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Titre :
L'union médicale du Canada
Éditeur :
  • Montréal :[Revue L'union médicale du Canada],1872-1995
Contenu spécifique :
Avril
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Bulletin de l'Association des médecins de langue française de l'Amérique du Nord) ,
  • Gazette médicale de Montréal
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L'union médicale du Canada, 1958-04, Collections de BAnQ.

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Wilbrod Bonin, doyen, Pierre Masson, Faculté de Médecine, Université de Montréal; A.Parizeau, Jean-Baptiste Jobin, doyen, J.-N.Roy Faculté de Médecine, Université Laval, Québec; To : BUREAU DE REDACTION Rédacteur en chef: Roma AMYOT Assistant-rédacteur en chef: Secrétaire de la Rédaction: Edouard Desjardins.Roger-R.Dufresne.BUREAU DE COLLABORATION MM.J.-M.Beauregard, M.Belisle, Jacques Bernier, Marcel MM.Jean-Cuy Laurin, Simon Lauzé, R.Lebeau, Jean-Louis Berthiaume, Jean-Marc Bordeleau, A.Cantero, Léandre é i Léger, Charles Lépine, J.Mathieu, Gérard Mignauit, Décarie, Edouard-D.Cagnon, Rolland Guy, Jacques J.-P.Paquette, P.Poirier, André Proulx, Rosario Ro- Genest, Maurice Gervais, Fernand Grégoire, P.-P.Julien, billard, Henri Smith, Maurice St-Martin.CORRESPONDANTS MM.A.Plichet et M.Pestel (Paris), MM.Georges-L.Dumont (Campbellton, N.-B.}, P.Rentchnick (Suisse), Aug.Panneton, J.-A.Denoncourt (Trois-Rivières), Donat-P.Cyr (Boston, Mass.), D.Colin (Saint-Boniface), Charles-P.Mathé (San Francisco), L.-P.Mousseau (Edmonton), A.Fontaine (Woonsocket), Sylvio Leblond (Chicoutimi), L.Mantha, A.Lecours, L.Potvin (Ottawa), H.E.St-Louis (Vancouver).Jean-Paul Fortier (Sherbrooke).INDICATIONS: Maladies des voies biliaires et du foie, dyspepsies, affections intestinales.En régle générale et SAUF INDICATION CONTRAIRE, Veau VICHY CELESTINS doit être prise de préférence le matin à jeun, une demi-heure avant le petit déjeuner et 40 minutes avant les deux principaux repas.La dose habituelle de chaque prise sera d\u2019environ 100 grammes.RECOMMANDÉE ET PRESCRITE PAR LE CORPS MÉDICAL DANS LE MONDE ENTIER VICHY CELESTINY EAU MINERALE ALCALINE NATURELLE \u2014 PROPRIÉTÉ DE L\u2019ÉTAT FRANÇAIS MÉFIEZ-VOUS DES IMITATIONS \u2014 PRESCRIVEZ CÉLESTINS Importateurs: HERDT & CHARTON, INC.\u2014 2245, rue Viau, Montréal 4, Canada a cea L'Union Méd.Canada II Tome 87 \u2014 Avril 1958 Ne oR se N RR = se = OR RY RN ne , S BN RN N à 2 = = EY - = SL .N Ee \\ S RE S S NN » WN X = N N SN ® RR s = >» Sh s SN A a S , ; Ÿ , = > 8 es Nu a \u2026 NN > ns S = SN po Ë ER ss S ses a ® = SN XN J sb A S RN Q = ae oR or NN ay .% & = se NE A SR ._ su = = débat dd 33 RE D Q i 3 = Re ê ; 5 35 OUFR .DC Ha À & a i os a y / ANS pet gf ; sé 5e 4 s Vv she & wae ; 3» ë 4 » | = Ge 5 S $ émis AMYEINGIS TI, 7 k Capsules à 250 mg La ROVAMYCINE n \u2018est en 1 antibiotique.a NT FTE RTT) LIL ST CHET confre (OS organismes cu PSY TL 2% Elle est remarquablement bien tolérée par LL ja de tout age.3 L'Union Méd.du Canada Tome 87 \u2014 avril 1958 Rovamycine SPIRAMYCINE (5337 R.P.) \\ 4 wf est particulièrement efficace dans les INFECTIONS te A GERMES GRAM-POSITIFS (staphylocoque, \\ pa streptocoque, pneumocoque, entérocoque) et spécialement dans les INFECTIONS DES VOIES RESPIRATOIRES x est le médicament de choix dans les CAS DE RÉSISTANCE aux autres antibiotiques et en particulier dans les STAPHYLOCOCCIES semble être un excellent traitement de la COQUELUCHE A donne de tres bons résultats dans la furonculose, \\ la pyodermite, etc.: PRESENTATION 0 Flacons de 12, 100 et 250 capsules à 250 mg.\u2018 \\ POSOLOGIE ADULTES: dose usuelle par 24 heures: 2 à 3 Gm.répartis en 3 ou 4 prises.Dans les cas graves, la posologie peut être portée à 4 Gm.ENFANTS: posologie journalière minimum: 50 mg.par kg.de poids, pouvant être portée, sans inconvénient, à 100 mg.par kg.de poids.renseignements détaillés sur demande oulenc.8580 Esplanade, Montréal L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Avril 1958 (Chlorotrianisène) pour soulager les symptômes de la ménopause pendant des mois: avec un seul traitement de 30 jours.On observe promptement un soulagement symptomatique! dés le début du traitement initial.Dans la plupart des cas, un soulagement \u2018\u2018frappant\u201d* des symptômes de la ménopause a été obtenu pendant des mois* après un seul traitement de 30 jours au TACE.Grâce à la propriété unique de TACE d\u2019être emmagasiné dans les tissus adipeux de l\u2019organisme* .la ménopause est plus sereine .l\u2019importante \u2018\u201csensation de bien-être\u201d5-* est rétablie .les symptômes récidivent moins fréquemment qu\u2019avec d\u2019autres oestrogènes.}8 Il y a une plus faible incidence d\u2019écoulement sanguin à la discontinuation.!3 Posologie: 2 capsules par jour pendant 30 jours.Références: 1.Woodhull, R.B.: Obst.& Gynec.3:201, 1954.2.Ausman, D.C.: Wisc.M.J.53:322, 1954.3.Edwards, B.E.: J.Indiana M.À.47:869, 1954.4.Ivory, H.S.: J.M.Soc.New Jersey 51:273, 1954.» \u2019 MARQUE DEPOSEE: TACE THE WM.S.MERRELL COMPANY New York - ST.THOMAS, ONTARIO - Cincinnati Un autre produit exclusif des recherches originales Merrell L'Union Méd.Canada XXII Tome 87 \u2014 Avril 1958 Sp faites-vous Pengo dela photographie Soumettez vos travaux au Physicians\u2019 Art Salon 1958 à: Halifax, Nouvelle Ecosse du: 16-20 juin lors de la convention de la C.M.A.Tous les médecins ou étudiants en médecine du Canada sont invités à soumettre leurs peintures et/ou photographies à ce concours annuel.Toutes les oeuvres seront exposées durant la convention de la C.M.A.et les prix seront adjugés par un jury compétent.La majorité des oeuvres primées seront reproduites dans le calendrier Physicians\u2019 Art Salon 1959.ll n\u2019y a aucun frais d\u2019inscription et toutes les dépenses, y compris le transport des exhibits seront à la charge de Frank W.Horner Limited.Secrétaire Comité Physicians\u2019 Art Salon a/s Frank W.Horner Limited C.P.959, Montréal, Canada Pour participer au concours, veuillez simplement compléter et nous retourner la formule à droite.Ou, écrivez à Frank W.Veuillez, je vous prie, faire parvenir une formule d'inscription, dès qu'elles Horner Limited.Montréal, seront disponibles, à: la formule et les conditions d'inscription.(en lettres moulées s.v.p.) J'ai indiqué ci-dessous les catégories qui m'intéressent.| | | | | | pour demander | NOM | | I I [] peinTuRes [|] MONOCHROMES [| CLICHES POLYCHROMES L'Union Méd.Canada XXII Tome 87 \u2014 Avril 1958 OUT ESaCHL LE coct ELAS Sh EE an 1 Abolit l\u2019appréhension sans obnubiler la perception ni déprimer les fonctions vitales 2 Augmente le sang-froid et favorise la collaboration 3 Provoque un sommeil léger et permet un réveil facile 4 Supprime la nausée et le vomissement, à la fois comme préventif et comme moven thérapeutique S Réduit les besoins en analgésiques et en sédatifs Littérature détaillée adressée sur demande CHLORHYDRATE DE SIROP COMPRIMÉS SPARINE* «= Chlorhydrate de 10-{y-diméthylamino- Welt n-propyl)-phénothiazine Breveté 1952, 1955 *Marque déposée MARQUE DÉPOSÉE i WALKERVILLE, ONTARIO ?L Ordonnance obligatoire MONCTON - MONTREAL - WINNIPEG + VANCOUVER 1 L'Union Méd.Canada XXIV Tome 87 \u2014 Avril 1958 2 20m re, ocre NOUVEAU PRODUIT i ee i dits + NJ Li N a 5 - % 3 i, % -all 10 ZA N | \\ \\ Po échantillon et littérature, écrivez a lc H Wl, 0 4% (8 1° MONTRE AU # a L'Union Méd.Canada _ Tome 87 \u2014 Avril 1958 XXV Présente KEMACONT Triamcinolone Squibb POUR LA PREMIÈRE /f TI-INFLAM- SODIQUE ET AQUEUSE EUPHORIE FACTICE LE TRAITEMENT ORAL PREFERE « de l'arthrite rhumatoide et autres états rhumatismaux e de l'asthme bronchique et troubles allergiques des affections cutanées des maladies du colagène de la néphrose de la leucémie Comprimés cochés d\u2019un et quatre mg.; flacons de 30 et 100.ice inspire confiance RySauibb & Sons of Canada, Limited ; êcle d\u2019 *KENACORT L'Union Méd.Canada XXVI Tome 87 \u2014 Avril 1958 unique! 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Un malade qui présente une glycosurie transitoire, même légère, doit être suivi pendant des années comme étant suspect de diabète.\u201d Diagnostic final portant sur 126 malades ayant présenté une glycosurie légère et transitoire.Vingt diabétiques furent découverts 5 à 10 ans après l\u2019incident glycosurique\u2014et dix plus de 10 ans après celui-ci.* *R.Murphy: Connecticut M.J.21:306, 1957.CTIFS CLINITEST vesure Cotorimétrique MARQUE Le test STANDARD sûr permettant d\u2019estimer la quantité de sucre urinaire e graduation colorimétrique, changements de couleur bien définis + échelle de graduations positives couvrant toute la zone critique e spectre standard du bleu à l\u2019orange, familier au diabétique e échelle colorimétrique invariable, contrôlée au laboratoire AMES COMPANY OF CANADA, LTD., TORONTO CA45457 Choix de trois formats pour soulager toute opiniâtre ALLERGIE DES MÉTISTÉROÏDES ÉPROUVÉS ALLIÉS À L\u2019ANTIHISTAMINE SOUVERAIN PROCURENT UN SOULAGEMENT TRANSCENDANT Nouvel alliage contre les allergies de l\u2019œil METICORTELONE (PREDNISOLONE) AVEC GLUCONATE DE CHLOR-TRIPOLON METRETON en suspension ophtalmique pour un soulagement topique excellent des allergies de l\u2019œil Chaque cc.de la Suspension ophtalmique Metre- ton contient 2 mg.(0.2%) d\u2019acétate de Meticor- telone (acétate de prednisolone) et 3 mg.(0.3%) de gluconate de Chlor-Tripolon.Vendu en bouteille compte-gouttes de 1 cc.METICORTEN (PREDNISONE) AVEC MALÉATE DE CHLOR-TRIPOLON ET ACIDE ASCORBIQUE comprimés METRETON pour un soulagement prompt et efficace avec le minimum d\u2019effets secondarres METICORTELONE (PREDNISOLONE) AVEC GLUCONATE DE CHLOR-TRIPOLON METRETON pour pulvérisation nasale pour un soulagement rapide de la congestion et de l\u2019écoulement du nez sk eus oO METRETON Crñicoid-Anubistamine Enongautéi NASAL SPRAY Composition: Comprimés METRETON, chaque comprimé contient 2.5 mg.de Meticorten (prednisone), 2 mg.de maléate de Chlor-Tripolon (maléate de chlorprophènepyridamine) et 75 mg.d\u2019acide ascorbique.Le Vaporisateur nasal METRETON, contient 2 mg.d\u2019acétate de Meticortelone (acétate de prednisolone) et 3 mg.de gluconate de Chlor-Tripolon dans chaque ccd\u2019un véhicule isotonique bien toléré.190 Tublets \u2019 METRETON {Caryizoid-Srtibistam \u201c Corapenéd) Présentation: Comprimés METRETON, en bouteilles de 30 et de 100.Vaporisateur nasal METRETON, bouteille compressible de 15 cc.en plastique \u2014 boîte individuelle.Eseh tablet contains 28 mg.prednisoné.ny, shinrpraghenpyrid amine o 78.ma.senorbie acid A ER) ° = fé _ CORPORATION LIMITED MONTREAL _ L'Union Méd.Canada XAXXVI Tome 87 \u2014 Avril 1958 ENFIN! UN TRANQUILLISANT DONT L'ACTION CESSERA LA SOMNOLENCE (oxanamide) pour la quiétude QUIACTIN \u2014 pris à la dose recommandée \u2014 un comprimé de 400 mg.q.i.d., assure une plus grande tranquillité avec moins de somnolence, ainsi qu\u2019une activité plus prolongée.! 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XXXVIII l'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Avril 1958 SOULAGE LES TIRAILLEMENTS D'ESTOMAC Pro-Banthine jugule rapidement la douleur, dans l'ulcère peptique Selon une étude clinique! poursuivie pendant deux ans par Lichstein et collaborateurs, et appuyée sur des observations personnelles très poussées, la Pro-Banthine (marque du bromure de propanthéline) produisit souvent un soulagement immédiat de la douleur due à l\u2019ulcère.Les patients (11 pour cent) qui ne réagirent pas à la thérapie Pro-Banthine d\u2019une manière satisfaisante, \u201cmanifestaient de l\u2019anxiété à un degré psychoneurotique\u201d.En outre de produire fréquemment un soulagement symptomatique immédiat, la Pro- Banthine réduit la motilité gastro-intestinale et diminue la sécrétion et l\u2019acidité du suc gastrique, tous facteurs importants dans la génération et l\u2019aggravation de l\u2019ulcère peptique.Ces actions de la Pro-Banthine, jointes à son efficacité évidente à hâter la guérison de l\u2019ulcère ?5, en font un adjuvant extrêmement précieux dans le traitement de l\u2019ulcère peptique.On suggère comme dose initiale une dragée à 15 mg.au cours des repas, et deux dragées au coucher.Une posologie plus élevée peut être nécessaire dans des cas sérieux, où l\u2019on peut alors prescrire deux dragées ou plus, quatre fois par jour.G.D.Searle & Co., Chicago 80, Illinois.La Recherche au Service de la Médecine.1.Lichstein, J.; Morehouse, M.G., and Osmon, K.L.: Am.J.M.Sc.232:156 (Aug.) 1956.2.Sun, D.C.H., and Shay, H.: (April) 1956.3.Rafsky.H.A.; Fein, H.D.; Breslaw, L., J.C.: Gastroenterology 27:21 (July) 1954.4.Schwartz, IR.: Lehman, E.; Ostrove, R.J.M.: Gastroenterology 25:416 (Nov.) 1953.5.Silver, H.M.: Pucci, H., and Almy, T.P.: New England J.Med.252:520 (March 31) 1955.Arch Int.Med.97:442 and Rafsky, and Seibel, G.D.SEARLE & CO.OF CANADA LTD., 247 QUEEN ST., E., BRAMPTON, ONT. L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Avril 1958 XXXIX 24 marches a un lit d\u2019hôpital Le moindre effort soutenu, tel que monter Le Peritrate est présenté sous quatre formes un escalier, met le malade angineux en pré- pour les besoins spécifiques de la plupart des sence d\u2019une question redoutable: \u201cArriverai- malades: Peritrate en comprimés de 10 mg.je jusqu\u2019au bout?\u201d et de 20 mg.; Peritrate avec phénobarbital (10 mg.et phénobarbital 15 mg.) pour obtenir une sédation; et le nouveau 80 mg.à Action Soutenue.L\u2019effort favorise l\u2019attaque .et la crainte d\u2019une attaque ralentit graduellement l\u2019activité du malade au point où la vie devient souvent anormale, même durant les périodes NOUVEAU : , libres d'attaques.Peritrate à Action Soutenue Enrayez le facteur crainte.Dans 4 cas sur Seulement 2 comprimés par jour suffisent en 5, la prophylaxie ordinaire au Peritrate réduit général pour assurer une protection de vingt- la fréquence et la gravité des attaques d\u2019an- quatre heures; un comprimé avant le déjeu- gine de poitrine, améliore l\u2019ECG et favorise ner, l\u2019autre avant le repas du soir.une meilleure tolérance à l\u2019exercice.Posologie habituelle: Un régime soutenu de Une nouvelle sensation de liberté redonne 10 à 20 mg.avant les repas et au coucher.au \u201ccardiaque handicapé\u201d une raison de vivre a et le sentiment d\u2019appartenir à son milieu; P itr t e il ne devra pas, toutefois, prendre de l\u2019exer- er à cice violent précédemment défendu.(Marque de tétranitrate de pentaérythritol) La prophylaxie au Peritrate est simple: WARNER-CHILCOTT 10 ou 20 mg.avant les repas et au coucher.Laboratories co.mime, ronan canon { # > 14 4 Do -on regarder plus avant semble satisfaisant 22 orsque tout Po pe b * 2 a.EY ns Je rec rches avec la collabor i on d opédistes canadi gl pemontre \u2018l'avantage, exp rer ae NO ved SET ere ô s- + \\y > Fa 0 > | & gE \u20ac Jus usqu 'à ces derniers temps, très peu de professionnels 4 mettaient en doute l'efficacité des bandes plâtrées orthopédiques.Il était convenu que ces bandes \u20ac étaient généralement satisfaisantes.oo - | Cependant, un groupe d\u2019 orthopédistes canadiens v vient de terminer a ce sujet une étude de trois ans et.demi _ dont les résultats ont été très révélateurs.ÿ Travaillant dans des hôpitaux universitaires reconnu, | ces spécialistes ont fait des centaines de moulages à \u2018l\u2019aide de bandes plâtrées de diverses qualités.Deux : conclusions importantes se dégagent d de | la synthése _ de leurs rapports: [ | Le ~~ Tout d\u2019abord, le \u2018nombre\u2019 \u2018de plâtres qui font ; \u2026 défaut et qu\u2019il faut renforcer ou remplacer est we + beaucoup plus élevé qu\u2019on ne\u2019 le soupgonnait., Cette constatation a mis en lumière la nécessité , d'augmenter la résistance des plâtres, surtout au \u2018début de leur séchage.- En second lieu, les médecins ont \u201cétabli, pour la première fois, des normes devant servir de base à la fabrication de bandes plâtrées orthopédiques | de qualité supérieure, et jusqu'à présent inexistantes, Ces en se basant sur ces données.qu\u2019on a \u2018mis au \u2018point les: bandes orthopédiques VELROC, d\u2019après une forme et un procédé entièrement nouveaux.\\ { Pour obtenir un rapport détaillé Vel ; 1 - 0 % >k Tel est, rapidement tracé, le groupe des maladies par auto-anticorps cytotoxiques.Mais il ne faut pas se dissimuler combien nos connaissances sont encore précaires.Ce n\u2019est pas simplement sur le résultat d\u2019un test déterminé et irrégulièrement positif, que le clinicien doit se permettre de classer le syndrome qu\u2019il observe dans le cadre des maladies par auto-anticorps.Il ne lui est pas possible non plus, d\u2019aller comme autrefois à la découverte, en essayant dans le sérum de ces malades, diverses techniques dont beaucoup sont d\u2019ailleurs délicates, pour détecter des anticorps \u2014 et de se satisfaire de résultats partiels ou passagers.Du reste, tous les travaux précédents ne sont pas tous rigoureusement établis, et il existe des résultats contradictoires, Kay, Luc- chesi et Ruthenford (46) en 1941 aux Etats- Unis n\u2019ont pu retrouver dans-le sérum de 78 KOURILSKY: MALADIES PAR AUTO-ANTICORPS l\u2019Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Avril 1958 scarlatineux, d\u2019anticorps fixant le complément, ou précipitant en présence d\u2019extrait de rein.Mon collaborateur Voisin en 1950 (47), n\u2019a pu provoquer chez les scarlatineux, du 3ème au 15ème jour de l\u2019éruption, aucune réaction intradermique positive consécutivement à l\u2019in- Jection d\u2019extrait aqueux d\u2019un rein de malade mort de scarlatine, contrairement à Schwent- ker et Comploier (12).Wedum et Wedum (48) en 1946, Fishel et Pauli 1949 (49), tous deux aux Etats-Unis, ne retrouvent pas les \u2018constatations faites dans la maladie de Bouillaud avec le sérum des malades par Kellett (33), Coburn et Pauli (34).Havens et Fickman 1950 (50) mettent en doute le caractère spécifique des réactions de fixation du complément observées dans les hépatites.Même sur le terrain plus rigoureux de l\u2019expérimentation animale, des échecs retentissants ont été éprouvés dans la reproduction de certains syndromes expérimentaux.Cavelti en 1945 (51, 52), à San-Francisco, chez des rats et des lapins respectivement immunisés par des extraits de rein correspondant, injectés en mélange avec des streptocoques hémolytiques tués \u2014 trouve à la fois des anticorps streptococciques et des anticorps antirein mis en évidence par diverses techniques: agglutination de particules de collodion recouvertes d\u2019extraits de rein par adsorption suivant la technique de Cannon et Marshall; agglutination de cellules isolées et méme précipitation avec de l\u2019extrait de rein en solution \u2014 Simultanément, mais chez le rat seulement, et deux semaines après la première injection d\u2019antigène, il constate une glomérulonéphrite aiguë rappelant celle de l\u2019homme ou la néphrite expérimentale de Masugi.En 1947 (53, 54) il pensait avoir mis en évidence par les mêmes méthodes (injection d\u2019antigène provenant du cœur, du tissu conjonctif et du muscle mélangé à des streptocoques tués), l\u2019apparition d\u2019anticorps anti-cœur et anti-tissu conjonctif, tout en provoquant des infiltrats inflammatoires de l\u2019endocarde et du tissu interstitiel au myocarde.Malheureusement de nombreux auteurs (Humphrey (55) ; Peck et Thomas (56), Rich L\u2019Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Avril 1958 (57), Voisin (47), n\u2019ont pu reproduire les expériences de Cavelti sur le rein \u2014 pourtant partiellement confirmées par Sprunt (58) (avec la toxine staphylococcique).Même en ce qui concerne les hormones, Collip en 1935 (59), a montré qu\u2019elles pouvaient se comporter parfois comme des antigènes hétérogénétiques, et donner lieu à la formation d\u2019anticorps pouvant se comporter comme auto-anticorps et réagir sur la glande endocrine correspondante chez l\u2019animal soumis à l\u2019injection.Par exemple Collip, Selye et Williamson 1938 (60) ont provoqué ainsi l\u2019involution ovarienne caractéristique de l\u2019hy- pophysectomie chez le rat, après l\u2019administration prolongée d\u2019hypophyse de mouton.Cet effet ne se produit pas chez les animaux immunisés \u2014 Mais dans beaucoup de cas, il n\u2019est pas possible de mettre en évidence les anti- hormones.