L'union médicale du Canada, 1 juin 1958, Juin
[" | TOME 87 \u2014 NUMÉRO 6 MONTRÉAL, JUIN 1958 | 28e CONGRÈS DE L'A.M.L.F.C.ST-ANDRÉ-SUR-MER (N.-B.) HÔTEL ALGONQUIN les 11, 12, 13, septembre 1958 Fondée à Québec en 1902 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada L'Union Médicale du Canada 1872 - 1958 fo A a BULLETIN MOUVEMENT MÉDICAL Roger DUFRESNE L.SYLVESTRE, Z.GALLAI et J.ETHIER Propos sur I'Université .Ce 649 La trichomonase humaine: maladie vénérienne! .\u2026.710 Congrès à Saint-André-sur-Mer .1111111 10.651 2! Pierre SMITH EDITORIAL Vie de l\u2019Association des Médecins de Langue Française Jean MATHIEU L ST du Canada ._.TS 652 La Sérotonine .eee a LES 715 e e © 4 SN Robert B.GREENBLATT HYGIENE ET MEDECINE SOCIALE La maladie microkystique des ovaires .655 Jean-Paul FORTIER : ; FL.è santé\u201d publi 255 720 LES RADIOISOTOPES Le El TABCUCEUR.GR Fonte publique Jean-Pierre BERNIER Faisons le point dans la \u2018{utte antituberculeuée RS 724 Radioisotopes artificiels.Généralités .666 Gm BE Charles PLAMONDON, Henri LAPOINTE, VARIETES SS .Gaston MERCIER et Jean-Pierre BERNIER Radioiode et Ia élande thyroïde .674 E.-Rolland BLAIS .Jacques TURCOT et Léo PAYEUR L\u2019avenir de la médecine au Québec et les élections de L'irradiation interstitiele ~~ LL 683 1958 du Collège des Médecins et Chirurgiens .726 Lt-Colonel Robert FEUILTAULT La bombe atomique et la radioactivité .| 687 MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES RECUEIL DE FAITS ).-P.MOREAU ces .; 729 rôl M.LEFEBVRE et G.COTE | \u20ac Rupture de l\u2019extenseur du doigt à son insertion .ôle possible du streptococcus evolutus dans un cas d\u2019endocardite .a LL 110 694 CORRESPONDANCE ENF P.RENTCHNICK REVUE GENERALE Lettre de Suisse .732 Rosario ROBILLARD Le diagnostic du diabéte .Ce 697 ANALYSES .1121112111 1LLL LL LL 735 Louis-Napoléon LAROCHELLE SOCIETES .LL LL LL LL LL LL LL 742 Glomérulo-sclérose intercapillaire de Kimmelstiel et Wilson NECROLOGIE .111111 11111 LL LL 745 ou la glomérulo-hyalinose des diabétiques .CL 701 NOUVELLES .2102111101 LL LL LL LL 746 G.CHAURETTE, J.-M.BEAURECARD et P.-E.LEDU REVUE DES LIVRES ._.750 La médication orale dans le diabéte .705 COMMUNIQUES ._.758 Berchmans PAQUET L\u2019'Union Médicale du Canada, en 1889 .762 Signes neurologiques au cours du diabète .707 NOUVELLES PHARMACEUTIQUES .766 Bralures - Plaies - Ulcones .HERISAN Stimule la régénération tissulaire: e haute concentration en Vitamines A et D: e forte puissance d\u2019absorption.Pour une activité bactéricide élargie HERISAN-ANTIBIOTIQUE (Tyrothricine \u2014 Bacitracine \u2014 Néomycine) Egalement HERISAN ANTIBIOTIQUE c HYDROCORTISONE (0.5%) infections inflammatoires et prurigineuses Plus d\u2019un demi-siècle consacré à l\u2019avancement des Sciences médicales et pharmaceutiques au Canada Soulagez la douleur causée par les allergies K durant *Xtoute la journée ou toute la nuit avec seulement UN comprimé de PYRIBENZAMINE LONTAB On peut maintenant se procurer sur prescription la nouvelle forme LONTAB des comprimés de PYRIBENZAMINE, l'un des antihistaminiques les plus précieux dans le traitement des allergies.Préparés selon un nouveau mode de fabrication, ces comprimés à longue durée PYRIBENZAMINE LONTABS procurent un effet immediat et réellement soutenu.Présentation: Comprimés de PYRIBENZAMINE LONTAB à 100 mg.(33 mg.à désintégration rapide et 67 mg.à désintégration rogressive); flacons de 100 et 500.progressive) CIBA 949 ®marque déposée.On peut se procurer des échantillons sur demande.pres DE EE EE 853 = + = FILIBON Capsules Prénatales Offre un supplément complet de vitamines et minéraux pour la gestation et la lactation, avec les importants extras suivants.® nouvelle source de fer mieux toléré | © facteur intrinsèque non inhibitif pour augmenter l\u2019absorption | de By, | ® oligo-éléments importants ; © vitamines B, et K prophylactiques |pour qu\u2019elle n\u2019oublie pas le FILIBON.\u2018® le Pot FILIBON, façonné à son intention, aidera à lui faire suivre fidèlement le régime que vous avez prescrit ® les capsules de FILIBON sont petites, faciles à avaler ® la posologie du FILIBON est commode \u2014 seulement une capsule par jour Chaque capsule molle de FILIBON contient : Vitamine A _________.____ 4,000 U.I.Fumarate Ferreux .____ 90 mg.Vitamine D _________._.400 U.1.Facteur Intrinsèque ___.5 mg.Mononitrate de Thiamine 3 mg.Fluor (CaF.) LL.0.015 mg.Pyridoxine (Bg) _.____ 1 mg.Cuivre (CuO) _____.____ 0.15 mg Niacinamide _________.__ 10 mg.lode (KI) LL.0.01 mg.Riboflavine ___________.__ 2 mg.Potassium (X.SO,) _.__ 0.835 mg.Vitamine By ___________.3 mcg.Manganése (MnO:) ____ 0.05 mg.Acide Ascorbique (C) __ 50 mg.Magnésium (MgO) ______ 0.15 mg.Vitamine K (Ménadione) 0.5 mg.Molybdène Acide Folique ___.______ 1 mg.(Na:Mo0O.2H.0) ____.0.025 mg.Fer (sous forme Zinc (ZnO) __________.0.085 mg.de Fumarate) _____._.30 mg.Carbonate de Calcium__ 575 mg.LEDERLE LABORATORIES DIVISION, NORTH AMERICAN CYANAMID LTD., 5550.AVENUE ROYALMOUNT, VILLE MONT-ROYAL, MONTREAL, P.Q.\u201cMARQUE DÉPOSÉE SANS PHOSPHORE SUPPLEMENT PRENATAL LEDERLE POSOLOGIE / une capsule ou plus par jour PRESENTATION / attrayante flacons réut:l'rables de 100 cap:ules II L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada L'Union Médicale du Canada DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Messieurs les Professeurs: Maurice Roch (GC ), Messieurs les Professeurs : aurice Roc enève Jean-Jacques Lussier, doyen, Rasteur Vallery- Radot (Paris), Faculté de Médecine, Université d'Ottawa; sky (Paris), Wilbrod Bonin, doyen, Pierre Masson, Faculté de Médecine, Université de Montréal; A.Parizeau, Jean-Baptiste Jobin, doyen, J.-N.Roy \u2019 Faculté de Médecine, Université Laval, Québec ; tu : BUREAU DE REDACTION Rédacteur en chef: Roma AMYOT Assistant-rédacteur en chef: Secrétaire de la Rédaction: Edouard Desjardins.Roger-R.Dufresne.BUREAU DE COLLABORATION MM.).-M.Beauregard, M.Belisle, Jacques Bernier, Marcel MM.Jean-Guy Laurin, Simon Lauzé, R.Lebeau, Jean-Louis eM, Beaur peed Marc Bordeleau, A.Cantero, Léandre Léger, Charles Lépine, J.Mathieu, Gérard Mignault, Décarie, Edouard- D.Gagnon, Rolland Guy, Jacques J.-P.Paquette, P.Poirier, André Proulx, Rosario Ro- Genest, Maurice Gervais, Fernand Grégoire, P.-P.Julien, billard, Henri Smith, Maurice St-Martin.CORRESPONDANTS MM.a Plichet et M.Pestel (Paris), MM.Georges-L.Dumont (Campbellton, N.-B.), P.Rentchnick (Suisse), Aug.Panneton, J.-A.Denoncourt (Trois- Rivières), Donat-P.Cyr (Boston, Mass.) D.Colin (Saint- Boniface), L.-P.Mousseau (Edmonton), Sylvio Leblond (Chicoutimi), H.E.St-Louis (Vancouver).Jean-Paul Fortier (Sherbrooke).Charles-P.Mathé (San Francisco), A.Fontaine (Woonsocket), L.Mantha, A.Lecours, L.Potvin (Ottawa), INDICATIONS : Maladies des voies biliaires et du foie, dyspepsies, affections intestinales.Indispensable dans les convalescences post-opératoires.TTS Eau MINERALE ALCALINE NATUREL \u201cTrois E DE L'ETAT.KF [eau QG ho ey 3 es RECOMMANDEE ET PRESCRITE PAR LE CORPS MEDICAL DANS LE MONDE ENTIER Composition naturelle I-NI-MI-TABLE ! Méfiez-vous des substitutions, prescrivez toujours CÉLESTINS Importateurs: HERDT & CHARTON, INC.\u2014 2245, rue Viau, Montréal \u2014 CL.9-4641 NONE hl) i IA ELIXIR MILLETSROUX Bh & CIE m3 rs L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 | |: i Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada L Union Médicale du Canada ADMINISTRATION OFFICIERS COMITÉ EXÉCUTIF ET DE PUBLICITÉ Président: Paul Letondal MM.Paul Letondal, Roma Amyot, Roger Dufresne et Vice-président: Roger Dutresne P.-R.Archambault.Secrétaire-trésorier: P.-R.Archambault BUREAU DE DIRECTION MM.Roma Amyot, P.-R.Archambault, Albert Bertrand.MM.Paul Dumas, Léon Gérin-Lajoie, Albert Jutras.Emile Blain, Roméo Boucher.P.Bourgeois, Paul J.-M.Laframboise, P.Letondal, A.Marin, Donatien David, J.-A.Denoncourt, Edouard Desjardins, Ed- Marion, L.-P.Petitclerc, Jean Saucier, L.-Charles mond Dubé, Origéne Dufresne.Roger-R.Dufresne.Simard, Pierre Smith, Hermile Trudel, J.-A.Vidal.ADMINISTRATION et SECRÉTARIAT : 326 est, boulevard Saint-Joseph, Montréal PUBLICITE: Jacques-D.Clerk.Téléphone: AVenue 8-9888 \"KONDRÉMUL\" ÉMULSION DE CHONDRUS ET D'HUILE MINÉRALE \u2018 1 Le Kondrémul est une émulsion d\u2019huile minérale KONDRÉMUL TY exceptionnelle a cause de sa grande stabilité, de l\u2019uniformité de ses globules d\u2019huile et de leur faible volume.Il s\u2019infiltre dans le bol fécal, l\u2019amollit, et permet le passage, sans efforts, d\u2019une selle molle et bien formée.Le suintement anal, toujours embarrassant, est extrêmement rare.Le Kondrémul est agréablement aromatisé ; non oléagineux, il se verse facilement du flacon et se mêle intimement à l\u2019eau, au lait ou au chocolat, chauds ou froids.Grâce à l\u2019absence de sucre et d\u2019alcool de sa formule, il peut être pris par les diabétiques.EINE lo pHENOLPHTALE Flacons de 8 et 16 onces liquides, POSOLOGIE.Adultes: Une cuillerée à soupe soir et matin; diminuer la dose à une cuillerée à soupe le Charles & Frost &Co soir a mesure que l\u2019intestin se régularise.Enfants: > .D\u2019une a deux cuillerées a thé le soir suffit géné- MONTREAL CANADA ralement. L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 ; Tu - Palpitations - ole Tous états d used de Hatiuelle\u2026 DIGITALINE NATIVELLE de renommée mondiale.La seule forme parfaite du traitement digitalique.OUABAINE ARNAUD Standard International (National Institute for Medical Research, Londres), Plus d\u2019un demi-siècle consacré à I\u2019avancement des sciences médicales et pharmaceutiques au Canada. \u201d- 4 Vi L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 CONDITIONS DE PUBLICATION \u201cL\u2019Union Médicale du Canada\u201d paraît tous les mois.Cette Revue est | ffici *Assocl des Médecins de Langue Francaise du Canada.Organe officiel de | ation bile publie les travaux des Congrès, tous les communiqués de l\u2019Association et des articles médicaux inédits.L'abonnement est de dix dollars par année (douze doliars pour l'étranger) ; | Association des Médecins de Langue Française du Canada ont droit, journal.les membres déjà inscrits à de ce fait, à la réception du Les manuscrits doivent être dactylographiés avec double interligne.!ls doivent être complétés par un résumé de l'article, rédigé en français et en anglais.\u201cL'Union Médicale du Canada\u201d assume les frais de cinq illustrations au maximum, pour chaque travail.Les illustrations supplémentaires sont payées par l'auteur.Nous n'acceptons pas de négatifs de clichés.Chaque illustration doit porter au verso le nom de l'auteur et les photographies devront être claires, de préférence noires et sur papier glacé.Les dessins doivent être effectués à l'encre de Chine sur papier blanc.Pour obtenir des extraits, l\u2019auteur doit en faire la demande directement à l\u2019éditeur.Tous changements du texte de la galée entraînent des frais supplémentaires pour l\u2019auteur.L\u2019index bibliographique de chaque travail doit être restreint aux indications les plus importantes.Le Journal se réserve toujours le droit de le limiter.Chaque indication bibliographique doit être fournie comme suit: nom de l\u2019auteur, titre de l'article, nom du périodique, volume, page, mois (jour du mois si le périodique est hebdomadaire), année.Publicité: Le texte des annonces doit aller sous presse quinze jours avant la date de publication.Le barème des annonces est fourni sur demande à Jacques-D.Clerk, publiciste, 326 est, boulevard Saint-Joseph.Téléphone: AVenue 8-9888.Tout annonceur qui n\u2019observe pas l'éthique professionnelle est exclu de notre publicité, et nous saurons gré à nos lecteurs d'attirer notre attention sur toute dérogation à cette igne de conduite.Tout ce qui regarde la rédaction et l'administration doit être adressé franco aux bureaux \u201cL'Union Médicale du Canada\u201d, 326 est, boulevard Saint-Joseph.\u2014 Téléphone: AVenue 8-9888.e soulagement rapide et durable des douleurs et démangeaisons e Ne contiennent ni narcotique : ni anesthésique SURS, ils ne risquent jamais de masquer une affection anorectale plus sérieuse.WW A NER-CHILCOTT x æÉoratorces CO.LIMITED, TORONTO, CANADA PÉNICILLINE-G | POTASSIQUE ] COUCHE DE \u201cPOLYMERE37''* | PENICILLINE-G POTASSIQUE PIDE gagement d\u2019une partie de la péni- a dans l\u2018estomac produit rapide- des TAUX SANGUINS INITIAUX cP e a la couche de **Polymere 37''* ne substance récemment perfec- ée \u2014 le noyau du comprimé est t lorsqu\u2018il parvient dans l\u2018intestin.'OLONGÉE 3gagement du reste de la pénicil- ndans l'intestin procure des TAUX EOMPUS DURANT 12 HEURES.Junde de brevet en instance.ALAPEN\u201d MARQUE DÉPOSÉE Nue comprimé renferme: ézilline-G potassique tnenter ou diminuer la dose selon les besoins du patient.its de 10 comprimés.- UNITÉS / ML.ne NOUVELLE invention canadienne en pénicillothérapie orale FALAPEN PÉNICILLINE D'ACTION RAPIDE ET PROLONGEE PRATIQUE: un \u2018\u2018FALAPEN\u201c\u2018 dure toute la nuit.TRÈS ÉCONOMIQUE: un \u2018\"FALAPEN\u201d\u2019 toutes les 12 heures est 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 © -l 0.09 0.08 - 0.07 0.06 0.05 0.04 0.03 0.02 % POSITIF AGUINS THERAPEUTIQUES ININ- % THERAPEUTIQUE 0.01 .500,000 unités COLOGIE.Adultes: un comprimé toutes les 12 heures.plus efficace que toute autre concentration de 500,000 unités de pénicilline orale toutes les 6 à 8 heures.HEURES APRÈS LA PRISE DE LA DOSE \u2014+ + TAUX SANGUIN THÉRAPEUTIQUE 100 100 100 100 100 100 sof 100 100 100 100 90 90 80 | ] 2 4 6 8 10 12 La courbe représente la moyenne des taux sanguins positifs chez 10 patients hospitalisés, après l'administration d'un comprimé de \u2018\u2018Falapen\u2018\u2019.MISE EN GARDE.Bien que rarement, l'administration de pénicilline par voie parentérale, et plus rarement encore par voie orale, peut occasionner de l\u2018anaphylaxie aiguë.Les patients souffrant d'asthme bronchique et d\u2019autres allergies, ou ceux qui se sont déjà montrés sensibles à la pénicilline, semblent les plus sujets à cette réaction.INVENTÉ AU CANADA PAR Charles &.Fhrosst &Co.MONTRÉAL CANADA VIII D 7 UN ANALGESIQUE GENERAL teins: J QULEURS consécutives au traumatisme ou aux manoeuvres opératoires ° arthrite - sciatique lumbago * dysménorrhée cancer Acétophen.3 gr.Phénacétine.2: or.£ AN GP Citrate de Caféine 4 gr.ALEC GH le Lr Ly CA 2, gris 1/8 de gr.Se ou PHOSPHATE ! 1/4 de or.\u2014 1 gr \"\\ ,Ç LE COMPRIMÉ TE js =~ LTE action / 9 cumicdiate POSOLOGIE.Un ou deux comprimés au besoin.Présenté selon votre prescription.© Prescription de narcotique permise par téléphone.Charles &.cFrosst &CoO.montréaL, CANADA L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 le meilleur analgésique ORAL qui soit LERITINE (ANILERIDINE) '\"LERITINE' est le PREMIER analgésique narcotique réellement actif qui ait été découvert depuis plus de dix ans.Le pouvoir analgésique plus grand de ce NOUVEAU produit de synthése se manifeste aussi bien pondéralement que par l\u2019intensité de son action sur des douleurs plus vives.L'activité pharmacologique de la 'LERITINE' se situe entre celle de la mépéridine et celle de la morphine: elle est deux fois et demie plus active que la premiére et a peu prés aussi active que la seconde.Une dépression respiratoire éventuelle résultant de l\u2019administration de 'LERITINE! peut étre abolie par 'NALLINE!.'LERITINE' est indiquée pour le soulagement de la douleur et des symptômes connexes qui accompagnent les brûlures graves, les fractures, le carcinome, l\u2019angine de poitrine, la colique rénale, la colique biliaire, l\u2019infection, les interventions chirurgicales et dentaires.L'emploi pré-opératoire et post-opératoire de 'LERITINE\" s\u2019est avéré excellent pour soulager la douleur et dissiper les craintes du patient.En obstétrique, on a obtenu une bonne analgésie avec \"LERITINE!' employée isolément, ' ou en association avec la scopolamine ou les barbituriques.assure une action analgésique plus rapide et plus prolongée.une efficacité plus grande chez PLUS de patients.a doses moins nombreuses.SANS augmentation de la toxicité par rapport aux autres analgésiques narcotiques également actifs.TLERITINE\" est présentée sous deux formes pratiques: Comprimés 'LERITINE' (aniléridine sous forme de bichlorhydrate) a 25 mg.chacun; bouteilles de 100 et de 500.Injection de 'LERITINE!\" (aniléridine sous forme de phosphate) à 25 mg./cm$; boîtes de 25 fioles de 1 cm8 et de 2 cm3, et fioles de 30 cms.\"LERITINE' est une marque de commerce de Merck & Co.Limited S Merck Sharp & Dohme, Division de Merck & Co.Limited Montréal 30, Qué. L'Union Mcéd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 UFFICIERS l'Association des Médecins de Langue Française du Canada Fondée à Québec en 1902 DIRECTEURS GÉNÉRAUX HONORAIRES R.-E.VALIN, Donatien MARION, 165 est, avenue Laurier, Ottawa.326 est, boul.Saint-Joseph, Montréal.DIRECTEUR GÉNÉRAL EXÉCUTIF DE L'ASSOCIATION Emile BLAIN, Emile BLAIN, Montréal.400 est, rue Sherbrooke, Montréal.Hermile TRUDEL, Montréal.Lucien LaRUE, Québec.SECRET AIRE-TRESORIER GENER AL Georges-L.DUMONT, Campbellton, N.-B.Pierre SMITH, Montréal.Jean-Paul CARETTE.Campbellton, N.-B.Francois ST-LAURENT, Campbellton, N.-B.Hermile TRUDEL, 1990 est, rue Rachel, Montréal.SECRÉTAIRE ADJOINT SECRETARIAT B.-G.BEGIN, 326 est, boulevard Saint-Joseph, Montréal.3440, rue Hutchison, Montréal.Téléphone: VIctor 5-8076.Destiné spécifiquement ag soulagement du mal de S0rge par contact direct prolongé avec l\u2019acide acétylsalicylique White Laboratories of Canada, Ltd Montréal 9, Que.\u2019 pa ; ; a a ® À ; CTR ME AE A 1 Cone a.BR ess ; ; species ny « Un même tranquillisant pour toute la gamme de troubles mentaux et émotifs \u201cIni 3 f On nee (PERPHENAZINE, SCHERING) \u2018\u201cla perphénazine va prouver peut-être qu'elle est une arme plus qu\u2019utile grâce à sa plus grande puissance et un ratio thérapeutique amélioré.\u201d (1) ANXIÉTÉ ET ÉTATS DE TENSION \u2018diminution considérable ou disparition de l\u2019anxiété, de l\u2019agitation, de la tension (2) PSYCHONÉVROSÉS AMBULANTS \u2018le trait le plus marquant .l\u2019absence presque totale d'effets secondaires.\u201d (2) CAS ANALEPTIQUES HOSPITALISÉS \u2018d\u2019une haute efficacité pour le traitement de la schizophrénie chronique.\u201d (8) NAUSÉE ET VOMISSEMENT \u201cla perphénazine (est) de 5 à 8 fois aussi efficaces que les anciens agents dérivatifs de la phénothiazine.\u201d (4) Qui - Un groupe plus complet de Tranquillisants Sirop TRILAFON, 2 mg./5 cc.par bouteilles de 4 oz.Nouveauté \u2014 pour faciliter l\u2019administration orale \u2014 aux groupes de tous âges Comprimés TRILAFON, 2, 4 et 8 mg, bouteilles de 50 et de 500; 16 mg., bouteilles de 500.TRILAFON injectable, 5 Mg: ampoules de 1 cc.; boîtes de 6 et 100.TRILAFON, Marque de perphénazine.1.Browne, Mason, N.L.et Borthwick, J.W.(Vancouver): \u201cDiseases of the Nervous System, 18:8, 1957.2.O\u201dReilly, P.Q.; Wojcicki, H.M.; Hrychuk, W., et Keogh.R.P.: C.M.A.J., 77:952, 1957.3.Irwin, W.; Bruckman, N.; Radinger, N.; Bailey, S.A.; Saunders, J.C., et Kline, N.S.: Evaluation expérimentale et clinique de la perphénazine (Trilafon), un exposé présenté au congrés annuel de A, l\u2019A.M.A., New-York, 3-7 juin 1957.4.Wang, S.C.; Amols, W., et Merrit, H.H.: .Sz Mécanisme neural du vomissement et «de :\u2019action anti-émétique, un exposé 7 LF \\ présenté au congrès annuel de l\u2019'A.M A.N rYork, 3-7 juin 1957.CORPORATION LIMITED MONTREAL XII L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 rere mme COMITÉ DU XXVIIIe CONGRÈS Georges-L.DUMONT, Président.Pierre SMITH, ler vice-président.Jean-Paul CARETTE, secrétaire.Horace PAIEMENT, 2ème vice-président.François ST-LAURENT, trésorier.Pierre JOBIN, 3ème vice-président.SECRÉTARIAT DU CONGRÈS: Henri GUYOT, 4ème vice-président.1, rue Duke, Campbellton, N.-B.© ANCIENS PRÉSIDENTS Albert PAQUET J.-A.DENONCOURT Jean-Marie LAFRAMBOISE Richard GAUDET J.-B.JOBIN Roma AMYOT Arthur-L.RICHARD René-L.DuBERGER LouisPhilippe MOUSSEAU J.-A.VIDAL Lucien LaRUE MEMBRES DU CONSEIL ARCHAMBAULT, F., 1150 est, boul.St-Joseph, Montréal 1958 LEDUC, André, 156, ave Willowdale, Outremont, P.Q.1960 ARCHAMBAULT, Gérard, 472, av.Laurier, St-Jean, P.Q.1960 LEMIEUX, Renaud, Hôpital du Saint-Sacrement, Québec 1960 SEAUCHEMIN, LO.208, Edifice Grain Exchange, Joss LESSARD, Richard, 115, Grande-Allée, Québec .1960 BIBAUD, Barthélemy, 65, rue Nicholson, Valleyfield.1960 MASSON, Gaston, 148, rue Sanborn, Sherbrooke, P.Q.1958 BLAIS, E.-Rolland, 1779, avenue de I'Eglise, Montréal 1958 MILOT, J.-Donat, 1017 Stafford Rd., Fall River, Mass.1960 BONIN, Wilbrod, 575, avenue Davaar, Outremont .1958 MORISSET, Pierre, Saint-Georges-de-Beauce, P.Q.1960 BROUSSEAU, Louis-Philippe, Malartic, P.Q.1958 PERRON, J.-M., 12, rue Mercier, Shawinigan, P.1958 CORMIER, J.-C.Sydney, Nouvelle-Ecosse .1960 PIETTE, Edmond, 37 sud, S.-Charles-Borromée, Jo iette 1958 COUTURIER, Alphonse, Rivière-du-Loup, P.Q.1958 PILON, Jean- Louis, 389 est, boul.St- -Joseph, Montréal 1958 DECARIE, Roland, 524 est, rue Sherbrooke, Montréal.1960 POWERS, Arthur, il, rue Front, Hull, PQ.1958 DOMINGUE, Albert, 191, rue Principale, Granby, P.Q.1960 RIOUX, J.-Emile, Sainte-Anne-des- Monts, PQ.1958 EMARD, L.-M., 119, rue Marlborough, Cornwall, Ont.1958 R.-de-ST- VICTOR, Henri, 222, av.Daly, Ottawa, Ont.1958 FONTAINE, Auray, 52, av.Hamlet, Woonsocket, R.l.1958 ROULEAU, J.-Maurice, Saint- Grégoire (Nicolet), P.Q.1960 GAUTHIER, J].-Dominique, Shippegan, N.-B.1958 ROULEAU, Yves, 1227, William, Sillery, Québec, P.Q.1961 GOYETTE, Roger-B., 415 est, av.Laurier, Ottawa, Ont.1959 SIROIS, Jean, 144, Grande-Allée, app.Québe 1958 ISABELLE, Gaston, 66, rue Notre-Dame, Hull,P.Q cee 1961 TETREAULT, Adélard, 1005, rue S.- Prosper, T.\u201cRivières 1958 JOANNETTE, Albert, £ainte-Agathe-des-Monts, P.Q.1958 THIBAULT, \u2018Eugène, 4070, boul.Lasalle, Verdun, P.Q.1958 LEBLOND, Sylvio, Hôtel-Dieu Saint-Vallier, Chicoutimi 1960 TURGEON, Pierre-A., 837, rue Cherrier, Montréal 1958 LECOURS, }.-A., 538, King Edward, Ottawa, Ont.1961 MAINTENANT voici la forme moderne, pratique et très efficace de thérapie au salicylate Algesal pénètre profondément pour traiter le rhumatisme et la douleur inflammatoire ALGESAL est une crème au salicylate non irritante que des essais cliniques en Grande-Breta- gne et en France ont prouvée comme étant la plus efficace dans le traitement à l'onguent de I'inflammation et du rhumatisme des tissus.Le Salicylate Diéthylamine est I'ingrédient actif simple d\u2019Algesal qui possède les propriétés remarquables de traverser complètement la peau et d'être un analgésique n\u2019ayant aucun effet rubéfiant ou contre-irritant.y Une crème blanche non tachante, Algesal s\u2019ob- NY tient dans des tubes repliables.Les emplois i d\u2019Algesal sont nombreux et comprennent le ¥ traitement symptomatique des maladies rhumatismales, de la dégénérescence fibreuse et des rhumatismes musculaires.Composition: Salicylate Diéthylamine 109%, excipient en créme spécial à 100.Disponible dans toutes les pharmacies.+, \u2018XJ jd @e Sd Echantillons et imprimés sur demande J : : E.G.H.LABORATORIES Halpern, B.; Gaudin, O., et al (1948) C.R.Soc.Biol.(Paris), 142, 819 36 Caledonia Rd., Toronto 10, Ont.British Journal of Physical Medicine, March 1955, p.62 a eo ae L'Union Méd.Canada XII Tome 87 \u2014 Juin 1958 e CARACTÉRISTIQUES Les WYSEALS EQUANIL sont des comprimés jaunes enrobés, ne portant aucune marque d\u2019identification et qui sont dosés a 400 mg.d\u2019EQUANIL.La posologie des W'YSEALS est la même que celle des comprimés ordinaires à 400 mg.d\u2019EQUANIL.e LE MALADE NE PEUT LES RECONNAÎTRE Le malade qui est au courant de l\u2019existence des tranquilliseurs ne pourra reconnaître comme tels les WYSEALS jaunes.Le nouveau comprimé a permis de dissimuler la saveur caractéristique de l\u2019EQUANIL.Autre avantage: pour prescrire cette nouvelle forme de l\u2019EQUANIL, vous pouvez écrire \u201cWYsEALS Méprobamate\u201d e L'ENROBAGE SPÉCIAL LES REND FACILES A AVALER Les WYSEALS sont pourvues d\u2019un enrobage spécial qui fait glisser le comprimé au simple toucher de la langue et en facilite l\u2019ingestion.C\u2019est là un avantage marqué pour les jeunes et pour les vieux qui pourraient éprouver une certaine difficulté à avaler le comprimé ordinaire d\u2019EQUANIL à 400 mg.e MEMES INDICATIONS, MEME POSOLOGIE que pour le comprimé original d\u2019EQUANIL.VE 7 WALKERVILLE, ONTARIO MONCTON + MONTREAL « WINNIPEG « VANCOUVER MARQUE DEPOSEE Q *Marque Déposée MEPROBAMATE Breveté 1957, No.53743? EMOTIVITE.INSOMNIE.SPASMES .2 vy (evo, PHOBIE.ANXIETE.42 Ne Th ja NOUVELLE SYNERGIE BARBITURIQUE a e COMPRIMÉS A 120 MILL] GRAMMES \u2014 Butethal 60 mg.S ome nal représente l'effet rapide Phénobarbital 60 mg.par com- , 2 0 primé.du butéthal associé à l\u2019effet plus pro- , © COMPRIMÉS À 15 MILLI |ongé du phénobarbital.; GRAMMES \u2014 Butethal 7.5 i mg.Phénobarbital 7.5 mg.par comprimé.A 4 Ce A 3 3 NU JELIXIR GLYCEROPHOSPHATES a 4 4, Le s 33 _d « ZaTONIQUE ET ALIMENT D'ÉPARGNE Vitamine «B» Composée PERTES D'ENERGIE ET DaPPETIT Principaux composants: ANÉMIE NEURASTHÉNIE Vitamine B1 \u2014 Riboflavine \u2014 Pyri- TROUBLES GASTRO-INTESTINAUX doxine \u2014 Acide nicotinique \u2014 Acide DÉSÉQUILIBRE NERVEUX pantothénique \u2014 Lécithine \u2014 Avéni- ne \u2014 Glycérophosphates de Sodium, Calcium, Potassium.DOSE : , Une cuillerée à dessert quatre fois.par SAVEUR TOLÉRANCE | Jour avant les repas.AGREABLE PARFAITE .C¢ ° » me Cri LACTO-CAL \"LACTATION enrobés ; PYROSIS AVEC OU SANS FER NAUSÉES CALCITHÉRAPIE SANS PHOSPHATE À BASE DE GLUCONATE ET LACTATE DE CALCIUM, VITAMINES C ET D, HYDROXYDE D\u2019ALUMINIUM, CASCARINE.DOSE : @ L'hydroxyde d\u2019aluminium, ajouté à la formule combat le ; Deux comprimés pyrosis et la cascarine en fait un comprimé légèrement * trois fois par jour.\u201c laxatif.r - \u2014 oo a \u2014 ey , Ay - Tym, AA 1051-44 16 (comprimés blancs) Pantaérythritol tétranitrate 10 mg.Wage igaiiavan- (comprimés jaunes) Pantaérythritol tétranitrate 11111100 10 mg.Méphénésine a.150 mg.N'4{s welviqoy 4.(comprimés roses) Pantaérythritol tétranitrate ._ 10 mg.\u201cSomenal Ll.20 mg.* (Butéthal 50% \u2014 Phénobarbital 50% ) Prophylaxie de la crise angineuse, Dose: et médicament des syndromes circulatoires.Selon l\u2019avis du médecin.J CANADA DRUG LTEE LTD., MONTREAL L\u2019Union Méd.Canada XV Tome 87 \u2014 Juin 1958 Dans les affections des voies urinaires Pyridium atteint le premier objectif (Marque de Phénylazo-diamine-pyridine HCI) soulage la douleur, I\u2019'urgence, la fréquence; les brilements £ ) 5; y en quelques minutes.Avec Pyridium, les fissus urinaires lésés sont inondés dans un flot continu de liquide analgésique, gardant ainsi le patient confortable durant les examens de diagnostic et pendant la durée du fraitement.Parmi les bienfaits de la thérapie au Pyridium, nofons % un soulagement efficace en quelques minutes \u2014 bien avant qu'un traitement spécifique puisse agir, s\u2019il est nécessaire * une élimination de la rétention d'urine causée par un spasme douloureux * une analgésie locale seulement * un complément aux substances anfibactériennes choisies par le médecin \u2014 permet un contrôle distinct de la thérapie analgésique et antibactérienne * une posologie simple, commode \u2014 2 comprimés avant les repas suffisent pour les adultes.WARNER-CHILCOTT 24.CO, LIMITED, TORONTO.CANADA 100 ANNÉES DE SERVICE À LA PROFESSION MÉDICALE L'Union Méd.Canada | XVI Tome 87 \u2014 Juin 1958 = \\) Décontracturant NICOTATE DE METHYLE An tia lgiq UE SALICYLATE DE GLYCOL Vasomoteur HISTAMINE BAUME MIDALGAN D'EMPLOI PROPRE ET AGRÉABLE est d'un effet SÉDATIF PUISSANT Dans les processus douloureux rhumatismaux ou congestifs LABORATOIRES NIDY 67, AV.DE WAGRAM - PARIS-17° AGENTS POUR LE CANADA VINANT LIMITEE 8355, Bd St-Laurent Montréal 11, P.Q. 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L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 PEPTIQUE AGIDITE SOULAGEMENT PROMPT, PROLONGE WOLANTYL soulage la douleur due au spasme\u2026 l'anti- acide supérieur à action antispasmodique*.pas d'effets secondaires semblables à ceux de l\u2019atropine ou de la belladonne.' neutralise l\u2019acidité\u2026 l'antiacide préféré.neutralise promptement l'hyperacidité.favorise la cicatrisation .\u2026 l'antiacide protecteur.produit une couche émolliente qui recouvre la région ulcérée.\u201d \u20acNraye l\u2019érosion\u2026 l'action préventive antiacide et anti-enzyme enraye les effets nécrotiques de la pepsine et de la lysozyme.\u2018 posologie .Adultes: 2 à 4 cuil.à thé de Gel ou 1 à 2 Tablettes (à croquer) toutes les trois heures selon le besoin.Enfants: 1 ou 2 cuil.à soupe de Gel t.i.d.IT.McHardy; G.et Browne, D.: South.M.J.45:1139, 1952.2.Hufford, A.R.: Rev.Gastroenterol.18:588, 1951.3.Johnston, R.L.: J.Indiana St.M.À.46:869, 1953.4.Miller, B.N.: J.South Carolina M.A.48:245, 1952.YBentylol \u2014 l'antispasmodique à action rapide et sûre de Merrell.Mérrell SINCE 1828 THE WM.S.MERRELL COMPANY New York - ST.THOMAS, ONTARIO + Cincinnati MARQUES DE FABRIQUE: SBENTYLOL®, *NOLANTYL® Un autre produit exclusif des recherches originales Merrell bd L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 i113 game nen LA PRATIQUE MQDERNE o simplement humecter.et lire le résultat La protéinurie survient-elle plus souvent au cours de l'une des formes de défaillance cardiaque \u2014 hypertrophie du myocarde, maladie de la valvule mitrale, artérite des artères coronaires, maladie de la valvule aortique ou hypertension avec maladie du coeur?Non.La fréquence de la protéinurie est à peu près la même chez tous les malades présentant une défaillance cardiaque, quel qu\u2019en soit le type.Référence: G.A.Race, C.H.Scheiffey et J.E.Edwards: Circulation, 13:329 (1956).le premier test colorimétrique pour déceler la protéinurie Bâtonnets Réactifs ALBUSTIX Flacons de 120.MARQUE DÉPOSÉE existe aussi sous forme de: Comprimés Réactifs ALB UTEST Flacons de 100 et de 500.MARQUE AMES COMPANY OF CANADA, LTD., TORONTO CAASSF L'Union Méd.Canada XXIII Tome 87 \u2014 Juin 1958 DESORMAIS .une pénicilline orale a 4 | YET PROGRESSIVE \"AVEC LA PENICILLINE V CRISTALLISEE COMPRIME ORIGINAL pour réaliser des pénicillinémies continues d\u2019une À DEUX COUCHES durée de 24 heures avec un seul comprimé ; aux 8 heures CETTE MOITIE POUR UNE LIBERATION RAPIDE COMPRIMES Pen \u2018VEE L-A PENICILLINE V CRYSTALLISEE A LONGUE ACTION - Ne a \u2014\u2014 Pénicillinémies moyennes chez 69 sujets après ingestion d'un seul comprimé PEN.VEE L-A à 250 mg.(400,000 unités) _ © ° pe) wn .50 CETTE MOITIE POUR ; UNE LIBÉRATION RETARDÉE + UNITÉS DE PENICILLINE/ML, DESERUM 1 2 4 6 8 10 12 NOMBRE D'HEURES APRÈS ADMINISTRATION PRÉSENTATION: *Marque déposée Comprimés à 250 mg.(400,000 unités), Brevetée en 1953 en flacons de 12 et de 100 comprimés OU .des pénicillinémies PLUS ÉLEVÉES, PLUS RAPIDES | * AVEC LA PENICILLINE V POTASSIQUE CAPSULES nouvelle pénicilline V potassique très soluble, CARACTÉRISTIQUES permettant d\u2019obtenir à coup sûr des pénicillinémies élevées en 15 minutes , Pau CAPSULES PEN VEE [K PENICILLINE V POTASSIQUE PEN.VEE K à 250 mg.(400,000 unités) à 250 mg.brun UNITÉS DE PÉNICILLINE/ML.DE SÉRUM Yhr.Yihr.1 2 .3 4 NOMBRE D'HEURES APRES ADMINISTRATION PRESENTATION: *Marque déposée Ca .c psules (brun et jaune) a 125 mg.(200,000 unités) à 125 ma.Brevetée en 1953 en flacons de 12 et de 100 capsules \u2019 brun et jaune Capsules (brun) à 250 mg.(400,000 unités), en flacons de 12 et de 100 capsules (nT pénicilline LL [1] ] Yavec activité FT Hy @- Marque JPR.WALKERVILLE, ONTARIO L'Union M{d.Canada XX.Tome 87 \u2014 Juin 1958 } ne sass FE SRE GR NOUVEAU PRODUIT sl rE TRY analy li a.2 he \u201c2 i a | y, ce SE .Le a i 4 2 S55 2 É wi 2, all JIC 2 ZA se eu RR HE es \\ in és \\ Pour échantillon e tterature, ecrivez à S 13] IF Y A H A hake) Th Gi MO N.TR SANDOZ Be Se Ss Ty | I L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 VOICI POUR.LA PREMIÈRE FOIS TOUS LES BIENFAITS DE LA CORTICO- THERAPIE, GENERALISEE SANS RETENTION SODIQUE ET AQUEUSE .BEAUCOUP MOINS | D'EMBARRAS GASTRIQUE La triamcinolone Squibb la modification de la structure corticoide fondamentale entraine une activité anti-allergique, .anti-rhumatismale et antiphlogistique accrue e sansrétention ; Comprimés cochés d\u2019un et quatre # mg; flacons de 30 et 100 PA XXV XXVI1 L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1988 Fostex \u2018dégraisse la peau et aide à faire disparaître les comédons Fostex renferme une association d'agents actifs en surface (Sebulytic*) qui: « émulsionnent complètement l\u2019excès d\u2019huile de façon à en débarrasser rapidement la peau.« pénètrent les comédons et les amollissent en débouchant les pores et en facilitant l\u2019enlèvement des bouchons de matière sébacée.Fostex assèche la peau et la fait desquamer « La base Sebulytic de Fostex assèche la peau et facilite la desquamation.actions accrues par les effets kératolytiques du souffre micropulvérisé et de l\u2019acide salicylique.*(Lauryl sulfoacétate de sodium, sulfonate de sodium alkyl aryl polyether, dioctyl sulfosuccinate de sodium.) « | ° « CREME FOSTEX 3°°°000 0000000000 000002 Fostex est facile à employer pour lavage thérapeutique ° par vos patients.ve de la peau, à la phase initiale du traitement de l'acné, alors « Ils cessent d\u2019utiliser le savon sur les régions qu'un dégraissage et une affectées de la peau.Au lieu de savon, ils desquamation maximum emploient Fostex pour lavage thérapeutique de la peau.Il faut masser la peau avec la sont requis.PAIN DE SAVON FOSTEX mousse Fostex pendant 5 minutes \u2014 puis rincer et assécher.pour le traitement de maintien, afin de garder la WESTWOOD Pharmaceuticals, Buffalo, New York Distributeurs canadiens: peau séche et relativement exempte de comédons.ae John A.Huston Company, Limited, Toronto 10, Canada.6.000.000000000600 000000600000 p TE a en a L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 vi PITMAN-MOORE oF CANADA LIMITED ES Shuttleworth division DON MILLS ONTARIO XXVII dans les rhumes.sinusites.rhinites.les patients apprécient les \u201cbienfaits du Novahistine\u201d Quand un patient cesse de renifler et commence à respirer librement au bout de quelques minutes .quand les voies aérifères deviennent libres sans énervement ni irritation nasale .votre patient éprouve les \u201cbienfaits du Novahistine\u201d.CES BIENFAITS PROVIENNENT d\u2019une décongestion rapide et efficace .alliée à la thérapie antihistaminique et à l\u2019utilisation plus prononcée de la médication .sur toutes les membranes muqueuses du systéme respiratoire.Administration ORALE facile.sans danger.Mera Chaque cuillerée de 5 ccd'Elixir renferme 5.0 mg.de phényléphrine HCI et 12.55 mg.de maléate de prophenpyridamine.Les capsules Novahistine Fortis contiennent deux fois la quantité de phényl- éphrine pour les cas particulièrement rebelles. NOUVEAU e ee6 HEBER La INE Beaufour MONOCITRATE DE TRIMETHYLCARBOXYMETHYLAMMONIUM \u2014 TRAITEMENT LY PRN CL TAOY EL ED ET INFECTIEUX MIGRAINES ET.TNR ORIGINE NIA LSID gam Ampoules buvables de 10 c.c.titrées a 2 g.de citrate de Bétaine (Boites de 10 ampoules) pple i BEAUFOUR, DREUX, FRANCE.Gnd I: Ao J.a EDDE I 1154 BEAVER HALL Sq.MONTRÉAL. facteur de détente [GEOR le méprobamate original (comprimés de 400 mg) © diminue la tension \u201cpsychique\u201d et la contracture © favorise le sommeil sans l\u2019aide de barbituriques POSOLOGIE POUR ADULTES\u2014un comprimé trois fois par jour, ou selon les indications du médecin \u201cLe méprobamate est le médicament idéal pour un il n\u2019a ni toxicité ni effets secondaires .\u201d\u201d é À Pennington, V.M.: J.A.M.A.164:638, 1957 # > + - N° 748 = Ayerst, McKenna & Harrison Limitée, Montréal L'Union Méd.du Ca, Tome 87\u2014juin 1958 TOUTE FEMME CARENCÉE EN CORPS OESTROGÈNES A DROIT À \u201cPr ém arin el EN RÉTABLISSANT L\u2019ÉQUILIBRE HORMONAL, CETTE PRÉPARATION CONTRIBUE À RAMENER LA JOIE DE VIVRE \u201c.la fonction ovarienne secondaire est infiniment (la) plus importante pour le bien-être physique et mental de la femme .?* Ayerst, McKenna & Harrison Limitée Montréal *Masters, W.H.: Am.J.Obst.& Gynec.74:733, 1957. L'Union Méd.Canada XXXI Tome 87 \u2014 Juin 1958 L TRE see MYCETIR UNE EFFICACITE CONTINUE CONTRE LES PATHOGENES POSANT ACTUELLEMENT DES PROBLEMES SENSIBILITE DE QUATRES PATHOGENES ORDINAIRES AU CHLOROMYCETIN DE 1952 A 1936 STAPHYLOCOCCUS PYOGENES ESCHERICHIA COLI 1956 (518 souctes) || 96% 1956 (91 SOUCHES) ] 99% 1955 (1,249 soucHES) JEUNE 74: 1955 (128 SOUCHES) 99% 1954 (749 < ou H ES) NN 98% 1954 (106 souches) MEET 98%.1953 (455 < ou CHE S) IN 99% 1953 (87 SOUCHES) EE | 0 1952 206 soucres) [|G 5° 1952 (es souches) IEEE 0556 PROTEUS MIRABILIS Ÿ PSEUDOMONAS AERUGINOSA 1956(ss souches) ¢0% 1956 (55 soucues) [EE 38% 1955 (72 souches) [| 075: 1955 (113 souches) [J 25% 195456 sovckes) | o>: 1954 (102 souches) [J 15% 185320 souces) [EE oo: 1953 (78 souches) M 17% 195204 sovches) | 64% 1952 (51 soucues) [J 29% \u2018Adaptation de Roy, T.E.; Collins, A.M.; Craig G., & Duncan, I.B.R.: Canad.M.A.J.77:844 (Nov.1) 1957.Le CHLOROMYCETIN (chloramphénicol, Parke-Davis) est un agent thérapeutique puissant qui doit être administré avec discernement car quelques dyscrasies sanguines se sont vues associées à son emploi.I] ne faut pas prescrire cet antibiotique dans le cas des infections mineures.De plus, il est recommandé de procéder à des examens hématologiques suivis lorsque l\u2019état du malade exige un traitement prolongé ou intermittent.A 167 0 J D: PARKE, DAVIS & CO., LTD., TORONTO, ONTARIO L.): » , , EB MARQUE DÉPOSÉE CP10888-B (of XXXII L'Union Méd.Canada i» Tome 87 \u2014 Juin 1958 ARGYROL SS.(solution stabilisée) nouveau stabilisé la seule solution stabilisée de protéine d\u2019argent faible SÉCURITÉ EFFICACITE STABILITÉ Le nouvel ARGYROL S.S.soulage l\u2019irritation, adoucit et nettoie, et de plus: @ Assure une efficacité anti-microbienne étendue contre les germes gram-positifs et les germes gram-négatifs.@ Offre une sécurité remarquable \u2014 aucun danger de sensibilisation.@ Garde sa stabilité et sa fraîcheur indéfiniment.Flacons compte-gouttes de 14 once et de 1 once.CROOKES-BARNES CANADA, LTD.; Ste-Thérèse, P.Q. à La ones ec eal L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 DULCOLAX est un agent thérapeutique tout à fait nouveau\u2014LE LAXATIF DE CONTACT.Un laxatif, dit de contact, est un laxatif qui n\u2019agit pas par l\u2019intermédiaire de la circulation sanguine, mais agit plutôt directement sur la muqueuse du côlon afin de provoquer un péristaltisme normal.DULCOLAX est unique dans son effet rapide et prévisible, et s\u2019administre par voie orale ou rectale.Le suppositoire provoque une évacuation intestinale dans une heure ou moins; les dragées, administrées par voie orale au coucher, produiront un effet le lendemain matin ou si prises avant le petit déjeuner, dans 6 heures.DULCOLAX est un laxatif doux et ne provoque pas, après son action, de constipation subséquente.colax (Bis[p-acétoxyphenyl]-2-pyridylméthane) LE LAXATIF DE CONTACT Dragées Suppositoire: Indications: Constipation des alités, des vieillards, des femmes enceintes et allai- tantes, cas pré- et post-opératoires, préparation d\u2019examens aux Rayons-X et recto- sigmoïdoscopie où DULCOLAX peut remplacer le lavement!.Posologie: DRAGÉES\u2014Adultes\u20141 à 3 dragées au coucher; enfants de six ans et plus \u20141 dragée; moins de six ans\u2014tel que prescrit.SUPPOSITOIRES: \u2014 Adultes\u20141 suppositoire suffit habituellement.Pour enfants\u20141 suppositoire.Pour bébés: 14 suppositoire suffit.Présentation: DRAGÉES jaunes de 5 mg.(enrobage entérique): Flacons de 30 et de 100 dragées.SUPPOSITOIRES de 10 mg.: Boîtes de 6 et de 50.Sous brevet de C.H.Boehringer Sohn, Ingelheim.I.CLARK, A.N.G,, Br, Med.Jnl.ii, pp 866-868, 1957.2.SCOTT, J.E.S.: Pract.177-619, 1956.3.HOBBS, J.B.: Br.Inl.of Clin.Prac, 12:31, 1958.ty Produits Pharmaceutiques Geigy Division de Geigy (Canada) Limited 2626 Bates Road Montréal 26, Canada XXXII XXXIV L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 *.Cran a or\u201d a, Dan emma 7 Metamucil stimule le péristaltisme normal et provoque des selles douces et molles.Cette action \u201cadoucissante\u201d du Metamucil peut être continuée indéfiniment, sans recours aux laxatifs irritants, dans les cas de constipation de tout genre.L Mucilloide hydrophile au Psyllium avec dextrose == BE à L'Union Méd.Canada XXXV Tome 87 \u2014 Juin 1958 EN MEDECINE GENERALE Pacatal 12.5 Marque de méprazine a 12.5 mg dans les cas de légère confusion mentale \u201cVous n\u2019auriez pas reconnu Jacqueline\u201d Il y a à peine quelque temps, maussade et mécontente de tout, la voilà aujourd\u2019hui gaie et sociable.Elle négligeait ses études de façon alarmante, était devenue grognon et peu soignée, fuyait ses compagnes de classe.Pour corriger ces symptômes de troubles mentaux, Pacatal a été administré à raison de 12.5 mg.t.1.d.C\u2019est Pacatal qui a sauvé cette jeune fille d\u2019un effondrement \\ >>> total.A Ÿ PACATAL & Pacatal 12.5 a les avantages suwvants: ® NOUVELLE THERAPEUTIQUE PEU COUTEUSE @ EFFETS SECONDAIRE NEGLIGEABLES e POSOLOGIE MINIME 25 \u2014 50 mg PAR JOUR SUFFISENT WARNER-CHILCOTT CO.LIMITED, TORONTO.CANADA Au service de la profession médicale depuis plus d\u2019un siècle XXXVI L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 un premier pas important dans le soin a apporter a la peau de héhé ONGUENT Aucune autre préparation n\u2019est aussi efficace à protéger la peau de bébé, à la garder claire, douce et souple et à la préserver contre l'érythème fessier e la dermatite e l'intertrigo l'échauffaison e l\u2019écorchement e l'irritation e l'excoriation L'Onguent Desitin soulage, protège et cicatrise \u2018* \u2014 riche en huile de foie de morue \u2014 la préparation éthique la plus employée pour les soins quotidiens à apporter à la peau de bébé.Désirez-vous des échantillons et de la documentation?DESITIN CHEMICAL COMPANY Tubes de 1 on., 1.Grayzel, H.G.: Heimer, C.B., and Grayzel, R.W.: New York St.J.Med, 53: 2 et 4 on.et 2233, 1953.2.Heimer, C.B.; Grayzel, H.G., and Kramer, B.: Archives of jarres de 1 livre.Pediatrics 68: 382, 1951.3, Behrman, H.T.; Combes, F.C.; Bobroff, A.and Leviticus, R.: Ind.Med.& Surgery 18: 512, 1949.4.Sobel, À.E.: Scientific Exhibit, A.M.A.Meet.1955.5.Marks, M.M.: Missouri Med.52: 187, 1955, Distributeurs et représentants exclusifs pour le Canada: LESLIE A.ROBB 5 Traymore Crescent, Toronto 9, Canada À Du ul b Ho: ¥ à k | L'Union Méd.Canada VII ÿ Tome 87 \u2014 Juin 1958 XXX ; | pour CINQ \u2019amélioration fois plus .efficace que symptomatique le kaolin de la diarrhée diarrhées non-spécifiques.Diamagma Claysorb* (attapulgite activée, Wyeth) et pectine dans un gel d'alumine, Wyeth ANTIDIARRHÉIQUE EFFICACE, ABSOLUMENT ATOXIQUE RENFERMANT LA CLAYSORB, LE NOUVEL ADSORBANT , , , © exerçant un effet adsorbant cinq fois supérieur a celui du kaolin ® auquel s'ajoute l'action classique de la pectine ® en suspension dans un gel d'alumine spécial PRÉSENTATION: en flacons de 6 onces liq.diarrhées bactériennes.Polymagmaë Sulfate de dihydrostreptomycine, sulfate de polymyxine B et pectine, associés à la Claysorb (attapulgite activée, Wyeth) dans un gel d'alumine, Wyeth TOUS LES AVANTAGES DU DIAMAGMA, plus .e l'action combinée de la dihydrostreptomycine et de la polymyxine e un puissant effet antibactérien synergique PRÉSENTATION: en flacons de 8 onces liq.*Marque déposée YWigelft MARQUE DÉPOSÉE | d\u2019un arôme agréable pour flatter waLkerviLLE ONTARIO MONCTON - MONTRÉAL le palais de tous et de chacun WINNIPEG - VANCOUVER a hon.00 XXXVIII Augmentations progressives de la après 15 min capacité vitale après une seule dose orale de cinq c.à soupe d\u2019Elixophyllin, (Augmentation moyenne en 30 minutes \u2014 807 cc.)* La capacité vitale moyenne de 20 patients souffrant de crise asthmatique 4 aiguë, était de 2088 cc.avant le traitement.* \u201cSpielman, D.: Ann.Allergy, 15:270, 1957.L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 ap MANQUE | #= D\u2019AIR = dans | | l'ASTHME LE SE im [I UNIT | CHI IIT | : CUITE ! i SOULAGE EN QUELQUES MINUTES PAR UNE DOSE ORALE.74% des crises graves jugulées par une médication orale Cinquante patients non sélectionnés, admis à la salle d'urgence pour traitement de crises asthmatiques aiguës graves, reçurent 75 cc.d\u2019Elixophyllin par voie orale au lieu d\u2019aminophylline intraveineuse.Sur ce nombre, 37 (74%) furent complètement soulagés et reçurent leur congé \u2014 9 réagirent à une thérapie additionnelle \u2014 4 furent gardés à l\u2019hôpital comme cas de status asthmaticus.Schluger, J., et coll.: Am.J.M.Sci.234 :28, 1967.Chaque c.à soupe (15 ce.) renferme 80 mg.de THÉOPHYLLINE, et 3 cc.d\u2019ALCOOL.Flacons de 16 onces liq., en vente aux pharmacies d\u2019ordonnances \u2014 Sur ordonnance seulement.ELIXOPHYLLIN Intolérance gastrique ° rarement observée.ler mere ab 72/07 LOI Documentation sur demande Windsor, Ontario ; L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 4 XXXIX DE PRENDRE UNE DÉCISION- EN PRÉSENCE D'UNE STAPHYLOCOCCIE AVÉRÉE \u201cOU SOUPCONNÉE CATHOMVOIR EN CAPSULES ET EN SIROP LE MOMENT ET POUR COUVRIR UN SPECTRE ANTIBACTÉRIEN PLUS ÉTENDU CATHOCILLIN (NOVOBIOCINE SODIQUE ET PENICILLINE) CAPSULES 'CATHOMYCIN! est manifestement efficace JE ; PRÉSENTATION contre les infections à staphylocoques et à Capsules de 'CATHOMYCIN!', rouge et blanc, certaines souches de proteus.Il agit même dosées à 250 mg.de novobiocine (sous forme de contre des infections qui ont résisté, à d\u2019autres sel sodique).Bouteilles de 16 et de 100.Et .Lee sous forme de sirop dont la saveur d\u2019orange est antibiotiques.agréable au goût, en bouteille de 60 cm3.Le sirop ero de 'CATHOMYCIN' est dosé, par 5 cm3, à 1 1 \u2019 , , CATHOCILLIN est l\u2019antibiotique le plus 125 mg.de novobiocine (comme novobiocine fréquemment indiqué et le plus efficace quand calcique), soit 2.5%.il est indiqué.On le recommande contre les Capsules de 'CATHOCILLIN', bleu et blanc, ; ; 4 Le 2e ; contenant 125 mg.de novobiocine sodique et infections où s'impose l\u2019activité complémen- 75 mg.(125,000 U.I.) de pénicilline G potassique.taire du 'CATHOMYCIN' et de la pénicilline.Bouteilles de 16 et de 100.Merck Sharp & Dohme Division de Merck & Co.Limited Montréal 30, Qué. XI L'Union Méd.Canada 4 Tome 87 \u2014 Juin 1958 ENFIN! UN TRANQUILLISANT DONT LAGTION GESSERA LA SOMNOLENGE | (oxanamide) i la quiétude | QUIACTIN \u2014 pris à la dose recommandée \u2014 un comprimé de 400 mg.q.i.d., assure une plus grande tranquillité avec | moins de somnolence, ainsi qu\u2019une activité plus prolongée.! | : QUIACTIN est remarquablement non-toxique, non-cumulatif et n\u2019a pas provoqué de symptômes à la discontinuation.Par sa structure, QUIACTIN est un tout nouveau tranquilli- .sant.différent, au point de vue thérapeutique.dont l\u2019action cesse avant de dépasser la marge de confort et de sécurité du malade.QUIACTIN ne pousse pas la tranquil- | lité du malade jusqu\u2019à la lassitude ou à la dépression.i 1.Proctor, R.C.: Dis.Nerv.Sys.18:223, 1957.2.Feuss, C.D., et Gragg, L.Jr.: Dis.Nerv.Sys.18:29, 1957.3.Coats, E.A., et Gray, R.W.: Dis.Nerv.Sys.18:191, 1957.Marque déposée: Quiactin THE WM.S.MERRELL COMPANY New York - ST.THOMAS, ONTARIO - Cincinnati Un autre Produit exclusif dû à fa Recherche originale Merrell [Choix de trois formats pour soulager toute opiniâtre ALLERGIE DES MÉTISTÉROÏDES ÉPROUVÉS ALLIÉS A L\u2019ANTIHISTAMINE SOUVERAIN PROCURENT UN SOULAGEMENT TRANSCENDANT Nouvel alliage contre les allergies de l\u2019œil METICORTELONE (PREDNISOLONE) AVEC GLUCONATE DE CHLOR-TRIPOLON METRETON en suspension ophtalmique pour un soulagement topique excellent des allergies de l\u2019œul Cr i wwe Md B, RRA AOR LR ras A IELGE RIGO S Jo 7 Chaque cc.de la Suspension ophtalmique Metre- ton contient 2 mg.(0.2%) d\u2019acétate de Meticor- telone (acétate de prednisolone) et 3 mg.(0.3%) de gluconate de Chlor-Tripolon.Vendu en bouteille compte-gouttes de 1 cc.prenons (PREDNISONE) AVEC MALÉATE DE CHLOR-TRIPOLON ET ACIDE ASCORBIQUE joomprimés METRETON pour un soulagement prompt et efficace avec le minimum d\u2019effets secondaires MBTICORTELONE (PREDNISOLONE) AVEC GLUCONATE DE CHLOR-TRIPOLON METRETON pour pulvérisation nasale pour un soulagement rapide de la congestion et de l\u2019écoulement du nez Composition: | Comprimés METRETON, chaque comprimé contient 2.5 mg.de Meticorten (prednisone), 2 mg.de maléate de Chlor-Tripolon (maléate de chlorprophénepyridamine) et 75 mg.d\u2019acide ascorbique.Le Vaporisateur nasal METRETON, contient 2 mg.d\u2019acétate de Meticortelone (acétate de prednisolone) et 3 mg.de gluconate de Chlor-Tripolon dans chaque ccd\u2019un véhicule isotonique bien toléré.Présentation: ! 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> PH Caféine.civ, 8 mg.résultant de l\u2019administration prolongée d\u2019analgésiques, Phénolphtaléine.5 mg Ls.2 9e * ne > .sont évités par l\u2019inclusion de caféine et d\u2019une dose minime Posologie: Un comprimé trois fois par jour, ou tel que prescrit.de phénolphtaléine.: Présentation: Formats de 10, 50 et 300 comprimés CALMIC LIMITED 220 Bay Street, Toronto ® Crewe et Londres, Angleterre © Johannesburg, Afrique du Sud e Sydney, Australie L'Union Méd.Canada XLITI Tome 87 \u2014 Juin 1958 Nouveau.of ALO,-2 Si0,-2 H,0 Combat la 3 DIARRHEE NH H,N-O-SO-NH-C° + NH, de Quatre Facons «POMALIN di MET FIN AU PÉRISTALTISME EXCESSIF ABOSORBE TOXINES ET GAZ ADOUCIT LES MUQUEUSES ENFLAMMÉES ASSURE UNE ANTISEPSIE INTESTINALE QKASS 15 cc.(cuillerée à soupe) renferment: Sulfaguanidine _.____.\u2026- 2 Gm.Pectine _.__ 0.225 Gm.Kaolin.ll.3 Gm.Teinture d\u2019opium _______________.__.0.08 cc.(équivaut à 2 cc.de parégoric) POSOLOGIE: Adultes: Comme dose initiale, 1] ou 2 cuillerées à soupe 4 à 6 fois par jour, ou l ou 2 cuillerées à soupe après chaque évacuation; diminuer les doses au fur et à mesure de l\u2019amélioration.Enfants: V> cuillerée à thé (\u20142.5 cc.) par 15 livres de poids toutes les 4 heures jour et nuit, jusqu\u2019à ce que les évacuations soient réduites à 5 par jour, puis toutes les 8 heures pendant 3 jours.PRÉSENTATION: Flacons de 8 onces liquides.Ordonnance verbale.WINDSOR LABORATORIES OF CANADA LTD.ONTARIO XLIV L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 elena as .et c\u2019est ce double effet, ce pouvoir de juguler l\u2019infection localisée et de stimuler la croissance de nouveaux tissus qui, plus que toute autre chose, caractérise Cicatrin.En outre, Cicatrin, contenant de la bacitracine et de la néomycine (dont l\u2019effet est bactéricide et bactériostatique), évite d\u2019avoir recours aux antibiotiques dont le rôle est plus utile lorsque administrés dans Uorganisme.Cicalrin est aussi efficace contre la plupart des germes pathogénes, y compris ceux devenus réfractaires à la pénicilline et autres antibiotiques.L\u2019un des grands avantages de Cicatrin réside dans sa commodité pour les cas d'urgence et .CICATRIN traitement antibiotique avec acides amines Chaque gramme renferme: 1-Cystine.2 mg.Sulfate de néomycine.5mg.d1-thréonine.1 mg.Zinc-bacitracine 250 unités Glycine Présentation: POUDRE: Boîte saupoudroir de 15 grammes CREME: Tube de 15 grammes CALMIC LIMITED: 200 Bay Street, Toronto Crewe et Londres, Angleterre e Johannesburg, Afrique du Sud e Sydney, Australie L'Union Méd.Canada XLV Tome 87 \u2014 Juin 1958 ES pret het ti en © COX x.\"sédation TETE Ce CCE + +1} es PE med da Naam ese Ÿ tome 4 a SHEERS eTSyoNd sa N one 1 Abolit I\u2019 appréhension sans obnubiler la perception ni déprimer les fonctions vitales 2 Augmente le sang-froid et favorise la collaboration 3 Provoque un sommeil léger et permet un réveil facile SER I 4 Supprime la nausée et le vomissement, a la fois comme préventif et comme moyen thérapeutique 5 Réduit les besoins en analgésiques et en sédatifs Littérature détaillée adressée sur demande SIE HIATT, 3 = IPI | WE OTE CHLORHYDRATE DE SIROP COMPRIMES 4 SPARINE* \u201cee Chlorhydrate de 10-(y-diméthylamino- Viet n-propyl)-phénothiazine Breveté 1952, 1 955 *Marque déposée MARQUE DÉPOSÉE ; WALKERVILLE, ONTARIO \\ Ordonnance obligatoire MONCTON - MONTREAL - WINNIPEG VANCOUVER a oo oe OL ee dl XLVI L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 Le Canada Ecclésiastique 1958 (soixante-douzième édition) Le Canada Ecclésiastique vous donne l\u2019occasion de connaître à fond l\u2019Eglise canadienne et le magnifique travail apostolique qu\u2019elle accomplit par les nombreuses institutions travaillant sous la juridiction de sa hiérarchie.Rédigé avec la collaboration des Chancelleries et des Secrétariats des Communautés religieuses, Le Canada Ecclésiastique vous donne des renseignements que vous ne pouvez obtenir nulle part ailleurs.Vous y trouvez la liste revisée des 67 diocèses du Canada avec une note biographique du Souverain Pontife, des cardinaux ainsi que des archevêques et évêques canadiens; les mutations du clergé paroissial avec le personnel et l\u2019adresse des presbytères; la liste des paroisses avec date de fondation, population et institutions religieuses dans leur circonscription; liste des Communautés religieuses d'hommes et de femmes avec toutes les maisons qui en dépendent, les noms des supérieurs et des économes; un index du clergé indiquant le poste de chaque prêtre canadien exerçant son ministère au Canada ou à l\u2019étranger et de chaque prêtre étranger résidant au Le répertoire religieux le plus complet au Canada Canada, les grades académiques, les titres et la date d\u2019ordination.LE CANADA ECCLESIASTIQUE est un précieux instrument de travail pour le ministère, les travaux de recherches et la sollicitation.Le tirage étant limité, commandez immédiatement.LIBRAIRIE BEAUCHEMIN, uimirez 251 EST, RUE VITRÉ - MONTRÉAL L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 XLVII INDICATIONS: Insuffisance rénale aigue Nécrose tubulaire aiguë (néphrose de la base du rein) Réactions de transfusion Insuffisance rénale post-partum Néphrose par traumatisme musculaire Anurie post-opératoire Poisons dialysables barbituriques, bromures, salicylates, thiocyanates Insuffisance rénale chronique Le premier rein-tambour pratique, avec facilité de rechange, est maintenant à votre disposition.Mis au point après des années de recherches intenses en collaboration avec des cliniciens réputés, le Rein-Tambour Travenol, pourvu d\u2019une surface de dialyse de 19,000 cm.carrés, offre des avantages marqués au point de vue coût et facilité de manipulation.L'efficacité de l\u2019appareil est démontrée par des chiffres d\u2019élimination d\u2019urée dans l\u2019ordre de 100 à 300 ml.à la minute.Le Rein-Tambour est fourni prêt à utiliser.L\u2019autoclave ou le stérilisateur ne sont pas nécessaires.Et, étant donné que le tambour ne sert qu\u2019une fois, le problème du 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\u201c\u2026 6 mg.d\u2019ARISTOCORT avaient un effet correspondant à 10 mg.de prednisone par jour (en outre, l\u2019ulcère gastrique qui s\u2019est développé dans 2 cas au cours de la prednisonothérapie a disparu au cours du traitement par l\u2019ARISTOCORT).1.Rein, C.R.; Fleischmajer, R., et Rosenthal, AL.: JAMA.166: 1821, (7 déc.) 1957.Shelley, W.B., et Pillsbury, D.M.: Communication personnelle.Sherwood, A., et Cooke, R.A.: Communication personnelle.Freyberg, R.H.; Berntsen, C.A., et Hellman, L.: Communication présentée au Congrés International sur les Maladies Rhumatismales, Toronto, 25 juin 1957.Hartung, E.F.: Communication personnelle.Schwartz, E.: Communication personnelle.Sherwood, A., et Cooke, R.A.: J.Allergy 28: 97, 1957.Hellman, L.; Zumoff, B.; Kretshmer, N., et Kramer.B.: Communication présentée à la Conférence sur la Néphrose, Bethesda, Md., 26 oct.1957.9.Ibid.: Communication personnelle.10.Barach, A.L.: Communication personnelle.12.Cooke, R.A.: Communication personnelle.11.Segal, M.S.: Communication personnelle.13.Dubois, E.L.: Communication personnelle.wo N CON @ Or Triamcinolone LEDERLE .dans les allergies respiratoires: \u201cBons ou excellents\u201d résultats dans 29 de 30 cas d'asthme bronchique rebelle chronique avec une dose quotidienne moyenne de seulement 7 mg.°.Dose moyenne de 6 mg.par jour pour enrayer l'asthme et de 2 à 6 mg.pour enrayer la rhinite allergique dans un groupe de 42 patients, avec réduction de la tension artérielle chez 12 d'entre eux.\u201d .dans d\u2019autres affections: Deux échecs, 4 rémissions partielles et 8 cas de disparition totale de résultats chimiques anormaux portent à considérer l\u2019ARISTOCORT comme étant peut-être le stéroïde le plus désirable que l\u2019on ait découvert jusqu\u2019à ce jour pour le traitement du syndrome néphro- tique.\u201d°.Diminution rapide de la cyanose et de la dyspnée due à la fibrose et l'emphysème pulmonaire, avec amélioration marquée des patients réfractaires à la prednisone **!!!?,., Réponse favorable rapportée dans 25 cas sur 28 de lupus érythémateux disséminé.'® -OH Selon l\u2019acuité et la gravité de la maladie traitée, la dose initiale d\u2019ARISTOCORT est ordinairement de 8 à 20 mg.par jour.Une fois que les manifestations aiguës se sont calmées, on réduit la dose graduellement jusqu\u2019au niveau d\u2019entretien en diminuant la dose quotidienne totale de 2 mg.tous les 3 jours jusqu\u2019à la plus faible dose capable de supprimer les symptômes.Des études comparées sur des patients qu\u2019on a fait passer de la prednisone à l\u2019ARISTOCORT indiquent que la dose d\u2019ARISTOCORT est inférieure d\u2019environ le tiers dans l\u2019arthrite rhumatoïde, du tiers dans la rhinite allergique et l\u2019asthme bronchique, et du tiers ou de moitié dans les maladies inflammatoires et allergiques de la peau.L\u2019ARISTOCORT n\u2019exige aucune précaution du point de vue restriction du sel alimentaire ou supplément de potassium.L'ARISTOCORT est présenté en comprimés rainurés de 2 mg (roses), flacons de 30: et en comprimés rainurés de 4 mg.(blancs) flacons de 30 et de 100.LEDERLE LABORATORIES DIVISION, CYANAMID OF CANADA LIMITED Canaor 5550, AVENUE ROYALMOUNT, VILLE MONT-ROYAL, MONTREAL, P.Q.manquE npéresée L'Union Méd.Canada | Tome 87 \u2014 Juin 1958 PERRET EEE db Ro I vous pouvez faire disparaître rapidement les infections topiques avec NEO-POLYCIN .parce que Neo-Polycin renferme les 3 antibiotiques les plus en usage NEOMYCINE/BACITRAGINE /POLYMYXINE dans la base unique Fuzene qui libère de plus grandes concentrations d\u2019antibiotiques que ne le font les onguents ordinaires à base de graisse.NEO-POLYCIN couvre tout le champ des bactéries communément trouvées dans les lésions topiques .possède une sensibilisation très basse .éloigne le danger de résistance aux antibiotiques, puisque les antibiotiques que renferme le Néo- Polycin sont rarement employés dans l\u2019organisme .est miscible avec le sang, le pus et les exudats 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remarquablement sûr de procéder à l\u2019anesthésie chez l\u2019enfant.PENTOTHAL' sodique (THIOPENTAL SODIQUE ABBOTT par voie rect Le chemin le plus court vers un cuir chevelu sain .vers un soulagement de la démangeaison, de la desquamation, de la sensation de cuisson qui accompagnent la dermatite séborrhéique et le pityriasis simplex.