcertige 20% aris fig.6 L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 ! \u2018 O pérations extra-abdominales et extya-thoraciques Complications bénignes ___ 2 compli cations modevees \u2014- % Complications importantes \u2014 \u2014 \u2014 O5 10 sur 2146 Pourcentage 05% fio.7 COMPLICATIONS IMPORTANTES: OPÉRATIONS ABDOMINALES ET THORACIQUES Dans les complications importantes, on signale deux cas d\u2019interventions sur les voies biliaires où il y a eu atélectasie reconnue avant l\u2019aspiration bronchique et un cas de pleurectomie où il y avait atélectasie par bouchon muqueux.Dix malades ont subi une ou deux aspirations bronchiques.Six malades souffraient de bronchite chronique avant l'intervention.Trois cas sont décédés de broncho-pneumonie terminale.Voici le détail: 1) Femme de 51 ans en syndrome abdominal supérieur aigu; hospitalisée depuis 40 jours.Intervention chirurgicale pour perforation vésiculaire.Décès 13 jours plus tard avec multiples abcès intra-hépatiques et pulmonaires.Autopsie.2) Femme de 21 ans, admise pour abcès sous-phrénique et fistules intestinales consécutifs à un abcès appendiculaire.Décès 36 jours après drainage de l\u2019abcès sous-phréni- que, de fistules intestinales et de broncho- pneumonie.3) Homme de 75 ans, emphysémateux et bronchitique.Gastrectomie pour néoplasme de l\u2019estomac.Opéré le trente-deuxième jour après pour éventration et hernie inguino- scrotale étranglée.Décès le trente-sixième L'Union Méd Can-da Tome 87 \u2014 Fév.1958 jour de péritonite et de broncho-pneumonie.Autopsie.COMPLICATIONS IMPORTANTES: OPÉRATIONS EXTRA-ABDOMINALES ET EXTRA-THORACIQUES 1) Amygdalectomie: revient à l'hôpital trois jours plus tard pour pneumonie de nature infectieuse.2) Intervention sur le plancher de la bouche.Atélectasie du lobe pulmonaire inférieur droit par caillots de sang.Traitement: aspiration bronchique.3) Homme de 70 ans, bronchitique.Plaies de la face et de la bouche.Rétention de se- crétions bronchiques.Traitement: aspiration bronchique.4) Grand traumatisé, paraplégie, plaies multiples.Laminectomie.Décès le seizième jour de broncho-pneumonie terminale.5) Homme de 75 ans.Thyroïdectomie sub- totale.Aspiration de liquide gastrique quinze heures plus tard.Décès le lendemain d\u2019un syndrome de Mendelson confirmé à l\u2019autopsie.Deux cas d\u2019infarctus pulmonaire apparaissent dans cette série, l\u2019un après fracture de jambe, l\u2019autre après une choléeystectomie.À titre d\u2019information, en plus des cinq cas de mortalité rapportés dans cette série, il faut ajouter neuf décès dans les suites opératoires (30 jours), soit: 4 cas de cachexie cancéreuse.2 cas de péritonite.1 cas d\u2019infarctus du myocarde.1 cas d\u2019hémorragie abdominale.1 cas de fracture du crâne.Il n\u2019y a aucune mortalité per-opératoire et post-opératoire immédiate.Discussion Les soins apportés par les médecins et les infirmières aux malades dans les suites opératoires atténuent le pourcentage des complications pulmonaires importantes surtout si le personnel accepte d\u2019emblée l\u2019idée prophylac- HUDON er JACQUES: FLUOTHANE 163 tique et thérapeutique de l\u2019aspiration bronchique ou de la trachéotomie.Sous aspiration bronchique à la sonde on retire en une minute plus de secrétions que le malade pourrait expectorer en vingt-quatre heures et on évite ainsi une complication plus grave.Les cas d\u2019atélectasie pure avec bouchon muqueux sont plutôt rares.On rencontre plus fréquemment une rétention diffuse de secrétions.Dans notre série, le pourcentage des complications pulmonaires importantes augmente avec l\u2019endroit de l\u2019opération.Après les hystérectomies totales, on note cependant une augmentation des complications bénignes (réflexe pelvi-pulmonaire).Le Fluothane a semblé agir surtout sur la gravité de la complication, soit l\u2019atélectasie et la broncho-pneumonie.L\u2019action antispasmodique et antisecrétoire de cet anesthésique sur les bronches ne peut être qu\u2019en faveur de cette présomption.La comparaison avec les autres anesthésiques a été établie, mais elle n\u2019a pas été jugée satisfaisante parce qu\u2019elle n\u2019avait pas suffisamment de point commun l\u2019anesthésie régionale fut réservée à des gens en mauvaises conditions.| Cette année, la majorité de ces complications pulmonaires est survenue en avril, mal et juin.Cette période varie avec l\u2019année.Les complications furent moindres en 1957 qu\u2019en 1956, parce qu\u2019à la suite d\u2019un symposium sur les complications pulmonaires tenu à Québec au printemps dernier, les chirurgiens exercent peut-être plus de prophylaxie.De toute façon, c\u2019est la complication importante qui a diminué.Nous ne pouvons pas encore affirmer que l\u2019action du Fluothane a joué un rôle primordial sur cette diminution.Cette action antipasmodique et inhibitrice sur les secrétions salivaires et bronchiques persiste même quand on mélange l\u2019éther et le Fluothane dans des proportions gazeuses de 1 & 3% d\u2019éther pour 0.5 à 2% de Fluothane.Depuis l\u2019étude de cette série de 2838 cas, nous avons commencé l\u2019étude du mélange Fluo- 164 thane-Ether dans le but d\u2019améliorer encore la ventilation, d\u2019augmenter l\u2019effet analgésique et de diminuer l\u2019incidence de l\u2019arythmie et de la dépression myocardique.Même mélangé à l\u2019éther, l\u2019action antibucking du Fluothane persiste.À la suite de cette étude, nous sommes encore d'avis que c\u2019est l\u2019observation clinique minutieuse du patient pour déceler les moindres signes d\u2019atteinte de l\u2019appareil respiratoire dans la période consécutive à une lapa- rotomie haute ou à une thoracotomie, et l\u2019application précoce des mesures thérapeutiques comme l'aspiration bronchique ou la trachéotomie qui aideront à abaisser davantage la fréquence des complications pulmonaires post-opératoires.HUDON er JACQUES: FLUOTHANE L\u2019Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 BIBLIOGRAPHIE (1) V.KEATING : Anaesthetics accidents.Year Book Publisher Inc, Chicago 1956 \u2014 pp.94-122.(2) Gordon OSTLERE: Anaesthetics for medical students J.and A.Churchill Ltd, London 1953 \u2014 p.83.(3) B.G.B.LUCAS: Atelectasis.Anaesthesia, 5: 194, 1950.(4) G.A.CULVER, H.P.MAKEL and H.K.BEECHER: Frequency of aspiration of gastric contents by the lungs during anesthesia and surgery.Annals of Surgery, 133: 289, 1951.(5) R.B.ROBBINS: Journal of Pharmacology and Experimental Therapeutics, 54: 426, 1935.(6) F.HUDON, A.JACQUES, M.CLAVET et J.HOUDE: Observations cliniques sur l\u2019anesthésie au Fluothane.Canadian Anaesthetists\u2019 Society Journal, 3: 207, 1957.(7) F.HUDON, A.JACQUES : L\u2019anesthésie au Fluothane.Juin 1957.Travail à paraître dans les Cahiers de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec. RECUEIL DE FAITS LE PHÉOCHROMOCYTOME BILATÉRAL PRÉSENTATION D'UN CAS ET REVUE DE LA LITTÉRATURE ! André BARBEAU,2 Julien MARC-AURELE,3 Joffre BROUILLET,2 Barna VITYE, et Jacques GENEST, En 1886, Fraenkel (1) introduisait dans la littérature médicale une nouvelle entité qui devait plus tard prendre le nom de Phéochro- mocytome.Avec les années, cette tumeur généralement localisée à la surrénale devint mieux connue et plus facilement diagnostiquée.En 1932, Labbé, Tinel et Doumer (2) décrivaient sous le terme de « Crise Solaire » la crise hypertensive classique du phéochromocytome.Cinq ans plus tard, Roux (3) en France et Mayo (4) aux Etats-Unis ouvraient la voie du traitement chirurgical qui devait guérir par la suite la grande majorité des patients.Les développements les plus récents sur cette tumeur touchent surtout les points de vue physiologiques et pathogéniques et sur ce rapport, il est toujours intéressant d\u2019étudier l\u2019histoire des cas complexes et rares, car ils sont souvent les plus instructifs.C\u2019est ainsi qu\u2019en relevant la littérature mondiale jusqu\u2019au début de l\u2019année courante, nous avons retrouvé quelques 626 cas de phéochromocytomes rapportés jusqu\u2019au premier janvier 1957 (5).De ce total, 45 seulement étaient bilatéraux c\u2019est-à-dire, touchaient les deux surrénales.Depuis le premier janvier, nous avons retrouvé sept autres cas, ce qui porte le total à 52.À cause de la rareté de ce fait, nous présentons l\u2019histoire d\u2019un jeune homme qui fut référé à notre clinique au début de l\u2019année avec la symptomatologie complète de la tumeur chromaffine en activité et chez qui 1.Travail du Département de Recherches Cliniques et des Services de Chirurgie Vasculaire et d\u2019Anesthésie de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.2.Fellow du Conseil National de Recherche, 1956- 1957.3.Boursier du Gouvernement, selon le plan Fé- déral-Provincial, 1956-57.Gilles LEBOEUF,2 Paul CARTIER, Gérard MIGNAULT, F.A.C.P., F.R.C.P.(C.), l\u2019opération révéla des tumeurs bilatérales.Ceci constitue le 53e cas connu.Observation.M.C\u2026., pompier de 31 ans, marié, nous est référé par le docteur Charles Décary pour investigation.Dans l\u2019histoire antérieure, on ne relève aucun incident pathologique important.Au point de vue de l\u2019histoire familiale, on relève que son père a souffert d\u2019hypertension artérielle depuis longtemps.En 1953, le patient commence à se plaindre d\u2019une dyspnée progressive, de palpitations et de diaphorèse marquée au moindre effort.Il consulte alors un médecin qui lui parle d\u2019hypertension, mais il néglige cet avertissement et reprend un travail de plus en plus intense.En 1955, la diaphorèse importante, surtout nocturne, inquiète le patient au point qu\u2019il consulte un médecin.Celui-ci lui apprend que sa pression artérielle systolique est de 240 mm.Hg.Des consultations subséquentes révèlent une tension artérielle qui oscille entre 160 et 200 systolique.Vers le 15 novembre 1956, le patient est victime d\u2019un état fiévreux accompagné de frissons nocturnes, de dyspnée avec toux quinteuse et expectorations qui sont parfois sanglantes et spumeuses le matin.Le 3 décembre 1956, il est hospitalisé d\u2019urgence dans un autre hôpital, en état de dyspnée intense avec pouls à 156, tension artérielle à 168/120 mm.Hg, et diaphorèse marquée.L\u2019examen physique révèle peu de faits positifs si ce n\u2019est la transpiration intense et une tachycardie résistante à la digitale.Un examen du fond d\u2019œil montre un léger œdème 166 papillaire gauche avec quelques hémorragies et exsudats supra-papillaires du même côté.Le malade présente alors une tachycardie paroxystique auriculaire avec rythme à 200 et développe une douleur épigastrique accompagnée de céphalées et de vomissements.Il devient plus agité, réclame sans cesse à boire et manifeste une diaphorèse intense, avec des extrémités froides.La température monte à 102° F.et vers la fin de la crise, la pression artérielle était encore à 280/140 mm.Hg.Un test fut fait avec 2.5 mg.de Régitine*.En moins de deux minutes, la pression est pasuée - de 220/130 mm.Hg à 120/90 mm.Hg et n\u2019est remontée à 170/110 mm.Hg qu\u2019après dix minutes.C\u2019est alors que le diagnostic de phéo- chromocytome fut proposé.Retourné à domicile, le patient commence aussitôt à se sentir oppressé, avec palpitations et diaphorèse profuse.Le rythme cardiaque est à 120 par minute, et l\u2019on note un bruit de galop.Il est de nouveau hospitalisé en crise d\u2019œdème aigu pulmonaire.Pendant cette deuxième hospitalisation, sa pression artérielle varie de 240/140 mm.Hg à 140/90 mm.Hg.Le pouls est toujours rapide et la diaphorèse intense.Le 24 décembre, il devient confus, se sent très faible; il a le facies creusés, les veux hagards et il divague.En plus, il accuse une perte à peu près complète de la vision.Le malade devient obnubilé, obsédé et perd contact avec la réalité.Le patient est alors transféré dans le service du Département de Recherches Cliniques de l\u2019Hôtel-Dieu, le 27 décembre au soir.Il est anxieux, confus et apparaît affaissé, pale, amaigri, en diaphorèse généralisée.Le pouls est à 126, la respiration à 28, la tension artérielle à 180/110 mm.Hg et la température à 98° F.Les pupilles sont en mydriase mais réagissent à la lumière.La vision est nettement diminuée, mais s\u2019est améliorée, car le malade peut lire les titres des journaux.Le fond d\u2019œil est identique à l\u2019examen antérieur.Il y a quelques extrasystoles et un souffle systolique au foyer mitral, modérément intense sans irradiation.L\u2019électro-cardio- BARBEAU er CoLr.: PHEOCHROMOCYTOME BILATERAL l\u2019Union M:{d.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 gramme montre une tachycardie sinusale, un bloc incomplet de la branche droite du faisceau de His, une hypertrophic auriculaire ct des signes ischémiques de surcharge.L\u2019examen neurologique révèle un état de confusion, une diminution des réflexes ostéo- tendineux, et une hypermétrie avec tremblements marqués à l\u2019épreuve doigt-nez.Les téguments sont d\u2019une pâleur généralisée.Les épreuves pratiquées le lendemain de l\u2019arrivée confirment le diagnostic de phéochromocy- tome (cf.infra).De nombreux râles congestifs se développent aux deux bases.Le malade devient plus dyspnéique, tousse abondamment et parait plus agité.Une digitalisation rapide est entreprise pour corriger l\u2019insuffisance ventriculaire gauche, mais sans succès.La Régitine* fut employée par la bouche sans amélioration notable, et on dut se contenter de contrôler les nombreuses crises hypertensives par des injections intramusculaires de phentolamine.Dans les jours qui suivent, le patient présente plusieurs poussées hypertensives, et la pression artérielle oscille continuellement entre la normale et des chiffres très élevés (fig.1).Le 3 janvier 1957, soit une semaine après son arrivée, le patient, malgré son état précaire, est préparé pour l\u2019opération cul s\u2019impose d'urgence.Cependant, une injection de Penthotal fut suivie d\u2019un choc étrange qui sera décrit en détail ailleurs (6).Pendant une heure et quart, il fut impossible d\u2019obtenir une seule lecture de pression.L\u2019opération dut être contremandée.Le lendemain, l\u2019état empire: Le patient devient confus, agité et à 4 heures p.m., montre un réflexe plantaire droit en extension.Les pupilles sont en myosis, les réflexes cutané-abdominaux disparaissent ainsi que les réflexes ostéo-tendineux du membre supérieur droit.Un clonus apparaît à la cheville droite alors que l\u2019ædème pulmonaire progresse rapidement et atteint le tiers supérieur des poumons.Une ponction lombaire révèle un liquide légèrement xanthochromique contenant 128 *Gracieusement fournie par le docteur Walter Murphy, de la Cie Ciba, Montréal. L'Union Méd.Canada BARBEAU rr Cou.: PHÉOCHROMOCYTOME BILATÉRAL Tome 87 \u2014 Fév.1958 M.C.B3003 lere OPERATION OPERATION mm.Hg CHOC AU PENTOTHAL | 230 | 20 + 190 } 170 } 150 + 30 + no + 90 | 70 + Jours Figure 1.\u2014 Ce graphique indique les pressions systoliques et diastoliques minima et maxima de chaque jour.167 érythocytes par mm?et 60.4 mg.% de pro- électrocardiogramme montre du bigéminisme téines.et une dissociation auriculo-ventriculaire traduisant une intoxication digitalique.Devant Le 6 janvier, la pression oscille entre 200- l\u2019état critique du malade, il fut décidé de 230/120-125 mm.Hg sans modification no- retenter l\u2019opération, cette fois avec hiberna- table par la Régitine* ou l\u2019Ansolysen*.Un tion artificielle.M.C.Pheochromocytomo B 3003 mm 9 eLying\u2014s Upright \u2014s «Lying 240 + : MEL Rosie | \u2018 iN 5 mg.LV, 200 + 160 | 120 + 80 - ] Flushing foce Diaphoresis PULSE:| 120 140 mT TTT TT vr TT TTT TT Tr 4 8 PR 16 20 24 28 3 36 4 44 48 minitos Figure 2.\u2014 Courbes du test de posture et du test à la régitine. 168 BARBEAU Er Corr.: PHEOCHROMOCYTOME BILATERAL En employant l\u2019incision trans-abdominale haute, on devait bientôt découvrir à la palpation manuelle qu\u2019il y avait présence de tumeurs aux deux surrénales.La glande droite fut d\u2019abord enlevée au complet ainsi que la tumeur.La masse totale pesait 46 grammes.La courbe de pression qui était suivie régulièrement ne devait pas trop varier durant ces manipulations.Les rares variations furent contrôlées immédiatement par le jeu de deux solutions contenant l\u2019une, 20 mg de Régitine* dans 500 ml de glucose à 5%, et l\u2019autre, 6 mg de Levophed* (nor-adrénaline), dans un soluté identique.L\u2019ablation de la deuxième surrénale fut alors entreprise après l\u2019administration intra-veineuse d\u2019extrait aqueux de surrénale (50 ml d\u2019Eschatin*), 100 mg de cortisone in- tra-musculaire, de 10 mg de DOCA intramusculaire et de 40 mEq.de potassium dans un soluté glucosé isotonique.La tumeur fut facilement décapsulée et enlevée t«ut en laissant environ les deux-tiers de la surrénale gauche.Le morceau enlevé pesait 25.5 g.Au retour à sa chambre, le patient était en état de choc, la pression différentielle pincée et difficilement obtenue, aux alentours de 110 mm.Hg, et ceci seulement sous l\u2019effet d\u2019une infusion de concentration croissante de nor-épinéphrine.Le pouls est 116-120.Toute la nuit, le patient, dont l\u2019hibernation est graduellement relâchée, est en œdème pulmonaire.La pression ne parvient pas à dépasser 90-100 mm.Hg en dépit de solutions I.V.concentrées de nor-adrénaline, (ad 40 mg au litre) et le pouls oscille entre 120 et 150.Le L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 patient décède d\u2019œdème pulmonaire le 9 janvier.Analyses de laboratoires La T'able I résume les principales analyses de laboratoires qui furent faites au cours de Tape I ANALYSES DE LABORATOIRE IMPORTANTES 1.Sédimentation mm le 4-12-56 30mm le 28-12-t6 34mm 2.Urée mg% le 4-12-5¢ 574 le 28-12-56 33.0 3.Glycémie mg% le 4-12-56 180 le 28-12-56 182 4.Cholestérol mg% le 28-12-56 total 395 sanguin esters 280 5.Métabolisme Do le 4-12-56 +33 basal le 28-12-56 +39 6.Electrolytes (Na, K, Cl) normaux durant toute l\u2019hospitalisation.l\u2019hospitalisation du patient.Notons seu!ement la présence d\u2019une glycémie ct d\u2019un métabolisme basal élevés, d\u2019un cholestérol de beaucoup supérieur à la normale, et d'une leucocytose avec polynucléose et lymphcpénie.Analyses spéciales Les épreuves pratiquées pour mettre en évidence le phéochromocytome sont décrites dans la Table II.Dans tous les cas, la Régl- tine* produisit une chute importante de la pression, chute accompagnée de « flushing », de diaphorèse intense et d\u2019anxiété.Le test de posture (Fig.2), pratiqué le lendemain de Tape II TESTS A LA REGITINE POUR PHEOCHROMOCYTOME Pression Chute im- Dose Mode Date pré-régitine médiate à Temps Réactions 2.5 mg.IV.17-12-56 220/130 120/90 2 minutes « Flushing » 2.0 mg.I.V.27-12-56 165/115 140/90 2 minutes « Flushing » Diaphorèse 5.0 mg.I.V.28-12-56 180/130 120/90 2 minutes « Flushing » Diaphorèse Anxiété 2.0 mg.I.V.3- 1-57 190/140 120/80 2 minutes Anxiété Pâleur, puis « flushing ».GEE ere \u2014 L'Union Méd.Canada BARBEAU Er Corr.: PHÉOCHROMOCYTOME BILATÉRAL Tome 87 \u2014 Fév.1958 l\u2019arrivée entraîna l\u2019apparition d\u2019une poussée hypertensive à 220/170 mm.Hg avec anxiété très marquée.Il nous fut impossible, vu l\u2019état du malade, de faire les autres épreuves, telles benzo- dioxane, histamine, test au froid et pyélo- graphie.Cependant, un test au chien fut répété à deux reprises, ces deux épreuves (Fig.3) s\u2019avérèrent fortement positives.Enfin, il 169 très élevées, surtout en nor-adrénaline.{Table INT).Autopsie L\u2019autopsie fut faite neuf heures après le décès.Notons seulement les faits pertinents: \u2014Jla thyroïde est pâle et pèse 28 g.\u2014Jle cœur est considérablement augmenté de volume: il y a hypertrophie du ventricule TEST AU CHIEN D'APRES WIEMAN mm.Hg, pat % \\ PT 20 | SE \\ 10 \\ \\ \\ faut mentionner que les crises hypertensives durant l\u2019hospitalisation, furent contrôlées par des injections de Régitine*, ce qui, cn sol, constitue une épreuve diagnostique.La détermination des catéchol-amines faite par le docteur Goldenberg, donna des valeurs Tapce III DOSAGES DES CATECHOL-AMINES faits par M.Goldenberg, N.-Y.I\u2014 Dans les urines Le 1-1-57: 2540 microgrammes de Nor-adrénaline dans les urines.II \u2014 Dans les tumeurs Tumeur droite Tumeur gauche Adrénaline .0.45 0.31 mg.par gm.de tissu Nor-adrénaline 2.08 1.32 mg.par gm.de tissu gauche et dilatation modérée des autres cavités.Il y a un thrombus pariétal flottant a l\u2019apex du ventricule gauche, de la grosseur d\u2019une cerise.À la section du myocarde, on voit un infarctus postérieur ancien.\u2014 le poumon droit est œdémateux et congestif, il y a une broncho-pneumonie de la base droite, et en surface, on remarque de nombreux petits abcès.Le poumon gauche montre une importante atélectasie.On note en outre, la présence de nombreux infarctus aux reins, à la rate et, au moins, sept zones de ramollissement de diverses tailles à l\u2019encéphale (Fig.4).En résumé, deux faits frappent à cette autopsie: l\u2019absence macroscopique et microscopique de métastases et la présence d\u2019infarctus multiples probablement dus à des embolies provenant du thrombus cardiaque. 170 Aspect des tumeurs enlevées à l\u2019opération Surrénale droite: La glande, avec la tumieur, pèse 46 g.Elle présente un aspect bosselé, de couleur variant du rouge au jaune et parfois BARBEAU Er CoLL.: PHEOCHROMOCYTOME BILATERAL L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 histologique montre une tumeur constituée de cordons de cellules de forme variée, sans membranes nettes, capricieusement déformées les unes par les autres.Ces cordons cellulaires sont séparés les uns des autres par de grosses Figure 4a.\u2014 Encéphale: franchement noire (Fig.5a).La coupe montre un tissu gris-blanc, parsemé de zones plus foncées et parfaitement entouré par ce qui semble être du cortex normal.La réaction de Vulpian est nettement positive.L'examen vue d\u2019arriére en avant.fibres collagénes traversées par de nombreux sinusoides.Plusieurs cellules ont des noyaux monstrueux et contiennent de grosses granulations brunâtres.Les mitoses sont peu nombreuses.Figure 4b.