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Titre :
L'union médicale du Canada
Éditeur :
  • Montréal :[Revue L'union médicale du Canada],1872-1995
Contenu spécifique :
Février
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Bulletin de l'Association des médecins de langue française de l'Amérique du Nord) ,
  • Gazette médicale de Montréal
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Références

L'union médicale du Canada, 1959-02, Collections de BAnQ.

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[" Is 23, 24, 25 et 26 septembre 1959 ME 88 \u2014 NUMÉRO 2 he CONGRÈS DE L'A.M.L.F.C.MONTRÉAL À L'HÔTEL REINE-ÉLIZABETH de Langue MONTRÉAL, FÉVRIER 1959 Fondée à Québec en 1902 Bulletin de l'Association des Médecins Française du Canada Union Médicale 1872 - 1959 BULLETIN INDICATIONS DU REIN ARTIFICIEL 0002000005 0 164 L'ETERNEL TRIANGLE 121 Yves Piette Roger-R.Dufresne VARIÉTÉS VIE DE L\u2019ASSOCIATION DES MEDECINS DE LANGUE CHRONIQUE DU COLLEGE DES MEDECINS ET FRANÇAISE DU CANADA .coven 123 CHIRURGIENS DE LA PROVINCE DE QUEBEC .167 Pierre Smith R.-L.DuBerger ® err ESSOR DE LA PSYCHIATRIE FRANGAISE .oo.172 LE ROLE DE LA RATE DANS L\u201d HYPERTENSION PORTALE ET DANS LA SATURATION OXYHEMOGLOBINIQUE DU SANG PORTE .iim André Lemaire et Edouard Housset REHABILITATION DES PARALYTIQUES CEREBRAUX .G.Gingras, V.Susset, R.-R.Lemieux, J.-M.Chevrier, G.Huot, R.Voyer, G.Skuhrovsky et C.Quirion RECUEIL DE FAÎTS CONSIDERATIONS SUR LE DIAGNOSTIC DE LUPUS ERYTHEMATEUX DISSEMINE .Les Richard Lessard et Marcel Guay SUR UN CAS DE THROMBO-PHLEBITE DU SINUS CAVERNEUX eee Roma Amyot et Claude Gauthier UN CAS D\u2019APNEE A LA NEOMYCINE .Jean Laporte, Gérard Mignault, Raymond L\u2019Allier, Paul Perron REVUE GENERALE LES DIARRHEES DU NOURRISSON .Paul Dagenais-Pérusse, Edmond Baril, Co Francois ; Oulerich et Roland Touboul EDITORIAL L'HOPITAL MENTAL ees Macel Berthiaume Camille Laurin 125 MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES PROPOS SUR LA MEDECINE PSYCHOSOMATIQUE .177 132 Yves Rouleau UN NOUVEL ANALGESIQUE DE SYNTHESE E EN ANESTHESIE: LE LERITINE \u2026 .180 J.-P.Dechéne et C.-D.Hébert CONGRES DEUXIEME CONGRES MONDIAL DE LA FEDERATION IN- 141 TERNATIONALE DE GYNECOLOGIE ET D\u2019OBSTETRIQUE 186 Roger Lapointe 144 CORRESPONDANCE LETTRE DE SUISSE .«es 193 149 P.Rentchnick ANALYSES eee 197 SOCIETES ©.oo oe 208 153 NOUVELLES ©.oo i ie i eee 210 REVUE DES LIVRES .ieee 214 LIVRES REÇUS oie anne 00 220 COMMUNIQUES «ieee 234 162 L'Union Médicale du Canada en 1890 .238 NOUVELLES PHARMACEUTIQUES .241 Dans les états de STRESS FO Vitaminothérapie RTABEX Bet C\u2014 plus complète \u2014 plus intensive Troubles nerveux \u2014 alcoolisme chronique \u2014 convalescence Indications pré et post-opératoires \u2014 antibiothérapie Grossesse et lactation J i Ie FOR Déséquilibres neurovégétatifs TABEX-TRAN (avec PROMAZINE HCI 25 mg.) Régulateur émotionnel et complément nutritif des états d\u2019anxiété.Plus d\u2019un demi-siècle consacré à l\u2019avancement des Sciences médicales et pharmaceutiques au Canada Mise au point par les Laboratoires de Recherches CIBA ESIDRIX hydrochlorothiazide CIBA Puissant sali-diurétique pour administration orale pour le traitement de l'oedème et de l'hypertension CI BA NOTE: Vous recevrez sous peu une documentation plus com- 1160 plète sur ce nouveau médicament.Ne manquez pas de la lire.6 8 Tux L'Union Méd.Canad I Tome 88 \u2014 Fév.1959 sous des formes AQ convenant à tous les besoins d\u2019antiblotiques ACHROMYCINE® Tétracycline ACHROMYCINE Tétracycline avec Acide Citrique ACHROMYCINE Lederle L'antibiotique le plus c'énéralement employé et le plus utile\u2026 ACHROMYCINE V: Capsules e Gouttes Pédiatriques e Sirop ACHROMYCINE: Capsules e Solution pour les Oreilles 5% Intramusculaire e Intraveineuse e Onguent 3% e Onguent Ophtalmique 19% e Onguent Ophtalmique 1% avec Hydrocortisone 1.5% ee Suspension Orale e Gouttes Pédiatriques « PASTILLES PHARYNGETS* e Comprimés Solubles + Poudre Dispersible SPERSOÏDS* e Poudre Chirurgicale (Stérilisée) e Sirop + Comprimés e Pastilles *Marque Déposée LEDERLE LABORATORIES DIVISION « CYANAMID OF CANADA LIMITED + Montréal, Québec (Lace) Ca naol II L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Francaise du Canada L'Union Médicale du Canada DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Messieurs les professeurs ), Messieurs les Professeurs: aurice Roc enève Jean-Jacques Lussier, doyen, Re Rourke paadot (Paris), Faculté de Médecine, Université d'Ottawa: Wilbrod Bonin, doyen, Pierre Masson, Faculté de Médecine, Université de Montréal; A.Parizeau, Jean-Baptiste Jobin, doyen, J.-N.Roy, Faculté de Médecine, Université Laval, Québec; A.Marin.BUREAU DE REDACTION Rédacteur en chef: Roma AMYOT Assistant-rédacteur en chef: Secrétaire de la Rédaction: Edouard Desjardins.Jean-Marc Bordeleau.BUREAU DE COLLABORATION MM.J.-M.Beauregard, M.Belisle, Jacques Bernier, Marcel MM.Camille Laurin, Jean-Guy Laurin, Simon Lauzé, R.Le- Berthiaume, Jean-Marc Bordeleau, Cantero, Léandre beau, André Leduc, Jean-Louis \u2018Léger, Charles Lépine, Décarie, Edouard-D.Gagnon, Rolland Guy, Jacques |.Mathieu, Gérard Mignault, P.Poirier, André Proulx, Genest, Maurice Gervais, Fernand Crégoire, P.-P.Julien, Rosario Robillard, Henri Smith, Maurice St-Martin.CORRESPONDANTS MM.A.Plichet et M.Pestel (Paris), MM.Georges-L.Dumont (Campbellton, N.-B.), P.Rentchnick (Suisse), Aug.Panneton, P.-A.Denoncourt (Trois- Rivières), Donat-P.Cyr (Boston, Mass.) , D.Colin (Saint- Boniface), Charles-P.Mathé (San Francisco), L.-P.Mousseau (Edmonton), A.Fontaine (Woonsocket), ay vio Leblond (Chicoutimi), L.Mantha, A.Lecours, L.Potvin (Ottawa), .St-Louis (Vancouver), Joan: Paul Fortier (Sherbrooke).INDICATIONS : Maladies des voies biliaires et du foie, dyspepsies, affections intestinales.Indispensable dans les convalescences post-opératoires.EAU MINERALE ALCALINE NATURELLE PROPRIÉTÉ DE L'ÉTAT FRANÇAIS / ZITA es LTH RECOMMANDEE ET PRESCRITE PAR LE CORPS MEDICAL DANS LE MONDE ENTIER Composition naturelle I-NI-MI-TABLE ! Méfiez-vous des substitutions, prescrivez toujours CELESTINS Importateurs: HERDT & CHARTON, INC.\u2014 2245, rue Viau, Montréal \u2014 CL.9-4641 ys L\u2019Union Méd.Canada III Tome 88 \u2014 Fév.1959 Otat de Calme Sommeil Paisible et Réparateur Néo-Spasmy .quand il s\u2019agit d\u2019apaiser un système nerveux surexcité \u2014 Néo-Spasmyl procure un état de calme qui prédispose au sommeil paisible et réparateur.Sédatif-Hypnogène de prédilection \u2014 Néo-Spasmyl est remarquablement dépourvu d'effets secondaires et d'accoutumance grâce au choix judicieux de ses ingrédients et à leur action synergique produisant une tranquillisation plus complète, à des doses moindres.4 Formes \u2014 4 Alternatives: ° ° NÉO-SPASMYL, Fort \u2014 Médium \u2014 Faible Millet, Roux Elixir Infantile.& CIE, LIMITEE IV L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada L'Union Médicale du Canada ADMINISTRATION OFFICIERS COMITÉ EXÉCUTIF ET DE PUBLICITÉ Président: Roger Dufresne MM.Roger Dufresne, Roma Amyot, Paul Dumas, P.-R.Vice-Président: Paul Dumas Archambault et Edouard Desjardins.Secrétaire-trésorier: P.-R.Archambault BUREAU DE DIRECTION MM.Roma Amyot, P.-R.Archambault, Albert Bertrand, MM.Paul Dumas, Léon Gérin-Lajoie, Albert Jutras, Emile Blain, Roméo Boucher, P.Bourgeois, Paul J.-M.Laframboise, Donatien Marion, J.-P.Paquette, David, J.-A.Denoncourt, Edouard Desjardins, Ed- L.-P.Petitclerc, Jean Saucier, Louis-Charles Simard, mond Dubé, Origéne Dufresne, Roger-R.Dufresne, Pierre Smith, Hermile Trudel, J.-A.Vidal.ADMINISTRATION et SECRÉTARIAT : 326 est, boulevard Saint-Joseph, Montréal PUBLICITE: Jacques-D.Clerk.Télephone: AVenue 8-9888 un Quatre-vingt-dix grains de SEDALKA referment: phénebarbital de sodium.1/4 de gr.carbonate de calcium.10 gr.bicarbonate de sodium.5 gr.citrate de sodium et tartrate de sodium.q.s.(alcalis potentiels) PRESENTATION: flacons à capsule-mesure de 4 et 8 onces.\"SEDALKA\" .efficace.agréable au got Indigestion nerveuse et hyperacidité: céphalée et nausée associées au trop-manger et au trop-boire: comme supplément thérapeutique dans les rhumes ordinaires et la grippe.POSOLOGIE: une demi-capsule-mesure (4 cuillerées à thé) par jour, en dose unique ou fractionnée, dans de l\u2019eau.Chartes & Frosst &Co.MONTREAL CANADA EIGHT OUNCES 226 8G.A, KE Tx IN OSS, VIO &Co MONTREAL - CANADA Ts Votre décision de prescrire une érapeutique anticoagulante est appuyée par plus de 10 ans résultats favorables* .et vous pouvez maintenant vous attendre a un traitement simplifié de votre patient avec le NOUVEAU > À D O adon es facteurs qui détournailent des rapeutiques anticoagulantes antérieures grâce à ces propriétés importantes: une \u201c\u2018surprenante\u201d uniformité dans la réponse chez différents individus ! un haut degré de prévisibilité permettant de réduire le nombre de déterminations du temps de prothrombine facilement interrompu par la vitamine K, rendant peu fréquente la nécessité de l\u2019hospitalisation facilement absorbé au niveau gastro-intestinal * \u201cabsence remarquable\u201d! de réactions secondaires -\u2014 pas de pétéchies, d\u2019agranulocytose ou d\u2019atteinte du foie, et pas de nausées, de vomissements, de diarrhée ou de protéinurie dans les études cliniques faites jusqu\u2019à présent POSOLOGIE: Miradon s\u2019administre par la bouche à raison d\u2019une dose par jour.Les doses initiales sont de 300 mg.le premier jour, 200 mg.le deuxième jour et 100 mg.le troisième jour.La dose d\u2019entretien varie selon la réponse prothrombinique.PRÉSENTATION: Miradon, comprimés de 50 mg., flacons de 100.MIRADON, anisindione, Schering. VI L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 rt CONDITIONS DE PUBLICATION \u201cL'Union Médicale du Canada\u201d paraît tous les mois.Cette Revue est ) l'organe officiel de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada.care publie les travaux des Congrès, tous les communiqués de l\u2019Association et des articles médicaux inédits.L'abonnement est de dix dollars par année (douze dollars pour l\u2019étranger) ; l'Association des Médecins de Langue Française du Canada ont droit, de Journal.les membres déjà inscrits à ce fait, 3 la réception du Les manuscrits doivent étre dactylographiés avec double interligne.Ils doivent &tre complétés par un résumé de l\u2019article, rédigé en français et en anglais.