\u2026 consiste à prescrire x Une fois redevenu sain, le cuir chevelu, grâce à SELSUN, reste libre de squames durant quatre semaines entre les applications.Les usagers apprécient la facilité d\u2019emploi de SELSUN, qui s\u2019applique comme un shampooing en quelques minutes et s\u2019enlève par simple rinçage, laissant les cheveux et le cuir chevelu radieuse- ment propres.SELSUN ne peut s\u2019obtenir que sur présentation d\u2019une prescription et est présenté en flacon de 4 onces liq.Belenium Sulfrde, Abbott lant, une fois de plus, la triste situation économique de l\u2019Université de Montréal a mis en cause même les écoles professionnelles.Elles ne peuvent se développer normalement et bâtir pour l\u2019avenir; elles risquent même de fermer leurs portes! Cette dernière prédiction rend un son de cloche qui nous est familier.On parlait de la sorte après 1930, et les étudiants de l\u2019époque se demandaient où ils iraient terminer, si possible, leurs études de médecine, de droit, de science, etc.Et l\u2019on songe alors à l\u2019atmosphère qui entoura la fondation de l'Université de Montréal, aux luttes qu'il fallut livrer pour assurer son existence, son indépendance et son développement, et l\u2019on s\u2019arrête à penser à la place qu\u2019elle tient, au rôle qu\u2019elle joue dans notre milieu.On déplore amèrement le peu d\u2019intérêt que les diplômés de notre université manifestent habituellement à son égard.On peut assigner à cette magnifique indifférence de multiples causes.Il en est une que l\u2019on ne mentionne jamais et qui n\u2019est pourtant pas négligeable, à notre avis.La grande majorité des diplômés de Montréal n\u2019ont pas choisi leur école professionnelle ou leur université.Ils ne pouvaient pas vraiment aller ailleurs, ou du moins, ils n\u2019y ont jamais songé sérieusement.Ils n\u2019ont donc pas à l\u2019égard de leur « alma mater » cette fierté et cet attachement qui viennent chez nos voisins anglais et états-uniens du choix que ceux-ci ont pu faire dans les mêmes circonstances.Parce que nos bacheliers ne peuvent pas facilement poursuivre ailleurs leurs études et qu\u2019il importe alors de leur permettre d'acquérir chez nous la meilleure formation possible, la responsabilité de l\u2019Université est nette, au moins, à l\u2019égard de la population Canadienne française de la métropole.Et l\u2019on sait pourtant que l'influence de l\u2019université se doit de s'étendre au delà de ces frontières et qu\u2019elle ne justifiera son existence à l'échelle nationale ou internationale que par le rayonnement de sa vie culturelle et la curiosité patiente et fertile de ses chercheurs. L'Union Mcd.Canada 650 BULLETIN Tome 87 \u2014 Juin 1958 Il ne s\u2019agit plus simplement de survivre, il faut maintenant Justifier cette opiniâtreté et apporter aux anglo-saxons qui nous en:curent autre chose que les embêtements de la coexistence.Interprétées de cette façon, les responsabilités d\u2019une faculté de médecine sont multiples à l\u2019égard de la formation professionnelle et de la recherche.La formation professionnelle est une entreprise individuelle, \u2014 l\u2019école de médecine fournit le milieu, l\u2019atmosphère, le personnel enseignant, les facilités matérielles et l\u2019étudiant profite de tous ces avantages, selon l\u2019ardeur de sa motivation et le niveau de son intellect.Mais la faculté n\u2019a plus le droit de se désintéresser du sort de ses diplômés dès qu\u2019elle leur a remis le parchemin convoité.Elle doit maintenant participer à l\u2019entraînement post-scolaire de ceux qui se dirigent vers la spécialisation.Elle doit même coordonner, faciliter et diriger cette autre phase de la formation professionnelle.Elle doit même, croyons-nous, ajouter un rôle de premier plan dans l\u2019organisation des cours destinés aux praticiens qu\u2019il faut tenir au courant des progrès de la science médicale.Elle seule, peut fournir le personnel enseignant qu\u2019on viendra chercher chez elle, de toute façon, \u2014 elle seule peut, par une sage repartition des tâches dans ses différents centres d'enseignement, rendre l\u2019effort plus facile et les résultats plus satisfaisants.L'école de médecine d'aujourd'hui qui ne vise pas à jouer pleinement ce triple rôle, l\u2019école de médecine qui n\u2019accorde pas en même temps à la recherche la protection et la stimulation adéquates, peut être, à juste titre, accusée de faillir à la tâche et dans notre cas de compromettre l\u2019avenir et de trahir les siens.Et si l\u2019on songe aux moyens à prendre pour jouer le rôle plus haut décrit on comprendra combien il peut être pénible et oiseux, à certaines heures, de se demander d\u2019où peut et d\u2019où doit venir le secours matériel et l\u2019encouragement nécessaires à l\u2019accomplissement de cette tâche! Roger DUFRESNE. CONGRÈS À SAINT-ANDRÉ-SUR-MER DE L'ASSOCIATION DES MÉDECINS DE LANGUE FRANÇAISE DU CANADA Un nom, des dates à retenir et à inscrire dès maintenant sur votre agenda de voyage: le 28e Congrès de l'Association des Médecins de langue française du Canada aura lieu à St-André-sur-Mer, N.-B., les 11, 12 et 13 septembre.Tous les médecins qui ont participé il y a deux ans au congrès de l'Association à Jasper-Vancouver savent que cette visite dans l\u2019ouest a remporté le plus vif succès.L'an dernier, Québec leur offrait de brillantes fêtes d\u2019inauguration à sa nouvelle cité universitaire.Cette année, le rendez-vous est en terre acadienne, où la collaboration professionnelle et culturelle ne saurait être moins efficace.Tous ceux qui n\u2019ont pas encore exploré les sites historiques du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Ecosse ne manqueront pas de saisir l\u2019occasion de ce congrès dans l\u2019est pour le faire.Ils profiteront en même temps des traditions d\u2019hospitalité des populations des Maritimes, dont le pays extrêmement pittoresque est un enchantement.L'Hôtel Algonquin, où se tiendront les assises du congrès, est renommé pour son confort, son service impeccable et courtois.On ne saurait imaginer une meilleure formule « congrès-vacances », d\u2019autant plus que le programme social prévu pour les dames, qui accompagneront leur mari, est toujours attrayant.- Donc rendez-vous à St-André-sur-Mer: le travail et le repos merveilleusement combinés vous y attendent. VIE DE L\u2019ASSOCIATION DES MÉDECINS DE LANGUE FRANÇAISE DU CANADA MISSION À HAÏTI Le 4ème Congrès Médical des Pays Caraïbéens de Langue Française avait lieu à Port-au-Prince, du 30 avril au 2 mai 1958.Ce Congrès était organisé par l\u2019Association Médicale Haïtienne et les autres Associations Sanitaires d\u2019Haïti, sous les auspices du Département de la Santé Publique.Le Gouvernement haïtien désireux d\u2019intensifier les échanges culturels entre son pays et le Canada avait invité, par l\u2019entremise du gouvernement canadien, l\u2019Association des Médecins de langue française à se faire représenter à ce Congrès.La France, la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane française avaient été également conviées à ces Assises.Délégué de notre Association, le Dr.Georges Dumont, président du 28e Congrès de l\u2019A.M.L.F.C.se rendit à Port-au-Prince et apporta une effective collaboration aux médecins haïtiens.Au cours de son allocution, le Dr Dumont souligna l\u2019importance de ces échanges de vue entre membres de la profession médicale relevant d\u2019une même culture et la nécessité d\u2019affirmer chaque fois que l\u2019occasion s\u2019en présente, la solidarité de ceux qui contribuent au rayonnement de la langue française dans le monde.Il expliqua brièvement le rôle joué par l\u2019A.M.L.F.C.à travers tout le Canada, marqua l\u2019importance de ses congrès tant au point de vue scientifique, professionnel que culturel et invita ses confrères d\u2019Haïti à s\u2019y faire représenter.Le professeur Henri Redon, chirurgien des hôpitaux de Paris, délégué officiel du gouvernement français, fit à ces assises une communication fort remarquée sur la chirurgie du goître.Grâce à sa présence à ce Congrès d\u2019Haïti, l\u2019Association des Médecins de langue française du Canada a joué, une fois de plus, son rôle d\u2019ambassadeur de la culture et de la médecine françaises dans le Nouveau-Monde.COMITÉ D'ÉCONOMIE MÉDICALE Le samedi 10 mai dernier, le Comité d\u2019Economie médicale tenait sa réunion régulière au siège social de l\u2019Association, sous la présidence du docteur Pierre Jobin, de Québec.: Après l\u2019adoption du procès-verbal de la dernière réunion (22 mars 1958) et la lecture de la correspondance, les docteurs Rolland Blais et Roland Décarie communiquèrent aux membres présents le résultat de l\u2019étude qu\u2019ils ont faite du texte des discours des Honorables Sénateurs Joseph A.Sullivan, médecin, et David A.Croll, avocat, prononcés au Sénat canadien, le premier, le 27 novembre 1957, le second le 4 décembre 1957; le sénateur Sullivan s\u2019opposant à la médecine étatisée, le sénateur Croll favorisant au contraire ce projet sous l\u2019appellation ambiguë d\u2019Assurance-santé nationale. L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 BULLETIN Puis le docteur Albert Dumas, de Montmagny, nous communiqua l\u2019essentiel d\u2019une étude sur la présence des médecins à temps complet dans l\u2019Exécutif des Compagnies d\u2019Assurance-hospitalisation.De son côté, le docteur Rolland Blais nous fit part d\u2019un travail élaboré sur la valeur relative de l\u2019acte médical et des difficultés d\u2019appréciation qu\u2019il entraîne.En effet, relativement facile à apprécier sur le plan social et moral, l\u2019acte médical devient d\u2019une appréciation fort malaisée sur le plan matériel en raison des multiples facteurs susceptibles d\u2019entrer en ligne de compte.La question de l\u2019admission du médecin praticien à la pratique hospitalière fit l\u2019objet de nouveaux commentaires par le docteur Aimé Leduc de Valleyfield.Cette question est d\u2019une importance telle pour le médecin praticien, et d\u2019un intérêt si considérable pour toute la profession médicale, qu\u2019elle sera mise au programme de la séance publique d\u2019Economie médicale, au Congrès de Saint- André-sur-Mer, en septembre prochain.Enfin, le Directeur général annonça que la récente entrée en fonction du nouveau directeur des relations extérieures de l\u2019Association allait se concrétiser très prochainement par une mission de coopération à Windsor, Ontario, qui permettrait d\u2019intensifier les liens professionnels qui nous attachent aux médecins de langue française de cette région.Les vacances d\u2019été n\u2019interrompront pas les activités du Comité d\u2019économie médicale qui, nous le savons d\u2019expérience, ne craint pas la besogne.Il se réunira en effet, le samedi 23 août, c\u2019est-à-dire 18 jours avant le Congrès de Saint-André-sur-Mer, afin de contribuer, pour sa part, au plein succès de notre visite chez nos confrères acadiens.MISSION À WINDSOR.ONTARIO Peu de groupements ont fait autant que l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada pour multiplier les contacts professionnels et culturels avec les minorités canadiennes françaises dispersées à travers le Canada.C\u2019est ainsi, qu\u2019à la demande de l\u2019Exécutif de l\u2019Association, le Directeur des relations extérieures se rendait, les 15 et 16 mai dernier, à Windsor, Ontario, pour rencontrer les médecins canadiens-français de la région.Conférencier d'honneur au dîner-mixte du Club Richelieu, à l\u2019Hôtel Norton- Palmer, le jeudi 15 mai, le docteur Pierre Smith, Directeur des relations extérieures, eut ainsi l\u2019occasion, dès le début, d\u2019une rencontre avec les éléments fort variés de la population canadienne-française locale.Une soixantaine d\u2019invités étaient présents dont cinq médecins de la région.Ayant choisi un sujet d'actualité culturelle, le docteur Smith avait intitulé sa conférence: « Prestige de la recherche au Canada-Français.» Il souligna l\u2019apport notable des nôtres dans ce domaine, la grande valeur de nos chercheurs universitaires et particulièrement notre grande activité déployée dans la recherche médicale.Le lendemain, le Directeur des relations extérieures rencontrait sur le plan professionnel un groupe fort représentatif de médecins de langue française de Windsor.Au cours d\u2019un dîner intime, suivi d\u2019une séance de l\u2019Association médicale de Windsor, il s\u2019entretint avec eux des avantages que leur offrait 654 BULLETIN L'Union Mid Cannas l'A.M.L.F.C.établie sur le plan national, et n\u2019hésitant pas à tenir ses congrès aux deux extrémités du Canada afin d\u2019apporter aussi bien aux minorités de l'ouest qu\u2019aux Acadiens des Maritimes, le témoignage de sa vitalité et de son dynamisme, en même temps que sa coopération culturelle.D\u2019intéressantes possibilités de collaboration furent ainsi envisagées.Puis un travail fort bien Illustré fut présenté par le docteur Henri-J.Breault, chef du Service de Pédiatrie de l\u2019Hôtel-Dieu de Windsor.Ensuite, à la demande du président en charge, eurent lieu élections qui constituèrent comme suit l\u2019exécutif de l'Association médicale de Windsor; Président: Dr Alphonse LeBlanc, secrétaire: Dr Paul Quenneville.Prélude à d\u2019autres prises de contact du même genre, la mission du Directeur des relations extérieures de l\u2019Association s\u2019est déroulée dans un climat d'amitié, de confiance et de coopération tout à fait remarquable.Non seulement cette visite nous a révélé la vigueur du fait français dans cette ville de l\u2019Ontario, mais aussi la stabilité et le sens des responsabilités des éléments qui ont pris à cœur d\u2019être les témoins d\u2019une vie culturelle et professionnelle qui trouve un indéniable enrichissement dans le prestige du Canada français.Pierre SMITH, Directeur des relations extérieures. LA MALADIE MICROKYSTIQUE DES OVAIRES ! Robert B.GREENBLATT, B.A., M.D,, C.M,, Professeur d\u2019Endocrinologie, Medical College of Georgia, Augusta, Georgia, U.S.A.INTRODUCTION M.le Président et Messieurs les membres de la Société Médicale de Montréal.J\u2019ai choisi pour sujet la maladie microkystique des ovaires parce que nous y voyons un problème qui pour une centaine d\u2019années a évoqué l\u2019intérêt des médecins de France et pour quatre- vingts ans celui des médecins des Etats-Unis.Or, nous nous trouvons sur un terrain commun.J\u2019ai personnellement étudié plus de soixante-dix cas, et si vous me permettez, J'aimerais bien partager mes expériences avec vous.La transformation sclérokystique des ovaires a été décrite pour la première fois par Chéreau en 1844 (1).Maintenant, ce syndrome.est couramment diagnostiqué aux Etats-Unis comme le « Syndrome de Stein- Leventhal » ou « Syndrome ovarien polykys- tique » (2, 3).Les malades présentent les signes et symptômes suivants: a) aménorrhée (ou ménorrhagie) ; b) hirsutisme (léger ou sévère) ; ce) infertilité; d) obésité de degré moyen: e) les ovaires sont gros, palpables par l\u2019examen gynécologique, ou démontrables par pneumopéritoine.Dans ce syndrome les ovaires sont élargis des deux côtés, ils sont allongés et la surface est lisse et glissante due à l\u2019épaississement de l\u2019albuginée.Leur grosse apparence est celle d\u2019un testicule (Fig.1).11 est d\u2019intérét historique que Galien appelait l\u2019ovaire le testicule féminin.Chez les femmes atteintes de troubles menstruels et de stérilité, on avait reconnu avant le commencement du siècle que si la majorité d\u2019entre elles présentaient des ovaires 1.Cette communication a été présentée au symposium sur les actualités médico-chirurgicales de La Société Médicale de Montréal, 7 décembre 1957.de dimensions normales ou réduites, certaines, par contre, présentaient des ovaires nettement augmentés de volume (4, 5).Malheureusement, l\u2019apparence tumorale de ces ovaires incitait trop souvent les chirurgiens à en faire l\u2019exérèse.Et la récolte abondante de l\u2019ovario- tomiste a été déplorable (6).Waldo proposait dès 1895, l\u2019excision cunéiforme, et cela avec des succès indubitables (7).Mais nos connaissances à ce sujet demeuraient fragmentai- Fig.1.\u2014 Le syndrome de Stein-Leventhal.Les ovaires sont élargis de deux côtés.Ils sont allongés et la surface est lisse et glissante due à l\u2019épaississement de l\u2019albuginée.res entourées de conceptions erronées qui, trop souvent, attribuaient à l\u2019inflammation un rôle aucunement mérité.En 1910 Forque et Mas- sabuau ont écrit: «une grande incertitude règne encore au sujet de la lésion si fréquente des ovaires connue sous le nom de dégénérescence microkystique.Son interprétation a fait naître de grandes divergences d\u2019opinion.Toutes ces différences de conception s\u2019expliquent en partie par le fait que l\u2019on connaît mal les lésions anatomiques précises de l\u2019ovaire à petits kystes et la raison de leur production » (8).Il suffit de dire que presqu\u2019un demi-siècle s\u2019est passé et malgré l\u2019intérêt accru manifesté 656 par les écoles françaises et américaines nous ne sommes pas plus près de comprendre l\u2019entité de la maladie microkystique ou scléro- kystique des ovaires.En tout cas, c\u2019est le grand mérite de Stein et de ses collaborateurs d\u2019avoir ravivé l'intérêt pour la question et d\u2019avoir englobé ces cas en un syndrome.ETUDE HISTOPATHOLOGIQUE 1.L'épaisseur de l\u2019albuginée et de la corticale sont variables.Les petits kystes sont nombreux (Fig.2).2.En général il n\u2019y a pas de corps jaune, mais quelquefois on trouve un corpora albi- cans et rarement un corps jaune récent.Fig.2.\u2014 Notez l\u2019épaisseur de l\u2019albuginée et les petits kystes nombreux de la corticale.3.Quelques fois quelques-uns des follicules montrent une couche de cellules granuleuses, d\u2019autres en sont démunis et la paroi folliculaire est hyalinisée.La thèque interne montre - une hypertrophie moyenne ou excessive et elle est lutéinisée (Fig.3).4.La thèque externe démontre une prolifération marquée, occasionnellement on trouve des cellules en mitose (Fig.4).5.Le stroma ovarien présente parfois une hypertrophie fusiforme des fibres-l\u2019hyperthé- cose (Fig.5).6.Les plaques épithéloïdes peuvent être aussi distinctes que de ressembler aux cellules de Leydig (Fig.6).GREENBLATT: MALADIE MICROKYSTIQUE DES OVAIRES L'Union Méd.Canada ome 87 \u2014 Juin 1958 En général ce qui est toujours présent c\u2019est une hypertrophie thécale.On parle d\u2019une lutéinisation des thèques, mais Shockaert a pensé que le terme de lutéinisation est incorrect et un abus de langage, car il n\u2019y a pas de signes fonctionnels de véritable lutéinisme, notamment aucune trace de pregnandiolurie, ni d\u2019hyperthermie prémenstruelle, ni de signe d'activité sécrétoire au niveau de l\u2019endomètre (5).ETUDE HoORMONALE Le taux des gonadotropes urinaires est dans les limites normales.En raison de l\u2019hypertro- Fig.3.\u2014 La thèque interne (A) montre une hypertrophie excessive et elle est lutéinisée.phie et de la lutéinisation de la thèque interne, on avait cependant cru que le taux de Phor- mone lutéinique était élevé.McArthur, Keetel et ses collaborateurs ont en effet prouvé un taux augmenté d\u2019hormone lutéinique (9, 10).Le taux des 17 cétostéroides urinaires est généralement normal, c\u2019est-à-dire entre 6 et 13 mg./24 h.Dans quelques cas cependant on a trouvé une élévation modérée, telle que 14 à 25 mg./24 h.Dans ces derniers cas, la possibilité d\u2019une dystrophie surrénale simulant le L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 syndrome de Stein-Leventhal doit être considérée.Ces malades réagissent à un traitement d\u2019épreuve par la cortisone et la chirurgie peut être évitée.L'étude des fractions des 17-cé- tostéroïdes urinaires est introduite de plus en plus, ce qui nous permettra d\u2019élucider si les stéroïdes ovariens ou surrénaliens sont responsables de l\u2019élévation des cétostéroïdes urinai- Fig.4.\u2014 La thèque externe (A) démontre une prolifération marquée, occasionnellement on trouve des cellules en mitose.res.Netter dit, « nous avons dans nos dossiers quatre de ces cas de syndrome hyperandro- génique (hyperplasie des cellules de Leydig de l\u2019ovaire) dans lesquels non seulement le taux des 17-cétostéroïdes dépassait avec constance le taux de 20 mg., mais encore où la chromatographie montrait que l\u2019élévation de ce taux était due à l\u2019augmentation des stéroïdes dits gonadaux, fractions IV et V, androstérone et étiocholanolone » (11).GREENBLATT: MALADIE MICROKYSTIQUE DES OVAIRES 657 Fig.5.\u2014 Le stroma ovarien présente parfois une hypertrophie fusiforme des fibres: l\u2019hyperthécose.de Fig.6.\u2014 Les plaques épithéloïdes peuvent être aussi distinctes que de ressembler aux cellules de Leydig ou aux cellules de Berger. 658 Les 17-hydroxycorticostérones sont \u201cnormaux et les taux d\u2019æstrogènes, déterminés par frottis vaginal et biopsie de l\u2019endomètre; montrent un taux d\u2019œstrogène diminué ou normal.La fonction thyroïdienne est généralement normale mais quelques cas d\u2019hypofonctionne- ment thyroïdien sont connus ayant également présenté le syndrome microkystique des ovaires.Rarement on trouve une élévation de l\u2019excrétion du complexe des pregnandiols.Cependant la présence de pregnantriol indique indubitablement une hyperplasie congénitale surrénale.DIAGNOSTIC Les signes cliniques font suspecter le syndrome microkystique bilatéral des ovaires.Comment peut-on confirmer cette impression clinique après avoir étudié l\u2019état hormonal], éliminé des entités comme l\u2019hyperplasia congénitale des surrénales ou le syndrome adré- nogénital?Bien souvent les ovaires sont facilement palpables, surtout chez les malades qui ne sont pas obèses.Chez les femmes obèses la palpation des ovaires n\u2019est guère possible mais les rayons-X peuvent révéler parfois des ovaires élargis.L\u2019insufflation transutérine est employée dans la position de Trendelenburg, l\u2019air dans la cavité pelvienne entoure les ovaires en les cernant de façon satisfaisante.Ce procédé peut être amélioré en injectant une substance de contraste dans la cavité utérine pour la rendre opaque ainsi que les trompes et les ovaires élargis.D\u2019autre cliniciens utilisent la culdoscopie et l\u2019endoscopie transpéritonéale pour juger de l\u2019état des ovaires.ETUDE CLINIQUE Les femmes atteintes de maladie microkys- tique des ovaires se plaignent d\u2019aménorrhée ou de ménorrhagie, d\u2019hirsutisme modéré et d\u2019infertilité.Généralement elles sont modérément obèses, de développement féminin en ce qui concerne les caractères sexuels secondaires et plus particulièrement les seins.Quelques- unes cependant ne sont point obèses.Toutes ces femmes ont le profond désir de prouver leur féminité en devenant mères.Quelques cas GREENBLATT: MALADIE MICROKYSTIQUE DES OVAIRES L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 rares montrent des signes de défemination, autres que l\u2019hirsutisme, comme un clitoris élargi ou un changement de voix.Le traitement déjà connu antérieurement mais appliqué primitivement sur des bases purement empiriques \u2014 notamment la résection d\u2019une partie de la masse des deux ovaires \u2014 était suivi, avec une remarquable fréquence, de cycles menstruels et souvent la fertilité souhaitée.Il est actuellement classique de dire qu\u2019aucune autre méthode de traitement de la stérilité ne donne dans ses indications spécifiques une telle proportion de succès.Les mêmes ovaires larges, pâles et micro- kystiques sont présents dans d\u2019autres syndromes: comme l\u2019hyperplasie surrénalienne congénitale; occasionnellement dans la maladie de Cushing, dans l\u2019acromégalie et dans l\u2019hy- pofonctionnement thyroïdien.Ceci dit on pourrait présumer que les ovaires larges mi- crokystiques ne constituent pas une entité spécifique, mais sont plutôt l\u2019expression d\u2019un déséquilibre endocrinien.Néanmoins, une variante de ce syndrome a été reconnue, appelée dystrophie surrénale ou syndrome adrénogé- nital subclinique.Ces deux derniers montrent un taux plus ou moins élevé des 17-cétosté- roïdes, mais pas de présence de pregnantriol comme les cas d\u2019hyperplasie surrénalienne congénitale.En même temps ces deux syndromes dernièrement mentionnés répondent favorablement aux doses suppressives de cortisone et non pas à la résection cunéiforme des ovaires comme les cas vrais de syndrome de Stein-Leventhal.Nous tenons à souligner encore une fois que le traitement de choix de la maladie microkystique des ovaires de Stein- Leventhal est la résection cunéiforme parce que ce syndrome n\u2019est pas favorablement influencé par la cortisone.Avec votre permission je présenterai les cas suivants en soulignant les points importants.HYPERPLASIE SURRÉNALIENNE CONGÉNITALE Observation 1.W.F., une jeune fille de quinze ans atteinte d\u2019aménorrhée et d\u2019hypertrichose, avec un cli- L'Union Méd.Canada GREENBLATT: MALADIE MICROKYSTIQUE DES OVAIRES Tome 87 \u2014 Juin 1958 rm HYDROCORTISONE IV.7 HYDROCORTISONE 1 PREDNISONE PR | [ [ EDNISONE ORAL ° ° | OPERATION p 97 90 45\u2014 ® \u20140 \u2014 o\u2014 -o |7- Ketosteroids (mg/24 hrs) ® - \u2014o Pregnanetriol {(mq./24 hrs.) ?10 1 30 100 20 mg./day 150-4; 30 200\u2014 mg/day mg./day mg./doy mg./day ¥\u2014X Dehydroepiondrosterone (mg./24 hrs.) 1 1 1 1 1 I 1 I 1 1 4 1 I I i 1 I I T 1 T I mm T J 7 8 10 13 15 17 19 21 23 26 28 12-1 1-5 SEPT 1955 DEC.JAN.1956 164 W.Ff FEMALE PSEUDOHERMAPHRODITE, 15yrs.BLOOD PRESSURE \u2014- (Hypertension) CASE T Fig.7 \u2014 Cas 1.Hyperplasie surrénalienne congénitale.Les 17-cétostéroïdes sont très élevés au taux de 70 mg./24 h.Les chiffres pour la déhydroépiandrostérone et le pregnantriol sont aussi élevés.Cette patiente a bien réagi à l\u2019hydrocortisone et à la prednisone, et ies taux des stéroïdes sont retombés à la normale 659 CORTISONE SOmg daliy ui © + re \u201ca + N © 4 \u201ca + URINARY 17 KETOSTEROIDS - Mg./24 Hrs.NO MENSES \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 | OVULATORY MENSES | ANOVULATORY MENSES QUESTIONABLE OVULATORY MENSES tre Trt 1953 1954 $a gs | Il mm ¥ PREGNANCY 0 ze LUNI LUE po HEHE 1955 1956 1957 SUBCLINICAL ADRENOGENITALISM-CASE II Fig.9.\u2014 Cas 2.Le syndrome dystrophie surrénale.Cinquante mg.de cortisone par jour ont été administrés pendant 18 mois.L\u2019excrétion des 17-cétosté- Fig.8.\u2014 Cinq mois après un traitement à l\u2019hydro- roïdes a diminué considérablement, la menstruation cortisone, les seins sont augmentés de volume, les a commencé et est revenue presque chaque mois.menstruations ont commencé.Par la suite, conception est arrivée en bon temps. 17 KETOSTEROIDS 660 toris élargi et un sinus urogénital.Les 17- cétostéroïdes sont très élevés au taux de 70 mg./24 h.Les chiffres pour la déhydroépian- drostérone et le pregnantriol sont aussi élevés.Cette patiente a bien réagi à l\u2019hydrocortisone et la prednisone et les taux des stéroïdes sont retombés à la normale (Fig.7).A la laparo- tomie nous trouvons les ovaires caractéristiques: ils sont gros, blanc grisâtre, porcelainés et nacrés, lisses et non adhérents.Le vagin a été dilaté au moyen d\u2019un tube de test de laboratoire.Cinq mois après l\u2019opération et un traitement à l\u2019hydrocortisone les seins ont augmenté de volume, les menstruations ont commencé (Fig.8).Ce cas est présenté pour démontrer que les -ovaires microkystiques ne constituent pas une entité par eux-mêmes.On peut les trouver également dans le syndrome hyperplasie surrénalienne congénitale.GREENBLATT: MALADIE MICROKYSTIQUE DES OVAIRES L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 LE SYNDROME DYSTROPHIE SURRÉNALD Observation 2.M.B.L., cette jeune femme nous est référée pour aménorrhée, obésité modérée, hirsutisme léger.Dans l\u2019étude hormonale nous trouvons un taux des 17-cétostéroïdes élevé à 26 mg./24 h.Il n\u2019y avait pas de stéroïdes anormaux comme le pregnantriol ou la déhy- droépiandrostérone.Nous décidons d\u2019essayer une épreuve thérapeutique à la cortisone.Cinquante mg.de cortisone par jour ont été administrés pendant 18 mois.L\u2019excrétion des 17- cétostéroïdes a diminué considérablement, la menstruation a commencé et est revenue presque chaque mois.Par la suite conception est arrivée en bon temps (Fig.9).Nous avons eu l\u2019occasion d\u2019étudier 50 cas ressemblant au syndrome de dystrophie surrénale et dont 20 femmes sont devenues enceintes.AMENORRHEA - MILD HIRSUTISM - STERILITY w.f, 26 (TE) NOV.1514 CONCEPTION a _\u2026 se V-E V-P BASAL TEMP RECORD PREGNANCY TEST + 2011 15H 10H 99° 97° 5 MENSES i i i À Jan,50-Jon52| Feb.\u2018March April May June Amenorrhea, 2 Years Fig.10.\u2014 Cas 3.La dystrophie surrénale (forme fruste).CORTISONE 50 mg.DAILY \u2019 .Sept.0O July Aug ct.' Nov.Dec.rg Regardez qu\u2019avant l\u2019administration de la cortisone la courbe de température était monophasique ; aussitôt que les règles sont revenues, la courbe de température devenait biphasique.La grossesse est arrivée après 9 mois de thérapie à la cortisone. L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 LA DYSTROPHIE SURRENALE (forme fruste) Observation 3.T.E., âgée de 30 ans, l\u2019aménorrhée de deux ans, obésité, infertilité, hirsutisme léger.L\u2019administration de cortisone n\u2019a pas fait baisser le taux des stéroides mais a permis d\u2019obtenir l\u2019apparition d\u2019ovulations et de règles.Il semble donc que ce test permet effectivement de différencier des cas de syndrome de Stein véritable des cas de syndrome de dystrophie surrénale.Regardez qu\u2019avant l\u2019administration de la cortisone la courbe de température était mo- nophasique, aussitôt que les règles sont revenues la courbe de température devenait bi- phasique.La grossesse est arrivée après 9 mois de thérapie à la cortisone (Fig.10).COMBINATION DES SYNDROMES STEIN-LEVENTHAL DE DYSTROPHIE SURRENALE Observation 4.S.G., âgée de 32 ans, les menstruations reviennent plus ou moins régulièrement tous les quatre mois.Regardez bien l\u2019hypertrichose du menton et autour des seins, qui d\u2019ailleurs sont bien développés (Fig.11).Le diagnostic de syndrome de Stein-Leven- thal est posé d\u2019après l\u2019histoire et l\u2019examen physique.L\u2019examen gynécologique a révélé une augmentation bilatérale du volume des ovaires.Malgré le taux élevé des 17-cétosté- roïdes, de 30 et 32 mg./24 h., l\u2019opération a été décidée.L\u2019inspection des ovaires nous montre deux gros ovaires porcelainés, nacrés, blanchâtres et augmentés de 2 à 3 fois leur volume normal.Une résection cunéiforme (d\u2019environ 50%) de chaque ovaire est pratiquée.A la section des ovaires, on voit une albuginée épaissie et fibreuse de même que de nombreux petits kystes au niveau du cortex ovarien.Seize mois après sa sortie de l\u2019hôpital, la patiente est revue.Depuis son opération elle présente des menstruations tous les deux mois et les taux des 17-cétostéroïdes restent toujours à 20 mg./24 h.et les menstruations ne sont GREENBLATT: MALADIE MICROKYSTIQUE DES OVAIRES 661 pas suivies d\u2019ovulation.Les frottis vaginaux sont de type folliculinique et la biopsie de l\u2019endomètre au début d\u2019une menstruation montre une muqueuse estrogénique persistante sans différenciation sécrétoire.Nous avons décidé d\u2019administrer un traitement à la corti- Fig.11.\u2014 Cas 4.Combinaison des syndromes Stein- Leventhal et dystrophie surrénale.Regardez bien l\u2019hypertrichose du menton et autour des seins, qui d\u2019ailleurs sont bien développés.sone parce que nous avons cru que ce cas présente le syndrome de Stein-Leventhal et la dystrophie surrénale surajoutés.Les résultats ont confirmé nos impressions: les menstruations cycliques avec ovulation se sont installées.Après l\u2019arrêt du traitement médical les menstruations se sont espacées quelque peu.Néanmoins elle est devenue enceinte et sa grossesse s\u2019est terminé sans incident (Fig.12).SYNDROME DE STEIN-LEVENTHAL \u2018Observation 5.M.B., âgée de 34 ans, nous est référée pour aménorrhée, obésité, hirsutisme marqué (Fig.13).L\u2019excrétion des 17-cétostéroïdes était GREENBLATT: MALADIE MICROKYSTIQUE DES OVAIRES L'Union Méd.Canada 662 Tome 87 \u2014 Juin 1958 35 | V = Suction curettoge 30 E= Presistent estrogenic endometrium I P= Progestational endometrium $ = < 3 295 I CORTISONE THERAPY o | a» © = .ww & 20 RESECTION OF SO mg daily - OVARIES 2 w IS} x = & 2 10-4 = : VE VP EE .About Menses about [Menstrual periods 28 1 every 2 months 35 days apart-mostly 3 menses | 16 months, |SVulatory.| per year for .|e Ovulotory menses every 40-60 days.\"1950 ' 1951 ' 1952 | 1953 ' 1954 | 1955 | 1956 | 1957 SUBCLIMCAL ADRENOGENITALISM AND STEIN-LEVENTHAL SYNDROME \u2014 CASE IX Fig.12.\u2014 Cas 4.Apres administration de la cortisone, les menstruations cycliques avec ovulation se sont installées.Après l\u2019arrêt du traitement médical, les menstruations se sont espacées quelque peu.Néanmoins, elle est devenue enceinte et sa grossesse s\u2019est terminée sans incident.augmentée et par conséquent un traitement d\u2019épreuve à la cortisone a été effectué pendant 7 ou 8 mois sans succès.La résection cunéiforme a amené une diminution temporaire du taux des 17-cétostéroïdes ainsi que l\u2019apparition d\u2019ovulations comme vous le voyez par la courbe ménothermique biphasique (Fig.14).LES ANDROGÈNES OVARIENS Chez des femmes hirsutes atteintes de cancer du sein et ayant subi une surrénalectomie bilatérale, Zander a trouvé la présence d\u2019androstérone et d\u2019étiocholanolone dans les urines (12).Ceci a renforcé la théorie que ces stéroïdes ne sont pas nécessairement d\u2019origine surrénale mais qu\u2019ils peuvent prendre origine au niveau des ovaires.J\u2019aimerais présenter le cas suivant susceptible de soutenir l\u2019hypothèse des androgènes ovariens.Observation 6.N.H., âgée de 27 ans, nous est référée en juin 1952, pour ménorrhagie, hirsutisme et stérilité.Les périodes d\u2019aménorrhée sont entrecoupées de périodes de ménorrhagie.Examen gynécologique révèle augmentation du volume de l\u2019ovaire de chaque côté.Regardez bien le système pileux autour des seins et au niveau de l\u2019abdomen (Fig.15).Une biopsie de l\u2019endomètre fut faite et la ménorrhagie a été guérie par l\u2019administration d\u2019œstrogène et de progesterone.En attendant nous avons commencé le traitement par la cortisone la biopsie de l\u2019endomètre révèle un adenoacan- L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 i Fig.13.\u2014 Cas.5.Hirsutisme marqué dans un cas de Stein-Leventhal.GREENBLATT: MALADIE MICROKYSTIQUE DES OVAIRES 663 thome.Avec beaucoup d\u2019hésitation l\u2019opération a été retardée de dix semaines jusqu\u2019à complétion des études hormonales.Panhysté- rectomie a été faite, et nous avons trouvé des ovaires sclérokystiques.Fait très intéressant: l\u2019exérèse des ovaires a été suivie par une diminution plus marquée des 17-cétosté- roïdes que celle qui suit l\u2019administration de cortisone.Après cinq ans les chiffres des 17- cétostéroïdes restent entre 6 et 9 mg./24 h.(Fig.16).Le fait surprenant est que l\u2019exérèse des ovaires a été suivie par la diminution définitive de l\u2019hirsutisme (Fig.17).COMMENTAIRE Quelle est la raison pour laquelle la résection cunéiforme des ovaires est utile?Il a été reconnu empiriquement que la résection cunéiforme des ovaires est suivie par un rétablissement à la normale de la menstruation, de l\u2019ovulation et de la conception.Pendant longtemps on a cru que l\u2019hypertrophie de l\u2019albuginée empêche la rupture des follicules et que la résection cunéiforme corrige l\u2019effet mécanique de l\u2019albuginée hypertrophiée.Il n\u2019en est AMENORRHEA \u2014 HIRSUTISM W.F 34 (M.B.) 40+ lOOmgm.Cortisone IM.30 201 99° 4 e Bosol Temp.Chort A ASIN 10 98 AT ar MMPI AA ore Wedge-resection Menses O I I I I ] | I RAR | I Ï T T 1 I 1 | I | I I Ï i | I vo June July Aug.Sept.Oct.Nov.Dec.Jon.Feb.Mar.Apr.May June July Aug.Sept.Oct.1952 1953 \u20acCORTISONE 50mgm.\u2014\u2014> Fig.14.\u2014 Cas.5.Syndrome de Stein-Leventhal: un traitement d\u2019épreuve à la cortisone a été effectué pendant 7 ou 8 mois sans succès.La résection cunéiforme a amené une diminution temporaire du taux des 17-cétostéroïdes ainsi que l\u2019apparition des ovulations comme vous le voyez par la courbe ménothermique biphasique. 664 GREENBLATT: MALADIE MICROKYSTIQUE DES OVAIRES L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 Fig.16.\u2014 Cas 6.L\u2019exérèse des ovaires a été suivie par une diminution plus marquée des 17-cétostéroi- des que celle qui suit l\u2019administration de cortisone.Fig.15.\u2014 Cas 6.Syndrome de Stein-Leventhal.Regardez bien le système pileux autour des seins et au niveau de l\u2019abdomen.MARKEDLY HIRSUTE FEMALE WITH AMENORRHEA- MENORRHAGIA SYNDROME wt, 28, (N.H) 254 H V= ADENOACANTHOMA H SCLEROCYSTIC OVARIES 204 PANHYSTERECTOMY : | ADENOACANTHOMA OF ENDOMETRIUM Q 2 is] gS | ~ 2 & 104 - H on oO = w x pa = sq 25 mg.PER DAY (ORAL) | 100 mg.LM.1] CORTISONE 1h 6 PELLETS (100mg EACH) _ oll \u2014 [; 7 __ | ____ JUNE ' JULY 7 AUG.' SEPT ' oct NOV.Dec.FES.MAR APRL JAN.Fig.17.\u2014 Cas 6.L\u2019exérése des ovaires a été suivie par la diminution définitive de I'hypertrichose autour des seins et au niveau de l\u2019abdomen. L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 pas ainsi.Ce qui a été prouvé d'une part par le succès d\u2019un traitement médical dans certains cas de dysfonctionnement pituitaire - ovarien; ou dans les hyperplasie surrénalien- nes congénitales, ou dans les cas de dystrophie surrénale.D'autre part la résection transverse de l\u2019ovaire, avec énucléation du hile sans l\u2019exérèse de la part corticaie, et suture de l\u2019ovaire est suivie d\u2019aussi bon résultats que la résection cunéiforme.En effet, nous faisons Fig.18.\u2014 Dans le traitement chirurgical du syndrome de Stein-Leventhal, nous faisons une résection cunéiforme sur un ovaire et la résection transverse sur l\u2019autre ovaire.fréquemment une résection cunéiforme sur un ovaire et la résection transverse avec énucléation du hile de l\u2019autre ovaire (Fig.18).Nous croyons que par ces deux procédés une partie large du tissu mésenchymateux du cortex et du hile est enlevée, ce tissu produisant des hormones qui déséquilibrent l\u2019axe pituitaire-ova- rien.Chaque procédure interrompant le déséquilibre pituitaire-ovarien est susceptible de provoquer un retour vers la normale de cet axe.Et finalement, nous soutenons l\u2019hypothèse suivante: l\u2019exérèse d\u2019un bon nombre de cellules pseudo-lutéinisées de la thèque et aussi de cellules pseudo-lutéinisées du stroma déterminent une diminution de l\u2019excrétion des stéroïdes en éliminant une source importante d\u2019androgènes ovariens (13 - 19).BIBLIOGRAPHIE (1) CHEREAU, mentionné par Albert Netter : Dystrophie polykystique des ovaires.Revision Annuelle Gynécologie, 1954.(2) I.F.STEIN et M.L.LEVENTHAL: Amenor- rhea associated with bilateral polycystic ovaries.Am.J.Obst.and Gynec., 29: 181, 1935.GREENBLATT: MALADIE MICROKYSTIQUE DES OVAIRES 665 (3) F.M.INGERSOLL et W.V.McDERMOTT: Bilateral polycystic ovaries, Stein-Leventhal syndrome.Am.J.Obst.and Gynec., 60: 117, 1950.(4) J.-M.PEPIN, B.THERIEN, G.LEMIEUX, B.VITYE, P.MEUNIER, C.OUIMET et J.GE- NEST: Le syndrome de Stein-Leventhal.L'Union Médicale du Canada, 86: 168 (fév.) 1957.(5) J.A.SCHOCKAERT Considérations au sujet de sept cas de syndrome de Stein-Leventhal-Co- hen.Compte rendu Soc.fr Gyn., 25: 402 (déc.) 1955.(6) P.FINDLEY : Cystic degeneration of the ovaries.Am.J.Obst.and Gynec., 49: 762, 1904.(7) WALDO, mentionné par Schockaert, cf.réf.5.(8) E.FORGUE et G.MASSABUAU: Les lésions et la pathogénie de la dégénérescence microkys- tique des ovaires.La Presse Méd., 18: 421, 1910.(9) Janet McARTHUR: Communication personnelle.(10) W.C.KEETTEL, J.T.BRADBURY et F.J.STODDARD: Observations on the polycystic ovary syndrome.Am.J.Obst.and Gynec., 73: 954 (mai) 1957.(11) A.NETTER et R.HENRY: Rapport sur l\u2019étude hormonale de l\u2019ovaire seléro-kystique.Assises françaises de Gynécologie, Bordeaux, 1958.(12) ZANDER.Dans la discussion d\u2019un travail par R.B.Greenblatt: Sexual Abnormalities in Man.Laurentian Hormone Conference, septembre 1957 (sous presse).(13) W.P.PLATE: Hirsutism in ovarian hyper- thecosis.Acta endocrinological, 8: 17, 1951.(14) A.CULINER et S.SHIPPEL: Virilism and theca cell hyperplasia of the ovary: A syndrome.J.Obst.and Gynec., Brit.Emp., 56: 439, 1949.(15) S.H.GEIST et J.A.GAINES: Diffue lutein- ization of the ovaries associated with the mas- culinization syndrome.Am.J.Obst.and Gynec, 43: 975, 1942.(16) G.E.S.JONES, J.E.HOWARD et H.LANG- FORD: Follicular Phase Defects.Fertil.and Steril., 4: 49, 1953.(17) R.B.GREENBLATT: Cortisone in treatment of the hirsute woman.Am.J.Obst.and Gynec., 66: 700, 1953.(18) R.B.GREENBLATT: Cortisone in the treatment of infertility.Fertil.and Steril., 7: 203, 1956.(19) R.B.GREENBLATT, J.MARTINEZ MA- NAUTOU, S.L.CLARK et A.P.ROSENBERG: The status of the suppression of adrenal cortical activity in the treatment of menstrual disorders.Metabolisme 7: 25 (janv.) 1958. LES RADIOISOTOPES RADIOISOTOPES ARTIFICIELS.GÉNÉRALITÉS * Jean-Pierre BERNIER, Ph.D.2 Laboratoire des Radioisotopes de l\u2019hôpital de l\u2019Enfant-Jésus (Québec).I \u2014 INTRODUCTION L\u2019emploi de l\u2019énergie nucléaire en médecine est un fait établi.Les possibilités thérapeutiques des radiations avaient été vite reconnues après la découverte des premiers radioisotopes naturels et des rayons-X peu avant 1900.Cependant les développements importants dans ce domaine remontent à environ une douzaine d\u2019années depuis la construction de puissants réacteurs nucléaires permettant de produire artificiellement de grandes quantités de radioisotopes.A l\u2019aide de ces nouveaux outils, de nouvelles techniques se sont développées surtout dans le domaine du diagnostic.Un endocrino- logiste ne peut plus se passer des tests au radioiode.Un hématologiste peut utiliser avantageusement les résultats que lui fournit l\u2019emploi du chrome, du fer, du phosphore radioactifs.Le radiothérapeute fait usage de nouvelles sources de radiation pour le traitement du cancer, bien que dans ce domaine, pour l\u2019instant du moins, le nombre de radioisotopes utilisés est moindre qu\u2019on l\u2019avait espéré.Cependant l\u2019emploi des radioisotopes comme agents d\u2019étude sur la nature du cancer peut être aussi utile que leur emploi comme agents thérapeutiques.Etant donné que l\u2019usage médical des radioisotopes est encore dans une période de développement, il y a un contraste entre la quantité de radioisotopes disponibles et la pénurie de médecins possédant l\u2019expérience requise 1.Communication au XXVIIe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Québec, septembre 1957.2.Physicien attaché au Département de Radiologie.pour leur usage.Il est au moins important que le médecin d\u2019aujourd\u2019hui ait une certaine notion des phénomènes de la radioactivité pour comprendre mieux l\u2019usage clinique des radioisotopes.Le radiothérapeute doit connaître la nature des radiations ionisantes, leur mode d\u2019interaction avec la matière, les plus récentes méthodes de dosimétrie, les méthodes de protection contre ces radiations ainsi que leur effet biologique.En général ces notions sont essentielles à toute personne employant les radiations ionisantes provenant des radioisotopes ou des appareils à rayons-X.II \u2014 ASPECTS PHYSIQUES Constitution de la matiére, isotopes.Il y a 102 éléments connus, dont les 10 derniers sont produits artificiellement.La structure atomique de ces éléments ressemble à un système solaire en miniature.(Fig.1) L\u2019atome comprend un noyau et des électrons périphériques.Le noyau renferme environ 99.98% de la masse atomique.Il contient des protons, particules chargées d\u2019électricité positive et des neutrons, particules neutres.Dans l\u2019atome neutre, le nombre d\u2019électrons périphériques est égal au nombre des protons.L\u2019atome d\u2019un élément est caractérisé par deux nombres: A, le nombre de masse, c\u2019est-à-dire le nombre de protons et de neutrons dans le noyau, et Z, le nombre atomique, c\u2019est-à-dire le nombre de protons.On utilise le symbole suivant pour représenter l\u2019atome X: zXA, par exemple, *H,, 2700089, Les éléments se différencient les uns des autres par le nombre atomique, dont dépendent les propriétés chimiques.Les atomes qui L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 ont le même Z, donc appartenant au même élément, mais un nombre A différent, s\u2019appellent isotopes de cet élément.Cela s\u2019explique par une variation dans le nombre des neutrons.Au point de vue chimique tous les isotopes d\u2019un méme élément sont semblables, mais au point de vue physique ils différent par leur masse.Presque tous les éléments ont plusieurs isotopes.Certains isotopes sont stables, on les rencontre dans la nature, par exemple ,C!?, ¢C*3, (ou simplement C12, C18).D\u2019autres sont radioactifs, i.e.qu\u2019ils se désintègrent en émet- NOYAU « ELECTRON ® PROTON © NEUTRON 3 Fig.1.\u2014 Structure atomique.Les proportions ne sont pas gardées, car le diamètre de l\u2019atome est d\u2019environ 20,000 fois celui du noyau.L\u2019atome semble « vide ».DÉTECTEUR DE Ÿ SOURCE ¥ PRIMAIRES OETECTEUR OF 83 TISSU DÉTECTION IRRADIATION INTERNE IRRADIATION EXTERNE a) b) Figure 2 Lee tant des radiations pour former finalement un isotope stable.On connaît des radioisotopes naturels, comme le Ra?26, le Po21°, La plupart sont des radioisotopes artificiel.On en connaît environ 800, alors que le nombre d\u2019isotopes stables est environ 300.Plusieurs BERNIER: RADIOISOTOPES ARTIFICIELS 667 radioisotopes artificiels sont produits en grande quantité dans la pile atomique par bombardement avec des neutrons.Radioactivité.Chaque radioisotope possède un mode spécial de désintégration.Une caractéristique de cette désintégration est la demi-vie du radioisotope.C\u2019est le temps nécessaire pour que la quantité du radioisotope diminue de moitié.Il y a des demi-vies de fractions de secondes et d\u2019autres de milliards d\u2019années.En se désintégrant, un radioisotope émet soit des particules comme les particules « (noyau de l\u2019atome d\u2019hélium) des électrons négatifs (particules B&-), des électrons positifs (positrons ou particules Bt), soit des radiations y.Les particules a sont très peu pénétrantes (fraction de millimètre dans les tissus) mais ionisent fortement, les particules 8\u2014 ont un parcours plus grand (fraction de centimètre dans les tissus) mais ionisent moins, les rayons y qui font partie du spectre électromagnétique sont très pénétrants (certains peuvent traverser 15 cm de plomb).N\u2019étant pas des particules les rayons y n\u2019ionisent pas directement.Le positron a une vie excessivement brève, et lorsqu\u2019il a perdu son énergie il s\u2019associe à un électron négatif.Les deux disparaissent pour produire deux rayons y émis dans des sens opposés.On dit que la quantité d\u2019une substance radioactive est de 1 curie s\u2019il se produit 3.7 X 101° désintégrations par seconde.Cette unité est beaucoup trop grande pour des fins thérapeutiques et diagnostiques, de sorte qu\u2019il y a des sous-multiples, le millicurie (mc) et le microcurie (pc).Il est important de bien réaliser que le curie n\u2019est qu\u2019une unité de quantité ne donnant aucun renseignement sur la nature de la radiation émise par la substance radioactive.En plus de connaître la nature de cette radiation, il faut aussi savoir l\u2019énergie des particules ou des rayons x.L\u2019unité utilisée est l\u2019électron-volt: c\u2019est l\u2019éner- gle acquise par un électron après avoir été accéléré par un potentiel d\u2019un volt.On emploie des multiples, le Kev, qui vaut 1,000 ev, et 668 le Mev qui vaut 1,000,000 ev.Les particules a ont une énergie d\u2019environ 4 ou 5 Mev.L\u2019énergie des particules &- varie entre 0.01 Mev et 5 Mev.Les rayons y ont des énergies pouvant varier entre 0.08 et 2.8 Mev.III \u2014 PRINCIPES DE L\u2019USAGE DES RADIOISOTOPES ARTIFICIELS EN MEDECINE a) Pour localisation et distribution in vivo.Grâce à leur rayonnement les radioisotopes peuvent être utilisés comme indicateurs (Fig.BERNIER : RADIOISOTOPES ARTIFICIELS L\u2019Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 L'emploi d\u2019un détecteur fixe permet de déterminer l\u2019activité totale d\u2019un radioisotope dans un organe, mais parfois il est nécessaire de connaître sa distribution spatiale.L\u2019exemple le plus connu est celui de la glande thy- roide.Il y a des appareils de balayage mécanique avec détecteur très collimé, et système d'enregistrement.Il semble aussi possible d'employer une méthode photographique avec une grille & scintillation (1).Des recherches se poursuivent pour perfectionner les méthodes TABLEAU 1 Principaux radioisotopes artificiels utilisés en médecine.Isotope Demi-vie Radiation H> 12.3 ans B- C14 5,600 ans B- Na2+# 15 hrs B,v P32 14.3 jrs B- Cr51 27.7 jrs capture, y Feb?46.3 jrs B,v Cos?5.2 ans By Cus4 12.8 hrs B-, B*, y capt.Zn65 250 jrs B*, y capture AsT4 17.5 jrs B-, Bt, ~ Br82 35.8 hrs B=, y capture Sr90\u2014\"Y»0 28 ans BI124 45 jrs capture B*, y I131 8.0 jrs B-, y J182 2.33 hrs B, ~ Xel33 5.3 ans By Cs137 30 ans 8B, ~ Tm170 125 jrs By Ta182 111 jrs By Ir192 744 jrs B=, y capture Au198 2.69 jrs By Energie ; Moyenne Energie : Mev Mev 0.0055 0.049 0.55 2.75, 1.37 0.69 0.0049 0.323 0.12 1.289, 1.098, 0.191 0.094 1.33, 1.17 0.13 1.34, 0.511 0.01 1.12, 0.511 0.37 0.635, 0.596, 0.511 0.465* 1.445\u20140.535 (5 y) 0.20 + 0.93 0.61 0.60, 1.7, 2.0, 0.7 0.187 0.637, 0.364 et autres 0.49 0.97, 0.52, 0.76 et autres 0.34* 0.081 0.23 0.662 0.32 0.084 0.53* 1.22\u20140.066 (16 y) 0.66* 0.618 -\u20140.136 (11 y) 0.331 0.677, 0.412 * Energie maximum.Ouvrage consulté: Radiation Dosimetry, by G.J.Hine et G.L.Brownell, Academic Press Inc., 1956.2).Si on fait des mesures externes on utilise un détecteur sensible aux y.Les détecteurs avec cristal à scintillation sont généralement employés, étant beaucoup plus sensibles que les compteurs Geiger Müller.Si le radioisotope n\u2019émet que des 8&\u2014 il faut employer un compteur G.M.spécial placé très près de la source par suite du faible parcours de ces particules.de visualisation d\u2019un radioisotopé dans un organe (2).Pour la localisation in vitro, l\u2019activité de petits échantillons liquides peut être déterminée avec un cristal creux.Il est aussi possible de connaître la distribution au niveau cellulaire en employant une méthode d\u2019autoradiographie. L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 b) Pour la thérapie.L'effet biologique dépend entre autres facteurs de la perte d\u2019énergie des radiations ionisantes en passant dans les tissus.Lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019irradiation interne, avec l\u2019usage de solutions radio-actives, les particules &\u2014 sont surtout responsables de l\u2019effet biologique puisque les rayons y sont peu absorbés.Ces derniers peuvent cependant contribuer plus ou moins à la dose suivant les dimensions de l\u2019organe irradié.Dans ce cas et aussi dans le cas d\u2019irradiation externe, le mécanisme d\u2019interaction est complexe, (Fig.2).Les rayons y ne sont pas les agents immédiats de l\u2019effet biologique.Ils ne sont que des véhicules transportant l\u2019énergie de la source à la région traitée.Lors de leur interaction avec les tissus, il y a production d\u2019électrons.L'énergie perdue par ces électrons est un des facteurs dont dépend l\u2019effet biologique.IV \u2014 EMPLOI MÉDICAL DES RADIOISOTOPES Pour être utiles au point de vue diagnostic, les radioisotopes doivent avoir une demi-vie radioactive assez longue comparée à la durée du phénomène à étudier; par contre la demi- vie effective doit être assez courte pour ne pas exposer le patient à une dose de radiation susceptible de provoquer des troubles.L\u2019activité spécifique doit être suffisamment élevée pour que la substance radioactive ne présente pas de danger de toxicité chimique.La quantité administrée ne doit pas être un danger pour le patient ni modifier le processus physiologique à étudier.Une liste des principaux radioisotopes artificiels employés comme indicateurs et comme agents thérapeutiques apparaît dans le tableau I.Lors de l\u2019emploi thérapeutique des radiations y provenant de sources scellées, il est nécessaire de connaître deux facteurs importants: premièrement l\u2019énergie de la radiation émise et deuxièmement l\u2019émission spécifique du radioisotope.Cette dernière caractéristique s\u2019exprime par une constante, [- donnant le taux d\u2019exposition en r/hr dans l\u2019air à 1 em d\u2019une source de 1 mc.Le tableau II donne BERNIER : RADIOISOTOPES ARTIFICIELS 669 la valeur de cette constante pour quelques radioisotopes.L\u2019emploi des radioisotopes n\u2019est pas sans danger pour le patient et pour les personnes chargées de les manipuler.Lors du Congrès International de Radiologie en 1953, la protection contre les radiations ionisantes a été l\u2019objet d\u2019études spéciales.Le rapport (3) publié en 1954 comprend des recommandations sur les doses admissibles pour irradiation interne et irradiation externe, de même que TasLEAU 11 Radioisotopes a ; M Ps Pair Coë0 12.88 Cs137 3.22 Tats?6.1 Ir19?2.70 Au198 2.358 a) référence: Radiation Dosimetry.Valeurs basées sur W 34 ev/ paire d\u2019ions.b) référence: Radium Therapy, by C.W.Wilson, Ballière Tindall and Cox, 1956.sur les méthodes de protection contre les radiations émises soit par les radioisotopes ou par tout appareil à rayons-X.Pour choisir la quantité de radiation maximum admissible, il faut commencer par déterminer l\u2019organe en- tique qui peut être l\u2019organisme to; entier ou un organe particulier.Lans le cas d'irradiation interne le choix de cet organe est soumis à la considération de plusieurs facteurs: modalité d\u2019administration, temps écoulé depuis l\u2019introduction dans l\u2019organisme, etc.La dose hebdomadaire maximum admissible est de 0.3 rem pour une exposition de tout l\u2019organisme à n\u2019importe quel genre de radiation.La définition du rem sera donnée plus loin.Les recommandations sur la protection contre les radiations et sur les méthodes d\u2019élimination des rebuts radioactifs ont fait l\u2019objet de plusieurs publications du National Bureau of Standards des Etats-Unis (Handbooks 49, 50, 52, 53, 54, 55, 58, 59, 60).Le tableau III contient une liste des principaux usages des radioisotopes artificiels pour fins de diagnostic.Dans certains cas \u2018670 d\u2019autres radioisbtopes peuvent être utilisés.Ainsi I'°?peut avantageusement remplacer J81, A cause d\u2019une demi-vie inférieure à celle de I!°! le patient serait soumis à une dose de radiation plus faible.Les principaux usages thérapeutiques apparaissent dans le tableau IV.Seulement les radioisotopes les plus utilisés sont mentionnés.Pour le traitement du cancer de la thyroïde, I'?* présenterait des avantages théoriques (4).Cet isotope émet des particules 8+ plus énergétiques que celles de I'8!.Etant donné que la distribution du radioiode est parfois très irrégulière dans une glande thyroïde affectée de cancer, la dose de radiation serait beaucoup plus homogène avec 1124 qu\u2019avec 1!3!, I] est cependant difficile pour l\u2019instant de produire ce radioisotope en quantité suffisante pour des fins thérapeutiques.a Des recherches se poursuivent présentement sur l'emploi de plusieurs autres radioisotopes en médecine.Ainsi Mayneord (5) a utilisé des sources de Tm!\" et de Xe 3% pour obtenir des radiographies.Cette méthode ne peut pas encore rivaliser avec les appareils à rayons-X, mais elle peut présenter des avantages dans certains cas.Il est aussi possible de déterminer la présence de faibles traces d'éléments toxiques dans les tissus (2).L\u2019échantillon à étudier est soumis à l\u2019irradiation par des particules de hautes énergies.Si l\u2019élément recherché est présent, il deviendra radioactif.Il semble possible de déceler grâce à cette méthode, des quantités de l\u2019ordre de 10-°g.Les radioisotopes sont aussi très employés en biochimie, en biologie, en microbiologie, etc.V \u2014 DOSIMÉTRIE On a longtemps employé l\u2019unité roentgen pour exprimer le débit d\u2019une source de radiation X ou y et pour évaluer la dose reçue par le patient.Cependant ce sont là deux concepts bien différents.Le roentgen mesure l\u2019ionisation produite dans l\u2019air lors du passage de rayons X ou y.Il est très difficile de relier les effets biologiques à cette mesure.Etant donné qu\u2019un des facteurs dont dépendent les effets biolo- BERNIER: RADIOISOTOPES ARTIFICIELS L\u2019Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 giques est l\u2019énergie absorbée par les tissus placés sur le trajet des radiations ionisantes, il est logique d'exprimer la dose obsorbée en unités énergétiques.C\u2019est pourquoi au 7ème Congrès International de Radiologie en 1953 (8) on a introduit une nouvelle unité de dose absorbée, le rad.Un rad est défini comme étant 100 ergs par gramme de tissu quelque soit le genre de radiations.Lors d\u2019une réunion des membres de la Commission Internationale des Unités et des Mesures Radiologiques à Genève en 1956 (6) on a clarifié davantage la question en introduisant le concept d\u2019exposition à la radiation X ou y.Il est recommandé d\u2019utiliser le roentgen pour exprimer une dose d\u2019exposition aux rayons X ou y et le rad pour exprimer une dose absorbée pour n\u2019importe laquelle radiation ionisante.Dans certains centres de radiothérapie anglais le rad est maintenant employé pour indiquer les doses tumorales.Il est à souhaiter que l\u2019emploi du rad soit accepté prochainement dans tous les centres canadiens.Pour comparer l\u2019efficacité des différentes radiations ionisantes le concept « d\u2019efficacité biologique relative » (E.B.R.) a été introduit.La comparaison est faite avec les rayons X qu y.Ainsi si l\u2019efficacité biologique relative des particules a est 10, cela signifie qu\u2019une dose absorbée de 1 rad par les particules produit le même effet biologique qu\u2019une dose de 10 rads de radiation X ou y.Dans le cas d\u2019exposition à plusieurs rayonnements différents on peut exprimer la dose reçue à l\u2019aide du rem.La relation-entre le rem et le rad est la suivante.Dose en rem = dose absorbée en rad x E.B.R.Il faut cependant ajouter que les valeurs de E.B.R.présentement acceptées ne tiennent pas compte de tous les facteurs qui peuvent modifier l\u2019effet biologique.C\u2019est pourquoi l\u2019usage des valeurs de E.B.R.et du rem est assez limité; on propose de les utiliser seulement dans les recommandations concernant la protection centre les radiations ionisantes. L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 TABLEAU II BERNIER: RADIOISOTOPES ARTIFICIELS Radioisotopes artificrels \u2014 Diagnostic.671 Emploi | Isotope | Forme Dose uc Mesures Méthode de dilution 9 Volume des globules rouges Cr51 Chromate 50-100 Glebules rouges (aussi volume total) échantillon deisang Volume du plasma ]181 AS.H* 5-20 Plasma = (aussi volume total) échantillon de sang Volume du liquide extra-cellulaire Na24 chlorure 20-100 sérum et urines Quantité de sodium échangeable Na24 chlorure 70 sérum et urines Quantité d\u2019eau H3 eau 2,000 plasma Circulation sanguine Temps de circulation I131 ASH.10-25 Externes Débit sanguin 1181 ASH.10-25 Au-dessus de l\u2019aorte Circulation périphérique 1181 ASH.50 Pieds-mains Circulation locale (élimination a J131 ASH.5 Externes l\u2019endroit de l\u2019injection) Radio-cardiographie ]181 ASH.5-25 Au-dessus du cœur Métabolisme et étude fonctionnelle Glande thyroïde J131 lodure 5-50 Au-dessus de la glande, urines, plasma Anémie pernicieuse Co60 Vitamine 0.5 Au-dessus du foie, B,, urines Métabolisme du fer Fes® Globul.8: Sur le plasma et gl.r.Production des globules rouges Fe5® Sel ferreux 5-30 Externes-système - Hématopoiétique Temps de survie des globules rouges Cr51 - Chromate 75-200 Globules rouges Fonction rénale 1131 ~ Diodrast 15 Au-dessus des reins Etude du foie [131 Rose Au-dessus du foie bengale 5-15 Sang, fécès Absorption dans le tractus Fedo Sulfate 5 gastro-intestinal Localisation des tumeurs Tumeurs oculaires ps2 Phosphate 500 Externes : de Na Tumeurs cérébrales ps2 Phosphate 300-800 Nécessité de de Na trépanation Tumeurs cérébräles 1131 ASH.500 Externes J131 Diiodoflu- 1,000 Externes orocéine Tumeurs cérébrales As74 Arséniate 1,500 Externes, détection des de Na deux rayons résultant de l\u2019annihilation Métastases hépatiques J181 AS.H.300 Au-dessus de l\u2019abdomen * AS.H.Albumine sérique humaine. 