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Titre :
L'union médicale du Canada
Éditeur :
  • Montréal :[Revue L'union médicale du Canada],1872-1995
Contenu spécifique :
Décembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Bulletin de l'Association des médecins de langue française de l'Amérique du Nord) ,
  • Gazette médicale de Montréal
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L'union médicale du Canada, 1958-12, Collections de BAnQ.

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[" TOME 87 \u2014 NUMÉRO 12 MONTRÉAL, DÉCEMBRE 1958 2 Lyf rssoummon Fondée a Québec en 1902 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada nion Médicale du Canada +» 1872 - 1958 + BULLETIN Edouard DESJARDINS | Le professeur, ce méconnu .1471 A Ce 1540 e e e .5 A Pr Pierre SMITH ; acer\" 2 VARIÈTES Vie de l'Association des Médecins de Langue Française XXVille Congrès de l'Association des Médecins de Langue du Canada .Lea Le a La La aa 1475 F ang aise du Canada \u2014 Saint-André-sur-Mer, N.-B., e e © septembre-1938 .1543 J.-A.GRAVEL, M.BEAULIEU et ].-P.DECHENE MEDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES Chirurgie expérimentale et la circulation extra-corporelle 1495 Jean-Marc BORDELEAU et Laurent GRATTON Fernand GREGOIRE et M.COMEAU .Étude d\u2019un nouveau neuroleptique: le trifluoropérazine \u2014 Etude de mille cas d'asthme et de rhinite .1500 Rapport préliminaire .1552 RECUEIL DE FAITS E.-D.GACNON, R.JOHNSON, CORRESPONDANCE L.-C.SIMARD et A.PAGE Maurice PESTEL Deux cas d\u2019anévrysme artério-veineux du poumon dont un cas associé à une sténose aortique d\u2019origine Lettre de France .1558 | rhumatismale .~~.1506 ANALYSES .SR 1562 | Léandre DECARIE et Georges LACHAINE SOCIETES .coon 1569 Un cas de fibrose diffuse idiopathique du myocarde .1512 NECROLOGIE 1011117 LT UT 1572 REVUE GENERALE NOUVELLES .11111 1011000 a 11 150 Y.METHOT, C.FARIBAULT, R.MATHIEU, G.DESLAURIERS.C.FORTIER, G.LATOUR REVUE DES LIVRES .1575 R.MALTAIS et S.-P.RIVEST LIVRES REQUS .18717 La protection contre les radiations _.1521 COMMUNIQUES .1579 Reem SS JOENson ard LEBOEUF et \u201cL\u2019Union Médicale du Canada\u201d en 1889 .1586 Physiopathologie de l\u2019oedème cardiaque .1532 NOUVELLES PHARMACEUTIQUES .1594 Universellement reconnue .COLCHICINE HOUDE \u201c\u201cLa colchicine par voie buccale demeure le traitement classique de l\u2019arthrite goutteuse aiguë.\u201d Wallace Graham and James B.Roberts.Annals of the Rheumatic Diseases \u2014 Vol.12, No.1, March, 1953.» Dans la diathése goutteuse ou thumatismale .Colchicine \u2014 Acide acétylsalicylique \u2014 Vitamine B, : TRAITEMENT DE FOND ANTIPHLOGISTIQUE \u2014 ANTI-ALGIQUE \u2014 URICO-ELIMINATEUR Au cours des phases intercritiques et chroniques de la goutte.| Plus d\u2019un demi-siècle consacré à l\u2019avancement des Sciences médicales et pharmaceutiques au Canada + / | SN Die Avec Orisul, les médecins ont à leur disposition un SULFAMIDE sulfamide aussi pratique et économique que les sulfamides à NOUVEAU \u201caction prolongée\u201d d\u2019une part et À DOSES , O aussi efficace et bien toléré que les sul- RÉDUITES famides à \u201caction courte\u201d d\u2019autre part.La sûreté et l\u2019innocuité d\u2019Orisul ont êté démontrées d\u2019une façon convaincante par les médecins du Canada et de plusieurs autres pays.On peut donc le recommander en toute confiance comme sulfamide pour usage général dans les cas d\u2019infec- tions des voies urinaires et d\u2019ordre général.POSOLOGIE MOYENNE: Adultes: 1.0 Gm.(2 comprimés) d\u2019Orisul 2 fois par jour pendant 2 jours comme dose initiale, puis, 0.5 Gm.(I comprimé) deux fois par jour pendant 3-5 jours.Comme traitement d\u2019entretien: 0.5-1.0 Gm.une fois par jour.Enfants: V4 de grain par livre de poids par jour, réparti en deux doses au début, puis réduire la dose de moitié comme traitement d\u2019entretien.PRÉSENTATION: Comprimés à 0.5 Gm.(7, grains) d\u2019Orisul (sulfaphénazol); flacons de 100 et 500.Ampoules de 5 ml.contenant 1 Gm.On peut se procurer sur demande une documen- (sel de sodium); boîtes de 10.tation plus complète au sujet d\u2019Orisul.1034 L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 Faible Posologie AY (NES Sulfamethoxypyridazine Lederle pour les Infections Génito- Urinaires Propriétés Antibactériennes et Anti-infectieuses Exceptionnelles \u2014 Plus soluble dans l\u2019urine acide! \u2026.niveaux plasmatiques plus élevés et mieux soutenus qu'avec tout autre sulfamide antibactérien connu et utile 2.Faiblesse de Posologie Sans Précédent \u2014 La quantité de sulfamide que doit détoxiquer le foie est moindre .et pourtant pleinement efficace.Une seule dose quotidienne de 0.5 à 1.0 gramme maintient des taux plus élevés dans le plasma que 4 à 6 grammes par jour d\u2019autres sulfamides \u2014 avantage précieux dans le traitement prolongé 2.Action Plus Energique sur les Germes Sulfamido-Sensibles \u2014 Le KYNEX maintient les concentrations tissulaires élevées et prolongées si importantes dans le traitement des infections urinaires.surtout dans les affections comme la pyélonéphrite où les lésions peuvent siéger dans des tissus ne venant pas en contact avec l\u2019urine 3.Posologie: La dose pour adultes recommandée est de 1 gramme (2 comprimés) le premier jour, suivie les jeurs suivants de 0.5 gramme (1 comprimé) tous les jours ou de 1 gramme tous les deux jours dans les infections bénignes ou modérées.Dans les fortes infections où il est indiqué d'obtenir rapidement des taux élevés, la dose initiale devrait être de 2.0 grammes, suivie de 0.5 gramme toutes les 24 heures.Posologie pour les enfants selon le poids, e.g.pour un enfant de 40 livres, la dose devrait être le quart de celle pour adultes.Il est recommandé de ne pas dépasser ces doses.KYNEX \u2014 PARTOUT OU LA SULFAMIDOTHERAPIE EST INDIQUÉE Comprimés: Chaque comprimé renferme 05 gramme (7% grains) de sulfaméthoxypyridazine.Flacons de 24 et de 100 comprimés.Sirop: Chaque cuillerée à thé (5 cc.) de sirop aromatisé à la saveur de -cerise renferme 250 mg.de sulfaméthoxypyridazine.Flacons de 4 onces.références: 1.Grieble, H.G., et Jackson, G.G.: Traitement Prolongé des Infections des Voies Urinaires par la Sulfaméthoxypyridazine.New England J.Med., 258 :1-7, 1988.3.Editorial New Eng.J.Med.258 :48-49, 1958.3.Harris, A.P.; Riley, H.D, Jr.et Knight, V.: La Sulfaméthoxypyridazine dans le Traitement des Infections des Voies Urinaires.Arch.Int.Med.100 :701-708, 1967.LEDERLE LABORATORIES DIVISION, CYANAMID OF CANADA LIMITED 5550.AVENUE ROYALMOUNT, VILLE MONT-ROYAL, MONTRÉAL, P.Q.o sMarque déposée AN AD\u201d 1 L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada L'Union Médicale du Canada DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Messieurs les Professeurs: M ne nave) Messieurs les Professeurs: aurice Koc eneve), - Jean-Jacques Lussier, doyen, Re courilky (Paris (Paris), Faculté de Médecine, Chiversité d'Ottawa: Witbrod Bonin, doyen, Pierre Masson, Faculté de Médecine, Université de Montréal; A.Parizeau, Jean-Baptiste Jobin, doyen, J.-N.Roy Faculté de Médecine.Université Laval, Québec ; fo : BUREAU DE REDACTION Rédacteur en chef: Roma AMYOT Assistant-rédacteur en chef: Secrétaire de la Rédaction: Edouard Desjardins.Roger-R.Dufresne.BUREAU DE COLLABORATION Belisle, Jacques Bernier, Marcel MM.Jean-Guy Laurin, Simon Lauzé, R.Lebeau, Jean-Louis ean-Marc Bordeleau, A.Cantero, Léandre Léger, Charles Lépine, J.Mathieu, Gérard Mignault, Décarie, Edouard-D.Gagnon, Rolland Guy, Jacques J.-P.Paquette, P.Poirier, André Proulx, Rosario Ro- Genest, Maurice Gervais, Fernand Grégoire, P.-P.Julien, biHard, Henri Smith, Maurice St-Martin.CORRESPONDANTS MM.A.Plichet et M.Pestel (Paris), MM.Georges-L.Dumont (Campbellton, N.-B.), P.Rentchnick (Suisse), Aug.Panneton, J.-A.Denoncourt (Trois- Rivières), Donat-P.Cyr (Boston, Mass.), MM.J.-M.Beauregard, M.Berthiaume, D.Colin (Saint- Boniface), Charles-P.Mathé (San Francisco), -P.Mousseau (Edmonton), A.Fontaine A Woonsocket), Syivio Leblond (Chicoutimi), L.Mantha, A.Lecours, L.Potvin (Ottawa), H.E.St-Louis (Vancouver).Jean-Paul Fortier (Sherbrooke).INDICATIONS : Maladies des voies biliaires et du foie, dyspepsies, affections intestinales.Indispensable dans les convalescences post-opératoires.MINERALE ALCALINE NATURELLE, RECOMMANDÉE ET PRESCRITE PAR LE CORPS MÉDICAL DANS LE MONDE ENTIER Composition naturelle I-NI-MI-TABLE ! Méfiez-vous des substitutions, prescrivez toujours C ÉLESTINS Importateurs: HERDT & CHARTON, INC.\u2014 2245, rue Viau, Montréal \u2014 CL.9-4641 À FORT Ok AR NE \"MEDIUM FAIBLE I MILLETSROU X KA & CIE | I LIMITÉE e © IV L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada L'Union Médicale du Canada ADMINISTRATION OFFICIERS Président: Paul Letondal Vice-président: Roger Dufresne COMITÉ EXÉCUTIF ETDE PUBLICITÉ Secrétaire-trésorier: P.-R.Archambault MM.Paul Letondal, Roma Amyot, Roger Dufresne et P.-R.Archambault.BUREAU DE DIRECTION MM.Roma Amyot, P.-R.Archambault, Albert Bertrand MM.Paul Dumas Emile Blain, Roméo Boucher .P.Bourgeois, Paul J.-A.Denoncourt, Edouard Desjardins, Edmond Dubé, Origène Dufresne, Roger-R.Dufresne David, , Léon Gérin-Lajoie, Albert Jutras, J.-M.Laframboise, P.Letondal, A.Marin, Donatien ADMINISTRATION et SECRÉTARIAT : PUBLICITÉ: Jacques-D.Clerk.A un autre Kerr \u2018vice eut La diète qu'entraine l'uicère pes ; créer \u2018une insuffisance V! aussi ce minique inqpifteni du point clinique - ur l'importance \u201cOn doit J s rn des vitamines, partic Ere\u201d v 1% ment les vitamines Bet C.- in.North dweiss et Brooks, F.P.M Clin Sn 1956, p- 353.OUEN MO WO Marion, L.-P.Petitclerc, Jean Saucier, L.-Charles Simard, Pierre Smith, Hermile Trudel, J.-A.Vidal | 326 est, boulevard Saint-Joseph, Montréal Téléphone: AVenue 8-9888 VITAMINE itaminiques insuffisances Y! Prévient OU corrige les insu ne absorption r éciaux, des besoins SP ves.assodées .ou des restrictions diététia inadéquate, éifié renferme: 150 mg.amide pyridoxine, vitamine Bio acide ascorbique vitamine 5 i n ov possiogis Pour usage thérapeutique: v jour.PO primes trois fois par jour.\u201c6.Flacons de 30 et 100 compri eu ORMULE: 7 YE eti-Derm Aerosol avec 50 mg.de prednisolone.| Meti Derm | eti-Derm avec Néomycine Aerosol, 50 mg.de predni- AER osot : olone et 50 mg.de sulfate de néomycine.Une pulvé- x rons on: Eugacnt ns 58 ste ; » | bs Bgining vies 3 isation de 3 secondes couvre une étendue d\u2019environ la frandeur d\u2019une main.4 RÉSENTATION: Vaporisateur de 150 gm.BR Biers oi ssa SEY Else le à cut pak \\USSI DISPONIBLE: CRÈME METI-DERM - ONGUENT METI-DERM AVEC NÉOMYCINE L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 VI CONDITIONS DE PUBLICATION \u201cL'Union Médicale du Canada\u201d parait tous les mois.Cette Revue est l\u2019organe officiel de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada.J Elle publie les travaux des Congrès, toux \u2018es communiqués de l'Association et des articles médicaux inédits.L'abonnement est de dix dollars par année (douze dollars pour l'étranger) ; les membres déjà inscrits a l'Association des Médecins de Langue Française du Canada ont droit, de ce fait.à la réception «du journal.Les manuscrits doivent être da tylographiés aves double interligne.lls doivent être complétés par un résumé de l\u2019article, rédigé en français et en anglais.L'Union Médicale du Canada\u201d assume les frais de cing iHustrations au max:mum, pour chaque travail Les illustrations supplémentaires sont payées par l'auteur.Nous n'acceptons pas Je négatifs de cliche: Chaque illustration doit porter au verso le nom de l\u2019auteur et les photographies devront être claires de préférence noires et sur papier glacé.Les dessins doivent être etfectués à l'encre de Chine sur papier blanc.Pour obtenir des extraits, l'auteur doit en taire la demande directement à l'éditeur.Tous changements du texte de la galée entrainent des frais supplémentaires pour l\u2019auteur.L'index bibliographique de chaque travail doit être restreint aux indications les plus importantes.Le jourra se reserve toujours le droit de le limiter.Chaque indication bibhographique doit étre fournie comme suit: nom de l\u2019auteur.titre de l'article, nom du périodigue, volume.page.mois {jour du mois si te périodique est hebdomadaire).année.Publicité: Le texte des annonces doit aller sous presse quinze jours avant la date de publication.Le barème des annonces est fourn\u2019 sur demande à Jacques-D.Clerk, publiciste, 326 est, boulevard Saint-Joseph.Téléphone: AVenue 8-9888.Tout annonceur qui n'observe pas l'éthique professionnelle est exclu de notre publicité, et nous saurons gré à nos lecteurs d'attirer notre attention sur toute dérogation à cette ligne de conduite Tout ce qui regarde la rédaction et l\u2019administration doit être adressé franco aux bureaux de \u2018L\u2019Union Médicale du Canada\u201d.326 est.boulevard Saint-Joseph.\u2014 Téléphone: AVenue 8-9888.£2 eT, J «traitement calorigène des douleurs musculaires et articulaires , asc a L\u2019getion bienfaisdnte du Pp TAD ane A ira itemept de choix RIRE : | AL iE LT ash) N-AMTEULALRE NB ALGIE N UMASMIG.SPORTIFS i laires | o Tt KCOLIS SY LTR RN ATTN OJDE.=, \u2019 = hrogique).F , pet ; 0 c e 9.1%.oth Om ! ~~ re Brevat de C.H.Boehringer = Ingethpim.J, I EE Vl POMMADE = : Produits | LES A Division de Gly (Canada BE pF cil UNITÉS/ML.FALAPEN MARQUE DÉPOSÉE PÉNICILLINE D'ACTION RAPIDE ET PROLONGÉE SEULEMENT Î COMPRIMÉ TOUTES LES 12 HEURES Asi VUAÉRAPEGTIQUE où: 98 90 88 74 2 4 5 6 .to 12 HEURES APRÈS LA Of LA DOSE 3 courbe représente la moyenne de taux sanguins positifs ez 44 patients hospitalisés, après \u2018administration d\u2019un dmprimé de \u201cFalapen\u2019\u2019.\u2018haque comprimé renferme: enicilline-G potassique .\u2026 500,000 unités \u2018OSOLOGIE.Adultes: Un comprimé toutes les 12 heu- \u2019s.Augmenter ou diminuer la dose selon les besoins U patient.acons de 10 comprimés.ISE EN GARDE.Bien que rarement, \u2018administration de pénicilline Ir voie parentérale, et plus rarement encore par voie orale, peut casionner de l\u2018anaphylaxie aiguë.Les patients souffrant d'asthme onchique ou d\u2019autres allergies, ou ceux qui se sont déjà montrés nsibles à la pénicilline, semblent les plus sujets à cette réaction.Chartes & Frosst &Co.MONTRÉAL CANADA de maintenir des taux sanguins pénicilliniques efficaces sans interrompre le sommeil Aucun autre produit oral ne procure des taux pénicilliniques thérapeutiques ininterrompus dans le sang avec moins de trois doses par jour.RAPIDE \u2014 Le dégagement d\u2019une partie de la pénicilline dans l'estomac produit des TAUX SANGUINS INITIAUX ÉLEVÉS d'emblée.La couche de \u2018Polymère 37\u201c *\u2014une substance récemment perfectionnée\u2014résiste à l\u2019action de l\u2018acide stomacal mais se dissout immédiatement dans l\u2018intestin où elle dégage le noyau de pénicilline.PROLONGÉE \u2014 Le dégagement graduel du reste de la pénicilline dans les intestins procure des TAUX SANGUINS THÉRAPEUTIQUES ININTERROMPUS DURANT 12 HEURES.*Demande de Brevet en instance 1.Ballon, H.C.Thompson, B., Palayew, M.et Lubinski, H.: \u2018Serum Penicillin Levels Following the Oral Administration of a Long Acting Tablet\u2019.Canad.M.A.J.79:751, le\u2019 nov.1958.2.Grignon, C.É., et Leboeuf, B.: \u2018Une Nouvelle Préparation de Pénicilline pour Administration par Voie Orale: Falapen\u2018\u2019.L'Union Médicale du Canada 87:1198 (octobre) 1958.VII (TT ATI quatre qualités essentielles nde a> agp SULA EFFICACITÉ EU e- e TON } L NTI: + WW > ARAN CUTS So ® - oot) QLL SAPIOITÉ Eee Err xX SN riboflavine XN TR RP A WILLY of app 8 mg.3 4 CY ULC IEC 1.2 gs (LITT sodium ronan ee.0.08 mg.# POSOLOGIE.Une cuillerée a ALL CZ) cf) - lerée à thé pour les enfants de\u2019 moins de 6 ans.WJ Flacons de 4, 8 et 16 onces liquides.À cout QUOTIDIEN - environ 3%2 à 10 cents, selon la dose administrée et le format.| œ Charles © Frosst &Co.montreai canaon Synonyme de Dévouement à la Profession Médicale depuis 1899 L'UNION MÉDICALE DU CANADA | L'Union Méd.Canada IX Tome 87 \u2014 Déc.1958 Expériences sur plus de 1,000,000 de malades/jours avant que ne soit autorisée la premiere ordonnance VOICI LE (DEXAMETHASONE) Un produit des Laboratoires de Recherche MERCK SHARP & DOHME Destiné au traitement par voie orale d\u2019une vaste gamme de troubles allergiques et inflammatoires Milligramme pour milligramme Decadron\u2019 est environ 5 x plus actif que la triamcinolone ou le méthylprednisolone 7 x plus actif que la prednisone ou la prednisolone 28 x plus actif que l\u2019hydrocortisone 35 x plus actif que la cortisone Pour simplifier la posologie \u2014 prescrire un comprimé de DECADRON\u201d à 0.75 mg., comprimé pour comprimé, t.i.d.ou q.i.d., à la place d\u2019autres corti- costéroïdes.Présentation: sous forme d\u2019un comprimé pentagonal divisible, a 0.75 mg.ou a 0.5 mg., en flacons de 30 et de 100, Merck Sharp & Dohme Division de Merck & Co.Limited Montréal 30, Qué, *Decadron est une marque de commerce de Merck & Co.Limited. L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 UFFICIERS l'Association des Médecins de Langue Française du Lanada Fondée à Québec en 1902 DIRECTEURS GÉNÉRAUX HONORAIRES R.-E.VALIN, Donatien MARION, 165 est, avenue Laurier, Ottawa.326 est, boul.Saint-Joseph, Montréal.DIRECTEUR GÉNÉRAL EXÉCUTIF DE L'ASSOCIATION Emile BLAIN, Emile BLAIN, Montréal.400 est, rue Sherbrooke, Montréal.Hermile TRUDEL, Montréal.Lucien LaRUE, Québec.CRET TRES RIER ENER Georges-L.DUMONT, Campbellton, N.-B.SE AIRE- O G AL Pierre SMITH, Montréal.Hermile TRUDEL, .Jean-Paul CARETTE, Campbellton, N.-B.1990 est, rue Rachel, Montréal.Francois ST-LAURENT, Campbellton, N.-B.SECRETAIRE ADJOINT SECRETARIAT B.-G.BEGIN, 326 est, boulevard Saint-Joseph, Montréal.3440, rue Hutchison, Montréal.Téléphone: Victor 5-8076.AMUS a pi D A RO Mise en bouteilles de 12 et de 26 onces à COGNAC - France É rééduquez*l\u2019intest A ess PRIS Ps Ho 3 O «vee Constiban 120 nouveau Grâce à son action mouillante marquée, Constiban ramollit le contenu intestinal avec de l'eau et facilite l'évacuation des fèces.Chaque comprimé renferme 120 mg.de sulfosuccinate de dioctyl sodique.Mi PITMAN-MOORE oF CANADA LIMITED DON MILLS ONTARIO XII L\u2019Union Méd.Canada} Tome 87 \u2014 Déc.1988 COMITÉ DU XXVIIIe CONGRÈS Georges-L.DUMONT, Président.Pierre SMITH, ler vice président.Horace PAIEMENT, 2ème vice-président.Pierre JOBIN, 3ème vice-président.Henri GUYOT, 4ème vice-président.Jean-Paul CARETTE, secrétaire.François ST-LAURENT, trésorier.SECRÉTARIAT DU CONGRÈS: 1, rue Duke, Campbellton, N.-B.ANCIENS PRESIDENTS A.bert PAQUET Richard GAUDET Arthur-L.RICHARD J.-A.VIDAL J.-B.JOBIN J.-A.DENONCOURT René-L.DuBERGER Jean-Marie LAFRAMBOISE Roma AMYOT LouisPhilippe MOUSSEAU Lucien LaRUE MEMBRES DU CONSEIL ARCHAMBAULT, F., 1150 est, boul.St-Joseph, Montréal 1958 ARCHAMBAULT, Gérard, 472, av.Laurier, St-Jean, P.Q.1960 BEAUCHEMIN, L.-O., 208, Edifice Grain Exchange, Calgary, Alberta .oo.1958 BIBAUD, Barthélemy, 65, rue Nicholson, Valleyfield .1960 BLAIS, E.-Rolland, 1779, avenue de I'Eglise, Montréal 1958 BONIN, Wilbrod, 575, avenue Davaar, Outremont BROUSSEAU, Louis-Philippe, Malartic, PQ.1225 CORMIER, ]J.-C., Sydney, Nouvelle-Ecosse .960 COUTURIER, Alphonse, Riviére-du-Loup, P.Q.1958 DECARIE, Roland, 524 est, rue Sherbrooke, Montréal 1960 DOMINGUE.Albert, 191, rue Principale, Granby, P.Q.1960 EMARD, L.-M., 119, rue Marlborough, Cornwall, Ont.1958 FONTAINE, Auray, 52, av.Hamlet, Woonsocket, R.l.1958 GAUTHIER, |.-Dominique, Shippegan, N.-B.1958 COYETTE, Roger-B., 415 est, av.Laurier, Ottawa, Ont.1959 ISABELLE, Gaston, 66, rue Notre-Dame, Hull,P.Q.1961 JOANNETTE, Albert, Cainte-Agathe-des-Monts, P.Q 1958 | FBLOND, Sylvio, Hétel-Dieu Saint-Vallier, Chicoutimi 1960 LECOURS, J.-A., 538, King Edward, Ottawa, Ont.1961 Phabitude A gr Se , pe constipation.rétablissez la BONNE HABITUDE des selles |régulières En Fort fn CLT] UT, ee = PETROLAGAR Suspension aqueuse d\u2019huile minérale PLU LE LEDUC, André, 156, ave Willowdale, Outremont, P.Q.1960 LEMIEUX, Renaud, Hôpital du Saint-Sacrement, Québec 1960 LESSARD, Richard, 115, Grande-Allée, Québec .MASSON, Caston, 148, rue Sanborn, Sherbrooke, P.Q.1958 MILOT, J.-Donat, 1017 Stafford Rd., Fall River, Mass.1960 MORISSET, Pierre, Saint-Georges-de-Beauce, P.Q.PERRON, J.-M., 12, rue Mercier, Shawinigan, P.Q.PIETTE, Edmond, 37 sud, S.-Charles-Borromée, Joliette 1958 PILON, Jean-Louis, 389 est, boul.St-Joseph, Montréal 1958 POWERS, Arthur, 11, rue Front, Hull, PQ.RIOUX, ).-Emile, Sainte-Anne-des-Monts, P.Q.1958 R.-de-ST-VICTOR, Henri, 222, av.Daly, Ottawa, Ont.1958 ROULEAU, ].-Maurice, Saint-Grégoire (Nicolet), P.Q.1960 ROULEAU, Yves, 1227, William, Sillery, Québec, P.Q.1961 SIROIS, Jean, 144, Grande-Allée.app.1, Québec 1958 TETREAULT, Adélard, 444, Laviolette, Trois-Rivières 1958 THIBAULT, Eugene, 4070, boul.Lasalle, Verdun, P.Q.1958 TURGEON, Pierre-A.837, rue Cherrier, Montréal 1958 Le Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada AVIS CONCERNANT LES EXAMENS Chaque année ont lieu les examens pour admission au Titre d\u2019Associé (Fellow) en Médecine ou en Chirurgie générale, avec modification de ces examens pour certaines spécialités, et pour la Certification dans les spécialités médicales et chirurgicales approuvées.Les demandes d\u2019admission aux examens de 1959 seront acceptées jusqu\u2019au 30 avril 1959.On peut se procurer sur demande les \u2018\u2018Règlements et Normes de Formation post-univer- sitaire régissant les Examens\u201d, ainsi que les formules de demande d'admission aux examens, la liste des hôpitaux canadiens reconnus et les formules de demande d\u2019évaluation de la formation et des études post-universitaires.On doit spécifier la spécialité (ou les spécialités) à laquelle on est intéressé.Toute communication doit être adressée comme suit: Le Secrétaire, Le Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada, 150, rue Metcalfe, Ottawa 4, Canada iy B= L\u2019Union Méd.Canada XIII Tome 87 \u2014 Déc.1988 contre la douleur.aussi efficace que la codéine sans les risques de la codéine LL RE ET ee PE NON-NARCOTIQUE Fortement analgétique Efficacement anti-inflammatoire 2 comprimés de zACTIRIN exercent l'activité analgétique de Y grain de codéine plus 10 grains d'acide acétylsalicylique.Présentation: Compriméscarac- téristiques à 2 couches, jaune: et vert, en flacons de 100 comprimés.Un comprimé renferme 75 mg.de citrate d'éthohepta- zineet325 mg.(5grains)d'acide acétylsalicylique.Hielhi MARQUE DEPOSEE WALKERVILLE, ONTARIO MONCTON - MONTREAL WINNIPEG = VANCOUVER - ÉMOTIVITÉ.INSOMNIE .SPASMES.; - PHOBIE.ANXIETE.NOUVELLE SYNERGIE BARBITURIQUE + comprimés À 120 MILLI S \u2018 + GRAMMES \u2014 Butethal 60 mé l 2 \u2019 .| Phénobardital 00 me.par : omeéna représente l\u2019effet rapide prime.| du butéthal associé a l'effet plus pro- i \u2018 © COMPRIMÉS A 15 mx longé du phénobarbital.GRAMMES \u2014 Butethal 7.5 gé du p barbita .mg.Phénobarbital 7.5 me.Te : par eompeimd, se B ET AG ÈN E: ÉLIXIR GLYCÉROPHOSPHATES TONIQUE ET ALIMENT D\u2019ÉPARGNE Vitamine «B » Composée PERTES D'ENERGIE ET DAPPETIT Prencipaux composants : ANEMIE NEURASTHENIE Vitamine B1 \u2014 Riboflavine \u2014 Pyri- TROUBLES GASTRO-INTESTINAUX doxine \u2014 Acide nicotinique \u2014 Acide DÉSÉQUILIBRE NERVEUX pantothénique \u2014 Lécithine \u2014 Avéni- ne \u2014 Glycérophosphates de Sodium, Calcium, Potassium.DOSE : Une cuillerée à dessert quatre fois.par SAVEUR TOLÉRANCE jour avant les repas.AGREABLE PARF AITE | BASE pc GLUCONATE ET LACTATE DE CALCIUM, VITA- {INES C ET Bd HYDROXYDE D'ALUMINIUM, CASCARINE.Pantaérythritol tétranitrate _._.Méphénésine _.22200000000000cccccsece nec es ne een 150 mg.IN TKI YIIXTYN (comprimés roses) Pantaérythritol tétranitrate .10 mg.\u201cSomenal meee eeeeeeann 20 mg.* (Butéthal 509% \u2014 Phénobarbital 50% ) Dose: Prophylaxie de la crise angineuse, Selon l\u2019avis du médecin.et médicament des syndromes circulatoires.CANADA DRUG LTEE LTD., MONTREAL L'Union Méd.Canada XV Tome 87 \u2014 Déc.1958 diurétique régulateur des carbonates Acétazolamide Lederle COMMENT AGISSENT LES DIURETIQUES Par régulation transport des carbonates Acétazolamide DIAMOX Par régulation du TT TTT mereuriels transpert des chlorures Co chlorothiaxide Avantages du DIAMOX dans le traitement avec un seul diurétique © ŒDÈME Le DIAMOX \u2014 agissant par le mécanisme sûr et bien compris de la CARDIAQUE régulation du transport des carbonates \u2014 procure à la grande majorité e TENSION des patients une diurèse prolongée amplement suffisante.PRÉMENSTRUELLE Le DrAMox est virtuellement atoxique\u2026 n\u2019a pas causé d\u2019irritation rénale .ou gastrique.n'a pas d\u2019effet marqué sur la tension artérielle.Il s\u2019élimine © ŒDÈME DE rapidement, ne s'accumule pas dans l\u2019organisme, permet l'ajustement com- LA GROSSESSE mode de la dose, permet un sommeil ininterrompu.Petits comprimés couv insipides, faciles à avaler.dose usuelle seulement un par jour.© OBÉSITÉ Avantages du DIAMOX dans le traitement intensif avec deux diurétiques © INSUFFISANCE CARDIAQUE oo \u2014 A sai AVANCÉE ET Quand il s'agit de maintenir une diurèse intensive, DIAMOX, en association REBELLE avec un agent de régulation du transport des chlorures, s\u2019est avéré un traitement de Ea la double 0 lation des carbonates et des AVEC STASE chlorures il provoque une excrétion hydro-sodique maximale avec une \u20ac TOXÉMIE distorsion minimale de l'équilibre des électrolytes sériques, procure un plus grand confort au patient, et amoindrit le risque de développement de REBELLE DE résistance médicamenteuse.LA GROSSESSE LEDERLE LABORATORIES DIVISION, CYANAMID OF CANADA LIMITED ( ES 5550, AVENUE ROYALMOUNT, VILLE MONT-ROYAL, MONTRÉAL, P.Q.Ca AD » *Marque déposée L'Union Méd.Canada XVI1 Tome 87 \u2014 Déc.1958 pe x = ~ _ \u201cCEPHALEES \u201c~~ ~ - ~~ SSCOTOMES > ~ parine\u201d CHLORHYDRATE DE PROMAZINE Ordonnance obligatoire Hget *Marque déposée Masquer DBepinee WALKERVILLE, ONTARIO OV ETS ay COTON >.a ese\u2019 4 @ 1s se RK le symbole E qualité danseies-pansem HEN Paris NEPHE W, LIMITED SMITH & LJ LJ 5640 rue Paré Montréal, Qué.hs L'Union Méd.Canada XXXV Tome 87 \u2014 Déc.1958 d\u2019autres préparations antibiotiques à grand spectre peuvent être efficaces contre les bactéries courantes mais protègent-elles vos malades contres les risques du déséquilibre de la flore?MYSTECLIN-V Complexe Phosphaté de Tétracycline Squibb + Nystatine (MYCOSTATIN) ASSUREMENT! car il renferme de la nystatine \u2014 l\u2019antibiotique antifongique qui empêche la prolifération de la monilia et ses complications.CAPSULES - SUSPENSION - GOUTTES PÉDIATRIQUES LES MALADES GUÉRISSENT PLUS COMMODÉMENT GRÂCE AU MYSTECLIN-V LA COMBINAISON LOGIQUE POUR L'ANTIBIOTHERAPIE ET LA PROPHYLAXIE ANTIFONGIQUE a EN, 7 IORI » = iE NE Esaures SQUIBB La qualité Squibb \u2014 le Principe inestimable MYSTECLIN ET MYCOSTATIN MARQUES DÉPOSÉES SQUIBB XXXVI L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 ROMILAR CF du nouveau pour les rhumes et la \u201cgrippe\u201d L'association des ingrédients composant le ROMILAR CF permet le soulagement des symptômes complexes accompagnant les rhumes, la grippe etautres troubles des voies respiratoires.Chaque cuillerée à thé de ROMILAR CF ou chaque capsule contient: ANTITUSSIF .+ + .ROMILAR* 15 mg.ANTIHISTAMINIQUE .Maléate de chlorphéniramine 1.25 mg.DECONGESTIF .Chlorhydrate de phényléphrine S mg.ANALGÉSIQUE-ANTIPYRÉTIQUE .N-acétyl-p-aminophénol 120 mg.*ROMILAR-marque de bromhydrate de dextrométhorphane *MARQUE DÉPOSÉE ROCHE LS Z| oN Le.SEA HOFFMANN - LA ROCHE LIMITÉE ° MONTREAL - L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 XXXVII i of Y « > La \\ Vous ASSUREZ votre gestante CONTRE LES DEFICIENCES ALIMENTAIRES quand vous prescrivez \u201cORIFER\u201d FER \u2014 CALCIUM \u2014 VITAMINES + < à FES rm\u2014m\u2014 KY Seulement trois comprimés par jour fournissent du fer en abondance.900 mg.sulfate ferreux (14 gr.)\u2014une quantité appréciable de calcium .1000 mg.carbonate de calcium (équivalent à 3000 mg.(46 gr.) lactate de calcium)\u2014une ration substantielle de vitamines A, D, B1, B2, et de niacinamide.La désintégration lente mais sûre réduit au minimum l'irritation gastrique.Prix abordable\u2014 environ 9é par jour.| RE\" Ni PITMAN-MOORE OF CANADA LIMITED E.BE.Shuttleworth division DON MILLS ONTARIO XXXVIII L\u2019Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 ry uiactin (oxanamide) 1.Proctor, R.C., Southern Psychiatric Assoc.Meeting, 7 octobre 1957.2.Feuss, C.D.et Gragg, L., Jr.: Dis.Nerv.Sys.18:29, 1957.| (un comprimé 400 mg q.i.d.) MARQUE DE FABRIQUE: QUIACTIN QUIACTIN produit une plus grande tranquillité, et cependant évite la somnolence qui cause tant de malaise au malade ou dépasse les limites de la sécurité.! Le travail et autres activités normales peuvent continuer sans Merrell SINCE 1828 aucune baisse du rendement.?Au point de vue de sa structure, QUIACTIN est un glycidamide .atome pour atome, un tout nouveau tranquillisant, d\u2019effet durable, non-toxique, non-cumulatif et exempt de symptômes de pri- THE wM.s.MERRELL COMPANY New York - ST.THOMAS, ONTARIO - Cincinnati vation.QUIACTIN n\u2019augmentera pas la dépression, si elle est déja présente.un autre produit exctusit des recherches originales Merrett L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 XXXIX | et provoque une évacuation sans effort, efficace et douce.DULCOLAX est un agent thérapeutique tout a fait nouveau\u2014LE LAXATIF DE CONTACT.Un laxatif, dit de contact, est un laxatif qui n\u2019agit pas par l\u2019intermédiaire de la circulation sanguine, mais agit plutôt directement sur la muqueuse du côlon afin de provoquer un péristaltisme normal.DULCOLAX est unique dans son effet rapide et prévisible, et s\u2019administre par voie orale ou rectale.Le suppositoire provoque une évacuation intestinale dans une heure ou moins; les dragées, administrées par voie orale au coucher, produiront un effet le lendemain matin ou si prises avant le petit déjeuner, dans 6 heures.DULCOLAX est un laxatif doux et ne provoque pas, après son action, de constipation subséquente.(Bis [p-acétoxyphenyl]-2-pyridyIméthane) LE LAXATIF DE CONTACT Dragées ) Suppositoires.\u201d Indications: Constipation des alités, des vieillards, des femmes enceintes et allai- tantes, cas pré- et post-opératoires, préparation d\u2019examens aux Rayons-X et recto- sigmoïdoscopie où DULCOLAX peut remplacer le lavement! Posologie: DRAGÉES\u2014Adultes\u20141 à 3 dragées au coucher; enfants de six ans et plus \u20141 dragée; moins de six ans\u2014tel que prescrit.SUPPOSITOIRES: \u2014 Adultes\u20141 suppositoire suffit habituellement.Pour enfants\u20141 suppositoire.Pour bébés: 14 suppositoire suffit.Présentation: DRAGÉES jaunes de 5 mg.(enrobage entérique): Flacons de 30 et de 100 dragées.SUPPOSITOIRES de 10 mg.: Boîtes de 6 et de 50.Sous brevet de C.H.Boehringer Sohn, Ingelheim.I.CLARK, À.N.G., Br.Med.Jnl.ii, pp 866-868, 1957.2.SCOTT, J.E.S.: Pract.177-619, 1956.3.HOBBS, J.B.: Br.Jnl.of Clin.Prac.12:31, 1958.Çeiy Produits Pharm@ceutiques Geigy Division de Geigy (Canada) Limited 2626 Bates Road Montréal 26, Canada L'Union Méd.Ca Tome 87 \u2014 Déc un stéroide topique supérie disponible pour application locale en dermatologie Le Kenalog (acétonide de triamcinolone) est un nouveau composé stéroïde synthétique doué de propriétés antiphlogistique et antiprurigineuse énergiques.Le Kenalog a été mis au point par l\u2019Institut Squibb de la Recherche médicale et son appréciation s\u2019appuie sur des essais cliniques préliminaires effectués chez plus de 1000 cas.Le Kenalog s\u2019est révélé en application locale, d\u2019une efficacité très manifeste contre les dermatoses les plus courantes.! L\u2019application topique soulage d\u2019une façon remarquable la démangeaison et la sensation cuisante.!?C\u2019est un agent supérieur contre les dermatoses aiguës et chroniques; son action anti-inflammatoire intensifiée apparaît davantage dans le traitement des états chroniques et réfractaires à la thérapeutique tels que la dermatite eczémateuse chronique.® Le Kenalog permet souvent d\u2019obtenir une résolution totale là où d\u2019autres stéroïdes topiques ont échoué.® Le Kenalog en onguent, crème ou lotion peut servir au traitement d\u2019une foule de dermatoses dont: La dermatite atopique La dermatite séborrhéique Le lichen simplex chronique La dermatite de contact Les morsures d\u2019insectes La dermatite exfoliatrice La dermatite eczémateuse Le prurit anal L\u2019angiodermite La neurodermatite Le prurit vulvaire L\u2019eczéma circiné a= J \u2014 Ny |! sau 158 J ion Méd.Canada XLI Je 87 \u2014 Déc.1958 ontre les dermatoses Kenalog procure un soulagement symptomatique prompt, efficace et sûr de nombreux troubles nés ordinaires aussi bien que leur prévention.!.7 épreuves incognito bilatérales et comparatives entre le Kenalog à 0.1 % et l\u2019hydrocortisone à 1.0%, ctuées chez 309 malades, ont démontré la supériorité antiphlogistique, anti-allergique et iprurigineuse du Kenalog.Supériorité Ensemble Supériorité de l\u2019hydro- Aucun Efficacité des cas de Kenalog cortisone efficace égale ere) 50 32 3 15 109 75 3 3 28 120 61 5 54 30 20 4 1 5 | 309 188 15 4 102 Kenalog est extrêmement bien toléré en applications locales.Les travaux cliniques publiés ou pours, sur le cas de plus de 1000 malades, n\u2019ont décelé aucune toxicité généralisée.!* Les Hes du métabolisme montrent que l\u2019application locale du Kenalog ne cause aucun déséquilibre ttrolytique.!.#5 orts to the Squibb Institute for Medical Research.Présentation pre C.M.: Squibb Clinical Research Notes 1:5 (Oct.) 1958.Kenalog en créme 3 0.19, \u2014 tubes de 5 grammes.dman, J.J.: Ibid p.1.Kenalog en onguent 3 0.1%, \u2014 tubes de 5 grammes.hith, J.G.; Zawisza, R.J., and Blank, H.: Ibid.p.6.Kenalog en lotion 4 0.19,\u2014bouteilles compressibles de 15 cc.fzoatrick, T.; Crowe, F- W., and Walker, S.A.: Ibid.p.12.Kenalog-S en lotion à 0.17, \u2014bouteilles compressibles de 15cc.rner, À.B.: Ibid.p.2.pbinson, R.C.V.: Bull.School of Med., U.Maryland 43:54 hly) 1958.9-fluoro alpha-isopropylidène- 16-alpha, 17 alpha, dioxy, A -1-hydrocortisone Acétonide de triamcinolone KENALOG MARQUE DE COMMERCE SQUIBB XLII Tome 87 Déc.1958 L'Union Méd.Canada Fostex \u2018dégraisse la peau a et aide a faire disparaitre \u2019 les comedons Fostex renferme une association d\u2019agents actifs en surface (Sebulytic*) qui: « émulsionnent complètement l\u2019excès d\u2019huile de façon à en débarrasser rapidement la peau.« pénètrent les comédons et les amollissent en débouchant les pores et en facilitant l\u2019enlèvement des bouchons de matière sébacée.Fostex assèche la peau et la fait desquamer « La base Sebulytic de Fostex assèche la peau et facilite la desquamation.actions accrues par les effets kératolytiques du souffre micropulvérisé et de l\u2019acide salicylique.*(Lauryl sulfoacétate de sodium, sulfonate de sodium alkyl aryl polyether, dioctyl sulfosuccinate de sodium.) A 00000000000 00080600000CGOS ° = CREME FOSTEX © : Fostex est facile a employer pour lavage thérapeutique ° par vos patients.de la peau, à la phase initiale du traitement de l\u2019acné, alors qu'un dégraissage et une desquamation maximum sont requis.PAIN DE SAVON FOSTEX pour le traitement de maintien, afin de garder la « Ils cessent d\u2019utiliser le savon sur les régions affectées de la peau.Au lieu de savon, ils emploient Fostex pour lavage thérapeutique de la peau.Il faut masser la peau avec la mousse Fostex pendant 5 minutes \u2014 puis rincer et assécher.WESTWOOD Pharmaceuticals, Buffalo, New York Distributeurs canadiens: John A.Huston Company, Limited, Toronto 10, Canada.beau sèche et relativement \u2019 e exempte de comédons.?| 1 J i | H j J 4 ' .dans l\u2019arthrite rhumatoïde: Effet thérapeutique impressionnant dans la plupart des cas chez un groupe de 89 patients\u201c.6 mg.d\u2019ARISTOCORT avaient un effet correspondant à 10 mg.de prednisone par jour (en outre, l\u2019ulcère gastrique qui s\u2019est développé dans 2 cas au cours de la prednisonothérapie a disparu au cours du traitement par l\u2019ARISTOCORT).\u201d 1.Rein, C.R.; Fleischmajer, R., et Rosenthal, A.L.: J.A.M.À.166: 1821, (7 déc.) 1957.2.Shelley, W.B., et Pillsbury, D.M.: Communication personnelle.Sherwood, A., et Cooke, R.A.: Communication personnelle.Freyberg, R.H.; Berntsen, C.A., et Hellman, L.: Communication présentée au Congrés International sur les Maladies Rhumatismales, Toronto, 25 juin 1957.Hartung, E.F.: Communication personnelle.Schwartz, E.: Communication personnelle.Sherwood, A., et Cooke, R.A.: J.Allergy 28: 97, 1957.Hellman, L.; Zumoff, B.; Kretshmer, N., et Kramer.B.: Communication présentée à la Conférence sur la Néphrose, _ Bethesda, Md., 26 oct.1957.9.Ibid.: Communication personnelle.10.Barach, A.L.: Communication personnelle.11.Segal, M.S.: Communication personnelle.12.Cooke, R.A.: Communication personnelle.13.Dubois, E.L.: Communication personnelle.ww 0 A M On OCOTP | i Triamcinolone LEDERLE .dans les allergies respiratoires: \u201cBons ou excellents\u201d résultats dans 29 des 30 cas d'asthme bronchique rebelle chronique avec une dose quotidienne moyenne de seulement 7 mg.°.Dose moyenne de 6 mg.par jour pour enrayer l\u2019asthme et de 2 à 6 mg.pour enrayer la rhinite allergique dans un groupe de 42 patients, avec réduction de la tension artérielle chez 12 d\u2019entre eux.\u201d .dans d\u2019autres affections: Deux échecs, 4 rémissions partielles et 8 cas de disparition totale de résultats chimiques anormaux portent à considérer l\u2019ARISTOCORT comme étant peut-être le stéroïde le plus désirable que l\u2019on ait découvert jusqu\u2019à ce jour pour le traitement du syndrome néphro- tique.®®.Diminution rapide de la cyanose et de la dyspnée due a la fibrose et l\u2019emphysème pulmonaire, avec amélioration marquée des patients réfractaires à la prednisone \"2.Réponse favorable rapportée dans 25 cas sur 28 de lupus érythémateux disséminé.\u2019?~OH Selon l\u2019acuité et la gravité de la maladie traitée, la dose initiale d\u2019ARISTOCORT est ordinairement de 8 à 20 mg.par jour.Une fois que les manifestations aiguës se sont calmées, on réduit la dose graduellement jusqu\u2019au niveau d\u2019entretien en diminuant la dose quotidienne totale de 2 mg.tous les 3 jours jusqu\u2019à la plus faible dose capable de supprimer les symptômes.Des études comparées sur des patients qu\u2019on a fait passer de la prednisone à l\u2019ARISTOCORT indiquent que la dose d\u2019ARISTOCORT est inférieure d\u2019environ le tiers dans l\u2019arthrite rhumatoïde, du tiers dans la rhinite allergique et l\u2019asthme bronchique, et du tiers ou de moitié dans les maladies inflammatoires et allergiques de la peau.L\u2019ARISTOCORT n\u2019exige aucune précaution du point de vue restriction du sel alimentaire ou supplément de potassium.L\u2019ARISTOCORT est présenté en comprimés rainurés de 1 mg.(jaunes), flacons de 50 et de 100; en comprimés rainurés de 2 mg.(roses), flacons de 30 et de 100; et en comprimés rainurés de 4 mg.(blancs), flacons de 30 et de 100.\\ Canao\u201d é LEDERLE LABORATORIES DIVISION.CYANAMID OF CANADA LIMITED aD 5550, AVENUE ROYALMOUNT, VILLE MONT-ROYAL, MONTRÉAL, P.Q.MARQUE DÉPOSÉE L Un PROGRES important dans le traitement ORAL du DIABETE Amélioration de l\u2019activité sans augmentation des réactions secondaires + Amélioration de la durée de l\u2019action thérapeutique vw Amélioration de l\u2019efficacité chez une gamme plus étendue de patients.DIABINESE CHLORPROPAMIDE une seule dose par jour N.B.POSOLOGIE: IMPORTANT \u2014 Les patients ne doivent pas recevoir une dose d\u2019attaque supérieure à 0.5 gramme par jour.On recommande une dose initiale de 250 mg par jour chez les vieillards diabétiques.Pour plus amples détails, voir article 8 du Rapport sur le Diabinèse.* CHOIX DES PATIENTS: Le succès du traitement au Diabinèse dépend du choix judicieux des patients et du respect des principes posologiques du Diabinèse.Les patients les plus susceptibles.de répondre favorablement au Diabinèse sont définis à l\u2019article 7 du Rapport.On conseille fortement au médecin d\u2019étudier avec soin ce sujet avant d\u2019imposer à ses patients diabétiques le traitement au Diabinèse.Moyennant une étroite surveillance médicale et l'éducation du malade, les diabétiques choisis convenablement, bénéficieront d\u2019un contrôle nettement satisfaisant de leur diabète.PRÉSENTATION: Comprimés rainés à 250 mg; flacons de 30 et de 100 comprimés.Comprimés rainés à 100 mg; flacons de 100 comprimés, Le progrès par la recherche PFIZER CANADA 5330, avenue Royalmount, Montréal 9, P.Q.*\u201cRapport sur le Diabinèse\u201d \u2014 obtenez-le de votre représentant ou écrivez directement à Pfizer Canada.2559F (ETHCHLORVYNOÏ, ABBOITY Chut!.ea ARR \u201cINVIT * # \u20ac 6e 1° - \u20ac E\u2019 VOTRE MALADE AU SOMMEIL Recourez au Placidyl pour soulager l\u2019insomnie simple, sans devoir recourir aux barbituriques.Ce médicament vous sera précieux pour aider vos malades à dormir, dans diverses circonstances\u2014périodes de tracas, d\u2019énervement, de tension domestique ou d\u2019affaires etc.Il n\u2019est pas moins excellent (Abbott pour tranquilliser et détendre les muscles pendant le jour.En capsules à 100 mg, 200 mg., 500 mg.Par flacon de 100 capsules.705006 contrôle de tous les instants PENTOTHA L' Sodique (Thiopental! EN COMBINAISON Réponse rapide aux besoins du chirurgien Réduction de la dose des autres anesthésiques Compatible avec tous les autres agents SEUL Contrôle facile de la profondeur de l\u2019anesthésie Induction douce et rapide Réveil rapide et agréable \u201cNom déposé Sodique Stérile, Abbott) QuanD le PENTOTHAL est employé frêquemm on peut préparer une quantité suffisante de solution pour durer 24 à 48 heures avec l\u2019a surance qu'elle demeurera stable.Le PENTOTH/ est maintenant disponible en flacons multid de 5 g.(capacité 250 cc.) et de 10 g.(capacité 500 cc.).Abbott Dutés les questions du jour celle qui soulève le plus grand intérêt.Elle touche à de si nombreux aspects de l\u2019activité humaine et repose sur tellement d'impondérables qu\u2019elle constitue un problème en apparence presque insoluble.Mûs par des sentiments d'inquiétude, les groupes intéressés au règlement satisfaisant de la question ont choisi, suivant leur tempérament ou leur maturité, d\u2019alerter l\u2019opinion publique, tantôt en demeurant très objectifs, tantôt en pinçant la corde sentimentale, quelquefois en prenant une tangente tendancieuse.Malgré les divergences de tactique, le mobile qui anime tous les mouvements de redressement d\u2019une situation intolérable est unique et il recherche l\u2019amélioration du sort de l\u2019Université et de ceux qui gravitent autour d\u2019elle ou qui en dépendent.Malheureusement, la question de l\u2019éducation à l\u2019Université pose des problèmes complexes, dont la perception dépasse l\u2019entendement des masses et qui rendent malaisée l'invention d\u2019une solution satisfaisante et en totalité.Les esprits avertis savent que le problème universitaire n\u2019est pas exclusif à une région, mais qu\u2019il est endémique à peu près partout.C\u2019est un théorème qui, aux Etats-Unis comme au Canada, aligne les mêmes inconnues et s'appuie sur les mêmes données positives.Les éléments connus du problème résultent de l\u2019action combinée de trois courants humains irrésistibles qu'aucun barrage ne saurait arrêter et qui sont l\u2019augmentation continuelle de la population, la soif accrue de connaissances parmi la jeunesse et le niveau élevé de la vie qui s\u2019extériorise par un standard supérieur nivelé au plus haut commun dénominateur.Ce problème est grave, parce que le nombre d'étudiants aptes à l\u2019admission universitaire grandit suivant une progression quasi- géométrique et que l\u2019espace vital manque pour les accueillir en milieu adéquat.Plus que jamais se remarque l'appétit du savoir chez l\u2019élève et son ardeur au travail intellectuel; ce qui souligne l\u2019importance d\u2019avoir pour les guider des maîtres à la hauteur de leurs exigences.Le bien-être matériel, acquis par un travail compensé et 1472 BULLETIN Tome 87 \u2014 Dés 1088 coupé de périodes de loisirs accrues, attire à l\u2019Université, une autre catégorie d'étudiants, ceux à temps partiel et qui, à leur tour, font surgir une complication nouvelle doublement grave, puisque leur présence dépasse la capacité physique des amphithéâtres et qu\u2019elle taxe lourdement le personnel enseignant.Si le problème universitaire a une étiologie connue, le traitement causal comporte des modalités thérapeutiques valables chez les uns et inopérantes chez les autres.Les Universités américaines, les Instituts de recherche, les Comités d\u2019Education Canadiens enquêtent, analysent, cherchent, suggèrent et proposent à tour de rôle des solutions.Elles varient selon les circonstances de lieux, de temps et d'espace, mais elles reposent toutes sur la même base et celle-ci se résume en trois mots: primauté du numéraire.Pour parodier un aphorisme de Celse, il est lamentable de constater que « le souverain bien est la sagesse » et que « le souverain mal est la pauvreté », si bien qu'à cause de cette déficience matérielle, le spirituel ne puisse atteindre une plus large audience.Il faut de toute nécessité que le problème universitaire se règle dans l'harmonie, sans heurts inutiles, en-dehors de la surenchère électorale.Il faut que vive l\u2019Université! c\u2019est le premier principe et il rencontre l\u2019unanimité.L'accès à l\u2019Université, solidement assise et assurée de son avenir, des étudiants méritants posent le second problème.L'aide à leur apporter est le point crucial à aborder.Sans prendre position ferme pour une solution donnée ou pour une alternante tout aussi favorable, une fois le principe admis du secours essentiel, il n\u2019est pas impossible de réunir la majorité des suffrages.Le bien commun l'exige.La formule, qu\u2019elle s\u2019intitule: octroi, allocation, bourse, prêt d'honneur, ne doit pas faire oublier que le paternalisme d\u2019état comporte de grands inconvénients et qu\u2019il peut éloigner le pater familias de son devoir sacré de voir avant tout à l\u2019éducation de ses enfants.Le problème universitaire comporte aussi une inconnue d\u2019importance: le corps enseignant.Alors que l\u2019Université et l\u2019étudiant ont attisé le feu de la propagande en leur faveur, le professeur d\u2019université, ce méconnu n\u2019a pas réussi à galvaniser l\u2019opinion publique.Pourtant c\u2019est lui qui fournit l\u2019étincelle, distribue les richesses de sa culture, sème les idées, oriente les travaux.Sans sa présence constante, au premier plan, l\u2019Université ne serait qu\u2019un édifice imposant par ses formes et l\u2019étudiant ne serait qu\u2019un cerveau en frîche. Juin, Med, Cory BULLETIN 1473 Alors que l\u2019Université, par le truchement d\u2019habiles propagandistes, cherche à émouvoir les responsables de la conscience publique, pendant qu\u2019avec la fougue de la jeunesse, l'étudiant s'agite et organise des mouvements de masse, personne n'entend la voix du corps professoral, l\u2019âÂme, le cerveau et le cœur de l'Université.Le professeur est la pièce maîtresse dans le jeu de l'éducation.Pour des motifs idéologiques que tous saisissent, un pays aujourd'hui tabou a donné au professeur une situation de première grandeur.Il lui a conféré honneur, avantages pécuniaires, facilités de travail, égards privés, considérations publiques.Le principe de l\u2019amélioration du sort du professeur d'université est tout aussi important que celui d\u2019une université vivante.Il lui faut des maîtres, nombreux, qualifiés, compétents, bons pédagogues et hautement rémunérés.Il y a, en ce moment, pénurie d\u2019'instituteurs à l\u2019échelle primaire et il est nécessaire de recourir à d'honorables expédients pour donner aux enfants les maîtres dont ils ont besoin.Une même carence risque d'atteindre le plan des études secondaires et elle est imminente au palier universitaire.À moins que remède ne soit apporté.L'époque est révolue de l\u2019enseignement consenti gratuitement ou pour une maigre pitance par les professeurs, comme c\u2019est le cas trop souvent en médecine.Ce plaidoyer est à l'intention de l\u2019oublié, le professeur universitaire.Il est peu de corps professionnels ou de corporations artisanales, où se soit exercé avec autant d\u2019abnégation un ministère éducatif aussi efficace avec si peu.Le serment d'Hippo- crate n'a pas été prêté en vain par les diciples d\u2019Esculape, car ils illustrent son enseignement: « Je jure de considérer à l\u2019égal de mes parents celui qui m\u2019aura enseigné l\u2019art de la médecine, de regarder ses fils comme des frères et s'ils veulent étudier cet art de le leur apprendre.» et Hippocrate ajoute: « sans salaire, ni contrat ».C\u2019est ce qui s'est fait pendant des siècles, mais c\u2019est une politique irréalisable au XX° siècle.Il est invraisemblable que depuis les exigences nouvelles de qualification intense, le professeur de médecine ait pu sans réerimi- nation, sans chercher une attache syndicale, continuer à donner dans des conditions financières minables un enseignement théorique, clinique ou pratique régulier, ponctuel et à point.La discussion sur la question universitaire a eu ce grand avantage d\u2019attirer l\u2019attention sur le méconnu de la médecine, celui qui enseigne, quelque soit la discipline à laquelle 1l est rattaché. 1474 L'Union Méd.Canada BULLETIN Tome 87 \u2014 Déc.1958 Il est urgent que le problème du professeur soit réglé dans le sens d'une reconnaissance pécuniaire qui soit à l\u2019échelle des services rendus et qui puisse en même temps constituer un appât suffisamment aimanté pour attirer dans la carrière pédagogique l\u2019élite des jeunes médecins.L\u2019enthousiasme, le dynanisme, l\u2019amour du métier sont l'apanage de l\u2019esprit satisfait et heureux de son sort.Le redressement de la condition sociale a amené chez l\u2019ouvrier syndiqué un sentiment de sécurité que ne ressent pas l\u2019universitaire.Le rajustement s'impose avec un impératif indubitable chez le professeur de carrière, mais il est non moins essentiel chez celui qui, à temps partiel, consacre à l\u2019Hôpital ou à l\u2019Université les meilleures heures de sa journée pour assurer la formation des praticiens et des enseigneurs de demain.À l\u2019enseignement scolaire ne se borne pas toujours la seule contribution du professeur de médecine, car il participe largement à l\u2019enseignement post-scolaire; donc surcroît de travail.L'enseignement, à base de dévouement et de sacrifices, est un sacerdoce qui trouve de moins en moins de ministres.Il ne faut pas que tarisse le recrutement local des professeurs; il importe que l\u2019attirance universitaire soit aussi puissante que l\u2019appel de la clientèle.La promesse d\u2019un titre seul n\u2019est plus suffisante; il faut qu\u2019à la fonction soit attachée une compensation légitime adéquate.Puisse prochainement apparaître une solution qui ne lèse ni Droit constitutionnel, ni privilège familial, qui apporte à l\u2019étudiant méritant l\u2019aide nécessaire, qui donne au professeur une autre raison de penser qu\u2019il a choisi la bonne voie, qui fournisse à l\u2019Université l'appui financier et moral dont elle a besoin pour accomplir à la perfection son rôle primordial qui est de donner au pays des hommes qui lui feront honneur! Edouard DESJARDINS. VIE DE L\u2019ASSOCIATION DES MÉDECINS DE LANGUE FRANÇAISE DU CANADA SÉANCES DU CONSEIL AU XXVIIIL CONGRÈS, À SAINT-ANDRÉ-SUR-MER, TENUES LES JEUDI, 11 SEPTEMBRE, ET SAMEDI, 13 SEPTEMBRE 1958.En l\u2019absence du docteur Emile Blain, Directeur général de l\u2019Association, le docteur Donatien Marion, Directeur général honoraire, a bien voulu assumer la présidence des deux séances du Conseil.Après les regrets exprimés à l\u2019assemblée par le président, pour l\u2019absence du directeur général, et les souhaits de bienvenue à l\u2019adresse des nouveaux conseillers présents, le procès-verbal des assemblées du conseil de septembre 1957, tenues lors du congrès de Québec, et le rapport financier pour l\u2019exercice 1957, tels que présentés par le docteur Hermile Trudel, secrétaire-trésorier général, sont unanimement adoptés.La correspondance est portée à la connaissance de l\u2019assemblée, de même que le procès-verbal de la réunion de l\u2019Exécutif tenue le 8 mars 1958, et dont les questions essentielles ont déjà fait l\u2019objet d\u2019un communiqué par le secrétaire général, dans L\u2019Union Médicale du Canada du mois d\u2019avril 1958 (pages 392 et 393).L'Exécutif a fait parvenir, au préalable, les rapports annuels des différents comités à tous les membres du Conseil qui ont donc pu à loisir en étudier la teneur.Ces rapports sont ceux du Comité d\u2019économie médicale, du Comité conjoint des relations médicales France-Canada, du Comité d\u2019assurance-santé, de la Commission d\u2019accréditation des hôpitaux, du Directeur des relations extérieures, du Comité spécial des lettres patentes de l\u2019Association.Chacun de ces rapports circonstanciés, et signés par le président de chaque comité, commente le travail effectué au cours de l\u2019exercice écoulé, les sujets étudiés et les réalisations envisagées pour un avenir prochain.Signalons davantage une longue étude du rapport du Comité spécial des lettres patentes de l\u2019Association.Les derniers amendements à la charte de l\u2019Association qui remontent à 1947 ne répondent plus entièrement aux exigences actuelles et aux possibilités de développement de l\u2019Association.Revisés et modifiés par ledit comité des lettres patentes, désigné à cet effet, ils furent soucis au Conseil pour étude complémentaire et additions possibles.Ces amendements seront ainsi présentés à la prochaine Assemblée Législative de Québec et entreront en vigueur dès leur sanction.Nous venons d\u2019évoquer les exigences actuelles de l\u2019Association et son développement progressif.Ces conditions entraînent aussi la nécessité, depuis longtemps envisagée, d\u2019occuper des locaux plus spacieux et mieux adaptés au travail quotidien de plus en plus chargé et diversifié de l\u2019Association.Cette question est donc revenue à l\u2019ordre du jour et après de multiples échanges de vues, le Conseil a formé, séance tenante, un « Comité des locaux » qui se composera de l\u2019Exécutif et de trois membres du conseil.Ce nouveau comité aura pour fonction d\u2019étudier et de régler cette importante question des locaux qui devront, dans un avenir que l\u2019on espère prochain, abriter les bureaux de l\u2019Association. l\u2019Union Méd.Canada 1476 BULLETIN Tome 87 \u2014 Déc.1958 Suivant la décision du Conseil, le prochain ou XXIXe Congrès de l\u2019Association aura lieu à Montréal, en septembre 1959.La tenue d\u2019un Congrès à Windsor, Ontario, à l\u2019automne de 1960 se concrétise davantage et d\u2019autant mieux que les possibilités matérielles et professionnelles s\u2019annoncent favorables à cet égard.Le Conseil procède ensuite à l\u2019élection des membres des comités divers pour l\u2019exercice qui commence; au nomber des nombreux titulaires maintenus dans leur fonction respective, le docteur Hermile Trudel est réélu à l'unanimité secrétaire-trésorier général de l\u2019Association, tâche qu\u2019il assume depuis 1946, et dont il sait s\u2019acquitter avec le plus entier dévouement.Enfin le Comité des vœux et résolutions dont le travail est intimement lié au Comité d\u2019Economie médicale, soumet au Conseil trois vœux d\u2019intérêt professionnel général dont le premier est en rapport avec l\u2019intégration des médecins de pratique générale dans l\u2019hôpital, le second concernant la nomination du titulaire des ministères de santé au provincial et au fédéral, et le troisième se rapportant à l'impôt sur le revenu que les médecins doivent verser au gouvernement provincial.Le texte intégral de ces vœux vient d\u2019être publié «in extenso» dans « LUnion Médicale du Canada,» numéro d\u2019octobre 1958, page 1124.Le président avant de clore la deuxième assemblée remercie vivement tous ceux qui par leur assiduité aux multiples séances des divers comités et par leur travail constructif ont su contribuer aux réalisations multiples que tous les membres attendent de l\u2019Association.ee + LE XX CONGRÈS DE L'ASSOCIATION MÉDICALE FRANCO-AMÉRICAINE Le XXe Congrès annuel de l\u2019Association dentaire et médicale franco- américaine de la Nouvelle-Angleterre, qui avait lieu à Boston, le 22 octobre dernier, marque une étape importante dans la vie de ce groupement et il convient, je crois, de s\u2019y arrêter un instant.Car ce Congrès apporte la preuve de la vitalité d\u2019une œuvre que l\u2019on pouvait croire dangereusement téméraire, pour des professionnels sollicités aux Etats-Unis même par tant de réunions diverses et d\u2019une haute valeur scientifique.Vingt congrès, c\u2019est un chiffre qui confirme la solidité d\u2019une entreprise et lui confère son prestige.C\u2019est aussi la preuve que les relations constantes qui ont uni cette association dès sa fondation avec « l\u2019Association des Médecins de Langue française du Canada » ont été doublement profitables.N\u2019avons-nous pas vu, par exemple, au congrès de Jasper \u2014 si éloigné soit-il \u2014 une importante délégation médicale franco-américaine se Joindre à nous?Tout comme nous pourrions relever une liste nombreuse de nos confrères du Canada qui se sont rendus avec enthousiasme en Nouvelle-An- gleterre pour y faire des communications à côté de leurs collègues franco- américains.Cette politique d\u2019échanges se révèle, à l\u2019épreuve des années, une politique de prévoyance et de rapprochement.Pour les médecins franco-américaine, elle assied leur association sur des cadres solides qui pourront accueillir la jeune génération et l\u2019inciter à prendre la relève des aînés sans crainte aucune de L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 BULLETIN 1477 compromettre leur citoyenneté et leur statut professionnel.Pour les médecins du Canada, elle les confirme dans leur appartenance au continent nord-américain, tout en soulignant la valeur de leur individualité culturelle.Donc, date importante et congrès fort réussi grâce à l\u2019indiscutable présence du docteur Raymond J.Savignac de Worcester, Mass, président de l\u2019Association médicale et de son dynamique secrétaire le docteur Robert A.Beaudoin, de Monchester, N.H.Une des plus importantes contributions au programme scientifique de la journée fut une communication très vivante du docteur Roland Cartier, du Worcester County Sanatorium, intitulée « Le Sanatorium antituberculeux est-il nécessaire ou désuet?» La question ainsi posée sans fard, le docteur Cartier y répondit avec précision, réalisme et solide documentation statistique, radiologique, et clinique.Et le rapporteur de conclure, à la lumière de son expérience personnelle et des conditions familiales, sociales et économiques actuelles, que les sanatoria antituberculeux, avec leur personnel médical qualifié et les moyens appropriés dont ils disposent généreusement sont encore d\u2019avant-garde dans la prévention, le dépistage et le traitement bien dirigé de cette maladie encore trop persistante qu\u2019est la tuberculose.Une autre communication scientifique fort bien présentée par le docteur Kurt Thoma, et intitulée « Correction chirurgicale des anomalies de développement des mâchoires », a su intéresser à la fois, dentistes médecins et spécialistes de la chirurgie plastique et correctrice.En marge de ces séances scientifiques, à une réunion d\u2019ordre administratif, on étudia longuement la possibilité de tenir ce congrès local au mois d\u2019avril, au lieu d\u2019octobre chargé de réunions médicales de toutes sortes.Puis les membres présents élirent pour le nouvel exercice les officiers dont les noms suivent: président, le docteur C.-Albert Poirier, de Cambridge, Mass.; vice-président, le docteur Donat-P.Cyr, de Boston, Mass.; secrétaire, le docteur Robert-A.Beaudoin, de Manchester, N.