\u2014 Encéphale: section au niveau du cervelet. L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 Surrénale gauche: Elle présentait aussi une tumeur faisant partie de la médulla et complètement encapsulée par le cortex.Le poids de cette tumeur était de 25.5 g.La réaction Figure 5a.\u2014 Aspect général des tumeurs: tumeur droite.de Vulpian fut de nouveau positive.La coupe révèle que la plus grande partie de la tumeur est remplacée par une substance roire, coagulée et nécrosée.L\u2019aspect histologique de Figure 5b.\u2014 Aspect général des tumeurs: tumeur gauche.cette tumeur est identique à celui de la surrénale droite (Dr René Lefebvre).Le dia- BARBEAU rr CoLL.: PHEOCHROMOCYTOME BILATERAL 171 gnostic pathologique est celui de phéochromo- cytome bilatéral.DiscussioN L\u2019histoire de ce cas présente plusieurs points d'intérêt: il est rare dans la littérature de retrouver un cas dont la symptomatoiogie fut sl complète.Depuis le phéochromocytome classique de Labbé (2), il etait plus fréquent de rencontrer seulement quelques aspects de la crise hypertensive ou de l'hypertension grave.lci, tout y est depuis la diapliorèse généralisée jusqu\u2019à l\u2019engorgement tliyroïdien, depuis l\u2019augmentation de la glycémie à la tachycardie résistante à tout.lt pourtant ces symptômes, le patient ne les subissait que depuis peu ! Jusqu'à deux mois avant sa mort, il travaillait régulièrement de longues heures chaque jour et sa mort fut sans doute précipitée par la pathologie pulmonaire concomitante.Ces évolutions rapides sont rares, mais elles existent tel qu\u2019en témoigne Edwards (8) en 1937.Le fait le plus important dans cette histoire, ce qui d\u2019ailleurs devait s'avérer notre pierre d\u2019achoppement, est la présence continue d\u2019un œdème pulmonaire marqué.La présence d\u2019une thrombose coronarienne avec un thrombus apical du ventricule gauche, demeura insoupçonnée malgré des électro-cardiogram- mes pris à répétition durant toute l\u2019hospitalisation du patient.Ce thrombus flottant associé à la tachycardie importante explique la multitude des petits infarcissements au niveau des différents organes, dont, plus particulièrement le cerveau.Dans l\u2019étude de ce cas, il fut employé un minimum d\u2019épreuves pharmacologiques et localisatrices à cause de l\u2019état précaire du patient.Sachons cependant qu\u2019un nombre limité de tests, employés logiquement, sont amplement suffisants pour confirmer le diagnostic.Ainsi, après l\u2019épreuve positive à la Régitine*, deux procédures peuvent à la rigueur suffire: le dosage urinaire des caté- chol-amines et la démonstration simple de la présence de ces substances dans l\u2019urine par l\u2019épreuve au chien de Weiman (7). 172 BARBEAU er Cour.: PHÉOCHROMOCYTOME BILATÉRAL L'Union Méd.Canada La première est de plus en plus employée dans les laboratoires à cause de son exactitude.Elle remonte aux travaux de base de Goldenberg (9) et Von Euler (10) et met en évidence la présence relative d\u2019épinéphrine et nor-épinéphrine.Dans un autre article (5), nous avons revu en détail les principes et iné- thodes de cette technique utile.Ajoutons seulement qu\u2019il faut être prudent dans l\u2019interprétation des résultats normaux ou très légèrement élevés.Ainsi, tout récemment, Litchfeld et Peart (11) parlent d\u2019un cas de phéochro- mocytome où l\u2019excrétion d\u2019adrénaline et de nor-adrénaline urinaire était normale.Cette excrétion de catéchol-amines posait depuis longtemps un problème histo-chimique, mais l\u2019an dernier, Sjostrand (12), grâce au microscope électronique, a décrit en détail les granules cellulaires qui contiennent les caté- chol-amines.Leur membrane est de 100 A° d\u2019épaisseur et leur diamètre moyen de 175 millimicrons avec cependant de grandes variations.Enfin, il semble bien que ces granules soient distincts des mitochondries.Le test au chien, pour sa part, est une procédure simple que tout hôpital peut employer lorsque les dosages chimiques ne sont pas à la portée.Il consiste uniquement à iniecter au chien anesthésié, un ou plusieurs inl.d\u2019urine du patient suspect et de comparer l'effet ina- nométrique sur la pression artérielle avec celui produit par une urine normale ou par l\u2019adrénaline en dose connue.Quant à la procédure opératoire, elle demande la coopération constante d\u2019une équipe entière: anesthésiste, chirurgiens, internistes et infirmières.L\u2019emploi judicieux et balancé de la Régitine pendant les opérations, apporte un raffinement à la sûreté chirurgicale.Les nouvelles méthodes d\u2019hypothermie offrent un intérêt prometteur et semble-t-il, elle seront la solution aux cas critiques.Depuis les De Courcy, (13) plusieurs chirurgiens emploient l\u2019approche trans-abdominale haute qui permet de visualiser les deux surrénales et, le cas échéant, de rechercher les para- ganglions jusqu\u2019aux organes de Zuckerkandl.Il sera toujours temps, si la tumeur se révèle Tome 87 \u2014 Fév.1958 trop difficilement décapsulable, de refermer et d'employer la plus ancienne approche par voie thoraco-lombaire ou thoraco-abdominale.Le cas présenté était captivant par plusieurs aspects, mais son intérêt principal réside dans le fait qu\u2019il est bilatéral.Ceci, en dehors des problèmes d\u2019histogénèse et de pathogénie, est un fait digne de mention.Seulement 52 autres cas ont pu être relevés.Ces cas ne sont pas tous documentés, comme nous allons voir, surtout au cours des premieres années, mais on peut croire que la plupart furent rapportés a cause de leur rareté.Nous en donnons la liste compléte a la Table IV.En effet, prés des 34 des cas publiés n\u2019avaient pas reen de diagnostic exact avant l\u2019intervention ou l'autopsie.Plusieurs se révélaient subitement lors d\u2019une opération bénigne, comme le cas de Kalisko (32) qui décédait après l\u2019extraction d\u2019une molaire.Plusieurs aussi, et ce fait diminue la valeur de nos statistiques, sont rapportés d\u2019une façon nettement incomplète et insuffisante, comme par hasard.Malgré ce manque d\u2019information touchant près de la moitié des 52 cas connus, nous avons tenu à examiner de plus près ces rapports pour tenter de voir si quelque signe, ou symptôme plus particulier, ne nous mettraient pas sur la iste d\u2019un phéochromocytome bilatéral.L\u2019incidence de cet évènement est d\u2019environ 7.5% des cas de tumeurs chromaffines, mais nous avons raison de croire que d\u2019autres cas ont pu passer inaperçus même dans la littérature.Comme nous terminions la rédaction de ce travail, un article de Guilliano (53) fut porté à notre attention, où l\u2019auteur décrivait un autre cas de tumeur bilatérale qui, malheureusement, ne sera pas inscrit dans ce travail.Cone (63) dès les premiers mois de 1957 ajoutait lui aussi deux autres cas et en citait quatre que nous n\u2019avions pas relevés (64), (65), (66), (67).Il existe plusieurs cas de tumeurs multivles, non proprement bilatérales, mais qui présentent un certain intérêt.Cragg (54) en 1934, raconte l\u2019histoire d\u2019une femme de 34 ans morte d\u2019une broncho-pneumonie.À l\u2019autopsie, pe © 00 ND Gm CNS 47.- 49.BY 52.\u201c48.mm.Auteur \u2018Frankel \u2014 Marchetti Lascagna Neusser Herde Gravier Schroeder Biebl Matissek Paul Kulshera King Eisenberg Buchner Gorog Kremer Popken Rosenthal _ Minnoviel Kalisko Knake Calkins Calkins Reid Mandeville Lichtenstein Lohman Lohman Platt Hubble Seeleman Richards Spatt Loblich Neill Koonce Stokes Roth Roth Roth Symington Kelsall Kelsall Paulshock Michaud Auteurs Guiliano Linneweh Talbot Goldfarb Schaefer ~~ Cone .Come 1 Taux IV LISTE DES CAS DE PHEOCHROMOCYTOMES BILATERAUX Année 1886 \u20181904 1910 1910 1912 1924 1927 1928 1930 1931 1931 1931 1932 1934 1936 1936 1936 1936 1936 1936 1942 1947 1947 1949 1949 1949 1950 1950 1950 1950 1950 1951 1951 1952 1952 1952 1952 1953 1953 1953 1953 1955 1955 1956 1956 1957 1956 1942 1952 1953 1954 1956 - 1956 Sexe CEE EEE EE EE EE HE HH 2 EE Em Ee EE mE HE | BE Non inclus dans compilation He ERE R | Age 18 15 61 45 47 42 36 13 54 72 30 BEAU er CouL.: PHÉOCHROMOCYTOME BILATÉRAL Référence (1) (14) (15) (16) (17) (18) (19) (20) (21) (22) (23) (24) (25) - 26) (27) (28) (29) (30) (31) (32) (33) (34) (34) (35) (36) (37) (38) (38) (39) (40) (41) (42) (43) (44) (45) (46) (47) (48) (48) (48) (49) (50) (50) (51) (52) Sots (53) (66) (65) (67) (64) (63) (63) 174 on trouva chez elle une énorme tumeur raa- ligne du corps carotidien et des tumeurs bi!a- térales bénignes des organes de Zuckerkandl.En 1942, McCullagh et Engel (55) citent un homme de 28 ans souffrant de diabète et d\u2019hypertension.Son métabolisme basal étant élevé, un diagnostic d\u2019hyperthyroïdie fût posé et une thyroïdectomie tentée.Le patient devait cependant mourir d\u2019une septicémie a la suite d\u2019un furoncle.À l\u2019autopsie, on trouva un phéochromocytome de la surrénale droite et une tumeur du corps de Zuckerkandl.Schleis- ner (56) en 1954 parle d\u2019un garçon de 8 ans qui, subitement, développe des épisodes de douleurs abdominales avec polydipsie, pyrexie à 104°F., nausées et vomissements.La pression est à 250/170 mm Hg et le diagnostic de glomérulonéphrite aiguë est posé.Une mort subite devait permettre la découverte d\u2019une tumeur médullaire droite accompagnée d\u2019une autre tumeur au pôle supérieur du rein gauche.Ces tumeurs périrénales ne sont pas rares.Cahill (57) parle de deux enfants de 10 et 11 ans respectivement qui avaient déjà été opérés pour tumeurs médullaires chez qui une seconde intervention révélait des tumeurs extra-surrénaliennes.Bruce (58) déerit la guérison et la rémission complète de l'atteinte rétinienne chez une jeune fille de 12 ans qui fut opérée avec succès pour deux tumeurs à la même surrénale.Gifford (59) parle d\u2019une tumeur située en arrière du foie qui accompagnait trois autres tumeurs de la surrénale droite chez une jeune femme de 25 ans.Mais le cas le plus célèbre est celui de Hubble (40) en 1954 qui trouve chez un garçon de 11 ans un phéochromocytome bilatéral accompagné de deux paragangliomes le long de l\u2019anrte.Enfin, en 1957 Cone (63) cite le cas d\u2019une famille où l\u2019on trouva des phéochromoeytomes bilatéraux chez la mère et une fille ainsi que des tumeurs multiples chez une autre fille.Dernièrement Driker (60) a remis en question la possibilité d\u2019une hyperplasie bilatérale des médullo-surrénales tel que l\u2019avait proposé Vaquez (61) en 1904.Il décrit l\u2019histoire d\u2019une femme qui développe des attaques BARBEAU rr Cour.: PHÉOCHROMOCYTOME BILATÉRAL L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 suggestives de phéochromocytome et chez qui l\u2019exploration révéla des surrénales normales.Les signes persistent et deux ans plus tard, elle est de nouveau investiguée.Tous les tests sont négatifs quand au phéochromocytome.On enlève cependant la surrénale gauche qui est un peu grosse avec amélioration temporaire des symptômes.L\u2019ablation de l\u2019autre surrénale guérit complètement les attaques.REVUE DES CAS BILATÉRAUX L\u2019âge des cas rapportés de phéochromoey- tomes bilatéraux se distribue de 6 à 72 ans et il n\u2019y a pas de préférence marquée pour l\u2019un ou l\u2019autre sexe.On doit cependant noter (Table no.V) qu\u2019il y a une incidence impor- TABLE V SEXE ET AGE DES CAS BILATERAUX Nombre de cas compilés: 46.Sexe FÉMININ cocoon 21 Masculin .\u2026.\u2026\u2026\u2026ersresresencenersesrencse 24 INCONNU ovine.1 46 Age 0 =10 cee 1 11-20 cece veers 10 21-30 8 31-40 7 41-50 9 70 et plus coe 1 INCONNU cco 2 46 tante de cas décelés avant 20 ans, probablement à cause de la gravité de l\u2019état par suite de la multiplicité des tumeurs.La taille des tumeurs varie de celle d\u2019une noix à celle d\u2019un pamplemousse et les poids s\u2019échelonnent jusqu\u2019aux 380 g.d\u2019une des tumeurs d\u2019un cas de Koonce (46) (Table no.VI).La symptomatologie est classique et l'incidence des symptômes semble dépasser de façon uniforme celle des phéochromocytomes en général telle que rapportée par Graham (62) (Tables nos.VII et VIII).I] y a plus - Numéro ed © PNB UE wo BO OB 2 MO BY bed ped bed heed fk jd fend bad peed fed ON D000 ND Oe WO 1958 \u201cTumeur droite Taille Noix 9x 42x3 nodule 1 em.mandarine petite pomme prune 39x 3 6 cm.petits nodules 2 fois normal marron noix cerise nodules 3 x 2 x 2 3x2x2 noix pamplemousse citron 8 x 10 em.2 masses 105 x 7.5; 6 x 4 x 35 nodules 14 mm.pêche cerise 6 x 10x 8 15 em.3x3x28 pomme 35x17 em.5x7x09 6 cm.3x25x15 12x9x35 4 cm.4x53.5x2em.Co si \u201c œuf.Tarue VI Poids 325.0 (2 T) 380.0 35.0 318.0 60.0 45.0 66.0 - 220.0 \u201c46.0 wa BARBEAU rr Corr.: PHÉOCHROMOCYTOME BILATÉRAL DETAILS.PATHOLOGIQUES Tumeur gauche Taille Poing 9x6x25 nodule 3 cm.mandarine poing œuf œuf 56 x 25 em.noix nodules 5 x 2 em.2 fois normal œuf poing nodules pomme nodule 1 em.6 x4x 3 cm.noix 9x9x6em.7 x 4 em.nodules 8 x 8 mm.1 prince.et 2 second.6 x 3 cm.28 x 1.6 em.(2 autres) œuf nodules plus petits 7 x 3x 12 em.9 em.6 x 5x 4 em.et nodule nodule 1 em.5 em.8 em.15 em.1.0 em.prune Poids 55.0 105.0 10.0 19.0 34.0 210.0 25.5 176 BARBEAU er Corr.: PHÉOCHROMOCYTOME BILATÉRAL L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 Tape VII SYMPTOMES COMPARES DU PHEOCHROMOCYTOME UNIQUE OU BILATERAL Phéochromocytome bilatéral (46 cas) Phéochromocytome unique (207 cas) Symptôme Présent Absent Non mentionné d\u2019après Graham (683) Total sur 207 1.Tachycardie 21 1 24 * 2.Diaphorèse 16 2 28 108 3.Céphalées 25 2 19 114 4.Palpitations 13 3 30 79 5.Anxiété 13 3 30 20 6.Pâleur 18 2 26 33 7.Troubles visuels 16 4 26 16 8.Pertedepoids 19 1 26 * 9.Paroxysmes hypert.25 8 13 * * Non mentionné par cet auteur.TasLe VIII SIGNES ET ANALYSES CARACTERISTIQUES DU PHEOCHROMOCYTOME BILATERAL Signe Présent Absent Non-mentionné Douteux 1.Métabolisme basal, plus grand que 20% .5 4 37 2.Glycémie dépassant 120 mg.% eee 10 7 29 3.Neurofibromatose .\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026\u2026reersenenensnesne 3 42 1 4, Adénome ou augmentation du volume de la thyYroÏdE .\u2026.\u2026.\u2026.rrrrrerrrencencententenencencentensensess 12 1 33 5.Cœur hypertrophié .\u2026.\u2026.\u2026\u2026erreenseenenn 24 5 17 6.Rétinopathie hypertensive eee 18 5 23 7.Atteinte d\u2019autres glandes commie 5 1 40 8.Accident cérébral .\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026esesrenensennnnennnnne 14 16 16 9.Pression notée ceric reese .33 13 \u2014 10.Malignité .\u2026\u2026.\u2026.enennennnsnnenennnnmnnnnnn 7 34 2 3 Tapræ IX CAS FAMILIAUX BILATERAUX Numéro Auteur Année Sexe Age Relation familiale Référence 1.Calkins 1947 F 22 Nièce de (2), mère décédée (34) de phéo.2.Calkins 1947 F 36 Tante de (1) (34) 3.Lohman 1950 F 41 Soeur de (4) (38) 4.Lohman 1950 M 41 Frère de (3) un autre (38) frère 1 tumeur.5.Roth 1953 F 18 Soeur de (6) et (7) (48) 6.Roth 1953 F 28 Soeur de (5) et (7) (48) 7.Roth 1953 M 25 Frére de (5) et (6) (48) 8.Kelsall 1955 F 18 Soeur de (9) (50) 9.Kelsall 1955 F 14 Soeur de (8) (50) 10.Cone 1956 F 8 Fille de (11) (63) 11.Cone 1956 F \u2014 Mère de (10) (63) L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 souvent de crises paroxystiques généralèment greffées sur une hypertension de base importante.L'\u2019incidence des cas malins est de beaucoup supérieure à la statistique générale et on a noté une très forte proportion «l\u2019incidence familiale, plus de 20% (Table no.IX).Ceci est un fait important à retenir qui, mal!- heureusement, n\u2019a pas souvent été investigué par les premiers auteurs.Les résultats opératoires, sur les 18 cas opérés, ne furent pas, de loin, aussi encourageants que pour les phéochromocytomes uniques.Seulement 33% survécurent à la chi- TABLE X PRONOSTIC 1.Diagnostic correct (avant opération ou avant autopsie) COIFECE _.\u2026\u2026crorercsrareneavanesenerreneanenenennenenere senven 12 cas Inconnu 34 cas 46 2.Résultats opératoires: Nombres OPpÉTÉS Œ\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026srererenerennnnnennnnnnnn 18 Succès opératoires escossressesrsceneens O Mort opératoire (72 heures) .arcanes 8 Mort non opératoire (opérés, r mais 3 décédés peu après d\u2019une complication) .\u2026\u2026\u2026\u2026eneenereenene 4 3.Pronostic: Nombre de \u20acas eee seen 46 Décès (dans la période rapportée par l\u2019au- LEU) TE 40 SUIVIC |.mmerrremmensmesenrnsrssrrvsrncarsrsensarsressesensnceeeenss Ô 4.Autopsies: FAITES _\u2026\u2026\u2026curcrereerescsencencansensenssenaneencarsencenrenenvenes 39 NON fates coerce 6 Non mentionnée .\u2026\u2026\u2026.\u2026\u2026creccrrrenenmensnsnsnnnnn 1 46 rurgie (Table no.X) et des 46 cas revus, il n\u2019y eut que 6 survivants.Le pronostic est donc extrêmement sévère et réservé.Herde (17) et Paul (22) notent, comme nous, une thrombose au ventricule gauche et de l\u2019ædème pulmonaire irréversible.Plusieurs cas présentent une pathologie tumorale associée, qui souvent masque le vrai diagnostic: le cas de Spatt (43) se présente BARBEAU rr Cour.: PHÉOCHROMOCYTOME BILATÉRAL 177 comme une néoplasie cérébrale qui, en fait, est une métastase.Celui de Koonce (46) meurt subitement lors d\u2019une aortographie qui décelait la présence d\u2019un leiomyome, tandis que le patient de Mandeville (36) fut admis pour un épanchement pleural abondant qui cachait la présence d\u2019un épithélioma bronchogénique et des tumeurs surrénaliennes.Le cas de (Gravier (18) se superpose à ce dernier.Lichtenstein (37), pour sa part, parle d\u2019un carei- nome neurogénique intercostal avec métastases qui masquent le phéochromocytoine.Buchner (26) explore son patient pour tumeur du duodénum et trouve les phéochromocy- tomes.Quelques cas sont diagnostiqués lors d\u2019une crise de toxémie de la grossesse.C\u2019est le cas des patients de Popken (29), Kelsall (50) et Richards (42).D\u2019autres se présentent de façon toute différente.La patiente de Kremer (28) est admise pour « kératose pilaris » et hyper- trichose tandis que le patient de Minovici (31) se présente comme une urgence abdorninale avec nausées et vomissements constants.Le patient de Paulshock (51) fut admis en état de choc et opéré avec le diagnostic de rupture traumatique du foie.Tout récemment, Cone (63) nous a donné l\u2019histoire d\u2019une patiente porteuse de phéochromocytomes bilatéraux dont une fille de 8 ans fut opérée pour une tumeur médullaire droite et chez qui on trouva à l\u2019autopsie une tumeur à gauche et une autre intra-thoracique.La sœur de cette dernière âgée de 6 ans, fut elle aussi opérée pour un phéochromocytome surrénalien droit et une autre tumeur de la bifurcation de l\u2019aorte.Conclusion Comme on le voit, le phéochromocytome se présente comme une pierre à plusieurs facettes toutes différentes les unes des autres et le fait d\u2019être bilatéral a pour effet d\u2019intensifier sa symptomatologie et de la rendre plus semblable à celle de l\u2019hypertension artérielle maligne.Le phéochromocytome bilatéral, en outre, est plus souvent malin et son incidence familiale est frappante.Son pronostic par ailleurs est malheureusement plus sévère. 178 Remerciements.Les auteurs remercient les docteurs Marcel Laurence et René Lefebvre, pathologistes; Guy Courtois, neurologue ; pour leur aide précieuse.Ils tiennent aussi à remercier Gardes Fernande Salvail et Renée Dansereau pour leur collaboration à la salle d\u2019opération et pour la préparation des tableaux et des clichés.Ils ne sauraient oublier M.Erich Koiw, qui a fait la photographie des planches; M.Thomas Sandor à qui nous devons la traduction des textes allemands; le docteur Marcel Goldenberg, du Presbyterian Hospital, New-York, à qui nous sommes reconnaissants pour les déterminations des catéchol- amines.BIBLIOGRAPHIE ,N.B.\u2014 Seul le nom du premier auteur est mentionné.(1) F.FRAENKEL: Virchows Arch., 103: 244, 1886.(2) M.LABBE: Bull.Soc.Méd.Hôp.de Paris, 46: 982, 1922.(3) ROUX : Thèse Lausanne, 1926.(4) C.MAYO: J.A.M A, 89: 1047, 1927.(5) A.BARBEAU: L\u2019'Union Méd.du Canada, 86: 1045 (octobre) 1957.(6) J.MARC-AURELE: C.M.A.J., en préparation.(7) M.GOLDENBERG: J.AM.A., 135: 971, 1947.(8) D.G.EDWARDS: J.Path.Bact., London, 45: 391, 1937.(9) M.GOLDENBERG: JA.M.A., 135: 971, 1947.(10) US.Von EULER: Ann.Surg., 134: 929, 1951.(11) JW.LITCHFIELD: Lancet, London, 271: 1283, 1956.(12) F.S.SJOSTRAND: Experimentia (Basel), 196: 1215, 1956.(13) JL.De COURCY: Am.J.Surg., 30: 404, 1935.(14) G.MARCHETTI : Virchows Arch.F.Path.Anat., 177: 227, 1904.(15) F.LASCAGNA: Virchows Arch.F.Path.Anat., 201: 282, 1910.(16) E.NEUSSER : in Nothnagel Specielle Pathologie und Therapie, éd.2.Vienna, p.(17) M.HERDE: Arch.F.Klin.Chir.\u2026 97: 937.1912.(18) GRAVIER : Lyon Médical, 134 : 223.1924.(19) K.SCHROEDER: C'entralbl.F.Allg.Path.u.Path.Anat., 41: 483, 1928.(20) L.BIEBL: Virchows Arch.F.Path.Anat., 257: 182, 1925.(91) M.MATISSEK : Arch.Klin.Chir\u2026.265 : 5, 1930.(29) F.PAUT,: Virchows Arch., 282: 256, 1931.(23) KULSHERA : Cité par F.Paul.réf.No (22).1931.(24) ES.KING: J.Path.& Bact., 34: 447, 1931.(25) A.EISENBERGA: Arch.Path.Chicago, 14: 818.1932.BARBEAU kr CoLL.: PHEOCHROMOCYTOME BILATERAL I.\u2019 Union M.d.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 (26) IF.BUCHNER: Klin.Wschr., 13: 617, 1934.(27) GOROG: Centralbl.I.Allg.Path.U.Path.Anat., 66 : 309, 1936.(28) D.N.KREMER : Arch.Int.Med, 57 : 999, 1936.(29) C.POPK EN: Beutr.Path.Anat., 97 : 337, 1936.(30) ROSENTHAL: J.Path.& Bact., 42: 599, 1936.(31) M.MINOVICI: Bull.Acad.Med., Roumanie, 2: 638, 1936.(32) KALISKO: Cité par Minovici, 1936, réf.No (31).(33) E.KNAKE: Virchows Arch., 308: 615, 1942.(34) E.CALKINS: J.Clin.Endoc., 7: 475, 1947.(35) T.M.REID: Brit.Med.J., 1: 1116, 1949.(36) F.B.MANDEVILLE: J.Urol, 62: 93, 1949.(37) LICHTENSTEIN: Arch.Neur.& Psych., 62: 822, 1949.(38) V.LOHMAN: Dtsch.Med.Wschr., 75: 1950.(39) R.PLATT: Quatr.J.Med., 19: 33, 1950.(40) HUBBLE: Arch.Dis.Childh., 26: 340, 1951.