* * * Il est donc d\u2019une nécessité formelle, s1 l\u2019on veut saisir la réalité et la validité du concept, de retourner aux travaux expérimentaux.C\u2019est pourquoi, en 1952, dans le laboratoire d\u2019Im- munopathologie, que j'ai fondé, j'ai chargé mon collaborateur Voisin de 1\u2019étude particulière de ce problème.Ses recherches ont porté sur le testicule et les spermatozoïdes, sur la peau, et sur le cerveau \u2014 accessoirement sur le foie, le cœur, la cornée et le cristallin.Le principe a consisté à 1) Injecter à des animaux, un extrait aqueux de l\u2019un de ses propres organes (extraits autologues).2) À mélanger celui-ci aux substances adjuvantes de Freund, comprenant de l\u2019huile de paraffine; contenant en suspension fine de la poudre de Bacilles tuberculeux tués en petite quantité et une substance émulsionnante plus ou moins proche de la lanoline qui permet à l\u2019extrait aqueux d\u2019organe de se disperser dans la phase huileuse sous forme d\u2019une émulsion du type eau dans l\u2019huile.3) A mettre en évidence ensuite deux phénomènes simultanés: d\u2019une part l\u2019apparition KOURILSKY : MALADIES PAR AUTO-ANTICORPS 397 d\u2019anticorps spécifiques de l\u2019organe, d'autre part des lésions électives de ce même organe.4) Une variante de l\u2019expérience, choisie par commodité, consiste à injecter de l'extrait d\u2019organe homologue provenant d\u2019un animal de même espèce.Si l\u2019on constate des lésions de l\u2019organe correspondant, en même temps que des anticorps spécifiques contre cet so-anti- gène, c\u2019est que ces derniers ont agi comme des auto-anticorps, puisqu\u2019ils se sont fixés dans l\u2019organisme même, qui les a élaborés.A) EXPÉRIENCES SUR LE CERVEAU Très vite en ce qui concerne le cerveau \u2014 nous avons reproduit facilement sur un lot de 30 cobayes \u2014 avec le mélange: Extrait de cerveau homologue et substances adjuvantes de Freund \u2014 les signes cliniques et anatomo- pathologiques caractéristiques, décrits par Kabat, Wolf, Bezer (1946) (26, 27) et Miss Morgan (61, 62).A partir du 15è7e jour, on voit apparaître une paraplégie avec incontinence sphinctérienne.Du point de vue anatomique, on constate une encéphalomyélite caractérisée par des lésions de la substance blanche (capsule interne); infiltrats péri vasculaires et zones de démyélinisation modérée.L\u2019étude immunologique démontre la présence dans le sérum, d\u2019anticorps anti-cerveau précipitants (floculants), et fixant le complément, et des anticorps anti-cerveau, agglutinant des particules de collotion adsorbées avec de l\u2019extrait de cerveau.En pratique, il n\u2019existe pas de parallélisme entre le taux des anticorps et le développement de la maladie chez le cobaye.Ce fait a été confirmé par Schwentker et Rivers 1934 (63), Rivers 1933 (56), Lumsden, Kabat et Wolff 1950 (65).Toutefois le parallélisme peut être retrouvé chez la souris (Olitsky, Casals, Murphy 1950 (66) \u2014 Paradoxalement chez le chien, le rapport entre le taux des anticorps et les lésions est en proportion inverse (Thomas, Patterson.Smitwick 1950) (67).Nous avons montré dans notre laboratoire, que l\u2019on pouvait retrouver le parallélisme chez 398 le cobaye en employant pour déccler les anticorps, la méthode du choc anaphylactique (68), selon la technique suivante: 3 semaines après l'injection initiale sensibilisante, on injecte 1 cc d'\u2019extrait aqueux du même organe: cette injection est insuffisante pour provoquer des troubles chez un animal non sensibilisé au préalable ou sensibilisé à un autre organe.Chez les animaux sensibilisés, la proportion des chocs a été de 4 sur 8 animaux dont un mortel.Le choc se produit en même temps qu\u2019apparaissent les signes d\u2019encé- phalomyélite, ou 8 jours après, mais non pas avant.Si l\u2019injection est faite 8 jours avant les symptômes cliniques, elle ne détermine pas de choc.Chez 2 animaux, une amélioration de l\u2019encéphalomyélite fut constatée après le choc, ce qui indique que l\u2019antigène injecté, a neutralisé les anticorps nocifs et arrêté l\u2019évolution.Nous n\u2019insisterons pas sur ces faits qui sont maintenant fermement établis.On sait qu\u2019il est impossible de transférer passivement la sensibilisation d\u2019organe à un animal sain ni par l'injection de sérum (Morgan 1947 (62); Hill 1949 (69); Kabat, Wolf, Bezer (1948) (27); Waksman-Morris- son 1951) (70) \u2014 ni par l\u2019injection de cellules selon la méthode de Chase (Hill, Kabat); mais Freund a réussi à transmettre la maladie expérimentale par parabiose (71).Par contre il existe une hypersensibilité retardée de la peau au tissu cérébral (Waksman et Morrisson 1950) (70) et aussi de la cornée.L'apparition de la maladie peut être empêchée par des substances dites antiallergiques, telles que la Cortisone (72), l'ACTH (73), ou le Salicylate de soude associé au paraminobenzoate de sodium (74).B) EXPERIENCES SUR LE TESTICULE Elles furent faites dans notre laboratoire et dans celui de pathologie expérimentale à l\u2019Institut Pasteur de Garche, par Voisin et Delaunay (75).L\u2019aspect des lésions est par- ticulierement saisissant.Nous rappellerons que sur les coupes nor- KOURILSKY : MALADIES PAR AUTO-ANTICORPS L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Avril 1958 males des tubes séminifères les cellules suivantes sont étagées de la périphérie au Centre: les spermatogonies, les spermatocytes, les spermatides, les spermatozoïdes.Si l\u2019on prépare un ertrait aqueuxr de testicule [par broyage au sable de Fontainebleau, puis congélation et décongélation, enfin centrifugation de 3000 tours pendant 30\u2019], et si l\u2019on fait à l\u2019animal 1 à 4 injections sous-cutanées ou intra-musculaires de 1.ce de cet extrait homologue ou de son propre testicule on obtient les résultats suivants dans 80/100 des cas: Sur le testicule restant, contrôlé quelques jours à 1 mois après la première injection, on observe la disparition des spermatozoïdes, «des spermatides et des spermatocytes, ces derniers sont groupés au milieu du tube séminifère et sont en voie d\u2019élimination.Seules restent les cellules de Sertoli.Les cellules de Leydig sont intactes.Si l\u2019on explore l\u2019épididyme, on constate que les cellules disparues des tubes s\u2019y retrouvent; des spermatocytes desquamés immatures sont visibles dans la lumière au lieu des spermatozoïdes habituels: il y a donc exfoliation des cellules immatures.Quant au mésenchyme, il n\u2019est pas intact; de place en place on observe des infiltrats périvasculaires.Les parois des vaisseaux elles- mêmes sont atteintes, et les lésions rappellent fortement celles de la périartérite noueuse.On peut se demander si ces lésions sont spécifiques d\u2019auto-sensibilisation.Il n\u2019est pas possible de le dire sans contrôle car il est facile de créer des lésions non spécifiques du testicule avec beaucoup d\u2019autres agressions expérimentales.1) L\u2019extrait de foie détermine des altérations presque identiques chez le cobaye (76), 2) De même, la toxine typhique, la colchicine chez le rat, 3) Les substances adjuvantes seules les déclenchent aussi \u2014 à la condition qu\u2019il y ait chez l\u2019animal un trouble organique important (fatigue, dépression, altération de la nutrition, atteintes organiques diverses) (76).Il ne faut jamais oublier que le testicule L\u2019Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Avril 1958 est un organe de choc, qu\u2019il est aussi sensible que les ganglions lymphatiques, vraisemblablement parce que, à notre avis, une intense activité mitotique existe dans les deux organes.4) D\u2019un autre côté, si l\u2019on prépare, chez des lapins, un sérum anti-testicule de cobaye et que l\u2019on injecte ce sérum immun à des cobayes, on n\u2019observe pas l'apparition de lésions testiculaires (Voisin et Delaunay) (75).On voit donc toute la difficulté que l\u2019on rencontre pour prouver la spécificité des lésions.Mais, cependant il existe de nombreuses preuves qu\u2019une partie au moins des lésions est certainement spécifique.a) On ne les retrouve pas chez les témoins {Freund) (78), b) Elles sont corrélatives de l\u2019apparition d\u2019anticorps spécifiques.En effet Voisin (47, 79) a pu démontrer l\u2019existence d\u2019auto-anti- corps anti-testiculaires au moyen des tests suivants: 1) Immobilisation des spermatozoïdes en présence du sérum de ces animaux et des spermatozoïdes du même cobaye (auto-sen- sibilisation) ou d\u2019un autre cobaye (iso-sen- sibilisation).Mais une difficulté imprévue survint: le sérum frais s\u2019est lui-même montré toxique pour les spermatozoïdes homologues (ce qui n\u2019a été signalé ni par Metalnikoff, ni par Freund).Décomplémenté il n\u2019est plus torique.Il en est de même pour le sérum des cobayes i1mmu- nisés.Puisque la présence du complément est indispensable à la réaction d\u2019immobilisation, c\u2019est donc que le complément, ou une substance qui lui est liée, est toxique.Il paraissait impossible de sortir de cette impasse; nous en trouvâmes cependant le moyen en décom- plémentant, puis en ajoutant une très petite quantité de complément (en l\u2019espèce 1 ou 2 gouttes de sérum frais): nous vîmes réapparaître la toxicité.Mais cette fois, elle est élective pour les seules cellules qui ont fixé l\u2019anticorps, lorsqu\u2019on les met en présence des sé- KOURILSKY : MALADIES PAR AUTO-ANTICORPS 399 rums immuns.La toxicité est au contraire nulle pour les cellules mises en, présence de sérums non immuns.Cette expérience confirme donc la conception de Bordet.2) Epreuve de précipitation interfacriale.La mise en présence du sérum et de l\u2019antigène donne à la surface de séparation des anneaux de précipitation (Ring tests) positifs.Ceux-ci disparaissent, si l\u2019on absorbe l\u2019anticorps spécifique par l\u2019antigène (extrait de testicule) : après mise en contact, on centrifuge et on recommence le test avec le surnageant, mis au contact de l\u2019antigène: 1l ne se produit plus aucun anneau de précipitation.3).Epreuve du choc anaphylactique (68).On obtient 39% de résultats positifs (chocs typiques) ; 17% des cas de chocs mortels aussi bien chez les mâles que chez les femelles.I] nous faut souligner ici un fait intéressant : les femelles se sensibilisent plus facilement.Cette discordance peut s\u2019expliquer par le fait que les anticorps ne pouvant se fixer sur le testicule, restent en circulation.D'autre part, les substances adjuvantes de Freund, ne sont pas indispensables pour faire apparaître le type spécial d\u2019anticorps circulants que sont les anticorps anaphylactiques; une seule in- Jection intraveineuse de sérum peut suffire.Dans toutes les expériences, le déclenchement du choc se fait par l'injection intraveineuse de 1 ce d\u2019extrait testiculaire aqueux.Nous avons été ici servis par le fait que l\u2019extrait de testicule n\u2019est pas toxique par voie intraveineuse, contrairement à d\u2018autres organes (le poumon par exemple).Les résultats que nous avons obtenus dans notre laboratoire sont indiseutables, ils peuvent être reproduits à la triple condition suivante: a) que les animaux aient pris du poids pendant la période de sensibilisation, b) que la sensibilisation soit très forte: d\u2019ou la nécessité de multiplier les injections préparantes, c) que l'injection déclenchante d\u2019extrait soit suffisamment diluée.Ces conditions étant remplies l\u2019injection d\u2019extrait aqueux de testicule, inoffensive, chez les témoins, déclenche des chocs chez les 400 cobayes sensibilisés, dans la proportion de 40 à 50/100- (mortels: 20/100).Les travaux de Voisin publiés en 1951 et 1955 (79) ont été confirmés depuis par Freund, Lipton et Thomson en 1954 (85).4) Enfin une autre démonstration de l\u2019existence des anticorps a été donnée: celle de l\u2019anaphylaxie locale passive, décelable par le test d\u2019Ovary maintenant classique.La technique est simple: on injecte dans le derme du dos d\u2019un petit cobaye blanc, neuf, les sérums étudiés (censés contenir un anticorps anti- spermatozoïde) et des sérums témoins.On repère chaque lieu d\u2019injection en l\u2019entourant d\u2019un trait de crayon dermographique.Dix-huit heures après, on injecte dans la veine, une suspension de Bleu d\u2019Evans (0,60 mi.a 5/1000) additionnée d\u2019un ml.(ce) d\u2019antigène (la concentration de l\u2019antigène correspondant à la totalité des spermatozoïdes provenant d\u2019un épididyme).Partout où le conflit Antigène-Anticorps survient, on constate localement des altérations capillaires et des troubles de la perméabilité vasculaire, qui conduisent à l\u2019issue du colorant hors des vaisseaux: le tissu environnant prend ainsi une teinte bleue.C) Les expériences faites au laboratoire avec D'AUTRES ORGANES (le rein et le cœur), pour chercher à mettre en évidence de la même manière les auto-anticorps, ont été toutes négatives.D) Par contre, nous insisterons sur la PEAU, parce que les recherches faites dans notre laboratoire ont apporté sur ce point particulier des précisions intéressantes.Un premier fait fut signalé par Heicht, Sulzberger et Weil en 1943 (80).Ces auteurs avalent trouvé des auto-anticorps anti-peau chez des lapins qui avaient reçu un mélange de peau et de toxine staphylococcique.Mais leurs extraits de peau faits sans précautions spéciales pouvaient n\u2019être pas stériles et contenir des antigènes bactériens susceptibles de troubler l\u2019expérience.Un deuxième fait inédit fut apporté de façon imprévue par Voisin et Maurer dans notre laboratoire (81) au cours d\u2019une recher- KOURILSKY : MALADIES PAR AUTO-ANTICORPS L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Avril 1958 che ayant un tout autre but: l\u2019étude du mécanisme de l\u2019échec des homogreffes.L\u2019expérience était la suivante: 14 lapins reçurent un broyat de peau d\u2019un lapin À futur donneur, mélangé avec des substances du type Freund.Chez 6 de ces lapins fut greffé un fragment de peau provenant des lapins À qui avaient servi à préparer l'injection sensibilisante.Les greffons moururent beaucoup plus rapidement (7 jours au lieu de 12) ce qui en passant démontre l\u2019importance des phénomènes im- munologiques de sensibilité dans le rejet accéléré de la seconde greffe (second set phenomenon).Deux mois après, les animaux étant restés au laboratoire pendant les vacances, on s\u2019aper- cut au retour que les 6 lapins précédents (qui avaient reçu à la fois l\u2019injection préparante homologue de peau et la greffe) présentaient une dermatose avec chute des poils et amincissement de la peau.Histologiquement, on constate la desquamation de l\u2019épithélium, son amincissement extrême, la nécrose des follicules pileux de surface, avec repousse de jeunes follicules sous jacents.Or ces phénomènes n\u2019existaient pas chez les animaux qui avaient reçu les seules substances adjuvantes, ni chez ceux qui n\u2019avalent pas reçu d\u2019homogreffe ultérieure: tout se passe donc comme si celle-ci avait agi comme injection de rappel.D'autre part, les lapins donneurs de peau vivants dans les mêmes cages étaient indemnes.De même les animaux du clapier servant à d\u2019autres expériences, et ceux qui provenaient d\u2019un autre élevage: celui de l\u2019Ecole Vétérinaire d\u2019Alfort.L'aspect de cette dermatose était inconnu des vétérinaires spécialisés; les examens bactériologiques n\u2019ont pas montré de mycose, ni d'infection définie.Pour prouver qu\u2019il s'agissait bien d\u2019une dermatose par auto-anticorps, une autogreffe fut faite sur les mémes animaux.Or apres plus d\u2019un millier de greffes, nous savons comme tous ceux qui ont travaillé dans le même domaine, que l\u2019autogreffe prend toujours (nous ne comptons que 3 à 4 échecs sur plus d\u2019un millier, du fait d\u2019infection).Icz la greffe mourut, le douzième jour; son évolution rap- L\u2019Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Avril 1958 pelant celle d\u2019une homogreffe.Seule la partie centrale a survécu, tout le reste s\u2019est résorbé.Malheureusement l\u2019étude humorale n\u2019a pas été faite, le phénomène s\u2019étant produit pendant les vacances, mais l\u2019échec des autogreffes est un argument puissant en faveur de l\u2019existence vraisemblable chez ces animaux d\u2019anticorps contre leur propre peau, donc d\u2019auto-anticorps.E) Pour ce qui est DES AUTRES ORGANES el en particulier du CRISTALLIN nos expériences n\u2019apportent rien de plus que les résultats de Hektoen et Schulof (1924) (20), qui ont montré que les protéines cristalliniennes peuvent être iso-antigéniques.Rappelons que Burky en 1934 (21) mélangea du cristallin de lapin avec la toxine staphylococcique, injecta le tout chez des lapins et provoqua l\u2019apparition de précipitines anti- cristallin en grande quantité dans le sérum et l\u2019apparition simultanée d\u2019un syndrome clinique qui était une véritable réplique de l\u2019affection humaine.Swift et Schultz (82) ont confirmé en 1936 ces expériences (cataracte).Mais la plus belle démonstration fut peut-être celle de François (de Louvain) (1941) (16) qui injecta des broyats de cristallin de bœuf \u201c ou de cheval, à des lapins, avant et pendant la gestation et qui provoqua l'apparition d\u2019opacités cristalliniennes évidentes chez les lapereaux nouveaux-nés.Enfin des résultats anatomiques sérologi- ques paraissant probants ont été obtenus par Witebski (83, 84), sur le corps thyroïde.* x * Nous avons donc pu dans notre laboratoire, avec Guy Voisin démontrer la réalité des autoanticorps testiculaires, ce qui fut retrouvé par \u2018Freund; confirmer les travaux de Kabat pour l\u2019encéphalomyélite et apporter des faits nouyeaux concernant la peau.Il nous faut conclure que certains organes- dont le cristallin, le cerveau, le testicule, les hématies peuvent'être autoantigéniques.Il est en effet possible pour chactin d\u2019eux de reproduire expéri- mentälemert à.la fois Cie, KOURILSKY : MALADIES PAR AUTO-ANTICORPS 401 1) une lésion spécifique de l\u2019organe, et siègeant uniquement sur celui-ci (sauf dans le cas des hématies), 2) l\u2019apparition d\u2019anticorps.Essayons maintenant de situer ces constatations dans le cadre général de nos connaissances actuelles en immunologie.Nous chercherons à dégager des faits précis qui éclaireront les cliniciens sur les conditions biologiques générales requises pour que puissent se développer, chez l\u2019homme, les maladies par auto-anticorps.Examinons d\u2019abord quelques objections à la théorie des maladies des auto-anticorps.L'existence démontrée d\u2019auto - anticorps ébrèche évidemment les principes fondamentaux de l\u2019immunologie classique.Pour qu\u2019une substance soit antigénique, il fallait classiquement a) qu\u2019elle ait une grosse masse moléculaire, b) qu\u2019elle soit de nature protéique, c) et d\u2019origine exogène.C\u2019est pourquoi les objections théoriques à la possibilité de développement d\u2019auto-anticorps secondaires à la désintégration de substances issues du même organisme, étalent récusées par Ehrlich qui voyait dans les conditions énumérées ci-dessus, la preuve de l\u2019impossibilité d\u2019une autodestruction de l\u2019organisme au moyen d\u2019anticorps.Or nous savons aujourd\u2019hui, que les deux premières conditions ne sont ni nécessaires, ni suffisantes.Quant à la troisième, elle ne l\u2019est pas non plus.Mais on peut formuler contre le rôle nocif des auto-anticorps, tout en.admettant leur existence, des objections fondées sur certaines conditions de leur apparition et notamment sur l\u2019absence de parallélisme entre le taux des anticorps circulants-et des lésions observées, 5 A première vue :Yargument: est sérieux.Mais il ne résiste pas à un examen méthodique.Tout d\u2019abord, il n\u2019est pas.toujours vrai (Voisin l\u2019a montré dans les encéphalomyélites expérimentales).D'autre part, même s\u2019il ya absence de parallélisme; deux raisons valables peuvent l\u2019expliquer; puisque l\u2019auto-anticorps ne peut: être eytotoxique qu\u2019à la condition, de, 402 se fixer sur l'organe correspondant, son taux sanguin sera toujours très bas.Il est d'autre part possible qu\u2019il y ait des auto-anticorps nocifs, différents des anticorps circulants décelés par nos méthodes immunologiques.Mais quelle que soit la raison que l\u2019on donne de ces discordances, il y a un argument fondamental et qui ne peut être récusé, en faveur du rôle cytotoxique des auto-anticorps, quelqu\u2019en soit la nature \u2014 et qui ne peut être expliqué que par ce mécanisme auto-antigénique: c\u2019est le caractère toujours électif des lésions, lesquelles sont localisées dans l\u2019organe correspondant à l\u2019extrait injecté.Etudions maintenant le mécanisme de la formation de l\u2019auto-sensibilité.Nous étudierons successivement les problèmes concernant les auto-antigènes puis ceux qui concernent les auto-anticorps.A.PROBLÈMES CONCERNANT LES AUTO-ANTIGÈNES.a) Quelle est la nature cytologique et chimique des auto-antigènes?Elle est variable.En ce qui concerne le testicule, Freund (1953) (85) les aurait localisés dans la fraction mitochondriale, mais, dans notre laboratoire avec G.Voisin et Mlle Toullet, nous les avons trouvés dans une fraction non protéique et vraisemblablement polysaccharidique extraite des spermatozoïdes de cobaye.Dans le lupus érythémateux, ce sont, d\u2019après Miescher (86), des nucléoprotéines.Dans le cerveau, ce peuvent étre les protéoli- pides de Folch.Dans le rein c\u2019est la substance de la membrane basale des capillaires glomé- rulaires, qui est responsable de l\u2019hétéro-anti- génicité donnant naissance à des sérums né- phrotoxiques (Greenspoon).b) Mais pourquoi ces substances chimiques, existant normalement dans l\u2019organisme, deviennent-elles antigémiques?Comment, en d\u2019autres termes, naît l\u2019auto-antigénicité?1) Il faut immédiatement souligner un point essentiel révélé par l\u2019expérimentation.KOURILSKY : MALADIES PAR AUTO-ANTICORPS L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Avril 1953 L\u2019auto-antigénicité a chance de s\u2019observer lorsqu\u2019on a modifié d\u2019une certaine façon les substances d\u2019un organe et notamment au moyen du mélange de Freund.Les substances constituant ce mélange sont extrêmement précieuses et parmi elles la présence de substances extraites du Bacille de Koch est indispensable.Sans doute ces substances adjuvantes provoquent aussi un ralentissement de la résorption de l\u2019antigène, en déterminant la formation d\u2019un granulome inflammatoire autour du lieu d\u2019injection; de plus, comme l\u2019a montré Ramon en 1926, elles augmentent considérablement la réponse immunitaire de l\u2019organisme.La simple manipulation des extraits suffit parfois à déclencher l\u2019auto-antigénicité, quoique à un bien moindre degré qu\u2019en utilisant les substances adjuvantes.Il faut donc qu\u2019il y ait au départ une modification de la molécule qui est destinée à devenir ensuite auto-antigénique.2) L\u2019expérimentation montre ici un deuxième fait capital: l\u2019inégalité des différents organes devant ces modifications imtratrices.Les uns deviennent très vite et très facilement antigéniques, les autres beaucoup plus difficilement.Parmi les premiers il faut incontestablement placer le cerveau, le cristallin, le testicule et peut-être la thyroïde qui sont si faciles à modifier qu\u2019ils sont pratiquement spontanément antigéniques, sans aucun traitement préalable.Cherchons à savoir pour quelles raisons leur altération est si facile.Ces organes ont en commun certains caractères importants.1) Leur isolement circulatoire du reste de l\u2019organisme.Le cerveau est isolé par la barrière hémato-encéphalique; pour le cristallin, un dispositif analogue joue le même rôle.En ce qui concerne le testicule, la lignée spermatique est isolée à l\u2019intérieur des tubes sémi- nifères.2) Leur isolement métabolique.Ces organes ne participent plus à l\u2019élaboration des protoplasmes vivants.Il y a absence de re- I Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Avril 1958 production et de synthèse protéique, dans ces cellules qui sont parvenues au stade terminal de leur évolution ontogénétique.Il en est d\u2019ailleurs de même pour les hématies et, à un moindre degré, pour les leucocytes.3) Leur isolement embryologique.Les conditions précédentes correspondent en effet à des situations embryologiques constituées bien .avant l\u2019âge adulte.Le cristallin, chez l\u2019embryon, s\u2019isole très vite à partir de la placode cristallinienne.Quant au testicule, des faits très remarquables ont été récemment mis à jour, les lignées donnant naissance aux gontes sont différenciées très tôt.Dès la première division de maturation, une des cellules filles dans certaines espèces, possède un idiosome, qui est absent dans l\u2019autre.La division se continue sur le même type, donnant à chaque fois naissance à une cellule avec idiosome, et à une cellule sans idiosome.A un moment donné, la division devient uniquement idiosomi- que et donne naissance a la lignée gonique.Pour ce qui est du cerveau, la barriére hémato encéphalique se constitue bien avant que l\u2019organisme soit capable d\u2019élaborer des anticorps.La myéline n\u2019apparaît qu'après que l\u2019organisme a dépassé le stade de tolérance spécifique acquise.Pour comprendre l'importance de cette succession il nous faut rappeler ici des notions toutes récentes.On sait en effet, depuis les expériences de Billingham, Brent et Medawar (88), que lorsqu\u2019on injecte à des embryons de souris blanches, par voie intra- utérine, des leucocytes de souris noires (il s\u2019agit de deux lignées génétiquement pures), on rend possible la greffe ultérieure de peau de souris noire sur les souriceaux blancs \u2014 et cette greffe ne meurt pas, ce qu\u2019elle ferait inéluctablement en l\u2019absence d\u2019une telle préparation.Tout se passe comme si les cellules embryonnaires apprenaient à «reconnaître » leur patrimoine; contre celui-ci elles ne forment pas d\u2019anticorps.L\u2019antigène étranger est accepté pendant la vie embryonnaire; il ne l\u2019est plus, le dixième Jour après la naissance.KOURILSKY : MALADIES PAR AUTO-ANTICORPS 403 Mais, si certaines cellules de