L'union médicale du Canada, 1 juillet 1958, Juillet
[" TOME 87 \u2014 NUMÉRO 7 MONTRÉAL, JUILLET 1958 | 28° CONGRÈS DE L'A.M.LF.C.ST-ANDRE-SUR-MER (N.-B.) HOTEL ALGONQUIN les 11, 12, 13, septembre 1958 Fondée à Québec en 1902 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada es du Canada 5 1872 - 1958 BULLETIN HYGNIENE ET a ALES Roma AMYOT Antoine-B.VALOIS es Quand un rédacteur rencontre un autre rédacteur .769 Les progrès de la santé publique dans le monde et l\u2019Organisation Mondiale de la Santé au cours des dix Programme scientifique du 28e Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., dernières années .eee 820 à Saint-André-sur-Mer, Nouveau-Brunswiek .772 Gustave ROCHON Les avantages de la fluoration comme mesure publique © © © de prévention de la carie dentaire .823 M.LABERGE ef J LAPAL LEPINE, MEDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES Modifications de la tiation et de l'équilibre acides Cajetan GAUTHIER basique observées au repos et à l\u2019effort chez 159 La cholécysto-gastrostomie dans les infections pancréatico- malades atteints de pneumopathie chronique .744 biliaires calculeuses ou non .Charles LEPINE Jean:Marc BORDELEAU Un nouveau syndrome pulmonaire: l\u2019hypoventilation Un nouveau laxatif de contact, le LA96a .829 alvéolaire .LL LL ALL LL 2 786 Yvan LEGER R Jean- Paul DROUIN rd 393 Vesprin dans le traitement des schizophrénes chroniques 831 evascularisation du myocarde .Pierre MORISSET CORRESPONDANCE Pronostic de l\u2019infarctus du myocarde .796 Pierre RENTCHNICK 834 REVUE CENER ALE Lettre de Suisse .Guy, FORTIER BIBLIOGRAPHIE Obstruction intestinale .799 Guy GODLEWSKI Marcel BERTHIAUME Revue trimestrielle des publications médicales françaises 836 Traitement et pronostic de la | psychose maniaco- ° dépressive CL.LL.> s se oe, : .3.et, tte 805 ° ALYSE LL LL AL LL LL LL LL LL A LL RL LL AL LL 44 0 4 0 4 4 40 6 845 L.-P.FERRON 2, » see .e ; 2 : 5 =» Necroresle LL 4 LL 4 LL 4 4 84 4e 4 4 4 4 4 4 2 4 4e 4 2480 0 0 8 0 0 0 0 532 Evolution historique du concept de la- phare LPL IE a.AN niaco-dépressive RE P LL.peychoseema-te* » 812 LIVRES EU RES LL LL LL LL LL ane 860 EDITORIAL © : iv: eat 2 22 COMMUNIQUES Le B66 Denise OUIMET, N.MARTINEZ\u2018ef deare-léuit LEGER % .° °°: , L\u2019Unton, Médicale du Canada en 1889 .872 L\u2019angiographie cérébrale avec renografin à 60% .817 NOUVELLES PHARMACEUTIQUES LL LL LL LL LL LL 11226 881 Une considération de BASE.en corticothérapie cutanée CORTICREME 1 mg.d\u2019Hydrocortisone par gramme BASE SPECIALE HYDROSOLUBLE, EVANESCENTE: libère rapidement la concentration thérapeutique nécessaire: soulage et adoucit l\u2019épiderme irrité.INFLAMMATIONS \u2014 PRURITS \u2014 ECZÉMAS NON INFECTÉS Tubes de 20 grammes Dans les dermatites infectées CORTICREME c NEOMYCINE Hydrocortisone 1 mg.\u2014 Gate de Néomycine 5 mg.par gramme Tubes de 10 et 20 grammes Plus d\u2019un demi-siècle consacré à l\u2019avancement des Sciences médicales et pharmaceutiques au Canada Soulagez la douleur causée par les allergies K durant 3 toute la journée ou toute la nuit avec seulement UN «comprimé, PYRIBENZAMINE LONTAB On peut maintenant se procurer sur prescription la nouvelle forme LONTAB des comprimés de PYRIBENZAMINE, l'un des antihistaminiques les plus précieux dans le traitement des allergies.Préparés selon un nouveau mode de fabrication, ces comprimés à longue durée PYRIBENZAMINE LONTABS procurent un effet immediat et réellement soutenu.Présentation: Comprimés de PYRIBENZAMINE LONTAB à 100 mg.(33 mg.à désintégration rapide et 67 mg.à désintégration progressive); flacons de 100 et 500.CI BA 949 ®marque déposée.On peut se procurer des échantillons sur demande. L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 Faible Posologie RYN] pour les Infections Génito- Urinaires Propriétés Antibactériennes et Anti-Înfectieuses Exceptionnelles \u2014 Plus soluble dans l\u2019urine acide! .niveaux plasmatiques plus élevés et mieux soutenus qu\u2019avec tout autre sulfamide antibactérien connu et utile 2.Sulfamethoxypyridazine Lederle Faiblesse de Posologie Sans Précédent \u2014 La quantité de sulfamide que doit détoxiquer le foie est moindre .et pourtant pleinement efficace.Une seule dose quotidienne de 0.5 à 1.0 gramme maintient des taux plus élevés dans le plasma que 4 à 6 grammes par jour d\u2019autres sulfamides \u2014 avantage précieux dans le traitement prolongé 2.Action Plus Energique sur les Germes Sulfamido-Sensibles \u2014 Le KYNEX maintient les concentrations tissulaires élevées et prolongées si importantes dans le traitement des infections urinaires.surtout dans les affections comme la pyélonéphrite où les lésions peuvent siéger dans des tissus ne venant pas en contact avec l'urine 3.Posologie: La dose pour adultes recommandée est de 1 gramme (2 comprimés) le premier jour, suivie les jours suivants de 0.5 gramme (1 comprimé) tous les jours ou de 1 gramme tous les deux jours dans les infections bénignes ou modérées.Dans les fortes infections où il est indiqué d'obtenir rapidement des taux élevés, la dose initiale devrait être de 2.0 grammes, suivie de 0.5 gramme toutes les 24 heures.Posologie pour les enfants selon le poids, e.g.pour un enfant de 40 livres, la dose devrait être le quart de celle pour adultes.Il est recommandé de ne pas dépasser ces doses.KYNEX \u2014 PARTOUT OÙ LA SULFAMIDOTHÉRAPIE EST INDIQUÉE Comprimés: Chaque comprimé renferme 05 gramme (714 grains) de sulfaméthoxypyridazine.Flacons de 24 et de 100 comprimés.Sirop: Chaque cuillerée à thé (5 cc.) de sirop aromatisé au caramel renferme 250 mg.de sulfaméthoxypyridazine.Flacons de 4 onces.références: 1.Grieble, H.G., et Jackson, G.G.: Traitement Prolongé des Infections des Voies Urinaires par la Sulfaméthoxypyridazine.New England J.Med., 258 :1-7, 1958.2.Editorial New Eng.J.Med.258 :48-49, 1958.3.Harris, A.P.; Riley, H.D., Jr.,, et Knight, V.: La Sulfaméthoxypyridazine dans le Traitement des Infections des Voies Urinaires.Arch.Int.Med.100:701-708, 1957.LEDERLE LABORATORIES DIVISION, CYANAMID OF CANADA LIMITED TT 5550, AVENUE ROYALMOUNT, VILLE MONT-ROYAL, MONTRÉAL, P.Q.es *Marque déposée Canao\u201d Il L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada L'Union Médicale du Canada DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Messieurs les Professeurs: Maurice Rech ), Messieurs les Professeurs : aurice Roch (Genève Jean-Jacques Lussier, doyen, P RaSteur y pe adot (Paris), Faculte de Médecine, Université d'Ottawa: Wilbrod Bonin, doyen, Pierre Masson, Faculté de Médecine, Université de Montréal; A.Parizeau, Jean- Baptiste Jobin, doyen, Faculté de Médecine, Université Laval, Québec; J.-N.Roy.BUREAU DE REDACTION Rédacteur en chef: Roma AMYOT Assistant-rédacteur en chef: : Secrétaire de la Rédaction: Edouard Desjardins.Roger-R.Dufresne.BUREAU DE COLLABORATION MM.J.-M.Beauregard, M.Belisle, Jacques Bernier, Marcel MM.Jean-Guy Laurin, Simon Lauzé, R.Lebeau, Jean-Louis Berthiaume, Jean-Marc Bordeleau, A.Cantero, Léandre Léger, Charles Lépine, J.Mathieu, Gérard Mignault, Décarie, Edouard-D.Gagnon, Rolland Guy, Jacques J.-P .Paquette, P.Poirier, André Proulx, Rosario Ro- Genest, Maurice Gervais, Fernand Grégoire, P.-P.Julien, billard, Henri Smith, Maurice St-Martin.CORRESPONDANTS MM.A.Plichet et M.Pestel (Paris), MM.Georges-L.Dumont (Campbellton, N.-B.), P.Rentchnick (Suisse), Aug.Panneton, J.-A.Denoncourt (Trois-Rivières), Donat-P.Cyr (Boston, Mass.), D.Colin (Saint-Boniface), Charles-P.Mathé (San Francisco), L.-P.Mousseau (Edmonton), A.Fontaine (Woonsocket), Sylvio Leblond (Chicoutimi), L.Mantha, A.Lecours, L.Potvin (Ottawa), H.E.St-Louis (Vancouver).Jean-Paul Fortier (Sherbrooke).INDICATIONS : Maladies des voies biliaires et du foie, dyspepsies, affections intestinales.Indispensable dans les convalescences post-opératoires.ALCALINE NATURELLES i PROPRIÉTÉ DE TIT nt RECOMMANDÉE ET PRESCRITE PAR LE CORPS MÉDICAL DANS LE MONDE ENTIER Composition naturelle I-NI-MI-TABLE ! Méfiez-vous des substitutions, prescrivez toujours C ÉLESTINS Importateurs: HERDT & CHARTON, INC.\u2014 2245, rue Viau, Montréal \u2014 CL.9-4641 L\u2019Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 III EY 5 ee A ee A RD + SER = us a No SE = at #.A 2 > A Sa m norma > 2 3 i se - ee = > Ey 2 = 5 nS A Fe 6 ¢ = ¥ P 3 S = + #9 É 3 + ASSOCIATION DE TRINITRINE, SCILLE, PHÉNYLÉTHYLMALONYLURÉE MÉDICATION D\u2019ENTRETIEN DES HYPERTENDUS ET MEDICATION D\u2019URGENCE DES CRISES LABORATOIRES \u2018PERRIER\u2019 - - PARIS FRANCE e Agents généraux pour le Canada MILLET, ROUX & CIE, LIMITÉE - 1215, RUE ST-DENIS MONTREAL CW J ® , À Rd PA L\u2019Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 IV Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada L'Union Médicale du Canada ADMINISTRATION OFFICIERS Président: Paul Letondal Vice-président: Roger Dufresne Secrétaire-trésorier: P.-R.Archambault COMITÉ EXÉCUTIF ET DE PUBLICITÉ MM.Paul Letondal, Roma Amyot, Roger Dufresne et P.-R.Archambault.BUREAU DE DIRECTION MM.Roma Amyot, P.-R.Archambault, Albert Bertrand, Emile Blain, Roméo Boucher P.Bourgeois, Paul David, J.-A.Denoncourt, Edouard Desjardins, Ed- MM.Paul Dumas, Léon Gérin-Lajoie, Albert Jutras, J.-M.Laframboise, P.Letondal, À.Marin, Donatien Marion, L.-P.Petitclerc, Jean Saucier, L.-Charles mond Dubé, Origène Dufresne, Roger-R.Dufresne.Simard, Pierre Smith, Hermile Trudel, J.-A.Vidal.ADMINISTRATION et SECRÉTARIAT : PUBLICITÉ: Jacques-D.Clerk.326 est, boulevard Saint-Joseph, Montréal Téléphone: AVenue 8-9888 {| phénebarbital de sodium.1/4 de gr carbonate de calcium.10 gr.bicarbonate de sodium.5 gr.citrate de sodium et tartrate de sodium.q.s.) (alcalis potentiels) PRESENTATION: flacons à capsule-mesure de 4 et 8 onces.\"SEDALKA\" .efficace.agréable au got Indigestion nerveuse et hyperacidité: céphalée et nausée associées au trop-manger et au trop-boire: comme supplément thérapeutique dans les rhumes ordinaires et la grippe.POSOLOGIE: une demi-capsule-mesure (4 cuillerées à thé) par jour, en dose unique ou fractionnée, dans de l\u2019eau.Charles & Frosst &Co.MONTREAL CANADA RMI SNS VOS MES SOUSSE COTE Chante rot Ce L\u2019Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 LE NOUVEL ONGUENT A AN Sacttracine - \u201cTyrothnicine = NHéomycine dont l\u2019effet bactéricide et bactériostatique est notablement augmenté du fait de leur action synergique (démontrée par Lubowe), mais qui n\u2019ont qu\u2019un faible pouvoir sensibilisant et peu de toxicité; ce qui permet des applications locales prolongées sans effets secondaires nocifs.100] médicament spécifique des dermatoses pyogéniques, des tissus infectés, dégénérés ou endommagés et d\u2019autres conditions cutanées, est constitué de l\u2019association thérapeutique de .auee Hertsan médicament depuis longtemps reconnu et éprouvé scientifiquement, fournissant les vitamines naturelles À et D, éléments essentiels à la réparation tissulaire et à la cicatrisation rapide (dans une proportion idéale de 8 pour 1) contenus dans un excipient bien équilibré et rapidement absorbé, assurant un effet maximum des ingrédients actifs.Il s\u2019ensuit que le nouvel Onguent Antibiotique Herisan: 1\u2014procure une action antibiotique très efficace, avec des quantités minimes de Bacitracine, de Tyrothricine et de Néomycine à cause de leur effet synergique lorsqu\u2019ils sont associés; 2\u2014est très peu toxique; 3\u2014ne possède qu\u2019une capacité très faible de sensibilisation; 4\u2014est effectif même en présence de sang, de pus, de plasma, de tissus nécrotiques et de pénicillinase; 5\u2014assure une cicatrisation rapide et diminue ainsi la durée du traitement.Plus d'un demi-siècle consacré à l\u2019avancement des sciences médicales et pharmaceutiques au Canada. VI L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 CONDITIONS DE PUBLICATION \u201cL'Union Médicale du Canada\u201d paraît tous les mois.Cette Revue est |\u2019 ici *Associati des Médecins de Langue Française du Canada.l'organe officiel de | lation CL Elle publie les travaux des Congrès, tous tes communiqués de l\u2019Association et des articles médicaux inédits.L'abonnement est de dix dollars par année (douze dollars pour l'étranger); les membres déjà inscrits à l'Association des Médecins de Langue Française du Canada ont droit, de ce fait, à la réception du journal.Les manuscrits doivent être dactylographiés avec double interligne.Ils doivent être complétés par un résumé de l'article, rédigé en français et en anglais.\u201cL'Union Médicale du Canada\u201d assume les frais de cinq iflustrations au maximum, pour chaque travail.Les illustrations supplémentaires sont payées par l'auteur.Nous n'acceptons pas de négatifs de clichés.Chaque illustration doit porter au verso le nom de l'auteur et les photographies devront être claires, de préférence noires et sur papier glacé.Les dessins doivent être effec à l'encre de Chine sur papier blanc.Pour obtenir des extraits, l'auteur doit en faire la demande directement à l'éditeur.Tous changements du texte de la galée entraînent des frais supplémentaires pour l\u2019auteur.L\u2019index bibliographique de chaque travail doit être restreint aux indications lies plus importantes.Le Journal se réserve toujours le droit de le limiter.Chaque indication bibliographique doit être fournie comme suit: nom de l'auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, volume, page, mois (jour du mois si le périodique est hebdomadaire), année.Publicité: Le texte des annonces doit aller sous presse quinze jours avant la date de publication.Le barème des annonces est fourni sur demande à Jacques-D.Clerk, publiciste, 326 est, boulevard Saint-Joseph.Téléphone: AVenue 8-9888.Tout annonceur qui n\u2019observe pas l'éthique professionnelle est exclu de notre publicité, et nous saurons gré à nos lecteurs d\u2019attirer notre attention sur toute dérogation à cette ligne de conduite.Tout ce qui regarde la rédaction et l'administration doit être adressé franco aux bureaux de \u201cL'Union Médicale du Canada\u2019, 326 est, boulevard Saint-Joseph.\u2014 Téléphone: AVenue 8-9888.Le Collège Royal des Médecins ef Chirurgiens du Canada AVIS CONCERNANT LES EXAMENS SULAMYD SODIQUE Et de sodium 7 Chaque année ont lieu les examens pour admission au Titre d\u2019Associé (Fellow) en Médecine ou en Chirurgie générale, avec modification de ces examens pour certaines spécialités, et pour la Certification dans les spécialités , .\u201d .a Prévention de infection de ae médicales et chirurgicales approuvées.Les listes s__+1 à .>, oo pour les examens de 1958 sont maintenant l'œil à la suite d\u2019éraflures et de a closes, mais on acceptera les demandes pour les examens de 1959 jusqu\u2019au 30 avril 1959.contusions.Traitement de la On peut se procurer sur demande les \u2018\u2018Ré- conionctivi ee = ce glements et Normes de Formation post-univer- J te aiguë ou chroni 7 sitaire régissant les Examens\u201d, ainsi que les ue.de l\u2019ulcèr PE a formules de demande d'admission aux examens, que, \u20ac serpigineux ou a la liste des hôpitaux canadiens reconnus et les cornéen.o formules de demande d\u2019évaluation de la formation et des études post-universitaires.On doit spécifier la spécialité (ou les spécialités) a laquelle on est intéressé.Toute communication doit étre adressée comme suit: , WU he Le Collège Royal des Médecins et À 6 Chirurgiens du Canada, CORPORATION LIMITED MONDREAL i 150, rue Metcalfe, Ottawa 4, Canada. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreTIiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juillet 1958 FALAPEN MARQUE DÉPOSÉE IX PÉNICILLINE D'ACTION RAPIDE ET PROLONGÉE : TRES ECONOMIQUE: DEUX PAR 24 HEURES SEULEMENT! SOMMEIL ININTERROMPU! PARCE QUE.un \u201c\u2018FALAPEN\u2018 toutes les 12 heures TRES PRATIQUE: UNITES/ML.2 % Ms 2 TMÉRAPEUTIQUE oo 4 6 8 10 2 1 2 HEURES APRES LA PRISE OF LA DOSE La courbe représente 10 patients \u201c*Falapen\u2019\u2019.positifs chez comprimé de la moyenne des taux sanguins hospitalisés, après |\u2019administration d\u2019un Expérience Clinique avec plus de 10,000 cas MISE EN GARDE.Bien que rarement, l\u2018odministration de pénicilline par voie parentérale, et plus rarement encore par voie orale, peut occasionner de l\u2018anaphylaxie aiguë.Les patients souffrant d\u2018asthme bronchique ou d'autres allergies, ou ceux qui se sont déjà montrés sensibles à la pénicilline, semblent les plus sujets à cette réaction.Chartes &.Frosst &Co.MONTRÉAL CANADA DD est plus efficace que toute autre concentration de 500,000 unités de pénicilline orale toutes les 6 a 8 heures.UNE NOUVELLE INVENTION CANADIENNE EN PENICILLOTHERAPIE RAPIDE\u2014Le dégagement d'une partie de la pénicilline dans l\u2018estomac produit rapidement des TAUX SANGUINS ÉLEVÉS.Grâce à la couche de \"Polymère 37\"\u2018* \u2014 une substance récemment perfectionnée\u2014le noyau du comprimé est intact lorsqu'il parvient dans l\u2018intestin.PROLONGÉE\u2014Le dégagement du reste de la pénicilline dans l\u2018intestin procure des TAUX SANGUINS THÉRAPEUTIQUES ININTERROMPUS DURANT 12 HEURES.Chaque comprimé renferme: pénicilline-G potassique 500,000 unités POSOLOGIE.Adultes: un comprimé toutes les 12 nuer la dose selon les besoins du patient.Flacons de 10 comprimés.heures.Augmenter ou dimi- *Demande de brevet en instance. une aide nutritive efficace, savoureuse, économique, pour haque âge d\u2019une jeunesse active gouttes polyvitaminées miscibles à l\u2019eau OÛT QUOTIDIEN de 3, a 44, centins, EMULSION polyvitaminée miscible a l'eau BOÛT QUOTIDIEN de 3% & 10 centins selon la dose administrée et le format.et lorsqu\u2019un besoin de vitamines et de minéraux se manifeste, le bon goût suggère le OÛT QUOTIDIEN de 434 à 734 centins par jour, selon le format.\u201cOSTOCO\" (cours MARQUE DÉPOSÉE Chaque dose quotidienne de 5 gouttes (0.25 cc.) renferme: vitamine À 2000 Unites int.vitamine D .1000 Unités int.vitamine C 1 30 ma.vitamine B: 1 mg.riboflavine .0.6 mg.niacinamide ==.- 4 mg.pyridoxine, CIH.de .0.05 mg.iodure de sodium \u2026 .0.04 mg.PRESENTATION: 8 cc.(quantité de 32 jours); 15 cc.(quantité de 60 jours); 30 cc.(quantité de 120 jours).Compte-gouttes gradué fourni.\"OSTOMUL\" MARQUE DÉPOSÉE Chaque cuillerée à thé de 5 cc.renferme: vitamine A \u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026 \u2026 \u2026 5000 Unités int.vitamine D .1000 Unités int.vitamine C_\u2026 75 mo.vitamine B1 3 mo.riboflavine LL 3 mg.niacinamide LL A 8 mg.pyridoxine, CIH.de .1 1.2 ma.iodure de sodium .\u2026 .0.08 mg.POSOLOGIE.Une cuillerée à thé par jour.Enfants de moins de six ans: une demi-cuillerée à thé par jour.PRÉSENTATION.Flacons de 4, 8 et 16 onces.\u201cNEO-CHEMICAL\u201d FOOD R1 MARQUE DÉPOSÉE Principaux ingrédients: phosphate de fer .citrate de cuivre \u2026.carbonate de manganèse \u2026 1 3/4 gr.(110 mg.) 1/18 gr.(3 mg.) 1/90 gr.(0.8 mg.) vitamine A 111122 2000 U.l.vitamine D CL 2000 U.l.phosphate de calcium .2 1/2 gr.(150 mg.) thiamine, CIH, de 2 mg.riboflavine =.2 mg.iodure de sodium 1/163 gr.(0.4 mg.) extraitde malt 1.q.s.POSOLOGIE.Deux petites cuillerées à thé par jour.Commencer par Y de cuillerée à thé et augmenter graduellement.PRÉSENTATION.Formats de 24, 72 et 144 jours.Charles & Trosst &Co.MONTRÉAL CANADA Paco PIN MY - = PAC Par aia Ray A eX - \" PUNT CASRN NP NE LS RE le ar a AE SEEN LACS Ter ges I ae er eh = Ces Te a tie ST NTO | IT PRORE TV POTVOSIN X aad SPY, ry pass, PIN DN ay Ar = + PEL AO CU RE RE AA PP RN 7 Ra 1 S00) ATE TT VOL UN A Re a ae Gh PIE EY RTIRD a AE FES 5 Trente Sonia er CEE, cn PE 4 PAS PSS te EM TES re TOC ET EPP an A ASS HAI 4 CES A PT NY a RAS IREEES a x Ea I ao our 7 En cas dur gence n ON PEUT ACTUELLEMENT ENVISAGER un traitement anticoagulant a long terme dans certaines affections thrombo-emboliques sans obliger le malade à demeurer à l\u2019hôpital.Le traitement peut être administré soit à domicile, soit au dispensaire.! En tant qu\u2019adjuvant dans le traitement de ces affections, le 'MEPHYTON\"' présente des avantages incontestables.C\u2019est l\u2019antidote le plus efficace que l\u2019on connaisse pour arrêter les hémorragies et remédier à l\u2019hypo- prothrombinémie causée par l\u2019emploi des médicaments suivants: 'Dicumarol', 'Cumopyran', 'Tro- mexan' et 'Hedulin'.Il faut 3 à 6 heures à une injection intraveineuse de 'MEPHYTON' pour restaurer la prothrombine à un niveau écartant tout danger et fréquemment, en 4 à 12 heures, l'équilibre est rétabli.L\u2019hémorragie est généralement enrayée en 3 à 6 heures, parfois plus .Tulloch, J.and Wright, I.S.Circulation 9:823 (VITAMINE K;) EMULSION .Me \u2014 où établir pendan nt lap rie L'émiSTANIS 9 phyton | I\u2019 squitèbre en prothrombune é de om AGULANT 1 ANTICO AITEMEN g DU TR ts COMMUN coMPLICATION RES © E Est UN DE NEL EMENT y SAIGN rapidement \u2014sans l\u2019aide de transfusions de sang.Le médecin devrait toujours avoir dans sa trousse une ampoule au moins de 'MEPHYTON' pour parer à toute éventualité.AUTRES INDICATIONS: Hypoprothrombinémie causée par les antibiotiques, les salicylates, l\u2019ictère par rétention, les affections hépatiques, les difficultés d'absorption gastro-intestinale et la déficience en vitamine K du nouveau-né.PRÉSENTATION: Boîtes de 6 ampoules de 1 cm}, chaque centimètre cube renfermant 50 mg.de vitamine K,.CD Division de Merck & Co.Limited Montréal 30.O L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 UFFICIERS l'Association des Médecins de Langue Francaise du Canada Fondée à Québec en 1902 ® DIRECTEURS GENERAUX HONORAIRES R.-E.VALIN, Donatien MARION, 165 est, avenue Laurier, Ottawa.326 est, boul.Saint-Joseph, Montréal.DIRECTEUR GENERAL EXECUTIF DE L'ASSOCIATION Emile BLAIN, Emile BLAIN, Montréal.400 est, rue Sherbrooke, Montréal.Hermile TRUDEL, Montréal.Lucien LaRUE, Québec.SECRET AIRE-TRESORIER GENER AL Georges-L.DUMONT, Campbellton, N.-B.i Hermile TRUDEL Pierre SMITH, Montréal.1990 re bel Me \u2018al Jean-Paul CARETTE, Campbellton, N.-B.est, rue Rachel, Montreal.Francois ST-LAURENT, Campbellton, N.-B.SECRETAIRE ADJOINT SECRETARIAT B.-G.BEGIN, 326 est, boulevard Saint-Joseph, Montréal.3440, rue Hutchison, Montréal.Téléphone: Victor 5-8076.MAINTENANT voici la forme moderne, pratique et très efficace de thérapie au salicylate \\ \\ Algesal pénètre profondément pour traiter le rhumatisme et la douleur inflammatoire ALGESAL est une crème au salicylate non irritante que des essais cliniques en Grande-Breta- gne et en France ont prouvée comme étant la plus efficace dans le traitement à l\u2019onguent de l\u2019inflammation et du rhumatisme des tissus.Le Salicylate Diéthylamine est l\u2019ingrédient actif simple d\u2019Algesal qui possède les propriétés remarquables de traverser complètement la peau et d\u2019être un analgésique n\u2019ayant aucun effet rubéfiant ou contre-irritant.Une crème blanche non tachante, Algesal s\u2019obtient dans des tubes repliables.Les emplois d\u2019Algesal sont nombreux et comprennent le J traitement symptomatique des maladies rhumatismales, de la dégénérescence fibreuse et des rhumatismes musculaires.Composition: Salicylate Diéthylamine 10%, excipient en crème spécial à 100.Disponible dans toutes les pharmacies.Echantillons et imprimés sur demande Halpern, B: Gaudin, O., et al (1948) E.G.H.LABORATORIES C.R.Soc.Biol.(Paris), 142, 819 36 Caledonia Rd., Toronto 10, Ont.British Journal of Physical Medicine, March 1955, p.62 L'Union Méd.Canada XI Tome 87 \u2014 Juil.1958 RY Ril Samir 55 = se = PSY A 2 = a pe ce Se 43 oir os 5 & 5 = ® 2 2 Le | x; A os % iE: \u201cDès qu\u2019on lui a donné NEOHYDRIN, il a pu se remettre au travail sans interruption! diurétique TABLETTES organomercuriel oral NEOHYDRIN MARQUE DE CHLORMERODRIN LAKESIDE (Canada) Lid.CM-246 XII L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 COMITÉ DU XXVIIIe CONGRÈS Georges-L.DUMONT, Président.Pierre SMITH, ler vice-président.Jean-Paul CARETTE, secrétaire.Horace PAIEMENT, 2ème vice-président.François ST-LAURENT, trésorier.Pierre JOBIN, 3ème vice-président.SECRÉTARIAT DU CONGRÈS: Henri GUYOT, 4ème vice-président.1, rue Duke, Campbellton, N.-B.ANCIENS PRESIDENTS Albert PAQUET J.-A.DENONCOURT Jean-Marie LAFRAMBOISE Richard GAUDET ].-B.JOBIN Roma AMYOT Arthur-L.RICHARD René-L.DuBERGER LouisPhilippe MOUSSEAU J.-A.VIDAL Lucien LeRUE MEMBRES DU CONSEIL ARCHAMBAULT, F., 1150 est, boul.St-Joseph, Montréal 1958 LEDUC, André, 156, ave Willowdale, Outremont, P.Q.1960 ARCHAMBAULT, Gérard, 472, av.Laurier, St-Jean, P.Q.1960 LEMIEUX, Renaud, Hépital du Saint-Sacrement, Québec 1960 BEAUCHEMIN, L-0.208, Edifice Grain Exchange, Josg LESSARD, Richard, 115, Grande-Allée, Québec .\u2026 1960 algary, erta ee BIBALD.Barthélemy, 65, rue Nicholson, Valleyfield.1960 MASSON, Gaston, 148, rue Sanborn, Sherbrooke, P.Q.1958 BLAIS, E.-Rolland, 1779, avenue de l'Eglise, Montréal 1958 MILOT, J.-Donat, 1017 Stafford Rd., Fall River, Mass.1960 BONIN, Wilbrod, 575, avenue Davaar, Outremont .1958 MORISSET, Pierre, Saint-Georges-de-Beauce, P.Q.1960 BROUSSEAU, Louis-Philippe, Malartic, P.Q.1958 PERRON, J.-M, 12, rue Mercier, Shawinigan, P.Q.1958 CORMIER, J.-G., Sydney, Nouvelle-Ecosse .1960 PIETTE, Edmond, 37 sud, S.-Charles-Borromée, Joliette 1958 COUTURIER, Alphonse, Rivière-du-Loup, P.O.1958 PILON, Jean-Louis, 389 est, boul.St-Joseph, Montréal 1958 DECARIE, Roland, 524 est, rue Sherbrooke, Montréal.1960 POWERS, Arthur, 11, rue Front, Hull, P.Q.1958 DOMINGUE, Albert, 191, rue Principale, Granby, P.Q.1960 RIOUX, J.-Emile, Sainte-Anne-des-Monts, P.Q.1958 EMARD, L.-M., 119, rue Marlborough, Cornwall, Ont.1958 R.-de-ST-VICTOR, Henri, 222, av.Daly, Ottawa, Ont.1958 FONTAINE, Auray, 52, av.Hamlet, Woonsocket, R.l.1958 ROULEAU, ].-Maurice, Saint-Grégoire (Nicolet), Pen 1960 GAUTHIER, ].-Dominique, Shippegan, N.-B.1958 ROULEAU, Yves, 1227, William, Sillery, Québec, 1961 GOYETTE, Roger-B., 415 est, av.Laurier, Ottawa, Ont.1959 SIROIS, Jean, 144, Grande-Allée, app.1, Québec .1958 ISABELLE, Gaston, 66, rue Notre-Dame, Hull,P.Q.1961 TETREAULT, Adélard, 444, Laviolette, Trois-Rivières 1958 JOANNETTE, Albert, Sainte-Agathe-des-Monts, P.Q.1958 THIBAULT, Eugéne, 4070, boul.Lasalle, Verdun, P.Q.1958 LEBLOND, Sylvio, Hôtel-Dieu Saint-Vallier, Chicoutimi 1960 TURGEON, Pierre-A., 837, rue Cherrier, Montréal .1958 LECOURS, ].-A., 538, King Edward, Ottawa, Ont.1961 Une NOUVELLE préparation pour le traitement de FHYPERTHYROÏDISME NEO-MERCAZOLE marque de Carbimazole (Brevet en instance) Toxicité très basse - Réactions secondaires rares NEO-MERCAZOLE est recommandé pour le traitement de: Hyperplasie toxique diffuse avec ou sans exophtalmie Hyperplasie toxique nodulaire (adénome thyroïdien toxique) 3 Préparatoire 3 une thyroidectomie Thyréotoxicose récurrente à la suite d\u2019une thyroïdectomie subtotale.Le médicament antithyroïdien de choix en pratique générale NEO-MERCAZOLE (carbimazole) en comprimés striés de 5 me.Présenté en flacons de 100 et 500.The DENVER CHEMICAL Manufacturing Company 8465 Devonshire Road, Montréal 9, Qué.(Un produit breveté de British Schering Limited) *M.de F.dép. L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 l'angoisse est l'expression du stress \u201cL\u2019angoisse, sous une forme ou sous une autre, est le symptôme que rencontre le plus souvent le praticien\u201d! 1.Hollister, L.H.et coll.: Dis.Nerv.System 17:289 (sept.1956).Que l\u2019angoisse soit un élément primaire ou secondaire à une maladie organique, elle constitue un obstacle à la réussite du traitement.L'EQUANIL atténue les réactions au stress, diminue l\u2019angoisse et la tension, soulage l\u2019insomnie et, de ce fait, représente un facteur important dans le traitement global.De tous les ataraxiques, l'EQUANIL couvre le plus large champ d\u2019indications qui sont le lot quotidien du praticien.Higeil Marque déposée WALKERVILLE, ONTARIO MONCTON - MONTREAL WINNIPEG - VANCOUVER Soulage la tension \u2014 mentale et musculaire remarquablement sûr aS ; AFA PS PE ESS FY yo t ! *Marque Déposée Méprobamate Présentation: EQUANIL, comprimés blancs ordinaires, divisibles, à 400 mg , en flacons de 50 comprimés.Autre forme: WYSEALS/EQUANIL \u2014 comprimés jaunes pourvus d\u2019un enrobage spécial \u2014 que le malade ne peut identifier \u2014 à 400 mg.\u2014 en flacons de 50 comprimés.XIII EMOTIVITE.INSOMNIE SPASMES \u2026 L PHOBIE.ANXIETE.NOUVELLE SYNERGIE BARBITURIQUE e COMPRIMÉS À 120 MILLIGRAMMES \u2014 Butethal 60 me.S / 4 , .Phénobarbital 60 mg.par com- oména rep resente 1 effet rap ide primé.du butéthal associé à l\u2019effet plus pro- © COMPRIMÉS À 15 MILLE |ongé du phénobarbital.GRAMMES \u2014 Butethal 7.5 mg.Phénobarbital 7.5 mg.par comprimé.ÉLIXIR GLYCÉROPHOSPHATES + TONIQUE ET ALIMENT D\u2019EPARGNE Vitamine «B » Composée PERTES D'ENERGIE ET D'APPETIT M rincipaux composants : ANEMIE NEURASTHENIE Vitamine B1 \u2014 Riboflavine \u2014 Pyri- TROUBLES GASTRO-INTESTINAUX doxine \u2014 Acide nicotinique \u2014 Acide DÉSÉQUILIERE NERVEUX pantothénique \u2014 Lécithine \u2014 Avéni- ne \u2014 Glycérophosphates de Sodium, Calcium, Potassium.DOSE : : , Une cuillerée à dessert quatre fois.par SAVEUR TOLERANCE jour avant les repas.AGRÉABLE PARFAITE een ects LACTO=-CAL AVEC OU SANS FER PYROSIS ; NAUSÉES CALCITHERAPIE SANS PHOSPHATE A BASE DE GLUCONATE ET LACTATE DE CALCIUM, VITAMINES C ET D, HYDROXYDE D\u2019ALUMINIUM, CASCARINE.DOSE : @ L'hydroxyde d\u2019aluminium, ajouté à la formule combat le Deux comprimés pyrosis et la cascarine en fait un comprimé légèrement trois fois par jour.laxatif.(comprimés blancs) Pantaérythritol tétranitrate ._._.\u2026.\u2026 10 mg.(comprimés jaunes) Pantaérythritol tétranitrate ._._.__._.10 mg.Méphénésine ll.150 mg.{comprimés roses) Pantaérythritol tétranitrate ._._._.__._._.10 mg.\u201cSomenal i.20 mg.* (Butéthal 509% \u2014 Phénobarbital 50% ) Prophylaxie de la crise angineuse, Dose: et médicament des syndromes circulatoires.Selon l\u2019avis du médecin.| CANADA DRUG LTEE LTD., MONTREAL L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 XV pas de symptômes d\u2019asth .grâce à Tedral prescrit par son médecin.Pas un seul médicament n\u2019égale Tedral pour protéger l\u2019asthmatique de tout symptôme pendant 24 heures.Dose: I ou 2 comprimés 4 fois par jour.Présentation : boîtes de 24, 120 et 1,000.Tedral WARNER-CHILCOTT CO, LIMITED, TORONTO.CANADA XVI L\u2019Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 LR = =) ; = © = a a 9 ~ re = / = Ç 2° = = a) [=] A CR hydrocortisone 277 .gr topique dans une base QD ; .D significativement M .\u2019 = différente Rent Pour le traitement des dermatoses prurigineuses et - # inflammatoires.BARRIERE-HC avec NEOMYCINE pour usage quand l'infection secondaire existe ou pourrait se produire, par exemple, dans les régions périanales, périgénitales ou axillaires.L'action hydrofuge protectrice de la crème unique à base de silicone confère à l'hydrocortisone un degré désirable de substantivité et retarde ainsi son enlèvement par la transpiration ou les agents externes de nature aqueuse.Contient Néomycine 0.5%.Hypoallergénique, n'irrite pas, ne tache pas, n'est pas gras, acceptable à tous les patients.BARRIERE-HC 0.5% * BARRIBRE-HC 0.5% avec Néomycine BARRIERE-HC 1.0% © BARRIERE-HC 1.0% avec Néomycine Présentée en tubes de 15 grammes.BRITISH DRUG HOUSES on Barrière-HC avec Néomycine IELTS l'infection Observations d'investigateurs sur le Roba: {Methocarbamol Robins, U.S.Pat.No.2770649) gr qe À Z ms\u2019: 2 \u2014le relâchant très efficace du muscle strié, distinct par sa structure chimique et remarquable par son action soutenue et sa quasi-absence de réactions secondaires.PUBLICATIONS A DATE: 1.Carpenter, E.B.t Southern Medical Journal 51:627.1958, © 2.Forsyth, H.F.: J.A.M.A.167:163, 1958.3.Little, J.Mi; and Truitt, E.B., Jr.: J.Pharm.& Exper.Therap.118:161, 1957.4.Morgan, A.M., Truitt, E.B., Jr., and Little, J, M,: J.Am.Pharm.Assn., Sci.Ed.46:374, 1957.S.O'Doherty, D: s.+, and Shields, C.D:: J.A.M.A.167:160, 1958, @.Park, H, W.: J.A.M.A.167:168, 1958.7.Truitt, E.B., Jr., and Patterson, R.B., Proc.Soc.Exper.Blo.& Med.95:422, 1957.8.Truitt, E.B., Jr., Patterson, R.B., Morgan, A.M., and Little, J.M.: J.Pharm.& Exper.Therap.119: 189; 1957.Présentation: Comprimés (blancs, stri és) de 0.5 fae en flacons de ; | 50 et 500.A.H.ROBINS CO.OF CANADA, LTD,, à Montreal, , Quebec a 4 Produits s Pharmaceutiques à de Choix depuis 1078 Résumé de quatre n nouveaux rapports cliniques publiés récemment: Robaxin est salutaire dans 95.6% des cas de spasmes aigus de muscle strie * 1.2.5.6 NO.DE AFFECTION PATIENTS RESULTAT RAPPORT 11! \u201cmarqué\u201d modéré faible Spasme du muscle strié par suite d\u2019un trauma aigu 33 26 6 1 RAPPORT 22 \u2018prononcé\u2019 Disque hernieux 39 25 13 \u2014_\u2014 Ligaments forcés 8 4 4 \u2014 Torticolis 3 3 \u2014 \u2014_\u2014 Lésion flagellée 3 2 1 \u2014 Contusions, fractures et douleur musculaire à la suite d'accident 5 3 2 \u2014 RAPPORT 3° \u201cexcellent Disque hernieux 8 6 2 \u2014 Fibromyosite aiguë 8 8 \u2014 \u2014_\u2014 Torticolis 1 \u2014 \u2014 1 RAPPORT 4% \u2018significatif Faisceau pyramidal et troubles myal- giques aigus 30 27 \u2014 TOTAL 138 104 28 | (75.3%) (20.3%) rm M Cum v ; $ spt IIS are Eire mol \u2018a apporté- un LUTE CALL la.douleur musculaire; ef} Bl] réactions LT LF Auman Shvostac + Suni pentetirg dames CEE, CURE | THE JOURNAL American Medical Avsoctation : La Fp.ration du me- thocarbamel, on \u2018ebtint.des ré- Le excellents çhez fous les \u2018 patients souffrant de Ls .aigus du LER \"s : Mm ony: + Goss ie WIT, 4 ne ie \u2018Cette étude a démontré que le TE IT (Robaxin) est un CI LTE ques de CITY (] [LY CY j soulagement des spasmes \u20ac t de SENET longtemps sans effets secondaires ELITE) VERS MT ET TIC ta COTE TT notoire ER ER ETE ETT PHT des \u2018 -réflexes ordinaires.= CRU PETIT IT) LE UE CN Lu ty RA ETN Tr rn L'Union Méd.Canada XVIII Tome 87 \u2014 Juil.1958 La plus récente étude* souligne les trois principales raisons pour lesquelles arlidin dérivé de l\u2019hydrochlorure de nylidrin N.N.Rassure un soulagement dans la claudication intermittente certain de l\u2019artériosclérose oblitérante, quand toute autre dans l'occlusion thrombotique ue cers de la thrombo-angéite oblitérante.médication a failli Efficace également dans les maladies vasculaires d'origine diabétique, la maladie de Raynaud, l\u2019ulcère ischémique, les crampes nocturnes des jambes et la froideur des extrémités.Contrairement aux autres médicaments qui Arlidin est présenté sous forme n\u2019activent que la circulation cutanée en négligeant de tablette dosée à 6 mg.ou 2 en solution de 5 mg.par c.c.les douleurs musculaires et les spasmes, pour injection intraveineuse.qe .fon Se référer au vade-mecum Arlidin dilate les vaisseaux des muscles profonds international pour le dosage et ce qui est davantage nécessaire.le conditionnement.2 Les autres dilatateurs, après effet, n\u2019agissent que très peu dans les maladies vasculaires Protection: brevet américain sriphériques pour augmenter la facilité à la Nos 2,661,372 et 2,661,373.périphériques pour augment marche, alors qu\u2019avec Arlidin deux malades sur she i .' A, i .Stain.li Annales de Médecine trois peuvent marcher plus aisément aussi longtemps que le traitement persiste.3 Avec Arlidin, aucune réaction toxique de quelque nature que ce soit et facilité d'administration.Echantillons et littérature d\u2019Arlidin sur demande.arlington-funk laboratories, division u.s.vitamin corporation of canada, Îtd.1452, rue Drummond, Montréal Canada Tk Ak Ÿ NV W = > => à # # = = 4 gf 4 % ; 7 dé = ¥% Fa = Las | | = y Vo 2 / VS y vs + & \\ % 7 NS A: Capsules à 250 mg.Og 5 L ! Rovamycine, ! GLI» Tua pee [IPT eh | 0 contre les germes.& GRAM-positi 3 N'irrite pas la muqueuse a ait gastrique et affecté UE LE flore intestinale que d'autres antibiotiques bien connus.Remarquablement bien tolérée par les malades de tout age.| Nouvelle FETE AROVAMYCINEY INFANTILE, hr ale van Ah oI EE RN Bk ois thé) dass un mélange aromatisé, de saveur agréable L ~ I WOT WO To L'Union Méd.du Canac Tome 87 \u2014 juillet 19 | Rovamycine | SPIRAMYCINE (5337 R.P.) \\ XL particulièrement efficace dans les INFECTIONS A GERMES | GRAM-POSITIF (staphylocoque, streptocoque, pneumocoque, entérocoque) et spécialement dans les INFECTIONS DES VOIES RESPIRATOIRES « \u2019 4 À médicament de choix dans les CAS DE RÉSISTANCE aux autres .j antibiotiques et en particulier dans les STAPHYLOCOCCIES + ; À très bons résultats dans la furonculose, la pyodermite, etc.POSOLOGIE ET PRÉSENTATION | Chez les adultes, la dose usuelle par 24 heures est de 2 à 3 Gm.répartis en 3 ou 4 prises.Dans les cas graves, on peut aller jusqu'à 4 Gm.Flacons de 12, 100 et 250 capsules a 250 mg.; \u2018 \u2018 ROVAMYCINE INFANTILE Recommandée tout particulièrement dans les cas suivants: À COQUELUCHE, OTITES moyennes, aiguës et chroniques À MALADIES INFECTIEUSES telles que pharyngite, amygdalite, scarlatine, varicelles, pneumonie et autres affections dues à des germes sensibles , PROPHYLAXIE des complications infectieuses de la grippe, de { | la rougeole, de la poliomyélite, etc.\u2018 POSOLOGIE ET PRESENTATION DOSE DE BASE: 50 à 100 mg.par kg.de poids (22 à 45 mg.par livre) par jour.La solution fraichement préparée selon les indications contient 125 mg.de Spiramycine base par 5 ml.(cuillerée à thé) dans un mélange ; aromatisé, de saveur agréable.\u2014Flacons de 115 ml.| renseignements détaillés sur demande A \u2019 oulene \u2026 - 8580 Esplanade, Montréal L'Union Méd.Canada XXI Tome 87 \u2014 Juil.1958 Bentylol (chlorhydrate de dicyclomine) 2 caps.t.i.d.\u2026 met vite fin au Sspasme Bentylol, l\u2019antispasmodique à action rapide et sûre \u2014 sans effets secondaires comme ceux de l'atropine ou de la belladonne' \u2014 sans danger meme en présence d'un glaucome\u201d Dans 1,272 cas consécutifs\u201c \u201c.y compris ceux recevant des doses allant jusqu\u2019a 13 fois la dose clinique ordinairement administrée par voie buccale, il n\u2019y a pas eu d\u2019effet mydriatique.\u201d3 Le soulagement était hautement satisfaisant, avec absence virtuelle de vue trouble, de bouche sèche et de.rétention de l\u2019urine.! Bentylol est efficace.même dans les cas où d\u2019autres antispasmodiques échouent.A Posologie: Adultes\u20142 capsules ou 2 cuillerées à thé de sirop, ou 1 comprimé, t.i.d.avant ou après les repas.Si c\u2019est nécessaire, répétez au coucher.Présentation: Capsules et Sirop (ordinaire ou avec phénobarbital); Comprimés avec phénobarbital; et Injectable.1.McHardy, G., et Browne, D.C.: South.M.J.45:1139, 1952.2.Cholst, M., Goodstein, S., Berens, C., et Cinotti, A.: Scientific Exhibit, A.M.A.1957.3.Hufford, A.R.: Am.J.Dig.Dis.19:257, 1952.4.Derome, L.: Canadian M.A.J.69:532, 1953.THE WM.S.MERRELL COMPANY New York - ST.THOMAS, ONTARIO - Cincinnati Un autre produit exclusif des recherches originales Merrell MARQUE DE FABRIQUE » BENTYLOL XXII UN \u201cCLINIQUICK\u201d AMES RESUMES CLINIQUES POUR LA PRATIQUE MODER existe-t-il un rapport entre le degré de défaillance cardiaque et la quantité de protéine trouvée dans l\u2019urine?Oui.Il existe généralement un rapport entre les deux.Référence\u2014G.A.Race, C.H.Scheifley et J.E.Edwards: Circulation 13:329, 1956.Protéinurie dans la Défaillance Cardiaque Degré Protéine en mg % 0 10 20 30 40 so 60 70 80 90 100 8 malades 23 malades I (31 malades) < > 7 malades \u2014 3 malades \u2014 IV (11 malades) 1 malade tests \u201ctremper et lire\u201d adjuvants de la médecine clinique ALB USTIX bâtonnets réactifs pour la protéinurie MARQUE DEPOSÉE K ETO STIX bâtonnets réactifs pour l\u2019acétonurie MARQUE DÉPOSÉE CLI N ISTIX bâtonnets réactifs pour la glycosurie MARQUE AMES COMPANY OF CANADA, LTD., TORONTO CA45858F l'Union M:d.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 L\u2019Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 Tout comme le lait maternel.S-M-A .\u2026.pour la saine alimentation du NOUTTISSON MARQUE DÉPOSÉE WALKERVILLE, ONTARIO PRÉSENTATION: en boîtes de 16 onces revient a moins d\u2019un sou l'once XXIII d Protéines Le S-M-A renferme 1.55% de protéines et cette quantité couvre convenablement les besoins quotidiens du bébé en protéines.Les éléments importants des protéines du lait sont les acides aminés.Par sa teneur en acides aminés essentiels, le S-M-A est très proche du lait maternel.Les protéines du S-M-A sont completes et adéquates.Hydrates de carbone Tout comme le lait maternel, le S-M-À fournit les véritables hydrates de carbone physiologiques, sous forme des hydrates de carbone naturels dont a besoin le nourrisson.Le S-M-À ne contient pas de sucre végétal.Le seul hydrate de carbone qu'il renferme est le lactose, le sucre de lait.Quantitativement aussi, la teneur (7%) du S-M-A en hydrate de carbone est très voisine de celle de la moyenne du lait maternel.Acides gras Les études récentes ne cessent d'attirer l\u2019attention sur le lien existant entre le métabolisme normal du nourrisson et la teneur des aliments en acides gras non-saturés.Comme le lait maternel, le S-M-A est riche en acides gras non-saturés et couvre pleinement les besoins caloriques du régime en corps gras.Sa formule en acides gras épouse étroitement celle du lait maternel.Vitamines et minéraux Le S-M-A renferme toutes les vitamines et tous les minéraux qu\u2019exigent les nourrissons normaux et à des doses plus que suffisantes pour couvrir les besoins de l\u2019organisme sain en croissance.Au cours de sa fabrication, sont mises en oeuvre des méthodes qui sauvegardent tous ces éléments indispensables. 7 L\u2019Union Méd.Canada XXIV Tome 87 \u2014 Juil.1958 ENFIN un moyen efficace de réduire le cholestérol plasmatique dans le contrôle de I'athérosclérose.COMPRIMES K LESTRO L M.DE C.ENREG.Illustration d\u2019une artère athéroscléreuse montrant une réduc- tion marquée de la lumière par dépôt de cholestérol dans : réduit efficacement par la voie buccale le cho- l\u2019intima de l\u2019artère.: lestérol du plasma.| i : e Thérapie à la NIACINE conçue spécifique- \u201c.\u2026 l\u2019administration buccale ment pour abaisser les niveaux du choles- de niacine réduisit sensiblement térol.les niveaux de cholestérol .Coe du plasma dans 81.49% © ne requiert pas de substitution ni de res- des cas traités\u201d triction dans la diète.Parsons, A Meet Mas aie ° renferme un supplément nutritif pour pré- 31: 377, 1956.venit toute carence.Une toxicité très basse empêche les réactions secondaires.Ecrivez pour de plus amples informations THE DENVER CHEMICAL MANUFACTURING COMPANY 8465 Devonshire Road Montréal 9 Québec Canada LL L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 TRAITEMENT AU COMPTE-GOUTTES POUR VOTRE CLIENTÈLE INFANTILE Préparation au délicieux arôme de cerise, prête à l\u2019emploi .rayon d\u2019action sans égal contre les germes pathogènes courants.Son complexe phosphaté non tamponné de tétracycline engendre un seuil sanguin plus rapide et plus élevé, et la nystatine .un surcroît protecteur MYSTECLIN-V contre la surinfection à monilia.- , 5 cycine équivalant 3 106 mo ge ehieriydrate de tétraocireh GOUTTES PEDIATRIQUES cycline En et 100 000 unités de Mycostatin par cc.En bouteilles de 10 ce avec compte-gouttes.Cinq mg de tétracycline par goutte Complexe phosphaté de tétracycline + (20 gouttes/cc).la nystatine (Mycostatin) En outre: Mysteclin-V en capsules et suspension orale.La nystatine.éprouvée et cliniquement confirmée d\u2019abord par Un siècle d'expérience inspire confiance Mysteclin et Mycostatin marques de commerce de E.R.Squibb & Sons of Canada Ltd.XXV XXVI L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 Fostex \u2018dégraisse la peau et aîde à faire disparaître les comédons Fostex renferme une association d'agents actifs en surface (Sebulytic*) qui: « émulsionnent complètement l\u2019excès d\u2019huile de façon à en débarrasser rapidement la peau.« pénètrent les comédons et les amollissent en débouchant les pores et en facilitant l\u2019enlèvement des bouchons de matière sébacée.Fostex assèche la peau et la fait desquamer « La base Sebulytic de Fostex assèche la peau et facilite la desquamation.actions accrues par les effets kératolytiques du souffre micropulvérisé et de l\u2019acide salicylique.*(Lauryl sulfoacétate de sodium, sulfonate de sodium alkyl aryl polyether, dioctyl sulfosuccinate de sodium.) N ee.= CREME FOSTEX : 1000000 S Fostex est facile a employer pour lavage thérapeutique de la peau, à la phase initiale du traitement de l\u2019acné, alors qu'un dégraissage et une desquamation maximum sont requis.PAIN DE SAVON FOSTEX pour le traitement de maintien, afin de garder la peau sèche et relativement exempte de comédons.par vos patients.« Ils cessent d\u2019utiliser le savon sur les régions affectées de la peau.Au lieu de savon, ils emploient Fostex pour lavage thérapeutique de la peau.Il faut masser la peau avec la mousse Fostex pendant 5 minutes \u2014 puis rincer et assécher.WESTWOOD Pharmaceuticals, Buffalo, New York Distributeurs canadiens: John A.Huston Company, Limited, Toronto 10, Canada. L'Union Méd.Canada XXVII Tome 87 \u2014 Juil.1958 vous pouvez faire disparaître rapidement les infections topiques avec NEO-POLYCIN .parce que Neo-Polycin renferme les 3 antibiotiques les plus en usage NEOMYGINE/BACITRACINE /POLYMYXINE dans la base unique Fuzene qui libère de plus grandes concentrations d'antibiotiques que ne le font les onguents ordinaires à base de graisse.NEO-POLYCIN couvre tout le champ des bactéries communément trouvées dans les lésions topiques .possède une sensibilisation très basse .éloigne le danger de résistance aux antibiotiques, puisque les antibiotiques que renferme le Néo- Polycin sont rarement employés dans l\u2019organisme .est miscible avec le sang, le pus et les exudats tissulaires sans perte d\u2019efficacité.Chaque gramme de Neo-Polycin renferme 3 mg.de néomycine, 8000 unités de sulfate de polymyxine B et 400 unités de bacitracine dans l'unique base Fuzene (ester double de polyéthylène glycol).Présenté en tubes de 15 Gm.Ba PITMAN-MOORE oF CANADA LIMITED DON MILLS ONTARIO NOUVEAU e © e6 trateidesB La INE Beaufour, MONOCITRATE DE TRIMETHYLCARBOXYMETHYLAMMONIUM \u2014 TRAITEMENT LIPOTROPE dé 2 A as: A 4 nt Pt Sh ry Sa grt RUE ys platy i i A, : g - No 748 Chaque comprimé renferme 400 mde méprobamate Présenté en flacons de 50 comprimés Dose courante: 1 comprimé 3 fois par jo LA A MEPROBAMATE ORIGINAL SUPPRIME L'ANXIETE et la CONTRACTURE MUSCULAIRE AYERST, McKENNA & HARRISON LIMITEE MONTREAL L'Union Méd.du Canada Tome 87\u2014juillet 1958 par voie buccale (500,000 unités) re _ ) 0 protégée de la destruction par les acides gastriques 100 \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 mais libérée au niveau du grêle pour y être absorbée s\u2019il faut AUSSI un sulfamide -HYLENTA\u201d-S N° 884 le comprimé renferme: Suifam étHazine.0.5 gram Pénicilline tassique®50,000 U.v À \u201d 3 comprimés R N° 888 (500,000 U.l.de pénicilline G potassique & Désagrégation Réglée Ayerst, McKenna & Harrison Limitée, Montréal L\u2019Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 ose | progestatif vraiement oy ER TRE efficace sev sap (norethindrone, Parke-Davis) 1- Quand la prolifération de 'endométre à la phase lutéique n\u2019est pas appropriée à la nidation de I'oeuf, 1 la grossesse ne peut se produire.Dans les cas où la stérilité est due à cette cause, les résultats cliniques de la thérapeutique progestative avec NORLUTIN durant la dernière moitié du cycle menstruel sont souvent satisfaisants.Cette action sur l\u2019endomètre favorise considérablement le développement de la grossesse.ETUDE DE DIVERS CAS\" NORLUTIN ou son analogue a été administré à 40 femmes stériles, tous les jours, du cinquième au vingt-cinquième jour du cycle menstruel.La grossesse s\u2019est produite chez sept femmes dans les cinq mois qui ont suivi le traitement du dernier cycle menstruel.Alors que dans deux cas il s'agissait d\u2019une stérilité secondaire.chez les cinq autres femmes la stérilité, qui déirtait depuis trois à six ans, était inexplicable.; er INDICATIONS POUR NORLUTIN: WERT WE tous les états pouvant être attribués à une déficience de la progestérone, tels que aménorrhée primaire et secondaire, règles irrégulières, hémorragies utérines fonctionnelles, stérilité, avortement a répétition, menace d\u2019avortement, tension prémenstruelle, dysménorrhée.PRESENTATION: Flacons de 30 comprimés rainurés à 5 mg (C.T.No.882).*Rock, J.; Pincus, G., & Garcia, C.R.: Science 124:891 (2 nov.) 1956.WAN DK PARKE, DAVIS & CO., LTD - TORONTO 14, ONTARIO Luc f manque oevosez - - + ME; c24058 I L'Union Méd.Canada XXXI Tome 87 \u2014 Juil.1958 L3S (solution stabilisée) nouveau stabilisé la seule solution stabilisée de protéine d\u2019argent faible SÉCURITÉ EFFICACITE STABILITÉ Le nouvel ARGYROL S.S.soulage l\u2019irritation, adoucit et nettoie, et de plus: @ Assure une efficacité anti-microbienne étendue contre les germes gram-positifs et les germes gram-négatifs.@ Offre une sécurité remarquable \u2014 aucun danger de sensibilisation.@ Garde sa stabilité et sa fraîcheur indéfiniment.Flacons compte-gouttes de 15 once et de 1 once.CROOKES-BARNES CANADA, LTD.Ste-Thérèse, P.Q. L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 .\u201cTe se CAE EE, a Dulcolax (Bis[p-acétoxyphenyl]-2-pyridylméthane) LE LAXATIF DE CONTACT Dragées Suppositoires et provoque une évacuation sans effort, efficace et douce.DULCOLAX est un agent thérapeutique tout a fait nouveau\u2014LE LAXATIF DE CONTACT.Un laxatif, dit de contact, est un laxatif qui n\u2019agit pas par l\u2019intermédiaire de la circulation sanguine, mais agit plutôt directement sur la muqueuse du côlon afin de provoquer un péristaltisme normal.DULCOLAX est unique dans son effet rapide et prévisible, et s\u2019administre par voie orale ou rectale.Le suppositoire provoque une évacuation intestinale dans une heure ou moins; les dragées, administrées par voie orale au coucher, produiront un effet le lendemain matin ou si prises avant le petit déjeuner, dans 6 heures.DULCOLAX est un laxatif doux et ne provoque pas, après son action, de constipation subséquente.Indications: Constipation des alités, des vieillards, des femmes enceintes et allai- tantes, cas pré- et post-opératoires, préparation d\u2019examens aux Rayons-X et recto- sigmoïdoscopie où DULCOLAX peut remplacer le lavement!.Posologie: DRAGÉES\u2014Adultes\u20141 à 3 dragées au coucher; enfants de six ans et plus \u20141 dragée; moins de six ans\u2014tel que prescrit.SUPPOSITOIRES: \u2014 Adultes\u20141 suppositoire suffit habituellement.Pour enfants\u20141 suppositoire.Pour bébés: !4 suppositoire suffit.Présentation: DRAGÉES jaunes de 5 mg, (enrobage entérique): Flacons de 30 et de 100 dragées.SUPPOSITOIRES de 10 mg.: Boîtes de 6 et de 50.Sous brevet de C.H.Boehringer Sohn, Ingelheim.1.CLARK, À.N.G., Br, Med.Jnl.ii, pp 866-868, 1957.2.SCOTT, J.E.S.: Pract.177-619, 1956.3.HOBBS, J.B.: Br.Inl.of Clin.Prac.12:31, 1958.Çeiyy Produits Pharmaceutiques Geigy Division de Geigy (Canada) Limited 2626 Bates Road Montréal 26, Canada XXXIV L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 présente \u2026.un agent psycho-chimique supérieur pour le traitement des troubles émotifs mineurs et majeurs dichlorhydrate marque du dichlorhydrate de thiopropazate e plus efficace que la plupart des tranquilliseurs puissants aussi bien toléré que les agents plus faibles uniforme dans ses effets, comme peu de tranquilliseurs Dartal est une réalisation unique de la Recherche Searle, éprouvée dans des indications rencontrées tous les jours au cabinet médical C\u2019est une substance chimique simple, rigoureusement expérimentée «t reconnue comme particulièrement appropriée dans le traitement d\u2019une gamui étendue d'indications, dont les troubles psychotiques, psycho-névrotiques et psychosomatiques.Dartal est utile chaque fois que le médecin veut corriger une agitation psychique de base, ou secondaire à un trouble organique.Au cours d\u2019essais cliniques étendus, Dartal n\u2019a pas provoqué de réactions toxiques dangereuses.La somnolence et les étourdissements sont les principaux effets secondaires rapportés par des patients non psychotiques, mais dans presque tous les cas, ils étaient légers et ne causèrent pas d\u2019ennuis.L'utilité de Dartal a été établie de façon spécifique dans les psycho-névroses avec hyperactivité émotive, au cours d\u2019affections à réaction fortement psychique comme la colite ulcérative, l\u2019ulcère gastrique et certaines psychoses franches ou séniles.Posologie ordinaire ® Dans les psycho-névroses avec anxiété et tension, un comprimé à 5 mg., 8 fois par jour ® Dans les affections psychotiques, un comprimé a 10 mg., 8 forts par jour L\u2019Union Méd.Canada XXXV Tome 87 \u2014 Juil.1958 UN PROGRES IMPORTANT DANS LA THERAPEUTIQUE PER 0S PAR LA XANTHINE.DANS LES CAS D'ASTHME > ET D'EMPHYSEME CHRONIQUES NON ALLERGIQUES .Choled i est un bronchodilatateur et 4 un bronchospasmolytique efficace ayant une supériorité clinique sur l\u2019aminophylline, administrée par voie buccale, avec ou sans hydrate d\u2019aluminium.C\u2019est dans le soulagement de l'asthme et de l\u2019emphysème chroniques non allergiques que l\u2019action du médicament se manifeste de la façon la plus frappante.Une fois atteintes les teneurs sanguines ayant un effet thérapeutique (ce qui peut demander deux semaines), on peut s'attendre à la diminution ou même à la cessation complète des crises aiguës.PRÉSENTATION Comprimé Choledyl, 200 mg.(jaune), 100 mg.(rouge) POSOLOGIE Les réactions individuelles du malade détermineront la dose maximum de Choledyl.ADULTES La dose usuelle minimum de Choledyl est de 100 mg.q.i.d.La dose initiale recommandée est de 200 mg.q.i.d.Pour les enfants de plus de 6 ans: 100 mg.t.i.d.Choledyl WARNER-CHILCOTT L'alberatories CO, LIMITED, TORONTO.CANADA l'Union Méd.Canada XXXVI Tome 87 \u2014 Juil.1958 Une pénétration efficace du derme intact NEE Vascutonex.UR 3 ® eo ove-a00.0 \\ \\ SALICYLO-THERAPIE TOPIQUE QUI INCORPORE DEUX FACTEURS ESSENTIELS Pénétration, cutanée RE Le premier facteur provient du salicylate de diéthylamine dont le taux d\u2019absorption, démontré par Malpern (1948) est de 300 à 500 fois supérieur à celui du salicylate de méthyle.a Ju lye Sele Le deuxième facteur, dont l\u2019affinité remar- » a quable pour les tissus adipeux a été démontrée, dans / es FEU, Er est le salicylate de glycol qui assure un lent dégagement d\u2019ions de salicylate et prolonge ainsi effet du salicylate de diéthylamine d\u2019action plus rapide.L\u2019effet localisé de ces salicylates exerce une action thérapeutique à l\u2019endroit même de la lésion.Une simple application donne une absorption organique d\u2019environ 80% de la teneur en salicylates par le derme, avec une excrétion d\u2019environ 65% par l\u2019urine.VASCUTONEX est une creme inodore qui ne tache pas et ne contient aucun contre- irritant; son effet thérapeutique repose entièrement sur l\u2019absorption efficace et sur l\u2019action anti-rhumatismale des salicylates présents dans la formule.INDICATIONS: Fibrosite et douleurs accompagnant le rhumatisme musculaire ou articulaire, et les douleurs sous-cutanées.Formule Salicylate de glycol .10%, au poids Salicylate de diéthylamine.109, au poids dans un excipient hydro-miscible.CALMIC LIMITED 220 Bay Street, Toronto e Crewe et Londres, Présentation: tubes de 30 grammes.Angleterre e Johannesburg, Afrique du Sud e Sydney, Australie L'Union Méd.Canada XXXVII Tome 87 \u2014 Juil.1958 quelle est la dUIÉE dune longue action?Pénicillinémies BICILLIN 600 L-A (600,000 unités)\u201416 jours! BICILLIN 1200 L-A avec une SEULE (1,200,000 unités)\u201435 jours! injection BICILLIN 2400 L-A (2,400,000 unités)\u201444 jours! soutenues Une authentique longue action pour supplanter les injections répétées de pénicilline procainique e À la salle d\u2019urgence e Au dispensaire e Dans les salles e Au bureau du médecin e Au domicile du malade 1.Références bibliographiques et études disponibles à la Division Médicale des Laboratoires Wyeth.#7 BICILLIN Marque déposée INJECTABLE Walkerville, Ontario A LONGUE ACTION Moncton \u2014 Montréal Winnipeg \u2014 Vancouver Pénicilline G benzathine (Dibenzyléthylènediamine dipénicilline G) + L'ELECTROLYTE PHYSIOLOGIQUE DU PLASMA Fournit exactement les mêmes concentrations ioniques de sodium, de chlorure, de calcium et de magnésium que dans le plasma humain .la concentration en potassium est le double de celle du plasma normal; le bicarbonate, aussi en concentration double, est inclus sous forme d\u2019acétate et de citrate métabolisables.INDICATIONS: Cas non compliqués de médecine, chirurgie, pédiatrie, orthopédie et urologie .pour compenser la déshy- dration .pour augmenter le volume du plasma et le liquide intra-cellulaire sans modifier la composition ionique .pour prévenir les déficiences en potassium post-opératoires .pour rétablir l\u2019équilibre électrolytique du plasma dans la diarrhée infantile \u2026 et pour contrôler l\u2019acidose.Par ses composants bien balancés, le PLASMALYTE rétablit l\u2019équilibre du liquide et des électrolytes sans entraîner d\u2019hy- perpotassémie, de tétanie, ni d\u2019acidose.PRESENTATION: Flacons de 500 ml.et 1000 ml.Dans les cas où l\u2019on veut conserver les protéines et augmenter des calories, spécifier toujours: PLASMALYTE avec Travert® 10 % Flacons de 500 ml.et 1000 ml.BAXTER; LABORATORIES, INC.Alliston, Ontario DISTRIBUTED AND AVAILABLE ONLY IN THE 37 STATES EAST OF THE ROCKIES (except in the city of El Paso, Texas) THROUGH AMERICAN HOSPITAL SUPPLY CORPORATION SCIENTIFIC PRODUCTS DIVISION GENERAL OFFICES EVANSTON, ILLINOIS L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 A -phosphate de el TE È \u2018 Là \u201c, = LU L | Psi 2 hok Lu (21-phosphate de prednisolone et sulfate de néomycine) LN = .oe rer ER ETRY a ER: Eu It i y E SEE IE k34 Ë i wir, à E sh Ë > ; Pon À À £ ; à Ÿ # « 3 Ë a ti j CE 15 205 F © : Pi LA 7 OF à 3 ; : = Pog : 1 3 bre i Pos Poy ay 4 EB Sih i Pel 3 x ; S 4 4 4 Ÿ À \u20ac À , ; \u20ac 3 4 5 3 ê i ë ES Ent 5-2 Fd le premier \u2018\u2018predni- _stéroide\u201d\u201d FOIS PLUS SOLUBLE QUE L\u2019HYDROCORTISONE' OU LA PREDNISOLONE\u2019 +- La solubilité de l'acétate d\u2019hydrocorti- \u201c La solubilité de la prednisolone dans l\u2019eau est de 0.25 mg./cms.Les particules de stéroide en suspension (illustrées sous 1 et 2) irritent les lésions cutanées sensibles.sone dans l'eau est de 0.01 mg./cm3, A remarquer la suspension blanche trouble d\u2019hydrocortisone insoluble.