(41) SEELEMAN : Ztschr.F.Kinderh., 68: 191, 1950.(42) W.RICHARDS: Ann.Surg., 134: 40, 1951.(43) SPATT: Am.J.M.Sc, 216: 39, 1948.(44) LOBLICH: Virchows Arch, 324: 202, 1953.(45) C.A.NEILL: Arch.Dis.Childh., 27 : 286, 1952.(46) D.H.KOONCE: Am.Heart J., 44: 901, 1952.(47) RH.STOKES: Med.J.Australia, 1: 144, 1952.(48) G.M.ROTH: Arch.Surg.Chir., 67: 100, 1953.(49) T.SYMINGTON : Glasgow Med.J., 34: 75,1953.(50) A.R.KELSALL: Lancet, 2: 273, 1955.(51) PAULSHOCK : Ann.Int.Med., 44: 573, 1956.(52) J.T.MICHAUD: Laval Méd., 21: 155, 1956.(53) G.GUILIANO: Progresso Med.Nap., 12: 654.1956.(54) R.W.CRAGG: Arch.Path, 18: 635, 1934.(55) E.P.McCULLAGH: Ann.Surg, 116: 61, 1942.(56) P.SCHLEISNER: Danish Med.Bull, 1: 142, 1954.(57) G.F.CAHILL: J.Urol, 64: 1, 1950.(58) BRUCE: Arch.Opht., Chic., 39: 707, 1948.(59) RW.GIFFORD: JA.M.A.149: 1628, 1951.(60) W.DRIKER: Brit.Med.J., No 5012, 186, 1957.(61) W.VAQUEZ: Cité par Driker, réf.No (61), 1904.(62) JB.GRAHAM: Surg., Gyn.& Obst., 92: 105, 1951.(63) T.E.CONE: Pediatrics, 19: 44, 1957.(64) RL.SCHAEFER: J.Michigan Med.Soc., 53: 75, 1954.(65) N.B.TALBOT: Functional Endoc.From birth through adolescence.Cambridge, Harvard.1952.p.271.(66) F.LINNEWEH: Monatsschr.Kinderh., 90: 179, 1942.(67) P.M.GOLDFARB: J.M.Ass.Alabama, 23: 70, 1953.138, ACCOUCHEMENTS DIFFICILES ET TORTICOLIS DU NOUVEAU-NÉ Jules KELLER (Montréal).Il est malaisé de définir en obstétrique les « accouchements difficiles », car le cas paraissant le plus facile dans la période pré-natale ou au moment du travail peut devenir un problème; au contraire le cas qui comporte le plus de risques peut avoir l\u2019évolution la plus simple et la plus satisfaisante.Nous n\u2019emploierons done ce terme que dans les cas où une technique difficile est employée, par exemple un forceps à mi-hauteur ou un forceps « d\u2019essai ».Le « siège difficile » est un terme bien compris par la majorité d\u2019entre nous.Nous nous permettrons d\u2019ajouter que toutes ces techniques opératoires ne sont utilisées que lorsque l\u2019indication en est raisonnable et approuvée.Le genre d\u2019instrument employé n\u2019a que peu d\u2019importance si l\u2019opérateur est maître de son art et possède la finesse clinique dans son application.Nous parlons de forceps bas \u2014 moyen \u2014 haut ou d\u2019essal, mais cette classification n\u2019est pas encore absolue.Par « forceps haut » nous entendons l\u2019application de l'instrument sur un vertex non engagé, qui n\u2019est pas « flottant » ou à un centimètre des épines.Le « forceps bas » se définit comme l'application de l'instrument sur une tête au périnée, parfois visible entre les contractions et à condition que les sutures sagittales soient dans le diamètre antéro-postérieur et pourvu que toutes les manipulations soient entreprises avec une connaissance parfaite de la position du diamètre bi-pariétal de la tête.La distance qui sépare ces deux applications est le plus grand voyage que la tête doit accomplir à travers le pelvis.Lorsque la pelvimétrie radiographique est possible, il n\u2019y a aucune excuse à l\u2019application d\u2019un forceps à mi-hauteur sans une connaissance exacte de la structure pelvienne, de la position et du niveau de la tête.Personnellement, j'hésite beaucoup à employer le forceps haut parce que toute erreur dans une opération aussi difficile n\u2019est que le Figure 1 Figure 2 Aviron EIDE: Ca rE 180 résultat d\u2019une fausse estimation du volume fœtal.On pense quelquefois qu\u2019un accouchement antérieur par vole vaginale d\u2019un enfant de volume normal, présume invariablement des accouchements instrumentaux consécutifs faciles par la voie vaginale.Actuellement, nous sommes plutôt portés à croire que si, même chez une multipare, la dystocie nouvelle nécessite un accouchement suprapubien par césarienne, celle-ci doit être faite sans hésitation et le forceps à mi-hauteur complètement rejeté.L\u2019expérience nous a prouvé que le forceps à cette hauteur est un instrument très dangereux pour la mère et surtout pour l\u2019enfant lorsqu\u2019il est maladroitement appliqué et manié.Le terme de « forceps d\u2019essai » devrait être enlevé du dictionnaire obstétrical et ne devrait même pas être pris en considération.Une mère dont le travail a été très long, qui est si exténuée, qu\u2019il faut «essayer» de l\u2019accoucher, cela sera de la pousser vers le danger extrême et plus grands encore seront les risques du bébé.Une tentative d\u2019extraction par forceps « d\u2019essail » ne fera pas des miracles, et ne contribuera pas à nos mérites d\u2019augmenter les chances de survie.Nous avons tous mis au monde des enfants par césarienne, après un long travail de la mère et quoique nous ayons pu entendre les bruits du cœur avant l\u2019opération et quoique l\u2019enfant soit né vivant, celui-ci ne survéeut pas malgré que le risque maternel fut certainement augmenté par l\u2019intervention.Je ne pense pas que le « forceps d\u2019essai » aide l\u2019obstétricien conservateur qui veut faire l\u2019accouchement par voie vaginale; son consultant sera certainement d\u2019accord pour.adopter l\u2019opération césarienne qui est la solution juste et appropriée.Il ne faut pas oublier que les accouchements difficiles, siège ou césarienne inclus, restent en étroite relation avec l\u2019avenir de l\u2019enfant.Le problème du torticolis devient un chapitre important qui attire non seulement l\u2019attention de l\u2019orthopédiste et du pédiatre mais aussi celle de l\u2019obstétricien.KELLER: TORTICOLIS DU NOUVEAU-NÉ L\u2019Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 Des recherches approfondies furent faites à ce sujet pour définir la limite entre l\u2019hérédité, les malformations congénitales acquises in utero et les lésions obstétricales.On pense que le raccourcissement du muscle et le remplacement du tissu spécifique par du tissu non- spécifique résulte de l\u2019ischémie in utero ou d\u2019un traumatisme direct.In \u2018utero, selon la théorie de Petersen, l\u2019espace rétréci de l\u2019épaule qui appuie contre le cou, peut entraîner l\u2019occlusion des artères déjà précaires qui nourrissent le muscle sterno- cléido-mastoïdien.L\u2019assymétrie du crâne avec scoliose de la face et de la tête, donne à l\u2019enfant un axe facial concave de direction opposée.Ceci s'explique par la plicature du corps fœtal autour de la colonne vertébrale lordotique de la mère.Quoique le torticolis n\u2019existe pas à la naissance, on peut remarquer un hématome du muscle dû à la stase veineuse ou à la réaction de tissu néo-formé et de l\u2019atrophie du tissu normal.La contracture musculaire consécutive à l\u2019ischémie se change par la suite en dégénérescence scléreuse.Au cours des années suivantes le muscle sterno- cléido-mastoïdien fait protrusion lorsqu\u2019on le met en extension.Des théories multiples qui ne peuvent pas être discutées dans ce court article, ont été données au sujet des facteurs étiologiques et des modifications du sterno- cléido-mastoïdien in utero.Le facteur traumatique, qui nous intéresse ici, se produit à la naissance, soit dû à un siège, le plus souvent, soit par pression sur le cou par le forceps, soit fracture de la clavicule, qui se manifeste par un hématome visible du muscle sterno-cléido- mastoïdien vingt-quatre à quarante-huit heures après la naissance.Greenhill écrit.Ce n\u2019est pas aussi rare que les statistiques le montrent.Il passe souvent inaperçu ou il est intentionnellement gardé secret par crainte de responsabilité légale que les vieux auteurs lui ont par erreur attachée.La rupture du muscle sain ne peut survenir que si l\u2019on exerce une traction violente combinée à une extrême torsion de la tête.le torticolis est habituellement une maladie L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 congénitale.Il dit aussi cependant.«au cours d\u2019une extraction du siège, la possibilité d\u2019une lésion doit être présente à l\u2019esprit ».Eastman déclare: « il est causé par une rotation excessive de la tête au cours de l\u2019extraction du siège ».Dans notre série d\u2019extraction du siège nous avons eu trois cas de torticolis.L'un fut un accouchement spontané facile, le second un accouchement prolongé assez difficile, et :le dernier eut une évolution habituelle après un long travail et un accouchement très compliqué.Nous avons des cliniques de dépistage et de contrôle pour la tuberculose, l\u2019arthrite, le diabète, etc, mais autant que je sache, il n\u2019y a pas de clinique post-natale qui évalue la valeur de notre art obstétrical dans ses conséquences envers l\u2019enfant.Parmi nos cas un garçon fut amélioré par la correction de la position; une fille présente, comme l\u2019a prouvé la radiographie, un syndrome de Klippel-Feil, qui consiste en une fusion des corps des vertèbres cervicales ou la luxation congénitale de l\u2019apophyse odontoïde.Le troisième enfant eut un hématome du muscle sterno-cléido-mas- toïdien qui disparut huit jours après la naissance, mais qui reste avec le torticolis que nous croyons définitivement traumatique.Ces observations apportent une confirmation des deux théories qui donnent au torticolis une origine congénitale ou traumatique.Nous ajouterons que le maniement du siège demande plus d\u2019adresse que de force et que le forceps « haut » ou « d\u2019essal » ne doit jamais être employé sur un vertex.KELLER: TORTICOLIS DU NOUVEAU-NÉ 181 Les erreurs de prévention de traumatismes à la naissance prouvent qu\u2019il est possible de les prévenir ou faire notre mieux pour les prévenir ou apprendre à les éviter.BIBLIOGRAPHIE 1.W.H.ABELS: L'origine de torticolis appelés congénitaux; ses relations constitutionnelles et hérédo-pathologiques.\u2014 Considérations constitutionnelles et hérédo-pathologiques.Annales péd., 152: 96 (nov.) 1938.2.D.G.COSTIGAN et J.M.RILEY: Torticolis musculaire chez les enfants.J.Kent.State Med.Ass., 55: 147 (fév.) 1957.3.R.W.GARNETT, Jr, et KX.ELBIRLIK: Torticolis: ses dynamiques et thérapie.South.Med.J., 46: 892 (sept.) 1953.4.G.P.CHARLEWOOD: L'\u2019étiologie du torticolis congénital et certaines difformités associées, avec suggestion de prophylaxie.J.Obst.& Gynec., 54: 499, 1947.5.J.T.CHAMNESS et J.B.BROWN: Chirurgie plastique et reconstructive.Surgery, Laryng., 62: 101, (fév.) 1952.6.A.FRANCESCHETTI, J.E.W.BROCHER et D.KLEIN: Dysostose unilatérale mandibulofa- ciale avec déformations multiples du squelette et torticolis clonique.Ophtalmologica, 118: 796 (oct.-nov.) 1949.7.H.KASTENDIECK : Sur l\u2019étiologie du torticolis congénital.Zentralbl.f.Gyn., 63: 727 (avril) 1939.8.Wm.B.KIESEWETTER, Ph.K.NELSON, V.S.PALLADINO et C.E.KOOP: Torticolis néonatal.J.of Amer.Med.Ass., 157: 1281 (9 avril) 1955.9.G.L.MOORE: Torticolis musculaire \u2014 maladie congénitale ou lésion à la naissance?Amer.J.of Obst.and Gynec., 72: 199 (juillet) 1956.10.Robert SOEUR: Traitement du torticolis congénital.J.of Bone and Joint Surg.22: 35 (janv.) 1940. L'OLIGOPHRÉNIE PHÉNYL PYRUVIQUE Jean PIETTE, Service de Pédiatrie, Hôpital Notre-Dame (Montréal).L\u2019oligophrénie phényl pyruvique est une constatation assez rare dans nos services de pédiatrie.Comme nous avons eu l'avantage d\u2019en observer un cas récemment, j'ai cru intéressant de le rapporter et profiter de cette occasion pour décrire cette maladie assez peu connue.La littérature sur le sujet est très restreinte et les manuels récents ne nous donnent que quelques lignes sur sa description.L\u2019oligophrénie phényl pyruvique a été décrite pour la première fois vers 1934 par Folling.Il avait constaté la présence d\u2019acide phényl pyruvique dans les urines chez une dizaine de patients arriérés mentalement.L.E.Holt, récemment, faisait la recherche de l\u2019acide phényl pyruvique chez 1,000 enfants pris au hasard dans un dispensaire de psychiatrie infantile.Il découvre cinq cas qui sécrètent des taux élevés d\u2019acide phényl pyru- vique et ces cinq cas sont des enfants dont les quotients intellectuels varient entre l\u2019idiotie et l\u2019imbécillité.On note que la plupart de ces malades sont atteints d\u2019une déficience mentale très sérieuse (quoique les degrés d\u2019arriération peuvent varier) mais on n\u2019a jamais rencontré de patients d\u2019intelligence normale éliminer des quantités élevées d\u2019acide phényl pyru- vique.Jervis a fait une étude approfondie de ce trouble métabolique.Les patients ne peuvent transformer la phénylalanine en tyrosine, alors il y a accumulation du produit intermédiaire dans le sang et élimination dans les urines sous forme d\u2019acide phényl pyruvique.SYMPTÔMES Arriération mentale de caractère grave associée parfois à des convulsions (pas toujours) ataxie \u2014 Spasticité dans quelques cas mais le plus souvent sans aucun signe neurologique.Ces enfants sont presque tous très blonds aux yeux bleus.On y rencontre souvent de l\u2019eczéma.Dans leur comportement, ils ont un peu l\u2019aspect du mongol.Ils sont apathiques, facilement maniables et sympathiques.En fait, les parents ne se doutent de leur condition qu'à 2 ou 3 ans.L\u2019électro-encéphalographie pourra montrer de l\u2019atrophie du cortex.Observations.L\u2019enfant L.B.âgée de 2 ans, nous est envoyée dans le service de pédiatrie le 18 septembre dernier pour cyphose, retard à la marche et vérification d\u2019un diagnostie de rachitisme posé antérieurement.Au questionnaire les parents ne peuvent retracer d\u2019autres membres de la famille atteints de retards mentaux.L'histoire de la naissance est normale.Aucune maladie importante dans son passé.Aspect psychique: Elle ne parle pas.\u2014 Comportement très primitif \u2014 Eveil des plus rudimentaires.Malheureusement nous n\u2019avons pu avoir une évaluation de son âge mental.Nous avons fait une requête au service de psychométrie mais comme les parents ne voulaient plus nous laisser leur enfant plus longtemps (c\u2019était la veille du départ) et les psychologues nous demandaient quelques séances de familiarisations avant de procéder, la tentative est restée sans résultats précis.Le psychologue était tout de même convaineu « grosso modo » d\u2019une arriération mentale nette.Examen physique: Légère microcéphalie (45 em).Présence d\u2019une cyphose importante et un état d\u2019hypo- nutrition notable.Elle offre un aspect assez malingre.Le squelette ne présente pas d\u2019élargissement des épiphyses, pas de chapelet costal.La fontanelle est fermée.Le nombre de dc:ts est 18.Les tibias ne sont pas incurvés.Les radios des os longs éliminent le rachitisme.La phosphatase alcaline est normale.Le rachi- L\u2019Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 tisme est ainsi tout à fait éliminé.Aucun signe neurologique.La stature de l\u2019enfant est ceper- dant très bizarre avec sa cyphose.Devant l\u2019aspect apathique de la patiente et son manque d\u2019activité mentale, l\u2019un de nous (G.St-L.) suggère de doser l\u2019acide phényl pyruvique dans les urines.Le rapport nous revient à 11.2 mg%.Le diagnostic d\u2019oligophrénie était confirmé, car si l\u2019arriération mentale se voit le plus souvent sans augmentation d\u2019acide phényl pyruvique dans les urines, un trouble du métabolisme de cet acide aminé ne se voit pas sans impliquer la notion d\u2019arriération.Discussion Quoique la maladie soit transmise par un PIETTE: OLIGOPHRENIE PHENYL PYRUVIQUE 183 géne récessif, on n\u2019a pas pu découvrir dans la famille de notre patiente aucun autre cas.On ne croit pas qu\u2019il y ait une relation entre les troubles mentaux et le défaut de métabolisme de l\u2019acide phényl pyruvique.Ces deux anomalies seraient transportées par le même gène.TRAITEMENT Il y a peu à offrir pour aider ces petits malades.Une diète fournissant un minimum d'apport de phénylalanine est pratiquement irréalisable sans gêner sérieusement la nutrition de l\u2019enfant.Quel en serait le résultat pratique puisque d\u2019avance on ne croit pas à l\u2019effet du trouble métabolique sur le psychisme du patient. MOUVEMENT THÉRAPEUTIQUE o-& + ACTION DE LA TRYPSINE INTRAMUSCULAIRE DANS CERTAINS ÉTATS INFLAMMATOIRES ! Georges HÉBERT, médecin, et Aristide DODIS, résident, Hôpital Notre-Dame (Montréal).Dans le but d\u2019établir si oui ou non, la trypsine qu\u2019on injecte par voie intra-muscu- laire peut favoriser l\u2019évolution de certains états inflammatoires, nous avons décidé d\u2019en entreprendre l\u2019étude et d\u2019en interpréter aussi objectivement que possible les résultats cliniques.Nous avons administré à vingt-huit malades de la trypsine à la dose de 2.5 mg par voie intra-musculaire profonde (aiguille n°° 21-22) 3 fois par jour.Il n\u2019était pas question d\u2019expliquer le mécanisme par lequel agirait la trypsine 2.Qu\u2019il suffise de rappeler certaines hypothèses sur son mode d\u2019action: dans les thromboses il se ferait une activation des enzymes fibrinoly- tiques; dans certains processus inflammatoires interviendrait l\u2019action sur le système hypo- physo surrénalien; peut-être la trypsine irait- elle électivement se fixer aux endroits enflammés afin d\u2019y jouer localement son action protéolytique.À tout événement, là n\u2019était pas notre problème, et nous allions nous contenter d\u2019observer attentivement nos malades pour en tirer quelques conclusions.Nos malades se sont classés comme suit: Nombre total: 28 \u2014 Femmes: 15, Hommes: 13.Age: 5 à 83 ans.1.Travail fait dans le service de médecine de lhôpital Notre-Dame.2.La maison Frank Horner a gracieusement mis à notre disposition son produit Parenzymol: trypsine cristallisée en suspension dans l\u2019huile de sésame.Se présente sous forme de flacons de 5 centimètres cubes contenant pour chaque centimètre, cinq milligrammes de l\u2019enzyme protéolytique.Diagnostics: Thrombophlébites Phlébothromboses .\u2026.\u2026\u2026\u2026ssersesrersesencees Hématomes post-traumatiques Cellulites et lymphangites .cuen Ulcères des membres inférieurs .Sinusites chroniques es Inflammations et traumatismes oculaires Nombre de cas aucscoccoesanose0susesneceu0caus0008 o\u2026conssusèss WNW Or Ou sersapressesesseesaeencen men seeseesne>nace000 6 Total.28 Les résultats ont été classés de la maniére suivante: Excellents, +++: Tous les symptômes ont été nettement améliorés et la guérison s\u2019est faite dans un délai plus bref que l\u2019évolution présumée de la lésion.Bons, ++: Tous les symptômes ont été nettement améliorés, mais le temps de la guérison n\u2019a pas été sensiblement abrégé.Médiocres, +: Amélioration de quelques symptômes, sans influence sur le temps de guérison.Nuls, O: Aucun résultat favorable appréciable.Le tableau I donne un aperçu général de nos résultats selon le diagnostic.Voici en détail nos observations portant sur les différents groupes de malades.THROMBOPHLEBITES ET PHLEBOTHROMBOSES Ce groupe comprend 10 malades de 25 a 71 ans, dont 8 femmes et 2 hommes.Dans le tableau II, nous avons dressé la liste des principaux facteurs qui nous semblent entrer en jeu dans l\u2019évolution.Nous n\u2019avons pas inclus la température parce que tous nos cas étaient apyrétiques quand le traitement fut institué.Pour l\u2019évaluation du degré d\u2019ædème nous employons les symboles suivants: + Œdème non évident à l\u2019inspection, mais décelable aux mensurations du membre; + œdème à peine évident L'Union Méd.Canada HEBERT er DODIS: TRYPSINE INTRAMUSCULAIRE \u2018Tome 87 \u2014 Fév.1958 à l'inspection; ++ œdème nettement évident et +++ œdème très prononcé.L\u2019extension du processus thrombotique a été évaluée approximativement selon la longueur du cordon phlébitique palpable.Ainsi nous indiquons par «:L» (long) cordon de 5-10 em.; par «1» (intermédiaire) cordon de 2-5 cm.; et, par « P » (petit) cordon de moins de 2 cm.185 ment 1 cas de phlébite de la veine fémorale profonde.Les autres 9 cas étaient localisés a des veines superficielles (4 à la saphène interne, 4 à la saphène externe et un intéressait la saphène interne et externe).Il ne semble pas que la localisation de l\u2019affection ait influencé les résultats thérapeutiques.Au sujet des autres médicaments administrés TABLEAU I Résultats Réact.Diagnostic No.malades +++ ++ + 0 second.Thrombophlébites 5 2 2 1 \u2014 2 Phlébothromboses 5 1 3 1 \u2014 1 Hématomes post-op.4 3 1 \u2014 \u2014 1 Cellulites et lymphangites 3 1 \u2014 2 \u2014 \u2014 Ulcères memb.inf.2 1 \u2014 \u2014 1 \u2014 Sinusites chron.3 \u2014 3 \u2014 \u2014 \u2014 Inflammations et traumatismes ocul.| 6 1 3 \u2014 2 \u2014 Total 28 9 12 4 3 4 Pourcentage 100% 32% 43% 14% 11% 14% Dans l'analyse des résultats fournis par ce tableau nous allons maintenant considérer en détail les facteurs qui nous ont semblé avoir influencé la réponse thérapeutique.Chez les patients jeunes les résultats thérapeutiques ont été plus satisfaisants.Ainsi les 3 réponses excellentes concernent des malades de 25 à 28 ans.Les antécédents phlébitiques doivent aussi être pris en considération.Chez 5 malades ayant déjà présenté des antécédents phlébi- tiques nous avons obtenu 1 réponse excellente, 2 bonnes, et 2 médiocres, tandis que chez les autres 5, exempts d\u2019antécédents phlébitiques les résultats ont été meilleurs, 2 excellents et 3 bons.En ce qui concerne la localisation de I'atteinte veineuse, nous avons traité seule- avant ou durant le traitement, trois de nos patients recevaient déja des anticoagulants, deux de la Butazolidine et six divers antibiotiques.Tous ces traitements étaient déja institués avant notre étude, et n\u2019avaient guère influencé l\u2019évolution de la maladie veineuse.Par conséquent, nous n\u2019avons pas l\u2019impression que leur administration concomitante avec la trypsine ait joué un rôle important dans l\u2019évolution du processus phlébitique.Le facteur du temps de l\u2019institution du traitement à la trypsine après l\u2019apparition des premiers symptômes de la maladie nous a paru assez important.Deux de nos cas qui ont reçu de la trypsine dans les premières 24 heures ont vu disparaître tout symptôme dans l\u2019espace de 2 à 5 jours de traitement.Le troisième patient à réponse excellente a été TABLEAU II No du Atteinte Localisation _Avant traitement Autres médicaments Temps du dé- Durée du Dim./Disp* Dim./Disp* Dim./Disp* Résultat Réactions Sexe Age phlébit.de phlébite .Extens.admimstrés avant but du trait.; ; ; .cas , , Oedème .traitement Douleur Oedème Cordon phil.final secondaires antérieure ou phléb.thr.thromb.et durant la traitem.