l\u2019organisme sont 2solées de la circulation générale, elles ne sont pas reconnues et des anticorps peuvent être formés contre elles, dans l\u2019organisme adulte.Tel est bien le cas des cellules précédentes (cerveau, cristallin, testicule).Leur isolement explique qu\u2019il n\u2019y ait pas d\u2019auto-anticorps à l\u2019état normal.Pour qu\u2019il s\u2019en produise, il faut en effet qu\u2019il y ait pénétration de l\u2019antigène, soit artificiellement (par voie expérimentale), soit naturellement, à la suite d\u2019une atteinte traumatique ou torique portant sur l\u2019un de ces organes.Une des substances constitutives passe dans le sang et contre celle-ci vont s\u2019édifier les anticorps.Il semble done qu\u2019une des conditions essentielles pour qu\u2019une substance de l\u2019organisme puisse être antigénique soit l\u2019autonomie im- munologique de cette substance, c\u2019est-à-dire son caractère presque étranger à l\u2019organisme auquel elle appartient.Pour d\u2019autres organes au contraire, tels que le foie et le tissu conjonctif, l\u2019antigénicité est beaucoup plus difficile à créer.En ce qui concerne, le rein, Greenspon (89) a montré que la membrane basale du bouquet glomérulaire est effectivement antigénique et qu\u2019elle est responsable de l\u2019apparition des hétéro-anticorps cytotoxiques.Kaplan avec la méthode de Coons a montré qu\u2019il y avait fixation des globulines humaines au niveau de la membrane chez des sujets atteints de glo- mérulonéphrite.Il est possible, qu\u2019il y ait de ce fait, développement d\u2019anticorps au dépens d\u2019un antigène et fixation sur place.En tous les cas c\u2019est l\u2019une des substances formatrices de la membrane basale qui est devenue antigé- nique.Quelques éléments ont été réunis également pour le fore.C) I nous faut nous poser encore une troi- seme question.Qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019organes faciles ou difficiles à rendre antigéniques, comment imaginer ce qui se passe durant la dénaturation, dont nous avons démontré la nécessité?Il faut ici se souvenir d\u2019un fait très important, que nous avons retrouvé au laboratoire après beaucoup d\u2019auteurs: ce n\u2019est pas seule- 404 ment à partir d\u2019un auto-antigène, que s\u2019élaborent les anticorps agissant comme auto-anti- corps \u2014 c\u2019est-à-dire qui sont capables de se fixer électivement, sur l\u2019organe à partir duquel l\u2019antigène a été préparé.On peut en effet utiliser un organe provenant d\u2019un animal de même espèce (iso-anti- gène) pour obtenir l\u2019encéphalomyélite; il en, est de même pour la dermatite allergique des lapins que nous avons décrite en 1954, et aussi pour les lésions testiculaires chez le cobaye.Si donc un anticorps possède la propriété élective de se fixer sur le tissu à partir duquel l\u2019antigène a été fabriqué même chez un individu différent de celui qui a donné le tissu c\u2019est qu\u2019il existe un motif chimique commun entre l\u2019auto-antigène et l\u2019iso-antigène.L\u2019individu étant différent et le résultat étant le même, il s\u2019agit done d\u2019une substance spécifique de l\u2019organe.Mais il y a plus: on peut faire élaborer à un organisme donné, des auto-anticorps pouvant se fixer sur un organe déterminé et seulement sur celui-là \u2014 en injectant un antigène fait du même organe, prélevé dans des espèces différentes (hétéro-antigènes).Nous en donnerons trois exemples.Citons tout d\u2019abord une expérience personnelle récente, faite dans notre laboratoire.L\u2019injection d\u2019extraits de testicule et de spermatozoïdes de lapins, rats, souris est faite à des cobayes.Dans le sérum de ceux-ci, on met en évidence, au moyen du test d\u2019Ovary, des anticorps anti-testicules et anti-sperma- tozoïdes de cobaye \u2014 et aussi au moyen du test de précipitation interfaciale.Rivers, puis Kabat ont reproduit l\u2019encéphalite allergique démyélinisante chez le singe après injection de cerveau de lapin.Enfin, nous avons vu que.François avec le cristallin de bœuf ou de cheval injecté aux lapines ges- tantes a provoqué des opacités cristalliniennes chez le lapereaunouveau-né.> Une conclusion:s\u2019impose donc: Il y'a dans le même organe \u2018d\u2019autres /espèces, des motifs antigéniqües communs qui provoquent la naissance d'anticorps; lesquéls se\u2018ifixent sur les KOURILSKY : MALADIES PAR AUTO-ANTICORPS L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Avril 1958 motifs similaires du même organe, chez le sujet en expérience.Mais il y a plus encore: les motifs antigé- niques spécifiques d\u2019organe peuvent se retrouver dans d\u2019autres organismes entièrement différents de l\u2019organisme récepteur.Par exemple certains antigènes bactériens possèdent un ou plusieurs éléments en commun avec certaines substances tissulaires de l\u2019organisme récepteur.L\u2019acide hyaluronique est commun au Streptocoque et au tissu conjonctif et on conçoit que chez l\u2019organisme infecté, des anticorps spécifiques soient élaborés vis-à-vis de l\u2019acide hyaluronique du Streptocoque et puissent, peut-être aller se fixer sur l\u2019acide hyaluronique du tissu conjonctif de l\u2019hôte.Heidelberger en 1954 (90) a montré que le sérum d'animaux immunisés contre certaines souches de pneumocoques présentaient un anticorps précipitant le glycogène, quelle que soit l\u2019origmne, animale ou végétale, de ce dernier.Les faits précédents doivent permettre de comprendre quelles sont les modifications né- cessalres pour qu\u2019une substance devienne auto-antigénique.Ils démontrent en effet, qu\u2019il existe certains motifs (portions immu- nologiquement actives des molécules) portés par les constituants d\u2019un organe; se retrouvant dans les espèces différentes; et qu\u2019ils sont jusqu\u2019à un certain point indépendants de l\u2019espèce et de l\u2019individu quai les contient.Ils confèrent à la molécule qui les porte leur spécificité antigénique.Mais ils n\u2019acquièrent la capacité d\u2019être antigéniques, qu\u2019à la condition que les motifs qui l\u2019entourent dans la même molécule, et qui donnent à l\u2019organisme la spécificité d\u2019individu (ceux-ci sont vraisemblablement présents dans tous les tissus) soient détachés de l\u2019édifice moléculaire.Les modifications nécessaires à l\u2019apparition de l\u2019auto-antigénicité, consisteraient donc, selon nous, à démasquer les motifs antigéni- ques responsables, de la spécificité d\u2019organe, et à masquer simultanément les motifs antigéni- ques responsables de la spécificité d\u2019individu.Cette supposition est très vraisemblable.car des exemples de processus: de ce::genre, L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Avril 1958 existent dans le domaine des antigènes microbiens ou des groupes sanguins.Par exemple, la susbstance A de la salive du cheval, porte la double spécificité A et Forssman.Un traitement par la formamide masque la première et exalte la seconde.De même McCarty (1957) (91) aux Etats-Unis, vient de démontrer que, si des variétés mutantes de streptocoques sont traitées par des diastases, on peut démasquer la spécificité de groupe qui n\u2019était pas apparente avant l\u2019action de la diastase.Telle est la ligne des prochaines expériences destinées à établir les mécanismes chimiques qui, chez l\u2019homme réalisent ce processus et déclenchent la maladie.On peut chez lui, dans certains cas retrouver à la base de ce changement, des modifications virales \u2014 comme dans l'hépatite infectieuse par exemple; ou toxiniques (expérience avec la toxine staphylococcique ou streptococcique) ou bactériennes (beaucoup d\u2019expériences créatrices d\u2019auto- anticorps ont nécessité l\u2019emploi de bactéries pour dénaturer la molécule d\u2019organe).B.PROBLÈMES CONCERNANT LES AUTO-ANTICORPS Une fois la molécule devenue antigénique, elle exerce à l\u2019intérieur de l'organisme les modifications générales de toute substance étrangère à son milieu intérieur, et donne naissance à des anticorps.a) Formation.Comme les autres anticorps \u2014 et selon le même mécanisme général les auto-anticorps s\u2019élaborent dans les cellules; cellules plasmocytaires pour les anticorps cir- culants; cellules mononucléées pour les anticorps sessiles.La possibilité d\u2019une formation locale n\u2019est toutefois impossible.En effet, dans les expériences de Freund, lorsqu\u2019on injecte sous la peau un broyat de cerveau, 1l y a formation locale d\u2019un granulome, et il est vraisemblable que les cellules inflammatoires peuvent former les anticorps: Ce point demande a être éclairel.b) Nature.Il s\u2019agit d\u2019anticorps spécifiques d\u2019organe et non d\u2019individu.KOURILSKY : MALADIES PAR AUTO-ANTICORPS 405 Nous avons vu qu\u2019on peut les fabriquer avec un hétéro-antigène et que le sérum de cobaye préparé avec les testicules de lapin, de rat et de souris, réagit sur les spermatozoïdes de cobaye.Il s\u2019agit done d\u2019anticorps anti-organe.Inversement lorsqu'on injecte au cobaye son propre testicule (comme le fait Voisin), le sérum de celui-ci, éprouvé contre des extraits testiculaires de lapin, avec la méthode d\u2019Ovary, donne une réaction positive.Ceci démontre, qu\u2019avee un auto-anti- gêne, on a fait des hétéro-anticorps anti-orga- ne.Ce phénomène n\u2019a toutefois pas encore été obtenu avec la souris ou avec le rat.Cette expérience constitue la démonstration que les auto-anticorps ne sont et ne peuvent être sans doute que des anticorps anti- organes.Ils s\u2019opposent donc, dans le cadre des anticorps cytotoxiques, aux anticorps qui provoquent l\u2019échec des homogreffes.Ceux-ci en effet sont essentiellement des anticorps anti-individus dont l\u2019action s\u2019exerce indépendamment de l'organe.Une très belle démonstration en a été donnée par une expérience faite par Medawar (92) chez le lapin.Voisin et Maurer l\u2019ont reproduite dans notre laboratoire chez le cobaye.Le phénomène de l\u2019élimination accélérée d\u2019une greffe de peau provenant d\u2019un lapin B (connu sous le nom de second set phenomenon) se produit chez un lapin À; soit a la suite d\u2019une première homogreffe provenant du lapin B; soit après une injection de leucocytes du même donneur B.Mais si le lapin A a reçu une greffe préalable d\u2019un autre lapin C et s\u2019il reçoit une greffe de B, 1l ne la rejettera pas plus vite.Un même type d\u2019expérience a été fait, chez le chien, en utilisant des greffes de peau et de rein (Simonsen; Demp- ster).C\u2019est donc le facteur individuel qui prime.ec) Siège.D'autre part le siège des anticorps en cause dans l\u2019échec des homogreffes est différent de celui des auto-anticorps.Ce sont essentiellement des anticorps antracellu- lavres et ils peuvent être transmis passivement par transfert cellulaire à un autre ani- 406 mal, celui-ci rejettera alors la greffe plis vite, exactement comme s\u2019il avait été précédemment greffé (expérience de Voisin et Maurer) (93, 94).Les auto-anticorps, au contraire, sont sans doute essentiellement des anticorps cireu- lants, (nous en avons donné tout à l\u2019heure la démonstration).Mais on sait que B.Waksman, Jr (70) au cours des encéphalomyélites expérimentales, a mis en évidence une byper- sensibilité à type retardé \u2014 qui, est en géré - ral due à des anticorps intra-cellulaires.Il n\u2019est pas impossible qu\u2019il y ait, à la fois parmi les auto-anticorps, deux types, chacun provenant de l\u2019action de l\u2019antigène sur un système cellulaire différent.Mais dans le cas des homogreffes, un seul type intervient: l'anticorps cellulaire.d) Mode d\u2019action.Il est vraisemblable que l'auto-anticorps cst nocif, parce qu\u2019il se combine à l\u2019antigène dans la cellule qui le contient: il exerce alors une action cytotoxi- que.Son mode d\u2019action est donc apparemment différent de celui des anticorps responsables de l\u2019hypersensibilité du type immédiat ou anaphylactique agissant par libération d'une substance de type histaminique provoquant des réactions surtout au niveau des vaisseaux et des muscles lisses, et de celui des « anticorps » intra-cellulaires responsables de l\u2019hypersensibilité de type retardé ou tuberculinique où l\u2019anticorps est intra-cellulaire et l\u2019antigène extracellulaire.Mais il est vraisemblable que le conflit auto-anticorps + antigène tissulaire entraînera, après la première action cytotoxique, les réactions communes aux phénomènes allergiques banaux résultant d\u2019un conflit antigène- anticorps quelconque « in vivo ».Ce point demande de nouvelles recherches.Corclusions Telle est la position actuelle du problème de l\u2019auto-antigénicité.Nous la résumerons dans les propositions suivantes: 1) Toute agression qui démasquera dans la molécule les motifs immunologiques de la spécificité d\u2019organe (normalement masquée par KOURILSKY : MALADIES PAR AUTO-ANTICORPS l'Union Mc\u2018d.Canada Tome 87 Avril 1958 la spécificité d\u2019individu dans tous les tissus).aura toutes les chances de déclencher un processus d\u2019auto-immunisation.2) Notre attention doit maintenant se concentrer sur l\u2019étude des modifications physico- chimiques nécessaires pour induire cette transformation, si nous voulons agir préventivement.3) Une fois la condition créée en effet, la lésion de l\u2019organe correspondant est inévitable ct conduit à son auto-destruction, sans qu\u2019on puisse agir autrement que par les anti- inflammatoires (cortisoniques) lesquels ne touchent pas à la cause.4) Les lésions de l\u2019organe atteint ct les désintégrations chimiques qui en résultent, produisent également des désordres généraux multiples surajoutés.C\u2019est cet ensemble qui constitue le tableau clinique des maladies par auto-anticorps.Celles-ci semblent primitives du fait de la ténuité du facteur dénaturant.L'évolution est progressive et sujette à des poussées et à des rechutes.5) Il faut être très exigeant du point de vue immunologique et s\u2019appuyer sur toute la gamme des techniques, pour déceler les anticorps (déviation du complément, agglutination de corpuscules recouvertes d\u2019antigène, ete.).Ces recherches sont nécessairement difficiles, parce que l\u2019anticorps est fixé sur les cellules électives, et parce qu\u2019il y en a très peu dans le sang circulant.L\u2019hypersensibilité retardée attestée par l\u2019intradermo-réaction est également un test, mais s\u2019il est isolé, il ne peut suffire à établir la preuve.6) Mais pour être certain que la maladie est due à des auto-anticorps, il faut, comme l\u2019ont fait les premiers cliniciens passer à l\u2019expérimentation.+ * * BIBLIOGRAPHIE (1) S.METALNIKOFF: Ann.Inst.Pasteur, 14: 577-589, 1900.(2) J.HULOT et F.RAMOND: C.R.Soc.de Biol.53: 1133-1134, 1901.(3) N.FIESSINGER : Thèse Méd., Paris, 1908. 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PAR AUTO-ANTICORPS 407 (35) H.BROKMAN, J.BRILL et J.FRENDZEL: C.R.Soc.de Biol., 120: 372, 1935.(36) P.A.CAVELTI: Proc.Soc.Exper.Biol.and Med., 60: 379, 1945.(37) J.LANSBURY, W.R.CROSBY et C.T.BELLO: Am.J.Med.Sc., 220: 414, 1950.(38) P.MIESCHER: J.Suisse de Méd., 83: 1042, 1953.(39) L.WILSON: Proceed.Soc.for Exper.Biol.and Med., 85: 652, 1954.(40) A.DURUPT, J.LAGARDE et P.BREGOU: C.R.Soc.Biol., 120: 852, 1935.(41) I.THOMAS, E.C.CURNEN, G.S.MIRICK, J.E.ZIEGLER et F.L.HORSFALL: Proc.Soc.Exper.Biol.and Med., 52: 121, 1943.(42) E.WIDAL, P.ABRAMI et M.BRULE: C.R.Soc.de Biol, 64 : 655, 1908.(43) G.GUILLAIN et J.TROISIER: C.R.Soc.de Biol., 67: 463, 1909.(44) P.F.WAGLEY et W.B.CASTLE: Proc.Soc.Exper.Biol.and Med, 72: 411, 1949.(45) A.G.MOTULSKY et W.H.CROSBY : 5ème Congrès Intern.d\u2019Hématologie, Paris, 1954.(46) C.F.KAY, F.LUCCHESI et R.H.RUTHERFORD: J.Immunol., 42: 369, 1941.(47) G.VOISIN: 30ème Congrès Français de Médecine, Alger.1955.Masson, édit, Paris.1955, tome II, pp.225-264.(48) A.G.WEDUM et B.G.WEDUM: Proc.Soc.Fxper.Biol.and Med, 61: 432, 1946.(49) E.E.FISHEL et R.H.PAULI: J.Exp.Med.89: 669, 1949.(50) W.P.HAVENS et H.L.EICHMAN: J.Imm.64 : 349.1950.(51) P.A.CAVELTI: Arch.Pathol., 44: 1, 1947.(52) P.A.CAVELTI et E.S.CAVELTI: Arch.Pathol., 41: 158.1945.(53) P.A.CAVELTTI: Arch.Pathol.44: 119, 1947.(54) GG.E.MURPHY et H.F.SWIFT: J.Ezper.Med.91: 485 1950.(55) J.H.HUMPHREY: J.Pathol.and Bacter.60: 211.1949.(58) J.I.PECK et T.THOMAS: Proc.Soc.Exp.Rinl rnd Med.69: 451.1948.(57) Communication personnelle.(58) R.WARD.D.RADER.M.M.LIPTON et J FREUNTD- Fed.Proceed.9: 393.1950.(59) T.R.COTTTP: Ann.Int.Med.9: 150.1935 b.(6M TP COLTIP.H.SELYE et J.E.WILLTAM- SON : Endocrinalooy.23- 279.1928.(61) T M.MORGAN: J.Bacter\u2026 51: 614.1946.(A9) T M.MORGAN: J.Exmer.Med.85: 131.1947.(62) F.SCHWENTKER ct T.M.RIVERS: J.Exp.Med.60: 559.1974.(64) T.M.RIVERS M.H.SPRUNT et GG.P.BERRY: J.Exner.Med.58: 39.1933.(65) C.E.JTTMSDEN FE.A WARAT A WOLF et A.E.BEZER: J.Frnor.M-d.92: 253.1950. 408 (66) P.K.OLITSKY, J.CASALS et L.C.MURPHY: Fed.Proceed., 9 : 388, 1950.(67) I.THOMAS, F.J.PATERSON et E.SMITH- WICK: J.Exper.Med., 92: 133, 1950.(68) G.VOISIN et A.DELAUNAY : Ann.Inst.Pasteur, 89 : 556, 1955.(69) K.R.HILL: Bull.J.Hopkins H., 84: 302, 1949.(70) B.H.WAKSMAN et L.R.MORRISON: J.Immunol.66: 421, 1951.(71) M.H.LIPTON et J.FREUND: J.of Immun., 71: 382, 1953.(72) E.A.KABAT, A.WOLF et A.E.BEZER: J.Immunology, 68: 265, 1952.(73) A.W.MOYER, G.A.JERVIS, J.BLACK, H.KOPROWSKI et H.R.COX: Proc.Soc.Exper.Biol.and Med., 75: 387, 1950.(74) R.A.GOOD, B.CAMPBELL et T.A.GOOD: Proc.Soc.Exper Biol.and Med., 72: 341, 1949.(75) G.VOISIN, A.DELAUNAY et M.BARBER: Ann.Inst.Pasteur, 81: 48, 1951.(76) G.VOISIN et A.DELAUNAY: Ann.Inst.Pasteur, 89: 307, 1955.(77) A.DELAUNAY et G.VOISIN: C.R.Acad.Sc., 234: 158, 1952.(78) J.FREUND: J.Exper.Med., 97: 711, 1953.(79) G.VOISIN : Rev.Hématol., 11: 49, 1956.(80) R.HECHT, M.B.SULZBERGER et H.WEIL: J.Exper.Med., 78: 59, 1943.LAFOND er Corr.: BUTAZOLIDINE EN ORTHOPÉDIE I.Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Avril 1958 (81) G.VOISIN et P.MAURER: Sem.Hôp.Paris, 31: 1909, 1955.(82) H.F.SWIFT et M.P.SCHLUTZ: J.Exper.Med., 63: 725, 1936.(83) E.WITEBSKY et N.R.ROSE: J.of Immunol.76: 408, 1956.(84) N.R.ROSE ct E.WITEBSKY : J.of Immunol.76: 417, 1956.(85) J.FREUND, M.M.LIPTON cet G.E.THOMPSON: Fed.Proceed., 13: 493, 1954.(86) P.MIESCHER et M.FAUCONNET : J.Suisse de Médecine, No 36, 1036, 1954.(87) G.RAMON: Bull Soc.cent.Méd.Vét., 101: 348.1925.(88) R.E.BILLINGHAM, L.BRENT et P.PB.MEDAWAR: Ann.N.Y.Acad.Sc., 59: 409, 1955.(89) S.A.GREENSPON ct C.A.KRAHAVER: Arch.Path.49: 291, 1950.(90) M.HEIDELBERGER, A.C.AISENBERG et W.Z.HASSID: The J.of Exper.Med, 99: 343, 1954.(91) M.McCARTY: J.of Exper.Med, 104: 629, 1956.(92) P.B.MEDAWAR: Brit.J.Exper.Path., 27: 15, 1946.(93) G.VOISIN et P.MAURER: Sem.des Hop.Pars.14: 1167, 1956.(94) G.VOISIN et P.MAURER: Ann.New York Acad.Sc.64: 1053, 1957.DE LA VALEUR DE LA BUTAZOLIDINE EN CLINIQUE ORTHOPÉDIQUE EXTERNE Guy LAFOND, U.FRENETTE et ].-Ed.SAMSON, Clinique Saint-Louis (Montréal).De juillet 1953, à mars 1956, nous avons eu l\u2019opportunité à la Clinique St-Louis, de traiter à la phényl-butazone 537 patients externes pour différentes conditions orthopédiques.De ce groupe, il faut cependant en exclure 164 à cause d\u2019un follow-up insuffisant.L\u2019utilisation du médicament chez ces patients fut entreprise après une période d\u2019essais hospitaliers qui nous avait montré que les doses inférieures à 600 mg.par jour ne comportaient aucun ennui et que la dose minimale effective d\u2019attaque se situait très souvent autour de 300 mg.Par ailleurs, la littérature nous mettait en garde contre les ennuis entraînés par les doses thérapeutiques suggérées.Nous avons donc convenu empiriquement, avant que ne commence notre traitement de patients externes, que ces doses étaient trop élevées.Au cours du traitement, quelques patients choisis au hasard ont subi des examens sanguins qui n\u2019ont pas montré de modification de la formule blanche.Cependant, malgré les doses minimes données, il y a eu des complications dont nous reparlerons.La phényl-butazone absorbée par les patients fut la butazolidine (Geigy) que nous leur avons fournie nous-même.Pour différentes raisons, il faut reconnai- L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Avril 1958 tre qu\u2019assez souvent les affections dites rhumatismales ne sont vues par les orthopédistes que tardivement quand les patients ont déjà tâté ailleurs différents traitements.C\u2019est pourquoi notre sélection des cas devient nécessal- rement peu favorable en face de certaines affections.Cependant, l\u2019étude du traitement des maladies dont nous avons fait trois groupes pour fins de comparaison, nous montrera que, malgré ces aléas, les résultats obtenus par la phényl-butazone deviennent tout de même intéressants.ARTHROSE Notre.premier groupe comprend ces patients qui souffrent de lésions articulaires dues à l\u2019usure qui accompagne l\u2019âge ou qui résulte d\u2019un trouble mécanique modifiant l\u2019alignement articulaire et cause des points de pression anormaux.L\u2019âÂge moyen de ce groupe de 154 patients est avancé (55 ans).Il est à remarquer que dans ce groupe, le dosage n\u2019a jamais dépassé 400 mg.et qu'il fut habituellement de 200.Ces patients n\u2019ont jamais reçu lors de leur première prescription plus de 24 comprimés, qui n'étaient pas renouvelés s\u2019ils n\u2019apportaient pas d\u2019amélioration.Au contraire, si elle semblait se produire, le patient continuait à recevoir du médicament et était instruit d\u2019en diminuer le dosage quotidien jusqu\u2019à ce qu\u2019il trouve de lui-même le dosage minimum efficace qui, par ailleurs, n\u2019est jamais descendu en bas de 100 mg.par jour et s\u2019est habituellement maintenu à 200 mg.| Le critère d\u2019appréciation des patients dits améliorés est la disparition de la douleur ou sa diminution significative et la fonte de l\u2019œ- dème\u201dlà où il peut être apprécié.L\u2019 évaluation de l\u2019enraidissement articulaire n \u2018entre\u2019 \u2018pas dans notre appréciation.Certains patients qu\u2019on dit « un peu soulagés » il faudrait, je crois, les, considérer comme non : soulagés: car il y.a toujours chez les patiénts qui souffrent\u201d depuis longtemps, un facteur psychologique agissant au début de LAFOND kr Cour.: BUTAZOLIDINE EN ORTHOPÉDIE 409 tout traitement, dont il est difficile d\u2019apprécier exactement la limite réelle.Les résultats d\u2019ensemble: soulagés: 89; peu soulagés: gés: 33.Mais il a fallu un peu diviser ces affections en sous-groupes pour apprécier certaines fluctuations dans les résultats et les interpréter.32; non soula- ARTHROSE Peu Non Variétés Soulagés soulagés soulagés Polyarticulaire re 7 4 4 Genoux =.20 8 5 Hanches ee 3 1 3 Rachis Lee 43 17 17 Mono à autres articulations .