\u201cLe phosphate de prednisolone possède des propriétés plus avantageuses .comparativement à toutes les préparations antérieures.\u201d \u201c.grâce à l'emploi du phosphate, on a pu éviter l\u2019irritation locale causée par des agglomérats de grosses particules; cette forme a été facilement acceptée par les malades et s'est révélée efficace en clinique.\u201d Lippmann, 0., Arch.Ophth.57:339, March 1957.Description: 'HYDELTRASOL' et 'NEO-HYDELTRASOL' renferment un \u201cpredni-stéroïde\u201d réellement soluble.Indications: Dermatoses.Mode d'action et avantages: Les onguents topiques \"HYDELTRASOL' et 'NEO-HYDELTRASOL' et la lotion topique 'NEO-HYDELTRASOL' exercent des actions antiallergiques et anti-inflammatoires à effets optima.Le 'NEO-HYDELTRASOL' y ajoute l\u2019action antibactérienne du sulfate de néomycine.Leur solubilité contribue grandement à la pénétration des composants actifs jusqu'au siège de I'inflammation.Ces préparations ne peuvent en aucune façon causer l'irritation des lésions cutanées sensibles, exsudatives ou vif.XXXI1X LLY Gam sib ae AK ar dE en véritable solution\u2019 La solubilité dans l'eau de I\"'HYDEL- TRASOL' (21-phosphate de predniso- lone sous forme de sel monosodique) est de 580 mg./em:.On n\u2019aperçoit pas de stéroïde insoluble dans la solution cristalline en train de se dissoudre.Présentation: Lotion topique 'NEO-HYDELTRASOL' 3 0.5% renfermant, par centimétre cube, 5.0 mg.de 21-phosphate de predni- solone sous forme de se! sodique et 5 mg.de sulfate de néomycine, U.S.P.; en flacon de plastique compressible de 15 cma.Onguent topique 'NEO-HYDELTRASOL' à 0.5% renfermant, par gramme, 5.0 mg.de 21-phosphate de prednisolone sous forme de sel sodique et 5.0 mg.de sulfate de néomycine, U.S.P.; en tubes de 5 Gm.et de 15 Gm.Egalement sous forme de 'HYDELTRASOL' a 0.5%.Solution ophtalmo-auriculaire stérile 'NEQO-HYDELTRASOL' a 0.5% renfermant, par centimètre cube, 5.0 mg.de 21-phosphate de prednisolone sous forme de sel sodique et 5.0 mg.de sulfate de néomycine, U.S.P.; en flacons compte-gouttes de 2.5 et de 5 cms.Egalement sous forme de 'HYDELTRASOL' a 0.5%.Onguent ophtalmo-auriculaire '\"NEO-HYDELTRASOL' a 0.25% renfermant, par gramme, 2.5 mg.de 21-phosphate de prednisolone sous forme de sel sodique et 5.0 mg.de sulfate de néomycine, U.S.P.; en tube de 3.5 Gm.Egalement sous forme de 'HYDELTRASOL' a 0.25%.'HYDELTRASOL' et 'NEO-HYDELTRASOL' sont des marques de commerce de Merck & Co.Limited.Merck Sharp & Dohme Division de Merck & Co.Limited Montréal 30, Qué. XL Augmentations progressives de la capacité vitale après une seule dose orale de cinq c.à soupe d\u2019Elixophyllin.(Augmentation moyenne en 30 minutes \u2014 807 ce.) * La capacité vitale moyenne de 20 patients souffrant de crise asthmatique aiguë, était de 2088 cc.avant le traitement.* *Spielman, D.: Ann.Allergy, 15:270, 1957./ L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 après 30 min.après 15 min.après 5 min.MANQUE \u2018AIR \u2014-> mn sig dans ! \u2014 ] \"ASTHME = 5), À A= Lf.-_-_-\u2014_\u2014_\u2014_-_ SOULAGE EN QUELQUES MINUTES PAR UNE DOSE ORALE.74% des crises graves jugulées par une médication orale Cinquante patients non sélectionnés, admis à la salle d'urgence pour traitement de crises asthmatiques aiguës graves, reçurent 75 ce.d\u2019Elixophyllin par voie orale au lieu d\u2019aminophylline intraveineuse.Sur ce nombre, 37 (74%) furent complètement soulagés et reçurent leur congé \u2014 9 réagirent à une thérapie additionnelle \u2014 4 furent gardés à l\u2019hôpital comme cas de status asthmaticus.Schluger, J., et coll.: Am.J.M.Sci.23! :28, 1967.Chaque c.à soupe (15 cc.) renferme 80 mg.de THEOPHYLLINE, et 3 cc.d\u2019ALCOOL.Flacons de 16 onces liq., en vente aux pharmacies d\u2019ordonnances \u2014 ELIXCPHYLLIN Intolérance gastrique Documentation sur demande Windsor, Ontario rarement observée. L'Union Méd.Canada XLI Tome 87 \u2014 Juil.195% CAPSULES Tétracycline-HCI et Acide Citrique Lederle THÉRAPEUTIQUE ORALE À LARGE SPECTRE D'ACTION PLUS RAPIDE Les capsules modernes jaune et bleu d\u2019ACHROMYCINE V, réunissant de la Tétracycline-HCI ACHROMYCINE pure cristallisée et de l\u2019Acide Citrique à parties égales, fournissent une thérapeutique orale à large spectre agissant avec une rapidité se rapprochant de celle de l\u2019administration parentérale.La vitesse d'absorption intensifie davantage les bienfaits d\u2019une action à spectre vraiment large, de réactions secondaires minimales et d\u2019une efficacité étendue qui ont fait de l'ACHROMYCINE un antibiotique de choix pour enrayer l\u2019infection de façon décisive.N\u2019OUBLIEZ PAS LE V EN SPECIFIANT L'ACHROMYCINE V Nouvelles capsules bleu et jaune (sans sodium) \u2014 250 mg.et 100 mg.(tamponnées a l\u2019acide citrique).Posologie de l\u2019ACHROMYCINE V: La dose orale de base recommandée est de 6-7 mg.par livre de poids par jour.Dans les fortes infections aiguës se rencontrant souvent chez les enfants, la dose devrait être de 12 mg.par livre par jour.La dose pour l\u2019adulte moyen devrait être de 1 gramme fractionné en quatre prises de 250 mg.LEDERLE LABORATORIES DIVISION, CYANAMID OF CANADA LIMITED 5550.AVENUE ROYALMOUNT, VILLE MONT-ROYAL, MONTRÉAL, P.Q.*Marque déposée CAN as\u201d ~~ ° L'Union Méd.Canada XLII Tome 87 \u2014 Juil.1958 Le Canada Ecclésiastique 1958 (soixante-douzième édition) Le Canada Ecclésiastique vous donne l\u2019occasion de connaître à fond l\u2019Eglise canadienne et le magnifique travail apostolique qu\u2019elle accomplit par les nombreuses institutions travaillant sous la juridiction de sa hiérarchie.Rédigé avec la collaboration des Chancelleries et des Secrétariats des Communautés religieuses, Le Canada Ecclésiastique vous donne des renseignements que vous ne pouvez obtenir nulle part ailleurs.Vous y trouvez la liste revisée des 67 diocèses du Canada avec une note biographique du Souverain Pontife, des cardinaux ainsi que des archevêques et évêques canadiens; les mutations du clergé paroissial avec le personnel et l\u2019adresse des presbytères; la liste des paroisses avec date de fondation, population et institutions religieuses dans leur circonscription ; liste des Communautés religieuses d'hommes et de femmes avec toutes les maisons qui en dépendent, les noms des supérieurs et des économes; un index du clergé \u2018indiquant le poste de chaque prêtre canadien exerçant son ministère au Canada ou à l\u2019étranger et de chaque prêtre étranger résidant au Le répertoire religieux le plus complet au Canada Canada, les grades académiques, les titres et la date d\u2019ordination.LE CANADA ECCLESIASTIQUE est un précieux instrument de travail pour le ministère, les travaux de recherches et la sollicitation.Le tirage étant limité, commandez immédiatement.LIBRAIRIE BEAUCHEMIN, uimirec 251 EST, RUE VITRÉ - MONTRÉAL L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 sa DANS TOUTES LES FORMES BANALES DE LA DIARRHEA Nouveau traitement en J points.POM À LIN Liquide MARQUE DÉPOSÉE ÉMOLLIENT, ANTI-INFECTIEUX, ANTI-DIARRHÉIQUE .efficace contre les diarrhées spécifiques aussi bien que non spécifiques .suspension orale agréable au goût .bien tolérée FORMULE: 15 cc.(cuillerée à soupe) renferment: Sulfaguanidine .\u2026 2 Gm.Pectine .225 mg.Kaolin ___.__ 3 Gm.Teinture d\u2019Op:um ___.0.08 cc.(correspondant a 2 cc.de parégoric) POSOLOGIE Adultes: Au début, 1 ou 2 cuillerées à soupe 4 à 6 fois par jour ou 1 ou 2 cuillerées à soupe après chaque évacuation; diminuer la dose à mesure que la diarrhée régresse.Enfants: 1 cuillerée à thé (25 cc.) par 15 livres de poids, toutes les 4 heures, jour et nuit, jusqu\u2019à diminution des selles à 5 fois par jour, puis toutes les 8 heures pendant 3 jours.Flacons de 8 onces.ORDONNANCE VERBALE ACCEPTÉE 443 Riverside Drive West, Windsor, Ontario XLIIT pee il existe un Mead Johnson offre un groupe complet de gouttes vitaminiques.Parmi les trois formules différentes, vous pouvez choisir le niveau de protection vitaminique que requièrent les bébés sous vos soins.pour tous et chacun ! 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** .dans l\u2019arthrite rhumatoïde: Effet thérapeutique impressionnant dans la plupart des cas chez un groupe de 89 patients *\u2026 6 mg.d\u2019ARISTOCORT avaient un effet correspondant à 10 mg.de prednisone par jour (en outre, l\u2019ulcère gastrique qui s\u2019est développé dans 2 cas au cours de la prednisonothérapie a disparu au cours du traitement par I'ARISTOCORT).® 1.Rein.C.R.; Fleischmajer, R., et Rosenthal, AL.: J.A.M.A.165: 1821, (7 déc.) 1957.Shelley, W.B.et Pillsbury, D.M.: Communication personnelle.Sherwood.A.et Cooke, R.A.: Communication personnelle.Freyberg, R.H.; Berntsen, C.A., et Hellman, L.: Communication présentée au Congrés International sur les Maladies Rhumatismales, Toronto, 25 juin 1957.Hartung, E.F.: Communication personnelle.Schwartz, E.: Communication personnelle.Sherwood, A., et Cooke, R.A.: J.Allergy 2S: 97, 1957.Hellman, L.; Zumoff, B.; Kretshmer, N., et Kramer.B.: Communication présentée a la Conférence sur la Néphrose, Bethesda, Md., 26 oct.1957.9.Ibid.: Communication personnelle.10.Barach, A.L.: Communication personnelle.12.Cooke, R.A.: Communication personnelle.11.Segal, MS.: Communication personnelle.13.Dubois, E.L.: Communication personnelle.da CD IV 90 ~3 D Ov ocort Ni \"I'riamcinolone LEDERLE .dans les allergies respiratoires: \u201cBons ou excellents\u201d résultats dans 29 de 30 cas d'asthme bronchique rebelle chronique avec une dose quotidienne moyenne de seulement 7 mg.°.Dose moyenne de 6 mg.par jour pour enrayer l'asthme et de 2 à 6 mg.pour enrayer la rhinite allergique dans un groupe de 42 patients, avec réduction de la tension artérielle chez 12 d\u2019entre eux.\" .dans d\u2019autres affections: Deux échecs, 4 rémissions partielles et 8 cas de disparition totale de résultats chimiques anormaux portent à considérer l\u2019ARISTOCORT comme étant peut-être le stéroïde le plus désirable que l\u2019on ait découvert jusqu\u2019à ce jour pour le traitement du syndrome néphro- tique.*°.Diminution rapide de la cyanose et de la dyspnée due à la fibrose et l\u2019emphysème pulmonaire, avec amélioration marquée des patients réfractaires à la prednisone \u2018*!!!?,,.Réponse favorable rapportée dans 25 cas sur 28 de lupus érythémateux disséminé.'* Selon l\u2019acuité et la gravité de la maladie traitée, la dose initiale d\u2019ARISTOCORT est ordinairement de 8 à 20 mg.par jour.Une fois que les manifestations aiguës se sont calmées, on réduit la dose graduellement jusqu\u2019au niveau d\u2019entretien en diminuant la dose quotidienne totale de 2 mg.tous les 3 jours jusqu\u2019à la plus faible dose capable de supprimer les symptômes.Des études comparées sur des patients qu\u2019on a fait passer de la prednisone à l\u2019ARISTOCORT indiauent que la dosc d\u2019ARISTOCORT est inférieure d'environ le tiers dans l\u2019arthrite rhumatoïde, du tiers dans la rhinite allergique et l\u2019asthme bronchique, et du tiers ou de moitié dans les maladies inflammatoires et allergiques de la peau.L\u2019ARISTOCORT n\u2019exige aucune précaution du point de vue restriction du sel alimentaire ou supplément de potassium.L\u2019ARISTOCORT est présenté en comprimés rainurés de 2 mg (roses), flacons de 30: et en comprimés rainurés de 4 mg.(blancs) flacons de 30 et de 100.LEDERLE LABORATORIES DIVISION, CYANAMID OF CANADA LIMITED © 4N a9\u201d $880, AVENUE ROYALMOUNT, VILLE MONT-ROYAL.MONTREAL, P Q *uaneus nkrests L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 Le \u2018Dexamyl\u2019 répond de façon idéale à ce but car, en plus de son effet anorexigénique marqué, il calme la tension affective qui pousse si souvent l\u2019obèse à trop manger.Dans le traitement du surpoids, le \u2018Dexamyl\u2019 maîtrise le désir de \u2018grignoter\u2019 = ME a ~ pin # +4 san w; > $ 2 es A 4 H \u20ac gr ia RE or Le ¥ po \u201c4 ! ds = dar A a LÀ wait 4.: F a , ONE > Ld \\ Po > sr a Éd) = om > 3 PE pe v.À # 7e } 9A 46 à : 1 # F4 Ta 742 # z y + re LE WA fe Ce # nn x oui \u201ca.4 * 4 7 ® + tl ta Tie, Ÿ x Page ae LAE - ; oF \u201crly wv * i \u201cSis 4 » vu VE à 3 x 1 La = + Æ «3 uf as & + fc 2 uv x \"yh WE 4 1.5 - æ 2 Az ge 7 ! pré pes iw go * 4 Lui En CE ry \\ ag Vl ort a + #% a \u2018= a a% Le a Wi AEF ke i ty sn #0 su « A 5 Ës * dos HE \u2014\u2014 # a» We > = res ~~ # HE * Fr Fy ; ontre les pellicules Ca\u201d igi ar Ë fa Hs 26 SR, Spit ei SF se ?ape \u201cie ge Lu Ve § a HH ge 0 do 2 FILMTABS D'IBEROL par jour fournissent: LE BOSE CONVENABLE DE FER Sulfate ferreux USP.1.05 Gm.(Fer-élément \u2014 210 mg.) FLUS LE COMPLEXE B COMPLET BEVIDORAL® ,.1 unité U.S.P.(Orale) (Vitamine B12 avec concentré de facteur intrinsèque Abbot) | Acide folique .2 mg.Fraction hépatique 2, NF, .200 mg.Mononitrate de thiamine .6 mg.! Riboflavine .oun.6 mg.{ Niacinamide .30 mg.Chlorhydrate de pyridoxine .3 mag.Pantothénate calcique .6 mg.PLUS LA VITAMINE C Acide ascorbique .150 mg.l\u2019anémie des personnes qui prennent de l\u2019âge ® une autre indication de 2 lberol puissante médication anti-anémique associée au Complexe B complet (16Bett # a , Er # = = HE ull ttes. Mon cher Boucher, Je viens de lire votre chronique qui a paru dans L'Information médicale du 3 juin.« Sus au bruit », dites-vous.Comme vous avez raison de pester contre la bruyance de nos cités et surtout celle qui provient de l\u2019activité des hommes, la plus détestable et la moins intelligente, la moins productive qui soit.Vous parlez des pétarades de motos et du braillement crétinisant des phonos automatiques, de la radio et de la télévision, venant de pseudo-chanteurs blancs ou noirs, mâles ou femelles.Vous rendez-vous compte, mon cher Boucher, de la formation intellectuelle et caractérielle de notre jeunesse qui enregistre ces turpides sonores, de l\u2019abêtissement de notre population qui s'abreuve en auto, à domicile, dans les restaurants, dans les salles de danse, partout et même dans les salles de.malades de nos hôpitaux, de cette musique insipide et tumultueuse ' Le rythme, dit-on, le dynamisme de certaine musique est l\u2019aliment de la jeunesse qui aime le mouvement.Cette explication est une excuse de facilité.Je dirais que ce rythme musical appuyé par tous les bruits inimaginables de tam-tam et d'instruments pereu- tants et fouettants est plutôt le propre de la brousse et d\u2019un: automatisme moteur de primitifs.Musique pour secousses de croupion.Et quand le croupion l\u2019emporte, malheureusement la tête en souffre! Je me rappelle un article de Georges Duhamel, notre illustre confrère, humain et humaniste s\u2019il en fut, qui parut dans Candide à l\u2019époque de l\u2019avant-dernière guerre.Il portait \u2018le titre suivant: « Parc national du silence » et développait la prédiction que tôt où tard on devra établir, au sein des masses d'hommes et des machines modernes, des oasis de paix et de silence où les habitants des grandes agglomérations pourraient se recueillir dans une atmosphère de calme et de quiétude, au sein d\u2019 une, nature, où l\u2019artifice et le bruit seraient prohibés.203307 L'Union Méd.Canada 770 BULLETIN Tome 87 \u2014 Juil.1958 Notre prestigieux collègue français se permit un voyage aux Etats-Unis et, en guise d\u2019impressions, il livra à l\u2019édition un livre qu\u2019il intitula: « Scènes de la vie future ».Vous vous en souvenez, cher ami, ce livre créa un certain remous et fut mal reçu et surtout mal compris de nombreux Canadiens de notre milieu.Ils jugèrent ce document indécent et injuste à l\u2019égard de nos voisins, démontrant plus ou moins consciemment jusqu\u2019à quel point ils étaient investis, envoûtés même par certains modes de vie et de pensée de nos amis du sud.Alors que Duhamel n\u2019avait voulu que prévoir, avec une claire lucidité et une tristesse d\u2019intellectuel, le cours que suivrait inéluctablement la civilisation contemporaine dont il venait d'observer le prototype.Bien entendu, tous les Américains ne sont pas des admirateurs et des participants des danses primitives, de la musique affolante, aboyante ou larmoyante; il y a en Amérique une élite surabondante, des artistes, des écrivains, des savants et même des humanistes; et ce qui nous touche de plus près, de merveilleux centres de clinique et de recherches médicales.Nous apprécions et admirons les œuvres et les écrits que cette élite produit.Mais quel écart entre cette élite et certaines classes de la population et surtout quel malheur pour tous que quelques-unes des exportations de nos voisins contribuent pour une part importante à l\u2019intoxication du monde et à accélérer sa course vers une civilisation où le bruit, contre lequel vous vous élevez, mon cher Boucher, où l\u2019amusement exclusivement physique, où le divertissement sans relâche pour éviter de sentir le poids de la vie, mènent vers l\u2019anéantissement de joies plus durables et profondes, inhérentes aux attributs culturels de l\u2019homme, vers la désaffection de l\u2019existence en communion intime avec la nature et l'esprit.Les Etats-Unis sont un grand pays, formant une puissante nation aux merveilleuses réalisations techniques, riche et fière de libertés, se libérant des préjugés, où la vie offre toutes les possibilités et les facilités de confort, de joie de vivre à condition qu\u2019on y mette le prix.Cependant, un certain amollissement s\u2019infiltre dans les moeurs et les esprits de cette nation, dégradant la vigueur et la puissante détermination des pionniers qui ont bâti les Etats-Unis et ont fait, I Union, Méd, Gonads BULLETIN 771 à même les richesses naturelles de la contrée, cet immense et puissant pays qui est notre voisin.L'argent et la recherche incessante du plaisir qui motivent les activités d\u2019une part importante de la population américaine, sont probablement une conséquence inéluctable de sa richesse, mais aussi la génèse de l'état d'esprit, de la mentalité qui fabrique les produits d'exportation que nous n\u2019aimons pas et qu'un très grand nombre d\u2019Américains n\u2019aiment pas plus.Il va sans dire, cher ami, que vos protestations légitimes ne changeront rien à rien, que l\u2019amertume de mes remarques ne fera également aucune marque sur quiconque et quoi que ce soit.Mais aurons-nous eu, au moins, l\u2019occasion de lever une soupape et de protester contre des monstruosités de notre civilisation.Des monstruosités qui troublent la sérénité du monde et entravent la mise en œuvre d\u2019une hygiène de vie moins génératrice de névroses et autres déséquilibres psychiques des hommes esclaves de leurs inventions.Espérons, mon cher confrère, que nous aurons la fortune de pouvoir résister à ces puissants assauts qui nous investissent.Roma AMYOT. | PROGRAMME SCIENTIFIQUE DU 28e CONGRÈS DE L\u2018A.M.L.F.C.À SAINT-ANDRÉ-SUR-MER, NOUVEAU-BRUNSWICK Septembre 1958 Le vendredi 12 septembre Avant-midi 10 h.\u2014 Le cancer du col.\u2014 Raymond Boulay, Campbellton, N.-B.Le traitement de l\u2019infarctus aigu.\u2014 Eug.-J.Cormier, Moncton, N.-B.Diverticulose et diverticulite du sigmoïde.\u2014 Claude Gaudreau, Ed- mundston, N.-B.Le cathétérisme du cœur.\u2014 Emilien Labelle, Montréal.11 h.30\u2014 L\u2019arrêt du cœur à la salle d\u2019opération.\u2014.Bénédict-E.Pothier, Dalhousie, N.-B.Les hyperglycémies non diabétiques.\u2014 Fernand Hamel, Ottawa, Ont.Cholécystites aiguës.\u2014 Philippe d\u2019Entremont, Moncton, N.-B.Lupus érythémateux aigu.\u2014Richard Lessard et Marcel Guay, Québec.Après-midi | RE .2h.30 \u2014 Etiologie et prévention de l\u2019empoisonnement chez Uenfant.\u2014 Honri-J.Breault, Windsor, Ont.Le traitement rationnel de la diarrhée infantile.\u2014 Loyola-E.Le- Blane, Edmundston, N.-B.Erythroblastose fætale et exsanguino-transfusion.\u2014 Eug.Allard et S.Dombrowski, Québec.Inégalités de longueur des membres inférieurs chez l\u2019enfant.\u2014 Calixte Favreau, Montréal.4 h.\u2014 Colloque sur les stéroïdes.\u2014 Animateur: Charles-Emile Grignon.L\u2019hypersensibilité en regard des maladies du collagène et des sté- roides.\u2014 Jacques Léger, Montréal.Métabolisme et dosage chimique des corticostéroides.\u2014 Claude Giroud, Mentréal.Applications cliniques du dosage chimique des corticostéroïdes.\u2014 A.Lanthier, Montréal.Hyperaldostéronisme primaire.\u2014 Jacques Genest, Eric Koiw, W.Nowaczinski, Thomas Sandor, Joffre Brouillette, Pierre Beauregard, Edouard Bolté, Maurice Verdy et Julien Marc-Auréle.Ce travail sera présenté par Joffre Brouillette.5h.30 \u2014 La rate dans Uhypertension portale.\u2014 André Lemaire, Professeur a la Faculté de Médecine de Paris. L'Union Méd.Canada 2 eat Tome 87 \u2014 Juil.1958 BULLETIN MES 773 Le samedi 13 septembre Avant-midi 10 h.\u2014 L\u2019ulcère gastrique.\u2014 G.-R.Boileau, Edmonton, Alberta.Médecine psychosomatique dans les hôpitaux généraux.\u2014 Yves Rouleau, Québec.Allergie gastro-intestinale.\u2014 Raymond Savignac, Worcester, Mass.Splénectomies, indications et techmques.\u2014 Wilfrid-M.Caron, Québec.| 11 h.30 \u2014 Colloque sur l\u2019ulcère peptique.\u2014 Animateur: René-L.DuBerger, Sherbrooke.\u2014 Collaborateurs: Gérard-L.Larouche, Sherbrooke; Paul Chevalier, Sherbrooke; Albert Jutras, Montréal, et L.-Chs Simard, Montréal. MODIFICATIONS DE LA VENTILATION ET DE L'ÉQUILIBRE ACIDO- BASIQUE OBSERVÉES AU REPOS ET À L'EFFORT CHEZ 159 MALADES ATTEINTS DE PNEUMOPATHIE CHRONIQUER.SOUCY, F.GREGOIRE, C.LÉPINE, M.-J.LABERGE, J.LAPALME, Institut Lavoisier, Hôpital Saint-Joseph de Rosemont (Montréal).Le bilan de la fonction respiratoire ne doit pas se faire seulement au repos mais comporte aussi une épreuve d\u2019effort appropriée à la capacité du sujet.L'étude des gaz expirés et du sang artériel renseigne le clinicien sur l\u2019efficacité de la ventilation intra-pulmonaire (1, 2) et sur l\u2019équilibre acido-basique (3, 4) du malade.La respiration pulmonaire est la résultante des réactions intra-cellulaires qui se passent dans l\u2019organisme.Lors du métabolisme, la cellule utilise de l\u2019oxygène et produit de l\u2019anhydride carbonique.Les oxydations tissulaires de l\u2019adulte normal au repos demandent environ 250 cm?d\u2019oxygéne et produisent 200 cm?de gaz carbonique par minute.Au cours de l\u2019effort, la production d\u2019anhydride carbonique suit plus ou moins l\u2019augmentation de la consommation d\u2019oxygène et l\u2019organisme doit mettre en œuvre des mécanismes extrêmement efficaces et rapides pour empêcher sa rétention et le développement de l\u2019acidose respiratoire.En effet, l\u2019anhydride carbonique-produit par les tissus réagit avec l\u2019eau du milieu ambiant pour former l\u2019acide carbonique: anhydrase CO.+ H:0 H.CO: carbonique Il est transporté par le sang dont les systèmes tampons préviennent tout changement important du pH.Nous savons que le pH du sang artériel varie de 7.35 à 7.50 unité pH pour rester dans les limites physiologiques.Il est donc nécessaire que le sang renferme des systèmes chimiques pour lui permettre le transport des nombreuses molécules de CO, des tissus vers l\u2019appareil pulmonaire.Le transport du CO: est favorisé par des systèmes tampons complexes formés de molécules de H:CO; - BHCOs - protéines - Hémoglobines lesquelles sont en équilibre dans le plasma et dans les cellules selon des rapports rigoureux : BHCO, B protéinate dans le plasma: rene H.CO; H protéinate BHCO:.BHb BHbO:; dans les cellules: H:CO4 HHb HHbO, Ces entités chimiques sont les transporteurs de CO.C\u2019est le poumon qui est l\u2019agent régulateur actif d\u2019intervention rapide.Il contrôle par la ventilation, le rapport BHCO3/H:C03, dont il maintient la valeur aussi près que possible de 20/1 en diminuant ou en accélérant l\u2019expulsion du CO4 sanguin.Le poumon a besoin d\u2019une ventilation alvéolaire d\u2019environ 4 litres d\u2019air par minute au repos (environ 55% de la ventilation totale incluant l\u2019espace mort de la valve et de la pièce buccale) pour éliminer convenablement le gaz carbonique (5).On évalue à plus de 300 litres la quantité de gaz carbonique rejeté quotidiennement par le poumon (6).Pour s\u2019associer aux systèmes chimiques, il faut que le CO; tissulaire entre en solution dans le plasma selon sa pression partielle (pCOz) et conséquemment apparaîtra sous deux formes; CO, gazeux et H,CO3.Lorsque le pCO, augmente ou diminue, l\u2019acide carbonique varie dans le même sens.Cet acide se dissocie dans le plasma selon l\u2019équation suivante: HCO.H+ + -\u2014HCO, acide carbonique ions ions hydrogène bicarbonate et un système tampon vient de se constituer entre les molécules de cet équilibre chimique.1 \u2014HCO: BHCO: \u2014 = ou H+ H.COs H.COs L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 La concentration en ions hydrogènes par litre de plasma exprimée par son cologarithme deviendra la définition du pH dont la valeur dépendra du rapport des ions bicarbonates/ acide carbonique.C\u2019est ainsi que prennent naissance dans le sang les systèmes tampons qui permettront de véhiculer beaucoup de CO, ou BHCOs.Ces trois modes de transport du CO, sont reliés par une équation mathématique bien connue, celle de Henderson-Hasselbach laquelle représente 1\u2019équilibre aeido-basique du sang.(BHCOs) + log (HCO) pH = pK\u2019 A l\u2019aide de cette équation, on peut calculer shacune des variables, pH, BHCO; et H2C03 en autant que deux d\u2019entre elles sont connues (7).Ces variables seront en définitive affectées par la ventilation pulmonaire puisque cette dernière contrôle directement le pCO, alvéolaire.La pression partielle de l\u2019anhydride carbonique de l\u2019air alvéolaire et du sang, le pH et la réserve alcaline rendent compte de l\u2019état fonctionnel du poumon.Nous avons analysé ces variables au repos et à l\u2019effort chez un groupe de malades et un groupe de normaux.Nous tenterons de trouver à l\u2019aide de nos résultats des éléments de pronostic en relation avec les modifications respiratoires et l\u2019état pathologique du poumon.La ventilation pulmonaire normale au repos doit être de 6 à 8 litres d\u2019air par minute (8, 9) pour éliminer convenablement le gaz carbonique et ne laisser dans les alvéoles du poumon qu\u2019une pression de CO, d\u2019environ 40 mm Hg (5.5%).Cette pression d\u2019anhydride carbonique dans les alvéoles est nécessaire pour maintenir l\u2019équilibre acido-basique physiologique et protéger la réserve alcaline.Cependant lorsque le poumon souffre d\u2019insuffisance respiratoire, la ventilation et les échanges gazeux pulmonaires sont modifiés parfois au repos mais surtout à l\u2019effort.L\u2019effort augmente en effet la consommation d\u2019oxygène et le catabolisme cellulaire.Le gaz carbonique est donc produit en plus grande quan- SOUCY ET Corr.: PNEUMOPATHIE CHRONIQUE 775 tité.D\u2019ailleurs, d'autres éléments que le COs,, tels que les métabolites acides prennent naissance dans les muscles au travail et contribuent à dissocier les bicarbonates et à modifier le pH sanguin vers l\u2019acidose.Nous nous proposons dans le présent travail de préciser le comportement de la ventilation pulmonaire et l'équilibre acido-basique du sang prélevé au repos et à un effort modéré chez des sujets normaux et des malades atteints de pneumopathie chronique.Nous présentons les résultats de la ventilation pulmonaire en regard du pCO», contenu en CO; et pH de 159 sangs artériels étudiés au repos et à l\u2019effort chez autant de sujets souffrant de fibrose ou d\u2019emphysème pulmonaire.Dans une prochaine communication, nous étudierons les mêmes catégories de malades au point de vue des échanges respiratoires en rapport avec le gaz oxygène.MALADES Nous avons examiné 159 malades souffrant de maladies pulmonaires diverses et 7 sujets normaux.Les différentes maladies pulmonaires occasionnant des troubles fonctionnels peuvent se diviser en deux grandes classes: l\u2019emphysème et la fibrose.D\u2019après l\u2019intensité des troubles constatés, nous pouvons subdiviser l\u2019emphysème en 4 degrés et la fibrose en deux degrés.Nous avons cru bon de présenter ci-dessous un résumé des anomalies fonctionnelles rencontrées dans chacune de ces classes.L\u2019âÂge varie entre 17 et 60 ans.Les sujets ont été amenés au laboratoire entre 8.00 et 9.00 a.m.à jeun et laissés au repos en position couchée au moins 1 heure avant de commencer l\u2019expérience.Nous avons analysé le sang artériel au repos et à l\u2019effort de cinq groupes différents, 7 normaux, 40 emphysémateux I-II, 25 emphysémateux III-IV, 59 tuberculeux pulmonaires avangés et 35 malades atteints de.fibrose non spécifique.Cette classification nous permettra -d\u2019observer les modifications apportées au repos et à l\u2019effort, à la ventilation et à l\u2019équilibre, acido-basique du sang artériel pour divers états pulmonaires pathologiques. L'Union Méd.Canada 716 SOUCY Er CouL.: PNEUMOPATHIE CHRONIQUE To 87 Juil.1958 me \u2014 Juil.SHEMA COMPARATIF DE QUELQUES ANOMALIES FONCTIONNELLES , POUMON SANG Nature Signes.de la cliniques et Capac{ité| Capacité| Cap rés .| Vent, Satu- Réserve maladie radiologiques vitale vitale Cap.tot,|alvéod ration pCO, alcaline pH minutée % laire % vol.% Emphysème absent R N N 4 N N N N N non ou obstructif peu E N N N N N Emphysème R N J Î N N N T N I + obstructif E N N N T N Emphysème R N | 1 N N N 4 N II + + obstructif E N l N A N Emphysème R ih Re yr vd ?1 obstructif E J + T {\\ J Emphysème R J J Î Î | IV ++++ obstructif E to J J Î Î | Fibrose I R | N N Î N JL L + (tubercu- + 1 lose) E 1 N + JL Fibrose II + + R | N N oul T N oud + J î ; Ty vy L4L T1 N= normal R= repos E:effort Va suguentation, Ny diminution proportionnellement À la longueur de la flèche, TECHNIQUE Les principes de la méthode d\u2019étude et les moyens d'analyses utilisés dans ce travail ont été exposés en détail ailleurs (Soucy et coll.10) et nous ne rappellerons que les grandes lignes de la condition d\u2019effort.Le travail réalisé par les malades représente pour les femmes une marche à 2 mi./hr.à l\u2019horizontale ou à 4% de pente, et pour les hommes une marche de 2 ou 3 mi./hr.avec une pente de 4 à 8%.Cet exercice a permis d\u2019augmenter la ventilation pulmonaire par rapport à l\u2019état de repos d\u2019environ 3 fois et la consommation d'oxygène de 4 à 5 fois.Ces conditions d\u2019effort nous ont permis d\u2019étudier la fonction ventila- toire et les conséquences sur les échanges respiratoires chez différentes catégories de malades.La ventilation alvéolaire minute fut déterminée par l\u2019emploi de la formule de Fenn- Otis-Rahn (11).VA \u2014 0864 x VCO; cm*/min.(S.T.P.D.) ~~ PaCO; mm Hg.VA = ventilation alvéolaire (B.T.P.S.) VCO: = CO; expulsé du poumon en cm®/min.(S.T.P.D.) PaCO.= Pression du CO, en mm Hg.dans le sans artériel.RÉSULTATS La ventilation totale pulmonaire enregistrée chez les différents groupes de malades et chez les normaux est donnée au tableau 1.À l\u2019état de repos, tous les malades ont une ventilation globale exprimée en litres-/minute/m?comparable à celle des individus nor- L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 maux.À l\u2019effort, les emphysémateux III-IV accusent une ventilation totale inférieure à celle des autres groupes.Ceci s\u2019explique par un exercice moins intense tel qu'indiqué par la consommation d\u2019oxygène à l\u2019effort rapportée au tableau III.Les ventilations alvéolaires en litres/min./m?mesurées tant au repos qu\u2019à l\u2019effort figurent au tableau II et SOUCY Er CorL.: PNEUMOPATHIE CHRONIQUE 777 les consommations d\u2019oxygène exprimées en cc/min./m* au tableau III.Ces valeurs nous ont permis d\u2019apprécier l\u2019intensité de l\u2019effort réalisé par chaque catégorie de sujets selon que la marche sur le tapis roulant exigeait une consommation d\u2019oxygène égale à trois ou quatre fois celle de l\u2019état de repos.La ventilation pulmonaire permet le renou- TABLEAU I LES VALEURS DE LA VENTILATION TOTALE PULMONAIRE AU REPOS ET A L'EFFORT CHEZ 159 CAS DE PNEUMOPATHIE CHRONIQUE DIES VENTILATION TOTALE EN LITRES /MINUTE /M2 REPOS EFFORT PULMONAIRES N MOYENNE * ag MOYENNE * a Emphysème I-II 30 6.2 ¥ 0.28 1.7 18.4 * 0.86 5.4 Emphysème III-IV 25 5,5 = 0,31 1.5 13,1 * 1,13 5,6 3 3350 Tuberculose .+ - II-III 59 5.9 = 0.27 2.0 17.1 - 0.73 5.6 Fibrose 35 6.3 t 0.37 2.2 20.6 ¥ 0.87 5.1 Normaux 7 5,0 18 4 #MOYENNE = moyemne arithmétique et son erreur standard, og = déviation standard, TABLEAU II LES VALEURS DE LA VENTILATION ALVEOLAIRE PULMONAIRE AU REPOS ET A L'EFFORT, MALADIES VENTILATION ALVEOLAIRE EN LITRES/MINUTE/M2 REPOS EFFORT PULMONAIRES N MOYENNE | og | MOYENNE aT Emphysème + I-II 40 2.9 £0.13 0.82 10,8 * 0.51 3.2 Emphysème III-IV 25 2,0 t 0.17 0.59 5.6 * 0.78 34 Tuberculose II-III 59 2.9 £0.13 0.98 10,1 * 0,43 3.3 Fibrose 35 2.9 ¥ 0.17 1.30 12.7 * 0,54 3.1 Normaux 7 2.7 13.5 78 SOUCY Er CoLL.: PNEUMOPATHIE CHRONI l'Union Med.Canada 7 ONIQUE Tome 87 \u2014 Juil.1958 TABLEAU III LES VALEURS DE LA CONSOMMATION D'OXYGENE AU REPOS ET A L'EFFORT, MALADIES CONSOMMATION D'OXYGENE EN C.C./MINUTE/M® REPOS EFFORT PULMONAIRES N MOYENNE a\u2014 MOYENNE ag Emphysème I-II 40 154 ¥ 5.3 33.7 570 * 28 180 Emphysème III-IV 25 152 * 6.9 34.6 437 ¥ 26 128 Tuberculose II-III 59 142 * 5,1 39.5 514 Ÿ 20 154 Fibrose 35 147 £ 5.9 35.1 621 T 29 172 Normaux 7 149 658 TABLEAU IV LES VALEURS DE LA TENSION EN CO, DU SANG ARTERIEL DE 159 CAS DE PNEUMOPATHIE CHRONIQUE ETUDIÉS AU REPOS ET A L'EFFORT.MALADIES TENSION DU CO, EN MM/Hg REPOS EFFORT PULMONAIRES N MOYENNE aT MOYENNE T\u2014 Emphysème I-II 40 40.0 ¥ 0.8 5.0 42.0 * 0.8 5.3 Emphysème III-IV 25 54,9 F 1,4 7.1 58.7 * 1,6 7.9 Tuberculose II-III 59 37.8% 0.6 4.5 40.4 * o.7 5.3 Fibrose 35 39.8 0.9 5.4 40.3 ¥ 0.8 4.8 Normaux 7 40.9 40.6 vellement de l\u2019air alvéolaire.Au tableau 4 sont inscrites les valeurs moyennes de la pression du gaz carbonique dans le sang artériel chez les malades et quelques individus normaux étudiés à l\u2019état de repos et à l\u2019effort.L'équilibre acido-basique du sang changera selon l\u2019état pulmonaire des patients et aura une tendance d\u2019autant plus forte vers l\u2019acidose que l'insuffisance ventilatoire sera plus prononcée.Cet équilibre chimique est représenté par la tension en gaz carbonique, le pH et les bicarbonates du sang artériel dont les chiffres respectifs se trouvent aux tableaux 5 et 6.Les variations de chacune des valeurs obtenues soit à l\u2019état de repos, soit à l\u2019effort sont parfois considérables.Les valeurs moyennes ad iy L\u2019Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 SOUCY ET CouL.: PNEUMOPATHIE CHRONIQUE 779 TABLEAU V LES VALEURS DU pH DU SANG ARTERIEL ANALYSE AU REPOS ET À L'EFFORT, H MALADIES REPOS p EFFORT PULMONA IRES N MOYENNE ag MOYENNE a= Emphysème \"II w 40 7.44 * 005 .037 7,39 * .007 out Emphysème TTL IV 25 7.41 * ,007 037 7.37 .008 .043 Tuberculose II-III 59 7.44 * 004 .032 7.39 F .006 .046 Fibrose 35 7.44 005 .033 7.40 ¥ 009 .057 Normaux 7 7.43 7.39 TABLEAU VI LES VALEURS DU CONTENU EN CO, DU SANG ARTERIEL ANALYSE AU REPOS ET A É'EFFORT.MALADIES CONTENU EN CQ, EN VOLUME POURCENT REPOS EFFORT PULMONAIRES N MOYENNE d MOYENNE a Emphysème TT 40 49,7 * 0.63 4,0 46,9 Ÿ 0.67 4.2 Emphyséme III-IV 25 60.3 * 1.03 5.2 59.1 ¥ 1.27 6.3 Tuberculose + + II-III 59 48,0 Ë 0.44 3.4 45.2 ¥ 0,48 3.7 Fibrose 35 48.4 \u20ac 0.65 3.8 45.3 ¥ 0.79 4.6 Normaux 7 49.1 44.8 ont été trouvées ainsi que l\u2019erreur moyenne et l\u2019écart-type ou déviation standard.Discussion L'étude de la ventilation globale du poumon au repos ne donne pas une idée exacte de l\u2019insuffisance respiratoire.La ventilation totale moyenne au repos enregistrée chez les différents groupes de malades est égale à celle des sujets normaux (tableau 1).L\u2019effort modéré représenté par une consommation d\u2019oxygène d\u2019environ 4 fois celle de l\u2019état de repos (tableau 3) entraîne un accroissement de la ventilation moyenne variant entre 17.1 et 20.6 litres d\u2019air/min./m?.Cependant les emphysémateux très avancés n\u2019ont ventilé en moyenne que 13.1 litres d\u2019air/min./m?pour un effort souvent maximum, mais qui peut {80 être à peine considéré comme modéré puis- qu\u2019il n\u2019entraînait une consommation d\u2019oxygène que de trois fois supérieure à celle de l\u2019état de repos.Cette classe de malades présentait à l'examen des symptômes de dyspnée marquée à l\u2019effort de 1 ou 145 mi./hr.à l\u2019horizontale ou avec une pente de 4%.Il est important de noter que les emphysémateux III- IV semblent plus limités que les autres du point de vue ventilation.La dissociation de la ventilation totale en ses composantes est susceptible de fournir d\u2019autres renseignements sur l\u2019état fonctionnel 100; - 90} 80; 70| % 60} 50 40; VA/VT 30} 20} 10} A SOUCY Er Cour.: PNEUMOPATHIE CHRONIQUE L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 III-IV tant au repos qu\u2019à l\u2019effort modéré.Au repos, la ventilation intrapulmonaire et alvéolaire accuse une diminution de 900 cm3/ min.pour une ventilation totale égale aux autres sujets pathologiques examinés dont les alvéoles semblent aussi bien ventilées au repos que celles des sujets normaux.Dans l\u2019emphysème pulmonaire sévère, la ventilation alvéolaire à l\u2019effort modéré est sérieusement affectée et ne s\u2019élève en moyenne qu\u2019à 5.6 litres/min./m*.Les autres malades ont atteint une consommation d\u2019oxygène un peu plus grande et la ventilation alvéolaire n\u2019est pas DIAGRAMME | AU REPOS oO NORMAUX EMPHYSEME pulmonaire.Le volume d\u2019air mobilisé par le poumon se divise en deux parties: 1.l\u2019espace mort qui comprend tout l\u2019air à partir de la bouche jusqu\u2019aux canaux alvéolaires et l\u2019air qui ne participe pas aux échanges gazeux alvéolo- capillaires, 2.l\u2019air alvéolaire qui permet les échanges gazeux avec le sang perfusant les alvéoles.Pour une ventilation donnée, toutes choses étant égales, -la- ventilation alvéolaire est inversement proportionnelle à l\u2019espace mort.Les résultats inserits au tableau II, révèlent une diminution importante de la ventilation alvéolaire des , emphysémateux EMPHYSEME TUBERCULOSE FIBROSE 1Hi- wv tl- 001 inférieure à 10 litres et ne dépasse pas 12.7 litres/min./m?.La ventilation alvéolaire exprimée en litre/min./m?par rapport à la ventilation globale* (VA/VT) représente l\u2019efficacité de la ventilation pulmonaire.C\u2019est une base de comparaison qui peut servir comme moyen de pronostic dans l\u2019étude fonctionnelle du poumon.* La ventilation globale/minute (VT) est calculée en incluant au volume d\u2019air expiré en une minute la ventilation de la pièce buccale et de la valve (espace mort de la pièce et de la valve, 82 cm3 B.T.PS.X fréquence respiratoire) ; elle est exprimée à 37° C., à la pression ambiante, et saturée de vapeur d\u2019eau (B.T.PS.). L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 Les diagrammes I-II représentent au repos et à l\u2019effoft les rapports VA/VT exprimés en pourcent chez les sujets normaux et chez les sujets pathologiques.À l\u2019état de repos, la ventilation alvéolaire moyenne est de 54% chez les normaux, de 48% dans l\u2019emphysème I-II, 100; 90 * 80 701 % 60} SOI 40] Va / VT 30! 207 10} EMPHYSEME 1-11 NORMAUX de 37% dans l\u2019emphysème III-IV, de 49% dans la tuberculose II-III et de 46% dans la fibrose.A l\u2019effort, les normaux avaient 73% de ventilation alvéolaire moyenne/ventilation totale, les emphysémateux I-II, 60%, les emphysémateux III-IV 43%, les tuberculeux II-IIT 59.4% et les fibrotiques 62%.Le rapport ventilation alvéolaire/ventilation totale permet de connaître l\u2019efficacité de la ventilation des alvéoles dans diverses affections pulmonaires.Au repos, la ventilation alvéolaire des emphysémateux modérés et des tuberculeux II-III est légèrement inférieure à celle des individus normaux mais un peu meilleure que celle des fibrotiques.L\u2019emphysème avancé se caractérise par une hypoventilation alvéolaire marquée dénotant une exagération des troubles de la mixique et de la mécanique intra-pulmonaire.L\u2019efficacité de la ventilation pulmonaire SOUCY ET Cour.: PNEUMOPATHIE CHRONIQUE EMPHYSEME 781 chez les normaux comme chez les malades affecte les échanges gazeux alvéolaires et conséquemment la composition du sang artériel.La pression artérielle du CO» est directement affectée par une modification de la ventilation pulmonaire.Au repos et à l\u2019effort, la DIAGRAMME |! A L'EFFORT TUBERCULOSE 06-00 ta \"a ty fa iE FIBROSE Hi-1v ventilation alvéolaire détermine la\u2019 tension artérielle en gaz carbonique.De plus, la tension du gaz carbonique influence directement la concentration des ions H et indirectement la réserve alcaline.La ventilation alvéolaire joue donc un rôle important dans l\u2019équilibre acido-basique du sang.Le graphique I illustre bien l\u2019inter-relation qui existe entre la ventilation totale, alvéolaire et la rétention de COs dans le sang de différents sujets normaux et malades étudiés à l\u2019état de repos.Les emphysémateux graves manifestent une hypoventilation alvéolaire à 2 litres/min./m° et cette insuffisance ventilatoire s\u2019accompagne d\u2019une élévation permanente de COz dans l\u2019alvéole et dans le sang artériel.La courbe du graphique I rapporte une valeur moyenne de 55 mm Hg pour la pression artérielle du COs avec tendance à l\u2019acidose.L\u2019organisme réagit grâce aux mécanismes rénaux qui permettent 782 de retenir plus d\u2019ions Na+ K+ Ca++ afin de neutraliser l\u2019acide carbonique.La réserve alcaline s\u2019élève en moyenne à 60.3 volumes % dans l\u2019emphysème III-IV et la courbe de dissociation des bicarbonates serait modifiée (12).Cette compensation empêche le pH de devenir trop acide et la valeur moyenne trouvée chez les emphysémateux avancés est de 7.41 au repos (tableau V).Cette rétention de gaz carbonique dans le sang et dans les alvéoles des emphysémateux avancés devrait stimuler la ventilation globale du poumon par l\u2019excitation des centres respiratoires sensibles à l\u2019élévation du pCO, alvéolaire et artériel.La ventilation globale accuse au contraire une diminution de ventilation à 5.5 litres/min./m?par rapport à des ventilations totales de 5.9 litres/min./m?et plus pour toutes les autres catégories de malades.Cette hyposensibilité chez l\u2019emphysémateux dénote une narcose ou une intoxication des centres respiratoires par le CO».Pendant des années ces malades sont affectés d\u2019une rétention de CO, qui émousse le réflexe central et ils manifestent une tolérance anormale à l\u2019hypercapnie.Cette modification du centre régulateur serait réversible d\u2019après certains auteurs (13), définitive pour les autres (14).Son mécanisme physiologique n\u2019est pas encore bien connu (14).Cependant il est reconnu que la perte de sensibilité du centre respiratoire chez l\u2019emphysémateux augmente l\u2019importance des chémorécepteurs périphériques sensibles aux variations de la pression artérielle d\u2019oxygène (14 - 15 - 16).Il est important d\u2019observer que la ventilation globale moyenne des individus normaux de 5.0 litres/min./m° est inférieure à celle des malades et malgré cette diminution, la ventilation alvéolaire moyenne est de 700 cm3/ min./m?plus grande que celle des emphysémateux III-IV.Cette observation démontre que 54% de la ventilation totale sert à ventiler les alvéoles chez les normaux tandis qu\u2019elle n\u2019est que de 37% chez les emphysémateux avancés.L\u2019espace mort pulmonaire est donc augmenté dans l\u2019emphysème grave.Au point de vue de l\u2019équilibre acido-basique SOUCY Er CouL.: PNEUMOPATHIE CHRONIQUE L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 du sang artériel, les valeurs du graphique I pour les pCO,, pH, BHCO; au repos sont dans les limites physiologiques et comparables à celles des normaux chez les emphysémateux modérés, les tuberculeux, et les fibrotiques.Elles montrent cependant une certaine acidose chez les emphysémateux avancés.Quel sera l\u2019effet d\u2019un effort modéré sur l\u2019équilibre acido-basique de ces différents groupes et particälièrement chez les emphysémateux avancés?Le graphique II démontre GRAPHIQUE I LA VENTILATION TOTALE (V.1/M ) ET ALVEOLAIRE (VA/M2) EN REGARL LES PH, pCO , BHCO3 DO SANG ARTERIEL PRELEVE AU REPOS CHEZ 7 NORMAUX ET 159 MALAIES PULMONAIRES, 4 ° ° > Le e + rd \u2014 È 54 .3 ; u 3 3 o o \u201c o\u2014 ~~ A0 © É G oO - Ë 1 ® VENT.TOTALE O VENT, ALVEOLAIRE @ BHCO3 VOL.% © pCO; M4 Hg 60 {7.65 \u201c pH =] oO > La) © 2 205 © 7.5 : E = 2 E = Ke=ommom =\" x Ree cere » mw g + © © 7.49 2 + 39 7,39 NORMAUX EMPHYSEME EMPHYSEME TUBERCULOSE PIBROSE 1-11 II1-IV II-IIT les modifications de la ventilation pulmonaire et de l\u2019équilibre acido-basique du sang artériel prélevé à un effort modéré.Les emphysémateux III-IV ont une ventilation alvéolaire nettement insuffisante qui s\u2019accompagne d\u2019une rétention de gaz carbonique dont la pression artérielle moyenne est de 59 mm Hg.Ce groupe de malades accuse en effet une ventilation alvéolaire à l\u2019effort qui représente seulement 43% de la ventilation globale comparativement à 60% pour les autres cas pathologiques.L\u2019insuffisance respiratoire de L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 VENT, TOTALE ET ALVEOLAIRE L/MINAR PCO?EN MM/Mg OU BHCO3 VOLS + 4 VENTILATION ET pCO ALVEOLAT SRA (ve/ê EK KEGARL LÆS pH,pCCa,BHCO 25 23 o oO 51 4) | DS 7 SNS SOUCY ET Corr.: PNEUMOPATHIE CHRONIQUE 783 PHIQUE II ) ET LA VENTILATION ALVEOLAIRE (VAAË) IV SANG ARTERIEL PRELEVE A L'EPPORT CHEZ 7 \u201cORMAUX ET 159 MALADES PULMONATRES , O e VENT, TOTALE © VENT, ALVEOLA IRE @ BHCO3 VOL.$ © pCO MM Hg {7.60 ® * pH NORMAUX 634 Nn La A 434 \u2019 > 32s L/MIN/MÉ OU MA H- 14 EMPHYSEME I-11 LA VENTILATION ET LE pCO.ALVEOLAIRE POUR UN SUJET NORMAL A L\u2019EFFORT PROGRESSIF SUR TAPIS ROULANT A 31% mi/hre AVEC UNE PENTE DE 0-16%.EMPHYSEME TUBERCULOSE PIBROSE ITI-IV II-III GRAPHIQUE II pCO, ARARRXOO000000 À.a l\u2019emphysème pulmonaire avancé se manifeste davantage à l\u2019effort par une diminution marquée de la ventilation alvéolaire avec acidose respiratoire consécutive.Il est à noter que chez les normaux et les autres groupes étudiés, il n\u2019y a ni rétention de CO, ni déséquilibre acido-basique.En effet le pCO; artériel varie entre 37 et 41 mm Hg et le contenu en CO; entre 45 et 47 volumes %.Lorsque le poumon ne souffre pas d\u2019insuffisance respiratoire, il n\u2019y a pas de raison d\u2019enregistrer même à l\u2019effort une pression artérielle de CO, supérieure à 48 mm Hg à moins d\u2019une hypoventilation alvéolaire.Le graphique III représente les différents pCO, alvéolaires enregistrés lors d\u2019effort progressif chez un normal.Le sujet a marché sur un tapis roulant à une vitesse de 315 mi./hr.de l\u2019horizontale à une pente de 16%.Cet effort a permis d\u2019obtenir des consommations d\u2019oxygène variant de 200 cm®/min./m?& 1600 cm3/ min./m?et la ventilation pulmonaire est passé de 5 litres/min./m?& 49.6 litres/min./m?La ventilation alvéolaire variant de 3.4 li- À.a a A 233 4023 699 899 1999 12 32 1433 16 3) CONSOMMATION D'OXYGENE EN C.C./MIN./M2 784 tres/min./m* à 36.2 litres/min./m\u201d fut toujours suffisante pour empêcher toute rétention de CO» dans les alvéoles.Les pressions de CO» alvéolaire ont varié de 42 à 47 mm Hg au cours de cet effort et sont restées supérieures à celle enregistrée à l\u2019état de repos, 39 mm Hg.Les expériences de Muxworthy (17) permettent de croire que durant un effort modéré, la réponse des mécanismes régulateurs n\u2019est pas identique à celle observée au repos chez des sujets coopérants.L'auteur croit que la sensibilité du système respiratoire au CO» serait réduite durant l\u2019exercice.La ventilation totale augmente de 15 à 20 fois lors d\u2019un effort maximum et davantage s\u2019il le fallait, comme le prouve la capacité respiratoire maximale, mais l\u2019individu doit alors arrêter à cause de son cœur.À ce moment, le débit cardiaque ne dépasse pas dix fois ce qu\u2019il était au repos.Le travail modéré réalisé par les emphysémateux avancés dont la consommation moyenne d'oxygène à l\u2019effort est de 440 em*/min./m?s'accompagne d\u2019une augmentation du pCO, alvéolaire moyen de 55 à 59 mm Hg et d\u2019une diminution du pH à 7.37, imputable à l\u2019insuffisance de la ventilation alvéolaire.Les conséquences de l\u2019hypoventilation alvéolaire, se traduisent done par une acidose respiratoire.Durant l\u2019effort, plusieurs facteurs importants d'origines cardiaques et métaboliques s\u2019associent à la ventilation pulmonaire et peuvent augmenter la dyspnée.La réserve alcaline à l\u2019effort est légèrement inférieure à celle du repos à cause des acides fixes dont se charge le sang pendant le travail musculaire et qui entraînent la dissociation des bicarbonates.L'allure des courbes obtenues à l\u2019effort pour le pH et la réserve alcaline (graphique II) traduisent la chute du pH vers l\u2019acidose et la diminution des bicarbonates de quelques vo- limes %.Les observations enregistrées chez les normaux et chez les insuffisants respiratoires ont donné lieu à des renseignements utiles sur le comportement de la respiration pulmonaire tant au repos qu\u2019à l\u2019effort modéré.SOUCY Er Cour.: PNEUMOPATHIE CHRONIQUE l\u2019Union M:d.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 Résumé.Cette communication a trait aux mesures de la ventilation pulmonaire et de l\u2019équilibre acido-basique du sang prélevé au repos et à un effort modéré chez 7 sujets normaux et différentes catégories de malades pulmonaires: 40 emphysémateux 1-II, 25 emphysémateux IIL-IV, 59 tuberculeux pulmonaires avancés et 35 malades atteints de fibrose non spécifique.Il apparaît qu\u2019au repos, la ventilation alvéolaire est réduite dans une proportion plus forte que la ventilation globale chez les emphysémateux avancés qui n\u2019utilisent que 37 pour cent de l\u2019air mobilisé par le poumon tandis que les sujets normaux prennent 54 pour cent de la ventilation globale.Cette dissociation entre l\u2019étape externe et la phase interne de la ventilation chez les emphysémateux avancés se manifeste par une acidose respiratoire minime.Les autres insuffisants respiratoires tels que emphysémateux modérés, tuberculeux II - III et fibrotiques utilisent respectivement 48-49 et 46 pour cent de la ventilation pulmonaire.Ils sont donc dans une position intermédiaire entre les normaux et les grands insuffisants ventilatoires que sont les emphysémateux avancés.Cependant, ils n\u2019ont aucune acidose respiratoire et l'équilibre acido-basique est normal.À l'effort, nous avons analysé les composantes de la ventilation pulmonaire et la composition du sang artériel.L\u2019effort modéré est assez bien supporté par les insuffisants respiratoires et ne permet pas d\u2019obtenir des indications précises dans les insuffisances modérées.Il serait préférable de proportionner le travail demandé aux possibilités ventilatoires de l\u2019in- vidu.La condition d\u2019effort nous a permis d\u2019enregistrer des rapports VA/VT 59.7, 59.4 et 616% pour les emphysémateux I -II, les tuberculeux et les fibro- tiques comparativement aux sujets normaux dont le rapport VA/VT donne 73%.L\u2019emphysème avancé se caractérise à l\u2019effort par une diminution marquée de la ventilation alvéolaire qui se chiffre à 43% de la ventilation totale.Cette hypoventilation est défavorable aux malades et nous paraît explicable par des troubles marqués de distribution intrapulmonaire.Les autres insuffisants respiratoires ne souffrent, pas d\u2019hypoventilation alvéolaire à un effort modéré et n\u2019ont aucun déséquilibre acido-basique.En général, on ne relève pas d\u2019importantes modifications de la ventilation totale, de la ventilation alvéolaire, de la pression artérielle du CO, du pH et de la réserve alcaline chez les insuffisants respiratoires modérés, tant à l\u2019état de repos qu\u2019à l\u2019effort discret.Bien que la ventilation totale pulmonaire des emphysémateux avancés au repos soit comparable à celle des autres malades, le rapport entre la ventilation alvéolaire/ventilation totale diminue notablement.Il en résulte pour ces malades des troubles pour la distribution des gaz intrapulmonaires et une acidose respiratoire compensée.À l\u2019effort mo- L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 déré, l\u2019emphysème grave s'accompagne d\u2019une diminution marquée du rapport VA/VT et il en découle une acidose respiratoire décompensée par l\u2019acidose métabolique.Summary This article gives the results of the measurements of pulmonary ventilation and acido-basic equilibrium of the blood drawn at rest and after moderate work.These studies were done in 166 cases: 7 normal patients; 40 emphysematous grade I-II; 25 emphys- ematous grade III-IV; 59 cases of advanced pulmonary tuberculosis and 35 cases of patients suffering from non specific pulmonary fibrosis.At rest, alveolar ventilation is reduced more than the global ventilation.This applies to emphysem- atous group grade III-IV who utilize only 37% of the total ventilation, while normal subjects utilize 54% of global ventilation.This dissociation between the external and internal ventilation in advanced emphysematous patients produces a minimal respiratory acidosis.The other cases of respiratory insufficiency, such as moderate emphysematous, tuberculous II-III and fibrotics, use respectively 48-49 and 46% of pulmonary ventilation.Consequently, they are in an intermediary position between the normal and the advanced ventilatory.deficients.However, there is no respiratory acidosis and the acido-basic equilibrium is normal.After physical exercise, we have analysed the different aspects of pulmonary ventilation and the biochemical state of arterial blood.Moderate physical exercise has no great effect in respiratory insufficiency nor does it give much additional knowledge In moderate respiratory deficients.It would be more adequate to quantitate the work required according to the ventilatory potentialities of each individual.The exercise done by these patients has made it possible to register the VA/VT: 59.7, 594 and 61.6 for the emphysematous group I-11, the tuberculous and fibrotics.The VA/VT ratio in the normal subjects was 73%.The advanced emphysematous is characterised, after exercise, by a marked diminution of the alveolar ventilation which represents 43% only of total ventilation.This hypoventilation is deleterious to the patients and is most probably a consequence of an abnormal intrapulmonary distribution.The other group do not show alveolar hypoventil- ation, after moderate exercise, or any unbalance of acido-basic equilibrium.In summary we have not found important changes in total pulmonary ventilation, alveolar ventilation, arterial CO.pressure, pH, CO, combining power, among the cases of moderate respiratory deficients, at rest or after moderate exercise.In the cases of advanced emphysema even though, the total pul- SOUCY Er Couu.: PNEUMOPATHIE CHRONIQUE 785 monary ventilation, at rest, give result that could be compared with the other groups, the ratio between the alveolar ventilation on the total ventilation 1s clearly decreased.For these patients the physiologic consequences are an abnormal intrapul- monary mixing ratio and a compensated respiratory acidosis.After moderate exercise the more advanced emphysematous cases, show a marked diminution of VA/VT ratio and consequently the respiratory acidosis is uncompensated due to the metabolic acid- Osis.Remerciements Les auteurs désirent exprimer leurs plus sincères remerciements à Mesdemoiselles Anne-Marie Rioux, Suzanne Comtois, Marthe Breton, MM.René La- lande et Bernard Jarest pour leur collaboration dans ce travail.Nous remercions le docteur Jean-Louis Borduas pour la traduction en anglais du résumé.BIBLIOGRAPHIE (1) R.L.RILEY et A.COURNAND: \u201cIdeal\u201d Alveolar air, and the Analysis of Ventilation-Per- fusion Relationships in the Lungs.J.Applied Physiol., 1: 825, 1949.(2) K.W.DONALD, A.RENZETTI, R.L.RILEY et A.COURNAND: Analysis of Factors Affecting Concentrations of Oxygen and Carbon Dioxide in Gas and Blood of Lungs: Results.J.Applied Physiol., 4: 497, 1952.