672 BERNIER: RADIOISOTOPES ARTIFICIELS Il est nécessaire de connaître la dose absorbée par un organe pendant un traitement.La dosimétrie est plutôt difficile lors d'irradiation interne.Par exemple dans le traitement de l\u2019hyperthyroïdie la dose absorbée par la glande dépend de la quantité de radioiode administrée, de la captation par la glande, de l\u2019énergie des particules &\u2014, de la masse de la glande, de la demi-vie effective.Quelques-uns de ces facteurs sont difficiles à déterminer et plusieurs préfèrent indiquer seulement la quantité de radioiode administrée en millicuries plutôt que la dose absorbée dans la glande.L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 méthodes de traitement et surtout par suite de l\u2019usage de radiations ionisantes d\u2019énergie plus élevée.Pour ces raisons et pour d\u2019autres tout usage thérapeutique des sources scellées doit être exclusivement réservé à un radiothérapeute.Cependant étant donné que les méthodes de dosimétrie demandent la connaissance des propriétés physiques des radiations et de leur interaction avec les tissus, le radiothérapeute a besoin de la collaboration d\u2019un physicien des radiations.C\u2019est une erreur grave de multiplier les centres de radiothérapie surtout si on ne peut pas compter sur la présence de ces deux spécialistes indispen- TABLEAU IV Radrioisotopes artificiels \u2014 Thérapie Irradration interne (solutions radioactives).Hyperthyroïdie: I!31, Cancer de la thyroïde: 181, 124, Polyglobulie de Vasquez: P32 (phosphate de Na).Epanchement pleural, péritonéal: P32 (colloidal), Aul?8 (colloidal).Injection dans les tissus cancéreux: P32 (colloidal), Aul?8 (colloidal).Irradiation externe (sources scellées).Téléthérapie (radiation y): Co$9, Cs187, Implantations et moules (radiation y): aiguilles, fils, tubes: Co\u201c°, Ta82 Ir192 grains: Au1°8, Applicateurs à particules 87: P32 Sr90\u20147Y?90, Cependant lorsque des sources scellées de rayons y sont employées pour le traitement du cancer il est assez facile d\u2019estimer la dose reçue suivant la distance de traitement, la filtration, la grandeur de la surface à traiter.Pour les implantations et les moules il existe des tables qui ont été préparées pour le radium et le radon mais il est possible de les modifier pour certains autres radioisotopes.En téléthérapie la dose tumorale s\u2019obtient à partir de la dose absorbée à la peau et du pourcentage de dose en profondeur.Avec la méthode des feux croisés et de la cyclothé- rapie une distribution spatiale de la dose est nécessaire.La dosimétrie a évolué depuis une vingtaine d\u2019années à cause de modifications dans les sables.On ne peut pas remplacer la qualité par la quantité.Malheureusement il existe une grave pénurie de physiciens des radiations.La physique des radiations est en effet une carrière assez récente au Canada.Le docteur H.E.Johns, autrefois de l\u2019Université de la Saskatchewan et de Saskatoon Cancer Clinic, maintenant physicien en charge à The Ontario Cancer Institute a fait beaucoup pour développer cette carrière et pour établir des centres d\u2019entraînement.Il est certainement opportun d\u2019énumérer ici les fonctions du physicien des radiations.1.En radiothérapie.a) Calibration des appareils à rayons X ou y; détermination de la qualité de la radiation, JE L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 de la dose d\u2019exposition, de la dose absorbée à la peau.Il y a aussi les mesures de pourcentage de dose en profondeur et l\u2019établissement de courbes isodoses.Ces renseignements sont antérieurs à tous traitements.b) Participation aux plans de traitement en collaboration avec le radiothérapeute.1.Avec les rayons X ou y.Un plan adéquat nécessite la connaissance de la distribution de la dose dans la région traitée en fonction des différents facteurs qui peuvent l\u2019influencer: qualité de la radiation, distance foyer-peau, grandeur de champ, nombre de champs, profondeur, etc.2.Avec le radium, le radon ou autres substances radioactives employées en implantations ou sur moules.Il faut déterminer la quantité et la distribution de substances radioactives, le temps d\u2019irradiation suivant la dose et les conditions du traitement telles qu\u2019indiquées par le radiothérapeute.3.Le physicien peut participer à la fabrication de moules indispensables quand des sources scellées sont employées en surface ou avec la théléthérapie pour s\u2019assurer d\u2019une centralisation adéquate des faisceaux de radiation et aussi pour évaluer la dose absorbée par la tumeur.Dans un centre de radiothérapie organisé il y a un technicien expérimenté pour ce travail.e) Protection.1.Contrôle de la protection en radiothérapie, en radiographie et en fluoroscopie.2.Vérification de l\u2019étanchéité des sources scellées et de la protection offerte par les récipients qui les renferment.Aussi détermination de l\u2019activité de ces sources.d) Appareils de dosimétrie.Vérification de la calibration des dosimètres pour différentes radiations, construction d\u2019appareils spéciaux pour la détermination des doses tumorales.2.Au laboratoire des radioisotopes.a) Etablissement de techniques appropriées pour l'usage médical des radioisotopes: appareils de mesure et méthodes de mesure.BERNIER: RADIOISOTOPES ARTIFICIELS 673 b) Méthodes de calibration des substances radioactives.c) Organisation d\u2019un système de protection pendant la manipulation des radioisotopes.d) Entretien des appareils électroniques de mesure, développement d\u2019appareils spéciaux, etc.3.Enseignement.a)Au niveau sous-gradué: aux étudiants en médecine.Il est important de leur indiquer les bases physiques de la radiologie, de la radiothérapie et de l\u2019usage médical des radioisotopes.| b) Au niveau gradué: 1.Aux futurs radiothérapeutes; une solide connaissance des facteurs physiques dont dépendent les traitements de radiothérapie est essentielle pour le radiothérapeute.2.Aux physiciens qui veulent se spécialiser en physique des radiations; organisation d\u2019un centre de formation.c) Aux techniciens en radiologie, en radiothérapie ou au laboratoire des radioisotopes; notions essentielles sur la nature des radiations, sur les méthodes de mesures et sur la protection.4.Recherches.Le physicien des radiations doit être en mesure de faire certaines recherches en rapport avec des problèmes qui se présentent en radiothérapie et au laboratoire des radioisotopes.Il doit voir au développement de dispositifs spéciaux pour l\u2019amélioration des conditions de traitement ou de diagnostic.Il peut aussi faire des recherches sur des aspects fondamentaux de l\u2019emploi des radiations.Il peut coopérer avec les radiologistes, les radio- biologistes, les biochimistes, les physiologistes, etc.En fait la physique des radiations n\u2019est qu\u2019une division d\u2019un tout plus grand appelé Physique Médicale.Il est évident que des études spéciales au niveau « gradué » sont nécessaires pour devenir physicien des radia- Sr #4» 674 tions ou biophysicien.Il est important de penser à l\u2019organisation d\u2019un centre de formation pour physiciens des radiations au Canada Français.Il faut intéresser davantage les futurs physiciens et leur faciliter l\u2019accès à cette carrière.Le travail et les responsabilités d\u2019un physicien des radiations ont été suffisamment décrits pour comprendre la collaboration qu\u2019il peut apporter tout particulièrement au radiothérapeute et au médecin utilisant les substances radioactives.BIBLIOGRAPHIE (1) C.KELLERSHON et P.PELLERIN: Scintilla- tor grid localizes gamma emitter photographycally.Nucleonics, 13: 34, 1955.BERNIER: RADIOISOTOPES ARTIFICIELS L'Union M.d.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 (2) E.H.BELCHER et W.V.MAYNEORD: Radioactive isotopes in medical diagnosis, dans Med- cal Sciences.McGraw-Hill Book Co., 1956.(3) Recommandations de la Commission Internationale de Protection contre les Radiations.Supp.au J.Radiol.Electrol, 36: 1955.(4) A.F.PHILLIPS: The choice of a radioactive 1sotope for treatment of carcinoma of the thyroid.Brit.J.Radiol., 30: 247, 1957.(5) W.V.MAYNEORD et H.J.D.IRELAND: Radiography with thulium 170 and xenon 133.Br.J.Radrol., 29: 277, 1956.(6) Report of the International Commission on Ra- diological Units and Measurements (ICRU), 1956.Handbook 62, National Bureau of Standards, United States Department of Commerce, 1957.RADIOIODE ET LA GLANDE THYROÏDE ! Charles PLAMONDON,2 Henri LAPOINTE,3 Gaston MERCIER,* et Jean-Pierre BERNIER, Ph.D.> Laboratoire des Radioisotopes de l\u2019hôpitat de l\u2019Enfant-Jésus (Québec).PHYSIOLOGIE Depuis les 15 dernières années les physiologistes, biochimistes, biophysiciens et investigateurs cliniques ont concentré leurs efforts dans des programmes intensifs de recherche sur la physiologie normale et pathologique de la glande thyroïde.Cette accélération récente de la recherche sur la glande thyroïde est en rapport avec des méthodes plus faciles de travail rendant possible l\u2019accès des problèmes antérieurement intouchables.L\u2019avènement de l\u2019iode radioactif a permis l\u2019investigation de différentes fonctions de la thyroïde dans un équilibre physiologique.À l\u2019aide de plusieurs techniques chromatogra- phiques et de méthodes isotopiques, il a été possible d\u2019identifier plusieurs acides aminés 1.Communication au XXVIIe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Québec, septembre 1957.2.Assistant dans le Service de Médecine.3.Directeur du Département de Radiologie.4.Résident en médecine.5.Physicien attaché au département de Radiologie.qui n'avaient jamais été isolés soit dans la glande thyroïde, soit dans la circulation.En se: servant de composés goitrogéniques qui empêchent la production de l\u2019hormone thyroïdienne, il a été possible de séparer et d\u2019identifier les différents stages de la synthèse de cette hormone.Depuis la préparation de radioiode par Fermi (1) et la première publication sur son usage au point de vue de la physiologie thyroïdienne par Hertz et ses collègues en 1938 (2), de nombreux ouvrages ont été publiés sur la valeur de l\u2019iode radioactif; en 1955 au Congrès de l\u2019Association des Médecins de Langue Française tenu à Montréal, le docteur Maurice Bélisle (3) donnait un rapport très intéressant des résultats obtenus dans le traitement du goitre toxique à l\u2019Institut du Radium de Montréal.Un symposium sur la physiologie pathologique des maladies thyroïdiennes a été publié en mai 1956 dans \u201cThe American Journal of Medecine\u201d (4). L\u2019Union : Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 Le rapport qui existe entre la thyroïde et l\u2019iode a été depuis longtemps un sujet de recherche.En effet, au Moyen-âge, il était déjà reconnu que le goitre pouvait être traité avec des éponges et des algues marines.Coindet (5) en 1820 décrivait dans une monographie l\u2019effet salutaire de l\u2019iode dans le traitement du goitre.En 1896 Baumann (6) découvrait que la glande thyroïde contenait de l\u2019iode et que cet élément était son ingrédient essentiel.Marine (7) en 1997 démontrait que l\u2019iode était nécessaire à la fone- tion thyroïdienne normale; et enfin en 1915, Kendall (8) faisait la découverte de la thyroxine et montrait que cette substance cris- PLAMONDON er CouL.: RADIOIODE ET GL.THYROÏDE 675 tation par la cellule thyroïdienne, pour en étudier la transformation au niveau des cellules ou comme agent thérapeutique de l\u2019hyperthyroïdie ou de l\u2019épithélioma de la- thyroïde.3 DIAGNOSTIC 1.Théorie.Le radioiode nous fournit actuellement plusieurs moyens d\u2019étudier l\u2019activité thyroïdienne; cependant il faut convenir qu\u2019une seule épreuve ne peut renseigner que sur une phase particulière du cycle de l\u2019iode.Une des épreuves les plus employées est celle de captation qui mesure l\u2019habileté de la TaBLEAU I \u2014 EUTHYROÏDIE.Glande Urines Jo To Limites verres 18-40 48-80 Moyenne 26.5 64 Nombre de CAS Lncceessecenmenemeesema se .79 56 Pourcentage !ode hé \u201d Salive retrouvé Iode total \u2019 Iode lié 76-100 10-27 96-260 90 18.5 170 56 26 23 Note: La dose varie entre 20 et 50 microcuries.Les mesures sont faites 24 heures après l\u2019ingestion de l\u2019iode 181.Dans 95% des cas étudiés, les limites sont celles qui apparaissent dans le tableau.La moyenne est calculée pour les valeurs comprises entre les limites indiquées.talline contenait 60% diode et qu\u2019elle pouvait être aussi efficace que la thyroïde desséchée pour traiter l\u2019état clinique consécutif à une athyréose; la thyroxine fut donc à cette période considérée comme l'hormone de la glande thyroïde.Cette théorie fut maintenue jusqu\u2019à récemment lorsque Gross et Pitt-Rivers (9) découvraient à l\u2019aide d\u2019iode radioactif et de chromatographie un nouvel acide aminé composé de 3 atomes d\u2019iode et qui fut surnommé triiodothyronine, lequel s\u2019est montré depuis digne d\u2019être considéré comme étant probablement la véritable hormone de la thyroïde.De toutes ces découvertes il ressort que l\u2019iode est un élément essentiel à la formation de l'hormone thyroidienne.Comme cette glande capte environ 99% de tout l\u2019iode que nous absorbons dans l\u2019alimentation, l\u2019iode radioactif est donc le moyen le plus physiologique que nous ayons pour en suivre la cap- glande thyroïde à absorber l\u2019ion iodure.Ce test peut être fait de 2, 6 ou 24 heures après l\u2019administration d\u2019une dose d\u2019iode radioactif.D'un autre côté, le test de captation 24 heures après l\u2019absorption, nous montrera en plus jusqu\u2019à quel point la glande thyroïde arrive à storer l\u2019iodure sous forme de thyroxine.Toutefois ces épreuves ne mesurent pas le taux de sécrétion de thyroxine dans le courant sanguin et puisque le degré de captation ne concorde pas toujours avec la condition clinique du patient, il semble accepté que la captation du radioiode et l\u2019excrétion de l\u2019hormone ne soient pas toujours en rapport constant.À cet effet plusieurs méthodes ont été développées pour étudier l\u2019excrétion de l\u2019hormone thyroïdienne.Par exemple le test « rapport de conversion de l\u2019iode » mesure l\u2019activité de l\u2019iode lié sur l\u2019iode plasmatique total après 24 heures; on l\u2019exprime en pourcentage 676 D\u2019après notre expérience et celle de la majorité, ce test de fonction thyroïdienne correspond mieux à la condition clinique du patient que le simple test d\u2019absorption de 24 heures au niveau du cou (10-11-12-13).Quoique les tests de captation et de conversion soient approximativement de 85 à 95% adéquats dans le diagnostic d\u2019hyperthyroïdie, ils peuvent donner quelquefois des réponses équivoques dans le diagnostic d\u2019hypothyroïdie.(11-12).Toutefois il est connu que la sécrétion hypophysaire de l\u2019hormone thyréotrope (TSH) joue un rôle important dans le contrôle de la sécrétion de l\u2019hormone thyroïdienne.Jeffries (14) a reconnu le besoin d\u2019un meilleur test pour le diagnostic d\u2019hypothyroïdisme et de ce fait a recherché l\u2019effet du TSH sur la captation du radioiode chez PLAMONDON Er Cour.: RADIOIODE ET GL.THYROÏDE L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 d\u2019iodure; il est de plus connu que les glandes salivaires peuvent concentrer l\u2019ion iodure dans la salive jusqu\u2019à 30 fois plus que dans le plasma.Ces résultats indiquent donc qu\u2019il existe un rapport assez défini entre la glande thyroïde et les glandes salivaires et suggèrent que les tests du radioiode sur la salive des sujets euthyroïdiens, hyperthyroïdiens ou hypothy- roïdiens puissent correspondre et suppléer aux tests conventionnels dont nous avons parlé plus haut.À ces épreuves s\u2019est ajouté tout dernièrement le \u201cscanning\u201d permettant de visualiser la distribution du radioiode dans la glande thyroïde pour connaître sa forme, sa situation anatomique et enfin pour différencier les nodules actifs des non-actifs.TABLEAU II \u2014 HYPOTHYROIDIE.Glande Urines % % Limites eee 1-25 43-75 Moyenne 13.5 63 Nombre de CAS œ\u2026.cccesrrcesmeemerenmanes 37 26 Note : Voir celle de la table pour euthyroïdie.les sujets euthyroïdiens, hypothyroïdiens et hyperthyroïdiens.Il a été démontré que la captation n\u2019augmentait pas chez les sujets qui avaient un myxœdème d\u2019origine thyroïdienne, tandis qu\u2019une dose de TSH augmentait d\u2019une - façon appréciable la captation de l\u2019iode par la glande chez un hypothyroïdien d\u2019origine hypophysaire.Il existe toutefois d\u2019autres phases du cycle de l\u2019iode qui sont très importantes dans la fonction thyroïdienne.Des découvertes récentes faites par Fawcet, Thode et Jaimet (13-15-16-17) ont démontré que les glandes salivaires avaient un rôle dans le cycle de I'iode.En effet leurs études ont prouvé que les glandes salivaires pouvaient être responsables dans une certaine mesure de la dégradation de la thyroxine et du recouvrement de l\u2019iode par la cellule thyroïdienne sous forme Pourcentage Iode lié Salive _ retrouvé lode.total 7° lode lié 60-85 2-13 280-1900 74 75 620 26 22 15 On peut donc facilement conclure que ces différentes épreuves pratiquées à l\u2019aide de l\u2019iode radioactif supplantent le métabolisme basal qui n\u2019est pas une épreuve fiable puisqu'elle est inférieure au jugement clinique du médecin.Le métabolisme basal élevé ne signe pas nécessairement l\u2019hyperthyroïdie et l'épreuve normale n\u2019exclut pas l\u2019hyperthyroïdie.Lorsque le diagnostic clinique ne semble pas évident, le résultat du métabolisme basal peut être aux environs de 50% adéquat; l\u2019évaluation du dosage de l\u2019iode protéinique sérique (PBI) est une épreuve supérieure, mais d\u2019une technique assez difficile, tandis que les différentes épreuves au radioiode énumérées plus haut sont, dans 95% des cas, vraies et adéquates. L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 De faux résultats peuvent parfois être obtenus à cause de raisons techniques et physiologiques.Les erreurs d\u2019ordre technique sont éliminées lorsque le laboratoire des radioisotopes a en permanence, un physicien qui vérifie l\u2019instrumentation et les méthodes de procédure.Mais la plus grande cause d\u2019erreur, laquelle est facilement contrôlable, est l\u2019ah- sorption antérieure de médicaments qui empêchent la captation de l\u2019iode par la cellule thyroïdienne.Notons l\u2019iode organique et inorganique qui a pu être administré antérieurement pour des raisons thérapeutiques, les médicaments antithyroïdiens du type de thiourée, la thyroïde desséchée, l\u2019iode qui a pu être administré antérieurement comme moyen de diagnostic en substances opaques.Tous concourent à empêcher la captation de l\u2019iode radioactif par la cellule thyroïdienne et PLAMONDON Er Couc.: RADIOIODE ET GL.THYROÏDE 677 épreuves à l\u2019iode radioactif après l\u2019absorption d\u2019iode.Sachons toutefois que ces épreuves peuvent être faites environ 2 semaines après une pyélographie I.V., de 3 à 4 mois après une cholécystographie, de 8 à 15 mois après un lipiodol intrabronchique et environ 2 mois après l\u2019absorption d\u2019iodures.Les extraits thyroïdiens empêchent l\u2019absorption du radioiode par la cellule thyroïdienne de 2 façons: soit par leur contenu en iode, soit par leur rôle anti-TSH qui contribue à diminuer l\u2019avidité de la cellule thyroïdienne pour l\u2019iode.De nombreux autres médicaments ont aussi le même rôle, entre autres les cortico- stéroïdes et l\u2019A.C.T.H., le cobalt, le perchlorate ferreux, le thiocyanate de potassium, les oestrogènes et aussi les diurétiques mercuriels, lorsqu'ils ont été administrés durant les heures où les épreuves sont pratiquées.TABLEAU III \u2014 HYPERTH YROIDIE.Glande Urines Yo Yo Limites mmm 40-84 84-56 Moyenne \u2026\u2026\u2026 .59 33 Nombre de (7: T= J \u201c 49 41 Note: Voir celle de la table pour euthyroïdie.donnent des rapports faussement bas pouvant nous faire penser à de l\u2019hypothyroïdie.L'iode organique est souvent pris comme médication sous différentes formes qui peuvent échapper à l\u2019investigation clinique, tels les sirops contre la toux, les médicaments anti- asthmatiques, certaines potions contenant des multivitamines et certains gargarismes astringents.Même les badigeonnages de la peau à l\u2019iode peuvent fausser la véracité de l\u2019épreuve au radioiode.Quant aux procédés diagnostiques radiographiques, notons que le transit gastro-intestinal, et le lavement baryté peuvent même fausser pour quelque temps les tests au radioiode puisque le baryum utilisé contient une toute petite quantité d\u2019iode inorganique.Il est assez difficile de déterminer la date ultérieure à laquelle il faut remettre les Pourcentage Iode lié Salive _ retrouvé Tode total 7° Tode lié 76-100 36-98 0.9-53 90 71 20.5 41 20 20 Nous pouvons avoir des épreuves faussement élevées dans différents cas: 1) à cause d\u2019une diminution assez importante du storage de l\u2019iode en présence d\u2019une hyperplasie compensatrice de la glande (cette condition peut exister dans les goitre colloïdes endémiques dus à une déficience très importante de l\u2019iode dans l\u2019alimentation); 2) à cause de l\u2019administration antérieure de composés antithy- roïdiens de synthèse bloquant la transformation de l\u2019iodure en iode-élément au niveau même de la cellule thyroïdienne et indirectement augmentant la sécrétion de TSH.Une augmentation de captation du radio- iode peut être associée à l'insuffisance rénale, quoique cette augmentation est très limitée et dépasse très rarement 55% après 24 heures; toutefois il y a une certaine difficulté à éliminer une hyperthyroïdie légère chez les insuffisants rénaux pour cette raison. 678 Pour les raisons énumérées plus haut, il est donc assez important d\u2019établir un questionnaire élaboré avant de demander des épreuves au radioiode pour évaluer la fonction thyroïdienne.Est-ce que toutes les hyperthyroïdies et spécialement tous les goitres, quels que soient leur volume apparent et leur degré de toxicité, devraient avoir des épreuves au radioiode?En général la réponse à cette question est oui, et voici 3 raisons.1.L\u2019isotopologiste est probablement votre meilleur consultant pour les troubles thyroïdiens et il peut vous dire si ces tests sont nécessaires.2.Le métabolisme basal ne peut plus être considéré comme une épreuve fiable, à moins qu'il ne soit pratiqué durant 4 ou 5 jours consécutifs et qu\u2019une moyenne soit prise.PLAMONDON er Cor.: RADIOIODE ET GL.THYROÏDE L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 37-eas d\u2019hypothyroïdie dont 3 sont d\u2019origine hypophysaire, et 49 cas d\u2019hyperthyroidie.Le diagnostic final fut porté en utilisant les résultats des épreuves au radioiode comparés à l\u2019anamnèse et à l\u2019examen clinique.Dans la plupart des cas où les mesures du rapport de conversion et les mesures sur la salive ont été effectuées, la quantité de ra- dioiode administrée fut de 50 microcuries.Les mesures de la captation par la glande furent faites 2, 6 et 24 heures après l\u2019ingestion du radioiode, permettant ainsi de tracer une courbe de captation en fonction du temps et de connaître dans les cas de goitre toxique la captation maxima, si elle se produit en dedans de 24 heures.L\u2019excrétion urinaire et les mesures de l\u2019activité de l\u2019iode plasmatique et de la salive furent faites après 24 heures.TABLEAU IV \u2014 HYPOTHYROÏDIE D\u2019ORIGINE HYPOPHYSAIRE.No Captation Captation Dose de Temps entre Dossier avant TSH après TSH TSH épreuves % % Unités \u2014 jours \u2014 35 11.0 314 10 8 57 104 58.5 30 7 (10 U./jr) 116 128 51.0 10 6 Note: La deuxième épreuve fut faite deux jours après cessation de TSH.3.Même si les différents résultats du radio- lode sont dans les limites normales, une information de haute valeur peut être obtenue.Ici, nous pouvons inclure la détection des nodules cervicaux ou des goitres à situation anormale, soit rétro-sternaux ou médiastinaux.2.Matériel et résultat.À notre laboratoire, institué en novembre 1955, les épreuves au radioiode ont été effectuées chez 177 patients présentant certains signes cliniques indiquant un trouble d\u2019origine thyroïdienne.De ce nombre 12 cas furent éliminés du présent rapport, les résultats du test étant douteux par suite de l\u2019usage de certains médicaments.Les 165 cas étudiés se répartissent comme suit: 79 cas d\u2019euthyroïdie, La détermination de la captation du radio- iode par la glande peut être dépourvue de signification réelle si elle n\u2019est pas faite dans des bonnes conditions physiques.Les facteurs suivants influencent le résultat: 1.Diffusion de la radiation primaire du radioiode par la glande et les tissus entourant la glande.; 2.Absorption de la radiation dans la glande et les tissus au-dedans de la glande (partie antérieure du cou).3.Profondeur de la glande.4.Fond.Pour tenir compte des 2 premiers facteurs, le pourcentage de captation peut être déterminé en comparant l\u2019activité dans la glande Tome 87 \u2014 Juin 1958 L'Union Méd.Canada à celle d\u2019un standard constitué d\u2019un petit volume (environ 20 cc) de la solution de radioiode dans un milieu diffusant ayant à peu près la forme du cou.Sauf pour les 70 premiers cas, cette méthode de comparaison fut employée ici.L'erreur due au 3è\"° facteur devient négligeable s\u2019il y a une distance d\u2019au moins 30 cm entre le détecteur et la surface du cou.Pour éliminer le fond et la détection de la radioactivité au niveau de la glande, mais d\u2019origine extra-thyroidienne, on fait aussi une mesure un peu au-dessus du genou.Il est important que le collimateur ait une ouverture assez grande pour que la sensibilité du détecteur varie le moins possible d\u2019une extrémité à l\u2019autre de la glande.Nous employons depuis quelque temps un collimateur conique de préférence à un collimateur cylindrique.Un détecteur à scintillation (cristal de 1\u201dx1\u201d de Na I (T1) fut employé avec un blindage de plomb de 34\u201d.Les mesures d\u2019activité de l\u2019iode plasmatique et de la salive furent faites avec des échantillons de 3 cc dans une éprouvette de lustéroid introduite dans un cristal creux.Les tableaux I, IT et III donnent les résultats des tests pour euthyroidie, hypothyroïdie et hyperthyroïdie.Il est difficile de s\u2019assurer d\u2019une collection complète des urines; cependant la quantité de radioiode éliminé dans les urines a toujours été mesurée comme moyen de vérification.Comme nous l'avons noté précédemment, les épreuves de l\u2019iode lié et de la salive peuvent fournir des renseignements utiles.Bien que nous n\u2019ayons pas encore fait ce test chez un très grand nombre de patients, nos valeurs limites et nos moyennes (aussi captation par la glande) sont en bon accord avec les derniers résultats de Jaimet et Thode (13).Les cas d\u2019hypothyroïdie sont parfois difficiles à diagnostiquer.L\u2019emploi de TSH permet cependant de différencier facilement entre l\u2019hypothyroïdie primaire et l\u2019hypothyroïdie d\u2019origine hypophysaire.Le tableau IV donne PLAMONDON Er Cour.: RADIOIODE ET GL.THYROÏDE 679 les résultats pour 3 cas d\u2019origine hypophysaire.TRAITEMENTS 1.Théorie.L'usage thérapeutique de l'iode '*! est recommandé pour le goitre toxique, le cancer de la thyroïde et l\u2019angine de poitrine.L'iode radioactif est employé pour le traitement du goitre toxique depuis environ 20 ans et de nombreux travaux ont été publiés à son avantage; toutefois il est apparent qu'il existe un désaccord complet sur les indications des différents modes de traitement du goitre toxique.Il semble accepté que les méthodes de traitement amenant la destruction du tissu thyroïdien sont plus efficaces que les moyens thérapeutiques chimiques pour produire une guérison permanente.La chirurgie produit une guérison dans 90% des cas après une 1™ intervention, dans 50% après une 2ème, et dans 25% ou moins après une 3ème, sans tenir compte des possibilités de complications.L\u2019irradiation interne à l\u2019iode 13\" offre plus que 95% de chances d\u2019une guérison permanente, en incluant la possibilité d\u2019hypothyroïdisme, que la glande soit volumineuse ou multinodulaire.La roentgenthérapie est efficace dans environ 70 à 80% des cas si la glande a un faible volume, ce pourcentage étant réduit lorsque la glande est volumineuse ou nodulaire.Un traitement prolongé avec les antithy- roïdiens de synthèse peut donner une guérison dans 40 à 50% des cas, en allant même jusqu\u2019à 70 à 80% chez les patients ayant une glande très peu augmentée de volume.Toutefois encore ici, nous avons la possibilité de recrudescence et de réactions anaphylactiques.Avec de telles données il est présentement accepté que la chirurgie et l\u2019iode radioactif sont les 2 moyens thérapeutiques les plus employés dans la majorité des cliniques de la thyroïde.Les antithyroïdiens de synthèse et 680 les iodures ne sont employés qu\u2019en préparation à la thyroïdectomie tandis que la roentgenthé- rapie n\u2019est limitée actuellement qu\u2019à des situations très spécifiques.Voyons donc quelles sont les différentes indications et contre-indications à l\u2019usage du radioiode comme traitement de l\u2019hyperthyroïdie (18).1.Toute récidive, soit après une ou plusieurs thyroïdectomies, soit après un traitement inefficace aux antithyroïdiens de synthèse ou aux iodures, quel que soit l\u2019âge ou la forme clinique.2.Tout goitre toxique diffus ou nodulaire associé à une affection sévère, telle l\u2019insuffisance cardiaque avec trouble du rythme, une tuberculose pulmonaire, une psychose ou une psychonévrose, le diabète, enfin toute maladie contribuant à faire du patient un mauvais risque opératoire.3.Il semble accepté de la majorité des auteurs que tout patient âgé de plus de 40 ans présentant un goitre toxique diffus devrait être traité au radioiode.4.L'hyperthyroïdie avec exophtalmie oph- talmoplégique doit être traitée sur une période de plusieurs mois, soit avec les antithyroïdiens de synthèse, ou mieux au radioiode à faibles doses afin d\u2019éviter l\u2019hypothyroïdie.5.La thyroïdectomie semble être le traitement de choix du goitre nodulaire toxique.Cependant le radioiode peut être employé comme préparation à l'intervention en vue de diminuer le volume de la glande.6.L'iode radioactif ne doit jamais être employé chez une hyperthyroïdienne parturiente, parce que le foetus peut capter l\u2019iode après la 12èe semaine.La meilleure forme de traitement est l\u2019emploi simultané d\u2019anti- thyroïdiens de synthèse, d\u2019iodures et d\u2019extraits thyroïdiens.{.Etant donné que chez un adolescent la thyrotoxicose est une affection qui fréquemment régresse d\u2019elle-même, il semble que les antithyroïdiens de synthèse soient le meilleur moyen de traitement.À moins que l\u2019hyper- PLAMONDON er CoLr.: RADIOIODE ET GL.THYROÏDE L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 thyroïdie ne soit accompagnée d\u2019une autre affection grave, l'iode 13! ne doit pas être employé à cause du danger de cancérisation 20 à 25 ans plus tard.8.Le traitement du cancer de la thyroïde doit d\u2019abord être chirurgical, ie.que tout malade porteur d\u2019un nodule doit être confié au chirurgien afin de connaître la nature histologique de la lésion et d\u2019en extirper le plus possible.La chirurgie étant faite, ce patient peut alors être dirigé à la clinique des radioisotopes, afin de déterminer le pouvoir de captation des masses néoplasiques et la possibilité de thérapie avec cet isotope.Une épreuve de captation au radioiode peut aussi être faite avant la thyroïdectomie et les coupes histologiques peuvent nous indiquer à l\u2019aide de la radio-autographie les cellules qui captent l\u2019iode.Cependant, une captation d\u2019au moins 15% par le tissu néoplasique est nécessaire pour l\u2019obtention d\u2019un traitement efficace.À noter qu'une captation inférieure à 15% peut être augmentée artificiellement par l\u2019administration de TSH ou d\u2019antithyroidiens de synthèse.La thyroïdectomie médicale au moyen du radiolode dans le traitement de l\u2019angine de poitrine, de l'insuffisance cardiaque ou pulmonaire et de la claudication intermittente, est basée sur une seule et simple raison.Le métabolisme basal normal d\u2019un sujet normal est entre moins 15 et plus 15%; chez un myxoedémateux, il est d\u2019environ moins 40%.Dans ces cas l\u2019iode radioactif, en produisant un myxœdème, a pour rôle de déprimer les besoins d'oxygène sans toutefois changer les conditions pathologiques fondamentales.Le patient verra diminuer et même disparaître ses symptômes, le débit artériel insuffisant étant compensé par des exigences moindres en oxygène de la part des tissus atteints.Toutefois Blumgart (19) estime que ce genre de thérapie est réservé à probablement moins de 5% de ces patients.Il existe cependant des contre-indications à cette thérapeutique, soit: une insuffisance cardiaque terminale, un goitre déjà existant, L\u2019Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 PLAMONDON Er CoLL.un hypothyroïdisme, une obésité et une hy- percholestérolémie assez importante.2.Résultats.Dans le laboratoire des radioisotopes de l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus, 40 patients ont été traités à l\u2019aide de l\u2019iode radioactif depuis novembre 1955, soit: 5 pour cancer de la thyroïde, 1 pour insuffisance coronarienne, 34 pour hyperthyroïdie.Des 5 patients qui ont été traités pour cancer de la thyroïde, tous avaient d\u2019abord subi une thyroïdectomie totale; 4 avaient des métastases cervicales régionales et 1 avait des métastases osseuses.La dose moyenne administrée à date est de 127 millicuries; cette dose n\u2019est pas définitive puisque tous sont encore sous traitement.Il est trop tôt pour en évaluer les résultats, mais comme exemple on peut apporter le cas de A.L.(dossier H.E.J.151-455) agé de 36 ans, qui a eu une thyroi- dectomie partielle pour épithélioma vésiculaire en mai 1957.Ce patient présentait alors des métastases osseuses lombo-sacrées lui occasionnant de fortes douleurs et une rétention urinaire nécessitant un cathéter à demeure.Une 1'® dose de 35.0 millicuries de radioiode lui fut administrée le 14 juin 1957, afin de détruire tout d\u2019abord ce qui restait de tissu thyroidien normal, et une 2°™e dose de 120 millicuries le 10 juillet 1957.Depuis, le patient ne ressent aucune douleur lombo- sacrée et ne présente aucun signe urinaire; il reçoit présentement des doses élevées de triiodothyronine et doit recevoir un autre traitement au radioiode prochainement.Mme E.T.(dossier H.E.J.145-211) âgée de 76 ans a été référée pour traitement d\u2019un status angineux; elle était euthyroïdienne.Son absorption des 24 heures était de 26.5% ; 2 doses de radioiode lui furent administrées afin de la rendre myxœdémateuse, 16 et 10 millicuries d\u2019I'3 en novembre et décembre 1956 respectivement.Depuis elle ne prend aucune nitroglycérine, n\u2019a plus d\u2019angine d\u2019effort et recoit 32 mg d\u2019extraits thyroïdiens : RADIOIODE ET GL.THYROIDE 681 par jour afin de lui conserver un état d\u2019hypo- thyroidisme léger.Des 34 patients thyrotoxiques traités au radiolode, nous en avons éliminé 3 pour \u2019 traitement récent et 2 autres pour décès ne pouvant logiquement être attribué au radio- iode.Il s\u2019agit de 2 patients âgés respectivement de 67 et 72 ans présentant une insuffisance cardiaque sévère et dont la mauvaise TapLEau V GOITRES TOXIQUES \u2014 RAISON DU TRAITEMENT À I131, ÂGE \u2026emeenmemennmeennenssentaneensienrsentanseseansenvassenssenssensesreneneneeseens Ÿ CArdIOPAthIE: .\u2026\u2026\u2026nmenersescerssencarsrensrssenerensemeesseneetessenvereess S ÔGE L.\u2026c\u2026rocoenrerscererarrrcserenrenenrarsensenesearaasesnensrenenparnrcnenese 5 exophtalmie maligne .\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026sreeeensnenns 1 PSY CHOSE \u2026\u2026\u2026\u2026meersesresrsrsrereavenesesessencassnescenenreniseevescensss 1 thyroïdectomie antérieure \u2026\u2026\u2026\u2026 2 Exophtalmie maligne rennes 4 Antithyroïdiens inefficaces messes 4 PSYCHOSE _\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026aememeneenessaressnrirersesencenransencsnreranecenenmnnsnn 1 Thyroïdectomie antérieure es 9 SClEromalacie eee 1 T'OLAL L.urrenrermseneennsenneennarsarsavensenssruess 34 collaboration n\u2019a pas permis un traitement adéquat.M.E.B., 72 ans, a été référé en janvier 1956 pour possibilité d\u2019une recrudescence de thyrotoxicose; il avait subi une thyroïdectomie en 1952 et présentait une insuffisance cardiaque sévère avec fibrillation auriculaire et hypertension.La patient ayant déjà été traité au lugol et aux diurétiques mercuriels, la 1° épreuve a été faussée et n\u2019a donné que 5% de captation.Un 2ème test 12 jours plus tard, montrait une augmentation à 25% et il reçut alors 7.1 millicuries d\u2019I'8!, Les suites immédiates ont été normales; il était de notre avis que le patient devait recevoir une 2ème dose de radioiode 6 à 8 semaines plus tard, la captation n\u2019ayant été que de 25%.Malheureusement le patient n\u2019a jamais été revu, et décédait 7 mois plus tard d\u2019insuffisance cardiaque.Mme A.G.(H.E.J.Nos 146-332) 67 ans, est admise le 31 octobre 1956 pour insuffisance cardiaque, fibrillation auriculaire et maladie hypertensive greffée sur un goitre considéré toxique cliniquement.Comme le goitre était 682 multinodulaire, les épreuves au radioiode étaient dans les limites supérieures de la normale, la captation après 48 heures étant de 40%.La patiente fut digitalisée et reçut des hypotenseurs.Le 7 novembre 1956, elle reçoit 8.0 millicuries d\u2019I!8:, Les suites immédiates du traitement sont normales, elle ne présente pas de crise thyrotoxique aiguë, le pouls devenant régulier à 84/ min.jusqu\u2019au 28 novembre alors que l\u2019hypertension s\u2019accentue et que s\u2019installe un nouvel accès de fibrillation auriculaire.Cette dernière est convertie à l\u2019aide de la quinidine.Le 2 décembre s\u2019associt TABLEAU VI GOITRES TOXIQUES \u2014 RESULTATS DU TRAITEMENT A 1131, Nombre des patients considérés: 29 \u2014 amélioré : 1.Guérison Nombre Euthyroïdie \u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026\u2026.eersensesseses 21 Myxoedème voulu see 5 Myxoedème accidentel 2 (6.9%) 01777 A 28 (96.6%) à tous ces signes une pyélonéphrite aiguë et 2 jours plus tard la patiente quitte l\u2019hôpital sans autorisation médicale, sans aucune médication digitalique, hypotensive ou antibiotique.Le 14 décembre elle décédait à domicile d\u2019un accident cérébro-vasculaire brutal.On peut présumer qu\u2019il se soit agi d\u2019une embolie massive en raison de la fibrillation auriculaire.Elle décédait 38 jours après son traitement au radioiode; ce n\u2019est donc pas ce traitement qui a précipité les évènements, car il est connu.que la thyrotoxicose aiguë post- radioiode se rencontre en dedans de 12 jours: de plus la dose minime de 8.0 millicuries, vu sa captation de 40% seulement, n\u2019aurait pu provoquer une telle complication.Pour ces raisons, ce cas est exclu de nos études.Nous avons donc 29 patients thyrotoxiques pouvant servir à une étude analytique.Au tableau V nous avons groupé les motifs ayant déterminé le choix du radioiode comme traitement; à noter que souvent, plus d\u2019une de ces indications se retrouvent chez un patient donné._ Au tableau VI, sont inscrits les résultats du radioiode dans le goitre toxique, donnant PLAMONDON ker CoLr.: RADIOIODE ET GL.THYROÏDE L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 un pourcentage de 96.6% de guérisons, soit 28 sur 29 patients avec un pourcentage de 6.9% de myxœdème accidentel.Ces statistiques vont de pair avec les résultats fournis par la majorité des cliniques de radioisotopes.Il est à noter que nous avons 5 cas de my- xœdème voulu, état qui avait été décidé antérieurement au traitement, soit que le patient présentât une recrudescence de thy- rotoxicose, post-thyroidectomie, soit qu\u2019il manifestât des signes cardiaques sévères.Une patiente, Mme E.B., âgée de 36 ans, a été référée en septembre 1956 pour un volumineux goitre multinodulaire, exophtalmique et très toxique; ne pouvant être préparée à la thyroïdectomie puisque la réponse aux anti- thyroïdiens de synthèse et aux iodures était nulle, il fut décidé de tenter le radioiode.Son épreuve de captation était de 60% après 24 heures, et une 17° dose d\u2019I!81 lui fut administrée le 13 septembre 1956.Depuis elle a reçu 5 autres doses à des intervalles de 2 mois pour un total de 42.5 millicuries.Incidemment, la dose moyenne administrée dans notre centre a été de .7.7 millicuries dans le traitement de l\u2019hyperthyroïdisme.Cette patiente, quoique non présentement guérie, a été grandement améliorée, puisqu\u2019elle a pris 10 livres de poids et que son goitre a diminué de 509% de volume.La patiente pourrait maintenant subir une thyroidectomie totale sans difficulté, puisqu\u2019elle est moins thyrotoxique.Cet exemple nous montre que l\u2019usage du radioiode peut être utile dans la préparation des goitres multinodulaires toxiques qui sont souvent rebelles à la préparation usuelle à la thyroïdectomie.Conclusion Les découvertes récentes de la physio-pa- thologie de la glande thyroïde semblent avoir amené quelque confusion dans la façon de traiter les affections thyroïdiennes.Toutefois nous croyons que la connaissance de cette physio-pathologie a en fait été grandement aidée par le radioiode qui est en réalité le L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 seul radioisotope ayant une affinité élective pour un organe.Malgré l\u2019instrumentation complexe, malgré la crainte de cancérisation secondaire, possibilité qui semble d\u2019ailleurs peu probable, le radioiode dans le traitement de l\u2019hyperfonc- tionnement, et du cancer de la thyroïde, semble être un apport très précieux à la thérapie moderne.BIBLIOGRAPHIE (1) E.FERMI: Radioactivity induced by Neutron Bombardment.Nature, London, 133: 757, 1934.(2) S.HERTZ, A.ROBERTS et R.D.EVANS: Radioactive Iodine as an Indicator in the Study of Thyroid Physiology.Proc.Soc.Exp.Biol.and Med, 38: 510, 1938.(3) M.BELISLE: Goitre et iode radioactif.L'Union Médicale du Canada, 85: 633, 1956.(4) The Amer.Journal of Medicine, 20: 651, 1956.(5) J.R.COINDET: Mémoire sur un nouveau remède contre le goitre.Genève, 1820.(6) E.BAUMANN: Zeistchr.F.physiol.Chem., 22: 1, 1896.(7) D.MARINE: On occurrence and physiological nature of glandular hyperplasia of Thyroid.Johns Hopkins Hosp.Bull., 18: 359, 1907.PLAMONDON er CoLL.: RADIOIODE ET GL.THYROIDE 683 (8) E.C.KENDALL: Isolation in crystalline form of compound containing Iodine which occurs in thyroid.Tr.A.Am.Physician, 30: 420, 1915.(9) J.GROSS et R.PITT-RIVERS: Identification of 3.5.3-l-tri-iodothyronine in human plasma.Lancet, 1: 439, 1952.(10) G.E.SHELINE et D.E.CLARK: J.Lab.and Clin.Med., 36: 450, 1950.(11) M.W.JOHNS et coll.: Canad.M.A.J., 68: 132, 1953.(12) E.R.MILLER et coll.: Panel Discussion on Radioiodine in the Diagnosis and treatment of Thyroid disease, in Transactions of the American Goiter Association.Charles C.Thomas, Springfield, Ill, p.85, 1953.(13) C.H.JAIMET et H.G.THODE: Further Clinical Studies of Thyroid and Salivary gland Function with radioiodine.Can.Med.A.J., 74: 865, 1956.(14) W.M.JEFFRIES et coll.: New Eng.J.of Med., 249: 876, 1953.(15) D.M.FAWCETT et S.KIRKWOOD: New Eng.J.of Med., 251: 795, 1953.(16) Idem: Ibid., 209: 249, 1954.(17) Idem: Science, 120 : 547, 1954.(18) S.C.WERNER: The Thyroid.Hoeber-Harper, New-York, 1955, page 640.(19) H.L.BLUMBARDT et coll.: Treatment of incapacitated euthyroid cardiac patients with radioactive iodine.Summary of results in treatment of 1070 patients with angina pectoris or congestive failure.J.A.M.A., 157: 1, 1955.L'IRRADIATION INTERSTITIELLE * Jacques TURCOT et Léo PAYEUR (Québec).L\u2019énergie rayonnante (1) a été utilisée pratiquement depuis sa découverte dans le traitement des néoplasies malignes.On comprit immédiatement l\u2019importance de cette qualité de pouvoir pénétrer la tumeur sans entamer chirurgicalement l\u2019intégrité des tissus, qualité que possèdent les Rayons-X à haut voltage et les Rayons-y provenant de sources compactes de corps radioactifs naturels ou artificiels, comme la bombe de radium et plus récemment la bombe de Cobalt.1.Communication au XXVIIe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Québec, septembre 1957.Très tôt, cependant, les thérapeutes ont voulu compléter l\u2019action d\u2019une telle irradiation externe, par des irradiations intersti- tielles dans la tumeur elle-même.C\u2019est alors qu\u2019ont été conçus les tubes et les aiguilles dites « de radium ».Il fallait éliminer le plus possible le rayonnement 6, qui est nécrosant pour les tissus immédiatement en contact avec la source rayonnante qui le produit.La filtration a résolu ce problème.L'utilisation des aiguilles de platine contenant le radium s\u2019est alors généralisée dans toutes les cliniques du monde. 684 Cependant, l\u2019implantation des aiguilles dans les tissus n\u2019a pas que des avantages.En effet, il faut les enlever au bout du temps d\u2019irradiation déterminé pour le traitement; ce qui implique une solution de continuité de la peau ou de la muqueuse par un fil de retenue.L'usage des aiguilles n\u2019est donc possible que pour le traitement des tumeurs facilement accessibles et situées dans des régions peu sujettes aux infections, comme par exemple celles des 24 antérieurs de la cavité buccale.Pour le traitement des tumeurs profondes du cou, du thorax, de l\u2019abdomen et du bassin, c\u2019est une méthode moins utilisable.Fig.1.\u2014 A la partie supérieure: injecteur pour radon.A la partie inférieure: le fusil de Hodt avec les diverses aiguilles, servant à l\u2019injection des graines d\u2019or radioactif.Or, il arrive souvent que le chirurgien se voie confronté avec une tumeur qui n\u2019est que partiellement réséquable, soit à cause de sa situation, soit en raison de son extension.Ou encore, la tumeur primitive est facilement opérable, mais une métastase ganglionnaire ne l\u2019est pas et compromet le résultat de l\u2019intervention.TURCOT rr PAYEUR: L'IRRADIATION INTERSTITIELLE L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 SI, à ce moment, le chirurgien peut avoir à sa disposition un corps radioactif facilement applicable, qu\u2019il puisse laisser dans la tumeur restante, afin qu\u2019elle soit convenablement irradiée, il aura amélioré les chances de guérison de son patient, ou bien lui assurera une survie plus prolongée.C\u2019est pour répondre à cette nécessité qu\u2019ont été conçus et fabriquées d\u2019abord les « graines de radon » (radon gold seeds) ; et plus récemment, les grains d\u2019or radioactifs (AU!°8) ; et finalement des fils métalliques radioactifs (8, 9) insérés dans de petits tubes de nylon, lesquels sont introduits dans les tissus à irradier comme des sutures.Les « graines de radon » les premières utilisées avaient une longueur de 4 mm et un diamètre de 0.6 mm.Elles étaient introduites au moyen d\u2019un injecteur spécial.La graine était d\u2019abord montée dans l\u2019injecteur, dont elle était ensuite expulsée par une sorte de mandrin au moment désiré.Il fallait répéter cette manœuvre de ponction lors de l\u2019introduction de chaque graine, ce qui rendait la distribution intra-tissulaire difficilement adéquate.Toutefois, cette méthode a rendu de grands services, comme nous le verrons lors de l\u2019étude des résultats.La découverte de la pile atomique a rendu désuètes les « graines de radon ».En effet, la facilité nouvelle d\u2019obtenir des isotopes radioactifs d\u2019éléments plus souples à manier que le radon a stimulé les recherches vers ces nouveaux corps.Et les « grains d\u2019or radioactifs» (AU\"°8) ont remplacé les seeds de radon.Ces grains d\u2019or sont coupés de taille toujours identique à elle-même, soit: 2.5 mm de longueur et 0.8 mm de diamètre.Ils sont recouverts d\u2019une fine couche de platine, comme filtre.En raison, d\u2019une demie-vie plus courte (2), (AU!\"°8: demie-vie 2.7 jours; Radon: demie-vie 3.8 jours), l\u2019or radioactif devra avoir une activité plus grande pour donner la même dose totale que le radon.(1 me Radon = 4.8 mc AU\"°S).Pour en assurer l\u2019introduction et la distribution dans les tissus, Hodt (3) a imaginé et L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 fabriqué un injecteur particulier: un fusil à répétition qui permet d\u2019introduire dans la tumeur 15 grains actifs.Ces grains ont été chargés dans une cartouche de duralumine et activés dans la pile atomique.La cartouche, après stérilisation, est alors prête à insérer dans le fusil pour utilisation.Le fusil, facilement stérilisable dans sa totalité à l\u2019autoclave, peut être muni d\u2019aiguilles introductrices droites ou courbes.L\u2019aiguille est graduée à partir de son extrémité distale et permet de réaliser des distributions régulières des grains d\u2019or.La distribution (4) sera soit en plan simple ou selon deux plans superposés parallèles; soit selon le volume, en suivant le modèle d\u2019un corps géométrique simple: sphère, cylindre, ete.Un troisième type de distribution est celui en forme de treillis (5) (American Radium Society 1940).Certains auteurs (6, 7) contrôlent cette distribution intra-tumorale par la prise de deux radiographies à angle droit, qui permettent de juger de la bonne répartition des grains d\u2019or.Matériel Clinique.Depuis 1949, quelques malades ont vu leur traitement chirurgical ou radiothérapique complété par l\u2019emploi de capsules de radon d\u2019abord, soit jusqu\u2019en 1955; et ensuite par l\u2019emploi de grains d\u2019or radioactifs.Voici, les observations de quelques-uns de ces cas: Observation 1.G.B.71 ans, est traité en 1950, pour un épithélioma de la lèvre inférieure par une excision chirurgicale en V.En mai 1951, soit un an après son premier traitement, il revient avec des métastases sous-maxillaires droites et aussi cervicales droites, le long de la chaîne jugulaire interne.Il est traité chirurgicalement par un curage ganglionnaire cervical et sous- maxillaire radical.En mars de l\u2019année 1952, il se présente de nouveau avec une récidive sous-maxillaire ulcérée.Il était très difficile TURCOT er PAYEUR: L'IRRADIATION INTERSTITIELLE 685 de suivre ce malade périodiquement, par ce fait qu\u2019il demeurait sur une île du bas St- Laurent, dont il ne voulait pas sortir souvent.I] semblait bien alors que la néoplasie était incurable; et le patient refusait toute nouvelle intervention radicale.Il est traité par irradiation: radiothérapie profonde, complétée par une irradiation interstitielle au moyen de « Radon seeds ».G.B.\u2014 Première observation: Apparence de la plaie sous-maxillaire, récidive post-chirurgicale.Fig.2.: Au mois de juillet de la même année (1952), la tumeur ulcérée sous-maxillaire est complètement guérie.Il reste bien portant pendant 3 ans.En juin 1955, le patient constate une récidive à la joue gauche.Une excision chirurgicale large, suivie d\u2019une plastie, débarrasse une fois de plus ce patient de sa tumeur .Ce traitement chirurgical est suivi d\u2019une série de traitements de radiothérapie.Le patient est décédé en 1957, d\u2019une affee- tion cardio-vasculaire.Observation 2.T.S., 72 ans, est traité en octobre 1950, pour un épithélioma de la base de la langue, ayant envahi l\u2019hypopharynx latéral gauche. 686 Il reçoit une série de traitements de radiothérapie profonde additionnée d\u2019un complément d'irradiation intra-tissulaire par des capsules de radon (10 me).En février 1951, le patient fait une complication hémorragique de sa lésion buccale.Une hémostase locale et une ligature de la carotide externe du même côté réussissent à contrôler cette hémorragie.Il finit par guérir sa lésion buccale et décède en 1955 d\u2019une cardiopathie à l\u2019âge de 77 ans.Fig.3: Guérison de la même plaie par irradiation extérieure complémentée par irradiation interstitielle par des \u201cSeeds de radon\u201d.Observation 3.J.T., ce patient de 70 ans, est traité en 1950, pour un épithélioma de la loge amygdalienne gauche.Il reçoit une série de traitements de radiothérapie complétée par une irradiation interstitielle avec des « radons seeds ».Au cours de 1951, il fait une récidive locale avec atteinte de la région gingivale gauche et de la langue.Une nouvelle irradiation contrôle son cancer, mais le patient fait une radio- ostéo-nécrose de son maxillaire inférieur.À la fin de 1951, il est opéré et subit une hémi- mandibulectomie.Il guérit progressivement ; reprend ses occupations et mène actuellement une vie normale pour son âge.TURCOT er PAYEUR: IRRADIATION INTERSTITIELLE L\u2019Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 Liste des malades dont le traitement remonte à 5 ans et plus et ayant eu un traitement complémentaire par les \u201cseeds\u201d de radon : O.G., 1949 (55), épi.de la base de la langue.Décéd, infarctus, 1957.J.T.1950 (68), épi.de l\u2019amygdale.Vivant.T.S., 1950 (72), épi.de la langue et l\u2019amygdale.Décédé, cardiaque, 1955.G.B., 1950 (71), épi.de la lèvre et tissus sous-maxil- laires.Décédé, cardiaque, 1955.J.E.L., 1952 (71), épi.du voile du palais.Vivant.J.R.P.1952 (62), épi.de la gencive.Décédé, généralisation fin de 1956.Liste des patients ayant subi un traitement complémentaire par les grains d'or radioactifs (AU!98) avec le fusil de Hodt, depuis 1966: W.M., 1955 (60), épi.de la langue.Vivant.A.P., 1955 (73), épi.de la langue.Décédé, 1956.O.L., 1956 (64), épi.du plancher de la bouche.Vivant.J.M., 1956 (58), épi.de plancher de la bouche.Vivant.O.L., 1956 (78), épi.de la langue.Décédé, 1956.H.V., 1957 (63), épi.de la langue.Vivant.P.H.V., 1957 (55), métastases cervicales d\u2019un épi de la langue (stade terminal).Décédé, 1957.M.B., 1957 (54), métastases cervicales d\u2019un néo primaire indéterminée (Stade terminal).Décédé, 1957.P.A., 1957 (59), épi.de la langue.Vivant.L.C., 1957 (58), épi.de la langue.Vivant.L.B., 1957, métastases cervicales.Vivant.Conclusions 1.L\u2019irradiation interstitielle sert de complément à la radiothérapie pour certaines formes de cancers.2.Elle servira aussi à rendre possiblement curative une intervention qui n\u2019a pas pu atteindre tous les tissus néoplasiques.3.Quelques exemples d\u2019utilisation des seeds de radon et des grains d\u2019or radioactifs ont été rapportés.BIBLIOGRAPHIE (1) Erich M.UHLMANN: Radiation Therapy of Malignant Tumors: Principles and Methods.The Surgical Clinics of N.Amer.49 (fév.) 1955.(2) W.R.SINCLAIR: Artificial Radio Active Sources for Interstitial Therapy.British J.of Radiology, 25: 417, 1952. L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 (3) H.J.HODT, W.R.SINCLAIR et D.W.SMITHERS: A Gun for interstitial Implantation of radio active gold grains.The Br.J.of Radiol, 25: 419, 1952.(4) R.PATERSON et H.M.PARKER: A dosage System for Interstitial Radium Therapy.British J.of Radiology, 11: 252, 1938.(5) I.I.KAPLAN: Clinical Radiation Therapy.Paul B.Hoeber, Inc.New-York, 1949, p.75.(6) B.W.WINDEYAR: Dosage Control in Interstitial Radium Therapy.The British J.of Rad, 19: 133, 1946.35, rue Sainte-Ursule, Québec (4).TURCOT Er PAYEUR : L'IRRADIATION INTERSTITIELLE 687 (7) R.FORR: Dosage Control Through Radio- graphs of Radon Seed Implaints.British J.of | Radiology, 26: 429, 1953.: (8) D.N.WALLAGE, J.E.STAFLETON, R.C.TURNER: Radioactive tantalum wire Implantation as a method of treatment for early carcinoma of the bladder.The British J.of Radiol, 25: 421, 1952.(9) V.VERMOOTEN: Use of radioactive cobalt (C080) in nylon Sutures in treatment of carcinoma of Bladder: Preliminary report.The J.of Urology, 73: 281 (fév.) 1955.LA BOMBE ATOMIQUE ET LA RADIOACTIVITÉ ! Lt-Colonel Robert FEUILTAULT (Québec).Il y a quelques années, toute conférence sur les effets des explosions atomiques aurait porté sur la description des effets chaleur et souffle, délaissant ou presque la radioactivité considérée dans le temps comme effet plutôt secondaire.Tout a bien changé puisque nous décrivons la radioactivité comme étant l\u2019effet le plus redoutable des armes nucléaires.Sujet d\u2019actualité, la radioactivité occupe constamment les manchettes de nos journaux quotidiens et périodiques.Certains scientistes prétendent que si les expériences nucléaires continuent au rythme actuel, nous aurons à subir les conséquences désastreuses génétiques pour des générations à venir, l\u2019augmentation des cas de leucémie et cancer, etc.D\u2019autres nient ces déclarations et affirment que les expériences nucléaires présentes, passées et futures ne comportent qu\u2019un risque minime ne représentant qu\u2019une infime partie de ce que nous recevons des rayons cosmiques ou radiation naturelle.Afin d\u2019avoir une opinion personnelle sur le sujet, il importe done de se familiariser avec l\u2019atome.1.Communication au XXVIIe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Québec, septembre 1957.A) NOTIONS FONDAMENTALES Afin d\u2019établir un point de comparaison connu de tous, il a été convenu que la puissance atomique serait exprimée en équivalent de TNT.Comme unité de puissance, il fut aussi déterminé que la première détonation atomique mondiale du 16 juillet 1945 (Test Trinity \u2014 Alamogordo) équivalant à 20,000 tonnes de TNT (20 KT) serait utilisée.On appelle cette unité de puissance la bombe nominale.Le tableau suivant démontre sans l\u2019ombre d\u2019un doute quelle puissance illimitée possède l\u2019atome.Bombe explosive la plus puissante (1939-1945) \u2026 11 tonnes de TNT Hiroshima-Nagasaki .20,000 tonnes de TNT Bombes thermonucléaires 20,000,000 tonnes de TNT Une idée de cette force peut être décrite ici en disant que le 1°\" novembre 1952, date à laquelle on utilisa la première bombe thermonucléaire ou « H », l\u2019Ile Elugelab disparut de la surface terrestre, laissant à sa place un cratère d\u2019un mille de long et de 175 pieds de profondeur.Il peut être d\u2019intérêt de mentionner que cette bombe, laquelle équivalait à 10,000,000 de tonnes de TNT était trop volumineuse et trop pesante pour être lancée 688 par avion et qu\u2019à elle seule, elle libérait plus d'énergie que toutes les bombes explosives conventionnelles lancées sur l\u2019Allemagne et le Japon au cours de la 2èe Grande Guerre Mondiale \u2014 1939-1945.La bombe « À » doit être distinguée de la bombe « H », la bombe « À » étant la fission d\u2019éléments lourds et la bombe « H » la fusion d\u2019éléments légers provoquée par la chaleur de fission d\u2019éléments lourds.Un point des plus importants à retenir est que les effets produits varient suivant que la bombe est.\u2014 Aérienne.\u2014 En surface.\u2014 Sous la surface.La distinction entre une bombe aérienne et en surface est assez simple.Une détonation atomique produit une boule de feu laquelle varie en dimension suivant la force de la bombe.Si la boule de feu ne touche pas le sol, elle est aérienne et devient en surface dans le cas où elle frappe le sol.Ainsi une bombe nominale (20 KT) a un rayon de 450 pieds et de ce fait pour être aérienne doit exploser à plus de 500 pieds du sol.Dans les cas d\u2019Hiroshima et Nagasaki (20 KT) les bombes explosèrent à environ 2,000 pieds du sol et de ce fait étaient aériennes.Ces notions d\u2019aériennes, en surface ou sous- surface sont de la plus haute importance si l\u2019on veut être en mesure de déterminer les effets divers produits selon le genre de bombe employé.Voici un tableau comparatif donnant une idée de ces effets suivant que la bombe est aérienne, en surface ou sous la surface.GENRES DE BOMBES Effets Aérienne Surface Sous-Surf.Lumiere we.