| après maladie Phlébite de N Antibiot ques Cordon 1 F 25 Non la fémorale 1\u2014 bl Anticoagulants 9 jours 8 jours 2/4 1/7 non palpable 1\u2014 1\u2014 1\u2014 \u2014 (profonde) palpable Butazolidine pap .ébl ibiot.2/persist 1 1 é 1 éacti 9 M 29 Oui Phlébite 1\u2014 L Antibiot.ques 7 jours 11 jours 2/persiste 1 /persiste 4/persiste 1\u20141\u2014 Réaction ) Saph.int.Anticoagulants légèrement légèrement moins anaphylactoïde 3 F 28 Non Phlébite 1\u2014 I Antibiotiques 8 heures 8 jours 1/2 1/3 2/5 1\u2014 1\u20141\u2014 ee Saph.ext.4 F 59 Non Phlébite 1\u2014 1\u2014 L Butazolidine 7 jours 13 jours 1/4 3/8 5/persiste 1\u2014 1\u2014 \u2014\u2014\u2014 Saph.int.légèrement i ébi qe ./persist 2/persi I i 5 M 71 Oui Phlébite 1\u2014 1\u2014 L Antibiot:ques 8 jours 10 jours 2 persiste /p ersiste 2/p ersiste 1\u2014 Erup tion Saph.int.moins pron.moins pron.moins étend.purpurique .Thrombose i .6 F 71 Oui .1\u2014 L Anticoagulants 8 jours 11 jours 3/8 2/3 4/12 1\u2014 1\u2014 \u2014 Saph.ext.int.7 F 30 Oui Thrombose = P _ 6 jours 7 jours 2 persiste 2/persiste Non diminué 1\u2014 \u2014_\u2014 Saph.int.légèrement légèrement 8 F 64 Non Thrombose 1-1\u2014 L Antiblotiques 2 jours 6 jours 3/6 3/persiste 3/persiste 1\u2014 1\u2014 Réaction fébrile Saph.ext.légèrement diminué Thrombose .: 5/persiste 4 N \u2014 J _ ! \u20ac > 1\u2014 1\u2014 \u2014_\u2014 9 F 59 Non Saph.ext.1 I 11 jours 11 jours 2/7 2/4 diminué Thrombose Tr .Co \u2014 1\u20141\u2014 ___ 10 F 28 Non + P Antibiotiques 12 heures 5 jours 1/2 1/2 1/1 i-1\u20141 Saph.ext.*Nous représentons la diminution et disparition des phénomènes locaux sous forme de fr pour la disparition du phénomène morbide.action dont le nominateur représente le délai de jours pour le début de régression et le dénominateur L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 soumis à la trypsine 9 jours après le début de sa phlébite et 8 jours après un traitement inefficace aux anticoagulants et à la Butazo- lidine.Les autres de nos malades à réponse bonne ou médiocre ont reçu la trypsine en moyenne le 7ème jour après le début de leur maladie.En analysant maintenant les modifications des différents symptômes au cours du traitement nous remarquons que la douleur est, dans tous nos cas, le premier symptôme à être favorablement influencé dès le 1°\" et 3ème Jour du traitement pour disparaître habituellement dans 3-8 jours.Chez 3 cas à réponse médiocre ou bonne, la douleur a persisté, mais a considérablement diminué jusqu\u2019à l\u2019arrêt du médicament.La régression de la douleur est accompagnée d\u2019une diminution de l\u2019ædème mais le délai nécessaire pour sa disparition complète requiert d\u2019habitude 3-8 jours pour les cas à réponse excellente, tandis que chez les cas à réponse bonne ou médiocre ce délai s\u2019étend à plus de deux semaines.HÉBERT er DODIS: TRYPSINE INTRAMUSCULAIRE 187 à disparu dans 1-5 jours; le troisième cas est une phlébite profonde dont le cordon n\u2019était pas palpable.Chez cinq malades à réponse bonne le cordon mesurait 5-10 em (long).Seulement chez un de ces patients le cordon a disparu au bout de 8 jours, chez les quatre autres, le cordon était encore palpable à la fin du traitement mais beaucoup moins étendu.Apparemment le médicament a contribué à recanaliser le thrombus sans le dissoudre.Aussi chez nos deux cas à réponse médiocre le cordon a persisté jusqu\u2019à la fin.À noter qu\u2019aucun de nos malades n\u2019a présenté, au cours de nos observations, des complications majeures telles que embolies pulmonaires, extension du processus thrombo- tique etc.Des réactions secondaires sont apparues chez trois de nos patients et nous ont obligé à discontinuer le traitement avant la disparition complète des symptômes.Il s\u2019agit de réactions bénignes dont la description sera faite à la fin de ce travail.TABLEAU III | È T Autres médicam.Sexe| A Lésion Durée du Dim./Disp.| Dim./Disp.| Dim./Disp.Résultat Réactions ge traumatique traitement ou opérations Douleur Oedème Coloration final secondaires Large hématome .Ponction hémato- 5 M 83 ; \u20141\u20141\u2014 \u2014 de la jambe 7 jours me le 7e jour.2/3 2/4 2/5 [151 Luxation ouvert qe de oN cheville © Antibiotiques M 38 : 5 jours Sol.procainés.1/3 3/5 3/10 1\u20141\u20141\u2014 \u2014 Plaies contuses.0 + ] Hématome, jambe.uverture large.Fract du tibia.Le, \u2018SI 1 éacti Tr 58 rac ure du tibia 7 jours Antibiotiques.3/6 4/persiste 5/persiste 1\u20141\u2014 Réaction Hématome, jambe.moins pron.| moins pron.fébrile Hématome du cou à la suite de Co F 42 artériographie cé- 7 jours \u2014 2/6 2/6 2/7 1\u20141\u20141\u2014 \u2014 rébrale.Le cordon phlébitique est la dernière manifestation à diminuer et à disparaître.Habituellement, la longueur du cordon diminue du 2ème au 5 ?re jour du traitement mais sa résolution complète ne se réalise pas toujours.Chez deux patients à réponse excellente le cordon HEMATOMES POST-TRAUMATIQUES Nous avons traité à la trypsine 4 cas d\u2019hématomes post-traumatiques dont les détails sont présentés dans le tableau III.Chez tous ces malades âgés de 42-83 ans (2 femmes, 2 hommes) la trypsine fut admi- TABLEAU IV No du Sexel Age Condit.pathologiques Maladie Autres Durée du |Dim./Disp.Dim./Disp.| Dim/Disp.Résultat Réactions cas 9 antécédentes actuelle médicaments traitement Douleur Oedème Infection final secondaires Epithélioma récidiv.Infection te 4/persiste 4/persiste Persiste 15 M 61 du larynx.bl ion Sou Antibiotiques 16 jours légèrement | légèrement non modi- 1\u2014 _ Trachéotomie.regio ns diminuée diminué fiée mentonnière.Varices membres inf.Lvmphaneite 16 F 69 Insuffis.veineuse.be 8 Antibiotiques 12 jours 1/2 1/10 2/8 1\u20141\u20141\u2014 \u2014\u2014 Opérat.abdominale.J \u2019 Traumatisme superf.[Cellulite de la Antibiotiques .3/persiste Evolution vers _\u201c 17 F 59 .; Sulfamidés 9 jours légèrement LL eu ut 1 \u2014\u2014 de la jambe.jambe.EL l\u2019abcédation.Ouverture ch.diminuée TABLEAU V No du Se A Conditions patholog.Maladie Lemp: s du deb.Durée du |Dim./Disp.|Dim/Disp.Dim./Disp.Résultat Réactions cas te) age antérieures actuelle .traitement Douleur Oedème Ulcérat.final |secondaires apres maladie Phlébites à répétit.|Oedéme pron.18 F 60 |Insuffis.veineuse Ulcérations aux 15 jours 11 jours 3/8 8/8 3/9 1\u20141\u20141\u2014 \u2014_\u2014 Oedéme chron.M.I.|deux jambes.Diabète.3 Plaie indo- Ce.Artérioscl.généralisée Eschare nécrot.Aucune diminution 0 19 M 62 Artérite oblit.M I.du talon.20 jours 11 jours ore avant appréciable Néphrosclérose avanc.881 - JEAIVIADSANVALNI HNISSAUL :SICOA 18 L'EAAITH Epeusg \u2018PIN uworu(),| 8961 \"Add \u2014 28 WOT, L\u2019Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 nistrée dans les 24 heures après le traumatisme.Le patient n° 11 présentant un grand hématome sous tension de la jambe a été considérablement amélioré au point de vue douleur et œdème, dès le 2è eo + ouvrir ensemble un centre de recherche et de tral- tement pour les maladies du coeur.Ce centre sera établi de concert par ces deux hôpitaux, et les membres du personnel seront attachés aux deux institutions.Il aidera grandement, dans cette partie du Canada, le traitement des maladies cardiaques, artérielles et respiratoires.Des aménagements permettront de former les médecins aux techniques les plus modernes et de poursuivre des recherches sur les moyens d\u2019améliorer les méthodes de traitement.Ce centre sera mis à la disposition des enfants et des adultes.D\u2019ici un an, espère-t-on, il sera prêt à fonctionner avec un personnel complet.Des travaux de recherche commenceront immédiatement afin de juger de la valeur des récents progrès réalisés au point de vue expérimental, dans le traitement de certaines affections cardiaques et de perfectionner de nouvelles techniques d\u2019intervention chirurgicale, y compris l\u2019utilisation d\u2019un coeur et de poumons artificiels.Ces travaux se poursuivront sous la direction du docteur David R.Murphy, chirurgien en chef et directeur de la chirurgie cardio-vasculaire au Children\u2019s Hospital, au laboratoire de chirurgie expérimentale de l\u2019Université McGill et au Children\u2019s Hospital.Une bonne partie de la subvention, soit environ $60,000, servira à acheter le matériel scientifique complexe et les fournitures qu\u2019exigent le diagnostic et le traitement des maladies du coeur.freee DISTINCTION HONORIFIQUE CONFÉRÉE À UN SAVANT SUISSE Répondant à une invitation de l\u2019Académie Royale Suédoise des Sciences de l\u2019Ingénieur, M.Albert Wett- stein, qui est à la tête de la recherche pharmaceutique chez Ciba-Bâle, a donné le 6 décembre dernier une conférence sur «les problèmes de la recherche et du développement de médicaments nouveaux ».En reconnaissance des travaux qu\u2019il a entrepris dans ce domaine, M.A.Wettstein s\u2019est vu attribuer le Prix d'Honneur de l\u2019Académie Royale.Après avoir souligné le rôle de l\u2019expérimentation scientifique qui est de poursuivre la découverte de remèdes nouveaux, il a abordé certains problèmes particulièrement intéressants de son vaste domaine d\u2019activité.Il a été, à cette occasion, amené à parler des récents résultats de ses travaux sur les hormones cortico-surrénales qui ont acquis une réputation mondiale.Il a terminé son exposé en traitant pour la première fois d\u2019une nouvelle substance active, L'Union Méd.Canada LIX \u201c Tome 87 \u2014 Fév.1958 CHOLÉRÉTIQUE- LIPOTROPE S O UFR RE MEDICATION TOTALE ASSIMILABLE DE LA CELLULE HEPATIQUE 2 à 4 dragées avant chaque repas FORMULE : Trithioparaméthoxyphénylpropène 0,005 9 Boite de 60 Bitartrate de choline.030 9 ; ie pour une dragée.[LABORATOIRES DE THERAPEUIIQUE MODERNE @harton Inc: | 2245.RUE VIAU,.MONTREAL | 240 appelée le «facteur de la diurèse sodique» qui est très probablement de la plus haute importance biologique.+ + DEUX HÔPITAUX DE MONTRÉAL REÇOIVENT DES SUBVENTIONSS L\u2019hon.J.Waldo Monteith, ministre de la Santé national et du Bien-être social, annonce que trois subventions fédérales, d\u2019un montant total de $65,500, sont accordées à deux hôpitaux de Montréal.Deux de ces subventions vont à l'hôpital St.Mary's afin de porter de 258 à 303 le nombre de lits pour malades.La troisième subvention est accordée à l\u2019Hôpital Général pour l\u2019addition de 44 lits à la résidence des infirmières.Une subvention de $25,500, la plus importante des trois, aidera l\u2019hôpital St.Mary's à faire des changements au septième étage de laile de lest.Une salle contenant 27 lits pour adultes sera installée dans les locaux qui abritaient jusqu\u2019ici les membres du personnel.Une subvention de $18,000 aidera le même hôpital à ajouter 18 lits à son unité de pédiatrie, qui est située dans l\u2019aile de l\u2019ouest et qui comprend actuellement 30 lits.Ces deux subventions aideront le St.Mary's à réaliser son plan général d\u2019expansion.A l'Hôpital Général, la résidence des infirmières contient déjà 248 lits.La demande d\u2019infirmières se faisant de plus en plus forte, une subvention fédérale de $22,000 aidera à augmenter de 44 le nombre de ces lits.\\ LE CENTRE DE DIAGNOSTIC JEAN-TALON I\u2019hon.J.Waldo Monteith, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, annonce que le gouvernement fédéral accorde une subvention de plus \u201cde $130,000 aux services de laboratoire et de radio- COMMUNIQUÉS L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 logie de l'hôpital Jean-Talon, à Montréal, qui se rangent parmi les services les plus modernes et les mieux organisés au Canada.Cette institution dessert une population d\u2019environ 300,000 âmes.Comme ce nouveau service de radiologie et de laboratoire sera mis à la disposition des médecins et des malades de la région, on prévoit que la demande de lits pour le traitement des maladies aiguës se fera moins pressante.On estime que 30 pour cent des lits de l\u2019hôpital Jean-Talon sont occupés à l'heure actuelle par des malades qui attendent leur diagnostic et dont un bon nombre pourraient être traités à la maison si les nouveaux services fonctionnaient.Le projet fait partie d\u2019un programme provincial global pour l\u2019expansion des services de laboratoire et de radiologie.CONGRÈS MONDIAL DE GASTRO-ENTÉROLOGIE Il sera tenu à Washington (D.C., US.A.), du 25 au 31 mai 1958.Quatre langues simultanément traduites au cours des communications, soit le français, l\u2019anglais, l\u2019espagnol et l\u2019allemand.Quatre symposium principaux seront à l\u2019étude: l\u2019ucère peptique, les infestations et infections intes- testinales; les troubles de l\u2019absorption intestinale, la nutrition et ses effets sur le foie et le pancréas, le cancer de l\u2019estomac.De multiples communications diverses seront rapportées, soit au nombre de 150 au moins et, jusqu\u2019à date, 200 rapporteurs se sont inscrits.Des activités sociales nombreuses et variées seront au programme de même que des distractions pour les femmes des congressistes et leur famille.Tout renseignement peut être obtenu du docteur H.Marvin Pollard, secrétaire général, Congrès mondial de gastro-entérologie, University Hospital, Ann Harbor, Michigan (US.A.). 1 PRENATAL CAPSULES LEDERLE e mof d'ordre pour une vrossesse active © nouveau FILIBON est le développement le plus nouveau de Lederle en ait de suppléments prénatals.destiné à fournir les facteurs de nutrition dditionnels plus efficacement et sous une forme mieux tolérée.Les avantages mportants que vous trouverez dans le FILIBON comprennent : Jne nouvelle source mieux toléré de fer \u2014 le fumarate ferreux \u2014 aide supprimer les dérangements gastriques JN nouveau facteur intrinsèque non inhibitif assure une plus grande absorp- lon de Bi pour satisfaire les besoins accrus Tne nouvelle formule plus compléte comprend du calcium sans phosphore, 23 vitamines K et Bs, et en plus des minéraux et oligo-éléments importants Jn nouveau pot qui attire l\u2019attention .qu\u2019elle pourra laisser sur la table dîner pour lui rappeler de prendre ses vitamines vos patientes ne paient pas plus cher pour avoir les bienfaits additionnels du F1L1B0N \u201cAN AD Chaque capsule contient : Vitamine A _L_.LLLLL.LLLLLc cc Len Q 4,000 U.I.Vitamine D ____.____ oo .__.400 U.I.Mononitrate de Thiamine (By) LL.3 mg Pyridoxine (Be) ooo ee 1 mg, Niacinamide ________ oo.10 mg.Riboflavine (B2) ee.2 mg.Vitamine Bis ____ 2 mesg.Acide Ascorbique (C) eo.50 mg.Vitamine K (Ménadione) ._._________.0.5 mg.Acide Folique ._______ ooo LLC LL 1000 1 mg.Fumarate Ferreux __________________.___ 90 mg.Fer (sous forme de Fumarate) ________ 30 mg.Facteur Intrinsèque ______________________ 5 msg.Fluor (sous forme de CaF.) __._____ 0.015 mg.Cuivre (sous forme de CuO) ________ 0.15 mg.Tode (sous forme de KI) ___________.0.01 mg.Potassium (sous forme de K:S0;,).0.835 mg.Manganese (sous forme de MnO.) __._ 0.05 mg.Magnésium (sous forme de MgO) ____ 0.15 mg.Molybdéne (sous forme de Na,MoO0,.2H:0) PS 0.025 mg.Zinc (sous forme de ZnO) __________ 0.085 mg.Carbonate de Calcium _.____________.___ 575 mg.Dose: une capsule ou plus par jour.Présentation: attrayants flacons réutilisables de 100 capsules.ye rle LEDERLE LABORATORIES DIVISION, NORTH AMERICAN CYANAMID LTD., , 5550.AVENUE ROYALMOUNT, VILLE MONT-ROYAL, MONTRÉAL, P.Q.\u201cMarque déposée Anomalie du rein.par le Dr A.Lamarche Professeur d\u2019Anatomie à l\u2019Université Laval, Montréal.Février 1889.Les reins sont, normalement, et dans l'immense majorité des cas, au nombre de deux.Ils mesurent en moyenne une longueur de quatre à cinq pouces, une largeur de deux et une épaisseur d\u2019un à un demi.Situés de chaque côté de la colonne vertébrale, ils reposent sur le muscle carré des lombes dont ils sont séparés par le feuillet antérieur ou interne de l\u2019aponévrose du muscle transverse de l\u2019abdomen.On sait que le poumon droit, qui est divisé en trois lobes, est plus court que le gauche qui n\u2019en a que deux, parce qu\u2019il est refoulé par le foie; le rein droit est plus court et situé plus bas que le gauche pour la même raison.Celui-ci pèse un peu plus que son congénère.Par leur extrémité supérieure ils sont en rapport avec les piliers du diaphragme, et immédiatement, le droit avec la 12e côte, le gauche avec la 112 et la 12e.Vu la position respective de la veine cave et de l\u2019aorte, la veine rénale droite est plus courte que la gauche, tandis que c\u2019est le contraire pour l'artère, fait qu\u2019il ne faut pas oublier dans la néphrectomie.De même que le pancréas, les deux dernières parties du duodénum, les colons ascendant et descendant (dans la plupart des cas) le rein est recouvert et non enveloppé par la séreuse péritonéale.Une atmosphère graisseuse plus ou moins épaisse et une tunique fibreuse l\u2019enveloppent.Pour faire le tracé de l\u2019organe: 1° sur la paroi abdominale antérieure, tirez une ligne verticale du milieu du ligament de Poupart jusqu\u2019au rebord costal, et une horizontale au niveau de l\u2019ombilic; l\u2019extrémité inférieure du rein est à un pouce au- dessus de l'horizontale, tandis que le tiers externe est en dehors et les deux tiers internes en dedans de la verticale.2° Sur la paroi abdominale postérieure, tirez une ligne verticale à un pouce de la colonne vertébrale et s\u2019étendant du sommet de l\u2019apophyse épineuse de la 11e vertèbre dorsale au sommet de l\u2019apophyse épineuse de la troisième vertèbre lombaire, et une ligne horizontale s\u2019étendant à angle droit du sommet de la précédente à 234 pouces en dehors, puis tracez un parallélogramme en tirant deux lignes parallèles aux précédentes, c\u2019est la région rénale (Morris).Ces détails topographiques n\u2019avaient pas, il y a 20 ans l\u2019importance qu\u2019ils ont aujourd\u2019hui, car alors L'Union Médicale du Canada en 1889 la chirurgie rénale n\u2019existait pas; mais depuis le cas de Polk qui enleva un rein unique à une de ses patientes qui mourut onze jours après, on a dû se renseigner sur le sujet.Il arrive pourtant que le rein se déplace (rein flottant) qu\u2019il existe trois de ces organes, les surnuméraires n\u2019étant le plus souvent alors que des lobes détachés de celui auprès duquel ils sont situés.Il ne paraît pas possible que la vie soit compatible avec l\u2019absence des deux reins, cependant Rayer fait mention d\u2019une jeune fille (cas de Moulon, de Trieste,) qui mourut à 14 ans et qui n\u2019avait ni reins, ni uretères, ni vessie; elle passait par l\u2019ombilice une quantité assez abondante d\u2019un liquide ressemblant à de l\u2019urine.M.Pigné rapporte dans Les Bulletins de la Société Anatomique qu\u2019il a constaté l\u2019absence des deux reins chez un fœtus à terme, mais ce fœtus était affecté de plusieurs vices de conformation et il n\u2019a pas été démontré qu\u2019il eut vécu après la naissance.Sappey qui cite ce dernier fait ajoute: « Aucun fait ne prouve la possibilité de l'absence des reins.La vie n\u2019est pas compatible avec l\u2019absence de l\u2019appareil urinaire ».Une anomalie assez fréquente du rein est le rein en «fer à cheval».Dans ce cas les deux organes sont reliés à leur extrémité inférieure par un pont de tissu conjonctif ou plus souvent glandulaire rénal, de façon à présenter la forme d\u2019un fer à cheval à concavité supérieure; les deux uretéres sont ordinairement présents et originent de la face antérieure, par exception de la face postérieure de l\u2019organe.14,318 autopsies pratiquées à Guy\u201ds, St.Bartholomew, Middlesex et au Great Ormond Street Hospital ont donné neuf anomalies de ce genre, soit 1 pour 1,600.Il peut arriver que cette bande unissante soit assez large pour fusionner presque complètement les deux reins, dans lequel cas on n\u2019a plus le « fer à cheval» mais une masse assez semblable à un placenta.8,178 autopsies n\u2019ont donné qu\u2019un cas de ce genre (Morris) dans ces cas le rein est situé à cheval sur la colonne vertébrale, au promontoire du sacrum ou dans le bassin.Un des reins peut être presque complètement atrophié congénitalement, 3 cas sur 11,978 autopsies (Morris) ou complètement absent.Les Bulletins de la Société anatomique à la date de 1879, contiennent dix exemples de rein unique.Il est tantôt en position normale tantôt au devant de la colonne vertébrale ou dans la fosse iliaque.«Un rein unique peut parfaitement suffire à l'entretien de la vie, car alors il s\u2019hypertrophie, en sorte que la réaction de l\u2019appareil urinaire est plus apparente que réelle et la emetfez vos a flo patien par la nutrition ro) an ABE #5 pendan fn a 7 unre ere pth ence = a tig gestils vitamin lubles 19 nen v kK Hd Havec tsar ns ÿ [Robi AE À ee 5 Chaque capsule renferme: Mononitrate thiamine (B)) 15 mg.Riboflavine (B.) 10 mg.Niacinamide 50 mg.d-Pantothénate de calcium 10 mg.wy Chlorhydrate de pyridoxine (Bs) 5 mg.I er Acide ascorbique 250 mg.ij (Vitamine C) a hi OF ame NN.he rm.A a x .\"H.Robins Co.of C ana &, Ctd o Montreal, ou ebec Fabricants responsables d\u2019excellents a produits pharmaceutiques depuis 1878 Pa ) gi de.