\u201cL'Union Médicale du Canada\u201d assume les frais de cinq illustrations au maximum, pour chaque travail Les illustrations supplémentaires sont payées par l'auteur.Nous n'acceptons pas de négatifs de clichés.Chaque illustration doit porter au verso le nom de l\u2019auteur et les photographies devront être claires.de préférence noires et sur papier glacé.Les dessins doivent être effectués à l'encre de Chine sur papier blanc.Pour obtenir des extraits, l\u2019auteur doit en faire la demande directement à l'éditeur.Tous changements du texte de la galée entraînent des frais supplémentaires pour l\u2019auteur.L'index bibliographique de chaque travail doit être restreint aux indications les plus importantes.Le Journal se réserve toujours le droit de le limiter.Chaque indication bibliographique doit être fournie comme suit: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, volume, page, mois (jour du mois si le périodique est hebdomadaire), année.Publicité: Le texte des annonces doit aller sous presse quinze jours avant la date de publication.Le barème des annonces est fourni sur demande à Jacques-D.Clerk, publiciste, 326 est, boulevard Saint-Joseph.Téléphone: AVenue 8-9888.Tout annonceur qui n\u2019observe pas I\u2019éthique professionnelle est exclu de notre publicité, et nous saurons gré à nos lecteurs d\u2019attirer notre attention sur toute dérogation à cette ligne de conduite.t i r la rédaction et l'administration doit être adressé franco aux bureaux de \u201cUrn Médicale du Conan, 326 est, boulevard Saint-Joseph.\u2014 Téléphone: AVenue 8-9888.WL Begg hea rT ARcORaR ih a me 8e Le Sr ame a ee RSS cm Uestine spécifiquement au soulagement du mal de gorge par contact direct prolongé avec l'acide acétylsalicylique.White Laboratories of Canada, Ltd.Montréal 9, Que.| Ty .- Tl 7 Weg I TEE TT TT oo eum Tie u 2 MERE 9 2 CE aa Oma a, ETS INITIÉE apf) page lus faibles, doses, d'hormone La prednisone s\u2019est avérée exceptionnellement utile dans le contrôle des symptômes de l\u2019asthme, de la rhinite allergique saisonnière, du rhume des foins et autres troubles allergiques.1.2 Mais, à cause de la combinaison de la prednisone au maléate de carbinoxamine,* un antihistaminique supérieur, le Colihist produit cet effet par environ la moitié de la dose de stéroïde habituelle et à environ la moitié du coût quotidien.\"COLIHIST à5mg.COLIHIST à 2.5mo.COLISONE (prednisone).5 mg.COLISONE (prednisone).2.5 mg.*Maléate de carbinoxamine .4 mg.*Maléate de carbinoxamine.\u2026.4 mg.| *L\u2019antihistaminique associant LE MAXIMUM D\u2019EFFICACITE au MINIMUM de risques d\u2019EFFETS SECONDAIRES POSOLOGIE.Dose d\u2019attaque: un comprimé de ''COLIHIST à 5 mg.3 ou 4 fois par jour, aprés chaque repas et au coucher.Sur contrôle des symptômes, le soulagement peut être maintenu avec la moitié de la dose ou, lorsque la même quantité d'antihistaminique est requise, avec le \u2018\u2019COLIHIST à 2.5 mg.Flacons de 30 et 100 comprimés.MISE EN GARDE.Le carbinoxamine ne produit qu'un minimum d'assoupissement.Les patients sujets à cet effet doivent éviter la conduite d'une auto, la manoeuvre d\u2019un mécanisme compliqué, ou tout travail exigeant une grande application de l'esprit.Administrer la prednisone, et ses diverses formules, avec circonspection.En thérapie de courte durée les effets secondaires sont peu à craindre, En thérapie prolongée et ininterrompue il n'est pas nécessaire de restreindre le sel et l'eau du régime alimentaire, Cependant, il fout surveiller attentivement l'apparition de tout symptôme de trouble gastrique, et chez les Patients prédisposés à l'ulcère peptique, ou, advenant l'apparition de symptômes, recourir à une médication antisécrétoire et antiacide.En présence d'infection, l'administration simultanée d'une thérapie antimicrobienne s'impose, Aux patients sous corticoidothérapie soumis à de longues manoeuvres opératoires ou frappés de blessures graves {fracture ou brûlure par exemple), donner des quantités additionnelles de corticoides, La prednisone est contre-indiquée en présence de tuberculose active (sauf circonstances spéciales), d'ulcère peptique actif, et dans les cas de psychose.1.Feinberg, A.R.et Feinberg, S.M.: J.A.M.A.160:264, 1956.2.Schwartz, E.: New York J.Med.57:1571%, 1957.3.Council on Drugs, AMA, NND 1958.> Charles &.Frosst & Co.MONTREAL CANADA VIII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 195 THERAPIE ANTICOAGULANT ORALE PLUS SORE ET PLUS BFFICACE EFFET RAPIDE\u201d \u2014 \u2018tend à atteindre un taux thérapeutique plus rapidement que d\u2019autres anticoagulants.\u201d La période d\u2019action latente varie entre 10 et 24 heures, contre 48 heures dans le cas du Dicumarol.?SOUTENU AVEC FACILITE ET SECURITE \u2014 \u201ccomparativement facile à contrôler\u201d! à cause de la possibilité de prévoir les réactions, de la rapidité d\u2019excrétion, de l\u2019absence d\u2019accumulation.!* Une fois la dose d\u2019entretien avérée, les déterminations de temps de prothrombine s\u2019imposent moins souvent (une fois tous les 7 à 14 jours) #6 ou plus rarement encore selon les résultats obtenus.RAPIDEMENT DISSIPE \u2014 Le retour du temps de prothrombine a la normale est déjà bien avancé après 24 heures, ! et completement révolu dans les 40 heures qui suivent l\u2019arrêt du traitement.\u201d | ?UNIFORMÉMENT SOUTENU > > EFFET RAPIDEMEN RAPIDE DISSIP am \u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 3 6 9 12 15 18 20 JOURS DE TRAITEMENT Doses durant le traitement: 200 mg.le premier jour; 150 mg.les 3 jours sui- \u2018entreti SOURCES A CONSULTER 1.Green, P.T., et Barsky, P.: Manitoba M.Rev.33:123, 1953.2.McMahon, A.: Postgrad, Med.18:180, 1955.3.Bierkelund, C.J.: Scandinav.J.Clin.Lab.Invest.2:83, 1950.4.McCabe, E.S., et Fitiipoldi, J.: Am.Pract.& Digest Treat.4:765, 1953.5.Blaustein, A., et al.: Am.J.Med.14: 704, 1953.6.Owren, P.A.: Northwest Med.56:298, 1957.7.Brown, K.W.G., et MacMillan, R.L.: Am.J.M.Sc.225:495, 1953.8.Beamish, R.E., et Carter, S.A.: Canad.M.A.).74:39, 1956.9.Townsend, S.R., et al.: Ibid.69:149, 1953.LS [os Chartes E.Frosst &Co.MONTRÉAL CANADA D'après Blaustein, A.U.: Tr.Troisième C r édicati i i i \"DANILONE\" Marque de Comprimés de Phénylindanedione BP 25 mg.50 mg.(Comprimé N° 831 \"cost\" ) (Comprimé N° 805 \"cross\" ) POSOLOGIE.La DOSE D'ATTAQUE est très élastique.Le plus souvent l\u2019on recommande 200 mg.divisés en deux doses prises à 12 heures d\u2018intervalle.Une récente publication®, signale qu\u2018une dose d'attaque de 500 à 600 mg.durant les premières 24 heures s'avère nécessaire chez environ 50 p.c.des patients.On doit user de prudence dans l\u2018administration de doses aussi fortes, et les éviter chez les patients souffrant de défaillance cardiaque et chez ceux de plus de 65 ans.La DOSE D'ENTRETIEN est aussi très élastique \u2014 variant entre 25 et 250 mg.par jour.8-9 Flacons de 100 comprimés.MISE EN GARDE.Si le temps de prothrombine est excessivement prolongé, la diminution de la dose ou l'arrêt de la drogue suffit généralement à corriger cet état.Dans le cas d\u2018hémorragie grave, l\u2018administration orale ou intraveineuse de vitamine Ki est promptement efficace.Les réactions toxiques sont extrêmement rares.Trois cas de dyscrasie sanguine et un cas de sensibilité ont été signalés. Ty Ut ley fn) L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 Expériences sur plus de 1,000,000 de malades/jours avant que ne soit autorisée la premiere ordonnance VOICI LE Decadr 1] (DEXAMETHASONE) Un produit des Laboratoires de Recherche MERCK SHARP & DOHME Destiné au traitement par voie orale d\u2019une vaste gamme de troubles allergiques et inflammatoires Milligramme pour milligramme Decadron est environ 5 x plus actif que la triamcinolone ou le méthylprednisolone 7 x plus actif que la prednisone ou la prednisolone 28 x plus actif que l\u2019hydrocortisone 35 x plus actif que la cortisone Pour simplifier la posologie\u2014 prescrire un comprimé de DECADRON\u201d à 0.75 mg., comprimé pour comprimé, t.i.d.ou q.i.d., à la place d\u2019autres corti- costéroïdes.Présentation: sous forme d\u2019un comprimé pentagonal divisible, a 0.75 mg.ou a 0.5 mg., en flacons de 30 et de 100.@ Merck Sharp & Dohme Division de Merck & Co.Limited + Montréal 30, Qué.*Decadron est une marque de commerce de Merck & Co.Limited. L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 UFFICIERS l'Association des Médecins de Langue Francaise du Canada Fondée a Québec en 1902 DIRECTEURS GENERAUX HONORAIRES R.-E.VALIN 165 est, avenue Laurier, Ottawa.DIRECTEUR GÉNÉRAL Emile BLAIN, 400 est, rue Sherbrooke, Montréal.SECRÉTAIRE-TRÉSORIER GÉNÉRAL Hermile TRUDEL, 1990 est, rue Rachel, Montréal.SECRÉTAIRE ADJOINT B.-G.BEGIN, 3440, rue Hutchison, Montréal.Donatien MARION, 326 est, boul.Saint-Joseph, Montréal.EXECUTIF DE L'ASSOCIATION Emile BLAIN, Montréal.Hermile TRUDEL, Montréal.Lucien LaRUE, Québec.Georges-L.DUMONT, Campbellton, N.-B.Pierre SMITH, Montréal.Jean-Paul CARETTE, Campbellton, N.-B.François ST-LAURENT, Campbellton, N.