(3) J.K.ALEXANDER, J.R.WEST, J.A.WOOD et D.W.RICHARDS: Analysis of the Respiratory Response to Carbon Dioxide Inhalation in Varying Clinical States of Hypercapnia, Anoxia, and Acid-Base Derangement.J.Clin.Invest., 34: 511, 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dans le sang artériel du CO, provenant des métabolismes tissulaires.Il importe, avant d\u2019aborder l\u2019étude de quelques cas particuliers, de décrire rapidement le mécanisme de la ventilation au niveau des alvéoles.Comme chacun le sait, l\u2019entrée et la sortie de l\u2019air dans les poumons se font par la mise en jeu d\u2019un véritable soufflet actionné par des contractions musculaires et ayant à faire face à certaines résistances.Ces résistances sont dues à l\u2019élasticité des tissus et aux obstacles s\u2019élevant ici et là sur le passage de lair à travers les voies respiratoires.La finalité ultime de ces forces mécaniques est dans l\u2019apport d\u2019un air frais au niveau des alvéoles pour y introduire l\u2019oxygène nécessaire aux métabolismes tissulaires et en éliminer l\u2019anhydride carbonique, produit de déchet de ces métabolismes.Le soufflet thoraco-pulmonaire est sous la dépendance immédiate du système nerveux et soumis par voies indirectes à la composition du sang en oxygène et en anhydride carbonique.C\u2019est Gréhant, un physiologiste français, qui a utilisé pour la première fois le terme « ventilation », emprunté à l\u2019architecture, pour désigner ce renouvellement de l\u2019air à l\u2019intérieur des poumons.La partie la plus importante de la ventilation est celle qui se produit à l\u2019étage des alvéoles; elle est même le pivot de tout le système respiratoire.Tou- L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 tes les autres variables de la fonction ventila- toire du poumon pourront être perturbées; aussi longtemps que le renouvellement de l\u2019air alvéolaire se maintiendra dans des limites normales, l\u2019insuffisance respiratoire sera compensée.La plus grande partie du CO, produit au sein de l\u2019organisme doit être éliminée dans l\u2019air atmosphérique pendant la phase expira- toire de la respiration.Ce volume de CO, par minute, 200 cc par exemple, est rejeté avec le gaz qui sort des alvéoles selon une certaine concentration.La concentration du CO, dans l\u2019air alvéolaire d\u2019un sujet normal est d\u2019environ 56% (ce qui équivaut à une pression partielle de 40 mmHg).Les 200 cc doivent donc représenter 5.6% du volume total de l\u2019air expulsé des alvéoles à chaque minute.Ce volume total de l\u2019air expulsé des alvéoles correspond à la ventilation alvéolaire.Celle-ci a, chez l\u2019homme normal, des valeurs limites comprises entre 3.5 litres et 5.5 litres/ minute.Il est évident que seule la ventilation alvéolaire règle le niveau de la tension du CO, dans le sang artériel.Dans ces conditions, toute augmentation du CO, artériel devient la preuve irréfutable d\u2019une ventilation alvéolaire insuffisante.Normalement, le centre respiratoire est sous la stimulation directe du CO, artériel.C\u2019est lui qui à la moindre élévation anormale de la tension du CO, artériel (au-dessus de 40 mmHg environ) ajustera l\u2019amplitude de la ventilation alvéolaire.Quand, par exemple dans les pneumopathies chroniques, la fonction pulmonaire se dérègle, le centre respiratoire devient constamment en alerte pour maintenir une ventilation alvéolaire suffisante.Par conséquent, si, alors que le sujet examiné est à l\u2019état de base et d\u2019équilibre respiratoire et circulatoire, la ventilation alvéolaire est réduite et la tension du CO, artériel élevée, cela signifie que le centre respiratoire est déprimé (par exemple sous l\u2019effet de certaines drogues) ou rendu inefficace (dans le pneumothorax chirurgical, lors d\u2019une atteinte grave des muscles respiratoires ou lors d\u2019une LÉPINE: HYPOVENTILATION ALVÉOLAIRE 787 obstruction importante au niveau des voies respiratoires).Le centre respiratoire est capable de compenser la plupart des modifications pathologiques se produisant dans le poumon.Cela veut dire que le pCO, artériel ne doit pas s\u2019élever et que la ventilation alvéolaire ne doit pas diminuer à la suite d\u2019une augmentation de l\u2019espace mort, d\u2019un déséquilibre entre la perfusion sanguine et la ventilation à l\u2019intérieur du poumon, ou d\u2019une rigidité excessive du tissu pulmonaire, à condition que les muscles de la respiration soient encore aptes à accroître suffisamment la ventilation totale.Il y a plusieurs états pathologiques au cours desquels la ventilation alvéolaire subit une diminution périlleuse.Je voudrais maintenant, en évoquant succinctement quelques-uns de ces états, décrire comment se produit cette hy- poventilation alvéolaire et indiquer les moyens de la corriger.Le cas le plus fréquent d\u2019hypoventilation alvéolaire se rencontre chez l\u2019emphysémateux chronique.Plusieurs facteurs concourent à son apparition.Tout le monde sait que l\u2019emphysème diffus chronique est causé par une obstruction des bronchioles et par une hyper- pression intra-alvéolaire.Les épreuves de fonction pulmonaire démontrent alors une augmentation de la capacité résiduelle fonctionnelle, une gêne substantielle du débit ex- piratoire, une mauvaise répartition de l\u2019air dans les poumons, un travail respiratoire augmenté secondairement à un accroissement des résistances pulmonaires «non élastiques ».L'augmentation du travail des muscles respiratoires ne parvient pas à assurer une ventilation efficace.Il en résulte une rétention du CO, sanguin avec un pCO, artériel au dela de 48 mmHg traduisant une mauvaise évacuation au niveau des alvéoles.Cette rétention du COz peut faire son apparition tardivement, et est souvent postérieure aux troubles d\u2019oxygénation du sang artériel.Cette dissociation peut s\u2019expliquer facilement.Pendant l\u2019évolution de la maladie, 788 LÉPINE: HYPOVENTILATION ALVÉOLAIRE des courts-circuits véno-artériels se font dans des régions normalement perfusées mais où la ventilation est fortement diminuée.A ce moment, une hyperventilation compensatrice réussit à expulser le CO, qui avait tendance à s\u2019accumuler dans les alvéoles, mais elle ne réussit pas à oxygéner le sang artériel à cause de certaines propriétés physico-chimiques de l\u2019hémoglobine.Mais à mesure que la maladie progresse, le nombre des alvéoles ainsi hyper- ventilées diminue.A l\u2019hyperventilation localisée se substitue une hypoventilation généralisée.La ponction artérielle permet alors d\u2019observer un sang riche en CO,.La maladie franchit une étape nouvelle qui en assombrit le pronostic.Un cas typique retiendra notre attention pendant quelques minutes.Il s\u2019agit d\u2019un homme de 60 ans, qui fut dirigé vers nous pour une dyspnée grave et une asthénie récente.Il avait été dyspnéique pendant 10 ans et montrait un œdème malléolaire depuis 3 semaines.Pendant toute sa vie, il avait été un tousseur chronique.L\u2019examen clinique avait révélé une teinte cyanotique des téguments, un thorax emphysémateux, hy- personore à la percussion.Le murmure vésiculaire était presque inaudible.Par contre une multitude de râles sibilants et sous-crépitants frappaient le stéthoscope.La fréquence des respirations était 20 par minute, la tension artérielle était normale.Le foie était hypertrophié.La radiographie pulmonaire montrait une hypertransparence des deux plages pulmonaires et une artère pulmonaire hypertrophiée.L\u2019électrocardiogramme portait les signes d\u2019une hypertrophie ventriculaire droite classique.Les subdivisions du volume pulmonaire étaient anormales, la capacité vitale était diminuée, la capacité résiduelle était augmentée.Le volume d\u2019air courant était diminué; le pourcentage d\u2019espace mort était fortement au-dessus du chiffre normal.La saturation artérielle était basse (69%) le pCO, était élevé (60 mm Hg).La ventilation totale était seulement de 4.3 litres/min/m?et la ventilation alvéolaire était de 1.55 litres /min/m2, Le L'Union Méd.Canada Come 87 \u2014 Juil.1958 rapport entre la ventilation alvéolaire et la ventilation totale était de 35% alors qu\u2019il aurait dû être au-delà de 55%.La contamination veineuse du sang artériel était de 32% (au lieu de 6%) et la capacité de diffusion pour l\u2019oxygène était réduite à 4.4 cc.Le malade subit une cure de digitaline, de diurétiques, de bronchodilatateurs et d\u2019antibiotiques.Son état général s\u2019améliora, la dyspnée fut moins marquée.Des études furent répétées et révélèrent une baisse sensible du pCOs et une amélioration de la ventilation alvéolaire.Dans la fibrose pulmonaire, surtout dans les formes diffuses, le tableau physiopatholo- gique est complètement différent.Il se caractérise particulièrement par de l\u2019hyperventilation, une réduction importante de la capacité vitale et de la capacité pulmonaire totale, un débit expiratoire normal et dans les formes de fibrose alvéolaire par une diminution de la capacité de diffusion pour l\u2019oxygène.Le mécanisme fondamental qui préside à la diminution des volumes pulmonaires et à l\u2019hyperventilation réside dans l\u2019état de rigidité affectant le tissu pulmonaire.Les résistances tissulaires sont fortement augmentées et le coefficient d\u2019accommodation pour l\u2019air est diminué.Quand ces deux dernières variables sont très perturbées, le travail des muscles de la respiration devient insuffisant à assurer une ventilation normale.Il s\u2019ensuit une certaine rétention de CO».Un cas illustrera la gravité de ces troubles fonctionnels.Un malade âgé de 44 ans, se plaignait depuis 10 ans d\u2019une dyspnée extrême.Lors de son séjour dans notre institution, l\u2019examen physique révéla de l\u2019hippocratisme, une cyanose évidente au premier coup d\u2019oeil, des rales crépitants.La radiographie pulmonaire fit voir une fibrose nodulaire bilatérale avec prédominance des lésions dans le lobe inférieur droit.Les épreuves pulmonaires mirent en évidence les faits suivants: 1) une ventilation maxima minute à peu près normale.2) une capacité vitale très réduite. L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 3) une saturation artérielle très basse et baissant encore davantage pendant une épreuve d\u2019effort légère.4) le pCO» artériel était très élevé et la ventilation alvéolaire était très faible.5) le coefficient d\u2019accommodation était à 45 ce au lieu de 210 cc.et le travail respiratoire était de 1.2 Kg metre/min.au lieu de 0.29 Kg mètre/min.Les troubles de la fonction ventilatoire peuvent aussi être en relation avec les pleurésies chroniques ou les affections de la cage thoracique et de la colonne vertébrale.Dans ces circonstances, la gêne respiratoire s\u2019installe souvent insidieusement, et même peut n\u2019apparaître que plusieurs années après l\u2019apparition de la maladie.Les maladies les plus graves au point de vue de la ventilation alvéolaire sont: le fibrothorax et la xyphoscoliose.Nous avons eu l\u2019an dernier l\u2019occasion d\u2019étudier 12 cas de xyphoscoliose.Dans 4 de ces cas, nous avons pu mettre en évidence une hypoventilation alvéolaire.Chez tous les malades les principales anomalies fonctionnelles se résumaient ainsi: 1) la ventilation maxima minute était fortement diminuée dans tous les cas; 2) une hyperventilation fut notée dans tous les cas.Elle avait pour fin de compenser le petit volume d\u2019air courant et la gêne inspiratoire qui caractérise ces malades.3) Dans trois cas, il y avait une hypoventilation alvéolaire franche qui se reflétait dans une rétention de COs évidente.4) L'étude de la mécanique de la respiration a mis en relief un trouble important de la capacité d\u2019accommodation du poumon pour l\u2019air respiré de même qu\u2019une exagération du travail respiratoire.Ces résultats semblaient être le fruit d\u2019une augmentation de la résistance élastique de la cage thoracique.oo Les affections neuromusculaires, telles que la poliomyélite et certaines maladies du système nerveux central, peuvent se comporter au point de vue de la fonction pulmonaire comme la xyphoscoliose.Etant donné que l\u2019énergie utilisée pour ventiler les poumons provient des muscles de la respiration, toute atteinte paralytique de ces muscles peut avoir LÉPINE: HYPOVENTILATION ALVÉOLAIRE 789 des conséquences graves.Par muscles de la respiration, il faut entendre ici non seulement les muscles de la cage thoracique, mais aussi ceux de la paroi abdominale, de la ceinture scapulaire et de la colonne vertébrale.Pendant l\u2019inspiration, le muscle le plus important est le diaphragme, puis viennent ensuite les spinaux, les intercostaux et les muscles accessoires de la respiration.Pendant l\u2019expiration, les muscles les plus importants sont les abdominaux, puis certains spinaux et les intercostaux.Toutes les atteintes fonctionnelles de ces muscles seront susceptibles de nuire à la ventilation alvéolaire et au rejet normal du CO.Un peu en rapport avec l\u2019efficacité des muscles respiratoires, une nouvelle entité pathologique est reconnue depuis quelques années comme pouvant conduire à une insuffisance alvéolaire, c\u2019est obésité grave.Chez les malades extrêmement obèses, on peut observer une capacité vitale amputée, une saturation artérielle diminuée et une tension partielle du CO» élevée dans le sang artériel.Plusieurs hypothèses.ont été invoquées pour expliquer l\u2019hypoxémie et l\u2019hypercapnie chez ces malades.Premièrement, quelques auteurs ont observé une augmentation de la contamination veineuse pulmonaire indiquant la présence d\u2019un court-circuit physiologique au niveau des poumons, et très souvent aussi ils ont pu mettre en évidence une hypoventila- tion alvéolaire.Deuxièmement, quelques chercheurs ont \u2018attribué cette hypoventilation à uñe élévation du seuil de sensibilité dans le centre respiratoire, de,tell&ssoyte qu\u2019une augmentation du pCO, dans le sang artériel n\u2019arrive pas à produire une hyperventilation compensatrice.\u2019Troisièmement, l\u2019expérience a montré que ces malades, pour respirer, utilisent davantage leurs muscles abdominaux que leurs muscles thoraciques.Dans notre service, nous avons pu examiner une malade très obèse; à la fluoroscopie faite en position debout les diaphragmes étaient surélevés et quand la malade était examinée en position horizontale, ils étaient encore plus élevés.La malade avait une prédominance de sa respira- 790 tion abdominale et une très faibleamplia- tion thoracique.Nous sommes d\u2019avis que cette insuffisance dans les mouvements thoraciques et l\u2019élévation marquée des diaphragmes peuvent expliquer à elles seules l\u2019hypoventilation alvéolaire observée et la rétention de COs.Il est prouvé maintenant qu\u2019une perte de poids importante chez ces malades est capable de restaurer la ventilation alvéolaire et améliorer la fonction thoracique.Je ne voudrais pas terminer ce travail sans mentionner certaines conditions qui peuvent réaliser une hypoventilation alvéolaire même chez des sujets normaux.1) Lors d\u2019un effort exténuant, il arrive au pCO, artériel de s\u2019élever au-delà des limites normales.Ce phénomène, qui est susceptible de se produire chez les travailleurs de force, s\u2019explique de la fa- con suivante.Pendant un effort physique important, la production du CO, au niveau des muscles peut atteindre un taux très élevé.La ventilation alvéolaire, stimulée par le centre respiratoire, a augmenté considérablement pour faire face à ces nouveaux besoins.À un moment cependant la production du CO» est en excès sur son élimination au niveau des alvéoles; les muscles de la respiration ont atteint leur capacité maxima de contraction, limités qu\u2019ils sont par le débit cardiaque dewe- nu incapable de leur fournir en quantité suffisante l\u2019oxygène dont ils ont besoin.2) Le sommeil s\u2019accompagne fréquemment d\u2019une hypoventilation alvéolaire.Mills, expérimentant sur lui-même, a pu observer que pendant certaines périodes d\u2019un sommeil très profond, une élévation du pCOs artériel pouvait se produire.Il a même trouvé des chiffres qui atteignaient 54 mmHg.Ce phénomène est probablement dû au mécanisme décrit par Hoff et Breckenridge.Selon ces auteurs, le centre respiratoire possède un rythme intrinsèque qui est modifié par des influx inhibiteurs engendrés au niveau de noyaux centraux ou périphérique.Quand le bulbe et la protubérance ont perdu leurs communications avec le cortex ou les étages cérébraux supérieurs, le centre respiratoire se trouve dans un état de dépression pendant le sommeil et ne ré- LÉPINE: HYPOVENTILATION ALVÉOLAIRE L'Union Méd.Canada Tome 87.\u2014 Juil.1958 pond pas normalement à la stimulation créée par le CO, artériel.Le centre respiratoire peut être déprimé artificiellement par d\u2019autres moyens, entre autres, par certaines interventions chirurgicales sur le thorax, par l\u2019administration de gaz anesthésiques, d\u2019opiacés, de chlorproma- zine et d'oxygène.Nous ne croyons pas qu\u2019il soit nécessaire d\u2019insister sur l\u2019effet déprimant des gaz anesthésiques.Pour ce qui est des interventions chirurgicales thoraciques, des travaux réalisés dans notre service en 1953 démontrèrent de façon irréfutable jusqu\u2019à quel degré d\u2019hypoventilation alvéolaire et d\u2019acidose respiratoire peuvent être amenés les malades pendant une intervention thoracique.Des tensions de CO, artériel excédant 100 mm.Hg.ont pu être mesurées.Le largactil peut aussi, chez certains malades souffrant d\u2019hypoventilation, causer une dépression fatale de la respiration.Nous nous rappelons un malade atteint d\u2019emphysème pulmonaire, à qui il fut prescrit du largactil pour essayer de juguler son état d\u2019anxiété.Peu après l\u2019administration intraveineuse de la drogue, le malade devint comateux, cyanosé et en diaphorèse intense.Une heure plus tard il était décédé.Depuis cet évènement, des travaux faits aux Etats-Unis nous ont prouvé que le lar- gactil pouvait être un dépresseur puissant de la respiration.De même que les opiacés, dont les effets sur le centre respiratoire sont connus depuis longtemps.Combien de malades asthmatiques ou emphysémateux sont conduits d\u2019urgence à l'hôpital, où trop souvent ils n\u2019ont pas le temps d\u2019arriver, à la suite d\u2019une injection de morphine.Ce médicament qui possède, en ce moment, très peu d\u2019indications, est tout à fait contre-indiqué chez les malades présentant un tableau clinique d\u2019insuffisance respiratoire.Les mêmes précautions doivent être prises avec l\u2019oxygène pur, surtout chez les malades emphysémateux.L\u2019oxygène doit être administré alors durant des périodes courtes et le malade doit être surveillé de très près.La description du syndrome d\u2019hypoventila- tion alvéolaire ne saurait étre compléte si on L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 n\u2019indiquait pas les principaux moyens de corriger cette hypoventilation.Il y a tout d\u2019abord: 1) les bronchodilatateurs (Aminophyl- line, Vaponéfrine, Isuprel, Epinéphrine, etc.) qui peuvent être indispensables pour réduire les résistances existant sur le trajet des bronchioles et s\u2019opposant à la sortie de l\u2019air des poumons; 2) les antibiotiques qui peuvent lutter contre les réactions inflammatoires au niveau des parois bronchiolaires et bronchiques et permettre à ces dernières une meilleure perméabilité; 3) les spasmes bronchiolaires réfractaires à l\u2019action des bronchodilatateurs peuvent être réduits par l\u2019A.C.T.H.et les autres formes similaires d\u2019hormonothérapie.Les scléreux pulmonaires peuvent aussi être améliorés au point de vue ventilatoire par l\u2019hormonothérapie.La physiothérapie consistant surtout en des exercices respiratoires est indiquée chez certains malades.Elle aura pour but d'augmenter le tonus des muscles respiratoires et ainsi de favoriser la ventilation alvéolaire.Dans les cas de xyphoscoliose, la correction hâtive de la déviation de la colonne s\u2019impose de même que des séances de physiothérapie fréquentes.Les exercices respiratoires peuvent être entrepris dans toutes les variétés d\u2019insuffisance pulmonaire.Parfois dans les cas graves, en particulier dans les phases aiguës de la mala- LÉPINE: HYPOVENTILATION ALVÉOLAIRE 791 die en cours ou quand un état de décompensation cardiaque droite est venu compliquer le tableau clinique, il faudra faire appel aux ventilateurs mécaniques.Cependant, toutes ces mesures ne sauraient être mises en oeuvre sans que le malade ait été mis préalablement au repos, afin de réduire le métabolisme tissulaire et de diminuer l\u2019éxcrétion du CO, dans le sang veineux et au niveau des alvéoles pulmonaires.Résumé.Dans ce travail, nous avons essayé de décrire à grands traits un syndrome clinique dont l'incidence s\u2019impose de plus en plus aux cliniciens.Les principaux \u2018caractères de ce syndrome consistent en une diminution de la ventilation au niveau des alvéoles et une rétention du CO, dans le sang artériel.Ils peuvent se trouver dans toutes les entités pathologiques où intervient une obstruction bronchique, une rigidité excessive du parenchyme pulmonaire, une atteinte de la musculature respiratoire, de la paroi thoracique et de la colonne vertébrale et dans tous les cas où existe de façon permanente ou temporaire une dépression du centre respiratoire.Tous les cliniciens doivent être en alerte devant tous les cas d'insuffisance respiratoire et appliquer des mesures thérapeutiques efficaces. REVASCULARISATION DU MYOCARDE ! Jean-Paul DROUIN, F.R.C.S.(C), F.A.C.S.(Ottawa, Ont.) .Ce travail, que j'ai l'honneur de vous présenter, est basé s sur des expériences personnelles pratiquées sur une cinquantaine de chiens au laboratoire de recherches du département d\u2019anatomie de l\u2019Université Laval de janvier à novembre 1953.Comme bien des investigateurs avant nous, nous nous étions penchés sur le problème de l\u2019insuffisance coronarienne et des remèdes possibles à apporter à une maladie qui, chaque année, est responsable de près de 400,000 décès aux Etats-Unis seulement, la cause la plus importante de décès.Il devient de plus en plus évident \u2018que \u201cle problème de l\u2019artériosclérose est basé sur un dérèglement de métabolisme, tout particulièrement le métabolisme des cholestérols.C\u2019est pourquoi, la solution fondamentale de ce problème est d\u2019ordre médical.Nous aurons sans doute, dans un avenir rapproché, un traitement médical préventif et thérapeutique pour ce fléau humain.Toutefois, dans l\u2019attente de ce remède idéal, il est tout à fait normal que la chirurgie se soit penchée sur le problème pour essayer de remédier aux ravages de cette maladie.Pour rapprocher le problème d\u2019une façon intelligente, lé chirurgien doit bien comprendre le mécanisme circulatoire du myocarde ainsi que les principes de physiologie qui gouvernent ce mécanisme.Il doit également connaître l\u2019anatomo-pathologie qui peut à l\u2019occasion modifier cette anatomie et cette physiologie.Le temps ne nous permet pas, dans ce bref exposé, d\u2019aborder tous les détails nécessaires à notre investigation.Suffit de rappeler à la mémoire, que deux artères alimentent le coeur: l\u2019artère coronaire droite et l'artère coronaire gauche.Il est important de se souvenir qu\u2019il existe des communications entre ces deux systèmes de vaisseaux, communications très petites mais susceptibles d\u2019hypertrophie sous le stimulant, par exemple, d\u2019une ischémie du myocarde.L\u2019artère coronaire gauche est 1.Communication au XXVIIe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C, Québec, septembre 1957.la plus souvent affectée de thrombose coronarienne.Ce vaisseau alimiente surtout la paroi antérieure du ventricule gauche.Enfin, un dernier fait impordtant au point de vue anatomopathologie: les vaisseaux cardiaques qui subissent la dégénération athémonateuse sont les gros vaisseaux.Les petits vaisseaux qui font l'alimentation du myocarde ne sont pas touchés par la dégénération de l\u2019artériosclérose.Sur ces données très importantes sont basés les différents procédés chirurgicaux qui ont pour but d\u2019améliorer la circulation du myocarde.Ces petits vaisseaux n\u2019étant pas touchés par la maladie, seront susceptibles d\u2019hypertrophie et de multiplications pour améliorer le débit sanguin aux cellules musculaires du coeur.HISTORIQUE Une revue rapide des différents procédés chirurgicaux apportés à la solution de ce problème aidera à comprendre l\u2019orientation de notre propre travail dans ce domaine.La chirurgie a abordé le problème du traitement de l'insuffisance coronarienne de trois façons différentes: 1.Section des éléments nerveux en\u2018rapport avec le coeur pour soulager le syndrome angineux.Depuis que Jonnesco, en 1916, a suggéré le soulagement de l\u2019angine de poitrine par le blocage du système sympathique nerveux, de multiples méthodes ont été préconisées pour obtenir le même résultat, à partir de l\u2019injection à la procaïne de la chaîne sympathique jusqu\u2019à la dénervation péricoronarienne suggérée et pratiquée par notre compatriote Fau- teux.Ces différents procédés ont certes apporté des résultats encourageants, mais ce sont des méthodes purement palliatives et ne s\u2019attaquent pas à la racine du problème.2.Réduction du travail du coeur en diminuant le métabolisme du corps.En 1933, Devine, Berlin et Blumgart avaient suggéré, pour -arriver à cette fin, la thyroi- dectomie totale qu\u2019on peut réaliser par abla- L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 tion chirurgicale, par irradiation, ou par l\u2019usage d\u2019iode radioactive.Cependant une méthode aussi radicale est forcément d\u2019application limitée.3.Revascularisation du myocarde.Parmi les premiers à songer à cette solution, un Anglais, O\u2019Shaughnessy, avant la première guerre mondiale, suture le grand épiplon à la surface exposée du coeur.Il met ensuite cette technique à l\u2019épreuve chez une cinquantaine de patients.Plus tard, Beck reprend le même principe, en utilisant de la même façon le muscle petit pectoral; puis Carter utilise la surface médiane du poumon gauche à la même fin.Ensuite l\u2019on produit sur la surface du myocarde des adhérences vasculaires par le soufflage de différentes poudres irritantes, la plus efficace étant la poudre d\u2019asbestos.Puis Fauteux pratique la ligature de la grande veine coronaire dans l'espoir d\u2019occasionner une congestion cardiaque et ainsi une multiplication des vaisseaux du myocarde.Fauteux pratique cette méthode avec la dé- nervation péricoronarienne mentionnée ci-dessus.Beck de Cleveland suggère plus tard un oblitération partielle du sinus coronaire avec anastomose d\u2019une greffe veineuse entre l\u2019aorte et le sinus coronaire.Ceci occasionnerait une artériolisation d\u2019une portion du système veineux du coeur et augmenterait done le débit sanguin au-myocarde.Plus récemment, Kralie, l\u2019associé de Beck à Cleveland, améliore cette technique en pratiquant une anastomose directe entre l'aorte et le sinus coronaire pour- éliminer la nécessité d\u2019une greffe difficile et dangereuse à réaliser.Vineberg à l'hôpital Royal Victoria de Montréal pratique couramment l\u2019implantation de l\u2019extrémité saignante de la mammaire interne dans la paroi antérieure du ventricule gauche.Et finalement Murray a pratiqué la résection très audacieuse du segment athéroma- teux de la coronaire gauche qu\u2019il remplace par une greffe.DROUIN: REVASCULARISATION DU MYOCARDE 793 TRAVAIL EXPÉRIMENTAL Notre travail expérimental s\u2019est inspiré des méthodes de Vineberg et de Beck dans le but de réaliser une modification qui apporterait un débit sanguin plus considérable au myocarde.Le travail se divise en deux parties: A) Première expérience: Nous avons d\u2019abord répété les expériences de Vineberg en faisant l\u2019implantation de la mammaire interne dans la paroi antérieure du ventricule gauche chez une vingtaine de chiens.Les détails de la technique chirurgicale sont relativement simples.Il s\u2019agit de libérer la mammaire interne sur une distance de cinq à six pouces à l\u2019extrémité distale de son parcours.L\u2019extrémité distale est sectionnée et ligaturée, mais en permettant à deux ou trois branches de l\u2019artère de saigner librement; un tunnel intramuseulaire est pratiqué, avec une pince hémostatique, dans la paroi antérieure du ventricule gauche plus ou moins parallèle à l\u2019artère coronaire gauche; l\u2019extrémité de la mammaire est implantée dans ce tunnel artificiel, en permettant à ses branches de saigner librement dans la paroi du myocarde.Il s\u2019établit alors des communications artérielles entre l\u2019extrémité de ces branches et les petites artères du système coronaire.Donc une revascularisation du myocarde.Il est très intéressant à noter qu\u2019il ne se produit pas d\u2019hématome dans la paroi du myocarde malgré la présence des vaisseaux qui saignent librement à l\u2019intérieur de cette paroi.Après intervalles variant de quelques semaines à quelques mois, les animaux furent sacrifiés.Une technique spéciale d\u2019infusion permet d\u2019injecter dans l\u2019artère coronaire gauche ou encore dans la mammaire transplantée une solution spéciale, solution de Schlesinger, contenant des colorants et un certain montant de plomb qui rend la solution radiopaque.Il est possible alors de déterminer si cette solution passe d\u2019un système à l\u2019autre, ce passage faisant preuve de l\u2019établissement de communications entre les deux systèmes.Nous sommes loin d\u2019avoir eu autant de succès que Vineberg.Deux chiens seulement sur vingt réalisent le résultat désiré. 794 B) Deuxième expérience: La deuxième partie de notre travail fut une modification de la technique de Vineberg inspirée par la greffe veineuse de Beck entre l\u2019aorte et le sinus coronaire.La mammaire est un vaisseau de calibre plutôt restreint.Nous nous sommes demandés si en augmentant le calibre du vaisseau transplanté à la paroi du myocarde 1l n\u2019y avait pas moyen d\u2019augmenter proportionnellement la revascularisation de la paroi cardiaque.Aucun vaisseau artériel de la région ne se prêtant à ce désir, nous avons conçu l\u2019idée d\u2019utiliser une greffe veineuse anastomosée d\u2019une part à l\u2019aorte et, d\u2019autre part, transplantée dans le myocarde selon les prin- \u2018cipes de la transplantation mammaire.Nous avons utilisé à cette fin la veine jugulaire interne du chien qui se prélève assez facilement chez cet animal.Une brèche est pratiquée dans la paroi de l\u2019aorte et à l\u2019aide d\u2019une pince spéciale une extrémité de la veine est anastomosée à cette brèche avec de la soie très fine.Trois ou quatres perforations sont pratiquées dans la paroi latérale de la veine qui est ensuite enfouie dans le myocarde.Ces perforations doivent servir de point d\u2019origine des néo-vais- seaux de la revascularisation.En somme le même phénomène que pour la mammaire, mais sur une échelle beaucoup plus considérable.Nous avons opéré vingt chiens par cette méthode.La technique fut assez facile à exécuter et le résultat immédiat encourageant.Cependant à longue échéance, aucun résultat satisfaisant.Chez tous les animaux, le processus fut le même: la greffe veineuse se thrombose et un peu plus tard le vaisseau est complètement fibrosé.Deux raisons se présentent à l\u2019esprit pour expliquer cette thrombose constante.Quiconque a fait des expériences chirurgicales chez le chien s\u2019est rendu compte de la coagulation excessivement rapide du sang de cet animal.Deuxièment il est nécessaire d\u2019avoir un courant sanguin assez rapide pour assurer la guérison sans thromboz:e de toute anastomose vasculaire.Cette circulation rapide n\u2019était évidemment pas possible dans la méthode utilisée.DROUIN: REVASCULARISATION DU MYOCARDE L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 C) Troisième expérience: Une deuxième partie de notre projet que, malheureusement, les circonstances ne nous ont pas permis d\u2019exécuter, avait pour but de surmonter le facteur thrombose de la greffe.Nous avions pensé établir une fistule artério- veineuse temporaire en anastomosant par exemple, la greffe de l\u2019aorte à la veine cave jusqu\u2019à guérison de l\u2019anastomose.Un deuxième temps opératoire nôus aurait vu détacher l\u2019extrémité à la paroi du myocarde.Nous croyons encore qu\u2019il serait très intéressant de faire cette expérience, et si les circonstances ne nous permettent pas de la réaliser, peut-être la présentation de ce travail stimulera-t-elle quel- qu\u2019un à poursuivre cette idée.APPLICATION CLINIQUE Nous avons toutefois eu la satisfaction de constater quatre ans plus tard, en mars 1957, que la même idée avait été reprise ailleurs pour trouver son application clinique.Je vous réfère au travail présenté par les docteurs Smith et Hall de Bradenton, Floride, dans le numéro de mars, 1957 de la revue « Surgery, Gynecology and Obstetrics ».Ces investigateurs, utilisant exactement le méme principe et la méme technique (en remplacant toutefois la greffe veineuse par une greffe de nylon) en firent l\u2019expérience sur 21 chiens et 2 patients.Pour le premier patient on utilisa une greffe veineuse (saphène interne) de la façon préconisée dans notre expérience quatre ans plus tôt en 1953.Chez le deuxième patient on utilisa la greffe habituelle en nylon.Le résultat clinique aurait été très encourageant.Conclusion.Nous avons présenté brièvement le proble- me de l\u2019ischémie du myocarde et de sa revascularisation.Nous avons fait l'historique des différents procédés chirurgicaux pour remédier à cette situation.Nous avons présenté deux séries d\u2019expériences ayant trait à ces problèmes.Nous avons présenté une nouvelle idée qu\u2019il L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 serait intéressant de mettre à l\u2019épreuve par d\u2019autres expériences.Nous avons présenté la réalisation clinique de notre principe.BIBLIOGRAPHIE 1.Claude BECK: Annals of Surgery, 128: (oct.) 1948.| - 2.Claude BECK: J.A.M.A.137: 436 (29 mai) 1948.3.Experimental study of the anastomosis of arteries to the coronary sinus of the heart of the dog.Bull.of the Johns Hopkins Hosp., 87: 1, 1950.4.An attempt to establish collateral circulation to the myocardium.Bull.of the School of Med, Univ.of Maryland, 35: (janv.) 1950 5.The fate of an artery implanted in the myocar- dium.Surgery, 27: 841, 1950.6.The problem of functional coronary collaterals.Exper.Medicine and Surgery, 8: 402, 1950.7.VINEBERG: Development of an Anastomosis between Coronary vessels and a transplanted Internal Mammary artery.C.M.A.J, 56: 609, 1947.8.VINEBERG: Idem.C.M.A.J., 56: 117, 1946.9.L.OSHAUGHNESSY : Surgical treatment of Angina pectoris.Lancet, 1: 185, 1937.10.FAUTEUX: Surgical treatment of Angina pec- toris.Ann.Surg., 124: 1041, 1946.11.S.A.THOMPSON: Cardio-pericardiopexy; the surgical treatment of coronary artery disease by the establisment of Adhesive pericarditis.Ann.Int.Med., 16: 495, 1942.12.M.FAUTEUX : Treatment of Coronary Disease with Angina bv pericoronarv Neurectomyv com- DROUIN: REVASCULARISATION DU MYOCARDE 795 bined with Ligation of the Great Cardiac Vein.Am.Heart J., 31: 260, 1946.13.L.GROSS: Experimental attempts to Increase the blood supply to the Dog\u2019s Heart by Means of Coronary Sinus occlusion.J.Exp.Med, 65: 91, 1937.14.J.C.WHITE: The surgical relief of Severe Angina Pectoris.Medicine, 27: 1, 1948.15.E.C.CUTLER: Total thyroidectomy for Heart Disease.Ann.Surg., 113: 245, 1941.16.Revascularisation du myocarde par les greffes.Acta Cardiol.4: 488, 1949.17.Claude BECK: La revascularisation du myocarde par artérialisation du système veineux coronaire.Revue de Chirurgie, Par.71: 1-2, (janv- fév.) 1952.18.T.HONNESCO: Angine de poitrine guérie par la résection du sympathique cervico-thoracique.Bull.Acad.Méd., Paris, 84, 93, 1920.19.H.L.BLUMGART, A.S.FREEDBURG et G.S.KURLAND: Hypothyroidism produced by radioactive iodine in the Treatment of Euthyroid patients with Angina Pectoris and Congestive Heart Failure.Circulation.1: 1105, 1950.20.G.MURRAY: Resection of atheromatous segments of the coronary arteries and graft replacement.Présentation au Congrès de International College of Angiology, Lisbonne.Portugal, sept.1953.Nous voulons profiter de l\u2019occasion pour remercier le docteur Pierre Jobin, professeur d\u2019Anatomie de l\u2019Université Laval, qui, par son encouragement et son esprit de coopération, a rendu possible la réalisation de ce travail expérimental. PRONOSTIC DE L'INFARCTUS DU MYOCARDE ! Pierre MORISSET, Hétel-Dieu Notre-Dame-de-Beauce (Saint-Georges-de-Beauce) .Notre étude est basée sur 75 cas d\u2019infarctus du myocarde observés et traités à l\u2019Hôtel-Dieu Notre-Dame de Beauce depuis le 19 mars 1950, date de l\u2019ouverture de l\u2019hôpital jusqu\u2019au ler avril 1957, soit dans une période de 7 ans.Elle porte sur le pronostic immédiat et sur le pronostic lointain de tous ces cas de thrombose coronarienne.C\u2019est dire que nous avons relevé l\u2019indice de mortalité dans les deux mois qui suivirent le phase aiguë de l\u2019infarctus de même que l\u2019indice et la durée de survie au delà de cette période.Et nous ferons ressortir au cours de notre exposé les facteurs qui nous ont semblé influencer le pronostic immédiat et le pronostic de survie lointaine.Nos 75 cas comprennent 43 hommes et 32 femmes, dont l\u2019âge moyen est de 60.5 ans pour les premiers et de 63.5 ans pour les secondes.Les âges extrêmes sont de 36 et 77 ans pour les hommes.Deux hommes de 36 ans vivent encore après 115 an, dont l\u2019un malgré la récurrence d\u2019un nouvel infarctus.Des deux hommes de 77 ans, l\u2019un est décédé dans les deux premiers mois et l\u2019autre vit encore après un an.En ce qui concerne les femmes, l\u2019une avait 37 ans et l\u2019autre 84 ans; elles sont toutes les deux vivantes après 3 ans.Sur le total des 75 cas, nous avons compté 37 décès, soit un pourcentage global de 49.33%.De ce nombre, 17 sont morts dans les deux premiers mois: 9 hommes et 8 femmes dont l\u2019âge moyen était de 72 ans et les Ages extrêmes de 59 à 77 ans pour les hommes et 60 et 80 pour les femmes.Dix-sept sur 75, ceci fait un pourcentage de 22.66% de mortalité dans les deux premiers mois, chiffre à peu près identique à celui que rapportent les docteurs R.Cole, E.B.Singian et L.N.Katz dans un article paru dans la revue Circulation en date de mars 1954, et qui était de 23% (1).Il y a 15 ans, le pourcentage de mortalité im- 1.Communication au XXVIIe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Québec, septembre 1957.médiate variait entre 35 et 40%.Cette amélioration considérable est due vraisemblablement à un diagnostic plus éclairé et à des méthodes thérapeutiques plus rationnelles et plus évoluées.Dans les deux mois et plus suivant l\u2019infarctus, on relève 20 décès dont 14 hommes et 6 femmes.Leur âge moyen est de 65 et 64 ans; les âges extrêmes sont: a) pour les hommes: de 43 à 76, le premier a vécu 4 ans et le second 2 ans; b) pour les femmes: de 50 à 75 ans, l\u2019une a véeu 2 ans et l\u2019autre 1 an.Vingt décès sur 75, le pourcentage est de 26.66% pour la mortalité lointaine.Sur les 37 décès, immédiats et éloignés, on compte 23 hommes et 14 femmes.Des 38 survivants, 14 ont repris une activité normale et 11 une activité modérée, soit 65.8%.Les 13 autres ont une activité restreinte ou sont invalides.La localisation de l\u2019infarctus présente, à notre avis, une certaine importance quant au pronostic; et il appert que la thrombose revêt un caractère de plus grande gravité quand elle intéresse la face antérieure du ventricule gauche; l'infarctus antérieur est également plus fréquent que le postérieur.Dans notre collection, en effet, nous avons relevé 42 infarctus antérieurs et 33 postérieurs, la proportion est d'environ 4 à 3, avec 25 décès dans le premier groupe et 12 dans le second, le pourcentage comparé étant de 59% à 36%.Nous avons observé la récurrence d\u2019un nouvel infarctus dans 9 cas, et cette récurrrence est survenue dans un délai variant de 1 mois à 2 ans.Et il ressort de notre étude que l\u2019infarctus frappe plutôt les hommes que les femmes; la proportion est de 4 à 3.D\u2019autre part, si l\u2019on considère que sur les 38 survivants on compte 23 hommes et 16 femmes, il apparaît que la proportion de survie est légèrement plus élevée chez les premiers; le pourcentage comparé est de 53.5% à 50%. L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 De l\u2019observation de tous ces cas de thrombose coronnarienne, il résulte que certains facteurs ont une influence plus ou moins néfaste sur l\u2019évolution de l\u2019infaretus.C\u2019est ainsi que le pronostic immédiat est assombri par le grand âge, le choc, l\u2019étendue considérable de la nécrose du myocarde, l\u2019oedème aigu du poumon, l'insuffisance cardiaque préalable, l\u2019embolie pulmonaire et l'hypertension artérielle.La coexistence d\u2019un gros coeur et d\u2019un bloc de branche gauche sont des indices de haute gravité tant pour la survie immédiate que lointaine.L\u2019angor avant linfarctus semble avoir une influence heureuse sur le pronostic éloigné, s\u2019il s\u2019est présenté quelques mois avant la thrombose.Il est permis de croire, dans l\u2019occurrence, que la maladie angineuse favorise la formation d\u2019une circulation collatérale qui aide le myocarde à se protéger contre les méfaits de l\u2019arrêt brusque du courant sanguin dans l\u2019un de ses territoires.Des 5 cas de diabéte intercurrent, 2 hommes et 3 femmes, tous sont morts: une femme est décédée dans les 72 heures, elle était âgée de 60 ans; une autre de 73 ans d\u2019un double infarctus après 4 semaines, la troisième de 53 ans d\u2019insuffisance cardiaque au bout de 6 mois.L'un des deux hommes décédait à 74 ans, 115 an après son infarctus, et le second à l\u2019âge de 43 ans d\u2019un nouvel infarctus survenu 4 ans après le premier.Le diabète, intercurrent de l\u2019infare- tus, en aggrave sérieusement le pronostic et est, de toute évidence, incompatible avec une longue survie.La récurrence d\u2019un nouvel infarctus est souvent fatale, puisqu'il est admis que la cause de mort la plus fréquente après un infarctus est un second infarctus.Sur nos 9 cas, nous relevons 4 décès, dont 2 avant 2 mois et 2 après 2 ans.Toutefois, il faut reconnaître que plus est long le délai qui sépare la seconde crise de la première, meilleures sont les chances de survie.Ici encore entre en ligne de compte le développement favorable des vaisseaux collatéraux qui s\u2019accentue avec le temps et avec l\u2019âge: notre femme de 84 ans vit encore après 3 ans.Enfin, notre étude des 75 cas présentés MORISSET: INFARCTUS DU MYOCARDE 797 nous persuade que le meilleur index pronostique de survie lointaine est la capacité pour le patient de reprendre ses activités.Et nous devons ici souligner l\u2019importance de la coopération du malade avec son médecin dans la distribution de ses heures de travail et de repos, et dans l\u2019observance de sa diète.La sagesse, le tact, et l\u2019autorité morale du médecin sont la pierre d\u2019angle du succès dans la réhabilitation de son patient.Conclusion.C\u2019est en fonction du traitement de fond de l\u2019artério-sclérose, la grande responsable de l\u2019occlusion coronarienne, c\u2019est en regard des thérapeutiques nouvelles, tant chirurgicales que médicales et en particulier des anticoagulants que nous devons analyser le pronostic de l\u2019infaretus du myocarde.Il va sans dire que le traitement préventif éloigné se confond avec celui de l\u2019artério-sclérose (2) ; il devra consister en prescriptions hygiéno-diététiques et, le cas échéant, dans une médication lipotrope s\u2019il y a hypercholestérinémie.Et c'est au cours du syndrome pré-thrombosant que s\u2019appliquera avec énergie le traitement préventif immédiat par les anticoagulants.Cette médication sera poursuivie jusqu\u2019à preuve du développement d\u2019une bonne circulation collatérale.Cette preuve sera fournie par le maintien d\u2019un E.C.G.normal et par l'absence d\u2019angine de poitrine ou du moins d\u2019une angine plus sévère que celle qui pré-existait à la phase prémonitoire de thrombose.De deux à quatre mois de médication anticoagulante suffisent généralement pour obtenir ce résultat (3).Depuis quelques années, la chirurgie a apporté son loyal et ingénieux concours pour tenter d\u2019améliorer la circulation collatérale du myocarde.Les procédés chirurgicaux les plus récents sont ceux qui ont été institués d\u2019une part par Arthur Vineberg de Montréal qui fait l\u2019implantation de l\u2019artère mammaire interne dans le myocarde, et d\u2019autre part par Glover de Philadelphie qui, suivant une technique italienne, se contente de faire la simple ligature des deux artères mammaires internes sans im- 798 plantation.Cette dernière technique a l\u2019avantage d\u2019une grande facilité puisque l\u2019opération peut se faire à l\u2019anesthésie locale.I] faudra néanmoins le recul du temps pour juger à leur mérite ces contributions de la chirurgie destinées à améliorer la symptomatologie coronarienne soit angineuse, soit infarctisante.Pour notre part, quoique fort impressionné par les résultats actuels de la chirurgie, nous nous rangeons à l\u2019avis du Docteur Paul David et de la plupart des cardiologues et nous croyons que la maladie coronarienne est avant tout une maladie médicale qui trouvera sa solution première dans un traitement médical éventuel.Disons tout de suite que la médication anticoagulante à long terme a donné jusqu\u2019à date les résultats les plus encourageants et les plus constants.Elle reste donc, à l\u2019heure actuelle, la méthode de choix dans la prévention des accidents thrombosiques chez les coronariens.L\u2019étude que nous venons de vous présenter sur le pronostic de l\u2019infarctus du myocarde, nous persuade et nous convainc de loger à l\u2019enseigne de l\u2019optimisme.La médecine et la chirurgie se donnent cordialement la main pour MORISSET : INFARCTUS DU MYOCARDE L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 garder dans une bonne condition le pipeline coronarien et améliorer au besoin son débit.Dans le domaine de la pathologie cardio-vasculaire, la médecine canadienne est à l\u2019avant- garde et accomplit un travail de géant.L\u2019horizon s\u2019illumine de rutilantes clartés et l\u2019avenir est chargé de promesses.À ceux qui portent en écharpe leur myocarde plus ou moins balafré par l\u2019infarctus, nous sommes justifiés d\u2019inspirer les plus réalistes espoirs.C\u2019est une forme de charité que nous vous invitons expressément à exercer auprès de vos coronariens.BIBLIOGRAPHIE (1) R.COLE, E.B.SINGIAN et L.N.KATZ: Circulation, 9: 321 (mars) 1954.(2) Pierre MORISSET: Les données récentes sur l\u2019infarctus du myocarde.L\u2019Union Médicale du Canada, 81: (déc.) 1952.(3) Paul W.THOMPSON: The Prevention of Co- onary Thrombosis.Med.Clinics of N.America, (juillet) 1952.Nous remercions Mme Pierrette Lacroix-Rodrigue pour sa collaboration dans le relevé et étude des dossiers. REVUE GÉNÉRALE OBSTRUCTION INTESTINALE ! Guy FORTIER (Gaspé, Qué.).L\u2019obstruction intestinale est l\u2019engorgement qui se forme dans l\u2019intestin empêchant le passage des gaz, des liquides et des solides.CLASSIFICATION On divise généralement l\u2019obstruction intestinale en deux grandes classes: \u2014 la forme paralytique ou iléus alors que l\u2019intestin paralysé n\u2019a plus la force de faire cheminer son contenu, et la forme mécanique, où il y a un obstacle empêchant le fonctionnement intestinal.PL Ce qu\u2019il y a de plus important au point de vue pratique est de pouvoir reconnaître s\u2019il y a étranglement de l\u2019intestin alors que les Vaisseaux sanguins comprimés empêchent la circulation, causent une grande perte de plasma, altèrent les parois intestinales, avec comme conséquence le shock et les plus graves complications telles que la perforation intestinale et la péritonite.Les signes cliniques varient selon le niveau de l\u2019obstruction: \u2014 quand celle-ci est localisée à la partie haute du petit intestin, les vomissements sont abondants avec perte considérable de liquide et d\u2019électrolytes; par contre, si elle est localisée à un segment plus bas de l\u2019intestin, les vomissements sont plus tardifs et parfois absents, la perte de liquide et d\u2019électrolytes est moins marquée, mais par contre, la distension intestinale est beaucoup plus accentuée.La pathologie va également varier selon le début brusque ou lent de l\u2019obstruction alors que l\u2019organisme aura plus ou moins de temps à s'adapter à cette nouvelle condition.Les causes de l\u2019obstruction intestinale ont été classifiées selon le mécanisme de leur production.1.Communication au XXVIIe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C, Québec, septembre 1957.I.\u2014 Obstruction mécanique.a) Strictures: Congénital Atrésie.ongenita\u2019e Imperforation.Inflammatoire.Traumatique.Vasculaire.Néoplasique.Acquise Calculs biliaires.Fécalomes.Corps étrangers.Les vers.b) Occlusions c) Les compressions sur l\u2019intestin.| Congénitales.d) Obstruction par adhérence | Inflammatoires.ou bande scléreuse | Traumatiques.Néoplasiques.e) Les hernies.f) Les volvulus.g) Invagination.Iléus par inhibition.Tléus spastique.II.\u2014 Obstruction par déréglement nerveux Thrombose.III \u2014Obstruction vasculaire Embolie.INCIDENCE DE CAS À l\u2019Hôtel-Dieu de Gaspé, nous avons traité 288 cas d\u2019obstruction intestinale depuis vingt ans.L\u2019étranglement herniaire était en cause pour 40% des cas; les adhérences viennent en second lieu avec 30%.Nous avons eu 18 cas de sténose hypertrophique du pylore, 20 de volvulus intestinal, 6 d\u2019invagination intestinale, 3 d\u2019imperforation anale, 2 causés par thrombose mésentérique, 8 diverticules de Meckel avec obstruction, un cas causé par corps étranger oublié dans l\u2019abdomen depuis trois ans et 27 causés par cancer d\u2019intestin. 800 Sur ce nombre, 128 cas de péritonite généralisée, qui, en plus de l\u2019iléus paralytique qui accompagne la phase aiguë, ont été compliqués d\u2019obstruction mécanique à cause des adhérences qui se sont formées sur les anses intestinales.Et c\u2019est pourquoi, en présence d\u2019obstruction intestinale, on doit d\u2019abord penser à une hernie étranglée ou encore à des adhérences si le patient a déjà subi une intervention chirurgicale.En résumé: \u2014 chez l\u2019enfant, nous avons rencontré des cas d\u2019hypertrophie du pylore, des cas d\u2019invagination intestinale et quelques cas d\u2019imperforation anale.Chez l\u2019adulte, la plupart des cas d\u2019obstruction étaient causés par des hernies étranglées ou par des adhérences postopératoires et chez le vieillard par des volvulus ou des néoplasmes du colon.PATHOLOGIE DE L\u2019OBSTRUCTION INTESTINALE Les effets de l\u2019obstruction intestinale seront d\u2019ordre local et général et vont varier selon le niveau de l\u2019obstruction, le degré de pression dans la lumière intestinale et selon que la circulation dans la paroi de l'intestin est conservée ou non.Quand l\u2019obstruction est localisée à la partie haute de l\u2019intestin, il y aura des changements importants dans la composition chimique du sang, il y aura déshydratation, perte de chlorures et de sodium amenant un état d\u2019acidose ou d\u2019alcalose variable selon les proportions des pertes de sécrétion gastrique, biliaire ou pancréatique.Il y a un état d\u2019hémoconcentration parce que les reins vont excréter plus d\u2019urine afin de corriger ce déséquilibre, la déshydratation devient plus marquée, avec défaillance circulatoire.Et on peut conclure que la perte d\u2019électrolytes est grandement responsable des troubles généraux observés au cours de l\u2019obstruction intestinale.Les mêmes phénomènes vont se produire mais de façon plus lente quand l\u2019obstruction est basse, alors que la distension de l\u2019intestin est un des phénomènes les plus importants et sera d'autant plus marquée que l\u2019obstacle est bas situé.Cette distension est causée par l\u2019accumulation de gaz et de liquides provenant des sécrétions normales du trac- FORTIER: OBSTRUCTION INSTESTINALE [Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 tus digestif, des fermentations et des sécrétions formées en excès par l\u2019obstruction.La paroi intestinale devient congestionnée et plus épaisse à cause de la grande accumulation de sang, elle devient plus friable et se déchire plus facilement.Tous les auteurs ont constaté que l\u2019étranglement est le facteur le plus grave de l\u2019obstruction, parce que la paroi intestinale nécrosée va laisser passer les bactéries et les toxines dans la cavité péritonéale; il y aura une grande perte de sang et de plasma dans la lumière intestinale et dans les parois, ce qui explique le shock et l\u2019état d\u2019anémie.Il y a déficience de potassium qui amène un état d\u2019asthénie, de faiblesse musculaire et d\u2019hypotension artérielle.La cause exacte de la mort dans les cas d\u2019obstruction intestinale est inconnue mais la perte de liquide et d\u2019électrolytes, l\u2019étranglement intestinal avec gangrène et péritonite, le passage de toxines dans le péritoine, la distension intestinale et la perte de plasma sont toutes des causes qui peuvent causer la mort.SYMPTÔMES DE L\u2019OBSTRUCTION INTESTINALB Les symptômes caractéristiques de l\u2019obstruction mécanique sont les douleurs abdominales, les vomissements et la constipation.Les douleurs sont intermittentes, à caractère de colique, avec paroxysmes d\u2019intensité, qui vont cesser pendant quelque temps, alors que la patient se sent soulagé, mais elles se rapprochent de plus en plus et sont accompagnées d\u2019hyperpéristalisme et de ballonnement abdominal.Les vomissements seront d\u2019autant plus fréquents que l\u2019obstruction est haute; ils seront d\u2019abord alimentaires, bilieux, puis fécaloïdes; cependant, ils n\u2019apportent aucun soulagement au malade.Il faut noter que les vomissements ne sont pas toujours présents et peuvent ne survenir que tardivement, dans les cas d\u2019obstruction intestinale basse ou encore quand il y a obstacle sur les colons, surtout quand il y a compétence de la valve iléocae- cale. L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 L'arrêt des matières et des gaz est un signe absolu; même si le patient passe une ou deux selles, bientôt la constipation sera complète et le malade aura des vomissements continuels.Au début les symptômes généraux sont bons.Il n\u2019y a pas de fièvre, le pouls est plutôt normal, l\u2019état général est bon; le patient est anxieux à cause des fortes douleurs qu\u2019il ressent, mais son état général est bon et il n\u2019est pas déshydraté.Les symptômes que nous avons observés chez nos patients en état d\u2019obstruction intestinale sont ceux que l\u2019on rencontre habituellement dans tous ces cas mais ces signes varient selon l\u2019âge du patient et selon la localisation de l\u2019obstruction.Chez l'enfant avec sténose hypertrophique du pylore, les vomissements sont en jet, il y a une distension localisée à l\u2019épigastre qui disparaît après chaque vomissement et un état de déshydratation très rapide à cause de la grande perte de liquide et d\u2019électrolytes.Cependant, il ne semble pas y avoir tellement de douleurs.