+++++ + O Chaleur eee +++++ ++ + Blast weer +++++ ++ + Radiation Immédiate am.+++++ ++ O Radioactivité Résiduelle \u2026\u2026\u2026 + + +++ Choc Terrestre \u2026 O + ++++ FEUILTAULT: BOMBE ATOMIQUE ET RADIOACTIVITÉ L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 B) EFFETS NOCIFS Il y a 4 problèmes majeurs causés par la détonation atomique, soit.Chaleur.Blast.Radiation aucléaire immédiate.Radioactivité résiduelle.Les 3 premiers problèmes sont instantanés tandis que la radioactivité résiduelle a un effet de longue durée.Le problème de la radioactivité résiduelle sera particulièrement élaboré.RADIOACTIVITÉ a) Définition.b) Composition.e) Distinction et effets respectifs.Radiation nucléaire immédiate.Radioactivité résiduelle.d) Retombée Nucléaire ou Fall-Out.e) Demie-Vie.f) Strontium 90 et Iode 131.g) Distinction \u2014 Dose généralisée.\u2014 Dose en surface.\u2014 Dose aux organes reproducteurs.h) Controverse entre scientistes.C) RADIOACTIVITÉ a) Définition.Le Larousse décrit la radioactivité comme étant: « La propriété de certains éléments (Radium, Uranium) d\u2019émettre des rayons capables d\u2019effets physiques et physiologiques ».Certains corps sont naturellement radioactifs tel l\u2019uranium.Les éléments à poids atomique supérieur à 210 sont tous radioactifs.D\u2019autres ne le sont pas mais peuvent le devenir par contact avec les corps émettant ces rayons.Poids Atomique Polonium 210 Astatine 211 Radon 222 Radium 226 Thorium 232 Naturellement radioactifs.Uranium 238 Plutonium 239 Curium 242 Californium 244 | L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 b) Composition.De quoi se compose cette radiation et radioactivité?Tout corps radioactif émet: FEUILTAULT: BOMBE ATOMIQUE ET RADIOACTIVITÉ 689 N.B.: Les particules Alpha et Beta ne présentent aucun danger grave à moins d\u2019être en contact avec une blessure ou érosion cutanée.RADIATION Les photons Gamma et Neutron sont des (Composition) .rayons et de ce fait ont un grand pouvoir de Pénétration \u2018nd : .\\ Arion WT dive pénétration se propageant en ligne droite a Alpha (Particule) 3 pouces 0.01 CM partir du point de détonation.Beta (Particule) 20 pieds 02 CM Le roentgen (« R ») est l\u2019unité de mesure Gamma (Photon) 1 mille Plusieurs cm reconnue par les scientistes pour exprimer le Neutron (Photon) 34 mille Plusieurs em dosage de la radiation.SYMPTÔMES CLINIQUES DES RADIATIONS Jours après Dose Mortelle Dose Semi-Mortelle Dose Non-Mortelle irradiation 600 R et + 450 R 200 R et \u2014 0 Nausée \u2014 Vomissement Nausée \u2014 Vomissement Variable suivant l\u2019individu (1 à 3 heures après) (2 à 4 heures après) 1 Malaise généralisé Aucun symptôme défini \u201d 2 Malaise \u2014 Anorexie \u201d » 3 Anorexie \u2014 Nausée \u201d \u201d 4 Nausée \u2014 Vomissement ?\u201d 5 Vomissement \u2014 Diarrhée \u201d » 6 Inflammation bouche/gorge \u201d \u201d 7 Fièvre \u201d » 8 Amaigrissement rapide Epilation commence \u201d 9 Mort \u201d 10 100% Mortalité \u201d 11 33 12 33 13 3 14 » 15 » 16 \u201d 17 Anorexie \u2014 Malaise 18 Epilation commence 19 Fièvre Anorexie \u2014 Malaise 20 Inflammation muqueuse 21 Douleurs à la bouche 22 Pâleur 23 Pâleur Pétéchies 24 Diarrhée 25 Pétéchies Amaigrissement modéré 26 Hémorragie muqueuse 27 Diarrhée Rétablissement à moins de 28 complications, blessures, etc.29 30 Amaigrissement rapide 50% Mortalité 690 FEUILTAULT: BOMBE ATOMIQUE ET RADIOACTIVITÉ c) Radiation nucléaire immédiate \u2014 Radioactivité résiduelle.La radiation immédiate est celle qui survient immédiatement après l\u2019explosion ; elle agit en dedans d\u2019une minute comme suit: Radioactivité immédiate D\u2019une façon pratique, 20 secondes après l\u2019explosion il serait permis de pénétrer dans la zone de désastre et d\u2019y rester sans danger appréciable.Une bombe aérienne ne produit qu\u2019une radiation immédiate et de ce fait permet l\u2019évacuation immédiate des blessés.Cette radiation immédiate produit une dose généralisée à tout le corps et suivant la dose occasionne différente symptômes que l\u2019on peut rapidement décrire comme suit: La radioactivité résiduelle est celle qui persiste plus d\u2019une minute après l\u2019explosion.Elle est « locale » et «à distance » ie.au cratère même causé par la boule de feu et sous forme de retombée radioactive à des milles et des milles de distance du lieu d\u2019explosion.Comparativement à la radiation nucléaire immédiate, les particules des radioactivité résiduelle couvrent une superficie beaucoup plus considérable que celle du blast et de la chaleur et leur action radioactive persiste durant une période de temps indubitablement plus longue.d) Retombée Nucléaire (Fall-Out).Des déclarations fantaisistes furent émises à son sujet.C\u2019est ainsi que lors des expériences par la Grande Bretagne à l'Ile Christmas, certains scientistes affirmèrent que 1,000 personnes mourraient de leucémie sans compter les troubles génétiques, malformations congénitales, cancer osseux, difficulté visuelle, néphrite et que d\u2019autres encore.Voilà seulement quelques-uns des troubles que l\u2019on attribue à la contamination atmosphérique par les essais nucléaires.Les scientistes de la Commission de l\u2019Ener- gie Atomique affirment cependant que forts de leur expérience et particulièrement de leurs accès à tous les secrets atomiques, ils sont L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 plus en mesure de démontrer que les essais nucléaires effectués au rythme actuel ne causent aucun dommage actuel ou futur.En fait, disent-ils, la radioactivité causée par les essais nucléaires n\u2019est que de 2% de la dose reçue normalement des rayons cosmiques ou des métaux naturellement radioactifs du sol terrestre, soit 0.1 R aux organes reproducteurs pour une période de 30 ans.La Commission d\u2019Energie Atomique établissait dernièrement les effets du Strontium 90 comme suit: Dosage par année Strontium 90 Retombée radioactive ou Fall-Out .Rayons cosmiques (niveau de la mer) .37 MR Rayons cosmiques (5,000 pieds d\u2019altitude) 60 MR Cette comparaison indique la dose infinitésimale, donc sans conséquence génétique ou autre, de la dose produite par les expériences nucléaires au rythme actuel.Toutes deux, les bombes « À » et « H » produisent le strontium radioactif avec cette différence que la bombe «H» entraîne les poussières radioactives jusque dans la stratosphère.Lors de l\u2019explosion d\u2019une bombe « À » de faible intensité et en surface, la retombée est locale et s\u2019étend très peu, quelques milles tout au plus, tandis qu\u2019avec la bombe « H» les particules de strontium 90 sont emportées et distribuées à de grandes distances et occasionnellement sur toute la surface terrestre.Ces particules logées dans la stratosphère sont lavées par la pluie et la brume et graduellement retombent au sol.La contamination sévère causée par la radioactivité résiduelle est souvent décrite comme ayant la forme d\u2019un cigare s\u2019étendant du point d\u2019explosion dans la direction du vent.Le malheur est que la radiation nucléaire immédiate et la radioactivité résiduelle sont insensibles aux 5 sens.Elles ne se voient pas, n\u2019ont aucune odeur, ne se goûtent pas, ne se touchent pas.Seul l\u2019instrumentation peut en déceler la présence.e) Demi-vie.La demi-vie est le temps qu\u2019une substance radioactive prend pour perdre la moitié de L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 son intensité.Ce temps varie suivant les éléments; certains retiendront cette propriété pendant des millions d\u2019années tandis que pour d\u2019autres elle ne sera que de quelques heures.Poids Atomique Demi-Vie Nickel 59 250,000 années Cuivre 64 1/20 jour Strontium 90 25 années Argent 105 45 jours Iode 131 8 jours Caesium 137 27 années Plomb 203 2 jours Radium 226 1,660 années Uranium (Naturel) \u2014\u2014 4,500,000,000 années Uranium 233 161,000 années Plutonium 239 24,110 années Exemples (Demi-vrie) Advenant qu\u2019à la suite d\u2019une explosion atomique, il est établi qu\u2019une certaine région aurait une radioactivité de 200 R pour le Strontium, cette radioactivité deviendrait la suivante dans les années qui suivraient.1957 Dose initiale 200 R/heure davecsnensnnccascacacn0unaeencuusee 1982 Brenan 100 R/heure 2007 Deets 50 R/heure 2032 Terenas 25 R/heure 2057 rere 121% R/heure etc.etc.f) Strontium 90 et Iode 181.La longue période de demi-vie du strontium (25 ans) constitue un problème d\u2019envergure car ce corps constitue en grande partie la retombée radioactive ou fall-out.Le strontium n\u2019est pas radioactif à l\u2019état naturel.On l\u2019emploie particulièrement dans l\u2019industrie pour donner une couleur rouge aux pièces pyrotechniques des feux d\u2019artifice.Il ressemble chimiquement au calcium et se comporte comme le calcium dans l\u2019organisme humain se logeant dans les os et la moelle osseuse, remplaçant même ce calcium si nécessaire à la croissance des jeunes.Une impression qu\u2019il faut détruire tout de suite est que lors de la retombée, le radio- strontium ne cause aucun dommage à la peau.Son mode d\u2019action est le suivant.Retombant au sol, il se dépose sur les feuilles ou le sol et par la suite est absorbé par les racines des plantes ou légumes.Ceux ou celles-ci sont FEUILTAULT: BOMBE ATOMIQUE ET RADIOACTIVITÉ 691 mangés par les humains ou animaux.Chez l\u2019humain, le strontium se localisera aux os et de là produira des radiations pour des années à venir.Si le strontium radioactif est absorbé par les animaux tel la vache par exemple, une partie se logera aux os et l\u2019autre passera dans le lait, par la suite aux humains sous forme de lait pur, crème glacée, fromage, etc.Résumons .Explosion Radioactive Strontium Radioactif dans les airs ,Ç Retombée radioactive au sol Absorption par les plantes ou légumes Absorption (par l'homme ( ou (par animal \u2014 lait \u2014 homme Localisation aux os ou à la moelle humaine Radiation aux organes reproducteurs Troubles (génétiques ( ou (cancéreux (leucémie, cancer osseux, ete.) L\u2019iode radioactif est aussi un des produits biologiques importants à potentiel dangereux.Tout comme le Strontium, il est un produit de la détonation atomique.Son mode d\u2019action et de transmission est identique à celui du Strontium, avec cette différence que l\u2019iode se loge à la glande thyroïde au lieu du système osseux; cependant, contrairement au Strontium, la demi-vie de celui-ci n\u2019est que de 8 jours limitant ainsi les dommages sérieux à l\u2019organisme humain.g) Distinction des doses au corps humain.Une distinction doit être faite concernant les doses de la radiation au corps humain.Une dose de tolérance a été fixée suivant le genre de radiation concernée.Dosage nocif à ne pas dépasser Dose au corps entier 200 R (celle créée par la radiation immédiate) Dose aux organes reproducteurs ou « gonades » 30-80 R (30 années de vie reproductive) Dose de surface Variable (radiographie et radioscopie) Le « dosage au corps entier » est le genre de radiation occasionnée par la radiation im- 692 FEUILTAULT: BOMBE ATOMIQUE ET RADIOACTIVITÉ médiate consécutive aux détonations atomiques particulièrement la bombe aérienne.Cette radiation aiguë produit la maladie des radiations avec symptômes généraux plus ou moins sévères suivant la dose reçue.Ceux-ci on été mentionnés antérieurement.Le « dosage aux organes reproducteurs » (dose aux gonades) est d\u2019intérêt dans les répercussions génétiques engendrées par les retombées radioactives.Différentes sources contribuent à l\u2019augmentation de la dose totale laquelle ne doit pas dépasser 30 à 80 R durant une période de reproduction sexuelle de 30 années.Advenant des doses supérieures à ces chiffres, des malformations congénitales surviendraient causées par la mutation des gènes.Contrairement à la radiation immédiate, la radioactivité résiduelle s\u2019accumule avec le nombre des années et ne déclenche chez l\u2019individu concerné, aucun symptôme clinique décelable.Considérant que le dosage aux organes reproducteurs est cumulatif, ne serait-il pas recommendable d\u2019éviter la prise de radiographies ou l\u2019emploi de radioscopie répétée ou prolongée?Le tableau suivant saura plus que toute autre chose mettre en évidence ce point de discussion.Dose Dose aux gonde Surface Mâle Femelle Poumons (1 radiog.) 1043 02 R .00036 00036 Estomac (1 radiog.) 15ä30 R .02 009 Bassin (1 radiog.) 20 à 25 R 1.10 2.10 Cuisse (1 radiog.) 10 à 15 R 710 210 N.B.: Dose nocive aux gonades: 30 à 80 R pour 30 années de vie reproductive.Une conclusion s\u2019impose.Les radiographies du bassin ou toute autre radiographie et particulièrement la radioscopie où les organes reproducteurs (testicules ou ovaires) sont dans le champ des rayons X, devraient être limitées au strict nécessaire car de plus en plus nombreuses sont les sources inévitables de la radiation; en effet, en plus rayons cosmiques et de la médecine radioactive occasionnelle, il y aura avant longtemps un usage de la radioactivité pour le commerce, l\u2019industrie, l\u2019agriculture et les sciences expérimentales.Ces nouvelles applications seront des sources additionnelles contribuant à l\u2019augmentation de L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 cette dose totale inévitable d\u2019environ 4 R (dose aux organes reproducteurs \u2014 30 années) et ceci dans des circonstances non abusives.Quelles sont ces sources connues, lesquelles à date contribuent à augmenter cette dose aux organes reproducteurs?Quelle est la dose apportée par chacune de ces sources?30 ANNÉES DE VIE REPRODUCTRICE | Dose aux gonades Rayons cosmiques et éléments radioactifs terrestres .30 R Rayons X (usage normal et sans abus) eevee 05 R Tubes de télévision \u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.003 R Montres ou horloges à cadran lumineux phosphorescent .003 R Appareils d\u2019ajustement de ChAUSSUTES .\u2026\u2026\u2026crcrccccrecrencsecnenress 0.003 R Contamination atmosphérique (expériences atomiques) \u2026\u2026\u2026.01 R Total 36 R N.B.: Dose nocive aux gonades: 30 à 80 R.Il faut convenir qu\u2019advenant une guerre atomique, cette contamination atmosphérique de 0.1 R deviendrait beaucoup plus élevée et outre d\u2019entraîner de nombreuses mortalités par radiation aiguë, produirait subséquemment par sa radioactivité résiduelle des troubles génétiques appréciables.h) Controverse entre scientistes.Considérant une guerre atomique d\u2019envergure, les savants semblent d\u2019accord qu\u2019une contamination atmosphérique dangereuse sera inévitablement produite.Cependant une controverse souvent acerbe existe toujours concernant les effets nocifs ou non des expériences nucléaires.Cette divergence d\u2019opinions entre scientistes reconnus apparait absurde, voire même inconcevable à certains moments.Cette situation peut cependant s\u2019expliquer par le fait que les opinions sont divergentes à cause du point de vue différent envisagé par chacun.Ce point de vue peut en effet être pacifiste, humanitaire, politique, publicitaire ou enfin scientifique.Dans leur condamnation des essais nucléaires, le docteur Schweitzer et le Pape s\u2019expriment à titre d\u2019humanitaires et L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 pacifistes et non selon leurs connaissances scientifiques.D\u2019autres savants sont en mal de publicité, d\u2019autres n\u2019ont qu\u2019un but politique.Certains enfin émettront.une opinion basée sur des faits concrets et des informations secrètes auxquels peu de scientistes ont accès à cause de mesures de sécurité nationale bien compréhensibles.Je n\u2019ai certes pas l'intention, ni les capacités nécessaires pour juger ici lesquels de ces scientistes ont raison, mais il semble que scientifiquement parlant, les membres de la Commission de l\u2019Energie Atomique Américaine sont plus en mesure de nous renseigner que bien d\u2019autres scientistes auxquels il manque des données précises et confidentielles.Ceux-ci nous affirment et ils sont appuyés par les savants de l\u2019Académie Nationale des Scientistes dans cette déclaration, que jusqu\u2019à maintenant, les essais nucléaires continuant au même rythme dans les années futures, le dosage total aux organes reproducteurs causé uniquement par les retombées radioactives sera 0.1 R pour une période de 30 années de vie reproductive.Cette dose, ajoutaient-ils est très faible considérant que la radiation naturelle des éléments terrestres et des rayons cosmiques est de 3.0 R (dose aux gonades).Sans doute avez-vous lu que le fait de vivre dans une maison de brique donne 50 fois plus de radiation que l\u2019exposition au rayonnement de toutes les retombées radioactives à date.Vivre dans les Rocheuses expose à 60 fois plus de radiation que la contamination atmosphérique occasionnée par tous les essais depuis 1945.Au fait, combien d\u2019expériences atomiques y a-t-il eu depuis cette date?Début des Nombre Moyenne explosions d\u2019explosions par année Etats-Unis 1945 67 6 Russie 1949 40 5 Angleterre 1952 10 2 U.S.News Publishing Corporation, juin 1957.Conclusion On réclame & grands cris la cessation des expériences atomiques.Telle est en vérité la FEUILTAULT: BOMBE ATOMIQUE ET RADIOACTIVITÉ 693 décision à prendre; celle-ci ne pourra cependant être considérée qu\u2019en autant que nous aurons l\u2019assurance et la certitude que toutes les Nations possédant le secret atomique arrêteront la production des armes nucléaires et considèreront l\u2019inspection tant terrestre qu\u2019aérienne comme faisant partie de leur contrat pacifique.Il semble malheureusement de plus en plus vrai que la locution « Si vis pacem, para bellum» et le proverbe « La raison du plus fort est toujours la meilleure » soient toujours d\u2019actualité.Il serait vraiment idiot que seuls nous cessions nos expérimentations dans le domaine atomique.Un accord Russo-Américain-Anglais est indispensable si l\u2019on veut qu\u2019un jour cessent les expériences nucléaires.Tous, vous et moi, notre gouvernement voulons la paix mais comme le disait si bien le docteur Shield Warren, expert en médecine atomique: «II serait inexcusable de mettre la sécurité du monde libre en danger en cessant les expériences atomiques.Je crois fermement, ajoutait-il, qu\u2019il serait inadmissible que nous mettions en danger notre propre sécurité et celle du monde entier pour éliminer un risque aussi infime que celui que constitue tout programme efficace d\u2019essais atomiques.» L\u2019atome est maintenant avec nous pour y rester.Pour notre bien-être ou comme moyen de défense, il nous faut connaître ses effets pour l\u2019apprécier ou s\u2019en protéger si la chose devenait nécessaire.Souhaitons que ce soit uniquement pour un but pacifique.BIBLIOGRAPHIE 1.The Effects of Atomic Weapons.U.S.Atomic Energy Commission, 1950.2.C.G.HUNTER: Radiation Injuries in Atomic Welfare with stress on Fall-Out \u2014 Cdn.Med.Ass.J.76: 394 (1 mars) 1957.3.Management of Mass Casualties.Walter Reed Army Institute of Research, 1955.4.Handbook of Atomic Weapons for Medical Officers, 1951.5.Medical Aspects of Atomic Welfare, 1949.6.Radiological Defence Manual.Vol.3, 1950.7.Civil Defence.Cdn.Med.Ass.Journal, 67: 511, 1952. RECUEIL DE FAITS RÔLE POSSIBLE DU STREPTOCOCCUS EVOLUTUS DANS UN CAS D'ENDOCARDITE 1 M.LEFEBVRE et G.CÔTÉ, Hôpital Maisonneuve (Montréal).Il a été possible, parmi les nombreux cas d\u2019endocardite bactérienne rapportés dans la littérature médicale, de mettre en évidence, par des méthodes bactériologiques variées, la présence de divers organismes bactériens aérobies.Il faut mentionner le cas où la culture du sang n\u2019a apporté aucun renseignement quant à l\u2019agent responsable, même si les signes cliniques étaient en faveur d\u2019une telle pathologie (5).Il ne faut pas cependant exclure la possibilité d\u2019une endocardite bactérienne où le rôle de microorganismes anaérobies peut être mis en évidence.C\u2019est pourquoi nous avons pensé à rapporter ce cas où les cultures de sang ont démontré l\u2019existence d\u2019un streptocoque anaérobie de prédilection, le Streptococcus evolutus (1, 2, 3) dont le rôle probable dans l\u2019endocardite bactérienne a été rapporté par Lemierre (4, 4A).Le streptocoques anaérobies ont été décrits par l\u2019Ecole française, qui a été la première à donner les détails morphologiques, culturels et en certains cas pathogéniques de ces microor- ganismes.Ces streptocoques anaérobies se divisent en 2 groupes: les streptocoques fétides et gazogènes et les streptocoques non fétides et non gazogènes.Il existe aussi une autre espèce, nommée streptocoque anaérobie de prédilection (2, 3).Ces streptocoques présentent une phase d\u2019anaérobiose stricte d\u2019une durée plus ou moins longue, c\u2019est-à-dire qu\u2019ils se conduisent en anaérobie strict dans les premières cultures, puis ils deviennent facultatifs tout en gardant leur caractère anaérobie.De ce fait, ils se cultivent mal en présence d\u2019air.Le Streptococcus evolutus fait partie de ces formes de cocci Gram positif en chainettes.1.Travail fait dans les Départements des Laboratoires et de Médecine sous la direction des docteurs Paul Maheux et Paul Robert.Dans la gélose profonde Veillon, les colonies ont une forme lenticulaire, puis elle peuvent devenir brunâtres en vieillissant.C\u2019est un hôte des appareils respiratoire et digestif.Il a été isolé dans plusieurs processus infectieux en culture pure ou en association.Il a été retrouvé dans des pleurésies purulentes, dans des gangrènes pulmonaires, dans des abcès du poumon, dans les fièvres puerpérales et dans les appendicites suppurées (1, 2, 3).L\u2019injection d\u2019une culture pure au cobaye et à la souris peut provoquer des tuméfactions où l\u2019on retrouve une collection de pus grumeleux.La sensibilité de ce micro-organisme aux différentes substances antibiotiques fut la suivante: sensible à la pénicilline, à l\u2019érythromycine, aux tétracyclines, au chloramphenicol, à la streptomycine, à la terramycine, et à l\u2019auréomyecine.Observation.Monsieur L.C.âgé de 40 ans s\u2019est présenté à l\u2019Hôpital le 20 mars 1957 pour hyperthermie, asthénie, inappétence et amaigrissement.Au mois d\u2019octobre 1955, ce patient était en bonne santé apparente.Les premiers malaises notés furent l\u2019asthénie et une douleur lancinante au niveau des crêtes iliaques, qui en peu de temps le rendirent grabataire.Le phénomène douloureux disparut complètement au bout de trois mois, mais un grand état de faiblesse persista.À ceci s\u2019ajouta de l\u2019inappétence et bientôt le malade accusa une perte de poids de trente-cinq livres.Deux mois avant son admission, ce patient commença à noter qu\u2019à tous les jours il était un peu fiévreux.Un médecin consulté, constata l\u2019existence d\u2019un certain degré d\u2019anémie.L'histoire de ce cas révéla, que neuf mois auparavant, il se fit extraire plusieurs dents. L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 Donc trois mois s\u2019écoulèrent entre le moment de cette intervention et la manifestation des premiers symptômes.Aucun épisode rhumatismal antérieur ne put être mis en évidence, si ce n\u2019est qu\u2019au cours de sa jeunesse le patient se serait souvent plaint de douleurs mus- eulaires lancinantes aux membres inférieurs.A l\u2019âge de vingt-cinq ans, l\u2019admission dans l\u2019armée lui est refusée, à cause, semble-t-il de sa condition cardiaque insatisfaisante.Examen du malade: La température était à 101.°2F à l\u2019admission.Les téguments étaient brunâtres.Le pouls en périphérie était partout bondissant.Au fond d\u2019oeil, on voyait battre les artères rétiniennes; la muqueuse pharyngée était hyperhémiée, les amygdales étaient présentes.Les pulsations aortiques, au creux sus-ster- nal, étaient facilement perceptibles à la palpation.Il existait au coeur un souffle systolique grade II-IV.Au foyer aortique, un souffle diastolique grade IV-V existait au rebord sternal gauche.La tension artérielle était de 140/30.A l'abdomen, la rate était palpable sur environ cinq travers de doigt; un double souffle crural de Durozier se percevait facilement.Le diagnostic le plus probable au moment de l\u2019examen semblait être celui d\u2019endocardite bactérienne, sub-aiguë.Trois hémocultures furent pratiquées dix heures après l\u2019admission.Les premiers rapports bactériologiques furent positifs et l\u2019examen microscopique révéla dans le milieu anaérobie la présence de cocci Gram positif en chaînettes.Les cultures pour aérobies demeurèrent négatives.L\u2019ensemencement fut fait dans un tube d\u2019Yvan Hall contenant du bouillon V.F.Ce milieu de culture est obtenu par la digestion trypsique de viande et de foie.Un ensemencement en gélose profonde Veillon fut aussi pratiqué ainsi que d\u2019autres repiquages dans différents milieux.Traitement.Une thérapeutique à la pénicilline et à la streptomycine fut immédiatement entreprise du fait que cet agent bactérien était sensible «in vitro» à la plupart des substances antibiotiques.Il a été d\u2019usage LEFEBVRE er COTE: UN CAS D\u2019ENDOCARDITE 695 dans la plupart des cas d\u2019employer comme moyen thérapeutique des doses plus ou moins élevées de pénicilline pendant une période de temps pouvant aller jusqu\u2019à trente jours (5, 6).Cependant au cours des quatre ou cinq dernières années, plusieurs auteurs ont rapporté les résultats obtenus avec un « short term therapy » employant une combinaison de pénicilline et de streptomycine.Ce nouveau mode de thérapeutique consiste dans l\u2019administration de 600,000 unités, par voie in- tra-musculaire de pénicilline aqueuse procai- née G à toutes les six heures pendant dix jours et 0.5 g.d\u2019un mélange réparti en parts égales de streptomycine et de dihydro-strepto- mycine à toutes les six heures pendant cinq jours et aux douze heures pendant cinq autres jours additionnels.Les statistiques de survie des patients traités par cette méthode se comparent avantageusement à celles publiées antérieurement.C\u2019est pourquoi nous avons décidé de soumettre notre patient à cette thérapeutique.Deux jours après le début du traitement, le patient devenait apyrétique, le pouls ralentissait.Subjectivement, des résultats notables furent constatés.L\u2019appétit est revenu rapidement et l\u2019asthénie disparut; il en fut ainsi jusqu\u2019au jour du congé médical.La rate diminua rapidement de volume, le poids augmenta et la formule rouge du patient s\u2019améliora.Le caractère et l\u2019intensité des souffles au coeur ne furent aucunement altérés; aucun signe d\u2019insuffisance cardiaque ne se manifesta.Il n\u2019a pas été possible comme dans la plupart de ces cas de mettre en évidence, une pathologie valvulaire rhumatismale (7).Le streptocoque peut se greffer au niveau d\u2019une cardiopathie congénitale, mais cette hypothèse n\u2019a pu être vérifiée.L\u2019admission de ce patient dans l\u2019armée lui ayant été refusée une quin- zeine d\u2019années plus tôt à cause d\u2019une cardiopathie laisse présumer, qu\u2019il était porteur de l\u2019une ou l\u2019autre des lésions pathologiques déjà énumérées. 696 Résumé.L'importance de la recherche des bactéries anaérobies dans le cas d\u2019endocardite bactérienne ne doit pas être dédaignée.Il arrive très souvent que les hémocultures pratiquées en vue de rechercher des bactéries aérobies demeurent négatives bien que, cliniquement, les symptômes soient en faveur d\u2019une endocardite bactérienne.Nous pensons donc que ces hémocultures seraient plus souvent positives si la recherche des bactéries anaérobies était faite de routine dans tous ces cas.BIBLIOGRAPHIE 1.J.DUMAS: Streptocoques anaérobies, dans: Bactériologie Médicale.Collection Médico-chirurgicale à révision annuelle.Flammarion, édit.Paris, 1951 \u2014 pages 731-733.LEFEBVRE er COTE: UN CAS D\u2019'ENDOCARDITE L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 2.WEINBERG, M.NATIVELLE, R.PREVOT: Streptocoques anaérobie, dans: Les Microbes anaérobies.Masson et Cie, édit, Paris, 1937 \u2014 pp.997-1017.3.A.R.PREVOT: Les infections causées par les anaérobies endogènes: Biologie des maladies dues aux anaérobies.Flammarion, édit, Paris, 1955 \u2014 pp.413-424.4 M.LEMIERRE, J.REILLY, R.DE FONT- REAULX : «Streptococcus viridans» atypique dans une endocardite lente.Bull.Mém.Soc.Méd.Hôp.de Paris, 128 (janv.-mai) 1935.5.Hall BUFORD: The management of Bacterial Endocarditis.Med.Clinics of N.America, 185 (janvier) 1957.6.M.FINDLAND: Treatment of Bacterial Endo- carditis.New England J.Med., 250: 372 (4 mars- 11mars) 1954.7.BESSON: Principles of Internal Medicine.The Blakiston Co., édit., New-York, 1954 \u2014 pp.1413- 1418. REVUE GÉNÉRALE LE DIAGNOSTIC DU DIABETE! Rosario ROBILLARD, Médecin de l\u2019hôpital Saint-Luc, Professeur agrégé de médecine à l\u2019Université de Montréal.A plusieurs parmi vous, il paraîtra sans doute oiseux de vouloir traiter du diagnostic du diabète devant une docte assemblée.Reconnaître un diabète sucré, voilà un problème qui ne demande pas d\u2019effort et se solutionne facilement.La tâche du conférencier, me direz- vous, est des plus simple pour ne pas dire simpliste.| Sans aucune discussion, j'admets la facilité de faire un tel diagnostic dans la plupart des cas, mais à la condition d\u2019y avoir pensé.Habituellement, le diagnostic du diabète se fait avec une extrême facilité mais parfois, il pose des problèmes de solution difficile et je dirai même de solution impossible à moins d\u2019une observation prolongée sur une période de plusieurs mois.Le diabète est facile à reconnaître, mais pourtant il y a encore plus de la moitié des diabétiques qui vivent dans l'ignorance absolue de cette maladie qui les mine.Les enquêtes faites à Oxford, dans l\u2019état du Mass, et à New-Market dans la banlieue de Toronto prouvent que, pour un diabétique connu, il y a au moins un diabétique encore inconnu.Pour comprendre comment il se fait qu\u2019un nombre aussi important de diabétiques 1gno- rent encore leur affection, il faut savoir que cette maladie peut être asymptomatique et que la seule manière de la reconnaître c\u2019est de la rechercher activement par des analyses: dosage du sucre dans le sang et recherche du sucre dans les urines.Il faut aussi savoir que beaucoup de diabétiques ignorent cette affection parce qu\u2019ils n\u2019en connaissent pas les symptômes.Il faut enfin savoir que trop de 1.Communication au XXVIIe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Québec, septembre 1957.personnes qui soupçonnent être atteintes de cette maladie, mais à cause des fausses notions trop répandues sur cette affection, n\u2019osent pas consulter de crainte de voir leur appréhension se confirmer.La nécessité de reconnaître le diabète de façon hâtive est primordiale.Faut-il laisser l\u2019unique enfant d\u2019une famille sombrer dans le coma diabétique et mourir de cette complication aiguë six heures après son admission à l'hôpital?Faut-il laisser les diabétiques écoper des complications vasculaires de cette maladie contre lesquelles le médecin est encore en grande partie désarmé pour savoir reconnaître cette affection?Reconnaître le diabète est devenu aujourd\u2019hui une véritable urgence et c\u2019est à cette condition que son traitement gardera toute son efficacité et que la persistance dans la thérapeutique classique qui a fait ses preuves maintiendra chez les personnes atteintes de cette affection un état de santé en tout comparable à celui d\u2019un individu normal.Les moyens à la portée de tous les médecins pour arriver au diagnostic du diabète sucré se classent sous les chefs suivants: 1.l\u2019étude des symptômes; 2.l\u2019enquête héréditaire et familiale; 3.l\u2019observation des signes de cette maladie ; 4.les analyses biologiques.Vous me pardonnerez sans doute d\u2019esquisser à grands traits les trois premiers chefs qui ne conduisent qu\u2019à un diagnostic d\u2019approche pour insister sur les analyses biologiques qui forment la base et le fondement même du diagnostic du diabète sucré. 698 ETUDE DES SYMPTÔMES Je ne vous ferai pas l\u2019affront de vous étayer le diagnostic du diabète sucré d\u2019après la tétrade classique de cette maladie.Je vous demanderai cependant de toujours rester les seuls juges dans l'interprétation des symptômes classiques sans laisser au malade le loisir ou l\u2019opportunité d\u2019expliquer à sa guise la cause de sa polydipsie, i.e.les trop grandes chaleurs, de sa polyurie, ie.chez l\u2019homme, une hypertrophie de la prostate et chez la femme, l\u2019infirmité d\u2019une cystocèle, et de sa polyphagie, i.e.d\u2019une consommation alimentaire de 5,000 calories jugée bien à tort comme la ration quotidienne de tout le monde.À côté de la tétrade classique du diabète, conditionnée essentiellement par l\u2019hyperglycémie, se placent les symptômes révélateurs qui sont l\u2019objet de consultations aussi fréquentes que peuvent l\u2019être les symptômes classiques.Ces petits signes du diabète comme on les nomme souvent sont: L\u2019asthénie que l\u2019on considère trop volontiers comme purement physique mais qui est tout autant psychique, intellectuelle et sexuelle.C\u2019est par un questionnaire habilement conduit que l'on réussira à découvrir ce symptôme pour lequel le malade se présente mais qu\u2019il n\u2019ose dévoiler, ne trouvant pas les termes adéquats pour amorcer le sujet.L\u2019amaigrissement est fréquemment la cause de consultations.S\u2019il s'accompagne de poly- phagie, nous devrons nécessairement penser au diabète après avoir éliminé la maladie de Basedow.Les démangeaisons, le prurit vulvaire sont fréquents; les anthrax et les furoncles, également.Trop souvent en examinant ces porteurs, nous oublions l\u2019étiologie diabétique fréquente de ces symptômes.Quant aux plaies lentes à guérir, elles sont à ne pas en douter un signe révélateur du diabète, mais du fait que les plaies guérissent rapidement, la possibilité du diabète ne doit pas pour cela être écartée.Le brouillard visuel et les cataractes de la cinquantaine doivent nous faire rechercher avec plus d\u2019instance le diabète.ROBILLARD: DIAGNOSTIC DU DIABETE L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 Les crampes nocturnes dans les jambes et les douleurs lombaires consécutives à la polyurie accompagnent souvent le diabète.Cette première étape dans le diagnostic du diabète ne sera complétée que lorsque le questionnaire aura été suffisamment élaboré sur des questions que le malade ne jugeait même pas à propos de mentionner.ENQUÊTE HÉRÉDITAIRE ET FAMILIALE Le diabète est une maladie à tendance héréditaire et toute personne suspecte de cette maladie doit subir une enquête dans ce sens.Le diabète obéit aux lois de Mendel et possède- rait des caractères récessifs.Cependant il n\u2019est pas toujours facile de mettre en évidence cette hérédité sans que l\u2019on puisse pour cela la rejeter; en vertu de la loi d\u2019anticipation, le diabète peut apparaître chez les enfants 10 ou 20 ans plus tôt qu\u2019il n\u2019est apparu chez les parents.Même en l\u2019absence de diabète révélé chez les parents qui ont succombé à des coronarites, des infarctus, des paralysies cérébrales ou à des gangrènes séniles, nous sommes en droit de croire à un diabète ignoré chez eux, bien qu\u2019il soit impossible de le prouver maintenant.Quand le diabète apparaît chez les enfants issus de tels parents, nous avons là un argument en faveur de l\u2019existence du diabète chez des ascendants qui ont présenté de tels accidents.L\u2019obésité est un facteur important dans le déclenchement du diabète et c\u2019est chez l\u2019obèse en particulier que se recrutent les diabétiques.Chez les descendants de diabétiques, il n\u2019y a pas d\u2019excuses pour tolérer un excès de poids sans grever cette génération de la maladie de leurs parents ou de leurs ancêtres.LES SIGNES DU DIABÈTE L'examen objectif du malade constitue la troisième étape du diagnostic.Cet examen physique du malade nous oriente vers le diagnostic surtout quand nous observons des signes comme ceux-ci: sécheresse de la peau et des muqueuses; cataractes ; brouillard visuel; L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 baisse de la vision; rétinite diabétique; œdème des paupières; œdème de la face; teint blafard ; perte de poids malgré un régime hyper- calorique; ulcère perforant plantaire; névrite diabétique; gangrène; crise de coronarite; xanthochromie palmo-plantaire; xanthomatose diabétique; enfant trop grand pour son âge ou dans le coma; comateux avec de l\u2019hypotonie des globes oculaires et une respiration de Kussmaiil.L\u2019étude de ces trois premiers éléments dans la marche vers la connaissance du diabéte ne nous à apporté qu\u2019un diagnostic de probabilité qu\u2019il nous faut faire confirmer ou infirmer par le laboratoire si nous voulons en arriver à un diagnostic de certitude.LES ANALYSES BIOLOGIQUES Sans le laboratoire, nous pouvons arriver à de grandes présomptions sur l\u2019existence du diabète, mais ce ne serait qu\u2019une probabilité et un diagnostic confirmé de cette maladie ne pourrait jamais avoir lieu.Le diagnostic du diabète sucré repose en définitive sur le laboratoire qui nous offre deux méthodes de valeur inégale pour nous aider à solutionner ce problème: la recherche ou le dosage du sucre urinaire et la détermination du taux du sucre sanguin.LA GLYCOSURIE La présence de sucre dans les urines reste le meilleur facteur d\u2019orientation du diagnostic qu\u2019elle ne tranche cependant pas.Les glycosuries symptomatiques.Quand le glucose trouvé dans les urines s'accompagne par ailleurs des symptômes, des signes diabétiques avec ou sans antécédents héréditaires, il ne reste qu\u2019à faire et sur-le- ROBILLARD : DIAGNOSTIC DU DIABÈTE 699 champ une glycémie; si elle est anormalement élevée, le diagnostic du diabète est confirmé.Les glycosuries asymptomatiques.Bien rares sont les médecins qui n\u2019aient eu la surprise de constater de la glycosurie chez des personnes indemnes de toute symptomatologie diabétique et c\u2019est ainsi que s\u2019explique le si grand nombre de diabétiques encore inconnus.Il y a donc l\u2019indication nette du devoir pour tout médecin, quelque soit son genre de pratique, de rechercher chez tous ses malades le sucre dans les urines, au moins une fois par année.Les glycosuries, selon Joslin, sont d\u2019origine diabétique tant que nous n\u2019en avons pas fait la preuve contraire.Les glycosuries de moins de 5 grammes au litre sont souvent d\u2019une autre nature, survenant dans la grossesse, les néphroses, les néphrites et le diabète rénal.Il faut se défier des fausses glycosuries qui réduisent les solutions alcalines de cuivre, ce sont: les composés glucuroniques; l\u2019alcaptone; les sucres suivants: lactose, galactose, fruc- tpse, maltose, pentose, sucrose.La glycosurie diabétique a comme caractéristique de varier dans le même sens que l\u2019ingestion glucidique, de provoquer de la polyurie et d\u2019augmenter la densité urinaire.La seule substance urinaire réductrice qui caractérise le diabète est le glucose, sucre fermentescible et dextrogyre.Aujourd\u2019hui, il n\u2019y a pas d\u2019excuses pour ne pas compléter l\u2019examen d\u2019un malade sans en rechercher le sucre dans ses urines.Les méthodes par le Bénédict, la liqueur de Fehling sont de plus en plus remplacées par d\u2019autres méthodes chimiques simplifiées et plus rapides: le Galatest et le Clinitest.Ces méthodes de recherche du sucre sont sûres, à la portée des médecins pour découvrir les diabétiques comme elles le sont aux malades pour contrôler leur diabète.Que penser des méthodes enzymatiques 700 dans la détermination du glucose urinaire?Que ce soient les allumettes ou les papiers aux verts d'automne, ces méthodes n\u2019ont pas la valeur qu\u2019on veut bien leur accorder, et tout au plus, elles disent, dans des conditions idéales, s\u2019il y a ou non du sucre dans les urines.LA GLYCÉMIE Le diagnostic du diabète ne peut être confirmé que par un taux exagéré de sucre sanguin, i.e.une hyperglycémie.Hyperglycémie avec glycosurie.La glycosurie isolée ou accompagnée de symptômes diabétiques n\u2019apporte pas la preuve du diabète sans une hyperglycémie.Cette glycémie que nous avons l'habitude de déterminer de façon précise par la méthode de Folin-Wu sera considérée diabétique si elle dépasse 1.30 gramme au litre, à jeun et 2.00 grammes au litre, après un repas.Jusqu\u2019à présent, l\u2019équipement nécessaire à cette analyse et le temps dépensé à la pratiquer ont empêché un bon nombre de médecins à recourir à ce procédé pour déceler le diabète de façon certaine.Nous avons aujourd\u2019hui à la portée de tout médecin une méthode depuis longtemps attendue pour déterminer le sucre sanguin d\u2019une façon simple et rapide, c\u2019est le Dextrotest.Appliquée strictement selon les directives, cette méthode va rendre d\u2019appréciables services dans le dépistage et dans la conduite du traitement des diabétiques.Le Dextrotest permet de faire le diagnostic du diabète quand les glycémies sont au moins à 2 grammes au litre.Pour des glycémies inférieures à ce chiffre, il est prudent de recourir au Folin- Wu pour ne pas risquer de laisser aller sans le reconnaître un diabétique.Les glycémies normales à jeun n\u2019excluent pas nécessairement la présence du diabète.Il s\u2019agit de refaire une glycémie post-prandiale pour mettre en évidence un diabète qui hésitait à se laisser découvrir.Les recherches à jeun du glucose dans le sang et les urines ne rendent ROBILLARD: DIAGNOSTIC DU DIABÈTE L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juir 1958 compte que faussement du bilan glucidique qui n\u2019est normal qu\u2019à ce moment de la journée.Il suffit de répéter ces analyses au cours du nycthémère pour déceler l\u2019existence de cette maladie.Dans les cas douteux, quand les glycémies post-prandiales ne suffisent pas à prouver un diabète, il faut recourir à l\u2019épreuve de l\u2019hyperglycémie provoquée.Les pièges tendus dans l\u2019interprétation d\u2019une glycémie.1.Le diabétique peut présenter une glycémie à jeun normale au cours d\u2019une restriction alimentaire ou sous l\u2019effet de l\u2019insulino-thé- rapie.2.Par ailleurs, une personne non diabétique peut présenter une hyperglycémie au cours d\u2019une réalimentation à la suite d\u2019un jeûne.Il en est de même dans de nombreuses conditions pathologiques qu\u2019il faut éliminer avant de conclure à la présence d\u2019un diabète.3.Il ne faut jamais établir le diagnostic du diabète sur une seule hyperglycémie.Les erreurs sont toujours possibles: de nom, de rapport, d\u2019inscription.Par contre des hyperglycémies véritables sont faussées à la base parce qu\u2019elles sont la traduction d\u2019un sérum glucosé en marche ou bien le résultat d\u2019un reste de glucose dans la seringue qui a servi au prélèvement sanguin pour cette analyse.Hyperglycémie sans glycosurie.En dehors des atteintes rénales où l\u2019hyperglycémie peut exister sans glycosurie, il se rencontre des cas qui n\u2019ont jamais présenté de sucre dans les urines et que l\u2019on découvre diabétiques à l\u2019occasion de complications de dégénérescence.La glycosurie n\u2019est donc pas absolument nécessaire au diagnostic du diabète.L\u2019HYPERGLYCÉMIE PROVOQUÉE Elle sert au diagnostic et non à doser la gravité du diabète.Faite dans de bonnes conditions et correctement interprétée, cette épreuve est la méthode de choix pour trancher un diagnostic du diabète. L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 Il ne faut pas y recourir dans les états d\u2019infection, de jeûne, dans les troubles du foie et surtout quand le diagnostic du diabète peut aisément se faire sans elle.Quand le clocher hyperglycémique s\u2019élève à plus de 1.70 gramme au litre et quand surtout il existe une lenteur de la courbe à devenir normale au bout de trois heures, soit au moins à 1.20 grammes au litre, nous avons là un test indicateur de diabète, s\u2019il n\u2019y a pas d\u2019autres conditions capables de produire une telle perturbation glucidique.~ CONCLUSIONS Les étapes qui conduisent au diagnostic du diabète sont: 1.Les symptômes cardinaux et les symptômes révélateurs; il existe cependant des diabétiques asymptomatiques; ROBILLARD: DIAGNOSTIC DU DIABETE 701 2.le laboratoire démontre dans le diabète que la glycosurie est habituelle, qu\u2019elle varie dans le même sens que l\u2019alimentation.La polyurie associée à l\u2019augmentation de la densité urinaire ne se rencontre que dans cette maladie.La glycosurie ne suffit cependant pas à prouver le diabète et qui plus est, le diabète peut exister sans elle; 3.l\u2019hyperglycémie est la condition essentielle dans le diabète; 4.l\u2019épreuve de l\u2019hyperglycémie provoquée dans les cas frontières lève les doutes.Toute courbe d\u2019allure diabétique ne signifie pas nécessairement un diabète.Le diagnostic du diabète est facile, mais il faut tout de même éviter les pièges semés sur les étapes qui conduisent à ce diagnostic.GLOMERULO- SCLEROSE INTERCAPILLAIRE DE KIMMELSTIEL ET WILSON OU LA GLOMÉRULO-HYALINOSE DES DIABÉTIQUES ! Etude clinique.Louis- Napoféon LAROCHELLE (Québec).Le monde médical sait très bien que le diabète sucré accélère l\u2019établissement de l\u2019athérosclérose dans les artères du cerveau, du cœur, des reins et des membres inférieurs.Ce phénomène est particulièrement noté au niveau des reins et ceux-ci ont, depuis de nombreuses années, fait l\u2019objet d\u2019 études très documentées.Je ne me propose pas cet après-midi de vous présenter le problème dans son entier; je veux simplement attirer votre attention sur une forme bien définie de l\u2019hyalinose glomérulsire, forme anatomique dont l\u2019expression clinique est caractéristique.L\u2019ensemble des lésions anatomiques et des signes cliniques est connu sous l\u2019étiquette de syndrome de Kimmelstiel- Wilson.| DEFINITION | La glomérulo-sclérose intercapillaire décrite par Kimmelstiel et Wilson en 1936 dési- 1.Communication au XXVIIe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Québec, septembre 1957.er onait \u2018une accumulation de substance hyaline dans les reins, à partir des espaces interca- pillaires des lobules glomérulaires, chez des diabétiques ayant des œdèmes et de l\u2019albuminurie.Ces auteurs insistaient & ce moment sur.ce caractére fondamental de leurs constatations, à savoir qu\u2019au début, la sclérose était intercapilaire, l\u2019opposant ainsi aux lésions in- tracapillaires de la glomérulo-néphrite.En 1936, le syndrome de Kimmelstiel-Wilson correspondait donc surtout à une entité anatomique.Après vingt ans, le terme de glomérulo-sclé- rose intercapillaire a conservé moins de rigueur; l\u2019hyalinose intracapillaire n\u2019en est plus rejetée et enfin l\u2019expression de \u201cSyndrome de Kimmelstiel-Wilson\u201d s\u2019adresse avec plus d\u2019extension, à une entité anatomo-clinique.L\u2019hyalinose primitivement intercapillaire ou intracapillaire ne sera pas discutée.Je n\u2019ai pas le temps nécesaire pour aborder ce sujet et encore moins la compétence. 702 ETUDE CLINIQUE Ce qui intéresse ici le clinicien, c\u2019est de savoir que ce syndrome se rencontre chez un diabétique, plus fréquemment de moins de cinquante (50) ans, qu\u2019il est d\u2019origine rénale et qu\u2019il se manifeste par un certain nombre de signes qui, réunis en faisceaux, doivent commander le diagnostic.Par ordre de fréquence et d\u2019importance, les principaux symptômes sont: l\u2019ædème, l\u2019albuminurie, l\u2019hypertension artérielle, la rétinite, l\u2019anémie, les modifications humorales et quelques associations endocriniennes.Ces différents signes réunis chez un diabétique constituent, à n\u2019en pas douter, le syndrome de Kimmelstiel-Wilson.Mais à cause d\u2019un début plus ou moins larvé et d\u2019une évolution qui s\u2019étale sur quelques années, il est intéressant d\u2019analyser chaque symptôme.1.Symptomatologie.1.Les œdèmes.Présents dans 80% des cas, les œdèmes sont en général la première manifestation que signale le diabétique et la première, également, qui frappe l\u2019attention du clinicien.D\u2019ailleurs, l\u2019on sait, qu\u2019avant 50 ans, ces œdèmes sont d\u2019origine rénale.Ce sont des œdèmes d\u2019intensité variable, allant de la simple infiltration péri-malléolaire à l\u2019anasarque.Ils sont typiquement rénaux: ils sont blancs, mous, dépressibles en godet.À un stade avancé de l\u2019hyalinose rénale, l\u2019insuffisance cardiaque surajoute son potentiel à la persistance des œdèmes.Il est, à ce stade, difficile de faire la part des deux étiologies.2.L\u2019albuminurie.La fréquence de l\u2019albuminurie est aussi importante que celle des œdè- mes.Le taux de l\u2019albumierie est très variable et peut aller de 1 à 10 grammes au litre.3.L\u2019hypertension artérielle.150/90 et plus.Se rencontre généralement.Elle est quelquefois le signe avertisseur de l\u2019œdème.La maxima est de 180 à 250 et, la minima, de 100 à 140 mm.L\u2019insuffisance cardiaque pince ou rapproche ces deux extrêmes; l\u2019amélioration les écarte.Le repos a moins d\u2019influence que dans les autres syndromes.Plus le sujet a de l\u2019âge, moins la maxima est spécifique.LAROCHELLE : GLOMERULO-SCLEROSE DES DL'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 4.Les signes oculaires.Chez le diabétique l'étude du fond d'œil est de routine et les signes oculaires extrêmement importants.Ils sont, pour ce qui nous regarde, de deux ordres: les uns propres au diabétique et rencontrés dans 20% des cas, les autres, spécifiques du syndrome d\u2019hyalinose rénale, ce sont les mi- cro-anévrysmes en foyer\u2014cloister aneurysms.Le diabétique, surtout s\u2019il est jeune, peut être identifié par la rétinite centrale ponctuée, forme pure de la rétinite centrale ponctuée, et s'ajoutent fréquemment la vision multicolore et polyforme, des exsudats, de l\u2019ædème et des hémorragies.Au stade de la glomérulo- sclérose intercapillaire, 50%des cas présentent ce que Bonnet et Bonnamour citaient à une réunion d\u2019ophtalmologistes, à savoir: 1) les bouquets capillaires néoformés; 2) la dilatation des veines et les ectasies veineuses; 3) les bouquets et les nœuds dessinés dans les veines; 4) l\u2019engainement des veines par des manchons de cristaux.Ces quatre derniers signes du fond de l\u2019œil définissent l\u2019étendue des lésions des dégénérescences dans le Kimmel- stiel-Wilson.5.L\u2019anémie.Elle est fréquente, de type normocytaire et hypochrome, difficile à peser du fait de l\u2019hydrémie et d\u2019une certaine hypothyroïdie.6.L\u2019azotémie.Signe peu intéressant et témoin assez tardif d\u2019un syndrome évolué à son stade terminal.2.Syndrome humoral.Protides totaux sont normaux ou abaissés.Leur abaissement peut suivre de loin l\u2019apparition des œdèmes et même lorsque l\u2019hypo- protidémie survient, elle peut fort bien être signalée chez un sujet à une diète riche en protéine.C De sorte que même si ce facteur n\u2019est pas négligeable dans l\u2019entretien des œdèmes, son temps d\u2019apparition et son rôle ne sont pas bien élucidés.Le cholestérol est souvent élevé.Quelquefois, il s\u2019élève lorsque la protidémie s\u2019abaisse.Il semble bien que ce soit là une des conséquences d\u2019une dysendocrinie. L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 3.Le diabète.Les principaux caractères de ce diabète compliqué de glomérulo-hyalinose sont fort surprenants.Ou bien, tous les signes sont atténués comme la glycémie et la glycosurie et le traitement nécessite seulement de petites doses d\u2019insuline, ou bien, la tolérance aux glucides est très instable tout comme les quantités d\u2019insuline.Quel est le rôle de l\u2019inappétence, des nausées, des vomissements?A tout prendre, il est généralement admis que le diabète s\u2019atténue.4.Le complexe endocrimen.Ce n\u2019est pas en dix minutes que l\u2019on peut s\u2019aventurer dans un pareil labyrinthe.Que le diabète soit par lui-même un syndrome plu- riglandulaire où les gros canons sont le pancréas, les surrénales, l\u2019'hypophyse surtout, nul n\u2019en doute.Quel est le rôle en profondeur de ces glandes dans la production du Kimmels- tiel-Wilson?Ceci est pour le moins énigmatique.À l\u2019Etude expérimentale, je rappellerai l\u2019intérêt du jeu de la surrénale.5.Etrologie.Le sexe.La prédominance du sexe féminin est manifeste dans la plupart des statistiques, encore que certains auteurs, comme Gardner, et Root, en arrivent à une opinion inverse.L\u2019âge.Les extrêmes vont de 16 à 90 ans.Les observations de sujets au-dessous de vingt (20) ans sont rarissimes.La statistique de Bell porte sur 1465 cas.De 20 à 50 ans: hommes, 31.5% ; femmes, 18.2%.De 50 & 90 ans: hommes, 17.7%; femmes, 33.1%.Moyenne: hommes, 19.5%; femmes, 30.0%.6.Evolution.L\u2019évolution du syndrome de Kimmelstiel- Wilson est difficile à établir.Toutefois, si ce début est situé aux approches de l\u2019albuminurie, la durée peut dépasser dix ans.Elle est généralement plus courte, allant de deux à six ans.LAROCHELLE: GLOMERULO-SCLEROSE DES D.703 DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL .Le diagnostic différentiel chez un diabétique avec œdème doit écarter et je ne fais qu\u2019énumérer: la pyélonéphrite; l\u2019hydronéphrose ; l\u2019insuffisance cardiaque; l\u2019hypertension artérielle ; la glomérulo-néphrite chronique.( ETUDE EXPERIMENTALE Dans un article publié dans « L\u2019American Journal of Pathology » en 1955 et intitulé: « Histopathologie des lésions expérimentales glomérulaires ressemblant à celles de la glo- mérulo-sclérose chez le diabétique », J.M.B.Bloodsworth et George J.Hamwi ont présenté une étude très suggestive des lésions exsu- datives produites au cours de l\u2019emploi de la cortisone chez le lapin, lésions fréquemment associés aux lésions nodulaires de la glomé- rulo-sclérose du diabète humain.D'autre part, ils ont mis en lumière l\u2019inter-relation plausible entre le diabète stéroïde, les lésions expérimentales et la glomérulo-sclérose diabétique, syndrome auquel se sont intéressés Kimmelstiel et Wilson.J.S.Friedwald et B.Becker ont, par ailleurs, accentué cette note en montrant qu\u2019en plus de ces dites lésions, des micro-anévrys- mes de la rétine peuvent aussi se développer si les animaux sont traités au préalable avec de l\u2019alloxan.Il existe donc actuelement une méthode prat:que de reproduire expérimentalement au laboratoire de la glomérulo-sclérose et des lésions associées diabétiques et que ces lésions peuvent être constatées dans un court laps de temps \u2014 21 jours \u2014 après des injections de cortisone.Auparavant, plusieurs chercheurs avaient dû attendre des mois et des années pour obtenir de tels résultats en injectant des extraits hypophysaires.Comment expliquer de tels résultats?Est-ce de simples coïncidences?Il semble bien, d\u2019après les travaux de laboratoires, qu\u2019il s\u2019agisse de faits qui peuvent être interprétés de 704 la façon suivante: les sécrétions de la cortisone surrénale jouent un rôle de premier plan dans le métabolisme des sucres.Or, l\u2019administration de fortes doses de cortisone, ou d\u2019hormones analogues, entraîne des perturbations métaboliques bien près de celles que le diabète sucré détermine.D'autre part, l\u2019on sait que chez les diabétiques au contrôle trop élastique, il se produit fréquemment une hyperplasie corticale surrénale et que c\u2019est dans cg groupe de diabétiques « trop confiants » que se rencontrent surtout les 1ésions dégénératives.Il y aurait bien & ajouter comme rapprochement entre les syndromes anatomo-eclini- ques de Kimmelstiel-Wilson et stéroïde, le fait qu\u2019au début des deux syndromes, il y a réduction de la glycosurie et apparition de l\u2019albuminurie.Par conséquent, pour un clinicien, il y a dans ces travaux, une forte et convaincante conclusion à tirer, à savoir, que si les lésions irréductibies du syndrome de Kimmelstiel- Wilson peuvent être mieux interprétées à la lumière des études de laboratoire, le traitement du diabète doit de son côté garder une discipline qui l\u2019aide à prévenir jusqu\u2019à un certain point, l\u2019éclosion tragique d\u2019une telle complication.| CONDUITE A TENIR L\u2019hygiène générale des diabétiques aux prises avec un tel syndrome rénal est commandée par l\u2019importance des œdèmes, par le décapi- tage de la pression artérielle, par la baisse de la vue et finalement par l\u2019intoxication rénale.L'hygiène alimentaire se résume dans celle d\u2019un régime hyposodé, hyperglucidique et hy- poazoté si les signes sanguins l\u2019exigent.Il est bien tard, cependant, pour opérer cette conversion ou, si vous voulez, pour se convaincre LAROCHELLE: GLOMERULO-SCLEROSE DES DL\u2019Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 qu\u2019une diète convenablement orientée au préalable aurait mieux protégé les vaisseaux et les reins que les excès alimentaires sous écran in- sulinique.Cet écran insulinique, d\u2019ailleurs, me rappelle un peu la protection qu\u2019apportent les bombardiers aux fantassins qui rampent au sol, lors d\u2019une attaque.Il leur faut bien se fier à ce filet aérien dont les mailles sont très larges, mais il y a encore des facilités objectives aux projectiles destructeurs.Si la prophylaxie des lésions dégénératives du syndrome de Kimmelstiel-Wilson est encore relative, l\u2019on peut affirmer que son traitement est décevant.Il est assuré par de l'insuline avec ménagement, des diurétiques non mercuriels, des analeptiques et des toni-cardiaques, des extraits totaux de foie (Hépuzin), une surveillance étroite des émonctoires et beaucoup de réalisme.BIBLIOGRAPHIE Morphologic and hemodynamic changes in the smaller blood vessels in Diabetes Mellitus.The New Eng.Journal of Med., 250: 541, 1954.E.AZENOD et coll.: La glomérulo-hyalinose des diabétiques (glomérulo-sclérose intercapillaire de Kimmelstiel-Wilson).La Presse Médicale, 59: 1654, 1951.E.AZENOD et coll.: Etude anatomo-pathologique et histo-chimique de la glomérulo-hyalinose inter- capillaire des diabétiques.La Presse Médicale, 59: 1733, 1951.J.BARRIE et coll.: More glomerular changes in diabetics.The Can.Med.Assoc.J., 66: 428 (mai) 1952.: C.E.M.: The significance of atheroma of the renal arteries in Kimmelstiel-Wilson\u2019s syndroma.The J.of Path.and Bact.64: 103 (janv.) 1945.G.S.ANDERSON: The pathogenesis of diabetic glomerulo-sclerosis.J.Path.and Bact.67: 241, 1954.J.M.B.BLOODWORTH et G.J.HAMWI: His- topathology of experimental glomerular lesions stimulating human diabetic glomerulo-sclerosis.Am.J.Path.31: 167, 1955. LA MÉDICATION ORALE DANS LE DIABÈTE ! G.CHAURETTE, J.-M.BEAUREGARD, F.R.C.F.(C), et P.-E.LEDUC, Département de Médecine, Hôpital Général de Verdun (Montréal).HISTORIQUE Communication à la Société Médicale de Montréal, séance du 15 octobre 1957.En 1942, dans une clinique de maladies infectieuses à l\u2019école de médecine de Montpellier, Jambon et Loubatière donnèrent un nouveau sulfamidé, le 2254 R.P.(isopropylthio- diazole), à un groupe de patients souffrant de fièvre thyphoïde afin d\u2019en déterminer la valeur thérapeutique.Ils s\u2019aperçurent bientôt que plusieurs patients montraient des signes d\u2019hypoglycémie semblables à ceux provoqués par une trop forte dose d\u2019insuline.Les symptômes disparaissaient après l\u2019injection d\u2019une solution hypertonique de glucose.Ils rapportèrent même des cas fatals.C\u2019était une découverte inattendue.Le professeur Loubatière reprit les expériences sur les animaux pour en chercher la nature et le mécanisme d\u2019action.