-B.SECRÉTARIAT 326 est, boulevard Saint-Joseph, Montréal, Téléphone: VIctor 5-8076.Le Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada AVIS CONCERNANT LES EXAMENS Chaque année ont lieu les examens pour admission au Titre d\u2019Associé (Fellow) en Médecine ou en Chirurgie générale, avec modification de ces examens pour certaines spécialités, et pour la Certification dans les spécialités médicales et chirurgicales approuvées.Les demandes d'admission aux examens de 1959 seront acceptées jusqu\u2019au 30 avril 1959.On peut se procurer sur demande les \u2018\u2018Règlements et Normes de Formation post-univer- sitaire régissant les Examens\u2019\u2019, ainsi que les formules de demande d\u2019admission aux examens, la liste des hôpitaux canadiens reconnus et les formules de demande d'évaluation de la formation et des études post-universitaires.On doit spécifier la spécialité (ou les spécialités) à laquelle on est intéressé.Toute communication doit être adressée comme suit: Le Secrétaire, Le Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada, 150, rue Metcalfe, Ottawa 4, Canada Eprouvée.préparation antibactérienne pour le traitement local de I'infection de I\u2019oeil SULAMYD SODIQUE Sulfacétamide sodique U.S.P., Schering CORPORATION LIMITED MONTREAL Particulièrement Utile là où d'Autres Antihistaminiques Echouent maélate de dextro-chlorphéniramine NOUVEL antihistaminique de Schering 25 fois plus actif, à poids égal, que les anciens antihistaminiques dérivés de l\u2019éthylènediamine et du benzhydrol.AVANTAGES POUR VOS PATIENTS ALLERGIQUES: Pola- ramine agit à doses beaucoup plus faibles que les autres antihistaminiques et offre une plus grande sécurité, son indice thérapeutique étant le plus élevé de tous, soit 3380.La somnolence, les nausées et l\u2019étourdissement \u2014 associés à l\u2019emploi d\u2019autres antihistaminiques \u2014 sont virtuellement absents.L\u2019action à retardement contrôlé du Répétab fournit un soulagement continu durant tout le Jour ou toute la nuit.Un Répétab le matin et un Répétab le soir.Comprimés, POSOLOGIE : 3 mg.\u2014 un tid.ou q.id.PRESENTATION: REPET A POLARAMINE, 6 mg., flacons de 100 COMPRIMES POLARAMINE, 2 mg, flacons de 100 et de 1000.Maléate de POLARAMINE, maléate de dextro-chlorphéniramine, Schering.CORPORATION LIMITED REPETABS, comprimés à action répétée. XII L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 COMITÉ DU XXVIIIe CONGRÈS Georges-L.DUMONT, Président.Pierre SMITH, ler vice-président.Jean-Paul CARETTE, secrétaire.Horace PAIEMENT, 2ème vice-président.François ST-LAURENT, trésorier.Pierre JOBIN, 3ème vice-président.SECRÉTARIAT DU CONGRÈS: Henri GUYOT, 4ème vice-président.1, rue Duke, Campbellton, N.-B.ANCIENS PRESIDENTS Albert PAQUET J.-A.DENONCOURT Roma AMYOT Richard GAUDET J.-B.JOBIN Louis-Plihippe MOUSSEAU Arthur-L.RICHARD René-L.DuBERGER Lucien LaRUE J.-A.VIDAL Jean-Marrie LAFRAMBOISE MEMBRES DU CONSEIL ARCHAMBAULT, F., 1150 est, boul.St-Joseph, Montréal 1958 LEDUC, André, 156, Willowdal t .ARCHAMBAULT, Gérard, 472, av.Laurier, St-Jean, P.Q.1960 LEMIEUX, Renaud, Hôpital du aint Sacroman QuéB lon BEAUCHEM IN, L-O- 208, Edifice Grain Exchange, 1058 LESSARD, Richard, 115, Crande-Allée, Québec .\u2026.1960 BIBAUD, Barthélemy, 65, rue Nicholson, Valleyfield 1960 MASSON, Gaston, 148, rue Sanborn, Sherbrooke, P.Q.1958 BLAIS, E.-Rolland, 1779, avenue de l'Eglise, Montréal 1958 MILOT, J.-Donat, 1017 Stafford Rd., Fall River, Mass.1960 BONIN, Wilbrod, 575, avenue Davaar, Outremont .1958 MORISSET, Pierre, Saint-Georges-de-Beauce, P.Q.1960 BROUSSEAU, Louis-Philippe, Malartic, P.Q.1958 PERRON, J.-M., 12, rue Mercier, Shawinigan, P.Q.1958 CORMIER, J.-G., Sydney, Nouvelle-Ecosse .-.1960 PIETTE, Edmond, 37 sud, S.-Charles-Borromée, Joliette 1958 COUTURIER, Alphonse, Rivière-du-Loup, P.Q.; 1958 PILON, Jean-Louis, 389 est, boul.St-Joseph, Montréal 1958 DECARIE, Roland, 524 est, rue Sherbrooke, Montréal 1960 POWERS, Arthur, 11, rue Front, Hull, PQ.11.11.1958 DOMINGUE, Albert, 191, rue Principale, Granby, P.Q.1960 RIOUX, J.-Emile, Sainte-Anne-des-Monts, PQ .1958 EMARD, L.-M., 119, rue Marlborough, Cornwall, Ont.1958 R.-de-ST-VICTOR, Henri, 222, av.Daly, Ottawa, Ont.1958 FONTAINE, Auray, 52, av.Hamlet, Woonsocket, R.I.1958 ROULEAU, ].-Maurice, Saint-Grégoire (Nicolet), P.Q.1960 GAUTHIER, J.-Dominique, Shippegan, N.-B.; 1958 ROULEAU, Yves, 1227, William, Sillery, Québec, P.Q.1961 GOYETTE, Roger-B., 415 est.av.Laurier, Ottawa, Ont.1959 SIROIS Jean, 144, Crande-Allée, app.1, Québec .1958 ISABELLE, Gaston, 66, rue Notre-Dame, Hull,P.Q.1961 TETREAULT, Adélard, 444, Laviolette, Trois-Rivières 1958 JOANNETTE, Albert, Cainte-Agathe-des-Monts, P.Q .1958 THIBAULT, Eugène, 4070, boul.Lasalle, Verdun, P.Q.1958 LEBLOND, Sylvio, Hôtel-Dieu Saint-Vallier, Chicoutimi 1960 TURGEON, Pierre-A.837, rue Cherrier, Montréal 1958 LECOURS, ].-A., 538, King Edward, Ottawa, Ont.1961 OUVUVOUO pour le CONTROLE ge RAPIDE et LJ gd.AL: PROLONGE de \u201cALAMINO\u201d COMPOSÉ glycinate d'aluminium, basique* 7.7 gr.(0.5 G.) eo.sulfate d\u2019atropine.1/500 gr.(0.13 mg.) ® non absorbable butabarbital NND.14 gr.(16 mg.) e aucun danger d'alcalose .POSOLOGIE: un comprimé avant cha- ® prompt soulagement des que repas et un ou deux comprimés au douleurs de l'ulcère simple coucher.© contenu gastrique tampon- Flacons de 100 comprimés.né à un pH auquel l'activité peptique est complètement paralysée *Breveté en 1951 Chantes E.Froasst & Co.MONTRÉAL CANADA L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 conçu et.formulé.DANS LES PATHOLOGIES INFLAMMATOIRES: Wyanoids HC Suppositoires à l'hydrocortisone Formule classique des Wyanoids à laquelle a été associée l'hydrocortisone, en vue de réduire l\u2019inflammation et l'oedème.INDICATIONS: « Proctite secondaire à la colite ulcéreuse « Proctite aspécifique, aiguë et chronique » Cicatrice opératoire, siège d'une réaction inflammatoire « Hémorroïdes internes aiguës | « Proctite secondaire à la radio-thérapie < Proctite médicamenteuse « Cryptite FORMULE: Le suppositoire renferme 10 mg.d\u2019acétate d'hydrocortisone, 15 mg.d'extrait de belladone (teneur totale en alcaloïdes 0.19 mg.) 3 mg.de sulfate d'éphédrine, de l\u2019oxyde de zinc, de l'acide borique, de l'oxyiodure de bismuth, du sous-carbonate de bismuth, du baume du Pérou dans un excipient oléagineux.PRÉSENTATION: En boîtes de 12 suppositoires 2 Ordonnance obligatoire pour traiter les TROUBLES ANO-RECTAUX DANS LES HÉMORROÏDES : Wyanoids Suppositoires anti-hémorroïdaires Les Wyanoids sont indiqués pour soulager les symptômes des hémorroides simples.AVANTAGES: e \u201clogiques du point de vue anatomique,\u201d ils s'introduisent et se retiennent facilement e sans danger\u2014ils n'entraînent pas de réactions générales e l'éphédrine a pour but de décongestionner e la belladone sert à supprimer le spasme du sphincter anal PRÉSENTATION: En boîtes de 12 suppositoires Autre forme: Onguent WYANOID, en tubes de 14 once.MARQUE DÉPOSÉE WALKERVILLE, ONTARIO , MONCTON - MONTRÉAL WINNIPEG : VANCOUVER Somenal représente l'effet rapide du butéthal associé : à l'effet plus pro- x ÉLIXIR GLYCÉROPHOSPHATES ; TONIQUE ET ALIMENT D\u2019ÉPARGNE Vitamine «B » Composée PERTES D'ÉNERGIE ET D'APPÉTT Principaux composants : ANÉMIE NEURASTHÉNIE Vitamine BL \u2014 Riboflavine \u2014 Pyri- TROUBLES GASTRO-INTESTINAUX doxine \u2014 Acide nicotinique \u2014 Acide DÉSÉQUILIBRE NERVEUX pantothénique \u2014 Lécithine \u2014 Avéni- ne \u2014 Glycérophosphates de Sodium, Calcium, Potassium.DOSE : Une cuillerée à dessert quatre fois.par SAVEUR TOLÉRANCE jour avant les repas.AGRÉABLE PARFAITE antaérythritol tétranitrate Pa I A\\ Ga Méphénésine AVEC SOMENAL Wen eau roses) PantaéryThritol tétranitrate * Somenal (Butéthal 50% \u2014 Phénobarbital 50% Prophylaxie de la crise angineuse, Dose: ; et médicament des syndromes circulatoires.Selon l\u2019avis du médecin. L'Union Méd.Canada XV Tome 88 \u2014 Fév.1859 Fondamentalement simple, LE NOUVEAU PYRIDIUM® TRI-SULFA Phénylazo-Trisulfapyrimidine DONNE D\u2019EXCELLENTS RÉSULTATS C\u2019est évidemment une synthèse idéale de l\u2019analgésique original pour les voies urinaires et du sulfamide triple classique pour le traitement des infections des voies urinaires.Soulagement rapide des symptômes douloureux et ennuyeux; arrêt prompt et efficace de l\u2019infection; la seule synthèse de sulfamide qui fournit du Pyridium en dose thérapeutique complète avec un comprimé q.i.d.seulement.Pyridium Tri-Sulfa fournit une action locale, spécifique et rapide de Pyridium pour soulager de la douleur et des besoins urgents, répétés et noctrunes.La synthèse de sulfamide triple est une thérapie courante, ayant des avantages bien définis par rapport aux sulfamides simples: action antimicro- bienne plus efficace et plus grande; augmentation de la solubilité aux quantités d\u2019urine normalement (pH 5.5 ou moins) ; élimination pratique de certaines réactions secondaires (irritation, hématurie) ; diminution de la probabilité de sensibilisation; concentrations de sulfamide prolongées davantage et bien plus grandes à dose basse.WARNER-CHILCOTT Au CO, LIMITED, TORONTO.CANADA Service des Médecins depuis plus de 100 ans. XVI L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 maintenant e concentrations ur LICE EE x ; .fournit l'action anti-inflammatoire de l'hydrocortisone (free alcohol) QE sai anti-pruritique, épithélisant et gitatrisant du pantothénylol, dans ne Base de crème miscible à l'eau | PANTHO-F 0.2%-et PANTHO-F régulier 2 = (ES eczémas\u2019 CLL delichen, etc.) CL MC Tl Le eczémateuse) § PO A CLUE anal LL \u2018vulvaire lichen chronique simple GOT E gf 5 PANTHQLE (réguiiarl aa tubeg de Gm. 1 Pour SA une nutrition saine\u2014 1,12 PARFAITE ne doit pas etre un simple \u201cdesir\u201d Chaque dragée rep ui ELT atu- renf om uo upplé Ea râtu onnel Qquang 13 COI ET relle .a Ÿ ézjes Pepsine, N.F [HC enzyme a 52 mélror randemen la térieur de la dragée et peree ol] Ozyme nutri re bliggant + uiljbre (FY NEC (Ele cs on Pancréatine, P 300 mg ad TR PT) 150 mg Ye IER EC te.Chez | su 1h retemus dans le nOYau interne A te tou ge, ÿ A a enrobage entérique et ® FE libérés au piveau de I' testin chr ndr FAC) re ga 0 1: SATS 3 CO A DF CANADA, Ltd QE : aa les Montréal, Qué olér im Hs 4 ne e, le di .