\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026 16 2 4 Total serres 89 32 33 Ainsi, dans les lésions polyarticulaires où les patients sont plus âgés (62 ans) la comparaison des résultats nous permet de constater un parallélisme exact avec le total de tout le groupe.Dans l\u2019arthrose du genou les résultats sont bien différents.Sont plus soulagés, par ailleurs, ceux qui ne souffrent que d\u2019une lésion unilatérale de même que ceux qui consultent pour une poussée aiguë ou sub-aiguë qui vient de se greffer sur un fond de chronicité.On doit aussi ajouter que le % d\u2019amélioration est beaucoup plus élevé chez les plus jeunes.Les cas de coxarthrie sont peu nombreux.Il vaut mieux constater les résultats que chercher à les interpréter.L\u2019arthrose vertébrale diagnostiquée à la radiographie fait un groupe propre lui-même subdivisé.Dans \u2018le premier groupe, où elle résulte habituellement de la dégénérescence discale qui s\u2019accompagné de subluxation vertébrale, même si l\u2019âge moyen est de 47 ans, les résultats sont peu intéressants.Le deuxième groupe d\u2019arthrose différent des\u2018\u2019âffections aiguës infectueuses et néopla- 410 siques et des affections pelviennes, les résultats sont meilleurs.- L\u2019âge ne paraît pas un facteur influençant, pas plus que ne le fut la durée des symptômes.L\u2019arthrose monoarticulaire aux autres articulations touche surtout des jeunes adultes mâles et semble être la conséquence de déformations intra-articulaires ou résulter d\u2019une consolidation vicieuse de fracture diaphy- saire qui désaxe l'articulation.On remarque, dans ce groupe, la nécessité d\u2019un traitement prolongé.La cessation du traitement s\u2019accompagne immédiatement d\u2019un retour des symptômes.ARTHRITE DITE RHUMATOÏDE Ce groupe comprend deux affections qui seront étudiées indépendement.a) Le rhumatisme chronique évolutif.b) La spondylarthrite ankylosante ou maladie de Marie Strumpell.Mêrne si l\u2019arthrite rhumatoïde est très répandue, nous ne sommes pas des rhumatologues et nous ne voyons très souvent ces patients que tardivement, lorsqu\u2019ils ont subi, ailleurs, des traitements appropriés à leur état.La maladie continuant son évolution, ils échouent chez nous, pour ainsi dire, par routine.Mais nous n\u2019en avons vu que très pe En fait, des 44 à qui nous avons prescrit de la butazolidine, 31 nous sont revenus, les autres ont préféré se faire suivre par leur médecin de famille.Il y avait chez ceux que nous étudions, 27 femmes et 4 hommes.Leur âge moyen était de 41 ans.Les résultats sont appréciés seion les eri- teres de l\u2019American Rheumatism Association.Grade 1: 0 \u2014 Rémission complète; Grade 2: 8 \u2014 Amélioration importante; Grade 3: 16 \u2014 Amélioration mineure; Grade 4: 7 \u2014 Aucune amélioration.Ces résultats sont très nettement inférieurs à ceux que l\u2019on retrouve dans la littérature.Comment les expliquer?D\u2019abord, nos patients sont assez âgés (41 ans) souffrent depuis longtemps et sont de véritables chroniques.LAFOND kr CoLL.: BUTAZOLIDINE EN ORTHOPÉDIE L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Avril 1958 Peu sont venus en pleine évolution aigué qui aurait sans doute bénéficié davantage du traitement.Ils venaient surtout, désespérés, pour recevolr un pronostic, mals non un traitement que nous leur avons quand méme proposé.Is avaient pour la plupart essayé à peu près tout l\u2019arsenal thérapeutique connu dédié à cette affection.Est-ce l\u2019insuffisance de la dose qui est ici la cause des piètres résultats?En revisant une seconde fois, les dossiers pour répondre à cette question, nous avons remarqué que, sans aucune préméditation, le dosage avait été plus élevé: jamais inférieur à 200 mg.et habituellement de 300 mg.Par ailleurs, la médication a été prolongée beaucoup plus longtemps que dans les autres cas, car, la réponse de l\u2019arthrite rhumatoïde à un traitement est tellement variable qu\u2019on ne cesse d\u2019espérer.Cependant, en rétrospective, nous pouvons encore dire l\u2019inutilité apparente du traitement prolongé chez les patients qui n\u2019ont pas réagi dès le début du traitement.SPONDYLARTHRITE ANKYLOSANTE OU MALADIE DE MARIE STRUMPELL Dans la spondylarthrite ankylosante, 37 patients ont reçu de la butazolidine dont 24 seulement ont été bien suivis.Les autres mériteraient qu\u2019on fasse un effort particulier pour les retracer à cause du grand bienfait réalisé chez ce groupe de patients par la médication.Ils venaient pour la plupart de l\u2019extérieur de la ville et furent référés à leur médecin de famille qui était instruit du diagnostic et devrait veiller à la poursuite du traitement.Dans le groupe de 24 qui nous concerne, il y a 4 femmes.Les résultats sont rapides et excessivement intéressants dans 2 cas, moins évidents chez deux patients et nuls chez une patiente qui par la suite n\u2019a pas mieux réagi au traitement à la cortisone.Notre critère d\u2019appréciation est la disparition presque toujours complète de la douleur.l\u2019assouplissement rachidien et surtout ce qu\u2019on l'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Avril 1958 peut mesurer plus facilement l\u2019augmentation de l\u2019ampliation thoracique.Le schéma de dosage a été 1c1 très irrégulier: 300 mg.pour les premiers six jours, puis 200 mg.pour trois jours.Si les résultats sont alors patents, on continue avec 200 mg.pour douze jours, puis 100 mg.par jour ou aux deux jours ou selon le besoin.Dans le cas rebelle, nous sommes allés à 600 mg.sans aucun résultat.Dans les deux autres cas, où elle a agi moins bien, il a fallu maintenir le dosage à 400 mg.pendant une quinzaine avant que d\u2019obtenir une certaine réponse.Ces deux patients avaient d\u2019ailleurs déjà reçu antérieurement des dérivés de cortico-surrénale.La butazolidine nous paraît avoir une action réellement élective sur cette affection comme 1l a déjà été constaté par d\u2019autres observateurs.Par ailleurs, notre clientèle comporte au delà de 40% de cas de rachialgie.Dans cette pléiade, il est facile de retrouver une spondy- larthrite à son tout début.Ces Jeunes gens souffrent alors très peu de leur région lombo-sacrée, mais se plaignent surtout de douleurs à leurs deux talons.Ils nous sont souvent référés pour hernie discale.Cette talalgie qu\u2019ils éprouvent est bien différente de la sciatalgie: elle est localisée sans irradiation et cause de la boiterie.Pour nous, cette talalgie des jeunes gens, lorsqu\u2019elle existe, est un des premiers signes de la spondylarthrite ankylosante cui, au cours de l\u2019année, donne des signes radiogra- phiques aux sacro-iliaques.Et ce sont surtout les jeunes vus au tout début de leur affection qui bénéficient J* plus de la butazolidine.Dans cette variété d\u2019arthrite où nous avons eu l\u2019occasion de voir les patients au cours de la première année d\u2019évolution de leur maladie, la butazolidine vient montrer réellement toute sa valeur.Notre schéma thérapeutique confirme aussi notre opinion d\u2019une dose minimale efficace.LAFOND er CoLL.: BUTAZOLIDINE EN ORTHOPÉDIE 411 AFFECTIONS DIVERSES Le troisième groupe d\u2019affections très diverses ou le traitement a la butazolidine a été tenté est assez hétéroclite mais permet quand méme une certaine sous classification.Ce sont d\u2019abord les affections qui résultent d'inflammation non spécifique et dont les manifestations s\u2019apparentent à celles de l\u2019arthrite même si leur localisation est extra-articulaire.TasLEAU 1 Peu Non Soulagés soulayés soulagés 35 périarthrite de l'épaule mener 17 11 7 9 bursite sous- acromiale en 9 0 0 9 caleification du SUS-ÉPINEUX Lucerne 4 3 2 18 bursite diverse .10 3 5 14 ténosynovite 4 1 9 9 ligamentite 4 1 4 16 Myalgie, myosite, Cellulite een 4 5 7 110 total ne 52 24 34 Dans le premier sous-groupe, si on re considère que le chiffre absolu, il n'v a cu de réelle amélioration que chez 40% des patients mais on ne peut qu\u2019être impressionné par !- réelle amélioration annertée aux patients cui étaient affligés d\u2019affections réellement infla- matoires et surtout aiguës.Le passage à chronicité s\u2019accompagne d\u2019induration fibreuse qui continue à procurer des ennuis lors: la phase inflammatoire est en fait disparue La butazolidine semble avoir ici une action antiphlogistique puissante, mais son action analgésique n\u2019est que secondaire.En traitant les lésions traumati ues aizuis, nous avons recherché un soulagement des patients par le double rôle analgésique et antiphlogistique de la butazolidine.Pen Non Soulayés soulagés soulagés 4 ENtOYSCS Lu.4 0 0 2 luxations oon.0 0 2 1 fracture du cou-de-pied oe.1 0 0 1 hématome important.1 0 0 412 LAFOND ET Cout.: C\u2019est encore par un rôle antiphlogistique que la butazolidine nous a procuré des résultats dans les entorses du cou-de-pied où l\u2019ædème est très important.Depuis, on traite ainsi avec succès les lésions traumatiques des petites articulations périphériques.Tapeau Il Peu Non Soulagés soulagés soulagés D'GOUTtE .vrsorrerermeenneres 5 0 0 19 neuralgie .5 3 11 7 séquelles de phlébite 3 3 1 4 Paget orn 4 0 0 2 ostéoporose vertébrale 0 2 0 1 Atrophie de Sudeck 0 1 0 2 métastases osseuses .0 0 2 2 tuberculose articulaire 1 0 1 1 périostite .oveeveennen.1 0 0 1 Maladie de Dupuytren 0 0 1 1 cicatrice douloureuse.0 0 1 45 total een 19 9 17 Nous n\u2019avons pas manqué de l\u2019utiliser dans les cinq cas de goutte que nous avons eus en trois ans.Les résultats furent rapides et spectaculaires, avec disparition de la douleur et du gonflement et restauration précoce de la mobilité articulaire.Les dosages d\u2019attaque furent de 400 et 300 mg.et le dosage d\u2019entretien prolongé de 100 me.Il a bien fallu aussi l\u2019essayer dans les névralgies diverses: trijumales, costales, méral- gles paresthésiques et sciatalgies aiguës et chroniques.Soulagé: 5; Peu soulagés: 3; Non soulagés: 11.Les lésions aiguës de hernie discale ne furent aucunement soulagées par la médication, mais les lésions chroniques où la névralgie est plutôt le fait de réactions d\u2019arthrite apophysaire, ont semblé bénéficier du traitement.Les autres névralgies ne furent pas influencées par la médication.Il faut donc admettre, avec Kelly, que les douleurs purement névralgiques ne sont pas diminuées par la butazolidine, alors que l\u2019aspirine les soulage.; BUTAZOLIDINE EN ORTHOPÉDIE L'Union M{d.Canada Tome 87 \u2014 Avril 1958 Cette étude ne comporte pas l\u2019utilisation de la butazolidine dans les phlébites.Mais il nous fut donné de voir sept patientes qui avaient cu, peu auparavant, des phlébites et qui souffraient encore de douleur à leur jambe et surtout de gonflement.Trois virent disparaître les douleurs alors que l\u2019ædème n\u2019a pas diminué, trois ont accusé une diminution des douleurs, et une septième n\u2019a eu aucun soulagement.L\u2019ædème dans ces séquelles résulte d\u2019un trouble hydrostatique, mais non d\u2019une inflammation.La douleur vient de la distension des tissus.Elle a été soulagée par l\u2019action analgésique de la buta- zolidine comme l\u2019aurait fait l\u2019aspirine.Quatre cas de maladie de Paget, localisée chez des femmes assez âgés, ont noté une régression importante de leurs douleurs.Elles se sont crues guéries.Ce soulagement spectaculaire nous a incité à tenter la médication chez deux cas d\u2019ostéoporose rachidienne, sans soulagement réel.Dans le même ordre d\u2019idée la médication fut tentée dans un cas.d\u2019atrophie de Sudek où elle fut associée aux traitements de physiothérapie connus.Il nous a semblé constater un diminution plus rapide des douleurs et de l\u2019ædème.Comme 1l y avait eu régression des ennuis dans le Paget, nous avons pensé soulager par la médication deux patientes affligées de métastases osseuses de cancer du sein.La tentative a été infructueuse.Enfin dans un cas de tuberculose incipiens du genou, elle fut donnée sans aucun résultat, mais par ailleurs a bénéficié à une ancienne O À T B de l\u2019épaule stabilisée par ankylose fibreuse.Un cas de périostite non spécifique fut très amélioré par la médication.Pour finir, une maladie de Dupuytren en pleine évolution et une cicatrice chiloïdienne douloureuse ne reçurent aucun soulagement de la butazolidine et furent améliorées par la cortisone.Co Ce dernier groupe d\u2019affections très divérses nous permet donc de mieux constater que la L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Avril 1958 butazolidine est d\u2019abord antiphlogistique et que son action analgésique est secondaire.Complications: 33 cas = T% Des complications survenues pendant le traitement, deux seulement furent graves: hémorragies gastriques.Dans le premier cas, l\u2019hémorragie est apparue chez un patient qui n\u2019avait aucun passé castrique.Elle fut de moyenne importance.La lésion ulcéreuse a guéri rapidement après un traitement adéquat.Chez le deuxième patient, on n\u2019a connu que par la suite un passé digestif vague.L\u2019hémorragie fut importante.Une gastrectomie d\u2019urgence l\u2019a sauvé.Les troubles gastriques mineurs ne se produisent plus depuis que les patients prennent leur médication au cours du repas.On a rencontré huit cas de rétention hydrique de degrés variables: 5 œdèmes périphériques et 3 pulmonaires.Chez deux patients, nous avons noté des ennuis de tachycardie.Des troubles de rétention urinaire ont affligé un patient.Une femme s\u2019est sentie très lasse pendant toute la durée du traitement; une autre a accusé une baisse de sa vue et une troisième s\u2019est plainte de céphalées.Quatre patients ont cessé leur médication à cause d\u2019étourdissements.Nous avons dû aussi déplorer deux cas de « rash» médicamenteux dont un (une personne de couleur) a été long à disparaître même après le retrait du médicament.Une patiente fut aussi affligée de prurit dès le début du traitement.Conclusions Des conclusions se dégagent de notre étude: La butazolidine est un instrument de valeur dans l\u2019arsenal thérapeutique et peut être employée chez les patients externes sans graves ennuis et avec des résultats intéressants.Comme la plupart des patients compris dans cette série disparate nous ont consultés 742, LAFOND er CoLL.: BUTAZOLIDINE EN ORTHOPÉDIE à cause de douleur et que cette douleur a été considérablement soulagée dans un pourcentage global de 52,2%, il faut admettre la valeur du médicament.Son utilité est manifeste dans les lésions inflammatoires de type rhumatismal où l\u2019évolution est aiguë ou sub-aiguêë.Son rôle est spécifique dans la goutte et dans la spondylarthrite.Il semble que ce soit d\u2019abord une médication antiphlogistique et secondairement analgésique.Elle n\u2019influence que la douleur due à l\u2019inflammation et ne bénéficie pas à la douleur purement neurologique.L'importance d\u2019un bas dosage paraît primordiale.On reconnaît rapidement l\u2019inutilité du traitement prolongé s\u2019il n\u2019est pas efficace après cinq jours.Cependant, la diminution de la douleur et de l\u2019inflammation ne modifient pas l\u2019évolution normale et inexorable des processus arthritiques, car la suppression du médicament s\u2019accompagne du retour des ennuis causés par la maladie.Nombre de patients nous disent spontanément qu\u2019ils ne peuvent s\u2019en passer.Ce n\u2019est donc pas une médication curative mais elle soulage où d\u2019autres moyens ont échoué.Les complications si souvent imputées a la butazolidine sont prévenues: a) par un dosage minimal efficace bas, b) en évitant d\u2019en donner à ceux qui ont un passé ulcéreux, c) en obligeant les patients à l\u2019absorber au milieu du repas, d) en restreignant l\u2019apport de sel pour éviter les œdèmes, e) en ne la prescrivant qu\u2019avec précaution aux vieillards susceptibles de décompensation cardiaque par surcharge périphé- - rique.Y | | On constate aussi que les ennuis furent indépendants de la dose et de la durée du traitement aux doses où nous l'avons utilisée.BY 413 L\u2019'HÉMATOLOGIE LES APLASIES MÉDULLAIRES, TOTALES OU PARTIELLES ! Jean-Marie DELÂGEZ, Pierre d\u2019AUTEUILS et Raymond TOURIGNY+, Nous désirons présenter quelques considérations sur vingt-sept cas d\u2019aplasie médullaire choisis parmi ceux que nous avons rencontrés au cours des cinq dernières années.Le but de ce travail est de brosser, dans ses grands traits, la physionomie de cette affection ou, pour mieux dire, de ce groupe d'affections et, surtout, d'en souligner la diversité évolutive et étiologique.Contrairement à ce qu\u2019on pourrait croire, l\u2019aplasie médullaire n\u2019est pas une rareté.Il importe que le médecin, spécialiste ou praticien, la connaisse bien.Cela apparaît d'autant plus nécessaire que, de l'avis de bon nombre d\u2019internistes ct de spécialistes en hématologie, la fréquence de l'affection n\u2019a fait que s\u2019accroître au cours des dernières années.LA FONCTION MÉDULLAIRE Comme chacun sait, la moelle osseuse est lo lieu d\u2019origine des globules rouges, des granulocytes ou polynucléaires et des plaquettes.Dans l\u2019organisne normal un état d\u2019équilibre s'établit entre la production médullaire et la destruction physiologique des globules vieillis et devenus inaptes à remplir leur fonction.La moelle osseuse peut être lésée de diverses façons.Dans les cas d\u2019aplasie, la moelle diminue le rythme et le taux de sa production soit globalement, et alors on aura une pan- cytopénie, soit partiellement, ce qui produira ou l\u2019anémie, ou la thrombocytopénie ou la neutropénie.Alors que dans les variétés courantes d\u2019anémie, pour s\u2019en tenir aux globules 1.Communication au XXVIIe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Québec, septembre 1957.2.Hématologiste, hôpital du Québec.3.Résident en hématologic.4.Résident en pathologie clinique (section hématologie).Saint-Sacrement, rouges, le manque d'apport de fer ou de vitamine By», par exemple, est responsable de la production diminuée, dans les cas d\u2019aplasie c\u2019est le parenchyme lui-même qui est en défaut.Il y a déficit de production non plus par manque de matériaux mails par dysfonctionnement du tissu matriciel lui même.Nous limiterons le terme d'aplasie médullaire aux états par les faits suivants: caractérisés 1.L'un des secteurs hématopciétiques de la rioelle ou deux do ces secteurs ou les trois ensomble cessent de fonctionner ou fonctionnent au ralenti, malgré un apport normal en facteurs hémopoiétiques.2.Le sang périphérique ne montre pas de e régénération tels cue polvehromato- philie, réticuloeytose élevées, préseree de ror- moblastes ou de cellules jeunes de ln lignée granuleuse.Si ces signes existent.1's sont discrets.signes LES DIVERS ASPECTS DE L'APLAS E MÉDULI AIRE L\u2019atteinte d\u2019une seule des trois lignées médullaires produit une eytopénie simple.On a alors une anémic ou une ncutropénic ou une thrombopénie existant à l\u2019état isolé, comme nous l\u2019avons dit plus haut.Quelquefois deux de ces anomalies s\u2019associent, produisant une cytopénie double.Le plus souvent.les trois secteurs médullaires sont atteints à la fois.Ainsi se trouve réalisé le tableau de la pan- cytopénie, connue sous une foule d\u2019appellations: anémie arégénérative, anémie réfractaire, aleucie hémorragique, panmyélophtisie, anémie aplastique.LES CYTOPÉNIES SIMPLES A) L\u2019anémae.L\u2019anémie par aplasie peut exister à l\u2019état L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Avril 1958 DELAGE ET COLL.pur.Ainsi se réalise-t-elle dans une maladie congénitale, l\u2019érythroblastopénie de Blackfan et Diamond.Elle se caractérise par une insuffisance médullaire limitée au seul secteur normoblastique, produisant une anémie parfois modérée, souvent grave.Le seul traitement connu est la transfusion.Nous avons eu l\u2019occasion d\u2019observer, après bien des années d\u2019évolution, un cas semblable.Soigneusement traitée par des transfusions espacées depuis le tout jeune âge, la jeune L.J.(cas n° 1) mène maintenant une vie normale avec une formule rouge à 70% de la normale, sans traitement depuis deux ans.La moelle a repris une fonction hématopoiétique presque intégrale.TABLEAU 1 Aplasies médullaires.I.Congénitales 1.L.J.: Type Blackfan et Diamond 2.J.S.: Type Fanconi 3.M.S.: Type Fanconi II.Acquises 4.B.C.: Anémie 5.L.C.: Thrombopénie 6.J.Mc.: Thrombopénie 7.A.D.: Neutropénie 8.C.S.: Anémie-neutropénie 9.R.D.: Anémie-neutropénie 10.: M.H.Pancytopénie 11.J.G.L.: \u201c 12.P.A.L.: \u201d 13.S.F.: \u201d 14.C.R.: ?15.M.L.: 7 16.H.L.: ?17.S.D.: \u201d 18.W.S.: ?19.T.G.: » 20.J.K.R.: » 21.J.B.: » 22.L.N.: ?23.R.T.: \u201d 24.P.E.C.: » 25.R.C.: » 26.1.C.: » 27.V.B.: \u201d T\u2019érythroblastopénie peut se manifester comme phénomène passager.Owren (1) a décrit l\u2019arrêt de fonctionnement de la lignée rouge dans les crises aiguës de l\u2019ictère hémolytique congénital de type sphérocytaire.11 : APLASIES MÉDULLAIRES 415 semble bien que cet état puisse se produire dans l\u2019 « hypersplénisme ».Le jeune B.C.(cas n° 4), âgé de 12 ans, souffre d'anémic normocytaire grave avec splénomégalie.La moelle, riche en éléments, montre une faible érythropoièse à 4%.Deux ponctions, l\u2019une au sternum et l\u2019autre à la crête iliaque, confirment cette érythroblastopénie.Un mois après, le myélogramme montre une reprise de la fonction érythropoiétique, correspondant d\u2019ailleurs à une élévation de la réticulocytose, qui passe de 03% à 3%.B) La thrombocytopénmie.Lorsque le tissu mégacaryocytaire est atteint on a une thrombocytopénie isolée.Tel est le cas de Mme L.C.(cas n° 5).Cette patiente consulte en décembre 1955 pour purpura ecchymotique.Les plaquettes se chiffrent à 30,000/mme.Une ponction de la moelle montre l\u2019absence de mégacaryocytes.La lignée rouge est bien préservée, en nétte hyperplasie.La granulocytopoièse semble diminuée sans que la formule sanguine ne montre de leucopénie.La biopsie de la moelle confirme les données de la ponction et montre, en plus, de nombreux îlots graisseux.On peut présumer que chez cette patiente, une aplasie totale est en voie de s\u2019installer mais depuis bientôt deux ans que nous l\u2019observons, ni la formule rouge ni la formule blanche ne sont descendues sous les taux normaux.C) La neutropémie.Les neutropénies pures répondent presque toujours à une étiologie allergique et un médicament est généralement en cause.On connaît de longue date les agranulocytoses au pyrami- don et leur évolution souvent catastrophique.Citons-en un exemple.Monsieur A.D.(cas n° 7) est hospitalisé à la suite d\u2019un traumatisme.Une pièce de métal est restée dans la plaie et le malade souffre beaucoup.Son médecin lui prescrit un composé à base de pyra- imidon.Une semaine après, l\u2019état général se détériore subitement, on voit apparaître un état septicémique et le malade décède en hyperthermic.La formule sanguine montrait 416 une neutropénie totale et le nombre des globules blancs était à 500.On ne compte plus le nombre des agranulocytoses médicamenteuses publiées dans la littérature.Il est à remarquer que dans plusieurs cas la ponction de la moelle manque et qu\u2019une agranulocytose pure a été diagnostiquée alors que la ponction eût peut-être révélé une aplasie complète n\u2019ayant pas eu le temps de se manifester, le malade ayant été emporté rapidement.Il faut bien souligner, d\u2019ailleurs, que les neutropénies médicamenteuses n\u2019ont pas toutes une issue fatale.En étudiant les cas de pancytopénie nous verrons que certaines d\u2019entre elles ont un début clinique de neutropénie, tant du point de vue des symptômes que de la formule sanguine.LES CYTOPÉNIES DOUBLES Ici, nous décrirons les aplasies médullaires atteignant deux des trois secteurs médullaires.A titre d\u2019exemple, citons le cas de Mme C.S.