À l\u2019examen, on peut palper une tuméfaction à la région pylorique.Chez nos cas d\u2019invagination intestinale, les douleurs étaient très fortes, les vomissements moins fréquents mais à caractère fécaloïde, la distension abdominale très marquée et il y avait passage de sang dans les selles.On a pu sentir une masse au niveau de l'intestin invaginé.Par contre, nous avons eu un bébé de trois semaines qui avait une im- perforation totale de l\u2019anus, dont l\u2019état général était assez bon; la distension abdominale n\u2019était pas très marquée et il ne semblait pas très souffrant; il avait des régurgitations et des vomissements espacés.On comprend ici que l'absorption intestinale était suffisante pour conserver un état général satisfaisant.Certains malades opérés pour péritonite nous ont causé des ennuis dans les quatre ou six jours qui ont suivi l\u2019intervention chirurgicale.Malgré l\u2019exploration minutieuse des anses intestinales, le lavage de la cavité péritonéale, une hémostase soigneuse et le moins de drainage possible, nous avons observé des cas d\u2019obstruction mécanique par adhérences qui ont nécessité une réintervention chirur- FORTIER: OBSTRUCTION INSTESTINALE cn c gicale.Ces malades présentaient des coliques avec distension abdominale et constipation absolue.Cependant, si le siphon gastrique les soulageait toujours, les phénomènes recommençaient dès qu\u2019on enlevait le siphon.La hernie étranglée est caractérisée par une tuméfaction douloureuse avec nausées et régurgitation et arrêt des matières et des gaz.Nous avons rencontré deux cas de péritonite généralisée alors que l'intestin hernié et nécrosé s\u2019était perforé.Chez les patients avec volvulus du sigmo- ide, une extrême distension était caractéristique et se rencontrait à l\u2019examen de l\u2019abdomen.Le début est soudain et brutal et la douleur est le premier signe, généralement localisée à la région ombilicale ou à la région gauche de l\u2019abdomen.Il y a constipation absolue mais les vomissements ne sont pas toujours présents et ces malades sont toujours en état de shock.Nous avons observé les mêmes symptômes chez un malade ayant un volvulus du caecum mais la douleur était localisée à la région abdominale droite.Cependant les cas d\u2019iléus par troubles circulatoires sont plus difficiles à reconnaître.Ainsi, nous avons eu un adulte de 44 ans qui se présente à l\u2019hôpital parce qu\u2019il est malade depuis cinq jours alors qu\u2019il a commencé à ressentir des nausées fortes sans vomissements et une douleur continue à la région abdominale sous forme de torsion; la sensibilité est très marquée à la palpation de la région épigastrique et ombilicale.Les leucocytes sont de 17200 par mm.Une radiographie de la vésicule biliaire est négative et le transit digestif est normal mais la radiographie de l\u2019abdomen montre une dilatation des anses intestinales.Une laparotomie exploratrice est faite le lendemain de son admission à l\u2019hôpital et à l\u2019ouverture de l\u2019abdomen on constate une grande quantité de sang brun-rouge dans Ja cavité.Tous les vaisseaux du grand épiploon sont thrombosés, il y a infarctus des deux- tiers de l\u2019extrémité libre de l\u2019épiploon, il y a une dilatation considérable de l\u2019estomac et thrombose de plusieurs vaisseaux du mésentère, le foie, le pancréas et les intestins sont 802 normaux sauf qu\u2019une partie de l'intestin grêle est violacée.Manœuvre opératoire: décollement et ablation du grand épiploon, fermeture en trois plans.Rapports histopathologiques: fragment de tissus épiploïques présentant un infarcissement hémorragique assez marqué.L'évolution est très pénible et le patient ressent des douleurs abdominales asez fréquentes.Malgré tout, il quitte l\u2019hôpital amélioré, après une hospitalisation de trente jours.Cependant il doit revenir quelques jours après alors qu\u2019il est en crise d\u2019obstruction intestinale; à l\u2019ouverture de l\u2019abdomen, on constate de très nombreuses adhérences, et les vaisseaux des arcades mésentériques, qui étaient noirs et thrombosés à la première opération, ont maintenant une couleur jaune ocre (probablement due à une transformation d\u2019hémoglobine en hématologie).Les suites opératoires ont été assez bonnes mais nous avons dû faire une résection d\u2019une partie de l'intestin grêle et une anastomose intestinale à cause des crises d\u2019occlusion intestinale qui se répétaient fréquemment.Après plusieurs interventions, le patient est retourné dans sa famille en bonne voie de guérison.La radiographie est surtout utile pour faire un diagnostic et parfois aussi pour établir le niveau d\u2019obstruction.Il y aura présence de gaz dans le gréle et plusieurs anses intestinales deviendront dilatées et seront disposées transversalement «en tuyaux d\u2019orgues ».On constate des niveaux liquides quand on prend une radiographie en position debout et parfois on peut constater la présence d\u2019un caleul biliaire ou d\u2019un corps étranger.Nous avons donné des lavements bary- tés pour reconnaître la localisation de l\u2019obstruction et nous avons donné des ingestions de baryum dans certains cas d\u2019obstruction intestinale; le seul inconvénient de cette méthode est une difficulté rencontrée au cours de l\u2019intervention.Les examens de laboratoire sont plutôt utiles pour suivre l\u2019évolution de la maladie mais ne donnent pas tellement de renseignements FORTIER: OBSTRUCTION INSTESTINALE L\u2019Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 quand il s\u2019agit de faire un diagnostic au début de la maladie.PRONOSTIC ET STATISTIQUES Le taux de mortalité de nos cas d\u2019observation intestinale est de 9%.Nous les avons toujours traités par une intervention chirurgicale précoce avec l\u2019aide de l\u2019intubation qui prépare ces patients, facilite l\u2019opération et prévient la dilatation post-opératoire.L\u2019étranglement est une des plus grandes causes de mortalité et c\u2019est la raison pour laquelle nous préconisons l\u2019intervention chirurgicale avec l\u2019intubation pré et post-opératoire; cette dernière méthode employée seule est réservée aux cas d\u2019iléus paralytique ou spasmodique alors que nous sommes certains qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019étranglement.DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL Il faut se rappeler que les symptômes généraux, élévation rapide du pouls, de la température, de la leucocytose, ajoutés aux signes locaux, sont un indice de gravité.Les douleurs abdominales sous forme de coliques, avec l\u2019'hyperpéristaltisme, les borborygmes, l\u2019arrêt des matières et des gaz, les vomissements, le ballonnement abdominal, sont des signes caractéristiques de l\u2019obstruction par cause mécanique.Dans ce cas, l\u2019auscultation abdominale fait entendre des bruits sonores et s\u2019il y a rigidité de la paroi, il y a étranglement et réaction péritonéale.Par contre, dans l\u2019iléus paralytique, il n\u2019y a pas de douleurs ni de coliques, et on constate un silence complet à l\u2019auscultation.L\u2019appendicite aiguë et la clolécystite aiguë se différencient à cause de leur douleur et d\u2019une défense musculaire bien localisées.Les coliques biliaires et rénales vont se différencier par leurs caractères spéciaux et les examens de laboratoire et radiologiques.Dans les cas d\u2019entérocolite il y a de la diarrhée, une sensibilité diffuse, mais peu ou pas de dilatation intestinale.Une obstruction faisant suite à une constipation progressive de plusieurs semaines est subjective d\u2019une obstruction du colon, alors qu\u2019un début brutal, violent avec L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 vomissements précoces indique une obstruction du grêle.TRAITEMENT Toutes les statistiques démontrent qu\u2019il existe une relation directe entre le taux de mortalité de l\u2019obstruction intestinale et l\u2019espace de temps qui s\u2019écoule entre le début de l\u2019obstruction et le traitement.On doit se rappeler que les perturbations physiologiques associées aux lésions locales de l\u2019obstruction vont influencer les suites opératoires.L\u2019état général du patient va guider le mode de traitement indiqué.Ainsi les patients qui ne sont pas en mauvaise condition générale, qui ont une hernie irréductible ou qui ont des signes évidents d\u2019étranglement intestinal, doivent être opérés immédiatement.Par contre, ceux qui ont une obstruction intestinale depuis plusieurs heures, qui sont déshydratés et qui ont des signes de défaillance circulatoire, doivent être traités d\u2019abord par succion gastro-intestinale par tube de Levine ou Mil- ler-Abbott, tout en leur administrant des solutés et du plasma jusqu\u2019à ce qu\u2019ils soient en état de supporter une intervention chirurgicale.Les principes du traitement sont d\u2019enlever la cause de l\u2019obstruction, de restaurer le fonctionnement normal de l\u2019intestin, de réduire la pression exagérée dans la lumière intestinale et de corriger les perturbations générales que l\u2019obstruction a causées.Les principales formes de traitement sont donc la chirurgie et la décompression par intubation.Comme mesure adjuvante, les corrections de perte de liquide, d\u2019électrolytes et de plasma, les inhalations d\u2019oxygène pour dégonfler l\u2019intestin dilaté et l\u2019emploi des antibiotiques.Traitement préventif Les médecins et les chirurgiens doivent essayer de prévenir l\u2019obstruction intestinale: \u2014 soit par l\u2019éducation, en recommandant aux gens porteurs de hernie de se faire opérer; soit par une technique opératoire soignée; au cours de toute laparatomie, faire une dissection minutieuse, éviter les compressions, faire une hémostase parfaite, drainer avec des FORTIER: OBSTRUCTION INSTESTINALE 803 drains que l'on peut retirer facilement et faire une bonne péritonisation des surfaces cruan- tées.Rôle et indications de l\u2019acte opératoire Il y a deux indications absolues à l'acte opératoire: \u2014 l\u2019arrêt de la circulation sanguine amenant l\u2019étranglement qui doit être traité de façon chirurgicale et l\u2019obstruction aiguë et complète des colons.Intubation intestinale Cette méthode ne doit être considérée comme pouvant remplacer l\u2019acte opératoire, dans les cas d\u2019obstruction, mais plutôt comme une méthode adjuvante.On peut affirmer que l\u2019emploi combiné de l\u2019intubation et de la chirurgie va donner les meilleurs résultats.La principale indication à l\u2019usage du tube intestinal est la distension du petit intestin, soit pour faciliter l\u2019acte chirurgical dans les cas d\u2019obstruction mécanique ou encore dans les cas d\u2019iléus paralytique où l\u2019intubation seule va donner d\u2019excellents résultats.Nous employons deux sortes de tube: le tube de Levine ou court, et le long tube de Miller-Abbott, qui ont chacun leurs indications.Ainsi le tube court est employé comme siphon gastrique dans toute opération abdominale où il y a diminution de l\u2019activité péristaltique et où on prévoit une distension de l\u2019estomac.Le tube de Miller-Abbott est indiqué dans les cas d\u2019obstruction simple ou incomplète du petit intestin, dans certains cas d\u2019iléus paralytique et chez les patients qui ont de temps à autre des crises d\u2019obstruction causée par des adhérences.En résumé, on peut conclure que si certains auteurs préconisent l\u2019intervention chirurgicale, nous sommes d\u2019accord à dire que la décompression de l\u2019intestin par tubage aide énormément à l\u2019intervention chirurgicale en la rendant beaucoup plus facile.C\u2019est une excellente mesure préparatoire à l\u2019acte chirurgical et une excellente méthode pour prévenir des c,mplications post-opéra- toires.Lu Inhalation d\u2019oxygéne L\u2019administration de: fortes concentrations d\u2019oxygène peut aider à dégonfler l\u2019intestin 804 FORTIER: OBSTRUCTION INSTESTINALE mais ce n\u2019est qu\u2019une méthode thérapeutique adjuvante.Administration de liquide et de sels Le remplacement de liquide et de sels par voie intraveineuse est une thérapeutique très importante dans le traitement de l\u2019obstruction intestinale.Le patient va perdré par vomissements ou succion,ses sécrétions gastriques, pancréatiques, intestinales et sa bile.Les pertes de potassium et de chlorures sont les plus importantes.Le liquide gastrique contient plus de chlorures et les sécrétions intestinales plus de potassium et le malade sera en alcalose ou acidose selon la quantité de liquide gastrique ou intestinal perdu.L\u2019analyse chimique du sang et de l\u2019urine, et le taux de la réserve alcaline vont indiquer soit un déficit de chlorures alors qu\u2019il faut donner des solutés physiologiques salés, soit un déficit de potassium alors qu\u2019il faut donner des solutés renfermant ce sel mais sous surveillance étroite.Les injections de solutés glucosés sont données pour leur valeur calorique.Transfusions de sang et de plasma Dans les cas d\u2019obstruction avec étranglement, les pertes de sang et de plasma sont très importantes et il faut les remplacer par des transfusions de sang ou de plasma, qui se montrent d\u2019une grande valeur thérapeutique dans ces cas.Nutrition des patients Le manque de protéine et de vitamine associé à la déficience de calories, va être une des causes de l\u2019affaiblissement général.Le manque de calories peut être suppléé par l\u2019in- Jection intraveineuse de glucose mais le tube de Miller-Abbott peut permettre d\u2019alimenter les patients et combler ainsi le déficit en protéine et vitamine.Les médicaments Les cas d\u2019iléus spasmodique sont traités par l\u2019atropine, l\u2019application de chaleur et l\u2019emploi de sédatifs.Cependant, dans les cas de dilatation intestinale marquée, on emploie le tube de Miller-Abbott et parfois il faut L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 recourir à une intervention chirurgicale et parfois faire une entérostomie.Dans les cas d\u2019iléus au cours de péritonite généralisée, l\u2019emploi des antibiotiques va permettre à l\u2019infection de se localiser et l\u2019intubation gastro-intestinale va décomprimer l\u2019intestin et permettre de travailler dans des conditions plus faciles.Les antibiotiques doivent être administrés dès le début du traitement et se continuer jusqu\u2019à la disparition de tous les signes d\u2019infection.Nous les donnons par voie intraveineuse et intramuseulaire pendant les premiers jours et nous faisons un antiblogramme quand c\u2019est possible.Comme médication adjuvante, nous donnons la morphine et l\u2019atropine afin de calmer les douleurs et d\u2019empêcher la dilatation de l\u2019intestin.Nous avons parfois recours à la prostigmine quand il faut activer le péristaltisme intestinal.Traitement local Dans les cas de hernie étranglée, il faut réduire l\u2019intestin, contrôler sa circulation et faire une résection et anastomose s\u2019il y a gangrène.L\u2019invagination intestinale se traite par méthode chirurgicale qui consiste à essayer de désinvaginer l\u2019intestin et faire une résection si l\u2019anse intestinale est en mauvaise condition.Le traitement du volvulus est d\u2019essayer de détordre l\u2019anse intestinale et parfois faire une résection.Comme 1l y a souvent des récidives dans les cas de volvulus, il faudra parfois fixer l\u2019intestin à la paroi abdominale ou encore faire une résection élective.Dans un cas d\u2019imperforation anale, où il était impossible de trouver un rectum non-descendu, nous avons dû faire un anus artificiel qui fonctionne parfaitement depuis cinq ans.Traitement de l\u2019obstruction aiguë du colon L\u2019intubation de l\u2019intestin est d\u2019une grande valeur dans le traitement de l\u2019obstruction intestinale comme mesure adjuvante, mais son abus est un grand facteur de la haute mortalité de l\u2019obstruction intestinale.L'emploi de la succion comme seul mode de décompression est absolument contre-indiqué dans l\u2019obstruc- L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 tion aiguë causée par un néoplasme du colon.De façon générale, on admet partout que l\u2019ob- -struction aiguë causée par une lésion maligne du colon doit être traitée de façon chirurgicale.Il ne faut pas faire de résection du colon FORTIER: OBSTRUCTION INSTESTINALE 805 en présence d\u2019obstruction aiguë mais si l\u2019obstruction est sur le colon gauche, il faut faire une colostomie transversale, alors que dans le cas d\u2019obstruction iguë à droite, on fera une caecostomie iléotrarsversale.TRAITEMENT ET PRONOSTIC DE LA PSYCHOSE MANIACO-DÉPRESSIVE ! Marcel BERTHIAUME, Directeur scientifique de l\u2019hôpital Saint-Jean-de-Dieu (Montréal).INTRODUCTION Nous terminons avec l\u2019étude du traitement et du pronostic de la psychose maniaco-dé- pressive, le thème que le Bureau médical avait choisi cette année comme programme de ses sessions mensuelles.Le sujet est très vaste et nous n\u2019avons pas la prétention de le couvrir complètement; nous nous permettrons de suggérer quelques références parmi les plus importantes: L\u2019Encyclopédie chirurgico-médicale, Vol.1 - 37200 à 10 et 5/6; Paul Giraud: « Psychiatrie Clinique »; Le Colloque International sur la Chlor- promazine et les Médicaments Neuroleptiques en Thérapie Psychiatrique, principalement les pages: 198 à 315 environ; Bellak: Maniaco-depressive Psychoses and Allied Conditions, 1952; Leo Alexander, 1953, et Kalinowsky, et Hoch; Diethelm.A part les tenants de théories traditionnellement opposées, psycho-dynamistes et orga- nicistes, la plupart des auteurs et des précis de psychiatrie recommandent une approche multi-factorielle, et se répètent d\u2019une façon lamentablement monotone.Nous allons élaborer notre exposé d\u2019une façon un peu à rebours de ce qu\u2019il est habituel de faire.Nous considérerons en premier lieu les résultats et les statistiques de notre hôpital obtenus ces trois dernières années.Forts de notre expérience, nous allons ensuite entreprendre de discuter du traitement des principales formes de la psychose maniaco-dépressive: forme maniaque et mélancolique, pour ensuite aborder des considérations plus générales sur le traitement de cette affection.Nous conclurons par l\u2019aspect pronostic de cette maladie.RÉSULTATS ET STATISTIQUES DE L\u2019HôPITAL SAINT-JEAN-DE-DIEU La compilation des résultats et des statistiques apporte à l\u2019étude d\u2019un problème un aspect mathématique qui n\u2019est pas à négliger.Nous avons demandé à notre dévouée Offi- cière des Archives de bien vouloir faire une liste de tous les malades entrés à l\u2019hôpital avec le diagnostic de spychose maniaco-dé- pressive, depuis trois ans.Elle a très obligeamment fait deux listes: l\u2019une établissait le nombre de sorties avec leurs traitements groupés d\u2019après l\u2019année de leur sortie; l\u2019autre liste énumérait les patients encore hospitalisés ou en congé d\u2019essai de six mois et cette fois groupés d\u2019après la forme diagnostique de cette maladie.À cause de cette base différente de compilation, il me sera impossible de rendre compte de certains aspects intéressants, cependant telles quelles ces statistiques nous apportent des données instructives et à certains points de vue très consolantes.Ces deux listes représentent un travail de compilation patiente, énorme et je voudrais 806 remercier tout le personnel des Archives qui, en très peu de temps, ont accumulé cette mine de renseignements.En plus des données statistiques, ce travail m\u2019a permis de faire des constatations de différentes natures.D\u2019abord, à cause de mon expérience au Département Public, je m\u2019attendais à un nombre plutôt restreint de cas de psychose maniaco-dépressive.Dans ces trois dernières années, nous avons eu 389 cas avec le diagnostic de ladite psychose.On me demandera pourquoi cette période de trois ans.C\u2019est qu\u2019elle coïncide avec mon arrivée à l\u2019hôpital et que mes chances de connaître un certain nombre de ces malades étaient assez grandes.Les statistiques ont aussi établi que le nombre des maniaques dépressifs était plus élevé au Département Privé qu\u2019au Département Public.En effet, sur 389 cas, il y eut 212 cas « privés », soit 54%, et 177 cas « publics », soit 46%.Grâce encore une fois à l\u2019obligeance du personnel des Archives, qui a retracé pour nous 214 dossiers, nous nous sommes aperçu de ce que tous nous savons déjà, mais d\u2019une façon plus convaincante, que nos dossiers, assez complets à certains points de vue, n\u2019étaient cependant à peu près pas utilisables pour un travail comme celui-ci.En effet, les notes d'évolution sont assez souvent rares pour ne pas dire rarissimes, ce qui fait très ennuyeux pour apprécier lequel des nombreux traitements donnés à un malade a été-le plus actif.Dans aucun des dossiers, il n\u2019a été mention qu\u2019une amélioration était redevable à une forme de traitement en particulier.De cette lecture m\u2019est apparue la nécessité de clore un dossier à la sortie du malade par un résumé du cas, permettant d\u2019utiliser l\u2019expérience alors acquise dans d\u2019autres ces semblables.Après ces constatations un peu déprimantes, il y a lieu de se réjouir, car nos statistiques sont aussi bonnes que celles des autres centres.En effet, des 389 malades hospitalisés pour psychose maniaco-dépressive, 214 ont été libérés et 92 mis en congé temporaire, soit 306 qui ont quitté l\u2019hôpital ou 79%.\u2014 83 sont encore hospitalisés et constituent 21% du nombre total.Il faut considérer la longueur BERTHIAUME: PSYCHOSE MANIACO-DÉPRESSIVE L'Union Méd.Can-da Tome 87 \u2014 Juil.1958 de l\u2019hospitalisation: dans la grande majorité des cas, elle fut de 1 à 3 ou 4 mois.Je dois à la vérité de dire qu\u2019un petit pourcentage des diagnostics pourrait être contesté en faveur de la schizophrénie.Je ne crois pas que ce chiffre s\u2019élève, à beaucoup plus de 10%, ce qui de toute façon élève notre pourcentage de guérisons dans les cas de psychose maniaco- dépressive.Il serait peut-être intéressant de connaître sur ce nombre de 389 la proportion de formes maniaque, mélancolique et de formes mixtes.Il nous est difficile d\u2019établir statistiquement quelle catégorie a le mieux répondu au traitement, mais notre impression est que les formes mélancolique et mixte sont celles qui ont d\u2019emblée mieux répondu dans notre groupe de malades.J\u2019ai tenté d\u2019analyser davantage les succès par rapport à leurs formes de traitements.J'ai parcouru les 214 dossiers de patients qui sont sortis et qui sont complètement libérés de l\u2019hôpital.Les formes les plus fréquentes de traitements sont: l\u2019électro-choc, le largactil et l\u2019Occupation thérapeutique, seuls ou en diverses cembinaisons.Il y eut: E.C.T.(123): 301.0 - 81; 301.1 - 35; 301.2 - 7; ceci est curieux.Largactil (160): 301.0 - 115; 301.1 - 36: 301.2 - 9; Occupation: 301.0 - 36; 301.1 - 18; 301.2 - 4.E.C.T.- Largactil - 68.Largactil - Occupation - 13.E.C.T.- Largactil - Occupation - 29.E.C.T.seul - 20.Largactil seul - 50.Occupation seule - 9.Plusieurs autres traitements ont été employés, mais il est impossible de reconnaître dans quelle mesure ils ont été efficaces.Qu\u2019il me soit permis de signaler que le mératran, le serpasil, la ritaline, le pacatal, le frenquel, le plexonal, la médinal et quelques autres ont été employés.En autant que je sache, il n\u2019y eut qu\u2019un cas de lobotomie qui apparemment réussit bien et fut mis en congé.On administra l\u2019insuline une douzaine de fois; les cas présentaient des traits schizophréniques assez marqués. L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 La psycho-thérapie a été associée au traitement d\u2019une quinzaine de malades.Ce qui est très ennuyeux dans l\u2019analyse des résultats, c\u2019est que dans un très grand nombre de cas, le largactil et les électro-chocs ont été prescrits à la même occasion et donnés concurem- ment, associés assez souvent à un barbiturique.De tout ceci, un point important se dégage: c\u2019est que, malgré nos difficultés et nos déficiences, nos résultats sont sensiblement les mêmes que dans les autres institutions.Ce groupe présentera un certain nombre de rechutes.Comme vous le savez, d\u2019après certains auteurs, le pourcentage est de 26%.Pour ce qui est de notre groupe, je crois que les rechutes se chiffrent pour cette période de 3 ans entre 5 et 10.TRAITEMENT DANS LES FORMES MANIAQUE, ET MÉLANCOLIQUE, ET DE LA PSYCHOSE MANIACO-DÉPRESSIVE Après nous être enquis de ce qui se passe dans notre milieu, allons voir ce que les différents auteurs recommandent comme traitement d\u2019abord de la manie, puis de la mélancolie.Grâce à l\u2019avènement des médicaments nouveaux \u2014 les dérivés de la pnéno- thiazine et de la rauwolfia \u2014 le traitement de la manie est devenu presque aussi gratifiant que celui de la mélancolie.Avant de nous attaquer aux prescriptions médicamenteuses, nous aimerions souligner que l\u2019école française insiste encore passablement sur la nécessité d\u2019isoler le malade, de l\u2019aliter et de l\u2019éloigner de toute stimulation.Il ne nous est pas paru que l\u2019école américaine insistait sur ces points.La contrainte est contre-indiquée comme trop excitante.Il faut de toute nécessité surveiller l\u2019état général, surtout dans les cas suraigüs.De nos jours, comme vous le savez, quand on parle de manie, le traitement qui s\u2019impose immédiatement à l\u2019esprit est le largactil et, mais beaucoup moins, le serpasil.Il faut dire cependant qu\u2019il existe très peu de travaux dans la littérature qui traitent du largactil comme traitement de la manie.Les auteurs préfèrent mentionner son utilité dans les états BERTHIAUME: PSYCHOSE MANIACO-DÉPRESSIVE 807 d\u2019agitation psychomotrice en général.Comme question de fait, je n\u2019ai rencontré qu\u2019un seul article traitant de son utilisation dans la manie.Il s\u2019agit de celui de F.Geret: « Traitement de l\u2019accès maniaque par la Chlorproma- zine, page 236.Il est vrai, cependant, que Delay et son école, Nayrac et Graux et plusieurs autres Européens mentionnent la manie comme la première indication au traitement au largactil.Curieusement je n\u2019ai rencontré aucun article américain parlant du traitement de la manie comme telle par le largactil.Il s\u2019agit encore une fois de patients présentant de l\u2019agitation psychomotrice.Même les cinq travaux de la livraison de Mai 1957 de l\u2019American Journal of Psychiatry n\u2019échappent pas à cette remarque.L\u2019explication réside peut-être dans le fait que les auteurs américains reposent moins sur la classification actuelle des maladies mentales.Quoi qu\u2019il en soit, il semble bien qu\u2019on soit unanime de par le monde à proclamer la grande utilité de ce médicament dans la manie.Comme vous le savez, les dosages varient énormément: on a prétendu obtenir des succès avec des dosages de 100 mgs par jour et en certains milieux on est allé jusqu\u2019à des doses de 2,000 à 3,000 mgs par jour.(Critère: syndrome d\u2019imprégnation qui n\u2019est pas facile à définir).Les auteurs français recommandent, dans certains cas rebelles, l\u2019association au phéner- gan, qui, comme vous le savez, est antérieur au largactil dans la série des dérivés de la phénothiazine, et aussi l\u2019association aux élec- tro-chocs, qui est dangereuse.Il est assez difficile de se faire une idée des résultats obtenus.M.Gerest a obtenu 9 cas sur 13 de guérisons complètes.Delay a obtenu 35 cas de guérisons sur 44 avec le largactil seul.Sept autres cas ont été améliorés après association des E.C.T.Nayrac et Graux ont obtenu 20 guérisons et améliorations dans une série de 25 femmes.De même Rigal, Nalet et Florentin ont eu 6 guérisons sur 6 malades traités.Gui- raud a aussi employé extensivement avec succès le largactil dans les cas de manie.Les nombreux autres dérivés de la phénothiazine 808 (trilafon, pacatal, sparine, stémétil, etc.) réclament au même titre que le largactil leur place dans l\u2019armamentarium contre la manie.Au sujet de l\u2019emploi du largactil, une note sombre.Winkelman, dans la livraison de Mai 1957 de l\u2019Américan Journal of Psychiatry, mentionne 80% de rechutes en 6 mois, il ne s\u2019agissait apparemment pas de maniaques.La littérature, comme vous le savez, recommande hautement l\u2019emploi de la réserpine dans le traitement des symptômes d\u2019agitation.Nous n\u2019avons malheureusement rencontré aucun article qui traitait spécifiquement de son action sur la manie.Guiraud nous signale qu\u2019il est en train de l\u2019expérimenter actuellement.Avant l\u2019ère des tranquilisants, la méthode la plus employée était la cure du sommeil ou la narcose prolongée des auteurs anglais.A notre su, ce traitement est peu employé à l'heure actuelle.Nous retiendrons simplement qu\u2019au début, divers hypnotiques (bromures, barbituriques, etc.) ont été employés en diverses associations pour être remplacés par le phénergan, puis par le largactil, dans une espèce d\u2019hibernation artificielle.Nous renvoyons à l\u2019excellent travail du Dr Ferron, donné l\u2019an dernier, pour plus de détails sur la cure du sommeil.L\u2019électro-choc, bien que beaucoup moins employé, a encore sa place dans le traitement de la manie.Dans les cas suraigüs, il faut l\u2019administrer deux ou trois fois par jour.Dans d\u2019autres cas, un traitement journalier est nécessaire.Cependant, sa plus grande utilisation à l\u2019heure actuelle est en association avec le largactil.Il est à signaler que certains auteurs le rejettent complètement.L\u2019insuline, dans certains cas rebelles passés à la chronicité, serait d\u2019une grande utilité.Elle n\u2019est pas cependant employée d\u2019une façon routinière.L'école française entre autres a signalé les résultats inattendus dans certains cas par l\u2019emploi de la pneumo-thérapie cérébrale par action mécanique sur la région diencéphalo- hypophysaire.L'amélioration serait cependant incomplète et passagère bien que spectacu- BERTHIAUME: PSYCHOSE MANIACO-DÉPRESSIVE L\u2019Union M d.C nd: Tome 87 \u2014 Jul.1958 laire.C\u2019est pour les mêmes raisons qu\u2019on employa les radiations diencéphaliques.D'autres médications ont été employées, parmi lesquelles les sels de lithium, et semblent avoir obtenu dans certains milieux une certaine popularité dernièrement (1949).Comme vous le savez, le Dr Lefebvre les a employées durant le cours de l\u2019année avec, semble-t-il, certain succès.Il est assez difficile cependant de se prononcer sur leur valeur, à l\u2019heure actuelle.Il y eut un article à ce sujet dans le Journal of Mental Science, de juillet 1956, et on les aurait employées en Australie en association avec la narcose prolongée.Dans ces deux cas, le nombre des patients était plutôt restreint.À diverses époques, on a préconisé le dila- tin, le tartrate d\u2019ergotamine, le stovarsol, les dérivés de l\u2019ergot, les dérivés de l\u2019acide nico- tinique, divers extraits endocriniens et de nombreux autres.Dans les cas à rechutes fréquentes et à courts intervalles entre les accès, la lobotomie a été préconisée.Evidem- ment, il est requis avant d\u2019instituer un traitement de faire un diagnostic étiologique afin de dépister les tumeurs, les syndromes post- traumatiques, abiotrophiques ou carentiels, hormonaux et toxiques, enfin infectieux.Il y a quelques années, on employait beaucoup l\u2019hydrothérapie sous toutes ses formes, ainsi que les enveloppements humides.Ces pratiques sont à peu près disparues de nos jours; peut-être est-ce malheureux?Comme pour la forme maniaque, il est indiqué dans le traitement de la mélancolie d\u2019établir un diagnostic étiologique le plus précis possible.Depuis l\u2019Antiquité, un très grand nombre de traitements ont été proposés.Bel- lak nous en donne un bon compte rendu.D\u2019après les données actuelles, il semble bien que les méthodes de choc, et principalement l\u2019é- lectro-choc, rendent les plus grands services.L\u2019électro-choc est une méthode essentiellement empirique et laisse dans notre esprit un très grand nombre de points obscurs.Cependant, les auteurs semblent s\u2019entendre sur un certain nombre de données.D\u2019abord, dans les cas vraiment endogènes, un traitement pré- L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 coce semble indiqué et apporter les meilleurs résultats.Habituellement, les résultats sont obtenus après une série inférieure à 10 traitements.Notre expérience à S.-Jean-de-Dieu confirme ce point.Il semble très difficile cependant d\u2019affirmer que ce traitement diminue le nombre de rechutes ou modifie de quelque manière la fréquence des accès.Certains auteurs sont allés jusqu\u2019à prétendre que si l\u2019é- lectro-choc raccourcissait la longueur de la crise, il diminuait les intervalles de bon fonctionnement.De même, la littérature est loin d\u2019être unanime à proclamer les mêmes résultats.La majorité obtiennent des améliorations et des guérisons dans une proportion de 60% à 80%, quelques fois davantage; et un certain nombre n\u2019auraient obtenu que 20% à 35% de résultats.Ces différences peuvent peut-être s\u2019expliquer par le fait, d\u2019une part, d\u2019une incidence assez considérable de guérisons spontanées pour ce qui est des hauts pourcentages et, d\u2019autre part, par le fait de critères différents chez les auteurs.On inclut peut-être dans certaines séries un plus grand nombre de schizophrènes.Comme vous le savez, l\u2019électro-choc peut se donner en association avec des stimulants comme la coramine, avec divers calmants et sédatifs comme dans la narcose barbiturique, aussi en association avec la psycho-thérapie, ce qui, à mon point de vue, devrait toujours être tenté.Vous savez aussi que l\u2019électro-choc peut se donner après curarisation pour éviter les complications osseuses et articulaires.Il se donne aussi chez le patient non hospitalisé.Des modifications de la technique ont aussi été suggérées.On a essayé avec certain succès l\u2019électro-narcose et la technique des stimulations brèves, qui semblent donner davantage en présence d\u2019une composante anxieuse mais qui risquent d\u2019aggraver la dépression.Dans les cas rebelles, comme pour la manie, l\u2019insuline et la lobotomie, cette dernière évidemment après épuisement de toutes nos ressources thérapeutiques, ont été tentées avec quelques succès parfois spectaculaires.Les amphétamines ont eu un moment de vogue et BERTHIAUME: PSYCHOSE MANIACO-DÉPRESSIVE 309 sont rarement employées à l'heure actuelle et habituellement en association avec un barbiturique comme l\u2019amytal (Myerson).Le car- diazol ou métrazol semble avoir été presque complètement remplacé par l\u2019E.C.T.A l\u2019avènement du largactil et des autres tranquillisants, la dépression était une des principales indications.De plus en plus s\u2019accumulent les rapports soulignant leur inutilité dans cette affection.Il faut dire cependant qu\u2019il y a encore un certain nombre d\u2019auteurs qui proclament leur valeur dans la mélancolie.Ces dernières années, l\u2019on a vu apparaître de nouveaux médicaments réclamant une place dans le traitement de cette affection.Il s\u2019agit entre autres de la ritaline et du mératran.Les rapports sont loin de concorder à ce sujet et l\u2019expérience de plusieurs est que ces médicaments aggravent par leur action stimulante la dépression et qu\u2019ils sont surtout efficaces dans les dépressions psycho-névrotiques et réactionnelles.Tout dernièrement, a été mis sur le marché le marsilid ou iproniazide, qui, en plus de produire de bons résultats dans la tuberculose, aurait une action anti-dépressive puissante.La bibliographie est encourageante; nous en faisons actuellement un essai non systématique et il semblerait qu\u2019il produise actuellement de bons résultats chez quelques- uns de nos malades.Il y a aussi un certain nombre d\u2019autres thérapeutiques qui ont ou ont eu une certaine vogue.L\u2019une des principales, qui est encore recommandée dans certains cas, c\u2019est la pneu- mo-thérapie.Delay et son école l\u2019emploient dans certains cas de dépression comme ils le font dans la manie.On rapporte aussi l\u2019utilisation de l\u2019histamine, de l\u2019acide lactique, de l\u2019hématoporphyrine, la dinitrine succinique, la pyrétothérapie avec CH-36 de Reichel et bromure de tétraméthylammonium, et de nombreux extraits hormonaux.Ici encore, l\u2019école française recommande l\u2019alitement, le repos et très souvent recourt à la vieille médication à l\u2019opium.Il est recommandé également de ne pas négliger l\u2019état général et principalement le fonctionnement des sphincters.En plus des formes maniaque et mélanco- 810 lique de la psychose maniaco-dépressive, il y à un certain nombre d\u2019autres formes moins typiques qui présentent des problèmes un peu spéciaux.Dans la forme circulaire, le malade passe d\u2019une phase dépressive à une phase maniaque ou vice versa; dans la forme mixte, il y a chez le même sujet des éléments maniaques et des éléments dépressifs.Les traitements sont les mêmes: il s\u2019agit ou bien de faire disparaître l\u2019élément le plus marquant, ou bien de prescrire une combinaison de trai- ments dans le but de faire disparaître les symptômes les plus importants.Les résultats sont assez souvent moins bons à cause de la composante schizophrénique souvent présente.CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES Après avoir discuté du traitement des formes particulières de la psychose maniaco-dé- pressive, il est opportun d\u2019aborder quelques aspects généraux des problèmes que renferme cette maladie.Il y a d\u2019abord la question de l\u2019hospitalisation.Un malade doit-il être hospitalisé ou non?Les auteurs sont d\u2019accord pour conseiller l\u2019hospitalisation de ces malades, sauf dans des conditions bien spéciales qui sont très rares.C\u2019est une erreur de laisser croire à la famille qu\u2019un changement d\u2019air, que des attentions particulières vont enrayer le cours de cette maladie.Il ne faut pas mésestimer le danger des comportements extravagants du maniaque et les possibilités de suicide chez le déprimé.En plus des traitements mentionnés ci-haut, l\u2019hospitalisation doit offrir un climat thérapeutique adéquat, fait d\u2019une bonne compréhension des problèmes du malade et utilisant tous les services thérapeutiques utiles à l\u2019amélioration des malades.Un tel milieu offrira les avantages de toutes les formes d\u2019occupation thérapeutique.Quelques-unes auront pour but de calmer ou de remonter le malade, d\u2019autres de lui permettre de s\u2019exprimer.Un grand nombre d\u2019auteurs signalent les bienfaits de cette activité thérapeutique: le relevé que nous avons fait de notre travail à l\u2019hôpital révèle une utilisation importante de cette forme de traitement.Jusqu'à maintenant, nous n\u2019avons pas parlé BERTHIAUME: PSYCHOSE MANIACO-DÉPRESSIVE \"\u2019Union M:d.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 spécifiquement de la psycho-thérapie comme traitement de cette maladie.Nous nous bornerons à signaler qu\u2019il y a eu un certain nombre d'auteurs pour déplorer l\u2019utilisation des traitements physiques et préconiser l\u2019emploi unique de la psycho-thérapie, habituellement de forme psychanalytique.Comme pour un grand nombre d\u2019affections psychiatriques, on a rapporté des améliorations avec toutes les formes de la psycho-thérapie, qu\u2019il s\u2019agisse de psychanalyse, de thérapie de support, de thérapie brève d'inspiration analytique, de techniques hypnotiques ou cathartiques.L\u2019on à souvent suggéré son emploi en association avec d\u2019autres modes de traitement.Les études les plus sérieuses cependant recommandent la technique analytique visant à supporter, à renforcer le « moi».Un certain nombre de cliniciens ont travaillé avec le « Thematic Aperception Test » (Murray).Certains auteurs mentionnent que le traitement analytique n\u2019est possible qu\u2019en cure fermée.La question vient à l\u2019esprit: « Quel est le meilleur traitement?» Sur ce sujet, nous trouvons séduisante la théorie du Dr Leo Alexander, qui fait de la psychose une maladie vraiment psychosomatique, impliquant le système nerveux et qui suggère, lorsqu\u2019il y a présence de troubles physiques, l\u2019emploi de méthodes physiques de traitement.Par ailleurs, il ne conçoit pas un traitement complet de cette maladie sans psycho-thérapie.Il serait peut-être bon de rappeler ici la notion de Federn, qui fait des psychoses des maladies du « moi».Dans celle dite maniaco-dépres- sive, le « moi », incapable de faire face à une situation par l\u2019utilisation de mécanisme de défense ou autres processus, se voit envahi, débordé par les pulsions affectives.Ceci nécessite l'emploi de techniques qui visent à renforcir le «moi».L\u2019état du malade peut nécessiter l\u2019action d\u2019un traitement physique pour remettre le « moi » en état de fonctionner; des techniques psycho-thérapeutiques achèveront de le reconstituer.On insiste beaucoup pour signaler que la psycho-thérapie peut avoir une action préventive importante.Permettez-moi de signaler en passant que l\u2019a- L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 nalyse existentielle fournit de belles descriptions phénoménologiques du vécu du malade et lui donne cette impression réconfortante d\u2019être compris.Ceci étant vrai, il reste quand même que, dans certains cas, on peut être assez perplexe quant à la forme de traitement à employer.C\u2019est pourquoi certains auteurs, Funkenstein et autres, se reposant sur la théorie psychosomatique de la psychose, ont cherché à découvrir des méthodes pour prédire le résultat des traitements.C\u2019est ainsi qu\u2019ils ont développé un test qui, non seulement nous donne des indications assez certaines sur l\u2019évolution de l\u2019accès, mais aussi sur la forme de traitement à être employé.Il faut aussi ajouter que de ces travaux s\u2019ébauche une théorie psycho-physio- logique très intéressante.PRONOSTIC Avec ce test de Funkenstein, la psychiatrie est gratifiée pour la première fois, semble-t-il, d\u2019une méthode qui permette de prévoir les résultats d\u2019une façon relativement sûre.L\u2019ennui, c\u2019est que cette méthode n\u2019a pas de corrélation avec le diagnostic, même si elle confirme l\u2019impression clinique traditionnelle que le maniaque dépressif guérit plus facilement que le schizophrène.Jusque là, le pronostic s\u2019établissait sur des bases purement cliniques.C\u2019est ainsi qu\u2019on a établi, en ce qui a trait à l\u2019épisode même: 1.Que plus les facteurs étiologiques semblent constitutionnels et endogènes et moins ils sont exogènes, moins bon est le pronostic; 2.plus le sujet est jeune, meilleur est le pronostic; après 50 ans, le pronostic serait assez mauvais; 3.plus il y a eu d\u2019accès antérieurs, plus pauvre est le pronostic; 4.plus les symptômes sont purement affectifs, meilleur est BERTHIAUME: PSYCHOSE MANIACO-DÉPRESSIVE 811 le pronostic pour l\u2019épisode en cause; 5.plus le syndrome maniaco-dépressif est compliqué de composantes artériopathiques, pire est le pronostic; 6.si le syndrome se complique d\u2019hallucinations, l\u2019évolution est moins favorable.Il faut savoir que la durée d\u2019un épisode laissé sans traitement est de 6 mois pour la manie et de 9 mois pour la mélancolie.Il semble bien que les traitements n\u2019influencent pas l\u2019évolution totale de la maladie.Un auteur de la Suisse allemande, Kinkelin, dans un article paru en 1954 dans les Archives Neuro-Psychiatriques Suisses, semble avoir trouvé dans l\u2019examen d\u2019une série de 146 malades que le pronostic de la psychose ma- niacodépressive est assez mauvais.Il mentionne en tous cas qu\u2019il n\u2019est pas aussi bon qu\u2019on le suppose généralement.Dans sa série, 25% de ses malades sont morts du suicide, sont devenus invalides par suite du passage à la chronicité ou sont devenus schizophrènes.Il y a un point sur lequel les auteurs ne s\u2019entendent pas bien, c\u2019est celui de la détérioration de la personnalité de la psychose maniaco-dépressive.Comme vous le savez, Kraeplin faisait de cette évolution qu\u2019il appelait démentielle le critère différentiel entre la psychose maniaco-dépressive et la schizophrénie.Certains auteurs, comme Noyes, prétendent que les attaques répétées de cette maladie ne conduisent pas à la désorganisation de la personnalité; alors que Henderson et Gillespie affirment le contraire.Mayer-Gros, Slater et Roth s\u2019en tirent élégamment en expliquant que lorsqu\u2019il y a détérioration, c\u2019est dû à l\u2019association d\u2019un autre processus pathologique.Nous mentionnerons, en terminant, que les dangers de suicide sont souvent plus aigüs dans la période de convalescence. ÉVOLUTION HISTORIQUE DU CONCEPT DE LA PSYCHOSE MANIACO-DÉPRESSIVE * L.-P.FERRON, Hôpital Saint-Jean-de-Dieu (Montréal).La psychose maniaco-dépressive a été choisie comme sujet des présentations du Bureau médical jusqu\u2019à la fin de la présente année académique.Les différents aspects de cette entité clinique seront envisagés et étudiés à la lumière des connaissances actuelles.Avant de parler des conceptions psychodynamiques acceptées à l\u2019heure actuelle par ceux qui se sont penchés sur la question ou avant d\u2019aborder le problème du traitement avec ses multiples facettes nous avons cru bon tout d\u2019abord de présenter un aperçu historique retraçant le développement du concept de la psychose maniaco-dépressive.La formulation de l\u2019unicité comme entité clinique de la manie et de la mélancolie est relativement récente, car c\u2019est au grand clinicien Kraepelin que nous la devons, donc vers la fin du XIXe siècle.En dépit de quelques objections, tout à fait oubliées maintenant, ce concept de l\u2019entité unique fut vite accepté partout et la description clinique que fit Kraepelin de la maladie devint la base, pour ne pas dire la lettre, des données nosographiques que nous trouvons dans tous les traités de psychiatrie depuis.On peut dire que la description et la formulation de Kraepelin sont encore classiques et n\u2019ont pas été substantiellement changées jusqu\u2019à présent.Des formulations psy- chodynamiques ont été ajoutées, des traitements nouveaux ont été apportés, les vagues explications étiologiques ou psychologiques du début n\u2019ont sans doute pas retenu beaucoup l'attention mais le concept de la psychose maniaco-dépressive est resté.On peut même ajouter que certains des symptômes attribués par Kraepelin à la maladie lui ont été soustraits depuis et en quelque sorte confisqués par la schizophrénie sans cependant affaiblir le concept en lui-même.Il est assez intéressant ici de faire un bref parallèle entre la psychose maniaco-dépressive et la schizophrénie; la description clinique de ces deux maladies mentales est due à Kraepelin mais le concept de la première paraît plus ancien.La formulation de la schizophrénie a subi de nombreux et profonds changements depuis Kraepelin, grâce à Bleuler d\u2019abord, et continue d\u2019évoluer actuellement.La conception Kraepelinienne de l\u2019unicité de la manie et de la mélancolie peut être considérée comme une grande victoire de la psychiatrie moderne et presque comme un point de départ de celle-ci.Elle a permis d\u2019introduire un peu d\u2019unité là ou régnait la plus grande confusion.Pour progresser, pour devenir scientifique, la psychiatrie devait se trouver des cadres, une classification acceptable qui permettait de voir plus clair et dont on pouvait se servir pour aller plus loin.Il fallait effectuer une synthèse des connaissances dont on disposait alors.Quoique l\u2019on puisse penser aujourd\u2019hui de la valeur scientifique ou utile du concept de la psychose maniaco- dépressive il faut reconnaître, je crois, qu\u2019il était un jalon nécessaire du développement de la psychiatrie contemporaine et future.Même s\u2019il devait disparaître complètement de la psychiatrie de demain il n\u2019en reste pas moins vrai qu\u2019il a été très important dans le progrès de la science psychiatrique.TI] faut se rappeler qu\u2019avant Kraepelin chaque symptôme rare ou nouvellement trouvé était élevé au statut d\u2019entité clinique distincte et que l\u2019on voyait ainsi se produire une multiplication désordonnée des maladies mentales.Est- il besoin d\u2019insister davantage sur la nécessité d\u2019une certaine unité nosologique?Il ne faudrait pas croire cependant que le concept de la psychose maniaco-dépressive est une découverte exclusive de Kraepelin.En fait l\u2019idée a cheminé pendant les quelques vingts siècles de l\u2019histoire de la médecine et de la psychiatrie.L'étude de l\u2019histoire de la L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 médecine nous montre que la psychiatrie a toujours été considérée comme partie intégrale de la médecine jusqu\u2019au Moyen-Age.Les grands noms de la médecine antique, d\u2019Hippocrate à Galien, ont été très intéressés par l\u2019étude des maladies mentales et ont formulé des classifications et des explications sur le sujet.Quand on considère avec quelle réticence et quels préjugés la psychiatrie est encore reçue dans certains milieux médicaux 1l est réconfortant de penser que les pères de la médecine voyaient dans la psychiatrie une branche de la médecine et étaient particulièrement intéressés par les maladies mentales.Le Moyen-Age a considéré les maladies mentales comme des possessions démoniaques et la psychiatrie est devenue un chapitre de la démonologie; il a ainsi créé des préjugés, apporté des considérations superstitieuses contre lesquels nous luttons encore.L'histoire de la psychose maniaco-dépressive se confond avec l\u2019histoire de la psychiatrie.Les termes de manie et de mélancolie ont été employés par Hip- pocrate.Il n\u2019entre pas dans l\u2019objet de cet exposé de présenter un résumé de l\u2019histoire de la psychiatrie mais plutôt d\u2019indiquer certains jalons qui ont abouti à la formulation Krae- pelinienne.Comme nous l\u2019avons souligné tantôt l\u2019idée de l\u2019unicité de la manie et de la mélancolie comme entité clinique a fait son chemin à travers les siècles même si sa formulation claire n\u2019a été faite qu\u2019à la fin du siècle dernier.Les alternances de périodes d\u2019excitation et de dépression avaient frappé les médecins de l\u2019époque romaine, il y a pour ainsi dire deux mille ans, et les cliniciens français du milieu du XIXe siècle.Nous reviendrons presque tout de suite là-dessus.Revenons, si vous le voulez, à Hippocrate et à sa classification des maladies mentales.Elles étaient au nombre de quatre: l\u2019épilepsie, la manie, la mélancolie et la paranoïa.Ses conceptions de la manie et de la mélancolie semblent avoir été assez près des nôtres.Il utilisa le terme manie en rapport avec des gens qui développent un délire fébrile et qui, même en santé, sont un peu bizarres.Il refusa énergiquement de considérer les maladies FERRON: PSYCHOSE MANIACO-DÉPRESSIVE 813.mentales comme étant d\u2019origine sacrée ou divine, et il affirmait que ceux qui avaient ainsi recours à la divinité pour expliquer ces maladies s\u2019en servaient comme d\u2019un prétexte pour cacher leur ignorance.Les successeurs d\u2019Hippocrate ne firent pas progresser la psychiatrie et il faut se transporter à Rome vers la fin de l\u2019ère préchré- tienne, soit vers le milieu du premier siècle avant J.-C., pour voir de nouvelles contributions.Il faut d\u2019abord s\u2019arréter au nom d\u2019Asclépiade même si sa contribution à l\u2019étude de la psychose maniaco-dépressive n\u2019est pas éclatante.Il préféra le terme fureur à celui de manie mais on peut douter de l\u2019utilité de ce changement.Par ailleurs il divisa les maladies en aiguës et chroniques, distingua les idées délirantes des hallucinations et, surtout, souligna l'importance des troubles émotionnels dans l\u2019étiologie des maladies mentales.Il s\u2019intéressa à l\u2019aspect humain, individuel des malades et introduisit des mesures humanitaires dans le traitement des maladies mentales (bains, musique, lits suspendus).Il faut noter ici qu\u2019il faudra attendre Esquirol et le début du XIXe siècle pour retrouver la différence entre idée délirante et hallucination.L\u2019influence d\u2018Asclépiade a été grande sur la médecine romaine et sur le développement des idées concernant la manie et la mélancolie et c\u2019est pourquoi il faut I'inclure dans notre étude.Les idées de Ci- céron sur les maladies mentales et le chapître sur ces maladies dans le traité de médecine de Cornelius Celsus montrent bien l\u2019empreinte d\u2019Asclépiade.Passons maintenant à Aretaeus de Cappa- doce qui a vécu au premier siècle de l\u2019ère chrétienne.Il n\u2019y a pas de doute que les médecins de cette époque réalisaient de plus en plus que certains états d\u2019excitation (manie) étaient en rapport avec certains états de dépression (mélancolie).Aretaeus était enclin à considérer ces deux états pathologiques comme l\u2019expression d\u2019une seule maladie.Il disait cependant que la manie n\u2019originait pas toujours de la \u2018mélancolie et qu\u2019elle pouvait débuter sans phase de dépression préalable. 814 Il s\u2019intéressa aussi à ce qu\u2019on appelle aujour- d\u2019hui la personnalité prépsychotique des malades mentaux et remarqua que ceux qui développent la manie sont irritables, violents, facilement joyeux et portés à plaisanter et à agir d\u2019une façon puérile.Ceux qui sont portés à la mélancolie ont des tendances dépressives marquées.Aretaeus porta beaucoup d\u2019attention au pronostic et vit que la manie était intermittente et pouvait être guérie entièrement.Pour lui la manie se terminait par une rémission ou une cure totale.On peut également ajouter à son crédit qu\u2019il a eu l\u2019idée d\u2019une entité différente de la manie qu\u2019on appelle au- jourd\u2019hui schizophrénie et qu\u2019il a essayé de différencier les malades atteints de cette maladies des véritables maniaques.Il faut garder à l\u2019esprit que le terme manie était à l\u2019époque une désignation pour n'importe quelle maladie mentale.Au sujet de la mélancolie Aretaeus dit qu\u2019elle est une modification de la manie et qu\u2019elle n\u2019affecte pàs les facultés intellectuelles.La mélancolie, disait-il, a tendance à revenir mais il n\u2019y a pas de doute qu\u2019elle peut être guérie ou ne pas se reproduire avant des années.La fin de l\u2019humanisme romain qui commença vers l\u2019an 200 de notre ère alors que les empereurs devinrent de plus en plus tyranniques et intransigeants devait amener la perte des découvertes de la médecine gréco- romaine.Les grands changements qui produisirent et suivirent la chute de l\u2019empire romain ne firent qu\u2019accentuer cette tendance et favoriser toutes sortes de superstitions qui remplacèrent la médecine.Il faudra attendre le XIXe siècle pour redécouvrir ce que les médecins de l\u2019époque gréco-romaine avaient laissé derrière eux mais qui avait été presque aussitôt perdu.C\u2019est donc au XIXe siècle que nous nous reporterons.Il serait sans doute intéressant de retracer le long et lent relèvement de la psychiatrie à partir de la Renaissance mais cela n\u2019entrerait pas tout à fait dans le cadre de notre exposé.Qu\u2019il suffise de dire que les découvertes du XIXe siècle né sont pas nées FERRON: PSYCHOSE MANIACO-DEPRESSIVE L\u2019Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 sans être en quelque sorte amorcées, préparées dans les siècles précédents.La révolution apportée à la psychiatrie par Philippe Pinel peut nous servir de point de départ, d\u2019introduction aux découvertes du XIXe siècle.Sans doute elle n\u2019a pas contribué directement à des théories nouvelles sur la manie et la mélancolie mais le travail de libération accompli par Pinel était nécessaire au développement de la psychiatrie.Il fallait affranchir les malades mentaux de l\u2019état d\u2019ab- Jection dans lequel on les tenait, il fallait enlever les chaînes et faire cesser les mauvais traitements, il fallait considérer les malades mentaux comme des êtres humains et non des animaux sauvages pour donner certaines lettres de noblesse à la psychiatrie et la faire entrer vraiment dans le domaine de la médecine.Il fallait créer un climat favorable qui permit aux cliniciens qui suivirent de travailler avec émulation à l\u2019amélioration du sort des malades mentaux et à l\u2019avancement de la psychiatrie comme science.L\u2019oeuvre de Pinel dans l\u2019administration des hôpitaux (songeons seulement au fait qu\u2019avant lui il y avait seulement un lit pour quatre patients dans les hôpitaux mentaux) et dans l\u2019enseignement psychiatrique, a contribué énormément à établir ce climat favorable dont nous parlions.Il convient également de mentionner la nosographie de Pinel, classification simple qui pouvait servir d\u2019excellent instrument de travail à l\u2019époque; il divisait les maladies mentales en quatre: manie, mélancolie, démence et idiotie.De Pinel nous passerons à Jean-Pierre Falret (1794-1870) qui s\u2019intéressa beaucoup aux états pathologiques accompagnés de tendances au suicide et se terminant par le suicide.Il étudia entre autres les réactions psychologiques de certains marins qui finissent par se jeter à la mer sous le coup d\u2019une impulsion et se noient.Pendant trente-deux ans, il étudia attentivement les états dépressifs accompagnés de tendances au suicide et nota que certaines dépressions disparaissaient après un certain temps pour céder la place à un état d\u2019exaltation et, inversement, il nota L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 que certains états d\u2019exaltation se transformaient en dépression profonde.C\u2019était comme un cycle fermé.Il reconnut dans ce cycle une maladie mentale distincte qu\u2019il appela « folie circulaire».En somme avec Falret, nous sommes revenus aux idées de la médecine romaine sur la manie et la mélancolie, après 1800 ans (nous sommes en 1854).Un autre psychiatre français, Baillarger, s\u2019intéressa à la même maladie qu\u2019il appela « folie à double forme ».Il avait remarqué que certaines \u2018dépressions se transformaient en état stupo- raux.La stupeur était associée à l\u2019époque avec la catatonie et considérée comme incurable.Baillarger permettait donc d\u2019envisager les états stuporaux avec plus d\u2019optimisme, ce qui n\u2019était pas une contribution négligeable.Le XIXe siècle, comme nous l\u2019avons mentionné précédemment, fut également l\u2019époque des systèmes, des thèses dogmatiques, de l\u2019étude microscopique des symptômes, de la prolifération désordonnée de supposées entités cliniques.C\u2019est l\u2019époque de la querelle, pas encore éteinte d\u2019ailleurs, entre les organicistes et les « psychogénicistes».Chacun cultive son petit symptôme favori et écrit abondamment à son sujet.Le jargon psychiatrique, avec ses noms de maladies à racines grecques ou latines, atteint une complexité barbare et ridicule qui contribue à l\u2019isolement de la psychiatrie.Le psychiatre allemand Heinroth propose une classification de quarante-huit maladies mentales.Le patient est perdu de vue sous l\u2019amas des considérations théoriques.Il fallait done un esprit méthodique pour mettre de l\u2019ordre dans ce chaos, pour opérer une sorte de synthèse des connaissances de l\u2019époque et cet esprit fut Kraepelin.Nous avons vu, en ce qui a trait à la psychose maniaco-dépressive, que le terrain avait été préparé pour Kraepelin (et également au sujet de la schizophrénie d\u2019ailleurs).Mais 1l lui revient d\u2019avoir su imposer à la psychiatrie cette entité plus audacieusement que ne l\u2019avaient fait Falret et Baillarger.11 attacha une très grande importance au pronostic, à un point tel que l\u2019on peut presque dire que, pour FERRON: PSYCHOSE MANIACO-DÉPRESSIVE 815 lui, diagnostic et pronostic se confondaient.Il est certainement grandement responsable pour cette attitude qui consiste à poser le diagnostic d\u2019une maladie mentale d\u2019après son évolution et non d\u2019après l\u2019étude des symptômes, attitude qui a prévalu assez généralement après lui et qui prévaut encore.Pour lui le pronostic de la psychose maniaco-dépres- sive était favorable; nous savons aujourd\u2019hui que ci cela est généralement juste pour ce qui a trait à l\u2019épisode psychotique aigü, cela l\u2019est beaucoup moins pour ce qui a trait à l\u2019adaptation sociale des malades.Il avait vis-à-vis la maladie mentale une attitude fataliste car, pour lui, tout était prédéterminé.Le type de la maladie aussi bien que son évolution étaient pré-déterminés, ce qui conduit au nihilisme thérapeutique.Son fatalisme a gagné nombre de psychiatres et médecins et a certainement nui au progrès de la psychiatrie dans la suite.Maintenant que nous avons souligné brièvement les mérites et les démérites de Krae- pelin, laissons-lui la parole pour ce qui est de la définition de la psychose maniaco-dé- pressive.La traduction de l\u2019anglais est du présentateur.