© U OIL 1878 rouble tif NT Moyen rationnel de suppleer aux enzymes digestifs Z ns H % ENTO LL : L'Union pas d\u2019hémorragie consécutive au retrait pas d\u2019accoutumance a l'oestrogène TACE l\u2019oestrogène d\u2019épargne per os Cstaconciantins) Un traitement qui suit le cours de la nature \u2014TACE, contrairement a tout autre oestrogène, s'accumule dans le tissu adipeux par une libération continue, lente, régulière, telle une sécrétion hormonale naturelle.TACE assure un prompt soulagement des symptômes de la ménopause en plus d'un maintien prolongé exempt de symptômes, à cause de l'eflet-retard unique de TACE.adaptation facile à l\u2019état postménopausique \u2014 L'action plus prolongée de TACE \u201charmonise\u201d le système nerveux autonome i des niveaux d'oestrogènes moins élevés.De cette façon, TACE aide la malade inquiète à accepter son \u201cchangement de vie\u201d aussi facilement que la m'énopausée qui éprouve peu de troubles physiologiques.L'hémorragie consécutive au retrait, les \u201cfausses périodes\u201d observées avec des oestrogènes à courte durée d'action sont évitées.les symptômes réapparaissent rarement \u2014 Le traitement terminé, la plupart des malades n\u2019ont pas besoin de répéter, ce qui tend à éliminer l\u2019accoutumance que l\u2019on observe avec les oestrogènes de courte durée d'action.dose\u20142 capsules TACE par jour pendant trente jours produisent une ménopause exempte de symptômes.D'autres traitements peuvent M5 WM 8 MEER EL OOH ant, être prescr its, au besoin.MARQUE DÉPOSÉE: TACE Un autre produit exclusif des recherches originales Merrelf ménopause exempte de symptômes (A; ces deux indications rencontrees très souvent en pratique générale .NEVROSES LEGERES OU MOYENNES NAUSEES ET VOMISSEMENTS D\u2019ÉTIOLOGIES DIVERSES ET TROUBLES ÉMOTIFS da À ~~ = sal ESS ar y WN » AW | Le ( y\u201d) FES Ags f Sg 1 id = #r Steamer PROCLORPERAZ INE (6140 R.P.) GPU @ A un médicament neurostatique À actif a faible dose L'Union Méd.du Cù Tome 88\u2014février 10 pu SYSTÈME NEURO.| G - \u201c le Stémeétil exerce une action puissante et rapide ne provoquant ni somnolence i dépression PRÉSENTATIONS comprimés à 5 mg.et à 10 mg., flacons de 50, 500, 1000 suppositoires à 10 mg.et à 25 mg., boîtes de 10 et 100 ampoules de 2 ml.et de 5 ml., & 5 mg.par ml, pour injection intramusculaire, boites de 10 et 100 flacons multi-doses de 10 ml., & 5 mg.par ml.STEMETIL Liquide 5 mg., 5 mg.par cuillerée à thé (5 ml.), POUR USAGE GÉNÉRAL STÉMÉTIL Liquide 15 mg., 15 mg.par cuillerée à thé (5 ml.), SPÉCIALEMENT POUR USAGE PSYCHIATRIQUE flacons de 115 ml., 450 ml., demi-gallons et gallons POSOLOGIE variable avec le sujet et l'indication adultes: dose usuelle\u20145 mg.3 f.par jour; peut être augmentée, si nécessaire, jusqu'à 25-30 mg.par jour, en 5 ou 6 prises.En psychiatrie, la posologie peut être encore plus élevée.enfants: de plus de 2 ans\u20141 mg.par kg.de poids, en plusieurs prises Documentation et échantillons sur demande 8580 Esplanade, Montréal JEN JS C4 2 = = ry L\u2019Union Méd.Canada XXI Tome 88 \u2014 Fév.1959 contre la douleur.aussi efficace que la codéine sans les risques de la codéine Citrate d'éthoheptazine et acide acétylsalicylique Dan NON-NARCOTIQUE Fortement analgétique Efficacement anti-inflammatoire 2 comprimes de ZACTIRIN exercent l'activité analgétique de 1» grain de codéine plus 10 grains d'acide acétylsalicylique.Présentation: Compriméscarac- téristiques à 2 couches, jaune et vert, en flacons de 100 comprimés.Un comprimé renferme 75 mg.de citrate d'éthohepta- zineet325 mg.(5 grains) d'acide acétylsalicylique.| Yyelh MARQUE DÉPOSÉE WALKERVILLE, ONTARIO MONCTON - MONTRÉAL WINNIPEG ~ VANCOUVER XXII L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 une \u2018\u2019carte-diagnostic\u201c\u2018 difficile à lire Les symptômes du myxœdème classique, à l'heure actuelle, ne fournissent qu\u2019un petit nombre de poteaux-indicateurs dans le vaste territoire de l\u2019hypothyroïdisme.Pour trouver le chemin du traitement adéquat \u201csoupçonner très fortement un désordre thyroïdien, demeure le plus important facteur dans le traitement de chaque cas\u201d.* Refroidissements chroniques, lombalgie, insomnie, fatigue matinale, sont quelques caractères qu\u2019ordinairement on n\u2019associe pas à l\u2019hypothyroïdisme.Constipation, dysfonctionnement menstruel, avortement d\u2019habitude, peau et cheveux secs peuvent être plus rapidement reconnus et soulagés par une thyroi- dothérapie appropriée.Chaque fois que les extraits thyroïdiens sont indiqués, Proloid, l\u2019extrait thyroïdien amélioré, assure une réponse douce, prévisible cliniquement.Proloid est de la thyréoglobuline pratiquement pure.Un double titrage, à la fois chimique et biologique, assure un pouvoir uniforme et un effet métabolique conséquent.Proloid est prescrit aux mêmes doses que les extraits thyroïdiens ordinaires et est fourni en comprimés de 14, 14, 1, 2 et 5 grains.* Pickering, D.E., et Lusted, L.B., GP 77:99 (Fev.) 1955.P I r Oo Co) El l\u2019extrait thyroïdien amélioré WARNER-CHILCOTT CO, LIMITES.TORONTO.Cana a, = > ME | \u2014\u2014 - m\u2014 L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 XXIII le meilleur analgésique ORAL qui soit LERITINE (ANILERIDINE) 'LERITINE' est le PREMIER analgésique narcotique réellement actif qui ait été découvert depuis plus de dix ans.Le pouvoir analgésique plus grand de ce NOUVEAU produit de synthése se manifeste aussi bien pondéralement que par l\u2019intensité de son action sur des douleurs plus vives.L'activité pharmacologique de la 'LERITINE!\" se situe entre celle de la mépéridine et celle de la morphine: elle est deux fois et demie plus active que la première et à peu près aussi active que la seconde.Une dépression respiratoire éventuelle résultant de l\u2019administration de 'LERITINE!' peut être abolie par 'NALLINE!\".'LERITINE! est indiquée pour le soulagement de la douleur et des symptômes connexes qui accompagnent les brûlures graves, les fractures, le carcinome, l\u2019angine de poitrine, la colique rénale, la colique biliaire, l\u2019infection, les interventions chirurgicales et dentaires.L'emploi pré-opératoire et post-opératoire de 'LERITINE! s\u2019est avéré excellent pour soulager la douleur et dissiper les craintes du patient.En obstétrique, on a obtenu une bonne analgésie avec 'LERITINE' employée isolément, ' ou en association avec la scopolamine ou les barbituriques.assure une action analgésique plus rapide et plus prolongée.une efficacité plus grande chez PLUS de patients.à doses moins nombreuses.SANS augmentation de la toxicité par rapport aux autres analgésiques narcotiques également actifs.'LERITINE! est présentée sous deux formes pratiques: Comprimés 'LERITINE' (aniléridine sous forme de bichlorhydrate) a 25 mg.chacun; bouteilles de 100 et de 500.Injection de '\"LERITINE!' (aniléridine sous forme de phosphate) & 25 mg./cm3; boites de 25 fioles de 1 cm et de 2 cms, et fioles de 30 cms.'\"LERITINE!' est une marque de commerce de Merck & Co.Limited S Merck Sharp & Dohme Division de Merck & Co.Limited Montréal 30, Qué. XXIV L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 SIROP et COMPRIMES ORAUX de SUDAFED pour procurer la DECONGESTION NASALE PLUS la décongestion des muqueuses de toutes les voies respiratoires e SOULAGEMENT RAPIDE\u201415 à 30 MINUTES e ACTION DOUCE, PROLONGEE\u20144 a 6 HEURES e LA STIMULATION CENTRALE SE PRODUIT RAREMENT Posologie pour adultes: 60 mg., 3 ou 4 fois par jour enfants de 4 mois à 6 ans: 30 mg., 3 ou 4 fois par jour \u2018SUDAFED'* Chlorhydrate de Pseudoephedrine Comprimes de 60 mg.Rainurés | Sirop\u2014 30 mg.par cuilleree a thé de 5 cc.*Nom Déposé =x BURROUGHS WELLCOME & CO.(CANADA) LTD., Montréal L'Union Méd.Canada XXV Tome 88 \u2014 Fév.1959 Le seul euglycémiant sur le marché NASE Etant donné que l\u2019Orinase ramène le sucre sanguin à son chiffre normal mais presque est jamais sous la normale, c\u2019est donc à juste titre qu\u2019on la qualifié d\u2019euglycémiant.Si d\u2019autres anti-diabétiques réduisent efficacement le taux du sucre sanguin, par contre ils le font souvent tomber en-dessous de la quantité normale qu\u2019exige l\u2019organisme et aboutissent ainsi à créer l\u2019hypoglycémie.a HOECHST PHARMACEUTICALS OF CANADA LIMITED, MONTREAL XVI [ A K «= CREME FOSTEX pour lavage thérapeutique de la peau, à la phase initiale du traitement de l\u2019acné, alors qu'un dégraissage et une desquamation maximum sont requis.PAIN DE SAVON FOSTEX pour le traitement de maintien, afin de garder la peau sèche et relativement exempte de comédons.L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 Fostex \u2018dégraisse la peau et aide à faire disparaître les comédons Fostex renferme une association d'agents actifs en surface (Sebulytic*) qui: émulsionnent complètement l\u2019excès d'huile de façon à en débarrasser rapidement la peau.pénètrent les comédons et les amollissent en débouchant les pores et en facilitant l\u2019enlèvement des bouchons de matière sébacée.Fostex assèche la peau et la fait desquamer La base Sebulytic de Fostex assèche la peau et facilite la desquamation.actions accrues par les effets kératolytiques du souffre micropulvérisé et de l\u2019acide salicylique.