-H.; trésorier, le docteur Jérôme-A.L'Heureux, de Meriden, Conn.Pour terminer, plus d\u2019une centaine de convives, réunis à l\u2019hôtel Kenmore, assistèrent au banquet de clôture de cette journée d\u2019étude.L\u2019atmosphère y fut joyeuse, les chants et la musique débordant d\u2019entrain et les discours réduits à d\u2019amicaux messages.Le docteur Pierre Smith, délégué officiel de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada, souligna la constance des rapports scientifiques et des solides liens d\u2019amitiés confraternelles entre l\u2019Association Médicale Fran- co-Américaine et l\u2019A.M.L.F.C.; puis il invita ses collègues franco-américains à venir nombreux au congrès de Montréal en septembre prochain.Esquissant les grandes lignes de son programme scientifique, il leur demanda d\u2019y participer activement en lui fournissant l\u2019apport de leurs communications scientifiques sur l\u2019actualité médicale.Rendez-vous fut donc pris pour 1959, non sans avoir laissé entrevoir qu\u2019avec une association aussi active que l\u2019A.M.L.F.C.les années prochaines pourraient réserver des initiatives et des projets particulièrement attrayants.Pierre SMITH, Directeur des relations extérieures. CLIMATOLOGIE ET CLIMATOPATHOLOGIE URBAINES Charles DEBRAY, Professeur à la Faculté de Médecine de Paris 1 « La civilisation contemporaine est, par excellence, une civilisation urbaine.Partout où elle s'implante, elle porte une atteinte mortelle à la vie rurale ».Ces assertions du grand climatologue Max Sorre sont faciles à illustrer.En Europe, le nombre des villes supérieures à 100.000 habitants a sextuplé en 100 ans; leur population est huit fois plus élevée; plus de 50 millions d'hommes s\u2019entassaient déjà dans les villes avant la dernière guerre.En France, pourtant pays d\u2019agriculture intensive, plus de 50 p.100 de la population est urbaine.En Angleterre, les villes absorbent les huit dixièmes des habitants.Dans le Nouveau Monde, où cependant les grands espaces ne manquent pas, il en est de même.C\u2019est ainsi qu\u2019aux U.S.A., près de la moitié de la population se concentre dans 96 villes de plus de 100,000 habitants.Au Canada, au recensement de 1941, plus de 60 p.100 de la population était agglomérée dans les centres urbains.Dans nombre des républiques latino-américaines, la capitale concentre une partie importante de la population.C\u2019est le cas de la République Argentine (population totale: 16.000.000; Buenos-Aires: 5.000.000 habitants), de l\u2019Uruguay (population totale: 2.400.000 habitants; Montevideo, 900.000 habitants), du Mexique (3.250.000 habitants à Mexico, pour 29.000.000 de population totale), etc.Il n\u2019est pas exagéré de penser que dans le monde plus de 500.000.000 d\u2019individus se pressent dans les villes.Ainsi « de plus en plus \u2014 et sans que l\u2019on puisse dire où cette évolution s\u2019arrêtera \u2014 l\u2019homme devient un animal urbain > (Max Sorre).Ce phénomène particulier à notre époque est lié au développement inouï de l\u2019industrie, 1.Chaire d\u2019Hydrologie et de Climatologie thérapeutique de la Faculté de Médecine de Paris.qui, d\u2019une part, nécessite la concentration dans le même lieu de travail d\u2019un grand nombre d'ouvriers ou d\u2019employés et qui, d\u2019autre part, a mis entre les mains des ruraux les machines qui leur permettent de remplacer les manœu- vres agricoles par des moteurs.Ce transfert urbain de la population a des incidences considérables sur l\u2019individu ainsi transplanté.Pour lui, tout est brusquement changé: ses occupations, son rythme de vie, son almentation et jusqu\u2019à l\u2019air qu\u2019il respire, « jusqu\u2019au climat où il vit » (Max Sorre).N\u2019oublions pas que, de tous les aliments utilisés par l\u2019homme, l\u2019air ambiant représente l'aliment de beaucoup le plus important en poids.En effet, alors que les solides et les liquides ingérés par jour ne représentent guère que 2 à 3 kg, l\u2019homme inhale en moyenne 12 m3 d\u2019air, soit 16 kg par 24 heures.D\u2019autre part, il faut souligner que, s\u2019il peut sélectionner ses aliments, il ne peut choisir l\u2019air qu\u2019il respire.Ce climat de la ville a un immense intérêt pour le médecin.C\u2019est un sujet qui est véritablement aux confins de la climatologie et de l'hygiène, de la médecine et de la sociologie; c\u2019est un de ceux qui justifient l\u2019intervention du médecin sociologue et climatologue dans les grands problèmes de l\u2019urbanisme moderne.! HISTORIQUE De tous temps l\u2019air des villes a été considéré comme souillé et à toutes époques les écrivains, les poètes et les médecins se sont élevés contre les incommodités de la grande ville.1.Citons parmi les travaux les plus importants ceux de Max Sorre, de G.Mouriquand, de G.Giraud, de M.Villaret et L.Justin-Besançon (tous travaux parus dans le grand traité de Climatologie Biologique et Médicale du Professeur Piery, 1934), de Bernard Villaret (Thèse, Paris 1930), de M.Piery (Climat de Lyon et de la région lyonnaise, 1946), de L.Justin- Besançon et Ch.Debray, (1950), de Ch.Maurin.Signalons aussi un numéro spécial de la Revue de Pathologie Générale et Comparée, 1956, etc. L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 DEBRAY : Dans la cité antique, c\u2019étaient les odeurs, les « miasmes » dont se plaignaient les citadins.C\u2019est ainsi que notre confrère Galien souligne déjà comme mauvais « l\u2019air troublé par l\u2019existence de quelque canal, de ceux par exemple qui servent à recevoir les immondices d\u2019une grande ville ».C\u2019étaient ces mauvaises odeurs qui, croyait-on, étaient le véhicule du « génie épidémique ».Aussi était-il logique de combattre les miasmes par des parfums ou, plus prosaïquement, par des fumées; c\u2019est ainsi qu\u2019à Londres, au Moyen-Age, on combattit les épidémies de peste par des fumées de charbon.Au Moyen-Age, les cités, gênées dans leur expansion par leurs remparts ou enserrées par les cours d\u2019eau qui leur servaient de défense, étaient de plus formées de ruelles étroites dont le caniveau central servait d\u2019égout.On comprend que, dans ces conditions, l\u2019air devait être chargé d\u2019émanations pénibles, à tel point qu\u2019Ambroise Paré qui, en tant que chirurgien avait horreur des demi-mesures, conseillait sans rire d\u2019avoir un bouc à demeure dans la maison « pour que, disait-il, une mauvaise odeur chassat l\u2019autre ».De même les papes d\u2019Avignon disaient de leur bonne ville, où souffle souvent un violent mistral: « cum vento fastidiosa, sine vento venenosa ».Au Grand Siècle, c\u2019est le bruit qui fait l\u2019objet des protestations.Qui ne se rappelle Boi- leau qui, dans sa sixième satire, s\u2019élève contre les incommodités de la capitale: « Les chats, les coqs, les artisans.se mêlant au bruit de la grêle et des vents.tout conspire & troubler mon repos ».Déjà, les embarras de Paris sont cause d\u2019un tel tintamarre que « Dieu pour s\u2019y faire ouir tonnerait vainement ».Et pourtant, à cette heureuse époque, Paris est loin d\u2019être une grande cité, puisque Boileau, plus juste cette fois, écrit: «Paris est pour le riche un pays de Cocagne ; « Sans sortir de la ville, il trouve la campagne; «Jl peut, dans son jardin, tout peuplé d\u2019arbres verts, « Receler le printemps au milieu des hivers».Plus près de nous, les industries se développent; les villes s'étendent ; les fumées font leur CLIMATOLOGIE 1479 apparition.On se rappelle Victor Hugo qui, décrivant Paris, vu du haut des tours de Notre-Dame, insiste sur le voile grisâtre, fait de brouillard et de fumée, qui recouvre la ville.De nos jours, Verhaeren, chantre de la ville et du travail industriel, évoque, dans « Les villes tentaculaires », l\u2019atmosphère si spéciale de la cité industrielle.« Oh! ces pierres par l\u2019or putride envenimées, « Clameurs de pierre, et vols, et gestes de fumée, « Dômes et tours d\u2019orgueil et colonnes debout « Dans l\u2019espace qui vibre et le travail qui bout».Bien d\u2019autres exemples pourraient être cités, qui stigmatisent les inconvénients et les tares des grandes villes.À la vérité, on pourrait relever beaucoup d\u2019autres exemples, qui, inversement, célèbrent la douceur de la vie des villes, son atmosphère intellectuelle d\u2019enthousiasme, de sensibilité et d\u2019art.Mais la médecine doit s\u2019en tenir, nouvelle Cassandre, au mauvais côté des choses.* * * L\u2019étude du climat des villes comporte trois chapitres.L\u2019un, qui analyse les agents climatiques nocifs des villes, les tares climatiques: c\u2019est la climatologie urbaine.Le deuxième, qui met en lumière leurs effets néfastes sur l\u2019homme: c\u2019est la climato-patho- logie urbaine.Le dernier, qui étudie les moyens de combattre ces effets: c\u2019est la prévention de la clhimato-pathologie urbaine.* x # I.\u2014 CLIMATOLOGIE URBAINE Les grandes villes ont des caractéres climatiques généraux qui expliquent leurs tares climatiques.A \u2014 CARACTÈRES GÉNÉRAUX DU CLIMAT URBAIN De toute évidence, la climatologie générale des villes est d\u2019abord celle de la région où est bâtie la cité.Paris est avant tout soumis à l\u2019influence océanique; Moscou a un climat 1480 continental; Calcutta et Bombay vivent sous le régime des moussons.Mars, les villes ont, toutes, un certain nombre de caractéristiques climatiques communes qui individualisent nettement le climat urbain.Ces caractéristiques sont les suivantes: a) L\u2019accumulation urbaine sur un espace restreint est toujours considérable.Alors que à la campagne, la densité la plus forte que l\u2019on connaisse n\u2019est guère que de 1.500 habitants au km2, les densités urbaines sont toujours supérieures à 100 à l\u2019hectare; elles atteignent dans certains quartiers de Paris le chiffre inquiétant de 1.000 individus à l\u2019hectare.Encore ce chiffre est-il largement dépassé à New York, par exemple, où les immenses buildings de l\u2019Empire State abritent 12.000 personnes.b) la deuxième caractéristique est l\u2019importance des déchets flottant dans l\u2019air.Nous en verrons tout l'intérêt pathologique un peu plus loin.c) le développement en hauteur des blocs urbains est un des traits essentiels de la vie contemporaine.Même à Paris, où les règlements sont très stricts, les immeubles neufs sont presque tous plus élevés que ceux que l\u2019on construisait naguère.Dans nombre de villes du nouveau monde (New York, Chicago, Sao Paulo, Mexico, etc.), les gratte-ciels se multiplient d\u2019année en année.Dans les rues ainsi bordées de façades très hautes, se créent des courants d\u2019air, des tourbillons, qui modifient les couches inférieures de l\u2019atmosphère, dépla- cant les aérosols en suspension dans l\u2019air.Il n\u2019est que de voir voler en tous sens les papiers de Wall Street à New York pour s\u2019en rendre compte.d) La plupart des grandes villes sont construites dans des vallées, des dépressions ou des zones littorales qui doivent être assez larges pour que l'extension de la cité soit possible.Cette situation géographique favorise, nous le verrons, la production des brouillards.e) Il est toute une série d\u2019autres caractères climatiques sur lesquels nous n\u2019insisterons pas et qui ont pourtant un grand intérêt pour le DEBRAY: CLIMATOLOGIE L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 climatologue.Tel est le fait bien connu de tous que la température de la grande ville est plus élevée que celle de la campagne avoisinante.Nous savons tous qu\u2019en hiver il fait moins froid en ville qu\u2019en banlieue et qu\u2019inversement l'été y est plus pénible.En ce qui concerne Paris, les études approfondies faites par le grand météorologiste Louis Besson ont bien montré que la température moyenne de la ville est supérieure de un degré à celle de la campagne voisine.Les constructions agissent en effet comme un régulateur de température: la chaleur emmagasinée le jour par les maisons est restituée pendant la nuit.Ces faibles différences thermiques entre la ville et la campagne ont néanmoins un grand intérêt quand la température est voisine de 0°: un certain nombre de phénomènes météorologiques peuvent ainsi ne pas se produire en ville et exister en banlieue; à Paris, le verglas, la neige, les effets produits par le froid sur les végétaux sont moins importants qu\u2019aux alentours.Le vent se réchauffe un peu au passage dans la ville; à son tour il va réchauffer très légèrement la banlieue qui est sous le vent.f) Tous les météorologues insistent sur l\u2019importance des micro-climats, c\u2019est-à-dire de zones limitées où des conditions climatiques locales particulières peuvent régner.Le climat urbain n\u2019échappe pas à cette règle.Les différences climatiques entre des zones proches peuvent être grandes.C\u2019est ainsi qu\u2019à Paris le micro-climat des Buttes-Chaumont ou de Montmartre n\u2019est pas celui des bords de la Seine; les écarts des températures moyennes, maxima et minima, dans l\u2019année sont à Mont- martre, lieu exposé et élevé, le double de ceux du Pont-Neuf, les minima moyens de température sont de 1° au réservoir de Montmar- tre (un peu plus de 100 mètres d\u2019altitude) et de +2° au Square St-Jacques près la Seine (30 metres d\u2019altitude).Selon l\u2019orientation de la rue, au Nord, au Sud, à l\u2019Est ou à l\u2019Ouest, selon sa largeur, l\u2019appartement où nous vivons sera chaud ou froid, battu par les vents et les pluies ou abrité, ensoleillé ou à l\u2019ombre.Le type de la construction, le « domisme » a également une L\u2019Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 grande importance: de grandes baies laissent entrer le soleil, la lumière et le froid.Par contre, des murs épais, des fenêtres étroites, ont, sous les cieux brûlants des tropiques, l\u2019avantage de garder une fraîcheur plus grande.Les buildings en ciment armé sont souvent mal insonorisés; ils représentent par ailleurs, comme le soulignait déjà d\u2019Arsonval, de véritables cages de Faraday 2.Il est inutile, pensons-nous, d\u2019insister sur ces notions qui décident de notre choix de tel ou tel quartier, de tel ou tel étage, de tel ou tel appartement.B \u2014 TARES CLIMATIQUES DES VILLES Les tares climatiques des villes sont celles qui vont retentir de matière néfaste sur l\u2019homme.Multiples, elles comprennent: I) les modifications des gaz de l\u2019air; II) les poussières et les fumées; III) les microbes; IV) le bruit.Enfin un chapitre nouveau mérite d\u2019être envisagé: celui de la contamination des villes par les produits radio-actifs.I \u2014 Modification des gaz de l\u2019air Les gaz de l\u2019air sont peu modifiés dans les villes.Oxygène et azote sont en quantité et proportions normales.Le gaz carbonique s\u2019élève légèrement; il peut atteindre jusqu\u2019à 1 p.1000 dans le métropolitain, taux qui est très loin d\u2019ailleurs du seuil toxique 3.On a signalé aussi dans les villes une certaine élévation de l\u2019azote ammomacal et organique, de l\u2019aldéhyde formique, des carbures d\u2019hydrogène, et par contre, une diminution de l\u2019ozone dont on connaît le puissant pouvoir anti-bac- 2.Nous n\u2019envisagerons pas ici le micro-climat artificiel que constituent les locaux climatisés; nous en dirons quelques mots plus loin.3.Sur les dangers du gaz carbonique Popinion n\u2019a pas toujours été unanime.Nous n\u2019en voulons pour preuve que ces quelques lignes parues en décembre 1896 dans « l\u2019Echo des Praticiens» à l\u2019occasion des premiers salons de l\u2019Auto.« D\u2019après la loi de Darwin sur l'influence du milieu, les Parisiens se sont habitués à la poussière du crottin.Elle ne les empoisonne plus, mais à l\u2019acide carbonique que donnent a profusion les moteurs, on ne s\u2019habitue pas parce que l\u2019on en meurt tout de suite.» DEBRAY: CLIMATOLOGIE 1481 térien.Toutes ces modifications, discrètes d'ailleurs, ne semblent pas avoir d\u2019incidences pathologiques.Le problème de l\u2019oxyde de carbone des villes a donné lieu à nombre de travaux: on sait en effet qu\u2019il y a dans les gaz d\u2019échappement des automobiles une quantité très importante de ce gaz (6 à 8 p.100 et même 12 à 18 p.100 \u2018 pour certains régimes du moteur: accélération, descente ou montée forte ou surtout ralenti).La circulation automobile ayant considérablement augmenté dans ces derniéres années, on pouvait craindre que le seuil toxique, seuil qui on le sait est très bas (0,2 p.100) soit atteint.Il n\u2019en est heureusement rien.Le maximum de concentration se trouve à 60 em du sol, à la hauteur des tuyaux d\u2019échappement des automobiles; mais ce corps plus léger que l'air se dissipe rapidement dans l\u2019atmosphère; il diminue très vite à mesure que l\u2019on s\u2019élève; au 3ème étage il a totalement disparu.Ainsi done, dans les conditions actuelles, l\u2019oxycar- bonisme n\u2019est pas à craindre dans les villes.Il n\u2019en sera peut-être pas de même dans quelques années si la circulation automobile continue de s\u2019accroître aussi rapidement.Signalons que le plomb tétra-éthyle, substance mélangée à l\u2019essence anti-détonant et gaz très toxique, est expulsé aussi avec les gaz de combustion; sa quantité est trop faible pour être dangereuse pour l\u2019homme.IT \u2014 Poussières et fumées * Les poussières et les fumées constituent la tare essentielle des grandes villes.Elles sont d\u2019autant plus importantes que les villes sont bâties habituellement dans des régions basses, abritées, protégées des vents, sans grand courant d\u2019air capable de chasser l\u2019air ainsi pollué.Les habitants de toutes les grandes villes du monde sont ainsi habitués à vivre dans cette « boue atmosphérique » et ne s\u2019aperçoivent plus des impuretés de l\u2019air.C\u2019est seulement quand il quitte sa ville que le 4.La pollution de l\u2019atmosphère a fait l\u2019objet d\u2019une conférence internationale à Milan du 6 au 14 octo- pre, 1957 sous l\u2019égide de l\u2019Organisation Mondiale de a Santé. 1482 citadin a l\u2019impression de respirer un air plus pur; inversement quand il y revient, il s\u2019aperçoit qu'il pénètre dans une atmosphère grise et compacte.Des hauteurs de la banlieue on voit très bien cette calotte de fumée qui recouvre Paris et en estompe les détails; grise le jour, elle forme à la tombée de la nuit un curieux halo rougeâtre.De même quand on survole une grande ville, on voit nettement cette brume légère, laiteuse ou grise, mieux visible au soleil couchant et recouvrant la ville.Ces poussières et ces fumées proviennent surtout des foyers domestiques ou industriels, et des moteurs à mazout ou à essence; les fumées des locomotives, les poussières dues à l'érosion des bâtisses et des routes jouent un rôle beaucoup moins important.Il a été précisé au Congrès de Milan que, à Paris, la circulation automobile est responsable de 30 à 40 p.100 de la pollution totale et les foyers domestiques d\u2019environ 50 p.100.En été, 70 p.100 des substances polluantes proviennent des voitures automobiles.La composition des poussières est complexe.Elles sont surtout constituées par des particules de charbon.Les charbons qui en sont surtout responsables sont les charbons gras, charbons dont Paris consommait avant la dernière guerre 8.000.000 de tonnes par an, et les charbons chargés de pyrite, lesquels sont en partie responsables du fameux brouillard « purée de pois» de Londres.On a calculé que certaines usines parisiennes qui fonctionnaient au charbon pulvérisé projetaient dans l\u2019atmosphère jusqu\u2019à 1.500 kg par heure de poussières.Après le charbon vient le goudron; mélangé au charbon il forme la suie qui encrasse les façades des immeubles urbains.Les hydro-carbures, la silice aux cristaux acérés ne sont qu\u2019en petite quantité.L\u2019acide sulfurique et les gaz sulfureux peuvent, nous le verrons, être dans certaines circonstances, la cause de graves accidents.Ces poussières se trouvent dans l\u2019atmosphère sous des formes diverses: les unes sont assez volumineuses, atteignant un millimètre de diamètre et davantage: ce sont les escarbilles; DEBRAY: CLIMATOLOGIE L\u2019Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 d\u2019autres plus fines tombent lentement sur le sol; les plus intéressantes enfin sont celles, qui, minuscules et légères (de l\u2019ordre du milli micron) flottent dans l\u2019air sans tomber, constituant de véritables aérosols.La quantité de poussières en Suspension dans l\u2019atmosphère urbaine est variable selon les conditions climatiques locales (présence ou absence de vent; situation de la ville dans une dépression, sur un plateau, à flanc de coteau), selon la puissance industrielle de la cité et selon le type de charbon utilisé.C\u2019est ainsi que le poids des poussières en suspension dans l\u2019atmosphère de Paris est de 0,7 à 3 milligrammes au m3, que le poids des poussières déposées par mètre carré et par an à Paris en 1948 a été de 148,6 g.Il y a des variations importantes selon les mois.Le minimum est en avril (7,04 g) et le maximum en décembre (21,6 g).Selon les quartiers la quantité de poussière varie également beaucoup.Par rapport au Jardin du Luxembourg, elle est presque double place du Chatelet, quadruple rue Montmartre, quintuple rue Mogador.A Londres, le dépôt annuel de poussières par m2 est de 118 g (moyenne de 1921 à 1931).La ville la plus enfumée du globe a été pendant longtemps Pittsburg, aux U.S.A.; il y tombait par an et par m2, 404 g de poussières, presque trois fois plus qu\u2019à Paris; et dans cette ville de 700.000 habitants, capitale de l\u2019acier, la fumée épaisse mêlée au brouillard obligeait parfois à allumer les reverbères en plein jour; dans ces dernières années des efforts importants ont été faits pour assainir l\u2019air de cette cité.Les conséquences climatiques de cette boue atmosphérique sont importantes.1°) La transparence de l\u2019air qui est un facteur important de l\u2019agrément d\u2019une grande ville n\u2019a cessé de diminuer depuis le début de l\u2019ère industrielle.Pour Paris, elle a baissé de moitié, passant de 75 à 50 p.100.Il en est de même à Lyon et dans toutes les autres villes où des mesures précises ont pu être faites.Il y a des variations journalières et saisonnières de cette transparence de l\u2019air urbain par rapport à celui de la campagne environnante. L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 Elle est meilleure au printemps; au cours de la semaine, elle est à son maximum le dimanche, jour de fermeture des usines et elle diminue progressivement du lundi au samedi matin.Naturellement le vent modifie la transparence de l\u2019air.Mais l\u2019influence du vent est moins importante que celles des fumées qui rendent l\u2019air du secteur industriel de Paris (Nord-Est de Paris et de sa banlieue) moins transparent que les autres quartiers quelle que soit la direction du vent.On a calculé de manière très précise les effets des poussières sur la transparence de l\u2019air: avec 1.000 particules par m8 d\u2019air, la visibilité atteint 150 km; avec 100.000 particules, elle n\u2019est plus que de 1.500 m; enfin avec 1.000.000 elle atteint péniblement 150 m.2°) Les brouillards sont plus fréquents en ville qu\u2019à la campagne parce que les aérosols de poussières servent de noyaux de condensation à l\u2019humidité.Le climat citadin est donc plus humide.A Paris, il y a en moyenne 85 Jours de brouillard par an; de 1935 à 1939, le chiffre atteignit même 120 jours.Songeons avec regret à cette époque de 1900 où il n\u2019y avait à Paris que 50 jours de brouillard par an.3°) Soit directement, soit indirectement (par l'intermédiaire des brouillards qu\u2019elles favorisent) les poussières et les fumées diminuent l\u2019insolation urbaine: depuis l\u2019ère industrielle, celle-ci a été réduite de plus de 100 heures par an.Cette diminution porte surtout sur les rayons les moins pénétrants, rayons bleus, violets et ultra-violets du spectre.C\u2019est ainsi que l\u2019absorption des rayons ultra-violets par l\u2019atmosphère est trois fois plus grande à Lyon que dans la campagne environnante (Bordies).Or, on le sait, ces rayons courts ont une puissante action destructive sur les microbes sans compter l\u2019action anti-rachitique sur laquelle nous reviendrons.4°) Il est probable que les aérosols de poussières sont responsables de la modification de l\u2019ronisation de l\u2019atmosphère urbaine.Les petits ions de l\u2019air des villes ont beaucoup diminué.alors qu\u2019au contraire les gros ions ont DEBRAY: CLIMATOLOGIE 1483 doublé depuis les premières mesures de Lan- gevin au début du siècle.Or, ces gros ions ont au moins un inconvénient: celui de servir de noyaux de condensation à l\u2019humidité de l\u2019air; ils jouent donc un rôle important dans la formation des brouillards.Par contre, l\u2019action sur l\u2019organisme de ces ions, gros ou petits, est encore très mal connue.Ajoutons que dans les villes, il existe une autre modification d\u2019ordre électrique celle-là: le champ électrique est quasi annulé, mais là encore nous ne connaissons guère les effets sur l\u2019organisme de ce champ.III \u2014 Microbes et levures Les microbes et les levures sont trés abondants dans l\u2019air des villes.Heureusement tous ne sont pas vivants et tous ceux qui sont vivants ne sont pas pathogènes.Leur quantité est variable selon le lieu, l\u2019heure, l\u2019affluence.C\u2019est ainsi par exemple qu\u2019alors qu\u2019à la campagne le nombre des germes est inférieur à 100 par m3, on en trouve une centaine près du Panthéon à Paris; il y en a 3.400 rue de Rivoli et 36.000 dans les vieilles maisons de la capitale.Selon des recherches déjà anciennes (1912) de Sartory et Langlois, on trouve Place de la Concorde à Paris, 640 microbes au m3 à 7 heures du matin; à 7 heures du soir, en fin de Journée, le chiffre a plus que centuplé; il atteint 88.000.Les mêmes considérables variations se retrouvent selon le jour de la semaine.A Paris encore, rue du Sentier, on trouve en semaine, 63.000 germes au m3; le dimanche, jour de repos et de fermeture des magasins, des boutiques et des bureaux, on ne compte, à la même heure, que 5.400 germes.Dans l\u2019air confiné, le nombre des microbes est naturellement beaucoup plus élevé mais très variable selon l\u2019affluence.C\u2019est ainsi que dans un salon de peinture, le vendredi, jour élégant et cher, on trouve à midi, 1.700 germes au mè et, à 17 heures, 90.000.Au contraire, le dimanche, jour de l\u2019affluence maximum, il y a, 1484 à midi, 1.000.000 de germes, et, à 17 heures, le chiffre record et inquiétant de 14.000.000 est atteint.Dans le métropolitain, des dénombrements assez anciens ont montré que, à la même heure, on trouvait 20.000 germes seulement dans certaines stations, dans d\u2019autres 3 ou 4 fois plus; la station la plus riche en germes serait celle de la Place d\u2019Italie (400.000).Des recherches fort intéressantes ont été faites dans ces dernières années sur les levures (Pasteur-Vallery-Radot, Blamoutier et leurs élèves, Centre de Climatologie de Pau).La présence de ces levures dans l\u2019atmosphère explique la sensibilitation de certains sujets et le déclenchement de certains accidents allergiques.La mature des microbes est très variable selon les lieux et les saisons: pneumocoque, streptocoque, protéus, ete.Le bacille de Koch n\u2019y est habituellement pas rencontré.À notre connaissance, il n\u2019y a pas eu de recherches systématiques et comparatives sur l\u2019existence de virus dans l\u2019air urbain et rural.L'importance de ces tares climatiques se marque par les quelques chiffres suivants: on a calculé que chaque Parisien absorbe par jour 10 litres de gaz carbonique, 100 mg de poussières et 5.000.000 de microbes.Il est vrai que les chiffres ci-dessus tombent de 96 p.100 après une bonne averse.IV \u2014 Le bruit Le climatologue pur n\u2019étudie pas le bruit.Par contre, le climatologue médecin doit s\u2019en préoccuper au plus haut point.Le bruit est une des tares essentielles du climat des villes.Quand il est permanent et intense, comme dans certains carrefours, il agit d\u2019une manière très défavorable sur les névropathes, sur les insomniques et même les sujets normaux.Une des sensations les plus reposantes qui frappe le citadin à l\u2019arrivée à la campagne est le silence de la nuit.La cause du bruit ou plutôt des bruits de la ville est multiple.Les avertisseurs des véhicules à moteur et les hauts parleurs mis gé- DEBRAY: CLIMATOLOGIE L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 néreusement au maximum de leur puissance sont les plus pénibles.Dans certains quartiers les usines sont responsables d\u2019un vacarme permanent très désagréable dû aux moteurs, aux engrenages, aux poulies, aux emboutisseuses, aux marteaux, etc.Dans certaines zones le bruit provient pour une forte part du passage des véhicules (trains, métropolitain, camions, automobiles, voitures à traction animale, etc.) Près des terrains d\u2019aviation, surtout quand ils sont au centre de la cité, comme à Rio de Janeiro, le bruit dû aux avions peut être très génant; rappelons que les avions à réaction font un vacarme si assourdissant que l\u2019on a interdit à la plupart d\u2019entre eux (sauf à la « Caravelle ») d\u2019atterrir dans l\u2019aérodrome principal de New York, celui d\u2019'Ildewild.En ville, il y a enfin, une sorte de bruit de fond qui provient de la foule quand elle est réunie en masse compacte.L\u2019intensité des bruits de la rue est très va- mable.Dans une rue tranquille elle n\u2019est que de 50 décibels, ce qui est celle d\u2019une conversation, mais dans une rue bruyante elle peut atteindre 70 à 80 décibels.Or, les sons traumatisants, capables, s\u2019ils sont chroniques, de déterminer des lésions auditives ou des troubles psychosensoriels sont ceux qui dépassent 90 décibels (niveau critique de Hood) (Mon- tandon de Genève).Heureusement dans la plupart des grandes villes du monde, et à Paris en particulier, sous l\u2019influence du Docteur Bernard Lafay, l\u2019usage des avertisseurs est désormais interdit; il est certain que cette mesure a notablement amélioré le confort auditif du citadin.Mais il est évident qu\u2019on ne doit pas s\u2019en tenir là et que la « croisière contre le bruit » doit être poursuivie sans défaillance.\u201cLes pouvoirs publics ont bien compris l\u2019importance de ce problème puisqu\u2019ils ont créé le 5 janvier 1957 une Commission de Travail chargée d\u2019étudier les méfaits du bruit et de déterminer les mesures de prophylaxie appropriée.La commission avait été placée sous la présidence du docteur Trémolières, membre de l\u2019Académie de Médecine. L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 V \u2014 Produits radio-actifs Les explosions des diverses bombes atom- ques ont déjà contaminé l\u2019atmosphère par des produits radio-actifs.Cette contamination est mesurable.Des études faites en pleine campagne, dans les montagnes (par exemple au sommet du Puy-de-Dôme) ou même en avion, ont montré que non seulement après chaque explosion atomique il y avait une nette augmentation de la radio-activité, mais en outre on a décrit une permanence des effets entre chaque explosion: présence dans l\u2019atmosphère de fer radio-actif et d\u2019autres substances; modification du pH et des pluies, augmentation du carbone 14.Selon Rafter et Fergusson celui-ci, depuis les explosions atomiques océaniques, a augmenté de 7,83 p.100 en Nouvelle- Zélande dans les trois premiers mois de 1957.Jusqu\u2019à présent la quantité de radiations reçues par l\u2019homme du fait des explosions atomiques, a été relativement faible.Aux U.S.A., on a calculé qu\u2019elle équivalait à celle que donne un seul examen radiologique.Mais il faut tenir compte d\u2019un autre danger: le danger génétique.Les corps radio-actifs déterminent en effet, au delà d\u2019une certaine dose, des mutations dans la descendance, mutations qui sont presque toujours défavorables pour la race.L\u2019action des radiations sur les gênes est d\u2019autre part strictement cumulative: 20 r administrés en une seule séance ou en 20 ans présentent le méme danger génétique.Toute augmentation des radiations, si minine soit-elle, est donc néfaste.Selon le \u201cCommit tee on Genetic Effects of Atomic Radiation\u201d, le total des radiations de toutes origines affectant l\u2019humanité ne devrait pas dépasser 10 r jusqu\u2019à 30 ans et aucun sujet en particulier ne devrait recevoir plus de 50 r jusqu\u2019à 30 ans (à cet âge plus de la moitié des enfants sont déjà nés) et pas plus de 50 r supplémentaires jusqu\u2019à l\u2019âge de 40 ans (à cet Age les 9/10 des enfants à naître sont nés).En cas de guerre, il est certain que ce sont les centres urbains, cœur et cerveau du pays, qui seraient d\u2019abord visés par les bombes thermo-nucléaires.Il est inutile de rappeler ici DEBRAY: CLIMATOLOGIE 1485 l\u2019effroyable tuerie de Hiroshima et Nagasaki, et les bombes actuelles ont une puissance qui est de 1.000 à 2.500 fois celle d\u2019Hiroshima.Les dégâts produits par le souffle, la chaleur et la radio-activité seraient incommensurables.En s\u2019en tenant seulement à la radioactivité, l\u2019étendue de l\u2019atmosphère toxique après l\u2019explosion d\u2019une bombe atomique a de quoi faire frémir.La bombe thermo-nucléaire qui explosa à Bikini le 5 mars 1954 projeta dans l\u2019atmosphère de la chaux provenant du carbonate de calcium de l\u2019atoll.Ce nuage ra- dio-actif s\u2019étendit sur 64 km en largeur et 280 km en longueur, dont 250 sous le vent.Jusqu\u2019à 200 km sous le vent, le nuage aurait été mortel pour 50 p.100 des humains n\u2019ayant pas pris de précautions spéciales.Un autre exemple dramatique est l\u2019accident qui survint au petit thonier japonais, le Fu- kurgu Maru.Celui-ci pêchait en 1954 à 145 km de l\u2019atoll de Bikini au moment de l\u2019explosion d\u2019une bombe H.Bientôt un nuage apparut puis des cendres blanches radio-acti- ves tombèrent sur le bateau et le contaminèrent.Trois jours après, les parties découvertes du corps des 23 membres de l\u2019équipage devinrent rouges, tuméfiées, puis apparurent des vésicules prurigineuses.Quinze jours après, le tableau était dramatique: visage et cou rouge- sombres, couverts d\u2019ulcérations, oreilles tuméfiées, rhinite, nausées, enfin et surtout atteinte du sang avec leucopénie et anémie.La radio-activité du bateau, des malades, de leurs excrétats était considérable.Les su- Jets restèrent longtemps malades.L\u2019un d\u2019eux mourut 207 jours après l\u2019irradiation.Les autres guérirent, mais sous réserve d\u2019une leucémie ou d\u2019une sarcome à longue échéance.Quand l\u2019explosion se produit en altitude, le danger de retombée de produits radio-actifs est beaucoup moins grand, mais la chaleur dégagée par l\u2019explosion est considérable et la zone de mort instantanée par brûlures très étendue.C\u2019est ainsi que selon Camille Rou- geron (Science et Vie, novembre 1957), une bombe thermo-nucléaire ordinaire de 20 mé- 1486 gatonnes (équivalent de 20 millions de tonnes de tolite, mille fois la puissance de la bombe d\u2019Hiroshima) détruirait tout par un effet de chaleur sur un diamètre de plus de 200 kilomètres (d\u2019Orléans à Lille): en altitude, en effet, toute l\u2019énergie libérée se retrouve sous forme de chaleur, alors que lorsque l\u2019explosion a lieu au voisinage du sol, un tiers seulement est transformé en énergie thermique.Nous avons voulu donner ces exemples pour montrer combien les villes, objectif de choix d\u2019une guerre totale, seraient menacées et risqueraient, avec la puissance et la nocivité des bombes atomiques actuelles, d\u2019être littéralement rayées de la carte du monde.Il ne s\u2019agit pas, hélas! d\u2019un roman d\u2019anticipation.VI\u2014 Le climat urbain pendant la guerre 1989-1945 Les caractéristiques précédentes du climat urbain, en particulier celles concernant les fumées, ont cessé d\u2019être vraies pendant la dernière guerre, tout au moins dans les régions occupées.Dans beaucoup des villes de ces régions, et à Paris en particulier, tout s\u2019est passé comme dans une gigantesque expérience.On a assisté à la disparition quasi totale de la circulation, à la suppression presque complète des fumées industrielles, à l\u2019extinction de la plupart des foyers de chauffage domestique.L\u2019effet sur le climat de ces perturbations avait frappé les citadins.Le bruit avait presque disparu; les marronniers des Champs-Elysées, autrefois grillés dès juillet, gardaient leurs feuilles vertes fort avant dans l\u2019été, et le tronc des platanes, jadis vite noirci, restait blanc après la chute des écorces.Une étude plus précise de L.Justin-Besan- çon et J.Cl.Dubois a révélé que le nombre des jours de brouillard avait notablement diminué (20 jours de moins par an), que les heures d\u2019insolation avaient augmenté (50 heures de plus par an).De même, on put noter une diminution de plus de moitié des gros ions, une disparition à peu près totale de l\u2019oxyde de carbone, une chute considérable du nombre des moisissures et des bactéries.DEBRAY: CLIMATOLOGIE l\u2019Union Med.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 Cette expérience involontaire nous montre que, par un urbanisme bien compris, nous pourrions améliorer considérablement le climat des grandes villes en luttant contre les fumées.Ceci est parfaitement réalisable, car les fumées résultent pour une grande part.d\u2019une combustion incomplète.I.\u2014 CLIMATOPATHOLOGIE URBAINE La climato-pathologie urbaine comporte deux ordres d\u2019accidents: les uns sont épisodiques, exceptionnels aigus.Les autres sont permanents.À \u2014 CIMATO-PATHOLOGIE URBAINE AIGUË Ces accidents aigus sont exceptionnels.Il faut que soient réunies des tares climatiques urbaines marquées, une situation géographique particulière et enfin des conditions météorologiques régionales tout à fait spéciales.Bien que très rare, l\u2019existence de ces accidents oblige cependant à une surveillance particulière et à certaines mesures préventives.Ces accidents sont dus aux brouillards et aux fumées qui recouvrent parfois certaines régions industrielles.Les Américains, avec leur curieuse tendance aux néologismes, les ont appelés accidents du smog (de smoke, fumée, et fog, brouillard).Un des exemples les plus nets a été celui de la vallée de la Meuse.Le 5 décembre 19830, un brouillard épais recouvrit pendant 6 jours la Belgique.Dans la vallée de la Meuse, zone industrielle très active et vallée étroite bordée de\u2019 collines assez élevées, une sorte de plafond atmosphérique s\u2019établit à 80 mètres, moins élevé que les collines bordant la vallée.Le gaz \u2018sulfureux et l\u2019acide sulfurique, dégagés par les cheminées des usines et emprisonnés sous le brouillard, atteignirent peu à peu le seuil toxique.Un millier de personnes furent intoxiquées: 53 moururent.Aux U.S.A., en Pensylvanie, dans la ville de Donova, riche en usines, à 30 milles au Sud- Est de Pittsburg, des accidents analogues dus au smog se produisirent en 1948.Sur 14.000 habitants, 6.000 furent intoxiqués; il y eut 20 morts. L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 En Angleterre, du 5 au 9 décembre 1952, de nombreux îlots brumeux recouvrirent le Sud de l\u2019Angleterre, particulièrement la région londonienne.Ce smog sale rendit hommes et animaux malades.La mortalité à Londres pendant cette époque augmenta de 250 p.100 passant de 1852 à 4803.Pendant deux mois, les conditions climatiques furent mauvaises et dans toutes les Iles Britanniques la mortalité crût de plus de 15 p.100.Les décès par maladies pulmonaires furent multipliés par 3 à 8 selon l\u2019affection.Enfants et vieillards furent les plus touchés.Il faut remonter à l\u2019épidémie de grippe de 1918 pour trouver des taux de mortalité aussi élevés.La cause de ces accidents paraît liée au gaz sulfureux et à l\u2019acide sulfurique déversés par les usines dans l\u2019atmosphère.Pourtant 2solé- ment ces corps n\u2019atteignent pas le seuil toxique.On est alors obligé d\u2019admettre une po- tentialisation d\u2019action des 2 toxiques agissant ensemble et longtemps sur l'appareil respiratoire.À côté de ces intoxications aiguës évidentes on peut se demander si, à la longue, l\u2019inhalation de ces aérosols sulfureux et sulfuriques même à doses faibles n\u2019est pas capable de donner des accidents pulmonaires.Rappelons en effet que la quantité d\u2019acide sulfurique qui se trouve dans l\u2019atmosphère de Paris est de 200 tonnes par an et de 1200 tonnes à Manchester.En Angleterre le soufre en suspension dans l\u2019air et exprimé en acide sulfurique atteindrait le chiffre colossal de 9 millions de tonnes et dans le monde entier 130 millions de tonnes.A Liége, depuis 30 ans, c\u2019est-à-dire depuis le début du développement industriel de cette région, le taux d\u2019acide sulfurique de la neige a décuplé.Rappelons aussi les dommages provoqués aux plantes par le smog.C\u2019est ce qui se passe en particulier à Los Angeles, ville califor- nienne de plaisance et de tourisme.Sa situation au bord de la mer, entourée de 3 côtés par des montagnes et sur le 4ème par la mer, favorise les brouillards; ceux-ci sont beaucoup plus nombreux que jadis depuis le développement inouï des usines dont le nombre a sex- DEBRAY: CLIMATOLOGIE 1487 tuplé de 1940 à 1949.Le smog provoque un flétrissement prématuré des feuilles, de graves dommages aux cultures et des pertes considérables en particulier sur les cultures marai- chères.De multiples commissions étudient aux U.S.A.ce problème.Le Congrès a voté 2 millions de dollars pour des recherches sur ce sujet.Certaines firmes industrielles américaines mettent 3 à 4 p.100 de leurs investissements dans les études sur la pollution atmosphérique.Il existe dans le même pays un \u201cair sanitary program\u201d dont le but est de diminuer les fumées industrielles et domestiques et de prévenir les populations si jamais le seuil toxique était atteint.Ces accidents aigus sont heureusement rares.Mais il convenait de les étudier avec soin car ils sont un exemple typique de pathologie urbaine, créée par l\u2019association de conditions climatiques particulières et de l\u2019activité humane.B \u2014 CLIMATO-PATHOLOGIE CHRONIQUE Deux remarques de grande importance s\u2019imposent ici.a) Dans la majorité des cas, le climat urbain est remarquablement bien supporté.La plupart des sujets semblent être immunisés contre ses effets nocifs.Et même, nombre d'individus, plus nombreux peut-être qu\u2019autrefois, ne se plaisent qu\u2019en ville.Ils ont horreur de la campagne, de son silence, et de sa solitude.C\u2019est le cas de certains intellectuels, de certains artistes.Certains psychopathes ont même une véritable phobie de la campagne.A ces sujets qui ne peuvent s\u2019habituer a la ville rurale, on pourrait donner le nom d\u2019« inadaptés ruraux ».b) D\u2019autre part, ce serait une profonde erreur de considérer que tous les troubles des citadins sont dus aux climats des villes.Les fautes alimentaires, le surmenage, les intoxications, les infections en sont les facteurs principaux; l\u2019entassement des villes ne fait que favoriser, renforcer leur action.Ce n\u2019est que ces réserves faites qu\u2019on peut parler d\u2019une climato-pathologie urbaine chro- 1488 mique.Celle-ci se marque déjà par le fait que, toutes choses égales par ailleurs, la mortalité globale est un peu plus élevée à la ville qu\u2019à la campagne et ceci malgré la promptitude plus grande du secours médical dans les cités.La morbidité est également plus grande en ville.Voyons maintenant quels sont les effets du climat urbain sur les diverses fonctions, organes et maladies de l\u2019homme.a) Maladies contagieuses Il est certain que les groupements humains de transport (métropolitain, trains de banlieue, autobus), ceux de travail (ateliers, usines, écoles), ceux de plaisir (théâtre, cinéma, réunions diverses) sont à l\u2019origine de l\u2019extension de certaines épidémies par le mécanisme des aérosols microbiens ou viraux qui vont se propager du malade ou du porteur de germe au sujet sain.D'autre part, comme l\u2019ont montré les belles recherches de Trillat, les fines particules liquides, si nombreuses dans l\u2019atmosphère urbaine, favorisent la survie des microbes et même leur pullulation à la surface de ces particules qui, dans l\u2019atmosphère, ont dissous une infime quantité de sels nutritifs et que Trillat désigne sous le nom imagé de « vésicule aliment ».Ainsi l\u2019entassement humain et les aérosols microbiens font que nombre de maladies infectieuses se développent avec rapidité dans les villes.C\u2019est le cas de la grippe épidémique qui tua en 1918 et 1919 vingt millions de personnes dans le monde, beaucoup plus que ne l\u2019avaient fait les combats, et qui atteignit plus les habitants des villes que les ruraux et les combattants.C\u2019est le cas de la rougeole, maladie très contagieuse dont la mortalité était, avant l\u2019ère des antibiotiques, presque trois fois plus grande à la ville qu\u2019à la campagne.Il en est de même de la scarlatine dont la fréquence à Paris est deux fois plus grande que dans la France entière.DEBRAY: CLIMATOLOGIE l\u2019Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 Une place à part doit être réservée à la tuberculose.Dans certains ilôts insalubres de Paris la mortalité atteignait jadis le chiffre effarant de 5 et même 8 p.100.Or les études des hygiénistes avaient montré que la carte de la tuberculose se superposait très exactement aux ilôts insalubres; c\u2019est ainsi que dans le quartier des Invalides où les espaces non construits sont 7 fois plus grands que dans le quartier St-Merri, la mortalité par tuberculose était exactement 7 fois plus faible.Il est évident que tout cela a changé depuis que l\u2019hygiène est meilleure et la thérapeutique anti-tuberculeuse beaucoup plus active.Sans doute, le climat urbain est loin d\u2019être tout dans le développement et la propagation de la tuberculose: l\u2019alcoolisme, la mauvaise alimentation, les fautes d\u2019hygiène, jouent également un rôle considérable.Le facteur climatique n\u2019est sans doute qu\u2019un élément, mais un élément dont le climatologue et l\u2019hygiéniste doivent tenir compte; la suppression des taudis et l\u2019aération des villes font partie de la lutte contre la tuberculose au même titre que la vaccination, le dépistage systématique de la maladie, la lutte contre le paupérisme.b) Maladies parasitaires L\u2019entassement urbain favorise également le développement et la transmission de certaines maladies parasitaires.Ce sont les pèlerinages à La Mecque, créant des concentrations considérables d\u2019hommes, qui étaient souvent à l\u2019origine des épidémies de peste, les puces infectées diffusant ensuite la maladie dans tout l\u2019Orient, l\u2019Afrique du Nord et même l\u2019Europe.Il en est de même du typhus exanthématique qui, endémique dans certaines villes de l\u2019Orient subissait, sous des influences mal connues, de dangereuses remontées épidémiques.Seuls l\u2019épouillage systématique et les poudres anti-parasitaires, comme le DDT, ont pu contrôler ce fléau et le rendre actuellement presque négligeable.Enfin, ce sont quelquefois des micro-climats locaux qui favorisent dans tel ou tel quartier le développement des insectes vecteurs du paludisme, de la maladie du sommeil, de la fièvre jaune.C\u2019est ainsi que L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 Bonneuil et la Croix de Berny, qui font partie du grand Paris, ont encore quelques gîtes à anophèles et constituent deux zones de paludisme autochtone.On sait aussi les efforts considérables qui ont dû être faits et qui continuent à être faits à Rio de Janeiro, par exemple, pour supprimer les stegomya far- ciata, moustiques vecteurs de la fièvre jaune.c) Rachitisme La carence solaire des villes favorise le rachitisme.Celui-ci se présente soit sous une forme typique, évidente, soit sous ses aspects frustes, comme la spasmophilie.Dans certaines villes anglaises, le défaut d\u2019insolation peut atteindre 50 p.100.En France, sans atteindre ce taux, il est encore important.Ce déficit provient de 2 facteurs: d\u2019une part, l\u2019arrêt d\u2019une partie des rayons solaires, surtout des violets et des ultra-violets, par les écrans que forment les poussières, les fumées et les brouillards, d\u2019autre part, de l\u2019ombre portée des façades et des maisons qui privent de soleil les étages inférieurs une partie de la journée et quelquefois toute l\u2019année, dans certaines rues étroites et mal orientées.Or les rues étroites sont celles des quartiers pauvres, c\u2019est-à-dire précisément là où les conditions matérielles ne peuvent permettre d\u2019envoyer les enfants à la campagne et au soleil.On voit ici un nouvel exemple de l\u2019association de plusieurs facteurs favorisant une maladie ou un groupe de maladies.d) Système nerveux L\u2019action du climat urbain sur le système nerveux est indéniable.Il y a tout d\u2019abord une sorte de « climat psychologique des villes », variable d\u2019ailleurs selon la cité, qui fait que, dans l\u2019ensemble, le citadin par rapport au rural est en général plus éveillé, plus curieux, plus sensible, mais aussi moins équilibré, moins tenace, plus superficiel.Les troubles mentaux sont plus fréquents en ville qu\u2019à la campagne.Ceci est manifestement dû au surmenage intellectuel, aux intoxications plus fréquentes et plus faciles en DEBRAY: CLIMATOLOGIE 1489 ville, à l\u2019insomnie, aux bruits, à la vie trépidante, sans ces phases de repos mental que donnent les travaux des champs.Nombre de citadins sont des psychasthéniques, des neurasthéniques, des instables, des déséquilibrés du système nerveux neuro-végétatif, se plaignent d\u2019angoisses, de lipothymies, de palpitations.Ils sont prompts à passer de l\u2019optimisme à l\u2019abattement.L'influence dépressive des brouillards est bien connue; celle des pluies l\u2019est également et n\u2019est-ce pas Verlaine qui a écrit: « Il pleure sur mon cœur comme il pleut sur la ville »?e) Appareil respiratoire L\u2019appareil respiratoire est aussi sérieusement touché par les climats des villes.a) Les poumons se chargent de poussières de charbon inhalées.Celles-ci sont à l\u2019origine de ces traînées moirâtres anthracosiques qui sont constantes au cours des autopsies des citadins.b) Les affections non tuberculeuses de l\u2019appareil respiratoire sont plus nombreuses à la ville.Par rapport aux districts ruraux voisins, ces affections tuaient 3 fois plus de sujets à Manchester, 6 fois plus à Glasgow avant l\u2019ère des antibiotiques.c) Il en est de même des affections des voies respiratoires supérieures.La fréquence chez les citadins des rhinites, trachéites, pha- ryngo-amygdalites et sinusites est bien connue.d) Certains asthmes sont nettement favorisés par le climat urbain.Il suffit que les bronches du sujet soient sensibilisées à certains allergènes urbains.Ces faits ont été prouvés par le Hollandais Storm Van Leeuven, à Rotterdam.Celui-ci a pu guérir beaucoup de crises d\u2019asthme urbain en faisant séjourner les sujets sensibilisés dans des chambres dont l\u2019air, préalablement filtré, était débarrassé de ses allergènes.Quelquefois c\u2019est une partie seulement de la ville qui est dangereuse pour l\u2019asthmatique: voisinage d\u2019une masse d\u2019eau, d\u2019un jardin, d\u2019une usine, ete.Un des meilleurs exemples de ces 1490 micro-climats asthmatiques est donné par cette classique observation de Trousseau.« Nous avons tous connu, dit Trousseau, un interne des Hôpitaux de Paris qui, à l\u2019Hôpital Beaujon, dans le haut du Faubourg-St- Honoré, avait continuellement de l\u2019asthme.Il obtint du professeur Marjolin, son chef de Service, de permuter avec l\u2019un de ses camarades de l\u2019Hôtel-Dieu.Là, il n\u2019avait jamais d'asthme.Mais s\u2019il allait dîner à Beaujon, avec ses anciens collègues, il était immédiatement pris d\u2019oppression et il se vit obligé de s\u2019interdire un plaisir qu\u2019il payait trop cher ».Inversement certains asthmatiques, sensibles à certains allergènes ruraux, ne respirent bien qu\u2019en ville.C\u2019est ainsi que Trousseau, Proust, indemnes dans l\u2019agglomération, étaient pris de gêne respiratoire dès leur sortie de Paris.e) On a soutenu que les poussières de charbon inhalées sous forme d\u2019aérosols par l\u2019habitant des villes étaient à l\u2019origine du cancer broncho-pulmonaire, dont la fréquence, on le sait, a beaucoup augmenté.Stocks a remarqué que chez l\u2019homme le taux de mortalité par cancer du poumon était en relation étroite avec le nombre des habitants: pour les agglomérations supérieures à 200.000 habitants, ce taux est de 132 à 162, pour les petites villes de 40 à 50.000 âmes il n\u2019est déjà plus que de 107; dans les cités inférieures à 20.000 habitants, il n\u2019est que de 29.De ces constatations, Stocks n\u2019hésite pas à conclure que la grande fréquence du cancer du poumon dans les villes est due à la pollution de l\u2019atmosphère par les cheminées.L'existence de corps cancérigènes dans les fumées des cheminées est certaine; on y trouve en effet du goudron de houille qui contient un corps hautement cancérigène, le banzopy- rène.Le fait a été démontré, en particulier par Waller dans les fumées de Londres, par Cooper dans celles de Manchester.N'est-ce pas d\u2019ailleurs la suie qui a été le premier agent cancérigène reconnu dès 1775 par Percival Pott qui découvrit le cancer des Ramoneurs?Ce fait fut retrouvé expérimentalement 15 ans plus tard par Passey.DEBRAY: CLIMATOLOGIE L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 On a trouvé également des corps cancérigènes dans les gaz de moteurs à explosion.Mais si ces corps sont certainement cancérigènes sur le plan expérimental, il est difficile de dire s\u2019ils sont vraiment à l\u2019origine des cancers broncho-pulmonaires humains.Malgré les affirmations de Stocks, il n'apparaît pas à beaucoup d\u2019auteurs que la preuve en ait été donnée.Il convient toutefois de rappeler ici des expériences de Druckrey et Kupf Muller sur l\u2019animal: la dose totale nécessaire pour provoquer un cancer est constante, quelle que soit la durée de l\u2019expérience (32 à 700 jours).Ainsi toute dose, si minime soit-elle, de corps cancérigène est dangereuse si son absorption se répète pendant une période assez longue.C\u2019est la loi dite de la sommation des effets.On peut donc se demander si à la longue ces corps cancérigènes, qui se trouvent dans l\u2019atmosphère des villes, ne pourraient pas, soit à eux seuls, soit associés par exemple au tabac, être à l\u2019origine, chez certains sujets prédisposés, de cancer du poumon.f) Nutrition et endocrines Il est certain que l\u2019absence d\u2019exercice, qui est le propre de beaucoup de citadins, favorise certaines maladies de la nutrition, comme l\u2019arthritisme, les surcharges adipeuses, la goutte, le diabète gras, avec toutes leurs conséquences sur l'appareil cardio-vasculaire en particulier.D'autre part, beaucoup de citadins, qui ont une vie plus aisée que les campagnards, ont une nourriture trop abondante et trop riche, ce qui aboutit aux mêmes effets nocifs.On devra donc apprendre à l\u2019habitant des villes à manger moins et à faire plus d\u2019exercice.Signalons que chez la femme les règles seraient en moyenne plus précoces d\u2019une année en ville.g) Pathologie infantile Nous ne reviendrons pas sur l\u2019importance de la pathologie infectieuse et respiratoire, laquelle frappe au premier chef l\u2019enfant. L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 DEBRAY : Nous ne ferons que signaler ici ces eczémas de l'enfant des villes, eczémas bien étudiés par Brocq, qui disparaissent comme par enchantement lorsque le malade quitte la ville.Plus important est le chapitre des inadaptés urbains.Cette pathologie spéciale, bien décrite par Mouriquand, peut frapper tous les âges, mais elle est surtout commune chez l\u2019enfant dont l\u2019organisme est plus instable et plus « météorolabile ».Il s\u2019agit d\u2019accidents très variés dont le seul caractère commun est de survenir uniquement en milieu urbain et de disparaître à la campagne.Les plus fréquents sont des troubles digestifs a type d\u2019inappétence, d\u2019intolérance alimentaire au chocolat, au lait, aux ceufs.D\u2019autres fois, ce sont des crises d\u2019asthme, de l\u2019eezéma, des vomissements acétonémiques, de l\u2019albuminurie orthostatique, de l\u2019insomnie, de la nervosité.Presque toujours l\u2019état général est touché.L\u2019enfant est pale ou cholémique.Il est malingre, parfois même très amaigri (« cachectique des grandes villes »).L\u2019éloignement de la ville guérit immédiatement les accidents aigus.En quelques mois l\u2019état général est transformé.Il faut savoir que la réaction à l\u2019agent thérapeutique climatique est variable selon les enfants: quelquefois c\u2019est la plaine, d\u2019autrefois la montagne ou la mer qui sont les plus bénéfiques.Quelquefois, après un mieux, il y a une sorte de stagnation nutritive et il faut alors savoir changer de climat.Le retour à la ville peut être suivi d\u2019une reprise des accidents, mais toujours à un degré moindre.Souvent, surtout si le séjour rural a été suffisamment prolongé, la transformation de l\u2019organisme a été telle que l\u2019adaptation au climat urbain est définitivement acquise.D'ailleurs tous les troubles ont tendance à disparaître à l\u2019âge adulte.Les dénivellations météorologiques favorisent certainement l\u2019apparition des accidents aigus chez ces sujets.A Lyon, en particulier, le vent du Midi a souvent un effet déclenchant.CLIMATOLOGIE 1491 Ce syndrome du vent du Midi (Mouri- quand), quand il frappe le nourrisson, peut être assez grave.Bien qu\u2019il ne soit pas spécifiquement urbain, il est favorisé par l\u2019atmosphère des villes.Il s\u2019observe surtout chez des enfants débiles, des prématurés, des infectés, des convalescents.Il se manifeste le plus souvent par une simple irritabilité du nourrisson ou une poussée thermique à 39°, qui cesse avec le vent.Ce n\u2019est que rarement que, sous l'influence de la chaleur et de la fièvre, la déshydratation apparaît, augmentant d\u2019heure en heure et pouvant même mettre, si l\u2019on n\u2019y prend garde, la vie de l\u2019enfant en danger.III.\u2014 PREVENTION DE LA CLIMATOPATHOLOGIE URBAINE Pour prévenir cet effets nocifs du climat urbain sur l\u2019homme la thérapeutique devra être individuelle et collective.À \u2014 PRÉVENTION INDIVIDUELLE 1°) Déjà dans la ville même certaines mesures peuvent être prises pour lutter contre la climatopathologie urbaine.Pour les enfants et les adolescents, ce sont les écoles de plein air, les promenades dans les parcs, les jardins d\u2019enfants, la multiplication des terrains de sports.Ces sports devront d\u2019ailleurs être soigneusement dosés selon l\u2019Âge, selon l\u2019état physio-pathologique du sujet; ils devront être médicalement surveillés.Pour les adultes et les sujets âgés, on conseillera également promenades et exercices sportifs adaptés; on préconisera une alimentation plus saine, c\u2019est-à-dire moins riche et moins abondante.Certains sujets qui sont particulièrement inadaptés au climat des villes peuvent trouver une solution à leurs troubles en combinant le travail journalier à la ville et l\u2019habitation nocturne en banlieue, qui leur donne un air plus pur et le calme.Pour les malades, la climatisation des hôpitaux serait souhaitable, non seulement dans les villes des pays chauds, mais même dans nos pays tempérés.Cette climatisation doit 1492 comporter non seulement un certain degré thermique, mais un air conditionné, c\u2019est-à- dire renouvelé, filtré, aseptisé, stabilisé à un certain degré hygrométrique de manière à ce que les malades jouissent du maximum de confort physiologique.Cette climatisation a surtout un immense intérêt pour les nourrissons, dont les mécanismes de défense contre le froid et le chaud ne sont pas encore complètement développés.C\u2019est ainsi que naguère Jules Renaud est arrivé à réduire par ce procédé la mortalité infantile de son service de 25 p.100.Ces locaux à air filtré sont également très intéressants, nous l\u2019avons vu, pour les asthmatiques sensibles aux allergènes respiratoires.Faut-il aller plus loin et souhaiter la multiplication, sinon la généralisation, des locaux climatisés?C\u2019est là une nécessité pour les villes des pays chauds où le but est d\u2019obtenir au moins quelques heures de détente thermique, par exemple dans des chambres à coucher à air climatisé.Dans nos pays tempérés, cette climatisation est souhaitable pour les usines où des ouvriers travaillent dans des conditions très pénibles de chaleur, de froid, d\u2019humidité ou de sécheresse.Elle est souhaitable aussi pour les salles de spectacle.Mais peut-être n\u2019est-elle pas désirable partout.Il apparaît en effet, comme le soulignait le professeur E.Duhot, que les mécanismes de défense contre le froid et le chaud ont intérêt à être périodiquement sollicités; cette gymnastique météorologique ne paraît pas inutile.Il semble en effet que « l\u2019excès de confort et de sédentarité qui réduit les excitations extérieures et les efforts d\u2019adaptation ne semble pas propre au développement de la volonté et de l\u2019intelligence », (E.Duhot), qu\u2019elle ne favorise pas la « forme » physique et psychique.2°) Mais l\u2019essentiel de la prévention individuelle de la climato-pathologie urbaine reste naturellement l\u2019éloignement de la ville.Une des pratiques les plus salutaires est celle du week-end, qui permet des déplacements qui, bien que brefs et à courte distance, DEBRAY: CLIMATOLOGIE L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 sont très profitables.C\u2019est ainsi que beaucoup de Parisiens partent en fin de semaine vers la banlieue nord et les collines de Montmorency où les vents sont assez vifs, les variations thermiques assez fortes et le climat tonique, ou bien vers la banlieue Sud-Ouest, la plus salubre, la plus pauvre en brouillard, au climat doux, où l\u2019on trouve Rambouillet et sa forêt et la charmante vallée de Chevreuse, ou bien encore vers l\u2019Est de Paris, dans la vallée de la Marne au climat plus sec.Toutes les villes ont ainsi, à plus ou moins grande distance, des zones climatiques favorables allant des bords de lac ou de mer aux week-end de neige ou d\u2019alpinisme.Mais ces cours séjours à la campagne ne sont pas suffisants.Il faut de vraies vacances, c\u2019est-à-dire de véritables dépaysements permettant un changement climatique complet et durable.Favorisées par la mise en pratique des congés payés, ces vacances constituent de - véritables antidotes de l\u2019intoxication urbaine, qu\u2019il s\u2019agisse de vacances d\u2019été dans un climat sédatif de plaine ou dans celui tonique de la mer ou de la montagne, qu\u2019il s\u2019agisse de ces remarquables vacances d\u2019hiver à l\u2019altitude ou dans la neige.Et à ce propos, il est souhaitable que l\u2019expérience si parfaitement réussie de Max Fourestier des classes de neige soit largement étendue.N'oublions pas aussi pour les enfants les séjours en Maisons de Cure ou en Préventoriums et pour tous, enfants adultes, vieillards, les cures thermales qui, en plus du séjour en un excellent climat, font bénéficier le sujet des bienfaits des eaux médicinales.B \u2014 PREVENTION COLLECTIVE La prévention collective de la climatopathologie urbaine pose des problémes plus larges, problèmes sociaux, qui souvent ne dépendent plus de règlements ou de solutions locales, mais nécessitent l\u2019intervention du gouvernement lui-même.