À partir de 1952, d\u2019autres chercheurs ont contribué à l\u2019extension du champ d\u2019expérience.Mais, ce n\u2019est qu\u2019en 1955 qu\u2019est parue une première publication sur l\u2019emploi clinique du B.Z.55 (1-Butyl-3-sulfonylurée).Des recherches furent immédiatement entreprises pour connaitre la relation entre le 2254 R.P.et le B.Z.55.Ils se sont avérés similaires par leurs propriétés chimiques et pharmacologiques.À une réunion de l\u2019Académie des Sciences de New-York, en 1957, près de 3,000 cas, suivis depuis au moins un an, furent présentés, où les succès thérapeutiques sont de l\u2019ordre de 70%.Les rapporteurs sont d\u2019accord pour établir certains critères dans le choix des patients.Ainsi, les candidats doivent avoir au moins 40 ans.Ils ne doivent pas prendre plus de yw Th .unités d\u2019insuline protamine-zinc et leur diabe- te doit être bien contrôlable.1.Les produits employés dans cette étude nous furent fournis par les maisons Hoechst, Horner et Rougier, Nous leur sommes très reconnaissants de leur collaboration.PHARMACODYNAMIE Aujourd'hui, on a abandonné à peu près complètement le carbutamide ou B.Z.55, pour un autre dérivé dix fois moins toxique: le tolbutamide (1-Butyl-3-p-tolylsulfonylurée).Des connaissances actuelles sur ces sulfamidés hypoglycémiants, diverses notions pharmacodynamiques sont à retenir: 1) Ces médicaments n\u2019ont aucun effet sur un sujet pancréatectomisé.2) Ils n\u2019agissent pas par influence sur les centres nerveux.à) Leur action serait plutôt due soit à une stimulation des cellules « béta », soit à une diminution de l\u2019activité des cellules « alpha » des îlots de Langherhans ou encore à un blocage de l\u2019insulinase.Par exemple, le fait que les sulfonylurées n\u2019agissent pas chez le diabétique infantile ou juvénile semble bien mettre en évidence la nécessité de la fonction pancréatique pour obtenir un succès.En effet, c\u2019est chez ces mêmes malades que l\u2019on retrouve à l\u2019autopsie, une hyalinisation des îlots de Langherhans, alors que dans la forme adulte, ce phénomène ana- tomo-pathologique est à peu près toujours absent.Une autre expérience, faite à l\u2019Institut Charles Best, a démontré que les quantités d\u2019insuline extraite du pancréas de patients diabétiques autopsiés tendaient vers zéro dans les formes infantiles, pour ensuite augmenter parallèlement à l\u2019âge d\u2019apparition de la maladie.Or, c\u2019est précisément après 40 ans que la quantité d'insuline extraite du pancréas diabétique se rapproche le plus sensiblement de celle extraite du pancréas normal.Un autre fait digne de mention est le résultat peu encourageant obtenu avec ces médicaments chez le diabétique atteint d\u2019une autre maladie endocrine.De toutes ces données, on peut conclure que si nous ne connaissons pas l\u2019action des sulfa- midés hypoglycémiants, nous ignorons de mê- 706 CHAURETTE er Corr.: MÉDICATION ORALE DANS LE D.me, trente-cinq ans après sa découverte, l\u2019action de l\u2019insuline.De plus, on peut croire que l\u2019effet de l\u2019insuline endogène est probablement différent de celui de l\u2019insuline exogène.Enfin, ne serons-nous pas forcés, dans quelques années, de parler des diabètes sucrés plutôt que du diabète sucré?ETUDE CLINIQUE Cependant, comme la Médecine n\u2019a jamais cessé d\u2019employer un médicament utile parce qu\u2019elle en ignorait le mode d\u2019action, à condition toutefois d\u2019en bien connaître les effets et les dangers, l\u2019essai du tolbutamide est certainement justifié aujourd\u2019hui.Cette présentation porte sur vingt-sept cas de diabète sucré traités au tolbutamide et suivis depuis quatre à dix mois.À l\u2019exception de quatre, tous étaient des diabétiques reconnus, déjà sous traitement à l\u2019insuline.Le choix des malades a été soumis aux critères suivants: 1) un poids à peu près idéal, 2) un diabète adulte, 3) un diabète facilement contrôlé avec moins de 40 unités d\u2019insuline protamine-zine, 4) absence d\u2019acidose.C\u2019est ainsi que furent choisis les 27 malades dont les âges s\u2019échelonnent de 38 à 78 ans avec une moyenne de cinquante-cinq ans.On compte vingt femmes et sept hommes.Les vingt-trois patients, déjà sous traitement in- sulinique, prenaient de 20 à 40 unités d\u2019insuline protamine-zine, sauf trois qui recevaient respectivement 44, 48 unités d\u2019insuline pro- tamine-zinc et 54 unités d\u2019insuline protamine- zinc en plus de 20 unités d\u2019insuline cristalline.Les quatre malades, jamais traités auparavant, avaient au début les glycémies suivantes; 160, 200, 207, et 284 (méthode de Benedict modifiée, normale: 70-100 mg%).Avant de commencer la médication, les analyses de laboratoire suivantes furent exigées: formule sanguine complète, plaquettes sanguines, protéines totales avec rapport albumine globuline, B.S.P., céphaline-cholestérol, prothrombine et analyse compléte des urines.La plupart de ces épreuves furent reprises au cours du traitement.L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 Dans ces conditions, le changement de l\u2019insuline au tolbutamide s\u2019est fait d\u2019une seule étape, c\u2019est-à-dire que l\u2019insuline fut cessée complètement et le tolbutamide commencé aussitôt.Tous les cas ont d\u2019abord reçu une dose de Ya comprimé trois fois par jour, pendant les repas.Par la suite, le dosage fut augmenté ou diminué suivant les glycosuries des vingt- quatre heures et les glycémies.Quant aux diabétiques jamais traités auparavant, nous avons tout simplement institué le même dosage initial de tolbutamide, après avoir confirmé le diagnostic de la maladie par la glycosurie, la glycémie à jeun et l\u2019hyperglycémie provoquée.RÉSULTATS Les résultats obtenus jusqu\u2019ici sont excellents chez vingt-cinq patients sur vingt-sept.Chez une seule malade, la médication fut interrompue temporairement à cause d\u2019une leucopénie.La reprise du médicament a pu se faire sans incident par la suite.Aucune intolérance ou effet secondaire n\u2019a été remarqué, sauf l\u2019apparition assez fréquente de brûlements d\u2019estomac corrigés par l\u2019ingestion du médicament au milieu du repas.La médication fut cessée chez seulement deux malades parce que la glycémie ne s\u2019est pas normalisée.Le premier est un homme de soixante ans, de poids inférieur à la normale, contrôlé par 20 unités d\u2019insuline protamine- zinc.Le tolbutamide fut administré à dose progressive jusqu\u2019à trois comprimés par jour et fut cessé après trois semaines d\u2019essai infructueux.Le deuxième cas est celui d\u2019une femme de trente-huit ans de poids idéal souffrant d\u2019un diabète contrôlé par 48 unités d\u2019insuline protamine-zine.Le tolbutamide dut être cessé après une semaine d\u2019essai pour reprendre l\u2019insuline car la malade ne voulait pas demeurer plus longtemps à l\u2019hôpital pour des raisons économiques.Cette patiente ne peut pas vraiment être considérée comme un échec de la médication.Dans tous les autres cas, les contrôles de la glycémie furent faits tous les deux ou trois mois et les résultats sont demeurés excellents. L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 On n\u2019a pas pu cependant établir de relation entre la dose requise de tolbutamide et celle de l'insuline employée antérieurement.DISCUSSION Si les échecs n\u2019ont pas été plus nombreux c\u2019est peut-être à cause de la sévérité très stricte apportée dans le choix des candidats.Il est certainement possible et souhaitable d\u2019élargir les cadres à l\u2019avenir.Cependant, il ne s\u2019agit pas d\u2019une médication anodine à laisser entre les mains de tous et chacun.Au contraire, le tolbutamide demeure un médicament dangereux, mais il peut rendre d\u2019énormes services à plusieurs diabétiques.Sans aucun doute, il ne supplantera jamais l\u2019insuline.Même si nos connaissances sur l\u2019action métabolique des sulfamidés hypoglycémiants se résument à peu de choses, il en est de même de bien d\u2019autres médicaments employés couramment, en particulier l'insuline.L'emploi du tolbutamide est dangereux, mais l\u2019est-il plus que l\u2019emploi des hormones, surtout la cortisone; l\u2019est-il plus que l\u2019emploi de l\u2019adrénaline?Combien y a-t-il eu d\u2019accidents dus à l\u2019emploi des narcotiques, de la pénicilline et des sulfas?Et pourtant tous ces médicaments sont employés de routine.Par mesure de prudence, le traitement doit toujours être commencé dans un milieu hos- CHAURETTE Er Corc.: MÉDICATION ORALE DANS LE D.707 pitalier.Les glycosuries et les acétonuries des vingt-quatre heures doivent être faites de routine, de sorte que si le patient montre une tendance vers l\u2019acidose, le médecin pourra y: remédier immédiatement, en instituant ou en réinstituant un traitement insulinique.Il ne s\u2019agit certainement pas de transférer d\u2019emblée tout diabétique de l\u2019insuline au tol- butamide.Mais, il ne faut pas non plus refuser de se rendre à l\u2019évidence qu\u2019un grand nombre de malades peuvent bénéficier de cette médication à condition de suivre à la lettre les précautions usuelles, c\u2019est-à-dire continuer sa diète et subir des glycémies périodiques.Résumé.Vingt-sept diabétiques traités au Tolbuta- mide ont été présentés.Seulement deux échecs furent rencontrés.L\u2019un des deux n\u2019est certainement pas dû à la médication mais plutôt attribuable à la trop courte période d\u2019observation permise par la situation économique de la malade.Cette médication est dangereuse; mais, utilisée à bon escient, elle peut rendre de grands services.BIBLIOGRAPHIE 1.Annals of New York Acad.of Sciences, 71: 1 (juillet) 1957.2.Metabolism, 5: 6 (nov.) 1956.SIGNES NEUROLOGIQUES AU COURS DU DIABÈTE ! Berchmans PAQUET (Québec).Les complications nerveuses du diabète sont considérées comme fréquentes depuis longtemps, les manifestations périphériques étant les plus caractéristiques.Actuellement, on doit les diviser en signes survenant au cours du diabète et en ceux relevant directement de cette maladie.Durant l\u2019évolution du diabète, on observe fréquemment des accidents du système nerveux sensoriel, principalement oculaire, rarement auditif, des accidents tels qu\u2019hémiplégies, 1.Communication au XXVIIe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Québec, septembre 1957.aphasies, accès épileptiques et autres qui dépendent d\u2019une perturbation vasculaire et surtout des manifestations nerveuses périphériques qui sont les plus importantes.Un diabétique peut souffrir de manifestations nerveuses subjectives d\u2019origine circulatoire plutôt que nerveuse, éprouvant des engourdissements, des picotements, des lourdeurs dans les membres et des paresthésies.Le prurit surtout ano-génital est un symptôme fréquent.Parfois les diabétiques ont dans les membres des sensations de brûlure, de friction, de broiement auxquelles s'associent des crampes 708 et il est probable que ces douleurs dépendent d\u2019un mauvais état artériel.Les névralgies essentiellement diabétiques sont exceptionnelles et un examen minutieux décèle habituellement une origine rhumatismale de ces troubles.Outre les manifestations subjectives, il peut y avoir des manifestations périphériques ob- Jectives se caractérisant par l\u2019atteinte d\u2019un ou de plusieurs réflexes qui constitue le stigmate nerveux le plus significatif du diabète.Il s\u2019agit d\u2019une lésion latente ne donnant aucun trouble objectif des sensibilités et que seul révèle l'examen systématique.D\u2019après certains auteurs, cette abolition bilatérale et symétrique des réflexes, les deux caractères essentiels d\u2019une polynévrite, s\u2019observeraient dans 1/3 des cas.L'installation de l\u2019aréflexie succède habituellement à une longue évolution du diabète.On peut la rencontrer toutefois précocement à l\u2019âge de 20 ou 25 ans.Si l\u2019aréflexie est isolée, l\u2019examen minutieux montre parfois une légère atteinte motrice et même de petits troubles des réactions électriques.En présence de ces modifications, il est important d\u2019écarter toute autre cause susceptible de provoquer une atteinte des réflexes en particulier la syphilis, I\u2019alcoolisme, la tuberculose, les toxi-infections, les maladies a virus neurotropes, les intoxications par les agents chimiques et autres.La polynévrite sensitivo-motrice est l\u2019expression majeure des accidents nerveux périphériques du diabète et elle se rencontrerait chez environ 4 à 5% des diabétiques.Il existe des névrites localisées, mais dans la polynévrite à forme complète, elle s\u2019extériorise par une douleur vive des membres inférieurs, des crampes, des algies nocturnes et des paresthésies.Il y a de l\u2019hypoesthésie distale et de l\u2019hyperesthésie légère à la pression des masses musculaires.Les réflexes tendineux sont abolis, l\u2019atteinte motrice est discrète, mais peut entraîner du « steppage ».L\u2019on a observé l\u2019atteinte des quatre membres avec quadriplégie, mais rarement des pa- PAQUET : NEUROLOGIE ET DIABÈTE L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 ralysies respiratoires et le syndrome de paru- lysie ascendante de Landry.L'examen du liquide céphalo-rachidien montre dans certains cas une hyper-albuminose avec dissociation albumino-cytologique qui pose la question de la coexistence radiculo-né- vrite et de la possibilité d\u2019une évolution ressemblant au syndrome de Guillain Barré qui, lorsqu\u2019il survient chez un diabétique, est le plus souvent dû à une infection aiguë à virus du système nerveux central.Associés à ces troubles sensitivo-moteurs, il peut exister des troubles du système neuro- végétatif intéressant le tractus digestif avec constipation, diarrhée, les voies génito-urinaires et les glandes sudoripares qui sont inhibées dans leur fonctionnement.L\u2019impuissance génitale d\u2019origine endocrinienne psychique ou neurologique accompagne parfois ce syndrome.L'évolution de cette polynévrite se fait généralement vers la régression si le diabétique est traité convenablement.Les auteurs ont cherché la pathogénie de ce syndrome et l\u2019on a tout d\u2019abord incriminé l'hyperglycémie, l\u2019acido-cétose, mais les notions les plus récentes nous laissent croire qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un trouble de la nutrition causé par une déficience en vitamines B.Déjà, en 1932, Marcel Labbé soutenait que l\u2019addition de vitamines « B > au régime du diabétique améliorait le métabolisme des glucides.En 1945, Rathery, Klotz et Mlle Caubet ont démontré que la carence en facteurs B, est favorisée par le fait que l\u2019hypergycémie augmente le besoin en vitamines B, aussi af- firment-ils l\u2019origine avitaminosique de la polynévrite diabétique, Pour d\u2019autres auteurs, il s\u2019agirait d\u2019une atteinte de vaso-vasorum d\u2019où l\u2019action bienfaisante de l\u2019acide nicotinique.En étudiant les maladies causées par la carence en vitamines B, l\u2019on est frappé par la ressemblance qui existe entre les phénomènes nerveux subjectifs et objectifs observés dans l\u2019avitaminose et ceux rencontrés au cours du diabète.ab En effet, le béribéri par carence en vitamines B, donne une polynévrite. L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 La pellagre due à l\u2019insuffisance en vitamines Ba composée de plusieurs principes actifs dont les plus connus sont la niacine, la riboflavine et la pyridoxine ou vitamine Bg, s\u2019accompagne de troubles psychiques et neurologiques avec sensation de brûlure au niveau des mains, des pieds et des autres parties du corps en même temps que les réflexes tendineux sont fréquemment altérés par dégénérescence de la moelle épinière.L\u2019acrodynie et le « burning feet syndrom » présentent certains symptômes neurologiques subjectifs et périphériques rencontrés au cours du diabète.| La déficience en vitamine Be cause de l\u2019hyper-irritabilité et est souvent associée à des carences en niacine, riboflavine et thiamine.Dans l\u2019acrodynie, les études ont démontré un processus dégénératif qui affecte à la fois le système nerveux central et périphérique avec dégénérescence du nerf et démyélinisa- tion de ses gaines.Il y a, de plus, atteinte des cellules des cornes antérieures et de cellules des ganglions des racines postérieures.Enfin, le complexe B;2, qui agit sur la régénération sanguine a une action extrêmement favorable sur l\u2019évolution du syndrome neuro-anémique au cours de l\u2019anémie « type pernicieux » et il est démontré qu\u2019une quantité insuffisante de vitamines B12 dans les tissus nerveux cause des troubles importants tels des douleurs, des engourdissements et des crampes des extrémités, le tout pouvant évoluer vers la paralysie complète ou partielle.Tous ces symptômes nerveux sont promptement améliorés quand ils sont traités par des injections de vitamines By».Si la pathogénie des accidents nerveux périphériques reste encore mystérieuse, la plupart des auteurs admettent à l\u2019heure actuelle que le syndrome polynévritique chez les diabétiques en dehors des autres causes multiples de polynévrites est dû à un trouble de la nutrition consécutif à une déficience en vitamines B: Aussi, est-il important pour la prévenir de donner aux malades une diète équilibrée en calories, en hydrate de carbone, en protéine PAQUET: NEUROLOGIE ET DIABÈTE 709 et en graisse, mails qui tient compte également des besoins quotidiens de l\u2019organisme en vitamines surtout en vitamines « B » et l\u2019on sait qu\u2019un adulte doit recevoir en moyenne par jour 1.5 mg.de thiamine, 1.6 de riboflavine et 15 mg.de niacine.Les aliments les plus riches en vitamines « B » sont le pain de blé entier, les céréales, les légumes, le maigre de porc, le foie, le cœur, le rein et le lait.S\u2019il est impossible de fournir par le régime la quantité de vitamines B nécessaire au diabétique, il faudra alors suppléer par des vitamines synthétiques données à la dose d\u2019entretien.Pour prévenir la polynévrite diabétique, il faut donc traiter convenablement le malade par un régime approprié et balancé associé ou non à l'insuline.Il sera important de prévenir les infections en donnant tous les vaccins possibles; c\u2019est ainsi que l\u2019enfant diabétique doit être immunisé contre la diphtérie qui donne fréquemment comme complication une polynévrite.Il faudra également déceler les infections à virus, éviter l\u2019alcool qui aggravera les signes nerveux du diabète.Comme traitement, l\u2019on devra contrôler le diabète, et employer les mesures thrérapeuti- ques générales des polynévrites, i.e.massage, chaleur, diathermie, infra-rouges et plus spécialement donner de la vitamine B,, de la vitamine Bis et des polyvitamines.En cas d\u2019échec, certains auteurs ajoutent le BAL (British Anti Lewisite) 2-3 Dimercap- topropanol et Schneider entre autres, a rapporté 8 cas d'amélioration sur 12 patients traités par le BAL.Collens et Rabinovitch auraient obtenu des résultats avec le PMLE (Pregnant-Mamma- llan-Liver Extract) extraits de foie de mammifères en gestation.En résumé, les accidents neurologique relèvent le plus souvent d\u2019autres facteurs que le diabète.Le syndrome d\u2019origine diabétique est la polynévrite avec aréflexie.Il serait dû à une déficience en vitamines «B» et on peut le prévenir par un régime balancé et le guérir en administrant les complexes de vitamines « B ». MOUVEMENT MÉDICAL Vu ee LA TRICHOMONASE HUMAINE : MALADIE VÉNÉRIENNE ! L.SYLVESTRE, Z.GALLAI et ].ETHIER, Clinique d\u2019Urologie de l\u2019hôpital Notre-Dame (Montréal).Après avoir lu le compte rendu du Premier Symposium Européen sur les « Infestations à Trichomonas » (Congrès de Reims, 28-29- 30 mai 1957), nous avons pensé qu\u2019il serait intéressant de passer en revue la question sociale de la trichomonase et dire en quelques mots notre opinion à ce sujet.Dans notre article, nous allons traiter uniquement la question suivante: « La trichomo- nase est-elle une maladie vénérienne?», laissant de côté l\u2019étiologie, la pathogénie, l\u2019épidémiologie, le traitement, ete.de la trichomo- nase, qui fera l\u2019objet d\u2019une publication ultérieure.Depuis plusieurs années, à notre clinique de l'hôpital Notre-Dame, nous nous occupons activement des urétrites non gonococ- ciques, y compris la trichomonase, et nous avons attiré l\u2019attention des autorités supérieures sur importance de la question.Nous avons constaté que le nombre des urétrites et vaginites à trichomonas augmente d\u2019année en année et notre statistique de 1957 montre que chez les hommes 10.8% des cas qui se présentent à notre consultation véné- rologique ont une urétrite à trichomonas; par contre, chez les femmes, le nombre des cas où nous trouvons la trichomonose est de 33.2%.Ces urétrites sont graves non seulement pour l\u2019individu même, mais également pour la société.Au Congrès de Reims, Bedoya, Bauer, Cardia, Chappaz, Dellepiane, Dôring, Durel et Vera Roiron, Gautier et Biguet, Jira, Jirovec, Keutel, Kostic, Kucera, Netter, Ottolenghi- Preti, Peter, Perju, Picinelli, Savel, Siboulet ont montré avec une clarté extraordinaire que le mode normal de contamination de la trichomonase est le contact sexuel et que la trichomonase humaine doit être considérée comme une maladie vénérienne.Plusieurs autres auteurs qui n\u2019ont pas pris part au Congrès ont proposé également de placer la trichomonase génitale humaine au nombre des maladies vénériennes: Allison Freed (cités par Chappaz), Makara et Rechnitz, Courty, Gaudefroy et Jospin, Sorel, Bellarbi, Bazelaire et Gruet, Massé et Perrin, Bonhomme, Pomeroy (tous cités par Ottolenghi-Preti).Citons maintenant les commentaires de Chappaz et les autres personnalités éminentes présentes au Congrès sur la question: «La trichomonase est-elle une maladie vénérienne?», G.Chappaz (4) : « Il apparaît que si les arguments présentés par les différents auteurs permettent d\u2019introduire la trichomonase dans le cadre des maladies vénériennes, avec l\u2019accord des éminents vénérologues présents, il s\u2019ensuivra une mobilisation de tous les moyens de la prophylaxie, des ressources financières et matérielles habituellement accordées dans le monde entier dans la lutte contre les fléaux d\u2019origine sexuelle.Nous avons nous-mêmes affirmé solennellement, devant l\u2019Académie de médecine française, que la trichomonase est actuellement la maladie vénérienne la plus répandue (18 janvier 1955).Depuis longtemps, Allison Freed avaient pressenti qu\u2019il ne pouvait pas en être autrement.H.Bauer essaie en vain, semble-t-il, depuis plusieurs années de soutenir cette thèse.Tous les travaux recueillis en 1957, publiés L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 dans ce présent volume, ne paraissent pas laisser subsister un doute.Les cas exceptionnels de contamination ex- tra-sexuelle sont bien ceux qui sont admis maintenant sans preuves, et leur possibilité n\u2019exclut pas plus la trichomonase des préoccupations de la Vénérologie que la gonococcie et la syphilis, lesquelles ont exceptionnellement aussi des modes de contamination extra- sexuelle.A.Netter (13) : « L\u2019épidémiologie de l\u2019infestation à trichomonas a fait ces dernières années des progrès décisifs et la contamination vénérienne semble prouvée dans l\u2019immense majorité des cas.» H.Bauer (1): « La fréquence de la trichomonase masculine approche celle de la trichomonase féminine.C\u2019est en vain que l\u2019on recherchera une autre source logique de contamination que celle du coït.Les infestations relativement rares chez les vierges et les enfants ne s\u2019opposent absolument pas à la conception d\u2019une contamination sexuelle capitale.Bien plus, elles la soulignent.Celui qui, en regard des documents présentés jusqu\u2019ici n\u2019est pas prêt à consentir à la prédominance de la contamination vénérienne, s\u2019éloigne des réalités et semble adhérer à une opinion non fondée et préconçue, ou pour une raison indéterminée, semble vouloir passer à côté des données de la vita sexualis.La trichomonase humaine est incontestablement, chiffres en main, une maladie vénérienne.» P.Durel et Vera Roiron (7) : « Chez l\u2019homme, l\u2019urétrite à trichomonas vaginalis doit être considérée comme une maladie vénérienne.\u2026.L\u2019abstention de rapports sexuels ou l\u2019utilisation de préservatifs est une condition majeure de la guérison de l\u2019urétrite masculine et ceci souligne l\u2019importance du contact vénérien.» J.Jira (9) : \u201cLa transmission se réalise dans la plupart des cas par les rapports sexuels.Il faut donc SYLVESTRE Er Corc.: TRICHOMONASE HUMAINE {ll considérer la trichomonase comme une maladie vénérienne.» Al.Perju (15) : « La trichomonase uro-génitale est une maladie vénérienne.La trichomonase uro-génitale est une entité morbide parasitaire du tractus uro-génital de la femme et de l'homme, produite par le flagellé trichomonas vaginalis, par transmission vénérienne.La trichomonase uro-génitale, par son ca- ractére vénérien et par les facteurs d\u2019extension géographique et numérique, devient un problème d\u2019importance médico-sociale.» P.Gautier et J.Biguet (8) : « Avec Chappaz et bien d\u2019autres, nous considérons que la trichomonase est une maladie vénérienne et que, sinon toujours, du moins le plus souvent, l\u2019homme contribue à disséminer le parasite.» H.Jurgen Keutel (10) : « Aujourd\u2019hui il n\u2019existe plus de doute, la maladie est transférable en premier lieu par le contact sexuel.» * M.Cardia (3) : « Il est possible que le fait d\u2019avoir étendu le traitement des trichomonas parmi la population de Porto ait contribué à réduire les foyers de contagion vénérienne.» G.Dellemrane (5) : «En ce qui concerne la pathogénèse de la forme masculine, son origine sexuelle semble désormais certifiée, si bien que par analogie, il ne semble point déplacé d\u2019admettre, que même chez les femmes, l\u2019affection primitive et surtout ses récidives, doivent être attribuées au même mécanisme.Une évaluation analytique des malades dont le mari était atteint d\u2019urétrite à trichomonas vaginalis en activité, a démontré que les rapports sexuels représentent une des plus importantes voies de contagion.» J.Savel (19): « La vaginité à trichomonas qui en constitue l\u2019aspect le mieux connu, est considérée comme la première maladie vénérienne de 712 l\u2019heure et l\u2019atteinte masculine, bien souvent méconnue, est, du point de vue prophylactique, d'autant plus dangereuse qu\u2019elle est plus discrète.» O.Jirovec (20) : « L\u2019infestation à trichomonas s \u2018acquiert, dans la majorité des cas, par le contact sexuel.La trichomonase vaginale est une maladie vénérienne parasitaire dont le cours montre 3 Ou À stades successifs d\u2019une durée variable.» R.Peter (16) : « Nous avons trouvé des trichomonas chez un sujet de 3 mois, dont la mère était affectée de trichomonase.» K.Kucera (12) : « Le mode normal de transmission est le contact sexuel.Il s\u2019agit bien d\u2019une maladie vénérienne frappant simultanément les deux partenaires et plus spécialement les personnes exposées à des changements de partenaires.La fréquence de cette maladie est plus élevée actuellement que celle de toute autre maladie vénérienne.La transmission indirecte est peut- être possible dans des conditions assez rares.» A.Siboulet (18) : «Les nombreux cas rapportés d\u2019urétrite après rapports sexuels prouvent que chez l\u2019homme, l\u2019urétrite à trichomonas est d\u2019origine vénérienne.Bien que la contamination dans le sens homme-femme ait parfois été observée, cette contamination peut paraître discutable du fait de la banalité de la balanite à trichomonas vaginalis, du fait aussi de la réapparition et de la disparition spontanée du parasite.On ne peut pas dire que la vaginite à trichomonas vaginalis soit une maladie vénérienne.» IMPORTANCE SOCIALE DES URÉTRITES À TRICHOMONAS VAGINALIS (1) Pour l\u2019individu: Les urétrites à trichomonas peuvent constituer une cause d\u2019invalidité prolongée.Tous les spécialistes connaissent ces psychopathes guettant la goutte urétrale à cha- SYLVESTRE er CouL.: TRICHOMONASE HUMAINE L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 que réveil et se ruinant en médicaments et en consultations.Et dans le doute de contaminer ou d\u2019être contaminés, nous avons vu à plusieurs reprises des malades rompre l'harmonie de leur foyer, demander le divorce ou attribuer à tort à une goutte matinale persistante une incapacité de fonder une famille.(2) Pour la Société: Ces urétrites à trichomonas provoquent des dépenses importantes.Les urétrites à trichomonas exigent souvent, en plus des examens bactériologiques, des soins généraux et surtout des soins locaux prolongés.L\u2019homme bien souvent n\u2019a pas la patience d\u2019attendre les effets du traitement proposé à sa partenaire et les recontamina- tions se produisent, entraînant des répercussions sociales fréquentes.» G.F.Ottolenghi-Preti (14) : « Plusieurs auteurs pensaient que les trichomonas pouvaient passer du rectum et de la bouche (directement, ou par l'intermédiaire du tube digestif) au vagin, où ils pouvaient causer une vaginite.Cette théorie était basée sur l'hypothèse que les trichomonas de la bouche (trichomonas tenax ou buccalis) et de l\u2019intestin (trichomonas hominis ou intesti- nalis), étaient identiques ou transformables en trichomonas vaginalis (Rodecurt, Koelsch et Tsutsulpopulos, Boggess, Karnaky, Mac Laughlin).Contre cette théorie, nous avons une longue série de travaux qui ont démontré d\u2019une façon absolue que le trichomonas homi- nis et le trichomonas buccalis sont tout à fait différents du trichomonas vaginalis, et ne peuvent pas s\u2019établir dans le vagin humain en y déterminant une vaginite (Kessel et Gafford, Blaud et Rakoff, Gosselin, Feo et Stabler, Feo, Rakoff et Stabler, Stabler, Feo et Rakoff, ete.).Mais y a-t-il quelqu\u2019un qui pense à nier, à la syphilis, l\u2019appellation de maladie vénérienne seulement parce qu\u2019un accoucheur s\u2019est infecté, en visitant sans gants une malade, ou bien le refuserait à la blennorragie parce que, dans l\u2019ophtalmie des nouveau-nés, la blennorragie ne se transmet pas par un rapport sexuel?\u2026 Puisque la contamination probable- L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 SYLVESTRE ET CoLL ment la plus fréquente se réalise par un rapport sexuel, nous pensons qu\u2019il est juste de placer la trichomonase génitale humaine au nombre des maladies vénériennes.» J.M.Bedoya (2): «Les urologues et vénérologues parlaient bien de l\u2019origine vénérienne, parfois, dans les cas trop peu publiés d\u2019urétrite à trichomonas chez les hommes; l\u2019un d\u2019eux annonçait «la septième maladie vénérienne »; mais ils ne soupconnaient pas la fréquence réelle de l\u2019infestation chez la femme, pour qui elle est aussi une maladie vénérienne.Très récemment, Durel et Siboulet acceptaient le fait que les femmes dont le mari présentait de l\u2019urétrite à trichomonas vaginalis étaient, elles aussi, infectées, mais ils déclaraient: « Heureusement, la réciproque n\u2019est pas vraie.» Si ceux qui ont étudié avant nous ce problème n\u2019ont pas trouvé plus souvent le trichomonas vaginalis chez les maris des femmes infectées, ceci est dû aux difficultés de la recherche chez l\u2019homme.Si, avec les mêmes moyens, mais avec plus de patience, nous sommes arrivés à détecter le protozoaire dans 76% des cas, nous sommes amenés à accepter que tous en abritent.Nous pourrions pourtant affirmer à MM.Durel et Siboulet que la réciprocité est certaine.Les partenaires des femmes infectées portent tous des parasites.Chacun sait que l\u2019infestation est peu fréquente chez les vierges, mais cependant son existence a été rapportée.Nous avons pratiqué un interrogatoire, insisté chez 5 femmes non déflorées et les cinq nous ont confessé des relations sexuelles incomplètes avec leurs fiancés.Chez la dernière que nous avons observée, nous avons pu examiner le fiancé et nous avons trouvé le trichomonas vaginalis dans son urètre.Ces cinq femmes non déflorées avaient contracté la Trichomonase par des contacts sexuels incomplets »\u2026 Conclusions De toutes ces opinions, nous pouvons tirer .: TRICHOMONASE HUMAINE 713 les conclusions suivantes, avec lesquelles nous sommes entièrement d\u2019accord: 1) La Trichomonase humaine doit être considérée comme une maladie vénérienne.2) Le mode normal de contamination est le contact sexuel.L\u2019infestation relativement rare chez les vierges et les enfants ne s\u2019oppose pas à la conception d\u2019une contamination sexuelle capitale.3) La fréquence de cette maladie augmente d\u2019année en année et son importance sociale est considérable.4) La Direction des Services Vénériens de tous les Ministères de la Santé doit prendre les mêmes mesures que pour les autres maladies d\u2019origine sexuelle.Summary In this paper we insist on the importance of trichomonas vaginalis infestation as a venereal disease.We give our opinion and that of many authors.During the year 1957, we identified trichomonas vaginalis in 108 per cent of our male patients with urethritis and prostatitis and in 33.2 per cent of our female patients who came to our clinic for examination.We may conclude from all these different opinions to which we subscribe that: 1.Human trichomoniasis is a venereal disease.2.Sexual contact is the usual way of infection.Trichomoniasis infestation of virgins and children is not contrary to the idea of sexual contamination.3.The incidence of this infestation is more frequent every year and it 1s of a real social importance.4.Venereal Disease officers of all Health Department should apply the same rules to trichomonas infections as they do to diseases of other sexual origin.BIBLIOGRAPHIE (1) H.BAUER: Sur la fréquence de la Trichomo- nase chez l\u2019homme.Les infestations à trichomonas, pp.21-27.Masson et Cie, édit, Paris, 1957.(2) J.M.BEDOYA: Sur la contamination et les causes de récidive dans la Trichomonase humaine.Les infestations à trichomonas, pp.146-150.(3) M.CARDIA : Trichomonase et Prostitution.Les infestations à trichomonas, pp.136-139. 714 (4) G.CHAPPAZ: La Trichomonase est-elle une maladie vénérienne?Commentaires.Les infestations à trichomonas, pp.161-162.(5) G.DELLEPIANE: Sur le rôle de l\u2019homme dans les échecs du traitement.Les infestations à trichomonas, pp.140-145.(6) G.K.DORING: Notre méthode combinée de traitement des vaginites à trichomonas vaginalis rebelles.Les infestations à trichomonas, pp.362- 364.(7) P.DUREL-VERA ROIRON: Quelques remarques sur l\u2019urétrite à trichomonas vaginalis.Les infestations à trichomonas, pp.114-121.(8) P.GAUTIER et J.BIGUET: Trichomonas va- ginalis et stérilité.Les infestations à trichomonas, pp.58-63.(9) J.JIRA: Les problèmes de la Trichomonase masculine.Les infestations à trichomonas, pp.123-126.(10) H.J.KEUTEL: Systematische überprufungen Partnern bei Trichomoniasis.Les infestations à Trichomonas, pp.151-153.(11) P.KOSTIC: L\u2019infestation uro-génitale masculine et féminine.Les infestations à trichomonas, pp.365-366.(12) K.KUCERA: Epidémiologie de la Trichomo- nase vaginale.Les infestations à trichomonas, pp.201-210.SYLVESTRE ET CorL.: TRICHOMONASE HUMAINE L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 (13) H.NETTER: Introduction.Les infestations à trichomonas, p.3.(14) G.F.OTTOLENGHI-PRETI: Le problème de la contamination dans la Trichomonase génitale humaine.Les infestations à trichomonas, pp.129-135.(15) Al.PERJU: La Trichomonase uro-génitale \u2014 Entité morbide.Les infestations a trichomonas, pp.70-75.(16) R.PETER: La Trichomonase vaginale chez les enfants.Les infestations à trichomonas, pp.155- 160.(17) G.PICINELLI: Le problème du traitement des infestations conjugales à trichomonas.Les infestations à trichomonas, pp.336-342.(18) A.SIBOULET: Aspect médico-social et traitement des infestations uro-génitales masculines à trichomonas.Les infestations à trichomonas, pp.211-215.(19) J.SAVEL: La culture de trichomonas vaginalis.Donné, 1837.Les infestations à trichomonas, pp.237-243.(20) O.JIROVEC: Conception dynamique de l\u2019infestation causée par trichomonas vaginalis et principe de la chimiothérapie de la Trichomonase Les infestations à trichomonas, pp.328-333. L\u2019Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada (Fondée à Québec en 1902) L'Union Médicale du Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) Tome 87, No 6 \u2014 Montréal, juin 1958 ÉDITORIAL LA SÉROTONINE Introduction.L'existence de la sérotonine n\u2019est connue que depuis quelques années et déjà son étude est considérée comme très importante; d\u2019une part, elle est responsable du curieux syndrome clinique des tumeurs carcinoïdes; d\u2019autre part, elle semble participer directement au métabolisme cérébral.Elle a suscité de nombreuses recherches physiologiques et pharmacologiques tant expérimentales que cliniques; après d\u2019autres auteurs * ?, nous avons pensé opportun de condenser ces travaux en une mise au point.Historique On sait depuis longtemps qu\u2019il existe un facteur vaso-constricteur apparaissant au cours de la coagulation sanguine, mais il ne fut isolé qu\u2019en 1948 par Rapport, Green et Page * : c\u2019est la 5-hydroxytryptamine, appelée sérotonine par Corcoran à la même époque.Hamlin en fait la synthèse en 1951 *.1.L.de Gennes et Mathieu de Fossey: Presse Médicale, 64: 1066, 1956.2.F.G.Borges et S.P.Bessman: Ann.Int.Med.46: 425, 1957.3.M.M.Rapport, À.A.Green et I.H.Page: J.Biol.Chem, 176: 1237, 1948.4, K.E.Hamlin et F.E.Fisher: J.Am.Chem.Soc., 73: 5007, 1951.715 Depuis 1933; Erspamer, en Italie, étudiait une substance qu\u2019il avait extraite des cellules argentaffines de l\u2019intestin et qu\u2019il avait appelée entéra- mine; en 1951, il trouva que cette substance était la 5-hydroxytryptamine elle-même > ¢, L\u2019année suivante, Lem- beck rapporte que les tumeurs argen- taffines ou carcinoides sont riches en sérotonine °.Un groupe d'auteurs scandinaves, dont Waldenstrom®, a décrit un curieux syndrome caractérisé par de la diarrhée, de l\u2019asthme, de l\u2019érythroceya- nose et une lésion valvulaire tricuspi- dienne.Ils ont reconnu qu\u2019il était associé à la présence de tumeurs carci- noïdes multiples, avec métastases hépatiques.Puis ils ont montré qu'on pouvait reproduire le même syndrome avec des injections de sérotonine °.À partir de ce moment, les travaux biochimiques se sont multipliés; à noter surtout ceux de Udenfriend et son école sur les méthodes de dosage de la sérotonine dans les tissus\u201d et de l'acide 5-hydroxyindolacétique, son produit d\u2019excrétion urinaire *\u2019.L'importance de la sérotonine dans le métabolisme cérébral fut soupçonnée quand on s\u2019est rappelé les expériences de Stroll qui, en 1947, provoquait, par des injections de substances analogues à la sérotonine, un syndro- 5.V.Erspamer et Boretti: Arch Int.Pharmacod., 88: 296, 1951.6.V.Erspamer et B.Asero: Nature, London, 169: 800, 1952.7.F.Lembeck: Nature, London, 172: 910, 1953.8.A.Thorson, G.Biork, Biorkman et J.Walden- strom: Am.Hear J., 47: 795, 1954.on B.Pernow et J.Waldenstrom: Lancet, 2: 951, 1954.10.S.Udenfriend, H.Weissbach et C.T.Clark: J.Biol.Chem., 215: 337, 1955.11.S.Udenfriend et H.Weissbach: J.Biol.Chem., 216: 499, 1955. 716 me voisin de la schizophrénie\u201d De nombreux travaux furent entrepris à ce sujet depuis, mais les résultats ne sont pas encore concluants, et si l\u2019on ne connaît pas encore avec précision son rôle au niveau du cerveau, il est permis de croire que celui-ci est important.Métabolisme Apparemment la sérotonine serait produite au niveau du cerveau et des cellules argentaffines de l\u2019intestin par décarboxylation enzymatique de l\u2019acide 5-hydroxytryptophane (acide- 5- hydroxytryptophane \u2014 CQ: + décar- boxylase - - - 5-hydroxytryptamine ou sérotonine) **.Cet acide est au préalable formé dans le foie par addition d'un radical hydroxyle au tryptophane, un des acides aminés essentiels.La sérotonine est détruite instantanément par une aminoxydase et transformée en acide 5-hydroxyindolacétique, physiologiquement inactif et excrété par les urines à raison de 4 à 10 mg par jour normalement.Le dosage de ce produit d\u2019excrétion est facile et sa présence en grande quantité est un test pathognomonique dans les carcinoïdes **.Cette aminoxydase est présente dans le poumon, et cet organe joue ainsi un rôle important de détoxication, en détruisant normalement toutes la sérotonine contenue dans le sang.Par cathétérisme cardiaque et ponction artérielle, Globe a trouvé dans un cas de carcinoïde où la sérotonine était sécrétée en grande quantité que le sang de l'artère radiale ne contenait que le tiers de la quantité de sérotonine con- 12.W.A.Stroll: Arch.f.Neurol.u.Psychiat., 60: 279, 1947.13.Udenfriend, Titus, Weissbach et Peterson: J.Biol.Chem., 219: 335, 1956.14.A.Sjoerdsma.Weissbach et Udenfriend: J.AM.A, 159: 397, 1955.EDITORIAL L\u2019Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 tenue dans le sang de l\u2019artère pulmonaire.Cette constatation montre avec évidence le rôle du poumon dans la destruction de la sérotonine .Le cerveau peut probablement synthétiser sa propre sérotonine, tout comme les cellules argentaffines.La découverte par Udenfriend que l\u2019administration de 5-hydroxytryptophane augmente la teneur en sérotonine du cerveau est un argument en faveur de cette thèse \u2018\u2019.Mais le cerceau contient lui aussi une aminoxydase pouvant détruire la sérotonine immédiatement après sa formation.Physiologie La sérotonine stimule les muscles lisses (d\u2019où son nom) des vaisseaux, des bronches, de l\u2019intestin, de l\u2019utérus et de la vessie.Il provoque donc surtout une vasoconstriction, de l\u2019asthme et une diarrhée par augmentation du péristaltisme intestinal.Son action est inhibée par les alcaloïdes de l\u2019ergot et la yohimbine (ces substances ont une Structure chimique voisine et, d\u2019après Wolley, il s'agirait d\u2019inhibition par compétition \u2018\").On ne sait pas encore si la sérotonine a une action physiologique sur le système digestif, ou si elle n\u2019agit qu\u2019en certaines circonstances.Elle agirait sur les fibres post- ganglionnaires et son action n\u2019est pas bloquée par l\u2019hexaméthonium: tous les auteurs s'accordent à la considérer comme une substance cholinergique.Au niveau des artères, elle provoque une vaso-constriction.Quant à son action sur le système 15.A.J.Goble, O.R.Hay et M.Sanders: Lancet, 164: 1016, 1955.16.D.F.Bogdanski, Weissbach et Udenfriend: Federation Proc., 15: 402, 1956.17.D.H.Wolley et E.Shaw: B.M.J, 2: 122, 1954. L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 nerveux, il est probable quelle agisse comme médiateur chimique.On la retrouve surtout dans l\u2019hypothalamus, la substance réticulée et le système nerveux végetatif \u2018*, ou elle agirait soit comme modérateur, soit comme stimulant (voir plus loin).Syndrome carcinoïde On en a rapporté plusieurs cas depuis la publication de Thorson ®.Les carcinoides ou argentaffinomes sont de petites tumeurs jaunâtres de la sous- muqueuse intestinale, souvent multiples et plus nombreuses près de la valvule iléo-caecale.Elles évoluent très lentement, mais finissent par donner des métastases ganglionnaires et hépatiques.Elles proviennent des cellules argentaffines de la muqueuse intestinale (P.Masson) et sécrètent la sérotonine responsable d\u2019un tableau clinique particulier.Celui-ci comporte essentiellement trois groupes de symptômes: 1) symptômes digestifs: diarrhée avec coliques, 2) symptômes pulmonaires: asthme bronchique, 3) symptômes cardio-vasculaires: bouffées d\u2019érythrocyanose en plaque caractéristique, sténose tricuspidienne, et à l'autopsie, une fibrose endocardique du coeur droit.Le malade est emporté le plus souvent par l\u2019insuffisance ventriculaire droite qui s\u2019installe terminale- ment.En l\u2019absence d\u2019une substance antagoniste de la sérotonine vraiment active, le traitement sera chirurgical et consistera en l\u2019ablation des tumeurs et même des métastases hépatiques.Ce traitement est justifié par la lenteur de l\u2019évolution des tumeurs et l\u2019importance de l\u2019action néfaste de la sérotonine.18.À.H.Amin, T.B.B.Crawford et J.H.Gad- dum: J.Physiol., 126: 596, 1954.ÉDITORIAL 717 Il est facile de comprendre que cette fibrose caractéristique de l\u2019endocarde reste limitée au coeur droit quand on sait que le poumon détruit la sérotonine à son passage dans la circulation pulmonaire *, Certains émettent l'hypothèse que la fibro-élastose endo- cardique congénitale est peut-être due à une sécrétion exagérée de sérotonine maternelle.Le mécanisme de formation de cette fibrose nous échappe encore.Les embolies pulmonaires On sait depuis longtemps que le shock et le spasme artériel que l\u2019on observe dans l\u2019embolie pulmonaire ne sont pas proportionnels à la grosseur de l\u2019embolus.Sans négliger l\u2019effet d\u2019un réflexe artériel et d\u2019une libération d\u2019histamine, il semble que la sérotonine puisse être tenue pour responsable, en partie du moins, de ces effets neuro- toniques.Les expériences de Smith et Smith \u201d sont très probantes à ce sujet.Ils ont provoqué chez le chat un spasme artériel pulmonaire par l'injection intraveineuse de fragments de caillots sanguins et ont obtenu des résultats identiques par l\u2019injection de sérotonine.Ils ont également remarqué que l'administration préalable d\u2019héparine diminuait l\u2019intensité de ces spasmes.Il semble donc que le spasme artériel pulmonaire à la suite d\u2019une embolie pulmonaire puisse être attribué à l\u2019action de la sérotonine transportée par le caillot ou formée localement au cours du processus de coagulation.La même théorie peut être envisagée dans les cas d\u2019embolies périphériques.Peut-être un 19.J.H.Gaddum, Hebb, Silver et Swan: Quat J.Exper.Physiol., 38: 255, 1953.20.G.Smith et A.N.Smith: Surg., Gyn.and Obst., 101: 691, 1955. 718 Jour pourra-t-on diminuer ce spasme artériel par un antagoniste de la sérotonine.La sérotonine en hématologie On sait maintenant que lors de la coagulation la sérotonine libérée par les plaquettes amènent une vaso-cons- triction locale, contribuant ainsi à l\u2019hémostase.Dans les cas de purpura thrombocytopénique, la teneur en sérotonine du sang et l\u2019excrétion d\u2019acide 5-hydroxy-indolacétique sont diminuées.Cependant, en 1956, Erspamer à rapporté deux cas où le taux de sérotonine non seulement n\u2019était pas diminué mais encore était normal ou même augmenté; ceci suggère que la throm- bocytopénie était due non pas à une diminution de la formation des plaquettes mais plutôt à une destruction exagérée de celle-ci.Peut-être y aura- t-il là un moyen de distinguer les thrombocytopénies dues à une inhibition de la thrombocytogénèse des thrombocytopénies dues à une throm- bocytolyse ?oo La sérotonine qui, dans le sang circulant est transportée par les plaquettes, est détruite par l\u2019amino-oxydase du sang.Il y a peut-être un certain équilibre entre la sérotonine plaquettaire et l\u2019aminoxydase plasmatique, et il est possible que certains cas d\u2019hémogénie encore mal compris trouvent leur explication dans les modifications de cet équilibre: des troubles de la crase sanguine pouvant alors être dus soit à une augmentation de l\u2019aminoxydase, soit à une diminution de la sérotonine.Le traitement consisterait alors en l\u2019administration de sérotonine *.21.P.Chevalier, A.Fiehrer: Sem.Hôp.Paris, 32: 2975.1956.ÉDITORIAL L\u2019Union Mi{d.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 Récemment enfin, on a trouvé que les basophiles contiennent de la sérotonine ; ces recherches éclaireront peut- être d\u2019un jour nouveau le rôle encore mystérieux de ces cellules.La sérotonine et les psychoses On a remarqué que l\u2019administration de certains antagonistes de la sérotonine (par exemple l\u2019acide lysergique diéthyl-amide) provoquait une psychose assez voisine de la schizophrénie.Pour Wolley ¥*, ceci signifie que la sérotonine est nécessaire au processus mental normal et que sa diminution entraîne une maladie mentale: mais il y a une autre explication possible: ces antagonistes retarderaient l\u2019élimination de la sérotonine et les troubles mentaux seraient dus à une augmentation de la sérotonine cérébrale et non à sa diminution.Il y a des arguments en faveur des deux hypothèses.Ainsi Brodie \u201d\u201d a montré que la réserpine augmentait la quantité d\u2019acide 5-hydroxyindolacétique urinaire.Ceci suggérerait que, sous l\u2019influence de la réserpine, la sérotonine avant d\u2019être détruite par l\u2019amino-oxydase cérébrale, serait formée en plus grande quantité dans le cerveau amenant une sédation ou une diminution des psychoses.L\u2019effet toxique de la marsilid serait dû à une inhibition de la désamination de la sérotonine *.En faveur de la deuxième hypothèse, on sait que de très petites doses d\u2019acide lysergique-diéthy- lamide augmentent l\u2019effet de la sérotonine au lieu de le diminuer.De plus, la réserpine diminue en partie l\u2019effet périphérique de la sérotonine.22.B.B.Brodie, A.Fletcher et P.A.Shore: Science, 122: 918, 1955.23.A.Sjoerdsma, Smith, Stevenson et Udenfriend: Proc.Soc.Exper.Biol.Med., 89: 38, 1955. L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 Enfin, si la sérotonine en injection in- tra-veineuse ne donne pas de troubles mentaux (probablement à cause d\u2019une barrière vaseulo-cérébrale) une injection intra-ventriculaire entraîne chez le chat des troubles du comportement un peu semblables à ce qu\u2019on pourrait voir dans les psychoses *.Ce serait alors par sa présence en trop grande quantité que la sérotonine entrainerait une psychose.24.W.Feldberg et S.L.Sherwood: J.Physiol.123: 148, 1954.EDITORIAL 719 Le sujet est trés prometteur et les projets de recherche nombreux.Ceux- ci définiront bientdt sans doute le role exact de la sérotonine.Si quelques psychoses, aujourd\u2019hui, intégrées dans le cadre de la schizophrénie, relèvent d\u2019un trouble du métabolisme de la sérotonine, on pourra espérer leur opposer un traitement pharmacologique.Jean Mathieu, F.R.C.P.(C) HYGIÈNE ET MÉDECINE SOCIALE LE GLAUCOME, PROBLÈME DE SANTÉ PUBLIQUE ! Jean-Paul FORTIER (Sherbrooke).II peut sans doute paraître paradoxal qu\u2019un oculiste traite de santé publique et entreprenne de vous faire partager sa conviction que le problème du glaucome dépasse largement les cadres de la spécialité ophtalmologique pour constituer un véritable défi à la santé publique dont la détection tombe sous la responsabilité générale de toute la profession médicale.Et pourtant, il ne s\u2019agit pas là d\u2019un précé- dent.Qu\u2019il suffise de vous rappeler que dans le passé, la coopération de l\u2019ophtalmologiste et du praticien général en ce qui concerne la détection et l\u2019éradication de l\u2019ophtalmie du nouveau-né, des troubles de la vision scolaire et dernièrement de la fibroplasie rétro-lenticu- laire chez les prématurés prouve que seul, le travail d\u2019équipe de tous les éléments de la profession médicale peut réaliser la solution de ce problème du glaucome qui est en quelque sorte lui aussi, une « maladie d\u2019usure » comme le cancer, l\u2019artériosclérose, le diabète et les maladies du coeur.Pour situer l\u2019aspect clinique de la question, il est aujourd\u2019hui bien établi que la majorité des glaucomes évoluent de façon insidieuse, le plus souvent chez les personnes de 40 ans et plus, peuvent affecter un ou deux yeux, et seraient plus fréquents chez les femmes que chez les hommes dans la proportion de 3 femmes pour 2 hommes.Le glaucome n\u2019est pas une maladie spécifique mais ce terme englobe tout un groupe de conditions où on retrouve dans l\u2019immense majorité des cas, une élévation anormale de la tension oculaire mieux connue sous le nom de « durcissement des yeux ».Cette tension oculaire, résultant d\u2019un défaut d\u2019élimination hors de l\u2019oeil des liquides sécrétés à l\u2019intérieur de l\u2019oeil, détruit lentement la fonction visuelle par pression con- 1.Communication au XXVIIe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Québec, septembre 1957.tinue sur les éléments de la rétine et du nerf optique.Quand les modifications anatomiques visibles à l\u2019ophtalmoscope sont installées sur la rétine et le nerf optique, une bonne part de la vision est perdue en périphérie du champ visuel et sur le territoire environnant la tache aveugle.Pour bien comprendre que toute cette question en est une détection précoce, plaçons le sujet dans son cadre réel, et excluons d\u2019emblée le glaucome aigu dont la crise, tout en pouvant parfois prêter à confusion avec une inflammation de l'iris, ou de la conjonctive, a au moins le mérite d\u2019attirer l\u2019attention du clinicien sur l\u2019oeil en cause.Le clinicien averti se trouvant en présence d\u2019un oeil rouge, d\u2019une dureté ligneuse, où la vision est brusquement disparue chez un patient accusant une céphalée intense au point de provoquer nausée et vomissement, ne doutera pas de l'urgence thérapeutique d\u2019un tel cas, urgence justifiable de l'intervention de l\u2019oculiste \u2014 il n\u2019y a pas là problème de détection précoce.Le dépistage devient plus délicat lorsqu\u2019on considère l\u2019évolution longtemps torpide du glaucome chronique non décompensé, dont la fugacité et le peu d\u2019intensité des malaises au début déroutent parfois le patient lui-même.Ce glaucome chronique compensé, dit non- congestif, où une filtration bien qu\u2019insuffisante existe encore pour éliminer l\u2019humeur aqueuse du globe oculaire, il faut savoir qu\u2019il est très fréquent, beaucoup plus qu\u2019on veut le croire, et que, s\u2019il est négligé, ses lésions sont irréversibles.En 1953, le premier dépistage en série entrepris sur une grande échelle dans les usines de Philadelphie par Brav et Kirber, a montré que sur 10,000 travailleurs dont les âges variaient de 40 à 65 ans, la proportion de glaucome chronique au stade compensé était de 2.1%. L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 Dans un relevé fait sur les patients hospitalisés au Multnomah County Hospital de Portland Oregon, Zeller et Christensen en 1954 ont aussi trouvé une incidence d\u2019environ 2% de glaucome chronique non diagnostiqué.A la base d\u2019aviation Wright-Patterson dans l\u2019Ohio, un relevé fait chez 238 membres du personnel de 40 ans et plus, a montré une incidence de 2.9% en 1952.En 1949, Phelps dans une étude portant chez 720 consultants de 45 ans et plus de sa clientèle privée, a montré que la tonométrie de routine démontrait la présence d\u2019hypertension oculaire chez 5% de ses patients.En 1953, au cours d\u2019une campagne de dépistage massif d\u2019une journée fait à Cleveland, avec le concours de 59 oculistes dans 16 hôpitaux, sur un total de 12,803 personnes examinées de 40 ans et plus, la tonométrie a montré que 1,635 soit 12.7% avaient une tension oculaire au-dessus de la normale et les tests de contrôle ont montré un glaucome en évolution chez environ 2% de l\u2019ensemble.Pour ma part, une observation personnelle de 34 mois portant sur 987 patients consécutifs de 40 ans et plus, se présentant pour réfraction et divers troubles oculaires m\u2019a permis de constater que 31 avaient une hypertension oculaire soit 3.1%.De ce nombre, les épreuves de contrôle faites chez 8 d\u2019entre eux ont permis d\u2019éliminer 3 cas douteux, laissant 28 cas de glaucome sur 987 patients soit une proportion de 2.83%.Cet étude a permis en outre de constater les faits suivants: a) La répartition selon le sexe est de 19 femmes pour 9 hommes.| b) Le plus grand nombre d\u2019hypertensions oculaires se recrute entre 50 et 65 ans alors que le plus grand nombre de consultants se situe entre 45 et 55 ans, ce qui laisse présumer une augmentation des cas à mesure que l\u2019on avance en âge.c) La répartition des 28 cas prouvés se fait ainsi: aigus-5, chroniques-23 dont 7 au stade congestif et 19 au stade non congestif encore compensé, ce qui confirme la forte proportion de cas au stade insidieux de la maladie.FORTIER: LE GLAUCOME 721 d) Sur les 23 cas chroniques, on relève chez 7 une histoire de difficulté d\u2019adaptation à de nouveaux verres et sur les 5 cas aigus, 3 présentaient de présumés troubles hépatiques à cause des vomissements et nausées accompagnant la céphalée.e) Chez les femmes, l\u2019influence de l'alcool et du tabac existe dans une minorité de cas, soit 4 sur 19 alors que chez les 9 cas diagnostiqués chez les hommes, 5 présentaient une histoire d\u2019éthylisme plus ou moins mitigé avec une consommation marquée de cigarettes.f) Quant à l\u2019influence du facteur héréditaire, on le retrouve chez 1 cas parmi les 5 cas aigus, et chez 7 des 23 cas chroniques, d\u2019où importance de l\u2019interrogatoire sur les antécédents familiaux et de la tonométrie systématique étendue aux parents immédiats d\u2019un patient glau- comateux.Aux Etats-Unis, on estime qu\u2019il y aurait actuellement un million de glaucomateux, dont 500,000 connus, parmi lesquels 150,000 sont partiellement aveugles et 40,000 complètement aveugles, et là aussi, on retrouve une incidence générale d\u2019environ 2% de la population de glaucomateux.Si on transpose pour un instant ces statistiques à la seule province de Québec, on aura, sur une population de 4,055,681 en 1951, dont la proportion au-dessus de 45 ans est de l\u2019ordre de 800,000, 16,000 glaucomateux dépistés ou non.C\u2019est pourquoi il est facile et surtout urgent de réaliser que chez nous aussi, ce problème dépasse largement les cadres de la spécialité ophtalmologique et ne sera résolu que le jour où on le considérera comme un problème d\u2019hygiène publique comme on l\u2019a fait pour la tuberculose, les maladies mentales et vénériennes, devant lequel médecins, citoyens et autorités civiles sont tous solidaires.Quels sont donc les signes les plus fréquents sur lesquels se codifiera la technique du dépistage précoce?S'il faut reconnaître que les signes initiaux du glaucome chronique ne sont pas spécifiques, plusieurs peuvent cependant le suggérer fortement.L'importance de l\u2019hérédité du glaucome a été soulignée par de nombreux auteurs.Pos- 722 ne et Schlossman ont rapporté que 14% de 373 patients glaucomateux avaient un parent également affecté de la même condition; ainsi ont-ils dépisté 48 cas additionnels à ces 51 cas, ce qui faisait un total de 99 cas répartis sur 30 familles.C\u2019est pourquoi dans un dépistage systématique faut-il étendre la recherche de la tension oculaire dans la famille des glaucomateux, au moins chez ceux qui ont atteint la quarantaine.Il faut penser au glaucome devant le patient dont la vision est bien corrigée par ses verres, mais qui doit trop souvent changer la prescription de ses lunettes, et qui en les changeant, a de la difficulté à s\u2019habituer à une nouvelle correction.Dans la presque totalité des cas de glaucome au début, on retrouve une commune diminution de l\u2019adaptation visuelle à l\u2019obscurité.Ces patients peuvent même se plaindre de céphalée, de douleur oculaire et orbitaire à la pénombre le soir, après une séance de cinéma ou de télévision.Ils avoueront de la difficulté à récupérer leur vision à la pénombre quand ils vont au cinéma, et auront remarqué que les phares des voitures rencontrées sur la route le soir les éblouissent plus et pour plus longtemps que leurs compagnons de route.