*(Lauryl sulfoacétate de sodium, sulfonate de sodium alkyl aryl polyether, dioctyl sulfosuccinate de sodium.) mecconcocc0000000000000 Fostex est facile a employer par vos patients.4 Ils cessent d\u2019utiliser le savon sur les régions affectées de la peau.Au lieu de savon, ils emploient Fostex pour lavage thérapeutique de la peau.Il faut masser la peau avec la mousse Fostex pendant 5 minutes \u2014 puis rincer et assécher.WESTWOOD Pharmaceuticals, Buffalo, New York Distributeurs canadiens: John A.Huston Company, Limited, Toronto 10, Canada.ac eI GY IE IE Lu L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 XXVIL Vous ASSUREZ votre gestante CONTRE LES DÉFICIENCES ALIMENTAIRES quand vous prescrivez \u201cORIFER\u201d FER \u2014 CALCIUM \u2014 VITAMINES Seulement trois comprimés par jour fournissent du fer en abondance.900 mg.sulfate ferreux (14 gr.) \u2014une quantité appréciable de calcium .1000 mg.carbonate de calcium (équivalent à 3000 mg.(46 gr.) lactate de calcium)\u2014une ration substantielle de vitamines A, D, B1, B2, et de niacinamide.La désintégration lente mais sûre réduit au minimum l'irritation gastrique.Prix abordable\u2014environ 9\u20ac par jour.1) ml Mi PITMAN-MOORE OF CANADA LIMITED ES Shutileworth division DON MILLS ONTARIO XXVIII L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 MÉDICATION HÉPATIQUE, CHOLAGOGUE ET D:URÉTIQUE à base d'extrait de feuilles d'artichaut L\u2019'Artichobyl se caractérise par l\u2019extrême douceur de son action.Il n\u2019a pas de contre-indication, et les hépatiques, pourtant si sensibles aux médicaments, peuvent en ingérer des doses élevées sans inconvénient.4 à 12 dragées par jour, réparties sur la journée.© J.EDDE, Limitée, 1154, Beaver Hall Sq.MONTREAL er AEA A HT _emasquaPle ent soulage\" des 1 r oubles .le traitement avec \u2018PRÉMARINE\u201d donne une \"sensation de bien-être\u201d\u2014avantage précieux qui vient s'ajouter au prompt soulagement ménopausique formules et concentrations adaptées à tous les besoins individuels \u201cPrémarine\u2019\u2019 seule, 4 concentrations de comprimés \u201cPrémarine\u2019\u2019 avec phénobarbital, 2 concentrations \u201cPrémarine'\u2019 avec méthyltestostérone, 2 concentrations \u201cPrémarine\u2019\u2019 avec méprobamate, PMB 200 et PMB 400 {~~ ss Ayerst, McKenna & Harrison Limitée, Montréal F 960 Canad.M.A.J.Feb.1, 1959, vol.80 abrège la convalescence ! «Physiologiquement, la longue convalescence, tout comme la maladie ou la blessure graves, draine et épuise l\u2019individu.\u201d Goodhart, R.8.: The Medical Clinics of North America, septembre 1956, p.1473.fortis avec vitamine C Maintenant disponible: \"\"BEMINAL\" avec \"\"SUVRENE\" no 320 | (facteurs de vitamine B et A vitamine C associés à \u201cSUVRÈNE\u201d) metre La capsule renferme: Vitamine Bio.v eve eeeeneeen.10.0 mcg : | 1 Thiamine.25.0 mg Riboflavine.c.12.5 mg .Niacinamide.50.0 mg * ! Pyridoxine.1.0 mg Calcium d-Pantothénate.10.0 mg Vitamine C (acide ascorbique).250.0 mg @{yerst, McKenna & Harrison, Limitée Montréal 960 L'Union Méd.Canada x Tome 88 \u2014 Fév.1959 XXI KENALOG SOUR APPLICATION LOCALE.LE STEROIDE TOPIQUE LE PLUS EFFICACE CONNU SÉCURITÉ INSURPASSABLE | :.\u2018Acétonide de triamcinolone Kenalog en crème à a 01% \u2014 fubes de 5 grommes.Kenalog en lotion\u2018 à 0.1% \u2014 bouteilles compressibles de 15 cc.Kenalog en onguent a 0.1% \u2014 tubes de 5 grammes.Kenalog-S en lotion à 0.1% \u2014 bouteilles compressibles de 15 cc.ANTIPHLOGISTIQUE - ANTIPRURIGINEUX - { ANTI-ALLERGIQUE Un siècle d'expérience inspire confiance Kenalog marque de commerce: Sui XXXII L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 YROLSS (solution stabilisée ) l b la seule solution stabilisée de protéine d\u2019argent faible i iG J des ete of i 4 ¥ SET pi Iai Ld à: = » b SECURITÉ EFFICACITÉ STABILITÉ Le nouvel ARGYROL S.S.soulage l\u2019irritation, adoucit et nettoie, et de plus: : @ Assure une efficacité anti-microbienne étendue contre les germes gram-positifs et les germes gram-négatifs.@ Offre une sécurité remarquable \u2014 aucun danger de sensibilisation.@ Garde sa stabilité et sa fraîcheur indéfiniment.Flacons compte-gouttes de 14 once et de 1 once.CROOKES-BARNES CANADA, LTD.Ste-Thérese, P.Q. L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 XXXIII SUPÉRIORITÉ ÉTABLIE COMME AGENT THERMOGÉNIQUE TOPIQUE Aucun autre agent thermogénique ne peut s\u2019attribuer l'efficacité, la pénétration et la persistance d'action que possède la pommade FINAL- GON.Les deux vasodilatateurs combinés dans sa formule produisent une dilatation rapide des vaisseaux superficiels et des vaisseaux profonds à la fois.L\u2019hyperhémie qui en résulte est marquée, prolongée, et produit un soulagement soutenu en plus d\u2019une restauration de la mobilité normale.La pommade FINALGON est indiquée pour le soulagement de tout genre de douleurs causées par une tension musculaire.Disponibilité: Tubes de 10 g.avec discofrotteur exprès et indications sur mode d\u2019emploi.Qous brevet de C.H.Boehringer Sohn, Ingelheim Geigy PRODUITS PHARMACEUTIQUES Division de Geigy (Canada) Limited, 2626 Bates Road, MONTREAL 26, Canada.POMMADE Finalgon XXX1V Dans le spasme des muscles lisses L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 combat la lension .soulage la douleur Pro-Banthine »« Dartal\u2019 Pro-Banthine \u2014 insurpassé pour soulager le spasme cholinergique \u2014 a été associé à Dartal \u2014 nouveau stabilisateur, bien toléré, des émotions \u2014 pour vous offrir Pro-Banthine avec Dartal \u2014 qui combat de façon plus spécifique les troubles gastro-intestinaux fonctionnels, particulièrement ceux qu\u2019aggrave la tension émotive.SEARLE Applications cliniques spécifiques: Troubles gastro- intestinaux fonctionnels, pylorospasme, ulcère peptique, gastrite, côlon spastique (irritabilité intestinale), dyskinésie biliaire.Posologie: Une dragée trois fois par jour.Présentation: Dragées de couleur aqua, contenant 15 mg.de Pro-Banthine (marque du bromure de propanthéline) et 5 mg.de Dartal (marque du dichlorhydrate de thiopropazate).G.D.Searle & Co., Chicago 80, Illinois, La Recherche au Service de la Médecine.G.D.SEARLE & CO.OF.CANADA LTD, 247 Queen St., E., Brampton, Ont.La Recherche au Service de la Médecine. , Ay I\u2019Union Méd.Canada XXXV Tome 88 \u2014 Fév.1959 quelle est la dUIÉE dune longue action?Pénicillinémies BICILLIN 600 L-A (600,000 unités)\u201416 jours! J BICILLIN 1200 L-A avec une SEULE (1,200,000 unités) \u201435 jours! injection BICILLIN 2400 L-A (2,400,000 unités) \u201444 jours! soutenues Une authentique longue action pour supplanter les injections répétées de pénicilline procaïnique e À la salle d\u2019urgence e Au dispensaire Dans les salles Au bureau du médecin Au domicile du malade .Références bibliographiques et études disponibles à la Division Médicale des Laboratoires Wyeth.MF BICILLIN Marque déposée INJECTABLE Walkerville, Ontario A LONGUE ACTION Moncton \u2014 Montréal 2 2 une .Winnipeg\u2014Vancouver Pénicilline G benzathine (Dibenzyléthylènediamine dipénicilline G) ju L.passé inestimable de la médecine n\u2019est qu\u2019un prologue de son brillant avenir.Dans le but d\u2019aider le public à mieux comprendre et à mieux connaître les belles traditions médicales, Parke-Davis lance ce mois-ci une nouvelle campagne de publicité de prestige.Les grands moments de la médecine sont une série de descriptions historiquement exactes de différentes scènes marquant le progrès de la médecine à travers les âges.Cette nouvelle campagne vivante et instructive lancée par Parke-Davis se déroulera régulièrement dans les pages du Reader\u2019s Digest (éditions française et anglaise) et dans la revue Maclean\u2019s au cours de 1959.La première annonce de cette série a été réimprimée sur la page ci-contre, comme avant-première offerte à la profession médicale.Bientôt, elle attirera l\u2019oeil de millions de personnes d\u2019un bout à l\u2019autre du Canada et aux quatre coins du monde. Sa Les Grands Moments de la Médecine Vêtu d\u2019une robe immaculée et coiffé d\u2019une perruque, comme il convient à la dignité de son rang, un médecin égyptien de l\u2019an 1500 avant Jésus-Christ prodigue ses soins à un patient qui présente des symptômes du tétanos.Même si depuis des milliers d\u2019années la médecine égyptienne était bien supérieure à celle des autres peuples de l\u2019antiquité, ce vénéré praticien ne pouvait compter que sur son habileté, son jugement et son expérience pour combattre les maladies mortelles, tel le tétanos.Aujourd'hui, 3500 ans plus tard, grâce au progrès des LA MÉDECINE AU TEMPS DES PHARAO 'S\u2014reproduction tirée d'une série de peintures, \u201cL'Histoire de la Médecine en Images\u201d, commandée par Parke-Davis.recherches pharmaceutiques, le tétanos n\u2019inspire plus de crainte.Le médecin moderne utilise des agents immunisants sûrs et efficaces pour vous protéger, vous et votre famille, contre le tétanos, la polio et autres maladies infectieuses qui autrefois abattaient les personnes sans défense.Les spécialistes en recherche de Parke-Davis sont fiers de leur rôle dans l\u2019histoire de la médecine moderne, celui d\u2019aider les peuples de la terre à atteindre la meilleure santé et la plus longue vie possibles, grâce aux meilleurs remèdes possibles.» \u2019 .\u2019 DROITS RESERVES 1959\u2014PARKE, DAVIS & CO.LTD., MONTREAL 2, QUE.pionniers dans la fabrication de meilleurs remedes. 