À ces problèmes fondamentaux, l\u2019urbaniste, l\u2019hygiéniste, le sociologue, le climatologue sont intéressés.Leurs avis doivent être systématiquement sollicités. L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 a) L\u2019objectif essentiel doit être d\u2019abord la lutte contre les fumées qui constituent la tare climatique majeure de l\u2019atmosphère urbaine.Dans certaines villes, comme à Salt Lake City, U.S.A., où la lutte a été entreprise avec beaucoup de vigueur, la pollution de l\u2019air par les fumées a été diminuée de 50 p.100 en moins de trois ans.b) Il faut lutter contre les îlots insalubres.Il faudrait que soit respectée la loi qui veut que la largeur des rues soit au moins égale à la hauteur des maisons riveraines, ce qui réduit notablement la carence solaire.Le climatologue n\u2019est pas opposé à la construction de maisons très hautes et même de gratte-ciel, comme en en voit dans beaucoup de villes du Nouveau-Monde.Mais il conviendrait alors qu\u2019autour d\u2019eux existent des espaces non construits.c) Des espaces libres de toute construction devraient en effet être aménagés dans toutes les villes.Réservés à des terrains de sports, à des pares, à des jardins, à des promenades, ces espaces constitueraient, comme on l\u2019a dit de manière imagée, les véritables « poumons de la ville ».Malheureusement, il faut reconnaître qu\u2019il s\u2019agit là de souhaits tout platoniques pour les villes déjà construites.À Paris, ces zones non construites ne représentent pas 5 p.100 de la superficie totale.Au moment de la démolition des fortifications on aurait pu créer autour de Paris une magnifique ceinture verte, unique au monde, mais, pour des raisons multiples, ce terrain ainsi récupéré a servi presque entièrement à la construction de nouveaux immeubles dont l\u2019entassement n\u2019a rien à envier aux anciens.Ce fut là une belle occasion perdue qui plus jamais ne se représentera.Songeons qu\u2019au 18ème siècle la ceinture de forêt de la région parisienne sur un rayon de 420 km était de 21.000 hectares.Elle n\u2019est plus que de 14 hectares actuellement.Le 26 décembre 1956, le Conseil Général de la Seine s\u2019est préoccupé de cette question et a réservé des crédits pour restaurer les espaces boisés, créer des plantations nouvelles, acquérir, DEBRAY: CLIMATOLOGIE 1493 quand elles sont mises en vente, des propriétés forestières privées (d\u2019après H.Roueche).d) Il faudrait avoir un plan d\u2019extension de la cité.À côté des zones industrielles où on ne devrait pas séjourner, il serait souhaitable que les zones résidentielles ne représentent que 50 p.100 de la surface bâtie, comme à Neuilly-sur-Seine ou au Vésinet.On a tendance aujourd\u2019hui à s\u2019orienter vers la création de cités-jardins.Situées à l\u2019écart des routes à grande circulation et par conséquent à l\u2019abri du bruit, elles comprendraient autour des immeubles d'habitation, plus ou moins élevés, de larges zones de verdure et des terrains de jeu.Cette solution serait idéale pour le citadin qui échapperait ainsi à beaucoup des tares de la ville.Mais pourra-t-on jamais la réaliser?e) Une autre solution, proposée par Bordas et Rivière, serait d\u2019utiliser des « villes satellites », villes neuves situées à 50, 100 km de la cité et réunies à elle par des moyens de transport ultra-rapides.Il y aurait ainsi des centres industriels, des centres alimentaires, des centres résidentiels où toutes les exigences de la lutte contre la climatopathologie urbaine seraient respectées.* * * On voit les multiples problèmes créés par les climats des villes.C\u2019est à nous, médecins, climatologues et hygiénistes, à étudier avec soin cette climatopathologie urbaine et à trouver les moyens d\u2019y parer sur le plan individuel; les conseils que nous avons à donner sont simples.Sur le plan collectif, il n\u2019en est plus de même.Ici s\u2019affrontent le médecin, l\u2019architecte, l\u2019urbaniste et les pouvoirs publics.Les solutions les meilleures pour l\u2019homme sont malheureusement toujours les plus onéreuses et les solutions prises ne sont toujours que des compromis.Il faut pourtant que les médecins fassent comprendre aux organismes responsables que les tares climatiques des grandes villes constituent un danger sérieux pour l\u2019homme et que certains impératifs médicaux doivent être respectés. 1494 On a pu dire que la croissance démesurée es cités, due aux progrès prodigieux de l\u2019industrie, avait créé une nouvelle race d\u2019hommes: l\u2019homme des villes (Robert Peel).On pourrait aussi ajouter que ces villes tentaculaires ont créé une catégorie nouvelle de malades qui bien souvent d\u2019ailleurs sont des « malades qui s\u2019ignorent ».Résumé 1.\u2014 Les villes ont un climat spécial nocif pour l\u2019homme.2.\u2014 Les tares climatiques de la ville comportent 3 éléments essentiels: Les fumées et les poussières en suspension dans l\u2019air, les levures et les microbes, le bruit.3.\u2014 Le climat urbain est à la base d\u2019une véritable climatopathologie urbaine, dont il ne faut pas d\u2019ailleurs grossir l\u2019importance.Elle comporte des accidents aigus, exceptionnels mais graves et surtout des accidents chroniques: développement des maladies contagieuses et parasitaires, rachitisme lié à la carence solaire, etc.4, \u2014 La thérapeutique de ces accidents est double: \u2014 individuelle, c\u2019est l\u2019évasion vers la campagne; DEBRAY: CLIMATOLOGIE L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 \u2014 collective, c\u2019est la lutte contre les fumées, contre le bruit, etc.5.Un tel programme nécessite la collaboration de l\u2019architecte, de l\u2019urbaniste, de l\u2019hygiéniste, du climatologue et des pouvoirs publics.Summary 1.\u2014 Cities have a special climate which is noxious to the human being.2.\u2014 The deleterious elements of that climates are essentially : The smoke and the dust diffusely suspended in the air; the yeasts and the microbes; the noise.3.\u2014 The climate of the cities creates a definite climato-pathology which should not be otherwise estimated more important than it is.That climato-pathology includes acute accidents, rare but severe, and mostly chronic ones, like infections and parasitic diseases, rachitism due to sun\u2019s rays deficiency, etc.4.\u2014 The therapeutic measures of those accidents are twofold: individual which is the evasion toward the country; collective which consists in the struggle against smoke, the noise, ete.To realize such a program one must obtain the collaboration of the architect, of the urbanist, of the hygienist, of the climatologist and the governmental active intervention. CHIRURGIE EXPÉRIMENTALE ET LA CIRCULATION EXTRA-CORPORELLE ! J.-A.GRAVEL, F.R.CS.(C), MS, F.A.C.S., M.BEAULIEU et J.-P.DECHENE (Québec).Stimulés par le travail et la réussite des Américains dans le domaine du cœur artificiel, le 25 octobre 1956, soit cinq mois après avoir vu cette réalisation au cours d\u2019un voyage aux Etats-Unis, nous commencions nos expériences.| Un prototype de cœur artificiel ayant servi à l\u2019humain, nous servait de modèle pour ériger nos plans.Secondé dans nos efforts par le Département de recherches de l\u2019Hôpital Laval et de l\u2019Institut de Cardiologie de Québec, le démarrage nous fut facilité.Depuis octobre 1956 à juin 1958, 85 chiens furent soumis à la circulation extra-corporelle.Nous avons divisé ce groupe en trois séries: A, B et C.SÉRIE « À ».C\u2019est la série du début où les expériences n\u2019étaient réellement que des tentatives de mise au point.Elle comprend 50 animaux.Toutes les séances de circulation furent faites à l\u2019aide de l\u2019appareil Lillehei et DeWall.Nous l\u2019avons décrit antérieurement et en avons expliqué la structure, les principes de base et le fonctionnement (1, 2).Sommairement, il s\u2019agit, dans un état sanguin d\u2019incoagubilité parfaite, de retirer le sang veineux d\u2019un animal, de l\u2019oxygéner, de lui retirer son CO».Puis, il faut le retourner au système artériel avec une pression et un débit aussi normaux que possible, prenant bien garde aussi de ne pas traumatiser le sang.L'\u2019aspiration du sang est accomplie par simple gravité, l\u2019oxygénation par le mélange d\u2019un courant d\u2019oxygène.Le retour artériel est 1.Travail exécuté dans le laboratoire de Recherches de l\u2019hôpital Laval, Québec.Ce travail fut présenté à l\u2019Association Canadienne de la Tuberculose tenu à Québec en juin 1958.Ce travail fut subventionné par le Département National d\u2019Hygiène.assuré par une pompe livrant un débit pré- calculé, suffisant pour maintenir une tension artérielle convenable ainsi qu\u2019une bonne oxygénation.Les avantages de ce système sont sa simplicité et son coût peu élevé.Toutefois, les choses trop simples sont exposées à des modifications fréquentes qui finissent par apporter des complications.Si bien que dans cette série, nous n\u2019avons obtenu que 4 survies chez les premiers 40 animaux.Les causes de mortalité les plus fréquentes furent l\u2019hémorragie, soit opératoire mais le plus souvent post-opératoire, les troubles de la volémie que nous ne parvenions pas à ajuster assez précisément à cause du manque de personnel et les accidents tels que la fibrillation et les embolies au cerveau.Déterminés à réussir, les obstacles furent franchis et les faux pas éliminés.Si bien que des 10 derniers chiens opérés avec cet appareil, 7 survécurent.À la fin de l\u2019hiver de cette année, nous étions prêts à franchir le pas qui sépare le département de recherches de la salle d'opération humaine.Toutefois, des raisons majeures ne nous permirent pas cette progression.Comme la force produite par tant d\u2019efforts ne trouvait pas son débouché naturel, elle se traduisit par une modification de l\u2019appareillage pour essayer d\u2019améliorer ce que nous avions en mains.SERIE « B » Inspirés par un des pionniers en ce champ d\u2019action, le docteur J.-L.Tremblay, la série «B», une série de 10 animaux, fut commencée.Il s'agissait toujours d\u2019un système à bulles mais cette fois à grosses bulles.Les problèmes que présenta ce système ne furent pas réglés 1496 instantanément.Toutefois, des 10 chiens opérés avec cette méthode, 5 survéeurent.Toujours anxieux de suivre l\u2019évolution et le progrès dans le domaine du cœur artificiel et influencés par nos propres échecs et par les rapports venant de l\u2019extérieur, il fut décidé au printemps de cette année, d\u2019unir nos efforts.Et à ce moment, nous nous sommes ralliés à un système sans bulles, système à oxygéna- teur fixe basé sur les principes émis par le docteur John Gibbon, il y a déjà plusieurs années.SÉRIE « C » Grâce à l\u2019esprit d\u2019avant-garde de notre directeur médical, nous étions déjà munis d'un tel appareil et avions commencé en tâtonnant la série « C », Je veux d'abord vous exposer sommairement le fonctionnement de cet appareil que nous appellerons « oxygénateur à écrans fixes ».Il comprend deux pompes à galets, pompes dites de DeBakey qui sont activées par des moteurs à contrôles électroniques.Ce sont les pompes les plus universellement acceptées au- Jourd\u2019'hui parce que fiables et peu traumatisantes pour le sang.L\u2019oxygénation se fait dans une chambre en plastique, laquelle chambre contient 16 écrans d'acier inoxydable sur la surface desquels coule le sang veineux.Cette chambre reçoit un débit d\u2019oxygène, ce qui fait que les écrans et le sang de leurs surfaces, trempent dans un bain d\u2019oxygène.Le CO, s\u2019échappe par des orifices au sommet de la chambre et par décantation, le sang oxygéné repose dans le fond.De là, la pompe artérielle le prend, le fait passer à travers un filtre puis le rend au système artériel du malade.En somme, que ce soit à son avantage ou non, ce système se divise en deux: le côté veineux et le côté artériel.Le côté veineux est celui de la recireula- tion, c\u2019est-à-dire il fait circuler en circuit clos une quantité fixe de sang constituant ainsi une réserve de sang oxygéné où l\u2019on peut puiser pour maintenir les besoins du malade.GRAVEL Er coLL.: CHIRURGIE EXPÉRIMENTALE L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 Ces besoins sont sommairement: une tension artérielle adéquate et une oxygénation parfaite.Ce système a l'avantage physiologique qu\u2019il ne donne pas à l\u2019opéré une quantité de sang déterminée à l\u2019avance.Il ne donnera au patient (LaRousse définit patient comme une personne qui subit un supplice ou une opération chirurgicale) que ce qu\u2019il reçoit de lui.Le drainage veineux s\u2019effectuant sans encombre, et naturellement ceci est très important, une quantité identique de sang artérialisé est donné au sujet.Pour donner un exemple concret, si un malade pesant 20 kilos doit être opéré, l\u2019appareil sera chargé avec deux litres et demi de sang compatible hépariné.Le courant de re- circulation sera calculé à 100 ce.par kilo, done 2000 cc./minute et nous ajouterons 1000 ce.de sécurité; ce qui donnera un courant fixe de recirculation de 3000 ce.c\u2019est-à-dire, que dans l\u2019oxygénateur, activé par la pompe veineuse, circule régulièrement, constamment, et s\u2019oxygénise 3000 ce.de sang à la minute.En d\u2019autres termes, tant que fonctionnera l\u2019appareil, il y aura de disponible par minute 3000 cc.de sang artérialisé pour les besoins de l\u2019opéré.Une fois ceci calculé, la pompe réglant la recirculation ne sera plus dérangée.Par un système très astucieux de niveaux, il est maintenant très facile de faire fonctionner l'appareil.Juste avant le démarrage, les niveaux sont marqués avec précision.Il ne s\u2019agira plus maintenant que de les maintenir au moyen de la vis de réglage de la pompe artérielle.Ce système, comme nous l\u2019avons dit, a l\u2019avantage physiologique de ne donner au malade que ce que celui-ci donne à la machine.De plus, il n\u2019existe pas de bulles donc moins de danger d\u2019embolie gazeuse, et il ne nécessite pas d\u2019emploi d\u2019antifoam pour fins de débullage, substance dont l\u2019emploi inspire un peu de crainte.Les problèmes posés par le chauffage de l\u2019appareil pour empêcher la perte de chaleur du sang et l\u2019hypothermie du sujet sont à peu près réglés. L\u2019Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 Une chambre extérieure contenant une eau chaude recirculée à température égale maintient la température sanguine à un niveau stable.La possibilité d\u2019augmentation marquée de la pression d\u2019oxygène dans le sang par une re- circulation prolongée en milieu oxygéné a été simplement éliminée en effectuant toute re- cireulation à l\u2019air atmosphérique.Ceci est un point de très grande importance et nous sommes convaincus d\u2019avoir perdu plusieurs animaux par libération de bulles alors que la pression en Os était trop élevée dans le sang perfusé.Actuellement, et c\u2019est un point capital, nous sommes en mesure de perfuser avec un sang artérialisé mais à pÜs normale et à même température que le sujet.Ceci élimine la possibilité de libération de bulles d\u2019oxygène dans l\u2019organisme avec dommages cérébraux subséquents.Nous avons vérifié et avons obtenu, alors que nous recirculions pendant une vingtaine de minutes dans une atmosphère d\u2019oxygène, des pressions d\u2019oxygène aussi élevées que 345.4 mmHg.et dans tous les cas où ceci fut vérifié, les animaux ne survécurent pas.Nous avons divisé notre série « C » en deux groupes: 1.les 14 premiers; 2.les 11 derniers.1.\u2014 Les 14 premiers.Dans cette série, nous n'avons obtenu que deux survies mais c\u2019est la série la plus importante qui nous enseigna comment se servir de l\u2019appareil, quels écueils éviter, quels points observer.Au début, nous obtenions durant cette série, à cause d\u2019une fausse manœuvre répétée, une hémodilution très marquée du sang de l\u2019appareil.Comme aussi au début il nous était impossible d\u2019obtenir des pO,, il est fort probable que nos périodes de recirculation en milieu oxygéné avaient augmenté considérablement nos pressions en oxygène et comme aussi notre contrôle thermique n\u2019était sûrement pas parfait et que le sang se refroidissait graduellement, nous avions établi des conditions GRAVEL kr coLL.: CHIRURGIE EXPERIMENTALE 1497 idéales pour la libération de bulles au cerveau ou ailleurs.| Dans toutes ces expériences, les examens de sang révélèrent toujours une saturation adéquate en Os.L\u2019hémoglobine plasmatique ne dépassa jamais 100 mgms % et demeura habituellement autour de 50, même après une heure de perfusion.Les globules blancs et les plaquettes sanguines subirent toujours une chute assez marquée et ceci s\u2019avéra tel dans toutes nos expériences.Le fibrinogéne démontra également une chute assez constante.Ces deux derniers tests de laboratoire nous démontrent que la possibilité d\u2019hémorragie post-perfusion n\u2019est pas imaginaire et que le mécanisme de coagulation doit être suivi de très près dans les suites post-opératoires.2.\u2014 Les 11 dermers.De ces 11 derniers animaux opérés, 7 survécurent soit une survie de 63.6%.4 de ces survivants furent soumis à une circulation extra-corporelle d\u2019une durée moyenne de 39 minutes en plus, ils subirent une ventriculotomie droite d\u2019une durée moyenne de 22.5 minutes.2 de ces survivants furent soumis à la pompe pour une moyenne de 47 minutes et subirent une atriotomie droite d\u2019une durée moyenne de 23 minutes.1 de ces survivants fut soumis à un arrêt cardiaque électif et à une circulation d\u2019une durée de 36 minutes, ainsi qu\u2019à une ouverture de l\u2019aorte ascendante avec examen des feuillets aortiques d\u2019une durée de 15 minutes.Les 4 décès.Ceux-ci ne se présentèrent jamais en cours d'intervention, mais toujours dans les suites post-opératoires, en moyenne 7 heures après l\u2019intervention.Le seul dénominateur commun à ces quatre cas de décès est le manque de contrôle de la volémie.Chaque fois que le sang est adéqua- 1498 tement mesuré et remplacé, nos chiens survivent.Si les pertes sanguines et le remplacement sanguin, que nous appelons le contrôle de la volémie, n\u2019est pas parfait et que l\u2019animal survit, ce n\u2019est qu\u2019un heureux hasard.Nous avons, au cours de ces expériences, simplifié nos concepts de la circulation extra- corporelle.D'un côté, voici une machine remplie d\u2019une quantité fixe de sang, compatible hépariné.Cette quantité ne doit jamais varier., | D'un autre côté, voici un opéré à quantité fixe de sang hépariné.Le sang de l\u2019un passera dans l\u2019autre.Il est de toute rigueur que le volume du sang de l\u2019opéré demeure fixe, au c.c.près.Pour obtenir ceci, il suffit simplement de garder fixe la quantité de sang dans l\u2019appareil.Ceci se règle par une seule vis et très facilement.Le contrôle de la volémie doit être parfait.Les pertes estimées au fur et à mesure doivent être remplacées.Pour simplifier, nous préférons transfuser l\u2019opéré et non la machine.L'opéré recevra du sang citraté avant son héparinisation et du sang hépariné par la suite.Il faut s'assurer et ceci est de la plus grande importance, qu\u2019au moment de démarrer, le patient ait une tension artérielle normale, que les pertes de sang aient été précisément calculées et adéquatement remplacées, que l\u2019élec- tro-cardiogramme ainsi que l\u2019électro-encépha- logramme ne présentent pas d\u2019anomalies sérieuses.En d\u2019autres termes, si la circulation commence avec un sujet en parfait état, les chances de succès sont de beaucoup accrues et l\u2019inverse est aussi vrai.Je laisse intentionnellement dans l\u2019ombre la multitude de petits détails techniques qui furent étudiés et réglés au cours de ces expériences.Nous sommes maintenant en mesure d\u2019offrir une cure chirurgicale aux malades porteurs de lésions cardiaques nécessitant une chirurgie à cœur ouvert.GRAVEL kr corL.: CHIRURGIE EXPERIMENTALE L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 Si nous avons pu arriver à ce stade, ce n\u2019est que par un travail d\u2019équipe constant, par une bonne entente cordiale et par une discussion ouverte et franche de tous les problèmes.Nous tenons à remercier à cœur ouvert tous les membres de cet équipe qui, chacun dans sa sphère, a rendu ce travail possible.Résumé L\u2019expérimentation avec la circulation extra- corporelle débuta à l\u2019Hôpital Laval de Québec en octobre 1956.Depuis cette date, 85 animaux furent soumis au cœur artificiel.Ils sont divisés en 3 séries: A, B et C.Série « A » \u2014 50 chiens.Tous furent circu- lés à l\u2019aide de l\u2019oxygénateur de Lillehei-De- Wall.Seulement quatre survies furent obtenues chez les premiers 40 animaux.Sept des dix derniers survécurent.Série « B».10 animaux circulés avec un système à bulles mais se servant de bulles plus grosses.5 animaux survécurent.Série « C ».Dans cette série, toutes les expériences furent faites au moyen d\u2019un oxygéna- teur à écran fixe du type Gibbon (Mark GK).Des premiers 14 chiens, seulement deux survies mais ici, nous apprîmes à nous servir de l\u2019appareil.Des derniers 11 chiens: survie de 63.6%.4 furent soumis à une circulation extra-corporelle d\u2019une durée moyenne de 39 minutes et à une ventriculotomie droite d\u2019une durée moyenne de 22.5 minttes.2 furent circulés pendant 47 minutes et subirent une atriotomie droite d\u2019une durée de 23 minutes.1 eut un arrêt cardiaque électif, une circulation extra-corporelle de 36 minutes et une aortotomie de 15 minutes.4 décédèrent et dans tous les cas, la mort fut attribuée au mauvais contrôle du volume sanguin.En conclusion, nous croyons que le volume sanguin doit être contrôlé avec grande précision et qu\u2019au début de la perfusion, l\u2019animal doit être dans un état le plus près possible de la normale. L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 Summary Studies in extracorporeal circulation at Laval Hospital, Quebec City, were begun in October 1956.Since that date, a total of 85 dogs have been submitted to the pump oxygenator.These are divided into three series: A, B and C.Series \u201cA\u201d \u2014 50 dogs.These were all circulated with the Lillehei-DeWall bubbler.Only four survivals were obtained in the first fourty animals.Seven out of the last 10 survived.Series \u201cB\u201d.10 dogs circulated with a bubble system but using larger bubbles.Five dogs survived.Series \u201cC\u201d.In this series, all experiments were done with a fixed screen oxygenator of the Gibbon type (Mark GK).First 14 dogs \u2014 only 2 survivals but we learned how to use the apparatus.Last 11 dogs \u2014 survival of 636%.4 \u2014 were submitted to extracorporeal circulation of an average duration of 39 minutes and to a right Ventriculotomy of 225 minutes duration.2 \u2014 were circulated 47 minutes and had a right Atriotomy of 23 minutes duration.1 \u2014 had an elective cardiac arrest and an extra- corporeal circulation of 36 minutes and an aortotomy of 15 minutes duration.4 \u2014 cases died and in all cases, death was attributed to poor volemic control.In conclusion, we believe that blood volume must be controlled with great precision and that at the beginning of perfusion, the animal must be in a normal state.BIBLIOGRAPHIE (1) André McCLISH et J-A.GRAVEL: Circulation extra-corporelle et cardioplégie.Laval Médical, 25: 149, 1958.GRAVEL Er coLL.: CHIRURGIE EXPÉRIMENTALE 1499 (2) M.BEAULIEU: Le coeur-poumon artificiel.Laval Médical, 25 : 326, 1958.(3) C.W.LILLEHFI, M.COHEN, H.WARDEN, N.R.ZIEGLER, R.L.VARCO: The Results of Direct Vision Closure of Ventricular Septal Defects in Light Patients by Means of Controlled Cross Circulation.Surg., Gynec.and Obst., 101: 446, 1955.(4) V.O.BJORK: Brain Perfusion in Dogs with Artificially Oxygenated Blood.Acta Chir.Scand.96: 1-122 (supp.137), 1948.(5) J.JONGBLOED: The Mechanical Heart Lung System.Surg., Gynec.and Obst., 89: 684, 1949.(6) W.T.MUSTARD, A.L.CHUTE: Experimental Intracardiac Surgery with Extracorporeal Circulation.Surgery, 30: 684, 1951.(7) D.G.MELROSE et coll.: Elective Cardiac Arrest.Lancet, 2: 21 (2 juillet) 1955.(8) A.T.ANDREASEN, F.WATSON: Experimental Cardiovascular Surgery: The Azygos Factor.B.J.8S, 39: 548, 1951.(9) C.LENFANT, M.WEISS, etc.: Elargissement \u2018des limites du système pompe oxygénateur de Lillehei DeWall pour chirurgie cardiaque exan- gue.Etude expérimentale de deux modifications permettant l\u2019application des circulations extra- corporelles à l\u2019adulte.La Presse Médicale, 64: 1162 (23 juin) 1956.(10) John KIRKLIN et coll.: Intracardiac Surgery with the Aid of a Mechanical Pump Oxygenator System (Gibbon Type): Report of 8 cases.Proc.Mayo Clinic, 30: 201 (18 mai) 1955.(11) John W.KIRKLIN, R.GERISCH: Some Physiologic Aspects of the Artificial Heart Problem.J.Thor.Surg., 24: 134, 1952.(12) C.LENFANT, M.WEISS et coll.: Premiers résultats expérimentaux en France de chirurgie cardiaque exangue avec le systéme pompe-oxygé- nateur de Lillehei-DeWall.La Presse Médicale, 64 : 869 (9 mai) 1956. ÉTUDE DE MILLE CAS D'ASTHME ET DE RHINITE ! Fernand GRECOIRE, F.R.C.P.(C), F.C.C.P., et M.COMEAU, F.R.C.P.(C), Institut Lavoisier (Montréal).La majorité des malades qui souffrent d\u2019asthme et de rhinite sont traités par les praticiens généraux.Le but de cette communication est de fournir les résultats d\u2019une enquête qui a porté sur plus de 2000 cas d\u2019asthme bronchique, de rhinite saisonnière et non saisonnière vus par nous à l\u2019Institut Lavoisier, mais suivis et hyposensibilisés en grande partie par leur médecin de famille.Cette enquête a été faite dans le but de fournir les renseignements suivants: Comment se sont comportés les malades vus durant les cinq années précédentes?Quels furent les résultats de la médication et de 1*hyposen- sibilisation?Y a-t-il beaucoup de différence dans les résultats entre les hommes et les femmes et entre les différents groupes d\u2019âge, ou entre les malades hyposensibilisés à la clinique et ceux traités par leur médecin de famille?Quelle est la proportion de ceux qui ont cessé leur hyposensibilisation et pourquoi?Est-il possible de connaître les raisons de la faillite du traitement dans certains cas donnés et se trouvent-ils plus dans un groupe que dans un autre?Afin de répondre à ces questions, une lettre fut envoyée à chaque malade lui demandant des détails sur sa médication et son hyposen- sibilisation.Il était ensuite invité à apprécier le degré d\u2019amélioration après en avoir discuté avec son médecin et à dire s\u2019il était ou non satisfait du traitement.Il est difficile pour le malade d\u2019apprécier le degré d\u2019amélioration de sa maladie.C\u2019est pourquoi il fut suggéré d\u2019en discuter avec son médecin, 25% d\u2019amélioration correspond à une amélioration légère tandis que 50% et 75% représentent respectivement un degré d\u2019amélioration modérée et marquée.1.Conférence donnée à la Canadian Medical Association, à Halifax, le 20 juin 1958.Il fut intéressant de constater qu\u2019une attaque unique mais assez récente était suffisante pour faire oublier des mois et même des années de bien-être.Les lettres et commentaires donnaient l\u2019impression que les malades ont généralement tendance à sous-estimer leur degré d\u2019amélioration.Il serait difficile autrement de comprendre que la presque totalité du groupe amélioré à 25% seulement, est satisfait.D\u2019un total de 1245 lettres envoyées à des asthmatiques, 679 réponses adéquates furent reçues (57.5%), 101 lettres ont été retournées à cause de changement d\u2019adresse et 58 autres sans réponse.Dans le groupe de fièvre des foins, 541 lettres furent envoyées et 281 bonnes réponses reçues (57.1%) tandis que 230 (511%) malades souffrant de rhinite non saisonnière ont répondu d\u2019un groupe de 450.Les asthmatiques furent groupés d\u2019après leur sexe et leur Age (tableau I).Il faut noter TABLEAU I ASTHME vs AGE.351 hommes 328 femmes Groupe I \u2014 0 à 5 ans .8.6% 6.0% Groupe II \u2014 5 à 15 ans \u2026 22.5% 11.9% Groupe III \u2014 15 à 30 ans \u2026 16.8% 24.0% Groupe IV \u2014 30 4 45 ans .165% 27.7% Groupe V \u2014 45 ans et plus 356% 30.4% 100.0% 100.0% que des cinq groupes d\u2019après l\u2019âge, le premier groupe de 0 à 5 ans représente moins de 10% tandis que les individus de 45 ans et plus correspondant au groupe V, forment plus du tiers des malades.Ceci est important afin d\u2019interpréter les résultats d\u2019après leur valeur respective.Les asthmatiques furent divisés en deux groupes: ceux traités à l\u2019Institut (tableau IT) et ceux traités en dehors par leur médecin de EE ES L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 TasLeaU 11 POURCENTAGE D\u2019AMÉLIORATION DE 679 ASTHMATIQUES D\u2019APRÈS L\u2019ENDROIT OÙ ILS ONT ÉTÉ SUIVIS.A Lavoisier En dehors Ensemble 145 534 100Ÿ urines 94% 14.6% 13.5% T5%0 overran 41.7% 37.5% 38.2% 50% ovo 31.5% 24.9% 26.5% P25 7 RE 13.0% 112% 11.5% O% L.cnscsesessnsenensaes 4.0% 11.8% 10.3% famille.Dans l\u2019ensemble il n\u2019y eut pas de différence notable entre ces deux groupes.5% plus de malades traités en dehors, ont rapporté une rémission complète.Cette réponse non attendue était compensée cependant par le fait que dans le groupe des patients sans amélioration 7% de plus venaient du groupe traité aussi en dehors, 11.8% contre 429.Il est intéressant de noter que les deux groupes d\u2019amélioration modérée et marquée (50% et 75%) incluent plus des 2/3 des malades examinés.Une analyse plus détaillée de l\u2019amélioration chez 534 malades traités à l\u2019extérieur a révélé que la proportion des hommes complètement guéris était exactement la même que celle des femmes 14.6%.GREGOIRE Er corL.: ASTHME ET RHINITE 1501 que 26.4% et 15.1% respectivement ont une amélioration marquée ce qui est plus que prédit.Le grand nombre de sujets améliorés de fa- con marquée permet une meilleure étude statistique et est possiblement la cause d\u2019une moins forte différence de pourcentage entre les différents groupes.Dans le groupe modérément amélioré, on trouve presque les mêmes pourcentages d\u2019hommes et de femmes et il y a une similitude assez grande entre les différents groupes d\u2019âÂge et leur représentation dans le groupe entier.Presqu\u2019aucun enfant n\u2019a qu\u2019une légère amélioration tandis que les hommes et les femmes âgés représentent 42 à 45% respectivement de cette catégorie ce qui représente 7% et 15% de plus que la prédiction.Enfin le groupe qui nie toute amélioration comprend 11.8% du nombre des patients traités à l\u2019extérieur.Les hommes sont plus nombreux que les femmes et 28 d\u2019entre eux sur 43 ont plus de 45 ans.Les études physiologiques faites avant et après traitement chez les malades hospitalisés ont fourni les raisons de ce décalage.Les femmes sont plus nombreuses que les hommes TaABLEAU III ASTHME 100% 15% 50% 25% 0% Rémission Amélioration Amélioration Amélioration Aucune complète marquée modérée légère amélioration Prédiction H F H F H F H F H F H F Groupe I 14.7 81 8.1 53 124 8.1 2.6 0.0 23 5.0 8.6 6.0 Groupe II .39.0 54 26.4 15.1 18.0 114 21.0 9.1 7.0 10.0 22.5 11.9 Groupe IIT .7.0 24.3 23.0 25.6 153 21.7 13.4 27.2 18.7 20.0 16.8 24.0 Groupe IV a.17.0 40.6 18.4 30.0 16.8 229 21.0 18.2 70 15.0 16.5 27.9 Groupe V .\u2026 220 21.6 24.1 24.0 37.5 35.9 420 455 65.0 500 356 30.4 Groupe I: 0 à 5 ans; Groupe II: 5 à 15 ans; Groupe III: 15 à 30 ans; Groupe IV: V : 45 ans et plus.Ici encore, le pourcentage des gens au delà de 45 ans fortement améliorés est inférieur à la prédiction en faveur des plus jeunes.L\u2019on voit en effet dans le tableau ITI que le groupe de 5 à 15 ans représente respectivement 22.5% de tous les males et 11.9% de toutes les femelles (données entre parenthèse) et 30 à 45 ans; Groupe dans les deux premiers groupes de status asth- maticus et d\u2019asthme extrinsèque (tableau IV), tandis que inverse est vrai dans les deux derniers groupes asthme mixte et asthme et emphysème.Il est à noter que l\u2019âge moyen de ceux qui ont de l\u2019asthme compliqué d\u2019emphysème, est NE .L'Union Méd.Canada 1502 GREGOIRE Er coLL.: ASTHME ET RHINITE Tome 87 \u2014 Déc.1958 TABLEAU IV ETUDE PHYSIOLOGIQUE DE 152 MALADES HOSPITALISÉS.Status Asthme Asthme Asthme à Asthma- Bronchique Extrinsèque et Emphysème ticus Extrinséque Intrinséque Irréversible Nombre 27 22 48 55 7 \\ 7 \\ VERN 7 \\\\ de VAN NON M F M F M F M F patients | | 1 | | | 1 | 6 21 3 19 27 21 38 17 Nombre 9% .| | | | | | 22.3% 777% 13.7% 86.3% 56.3% 43.7% 69.1% 30.9% Moyenne d\u2019âge \u2026\u2026 49 44.6 413 54.6 Hospitalisation .4 - 27 jours 4 - 36 jours 4 - 49 jours 6 - 180 jours Moyenne (jours) \u2026 11.3 122 15.4 249 AMÉLIORATION PHYSIOLOGIQUE EN % DES MÊMES MALADES.C.R.M.124.49% 78% 38.4% 35% Volume pulmonaire Capacité totale \u2026\u2026 + 15% + 4% + 2% + 2% Capacité vitale \u2026\u2026 + 65% + 24% # 13% + 8.7% Cap.fonct.rés.\u2026 + 317% # 19% # 1% # 81% Réserve respiratoire + 30% + 13% \u2014 11% + 2% Capacité résiduelle \u2014 48% \u2014 30% \u2014 17% \u2014 8.5% Cap.rés./cap.tot.% \u2014 26.1% \u2014 12.7% \u2014 77% \u2014 4% de 55 ans.Ce sont aussi les malades dont la durée d\u2019hospitalisation fut la plus longue.Comme le montrent ces tests, le plus fort degré d\u2019amélioration se trouve dans le premier groupe mais va en diminuant progressivement en allant vers le dernier.Il est cependant intéressant de constater 35% d\u2019amélioration dans la capacité respiratoire maximale dans ce dernier groupe lors d\u2019hospitalisation.Leur capacité vitale est accrue par moins de 10% et le rapport capacité résiduelle sur volume pulmonaire total n\u2019a diminué que de 4% pour demeurer à 58%.Tous les malades se disaient améliorés à leur sortie d\u2019hôpital.Dans leur réponse au questionnaire ils niaient cependant toute amélioration actuelle.La plupart de ces malades avaient une diminution marquée du murmure vésiculaire et peu de sibilances.C\u2019est un signe physique très caractéristique d\u2019emphysème irréversible quand il est accompagné d\u2019hy- personorité.La seule amélioration possible ne peut venir que des régions pulmonaires non encore atteintes.Dans la rhinite non saisonnière les résultats ne sont pas tout à fait aussi bons que dans l\u2019asthme (tableau V).Le nombre des réponses était trop faible pour les diviser en TABLEAU V RHINITE NON SAISONNIERE \u2014 450 CAS 39 suivis à Lavoisier 230 réponses 191 suivis à l\u2019extérieur FIÈVRE DES FOINS \u2014 544 cas 75 suivis à Lavoisier 289 réponses | 214 suivis à l\u2019extérieur Amélioration Ensemble 86 hommes 144 femmes Ensemble 135 hommes 154 femmes 100% 78% 8.2% 76% 20.1% 18.5% 21.6% 75% 31.3% 30.2% 31.9% 42.2% 43.0% 41.6% 50% 33.5% 27 8% 36.8% 24.2% 26.0% 22.7% 25% 16.1% 20.9% 13.2% 9.0% 7.4% 10.3% 0% 11.3% 12.9% 10.5% 4.5% 5.1% 3.8% L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 groupes d\u2019Age et aucune comparaison n\u2019a été faite entre les gens traités à l\u2019Institut et à l\u2019extérieur pour la même raison.Le pourcentage des malades non améliorés est à peu près le même, mais celui des gens guéris est de 5.7% inférieur à celui des asthmatiques.La proportion exacte de ceux qui souffraient de sinusite n\u2019a pu être établie puisque de façon générale les radiographies des sinus ne sont faites que chez les hospitalisés.Le groupe souffrant de rhinite saisonnière ou de fièvre des foins est plus intéressant en tant que l'allergie est en cause car il s\u2019agit ici de réaction directe aux pollens.Seulement 4.5% de ce groupe n\u2019a pas eu d\u2019amélioration tandis que 20% se disent améliorés de 100%.Discussion Cette étude porte sur 1198 malades d\u2019un total de 2236 à qui des lettres furent adressées.Les réponses forment 59% des gens atteints ce qui représente un nombre suffisant croyons-nous pour tirer des conclusions valables.Une conclusion pour le moins inattendue est que les malades suivis et hyposensibilisés par leur médecin de famille vont en général aussi bien que ceux suivis à la clinique.Le plus important est en premier lieu un diagnostic étiologique complet.Il s\u2019ensuit aussi que le malade qui ne s'améliore pas suffisamment doit être réexaminé.La plus forte proportion de sujets externes non améliorés peut être attribuable au fait qu\u2019ils n\u2019ont pas tous été hyposensibilisés tandis que ceux suivis à la clinique le furent tous.6.19% des malades examinés n\u2019ont jamais subi d\u2019hyposensibilisation parce qu\u2019ils n\u2019avaient pas été avisés de le faire ou parce qu\u2019ils n\u2019ont pas voulu ou que leur médecin les en a dissuadés.Parmi les malades traités à l\u2019extérieur, 6.6% ont cessé leur hyposensibilisation avant 6 mois, la plupart parce qu\u2019ils se sentaient bien et se croyaient guéris.Un bon nombre ont dû recommencer à la suite d\u2019une crise aiguë.GREGOIRE Er coLL.: ASTHME ET RHINITE 1503 Ce groupe inclut aussi des malades qui ont cessé leurs injections parce qu\u2019ils trouvaient le traitement trop dispendieux, qu\u2019ils demeuraient trop loin du médecin ou n\u2019avaient pas de résultats.Un très faible pourcentage a cessé à cause de réactions.La grande majorité des praticiens en effet suivent à la lettre les indications fournies et n\u2019ont pas de troubles.Quelques-uns cependant essayent d\u2019augmenter trop rapidement les doses.Certains conseillent même à leur malade de discontinuer ces injections après quelques semaines à peine de traitement.14.5% de tous les malades qui ont répondu, ont cessé leurs injections avant la fin des trois ans surtout parce qu\u2019ils ne croyaient pas nécessaire de continuer aussi longtemps.Durant les trois premières années, les extraits venaient de la clinique d\u2019allergie Cooke de New-York mais pour des raisons pratiques (spécialement à cause des douanes) il fut décidé d\u2019utiliser les extraits Bencard aussi dosés en unités protéines.Une évaluation de la force comparative de chaque extrait fut faite in vivo par tests cutanés et le dosage fut standardisé avec grand soin.Aucune réaction n\u2019a été observée quand le changement eut lieu.Les médecins et leurs patients ont semblé satisfaits car tous les extraits parvenaient ensuite dans la même bouteille d\u2019où une seule injection et à prix réduit.Les résultats cliniques ne semblent pas en avoir été affectés.Environ 49% des asthmatiques prennent encore des médicaments sous forme de Vaponéfrine ou Aminophylline au moins occasionnellement.Quelques-uns seulement doivent recevoir de faibles doses d\u2019ACTH ou de Prednisolone.Ils doivent être suivis de façon spéciale pour éviter les complications.L\u2019asthme dont souffraient la plupart des malades hospitalisés était à la fois d\u2019origine allergique et infectieuse.Un bon nombre de ces malades souffraient aussi de polypes nasaux et de sinusite.Il est donc très important de faire un examen complet des voies aériennes supérieures, parce que si les lésions n\u2019y sont pas diagnostiquées et adéquatement traitées, on 1504 ne peut espérer des résultats satisfaisants dans le traitement de l\u2019asthme.Les résultats du traitement dans la rhinite non saisonn ère ne sont pas aussi bons que ceux de la rhinite saisonnière à cause de l\u2019association de l\u2019infection avec l\u2019allergie extrinsèque.Nous ajoutons maintenant de façon systématique le stock vaccin aux extraits allergiques dans le traitement de ces malades.En ce qui concerne la fièvre des foins, nous avons l\u2019impression que les malades non améliorés (4.5% auraient pu l'être si nous en avions été avertis.Nous aurions pu augmenter la concentration des extraits d'herbe à poux par exemple.La première année nous ne dépassons jamais 10,000 unités, et souvent moins.Heureusement, la grande majorité des malades sont ainsi suffisamment immunisés comme le laisse voir l\u2019enquête.Une plus forte dose doit être cependant recommandée pour ceux qui n\u2019ont pas eu d\u2019amélioration suffisante.Un certain nombre d\u2019entre eux malheureusement ont cessé leurs injections sans nous en aviser, croyant que le traitement ne pouvait leur rendre service.Il faut dire que ces démiissions se sont présentées plus souvent chez les patients suivis par leurs médecins de famille qu\u2019à la clinique où il est possible d\u2019expliquer davantage au malade qu\u2019il y a moyen d\u2019augmenter les doses.De façon générale ces patients sont mieux protégés s\u2019ils reçoivent entre 16,000 et 20,000 U.P.d\u2019herbe à poux.L'important est d\u2019ajuster le dosage aux besoins de chaque malade.Si de bons résultats ne sont pas alors obtenus, il faudra reprendre les tests et à l\u2019occasion faire de nouvelles prescriptions.Certains malades au contraire ne peuvent tolérer plus de 1,000 et même 250 U.P.d\u2019herbe à poux par injection sans réaction.Il s\u2019agit de limiter la dose au degré de tolérance.Ces malades seront en général aussi protégés que les autres.Dans le traitement de l\u2019asthme et de la rhinite non saisonnière, il est de primordiale importance de trouver et traiter tous les GREGOIRE er coLL.: ASTHME ET RHINITE L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 foyers d\u2019infection.Ces derniers peuvent être localisés dans le nez, les sinus, les amygdales, les oreilles, les dents, les gencives et les bronches, mais aussi dans la vésicule biliaire, la prostate, le pelvis ou la peau.A moins qu\u2019on ne les détecte, le malade retombera rapidement dans sa condition antérieure.Résumé Une étude a été faite de 679 cas d\u2019asthme bronchique, 230 cas de rhinite non saisonnière et 281 cas de fièvre des foins, ce qui représente environ 55% de tous les malades vus durant les cinq années précédentes.La compilation des réponses a montré que 80% de tous les malades qui ont répordu, ont eu une amélioration allant de modérée à complète.D'autre part, 10% des asthmatiques n\u2019ont pas montré de changement et ils se recrutent spécialement parmi ceux qui ont plus de 45 ans et surtout chez les hommes.Les tests fonctionnels chez les malades hospitalisés ont montré que l\u2019emphysème irréversible à des degrés plus ou moins avancés est une des causes du manque de réponses.Il est donc suggéré de traiter l\u2019asthme aussi vite que possible avant le développement de cet emphysème.90% des asthmatiques et des malades souffrant de rhinite non saisonnière et 95.5% de ceux qui ont de la fièvre des foins ont été améliorés, la plupart d\u2019entre eux de façon marquée.Ce degré d\u2019amélioration pourrait être encore accru par une meilleure éducation du malade et de son médecin de famille.La prophylaxie avec antibiotiques mériterait d\u2019être essayée sur une longue durée comme dans le rhumatisme articulaire aigu, mais avec d\u2019autres antibiotiques que la pénicilline qui est dangereuse à cause des chocs anaphylactiques qu\u2019elle peut développer chez les malades allergiques.Il faut insister sur le fait que l\u2019hyposensi- bilisation doit être maintenue pour au moins trois ans et ne doit pas être arrêtée si le L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 malade a eu une récurrence de ses symptômes dans les deux dernières années ou si les tests cutanés qui doivent être faits avant de cesser l\u2019hyposensibilisation reviennent encore fortement positifs.Summary A study was made of 679 cases of bronchial asthma, 230 cases of perennial rhinitis and 281 cases of hay fever, representing about 55% of all patients seen in five years.It was found that 80% of the whole group registered moderate improvement to complete remission while about 10% of asthmatics were unchanged, especially those in the older age group.Functional tests on hospitalized patients showed that irreversible emphysema is one of the GREGOIRE Er couL.: ASTHME ET RHINITE 1505 causes for lack of response.It is therefore suggested that asthma be treated as early as possible and before the development of irreversible emphysema.Up to 90% of asthmatic and perennial rhinitis patients, and 95.59% of hay fever patients were improved, most of them very substantially.This improvement rate could be increased further by better education of the patient and his family physician.Prophylaxis with antibiotics could be tried in infected patients, as is done in rheumatic heart disease, but with antibiotics other than penicillin which is dangerous in allergic patients.It must be stressed that hyposensitization should be continued for at least three years and should never be stopped if the patient has had a recurrence of his symptoms in the last two years or if his skin tests are still strongly positive. RECUEIL DE FAITS DEUX CAS D'ANÉVRYSME ARTÉRIO-VEINEUX DU POUMON DONT UN CAS ASSOCIÉ À UNE STÉNOSE AORTIQUE D'ORIGINE RHUMATISMALE E.-D.GAGNON, R.JOHNSON, L.-C.SIMARD et A.PAGE 1 On peut lire, dans la littérature médicale des derniéres années, de nombreux articles discutant l\u2019anévrysme artério-veineux pulmonaire.Une revue chirurgicale complète a été publiée en 1955 (1).Depuis, plusieurs autres cas ont été rapportés et l\u2019on y a discuté la physiologie, la pathologie, le diagnostic et le traitement.(2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9) Nous désirons par le présent article rapporter deux cas: le premier est tout à fait typique; le second est plus intéressant à cause de son association à une maladie valvulaire aortique.Observation 1.(No 10490-55) Il s\u2019agit d\u2019une jeune homme de 17 ans, admis à l\u2019hôpital le 11 octobre 1955 avec le diagnostic d\u2019anévrysme artério-veineux du poumon.Ce diagnostic avait été posé dans le bureau même du médecin référant.(R.J.).Le patient se plaignait surtout de cyanose au repos, de dyspnée d\u2019effort, de fatigue excessive au moindre exercice accompagnée d\u2019une douleur thoracique droite.La cyanose fut notée la première fois à l\u2019âge de 9 ans par une infirmière visiteuse.Peu de temps après, apparut la dyspnée qui augmenta progressivement au point où l\u2019enfant dut quitter définitivement la classe, à l\u2019âge de 11 ans.À ce moment, il fut examiné dans un autre hôpital.L\u2019enfant fut congédié sans traitement avec le diagnostic de malformation cardio-vasculaire congénitale.Le patient se souvenait de deux épisodes d\u2019hémoptysies à l\u2019âge de 15 ans et de nouveau à l\u2019âge de 16 ans, probablement accompagnées d\u2019hématurie assez peu importante.Les anté- 1.Services de chirurgie, médecine et pathologie de l'hôpital Notre-Dame, Montréal.cédents personnels et familiaux sont sans particularité.Examen physique Jeune homme mesurant 57\u201d pesant 129 livres.Cyanose marquée de la peau et des muqueuses et présence de nombreuses télan- glectasies sur les lèvres et les épaules.La pression artérielle est 130/90.Aucun souffle n\u2019est entendu à l\u2019auscultation cardiaque.Cependant, un souffle systolique est entendu à la plage pulmonaire droite en postérieur, immédiatement sous la pointe de l\u2019omoplate.Une déformation hipocratique importante des doigts et des orteils est notée.Le fond d\u2019œil montre une dilatation veineuse importante.Le reste de l\u2019examen physique est tout à fait normal.Examens de laboratoire GLR.: 6,375,000; Hb.: 138%; G1B.: 6,250.Différentielle normale.Sédimentation globulaire (méthode de Cutler): 1 mm.aprés une heure.C.Reactive Protein: négative.Volume sanguin (Evans Blue): 9,163 cc (normal, 5,623 cc) avec un excès globulaire de 2,766 cc et un déficit plasmatique de 236 cc.Hématocrite: 65 vol.%.Temps de circulation (bras-langue): 12,5 secondes.Pression veineuse: 93 em.d\u2019eau.Rétractilité du caillot: nil après 48 hrs.B.W.: négatif.P.S.P.: 70% d'élimination après 35 minutes et 11% après 70 minutes. L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 Urée sanguine: 42 mg.%.Clearance de l\u2019urée: 35 mg.% et 45 mg.% avec des volumes de 2,1 et 2,4 cc d\u2019urine à la minute.Analyse d\u2019urine: normale.Glycémie: 84 mg.%.E.C.G.: axe électrique est fortement dévié à droite, le reste du tracé est normal au repos et après épreuve d\u2019effort.Radiographe Radiographie du poumon et fluoroscopie: « dans le segment supéro-dorsal du lobe inférieur droit, il y a présence d\u2019une masse à demi-arrondie, à contours précis, mesurant 3 x 4 cm.avec deux grosses veines drainant dans l\u2019oreillette gauche.La veine inférieure mesure au moins 2 cm.de diamètre.L\u2019artère pulmonaire droite est très large et pulsatile.Il est impossible de déterminer radiologique- ment la présence d\u2019une artère nourricière de cette masse ».(fig.1).Fig.1.\u2014 Radiographie en P.A.cas no 1: ce film montre dans la plage pulmonaire droite la masse décrite dans le texte.Le diagnostie, clinique et radiologique, posé fut celui d\u2019anévrysme artérioveineux du lobe inférieur droit.GAGNON Er couL.: ANÉVRYSME ARTÉRIO-VEINEUX 1507 On a procédé à une thoracotomie postéro- latérale droite (E.-D.-G.) le 8 novembre 1955: au palper du lobe inférieur, aucune masse n\u2019a été décelée, probablement parce que l\u2019anévrysme s\u2019est collabé au palper.Les vaisseaux furent disséqués: l\u2019artère du lobe inférieur était deux fois la grosseur normale et il y avait deux veines lobaires, la plus inférieure étant très grosse et l\u2019autre de grosseur normale.À ce point durant l\u2019opération, simplement en comprimant l\u2019artère du lobe inférieur, la cyanose du patient avait tendance à disparaître.Une lobectomie inférieure droite fut faite.Dès qu\u2019on eut ligaturé l\u2019artère lobaire, la coloration du patient s\u2019est de beaucoup améliorée.L\u2019évolution post-opératoire fut compliquée d\u2019un hémothorax droit suivi d\u2019un empyème droit localisé.Le patient fut traité avec succès pour ses complications et fut congédié le 24 décembre 1955 grandement amélioré, n\u2019ayant plus de dyspnée d\u2019effort ni de cyanose.La formule sanguine à ce moment était de 5,025,000 GIR.et l\u2019hémoglobine était à 108%.L\u2019artère lobaire de la pièce fut injectée sous pression avec du « latex » liquide.Apres durcissement du latex, le tissu pulmonaire fut digéré.La masse de « latex » restante, mesurant 5 em.de diamètre représente un sac ané- vrysmal avec son artère afférante et ses veines de drainage.(fig.2).Observation 2.(No 12198-55) Il s\u2019agit d\u2019un patient de 45 ans qui est envoyé à l\u2019hôpital par son médecin de famille pour cure chirurgicale possible d\u2019une sténose aortique d\u2019origine rhumatismale.Le patient se plaint surtout de dyspnée après effort léger, et d\u2019orthopnée depuis deux ans.À l\u2019âge de 25 ans, il subit avec succès un examen pour assurance-vie.Douze ans plus tard, on lui refuse un certificat de bonne santé à cause de son cœur.La même année, ce patient nous rapporte qu\u2019il a été admis à un hôpital pour douleur très forte à la région interscapu- laire.Après radiographie et électrocardiogramme, on lui recommande le repos.Il re- 1508 Fig.2.\u2014 Cas no 1: moule de «latex» du spécimen, mesurant 5 em.de diamètre.A.: artère lobaire; V.: veine lobaire.tourne à son travail seulement sept ou huit semaines plus tard.Durant les deux années qui précèdent son admission, à deux occasions différentes, il s\u2019est éveillé subitement durant la nuit et après avoir passé des selles noires, il perdit connaissance.Lorsqu'il s\u2019éveilla, il vomit une grande quantité de caillots sanglants, noirâtres.À chaque fois, il fut admis à un hôpital et reçut des transfusions de sang.Au moment de son admission à notre hôpital le 16 décembre 1955, il se plaint de dyspnée progressive depuis deux ans.Il a aussi noté, après exercices, une sensation de brûlement à la région pré-cordiale accompagnée de légères douleurs dans le bras gauche.Il se plaint aussi de crises de dyspnée paroxystique deux & quatre fois par semaine le soir au coucher.Il n\u2019a jamais noté d\u2019œdème malléolaire ni de sang dans ses crachats.Examen physique Patient de constitution, de grandeur et de poids normaux.Il est dyspnéique au repos; ses lèvres et ses doigts deviennent cyanosés au moindre effort.Présence de télangiectasies sur la lèvre inférieure.GAGNON Er coLL.: ANÉVRYSME ARTÉRIO-VEINEUX L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 Examen du thorax: la pointe du cœur est située dans le sixième espace intercostal gauche en dehors de la ligne mi-claviculaire.Au niveau du huitième espace, en dehors de la pointe, on peut palper un thrill systolique plus intense à l\u2019inspiration profonde.Elément diastolique discret au thrill.Souffle continu à ce niveau très intense avec un élément diastolique court.Le souffle s\u2019intensifie à l\u2019inspiration profonde.Le double souffle s\u2019entend à distance et même dans le dos.À la pointe, on entend un souffle systolique grade I/IV (échelle de I à IV) ; le premier bruit à la pointe n\u2019est pas intensifié.Pas de roulement diastolique.Au niveau du quatrième espace intercostal droit, en remontant vers le foyer aortique, on entend un souffle systolique rude, intense, grade IV/IV (échelle de I à IV) avec maximum au niveau du troisième espace où l\u2019on perçoit un thrill systolique; le souffle systolique s\u2019intensifie au foyer pulmonaire et s\u2019irradie à la région cervicale, mais le thrill n\u2019est pas perçu sur le trajet des artères de la région cervicale.Le souffle systolique aortique s'entend aussi au niveau de la région scapulaire droite.(R.J.) Le reste de l\u2019examen physique est sans particularité.Laboratoire Formule sanguine: GLR.: 5,150,000; Hb.: 105% ; GIB.: 5,750 avec une différentielle normale.Sédimentation globulaire (méthode de Cutler): 6 mm.après une heure.Urée sanguine: 55 mg.%.Glycémie: 94 mg.%.Analyse d\u2019urine: normale.B.W.: négatif.| E.C.G.: déviation importante de l\u2019axe électrique vers la gauche; hypertrophie ventriculaire gauche avec signes d\u2019atteinte myocardi- que.Radiographie Une radiographie du thorax (fig.3) montre: hypertrophie ventriculaire gauche et double contour du côté droit du cœur dû à une L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 Fif.3.\u2014 Vue hypertrophie auriculaire gauche.On note des calcifications au niveau de la valvule aortique.La copie, le film en latéral et les « spot- films » démontrent à la base antérieure gauche, juste à côté de la pointe du cœur, au dessus de la coupole diaphragmatique gauche, et située présumément dans la lingula du lobe supérieur gauche, une masse arrondie, assez régulière, de la densité des tissus mous, sans calcification, mesurant environ 3 cm.de dia- metre; elle est reliée au hile par deux opacités rubannées, distinctes et mesurants environ 1 cm.de diamètre.Les artères pulmonaires droite ct gauche sont plus grosses que normalement mais leur pulsatilité n\u2019est pas augmentée.La circulation pulmonaire est plus accentuée que normalement.Le diagnostic radiologique posé est le suivant: « anévrysme artério-veineux du poumon gauche, associé à une sténose aortique ».(A.Trépanier).La sténose aortique, semble-t-il, était la principale source des troubles de ce patient.Aussi décide-t-on de s\u2019attaquer d\u2019abord à la sténose aortique et, si l\u2019état du patient le permet, de procéder à une lobectomie; sinon, de remettre à plus tard l\u2019exérèse de GAGNON Er couL.: ANEVRYSME ARTERIO-VEINEUX 1509 Fig.4.\u2014 Vue latérale, cas no 2: cf.texte.l\u2019anévrysme artério-veineux.Le problème fut expliqué au patient mais celui-ci décida de retourner chez lui avant de prendre une décision.Le patient revint à l\u2019hôpital dix-neuf jours plus tard, sa condition ayant de beaucoup empiré.Il n\u2019avait pas pris la Digitale qu\u2019on lui avait prescrite.Il se plaignait de dyspnée très marquée après le moindre exercice et aussi d\u2019orthopnée.Il était très anxieux, surtout le soir; depuis quelques jours, il souffrait d\u2019une toux sèche et de rhinorrhée.L\u2019examen physique montrait une insuffisance cardiaque globale, une cyanose marquée de la figure, des veines jugulaires gonflées, des râles aux bases pulmonaires, un foie augmenté de volume et douloureux au palper.C.Reactive Protein: + + +.GLB.: 11,750 avec 82% de neutrophiles.Urée sanguine: 100 mg.%.Une culture des crachats montre la présence d\u2019Escherichia coli.Une radiographie du poumon montre une circulation pulmonaire très augmentée depuis le dernier examen.Malgré un traitement intensif, l\u2019insuffisance cardiaque et l'infection respiratoire ont 1510 progressées rapidement.Le patient est décédé subitement le sixième jour après sa réadmission, passant d\u2019une chaise roulante à son lit.On obtint la permission de faire une autopsie partielle (thorax seulement).Le cœur est augmenté de volume pesant 620 gr.Le myocarde était ferme mais de couleur pâle.Les couches musculaires sous- épicardiques du ventricule gauche étaient plus pâles que les couches profondes.Sur la couche basale sousépicardique de la paroi antérieure, on note une région blanchâtre mesurant 15 x 8 mm.de diamètre: il s\u2019agit probablement d\u2019une cicatrice d\u2019un infarctus ancien.Le bout proximal des artères coronaires présente quelques petites taches athéromateu- ses, mais en général, les parois étaient lisses et la lumière, de calibre normal.L\u2019aorte ascendante était légèrement athéromateuse.L\u2019orifice aortique était sténosé et calcifié.Les valvules étaient absolument rigides et immobile, la lumière de l\u2019orifice mesurant 0,5 em.La valvule antérieure et la valvule postérieure droite étaient soudées ensembles, très épaissies et calcifiées.Sur la surface, on a noté des nodosités calcifiées, irrégulières.La valvule gauche postérieure est épaissie et fibreuse mais moins calcifiée que les deux autres.Les autres valvules du cœur étaient sans particularité et mesuraient respectivement: valvule mitrale: 105 mm.valvule tricuspidienne: 130 mm.valvule pulmonaire: 83 mm.Les poumons étaient turgides mais de couleur normale.Le poumon droit pesait 900 gr.À la section, on note une congestion marquée; il s\u2019écoule du liquide d\u2019ædème.Le poumon gauche est conservé; on peut noter près de la pointe de la lingula, sur la surface antérieure, une masse de tissu pulmonaire, de consistance molle et de couleur bleuâtre et mesurant 3 em.de diamètre.Cette masse est un anévrysme artério-veineux.Une formation rubannée pouvait être palpée allant de la masse vers le hile; il s\u2019agit vraisemblablement de l\u2019artère de l\u2019anévrysme.GAGNON Er coLL.: ANÉVRYSME ARTÉRIO-VEINEUX L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 Fig.5.\u2014 Pièce injectée de «latex», cas no 2: ceci démontre l\u2019anévrysme dans la partie inférieure gauche avec ses longs vaisseaux rubannés allant vers le hile.L\u2019artère pulmonaire fut injectée au moyen de « latex » liquide comme pour le premier cas, mais après durcissement du « latex » liquide, le poumon fut tranché et ouvert comme un livre.On peut voir l\u2019injection de la cavité anévrysmale et ses vaisseaux nourriciers (fig.5).Discussion Le premier cas est assez typique et ne présente aucun problème: de diagnostic.L\u2019exérèse chirurgicale a guéri le patient de sa cyanose et de sa dyspnée.Le deuxième cas présente un problème diagnostic.Cependant, en rétrospective, l\u2019histoire est assez typique.La proximité de l\u2019anévrysme au cœur nous a d\u2019abord induit en erreur, nous laissant croire que le souffle entendu au niveau de l\u2019anévrysme était un souffle cardiaque.Heureusement, les images L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 radiologiques ont vite corrigé cette fausse impression.Si ce patient avait pu être opéré, nous croyons que les deux lésions auraient pu être réparées à la même opération.Pour affirmer ceci, nous nous basons sur notre expérience personnelle de cas de commissurotomie mitrale associée à une résection pulmonaire ou à une décortication.Résumé Deux cas d\u2019anévrysme artério-veineux du poumon sont présentés.Le premier cas est classique et a été guéri par une lobectomie.Le deuxième, à cause de son association à une sténose aortique, a présenté un problème de diagnostic et de traitement.La proximité de l\u2019anévrysme au cœur nous a d\u2019abord laissé croire à une maladie mitro-aortique.Mais des films en position latérale et la fluoroscopie pulmonaire ont démontré la présence d\u2019une masse anévrysmale dans la poumon gauche, tout près du cœur.Nous aurions voulu intervenir en un seul temps pour corriger la sténose aortique et faire l\u2019exérèse de l\u2019anévrysme artério-veineux.Malheureusement, le patient est décédé subitement après un court séjour chez lui.Summary Two cases of arteriovenous aneurysms of the lung are reported.The first case is quite typical and was GAGNON Er corL.: ANEVRYSME ARTERIO-VEINEUX 1511 cured by lobectomy.The second case, because of its association to aortic stenosis, presented a problem of diagnosis and treatment.The proximity of the aneurysm to the heart led us to believe that the patient had a double mitral lesion and an aortic stenosis.But lateral films and fluoroscopy of the lungs showed clearly the presence of an aneurysmal mass in the lingula immediately next to the heart.We planned to operate for both lesions at the same time: correct the aortic stenosis and perform a lobectomy.Unfortunately the patient died suddenly before surgery.BIBLIOGRAPHIE (1) J.D.STRINGER, A.L.STANLEY, R.C.BATES, J.E.SUMMERS: Am.J.Surg., 89: 1054, 1955.(2) J.R.SCHLOSSER, H.N.HARKINS: 4m.J.Surg., 91: 872, 1956.(3) W.J.STORK: Am.J.Roeng.Rad.Ther., 76: 441, 1955.(4) J.A.TOUANA, E.SCHEREPPATI, A.PINI: Ann.Surg., 141: 417, 1955.(5) R.E.TABER, J.L.EHRENHAFT: Arch.Surg., 73: 557, 1956.(6) I.W.MURI: Am.J.Surg., 89: 265, 1955.(7) J.A.CALLAHAN, H.F.HELMHOLTZ, J.W.KIRKLIN: Amer.Heart J., 52: 916, 1956.(8) M.R.HALES: Amer.J.Path., 32: 927, 1956.(9) T.J.E.ONEILL, H.FISHER, D.E.McDOW- ELL, V.W.LAUBY: 4m.J.Thor.Surg, 31: 287, 1956. UN CAS DE FIBROSE DIFFUSE IDIOPATHIQUE DU MYOCARDE Léandre DÉCARIE, F.R.C.P.(C), S.C.P.Q.(cardiologie) 1, Georges LACHAINE, S.C.P.Q.