(cas n° 8).Depuis février 1956, cette patiente présente de la dyspnée à l\u2019effort.Sa pâleur frappe son entourage.Elle consulte alors un éminent hématologiste européen.La formule rouge montre une anémie à 1,200,000 globules rouges associée à une leucopénie à 2,000.Les plaquettes sont en nombre normal.Nous voyons cette patiente en août de la même année.Au régime d\u2019une transfusion aux à OU 4 semaines, la formule sanguine se maintient aux environs de 3,500,000 à 4,000,000 globules rouges.Les leucocytes restent abaissés.Les plaquettes sont toujours normales apres 18 mois d\u2019évolution.Le myélogramme, répété plusieurs fois, donne des étalements pauvres.On y observe cependant d\u2019assez nombreux mégacaryocytes, alors que les normo- blastes et les myélocytes sont très rares.LES PANCYTOPÉNIES De beaucoup les plus fréquentes, elles constituent les 4/5 de mos observations.Ici, la moelle est frappée dans l\u2019ensemble de sa fonction.hématopoïétique.:.Cette sidération médullaire produit une image sanguine d\u2019anémie, de neutropénie et de thrombocytopénie.DELAGE Er CoLL.: APLASIES MEDULLAIRES L\u2019Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Avril 1958 Le tableau clinique est en général sévère.Aux signes d\u2019anémie s\u2019ajoute le cortège impressionnant des infections localisées ou générali- sces, qui témoignent de la vulnérabilité du neutropénique aux infections et les innombrables complications hémorragiques.Nous citerons, dans les vingt et quelques cas de pancy- topénie que nous avons étudiés, quelques exemples typiques.Monsieur R.T.(cas n° 23), âgé de 18 ans, nous consulte en octobre 1956 pour syndrome hémorragique: il présente des epistaxis à répétition depuis le mois de septembre.A l\u2019exanien physique, rien à noter à part la pâleur et les multiples taches hémorragiques.Comme d\u2019habitude, la rate et le foie ne sont ni palpables ni percutables et on ne note pas de tuméfaction ganglionnaire.À la formule sanguine, on a 3,300,000 g.r.et \u2019hémoglobine est à 9.3 grammes.Il y a 3,500 globules blancs, dont 79% sont des lymphocytes.Les plaquettes se chiffrent à 28,000/mme.La moelle est en aplasie complète.Le malade est traité par des transfusions, de la prednisolone et des antibiotes.Sous l'influence de ce traitement, une rémission partielle se produit.Le patient nous revient en décembre présentant tous les signes d\u2019une anémie gravissime, un état septicémique et des hémorragies généralisées.Le traitement est entrepris vigoureusement.Dans le but de fournir par la transfusion le plus possible de plaquettes viables, nous prélevons le sang des donneurs dans des sacs en matière plastique et sur sequestrène, comme anticoagulant.Le malade décède après quelques jours d\u2019hospitalisation et l\u2019autopsie démontre des hémorragies dans presque.tous les organes, une pneumonie à pseudomonas aeruginosa et une transformation graisseuse de la moelle osseuse.\u2019 Monsieur L.N.(cas n° 22) a présenté une évolution différente.Il est admis à l\u2019hôpital en janvier pour hyperthermie et atteinte profonde de l\u2019état général.On ne note rien de particutier du côté de l\u2019examen physique.Par\u2018 contre, la formule sanguine décèle une anémie à 3,500,000 globules rouges, hémoglo- \u2018bine &'9 grammes: et 2,125 globules blanés. L\u2019Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Avril 1958 Il y a 240,000 plaquettes.Notons la conservation des plaquettes à un taux normal au début de l\u2019évolution.À la ponction, on trouve que la -moelle est virtuellement vidée de ses éléments.Forte réaction plasmocytaire à 22%.Des examens sont faits pour mettre en évidence une infection, sans résultat.L\u2019antibio- thérapie, intense et variée, reste inefficace.La fièvre persiste.On remonte la formule rouge par des transfusions, mais comme cela se produit toujours, les globules blancs ne bougent pas.En cours d\u2019évolution, la throm- bocytopénie apparaît.Le malade décède un mois après son admission.L\u2019autopsie confirme l\u2019aplasie médullaire et découvre une tubereu- lose généralisée.Monsieur P.-E.C.(cas n° 24) souffre d\u2019hémorragies multiples depuis 1949.Une formule sanguine faite en ce temps-la, 4 Toronto, donnait 1,800,000 g.r, 43% d\u2019hémoglobine, 3,000 g.blancs et 12,000 plaquettes.La moelle contrairement à ce qu\u2019on pouvait attendre, était en hyperplasie normoblastique et les mé- gacaryocytes apparaissalent augmentés en nombre.On porta le diagnostic de pancyto- pénie et sous couvert d\u2019ACTH on pratiqua la splénectomie.Après une brève amélioration clinique et hématologique, le malade revint rapidement à son état antérieur.Il se maintient grâce à des transfusions répétées.En 1956, 11 vient nous consulter.La formule est franchement pancytopénique.La ponction de la moelle, pratiquée en deux endroits, montre une aplasie.Les mégacaryocytes sont absents et 1l y a de rares représentants des lignées rouge et granuleuse.Fait intéressant à noter dans l'histoire du malade: la moelle était hyperplasique au début de la maladie.Soulignons aussi l\u2019échec de la splénectomie dont nous reparlerons d\u2019ailleurs à propos des formes familiales de la pancytopénie.Enfin, il faut noter la longue évolution.Fanconi (2) a décrit la pancytopénie familiale, affection où une hypoplasie médullaire s\u2019associe à des malformations osseuses et à une pigmentation brunâtre, localisée, des téguments.Nous avons publié dans le Laval Médical (3) l\u2019histoire de la famille B.Nous DELÂGE Er Cort.: APLASIES MÉDULLAIRES 417 rapporterons brièvement ic1 un syndrome de Fanconi survenu chez les deux seuls enfants d\u2019une autre famille, la famille S.Jacques, né en 1948, présente des accès hémorragiques depuis sa naissance.Il est né avec un doigt surnuméraire à chaque main.Sa formule est celle d\u2019une pancytopénie.Nous voyons l\u2019enfant en 1952.Une splénectomie est tentée à la suite d\u2019un épisode particulièrement grave.L\u2019opération ne produit qu\u2019un succès passager et l\u2019enfant décède quelques mois après, d\u2019hémorragie cérébrale.Depuis ce temps, un deuxième enfant est né à la famille S.La maladie de Fanconi a été diagnostiquée à la naissance : pancytopénie associée à des mains botes.Agé de deux ans, l\u2019enfant se porte bien, malgré sa formule sanguine d\u2019anémie modérée, de neutropénie et de thrombopénie.Ces cas seront rapportés en détail (4).Discussion Nous avons voulu illustrer par des exemples cliniques l\u2019allure générale de l\u2019aplasie médullaire.On trouvera au tableau I la liste des cas qui composent cette série.Plutôt que de résumer chacun de ces cas, qui se ressemblent en bien des points, nous allons tâcher de dégager les particularités de chacun.Disposons tout de suite des formes familiales.Elles constituent des curiosités et sont réellement rares.Elles sont, les unes, compatibles avec une bonne survie.C\u2019est ce qui se passe souvent pour l\u2019érythroblastopénie de Blackfan et Diamond.Les autres se terminent généralement par la mort avant l\u2019adolescence.C\u2019est ce qui se passe pour la maladie de Fan- coni.Comme nous n\u2019avons jamais rencontré de neutropénie familiale, nous passons cette anomalie sous silence, le présent travail n\u2019étant basé que sur notre expérience personnelle.Revenons aux aplasies acquises et voyons quelques-unes de leurs particularités.L\u2019age.Il va de 10 ans a 78 ans, I\u2019dge moyen étant de 45 ans.Nous n\u2019avons observé aucune différence évolutive quant à ce qui regarde l\u2019âge des patients. 418 DELÂGE Er CorL.: APLASIES MÉDULLAIRES Facteurs étiologiques et facteurs associés.On retrouve la tuberculose dans deux de nos pancytopénies.Chez monsieur N.dont nous avons résumé l\u2019observation, la tuberculose semble bien être à l\u2019origine de la pan- cytopénie.Le cas de monsieur J.-G.L.(cas n° 11) est plus complexe.Ce malade fut hospitalisé en septembre 1956, pour hyperthermie et amaigrissement.Toutes les recherches en vue de localiser l\u2019infection et de trouver un agent étiologique sont demeurées vaines.Formule sanguine et myélogramme montrent les stigmates de l\u2019aplasie, avec des nuances que nous exposerons plus loin.Le traitement avec tous les antibiotes connus n\u2019agit point.Après trois mois d\u2019évolution, le malade présente subitement un délire paranoïde aigu qui nécessite son hospitalisation dans une institution spécialisée.Là, nouvelle complication: une localisation pulmonaire se déclare et la radiographie donne une image de granulie.Nous n\u2019en étions pas pour tout cela au bout des complications puisque le malade se met à présenter de la moniliase buccale et broncho-pulmonaire.Après deux mois de traitement anti-tuberculeux et anti- mycosique intense, le malade est maintenant afébrile, sa formule sanguine est redevenue normale.Nous verrons plus loin l\u2019évolution de sa fonction médullaire.La tuberculose était- elle chez monsieur L.le point de départ de la pancytopénie ou bien, ce qui semble plus plausible de prime abord, est-elle la conséquence de l\u2019état de moindre défense du malade, facteur auquel il faudrait ajouter la thérapeutique aux corticostéroïdes?Il faut néanmoins souligner l\u2019association dans deux de nos cas de la tuberculose à la pancytopénie.Une foule de médicaments ont été incriminés dans l\u2019étiologie des aplasies totales ou partielles.Le plus connu est le pyramidon dont le rôle neutropéniant est établi hors de tout doute.Deux de nos patients ont absorbé le médicament: monsieur D.et Madame De.(cas n° 7 et 17).A noter que tous les deux ont présenté de l\u2019ictère ct que tous les deux L\u2019Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Avril 1958 sont morts.Quant a Madame G.elle est décédée après trois semaines d\u2019hyperthermie et de pancytopénie.Son entourage nous a appris que Mme G.consommait régulièrement des analgésiques et des hypnotiques dont la nature n\u2019a pas été précisée.Dix jours avant son hospitalisation, elle avait demandé à son pharmacien un médicament contre la grippe.Ceclui-ci, lui envoie du chloramphenicol.La grippe guérit mais quelques jours après la malade fut prise de l\u2019affection qui devait l\u2019emporter.Les agents employés dans le traitement du cancer et des lymphomes peuvent léser sérieusement la moelle.Tous les médecins connaissent les précautions qu\u2019il faut prendre du côté de la formule sanguine chez tout malade soumis à la radiothérapie ou à la chimiothérapie.La nécessité d\u2019utiliser ces traitements à hautes doses conduit parfois à des désordres sanguins.Tel est le cas de notre patient J.B.(cas n° 21) qui, au cours des trois dernières années a reçu de fortes doses des radiothérapies et de moutarde à l\u2019azote pour une maladie de Hodgkin, dans diverses institutions de Montréal et de Québec.Ces derniers mois, en plus de la résistance à toutes les formes de traitement, on voit s\u2019installer une aplasie médullaire complète avec pancytopé- nie.Cet état oblige le patient à recevoir deux à trois transfusions par semaine.Aucun élément hémolytique n\u2019a été démontré et la moelle est aplastique.Pour le reste de nos malades, aucun facteur étiologique n\u2019a pu être mis en évidence.Ces cas constituent la majorité de nos observations.Evolution.Elle est toujours grave, souvent mortelle.11 de nos malades sont décédés.La moyenne de durée de l\u2019affection, chez les décédés, depuis la date des premiers symptômes, est de 90 jours.Par contre, Mme L.C.(cas n° 5) qui a présenté un syndrome extrêmement grave est complètement guérie.C\u2019est notre seul cas de guérison.pe L'Union N'éd.Canada Tome 87 \u2014 Avril 1958 Des malades actuellement vivants, onze sont en rémission partielle.Deux sont dans un état critique au moment de la rédaction du travail.Dans le groupe des rémissions partielles, il faut souligner d'importantes différences.Ainsi, Sr M.L.(cas n° 15) qui, en 1951, devait recevoir en moyenne deux transfusions par semaine, était grabataire, est maintenant dans un état voisin de la normale.Elle occupe un poste d\u2019infirmière et semble sur la voie d\u2019une guérison définitive.Mlle H.(cas n° 10) après six mois d\u2019évolution d\u2019une pancytopénie présente actuellement une formule rouge et une formule blanche normales.Seules les plaquettes demeurent abaissées.à 40,000/mme.Mme S.(cas n° 8) se maintient grâce à une transfusion mensuelle.Les autres mènent une vie de semi-invalidité, doivent recourir aux transfusions fréquentes et se soumettre au traitement des infections et des hémorragies récidivantes.Le myélogramme.Dans la majorité des cas, l\u2019aplasie était franche à la ponction comme à la biopsie, avec augmentation des îlots graisseux.Mais l\u2019aplasie n\u2019est pas la règle.Ainsi, monsieur P.-E.C.(cas n° 24) avait en 1949 une moelle hyperplasique.Sept ans après la ponction montrait une nette hypoplasie.Aussi paradoxal que cela puisse paraître, la notion d\u2019une moelle normale ou hyperplasique n\u2019exclut pas le diagnostic de pancytopénie par défaut de production tel que nous l\u2019avons défini.I] est probable que dans les observations de pancy- topénie avec moelle riche, un contrôle eût révélé une aplasie progressive.Dans la belle étude de Boon et Walton (5), 5 malades sur 25 avaient une moelle hyperplasique.Il est remarquable que 4 de ces cinq malades sont morts.Chez un de nos malades, R.C.(cas n° 25) la ponction de la moelle de même que la biopsie avaient montré, à plusieurs reprises durant la maladie, une authentique aplasie.A l\u2019autopsie, le pathologiste décrit dans les prélèvements de moelle sternale, vertébrale et costale, une moelle en hyperplasie et se demande s\u2019il ne s'agissait pas, en fait, d\u2019une DELÂGE er Corr.: APLASIES MÉDULLAIRES 419 leucose tout à fait aleucémique.Il est à noter que la ponction n\u2019avait pas été répétée dans les dernières semaines de la vie.Nous avons quand même inclus ce cas dans notre série, à cause de son évolution typiquement aplasique.D'ailleurs, 1l ne répugne pas qu\u2019une aplasie se termine en leucémie.L'agent « agresseur » de la moelle peut bien produire deux effets différents.Et ces effets, en réalité, sont-ils si différents?Nous en reparlerons.L'augmentation des plasmocytes est fréquente dans les moelles aplasiques.Ainsi, Monsieur N.(cas n° 22) avait une plas- mocytose médullaire de 22%.Monsieur V.B.(cas n° 27) en a 15%.Une augmentation des cellules réticulaires est souvent notée et elle va de pair avec la plasmocytose.Undritz (6) insiste sur la présence des basocytes.Nous en avons rencontré dans deux cas.Soulignons les modifications de l\u2019image médullaire.Monsieur L.(cas n° 11) dont nous avons rapporté l'observation si intriquée (tu- berculose-paranoia-moniliase) a eu en premier lieu une moelle en hypoplasie limitée au secteur granulocytaire, puis une moelle franchement désertique (3 ponctions et une biopsie) et, enfin, un retour à l\u2019image normale.TRAITEMENT Il doit viser d\u2019abord à corriger l\u2019anémie.Dans les formes aiguës, 11 faut transfuser tous les jours et utiliser du sang frais dans le but de fournir des globules rouges ayant la plus longue survie possible.En phase de rémission, on doit transfuser dans le but de stabiliser la formule rouge aux environs de 3,500,000 & 4,000,000.Une hémoglobine de 10 grammes est satisfaisante.Contre l\u2019infection, s1 fréquente chez le neutropénique, les anti- biotes doivent être donnés largement.Chaque fois que l\u2019antibiogramme est possible, on donne l\u2019antibiote de choix.La plupart du temps il faut y aller à l\u2019aveugle.Une combinaison de tétracycline et d\u2019un antifongique s\u2019avère très utile pour les traitements à long terme.Il ne faut pas oublier la menace de la moniliase et des autres mycoses.Les hémor- 420 ragies bénéficieront des transfusions et de la médication stéroïde.Il faut donner des stéroïdes du genre prednisone ou prednisolone et en donner à bonnes doses, soit de 40 à 100 me.par jour.Le cobalt, sous forme de chlorure, nous a semblé utile dans deux cas.Quant à la transfusion de moelle osseuse, elle a donné du côté expérimental des résultats inespérés à des animaux soumis à des doses fortes de radiations et ayant, de ce fait, une moelle aplasique, l'injection de moelle homologue ou hétérologue a produit, chez un bon nombre, une reprise de la fonction médullaire.Il faut espérer une application à l'homme de ce traitement.Rappelons l\u2019absolue incfficacité de la vitamine Bio, du foie de veau, du fer et de l\u2019acide folique.Enfin, il faut considérer le traitement préventif.Chez quelques-uns de nos malades, l\u2019usage de médicaments, pyramidon, chloramphénicol, chimiothérapiques, a pu être ineri- miné comme cause probable.La littérature médicale est pleine d\u2019observations de cyto- pénies de nature médicamenteuse.Il faut tenir compte des sensibilités possibles.La prudence s\u2019impose particulièrement dans le maniement des hypnotiques, des analgésiques et des anti- biotes du genre chloromycine.D\u2019autre part, l\u2019exposition de plus en plus fréquente de la population à la radioactivité sous toutes ses formes n\u2019est pas à négliger.Les radiologistes s\u2019émeuvent des dangers courus par l\u2019individu qui se soumet à des examens radiologiques répétés.Conclusions L\u2019aplasie médullaire est toujours une affection grave.Onze de nos 27 malades sont dé- DELÂGE er CouL.: APLASIES MÉDULLAIRES L'Union Med.Canada Tome 87 \u2014 Avril 1958 cédés et deux sont dans un état critique au moment de la rédaction de ce travail.La durée d\u2019évolution a été de 15 jours pour un malade alors que la maladie dure depuis 8 ans chez tel autre.L\u2019étiologie, inconnue dans la majorité de nos cas, comporte chez quelques-uns l'exposition aux radiations ou l\u2019absorption d\u2019un médicament réputé myélo- dépresseur.Deux de nos malades étaient tuberculeux.Il nous semble juste de considérer l\u2019aplasie médullaire comme un mode réactionnel de la moelle à une foule d\u2019« agressions » diverses dont la plupart nous sont actuellement inconnues.Mode réactionnel, disons- nous, et non maladie autonome.D'ailleurs.n\u2019en est-il pas ainsi de bien des myélopathies?Résumé.Les auteurs passent en revue 27 cas d\u2019apia- sie médullaire partielle ou totale.Ils décrivent quelques cas en détail et soulignent les caractères particuliers des autres observations.BIBLIOGRAPHIE (1) P.A.OWREN: Congenital Hemolytic Jaundice.The Pathogenesis of the Hemolytic Crisis.Blood, 3: 231 (mars) 1948.(2) G.FANCONI: Familiare infantile Perniziosar- tige Anämie (pernizioses Blutbild Konstitution).Jarhs, für Kinderb.117: 257, 1927.Cité par Win- trobe: Clinical Hematology.Lea Febiger, édit Philadelphie, 1951.(3) J.-M.DELAGE: Pancytopénie familiale.Laval Médical, 21 : 334 (mars) 1956.(4) J.-M.DELAGE: Nouvelles observations sur la maladie de Fanconi.Diagnostic d'un cas chez un nouveau-né.(A paraître).(5) T.BOON, J.N.H.WALTON: Aplastie Anaemia.Quart.J.Med, 20: 75 (janv.) 1951.(6) E.UNDRITZ: in Planches d\u2019hématologie.San- doz, Bâle, 1950. SYNDROME HODGKINIEN ! QUELQUES CORRELATIONS ANATOMO-CLINIQUES.Jean-Louis BONENFANT, F.R.C.P.(C).La maladie de Hodgkin, par la diversité de son évolution, étonne souvent les cliniciens tandis que son polymorphisme morphologique la fait considérer par les pathologistes tantôt comme un néoplasme vrai tantôt comme une lésion inflammatoire.Cette courte étude n\u2019a pas la prétention de trancher cette controverse tumeur-infection, mais doit être considérée comme un complément à un travail antérieur portant sur les formes histologiques rencontrées dans le syndrome hodgkinien (1).A la suite des travaux de Parker et Jackson (4-5), les différents aspects histologiques, le granulome, le para- granulome et le sarcome, furent interprétés généralement comme des phases chronologiquement différentes d\u2019une même maladie.Nous avions alors émis, après cette étude histologique, l\u2019hypothèse que les divers aspects morphologiques rencontrés dans le syndrome hodgkinien s\u2019expliquaient possiblement par des étiologies différentes.Cette position n\u2019avait rien de très original puisque dès 1901 Martin (2) avait attiré l\u2019attention sur le caractère clinique du terme de la Maladie de Hodgkin et sur son association à des conditions pathologiques diverses.En 1902 Dorothy Reed a défini ce syndrome comme « une maladie qui débute par une augmentation progressive des ganglions habituellement du cou pour s\u2019étendre ensuite au tissu lymphoïde de l\u2019organisme et former des nodules dans les organes internes produisant ainsi de l\u2019anémie et une cachexie terminale » (7).MATÉRIEL Tous les cas de Maladie de Hodgkin hospitalisés à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec depuis 1944 et chez qui une biopsie ganglionnaire a été 1.Communication au XXVIIe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Québec, septembre 1957.faite, ont fait l\u2019objet d\u2019une étude clinique en regard de leurs caractères histologiques.La présente étude porte sur 32 cas de Maladie de Hodgkin qui ont été groupés en granulomes et paragranulomes suivant les critères histologiques énumérés dans le tableau III.TapLeau III DIFFÉRENCES HISTOLOGIQUES Paragranulome Atteinte ganglionnaire diffuse Conservation de la capsule Hyperplasie réticulaire monomorphe Cellules multinucléées parfois de type dit de Langhans Sclérose diffuse Granulome Lésions en foyers Infiltration de la capsule Lésion granulomateuse polymorphe Cellules polylobées de Sternberg Sclérose en foyers.SEXE Chez les porteurs de granulome la prédominance est nettement masculine (13/19) tandis que dans le groupe des paragranulomes la répartition suivant le sexe est sensiblement égale.Toutefois dans la série qui a fait l\u2019objet de l\u2019étude histologique des paragranulomes (1) le sexe masculin était nettement le plus touché (9/11).Ces rapports sont superposables à ceux cités par Levinson (6) dans une récente étude clinique de la Maladie de Hodgkin.AGE L\u2019âge moyen lors de la première consultation fut de 31.7 ans pour le granulome et ne fut que de 20.4 ans pour le paragranulome.Dans ce dernier groupe la majorité des malades n\u2019avait pas atteint 25 ans (11/13), tandis que dans le groupe des granulomes il n\u2019y en avait que 8 au-dessous de cet Âge (tableau IV). 422 TaBLeaU IV SYNDROME HODGKINIEN Granulome Paragranulome Nombre de cas .19 13 Hommes een 13 6 Femmes coil 6 7 Age MOYEN reins 31.7 20.4 Plus jeune que 25 ans \u2026 8 11 SIGNES CLINIQUES INITIAUX Les signes initiaux du granulome et du paragranulome sont sensiblement les mêmes: asthénie, amaigrissement, hyperthermie, hypertrophie des ganglions cervicaux, dyspnée.Nous avons remarqué toutefois que l\u2019amaigrissement se rencontrait un peu plus fréquemment dans le groupe des granulomes que celui des paragranulomes.Quant à l\u2019hypertrophie ganglionnaire cervicale, presque toujours présente au début de la maladie, les chaînes cervicales droites ont été plus fréquemment intéressées dans le granulome tandis que ce sont les chaînes cervicales gauches qui le furent dans le paragranulome (tableau V).TABLEAU V SIGNES INITIAUX Granulome Paragranulome Amaigrissement .7/19 2/13 Hvperthermie cocoon.9/19 6/13 Hvpertrophie des ganglions cervicaux \u2026 14/19 12/13 Hypertrophie des ganglions médiast.