« La psychose maniaco-dépres- sive, comme elle est ici décrite, inclut d\u2019un côté tout le domaine de ce qu\u2019on appelle la folie périodique et circulaire, et de l\u2019autre côté la manie simple, la plus grande partie des états morbides appelés mélancolie et également nombre de cas de délire et confusion (amentia).Finalement nous incluons certaines variations de l\u2019humeur, les unes périodiques, qui d\u2019un côté doivent être considérées comme les rudiments de troubles plus graves pt, d\u2019un autre côté, entrent sans limite précise dans le domaine de la prédisposition personnelle.Avec les années je suis devenu de plus en plus convaineu que tous ces états mentionnés plus haut ne représentent qu\u2019un seul processus morbide.Ce qui m\u2019a amené à cette conclusion est d\u2019abord le fait que, malgré les différences externes apparentes.certains traits communs fondamentaux se reproduisent dans tous ces états morbides.En même temps que des symptômes variables qui peuvent appa- 816 raître temporairement ou être complètement absents nous rencontrons dans toutes les formes cliniques de la psychose maniaco-dépres- sive un groupe circonserit, limité de troubles, même s'ils sont d\u2019une nature et d\u2019une composition variables.Sans qu\u2019aucun soit caractéristique de la maladie, tout de même, lorsqu\u2019ils sont associés, 1ls impriment une marque uniforme sur les multiples formes cliniques.Encore plus importante que la classification de ces états par des troubles fondamentaux définis est l\u2019expérience observée que toutes ces formes morbides rassemblées ici en une seule entité clinique non seulement passent de l\u2019une à l\u2019autre sans délinéation précise mais encore se succèdent dans un seul et même cas.Nous rencontrons chez le même patient non seulement la manie et la mélancolie mais aussi la confusion la plus profonde et de la perplexité, également des idées délirantes nettes et, enfin, de très légères fluctuations de l'humeur alternant entre elles.De plus de traits permanents et particuliers de l'humeur forment souvent le terrain sur lequel se développent des accès circonserits de la psychose maniaco-dépressive.Un autre lien qui unit tous ces états morbides rassemblés ici et rend leur séparation impossible au point de vue pratique est leur pronostic uniforme.Il est frappant de constater que les accès maniaco- dépressifs ne conduisent pas à la démence profonde, pas même s\u2019ils se produisent à travers la vie d\u2019une personne presque sans interruption.Habituellement toutes les manifestations morbides disparaissent; mais quand, exceptionnellement, ce n\u2019est pas le cas, il ne se développe qu\u2019une faiblesse psychique particulière, plutôt légère, qui est aussi commune FERRON: PSYCHOSE MANIACO-DÉPRESSIVE L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 dans les cas pris globalement qu\u2019elle est différente des démences que l\u2019on voit dans les autres maladies.Le dernier point en faveur de la position prise ici de l\u2019unité de la psychose maniaco-dépressive est que les différentes formes morbides peuvent se remplacer mutuellement dans les membres d\u2019une même famille ».| « Nous distinguons done d\u2019abord les états maniaques dont les symptômes essentiels sont la mélancolie ou états dépressifs caractérisés par une humeur triste ou anxieuse et aussi la fuite des idées, l\u2019exaltation et la logorrhée; par de la lenteur idéïque et motrice.En plus nous observons les formes mixtes.» Nous n\u2019irons pas plus loin dans la description clinique puisque cela sera le sujet d\u2019une présentation subséquente.Nous nous contenterons de souligner certaines choses au passage.Kraepelin inclut dans sa symptomatologie les hallucinations et les idées délirantes et ces phénomènes pathologiques tels qu\u2019il les décrit nous apparaissent aujourd\u2019hui comme appartenant à la schizophrénie.De même ce qu\u2019il appelle le délire maniaque nous apparaît aujourd\u2019hui du domaine de la schizophrénie et plus particulièrement de la catatonie.On peut en dire autant de la mélancolie grave, de la mélancolie paranoïde, de la mélancolie fantastique et du délire mélancolique.Notons aussi que Kraepelin avait fait au début une entité de la psychose d\u2019involution et qu\u2019il ne fut pas amené sans difficulté à changer son idée là-dessus.Ces quelques réserves ne diminuent en rien la contribution de Kraepelin.D'ailleurs, on peut se demander ce qui restera de nos conceptions et théories actuelles dans vingt-cinq ans. L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Francaise du Canada (Fondée a Québec en 1902) L'Union Médicale du Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) Tome 87, No 7 \u2014 Montréal, juillet 1958 ÉDITORIAL L'ANGIOGRAPHIE CÉRÉBRALE AVEC RENOGRAFIN À 60% Depuis que Moniz a inauguré l\u2019angiographie cérébrale, des milieux de contraste de plus en plus perfectionnés ont amélioré les propriétés diagnostiques de ce test.Le dernier-né de ces opacifiants est l\u2019acide diacetyl 3, 5 dia- mino 2,4,6 trilodobenzoique.De naissance allemande, ce composé trilodé se nomme Urografin; on le retrouve sur le marché américain sous le nom de Renografin de fabrication Squibb.Ce produit soluble dans l\u2019eau, administré par voie endoveineuse, arrive au rein en 5 à 15 minutes, où 1l est éliminé après un quart d'heure environ par un rein normal.Chez l'enfant, le métabolisme en serait encore accéléré.Renografin est un composé organique existant en suspension colloidale; de ce fait, 11 reste sujet aux réactions anaphylactiques.Ses particules constituantes, de diamètre subérythrocytaire, lui procurent la viscosité.C\u2019est le plus visqueux des milieux de contraste usil- tés.Cette dernière propriété décalant l\u2019injection intra-artérielle dans le temps, facilite la prise des clichés et met à profit les expériences de Ton- nis °.Suivant cet auteur, le diagnostic de localisation et du type de tumeur serait porté suivant le temps où elle apparaît.Sont ainsi successivement visualisés, de la première à la sixième se- 817 conde après l'injection: angiome, glio- blastome, astrocytome et méningiome.Cette substance organique contient trois atomes d\u2019iode dans chacune de ses molécules.Bien que supérieure en concentration au Diodrast et au Nosy- drast, elle est moins toxique que ces dernières, même à un dosage plus élevé.De multiples expériences ont démontré la tolérance du cerveau pour le Renografin ¢.D'abord, l\u2019application directe du colorant à 60%, sur le tissu cérébral, n\u2019a provoqué aucune eschar- re.Après injection intra-carotidienne de Renografin à 60%, contrôlée par administration endo-veineuse de bleu de trypan, on n\u2019observe pas de brèche dans la barrière hémato-encéphalique, cette lésion étant considérée comme primitive et susceptible de régresser en deux heures.L\u2019unique cas d\u2019œdème cérébral rapporté est attribuable au caractère protéinique de la substance de contraste dont les effets nocifs commencent à se révéler à des doses de 120 c.c.La dose léthale de Renografin chez l'animal est de 14.5 c.c.ou 1.102 gm de sels par kilogramme de poids.C\u2019est grâce à son exceptionnelle marge de sécurité, que ce triiodé détient le primat des milieux de contraste.Aussi le préfère-t-on à l\u2019Angiopac.D\u2019emblée il supplante le Throrotrast qui, retenu dans les cellules du système réticulo-endothélial, y développe des lésions par radioactivité \u201c.Comment la paroi vasculaire reçoit- elle cet opacifiant peu toxique?Reno- grafin semble peu irritant pour l'endothélium vasculaire et plus particulièrement pour les terminaisons vasosensi- bles du sinus carotidien.En effet, si on compare les clichés artériographi- ques obtenus avec différents opacifi- ants, sur le tracé au Renografin, les vaisseaux ont un large diamètre, d\u2019où, 818 meilleur remplissage; plus d\u2019artérioles sont 1njectées, l\u2019image apparaissant comme en trois dimensions.Loin d\u2019être irritante, cette substance agirait comme vasodilatateur périphérique *.Les propriétés physico-chimiques du Renografin ont suscité, lors de sa découverte en 1955, des investigations cliniques dans plusieurs pays.D'abord en Allemagne où la substance ne servait, au début, qu\u2019à l\u2019étude de la fonction rénale, ses qualités opacifiantes sont appréciées au point qu\u2019on l\u2019applique à l\u2019angiographie cérébrale.Quelque huit cents examens ont été pratiqués avec la solution à 60%.A l\u2019unanimité, on le considère comme le meilleur milieu de contraste à date.Suivant Lemcke, Renografin à 37157, offre la même coloration qu\u2019une solution diio- dée à 45%.Aux Etats-Unis, l\u2019examen a été tenté sur un nombre plus limité de cas; la majorité a démontré un contraste excellent.Les Européens rapportent un cas d\u2019hémiplégie permanente chez un patient de 59 ans ®, consécutive a I'injection de la substance sous anesthésie locale.En général, les effets secondaires à son administration sont transitoires et de beaucoup atténués comparativement au Diodrast.Le malade ne présente plus de soubresaut lors de l\u2019injection.On signale un arrêt respiratoire momentané, une sensation de chaleur à l\u2019hémiface intéressée, du malaise, des nausées avec ou sans vomissement, de la céphalée, un cas d\u2019érythème facial avec vue trouble passagère.On a essayé successivement aux mêmes patients, dans des circonstances identiques: Renografin à 60%, Hypa- que à 50% et Diodrast à 35%.Les réactions observées ont été frustes et de courte durée en ce qui concerne le Renografin ; le blocage stellaire efface beaucoup de ces réactions.L\u2019anesthé- ÉDITORIAL L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 sle générale n\u2019en laisse filtrer aucune.Dans cette condition, l'injection de Diodrast compte pourtant des accidents mortels.Par ailleurs, avec ce diiodé, sous anesthésie locale malgré un test oculaire préalable négatif, deux hémiplégies se sont produites ?.On attribue une chute de la tension artérielle consécutive au Renografin intra-artériel : elle est plus marquée avec les autres média.Jamais la nouvelle substance n\u2019a occasionné de mydriase ni d\u2019épilepsie.À l'hôpital Notre-Dame, on a obtenu de la compagnie Squibb, le matériel nécessaire pour effectuer une vingtaine d\u2019angiographies cérébrales.Nous avons pu compiler dix-sept cas dont l\u2019âge varie de 16 à 57 ans, présentant des lésions les plus variées.8 à 30 ce.de Renografin à 60% injectés dans la carotide ont démontré une opacification d\u2019une qualité jamais atteinte auparavant.Un plus grand nombre d\u2019artérioles apparaissent sur les clichés où s\u2019étalent nettement les trois temps vaseu- laires.Les six examens sous anesthésie locale ont révélé des réactions immédiates de peu d\u2019importance, attribuables en partie au blocage stellaire.Aucun phénomène tardif n\u2019a eu lieu ; le test de sensibilité est revenu négatif dans les 11 cas où on l\u2019a essayé.Un patient a reçu successivement 20 c.c.de Renografin et 20 c.c.de Diodrast à 35% ; on note une différence franche entre les sensations et phénomènes manifestés pendant les deux tests.Notre expérience nous rallie donc à l\u2019opinion des devanciers.Que dire du Renografin dans l\u2019angiographie vertébrale?l\u2019extrême sensibilité vasomotrice de cette artère sera respectée si, suivant Rowbotham, on pratique une injection lente avec une quantité moindre. L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1955 Une autre intéressante application clinique de la vertu non irritante du Renografin est l\u2019aortographie, de préférence rétrograde par cathétérisme fémoral permettant de clarifier l'identité de masse médiastinale aux dépens du tronc brachio-céphalique artériel et de remonter le courant jusqu'aux valvules sigmoides donnant ainsi accès au système coronaire \".On a même utilisé la solution à 76%, sans complication, pour élucider 18 cas de vascularisation cardiaque.La technique a été étendue a l\u2019anglo-cardiograhie et à l\u2019artériographie périphérique.Deux auteurs ont tenté avec succès la vénographie tran- sosseuse.Le rein étant l\u2019organe éliminateur du Renografin, on en a tiré un test de la fonction rénale.C\u2019est elle qui régit l'emploi de la subtance.Cette ingérence métabolique du rein dans le cycle du Renografin lui concède un droit de veto dans l\u2019urémie.Les lésions vasculaires comme l\u2019artériosclérose, l'hypertension artérielle sévère, les accidents vasculaires par embolie ou thrombose se refusent en général à l'injection du contraste.Un test positif, intra-dermique ou oculaire contre-indique l'usage du Renografin, étant donné le caractère protéinique de la substance et se souvenant qu\u2019on a rencontré des phénomènes anaphylactiques après un test négatif.Renografin existe en solutions de 60 et 76%.Ces concentrations fortes à prime abord n\u2019indiquent qu\u2019un contenu iodé respectif de 29 et 37%.Selon les différents examens, la dose varie de 10 à 40 c.c.et s\u2019administre à la température du corps.La solution à 60% est distribuée en ampoules de 25 c.c.; les ampoules de 20 c.c.contiennent la substance à 76%.ÉDITORIAL 819 En face du choix d\u2019un opacifiant, Re- nografin offre un excellent milieu de contraste, son principal avantage sur les autres média étant la tolérance des tissus qui peuvent en recevoir une large dose.Ce composé, si peu irritant soit-il, céderait pourtant la place à une substance inerte et sans influence sur la pression artérielle.Denise OUIMET, N.MARTINEZ et Jean-Louis LEGER.1.Renografin.The Squibb Institute for Medical Research, 7 nov.1956.Non publié.2.Sugar Bucy: Some complications of vertebral angiography.J.of Neurosurgery, 11: 607 (nov fl 1954.3.Seasman et Schwartz: Cerebral arterio with sodium acetrizoate.Arch.of Surg., Chicago, 67: 741, 1953.4.Kenneth Abbot et coll.: Clinical complications of cerebral angiography.J.of Neurosurgery, 9: 258 (mai) 1952.5.Tonnis: Differential diagnosis of cerebral tumors by serial angiography.Langenbecks Arch.Klin.Char, 282: 378, 1955.6.Lafia: Renografin a new contrast medium for cerebral angiography.Radiology, 69: 398 (sept.) 1957.7.Broman et Olson: The tolerance of cerebral blood vessels to a contrast medium of the Diodrast group.Acta Radiologica, 30: 326, 1948.8.Von Neuenschwander et Renfer: Beitrag zur cerebralen angiographie.J.suisse de Médecine, 86: 826 (juillet) 1956.9.Chusid et coll.: Transient hemiplegia associated with cerebral angiography.Journal Neurosurgery, 6: 466, 1949.10.Rowbotham: Technique and the dangers of Cerebral Angiography.J.of Neurosurgery, 10: 602 1953.11.John B.Johnson et coll.: Thoracic aortography.Amer.Heart J., 53: 40 (janvier) 1957.12.Jean-Louis Léger: The radiological diagnosis of cerebro-vascular anomalies.J.of the C.Ass.of Rad, 3: (déc.) 1952.13.Alan Thal et coll.: Coronary arteriography in arterioscl.disease of the heart.Surg., Gyn.and Obst., 105: 457 (oct.) 1957.14.J.-L.Léger: Preliminary report on the use of of a new contrast medium: Angiopac.J.of the C.Assoc.of Rad., 3: (juin) 1952.15.Renografin in intravenous urography.Squibb Institute for Medical Research, mars 1956.16.Clinico-pathologic conferences.Postgraluate Medicine, 21: 197 (fév.) 1957.17.Petit, Dutaillis et Rougerie: Indications et résultats de l\u2019angiographie vertébrale en neuro-chi- rurgie.Presse médicale, 61: 1499, 1953. HYGIÈNE ET M ry DECINE SOCIALE 6-6 > LES PROGRES DE LA SANTE PUBLIQUE DANS LE MONDE ET L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ AU COURS DES DIX DERNIÈRES ANNÉES ! Antoine-B.VALOIS, M.P.H., Assistant du directeur du Service de Santé, Ville de Montréal.Le Service de santé de Montréal tient à rendre témoignage à l\u2019oeuvre magnifique que poursuit l\u2019Organisation mondiale de la Santé à travers le monde.En effet, nous croyons important d\u2019attirer l\u2019attention du public de Montréal sur le fait que plus de 85 pays, y compris le nôtre, célèbrent aujourd\u2019hui, le 7 avril, le dixième anniversaire de la mise en opération de cet organisme.Pour ceux qui l\u2019ignorent, cette organisation, qui ne relève d\u2019aucun parti politique et dont les efforts ne sont bornés par aucune frontière, a pour but d\u2019aider tous les peuples de l'univers à atteindre le niveau de santé le plus élevé possible, grace 3 linitiative des services de santé locaux, nationaux et internationaux.À la demande de l\u2019OMS, un nombre de plus en plus considérable de gouvernements ont pris les dispositions nécessaires pour améliorer la santé de leur population en adoptant ou en amendant la législation sanitaire de leur pays, conformément aux principes nouveaux incorporés dans la Constitution de l'OMS.Bien plus, certains pays plus fortunés et mieux organisés, constatant l\u2019inégalité des ressources de divers pays dans le domaine de la médecine préventive et du bien-être social, en vinrent à la conclusion que pour protéger adéquatement leur population contre les maladies contagieuses, par exemple, il fallait que tous les pays de l\u2019univers fussent en mesure d\u2019uti- 1.Causerie prononcée à la « Tribune des conférenciers de CKAC \u2014 Quart d'heure de Concordia », lundi le 7 avril 1958, à 10 h.30 du soir.liser les moyens de prévention les plus efficaces, afin qu\u2019ils puissent obtenir les mêmes résultats qu\u2019eux.Par la même occasion, la santé publique cessait d\u2019être un problème national pour devenir un problème à l\u2019échelle mondiale.Aussi au cours des dix dernières années, les nouveaux vaccins, les nouveaux insecticides et les antibiotiques, qui ont été découverts durant cette période de temps, ont permis à l'OMS de participer à des programmes d\u2019hygiène publique qui ont fait profiter quelque cinq cents millions d\u2019êtres humains (environ le cinquième de la population du globe) de ces nouvelles mesures de prévention.Le résultat ne se fit pas longtemps attendre.Au- Jourd\u2019hui, non seulement la mortalité générale à diminué dans tous les pays (surtout en Afrique et en Asie où elle était la plus élevée) mais la morbidité a baissé d\u2019une façon marquée chez les populations atteintes des maladies tropicales suivantes: le paludisme, le choléra, le typhus, la peste, les tréponéma- toses, la fièvre jaune, et de certaines maladies contagieuses, telles que: la variole, la typhoïde, la diphtérie, la scarlatine, la coqueluche, la poliomyélite et la tuberculose.Manifestant un désir louable de coopérer à cette oeuvre, de nombreux médecins éminents, des professeurs d\u2019universités de renom, des spécialistes en hygiène publique et une foule de techniciens compétents furent délégués par leur pays, dont le nôtre, pour échanger les données scientifiques les plus récentes et démontrer sur place les fruits de leur expérience pratique dans le but quelquefois d\u2019instituer, L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 mais le plus souvent d\u2019accélérer le progrès sanitaire des régions sous-développées en voie de réorganisation rapide.À cette occasion, le Service de santé de Montréal ainsi que le Ministère fédéral e: la plupart des Ministères provinciaux de santé au Canada ont fait leur part en déléguant quelques membres de leur personnel, y compris le Dr Jean Grégoire, le Dr Ad.Groulx, le Dr Roger Foley, le Dr Jules Gilbert, le Dr Armand Frappier, le Dr Wilder Penfield et bien d\u2019autres dans différentes régions du monde.Par l\u2019intermédiaire de l\u2019OMS, un grand nombre de pays, petits et grands, ont vu de ce fait les cadres de leur personnel technique se compléter graduellement; les milieux universitaires faire rayonner davantage leur enseignement au sein de l\u2019élite et les éducateurs en hygiène publique et en hygiène personnelle réussirent à faire accepter suffisamment de ces notions pour changer progressivement les habitudes de vie de leurs habitants.De 1948 à 1958, la lutte contre les maladies a donné des résultats tellement encourageants qu\u2019actuellement dans certains pays de l\u2019Asie et de l\u2019Amérique Centrale, non seulement l\u2019on neut maîtriser la propagation de certaines maladies mais l\u2019on s\u2019achemine rapidement vers leur éradication totale.Ici je souligne tout narticulièrement les gains faits dans la lutte contre le paludisme, le pian, la fièvre jaune urbaine, la variole, la peste et le choléra.Mais à mesure que ces maladies contagieuses sont enrayées d\u2019autres maladies infectieuses telles que les maladies des voies respiratoires: le rhume ordinaire, l\u2019influenza et la pneumonie accusent encore des taux d\u2019incidence élevés.Néanmoins.l\u2019on constate des progrès même dans ce domaine: à preuve la diffusion rapide des données épidémiologiques, recueillies par l'OMS.concernant la dernière pandémie de grippe asiatique dans sa marche à travers les différents pavs du monde.Grâce à ces renseignements.nos laboratoires de microbiologie connaissaient le type du virus en cause, la périnde d\u2019incubation.les symntômes cliniques.la durée movenne et la gravité de la maladie avant que ce microbe ait atteint VALOIS: SANTÉ PUBLIQUE ET O.MS.821 notre sol.Dans le passé, une pandémie semblable nous aurait pris par surprise.Les laboratoires ne pouvant assurer à temps la fabrication d\u2019une quantité suffisante de ce type de vaccin, les Services de sanié n\u2019auraient pu disposer des moyens nécessaires pour protéger la population.L\u2019expérience que nous avons vécue au Canada au cours des derniers six mois a été bien différente.Les premiers cas de cette épidémie avaient à peine atteint nos rives que nous avons commencé la vaccination du personnel des services essentiels au fonctionnement du pays, peu de temps après.À date, la mortalité due à la grippe asiatique et à ses complications pulmonaires est à peine plus élevée que celle que l\u2019on constate à toutes les saisons d'automne et d\u2019hiver et au-dessous de celle des deux dernières épidémies d\u2019influenza qui ont sévi à Montréal.La fréquence de cette maladie a touché à un moment donné vingt- cinq à trente pour cent des employés dans les industries et des enfants dans les écoles.Le nombre de ces absences par maladie a peut- être été suffisant pour ralentir mais non pas pour désorganiser la production commerciale et industrielle.En 1951, une épidémie de choléra, qui aurait pu devenir une pandémie, débuta à La Mecque et fut jugulée, grâce aux mesures de cuarantaine observées rigoureusement par l'Egypte et toutes les contrées avoisinant cette localité à l\u2019instigation de l'OMS.De nombreux comités d\u2019experts en médecine préventive et en hygiène publique ont tracé par l\u2019entremise de l'OMS des directives détaillées qui ont permis d\u2019appliquer avec succès les méthodes les plus modernes de lutte contre les maladies et de les adapter aux conditions de vie présentes dans la jungle, le désert et jusque dans les taudis des grandes villes.L\u2019arrosage d\u2019insecticide, au moyen d\u2019avion, des vallées, des montagnes et du littoral des rivières ont aidé à détruire un nombre incaleulable d\u2019insectes porteurs de germes.Soutenus par l'OMS, les services de santé locaux, avec l\u2019assistance de sociétés de bienfaisance, ont intensifié l\u2019immunisation contre 822 VALOIS: SANTÉ PUBLIQUE ET OMS.la diphtérie et la poliomyélite, la vaccination contre la variole, la typhoïde et le choléra et la vaccination contre la tuberculose par le BCG.Ils ont même administré de la pénicilline et d\u2019autres antibiotiques à des centaines de milliers d\u2019individus dans les habitations les plus sordides et les localités les plus reculées.« Cette extension à tous des connaissances et des mesures, dont ne bénéficiaient que quelques-uns, est la caractéristique des six dernières années de progrès dans le domaine de la santé » affirme un ex-président du conseil exécutif de l'OMS, le Dr Van Zile Hyde, dans une étude récente intitulée: « Hier et demain ».Tout ce progrès est le fruit d\u2019un travail ardu et d\u2019une organisation clairvoyante imaginée, réalisée et poursuivie, sûr le plan international, par les membres des différents comités d\u2019experts qui composent l\u2019organisation mondiale de la santé.« De plus en plus maintenant les enfants naissent pour vivre et non pour mourir.Ils peuvent compter sur une longévité moyenne de 70 ans» ajoute le même auteur dans la même étude.Grâce aux recommandations de l\u2019OMS, l'UNICEF a construit des dispensaires et établi des centres hospitaliers dans les régions dévastées par la guerre et dépeuplées par la famine.L\u2019hygiène prénatale, que préconisent ces centres hospitaliers, assure aux futures mères une grossesse à terme dans les meilleures conditions possibles.En cas de complication, le personnel de ces centres est prêt à toutes éventualités: ce que ne peut garantir la sage-femme.Les infirmières visiteuses, formées sous les auspices de l\u2019OMS, vont dans les familles pour surveiller la croissance du bébé; recommander aux mères de visiter régulièrement les cliniques de nourrissons ou diriger leurs pas vers le bureau de leur médecin dès les premiers signes de maladie.\u201c L\u2019équipe sanitaire moderne telle que l\u2019entend l'OMS, ne comprend pas seulement des médecins et des infirmières.Aujourd\u2019hui, elle inclut les vétérinaires, les agronomes, les ingé- L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 nieurs, les pharmaciens, les techniciens et des spécialistes de toutes sortes.Bien plus, « presque tout le monde est ou devrait être associé d\u2019une façon ou d\u2019une autre à l\u2019action sanitaire » si l\u2019on en croit le Dr Axel Hojer, pendant cinq ans au service de l'OMS en Inde, à titre de directeur d\u2019une nouvelle école de médecine sociale et préventive.Pour être en bonne santé, il ne suffit pas d\u2019être protégé contre les maladies infectieuses et contagieuses.Il faut aussi éviter la sous- alimentation qui existe même au sein des peuples les plus fortunées.C\u2019est dans ce but que l'OMS a collaboré avec le FONDS des Nations-Unies pour l\u2019Enfance, afin que du lait en poudre soit distribué aux mères, aux nourrissons et aux jeunes enfants, vivant dans des pays qui ne disposaient pas d\u2019une nourriture suffisamment riche en protéines et en vitamines.Cette mesure a diminué et même fait disparaître certaines maladies de carence par l\u2019apport des vitamines et des acides aminés qui ont été ajoutés aux aliments dont se nourrissaient les peuplades souffrant de maladies nutritionnelles telles que le béri-béri, le scorbut, la pellagre et le rachitisme.Malgré l\u2019accélération du progrès sanitaire que les activités de l'OMS ont servi à intensifier au cours des dix dernières années, il existe encore de par le monde des problémes dont I'importance augmente de jour en jour.Ce sont la prévention des accidents, des maladies de coeur, du cancer, du diabète, de l\u2019ar- tério-sclérose et des maladies rhumatismales et arthritiques.Les progrès scientifiques et techniques qui accompagnent l\u2019évolution industrielle sont en train d\u2019envahir les pays de l\u2019univers.Un de ces effets est d\u2019accroître la pollution de l\u2019air.Une chose est assurée cependant, nous sommes dans la bonne voie.Tant qu\u2019il existera un organisme tel que l'OMS, nous pouvons, en nous basant sur les progrès accomplis depuis les dix dernières années, espérer que l\u2019avenir tient en réserve la promesse certaine de nouvelles découvertes, suivies de nouvelles réalisations, suivies de nouveaux progrès sanitaires qui rendront les conditions L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 de vie plus saines et par conséquent plus heureuses.Par cet instrument qu\u2019est l'OMS, l\u2019homme a entre ses mains le moyen de transformer progressivement le monde en apportant à tous un renouveau de vigueur, de santé et d\u2019espoir.VALOIS: SANTÉ PUBLIQUE ET OMS.823 C\u2019est le message que le Service de santé offre aujourd\u2019hui à la population de Montréal en hommage au travail magnifique qu\u2019accomplit l'OMS à travers le monde depuis sa fondation.LES AVANTAGES DE LA FLUORATION COMME MESURE PUBLIQUE DE PRÉVENTION DE LA CARIE DENTAIRE ! Gustave ROCHON, D.D.S., D.H.D.P.De toutes les maladies auxquelles l\u2019hygiène préventive doit faire face à l\u2019heure actuelle, il n\u2019en est pas une, à part le rhume banal, qui ait une aussi grande incidence à tous les âges et dans toutes les conditions que la carie dentaire.La maladie est tellement universelle, qu\u2019en en est venu, dans le peuple, à la considérer comme normale.Pourtant les maladies des dents sont des maladies débilitantes qui affectent l\u2019homme dès sa période de formation, lui imposant souvent une mauvaise nutrition: Mauvais choix des aliments, rejet d\u2019aliments essentiels à cause des douleurs que cause leur ingestion ou faute de dents pour les mast quer, les aliments qu\u2019on peut accepter sont mal préparés par une mastication défectueuse.Ce sont également des maladies in- firmantes: les extractions souvent nécessaires entraînent une désorganisation de tout l\u2019appareil dentaire, une formation défectueuse des os du maxillaire, un affaissement des muscles masticatoires et faciaux, un empâtement et une articulation défectueuse du langage parlé.En face de tous ces maux l'hygiène publique était à peu près désarmée jusqu\u2019à ces dernières années.Les mesures curatives se sont révélées nettement insuffisantes à mettre sous contrôle une maladie qui affecte 987 de la population.On compte qu\u2019aujourd\u2019hui même il se produit quatre nouvelles caries pour chaque obturation effectuée, sans compter les extractions.Les mesures de prévention se bor- 1.Communication au XXVIIe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Québec.septembre 1957.naient à la prophylaxie, au nettoyage régulier des dents, à des conseils sur la nutrition.Cependant, il est impossible d\u2019obtenir une dent parfaitement propre même par le nettoyage artificiel le plus soigné, d\u2019autant moins que les agents de la carie se forment souvent dans la bouche dans les vingt minutes après l\u2019ingestion des substances qui en favorisent l\u2019éclosion.Quant à la partie nutrition: absorption régulière de vitamines, abstention des sucres qui adhèrent aux dents et mastication de substances résistantes, elle demande à la population un effort trop grand et trop constant.On ne peut l'obtenir que chez ure bien faible minorité.Pourtant tous ceux que préoceupait l\u2019hygiène dentaire étaient persusdés que seule une mesure de prévention efficace pouvait mettre sous contrôle les malad:es dentaires.C\u2019est pourquoi ils ont suivi avec tant d\u2019intérêt les travaux de recherche sur le fluor, qui s\u2019est révélé à l\u2019heure actuelle, comme l\u2019agent de prévention le plus pratique.Les recherches sur le fluor comme agent de prévention de la carie dentaire ont été aiguillées par la découverte d\u2019une maladie: la fluorose dentaire dont la première description a été faite en 1901 par Eager; bien qu\u2019alors on n\u2019en connut pas l\u2019agent on décrivait ces dents comme « madrées » (mottled enamel).McKay constata que les dents madrées, bien que déficientes dans leur structure, étaient plus résistantes que les dents « normales » à la carie dentaire.En 1931 enfin, un groupe de chercheurs découvrit que les dents madrées étaiert 824 ROCHON: CARIE DENTAIRE dues à la présence dans l\u2019eau d\u2019alimentation de traces de fluor.Dès lors commença une série d\u2019observations, d'examens, de comparaisons et de statistiques entre les villes dont l\u2019eau d\u2019alimentation était naturellement fluorée et celles qui n\u2019avalent pas cet avantage.Toutes ces recherches aboutirent à des expériences contrôlées qui nous permettent aujourd\u2019hui de présenter au public un moyen sûr et éprouvé de contrôle de la carie dentaire.Malgré tout, la fluoration en est encore au stade où sont passées la chloration et la pasteurisation il y a un quart de siècle.Elle a des ennemis féroces et même dans une présentation comme celle-ci, je dois défendre son innocuité en même temps que présenter ses avantages.Le fluor, comme vous le savez tous, est un corps de la série des halogènes.C\u2019est un gaz et l\u2019un des éléments les plus actifs de la création.Il est à peu près impossible de l\u2019obtenir à l\u2019état pur faute de récipients auxquels il ne se combine pas froid.Aussi ne le trouve-t-on que sous forme de sels.Bien que le fluor et ses sels soient toxiques à certaines doses, il serait impossible de concevoir une espèce vivante, animale ou végétale, qui puisse survivre comme espèce si elle ne peut supporter une absorption régulière et constante de fluor.La plupart des sols en contiennent, on a trouvé une moyenne de 292 parties par million dans les sols de surface et davantage en profondeur.On estime que la croûte terrestre en contient une moyenne de 880 parties par million, l\u2019eau de mer en contient de 1.2 à 14 p.p.n.Pourtant, quelle que soit la teneur en fluor des sols, la\u2019 quantité de fluor contenue dans les légumes est remarquablement constante et n\u2019augmente pas au dëlà d\u2019un certain niveau pour chaque espèce.Dé\u2019fnême, les tissus mous des animaux ne décèlent pas de variations appréciables quand l\u2019absorption augmente.Il semble done que les organismes vivants soient armés contre une accumulation nocive de fluor.Chez les animaux supérieurs l\u2019élimination\u2019 se fait principalement par l\u2019urine.Chez l\u2019homme la presque totalité du\u2019 fluôr L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 absorbé est ainsi éliminé, pourvu que l\u2019ingestion quotidienne totale ne dépasse par 4 à 5 mg.Des traces se fixent dans les tissus durs.Les tissus durs servent aussi de régulateurs quand l\u2019absorption est trop grande.Le surplus non éliminable immédiatement se fixe dans les os et est ensuite graduellement éliminé lorsque la consommation diminue.Peirce conclut que ce n\u2019est qu\u2019après une longue période de consommation excessive et lorsque les os sont saturés et ne peuvent plus fixer le surplus de fluor que les symptômes d'intoxication apparaîtront.Il a lui-même nourri des moutons avec une nourriture contenant la dose excessive de 160 à 170 mg de fluor par jour.Les symptômes d\u2019intoxication n\u2019ont apparu qu\u2019après plus d\u2019un an.A la concentration de 1 p.p.m., à raison de quatre verres par jour, il faudrait plus de 600 ans pour obtenir une légère fluorose.Chez les sujets susceptibles, une dose de 250 mg en une seule fois provoque ordinairement des vomissements bien que cette quantité ait été absorbée par un expérimentateur sans aucune réaction.La dose léthale semble se situer entre 5 et 10 grammes en une seule dose.C\u2019est dans les dents que ce rôle de fixation du fluor par les tissus durs est le plus évident.L\u2019émail où, à toute fin pratique, la circulation est\u2019 nulle, ne peut remettre dans le torrent sanguin l\u2019excès de fluor absorbé pendant sa formation, c\u2019est-à-dire Jusque vers l\u2019âge de huit ans.D\u2019après le Dr Arnold, dans une communication faite à un congrès dentaire international qui se tient actuellement à Rome, la fluorose \u2018dentaire est essentiellement une calei- fication défective de l\u2019émail.Dans les cas les plus graves, un désordre de la structure cellulaire de l\u2019organe formateur peut entraîner l\u2019hy- poplasie de l\u2019émail.Les formes très bénignes sont caractérisées par l\u2019apparition de plaques opaques d\u2019un blane-papier réparties irrégulièrement sur la surface de l'émail; souvent quelques dents seulement sont affectées.Dans la forme bénigne, les plaques apparaissent plus régulièrement et couvrent environ cinquante pour cent de la surface de l'émail.Les types moyens présentent une.structure d\u2019émail d\u2019un l\u2019Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 ROCHON blanc crayeux qui affecte ordinairement toute la surface coronaire.La fluorose avancée affecte I\u2019émail de part en part; dans quelques cas, des portions de la structure superficielle sont détruites.Cependant, cette fluorose est alliée, même dans les formes avancées à une plus grande résistance à la carie dentaire.C\u2019est ici que les chercheurs, après avoir déterminé la dose d\u2019innocuité pour l\u2019organisme en général, ont cherché la dose nécessaire pour procurer à la dent le maximum de résistance sans l\u2019affecter de fluorose.Dans les régions qui consommaient des eaux naturellement fluorées à haute teneur de fluor: jusqu\u2019à 10 p.p.m., on constata chez presque la totalité des usagers, des fluoroses avancées; de 2 à 5 p.p.m., on rencontre surtout le type moyen et le type bénin.Enfin l\u2019eau fluorée de 1 à 1.5 p.p.m.ne provoque pas de fluorose dentaire excepté chez les sujets susceptibles et dans ce cas, elles sont toujours du type très bénin, ce qui n\u2019affecte en rien la bonne apparence de la denture ni sa solidité.La résistance à la carie est à son max1- mum, semble-t-il, chez ceux qui, dès leur naissance, ont absorbé de l\u2019eau fluorée à 1.p.p.m.Persuadés de l\u2019avantage du fluor, sous quelle forme les hygiénistes allaient-ils le présenter comme mesure d\u2019hygiène publique?:Le fluor peut s\u2019administrer de plusieurs manières: 1) la fluoration topique: application d\u2019une solution de fluorure sur les dents déjà en éruption; 2) addition de fluorures à l\u2019alimentation; 3) fluoration des eaux d\u2019alimentation des services publics.La fluoration topique se pratique souvent dans les bureaux de dentistes.Elle consiste en une prophylaxie suivie de quatre applictions de fluorure de Sodium a 2% sur les dents qui viennent de faire éruption.Elle provoque une inhibition-de la carie qui varie entre 30 et 35%.A défaut de méthodes plus efficaces, elle vaut; la peine d\u2019être employée.Elle a cependant l'inconvénient d\u2019exiger beaucoup d\u2019effort de la part de la population: ces applications devant étre faites le plus tôt possible après l\u2019éruption, elles doivent être répétées à mesure que les dents apparaissent, soit quatre fois :au-cours de l\u2019en- : CARIE DENTAIRE 825 fance.Elle est moins efficace que l'ingestion d\u2019eau fluorée et est plus dispendieuse, immobi- lisant-beaucoup de personnel.On a aussi expérimenté l\u2019addition de fluorures à l\u2019alimentation, surtout celle des enfants de moins de dix ans, soit, pendant la période de formation de l\u2019émail des dents.Le fluorure est dissous dans l\u2019eau des biberons des nourrissons à la concentration de 1 p.p.m.Chez les enfants plus âgés, la dose quotidienne est administrée sous forme de comprimés.Cette méthode a donné d\u2019excellents résultats comparables à ceux donnés par la fluoration des eaux des services publics.Les inconvénients en sont cependant par trop apparents: chances d\u2019erreurs dans le dosage, surveillance constante du médecin, conservation à la maison de tablettes dont une trop grande quantité pourrait provoquer des accidents graves.Le moyen le plus pratique, le moins dangereux, le plus efficace et le plus économique de procurer à chaque individu la dose d\u2019environ 1 mg de fluor par jour s\u2019est donc avéré être la fluoration de la source publique des eaux d'alimentation.En effet, a la concentration de 1 p.p.m., cette dose est contenue dans quatre a cinq verres d\u2019eau.Une surdose n\u2019est pas a craindre et méme ceux qui ne peuvent profiter de la fluoration n\u2019en éprouvent aucun dommage.Il n\u2019y a\u2018pas à craindre non plus que de mauvei- ses manipulations amènent üne concentration dangereuse de fluor.La concentration de 1 p.p.m.F.est amenée par la dissolution d\u2019environ 23 livres de fluorure de sodium par million de gallons d\u2019eau.Pour obtenir la concentration où les premiers symptômes toxiques pourraient \u2018se manifester, soit 250 mg par litre, il faud'ait dissoudre plus de quatre tonnes par million de gallons d\u2019eau, même une erreur grossière ne pourrait amener ce résultat.C\u2019est la plus efficace parce que la consommation est régulière, se fait sans que la population ait Même à y penser et donne un taux maximum d\u2019inhibition de la carie dentaire.Ce taux est de l\u2019ordre de 60 à 65%.; Enfin cette méthode est la plus économique.Pour une ville moyenne, disons de 20,000.ha- 826 bitants, il en coûte environ dix cents par tête, par an, soit environ $200 en sels de fluor pour alimenter le service d\u2019eau.Les frais d\u2019installation de la machinerie nécessaire varient selon la densité de la population desservie et selon le type d'outillage; mais il n\u2019y a là rien que ne puisse rencontrer le budget actuel des villes.C'est devant ces conclusions que les hygiénistes américains et canadiens se sont résolus à fluorer artificiellement l\u2019eau des aqueducs de certaines villes à titre expérimental.L\u2019expérience a commencé en 1945 à Grand Rapids, Michigan, Newburgh, New York; Evan- ston, Illinois; et Sheboygan, Wisconsin.Chacune de ces villes avait une ville témoin de population similaire et des examens poussés ont été conduits chaque année tant par les dentistes que par les médecins.Après dix ans d\u2019expérimentation, en 1954, rapportent Pelton et Wisan, il était clair que les effets des eaux d\u2019alimentation fluorées étaient identiques à ceux remarqués chez les personnes qui avaient toujours consommé de l\u2019eau contenant des fluorures « naturels », de sorte que les constatations faites chez les uns pouvaient s'appliquer également chez les autres.Au Canada l\u2019expérience a été conduite à Brantford, Ontario, avec deux villes témoins: Sarnia dont l\u2019approvisionnement d\u2019eau ne contient que des traces négligeables de fluor, et Stratford, qui depuis trente-huit ans, s\u2019alimente a une source contenant 1.6 p.p.m.F.L\u2019expérience fut conduite par le ministére de Canada avec la collaboration du ministére de la Santé d\u2019Ontario et l\u2019Unité Sanitaire du comté de Brant.Voici le résumé du rapport final de l\u2019expérience: « La ville de Brantford a déjà plus de dix ans d\u2019expérience de la fluoration de son eau d\u2019aqueduc à raison d\u2019une partie par million de fluorure.Au cours de cette période de temps, il s\u2019est produit une diminution très importante et de signification statistique de la carie dentaire chez tous les groupes d\u2019Âge étudiés.Tandis que, dans les deux villes témoins de Sarnia et de Stratford, l\u2019indice de carie den- ROCHON: CARIE DENTAIRE l\u2019Union M{d.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 taire est demeuré à peu près constant ou s\u2019est élevé quelque peu.Les enfants nés à Brantford depuis le début de la fluoration présentent maintenant le même degré de résistance à la carie dentaire que ceux des groupes d\u2019age correspondant de Strat- ford, où se consomme depuis trente-huit ans de l\u2019eau contenant du fluorure dissous de dépôts souterrains dans une proportion de 60% supérieure à la concentration en fluorure de l\u2019eau consommée à Brantford.Notre étude n\u2019a révélé aucun effet nocif de nature ni médicale ni dentaire, tandis que ni la profession médicale, ni les dentistes, ni les autorités sanitaires de Brantford ni de Strat- ford n\u2019ont signalé aucun effet malfaisant.Ces constatations et les confirmations qui proviennent d\u2019autres études contemporaines ont servi de base aux récentes recommandations officielles de l\u2019Association Dentaire du Canada, de l\u2019Association Médicale du Canada et l\u2019Association canadienne d\u2019Hygiène publique, selon lesquelles la concentration en fluorure de tous les approvisionnements d\u2019eau trop pauvres soit élevée à une partie par million, par addition mécanique de fluorure.C\u2019est donc un fait établi, d'importance fondamentale en hygiène publique que l\u2019élévation de la teneur en fluorure d\u2019un approvisionnement d\u2019eau pauvre en fluorure jusqu\u2019au titre d\u2019une partie par million abaisse l\u2019indice de carie dentaire chez les enfants nés après l\u2019inauguration de la fluoration, au tiers de ce qu\u2019il est chez les enfants nés et résidant dans les localités où l\u2019eau de l\u2019aqueduc est exempte de fluorure, comme à Sarnia.Au lieu de trois dents qui seraient autrement cariées chez un enfant, il n\u2019y en a plus qu\u2019une.Bien plus, cette dent cariée l\u2019est beaucoup moins et la carie y progresse beaucoup plus lentement qu\u2019en moyenne lorsque l\u2019eau ne contient pas de fluorure, du fait de sa résistance à la carie.Cela facilite le traitement de la carie résiduelle tant pour le client que pour le dentiste, diminue le nombre de cas ou il faut faire subir a de trés jeunes enfants de longs traitements dentaires et aide a prévenir la perte prématurée des dents.Cette perte est la L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 principale cause des irrégularités de la denture ».Une surprise attendait les observateurs: on ne croyait pas que les personnes déjà adultes au moment de la fluoration puissent en profiter.Cependant il semble bien qu\u2019une amélioration, moindre que chez les jeunes, se soit produite dans ce groupe d\u2019âÂge.Les données statistiques précises sont incomplètes car elles sont difficiles à établir chez les adultes.Les rapports des dentistes pratiquants indiquent pourtant qu'après l\u2019établissement de la fluoration il y a eu moins de nouvelles caries et que les caries existantes ont progressé moins vite chez les plus de seize ans.ROCHON: CARIE DENTAIRE 827 La fluoration n\u2019est plus au stade expérimental.Après une cinquantaine d\u2019années d\u2019observation sur ceux qui boivent de l\u2019eau naturellement fluorée et dix ans sur ceux qui se servent d\u2019eau artificiellement fluorée, on peut la considérer comme une mesure d'hygiène publique bien établie.Son eficacité est prouvée de même que son innocuité, nous n\u2019avons plus qu\u2019à aller de l\u2019avant.Remerciements.\u2014 Cette communication a été préparée avec l\u2019aide et l\u2019encouragement de mes confrères hygiénistes dentaires qui m'ont conseillé et fourni de la documentation; ce sont les docteurs Aberdeen McCabe, Yves Lafleur, Amherst Hébert et Guy Boisclair. MEDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES te ve LA CHOLÉCYSTO-GASTROSTOMIE DANS LES INFECTIONS PANCRÉATICO-BILIAIRES, CALCULEUSES OU NON! Cajetan GAUTHIER (Montmagny).De tout temps la région pancréatico-biliaire a tour-à-tour attiré et effrayé les chirurgiens.Ces succès retentissants immédiats de l\u2019exé- rèse cèdent parfois trop vite la place à l\u2019écho d\u2019échecs qui brutalement dressent devant nous le spectre d\u2019une chirurgie inadéquate.Tout chirurgien doit un jour admettre qu\u2019une simple cholécystectomie ne solutionne pas tous les problèmes.Souvent des crises douloureuses ultérieures surviennent, qu\u2019elles soient d\u2019origine angiocholique ou pancréatique et elles nous trouvent bien désarmés.Et pourtant la vésicule biliaire est un magnifique canal naturel, elle aurait peut-être permis un drainage biliaire adéquat et plus souvent sans doute nos patients seraient-ils à l\u2019abri de ces complications angiocholiques ou pancréatiques.Dans nos centres régionaux où il ne nous est pas toujours possible d'obtenir une certitude absolue sur la perméabilité des canaux biliaires, nous sommes parfois un peu désemparés par la nature de l\u2019acte chirurgical à accomplir.C\u2019est alors que nous nous penchons sur le passé, c\u2019est alors que nous faisons appel à nos prédécesseurs.S\u2019il leur était plus difficile de pratiquer de larges exérèses sans mettre davantage en péril la vie de leurs malades, il ne faut pas en conclure que la chirurgie était alors inutile; ils avaient recours à des interventions chirurgicales plus courtes, moins dangereuses, moins spectaculaires, mais dont les résultats étaient souvent plus avantageux pour les malades.Nous avons assisté à la fièvre de la vagotomie dont les résultats étaient plus satisfaisants, si une gastro-jéjunostomie lui était associée.La valeur de ce dernier procédé chirurgical était pourtant reconnue depuis de 1.Communication au XXVIIe Congrès de l\u2019A.M.I.F.C., Québec, septembre 1957.nombreuses années.Il en est de même sur le plan de la chirurgie biliaire où certaines méthodes de dérivation semblent être très utiles à nos malades.Evidemment ces techniques sont absolument palliatives, lorsqu'il s\u2019agit de lésions malignes dont l\u2019étendue ou la généralisation interdit toute ablation chirurgicale.Ces méthodes s\u2019adressent surtout à toute infection de l\u2019arbre pancréatico-biliaire, avec ou sans calculose, avec ou sans ictère.Plusieurs voies de dérivation s\u2019offrent à notre choix.En premier lieu la cholécysto-gas- trostomie dont la technique est plus facile et moins dangereuse.Elle fut souvent accusée de sténose pylorique consécutive.Cependant cette complication peut être évitée s1 l\u2019anastomose est pratiquée à au moins un pouce et demi du pylore.La cholécysto-duodénostomie semble souffrir d\u2019un degré plus élevé de mortalité, et le duodénum doit être bien mobilisé pour éliminer toute tension sur les sutures.La cho- lécysto-jéjunostomie serait le procédé de choix parce que le tractus biliaire est alors séparé du transit alimentaire; cette technique est plus laborieuse.Enfin la pancréatico-jéjunostomie serait réservée au traitement de la pancréatite chronique.Nous avons opté pour la première méthode, la cholécysto-gastrostomie.Elle répondait aux lésions pathologiques que nous avons rencontrées et offrait à nos malades une plus grande marge de sécurité.Cette intervention fut pratiquée chez deux patientes atteintes d\u2019un épi- thélioma du pancréas en voie de généralisation ; les douleurs furent grandement soulagées et les deux patientes sont décédées sans présenter d\u2019ictère terminal.Quatre cas de pancréatite aiguë ont nécessité une laparotomie en raison des douleurs il Ton L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 persistantes et d\u2019un état de shock résistant à tout traitement médical.Deux de ces malades présentaient une cal- culose vésiculaire associée, les deux autres souffraient d\u2019une cholécystite subaiguë.À chaque malade, nous avons pratiqué une cholécysto- gastrostomie.Trois de ces malades sont guéris et ne présentent aucun trouble digestif; chez une patiente il persiste un état de pancréatite chronique caractérisé par des douleurs intermittentes et des accès de diarrhée.Quatre patientes et patients atteints de cal- culose bilaire, soit vésiculaire soit cholédo- cienne, dont trois souffraient en plus d\u2019ictere, furent soumis à une laparotomie.Tous ces malades présentaient un degré plus ou moins avancé de pancréatite chronique, c\u2019est-à-dire un pancréas induré, bosselé et hypertrophié.Une cholécysto-gastrostomie semble avoir rendu service à ces malades: ils sont guéris, n\u2019accusent aucun trouble digestif et aucune trace de récidive ne peut être décelée, et l\u2019intervention remonte à neuf ans pour la plus ancienne.Qu\u2019advient-il de ce nouveau trajet vésiculo- gastrique?Malheureusement nous ne pouvons y répondre; nous avons tenté de le visualiser par la suite, soit avec le Priodax, soit avec la GAUTHIER: INFECTIONS PANCRÉATO-BILIAIRES 829 Cholographine, soit avec le médium baryté, et à chaque fois nous avons abouti à un échec la visualisation n\u2019était pas suffisante pour nous permettre de l\u2019étudier.Cette brève communication n\u2019a malheureusement pas la valeur d\u2019un long exposé scientifique, elle s\u2019appuie surtout sur le témoignage de nos patients, mais il ne faut pas oublier qu\u2019ils sont un peu nos patrons et parfois des juges implacables.Je me suis permis d\u2019ouvrir devant vous cette petite parenthèse chirurgicale afin de jeter un regard sur un chapitre de la chirurgie que nous avons tous un peu tendance à oublier.BIBLIOGRAPHIE Merlin K.DuVAL, Jr.: Pancreatico-jejunostomy for chronic pancreatitis.Surgery, 41: 1019, 1957.W.B.HUTCHINSON et Th.BLAKE: Operative cholangiography.Surgery, 41: 605, 1957.Manuel SANTOS et associés: Reconstruction of the bile ducts.Surgery, 42: 462, 1957.W.G.ANLYAN et associés: A study of some pa- thophysiologic disturbances resulting from diffuse pancreatic duct obstruction.Surgery, 42: 29, 1957.Robert J.FREEARK et associés: ]131-labeled albumin in diagnosing pancreatic disease.Surgery, 41: 269, 1957.Manuel SANTOS et associés: Biliary drainage.Surgery, 41: 276, 1957.UN NOUVEAU LAXATIF DE CONTACT, LE LA96a'l Jean-Marc BORDELEAU 2 Le manque d\u2019exercice, la déshydratation causée par la fièvre, l\u2019alimentation réduite à cause de l\u2019anorexie représentent quelques-uns des facteurs qui favorisent le développement d\u2019une constipation tenace chez nos patients hospitalisés.Il est impossible de faire une visite du service sans avoir à prescrire pour corriger ce trouble secondaire mais qui occupe une place de première importance dans l\u2019es- 1.Le produit Dulcolax nous a été gracieusement fournit par Geigy Pharmaceuticals, Division de Geigy (Canada) Limited.2.Assistant du Service de Médecine, hôpital Saint- Luc, Montréal.Chef du Service: Prof.Roméo Boucher.prit de nos malades.Après l\u2019essai de plusieurs laxatifs classiques, nous devons souvent recourir à l\u2019usage du lavement évacuant pour venir à bout de cette paresse du colon.Dans l\u2019espoir de simplifier le travail de nos infirmières, nous avons voulu faire l\u2019expérience d\u2019un nouveau laxatif de contact, le bis (p- acétoxyphényl) - 2 - pyridylméthane, qui est disponible depuis quelques années en Europe sous le nom de Dulcolax et que nous avons employé ici sous son abréviation de LA96a.Le LA96a est un laxatif de contact en ce sens qu\u2019il n\u2019est pas absorbé par la muqueuse 830 intestinale sur laquelle il agit directement en stimulant le péristaltisme.Ce produit «in vitro » est 10.7 fois plus actif que la phénol- phtaléine et 4.0 fois plus actif que le glucoside pur de la séné.On ne connaît aucune toxicité au LA96a.Le LA96a a de nombreuses indications particulièrement pour vider l\u2019intestin complètement avant une opération (2, 3) ou un examen radiologique (3, 4, 5) et chez les patients alités pour de longues périodes de temps (6).Pour notre part, nous avons utilisé le laxatif uniquement sous forme de suppositoires dosés à 10 mg.toutes les fois que nous aurions prescrit un lavement évacuant.Dans cette série, les patients n\u2019ont reçu qu\u2019un seul suppositoire mais, par la suite, en cas d\u2019insuccès, nous avons prescrit deux suppositoires à la fois ou nous avons associé le laxatif par voie buccale (comprimés de 5 mg.).Dans tous les cas, la constipation était un trouble secondaire et les maladies qui avaient justifié l\u2019admission des malades à l'hôpital étaient très variables: diabète, infarctus du myocarde, coma, cancer métastatique, tuberculose pulmonaire, hypertension artérielle, pneumopathie aiguë, etc.RÉSULTATS Nous avons enregistré les résultats de ce traitement avec suppositoires LA96a dans 42 cas seulement mais nous avons employé le médicament beaucoup plus souvent; les constatations cliniques que nous avons faites semblent être aussi satisfaisantes que celles que nous avons colligées.Pour 25 patients (59.5%) nous avons eu une évacuation intestinale très satisfaisante; pour 12 patients (28.5%) la défécation était provoquée mais avec des selles plus ou moins adéquates; enfin le laxatif n\u2019a pas donné de résultat pour 5 patients (12%).Dans 52% des cas, nous avons obtenu une défécation normale en moins d\u2019une heure, habituellement entre 15 et 30 minutes.La réponse au laxatif est survenue après une heure BORDELEAU: LE LA96a l'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 et plus pour 34% des cas ct après deux heures ou plus pour 16% des cas.Les selles étaient dures dans 27% des cas; ceci était retrouvé surtout dans le groupe pour lequel l\u2019évacuation avait été jugée inadéquate.Dans 62% des cas, les selles étaient de consistance normale tandis que 3 patients (8%) avaient des selles claires et 1 patient (3%) avait des selles liquides.RÉACTIONS Les suppositoires LA96a ont été bien tolérés dans tous les cas.Nous n\u2019avons pas noté de réactions anormales sauf chez une patiente qui a accusé des crampes abdominales; une autre patiente s\u2019est plainte de fatigue après l\u2019évacuation.Enfin une dernière patiente a eu des selles liquides et malodorantes le lendemain matin.Nous n\u2019avons jamais utilisé le médicament assez longtemps pour apprécier si l\u2019emploi prolongé entraînait une accoutumance.En conclusion, Nous avons utilisé un nouveau laxatif de contact, le LA96a, sous forme de suppositoire toutes les fois qu\u2019un lavement était indiqué chez nos patientes du service de médecine.Nous avons obtenu des résultats très satisfaisants pour environ 60% des cas et des résultats passables pour environ 30% des cas.Nous n\u2019avons pas observé de complication.Nous croyons que ce médicament est utile et peut sauver beaucoup de temps à nos infirmières.BIBLIOGRAPHIE 1.L.SCHMIDT: Pharmacology and toxicology of a new class of compounds having a laxative effect.Arzneim.-Forsch, 3: 19-23, 1953.2.P.GANZ et M.ZINDLER: The pre- and postoperative use of a new contact laxative (Clinical trials with 400 patients).Medizinische, 29-30: 1042, 1955.3.F.W.HAUFF: On the use in surgery of a contact laxative in suppository form.Dtsch.Med.J.5: 483-484, 1954.4.H.BARTH: Clinical investigation with a new contact laxative.Dtsch.Med.J., 4: 415-416, 1953.B.SCHLEBEL: Klin.Wchnschr, 32: 557, 1954.6.A.N.G.CLARK: British Med.J., 2: 866, 1957.On VESPRIN ! DANS LE TRAITEMENT DES SCHIZOPHRÈNES CHRONIQUES Yvan LEGER 2 Durant les six dernières années, les neuroleptiques et, en particulier, les dérivés de la phénothiazine ont créé un vaste remous au sein des hôpitaux mentaux.L\u2019atmosphère, sinon le nombre des patients, a changé d\u2019une façon remarquable.Durant les derniers mois nous avons expérimenté un nouveau dérivé de la phéno- thiazine soit le triflupromazine ou Vesprin.D\u2019après la littérature, le Vesprin est trois fois plus puissant que le chlorpromazine et les effets secondaires sont minimaux.MÉTHODE D\u2019INVESTIGATION Durant une période de six à dix semaines, 34 patients ont reçu du Vesprin per os.Les malades ont reçu la médication soit parce qu\u2019ils n\u2019avaient pas réagi aux autres traitements, soit parce qu\u2019ils étaient agités.Sur les 34 patients mentionnés, 33 sont des schizophrènes chroniques de sexe féminin.La durée moyenne d\u2019hospitalisation est de dix ans et le début de la maladie remonte à quinze ans.L\u2019âge varie de 26 à 57 ans (âge moyen: 42 ans).Un seul cas aigu, un homme de 34 ans, a été traité et le diagnostic posé était celui de réaction schizophrénique aiguë.Les patients ont d\u2019abord reçu une dose de 150 mg.de Vesprin par jour et les doses subséquentes ont été ajustées selon la réponse clinique du patient.Durant cette période de six à dix semaines, les doses ont varié de 50 mg.