(cardiologie et médecine interne) 2.INTRODUCTION Parmi les cardiopathies non valvulaires, le chapitre des affections myocardiques primaires renferme plusieurs sous-groupes qui se distinguent à la fois par leur rareté et leur caractère présentement idiopathique.Il nous a été donné récemment d\u2019étudier un cas de ce genre dans notre service; aussi, aimerions- nous vous le présenter et le discuter brièvement.Observation.Il s'agit de Mlle H.F., jeune célibataire de descendance italienne, âgée de 25 ans, qui fut hospitalisée pour la première fois le 17 décembre 1956 à l\u2019Hôpital Général de Verdun, pour une hémiplégie droite et une aphasie motrice.Ses antécédents, tant héréditaires que personnels, ne révélaient aucune maladie antérieure importante.Il semble bien cependant que la malade ait à peu près toujours manifesté une certaine dyspnée à l\u2019effort, si bien qu\u2019elle ne put jamais participer de façon soutenue aux jeux de ses frères et sœurs durant son adolescence.Cette dyspnée se serait aggravée progressivement depuis une dizaine d'années, plus particulièrement depuis un an et surtout durant les derniers mois, alors qu\u2019elle était accompagnée d\u2019une toux sèche.Il est cependant à noter que la malade travailla tous les Jours au restaurant de son père jusqu\u2019à son accident hémiplégique.Elle n\u2019avait présenté comme autre symptôme que des manifestations d\u2019ordre digestif caractérisées par des nausées et vomissements postprandiaux après ingestion d\u2019aliments gras, ainsi que par des épisodes diarrhéiques occasionnels.A son arrivée, la malade était anxieuse et présentait une aphasie motrice ainsi qu\u2019une hémiplégie droite.L\u2019interne du service de neurochirurgie où la malade fut d\u2019abord dirigée, 1 et 2.Assistants réguliers, service de Cardiologie, Hôpital Général de Verdun (Montréal).nota un léger roulement diastolique de pointe à l\u2019auscultation du cœur et une tension artérielle de 95/60.Le reste de l\u2019examen objectif s\u2019avéra négatif, à part l\u2019existence d\u2019une incontinence fécale.Le service lui fit un bilan neurologique avec artériographie, et l\u2019on en conclut à l\u2019occlusion de l\u2019artère cérébrale moyenne gauche près de son origine par un processus probablement embolique.Quelques Jours plus tard, nous étions demandés en consultation pour déterminer si une pathologie cardiaque ne serait pas à l\u2019origine de ce processus embolique.Au moment de notre examen, la malade reposait dans son lit sans signes d\u2019orthopnée, il n\u2019y avait pas non plus de distension des veines du cou.Les poumons ne présentaient rien de particulier à part quelques râles sous-crépitants aux deux bases.L'apex du cœur fut difficile à repérer.Au point de vue auscultatoire: la fréquence était à 100, régulière, avec comme signes principaux: un Ml augmenté d\u2019intensité, la présence d'un M3 et d'un roulement diastolique de pointe grade I sans renforcement.Par la suite, au cours d\u2019auscultations quotidiennes, nous avons pu noter des modifications fréquentes des données auscultatoires, allant d\u2019un simple dédoublement des deux bruits à tous les foyers sans autre particularité jusqu\u2019aux signes décrits précédemment.Nous avons pu également noter de temps à autre un souffle systolique grade I à II au foyer pulmonaire ainsi qu\u2019un souffle systolique grade I au 4iéme espace intercostal gauche.Nous pouvons donc résumer nos données auscultatoires en insistant sur l\u2019absence de bruits adventices, constants et suffisamment intenses pour nous les faire considérer comme significatifs, et sur la présence assez fréquente d\u2019un simple dédoublement des deux bruits.Le reste de l\u2019examen s\u2019avéra négatif à part une température variant entre 100 et 103 du 3ième au 8iéme jour, ainsi qu\u2019une ten- L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 DÉCARIE er LACHAINE: FIBROSE DU MYOCARDE 1513 Figure 1.: sion artérielle moyenne de 90/60 et des signes neurologiques associés à son hémiplégie et aphasie motrice.Les analyses de laboratoire pouvaient se résumer comme suit: globules rouges à 3,800,000, une hémoglobine à 11.6% gm., des globules blanes à 14,700 dont 84% de polynucléaires neutrophiles, une sédimentation globulaire à 12 millimètres, une glycémie à 90, une azotémie à 17, une hémoculture négative, des an- tistreptolysines à 125 unités; l\u2019analyse d\u2019urine montra des leucocytes a 1 + des cellules épitoliales à 1 \u2014 des bactéries à 2 + une densité à 1,031, il y avait absence d\u2019albumine et quelques traces d\u2019acétone.L\u2019analyse du liquide céphalo-rachidien ne montra pas de traces de sang, il y avait présence de deux éléments, les protéines étaient à 11% mg.et le glucose à 65.L\u2019électrocardiogramme (fig.1) montra la présence d\u2019un rythme sinusal à 90, d\u2019une hypertrophie auriculaire, d\u2019un bloc auriculo-ventriculaire du premier degré ainsi que d\u2019un bloc de branche gauche complet.Enfin, on pouvait noter à la radiographie pulmonaire (fig.2) une aug- mentat:on considérable de tous les diamètres du cœur avec vascularisation pulmonaire très augmentée associées à des signes de congestion pulmonaire et à une effusion discrète pleurale surtout droite.Dès que la ma'ade put marcher, nous complétions ce bilan radiologique par un examen fluoros- copique dont voici nos conclusions: Hyper- Figure 2. 1514 trophie biauriculaire et biventriculaire, présence d\u2019un cône pulmonaire légèrement accentué et hyperpulsatile, enfin une dynamique cardiaque diminuée; il fut impossible de déceler des calcifications intra-cardiaques.La malade fut mise au repos complet et à une diète hyposodée.La médication se résuma en l\u2019administration d\u2019un anticoagulant (Sintrom) et d'un vaso-dilatateur (Papavérine).Son hémiplégie ainsi que son aphasie régressèrent de façon progressive.Environ un mois plus tard, les signes d\u2019hémiplégie avaient presque complètement disparu, et il ne persistait qu\u2019une très légère dysarthrie.Le 19 janvier 1957, elle recevait son congé et notre diagnostic a son départ se résumait comme suit: 1\u2014Mala- die cardiaque, soit rhumatismale chronique ou de nature indéterminée.2 \u2014Insuffisance cardiaque grade II.3\u2014Embolie cérébrale probablement d\u2019origine cardiaque.Elle constinua de recevoir à domicile du Sintrom et de la Digitale, car nous l\u2019avions digitalisée peu de temps avant son départ.Durant les mois suivants l\u2019état de la malade demeura satisfaisant.Il est à noter qu\u2019il nous fallait cesser l\u2019anticoagulant momentanément durant ses périodes menstruelles à cause d\u2019une polyménorrhée.Vers le 22 juin 1957, la malade présenta des nausées accompagnées de vomissements et cessa d\u2019elle- même de prendre tous ses médicaments (Sin- trom et Digitale).Le 26 juin, la malade se plaignit d\u2019une douleur subite et aiguë aux deux membres inférieurs, plus marquée à gauche qu'à droite avec une impotence complète.Le 27 juin, elle est de nouveau hospitalisée dans notre service.A son arrivée, la malade était particulièrement anxieuse, il n\u2019y avait pas de congestion de ses veines cervicales, ses poumons ne présentaient rien de particulier à l\u2019auscultation.Au point de vue cardiaque, le rythme était régulier à 100 à la minute, il y avait présence d\u2019un souffle systolique grade II au foyer pulmonaire ainsi qu\u2019au quatrième espace intercostal gauche, le deuxième bruit pulmonaire était plus marqué que le deuxième bruit aortique et possiblement dédoublé, il y avait un deuxième bruit apical dédoublé.L\u2019abdomen ne présentait rien de DÉCARIE rr LACHAINE: FIBROSE DU MYOCARDE L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 particulier.Les membres inférieurs, surtout le gauche étaient froids, les pédieuses, tibiales.postérieures et poplitées n\u2019étaient pas palpables, la fémorale gauche était palpable à 1 + et la droite à 2 +; il n\u2019y avait pas d\u2019ce- dème ni d\u2019autres signes aux membres inférieurs.Les analyses d\u2019usage de laboratoire étaient normales et la prothrombinémie revint à 33%.La malade reçut comme traitement: du Sintrom à des doses d\u2019entretien; des vasodilatateurs périphériques (Priscoline \u2014 Ro- niacol), de la Fortimicine, et des enveloppements secs des deux membres inférieurs.Comme la malade à son arrivée présentait encore quelques nausées et qu\u2019elle n\u2019était pas en décompensation cardiaque, l\u2019on décida de remettre à quelques jours l\u2019administration de Digitale.Quelques heures après l\u2019institution du traitement, on pouvait palper les deux fémorales de façon satisfaisante mais l\u2019oscil- lométrie était nulle aux deux jambes.Le ler Juillet 1957, la malade accusait une dyspnée intense avec toux sèche.On put percevoir à ce moment aux deux plages pulmonaires des râles congestifs abondants.Il y avait également une tachyarythmie à 130, une tension artérielle de 105/70.Aux traitements précédents on ajouta alors de l\u2019oxygène en permanence et on procéda à une redigitalisation avec Cédilanid.Un électrocardiogramme fait quelques heures plus tard démontra l\u2019existence d\u2019un tachycardie sinusale à 130 et comme sur l\u2019électrocardiogramme fait deux jours auparavant, une hypertrophie auriculaire, un bloc auriculo-ventriculaire du premier degré ainsi qu\u2019un bloc de branche gauche complet.A la radiographie pulmonaire en P.A.on nota: une cardiomégalie importante ainsi qu\u2019un aspect floconneux des deux plages pulmonaires compatibles avec un œdème aigu du poumon.Quelques heures plus tard, les signes d\u2019insuffisance cardiaque gauche disparaissaient et le rythme cardiaque devenait régulier avec une fréquence à 80 à la minute.Au cours des jours suivants, les signes d\u2019insuffisance circulatoire aux deux membres inférieurs disparurent également et la malade redevint ambulante.Cependant, il persistera L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 3 DECARIE er LACHAINE: FIBROSE DU MYOCARDE Figure 3.jusqu'à la fin une diminution marquée des pulsations artérielles aux deux membres inférieurs.Le 15 juillet, un électrocardiogramme (fig.3) de contrôle montrait cette fois la présence d\u2019une fibrillation auriculaire avec une fréquence ventriculaire moyenne à 60.La malade reçut son congé le 19 juillet 1957, soit vingt-deux Jours après son entrée à l'hôpital.Elle continua de recevoir à domicile de la Digitale sous forme de Digoxin, du Sintrom ainsi qu\u2019une diète hyposodée.Durant les semaines suivantes, sa prothrombinémie oscilla entre 35 et 15%.L'état de la malade demeura dans l\u2019ensemble satisfaisant jusqu\u2019au 18 août 1957 alors qu\u2019elle redevint dyspnéique avec une fréquence cardiaque oscillant entre 100 et 120.On augmenta alors son Digoxin jusqu\u2019à apparition de très légères nausées.Les signes de décompensation cardiaque disparurent.Le 22 août, la malade décéda en quelques minutes apparemment en œdème aigu du poumon avant notre arrivée.Etant donné le tableau particulièrement atypique de cette cardiopathie, nous obtenions de la famille la permission de pratiquer une autopsie dont voici les constatations: 1.Examen externe: rien à noter de particulier.2.Examen interne: organes en position anatomique.Thyroide: rien a noter de particulier.Appareil respiratoire: épanchement pleural bilatéral séreux de 500 ce.à gauche et de 300 ce.à droite.Les poumons à la macros- copie présentaient l\u2019aspect d\u2019un œdème aigu; le gauche pesait 680 mg.et le droit 780.Mi- croscopiquement, notre pathologiste, le docteur Thériault en fit la description suivante: « Des coupes prélevées dans les deux poumons nous montrent des phénomènes de stase et d\u2019œdème avec hémorragie ancienne comme en témoignent de nombreuses cellules cardiaques intra-alvéolaires,; mais aux phénomènes de stase et de congestion passive s\u2019ajoutent des phénomènes inflammatoires récents, caractérisés par de la diapédèse de polynucléaires dans les alvéoles, et même dans certaines régions on trouve des alvéolites fibrineuses et es hémorragies intra-alvéolaires.Sur l\u2019une 1516 des coupes, l\u2019on observe également une disso- clation hémorragique septale interlobulaire ».à.Cœur: a) Le péricarde contenait 200 à 300 cc.d\u2019un liquide clair citrin; b) Le cœur lui-même pesait 600 gm.Le myocarde était pâle sans autre particularité.Les quatre cavités étaient dilatées, plus particulièrement les deux ventricules et l\u2019oreillette droite ainsi que les deux orifices auriculo-ventriculaires; il n\u2019y avait aucune lésion valvulaire.Les deux ventricules étaient également hypertrophiés; enfin, les coronaires étaient libres et sans particularité.L'examen histologique (fig.4) de Figure 4.plusieurs prélèvements, tant au niveau des ventricules que des oreillettes montra: « Une sclérose tout d\u2019abord diffuse caractérisée par un épaississement modéré mais apparent du tissu conjonctif interstitiel du myocarde.Mais dans maintes régions, ce tissu conjonctif forme des placards, des bandes scléreuses, et cette sclérose est soit jeune et parsemée de nombreux capillaires dilatés, et dans ces régions jeunes, l\u2019on trouve également ici et là quelques éléments inflammatoires lympho- DÉCARIE er LACHAINE: FIBROSE DU MYOCARDE L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 plasmocytaires.Mais rapidement, cette sclérose molle devient cicatricielle et emprisonne les fibres myocardiques qui deviennent atrophiées.Dans les régions qui sont encore conservées et moins scléreuses, les fibres du myocarde nous apparaissent comme hypertrophiées et possèdent des noyaux volumineux hyperchromatiques.Mais ces fibres ne présentent pas de dégénérescence parenchymateuse notable.Cette sclérose est diffuse mais manifestement plus marquée sous l\u2019endocarde tant ventriculaire qu\u2019auriculaire.La région sous- épicardique est assez bien conservée et ici la sclérose est peu marquée et le myocarde est recouvert par du tissu adipeux assez abondant.Les piliers sont également le siège d\u2019une sclérose diffuse qui est nettement cicatricielle.Cependant, quant aux vaisseaux que l\u2019on retrouve dans ces préparations, ils ne présentent aucune modification athéromateuse, ni diminution de calibre de la lumière » Le pathol!ogiste conclut en parlant « d\u2019une sclérose diffuse du myocarde sans lésions coronariennes appréciables.» 4.Viscères de la cavité abdominale: a) Foi: il témoigne d\u2019une congestion passive d'assez longue durée avec hémorragie centro- lobulaire et dégénérescence de la portion moyenne de la travée hépatique; son poids est de 1,500 gm.b) Rate: elle est congestive, la pulpe rouge contient de nombreuses hématies et des polynucléaires, les îlots lymphoïdes sont diminués de volume et dans les coupes on trouve un infarctus anémique récent; son poids est de 270 gm.c) Rein: le rein nous montre également une congestion passive, tant au niveau des capillaires, glomérulaires que des capillaires péri-tubulaires.Le rein droit pesait 170 gm.et facilement décaleulable, le gauche 200 gm.avec des ombres et des points blanchâtres à la surface.d) Surrénales: les cellules sont partiellement vidées de leurs lipides et les capillaires dilatés.e) Ovaires: l\u2019ovaire droit présente un kyste hématique.f) Vaisseaux: l\u2019aorte abdominale ne présentait aucune lésion, ni obstruction même au niveau de sa bifurcation.Il en était ainsi des deux artères iliaques primitives.Les conclusions L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 du pathologiste étaient donc les suivantes: 1) sclérose interstitielle diffuse du myocarde; 2) hypertrophie et dilatation cardiaque; 3) insuffisance cardiaque avec congestion généralisée; 4) pneumonite hémorragique; 5) infarctus plénique.COMMENTAIRES Avant de passer au problème de la fibrose diffuse myocardique, nous aimerions souligner les quelques points saillants qu\u2019illustre ce cas au point de vue clinique.Tout d\u2019abord, les données subjectives et surtout objectives devaient nous conduire à un diagnostic de cardiopathie non valvulaire à siège myocardique et nous faire soupconner une étiologie rare.L\u2019absence de tout antécédent infectieux connu, l\u2019évolution assez particulière à la fois rapide et tardive d\u2019une cardiopathie apparemment relativement ancienne (très gros cœur vers l\u2019âge de 15 à 17 ans), la disproportion manifeste entre les signes objectifs et les données de laboratoire que soulignaient d\u2019une part l\u2019absence de signes auscultatoires révélateurs, caractérisés surtout par un dédoublement des deux bruits et, à l\u2019occasion, quelques souffles systoliques discrets et un léger roulement diastolique de pointe évanescent et d\u2019autre part une image radiologique montrant la présence d\u2019une cardiomégalie globale très marquée, un tracé électrocardiographique compatible avec une atteinte myocardique diffuse; tout cela disons-nous, nous orientait vers un diagnostic de cardiopathie non valvulaire d\u2019étiologie inconnue et rare dont seul un examen nécropsique pouvait nous en révéler la nature.En ce qui concerne les complications vasculaires qu\u2019a présentées la jeune malade, nous les croyons d\u2019origine embolique.Leurs débuts soudains et leur évolution favorable chez une personne aussi jeune est en faveur d\u2019un processus embolique d\u2019autant plus que l\u2019autopsie a démontré l\u2019existence d\u2019un infarctus blanc de la rate assez récent.L\u2019hémiplégie gauche aurait pu évidemment être causée par la rupture d\u2019un anévrysme mais rares sont les cas dont l\u2019évolution n\u2019est point fatale ou qui ne présentent de sang dans leur liquide DÉCARIE er LACHAINE: FIBROSE DU MYOCARDE 1517 céphalo-rachidien.Enfin, la régression presque totale des phénomènes paralytiques aussi marqués à leur début, doit nous faire penser à un phénomène embolique au niveau d\u2019un réseau vasculaire cérébral antérieurement en bon état, comme il se devait chez une personne de cet âge.Quant au tableau clinique d'une insuffisance artérielle aiguë bilatérale aux membres inférieurs, compatible avec une obstruction haut située, le fait que l\u2019on ait pu trouver à l\u2019autopsie de pathologie au niveau de l\u2019aorte terminale et des iliaques primitives est également croyons-nous, en faveur d\u2019un processus embolique.En effet, 11 a très bien pu s\u2019agir d\u2019un « saddle embolus » avec obstruction partielle et très probablement vasoconstriction artérielle réflexe.Par la suite, cet embolus s\u2019est possiblement désagrégé petit à petit sous le choc répété du flot sanguin et aussi peut- être par une action fibrinolythique accrue de l\u2019organisme d\u2019autant plus que la malade avait été placée dès le début aux anticoagulants.Cependant, nous nous expliquons difficilement la persistance jusqu\u2019à 1 semaine environ avant la mort d\u2019une diminution assez marquée des pulsations artérielles aux membres inférieurs.Il n\u2019y a pas eu toutefois de signes d\u2019ischémie aux membres inférieurs, sauf à une reprise durant vingt-quatre heures, quinze jours environ avant la mort au niveau du membre inférieur gauche, caractérisés par une froideur modérée avec légères douleurs.Enfin, en supposant qu\u2019il y ait eu phénomènes embo- liques, il est plus que probable que leur origine doive se situer au niveau d\u2019une des cavités cardiaques.L'absence à l\u2019autopsie d\u2019un thrombus pariétal du moins visible à l\u2019œil nu, ne va pas comme l\u2019on sait à l'encontre de cette hypothèse, pas plus d\u2019ailleurs que la présence d'un endocarde macroscopiquement lisse.En effet, 11 n\u2019est pas rare que les cardiopathies non valvulaires de cette nature avec cardio- mégalie aussi marquée ne favorisent le développement de thrombi surtout fibrineux lesquels en donnant naissance à des embolies se détachent complètement de l\u2019endocarde à défaut d\u2019une réaction enflammatoire suffisante 1518 de ce dernier pour les retenir.Même dans les cas de sténose mitrale, un très grand nombre de thrombipariétaux se détachent entièrement si bien, qu\u2019à l\u2019opération on n\u2019en retrouve aucun, même chez des individus ayant présenté peu de temps avant l\u2019intervention, une ou plusieurs embolies.Nous aimerions maintenant discuter du problème nosologique et pathogénétique que représentent ces cas de fibrose myocardique diffuse sans cause apparente.La fibrose myo- cardique n\u2019est pas en elle-même une lésion rare puisqu'on la rencontre comme séquelle de presque toutes les cardiopathies d'importance.Cependant, sous la forme d\u2019une fibrose myo- cardique dense et diffuse responsable d\u2019une insuffisance cardiaque rapidement mortelle chez des sujets jeunes, elle est d\u2019une rareté exceptionnelle et demeure présentement une lésion dont l\u2019étiologie nous est inconnue.En 1953, A.Perrin, R.Froment et J.Lenègre rapportaient un total de 30 observations dont 6 personnelles tout à fait semblables à celui que nous rapportons présentement sous le titre « d'insuffisance cardiaque des jeunes sujets par sclérose myocardique dense et diffuse d\u2019origine tuberculeuse, incertaine ou inconnue », auquel s'ajoutent deux autres cas apportés en 1954 par A.Perrin, R.Froment, P.Cahen et Ch.Challagnon, sous le titre « d'insuffisance cardiaque primitive de sujets jeunes par sclérose myocardique massive.» Nous aimerions résumer brièvement les constatations de la première des deux publications mentionnées, dont les auteurs ont su grouper de façon si remarquable les quelques cas de la littérature pouvant s\u2019appeler fibrose du myocarde diffuse idiopathique et en analyser les principaux faits.C\u2019est ainsi qu\u2019ils rapportent 2 observations entre O et 10 ans, 5 observations entre 10 et 20 ans, 10 observations entre 20 et 30 ans, 6 observations entre 30 et 40 ans, enfin 6 autres observations entre 30 et 50 ans.Il y avait 10 cas du sexe féminin et 19 cas du sexe masculin.Le mode de début a été le plus souvent progressif (21 cas) évoluant DÉCARIE er LACHAINE: FIBROSE DU MYOCARDE L\u2019Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 éventuellement vers une insuffisance cardiaque globale.Il s\u2019est manifesté soit par une tachycardie paroxystique de l\u2019ascite ou simplement par un gros cœur radiologique précédant de peu de temps le début de l\u2019insuffisance cardiaque.Dix observations ont présenté un début brutal, soit par œdème aigu du poumon ou encore par une embolie de la grande circulation (1 cas).Au cours de la période d\u2019état, 28 cas sur 31 ont présenté des manifestations s\u2019insuffisance gauche alors que 17 seulement ont présenté surtout de l\u2019insuffisance droite.La séméiologie cardiaque a montré une cardiomégalie dans tous les cas, un galop du type gauche dans la moitié des cas et un souffle systolique considéré comme anor- ganique dans douze cas.La durée de l\u2019évolution fut en moyenne de 3 à 9 mois.Les complications les plus importantes furent des manifestations emboliques de la grande circulation surtout cérébrales.On y relève également 3 cas d\u2019affections pulmonaires terminales.Les données électrocardiographiques basées sur 14 cas se résumèrent comme suit: 1.Bloc auriculo-ventriculaire: 1 cas.2.Fibrillation auriculaire: 3 cas.3.L\u2019onde Q.RS.présentera à deux reprises un bloc de branche droit, une fois un bloc de branche gauche, trois images d\u2019une hypertrophie ventriculaire gauche et deux d\u2019une hypertrophie ventriculaire droite.Au point de vue anatomo-pathologique, nous avons retrouvé là encore des ressemblances tout à fait frappantes avec notre cas, tant au point de vue macroscopique que microscopique.C\u2019est ainsi que les cœurs pesaient en moyenne de 300 à 800 gm.Le péricarde était normal, sauf six cas d\u2019hydropéricarde par asystolie et un cas présentant une symphyse péricardique légère.Les ventricules étaient hypertrophiés et surtout dilatés.L\u2019examen de coupes sériées montrait des altérations macroscopiques évidentes dont l'aspect variait suivant l\u2019âge de la lésion et se situant le plus souvent sous l\u2019endocarde, bien qu\u2019également à la région sus-épicardique et assez souvent à l\u2019une et l\u2019autre régions.Le ventricule gauche était d\u2019emblée le plus atteint.Enfin, les au- L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 teurs notèrent avce insistance l\u2019absence de toute lésion valvulaire et coronarienne.Au point de vue histologique, les auteurs rapportèrent une réaction conjonctive intense et très mutilente, dont l\u2019âge variait selon les régions.Associées à celle-ci, se trouvaient des lésions parenchymateuses caractérisées par de la dégénérescence granuleuse ct parfois par une véritable lyse progressive.Dans certains cas on eut l\u2019impression que ces lésions parenchymateuses précédaient la réaction intersti- tielle et dans d\u2019autres cas le contraire.En résumé, les faits saillants, analogues chez tous les cas étaient: « 1.L'âge relativement jeune des sujets.2.L\u2019insuffisance cardiaque finalement mortelle et d'évolution généralement rapide.3.Une histopathologie caractérisée dans la plupart des cas par des altérations myocardiques aussi massives qu\u2019étendues, véritable mutilation du muscle le plus souvent constitué par des nappes de sclérose dense.4.Des conditions étio-patho- géniques demeurant incertaines et même actuellement insoupçonnables ».Sous ce rapport, les auteurs insistent sur la nécessité d\u2019éliminer la présence d\u2019embolies pulmonaires multiples, qui assez souvent par une insuffisance coronaire fonctionnelle consécutive, peuvent conduire à une fibrose aussi étendue du myocarde.Enfin, ils font état de quelques S0 cas d\u2019infarctus du myocarde sans occlusion franche, présentant une fibrose myocardique tres marquée, d\u2019où l\u2019élimination dans leur série des cas de plus de cinquante ans.A la lumière de ces faits, nous n\u2019hésitons done pas à ranger notre observation parmi les quelques 32 cas que nous rapportent ces auteurs.De plus, nous croyons que l\u2019ensemble de ces cas réalisent du point de vue clinique et surtout anatomo-pathologique, un tout suffisamment homogène auquel il serait utile de donner une appellation commune et unique.Nous proposons donc à cet effet, celle de fibrose diffuse idiopathque du myocarde.Bien qu\u2019elle n\u2019ait d\u2019autre mérite que celui de souligner la lésion histologique prédominante ainsi que son caractère idiopathique, nous DÉCARIE er LACHAINE: FIBROSE DU MYOCARDE 1519 croyons que par sa brièveté, elle puisse servir à réunir plus facilement aux cas déjà rapportés ceux qui le seront à l\u2019avenir.À quel chapitre des cardiopathies pourrait-on maintenant rattacher cette fibrose diffuse idiopathique du myocarde?Bien que le groupe des affections primaires du myocarde contienne un grand nombre de ces cas rares apparemment distincts les uns des autres, il semble qu\u2019on puisse malgré tout les répartir en trois sous-groupes particuliers, à savoir: les myocardites, les myocardoses et les myocardies.La fibrose diffuse idiopathique du myocarde pourrait-elle avoir été causée par une myocardite antérieure?Peu de myocardites conduisent à une fibrose aussi étendue et monstrueuse que celle-ci.Même la myocardite rhumatismale ne donne tout au plus qu\u2019une fibrose plus discrète bien que diffuse.Cependant, Perrin, Froment et Lenègre mentionnent la possibilité d\u2019une myocardite tuberculeuse ancienne, possibilité qui d\u2019après eux, doit être envisagée chez environ 25% de leurs cas, surtout chez ceux où il y avait présence de lésions extracardiaques tuberculeuses [adénites médiastinales].Certaines myocardites d\u2019origine viale conduiraient à une fibrose massive du myocarde.Il y a également le rapprochement fort possible entre cette fibrose diffuse idiopathique du myocarde et la myocardite idiopathique de Fiedler, entité cependant de plus en plus discutée.En présence d\u2019une cardiopathie où les éléments inflammatoires proprement dits sont à toutes fins pratiques, absents ou tout au plus, fort discrets, 1l faut se demander s\u2019il ne vaudrait pas mieux classifier une telle entité parmi les myocardoses.Il n\u2019est évidemment pas question pour nous de discuter des mérites de cette appellation assez récente qu\u2019est la myocardose.Cependant, nous aimerions rappeler qu\u2019elle réunit les cas dont la lésion principale du myocarde en est une dégénérative.Il est toujours possible qu\u2019en l\u2019occurrence, la fibrose idiopathique du myocarde soit le résultat d\u2019un phénomène dégénératif primitif, soit de la fibre myocardique ou du réseau interstitiel.Quant au terme de myo- 1520 cardie, il est évident qu\u2019il ne puisse s\u2019appliquer à la fibrose idiopathique du myocarde, puisqu\u2019il désigne toute manifestation d\u2019insuffisance cardiaque sans lésion macroscopique ou microscopique pouvant l\u2019expliquer, exception faite bien entendu, d\u2019une augmentation du volume cardiaque.Comme conclusion, il nous faut donc retenir que la fibrose diffuse idiopathique du myocarde est présentement une de ces cardiopathies rares que l\u2019on ne peut diagnostiquer « de vivo » et qui échappe à nos classifications actuelles en raison d\u2019une étio-pathogénie demeurée inconnue.Nous aimerions ajouter en terminant qu\u2019il n\u2019est pas impossible qu\u2019elle résulte de mécanismes étiopathogéniques multiples et dont les travaux à venir nous révéleront peut-être la nature.Résumé Il est rapporté l\u2019observation d\u2019un cas de fibrose diffuse du myocarde d\u2019origine inconnue.Une brève revue de la littérature fait suite à la présentation anatomo-clinique.Les DECARIE er LACHAINE: FIBROSE DU MYOCARDE L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 auteurs croient qu\u2019il serait utile de désigner dorénavant les cas rapportés par l\u2019expression « Fibrose diffuse idiopathique du myocarde » afin de rendre plus facile leur catégorisation.Summary À case of diffuse fibrosis of the myocardium of unknown origin has been presented.A brief survey of the litterature follows the clinico-pathological presentation.The authors suggest that future cases reported be designated as Diffuse Idiopathic Fibrosis of the Myocardium in order to facilitate their tabulation.BIBLIOGRAPHIE 1.A.PERRIN, R.FROMENT et J.LENEGRE: Insuffisance cardiaque des jeunes sujets par sclérose myocardique, dense et diffuse d\u2019origine tuberculeuse, incertaine ou inconnue.Cardiologia, 22: 255, 1953.2.A.PERRIN, R.FROMENT, P.CAHEN et Ch.CHALLAGNON: Deux nouveaux cas d\u2019insuffisance cardiaque primitive de sujets jeunes par sclérose myocardique massive.Arch.des Maladies du Coeur et des Vaisseauv, 47: 123, 1954.3.BLACKENHORN et Ed.A.GALL: Myocarditis and Myocardosis.Circulation, 13: 217, 1956. REVUE GÉNÉRALE LA PROTECTION CONTRE LES RADIATIONS 1 Y.METHOT, C.FARIBAULT?, R.MATHIEUS, G.DESLAURIERS, C.FORTIER, G.LATOUR, R.MALTAIS, S.-P.RIVESTÉ.Depuis quelques années, la presse médicale et profane mentionne de plus en plus les dangers des radiations ionisantes.Pour en bien saisir l'importance il est nécessaire de connaître l\u2019effet de ces radiations sur l\u2019organisme humain, ce qui permettra de les utiliser avec le minimum de danger.Pour bien comprendre ce danger, un Comité International de la Protection contre les Radiations a été fondé en 1928 au second Congrès International de Radiologie à Stockholm.Ce Comité étudie les dangers des radiations pour l\u2019homme et suggère les précautions qui doivent être prises pour en minimiser les effets nocifs.Il faut donc se demander pourquoi les radiations peuvent être dangereuses, comment dans certains cas elles le deviennent et comment y remédier.On doit donc étudier ce problème sans perdre de vue l\u2019action biologique des radiations, afin de bien comprendre les précautions utilisées en radiologie (radio-diagnostique, radiothérapie et radioisotopes) à l\u2019égard des patients, du personnel technicien et du personnel médical.RADIOBIOLOGIE Les radiations n\u2019ont une action biologique que si elles ionisent les cellules.La production d\u2019ions varie en quantité et en densité, suivant le type de radiation.Ces ions au niveau cellulaire causent des effets réversibles ou irréversibles, selon leur action sur telle ou telle 1.Travail du service de Radiologie, hôpital Notre- Dame, Montréal, présenté en partie à la Société de Pneumologie et de Phtysiologie de Montréal, le 25 avril 1958, à l\u2019hôpital de Rosemont.2.Radiologistes, service de Radiologie, section Radiothérapie, hôpital Notre-Dame.3.Physicien, hôpital Notre-Dame.4.Résidents, service de Radiologie, hôpital No- tre-Dame.partie de la cellule.Un ion heurtant le protoplasme pourra causer une nécrose de liquéfaction, de coagulation, une dégénérescence hyaline ou graisseuse.La cellule pourra étre blessée soit mortellement, soit temporairement.Il y a donc une atteinte à la morphologie, à la physiologie, au métabolisme cellulaire.Si les ions agissent sur le noyau de la cellule, il peut y avoir une chromatolyse, une rupture des chromosomes.Suivant que les chromosomes se réuniront dans l\u2019ordre pré-établi ou dans une nouvelle orientation, il se produira ou non une mutation.Ces mutations dans l\u2019espèce humaine sont spontanées ou provoquées.Peut-être une fois sur cent mille générations, un gène change.Le gène ainsi changé peut être aussi stable que l\u2019original et il est transmis pour quelques cent mille générations, après quoi il subit une nouvelle mutation soit pour retourner à son premier état, soit pour évoluer vers une troisième forme.La probabilité d\u2019une mutation spontanée n\u2019est pas aussi basse qu\u2019on peut le croire, puisqu\u2019il y a environ 20,000 gènes par cellule.Cependant presque toutes les mutations peuvent être dangereuses; danger allant du dérangement mineur jusqu\u2019à la mort du porteur du gène.Les mutations fréquentes ne sont pas à l\u2019origine des maladies héréditaires, mais plutôt à celles des dérangements mineurs, tel un taux plus élevé de morts embryonnaires, un abaissement de la survie, une augmentation de la maladie ou une diminution de la fertilité.Les mutations légères dépassent de beaucoup en nombre celles qui produisent des dommages visibles.Elles sont importantes, car elles se transmettent de génération en génération et elles affectent de ce fait une plus grande partie de la population. 1520 cardie, il est évident qu\u2019il ne puisse s\u2019appliquer à la fibrose idiopathique du myocarde, puisqu'il désigne toute manifestation d\u2019insuffisance cardiaque sans lésion macroscopique ou microscopique pouvant l\u2019expliquer, exception faite bien entendu, d\u2019une augmentation du volume cardiaque.Comme conclusion, il nous faut donc retenir que la fibrose diffuse idiopathique du myocarde est présentement une de ces cardiopathies rares que l\u2019on ne peut diagnostiquer « de vivo » et qui échappe à nos classifications actuelles en raison d\u2019une étio-pathogénie demeurée inconnue.Nous aimerions ajouter en terminant qu\u2019il n\u2019est pas impossible qu\u2019elle résulte de mécanismes étiopathogéniques multiples et dont les travaux à venir nous révéleront peut-être la nature.Résumé Il est rapporté l\u2019observation d\u2019un cas de fibrose diffuse du myocarde d\u2019origine inconnue.Une brève revue de la littérature fait suite à la présentation anatomo-clinique.Les DÉCARIE er LACHAINE: FIBROSE DU MYOCARDE L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 auteurs croient qu\u2019il serait utile de désigner dorénavant les cas rapportés par l\u2019expression « Fibrose diffuse idiopathique du myocarde » afin de rendre plus facile leur catégorisation.Summary A case of diffuse fibrosis of the myocardium of unknown origin has been presented.A brief survey of the litterature follows the clinico-pathological presentation.The authors suggest that future cases reported be designated as Diffuse Idiopathic Fibrosis of the Myocardium in order to facilitate their tabulation.BIBLIOGRAPHIE 1.A.PERRIN, R.FROMENT et J.LENEGRE: Insuffisance cardiaque des jeunes sujets par sclérose myocardique, dense et diffuse d\u2019origine tuberculeuse, incertaine ou inconnue.Cardiologia, 22: 255, 1953.2.A.PERRIN, R.FROMENT, P.CAHEN et Ch.CHALLAGNON: Deux nouveaux cas d\u2019insuffisance cardiaque primitive de sujets jeunes par sclérose myocardique massive.Arch.des Maladies du Coeur et des Vaisseauv, 47: 123, 1954.3.BLACKENHORN et Ed.A.GALL: Myocarditis and Myocardosis.Circulation, 13: 217, 1956. REVUE GÉNÉRALE LA PROTECTION CONTRE LES RADIATIONS ! Y.MÉTHOT, C.FARIBAULT?, R.MATHIEUS, G.DESLAURIERS, C.FORTIER, G.LATOUR, R.MALTAIS, S.-P.RIVEST4.Depuis quelques années, la presse médicale et profane mentionne de plus en plus les dangers des radiations ionisantes.Pour en bien saisir l\u2019importance il est nécessaire de connaître l\u2019effet de ces radiations sur l\u2019organisme humain, ce qui permettra de les utiliser avec le minimum de danger.Pour bien comprendre ce danger, un Comité International de la Protection contre les Radiations a été fondé en 1928 au second Congrès International de Radiologie à Stockholm.Ce Comité étudie les dangers des radiations pour l\u2019homme et suggère les précautions qui doivent être prises pour en minimiser les effets nocifs.Il faut donc se demander pourquoi les radiations peuvent être dangereuses, comment dans certains cas elles le deviennent et comment y remédier.On doit donc étudier ce problème sans perdre de vue l\u2019action biologique des radiations, afin de bien comprendre les précautions utilisées en radiologie (radio-diagnostique, radiothérapie et radioisotopes) à l\u2019égard des patients, du personnel technicien et du personnel médical.RADIOBIOLOGIE Les radiations n\u2019ont une action biologique que si elles ionisent les cellules.La production d\u2019ions varie en quantité et en densité, suivant le type de radiation.Ces ions au niveau cellulaire causent des effets réversibles ou irréversibles, selon leur action sur telle ou telle 1.Travail du service de Radiologie, hôpital Notre- Dame, Montréal, présenté en partie à la Société de Pneumologie et de Phtysiologie de Montréal, le 25 avril 1958, à l\u2019hôpital de Rosemont.2.Radiologistes, service de Radiologie, section Radiothérapie, hôpital Notre-Dame.3.Physicien, hôpital Notre-Dame.4.Résidents, service de Radiologie, hôpital No- tre-Dame.partie de la cellule.Un ion heurtant le protoplasme pourra causer une nécrose de liquéfaction, de coagulation, une dégénérescence hyaline ou graisseuse.La cellule pourra être blessée soit mortellement, soit temporairement.Il y a donc une atteinte à la morphologie, à la physiologie, au métabolisme cellulaire.Si les ions agissent sur le noyau de la cellule, il peut y avoir une chromatolyse, une rupture des chromosomes.Suivant que les chromosomes se réuniront dans l\u2019ordre pré-établi ou dans une nouvelle orientation, il se produira ou non une mutation.Ces mutations dans l\u2019espèce humaine sont spontanées ou provoquées.Peut-être une fois sur cent mille générations, un gène change.Le gène ainsi changé peut être aussi stable que l\u2019original et il est transmis pour quelques cent mille générations, après quoi il subit une nouvelle mutation soit pour retourner à son premier état, soit pour évoluer vers une troisième forme.La probabilité d\u2019une mutation spontanée n\u2019est pas aussi basse qu\u2019on peut le croire, puisqu\u2019il y a environ 20,000 gènes par cellule.Cependant presque toutes les mutations peuvent être dangereuses; danger allant du dérangement mineur jusqu\u2019à la mort du porteur du gène.Les mutations fréquentes ne sont pas à l\u2019origine des maladies héréditaires, mais plutôt à celles des dérangements mineurs, tel un taux plus élevé de morts embryonnaires, un abaissement de la survie, une augmentation de la maladie ou une diminution de la fertilité.Les mutations légères dépassent de beaucoup en nombre celles qui produisent des dommages visibles.Elles sont importantes, car elles se transmettent de génération en génération et elles affectent de ce fait une plus grande partie de la population. 1522 Les mutations provoquées par les radiations se produisent au niveau des cellules somasti- ques ou sexuelles.Les premières peuvent causer des transformations malignes au niveau de la peau, des organes hématopoiétiques, les autres des troubles héréditaires.Dans ces dernières, le nombre de mutations transmissibles est directement proportionnel à la quantité totale de radiations qui atteignent les cellules reproductrices.Il importe peu que quelqu'un reçoive 5 r.en une exposition ou 1 r.par année durant cinq ans, car l\u2019effet cumulatif est le même.Il ne semble pas y avoir de seuil, une très faible exposition peut causer une mutation.C\u2019est pourquoi le Comité conseille fortement d\u2019exposer les malades et de ne s\u2019exposer soi-même qu\u2019à la quantité la plus petite possible de radiations ionisantes.TABLEAU I EXPOSITION MAXIMUM PERMISE (DANS L\u2019AIR) RECOMMANDATIONS DE LA COMMISSION INTERNATIONALE DE PROTECTION Exposition totale: journée de 8 heures, semaine de 48 heures.Par Jour oe, 0.05 r Par semaine ooo eee 0.30 r Par année nn nenenennnnem\u2026en°(nn 50r EXPOSITION MAXIMUM PERMISE Cette exposition maximum permise est celle qui d\u2019après les connaissances scientifiques actuelles, aurait le moins de chance de causer des effets nocifs sur l\u2019individu.On a pu déterminer que cette exposition maximum de tout le corps (tableau 1) à raison de huit heures par jour, 48 hrs.par semaine, pourrait être de 5 r.par année pour le personnel radiologique et seulement de 0.1 r.par année pour la population en général, sans causer d\u2019effets dommageables à l'individu adulte ou à sa progéniture.La probabilité de mutations causées par les radiations existe, il n\u2019est pas à conseiller qu\u2019un individu subisse régulièrement une telle exposition maximum.Il faut donc s\u2019efforcer par tous les moyens de réduire cette exposition à un niveau minimum utile.Jusqu'à ces dernières années l\u2019exposition maximum permise était de 0.1 r/jr.Sur re- MÉTHOT Er corr.: PROTECTION CONTRE RADIATIONS L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 commendation de la C.LP.R.faite en 1954, clle a été réduite à 0.05 r/jr.ou 300 mr/sem.TABLEAU 11 EXPOSITION MAXIMUM PARTIELLE PERMISE (PAR SEMAINE) Mains et avant-bras (peau) \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026_\u2026 15 r Pieds et chevilles (peau) o.oo.15r Tête et cou (peau) rennes 15r Cristallin cocoon 0.300 r Il est à noter que cette exposition n\u2019assure pas une exemption de changement génétique.Ces chiffres donnés sont pour des énergies de moins de 3 Mev - et cela pour une exposition externe chez l\u2019adulte.TABLEAU III EXPOSITION MAXIMUM PERMISE AUX ORGANES VITAUX (PAR SEMAINE) Peau (profondeur 1 em.) 0.600 r.Organes hémopoiïétiques (profondeur 5 cm.) 0.300 r.Gonades (profondeur 6-5 em.) 0.300 r.Cristallin (profondeur 3 mm.) Cette exposition maximum permise n\u2019est pas idéale.Il faut s\u2019efforcer au contraire de la réduire encore.Différentes précautions doivent donc être utilisées en radiologie-diagnos- tique afin de ne pas dépasser si possible cette exposition maximum permise.LA PROTECTION DU MALADE EN RADIOLÔGIE- DIAGNOSTIQUE Le Radiologiste est responsable de la protection du malade et demeure le seul juge de l'indication de l\u2019examen radiologique, en rapport avec les dangers de cet examen pour le malade.Il est évident qu\u2019une radiographie sera prise ou qu\u2019un malade sera examiné sous écran fluoroscopique lorsque les informations requises ne pourront être obtenues commodément par d\u2019autres moyens.Lorsqu\u2019un malade sera radiographié il est essentiel de penser à sa protection, c\u2019est-à-dire que son exposition aux radiations devra être réduite autant qu\u2019il est possible pour obtenir un diagnostic adéquat.Ceci sera possible grâce à un appareillage moderne et à une technique adéquate. L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 A) Equipement radiographique.L'appareil doit répondre aux données de la Commission International de la protection radiologique.1) L\u2019enveloppe du tube doit laisser passer au plus 0.1 r/hr à une distance de un mètre de l\u2019anticathode, lorsque le tube opère à son courant maximum pour le voltage maximum.2) L'emploi de cônes limitera les radiations parasites qui peuvent atteindre le malade et l\u2019opérateur.La paroi du cône devra fournir le même degré de protection que l'enveloppe MÉTHOT ET coLL.: PROTECTION CONTRE RADIATIONS 1523 non illuminé, indépendamment de la position de l\u2019écran durant l\u2019examen.3) La distance de l\u2019anticathode à la table devrait être à plus de 18 pouces.4) Une minuterie manuelle de contrôle de la fluoroscopie devrait être employée pour indiquer le temps écoulé et du même coup arrêter l\u2019appareil lorsque l\u2019exposition totale excède une limite déterminée d\u2019avance.5) Une filtration de 3mm.d\u2019Al.doit étre utilisée.La dose-peau est ainsi coupée de plus de la moitié.TABLEAU IV DOSE EN mr POUR LES EXAMENS PULMONAIRES Examen Kv Po A eters 59 Lateral oes 78 ObIIQUE eevee reesei, 63 P.A.(BUCKY) voor 64 Latéral (Bucky) eee 777 P.A.eee 68 Tomographie .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026eriesesenens 68 Po A.cette 90 A.P.Tomographie .eenns 85 Fluoroscopie (3 min.) \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026 75 Fluoroscopie avec amplificateur d\u2019images (3 min.) \u2026\u2026\u2026\u2026rereeenenre 75 du tube; il devra être détachable pour permettre à l\u2019occasion des radiographies de contact.Il faut noter ici le danger des radiographies de contact pour les opérateurs et les malades.3) La filtration totale en permanence dans le faisceau de rayons X doit être équivalente à 3mm.d\u2019Aluminium.Ainsi pour une radiographie pulmonaire en P.A., la dose aux gonades mâles est diminuée de 36 fois en augmentant la filtration de 2mm.Al B) Equipement fluoroscopique.1) L\u2019enveloppe du tube sera du même type que celui décrit plus haut.2) Le faisceau utile sera limité par un cône et un diaphragme ajustable qui, lorsqu\u2019ouvert à sa plus grande largeur, laisse une marge d\u2019au moins 4 de pouce d\u2019écran fluoroscopique GONALES Mas Filtre Peau Mâles Femelles 24 imm.Al 60 24 \u201d 120 24 \u201d 63 36 \u201d 220 36 \" 430 O0mm.Al 160 0.36 0.07 50 » 360 6.2 0.7 3 3mm.A1 8 0.01 0.02 12 \u201d 110 0.01 0.02 720 0.5mm.A1 36,000 -\u2014- 40 - 30 à 65,000 90 5mm.A1 900 3 3 TaBLEAU V VARIATION DE LA DOSE-PEAU EN FONCTION DU KV ET DE LA FILTRATION POUR UN APPAREIL DE FLUOROSCOPIE Filtre \u2014 Imm.A1l Kv 15 2 3 60 7r/m 45r/m 3r/m 80 14 r/m 10 r/m 6r/m 100 20 r/m 15r/m 10 r/m *Pour un fluoroscope ayant une distance foyer-patient de 45 cm.C) Techniques.I) Fluoroscopie.Pour la protection du malade au cours de l\u2019examen fluoroscopique, il faut de toute nécessité se plier aux règles suivantes: L\u2019équipement fluoroscopique sera manié seulement par une personne entraînée, autorisée par le Radiologiste en chef, pour conduire l\u2019examen fluoroscopique. 1524 Seulement les personnes requises seront présentes dans la salle durant l\u2019examen.Les yeux du radiologiste seront bien adaptés à l\u2019obscurité avant d\u2019utiliser le fluoroscope (adaptation 15 à 20 minutes).L\u2019examen fluoroscopique sera fait dans le plus court délai possible, en employant la plus petite ouverture de diaphragme compatible avec les besoins cliniques.II) Graphie: On ne peut trop insister sur l\u2019importance d\u2019une technique adéquate et l\u2019attention que les techniciens doivent apporter à leur travail, afin d\u2019éviter les reprises d\u2019examen qui augmentent d\u2019autatnt l\u2019irradiation des gonades du malade.Il est essentiel de voir à ce que le minimum de clichés soient pris, que la région irradiée soit réduite au minimum et que les gonades soient exclues du faisceau lorsque c\u2019est possible.TABLEAU VI RADIOGRAPHIES PULMONAIRES CHEZ LES ENFANTS (Dose en mr:) Gonades Age Males Femelles 0 = 2 eee 450 240 2 = 12 eres 5 5 12 - 30 eee 12 0.3 Certains examens présentent plus de dangers que d\u2019autres: telle la radiographie des enfants \u2014 pour ceux-ci et pour le personnel.Le malade est petit et par conséquent les gonades sont plus proches des régions à examiner.La dose que reçoivent les gonades d\u2019un enfant de 0 a 2 ans est d\u2019environ 375 fois plus grande que celle reçue par un homme MÉTHOT er coLL.: PROTECTION CONTRE RADIATIONS L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958- de 30 ans.(TABLEAU VI) Le petit malade est agité \u2014 aussi emploie-t-on souvent des cônes plus grands pour être sûr d\u2019atteindre la région désirée.Il ne faut pas oublier que l'enfant a plusieurs années devant lui pour accumuler des effets génétiques secondaires aux rayons X, avant que se termine sa période de reproduction.Les examens de pelvimétrie contribuent en grande partie aux effets génétiques des radiations.Il y a triple danger: 1) l\u2019irradiation des gonades de la mère 2) l\u2019irradiation de l\u2019enfant en entier 3) l\u2019irradiation de l\u2019embryon au moment le plus important de l\u2019organogénèse.La pelvimétrie ne sera requise que si l\u2019on craint pour la santé de la mère ou de l\u2019enfant.Si une pelvimétrie s\u2019impose, elle devrait être faite lorsque la grossesse est avancée.La radiographie du bassin d\u2019une femme qui est enceinte mais qui n\u2019en est pas consciente, ie.au début de la grossesse, peut entraîner des dangers pour l\u2019embryon.On a démontré qu\u2019il existe des périodes critiques, périodes d\u2019organogénèse, où des doses aussi basses que 25 r.peuvent causer des dommages.Cette période critique est probablement de la deuxième à la sixième semaine de la gestation et la grossesse peut être insoupçconnée durant une partie de cette période.Il est nécessaire d\u2019insister sur la protection des gonades lors d\u2019une radiographie pulmonaire.Chez la femme et chez les enfants des deux sexes, les gonades sont presque toujours TaBrLeaUu VII REDUCTION DE LA DOSE AUX TESTICULES SUIVANT LA FILTRATION ET L\u2019UTILISATION DE CACHES PLOMBEES * Testicules Testicules Types de Filtre non proté- protégés radiographies Kv Mas.D.F.f.mm Al gés \u2014 mr.mr.Bassin 65 100 36\u2019 0 2000 42 AP.65 100 36\u201d 3 670 24 15 x 12 75 80 50\u201d 3 600 24 Colonne lombaire 68 200 36 0 24 5 AP.68 200 36 3 6 2 10 x 12 75 80 50 3 1 0.5 D.F.f.: distance foyer-film. L\u2019Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 dans le faisceau direct.Chez l\u2019homme, lorsque les gonades sont dans le rayonnement primaire, ils devraient être couverts par du plomb et de même chez la femme, si cette technique ne nuit pas à l\u2019interprétation du film.« Kemp » lorsqu\u2019il radiographie les hanches des petites filles pour luxation congénitale, couvre le centre du bassin avec du plomb (TABLEAU VII).Afin de réduire la dose-peau au malade et la dose de radiations secondaires à l\u2019opérateur, il faut tenir compte des recommandations suivantes: 1) Employer des films rapides.Cette dose- peau est ainsi diminuée de moitié (Tableau VIII).TaBLEAU VIII VARIATION DE LA DOSE-PEAU SUIVANT LA QUALITE DU FILM ET LE FACTEUR D\u2019AMPLIFICATION DE L\u2019ECRAN.Exposition Dose-peau Film Film Film Film Ecran lent rapide lent- rapide Mas.Mas.mr.mr.Grains fins .800 400 35.0 17.5 Grains moyens.320 165 14.0 7.0 *Pour H.T.\u2026 240 120 10.5 5.25 Sulfure de zinc \u2026\u2026 200 100 8.75 4.38 *H.T.: Haute tension.2) Employer des potentiels plus élevés.3) Ajouter des filtres jusqu\u2019à un équivalent de 3mm.d\u2019Aluminium.Un appareil utilisé à 65 Kv., sans filtre, donne 350 mr.à la surface du patient et 27 mr.en son centre, tandis que le même appareil filtré avec 3 mm.d\u2019Aluminium diminue cette dose-surface de 3.5 fois et la dose au centre de 1.4 fois.(Ta- METHOT ET coLL.: PROTECTION CONTRE RADIATIONS 1525 PROTECTION DU MALADE EN RADIOLOGIE THERAPEUTIQUE Lorsqu'un malade est référé pour traitement d\u2019une maladie bénigne, le médecin-trail- tant ne doit se servir des radiations que s\u2019il est démontré: 1) Que les radiations agissent avec plus d\u2019efficacité et de rapidité qu\u2019une autre variété de traitement médical.2) Que les dangers apportés par ce traitement sont minimes et ne r'squent pas de provoquer dans l\u2019avenir soit un trouble cutané plus gênant pour le malade que la maladie traitée, soit une dégénérescence maligne par mutation somatique ou des troubles de la fécondité par mutation des cellules sexuelles.Ainsi le traitement par les radiations du prurit anal ou vulvaire, de l\u2019eczéma, du psoriasis, ne doit être utilisé que si tous les autres traitements médicaux ont échoué.Il n\u2019y a rien de plus néfaste qu\u2019une utilisation intempestive des radiations comme traitement d\u2019attaque, dans une infinie variété de troubles mineurs.Le médecin traitant par les radiations doit non seulement posséder un bon sens clinique, mais connaître aussi d\u2019une façon parfaite son outil de travail et les effets biologiques immédiats et tardifs des radiations.Le traitement de la dysménorrhée par les radiations après questionnaire seul, sans curettage et sans biopsie, présente tellement de danger, qu\u2019aucun geste semblable ne devrait jamais être bleau IX).posé.TApLEau IX EFFETS DE LA FILTRATION SUR LA DOSE (Dose en mr.) 65 Kv 90 Kv Sans filtre 3mm.Al.Sans filtre 3mm.Al Dose 20 mas.30 mas.4.4 mas.5 mas.Dose surface \u2026\u2026\u2026\u2026.rns 350 98 138 43 Dose au centre 27 19 14 11 Dose émergente \u2026\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.14 13 12 1.Dose à la cassette .03 028 027 026 1526 MÉTHOT Er cour.: PROTECTION CONTRE RADIATIONS L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 TABLEAU X a) le rayonnement de fuite TRANSFORMATIONS MALIGNES APRES IRRADIATION POUR HYPERTROPHIE THYMIQUE 1933 témoins (frères, soeurs) 1502 enfants irradiés en 27 ans Nodules thyroi- Tumeur de l\u2019oeil \u2026\u2026 1 diens malins ee.10 Tumeur surrénale \u2026 1 Leucémie .cocevecvrenene.7 Hodgkin 1 Tumeur Ostéo-sarcome indifférenciée .1 (pieds) 2 Total \u2026.\u2026\u2026eesirrsnees 18 Total res 5 L'irradiation des hypertrophies du thymus chez les nouveaux-nés risque d\u2019apporter a l\u2019enfant devenu adulte des néoplasies, ainsi que l\u2019a rapporté C.L.Simpson.(TABLEAU X) Le médecin-traitant ne doit utiliser que de façon raisonnée et parcimonieuse, les radiations dans les conditions bénignes.PROTECTION DU PERSONNEL TECHNICIEN Il incombe en plus au radiologiste de protéger son personnel-technicien.Le risque encouru par le personnel-technicien en radiodiagnostic tient à trois facteurs principaux: oO i 2 FEEY Schéma I.\u2014 1) Plan sagittal au fluoroscope.Courbe d\u2019isodose démontrant la dose en mr/hr pour un appareil de fluoroscopie ordinaire.Facteurs: 85Kv \u2014 4Ma \u2014 3A1 \u2014 D.F.Table 18\u201d \u2014 Champ 8 x 10 em.Fantôme: \u201cPresswood\u201d 20 cm.d\u2019épaisseur.(Morgan, R.H.): Radiology, 52: 786, 1949.b) le rayonnement diffusé ec) le rayonnement direct.Le rayonnement de fuite ne constitue qu\u2019une faible proportion du risque, car les constructeurs établissent leur protection selon les normes établies par le US.National Bureau of Standards, d\u2019après lesquelles un tube de radio-diagnostie ne doit pas transmettre plus de 0.1 r/hr à un mètre en régime continu de 150 Kv., 5 Ma.FEET 11/ ~./ 100, \\ _ =.LL | 3 \\ \\, | \\ I \u2014 : 3 i 1 0 FEET Schéma II.\u2014 2) Plan coronal latéralement au fluoroscope.Courbe d\u2019isodose démontrant la dose en mr/hr pour un appareil de fluoroscopie ordinaire.Facteurs: 85Kv \u2014 4Ma \u2014 3A1 \u2014 D.F.Table 18\u201d \u2014 Champ 8 x 10 em.Fantôme: \u201cPresswood\u201d 20 cm.d\u2019épaisseur.(Morgan, R.H.): Radiology, 52: 786, 1949.- Il n\u2019en va cependant pas de même pour le rayonnement diffusé qui lui est variable selon la position du sujet, l\u2019écran fluoroscopique, la grandeur du champ de scopie et la protection qu\u2019offre l\u2019appareil lui-même.Cederlund, Liden et Lindgren ont étudié la distribution spatiale de la radiation dans une chambre de fluoroscopie et ont établi des courbes d\u2019isodose mettant en relief l\u2019impor- L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 tance du rayonnement diffusé autour d'un sujet soumis à une fluoroscopie (Schemas I-II-III) Ces schémas démontrent combien un technicien, une garde-malade ou même un médecin s\u2019affairant autour du malade au cours d\u2019un examen, pourrait être irradié même s\u2019il se croit à l\u2019abri de tout rayonnement par le simple fait qu\u2019il soit en dehors du faisceau direct de fluoroscopie.\u201c / J 7 77\u20ac DZ ( of eT | 7 ANN 3 = soof | 2 / / _/ oo] A eu LCL SE == = = \"LT |r Schéma III.\u2014 3) Plan transverse a travers la table.Courbe d\u2019isodose démontrant la dose en mr/hr pour un appareil de fluoroscopie ordinaire.Facteurs: 85Kv \u2014 4Ma \u2014 3A1 \u2014 D.F.Table 18\u201d \u2014 Champ 8 X 10 cm.Fantôme: \u201cPresswood\u201d 20 cm.d\u2019épaisseur.(Morgan, R.H.): Radiology, 52: 786, 1949.Pour rester en deça de 300 mr/sem., l\u2019opérateur doit se tenir en dehors du faisceau direct.Ainsi durant une hystéro, une phlébo, une angiographie, on obtiendra une sécurité satisfaisante: 1) Par l\u2019emploi entre le sujet et les mains de l\u2019opérateur d\u2019un écran de 1 mm.de plomb.2) D'instruments reliés aux seringues d\u2019in- Jections par de longs tubes contournant l\u2019écran.3) Par une scopie tres parcimonieuse, faite en parfaite accommodation oculaire, avec un champ dont les dimensions sont minimum, MÉTHOT Er coLL.: PROTECTION CONTRE RADIATIONS 1527 On convient que le tablier habituel équivalent à 0.5 mm.de plomb est largement suffisant, bien qu\u2019il faille se rappeler que les bras et les mains ne sont pas protégés.Le nombre d\u2019examens pratiqués par un même opérateur doit être limité.En radiographie, le technicien préposé à un poste de commande situé à 15 mètre de la table, où l'installation débite 8000 Ma/min/sem.sous 100 Kv et 1.5 mm.Al, reçoit si on fait la somme du rayonnement diffusé et du rayonnement de fuite, 3,400 mr.Ceci nécessite une protection d\u2019environ 0.17 mm.de plomb.En pratique pour que l\u2019installation protège complètement l\u2019opérateur contre le faisceau direct, 11 faudra que l\u2019écran protecteur soit d\u2019une épaisseur de 1 mm.de Plomb.Les appareils portatifs ne possèdent pas tous des cônes et ils sont susceptibles d\u2019exposer aux radiations un plus grand nombre de personnes qu\u2019il ne faille.Toutefois, leur emploi s'ils demeurent limité au strict nécessaire, peut entraîner moins d\u2019effets nocifs qu\u2019une irradiation quotidienne maintes fois répétée par suite d\u2019une technique maladroite.Il faut insister sur la fréquence des accidents encourus par les chirurgiens qui font usage d\u2019appareils portatifs et d\u2019un écran de fluoroscopie non solidaire de l\u2019appareil, en vue de vérifier par exemple une réduction de fracture.En radiothérapie les problèmes sont différents.Actuellement la construction des postes de radiothérapie conventionnelle est suffisamment vérifiée et comporte des dispositifs ingénieux qui assurent une étanchéité presque parfaite aux rayons X.Ainsi le personnel technicien est alors assuré d\u2019une protection très satisfaisante.À l'inverse de ce qui se passe en radiothérapie conventionnelle, la protection ne peut Jamais être absolument complète lorsqu\u2019il s\u2019agit de la manipulation du radium.La protection comprendra alors deux modes, soit: lors de la manipulation et de la conservation de ce radium. 