\u2026 6/19 4/13 La courbe thermique a le même caractère oscillant dans les deux formes étudiées présentement.SIGNES HÉMATOLOGIQUES L\u2019hémoglobine dans une grande proportion des cas fut inférieure à 13.5 g.quoique cette diminution ne fût jamais très marquée.Dans le groupe des paragranulomes l\u2019anémie fut cependant un peu plus prononcée, de type hypochrome.La leucocytose fut nettement plus élevée dans les cas de granulome mais dans le para- granulome la monocytose semble légèrement supérieure à celle du granulome.Dans aucun cas nous n\u2019avons constaté de lymphocytose, et - BONENFANT: SYNDROME HODGKINIEN L\u2019Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Avril 1958 une éosinophilie fut présente dans 5 cas de granulome, mais dans aucun de paragranulome (tableau VI).Tanreau VI SIGNES HÉMATOLOGIQUES Granulome Paragranulome Hémoglobine \u201413.5 g \u2026 10/17 11/13 Globules rouges \u20143.5 \u2026 1/17 2/13 Globules blancs + 10,000 10/17 5/13 Globules blanes + 15,000 5/17 1/13 Globules blancs \u2014 5,000 nu.1/17 1/13 Monocytose + 500 .7/17 8/13 Lymphocytose + 3,000 \u2026 0/17 0/13 Eosinophilie + 250 \u2026\u2026\u2026 5/17 0/13 Sédimentation globulaire + 15 Lune 6/9 3/5 Sédimentation globulaire + 50 un 5/9 1/5 Trop peu de malades ont eu des s¢dimenta- tions globulaires pour nous permettre de tirer des conclusions mais 1l semble qu\u2019elle soit beaucoup plus rapide dans le granulome que le paragranulome et de mauvais pronostic.EVOLUTION Le granulome, dans le syndrome hodgkinien, est une forme beaucoup plus maligne que le paragranulome, qui correspond d\u2019ailleurs à ce qui a été décrit par Harrisson (3) comme un Hodgkin bénin.Dans la présente série des granulomes, on relève 13 décès survenus en moyenne 26.2 mois après le début des premiers symptômes.Deux cas seulement ont cu une évolution de plus de 5 ans et aucun cas actuellement en évolution ne date de plus de 4 ans (tableau VII).TaBLEAU VII EvoLUTION Granulome Paragranulome Cas décédés \u2026.\u2026\u2026e 13/19 5/13 Durée en mois des cas décédés nn 26.2 mois 37 mois {volution de 4 ans et plus ieee, 3/19 6/13 Evolution de 5 ans et PIUS eee, 2/19 6/13 LEIA FAL wv, \"Ll UV.I VA Lit UOTINTOAF * goTB \u201cpas gaTTydoutr soy gajLooqdmiy sag Loouoy *188Tpou * TTFXB *8 *x30 ° Ip* 190 sanjexoduay, quouessT BTeuy Gangl ions 4 SOousTqQ° TD 833nox° 17.0 NN + A.G.[35 6,640 L65 1727 333 décédé + + a M.C.|20 12, 300 0 2460 123 28 décédé + 20,900 1473 | 1880 209 110 décédé YS + 0.D.|63 h.++ + 13.1 Np P.P.|36 nh.+ + décédé P.B.|25 h.+ + + + + |13.5| 4.2 26,000 260 2340 260 92 décédé R.R.|17 h.+ + 15.6| 4.5/ 13,050 913 1697 130 décédé E.C.|36 h.J++ + 9.8| 3.9 5,800 464 1740 290 106 décédé UN OO - © G.G.|38 h.+ + 10.1| 3.6 3,000 240 1080 0 55 décédé P.B.|18 f.+ + + 14.3| 4.9 décédé J.F.|21 F.+ 13.7| 3.8| 20,600 824 1836 3914 décédé E.B.19 f.|+ + + 11.0] 3.6| 11,600 116 2436 0 60 décédé L.L.33 f.|+#+ + + 12.5 3.0| 17,500 175 1575 0 décédé A.D.|21 ?.+ 12.0] 4.1 5,400 324 1412 108 décédé A.B.163 f.j+#+ + + + 13.8] 4.5| 18,450 554 1292 184 vivant R.C.31 h.+ 15.0! 4.3] 12,150 1084 2087 607 11| vivant J.S.| 26 h.+ + 11.8] k.0} 12,100 1573 Ligh 0 vivant E.C.36 h.+ 13.8] 4.2 8,300 415 1328 250 2| vivant R.S.| 25] h.+ 13.2] 4.2 6,200 621 1178 186 vivant A.C.| 40 h.+} + 12.0 6,900 138 2622 207 3 vivant L\u2019Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Avril 1958 (stou) o9INg BONENFANT: SYNDROME HODGKINIEN 423 L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Avril 1958 BONENFANT: SYNDROME HODGKINIEN 424 TABLEAU II PARAGRANULOMES HODGKINIENS = Eo 5 $£ ® * .5 3 © à .% v © © » 7 8 5 - © , 6 ac c + 3 Q.+ o Lk \u201c5 Do q 3 « > 2 O ol \u2014 au 0 5 © 000 O 4 o à > 3 v © 0 a oO XxX © 5 A oO = À .\u2014 Das ° «a oo K © 8 © \u201c g a .+ S = = os 2 & O = 3 2 2 & \u20ac Ganglions na 8 D = A à = 52 SE 1 J.C.l 251 f.+ {+ + P15.2 144 16, 800 840 2680 0 11 décédé 64 2 L.x.] 6] h, + 11.5 14.6 6,500 910 910 0 décédé 36 O.T.j 9} h.+ 11.5 4.6 T,350 220 2646 Th décédé 36 y P.H.} 18} h.+ 10.2 3.5 7,150 1072 1144 430 décédé 12 S R.T.l 11} h.+ + 10.8 4.5 7,500 600 825 0 décédé 18 6 A.A.4 24] h.+ 11.6 4.5 12,650 2510 1895 126 115 vivant T2 7 LeoC.i 15} F.10.8 4.8 10, 300 1957 1854 103 vivant 60 8 J.G.] 24} f.+ 11.8 3.5 13,600 816 2290 0 vivant 30 9 GeGef 19] ho] + + + + 10 3.7 9,700 0 1550 290 vivant 60 10 L.B.] 13] fo + + 11.8) 4.4 11,400 456 2622 114 18 vivant 24 11 P.G.| 47| f.i4 k,3 4,200 168 336 168 vivant 6 12 S.T.{ 31} f.15.6} 4.6 4,850 437 582 195 3 vivant 102 13 A.G.] 24] fof + + 10.2{ 4.0 5,200 572 1300 104 39 vivant 156 L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Avril 1958 L'évolution du paragranulome est différente.Les 5 patients décédés ont survécu en moyenne 37 mois après la première consultation de 6 patients, soit près de la moitié, vivent encore, dont 5 après 5 ans et plus d\u2019évolution de la maladie.CoNCLUSION Les différences cliniques constatées dans les groupes de granulomes et de paragranulomes pour ce qui a trait à l\u2019âge, aux signes hématologiques, à l\u2019évolution et au pronostic favorisent ou du moins n\u2019infirment pas l\u2019hypothèse d\u2019agents étiologiques multiples dans la Maladie de Hodgkin.Le granulome et le para- granulome sont donc des entités histologiques différentes qui se manifestent cliniquement par un syndrome similaire mais non identique.Les recherches cliniques et les travaux expérimentaux sur les animaux de laboratoire devraient tenir compte de cette possibilité car il est très important que toute investigation soit faite à partir d\u2019un groupe très homogène de lésions.On peut se demander si la disparité des résultats obtenus jusqu\u2019à nos jours par les travaux de recherche sur la Maladie de Hodgkin (tuberculose aviaire, Torulose, Brucellose, virus, ete.) ne provient pas de l\u2019utilisation d\u2019un matériel également disparate où il n\u2019y a peut-être pas de commun dénominateur étiologique.BONENFANT: SYNDROME HODGKINIEN 425 RÉSUMÉ Trente-deux observations cliniques de syndrome hodgkinien ont été étudiées en regard de leur aspect histologique, soit de granulome soit de paragranulome.Des différences assez nettes d\u2019Âge, de signes hématologiques, d\u2019évolution et de pronostic ont été constatées entre le groupe des granulomes et des paragranu- lomes.La possibilité d\u2019entités pathologiques à étiologie différente est de nouveau émise.BIBLIOGRAPHIE (1) J.L.BONENFANT: La lympho-réticulose médullaire chronique maligne avec syndrome hodg- kinien.Bull.du Cancer, 41: 296, 1954.(2) W.B.COLEY: New York Med.J., 85: 577, 1907.(3) C.V.HARRISSON: Benign Hodgkin\u2019s Disease.The J.of Path.and Bact., 64: 513, 1952.(4) H.JACKSON, Jr.: The classification and prognosis of Hodgkin\u2019s disease and allied disorders.Surg., Gynec.and Obst., 64: 465, 1937; Hodgkin\u2019s Disease.Bull.New Eng.Med.Center, 6: 216, 1944.(5) H.JACKSON, Jr.et PARKER: Hodgkins Disease.New Eng.J.Med., 230: 1, 1944; 231: 35, 1944.(6) B.LEVINSON, B.A.WALTER, M.M.WIN- TROBE, G.CARTWRIGHT: A Clinical study in Hodgkin\u2019s Disease.A.M.À.Arch.Int.Med, 99: 519, 1957.(7) D.REED: On the pathological changes in Hodgkin\u2019s Disease in the special references to its relation to Tuberculosis.John Hogdkins Hosp.rep.10: 133, 1902. DIAGNOSTIC ET TRAITEMENT DES SYNDROMES HÉMORRAGIQUES EN CLIENTELE! Léopold-A.LONG.Dans son traité The Hemorrhagic Disorders, diagnostic ct du traitement des syndromes Stefanini groupe, dans sa classification de ces hémorragiques en clientèle.Il nous faut donc syndromes, quelque soixante maladies.Or abréger le plus possible, procéder de façon nous n\u2019avons ce matin à notre disposition que schématique et, pour être pratique, laisser de quelques minutes pour vous entretenir du côté les quelques rares syndromes que l\u2019on COAQULATION SANQUINE I - Rétractoensyms Sérotonine = (5-Rydroxytryptanine ) \\ Contact > Plaquettes\u2014> Thromboplastinogénase -cceececae- P.T.F.-A (Qobuline Antihémophilique)- P.T,F.-B inactivé>P.T.F.-B Activé (P.?.C.-Christæas Factor)- THROMBO- P.T.Fe=C (P.T.A.) mrreeeeeeeeememeeeees PLASTIME TISSULAIRE P.T oF o=D OOOO RNN EE ETS Sw Sass eue \u2014.P.T.F.-E (Haggemen Factor) eeececceccaccec- -\u2014 P.T oFo=F = \u2014s.\u2026.2ea#2A50#v008#0e#s0aane Cally =ee-eesmecsaeseaseancas cemmmecaceeae- II - Contact / | Vv Proconvertine inactivée | Thromboplastine tissulaire + Proconvertine + CaCl, > Convertine Convertine + Prothrombine + CaCl, \u2014\" Thrombine Thrombine + Proaccélérine \u2014\u2014\u2014 \u2018(>élérine > Prothrombinase (=) Prothrombinase + Prothrombine + CaCl, =e Thrombine &== Antithrombine Accélérine + Thromboplastine tissulaire + CaCl, Thrombine + Fibrinogene ==\u2014> Fibrine, (Héparine + Sérum albumins) (=) II] - Profibrinolysokinase + Streptolysokinase \u2014> Fibrinolysokinase A À ; his ASSOCIATION INTEGRALE EN DRAGEES ENTERALES a wo ME Sn=-A San ==2m ZOHASVQOOHZ \\ teen él ANGLO-FRENCH DRUG CIE LTÉE - MONTREAL 18 Spécialités Pharmacevtiques REVUE DES LIVRES L'homme et son milieu.Par François CLOUTIER (Le Cercle du Livre de France).Lib.Beauchemin, édit., Montréal, 1958.Notre collègue est un vulgarisateur émérite.Cette affirmation ne comporte, 1l va sans dire, aucune implication péjorative.Bien au contraire.Ce que l\u2019on peut exposer clairement, d\u2019une façon accessible à tous et compréhensive, découle d\u2019une science solidement intégrée et d\u2019un esprit qui possède une excellente capacité de synthèse.Et la synthèse ne peut être que le résultat d\u2019une analyse préalable.Et en psychiatrie que de problèmes à sonder, que d\u2019analyses à mettre en œuvre, sans référer forcément à la doctrine freudienne! Le présent ouvrage de Cloutier, comme un premier qui s\u2019intitulait « Un psychiatre vous parle », est fait des textes de causeries radiophoniques, complétés de quelques chapitres qui traitent de psycho-pathologie sociale et des effets qui en découlent tels l\u2019étude des milieux sociaux, les préjugés de groupe, la criminologie et la peine de mort.Ces considérations, en plus du contenu des chapitres précédents, démontreraient, s\u2019il était nécessaire, que la psychiatrie doit intégrer des implications de sociologie essentiellement appliquées sur le vécu, sur l'humain objectivement éprouvé.Le livre de Cloutier constitue une claire démonstration d'hygiène mentale.En fait, il expose l\u2019homme s\u2019efforçant de s\u2019adapter aux diverses conjonctures de son existence à mesure qu\u2019il vieillit, qu\u2019il assume des responsabilités différentes et qu\u2019il affronte de nouvelles modalités d\u2019existence.Il doit s\u2019y adapter et quand il réussit, c\u2019est qu\u2019il jouit d\u2019un bon équilibre mental.Quand il ne parvient pas à cette stabilité de force entre sa personnalité et le milieu où il se trouve, c\u2019est qu\u2019il est atteint dans son psychisme.Pourquoi et comment ne peut-il pas s\u2019adapter?Quelles sont les manifestations psycho- pathologiques qui traduiront le désajustement, le provoquant et en résultant tout à la fois?2e ve Notre auteur apporte plus d\u2019intérêt aux accidents de l\u2019affectivité, aux dérèglements des mécanismes de défense auxquels il accorde une importance fondamentale dans la genèse des névroses, qu\u2019aux bouleversements plus profonds de la personnalité qui marquent l\u2019individualité des psychoses et, à plus forte raison, des psychopathies à base d\u2019organicité.Notre collègue marque une nette prédilection envers cette partie de la pathologie mentale qui pourrait être d\u2019essence accessible à une psychothérapie active, dynamique et même d'inspiration franchement psychanalytique.En plus, il s'adresse à des lecteurs qui sont le grand public, auquel il ne convient pas d'exposer un cours de psychiatrie, mais qu\u2019il est conforme d\u2019éduquer sur des notions serviables en hygiéne mentale et en prévention de troubles mentaux de nature névrotique.Le texte est clair, excellent dans sa forme concise, d\u2019une lecture agréable, fait de phrases courtes, légères d\u2019allure, rendant plus facile la lecture d\u2019un sujet qui pourrait rebuter un lecteur mal informé et surtout préalablement non intéressé.Mes félicitations à l\u2019auteur avec la conviction que son enseignement pourra profiter à ceux qui en prendront connaissance.Il ouvre une avenue large et nette vers un domaine où chaque individu pourra trouver un lot où planter sa tente.Quant à la doctrine, notre collègue, sans ÿ plonger, montre de nettes tendances pour la psychogénèse.Il exprime une foi communicative en la psychothérapie et un espoir serein envers la perfectibilité de l\u2019homme et ses institutions sociales qui deviendront, avec sa maturation individuelle et collective, le moyen de prévention le plus efficace contre les désordres mentaux.Nous n\u2019avons qu\u2019à croire notre collègue pour obtenir la gratification d\u2019un optimisme réconfortant; en tout cas, il doit le faire comprendre au profane, afin que, l\u2019instruisant sur L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Avril 1958 LVIII AMPOULES POUR INJECTIONS INTRAMUSCULAIRES COMPOSITION : Le CAMIROL est une combinaison soumise à un traitement spécial, comprenant des lodures, de l'Iodoforme, du Camphre et du Menthol dans un véhicule de faible acidité et d'absorption facile.+ LA PROPRIETES REMARQUABLES DU CAMIROL: ll assure aux tissus une plus grande résistance locale et générale.Dans la sinusite paranasale aiguë ou chronique, le CAMIROL facilite le drainage des sinus et favorise la délitescense de l\u2019inflammation.Dans la bronchite aiguë ou chronique, le CAMIROL fluidifie les sécrétions attachées et en facilite l'expectoration.I! réduit l\u2019irritation locale, apaise la toux et prévient les paroxysmes inutiles et douloureux.POSOLOGIE : Une ampoule en injection intramusculaire tous les jours ou tous les deux jours, selon le cas.PRÉSENTATION : Boîtes de 6, 25 et 100 ampoules de 1 cc. 502 lui-même, il lui procure le motif et l\u2019aspiration à acquérir la disponibilité à une parfaite adaptation existentielle.Comme dernière remarque, je suis assuré que l\u2019étudiant et le praticien liront avec grand profit cet ouvrage de notre collègue.Roma AMYOT.Studies on Phagocytic Stimulation (Etudes sur la stimulation phagocytaire), \u2014 B.GOZSY et L.KATO.Edité par l'Institut de Microbiologie et d'Hygiène de l'Université de Montréal.135 pages.\u2014 Thérien et Frère, édit., Montréal, déc.1957.Il s\u2019agit ici d\u2019une monographie très intéressante et hautement spécialisée, précédée d\u2019une préface du docteur Armand Frappier, directeur de l\u2019Institut de Microbiologie, doyen de l\u2019école d\u2019Hygiène et professeur à la faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal.Dans sa préface, le docteur Frappier fait l\u2019éloge des auteurs et surtout de leur travail assidu dont les études expérimentales se font depuis quelques années dans son service de recherches.En plus de cet ouvrage, messieurs B.Gôzsy, docteur en pharmacie et en biochimie, et L.Kato, docteur en médecine, ont depuis deux ans publié plus d\u2019une quinzaine d\u2019articles dans diverses revues scientifiques faisant part des résultats de leurs recherches sur l\u2019inflammation et la phagocytose.Ces publications peuvent être retrouvées dans Canadian Journal of Microbiology, Canadian Journal of Biochemistry and Physiology, American Journal of Tuberculosis, Nature, Archives of Pharmacodynamy, Journal of Physiology, Leprosy, Internal Journal of Leprosy, American Journal of Physiology et American Revue of Tuberculosis.Dans la présente monographie, les auteurs, à l\u2019aide d\u2019une bibliographie très élaborée, constituée de plus de deux cents références, font une revision très détaillée des principales théories relatives aux processus biochimiques et hysto-physio-pathologiques de la phagocytose et de l\u2019inflammation.Ils traitent d\u2019abord du rôle que joue le système réticulo- REVUE DES LIVRES L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Avril 1958 endothélial, les macrophages, les leucocytes et particulièrement l\u2019endothélium des capillaires dans le processus inflammatoire.À la moindre lésion, l\u2019organisme réagit aussitôt par dégranulation des « mast-cells », et libération d\u2019histamine qui stimule l\u2019endothélium vasculaire acquérant ainsi un pouvoir absorbant très marqué et un activation du pouvoir phagocytaire.Ce phénomène est suivi d\u2019une hyperperméabilité de la substance intercellulaire, permettant le transfert des substances étrangères de Jl\u2019endothélium vasculaire à l\u2019espace périvasculaire.L\u2019endothélium capillaire ainsi stimulé devient aussi actif que les cellules du système réticulo-endothélial et que les histiocytes tissulaires.Cette réaction de défense est proportionnelle à l\u2019intensité du stimulus, et est d\u2019autant plus efficace qu\u2019elle empêche la dissémination de l\u2019agent causal et le supprime.Au cours de l\u2019expérimentation, plusieurs substances colloïdales pouvant stimuler l\u2019endothélium vasculaire sans l\u2019endommager ont été découvertes.Ces substances agissent aussi sur le système réticulo-endothélial et sur le pouvoir phagocytaire des macrophages «in vivo » et «in vitro», elles peuvent enrayer l\u2019action inhibitrice des antihistaminiques.En tuberculose expérimentale chez le cobaye, le mécanisme de défense, telle l\u2019activité des ma- crophages peut être inhibé par l\u2019administration répétée d\u2019antihistaminiques; par ailleurs, le Guajazulène, substance stimulante du système réticulo-endothélial, a le pouvoir de neutraliser l\u2019action des antihistaminiques.Dans ces mêmes expériences de tuberculoses expérimentale, ils obtiennent une meilleure réponse par administration de doses minimes de dihydrostreptomycine associée à des substances stimulantes du système réticulo- endothélial qu\u2019avec les mêmes doses de dihy- drostreptomycine seule.Ces recherches démontrent donc que les moyens de défense naturelle peuvent être stimulés et activés par un traitement approprié.En définitive c\u2019est une étude très approfondie et hautement scientifique que les pathologistes, physiologistes, biochimistes et Tome 87 \u2014 Avril 1958 LIX L'Union Méd.Canada Une nouvelle évaluation clinique du Mio-Pressin™ dans l'hypertension I) en ressort deux faits saillants: \u201c.\u201cÉtant donné que p hypertension peut être causée par .\u2018un grand nombre de facteurs qui influencent plu- \u201csieurs processus du corps humain, ons\u2019accorde à penser qu\u2019une association de médicaments, ayant chacun son effet phsiclogi Ss) sera poe effions Le \u2018Mio-Pressin'\u2014association équilibrée de rauwolfia, de pro- tovératrine et de Dibenzyline* \u2014 pour le traitement de l\u2019hypertension moyenne et grande, est présenté en deux concentrations: No.2 (concentration standard) et No.1 (concentration réduite).@) Smith Kline & French « Montréal 9 * Marque déposée au Canada 504 toute personne intéressée au sujet auront inté- \u2018rêt à consulter.En plus de sa portée scientifique, il faut mentionner la présentation du livre, dont la couverture est illustrée d\u2019une magnifique micro-photographie de phagocytose, où un soin particulier a été apporté pour en faciliter la compréhension.Cette monographie éditée par l\u2019Institut de Microbiologie et d\u2019Hygiène de l\u2019Université de Montréal est une initiative très heureuse qui sera suivie prochainement d\u2019un ouvrage sur le B.C.G.par les docteurs À.Frappier et M.Pannisset.André LEDUC.Exposés annuels de biochimie médicale.\u2014 Publiés sous la diection de P.BOULANGER, M.-F.JAYLE et J.ROCHE.19e série.Un volume de 240 pages, avec 59 figures (3.000 tr), \u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1958.Les « Exposés Annuels de Biochimie Médicale » de 1957 apportent une fois de plus une série de mises au point et de revues générales sur des sujets d\u2019actualité intéressant le biologiste et le médecin.Chacune des douze conférences porte la signature d\u2019un maître éminent français ou étranger.Le volume commence par cinq rapports concernant les protéines plasmatiques.Cet ensemble de conférences ainsi réunies a l\u2019avantage de faire le tour d\u2019une question de biochimie médicale très importante en physiologie et en pathologie.Le professeur F.Wuhrmann (Zurich) résume d\u2019abord les résultats qu\u2019il a obtenus dans l\u2019étude clinique des protéines plasmatiques au moyen des « constellations de réactions », et classe les anomalies de composition des protéines plasmatiques dans les dysprotéinémies.Le professeur R.Fauvert (Paris) fait une revue complète des connaissances sur les macroglobulines qu\u2019il a spécialement étudiées avec ses collaborateurs L.Hartmann et P.Boivin.Le professeur J.Waldenstrom (Lund) étudie ensuite les rapports de la macroglobu- ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Avril 1958 linémie (ou maladie de Waldenstrôm) avec les autres dysprotéinémies (myélomes, cryo- globulinémies).La « C-reactive protéine », dont la présence dans le plasma sanguin est le signe d\u2019une inflammation tissulaire, a donné lieu à de nombreux travaux récents que A.Delaunay (Paris) expose de façon claire et très complète.Le professeur J.Polonovski (Paris) fait une revue générale de toutes les découvertes récentes concernant les lipoprotéines plasmatiques, dont la nature et l\u2019état dans le sang commencent à être mieux connus, et qui Jouent sans doute un rôle dans l\u2019athérosclérose.Le professeur A.-C.Frazer (Birmingham), spécialiste de la digestion des lipides, renouvelle par ses recherches personnelles le problème de la pathologie des stéatorrhées.Les poisons de l\u2019Amanite phalloïde ont été remarquablement étudiés par le professeur T.Wieland (Francfort).Le professeur M.Florkin (Liège) présente une revue très intéressante sur les acides aminés libres des tissus, du sang et de l\u2019urine (pool métabolique aminoacide).La thermodynamique apporte des données précieuses, et parfois inattendues, dans l\u2019étude des réactions biologiques.Le professeur R.Wurmser (Paris) au cours d\u2019une étude des réactions immunologiques, a montré comment il avait découvert la dépendance génétique des isoagglutinines et l\u2019existence de « molécules hybrides » chez les hétérozygotes.Les trois dernières conférences portent sur les hormones stéroïdes.La biochimie et la physiologie de l\u2019aldostérone, par le professeur A.Wettstein (Bâle), qui en a découvert la constitution et la synthèse; les hormones et leurs dérivés de synthèse, par le professeur C.Sannié et J.Panouse (Paris), qui montrent les relations entre la structure chimique et l\u2019activité biologique; et la biogénèse des hormones stéroïdes dans les tissus normaux ct cancéreux, par K.Savard (Shrewsbury).Ces conférences complètent très heureusement l\u2019ensemble des rapports présentés l\u2019an dernier sur la biochimie des hormones stéroïdes, dans la 18° série des Exposés. L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Avril 1958 HORMONOTHÉRAPIE TOTALE AMPOULES BUVABLES SIROP AROMATISÉ COMPOSITION | Extrait de foie de veau titré en vitamine Extraits totaux de sang: Bio native; de taureau titrés en fer Extrait spécial de levure de bière; de génisse oo | hémoglobinique: Extrait spécial de cuticules de céréales.de veau VITAMINE*B12%: FER ( à a 4 pr éparation «Si une seule de digitale erart @ ander pour son comm .re aux diverses adaptabilité n et multiples conit cliniques» n°\" sidérerions la comme [un] gences con .ine Digo* > agent d'électtort .Current ine, S.Aes ns Lown B., et Le ie Therapy» Bosto in Di n Conte?Brown & Company 1 julie, p- 93, par.