À l'inspection, l\u2019oeil atteint de glaucome chronique bien compensé peut paraître absolument normal, sans rougeur de la conjonctive, sans sensibilité à la lumière ni dureté au palper.La tension même mesurée au tonomètre peut être à peine supra-normale le jour et ne dépasser franchement la normale que le soir, ce qui constitue une simple accentuation du cycle nycthéméral normal de la tension oculaire laquelle est normalement plus élevée la nuit que le jour.C\u2019est pourquoi les cas douteux devront être vus et revus au besoin pour contrôle de la tension et si nécessaire, subir un test provocateur pour dépister un glaucome latent.S1 on considère maintenant l\u2019aspect médico- social de la prévention du glaucome, il faut convenir que toutes les études de dépistage entreprises à date accordent à la prise de la tension oculaire au moyen du tonomètre, une FORTIER : LE GLAUCOME L'Union M.d.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 valeur indiscutée, chez les gens de 40 ans et plus, et plusieurs auteurs s\u2019accordent à en préconiser la généralisation au cours des examens somatiques du praticien général qui devrait se familiariser avec le maniement du to- nomètre comme il l\u2019est avec celui du sphygmo- manomètre et du stéthoscope.La tension oculaire se mesure, le patient étant en position assise ou couché, et après instillation d\u2019une goutte de pantocaïne à 15%.En moins d\u2019une minute, le tonomètre peut être appliqué sur la cornée, le patient regardant fixement devant lui, le médecin écartant les paupières d\u2019une main et appliquant le tonomètre de l\u2019autre.À date, aucun auteur n\u2019a signalé de réaction soit à l\u2019anesthésique soit au contact de l\u2019appareil sur la cornée anesthésiée de cette façon, et selon Gundersen, la possibilité de complication a été surestimée.Tout au plus conseille-t-il par mesure de prudence, que le praticien enregistre l\u2019acuité visuelle de chaque oeil avant de mesurer la tension oculaire de son patient.Les cas de tension oculaire nettement supra- normale devraient être dirigés au médecin oculiste ou ophtalmologiste pour contrôle de la tension oculaire, du fond d\u2019oeil, du champ visuel et au besoin, pour un test provocateur dans les cas douteux.Seul le médecin oculiste et non l\u2019optométriste qui n\u2019est pas médecin, a les moyens diagnostiques et thérapeutiques à sa disposition pour entreprendre le traitement des cas ainsi dépistés de concert avec le praticien général.Du point de vue civique, les autorités gouvernementales et les sociétés d\u2019ophtalmologie reconnues devraient travailler de concert pour vulgariser auprès du praticien général qui est à l\u2019avant-garde de la médecine auprès de la population, les signes d\u2019alarme du glaucome et fournir à ce dernier, les facilités de traitement de ses patients atteints de cette maladie.Un propagande bien dirigée, calquée sur celle des centres de dépistage antituberculeux, devrait mettre la population en éveil sur cette question importante et lui faciliter l\u2019accès des centres de dépistage et de traitement comme on voit aux Etats-Unis lors des « Save-a-Sight- Day ». L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 Le service des véhicules automobiles.devrait obliger tout conducteur à subir un examen de vue sérieux à intervalles fixes avant de renouveler un permis de conduire et au cours de ces examns, une attention spéciale devrait être accordée au contrôle plus sévère du champ visuel et de la tension oculaire.Les candidats éliminés devraient avoir leur permis retenu jusqu\u2019à expertise par le médecin-oculiste ou ophtalmologiste qualifié.Les unités sanitaires dont le rôle est précisément le dépistage et la prévention, devraient inscrire à leur programme, la détection précoce du glaucome dans les milieux scolaires où les cas d\u2019acuité visuelle devraient être référés au médecin-oculiste de préférence à l\u2019opto- métriste dont la compétence médicale est nettement insuffisante, et imiter en cela la pratique actuelle des Commissions Scolaires et maisons d\u2019enseignement supérieur de nos compatriotes de langue anglaise.Des équipes volantes de dépistage, devraient avoir accès aux usines pour un relevé annuel de l\u2019acuité visuelle, du fond d\u2019oeil, de la tension oculaire et du champ visuel, ce qui serait une excellente prévention d\u2019accidents de travail.De méme, les compagnies d\u2019assurance-vie, avant d\u2019accorder une exonération de primes en cas d\u2019invalidité devraient exiger un contrôle visuel et tonométrique au même titre que les actuels examens cliniques de base, car un glaucome invalide autant et pour plus longtemps qu\u2019un infarctus du myocarde, une hypertension ou une décompensation cardio-ré- nale.Cette condition serait en outre un excellent moyen de généraliser la tonométrie auprès du praticien général qui fait les examens d\u2019admission.- Les grandes industries et chemin de fer, services de transport en commun devraient avoir sur la fiche médicale de leurs employés, une notation périodique de l\u2019acuité visuelle, tension oculaire, fond d\u2019oeil et champ visuel qui sont les examens d\u2019un dépistage sérieux.Les facultés de médecine devraient inscrire au programme d\u2019études, et généraliser la technique de la prise de la tension oculaire et de la détection du glaucome, pour que les élèves soient aussi convaincus de l\u2019importance de la prise de tension oculaire et de l\u2019examen du fond d\u2019oeil, que de la prise de la tension artérielle et autres examens somatiques essentiels.FORTIER: LE GLAUCOME 723 Enfin, les organismes universitaires, les gouvernements, les compagnies d\u2019assurances, les grandes industries devraient encourager les subventions aux recherches épidémiologiques du glaucome, tant que l\u2019étiologie du glaucome ne sera pas plus précisée; à ce seul prix, se réalisera de façon efficace, la détection et la prévention dont ils seraient les premiers en somme à profiter financièrement parlant, puisque le nombre d\u2019aveugles-invalides à subventionner tend à devenir de plus en plus onéreux.Ce n\u2019est là qu\u2019une brève esquisse de ce qui devrait se faire, car à quoi sert-il de prolonger l\u2019existence des gens à grand renfort d\u2019antibiotiques, stéroïdes et tranquillisants, si on les transforme en candidats aux maladies d\u2019usure dont une partie seront aveugles à cause d\u2019une prévention insuffisamment comprise?Et soyez bien persuadés qu\u2019il ne s\u2019agit pas là d\u2019une opinion personnelle dictée par l\u2019optique défectueuse d\u2019une spécialisation à outrance de ma vart.En conclusion d\u2019une retentissante communication faite à une réunion de l\u2019Association Pan-Américaine d\u2019Ophtalmologie et de la Société Nationale de Prévention de la Cécité tenue en avril 1957 à New York, le Docteur M.Horsley, de Memphis, concluait après une observation faite aux cliniques du John Gaston Hospital, « Le seul espoir de détecter de façon précoce les cas ambulants de glaucome aux Etas-Unis, est une tonométrie de routine par le praticien général ».BIBLIOGRAPHIE 1.F.M.FOOTE et S.BOYLE : Screening for Glaucoma.Journal of Chronic Diseases, 2: 487 (octobre) 1955.2.J.H.GROVE: Blindness Control in Canada.Canadian J.of Public Health (oct.) 1956.3.A.MacDONALD: Classification of the Causes of Blindness in Canada.Acta XVII Conc.Oph., 1954.4.A.KURLANDER: Glaucoma: A Public Health Problem.Transactions Amer.Acad.of Ophthal.and Otolar., 60: 774 (nov.-déc.) 1956.5.C.MONFETTE: Symposium sur le glaucome.L\u2019Union Médicale du Canada, 83: 989 (sept.) 1954.6.M.HORSLEY: Stealthy Sight-Stealer.Time, 38 (avril) 1957.7.L.D.LIDE: Glaucoma and General Practionner.J.South Carolina M.A., 50: 71 (mars) 1957.8.C.A.TURTZ: Importance of Early Recognition by General Practionner.Med.Times, 81: 77 (fév.) 1953. FAISONS LE POINT DANS LA LUTTE ANTITUBERCULEUSE ! Léo LADOUCEUR, Surintendant de la Division de la Tuberculose, Service de Santé de la Ville de Montréal.La mortalité par tuberculose n\u2019est plus que de 10.3 par 100,000 comparativement à 68 en 1938 et le nombre des dèces descend à 116 en 1957, de 133 qu\u2019il était en 1956.Le nombre des nouveaux cas déclarés où la morbidité accuse, pour la première fois, sensiblement le même pourcentage de diminution que la mortalité: 1,116 en 1957 et 1,336 en 1956, baisse d\u2019environ 15% pour l\u2019un comme pour l\u2019autre.C\u2019est la preuve que les mesures de prévention reconnues: éducation, dépistage et diagnostic précoces, hospitalisation, traitement adéquat et enfin la vaccination ont prouvé leur valeur conjugée.La Division de la tuberculose a pris un total de 16,549 radiographies pulmonaires, fait 1,270 analyses bactériologiques des expectorations.13,329 vaccinations de B.C.G.ont été faites par le personnel du Service de santé aidé des équipes fournies par la clinique B.C.G.de Montréal et l\u2019Institut de microbiologie.La lutte contre la tuberculose, depuis l\u2019apparition d\u2019une médication réellement efficace, est en train de se transformer peu à peu.Des concepts jusque-là tenus pour infrangibles sont remis en question, et si tous ne doivent pas être abandonnés, tous ou presque ont besoin d\u2019être revisés, modifiés, transformés parfois.L\u2019on peut dire, sans crainte d\u2019exagérer, que nous avons d'ores et déjà à notre disposition l\u2019armement nécesaire pour vaincre le bacille de Koch.Il s\u2019agit de nous en servir à bon escient, comme un bon stratège qui fait intervenir ses réserves dans un secteur plus exposé et au moment crucial, n\u2019hésite pas à déplacer des troupes déjà engagées dans la bataille vers l\u2019aile menacée.Il existe deux catégories de tuberculeux dont il nous faut tenir compte et, si les modes de dépistages applicables à l\u2019une comme à l\u2019autre diffèrent peu, les moyens d\u2019obtenir la guérison ou l\u2019accalmie se différencient nettement.Enumérons d\u2019abord les moyens à notre disposition pour le dépistage du tuberculeux.D'abord, l'enquête tuberculinique qui nous permet de trouver ceux qui ont été infectés 1.Causerie prononcée à l\u2019émission « Tribune des conférenciers de CKAC \u2014 Quart d\u2019heure de Con- cordia », lundi le 17 mars 1958, à 10 h.30 du soir.et pour qui des modes plus sélectifs de dépistage sont applicables.Deuxièment, l\u2019enquête radiologique, où à l\u2019aide du cliché pulmonaire, l\u2019on peut décider si, Oui Ou non, le poumon présente des images pathologiques, en se gardant bien toutefois de statuer si la lésion est d\u2019origine tuberculeuse et, si elle est active ou non, c\u2019est-à-dire, si le tuberculeux est susceptible ou non de transmettre son infection.Les lésions nouvelles diffèrent aux yeux du radiologiste de celles plus anciennes par leur aspect et, pour en faire le diagnostic, l\u2019histoire de la maladie importe: histoire de grippe ou de bronchite récentes et tenaces, fatigue inexplicable, perte même légère de poids, irritabilité, toux, etc.La sédimentation, la réaction tuberculinique, enfin et surtout, l\u2019analyse répétées des expectorations ou tubages gastriques si le patient n\u2019expectore point, parviendront à fixer le diagnostic ou à le serrer de si près qu\u2019un traitement d\u2019essai peut être amorcé d\u2019emblée.À ce stade de la maladie, la médication moderne permet d\u2019amener, dans la très grande majorité des cas, une résorption à peu près complète des lésions.On doit se garder, toutefois, d'interrompre trop tôt son traitement et, par de multiples analyses de laboratoires, s\u2019efforcer d\u2019établir que l\u2019infection tuberculeuse est bel et bien arrêtée.C\u2019est la fonction du médecin traitant.Il ne faut pas confondre amélioration avec guérison, la marge entre les deux états est grande et les conséquences d\u2019une erreur tragiques, puisque souvent le tuberculeux qui n\u2019est qu\u2019amélioré redevient contagieux et susceptible de contaminer son entourage.Le traitement de la tuberculose qui débute est simplifié, il est vrai, mais il y faut, tout de même, une expérience que tous ne possèdent pas.Il reste enfin les chroniques dont les lésions ont précédé l'apparition des antibiotiques ou ceux qu'une cure incomplète, dans son intensité et sa durée, a permis de glisser insensiblement vers la sclérose alors que la modification du tissu est telle que seule l\u2019exérèse a chance d\u2019amener la guérison.Les tuberculeux chroniques, qu\u2019ils le veuillent ou non, sont le réservoir, la source responsable du plus grand L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 nombre des tuberculoses nouvelles trouvées chaque année.Parviendrait-on dans une razzia monstre à les guérir ou à les isoler dans deux ans, le nombre des tuberculeux nouveaux tomberait à presque rien.Il ne resterait que ceux qui, préalablement infectés, tuberculeux en puissance, par un affaiblissement de leur résistance, voient les bacilles tenus jusque-là en respect, reprendre leurs dépradations.« Que faire alors de tous ces chroniques qui représentent environ 10% des tuberculeux?La réponse est simple mais de réalisation difficile: les rendre abacillaires, c\u2019est-à-dire, incapables de transmettre à d\u2019autres leur infection ou, si incurables, les isoler et leur apprendre par toutes mesures d\u2019hygiène à ne pas contaminer leur entourage.Au nombre des moyens les plus efficaces pour arriver à ce résultat la chirurgie tient le premier rang qui, en réséquant le lobe ou le poumon malade, tarit la source microbienne.C\u2019est la fonction des services de chirurgie thoracique et des chirurgiens compétents.Il est indéniable et l\u2019on ne peut trop le répéter, le laboratoire a le dernier mot lorsqu\u2019il s\u2019agit de décider si une lésion discrète, nouvelle, est bien de nature tuberculeuse, ou si la maladie, après traitement, est réellement arrêtée.Le laboratoire seul encore est capable de dire quels sont ceux, parmi les tuberculeux chroniques, qui restent bacillaires.Il faut dans ces cas, recourir à des séries d\u2019analyses avant d\u2019oser dire que le patient n\u2019est plus un danger pour son entourage, puisque je l\u2019ai écrit plus haut, ces chroniques faussement étiquetés, arrêtés ou guéris sont les grands responsables du nombre encore trop élevé des tuberculoses nouvelles détectées chaque année.Le grand nombre toutefois des chroniques, et cette opinion est confirmée par la lettre d\u2019un médecin suisse, parue dans l\u2019« Union Médicale du Canada », de février dernier, se compose d\u2019alcooliques, d\u2019inadaptés, d\u2019instables, de déficients mentaux qui, justement à cause de leur incompréhension et par le manque à coopérer lors du traitement de leurs lésions initiales, ont permis à celles-ci d\u2019évoluer vers la chronicité.Ce médecin dont je parlais plus haut, suggère l\u2019adjonction au phtisiologue, d\u2019un psychiatre qui aiderait à solutionner les multiples problèmes présentés par ces malades.LADOUCEUR: LUTTE ANTITUBERCULEUSE 725 Dans le cas du tuberculeux récalcitrant, ne pourrait-on recourir à l\u2019hospitalisation obligatoire?Cette mesure existe déjà pour les mentaux, les anormaux et les vénériens, et l\u2019expérience prouve que ces incontrôlables, lorsqu'on les hospitalise, se soumettent de bon gré aux traitements proposés.Ces malades sont des abouliques.Il faut qu\u2019on décide en leur lieu et place.Il existe à Montréal des organismes antituberculeux indépendants: l\u2019Institut Bruchési et le « Royal Edward Laurentian Hospital » dont la réputation n\u2019est plus à faire et à qui sont dus pour une large part les succès obtenus jusqu\u2019à date dans la lutte antituberculeuse.La clinique du B.C.G.travaille de façon efficace, à immuniser les bébés les plus exposés.La Ville, aidée par l\u2019Institut de Microbiologie, donne maintenant le B.C.G.dans les écoles, aux écoliers qui n\u2019ont pas encore été contaminés par le bacille de Koch et lorsque les parents y consentent; le personnel du Service de santé donne ce vaccin dans les consultations municipales.Ainsi, en 1957, plus de 13,000 bébés et enfants ont été immunisés.Les résultats de cette vaccination apparaîtront de plus en plus au cours des années à venir puisque ces bébés et enfants rendus plus résistants à l\u2019infection tuberculeuse devraient fournir un pourcentage moindre de tuberculose que le groupe nen vacciné.Enfin, la Ligue Antituber- culose de Montréal, sous la dynamique direction de son président, Monsieur C.-O.Mo- nat, a fait et continue de faire un travail gigantesque.Ses appareils et ses équipes se promenent par toute la ville dans les districts sanitaires et les industries, trouvent ies suspects qu'elle suit jusqu\u2019à ce qu\u2019ils se soient présentés chez leur médecin ou dans l\u2019un des instituts antituberculeux existants, où l\u2019on s\u2019occupera de compléter leur diagnostic et de les traiter s\u2019il y a lieu.Elle aide en plus la Ville de Montréal dans l\u2019examen des détenteurs d\u2019une carte de santé ou manipulateurs d\u2019aliments.Aidés de tous ces organismes de lutte, nous gagnons chaque jour du terrain et pouvons déjà entrevoir le jour où la tuberculose, comme la variole ou la diphtérie, ne contribuera plus que pour un chiffre négligeable aux décès comme au chapitre maladie. VARIÉTÉS L'AVENIR DE LA MÉDECINE AU QUÉBEC ET LES ÉLECTIONS DE 1958 DU COLLÈGE DES MÉDECINS ET CHIRURGIENS E.-Rolland BLAIS (Montréal).Le 3 septembre 1958, le Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec est appelé à se choisir des gouverneurs qui dirigeront notre destinée médicale pour une période de quatre ans.Cette élection prend cette année plus d\u2019importance que par le passé et les conséquences pour notre profession peuvent être lourdes.Il est donc nécessaire de connaître la loi et les règlements qui régissent le Collège pour que notre vote soit valable.Des problèmes importants devront être étudiés et réglés tels que: La revision de la loi médicale.L'assurance santé.La représentation adéquate de la profession médicale au sein du Bureau provincial de Médecine.La spécialisation.La question des médecins étrangers.Les demandes du Collège de pratique générale.L\u2019ingérence des administrateurs dans la pratique médicale.L'établissement d\u2019un barème des honoraires professionnels.Le droit de négociation.L'enseignement post scolaire ete.Cet évènement qui, par le passé, n\u2019avait suscité aucun intérêt, si on en juge, d\u2019une part, par le nombre de gouverneurs élus par acclamation et par le petit nombre de bulletins de vote déposés; d\u2019autre part par le nombre imposant de bulletins rejetés, indique l\u2019apathie de la profession médicale, ignorance de la loi et des réglements qui régissent la votation.C\u2019est pourquoi il est important d\u2019en connaître les détails.Ce réveil de la profession médicale qui se manifeste depuis quelques mois est dû aux critiques acerbes venant de tous les milieux.=\u201c A tort ou à raison, des épithètes, d\u2019incompétents, d\u2019apathiques, d\u2019inconscients, d\u2019ignorants des règlements, d\u2019oppositionnistes chroniques sont décernés à certains de nos représentants.A tort ou à raison, on reproche l\u2019influence politique qui règne au sein du Bureau Provincial de Médecins.On y constaterait une division qui loin de servir les intérêts de la profession médicale favorise un clan au détriment de l\u2019autre.On lui reproche de ne pas prendre au sérieux et de ne pas adopter les recommandations importantes faites par les différentes associations; de ne pas se servir du pouvoir que lui confère la charte pour régler les problèmes médicaux; de ne pas représenter adéquatement la profession médicale et de s\u2019opposer à cette demande réitérée à plusieurs reprises; de s\u2019opposer systématiquement à la formation de comités ayant le pouvoir de s\u2019adjoindre des compétences qui pourraient les éclairer dans l\u2019étude et le règlement de questions vitales; de couper l'initiative de la fédération des sociétés médicales qui travaille avec tant de zèle depuis nombre d\u2019années dans l\u2019intérêt des médecins, etc.C\u2019est à nous d\u2019apprécier la valeur de ces reproches et de juger ceux qui pourraient en être responsables.De notre côté, faisons un examen de conscience et demandons-nous si les critiques qui sont dispensées avec tant de largesse et souvent sans considération à l\u2019é- L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 gard de nos gouverneurs ne pourraient pas s'appliquer à nous-mêmes.Le Bureau Provincial de Médecine a pris de l'importance.Il n\u2019est plus un organisme qui émet des licences, qui gère nos argents ou qui applique des sanctions.Il doit régler des questions vitales et prendre position en face des évènements qui se précipitent.C\u2019est l\u2019avenir de la médecine qui, actuellement, se joue sur les plateformes électorales.Or si nos représentants ne sont pas parfaitement renseignés sur tous les sujets en cours, la profession médicale en souffrira.Réalisant l'importance du résultat de cette élection prochaine, c\u2019est le moment de secouer notre apathie et de présenter un front commun.C\u2019est vers le Bureau Provincial de Médecine que doivent se canaliser tous nos efforts, c\u2019est là que réside l\u2019autorité.On se donne le gouvernement que l\u2019on mérite.| C\u2019est en 1958 que se joue l\u2019avenir de la médecine.Permettez-moi, en terminant, de vous citer certains extraits de la loi médicale et des règlements qui régissent la votation.Date des élections: Le 3 septembre 1958.Lor et règlements: Toutes les personnes résidant dans la Province de Québec, autorisées à exercer la médecine, la chirurgie et l\u2019obstétrique, et enregistrées en vertu de la loi médicale de Québec, sont constituées en corporation sous le nom de Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec et sont dénommées membres du Collège de Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec.(Ch.264 - sect 11 - P.1) Bureau provincial de médecine: Les affaires du Collège sont régies par un bureau de gouverneurs appelé « Le Bureau Provincial de Médecine » lequel comprend vingt-et-un membres élus pour quatre ans, dont dix-huit sont choisis par les membres du Collège et un par chacune des institutions BLAIS: COLL.MÉD.ET CHIR.P.QUÉ.727 suivantes: 1) La faculté de médecine de l\u2019Université Laval de Québec; 2) La faculté de médecine de l\u2019Université de Montréal; 3) La faculté de médecine de l\u2019Université McGill.Droit de vote: Aucun des membres du Collège n\u2019est admis à voter aux électrions des membres du Bureau Provincial de Médecine et n\u2019est éligible comme gouverneur s\u2019il n\u2019a pas payé le ou avant le premier juillet précédant l\u2019élection tout ce qu\u2019il doit au Collège.Loi Ch.264, parg.57, art.3, p.26.MopE D\u2019ÉLECTION DES GOUVERNEURS Art.8.Le premier août qui précède l\u2019élection, le Registraire établit la liste des voteurs qualifiés dans chaque district électoral.(Loi Art.57, P.3).Art.9.Eligibilité.Est déclaré candidat, tout membre éligible qui présente au Bureau du Registraire, personnellement ou par voie recommandée, un bulletin de nomination signé par cinq électeurs qualifiés à voter dans son district, le ou avant le 15 août jusqu\u2019à quatre heures du soir.(Loi Art.57, P.3 - Formule no-2).Art.10.Est déclaré élu par acclamation tout candidat sans opposition, le 15 août, à quatre heures du soir.Art.11 Du 15 août au 25 août.Le Registraire adresse à chacun des électeurs de chaque district électoral un bulletin de vote contenant les noms de tous les candidats de chaque district où il doit y avoir élection.Une feuille volante est attachée au bulletin de votation à chaque électeur et porte les noms et adresses de cinq médecins qualifiés qui appuient chaque candidature.Le Registraire peut, sur demande par écrit, 728 fournir des doubles de bulletins de votation et des enveloppes à tout membre qui, preuve à l'appui, n\u2019a pas reçu ceux qui lui ont été adressés.Nul ne peut voter plus qu\u2019une fois.Nul ne peut transférer à un autre le bulletin qui lui a été personnellement adressé.Si plusieurs votes du même électeur parviennent au Registraire, c\u2019est le premier reçu qui compte.Les autres sont écartés.Le vote se fait en faisant une croix à l\u2019encre vis-a-vis le nom de celui pour qui l'on vote.L\u2019électeur met son bulletin dans l\u2019enveloppe spéciale qui porte l\u2019inscription suivante: Collège de Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec District électoral numéro.(Bulletin de vote) Après avoir bien cacheté cette enveloppe, l\u2019électeur la transmet au Registraire dans une autre enveloppe adressée ainsi: BLAIS: COLL.MÉD.ET CHIR.P.QUÉ.L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 District numéro.Signature du VOtANt: \u2026\u2026\u2026.eeeennennene MD.Adresse: aronPONOnOOUU OS ANVN0ONSNOBUNONOUOSGCOU0OPNOUBANGHOO06HO0ARONUOU000 62 DOOISONHUEONCUES ve Monsieur le Registraire, Le College des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec, 1896 ouest, rue Dorchester, Montréal, P.Q.Sous peine de perdre son vote, la signature et l\u2019adresse de l\u2019électeur, ainsi que le numéro de district doivent être très lisiblement indiqués sur l\u2019enveloppe adressée au Registraire.Toute enveloppe de bulletin qui n\u2019a pas été remise par l\u2019électeur personnellement ou qui n\u2019a pas été transmise par voie recommandée est écartée.Tout candidat peut assister ou se faire représenter au dépouillement du serutin qui se fait par le Registraire, en présence de deux témoins, à trois heures P.M., le premier mercredi de septembre.| Lorsque, à l\u2019addition définitive des suffrages d\u2019un district, il y a égalité de votes entre deux ou plusieurs candidats, le Registraire est tenu de donner son vote prépondérant et de déclarer élu le candidat pour lequel il vote.À +. MEDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES RUPTURE DE L'EXTENSEUR DU DOIGT À SON INSERTION ! J.-P.MOREAU (Edmonton).La rupture du tendon de l\u2019extenseur à son insertion dans la troisième phalange se rencontre plus souvent que n\u2019importe quelle autre rupture tendineuse.Elle est caractérisée par la déformation en flexion, dite « en marteau », de l\u2019articulation interphalangienne distale.La rupture peut avoir lieu à travers le tendon lui-même, près de son insertion, ou elle peut arracher un petit fragment osseux au dos de la troisième phalange.La déformation est cliniquement la même et une radiographie du doigt Figure 1.est requise pour établir le site de la rupture.Dans certains écrasements des doigts une partie de la lésion comporte une rupture de l\u2019extenseur ainsi qu\u2019une atteinte variable des tissus mous et du squelette.Lorsque l'insertion de l\u2019extenseur est rup- turée, l\u2019expansion tendineuse à la surface dorsale de la deuxième phalange se rétracte et une tendance à l\u2019hyperextension de la première articulation interphalangienne s\u2019ajoute à la déformation en flexion de l'interphalangienne distale.\u2018 1.Communication au XXVIIe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C.Québec, septembre 1957.Le traitement de la rupture de l\u2019extenseur à son insertion doit tenir compte de cette tendance du mécanisme extenseur à se rétracter.Il est facile de contrôler cette rétraction par la flexion de la première articulation inter- phalangienne.Sterling Bunnell conseillait d\u2019immobiliser en flexion la première et en hy- perextension la deuxième articulation inter- phalangienne.La confection d\u2019un plâtre adéquat présente des difficultés à cause du petit diamètre des doigts et de leur intolérance à la pression.Le plâtre, souillé au bout de quelques jours, devient mou et ne tient plus le bout du doigt en hyperextension.La déformation en marteau se reproduit et devient permanente.Figure 2.En 1952, le docteur Pratt, de la clinique du Docteur Bunnell, de San Francisco, décrivait l\u2019emploi d\u2019une broche de Kirschner axiale comme une prothèse interne temporaire pour maintenir en hyperextension l\u2019articulation distale et en flexion la première interphalangienne.En position idéale, la broche de 1.5 mm est insérée à travers le bout du doigt dans l\u2019axe de la troisième phalange, traverse la deuxième articulation interphalangienne obliquement pour passer en avant de la premiére interpha- langienne, entre les tendons fléchisseurs et l\u2019articulation, pour sortir enfin à la partie moyenne de la première phalange.L\u2019insertion 730 de la broche est complétée par une réduction ouverte, s\u2019il y a déplacement d\u2019un petit fragment osseux ou si la rupture date de plus d\u2019une semaine.Figure 3.Le Docteur Pratt admet que l'insertion exacte de la broche est difficile Nous avons simplifié cette technique à l\u2019aide d\u2019un guide (fig.1) qui maintient le doigt en position idéale durant l\u2019insertion de la broche et assure que celle-ci sera exactement située.L'opération ne prend que quelques minutes et se fait facilement à l\u2019anesthésie locale.La technique varie un peu selon la lésion.Si la rupture affecte le tendon même et date de moins d\u2019une semaine la broche seule suffit (fig.2).Si la rupture est ancienne il faut réinsérer le tendon ou du moins en faire la pli- MOREAU: RUPTURE DE L\u2019EXTENSEUR DU DOIGT L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 Figure 4.SNS SIM VS SSW > PL Figure 5.cature (fig.3).Une large exposition de la lésion s\u2019obtient par une incision en I, traversant le doigt près de la base de l\u2019ongle et remon- TRAITEMENT DES RUPTURES DE L'EXTENSEUR AGE DELA1 PRECEDENT TYPE D' INTERVENTION LE TRAITEMENT Suture dtun fragment 44 7 jours osseux et Broche de K 46 23 jours Suture d'un fragment osseux et Broche de K 53 3 jours Broche de K 17 20 jours Suture d'un fragment osseux et Broche de K Suture du tendon et Broche de KX 40 2) jours 20 21 jours Suture d'un fragment osseux et Broche de K 36 2 heures Débridement et Suture du tendon.Broche de K 15 2 jours Broche de K IMMOB tN RESULTAT COMPL ICAT IONS PROX DIST 50 jours nor enraidi nil en ext'n 35 jours nor nor nil 35 jours ext'n 10 deg fi'n Broche péndtre à 170 ext complète 2 articulation 35 jours nor 20 deg f1'n nil ext complète 35 jours nor enraidi nil en ext'n 35 jours nor nor nil 35 jours nor nor nig 35 jours nor nor ni\u2019 Figure 6. L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 tant deux cm à la face latérale de la deuxième phalange.La peau et le tissu cellulaire sont disséqués de l\u2019extenseur au bistouri pour exposer toute la surface dorsale de l\u2019articulation.La reconstruction locale terminée, on installe le guide de façon à maintenir en légère hy- perextension l'articulation interphalangienne distale et en flexion à 135 degrés l\u2019articulation proximale.En installant la pointe du guide au milieu de la surface dorsale de la première phalange l\u2019on est assuré que la broche sera correctement placée (fig.4).Lorsque la pointe de la broche est palpable à la face dorsale de la première phalange on coupe la broche au bout du doigt de façon que le bout coupé disparaisse sous la peau.Le patient peut se laver les mains au bout de deux jours.S\u2019il y a arrachement osseux important une réduction ouverte s\u2019impose.Le fragment osseux est maintenu par un fil d\u2019acier No.34 passé à travers un trou dans la phalangette à un bouton antérieur (fig.5).Nous voulons rapporter les résultats éloignés de huit cas de rupture de l\u2019extenseur traités par immobilisation interne (fig.6).L'âge varie entre 15 et 53 ans.En général nous avons enlevé la broche au bout de cinq semaines.Un MOREAU: RUPTURE DE L\u2019EXTENSEUR DU DOIGT 731 seul cas de raideur de l'articulation proximale est noté.La limitation est de dix degrés d\u2019extension.La flexion est normale.Il n\u2019y a pas de raideur de la première articulation inter- phalangienne dans les sept autres cas.Ceci constituerait l\u2019objection la plus valable à cette technique.A l'articulation distale une raideur indolore en extension s\u2019est produite chez trois patients.Cette raideur est moins gênante que la déformation en flexion, et n\u2019attire pas d\u2019attention.En résumé nous présentons une méthode de fixation interne des lésions de l\u2019insertion de l\u2019extenseur qui nous a donné des résultats suffisamment intéressants pour vous en communiquer la technique.Nous remercions notre mécanicien, M.James Bryant, qui nous assista dans la réalisation du guide.BIBLIOGRAPHIE D.R.PRATT: Internal Splint for Injuries of the Extensor Tendon of the Finger.J.Bone and Joint Surg., 34: 785 (oct.) 1952.Sterling BUNNELL, en discussion : S.W.Cas- cells et T.B.Strange : Intramedullary Wire Fixation of Mallet Finger.J.Bone and Joint Surgery, 39-A : 521 (juin) 1957. CORRESPONDANCE ee + LETTRE DE SUISSE EFFETS NOCIFS DES RADIATIONS Dès l\u2019emploi des bombes atomiques de Naga- sakr et d\u2019Hiroshima, les hommes surent qu\u2019une nouvelle ère commençait; comme cette ère avait des bases scientifiques, on n\u2019imaginait pas qu\u2019il pût s\u2019agir d\u2019une aventure.Mais, dès qu\u2019on eût connaissance des effets secondaires des wrradiations, notamment en mars 1954, au moment où, à 140 km de Bikini, les marins du thonier japonais « Dragon Porte-Bonheur » furent atteints par les radiations et les cendres de la bombe H américaine, on comprit que l\u2019ère atomique était en fait une aventure et que, comme toutes les aventures, elle comporte forcément des risques.La presse d\u2019information s\u2019est fait l\u2019écho depuis plus d\u2019une année des controverses qui divisent les savants sur l\u2019importance des risques que comportent les essais thermo-nucléaires et l\u2019on se souvient encore de l\u2019appel pathétique du Dr Albert Schweitzer le 23 juin 1957.En attendant qu\u2019une commission spéciale des Nations Unies publie son premier rapport officiel, l\u2019Académie suisse des sciences médicales avait convoqué les 27, 28 et 29 mars 1958, à Lausanne, un symposium sur les effets nocifs de faibles doses de radiations.De nombreux représentants d\u2019Europe et d\u2019Amérique ont pris part à ce symposium qui fut inauguré par M.Petitpierre, Ministre des Affaires étrangères de Suisse.Dans un premier rapport, W.F.Libby, Washington, vice-président de la Commission atomique américaine, a étudié avec beaucoup de soin le problème des retombées radioactives dues à des explosions nucléaires à ciel ouvert.Les retombées de débris stratosphériques radioactifs peuvent durer environ 10 ans.Ils dépendent des saisons ainsi que de l\u2019humidité de l\u2019air, alors que les retombées de la troposphère (couche inférieure de l\u2019atmsophère) sont limitées à la bande de latitude où les explosions se sont produites.Elles dépendent largement des chutes de pluie dans les différentes régions.Les débris radioactifs, une fois arrivés au sol sous forme de pluie, entrent dans un processus biologique, peuvent contamier les végétaux, puis les animaux, enfin les hommes.Les principaux isotopes qui sont libérés aprés une fission nucléaire sont le strontium 90 et le cesium 137.Pour M.Libby, les dangers dus aux retombées radioactives encourus par l\u2019homme sont mal connus, mais sù on les compare aux radiations naturelles auxquelles nous sommes exposés chaque jour, on constate que les radiations dues aux expériences d\u2019armes atomiques ne représentent que le 6% des doses naturelles.M.Libby estime que les controverses sur les effets nocifs des radiations tonisantes sont dues à de mauvaises informationss les risques ont été beaucoup exagérés.Ils n\u2019affectent qu\u2019une proportion minime de la population du globe et encore sans grand danger.En outre, les expériences atomiques permettent de comprendre les effets et le processus des retombées radioactives et par là même, de trouver les méthodes de protection des civils qui pour- rarent nous être utiles en cas de guerre atomique.Le Dr G.Joyet, chef du laboratoire du bé- tatron et des isotopes à l\u2019Institut universitaire de radiologie de Zürich, a fait une intéressante étude sur les doses reçues dans l\u2019ambiance moderne.Il est évident que, pour juger correctement l\u2019importance biologique des chutes radioactives, il convient tout d\u2019abord d\u2019établir le bilan des doses de rayonnement auxquelles l\u2019homme est habituellement soumis.En Suisse, les cellules reproductrices de l\u2019homme reçoivent annuellement 110 milliroentgen par l\u2019irradiation naturelle interne (Radon, K*°, C4) et par l\u2019irradiation naturelle externe du L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 milieu physique ambiant pour une altitude moyenne de 500 mètres, 25 milliroentgen au minimum par les examens radiologiques médicaux, 7,5 milliroentgen environ par les cadrans lumineux des montres, 3 milliroentgen envr- ron par le contrôle radioscopique des chusssu- res, et jusqu\u2019en 1956 moins de 1 milliroentgen par les essais d\u2019armes nucléaires.Sur la base des expériences chez l\u2019animal, on peut calculer, à la première génération issue de la population irradiée par les sources du milieu ambiant ou pour des rarsons professionnelles, le nombre de mutations qui doivent apparaître annuellement en Suisse.Pour juger ces valeurs, il convient de les comparer aux cas d\u2019invalidité, de mortalité ou de morbidité grave provoqués par la civilisation moderne: accidents industriels, accidents par véhicule à moteur, cancers du poumon, poliomyélite, etc.Il convent également de les comparer au nombre de mutations apparues sous l\u2019effet des rayonnements naturels ambiants.On constate alors que la dose admassi- ble de 5 roentgen par an pour l\u2019irradiation professionnelle engendre un nombre de mutations négligeable tant que la fraction de la population professionnellement exposée est inférieure à 1% de la population totale.D\u2019autres conférenciers allemands, anglars, français et suisses vinrent apporter des documents concernant Uinfluence des radiations atomiques et des rayons X sur les fréquences de la leucémie, sur la fréquence du cancer, sur les prochaines générations, sur la fécondité, etc.Nous ne voulons pas résumer l\u2019ensemble de ces communications mais tl nous paraît préférable d\u2019en faire la synthèse en nous éloignant du ton pathétique de certaines exposés d\u2019auteurs allemands.L\u2019appréciation de l\u2019influence des mutations sur la proportion des maladies héréditaires humaines échappe encore à une estimation directe; les généticiens, se basant sur des expériences ammales, ont tendance à exagérer ces effets.Mais le problème apparaît insoluble car nous ne disposons pas de moyen d\u2019établir clairement la relation de cause à effet.Les mu- LETTRE DE SUISSE 733 tations défavorables provoquées par l\u2019wra- diation d\u2019une personne peuvent ne constituer qu\u2019une fraction de l\u2019ensemble des mutations, les autres étant spontanées ou dues à des causes inconnues.Nos obligations morales vis-à-vis des générations suivantes sont considérables; nous devons continuellement chercher un équalibre acceptable entre les risques et les avantages des radiations.Le généticien affirme que l\u2019idéal pour l\u2019homme serait une exposition réduite à zéro, sauf les radiations naturelles, et, bien que ce ne soit pas encore prouvé, il pourrait bien avoir raison.Mais cela signifierait la suppression totale de l\u2019emplor de tout rayonnement, condition inacceptable.En ce qui concerne la leucémie, il faut admettre que les observations permettent de penser qu\u2019il existe vraisemblablement une relation de cause à effet avec les radiations (médicales ou dues aux essais nucléaires).Mais il semble ne pas exitsre de valeur « seuil » de rayonnement en dessous de laquelle la leucémie ne pourrait pos être produite.L\u2019apparition de l'affection chez les radiologues, soumis chroniquement à des deses très faibles, est un autre argument à ce propos.Les savants, chargés de répondre à l\u2019humanité anxieuse sur les effets des radiations atomiques, reconnaissent humblement qu\u2019on ne peut donner aucune précision valable.De leur côté, les fonctionnaires des grands centres atomiques expérimentaux anglais, américains, soviétiques, vivant dans une atmosphère dite dangereuse, n'expriment aucune crainte: ils se marient, ont des enfants apparemment normaux.Les marins du bateau japonais atomisé en 1954 se sont également mariés et quelques enfants sont nés: ils sont apparemment normaux.Tout semble donc indiquer que les solutions qui peuvent être apportées au problème de la protection contre les radiations reposent mé- cessatrement sur une philosophie du risque.Ce seront des solutions de compromis et elles ne pourront pas être fondées sur la seule observation scientifique. 734 LETTRE DE SUISSE * * * En dehors des malheureux cas rapportés lors des bombardements des villes japonaises et de certains essais dans le Pacifique où les sujets ont été directement en contact avec les éléments radioactifs, aucun fait précis n'est connu actuellement concernant les relations entre les faibles doses de radiation et l\u2019apparition de cancers, de leucémies.Le problème génétique est plus ardu encore: l\u2019absence de malformations dans la deuxième génération ne permet pas d'affirmer qu\u2019il my a pas eu d\u2019effets nocifs des radiations.Ces effets peuvent donner lieu à des caractères qui s\u2019extérioseront à la deuxième ou troisième génération seulement! Si la question des retombées radioatctives dues aux explosions nucléaires apparaît peu importante pour l'instant, il semble qu\u2019une attention plus grande doit être vouée par les Autorités sanitaires et le Corps médical aux L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 examens radioscopiques et notamment des femmes enceintes au cours des premiers mois de la grossesse.La philosophie du risque nous guide dans la vie courante ; il faut l\u2019admettre également dans le domaine des radiations.Sur des questions plus précises, par exemple le risque de malformations chez le nouveau-né lorsque la mère fait une rubérole au cours des quatre premiers mois de la grossesse, nous connaissons des femmes et des hommes qui acceptent de courir le risque.Au moment où l\u2019humamité reconnaît les avantages de l\u2019avenir de l\u2019énergie atomique, elle doit admettre une période d\u2019adaptation aux risques des radiations atomiques.Une parade pourra peut-être être trouvée et l\u2019on sait déjà, au moyen de certains extraits tissulaires, protéger l\u2019animal contre l\u2019effet leu- cémigène des rayons.P.Rentchnick. ANALYSES Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complètes et utilisables, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le « Quarterly Cumulative Index Medicus»: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article nom du périodique, le volume, la page.le mois (le jour du mois si le périodique est hebdomadaire).l\u2019année.Exemple: J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.« Ann.Med.Psychol.», 94: 1 (juin) 1938.MEDECINE R.G.PETERSDORF, J.A.CURTIN, P.D.HOEPRICH, R.N.PEELER et I.L.BENNET: Etude de la prophylaxie assurée par les antibiotiques chez les patients inconscients.(A Study of Antibiotic Prophylaxis in Unconscious Patients.) \"New Eng.J.Med.\u201d, 257: 1001 (21 nov.) 1957.Une conséquence des excellents résultats obtenus avec les antibiotiques dans le traitement des maladies infectieuses a été l\u2019administration prophylactique de ces mêmes médicaments dans des états où on craignait l\u2019apparition de complications infectieuses.Cette technique a donné de très bons résultats dans le cas des infections à streptocoques, à méningocoques, etc.Par ailleurs les auteurs ont voulu savoir si nous étions justifiés de donner des antibiotiques chez les patients inconscients en prévision des complications qui pourraient survenir et aussi dans le but de protéger ces patients contre les souches pathogènes qui infestent nos milieux hospitaliers.Sur un groupe de 72 patients comateux ne présentant pas d\u2019infection notable, 32 patients reçurent d\u2019une manière prophylactique de la pénicilline et de la streptomycine ou de la tétracycline, 10 autres patients reçurent des sul- famidés et les 30 autres patients ne reçurent aucune médication antimicrobienne.Le taux de mortalité ne fut pas influencé par les antibiotiques.Dans le groupe traité prophylacti- quement 45% des patients développèrent des complications pulmonaires contre seulement 15% dans le groupe non traité.Sept patients du groupe traité eurent des infections cutanées causées \u2018par le staphylocoque doré et deux décès furent attribués à une bactériémie par des bacilles gram-négatifs.Aucune de ces 4 complications ne fut retrouvée dans le groupe non traité.| Les auteurs conclurent en affirmant que administration routiniere d\u2019agents antimicro- biens n\u2019apporte aucun bénéfice aux patients comateux et qu\u2019au contraire elle augmente les risques de complications.Jean-Marc BORDELEAU.Jerry K.AIKAWA: Physiopathologie de la fièvre rhumatismale.Altérations des échanges intracellulaires et extracellu- laires en sodium et potassium.Etude avec le Na\u201d*.(Pathophysiology of Rheumatic Fever: Alterations in the Na?space in the exchangeable Sodium and Potassium contents.) Circulation\u201d, 16: 621 (oct.) 1957.Beaucoup de publications jusqu\u2019ici ont laissé entendre qu\u2019il existait une altération de la perméabilité de la membrane cellulaire dans les cas de fièvre rhumatismale; cette hypothèse est compatible avec les expériences pratiquées in vivo au sujet de l\u2019effet antigène- anticorps sur la distribution de l\u2019eau et des électrolytes.Na?et K2* (radioactifs) furent injectés à 20 patients atteints de fièvre rhumatismale et leur distribution dans l\u2019organisme fut ensuite étudiée.L\u2019apparition d\u2019oedème coïncide ordinairement avec une augmentation du Na** extravas- culaire; dans cette étude-ci on a assisté à une augmentation de la concentration du Na** dans les milieux extravaseulaires sans cependant noter l\u2019apparition d\u2019oedème; de plus s\u2019il y avait eu infiltration des interstices extracellu- laires, on aurait assisté à une diminution du poids et à une diurèse lorsque le Na2?* extra- vasculaire a diminué, ce qui n\u2019a pas eu lieu.On a conclu qu\u2019au cours de la phase rhumatismale active, la perméabilité de la membrane cellulaire est altérée avec comme conséquence une activation de l\u2019échange entre le Na intracellulaire et le Na extracellulaire; ceci explique pourquoiil y aune augmentation très nette du Na extravasculaire qui est hors de proportion avec l\u2019oedème qui peut être noté; cette augmentation du Na intracellulaire s\u2019accompa- 736 gne d\u2019une diminution du K cellulaire; ces échanges d\u2019ions intra et extracellulaires n\u2019altèrent pas la ccion de Na et K sériques; comme il n\u2019y a pas d\u2019oedème, que le volume plasmatique et que le volume sanguin ne sont pas altérés, on en a déduit que la perméabilité capillaire reste intacte.Le concept à l\u2019effet que la membrane cellulaire est imperméable aux ions n\u2019existe plus comme on a pu le démontrer à l\u2019aide des isotopes et un échange d'ions continuel à travers la membrane cellulaire existe, membrane qui peut participer activement à ces échanges par ses propres enzymes et processus métaboliques.L\u2019on sait que l\u2019augmentation de Na intracellulaire est une réponse non spécifique de la cellule à tout processus physique, chimique ou biologique pouvant l\u2019atteindre; ici, l\u2019on tente d\u2019expliquer ce phénomène par une réaction an- ti-corps à l\u2019antigène streptococcique; il est prouvé maintenant que les substances anti- géniques traversent rapidement la membrane cellulaire et qu\u2019elles se localisent sur les mitochondries; il semble très probable que la synthèse des protéines se fasse à partir des mitochondries, de même que la formation des anti-corps; le complexe antigéne-anticorps dans la cellule pourrait de ce fait déséquilibrer le mécanisme de fonction du système enzymatique intracellulaire et ainsi altérer la perméabilité de la membrane.Gilles CÔTÉ.PNEUMOLOGIE E.O.ATTINGER, M.M.GOLDSTEIN et MS.SEGAL: Les effets de la cigarette sur la mécanique de la respiration.II.Chez des malades ayant une affection cardio-pul- monaire.(Effects of smoking upon the mechanics of breathing.II.In patients with cardio-pulmonary disease.) \"Amer.Rev.Tuber Pulm.Dis.\u201d, 77: 10 (janv.) 1958.Utilisant la même méthode que dans un travail précédent chez des sujets normaux, les auteurs ont étudié l\u2019effet de la cigarette chez 25 malades pneumopathes (7 asthmatiques, 8 emphysémateux, 5 fibrotiques, 5 ayant des maladies diverses) et quelques malades ayant une maladie cardiaque rhumatismale.ANALYSES L'Union M{d.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 Les observations de contrôle montrèrent une diminution de la capacité d\u2019accommodation pulmonaire pour l\u2019air respiré et une augmentation des résistances mécaniques chez tous les malades comparés aux sujets normaux.Après la cigarette, les variations constatées consistèrent surtout en une augmentation de la résistance expiratoire et une légère diminution de la capacité d\u2019accommodation dans les cas d\u2019emphysème.Dans les autres groupes de malades, aucune modification importante ne se produisit.La réponse fut à peu près toujours la même, qu\u2019il s\u2019agisse des fumeurs comme des non-fumeurs.Cependant, les malades avec une pneumopathie et qui étaient des fumeurs, avaient, en général, une augmentation de leurs résistances respiratoires.Charles LÉPINE.GASTRO-ENTEROLOGIE P.HILLEMAND, J.PATEL, J.LATASTE, M.PREMONT et J.DURON: Migration et croissance sous-péritonéale d\u2019un kyste hyda- tique du foie gauche.\u2018La Presse Médicale\u201d, 65: 2125, 1957.Les auteurs présentent une rare observation de kyste hydatique du foie gauche rompu dans les voies biliaires et ayant migré dans l\u2019espace rétro-péritonéal jusqu\u2019au dessous de la racine du méso colon transverse.Ils insistent sur la route de cette migration qui est à distinguer des échinococcoses primitives hété- rotypiques par rupture du kyste principal, des échinococcoses secondaires sans communication avec le kyste primitif et des localisations primitives rétro-péritonéales exceptionnelles.Ces migrations rétro-péritonéales semblent moins rares dans les abcès amibiens.Le processus de guérison est celui décrit par Bour- peon et Pietri qui considèrent la fistule kysto-biliaire large et déclive comme providentielle, conditionnant la disparition des cavités hydatiques: sa fermeture est d\u2019ailleurs très postérieure à celle de la fistule cutanée qui doit se fermer la première si l\u2019on veut obtenir la guérison.La marsupialisation de la poche diverticulaire est le traitement logique de ces vastes cavités hydatiques communiquant avec L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 les voies biliaires intrahépatiques: le choix du moment de l\u2019ablation du drainage externe est important et difficile.M.VERHAEGHE, ].DEVAMBEZ, G.SOOTS et Y.GODEFROY VENDEVILLE: Huit cas de tumeurs de l'intestin grêle.\u2018Arch.Mal.App.Digestif\u201d, 46: 1073 (nov.) 1957.Les auteurs rapportent huit nouvelles observations de tumeurs du gréle, ce qui porte à dix le total de celles observées en 12 ans.Sept sur huit concernent des tumeurs malignes, épithéliales (2 cas) ou conjonctives (5 cas).Chacune des observations est abondamment détaillée sous l\u2019angle des antécédents, des signes cliniques et radiologiques, des modalités du traitement, de l\u2019anatomie pathologique et des résultats à distance.Ces divers aspects sont ensuite discutés.Parmi les antécédents, on note l\u2019association, aux deux épithé- liomas du grêle, d\u2019un autre épithélioma, glandulaire sigmoïdien dans un cas, malpighien prétagien dans l\u2019autre.La tumeur ne fut per- que que deux fois; elle réalisait, 5 fois sur 8, une occlusion; 2 fois, il y avait invagination, découverte seulement à l\u2019opération.La radiologie n\u2019a jamais pu préciser de façon certaine la localisation de l\u2019obstacle sur le grêle.Il fut réalisé deux laparotomies, quatre résections iléales segmentaires, deux hémicolectomies droites.La survie la meilleure, au bout de deux ans, d\u2019un réticulosarcome chez un enfant de 12 ans, seul cas d\u2019ailleurs où chirurgie et radiothérapie ont été associées.NEURO-PSYCHIATRIE - I.FROST: Le Carbutamide dams le traitement de la schizophrénie.(Carbutamide in Treatment of Schizophrenia.) \"Brit.Med.J.\u201d, 1: 381 (février) 1958.Le Carbutamide (BZ.55) semble avoir une action euphorisante et antihallucinogène.L\u2019auteur rapporte les résultats obtenus dans le traitement de 60 patients dont 45 purent quitter l'hôpital guéris ou débarrassés de leurs symptômes.Le carbutamide est donné ainsi: 3 comprimés de 0.5 gm.de carbutamide par jour, le matin, pendant 3 jours par semaine pour une ANALYSES 737 durée de 4 semaines.L\u2019auteur ne recherche pas l\u2019effet hypoglycémiant du carbutamide qui doit être évité pendant le traitement.Des 45 patients qui reçurent leur congé, 7 furent réadmis par la suite et reçurent un nouveau traitement de plus courte durée.Quatre de ces 7 patients purent quitter l\u2019hôpital après cette deuxième série de carbuta- mide.Jean-Marc BORDELEAU.ENDOCRINOLOGIE F.A.CARONE et A.A.LIEBOW: Lésions aigués du pancréas chez des malades traités à l'ACTH et aux corticoïdes.( Acute Pancreatic Lesions in Patients Treated with ACTH and Adrenal Corticoids.) \u2018New Eug.J.Med.\", 247: 690 (10 oct.) 1957.L\u2019observation de pancréas lors d\u2019autopsies de routine suggère aux pathologistes qu\u2019il existe une augmentation de fréquence des lésions né- crotiques intra et péri-glandulaires, chez les malades ayant reçu de l\u2019ACTH ou des stéroïdes.De plus, des études expérimentales chez le lapin révèlent des lésions pancréatiques dans la majorité des animaux traités à la cortisone.Récemment, des auteurs anglais ont rapporté deux cas de pancréatite nécrosante chez des enfants recevant de la cortisone.Puisque plusieurs cliniciens recommandent justement ces produits dans le traitement des pancréatites aiguës, une étude systématisée est entreprise.Les auteurs choisirent 54 cas consécutifs ayant été traités à l\u2019'ACTH ou aux stéroides pour des raisons diverses.Ils prirent comme \u201d contrôle 54 cas correspondants au point de vue âge et pathologie de base mais non traités.Sur 54 cas traités, 16 ont montré des lésions histologiques de pancréatite aiguë et de stéatonéero- se.Les lésions sont de type interstitielles et elles sont focales, sans hémorragie cependant.La série de contrôle montre seulement 2 cas de pancréatite aiguë, l\u2019un chez un sujet souffrant de péri-artérite noueuse et dont l\u2019aspect vasculaire pancréatique était typiquement d\u2019une collagénose et l\u2019autre, chez un leucémique avec infiltration leucémoïde de la glande.Les changements des acinis sont aussi très marqués 738 donnant l\u2019image d\u2019ectasie (dilatation focale de paquets d\u2019acini avec aplatissement des cellules bordantes).La pathogénèse de la pancréatite chez les animaux n\u2019est pas élucidée.L\u2019hyperlipémie que provoquent ces hormones peut déterminer des changements histologiques mais il est plus probable que les stéroïdes apportent des changement dans la viscosité des sécrétions.La transformation dans la qualité physicochimi- que des lipo-protéines que les stéroïdes provoquent peuvent être à la source d\u2019embolies graisseuses, pouvant déterminer des lésions pancréatiques.Mais comme ces corps sont connus comme influençant la sécrétion exocrine des glandes gastriques, salivaires et sudoripares, 1l est possible que là s\u2019exerce son action en donnant une sécrétion \u201cépaissie\u201d.L\u2019ACTH et la cortisone ont été employées dans le traitement de la pancréatite en croyant que leurs effets anti-inflammatoires rompraient la réaction en chaîne de ce processus.L\u2019effet bienfaiteur parfois obtenu chez les malades moribonds est possiblement un effet non-spécifique anti-toxique et anti-choc alors que la nécrose déjà massive chez ces cas en pouvait être empirée par l\u2019effet nécrosant de ces hormones.Durant la phase de compensation cependant, ces agents peuvent retarder la guérison ou peuvent même occasionner des rechutes.Il est donc prudent de ne pas donner de ces produits aux cas en convalescence ou souffrant de pancréatite chronique.André VIALLET.PEDIATRIE R.S.ILLINGWORTH, J.LORBER, K.S.HOLT, J.RENDLE-SHORT, G.H.JOWETT et W.M.GIBSON: Etude comparative de six modes de traitement de la fièvre rhumatismale chez les enfants.200 cas.(Acute Rheumatic Fever in Children: A Comparison of Six Forms of Treatment in 200 Cases.) \u201cLancet\u201d, 2: 653 (5 oct.) 1957.Les auteurs, qui ont participé au \u201cCoopérative Clinical Trial 1955\u201d étudiant les bienfaits relatifs des hormones et du traitement habituel du RAA, résument ici leur expérience ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 totale en la matière.Ils ont établi des contrôles rigides et 6 groupes de patients furent étudiés.Un groupe sans traitement pharmacologique, un aux salicylates à petite dose, un aux salicylates à haute dose, un aux stéroïdes ou ACTH (prednisone compris), un aux stéroïdes avec salicylates à petite dose et enfin un aux stéroïdes et salicylates à haute dose.Les résultats obtenus sont les suivants: \u2014 La cortisone avec salicylates à haute dose occasionne la chute la plus rapide du taux de sédimentation.\u2014 La cortisone, avec ou sans sal.est mieux que les sal.et ceux-ci sont mieux que rien.\u2014 L\u2019arthrite a été de plus courte durée avec la cortisone qu\u2019avec les sal.et ceux-ci ont été plus effectifs que rien.\u2014 Les cas traités à la cortisone ont mieux évolué que les autres et l\u2019association corti- sone-salicylates a été la meilleure.\u2014 La température s\u2019est abaissée plus rapidement avec la cortisone qu\u2019avec le sal.Les auteurs concluent que la cortisone avec les salicylates à haute dose est le meilleur traitement.André VIALLET.Lawrence BRESLOW : Causes de colique chez les enfants.(Clinical Approach to Infantile Colic.) \u201cJournal of Pediatrics\u201d, 50: 196 (février) 1957.L\u2019auteur repasse les causes de colique chez l\u2019enfant selon leur fréquence.Il cherche plutôt dans l\u2019alimentation que dans des facteurs psychosomatiques.La technique de nourrir devrait être observée aussitôt qu\u2019il y a colique.Puis la faim vient en deuxième lieu.Ici, il faut penser autant à la qualité qu\u2019à la quantité « et vérifier l\u2019horaire de l\u2019alimentation.L\u2019intolérance aux hydrates de carbone est aussi à redouter.Aussi peu qu\u2019un quart d\u2019once peut être la cause de colique.La méthode acceptée consiste à éliminer cette partie de l\u2019alimentation et de la reprendre après disparition des symptômes.L\u2019intolérance aux acides gras est aussi à redouter.Le lait écrémé donne parfois de bons L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 résultats.Il faut surveiller l\u2019association de carbo-hydrate + acides gras comme intolérance.| L\u2019allergie au lait de vache est connue mais ne peut être envisagée que si l\u2019histoire familiale le laisse soupgonner.L\u2019allergie au fruit citrin commence à être reconnue.Ce n\u2019est qu\u2019après ces causes qu\u2019on peut penser à des troubles psychosomatiques.Les parents seront émotionnellement instables, les enfants agités et sucent fortement les pouces ou leurs mains.Les parents doivent être rééduqués.La chaleur sur le ventre et les frictions du ventre donnent des résultats, tout aussi bien que les suppositoires ou les petits lavements.Enfin, il nous reste toujours les anti-spasmodiques.Service de Pédiatrie (Hôp.Sainte-Jeanne-d\u2019Arc).ANATOMIE PATHOLOGIQUE Leggat WALTON: Granulomatose de We- gener.(Wegener's granulomatosis.) \u201cI.Clin.Path.