1528 La protection lors de la manipulation du radium sera basée sur trois procédés: l\u2019éloignement, la rapidité et l\u2019interposition de fortes épaisseurs de plomb.La manipulation des tubes ne doit jamais se faire avec les doigts mais bien à l\u2019aide de très longues pinces, mesurant de 20 à 30 cms.Ces pinces devraient être autant que possible faites d\u2019un matériel autre que métallique, afin d\u2019éviter le rayonnement secondaire, pouvant être émis par ce dernier.Le port de gants de caoutchouc opaque serait inefficace puisque le rayonnement gamma pénètre encore avec facilité 0.5 mm.de plomb.Pour la confection des appareils moulés, les colpostats et des tiges intra-cavitaires constituant un très gros risque, on fera alors usage obligatoirement d\u2019une table plombée protectrice, qui devra posséder un revêtement de plomb d\u2019au moins 5 cms., auquel on adjoindra un bouclier de même épaisseur, muni d\u2019une fenêtre garnie de verre plombé, ayant une valeur protectrice appréciable.Des calculs ont démontré que dans des conditions adéquates de protection lors de la préparation du matériel nécessaire au traitement du cancer du col utérin (5 tubes de 10 mgms de radium) l\u2019opérateur a reçu au niveau du poignet 150 mr.Cette dose serait encore plus grande au niveau de l\u2019extrémité des doigts.L'importance de la radiation et les conséquences sérieuses qui peuvent en découler impose donc un hémogramme pratiqué régulièrement chez tous les manipulateurs de radium ou de substances radioactives, de même qu\u2019une rotation du personnel.Au cours des applications il devient impératif que le chirurgien ou le radiothérapeute manipule les tubes avec des pinces très longues et que tous les gestes au cours des applications soient standardisés, en vue d\u2019une très grande rapidité de manœuvre, réduisant ainsi au minimum l\u2019irradiation de l\u2019assistance.La question est très différente si l\u2019on a affaire à des aiguilles à parois minces, laissant passer une certaine quantité de rayonnement béta ou s\u2019il s\u2019agit des tubes filtrés à MÉTHOT rr coLL.: PROTECTION CONTRE RADIATIONS L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 0.5 mm.de platine au moins, épaisseur arrêtant tous les rayons béta.Dans le premier cas les précautions pour les doigts des opérateurs devront être augmentées; en effet un tube de 10 mgms de radium ou de radon, de parois assez minces pour permettre le passage de la plus grande partie de rayons béta, placé à 3 mms de la peau, est susceptible de donner une importante réaction à la suite d\u2019une exposition de dix minutes \u2014 mais & 10 cms le même tube n\u2019est susceptible de donner la même réaction cutanée que pour une exposition environ mille fois plus longue.On ajoutera à la protection par la filtration.Lorsque le radium n\u2019est pas en service, il doit être dans un coffre-fort dont la protection plombée sera calculée à raison de 7 à 8 em.de plomb par gramme de radium, à une distance supposée de un mètre.Cette protection doit être complète et égale de tous les côtés, sinon le rayonnement diffusé reste très dangereux pour l\u2019opérateur.La plupart des coffres-fort en service sont très dangereux car lorsqu'on ouvre la porte blindée, l\u2019opérateur reçoit ce que Coliez appelle une « bouffée » de rayonnement gamma.C\u2019est la raison pour laquelle il préconise l\u2019emploi de coffres à très petits compartiments, séparés par des épais- \u2018seurs importantes de plomb, dont on ne découvre qu\u2019un volet plombé pour la sortie d\u2019un ou deux tubes ou aiguilles.Le transport du matériel radioactif peut s\u2019effectuer dans un coffre d\u2019acier ou de plomb dont l\u2019épaisseur doit être calculée en vue de la dose maximum que ce coffre peut contenir.Ces coffres mobiles n\u2019offrent pas une sécurité absolue et ne sauraient être laissés tout à fait à proximité du personnel, par exemple pour une journée.Les radioisotopes pour leur part constituent un risque d\u2019irradiation externe et interne.PROTECTION CONTRE LES RADIATION EXTERNES EN RADIOISOTOPES La distance, la durée d\u2019exposition, les écrans de protection, sont encore ici les moyens de protection les plus efficaces et également les plus facilement réalisables.La dextérité et la L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 standardisation des méthodes de manipulation contribueront grandement à réduire la durée de l\u2019exposition.Les écrans protecteurs dont sont munis les laboratoires d\u2019isotopes constituent également une méthode de protection efficace, car il faut savoir tenir compte que la radiation existe non seulement dans le sens horizontal, mais aussi dans le sens vertical.La combinaison de la distance, de la rapidité et des écrans protecteurs s\u2019associant à une très grande propreté et une très grande méticulosité, permettront alors d\u2019éviter des accidents qui peuvent être du même ordre que ceux causés par le radium ou encore par un tube de rayons X.PROTECTION CONTRE LES RADIATION INTERNES EN RADIOISOTOPES Les buts fondamentaux des mesures de protection contre les sources de radiations internes sont de prévenir l\u2019ingestion et l\u2019inhalation des radioisotopes dans l\u2019organisme.L\u2019isotope radioactif le plus utilisé en médecine à l\u2019heure présente est l\u2019iode radioactif.Aux doses prescrites dans la thyrotoxicose, il n\u2019existe pratiquement pas de danger immédiat pour la formule sanguine ou pour la glande thyroïde.Cependant des précautions doivent être prises à l\u2019égard du malade, pour les dangers éloignés que ce traitement peut comporter: mutation au niveau des gamètes, de la formule sanguine (leucémie, aplasie), mutation vers la malignité cellulaire chez l'embryon et enfin la possibilité de transformation maligne au niveau de la thyroïde traitée.Aussi chaque clinique utilisant l\u2019iode 131 a-t-elle fixé la ligne de conduite suivante: aucun patient en bas de 30 à 40 ans ne doit être traité par l\u2019iode 131.En plus aucune femme enceinte même passé cet âge ne doit recevoir un tel traitement radioactif.La déposition des radioisotopes dans l\u2019organisme peut résulter de leur ingestion, de leur inhalation ou de leur absorption, par la peau saine ou lésée.Les radioisotopes incor- MÉTHOT et coLL.: PROTECTION CONTRE RADIATIONS 1529 porés dans l'organisme présentent un danger plus grand que les radiations externes parce que: 1) l\u2019irradiation se continue jusqu\u2019à élimination physique ou biologique 2) la demi-vie biologique pour certains isotopes est très longue et il est rarement possible d\u2019augmenter leur taux d\u2019élimination | 3) le contact intime entre les tissus et les radioisotopes constitue pour les émetteurs de particules alpha et béta, de graves dangers 4) la quantité et la distribution des radioisotopes dans l\u2019organisme sont difficiles à mesurer, de sorte qu\u2019il devient dans certains cas, impossible de prévoir les dommages qui en résultent.Les calculs de la concentration maximum d\u2019isotopes permis dans un organisme sont basés sur la quantité de radioisotopes qui donnera une exposition de 0.3 rem/sem.à un organe critique de cet organisme, l\u2019organe critique étant celui qui est le plus atteint par les radioisotopes.Les facteurs qui entrent en jeu dans cette concentration spécifique sont: 1) la rétention initiale 2) la fraction qui passe du sang dans lc- tissus critiques ) la radiosensibilité de ces tissus 4) les dimensions des organes critiques ) les fonctions de ces organes 6) la demi-vie biologique des isotopes 7) sa demi-vie physique 8) l\u2019énergie de la radiation 9) l\u2019ionisation spécifique.Ainsi, pour fixer la dose permise de radio-élément dans l\u2019eau potable, il faut connaître: la quantité de radio-élément ingérée, la fraction qui est absorbée dans le sang par l\u2019estomac et l\u2019intestin, la fraction fixée dans l\u2019organe critique, la fraction qui est excrétée et finalement la solubilité du radio- élément. 1530 Connaissant tous ces facteurs, on peut alors caleuler la dose reçue pour un organe critique ou inversement calculer la dose permise.Les résultats de ces caleuls sont représentés dans la tableau XI pour quelques isotopes usuels ainsi que pour certains isotopes considérés comme très toxiques.METHOT Fr couL.: PROTECTION CONTRE RADIATIONS l'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 plomb.Si l\u2019on fait une comparaison entre le port ou non de cet accoutrement encombrant, l\u2019on conclut qu\u2019il est impossible tôt ou tard d'éviter de graves conséquences.si l\u2019on ne prend pas la précaut'on nécessaire.Un appareil bien construit et moderne qui ne délivre que 8 à 10 r/min.dans l\u2019air au- TABLEAU XI QUANTITE MAXIMUM POUR HOMME STANDARD (PROFESSIONNELLEMENT EXPOSE AUX RADIATIONS) ET CONCENTRATION MAXIMUM PERMISE DANS L\u2019AIR ET L\u2019EAU POUR UNE EXPOSITION CONTINUE.D\u2019après la C.I.P.R.Quantité maz.Radio-éléments ds.Organisme usuels (microcuries) 1181 0.6 Pps2 10 C14 260 S35 300 H3 10\u20144 Feb5 10\u20143 Coë0 3 Aul98 3 Radio-éléments très toxiques Sr90 - Y90 1 Pb210 02 Po210 0.04 Ra226 0.1 La travailleur qui manipule des isotopes radioactifs ressemble au bactériologiste en ce sens qu\u2019il doit se protéger lui-même, ainsi que ses compagnons de travail et le milieu ambiant, contre la propagation de la contamination.Les recommandations pour le personnel qui manipule les radioisotopes peuvent donc se résumer ainsi L'emploi d\u2019un personnel compétent, d\u2019instruments adéquats, dans des locaux adéquatement aménagés.PROTECTION DU RADIOLOGISTE Il est de plus nécessaire que le radiologiste vivant continuellement dans le champ des radiations se protège lui-même au maximum.Le radiologiste devra porter un tablier et des gants ayant une équivalence de 0.5 mm.de Concentration max.permise Dans l\u2019eau \u2014 uc/cc Dans l\u2019air \u2014 uc/cc à x 10\u2014 3x 10\u20149 2 x 10\u20144 10\u20147 2 x 10\u20143 10\u20145 5x 10\u20143 10\u20146 02 10\u20145 5x 103 7 x 10\u20147 4x 10\u20144 8 x 10\u20148 6 x 10\u20144 1 x 10\u20147 8 x 10\u20147 2 x 10\u201410 2 x 10\u20146 8 x 10\u201411 3 x 10\u20146 10 x 10\u201410 4 x 10\u20148 8 x 10\u201412 dessus de la table, donnera une exposition de 5 mr/hr à la main protégée et 120 mr/hr à la main non protégée.De même les cuisses, l\u2019abdomen, le thorax, re ceveront une exposition de 4 mr/hr si protégés et 100 mr/hr sans le tablier.Il y a donc une protection d\u2019environ 25 fois plus grande si l\u2019on utilise la protection conventionnelle.D'autre part, Macht et Kutz affirment qu\u2019un radiologiste ne devrait pas dépasser le quota permis de 35 examens fluoroscopiques du tube digestif par semaine.Il est de très grande importance de ne jamais porter sa main ou autre partie de son corps devant le faisceau direct.Il faut éviter la fluoroscopie portative et manuelle qui est désuète, employer un kilo-voltage et un milliampérage adéquat: 3 à 5 Ma sont satisfaisants. PA AE SRN L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 TABLEAU XII EXPOSITION DES GONADES AUX RADIATIONS NATURELLES mr/année RAYONS COSMIQUES .\u2026.\u2026ccorrcrrsceersereseseeeeseeneeens 26 + 3 Radiations venant de la terre .53 = 20 Radiations atmosphériques .c.cooennn.2 = 1 Radiations internes: Rayons y et BB.18 = 3 RAYONS OC oii 5+ 3 Total .104 + 21 Total pour 30 ans \u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026remeee 3000 = 3r.Conclusions Il paraît done assez évident qu\u2019il ne faut pas exposer l\u2019homme à une quantité de radiation supérieure à celle qu\u2019il reçoit par le « background » naturel.(Tableau XII) Ceci ne signifie pas qu\u2019il faille cesser l'emploi médical des radiations.Agir ainsi serait priver la médecine des avantages multiples et quotidiens qu\u2019offrent les radiations.Les exemples de diagnostics précis et de guérisons inespérées ne se comptent plus depuis l\u2019usage des radiations ionisantes, mais pour réduire leur danger au minimum, on ne peut s\u2019en servir que selon une science disciplinée.Summary The A\u2019s described briefly the effects of ionizing radiation on the living cells, especially in relation to the mutation they may cause.After giving the maximum permissible exposure, that a worker in ionising radiation may receive daily, weekly and annually, they present the protection which has to be used in radio-diagnostic work, as well in fluor- oscopy as in radiography.There is also mention of the protection which has to be used in radiotherapy and radioisotopes.METHOT Er couL.: PROTECTION CONTRE RADIATIONS 1531 The A\u2019s concluded on the importance to a full knowledge of the bad effects that radiation may produce.12 Tables \u2014 3 Illustrations.BIBLIOGRAPHIE (1) Recommendations of the International Commission on Radiological Protection.Brit.J.Radeol.: Supplément 6, 1955.(2) Concepts of Radiological Health.U.S.Dept.of Health, Education and Welfare, janv.1954.(3) B.GLASS: The Genetic Bases for the Limitation of Radiation Exposure.Am.J.Roentgenol.78: 955, 1957.(4) A.W.G.GOOLDEN: Radiation Cancer.Review with Special Reference to Radiation Tumors in the Pharynx, Larynx and Thyroid.Brit.J.Radiol., 30: 626 (déc.) 1957.(5) L.F.LAMERTON: An Examination of the Clinical and Experimental Data Relating to the Possible Hazard to the Individual of Small Doses of Radiation.Brit.J.Radiol, 30: 229 (31 mai) 1958.(6) J.S.LAUGHLIN: Bone, Skin and Gonadal Doses in Routine Diagnostic Procedure.Am.J.Roentgenol, 75: 161 (déc.) 1957.(7) J.S.LAUGHLIN: Summary: Today\u2019s Problem in Radiation Hazards and What is Being Done to Control Them.Am.J.Roentgenol., 75: 161 (déc.) 1957.(8) J.S.LAUGHLIN: Radiation Exposure Incidental to Medical Practice.Bull.Atomic Scientist.14 (janv.) 1958.(9) C.L.SIMPSON et L.H.HEMPERMANN: Association of Tumors and Roentgen Ray Treatment of Thorax in Infancy.Cancer, 10: 42 (janv.-fév.) 1957.(10) P.Pizan.La Protection en radiologie médicale.Presse méd.65: 849, 1947.(11) J.Cederlind, K.Liden, M.Lindgren: Distribution of scatered radiation in a fluoroscopic room.Acta Radiol.44: 457, 1955. 1530 Connaissant tous ces facteurs, on peut alors caleuler la dose reçue pour un organe critique ou inversement calculer la dose permise.Les résultats de ces caleuls sont représentés dans la tableau XI pour quelques isotopes usuels ainsi que pour certains isotopes considérés comme très toxiques.MÉTHOT Er couL.: PROTECTION CONTRE RADIATIONS L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 plomb.Si l\u2019on fait une comparaison entre le port ou non de cet accoutrement encombrant, l\u2019on conclut qu\u2019il est impossible tôt ou tard d'éviter de graves conséquences.si l\u2019on ne prend pas la précaut'on nécessaire.Un appareil bien construit et moderne qui ne délivre que 8 à 10 r/min.dans l\u2019air au- TABLEAU XI QUANTITE MAXIMUM POUR HOMME STANDARD (PROFESSIONNELLEMENT EXPOSE AUX RADIATIONS) ET CONCENTRATION MAXIMUM PERMISE DANS L\u2019AIR ET L\u2019EAU POUR UNE EXPOSITION CONTINUE.D\u2019après la C.LP.R.Quantité maz.Radio-éléments ds.Organisme usuels (microcuries) 1181 0.6 P32 10 C14 260 S35 300 H3 10\u2014# Fes5 10\u20148 Coë0 3 Au198 3 Radio-éléments très toxiques Sr90 - Y90 1 Pb210 0.2 Po210 0.04 Ra226 0.1 La travailleur qui manipule des isotopes radioactifs ressemble au bactériologiste en ce sens qu'il doit se protéger lui-même, ainsi que ses compagnons de travail et le milieu ambiant, contre la propagation de la contamination.Les recommandations pour le personnel qui manipule les radioisotopes peuvent donc se résumer ainsi L'emploi d\u2019un personnel compétent, d\u2019instruments adéquats, dans des locaux adéquatement aménagés.PROTECTION DU RADIOLOGISTE Il est de plus nécessaire que le radiologiste vivant continuellement dans le champ des radiations se protège lui-même au maximum.Le radiologiste devra porter un tablier et des gants ayant une équivalence de 0.5 mm.de Concentration max.permise Dans l\u2019eau \u2014 uc/cc Dans l'air \u2014 uc/ce ox oe 3 x 10\u20149 x 10\u20147 2 x 10\u20143 10\u20145 5x 10-3 10\u20146 02 10\u20145 5x 10\u20143 7x 10\u20147 6 x 10\u20144 1 x 10\u20147 8 x 10\u20147 2 x 10\u201410 2 x 10\u20146 8 x 10\u201411 3 x 10\u20146 10 x 10\u201410 4 x 10\u20148 8 x 10\u201412 dessus de la table, donnera une exposition de d mr/hr à la main protégée et 120 mr/hr à la main non protégée.De même les cuisses, l\u2019abdomen, le thorax, re ceveront une exposition de 4 mr/hr si protégés et 100 mr/hr sans le tablier.Il y a donc une protection d\u2019environ 25 fois plus grande si l\u2019on utilise la protection conventionnelle.D'autre part, Macht et Kutz affirment qu\u2019un radiologiste ne devrait pas dépasser le quota permis de 35 examens fluoroscopiques du tube digestif par semaine.Il est de très grande importance de ne jamais porter sa main ou autre partie de son corps devant le faisceau direct.Il faut éviter la fluoroscopie portative et manuelle qui est désuète, employer un kilo-voltage et un milliampérage adéquat: 3 à 5 Ma sont satisfaisants. Le L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 TapLEAU XII EXPOSITION DES GONADES AUX RADIATIONS NATURELLES mr/année Ravons cosmiques .en.26 = 3 Radiations venant de la terre .53 = 20 Radiations atmosphériques \u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.2 + 1 Radiations internes: Rayons v et Boece, 18 = 3 Rayvons of oii 5= 3 Total .104 = 21 Total pour 30 ans \u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026.cermres 3000 = 3r.Conclusions Il paraît donc assez évident qu'il ne faut pas exposer l\u2019homme à une quantité de radiation supérieure a celle qu\u2019il reçoit par le « background » naturel.(Tableau XII) Ceci ne signifie pas qu\u2019il faille cesser l\u2019emploi médical des radiations.Agir ainsi serait priver la médecine des avantages multiples et quotidiens qu\u2019offrent les radiations.Les exemples de diagnostics précis et de guérisons inespérées ne se comptent plus depuis l\u2019usage des radiations ionisantes, mais pour réduire leur danger au minimum, on ne peut s\u2019en servir que selon une science disciplinée.Summary The A\u2019s described briefly the effects of ionizing radiation on the living cells, especially in relation to the mutation they may cause.After giving the maximum permissible exposure, that a worker in ionising radiation may receive daily, weekly and annually, they present the protection which has to be used in radio-diagnostic work, as well in fluor- oscopy as in radiography.There is also mention of the protection which has to be used in radiotherapy and radioisotopes.MÉTHOT er coLL.: PROTECTION CONTRE RADIATIONS 1531 The A\u2019s concluded on the importance to a full knowledge of the bad effects that radiation may produce.12 Tables \u2014 3 Illustrations.BIBLIOGRAPHIE (1) Recommendations of the International Commission on Radiological Protection.Brit.J.Radiol.: Supplément 6, 1955.(2) Concepts of Radiological Health.U.S.Dept.of Health, Education and Welfare, janv.1954.(3) B.GLASS: The Genetic Bases for the Limitation of Radiation Exposure.Am.J.Roentgenol.78: 955, 1957.(4) A.W.G.GOOLDEN : Radiation Cancer.Review with Special Reference to Radiation Tumors in the Pharynx, Larynx and Thyroid.Brit.J.Radiol, 30: 626 (déc.) 1957.(5) L.F.LAMERTON: An Examination of the Clinical and Experimental Data Relating to the Possible Hazard to the Individual of Small Doses of Radiation.Brit.J.Radiol, 30: 229 (31 mai) 1958.(6) J.S.LAUGHLIN: Bone, Skin and Gonadal Doses in Routine Diagnostic Procedure.Am.J.Roentgenol, 75: 161 (déc.) 1957.(7) J.S.LAUGHLIN: Summary: Today\u2019s Problem in Radiation Hazards and What is Being Done to Control Them.Am.J.Roentgenol., 75: 161 (déc.) 1957.(8) J.S.LAUGHLIN: Radiation Exposure Incidental to Medical Practice.Bull.Atomic Scientist.14 (janv.) 1958.(9) C.L.SIMPSON et L.H.HEMPERMANN: Association of Tumors and Roentgen Ray Treatment of Thorax in Infancy.Cancer, 10: 42 (janv.-fév.) 1957.(10) P.Pizan.La Protection en radiologie médicale.Presse méd.65: 849, 1947.(11) J.Cederlind, K.Liden, M.Lindgren: Distribution of scatered radiation in a fluoroscopic room.Acta Radiol.44: 457, 1955. PHYSIOPATHOLOGIE DE L'ŒDÈME CARDIAQUE Yvon GOULET, Bernard LEBOEUF et Réginald JOHNSON, Service de médecine, hôpital Notre-Dame (Montréal) L\u2019œdème ne constitue qu\u2019une des manifestations de l\u2019insuffisance cardiaque.Sa génèse cependant, malgrés les travaux d\u2019envergure des dernières décades, n\u2019est élucidée qu\u2019en partie.Nous discuterons ici le problème en omettant la discussion hémodynamique de la « backward et de la forward failure ».Nous omettrons de plus la discussion de l\u2019insuffisance cardiaque à débit cardiaque augmenté.MODIFICATIONS DU VOLUME ET DE LA COMPOSITION DES FLUIDES DE L\u2019ORGANISME AU COURS DE L\u2019INSUFFISANCE CARDIAQUE Le phénomène primaire de l\u2019insuffisance cardiaque est la rétention du sodium avec corollaire l\u2019expansion des différents compartiments de l\u2019organisme mais à des degrés divers, selon qu\u2019il s\u2019agit du liquide extracel- lulaire (L.E.C.) avec ses composantes le liquide interstitiel et le pasma ou du liquide intracellulaire (L.I.C.).Le contenu total en eau du corps augmente comme en témoigne le gain de poids (2, 22) au cours du développement de l\u2019insuffisance cardiaque.C\u2019est surtout aux dépens du L.E.C.que le gain est le plus marqué (1, 18).Ainsi, alors que trois sujets normaux étudiés par Friedberg (18) avaient un L.'E.C.responsable de 14.1% du poids du corps, trois sujets en insuffisance cardiaque présentaient un L.E.C.variant entre 24.5 et 36.6% du poids total.Le volume du plasma pour sa part augmente de 10 à 50% (1, 18).Le fait que l\u2019eau est éliminée en excès du sodium au cours de la recouvrance d\u2019une insuffisance cardiaque plaide en faveur d\u2019une rétention intracellulaire d\u2019eau.D'ailleurs Mokotoff (3) en \u201952 a démontré par des dosages effectués sur des fragments biopsiques de muscle que le L.I.C.était augmenté.La composition électrolytique des compartiments de l\u2019organisme est fonction de la nature, de la gravité, de la durée de la maladie (4) et du traitement apporté pour contrôler cet œdème.Le sodium total de l\u2019organisme est toujours augmenté chez le cardiaque œdémateux (2) même si le sodium sérique est normal ou bas.Pour Warner (20) le taux moyen serait de 57.6 mEq.par kilogramme de poids au lieu de la normale de 40 mEq; pour Aikawa (22) cette augmentation serait de ordre de 65.3 mEq/Kgm.de poids.Cette rétention marquée du sodium, malgré un taux sérique normal, bas ou légèrement augmenté, montre qu\u2019il y a storage hors du L.E.C.A l\u2019aide de courbe de dilution, on a démontré qu\u2019il y avait exagération des dépôts de sodium dans les os.Chez le sujet normal, Buchanam et Nakao (cités par Bergstrôm (5) estiment que 33% du sodium est dans les os et Kaltreider avec du radio-sodium démontre que 35 à 40% de ce sodium est échangeable avec le L.E.C.Au cours de l\u2019insuffisance cardiaque, le sodium échangeable augmente (4, 6, 7).On comprend qu\u2019un tel réservoir, si libre d\u2019échange, peut cacher des perturbations importantes quand on dose le sodium sérique (8).Le sodium n\u2019est pas le seul ion à voir son métabolisme pertubé au cours de l\u2019insuffisance cardiaque.En effet, alors que le potassium total est abaissé, le potassium sérique est le plus souvent normal; ce phénomène est dû au fait que pendant l\u2019installation de l\u2019insuffisance cardiaque (1), l\u2019anoxie aidant, à cause de la tendance normale à la correction des différences d\u2019osmolarités entre le L.I.C.et le L.E.C., il y aurait pénétration du Na* (9, 11) à l\u2019intérieur de la cellule avec apport d\u2019eau et issue hors de la cellule du K*+.Cet lon serait éliminé par le rein.C\u2019est dans le but de corriger ces troubles osmolaires que Laragh (19) et Goldham (10) ont eu l\u2019idée d\u2019administrer du potassium à haute dose à certains hyponatrémiques et ce, avec un cer- L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 tain succès, dans le but de remplacer le sodium intracellulaire et de lui permettre de rétablir l\u2019équilibre électrolytique du L.E.C.Secondairement, la correction de cette hypo- kaliemie intracellulaire permettrait une action plus complète de la digitale et ainsi aiderait à la correction de l\u2019ædème.LES FACTEURS RÉNAUX IMPLIQUÉS DANS LA FORMATION DE L\u2019ŒDÈME Bien que l\u2019état du muscle cardiaque soit reconnu comme le facteur initiateur de l\u2019insuffisance cardiaque, il a été bien établi que c\u2019est le rein qui est l\u2019organe responsable de la rétention sodique (6).Cette rétention sodique accrue peut être due, soit à une diminution de la filtration glomérulaire (F.G.), soit à une diminution du flot plasmatique glomé- rulaire, soit enfin, à une réabsorption tubulaire accrue.De nombreux arguments sont venus modifier l\u2019énoncé de Merrill (21) Seymour (cité par Barger (6) et Mokotoff (cité par Sinclair - Smith (12) voulant que l\u2019ædème rencontré au cours de l\u2019insuffisance cardiaque soit dû à une diminution de la filtration glo- mérulaire.Ainsi on a démontré que: 1° \u2014 La F.G.peut être basse sans œdème (18), 2° \u2014 une insuffisance cardiaque sévère peut exister avec une F.G.normale.3° \u2014 la diurèse avec excrétion accrue de sodium lors de la recouvrance de l\u2019insuffisance cardiaque peut survenir sans modification de la F.G.(2) et celle-ci peut même s\u2019élever lors de la formation d\u2019ædème chez le cardiaque (6, 18).4° \u2014 Le chien retient au maximum le sodium alors que la F.G.s\u2019élève (18).5° \u2014 Le chien hypophysectomisé dont la F.G.est diminuée à une balance sodée normale (18).6° \u2014 Une diminution de la F.G.par constriction expérimentale de l\u2019artère rénale n\u2019amene pas une balance positive en Nat (6).GOULET Er couL.: ŒDÈME CARDIAQUE 1533 Dans une observation réalisée chez l\u2019humain, Merrill (21) note une diminution de la filtration glomérulaire de 50% dans l\u2019insuffisance cardiaque avec œdème ; ce résultat peut être dû au fait que son expérimentation a été poursuivie chez le patient en extrême insuffisance (12).Cette observation en effet peut être rapprochée de l\u2019expérimentation animale de Rudolph et Yates (14) qui ne mettait en évidence une diminution de la F.G.qu\u2019au cours d\u2019une grande insufflsance avec dyspnée, œdème et ascite.Le flot plasmatique glomérulaire est diminué au cours de l\u2019insuffisance cardiaque par vasoconstriction probable de l\u2019artère efférente.Werkô (15) a démontré une nette diminution du flot plasmatique glomérulaire longtemps avant l\u2019apparition de l'insuffisance franche.Ces facteurs cependant, la diminution du flot plasmatique et de la filtration glomérulaire peuvent dans certains cas d\u2019insuffisance cardiaque ajouter à la « malice » de la réabsorption tubulaire du sodium (12, 16).Aucune expérience n\u2019est plus démonstrative que celle de Rudolph, Yates (14) et Bar- ger (6) pour démontrer le rôle primordial de la réabsorption tubulaire du sodium dans le développement de l\u2019insuffisance cardiaque.En effet, ces auteurs selon qu\u2019ils causent différents types de lésions valvulaires chez le chien déclenchent des degrés bien différents d\u2019insuffisance cardiaque.Ils ont démontré chez l\u2019animal à qui ils causent une lésion valvulal- re légère (insuffisance pulmonaire) qu\u2019il y avait en présence d\u2019une pression veineuse et d\u2019une filtration glomérulaire normale, une nette tendance à la rétention du sodium.D'ailleurs, Wilson (17) a bien démontré chez les sténosés mitraux libres d\u2019œdème que le « pool» du sodium échangeable était augmenté et qu\u2019ils jouissaient d\u2019une habileté diminuée à excréter le sodium.Ce dernier phénomène d\u2019ailleurs a été démontré chez le chien à qui on a causé une insuffisance tri- cuspidienne et ce, sans atteinte à la filtration glomérulaire (6).D\u2019une autre façon d\u2019ailleurs on a démontré la primauté de l\u2019activité tubulaire dans la génèse de l\u2019ædème cardia- que.En effet, chez le chien qu\u2019on a rendu insuffisant cardiaque par production de lésions valvulaires, un apport calculé (load) de sodium injecté par cathéters fixés dans les artères rénales est retenu bien que la filtration glomérulaire soit demeurée normale (6).LES FACTEURS EXTRA-RÉNAUX IMPLIQUÉS DANS L\u2019EXCRÉTION URINAIRE DU SODIUM Les expériences se sont multipliées ces dernières années dans le but d\u2019éclaircir le mécanisme de la rétention du sodium dans l\u2019insuffisance cardiaque.En 1950 Deming et Luet- scher (cités par Luetscher (13), ont démontré la présence d\u2019un facteur antidiurétique dans les urines de certains néphrotiques œdé- mateux.La même année, Bercu, Rokaw et Massie découvrent un facteur antidiurétique dans les urines de 12 des 15 insuffisants cardiaques étudiés quand cet extrait est administré à des animaux surrénalectomisés (23).Luetscher et Simpson en 1954 prouvent que ce «salt retaining extract » est identique à l\u2019aldostérone.Depuis, de très nombreux travaux sont venus corroborer l'importance des minéralo-corticoïdes comme facteur de la réabsorption tubulaire.En faveur de cette intervention hormonale plaident les faits suivants: 1° \u2014 Les patients œdémateux présentent une diminution de la concentration du sodium dans la salive, la sueur, les selles (2, 6, 18).2° \u2014 Le débit urinaire des œdémateux augmente après surrénalectomie (2, 6).3° \u2014 Davis et Howel (24) par occlusion de la veine cave créent un œdème qu\u2019ils voient disparaître après surrénalec- tomie.4° \u2014 Thorn (25) et Salassa (51) contrairement à Gross (cité par Barger (6) par l\u2019administration de fortes doses d\u2019aldostérone à un addisonien causent une rétention saline et un gain de poids important.Cependant, nous devrons retenir avec Bar- ger que les cas connus de la maladie de Conn GOULET Er coLL.: ŒDÈME CARDIAQUE L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 ne présentent pas d\u2019œdème et que le lien entre la formation d\u2019æœdème et la sécrétion d\u2019aldostérone n\u2019est peut-être pas un lieu de cause à effet.Les stimuli à la sécrétion d\u2019aldostérone sont nombreux: 1° \u2014 Concentration plasmatique en sodium et volume extracellulaire: Bartter, Liddle (26, 27) et Strauss (28) ont démontré que la concentration plasmatique en sodium «en soi» n\u2019avait pas d\u2019effet sur la sécrétion d\u2019aldostérone.En effet, l\u2019expérience suivante montre que le sodium n\u2019agit que par répercussion sur le volume extracel- lulaire (28, 29): un sujet normal, privé de sel, qui reçoit des injections de pitressine développe un œdème.Cet œdème s\u2019accompagne d\u2019une aldostéronémie diminuée malgré une natrémie basse et une filtration glomérulaire augmentée.2° \u2014 Le potassium de la diète et \u2019ACTH: Bien que le potassium dans la diète (27, 29, 30) et l'ACTH (13, 27) aient un effet certain dans la sécrétion d\u2019aldostérone, ces facteurs semblent bien secondairement comparés aux modifications du L.E.C.3° \u2014 L\u2019exercice: L\u2019exercice comme l\u2019ont démontré Sinelair- Smith et Genest (12) peut être responsable chez le cardiaque d\u2019une réabsorption accrue du sodium et de l\u2019eau et d\u2019une diminution importante de la filtration glomérulaire.Cette réabsorption accrue du sodium au cours de l\u2019exercice est concomitante à une sécrétion accrue d\u2019aldostérone: et celle de l\u2019eau à une sécrétion d\u2019A.D.H.(31).4° \u2014 Volume circulant effectif: Le mécanisme de la rétention du sel enfin serait déclanché par les variations du volume circulant effectif (6, 7).On sait en effet qu\u2019une diminution du volume circulant effectif, c\u2019est-à-dire du volume circulant en relation avec les besoins de l\u2019organisme, qu\u2019elle soit due à une saignée, à l\u2019orthostase, à une L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 occlusion veineuse, est cause d\u2019une diminution de la natriurèse (32, 33) par augmentation de la sécrétion de l\u2019aldostérone (32).Ces modifications du volume circulant selon Strauss (33, 34) agiraient sur un centre céphalique alors que pour Epstein (cité par Smith) (30) elles agiraient par l\u2019intermédiaire de barorécepteurs (non localisés par l\u2019auteur) sensibles aux variations de remplissage de l\u2019arbre artériel.L\u2019arc « reflexe » responsable de la sécrétion de l\u2019aldostérone était jusqu\u2019à ces dernières années complètement inconnu.On soupçonnait une intervention nerveuse depuis que Bernard et Meyer (cités par Welt) (35) avaient démontré qu\u2019une piqûre de l\u2019Eminen- tiateres amenait une polyurie .avec excrétion accrue de sodium et depuis que Peters et Welt avaient décrit un syndrome de déperdition saline associée à des pathologies cérébrales.Rauschkolb et Farrell (36, 37) par leurs travaux expérimentaux de décapitation, section de la moelle, décérébration, décortication, ont démontré hors de tout doute que « The secretion of aldosterone appears to be controlled by a humoral agent released by a high central nervous system structure ».Cependant, on ne sait pas encore comment des stimuli aussi variés que ceux déjà énumérés peuvent agir sur ce centre « céphalique ».LES FACTEURS EXTRA-RÉNAUX RÉGLANT LA RÉTENTION DE L\u2019EXCRÉTION DE L\u2019EAU Il est communément accepté que l\u2019excrétion de l\u2019eau libre au niveau du tube contourné de deuxième ordre est sous la dépendance de l\u2019A.D.H.sécrétée par l\u2019hypothalamus antérieur et storée dans le lobe postérieur de l\u2019hypophyse (33).Verney (3) à l\u2019aide d\u2019une expérience ingénieuse a démontré que la stimulation physiologique à la sécrétion d\u2019A.D.H.était la « pression osmotique » (40, 38, 41, 33, 39, 35).Par ailleurs, sont connus d\u2019autres stimuli à la sécrétion d\u2019A.D.H., tels sont: l\u2019'histamine, la nicotine, l\u2019acéthylcholine, la morphine et les facteurs psychologiques: la douleur, l\u2019émotion, ete.L'alcool éthylique est GOULET Er corL.: ŒDÈME CARDIAQUE 1535 reconnu comme un inhibiteur puissant de l\u2019A.D.H.(33, 38).Il a été bien démontré que l\u2019A.D.H.n\u2019a aucun effet sur la filtration glomérulaire (31) ni sur l\u2019excrétion du Na* et du Cl+ (31, 33).Le mécanisme d\u2019action par lequel l\u2019A.D.H.amène une réabsorption tubulaire d\u2019eau est inconnu.La théorie la plus acceptée est celle de Roefed, Johnson, Ussig (cités par Welt) qui veut que l\u2019A.D.H.soit cause d\u2019une perméabilité accrue du tube distal par dilatation des pores permettant un retour dans le sang de l\u2019eau libre.Une autre « voie réflexe » que celle décrite par Verney: pression osmotique affective \u2014 hypothalamus \u2014 hypophyse post \u2014 A.D.H.\u2014 rein a été décrite après compilation d\u2019une foule d\u2019expérience différentes.L'importance du changement dans le volume circulant effectif (2, 6, 32, 33, 42) comme régularisateur de la sécrétion d\u2019A.D.H.est prouvée par les faits suivants: 1° \u2014 Une hémorragie moyenne chez le chien provoque une sécrétion accrue d\u2019A.D.H.(Rydin-Verney).2° \u2014 La station debout prolongée responsable d\u2019une diminution du volume circulant provoque une sécrétion accrue d\u2019A.D.H.qui peut être inhibée par l\u2019alcool et stimulée par la morphine (7).3° \u2014 Une occlusion veineuse, par tourniquet ou par cathéters munis de ballon, arrêtés en des endroits divers dans les veines caves (2), est responsable d\u2019une antidiurèse.4° \u2014 Une infusion de 2,000 ce.d\u2019albumine isooncotique qui est cause d\u2019une augmentation du volume circulant sans variation osmolaire, provoque une diurèse chez un sujet non hydraté et cette réponse est bloquée par le pi- tressin.5° \u2014 Orloff et Blake administrant une solution hyperoncotique d\u2019albumine provoquant une diurèse accrue qui peut être inhibée par le pitressin. 1536 De ce deuxième « arc réflexe » régularisant le métabolisme de l\u2019eau nous sont connus: le stimulus (le volume circulant effectif), la vole effectrice (L\u2019A.D.H.), l\u2019organe cible (le rein).Strauss (28) a cru pouvoir situer le centre de cet arc réflexe dans « la partie céphalique du corps » puisqu\u2019une solution saline isotonique conduit à une diurése si le sujet est couché et non s\u2019il est assis.Harrison (44) a démontré qu\u2019une diurèse aqueuse et sodique est plus grande en position couchée qu\u2019en position assise et que l\u2019application d\u2019un garot autour du cou du sujet assis gonflée de 15 à 35 mm de Hg.inhibe l\u2019action de l\u2019or- thostase.Ce phénomène suggéré d\u2019abord par Viar (45) semble confirmer la pensée d\u2019un centre d\u2019intégration « céphalique ».D'autre part, Henry, Gauer et leurs collaborateurs (46, 47) étudiant l\u2019effet sur le rein de la respiration contre une pression positive ont remarqué que celle-ci était cause d\u2019une nette diminution de la diurèse et de la « clearance » de l\u2019urée.Gauer (48) pour sa part a démontré que la respiration contre une pression négative continue était responsable d\u2019une diurèse accrue avec augmentation de la « free water clearance ».À la suite de ces travaux, ces auteurs ont décrit une « voie réflexe » qui expliquerait l\u2019antidiurèse causée par la saignée, l\u2019orthostase, la position assise, l\u2019occlusion veineuse, par la respiration contre une pression positive.Pour Henry et Gauer, la variation du volume circulant effectif observée dans ces différentes conditions agirait par variation de l\u2019étirement (strecht) de l\u2019oreillette gauche qui amènerait des influx à l\u2019hypothalamus par le dixième nerf et de là, sécrétion d\u2019A.D.H.Cependant, chez l\u2019homme, l\u2019étude hémodynamique manque pour confirmer cette hypothèse.L'importance d\u2019une augmentation de l\u2019A.D.H.dans l'insuffisance cardiaque (38, 49) a été démontrée.Pour Schroeder (11), Miller (50), Goldman (10) le fait que de nombreux insuffisants cardiaques lors d\u2019une évolution favorable éliminent relativement beaucoup plus d\u2019eau que de sel, plaide en faveur d\u2019une GOULET Er coLL.: ŒDÈME CARDIAQUE L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 action primitive de l\u2019A.D.H.dans la formation de l\u2019ædème.Cependant l\u2019expérience clinique de Widal à Schroeder, associée à l\u2019expérience animale de Rudolph, Yates (14) et Barger (6) que nous avons mentionnée, démontre hors de tout doute que le fait primitif habituel de l\u2019œdème cardiaque est la rétention de sel (31).L\u2019®DEME CARDIAQUE: TROUBLE DE L\u2019HOMÉOSTASIE Chez l'individu normal, il existe un état d'équilibre entre les deux systèmes: A.D.H., Aldostérone, en vue de maintenir une juste répartition des volumes de l\u2019organisme et une composition constante de ceux-ci.Une variation du volume extracellulaire, surtout du volume circulant (32), est responsable d\u2019une variation de sécrétion d\u2019aldostérone d\u2019abord puis secondairement d\u2019A.D.H.(26).Ce système de régulation homéostasique A.D.H., aldostérone est un système cybernétique (32, 41, 49), c\u2019est-à-dire que lorsque la variation du volume est corrigée ce système s\u2019arrête.Chez l\u2019edémateux d\u2019autre part, il existe un paradoxe.En effet, le volume circulant augmenté chez l\u2019'insuffisant cardiaque s\u2019accompagne d\u2019une augmentation de la sécrétion de l\u2019aldostérose et de l\u2019A.D.H.qui ferme ainsi le cercle vicieux: Volume circulant \u2014 Aldostérone et A.D.H.~~ Rétention d\u2019eau et de sel.Cette observation a fait dire à Vézin (32) que l\u2019œdème cardiaque est une maladie de l\u2019hosméostasie.La raison profonde de l\u2019existence de ce paradoxe nous est inconnue.C\u2019est probablement en connaissant mieux les perturbations cellulaires engendrées par l\u2019insuffisance cardiaque au niveau des tissus périphériques, des reins, des surrénales, de l\u2019hypo- L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 physe et du foie que cette énigme sera résolue *.Résumé La physiologie de l\u2019ædème cardiaque demeure un problème complexe où seuls quelques éléments nous sont connus.À l\u2019aide de technique pour la plupart récentes, on a démontré de fortes rétentions de sodium, soit dans le liquide intra ou extracellulaire, soit dans les os.Cette rétention accrue de sodium est responsable de l\u2019augmentation du volume de ces différents compartiments.De nombreux facteurs sont impliqués dans la formation de l\u2019œdème.Les preuves se sont accumulées pour démontrer le rôle primordial de la réabsorption tubulaire du sodium.La diminution de la filtration glomérulaire et du flot plasmatique rénal bien que jouant un rôle secondaire n\u2019en demeure pas moins un facteur adjuvant parfois important.C\u2019est sous l\u2019action de deux hormones principalement que la réabsorption tubulaire d\u2019eau et de sodium s\u2019effectue.Bien que l\u2019on connaisse l\u2019action de l\u2019aldostérone comme facteur important de la rétention du sodium, on n\u2019a pu jusqu\u2019à présent démontrer une relation de cause à effet entre l\u2019aldostérone et l\u2019œædème des cardiaques.Les travaux des dernières années semblent vouloir démontrer la présence d\u2019un centre céphalique régularisant la sécrétion de l\u2019aldostérone par l'intermédiaire d\u2019un véritable «arc réflexe» tout comme pour l\u2019'A.D.H.Depuis Verney, on connaissait le stimulus principal de la sécrétion de cette hormone soit l\u2019osmolarité du milieu.Depuis, on a démontré à l\u2019aide de nombreuses expériences, le role du « volume circulant effectif ».Strauss a cru démontrer une localisation céphalique du centre sur lequel agit ce dernier stimulus alors qu\u2019Henry et Gauer croient devoir localiser ce centre au niveau de l\u2019oreillette gauche.1.Nous tenons à remercier particulièrement mademoiselle Pierrette St-Aubin, de la Clinique du Thorax, pour sa participation active à la présentation de ce texte.GOULET Er corL.: ŒDÈME CARDIAQUE 1537 Enfin, si l\u2019on veut voir le problème de l\u2019œdème cardiaque dans son ensemble, on peut le ramener comme Vézin a su le considérer à une perturbation de l\u2019homéostasie qu\u2019on est bien loin de comprendre encore.Summary Physiopathology of cardiac oedema is still a complex problem where only a few elements are known.Through techniques which are most recent they have demonstrated important retention of sodium in the intra and extracellular fluids and in the bones.This increased retention of sodium is cause of the ingrowing volume of these several compartments.There are many factors implicated in the formation of oedema.Numerous proofs demonstrate the primor- diate role of the tubular reabsorption of sodium.The decreased glomerular filtration and renal plas- matic flow are considered as secondary but remain in many cases an important associated factor.Two hormones chiefly control the tubular reab- sorption of water and sodium.Although the aldos- terone action is known as an important factor of sodium retention, still a relation of cause to effect has not been demonstrated between aldosterone and cardiac oedema.The existence of a cephalic centre which should regulate the secretion of aldosterone seems to have been proved by the latest studies.As for the secretion of A.D.H, a \u201creflex arc\u201d has been described.Since the studies of Verney the osmol- arity of the EC.F.has been recognised as the primary stimulus for its secretion.Since then, the importance of the effective circulating volume has been demonstrated by many experiments.Strauss has described a cephalic centre on which should act the above mention stimulus whereas Henry and Gauer the reflex centre should be located in the wall of the left auricle.At leaest the problem of cardiac oedema could be seen as a whole as Vezin has considered it.For this author cardiac oedema should be a perturbation of homeostatic equilibrium which is presently far from being understood.BIBLIOGRAPHIE (1) Charles K.FRIEDBERG : Diseases of the Heart, 2e 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Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) Tome 87, No 12 \u2014 Montréal, décembre 1958 ÉDITORIAL NOS MAÎTRES Ils étaient tous réunis à Bruxelles en septembre dernier, à l\u2019occasion du Troisième Congrès Mondial de Cardiologie.Leurs travaux furent résumés dans quatre opuscules qui totalisent près de deux milles pages: Les Grandes Conférences, les Forums, les Symposia et les Communications.Trente-huit pays, y compris la Russie, avaient délégué des représentants des Sociétés Nationales de Cardiologie.Au delà de six cents travaux furent présentés.Inutile d\u2019écrire l'impossibilité matérielle de suivre toutes les activités d\u2019un tel Congrès.Il suffit de constater que dans l\u2019ensemble nos problèmes scientifiques s\u2019identifient à ceux de tous et que nos réalisations se comparent à celles des autres.Nos Maîtres, ce sont les chefs d'équipes médicales ou chirurgicales, les professeurs d\u2019universités, les hommes réputés de laboratoire qui ont contribué aux progrès de la Cardiologie dans ce demi-siècle.Cette rencontre justifie l'assistance à ces congrès dont le principal but est de rapprocher les bâtisseurs de la cardiologie contemporaine.Qu'il me soit permis de puiser abondamment dans deux textes pour démontrer qu\u2019à côté de préoccupations spécifiquement scientifiques, ces mai- tres peuvent inspirer notre idéal et nous livrer des pensées qui dépassent L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 les cadres de la cardiologie.La spécialité et la médecine ne font qu\u2019une et pour cette raison ont des problèmes communs.À la séance d'ouverture du congrès, le professeur Jean Lenègre posa le problème: «La division indéfiniment poursuivie de nos procédés d\u2019étude, l\u2019hétéroclite amas des apports des chercheurs, la somme des recherches entreprises dans des voies nouvelles et souvent éloignées de notre formation scientifique, nécessitent pour être suivis et assimilés un temps d\u2019information si long et des connaissances si étendues que peu d'intelligences humaines, aussi compréhensives solent-elles, peuvent actuellement se flatter d\u2019étre a la hauteur des exigences requises.Il y a là, pour la médecine d\u2019ajourd\u2019hui, et plus encore pour celle de demain, une difficulté qu\u2019il faudra surmonter si on veut dénier toute vérité à la boutade qui dit que le spécialiste sait tout sur rien, et que le généraliste ne sait rien sur tout ».Parlant ensuite de l\u2019utilisation de nouvelles techniques de diagnostic ou de traitement il déclare: « D'où la nécessité, pour des tentatives nouvelles, susceptibles d'apporter un progrès sur le passé, mais au prix de risques encore mal connus, de les réserver à ceux qui, par leur conscience, leur science et leur expérience, seront capables de la mise au point la plus\u2019 prudente qu\u2019il se peut » c\u2019est-à-dire la moins meurtrière possible.À notre époque, cet avertissement en expérimentation humaine remet en lumière l\u2019obligation morale de respecter la loi fondamentale du Pri- mum non nocere.Dans l\u2019une des « grandes conférences » du congrès, Ignacio Chavez, directeur de l\u2019Institut de Cardiologie de L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 Mexico, étala sa géniale conception de la médecine moderne en nous parlant de: « La grandeur et de la misère de la spécialisation médicale; aspiration à un nouvel humanisme ».Dans un texte aussi riche, ou les phrases s\u2019en- chainent avec une logique mathématique, il n\u2019est pas juste d\u2019en extraire des paragraphes.Cependant, après plusieurs lectures, je ne peux m'empêcher de vous en livrer l\u2019essence.L'auteur démontre que la médecine en général et la cardiologie en particulier a fait plus de progrès dans les cinquante dernières années que dans tous les siècles antérieurs.La spécialité fut une des causes de ce progrès.C\u2019est pourquoi « l'avantage de la spécialisation médicale ne peut plus se discuter ni dans l'aspect pragmatique de la profession, ni comme facteur de progrès dans la connaissance.» Il définit ensuite les qualités du véritable spécialiste qui doit être un clinicien doublé d\u2019un homme de science.Mais, que ce soit en spécialité ou en pratique générale, « il n\u2019existe pas de pire sorte de mutilation spirituelle, chez un médecin, que l\u2019absence de culture humaniste.Celui qui en manque pourra être un grand technicien dans son métier, il pourra être un savant dans sa science, mais pour le reste, il ne sera jamais qu\u2019un barbare privé de ce que donne la compréhension humaine et de ce qui détermine les valeurs du monde normal.Humanisme veut dire culture, compréhension de l'homme dans ses aspirations et ses misères; appréciation de ce qui est bon, de ce qui est beau et de ce qui est juste dans la vie; détermination des normes qui régissent notre monde intérieur; désir de perfection qui nous pousse à accorder la vie à la pensée ».Le méde- ÉDITORIAL 1541 cin est essentiellement « un homme qui se penche sur un autre homme dans un désir d'aide, offrant ce qu\u2019il a, un peu de science et beaucoup de compréhension et de sympathie ».Le professeur Chavez préconise la connaissance des principales langues pour favoriser le rapprochement des hommes qui trop souvent sont « prisonniers de leur propre langue ».La connaissance de l\u2019histoire serait aussi une exigence essentielle de l\u2019'humanisme contemporain, « l\u2019histoire vaste des peuples, de la civilisation, de la pensée et pour nous, médecins, de notre science.» Enfin, «la culture impose à l'homme de se plonger dans le monde où 1l vit pour qu'il ne se sente, ni un étranger, ni même un simple spectateur de la réalité sociale qui l\u2019entoure.» L'auteur s\u2019inquète de constater dans la jeune génération «un désir passionné de dominer la technique, et de développer le culte des appareils plutôt que la passion des idées scientifiques ».Autrefois, 11 y avait trop de doctrines et il manquait l\u2019appui des faits.Aujour- d\u2019hui, c\u2019est l\u2019inverse, car il nous manque « des hommes supérieurs capables d'élaborer les synthèses ».Il attribue cette situation à un manque de savants cultivés.Ces directives des Maîtres du Congrès de Bruxelles, dont les deux noms cités ne représentent qu'une mince fraction de tous ceux que nous avons eu l\u2019occasion de connaître, ne doivent pas nous laisser indifférents.À l\u2019'humanisme international et intégral s\u2019oppose le matérialisme continental et superficiel.La culture est une discipline qui exige des efforts considérables, soutenus par un idéal de pensée et d'action. 1542 Aux centaines de communications scientifiques qui nous firent admirer les maitres de la science cardiologique, nous félicitons les organisateurs du congrès d'avoir permis à quelques-uns d'entre eux de nous prescrire des directives morales, intellectuelles et spirituelles.Le cardiologue demeure un médecin qui doit continuer à jouer un rôle actif dans toutes les sphères de l'activité humaine.La culture, dans le sens large du mot c\u2019est-à-dire dans les cadres de la remarquable conférence de Chavez, semble bien la première condition à remplir pour demeurer à la hauteur du rôle de guérisseur de l\u2019humanité que nous avons choisi par vocation en acceptant de traiter l\u2019homme.Dans un pays aussi jeune que le nôtre, la tradition de demain se fabri- ÉDITORIAL L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 que aujourd'hui.L\u2019acceptation totale de notre devoir et de notre responsabilité est sûrement la meilleure garantie d'avenir pour le progrès de notre médecine et de notre survivance ethnique.Nous aurions tort de déprécier les directives de ces maîtres qui regardent l'avenir avec l\u2019expérience du passé et dont la réussite personnelle est le résultat d'un idéal toujours actif et cependant jamais atteint.Puissent nos Jeunes confrères, nos étudiants et nos enfants trouver, chemin faisant, ici ou ailleurs, des maîtres qui sauront leur communiquer une pensée aussi noble que celle de nos maîtres réunis à Bruxelles, en septembre dernier, à l\u2019occasion du Troisième Congrès Mondial de Cardiologie.Paul DAVID. VARIÉTÉS XXVIIIe CONGRÈS DE L'ASSOCIATION DES MÉDECINS DE LANGUE FRANÇAISE DU CANADA Saint-André-sur-Mer, N.-B, septembre 1958 I.\u2014 SEANCE D'OUVERTURE ALLOCUTION DU DOCTEUR GEORGES DUMONT, Président.Dans le dernier numéro de « L\u2019Union Médicale du Canada », votre Président, en conviant ses confrères du Canada français à ce rendez-vous, avait \u2014 pour rendre plus pressante et plus cordiale son invitation \u2014 lancé ce cri du cœur: « L\u2019Acadie vous attend à St-André- sur-Mer! » Certes, nombreux sont mes compatriotes qui auraient préféré vous accueillir dans une ré- glon plus typiquement française et acadienne de notre province.Malgré ce grand désir, des conditions plus faciles de logement nous ont forcés à recourir ici aux facilités que nous offre ce site enchanteur.Comme compensation, nos congressistes se féliciteront d\u2019avoir suivi ce congrès, au lendemain des fêtes du trois-cent-cinquantième anniversaire de la fondation de Québec, rendant ainsi hommage à notre grand explorateur, Samuel de Champlain, qui passa tout près d\u2019ici, à Ste-Croix, le rude hiver de 1604.Le 28me Congrès de l\u2019Association des Médecins de langue française du Canada qui s\u2019ouvre aujourd\u2019hui est le premier dont les assises se tiennent aux Provinces Maritimes.Aussi, sommes-nous très reconnaissants aux dirigeants de l\u2019Association qui nous font un tel honneur.SI vous parcourez la liste déjà longue des anciens présidents de l\u2019Association, vous constaterez qu\u2019elle se compose presqu\u2019exclusivement d\u2019éminents et savants universitaires.Pour ne pas compromettre le prestige de l\u2019Association, peut-être aurait-il mieux valu ne pas déroger à cette tradition?Nos chefs ne l\u2019ont pas cru! Fier du succès obtenu à son congrès de l'Ouest, en 1956, et soucieux de développer le sentiment de solidarité qui doit nous unir, le Conseil général a décidé la tenuc d\u2019un Congrès aux Provinces Maritimes, et en a confié la présidence à un vieux praticien qui a quitté la scène universitaire, voilà bientôt 35 ans! L\u2019an dernier, c\u2019est à Québec, sous la présidence de notre sympathique confrère, M.le Professeur Lucien Larue, que se tenait le 27me Congres.Nous n\u2019avons pas oublié la magnificence de cette réunion qui coincidait avec l'lnauguration du Pavillon Vandry de l\u2019Université Laval.Toutes ces manifestations furent splendides et grandioses; l\u2019accueil fut des plus sympathiques et marqué au coin d\u2019une courtoisie typiquement québécoise.Le souvenir que je garde de ces journées mémorables serait sans nuage, si je n\u2019avais dû y recevoir la redoutable mission de présider le Congrès d\u2019aujourd\u2019hui.Mais, je n\u2019ignore pas qu\u2019en me confiant cet honneur, c\u2019est à l\u2019Acadie toute entière qu\u2019on voulait rendre hommage, ce dont je me réjouis avec tous mes compatriotes.D'ailleurs, les appréhensions de la première heure se dissipèrent rapidement, car les bons Samaritains que je rencontrai surent m\u2019apporter le réconfort moral et les « tranquillisants » appropriés.Notre bienveillant Directeur, le Dr Emile Blain et ses collègues de l\u2019Exécutif me confièrent, au début de mai, la mission de représenter notre association au 6me Congrès médical des pays Cara- béens de langue française, à Haïti.Avec cette 1544 tonifiante thérapeutique d\u2019une randonnée en terre tropicale, toutes mes craintes s\u2019évaporèrent sous les chauds rayons du soleil de Port-au-Prince, et je me suis hardiment résolu à faire face à la musique.Je pouvais d\u2019ailleurs compter sur l\u2019étroite collaboration de mes confrères, les docteurs J.-P.Carette et François St-Laurent, respectivement secrétaire et trésorier de notre Congrès.Les chefs de notre état major, les docteurs Emile Blain et Hermile Trudel, m\u2019apportèrent également leur entier support et le fruit de leur riche expérience.Je suis heureux de leur exprimer, ici, ma bien vive gratitude.Mesdames et Messieurs, l\u2019Acadie vous attendait à St-André-sur-Mer! L\u2019Acadie, ce mot n\u2019existe pas sur vos cartes routières.En vain l'auriez-vous cherché et pourtant vous l\u2019avez trouvé; c\u2019est que ce doux vocable évoque dans vos esprits l\u2019Histoire d\u2019un peuple fier de ses luttes et de sa survivance.Votre visite, preuve d\u2019amitié fraternelle, n\u2019est pas sans nous toucher profondément.Au nom des Acadiens, au nom de l\u2019Acadie toujours vivante, c\u2019est donc avec une immense joie que j'adresse à tous nos congressistes la plus cordiale et fraternelle bienvenue à notre 28me Congrès.Et cet accueil que je vous offre, je voudrais qu'il soit assez gracieux pour inclure celles qui ont bien voulu accompagner les congressistes, ces femmes admirables qui, en jouant un rôle effacé, sont les précieuses collaboratrices de leurs distingués maris.A leur intention, nous avons organisé un programme spécial et nous espérons que leur séjour parmi nous sera aussl agréable que reposant.Dans cette allocution qui nécessairement doit être brève, je n\u2019entreprendrai pas de commenter les différents travaux qui vous seront présentés.Qu'il me soit permis de noter, cependant, qu\u2019un Congrès, comme celui-ci, serait voué à l\u2019échec, s\u2019il n\u2019apportait pas à ses participants lumière et enrichissement.Aussi, sommes-nous reconnaissants à tous nos confrères conférenciers pour leur généreuse contribution.Nous savons bien qu\u2019ils ont consacré à la préparation de leurs travaux les rares XXVIIIe CONGRÈS DE L\u2019A.M.L.F.C.L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 moments de loisir que leur laisse leur pressante besogne.Au nom de tous, je leur adresse nos remerciements empressés et bien sincères.C\u2019est avec ces paroles de gratitude que je veux clore mes remarques, et avant de vous présenter les hôtes distingués qui nous honorent de leur présence, je cède la parole à notre Directeur général Honoraire, le docteur Donatien Marion, dont nous avons hâte d\u2019entendre le message.* * * Honorable Mr.Premier, We are all pleased, Sir, to have you with us and we feel that you have been very kind In answering our invitation.I may say that I fail to see how conservative in his bounties would have been a Liberal Premier in an occasion such as this, but I do appreciate how Liberal has been the distinguished Conservative Premier of this fair Province.Not only have you been so kind as to accept to honor us as patron of this 28th convention, but also, notwithstanding the pressing duties of your high office, you have kindly consented to be with us to take part in the inaugural opening of our Congress.You will remember, Honorable Mr.Premier, that several weeks ago, on the occasion of the celebration marking the Three Hundredth and fiftieth anniversary of the Foundation of Quebec, it was my privilege and honor on behalf of « Le Conseil de la Vie Francaise » and « Le Comité des fétes de Champlain », to present to you a banner of our famed French Explorer Samuel de Champlain.You very gracefully sent me in reply a nice and appreciative letter for which I am most thankful.To-day, Sir, it is my privilege and honor to present to you, not a banner, but the live survivors of Samuel de Champlain.These French medical men represent the four thousand and few other hundreds that form the membership of « I\u2019Association des médecins de langue française du Canada ».Their gracious wives that accompany them are here to L\u2019Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 be as ever their inspiration and their adornment as wives are all over Canada.It is the first time our group convenes in the Maritimes and they have chosen New-Brunswick, because you are the priviledged Premier with so many Acadians under your guidance.I am sure these Doctors and their wives would like to hear you in a short address.* * * Excellence Révérendissime Mgr l\u2019Archevêque de Moncton, Au lendemain de la conquête, sur les bords du St-Laurent, c'est à l\u2019ombre de l\u2019église paroissiale que s\u2019est effectué le miracle de la Survivance canadienne-française.En Acadie, il n\u2019en fut pas autrement et on peut dire que si les Acadiens ont réussi à se regrouper et à se relever après les dures années qui suivirent l\u2019épreuve de 1755, c\u2019est à leurs prêtres qu\u2019ils le doivent.Aussi, avons-nous toujours professé pour nos prêtres le plus grand respect et les avons-nous toujours considérés comme nos chefs.Aux Acadiens, il fallait un épiscopat qui puisse les comprendre et les diriger.Grâce à Dieu, nous avons aujourd\u2019hui cet épiscopat qui constitue notre plus grande force spirituelle et nationale.Excellence, fidèle à votre devise d\u2019être le soutien de votre peuple et soucieux de l\u2019intérêt que vous lui portez, vous vous penchez, à l\u2019exemple du Pontife romain, sur tous nos problèmes et nous apportez toujours la sagesse de vos conseils et la ferveur de vos prières.Nous vous sommes très reconnaissants de nous avoir honorés de votre patronage et nous apprécions hautement votre présence à cette séance d\u2019ouverture.Je suis donc heureux de vous transmettre nos hommages de profond respect et de vive admiration.Excellence, nous avons hâte de vous entendre, à titre de Médecin des âmes, donner quelques paternels conseils aux médecins des corps.XXVIIIe CONGRÈS DE L\u2019A.MLEF.C.1545 Excellence M.l'Ambassadeur de France, À chacun de nos congrès, la France est avec nous.Quelle joie et quel bienfait pour notre Association de pouvoir toujours compter sur votre Patrie.si lointaine et pourtant si rapprochée de la nôtre! En 1902, lors de son premier Congrès, à Québec, « l\u2019Association des Médecins de langue française » se traçait un programme de vie conforme au caractère ethnique de ses membres.Nos devanciers, dans leurs aspirations culturelles et scientifiques, ont toujours voulu que l\u2019esprit français anime et donne forme à leurs travaux scientifiques.Nous ne voudrons jamais modifier ce programme qui caractérise et marque l\u2019identité de notre Association comme de ses membres.M.l\u2019Ambassadeur, c\u2019est avec cet esprit, sous l\u2019égide de ses universités et de ses savants, que la médecine canadienne-française tentait de se révéler à la Science.Nos prédécesseurs n\u2019ont pas cru que la tentative était téméraire, car, comptant sur la collaboration de la France, ils savaient qu\u2019elle nous permettrait de puiser largement dans ses trésors! La France, nous l\u2019aimons toujours et nous avons toujours foi dans la puissance de son génie créateur.Cette année encore, votre gouvernement nous délègue un illustre représentant de la Médecine française, M.le Professeur André Lemaire, que nos congressistes seront heureux de connaître et d\u2019entendre\u2026 En vous, M.l\u2019Ambassadeur, nous saluons avec respect les grands savants de votre pays, l\u2019immortel Pasteur et tant d\u2019autres qui, en illustrant la France, ont enrichi l'Humanité.Excellence M.l\u2019Ambassadeur, nous vous sommes reconnaissants de bien vouloir nous dire quelques mots. 1546 XXVIIIe CONGRÈS DE L\u2019AMLF.C.L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 ALLOCUTION DE SON EXCELLENCE MGR NORBERT ROBICHAUD, Archevêque de Moncton.La tâche d\u2019un évêque, dans les conditions actuelles, l\u2019appelle à exercer un apostolat fort divers.Parfois, c\u2019est l\u2019apostolat de l\u2019action, comme dans les visites pastorales, les fonctions liturgiques, les bénédictions et inaugurations de toutes sortes.Souvent aussi, il pratique l\u2019apostolat de la parole, en maintes circonstances fort différentes comme la prédication dominicale, les retraites et missions, des allocutions diverses, des exhortations fréquentes, moult discours de circonstance! Or, de temps en temps, à l\u2019évêque moderne échoit un apostolat particulier qu\u2019on appelle « l\u2019apostolat de la présence ».Sa principale fonction, alors, n\u2019est pas d\u2019agir, ni de parler, mais simplement « de paraître », de faire acte de présence, de rehausser la solennité d\u2019une fête de sa présence.Me voici donc, au milieu de vous, ce soir, chers Messieurs, pour y remplir plusieurs représentations importantes.En effet, je représente d\u2019abord l\u2019Eglise.L'Eglise, ma Mère et la vôtre; l\u2019Eglise qui embrasse d\u2019une même sollicitude toutes les professions, toutes les carrières, tous les métiers; l\u2019Eglise, qui au cours des âges a toujours manifesté à l\u2019égard de l\u2019auguste profession médicale un respect à la fois sincère et désintéressé, puisqu\u2019elle s\u2019oceupe toujours des mêmes personnes que le médecin, les malades, les invalides, et aussi les pauvres, qui sont eux aussi souvent malades et invalides.Je suis aussi en cette circonstance le représentant de notre Saint Père le Pape.C\u2019est lui qui m\u2019a créé évêque, il y \u2018a 16 ans cette année; c\u2019est de lui que je dépens immédiatement dans l\u2019exercice de mon ministère épiscopal; c\u2019est à lui que je dois périodiquement rendre compte de mon administration, comme tout fidèle serviteur.Or ce n\u2019est pas à des médecins catholiques que j'ai à apprendre le rôle éminent du présent Souverain Pontife dans les sphères culturelles et scientifiques de notre monde, l\u2019intérêt qu\u2019il porte aux congrès et rencontres internationales de votre profession, et les paroles si lumineuses et si encourageantes qu\u2019il ne cesse de prodiguer à vos collègues.Je suis, enfin, ce soir, le représentant d\u2019une petite minorité ethnique canadienne, qu\u2019on appelle l\u2019Acadie.Je crois pouvoir la représenter en cette auguste assemblée cette Aca- die, qui vous reçoit chez elle, puisqu\u2019elle considère ce coin de pays comme sa petite patrie, et aussi parce qu\u2019elle compte dans vos rangs plusieurs confrères distingués.Au nom de l\u2019Eglise, et de son autorité, J'appelle sur vos travaux et délibérations les bénédictions du Seigneur.Que votre Congrès s\u2019ouvre sous les meilleurs auspices, qu\u2019il soit tout entier consacré à l\u2019avantage et au plus grand bien des membres souffrants du Corps mystique du Christ, que ses résolutions soient à l\u2019honneur de votre profession et augmente le bon renom de votre Association dans tout notre pays! Au nom du Souverain Pontife, me faisant pour l\u2019occasion, quoique bien indigne, son humble interprète, je vous dis: courage, allez de l\u2019avant, travaillez ferme.Votre dévouement, votre persévérance et votre clairvoyance va permettre à vos nombreux confrères de mieux soulager les maux toujours plus graves de l\u2019humanité souffrante! Comme chef religieux de l\u2019Acadie, permet- tez-moi de vous féliciter et de souhaiter succès et longue vie à l\u2019Association des médecins de langue française du Canada.Quoique les descendants des premiers occupants et des pionniers de ce beau pays, nous savons tous avec quelle peine nous parvenons à nous faire reconnaître et à obtenir notre place dans toutes les sphères de l\u2019activité nationale.Au moins, s\u2019il faut être doublement compétents pour mériter d\u2019être remarqués, nous pouvons nous vanter, plus que n\u2019importe qui, d\u2019être de vrais, de fidèles et solides Canadiens! L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 XXVIIIe CONGRÈS DE L\u2019A.M.LF.C.1547 ALLOCUTION DU DOCTEUR DONATIEN MARION, Directeur général honoraire de l'Association.Une ombre se profile sur l\u2019atmosphère de l\u2019ouverture du Congrès: l\u2019absence de notre distingué Directeur Général, le Docteur Emile Blain, confiné à la maison par la maladie.