| BURROUGHS WELLCOME & COQ.L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Avril 1358 Biborate de soude, 1 à 2 drachmes.Huile essentielle de menthe poivrée, 5 à 10 minimes.Eau: 8 onces \u2014 M.En lotions.Faire suivre de l\u2019application d\u2019onguent de cade composé.M.le professeur Brosseau signale l\u2019utilité de l\u2019hy- droscope pour déterminer la translucidité du liquide de l\u2019hydrocèle.Il dit que, dans la classe ouvrière, il vaut peut-être mieux, la plupart du temps, faire une ponction tous les mois, opération inoffensive, du reste, que d\u2019exposer les malades à perdre plusieurs jours de travail à la suite d\u2019une injection pour cure radicale.L\u2019emploi de la sonde utérine exige la plus grande circonspection, une manipulation fort délicate, et des précautions antiseptiques rigoureuses avant et après son introduction.N\u2019en faire usage que dans les cas d\u2019absolue nécessité; se fier de préférence au toucher vaginal, délicatement pratiqué, surtout s\u2019il est aidé de la palpation bi-manuelle.(Prof.Brennan.) D\u2019une manière générale, le speculum ne donne que des renseignements bien limités, et, dans un service hospitalier, pourrait bien être cause de contamination.Le spéculum bivalve est préférable pour les examens et applications ordinaires; celui de Fergusson pour les applications de liquides et de poudres; celui de Sims pour les opérations et les pansements méthodiques.(Prof.Brennan.) M.le professeur Laramée insiste sur l\u2019utilité de faire l\u2019analyse de l\u2019urine dans tous les cas d\u2019affections chroniques.On est quelquefois surpris du résultat de cette petite expérience, attendu que la plupart des sujets souffrant de diabète ou de mal de Bright n\u2019accusent pas, lors de leur première entrevue avec le médecin, les symptômes classiques de ces maladies.Celles-ci passeraient souvent inaperçues si l'analyse des urines n\u2019était faite.Dans un cas de congestion utérine consécutive à des excès vénériens, M.le professeur Brennan institue le traitement suivant: Quinine, 4 grains toutes les 3 ou 4 heures; suppositoires de morphine (15 à 1 gr.) toutes les 4 ou 5 heures; fomentations chaudes sur l\u2019abdomen ; badigeonnages à l\u2019iode morphiné sur les lombes; repos absolu au lit.Aucune injection ni application vaginale.Purgatif salin, au besoin.Dans le traitement des maladies organiques du cœur, aucun des nouveaux médicaments cardiaques: adonidine, spartéine, strophantus, n\u2019a encore.détroné la digitale, ni ne saurait la remplacer dans tous les cas.N\u2019était le danger d\u2019accumulation et d\u2019intoxication consécutive qu\u2019elle comporte toujours, la digitale resterait sans rivale comme tonique du cœur.On doit toujours prescrire l\u2019infusion de préférence à la teinture.Quand le rein est malade, la caféine remplace la digitale très avantageusement.(Prof.Desrosiers.) L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Avril 1958 A propos des fractures de jambe, M.le professeur Brosseau fait les remarques suivantes: Dans les fractures indirectes, la lésion siège généralement à la partie inférieure du membre.Le déplacement se fait toujours dans le sens opposé aux muscles les plus forts.Souvent, pour constater l\u2019existence de la fracture et percevoir la crépitation, il est nécessaire d\u2019obtenir le relâchement musculaire par la position du membre ou l\u2019anesthésie.L'existence d\u2019une douleur localisée en un point ne manque pas d\u2019importance.On ne doit appliquer d\u2019appareils inamovibles que lorsque le gonflement a disparu.L'\u2019appareil de Scultet est celui qui s\u2019emploie de préférence à l'hôpital; c\u2019est-également celui qui se prête le mieux à toutes les indications.Dans tous les cas, il faut surveiller attentivement l\u2019appareil, afin d\u2019éviter les accidents dus à la compression, etc.NOUVELLES PHARMACEUTIQUES MARCUMAR \u201cROCHE\u201d Marcumar est un nouvel anticoagulant oral, caractérisé par une action prolongée et uniforme exercée avec de très faibles doses.Chimiquement le Marcu- mar est le 3-(l-phénylpropyl)-4-hydroxycoumarine.Prophylaxie et traitement des maladies thrombo- emboliques.Comprimés à double rainure à 3 mg.flacons de 100 et 500.Documentation adressée sur demande.(Hoffmann-La Roche Limitée, Montréal.) PREDNISOLONE INTRAVEINEUSE Schering Corporation Limited de Montréal, Qué.introduit sur le marché Méticortelone Soluble, une nouvelle forme corticostéroïde intraveineuse à une action extrêmement rapide.Cette nouvelle préparation procure à la profession médicale une thérapeutique puissante et une action hormonale extrêmement rapide dans les conditions graves de stress causées par l\u2019insuffisance cortico-surrénale.La poudre stérile de Méticortelone Sotuble fut conçue pour l\u2019administration intraveineuse dans les cas d\u2019urgence, lorsqu\u2019il est nécessaire ou souhaitable d\u2019obtenir une action hormonale immédiate et intense.L\u2019injection intraveineuse rapide de Méticortelone Soluble peut donc se pratiquer lors de crise d\u2019insuffisance cortico-surrénale aiguë, surrénalectomie bilatérale, état de choc post-opératoire et durant les crises de la maladie d\u2019Addison ou de Simmonds.Cliniquement, une réponse favorable a été obtenue avec le Méticortelone Soluble, pour le traitement de réactions aiguës de sensibilité telles que le status asthmaticus, les réactions allergiques médicamenteuses et l\u2019urticaire.Dans les troubles ophtalmiques tels que l\u2019iridocyclite, l\u2019uvéite antérieure et posté- (521) \u2014 LXXI un glucoside sur lequel vous pouvez toujours compier pour y due courante \u20ac qe\" gente < fir A ns à PO terme ee Eds TS PR apl@Mgnes Méstro- AU A ei dH LE Hoy .sure > .LL PPC \u201d rs COE Pa 5 nad ny Cat Wp fe IONS 3 Er ; » eu IE IR ITE BB \u2018LANOXINE\u2019 2 ELIXIR | ! PEDIATRIQUE 0,05 mg par cc 17} Le ur\u201d ine 5 XN LXXII \u2014 (522) rieure, l\u2019iritis et la conjonctivite aiguë grave, les résultats cliniques sont encourageants.TRILAFON INJECTABLE L\u2019injection Trilafon est indiquée quand une action tranquillisante et antiémétique rapide est désirée et que l\u2019administration orale de perphénazine est impossible.Trilafon Injectable a une plus grande action par milligramme que les autres tranquillisants phénothia- ziniques injectables.La jaunisse, l\u2019agranulocytose, la photo-sensibilité de la peau et le rétrécissement des champs visuels ne se sont pas présentés dans les études faites avec Trilafon Injectable.Une hypotension significative a été extrêmement rare ainsi que la douleur au point d\u2019inoculation quelquefois rencontrés avec l\u2019emploi d\u2019autres phénothiazines, n\u2019ont pas été observés.Trilafon Injectable est habituellement administré sous forme intramusceulaire à la dose initiale de 1 cc lequel contient 5 mg.de perphénazine.La dose peut être répétée toutes les 6 heures, mais la dose globale quotidienne ne devrait pas dépasser 15 mg.chez les patients ambulants ou 30 mg.chez les patients hosp1- L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Avril 1958 talisés.L\u2019administration intraveineuse est recommandée seulement quand il y a nécessité absolue et devrait être limités aux patients hospitalisés alités.La dose ne devrait pas excéder 5 mg.et est ordinairement donnée dans une solution diluée, soit en injections fractionnelles ou dans un sérum goutte-à- goutte.Trilafon Injectable est disponible en ampoules de 1 cc, en paquets de 6 et 100.KENACORT E.R.Squibb & Sons of Canada, Limited a annoncé la mise en vente de la triamcinolone, un nouveau corticostéroide oral aux propriétés anti-rhumatismale, anti-inflammatoire et anti-allergique et qui se distingue des autres corticostéroïdes par l\u2019absence notable d\u2019effets secondaires caractéristiques.\u2019 Connue sous le nom commercial Kenacort, la triamcinolone possède une structure chimique qui ressemble à celle de l\u2019hydrocortisone, et plusieurs des propriétés biologiques particulières aux groupes des hormones corticostéroïdes et de leurs dérivés (hydrocortisone, cortisone, prednisolone, prednisone et fluorocortisone).ENFIN! Zon antibiotique éimnle, vous donne (RCA \u201cmmm Tetracycline HCH | EL \u201cLEE ISL 8 LE RD QU'EN AE SEULE DOSE _\u2014 Gg a > Heu Diagramme (à gauche) démontrant les niveaux sanguins de Tetrex pratiquement doubles.(tiré de 3 études cliniques indépendantes sur 188 malades) Tet PHOSPHATE COMPLEXE | ds niveaux sanguins doubles \u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014D TETRACYCLINE I\u2019'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Avril 1958 Kenacort (triamcinolone Squibb) répond a l'appellation chimique 9 alpha-fluoro-delta 1,4 prégnadiéne- 11 beta, 16 alpha, 17 alpha, 21-tétrol-3, 20 dione, une modification de la structure stéroide de l\u2019hydrocortisone (composé F).Squibb signale, cependant, que la triamcinolone Jouit de propriétés importantes qui diminuent certains effets secondaires indésirables tels que la rétention sodique qui, jusqu\u2019à aujourd\u2019hui, a restreint l\u2019usage des autres composés corticostéroïdes.La triamci- nolone a, en outre, un grand rayon d\u2019application.Squibb rapporte qu\u2019on a employé Kenacort avec succès contre les affections arthritiques, collagènes, allergiques, dermatologiques, le syndrome rénal, autres troubles non néoplastiques, les dyscrasies sanguines et, ou les lymphomes.La triameinolone révèle de fortes propriétés anti- inflammatoire et anti-allergique et, d\u2019après les cliniciens qui l\u2019utilisent, elle abaisse également la fièvre sans délai et crée la tolérance à la douleur.On a obtenu d\u2019heureux résultats dans le traitement de l\u2019asthme et de la fièvre des foins et l\u2019on attribue ceux-ci à l\u2019action du médicament sur les manifestations allergiques de l\u2019affection.L\u2019investigation a En capsules équivalentes à 250 mod'hydrochlorure de tétracycline NOUVELLES PHARMACEUTIQUES (523) \u2014 LXXIII montré que la triamcinolone a amélioré l\u2019état de quelques malades chez lesquels d\u2019autres corticosté- roides, comme la prednisolone, avaient échoué.Champ d'action.Cette préparation étant affranchie de certains effets secondaires défavorables, elle peut être employée, d\u2019après Squibb, pour des usages plus étendus que ne le permettraient les corticostéroïdes utilisés précédemment.L'absence totale de rétention sodique et d\u2019ædème est une particularité remarquable qui autorise l\u2019emploi de ce médicament chez les cardiaques.En réalité, Kenacort détermine l\u2019excrétion de sodium et la diurèse et, par conséquent, peut amener une réduction pondérale souhaitable après l\u2019admmistration d\u2019autres corticostéroïdes.Un autre aspect important de Kenacort est l\u2019absence d\u2019euphorie avec le sentiment de découragement qui suit cet état et les symptômes d\u2019abstinence.L'expérience montre que, jusqu\u2019à aujourd\u2019hui, le traitement Kenacort n\u2019a permis de constater aucune psychose imputable à la corticostéroïdothérapie.D\u2019après les rapports cliniques, Kenacort a provoqué le malaise gastro-intestinal et la formation LXXIV \u2014 (524) NOUVELLES PHARMACEUTIQUES L'Union Méd.Canada si les retards de la circulation deviennent trritants soulagez l\u2019hyperacidité gastrique de source émotive en prescrivant antiacide non constipant au goût rafraîchissant WARNER-CHILCOTT Laboratories CO, LIMITED, TORONTO CANADA Tome 87 \u2014 Avril 1958 d\u2019ulcéres moins souvent que les corticostéroides dont on disposait auparavant.Toutefois, Kenacort peut augmenter l\u2019hyperglycémie chez le diabétique, comme les autres préparations de cette nature.On a vu quelques cas de purpura, d\u2019hirsutisme, de vertige, de mal de tête, de somnolence, de faiblesse et de rougeur au visage.On fait remarquer que Kenacort doit être utilisé que sous une étroite surveillance clinique,- comme l\u2019exigent les autres glucocorticoïdes énergiques.L\u2019apparition de réactions toxiques exige l\u2019arrêt du traitement.La posologie la plus efficace varie de malade à malade \u2014 d\u2019après Squibb \u2014 et suivant la maladie à traiter.La posologie d\u2019attaque s\u2019établit de huit à 20 mg par jour, en doses filées et l\u2019on diminue celle-ci dès qu\u2019on obtient une réaction satisfaisante.Kenacort est offert en comprimés d\u2019un et quatre mg.FESTAL Auxiliaire de la digestion.Ce produit enzymatique très concentré apporte à l\u2019organisme les enzymes digestifs essentiels sous une concentration rationnelle.Le comprimé à enrobage entéral est préparé de façon à libérer son contenu tout le long tube digestif au moment le plus propice.Composition du comprimé.Lipase Amylase y 0192 G.Protéase (trypsine, peptidase) | Hémicellulase 0.050 G.Constituants de la bile 0.025 G.Indications.Obvie à la sécrétion digestive déclinante chez le malade âgé.Améliore les troubles digestifs fonctionnels.Corrige les désordres digestifs qu\u2019entraîne la médication aux antibiotiques à large spectre.Posologie et mode d'administration.De 1 à 2 comprimés trois fois par jours, après les repas.Ces doses peuvent cependant être augmentées dans les cas graves ou rebelles.Pour éliminer les gaz avant une radiographie: 2 comprimés trois fois par jour durant trois jours.(Hoechst Pharmaceuticals of Canada.) L\u2019Union Méd.Canada LXXV Tome 87 \u2014 Avril 1958 Contre le à TRICHOMONAS MONILIA \u201cSpectre de la vaginite\u201d sactéries Une nouvelle contribution clinique .médication efficace sous une forme bien acceptée Mou et malléable comme un tampon, le suppositoire vaginal Milibis offre une efficacité thérapeutique éprouvée dans un véhicule possédant des avantages précieux pour les patientes et pour le médecin.COUVRE LE COL ET LES PAROIS DU VAGIN \u2014 Le suppositoire malléable Milibis se désagrège rapidement et épouse le contour du col, des parois et des replis du vagin.POSOLOGIE DE COURTE DURÉE \u2014 Le traitement peu prolongé du Milibis \u2014 aussi peu que 10 suppositoires dans la majorité des cas \u2014 et ses qualités de propreté, sans odeur et sans tache, permettent de vaincre les barrières psychiques qui souvent suspendent les traitements à longs cours avant une cure complète.M L | 5 | S Suppositoires vaginaux Maintenant présenté avec applicateur de plastique.\u2014 Hygiénique.*97% efficace dans une étude de 564 cas; \u2014 Assure l\u2019insertion 94% efficace dans une étude de 510 cas.Présentation: Boîtes de 10, du suppositoire bien avec applicateur.en place.Milibis (marque de glycoblarsol), Marque de fabrique enreg.au U.S.Pat.Off 443 Riverside Drive West, Windsor, Ontario. LXXVI L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Avril 1958 Une évaluation de la thérapeutique anticoagulante Cet article spécial a pour but de faire le point de l'état actuel de la thérapeutique anticoagulante et de discuter les résultats obtenus avec un nouveau corps anticoagulant oral, Miradon.Au cours des quinze dernières années, les concepts au sujet de l'occlusion coronaire avec infarctus du myocarde se sont considérablement modifiés (1).Un des facteurs qui a déclenché l\u2019étude clinique intensive de ces derniers temps a été une appréciation croissante du rôle majeur joué par la thrombose et l\u2019embolie dans la production de l'infarctus original ainsi que de ses effets subséquents exprimés en termes d'incapacité et de mortalité.Un autre facteur a été la mise au point de nouveaux instruments de travail sous forme d\u2019anticoagulants.Cosgriff a signalé que \u201cLa majorité des rapports sur la thérapeutique anticoagulante au stade aigu de l\u2019infarctus cardiaque indiquent une réduction appréciable de la mortalité et des complications thrombo- emboliques chez les patients ainsi traités.\u201d (2).Cependant, certains médecins doutent encore de la valeur des anticoagulants dans l\u2019occlusion coronaire, et d'autres craignent le risque d'hémorragie que peut comporter leur emploi; mais les résultats semblent démontrer de plus en plus que ces doutes et ces craintes ne sont pas fondés.En 1946, l\u2019Association Américaine du Cœur a créé un Comité sur les Anticoagulants pour évaluer ce genre de traitement.Un rapport préliminaire portant sur 800 cas a démontré que la mortalité due à la thrombose coronaire avait été réduite du tiers et la fréquence des complications thrombo- emboliques de moitié par suite de la thérapeutique anticoagulante.Le Comité a conclu que les anticoagulants devraient être employés dans tous les cas d\u2019infarctus du myocarde pourvu au\u2019il n\u2019y ait pas de contre- indications (3).Le rapport final du Comité (1).publié en 1954 et portant sur 1031 cas, a confirmé les premières constatations.La mortalité dans le groupe traité par les anticoagulants a été de 16 pour cent comparativement à 23.4 pour cent dans Ie srou- pe de contrôle; et la fréquence des comoli- cations thrombo-emboliaues a été de 13.1 pour cent dans le groupe traité et de 41.8 pour cent dans le groupe de contrôle.Une étude portant sur 213 cas à l\u2019Hôpital Presbytérien de New-York, faite en même temps que l'évaluation de l\u2019Association Américaine du Cœur mais tout à fait indépendamment de celle-ci, a donné des résultats analogues, la mortalité due à l\u2019infarctus du myocarde étant de 12.2 pour cent dans le groupe traité avec les anticoagulants comparativement à 28 pour cent dans le groupe non traité (2).La thérapeutique anticoagulante s'est aussi montrée utile pour les patients présentant de l'insuffisance cardiaque avec stase.Wishart et Chapman (4) ont rapporté une diminution de la fréquence de l\u2019embolie pulmonaire de 22 pour cent à 6.5 pour cent dans 61 cas d\u2019insuffisance avec stase.Les résultats d'études de grande envergure faites par Bingham, Meyer et Pohle (5), de l'Université du Wisconsin, par Butt et coll.(6) et par Allen et coll.(7), à la Clinique Mayo, ont également établi hors de tout doute la valeur thérapeutique du traitement anticoagulant.Wright, Marple et Beck (1) concluent de l'étude d\u2019autopsies que les hémorragies fatales et les ruptures du cœur sont peu fréquentes à la suite de la thérapeutique anticoagulante convenablement administrée, et que ces pertes sont compensées par un nombre environ cinq fois plus élevé de vies sauvées par la prévention des complications thrombo-emboliques.La fréquence des hémorragies, tant majeures que mineures, peut être minimisée par un traitement aporoprié.Les effets de tous les anticoagulants actuels peuvent être inversés efficacement par des antidotes de sorte que le médecin peut administrer les anticoagulants avec pleine confiance de pouvoir combattre le saignement.Cosgriff suggère que \u2018Chaque médecin devrait se familiariser complètement avec un agent et acquérir l'expérience de son action sur les patients.\u201d (2).Aujourd\u2019hui, on se sert en clinique de plusieurs anticoagulants.A I\u2019héparine et aux héparinoides du début sont venus s\u2019ajouter les dérivés de la coumarine et de l\u2019indane- a dione, corps de synthése issus d'une investigation de la maladie hémorragique du pétall.| | \u201cMaintenant, avec l\u2019avènement de Mira- don, un nouveau dérivé oral de l'indane- dione, tout porte à croire que la sécurité, \u2018étendue et l\u2019efficacité de la thérapeutique anticoagulante se trouvent accrues.Mira- don possède plusieurs avantages sur les \u2018dérivés plus anciens de la coumarine et de l'indanedione et tous les investigateurs cliniques sans exception ont signalé la rapidité \u201cde son action, l\u2019uniformité et la prévisibilité de la réponse, l\u2019absence d'effet cumulatif, le retour rapide à la normale du temps de prothrombine après discontinuation du trai- \u2018tement (12 à 48 heures) et l'absence relative de toxicité.Blaustein (8) qui fut le premier à se servir de Miradon, a présenté un rapport \u201csur 59 cas dont la plupart souffraient de thrombose coronaire.Chez 56 de ces patients le traitement par Miradon a réussi.Il n'y a eu aucun indice d\u2019agranulocytose ou de leucopénie, pas de nausées, de vo- \u201c missements, de diarrhée ou de protéinurie.Dans deux des trois cas où on s'est servi de vitamine K, pour neutraliser l\u2019activité, le traitement a pu être promptement repris lorsque les temps de prothrombine sont revenus à des niveaux thérapeutiques.Lange, Perchuk et Mahl (9) ont présenté un rapport sur l\u2019emploi de Miradon sur 52 patients pendant un total de 1,198 jours- patients.lls remarquent : \u201cLa constance de la réaction chez différents individus était surprenante, la réponse variant peu d\u2019un patient à autre.\u201d lls n\u2019ont noté aucun effet secondaire ni d\u2019hypersensibilité et ont déclaré que ce nouveau médicament se prêtait à un traitement simple.ein Ces investigateurs résument comme suit leurs observations sur Miradon: \u201cIl occasionne une chute rapide initiale de l'acti- \u201cvité de prothrombine atteignant un niveau \u201cthérapeutique en 36-72 heures.la réponse \u201cindividuelle à une dose particulière est exceptionnellement constante.l\u2019effet anticoagulant peut étre promptement rétabli par reprise de la médication\u2026 les réactions secondaires brillaient par leur absence\u2026 il n\u2019y a pas eu de chromaturie, de pétéchies, d'agranulocytose ou d'atteinte du foie.\u201d (9).Miradon peut être administré pour le traitement et la prévention de tous les troubles pathologiques où intervient une coagulation excessive du sang artériel ou veineux.Ses indications thérapeutiques LXXVII comprennent la thrombo-phlébite, la phlé- bo-thrombose, l\u2019embolie ou la thrombose artérielle et l\u2019occlusion coronaire avec infarctus du myocarde.Les indications prophylactiques comprennent les traumatismes des vaisseaux sanguins, la chirurgie vasculaire, les cas post-partum avec antécédents de thrombo-phlébite.Miradon agit en réprimant la formation de prothrombine par le foie et probablement aussi en diminuant le facteur stable (9).Du fait qu\u2019il agit par la bouche, Miradon évite le coût élevé, l'incommodité pour le patient et la brièveté d'action que comporte l\u2019administration parentérale et permet le traitement à long terme de certaines maladies thrombo-emboliques.Par son action rapide, Miradon semble se rapprocher de l\u2019héparine plus que d\u2019autres produits oraux et réduit la nécessité de l'héparine intraveineuse après le traitement initial.Les doses suggérées sont de 300 mg.le premier jour, 200 mg.le deuxième jour et 100 mg.le troisième jour.La dose d'entretien est d\u2019environ 75 à 10 mg.par jour selon la réponse prothrombinique.Présenté en comprimés de 50 me.Comme la réponse à Mirodon est constante et prévisible et comme il ne semble y avoir aucune résistance a la reprise du traitement aprés son interruption par la vitamine K,, Miradon semble être actuellement l\u2019anticoagulant de choix, surtout pour le traitement à long terme \u2018qui s\u2019affirme de plus en plus comme méthode de choix pour certaines maladies thrombo- emboliques.