3 L'Union Méd.Canada XXXVI Tome 88 \u2014 Fév.1959 nouvelle préparation radicalement efficace contre la toux présentée sous forme de pastilles À base de Becantex*, agent antitussif, non-narcotique, une fois et demie plus efficace que la codéine, les pastilles Tussets font disparaître la toux, quelle qu'en soit l'origine, en supprimant le réflexe qui en est responsable.Leur action est sûre, rapide et transmise directement du centre cérébral au siège même de la toux.Les pastilles Tussets peuvent être administrées sans danger aux enfants et aux personnes âgées.Que vous les suciez ou que vous les croquiez, ces pastilles sont radicalement efficaces pour calmer la toux et atténuer l'irritation des muqueuses, dues aux rhumes, bronchites et à l'usage excessif du tabac, etc.Egalement très efficaces dans les cas de coqueluche, tuberculose pulmonaire, bronchiectasie et néoplasme pulmonaire.iussets supprime systématiquement le réflexe de la toux posologie moyenne: une pastille Tusset, toutes les heures ou au besoin.Boîtes de 12 pastilles et bouteilles de 100.Chaque Tusset contient: 15 mg.de diterbutylnaphtalène sulfo- nate de sodium.F RANK W.H OR N E R LI M1 TED + MONTREAL 1 j ag di i L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 contre la nausée et le vomissement VESPRIN Maitrise rapide, énergique et prolongée e aptitude à déprimer le réflexe pharyngé e efficacité dans les cas rebelles aux autres agents antiémétiques puissants e administration intramusculaire ou orale e injection indolore et non-irritante XXXIX post opératoire contre le vomissement incoercible de la grossesse après l\u2019examen diagnostique de neurochirurgie dans les infections, l\u2019affection intra- abdominale et la carcinomatose après le traitement de moutarde azotée Le triflupromazine Squibb PRESENTATION: Solution parentérale en bouteilles multidoses d'un cc (20 mg/cc) Capsules de 10, 25 et 50 mg, en flacons de 50 et 500.SQUI B B Un siècle d'expérience inspire confiance VESPRIN MARQUE DÉPOSÉE SQUIBB L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 POMMADE MIDY| | SUPPOSITOIRES MIDY EPINEPHRINE STOVAINE ANESTHESINE EX} DE MARRONS PRINCIPES D'INDE FRAIS STABILISÉ CES ACTIFS , PARIS-FRANCE > Ve LABORATOIRES MIDY, 67 AVENUE DE WAGRAM, PARIS, (France) Agents pour le Canada: VINANT Limtiée, 8355, Bd St-Laurent, Montréal 11, P.Q.ULMO-BAILL TONIQUE RESPIRATOIRE pulmonaires- Gaiacol .Acide phosphorique ons Codéine ® Cenvalescences - Spécialité d'à 5 YAB-Spécialités A.BAILLY vx es à 19, RUE DU ROCHER - PARIS 7 par À Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 8355, Bd St-Laurent, ¢ 4 P d | Montréal 11, P.Q. L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 XLI Le Tableau X compare la réponse au Diabinèse à la réponse au tolbutamide chez des malades qui étaient restés rebelles à ce dernier.Aux diabétiques qui s'étaient révélés réfractaires au tolbutamide (échecs primaires ou secondaires) on administra le Diabinèse.Les malades de cette catégorie furent étudiés particulièrement à fond par le Dr.Garfield Duncan et ses collaborateurs (réf.29) et par le Dr.Samuel Sugar (réf.97).Traités au Diabinèse, les malades qui constituaient le groupe d'échecs primaires au tolbutamide, répondirent de façon excellente ou moyenne au Diabinèse dans la proportion de 62%.Quant aux malades constituant le groupe d'échecs secondaires au tolbutamide, ils répondirent au Diabinèse, de manière .excellente à moyenne, dans la proportion de 86%.LE DIABINES CHLORPROP E DIMINUE LE NOMBRE DES IDE ECHECS PRIMAIRES ET SECONDAIRES , PRÉSENTATION RAPPORT SUR LE DIABINESE Comprimés divisibles à 250 mg, Votre représentant Pfizer tient en flacons de 30 et de 100 comprimés.à votre disposition un dossier relié des références bibliographiques.Comp one pr es 8 i La science pour le bien-étre universel (DIVISION DE PFIZER CORPORATION) PFIZER CANADA 5330 AVENUE ROYALMOUNT, MONTREAL 9, P.Q.1.Résumé des travaux cliniques 545 9F sur le Diabinese XLII L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 ~ _ \u201cCEPHALEES ~~ ~~ ~SCOTOMES = ~~BOUFFEES DE CHALEUR TT ~~ \u2014DYSPNEE -\u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014-PALPITATIONS _ -ERETHISME DIGESTIF ET - _~-URO-GENITAL Pi Pa ue ERGAL ETABS\u201d le équ atives et soulage les symptômes pér INDICATIONS PR \u2014 Troubles de la ménopause \u2014 lens: sme sexuel \u2014 asthénie neuro- arcu eux.1 POSO acetab\u201d matin et soir assure un effet i te SAN ICALS DORVAL, P.Q.bus L\u2019Union Méd.Canada XLII Tome 88 \u2014 Fév.1959 dans les rhumes\u2026 sinusites\u2026rhinites\u2026 les patients apprécient les \u201cbienfaits du Novahistine\u2019\u2019 Quand un patient cesse de renifler et commence a respirer librement au bout de quelques minutes .quand les voies aérifères deviennent libres sans énervement ni irritation nasale .votre patient éprouve les \u201cbienfaits du Novahistine\u201d.CES BIENFAITS PROVIENNENT d\u2019une décongestion rapide et efficace .alliée à la thérapie antihistaminique et à l\u2019utilisation plus prononcée de la médication OUVFrEZ .sur toutes les membranes ge muqueuses du système respiratoire.les fosses nasales si o Administration ORALE facile .P (i r U O Le sans danger.avec Chaque cuillerée de 5 ccd'Elixir renferme 5.0 mg.de phényléphrine HCI et 12.55 mg.de maléate de prophenpyridamine.Les capsules Novahistine gd Fortis contiennent deux Mu PITMAN-MOORE OF CANADA LIMITED fois la quantité de phényl- .P éphrine pour les cas 2., S huttleworih division @ particulièrement rebelles.DON MILLS ONTARIO XLIV L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 YCOMINE- MARQUE DEPOSEE LA FORMULE Complete POUR COMBATTRE LA TOUX © Contient HYCODAN, le sédatif supérieur de la toux, plus un antihistaminique très efficace, un antispasmodique et des expectorants ® Soulage la toux et les symptômes associés en 15 à 20 minutes © L'effet dure généralement 6 heures et plus, permettant une bonne nuit de sommeil @ Combat la toux sans entraver l\u2019expectoration ® Provoque rarement la constipation © D'une saveur agréable de cerise, il est facilement accepté par les patients Dose usuelle pour adultes: 1 cuillerée à thé après les repas.Peut être obtenu sur ordonnance verbale, ® Documentation sur demande ® Endo DRUGS (CANADA) LTD., 7000 Avenue du Parc, Montréal 15, P.Q. L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 MONILIA (CANDIDA ALBICANS) XLV VAGINALIS HEMOPHILUS VAGINALIS 85% DE GUÉRISONS CLINIQUES.* Sur 219 patientes atteintes de vaginite à trichomonas, de vaginite &@ monilia ou des deux, on obtint 187 guérisons cliniques.71% DE GUÉRISONS CONTRÔLÉES PAR CULTURE.* 157 patientes eurent des cultures négatives au bout de trois mois.Certaines patientes furent rapidement soulagées des brûlements et du prurit.souvent en moins de 24 heures.Le double traitement facile apporte vite un soulagement et contrôle la moniliase et la trichomoniase vaginale.Poudre et Suppositoires Vaginaux 85% DE GUÉRISONS CONTRÔLÉES PAR CULTURE* dans le traitement de 36 cas d\u2019infections à He- mophilus vaginalis.SUPPOSITOIRES: Boîte de 24 suppositoires en forme d'obus, chacun scellé hermétiquement dans une feuille lamée verte; avec amplicateur.POUDRE: insufflateur en plastique, avec embout à jeter, 15 Gm.NITROFURANS: une nouvelle catégorie d\u2019antimi- crobiens \u2014 ni antibiotique.ni sulfamidé.*Résultits combinés de 13 investigateurs cliniques indépendant= 1 Renseignements sur demande.AUSTIN LABORATORIES LIMITED GUELPH CANADA Usagers exclusifz de la marque de fabrique Tricofuron de Norwich Pharmacal Company Ltd.division Eaton Laboratories.TRICHOMONAS i Vous ouvez prescrire à plus de patients ' une thérapeutique insurpassee.pe avec ain MIE une grande sécurité.ses SN Aristocort JE Triamcinolone LEDERLE PERS on ce = Le = Cr RE ka sa a 27k 5 3 ce Rok 5 A 2 A a RE ec EX sr 8 i i # Gl CF Sy 2 sé & Hp Æ L'Union Méd.Canada X1.1X Tome 88 \u2014 Fév.1959 Depuis son introduction en thérapeutique au début de 1958, l\u2019ARISTOCORT a été soigneusement étudié par un grand nombre des cliniciens les plus éminents du pays et a été employé avec succès pour traiter des milliers de patients.De ces études et des rapports sur le traitement découlent plusieurs conclusions: vous pouvez prescrire à plus de patients.Les patients qui n\u2019ont pas obtenu une amélioration symptomatique satisfaisante avec les corticostéroïdes antérieurs, ou dont l\u2019amélioration ne s\u2019est pas maintenue, ou qui ont eu des réactions hormonales sérieuses, peuvent être traités avec grand succès avec l\u2019ARISTocorT.De plus, les patients qui précédemment ne pouvaient être traités avec les corticostéroïdes à cause d\u2019œdème, d\u2019hypertension, de cardiopathie ou d\u2019embonpoint peuvent souvent être traités avec succès avec l\u2019ARISTOCORT.vous pouvez prescrire à plus de patients une thérapeutique insurpassée.L\u2019ARISTOCORT fournit une action antirhumatismale, anti-inflammatoire et antiallergique efficace à la moitié ou aux deux tiers des doses de prednisone ou de prednisolone, au quart de celles d\u2019hydrocortisone et au sixième de celles de cortisone.vous pouvez prescrire à plus de patients avec une grande sécurité.Avec l\u2019ARISTOCORT il y a eu absence de rétention hydro-sodique et de déperdition de potassium, l\u2019équilibre psychique est rarement troublé, il y a rarement ulcère peptique ou ostéoporose avec fracture par compression.Indications: Arthrite rhumatoïde, asthme bronchique, rhinite apériodique, autres allergies respiratoires, psoriasis, autres dermatoses inflammatoires et allergiques, lupus érythémateux disséminé, syndrome néphrotique, emphyséme pulmonaire et fibrose pulmonaire, palliation dans les maladies néoplastiques comme la leucémie et les lymphomes.Présentation: comprimés rainurés de 1 mg.(jaune); comprimés rainurés de 2 mg.(roses); comprimés rainurés de 4 mg.(blancs).NOUVEAU! CRÈME ARISTOCORT (Triamcinolone Acetonide 0.1% Lederle) pour usage dermatologique CAN A 0 LEDERLE LABORATORIES DIVISION, CYANAMID OF CANADA LIMITED 5550.AVENUE ROYALMOUNT, VILLE MONT-ROYAL, MONTRÉAL, P.Q.