À pied levé, il m\u2019a prié de le remplacer.C\u2019est le nuage sombre qui s\u2019appesantit sur vos têtes.Au début de ces assises, formulons un voeu de prompt rétablissement.Le rêve est devenu une réalité.En 1930, avec notre premier Directeur Général, le regretté professeur Pierre-Z.Rhéaume, nous caressions l\u2019espoir de tenir nos assises scientifiques de l\u2019Atlantique au Pacifique.Grâce aux efforts du Directeur Général actuel, après Jasper et Vancouver, St-André-sur Mer marque le point géographique culminant de nos aspirations.Notre Association qui remplit un rôle important dans le domaine médical de notre pays puisqu\u2019elle représente une des deux civilisations les plus raffinées du monde (l\u2019anglo- saxonne et la latine) a tenu cette année à souligner la valeur à la fois professionnelle et sociale de ses membres des provinces maritimes.Je me rends compte que cette confiance était placée entre bonnes mains.Une preuve, Mesdames et Messieurs: la présence de l\u2019Honorable Premier Ministre du Nouveau-Bruns- wick.Nous pouvons juger par là, Monsieur le Premier Ministre, en quelle haute estime vous placez le corps médical de votre province.Et vous avez raison.Quand on songe au rôle important du médecin au sein de la population d\u2019une province, d\u2019un pays, quel réconfort pour nous de la profession de constater que le premier citoyen de cette province apprécie les efforts de nos collègues.Au nom de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada, veuillez accepter l\u2019expression de notre profonde gratitude.Mesdames et Messieurs, nous qui vivons au déclin d\u2019une civilisation agonisante, à l\u2019heure où la science insensé prétend vaincre l\u2019infini, faire de l\u2019homme un robot, remplacer l\u2019effort physique par l\u2019automation, il est consolant de constater que, depuis Hippocrate, malgré tous les bouleversements de l\u2019histoire, le médecin a toujours conservé le culte et le respect de la personnalité humaine.Aujourd'hui dans cette Walkyrie, cette folle chevauchée à travers les raffinements de la science, le médecin laissé à lui-même pourrait risquer d\u2019oublier son rôle de consolateur pour n\u2019être plus qu\u2019un dispensateur automatique de merveilles thérapeutiques ou un habile opérateur d\u2019une foreuse atomique.Dans les réunions savantes de spécialistes, on ne songe plus qu\u2019à faire de l\u2019épate sur une technique soi-disant nouvelle ou une thérapeutique-panacée.On crée des spécialités nouvelles de psychologie et de psychiatrie.De temps immémorial, le médecin ordinaire a fait de la psychologie, de la psychiatrie, peut-être un peu comme M.Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir, mais avec un résultat qui lui assurait la reconnaissance et la confiance de ses semblables.À nos grandes associations médicales est donc dévolu le devoir de rappeler à ses membres que le réconfort moral est essentiellement lié à toute thérapeutique.Les exigences de l\u2019enseignement universitaire deviennent de plus en plus impérieuses et le niveau intellectuel et scientifique de notre jeunesse s\u2019élèvera par la valeur accrue de l\u2019enseignement au palier supérieur: problème d\u2019autant plus important pour nous que les populations des provinces maritimes et du Québec constituées par deux grandes races constituent la soupape de sûreté de l\u2019avenir du Canada.Je crois bien ici avoir l\u2019approbation du Doyen de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal, mon ami le professeur Wilbrod Bonin.J\u2019émets le vœu que les dirigeants politiques de nos provinces respectives 1548 comprennent la nécessité, voire l\u2019urgence, de généreux octrois permettant de maintenir le niveau élevé de l\u2019enseignement universitaire.Excellence Révérendissime, vous n\u2019avez pas voulu rompre la tradition établie par les autorités religieuses du Canada depuis la fondation de notre Association en nous accordant votre appui moral.Cette confiance dans l\u2019avenir comme ce le fut dans le passé nous nous efforcerons de continuer de la mériter.La France toujours fidèle à sa mission culturelle de par le monde nous envoie comme délégué un de ses plus illustres fils, le Professeur André Lemaire.Il ajoute un chaînon ininterrompu à la lignée des Sergent, des Jus- tin-Besançon, des Pasteur-Vallery Radot, des Kourilsky, des Chigot et que d\u2019autres mandataires de la pensée médicale française sur cette terre d\u2019Amérique.À votre retour en France une fois de plus vous voudrez bien exprimer notre témoignage de reconnaissance auprès du Ministère des Affaires Etrangères pour l'accueil officiel fait à nos jeunes médecins qui vont compléter leurs études dans + XXVIIIe CONGRÈS DE L\u2019AMLF.C.+ L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 les hôpitaux de l\u2019Assistance Publique, et ce avec la collaboration éclairée de son directeur M.Xavier Leclainche.Outre l\u2019intérêt scientifique de notre visite dans ce coin du pays, pour plusieurs d\u2019entre nous s\u2019ajoute l\u2019évocation du passé: voyage du souvenir, voyage au pays des ancêtres.Me permettrez-vous de rappeler un souvenir personnel qui me remplit d\u2019émotions: je suis né dans une nouvelle Acadie, St-Jacques-de-Montcalm.Vous retrouverez-là des Robichaud, des Forest, des Mirault, des Leblanc, des Bourgeois, des Gau- det, des Thibaudeau, des Dupuis, des Béliveau et j'en passe.Ce mot Acadie évoque à la fois pour nous «l'harmonie d\u2019un hymne et la mélancolie d\u2019une cantilène ».M.le Président, votre dévouement, votre talent d\u2019organisation joints à la collaboration des membres du comité du congrès, nous assurent cette double réalisation scientifique et historique.Au nom de l\u2019Association acceptez nos remerciements les plus sincères.II.\u2014 BANQUET DE CLOTURE ALLOCUTION DU PROFESSEUR ANDRE LEMAIRE, Délégué du Gouvernement français au XXVIIIe Congrès.Peut-être est-ce encore l\u2019occasion, en ce banquet de clôture, de transmettre au Congrès le salut affectueux de la Faculté de Médecine de Paris et de son Conseil, où vous ne comptez que des amis, dont la plupart ont su vous montrer que leur amitié n\u2019est pas seulement verbale.J'ai aussi l\u2019agréable devoir de vous exprimer l\u2019affection personnelle de notre doyen, le Pr.Léon Binet qui garde du voyage qu\u2019il fit au Canada en 1952 à l\u2019occasion du cinquantenaire de votre association le souvenir le plus fidèle et le plus reconnaissant; vous savez quelle attention agissante il accorde à toutes les manifestations qui sont de nature à rapprocher les médecins de nos deux pays.Je dois encore vous lire le message dont m\u2019a chargé mon collègue et ami, le Pr.Delore, de la Faculté de Médecine de Lyon \u2014 « Comme secrétaire général de l\u2019Association des Médecins de Langue Française et au nom du comité directeur, je me fais un devoir de vous adresser par l'intermédiaire de mon collègue et ami, le Pr.Lemaire, qui sera cette année votre invité, le message de sympathie le plus cordial de notre association avec des vœux très chaleureux pour le plein succès de votre congrès.J\u2019ai gardé un souvenir indélébile et ému de l\u2019accueil que j'ai trouvé moi-même l\u2019an dernier au Congrès de Québec de votre association.Je profite de l\u2019occasion pour vous dire L\u2019Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 que le XXXIe Congrès de Médecine aura lieu à Lausanne, en octobre 1959, sous la Présidence du Pr.Vannoti, professeur à l\u2019Université de cette ville.Nous espérons vivement en la présence de plusieurs confrères canadiens- français.» Parlant maintenant en mon nom personnel, je commencerai par dire combien me touche votre invitation, et combien je suis sensible à l\u2019honneur que vous me faites en m\u2019accueillant parmi vous comme délégué officiel de la France au 28e Congrès des Médecins de langue française du Canada.Mes remerciements vont au Dr Georges Dumont dont l\u2019autorité souriante, la bonhomie naturelle font un pré- sident-né; au Dr P.Smith dont la patience, la diligence, l\u2019extrême courtoisie ont déjà été mises plus d\u2019une fois à l\u2019épreuve par le voyageur abusif que je suis; au Dr H.Trudel toujours souriant et calme qui sait si bien résoudre les difficultés que tout ce qu\u2019il entreprend paraît la chose la plus simple du monde; au Dr Emile Blain, votre directeur général, dont je regrette comme vous que la maladie l\u2019ait empêché d\u2019être présent au congrès et d\u2019en apprécier le juste et grand succès; je suis sûr d\u2019être l\u2019interprète de mes amis français en lui offrant nos vœux de prompt rétablissement.* * * L\u2019ampleur de cette manifestation scientifique, l\u2019importance de votre Association, le grand renom des personnalités qui dirigent vos travaux, la maturité, l\u2019expérience très évidente de vos jeunes rapporteurs donnent à l\u2019invitation que vous m\u2019avez faite une haute signification.Je n\u2019en suis que plus fier; me permettrez-vous d\u2019avouer qu\u2019avant d\u2019aborder vos rivages je n\u2019étais pas sans quelqu\u2019inquiétude?Car ce congrès est l\u2019occasion solennelle de mon premier contact avec votre pays.J'ai pourtant pris une idée de l\u2019âme canadienne quand venant d\u2019être agréé par vous, J'ai été invité à passer une soirée du mardi à la maison canadienne de la cité universitaire.L\u2019accueil qu\u2019on m\u2019y fit sous la courtoise autorité de M.Lussier fut si direct, si simple, si cordial que je fus d\u2019emblée en confiance: on y goûtait le charme précieux que sait donner XXVIIIe CONGRÈS DE L\u2019A.ML.F.C.1549 la jeunesse à de telles réunions, car les participants étaient surtout des étudiants, beaucoup accompagnés de leurs femmes.L\u2019atmosphère était familiale, enjouée et pourtant sérieuse, inspirée d\u2019estime et d\u2019amitié.On y parla du Canada, bien sûr, et un peu des événements assez dramatiques que venait de vivre mon pays.Notre ami Kourilsky les commenta avec une sincérité et une foi dans les destins de la France qui firent impression.On me demanda de dire un mot de ma future mission auprès de vous, ce à quoi je ne m'\u2019attendais pas, mais je fis preuve au moins de ma bonne volonté! Je sortis de cette soirée ravi, curieux plus que jamais de vous connaître mais résolu à me documenter du mieux que je pourrais sur les points qui nous intéressent, nous médecins, et je vous parlerai ce soir, naturellement, des relations médicales franco-canadiennes.Le mécanisme de l\u2019organisation qui, en terre canadienne, préside à ces relations, vous le connaissez mieux que moi et Je n\u2019en parlerai guère.Vous voudrez bien toutefois me laisser me réjouir et vous remercier du choix flatteur pour la France et jusqu'ici parfait qu\u2019ont fait l\u2019Institut franco-canadien et certaines de vos Universités, puisque vos invités furent toujours les personnalités les plus marquantes du corps professoral et médical fran- cais.Il est plus utile, je crois, de vous dire comment en France, nous entendons développer les relations entre nos deux pays.Dépassant le stade aux résultats souvent heureux, mais parfois incertains, des invitations individuelles, un système de deux organismes a été mis sur pied qui groupe d\u2019une part, l\u2019association des médecins canadiens en France, création heureuse du Dr Marion, filiale pourrait-on dire de l\u2019association canadienne des médecins de langue française et d\u2019autre part, une commission d\u2019orientation fonctionnant sous la haute autorité du doyen Léon Binet et dont les présidents actifs sont R.Kourilsky et Justin Besançon.7 Articulés sur la\u2019 maison canadienne, ces deux organismes fonctionnent en étroite union, 1550 de telle sorte que chaque nouvel étudiant ou Jeune médecin canadien arrivant en France reçoit les conseils les plus efficaces pour choisir le service d'hôpital qui lui sera le plus utile, le cours de perfectionnement dont il a besoin, la ville universitaire où il pourra le mieux travailler.Car l\u2019orientation ainsi donnée vaut pour toutes les Facultés françaises: Lyon, Lille, Nantes, par exemple aussi bien que Paris.Mais depuis deux ans, une possibilité nouvelle est offerte aux Canadiens à laquelle nous attachons une grande importance, c\u2019est de devenir médecins résidents des hôpitaux de Paris; c\u2019est-à-dire de jouir de toutes les prérogatives accordées aux internes nommés au concours.La chose fut faite en accord avec les doyens Jobin et Bonin d\u2019une part, l\u2019Assistance publique de Paris d\u2019autre part.Vous pensez bien que notre ami Kourilsky en fut chez- nous le protagoniste le plus actif.Ainsi, dix médecins canadiens peuvent chaque année devenir résidents.Je peux témoigner de l\u2019excellence d\u2019une telle disposition: nos collègues Lambling, Charles Debray, Facquet, Alajouanine, Hillemand, sont enchantés des collaborateurs qu\u2019ils ont acquis par ce moyen; ils vantent le degré de connaissances et d\u2019adaptabilité des Canadiens, et nos internes ont accueilli de plein pied, dans leur cercle fermé de leurs salles de garde, avec cordialité et amitié, leurs nouveaux collègues d\u2019outre Atlantique.Mais nous voulons faire plus encore et étendre à toute la France l'institution des médecins résidents canadiens.Ecoutons ce que dit le Professeur Delore de Lyon « Pour ma part je fais tout mon possible pour que quelques internes canadiens puissent être accueillis chaque année dans les hôpitaux de Lyon et ceci conformément au désir des doyens Jobin et Bonin ».Déjà des contacts ont été pris par le doyen Bonin et le Dr Marion auprès des différentes Facultés.Le professeur Kourilsky y aide de toute sa force et vous savez qu\u2019elle est décuplée quand il s\u2019agit du Canada.Lyon, Lille, Montpellier, Stratsbourg, ont donné leur accord de principe et naturellement aussi notre Ministère de la Santé XXVIIIe CONGRÈS DE L\u2019AMLFC.L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 publique.Vous pourrez penser que nous n\u2019allons pas assez vite, mais ce qui est réalisé à Paris dans le cadre de l\u2019Assistance publique ne peut être de plano transposé à la province; à l\u2019échelon national, il faut un texte de loi, c\u2019est-à-dire un vote du Parlement.Mais revenons à Paris et laissez moi vous prouver que nous suivons toujours notre idée.Le conseil municipal de Paris, souverain en la matière vient de créer, je suis autorisé à vous le dire, des places de médecins résidents à l'Hôpital psychiatrique de Ste-Anne et prévoit d\u2019en créer aussi aux Quinze Vingts, l\u2019H6- pital des affections oculatres de réputation mondiale.Faites-nous confiance: nous voulons développer encore plus les relations médicales franco-canadiennes, nous le ferons étape par étape, en saisissant toutes les occasions qui s\u2019offriront.Tous ceux des nôtres qui sont venus chez vous y travailleront sans relâche.Ils ont appris de vous, de votre histoire, ce que peuvent la ténacité dans l\u2019effort, la permanence dans l\u2019idée.S1 l\u2019organisme qui préside aux relations médicales franco-canadiennes a tant d\u2019efficacité, c\u2019est qu\u2019il repose sur le principe de la bilaté- ralité; mais à mon sens ce principe n\u2019est pas appliqué, de notre part, autant qu\u2019on le pourrait: ce qui est souhaitable c\u2019est que les internes français, ceux de Paris, ceux des villes de Faculté viennent chez vous à titre de résidents.Je suis sûr qu\u2019ils y apprendraient beaucoup.Vous a-t-on dit quel enrichissement fut pour ceux de nos collègues qu\u2019appela le Pr.Roméo Boucher, le séjour qu\u2019ils firent chez vous à la tête d\u2019un grand service de médecine?Il n\u2019est pas douteux que de plus jeunes exerçant les fonctions d\u2019internes en tireraient aussi bénéfice.Ce serait là un bon moyen d\u2019assurer pour l\u2019avenir la bilatéralité de nos échanges.Car celle-ci doit s\u2019exercer aussi sur le plan proprement scientifique.Là, je suis heureux de le dire, vous nous avez donné l\u2019exemple: Je pense à la très efficace collaboration que viennent de réaliser le Professeur Jutras de Montréal et le docteur Fischgold de Paris en publiant ensemble chez Masson un livre de radiologie qui s\u2019impose à l\u2019attention de tous.Je pense aussi au docteur Frappier dont les L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 publications sur le B.C.G.que me faisait connaître ces jours-ci Kourilsky ont puisé leur source dans l\u2019enscignement de Calmette et de Guérin.* # + Bien sûr notre marche commune peut être parfois gênée par des problèmes qui se posent à vous qui ne sont pas forcément les nôtres et réciproquement.Mais 1l n\u2019est pour les résoudre cue de les confronter dans un climat d\u2019amitié et de confiance.Je vais en évoquer quelques-uns.Il y a la question du livre français, dont 1l est difficile de conjoindre les aspects culturels et économiques; il y a celle du film d\u2019enseignement en partie résoulu par l\u2019initiative hardie du Dr Marion.Vous avez le souci de maintenir la pureté de votre langue.Votre langue, notre langue, c\u2019est le plus merveilleux moyen d\u2019expression dont les hommes disposent; aucun ne l\u2019approche en précision, en finesse, en richesse et vous avez bien raison de vouloir lui garder sa qualité.Mais nous connaissons les mêmes menaces et nous devrions nous aussi chasser les barbarismes, les immixions saugrenues, les contresens, les stupidités linguistiques que la jeune génération adopte avec une facilité qui frise l\u2019inconséquence! Avez-vous remarqué que dans le monde moderne les mots ont souvent plus de force que les idées?Nous avons, nous aussi, le grave souci d\u2019une réforme, celle des études médicales.Cela peut vous intéresser puisque vous nous confiez pour leur donner une certaine formation, les meilleurs de vos étudiants.Un projet grandiose est sur pied qui postule, en même temps, la réforme de l\u2019organisation hospitalière du territoire et bouleverse plus d\u2019une coutume ancestrale, plus d\u2019un mode de pensée ct même une partie de l\u2019éthique médicale traditionnelle.Il vise en tout cas à fondre en un tout la Faculté et l\u2019hôpital, l\u2019enseignement théorique et l\u2019enseignement pratique.Là, nous nous rapprochons de vous et notre projet est sans doute celui qui permettrait le mieux aux médecins canadiens qui viennent chez nous d\u2019y apprendre la clinique française dont nous restons fiers tout en suivant le mouvement scientifique qui anime chaque jour plus vivement.le médecin contemporain.XXVIITe CONGRÈS DE L\u2019A.M.LF.C.1551 * * * À la lecture des livres qui traitent de votre histoire, pour nous Français toujours si émouvante, s\u2019affirmaient à mon esprit, plus nettes, à mesure que tournaient les pages, trois notions essentielles, trois vérités: La première, c\u2019est que le Canada français est né de la volonté d\u2019apostolat de quelques catholiques français «au grand siècle des âmes », à la période du zèle missionnaire.La seconde c\u2019est que dans cette « épopée mystique », pour reprendre l\u2019expression de L.Goyau, les femmes ont tenu un rôle considérable, les unes parce qu\u2019elles donnèrent au pays des fils nombreux qui maintinrent la race et la langue, les autres parce qu'elles se donnèrent à Dieu, et contribuèrent à propager la foi.La troisième, c\u2019est l\u2019opiniâtreté de la lutte que vous avez dû mener pour survivre et croître, en dépit des abandons, des persécutions sournoises et des actes de sauvagerie dont celui d\u2019Acadie préfigurait deux siècles à l\u2019avance, les horreurs les plus noires du monde moderne.Cette histoire qui nous est commune, où parmi tant d\u2019épreuves s\u2019exaltent la foi, la charité, l\u2019amour, est partie de l\u2019histoire chrétienne de la France.Elle nous rapproche encore aujourd\u2019hui et pour longtemps, parce qu\u2019elle nous a légué dans un héritage inaliénable, le respect de l\u2019éminente dignité de l\u2019homme; parce que chez nos médecins comme chez les vôtres, elle conditionne le concept d\u2019un certain humanisme auquel nous ne pouvons pas renoncer malgré les contraintes de l\u2019évolution économique et sociale du monde moderne.C\u2019est pourquoi les relations médicales fran- co-canadiennes dureront; c\u2019est pourquoi elles ne peuvent que se développer.Cela est obligé, cela est nécessaire; 1l ne s\u2019agit pas seulement d\u2019une question professionnelle; la vérité est qu\u2019il nous faut ensemble maintenir une idée- force, une idée qu\u2019enseigna le Christ et par là contribuer, si Dieu le veut, à la paix du monde.Quel plus beau rôle pour des médecins! Messieurs, mes chers amis, Je souhaite de tout mon cœur que cette vocation se réalise.Vive le Canada. MEDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES ÉTUDE D'UN NOUVEAU NEUROLEPTIQUE: LE TRIFLUOROPÉRAZINE ! RAPPORT PRÉLIMINAIRE 2 Jean-Marc BORDELEAU et Laurent GRATTON.(Montréol).La chlorpromazine, employée pour la première fois en Amérique en 1953, a été le chef de file de toute une série de médicaments qui ont une action efficace sur les symptômes psychiatriques.Qu\u2019il s\u2019agisse des composés dérivés de la phénothiazine, du diphényl méthane, des propanediols substitués ou des alcaloïdes de la rauwolfia serpentina, nous observons une diminution de l\u2019anxiété et de la CF3 N CHy~CH,~CH,~N IRIFLUOPERAZINE 1 N CH2-CH,-CH2-N N-CH2-CH20H PERPHENAZINE N-CH 3 peut partout dans le monde, une quarantaine de neuroleptiques sont actuellement sous investigation dans l\u2019espoir de trouver un produit qui serait plus actif dans le traitement des maladies mentales.Nous présentons immédiatement ce rapport préliminaire sur le trifluoropérazine (SKF-5019-A,) à cause des nombreux résultats intéressants que nous avons obtenus depuis le début de notre étude.8 Cry Ny ,CH 3 CHz-CH2-CHZ-N +2 HC1 CH, TRIFLUPROMAZINE N CH, CH, CHLORPROMAZINE Figure 1.tension nerveuse, un contrôle de l\u2019agitation psychomotrice \u20act, dans certaines conditions, une disparition des symptômes de distortion perceptuelle v.g.hallucinations et délires.Un 1.Le Trifluopérazine est un produit de recherche des Laboratoires Smith, Kline et French qui portera le nom commercial de Stelazine.Nous remercions ces laboratoires pour le médicament qu\u2019ils nous ont généreusement fourni.2.Travail de la Clinique Neuro-psychiatrique de l\u2019Institut Albert Prévost.Directeur scientifique: le docteur Camille Laurin.Le trifluopérazine est un phénothiazine qui possède la formule chimique suivante: Dihy- drochlorure de 10 \u2014 [3 \u2014 (1 \u2014 methyl \u2014 4 \u2014 pipérazinyl) propyl] \u2014 2 \u2014 trifluoro \u2014 méthylphénothiazine.Chimiquement il est voisin du triflupromazine (Vesprin) par son groupement CF; et de la perphénazine par son noyau de pipérazine (fig.1).In vitro, le trifluopérazine a une toxicité plus faible que la chlorpromazine.Il est 10 Fr Tr LT TE vs L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 fois plus puissant que la chlorpromazine pour bloquer la fuite conditionnée à un stimulus nocif.Le médicament a peu d\u2019effet hypoten- seur, n\u2019affecte pas la formule sanguine et n\u2019a pas causé d\u2019ictère à date (1, 2).MÉTHODE DE TRAVAIL.Nous avons employé le trifluopérazine sans fixer de groupe précis à cause de la durée relativement courte de l\u2019hospitalisation de nos patients.De cette façon 41 patients ont reçu le médicament et nous retiendrons pour l\u2019évaluation des résultats uniquement 37 patients qui ont été traités pendant plus d\u2019une semaine.La durée du traitement a été la suivante (tableau I).BORDELEAU er GRATTON: NOUVEAU NEUROLEPTIQUE 1553 \u2014 Trois patients ont eu une amélioration rapide et reçoivent encore le médicament.Vingt-deux de ces patients reçoivent encore le médicament sans que nous puissions préciser pour combien de temps.L\u2019âge des patients varie entre 14 et 64 ans avec une incidence maxima entre 20 et 40 ans.La séparation par syndrome et les résultats obtenus peuvent être fractionnés dans le tableau suivant (tableau II).Le groupe le plus important est celui des schizophrénes contenant 23 cas, dont 15 cas de schizophrénie paranoide.Il est encore trop tôt pour préciser sur quels symptômes schizo- phréniques le médicament est le plus actif et nous nous proposons de continuer cette étude TaBLEAU 1 1sem.2sem.3sem.sem.5sem.6sem.7sem.8sem.9sem.6 5 3 8 5 3 1 4 2 Vingt-six patients ont donc reçu le médicament pendant deux semaines et plus.Les onze patients qui ont reçu le médicament pendant 1 ou 2 semaines se subdivisent ainsi: \u2014 Pour 5 patients, la médication fut cessée a cause d\u2019effets secondaires.\u2014 Pour 2 patients, la médication fut cessée sans autre raison que peut-être l\u2019anxiété déclenchée par les effets secondaires assez spectaculaires notés chez d\u2019autres patients.\u2014 Un patient avait une amélioration notable mais le médicament fut néanmoins cessé.en ce sens en nous servant de l\u2019échelle de typage de Lorr (3) (Multidimensional Scale for Rating Psychiatric Patients).À date nous avons observé, dans la schizophrénie paranoïde, des variations importantes des facteurs suivants du M.S.R.P.P.: Facteur A \u2014 modification des symptômes affectifs (dépression \u2014 manie).Facteur B \u2014 coopération meilleure.Facteur C \u2014 contrôle partiel ou complet des projections paranoïdes.Facteur F \u2014 contrôle complet des distortions perceptuelles (délires et hallucinations TasLEaU II Syndrome Schizophrénie simple eee Schizophrénie paranoïde \u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026es Schizophrénie hébéphrénique Schizophrénie indifférenciée .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.Schizophrénie catatonique Manie et hypomanie essences M.-D.: phase dépressive ses Psychose d\u2019involution \u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026ssenner PsyChONÉVTOSES \u2026.\u2026\u2026\u2026uocrerssrcrrrcavencennerncrncensens DIVES \u2026.\u2026.\u2026rresererrsranesrenerencacenrrrsaneenenenens Nombre Grande Amélio- Même Aggra- decas amélioration ration état vation 3 1 1 1 \u2014 15 7 7 1 \u2014 1 \u2014 1 \u2014 \u2014 3 \u2014 1 2 \u2014 1 1 \u2014 \u2014 \u2014 2 1 1 \u2014 \u2014 1 \u2014 1 \u2014 \u2014 3 \u2014 1 \u2014 2 5 1 3 1 \u2014 3 1 2 \u2014 \u2014 37 12 18 5 2 surtout) dans les formes aiguës; contrôle partiel dans les formes chroniques.Facteur K \u2014 très peu d\u2019action du médicament sur les symptômes de désorganisation conceptuelle.Dans les formes simples et catatoniques de schizophrénie, il y aurait possiblement atteinte du facteur I (retrait autistique) permettant une psychothérapie plus intensive en facilitant la verbalisation de ces patients.Nous avons également été très intéressés par l\u2019activité du médicament chez une patiente souffrant de psychose maniaco-dépressive, en phase maniaque.Cette patiente, qui avait été hospitalisée le mois précédent, avait été contrôlée par 9 électro-chocs donnés sur une durée de 6 jours.Elle avait été réhospitalisée et après 4 jours de traitement intensif (2 BORDELEAU er GRATTON: NOUVEAU NEUROLEPTIQUE L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 1) Un homme de 64 ans, opéré pour forage de la prostate, à qui on fait une ligature des cordons parce qu\u2019il accuse des douleurs périnéales.Comme il se plaint ensuite de contractions anales, on procède à une sympathectomie à la suite de laquelle il accusera des paresthésies au niveau du périnée et des spasmes du sphincter anal.Le patient devait avoir une cordotomie lorsqu\u2019il novs a été 1é6féré.Tout les neuroleptiques avaient été inutiles avant le trifluoropérazine qui a réussi à le rendre plus tolérant à son ma! qu'il décrit maintenant avec indifférence.2) Une patiente de 48 ans présente des paresthésies apparues à la suite d\u2019une réaction hypogly- cémique prolongée au cours d\u2019une cure de Sakel.Le médicament produit le même effet que chez le patient précédent et les paresthésies réapparaissent dès que nous cessons le médicament à cause des effets secondaires.3) Une patiente traitée pour barbiturisme chronique et somnanbulisme présente un état de panique TApLEAau III Grande amélhoration Schizophrénie paranoïde \u2026\u2026\u2026\u2026 46.6% Schizophrénie en général .39.1% Autres que schizophrénie \u2026\u2026 214% Résultats généraux \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026 31.6% E.C.T.; 2 gm.per os et 500 mg.1.v.de Proma- zine; 250 mg.de prométhazine; 400 mg.mé- probanate; 30 gr.d\u2019amobarbital i.v.et 12 gr.per os) l\u2019hyperactivité persistait.Après 3 jours de trifluopérazine par voie im.nous croyons que l\u2019accès maniaque est contrôlé et la patiente reprend une activité normale dans l'hôpital et accepte sa médication par voie buccale.Nous n\u2019avons qu\u2019une expérience très limitée avec les psychonévroses quoique nous ayons noté une diminution de l\u2019anxiété.Une patiente souffrant de réaction phobique très intense a été améliorée en ce sens qu\u2019elle n\u2019attachait plus autant d\u2019importance à ses idées phobiques.Dans un sens similaire, nous avons traité trois patients qui présentaient des symptômes atteignant l\u2019intensité des phobies et pour lesquels le médicament n\u2019a pas modifié la nature des troubles mais a réussi à diminuer la fixation du patient sur les symptômes.Amélioration Même état Aggravation 46.6% 6.6% 43.4% 17.3% 57.1% 7.1% 14.2% 48.6% 13.5% 5.4% dés qu\u2019elle voit arriver la nuit.Le traitement médical et la psychothérapie sont trés difficiles dans ce cas mals la patiente devient beaucoup moins anxieuse lorsque la nuit approche en prenant le médicament au début de la soirée.Elle se plaint encore d\u2019insomnie mais avec moins d\u2019insistance et la panique est diminuée.Nos plus mauvais résultats ont été obtenus avec les psychoses d\u2019involution et les schizophrénies de type indifférencié, entités mal définies et souvent rebelles à tout traitement.Dans l\u2019ensemble, les résultats semblent indiquer que le trifluopérazine est un neuroleptique très puissant et nous avons observé un contrôle des symptômes mentaux dans 80% des cas (tableau III).Lorsqu'il y a eu amélioration, elle a été notée quelques jours seulement après le début de la médication.Les meilleurs résultats survinrent dans la schizophrénie paranoide, 93.3% d\u2019amélioration.Dans l\u2019ensemble plus le syndrome est aigu, meilleurs sont les résultats.Lorsque nous avons eu L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 de bons résultats, ils sont apparus pendant la première semaine de la médication.EFFETS SECONDAIRES.Comme tous les auteurs (2, 4, 5) qui ont employé le trifluoropérazine, nous avons observé un taux assez élevé d'effets secondaires.Sur le nombre total de 41 patients, 23 (soit 56%) ont présenté des effets secondaires (tableau IV).Presque tous les symptômes TABLEAU IV Effets secondaires.Impatience motrice (akathisie) ere 16 TremblementS .\u2026.errrerererreneneesensessssesscrcesecencencee 12 Fascies parkinSONIEN .\u2026.\u2026.\u2026.serreresrenernenenenennne 9 Spasme de tOrSION .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026cercrereneenencenmensennennnençene 6 RIGIAIEE overeat 7 Troubles de la démarche veer 5 Hypersalivation \u2026\u2026.\u2026\u2026nnenennenennnnnnnnnn 4 Troubles de la parole coi 3 Troubles de la déglution (et mastication) .3 TOITICOÏL eects eeeerea 1 Sécheresse de la bouche iin 2 Sudation extrême \u2026\u2026\u2026nnnennnennnennnnnnnn 2 SOMNOÏENCE oii 0 Phénomène allergique \u2026.\u2026.\u2026.enenennnnennn 0 observés comme résultant du médicament sont de type parkinsonien.Il sera opportun de listinguer un jour les effets secondaires les plus fréquents selon le type de neuroleptique employé.Dans le cas du trifluoropérazine, nous avons observé deux symptômes particulièrement fréquents: 1mpatience motrice (36 des cas) ct tremblements (29%).Ce oue nous nommons impatience motrice cerrespond au syndrome akathisique des auteurs européens (6) que Deniker dissocie en tasikinésie (tendance au mouvement) et akathisie (impossibilité de s\u2019asseoir).Ce symptôme bénin, qui cesse dès que la médication est arrêtée, reste cependant extrêmement désagréable pour les patients qui sentent en eux un besoin incontrôlable de marcher, de changer d\u2019endroit: le symptôme survient souvent la nuit et peut devenir une importante source d\u2019anxiété.Lorsque le syndrome akathi- sique est installé, il est habituellement néces- BORDELEAU er GRATTON: NOUVEAU NEUROLEPTIQUE 1555 saire de suspendre la médication pour 24 à 48 heures et de donner des agents anti parkinsoniens avant de reprendre le traitement qui est alors souvent refusé catégoriquement par les patients.Un autre symptôme parkinsonien, heureusement moins fréquent mais plus anxiogène pour les patients, est le spasme de torsion qui s\u2019installe brusquement (après une seule injection 1m.de 2 mg.pour un de nos cas) que nous avons observé chez 6 de nos patients.Récemment nous avons appris par Freyham (7) que le benzoate de caféine donné par voie intra-veineuse contrôle rapidement ce symptôme et nous avons eu de bons résultats chez nos deux derniers patients.Les effets secondaires, comme les résultats favorables, ont été notés en général pendant les premiers jours de la médication ou lorsque nous avons augmenté la dose même légèrement v.g.de 10 à 15 mg.par jour.Nous n'avons pas observé de sommnolence même avec de très fortes doses ou lorsque le médicament est donné par voie parentérale.Nous n\u2019avons pas eu de réaction allergique et dans certains cas les patients avaient fait des rashs avec d\u2019autres phénothiazines.Enfin, nous croyons que l'incidence des cffets secondaires aurait été plus faible s1 au début de notre expérimentation nous avions donné des doses plus faibles ou si nous avions accepté à ce moment d'employer plus rapidement les anti-parkinsoniens?.Les effets secondaires parkinsoniens ont été observés deux fois plus souvent chez les femmes que chez les hommes.Notre groupe comprenait 26 femmes et 11 hommes, soit un indice de 2.35; nous avons noté des effets secondaires chez 17 femmes et 3 hommes, soit un indice de 5.6.Devant l'incidence des cffets secondaires comme beaucoup d'auteurs (7, 8,9) nous nous sommes demandés si le dosage nécessaire pour obtenir un effet thérapeutique efficace et un 3.Nous avons utilisé l\u2019Artane à la dose de 4 à 6 mg.par jour ou le Cogentin, de 2 à 6 mg.par jour.Le Cogentin nous a été gracieusement fourni par la Compagnie Merck, Sharp and Dohme. 1556 contrôle maximum n\u2019exigeait pas la production d\u2019un syndrome parkinsonien.Nous avons l\u2019intention de reprendre ce sujet dans un article ultérieur.POsOLOGIE.Nous avons employé le médicament surtout par voie buccale, utilisant des doses qui ont varié de 10 à 60 mg.par jour.Presque tous les patients ont reçu entre 10 et 20 mg.sauf trois patients qui ont reçu 30 mg., un, 40 mg, un, 45 mg., et enfin un, 60 mg.Nous remarquons, sans pouvoir tirer de conclusions pour le moment, que le plus grand pourcentage d\u2019amélioration est survenu dans le groupe recevant 10 mg.par jour et nous cherchons actuellement à réduire nos doses à moins de 10 mg.par jour.Par voie intra-musculaire le médicament est très bien absorbé et l'injection n\u2019est pas douloureuse.Les résultats obtenus sont à peu près les mêmes que lorsqu\u2019on donne le médicament par la bouche.Le trifluoropérazine ne donne pas la sédation rapide et profonde observée avec la chlorpromazine et en aucun cas nous avons noté de la somnolence après l\u2019injection.Par contre, I\u2019agitation psycho-motrice était contrôlée d\u2019une façon progressive et les patients avaient un comportement beaucoup plus calme 30 à 60 minutes après l\u2019injection.Nous avons donnée en général 2 mg.(1 ce.) 2 à 4 fois par jour et dans un cas nous avons dû monter le dosage à 4 mg.t.i.d.Tous les patients (8) qui ont reçu le médicament par voie parentérale, sauf un, ont eu des symptômes parkinsoniens mais pas plus sévères que lorsque le trifluopérazine était donné par voie buccale.La voie intra-musculaire nous a semblé la voie de choix lorsque les patients refusaient de coopérer pour prendre leurs comprimés.Résumé Le trifluopérazine est une nouvelle drogue dont l\u2019intérêt thérapeutique est considérable.L\u2019application clinique a été faite chez 37 malades souffrant d\u2019affections psychiatriques diverses.BORDELEAU er GRATTON: NOUVEAU NEUROLEPTIQUE L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 Il y a eu amélioration des symptômes mentaux et du comportement chez au moins 80% de nos patients.Les meilleurs résultats ont été observés dans le traitement de la schizophrénie paranoïde.Les patients qui ont reçu le trifluopérazine ont été classifiés à l\u2019aide de l\u2019échelle de Lorr (M.S.R.P.P.) et nous nous proposons de poursuivre cette étude en vue de préciser plus exactement les facteurs qui seraient touchés par ce médicament.Il semble que le médicament soit très utile pour combattre le retrait autistique des schizophrènes simples ou catatoniques et pour contrôler les accès maniaques.Quelques autres effets d\u2019une interprétation moins aisée sont également rapportés.Les effets secondaires parkinsoniens sont fréquents mais pourraient peut-être servir de barême d\u2019activité thérapeutique.Les symptômes parkinsoniens peuvent être contrôlés plus ou moins complètement par des médicaments anti-parkinsoniens ou par la caféine et ils ne constituent pas toujours une indication d\u2019arrêt du traitement.Le trifluopérazine est un neuroleptique très utile dans le traitement des affections psychiatriques et qui mérite une investigation plus intensive afin de déterminer son champ d\u2019action et sa posologie.Summary In this preliminary report, it was our aim to discuss our results with a new phenothiazine derivative: trifluoperazine (SKF-5019-A.).This drug is soon to be put on the market under the commercial name of Stelazine.This drug was prescribed to 37 patients: 23 schizophrenics, 8 non-schizrophrenic psychotics and 6 neurotics (Table II).All patients were assessed by means of Lorr\u2019s scale: (Multidimensional Scale for Rating Psychiatric Patients).There was a marked improvement of psychiatric symptoms and behavior in over 80% of our patients.Paranoid schizophrenics (15 patients) responded especially well to the drug, with a rapid disappearance of their hallucinations, delusions and agitated behavior.We are now working on another series of schizophrenic patients to endeavour to find more precisely how, and to what extent, psychopathological factors are influenced by trifluoperazine.Simple and catatonic schizophre- L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 nics also benefited from this drug which seemed to counteract their tendency to withdrawal and improved their contact with reality.Manic and hypo- manic states appear to be well controlled by Stelazine.The side effects were frequent (56% of our cases) and chiefly of the Parkinson type (Table IV).These effects could be taken as an index of the high potency of the drug.Restlessness (36%) and tremors (29%) were very common and could be easily controlled by antiparkinsonian medication and/or withdrawal of the drug for a day.BIBLIOGRAPHIE (1) SMITH, KLINE and FRENCH Lab.: Science Information Department: Stelazine, Trifluoper- azine ; SKF-5019-A., 1957.(2) J.H.MAYER et P.K.CONNER: Clinical and Laboratory Observations on two Trifluoromethyl Phenothiazine Derivatives.J.Lab.Clin.Med, 51: 85, 1958 BORDELEAU er GRATTON: NOUVEAU NEUROLEPTIQUE 1557 (3) M.LORR: Multidimensional Scale for Rating Psychiatric Patients \u2014 1.Hospital Form.Veterans Administration Technical Bulletin T.B., 10- 507, Washington, D.C., 1953.(4) L.H.RUDY, F.RINALDI, E.COSTA, H.E.HIMWICH, W.TUTEUR et I.GLOTZER: Tri- flupromazine and Trifluperazine : Two New Tranquillizers.Am.J.Psychiat., 114: 747, 1958.(5) M.E.FORRESTER: Disturbed Chronic Psychotic Patients: Pilot Trial of \u201cStelazine\u201d.Brit.Med.J., 2 (5088): 90, 1958.(6) J.DELAY et P.DENIKER: Etats hystéroïdes d\u2019origine médicamenteuse.Can.Psychiat.Ass.J., 3: 132, 1958.(7) Clinical Clues as to Mode of Action of the Ataratic Drugs.A Round Table.Psychiat.Quarterly, 32: 41, 1958.(8) L.H.MARGOLIS: Pharmacotherapy in Psychiatry: A Review.Ann.N.Y.Acad.Sc., 66: 699, 1957.(9) W.KRUSE: Parkinsonism, Schizophrenia and Ataractive Drugs.Dis.Ner.System, 18: 474, 1957. CORRESPONDANCE LETTRE DE FRANCE LE PROBLÈME DES CARDIAQUES EN MÉDECINE DU TRAVAIL.A l'heure où la Médecine s\u2019oriente de plus en plus vers une organisation collective, les problèmes étudiés par la Société Française de Médecine Préventive et Sociale lors de son récent Congrès à Royat prennent un singulier relief.L\u2019un d\u2019eux nous retiendra plus spécialement, celui que posent aux médecins d\u2019entreprise et aux employeurs, les sujets atteints d\u2019affections cardro-artérielles.Qu'il s\u2019agisse de l\u2019engagement de sujets découverts à l\u2019entrée porteurs d\u2019une cardio- pathe valvulaire, ou de leur réintégration après maladie dans leur emploi antérieur, les décisions à prendre restent délicates et n\u2019ont pu jusqu\u2019alors être clairement codifiées.En particulier en ce qui concerne en France les emplois admimistratifs, les portes de la fonction publique restent fermées aux cardiaques.Ce qui est pour le moins paradoxal, car ces sujets inaptes aux travaux de force de- vrarent par contre trouver dans les emplois admimstratifs un important débouché vers les fonctions qu\u2019ils sont dans la majorité des cas parfaitement capables de remplir.On conçoit aisément les réticences de l\u2019employeur, en l\u2019occurrence ici de UEtat: l\u2019absentéisme, la prise en charge pour congés de maladie, Uoctrov de pensions de réforme et surtout les perturbations qu\u2019apporte à la bonne marche des services l\u2019absence de régularité sont des éventualités qu\u2019il redoute.Mais ceci n\u2019est valable que pour les car- daques « majeurs ».L\u2019erreur est en fait de grouper sous le même qualificatif des sujets dont la valeur fonctionnelle du cœur, pourtant l\u2019activité physique et le rendement professionnel sont entièrement différents.Le premier soin du médecin d'entreprise doit donc être à l\u2019embauche de distinguer les faux cardiaques des vrais.Car le nombre de ces faux cardiaques augmente régulièrement avec la précision accrue des méthodes d\u2019investigation.L\u2019auscultation d\u2019un troisième bruit du cœur, par exemple même un peu vibrant et sec pour être inhabituel n\u2019est pas pathologique chez le sujet jeune surtout.La détection sous écran d\u2019une silhouette un peu modifiée doit avant d\u2019évoquer une val- vulite ou cardiopathie congénitale tenir compte de l'habitude du sujet, des variantes de conformation thoracique, de la mobilité des coupoles diaphragmatiques.Enfin et surtout une anomalie morphologique rsolée du tracé électrocardiographique demande une prudence extrême avant de parler de lésions myocardiques et de laïsser planer sur l\u2019avenir de ces sujets les plus sérieuses réserves.Un examen attentif doit permettre aisément de reclasser de tels sujets dans les cadres normaux.Il en est de même de certains troubles du rythme ou de conduction chez le sujet jeune.Une arythmie respiratoire parfois impressionnante, une tachycardie émotive chez des femmes jeunes meurotoniques, une bradycardie habituelle ne sont que des variantes d\u2019incitations physiologiques.Mêmes plus organisés sous forme de rythmes ectopiques ces troubles sont, habituellement bénins chez le jeune.Isolées ou en salves, les extra systoles auriculaires, nodales ou ventriculaires ne sont que des arythmies fonctionnelles, rançon d\u2019une neurotonie.La tachycardie paroxystique essentielle su- praventriculaire de Bouveret est également L\u2019Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 chez le jeune anodine et ne perturbe pas en général son activité.Lorsqu\u2019une anomalie de conduction est décelée, elle demande réflexion.Avant de parler de bloc atrioventriculaire il faut que l'espace PR soit nettement supérieur à 28% de seconde La signification pronostique des blocs de branche est d\u2019ailleurs très variable.Pour être pris en considération il faut des blocs droit ou gauche complets.Les blocs droits incomplets assez fréquents ne constituent qu\u2019une anomalie physiologique et ne doiwvent pas interdire l\u2019entrée dans un emploi fixe d\u2019un sujet qui la présente.Dans le groupe des curiosités électrocar- diographiques le syndrome de Wolf Parkinson White est également considéré comme sans gravité.Restent donc les cardiaques vrais, ceux pour lesquels la menace d\u2019une insuffisance cardi circulatoire à plus ou moins brève échéance va faire hésiter l\u2019employeur.C\u2019est donc au médecin de prendre ici ses responsabilités.Pour le guider dans cette tâche, où s\u2019intriguent pour chaque cas des considérations personnelles, familiales et sociales, nous distinguerons d\u2019abord le cas des sujets atteints de cardiopathies congémitales.Certaines d\u2019entre elles ne posent pas de difficulté.On peut admettre sans réticence une dexrtrocardie isolée, une communication interventriculaire isolée.Après intervention, un canal artériel isolé ne constitue pas d\u2019obstacle à entrer dans un emploi fixe admimistra- tif.De la même manière on doit considérer comme inapte une communication interauri- culaire isolée, la tétralogie de Fallot même opérées Il reste le groupe des affections valvulaires opérées dont le type est la coarctation aortique; al faut un recul important garantissant la stabilité de la guérison pour réadmettre ces malades.Le problème un peu spécial des péricardi- tes constrictives doit être repris à la lumière LETTRE DE FRANCE des statistiques récentes qui fait apparaître un taux de guérison défumtive chez plus de la moitié des opérés.Pour chaque cas se posera donc chez ces sujets la question de leur admission dans un emploi administratif.On sait que dans le groupe des cardiopathies artérielles, une part des hypertensions du jeune ne sont que des majorations systoliques passagères soumises aux variations émotives chez des neurotoniques et rejoignent de ce point de vue le groupe des faux cardiaques.On peut également engager dans un emploi administratif les hypertensions secondaires à une néphropathie unilatérale opérées et guéries.Par contre les hypertensions artérielles malignes, même opérées et traitées, conservent leur pronostic redoutable et l\u2019on doit écarter ces sujets de tout emploi stable.Dans l\u2019important groupe des cardiopathies valvulaires rhumatismales, les décisions doivent être souvent plus nuancées.En reprenant les grandes règles pronostiques tirées d\u2019importantes statistiques, on retient deux notions fondamentales valables chez l\u2019adulte.Chez lui en effet le facteur dominant est Pexistence ou mon de cardiomégalie, la taille du cœur étant le meilleur juge de son fonctionnement.Par contre dès l\u2019âge de trente ans, les documents collectés par de nombreuses Sociétés d\u2019Assurance montrent que l\u2019influence de la maladie rhumatismale sur la longévité du cardiaque est négligeable.On peut donc admettre qu\u2019à partir de la vingtième année, âge habituel de l\u2019entrée dans une administration, le pronostic d\u2019un rhumatisant ne sera fonction que des conséquences mécaniques qu\u2019il présente, des lésions myocar- diques ou valvulaires sur Uhydraulique circulatoire.Etant entendu cependant que celles- ci peuvent être considérées comme fixées dans les insuffisances, et susceptibles de remaniement dans les rétrécissements. 1560 Il ressort aussi de ces mêmes statistiques que sù une cardiomégalie légère ne limite que très partiellement l\u2019activité des mitraux (8% seulement) et des matroaortiques (17%) une cardiomégalie majeure entrave l\u2019activité de 68% des mitraux et de 52% de mitroaor- tiques.On peut conclure donc avec les rapporteurs de cette importante question, qu\u2019à l\u2019âge du recrutement des fonctionnaires, entre 20 et 30 ans, on peut en s\u2019aidant de ces critères établir une certaine sélection des cardiopathies rhumatismales.Il est légitime de proposer admission de rhumatisants présentant une insuffisance mitrale, une insuffisance aortique en l\u2019absence d\u2019hypertrophie cardiaque après examen clinique radiologique et électrique.Il m'est pas possible d\u2019admettre les sténoses aortiques et les valvulites complexes.II faut encore l'épreuve du temps pour décider si la réintégration ou l\u2019admission de sujets atteints de sténoses mitrales pures opérées est possible.On voit donc par ces simples données la difficulté qui persiste à assurer à ce groupe de malades souvent encore jeunes une place honorable dans l\u2019activité sociale.Ces notions concernent essentiellement les employés des populations citadines.Dans le milieu agricole pourtant le problème est aussi urgent.Les solutions en sont même beaucoup plus difficiles comme il appa- rait dans le rapport soumis à ce même Congrès.: Concernant les incidences des cardiopathies chez l\u2019agriculteur, il convient tout d\u2019abord de noter la fréquence relative des affections car- dioartérielles en milieu agricole.Le rhumatisme articulaire y est fréquent contrairement à une assertion communément répandue, les atteintes coronariennes ne sont ni moins fréquentes m moins redoutables que chez le citadin.Certains traits sont cependant bien particuliers car du fait même de sa structure l\u2019agriculture française imprime au travail des champs un caractère spécial.LETTRE DE FRANCE L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 La grosse majorité des exploitations sont en France le fait de petites ou moyennes propriétés.Le travail est de caractère familial et intéresse presque tous les sujets de la ferme.Au milieu de cette vie active il est pratiquement impossible d\u2019obtenir pour le cardiaque une limitation des efforts ou un travail régulier et modéré.On conçoit toute l\u2019importance de ces questions en constatant que les affections cardio vasculaires sont dans ce milieu au deuxième rang des maladies invalidantes, c\u2019est-à-dire diminuant de 66% la capacité du travail.La première place revenant aux maladies neuro- psychiatriques, tandis que la tuberculose ne vient qu'après.Ces affections marquent même un accroissement lent mans régulier tandis que l\u2019on assiste depuis quelques années déjà à une régression très nette non seulement des infections courantes, mais également de la tuberculose.Ce qui rend encore plus complexe et délicate la tâche du médecin c\u2019est la fait que le Régime Agricole des Caisses ne comporte pas en France la prise en charge obligatoire des Accidents du travail et maladies professionnelles, et surtout qu\u2019il n\u2019existe encore aucune organisation légale de Médecine du Travail ni de prévention en Agriculture.L'enquête menée dans les différentes régions de France n\u2019en prend que plus d\u2019intérêt et fait ressortir le rôle de certains facteurs généraux.Le rôle du climat tout d\u2019abord et des conditions météorologiques.On groupe en effet les observations de sujets habitant au bord de la mer, la plaine, la montagne, 16% des travailleurs concernent un climat maritime, 26% un climat humide, 41% un climat tempéré, et 16% un climat continental.La qualité du climat peut, il nous a semblé, influer sur la pathologie cardio vasculaire.On note ainst une tendance à Uartériosclérose dans l\u2019Allier, une prédominance des affections rhumatismales chroniques en Haute Loire, une fréquence plus marquée des affections pulmo- L\u2019Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 naires chroniques avec répercussion sur la petite circulation dans le Nord.Ces facteurs mériteraient d\u2019être précisés plus nettement, d\u2019autant plus que l\u2019on sait l\u2019influence de la pression barométrique et du champ électrique sur la circulation.La qualité des efforts demandés aux travailleurs agricoles joue aussi un rôle très um- portant.On relève une grande fréquence d\u2019affections cardiaques ramidement décompensées dans les laiteries, où les efforts physiques sont importants et jusqu\u2019alors mal soulagés par l\u2019équipement mécanique.Un point intéressant parce que souvent né- glgé est l\u2019influence des affections respiratoires allergiques soit par poussières végétales ou produits chimiques, observées dans les circonstances les plus banales: déplacement sans précaution de paille comprimée, réfection de litières dans les étables mal ventilées, tous travaux à l\u2019origine de pneumopathies chroniques retentissant électivement sur la petite circulation.Une autre donnée qui demanderait de plus amples développements est celle de l\u2019influence de l\u2019alcoolisme sur l\u2019apparition et le développement de l\u2019hypertension artérielle chez les sujets jeunes.D\u2019autant que cette intoxication s\u2019accompagne souvent d\u2019un déséquilibre alimentaire: consommation en excès de graisses animales, d\u2019œufs, insuffisance de légumes LETTRE DE FRANCE 1561 verts, cuisson trop prolongée des mets, tous facteurs susceptibles de favoriser la genèse de l\u2019athérosclérose.La prophylamie de ces altérations cardio- vasculaires reste difficile en milieu agricole.C\u2019est vers un reclassement des ouvriers atteints d'insuffisance cardiaque qu\u2019il faut s\u2019orrenter.Ce reclassement sera d\u2019autant plus arsé que la cardiopathie sera reconnue plus tôt.Une meilleure compréhension des employeurs, et des intéressés eux-mêmes permettrait d\u2019éviter le passage vers l\u2019asystolie de cardiopathies jusqu\u2019alors compensées.On conçoit donc l\u2019impérieuse nécessité de créer une Médecine du Travail et de Prévention agricole comme l\u2019a souhaité le Congrès dans une de ses résolutions finales.Une telle organisation devrait être adaptée aux besoins complexes et aux conditions matérielles difficiles de la profession agricole en France, conditions toutes différentes de celles des travailleurs et employés des cités industrielles.Au moment où: sous de nouvelles impulsions la France reforge son destin, il nest pas interdit de demander aux Autorités Officielles de considérer avec attention la condition des travailleurs agricoles, part importante de la population laborieuse et de lui accorder à elle aussi une part entière dans les réalisations sociales nouvellement édifiées.Maurice PESTEL. ANALYSES Dans le but d'uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complètes et utilisables, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le « Quarterly Cumulative Index Medicus »: nom de l'auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, le voue, la page, le mois (le jour du mois si le périodique ast hebdomadaire), l'année.Exemple: J.l'eciens.\u2014- Tuberculose et démence précoce.« Ann.Med.Psyclicl.», 94: 1 (juin) 1938.MEDECINE Manucher JAVID.\u2014 L'urée, nouvel emploi d'un agent oublié.(Urea \u2014 New use of an old agent.) \"Surgical Clinics of North America\u201d, 38: 907-928 (aofit) 1958.Le problème de l\u2019ædème cérébral chez les opérés du crâne et de la face reste à peu près insoluble quant à la thérapeutique; le travail de Javid semble nous apporter un espoir.Il rapporte qu\u2019en 1927 une publication allemande signale un travail intéressant de l\u2019emploi de l\u2019urée chez les chats atteints d\u2019ædème cérébral, mais sans aucun essai clinique.Ce n\u2019est qu\u2019en 1956 que lui-même, Javid, tente l\u2019expérience chez l\u2019homme avec un succès étonnant.Il donne des doses allant de un à dix grammes par jour chez plusieurs hypertendus cérébraux et il obtient les résultats suivants, à savoir: que l\u2019urée est un meilleur hypoten- seur que toute solution hypertonique, qu\u2019il est non irritant ni électrolytique, et que bien que ce soit un moins bon diurétique que le Diamox, il agit mieux que celui-ci au niveau du crâne; que la chute de tension est proportionnelle à la pression première et à la dose donnée, qu\u2019il n\u2019y a pas de tachyphylaxie, qu\u2019il est plus effectif que le Diamox pour le glaucôme et qu\u2019il n\u2019est pas toxique.Javid l\u2019administre par voie intra-veineuse dans un sérum de sucre inverti à 10 pour cent avec urée diluée à 30 pour cent.De telles conclusions porteraient à croire que l\u2019urée aurait une action sélective.Serait- ce au niveau des sinus carotidiens?Paul LEVESQUE.Lorna G.MACDOUGALL: Transfusion intra- péritonéale de sang chez les enfants.(Intraperitoneal blood transfusions in children.) \"British Med.J.\u201d, 139: 18 (janv.) 58.près trois ans d'expérience dans Infusion Intrapéritonéale de sérams, l\u2019auteur rapporte 23 cas de transfusions intrapéritonéales chez des enfants âgés de quatre mois à quatre ans, présentant une hémoglobine initiale de 0.5 à 5.1gn%, avec une moyenne à 4.5gm%.Dans tous les cas une augmentation de I\u2019hémoglobine fut observée en dedans de 24 heures.Neuf cas déeédés d\u2019infection intercurrente ne présentèrent aucune indication que la transfusion ait pu être responsable du décès, et l\u2019autopsie montra un péritoine libre de sang, sans signes d\u2019adhérences ou d\u2019inflammation.Quatre cas furent des réactions légères sous forme de malaises abdominaux ou fièvre à 101°F passagère, et un cas présenta un épisode fébrile d\u2019origine indéterminée.La technique consiste à soulever la peau de l'abdomen à un pouce au-dessus de l\u2019ombilie, et à ouvrir la canule dès que l\u2019aiguille a traversé la peau.Une quantité moyenne de 23 mi.par kg.de poids a été administrée dans chaque cas en 10 à 20 minutes, après sédation lorsque l\u2019enfant était anxieux ou irritable.Le sang, citraté et compatible, doit être préalablement réchauffé.L\u2019absorption se fait par le canal thoracique et le conduit lymphatique droit, et elle peut être accélérée en levant le pied du lit ou par inspiration de CO2.L'auteur suggère que la facilité d\u2019administration et l\u2019innocuité de la méthode en justi- flent l'usage courant, surtout dans les cas où il y a danger de surcharge cireulatoire par pathologie, pulmonaire ou autre, ou par manque de personnel entraîné, et dans les cas L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 nécessitant des transfusions répétées et dont ics veines deviennent difficiles à perfuser.Evidemment la méthode ne s'applique pas aux cas d\u2019hémorrhagie massive ct autres urgences.Claude BÉIQUE.A.SCHIRGER, W.J.MARTIN, C.R.SULLIVAN: Ostéite déformante (Maladie de Paget): élargissement et difformité considérable d\u2019une clavicule.(Osteitis defor- mans, Paget\u2018s Disease: Gross enlargement and Deformity of a clavicle.) \"Proceed.of Staff Meet.Mayo Clin.