à 300 mg.par jour.Les résultats obtenus ont été divisés en quatre catégories: 0.Aucune amélioration notable.1.Amélioration légère.Le tableau clinique est amélioré mais il n\u2019y a pas de changements radicaux quant à la maladie elle-même.1.Squibb triflupromazine.2.Psychiatre de service à l\u2019hôpital Saint-Jean-de- Dieu, Montréal, P.Q., Canada.2.Amélioration moyenne.Amélioration du comportement du malade tant pour lui-même.que dans ses rapports avec les autres.3.Amélioration marquée.Disparition du syndrome psychotique de même qu\u2019absence de troubles du comportement.Ces malades pourraient s\u2019adapter socialement si l\u2019amélioration persistait.Avant de commencer l\u2019évaluation clinique du Vesprin, il était dans notre intention de donner des placebos à un groupe témoin.Cependant, comme la plupart de ces patients avaient déjà reçu un ou plusieurs neuroleptiques, nous avons cru que l\u2019emploi des placebos n\u2019aurait eu que peu de poids dans l\u2019évaluation des résultats.Cette technique était nécessaire au début de l\u2019ère des neuroleptiques car, à cette époque, les malades étaient laissés à eux-mêmes.On pouvait se demander si leur amélioration était due au médicament ou à la main qui le tendait.L'expérience, à date, a montré que les deux facteurs jouaient un rôle mais que le médicament avait une valeur indiscutable.Si un malade n\u2019a montré aucune amélioration avec différents tranquillisants et qu\u2019il réagit lorsqu\u2019on lui en donne un autre, il nous semble qu\u2019il n\u2019est pas besoin d\u2019avoir un groupe témoin pour tirer des conclusions.RÉSULTATS Vesprin a été discontinué chez cinq des 34 patients à cause d\u2019effets secondaires.Les causes furent les suivantes: syndrome moteur (2), somnolence et anxiété (1), prurit (1), ictère (1).Le patient ictérique a reçu du tri- flupromazine suffisamment longtemps pour que les résultats cliniques soient compilés.Voici un tableau d\u2019ensemble des résultats classés selon le barème donné plus haut.Table 1.Résultats de la thérapie au Ves- prin chez 30 Schizophrènes. 832 TABLE 1 Résultats de la thérapie au Vesprin chez 30 schizophrènes.Nombre Résultats Diagnostic de pts 0 1 2 3 Schizophrénie : hébéphrénique .10 1 5 2 2 paranoïde 15 3 2 5 5 SIMPIE rere 1 0 1 0 0 catatonique \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026 2 1 1 0 0 indifférenciée \u2026 \u2026\u2026 1 1 0 0 0 AIGUË LL.mrcveererreneemennenr 1 0 0 0 1 Total 30 6 9 7 8 100% 20% 30% 23% 27% Six patients ou 20% n\u2019ont montré aucun changement et 24 ou 80% ont réagi avec un minimum d\u2019amélioration.Vu sous un autre angle, 8 patients ou 27% ont montré une amélioration marquée avec disparition des idées délirantes et des hallucinations.Si on enlève les dix patients de la catégorie 1 (amélioration légère) il reste que 15 patients ou 50% ont montré une amélioration appréciable.Cinq patients, bien contrôlés avec largactil, ont reçu une dose équivalente de Vesprin.L\u2019amélioration s\u2019est maintenue chez tous sauf un qui a progressé davantage.Observation 1.Mme À.P., 48 ans, a été admise à l\u2019hôpital en 1949 avec un diagnostic de schizophrénie paranoïde.Malade depuis dix ans, cette patiente, en plus des troubles d\u2019association et de l\u2019indifférence émotionnelle, présentait des hallucinations auditives.Elle avait un délire concernant les comètes, les planètes, et les radiations célestes.Comme médication antérieure, elle avait reçu du serpasil et du sté- métil sans aucun changement.Une réaction allergique au largactil (œdème de la face) avait causé la cessation du médicament.Ves- prin fut commencé à une dose de 25 mg.t.i.d., dose qui fut diminuée à 25 mg.deux-fois par jour à cause de tremblements des mains.Par la suite, elle s\u2019est améliorée rapidement.Ses hallucinations ont disparu complètement et elle a repris contact avec la réalité.Depuis, elle visite ses parents et se porte très: bien: LEGER: SCHIZOPHRENES CHRONIQUES L\u2019Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 Cette malade peut envisager un congé éventuel.Observation 2.Mme H.M., 57 ans, hospitalisée depuis 1938, présentait un tableau de schizophrénie avec hallucinations auditives et agitation.Elle s\u2019entretenait avec ses voix et ne voulait pas s\u2019occuper.On lui administra Vesprin 50 mg.t.i.d.Très rapidement elle devint moins agitée et parlait moins.Elle cessa d\u2019être hallucinée et commença à réaliser qu\u2019elle était dans un hôpital mental.Elle ne pouvait croire qu\u2019elle était internée depuis vingt ans.Elle se demandait si elle pourrait écrire à nouveau.À cette date, l\u2019amélioration se maintient quoique la patiente refuse encore de s\u2019occuper.EFFETS SECONDAIRES ET COMPLICATIONS D\u2019une façon générale la somnolence est moins marquée avec Vesprin qu\u2019avec le lar- gactil.Une seule patiente a cessé de recevoir Vesprin parce qu\u2019elle apparaissait exténuée.Nous avons eu un cas de prurit généralisé.Chez 20% des patients nous avons noté des tremblements, de la spasticité musculaire au niveau du cou, des maxillaires, de la bouche et des épaules.Au début du traitement certains patients avaient de la difficulté à s\u2019ouvrir la bouche.Chez une patiente nous avons rencontré cette spasticité des muscles de la bouche avec cris involontaires et anxiété.La médication a été discontinuée chez un patient qui a montré des signes d\u2019ictère.La relation de cette complication avec le Vesprin n\u2019a pu être établie de façon certaine.Ce pa- tiènt ramassait et mangeait tout ce qu\u2019il trouvait: il fouillait dans les crachoirs, mâchait et avalait des mégots de cigarette, de papier c\u2026 Les rapports des tests hépatiques semblaient montrer un ictère par obstruction.Ce patient s\u2019était amélioré rapidement avec 300 mg.de Vesprin par jour mais il est redevenu agité dès que l\u2019on a çessé le médicament.L\u2019augmentation de poids est moins marquée qu\u2019avec le largactil.La pression artérielle a tendance à demeurer autour de 100/70.Le pouls était augmenté de façon régulière: plusieurs ont eu un pouls au-dessus de 90. L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 A la fin de cette investigation nous nous sommes demandés quel effet le fluor pouvait avoir sur les chlorures sanguins étant donné que le fluor déplace le chlore.Nous avons fait le dosage des chlorures du sérum chez cinq patientes au Vesprin.Chez trois d\u2019entre elles le taux des chlorures du sérum était augmenté de 15%.Il serait intéressant de poursuivre des recherches de ce côté.Conclusion 34 patients dont 33 schizophrènes chroniques et un cas de schizophrénie aiguë ont reçu de 50 à 300 mg.de Vesprin pour une période de six à dix semaines.Cinq ont été dis- continués à cause d\u2019effets secondaires qui ont disparu avec la cessation du médicament.50% des autres ont montré une amélioration appréciable.Si l\u2019on considère que le pronostic était mauvais au départ, les résultats sont considérés excellents et se comparent favorablement à ceux obtenus avec les autres neuroleptiques.Le Vesprin peut être ajouté avec avantage à la thérapeutique des schizophrènes chroniques.Résumé Vesprin est un nouveau dérivé de la phénothiazine dont le nom chimique est le triflupromazine.Ce médicament a été expérimenté durant une période de six à dix semaines chez 34 schizophrènes dont l\u2019hospitalisation moyenne est de dix ans.Un seul cas aigu a été traité.Les doses de Vesprin ont varié de 50 à 300 mg.par jour.Les résultats obtenus ont été divisés en quatre catégories: aucune amélioration, amélioration légère, moyenne ou marquée.Nous n\u2019avons pas expérimenté sur un groupe témoin avec placebos puisque la plupart des patients avaient déjà reçu d\u2019autres tranquillisants.Des 34 patients, 5 ont cessé de recevoir la médication à cause d\u2019effets secondaires soit syndrome moteur (2), somnolence et anxiété (1), prurit (1), ictère (1).Les résultats furent les suivants: 20 pour cent n\u2019ont montré aucune amélioration, 30 pour cent réagirent avec une amélioration légère, 23 pour cent une amélioration moyenne et 27 pour cent une amélioration marquée.Cinq patientes, qui étaient bien contrôlées avec du LÉGER: SCHIZOPHRÈNES CHRONIQUES 833 Largactil se sont maintenues au même point avec Vesprin sauf une qui a progressé davantage.Deux histoires de cas sont rapportées.Les effets secondaires sont du même ordre que ceux des autres tranquillisants mais à un degré moindre en ce qui concerne la somnolence et le gain de poids.Les tremblements et la spasticité musculaire apparaissent avec la même fréquence et la même intensité.Un cas de prurit est rapporté ainsi qu'un cas d\u2019ictére dont la relation avec le Vesprin n\u2019a pu être établie de façon certaine.En terminant, l\u2019auteur se pose une question soit l\u2019influence du fluor sur les chlorures sanguins étant donné qu\u2019au point de vue chimique le fluor déplace le chlore et que chez trois patientes sur cinq les chlorures étaient augmentés.Ce phénomène demande une investigation plus approfondie.Summary Vesprin or triflupromazine is a new phenothiazine derivate.A clinical investigation of this drug has been made for a period of six to ten weeks with 34 schizophrenic patients.Only one patient was an acute case and the remaining 33 were chronic schizophrenics with an average stay of ten years in the Hospital.The range of the dosage ran from 50 mg.to 300 mg./day.Results were classified as follow: no improvement, slight, moderate or marked improvement.The double blind technique has not been used since most of the patients had previously received tranquillizers.Vesprin was discontinued in five patients on account of side effects or complication: motor syndrome (2), anxiety and sleepiness (1), pruritus (1), jaundice (1).Results show no improvement in 20% of the patients, slight improvement in 30%, moderate improvement in 23%, marked improvement in 27%.Five patients, previously receiving Largactil, maintained their improvement with Vesprin except for one who progressed further.Two case histories are reported.Side effects compare with those of Largactil except that drowsiness and gain in weight are less marked.In conclusion the author raises a question i.e.what are the effects of fluorine on blood chloride.These were increased in 3 of 5 patients tested.This point would require further investigation.Le Vesprin nécessaire à cette étude clinique a été fourni gracieusement par E.R.Squibb and Sons of Canada. pue = pr CORRESPONDANCE LETTRE DE SUISSE POLLUTION DE L\u2019ATMOSPHERE « La pollution de l\u2019atmosphère pose en Europe un problème de santé publique d\u2019une extrême urgence », telle est la conclusion à laquelle a abouti une conférence européenne tenue à la fin de l\u2019année dernière à Milan sous l\u2019égide de Organisation mondiale de la Santé.Il est certain que les médecins et les hygiénistes m\u2019ont pas pris conscience suffisamment tôt de la gravité de ce problème qu\u2019il faut mettre notamment en relation avec l\u2019augmentation du nombre des cancers pulmonaires, alors qu\u2019on a peut-être trop souvent évoqué le rôle du tabac seul.Source des polluants et composition chimique Les sources principales de la pollution chimique de l\u2019atmosphère des grandes villes se trouvent: 1.dans les imbrûlés contenus dans les fumées des tuyaux d\u2019échappement des autos à benzine et surtout à mazout, comme aussi dans les fumées des poêles et chaudières de chauffage à mazout.Ce sont ces imbrülés, résultant du réglage imparfait des chaudières qui empestent nos rues en hiver.2.dans les fumées, poussières, vapeurs de certaines industries.3.dans les suies de foyers domestiques à charbon, surtout à charbon gras.D\u2019après un rapport du service de santé publique des E- tats-Unis, publié, l y a quelques années, il existait dans ce pays seulement 35.000 personnes exposées à une atmosphère d\u2019amiante, 28,000 aux vapeurs de benzène, 240,000 aux vapeurs dangereuses de rnétaux non ferreux, 33,000 en contact avec les substances arsenicales et 2,500,000 pouvant absorber par la peau, les systèmes digestif et respiratoire, poix, créosote, suies, huiles de pétrole.Quelle est la composition chimique de ces polluants?Il y a tout d\u2019abord les composés toriques: oxyde de carbone dont on connaît les effets aigus et chroniques (oxycarbonisme chronique observé souvent en hiver: paresse fonctionnelle du cerveau, anémie ), acide carbonique, additifs pour carburant (plomb té- traéthyle), hydrogène sulfureux, vapeurs d\u2019aldéhyde.Mais on doit craindre avant tout la présence de poisons cancérigènes puissants: les hydrocarbures dont les plus redoutables sont les 1-2 et 3-4 benzopyrènes, l\u2019arsenic, etc.Nous ne parlerons pas ici des pollutions radioactives dues aux explosions nucléaires et dont l\u2019étude revêt aujourd\u2019hui un aspect surtout politique.Répercussions sur la santé publique Les hygiémistes estiment que l\u2019inhalation des substances toxiques résultant de la pollution de l\u2019atmosphère se traduit chez les habitants des grandes villes et des cités industrielles par la fréquence plus élevée d\u2019un certain degré d\u2019anémie dû à l\u2019intoxication larvée mais chronique par l\u2019oxyde de carbone, de la bronchite chronique et aussi parfois d\u2019altérations légères des cellules cérébrales.En outre, d\u2019après une étude effectuée aux Etats-Unis sur 80 personnes qui présentaient des réactions allergiques vis-à-vis du pétrole et des composés chlorés et sulfurés, 60 étaient redevables de leurs troubles aux gaz d\u2019échappement des moteurs Diesel.À doses subaiguës ou chez les conducteurs d'automobiles sensibles à ces réactions allergiques, apparaissent de l\u2019irritation des muqueuses, des crampes d\u2019estomac et surtout des troubles fonctionnels cérébraux caractérisés par des maux de tête, des migraines, des malaises, une tendance à s\u2019endormir au volant et même une sorte d\u2019ivresse sans alcool.L'augmentation spectaculaire de la mortalité par cancer du poumon est attribuée par les spécialistes aux polluants cancérigènes de l\u2019atmosphère et à ceux de la fumée de tabac.Cette localisation des tumeurs pratiquement inconnue avant 1885, s\u2019est accrue de 10 à 15 fois dans les pays industrialisés dans les 15 dernières années.En Belgique, d\u2019après le Dr L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 Reding, elle atteint en fréquence la première place dans les localisations tumorales chez l\u2019homme et la cinquième place dans celles de l\u2019ensemble des deux sexes.La même progression s\u2019observe dans tous les pays industrialisés, y compris la Suisse.Rapports de causalité entre polluants de l'air et cancer du poumon Le rapport de causalité entre l\u2019inhalation des substances cancérigénes et l\u2019éclosion de cancers et surtout du cancer du poumon a été spécialement étudié par le Dr Reding, secrétaire général de la Ligue belge pour la prévention du cancer.L'identification dans l\u2019atmosphère des grandes villes de benzopyrène constitue à elle seule un témoignage capital lorsqu\u2019on sait qu\u2019un dose unique de quelques millièmes de milligrammes suffit à provoquer un cancer chez la souris.Les cellules touchées une seule fois, par badigeonnage en solution à 1% par exemple, restent défimtivement sensibilisées à l\u2019action de substances dites co- cancérigènes (on entend par substances co- cancérigènes celles incapables par elles-mé- mes de développer un cancer mais capables de multiplier considérablement le pouvoir des substances cancérigènes proprement dites).Chez l\u2019homme, le benzopyrène est le premier responsable de la mort par cancer de dizaine de milliers d\u2019ouvriers le mampulant dans les usines de distillation de la hourlle, usines de goudron et de ses nombreux sous- produits, usines de noir de carbone, ete.Des applications accidentelles ou volontaires de benzopyrène chimiquement pur chez l\u2019homme ont donné des résultats identiques à ceux observés chez la souris.On a pu également démontrer expérimentalement l\u2019action cancérigène des hydrocarbures de l\u2019atmosphère et des gaz d\u2019échappement des autos.Ainsi, des cancers du poumon sont apparus chez des souris exposées de façon répétée à une atmosphère de poussières recueillies dans les cités industrielles ou des rcutes goudronnées.Tout récemment des expériences sur l\u2019animal exécutées au British Empire Cancer Institute ont démontré l\u2019action cancérigène directe des gaz d\u2019huile lourde provenant des moteurs Diesel.LETTRE DE SUISSE 885 li caiste enfin des preuves statistiques.Chez les ouvriers d\u2019usine manipulant des produits cancérigènes identifiés dans l\u2019atmosphère polluée des grandes villes ou des cités industrielles, le pourcentage de cancers du poumon atteint les chiffres jusqu\u2019à 65 fois plus élevés que ceux de la population environnante.Par ailleurs, plusieurs pays industrialisés ont signalé une proportion de cancers du poumon 4 à 5 fois plus élevée dans les grandes villes que dans les campagnes.Enfin, l\u2019action conjuguée de la fumée de tabac doit certainement favoriser certaines localisations pulmonaires, bien qu\u2019il soit dif- ficale de le démontrer.La lutte contre la pollution de l'atmosphère La lutte contre la pollution de l'air doit tendre vers deux objets: tarir ou réduvre les sources de pollution d\u2019une part et diminuer autant que possible la concentration des polluants d\u2019autre part.Des mesures d\u2019urbanisme doivent être dès maintenant envisagées par ceux qui ont la responsabilité des plans d\u2019extension des grandes villes tandis que les industries doivent encore se perfectionner dans tous les systèmes de dépoussiérage, d\u2019aération; une réglementation de la combustion des voitures automobiles doit être étudiée afin de diminuer les quantités d\u2019imbrülés contenant le redoutable benzopyrène; une réglementation de l\u2019usage des appareils de chauffage domestique à mazout doit être imposée.Il est à souhaiter que nos Autorités fédérales et cantonales collaborent avec les centres internationaux qui ont déjà une certaine expérience dans ce domaine et informent la population de la situation actuelle en Suisse.Il est certain que, si de larges mesures de prévoyance faisant partie d\u2019un plan d\u2019ensemble soigneusement étudié ne sont pas prises par nos Autorités responsables de la protection de la Santé publique, la pollution de Pair des grandes villes et des cités industrielles deviendra dans quelques années le cauchemar des hygiénistes- et des urbanistes et un danger réel pour la population.Pierre RENTCHNICK. BIBLIOGRAPHIE REVUE TRIMESTRIELLE DES PUBLICATIONS MÉDICALES FRANÇAISES Guy GODLEWSKI, Ancien chef de clinique à la Faculté de Médecine de Paris.Les 23 articles analysés dans ce bulletin d\u2019information ont été sélectionnés entre plusieurs centaines.Tous font état de statistiques importantes, représentant souvent une expérience hospitalière de plusieurs années.\u201c Certains d\u2019entre eux méritent une attention parti- culiere en raison de l\u2019ampleur des résultats publiés: citons à ce propos le travail de Mozziconacei sur le traitement du rhumatisme articulaire aigu par la corticothérapie; celui de Bolgert sur le traitement de la syphilis par association cyanure de mercure et pénicillime; celui de Paul André sur les rapports de l\u2019amygdalectomie et de la poliomyélite ; celui de Pierre Uhry sur les sulfamides hypo-glycémiants dans le traitement du diabète.D\u2019excellentes études cliniques et thérapeutiques ont été faites par le Professeur Levrat sur les Iitinases infectées; le Professeur Veran sur l\u2019avenir des tuherculeux pulmonaires soignés par les antibiotiques; lXunlin sur les oblitérations de la fourche aortique; le Professeur de Sèze sur les acroparesthésies ot ies sciatignes parulysantes.Tous ces travaux font honneur anx traditions de la médecine française.Ils sont classés pour plus de clarté par spécialité.THERAPEUTIQUE GENERALE MM.Mozziconacei et Caramanian rapportent le résultat du traitement hormonal de la maladie de Bouillaud chez 387 malades (dont 207 premières crises) observés avec un recul de 6 mois à 6 ans.! Ces cas ont été traités avec des doses d'hormones de 100 à 300 mg; les doses ont été élevées lorsque leur efficacité n\u2019était pas suffisante et la durée du traitement a été prolongée juxqu\u2019àÀ ce que la vitesse de sédimentation soit inférieure à 20 mm, par heure.Les auteurs.insistent sur importance de cette adaptation de la dose à chaque cus; ils conseillent également de faire suivre le traitement hormonal par un traitement par l\u2019aspirine à doses efficaces pendant 2 à 3 semaines.L'analyse des résultats rapportés montre qu\u2019avec un traitement ainsi conduit les rhumatismes car- 1.Traitement hormonal du rhumatisme articulaire aigu.(Résultat sur 387 cas) par P.Mozziconacci et M K.Caramanian.Semaine des Hôpitaux 22 maï 1957 no 49 (Annales de Pédiatrie).diaques graves ont survéeu dans 75% des cas, que les rhumatismes cardiaques simples se sont améliorés dans 29% des cas et dans 50% des cas pour les premières crises, et que les rhumatismes sans atteinte cardiaque ont guéri sans séquelle valvulaire dans 96% des cas.Ces résultats tendent à montrer que l\u2019efficacité du traitement hormonal ainsi conduit est supérieure à celle du traitement hormonal à faibles doses et à celle du traitement aspirinique.Les résultats de la prophylaxie des rechutes de R.A.A.chez 377 enfants, dont 56.99, étaient porteurs d\u2019une cardiopathie, sont également rapportés après une durée d\u2019observation allant de 6 mois à 5 ans 7 mois, et en moyenne de 2 ans 3 mois, par Moz- ziconacel et coll.2 La Semaine des Hôpitaux no 49 \u2014 22 mai 1957.Les modes de prophylaxie utilisés ont été: la sul- fadiazine à la dose de 1 g., la pénicilline G par voie buccale, à la dose de 800.000 unités par jour une semaine par mois, puis de 200.000 unités, enfin de 400.000 unités; la benzathine-pénicilline G injectable.à la dose de 1,200,000 unités tous les 28 jours of la pénicilline V par voie buccale à la dose de 200,000 unités.Le pourcentage de rechutes par année pour les 367 sujets sous prophylaxie pendant une durée totale de 587 années/malades a été de 2,8% (17 cas).Ce pourcentage baisse à 0,8% (5 cas) lorsqu\u2019on ne retient que les cas où la prophylaxie était suivie avec ponctualité.En comparaison le pourcentage de rechute a été de 20,5% (56 cas) pour les 167 enfants, ayant arrêté leur prophylaxie pendant une durée globale de 273 années/malades.Des angines cliniques, dues à des réinfections par des streptocoques bêta-hémolytiques, ont été observées dans 52% des enfants sous prophylaxie et dans 153% des enfants ayant interrompu leur prophylaxie.Ces angines traitées par des doses curatives d\u2019antibiotiques ont été suivies de 10% (3 cas) de rechute, et les angines non traitées de 53% (31 cas) de rechutes.2.Prophylaxie des rechutes du rhumatisme articulaire aigu.(Résultats sur 377 enfants snivis depuis 5 ans) par J.Labesse, Y.Dagonet, J.Fidelle, A.Faure, J.Debetz et P.Mozziconacei. L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 J.M.Crime a étudié le 3828 R.P.(Lispamol),S La semaine thérapeutique, no 6, juin 1957.nouvel anti-spasmodique dérivé de la Phénothiazine, sur un groupe de 42 malades comprenant: \u2014 24 cas de colites spasmodiques (dont 22 cas de colites méta-amibiennes), \u2014 6 cas de colites néphrétiques d\u2019origine lithiasique, \u2014 12 cas d\u2019affections douloureuses diverses (algies colitiques, gastralgies d\u2019origine spasmodique, dysménorrhées).Le traitement a généralement été effectué par voie buccale à une dose quotidienne variant de 50 à 150 mg.Il a été poursuivi pendant une durée variable, atteignant parfois 4 mois.La voie musculaire a été également utilisée dans certains cas, surtout dans les coliques néphrétiques, à la dose de 50 à 100 mg.par injection.De cette étude clinique, l\u2019auteur conclut que le 3828 R.P.présente un intérêt indéniable dans: 1.Les colites spasmodiques, où il apaise les phénomènes douloureux et régularise le transit intestinal.L'effet du traitement sur la constipation a été, dans la majorité des cas, trés appréciable, que celle- ci soit un élément du syndrome colitique ou qu\u2019elle soit isolée.2.Les Crises de coliques néphrétiques rebelles aux anti-spasmodiques classiques, où l\u2019action sédative est remarquable.Sur le plan clinique, la tolérance du 3828 R.P.a été excellente dans la majorité des cas.Par ailleurs, les bilans biologiques effectués chez un certain nombre de malades ont démontré que le médicament, même au cours de traitements prolongés, n\u2019avait aucun retentissement fâcheux sur les diverses fonctions de l\u2019organisme.Le Professeur Levrat et Romier rapportent leur expérience de 73 cas de lithiase biliaire infectée traités par les anti-biotiques.4 Revue lyonnaise de médecine, 6, 15 mai 1957.Les examens bactériologiques au cours de la lithiase biliaire montrent une septicité souvent fréquente de la voie biliaire principale dans la lithiase cholédocienne, non seulement dans la presque totalité des cas fébriles, mais souvent aussi chez des malades apyrétiques.Par contre, les prélèvements de bile vésiculaire sont souvent stériles (43%) tant dans les cholécystites aiguës que dans les cholécystites chroniques.C\u2019est pourquoi on a tendance à rejeter le facteur infectieux et à attribuer le déclenchement des accidents vésiculaires à des facteurs mécaniques, chimiques ou vasculaire.Mais 1l faut noter que les cul- 3.Etude de l\u2019efficacité thérapeutique et de la tolérance du 3828 R.P.dans le traitement des colites spasmodiques et des coliques néphrétiques par J.M.Crime.4.Les résultats de la thérapeutique antibiotique dans la lithiase biliaire infectée, par M.Levrat, H.Romier (Lyon).GODLEWSKI: REVUE TRIMESTRIELLE DES.837 tures de fragments de paroi vésiculaire sont bien plus souvent positives et il est établi que la mortalité et la morbidité post-opératoire varient parallèlement à la septicité biliaire; ceci justifie à soi seul un essai d\u2019antibiothérapie des lithiases infectées.Les microbes rencontrés sont de deux ordres: des bacilles Gram négatif (collibacille, proteus) et des Cocci Gram positif, en général du streptocoque.Dans des conditions normales, tous les antibiotiques s\u2019éliminent par la bile à une concentration en général supérieure à celle du sang, sensiblement analogue dans le cholédoque et dans la vésicule qui semble n\u2019avoir qu\u2019un rôle passif de réservoir.Dans la lithiase infectée, l\u2019élimination est assez discutée.Nulle en cas d'insuffisance hépatique sévère, elle semble par contre normale au cours de l\u2019ictère par rétention si le foie est intact: il y aurait tout au plus un certain retard de l'élimination.Si l\u2019on classe les antibiotiques selon l\u2019importance de leur élimination biliaire, la spiramycine (Rovamycine) et l\u2019érythromycine seraient au premier plan (taux biliaire pouvant atteindre 50 fois le taux sanguin); puis les tétracyclines (5 à 15 fois); enfin pénicilline, streptomycine, chloromycétine, seraient moins favorisés sous cet angle.Après avoir rappelé ces notions théoriques, les auteurs donnent les résultats de leur expérience dans 73 cas de lithiase infectée.Les résultats cliniques sont en général bons: \u2014 Dans les cholécystites aiguës.\u2014 Dans les angiocholites lithiasiques.Les auteurs considèrent que l\u2019antibiothérapie est douée d\u2019une efficacité absolue dans certains cas d\u2019angiocholite urémigène.L\u2019action sur les lésions anatomiques est évidemment plus difficile à évaluer.L'expérience montre que l\u2019obtention d\u2019une apyrexie stable ne correspond pas toujours à une guérison anatomique.Cette dissociation entre résultats cliniques et anatomiques est la grosse critique à apporter à l\u2019antibiothérapie.L\u2019évolution post-opératoire a indiscutablement bénéficié de l\u2019antibiothérapie.Pour conclure: \u2014 TI faut, dans tous les cas, employer les antibiotiques à dose suffisante et poursuivre suffisamment longtemps après la chute thermique.Il faut indiscutablement rester fidèle au principe de la sanction chirurgicale systématique en cas de lithiase infectée.L\u2019antibiothérapie doit permettre, dans bon nombre de cas, d\u2019opérer à froid.après guérison médicale de l\u2019infection biliaire.Dans les cholécystites aiguës, on est amené à l\u2019intervention retardée plus satisfaisante: l\u2019état général est alors amélioré et le contrôle radiomanométrique de la voie biliaire principale est possible.Dans les lithiases du cholédoque infectées, la préparation médicale est encore plus impérieuse.Il 838 faut s\u2019efforcer de donner au chirurgien des malades apyriques et.si possible.anictériques.Les auteurs appliquent la même règle aux angiocholites urémi- gènes.MM.Bolgert et G.Levy tirent l\u2019enseignement de 10 années de traitement de la syphilis selon leur technique personnelle.5 Le traitement de la syphilis précoce est réparti de la sorte: une injection intraveineuse de 1 cg de cyanure de mercure, trois jours de suite, l\u2019administration d\u2019un million d\u2019U.O.de pénicilline pendant trois jours, puis durant quatorze Jours, celle d\u2019un million quotidien d\u2019unités administré en deux injections.Le malade reçoit ainsi 15 millions d\u2019unités.Depuis mars 1947, 306 sujets (62 syphilis primaires, séro-négatifs, 107 syphilis primaires séro-positifs et 137 syphilis secondaires) ont été traités.63 malades (soit 20,5%) furent perdus de vue, dont 43 après plusieurs centaines de jours de néga- tivité.Sur les 243 malades toujours suivis, 213 sont cliniquement normaux et sérologiquement négatifs, dont 164 après un recul compris entre trois mille quatre cents et mille jours; 17 sujets ont présenté des réinfections cliniques authentiques.Les auteurs considèrent 2 cas comme des échecs cliniques, 4 cas comme d'interprétation discutable; ils observent enfin la persistance de sérologie positive chez 7 sujets indemnes de toute manifestation clinique, ce qui soulève diverses hypothèses.Sauf dans un cas analysé, toutes les ponctions lombaires pratiquées se sont montrées normales, et aucun des 37 enfants issus de femmes traitées n\u2019a présenté de signe de syphilis congénitale.Analyse de 254 tests de Nelson.On peut conclure, même en examinant les résultats avec une extrême rigueur, que cette méthode apporte 94,5% de résultats satisfaisants.ALLERGIE Si les manifestations cutanées de l\u2019allergie aux antibiotiques ont fait l\u2019objet de nombreux travaux, les manifestations respiratoires par contre ont été peu décrites et même à peine mentionnées.André Jacquelin et coll.\u2018en ont observé 44 cas, allant de la rhinite et de la trachéo-bronchite jusqu\u2019à l\u2019asthme le plus caractérisé et le plus sévère.6 1.Tantôt cet asthme s\u2019est déclenché à la suite d\u2019une cure antibiotique chez des sujets qui n\u2019en avaient jamais présenté jusque là, mais pour le tiers d\u2019entre 5.Résultats du traitement de la syphilis primo- secondaire par notre méthode personnelle: comportant 15,000.000 U.O.de pénicilline précédées de trois injections de cyanure de mercure.Bilan décennal par M.Bolgert et Georges Levy (Paris).La Presse Médicale no 54 \u2014\u2014 6 juillet 1957.6.Asthme et Antibiotiques par André Jacquelin et Coll.Semaine des Hôpitaux \u2014 no 65 \u2014 10 juillet 1957.GODLEWSKI : REVUE TRIMESTRIELLE DES.trouvée i L'Union Müd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 eux, accusaient dans leurs antécédents familiaux ou personnels d\u2019autres manifestations allergiques.2.Tantôt, chez d\u2019anciens asthmatiques, la cure antibiotique a provoqué un réveil, une reprise, ou bien une aggravation manifeste de l\u2019asthme.Des manifestations allergiques cutanées ont été associées dans 8 cas aux manifestations respiratoires.Tous les antibiotiques d\u2019utilisation courante se sont avérés capables d\u2019éveiller la réaction allergique asthmogène.La voie d\u2019introduction par aérosols paraît particulièrement nocive (12 cas sur 44).BIOLOGIE Housset et Coll.ont étudié les caractéristiques biologiques du liquide d\u2019ascite chez un groupe de 39 malades: 28 cas de cirrhoses éthyliques et onze cas d\u2019ascites néoplastiques.7 Une partie des épreuves biologiques (dosage de protides totaux, du fibrinogène, de la proaccélérine, de la proconvertine) se sont avérées incapables de permettre un diagnostic entre les deux groupes de malades.Par contre, le dosage de la prothrombine dans l\u2019ascite donne des résultats très différents selon que le sujet est cirrhotique ou non, permettant de faire au laboratoire le diagnostic étiologique: dans le groupe des ascites cirrhotiques, la teneur du liquide en prothrombine est toujours faible, ne dépassant pas 13% et généralement très inférieure.Au contraire dans le groupe des ascites néoplasiques, la concentration en prothrombine est très élevée, 35% au minimum, et souvent plus.Il y a là un test facile permettant presque à coup sûr de fixer le diagnostic étiologique si la clinique ne permet pas de dégager des conclusions certaines.Le Professeur Bernheim et coll.étudient la plas- mocytose d\u2019après 130 observations personnelles de Rhumatisme articulaire aigu.Les ponctions médullaires ont presque toutes été pratiquées au niveau d'une apophyse épineuse.Constamment la plasmocytose en phase aiguë a été élevée: en moyenne à 56% des éléments figurés contre 0,4% normalement.L\u2019action du traitement cortisonique amène une régression rapide du taux des plasmocytes.Cette réaction apparaît 7.Intérêt du dosage de certains facteurs de coagulation dans le liquide d\u2019ascite.Mise en évidence d\u2019un test caractérisant l\u2019ascite d\u2019origine cirrhotique, par Mme A.G.Combrisson, et MM.J.Debray et E.Housset (Paris).La Presse Médicale 29 juin 1957 \u2014 no 52.8.Les anomalies du myélogramme au cours du rhumatisme articulaire aigu et des infections relevant du streptocoque hémolytique.Etude histologique et biologique par M.Bernheim, C.Mouriquand, et I.Germain (Lyon).Presse médicale \u2014 15 mai 1957 \u2014 no 39. L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 aux auteurs comme un des tests les plus fidèles de la maladie de Bouillaud.On la retrouve également dans d\u2019autres affections relevant du streptocoque hémolytique (chorée de Sydenham, scarlatine, néphrites aiguës de l\u2019enfance).Elle est le reflet du conflit im- munologique qui, par lintermédiaire du microbe, engendre ces diverses affections.L\u2019étude du myélogramme permet de distinguer un pareil mécanisme humoral d\u2019un processus infectieux et d\u2019en tirer des déductions thérapeutiques concernant en particulier la corticothérapie et son efficacité dans certaines néphropathies aiguës relevant d\u2019un mécanisme pathogénique semblable à celui du rhumatisme articulaire aigu.APPAREIL CARDIO VASCULAIRE L.Gallavardin apporte le résultat de 50 observations de malades hospitalisés dans le service du Professeur Roger Froment, à Lyon.L'étude étiologique montre une fréquence identique dans les deux sexes.L'âge moyen des malades était de 55 ans (13 à 80 ans).Il n\u2019existait pas d\u2019autre cardiopathie chez 30 malades, en dehors d\u2019une tension artérielle élevée.Dans 15 cas, il y avait une coronarite cliniquement décelable (10 angor et 5 infarctus); 4 sujets avaient une cardiopathie autre (RM, IVD, ou IVG); un sujet avait des réactions sérologiques de la syphilis positives.Sur 14 sujets autopsiés, la moitié avait des coronaires intactes.Chez 41 malades, vertiges et syncopes caractéristiques du syndrome de Morgagni-Adams-Stokes étaient présents de façon certaine.À côté de leur forme habituelle très courte, l\u2019auteur a vu durer des syncopes plus d\u2019une heure.L'enregistrement en cours de syncope chez 4 sujets a montré un stoppage ventriculaire, deux fibrillations ventriculaires typiques, une tachycardie ventriculaire extrême.L\u2019électrocardiogramme a montré dans un tiers des cas un bloc stable; dans un autre tiers, un bloc instable, selon les jours, partiel ou total; dans 6 cas un rythme de bloc partiel ou un rythme sinusal, selon les jours; dans 3 cas enfin, un rythme sinusal normal en dehors des crises.Le diagnostic pourrait être facilité lorsque l\u2019électrocardiogramme n\u2019est pas concluant, par un enregistrement sous compression sino-carotidienne.La plus grande prudence est alors conseillée: si on la pratique le sujet sera étendu.On s\u2019en abstiendra chez les sujets âgés, artério-scléreux.L\u2019auteur utilise presque exclusivement comme traitement de base l\u2019éphédrine.Selon l\u2019importance des troubles, la quantité atteint 10 à 15 centigrammes par jour en moyenne.On peut 9.Cinquante observations de bloc auriculo-ventri- culaire.Remarques cliniques par L.Gallavardin (Lyon).Lyon Médical no 197 \u2014 23 juin 1957.GODLEWSKI: REVUE TRIMESTRIELLE DES.839 arriver à des doses très fortes chez des sujets à automatisme cardiaque particulièrement bas (jusqu'à 24 cg pro die).L\u2019atropine beaucoup moins active (2 a 3 mg par jour) peut cependant rendre service en cas d\u2019extrasystoles ventriculaires nombreuses ou si l\u2019on a la certitude que les arrêts circulatoires sont dus a des crises de fibrillation ventriculaire contre-indiquant les sympathomimétiques.L\u2019amide procaïnique (Pronestyl) peut être utilisée dans ces cas, (per os, en perfusion).L'auteur prescrit presque toujours des nitrites à titre d\u2019adjuvant.Lorsque l\u2019étiologie coronaire est en cause, le traitement anticoagulant est prescrit systématiquement.Dans de très rares cas un traitement étiologique précis peut être mis en oeuvre (cortisone par exemple).Le pronostic est toujours difficile si ce n\u2019est impossible à faire.Tout repose sur la qualité de l\u2019automatisme ventriculaire et nous ignorons tout de sa nature même.Kunlin et Bitry-Boely rapportent 66 cas d\u2019oblitérations termino-aortiques observées dans le service du regretté Professeur Leriche 10; dans 51 cas le diagnostic a été vérifié, soit par aortographie (44 cas), soit de visu au cours d\u2019intervention ou par autopsie (7 cas).Les 15 autres cas furent classés comme oblitération aortique d\u2019après des critères cliniques différents.1.Le syndrome de Leriche d\u2019oblitération termi- no-aortique pure, dite forme primitive, avec début clinique d\u2019ischémie périphérique bilatérale et symétrique est exceptionnel.Aucun des trois cas à début apparemment primitif (sur 66 malades) n\u2019a intéressé la terminaison aortique seule sans les iliaques.2.L'oblitération termino-aortique est le plus souvent secondaire à une oblitération iliaque primitive unilatérale d\u2019abord, puis bilatéralisée dans un deuxième temps.3.Ce qui fait la différence d\u2019évolution clinique d\u2019une oblitération aortique, c\u2019est l\u2019association ou non de lésions artéritiques oblitérantes, périphériques ou viscérales.4.Deux formes s\u2019opposent, que le début ait été primitif apparemment, ou secondaire : a) L'\u2019oblitération localisée à la fourche aorto-ilia- que sans lésions périphériques (ou avec le minimum) ; b) L'\u2019oblitération aortico-iliaque associée à des lésions artéritiques périphériques ou viscérales multiples; elle est la plus fréquente et de pronostic plus réservé.10.Quelques aspects cliniques de l\u2019oblitération de la fourche aortique (syndrome de Leriche) \u2014 Résultats du traitement d\u2019après 66 observations du service du Pr R.Leriche par J.Kunlin et C.Bitry Boely (Paris).Presse Médicale 11 mai 1957 \u2014 no 38. 840 5.Une classification plus réaliste du syndrome de Leriche peut être proposée, basée essentiellement sur la coexistence ou l\u2019absence de lésions d'\u2019artérite généralisée.a) Formes d\u2019oblitérations aortiques ou aorto-ilia- ques sans lésions artérielles périphériques, de pronos- tie meilleur, mais peu fréquentes: le Oblitération aortique sous rénale isolée (rarissime).2e Oblitération aortico-iliaque à début aortique (1 cas sur 66).3e Oblitération ilio-aortique à début iliaque (3 cas ou 4 sur 66).b) Forme polyartéritique d\u2019oblitération secondaire ilio-aortique; c\u2019est la plus fréquente (61 à 62 malades sur 66).Ce chapitre comprend les formes buergériennes.Elles sont d\u2019un pronostic plus sérieux.6.Les meilleures thérapeutiques actuelles sont les infiltrations sympathiques et les sympathectomies, voire la surrénalectomie.La néphrectomie, a permis de guérir un syndrome de Goldblatt.La greffe a des indications limitées.Les vaso-dilatateurs \u201cper 0s\u201d, ou par injections sous-cutanées ou intra-mus- culaires, ont une action trop diffuse.Chez quelques malades, le régime sans graisse et la médication anticholestérolique semblent constituer un appoint appréciable.Mais le traitement reste encore très symptomatique et, malheureusement, trop peu étiologique, faute de connaissances précises.A.Lapras a observé pendant les vagues de froid de l\u2019hiver 1955-1956, à Lyon, 24 cas de gelures.11 Du point de vue étiologique, le rôle du froid rigoureux et sec est indiscutable; l\u2019insuffisance de la protection vestimentaire et la médiocrité de la position sociale sont des facteurs favorisants.Dix-huit des sujets étudiés appartenaient à des catégories déshéritées.Cliniquement, l\u2019évolution de la gelure passe par 3 phases successives: La première phase, marquée par une onglée douloureuse suivie d\u2019une sensation de doigt mort.La deuxième phase apparaît si l\u2019exposition au froid se prolonge, des lésions irréversibles se forment au niveau d\u2019une zone distale blanche, dure, glacée.L\u2019artériographie en dessinant la topographie exacte des lésions irréversibles, donne ainsi les indications pronostiques les meilleures.La troisième phase est caractérisée par l\u2019escarri- fication.A l\u2019exception du début, l\u2019évolution de la gelure est indolente.Le traitement général consiste en l\u2019administration d\u2019antibiotiques, de sérum antitétanique, d\u2019analepti- 11.Sur 24 cas de gelures par A.Lapras.Semaine des Hôpitaux \u2014 30 juin 1957 \u2014 no 33.GODLEWSKI : REVUE TRIMESTRIELLE DES.L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 ques cardio-vasculaires, de vitamines B et C et d\u2019une alimentation riche.Ne doivent pas être négligés Potion de Todd et alcool intra-veineux.Le traitement local immédiat a consisté en désir - fection et asepsie de l\u2019extrémité gelée, sans réfrier- ration, ni réchauffement spécial.Le meilleur traitement contre la lésion elle-même est le blocage sympathique novocaïnique par infiltrations lombaires, stellaires ou intra-artérielles.Le facteur essentiel de succès est la précocité du traitement.L\u2019amputation doit être retardée le plus possible, après séparation du mort et du vif.Elle a été pratiquée entre le 30e et le 90e jour.L'examen anatomo-pathologique a confirmé la plus grande intensité des lésions en superficie, avec épiderme plus ou moins nécrosé.Le mécanisme de la gelure semble se résumer au spasme initial; une asphyxie métabolique de la zone gelée fait suite, expliquant les dégâts protoplas- miques définitifs.DERMATOLOGIE Edwin Sidi et coll.ont traité 25 cas de dermatoses allergiques particulièrement rebelles (urticaire, eczéma chronique) par la Delta 1 déhydrocortisone 12, La dose d\u2019attaque (20 à 30 mg.) est maintenue jusqu\u2019à disparition de la symptomatologie aiguë.La réduction est progressive jusqu\u2019à la suppression ou l\u2019établissement, dans les dermites chroniques, d\u2019une dose d\u2019entretien de 5 à 15 mg.Les résultats immédiats sont excellents et le pronostic ultérieur a l'avantage de la maniabilité du produit.NEUROLOGIE Paul André a étudié 1,740 sujets dans trois services de la région parisienne spécialisés dans le traitement des diverses phases de la poliomyélite.13 De cette étude il conclut que l\u2019absence d\u2019amygdales ne favorise pas la survenue des formes paralytiques: sur 1,740 cas, 113 étaient amygdalectomisés, soit 6,4% : ce chiffre varie un peu selon l\u2019âge: 83% chez les enfants de 5 à 15 ans.Par contre l\u2019absence d\u2019amygdales favorise dans une certaine mesure la localisation bulbaire de la maladie.En effet sur 1,590 formes spinales on relève 52% d'amygdalectomisés, contre 193% parmi les 150 formes bulbaires.Enfin, l\u2019amygdalectomie, en tant qu\u2019acte opératoire, semble capable de déclencher une poliomy3lite, Vintervention étant tenue pour responsable si les paralysies surviennent dans les 30 jours qui la suivent; le cas a été rencontré 8 fois par l\u2019auteur, par- 12.La Delta 1 \u2014 Déhydrocortisone dans le traitement des dermatoses allergiques par E.Sidi et coll.Semaine thérapeutique no 7 \u2014 juillet 1957.13.Amygdalectomie et Poliomyélite par P.André.Annales d\u2019oto-laryngologie, no 74, avril mai 1957. = EB L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 mi les 113 sujets amygdalectomisés.Dans ces cas la localisation bulbaire est fréquente (6 cas sur 8) surtout chez les enfants entre 2 et 5 ans (5 formes bulbaires sur 5).La conclusion de cette étude démontre qu\u2019avant l\u2019âge de 5 ans surtout, il ne faut pas pratiquer d\u2019amygdalectomies inutiles.Cependant, P.André ne pense pas que ce risque, minime statistiquement, doive faire éviter l\u2019amygdalectomie d\u2019avril à novembre, période d\u2019élection de la poliomyélite, car l\u2019opération en saison froide entraînerait des risques autrement importants de complications infectieuses.De 75 à 100 millions de vaccinations contre la poliomyélite au moyen de vaccins inactivés du type de celui mis au point par J.E.Salk ont été pratiquées durant cette année.Pierre Lépine en dresse le bilan.14 Innocuité de la vaccination: Celui préparé par l\u2019Institut Pasteur de Paris est constitué par un extrait formolé de cultures de 3 types de virus poliomyélitiques.Les 3 injections sous-cutanées de 1 cm8 chacune, séparées par un intervalle de 3 semaines, n\u2019entraînent ni de réaction locale, ni générale.Efficacité de la vaccination: Il est certes encore trop tôt pour tirer des conclusions définitives, mais il résulte de travaux américains: \u2014 que l\u2019efficacité de la vaccination ne peut être mise en doute: la campagne de vaccination, aux U.S.A.a ramené l'incidence de la maladie aux moyennes des années 1931 à 1945.\u2014 que la protection des vaccinés n\u2019est cependant pas totale: des poliomyélites peuvent survenir chez des vaccinés avec une fréquence 2 à 5 fois moins grande que chez les non vaccinés.Les poliomyélites des vaccinés sont le plus souvent non paralytiques.Au cours de l\u2019épidémie de Chicago (en 1956), 269 cas sur 832 ont frappé des sujets vaccinés, mais très exceptionnellement ceux dont la vaccination avait été complète, c\u2019est-à-dire les 3 injections indispensables pour assurer l\u2019immunité.\u2014 que la vaccination n\u2019a actuellement que peu ou pas d'influence sur la fréquence des formes inappa- rentes de la maladie.\u2014 qu\u2019en période épidémique, il semble que la vaccination antipoliomyélitique systématique évite l\u2019extension de l\u2019épidémie.La durée actuelle de l\u2019immunité ne paraît pas dépasser une année, ce qui impose une injection de rappel un an après la vaccination.L\u2019emploi de vaccins, atténués mais vivants, introduits par voie digestive n\u2019a pas dépassé le stade expérimental et ne peut être encore préconisé.14.Les vaccinations contre 1956, par P.Lepine.Vie Médicale no 38: no spécial, juin 1957.la poliomyélite en GODLEWSKI: REVUE TRIMESTRIELLE DES.841 Le professeur de Sèze et coll.reprennent.à propos de 220 cas personnels la description des acroparesthé- sies 15, Le terme d\u2019acroparesthésies est généralement admis, bien qu\u2019il ne s\u2019agisse pas de paresthésies, mais de dysesthésies, c\u2019est-à-dire d\u2019impressions subjectives spontanées, anormales et non douloureuses, impressions à type de fourmillements, de picotements, d\u2019engourdissement de gonflement, siégeant à la main et aux doigts, en général facilement tolérées, mais qui peuvent devenir pénibles et parfois même intolérables.Elles peuvent en outre s\u2019accompagner d\u2019une douleur vraie, constrictive ou gravative, profonde, siégeant à l\u2019avant-bras et au bras.Les acroparesthésies, unies ou bilatérales, sont intermittentes, survenant au cours de la deuxième partie de la nuit ou au réveil.Il existe souvent au cours de la crise une hypoesthé- sle ou même une parésie des doigts, mais pas de modification vaso-motrice visible.En dehors des crises, il peut exister une hypoesthé- sie discrète des pulpes, voire, exceptionnellement, une amyotrophie thénarienne.L\u2019affection est beaucoup plus fréquente chez la femme.Elle apparaît souvent à la ménopause, mais s\u2019est assez souvent manifestée auparavant.Dans la recherche d\u2019une pathogénie, on peut s\u2019aider de certaines constatations.Certaines formes sont à topographie globale, intéressant la main et les cinq doigts.D\u2019autres sont à topographie partielle, touchant 2 ou 3 doigts, évoquant une souffrance radiculaire.Mais il existe toutes les formes de passage entre ces deux formes, et on ne peut en tirer de conclusions certaines sur le mécanisme du trouble.L'association avec les impatiences dans les membres inférieurs est assez fréquente, mais il s\u2019agit de deux affections de mécanismes certainement très différents, et on ne peut en déduire qu\u2019une analogie de terrain; il en est de méme de l'association avec des migraines.Les auteurs notent n\u2019avoir jamais rencontré d\u2019acroparesthésies aux membres inférieurs.La radiographie du cou montre souvent une arthrose, soit diffuse, soit localisée.Mais il n\u2019est pas rare que le rachis soit radiologiquement tout à fait normal (54 cas) et les anomalies décelées perdent de leur valeur du fait de l\u2019âge de beaucoup de ces sujets.Il existe indiscutablement des faits de passage avec la névralgie cervico-brachiale, qui est, elle, sûrement due à une souffrance radiculaire.Mais il s\u2019agit de cas isolés.Les barbituriques et les vaso-dilatateurs, seuls ou associés, constituent souvent un excellent moyen de 15.Acroparesthésies, par M.Bonduelle, J.Robin et S.de Sèze.Semaine des Hôpitaux \u2014 no 65 \u2014 10 juillet 1957. 842 soulager les patients.On peut y associer un traitement endocrinien, des infiltrations stellaires.Parfois le traitement de la cervicarthrose (radiothérapie, élongation, manipulation, cures thermales) ou la correction de l\u2019hypotonie des muscles suspenseurs de l\u2019épaule par massages, gymnastique, seront un appoint utile.Le traitement d\u2019une infiltration cellulitique de la nuque et des épaules par les massages ne devra pas être négligé.Le Pr.de Sèze et coll.présentent une étude complète de 100 cas de sciatique paralysante, 16 s\u2019appuyant sur une description précise du tableau clinique de la sciatique paralysante, et confrontant les renseignements fournis par cette étude avec les données apportées par une étude anatomique personnelle de la vascularisation radiculo-médullaire, ils proposent une explication physio-pathologique et patho- génique de la sciatique paralysante faisant intervenir une atteinte de l\u2019artère radiculaire: la sciatique paralysante est la plupart du temps due comme la sciatique commune, à un conflit disco-radiculaire par une hernie discale; la topographie des artères radiculaires montre qu\u2019elles peuvent être intéressées par le conflit; leur territoire de distribution, leurs rapports avec la vascularisation du cône médullaire, leurs voies de suppléance, permettent aux auteurs de fournir une interprétation logique et cohérente des caractères cliniques très particuliers de la sciatique paralysante, en particulier des anomalies, atypies et discordances établies par la clinique en ce qui concerne la douleur, les troubles sensitifs, moteurs, réflexes, électriques, le mode de début et l\u2019évolution.Cette notion de l'intervention d\u2019un facteur vasculaire dans le mécanisme de la sciatique paralysante permet aux auteurs d\u2019utiles conclusions concernant la conduite thérapeutique.Si la douleur domine le tableau, l\u2019intervention chirurgicale s\u2019impose.Si elle est au second plan, tolérable, ou disparne, deux éventualités se présentent: ou bien la sciatique paralysante est ancienne, depuis plus de trois mois, et alors les dégâts réalisés par l\u2019ischémie sont déjà irréversibles et la récupération motrice peu probable.Il ne faut pas opérer et se borner à un traitement médical de régénération nerveuse, d\u2019ailleurs très aléatoire.Ou bien la sciatique paralysante est récente, et l\u2019intervention chirurgicale aura d\u2019autant plus de chances de guérison complète qu\u2019elle sera plus tôt réalisée.NUTRITION La statistique de Pierre Uhry portant sur 309 diabètes traités par les hypoglycémiants de synthèse 17 indique 229 succès, soit 74%, mais avec des variations notables suivant l\u2019âge; si le maximum d'action se place de 40 à 70 ans, il a été cependant observé 66% de succès au cours du diabète juvénile.GODLEWSKI: REVUE TRIMESTRIELLE DES.L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 La découverte des hypoglycémiants de synthèse et leur emploi ouvrent une voie nouvelle dans la thérapeutique d\u2019un grand nombre de cas, mais ne libèrent pas le malade d\u2019une surveillance diététique et dun contrôle biologique plus fréquent.Cependant, le D 860 (Dolipol) et le RP.2259 (glipasol) semblent, par la technique des faibles doses d\u2019entretien, ne réclamer qu\u2019une surveillance trimestrielle après les quatre à six semaines de la période d\u2019attaque.Les hypoglycémiants de synthése ont été essayés sur 15 sujets diabétiques âgés de 18 à 30 ans, mais dont la date d\u2019extériorisation du diabète était récente, de quelque 5 mois au plus, en tout cas inférieure a un an.18 Le bilan se solde par 10 succès et 5 échecs.Il semble particulièrement intéressant, lorsqu\u2019un diabète juvénile a la chance d\u2019être dépisté au cours de Sa première année, de tenter, sous contrôle hospitalier strict, l\u2019essai du traitement par les hypoglycé- miants de synthèse.L\u2019emploi de solutions nutritives d\u2019acides aminés a été étudié par Pierre Uhry et G.Marcel, tant par la voie intraveineuse que par l'emploi \u201cper os\u201d sur une trentaine de malades atteints d\u2019affections diverses 19 : 1) des cirrhotiques ne recevant pas d'autre traitement.2) des cirrhotiques recevant des traitements mixtes associés.3) au cours d\u2019affections entraînant une dénutrition grave.Le produit employé (Trophysan) contenait les huit acides aminés essentiels, du sorbitol, du glycocolle, de l\u2019inositol, du chlorhydrate de pyridoxine, de l\u2019amide nicotinique, du K, Na, Ca, Mn.Ce traitement n\u2019a jamais présenté d\u2019inconvénients majeurs dans son emploi.Il a été bien supporté même par des malades graves, et, en particulier, a permis une véritable résurrection chez un malade qui présentait cependant une urée élevée.16.Sciatique paralysante (Etude clinique, patho- génique, thérapeutique, d\u2019après 100 observations), par S.De Seze et coll.La Semaine des Hôpitaux no 45 \u2014 10 mai 1957.17.Résultats statistiques sur le traitement du diabète sucré par les hypoglycémiants de synthèse, par Pierre Uhry et coll.Bulletin de la Société Médicale des Hôpitaux de Paris no 20 et no 21 (séance du 21 juin 1957).18.L'utilisation des hypoglycémiants de synthèse dans les diabètes juvéniles, par Pierre Uhry.Bulletin de la Société Médicale des Hôpitaux de Paris no 20 et no 21 (Séance du 21 juin 1957).19.Utilisation de solutions nutritives d\u2019acides aminés dans les traitements de cirrhose et d\u2019états de dénutrition, par Pierre Uhry et G.Marcel (Paris).Presse Médicale 19 juin 1927 no 49. L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 Cependant, c\u2019est chez les cirrhotiques que cet apport d\u2019acides aminés a semblé plus spécialement utile.29 observations (groupant 14 cirrhoses anascitiques et 15 cirrhoses ascitiques) ont servi de base à une étude thérapeutique de la cortisone et de l\u2019hydrocortisone dans le domaine des cirrhoses du foie chez l\u2019éthylique chronique, que présentent le Professeur Lamache, de Rennes, et coll.20.Sur le plan clinique, les résultats favorables portent avant tout, aussi bien dans les cirrhoses ascitiques que dans les cirrhoses anascitiques, sur la restauration de l\u2019appétit, sur le retour d\u2019un état général meilleur et la reprise de la diurèse.Sur le plan biologique, c\u2019est l\u2019équilibre protidique qui semble mériter considération dans la majorité des cas.L\u2019influence de la corticothérapie surrénale permet habituellement une restauration protidique importante ou tout au moins suffisante pour induire une restauration profonde de l\u2019état général des malades.Sur le plan histologique, les modifications repérées par la ponction biopsie périodique n\u2019ont pas une amplitude spectaculaire.Cependant, dans quelques cas, 1l est donné de voir disparaître certaines lésions inflammatoires qui accompagnent les poussées évolutives de la fibrose hépatique et dans d\u2019autres cas, loin de favoriser la surcharge stéatosique, la corticothérapie surrénale entraîne une disparition de celle-ci qui fait souvent place à une hyperplasie mé- senchymateuse et Kupfférienne réactionnelle.Il est intéressant de noter que par la cortisone comme par l\u2019hydrocortisone il est possible d\u2019obtenir déjà des résultats substantiels dans le domaine des cirrhoses du foie.A condition d\u2019associer ces hormones à un sevrage toxique et à un régime déchloruré, les incidents et les accidents de l\u2019imprégnation hormonale demeurent au second plan derrière les gains cliniques et biologiques.PSYCHIATRIE A.Deschamps et Mme Madre étudient un nouveau neuroleptique (7,044 RP, nozinan) sur 26 sujets, le plus souvent âgés: 5.avaient plus de 60 ans, les autres, sauf 2, plus de 40 ans.21 Le 7,044 RP a été utilisé chez des malades hospitalisés ou non.Les doses employées, toujours modérées, de préférence par les voies orale ou rectale ont été ainsi réparties: 3 ou 4 prises au cours de la journée, en forçant celle du soir, 50 puis 75 mg par 24 heures en augmentant progressivement jusqu\u2019à 20.La corticothérapie surrénale au cours de cirrhoses du foie chez les alcooliques, Par A.Lamache et coll.