\u201d\u201d(9).Miradon est fabriqué par Schering Corporation Limited, Montréal 9, Québec.BIBLIOGRAPHIE 1.Wright, !.S., Marple, C.D.et Beck, D.F.: Myo- cardial Infarction, Its Clinical Manifestations and Treatment with Anticoagulants.New York, Crane & Stratton, 1954.Cosgriff, S.W.: J.Chron.Dis.4:402, 1956.Schilling, F.J.: ].A.M.A.143.785, 1950.Wishart, J.H., et Chapman, C.B.: New England J.Med.239.701, 1948.Bingham, J.B.; Meyer, O.O.et Pohle, F.J.: Am.J.Med.Sc.202: 563, 1941.Butt, H.R.; Allen, E.V.et Bollman, J.L.: Proc.Staff Meet., Mayo Clinic 16:388, 1941.Allen, E.V.; Barker, N.W.et Waugh, |.M.: Clinical Study.J.A.M.A.120:1009, 1942.Blaustein, A.: A Preliminary Report on the Clinical Use of a New Anticoagulant (a paraitre).Lange, K.; Perchuk, E., et Mahl, M.M.: American Heart Journal, 55:1, 1958.0 oe] ~J 3 vi AWN 1.Article rédigé par le Laboratoire Schering Corp. L'Union Méd.Canada LXXVIII Tome 87 \u2014 Avril 1958 POMMADE MIDY SUPPOSITOIRES MIDY EPINEPHRINE 4 STOVAINE ANESTHESINE EX} DE MARRONS PRINCIPES D'INDE PRAIS STABILISÉ ACTIFS LABORATOIRES MIDY Moose PAR!S - FRANCE HEMORROIDES LABORATOIRES MIDY, 67 AVENUE DE WAGRAM, PARIS, (France) Agents pour le Canada: VINANT Limtiée, 8355, Bd St-Laurent, Montréal 11, P.Q.RHINAMIDE para-amino-phényl-sulfamide éphédrine élycaine , ., Affections au 4 YAB - Spécialités A.BAILLY vole 19, RUE DU ROCHER - PARIS p cusalions VINANT Limitée, 8355, Bd St-Laurent, Montréal 11, P.Q. L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Avril 1958 LXXIX pour contribuer à une nutrition parfaite de la grossesse Chaque Comprimé Engran contient: Vitamine A.5 000 unités Vitamine D.500 unités Vitamine B+.3 mg Riboflavine (Be).3 mg Chlorhydrate de pyridoxine (Bs) 2 mg Vitamine B1z.2 meg Acide folique.0.25 mg Amide nicotinique.20 mg d-pantothénote de calcium.5 mg Acide ascorbique (C).75 mg Calcium élémentaire.150 mg (sous forme de carbonate de calcium 375 mg) Fer élémentaire.10 mg {sous forme de sulfate ferreux desséché 33.6 mg) ode élémentaire.0.15 mg {sous forme d'iodure de potassium 0.2 mg) Sulfate de potassium.5 mg Sulfate de cuivre.1 mg Oxyde de magnésium.6 mg Sulfate de mangonèse.1 mg Sulfate de zinc.1.5 mg ENGRAN Complément vitaminéral Squibb TERM-PAK 250 comprimés Engran économiques, y compris un étui-miniature élégant posologie très commode un petit comprimé quotidien suffit format pratique un seul flacon renferme le renfort nutritif d\u2019un terme complet ctl et le concours enthousiaste de la future mère pour son complément prénatal En outre: Comprimés Engran; flacons de 100 et 500.Un siècle d\u2019expérience inspire confiance ENGRAN ET \u2018TERM-PAK' MARQUES DE E.R.SQUIBB & SONS OF CANADA, LIMITED LXXX L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Avril 1958 UN NOUVEL ACIDIFIANT URINAIRE ANTISEPTIQUE, ANTISPASMODIQUE ET SÉDATIF Indications: Lithiase alcaline avec ou sans infection \u2014 Cystite alcaline \u2014 Prosta- tite chronique et catarrhale \u2014 Colibacillurie \u2014 Pyélites \u2014 Urétrites.Composition: Chaque comprimé entérique renferme: Phosphate acide de sodium .325 mgm Hexamine .125 mgm Sulfate d\u2019hyocyamine .0,02 mgm Sulfate d\u2019atropine .0.01 mgm i Bromure d\u2019hyoscine .| 0,003 mgm Phénobarbital ._.4 mgm Posologie: Le dosage usuel est de deux comprimés trois fois par jour au milieu des repas.Par le contrôle du pH urinaire on peut augmenter ou diminuer la dose, suivant le cas.Grâce à son enrobage entérique, le comprimé se dissout dans l\u2019intestin.N\u2019étant pas toxique, on peut l\u2019administrer sans danger durant de longues périodes de temps.Présentation: Flacons de 60 comprimés.Pour références supplémentaires sur l\u2019Octo-CYSTALGINE, voir l\u2019article du docteur Jean-Paul Legault, F.A.C.S., FIC.S., C.U.R.C.S., Membre de la Société Internationale d\u2019Urologie, adjoint du Service d\u2019Urologie à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, paru dans L\u2019Union Médicale du Canada du mois de mars 1958.LABORATOIRE OCTO LIMITÉE \u2014 MONTRÉAL, P.Q. L'Union Méd.Canada LXXXI Tome 87 \u2014 Avril 1958 un nouvel analgésique per os, non-narcotique, destiné aux ostéomyalgies d'intensité modérée à Mmodérément vive x mu Marque de commerce J [ Citrate d\u2019éthoheptazine et acide acétylsalicylique, FORTEMENT EFFICACEMENT ANALGÉTIQUE ANTI-INFLAMMATOIRE 2 comprimés de ZACTIRIN exercent l\u2019activité de Ya grain de codéine plus 10 grains d'acide acétylsalicylique efficace, bien tolérée .exempte des effets secondaires de la codéine, du risque d'addiction et d\u2019accoutumance notable WALKERVILLE ONTARIO MONCTON ¢ MONTREAL « WINNIPEG e VANCOUVER Marque Déposée PRESENTATION: Comprimés caractéristiques a 2 couches, jaune et vert, en flacons de 100 comprimés.Un comprimé renferme 75 mg.de citrate d'éthoheptazine et 325 mg.(5 grains) d'acide acétylsalicylique. L'Union Méd.Canad LXXXII Tome 87 \u2014 Avril 1958 MAINTENANT voici la forme moderne, pratique et très efficace de thérapie au salicylate Algesal pénètre profondément pour traiter le rhumatisme et la douleur inflammatoire ALGESAL est une crème au salicylate non irritante que des essais cliniques en Grande-Bretagne et en France ont prouvée comme étant la plus efficace dans le traitement à l\u2019onguent de l\u2019inflammation et du rhumatisme des tissus.J Le Salicylate Diéthylamine est I'in- - grédient actif simple d\u2019Algesal qui posséde les propriétés remarquables de traverser complétement la peau et d\u2019être un analgésique n\u2019ayant aucun effet rubéfiant ou contre- irritant.Une créme blanche non tachante, Algesal s\u2019obtient dans des tubes repliables.Les emplois d\u2019Algesal sont nombreux et comprennent le traitement symptomatique des maladies rhumatismales, de la dégénérescence Halpern, B.; Gaudin, O., et al (1948) fibreuse et des rhumatismes muscu- C.R.Soc.Biol.(Paris), 142, 819 laires.British Journal of Physical Medicine, Composition : Salicylate Diéthylamine 10%, excipient en créme spécial A 100.March 1955, p.62.Disponible dans toutes les pharmacies.Echantillons et imprimés sur demande E.G.H.LABORATORIES 36 Caledonia Rd., Toronto 10, Ont. L'Union Méd.Canada LXXXIII Tome 87 \u2014 Avril 1958 avec AUTRINIC\u201d CONCENTRÉ DE FACTEUR INTRINSÈQUE AVEC B12 LE FALVIN MET EN VEDETTE L\u2019AUTRINIC \u2014 le nouveau Concentré de Facteur Intrinsèque d\u2019une grande activité qui favorise l\u2019absorption intestinale de vitamine Bi, donnant des taux sériques de Br significativement plus élevés que ceux obtenus avec les Facteurs Intrinsèque actuellement en usage courant ou avec la Vitamine Bi seule.TAUX SÉRIQUES DE B\u2026 PLUS ÉLEVÉS DONNANT UNE MEILLEURE RÉPONSE GLOBALE À LA THÉRAPEUTIQUE ANTIANÉMIQUE THÉRAPEUTIQUE \u2014 dans l\u2019anémie due à la carence d\u2019éléments hématopoïétiques reconnus x SOUTIEN \u2014 quand l\u2019anémie est associée à une autre pathologie PROPHYLACTIQUE \u2014 dans les états de déficience marginale pouvant prédisposer à l\u2019anémie clinique franche Chaque capsule contient: Concentré de Facteur Intrinsèque avec Vitamine Bi Autrinic# .1 Unité Orale Sulfate Ferreux Desséché .2220 LL LA LL A AL ALL 360 me.Acide Ascorbique (C) .LL LL LL LL 75 mg Acide Folique .aa LL LA LA LR 1 mg.Dose: Deux Capsules par Jour FALVIN AVEC AUTRINIC \u2014 INTRINSEQUEMENT MEILLEUR DANS L\u2019ANEMIE *Marque déposée VE LEDERLE LABORATORIES DIVISION, CYANAMID OF CANADA LIMITED © S530, AVENUE ROYALMOUNT, VILLE MONT-ROYAL, MONTREAL, P.Q.AN AD LXXXIV L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Avril 1958 Rien de ce que vous ordonnez n\u2019est fait \u2018\u2018Aspitin\u2019° est la marque déposée au Canada de la Bayer Company Limited a Fa Section) ua py found in lesb.tadiets.vou | 4 2 comprumey Boe Svotiéueme à vl fom, CORY UID.Winder, La Drogue-Miracle Originale avec plus de soin L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Avril 1958 LXXXV quelle est la dUIÉE dune longue action Pénicillinémies soutenues avec une SEULE injection ?BICILLIN 600 L-A (600,000 unités)\u201416 jours! BICILLIN 1200 L-A (1,200,000 unités)\u201435 jours! BICILLIN 2400 L-A (2,400,000 unités) \u201444 jours! Une authentique longue action pour supplanter les injections répétées de pénicilline procaînique Gell Marque déposée Walkerville, Ontario Moncton \u2014 Montréal Winnipeg \u2014 Vancouver e À la salle d\u2019urgence e Au dispensaire e Dans les salles e Au bureau du médecin e Au domicile du malade 1.Références bibliographiques et études disponibles à la Division Médicale des Laboratoires Wyeth.BICILLIN INJECTABLE A LONGUE ACTION Pénicilline G benzathine (Dibenzyléthylènediamine dipénicilline G) LXXXVI L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Avril 1958 \\ | Chaque essai* clinique a confirmé l'efficacité marquée du SUCCINATE-SALICYLATE contre les affections arthritiques et rhumatismales Possibilité de dose massive de salicylate Nul embarras gastrique Nul toxicité de salicylate Protection contre la dépression du métabolisme du tissu Les essais thérapeutiques* ont confirmé l\u2019efficacité marquée de la combinaison du succinate de calcium et d\u2019acide acétylsalicylique de BEREX contre les affections arthritiques et rhumatismales.Cette combinaison unique prévient les effets toxiques et agit en tant que catalyseur respiratoire physiologique.Il permet des doses massives de salicylate.BEREX \u2014 la thérapie efficace contre les affections arthritiques et rhumatismales Chaque comprimé BEREX contient 2.8 gr.de succinate de calcium, 3.7 gr.d\u2019acide acétylsalicylique { *Ohio State Medical Journal 43:1085, 1947 Imprimés et échantillons sur demande Journal American Medical Assn.136 :1114, 1947 Raska, S.B., L'effet de Berex et de l\u2019acide acétyl- BEREX PHARMACAL COMPANY salicylique sur la respiration du foie d\u2019un rat (rapport i personnel), Annales des maladies rhumatismales 36 Caledonia Road, Toronto 10 7:191, 1948 Ontario Essais Berex parmi les médecins Canadiens, 1962, 1955 L'Union Méd.Canada LXX Tome 87 \u2014 Avril 1958 XVII sr pr * il y a une préparation MOL-IRON - {SULFATE FERREUX MOLYBDENE) spécifique pour chaque forme courante d'anémie Pour l\u2019anémie ferriprive simple MOL-IRON Comprimeés » Liquide Pour la prophylaxie chez les nourrissons MOL-IRON | Gouttes \u2014 particulièrement bien toléré, très agréable au goût \u2014 Pour l\u2019anémia ferriprive relevant de l\u2019absorption défectueuse du fer MOL-IRON avec Vitamine C Comprimés Pour le soutien minéralo-vitaminique pendant la grossesse GESTATABS Comprimés \u2014le seul supplément pour usage obstétrical renfermant MOL-IRON \u2014 Pour toutes les anémies justiciables des facteurs hématopoïétiques essentiels MOL-IRON PANHÉMIC Capsules \u2014lhématinique complet offrant les avantages uniques de MOL-IRON TOLERANCE , EFFICACITÉ , REPONSE SUPÉRIEURE HORS LIGNE RAPIDE sont les qualités distinctives de MOL-IRON un complexe exclusif de sels coprécipités de fer et de molybd ène ne coûtant pourtant pas plus cher que les préparations ordinaires de fer Pour obtenir les meilleurs résultats, choisissez le fer qui convient White Laboratories of Canada Limited 5100 Rue Sax, Montreal, Quebec LXXXVIII L\u2019Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Avril 1958 , .Jaunes d\u2019Oeufs ® Saumon fruits ou de menthe a été ajouté .juste assez pour que les bébés trouvent les viandes plus appétissantes.Vous pouvez recommander toutes les variétés de Viandes Swift\u2019s pour Bébés en toute confiance.(La plupart sont également disponibles sous forme hachée pour Enfants.) pour mieux vous servir VIANDES POUR BÉBÉS e LE PLUS PRÉCIEUX DES PRODUITS SWIFTS L'Union Méd.Canada \u2018Tome 87 \u2014 Avril 1958 Allergie Infantile Au Lait De Vache Eczéma RECONNAISSABLE « asthme < rhinite persistante e hyperirritabilité e coliques < diarrhée « vomissements (pylorospasme) e toux e enchifrènement .tous ces symptômes remontent, d\u2019après les preuves recueillies, P à une allergie au lait de vache pouvant être TRAITÉE avec le MULL-SOY # Borden Deux Formules: Liquide ou en Poudre Plusieurs enquêteurs ont rapporté qu\u2019à la suite de la substitution du MULL-SOY au lait de vache, lorsque ce dernier est la cause de l\u2019allergie, un soulagement rapide et souvent impressionnant de ces symptômes se manifeste habituellement.MULL-SOY.le premier substitut hypo-allergénique au lait de vache .est maintenant meilleur que jamais.Plus agréable au goût, de couleur plus claire, il ne provoque pas de selles liquides et contribue à la croissance normale des nourrissons.Très digestible et facilement assimilable, il ne contient pas d\u2019éléments allergènes et est d\u2019une haute teneur en acides gras non saturés.Deux formules: liquide ou en poudre.MULL-SOY - LAIT PROTÉINE EN POUDRE « DRYCO LAIT EN POUDRE A I\u2019ACIDE LACTIQUE LA COMPAGNIE BORDEN LIMITEE Service des aliments pour régimes, 6290, rue Périnault, Montréal 9, Qué.CXII1 CXIV * En purée et pour enfants.DINERS A LA VIA NDE EN PUREE BOEUF ET LEGUMES ELEMENTS CONSTITUANT 100 GRAMMES COMPOSITION APPROXIMATIVE Solides cave Fibre Calories total Protéines Lipides Cendres total brute Nn N4 6.8 3.2 1.0 5.8 1.1 MINERAUX Calcium Phosphore Fer Cuivre ps mg.ma.mg.mg.9.11.0 86 1.3 0.03 0.91 VITAMINES A B B2 Niacine Acde Calories u.l.Thiamine Riboflavine mg.ascorbique par once 1070 13 65 1.27 2.0 31 157, DINERS À LA VIANDE HEIN Z Il existe aussi des nouveaux dîners à la viande Heinz au poulet, à l\u2019agneau, au veau et au jambon, et nous serons très heureux de vous fournir une analyse détaillée de toutes nos variétés.Inutile d\u2019ajouter que Heinz se fait toujours un plaisir de fournir des échantillons aux médecins qui en font la demande.Ecrivez à: Aliments pour bébés Heinz, Leamington, Ontario.Nous répondrons promptement à toute demande de votre part.L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Avril 1958 Nous vous soumettons respectueusement ; MEAT DINNER © STRAINED BEEF, No vecEral CHICKEN LN.vor BFM-457! | [ion Méd.Canada T4: 87 \u2014 Avr Joie\u201d soulage promptement la toux et dégage les voies aérifères.Chaque cuiller à thé (5 cc.) de cet élixir à la saveur de raisin renferme: Chlorhydrate de phényléphrine 10 mg.Maléate de prophenpyridamine 12.5 mg.® Bitartrate de dihydrocodéinone 1.66 mg.Chloroforme (approx.) 13.5 mg.1-Menthol 1.0 mg.POSOLOGIE Adultes: 2 cuillers a thé, trois ou quatre fois par jour, tel PITMAN-MOORE OF CANADA LIMITED que recommandé.3 6 Enfants: 1 cuiller à thé.\u20ac.= Shuttlewortf division , mo Bébés: 14 à 15 cuiller à thé, trois ou quatre fois par jour, DON MILLS ONTARIO selon les indications, 9 Adjuvant anesthesique sterile \u2014calmant prompt et rapide des muscles stries er eon fe CONS 0, Grâce au procédé INCERT® qui permet une reconstitution stable et instantanée, cet agent de blocage neuro-musculaire produit un relâchement rapide et prompt des muscles striés, soit avant ou après une intervention chirurgicale.Aucune date d'expiration \u2026 conserve son efficacité à une température normale .le dispositif INCERT permet de multiplier les dosages .reconstitution immédiate dans les solutions parenterales .transfert aseptique des solutions sans seringue ni aiguille .procédé additif entierement clos, sir et stérile .économique.Présenté en fioles stériles additives renfermant 500 et 1000 mg.de chlorure de succinylcholine anhydre.AUTRES PREPARATIONS INCERT® VI-CERT (Vitamines B lyophilisées avec Vitamine C) \u2014 cing vitamines essentielles du groupe B et vitamine C.INCERT T41 \u2014 25 mg.de Thiamine HCI, 10 mg.de Riboflavine, 100 mg.de Niacinamide, 20 mg.de Pantothénate de Calcium, 20 mg.de Pyridoxine HCI, 500 mg.d'Acide Ascorbique.SOLUTION DE CHLORURE DE POTASSIUM INCERT T2010 \u2014 20 mEq.K et Cl dans une solution stérilede 10 cc.(2 mEq/cc.).INCERT T2020 \u2014 40 mEq.K et Cl dans une solution stérile de 12,5 cc.(3.2 mEq/cc.); SOLUTION DE PHOSPHATE DE POTASSIUM INCERT T31 \u2014 Phosphate de Potassium (1,579 gm.de HPC,K2 et 1,639 gm.de H,PO,K par 10 cc.).Renferme 30 mEq.de K et HPO, dans une solution stérile de 10 cc.SOLUTION DE LEVULINATE DE CALCIUM INCERT T51 \u2014 Solution de Lévulinate de Calcium à 10 %, 1,0 gm.(6,5 mEq.de Calcium) dans une solution stérile de 10 cc.TRAVENOL LABORATORIES, INC.Distribués au Canada par BAXTER LABORATORIES OF CANADA LTD.alliston, ontario pas de Y oper tion requise TABLE DES ANNONCEURS Pages Wbbott Laboratories (Placidyl) LV - LVI mes Company of Canada Limited (Clinitest) _.XXXIV nglo-French Drug Limitée (Klev) i.e.LVII .yerst, McKenna & Harrison Limitée (Prémarine \u2014 Milltown) io XXIX - XXX iayer Company Limited (Aspirin) ._._.111122220 0 LXXXIV on, Dickinson & Company (Seringues Multifit) ._____.XLII @Berex Pharmacal Company (Berex) .__.\u2026.LXXXVI orden Company (Mull-Soy) oa.CXIII (522 - 523) LXXII - LXXIII (520-521) LXX - LXXI iristol Laboratories (Tetrex) surroughs-Wellcome (Lanoxine) -almic Limited (Polybactrin) .L.1110110000000 00000 L .anada Drug Company (Paveral) ._._._.11.1111100 00 CXVII anada Drug Company (Somenal \u2014 Betagéne \u2014 Lacto-Cal \u2014 Arteryl) 111111100000 0000000 00 XIV .anadian Tampax Corporation Limited (Tampax) ._.___ XCI \u2018arnation Milk (Lait Morning) .__._.11111111110000 CVIII Biba Limitée (Serpasil) \u2014 Deuxième page de la couverture rollège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada {Examens)._.__._.11111111101L0 00.LL LL 0 LL LL LL LL LL CVI \u2018rookes-Barnes Canada Limited (Argyrol S.S.) XXXII yesitin Chemical Company (Desitin) _.__._.L.1.11 XLIV enver Chemical Mig.Co.The (Néo-Mercazole) .__.CIV dde, J.\u2026.Limitée (Neurinase \u2014 Alepsal \u2014 Génévral) XXVIII .G.H.Laboratories (Algesal) LXXXII rosst, Chas.E.& Company (Kondrémul) IV Tosst, Chas.E.& Company (Falapen \u2014 Danilone) VII - VIII rosst, Chas.E.& Company (Tutamate) _______________.CIX - CX ulford.G.T.(Comprimés Baby's Own) 111111 XCVI veigy Pharmaceuticals (Finalgon) _-_.____.11111110 0000000 XII seigy Pharmaceuticals (Butazolidine) ._._._._.1111100 XVIII reigy Pharmaceuticals (Préludine) ____._____.____________.XLVII veneral Foods, Limited (Postum Instantané) .__._____.CVII leinz Baby Foods (Diners a la viande) ._.__________.CXIV erdt & Charton, Inc.(Vichy Célestins) ._._.1111111000 II derdt & Charton.Inc.(Camirol) _._._______________________ LVIII Merdt & Charton, Inc.(Hormodausse) ._.__._._.1111111000000 LX Herdt & Charton, Inc.(Sulfarlem \u2014 Choline) .__.__.__.__.__.LXII offmann - La Roche Limitée (Noludar) _.__._.111111100 XVI Horner Limited, Frank W.(Physicians\u2019 Art Salon 1958) XXII ohnson & Johnson Limited (Velroc) ____._._.___._ XL - XLI ohnson & Johnson Limited (K-Y) \u2014 3ème page de la couv.goubert, J.J., Limitée (Produits Joubert) _.__.__.111110 CVI aboratoires Des Bergers (Hémo-Somaton \u2014 Nevro- Penal) ooo.4eme page de la couverture aboratoire Octo Limitée (Cystalgine) _.___.____ __________.LXXX astonet Limited (Bas élastiques) _._._____.11.1111110000000 CIV pderle Laboratories (Filibon) .__.111111110000000000000 I ederle Laboratories (Kynex) .___._.__1111111000100 00 XV ederle Laboratories (Varidase) -_.___.____________ LII - LIII ederle Laboratories (Falvin) ._._.__.11111010000 LXXXIII .ederle Laboratories (Achromycine V) _._.__.____.____ XC - XCI ederle Laboratories (Aristocort) _._.___________ XCIV - XC dbrairie Beauchemin Limitée ___.____ CI erck, Sharp & Dohme (Mephyton) ._____.1111110000000 IX Merck, Sharp & Dohme (Meprolone) ._\u2026_._._.111111102 CI errell Company, The Wm.S.(Tace) ._\u2026._._.111112 XXI errell Company.The Wm.S.(Quiactin) .________._.XXXVI des toux coqueluchoides.reste toujours un médicament de chrix pour le traitement scientifique de la COQUELUCHE - - est journellement prescrit avec succés pour les cas de coqueluche et Ne cause ni intolérance ni complications.Littérature sur demande.CANADA DRUG LTEE LTD., MONTREAL Pages Millet, Roux & Compagnie (Bilogéne) _.______.___ __.__.III Nestlé (Canada) Limitée (Arobon) ._.__._._.__1.111L1L010000 CV Parke, Davis & Company Limited (Norlutin) .____._.__._ XLIX Pfizer Canada Limited (Cosa Tetracyne) ____ LXIV - LXV - LXVI Pitman-Moore of Canada Limited (Constiban) .______.XLIII Poulenc Limitée (Stémétil) .__.__.112212000000000000 XIX - XX Robins Company of Canada Limited (Dimétane) .____\u2026.XVII Robins Company of Canada Limited (Entozyme) ___.__.XXXIII Rougier Frères (Digitaline Nativelle) \u2014 lére page de la couv.Rougier Frères (Neutraphylline) ._.1111 1010 LL V Roussel (Canada) Limitée (Androstalone) ______.__.LXXXIX Sandoz (Canada) Limited (Sandostène) __._._ _ .______.XXIV Savage Shoes Limited (Chaussures Clinic) ._____ LXXXVIII Schering Corp.Limited (Chlor-Tripolon) ooo ooo XI Schering Corp.Limited (Metimycin) .(518) \u2014 LXVIII Schering Corp.Limited (Metreton) _._.___.____._____.___.XXXV Schering Corp.Limited (Trilafon injectable) _._.\u2026.XLV Schering Corp.Limited (Trilafon) oo ooo.LXI Schering Corp.Limited (Une évaluation de la thérapeutique anticoagulante) __.__.2000 LXXVI - LXXVII Schering Corp.Limited (Hormones Schering) ._.______.XCVII Schering Corp.Limited (Sulamyd Sodique) -._.__.CVI Soarle Company, G.D.(Pro-Banthine) -.\u2026 XXXVII Sherman Laboratories (Protamide) ._.\u2026.\u2026.XCVII Sherman Laboratories (Elixophyllin) oo._.XLVIII Shuttleworth, E.B.(Novahistine) ._______._.CXV Shuttleworth, E.B.(Orifer) eo.XXVII Smith, Kline & French Inter-American Corp.(Mio-Pressin) LIX Spencer Supports (Canada) Limited (Supports Spencer) CXI Squibb & Sons Limited (Kenacort) ooo ooo.___.XXV Squibb & Sons Limited (Engran) _._.__.__._.___ LXXIX Swift Canada Company Limited (Viandes pour bébes).CXII Travenol (Sux-Cert) .___.1.2.2.21000 000 Le LL LL LL 00 CXVI U.S.Vitamin Corporation of Canada (Bivam) .__.___.___.XXVI Vinant Limitée (Midy-Rhinamide) __.________________ LXXVIII Warner-Chilcott Laboratories (Anusol) ._._.111110000 VI Warner-Chilcott Laboratories (Agarol) (519) - LXIX Warner-Chilcoit Laboratories (Mandelamine) ._.\u2026 XXXVII Warner-Chilcott Laboratories (Peritrate) ._.__.___._\u2026.XXXIX Warner-Chilcott Laboratories (Pacatal) -._-____._._.1.1110000- LI Warner-Chilcott Laboratories (Gélusil) (524) - LXXIV Warner-Chilcott Laboratories (Biomydrin) ___.______.___.XCIII Warner-Chilcott Laboratories (Proloid) _._.__.____.__________._.CIIT Westwood Pharmaceuticals (Fostex) ._.__.L.XLVI White Laboratories of Canada Limited (Aspergum) _____._._.X White Laboratories of Canada Limited (Mol-Iron) ._.LXXXVII Winthrop Laboratories of Canada Limited (Milibis) ._.LXXV Wyeth & Bros.(Canada) Limited, John (Equanil) _.____.XIII Wyeth & Bros.(Canada) Limited, John (Sparine) .XXIII Wyeth & Bros.(Canada) Limited, John (B-Plex) _.__.__.XXXI Wyeth & Bros.(Canada) Limited, John (Thiomerin) .LIV Wyeth & Bros.(Canada) Limited, John (Pen-Vee)______\u2026.LXIII Wyeth & Bros.(Canada) Limited, John (Zactirin) _.LXXXI Wyeth & Bros.(Canada) Limited, John (Bicillin).____.LXXXV Wyeth & Bros.(Canada) Limited.John (Biomydrin) ___.XCIII Wyeth & Bros.(Canada) Limited, John ( Amphojel \u2014 Aludrox) Co ll Lol Len nl Lans LL XCIX - C Wyeth & Bros.(Canada) Limited, John (Petrolagar) .CIV pres voiei le lubrifiant chirurgical par excellence DN hermétiquement scellé pour assurer une stérilité \\ «complète \\ Sen ar an a an * ne graisse pas Bang wt n\u2018abime pas le caoutchouc n'irrite pas STERILE soluble dans l'eau UBRICANT transparent DISPONIBLE CHEZ VOTRE FOURNISSEUR FABRIQUÉ AU CANADA | es ere EEE et ere. 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