\u201d, 9: 31 (février) 1956.La maladie est caractérisée par des granulomes nécrosants au niveau du tractus respiratoire supérieur ou inférieur, par des foyers disséminés d\u2019angéite nécrosante des arteres et des veines au niveau des poumons et d\u2019autres organes, par une glomérulite avec nécrose de paquets glomérulaires, adhésion capsulaire et granulomes.Les symptdmes habituels sont une sinusite, de la toux, une pyrexie persistante, de la douleur thoracique, de la dyspnée, une névrite périphérique et de la surdité.Les deux sexes sont également atteints.La maladie survient vers 40 ou 50 ans.Le pronostic est mauvais et la mort survient en dedans de six mois.La cause exacte est inconnue.Observation clinique Une patiente de 42 ans, ayant une pleurésie, fut traitée avec succès par des sulfas.Les films pulmonaires montraient des ombres homogènes au lobe moyen et inférieur gauche.Avec un Mantoux positif, absence de BK dans les crachats et l\u2019estomac et une biopsie pul- ANALYSES 739 monaire conclusive de TB, une thérapie avec strepto et PAS fut administrée durant trois semaines.Lors de la cessation des médicaments, une température élevée et une toux productive apparurent.La réinstallation du traitement provoqua une réaction intense avec T°, éruption cutanée diffuse, éosinophilie, arthralgie et oedème des mains.Une anosmie se développa avec ulcération de la muqueuse du septum nasal.Des tentatives de désensibilisation à la strepto, provoquèrent de la polyarthrite, une éruption, une névrite périphérique, de l\u2019albuminurie, de l\u2019hématurie, de la cy- lindrurie, des ulcérations de la muqueuse buccale et de la surdité bilatérale.Grave anémie avec atteinte pulmonaire marquée.La patiente mourut.L\u2019examen histologique des poumôns montra deux lésions nodulaires de tissu de granulation avec plusieurs foyers de nécrose.Les zones pé- rinécrotiques étaient avasculaires, infiltrées par des polynucléaires, des plasmocytes, des lymphocytes et des éosinophiles.De plus, existaient dans le reste du parenchyme de nombreuses cellules de langhans.Les artérioles au pourtour des granulomes montraient des lésions d\u2019endartérite, avec une limitante élastique interne intacte.Absence de foyers de dégénérescence fibrinoïde.Tous les glomérules rénaux montraient des foyers de dégénérescence fibrinoïde avec prolifération épithéliale et formation en croissant.Plusieurs granulomes solitaires furent trouvés dans la rate.Les artères et les veines de la rate, des reins, du pancréas, de l\u2019utérus, des muscles volontaires et du tissu adipeux périsurrénalien montrèrent de la nécrose fibrinoïde de la paroi, avec thrombose et infiltration périvasculaire.Fiendberg rapporte dans AM.J.Roentgen.74: 587 (oct.55) trois cas dont la symptomatologie consistaient en hémoptysie, perte de poids, sudations nocturnes, douleurs thoraeci- ques de longue durée, de la toux, de la dyspnée, de l\u2019asthénie, de l\u2019hématurie, de l\u2019albuminurie, de la cylindrurie, des épistaxis, des pétéchies de la conjonctivite et des nodules visibles au film pulmonaire.Raymond BARCELO. 740 L.B.WOOLNER, W.M.McCONAHEY et O.H.BEAHRS: Goitre de Riedel.[Invasive fibrous Thyroiditis (Riedel\u2019s struma).] \u201cJ.Clin.End.and Metab.\u201d, 17: 201 (fév.) 1957.La thyroïdite de Riedel est très rare: 20 cas sur 42,000 thyroïdectomies (à la clinique Mayo).Les symptômes cliniques sont une tumeur dure, occasionnellement accompagnée d\u2019une sensation de pression ou de dysphagie.La tumeur peut être uni ou bilatérale et elle envahit toujours les structures cervicales adjacentes à la thyroïde.Définition de la thyroïdite fibreuse invasive (de Riedel).1.le processus fibreux peut intéresser la thyroide en entier ou en partie.2.le processus fibreux dépasse la capsule thyroidienne et envahit les structures avoisinantes.3.le processus fibreux provoque une destruction presque totale du tissu thyroidien intéressé, et ceci, par un mécanisme où n\u2019entre pas la réaction granulomateuse à cellule géante de la thyroïdite.Age, sexe: 16 femmes, 4 hommes; de 30 à 67 ans.Durée: 2 mois à 5 ans.Notes cliniques et données de laboratoire.Le symptôme commun à tous les cas est la présence d\u2019une \u201cbosse\u201d dans le cou.Cette tumeur n\u2019est jamais douloureuse.Seulement 4 malades se plaignaient de dysphagie, d\u2019ailleurs peu marquée.Deux d\u2019entre eux accu- salent au surplus une sensation de pesanteur dans le cou.Quatre patients présentaient du myxoedème.Dans tous les cas, on a décrit la lésion comme étant très dure.Hastologie Le parenchyme est remplacé par une fibrose importante relativement acellulaire et partiellement hyalinisée.Cette sclérose est parcourue de coulées nombreuses d\u2019un infiltrat inflama- toire considérable surtout représenté par des polynucléaires.Il y a quelques plasmocytes et quelques collections de lymphocytes.ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 Commentaires Cette entité est beaucoup plus rare que la thyroïdite de de Quervain et que le goitre d\u2019Hashimoto.La thyroïdite de de Quervain donne une glande dure.Elle intéresse également une partie ou la totalité de la glande.Mais la thyroi- dite de de Quervain est douloureuse avec irradiation à l\u2019oreille ou à la mâchoire.Dans cette maladie, il est commun de rencontrer des malaises, de la faiblesse, une perte de poids, de la fièvre, et une augmentation du taux de sédimentation.À l\u2019histologie, la grande différence entre les deux entités réside dans le fait que dans le goitre de Riedel, il n\u2019y a pas de réaction de corps étrangers, pas de phagocytose de la colloïde et pas de formation de \u201ctubercule\u201d.De plus, dans le goitre de Riedel, le processus dépasse la thy- roide.Dans la thyroidite de de Quervain, le processus inflammatoire peut entrainer des adhérences de la thyroide avec les structures avoisinantes allant des adhérences délicates à l\u2019adhérence ferme mais il n\u2019y a pas d\u2019invasion des structures avoisinantes comme dans le goitre de Riedel.Le traitement chirurgical consiste en une résection en coin de l\u2019isthme quand la maladie est bilatérale ou d\u2019une thyroïdectomie subtota- le quand la maladie est unilatérale.Après l\u2019un ou l'autre de ces traitements, le pronostic semble excellent.S.LAUZE.ANESTHESIE S.S.CRAWFORD: Quelques aspects de I'anesthésie en obstétrique.(Some Aspects of Obstetric Anesthesia.) \"British Jo.of Anesthesia\u2019, 28: 146 (avril) 1956.L'auteur repasse la littérature \u2014 opinions diverses sur l\u2019usage des thiobarbituriques à l\u2019accouchement.Certains travaux ont été faits avec dosage du Pentothal maternel et foetal; l\u2019auteur répète ces expériences et se sert d\u2019un spectro- photomètre pour dosage exact du taux de Pentothal et maternel et foetal. L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 Dosages effectués: Pentothal dans sang maternel après dose d\u2019induction de 250 mg.Pentothal dans sang maternel avant clam- page du cordon ombilical.Pentothal dans sang foetal après clampage du cordon ombilical.Résultats: Le taux maternel est le même que le taux foetal.Conclusion: Le placenta n\u2019offre aucune barrière au pentothal: les taux sont égaux, maternel et foetal.Selon l\u2019auteur, une petite dose d\u2019induction (250mg) faciliterait l'induction de l\u2019anesthésie, influerait peu sur le taux (%) de mortalité fœtale, au contraire, les accidents d\u2019induction et l\u2019hypoxie consécutive seraient évités.Gérard MIGNAULT.J.E.GARDINER: L'emploi des relaxants en obstétrique.(The use of relaxants drugs in obstetrics.) \"British J.of Anesthesia\u201d, 28: 144, (avril) 1956.Emploi des curares en obstétrique.Deux buts sont proposés lors de l\u2019emploi des curares en anesthésie: 1) obtention d\u2019un relâchement musculaire au site de la manoeuvre chirurgicale, 2) facilité d\u2019intubation en anesthésie légère.En obstétrique, il y a danger de transmission placentaire du curare employé et de paralysie subséquente du nouveau-né.Une revue de la littérature est faite: plusieurs auteurs ont publié des résultats cliniques, en particulier Agpar et Papper en 1952.Le curare type d-tubo ne semble pas incommoder le nouveau-né de quelque façon que ce soit aux doses cliniques; le placenta forme barrière à cet agent.L\u2019auteur, dans le présent article, procède à des dosages du sang maternel après injection IV.de curare type d-tubo, Flaxedil.Des essais biologiques sont faits sur une préparation du muscle grand droit de la grenouille et de préparation d\u2019acétylcholine.Sur 19 cas étudiés: 13 avec Flaxedil et 6 avec d-tu- bocurarine, aucun bébé ne semble affecté cliniquement.ANALYSES 741 Toutefois, le Flaxedil semble passer en plus grande quantité dans le sang foetal que le d-tubocurarine.Le Flaxedil passe en quantité suffisante pour permettre des modifications de la préparation muscle-acétylcholine alors qu'avec le d-tubo les modifications sont impossibles.Gérard MIGNAULT.LABORATOIRE Mme A.-G.COMBRISSON, J.DEBRAY et E.HOUSSET: Intérêt du dosage de certains facteurs de coagulation dans le liquide d'ascite.Mise en évidence d\u2019un test caractérisant l'ascite d'origine cirrhotique.\u2018La Presse Médicale\u201d, 65: 1227 (29 juin) 1957.Les auteurs ont étudié les caractéristiques biologiques du liquide d\u2019ascite dans une série de 39 malades atteints soit de cirrhose alcoolique, soit d\u2019ascite néoplasique.La plupart des investigations biologiques (détermination des protides totaux, du fibrinogène, de la proaccélérine, de la proconver- tine) se sont montrés incapables d'assurer un diagnostic différentiel entre les malades souffrant de cirrhose alcoolique et ceux présentant une ascite d\u2019origine cancéreuse.Au contraire, la détermination du taux de prothrombine fournit des résultats bien plus démonstratifs: \u2014 Dans le groupe des cirrhoses alcooliques, le contenu en prothrombine du liquide d\u2019ascite est régulièrement bas, jamais au-dessous de 13%, et le plus souvent bien plus bas encore, et cela sans qu\u2019il y ait de parallélisme entre la concentration dans le sang et la concentration dans le liquide d\u2019ascite; \u2014 Dans le groupe des ascites d\u2019origine cancéreuse, la concentration de la prothrombine est régulièrement élevée dans le liquide d\u2019ascite, de 35% au minimum, et le plus souvent bien plus élevée.Ces résultats de laboratoires paraissent être utiles dans certains cas difficiles pour le diagnostic étiologique d\u2019une ascite.Guy ALBOT. SOCIÉTÉS LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE MONTRÉAL Séance du 26 janvier 1958 Tenue au Cercle Universitaire.Présidence du docteur Louis-Philippe Bélisle.Le système nerveux, réseau de communications.Docteur J.-Jacques LUSSIER Dans un excellent travail basé sur le fruit de ses recherches personnelles, le docteur J.- Jacques Lussier présenta, d\u2019une façon intéressante les analogies qui existent entre le système nerveux et les différents moyens de communications physiques, tels que le téléphone, la radio, la télévision, ainsi que le cerveau électronique.En effet, la cellule nerveuse qui constitue la ligne de communication est en relation avec un poste transmetteur et un poste récepteur.Le poste transmetteur est, dans le cas des fibres centripètes, un des récepteurs de la sensibilité et, dans le cas des fibres centrifuges, un des centres du système nerveux central.Au niveau des synapses, un poste récepteur est également transmetteur vis-à-vis des lignes de transmissions avec lesquelles il est en contact.Le signal qui se propage le long de la ligne est l\u2019influx nerveux et il ne fait aucun doute que sa nature est essentiellement électrique.Ce signal qui parcourt la fibre nerveuse peut être visualisé en utilisant l\u2019oscilloscopie électronique.L\u2019onde observée est un témoin direct des variations du potentiel durant l\u2019activité.Elle porte le nom de potentiel d\u2019action.La ligne de transmission ne transmet qu\u2019une seule variété de message, toujours le même, mais toutes les lignes ne le transmettent pas à la même vitesse.En effet, les fibres à myéline ont une vitesse de conduction directement proportionnelle à leur diamètre, tandis que pour les fibres sans myéline, la vitesse est directement proportionnelle à la racine carrée du diamètre.« Pour ce qui est de l\u2019interprétation des messages transmis par les fibres sensitives, c\u2019est la fréquence variable qui permet d\u2019interpréter l\u2019intensité des sensations.Mais, en ce qui concerne les messages centrifuges, la fréquence variable n\u2019est pas utilisée dans le même but.En effet, il n\u2019est pas question, pour une fibre musculaire, de se contracter plus ou moins: elle se contracte ou ne se contracte pas.La fréquence des messages transmis sera donc interprétée par l\u2019effecteur, par une contraction simple, par une série de contractions ou par une contraction soutenue.Par la suite, le conférencier expliqua en détail comment les relais peuvent intégrer une somme de messages reçus à leur niveau et, à leur tour, envoyer dans la ligne commune un signal représentant la somme de ces messages pour obtenir une réponse qui aura le fini et la délicatesse voulus.Comme dans un réseau téléphonique, de conclure le docteur Lussier, le fonctionnement de deux appareils réunis par une ligne est relativement simple, mais l\u2019invention d\u2019Edison, dont le mérite est loin d\u2019être négligeable, a été considérablement dépassée par la mise en opération d\u2019un réseau qui couvre le monde et qui, grâce à un nombre infini de relais contrôlables à distance et parfois autocontrôlables, permet toutes les combinaisons possibles; ainsi, l\u2019influx nerveux, merveilleuse invention, est dépassé par la cytoarchitecture propre du système nerveux qui lui vaut toutes ses médailles d\u2019or et ses premiers prix.Le secrétaire des séances, Gilles LEDUC.Séance du 25 mars 1958.Tenue à l'hôpital Sainte-Justine.Présidence du docteur Louis-Philippe Bélisle.L'HYPNOTISME Après les procédures habituelles, le docteur L.-P.Bélisle remet la direction de la séance au docteur MicHeL MATHIEU.Celui-ci présen- = 5 \u2014 = L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juih 1958 te l\u2019hypnotisme, dans ses lignes générales.Il dit que l\u2019hypnotisme est avant tout à base de suggestion, le suggestion emploie l\u2019imagination qui, la chose est prouvée, est plus forte que la volonté.Tous les médecins emploient la suggestion dans la thérapeutique médicale, cependant dans l\u2019hypnotisme, la suggestion est faite dans des conditions spéciales, l\u2019hypnose mettant le patient dans un état de relâchement complet et par des méthodes de fixation ou de visualisation, éloigne de son esprit toute pensée distrayante.Les suggestions faites alors ont une empreinte plus profonde.L\u2019hypnotisme se définirait: Condition temporaire s\u2019accompagnant de modifications de l\u2019attention chez le sujet conditionné qui peut être induit pari une autre personne et au cours de laquelle une variété de phénomènes peuvent apparaître, soit spontanément, soit comme résultat d\u2019une stimulation verbale ou autre.Ces phénomènes comprennent une altération de l\u2019état de la conscience et de la mémoire, une amélioration de la suggestibilité et la production chez le sujet de réponses qui ne lui sont pas familières dans son état normal.Une définition parfaite de l\u2019hypnose n\u2019a Jamais pu être encore établie mais il semble que cette définition précitée décrit de façon adéquate ce qui se passe dans l\u2019hypnose.Le docteur Michel Mathieu fait ensuite un court résumé historique de l\u2019hypnotisme.Celui-ci remonte aux temps les plus anciens, à connu durant l\u2019histoire des périodes de faveur très grande et d\u2019autres périodes d\u2019oubli presque complet.Depuis quelques années, il y à un regain d\u2019intérêt dans la profession médicale pour l\u2019hypnotisme.Le docteur Mathieu cite ensuite quelques conclusions auxquelles en est arrivé le Comité chargé par l\u2019Association Médicale Britannique d\u2019enquêter dans le domaine de l\u2019hypnotisme.Il définit aussi la position de l\u2019Eglise dans ce domaine, position qui admet l\u2019hypnotisme comme forme thérapeutique mais demande que cette méthode soit utilisée seulement lorsque le but à atteindre est louable et dans les mains de personnes qualifiées pour utiliser cette technique sans danger.SOCIÉTÉS 743 Le docteur Mathieu dit aussi que l\u2019hypnotisme dans sa pratique rend service au médecin lui-même en lui apprenant à donner plus de considération à la personne du malade qu'il traite et lui faisant perdre les manières un' peu brusques auxquelles il peut être porté à avoir recours dans sa pratique courante.Quant au danger pour une personne sous hypnotisme de ne pas s\u2019éveiller, le docteur Mathieu dit que la chose selon les personnes qui pratiquent depuis quelques années cette technique n\u2019est pas vraisemblable.En effet, il semble que la personne en état d\u2019hypnose se sente tellement bien qu\u2019elle n\u2019ait pas à ce moment le désir de se réveiller.Alors, la personne qui fait l\u2019hypnotisme peut alors soit s\u2019en aller tout simplement ou profitant de I\u2019hyper-sensibilité du patient ou du sujet, lui suggérer certaines choses qui forcent le sujet à se réveiller très rapidement de peur que ces choses n\u2019arrivent.Le docteur Mathieu cède ensuite la parole au docteur François Cloutier à qui il revient de parler sur l\u2019hypnotisme en psychiatrie.Le docteur FRANÇOIS CLOUTIER dit que la psychiatrie doit beaucoup à l\u2019hypnotisme car l\u2019utilisation de cette technique a permis à la psychiatrie à certains moments de son histoire de faire des progrès qu\u2019elle n\u2019aurait probablement pas pu faire aussi rapidement sans celle- ci.En psychiatrie, dans le domaine de la thérapeutique, il faut distinguer entre deux formes de thérapie; premièrement, les thérapies profondes qui ont pour but d\u2019amener une modification dans la personnalité, et, deuxièmement, les thérapies de soutien qui ont pour but de soutenir la personnalité en renforçant ses défenses et en favorisant son adaptation.Dans cette deuxième classe de thérapie, entre pour une bonne part la suggestion et c\u2019est dans ce domaine que l\u2019hypnotisme peut rendre service.Les indications de l\u2019hypno-thérapie semblent plutôt limitées ce qui toutefois ne lui enlève pas son utilité.L\u2019hypno-thérapie trouve une contre-indication chez certains névrosés dans le cas où le problème principal est un problème de dépendance qui risque d\u2019être augmenté par l\u2019hypno-thérapie.Il est classique 744 de dire que les sujets sous l\u2019hypnose ne peuvent être amenés à faire un acte contre sa conscience ou ses habitudes morales.Toutefois, il existe un doute suffisant dans ce domaine pour que l'usage de l\u2019hypnotisme soit restreint et même contrôlé légalement.Sous son aspect thérapeutique, cette méthode devrait certainement être réservée à la profession médicale.Dans le domaine de la médecine, certains états ou habitudes comme l\u2019alcoolisme, l\u2019usage exagéré du tabac et l\u2019obésité peuvent être aidés par l\u2019hypnotisme.Toutefois, l\u2019hypnotisme n\u2019a aucun but curatif, il ne sert qu\u2019à augmenter la motivation qui aide à soutenir le patient dans son sevrage.Le docteur Cloutier conclut que le médecin doit s\u2019intéresser à l\u2019hypnotisme sans tout de même lui accorder un intérêt exagéré qui risquerait de transformer son usage en un engouement excessif et fausserait l\u2019évaluation objective des résultats obtenus.Le docteur Léon LoNGTIN fait ensuite une étude comparative de la narcose et de l\u2019hypnose.Il dit qu\u2019autrefois l\u2019hypnose a connu une faveur assez grande alors que les agents narcotiques utilisés, avaient des propriétés toxiques qui souvent faisaient craindre leur utilisation.Aujourd\u2019hui, la narcose s\u2019est beaucoup perfectionnée par l\u2019apport de médicaments moins toxiques et par l\u2019étude de ces médicaments qui permet de les mieux doser et les employer ainsi sans aucun danger.Il dit aussi que l\u2019utilisation de la narcose chimique permet d'obtenir rapidement un sommeil dont les degrés peuvent être vérifiés continuellement tandis que l\u2019hypnose demande une préparation très longue et le degré d\u2019hypnose ne peut être contrôlé, il est toujours soit léger, soit profond.Toutefois, dit le docteur Longtin, malgré les avantages du point de vue rapidité et du point de vue degré de sommeil de la narcose, il y a une place pour l\u2019hypnose, en particulier pour les anesthésies locales.Celle-ci permet d\u2019obtenir une collaboration beaucoup plus grande de la part du patient, permet d'utiliser des doses d\u2019analgésiques plus petites.Pour l\u2019anesthésie générale, l\u2019hypnose peut SOCIÉTÉS L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 créer un terrain opératoire qui facilite l\u2019utilisation de la narcose et rend les conditions opératoires beaucoup plus agréables pour le malade et pour l\u2019équipe qui procède à l\u2019intervention.Le seul inconvénient à son usage courant est le temps qu'il faut prendre pour conditionner les malades.Le docteur Longtin termine en disant que l\u2019anesthésiste devrait pouvoir à l\u2019occasion pratiquer l\u2019hypnose chez les candidats qui s\u2019y prêtent, aussi bien que la narcose sur ceux qui ne s\u2019y prêtent pas.Il pourrait ainsi obtenir des résultats étonnants dans certains cas, surtout dans les examens endoscopiques, les injections ou les pansements douloureux.Le docteur PAUL GUERTIN parle ensuite d\u2019hypnotisme dans la chirurgie.Une des attributions la plus utile dans l\u2019hypnotisme en chirurgie est l\u2019analgésie qui n\u2019est pas de la même nature que celle produite par un agent chimique, tel que l\u2019éther.Ainsi dans l\u2019hypnose, le patient est conscient de la douleur mais refuse ou ignore son existence, tandis que sous l\u2019effet d\u2019un agent chimique tel que l\u2019éther, le centre de la perception de la douleur est temporairement bloqué.S\u2019il s\u2019agit d\u2019une intervention sous anesthésie générale, c\u2019est à l\u2019anesthésiste qu\u2019il incombe d\u2019utiliser à l\u2019occasion cette technique.Parmi les avantages à l\u2019utilisation de l\u2019hypnotisme, il faut mentionner une diminution de la quantité de l\u2019agent analgésique ou anesthésique nécessaire, une certaine amnésie vis à vis la douleur, une prévention ou une diminution des nausées, de la toux, une diminution dans le temps de guérison, une diminution d\u2019hémorragie et un plus grand relâchement chez le malade.Quand on pratique un examen clinique endoscopique ou une courte intervention, l\u2019hypnotisme peut être employé seul.Toutefois, si une intervention doit être plus longue, il est à conseiller d\u2019associer à l\u2019hypnotisme l\u2019anesthésie locale.Même sous hypnotisme, il faut éviter un acte qui peut provoquer une surprise chez le patient tel que le bris d\u2019un os (résection sous-muqueuse ou la ponction de l\u2019anthre pour un lavage de sinus) ou encore ce qui habituellement provoque une douleur vive.Il faut avertir son pa- + L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 tient avant de faire ce geste, lui suggérer qu'il doit l\u2019accepter et ne ressentir aucune douleur.En tout temps, lorsque l\u2019on procède chez un patient sous hypnose à une intervention quelconque, il ne faut pas perdre de vue que le patient reste conscient et qu\u2019il est bon de Jui expliquer ce qui se passe.En chirurgie, il faut savoir quand employer, comment employer et surtout quand abandonner l\u2019hypnotisme.Ces buts devraient être sa seule raison d\u2019être.Le docteur JAcquEs GAGNON parle ensuite de l\u2019utilisation de l\u2019hypnotisme en gynécologie.Cette technique peut rendre service dans le traitement de la frigidité et dysendocrinie menstruelle et de la dysménorrhée.Elle peut servir aussi à surmonter les grossesses fantômes, l\u2019hémorragie utérine fonctionnelle, la tension pré-menstruelle les céphalées migraineuses menstruelles, le prurit vulvaire, la leucorrhée fonctionnelle et l'obésité.Finalement, l\u2019hypnotisme peut être employé avec avantage pour contre-carrer les symptômes de la ménopause.SOCIÉTÉS x 745 Le docteur JACQUES FORTIER parle de l\u2019utilisation de l\u2019hypnotisme en obstétrique en présentant un film du docteur Koager, spécialiste en la matière.Après ce film, le docteur Jacques Fortier fait une démonstration d\u2019hypnotisme utilisant trois infirmières qui s\u2019étaient prêtées volontiers à quelques séances de conditionnement antérieur.Puis le docteur Michel Mathieu présente deux patientes auprès desquelles il s\u2019est servi d\u2019hypnotisme depuis quelque temps et chez lesquelles le conditionnement est très avancé, le sommeil pouvant être obtenu très rapidement.Le docteur Mathieu démontre aussi chez ces patientes des procédés pour approfondir le degré de l\u2019hypnose.Finalement, les rapporteurs répondent aux questions posées par les membres de la salle et une fois que toutes ces questions ont reçu une réponse adéquate, le docteur Mathieu remet la présidence de la séance au docteur Bé- lisle.NÉCROLOGIE LE DOCTEUR EUGÈNE GAULIN Dimanche, le 27 avril 1958 est décédé, à Ottawa, le docteur Eugène Gaulin.La mort est survenue à son domicile, 545 avenue King Edward, après une longue maladie qu\u2019il endura avec un résignation édifiante.Il était âgé de 63 ans.Le docteur Gaulin avait étudié à l\u2019Université d\u2019Ottawa, au collège de Sainte-Thé- rèse et à l\u2019Université de Montréal, où il obtint son doctorat en médecine en 1922.Après quoi, il fit un séjour prolongé en France où il se spécialisa en urologie.Il avait participé à la fondatiôn de la Faculté de Médecine de l\u2019Université d'Ottawa, dont il devint professeur d\u2019urologie.Le docteur Gaulin était membre du bureau médical de l\u2019Hôpital Général d\u2019Ottawa, dont il fut le président il y a quelques années.Il était également membre de l\u2019American College of Surgeons.Nos plus sincères condoléances vont à son fils, le docteur Pierre Gaulin.LE DOCTEUR ALBERT GRATTON Le 16 mai 1958, à l\u2019âge de 70 ans, est décédé à Montréal le docteur Albert Gratton.Il avait fait ses études au Collège de Saint- Laurent et à l\u2019Université Laval de Montréal, où il avait obtenu son doctorat en médecine en 1903.Praticien général, il a exercé dans le quartier Saint-Henri.Toutes nos sympathies sont acquises à son fils, le docteur Bernard Gratton. 746 LE DOCTEUR RAYMOND HÉBERT Le docteur Raymond Hébert, de Montréal, est décédé mardi le 13 mai 1958, à l\u2019âge de 57 ans.Le docteur Raymond Hébert avait fait ses études au Collège de Saint-Hyacinthe, au Collège Sainte-Marie et à l\u2019Université de Montréal, où il reçut en 1928 son diplôme de docteur en médecine.Il a toujours exercé sa profession dans la paroisse Saint-Jean-de-la-Croix.LE DOCTEUR MAURICE DOLBEC À Saint-Gédéon, comté du Lac-Saint-Jean, vient de décéder le docteur Maurice Dolbec.Celui-ci avait obtenu son doctorat en médecine à l\u2019Université Laval de Québec en 1913.LE DOCTEUR BRUNO CLOUTIER Le docteur Bruno Cloutier est décédé récemment à Saint-Jean-Port-Joli.L'Université Laval de Québec lui conféra en 1930 son diplôme de docteur en médecine.LE DOCTEUR ROMÉO GAGNON Le docteur Roméo Gagnon, demeurant au numéro 283 de la Grande-Allée à Québec, est NÉCROLOGIE L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 décédé récemment.Le docteur Roméo Gagnon avait fait ses études à l\u2019Université Laval de Québec, où il obtint son doctorat en médecine en 1935.LE DOCTEUR CAMILLE LAVOIE Le docteur Camille Lavoie, de Notre-Dame d\u2019Hébertville, est décédé subitement à l\u2019âge de 68 ans.Diplômé de l\u2019Université Laval de Québec en 1917, il avait exercé pendant quarante ans sa profession à Hébertville.LE DOCTEUR LOUIS-PIERRE MARLEAU À Montréal, le 10 mai 1958, est décédé à l\u2019âge de 81 ans, le docteur Louis-Pierre Mar- leau.Reçu médecin en 1904, le docteur Mar- leau avait pratiqué sa profession à Saint- Jérôme, jusqu\u2019à sa retraite, il y a quelques années.LE DOCTEUR L.-A.PARE Récemment est décédé le docteur L.-A.Paré, de Saint-Louis-de-Gonzague, comté de Beau- harnois.Il obtint son doctorat en médecine de l\u2019Université Laval en 1898.NOUVELLES LE DEUXIÈME CONGRÈS MONDIAL DE LA FÉDÉRATION INTERNATIONALE DE GYNÉCOLOGIE ET D'OBSTÉTRIQUE Le Deuxième Congrès Mondial de la Fédération Internationale de Gynécologie et d\u2019Obstétrique se tiendra à Montréal, du 22 au 28 juin 1958, à l\u2019hôtel Reine-Elizabeth.Le président du Congrès est le professeur Léon Gérin-Lajoie, de l\u2019Université de Montréal, chef du service de gynécologie de l\u2019hôpital Notre-Dame; le docteur George B.Maughan, de l\u2019Université Mc- Gil), en est le vice-président; le docteur George J.Strean, professeur agrégé à McGill, en est le trésorier; le secrétaire général est le docteur Raymond Simard, professeur agrégé à l\u2019Université de Montréal, et le secrétaire-adjoint est le docteur Roger Lapointe.Parmi les membres du comité d\u2019organisation, on remarque les noms des docteurs Gérard Bélanger, Jacques Fortier, Lise Fortier, Maurice Gagnier, Jacques Gauthier, B.Laforest, J.-P.-A.Latour, Donatien Marion, Pierre Meunier, Charles Ouimet, Roland Simard et Julien Tétrault.L\u2019inscription au Congrès se fait au secrétariat de Montréal._\u2014\u2014\u2014\u2014.\u2014n\u2014\u2014\u2014\u2014 HONNEUR CONFÉRÉ AU COLONEL PIERRE TREMBLAY Le docteur Pierre Tremblay, de Montmagny et Montréal, colonel de l\u2019armée canadienne, vient d\u2019être nommé directeur général des services de santé de l\u2019armée canadienne.Le colonel Tremblay, né à Montmagny le 16 juillet 1905, a fait ses études classiques au Collège Sainte-Anne-de-la-Pocatière et ses études de médecine à l\u2019Université Laval de Québec.De 1937 à 1939, le docteur Tremblay a été directeur de l'hôpital militaire de Saint-Jean; présentement, le colonel Tremblay est officier de santé régional à Montréal pour la région militaire du Québec. L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 Le colonel Tremblay sera promu brigadier en assumant le ler octobre 1958 ses nouvelles fonctions.\u2014 ASSEMBLÉE ANNUELLE DE LA SOCIÉTÉ CANADIENNE DES ANESTHÉSISTES L\u2019assemblée annuelle de la Société Canadienne des Anesthésistes se tiendra au Club Seigneurial de Montréal, les 23, 24 et 25 juin 1958.Au nombre des rapporteurs au programme, on note les noms des docteurs Fernando Hudon et André Jacques, de Québec (Fluothane-Ether Mixture), G.Fortin et W.Tremblay, de Montréal (The Short-Needle technique in brachial plexus block), Louis Lamoureux et J.La- fleur, de Montréal (The pudendal block technique for both sexes: value, advantages and disadvantages), Rosario Denis (Preliminary study on the problem of alkalosis in anaesthesia).ges CONGRÈS ANNUEL DE L'ASSOCIATION DES ANA- TOMO-PATHOLOGISTES DE LA PROVINCE DE QUÉBEC Le Congrès annuel de l\u2019Association des Anatomo- Pathologistes de la Province de Québec aura lieu les vendredi et samedi, 6 et 7 juin 1958, dans le nouveau pavillon de la Faculté de Médecine de l\u2019Université Laval, situé dans la Cité Universitaire de Sainte-Foy.ASSEMBLÉE ANNUELLE DE L'ASSOCIATION DES CHIRURGIENS DE LA PROVINCE DE QUÉBEC L\u2019assemblée annuelle de l\u2019association des Chirurgiens de la Provinee de Québec aura lieu samedi, le 22 novembre 1958, au Royal Victoria Hospital de Montréal.Il y aura séance clinique le matin et un forum avec discussions l\u2019après-midi.Le déjeuner sera gracieusement servi par les autorités de l\u2019hôpital.L\u2019assemblée dite d\u2019affaires se tiendra à 3 h.30 pm.Il y aura dîner mixte en tenue de ville le soir, à l\u2019hôtel Reine-Flizabeth.e\u2014\u2014 HONNEURS CONFERES A DES MEMBRES DU BUREAU MEDICAL DE L'HOPITAL NOTRE-DAME Les nominations suivantes viennent d\u2019être rendues publiques.Ont été élus: le docteur Léon Gérin- Lajoie, membre hon.de la Société de Gynécologie et d\u2019Obstétrique d\u2019Athènes; le docteur J.-R.Boutin, ler vice-président du Conseil des Hôpitaux de Montréal, représentant du Conseil des Hôp.de Montréal au Congrès du Canadian Hospital Association, à Toronto, les 8 et 9 mai 1958, membre de la Royal NOUVELLES 747 Society of Health et membre de la Comm.des Etudes, du Comité des Hôp.du Québec; le docteur Armand Gratton, vice-président général de l\u2019Assoc.du Diabète de la Province de Québec, Inc.; le docteur Jean-Louis Léger, conseiller de l\u2019Assoc.Canadienne des Radiologistes et membre de l\u2019Editorial Board du journal de l\u2019Association Canadienne des Radiologistes; le docteur Jean Gratton, membre du New York Cardiological Society; le docteur Jules Brahy, chairman, Section of Otolaryngology at the Montreal Medico-Chirurgical Society; le docteur André Mackay, sec.-trés.du Chapitre du Québec, American College of Chest Physicians, aviseur pour la Société de Phtisiologie de Montréal et membre du comité de broncho-oesophagologie, American College of Chest Physicians; le docteur Edouard Gagnon, membre de American Surgical Association; les docteurs Roger Daoust et Gaston de Lamirande, Research associates, de l\u2019Institut National du Cancer du Canada; M.Jean Zytko, Research fellow à l\u2019Institut National du Cancer du Canada; le docteur J.-B.Boulanger, président de la Soc.Canadienne de Psychanalyse, sec.de la Société Canadienne d\u2019Etudes et de Recherches Psychiatriques; le docteur Jean Piette, sec.adjoint du IXe Congrès International de Pédiatrie (1959), see.de la Société de Pédiatrie de Montréal; le docteur Paul Bourgeois, élu à la 16ème assemblée annuelle de l\u2019Association d\u2019hospitalisation du Québec (Croix Bleue), tenue le 22 avril 1958, gouverneur pour un terme de trois ans comme représentant des hôpitaux de Montréal.Les autres médecins de l\u2019hôpital Notre-Dame qui sont gouverneurs de la Croix Bleue sont les docteurs C.-E.Grignon, Roland Décarie et Georges Leclerc.ee + x HONNEUR À NOTRE AMI KOURILSKY Agréable nouvelle pour tous les médecins cana- diens-français: la nomination du docteur Raoul Kou- rilsky au poste de professeur de la Clinique Médicale à la Faculté de Paris.On ne peut que se réjouir de la reconnaissance officielle envers la cheville ouvrière du mouvement qui a facilité le séjour officiel de nos jeunes médecins dans les hôpitaux de l\u2019Assistance publique.À l\u2019exemple de son Maître Sergent qui inaugura les relations médicales franco-canadien- nes après la première grande guerre, Kourilsky, depuis 1946, n\u2019a ménagé ni ses efforts, ni ses démarches pour la formation scientifique de la jeune génération qui doit prendre la relève.Aucunes félicitations ne peuvent être plus méritées et plus sincères! Autant et peut-être plus que les autres, «la vieille garde canadienne » se réjouit de l\u2019accession du docteur Kourilsky au sommet de l\u2019enseignement médical ; pour n\u2019en nommer que quelques-uns: Thibault, Jobin, Blain, Boucher, Laframboise, Trudel et Marion. 748 DON A LAVAL DE LA \u201cROCKEFELLER FOUNDATION\u201d La Rockefeller Foundation de New-York vient de mettre à la disposition de l\u2019Université Laval de Québec une somme de $25,000 destinée à subventionner les recherches entreprises par la Commission des Etudes de la Faculté de Médecine.Cet octroi permettra la poursuite sur place d\u2019une enquête extensive auprès des institutions médicales d\u2019Amérique et d\u2019Europe jouissant d\u2019une renommée internationale.RÉUNION DE LA SOCIÉTÉ CANADIENNE DES ANESTHÉSISTES \u2014 DIVISION DU QUÉBEC La Société Canadienne des Anesthésistes, division du Québec, a tenu le 19 mai 1958 à Montréal sa réunion annuelle.Des séances d\u2019études ont été tenues le matin et l\u2019après-midi à l\u2019Hôtel-Dieu, à l\u2019hôpital Maisonneuve, à l'hôpital Notre-Dame, à l'hôpital Sainte-Justine et au Royal Victoria Hospital.La réunion s\u2019est terminée à l\u2019auditorium du Jardin Botanique par une conférence du docteur Wilder Penfield sur la médecine à travers les Ages.&-& ++ SYMPOSIUM SUR LA PATHOLOGIE DES MALADIES CARDIO-RESPIRATOIRES DANS L'INDUSTRIE Des assises scientifiques se tiendront à l'hôtel Reine-Elizabeth de Montréal, les 16, 17 et 18 juin 1958 sous les auspices de l\u2019Université de Montréal et de l\u2019Université McGill en collaboration avec l\u2019Association Médicale Industrielle de la Province de Québec et qui auront pour but l\u2019étude de certains aspects de la pathologie des maladies cardio-respi- ratoires dans l\u2019industrie.Le docteur J.-A.Vidal sera le président de l\u2019assemblée.Les conférenciers invités sont: le 16 juin 1958, les professeurs Etienne Bernard, de Paris, L.G.Stevenson, de Montréal, Eugène Pendergrass, de la Pensylvanie, et Philip Drinker, de Harvard; les docteurs Bertrand Bellemare, O.Raymond, A.Trépanier, Hervé Lacharité et L.-P.Belisle, de Montréal, ainsi que le docteur Kenneth Smith, de New-York.Les rapporteurs du mardi 17 juin 1958 sont les docteurs Hervé Gagnon, de Saint-Hyacinthe; Donald K.Grant, de Toronto; Paul Cartier, de Thet- ford-Mines; Arthur Vorwald, de Détroit; Roland Guy, de Montréal; Philippe Pratt, de l\u2019Université d\u2019Ohio; Marvin Kuschner, de New-York; Margaret Becklake, Louis-Charles Simard, Fernand Grégoire, A.Valois et David Bates, de Montréal; George Wright, de Cleveland; Roger Grainger, d\u2019Asbestos, et le professeur Lucien Dautrebande, de Belgique.NOUVELLES L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 Les conférenciers du mercredi 18 juin 1958 sont les docteurs Gaétan Jarry, B.Cuddihy, Jacques Gou- goux, Philippe Duval, Maurice Doray, André Mac- kay, Fernand Grégoire, Percy Vivian, Hans Selye et J.-A.Vidal, de Montréal; S.F.Fischer, de Malartic; J.E.McArthur, de Noranda; Leonard Bristol, de Saranac; Harriet Hardy, de Boston, et C.Lansa, de New-York.RÉUNION ANNUELLE DE L'ASSOCIATION DES ANATOMO-PATHOLOGISTES DE LA P.QUÉ.Voici le programme scientifique de cette réunion annuelle tenue à Québec les 6 et 7 juin 1958 sous la présidence du docteur Jean-Louis Bonenfant: Maladie hémolytique du nouveau-né.Revue de 100 cas consécutifs.\u2014 J.M.Delâge, M.D., F.R.C.P.(C), Pierre D\u2019Auteuil, M.D.et Rosario Claveau, M.D.(sur invitation), Hopital du St-Sacrement, Québec.Hemangioendothelial Sarcoma of Liver.\u2014 M.A.Simon, M.D., Jewish Hospital, Montreal.Lésions glomérulaires et pyodermite septicémique à candida albicans chez une rhumatisante chronique traitée à la prednisolone.\u2014 Georges Groulx, M.D, Hôpital St-Joseph, Trois-Rivières, P.Q.The neuro-pathology of severe hepatic diseases.\u2014 Lionel Lemieux, M.D., F.R.C.P.(C), Hôpital St-Mi- chel Archange, Québec.Pneumonie à pneumocystis (présentation de 13 cas canadiens).\u2014 Georges Berdnikoff, M.D., Hopital Ste-Justine, Montréal.Un cas de sprue avec pigmentation généralisée des fibres musculaires lisses.\u2014 Robert Garneau, M.D., F.R.C.P.(C), Université Laval, Québec.La maladie de Hodgkin à caractère familial.\u2014 Jean-Louis Bonenfant, M.D., F.R.C.P.(C), Hôtel- Dieu de Québec.The role of smooth muscles cells in the formation of arterio-sclerotic plaques.\u2014 Robert H.More, M.D.et D.M.Haust, M.D., Queens University, Kingston, Ontario.Modification expérimentale des parathyroides en rapport avec la fonction rénale.\u2014 Gilbert Rucart, M.D., (sur invitation), Université Laval, Québec.Malignant mesenchymoma occurring in a five year old boy.\u2014 G.F.Kipkie, M.D, et D.M.Haust, M.D., Queens University, Kingston, Ontario.Méthode pour l\u2019étude histologique de la muqueuse œsophagienne dans toute sa longueur.\u2014 Robert Gar- neau, M.D., F.R.C.P.(C), et Camille Gosselin, M.D., Hôpital du St-Sacrement, Québec.La fibro-myo-élastose endocardique chez les enfants.\u2014 J.Gagnon, M.D, et L.Delaquerriére, M.D., Hôpital Ste-Justine, Montréal. L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 LE PLUS IMPORTANT CENTRE ANTICANCÉREUX D'EUROPE Quatre cent lits, 25,436 consultants, 1,442 interventions chirurgicales, 55,354 applications annuelles de rayons X ou de radium, 100 médecins et 180,000 dossiers de malades font de l\u2019Institut Gustave-Roussy, à Villejuif, où 2 milliards de francs français ont été dépensés depuis dix ans, le centre anticancéreux le plus important de l\u2019Europe.Les nouveaux bâtiments inaugurés le 10 mars ont pour but essentiel l\u2019humanisation d\u2019un traitement assez souvent couronné de succès puisque «l\u2019on peut affirmer aujourd\u2019hui, a déclaré le docteur Denoix, directeur de l\u2019Institut, que l\u2019on guérit un cancéreux sur trois».Le centre d\u2019accueil, les cabines de consultation à ouverture commandée à distance par le médecin, les chambres à trois lits aux couleurs révolutionnaires, avec leur cabinet de toilette individuel et leur tableau d\u2019appel à chaque lit, les salles d\u2019opération étincelantes équipées de télévision en couleur, les deux installations de télécobaltthérapie, le service de diététique, les hôtesses hospitalières guidant les consultants dans toutes leurs démarches, ont essentiellement pour but d\u2019améliorer le confort des malades en traitement.Cent médecins, dont une partie à plein temps, cinq médecins résidents français et deux résidents étrangers vivant en permanence au centre, dix assistants venus de tous les coins du monde, de 'U.R.S.S.au Mexique, veillent à la fois au traitement des malades et à la conduite des recherches activement poussées dans des laboratoires en apparence aussi divers que celui des statistiques, de l\u2019immunologie, de la chimie ou de l\u2019histologie.Ces unités de recherche sont entretenues grâce à des particuliers qui s'intéressent étroitement à leurs travaux et peuvent dans certains cas demander que des études soient faites sur un sujet déterminé: fest ainsi que linstitut d\u2019hygiène entretient, par une donation de 90 millions de francs français, l\u2019unité de recherche statistique qui occupe, en dehors des médecins, deux polytechniciens à plein temps, et classe pour chaque malade quelque mille informations biologiques.Ces recherches s\u2019orientent beaucoup, en ce qui concerne le centre de Villejuif, vers un retour à l\u2019étude de l'homme; en effet, un nombre infini de travaux ont été consacrés depuis quelque dix ans aux expériences de cancérologie chez l\u2019animal.Par des méthodes statistiques Gustave-Roussy essaie de NOUVELLES 749 déterminer quels sont les sujets prédisposés au cancer, et surtout si l\u2019on peut déterminer par l'étude de milliers d\u2019analyses humorales si une particularité organique les différencie des individus apparemment protégés.Une bibliothèque étonnante, et un système de tri électronique fonctionnant en code avec trente pays étrangers permet l\u2019analyse des travaux publiés, du Japon à l\u2019U.R.SS.en passant par l\u2019Argentine et l\u2019Australie, complète le magnifique instrument de travail que représente un centre entièrement consacré à la maladie qui frappe chaque année 150,000 Français.(Extrait de Médecine et Hygiène, Genève, 20 mars 1958).© ++ UN CENTRE DE DIAGNOSTIC Edimbourg est en train d\u2019organiser un centre de diagnostic pour omnipraticiens.Les médecins continueront à exercer à leur cabinet, mais auront à leur disposition un laboratoire, des postes de radio, des électrocardiographes et toute une série d\u2019appareils qu'on ne trouve en général qu\u2019d I'hdpital.Ils pourront envoyer leurs malades à ce centre et les y examiner eux-mêmes.Depuis longtemps on se plaint de ce que l\u2019omnipraticien est de plus en plus considéré comme le parent pauvre de la médecine, il lui est impossible, le plus souvent, de procéder lui-même à certains examens et il doit envoyer à l\u2019hôpital des malades qu\u2019il pourrait fort bien continuer à traiter.Nos confrères américains, certains tout au moins, ont résolu le problème en ayant des infirmières et des techniciens qui font des analyses, des électrocardiogrammes, métabolismes, etc.Dans bien des cas, ce dont l\u2019omnipraticien a besoin, ce n\u2019est pas de l\u2019opinion d\u2019un consultant ou d\u2019un Maître mais du travail d\u2019un technicien.C\u2019est d\u2019ailleurs pour cela que dans bien des pays les omnipraticiens \u2014 et cela depuis des années \u2014 cherchent à se faire ouvrir les portes des hôpitaux.Ce centre de diagnostic \u2014 que l\u2019on va prochainement organiser \u2014 coûtera environ 12 millions de francs par an.On estime qu\u2019il sera utilisé par 100 médecins, il s\u2019agit, en partie, de réduire l\u2019encombrement des hôpitaux et, en partie, de redonner prestige et utilité aux pauvres omnipraticiens.Il sera intéressant, d\u2019ici un an ou deux, d\u2019aller voir comment ce centre fonctionne et s\u2019il a répondu aux espoirs que l\u2019on met en lui.(Extrait du Concours Médical, 22 mars 1958) oo REVUE DES LIVRES Bases physio-biologiques et principes généraux de réanimation.Par H.LABORIT, avec la collaboration de M.Cara, D.Jou- asset, G.Duchesne et G.Laborit.Un.vol.de 274 pages, avec 61 figures (2.600 fr).\u2014 Masson et Cie, édit., Paris, 1958.Cette collection, dont le premier volume paraît, est destinée autant au praticien qu\u2019au spécialiste.Elle expose sous une forme simple les lois qui gouvernent l\u2019équilibre physico-chimique entre le milieu intracellulaire et le milieu intérieur.L\u2019étude des interactions de la matière vivante et du milieu, aux différents étages de complexité cellulaire, organique, psychique, est l\u2019objet de l\u2019Agressologie.Les perturbations réactionnelles, assez semblables dans toutes les disciplines médi- \u2018cales, sont cependant liées aux lésions spécifiques, qui sont affaires du spécialiste.La thérapeutique aspécifique est l\u2019objet de la Réanimation.Celle-ci peut prendre une forme très générale: l\u2019Hibernothérapie.Tout l'ouvrage est centré sur cette notion que la vie cellulaire arrache à des substrats des ions H* et des électrons, que le système cardio-vasculaire doit ensuite mobiliser vers les émonctoires, poumons et reins, ceux-ci ayant pour rôle de les rejeter au-dehors de l\u2019organisme.D\u2019où l\u2019étude première des phénomènes bio-électrogénétiques et biochimiques cellulaires, double aspect des mêmes processus d\u2019oxydo-réduction, puis de leur intégration dans le fonctionnement de l\u2019organisme entier à l\u2019état physiologique.L'auteur envisage ensuite le mécanisme des régulations organiques et le mécanisme de leurs perturbations quand survient une agression.La réanimation ne se propose pas de rétablir l\u2019équilibre du seul milieu intérieur, mais elle doit prétendre à rétablir, en passant par l\u2019intermédiaire du milieu intérieur, un fonctionnement métabolique cellulaire correct.Dans ce but il est nécessaire d\u2019envisager la protection et le traitement des processus métaboliques qui, perturbés, libèrent des ions H* liés dans ce cas à des acides organiques plus dissociés, le traitement et la protection du système cardio-vasculaire qui les mobilise, la protection et le traitement des systèmes ventilatoires et rénaux qui les excrètent.Cette protection et ce traitement peuvent faire appel au ralentissement passager des processus métaboliques et à l\u2019inhibition des systèmes organiques réactionnels, neuro-végétatifs et endocriniens.C\u2019est ce que tentent de réaliser les thérapeutiques d\u2019hibernothérapie, qui sont étudiées de façon générale en prenant pour base une nombreuse bibliographie, et des recherches personnelles.Grandes divisions de l\u2019ouvrage.Phénomènes cellulaires.\u2014 Phénomènes organiques.\u2014 Régulation de l\u2019équilibre hydroélectrolytique.\u2014 Régulation de l\u2019équilibre acide-base.\u2014 Moyens d\u2019exploration des phénomènes ioniques et métaboliques.\u2014 Méthodes d\u2019exploration et de réanimation des systèmes d\u2019élimination des ions H*: Système ventilatoire.Système rénal.Système cardio-vasculaire.\u2014 Principes élémentaires de diététique.\u2014 Attitudes thérapeutiques qui découlent des notions précédentes.\u2014 Comment concevoir le rôle de l\u2019hypomé- tabolisme dans la protection organique?Etude phy- siobiologique du sujet hiberné artificiellement ou neuroplégié.\u2014 Le choc.\u2014 Hyperthermie et hypothermie profonde.\u2014 Problèmes posés par la sénescence.\u2014 Le problème de la douleur.\u2014 Conclusions.\u2014 Bibliographie.\u2014 Index.(En préparation: Applications neuro-psychiatriques.\u2014 Applications chirurgicales).Aspects actuels de la biochimie des acides aminés et des protéines.Par J.T.EDSALL, prof.à l'Univ.Harvard.Un vol.de 156 p., 45 fig.7 tableaux.Masson et Cie, édit.Paris, 1958.Le développement incessant de la chimie des protéines nécessite que soient présentées à une cadence rapide les étapes de l\u2019évolution des problèmes que pose leur étude.Répondant à cette nécessité, cette nouvelle \u201cActualité bio- | L'Union Méd.Canada LIII 8 Tome 87 \u2014 Juin 1958 moment peti +e ee ce isa km SAN AMAA + un etaient aie I.TC AS To Came mn rn nen = a = à ~~ r\u2014 cn + ee es ¥ i i ; & i t \u201c PAS de a SR ae ne re _ et ma ue olf POUR UN REVEIL SANS APPREHENSION.% contre les nausees et vomissements de la grossesse PNT POSOLOGIE: PRESENTATION: Fim pt T4 Le TR A à Composition: chaque dragée contient: Bromure de scopolamine.0.2 mg.Pyridoxine.5.0 mg.Sulfate d\u2019atropine.0.1 mg.Niacinamide.25.0 mg.Phénobarbital .150 mg.Vitamine C.10.0 mg.Riboflavine .3.0 mg.Menadione .0.75 mg. 752 chimique\u201d reprend, après révision, la matière de conférences que l\u2019éminent biochimiste d\u2019Harvard a prononcées à la Sorbonne et au Collège de France.Les quatre premiers chapitres portent sur des sujets d\u2019ensemble, d\u2019ordre chimique ou physico-chimique, parmi lesquels la configuration des chaînes peptidiques et des molécules protéiques, et divers aspects généraux des interactions des protéines.Les trois derniers constituent à certains égards une monographie sur les sérumalbumi- nes, leurs propriétés physico-chimiques, l\u2019interaction de la mercaptalbumine avec les mercuriels, et quelques considérations sur la strue- ture et la dénaturation des sérumalbumines.On voit l\u2019orientation et l\u2019intérêt des problèmes soulevés dans cet ouvrage, sans équivalent en langue française.Certaines des principales voies dans lesquelles la biochimie des protéines est engagée y apparaissent comme largement ouvertes, tant sur le plan spéculatif que sur le plan expérimental.Grandes divisions de l'ouvrage.Quelques caractéristiques générales des aminoacides et des peptides.Problèmes posés par leur origine dans la nature.\u2014 Quelques aspects de l\u2019équilibre acide-base dans les aminoacides et les protéines.\u2014 , Configuration des chaînes peptidiques et des molécules protéiques.\u2014 Quelques aspects généraux des interactions des protéines avec diverses substances.\u2014 La physico-chimie des sérumalbumines.\u2014 Interaction de la mercaptalbunime sérique avec les mercuriels.\u2014 Quelques considération sur la structure et la dénaturation de la sérumalbumine; comparaison avec l\u2019ovalbumine.\u2014 Bibliographie.La liberté de la conception à l'étranger.\u2014 Etude clinique des méthodes anticonceptionnelles et recherches expérimentales.Par le Dr LAGROUA WEILL-HALLE.Un volume de 132 p., 19 figures (1.000 fr.).\u2014 Librairie Maloine S.A, édit, Paris, 1958.En mars 1953, Madame le docteur Lagroua Weill-Hallé donnait, dans le supplément de la \u201cSemaine des Hôpitaux\u201d, le résultat d\u2019une première enquête, faite aux Etats-Unis, sur le contrôle des naissances.Complétée aujourd\u2019hui par un mission d\u2019é- REVUE DES LIVRES L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 tude poursuivie en Angleterre en en Hollande, l\u2019auteur en offre ici un exposé strictement objectif, destiné à documenter la médecine française peu éclairée sur ce sujet.Et d\u2019abord, l\u2019auteur définit la valeur du terme, confondu trop souvent avec la limitation de la natalité, alors qu\u2019il signifie seulement l\u2019ordination raisonnable des naissances pour en obtenir la meilleure qualité, dans l\u2019intérêt de l\u2019enfant lui-même, de la famille, de la société.Suit un exposé rapide et précis des méthodes cliniques largement utilisées dans de nombreux pays étrangers.Dans une dernière partie sont passées en revue les expériences effectuées avec divers produits destinés à obtenir la contraception par des voies extragénitales, circulatoire ou digestive.Un tel ouvrage, de caractère scientifique, manquait à l\u2019information médicale française.Les déficiences sexuelles masculines et la igidité.Leur traitement par le stress nasal et traitements associés.Par M.LANDRY, prof.à l'Ecole de Méd.de Reims.Préf.du prof.LOBBEL.Un vol.de 150 p., 12 fig.: 800 fr.\u2014 Librairie Maloine S.À.édit, Paris, 1958.Le livre du professeur Landry de Reims, présente le problème complexe du traitement des déficiences sexuelles des deux sexes sous un jour absolument nouveau.Il s'attache à démontrer avec toutes références à l\u2019appui, émanant non seulement des travaux français, mais encore des recherches expérimentales poursuivies tant en Allemagne qu\u2019en Amérique, en Russie et au Japon, l\u2019étroite corrélation qui rattache le nez au système génital.Corrélations qu\u2019il a étudiées particulièrement au point de vue anatomique et qui ont été mises en évidence sur le terrain expérimental et clinique par les chercheurs de différentes nations et qu\u2019il résume dans une synthèse claire et sans aridité.Caractérisée avant tout par un déséquilibre vago-sympathique qui retentit non seulement L'Union Méd.Canada LIV Tome 87 \u2014 Juin 1958 gta oeil» rca sans goût sans odeur C RS SULFARLEM-CHOLINE + CHOLERETIOQUE LIPOTROPE a S-O:U FR Et MEDICATION TOTALE ASSIMILABLE = DE LA CELLULE HÉPATIQUE 9 2 à 4 dragées avant chaque repas FORMULE Trithioparamethoxyphénylpropene 0,005 g Boite de 6Q Bitartrate de choline.030 9 pour une dragée.LATEMA | LABORATOIRES DE THERAPtU He rdt £ arton [ras 2245 RUE VIAU.MONTRÉAL 754 sur le psychisme mais encore sur le potentiel endocrinien hormono-sexuel, l\u2019impuissance des deux sexes doit, selon une conception qui n\u2019est plus contestée, trouver son traitement dans le rétablissement de cet équilibre.C\u2019est à quoi tend la thérapeutique qu\u2019il préconise, laquelle aborde le parasympathique par la voie nasale à l\u2019endroit des zones nasales érectiles par la destruction \u201cagressive\u201d de régions déterminées, c\u2019est-à-dire par action de \u201cStress\u201d.Le \u201cStress\u201d artificiel ainsi provoqué, permet comme l\u2019indiquent les expérimentations et les observations cliniques, de réactiver le potentiel surrénal ovarien et testiculaire des impuissants des deux sexes et de rendre en outre efficaces les divers traitements hormonaux dont l\u2019action est sans lui, assez souvent éphémère, voire inopérante.Le docteur Landry revendique donc, avec raison, pour l\u2019otorhinolaryngologie, une place importante, sinon prééminente dans le traitement des déficiences sexuelles, sans exclure, bien entendu, les autres thérapeutiques, dont il indique les grandes lignes utiles à connaître.Enfin, quelques chapitres de sexologie pure font comprendre la participation du système neurovégétatif dans des troubles pathologiques dont la grave incidence sociale souligne l'intérêt particulier d\u2019actualité.Systématisation des centres nerveux et de leurs connexions \u2014 Constitution du Névraxe, Voies centres et périphériques.\u2014 Par R.M.DE RIBET.Un vol.de 1,050 pages, avec 385 fig.dans le texte et en dépliant.(7.200 tr).\u2014 G.Doin et Cie, édit, Paris, 1957.Fidèle à sa méthode d\u2019enseignement, « par dessins schématiques », l\u2019auteur a rassemblé, dans ce nouveau tome, les Notions concernant «la Systématisation » des Eléments nerveux.L'Ouvrage est formé de 4 parties principales, chacune étant « de conception totalement différente ».La première partie est une « VUE D\u2019ENSEMBLE DE L'APPAREIL NERVEUX », dans laquelle sont rapidement évoquées, tout d\u2019abord, la Consti- REVUE DES LIVRES L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 tution générale et la Classification méthodique de toutes les Formations nerveuses.Après des considérations didactiques succinctes sur l\u2019agencement classique et le fonctionnement théorique, des 2 grands systèmes de ce vaste appareil (le Système de la Vie de Relation et le système de la Vie d\u2019Entretien), on trouvera quelques réflexions, très personnelles, sur certains problèmes cruciaux, « d\u2019ordre philosophique ».Les dernières pages de cette première partie du livre sont consacrées à ce que l\u2019on peut appeler « les Eléments de base de la Systématisation nerveuse » («la Spécialisation » des Neurones, en particulier) et aux grandes divisions de la Morphologie nerveuse \u2014 qui dictent, en quelque sorte, le plan logique de tout l\u2019Ensemble.La deuxième partie, sous le Titre « RÉPERTOIRE TOPOGRAPHIQUE DES CENTRES NERVEUX », est une Etude détaillée de la Constitution du Névraxe \u2014 Parties grises et Parties blanches (c\u2019est-à-dire Noyaux et Faisceaux) : de la Moelle, du Trone cérébral (Bulbe, Protubérance, Isthme de l\u2019Encéphale), du Cervelet et du Cerveau (Parois du 3° Ventricule, Cortex et Noyaux gris centraux des Hémisphères, Commissures inter-hémisphériques).La troisième partie passe en revue toutes « LES VOIES DE CONDUCTION DU SYSTÈME DB RELATION »: Voies sensibles (sensitives et sensorielles) et Voies motrices \u2014 qu\u2019il s\u2019agisse de Voies centrales ou périphériques, de Voies principales ou secondaires, de Voies directes ou détournées, de Voies conscientes ou subconscientes, de Voies volontaires ou automatiques, de Voies réflexes.La quatrième partie, enfin, est un Inventaire des Rouages de ce que l\u2019on appelle encore, classiquement, « le Sympathique ».Elle essaie de faire l\u2019analyse complète, dans leurs trajets les plus secrets, de toutes « LES VOIES DE CONDUCTION DU SYSTÈME D\u2019ENTRETIEN » (Centres et Liaisons végétatives), puis d\u2019en réaliser la Synthèse régionale (Innervation végétative des Organes du Tronc et des Membres, et Innervation végétative des Organes de la Tête).Un Additif analytique, facile à consulter, apporte, «in fine», des Références complé- Une nouvelle forme pour un contrôle rapide quand l\u2019administration orale ne peut être employée ilafon.(PERPHENAZINE, SCHERING) Injection intramusculaire ou intraveineuse bien tolérée, d\u2019une plus grande activité, provoquant une réponse plus rapide et contrôlant rapidement les cas sévères.Utile pour instituer la thérapeutique tranquillisante dans les états d\u2019agitation: \u2014 enraiement, avec une seule dose, de l\u2019hystérie, des réactions de panique, de l\u2019excitation catatonique \u2014 agissant en 10 minutes et durant 6 - 12 heures \u2014 permet de passer à la thérapeutique orale au bout de 24 - 48 heures \u2014 à fait ses preuves sur le plan clinique en obstétrique \u2014 dans le hoquet, la douleur chronique, le prurit intense Insurpassé pour son action rapide dans les vomissements causés par: \u2014 \u201cNausées du matin\u201d, toxémie et hyperémèse de la grossesse \u2014 les infections telles que la gastro-entérite aiguë, la pyélite, la cholécystite \u2014 les traitements médicamenteux, e.g., l\u2019aminophylline, les antibiotiques, la digitale \u2014 la toxicose, e.g., l\u2019urémie, l\u2019acidose diabétique, la leucémie, la carcinomatose \u2014 les interventions chirurgicales, la maladie de Ménière, le mal des radiations.Posologie: La dose initiale usuelle est de 5 mg.