*Marque déposée L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 BÉCHIQUE SPÉCIFIQUE NON-NARCOTIQUE \u201cpour enrayerla toux et calmer le malode av ction oxpecorante Action anti-toux a Action afiistaminique Action sedative : Zromatussin EXPECTORAN [Wei Chlorhydrate de Prométhazine à Marque Déposée * Dextrométhorphän : a iw .) WALKERVILLE, ONTARIO | * a MONCTON + MONTRÉAL WINNIPEG - VANCOUVER formule conçue pour agir TOUT LE JOUR ET TOUTE LA NUIT chaque fois qu\u2019un patient a besoin d\u2019une sédation prompte, efficace .d\u2019action brève Nembutal | (Pentobarbital, Abbott) Vous pouvez réaliser n\u2019importe quel degré de dépression cérébrale en employant le Nembutal d\u2019action bréve\u2014ordinairement avec seulement environ la moitié des doses requises de beaucoup d\u2019autres barbituriques.Cela signifie: .moins de drogue à inactiver, .effet de plus courte durée, .peu de tendance à un reliquat d\u2019effet.Et, naturellement, avec le Nembutal d\u2019action brève vous avez entre les mains un sédatif-hypnotique qui a été étudié à fond et qui offre une grande marge de sécurité.Des centaines de rapports cliniques et plus de 26 ans d\u2019usage général par le corps médical sont garants de vos prescriptions de Nembutal.La prochaine fois\u2014n\u2019importe quand \u2014 qu\u2019un sédatif ou un hypnotique sera indiqué, pensez au Nembutal d\u2019action bréve .un barbiturique classique.OBfett # 3 À.» 4 3 > cd 2 FILMTABS D'IBEROL par jour fournissent: LA DOSE CONVENABLE DE FER Sulfate ferreux U.S.P.1.05 Gm.(Fer-élément \u2014 210 mg.) 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Il s'agit du triangle profes- seur-étudiant-patient, qui constitue la base de l\u2019enseignement clinique.Il en a été sérieusement question cet automne, au dernier Teaching Institute de l'American Association of Medical Colleges.L'étude a porté sur chacun des côtés du triangle, sur les principes de base qui les relient et sur les changements apportés dans ces relations par les conditions économiques et sociales présentes et futures.Un éditorial du Journal de l'Association médicale canadienne a abordé le même sujet en juin dernier.On y rappelait la démarche faite par l'Association des Facultés de médecine canadiennes, en novembre 1957, auprès du ministre fédéral de la Santé.Ce geste voulait rappeler à qui de droit qu'il serait illusoire de songer à organiser sérieusement la lutte contre la maladie sous tous ses aspects, si on ne prend pas les mesures qui s'imposent pour assurer la formation adéquate de ceux qui tiendront dans cette affaire le rôle principal, les futurs médecins.Les plans d'assurance-maladie présentement en vigueur ont déjà modifié les conditions d'hospitalisation d\u2019un bon nombre de Canadiens.Ils ont, du même coup, diminué sensiblement le nombre de patients dits « d'assistance publique », les seuls auxquels la tradition imposait jusqu'ici la détestable et souvent humiliante corvée de participer à l\u2019enseignement.De plus, nous avons assisté depuis vingt ans à l'épanouissement de la formation post-scolaire, à l\u2019établissement des programmes de résidence dans un grand nombre de spécialités.Cette évolution a singulièrement compliqué le problème plus haut mentionné.En chirurgie, surtout, les exigences de la résidence et la diminution des patients « non-payants » susceptibles de servir à l'entraînement des futurs maîtres du scalpel, ont conduit à des impasses.Et l\u2019assurance-hospitalisation fédérale-provinciale déjà en vigueur dans plusieurs régions du pays n\u2019est pas faite pour arranger les choses, au double point de vue que nous soulignons.1.15 juin 1958, page 956, vol.78. 122 BULLETIN Tome 88.Fév.1950 A moins que nous adoptions, pour l'enseignement de la médecine à tous ses stages, des attitudes nouvelles et que nous prenions des mesures en conséquence.Nous ne serions pas les premiers à le faire, ni probablement les derniers.Il faudra alors obtenir une participation plus importante des patients dits « payants » au stage de l'enseignement sous-gradué.Nous ne retiendrons, pour le moment, que cet aspect du problème.Signalons qu'il ne s'agirait vral- ment pas d'une innovation dans notre milieu.La chose se pratique déjà avec succès dans certains services qui assurent notre enseignement clinique.Mais elle devra prendre plus d'ampleur et elle conduira sûrement à des modifications importantes des méthodes de formation clinique.On y retrouvera l\u2019idée fondamentale de la responsabilité progressive confiée à l'étudiant à l'endroit de « son » patient et ceci dès le début de ses études médicales, dès la première année.On songera également aux avantages de ce contact du futur praticien avec des patients de toutes les classes sociales et de chaque niveau économique.On admettra qu'on pourrait éviter ainsi cette regrettable déformation de l'étudiant en médecine qui n'a rencontré, le plus souvent, au cours de ses stages cliniques que des « patients de salle » et « des cas de dispensaire », et auquel on n\u2019a pas toujours donné l'exemple du respect de la personne humaine et souligné l'importance capitale de la véritable empathie qui n\u2019a d'ailleurs rien de commun avec les plus suaves bedside manners.On pourrait aussi, souhaitons-le, enseigner à l\u2019étudiant l'emploi plus rationnel et plus discret des divers moyens de diagnostic que les laboratoires mettent à notre disposition.On corrigerait de la sorte une autre terrible déformation.Il s'agira, aussi, d\u2019éduquer quelques « médecins traitants » qui n'ont pas encore contribué à l'inévitable tâche de l'enseignement et d'obtenir, par une persuasion ferme et discrète à la fois, le concours éclairé et bienveillant des patients privés de toute catégorie.Il incombe à tous les responsables de la formation médicale au Canada de réfléchir là-dessus et d'agir avant que les événe- ments les dépassent.L'occasion, à notre avis, n'a jamais été si belle.non seulement de s'adapter aux conditions nouvelles mais de les exploiter pour le bien général.Roger-R.DUFRESNE. VIE DE L'ASSOCIATION DES MÉDECINS DE LANGUE FRANÇAISE DU CANADA Séance d'étude du Comité d'Economie médicale Le 17 janvier dernier avait lieu au siège social de l'Association la deuxième séance d\u2019étude du Comité d\u2019économie médicale, pour l\u2019exercice 1958-1959.Au programme, deux importantes questions firent l\u2019objet d'une étude préliminaire.La première concerne surtout les médecins, et se rapporte à la prévention des plaintes, doléances et réclamations adressées par les patients ou les membres de leur famille contre les médecins dans l\u2019exercice de leurs devoirs professionnels.La seconde intéresse surtout la sécurité du public puis- qu\u2019il s\u2019agit des accidents de la route.De trop nombreuses plaintes sont actuellement formulées par les patients ou leurs proches contre la profession médicale, sans compter le nombre croissant d\u2019actions judiciaires intentées aux médecins traitants dans l\u2019exercice de leur profession.Le rapporteur évoque les conseils juridiques occasionnellement donnés aux membres de la profession médicale dans le but de prévenir ces plaintes ou doléances justifiées ou non.Comme moyens préventifs, 11 faut mentionner l\u2019effort à réaliser pour arriver à une meilleure compréhension entre médecins et patients, le soin particulier du médecin à renseigner suffisamment le malade et sa famille, la protection qu\u2019offrent les assurances contre les risques professionnels, la collaboration des confrères et leur entraide dans les causes en litige.Ces moyens et d\u2019autres encore sans doute, sans préjudice pour les deux parties en cause, peuvent dans une certaine mesure atténuer la portée des répercussions et des conséquences des récriminations et en diminuer le nombre.La question de la prévention des accidents de la route a été maintes fois étudiée dans différents milieux et plus que jamais demeure sur le plan de l\u2019actualité.Le point de vue envisagé par notre Comité est surtout d'ordre médical et porte principalement sur l\u2019éducation (comprise dans son sens le plus étendu) de ceux qui conduisent ou sont appelés à conduire un véhicule automobile sur les routes publiques.C\u2019est ainsi, par exemple, que l\u2019oeuvre salutaire du médecin pourrait être, en l\u2019occurence, de persuader les inaptes, de leur incapacité physique particulière à conduire sans danger un véhicule automobile.Un tel effort collectif de la part des membres de la profession médicale: aiderait sans nul doute à protéger le publie et les conducteurs eux-mêmes contre maints accidents évitables.Ces deux travaux présentés au Comité d\u2019économie médicale dans leur: forme préliminaire seront développés à une séance ultérieure et publiés a extenso dans L'Union Médicale du Canada.Représentation à Toronto à la séance inaugurale officielle du Conseil canadien d'Accréditation des Hôpitaux Le 17 janvier dernier, également, avait lieu à Toronto, la journée d'inauguration officielle du Conseil canadien d\u2019accréditation des hôpitaux.Cette séance inaugurale a été l\u2019aboutissement et le couronnement d\u2019un long travail préparatoire des principaux représentants de l\u2019organisation médicale au Canada, et le début officiel de la prise en charge de l\u2019organisme exclusivement canadien qui verra dorénavant au classement ou à l\u2019accréditation de nos hôpitaux.Cette accréditation relevait antérieurement, d\u2019abord d\u2019un organisme américain.ensuite d\u2019un organisme mixte à la fois américain ct canadien. 194 BULLETIN L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 -\u2014 Fév.1959 Au déjeuner, le docteur Eugène Thibault, à titre de président, présenta à un auditoire nombreux, composé de personnalités du monde médical anglo et franco-canadien, le ministre fédéral de la Santé, l\u2019hon.J.