- a Fad o leSreauteminiavsS excantlonnelles tres sconomi 244 fonction reste intacte» (Sappey).Dans une statistique de 48 cas réunie par Beumer, 26 étaient sains, mais le fait que 22 étaient malades indique une prédisposition morbide bien accentuée.Dans 10 de ces derniers cas on a trouvé des caleuls dans le bassinet ou dans l\u2019uretère.Cinq de ces cas ont causé la mort par anurie.J\u2019ai rencontré ces jours derniers un cas de rein unique sur un cadavre à l\u2019amphithéâtre de dissection de l\u2019Université.Par malheur, je n\u2019ai pu retracer l\u2019histoire du sujet que nous avions immergé pendant plusieurs mois, avec quelques autres, dans une cuve remplie d\u2019alcool, et voici tout ce que j'ai pu constater: Femme d\u2019a peu près 30 à 32 ans, taille 5 pieds 2 pouces, poids, 110 à 120 livres, tissus musculaire et adipeux normalement développés, seins gros et bien conformés, le col et le fond de l\u2019utérus portent des traces irrécusables de grossesse, mais pas en grand nombre, car l\u2019ouverture externe du col utérin présente une ligne, une fente nette et sans déchirures, et une consistance moindre que chez les femmes qui ont eu un grand nombre d\u2019enfants.Le sujet ne possède qu\u2019un seul rein, en travers de la colonne vertébrale, au niveau des quatrième et cinquième vertèbres dorsales, le bord inférieur convexe de l\u2019organe en ligne avec l'articulation sacro- lombaire.Il est pour ainsi dire moulé sur le corps des vertèbres et les gros vaisseaux.Il mesure dans son plus grand diamètre, le transversal, 534 pouces, dans sa plus grande largeur, à droite 3 pouces, dans sa moindre, à gauche, 2 pouces, et dans toute son étendue un demi pouce d\u2019épaisseur seulement; il pèse 312 onces.Il ne faut pas oublier que le sujet avait été immergé dans l\u2019alcool pendant plus de deux mois et qu\u2019il était sur la table de dissection depuis près de quinze jours.L\u2019organe présente la forme normale, celle d\u2019un haricot; toutefois, sur son bord inférieur convexe on trouve à deux pouces de l\u2019extrémité gauche une encoche de trois lignes de profondeur, et sur le rebord de l\u2019extrémité droite une autre encoche de L'UNION MÉDICALE DU CANADA, EN 1889 L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 deux lignes; le bord supérieur, concave, en présente une semblable à un pouce de l\u2019extrémité droite.Sur la face antérieure du rein, à 24 pouces d\u2019intervalle, sont symétriquement placés les deux bassinets, d\u2019apparence normale, et les uretères.L\u2019organe possède trois artères et trois veines.Une des artères, du volume d\u2019une artère rénale ordinaire, origine de l\u2019aorte à un pouce et demi au dessus du rein et se bifurque avant de pénétrer dans le hile, c\u2019est-à-dire au milieu du bord supérieur, la glande qui est très mince, par rapport à son volume, étant aplatie; une deuxième, de moitié plus petite, origine de la.face droite de l\u2019aorte à un pouce au dessus du rein et y pénètre par l\u2019encoche que j'ai signalée sur le bord supérieur; la troisième, d\u2019un calibre encore moindre, origine comme les deux précédentes de l\u2019aorte, derrière la glande, se dirige obliquement de haut en bas et de gauche à droite pour aller pénétrer dans l\u2019encoche de l\u2019extrémité droite.La veine principale, de calibre moitié moindre que la normale, origine du bord supérieur à un pouce à gauche de- l\u2019artère, et va se jeter dans la veine cave à 3% pouces plus haut que le rein; la deuxième origine- du même bord à un pouce à gauche de la première et se jette dans la cave 4 pouces plus haut; la troisième qui est très petite origine dans l\u2019encoche- du bord supérieur et se jette dans la cave 1% pouce plus haut que le rein.Autant que je puis m\u2019en assurer, la glande n\u2019offre pas de traces de lésions pathologiques, ni foyer de suppuration ni calcul, les bassinets et les uretères sont normaux.Est-ce là un rein unique ou sont-ce deux glandes complètement fusionnées par une large bande de tissu glandulaire ?Les deux bassinets et les trois: encoches me laissent bien quelques doutes à cet égard, mais la forme caractéristique de l\u2019organe, le- nombre et la disposition irrégulière des vaisseaux m'\u2019inclinent à croire que c\u2019est bien là un exemple de rein unique.Quoiqu\u2019il en soit, c\u2019est une anomalie- bien rare, bien plus que celle de rein en fer à cheval, comme le prouvent les statistiques citées plus haut, et j'ai cru qu\u2019elle valait la peine d\u2019être rapportée. L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 LXIT Méthode de Zondek * \u201cCuretage médical\u201d Pour une action rapide AMENORONE®FORSLE! Chaque comprimé contient so mg.d\u2019éthistérone et 0.05 mg.d\u2019éthinyl oestradiol.Boite de 3 comprimés pour une cure de 3 jours.0 comprimé par jour pendant Æ} jours 3 jours d\u2019intervalle DANS LES CAS RECENTS D\u2019'AMENORRHEE SECONDAIRE L\u2019Aménorone Forte agit directement sur l\u2019endomètre.L\u2019interruption de la cure produit le \u201ccuretage médical\u201d décrit par Fuller Albright qui est une ROUNSEL menstruation \u201cphysiologique normale\u201d.L\u2019Aménorone 3 Forte n\u2019a pas d\u2019action si la patiente est enceinte.Y ROUSSEL (CANADA) LIMITEE.Distributeurs exclusifs : Anglo-French Drug Compagnie, Limitée, 209 est, rue Ste\u2014 Catherine, Montréal, 18 _Tél.: PLateau 7903 N LS /FC# 1\u20ac NOUVELLES PHARMACEUTIQUES NOUVEAU CORTICOÏDE ANTIHISTAMINIQUE Une nouvelle Suspension Ophtalmique, Metreton, puissant corticoïde-antihistaminique a été lancé sur le marché par Schering Corporation Limited, compagnie pharmaceutique de Montréal.Cette nouvelle préparation est l\u2019association de Chlor-Tripolon, l\u2019antihistaminique le plus fréquemment prescrit et d\u2019acétate de Méticortelone dans une solution isotonique pour application ophtalmique.La Suspension Ophtalmique Metreton est indiquée dans les phases exsudatives et inflammatoires des troubles oculaires, tels que la conjonctivite allergique et la blépharite; l\u2019iritis et l\u2019irido-cyclite; la kératite et la sclérite.La suspension soulage rapidement «l'œil rouge» allergique de toute démangeaison, des brûlures et larmoiement et employée à titre prophylactique après intervention chirurgicale et extraction de corps étrangers, elle diminue le risque de cicatrice oculaire.Chaque centimètre cube de Suspension Ophtalmique Metreton contient 2 mg.(0.22%) d\u2019acétate de Méticortélone (prednisolone) et 3 mg.(03%) de glu- conate de chloroprophènepyridamine.Cette Suspension est présentée en flacons compte-gouttes de 5 ce.LE TRAITEMENT À LONG TERME AVEC LA PREDNISONE PRÉSENTE DES AVANTAGES MARQUÉS Les résultats d\u2019une expérience à long terme, pour l\u2019étude de l\u2019emploi de la prednisone et la predniso- lone dans 132 cas d\u2019arthrite rhumatismale, ont prouvé que ces stréroides possédent des propriétés remarquables et « sont supérieurs a la cortisone et \u2019hydrocortisone » selon un rapport publié par le Dr Abraham Cohen et col.dans un numéro récent du JAMA.Ce rapport a signalé plusieurs avantages importants des cortico-stéroides les plus nouveaux sur la cortisone et \u2019hydrocortisone.Les chercheurs constatèrent une rétention du sodium; l\u2019absence d\u2019une augmentation d\u2019excrétion du potassium ; et le peu de risque d\u2019hypertension durant l\u2019administration de la prednisone, « Méticorten », et de la prednisolone « Méticortélone ».Les auteurs déclaraient également que lors du traitement à la prednisone l'indice de fréquence de l\u2019ulcère peptique n\u2019est pas plus élevé que celui des premiers cortico- stéroïdes.Les auteurs déclaraient que «l\u2019observation d\u2019un traitement de l\u2019arthrite rhumatismale au moyen de la prednisone pendant plus d\u2019un an, laisse peu de doute sur le fait que la prednisone et son stéroïde apparenté, la prednisolone, sont des stéroïdes supérieurs à la cortisone, à l\u2019hydrocortisone et à la cor- ticotropine », et ils ajoutaient « une guérison ou une amélioration peut être obtenue parfois avec la pred- nisone chez les patients dont le traitement avec la cortisone ou l\u2019hydrocortisone n\u2019a pas été satisfaisant à cause d\u2019effets indésirables ou d\u2019une action réduite ».Parmi les 132 patients ayant bénéficié d\u2019une action favorable quatre ont été désignés dès le début comme cas aigus; 36 patients souffraient de leur maladie depuis 6-12 mois, et 92 patients depuis un an ou plus.Plus de la moitié des patients avaient été traités au préalable avec de la cortisone, de l\u2019hydrocortisone ou soumis à l\u2019aurothérapie.Au début du traitement, la prednisone était administrée à raison de 5 mg.toutes les 6 heures, jour et nuit pendant une semaine.Grâce à ce traitement un soulagement symptomatique était obtenu en 12 heures dans la plupart des cas.À la fin de la première semaine de traitement satisfaisant, la posologie était réduite à 17.5 mg.par jour.Ensuite on continuait à réduire la dose à raison de 25 mg.par semaine aussi longtemps que les symptômes ne réapparaissaient pas.La durée du traitement variait de trois mois à un an, et quelques patients furent soumis au traitement pendant 18 mois.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 KENACORT Kenacort (triamcinolone Squibb) est un dérivé de la prednisolone.Il se distingue des substances gluco- corticoïdes antérieures par ses propriétés anti-aller- gique, antirhumatismale et antiphlogistique qu\u2019il exerce sans provoquer de rétention aqueuse et sodique, ni modifier l\u2019équilibre potassique, d\u2019où une sécurité plus grande que celle de toute autre substance corticoïde.Il offre en outre cette précieuse particularité de ne causer aucune stimulation psychique artificielle ce qui permet au médecin de diminuer le traitement corticoïde sans se buter à la résistance du malade asservi à une euphorie factice.Sans être un diurétique à proprement parler, Kena- cort délivre heureusement les sujets d\u2019un excédent de sodium et d\u2019eau accumulé à la faveur d\u2019un traitement corticostéroïde précédent.Arthrite rhumatismale, dermatoses, lupus érythémateux disséminé, asthme bronchique, leucémies, néphropathie, rhinite vasomotrice, lymphosarcome, emphysème pulmonaire, œdème angio-neurotique, maladie de Hodgkin, fibrose pulmonaire.Kenacort peut également offrir des avantages pour le traite- L'Union Méd.Canada NOUVELLES PHARMACEUTIQUES Tome 87 \u2014 Fév.1958 ment de la bursite aiguë, de la fièvre rhumatismale et de certaines dyscrasies sanguines.Le dosage le plus efficace varie pour chaque cas; il doit être établi individuellement et d\u2019après la maladie à traiter.On conseille une dose orale d\u2019attaque de huit à 20 mg.par jour, en doses filées.On la diminuera graduellement dès qu\u2019une réaction satisfaisante se sera produite (de deux mg.tous les deux à trois jours) jusqu\u2019à ce qu\u2019on ait atteint la doee d\u2019entretien la plus satisfaisante.Comprimés rayés d\u2019un et de quatre mg; flacons de 30.Chez votre fournisseur habituel.0 pre LA PERPHÉNAZINE La Clinique Crease de l'hôpital pour maladies mentales d\u2019Essondale, B.-C., à effectué avec succès des essais sur la perphénazine, un nouveau puissant médicament qui remplacera bientôt les tranquillisants bien connus.Le docteur N.L.Mason Browne, qui a récemment rédigé un rapport sur ses nombreux essais de la perphénazine sur des patients dans l\u2019hôpital local, a fourni, dans un interview aux journaux, de plus amples explications sur ses résultats, qui ont été publiés dans la revue Diseases of the Nervous System.La perphénazine, un médicament qu\u2019on ne peut se procurer que sur ordonnance, est mis à la disposition du corps médical sous le nom de Trilafon.Il appartient à la même famille de médicaments que les tranquillisants en vogue genre chlorproma- zine.Toutefois, d\u2019après le docteur Mason Browne, la perphénazine a une action de cinq à dix fois plus puissante; il peut donc être employé à des doses proportionnellement plus faibles et par conséquent produit des effets secondaires moins nombreux et moins intenses.Le docteur Mason Browne a choisi pour ses essais 75 patients troublés, hyperactifs, qui étaient hospitalisés depuis une moyenne de 12.7 ans et pour qui les médecins entretenaient peu d\u2019espoir de guérison.Ils ont été divisés en trois groupes de 25 patients chacun, aussi semblables que possible du point de vue âge, sexe et durée de la maladie.Vingt- cinq des patients ont reçu trois fois par jour un comprimé de placebo, c\u2019est-à-dire un comprimé ne contenant que du sucre.25 autres ont recu la même dose de comprimés titrés à 16 mg.de perphénazine, et les 25 derniers ont reçu des comprimés à 25 mg.de tranquillisant chlorpromazine, toujours à raison de trois par jour.Tous les comprimés avaient une Thérapeutique oculaire topique compréhensive suspension ophtalmique stérile réunissant l\u2019action stéroïde de l\u2019acétate de prednisolone (0.6%) et les propriétés antibactériennes de la sulfacéta- mide sodique (10%).\u2014 antibactérien \u2014antiallergique \u2014 anti-inflammatoire et quand une action antibactérienne plus puissante est nécessaire Onguent ophtalmique e metimyd avec néomycine (0.25%) Présentation: Suspension ophtalmique METIMYD, flacons compte-gouttes de 5 ce.Onguent METIMYD avec néomycine; tube applicateur de 4 d\u2019once.Boîte de 1 tube.Dlr Lu CORPORATION UMITED MONTREAL 247 248 apparence identique, et le docteur Mason Browne a tenu à ne pas savoir lesquels des patients recevaient les différents comprimés.A la fin de l\u2019essai, qui a duré 30 jours, le docteur Mason Browne et ses collaborateurs ont fait séparément une évaluation clinique de chacun des patients ainsi que des examens psychologiques qui donnaient vraiment une mesure de l\u2019amélioration ou de l\u2019aggravation de l\u2019état de chacun en comparaison de son état avant l\u2019essai.Les pointages ainsi obtenus ont ensuite été classifiés à la lumière du code secret du pharmacien de l'hôpital indiquant à qui les différents comprimés avaient été administrés.Cette expérience a démontré que, des patients traités par la perphénazine, 11 ont présenté une amélioration, 7 sont demeurés inchangés, et l\u2019état de 4 s\u2019est aggravé.Parmi ceux qui ont reçu de la chlor- promazine, seulement 3 se sont améliorés, 17 sont demeurés inchangés, et l\u2019état de 4 a empiré.De ceux qui ont reçu le placebo, un s\u2019est effectivement amélioré, 19 sont demeurés inchangés, et chez 4 il y a eu aggravation.Chez le reste des 75 sur qui on a commencé l\u2019essai, il a fallu le discontinuer à cause d\u2019effets secondaires dont aucun toutefois, n\u2019a été sérieux.Satisfait de cette première expérience, le docteur Mason Browne et ses collaborateurs ont maintenant NOUVELLES PHARMACEUTIQUES L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 plus de 100 patients à Essondale sous traitement par la perphénazine et beaucoup d\u2019entre eux ont déjà pu retourner dans leurs familles.HÉMO-SOMATON Hémo-somaton, un tonique stimulant de présentation tout à fait nouvelle, est apparu sur le marché récemment, et a reçu une excellente acceptation du corps médical dès le début.Le produit consiste en une ampoule et une dragée.L\u2019ampoule \u2014 voie orale \u2014 contient toutes les substances actives du sang de jeunes bovins.Le contenu de cette ampoule est aromatisé d\u2019une façon tout à fait agréable au goût.Le complément de l\u2019ampoule est sous forme de dragée dont la formule est à base de glycérophosphate, arsenic et strychnine.Pour tous les cas d\u2019atonie, d\u2019inertie, la dose initiale est d\u2019une ampoule et une dragée à prendre deux fois par jour pour quatre ou cinq jours.Puis, par la suite, une ampoule et une dragée par jour suffit.Les remarquables résultats rapportés par l\u2019emploi de cette médication tonique, laissent prévoir que ce sera dans un avenir rapproché, un des grands produits de la maison Desbergers Limitée. ét te te A me mm Attain a be: N a WL qe © % i > = Li = Sur Les Pages Suivantes L\u2019Aboutissement du Projet de Recherche CL19823 de Lederle w Ê » > = 5 k Bo AUX y GE i A NN \\ Ç.i EVELIEINY CY ANAMID \"LIMITED, EDERLE LABORATQRIES, SET) Ss 555( ALT PEAT ry vite YOST PERS NET Sato PTE \u2014 en Lederle annonce un médicament nouveau d'importance majeure plein de promesses nouvelles rr JL un corticostéroïde nouveau créé pour minimiser les inconvénients majeurs de toutes les corticostéroïdothérapies antérieures DROIT Triamcinolone LEDERLE 9 alpha-fluoro-16 alpha-hydroxyprenisolone * AN AD\u201d 0 un nouveau sommet des effets anti-inflammatoires avec des doses plus faibles (en moyenne 1/3 inférieures a celles de la prednisone) 0 un nouveau minimun des effets hormonaux collatéraux associés \\ e rz oe rr .à tous les corticostéroïdes antérieurs 0 Pas de rétention hydro-sodique 0 Pas de perte de potassium 0 Pas de perturbation de l\u2019équilibre psychique 0 Fréquence réduite de l\u2019ulcère peptique et de l\u2019ostéoporose Effets Biologiques de l\u2019 plus particulièrement sur.La fonction rénale L'expérimentation animale sur l\u2019ARISTOCORT! n'a démontré aucune perturbation de l\u2019épu- rance (\u2018\u2018clearance\u2019\u2019) de la créatinine et de l\u2019urée.L'autopsie d'animaux soumis à l\u2019administration prolongée du médicament n\u2019a révélé aucune lésion rénale.Le sodium et l\u2019eau L'ARISTOCORT a augmenté de 230 pour cent la diurèse hydrique et de 145 pour cent l\u2019excrétion de sodium par rapport aux animaux de contrôle.! Des études de l'équilibre métabolique chez l'homme ont donné en moyenne un bilant sodique négatif de 0.8 gramme par jour durant une période de 12 jours, à raison de 30 mg.d'ARISTOCORT par jour.\u201d Des études supplémentaires de ce bilan ont démontré qu'il y avait effectivement perte de sodium quand l\u2019ARISTOCORT était administré à raison de 12 mg.par jour.D'autres investigateurs ont observé des pertes significatives de sodium et d\u2019eau au cours d\u2019études de ce genre, et que des patients présentant de l\u2019œdème dû à l'usage antérieur d'anciens cor- ticostéroïdes le perdaient quand on les remplaçaient par l'ArIsTocorT.*,5 Dans deux études sur divers troubles rhumatismaux (194 cas), on n\u2019a pas observé un seul cas de rétention hydro-sodique au cours de traitement prolongé.S,7 Le potassium et les chlorures Il ne s\u2019est produit aucune élimination active d'ions potassium ou chlorure chez des animaux recevant des doses d'entretien d\u2019ArIs- TOCORT 25 fois supérieures aux doses cliniquement efficaces.Des études du bilan potassique chez l\u2019homme?,* ont démontré que ce bilan ne devenait pas négatif, même avec des doses quelque peu plus élevées que celles employées dans le traitement prolongé de l\u2019arthrite rhumatoïde.Dans 194 cas ÆA\\xristocort d'arthrite rhumatoïde traités pendant des périodes allant jusqu\u2019à dix mois et demi, il ne s'est pas produit d\u2019hypokaliémie, d\u2019hy- perkaliémie ni d'hypochlorémie.5,7 Le calcium et le phosphore L\u2019élimination de phosphates chez les animaux' ne s\u2019est pas écartée de la normale même quand on leur a administré des doses 25 fois plus fortes (basées sur le poids vif) que celles reconnues cliniquement efficaces.Des études métaboliques sur l\u2019'homme* ont démontré qu'il ne se produisait aucun changement dans l'élimination calcique avec les doses généralement employées en clinique pour obtenir un effet anti-inflammatoire.Même avec des doses deux fois aussi élevées, le bilan n\u2019a été faiblement négatif que pendant peu de temps.Le bilan protéinique et azoté Le bilan azoté s\u2019est maintenu positif au cours d\u2019une étude métabolique chez l\u2019homme à une dose d\u2019entretien de 12 mg.par jour.® A des doses deux ou trois fois plus élevées que la normale, le bilan s\u2019est maintenu positif, sauf pendant quelques périodes de courte durée au cours d'études métaboliques poursuivies pendant plusieurs semaines.?,?Il y avait toujours tendance à la normalisation du rapport albumine/globuline et à l'élévation de l\u2019albumine sanguine quand on employait l\u2019ArisrocorT pour le traitement du syndrome néphrotique.® La déposition de glycogène dans le foie et les processus inflammatoires Il existe une corrélation intime entre le pouvoir d'un corticostéroïde de produire la déposition de glycogène dans le foie et sa capacité d'amélioration des processus inflammatoires.Dans des études sur le glycogène hépatique chez les animaux, on a trouvé un rapport entre les activités relatives de l\u2019ARISTOCORT et de la cortisone allant jusqu\u2019à 40:1.Il faut de 5 à 12 fois plus de prednisone que d\u2019Aris- TOCORT pour produire la déposition de quantités égales mais variables de glycogène dans le foie.! La glycémie à jeun est normale chez la plupart des patients recevant de l\u2019ArIsTo- corT.Les besoins en insuline peuvent se trouver accrus chez les diabétiques recevant de l'ARISTOCORT, et parfois un diabète latent peut devenir actif.L'activité anti-inflammatoire de l'ArisTo- CORT a Été déterminée par les épreuves d\u2019implantation de pastilles d\u2019amiante! et d\u2019ouate.?Il s\u2019est montré de 9 à 10 fois aussi efficace que l'hydrocortisone sous ce rapport.L\u2019acidité gastrique et la pepsine Le On ne connaît pas le mécanisme précis de l'ulcérogénèse au cours du traitement par les corticostéroïdes.Beaucoup de résultats expérimentaux portent à croire qu\u2019elle se rattache à la tendance qu'ont ces produits à augmenter la pepsine et l'acidité gastrique \u2014 et cela ne peut être supprimé par la vago- tomie, les anticholinergiques ou la résection de l\u2019antre pylorique.!° Des études cliniques\"! sur des patients recevant de l\u2019ARISTOCORT ONt démontré qu\u2019il n\u2019y a pas augmentation de l'excrétion d\u2019uropepsine.En outre, l\u2019acidité de base et la réponse gastrique à la stimulation histaminique demeureraient entre les limites normales.système nerveux central La tendance qu\u2019ont les corticostéroïdes à produire l\u2019euphorie, la nervosité, l\u2019instabilité mentale, des convulsions occasionnelles et la psychose est bien connue.!