\u201d, 32: 287 (29 mai) 1957.Les auteurs présentent chez un homme de 68 ans, une maladie osseuse de Paget, évoluant depuis 25 ans et ne touchant qu\u2019une seule clavicule.C\u2019est évidemment une rareté. cette occasion, une discussion intéressante est donnée, concernant le Paget.Cette maladie fut décrite par Sir James Paget en 1877.Elle arrive habituellement vers la quarantaine, accompagnée de très peu de symptômes.L\u2019atteinte osseuse en général, est régionale, de sorte que quelques os sont atteints dont surtout le crâne, l\u2019'humérus, les vertèbres, le bassin, le fémur et le tibia.Dans le même os, une partie peut être pagétique et le reste, demeurer tout à fait normal d'apparence.La cause du Paget demeure inconnue.L\u2019ostéite déformante semble toucher surtout les Os sujets à subir l\u2019action de la pesanteur ou de tiraillements musculaires.Que dire du crâne?De plus, la peau qui recouvre l\u2019os pagétique est parfois plus chaude et plus rouge.À ce niveau, l\u2019existence d\u2019anévrysmes artério-vei- neux petits et nombreux a été prouvée.Ce que l\u2019on retrouve dans l\u2019ostéite déformante c\u2019est la coexistance d\u2019os très mous, pouvant même se couper au couteau, dus à une resorption osseuse exagérée et d\u2019os très durs, presque d'\u2019ivoire, dus à une activité exagérée, des ostéoblastes, avec dans le serum, une augmentation considérable de la phos- phatase alcaline.Chez ces malades, 11 existe ANALYSES 1563 également une augmentation de acide citrique dans le sang.Les symptômes rencontrés au cours de cette maladie sont extrêmement variables.Parfois le malade ne se plaint de rien et le diagnostic est effectué au cours d\u2019un examen radiologique de routine.Les symptômes et les signes les plus fréquents sont les suivants: douleur, chaleur de la peau susjacente à un os pagétique, céphalée, élargissement du crâne avec changements de pointure des chapeaux, déformations osseuses dues aux ramollissements (xyphose cervicothoracique, incurvation des jambes, des bras), faiblesses et atrophie musculaires, abdomen penduleux et image de vieillissement prématuré, diminution des mouvements du cou.La phosphatase alcaline, à moins que le malade ne soit immobilisé, est très élevée.Quant au calcium et phosphore sanguin, 1ls sont normaux.Les signes radiologiques sont facilement trouvés.Le pronostic du Paget osseux est curieux ct variable.Le patient peut ne présenter aucun symptôme ou il peut être, après nombre d\u2019années, un invalide.Les complications les plus fréquentes: le sarcome ostéogénique dans 10% des cas, l\u2019insuffisance cardiaque favorisée par les shunts artérlo-veineux ainsi que par la déformation de la cage thoracique, l\u2019hypercalcémie avec ses symptômes de nausée, vomissement, sécheresse de la bouche, (si le malade est immobilisé), l\u2019hypercaleciurie et la néphrolithiase possible, les fractures spontanées qui en général guérissent bien, la surdité, diminution de l\u2019olfaction et quelques troubles visuels dus aux pressions exercées par l\u2019os pagétique sur certains centres nerveux.Quant au traitement de cette maladie, il est des plus controversés: diète riche en vitamines C et D, en calcium et phosphore, physiothérapie, radiothérapie, l\u2019aspirine contre les spasmes et la douleur, la prévention de l\u2019im- 1564 mobilisation prolongée par crainte de l\u2019hypercalcémie.L\u2019action de l\u2019A.C.T.H.et de la cortisone est très discutable, bien que leur emploi ait amené une baisse de la phospha- tase alcaline.Maurice BÉLISLE.PNEUMOLOGIE A.Albert CARELLI: Le traitement endoscopique de la tuberculose parenchymateuse.(The Endoscopic Treatment of Paren- chymal Tuberculosis.) \"Disease of the Chest\u201d, 2: 162 (aofit) 1958.L\u2019A.rappelle que les grands moyens de thérapie en tuberculose sont la compression, l\u2019exérèse et la chimiothérapie.L\u2019A.voulant exploiter la grande possibilité d\u2019absorption des surfaces endobronchiques a pensé tenter d\u2019utiliser les bronches comme porte d\u2019entrée d'agents antituberculeux.Il conçoit qu\u2019une substance huileuse portée au sein de lésions pulmonaires par l\u2019endobronche constitue un moyen thérapeutique aussi sûr que la saturation endogène par voie buccale ou autre.Il a donc fait préparer une solution huileuse, mélange de Dionosil InH et huile d\u2019olive qu'il va porter directement dans les bronches, en deux, trois ou quatre séances espacées de deux à quatre semaines.Il n\u2019y a pas eu de complications sérieuses et prolongées.L\u2019étude a porté sur 18 cas dont 14 étaient bacillaires.Le nombre moyen d\u2019instillations a été de 4; 12 cas sont devenus négatifs; le temps moyen de conversion a été de 96 jours, il y eut deux échecs.Evidemment il est aussi intéressant de noter que les images radiologiques se sont nettoyées de façon assez spectaculaire et en des temps assez courts.Il va sans dire que l\u2019état général s\u2019est aussi grandement amélioré dans la même période de temps.L'article compte quelques photos de films qui sont très démonstratives.On a là une initiative qui pourrait certainement donner des résultats assez intéressants en autant qu\u2019elle pourra être prouvée par de plus abondants essais.J-Philippe PAQUETTE.ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 NEURO-PSYCHIATRIE T.M.HAIZLIP et J.A.EWING: Accoutumance au méprobamate.(Meprobamate Habituation.) \"New Eng.J.Med.\"\u201d, 258: 1181 (juin) 1958.Une étude avec un contrôle aveugle est décrite.Trois groupes de 25 patients reçurent respectivement des placebos identiques ou du méprobamate à la dose de 3.2 gm.ou 6.4 gm.par jour.Les observations cliniques montrèrent un effet de sédation très important pendant les trois premiers jours de la médication avec le méprobamate; 35 patients sur 47 eurent des troubles de la démarche ou une incapacité à se tenir debout ou à marcher sans tomber.Après 40 jours de médication, tous les patients qui recevaient du méproba- mate furent soumis à des placebos.L\u2019observation clinique a mis en évidence un syndrome d\u2019abstinence chez 44 des 47 patients qui purent rester dans le groupe sous observation.Les principaux symptômes observés furent: divers degrés d\u2019insomnie, vomissements, trem- ments, fibrillations musculaires, anxiété marquée, anorexie et ataxie.Huit patients présentèrent un tableau d\u2019hallucinose avec anxiété marquée et tremblements, tableau assez semblable à celui du délirium tremens.Trois patients eurent des crises convulsives de type grand mal.En comparaison avec les résultats des placebos il est évident que le méprobamate possède une activité thérapeutique assez voisine de celle des barbituriques mais avec de nombreux avantages sur les barbituriques.Toutefois il est recommandé d\u2019augmenter les doses.progressivement et de cesser la médication lentement.Jean-Marc BORDELEAU.Otto STEINBROCKER et Thomas G.AR- GYROS: Le syndrome épaule-main.\u2018\u2019Médecine et Hygiène\u201d, 16: 347 (30 juillet) 1958.L'un des auteurs de ce travail a attiré, en 1948, l\u2019attention sur ce syndrome (Stein- brocker).Il représente une forme de troubles éme L\u2019Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 neuro-vaseulaires réflexes des extrémités.Il est caractérisé par une «gêne fonctionnelle douloureuse des mouvements de l\u2019épaule précédant, accompagnant ou suivant une gêne douloureuse analogue des mouvements de la main et des doigts avec troubles vaso-mo- teurs, oedème ou altérations dystrophiques à une phase avancée».Dans l\u2019évolution, d\u2019abord oedème et douleurs avec instabilité vaso-motrice, puis régression de ces phénomènes et apparition de contractures avec dystrophies, puis atrophie et dystrophies plus sévères.Le tout évoluant dans un an environ.L\u2019atteinte controlatérale pourra se faire dans 30% des cas, surtout à la suite d\u2019infarctus du myocarde.Le coude est habituellement épargné.La sédimentation sanguine est augmentée dans 20% des cas.La résolution est possible.Il s\u2019agit d\u2019un syndrome à mécanisme neuro- vasculaire, selon toute apparence, et réflexe soit secondaire à une intervention chirurgicale ou orthopédique, ou à une affection médicale.Le pronostic est variable et ne dépend pas de la gravité de l\u2019agent primitif en cause.Cet agent peut être multiple.Parmi les 146 cas mentionnés par les auteurs, on note l\u2019infarctus du myocarde (5 \u2014 20% des syndromes d\u2019épaule-main), une origine cervicale à un disque ou un trou de conjugaison, une origine post-traumatique, une hémiplégie, une tendinite de l\u2019épaule, un syndrome de Pancoast et d\u2019autres facteurs mal définis et même souvent indéterminés créant une pathologie d\u2019allure idiopathique.Le traitement comporte le tratement de la maladie associée, l\u2019usage d\u2019analgésiques comme les salicylates, des injections analgésiques dans les zones d\u2019hyperesthésie, de la mobilisation passive et active bien dosée, des infiltrations stellaires et \u2019emploi des cortico des et de l\u2019A.C.T.H.Préventivement, de la mobilisation du membre et l\u2019injection d\u2019analgésiques dans les zones hyperesthésiques.Roma AMYOT.ANALYSES 1565 John J.MADDEN et coll: Caractères des affections mentales du post-partum.(Characteristics of Post-partum Mental Illness.) \"Amer.J.of Psychiatry\u201d, 115: 18 (juillet) 1958.Etude de 116 cas de maladie mentale puerpérale et de 650 cas de maladie mentale non puerpérale dans deux hôpitaux.Parmi les maladies mentales du postpartum nécessitant l\u2019hospitalisation, les auteurs distinguent trois groupes: 1) les schizophrénies chroniques et les réactions schizo-affectives à rechutes dont l\u2019apparition ne fait que coincider avec le post-partum; leur pronostic est défavorable.2) les réactions schizophréniques, le groupe le plus nombreux, difficiles a distinguer des premieres.3) les psychonévroses dépressives graves.Dans les deux derniers cas le stress de la maternité joue le rôle de facteur déclanchant chez des femmes prédisposées et le pronostic est favorable avec un traitement psychiatrique intensif et précoce.La moitié des cas de guérison à long terme eurent un ou des enfants par la suite sans rechute.Dans l\u2019ensemble le pourcentage de guérisons à long terme est légèrement plus élevé dans les maladies mentales puerpérales que dans les maladies semblables non liées à la maternité.Fernand LÉONARD.H.NIGST et W.ZINN: Diagnostic différentiel des brachialgies.Médecine et Hygiène\u201d, 16: 358 (30 juillet) 1958.Les algies du membre supérieur constituent bien souvent une grande difficulté diagnostique.Aussi est-il utile de connaître leurs principales causes et le mécanisme d\u2019action de ces dernières.À cette fin, les auteurs font-ils une revue détaillée des principaux agents qui compriment les troncs nerveux des membres supérieurs à partir du plexus brachial jusqu\u2019à leur destination distale.Ils divisent leur exposé en quatre parties selon les niveaux de compression et selon le 1566 processus spécifique de l\u2019action mécanique.Les lésions rachidiennes ne sont comprises dans cette étude.1.D'abord la compression dans le triangle latero-cervical.Dans ce syndrome c\u2019est habituellement la partie inférieure du plexus qui est comprimée impliquant les fibres des racines C* et D! donnant lieu à des phénomènes sensitifs irritatifs et déficitaires à la face interne de l\u2019avant-bras et aux deux derniers doigts, des douleurs et des manifestations motrices avec faiblesses et de l\u2019amyotrophie à la moitié interne de l\u2019avant-bras et de la main, en plus, des troubles vasculaires par blocage veineux avec congestion et œdème de la main, par blocage artériel avec affaiblissement et même disparition du pouls par compression de la sous-clavière ou même par thrombose.Dans ce groupe de compression du triangle latero-cervical, se trouve le syndrome de la côte cervicale avec une côte réelle, une côte rudimentaire ou une apophyse latérale proéminente, avec tractus fibreux ou cartilagineux les reliant à la première côte.On pourra parfois observer une tuméfaction osseuse au cou due à la saillie de la côte cervicale.Un second syndrome de ce groupe est celui du scalène antérieur, similaire à celui de la côte cervicale.Il est le plus souvent la conséquence d\u2019une anomalie anatomique des scalènes ou de leurs insertions amenant une compression vasculo-nerveuse dans le tunnel des scalènes ou par déplacement vers le haut de la première côte.Pas d\u2019anomalie radiogra- phique, mais une douleur provoquée par la pression sur la zone de projection du scalène.L'anesthésie par infiltration dans le scalène fait disparaître temporairement les troubles d\u2019irritation sensitive.Un troisième syndrome est le costo-clavi- culaire déterminé par la compression du paquet vasculo-nerveux sous-clavier entre la clavicule et la première côte.Une première côte haut située, un sternum haut, des épaules tombantes sont des facteurs qui prédisposent à ce syndrome postural.En définitive, l\u2019abaissement des épaules par ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 surmenage professionnel dépendant de charges portées au bout des membres ou par hypotonie musculaire est le principal agent de ce coïncement costo-claviculaire.Les troubles vasculaires seraient prédominants dans ce syndrome.Un quatrième syndrome de cette catégorie est celui de l\u2019hyperabduction.Il est habituellement causé par l\u2019exereice de certains métiers qui obligent à l\u2019utilisation du membre supérieur en position élevée au-dessus de la tête.Le paquet vasculo-nerveux est alors porté vers l\u2019apophyse coraco\u2019de ct pincé par le muscle petit pectoral.Plâtriers, peintres, électriciens, mécaniciens d\u2019auto sont des candidats à ce syndrome de même que certains sujets dormant les bras maintenus au-dessus de la tête.Le traitement conservateur des troubles de ce premier groupe de syndromes consiste en des mesures qui soulèvent la ceinture scapulaire, en des exercices actifs et en la suspension des positions vicieuses et efforts musculaires qui provoquent la compression.Le traitement chirurgical consiste en l\u2019excision de la côte cervicale; de la scalénotomie ; dans l'ablation de lésions osseuses (cal hypertrophique de la clavicule ou de la première côte, pseudarthrose, tumeur costale etc.) dans le cas d'un syndrome costo-claviculaire; en la section, rarement nécessaire, du petit pectoral près de son insertion sur l\u2019apophyse coraco de, dans le cas d'un syndrome par hy- perabduction.2.Les auteurs disent quelques mots sur un deuxième groupe qui comprend lés syndromes paralytiques du membre supérieur dits du sommeil.La compression prolongée sur un tronc nerveux au cours d\u2019un sommeil lourd et long en est le mécanisme.Le radial est le plus souvent pris.Le cubital peut être aussi intéressé avec le radial.La douleur est peu marquée.L\u2019aspect sensitif du syndrome comporte surtout des dysesthésies avec un certain degré de déficit objectif des sensibilités.3.Un troisième groupe consiste en une léston du cubital au niveau du coude.L\u2019exercice de certaines occupations ou des positions L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 qui imposent l\u2019appui prolongé du coude sur une surface dure, l\u2019avant-bras en flexion; des modifications anatomiques du coude d\u2019ordre arthritique, arthrosique ou traumatique, sont des causes qui déterminent la compression du cubital au coude.Des dysesthésies et des douleurs, de la faiblesse et de l\u2019atrophie des muscles innervés par le cubital, sont observés.Le traitement est surtout chirurgical quand le syndrome semble installé à demeure, et se réalise par la transposition du cubital en avant de l\u2019épitrochlée.4.Un dernier groupe de syndromes se trouve dans la compression des troncs nerveux au poignet.Il s\u2019agit d\u2019abord du syndrome du canal carpien.Les phénomènes dysesthésiques, algiques, hyperthésiques et amyotrophiques thénariens s\u2019observent dans le domaine d\u2019innervation du médian à la main.La douleur peut se diffuser aux autres segments du membre.Certaines occupations ménagères et professionnelles, un épaississement du ligament annulaire antérieur du carpe, une arthrite du poignet, une tendino-vaginite, un ganglion, une tendinite proliférante du grand palmaire, du tissu fibreux ete.peuvent causer cette compression du médian.Le traitement sera la cessation de l\u2019occupation éventuellement incriminée, l'injection de corticoïdes dans le canal carpien, l\u2019immobilisation temporaire.Le traitement chirurgical opèrera la section du ligament annulaire antérieur.Un second syndrome carpien peut résulter dans la compression du cubital dans la loge de Guyon, soit entre la couche superficielle et la profonde du ligament annulaire, par l\u2019os pisiforme et le crochet de l\u2019os crochu.Il peut s\u2019agir de l\u2019effet d\u2019une occupation professionnelle, de l\u2019action mécanique d\u2019un ganglion, d\u2019un épaississement du ligament annulaire ou d\u2019une réaction inflammatoire secondaire d\u2019une arthrite.Le traitement conservateur sera encore ici l\u2019immobilisation temporaire et l'injection locale de cortico des.ANALYSES 1567 Le traitement chirurgical est la section du toit de la loge de Guyon, qui est la couche superficielle du ligament annulaire.Un autre syndrome du cubital n\u2019intéresse que la branche profonde du cubital.11 est dû à la pression exercée de l'extérieur sur los crochu, chez les repasseuses, les conducteurs de vélo, de moto ou à un traumatisme.Cette branche n\u2019étant que motrice, des phénomènes sensitifs ne se montrent pas et l\u2019amyotrophie ne s\u2019installe que dans les muscles palmaires, à l\u2019exclusion de ceux de l\u2019hypothénar qui re- coivent leur innervation de fibres qui se séparent du nerf à un niveau supérieur.Le traitement chirurgical obligera à une exploration et à une ablation éventuelle d\u2019un ganglion qui exerce la compression.Ailleurs, l\u2019élimination d\u2019une compression exagérée répétée permettra la rémission des troubles.* * * Un interrogatoire détaillé, un examen clinique minutieux, une exploration radiologique, une investigation électro-diagnostique et myographique constituent l\u2019enquête méthodique qui pourra déceler l\u2019étiologie et la pathogénie des brachialgies par compression plexulaire et tronculaire.Roma AMYOT.PEDIATRIE Maurice LAMY et coll.: Le danger des traitements par le chloramphénicol.A propos de trois cas de purpura hémorragique mortel observés chez des enfants.\u2018\u2019Bull.de l'Académie Nat.de Médecine\u201d, 142: 565 (juin) 1958.Les auteurs ont observé récemment trois cas mortels d\u2019intoxication par le chloramphénicol chez des enfants.La maladie médicamenteuse était caractérisée par un purpura hémorragique, avec effondrement des plaquettes sanguines et des polynucléaires, lié à une aplasie médullaire, comme le démontrait l\u2019examen de la moelle osseuse après ponction sternale.A cette occasion, M.Lamy et .ses collaborateurs mettent en garde les médecins et le public contre les dangers possibles du chlo- 1568 ramphénicol chez les enfants.Ils rappellent à cet égard, les recommandations de l\u2019Académie de Médecine, à savoir que le médicament «ne puisse être délivré que sur ordonnance médicale et que les effets de son administration soient surveillés par le médecin traitant».De plus, ajoutent-ils, il convient d\u2019en réserver l\u2019emploi aux infections graves, alors que le médicament est formellement indiqué, comme dans certaines méningites aiguës où son action est tout à fait remarquable.Dans les trois cas que rapportent les auteurs, il s\u2019agissait d\u2019infections bénignes, qui auraient pu guérir spontanément ou à l\u2019aide d\u2019un traitement anodin «chez des enfants normaux, qui n\u2019étaient atteints d\u2019aucune affee- tion sérieuse et que le chloramphénicol a tués.» Pareille communication vient à son heure, au moment où dans certains milieux on a tendance à employer cet antibiotique sans discernement dans la plupart des infections.Le danger est plus grand encore, lorsque le chloramphénicol est camouflé sous forme de spécialité pharmaceutique, associé à d\u2019autres médicaments, tels que la vitamine B 12, l\u2019eucalyptol ou la nystatine.Paul LETONDAL.ANATOMIE PATHOLOGIQUE S.W.THOMPSON: Les léiomyométaplastes, particules de signification inconnue dans les cellules musculaires lisses.( Leiomyo- metaplasts, particules of unknown significance in smooth muscle cells.) \"Am.J.of Path.\u201d, 34: 273 (mars-avril) 1958.Dans les cellules musculaires lisses du duodénum de 3 chiens, du duodénum, de la rate ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 et de la vessie d\u2019un chat, on a trouvé des granules intracytoplasmiques de différente taille et de forme variable, d\u2019un diamètre variant de 1.2 à 1.8 u.Ces formations qui se présentent par centaines dans un corps cytoplasmique ont un centre basophile à l\u2019héma- toxyline-éosine et sont entourés d\u2019un halo clair.Ces particules sur coupe déparaffinée n\u2019ont pas de couleur spontanée et ne sont pas biréfringentes.Elles restent incolores après traitement par l\u2019hématoxyline phosphotungstique de Mallory, par le Bodian, par le musicarmin et par les diverses colorations usuellement employées pour colorer les microbes ou les champignons.Après traitement par l\u2019acide phosphotungs- tique, la périphérie des particules devient bleu-vert et le centre prend une teinte plus pâle ou demeure incolore.Ces particules ne réduisent pas le tétraoxide d\u2019osmium (osmium tetroxide) et la réaction au phénylhydrazine \u2014 Schiff est négative.Quand on trempe les lames dans le rouge O pendant 24 heures les particules se colorent en brun clair et se décolorent après immersion de 15 minutes dans l\u2019acétone.La réaction à l\u2019acide périodi- que-Schiff-leucofuchsine est positive.Cependant après acétylation, les particules ne se colorent plus par cette dernière technique.Cette substance est probablement un lipide non-saturé oxidé ou polymérisé accolé à du phosphore entourant un centre constitué d\u2019un groupe glycol, ces particules que l\u2019auteur propose d'appeler léiomyométaplastes sont distinctes de la lipofuscine et ont une signification inconnue.S.LAUZÉ. SOCIÉTÉS LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE MONTRÉAL Séance du 27 mai 1958 Tenue à l'hôpital du Sacré-Coeur de Cartierville.Présidence du docteur L.-P.Bélisle.Traumatismes fermés du thorax.MM.Ruben LAURIER et B.-G.BEGIN.Le docteur Bégin mentionna au début de son exposé que tout patient ayant subi un traumatisme thoracique devait subir un exa- ment général complet, incluant les radiographies d\u2019usage ainsi qu\u2019un bilan électrolytique.Par la suite, le docteur Ruben Laurier montra plusieurs radiographies indiquant les différents traumatismes thoraciques que l\u2019on peut rencontrer en pratique.Les principes généraux qu\u2019il faut suivre dans ces traumatismes thoraciques sont: 1° l'évacuation des épanchements pleuraux; 2° l\u2019aspiration des secrétions; 3° le contrôle de l\u2019état de schock; 4° le contrôle de la douleur.Chorio-épithéliome extra-génital.M.Jacques GOUGOUX.Le docteur Gougoux présenta le cas d\u2019un patient de 22 ans qui démontrait au point de vue clinique une histoire de toux, crachats sanguinolents ainsi que de la diplopie.Une ponction pleurale fut faite et l\u2019examen histologique révéla la présence de cellules néoplasiques.Cependant, il n\u2019existait pas de tumeur testiculaire; il s\u2019agissait d\u2019un chorio- épithéliome à départ médiastinal qui, vraisemblablement, originait du tissu testiculaire ectopique.En somme, on pouvait dire de cette tumeur qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un tératome.Pour conclure, le docteur Gougoux ajouta que par l'étude clinique, on pouvait déjà soupçonner la présence d\u2019une telle tumeur.Traitement chirurgical (précoce) de la tuberculose osseuse.MM.Guy LAFOND, Roland GUY et Roger SAMSON.Dans ce travail, il fut mentionné que le curetage des abcès osseux tuberculeux, tel que préconisé par le docteur Samson, fut le début d\u2019une nouvelle ère dans la chirurgie de la tuberculose osseuse.L'auteur de cette technique a en effet réussi à guérir de nombreux cas de tuberculose du genou, mais cependant avec une ankylose concomitante, mais c\u2019est en vérité dans la tuberculose de la hanche que s\u2019est avérée de façon la plus tangible la valeur de cette technique.Dans la dernière partie du travail, on démontra que la streptomycine, à cause de son poids moléculaire élevé, avait moins de chances de traverser la membrane de l\u2019abcès, mais que, par contre, la pénicilline s\u2019avérait plus efficace dans ces cas, à cause d\u2019un poids moléculaire moindre.Méningite à Listéria monocytogènes.MM.H.-P.BAZINET et Paul DIONNE.Le docteur Bazinet relata l\u2019observation d\u2019un jeune enfant qui présentait une otite ayant été traitée de la façon conventionnelle, c\u2019est- à-dire par l\u2019emploi de la pénicilline et de la streptomycine.Par contre, ce jeune patient présenta un tableau clinique de méningite.Par la suite, les examens bactériologiques révélèrent la présence de Listéria monocyto- gènes.Cette infection est connue depuis 1951; elle peut engendrer une septicémie ou une méningo-encéphalite.L'organisme ressemble au diphtéroide bénin.Il faut toujours faire l\u2019ensemencement, ainsi que l\u2019inoculation au cobaye.Le traitement de choix dans cette affection est.l\u2019emploi de la tétracycline, ainsi que de la chloromycétine. 1570 Privilèges du médecin d'hôpital.M.Fernand HEBERT.En l'absence du docteur J.-J.Laurier, le docteur Fernand Hébert discuta des privilèges qui sont accordés aux médecins attachés à un ou plusieurs hôpitaux.À la question de savoir si les privilèges de traiter un patient à l\u2019hôpital devaient être accordés à tous les médecins, le docteur Hé- bert répondit dans la négative, mentionnant qu\u2019il s\u2019agissait plutôt d\u2019un privilège.Par contre, il ajouta que dans la province, environ 80 pour cent des médecins appartenaient à un ou à plusieurs hôpitaux.L\u2019obtention d\u2019un tel privilège requiert des devoirs, entre autres la compétence, la probité, l\u2019esprit de travail et le désir de s\u2019incorporer à la vie hospitalière.Le docteur Hébert souligna que l\u2019administration n\u2019était pas toujours responsable du refus d\u2019un médecin dans un hôpital, car il existe habituellement un comité de créances qui, parfois, refuse un candidat en particulier.La compétence accordée par le doctorat en médecine n\u2019est pas suffisante et les études post-universitaires sont nécessaires pour augmenter la compétence des médecins d\u2019hôpitaux.Le docteur Hébert termina en disant qu\u2019il s'agissait d\u2019une triple protection: celle du patient, celle du médecin et celle de l\u2019hôpital.En effet, le public tient toujours l\u2019hôpital responsable et la seule façon pour un hôpital de se protéger, c\u2019est d\u2019avoir des médecins compétents qui en fassent partie.Le secrétaire des séances, Gilles LEDUC.# x x Séance du 23 septembre 1958.Tenue à l'hôpital Sainte-Justine.Présidence du docteur L.-P.Bélisle.Les sels biliaires en thérapeutique.M.André LEMAIRE.Ce travail fut présenté par le docteur André Lemaire, délégué officiel de la France au XXVIIT° Congrès des Médecins de Langue Française du Canada à Saint-André-sur-Mer, septembre 1958.SOCIÉTÉS L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 Le conférencier nous relate ses expériences et les résultats obtenus dans le traitement de diverses affections au moyen de l\u2019injection intraveineuse, donnée très lentement, d\u2019une solution à 20% de dehydrocholate de Na.(Dycholium).La dose donnée étant de 10 ce.Il mentionne les indications thérapeutiques de cette préparation: C\u2019est un cholérétique, un hydrocholérétique, un diurétique efficace, un antiasthmatique précieux, un antiathéromateux, un antiallergique qu\u2019on donne souvent dans les crises urticariennes, et, enfin, il a aussi un effet vasculaire, car il semble bien agir dans l\u2019acrocyanose, les ulcères hypostatiques et dans les arthrites des membres inférieurs.On ne sait pas très bien le mode d\u2019action de cette médication mais il semble qu\u2019elle agisse en ralentissant la vitesse de sédimentation sanguine.Après ce bref, mais suceint exposé, le professeur Lemaire a bien voulu répondre aux questions posées par les membres présents.Pour le secrétaire des séances par le trésorier, Pierre-A.TURGEON.L'ASSOCIATION DES MÉDECINS CANADIENS EN FRANCE.Séance inaugurale pour 1958 tenue le 8 octobre 1958, à la Maison Canadienne.Les présentations d\u2019usage faites, le conférencier invité fut introduit par le professeur Kourilsky, après quoi il prit la parole.Ce conférencier était le professeur A.Lemaire, récemment de retour du Québec où il s\u2019était rendu comme délégué officiel au Congrès des Médecins de Langue Française du Canada.Le Prof.Lemaire a exprimé avec un accent vraiment sincère, de bien beaux éloges sur la grandeur et la beauté de notre Québec, sur la somptuosité de nos hôpitaux et leur magnifique organisation.Il s\u2019est dit être un peu gêné de ne pouvoir présenter aux médecins canadiens en séjour à Paris des maisons L\u2019Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 aussi confortables.Son aimable politesse lui a fait oublier ou ignorer l\u2019inestimable valeur historique, quelquefois légendaire, de ces phares lumineux de la médecine française, s\u2019élevant si haut dans le ciel de la science qu\u2019ils projetèrent des lumières sur le monde entier.C\u2019est bien là pourquoi, nous Canadiens français, continuons à fréquenter leurs habitats et à en respecter l\u2019ancienneté et l\u2019éloquence.Son témoignage manifeste de la médecine canadienne-française, ne donne plus l\u2019effet de la tape paternelle sur l\u2019épaule du fils aux efforts intellectuels soutenus, mais bien le témoignage admiratif du grand essor de notre faculté dans son ensemble.Il insista souvent sur plusieurs de nos lumières, parlant tantôt des travaux avancés sur les stéroïdes urinaires et surtout des innovations en radiologie par le Dr Jutras, qui dit-il « est en train de rénover toute la radiographie ».Il continua son panorama, en nous décrivant le plaisir qu\u2019il éprouva à rencontrer un grand nombre de médecins canadiens-français dont l'hospitalité et l\u2019'humeur l\u2019ont agréablement surpris et forcé à une affectueuse estime pour notre pays.SOCIÉTÉS 1571 Une de ses grandes joies, la première dont il ait parlé et dont il m\u2019ait entretenu en particulier, c\u2019est dit-il « de pouvoir parler fran- cals, dans un pays autre que le mien et d\u2019y être bien compris ».Qu\u2019il me soit permis de souhaiter que ce plaisir sera possible à un plus grand nombre de français, jusque dans les générations futures et que sa qualité prenne un jour des proportions telles, que sa beauté rejaillisse sur tout le monde aussi bien que sur la France.Le nombre actuel des médecins canadiens inscrits à l\u2019association est d\u2019environ 28 et ne semble pas être complet.Certains sont ici depuis plus d\u2019un an, d\u2019autres viennent d\u2019arriver.Il y en a d\u2019à-peu-près toutes les spécialités.Tous, pour le moment, semblent bien satisfaits et pleins d\u2019entrain.Leur esprit de travail et leur bon sens clinique apparaît, tout à leur honneur.La plupart étaient accompagnés de leurs épouses.Le but de ces réunions est de favoriser les contacts entre confrères, de leur faciliter les conditions de vie, d\u2019étude tant au point de vue médical que paramédical et aussi, par des conférences appropriées, de les instruire davantage.Lorenzo MORIN, secrétaire.= ler bit.NÉCROLOGIE LE DOCTEUR J.H.PALMER Samedi, le 9 août, est décédé le docteur J.H.Palmer à l\u2019âge de 62 ans.Cardiologue à l\u2019hôpital Royal Victoria et à l\u2019hôpital des Vétérans; professeur à l\u2019Université McGill, le docteur J.H.Palmer fut l\u2019un des représentants les plus actifs de la cardiologie montréalaise.Nous avons surtout connu notre confrère comme collaborateur et membre de la Société de Cardiologie de Montréal, de la Société Canadienne de Cardiologie, de la Fondation Nationale des Maladies du Cœur et de la Fondation Québécoise de Cardiologie.Il joua aussi un rôle dans la gouverne de la Société Inter-Américaine et la Société Internationale de Cardiologie.Il fut également l\u2019un des fondateurs de l\u2019Association des Cardiologues de la Province de Québec.Dans toutes ces organisations le docteur Palmer fut, à un moment ou à un autre, membre du Conseil d\u2019Administration.Personnalité plutôt hermétique, homme de principe et d\u2019idéal, il savait longuement écouter puis exprimer ses vues réalistes dans un langage aussi sobre que précis.Avec une discrète persévérance, il se cramponnait à des idées qui lui semblaient justes.Ce fut, à mes yeux, un exemple typique de la logique et de la tenacité anglo-saxonnes.Ses actions, plus encore que ses paroles, nous faisaient sentir le profond attachement de cet homme à sa spécialité, En perdant le docteur Palmer, la Cardiologie de Montréal se voit brusquement privée d\u2019un solide et fidèle dévouement.Nous offrons à son épouse et ses enfants nos plus sincères condoléances.Paul DAVID.NOUVELLES UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL Faculté de Médecine NOUVELLES NOMINATIONS Beauregard, docteur Jean-Marie: professeur titulaire de clinique médicale à l\u2019Hôpital général de Verdun.Frappier, docteur Jean: professeur titulaire d\u2019histologie et d\u2019embryologie.Gingras, docteur Gustave: professeur titulaire de médecine physique.Lamoureux, docteur Marcel: professeur titulaire de clinique chirurgicale à l\u2019Hôpital Maisonneuve.Longtin, docteur Léon: professeur titulaire d\u2019anesthésiologie.Poirier, docteur Louis: professeur titulaire d\u2019histologie et d\u2019embryologie.* * * Ferron, docteur Marcel: professeur agrégé d\u2019obsté trique.Gagnon, docteur Réal: professeur agrégé d\u2019anatomie macroscopique.Henry, docteur François: professeur agrégé d\u2019ophtalmologie.Leclerc, docteur Georges: professeur agrégé de dermatologie.x x + Berdnikoff, docteur Georges: assistant-professeur d'anatomie pathologique.Brais, docteur Paul: assistant-professeur de médecine.Burton, docteur Lucien: assistant-professeur d\u2019histologie et d\u2019embryologie.Dionne, docteur Paul: assistant-professeur de bactériologie.Gagnon, docteur Roger: assistant-professeur de chirurgie.Gialloretto, docteur Osman: assistant-professeur de médecine.Kakos, docteur Angelo: assistant-professeur de médecine. L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 Lapointe, docteur Roger: assistant-professeur de gynécologie.Leduc, docteur bactériologie.Leduc, docteur Gilles: assistant-professeur de médecine.Mathieu, docteur Jean: assistant-professeur de médecine.Mignault, docteur Jean: médecine.Nogrady, docteur Georges: assistant-professeur de bactériologie.Piette, docteur Yves, assistant-professeur de médecine.André: assistant-professeur de assistant-professeur de * * * Permutations Beaulieu, docteur Roger: jusqu\u2019ici assistant-pro- fesseur de physiologie, devient assistant-professeur de pathologie clinique.Bordeleau, docteur Jean-Marc: jusqu\u2019ici assistant- professeur de médecine, devient assistant-professeur de psychiatrie.Jasmin, docteur Gaétan: jusqu\u2019ici assistant-profes- seur de médecine et de chirurgie expérimentales, devient assistant-professeur de pathologie expérimentale.+ + NOMINATIONS À L'HÔPITAL NOTRE-DAME DE MONTRÉAL Les nominations suivantes viennent d\u2019être annoncées à l\u2019hôpital Notre-Dame de Montréal: Le docteur Jacques Gauthier a été nommé chargé du service de Gynécologie durant l\u2019absence du docteur Léon Gérin-Lajoie; le docteur Jean-N.Fortin a été nommé boursier du Musée de l'Homme pour recherches en psychiatrie sociale auprès de la population des Iles-de-la-Madeleine (été 1958) ; le docteur G.-H.Turcot a été nommé directeur de la Clinique externe de Psychiatrie au Queen Mary Veterans\u2019 Hospital à Montréal; le docteur Armand Gratton a été élu membre du National Medical Advisory Board de la Canadian Diabetic Association, Toronto; le docteur J.-B.Boulanger a été chargé de cours pour l'enseignement post-scolaire en psychiatrie sous l\u2019égide de l\u2019Université de Montréal à l\u2019Institut Albert Prévost; il a été élu membre du Comité de rédaction au Canadian Psychiatric Association Journal et il a été nommé consultant en psychiatrie infantile à l\u2019hôpital Sainte-Justine; le docteur Maurice Leclair a été nommé moniteur dans le service de médecine, sept.1958, et il a obtenu sa maîtrise en Sciences à l\u2019Université du Minnesota, août 1958; le docteur Jean Piette a été élu vice-président de la Société de Pédiatrie de Montréal pour l\u2019année 1958-59; le NOUVELLES 1573 docteur Constant Papageorges a été chargé d\u2019un nouveau service de médecine physique et de réhabilitation.+ + PARTICIPATION AUX PROGRAMMES SCIENTIFIQUES DE CONGRÈS OU DE RÉUNIONS DE SOCIÉTÉS DES MÉDECINS DE L'HÔPITAL NOTRE-DAME Le docteur F.Montreuil a participé au Congrès de la Pan American Oto-laryngological à Rio de Janeiro, en août 1958, et il à assisté à la réunion du Comité international pour l\u2019étude du cancer du larynx à Sao Paulo et Rio de Janeiro, Brésil, en août 1958.Le docteur André Lanthier a présenté le travail suivant: « Applications cliniques du dosage chimique des corticostéroïdes urinaires» au Congrès de l\u2019Association médicale de langue française du Canada, à Saint-André-sur-Mer, sept.1958.Le docteur E.-D.Gagnon a donné un cours sur « La chirurgie des tumeurs pulmonaires » lors de la semaine du praticien, Institut Lavoisier, les 8, 9 et 10 octobre 1958.Le docteur J.-B.Boulanger a présenté une communication à la Société Canadienne d\u2019Etudes et de Recherches Psychiatriques, intitulée: « Psychothérapie analytique d\u2019un groupe de pré-adolescentes \u2014 rapport préliminaire », à Montréal, le 30 septembre 1958; a participé au Congrès annuel de l\u2019Association Canadienne de Psychiatrie, Halifax, les 20 et 21 juin 1958.Le docteur Jean-N.Fortin a été invité par le Département d\u2019Anthropologie de l\u2019Université de Cornell à participer à un « Séminaire sur la psychiatrie sociale », à Digby, N.-Ecosse, 13 octobre 1958.Les docteurs André Mackay et Armand Trépanier ont participé au programme du cours de perfectionnement en pneumologie à l\u2019Institut Lavoisier, les 8, 9, 10 oct.1958.Les docteurs Jacques Léger et François Léger ont présenté un travail à Saint-André-sur-Mer, au Con- grés des Médecins de Langue Francaise du Canada: « L\u2019Hypersensibilité en regard des maladies du collagène et des stéroïdes ».Les docteurs Jean-Louis Léger, Claude Bertrand, Denise Ouimet et N.Martinez ont présenté un travail au Congrès Inter-américain de Radiologie à Lima, Pérou, du 3 au 7 nov.1958: « L\u2019opacification de la cérébrale postérieure par voie carotidienne ».Les docteurs Jacques Léger, C.-E.Grignon, Yves Chaput et Roger Dufresne participent aux cours post-scolaires organisés par la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal.Ces cours se donnent du 20 octobre 1958 au 6 avril 1959. 1574 NOUVELLES «Les docteurs L-C.Simard et Yves Piette ont participé au cours de perfectionnement en médecine interne organisé par le docteur Charles-E.Grignon, sous les auspices de la Compagnie Frosst.Le docteur Charles-E.Grignon a été l\u2019animateur du Symposium sur les stéroïdes, au congrès des Médecins de Langue Française du Canada.à Saint-André-sur- Mer.en sept.1958.\u2014\u2014\u2014e.ÉLECTIONS À L'ASSOCIATION DES CHIRURGIENS DE LA PROVINCE DE QUÉBEC L'Association des Chirurgiens de la Province de Québec a tenu son assemblée générale annuelle à l\u2019Institut Neurologique de Montréal, samedi le 22 novembre 1958.La réunion administrative a été -précédée d\u2019une séance clinique scientifique, présidée l\u2019avant-midi par les docteurs François Roy et Donald R.Webster et l\u2019après-midi par les docteurs J.S.Martin et Gérard Gagnon.Le programme comprenait les travaux suivants: Resectability assessment and prognosis in carei- noma of the lung \u2014 par le docteur D.D.Munro.Hypertension due to renal artery disease.Treatment by renal revascularization \u2014 par le docteur J.C.Luke.\u2018A demonstration of carcinoma cells in the circulating blood \u2014 par le docteur R.C.Long.Management of sub-trochanteric fractures of the femur \u2014 par le docteur J.C.Petrie.Recent trends in the surgical treatment of coronary artery heart disease \u2014 par le docteur Arthur Vine- berg.Radical surgery in the treatment of carcinoma of the paranasal sinuses \u2014 par le docteur E.Tabah.Clinical use of human foetal tissues \u2014 par les docteurs Hamilton Baxter, M.Goldstein et R.Fortuine.À film on recurrent dislocation of the shoulder with follow-up \u2014 par le docteur F.Moseley.Les élections du Comité de direction ont donné les résultats suivants: président, le.docteur Mason Couper (Royal Victoria Hospital de Montréal); vice- présidents: les docteurs Paul Poliquin (Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus, de Québec), Gérard Gagnon (Hôtel- Dieu de Chicoutimi); secrétaire-trésorier: le docteur Jean-Paul Legault (Hôtel-Dieu de Montréal); directeurs: les docteurs François Archambault (hôpital Notre-Dame de Montréal), Guy Bertrand (Hô- tel-Dieu de Sherbrooke), Edouard Desjardins (Hô- tel-Dieu de Montréal), Louis-A.Frenette (hôpital Laflèche de Grand\u2019Mère), Edouard-D.Gagnon (hép.Notre-Dame de Montréal), Jameison S.Martin (Montreal General Hospital), Jacques Ringuet (hôp.| Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 St-Joseph de Rimouski), François Roy (Hôtel-Dieu de Québec).LE DOCTEUR FRANÇOIS CLOUTIER RAPPORTEUR AU CONGRÈS DE LIMA, PÉROU Le docteur François Cloutier, chargé de la section de psychiatrie à l\u2019hôpital Notre-Dame a été invité à participer au troisième congrès de Salud Mental de l\u2019Amérique du Sud qui a eu lieu à Lima, Pérou, du 24 octobre au 2 novembre 1958.a Le docteur Cloutier a été invité à titre d\u2019observateur étranger et la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal a bien voulu le déléguer - officiellement.A cette occasion, le docteur Cloutier a présenté Une communication intitulée: «Salud Mental y organization psychiatrica en los hospitales gene- rales ».CONFÉRENCE DU DOCTEUR JACQUES GENEST AU CLUB RICHELIEU DE QUÉBEC Le docteur Jacques Genest, directeur du Département de Recherches Cliniques de l\u2019Hôtel-Dieu, a été le conférencier invité du Club Richelieu de Québec, le 12 nov.dernier.Le sujet de sa conférence était: « Nécessité d\u2019une Commission d\u2019Etudes sur les différents aspects de l\u2019Assurance-Santé dans le Québec ».ÉLECTIONS À LA NEW BRUNSWICK MEDICAL SOCIETY La 78e assemblée annuelle de la New Brunswick Med'cal Society a eu lieu récemment à St.Andrews by the Sea.Au nombre des officiers élus au bureau de la Société, on remarque les noms des docteurs Paul Melanson, de Moncton, ler vice-président; B.Pothier, de Dalhousie; Claude Gaudreau, d\u2019Ed- mundston, Georges Dumont, de Campbellton, Aldo- ria Robichaud, de Tracadie, et Emerv Légère.de Moncton, conseillers.\u2014 CONFÉRENCE DU DOCTEUR SAMUEL LETENDRE À LONDON, ONT.Les docteur Samuel Letendre, secrétaire général pour le Canada de l\u2019Association Internationale de Fertilité, a prononcé une conférence à l\u2019assemblée annuelle de The Canadian Society of the Study of L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 Fertilitv.tenue à London, Ont, les 31 octobre et 1 novembre 1958.Le travail du docteur Samuel Letendre était intitulé: « À few considerations on hystero-salpingogra- phy and utero-tubal Kimographic insufflation by telefluoroscopy and cineradiography ».\u2014\u2014\u2014o COLLOQUES DU DÉPARTEMENT DE RECHERCHES CLINIQUES DE L'HÔTEL-DIEU Le jeudi, 30 octobre 1958, le docteur Jacques Ge- nest, directeur du Département de Recherches Cliniques de l\u2019'Hôtel-Dieu, avait invité le docteur Rolf Struthers, directeur de l\u2019Institut de Recherches à l\u2019Hospital for Sick Children de Toronto, à donner une conférence qu\u2019il avait intitulée: « Opportunities for post-graduate training in Europe ».Le 5 nov, le docteur M.McGregor, du Montreal Children\u2019s Hospital, a parlé de « factors affecting the pulmonary vascular resistance ».Le 19 novembre 1958, le docteur Roger Gaudry a étudié « quelques aspects du problème de la recherche de nouveaux médicaments ».NOUVELLES 1575 LA 4¢ CONFERENCE À LA MÉMOIRE DU DOCTEUR HINGSTON La 4e Conférence à la mémoire du docteur Hings- ton a été donnée au St.Mary\u2019s Hospital le 24 nov.1958, par le docteur Richard H.Overholt, de Boston, qui avait choisi comme sujet: « The trigger me- canisms In asthma ».SOCIÉTÉ CANADIENNE DE L'HÉMOPHILIE La Junior League de Montréal a entrepris un nouveau projet, cette année: L\u2019hémophilie, et pour lancer cette campagne, a organisé une exposition, lundi, le 17 novembre, à Phôtel Ritz Carlton de Montréal.Cette exposition dura la journée seulement, de 10 h.du matin à 9 heures du soir et elle a été approuvée par le Comité de Conseil Médical et Scientifique de la Société Canadienne de l\u2019Hémophilie et le président du Comité des Relations extérieures de l\u2019Association Médicale Canadienne, division de la Province de Québec.REVUE DES LIVRES Thérapeutique antibiotique.Par TURPIN et VELU.\u2014 G.Doin et Cie, édit., Paris, 1957.Ce livre rendra d\u2019utiles services dans la médication souvent abusive par les antibiotiques.Dans le but d\u2019aider le lecteur, les Auteurs ont utilisé la dénom:nation scientifique ou commune adoptée par la Commission du Codex.L\u2019ouvrage est divisé en quatre parties: 1\u2014 Généralités \u2014 Essor de l\u2019antibiothéra- pie, complexité des structures chimiques, mécanisme de l\u2019activité antibiotique, l\u2019action antibiotique au laboratoire, les effets antibiotiques in vivo, directives antibiotiques.2\u2014 L\u2019Etude spéciale des principaux antibiotiques.\u2014 La pénicilline, la streptomycine, le chloromphénicol, la chlortétracycline, la terrafongine, la tétracycline, l\u2019érythromycine, la carbomycine, la spiramycine, la néomyecine, la framycétine, la vyomycine, la cyclosérine, autre antibiotiques streptomyces.3 Antibiotiques d\u2019origine microbrienne.\u2014 La tyrothrycine, la bacitracine, les poly- mixines.4.\u2014 Problèmes divers d\u2019antibiothérame.La tyrothrycine, la bacitracine, les polymixi- nes \u2014 Antiblotiques divers, antibiotiques an- timycosiques, les antibiotiques et l\u2019avenir.L'homme de laboratoire, le spécialiste, le médecin de pratique générale, l\u2019étudiant trouveront dans ce livre tous les renseignements nécessaires dans la lutte contre les diverses affections.Donatien MARION. 1576 La souche du B.C.G.Monographie de l'Institut de Microbiologie et d'Hygiène de l'Université de Montréal (en collaboration avec le Département de Bactériologie de la Faculté de Médecine et avec l'Ecole d'Hygiène) Par A.FRAPPIER et M.PA- NISSET.Un vol.de 121 pages, publié à Montréal, 1957.A l\u2019Union International centre de Tuberculose en octobre 1956, s\u2019est tenue à Genève, la Conférence Tecnique du B.C.G.Le docteur Armand Frappier, directeur de l\u2019Institut de Microbiologie et d\u2019Hygiène, doyen de l\u2019Ecole d'Hygiène, Professeur à la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal y a présenté un rapport sur les données expérimentales et les documents que lui et ses collaborateurs ont pu accumuler depuis près de trente ans au sujet de la souche du B.C.G.Pour cette tâche énorme, il a été activement secondé par le docteur M.Panisset, directeur adjoint de l\u2019Institut de Microbiologie et d'Hygiène, professeur à l\u2019Ecole d\u2019Hygiène et à l\u2019Ecole Vétérinaire de l\u2019Université de Montréal.La responsabilité de ces deux principaux artisans est énorme quand on sait que depuis 1933, ils ont la tâche de préparer d\u2019une façon impeccable ce vaccin et de le diffuser tant au Canada qu\u2019à travers le monde entier.Par cet ouvrage, on fait entr\u2019autre la description princeps de la souche du B.C.G.1908 à 1933.Puis de 1933 à nos jours.Or se pose la redoutable question.La souche du B.C.G.a-t-elle varié depuis 1933, date à laquelle le docteur Frappier en devenait le gardien.Puis on décrit les méthodes améliorées de contrôle de la souche du B.C.G., surtout depuis 1936.Toutes les méthodes de contrôle sont rapportées et discutées.Les auteurs nous font part des acquisitions récentes sur ce sujet primordial de la standardisation des méthodes, afin que tous ceux qui REVUE DES LIVRES L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 s'occupent de ces questions parviennent à comprendre, en parlant le même langage scientifique.Se surajoutent d\u2019autres méthodes de contrôle susceptibles de prouver que le vaccin B.- C.G.est inoffensif et efficace.Des faits viennent confirmer ces prétentions.On estime à quelques cent cinquante millions les sujets qui, à travers le monde, ont été vaccinés par le B.C.G.Puis le docteur Léopold Vègre, membre de l\u2019Académie des Médecins et Chef de service honoraire de l\u2019Institut Pasteur un des premiers patrons du docteur Frappier, termine la préface de cet ouvrage par cette phrase encourageante: « Puisse cet ouvrage achever de convaincre ceux qui ont encore des doutes sur l\u2019innocuité et l\u2019efficacité des bacilles de A.Calmette et C.Guérin dans la vaccination antituberculeuse.» Avec la présentation de cet important volume, nous sommes trés heureux de souligner à tous nos compatriotes l\u2019imposante somme de travaux tous voués aux recherches sur la tuberculose et sur la prévention de cette terrible maladie par le vaccin B.C.G.Comme pour les œuvres dignes des savants, ces deux chercheurs, connaissent des auditoires internationaux.Même si notre propre appréciation ajoute très peu à leur mérite, il est bon que l\u2019Union Médicale vienne souligner cette publication due aux efforts constants de nos deux chercheurs et de leur équipe.Aussi ne sommes-nous pas surpris de les avoir vus délégués de leur Institut à Paris pour assister au Seminar sur les méthodes d\u2019étude du vaccin B.C:G.sous les auspices conjointes de l\u2019Union internationale contre la tuberculose et du Centre international de l\u2019enfance.Paul-René ARCHAMBAULT. LIVRES REÇUS Les traitements mitotiques du cancer \u2014 Colchicine et thiocolchicine \u2014 Enzymes \u2014 Acide désoxyribonucléique.\u2014 Par le docteur Ernest HUANT.Un vol.de 180 p., avec schémas et 40 radiographies en 19 planches hors texte (1.800 fr.).\u2014 G.Doin et Cie, édit., Paris, 1957.Les traitements miotiques du Cancer sont ceux qui interviennent au niveau méme du mécanisme pathogénique essentiel de la déviation néoplasique et constituent ainsi une modalité capitale de la chimiothérapie anti-can- céreuse.Dans son présent ouvrage, l\u2019auteur a voulu avant tout exposer et rassembler les résultats des travaux expérimentaux et cliniques qu\u2019il poursuit depuis près de 15 ans dans ce domaine, après les avoir commencés en marge de ses traitements radiothérapiques, chaque étape de ces travaux ayant d\u2019ailleurs été jalonnée par des publications et communications originales, qui sont rappelées au cours de ce livre.Les premiers chapitres sont consacrés aux effets caryoclasiques de la Colchicine \u2014 et, ensuite de la Thio-Colchicine \u2014 que l\u2019auteur a été le premier à introduire à partir de 1943, et malgré un certain scepticisme de début, dans la thérapeutique anti-cancéreuse.Les effets utiles développés à partir de cette caryolyse tiennent surtout à une augmentation des doses, qu\u2019il a rendue possible par l\u2019emploi simultané de vitamines d\u2019oxydo-réduction, dont il a démontré, dès 1950, qu\u2019elles agissent non seulement comme facteurs de tolérance, mais aussi comme modificateurs de fond du terrain tumoral.Le problème enzymatique du cancer vient se greffer sur l\u2019action caryolytique au niveau des phases de mitoses et de croissance.L\u2019auteur, en plus du rôle des enzymes d\u2019oxydo-ré- duction, démontre l'importance au moins égale d\u2019autres facteurs diastasiques (phosphatases, désaminases, dépolymérases.) et les applications thérapeutiques qui peuvent en découler, notamment en rapport avec les phénomènes nucléiques, car, une très importante partie de cet ouvrage est consacrée aux rapports des acides nucléiques et de la normalisation chro- mosomiale que l\u2019auteur a pu développer à partir de l\u2019Acide Désoxyribonucléique (A.D.N.).Notions d\u2019induction qu\u2019il complète par celle d\u2019homologie en démontrant l\u2019importance particulière d\u2019A.D.N.de polymérisations comparables, extraits de tissus identiques à ceux affectés par la déviation néoplasique.De très nombreuses observations cliniques, complétées par une iconographie radiologique démonstrative, viennent confirmer à chaque étape d\u2019expérimentation les résultats exposés dans ce livre.Les éléments de cet ouvrage ont largement contribué, et souvent en position de pointe, au tournant actuel de la Chimiothérapie anticancéreuse\u2026 Et il n\u2019est peut-être pas inutile de rappeler qu\u2019ils ont reçu récemment de l\u2019Etran- ger (U.S.A., Allemagne, Suède) et aussi de certaines expériences zoologiques, de multiples motifs de confirmation.Praticiens et spécialistes pourront donc le lire avec un égal intérêt et se convaincre \u2014 selon le souhait de l\u2019auteur \u2014 que le traitement mitotique du cancer ne doit plus être considéré comme une solution de pis-aller ou de consolation, mais bien comme une thérapeutique très effective et riche d\u2019espoirs, qu\u2019il convient dès lors d\u2019appliquer aux périodes « utiles » de l\u2019évolution tumorale.L'hypophysectomie dans le traitement du cancer.Par J.LE BEAU.Préface du prof.agrégé Marcel Perrault.Un vol.de 126 pages, avec 17 fig.(1.800 fr).\u2014 G.Doin et Cie, édit., Paris, 1958.Cet ouvrage est une mise au point opportune d\u2019une question qui n\u2019est plus d\u2019avant-garde, puisque l\u2019hypophysectomie se pratique maintenant dans le monde entier.Rappelons à ce propos que la première hypophysectomie pour cancer du sein semble avoir été pratiquée par l\u2019auteur dès 1951, sur l\u2019initiative du Prof.Marcel Perrault, à qui l\u2019on doit la préface de cet ouvrage.Il s\u2019adresse à la fois au neurochirurgien, au cancérologue, à l\u2019endocrinologiste et au neuro- physiologiste.Pour le neurochirurgien, la technique de 1578 LIVRES REÇUS l\u2019hypophysectomie et celle de la simple section de la tige de l\u2019hypophyse sont décrites en détail.Le traitement médical pré- et postopératoire est discuté et codifié.Un chapitre est consacré aux diverses complications chirurgicales et médicales de l\u2019hypophysectomie.La mortalité de l\u2019opération est actuellement très faible, à condition d\u2019opérer les malades avant le stade des métastases multiples et de la cachexie.Pour le cancérologue, les indications et les contre-indications de l\u2019hypophysectomie sont étudiées avant tout dans le cancer du sein qui résume la presque totalité des cas.L\u2019hypophy- sectomie, en effet, ne semble efficace que dans le cancer du sein et peut-être dans le cancer de la prostate.On continue cependant à l\u2019expérimenter dans beaucoup de variétés de tumeurs malignes.L'auteur insiste sur la prudence qu\u2019il convient de conserver dans l\u2019interprétation des résultats apparemment favorables, puisque les délais d\u2019observation postopératoire sont encore relativement courts.Pour l\u2019endocrinologiste, une analyse des résultats biologiques pré- et post-opératoires met en évidence les différentes modifications que l'on peut observer après hypophysectomie complète ou incomplète.Parallèlement, sont exposées les modifications biologiques observées au cours de la section de la tige de l\u2019hypophyse sans destruction du lobe antérieur de la glande.Le neurophysiologiste enfin, trouvera un exposé des constatations anatomiques et histologiques qui ont été effectuées au niveau de l\u2019hypothalamus, de la tige hypophysaire et de l\u2019hypophyse elle-même.Cette partie de l\u2019ouvrage est illustrée par des micro-photogra- phies.Un certain nombre de déductions intéressantes peuvent alors être envisagées chez l\u2019homme à propos des relations hypothalamo- hypophysaires, problème déjà ancien mais toujours d\u2019actualité.Traitement des mycoses.\u2014 Par J.GATE et J.COUDERT.Un vol.de 280 pages.(2.950 ir.).\u2014 G.Doin et Cie, édit., Paris, 1958.Ce livre est destiné avant tout au clinicien, médecin praticien ou spécialiste, pour l\u2019aider L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 à se reconnaître facilement dans les syndromes mycosiques, à choisir une thérapeutique logique, dont l\u2019efficacité soit éprouvée par l\u2019expérience de cliniciens avertis.La partie théorique de la mycopathologie est donc conçue comme une sorte d\u2019introduction, concise et claire.Elle envisage seulement les rapports du parasite avec l\u2019homme, la maladie parasitaire avec ses modes d\u2019envahissement, d'évolution, de guérison.La matière médicale antimycosique a été résumée en un formulaire court et simple.L'expérience pratique des auteurs, leurs recherches expérimentales et cliniques, souvent inédites, leur ont permis de faire un choix judicieux parmi le foisonnement des thérapeutiques proposées souvent sur la foi d\u2019observations contestables.L'essentiel du livre réside dans l\u2019étude, par chapitres, des mycoses classées par syndromes cliniques, en dehors de toute classification botanique, puisque, comme il a été démontré au Congrès de Stockholm, en 1957, ces deux ordres de classification, basés sur des phénomènes différents, ne peuvent être réduits l\u2019un à l\u2019autre.Un rappel étiologique et pathogénique situe chaque syndrome dans son cadre nosologique.La symptomatologie et les modes évolutifs sont rappelés succinctement, ainsi que les bases du diagnostic biologique.| Le traitement lui-méme est défini par les principes directeurs propres a chaque type d\u2019infestation.Les auteurs proposent ensuite des schémas et des méthodes éprouvées par une longue expérience.Ici encore, une sévère critique a eu pour but d\u2019éviter au praticien des expériences inutiles ou malencontreuses.Un index bibliographique permet, le cas échéant, de se reporter aux publications initiales, dont l\u2019essentiel, condensé, a été seul retenu dans le texte afin de le rendre plus clair.Cet ouvrage, entièrement nouveau dans sa forme et sa conception, est un instrument de travail pratique, sans luxe d\u2019érudition inutile, simple, clair et efficace. LIVRES REÇUS EN OCTOBRE ET NOVEMBRE 1958 Travaux d'anatomie pathologique oculaire.Par F.HER- VOUET.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1958.Initiation mathématique à la ohysique médicale et a la biologie.Par Julien GUELFI.\u2014 Masson et Cie, édit., Paris, 1958.Notes de techniques chirurgicales de la Presse Me- dicale recueillies par Lucien Léger.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1958.XIIe Congrès National de la Tuberculose, Montpellier, 9, 10 et li avril 1958.Par Professeur BARIETY.\u2014 Masson et Cie, édit.Paris, 1958.L\u2018Année Endocrinologique.Par M.ALBEAUX-FERNET et coll.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1958.Points de vue O.R.L.Par J.BENOIS, S.A.B.R.I., Paris, 1958.Fractures des membres chez l'enfant.Jean JUDET.Maloine, Paris VI, 1958.La médecine contemporaine.Par Dr Jean STERNE.\u2014 L'Activité contemporaine, Fernand Nathan, édit.Paris, 1958.Réadaptation fonctionnelle et rôle du terrain en pathologie.Par H.J.LAGROUA.\u2014 Librairie Maloine, S.A., édit, Paris, 1958.Les aspects cliniques de la tuberculose familiale.Par René BURNAND.Librairie Maloine S.A., édit.Paris, 1958.Par Robert et Médecine et spiritualité.Par N.T.KORESSIOS.Librairie Maloine, édit, Paris, 1958.Béchamp et le bon sens.Par Aurore VALERIE.Librairie Maloine, édit, Paris, 1958.Invitation a la psychanalyse.Par Denise SAADA.\u2014 Librairie Maloine, édit., Paris, 1958.The Birth of Normal Babies.Par Lyon P.STREAN.\u2014 Twane Publishers, édit.New-York, 1958.Guide coprologique pour l'interprétation clinique de l'examen des selles.Par J.TAUZIN.Masson et Cie, édit, Paris, 1958.Le diagnostic bactérioclogique en pratique médicale.Par Armand NEVOT.Masson et Cie, édit.Paris, 1958.Pratique du lebora:ci-s.Par Ch.JAULMES.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1958.Problèmes actuels d\u2019endocrinologie et de nutrition.Par Guy LAROCHE, H.P.KLOTZ et J.TREMOLIERE.Expansion Scientifique Française, édit, Paris, 1958.Techniques et thérapeutiques en pneumologie.Par Pierre BOURGEOIS et J.TURIAF.Expansion Scientifique Française, édit, Paris, 1958.Mycologie médicale.Organisée par l'Institut Pasteur.Expansion Scientifique Française, édit, Paris, 1958.COMMUNIQUÉS COURS DE PERFECTIONNEMENT À SAINTE-JUSTINE Un enseignement post-universitaire de la pédiatrie a été organisé à Sainte-Justine où des cours de perfectionnement pour le praticien sur les maladies des enfants seront donnés du 8 au 12 décembre 1958.En voici le programme détaillé: Lundi, 8 déc.: Présidence de C.Bisson.9 h.\u2014 Ouverture du cours.\u2014 C.Bisson.9 h.15 \u2014 Chirurgie d\u2019urgence en pédiatrie.\u2014 C.Bisson.10 h.\u2014 Présentation de malades en chirurgie.\u2014 J.Clermont.10 h.30 \u2014 Intoxication et empoisonnement en pédiatrie.\u2014 L.Chicoine.11 h.15 \u2014 Démonstration: Service d\u2019urgence re: intoxication.\u2014 L.Chicoine, Mardi, 9 déc.: Présidence de G.Morin.9 h.\u2014 Obésité nutritionnelle chez l\u2019enfant.\u2014 A.Martel.9 h.45 \u2014 Démonstration: cas d\u2019obésité en endocrinologie.\u2014 A.Martel.10 h.30 \u2014 Médications nouvelles en pédiatrie.\u2014 P.Brodeur.11 h.15 \u2014 Présentation de malades en pédiatrie.\u2014 L.Chicoine et les résidents.Mercredi, 10 déc.: Présidence de A.Martel.9 h.\u2014 Malformations congénitales du coeur: point de vue médical.\u2014 R.Poirier.9 h.45 \u2014 Malformations congénitales du coeur: point de vue laboratoire.\u2014 E.Labelle.10 h.30 \u2014 Malformations congénitales du coeur: point de vue traitement médical.