(Rennes).21.Traitements en Psychiatrie par un nouveau neuroleptique (7.044 RP) par A.Deschamps et Mme J.Madre (Fleur-les-Aubrais).Presse Médicale, 8 juin 1957 \u2014 no 46.GODLEWSKI: REVUE TRIMESTRIELLE DES.843 sédation des symptômes, soit 100 à 125 mg par 24 heures, et 250 mg dans deux cas.Il n\u2019y a jamais eu d\u2019intolérance à condition de suivre les malades de très près au point de vue cardio-vasculaire et psychique pour régler les doses suivant les besoins.L\u2019indication majeure paraît être la mélancolie à forme délirante, anxieuse ou stuporeuse ; quel que soit l\u2019âge de la malade, les résultats obtenus par l\u2019emploi du 7,044 RP seul ont été excellents; par contre pas de résultat, dans les formes de dépression névrotique, surtout hypocondriaques, sauf une action constante sur l\u2019insomnie et l\u2019inappétence.Le 7,044 RP renforce nettement l\u2019action de tranquillisants, en particulier le Méprobamate dans les cas de dépression anxieuse et d\u2019hyperémotivité.L'emploi conjoint à doses faibles de ces 2 médicaments a donné des améliorations importantes et durables.Il est bon de prolonger après les cures de 7,044 RP le traitement chez des malades qui ont repris leur activité sociale, mais qui craignent le retour de l'anxiété; dans ces cas on substitue peu à peu le méprobamate au 7,044 RP et conserve celui-là seul à doses minima assez longtemps.Dans tous ces traitements, l'attitude psychothérapique de l'entourage est essentielle.L\u2019étude de 57 enfants traités par Koupernik et coll.par l\u2019'ACTH et la cortisone, montre que les hormones entraînent rarement à cet âge des troubles graves, mais que leur influence sur le psychisme est en revanche d\u2019une grande fréquence.22 Les troubles de l'appétit et du sommeil sont les plus nombreux (33 cas de boulimie et 18 cas de troubles du sommeil).L\u2019euphorie est beaucoup plus rare que chez l\u2019adulte (2 cas).La dépression au contraire semble être la réaction prépondérante (17 cas).Viennent ensuite: l\u2019anxiété et l\u2019agitation (7 cas), les épisodes hypomaniaques (2), l\u2019excitation maniaque (3) et 1 cas de troubles per- ceptuels.Dans deux cas seulement ont été observés des troubles graves; l\u2019un a donné lieu à un délire de persécution, l\u2019autre à une démence avec détérioration intellectuelle grave; tous deux accompagnés d\u2019altérations de 'E.E.G.Les auteurs ont essayé d\u2019étayer l\u2019analyse psychologique des maladies par diverses méthodes d\u2019examens: E.E.G., dosages biologiques et tests d'\u2019efficience intellectuelle.Chez 14 des malades, 'E.E.G.est normal et 21 autres ont présenté des altérations au moins une fois au cours de l\u2019évolution, plus ou moins intenses, 22.Accidents psychiques observés chez les enfants traités par la Cortisone et l\u2019'ACTH, par Koupernik et coll.Semaine des Hôpitaux \u2014 22 mai 1957 \u2014 no 49. 844 assez polymorphes et peu caractéristiques, à type d\u2019ondes lentes postérieures surtout.Les dosages biologiques semblent montrer que les variations les plus fréquemment observées sont l\u2019alcalose et I\u2019hypochlorémie.Quant aux tests d\u2019efficience intellectuelle, ils paraissent mettre en évidence une amélioration de celle-ci sous l\u2019influence du traitement.L\u2019ACTH et la cortisone ne semblent pas constituer des armes thérapeutiques valables en psychiatrie, sauf vraisemblablement pour les anorexies.Les bienfaits des traitements hormonaux pour nombre de malades somatiques l\u2019emportent sur les dangers qu\u2019ils peuvent susciter.Cependant, il est préférable de ne pas poursuivre le traitement en cas de signes d\u2019hypercorticisme nets, de manifestations psychiques importantes et d\u2019altérations de l'E.E.G.Il faut connaître également le danger majeur de l'atteinte rénale avec possibilités d\u2019accidents vasculaires cérébraux et le rôle favorisant probable des maladies comportant une atteinte cérébrale, telle la périartérite noueuse.Il est possible, enfin, que l\u2019association des hormones avec un médicament tel que l\u2019IN.H.augmente les risques de complications psychiques.TUBERCULOSE 100 tuberculoses cavitaires, récentes et vierges de toute antibiothérapie dans plus des trois quarts des GODLEWSKI: REVUE TRIMESTRIELLE DES.L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 cas, ont été traitées par le Professeur Veran et coll.23 de façon continue pendant 8 mois à 2 ans, par l\u2019isoniaside (Rimifon) associé à la dihydro-strepto- mycine ou au P.AS., ou aux deux.La guérison surveillée sur tous les plans date de six mois à trois ans et demi, et particulièrement de dix huit mois dans 65% des cas, de plus de deux ans dans 41% des cas.Sur ces tuberculoses guéries, il y a eu 17% de rechutes et 83% de guérisons maintenues.Le pourcentage des rechutes est de 13% chez les sujets non alcooliques, de 33% chez les alcooliques invétérés.Les rechutes se développèrent indifféremment au mode d\u2019association thérapeutique, à l\u2019étendue et à la gravité de la lésion initiale.Elles furent plus fréquentes après des traitements de six mois à dix-huit mois.Il n\u2019en fut pas observé après des traitements de dix-huit mois à vingt-deux mois.Elles se sont développées dans un délai de huit à vingt-six mois après la guérison déclarée.Le pronostic de la rechute s\u2019est révélé généralement favorable sous antibiothérapie isolée, ou associée au pneumothorax artificiel particulièrement efficace, ou à la chirurgie de collapsus ou d\u2019exérèse.23.L'avenir de cent tuberculoses cavitaires décla- gée, par P.Veran, Mme Lucas, et C.Moigneteau (Nantes).La Semaine des Hôpitaux no 48 \u2014 20 mai 1957. ANALYSES Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complétes et utilisables, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le « Quarterly Cumulative Index Medicus»: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, le volume, la page, le mois (le jour du mois si le périodique est hebdomadaire), l\u2019année.Exemple: J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.« Ann.Med.Psychol.», 94: 1 (juin) 1938.MEDECINE A.VACHON, G.GUILLEMIN, J.DUBOIS et H.CHATIN.\u2014 La rétention pancréatique.\u2018Journal de Médecine de Lyon\u201d, 80: 75 (janvier) 1958.Le syndrome de rétention pancréatique, conséquence d\u2019un trouble apporté à l\u2019excrétion du suc pancréatique par un obstacle de nature variable \u2014 lithiase, caleul du pancréas, pancréatite chronique \u2014- se définit sur le plan anatomique, clinique et radiologique.Anatomiquement, le canal de Wirsung et ses branches se dilatent et la capacité des voies excrétrices devient anormale (10 à 15 em3 chez l\u2019un de nos malades).Si le tissu pancréatique s\u2019oppose en une certaine mesure a cette distension, il réagit secondairement et la rétention comme la ligature expérimentale du canal excréteur, aboutit à la mort élective du pancréas exocrine comparable à celle du rein en amont d\u2019un obstacle urétéral.Cliniquement, les signes de la rétention pancréatique peuvent être associés et masqués par des troubles de l\u2019évacuation biliaire réalisant un ictère cholostatique.Dans les rétentions pancréatiques pures, la douleur représente l\u2019élément le plus caractéristique du syndrome; elle peut être violente et présenter les caractères topographiques des douleurs pancréatiques.Le mécanisme cana- liculaire de celles-ci mérite d\u2019être bien connu en raison des sanctions thérapeutiques qu\u2019elles comportent.L\u2019amaigrissement précoce et important est la conséquence de la spoliation du suc pancréatique et les signes de laboratoire (stéa- torrhée, créatorrhée, etc.) traduisent, sur le plan biologique, ce déficit.L\u2019exploration radiologique du pancréas met en évidence l\u2019augmentation habituelle du volume de la glande, mais c\u2019est surtout la pan- créatographie (per et post-opératoire) qui apporte les renseignements les plus précis sur la distension canaliculaire.Alors que normalement son calibre est de 2 mm., il peut atteindre, dans les rétentions complètes, les dimensions d\u2019un petit doigt et les canaux accessoires distendus présentant parfois de petites dilatations kystiques \u2014 se branchent perpendiculairement sur le canal principal, donnant à l\u2019image pancréatogra- phique un aspect caractéristique en chenille.Le traitement découle des constatations a- natomo-radiologiques et doit viser à enlever l\u2019obstacle ou à le tourner par une dérivation: ablation de calculs, sphinctérotomie et drainage de Wirsung; pancréato-jéjunostomie.Guy ALBOT.A.VACHON, P.ARNAUD et H.PELLOUX.\u2014 La lithiase biliaire après 65 ans.Revue Lyonnaise de Médecine\u201d, 6: 1229 (déc.) 1957.La lithiase biliaire a une place importante dans la pathologie du vieillard, surtout chez la femme.Cette statistique comporte 115 observations, dont sont exclues les lithiases latentes.Si beaucoup de malades présentent un passé biliaire chargé et lointain, il n\u2019est pas rare de voir des lithiases demeurées longtemps latentes, mais certainement anciennes, se révéler tardivement.A côté des formes typiques, d\u2019expression vésiculaire ou cholédocienne, 1l faut souligner la fréquence des formes atypiques, gastriques intestinales, fébriles pures, pleuro-pulmonaires, pseudo-coronariennes, ainsi que celle des formes compliquées (cholécystites suppurées, cirrhoses biliaires, angiocholites graves, fistules biliaires).Les asso- 846 ciations morbides sont fréquentes: hypertension, coronarite, artérite, diabète.Elles confèrent à la lithiase des sujets âgés une certaine individualité, en raison des problèmes diagnostiques qu\u2019elles peuvent poser, et des modifications qu\u2019elles apportent au pronostic et au traitement.La prévention des accidents de la lithiase biliaire pose le problème de l\u2019alimentation du vieillard à l'hôpital.Le traitement médical a grandement bénéficié de l'introduction des antibiotiques, qui a modifié le pronostic immédiat de la lithiase biliaire infectée.Elle permet parfois d\u2019éviter l\u2019intervention, et si celle-ci demeure nécessaire, de préparer efficacement les malades.Les grandes indications chirurgicales demeurent inchangées; elles sont représentées surtout par les suppurations vésiculaires et péri- vésiculaires, les occlusions du canal cystique, les lithiases cholédociennes à crise répétées, les cirrhoses cholostatiques et les fistules biliaires.Ces interventions, avec le progrès actuel des anesthésies, des préparations pré-opératoires et des soins post-opératoires, sont souvent remarquablement supportées et donnent d\u2019excellents résultats.Guy ALBOT.R.T.MANNING et M.DELP.\u2014 Conduite à suivre en présence d'intoxication hépato- cérébrale.(Management of Hepatocere- bral Intoxication.) \"New Eng.J.Med\", 258: 55 (janvier) 1958.Les auteurs suggèrent l\u2019emploi du terme intoxication hépatocérétrale pour remplacer celui de coma hépatique qui n\u2019a pas de valeur descriptive.Dans cet article les auteurs présentent 31 épisodes d\u2019intoxication hépatocéré- brale survenus chez 24 patients.Le traitement consiste à supprimer l\u2019ammoniacogénèse et à provoquer la détoxification de l\u2019ammoniaque.Dix-huit de ces épisodes survenus chez 15 patients ont répondu à un traitement par l\u2019ar- ginine; quatre patients sont morts par la suite à l\u2019occasion d\u2019une nouvelle intoxication.ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 La survie complète est de 46%, soit 11 patients.Le premier but du traitement est de prévenir la formation d\u2019ainmoniaque dans le tractus intestinal, ce qui peut être fait par des purgations, des lavements et la chimiothérapie.L\u2019ammoniaque qui est passée dans la circulation peut être détoxifiée par l\u2019administration intraveineuse d\u2019hydrochlorure de L-argi- nine.Les auteurs ont constaté que ce dernier produit est plus actif que l\u2019acide glutamique et ses dérivés quoique l\u2019acide glutamique joue un rôle important dans le cycle de l\u2019urée et dans la biosynthèse des nucléoprotéines.Jean-Marc BORDELEAU.A.LAMACHE, M.BOUREL, M.L.CHEVREL, M.CORMIER, J.L.RICHIER, L.DAULEUX, P.LENOIR et R.FRANGEUL.\u2014 La corti- cothérapie surrénale au cours des cirrhoses du foie chez les alcooliques.\u2018La Sem.des Hôpitaux\", 33: 1716 (6 mai) 1957.Vingt-neuf observations (groupant quatorze cirrhoses anascitiques et quinze cirrhoses ascitiques) ont servi de base à une étude thérapeutique de la cortisone et de l\u2019hydro-corti- sone dans le domaine des cirrhoses du foie chez l\u2019éthylique chronique.Les résultats cliniques, et histologiques (suivis par ponctions-biopsies du foie régulières chez tous les malades) servent d\u2019introduction à l\u2019exposé des conclusions de ce bilan thérapeutique.Sur le plan clinique, les résultats favorables portent avant tout, aussi bien dans le domaine des cirrhoses ascitiques que dans celui des cirrhoses anascitiques, sur la restauration de l\u2019appétit, sur le retour d\u2019un état général meilleur et la reprise de la diurèse.Sur le plan biologique, davantage que les perturbations électrolytiques, c\u2019est l\u2019équilibre protidique qui semble mériter considération ; en dépit du fait qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019une hormone d\u2019anti-anabolisme protidique et sans qu\u2019il soit nécessaire de contrecarrer cette action par l\u2019androstènediol, l\u2019hormonothérapie surrénale permet habituellement une restauration protidique importante ou tout au moins suffisante Le te = 7 L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 pour induire une restauration profonde de l\u2019état général des malades.our le plan histologique, les modifications repérées par la ponction biopsie périodique n\u2019ont pas une amplitude spectaculaire.Cependant, dans quelques cas, il est donné de voir disparaître certaines lésions inflammatoires qui accompagnent les poussées évolutives de la fibrose hépatique et dans d\u2019autres cas, loin de favoriser la surcharge stéatosique, la corticothérapie surrénale entraîne une disparition de celle-ci qui fait souvent place à une hyperplasie mésenchymateuse et kupffé- rienne réactionnelle.Bien qu\u2019aujourd\u2019hui les regards soient plutôt portés sur la delta-cortisone dans le traitement des cirrhoses ascitiques ou compensées, il est intéressant de noter que par la cortisone comme par l\u2019hydro-cortisone il était possible d\u2019obtenir déjà des résultats substantiels dans le domaine des cirrhoses du foie.A condition d\u2019associer ces hormones à un sevrage toxique et à un régime déchloruré, les incidents et les accidents de l\u2019imprégnation hormonale demeurent au second plan derrière les gains cliniques et biologiques.Guy ALBOT.CHIRURGIE Norman TRECES et John A.FINKBEINER.\u2014 Une évaluation de la castration chirurgicale thérapeutique dans le traitement du cancer du sein chez la femme, qu'il soit métastatique, récidivant ou d'emblée inopérable.(An Evaluation of Therapeutic Surgical Castration in the Treatment of Metastatic, Recurrent and Primary Inoperable Mammary Carcinoma in Women.) \u201cCancer\u201d, 11: 421 (mars-avril) 1958.L'introduction mentionne comme fait reconnu qu\u2019une perturbation de l\u2019équilibre hormonal peut exercer une influence sur le cancer du sein.La castration chirurgicale a pour effet d\u2019amener une disparition immédiate, complète et effective de la sécrétion hormonale ovarienne.Le mécanisme d\u2019action reste en-: core inconnu, mais on peut se faire une idée de la valeur de la castration uniquement sur ANALYSES 847 des observations cliniques.L\u2019étude actuelle a été faite dans le but d\u2019éclaireir le problème et de déterminer les indications de la thérapeutique endocrinienne d\u2019extirpation.Cooper en 1836 fut le premier à soupçonner cette dépendance hormonale du cancer du sein en observant une fréquence accrue du cancer du sein à la ménopause.Schinzinger, en 1889, suggéra de castrer toutes les femmes qui sont encore menstruées dès que le diagnostic de cancer du sein est établi plutôt que d\u2019attendre l\u2019apparition des récidives ou des métastases.En 1896, Beatson préconisa la castration thérapeutique associée à l\u2019administration d\u2019hormone thyroïdienne.Plusieurs rapports apparaissent par la suite où l\u2019on rapporte des cas d\u2019amélioration par la castration, en particulier ceux de Boyd, Cheyne, Hermann, Eve, Thomson, Power, Reynes, Lambot, Thiéry, Lett, Thorek, La- peyre, Courmelles et Waring.Des séries de cas sont analysées où l\u2019on obtient des améliorations dans 22% des cas (Thomson) 36% (Lett) 20% à 30% (Waring).Ces rémissions varient de 6 à 60 mois \u2014 Les conclusions de Thompson en 1902 sont d\u2019un certain intérêt et elles se résument ainsi: 1.on ne peut prédire à l\u2019avance quel cas sera amélioré; 2.l\u2019âge n\u2019est pas une contre-indication à la castration; 3.les meilleurs résultats ont été obtenus avec les tumeurs à croissance lente; 4.les métastases osseuses et viscérales sont une contre-indication à l\u2019ovarieetomie bilatérale; 5.l\u2019amélioration dure en moyenne de 6 à 12 mois et 6.l\u2019administration d\u2019hormone thyroi- dienne a une valeur douteuse.L\u2019étude porte sur 191 malades qui ont été castrées chirurgicalement au « Memorial Center » du ler janvier 1935 au 31 décembre 1955 pour des cancers actifs, progressifs et inopérables.La réponse au traitement est évaluée par des méthodes cliniques et de laboratoire.La rémission est objective.quand on a réussi à démontrer qu\u2019une tumeur avait diminué de volume et qu\u2019aucune autre nouvelle lésion n\u2019apparaissait.On enregistre une faillite, 848 ANALYSES quand les lésions ne régressent pas de volume, même si elles restent stationnaires.Une rémission subjective a été notée dans tous les cas de rémission objective.De même plusieurs femmes ont été améliorées subjectivement sans régression du volume de la tumeur, mais il fallait une période d\u2019au moins deux mois pour que celle-ci soit notée.Comme preuve d'amélioration symptomatique, on note une sensation de bien-être, une disparition des douleurs osseuses, le retour au travail, une augmentation de l\u2019appétit et du poids, etc.Des 191 malades, 70 femmes (37%) ont eu une rémission objective de leur cancer du sein et 121 (63%) n\u2019ont eu aucune régression de leur maladie.21 cas d\u2019amélioration marquée, 31 cas d\u2019amélioration modérée, et 18 cas d\u2019amélioration mineure ont été constatés.En plus des 70 femmes où l\u2019on nota une amélioration objective, 15 autres eurent une amélioration subjective, ce qui porte le pourcentage d'amélioration subjective à 45%.Des 191 cas, 163 femmes sont mortes, 12 sont en phase de rémission et 16 reçoivent une autre forme de traitement.Il y eut 5 morts en dedans de 30 jours de la castration \u2014 (2.6%) 3 cas présentaient des métastases pulmonaires et les deux autres une hypercalcémie progressive rebelle au traitement.Les cinq cas avaient un envahissement marqué du foie par des métastases.Les auteurs ont étudié leurs résultats en rapport avec le site de l\u2019envahissement tumoral et en sont venus à la conclusion que ce facteur n\u2019est d\u2019aucune influence à l\u2019exception, cependant pour les cas d\u2019envahissement du foie où la réponse est moins favorable.A noter que 30% des malades présentaient des métastases ovariennes.Les auteurs n\u2019ont pu établir aucune relation entre le « grading » histologique des tumeurs du sein et la réponse à la castration.Dans les cas d\u2019emblée inopérables, on a remarqué que plus la castration avait été faite précocement, plus le pourcentage de rémission était élevé.Par contre.dans les cas de récidive, un taux plus élevé de rémission a été ob- L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 tenu, quand la récidive apparaissait tardivement après la mammectomie radicale.De plus on note que la survie est en moyenne de 24 mois pour les malades qui ont répondu à l\u2019ovariectomie, tandis qu\u2019elle est de 5 mois pour les malades résistantes au traitement.Ceci s\u2019applique aux cas considérés d\u2019emblée comme inopérables comme aux cas de récidive après traitement chirurgical.Des 122 malades ayant des menstruations normales, 43% ont obtenu une rémission ob- Jective et 51% une rémission subjective durant en moyenne 14 mois.Des 21 malades dans la phase de préméno- pause, 10 ont obtenu des rémissions objectives dont la longueur moyenne a'été de 10 mois.14 malades avaient eu de l\u2019irradiation ovarienne auparavant et 4 de ces 14 femmes ont obtenu une rémission objective après castration chirurgicale.Les auteurs concluent que la castration radiothérapeutique ne doit pas être employée, parce qu\u2019il est prouvé qu\u2019il faut attendre six semaines après la fin du traitement pour obtenir la cessation de la sécrétion ovarienne.L\u2019autre argument contre la castration par les Rayons X, c\u2019est que cette castration peut être incomplète et un arrêt des menstruations n\u2019est pas un indice de cessation complète de la fonction ovarienne.Pour que la castration soit efficace, il faut qu\u2019elle soit totale et complète, et l\u2019ovariectomie est la seule méthode d\u2019ablation complète.Huit malades avaient eu une hystérectomie sans ovariectomie et une malade sur huit a eu une rémission de 12 mois.Des 26 malades après ménopause, deux ont eu une rémission objective.Après la ménopause, le taux de rémission est si bas que la castration n\u2019est pas justifiée, à moins qu\u2019on puisse démontrer par des frottis vaginaux ou par des méthodes de dosages, que les ovaires sont encore fonctionnels du point de vue estrogénique.Les auteurs démontrent qu\u2019il est impossible de prédire une réponse à la castration d\u2019après la réponse aux androgènes.Ainsi certains cas où les androgènes ont donné une réponse favo- L\u2019Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 rable, n\u2019ont pas été améliorés par la castration et vice-versa.Dans les cas de recrudescence de la maladie après castration, d\u2019autres traitements ont été employés, en particulier l\u2019administration d\u2019androgènes, d\u2019estrogènes, de cortisone, de gaz moutarde.A noter que les estrogènes après échec par la castration, n\u2019ont donné aucune rémission objective.3 cas soumis à une adré- nalectomie bilatérale après échec avec la castration, ont obtenu une rémission objective.On a eu recours également à la radiothérapie, de même qu\u2019à l\u2019hypophysectomie.Le Dr.I.D.T.Bross, collaborateur au Memorial Center, chef du département des statistiques, a analysé les facteurs les plus significatifs quant au pronostic et a tracé un tableau qui est l\u2019expression de probabilité quant à la survie.« Ridit » est obtenu en utilisant les premières lettres de « Relative to an Identified Distribution » et en ajoutant «it ».La castration chirurgicale, en plus de soulager les malades, de leur prolonger la vie, permet également de déterminer la catégorie de malades qui pourraient bénéficier d\u2019une autre forme de thérapie par altération hormonale, quand la castration aura cessé d\u2019être effective.Louis BEAUDOIN.PNEUMOLOGIE W.FRANKLIN, A.L.MICHELSON, F.C.LOWELL et I.W.SCHILLER.\u2014 La place des bronchodilatateurs et des corticoides dans le traitement de l'emphysème pulmonaire par obstruction.(Bronchodilators and corticosteroids in the treatment of obstructive pulmonary emphysema.) \"N.Eng.J.Med.\", 258: 774 (17 avril) 1958.Les auteurs définissent ainsi l\u2019emphysème pulmonaire par obstruction: c\u2019est une entité pathologique chronique et progressive qui se manifeste par de la dyspnée, et qui apparaît habituellement après 40 ans, chez des individus sans pneumopathie chronique connue; l\u2019étiologie est la plupart du temps non décelable.La forme sévère est caractérisée par une obstruction évidente des voies aériennes.Cette ANALYSES 849 maladie se distingue de l\u2019asthme en ce qu\u2019elle apparaît après 40 ans, qu\u2019elle a un caractère d\u2019irréversibilité, et qu\u2019elle répond mal au traitement par les bronchodilatateurs et les sté- roides.Dans leur travail, les auteurs firent appel à l\u2019enregistrement kymographique de l\u2019expiration forcée pour apprécier le degré d\u2019emphysème par obstruction et la réponse au traitement.Celui-ci corsista en l\u2019administration d\u2019un bronchodilatateur (5 inhalations d\u2019isopropylarterenol) et de stéroides (25 mg de cortisone, 20 mg de cortisol et 5 mg de prednisone ou de prednisolone, par comprimé) en doses de 8 comprimés par jour pendant 2 à 4 jours et de 4 comprimés pendant une à trois semaines.Les résultats obtenus chez 58 malades ne furent pas impressionnants, si on compare l\u2019amélioration de la capacité vitale à ce qu\u2019elle devrait être normalement.Mais si on la compare aux chiffres obtenus avant le traitement, elle fut environ de 50%.L'effet du traitement se fit sentir aussi en ceci que l\u2019effort ou le fait de rire ou de tousser augmentait moins le degré d\u2019obstruction bronchique.Chez certains malades, l\u2019amélioration observée put être attribuée aux stéroïdes, parce qu\u2019il arriva souvent que les symptômes s\u2019aggravèrent lorsque ceux-ci étaient supprimés.Les antibiotiques, chez les malades étudiés, furent utiles seulement quand il y avait une infection manifestée par de l\u2019hyperthermie ou des expectorations purulentes.Le mode d\u2019action des stéroides semble consister en une diminution de inflammation des parois des bronchioles qui en sont dilatées d\u2019autant.Cependant ils n\u2019ont aucun effet sur les parois alvéolaires, ce qui explique que les troubles fonctionnels ne disparaissent pas complètement.Les auteurs insistent sur un point trop souvent oublié.Les malades qui font de l\u2019emphysème pulmonaire n\u2019ont pas pleinement conscience de l\u2019évolution de leur maladie.Celle-ci s\u2019installe lentement, de sorte que les malades s\u2019y adaptent progressivement sur une période de plusieurs mois ou de plusieurs années, et sont incapables d\u2019apprécier leur état pathologique.T1 n\u2019y aura que les PALS me J.850 ANALYSES épreuves fonctionnelles pour faire apprécier le degré d\u2019obstruction bronchique.L'insuffisance cardiaque présente chez 7 malades fut plus facilement contrôlée par les diurétiques et les tonicardiaques quand les stéroides étaient administrés.Charles LEPINE.P.GUILLEMAN.\u2014 Les traitements actuels du syndrome prémenstruel.\u2018Revue du Praticien\u201d, 7: 2558 (11 sept.) 1957.Ces troubles traduisant un état congestif des organes génitaux, offrent une série de nombreuses manifestations qui ont des répercussions cliniques multiples et diverses selon les cas.Une chose est pratiquement constante, c\u2019est le moment du début des troubles.Ils se produisent ordinairement entre le quatrième et le dixième jour avant l\u2019apparition des règles.Cliniquement, nous constatons en premier lieu des troubles génitaux: congestion pelvienne, gonflement mammaire.En deuxième lieu, il y a des troubles extragénitaux: migraines, troubles hépato-vésiculaires et gastro- intestinaux et psychovégétatifs.Puis en dernier lieu, ce sont des troubles généraux les plus variés.L'hypertolliculinémie ne saurait être tenue seule responsable de tous ces bouleversements, considérés comme un déséquilibre endocrinien.Se produirait-il chez ces malades une hypersensibilité aux oestrogènes?Autant d\u2019hypothèses qui viennent conseiller la thérapeutique qui est surtout hormonale.Le plus efficace des traitements semble être l'hormone mâle donnée soit par injection ou en linguette.On peut y ajouter la progestérone ou corps jaune.L\u2019hormone mâle a cependant un désavantage très sérieux, puis- qu\u2019elle possède une action virilisante et une exagération de la libido.On peut alors se servir de la progestérone seule ou avec leurs dérivés tels que l\u2019androsténédrol; ils sont des freinateurs hypophysaires.L\u2019auteur parle enfin des traitements non hormonaux.Parmi les plus efficaces, il faut s\u2019adresser aux diurétiques afin de combattre la rétention hydrosaline.Une diète déchloru- L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 rée s'impose, cela va de soi.Les vitamines A et D seules ou associées sont à essayer.Elles ne font aucun tort.C\u2019est connu de tous que durant la période prémenstruelle, il survient un syndrome à allure allergique.C\u2019est pourquoi les antihistaminiques ont leur place.Comme la vogue est aux tranquillisants, ils ont une place de choix dans la lutte aux troubles neuro-végétatifs.Malgré cette abondance thérapeutique, si les bons résultats sont fugaces et trop rares, cela est surtout dû au fait que la médication est interrompue trop rapidement.Il faudrait persévérer plusieurs mois et modifier légèrement les diverses thérapeutiques, selon les résultats obtenus.Ce qui importe c\u2019est de soulager ces femmes en proie à ce syndrome prémenstruel si épuisant.Paul-René ARCHAMBAULT.R.M.BURKE et J.A.WIER.\u2014 Revue de cas de maladie pulmonaire non tuberculeuse, préalablement diagnostiquée comme tuberculeuse.(Review of Cases of Non- tuberculous Disease originally Diagnosed Pulmonary Tuberculosis.) \"American Rev.of Tuberculosis\u201d, 75: 921 (juin) 1957.Grâce aux progrès de la chirurgie thoracique, il est désormais plus aisé de contrôler même chez le vivant, des erreurs de diagnos- tie en tuberculose pulmonaire.De plus en plus ce contrôle est fréquent.En effet, nos auteurs ont pu examiner les dossiers de 3422 malades durant trois années entières.Tous ces malades avaient été diagnostiqués comme étant des tuberculeux pulmonaires.En re- visant minutieusement ces quelques milliers de cas, on s\u2019est rendu compte que le diagnostic était faux chez 608; ce qui forme un pourcentage de 17.8 pour cent d\u2019erreur.Des tableaux intéressants et des observations viennent corriger ces diagnostics erronés.Il y a dix maladies qui se sont montrées responsables de ces erreurs.La plus importante maladie en cause de ces faux diagnostics, c\u2019est la fibrose pulmonaire (25.6 pour cent) puis par ordre décroissant, la pneumonie (15 pour cent), la bronchiectasie (12.7 pour cent), l\u2019histoplasmose (12 pour cent), la EE L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 coccidioidomycose (11.2 pour cent), les pleurésies (6.5 pour cent), les néoplasies (5.4 pour cent), la sarcoïdose (4.4 pour cent), le granulome (44 pour cent), l\u2019abcès du poumon (2.4 pour cent).Dans leurs commentaires, les auteurs se montrent très difficiles, très minutieux, à l\u2019égard des tests cutanés, de l\u2019étude des images radiologiques, et des examens des expectorations.Ils suggèrent même dans certains cas douteux, d\u2019aller jusqu\u2019à la biopsie.Les tomographies sont souvent essentielles pour éclairer l\u2019étude de toutes les radiographies antérieures.Les trois tests cutanés (tuberculine, histo- plasmine et coccidioidine) doivent être employés au moindre doute.Les examens des crachats, du suc gastrique pour en faire des cultures, doivent être contrôlés même si la réponse devient positive au B.K., parce que des fois cette réponse peut être faussement positive.Pour plus de sécurité, l\u2019inoculation des sécrétions au cobaye vient trancher la question.Un autre moyen d\u2019éviter des erreurs, c\u2019est la bronchographie au lipiodol.Cette sérieuse revue, en raison de son ampleur, faite dans un tel milieu (Fitzsimons Army Hospital), vient prouver une fois de plus que la clinique comme le laboratoire ont besoin dans bien des cas d\u2019un rigoureux contrôle, avant de prononcer le diagnostic définitif.Cette étude nous en donne une preuve irréfutable.Paul René ARCHAMBAULT.J.A.PIERCE et R.V.EBERT.\u2014 Les propriétés élastiques des poumons chez les personnes âgées.(The elastic properties of the lungs in the aged.) \"J.Lab.and Clin.Med.\u201d, 51: 63 (janvier) 1958.Plusieurs auteurs ont déja fait ressortir certaines modalités fonctionnelles apparaissant au poumon chez les personnes âgées.Ces modalités se situent particulièrement au niveau de la capacité vitale, du volume résiduel, de la capacité de diffusion pour l\u2019oxygène et de ANALYSES 851 la distribution des gaz inspirés.Pierce et Ebert abordent à leur tour l\u2019étude d\u2019une particularité fonctionnelle de ce groupe de personnes, celle de la mécanique de la respiration.Leur travail porte sur 15 cas ayant plus de 65 ans, comparés à un groupe de jeunes gens ayant entre 20 et 27 ans.Tous les sujets âgés étaient exempts de symptôme pulmonaire.L'examen clinique n\u2019avait rien révélé de particulièrement anormal.Les examens suivants furent faits: la détermination de la capacité résiduelle fonctionnelle, du volume résiduel, de la ventilation maxima par minute, de la saturation artérielle, du pH artériel; la capacité d\u2019accommodation pulmonaire au repos (lung compliance) fut mesurée à partir de l\u2019enregistrement des pressions oesophagiennes; les résistances des voies aériennes furent aussi évaluées.Les résultats pour la capacité résiduelle fonctionnelle et la capacité vitale furent en moyenne de 4.6 et 3.6 litres.Le rapport entre le volume résiduel et la capacité pulmonaire totale fut en moyenne de 45.1%.La ventilation maxima minute fut de 60 litres en moyenne (extrémes: 24 - 118).La capacité d\u2019accommodation statique varia entre 0.21 et 0.67 litre (moyenne: 0.384), par cm.d\u2019eau de pression.(Elle est en moyenne de 0.19 1/cm-eau chez les jeunes individus normaux).La capacité d\u2019accommodation fone- tionnelle varie chez les gens âgés entre 0.1 et 0.3 litres par em d\u2019eau.Les résistances des voies aériennes de ce groupe de sujets furent comparables à celles des jeunes normaux.° Les conclusions des deux auteurs sont les suivantes: 1) la pression intrathoracique est moins négative chez les vieillards que chez les jeunes, ce qui indiquerait une perte d\u2019élasticité pulmonaire chez les vieillards.2) la plupart des sujets âgés examinés montrèrent des résistances des voies respiratoires normales.3) à certains points de vue, les personnes âgées pourraient se comparer à des emphysémateux.Charles LEPINE. L'Union Méd.Canada 852 ANALYSES Tome 87 \u2014 Juil.1958 NEURO-PSYCHIATRIE 6) anévrysmes disséquant de l\u2019aorte; 7) traumatisme Raymond D.ADAMS.\u2014 Récentes acquisitions en pathologie cérébro-vasculaire.(Recent development in cerebro-vascular diseases.) \"Brit.Med.Journal\u2019, No 5074: 785 (5 avril) 1958.L'auteur est considéré, aux Etats-Unis, une autorité en pathologie vasculaire du cerveau.Le présent article est le texte d\u2019une communication à la réunion annuelle de la « British Medical Association » tenue en 1957.Au début de son exposé, il donne la classification des affections cérébro-vasculaires adoptée par une commission américaine et présentée à une récente conférence, sur l\u2019étude des affections cérébro-vasculaires, organisée à Princeton.Bien qu\u2019assez longue, nous croyons qu\u2019il est utile et instructif de la reproduire ici, puis- qu\u2019elle contient tout ce qu\u2019on peut envisager actuellement comme lésions au cerveau de nature vasculaire comme causes et comme genèse de ces différents facteurs étiologiques.I.INFARCTUS CÉRÉBRAL (blanc, rouge ou hémorragique, de type mixte) A) Thrombose avec artériosclérose.B) Embolie.1) Origine cardiaque; a) fibrillation, auriculaire et autres arythmies (d\u2019origine rhumatismale, artériosclérotique, hypertensive, par lésion cardiaque congénitale; b) infarctus de myocarde avec thrombus mural; c) endocardite bactérienne aiguë ou sub-aiguë; d) maladie cardiaque sans arythmie ni thrombus; puis plus rarement: e) complication de la chirurgie cardiaque; f) végétations thrombo- tiques à l\u2019endocarde non bactérienne (marastique) ; g) embolie paradoxale d\u2019une maladie congénitale du coeur.2) Origine extra-cardiaque; a) artériosclérose de l\u2019aorte et des carotides (thromboses muralses, débris athéromateux; b) des foyers de thrombose d\u2019une artère cérébrale; c) thromboses dans les veines pulmonaires.Plus rarement: d) embolie graisseuse ; e) d\u2019origine tumorale, f) embolie gazeuse; g) complications d\u2019une opération sur le cou ou le thorax; h) enfin d\u2019origine diverse et de cause indéterminée.C) Autres facteurs causant un infarctus cérébral: 1) thrombose veineuse ; 2) hypertension artérielle; 3) complication d\u2019une artériographie cérébrale; 4) artérite; 5) maladie dyscrasique du sang (polycy- thémie, thrombopénie thrombotique, anémie à hématies falciformes («sickle cell aneamia », ete, 1) à la carotide; 8) anoxie, 9) radio-activité ou radiation aux rayons x; 10) hernie au trou occipital ou à l\u2019incisure de la tente du cervelet ; 11) types variés et types plus rares.D) Infarctus cérébral de cause indéterminée.Il.ISCHÉMIE PASSAGÈRE DU CERVEAU SANS INFARCTUS.A) Attaques ischémiques répétées (préalablement attribuées au vaso-spasme, habituellement associées à la thrombose et à l\u2019artériosclérose).B) Hypotension artérielle (lepothymie, hémorragie importante, infarctus du myocarde, syndrome de Stokes-Adams, choc traumatique ou chirurgical, hyperexcitabilité du sinus carotidien, hypotension orthostatique sévère: i) avec signes neurologiques; 2) avec syncope.) C) Migraine.III.HÉMORRAGIE INTRACRANIENNE.Incluant l\u2019intra-cérébrale, la sous-arachnoïdienne, la ventriculaire et plus rarement la sous-durale.A) Hemorragie cérébrale de l\u2019hypertension artérielle.B) Rupture d\u2019un anévrysme vasculaire.C) Angiome.D) Traumatisme cranien.E) Facteurs dyscrasiques (leucémies, anémies a- plastiques, purpura thrombopénique, affection hépatique, emploi des anticoagulants, ete.).F) De cause indéterminée sans angiome, ni hypertension artérielle, etc.).Plus rarement: G) Hémorragie dans une tumeur cérébrale.H) Embolie septique, anévrysme de cause infectieuse.I) Infarctus hémorragique d\u2019origine artérielle ou veineuse.J) Hémorragie secondaire du tronc cérébral comme au cours d\u2019une hernie temporale.K) Encéphalopathie hypertensive.L) Purpura cérébral idiopathique.M) Par réaction inflammatoire des artères ou des veines.N) Types variés et exceptionnels.: K) Encéphatopathie hypertensive.L) Purpura cérébral idiopathique.M) Par réaction inflammatoire des artères ou des veines.N) Types variés et exceptionnels.IV: MALFORMATION ET DÉVELOPPEMENT ANORMAL DES VAISSEAUX.A) Anévrysme: sacculaire, fusiforme, globulaire, diffus (s\u2019il y a rupture, on se reporte au chapitre de l\u2019hémorragie).B) Angiome (télangiectasie familiale, angiomatose encéphalo-trigéminale, hémangiome rétino-pontin, et s\u2019il y a rupture, se reporter au chapitre de l\u2019hémorragie). L\u2019Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 C) Absence, hypoplasie ou toute autre anomalie vasculaire.V.PROCESSUS INFLAM MATOIRES DES VAISSEAUX.A) Infections et infestations; 1) syphilis méningo- vasculaire; 2) embolie septique; 3) artérite secondaire à une méningite pyogène ou tuberculeuse; 4) des causes moins fréquentes comme la malaria, la trichinose, le typhus, ete.B) Maladies de causes encore inconnues; 1) le lupus érythémateux; 2) l\u2019artérite de la maladie rhumatismale; 3) la périartérite noueuse; 4) une artérite crânienne, comme l\u2019artérite temporale; ) l\u2019a- téritc granulomateuse idiopathique de l\u2019aorte et de ses branches.VI.MALADIES VASCULAIRES SANS LÉSION DU CERVEAU A) Athérosclérose.B) Artériosclérose et artériolosclérose hyperten- SiVES.C) Artériosclérose et artériolosclérose hyalwves.D) Calcification et ferruginisation vasculaires.E) Sclérose capillaire.VII.ENCEPHALOPATHIE HYPERTENSIVE.A) Hypertension maligne (essentielle, néphrite chronique, phéochromocytome, etc.) B) Glomérulonéphrite aiguë.C) FEclampsie.VII.THROMBOSE DES SINUS DURE-MÉRIENS ET DES VEINES CÉRÉBRALES.A) Secondaire à une infection de loreille, d\u2019un sinus, de la face ou de toute autre structure crânienne.B) Au cours d\u2019une méningite ou d\u2019un empyène sous-dural.C) Au cours d\u2019un état marastique.D) Du post-partum.E) Post-opératoire.F) Au cours d\u2019une maladie dyscrasique du sang (polycythémie, anémie à hématies falciformes, etc.).G) Par défaillance cardiaque ou au cours d\u2019une cardiopathie avec stase et congestion.H) Types variés et rares.IX.IcTUS DE CAUSE INDÉTERMINÉE.Comme on le voit, cette classification ne laisse rien dans l\u2019ombre, elle englobe toutes les causes possibles et tous les aspects étio- anatomiques des affections vasculaires du cerveau.Elle n\u2019est pas à apprendre par coeur, mais elle fait mieux comprendre la complexité du mécanisme des processus pathologiques qui interviennent dans la survenue des syndromes vasculaires du cerveau, y compris l\u2019ictus apo- ANALYSES 853 plectique, et la grande variété des syndromes neurologiques qui en peuvent découler.L\u2019auteur en guise de commentaires à cette massive classification, affirme d\u2019abord que des quarante affections ou maladies qu\u2019elle comprend, il ressort que les deux plus importants de toutes celles qui sont rangées sous les neuf rubriques de la classification, sont l\u2019hypertension artérieile et l\u2019artériosciérose.Plus lein, il ajoute des remarques pertinentes, dont plusieurs personnelles, sur l\u2019hémorragie intracrânienne, surtout cérébrale, et les occlusions cérébro-vasculaires.1) La rupture d\u2019un anévrysme est maintenant reconnue comme étant une cause fréquente d\u2019hémorragie cérébro-méningée.On peut même affirmer qu\u2019elle est de 25% dans l\u2019incidence de cet accident, amenant une mortalité élevée des premiers jours et un pronostic de plus en plus favorable après quelques semaines de survie.Cette lésion vasculaire commande un traitement chirurgical.Il en est de même d\u2019autres malformations vaseu- laires et des hémangicmes ore l\u2019or neut découvrir facilement par l\u2019artériographie.L\u2019hémorragie cérébrale avec ou par hypertension artérielle, offre encore des obscurités sur la nature de la lésion vasculaire qui l\u2019occasionne et pourtant c\u2019est la plus fréquente et elle est mortelle dans 75% des cas.Aucun traitement vraiment efficace n\u2019est encore réalisable cortre ses effets.2) Dans le chapitre des occlusions cérébro- vasculaires, on peut dire que l\u2019embolie y figure pour 25% et la thrombose pour 40% sur l\u2019ensemble des accidents vasculaires aigus du cerveau.L'état des anastomoses en amont de l\u2019hexagone de Willis, à l\u2019hexagone même, au sein de la pie-mère et par les capillaires, conditionne l\u2019installation et l\u2019importance de l\u2019infaretus-eérébral.An surplus, la pression artérielle, l\u2019oxygénation sanguine, le spasme vasculaire segmentaire, sent d\u2019autres facteurs qui peuvent modifier le degré de l\u2019ischémie régionale.Tl ne paraît pas qu\u2019aucune ch*mio-thérapie ri ove l\u2019infiltration stellaire puissent alléger ou réduire cette ischémie. & 854 ANALYSES Des études récentes révelent la haute inei- dence de l\u2019embolie qui apparaît dans certaines statistiques aussi fréquentes que la thrombose.: Il apparaîtrait comme si l\u2019infarctus hémorragie était surtout le fait de l\u2019embolie plutôt que de la thrombose, si on exclut la thrombose veineuse.Et il est difficile de découvrir l\u2019embolie intra-artérielle dans le foyer d\u2019infarcisse- ment, surtout si ce dernier est hémorragique.Si on trouve l\u2019artère non obstruée au sein d\u2019un ramollissement frais, c\u2019est que probablement il a été causé par un embolie.Et si ce ramollissement embolique est hémorragique c\u2019est que l\u2019embolus s\u2019est déplacé, s\u2019est dissous, que le spasme artériel segmentaire a disparu et que le sang s\u2019est réintroduit dans un système vasculaire et dans un parenchysme nécrosés par le fait de l\u2019ischémie préalable.L\u2019emploi des anti-coagulants serait à conseiller comme prévention d\u2019embolie ultérieure dans le cas de cardiopathie rhumatismale ou arté- riosclérotique.Ce qu\u2019on a appelé les éclipses cérébrales, ces fugaces épisodes neurologiques déficitaires et relevant de crises répétées d\u2019ischémie cérébrale rattachables à l\u2019artériosclérose et causant des troubles focalisés de fonctions cérébrales, ont été attribuées dans le passé à un vague processus de vaso-spasme.On ne connaît pas bien encore le mécanisme intime de ces phénomènes transitoires et itératifs.Cependant, on sait qu\u2019il existe, chez les malades L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 qui en sont l\u2019objet, un important rétrécissement du calibre des artères par artériosclérose, soit du système vertébral basilaire, soit de celui des carotides.À tout événement, ils sont les signes avant- coureurs d\u2019un ictus imminent.Sont-ils causés par des chutes de la pression artérielle?L\u2019auteur n\u2019en est pas assuré.Peut-être serait-il bénéfique de rechercher l\u2019hypercoagubilité sanguine de ces malades, une prédisposition à la thrombose et une viscosité sanguine augmentée?À tout événement, c\u2019est ici surtout que l\u2019emploi des anticoagulants, selon des statistiques sérieuses et numériquement impressionnantes, s\u2019est montré utile, comportant un décalage de 10% à 50% de mortalité après un an d\u2019observation de deux groupes de malades, dont l\u2019un traité et l\u2019autre de contrôle.Le traitement du ramollissement thrombo- tique n\u2019est guère plus satisfaisant que celui de l\u2019infarcissement embolique.L'usage curatif des anticoagulants n\u2019emporte pas la conviction.L\u2019artériectomie du segment thrombosé, comme l\u2019embolectomie, sont des interventions délicates qui peuvent difficilement réparer des destructions tissulaires déjà installées.Il ne reste que la prévention d\u2019accidents ultérieurs par les anticoagulants; ce qui reste à démontrer plus clairement par le recul du temps et une plus longue observation.Roma AMYOT. NÉCROLOGIE LE DOCTEUR Z.-E.MARCHAND Le 3 juin 1958, le docteur Z.-E.Marchand, de Châteauguay, est décédé, après une brève maladie, à l\u2019âge de 87 ans.Le docteur Z.-E.Marchand, diplômé en 1896 de l\u2019Université Laval de Montréal, a exercé sa profession de 1896 à 1952 à Châ- teauguay et dans les environs.LE DOCTEUR AEGEDIUS GAGNON Le docteur Aegedius Gagnon, âgé de 52 ans, est décédé à Mont-Laurier le 12 juin 1958.Le docteur Gagnon avait fait ses études au Collège de Sainte-Thérèse et à l\u2019Université de Montréal, où il obtint son doctorat en médecine en 1933.Le docteur A.Gagnon exer- ca sa profession à Saint-Martin-de-Laval.LE DOCTEUR EWALD GRONDIN Le docteur Ewald Grondin, de Val d'Or, Abitibi, est décédé le 13 mai 1958, à l\u2019âge de 49 ans.Le docteur Grondin fit ses études au Collège de Nicolet et à l\u2019Université Laval de Québec, où il obtint en 1935 son doctorat en médecine.Le docteur Grondin était membre du bureau médical de l\u2019hôpital St-Sau- veur de Val d\u2019Or.LE DOCTEUR ROSAIRE LAPOINTE Le docteur Rosaire Lapointe de Saint-Jé- rome de Terrebonne, est décédé le 9 juin 1958, à l\u2019âge de 60 ans.Le docteur Rosaire Lapointe obtint son doctorat en médecine de l\u2019Université de Montréal en 1921, après quoi il s\u2019installa à Saint- Jérôme de Terrebonne, où il ne cessa d\u2019exercer sa profession.Le docteur Rosaire Lapointe était directeur médical de l\u2019Hôtel-Dieu de St-Jérôme et gouverneur du Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec.LE DOCTEUR MIVILLE CHRETIEN Le docteur Mivile Chrétien, de Leeds, comté de Mégantic, est décédé le 9 janvier 1958.Le docteur Chrétien était diplômé de l\u2019Université Laval de Québec, où il obtint son doctorat en médecine en 1934.LE DOCTEUR CHARLEMAGNE POULIN Le docteur Charlemagne Poulin, résidant à 168 Grande-Allée à Québec est décédé en novembre 1957.Le docteur Poulin était diplômé, en 1927, de l\u2019Université Laval de Québec. EOE RVR > 4 NOUVELLES LE DOCTEUR LÉON GÉRIN-LAJOIE ACCÈDE À LA PRÉSIDENCE DE L'ASSOCIATION MÉDICALE MONDIALE L'Association Médicale Canadienne a désigné, le 16 juin 1958, lors du Congrès d\u2019Halifax, le docteur Léon Gérin-Lajoie comme président de l\u2019Association Médicale Mondiale pour l\u2019année 1959-1960.Le docteur Léon Gérin-Lajoie, chef du département d\u2019obstétrique et de gynécologie de l\u2019Hôpital Notre-Dame et professeur titulaire à l\u2019Université de Montréal, sera nommé officiellement au 13e Congrès Annuel de l\u2019Association Médicale Mondiale qui aura lieu à Montréal du 6 au 12 septembre 1959.L\u2019Association Médicale Canadienne agira comme hôte à ce congrès et elle jouit à ce titre du privilège de nommer le président.Le Prince Philip a accepté la présidence de l\u2019Association Médicale Canadienne.ee COMMUNICATIONS SCIENTIFIQUES EN EUROPE PAR LE DOCTEUR JEAN-PAUL BOURQUE Le docteur Jean-Paul Bourque, professeur agrégé d\u2019Urologie à l\u2019Université de Montréal et chef de la section d\u2019urologie de l\u2019'Hôtel-Dieu, a présenté de nombreux travaux scientifiques à des Congrès d\u2019Urologie tenus en Europe.Devant les membres de la Société Belge d\u2019Urologie, réunis à Bruxelles du 18 au 24 juin 1958, il présenta un travail intitulé: Les possibilités de la pyéloplastie.Au Concours international du film Urologique, il présenta un film sur: \u201cLa Prostatectomie trans-vésico-capsulaire\u201d, une méthode personnelle.A titre de délégué canadien, le docteur Bourque a fait à la Société Internationale d\u2019Urologie, dont la réunion s\u2019est tenue à Stockholm du 24 au 30 juin 1958, un rapport sur le \u201cDiagnostic des hématuries essentielles\u201d, une communication sur \u201cla chirurgie réparatrice de la jonction urétéro-pyélique\u201d, une autre sur \u201cla prostatectomie transvésico-capsulaire\u201d, et il était au programme Les élections de l\u2019Association ont porté le docteur Paul David, directeur de l\u2019Institut de Cardiologie à la présidence.Le docteur David succède au docteur F.A.L.Matthewson, de Winnipeg.Les docteurs W.Ford Connell, de Kingston, et Robert Fraser, d\u2019Edmonton, ont été élus respectivement vice- président et secrétaire-trésorier.Les docteurs J.-A.Gravel, de Québec et Pierre Marion, de Montréal, ont été choisis comme conseillers.30e ANNIVERSAIRE DE LA SOCIETE CANADIENNE.FRANÇAISE D'ÉLECTRO-RADIOLOGIE MÉDICALE La Société Canadienne-Francaise d\u2019Electro-radio- logie médicale a fété son 30e anniversaire le 7 Juin 1958, lors d\u2019une réunion tenue au Alpine Inn, à Sainte-Marguerite du Lac Masson.Après le banquet, il y eut allocution par le président de la Société, le docteur Mathieu Samson, de Québec, un historique de la Société par le docteur Louis- Philippe Belisle et l\u2019attribution du trophée des fondateurs par le docteur Hervé Lacharité pour les golfeurs méritants.Les fondateurs de la Société furent les docteurs Albert Comtois, L.-A.Gagnier, Ernest Gendreau, E.P.Grenier, Hervé Lacharité, Charles Langlois, R.Mayrand, Eugène Panneton, Léo Pariseau, J.-E.Perron et R.Potvin.\u2014#- HONNEUR CONFÉRÉ AU DOCTEUR JACQUES GENEST Au Congrès de la \u201cCanadian Federation of Biological Societies tenu à Kingston le 9 juin 1958, le docteur Jacques Genest, directeur du Département de recherches cliniques de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, a été élu conseiller de la - \u201cCanadian Physiological Society.2 2 CONFERENCES A TERRENEUVE PAR LE DOCTEUR en discussion sur \u201cles vessies \u201cneurogénes\u201d\u201d et sur \u201cles Intestinocysto-plasties\u201d.De retour de Paris, le docteur Bourque a fait deux communications à l\u2019Académie de Chirurgie.Es LE DOCTEUR PAUL DAVID, À LA PRÉSIDENCE DE LA \u201cCANADIAN HEART ASSOCIATION\" La Canadian Heart Association a tenu le 16 juin 1958 à Halifax son assemblée annuelle.7 GUSTAVE GINGRAS Le docteur Gustave Gingras, directeur de l\u2019Institut de Réhabilitation de Montréal et professeur à l\u2019Université de Montréal, a présenté deux communications devant les membres de l\u2019Association Médicale Canadienne, division de Terreneuve.Lors des assises de cette société, tenues à Cornerbrook les 26, 27 et 28 mai 1958.Ces communications s\u2019intitulaient respectivement: \u201cRehabilitation\u201d et \u201cRehabilitation: Home methods of physiotherapy\u201d. L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 ÉLECTIONS À L'ASSOCIATION DES PATHOLOGISTES DE LA PROVINCE DE QUÉBEC Lors de son Congrès Annuel tenu à Québec les 6 et 7 juin 1958, l\u2019Association des pathologistes de la Province de Québec a procédé au choix de ses officiers.\u2014 Le docteur Jean-Louis Bonenfant, chef de service d\u2019anatomie pathologique à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, a été élu à la présidence, où il succède au docteur Malcolm B.Mackenzie, de Montréal.Le docteur Jean-Paul Thériault, chef du service d\u2019anatomie pathologique de l\u2019hôpital Maisonneuve, a été élu vice-président et le docteur René Lefebvre, de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal a été réélu au poste de secrétaire-trésorier.HONNEUR CONFÉRÉ AU DOCTEUR ADÉLARD GROULX Le maire de Montréal a remis récemment, lors d\u2019une cérémonie spéciale, tenue à l\u2019Hôtel de Ville \u201cl\u2019Insigne de Service de la Croix Rouge\u201d au docteur Adélard Groulx, directeur du Service de Santé et professeur à l\u2019Université de Montréal.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 PRÉSIDENCE CONFIÉE AU DOCTEUR JULES GILBERT Le docteur Jules Gilbert.professeur à l\u2019Université de Montréal, secrétaire général de l\u2019Ecole d\u2019Hygiène de Montréal, directeur du département de l\u2019éducation au Ministère provincial de la santé de la Province de Québec, vient d\u2019être élu président.de la Canadian Health Association.Le docteur Jules Gilbert a fait partie de la, délégation canadienne au Congrès de l\u2019Organisation Mondiale de la santé tenu à Minneapolis du 28 mai au 12 juin 1958.ÉLECTIONS À LA SOCIETE CANADIENNE DE PÉDIATRIE Le docteur Henri Charbonneau, de Hopital Pas-, teur et professeur à l\u2019Université de Montréal, a été, élu, le 13 juin 1958, président de la Société Canadienne de Pédiatrie lors du Congrès annuel de cette Association tenu à Saint-André-sur-Mer, au Nouveau- Brunswick.Les autres officiers élus sont les docteurs B.Armstrong, d\u2019Edmonton, J.-A-P.Turner, de Toronto, A.V.afdyment.de \u201cVancouver, S.Best, de Regina, H.Medovy, de Winnipeg, Roman Legg, d'Ottawa, W.W.Tidmarsh, de Montréal, S.Wey- man.de Saint-Jean: N.-B~' NB.Coward, de Ha- hfax, J.H.O'Hawiev, de.Charlottetown, et T.G.Anderson.de Saint-Jean.ear = NOUVELLES 857 HONNEUR CONFÉRÉ AU DOCTEUR FERNAND MONTREUIL Le docteur Fernand Montreuil, chef du Service d\u2019oto-rhino-laryngologie de l\u2019Hôpital Notre-Dame et professeur à l\u2019Université de Montréal, a été élu membre de l\u2019American Laryngological Association, lors de la réunion de cette Association tenue en mai 1958 à San Francisco.re ~ NOUVEAUX ÉLUS À L' \u201cAMERICAN ACADEMY OF PEDIATRICS\u201d L\u2019American Academy of Pediatrics fait connaître qu\u2019elle a élu récemment 195 médecins membres de son Association.Au nombre des nouveaux \u201cfellows\u201d, on remarque les docteurs: Rémi Archambault, J.-L.Leblanc et W.W.Tidmarsh, tous trois de Montréal ou de la région.ÉLECTIONS À LA \"CANADIAN ACADEMY OF ALLERGY L\u2019Assemblée annuelle de la Canadian Academy of Allergy a eu lieu à Halifax le 17 juin 1958.A cette occasion, il y eut élection des officiers.Le docteur J.D.L.Fitzgerald, de Toronto a été élu président, le docteur C.H.A.Walton, de Winnipeg, a été choisi comme vice-président et le docteur Jacques Léger, de Montréal a été réélu secrétaire- trésorier.RÉUNION DE L'ASSOCIATION DES MÉDECINS DE L'OUEST DE MONTRÉAL L\u2019Association des Médecins de l\u2019Ouest de Montréal a tenu son assemblée générale annuelle le 29 mai 1958.Le programme comportait le rapport du mandat de gouverneur'du district au Collège Provincial dè Médecine, \u2018docteur Georges Lachaine, un rappôft sur l\u2019assurancée-santé par le docteur Rolland Blais et un rapport du Congrès National du Collège de Médecine \"Générale du Canada par le docteur Laurent Mailloux.ÉLECTIONS À LA \u201cCANADIAN OPHTHALMOL.OGICAL SOCIETY\" La Canadian Ophtalmological Society lors de son assemblée annuelle tenue à Halifax le 13 juin 1958 a élu ses officiers pour le prochain terme.Ceux-ci sont les docteurs A.Lloyd Morgan, de Toronto, président; R.Alexander, trésorier et J.A.R.Char- bonneau, conseiller; ces deux derniers sont de Montréal.uy.Co 858 HONNEUR CONFÉRÉ AU DOCTEUR GÉRARD BOUDREAULT Le docteur Gérard Boudreault, cardiologue de l\u2019Hôtel-Dieu de Saint-Vallier de Chicoutimi, vient d\u2019être nommé \u201cfellow\u201d de l\u2019American College of Chest Physicians.ee ++ TRAVAIL DU DOCTEUR JEAN-PAUL LEGAULT PÉSENTÉ AU COLLÈGE INTERNATIONAL DES CHIRURGIENS La réunion de la section de New-York du Collège International des Chirurgiens s\u2019est tenue au Concord Hotel du lac Kiameska, N.Y.les 25, 26, 27 et 28 mai 1958.A cette occasion, le docteur Jean-Paul Legault, chef de la section d\u2019Urologie de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, a participé à un travail sur \u201cThe management of benign prostatic hypertrophy\u2019.ee RÉUNION SCIENTIFIQUE À L'HÔPITAL STE-JUSTINE Une séance d\u2019étude du Bureau Médical de l\u2019Hôpital Sainte-Justine a été tenue le 31 mai 1958.Le programme comportait trois communications: La première sur \u201cles chéloïdes\u201d, par le docteur J.