\u201d Le mécanisme à la base de ces troubles n\u2019est pas bien compris.L'ARISTOCORT, au contraire, ne produit pas une fausse sensation de bien-être, d\u2019insomnie ou de tension sauf dans de rares cas.Au cours du traitement de 824 patients pendant des périodes allant jusqu\u2019à un an, il ne s\u2019est pas produit un seul cas de psychose.En général, le médicament semble maintenir l'équilibre psychique sans provoquer de stimulation ou de dépression cérébrale.Bibliographie 1, Section de Thérapeutique Expérimentale, Laboratoires Lederle, À paraître.2.Bunim, J.J., Whedon, J., et Black, R.L.: Communication personnelle.3.Hellman, L., Zumoff, B., Schwartz, M.K., Gallagher, T.F., Berntsen, C.A., et Freyberg, R.H.: Antirheumatic and Metabolic Effects of a New Synthetic Steroid, article cité dans Bull.Rheumat.Dis.7: 130, 1957.4.Spies, T.D.; South.M.J.50: 216, (Feb.) 1957.5.Freyberg, R.H.: Communication personnelle.6.Freyberg, R.H., Berntsen, C.A., et Hellman, L.: communication présentée au Congrés International sur les Maladies Rhumatismales, Toronto, 25 juin 1957.7.Hartung, E.F.: À paraître.- 8.Hellman, L., Zumoff, B., Kretschmer, N., et Kramer, B.: Communication personnelle.9.Dorfman, R.I., et Dorfman, A.S.: Communication personnelle.10.Gray, S.J., Ramsey, C.G., Villarreal, R., et Krakauer, L.J.: Publié sous la direction de H.Selye et G.Heuser dans: Fifth Annual Report on Stress, 1955-56.M.D.Publications, Inc., New York 1956, p.138.11.Dubois, E.L.: Communication personnelle.12.Good, R.A., Vernier, R.L., et Smith, R.T.: Pediatrics 19: 95, 1957.AN AD\u201d Ce Que Promet l\u2019 /A\\ristocort pour Réduire les Effets Secondaires Ou est axiomatique de déclarer que la fré- moment où on l'a fait passer d'un autre quence et la sévérité des effets hormonaux collatéraux indésirables des corticostéroïdes augmentent avec la dose et la durée du traitement.C\u2019est maintenant un fait bien connu que les effets secondaires majeurs les plus sérieux de la corticostéroïdothérapie à long terme sont l\u2019ulcère peptique, l\u2019ostéoporose avec fracture, la psychose médicamenteuse et l'euphorie, et la rétention hydro-sodique entraînant souvent l\u2019œdème généralisé et l'hypertension.C\u2019est un fait significatif que, parmi près de 400 patients traités aux doses faibles qui se sont avérées efficaces dans l'asthme bronchique et dans les affections dermatologi- ques, il ne s\u2019est produit qu\u2019un seul cas d\u2019ulcère peptique.Aucun des autres effets secondaires précités n'a été observé bien que l\u2019ARISTOCORT eut été administré de façon continue pendant des périodes allant jusqu\u2019à un an.C\u2019est dans le traitement de l'arthrite rhumatoïde par les stéroïdes que la fréquence des effets secondaires paraît être la plus élevée.C\u2019est pourquoi nous comparons ci-après la fréquence des effets secondaires chez 292 patients traités pour l\u2019arthrite rhumatoïde par l'ARISTOCORT et la fréquence des effets secondaires rapportés avec la prednisone et la prednisolone.Ulcère Peptique Dans la plus récente étude disponible sur la fréquence de I'ulcération peptique dans le traitement 4 long terme de 1'arthrite rhuma- toide, on a rapporté 12 ulcéres chez 49 patients (24 pour cent).! La plus faible proportion, soit 6.5 pour cent, a été observée parmi un groupe de patients recevant le médicament depuis six à neuf mois.?Quatre des six ulcères constatés dans une autre série de 39 patients traités à la prednisone* se sont produits en moins de trois mois de traitement.Dans un groupe de 292 cas d\u2019arthrite rhumatoïde soumis 4 un traitement continu par I\u2019arisTocorT pendant des périodes allant jusqu'à un an, la proportion d\u2019ulcères peptiques est d'environ 1 pour cent (2 des 3 se sont produits chez des patients qu\u2019on avait fait passer de la prednisone à l\u2019ARISTOCORT).Parmi les 532 autres cas analysés récemment, on n'a découvert qu\u2019un seul ulcère chez un patient qui n'en avait apparemment pas au stéroïde à l\u2019ARISTOCORT.Ostéoporose et Fractures de compression La fréquence des fractures de compression des vertèbres \u2014 et d\u2019autres os dans une moins forte proportion\u2014est élevée chez les patients soumis à un traitement prolongé par tous les corticostéroïdes antérieurs.* Dans un groupe de 49 patients! sous traitement prolongé à la prednisone, il s\u2019est produit 9 fractures vertébrales (18 pour cent); dans une autre série de 39 patients, 8 fractures (20 pour cent) se sont produites* de 4 à 15 mois après le début de l'administration du stéroide.La fréquence de l\u2019ostéoporose avec fracture de compression chez 292 patients sous traitement continu pour l'arthrite rhumatoïde par l\u2019ARISTOCORT Jepuis des périodes atteignant un an est de 0.33 pour cent (1 cas®).Bien que ces résultats soient encourageants, 1l faudra attendre qu'un temps plus long se soit écoulé avant de pouvoir établir la fréquence réelle de l'ostéoporose.Euphorie et Psychose L'euphorie si souvent produite par tous les corticostéroïdes antérieurs a paru aux patients être une propriété très désirable.Mais elle a souvent comme rançon éventuelle des troubles mentaux s'étendant depuis une légère dépression passagère jusqu'à la forte dépression et la psychose,*et par des syndromes toxiques entraînant même des convulsions et la mort.\u201c Comme la production de ces complications ne se rattache pas directement à la durée de l\u2019administration de stéroïdes,\u201d le fait qu\u2019il ne s\u2019est pas produit un seul cas de psychose parmi les 824 patients traités à l'ARISTOCORT est des plus encourageant.Rétention Sodique - Hypertention Déperdition de Potassium Quand 17 patients ont été passés de la pred- nisone à l\u2019ArIsTocoRT, 11 d\u2019entre eux ont rapidement diminué en poids bien qu\u2019un seul fut visiblement œdémateux.Il ne s\u2019est pas manifesté de rétention hydro-sodique, d'hy- po- ou d\u2019hyperkaliémie ni d'hypertension stéroïdique chez 194 patients traités pour l\u2019arthrite rhumatoïde par l\u2019'ARISTOCORT.®,° po Il est généralement reconnu depuis longtemps qu'il y a une relation étroite entre le sodium sanguin et tissulaire et l'hypertension stéroidique 10,1 Sauf quelques rares cas, ou quand des doses exceptionnellement élevées sont employées (e.g., dans la leucémie), le problème de l\u2019œdème et de l\u2019hypertension causés par la rétention hydro-sodi- que a été supprimé par l'ARISTOCORT.Effets Secondaires Mineurs La fréquence des effets hormonaux collatéraux ayant des conséquences moins sérieuses a été à peu près la même qu'avec les corti- costéroïdes plus anciens.\u201d Ces effets comprennent l\u2019érythème, la facilité de meurtrissure, l\u2019hypertrichose, les bouffées de chaleur et le vertige.Plusieurs investigateurs ont rapporté des symptômes qui n\u2019avaient pas été signalés précécemment à la suite de la corticostéroïdothérapie, à savoir, les maux de tête, l'étourdissement, la fatigue, la somnolence et parfois la faiblesse.Le faciès lunaire et la \u2018\u2019bosse de buffle\u201d' se sont rencontrés chez quelques patients traités à l\u2019ArISsTocorT.Toutefois, dans bien des cas le traitement à l\u2019ARISTOCORT a entraîné une diminution des signes \u2018\u2018cushingoïdes\u2019\u2019 produits par des traitements antérieurs.Un tel résultat peut résulter des doses plus faibles qui suffisent pour l'entretien des malades.Réduction des doses d\u2019un tiers ou de moitié Dans une étude comparée de la posologie ôù ni les patients ni le personnel qui les soignait ne connaissaient l'identité des produits administrés,!?70 pour cent des cas d\u2019arthrite rhumatoïde ont été également bien contrôlés par l\u2019ArIsrocorT à la moitié de la dose de prednisone employée.De façon générale, on peut recommander d'employer l\u2019ARISTOCORT aux deux-tiers des doses de prednisone ou de prednisolone employées dans le traitement de l'arthrite rhumatoïde.Il y a toutefois des variations individuelles et chaque patient doit être soigneusement évalué afin d'obtenir le degré désiré de répression de la maladie.Des études comparées sur des patients qu'on a fait passer de la prednisone indiquent une réduction dans la dose d\u2019ArIsrocorT dans l'asthme bronchique et la rhinite allergique (33 pour cent),8 et dans les maladies inflammatoires et allergiques de la peau (33-50 pour cent).13,14 Précautions Générales et Contre-Indications L'administration d\u2019ARISTOCORT à eu pour résultat une diminution de la fréquence des effets secondaires sérieux majeurs et la production d\u2019un plus petit nombre des effets secondaires mineurs ennuyeux se produisant avec tous les corticostéroïdes précédemment disponibles.Toutefois, comme c\u2019est un très puissant glyco-corticoide produisant de profonds effets métaboliques, il faut observer toutes les contre-indications traditionnelles de la corticostéroïdothérapie.La restriction du sel alimentaire et l\u2019administration d\u2019un supplément de potassium ne sont pas nécessaires.Comme l\u2019ARISTOCORT ne produit pas tous les effets secondaires traditionnels, on ne peut compter sur l'apparition de la rétention hydro-sodique, sur la déperdition de potassium ou sur l'hypertension stéroïdique comme signes de surdosage.Régle générale, les patients manifestent une certaine perte de poids au cours des quelques premiers jours de traitement par suite du débit urinaire, apres quot le poids se stabilise.Les patients ne développent pas la voracité anormale qui est fréquente avec les cortico- stéroïdothérapies antérieures.De fait, certains patients ont éprouvé de l\u2019anorexie, et il est bon d\u2019avertir les patients et de leur recommander de maintenir une ingestion normale de nourriture en insistant sur un apport généreux de protéines.Bien qu'on puisse s\u2019attendre que 1\u2019 arisTo- CORT Ne déclenche que rarement le diabèté, l\u2019ulcère peptique, l\u2019ostéoporose ou la psychose, il faut les rechercher périodiquement chez les patients soumis à la stéroïdothéra- pie à long terme.Il faut observer les précautions traditionnelles en discontinuant le traitement graduellement, en parant au stress accru des interventions chirurgicales, des blessures et du choc, et dans le développement d\u2019une infection intercurrente.Il y a un principe qui prime tous les autres dans le traitement de toute maladie par l'ArisrocorT.La quantité de drogue doit être soigneusement évaluée afin de déterminer la plus petite dose susceptible d'enrayer les symptômes.Bibliographie 1.Bunim, J.J., Black, R.L., et Yielding, K.L.: Communication présentée au Congrès International suf les Maladies Rhumatismales, Toronto, 25 juin 1957.\u201c2.Boland, E.W.: J.A.M.A.160: 613, 1956.3.Black, R.L., Yielding, K.L., et Bunim, J.J.: Chronic Dis.5: 751, 1957.4.Bunim, J.J.: Bull.New York Acad, Med, 83: 461, 1957.5.Freyberg, R.H., Berntsen, C.A., et Hellman, L.: Communication présentée au Congrès International sur les Maladies Rhumatismales, Toronto, 25 juin 1957.6.Good, R.A., Vernier, R.L., et Smith, R.T.: Pediatrics 19: 95, 1957.7.Goolker, P., et Schein, J.: Psychosom.Med.15: 589, 1953.8.Sherwood\" H., et Cooke, R.A.: J.Allergy 28: 97, 1957.9.Hartung, E.F.: Communication personnelle.10.Schroeder, H.A.: J.A.M.A.162: 1362, 1956.11.Thorn, G.W., Laidlaw, J.C., et Goldfein, A.: Ciba Foundation Coll.on Endocrinology, J.& A.Churchill Ltd., Londres, 8: 343, 1955.12.Freeman, H., Bachrach, 8., McGilpin, H.H., et Dorfman, R.I.: Communication personnelle.13.Rein, C.R., Fleischmajer, R., et Rosenthal, A.: A paraitre.14.Shelley, W.B., et Pillsbury, D.M.: Communication personnelle.«ee AN AD\u201d Ce Que Promet I Aristocort dans l'Arthrite Rhumatoïde 0 Le traitement de l'arthrite rhumatoïde par l\u2019ARISTOCORT à été étudié de façon intensive et étendue pendant des périodes allant jusqu'à un an sur 292 patients.Il est significatif que la plupart de ces patients étaient fortement arthritiques et qu\u2019ils avaient été passés d'autres corticosté- roïdes à l'ARISTOCORT parce qu'une rémission satisfaisante n\u2019avait pu être obtenue ou parce que la gravité des effets hormonaux collatéraux avait rendu désirable la discontinuation du traitement.Résultats du traitement Freyberg et ses collaborateurs! ont traité 89 patients souffrant d\u2019arthrite rhumatoïde (Classe II ou III et Stade II ou III de la classification de l\u2019A.R.A.).Cinquante-et-un d\u2019entre eux ont été sous traitement par l\u2019ARISTOCORT pendant des périodes variant de 3 à plus de 10 mois.A quelques exceptions près, une répression satisfaisante de l\u2019activité rhumatoïde a été obtenue avec 10 mg.par jour; 13 des patients ont été contrôlés avec 6 mg.ou moins par jour et pendant des périodes allant jusqu\u2019à 180 jours.Les investigateurs ont rapporté que dans la plupart des cas l'effet thérapeutique correspondait au Grade II de I'A.R.A.(impressionnant) et qu\u2019il y a eu diminution marquée de la vitesse de sédimentation.Autre observation intéressante faite au cours de cette étude: des 89 patients traités, 12 avaient des ulcères en activité qui s'étaient développés avant la stéroïdothérapie.Chez six de ces patients les ulcères ont guéri alors qu'ils recevaient de l'ARISTOCORT à doses suffisantes pour enrayer les symptômes arthritiques.Hartung?a traité 67 cas d\u2019arthrite rhuma- toide pendant des périodes allant jusqu'à 10 mois.Il a trouvé que la dose d'entretien optimum était de 11 mg.par jour.Dix- neuf de ces patients ont été traités pendant 6 à 10 mois avec une \u2018\u2018excellente\u2019\u2019 réponse thérapeutique.Posologie et conduite du traitement La dose initiale recommandée est de 14 à 20 mg.par jour \u2014 selon la sévérité et l'acuité des signes et symptômes.La dose est divisée en quatre prises administrées aux repas et au coucher.L'effet anti-rhumatismal peut se faire sentir au bout de 8 heures et une réponse complète s'obtient souvent en 24 heures.La dose doit être maintenue soit pendant deux ou trois jours ou jusqu'à ce que toutes les manifestations aiguës de la maladie se soient calmées, choisissant la plus longue de ces périodes.On atteint la dose d'entretien en diminuant la dose quotidienne de 2 mg.à la fois tous les trois jours.La dose d'entretien se situe entre 2 et 15 mg.par jour, n'atteignant 20 mg.que chez quelques rares malades.Les patients qui auraient besoin de doses plus élevées ne devraient pas être tenus longtemps sous stéroidothérapie.Le but de la corticostéroidothérapie dans l\u2019arthrite rhumatoïde est d\u2019enrayer la maladie seulement au point de permettre au malade de poursuivre les activités d\u2019une vie normale ou de lui procurer un confort raisonnable.La dose d'entretien d\u2019ARISTOCORT réalisant ce but doit être atteinte tout en faisant pleinement usage de toutes les autres mesures reconnues pour enrayer la maladie.L'\u2019ARISTOCORT est présenté en comprimés rainurés (roses) de 2 mg.et en comprimés rainurés (blancs) de 4mg.Flacons de 30.Bibliographie 1.Freyberg, R.H., Berntsen, C.À., et Hellman, L.: Communication présentée au Congrès International sur les Maladies Rhumatismales, Toronto, 25 juin 1957.2.Hartung, E.F.: Communication présentée à l\u2019Académie de la Pratique Générale de Floride, St.Pétersbourg, Floride, 2 novembre 1957.CAN AD\u201d - mt = = - Ce Que Promet I JA\\e 1StOCcor © dans les Allergies Respiratoires 0 Quelque 200 cas d'allergies respiratoires ont été traités à l'ARISTOCORT de façon continue pendant des périodes allant jusqu'à huit mois.Posologie et conduite du traitement Résultats du traitement Sherwood et Cooke!,?ont donné de l\u2019Aris- TOCORT à 42 patients souffrant d\u2019asthme bronchique et de rhinite allergique.La dose moyenne requise pour enrayer l\u2019asthme a été de 6 mg.par jour (variant de 2 à 14 mg.).Les résultats, qui ont été qualifiés de \u201cbons ou excellents\u2019\u2019 dans tous les cas sauf quatre, ont été obtenus avec des doses inférieures d\u2019un tiers aux doses d\u2019égale efficacité de prednisone ou de prednisolone.Les investigateurs ont signalé d\u2019autres avantages majeurs de l'ARISTOCORT sur les anciens stéroïdes.Il ne s\u2019est produit une élévation de la tension artérielle chez aucun des patients; au contraire, chez 12 des patients la tension artérielle a baissé quand on les a fait passer à l'ARISTOCORT.À un patient il a fallu une thérapeutique hypotensive adjuvante; au cours d'une période de neuf semaines d'administration d\u2019ARrISTOCORT la tension artérielle a diminué graduellement de 206/ 100 à 136/79.Dans un autre cas, la tension a baissé lentement de 205/105 à 154/86.Le nombre de cas de rhinite allergique sur lesquels ces investigateurs ont essayé l\u2019ARIs- TOCORT Était insuffisant pour fournir des moyennes significatives.Toutefois, la dose efficace se situait entre les limites remarquablement basses de 2 à 6 mg.par jour et a suffi pour enrayer tous les signes et symptômes.Schwartz* a traité 30 cas d'asthme bronchique rebelle chronique.A la dose quotidienne moyenne de 7 mg., il a rapporté de \u2018\u2019bons ou excellents\u2019\u2019 résultats dans tous les cas sauf un.Spies,* Barach® et Segal® ont rapporté des résultats semblables avec des doses d'entretien moyennes de 4 à 10 mg.d'ARISTOCORT.La dose initiale recommandée est de 8 à 14 mg.d\u2019ARISTOCORT par jour.Bien que quelque rare cas sévère puisse en exiger davantage le premier jour, ces doses procurent généralement un prompt soulagement de la dyspnée, de la sibilance et de la cyanose.Les patients sont bientôt en mesure de reprendre une activité journalière normale.On atteint la dose d'entretien en réduisant la dose quotidienne de 2 mg.à la fois tous les trois jours.Dans l\u2019ensemble de la série, la dose moyenne par jour a été de 8 à 10 mg.dans les cas d'asthme bronchique, et de 2 à 6 mg.dans la rhinite allergique.Les doses globales par jour doivent toujours être divisées en quatre prises administrées aux repas et au coucher.Comme dans toute affection où on emploie des corticostéroïdes, le traitement de chaque patient doit être individualisé et la dose d'entretien doit être établie par une évaluation soignée de l'effet sur les signes et symptômes de la maladie.Une stéroïdothérapie de plusieurs mois peut être nécessaire dans les cas d\u2019asthme bronchique chronique.Et comme l'asthme peut accompagner une cardiopathie, surtout chez les patients avançant en âge, l\u2019ArIsTo- CORT \u20acst particulièrement utile parce qu\u2019il peut produire une élimination de sodium et d\u2019eau.L'ARISTOCORT est présenté en comprimés rainurés (roses) de 2 mg., et en comprimés rainurés (blancs) de 4mg.Flacons de 30.Bibliographie 1.Sherwood, H., et Cooke, R.A.: J.Allergy 28: 97, 1957.2.Sherwood, H., et Cooke, R.A.: Communication personnelle.3.Schwartz, E.: Communication personnelle.4.Spies, T.D.: Communication personnelle.5.Barach, A.L.: Communication personnelle.6.Segal, M.S.: Communication personnelle.AN ap\u201d Ce Que Promet rArstocort dans le Syndrome Néphrotique 0 Quatorze patients présentant un syndrome néphro- tique ont été traités par l'ARISTOCORT pendant des périodes ininterrompues allant jusqu'à six semaines.Résultats du traitement Hellman et ses collaborateurs!,?ont remarqué que, par suite de ses effets favorables sur les électrolytes, l'ARISTOCORT pourrait fort bien être le stéroïde le plus désirable actuellement disponible pour le traitement du syndrome néphrotique.Toutefois, son usage n\u2019a jusqu'à présent été rapporté que chez 14 enfants.Chez 8 d'entre eux la diurèse a été complète et toutes les anomalies des résultats chimiques ont disparu; il y a eu diurése chez 4 des patients, mais certaines anomalies chimiques ont persisté; les 2 autres patients, qui présentaient des signes de maladie rénale chronique, n'ont pas répondu au traitement.Posologie et conduite du traitement Pour obtenir une réponse maximale, on doit donner 20 mg.par jour jusqu'à ce que la diurèse se produise.La dose devra ensuite être diminuée graduellement et être maintenue aux environs de 10 mg.par jour.Après que la rémission s\u2019est maintenue pendant un certain temps, 11 peut être recommandable de diminuer graduellement la dose et de discontinuer l'ARISTOCORT.dans l'Emphysème et la Fibrose Pulmonaire 0 Onze patients présentant de l'emphysème et/ou de la fibrose pulmonaire ont été traités par l'ARISTOCORT pendant des périodes ininterrompues de plus de deux mois.Résultats du traitement On ne connaît encore que quelques petites séries de cas observés par Barach,* Segal* et Cooke.® Barach a traité des patients chez qui la prednisone ne donnait pas de résultats adéquats; l'ARISTOCORT aux mêmes doses a produit une amélioration significative.Posologie et conduite du traitement La dose initiale répressive recommandée est de 10-14 mg.par jour.Il y a souvent une diminution rapide de la cyanose et de la dyspnée, avec augmentation de la capacité vitale.La dose d\u2019entretien moyenne est de 8 mg.par jour.Pour maintenir un patient continuellement sous traitement pendant plusieurs mois, on a employé avec succés des doses aussi faibles que 2 mg.par jour.Toute diminution de la dose quotidienne doit se faire graduellement à raison de 2 mg.à la fois tous les deux à quatre jours.La dose quotidienne doit être divisée en quatre prises administrées aux repas et au coucher.