\u2014 P.Marion.11 h.15 \u2014 Malformations congénitales du coeur: point de vue traitement chirurgical.\u2014 P.Stanley.Jeudi, 11 déc.: Présidence de F.Laberge.9 h.\u2014 Orthopédie: troubles du bassin et de la colonne vertébrale.\u2014 C.Favreau.9 h.15 \u2014 Démonstration: idem.\u2014 P.Labelle, B.Gauthier et R.Simoneau.10 h.30 \u2014 Les méningites.\u2014 G.Jeliu.11 h.15 \u2014 Présentation de malades en pédiatrie.\u2014 L.Chicoine et les résidents.Vendredi, 12 déc.: Présidence de E.Cabana.9 h.\u2014 Usage et abus des antibiotiques.\u2014 A.Royer.9 h.45 \u2014 Encéphalites aiguës infantiles.\u2014 A.Courtois. COMMUNI ~ L'Union Méd.Canada 1580 0 UNIQUES Tome 87 \u2014 Déc.1958 10 h.30 \u2014 Forum général par les médecins de Discussion \u2014 Panel.\u2014 Joseph-A.Blais, de Guise chaque spécialité pédiatrique.Vaillancourt, Jacques Durivage et Roger Gariépy (45 12 h.\u2014 Lunch.min.).Les séances de l\u2019après-midi Lundi, 8 déc, 1 h.à 3 h.\u2014 Notions de puériculture.\u2014 À.Royer.Mardi, 9 déc, 1 h.à 3 h.\u2014 Notions bio-chimiques pratiques.\u2014 R.-A.Ayotte, Ph.D.Mercredi, 10 déc, 1 h.à 3 h.\u2014 Démonstration de chirurgie cardiaque À coeur ouvert chez le chien.\u2014 P.Stanley.Jeudi, 11 déc, 1 h.à 3 h.\u2014 Notions hématologiques pratiques.\u2014 À.Royer.Vendredi, 12 déc, 1 h.à 3 h.\u2014 Notions bactériologiques pratiques.\u2014 B.Martineau.COURS POST-UNIVERSITAIRES DE MÉDECINE INTERNE Des cours post-universitaires de médecine interne à l\u2019intention des médecins praticiens ont été organisés à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal sous la direction scientifique du docteur Jacques Genest.Ils vont consister en quatre journées complètes consacrées à l\u2019étude des principaux problèmes médicaux rencontrés en pratique générale et ils auront lieu les 2, à, 4 et 5 février 1959.Il y aura 8 sessions de 3 heures.Chacune de ces séances sera consacrée à un aspect particulier de la médecine interne.Chaque session sera confiée à une équipe spécialisée qui traitera en trois heures le point de vue diagnostic différentiel, physiopathologique et thérapeutique.À cette fin, les sessions comporteront des présentations « pratiques » d\u2019environ 20 minutes chacune, une discussion \u2014 panel et des démonstrations cliniques.Démonstrations techniques (1 heure): a) fond d\u2019oeil b) cautérisation du col utérin c) diètes d) frottis vaginaux, bronchiques et autres e) instruments de physiothérapie.Lundi, 2 février 1959 \u2014 9 h.am.à 1 h.pm.I \u2014 MALADIES RHUMATISMALES.Introduction aux maladies rhumatismales et du collagéne.\u2014 Joseph-A.Blais (20 min.).Traitement de l\u2019arthrite rhumatoïde.\u2014 Roger De- mers (20 min.).L\u2019épaule douloureuse.\u2014 Jacques Durivage (20 min.).Lombalgie.\u2014 Roland Dussault (20 min.).Goutte et arthrite goutteuse.\u2014 de Guise Vail- lancourt (20 min.).Physiothérapie: instrumentation \u2014 utilisation et indication.\u2014 Jean-M.Lessard et René Allard (60 min.).Lundi, de 2 h.à 5 h.pm.II \u2014 MALADIES HYPERTENSIVES.Classification, évaluation clinique et traitement médical.\u2014 Jacques Genest (40 min.).Complications cardiaques et leur traitement.\u2014 Pierre Marion (20 min.).Complications cérébrales et leur traitement.\u2014 Guy Courtois (20 min.).Formes curables par la chirurgie.\u2014 Georges-Etien- ne Cartier (20 min.).Discussion \u2014 Panel.\u2014 Jacques Genest, Rodrigue Lefebvre, Geo.-Etienne Cartier et Jean Migneault (45 min.).Mardi, 3 février 1959, de 9 h.am.a 1 h.p.m.III \u2014 NUTRITION MODERNE ET DIETES.Notions fondamentales.\u2014 Jacques Duquette (20 min.).Diète et médicaments dans le diabète.\u2014 Alfred Cléroux (20 min.).Diète pauvre en graisse et sans résidu.\u2014 Paul Letendre (20 min.).Diètes hypo- et hyperprotéiniques.\u2014 Jean-M.Beauregard (20 min.).Diète limitée en sodium.\u2014 Jacques Genest (20 min.).Diète et médicaments pour le traitement de l\u2019obésité.\u2014 Gilles Gosselin (20 min.).Diète pour l'insuffisance hépatique.\u2014 Roland Dussault (20 min.).Diète pour l\u2019athérosclérose.\u2014 Léo-Paul Pichette (20 min.).Démonstration: fond d\u2019oeil.\u2014 Francois Henry, Antoine Demers, Arthur Labelle, Roland Lapointe, Claude Monfette et Lucien Perron (60 min.).Mardi, de 2 h.a 5 h.pm.IV \u2014 GASTRO-ENTEROLOGIE.Physiopathologie des cirrhoses.\u2014 René Lefebvre (45 min.).Symposium sur les maladies du colon.\u2014 Paul Le- tendre, Albert Jutras, Jacques Tremblay et Jean- Paul Cholette (75 min.).Traitement des troubles post-cholécystectomies.\u2014 Roger Dufresne (20 min.).Mercredie, 4 février 1959 \u2014 9 h.a.m.à 1 h.p.m.V \u2014 Endocrinologie.Introduction et physiopathologie pituitaire-surré- nales.\u2014 Jacques Genest (20 min.).pra M Ton L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 LIII A \u2014 _vour une santé robuste.\u2014 a -.\u201ca a os 3 4 Ro \\ % WE = by > + > 9,4 VENI G Tr S Améliore le régime alimentaire quotidien en assurant à tous un complément adéquat de vitamines et de minéraux essentiels.POSOLOGIE: 1 capsule par jour ou selon l\u2019avis du médecin.PRÉSENTATION: En flacons de 50 et 500 capsules.ANGLO-FRENCH DRUG CIE LTÉE e MONTRÉAL 1582 COMMUNIQUÉS Physiopathologie pituitaire-thyroïde.\u2014 Alfred Clé- roux (20 min.).Physiopathologie pituitaire-gonades.\u2014 Paul Dumas (20 min.).Discussion \u2014 Panel No 1.Pituitaire, para-thyroïdes et gonades.\u2014 Paul Dumas, Jacques Duquette, Pierre Meunier, Gabriel Fournier et Lucien Coutu (45 min.).Discussion \u2014 Panel No 2.Surrénales, thyroïde et pancréas.\u2014 Charles-Emile Grignon, Jacques Genest, Alfred Cléroux, Georges- Etienne Cartier (45 min.).Problèmes discutés: aménorrhée, impuissance, hirsutisme, nodule thyroïdien, cryptorchidisme, cortico- thérapie, fausses couches répétées et autres.Démonstrations: frottis vaginaux, buccaux, bronchiques et autres; technique, indication et valeur diagnostique.\u2014 Joseph-Luc Riopelle (60 min.).Mercredi, de 2 h.à 5h.pm.VI \u2014 PSYCHIATRIE ET NEUROLOGIE.Examen neurologique en pratique générale.\u2014 Jean Saucier (20 min.).Problèmes psychiatriques du praticien.\u2014 Charles Dumas (20 min).Indication des thérapeutiques du choc.\u2014 Jean- Léon Desrochers (20 min.).A propos du certificat d\u2019internement.\u2014 Robert Genest (15 min.).Indication, choix et posologie des médicaments euphorisants et tranquillisants.\u2014 Jean-Pierre La- brecque (20 min.).Symptômatologie des tumeurs cérébrales.\u2014 André Parenteau (20 min.).Conduite a tenir dans les traumatismes craniens.\u2014 Claude Bertrand (20 min.).Jeudi, 4 février 1959 \u2014 9 h.am.à 1 h.pm.VII \u2014 MALADIES RENALES.Physiopathologie et diagnostic l\u2019œdème.\u2014 Lucien Coutu (20 min.).Traitement du syndrome néphrotique.\u2014 Lucien Coutu (20 min.).Choix, mode d\u2019action et indication des diurétiques.\u2014 Gilles Leduc (20 min.).Conduite à tenir dans le traitement des infections différentiel de urinaires.\u2014 Jean Charbonneau (20 min.).Signification clinique de l\u2019'hématurie.\u2014 Jean-Paul Bourque (20 min.).L\u2019insuffisance rénale aigué.\u2014 Gilles Gosselin (20 min.).Démonstration: cautérisation du col.\u2014 Pierre Meunier et Charles Ouimet (60 min.).Jeudi, de 2 h.à 5 h.p.m.VIII \u2014 MALADIES PULMONAIRES ET AUTRES.Conduite à tenir dans l\u2019asthme.\u2014 Gérard Cas- grain (20 min.).L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 Traitement de la tuberculose.\u2014 Francois Laramée (30 min.).\u2019 Signes de début du cancer pulmonaire.\u2014 Jacques Bruneau (20 min.).Les occlusions artérielles aigués.\u2014 Georges-Etien- ne Cartier (20 min.).Traitement des varices et des ulcéres variqueux.\u2014 Paul Cartier (20 min.).Les médicaments anti-cancéreux.\u2014 Léopold Long (20 min.).Les nouveaux anti-biotiques.\u2014 Maurice Saint- Martin (20 min.).Jeudi soir: banquet et remise des certificats.UNE SUBVENTION FÉDÉRALE EST ACCORDÉE AU REDDY MEMORIAL HOSPITAL, MONTRÉAL, POUR L'ACHAT DE MATÉRIEL RADIOGRAPHIQUE OTTAWA, le 26 septembre 1958 \u2014 L\u2019hon.J.Waldo Monteith, ministre de la Santé nationale et du Bien-Etre social, annonce aujourd\u2019hui que le gouvernement fédéral, en vertu du programme des subventions à l\u2019ygiène, vient d\u2019accorder une subvention de $22,894 au Herbert Reddy Memorial Hospital, à Montréal.Cette subvention servira à acheter le matériel radiographique qu\u2019exigent les services diagnostiques de cet hôpital, services dont l\u2019importance s\u2019eccentue sans cesse.Plus de 5,000 examens ont été faits en 1958.AVIS CONCERNANT LES SPÉCIALISTES Le Comité des Créances, chargé de considérer les demandes de certification, se réunira à la fin de Janvier 1959.Les médecins, dont les études et les stages postscolaires seront bientôt terminés, voudront bien présenter leurs requêtes avant le 10 janvier 1959, ceci permettant au Comité concerné d\u2019obtenir les renseignements jugés nécessaires.Tout aspirant au certificat est prié de noter que, conformément à nos règlements, aucun certificat ne peut être émis sans examens.Au préalable, une demande d\u2019éligibilité à ces épreuves, sur une formule dûment remplie et fournie à cet effet par notre Secrétariat, doit être soumise pour étude et approbation à notre Comité intéressé.Cette requête doit de plus être accompagnée des attestations d'études et de stages signées par les Directeurs Médicaux des hôpitaux où les internats et les résidences ont été faits.D\u2019autre part, tout candidat soumettant une demande doit avoir payé sa cotisation annuelle de vingt dollars à notre Collège et être en règle.Pour fins d\u2019octroyer des certificats de compétence, le Bureau Provincial de Médecins du Québec re- connait les spécialités suivantes: L'Union Méd.Canada LIV Tome 87 \u2014 Déc.1958 (Sérum de Taureaw) .pour un tube scellé de: INDICATIONS: Toutes les phases du prostatisme, sénilité précoce, troubles dépressifs, etc.+ \u2019 POSOLOGIE: AMPOULES BUVABLES, 5 c.c.AMPOULES: 1 3 2 ampoules par jour dans un peu d\u2018eav sucrée, a jeun, une demi-heure avant le petit déjeuner.SUPPOSITOIRES: un ou deux par jour.SUPPOSITOIRES Documentation et échantillon à Messieurs les médecins sur demande.Préparé par LES LABORATOIRES DAUSSE, Paris, France Représentants exclusifs au Canado 1584 CO =I OO Ov va WN m= sv Ou a =O WO JO UL WN ~~ OO © COMMUNIQUES .Allergie .Anatomie pathologique .Anesthésie .Bactériologie .Biochimie médicale .Cardiologie .Chirurgie générale .Chirurgie orthopédique .Chirurgie plastique et reconstructive .Chirurgie thoracique .Dermato-syphiligraphie .Gastro-entérologie .Gynécologie .Hygiène publique .Maladies pulmonaires & T.B.Médecine interne .Médecine physique et réhabilitation .Neuro-chirurgie .Neurologie .Obstétrique .Ophtalmologie .@to-rhino-laryngologie .Pathologie clinique .Pédiatrie .Psychiatrie .Radiologie diagnostique et/ou thérapeutique .Urologie L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 On est prié de bien noter qu\u2019une autre réunion du Comité des Créances, le 26 mai 1959, sera la dernière de l\u2019année.Toute demande d\u2019éligibilité soumise après cette date ne pourra être étudiée avant Janvier 1960.Jean PAQUIN, M.D.Registraire.COURS INTERNATIONAL SUR LA STRATIGRAPHIE À l\u2019Institut de Radiologie de l\u2019Université de Gênes et sous la direction du Prof.Vallebona aura lieu le IV® Cours International sur la Stratigraphie.Le Cours aura la durée de 8 jours et traitera particulièrement des récents progrès de la méthode.Le Cours sera effectué dans la période septembre- octobre 1959.Les leçons tenues dans la langue de l\u2019orateur, seront traduites extemporanément en: italien, français, allemand, anglais et espagnol.Tous ceux qui désirent y participer sont priés de bien vouloir envoyer leur adhésion éventuelle, sans engagement définitif de leur part, pour permettre à la direction d\u2019organiser le Cours en temps voulu.(Adresse: Secrétaire IV Cours Int.Stratigraphie Prof.Neopolo Macarini \u2014 Istituto di Radiologia \u2014 Ospedale S.Martino \u2014 Genova \u2014 Italia). FILIBON Supplément Prénatal Le FILIBON offre à votre cas de maternité un plein supplément des vitamines et minéraux requis en plus des extras importants suivants: FILIBON une nouvelle forme de fer pour minimiser l\u2019irritation gastrique les vitamines prophylactiques B, et K un facteur intrinsèque non inhibitif pour obtenir l\u2019absorption efficace de la B,, des oligo-éléments importants une formule sans phosphore .façonné pour elle pour la tenir au régime que vous avez prescrit I'attrayant pot FILIBON ® une posologie commode \u2014 seulement une par jour ® une petite capsule facile a avaler \u2014 remplie a sec pour hater l'absorption et supprimer tout arrière-goût désagréable Chaque capsule molle de FILIBON contient: Vitamine A.4,000 UE.Vitamine D.400U.IL Mononitrate de Thiamine (B;) .3 mg.Pyridoxine (Be) .1 mg.Niacinamide .10 mg.Riboflavine (B:) .2 mg.Vitamine Bj: 2 meg.Acide Ascorbique (©) 50 mg.Vitamine K (Ménadiene) 0.5 mg.Acide Folique .1 mg.Fumarate Ferreux .90 mg.LEDERLE LABORATORIES DIVISION, CYANAMID OF Fer (sous forme de Fumarate) .Facteur Intrinséque .Fluor (CaF) .Cuivre (CuO) .Iode (KI) .Potassium (K2SO4) .Manganèse (MnO2) .Magnésium (MgO) Molybdène (Na,MoO,.2H:0) Zinc (ZnO) .Carbonate de Calcium .0.15 mg.0.025 mg.0.085 mg.5756 mg.SANS PHOSPHORE CANADA LIMITED 5550.AVENUE ROYALMOUNT, VILLE MONT-ROYAL, MONTRÉAL, P.Q.*Marque déposée SUPPLEMENT PRENATAL LEDERLE POSOLOGIE / une capsule ou plus par jour PRÉSENTATION / attrayante flacons réutilisables de 100 capsules CAN ADP 1586 COMMUNIQUÉS L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL FACULTÉ DE MÉDECINE Cours post-scolaires COLLOQUES DE THERAPEUTIQUE: DU LUNDI SOIR 20 octobre Maladies du sang: 3 novembre Allergie: 17 novembre 15 décembre Maladies du cœur: 12 janvier Maladies des reins: 2 février L\u2019hypertension : Maladies de la nutrition et des glandes endocrines 16 février 2 mars Arthrite : 16 mars Maladies de l\u2019appareil digestif : 6 avril Les médicaments de l\u2019année : Chaque séance commencera à 7h.30 pm, dans les locaux suivants: A l\u2019Hôtel-Dieu: Salle des conférences, Pavillon de Bullion (2e étage) A l'hôpital Notre-Dame: Amphithéâtre du 1er étage A l'hôpital Maisonneuve : Grand amphithéâtre.Hôtel-Dieu Hôpital Notre-Dame Maladies de l\u2019appareil respiratoire : Hôtel-Dieu Institut de Cardiologie (Hôpital Maisonneuve) Hôpital Maisonneuve Hôtel-Dieu Hôpital Notre-Dame Hôtel-Dieu Hôpital Notre-Dame Hôpital Notre-Dame Docteur Léopold Long (président) et collaborateurs Docteur Jacques Léger (président) et collaborateurs Docteur François Laramée (président) et collaborateurs Docteur Paul David (président) et collaborateurs Docteur Jacques Bernier (président) et collaborateurs Docteur Jacques Genest (président) et collaborateurs Docteur Chs-Emile Grignon (président) et collaborateurs Docteur J.-A.Blais (président) et collaborateurs Docteur Yves Chaput (président) et collaborateurs Docteur Roger Dufresne (président) et collaborateurs Après de brefs exposés de thérapeutique pratique, suivra une période de questions et de réponses.Pour tout renseignement supplémentaire, s\u2019adresser à la Faculté de médecine de l\u2019Université de Montréal (REgent 3-9951, Loc.252).L'Union Médicale du Canada en 1889 PROPHYLAXIE ET TRAITEMENT DE LA TUBERCULOSE.Décembre 1889.« La tuberculose est, de toutes les maladies, celle qui fait le plus de victimes dans les villes et même dans certaines campagnes,» telle est la déclaration qu\u2019a mise en tête de ses Instructions au public la Commission permanente du récent Congrès pour l\u2019étude de la tuberculose.Même pour ceux qui se refusent à admettre l\u2019entière exactitude de cet avancé, il est avéré que la tuberculose est une des maladies contre lesquelles il importe le plus de se prémunir par tous les moyens possibles, et l\u2019on peut dire que, de nos jours, c\u2019est à la recherche de ces moyens ainsi qu\u2019à celle de la nature intime de l\u2019affection tuberculeuse qu\u2019ont été consacrés la plupart des travaux des principales sociétés savantes du monde entier.La prophylaxie de la tuberculose découle nécessairement de son mode de propagation et constitue le premier pas à faire en fait de traitement.Aussi les promoteurs de l\u2019œuvre de la tuberculose ont-ils dû, tout d\u2019abord, établir les règles sur lesquelles elle doit être basée.Ces règles, les voici telles que nous les a transmises M.-Chauveau, président de la L'Union Méd.Canada LVI Tome 87 \u2014 Déc.1958 HORMONOTHÉRAPIE TOTALE AMPOULES BUVABLES SIROP AROMATISÉ NOT MOAAUSS Z COMPOSITION Extraits totaux de sang: Extrait de foie de veau titré en vitamine Bis native; de taureau titrés en fer Extrait spécial de levure de biére; de génisse | hémoglobinique: Extrait spécial de cuticules de céréales.de veau ESL LEG INDICATIONS THERAPEUTIQUES Déficience organique, Anémies, Asthénies des convalescents, des vieillards, des dyspeptiques, des néoplasiques, des déficients endocriniens et contre les insuffisances ovariennes, les retards de croissance et tous états de sidéropénie.POSOLOGIE: Ampoules buvables Sirop Adultes: 2 à 3 cuillerées à soupe par jour.Adultes: 2 ampoules par jour.Enfants: de 10 à 15 ans, 1 à 3 cuillerées à dessert: de 5 à 10 ans, 1 à 3 cuillerées à café; jusqu\u2019à 5 ans, 2 demi-cuillerées à caté par jour.Enfants: 1 ampoule par jour.Sous l'une ou l\u2019autre forme, HORMODAUSSE doit être pris un quart d'heure avant les repas après dilution dans V4 de verre d\u2019eau.Le médicament est bien supporté par le tube digestif et ne présente pas de contre-indication.PRÉPARÉ PAR LES LABORATOIRES DAUSSE, PARIS, FRANCE Représentants exclusifs au Canada 1588 Commission permanente du Congrès de la tuberculose : «La tuberculose est une maladie parasitaire, virulente, contagieuse, transmissible, causée par un microbe \u2014 le bacille de Koch.Ce microbe pénètre dans l\u2019organisme par le canal digestif avec les aliments, par les voies aériennes avec l\u2019air inspiré, par la peau et les muqueuses à la suite d\u2019écorchures, de piqûres, de blessures et d\u2019ulcérations diverses.« Certaines maladies: rougeole, variole, bronchite chronique, pneumonie; certains états constitutionnels provenant du diabète, de l\u2019alcoolisme, de la syphilis, etc., prédisposent considérablement à contracter la tuberculose.«La cause de la tuberculose étant connue, les précautions prises pour se défendre contre ses germes sont capables d\u2019empêcher sa propagation.« Le parasite de la tuberculose peut se rencontrer dans le lait, les muscles, le sang des animaux qui servent à l'alimentation de l\u2019homme (bœuf, vache surtout, lapin, volailles).«La viande crue, la viande peu cuite, le sang, pouvant contenir le germe vivant de la tuberculose, doivent être prohibés.Le lait, pour les mêmes raisons, ne doit être consommé que bouilli.« Par suite des dangers provenant du lait, la protection des jeunes enfants, frappés si facilement par la tuberculose sous toutes ses formes, doit attirer spécialement l\u2019attention des mères et des nourrices.« L\u2019allaitement par la femme saine est l\u2019idéal.«La mère tuberculeuse ne doit pas nourrir son enfant; elle doit le confier à une nourrice saine, vivant à la campagne où, avec les meilleures conditions hygiéniques, les risques de contagion tuberculeuses sont beaucoup moindres que dans les villes.«Si l\u2019allaitement au sein est impossible, et qu\u2019on le remplace par l\u2019alimentation au lait de vache, ce lait, donné au biberon, au petit-pot ou à la cuiller, doit toujours être bouilli.«Le lait d\u2019ânesse et de chèvre offre infiniment moins de danger à être donné non bouilli.«Par suite des dangers provenant de la viande des animaux de boucherie, qui peuvent conserver toutes les apparences de la santé alors qu\u2019ils sont tuberculeux, le public a tout intérêt à s\u2019assurer que l\u2019inspection des viandes, exigée par la loi, est convenablement et partout exercée.«Le seul moyen absolument sûr d\u2019éviter les dangers de la viande qui provient d\u2019animaux tuberculeux, est de la soumettre à une cuisson suffisante pour atteindre sa profondeur aussi bien que sa surface: les viandes complètement rôties, ou bouillies et braisées sont seules sans danger.« D'autre part, le germe de la tuberculose pouvant se transmettre de l\u2019homme tuberculeux à l\u2019homme L'UNION MÉDICALE DU CANADA EN 1889 L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 sain, par les craçhats, le pus, les mucosités desséchées et tous les objets chargés de poussières tuberculeuses, il faut, pour se garantir contre la transmission de la tuberculose : «1° Savoir que, les erachats des phtisiques étant les agents les plus redoutables de transmission de la tuberculose, il y a danger public à les répandre sur le sol, les tapis, les tentures, les rideaux, les serviettes, les mouchoirs, les draps et les couvertures; «2° Etre bien convaincu, en conséquence, que l\u2019usage des crachoirs doit s'imposer partout et pour tous.«Les crachoirs doivent toujours être vidés dans le feu et nettoyés à l\u2019eau bouillante; jamais il ne doivent être vidés ni sur les fumiers, ni dans les jardins, où ils peuvent tuberculoser les volailles, ni dans les latrines; «3° Ne pas coucher dans le lit d\u2019un tuberculeux ; habiter le moins possible sa chambre, mais surtout ne pas y coucher les jeunes enfants; «4° Eloigner des locaux habités par les phtisiques les individus considérés comme prédisposés à contracter la tuberculose: sujets nés de parents tuberculeux, ou ayant eu la rougeole, la variole, la pneumonie, des bronchites répétées, ou atteints de diabète, etc; «5° Ne se servir des objets qu\u2019a pu contaminer le phtisique (linges, literie, vêtements, objets de toilette, tentures, meubles, jouets) qu\u2019après désinfection préalable (étuve sous pression, ébullition, a vapeurs soufrées, peinture à la chaux»; «6° Obtenir que les chambres d\u2019hétels, maisons garnies, chalets ou villas occupées par les phtisiques dans les villes d\u2019eaux ou les stations hivernales, soient meublées et tapissées de telle manière que la désinfection y soit facilement et complètement réalisée après le départ de chaque malade; le mieux serait que ces chambres n\u2019eussent ni rideaux, ni tapis, ni tentures, qu\u2019elles fussent peintes à la chaux et que le parquet fût recouvert de linoléum.» Mais s\u2019il est relativement facile d\u2019établir les conditions .dans lesquelles on doit se placer pour se prémunir contre la tuberculose, il ne l\u2019est pas autant de combattre la maladie une fois qu\u2019elle s\u2019est manifestée.Ce que l\u2019on peut dire de plus vrai à ce sujet, c\u2019est que la thérapeutique est encore impuissante en face des ravages de cette affection.Ce n\u2019est pas que la science n\u2019ait rien découvert de nouveau depuis vingt ans, au contraire; très nombreuses ont été les méthodes préconisées, plus nombreux encore les médicaments vantés et réputés efficaces contre le bacille tuberculeux, mais l\u2019on s\u2019est toujours et fatalement heurté à l\u2019impuissance du médicament à amoindrir, dans l\u2019organisme, dans le sang ou les organes, la vitalité du microbe.Là ju Tomé LVI L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 b= Ne, + oan Atropinique 7 aN 4 2F A ae = Antémtique 778 Metas as (DIHEXYVERINE) ee AZ NS 4 7 | Procainique = \u201c Papavérinique Sr pe i ; Antihistaminique ve 1 molecule\u2026 Spasmolytique de synthèse à 5 proprietes multiples indications pharmacodynamiques thérapeutiques LEEMING MILES PHARMACEUTICALS INCa MONTREAL À L'HONNEUR! ® Titre de «ré son entrée.du Craft'.aurx Con ; Sod PR Te sxe A pe AP = XE w PE Les Ateliers d\u2019impression et de reliure Beauchemin, Ltée, sont\u2019 = heureux de ces témoignages rendus a la conscience professionnelle \u2019 et au métier sûr de leurs ouvriers spécialisés.Le souci du détail et un équipement adéquat nous permettent de produire des travaux de haute qualité tout en maintenant un service ultra rapide et courtois.Le privilège de vous servir est notre meilleure publicité.426, RUE SAINT-GABRIEL, MONTRÉAL \u2014 UNiversity 1-1431 L'Union Méd.Canada LVIl Tome 87 \u2014 Déc.1958 ACHOLERETIQUE -LIPOTROPE S O UF -R.E MEDICATION TOTALE ASSIMILABLE DE LA CELLULE HEPATIQUE 2 a 4 dragées avant chaque repas FORMULE : Trithioparaméthox onyphé \"Ylpropéne 0,005 q Sitartrate de cho fin .030 9 pour une dragée.Boite de 60 | | LABORATOIRES DE THERAPEUIIOUE MODERNE 2245, RUE VIAU, MONTREAL | Lez tos ba LX \u2014 (1592) est peut-être l\u2019explication des nombreux échecs éprouvés par les expérimentateurs.Au cours d\u2019une étude à ce sujet, publiée récemment dans l\u2019Union Médicale, de Paris, sous la signature de Paul Chéron, nous trouvons résumées les diverses médications nouvelles de la tuberculose, lesquelles peuvent être classifiées comme suit: 1° Inhalations médicamenteuses; 2° pulvérisations ; 3° lavement gazeux; 4° injections; 5° médication interne antiseptique; 6° modificateurs du terrain ; 7° méthodes externes non médicamenteuses; 8° médication symptomatique.Toutes ces injections sont aujourd\u2019hui à peu près abandonnées, même par leurs auteurs, et, conclut M.Chéron, il n\u2019est pas probable qu\u2019on y revienne au moins d\u2019ici quelque temps.Pour notre part, nous avouons n\u2019avoir jamais bien compris comment des injections médicamenteuses dans le tissu pulmonaire pouvaient même améliorer les lésions tuberculeuses de celui-ci.Plus rationnelle, à coup sûr, est la médication interne, laquelle peut s\u2019adresser à la fois à l\u2019état général et à l\u2019élément pathogène, le microbe.Parmi les médicaments nombreux recommandés en ces der- TROIS SULFAS et PÉNICILLINE L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA EN 1889 L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 niers temps contre la tuberculose, nous pouvons mentionner le calomel, l\u2019iodure de potassium, l\u2019ho- meriana, le borate d\u2019ammoniaque, les eaux minérales naturelles.A-t-on constaté une seule guérison, une seule amélioration permanente par ces diverses moyens?Non.A notre sens, la médication interne n\u2019a chance de réussir que si elle peut, sinon détruire la nocivité du bacille de Koch, du moins modifier le terrain sur lequel s\u2019est implanté ce bacille.Or, de tous les modificateurs du terrain: l\u2019arsenic, la digitale, le koumyss, le kéfir, la suralimentation, les climats chauds et l\u2019altitude, il n\u2019en est aucun qui puisse mettre à son crédit autre chose que de simples améliorations passagères.L\u2019arsenic n\u2019est qu\u2019un tonique général, le gavage fatigue bientôt les malades, et, à l\u2019heure qu\u2019il est, il y a une forte réaction contre les climats chauds.Les médications externes non médicamenteuses réussissent-elles mieux?Les pointes de feu, comme les vésicatoires volants, n\u2019agissent guère que sur la toux et les pleurésies circonscrites, sources fécondes de douleurs thoraciques.L\u2019aérothérapie, surtout par les inhalations forcées d'air chaud tant recomman- *Eastman, G.: New York J.Med.57:3119, 1957 L\u2019Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 dées par Weigert, constitue un traitement purement théorique que l'expérience n'a pas confirmé.On peut en dire autant des inhalations d\u2019air froid.Reste la médication symptomatique, celle à laquelle on est toujours forcé d\u2019avoir recours, le cas échéant, et sans laquelle le praticien resterait souvent dans un véritable et réel embarras.Notons, comme nouveautés l\u2019antipyrine et l\u2019antifébrine recommandées contre la fièvre tuberculeuse, le sul- fonal, efficace contre les sueurs nocturnes et considéré, par Boettrich, comme l\u2019égal de Jl\u2019atropine, l\u2019iodoforme contre l\u2019hémoptisie, l\u2019oxalate de cérium contre la toux.Les complications laryngées ont aussi eu leur part de nouveautés.Contre la congestion de la muqueuse, scarifier celle-ci; s\u2019il y a sténose du larynx, faire la trachéotomie; enfin, il y a la grattage.Localement on applique le menthol et l\u2019acide lactique qui détruisent sur place le bacille tuberculeux.la prescription pratique pour les infections les plus fréquentes L'UNION MÉDICALE DU CANADA EN 1889 TRULFACILLIN TROIS SULFAS et PÉNICILLINE (1593) \u2014 LXI M.Chéron termine par une conclusion qu\u2019il déclare être un peu pessimiste: «Il est évident, dit-il, que l\u2019année qui vient de s\u2019écouler n\u2019a guère amené de progrès dans la thérapeutique de la tuberculose pulmonaire.Les médications nouvelles les plus prônées se sont montrées à peu près aussi impuissantes que leurs devanciéres.» Nous désirons nous tromper, mais il nous semble que l\u2019avenir ne tient pas en réserve le traitement curatif de la tuberculose.Détruire le microbe une fois introduit dans l\u2019organisme nous semble, entre autres choses, parfaitement impossible et ridicule, attendu que sa vitalité résiste à tous les agents microbicides donnés dans l\u2019état de dilution convenable.Administrés à l\u2019état concentré, ils auraient chance d\u2019atteindre, non seulement le bacille, mais aussi les éléments mêmes du sang.Avec M.Chéron, nous croyons plus utile et plus pratique de nous tourner vers la médication préventive, vers la prophylaxie, vers l\u2019hygiène.les INFECTIONS PNEUMOCOCCIQUES, STAPHYLOCOCCIQUES, GONOCOCCIQUES et STREPTOCOCCIQUES HEMOLYTIQUES la FIEVRE SCARLATINE, l\u2019'AMYGDALITE, l'OTITE MOYENNE, l'ANGINE DE VINCENT et les INFECTIONS DES VOIES URINAIRES et la PROPHYLAXIE des INFECTIONS SECONDAIRES durant LA ROUGEOLE, INFLUENZA et la COQUELUCHE NOUVELLES PHARMACEUTIQUES LUTTE CONTRE LE CANCER E.R.Squibb & Sons viennent d\u2019annoncer, par l\u2019intermédiaire de leur Division Squibb International de la Olin Mathieson Chemical Corporation, le lancement d\u2019une entreprise de recherche de plusieurs millions de dollars contre le cancer dont les ravages se multiplient rapidement à travers le monde.D\u2019après Squibb, on dépensera quelque sept millions de dollars au cours des cinq prochaines années, pour une campagne anticancéreuse.La recherche mettra en relief le rôle du système endocrinien et l\u2019effet des composés stéroïdes dans le traitement de la maladie.Le système endocrinien comprend les organes à sécrétion interne alors que les corps stéroïdes sont appelés hormones naturelles ou synthétiques ou substance de type hormonal.TROIS SULFAS et PÉNICILLINE En annonçant ce vaste mouvement de recherche, Squibb International fait observer que le Japon, la France, l'Italie, l\u2019Angleterre, l\u2019Australie et l\u2019Uruguay rapportent une augmentation de 40 à 130% des cas de cancer pendant les 20 dernières années.Quelqu\u2019un remarqua toutefois que la hausse peut s\u2019attribuer en partie à des statistiques plus précises, et à la longévité, le cancer se montrant plus fréquent avec l\u2019âge.Squibb a révélé que le gigantesque programme de recherche sera amorçé par la mise sur pied d'installations nouvelles et plus complexes à l\u2019Institut Squibb de la recherche médicale à New Brunswick, New Jersey.On y a commencé, la semaine dernière, la construction d\u2019un nouveau laboratoire qui exigera, au début, un déboursé de $1,525,000 dollars pendant l\u2019année en cours.Squibb va s\u2019attaquer également, pour le compte du gouvernement américain et au prix de 300,000 1.Eastman, G.: New York J.Med.57:3119, 1957 2.Taylor, W.C.et Read, C.H.: J.Pediat.50:679, 1957 L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 dollars, à des travaux de recherche sur l\u2019endocrinologie et la synthèse stéroïde.Cet établissement, de concert avec le Centre national américain de la chimiothérapie du cancer, engagera un million de dollars annuellement pour la recherche de base, pendant cinq ans.Les rapports sur augmentation mondiale du cancer signalent une hausse \u2014 au cours des 20 ans précédents \u2014 de 130% en Uruguay, de 100% en France, de 70% en Italie, de 60% au Japon, de 57% en Australie et de 40% en Angleterre.L\u2019annonce Squibb explique importance qu'on attache à l\u2019investigation stéroïde en déclarant que «des indices montrent» que ces substances exercent «un effet anti-néoplastique temporaire» dans les cas de leucémie, de granulomatose maligne, de lymphosarcome, de cancer du sein et de la prostate.Squibb est à l\u2019avant garde de la recherche stéroïde.COMPRIMÉS FLORINEF Acétate de fludrocortisone pour usage interne.Traitement de la maladie d\u2019Addison et de l\u2019hy- NOUVELLES PHARMACEUTIQUES (1595) \u2014 LXIII perplastie du cortex surrénalien de caractère surré- nalogénital.Maladie d\u2019Addison: \u2014 On a obtenu une rétention sodique satisfaisante avec une posologie quotidienne de 0.1 à 03 mg.Il n\u2019est point nécessaire de donner une médication parentérale supplémentaire d\u2019hormones fixant le sodium.Hyperplastie du cortex surrénalien de type surrénalogémital.\u2014 On est parvenu à freiner avec succès l\u2019hypersécrétion adréno- corticale endogène avec des doses quotidiennes d\u2019un à deux mg.On a constaté que cette posologie diminue et maintient le seuil d\u2019excrétion des 17 \u2014 céto-stéroïdes dans la normale ou près de celle-ci.Flacons de 100 comprimés de 0.1 mg.(E.R.Squibb & Sons of Canada Ltd) PREDNIS-C.V.P.Chaque capsule renferme 4 mg.de prednisolone, 100 mg.d\u2019un complexe bioflavonoïde au citron, hydrosoluble et biologiquement actif, 100 mg.d\u2019acide ascorbique, 100 mg.d\u2019hydroxyde d\u2019aluminium, 100 mg.d\u2019oxyde de magnésium.TRULFACILLIN TROIS SULFAS et PÉNICILLINE PREUVE DE LA SYNERGIE DE L'ACTION combinaison synergique bactériostatique et bactéricide Inhibition du Staph.aureus N° 209 par: (1) 1.0 mg.de trois sulfas (2) 0.5 unité de pénicilline-G (3) 1.0 mg.de trois sulfas plus 0.5 unité de pénicilline-G Phi cio Rh LXIV \u2014 (1596) Exerce l\u2019activité rapide et spectaculaire de la prednisolone qui est à la fois un anti-arthritique, un anti-allergique et un anti-inflammatoire à l\u2019action répressive et soutenue, en même temps que les effets correctifs anti-inflammatoires et l\u2019influence protectrice des bioflavonoïdes et de l\u2019acide ascorbique vis-à-vis les capillaires.dans l\u2019arthrite rhumatoïde, l\u2019athme bronchique, le rhume des foins, les troubles allergiques et inflammatoires de la peau ou des yeux, et autres affections justifiables de la prednisolone.Assure, en outre, une protection marquée contre les ecchymoses, le purpura, l\u2019hémorragie gastrique et autres troubles capillaires de même nature provoqués par les stéroïdes.Les anti-acides préservent des dérangements gastriques.La posologie varie avec l\u2019intensité de l\u2019affection et le patient traité.La dose moyenne initiale est de 2 à 5 capsules par jour, en plusieurs prises.Au bout d\u2019une semaine, ou plus tôt, si les résultats sont favorables, diminuer la dose quotidienne de 1 ou 2 capsules tous les 4 ou 5 jours, jusqu\u2019à l\u2019obtention d\u2019une dose de soutien \u2014 la plus petite dose capable de maintenir le patient en bon état et à l\u2019abri des symptômes.TROIS SULFAS et PÉNICILLINE NOUVELLES PHARMACEUTIQUES L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 Précautions et C'ontre-indications: Celles de la thérapie cortico-surrénale.Capsules Prednis-C.V.P.PREDNYL Chaque comprimé renferme 1 mg.de prednisolone, 5 grains de salicylamide, 33.3 mg.de composé bio- flavonoide au citron, hydrosoluble, 33.3 mg.d\u2019acide ascorbique et 50 mg.d\u2019hydroxyde d\u2019aluminium.Soulagement prompt, spectaculaire et soutenu de la douleur, du spasme musculaire, de inflammation et de l\u2019enflure, dans l\u2019arthrite rhumatoïde, de fibro- site, l\u2019ostéo-arthrite, la bursite et autres affections rhumatoïdes et inflammatoires.Assure les trois activités anti-inflammatoire, anti-rhumatismale et analgésique de la prednisolone, du salicylamide et du complexe bioflavonoïde, sans produire d\u2019ædème, de rétention de sodium, ou de modification excessive du poids.Protège contre les troubles capillaires dus aux stéroïdes (hémorragie gastrique, ecchymoses, etc.), les dérangements gastriques et la déplétion en vitamine C.Un effet maximum est obtenu avec une dose plus faible de prednisolone et de salicylate, et les résultats observés sont meilleurs qu\u2019avec l\u2019un ou l\u2019autre employé seul.*comme dans les infections à pneumocoque Taylor, W.C., et Read, C.H.J.Pediat.50:679, 1957 L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 La posologie de Prednyl varie avec l\u2019intensité de l\u2019affection et la réaction individuelle du sujet.En général, la dose initiale est de 1 à 3 comprimés Prednyl, quatre fois par jour, de préférence après les repas et au coucher.Il faut ensuite réduire graduellement la posologie jusqu\u2019à la dose efficace minima de soutien, ordinairement, de 3 à 6 comprimés par jour, en plusieurs prises.Précautions et contre-indications: Celles de la thérapie cortico-surrénal.Comprimés Prednyl.UN FILM SUR LE CONTROLE DE LA DOULEUR Un nouveau film, intitulé.« Controle de la douleur intense », est venu s\u2019ajouter à la série de films scientifiques \u2018Roche\u2019.Dans ce film, certains aspects du choix d\u2019un analgésique sont discutés, ainsi que la façon dont on mesure, dans les laboratoires, les NOUVELLES PHARMACEUTIQUES (1597) \u2014 LXV propriétés analgésiques de ces produits.Les réactions secondaires possibles sont également démontrées.Le film apporte une démonstration spectaculaire des effets du Lévo-Dromoran et de la morphine sur le tractus gastro-intestinal du chien.Ces prises de vues en cinéfluographe par le docteur R.Tanker de Bonn, sont parmi les plus rares qui aient été présentées jusqu'ici.Parmi les autres films de cette série, signalons: « Hypotension contrôlée en chirurgie », « Hypovitaminoses gravidiques » et « Myasthénie grave ».DERONIL Les arthritiques et les allergiques apprendront avec enthousiasme la nouvelle que Schering Corporation Limited, de Montréal vient de mettre sur le marché un nouveau corticostéroïde, appelé Deronil.C\u2019est un analogue de synthèse de la prednisolone possédant 30 à 40 fois l\u2019activité de la cortisone \u201cTRULFACILLIN TROIS SULFAS et PÉNICILLINE .sous ces formes pratiques : \"TRULFACILLIN\u201d 72-200 COMPRIMES \u2014 sulfaméthazine.167 mg.sulfadiazine .167 mg.7Vagr.sulfamérazine.167 mg.pénicilline-G potassique cristalline.200,000 unités Boîtes de 12 comprimés SUSPENSION \u2014 Chaque cuillerée à thé de 5 cc.renferme la même formule que ci-dessus, mais avec de la benzathine-pénicilline-G Flacons de 60 cc.Également procurables: \u2018\u2019Trulfacillin\u2019\u201d 7'2-100 \u201cTrulfacillin\u201d 72-300 Comprimés et Suspensions \u201cTRULFACILLIN'' PEDIATRIQUE 3-100 Chaque cuillerée à thé de 5 cc.renferme: sulfaméthazine.65 mo.sulfadiazine.65 mg.3 gr.sulfamérazine.65 mg.benzathine- pénicilline-G.100,000 unités \u2018\u2019TRULFACILLIN'\u2019 PÉDIATRIQUE 3-200 Chaque cuillerée à thé de 5 cc.renferme 3 gr.de trois sulfas et 200,000 unités de benzathine-péni- cilline-G.Flacons de 60 cc.dans chaque cas.Chartes &.Frosst &Co.MONTRÉAL, CANADA ~ Kam EY LXVI \u2014 (1598) Anti enrale le vertige enrare'je veri ge enrale 16 vertige enraié le vertige\u201c enrale 46, VEILIZE, , enräié je vertige * enrale | enraie | enrale enraile .enrale enrale enrale enraie enrale enrale , enrale .enraie enraie le vertige et un simple coup d\u2019oeil sur sa composition vous en donne deux raisons chaque comprimé ANTIVERT renferme: Méclizine (12.5 mg) pour soulager la dilatation vestibulaire Niacine (50 mg) pour une vaso-dilatation rapide Posologie: un comprimé avant chaque repas.En flacons de 100 comprimés rayés bleus.Sur ordonnance seulement, ANTIVERT en gériatrie Le vertige est l\u2019un des principaux malaises des personnes âgées.Aidez grâce à ANTIVERT vos patients âgés atteints de vertige.PFIZER CANADA 5330, avenue Royalmount, Montréal 9, Qué.2659F NOUVELLES PHARMACEUTIQUES L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 tout en diminuant la fréquence des effets secondaires.Les résultats d\u2019études cliniques indiquent que ce nouveau stéroide, le dexaméthasone, possède des propriétés anti-inflammatoires très grandes tout en produisant moins d\u2019effets secondaires que ceux rencontrés avec les anciens stéroides.Certains cas ne pouvaient bénéficier des stéoroides a cause d\u2019effets secondaires ennuyeux, et par conséquent, c\u2019est à cette catégorie que Deronil s\u2019adresse plus particulièrement.La mise sur le marché de Deronil est le résultat de plusieurs années d\u2019études et de recherches de synthèse dans le but de mettre au point un stéoroïde plus efficace tout en réduisant les effets secondaires.Les scientistes de Schering attestent que des essais cliniques ont démontré une diminution de la rétention hydro-sodique à des doses thérapeutiques normales.ARLIDIN AMÉLIORE L'AUDITION DANS LES TROUBLES CIRCULATOIRES DE L'OREILLE INTERNE Impressionnés par les rapports cliniques sur l\u2019efficacité vaso-relaxante d\u2019Arlidin, Rubin et Anderson utilisérent ce produit dans le traitement des troubles circulatoires de l\u2019oreille interne, à la dose de 6 mg.quatre fois par jour.Ils déclarent avoir obtenu «une amélioration importante de l\u2019audition » chez 32 des 75 malades atteints d\u2019ischémie labyrinthique, et de bons résultats dans plus de 50 pour cent des cas.Les auteurs soulignent « qu\u2019aucun autre vaso-dilatateur ne leur avait donné jusque là un pourcentage d\u2019effets thérapeutiques supérieur à 25%.» (Angiology, octobre 1958) Selon Rubin et Anderson, les symptômes de l\u2019oreille interne tels que troubles de l\u2019équilibre, tintements d\u2019oreilles, et diminution de l\u2019audition, sont attribuables à une «insuffisance de l\u2019artère labyrinthique ».Le vaso-dilatateur périphérique, Arlidin, fut employé dans le but d\u2019augmenter le flux sanguin dans les vaisseaux du labyrinthe.Les cliniciens ajoutent que ce produit « peut être utilisé non seulement comme agent thérapeutique efficace dans les troubles circulatoires de l\u2019oreille interne, mais encore comme moyen de diagnostic commode dans l\u2019appréciation des dérangements vestibulaires ou auditifs.» JSR.A.af\u201d Le sort av LU.ads joue entre la Tp ter uo le dispute pendant lag \u2018Cain Spe Ans\u201d .L\u2019art en Angleterre se voit té d\u2019un Joshua Reynolds cependant we qu'e « France Fragonard ajoutezdes lagers a % é sa couronne d\u2019artiste.Thomas Gainsborough brosse un tableau d\u2019une gerace incomparable : pour lequel il devi ndra lèbre.+ Haydn, Voltaire et Rousseau sont à leur apogée.Benjamin Franklin et James Watt apportent leur contribution scientifique au monde.Dide-.:/ - # rot et d\u2019Alembert écrivent l\u2019Encyclopédie et, : en: Ecosse, monsieur \u201cet \u2018madame Burns atten: dent la naissance \u2018de celui qui deviendsa-le poète écossais par excellence, Robert.Trig \u201ca Clest A cette époque, en l\u2019an 1758, que Johann Rudolf Geigy fonde une entreprise de produits R \u2018chimiques, de colorants et dé- drogues à Bâle, > \u2018 .en Suisse! Gette modeste Maison s\u2019est graduel- Ds \u2014# lement développée pour devenir, deux cents.ans plus tard, une organisation industrielle: nidondid ju Tome 1968 Au cours des ans, mille et une facettes se sont superposées à la figure du monde d\u2019aujour- d\u2019'hui.Le sort et la destinée des peuples à travers le monde se joue encore et les tergiversations dans les opinions sont souvent influencées par la crainte respectueuse de la force terrifiante que l\u2019on devine au sein des délibérations.Les artistes, littérateurs, musicaux ou autres tentent de percer dans leur domaine respectif mais de façon autre que celle de leurs prédécesseurs d\u2019il y a 200 ans.Tout le long de ces ans, l\u2019établissement fondé par Johann Rudolf Geigy a progressé.On reconnaît des chefs de file dans les rangs Geigy, soit: Traugott Sandmeyer, chimiste génial dont les recherches en colorants nous valent aujourd\u2019hui la gamme de couleurs si attrayantes a l\u2019oeil; le docteur Paul Muller à qui le prix Nobel de physiologie et de médecine fut décerné pour avoir décelé les propriétés insecticides de la substance active du DDT.Des chercheurs de cette trempe ont contribué aussi au développement des produits pharmaceutiques maintenant en usage à travers le monde.De ces modestes débuts de 1758, l\u2019organisation Geigy s\u2019étend maintenant à quelques 88 pays et emploie au delà de 8,000 personnes.Deux cents ans de progrès, de découvertes et de développements se sont écoulés, et le nom Geigy entre dans la phase conduisant à son tricentenaire.ans Geigy L'Union Méd.Canada LXIX Tome 87 \u2014 Déc.1958 NOUVEAUTÉ! STELAZI NE* ° POUR LE TRAITEMENT DES TROUBLES MENTAUX ET ÉMOTIONNELS LÉGERS ET MODÉRÉS ° POUR LE CONTRÔLE RAPIDE DE LA NAUSÉE ET DES VOMISSEMENTS D\u2019ORIGINES TRÈS DIVERSES La Stelazine\u2019, qui représente un progres m jeur en phénothiazinothérapie, assure les avantage significatifs s suivants: rapidité d\u2019action résultats thérapeutiques marqu avec de très petites doses effet thérapeutique prolong Dh - SA a on \u2026 2 mg, et 5 mg.SOLUTION STÉRILE, ampoules de 10 cc., a doses 2 multiples 2 mg.fee.), pour injections intramuseulaires .® SMITH KLINE & FRENCH *\u2018 MONTREAL 9 \u2019 K MARQUE DE FABRIQUE POUR LA TRIFLUOPERAZINE, S.K.F.8221F- LXX L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 Q .un traitement médical rationnel \u2019 de l\u2019ulcère peptique ?KR: ALUBARB PLUS attaque U'Ulcere Peptique sur quatre plans a la fois oT I IT \u20ac 25 A: TERS EEE \u2014\u2014 ss proc oy The - 200 = ee E = eme ee a + K, | | - atl] a HA LT A 3 ALUBARB PLUS illustration reproduite d\u2019aprés une Lo, .gravure sur acier d\u2019une édition de 1725 de 10 c.c.ou un comprimé renferment: VESALIUS : DE CORPORIS HUMANI FABRICA 300 mg.de Gel d\u2019Hydroxyde d\u2019Alumine Séché 300 mg.de Trisilicate de Magnésium 100 mg.de Méthylcellulose © ANTI-ACIDE: association équilibrée, efficace, non constipante.12.5 mg.d'Adiphénine HCI e ANTISPASMODIQUE': activités motrice et sécrétoire toutes deux diminuées.0.50 mg.de Chlorhydrate de Benactyzine o TRANQUILISATION: sans la torpeur des barbituriques ou autres effets indus.25 mg.de Lauryl Sulfate de Sodium ® INACTIVATION D\u2019ENZYME: inactivation de la lysozyme, empéchant la destruction des revétements protecteurs des muqueuses.POUR LE CONTRÔLE DE L\u2019OBÉSITÉ PROBESE TD & VM présenté maintenant sous deux nouvelles formes: Une seule capsule par jour avant le déjeuner peut refréner l\u2019appétit durant 10 à 12 heures.PROBIESE PROBESE T.D.PROBESE V.M.La formule vraiment efficace La formule du Probese T.D.avec congue pour répondre aux besoins 8 vitamines et 9 minéraux en du patient lors de I\u2019absorption.quantité dépassant les besoins Le médicament se libére en quotidiens, comme supplément a 3 phases: immédiate, 4 heures un régime d\u2019amaigrissement.et 8 heures.BELL-CRAIG LTD.TORONTO 2B (antiallergiques, antipyrétiques, analgésiques) Administration orale; aromatisées à la framboise Soulagement efficace, sûr et commode pour les enfants à partir de l\u2019âge d\u2019une semaine, des malaises de la dentition, des inoculations, des allergies, de la dermite fessière des nourrissons, des maux et douleurs et de la fièvre associée au rhume de cerveau.COMPOSITION PAR CC.Chlor-tripolon 2 mg.salicylate de sodium 100 mg.présentation: acide aminoacétique 50 mg.Flacon de 15 cc.avec compte- gouttes calibré en plastique dose: Noho 5 15 à 1.5 cc.toutes les 4 heures x au besoin CORPORATION LIMITED MONTREAL LU LXXII L\u2019Union Méd.Canada Tor Tome 87 \u2014 Déc.1958 NOUVEAU MOYEN TRES SIMPLE POUR DELOGER L\u2019EXCES DE CERUMEN, AU FOYER OU AU BUREAU DU MEDECIN, SANS INSTRUMENT C\u2014O I a a GOUTTES cerumenex \u2018Cerumenex\u2019 dissout et détache le cérumen et rend ainsi son extraction facile, sûre et exempte de douleur et d\u2019irritation; il élimine l\u2019emploi des instruments et ne nécessite que l\u2019irrigation à la seringue ou le lavage de l\u2019oreille avec de l\u2019eau tiède.® \u201c\u2018\u201cCerumenex\u2019 simplifie de beaucoup le traitement au bureau du médecin; économise du temps et offre un moyen sans douleur de déloger le cérumen.® Le traitement sûr au \u2018Cerumenex\u2019 est établi par l\u2019évaluation clinique extensive { et par les procédés expérimentaux* INDICATIONS: 1.Nettoyage de l\u2019oreille avant un examen.2.Enlèvement d\u2019un excédent ou d\u2019un bouchon de cérumen.3.Enlèvement du cérumen avant un traitement.PRÉSENTATION: On conseille de prescrire \u2018Cerumenex\u2019 en format ordinaire de 15 cc, économique et commode pour le patient, avec compte-gouttes à bout émoussé pour les oreilles, enveloppé de cellophane.MODE D'EMPLOI: Remplir le conduit auditif de \u2018Cerumenex\u2019.Boucher l\u2019oreille avec une ouate et laisser toute la nuit (chez certains malades, 15 à 20 minutes suffisent).Nettoyer l\u2019oreille à l\u2019eau tiède à l\u2019aide d\u2019une seringue en caoutchouc mou, en évitant une trop forte pression.Dans le cas d\u2019un bouchon difficile à déloger, répéter l\u2019instillation et laisser toute la nuit puis nettoyer de nouveau.COUTTES cerumenex AGENT CÉRUMÉNOLYTIQUE M-P- *Pour indication clinique, plus amples informations et/ou échantillons, écrire à: & Fe Pardaue Pederh Company (Canada) LTD.AU SERVICE DES MÉDECINS ET DES MALADES DEPUIS 1892 TERMINAL BLDG., 207 QUEEN'S QUAY W., TORONTO 1, ONT. LS/rc/59 - .z - a OO S QO - - SS = WwW a NE a= ss .Ne Ne - IIIS IIIS ISITE ISITE oo &, PSS.PSS ST YT ST STS FS EN & rs IIIT N S SS Q S a 3 © HF OF $ =: TT TT TTT TT STV & SS IIE 5 AW Na oO ~N ss RS 77 7 $ Flacons ROUNSEL de 25 \u2019 comprimés POSOLOGIE .du traitement de 60 pour Y À 4 4 Ir Pas d\u2019 JA \" % 4 P _ 4, Ve, 4 ROUSSEL (CANADA) LTEE z comprimés .Ut % U 2 4 % 4 \u201ct, 4 4, Un.d Yt.Us, \u201ceng, U administration Wy, A en, Un 1 comprimé tous les deux jours (16 comprimés) Total Y, Wh, eu, Un aspect physiologique 209 est, rue Ste Catherine, Montréal 18.Tel Un ay, 9 : ° .4 % % 4 \u20ac gueris Un, > \u201c Distributeurs Exclusifs: Anglo French Drug Compagnie Ltée.Uy, 4 sublabiale 7 % , Un S S > Vis > $ ° bg U Un \u201cUy, % » par jour pendant 4 semaines %, Un, \u201c4% \u2018 comprimés effets second ons ou (s6 Ut U Un, 7 9: HY 6 7 % > > 7 Un Victor 2-7902 4 2, W 4 Zn, es.ny AN 7 , Ur.\u201cny, I comprimé par jour pendant 4 semaines (28 comprimés) 2 sublinguale comprimés) aires % _ %, Un, \u201cny, U ne tn, 4 $ S \"QF S SS 3 7.Un \u201ca 4 ZE J, U \u201c U 2 \u201c4% Ut, U s.S > U 4 S NN \u201c% % Q 2 4 S S sv S VE ss WW s SQ SO \\ S WN 4 NINE atfairf@arfa SR SSP S 9 S°SS 9° SSSSS$S \u201cCE PF TT TO ETT TNT ES S S Ww 5 S WN S SP S ENN INN INNING [ST TST PTO TIT TTT TTT TO ~~ Ww Nl NR S ss Nw s SSS NI Se © OS S OS HI EN .ss So irs NN s OF © ™~ s S PSS SS SSSSS SSSS 3 NII IN INR NIN Q TT ST ST PSS SS>S SS°SSSSSS$S $$$ $$$ SOS MT A AN TA NT TT TO ON OEE GSES : PF HF TTP FT TT TA TT TT SSF Y U 4 U 2 ES L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 LXXIIT # pese Æ #2 @ = A.* À 2 ACHROMYCINE V Tétracycline et Acide Citrique Lederle Une Décision des Médecins Quand 1l s\u2019agit de prescrire des antibiotiques à large spectre, les médecins aujourd\u2019hui spécifient le plus souvent I\u2019AcHROMYCINE V.La raison de cette préférence marquée est simple.Depuis plus de quatre ans, vous et vos confrères avez eu de nombreuses occasions d\u2019observer et de confirmer l\u2019efficacité clinique de la tétracycline AcHROMYCINE et, plus récemment, de la tétracycline et acide citrique ACHROMYCINE V.Chez patient après patient, dans des maladies causées par de nombreux germes envahisseurs, \u2019ACHROMYCINE maîtrise promptement l'infection \u2014 et ce avec peu d\u2019effets secondaires de conséquence.La prochaine fois que votre diagnostic indiquera la nécessité d\u2019une action antibiotique rapide, remettez-vous-en à l\u2019AcHroMmycINE V \u2014le choix des médecins dans tous les domaines et toutes les spécialités.AN ADP LEDERLE LABORATORIES DIVISION Cyanamid of Canada Limited 5550, avenue Royalmount, Ville Mont-Royal.Montréal, P.Q.*Marque déposée Sections de Sécurité - De conception nouvelle pour le contréle des dosages pédiatriques, l\u2018unité PEDATROL permet une plus grande exactitude et une sécurité accrue dans l\u2018administration parentérale.L\u2019\u2018unité entière renferme 50 ml.de liquide et chaque section 10 ml.Le volume du liquide peut être contrôlé à l\u2018aide d\u2019une pince intercalée entre les sections; ce qui permet de varier les dosages de 10 & 50 ml., par multiples de 10 ml.Le PEDATROL ne requiert pas une surveillance constante.Placez la pince hémostatique au volume requis et préparez l\u2019infusion.R36 PEDATROL Cette unité moderne pour usage pédiatrique qui sert à contrôler le volume et qui sauve du temps est un autre produit Plexitron®.sûre, stérile, exempt de pyrogène .utilisable avec un appareil à soluté ou à transfusion sanguine.LYS METTEZ CANADA, (REIN | Alliston, Ontario L'Union Méd.Canada LXXVII Tome 87 \u2014 Déc.1958 Prophylaxie et traitement de la dépression respiratoire causée par les narcotiques sans diminuer l\u2019analgésie LORFAN Roche\u2019 Le Lorfan est un antagoniste des narcotiques qui possède ces avantages très importants: e Accélère rapidement la fréquence respiratoire, © A des doses recommandées, il ne diminue pas l'analgésie, e Son action dure pendant 2 à 5 heures, e Contrairement à d'autres antagonistes des narcotiques le Lorfan n'est pas un narcotique.Quand on associe le Lorfan à des narcotiques, il prévient la dépression respiratoire : A.En chirurgie \u2014 (a) pendant la période pré-opératoire, (b) pendant l\u2019anesthésie au protoxyde d'azote-oxygéne, (c) pendant la période post-opéra- toire, et B.En obstétrique\u2014 pour la mère et l'enfant (asphyxie néonatale).Les proportions suivantes sont recommandées: Lévo-Dromoran®/Lorfan 10:1 (ex.3 mg.Lévo-Dromoran et (s.c.ou i.v.) 0.3 mg.Lorfan) Morphine /Lorfan 50:1 (ex: 15 mg.Morphine et 0.3 mg.(s.c.ou i.v.) Lorfan) Nisentil®/Lorfan 50:1 (ex: 60 mg.Nisentil et 1.2 mg.(s.c.ou i.v.) Lorfan) Démérol® (mépéridine)/Lorfan 100:1 (ex: 100 mg.Démérol et 1 mg.(i.m.ou i.v.) Lorfan) LORFAN® \u2014 marque du tartrate de lévallorphan ® MARQUE DEPOSEE 2 EA HOFFMANN-LA ROCHE LIMITEE « MONTREAL LXXVIII L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 \u201cMERE\u201d par A.Lewin-Funke Gracieuseté du Metropolitan Museum of Art Traitement Classique pour prévenir et guérir l'érythème fessier les excoriations, éraflures, irritations DESITIN ONGUENT .constant dans son efficacité .plaisant dans sa simplicité .un modèle d\u2019élégance pharmaceutique pour échantillons et littérature, écrivez à DESITIN CHEMICAL COMPANY Distributeurs et représentants exclusifs pour la Canada : LESLIE A.ROBB 5 Traymore Crescent, Toronto 9, Canada L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 LXXIX Les Comprimés Baby\u2019s Own soulagerent de facon satisfaisante 40 bébés\u2019 atteints de et 34 bébés\u2019 sur 35 dont la dentition était accompagnée de troubles gastro-intestinaux et de malaises soulagement complet de l\u2019effort à l\u2019évacuation, des gaz pénibles, des troubles du sommeil, de l\u2019agitation, de la mauvaise humeur et de l\u2019anorexie.REMARQUABLEMENT SUR \u2014 \u201cTout au long des observations.en aucun cas, on n\u2019a noté quelque réaction secondaire que ce soit.\u201d LES COMPRIMÉS BABY'S OWN renferment 3/16 de grain de Phénolphtaléine, légèrement tamponnée avec 15 grain de Carbonate de Calcium Précipité, et du Sucre en Poudre, q.s.Agréables, commodes.*agés de 2 à 24 mois.Pour échantillons et littérature, avec références 1-15, écrivez Aa.Observation Typique OBS.no 50.Bébé R.S., 12 mois, 20 lbs 10 onces, souffrait de troubles gastro-intestinaux et de malaises causés par sa dentition.Bébé n\u2019avait pas encore de dents mais ses gencives étaient tendres, bouffies et gonflées.Bébé était de méchante humeur, irritable, agité et ne pouvait dormir.Il bavait de façon excessive et son appétit était pauvre.DES COMPRIMÉS BABY\u2019S OWN furent administrés à raison d\u2019un chaque soir, au coucher.Bébé fut soulagé de ses symptômes de façon satisfaisante.L\u2019appétit devint meilleur.Les premiers jours, puis les nuits, devinrent plus calmes et plus faciles.Bébé a maintenant six dents.G.T.FULFORD CO., LIMITED, Brockville, Ontario LXXX L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 pour retenir les substances médicamenteuses dans le vagin et le cervix, après le traitement et entre les consultations.pour protéger contre le suintement après une biopsie ou une cautérisation cervicale.pour absorber les écoulements ou les sécrétions anormales.Trois Degrés d\u2019Absorption \u2014 RÉGULIER, SUPER, JUNIOR\u2014 pour les diverses exigences.En coton hydrophile chirurgical pur\u2014facile- ment utilisable et économique.| A (M D AX CONFORTABLE + PRATIQUE .SOR CANADIAN TAMPAX CORPORATION LIMITED, BRAMPTON, ONT. L'Union Méd.Canada LXXXI Tome 87 \u2014 Déc.1958 B- -D HYPA K ssn UNIQUE COMBINAISON AIGUILLE-SERINGUE ET BARILLET TOUT EN VERRE AUCUNE ACTION DISSOLVANTE même après contact prolongé ave ps les liquides à usage parentéra \u201c SOUS CONTROLE B-D\u2014 stérile, apyrogène, non toxi {OUVELLE AIGUILLE A OINTE PLUS AIGUISEE- TOUS TS AVANTAGES DÉ L'UTILISATION UNIQUE VERITABLE LX XXII L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 Pour les enfants dont les pieds requierent des soins spéciaux CHAUSSURES CORRECTIVES CLINIC « Gage FORME TOURNÉE \u201cEN DEHORS\u201d Les chaussures correctives \u201cClinic\u2019\u201d\u2019 ont été créées par Savage pour fournir aux médecins les formes de base qui sont nécessaires pour le traitement des pieds malades de certains enfants.Ces chaussures, faites de matériaux de choix, sont spécialement fabriquées pour permettre l\u2019adaptation de biseaux, supports ou autres appareils correctifs.Les chaussures illustrées ici sont faites sur une forme tournée \u2018en dehors\u201d.Elles sont destinées au traitement post-opératoire du pied bot et peuvent aussi être employées au lieu d\u2019un plâtre dans les cas bénins de pied bot Varus Equin ou de pied Métatarsus Varus.On peut aussi se procurer les chaussures de forme droite ou de forme tournée \u201cen dedans\u201d.Pour recevoir de plus amples renseignements au sujet des chaussures \u201cClinic\u201d de Savage, veuillez écrire à Savage Shoes Limited, Preston, Ontario.de L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 Le lait évaporé fournit l\u2019assurance du bien-être de l\u2019enfant au cours de cette période de croissance et de changements rapides.Le lait évaporé lui apporte, au point de vue nutritif, une protection fondamentale tandis qu\u2019il se développe à son propre rythme, pour acquérir la maturité physiologique nécessaire à l'assimilation d\u2019aliments solides.Grâce à sa digestibilité, le lait évaporé est d\u2019un précieux apport, durant sa première année, où les troubles intestinaux sont virtuellement plus sérieux et plus difficiles à enrayer.De plus, il serait bon de continuer pendant cette période l\u2019emploi du lait LXXXIII évaporé dont la saveur est familière à l\u2019enfant, à une époque où ce dernier est sujet à tant de nouvelles expériences gustatives.C\u2019est pour ces raisons que les médecins recommandent hautement le lait évaporé pendant la première année, depuis la formule du biberon, jusqu\u2019à la dilution normale pour le gobelet du bébé.\u201cDE VACHES BIEN NOURRIES\u201d Une base scientifiquement standardisée pour la formule moderne et individuelle L'Union Méd.Canada LXXXIV Tome 87 \u2014 Déc.1958 Votre service de santé vous préserve de la maladie par l\u2019isolement des malades contagieux, par l'analyse bactériologique de l\u2019eau et du lait.IL VOUS PRÉSERVE ÉGALEMENT DE LA MALADIE par l'inspection des laiteries et la surveillance des méthodes employées dans la manipulation et la distribution du lait.~~ Parents, exigez de votre médecin de famille, une fois l\u2019an, un examen médical complet de vous-mêmes et de tous les membres de votre famille.Un tel examen est nécessaire à tous les Ages de la vie.Que vous soyez médecin ou journalier, avocat ou mécanicien, vous devez surveiller votre santé.Tout l\u2019or du monde ne saurait vous la rendre si vous laissez la maladie et le manque d\u2019hygiène la miner.Cette vie, vous pouvez la prolonger en consultant à période fixe un praticien ou votre médecin de famille.\u2014étre\u2014 LE MINISTÈRE DE LA SANTÉ DE LA PROVINCE DE QUÉBEC Hon.ARTHUR LECLERC, m.d, JEAN GREGOIRE, m.d., ministre sous-ministre ANALYSE TYPIQUE DE LA NOUVELLE FARINE DE MAIS HEINZ Hydrate de carbone.828% Protéines.ciiiiiii.L.5.2% Matiéres grasses.c.cvunn.1.3% Fibresbrutes.0 Humidité.eee ss ee neue 0e % Cendre (Minéraux).2.8%, Calcium.Lena nee a nues .065% Phosphore.108% Fer.iii, 050% Cuivre.iis 0005% Chlorure de sodium.1.31% Niacine (mg/100g).28.0 Thiamine (mg/100g).1.26 Ribofiavine (mg/100g) .0.68 Calories par 100 g.362 Calories paronce.couvuenn.103 Cuillerées à table paronce.10 La nouvelle farine de MAIS Heinz ne contient qu\u2019une céréale\u2014bien tolérée pas les bébés sujets à l\u2019eczéma ou à la protéotoxie.Et c\u2019est un nouveau régal pour fous les bébés.La nouvelle farine de maïs Heinz est l\u2019une des céréales les plus appétissantes jamais préparées pour bébés.| Ecrivez sans délai pour en obtenir un échantillon.| | Nous serons heureux de vous l'envoyer\u2014écrivez | I a Heinz Baby Cereals, Leamington, Ontario.| L NOUS EN AVONS SEPT MAINTENANT.RIZ -ORGE + AVOINE + BLÉ « CÉRÉALES MELANGEES « INFANTSOY « MAIS BFM-258F LXXXVI L'Union Méd.Canada Tome 87 \u2014 Déc.1958 DÉPENSEZ UN PEU MOINS La plupart des gens s\u2019imaginent qu\u2019ils ne peuvent rien mettre de côté.Ils pensent à de grosses sommes et négligent d\u2019accumuler les petites sommes Quel que soit votre revenu, dépensez moins.D\u2019autres épargnent ce que vous gaspillez.Prenez des habitudes d\u2019économie en 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