-E.Maltais, la seconde intitulée: propos sur les cathétérismes du cœur, par le docteur Emilien Labelle, et la troisième sur les phlébites\u201d par le docteur C.Bisson.ACTIVITÉS DU DÉPARTEMENT DE RECHERCHES CLINIQUES DE L'HÔTEL-DIEU DE MONTRÉAL Au congrès de la \u201cCanadian Federation of Biological Societies\u201d tenu récemment à Kingston, du 9 au 11 juin 1958, les collaborateurs du Département de Recherches Cliniques de l\u2019Hôtel-Dieu de Mont- féal ont présenté les travaux suivants: a) \u201cStudy of long term administration of aldos- terone to dogs\u201d par les docteurs Pierre Beauregard, Julien Mare-Auréle, René Lefebvre et Jacques Ge- nest.b) \u201cUrinary aldosterone and 17-hydroxycorticoste- roids in patients receiving infusions of epinephrin and nor-epinephrin\u201d par les docteurs Joffre Brouillet et Jacques Genest.c) \u201cStudies on new natriuretic agents\u201d par les docteurs Maurice Verdy, Edouard Bolté, Julien Mare-Aurèle, Pierre Beauregard, Joffre Brouillet et Jaeques Genest.d) \u201cIn vitro metabolism in aldosterene by surviving dog liver slices\u201d par les docteurs Thomas NOUVELLES L'Union M{d.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 Sandor, Wojciech Nowaczynski, Pierre Beauregard et Jacques Genest.Au congrès de la Société Canadienne de Cardiologie, tenu à Halifax, le 17 juin 1958, les collaborateurs du Département de Recherches Cliniques, les docteurs Edouard Bolté, Maurice Verdy, Julien Mare- Aurèle, Pierre Beauregard, Joffre Brouillet et Jacques Genest ont présenté les résultats de l'étude de deux nouveaux médicaments chez les patients en état d\u2019oedème généralisé ou d\u2019'hypertension artérielle.\u2014\u2014\u2014\u2014; COMMUNICATION DU DOCTEUR GÉRARD CASGRAIN À LA \"CANADIAN ACADEMY OF ALLERGY\u201d La \u201cCanadian Academy of Allergy\u201d a tenu son assemblée annuelle au Victoria General Hospital, de Halifax le 17 juin 1957.Parmi les travaux scientifiques présentés à cette réunion, on retient une communication du docteur Gérard Casgrain, de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, intitulée: \u201cMutual understanding between the specialist ond the general practitioner\u201d.ee ++ CONFERENCE \u201cA LA MÉMOIRE DE FRANCOISE BOULANGER\" La Séance de la Société Canadienne de psychanalyse tenue à l\u2019amphithéâtre du Montreal Children\u2019s Hospital, le 19 juin 1958, était entièrement consacrée à la 3e Conférence à la Mémoire de Françoise Boulanger.À cette occasion, le conférencier invité était le docteur John Bowlby, de la Clinique Tavistock, de Londres.La Conférence était intitulée: \u201cPsychoanalysis and child care\u201d.> ÉLECTIONS À LA FÉDÉRATION CANADIENNE DES SOCIÉTÉS DE BIOLOGIE Le docteur E.Gordon \u2018Young, de Halifax, a été élu le 11 juin 1958 président de la Fédération Canadienne des Sociétés de biologie.Le docteur Bensley, de Montréal, a été réélu secrétaire et le docteur Louis-H.Poirier, de Montréal, a été choisi comme un des conseillers.\u2014\u2014\u2014 LES DOCTEURS CLAUDE MONFETTE et ANTONIO DEMERS AU CONGRÈS D'OPHTALMOLOGIE DE PARIS Le 134e Congrès d\u2019Ophtalmologie s\u2019est tenu à la mi-mai 1958, à Paris.A ce congrès ont participé les docteurs Claude Monfette, délégué de la Société Canadienne d\u2019Ophtalmologie et Antonio Demers, tous deux de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal. L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 ÉLECTIONS À LA DIVISION DE QUÉBEC DE L'ASSOCIATION MÉDICALE CANADIENNE Le conseil d\u2019administration pour 1958-1959, pour la division de Québec de l\u2019Association Médicale canadienne comporte les membres suivants: les docteurs F.Walter FitzGerald, de Lachute, président; Georges Leclerc, de Montréal, président sortant; Sylvio LeBlond, de Chicoutimi, président élu; Renaud Lemieux, de Québec, président du conseil; Gerald W.Halpenny, de Montréal, secrétaire honoraire; et Norman-J.Belliveau, de Montréal, trésorier honoraire.Les représentants régionaux sont: pour Montréal: les docteurs Gibson E.Craig; Everett F.Crutch- low; Gilles Leduc; S.Arthur MacDonald et Harry S.Morton.Pour Sherbrooke: les docteurs B.Stanley W.Brown, de Granby; Paul MeMahon et T.James Quintin.Pour Québec: les docteurs William L.Delaney; Jean-Marie Lemieux; Eustace Morin et Jacques Turcot.Pour Hull: les docteurs Arthur Powers, et Félix Wallingford, de Buckingham.Pour Trois-Rivières: le docteur Jean-Jacques Gar- neau.Pour Brome-Missisquoi : Mooney, de Sweetsburg.Pour Beauharnois: les docteurs John A.Davidson, d\u2019Ormstown et Claude St-Onge, de Valleyfield.Pour les Laurentides et pour le Saguenay-Lac St-Jean: les docteurs Jules Lafleur, de Lachute et Emile Simard, de Chicoutimi.le docteur M.Cedric \u2014_\u2014\u2014 CONFERENCIERS A UN CONGRES REGIONAL DU COLLEGES INTERNATIONAL DE CHIRURGIENS Les docteurs Roger Paulin, de l\u2019Hôpital St- Joseph, de Rosemont, et Eugène Balangero, de l\u2019Hôpital Ste-Jeanne-d\u2019Arc, de Montréal sont au programme du Congrès régional de la Division Nord-Est du Collège International de Chirurgiens qui se tiendra à Manchester, Vermont, au début de juillet 1958.Le docteur Paulin parlera de la résection du sternum, et le docteur Balangero, de la chirurgie des voies biliaires.LE COLLÈGE DE MÉDECINE GÉNÉRALE Le Collège de Médecine Générale du Canada, chapître de la Province de Québec, a tenu son Congrès à l\u2019Hôtel-Dieu St-Vallier de Chicoutimi du 5 au 8 juin 1958.Le programme se lisait comme suit: \u201cTraitements et aspects cliniques de la goutte\u201d.docteur J.-A.Blais, \u2019 NOUVELLES 859 spécialiste en médecine interne, Université de Montréal.\u201cActualités dans le traitement chirurgical de l\u2019ulcère de l\u2019estomac\u201d docteur Ronald L.Dupuis, chirurgien, Hôpital Général de Verdun, Montréal.\u201cLa conduite de l\u2019accouchement\u201d docteur Vincent Guimond, professeur agrégé de l\u2019Université Laval, chef d\u2019obstétrique à l\u2019Hôtel-Dieu St-Vallier, Chicou- timi.\u201cUrgences cardiaques\u201d docteur Raymond La- rouche, Hôtel-Dieu du Christ-Roi, Alma.\u201cHématologie\u201d docteur Jean-Marie Delage, Hôpital Saint-Sacrement, Québec.\u201cHémorragies fonctionnelles\u201d Groulx, Hôpital St-Luc, Montréal.Le médecin et le prêtre\u201d Rév.Père Raymond Fortin, Jésuite.\u201cToxémie de la grossesse et syndromes associés\u201d docteur Henri Bélanger, Hôtel-Dieu Notre-Dame de l\u2019Assomption, Jonquière.\u201cUrgences psychiatriques\u201d mann, Montréal.\u201cEtat actuel de la prophylaxie contre les maladies à virus et en particulier contre l\u2019influenza\u201d docteur Victor J.Cabasso, D.Sc., Pearl River, N.J.\u201cProblème de médecine interne\u201d docteur Paul Robert, Hôpital Maisonneuve, Montréal.\u201cHistochimie moderne et pratique\u201d M.fesseur Rucard, Université de Paris.\u201cSymposium\u201d 1.\u2014 Rhumatisme: les docteurs J.-B.Gagnon, de Chicoutimi; Roland Côté, de Québec; J.-A.Blais, de Montréal.2.\u2014 Infections génitales: les docteurs V.Gui- mond, de Chicoutimi; R.Groulx, de Montréal; H.Bélanger, de Jonquiére.Raoul docteur docteur H.E.Leh- le pro- ee ++ OCTROIS DE LA \u201cCANCER RESEARCH SOCIETY\" Des dons s\u2019élevant à $51,775 ont été offerts à des hôpitaux et instituts de recherches de Montréal par la Cancer Research Society.Ses récipiendaires sont les docteurs Antonio Can- tero, pour l\u2019Institut du Cancer de Montréal: $5,700; Cameron, Bould et Bergen, pour le Montreal General Hospital: $4,600; S.Skoryna, pour le Royal Vic- ria Hospital $1,800; M.M.Hoffman et Harry Ballon pour le Jewish General Hospital $2,050.Des bourses d\u2019études ont été également accordées au montant de $22,700 aux divers Instituts de recherches en cancérologie.ee ++ LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DES LAWRENTIDES Cette nouvelle société médicale, régionale, a tenu sa séance inaugurale le 25 mai à L\u2019Annonciation, et était organisée par le docteur Jacques Cartier.Cette wr em 860 NOUVELLES société groupe actuellement les médecins de Mani- waki, Mont-Ladrier, Ferme-Neuve, Nominingue, L\u2019Annonciation, Labelle et Saint-Jovite.Elle a son siège social à Mont-Laurier.Le conférencier étranger invité à cette première réunion était le docteur André Leduc, bactériologiste à l'hôpital Notre-Dame.Il traita du sujet suivant: L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 \u201cLes antibiotiques en pratique générale\u201d.Les auditeurs furent fort intéressés par l\u2019exposé du conférencier.La portée éminemment pratique et d\u2019utilisation quotidienne des propos du conférencier sut susciter de nombreux commentaires et questions des auditeurs.La conférence et le colloque engagé con- tribuérent à jeter de la lumière sur un problème de plus en plus complexe.REVUE DES LIVRES Epilepsie.Par J.-A.CHAVANY.Etude clinique, diagnostique, physiopathogénique et thérapeutique.Un vol.de 355 pages.\u2014 Mosson et Cie, édit, Paris, 1958.Cette monographie française encadre bien les précédentes orientées vers le même but: celle du Prof.Gastaut, focalisée sur les corrélations électro-cliniques et celle de Marchand et Ajuriaguerra, véritable compendium de clinique épileptologique.Elle synthétise adéquatement tous ces aspects charpentés sur une clinique accessible aux médecins praticiens.D\u2019aucuns divergeront d\u2019opinion sur la classification des épilepsies: querelle d\u2019Allemands théorique et tout à fait étrangère aux préoccupations des omnipaticiens.Ceux-ci possèdent là un guide précieux qui leur permettra d\u2019élaguer les détails futiles, orienter leur diagnostic et traiter scientifiquement leur malade avec les mêmes critères rigoureux du neurologue.2 Cela leur est rendu très facile avec une distinction étiologique essentielle: celle des épilepsies d\u2019emblée généralisée avec ses caractères électro encéphalographiques particuliers et des formes à expression localisées, auxquelles correspondent des formes électrographiques justement focalisées.Logiquement, l\u2019auteur consacre une partie considérable de son travail aux formes localisées dont le polymorphisme s\u2019explique par la multiplicité des « lobes » et des circuits cérébraux.Ces expressions focales de l\u2019épilepsie sont analysées dans leurs manifestations les plus diverses; à juste titre, la crise de haut mal n\u2019est considérée que l\u2019aboutissement souvent inévitable d\u2019une crise à début localisée.On retient done que la phase tonico-clonique du mal comitial peut n\u2019être que la conséquence logique de l\u2019embrasement progressif des structures cérébrales.Par ailleurs, justement ce stage pourra être d\u2019emblée une expression exacte de la maladie.Cette antinomie apparente, souvent difficile d\u2019interprétation, sera justifiée ou non par l\u2019electroencéphalographie.Ce chapitre, de loin le plus faible de l\u2019ouvrage, aurait profit d\u2019une simplification terminologique, permettant ainsi aux praticiens une vue à vol d\u2019oiseau d\u2019un champ de la neurologie qu\u2019on dirait compliquée à dessein.La monographie des éléments anormaux aurait profité d\u2019une synthèse facilitant ainsi la lecture de rapports déjà tellement compliqués d\u2019une terminologie malheureusement nécessitée par les faits.Qui plus est, nombre de conclusions sont tout à fait du domaine de la controverse.Les convulsions de la première enfance, les épilepsies de la seconde enfance sont peut- &s &- (T8 m2 T EST L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 être un des meilleurs chapitres de l\u2019ouvrage.Quel praticien n\u2019a pas été en face de la solution du problème pronostique des convulsions hyperthermiques?Il apprendra que, même en dehors de l\u2019hôpital, il pourra très bien évaluer son patient à travers un critère d\u2019abord clinique, puis électroencéphalographique; que les tracés EEG sériés évaluent très bien la signification de ces phénomènes.Tous les neurologues et épileptologues n\u2019accepteront pas sans réserves l'affirmation de l\u2019auteur que l\u2019'EEG a exagérément mathématisé l\u2019Epileptologie.Au contraire, cet examen joue un rôle pronostique essentiel justement vis-à-vis ce problème tellement important des convulsions hyperthermiques.De non moindre valeur, le problème thérapeutique est traité de façon intelligente, adéquate.Sans compliquer inutilement la question des considérations cliniques, les anticon- vulsivants sont situés dans leur efficacité respective vis-à-vis les différentes formes du mal comitial.Cependant, tous ne seront certainement pas d\u2019accord sur affirmation que la phénurone est une médication pouvant être employée facilement et que « sa toxicité est minime ».Des atrophies hépatiques aiguës fréquentes en ont ici limité sa diffusion.La place du traitement chirurgical est avec raison limitée aux cas incontrôlables médicalement.L\u2019hémisphérectomie aurait gagné à une discussion plus élaborée.N\u2019est-il pas juste de penser que, si ce livre s\u2019adresse à des omnipraticiens qui ont justement le contrôle et la facilité de référer leurs cas aux épileptologues, il aurait gagné à être plus explicite quant aux indications de cette intervention qui, pour être radicale dans sa technique, ne l\u2019est pas moins dans ses résultats?Souhaitons que cette monographie soit lue attentivement justement par ceux qui ont entre leurs mains le sort de malades qui, sans eux, ne pourraient bénéficier des acquisitions modernes de l\u2019Epileptologie.Claude GAUTHIER.REVUE DES LIVRES 861 Traité d'anatomie humaine.Par Georges PATURET.Tome III (2 fascicules).\u2014 Fascicule I: Appareil circulatoire (a l'exclusion des veines).Un vol de 666 pages, avec 402 fig., la plupart en couleurs.Broché: 11,000 fr.; cartonné toile: 12,000 fr.\u2014 Fascicule II: Appareil circulatoire (veines).\u2014 Appareil de la phonation \u2014 Appareil respiratoire \u2014 Corps thyroïde \u2014 Parathyroi- des \u2014 Thymus \u2014 Médiastin.Un vol.de 640 pages, avec 354 fig.la plupart en couleurs.Broché: 11,000 fr.: cartonné toile: 12,000 fr.\u2014 Masson et Cie, édit.Paris, 1958.Etant donné le nombre et l'importance des sujets traités et pour la commodité offerte au lecteur, le tome III du Traité d\u2019anatomie humaine de G.Paturet a été divisé en deux fascicules.Le premier est consacré à l\u2019appareil circulatoire à l\u2019exclusion des veines, et le fascicule IT aux veines, à l\u2019appareil de la phonation, l\u2019appareil respiratoire, le corps thyroïde, les parathyroïdes, le thymus et le médiastin.Les deux premiers tomes parus (Ostéologie, arthrologie myologie \u2014 Anatomie des membres) ont fait connaître et apprécier ce traité fondamental, et les nouveautés qu\u2019il apportait dans ce domaine.Chirurgien autant qu\u2019anatomiste, l\u2019auteur ne s\u2019est pas cantonné dans l\u2019étude strictement anatomique des appareils ou des organes: il l\u2019a complétée d\u2019applications pratiques à la pathologie, à l\u2019examen clinique et à la technique chirurgicale.Les rapports que présentent l\u2019anatomie et la physiologie ne sont jamais perdus de vue, donnant ainsi le « pourquoi» de nombreux détails anatomiques: de « science du cadavre » qu\u2019elle a été jusqu\u2019à présent, l\u2019anatomie doit devenir la « science du vivant ».Cette nouvelle attitude permet de présenter et d\u2019interpréter la description des organes d\u2019une façon nouvelle, et cela pour de nombreux chapitres.C\u2019est ainsi que dans le fascicule I du tome III, on peut citer, entre autres nouveautés: une conception nouvelle de la circulation, envisageant trois parties à l\u2019appareil circulatoire (système artériel de la circulation générale, 862 système porte pulmonaire, système porte hépatique); le développement particulier du chapître sur la vascularisation, l\u2019innervation et la structure du coeur; huit pages sur le tissu nodal du coeur; le centre ganglionné de Perman; le mésocarde (diverticules du péricarde, récessus post-cavalis) ; le septum cordis avec ses différentes parties constitutives et son origine; les malformations congénitales du coeur; la circulation sanguine chez le foetus à terme et chez le nouveau-né, et l\u2019établissement de la circulation post-natale.Dans l\u2019étude des vaisseaux artériels, la présentation de chaque système artériel est basée sur le même principe de rédaction: exposé des rapports détaillés; distribution des vaisseaux; les territoires vasculaires; l\u2019innervation des artères.À signaler également une importante étude du développement de la crosse aortique et de l\u2019artère pulmonaire.La fascicule II est consacré aux veines, partie de l\u2019appareil circulatoire qui n\u2019est pas traitée dans le premier fascicule.Trois grandes divisions sont envisagées: le système de la veine cave supérieure, celui de la veine cave inférieure, le système porte.Signalons une étude des systèmes de régulation et des anastomoses artério-veineuses (glomi de Masson) ; l\u2019embryologie de la veine cave inférieure fait l\u2019objet d\u2019une étude détaillée.Dans l\u2019étude du larynx et de sa vascularisation le rôle physiologique des muscles laryngés est souligné.L\u2019appareil respiratoire occupe 207 pages.Tout ce qui concerne la systématisation y est entièrement nouveau, en particulier la division lobaire et segmentaire.Les vaisseaux du poumon ont été très détaillés.Signalons également l\u2019étude du tissu conjonctif intra-pulmo- naire; celle, très détaillée, de la mécanique respiratoire avec les systèmes de tension ; l\u2019étude structurale du lobule pulmonaire; celle de l\u2019embryologie et de l\u2019évolution du poumon; l'établissement de la respiration à la naissance \u2014 tous éléments qui ont trait à l\u2019anatomie fonctionnelle de l\u2019appareil respiratoire.L'étude des parathyroïdes a été particulièrement développée (17 pages); les variétés REVUE DES LIVRES L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1938 morphologiques, les rapports, les différentes situations des glandes y sont exposés.Le chapitre du médiastin termine ce tome, constituant ainsi une synthèse de l\u2019anatomie des viscères thoraciques.Il convient d\u2019y souligner l\u2019étude du vestibule médiastinal, et celle de l\u2019espace infra-médiastinal postérieur.Rappelons pour finir que les illustrations de ce tome ajoutent au texte la richesse de l\u2019atlas: dessins originaux, coupes, schémas (beaucoup explicités par les couleurs) viennent faciliter la tâche à l\u2019intelligence et à la mémoire du lecteur.La kinésithérapie en chirurgie pulmonaire.Par J.CURNIER, infirmière dipl.d'Etat.Un vol.de 88 p., 12 figures en coul, 47 fig.en noir (1.000 fr.).\u2014 Librairie Maloine S.A., édit., Paris, 1958.De 1953 a 1957 Janine Curnier a été la Kinésithérapeute du docteur Henri Metras professeur agrégé.C\u2019est d\u2019ailleurs sur son conseil qu\u2019elle a effectué à plusieurs reprises des stages dans les hôpitaux anglais, tout particulièrement dans les services de Sir Clément Price Thomas.Par ce fait, elle connaît à fond la rééducation des tuberculeux.De son expérience elle en a fait un livre.De nombreuses planches anatomiques et dessins conçus par elle-même, illustrent cet ouvrage qui passe en revue toutes les affections pulmonaires et interventions chirurgicales thoraciques ou la rééducation a première place.: : La description des techniques de drainage et de respiration donnent à ce manuel une allure scolaire et nombre de médecins trouveront là une solution pour certains de leurs malades chroniques.Quelques plans de travail peuvent aider les masseurs-kinésithérapeutes débutants en rééducation pulmonaire.Une préface du docteur Fernand Carcassonne, professeur agrégé à la Faculté de Marseille montre l\u2019intérêt que portent les \u201cGrands Patrons\u201d à la Kinésithérapie et consacre le travail de l\u2019auteur qu\u2019il connaît particulièrement. L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 Transfusion sanguine.Par Georges MAYER, Madeleine GEX et Simone MAYER.Un vol.de 260 p., 45 figures (2.700 fr.; cart.: 3.200 fr.).\u2014 Librairie Maloine S.A., édit., Paris, 1958.A ceux qui s\u2019occupent de transfusion sanguine se posent à chaque instant de nombreux problèmes.Ils concernent soit l\u2019acte transfu- sionnel lui-même, soit, surtout, les activités multiples des Centres de Transfusion: préparation du matériel, prélèvement, identification et conservation du sang.A tous ces problèmes une solution doit être trouvée, souvent d\u2019urgence.Elle peut l\u2019être grâce aux progrès de la technique transfu- sionnelle moderne.Ils permettent d\u2019éviter les accidents transfusionnels graves, assez souvent mortels.Ils procurent une sécurité chaque jour plus grande et rendent possible la répétition des transfusions, surtout chez certains malades fragiles, par exemple atteints d\u2019une affection sanguine ou d\u2019un cancer.Ce résultat est dû à la fois aux perfectionnements de la technique et à l\u2019essor de l\u2019im- muno-hématologie.Il justifie amplement la nécessité des nombreux contrôles de laboratoire exigés par le Ministère de la Santé Publique.Il en est ainsi de la recherche des substances pyrogènes ou des contaminations bactériennes, de la détermination exacte des groupes et des sous-groupes, de la recherche des anticorps réguliers ou irréguliers, de l\u2019étude des comptabilités directes, de l\u2019enquête si dé- REVUE DES LIVRES 863 licate mais Indispensable en cas d\u2019accident transfusionnel.Grâce à ces contrôles, grâce au choix de sang isogroupe et à l\u2019amélioration du matériel, l\u2019acte transfusionnel est devenu d\u2019une simplicité et d\u2019une sécurité extrêmes.Il n\u2019est plus de raisons pour refuser au malade les bénéfices d\u2019une telle térapeutique.Il est de même possible, maintenant, d\u2019utiliser avec fruit le plasma et les fractions plasmatiques, les culots de globules rouges et les suspensions plaquettaires.Leur préparation est satisfaisante tout en restant délicate.Le lecteur de ce livre aura un aperçu des soins et des contrôles grâce auxquels sont préparés des produits valables.Le lecteur y trouvera aussi des renseignements essentiels concernant la protection des donneurs.C\u2019est un devoir pour tous d\u2019éviter les moindres incidents, les moindres réactions chez ces innombrables donneurs de sang dont l\u2019altruisme a rendu possible l\u2019essor de la transfusion.Tel qu\u2019il est conçu cet ouvrage, clair, précis, riche en données techniques et cliniques, s\u2019adresse à la fois au technicien et au médecin praticien.Il leur sera certainement très utile.Ses auteurs, Georges et Simone Mayer d\u2019une part, Madeleine Gex d\u2019autre part, se sont partagé la tâche de sa rédaction.Ils assument des responsabilités importantes au Centre de Transfusion de Strasbourg.Leur livre est le fruit de leur expérience et de leur compétence.Celles-ci sont grandes. LIVRES RECUS (du 18 décembre 1957 au 1 juin 1958) Corticothérapie et infections microbiennes non tuberculeuses.\u2014 Pierre Cheymol.\u2014 Librairie Maloine, édit, Paris, 1957.Vade-mecum encyclopédique du médecin praticien (4e édition) \u2014 H.Dousset.\u2014 Librairie Maloine, édit, Paris, 1957.Thérèse Neuman, visionnaire stigmatisée.\u2014 Pierre Coemare.\u2014 Maloine et Cie, édit.Paris, 1957.Quoi de nouveau en pratique médicale ?1957.\u2014 Prof.C.Liam.\u2014 R.Lépine, é&dit., Paris, 1957.The Rockefeller Foundation Annual Report, 1956.\u2014 The Rockefeller Foundation 1913, New-York.Précis d\u2019obstétrique.\u2014 Robert Merger.\u2014 Masson et Cie, édit., Paris, 1957.Précis de physique médicale.\u2014 André Strohl.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1957.Mises au point obstétricales et gynécologiques.\u2014 M.Lacomme.\u2014 Masson et Cie, edit., Paris, 1957.Formulaire de phytothérapie.\u2014 Francois Decaux.\u2014 Amédée Legrand et Cie, édit., Paris, 1957.L'acide désoxyribonucléique (D.N.A.), substance fondamentale de la celleule vivante.\u2014 Roger Vendrely et Colette Vendrely.\u2014 Amédée Legrand et Cie, édit, Paris, 1957.Contribution à l'étude de la périartérite noueuse.\u2014 Pierre Lambert.\u2014 Librairie Ma- loine, édit, Paris, 1957.Etude de la fonction thyroïdienne avec l'iode radioactif.\u2014 A.Vannotti.\u2014 Masson et Cie, édit., Paris, 1957.Le vrai probléme de l'alcoolisme.\u2014 Dr Jacques Borel, Villejuif (Seine).Les collagénoses.Rapports présentés au XXXIe Congrès de Médecine.\u2014 Masson et Cie, édit.Paris, 1957.Les problèmes actuels posés par les endocardites malignes.Rapports présentés au XXXIe Congrès de Médecine.\u2014 Masson et Cie, édit.Paris, 1957.La thérapeutique des affections vasculaires générales.Aapport présentés au XXXIe Congrès de Médecine.\u2014 Masson et Cie, édit.Paris, 1957.Pathologie et chirurgie des carotides.\u2014 Georges Arnulf.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1957.Technique chirurgicale infantile.\u2014 Bernard Duhamel.\u2014 Masson et Cie, édit Paris, 1957.Duodénum et pancréas.\u2014 Guy Albot et F.Poilleux.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1957.Manuel pratique de l'infirmière soignante.\u2014 M.-L.Nappée.\u2014 Masson et Cie,é dit Paris, 1957.Mycoses et champignons parasites de l\u2019homme.\u2014 M Ansel.\u2014 G.Doin et Cie, édit, Paris, 1957.Les régimes du nourrisson bien portant ou malade.\u2014 P.Delthil.\u2014 G.Doin et Cie, édit., Paris, 1957.(à partir du 13 mars 1958) Manuel de classification et de détermination des bactéires anaérobies.\u2014 André- R.Prévost.\u2014 Masson et Cie.é dit.Paris, 1957.Exposés annuels de biochimie médicale.\u2014 P.Boulanger, M.-F.Jayle, 1.Roche.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1957.Pratique médico-chirurgicale.\u2014 A Lemierre, A.Ravina, H.Mondor, J.Patel.\u2014 Masson et Cie, éditeurs, Paris, 1958.Epilepsie.\u2014 J.-A.Chavanu.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1958.Studies on Phagocytic Stimulation.\u2014 PB.Gozzy et L.Kato.\u2014 Thérien et Frères, édit., Montréal, 1957.Les champs de perturbation et de compensation en rhumatologie.\u2014 Professeur A.Knipfer.\u2014 G.Doin et Cie, édit., Paris, 1958.Les \u2018traitements mitotiques du cancer.\u2014 Ernest Huant.\u2014 G.Doin et Cie, édit., Paris, 1957.Précis de sémiologie médicale.\u2014 Paul Ché- ne et Jean Joly.\u2014 G.Doin et Cie, édit, Paris, 1957.l'évolution européenne.\u2014 Béchamp et \u2014 Lib.Maloine, S.A.Aurore Valérie.édit.Paris, 1958.La kinésithérapie en chirurgie pulmonaire.\u2014 Janine Curnier.\u2014 Lib.Maloine, édit., Paris, 1958.Transfusion sanguine.\u2014 Georges Mayer et Madeleine Gex, Simone Mayer.\u2014 Lib.Maloine, Paris, 1958.La liberté de la conception à l'étranger.\u2014 D EEE EEE L\u2019Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 Dr Lagroua Weill-Hallé.\u2014 Lib.Maloine, édit, Paris, 1958.Les déficiences sexuelles masculines et la frigidité.\u2014 Dr H.Landry.\u2014 Lib.Maloine, édit, Paris, 1958.Prophylaxie et thérapeutique de la lèpre.\u2014 BR.Chaussinand.\u2014 G.Doin et Cie, édit., Paris, 1958.Traitement des suppurations broncho-pulmo- naires.\u2014 H.Warembourg.\u2014 G.Doin et Cie, édit., Paris, 1958.Diététique thérapeutique.\u2014 I.Trémoliéres.\u2014 G.Doin et Cie, édit., Paris, 1958.Urgences vasculaires des membres.\u2014 Jean Lamy et Christian Bourde.\u2014 Masson et Cie, édit., Paris, 1958.Etude radiologique de la circulation veineuse ou membre supérieur.\u2014 Ercole Lavizzari.\u2014 Masson et Cie, édit., Paris, 1958.Pathologie vasculaire des membres.\u2014 P.Wertheimer et J.Sautot.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1958.Pseudarthrose congénitale du tibia et son traitement.\u2014 M.Guilleminet et R.Ricard.\u2014 Masson et Cie, édit., Paris, 1958.Postcure de l'amblyope rééduqué.\u2014 Jean Sedan.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1958.Bases physio-biologiques et principes généraux de réanimation.\u2014 H.Laborit.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1958.Actualités biochimiques.\u2014 ].-T.Edsall.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1958.Cancer primitif du foie et des voies biliaires.\u2014 Fred C.Boulet, R.Camain.\u2014 Masson et Cie, édit., Paris, 1958.LIVRES REÇUS 865 Rotation Radiography.\u2014 Shinji Takahashi, M.D.\u2014 Japan Society for the Promotion of Science, édit., Japan, 1957.Traité d'anatomie humaine.\u2014 G.Paturet.Fascicule I.\u2014 Masson et Cie, édit., Paris, 1958.Traité d'anatomie humaine.\u2014 G.Paturet.Fascicule II.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1958.Points de vue O.R.L.\u2014 J.-P.Meunier.\u2014 Sabri, édit.,, Paris, 1958.Le rhumatisme.\u2014 Florent COSTE Presse Universitaires de France, édit., Paris, 1958.L'enfant physiquement handicapé.\u2014 Clément LAUNAY.\u2014 G.Doin et Cie, é&dit., Paris, 1958.Nouvelle partique chirurgicale illustrée.\u2014 Jean QUENU.\u2014 G.Doin et Cie, édit., Paris, 1958.Tumeurs bénignes et malignes.\u2014 Chs-A.PERRET.\u2014 G.Doin et Cie, édit., Paris, 1958.Amélioration et reproduction des radiographies par modulation électronique.\u2014 A.JUTRAS, H.FISCHGOLD.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1958.Tous les médecins sont invités à consulter ces publications récemment éditées, au Secrétariat de \u201cL\u2019Union Médicale du Canada\u2019, 326 est, boulevard Saint-Joseph. COMMUNIQUÉS PRIX INTERNATIONAUX DE LA GAIRDNER FOUNDATION La Gairdner Charitable Foundation annonce la création de prix internationaux en deux catégories: 1.Prix de Mérite de la Gairdner Foundation Prix de $25,000 devant être décerné pas plus d\u2019une fois tous les quatre ans à la personne ou au groupe de personnes qui, d\u2019après l\u2019opinion de la fondation, aura apporté la contribution ou fait la découverte la plus remarquable dans le domaine des maladies arthritiques, rhumatismales et cardio-vasculaires.2.Prix annuels de la Gairdner Foundation Prix individuels de $5,000.chacun devant être décernés annuellement à des particuliers, au nombre de cinq seulement, lesquels auront, d\u2019après l\u2019opinion de la fondation, apporté des contributions ou fait des découvertes remarquables dans ces mêmes domaines.Ces prix sont destinés à récompenser les auteurs de réalisations remarquables dans les recherches.Buts et Conditions Le décernement des prix est laissé strictement à la discrétion de la fondation et ne dépendra pas de demandes par des candidats possibles.Le but de ces prix est d\u2019accorder une reconnaissance insigne et substantielle aux savants dont les découvertes ou les travaux récents constituent un accomplissement tangible dans le domaine des maladies arthritiques, rhumatismales et cardio-vaseu- laires.Les lauréats seront libres d\u2019employer leur prix comme bon leur semblera.Les prix peuvent être décernés aux citoyens de n\u2019importe quel pays sans tenir compte de leur nationalité et seront payables en fonds canadiens.Les premiers prix seront décernés au cours de l\u2019année 1958.Déplacements Lorsque les lauréats acceptent une invitation, de la part de la fondation, à participer à des réunions scientifiques devant avoir lieu au Canada dans la ville de Toronto, province d\u2019Ontario, ou lorsque les lauréats, engagés par la fondation à visiter leurs collègues attachés aux institutions scientifiques et académiques de.divers pays, doivent se rendre à l\u2019étranger, le montant de l\u2019octroi peut être augmenté en conséquence afin de subvenir aux frais de voyages que ces déplacements entraîneront.Gairdner Charitable Foundation La Gairdner Charitable Foundation a été incorporée en déembre 1957 en tant qu\u2019oeuvre philanthro- + + & + pique en vertu des lois de la province d\u2019Ontario du Dominion du Canada.Les fonds proviennent des dons personnels de M.J.A.Gairdner, industriel et financier canadien, et des membres de sa famille.En plus d\u2019encourager et de récompenser ceux qui ont apporté des contributions majeures dans la lutte contre la maladie et le soulagement des souffrances de l\u2019humanité, la fondation espère que ces prix internationaux aideront à attirer l\u2019attention du public, des professionnels et des scientistes vers deux des plus importants problèmes médicaux de notre civilisation moderne et qu\u2019ils contribueront à améliorer l\u2019échange des idées entre les professionnels et les savants dans ces domaines.La Fondation a fait en sorte de s\u2019assurer la collaboration confidentielle de plusieurs personnalités éminentes du monde médical international.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014ee\u2014\u2014 LA PREMIÈRE CONFÉRENCE MONDIALE CATHOLIQUE DE LA SANTÉ Bruxelles, 27 juillet au 2 août 1958 THÈËME: \u201cCHRISTIANISME ET SANTÉ\u201d Dimanche 27 juillet à 18 heures : Messe solennelle d\u2019ouverture en la Basilique du Sacré-Coeur à Koekelberg, Bruxelles.Message de S.S.Pie XII.Lund 28 juillet Matin: Séance solennelle d\u2019ouverture.Après-midi: Séance plénière: \u201cLes Responsables de la Santé face a Dieu\u201d, par S.Exe.Mgr Fou- gerat, évéque de Grenoble.\u201cLes Responsables de la Santé face à l\u2019homme\u201d, par le Professeur Gedda, président de la Fédération, Internationale des Médecins Catholiques.Jeudi 31 juillet Groupes de discussions: Après-midi: Les modalités et les conditions de collaboration des diverses professions, seront étudiées dans 5 carrefours au choix des participants.Samedh, 2 août Matin: Séance plénière: Rapports des travaux des Groupes de discussion.\u201cLes Responsables de la Santé face au Monde Moderne\u201d, par le docteur Cavanagh, Président de l\u2019Association des Médecins psychiatres des Etats-Unis.Après-midi: Séance solennelle de clôture: \u201cLes Responsables de la Santé face à la cité\u201d.par S.Exc.XK.Adenauer, Chancelier de la République Fédérale d\u2019Allemagne.Conclusions Générales de la Conférence.can un, SE.Wl a z= = = a= a race ans pe Co x pe Se = NN = = = À pS pT ae ne Si S ss = IW ON i > ét = = 3 ES 2 + ex ee AS 5 by a : as gi -à SE a A i SA A = - ¥ RS, z ra 2: i 2 \u20ac AR i à x a x, ru À 3 A se gs es i 3 Re I 8 Ts 2 = 208 A M oe 4 = 24e 7 iN es sr \u201ca a = 2 _: = $A tr Ve ps a 3 a & Y ba ei a = KE = i en eo ~ CS ES 16 be bre) A È © 2 Si ah 3 ES - %.aus I am i SHE 7 ke = pos * ne [ 9 rn pi A ZE oq a = LS ke 3 ne $ 5 en 4 a ; : Shean 2 AS 7 i po PA PS .pi 8 fr mu 2 2 y a 3 > a v A È c Le rn Le I.3m, = oo \u2018 3 4, ve 3 = ES 5 £ os mn 5 IN 3 5 £3 7 a \u2026 3 # 5 a a : \u2018\u201c _ Ce te LL ef 4 Gi TR 2 Ce ( a pr x) a 5 = % | hv 7 o 6 4A a) A a 7 2 Ht RE) \u201c I CU! 868 DANS LE CADRE DE LA \u201cPREMIÈRE CONFÉRENCE MONDIALE CATHOLIQUE DE LA SANTÉ\u201d SE TIENDRONT LES QUATRE CONGRÈS INTERNATIONAUX SUIVANTS : VIIIe Congrès de la Fédération Internationale des Médecins Catholiques \u201cLes responsabilités du Médecin dans l\u2019Equipe sanitaire\u201d: La collaboration des responsables de la santé dans l\u2019exercice quotidien de la profession; La collaboration des responsables de la santé à l\u2019hôpital; La collaboration des responsables de la santé dans les services médico-sociaux et de santé publique; La collaboration des responsables de la santé dans les pays en voie de développement; La collaboration des responsables de la santé dans la recherche scientifique.Ve Congrès de la Fédération Internationale des Pharmaciens Catholiques \u201cLa profession pharmaceutique et l\u2019équipe sanitaire\u201d.Nécessité de la Communauté; Unité de la profession dans la diversité des disciplines: Insertion de la Communauté pharmaceutique dans la communauté santé.VIe Congrès du Comité Intern.des Infirmières et Assistantes Méd.soc.\u201cL\u2019infirmière dans l\u2019Equipe sanitaire et dans la Communauté santé\u201d.La santé publique et les besoins du monde moderne; L\u2019évolution de l\u2019hôpital; sa place dans l\u2019action sanitaire; Les relations humaines avec le malade; La participation des catholiques dans la vie internationale.Ier Congrès de la Fédération Internationale des Institutions Hospitalières L'Equipe Sanitaire dans les milieux hospitaliers, face à sa responsabilité vis-à-vis: Du malade, dans le diagnostic, le traitement et l\u2019évolution de sa maladie; des organismes propriétaires, médicaux et administratifs, en vue de la bonne marche de ces institutions; des médecins, de l\u2019équipe du personnel soignant et de la famille dans la collaboration avec l'institut; du personnel dans la sauvegarde de l\u2019esprit d\u2019équipe; des aumôniers dans leurs rapports avec les responsables de la santé.L\u2019inscription doit être prise avant le ler avril 1958 auprès du Secrétariat de la Conférence, 6 et 8, rue Traversière, Bruxelles, Belgique.L'inscription donne droit à la participation aux rravaux, aux réceptions officielles, à l\u2019entrée gratuite à l\u2019Exposition Universelle de Bruxelles.Le droit de participation à la Conférence est compris dans le droit d\u2019inscription aux Congrès particuliers et se règle directement aux Secrétariats des Congrès respectifs.COMMUNIQUÉS L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 Les Assises de la 1ère Conférence Mondiale Catholique de la Santé se tiendront dans le grand Hall de l\u2019Exposition ainsi que dans l\u2019Auditorium du Pavillon du St-Siège à l'Exposition.Toutes les conférences seront traduites simultanément en anglais, allemand, espagnol, français, italien, néerlandais.Les programmes et les rapports seront imprimés dans les six langues officielles de la Conférence.Le texte des conférences magistrales et des conclusions sera publié in extenso après la Conférence.\u2014\u2014\u2014\u2014 Ville CONGRES INTERNATIONAL DES MÉDECINS CATHOLIQUES Dimanche, 27 juillet 1958 18 h.\u2014 Messe Pontificale, Inauguration de la statue de saint Luc, à la Basilique Nationale de Koekelberg (Brux.).19 h.30 \u2014 Retour en ville en cars, réception et visite (guidée) de l\u2019Hôtel de Ville de Bruxelles.Lundi, 28 juillet 1958.10 h.\u2014 Réunion de la 1ère Conférence Mondiale Catholique de la Santé.Mardi, 29 juillet 1958.10 h.\u2014 ler Carrefour: La collaboration des responsables de la santé dans l\u2019exercice quotidien de la profession.14 h.30 \u2014 2ème Carrefour: La collaboration des responsables de la santé à l\u2019hôpital.Mercredi, 30 juillet 1958.10 h.\u2014 3ème Carrefour: La collaboration des responsables de la santé dans les services médico- sociaux.4ème Carrefour: La collaboration des responsables de la santé dans les pays en voie de développement.14 h.30 \u2014 Excursion à Gand, réception, buffet.21 h.\u2014 Lumière et son à Gand.Jeudi, 31 juillet 1958.9 h.30 \u2014 Voyage en groupe à Louvain.5ème Carrefour: La collaboration des responsables de la santé dans la recherche scientifique.Visite de l\u2019Université Catholique de Louvain.Lunch.14 h.30 \u2014 Carrefour de la 1ère Conférence Mondiale Catholique de la Santé.Vendredi, 1 août 1958.10 h.\u2014 Communications particulières.14 h.30 \u2014 Conclusions.Samedi, 2 août 1958.10 h.\u2014 Réunion de la 1ère Conférence Mondiale Catholique de la Santé.15 h.\u2014 Séance de Clôture de la lre Conférence Mondiale Catholique de la Santé.19 h.30 \u2014 Banquet. L\u2019Union Méd.Canada LIV - MANDELAMINE.EFFICACITÉ ANTIBACTERIENNE SANS ETRE UN ANTIBIOTIQUE Le Mandelamine est efficace contre la plupart des infections des voies urinaires \u2014 même celles qui résistent aux antibiotiques et aux sulfamidés.Le Mandelamine ne sensibilise pas les patients.ne crée pas de souches résistantes.réduit les réactions secondaires au minimum.De plus le Mandelamine ne coûte qu\u2019une fraction du coût des autres agents antibacté- riens ! Présentation: Comprimés de 0.25 Gm.Halfgrams de 0.5 et Suspension Mandélamine au goût agréable pour enfants.Posologie: Adultes \u2014 dose initiale quotidienne de 4 à 6 Gm.Les enfants ne requièrent souvent qu\u2019un Gm.par jour.Des Disques Mandelamine, pour identification rapide des organismes sensibles à la Mandelamine, peuvent être obtenus à vos laboratoires réguliers.MANDELAMINE (Marque de mandélate de méthanamine) efficace contre les infections chroniques des voies urinaires WARNER-CHILCOTT 'abrratones CO LIMITÉD FORONIO, CAMADA 870 Ier CONGRÈS INTERNATIONAL DES JEUNESSES MÉDICALES CHRÉTIENNES Dans le cadre de la première Conférence Mondiale Catholique de la Santé, une session importante vous intéresse: celle des \u201cJeunesse Médicales\u201d, groupant les jeunes médecins et les étudiants des dernières années en médecine de tous les pays de croyance chrétienne, dans une atmosphère Jeune et à des conditions adaptées à leur bourse.Ainsi nous aurons la possibilité d\u2019étudier, en même temps que nos aînés, les problèmes essentiels qui se posent plus particulièrement à nous qui sommes appelés à répondre tôt ou tard aux exigences de la pratique médicale.La session des jeunes se tiendra, aux mêmes dates, dans la ville de Louvain, à 25 kilomètres de Bruxelles, la capitale.Louvain apporte le cadre idéal pour une rencontre internationale de jeunes chrétiens.Elle est le siège de notre vénérée Alma Mater, l\u2019université catholique la plus importante du monde, groupant 12,000 étudiants.L'université de Louvain se range également au nombre des institutions d\u2019enseignement supérieur les plus anciennes qui existent.Nous voulons que vous puissiez vous exprimer dans des carrefours.Pas de séances académiques, pas d\u2019exposés savants, mais des échanges de vues ami- taux, larges, et vraiment internationaux.Cinq thèmes de carrefours ont été choisis: a) Personnalité du médecin: b) Pluralité croissante des spécialistes, unicité du malade.Comment synthétiser?; c) Participation du médecin à l\u2019organisation sociale de la médecine; d) Contribution médicale aux pays économiquement sous-développés ; e) La recherche scientifique.Les participants du VIIIe Congrès des Médecins se déplaceront à Lou- vain pour assister à ce carrefour.Réciproquement, la section des jeunes est invitée aux conférences inaugurales et à la séance de clôture à Bruxelles.Le rapporteur de chaque carrefour sera une personnalité compétente.Son exposé sera suivi de discussions.Plusieurs hommes éminents sont actuellement pressentis pour accomplir cette mission.Un service de traduction instantanée sera assuré.De cette façon, nous espérons que ces larges échanges de vues aboutiront à l\u2019élaboration de solutions dynamiques aux problèmes posés et permettront la création d\u2019une Association Internationale des Jeunesses Médicales Chrétiennes.Les étudiants en médecine et les jeunes médecins Belges se préparent activement à vous réserver un COMMUNIQUÉS L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Juil.1958 accueil digne et chaleureux.Ils vous attendent nombreux et, dès à présent, vous souhaitent cordialement la bienvenue.Envoyez-nous le plus tôt possible votre bulletin d'inscription (ci-joint).Des renseignements plus détaillés vous parviendront ultérieurement.Le comité organisateur.L'HÔPITAL DE CHICOUTIMI REÇOIT UNE SUBVENTION L\u2019hon.J.Waldo Monteith, ministre de la Santé nationale et du Bien-Etre social, annonce aujour- d\u2019hui qu\u2019une subvention nationale à l\u2019hygiène, d\u2019un montant supérieur à $320,000 vient d\u2019être accordée à l\u2019Hotel-Dieu-St-Vallier, à Chicoutimi.Cette subvention aidera à construire une maison pour les infirmières et à organiser de nouveaux services dans cet hôpital que dirigent les Religieuses hospitalières de l\u2019Hôtel-Dieu-St-Vallier et qui dessert, dans la région de Chicoutimi, une population de 250,000 âmes.Cet immeuble de brique et de pierre comptera 359 nouveaux lits: 300 pour les infirmières, 52 pour les malades chroniques et 7 pour les personnes souffrant de maladies aiguës.De l\u2019espace est également réservé pour un centre de santé local et pour l\u2019enseignement.Les travaux seront probablement terminés vers le mois d\u2019octobre 1958.SUBVENTION FÉDÉRALE ACCORDÉE À L'INSTITUT DE RÉHABILITATION L\u2019hon.J.Waldo Monteith, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, annonce qu\u2019une subvention de $499,000 vient d\u2019être accordée à l\u2019Institut de Réhabilitation, à Montréal, comme contribution à la construction de son nouvel immeuble.L\u2019immeuble de briques et de béton pourra loger 111 malades et 16 infirmières.Il comprendra des salles de consultation et de traitement, des départements de physiothérapie, d\u2019ergothérapie et d\u2019orthophonie, une section d\u2019appareils de prothése ainsi que d\u2019autres services qui en feront lun des centres les plus importants du genre.Les travaux de construction seront probablement terminés dans une quinzaine de mois. TNT CA ra \u2018a og, La RE Cars RE A ve Pe 9 { I \" CR] LS \u20ac at FA) a He M ve 3 .Te $4 A 0 4 Ed Besa 5 + = » 4 © LF ve te Wy. Sod] 5 A, LA, : ze Fst À y She Xe 3 1 1 3X) LY, = ve UNE wR « = Uh 0 Ey 2 SIT.3, \"OT 7» i a > à ve 3» = Ge # > 3 ë Ses me pe or - A or 3 2 Ne .PR a Te rar SF RTres They \u2014 1 4 + + wd Ein + £3 A WENDY '~ oe =\u201c Wit «Ye 2 4 4 AN : ee, -V.> ne .ail nh 44 e BE te 2m Pants pes NY od ,.VE nt d 3 AE 3 ie, I WN > Mae a.oA 4 $4 oak de > 2, {24 \\ N ~~.w Xe \u201c LS ae 3 à 5 at fa) he 2° HH {9 r 7 \u201cee $y 3 sata # 3 i) 4 -£A A Tree LY Ne 2 FR A A Tome 87 \u2014 Jui FY 3 B 7 Ya x 3 A vs > \u201c9 re £ e .1 Brea ; ae À } + 5 ¥ ce FS 35 7.2 k TR EE $Y, qe Vd + : 2 3 Pa : 8 a it Y.08 3 \u20ac A X 3 À a} 2 ¢f IR VL] Te bein Pres ay > # a 5 \\ + ss gi =x ae £29 3x pr : À 1958 L'Union Méd.Canada oi pe F3 ; xi Ÿ D 5 x sd re ve J RA Wf pe wd > ÿ 4 [16 2, Oh) 17 5 x i) » : A : à ; ve se Q Pa ?5 hd * ÿ 9 à =, < AS AE ; ag : +» £ bi à À +, f a ol 4 = 6 ! a Ais A we > .Sor) Ÿ + : dye 0b hi 2 5 1 q EP YO ra.> 5)  \u201c9 \u201cA % 2 : $ ; + ï i *, : Pommade 4 ue : ç vis vu 5 3 Xo À e* 3 KX ve s 4 ; Ëx e 22 BOA § [RO dy y.> X : y + \u201cgl i & A es ce 4 5 cop ANE Le ie ., v4 \u201c 3 te J ay | sa = he 7 \\ xd § i 4 \u20ac 4; : 63 5.5 La 2 fs pd TE à | + A , w \u20ac 1- X 3 ; xB D a WW te af eee + 4 3e oe = = x Le 23 \u2019 On es 5 > + 5 t,o si os AR 2 iY A pa e F CA HC oe ay Dre Ne conti > + ond x + + BN FX \u20ac ad 2, Te ha rot ® Ga by pos \u20ac we Fe) + (ER es» = 3 SE x 7.à : 4 SR SY 7 + 4 £ 7 ch) < tt a [Me .a ** che sa La Ta 2 13 \u2026 = \"à = 5 A À ; y.$.>, ks I Te se er hs.à + » a 2 + \u201ca.9 a 4, syf % z 1, E el ly, 5 su 4 A = pa PAT wy ent aucun corps gras ; 3 >! 5 a = 44 % TRAITEMENT RATIONNEL DE L\u2019 + ; 74 He 3 2 Los 4 - \u201d~ ret (6 >, $, nos < xy < FOAL Co ye A wv ne mm es * ; =.; a < ha ng i a 5 atin > ap E 3) oN Wn Tom, oo.res wt, © WAY - + \u201c \u20ac 3 i oh \u201c4 5 e -o +, Sry = \u201ca.Get = & + i ds 7 YJ Son i 2 yg ~~ lo 1, Vg ; i 4 = Bs À CAR ACNE ; : fi et ms af : % Q- 2 \u201cx A 4 7 % 5 Le grès, > Lea A ps = =.20 A i ie \u2019 2.>.* Li & 0 ph 2 ~ si 1 : k = t v3, > ÿ 3 > Pr ë fe ba E SR o - SOIR 2 Ÿ a.Ë : à CE A hy [Lu Bh Ld igs Sa 3 .a Ey) 33 3 La 4 24) 2 $ » y + - CL $ À 5 HERDT & CHARTON INC., 2245, rue Viau, Montréal 4, Canada ; (13 RE 3 5 3 \u2014 > CE Ÿ Seth sas >, J = Le ae Os at ae 7 £ { fp ; vi nA $ a y 5 mb àc Ne.x # PR Fr: : 4 43 re Le 7 +, » S$ Ws # - LA » i Fe a + Ce + # Je Se nu 224 ta 3 > à Va Le PA = Sed 4 vs 1 5 KY + K > t) 5 « 4 ¥ 7 pp > 4 : a La 3 4 87 a pa i 3 $ A ; A314 \u2018 it «ht 4; \u201c 2% + + 1 te HT % a 3 Wyte ; a, 44 hh x] x Le Ee ; EA p ME) 2 ro ; 4 = [ed aX] LE » s J 0 LA SN LR 04 AIRY tr =F Xi Bh Da 7 Ets i] LV \u201cL'Union Médicale du Canada\u201d, en 1889 MALADIES MENTALES juillet 1889.Des tics et des tiqueurs.\u2014 Clinique de M.le Prof.Charcot, à la Salpétrière.Je vais vous présenter un homme d\u2019une quarantaine d\u2019années, qui présente, à un très haut degré, le phénomène désigné sous le nom de tic.Trois à quatre fois par minute, son bras droit et l\u2019épaule correspondante sont animés subitement d\u2019un mouvement brusque irrésistible, qui tend à porter le membre au-devant de la face; ce mouvement ressemble au mouvement instinctif de défense que nous faisons tous lorsqu\u2019un corps vulnérant menace notre figure, mouvement qui paraît être sous la dépendance des nerfs de la cinquième et de la sixième paires cervicales.Ce mouvement est quelquefois assez prononcé pour que le malade se donne des grands coups dans la figure.Parfois, le mouvement de défense est accompagné d\u2019un mouvement analogue portant sur le membre inférieur droit et sur le côté de la face.Enfin, il n\u2019est pas rare de voir se surajouter à cet ensemble symptomatique un cri inarticulé, assez fort pour être entendu de toutes les personnes qui entourent le malade.Comme vous le voyez, le tic dont cet homme est atteint est très prononcé, et nous sommes autorisés à le ranger dans la catégorie des grands tiqueurs, qui ne diffèrent des tiqueurs vulgaires que l\u2019on rencontre journellement autour de soi, que par l\u2019intensité du phénomène.Il n\u2019est pas un de vous, en effet, qui n\u2019ait eu l\u2019occasion de rencontrer des personnes chez lesquelles il se produit, à un intervalle régulier, un mouvement brusque et involontaire des yeux, du cou, du bras, etc.Ces mouvements, ces tics, comme on dit, sont toujours systématisés et rappellent les mouvements de l\u2019état sain, ce sont des mouvements logiques et qui ne gênent pas, outre mesure, à la condition toutefois de ne pas avoir l\u2019ampleur et la fréquence du tic dont vous êtes témoins sur notre malade.Aussi, ne s\u2019inquiète-t-on pas beaucoup dans le monde, des personnes qui ont des tics.C\u2019est une infirmité, sans doute, mais elle n\u2019a pas d\u2019autres conséquences que de rendre plus ou moins disgracieux ceux qui en sont atteints.En tous cas, elle ne saurait les empêcher de vivre de la vie de tout le monde.Il y a dans cette manière de voir une profonde erreur.Sans doute les phénomènes apparents que l\u2019on observe chez les tiqueurs ne sont rien par eux- mêmes, mais ils couvrent quelque chose de sérieux: on peut affirmer, en effet que le régime cérébral du tiqueur n\u2019est pas le régime cérébral de tout le monde.Il y a d\u2019abord lieu de tenir compte de ce fait que le tic peut se transformer.C\u2019est d\u2019abord un tic de la face des plus vulgaires, sans importance, mais ce tie, à un moment donné, devient plus intense, plus complexe, d\u2019autres mouvements s'ajoutent aux mouvements primitifs et parfois, ils s\u2019accompagnent de cris, de bruits, d\u2019exclamations qui, ainsi que vous allez le voir, peuvent avoir pour les malades les plus graves conséquences.Chez notre malade, ces bruits sont à l\u2019état d\u2019ébauche et n\u2019ont rien de particulièrement choquant, c\u2019est un AH! plus ou moins intense qui éveille l\u2019attention des personnes qui entourent le malade et rien de plus.Mais les choses n\u2019en restent pas toujours là, et M.Gilles de la Tourette a montré que dans ces exclamations sans importance on retrouverait un germe de la manie désignée sous le nom de coprolalie.La simple exclamation dans ce cas est remplacée par un mot, une phrase, prononcée involontairement et avec force au moment même ou le tic se produit; or, ce mot, cette phrase est presque toujours un mot grossier, une phrase grossière, et qui serait imprononçable autrement que devant des médecins.Un des mots les plus fréquemment employés par ces malades, est un mot de cinq lettres, le mot de Cambronne, le mot \u201cmerde\u201d.Mais il n\u2019est pas le seul, et pour mon compte, j'ai entendu une dame du grand monde, très bien élevée d\u2019ailleurs, dont le tic consistait à s\u2019écrier tout haut; \u201cfoutre, cochon, merde, nom de Dieu\u201d.Comme cette dame n\u2019avait en aucune façon la faculté de se retenir au moment où elle allait prononcer ces paroles, qu\u2019elle les prononçait par conséquent partout où elle se trouvait, je vous laisse à penser les inconvénients résultant d\u2019une pareille infirmité.J'ai connu une jeune :fille de 15 ans, appartenant à l\u2019une des meilleures familles de Bordeaux et qui se trouvait dans des conditions analogues.Son père avait un tic vulgaire, mais il avait transmis à sa fille un tic bien autrement grave, puisqu\u2019il consistait dans les exclamations suivantes: \u201cVa-t-en, imbécile! Nom de Dieu! Merde!\u201d Quelquefois, elle avait assez de puissance sur elle-même pour dire ces mots tout bas, mais alors elle se sentait mal à l'aise, elle n\u2019éprouvait pas le soulagement qui accompagnait la prononciation de ces mots à haute voix.Pour elle, la nécessité de prononcer les mots orduriers que je viens de vous indiquer se manifestait sous la forme d\u2019une crise, et elle ne pouvait oe © SSA Lah tol présente Sulfate de Kanamycine LA GRANDE NOUVEAUTE ANTIBIOTIQUE BACTERICIDE SPECTRE REBELLE \u2014efficace contre une grande variété d\u2019organismes tenaces \u2014même contre le staphylocoque résistant Sera présenté au cours d\u2019une conférence de deux jours, sous les auspices de la NEW YORK ACADEMY OF SCIENCES les 10 et 11 juillet 1958 Les données chimiques, microbiologiques, pharmacologiques et cliniques étudiées dans un total de 35 communications par d'éminents chercheurs.5 { Nouvel \u201cantibiotique bactérie du spectre rebelle\u2014 SULFATE DE KANAMYCINE \u2014pour usage intramusculaire\u2014 KANTREX est un antibiotique produit par le Strep tomyces kanamyceticus.11 possède des propriétés bactéricides contre un grand nombre des organismes a Gram positif et à Gram négatif, à commencer par des souches de Microcoque pyogène du type doré \u2014staphylocoque bien connu pour sa résistance.Parmi les organismes pathogènes sensibles au KANTREX, l\u2019on compte de nombreuses souches de | staphylocoque doré et blanc, de proteus, de À aerogenes, Klebsiella pneumoniae, Salmonella, Shi- gella, Colibacille, Paracolobacterium, Pseudomonas et entérocoque.Les études en cours ont déja indiqué que le KANTREX était un \u201c\u2018agent des plus prometteurs\u201d contre le bacille de Koch, même pour des souch résistantes à la streptomycine et à l\u2019isoniazide.Les travaux cliniques démontrent qu \u2018un gran nombre d\u2019organismes rebelles qui se sont montr résistants au \u2018chloramphénicol, à la pénicilline, la streptomycine, l\u2019érythromycine, le chlortétracycline la ce Toungiescioinn, l'oléandomycine et CAS CLINIQUES CARACTÉRISTIQUES \u201cUN TRIOMPHE THERAPEUTIQUE\u201d dans une endocardite staphylococcique* L.B., patient mâle, adulte: le diagnostic établit une endocardite tricuspide avec multiples infarctus pulmonaires infectieux, causée par un staphylocoque hémolytique doré résistant à la pénicilline.Le patient est gravement malade, et après avoir reçu 24 millions d\u2019unités de pénicilline par jour, plus 2 Gm.d\u2019érythromycine, continue à évoluer \u2018\u2018sur une pente rapidement descendante\u201d.KANTREX intramusculaire est commencé à la dose de 0.5 Gm.t.i.d., pour trois jours, après quoi la dose est augmentée à 1 Gm.t.i.d., pour une période de 5 semaines.Enfin, les dosages sont diminués à 0.5 Gm.t.i.d., pendant les 2 semaines suivantes.Aucun signe de toxicité n\u2019est observé pendant les 7 semaines et demie du traitement.Une chute rapide de température fut observée au quatrième jour du traitement de KANTREX.Par la suite, les radiographies accusèrent une régression progressive des infarctus pulmonaires.Le patient a été libéré comme \u201c\u2018guéri\u201d\u2019 le 7 février 1958.Depuis, les examens cliniques réguliers prouvent que son état est redevenu parfaitement normal.Ce cas a été décrit par le clinicien comme un \u2018\u201ctriomphe thérapeutique\u201d.*Sol Katz, District of Columbia General Hospital, Washington, D.C., Communication personnelle.TREX \u201cDE LA DERNIÈRE EXTRÉMITE A LA GUERISON COMPLETE\" dans un cas de septicémie et de pneumonie* A.B., une petite fille agée d\u2019un an, avait reçu successivement du chloramphénicol, de l\u2019érythromycine, de la pénicilline et de la bacitracine, pour un cas de septicémie et de pneumonie dues au staphylocoque doré.Les traitements avaient été sans effet.Le KANTREX est commencé le 18ième jour de sa maladie, à la dose de 15 mg.par Kg., par jour, pour le premier jour, puis de 10 mg.par Kg., en doses divisées, pendant 25 jours.Le dosage total pour les 26 jours de traitement a été 1.68 Gm.Une \u2018\u2018amélioration spectaculaire\u201d est enregistrée dès le début du traitement.Bien que la malade ait été considérée comme étant à la \u2018\u2018dernière extrémité\u201d avant le traitement de KANTREX, son état s\u2019améliora rapidement, et le contrôle radiographique confirma la régression progressive de la maladie.La malade a été libérée \u2018\u201ccomplètement guérie\u201d.Aucune réaction toxique ne fut observée.*E.M.Yow et O.Monzon, Département de Médecine, Baylor University, College of Medicine, Houston, Texas.: Communication personnelle. Sulfate de Kanamycine Antibiotique bactéricide du SPECTRE REBELLE Indications Les indications du KANTREX couvrent les infections dues a des bactéries sensibles a la kanamycine, notamment: Dans les Infections des Voies Respiratoires: laryngites, trachéites, bronchites, pneumonies, broncho-pneumonies, abcès pulmonaires, pleurites, empyèmes, bronchiectasies.Dans les Infections Urinaires: pyé- lonéphrites aigués et chroniques, cystites.Infections Générales: blessures infectées, abcès, cellulites, ostéomyélites, infections du système circulatoire.Posologie Adultes: La dose quotidienne moyenne est de 1 à 2 Gm,, par la voie intramusculaire, en 2 ou 4 doses fractionnées.Enfants: La dose quotidienne moyenne est de 15 a 30 mg.par Kg., par la voie intramusculaire, en 2 ou 4 doses fractionnées.Précautions Les données pharmacologiques et d T REX y o VAN = 4\" 3 IC Se = fase x 7S
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