\u2014 a a eo \u2014. dans les Maladies Néoplastiques Quarante-quatre enfants et adultes ont reçu de I\" ARISTOCORT comme traitement palliatif de la leucémie aiguë, de la leucémie lymphatique chronique, du lymphosarcome, du lympholen- cosarcome et de la maladie de Hodgkin.Résultats du traitement Faber® a traité 22 enfants atteints de leucémie aiguë pendant une moyenne de trois semaines.Chez les 17 qui ont été observés assez longtemps pour pouvoir juger de l\u2019efficacité de la médication, il a classé la réponse comme excellente dans cinq cas, bonne dans trois, assez bonne dans deux et peu satisfaisante dans sept.Hellman et ses collaborateurs\u201d ont administré de l'ARISTOCORT à un groupe de patients présentant divers lymphomes à des doses de 40 à 50 mg.par jour \u2014 allant parfois jusqu\u2019à 100 mg.Dans certains cas le traitement a été poursuivi pendant 17 semaines.La réponse a été qualifiée de bonne du point de vue palliatif pour lequel la drogue avait été employée.Posologie et conduite du traitement Des doses répressives initiales massives de 40 à 50 mg.par jour pour les enfants (1 mg./kg./jour) et allant jusqu\u2019à 100 mg.par jour pour les adultes ont été administrées.Dans ces conditions, la réponse à une dose particulière variait tellement qu\u2019on ne peut indiquer une posologie que de façon très générale.Le traitement doit être individualisé; la vitesse de la réduction de la dose et la détermination du niveau d\u2019entretien ne peuvent être catégorisées.Divers Des patients atteints de diverses autres maladies ont été traités par plusieurs investigateurs cliniques.Ils comprenaient des cas d'ostéoarthrite, de bursite aiguë, de fièvre rhumatismale, de spondylite, d\u2019autres \u2018\u2018maladies vasculaires du collagéne\u2019\u201d (derma- tomyosite, ctc.), de purpura thrombocy- topénique, d\u2019éosinophilie chronique, d\u2019anémie hémolytique, d\u2019insuffisance cardiaque avec stase réfractaire aux diurétiques, et de syndrome génito-surrénal.Le nombre de cas dans chacune de ces catégories était insuffisant pour permettre l'établissement d'une posologie définitive de l\u2019ArIsrocorT.Des études supplémentaires sont actuellement en cours, et les médecins désirant obtenir des informations au sujet de ces maladies sont priés de s'adresser aux Laboratoires Lederle, Pearl River, New York, pour recevoir les renseignements disponibles.Bibliographie 1.Hellman, L., Zumoff, B., Kretshmer, N., et Kramer, B.: Communication présentée à la Conférence sur la Néphrose, Bethesda, Maryland, 26 octobre 1957.2.Ibid: Communication personnelle.3.Barach, A.L.: Communication personnelle.4.Segal, M.S.: Communication personnelle.5.Cooke, R.A.: Communication personnelle.6.Farber, S.: Communication personnelle.7.Hellman, L., Diamond, H.D., Ellison, R., Jaslowitz, B., Murphy, M.L., Tan, C., and Zumoff, B.: Communication personnelle.CAN ADR Ce Que Promet I Aristocort dans les Maladies Inflammatoires et Allergiques de la Peau O Au-del> de 200 patients souffrant de maladies allergiques et inflammatoires de la peau (y compris le psoriasis, l'eczéma allergique, la dermatite exfoliatrice, le pemphigus, la dermatite herpé- riforme, la dermatite eczématoïde, la dermatite de contact et l'œdème angio-neurotique) ont été traités de façon ininterrompue à l'ARISTOCORT pendant des périodes allant jusqu'à huit mois.Résultats du traitement Rein et ses collaborateurs! ont traité 26 patients fortement atteints de dermatites.Vingt-quatre d\u2019entre eux recevaient de la prednisone quand on les a fait passer à l\u2019ArisrocorT.Bien que certains eussent obtenu un soulagement symptomatique satisfaisant, des effets secondaires s'étaient manifestés chez d\u2019autres \u2014 faciès lunaire, bosse de buffle, augmentation de l'appétit avec augmentation de poids excessive, et troubles digestifs.Ces investigateurs ont déterminé que les doses d\u2019ARISTOCORT correspondaient environ aux deux tiers de celles du corticostéroïde employé précédemment requises pour enrayer les symptômes.Treize des 26, chez qui s'était développé un faciès lunaire, on a constaté soit la régression ou l'arrêt de cet effet quand ils ont passé à l'ArisrocorT.De plus: l\u2019appérir vorace a disparu avec perte de poids chez 11 patients, il n'y a pas eu d'élévation de la tension artérielle, et il n'a pas été nécessaire de restreindre l'apport de sodium ni d'administrer un supplément de potassium.Sherwood et Cooke?et Shelley et Pillsbury® ont obtenu des résultats semblables dans le traitement de troubles connexes et ont également signalé 1'absence d\u2019effets secondaires sérieux.Posologie et conduite du traitement La dose répressive initiale recommandée est de 14 à 20 mg.par jour.Dans les cas très sévères, on a employé passagèrement avec succès des doses jusqu\u2019à 32 mg.par jour.Une fois les lésions enrayées, réduire graduellement la dose jusqu'au niveau d'entretien \u2014 qui peut être aussi faible que 2 mg.par jour.Bibliographie 1.Rein, C.R., Fleischmajer, R., et Rosenthal, A.: J.A.M.A., sous presse.2.Sherwood, H., et Cooke, R.A.: Communication personnelle.3.Shelley, W.B., et Pillsbury, D.M.: Communication personnelle.4.Hollander, J.L.: Discussion de la communication de Black, R.L., présentée au Congrés International sur les Maladies Rhumatismales, Toronto, 28 juin dans le Lupus Erythémateux Disséminé 0 Quarante cas de lupus érythémateux disséminé ont été traités pendant des périodes ininterrompues allant jusqu'à neuf mois.Résultats du traitement Les patients ont réagi au traitement de façon très prometteuse.Dubois! a eu l'expérience individuelle la plus considérable (28 cas) de l'emploi de l'ArIsrocorT dans le traitement de cette maladie.Il a rapporté que 25 des 28 avaient répondu favorablement.Freyberg,?Hartung, Hollander,* Spies® et Segal,® chacun sur un nombre plus restreint de cas, ont rapporté des réponses thérapeutiques favorables du même genre, sans effets secondaires sérieux.Posologie et conduite du traitement La dose répressive initiale recommandée est de 20-30 mg.par jour.Une fois effet désiré obtenu, la dose doit être réduite graduellement jusqu\u2019au niveau d'entretien (3 à 18 mg.par jour).Chez les patients dans un état grave, il peut être nécessaire d'administrer de fortes doses pendant plusieurs jours pour leur sauver la vie.Même avec ces fortes doses il ne s\u2019est pas produit d\u2019œdème ou de rétention sodique.L\u2019ARISTOCORT est présenté en comprimés rainurés (roses) de 2 mg., et en comprimés rainurés (blancs) de 4 mg.Flacons de 30.Bibliographie 1.Dubois, E.L.: Communication personnelle.2.Freyberg, R.H.: Communication personnelle.3.Hartung, E.F.: Communication personnelle.4.Hollander, J.L.: Communication personnelle.5.Spies, T.D.: Communication personnelle.6.Segal, M.S.: Communication personnelle.CAN AD\u201d L'Union Méd.Canada LXXVII Tome 87 \u2014 Fév.1958 UN AIDE-MEMOIRE OKL LZ II L'OTITE TE AURALGAN AIGUE AURALGESIQUE SÛR - GOUTTES AURALES ES THERAPIE A LARGE SPECTRE URL SAN Su QE BACTERICIDE FONGICIDE tee.SAS \u201cPLUS QU'UN AUTRE RHINALGAN VAPORISATION NASALE EEN | TROUBLES LARYNGOLOGIQUES LARYLGAN INFECTIEUX ET NON INFECTIEUX VAPORISATION DU LARYNX GARGARISME - BADIGEONNAGE A CHEMICAL CO., A] MONTREAL 3, Er @ OHofn RK LE FALVIN MET EN VEDETTE UN NOUVEL INGRÉDIENT CLÉ\u2026 L'AUTRINIC Des études employant la vitamine B\u2026 marquée au cobalt\u201c administrée par la bouche démontrent que les Concentrés de Facteur Intrinsèque généralement employés à l\u2019heure actuelle produisent effectivement une diminution de l\u2019absorption de B1 Le NOUVEL AUTRINIC augmente l\u2019absorption intestinale de Vitamine B;,: chez tous les patients, donnant des niveaux sériques plus élevé que ceux que l\u2019on obtient avec les Concentrés de Facteur Intrinsèque conventionnels. LINTENANT DANS LA THÉRAPEUTIQUE ANTIANÉMIQUE\u2026 DES TAUX SÉRIQUES US ELEVES DE By, POUR OBTENIR UNE MEILLEURE RÉPONSE GLOBALE IMEILLEURE RÉPONSE GASTRO-INTESTINALE MEILLEURE RÉPONSE NEUROLOGIQUE MEILLEURE RÉPONSE HÉMATOLOGIQUE Chaque Capsule de FALVIN contient: Concentré de Facteur intrinsèque AUTRINIC avec Biz -_______1 Unité Orale Acide Folique 111111100000 LL Lean LL ln Len LL LL 1 mg.Sulfate Ferreux Desséché i.300 mg.Acide Ascorbique (C) ._._ EE .75 mg.\u201cmaRQuE pEPOsEE CON ADP LXXX L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 rapport pédiatrique récent: tous les bébés constipés tous les bébés faisant leurs dents (4) et souffrant de troubles gastro-intestinaux et de malaises furent soulagés par es Comprimés Baby's Own Soulagement complet de l'effort à l\u2019évacuation, des gaz pénibles, des troubles du sommeil, de l\u2019agitation, de la mauvaise humeur et de l\u2019anorexie.REMARQUABLEMENT SÛR \u2014 \u201cTout au long des observations.en aucun cas, on a noté de réactions secondaires\u201d, quelles qu\u2019elles soient.Les COMPRIMES BABY\u2019S OWN renferment 5/16 de grain de Phénolphtaléine légèrement tamponnée avec 14 grain de Carbonate de Calcium Précipité, et du Sucre en Poudre, q.s.Agréables, commodes.*âgés de 2 à 24 mois.Pour échantillons et littérature, avec références 1-15, écrivez à.Observation Typique OBS.No 23.Bébé M.P., 7 mois, 1744 lbs, souffrait d\u2019évacuations intestinales pauvres accompagnées d'\u2019efforts excessifs.Les selles étaient de petites masses calcaires dures et parfois sanguinolentes.Le bébé était irritable, d'humeur maussade, agité, et pleurait sans arrêt.À la palpation, on percevait au bas du ventre un amas de masses fécales (\u201cboudin\u201d).Des COMPRIMES BABY\u2019S OWN furent administrés à raison d\u2019un chaque soir, au coucher.A l'examen, une semaine plus tard, le bébé était bien portant et de belle humeur.Les évacuations intestinales étaient belles, sans effort et sans saignement.Les selles étaient douces et bien formées.L\u2019abdomen était mou et ne présentait plus de masses, à la palpation.G.T.FULFORD CO., LIMITED, Brockville, Ontario = A L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 \u201ccette préparation efficace contre la toux est une association de: _ nique-antispasmodique reconnu, et d\u2019autres agents dont l\u2019activité - antitussigène est démontrée.A Pro apaise bes bronchospasme, ¢ - être du malade.c : AMBENYL EXPECTOR.ANT de (2 cm Chlorhydrate d'Ambodryl couse iis (chlorhydrate de bromodiphénhydramine Parke-Davis) 10 Sie needs ET TE Tr \u201c{chlorhydrate de diphénhydramine Parke-Dasle).Seg Bitartrate de Dihydrocodéinone.: der RU de hs eR ey a a ih a \u201cChlorure d\u2019Ammonium Ce eu TT Cao din ia Menthe us étre see nes Ve : Coût de cerises noires den Fourni en flacons de 16 onces et posologie: toutes les trois ou qua tre heures adultes, 1: a 2 cuillers à thé, enfants, % à 1 cuiller à thé.Aa, : IA; PARKE, DAVIS & CO., LTD.PD): TORONTO 14, ONTARIO en\" \u201cMARQUE DÉPOSÉE sot7t \u201c * + AMBODRYL* \u2014antihistaminique puissant, BENADRYL\u2014antihistami- \u201c LXXXI LXXXII Lt, QUALITY / RESEARCH JINTEGRITY L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 prompt rétablissement avec V-CILLIN, PÉDIATRIQUE (Pénicilline V, Lilly) pénicillinothérapie agréable V-CILLIN, PÉDIATRIQUE, 125 \u2014 125 mg par cuillerée à thé de 5 ce., en bouteilles de 60 cc.GOUTTES V-CILLIN -\u2014 compte-gouttes de 0.6 cc., dz 1.5 ¢ 125 mg par en bouteilles Aussi: \u2018V-Cillin-Sulfa\u2019 (Pénicilline V avec triple sulfa, Lilly), Pédiatrique \u2014 125 mg de \u2018V-Cillin\u2019 plus 0.5 g de triple sulfa par cuillerée à thé de 5 ce., en bouteilles de 60 ce.ELI LILLY AND COMPANY (CANADA) \u2018V-Cillin\u2019 assure le maximum d\u2019efficacité et de sûreté en tant que pénicilline administrée par la bouche.C\u2019est la seule pénicilline qui passe dans l\u2019estomac sans perdre son activité et qui soit facilement assimilée dans le duodénum.L\u2019acidité normale de l\u2019estomac, qui détruirait rapidement les sels solubles de la pénicilline G, n\u2019a virtuellement aucun effet fâcheux sur \u2018V-Cillin\u2019.À la différence des préparations insolubles de pénicilline d\u2019assimilation médiocre, \u2018V-Cillin\u2019 est absorbée rapidement et plus complètement.LIMITED, Toronto, Ontario pour Dr A ah ne j d'utilisation SERINGUES MULTIFIT* rapidité d'assemblage accrue chaque piston s'adapte à chaque corps de seringue.moins de casse le cylindre pon dépoli est plus solide et offre plus de résistance.Ipodermique moins de remplacements en cas de casse, la pièce indemne demeure utilisable.AIGUILLES YALE* |B-D pointes aigües facilité de pénétration dans les tissus.biseau latéral prévient le suintement et la douleur ultérieure.parfaitement inoxydables fabrication Hyperchrome* acier inoxydable.BECTON, DICKINSON AND COMPANY RUTHERFORD, N.J.in Canada Becton, Dickinson & Co., CANADA, LyD.TORONTO 10, ONT.\u201cMARQUE DEPOSEE Pour ! es fra femen ts de t ine À tracycl ci tes 2 S Cll fo I J cent comman Feoooo a 2 fo ie 6 ses 2 = > a = # ss = 5 na 5 SH oes 2 = x A ce 8 = = 2 8 se .ë a 2 ce = 7, L = B 1) ol # Tetresz | LE PHOSPHATE COMPLEX DE TETRACYCLINE ORIGINAL *MARQUE DÉPOSÉE LUE UN contr ole plu apide | Ni Ul galemen ffic Form logi apeutique 4 9 es | # Anh _ En vente dans toutes les p 0 tb LXXXVI \"Union M{d.Canad Nouveau local de Baxter Laboratories of Canada, Ltd., Alliston, Ontario Depuis les dernières vingt années, le développeraent des i Laboratoires Baxter du Canada a toujours marché de pair avec l\u2019avancement de la médecine au Canada.Notre contribution | au service de la santé nationale fut une expérience heureuse.( Nous remercions la profession médicale, les infirmières et les hôpitaux de tout le Canada pour l\u2019encouragement et l\u2019aide qu\u2019ils nous ont apporté.En plus d\u2019offrir nos remerciements, nous engageons dans les années à venir à maintenir notre service et à diriger nos efforts et les moyens à notre disposition vers l\u2019obtention de produits nouveaux.| Comme preuve de notre engagement, nous faisons un pas en avant .ouverture de nos nouveaux laboratoires.Nous dédions ces locaux modernes de recherche et de production en un lieu de travail et aussi comme symbole du progrès à venir.Nous ferons tout en notre pouvoir pour que ce symbole demeure vivant .tout entier à votre service.BAXTER LABORATORIES OF CANADA, LTD.Alliston, Ontario G MAG \u20ac N comprimés avec PREDNISONE Non pas par la thérapeutique salicylique seule, mais par les bienfaits étendus de la formule Sigmagen \u2014 Meticorten avec acide acétylsalicylique, acide ascorbique et hydroxyde d\u2019aluminium.Action corticoide-analgésique tamponnée avec vitamine C comme soutien contre le stress dans la bursite, la myosite, la synovite, la fibrosite, la névrite, la goutte subaiguë ou intermittente, l\u2019arthrite rhumatoïde bénigne ou la spondylite.SIGMAGEN,composé corticoïde-analgésique de Schering hou METICORTEN, prednisone Schering.CORPORATION LIMITED en corticostéroïdothérapie, permet de traiter plus de patients g Scher J ui occasionne rarement de l\u2019œdème ou des effets secondaires électrolytiques METICORTEN de 3 à 5 fois plus actif, à poids égal, que l\u2019hydro- PREDNISONE cortisone ou la cortisone 30 excellent soulagement de la douleur, du gonflement, 4 de la sensibilité; diminution de la raideur articulaire \u2014dans l\u2019arthrite rhumatoïde EEE excellent soulagement du bronchospasme, de la dyspnée, de la toux; augmentation de la capacité CET vitale dans l\u2019asthme.bienfaits hormonaux dans les allergies respiratoires, dans les troubles inflammatoires et allergiques de l\u2019œil et de la peau, dans les maladies du collagène METICORTEN est présenté en comprimés blancs de 1 mg., 2.5 mg.et 5 mg.METICORTEN, prednisone A ce her WF SJ CORPORATION LIMITED / MONTREAL JETEZ UN NOUVEAU COUP D'OEIL SUR LES ALLERGENES*\u2014 JETEZ UN COUP D'OEIL SUR LE NOUVEAU DIMETANE L\u2019antihistaminique par excellence pour assurer une protection efficace contre les accidents allergiques.= == Comparez le DIMÉTANE aux antihistaminiques que vous prescrivez maintenant: cette préparation apporte tous les avantages que vous demandez d\u2019un tel médicament: puissante activité, indice thérapeutique élevé, tolérance remarquable\u2026 .somnolence et effets secondaires réduits au minimum.La préparation s'avère efficace dans beaucoup de cas où les autres antihistaminiques sont restés sans effet.= = = Un seul comprimé à effet durable DIMÉTANE Extentab® (dosé à 12 mg.de principe actif) protègera votre patient pendant 10 à 12 heures.DIMÉTANE est également offert sous forme de comprimés ordinaires, dosés à 4 mg.et d\u2019élixir, dosé à 2 mg.par 5 cc.A.H.Robins Company of Canada Ltd., Montréal [ ?(MALÉATE DE PARABROMOYLAMINE) Produits Pharmaceutiques de qualité depuis 1878 ® *ALLERGENES TYPIQUES: Poils et squames d'origine ren , animale +» Pollen + Moisissures « Bactéries et virus » 7a n7 Plumes » Ecailles d'insectes « Graines et fibres végétales / ; * Sucs de plantes - Poussière de maison - Médicaments 2 y, et produits chimiques « Minéraux et m4taux divers Une 0420207 A Manipulateur dur au travail + e P e A qui réduit le cout de ~ vos instruments + Tous ces instruments Welch Allyn (et 5 bien d\u2019autres encore) sont facilement D interchangeables sur ce seul manipu- ~ lateur à pile Welch Allyn.Vous pou- + vez y adapter les instruments dont _ vous avez besoin, sûr que ce seul manipulateur, original, saura fournir 7 à tous l\u2019énergie nécessaire.Bn De tels avantages, alliés à une ré- 7 putation de 43 ans pour la précision, \u201d la facilité d\u2019emploi et une durée à vie ~ sans défectuosités, expliquent pour- - quoi les médecins manifestent une préférence si marquée pour les instruments Welch Allyn.A WELCH ALLYN À I ] WELCH ALLYN, INC.° SKANEATELES FALLS, N.Y.J.F.HARTZ CO.LIMITED THE STEVENS COMPANIES Toronto Montréal Halifax Toronto Winnipeg Calgary Vancouver CASGRAIN & CHARBONNEAU, LIMITEE Montréal Ottawa Québec L'Union Méd.Canada XCI Tome 87 \u2014 Fév.1958 ; : \u201cComplexe phosphate de tétracycii Squibb et i {My L\u2019ingrédient Mycostatin prévient la prolifération de la monilia et les complications possibles PROLIFERATION DE LA MONILIA CHEZ PROLIFERATION DE LA MONILIA CHEZ 25 MALADES TRAITES AVEC LA TETRA- 25 MALADES TRAITES AVEC LA TETRACYCLINE SEULEMENT! CYCLINE MYCOSTATIN! Avant le Après 7 jours Avant le Après 7 jours traitement de traitement traitement de traitement 200000 Prolifération de la monilia (prélèvements rectaux) O NULLE Mysteclin-V renferme du Mycostatin qui empêche la prolifération de la monilia et en réduit au minimum l\u2019éventualité consécutive à l\u2019antibiothérapie.Complexe phosphaté de tétracycline équivalant Mycostatin ; Forme au chlorhydrate de (unités) Présentation tétracycline (mg) ( Capsules de 250 250,000 F Lacan ee Suspension Bouteilles de (dans 5 cc) 125 125,000 30 et 60 cc Ca as Bouteilles de Gouttes pédiatriques 100 100,000 10 cc avec par cc-20 gouttes \u2019 stilligoutte 1.Childs, A.J.: British M.J.1: 660 (mars) 1956.2 A) S { 1 BB K ge 1).Un siècle d\u2019expérience inspire confiance NV: MYSTECLIN et MYCOSTATIN marques déposées de E.R.Squibb & Sons of Canada, Limited XCIT CLINIC L\u2019Union Méd.Canada Fome 87 \u2014 Fév.1958 Pour les enfants dont les pieds requièrent des soins spéciaux CHAUSSURES CORRECTIVES FORME DROITE Les chaussures correctives \u201cClinic\u201d ont été créées par Savage pour fournir aux médecins les formes de base qui sont nécessaires pour le traitement des pieds malades de certains enfants.Ces chaussures sont spécialement fabriquées pour permettre l\u2019adaptation de biseaux, supports ou autres appareils correctifs.Les détaillants peuvent les commander par paire, même par pied si les deux pieds nécessitent un ajustement différent, en indiquant les modèles et les pointures.Les chaussures illustrées ici sont de forme parfaitement symétrique et peuvent être ajustées au pied droit ou gauche.Elles peuvent être employées avec des supports, Denis Browne ou autre attelle, ou comme chaussures de base pour lesquelles le médecin peut prescrire n\u2019importe quel appareil correctif.On peut aussi se procurer la forme tournée \u201cen dedans\u201d ou celle tournée \u201cen dehors\u201d.Pour recevoir de plus amples renseignements au sujet des chaussures \u201cClinic\u201d de Savage, veuillez écrire à Savage Shoes Limited, Preston, Ontario.3} de rn me Es ve won xo Sx > = ao Ae an a + uly - Ag LA LES < pi > mA LS Ka PR x; A od pra Li > Loge ent Lars Barn \u201cA Ra kL Le voa EE I ON LS ALY ry R FR x3 yt so.4 a ys a \u201cRe ed \u2018> PA el ; gb > N > a, 3 3 fs 2 7 IS Pa ie pL A COIN soft \u201c 2 jus aP a it A pi La) a ces [KK i % as 5 Sb t ect Fy 5 su A at Tae = by SM 3 FL pe i; 2 Su dad ge wa PPER + me MARQUE CS ; COMPRESSES > 5 ; .D (POS OPÉRATOIRES } .\"+ 3 Jr FABRICATION CANADIENNE * ae.te, ht LC \u201cLIMITED MONTREAL 2 .A & = ry 3 [2 TN a MT Sr SF a DP CAT CA i vv.as mes Le -\u201c a Saad A \u2018 PO - Lu NE La] RTE A a CL ade\u201d fom AE a SR M pv rN Ty Pons XCIV L'Union Méd.Cans Tome 87 \u2014 Fév.1040 * En purée et pour enfants.DINERS A LA VIANDE EN PUREE BOEUF ET LEGUMES Ld ELEMENTS CONSTITUANT 100 GRAMMES COMPOSITION APPROXIMATIVE Tp Il existe aussi des nouveaux Solides Fibre a \\ .re PE carbone .total Protéines Lipides Cendres total brute dîners a la viande Heinz au Calories a.9.J.9.a.9.poulet, à l\u2019agneau, au veau et au jambon, et nous serons Mm 21.4 6.8 3.2 1.0 5.8 Ll tres heureux de vous fournir une analyse détaillée de MINERAUX toutes nos variétés.Inutile d\u2019ajouter que Heinz .Chlorure .: .Calcium Phosphore Fer Cuivre de Sodium se fait toujours un plaisir = m= oe ne: 9 de fournir des échantillons éd .11.0 86 1.3 0.03 0.91 aux médecins qui en font la demande.VITAMINES Ecrivez a: Aliments pour bébés Heinz, C : Leamington, Ontario.A B B2 Niacine Acide Calories u.l.Thiamine Riboflavine mg.ascorbique par once Nous répondrons ] promptement a toute 1070 13 65 1.27 2.0 31 demande de votre part.Q CKe, DINERS À LA VIANDE HEIN £Z : #Union Méd.Canada me 87 \u2014 Fév.1958 jour aidera issurer du confort \u20ac ant pour des raisons psychologiques que mécaniques, : Support Spencer dessiné individuellement pour ondre aux besoins du sénilant peut contribuer ndement à sa tranquillité d\u2019esprit et à son confort [ysique.Une fois les muscles détendus bien supportés { l\u2019équilibre du corps amélioré, l\u2019homme ou la femme }sent un support physique \u2014 est moins susceptible ètre harcelé par la fatigue.fie vous prescriviez un Spencer pour améliorer le intien principalement ou à cause d\u2019un trouble spéci- Jue la Corsetiére Spencer prend des mesures pré- \u2018es après avoir maîtrisé le corps, afin de s\u2019assurer ge le support dessiné individuellement accomplira ctement ce que vous voulez pour seconder votre Loner, Adresser le coupon ci-contre ou téléphoner 3 une marchande de Supports Spencer (voir pages jaunes du bottin du téléphone) pour obtenir la brochure \u201cLes Supports Spencer dans la Thérapeutique Moderne\u2019\u2019.SPENCER i ceux qui vivent longtemps XCV 5 & On obtient les Supports Spencer \u2014 pour l\u2019abdomen, le- dos ou les seins \u2014 d\u2019une Corsetière Spencer.Si un soutien immédiat est nécessaire, la Corsetière offre au malade un support d\u2019urgence pour porter en attendant la livraison du Spencer dessiné individuellement.'n AR AR AR.AR sn SB ER AB 2 LL._N VW YW W W YW Yrs AL AE.AR.AR.SB SB AR AB SB > ( SPENCER SUPPORTS (CANADA) LTD.b ( Rock Island, P.Q.; { Etats-Unis: Spencer, Inc.New-Haven, Conn, ) ( Angleterre: Spencer, Ltd., Banbury, Oxon.) ( ) { Prière de m\u2019envoyer gratuitement la brochure ) ( \u201cLes Supports Spencer dans la thérapeutique mo- ) ( derne\u201d.) ( LI + ++ nee nan nana 0 se 0000 M.D.) ) ( Adresse .a2200000 wa 000000 ne sas a 0000 0u0s > ( D ( > RR 151-2-58 ) { -\u2014 rw er Ww ww Ww -\u2014 Ww WwW Ww Www WW WW WW WW WWW WW le support dessiné individuellement XCVI L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 Une NOUVELLE préparation pour le traitement de I'HYPERTHYROIDISME + NEO-MERCAZOLE marque de Carbimazole (Brevet en instance) Toxicité très basse - Réactions secondaires rares NEO-MERCAZOLE est recommandé pour le traitement de: Hyperplasie toxique diffuse avec ou sans exophtalmie Hyperplasie toxique nodulaire (adénome thyroïdien toxique) x Préparatoire à une thyroïdectomie Thyréotoxicose récurrente à la suite d\u2019une thyroïdectomie subtotale.Le médicament antithyroïdien de choix en pratique générale NEO-MERCAZOLE (carbimazole) en comprimés striés de 5 me.Présenté en flacons de 100 et 500.The DENVER CHEMICAL Manufacturing Company 8465 Devonshire Road, Montréal 9, Qué.