(1 ce.).Elle peut être répétée toutes les 6 heures.La dose globale, par jour, ne devrait ordinairement pas excéder 15 mg.pour les patients ambulants ou 30 mg.pour les hospitalisés.Dans les cas sévères, on peut donner une dose intramusculaire initiale de 10 mg.Pour la .posologie intraveineuse, consulter les \u201cRenseignements pour le Médecin\u201d.Présentation: TRILAFON INJECTABLE, 5 mg., ampoules de 1 cc, boîtes de 6 et de 100.TRILAFON: perphénazine Schering.CORPORATION ummed _/ | Jp ! | 3 [| 1 shit ai 24 ste 4 tas \u20ac AUX à.MONTREAL 756 mentaires utiles sur un certain nombre de Formations nerveuses qui ne sont pas couramment évoquées dans les Manuels ordinaires d\u2019enseignement.L\u2019ambition de l\u2019auteur reste, comme toujours, de rendre service: en essayant de clarifier, pour l\u2019Etudiant, pour le Médecin et pour le Consultant, la Complexité considérable de l\u2019Organisation nerveuse.Cancer primitif du foie et des voies biliaires.Etudes anatomo-pathologiques et biologiques.Par F.-C.ROULET, R.CAMAIN, E.LE BRETON, R.FAUVERT, L.HARTMANN, J.-P.BENHAMOU, L.ORCEL, J.FEROLDI, E.H.BETZ, Y.LE GAL.Un vol.de 248 p., avec 90 fig.(3.600 fr.).\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1958.Ce volume groupe les rapports et les principales communications présentés à la 5e Réunion plénière de la Société anatomique (Congrès des anatomopathologistes de langue française).Il présente une revue à la fois condensée et complète d\u2019un certain nombre de questions touchant au cancer primitif du foie et des voies biliaires.Il s\u2019agit bien là d\u2019un de ces sujets d\u201d\u201cactualité\u201d, en raison de la fréquence reconnue, et peut-être accrue, de ces tumeurs et des recherches récentes dont elles ont été l\u2019objet.Comme \u2018on le verra à la lecture de la table ci-après, ce ne sont pas seulement les aspects anatomo-pathologiques proprement dits du REVUE DES LIVRES L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 cancer du foie et des voies biliaires qui ont été traités, mais aussi leur histogénèse, leurs principales traductions cliniques, les faits étiologiques, biologiques et expérimentaux qui s\u2019y rapportent.L'anatomie pathologique exige aujourd\u2019hui l\u2019intervention d\u2019autres techniques, d\u2019autres disciplines que l\u2019examen macroscopique et l\u2019analyse microscopique des altérations des organes et des tissus; elle fait appel à la chimie biologique, à la physiologie, à la pathologie expérimentale et comparée.Aussi les études que présente ce recueil doivent-elles intéresser non seulement les anatomo-pathologistes et hépatologues, mais aussi d\u2019autres spécialistes, carcinologues, biologistes et cliniciens.Table des matières.Anatomie pathologique du cancer primitif de Ja travée hépatique, par F.-C.Roulet.Données pathogéniques et étiologiques concernant le cancer, primitif du foie par R.Camain.Récentes acquisitions sur l\u2019hépatome expérimental du rat, par E.Le Breton.Biologie du cancer primitif du foie, par R.Fauvert, L.Hartmann et J.-P.Benhamou.Les cancers des voies biliaires, par L.Orcel.Les cancers de ampoule de Vater, par J.Feroldi.Données pathogéniques et étiologiques concernant le cancer des voies biliaires, par E.-H.Betz.Lésions hépatiques et pancréatiques associées aux cancers hépatobiliaires, par Y.Le Gal. L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 we cots ret aan sw at x.\u201c > .t,t cat e: vitamine P 2 ss, #217\" CRISES HEMORROIDAIRES AIGUES en TRAITEMENT D'ENTRETIEN CE VARICES + PHLEBITES ET TOUS LES TROUBLES CIRCULATOIRES VEINEUX FRAGILITÉ CAPILLAIRE + ENGELURES ater ~ La .Présentation: Solution: Flacons de 1 oz.et 4 oz.Pommade : Tubes de 40 grammes avec canule spéciale.Suppositoires : Boite de 10 suppositoires.Echantillon et documentation sur demande.Préparé par les LABORATOIRES DAUSSE, Paris, France Représentants exclusifs av Canada: LVI COMMUNIQUÉS DIXIÈME CONGRÈS ANNUEL DE L'ASSOCIATION CANADIENNE DE MÉDECINE ET RÉHABILITATION Château Frontenac, Québec, 12 - 14 juin 1958 Jeudi, le 12 juin 1958 9 h.30 a.m.\u2014 Inscription.10 h.am.\u2014 Mots de bienvenue.Son Hon.l\u2019hon.Wilfrid Hamel, maire de Québec; l\u2019hon.Albiny Pa- quette, ministre de la Santé de la Province; Mgr Alfred Parent, P.A., recteur de l\u2019Université Laval.10 h.30 am.\u2014 Clinical Aspects of Electromyo- graphy.\u2014 Max Newman, Détroit.11 h.am.\u2014 Rehabilitation In Quebec City.\u2014 Maurice Delage, Québec.11 h.30 am.\u2014 Shoulder Pain and its Management.\u2014 John S.Crawford, Toronto.Midi \u2014 Lunch.Salon No 4, Château Frontenac.2 h.pm.\u2014 The Canadian Hip Disarticulation Prosthesis.Film \u2014 John Fowler, Edmonton.2 h.30 p.m.\u2014 Hemipelvectomy and Rehabilitation.\u2014 Edgar Lépine, Montréal.3 h.p.m.\u2014 Rehabilitation of Paraplegic Amputee.Film.\u2014 M.G.Peter Cameron, Saskatoon.3 h.30 p.m.\u2014 Experimental Evaluation of Muscle Replants in Spastic Conditions.\u2014 T.E.Hunt, Saskatoon.4 h.pm.\u2014 Geriatric Problems in Rehabilitation.\u2014 Benoit Boucher, Québec.5h.30a 7 h.30 p.m.\u2014 Visite et réception, Comm.des Accidents du travail de Québec, 225, Grande- Allée, Québec.Vendredi, le 13 juin 1958 9 h.am.\u2014 General Business Meeting \u2014 Assemblée pléniére.11 h.30 am.\u2014 Visite de la Clinique de Réhabilitation de Québec, Inc.12 h.30 p.m.\u2014 Lunch.Campus, Université Laval.2 h.p.m.\u2014 Review of Cerebral Palsy Cases.\u2014 G.Gingras, V.Susset, R.R.Lemieux, J.-M.Chevrier, Mlle G.Huot, Mlle R.Voyer, Mme G.Skuhrovsky et Mlle C.Quirion, Montréal.2 h.30 p.m.\u2014 An Aphasia Rehabilitation Clinic.\u2014 Charles M.Godfrey, Toronto.3 h.pm.\u2014 Aids to Rehabilitation.\u2014 M.H.L.Desmarais, Winnipeg.3 h.30 pm.\u2014 Low Back Pain.\u2014 Jean-Louis Larochelle, Québec.4 h.pm.\u2014 A Report on Studies of Spinal Traction.\u2014 G.A.Lawson et C.H.Godfrey, Toronto.6 h.30 pm.\u2014 Cocktails.Riverview Room, Ché- teau Frontenac.(Gracieuseté de la Cie Fisher & Burpe, Québec Limitée).Banquet \u2014 Riverview Room, Château Frontenac.Tenue de soirée.(Les vins sont une gracieuseté des Laboratoires Abbott Ltée.) Conférencier invité: M.G.E.Halpenny, assistant parlementaire de l\u2019hon.ministre de la Santé nationale et du Bien-Etre social.Danse \u2014 Riverview Room, Château Frontenac.Samedi, le 14 juin 1958 9 h.30 am.\u2014 The Hand Splint \u2014 An Office Procedure.\u2014 Joseph Berkeley, Windsor.10 h.am.\u2014 Prosthetic Aids for Upper Extremity Disabilities.\u2014 G.Gingras, V.Susset et C.Cor- riveau.10 h.30 am.\u2014 Appliance Research in Saskatchewan, avec projections.\u2014 Adrian C.Kanaar, Regina.11 h.am.\u2014 Physical Medicine in the National Health Scheme in Britain .\u2014 Frank Cullis, Regina.Exhibits: Exposition de jeudi matin à samedi midi, chambres 2203 et 2205, 2ème étage, Château Frontenac.PROGRAMME FÉMININ Jeudi, le 12 juin 1958 5 h.30 p.m.\u2014 Visite et réception, Commission des Accidents du travail de Québec, 225, Grande- Allée, Québec.Vendredi, le 13 juin 1958 9 h.30 am.\u2014 Départ du Chateau Frontenac; transport prévu pour une visite au sanctuaire de Ste- Anne-de-Beaupré et aux Chutes Montmorency.Lunch: Manoir Saint-Castin, Lac Beauport.(Gracieuseté de la Cie Maurice Pollack Ltée).Tour de la ville de Québec.6 h.30 p.m.\u2014 Cocktails \u2014 Riverview Room, Château Frontenac.Banquet \u2014 Riverview Room, Château Frontenac.Tenue de soirée.Danse \u2014 Riverview Room, Château -Frontenac.LE TROISIÈME CONGRÈS MONDIAL DE LA FERTILITÉ ET DE STÉRILITÉ Le troisième congrès mondial de la fertilité et de la stérilité aura lieu à Amsterdam, Hollande, du 7 au 13 juin 1959.Les principaux aspects du programme seront: 1.\u2014 La stérilité féminine.2.\u2014 La stérilité masculine. L'Union Méd.Canada LVII Tome 87 \u2014 Juin 1958 OUVEAU.traitement efficace des troubles inflammatoires de la région ano-rectale WYANOIDS HC SUPPOSITOIRES RECTAUX AVEC HYDROCORTISONE (sous forme d\u2019acétate, 10 mg.par suppositoire) La fameuse formule des WYANOIDS, plus l\u2019action efficace de l\u2019hormone cortico-surrénale anti-inflammatoire, sous une forme d'administration logique.INDICATIONS POSOLOGIE Les WYANOIDS HC sont indiqués Un suppositoire deux fois par jour pour traiter la rectite non-spécifique, durant 6 jours ou selon les besoins.aiguë ou chronique, les hémorroïdes \u2018 PRÉSENTATION internes aiguës, la cryptite, la rectite qui est une complication de la curie- Les WYANOIDS avec hydrocortisone sont présentés en boite de 12 supposi- thérapie, la rectite qui accompagne toires.la colite ulcéreuse, la rectite médicamenteuse, la réaction inflammatoire Autres formes: d'une cicatrice opératoire et le prurit Suppositoires hémorroïdaux WYANOIDS anal interne.\u2014en boîte de 12 suppositoires.Onguent hémorroïdal WYANOID, en tube de 1% once.Wyeth MARQUE DEPOSEE Ordonnance obligatoire WALKERVILLE, ONTARIO MONCTON » MONTREAL * WINNIPEG * VANCOUVER 760 La physiologie de la reproduction, la pathologie, l\u2019endocrinologie, les problèmes cliniques, le traitement, seront étudiés et exposés dans les deux alternatives.3.\u2014 Les recherches de base en reproduction animale.4.\u2014 Les problèmes psycho-sexuels.Tout travail sur la fertilité et la stérilité sera sérieusement considéré mais auront priorité ceux qui porteront sur: a) La mort embryonnaire ; b) Les facteurs hormonaux et vitaminiques en fertilité et stérilité : c) La valeur relative des techniques pour l\u2019étude des fonctions endocriniennes en stérilité humaine; d) La biochimie de la spermatogénèse ; e) Les problèmes psycho-sexuels de la stérilité.Les langes officielles seront l\u2019anglais, le français, l\u2019allemand et l\u2019espagnol.L\u2019inscription au congrès est de $40.00, $15.00 pour les membres de la famille.Après le 1er janvier 1959, l\u2019inscription sera de $50.00.Les titres de communications devront être envoyés avant juillet 1958, soit au docteur Alfonso Alvarez- Bravo, Avenida Horacio 1506, Mexico City 5, D.F.Mexico, soit au prof.B.S.ten Berge, Academisck Ziekenhuis, Gromingen, Holland.Pour plus amples informations et inscriptions: Dr L.I.Swaab, sec.-honoraire du troisiéme congrés sur la fertilité et la stérilité, Sint Agnietenstraat, 4, Am- sterdam-C, Hollande.NOTE CONCERNANT LA lère CONFERENCE MONDIALE CATHOLIQUE DE LA SANTÉ Il y a deux ans, un groupe de médecins et d\u2019infirmières catholiques conçurent l\u2019idée de réunir, sur le plan international, des représentants de leur profession, pour étudier le problème si actuel de la collaboration entre les instances médicales et paramédicales, et pour préciser les bases d\u2019une politique générale.des professions de la santé vis-à-vis des pouvoirs constitués, des oeuvres sanitaires et médico- sociales, des assurances sociales.L'Association internationale des Médecins catholiques et le Comité international catholique des Infirmières avaient déjà entrevu la possibilité d\u2019organiser leur congrès respectif à Bruxelles en juillet 1958.L'Association des Médecins Catholiques offrit au Comité International Catholique des Infirmières et Assistantes Médico-Sociales de jumeler ces deux congrès autour d\u2019un thème commun, ce qui fut accepté avec enthousiasme.Les promoteurs de cette initiative se tournèrent alors vers d\u2019autres organisations professionnelles paramédicales pour leur offrir l\u2019opportunité de s\u2019associer COMMUNIQUÉS L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 à la même étude.C\u2019est ainsi que nait et se précise tout doucement l\u2019idée de la Première Conférence Mondiale Catholique de la Santé.Celle-ci réunit donc finalement: le VIIIe Congrès International des Médecins Catholiques, le Ve Congrès International des Pharmaciens Catholiques, le VIe Congrès International des Infirmières Catholiques, le Ier Congrès International des Hôpitaux Catholiques.Des rencontres internationales seront organisées dans le cadre de ces congrès: pour les jeunesses médicales catholiques, pour les aumôniers d\u2019hôpitaux, pour les accoucheuses catholiques.Dès le début de l\u2019année 1957, un comité organisateur et une assemblée générale comprenant des représentants des quatre congrès, travaillèrent activement au secrétariat, 8, rue Traversière, à Bruxelles.Un programme général fut élaboré.La Conférence prit pour thème: Christianisme et santé.Quatre conférenciers de renommée mondiale acceptèrent de traiter les sujets suivants: Les responsables de la santé: Face à Dieu, par S.Exc.Mgr Fougerat, évêque de Grenoble; Face à l\u2019homme, par le prof.Gedda, de Rouen, prés.de la Féd.Intern.des Méd.Catholiques; Face au monde moderne, par le docteur Cavanagh, prés.de l\u2019Assoc.des Méd.Psychiatres des E.-U.; Face à la Cité, par S.Ex.K.Adenauer, chancelier de la République Féd.d\u2019Allemagne.D\u2019autre part, chacun des congrès s\u2019attaquera à l'étude de « L\u2019Equipe Sanitaire dans la Communauté Santé ».Cette étude, très poussée sur le plan technique, sera envisagée différemment par les médecins, les infirmières, les pharmaciens, les dirigeants d\u2019hôpitaux.Chaque profession fera profiter l\u2019ensemble de la Conférence de ses expériences et de ses points de vue qui seront exposés dans des « Carrefours communs ».Ceux-ci traiteront des modalités et des conditions de collaboration des diverses professions: dans les milieux hospitaliers; dans les services médico-sociaux et de santé publique; dans la pratique journalière ; dans les pays en voie de développement.Le Première Conférence Mondiale Catholique de la Santé se déroulera du 27 juillet au 2 août 1958 dans le cadre du Pavillon du Saint-Siège à l\u2019Exposition Universelle à Bruxelles.La première C.M.CS.a été agréée par le Commissariat Général de l\u2019Exposition Universelle.Elle débutera par une Messe Solennelle en la Basilique de Koekelberg, au cours de laquelle Sa Sainteté le Pape Pie XIT a bien voulu accepter d\u2019adresser une allocution télévisée aux congressistes. L'Union Méd.Canada LVIII Tome 87 \u2014 Juin 1958 HORMONOTHÉRAPIE TOTALE AMPOULES BUVABLES.SIROP AROMATISÉ COMPOSITION Extraits totaux de sang: Extrait de foie de veau titré en vitamine Biz native; de taureau , | titrés en fer Extrait spécial de levure de biére; de génisse | hémoglobinique: Extrait spécial de cuticules de céréales.de veau VITAMINE*B12% FER HEMOGLOBINIQUE INDICATIONS THÉRAPEUTIQUES Déficience organique, Anémies, Asthénies des convalescents, des vieillards, des dyspeptiques, des néoplasiques, des déficients endocriniens et contre les insuffisances ovariennes, les retards de croissance et tous états de sidéropénie.POSOLOGIE: Ampoules buvables Sirop Adultes: 2 à 3 cuillerées à soupe par jour.Adultes: 2 ampoules par jour.Enfants: de 10 à 15 ans, 1 à 3 cuillerées à dessert; de 53 10 ans, 1 3 3 cuillerées à café; jusqu\u2019à 5 ans, 2 demi-cuillerées à caté par jour.Enfants: 1 ampoule par jour.Sous l\u2019une ou l\u2019autre forme, HORMODAUSSE doit étre pris un quart d\u2019heure avant les repas après dilution dans V4 de verre d\u2019eau.Le médicament est bien supporté par le tube digestif et ne présente pas de contre-indication.PRÉPARÉ PAR LES LABORATOIRES DAUSSE, PARIS, FRANCE Représentants exclusifs au Canada 762 COMMUNIQUÉS Le lundi, le jeudi et le samedi seront réservés aux séances de la Conférence.Le mardi, le mercredi et le vendredi seront attribués aux séances des Congrès particuliers.Le vendredi, à 20.30 h.un concert de Gala sera organisé en la salle des Beaux-Arts.A la séance de cloture, le samedi 2 aofit, les conclusions générales résumeront les points de vue des différents congrés professionnels.Cette initiative grandiose a été chaleureusement accueillie dans les différents pays.On s\u2019attend à une affluence de plus de 5,000 participants.Depuis 1957, une équipe de chercheurs s\u2019est attelée à préparer scientifiquement le Congrès et à assembler les données qui permettront aux rapporteurs de préciser les différents aspects: sociologique \u2014 politique \u2014 psychologique et déontologique de la collaboration entre les instances médicales, para-médicales et sociales.L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 Les plus hautes autorités religieuses et civiles ont bien voulu témoigner de leur intérêt pour cette initiative.Sa Majesté le Roi Baudoin a daigné lui accorder Son Haut Patronage.En février 1957, les membres du Secrétariat Général furent reçus en audience par Sa Sainteté Pie XII, qui daigna approuver leur initiative et promit une allocution télévisée à la Messe Solennelle d\u2019ouverture le dimanche soir.Son Exc.le Ministre de la Santé Publique a reçu le président et le secrétaire général du Comité organisateur et a autorisé la Conférence à se dérouler sous les auspices du Gouvernement.La réalisation de cette manifestation est possible grâce à la générosité de nombreuses personnalités et institutions.Le secrétariat fonctionne, 8, rue Traversière, à Bruxelles, depuis près de deux ans, sous la direction du comité organisateur.\u201cL'Union Médicale du Canada\u201d, en 1889 Association des Internes de l'Hôpital Notre-Dame Séance du 2 mai 1889 Présidence du docteur H.-E.Desrosiers.Juin 1889.M.le docteur Cormier présente une observation en rapport avec un cas où le diagnostic entre la lithiase rénale et la lithiase biliaire présenta quelque difficulté, attendu que l\u2019analyse de l\u2019urine et l\u2019examen des selles ne purent être faits.Le malade accusait une douleur vive au côté droit de l\u2019abdomen avec rétraction du testicule droit, vomissements, ictère, anurie, tympanite considérable, absence de sensibilité abdominale, pouls: 80, température normale; les vomissements furent, à un moment donné, fécaloï- des.Le docteur Cormier prétend que la tympanite serait due, si toutefois on porte le diagnostic de calcul rénal, à une paralysie réflexe occasionnée par la forte douleur produite par le caleul émigrant du rein vers la vessie.Cela expliquerait, pour quelques cas du moins, l\u2019obstruction intestinale que l\u2019on observe parfois au cours des attaques de colique hépatique.Le docteur Brennan et M.le Président sont d\u2019avis que, d\u2019après les symptômes énoncés, un diagnostic de caleul biliaire serait probablement plus rationnel.M.le Président lit une note relative à un cas de congestion pulmonaire traité par la saignée.La malade faisant le sujet de cette observation est la même dont il a été question à la séance précédente et chez laquelle les émissions sanguines avaient déjà donné de bons résultats.Cette fois, le poumon gauche était seul atteint, et, la malade étant plus faible, douze onces de sang seulement furent tirées de la veine.Le résultat fut très satisfaisant.Deux heures après la saignée, la toux et la dyspnée avaient complètement cessé, la respiration était tombée à 25, de 38 qu\u2019elle atteignait avant la saignée, le pouls était tombé de 120 à 90, l\u2019expectoration rosée avait cessé et les râles sous crépitants ne s\u2019entendaient plus au niveau du poumon atteint.M.le docteur Mount relate deux cas de congestion pulmonaire admis dans le service dans le cours du mois dernier et dont l\u2019un, traité par la saignée, se termina par la guérison, tandis que l\u2019autre, non saigné, succomba.MM.les docteurs Brennan et Delorme rapportent chacun deux cas de calculs biliaires traités avec succès par l\u2019huile d\u2019olive à haute dose.Le*soulagement fut absolu et immédiat.Les nombreuses concrétions retrouvées dans les selles étaient plus ou moins molles et de couleur verdâtre; elles n\u2019ont pas été analysées.M.le Président relate un cas de maladie de Bright au cours de laquelle se sont développés des symptômes de calculs rénaux avec coliques néphrétiques et passage de vingt-cinq à trente petits calculs du volume d\u2019un grain de millet.L\u2019urine, de réaction fortement acide, était abondamment albumineuse.Contre la dyspnée, intense toujours et souvent à forme paroxystique, le nitrite d\u2019amyle, l\u2019iodure de potassium, l\u2019iodure d\u2019éthyle, la nitroglycérine sont restés à peu près inefficaces; seule, la morphine a produit L\u2019Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 I ARIUS HE SRN COMI nme ny 24 marches a un lit d\u2019hôpital Le moindre effort soutenu, tel que monter un escalier, met le malade angineux en présence d'une question redoutable: \u201cArriverai- je jusqu\u2019au bout?\u201d L\u2019effort favorise l\u2019attaque .et la crainte d\u2019une attaque ralentit graduellement l\u2019activité du malade au point où la vie devient souvent anormale, même durant les périodes libres d\u2019attaques.Enrayez le facteur crainte.Dans 4 cas sur 5, la prophylaxie ordinaire au Peritrate réduit la fréquence et la gravité des attaques d\u2019angine de poitrine, améliore l\u2019ECG et favorise une meilleure tolérance à l\u2019exercice.Une nouvelle sensation de liberté redonne au \u201ccardiaque handicapé\u201d une raison de vivre et le sentiment d\u2019appartenir à son milieu; il ne devra pas, toutefois, prendre de l\u2019exercice violent précédemment défendu.La prophylaxie au Peritrate est simple: 10 ou 20 mg.avant les repas et au coucher.Le Peritrate est présenté sous quatre formes pour les besoins spécifiques de la plupart des malades: Peritrate en comprimés de 10 mg.et de 20 mg.; Peritrate avec phénobarbital (10 mg.et phénobarbital 15 mg.) pour obtenir une sédation; et le nouveau 80 mg.à Action Soutenue.NOUVEAU Peritrate à Action Soutenue Seulement 2 comprimés par jour suffisent en général pour assurer une protection de vingt- quatre heures; un comprimé avant le déjeuner, l\u2019autre avant le repas du soir.Posologie habituelle: Un régime soutenu de 10 à 20 mg.avant les repas et au coucher.Peritrate (Marque de tétranitrate de pentaérythritol) WARNER-CHILCOTT CO, LIMITED, TORONTO.CANADA 764 un soulagement marqué, à dose de 4 à 4 gr.en injection hypodermique.Les coliques néphrétiques ont également nécessité l\u2019emploi de la morphine en injections sous-cutanées, lesquelles ont comme toujours dans ces cas, amené un soulagement immédiat.M.le docteur Girard présente l\u2019observation d\u2019un cas analogue à celui que vient de rapporter M.le président.Il s\u2019agissait d\u2019une femme chez laquelle le passage d'un calcul du rein à la vessie s\u2019accompagna, outre de douleurs violentes, d\u2019anurie presque complete pendant deux jours.L\u2019urine était, avant et après, franchement et abondamment albumineuse.Chose singulière, la fille de cette malade a aussi elle été atteinte de calculs rénaux et de coliques néphrétiques consécutives.Séance du 23 mai 1889 Présidence du docteur H.-E.Desrosiers.M.le docteur Brennan présente un utérus double qu\u2019il fait accompagner de l\u2019observation suivante: Je suis appelé le 3 septembre dernier auprès de Mlle M.âgée de 21 ans, servante pour une mé- trorrhagie abondante survenue après une demi- journée de lavage pendant lequel la patiente aurait, à plusieurs reprises, soulevé et déplacé une lourde cuvette.Je débarrasse le vagin des caillots qu\u2019il contient et je trouve le col ouvert, permettant l\u2019introduction de l\u2019index et du médius.La malade dit avoir eu des règles abondantes, il y a huit jours environ; elle a été réglée à 14 ans, mais sa menstruation a toujours été irrégulière: toutes les deux ou trois semaines; une couple de fois elle aurait retardé de sept semaines et alors serait survenue une abondante perte; le dernier retard aurait eu lieu il y a sept mois et elle attribuait la perte à cette époque à des excès de coït.Elle ne souffre pas de dysménorrhée et a été réglée assez bien depuis son dernier retard.Elle a eu un enfant à terme il y a deux ans, délivrance sans complications et relevailles de même; elle n\u2019est pas enceinte à l'heure qu\u2019il est et pour cause, n\u2019ayant pas eu de rapports sexuels depuis plus de quatre mois.Pendant sa grossesse elle aurait eu quelques légères pertes de temps à autres.Le cas étant pressant, je tamponne le col utérin et le vagin à la gaze iodoformée et à l\u2019acide tannique en poudre et je fais prendre un peu d\u2019ergot \u2014 l\u2019idée d\u2019avortement étant élminée.Je quitte ma patiente, mais au bout de deux heures l'hémorrhagie s\u2019étant de nouveau produite et la malade étant très faible, je la fais transporter à l\u2019hôpital dans l\u2019ambulance.Là nous refaisons méthodiquement le tamponnement et cette fois l\u2019hémorrha- gie est contrôlée.Au moyen d\u2019injections hypodermiques d\u2019éther et l\u2019administration persistante de L'UNION MÉDICALE DU CANADA, EN 1889 L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 stimulants, la malade, presque exsangue, se ranime un peu.Le lendemain, le mieux se maintient.Je ne revois plus Mlle M.que quatre semaines plus tard: elle se mourait d\u2019une péritonite.Huit jours après son arrivée à l\u2019hôpital, à sa demande et malgré les remontrances des médecins, elle retourne chez elle.Au bout de cinq jours, elle redemande son admission, offrait des symptômes de péritonite: l\u2019hémorragie ne s'\u2019était pas reproduite.Elle succomba à sa péritonite le 29 septembre, c\u2019est- à-dire 26 jours après l\u2019apparition de son hémorrhagie, péritonite qui aurait débuté d\u2019une façon insidieuse sept au huit jours après sa perte.A l\u2019autopsie, nous trouvons une péritonite avec épanchement séro-fibrineux, non purulent, abondant et sans beaucoup d\u2019injection capillaire.Pas de tubercules.En enlevant les organes génitaux internes nous trouvons la pièce anatomique intéressante que je vous présente: Elle est formée de deux utérus distincts parfaitement conformés; le gauche, siège de la gestation signalée plus haut, est plus développé, sa cavité mesure 7 centimètres; la cavité de l\u2019utérus droit mesure 5 centimètres.Ces deux utérus distincts comme corps et ayant chacun leur col interne, n\u2019ont qu\u2019un col externe en commun, et leurs corps ne se fusionnent que pour former ce col externe.Chaque utérus possède un ovaire, un corps de Rosenmiiller, un ligament rond et une trompe.Sur leurs bords internes il n\u2019y a aucune trace de trompe ni de ligaments suspenseurs; les deux utérus paraissaient libres de ce c.té.Chacun est muni de ligaments larges et utéro-sacrés.A l\u2019intérieur on ne trouve aucune trace d\u2019insertion placentaire, ni de métrite fongueuse ou autre.Pas de fibrome.Les annexes paraissent normales.Pour compléter l\u2019observation, la sœur de la défunte m\u2019apprend qu\u2019à sa connaissance aucun membre de la famille ne serait atteint de tuberculose, ni d\u2019hémophilie, ni de leucocythémie; la défunte avait une bonne santé et ne souffrait en apparence d\u2019aucune lésion organique.Pas d\u2019histoire de syphilis ni de blennorrhagie.Réflexions.\u2014 Le cas parait intéressant a plusieurs points de vue: 1° La soudaineté et l\u2019intensité de l\u2019'hémorrhagie, l\u2019obscurité qui entoure son étiologie.Une autopsie plus voisine de son apparition \u2014 eût-elle pu se faire \u2014 aurait probablement comblé cette lacune.2° La péritonite insidieusement développée ne pourrait-elle pas \u2014 avec un semblant de raison \u2014 être rattachée à l\u2019hémorrhagie abondante dont fut atteinte la malade et qui l\u2019a presque emportée?3° Les utérus sont intéressante par le fait de leurs corps et cols internes distincts, leur col externe et vagin uniques.Organes génitaux externes bien conformés. L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 nouvelle et bien tolérée * COSA-TERRAMYCINE oxytétracycline avec glucosamine Un agent reconnu de traitement à large spectre, désormais amélioré par l'augmentation physiologique et sûre de la glucosamine la triple recristallisation de l\u2019oxytétracycline qui assure un nouveau niveau de pureté et garantit l\u2019augmentation des niveaux sanguins par la glucosamine.PRÉSENTATION: capsules de 250 mg, flacons de 16 et de 100 capsules de 125 mg, facons de 25 et de 100 Le progres par la recherche.PFIZER CANADA: : 5330, AVENUE ROYALMOUNT,, GLUTEN 7 | d ES À 3 cr + De ats Air l'an ve LX AGAROL oohéoble ou.oil Lorsque la constipation vient compliquer la thérapeutique, recommandez Agarol.le laxatif doux et efficace.Faites-vous donner par votre représentant Warner- Chilcott ce paquet d\u2019une demi-douzaine d\u2019échantillons.WARNER-CHILCOTT Laboratories CO, LIMITED, TORONTO.CANADA | | 4 NOUVELLES PHARMACEUTIQUES UNE NOUVELLE ARME CONTRE LA LEPRE Comme la malaria et la peste, comme la petite vérole et le choléra, la lèpre est un fléau répandu sur de vastes territoires de notre planète.La lèpre, maladie infectieuse chronique, évolue en général pendant des décennies; elle se caractérise par des lésions frappantes de la peau, des nerfs et des os.Le bacille de la lèpre a été décrit en 1874 par un médecin norvégien du nom de Hansen.La terreur de la contagion, l\u2019horreur des mutilations, furent cause de tout temps que l\u2019on tint ces malades complètement à l\u2019écart de la société, en les isolant dans les léproseries.Au Moyen-Age, on compta par époques jusqu\u2019à 10,000 de ces établissements.Bien qu\u2019au- jourd\u2019hui la maladie se rencontre surtout dans les régions tropicales, il existe encore de nombreux asiles pour les lépreux hors de ces zones; on en trouve par exemple loin au nord en Islande, à Reykjavik.Outre l\u2019importance qui lui revient au point de vue médical, la lèpre pose essentiellement un problème sociologique.L\u2019isolement des malades, généralement sanctionné par la loi, a pour effet que les lépreux dissimulent leur mal aussi longtemps que possible.Ainsi s'explique qu\u2019actuellement encore on ne connaisse qu\u2019environ 600,000 cas de lèpre avérés, tandis que le nombre total des sujets effectivements atteints de lèpre est estimé à plus de dix millions.La lutte contre cette plaie représente donc indubitablement l\u2019une des tâches les plus urgentes de la médecine.Un rapport publié dans le périodique anglais Leprosy Review est particulièrement intéressant à cet égard, car il signale les progrès considérables réalisés dans la prévention et le traitement de la lèpre au cours de ces dernières années.La Nigeria (Afrique Occidentale) offre un exemple remarquable des succès que l\u2019on peut obtenir dans le contrôle de la lèpre grâce à une étroite collaboration entre services gouvernementaux, OMS, FISE et missions.Parmi les mesures prises dans ce domaine, il faut citer, en plus des traitements médicamenteux appropriés, l\u2019instruction du personnel indigène capable de donner les soins requis, l\u2019orientation des populations sur l\u2019hygiène et la prophylaxie, enfin l\u2019effort de persuasion nécessaire afin que les malades se fassent soigner.L'intérêt des milieux médicaux se concentre actuellement sur un nouveau remède essayé avec succès depuis 3 ans par le docteur T.F.Davey, directeur d\u2019un groupe de chercheurs financé par la « British Leprosy Relief Association », à Uzuakoli, en Nigeria Orientale.Il s\u2019agit d\u2019une substance du groupe de la diphényl-thio-urée.mise au point en L'Union Méd, Canada NOUVELLES PHARMACEUTIQUES LXII (767) Tome 87 \u2014 Juin 1958 Suisse et aux Etats-Unis dans les laboratoires de recherches de Ciba.Le docteur Davey, dont les observations ont été confirmées par d\u2019autres groupes de chercheurs, signale qu\u2019il a obtenu de très bons résultats avec ce médicament, le « Ciba 1906 », dans le traitement de la lèpre.Ce produit offre divers avantages sur les médications appliquées jusqu\u2019à présent.Il évite la cicatrisation et les déformations cutanées partieu- lières à la lèpre, et convient en outre de façon remarquable au traitement des enfants.Le docteur Davey le considère comme «un médicament contre la lèpre d\u2019une grande importance potentielle et doué de propriétés sortant de l\u2019ordinaire ».Se fondant sur les essais entrepris dans les léproseries, grâce à l\u2019intervention de l'OMS, de la FISE et d\u2019autres organisations, enfin sur les résultats obtenus avec le nouveau remède, le rédacteur en chef de la Leprosy Review estime qu\u2019on parviendra selon toute vraisemblance dès la prochaine génération à délivrer radicalement de cet antique fléau la population de certains territoires.TRILAFON REPETABS Trilafon Repetab, un tranquillisant extrêmement puissant et une médication insurpassée pour la prévention et le traitement des nausées et vomissements est maintenant mis sur le marché par Schering Corporation Ltée, Montréal, fabricants de produits pharmaceutiques.Le nouveau Trilafon Repetab a été produit spécialement pour les patients nécessitant une thérapeutique tranquillisante à action rapide et prolongée.Chaque Repetab renferme 8 mg.de perphénazine également \u2018divisé entre la couche extérieure pour absorption immédiate et la couche intérieure qui ne sera dissoute qu\u2019entre 4 à 6 heures approximativement après ingestion.Des études cliniques faites avec Trilafon Repetabs ont démontré que l\u2019administration d\u2019un Repetab matin et soir procure une action tranquillisante et antiémétique satisfaisante.Tout en supprimant l\u2019anxiété fondamentale, les Trilafon Repetabs préviennent l'interruption d\u2019un traitement dû à des omissions involontaires.Chez les femmes enceintes qui doivent être protégées contre les nausées et les vomissements, le névrosé au travail et le convalescent qui ne peut sans inconvénient interrompre le traitement, Trila- fon Repetabs est une garantie de médication continue.si les retards de la circulation deviennent srritants soulagez l\u2019hyperacidité gastrique de source émotive en prescrivant antiacide non constipant au goût rafraîchissant Vous pouvez obtenir ce conditionnement pratique de six échantillons de Gelusil liquide, de votre représentant Warner-Chilcott, WARNER-CHILCOTT Laberatores CO, LIMITED, TORONTO.CANADA LXIV (768) L\u2019administration de Trilafon Repetabs sous la surveillance étroite du médecin de famille permettra l\u2019obtention d\u2019un traitement plus efficace dans plusieurs des perturbations émotionnelles et mentales rencontrées dans la pratique journalière.PIPADONE Un puissant nouvel analgésique découvert et mis au point par les Laboratoires de Recherches Well- come.Un nouvel analgésique de synthèse doué d\u2019une activité élevée et agissant rapidement.Les études cliniques ont confirmé que la \u201cPipa- done\u201d a une activité analgésique égale à celle de la morphine avec peu d\u2019effets secondaires.pe b Les Tetracycline LN Pophiag 123 & 6 8 UF Heures NIVEAUX SANGUINS APRÈS UNE SEULE DOSE NOUVELLES PHARMACEUTIQUES ENFIN Tet PHOSPHATE COMPLEX Diagramme (a gauche) démontrant les niveaux sanguins de Tetrex pratiquement doubles.(tiré de 3 études cliniques indépendantes sur 188 malades) L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 Pour le soulagement de la douleur intense.La dose usuelle procurant un soulagement satisfaisant est de 25 mg.sous-cutanément ou intramus- culairement.Comparativement à d\u2019autres puissants analgésiques, 25 mg.de \u201cPipadone\u201d semblent correspondre à 10 mg.(1/6 de grain) de morphine, à 100 mg.de mépédrine et à 10 mg.de méthadone.L\u2019injection intraveineuse peut occasionner une chute passagère de la tension artérielle ou un arrêt respiratoire et n\u2019est donc pas recommandée comme mesure de routine.(Burroughs-Welcome Co.).Ampoules de 1 cc.renfermant 25 mg.par cc.Boîtes de 25 et de 100.Fiole multidose de 10 cc., 25 mg.par cc.Soumis à la réglementation sur les narcotiques.eu.di vous donne | L'Union Méd.Canada NOUVELLES PHARMACEUTIQUES Tome 87 \u2014 Juin 1958 Q LXV (769) MIRADON, UN NOUVEL ANTICOAGULANT ORAL 56 cas.Il n\u2019observa ni agranulocytose, ni leucopénie et ne signala aucun cas de nausées, vomissements, Miradon, un nouveau dérivé oral de l\u2019indandione, diarrhée ou protéinurie.Dans deux cas sur trois vient d\u2019être lancé par Schering Corporation Ltée.chez qui l\u2019on dut administrer de la vitamine K, Miradon possède plusieurs avantages supérieurs à comme antidote, le traitement fut repris très vite ceux des dérivés coumariniques et de l\u2019indandione suivi d\u2019un retour rapide à des taux de prothrombine plus anciens, et les chercheurs ont, sans exception, thérapeutique.exprimé leur préférence pour sa rapidité d\u2019action, La réaction au Miradon étant constante et prévi- la constance et l\u2019uniformité de ses effets, l'absence sible et du fait que l\u2019on puisse réinstaurer le trai- de cumulation, le prompt retour de la prothrombine à la normale après la cessation du traitement et l\u2019absence relative de toxicité.tement après une interruption par la vitamine K,, il semble être actuellement, l\u2019anticoagulant de choix, surtout pour les traitements à long terme qui sont Blaustein qui employa le premier le Miradon, dans de plus en plus en voie de devenir la méthode de 59 cas, déclarait que la plupart souffraient de throm- | J .choix pour certaines maladies thrombemboliques.bose coronarienne.Le Miradon s\u2019avéra efficace dans q Un antibiotique à, les niveaux sanguins doubles \\ Eos 4 vi te d ° aC DCS rotor _niveaux sanguins CI Ted Pp CE lh drochlorure E TETRACYCLINE tétracycline.| En capsules équivalentes a 250 mg.d'hydrochlorure de tétracycline LXVI L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 rapport pédiatrique récent: tous les bébés constipés tous les bébés faisant leurs dents\u2019 (*\") et souffrant de troubles gastro-intestinaux et de malaises furent soulagés par es Gomprimés Baby's Own Soulagement complet de l\u2019effort à l\u2019_évacuation, des gaz pénibles, des troubles du sommeil, de l\u2019agitation, de la mauvaise humeur et de l\u2019anorexie.REMARQUABLEMENT SÛR \u2014 \u201cTout au long des observations.en aucun cas, on a noté de réactions secondaires\u201d, quelles qu\u2019elles soient.Les COMPRIMES BABY\u2019S OWN renferment 5/16 de grain de Phénolphtaléine légèrement tamponnée avec 14 grain de Carbonate de Calcium Précipité, et du Sucre en Poudre, q.s.Agréables, commodes.*agés de 2 à 24 mois.Pour échantillons et littérature, avec références 1-15, écrivez à.Observation Typique OBS.No 23.Bébé M.P., 7 mois, 1744 lbs, souffrait d\u2019évacuations intestinales pauvres accompagnées d'\u2019efforts excessifs.Les selles étaient de petites masses calcaires dures et parfois sanguinolentes.Le bébé était irritable, d'humeur maussade, agité, et pleurait sans arrêt.À la palpation, on percevait au bas du ventre un amas de masses fécales (\u2018boudin\u2019).Des COMPRIMES BABY\u2019S OWN furent administrés à raison d\u2019un chaque soir, au coucher.A l\u2019examen, une semaine plus tard, le bébé était bien portant et de belle humeur.Les évacuations intestinales étaient belles, sans effort et sans saignement.Les selles étaient douces et bien formées.L\u2019abdomen était mou et ne présentait plus de masses, à la palpation.G.T.FULFORD CO., LIMITED, Brockville, Ontario dba L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 ECZEMA?INFECTION ?Un Diagnostic Difficile Il peut etre difficile dans certains cas de faire la part entre l\u2019infection cutanée et l\u2019eczéma.LA POMMADE DERMATOLOGIQUE contient 1.5% de Soframycine et 0.5% de Prednisolone dans un excipient neutre miscible a eau.La pommade Soframysolone répond aux deux éventualités car la Soframycine enraye l\u2019infection pendant que la Prednisolone agit sur l\u2019eczéma.PRÉSENTATION Tubes de 5 Gm.et de 15 Gm.ROUNSEL ROUSSEL (CANADA) LTÉE y 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LXX L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1988 non seulement pour la protection comme tampon menstruel vaginal de choix.pour retenir les substances médicamenteuses dans le vagin et le cervix, après le traitement et entre les consultations.pour protéger contre le suintement après une biopsie ou une cautérisation cervicale.pour absorber les écoulements ou les sécrétions anormales.- Trois Degrés d\u2019Absorption \u2014 REGULIER, SUPER, JUNIOR\u2014pour les diverses exigences.En coton hydrophile chirurgical pur\u2014facile- ment utilisable et économique.| A (M D AX CONFORTABLE + PRATIQUE « SÛR CANADIAN TAMPAX CORPORATION LIMITED, BRAMPTON, ONT. L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 Lorsque la fatigue les abat\u2026 Accablées par les menues besognes du ménage, les soins à donner aux enfants, les soucis du budget familial et mille et une autres préoccupations journalières, il n\u2019est pas étonnant que ces femmes d\u2019intérieur se sentent à bout.Leur état se traduit par des plaintes bien familières: fatigue constante, manque d'intérêt ou de capacité au travail, apathie, pessimisme, acuité mentale réduite.Chez la plupart de ces malades, la \u2018Dexedrine\u2019 fera renaître l\u2019entrain, l\u2019activité et le goût de vivre.- * D exe d ri n e comprimés et capsules Spansule* ® Smith Kline &° French + Montréal 9 \u201cMarque déposée au Canada 820F LXXI LXXII CH CLINIC « Gage L\u2019Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 Pour les enfants dont les pieds requièrent des soins spéciaux 20) Dh CHAUSSURES CORRECTIVES FORME TOURNEE \u201cEN DEHORS\u201d Les chaussures correctives \u201cClinic\u201d ont été créées par Savage pour fournir aux médecins les formes de base qui sont nécessaires pour le traitement des pieds malades de certains enfants.Ces chaussures, faites de matériaux de choix, sont spécialement fabriquées pour permettre l\u2019adaptation de biseaux, supports ou autres appareils correctifs.Les chaussures illustrées ici sont faites sur une forme tournée \u2018en dehors\u201d.Elles sont destinées au traitement post-opératoire du pied bot et peuvent aussi être employées au lieu d\u2019un plâtre dans les cas bénins de pied bot Varus Equin ou de pied Métatarsus Varus.On peut aussi se procurer les chaussures de forme droite ou de forme tournée \u201cen dedans\u201d.Pour recevoir de plus amples renseignements au sujet des chaussures \u201cClinic\u201d de Savage, veuillez écrire a Savage Shoes Limited, Preston, Ontario.AUSSURES \u201cCLI de Sp 0 : M at 5 SIGMAGEN comprimes avec PREDNISONE ÿ Non pas par la thérapeutique salicylique seule, mais par les bienfaits étendus de la formule Sigmagen \u2014 Meticorten avec acide acétylsalicylique, acide ascorbique et hydroxyde d\u2019aluminium.Action corticoïde-analgésique tamponnée avec vitamine C comme soutien contre le stress dans la § bursite, la myosite, la synovite, la fibrosite, la névrite, jla goutte subaiguë ou intermittente, l\u2019arthrite rhumatoïde bénigne ou la spondylite.SIGMAGEN,composé corticoïde-analgésique de Schering § METICORTEN, prednisone Schering.CORPORATION LIMITED METICORTEN PREDNISONE ER SZ & en corticostéroidothérapie, permet de traiter plus de patients e occasionne rarement de l\u2019œdème ou des effets secondaires électrolytiques e de 3 à 5 fois plus actif, à poids égal, que l\u2019hydrocortisone ou la cortisone e excellent soulagement de la douleur, du gonflement, de la sensibilité; diminution de la raideur articulaire \u2014dans l\u2019arthrite rhumatoïde e excellent soulagement du bronchospasme, de la dyspnée, de la toux; augmentation de la capacité vitale dans l\u2019asthme.e bienfaits hormonaux dans les allergies respiratoires, dans les troubles inflammatoires et allergiques de l\u2019œil et de la peau, dans les maladies du collagène METICORTEN est présenté en comprimés-blancs de 1 mg., 2.5 mg.et 5 mg.METICORTEN, prednisone Dclaing XF CORPORATION LIMITED MONTREAL L'Union Méd.Canada LXXV Tome 87 \u2014 Juin 1958 x un nouvel analgésique per os, non-narcotique, destiné aux ostéomyalgies d'intensité modérée à Mmodérément vive x Citrate d'étfhoheptazine et acide acétylsalicylique, Wyeth \u201cMarque de commerce.J FORTEMENT EFFICACEMENT ANALGETIQUE ANTI-INFLAMMATOIRE 2 comprimés de ZACTIRIN exercent l\u2019activité de V4 grain de codéine plus 10 grains d\u2019acide acétylsalicylique efficace, bien tolérée .exempte des effets secondaires de la codéine, du risque d'addiction et d\u2019accoutumance notable WALKERVILLE ONTARIO MONCTON ¢ MONTREAL « WINNIPEG + VANCOUVER Marque Déposée PRESENTATION: Comprimés caractéristiques à 2 couches, jaune et vert, en flacons de 100 comprimés.Un comprimé renferme 75 mg.de citrate d'éthoheptazine et 325 mg.(5 grains) d'acide acétylsalicylique. LXXVI sentez-vous \u2018vraiment bien\u2019 de nouveau Alert onic \u2026 procure à votre malade une sensation de mieux, dès la première dose Merrell SINCE.3 2 3 THE WM.S.MERRELL COMPANY New York © ST.THOMAS, ONTARIO * Cincinnati MARQUE DE FABRIQUE: ALERTONIC L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 BAS ELASTIQUES D E NYLON @ 8 pointures (au genou ou À la cuisse) @ faits sur mesure @ mailles ouvertes \u2014 tissés, non tricotés @ presque invisibles @ tension contrôlée Pour plus de renseignements, écrivez à LASTONET LIMITED 36 Caledonia Rd., Toronto 10, Ontario Le College Royal des Médecins ef Chirurgiens du Canada AVIS CONCERNANT LES EXAMENS Chaque année ont lieu les examens pour admission au Titre d\u2019Associé (Fellow) en Médecine ou en Chirurgie générale, avec modification de ces examens pour certaines spécialités, et pour la Certification dans les spécialités médicales et chirurgicales approuvées.Les listes pour les examens de 1958 sont maintenant closes, mais on acceptera les demandes pour les examens de 1959 jusqu\u2019au 30 avril 1959.On peut se procurer sur demande les \u2018\u2018Ré- glements et Normes de Formation post-univer- sitaire régissant les Examens\u2019\u2019, ainsi que les formules de demande d'admission aux examens, la liste des hôpitaux canadiens reconnus et les formules de demande d\u2019évaluation de la formation et des études post-universitaires.On doit spécifier la spécialité (ou les spécialités) à laquelle on est intéressé.Toute communication doit être adressée comme suit: Le Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada, 150, rue Metcalfe, Ottawa 4, Canada. L'Union Méd.Canada LXXVII Tome 87 \u2014 Juin 1958 pas de symptômes d\u2019as .grâce à Tedral prescrit par son médecin.Pas un seul médicament n\u2019égale Tedral pour protéger l\u2019asthmatique de tout symptôme pendant 24 heures.Dose : 1 ou 2 comprimés 4 fois par jour.Présentation: boîtes de 24, 120 et 1,000.Tedral WARNER-CHILCOTT CO, LIMITED, TORONTO.CANADA LXXVII1 Les jeunes mamans s\u2019imaginent souvent qu'il est plus difficile de préparer une formule à l\u2019aide du lait évaporé que de se servir d\u2019une formule toute prête.Mais comme le procédé de stérilisation est le même, la seule différence réside dans le fait que la jeune maman ajoute les hydrates de carbone.le genre et la quantité que le médecin a prescrits.Ainsi, le nourrisson a sa propre formule, au lait évaporé, formule qui lui a été prescrite pour qu\u2019elle puisse facilement être adaptée à l\u2019évolution de L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 ses besoins nutritifs.C'est là une souplesse qu\u2019on ne retrouve pas dans les formules toutes faites.Une maman bien avisée ne trouvera pas d\u2019inconvénient à ajouter elle-même les hydrates de carbone.arnatio \u2018\u2018DE VACHES BIEN NOURRIES\"\u2019 Une base scientifiquement sed EVAPORATES* | standardisée pour la formule : .MILK moderne et individuelle. L'Union Méd.Canada LXXIX Tome 87 Juin 1958 | B- D HYP AK UTILISATION UNIQUE COMBINAISON AIGUILLE-SERINGUE ET BARILLET TOUT EN VERRE- inaltération des préparations pharma utiques.; \u2018usage a démontré l\u2019 AUCUNE ACTION DISSOLVANTE même après contact prolongé avec les liquides a usage parentéral.sous CONTROLE B-D\u2014 térile, apyrogène, non toxiqu NOUVELLE AIGUILLE A \u2019OINTE PLUS AIGUISEE- fie sert qu \u2018une fois.piqûre moins douloureuse TOUS LES AVANTAGES DE UTILISATION UNIQUE VERITABLE L Construites p \u2018utilisation unique à gâche en matière plastiq médicalement testée ne perme! pas la re-stérilisation c as ique Stériles\u2014apyrogènes © non toxiques\u2014sous con © 7 pointe nouvelle plus aiguisée 4 injections moins douloureuses.B-D BECTON, DICKINSON AND COMPANY - RUTHERFORD, NEW JERSE y Au Canada BECTON, Dickinson & Co.Canada, Lro., , TORONTO 1, ONTARIO DES MARQUES DEPOSEES DE BE B-D, HYPAK, YALE, LUER.LOK er BISCARDIT sont N, Bicxinson AND LXXVI convalescence, sans appétit, simplement fatigué Alertonic .ramene a la normale plus vite THE WM.S.MERRELL COMPANY New York « ST.THOMAS, ONTARIO ¢ Cincinnati L\u2019Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 Por tr res constipation .\" retablissez la BONNE HABI TUDE des selles |regulieres En flacons de 16 onces Al = PETROLAGAR Suspension aqueuse d'huile minérale simple CHANGEMENT D'ADRESSE Messieurs les médecins qui changent de domicile sont priés de donner leur nouvelle adresse sans retard au secrétariat: 326 est, boulevard Saint-Joseph \u2014 AVenue 8-9888, afin de faciliter l\u2019exactitude de la liste d'inscription.genie ac @ A L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 LXXXI Où Pouvez-vous Obtenir des Caractéristiques de Support Semblables .Excepté dans un Spencer?Histoire de Cas: Chez cette malade, âgée de 74 ans, une hernie ventrale se présente du côté gauche dans la cicatrice d\u2019une opération pratiquée 14 ans plus tôt.Une hernie inguinale, du côté gauche également, était le résultat du port prolongé d\u2019un plâtre, à la suite d\u2019une blessure à la hanche trois ans auparavant.fait en série, lequel se révéla inefficace.ici et les résultats furent excellents.Le Support Spencer illustré ici, tel que prescrit par le médecin, maîtrise les hernies avec sûreté, confort et efficacité.En soutenant et protégeant les muscles affaiblis par l\u2019âge, le support a amélioré et maintenu l\u2019attitude de maintien, de manière que la malade a pu tenir maison, vaquer à son propre travail et \u2014 comme elle le dit \u2014 avoir encore le temps de \u201cjouir de la vie\u201d.Adresser le coupon ci-contre pour obtenir votre exemplaire gratuit \u2014 ou téléphoner à une marchande de Supports Spencer (voir les pages jaunes sous \u201cCorsets\u201d\u2019).SPENCER Pour raison d\u2019économie, on prescrivit un support On prescrivit alors un Spencer comme celui illustré Comme chaque Spencer est taillé et fait pour ajuster avec exactitude et confort, puis comporte les caractéristiques et accessoires utiles dans divers cas, le Spencer répond aux besoins de l\u2019individu.Quand vous prescrivez un Spencer, vous obtenez ce que vous désirez pour chaque malade! es = em em \u2014 em em mn em em mn en ema ama \u2014 = SPENCER SUPPORTS (CANADA) LTD.J Rock Island, P.Q.Etats-Unis: Spencer Inc., New-Haven, Conn.) 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Si appétissantes qu'elles éveillent chez les bébés leur goût nature! | pour la viande! 1009% Porc Passé au Tamis avec Compote de Pommes Ajoutée 1009% Jambon Passé au Tamis avec Sauce aux Raisins Ajoutée 10097 Agneau Passé au Tamis avec Arôme de Menthe Ajouté Vous entendez parfois des mamans dire: \u2018Mon bébé ne semble pas aimer la viande\u201d.Cependant vous savez, et la plupart des mamans le reconnaissent aussi, que la viande apporte des éléments nutritifs essentiels au régime de bébé.Pour aider les bébés à aimer la viande, les experts de Swift ont créé trois nouvelles variétés de viandes aromatisées aux fruits.Chacune est 100% viande avec l\u2019addition d\u2019un peu de fruit ou de menthe pour une saveur spécialement appétissante.Elles sont 12 autres variétés savoureuses Boeuf Porc , .e Jambon e Agneau e Foie et Bacon e Poulet passées au tamis et merveilleusement lisses.Et puis, elles contiennent e Veau e Foie e Coeur de Boeuf « Jaunes des protéines complètes de la viande et sont faciles à digérer.d'Oeufs e Poulet et Veau « Saumon.Et elles sont aussi délicieuses et nourrissantes que les 103 années d\u2019expérience de Swift en fait de viandes de bonne qualité ont pu les rendre.Vous pouvez les recommander toutes les trois en toute confiance.(Disponibles également sous forme hachée pour enfants.) Pour Mieux Vous Servir Viandes pour Bébés - Le plus précieux des produits Swift\u2019s | Tome 87 \u2014 Juin 1958 L'Union Méd.Canada LXXXIII UN AIDE-MEMOIRE i\" dE LES - = Sw a MEIN L'OTITE MOYENNE AURALGAN AIGUË PU Nes SÛR.GOUTTES AURALES ET ea la TS A LARGE ei 103: MO LL YI LULU | BACTERICIDE \u2014 FONGICIDE NTA AUR QU'UN IL: TITEL] VAPORISATION NASALE DÉCONGESTIF y ee TROUBLES LARYNGOLOGIQUES INFECTIEUX ET NON LLY VAPORISATION DU LARYNX INFECTIEUX G ARGARISME BADIGEONNAGE Lo 4 Xo O JAI CHEMICAL CO.,LTD, W.MONTREAL 3, CANADA Les aliments HEINZ pour bébés sont heureux d'annoncer 5 nouveaux jus de fruits.® POMME ET ANANAS @ aU Rn INE &@ \u2018POMME ET ABRICOT QRS J @ *POMME ET PRUNEAUX@) CE DE PRUNEAU .un laxatif naturel Ces jus, passés au tamis très fin, se boivent facilement au biberon! 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! est journellement prescrit avec succés pour les cas de coqueluche et \u2014 \u2014 des toux coqueluchoïdes.\u2014 Ne cause ni intolérance ni complications.k Littérature ur demande.\\ CANADA DRUG LTEE LTD., MONTREAL | { {i {i Ü Û { { \\ \\ ) DEPUIS PRES D'UN DEMI-SIECLE | 7.° / sme b oufouts le meme ut: ñ Tr h G , B : ï REDUIRE LE TAUX DE LA H / b MORTALITE INFANTILE L L e ® L Par la Qualité de nos Produits i x X i W BUREAU CHEF: SUCC.N.-D.-DE-GRÂCES: LA.3-3121 DE.3561 k \u2018 ¢ \u2018 1 { \u2018 1 TABLE DES ANNONCEURS Pages Abbott Laboratories oe.LI - LII Ames Company of Canada Limited (Abustix \u2014 Albutest) oom eee XXII Anglo-French Drug Limitée (Gravinon) .___.__._.__.LIII Ayerst, McKenna & Harrison (Miltown \u2014 Prémarine) XXIX - XXX Becton, Dickinson & Company (B-D Hypak \u2014 Yale) .LXXIX Borden Company (Lait protéiné) .___.LXXXVI Bristol Laboratories (Tetrex) _.(768 - 769) - LXIV - LXV Calmic Limited (Comprimés Hypon) .ooo.XLII Calmic Limited (Cicatrin) ooo.oon XLIV Canada Drug Limitée (Somenal \u2014 Bétagène \u2014 Lacto Cal) oo eee XIV Canada Drug Limitée (Paveral) ____._.__.LXXXVIII Canadian Tampax (Tampax) ._._.111100000000000 LXX Carnation Milk (Lait Carnation) ._._._.20100000 LXXVIII Ciba Limitée 2ème page de la couverture Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada (Examens) _._.121.10000 cc cecn solace nn LXXVI Crookes-Barnes Canada Limited (Argyrol S.S.) _______.XXXII Desitin Chemical Company (Onguent Desitin) _._.XXXVI Dchow Chemical Company Mig.Ltd.The (Auralgan \u2014 O-Tos-Mo-San \u2014 Rhinalgan \u2014 Larylgan) ._\u2026.LXXXIII Eddé, J.\u2026 Limitée (Citrate de Betaïne Beaufour) _.____.XXVIII E.G.H.Laboratories (Algesal) ooo eee.XII Frosst, Chas.E.& Company (Kondrémul) IV Frosst, Chas.E.& Company (Falapen Autophen) VII - VIII Fulford, G.T., Company Limited (Baby's Own) _.__.__ LXVI Geigy Pharmaceuticals (Dulcolax) o.oo.XXXITI Heinz Baby Foods (Aliments pour bébés) ._.__\u2026.LXXXIV Herdt & Charton, Inc.(Vichy Célestins) ooo.ooo ooo.II Herdt & Charton.Inc.(Salfarlem-Choline) .___.LIV Herdt & Charton, Inc.(Marro-Dausse) ._._.LVI Herdt & Charton, Inc.(Hormo-Dausse).ooo.LVIII Joubert, J.J.Limitée (Produits pour enfants) __.___.LXXXVIII Laboratoires Des Bergers ._._\u2026.4e page de la couv.Lastonet Limited (Bas élastiques) ._.oo._.LXXVI Lederle Laboratories (Filibon) .__.11111111100 I Lederle Laboratories (Aristocort) ._.____.XLVIII - XLIX Lederle Laboratories (Achromycine V) ___.__\u2026.LXVIII - LXIX Librairie Beauchemin Limitée ._._.XLVI Merck, Sharp & Dohme (Leritine) oo.IX Merck, Sharp & Dohme {Cathomycin \u2014 Cathocillin) _._.XXXIX Merrell, The William S.Company (Kolantyl) .__.___.__\u2026.XXI Merrell, The William S.Company (Quiactin) .__._.___.XL Merrell, The William S.Company (Alertonic) .___.____\u2026.LXXVI Merrell, The William S.Company (Alertonic) ._._______ LXXX Millet, Roux & Compagnie Limitée (Néo-Spasmyl) III Pages Nestlé (Canada) Limitée (Pélargon) .oceoceeiiooiimmmeea- XC Parke, Davis & Company Limited (Chloromycetin) __._._.XXXI Pfizer Canada Limited (Cosa-Terramycine)._.LX Pfizer Canada Limited (Atarax) _._.___.__.2220000 00 LXXXV Poulenc Limitée (Lispamol) .__.020000000- XIX - XX Robins Company of Canada Limited (Dimétane) ._.XVII Rougier Frères __ oi.lère page de la couv.Rougier Frères (Natisédine).___._.2202.1100 00000000 n Vv Roussel (Canada) Limitée (Soframysolone) .LXVII Sandoz (Canada) Limited (Sandosténe) ._.__.XXIV Savage Shoe Limited (Chaussures Clinic) .___.__.LXXII Searle Company.G.D.(Metamucyl) _._._.L.XXXIV Schering Corporation Limited (Trilafon) ._._._._._L.L.XI Schering Corporation Limited (Metreton) ._____.__.XLI Schering Corporation Limited (Trilafon injectable) _.LV Schering Corporation Limited (Sigmengen \u2014 Meticorten) ee ee eee eee eee emma LXXII - LXXIV Schering Corporation Limited (Hormones Schering) ._.LXXXVII Sherman Laboratories (Elixophyllin) coo.XXXVIII Shuttleworth, E.B.(Novahistine) _.1.22.010000 XXVII Shuttleworth E.B.(Neo-Polycin) .\u2026.__._._.111020000000 L Smith, Kline & French Inter-American Corp.(Dexedrine) LXXI Spencer Spports (Canada) Limited (Supports Spencer) LXXXI Squibb & Sons Limited (Kenacort) ooo.XXV Swift Canada Company Limited (Viandes pour bébés) LXXXII Travenol Laboratories (Rein Tambour) ._.XLVII U.S.Vitamin Corporation of Canada Limited (Pantho-F) XVIII Vinant Limitée (Baume Midalgan) _.__.1_1.1 XVI Warner-Chilcoit Laboratories (Anusol) 1.1.VI Warner-Chilcott Laboratories (Pyridium) .__._._\u2026.Xv Warner-Chilcott Laboratories (Pacatal 12.5) ._\u2026.XXXV Warner-Chilcott Laboratories (Peritrate) _._.__.LIX Warner-Chilcott Laboratories (Agarol) .____.__\u2026.(766) - LXI Warner-Chilcott Laboratories (Gelusil) .____\u2026.(767) - LXII Warner-Chilcott Laboratories (Tedral) .LXXVII Westwood Pharmaceuticals (Fostex) .___._.__._ XXVI White Laboratories (Aspergum) .____.__.1111111111 1000000 x Winthrop Laboratories of Canada Limited (Pomalin) _.XLIII Wyeth & Bros.(Canada) Limited, John (Wyseals Equanil) 11111110.ceccccccLi Loc n nl LL LL XII Wyeth & Bros.(Canada) Limited, John (Pen-Vee) ______\u2026.XXII Wyeth & Bros.(Canada) Limited, John (Diamagma \u2014 Polymagma) coco LL 11000 XXXVII Wyeth & Bros.(Canada) Limited, John (Sparine) .__ XLV Wyeth & Bros.Wyeth & Bros.Wyeth & Bros.(Canada) Limited, John (Wyanoids HC) LVII (Canada) Limited, John (Zacticin) LXXV (Canada) Limited, John (Petrolagar) .LXXX XC L\u2019Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juin 1958 Nouveau! réponse moderne aux problèmes d\u2019alimentation infantile TR 1 A \u201d Lait en poudre modifié* dont l'action physiologique se rapproche le plus du lait maternel par donne au pédiatre et a a .à la mère un sentiment son excellente digestibilité de sécurité inconnu avec d\u2019autres formules la régularité remarquable de la 3 J d\u2019alimentation infantile.courbe du poids e son action prophylactique Documentation et échantillons à la disposition des membres de la profession médicale uniquement.SY ped ESE au service de la pédiatrie depuis plus de 80 ans.NESTLE (CANADA) LTEE DOCUMENTATION MEDICALE 27 CARLTON ST., TORONTO, ONTARIO # Pelargon\u2014Lait en poudre entier modifié par Fadjonction contrélée de dextrine-maltose, sucrose, omidon précuit et acide lactique.\u201c oe ~ + o ,e0 9 à sos ® - *e tt) ee °°.ed 2.ve eo .© v Cet hae ss 0 ® eevee oo Soret * oe \"e\u2019 es 8 .» e ® e .,e oe Poo 0 .P09 00 » 6 9085 ® à a * .e ev se 0» o 20 » * Ld .° .°.+ e oe Te ee ot oo e 9 tg oe RE .*eo er ss 0 0 ese 0 ones * .> .» eee .° °.° ° oe © 4 » ot ve 0 ses \u201c0% ere 09 oe re cholécystogrd prouvée hors SC AGOBYL est Pre uf \u20ac les.sa niques, icale.oon chirurgicd ven né , - _ ou onisée dan scitique .e sarisine sp d'orig eux FORMULE: Sulfate de Spartéine Médication Antispasmodiqu non dépriman te.:-tères ant une \\es trou scessitan S Chaque dragée contient: ragées le soir au couc inter- her.ataractique; e; Sédative et 15 mem Méphénésine Ce S 60 mgm Tr.Belladonne (8 minimes) 50 mgm Phényl - Ethyl - Barbital .20 mgm Ext.Crataegus | 30 mgm Ext.Passiflore 60 mgm INDICATIONS: Anxiété: Hyperémotivité : Angoisses ; Insomnie Céphalées: Excitabilité Dyspnée ; Palpitations., POSOLOGIE: PRÉSENTATION: Une ou deux dragées après les repas; Insomnie Flacons de 30 et 100 dragées eux à quatre d a a rn So Xe.\u2014 "]
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