(Un produit breveté de British Schering Limited) *M.de F.dép.\"SULAMYD YL Prévention de l\u2019infection de l\u2019œil à la suite d\u2019éraflures et de contusions.Traitement de la conjonctivite aiguë ou chronique, de l\u2019ulcère serpigineux ou cornéen.A = wg CF CORPOPRATION LIMITED MONTREAL Le Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada AVIS CONCERNANT LES EXAMENS Chaque année ont lieu les examens pour admission au Titre d\u2019Associé (Fellow) en Médecine ou en Chirurgie générale, avec modification de ces examens pour certa\u2018nes spécialités, et pour la Certification dans les spécialités médicales et chirurgicales approuvées.Les demandes d\u2019admission aux examens de 1958 seront acceptées jusqu'au 30 avril 1958.On peut se procurer, sur demande, les \u2018\u2018Règlements et Normes de Formation post- universitaire régissant les Examens\u201d (revisés en mai 1956), ainsi que les formules de demande d'admission aux examens, la liste des hôpitaux canadiens approuvés et les formules de demande d\u2019évaluation.On doit spécifier la spécialité (ou les spécialités) à laquelle on est intéressé.Toute communication doit être adressée comme suit: Le Secrétaire, Le Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada, 150, rue Metcalfe, Ottawa 4, Canada.Hi médicament moderne À GAMME THÉRAPEUTIQUE ÉTENDUE ataraxique d'une grande souplesse, doté d'avantages particuliers DANS LES CAS D'URGENCE PSYCHIATRIQUE chez le psychopathe chez l\u2019alcoolique en phase aiguë chez le narcomane CTI 0000.00.00000000000F020OSH0HAC00D000060000 0: 208 CO KON DANS LA NAUSEE ET LE VOMISSEMENT COMME SEDATIF EN OBSTETRIQUE COMME SEDATIF EN CHIRURGIE Le chlorhydrate de SPARINE est un composé couvrant une zamme thérapeutique étendue.Comme psycho-sédatif, son sfficacité et sa large marge de sécurité ont été amplement Mlémontrées et admises.Certaines propriétés pharmacologiques sropres à SPARINE ont éveillé récemment l\u2019intérêt des cher- \u2018heurs.L\u2019étude de ces propriétés a donné lieu à de vastes -echerches thérapeutiques.présentation: COMPRIMÉS\u2014à 25 mg.(jaune), à 50 mg.(orange) et à 100 mg.(rose), en flacons de 50 et de 500 comprimés; à 200 mg.(rouge), en flacons de 500 comprimés.RINJECTION\u2014à 50 mg.par c.c.,, en fioles de 2 et de 10 ec.3IIROP\u2014à 25 mg.par cuillerée à thé (5 c.c.), en flacons de } onces liq.po oparne CHLORHYDRATE DE PROMAZINE § Breveté 1952, 1955 Yi.A WALKERVILLE, ONTARIO LE MONCTON - MONTREAL @ \u2018Marque déposée WINNIPEG-VANCOUVER Ordonnance obligatoire MARQUE DÉPOSÉE Détend et l\u2019esprit et le muscle \u201cmani « Lie, es de WALKERVILLE, ONTARIO MONCTON-MONTREAL-WINNIPEG-VANCOUVER Les WYsEALS EQUANIL sont des comprimés jaunes enrobés, ne portant aucune marque d\u2019identification et qui sont dosés à 400 mg.d\u2019EQUANIL.La posologie des WYSEALS est la même que celle des comprimés ordinaires à 400 mg.d\u2019EQuANIL.NELLY.v AL) Les WYSEALS sont pourvues d\u2019un enrobage spécial qui fait glisser le comprimé, au simple toucher de la langue et en facilite l\u2019ingestion.C\u2019est là un avantage marqué pour les jeunes et pour les vieux qui pourraient éprouver une certaine difficulté à avaler.WYSEALS EQUANIL\u2014 a 400 mg., comprimés jaunes, non-divisibles, en flacons de 50 comprimés.EQUANIL \u2014 à 400 mg., comprimés blancs ordinaires, divisibles, en flacons de 50 comprimés.LATE *Marque déposée > rpg ere > Mead Johnson offre un groupe complet de gouttes vitaminiques.Parmi les trois formules différentes, vous pouvez choisir le niveau de protection vitaminique que requièrent les bébés sous vos soins.il existe un .pour tous et chacun ! * TRI-VI-SOL 3 vitamines de base\u2026 A.D, C * POLY-VI-SOL 6 vitamines essentielles.A, D, C, Bi, B: et niacinamide * DECA-VI-SOL 10 vitam'nes importantes en nutrition.A, D, C, B, B:, nia- cinamide, biotine, acide panto- thénique, Be et vitamine Br stable ® Compte-gouttes \u2018\u2018Safti-Drop- per\u2019 gradué, en plastique incassable ® Saveur agréable de fruit ® Hypoallergéniques ® Stables \u2014 aucune réfrigération requise MEAD JOHNSON EMBLEME DE SERVICE A LA PROFESSION MEDICALE MONTREAL % MARQUE DÉPOSÉE L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 TAMPAX une méthode d'hygiène menstruelle cliniquement acceptée \u201cN\u2019est pas néfaste et n\u2019irrite pas les muqueuses vaginale et cervicale.\u201d Karnaky, K.J.: Western Journal of Surgery, Obstetrics and Gynecology, Vol.51, pp.150-152.Se \u201cRien ne prouve que l\u2019usage d\u2019un tampon cause un empêchement au flux menstruel.\u201d Thornton, M.J.: American Journal of Obstetrics and Gynecology, Vol.46, pp.259-265.\u201cNe nuit pas à la virginité anatomique.\u201d Dickinson, R.L.: The Journal of the American Medical Association, Vol.128, pp.490-494, \u201cD\u2019un emploi facile, élimine la formation d\u2019odeur.\u201d Sackren, H.S.: Clinical Medicine, Vol.46, pp.327-329.Trois degrés d\u2019absorption: Tampax Junior, Régulier ou Super, pour répondre à tous les besoins.Echantillons professionnels et réimpressions de ces documents, sur demande.OTAMPAXE Canadian Tampax Corporation Limited, Brampton, Ont.I To L'Union Méd.Canada CI Tome 87 \u2014 Fév.1958 Un premier pas important dans le soin à apporter à la peau de bébé ONGUENT Aucune autre préparation n\u2019est aussi efficace à protéger la peau de bébé, à la garder claire, douce et souple et à la préserver contre l'érythème fessier e la dermatite o I'intertrigo I'echauffaison e l\u2019écorchement e l'irritation © l'excoriation L\u2019Onguent Desitin soulage, protège et cicatrise \u2018* \u2014 riche en huile de foie de morue \u2014 la préparation éthique la plus employée pour les soins quotidiens à apporter à la peau de bébé.Désirez-vous des échantillons et de la documentation?DESITIN CHEMICAL COMPANY Tubes de 1 on., 1.Grayzel, H.G.; Heimer, C.B., and Grayzel, R.W.: New York St.J.Med, 53: 2 et 4 on.et 2233, 1953.2.Heimer, C.B.; Grayzel, H.G., and Kramer, B.: Archives of jarres de 1 livre.Pediatrics 68: 382, 1951.3.Behrman, H.T.; Combes, F.C.; Bobroff, A.and Leviticus, R.: Ind.Med.& Surgery 18: 512, 1949.4, Sobel, A.E.: Scientific Exhibit, A.M.A.Meet.1955.5.Marks, M.M.: Missouri Med.52: 187, 1955, Distributeurs et représentants exclusifs pour le Canada: LESLIE A.ROBB 5 Traymore Crescent, Toronto 9, Canada CII L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 DEPUIS PRÈS D'UN DEMI-SIÈCLE Toujours le même but: RÉDUIRE LE TAUX DE LA MORTALITE INFANTILE Par la Qualité de nos Produits BUREAU CHEF: LA.3-3121 constipation rétablissez la BONNE HABITUDE des selles |régulières En flatons de 16 PT Jia: SR PES Suspension aqueuse d\u2019huile minérale simple SUCC.N.-D.-DE-GRACES: DE.3561 CHANGEMENT D\u2019ADRESSE Messieurs les médecins qui changent de domicile sont priés de donner leur nouvelle adresse sans retard au secrétariat: 326 est, boulevard Saint-Joseph \u2014 AVenue 8-9888, afin de faciliter l\u2019exactitude de la liste d\u2019inscription. INION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1958 supplément nutritif durant la GROSSESSE et la LACTATION PE Le Tutamate est un supplément nutritif, particulièrement conçu pour la période de grossesse et de lactation.L'administration régulière du Tuta- mate est une garantie que la mère atteindra le terme de sa gestation dans un excellent état de nutrition, et que le bébé sera bien préparé pour faire face aux dangers de son nouveau milieu.L\u2019ANÉMIE MACROCYTAIRE DE GROSSESSE \u2014 \u201cDepuis les débuts de 1953 jusqu\u2019à l\u2019heure actuelle, aucun cas d\u2019anémie mégaloblastique associée à la grossesse et à la puerpéralité n\u2019a été dépisté, en dépit d\u2019une analyse hématologique constante.*L\u2019absence de cette anémie de nos cliniques et salles d\u2019hôpital depuis juin 1953, date à laquelle commença l\u2019administration quotidienne, durant la période précédant la naissance, d\u2019un supplément renfermant 4.5 mcgm.de vitamine B,» et 3.0 mg.d\u2019acide folique, peut présenter plus qu\u2019un intérêt 991 passager.*On employa le \u201cTUTAMATE\u201d \" TUTAMATE\" (TUTAMINA MATRIS = PROTECTION DE LA MÈRE) -haque tabsule renferme: \u2018Sulfate ferreux .150 mg.(2; gr.) Aident & la prophylaxie et au traitement de Sulfate de cuivre Stéarate de magnésium Lee a aa ee 2.5 mg.l'ANÉMIE NUTRITIONNELLE.Essentiels à la OR 8 mg.bonne formation des GLOBULES ROUGES du Carbonate de manganèse 0.3 mg.SANG.Vitamine A.ne 2500 unités int.\u2014 Aide à tenir la PEAU et les MUQUEUSES en | bon état.Essentielle à la croissance normale.POSOLOGIE.Deux tabsules Vitamine D .1000 unités int.| Nécessaires au développement normal des OS par jour, ou plus au besoin.\u2018Farine d'os 0 130 mg.(2 gr.) et des DENTS.Préviennent le rachitisme.Procurable en flacons de 50, lodure de potassium .0.2 mg.\u2014 Aide à prévenir 'HYPOIODEMIE.100 et 250 tabsules.Vitamine By .tt te es 1 mg.Aident à la prophylaxie de l\u2018avitaminose B, y En moyenne, ce supplément Vitamine B2 \u2014 Riboflavine .1.5mg.compris les manifestations nerveuses et car- .Vitamine Bç \u2014 Pyridoxine 11 1 mg.diovasculaires d\u2019un béribéri latent.coûte au patient environ 10 Niacinamide .6 mg.\u2014 Aide a la prophylaxie de la PELLAGRE.centins par jour.Vitamine C \u2014 Acide ascorbique .25 mg.\u2014 Prophylaxie du SCORBUT.Aide au développement normal et à la conservation de I'OSSATURE, de la DENTURE et des GENCIVES.Vitamine Bio .2 megm.Facteurs additionnels du complexe vitamini- Acide folique 1011 1 mg.queB.Succinate d'acide de d-alpha-tocophérol 2 mg.\u2014 Traitement prophylactique de L'AVORTEMENT SD \"Fer à l\u2018état ferreux, 30 mg.HABITUEL et de la GESTOSE.\u2018Teneur moyenne: 44 mg.de calcium, 20 mg.de phosphore, 0.15 mg.de fluor.Lowenstein, L., Pick, C., and Philpott, N.W.: \u201cMegaloblastic anemia of pregnancy and puerperium.\u201d Am.J.Obst.& Gynec.70:1309, 1955.Chartes &.Frosst &Co.MONTRÉAL CANADA POUR LES BÉBÉS ET LES ENFANTS .DOSES MESURÉES À LA GOUTTE EFFICACITÉ SURETE TOLERANCE Cette préparation au goût agréable, pour administration à la goutte, Chaque cc.renferme: Chlorhydrate de méthadone.1.2 mg.Scille lunextrait) .30 mg.POSOLOGIE: une goutte pour chaque 3 livres de poids corporel, toutes les 4 heures.Dose maximum pour les enfants de plus de 5 ans: 30 gouttes toutes les 4 heures.Flacons de 15 cc.munis de compte-gouttes de précision.Chartes E.Frosst &Co.MONTRÉAL CANADA est un excellent sédatif du centre respiratoire est bien tolérée par les enfants ne constipe pas Pour l'enfant qui tousse \u2014 fatigué, remuant et irritable \u2014 les Gouttes Zépha- don représentent une médication efficace, acceptable et d'administration facile.AVERTISSEMENT Pour les bébés de moins de 6 mois, les enfants débilités ou tout enfant souffrant de pneumonie, administrer les Gouttes Zépha- don à doses plus légères et avec circonspection.2% fo L'Union Méd.Canada CV Tome 87 \u2014 Fév.1958 Du NOUVEAU de swirl.Si appétissantes qu\u2019elles éveillent chez les bebes leur gout | naturel | pour la viande! 100% Porc Passé au Tamis avec Compote de Pommes Ajoutée 100% Jambon Passé au Tamis avec Sauce aux Raisins Ajoutée 100% Agneau Passé au Tamis avec Arôme de Menthe Ajouté Vous entendez parfois des mamans dire: \u2018Mon bébé ne semble pas aimer la viande\u201d.Cependant vous savez, et la plupart des mamans le reconnaissent aussi, que la viande apporte des éléments nutritifs essentiels au régime de bébé.Pour aider les bébés à aimer la viande, les experts de Swift ont créé trois nouvelles variétés de viandes aromatisées aux fruits.Chacune est 100%, viande avec l\u2019addition d\u2019un peu de fruit ou de FURÉE DE PORC SA Aliens oF cameras: BS pommes = rm menthe pour une saveur spécialement appétissante.Elles sont 12 autres variétés savoureuses: Boeuf e Porc , .e Jambon e Agneau e Foie et Bacon e Poulet passées au tamis et merveilleusement lisses.Et puis, elles contiennent e Veau e Foie e Coeur de Boeuf « Jaunes des protéines complètes de la viande et sont faciles à digérer.d'Oeufs e Poulet et Veau e Saumon.Et elles sont aussi délicieuses et nourrissantes que les 108 années d\u2019expérience de Swift en fait de viandes de bonne qualité ont pu les rendre.Vous pouvez les recommander toutes les trois en toute confiance.(Disponibles également sous forme hachée pour enfants.) Pour Mieux Vous Servir Viandes pour Bébés - Le plus précieux des produits Swift\u2019s CVI L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 Conçu pour répondre à vos standards \u2014 Le Lait Morning le lait semi-écrémé garant UN AUTRE PRODUIT DE QUALITÉ CARNATION oar Carnation Votre recommandation du Lait Morning semi-écrémé est justifiée k par cette qualité contrôlée, longuement éprouvée, qui a fait du Lait Carnation le lait accepté pour l\u2019alimentation des nourrissons qui exige une forte teneur en gras.NOURRISSANT ET DIGESTIBLE: On a uniformisé la production pour avolr les proportions précises de la vitamine D et de la teneur en gras.| UNIFORME: On maintient une haute | qualité uniforme dans chaque boîte, fe grâce à une surveillance constante | au laboratoire.SÛR: On accepte seulement le meil- | leur lait qui a passé l\u2019inspection et on vérifie chaque étape de la pro- | duction.Et le Lait Morning est protégé par la boîte spéciale de Lait Evaporé Carnation.he pu gd An J Pages bott Laboratories (Pentothal) ._.-.-.-2-000- LI - LI es Company of Canada Limited (Albustix \u2014 Ketostix \u2014 Clinistix) _L._.20000000000000 0000000 eeees XXXIV glo-French Drug Limitée (Vi-Mi-Caps) -.-2000- LIII erst.McKenna & Harrison (Hylenta \u2014 Suvrene) XXIX - XXX ter Laboratories (Après 20 années) .\u2026.- LXXXVI cton, Dickinson & Company (Seringues Multifit) .LXXXIII rden Company (Mull-Soy) cocoon CVIII bistol Laboratories (Tetrex) .o.__.LXXXIV - LXXXV nada Drug Company (Somenal \u2014 Betagène \u2014 Arteryl \u2014 Lacto-Cal) ooo ees XII mada Drug Company (Paveral) .\u2026.-.\u2026.- CVII kinadian Tampax (Tampax) _.-00000000000-e0e co ccece es C lrrnation Milk (Lait Morning) .__.2000000000000n CVI iba Limitée (Tessalon) Deuxième page de la couv.ollège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada (Examens) .100000000000000 0000000000 XCVI | rookes-Barnes Canada Limited (Argyrol) XXXII enver Chemica Mig.Co.The (Neo-Mercazole) lesitin Chemical Company (Desitin) _._._.- CI dohow Chemical Company Limited (Auralgan \u2014 J O-Tos-Mo-San \u2014 Rhinalgan \u2014 Larylgan) \u2014o.LXXVII 1dé.J\u2026 Limitée (Alepsal \u2014 Genivral \u2014 l Neurinase) ____.11.000000000 0000 een cse Ce n sen nn es mec XXVIII Mi Lilly (V-Cillin) ___1.222020000000000 00 ec encens ne se ss se ess LXXXII -osst, Chas.E.& Company (Kondrémul) .-.-.- IV tosst, Chas.E.& Company (Acetophen \u2014 Phénacetine \u2014 Citrate de Caféine \u2014 Phosphate de Codéine) VII - VII rosst, Chas.E.& Company (Tutamate \u2014 Zephadon) Cll - CIV Julford, G.T.(Comprimés Baby's Own) _.-.- LXXX ; eigy Pharmaceuticals (Finalgon) -.-000000000een- VI feisy Pharmaceuticals (Butazolidine) _.-.-.-.- XVIII Feigy Pharmaceuticals (Preludine) .__.-e-e- XLVII einz Baby Foods (Aliments pour enfants) .XCIV Herdt & Charton, Inc.(Vichy Célestins) -.-._._-.220 0-00 0m - II Berdt & Charton, Inc.(Marro-Dausse) _-.-000 000000 LIV gerdt & Charton, Inc.(Agrippol) ._.22000000000000 LVI erdt & Charton, Inc.(Sulfarlem) ooo LIX oechst Pharmaceuticals (Orinase) _-_._.__.0100- XXXIII loffmann - La Roche Limitée (Gantrisin) ._.-.- XVI \u2018Borner Limited, Frank W.(Mobenol) ._.- XXII \u2018bhnson & Johnson Limited (Topper) XCIII Mbubert, J.J.Limitée (Les produits Joubert) .__._- CII ifaboratoires DesBergers (Nevro-Denal \u2014 Heparos) | - aan Quatrième page de la couv.Bederle Laboratories (Diamox) ._._.- 1220000001 000000ce0e I Bederle Laboratories (Kynex) _.__.2220000 0100000000 s XV ederle Laboratories (Achromycin V) _.___.XLVIII - XLIX ederle Laboratories (Filibon) ooo.LX Bederle Laboratories (Aristocort) des toux coqueluchoides.\u2014 | reste toujours un médicament de chrix pour le traitement scientifique de la COQUELUCHE - ° est journellement prescrit avec succès pour les cas de coqueluche et Ne cause ni intolérance ni complications.Littérature sur demande.CANADA DRUG LTEE LTD., TABLE DES ANNONCEURS Pages Lederle Laboratories (Falvin) .- LXXVII - LXXIX Librairie Beauchemin Limitée ___.-.-.-_-.2.00000000m- XLIV Mead Johnson & Company of Canada .-.-.-.- XCIX Mead Johnson & Company of Canada (Mulcin) .XXXV Merck, Sharp & Dohme (Co-Deltra) -000c000ns IX Merck, Sharp & Dohme (Cathomycin \u2014 Cathollicin) .XVII Merck, Sharp & Dohme (Néo-Hydeltrasol) XLI Merrell Company, The Wm.S.(Kolantyl) XXI Merrell Company, The Wm.S.(Quiactin) __.XXXVI Millet, Roux & Compagnie (Opovital Br) .-.-.-.-22- lI Parke, Davis & Company (Midicel) ._.XXVIII - XXXIX Parke, Davis & Company (Ambényl) camo.LXXXI Pfizer Canada Limited (Terrabon) ._.0- LVIII Poulenc Limitée (Rovamycine) _._.000- XIX - XX Robins Company of Canada (Dimétane) -_.LXXXIX Robins Company of Canada Limited (Robaxin) .XLV Robins Company of Canada Limited (Allbee) ._.LXI Rougier Frères (Digitaline Nativelle) ._.___._._.\u2026.-.V Rougier Frères (Fortabex \u2014 Fortabextran) .-\u2026- eee mmm Premiére page de la couverture Roussell Laboratories (Aménorone Forté) .LXII Sandoz (Canada) Limited (Sandostene) XXIV Savage Shoes Limited (Chaussures Clinic) _.XCII Schering Corp.Limited (Trilafon) _.__.-.00000000000- XI Schering Corp.Limited (Métreton) ooo ooo.XLII Schering Corp.Limietd (Metimyd) LXIII Schering Corp.Limited (Sigmagen \u2014 Meticorten) .RE LXXXVII - LXXXVIII Schering Corp.Limited (Sulamyd Sodique) -.-.- XCVI Searle Company (Rolicton) _.-.-.122000000000000 0000000 XL Shuttleworth, E.B.(Novahistine) oo.XXVII Smith, Kline & French Inter-American Corp.(Vasocort) .LV Smith & Nephew Limietd (Gypsona) .-._.-000000- XLVI Spencer Supports (Canada) Limited (Supports) .XCV Squibb & Sons Limited (Kenacort) _._.-00000000 0 XXV Squibb & Sons Limited (Mysteclin-V) ._.____.__-+.-.-000 0000 n XCI Swift Canada Company Limited (Vaindes pour bébés) CV U.S.Vitamin Corporation of Canada (Aquasol) .XXVI Vinant Limitée (Opobyl \u2014 Caréna) ._.____.- XIV Warner-Chilcott Laboratories (Tedral) .-._.-._.-_\u2026- XXXVII Welch Allyn (Instruments) _.____._.22200000000 0000000 en XC Winthrop Steans (Neo-Synephrine) _._._.XLII Wyeth & Bros.(Canada) Limited, John (Pen-Vee-Cidin).XIII Wyeth & Bros.(Canada) Limited, John (Zactirin) XXIII Wyeth & Bros.(Canada) Limited, John (Bicillin) .XXXI Wyeth & Bros.(Canada) Limited, John (Diamagma) \u2026\u2026\u2026- L Wyeth & Bros.(Canada) Limited, John (B-Plex) eee.LVII Wyeth & Bros.(Canada) Limited, John (Sparine) .ee meme XCVIT - XCVII Wyeth & Bros.(Canada) Limited, John (Petrolagar) -.CII 9 MONTRÉAL CVIII L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Fév.1958 Après 20 années de succès dans l\u2019alimentation des enfants, le MULL-SOY est meilleur que jamais! Couleur appétissante, +322, -le Mull-Soy ne goût exquis, consis- 5 Ÿ provoque pas de tance parfaite.selles anormales MULL-SOY Aliment émulsifié à base de fève de soja, et % d\u2019eau.Augmenter graduellement, le Mull-Soy BORDEN est le succédané jusqu\u2019à: 144 Mull-Soy et lé eau.Ajouter diététique par excellence pour l\u2019alimenta- vitamines et carbohydrates selon les tion générale des nourrissons allergiques besoins.Aussi en vente: Mull-Soy en aulait de vachesousn\u2019importequelleforme.poudre, en boîtes de 1 livre.Dans toutes En boîtes dc 16 onces liquides.Com- les pharmacies, mencer avec une solution de !4 de Mull-Soy La compagnie Borden, Ltée.Service des aliments pour régimes, 6290, rue Périnault, Montréal 9, Québec. » © N SÉDATIVE ON-DÉPRESSIVE r une dragée _ Formule poy Sulfate de spartéine «TT ent 10 mgm.Extrait de passiflore \u2014 eT 60 mgm.een ee T 30 mgm.__ 50 mem it de crataegus de belladonne Ethyl-Barbital Extra Tr.Phenyl- | {NDICATIONS ans les cas de tivité.| NEVRO-DENAL est indiqué d nervosité, anxiété.neurasthénie et emo | posol OGIE e ou deux dragées apres les repas.res le SOIT au coucher.I | A} \u2018 COMME SEDATIF: Un CONTRE L'INSOMNIE: 2 3 4 drage «UN PRODUIT DESBERGERS\" et d s les f act P Curs anti-aném e Bi par osologi \u2014 CS ampoul Un gle: econda ule © ampoule 3 ire i à tous le ication | Ss: i jour oO u tous les .selon le ça Jours s.dans | Boîte d e traiteme support Ss de 10 et 25 e l\u2019anémie De \u2018ifique \u201cUN p ampoules \u2018b ieuse.ROD uvables\u201d UIT DESBERGERs* es\u2019."]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.