-Waldo Monteith, qui prit la parole pour témoigner que sa présence donnait un sens national et canadien à cette réunion inaugurale.Dans l\u2019après-midi, à la séance solennelle d\u2019inauguration, de nombreuses allocutions furent prononcées, dont celles du Révérend Père Hector-L.Bertrand, s.j., du docteur Eugène Thibault et du docteur Pierre Smith, délégué de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada pour la circonstance.Ces allocutions furent prononcées en français et en anglais, consacrant ainsi et une fois de plus, le bilinguisme du nouveau Conseil canadien d\u2019accréditation des hôpitaux.Le Révérend Père Bertrand, l\u2019un des membres fondateurs du Conseil, et directeur général du Comité des Hôpitaux du Québec, en affirmant que cette date du 17 janvier 1959 est désormais date historique dans l\u2019évolution de nos institutions hospitalières du Canada, termina son allocution en implorant les bénédictions du Ciel, par une prière spécialement composée par lui-même pour la circonstance, à la demande expresse du Comité d\u2019organisation.Le docteur Thibault, en soulignant de même la haute signification de la présente manifestation, termina par ces mots qui sont une affirmation de principe: « Aucun groupe spécial ne contrôle la profession médicale au Canada, quoique des personnalités remarquables y apportent une contribution de la plus haute importance.Tout homme possède une âme et un corps qui réagissent suivant leur propre comportement.Il est donc du devoir de toutes les associations responsables de l\u2019Accréditation des hôpitaux de comprendre et de répondre aussi bien aux exigences du corps qu\u2019à celles de l\u2019âÂme.Quand un gouvernement ou une institution mesure ses responsabilités et se laisse guider dans ses décisions par ces principes, il procure à la fois le bien-être physique et moral.» De son côté, le délégué de l\u2019Association des Médecins de Langue Fran- caise du Canada exprima notre point de vue en disant: « En consacrant l\u2019autorité et les pleins pouvoirs d\u2019un Conseil canadien d\u2019accréditation des hôpitaux, nous prenons pleinement conscience de nos possibilités vis-à-vis de nos problèmes, en même temps que nous manifestons notre désir d\u2019aller de l\u2019avant et de prendre des initiatives qui conviennent à nos besoins et au climat particulier dans lequel nous évoluons.« Notre double objectif est donc à la fois professionnel et national.C\u2019est dans cet esprit qu\u2019a toujours travaillé et coopéré l\u2019Asssciation des Médecins de Langue Française du Canada et son Directeur général le docteur Emile Blain, que j'ai l\u2019honneur de représenter aujourd\u2019hui auprès de vous et qui vous apporte son bien cordial salut.\u2018Tout ce que nous avons entrepris a eu comme but idéal et constant le bénéfice du Canada tout entier.» Bref, ce fut une belle manifestation de collaboration professionnelle dans une atmosphère de confiance réciproque.Désormais le Conseil Canadien d\u2019Acréditation des Hôpitaux, dont fait partie l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada, prend en mains ses propres destinées; l\u2019enjeu en vaut l\u2019effort.Directeur des relations extérieures.Pierre SMITH, LE RÔLE DE LA RATE DANS L'HYPERTENSION PORTALE ET DANS LA SATURATION OXYHEMOGLOBINIQUE DU SANG PORTE! André LEMAIRE et Edouard HOUSSET (Paris).Le rôle que joue la rate dans la pathologie couplée spléno-hépatique, et notamment dans l\u2019hypertension portale, peut être considéré de deux manières.Tantôt la splénomégalie est secondaire, non déterminante, généralement modérée.Elle n\u2019est qu\u2019un des éléments du syndrome d\u2019hypertension portale.La rate subit les conséquences de l\u2019hypertension portale, mais ne la crée pas.Tantôt l\u2019augmentation du volume de la rate apparaît, par son importance et par sa précession quant aux autres symptômes, comme le fait dominant sinon détéèrminant, c\u2019est le cas des cirrhoses dites splénomégaliques ou splénogènes et l\u2019on peut se demander si la rate n\u2019est pas la cause de l\u2019hypertension portale.Le problème peut être aussi considéré sous un autre aspect: au lieu d'envisager simplement l\u2019hydrodynamique de la circulation portale, comme le fait la très grande majorité des publications de ces dernières années, il n\u2019est pas moins intéressant d\u2019étudier les modifications que peut provoquer, dans la composition du sang porte, la survenue d\u2019une hypertension portale, ce dont peu d\u2019auteurs se sont préoceupés.C\u2019est à tenter de répondre aux questions ainsi posées que nous voudrions consacrer cette note qui se fonde sur l\u2019observation clinique et sur l\u2019expérimentation animale.I.\u2014 LA COMPOSITION DU SANG PORTE DANS L\u2019HYPERTENSION PORTALE.Cinq cas de cirrhose de Cruveilher-Baum- varten, observés en deux ans, nous ont donné l\u2019occasion d\u2019étudier le sang portal chez l\u2019homme avec autant de rigueur que l\u2019eût permis l'expérimentation la plus savante.1.Communication au NXXVIIIe Congres de l\u2019A.M.L.F.C.Saint-André-sur-Mer, septembre 1958.On sait que cette variété de cirrhose n\u2019a aucune individualité anatomique ou étiologique: sa seule particularité est qu\u2019elle survient chez des sujets dont la veine ombilicale ne s\u2019est pas oblitérée, comme c\u2019est la règle, à la naissance.Quand s\u2019installe la cirrhose, un important shunt porto-cave se trouve donc réalisé, il se traduit par une circulation collatérale d\u2019aspect variqueuse tendue entre l\u2019ombilic et le creux épigastrique ou entre l\u2019ombilic et le pli inguinal, souvent aussi par une énorme varice para-ombilicale.À ce niveau on perçoit un thrill et un souffle veineux continu, lesquels disparaissent par une compression exercée en un point précis, celui-là même où les veines superficielles communiquent avec les profondes.Ce shunt spontané a un calibre assez considérable pour débiter jusqu\u2019à 1,500 litres, comme nous l\u2019avons vérifié dans un de nos cas.On peut donc admettre que la pression, assurée par ponction de la varice ombilicale, représente la pression portale vraie; on est en droit de penser également que les résultats des dosages effectués sur le sang prélevé à ce niveau sont véritablement ceux que donnerait le sang prélevé directement dans le veine porte.Ainsi avons-nous pu facilement comparer, quant à leur composition, le sang veineux porte et le sang veineux périphérique (prélevé dans une veine du pli du coude).L\u2019expérience était, bien entendu, faite sur le sujet à jeun.Le tableau suivant, pris comme exemple, montre que les résultats des différents dosages effectués sont identiques dans les deux sangs (tableau I).Une seule différence existe, mais elle est remarquable, c\u2019est la forte saturation en oxygène du sang porte: la mesure, faite à l\u2019oxymètre de Brinckmann, nous donne des chiffres allant de 65 à 87%, pour le sang porte, alors que le sang périphérique nous donne, comme il est classique, 38 à 40% LEMAIRE er HOUSSET : LA RATE L\u2019HYPERTENSION P\u2026 L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 TapLEau I Composition comparée du sang porte et du sang veineux du bras.Monsieur D.Sang veineux du bras Sang porte Ascite (0 à 14 01121 VC 41% 69% Globules rouges mens 3 400 000 3 350 000 Globules blancs sers 4 600 4 700 Plaquettes cernes 250 000 265 000 Temps de coagulation en tube chauffé 22! 18\u2019 Hématocrite : volume globulaire cco.35 35 volume plasmatique .cocooeeeenen.65 65 Protides tOtAUX cc 61,5 64 12,8 Albumine 33,5 33,2 7.55 _ \u2014=11 \u2014=1.=14 Globuline \u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026uivrcscrrrrrrererrnerrenrererrese 31 30.8 525 GIYCÉMIE eevee, 0,90 0,90 Cholestérol total nee 2,91 2,91 Cholestérol estérifié .ccommvenene., 1,80 1,80 RAPPOIT oie, 61% 61% Lipides totaux ne 6,70 6,70 Thymol ocean, 10 UV.10 U.V.Prothrombine rennes 38% 38% T.TH.oe, T: 15 T:12 M: 34 M: 30 Delta cryoscopique \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026 \u2014 0,58 \u2014 0,59 \u2014 0.59 (tableau II).Pour que la signification de ces chiffres ne soit pas contestable nous soulignerons que l'hématocrite, la numération globulaire, l\u2019hémoglobine étaient à des taux égaux dans les deux sangs.Cette haute teneur en oxygène d\u2019un sang veineux, d\u2019un sang issu d\u2019un réseau capillaire, comme l\u2019est le sang porte, nous a paru digne d\u2019attention, d'autant plus que nous l\u2019avons trouvée dans tous nos cas de cirrhose de Cruveilher-Baum- garten, et que dans l\u2019un d\u2019entre eux nous l\u2019avons vue augmenter et passer, en quatre mois d\u2019évolution, de 65 à 87% (tableau IT).Pour nous assurer que le phénomène n\u2019était pas exclusif de la variété de cirrhose à laquelle nous avions affaire, nous avons effectué les mêmes dosages chez des cirrhotiques banaux, non porteurs de malformations vasculaires, en prélevant le sang dans une veine sous-cutanée abdominale.La même augmentation de la teneur en O?a été retrouvée, comme il ressort du tableau suivant (tableau III).Enfin, nous avons interrogé les sujets normaux, en faisant prélever du sang porte par le chirurgien au cours d\u2019interventions abdo- Tasreav 11 Oxymétrie portale au cours de l\u2019évolution d'une cirrhose.18-8 15-9 27-10 5-11 2-12 To To Vo % To Saturation en O du sang porte \u2026\u2026.\u2026\u2026ee 65 71 79 83 87 Saturation en O* du sang veineux brachial 39 40 38 37 38 Hémoglobine, numération, hématocrite: chiffres identiques dans lex deux sangs.TasLravu IIT Oxymétrie portale dans les cirrhoses éthyliques.c as I II III IV Vv Ye Je Yo % To Saturation en O° du sang porte \u2026\u2026.\u2026\u2026meness 67 72 76 63 72 Saturation en O® du sang veineux brachial .39 40 37 38 35 Hémoglobine et numération: résultats constamment identiques dans les deux sangs. L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 minales chez des sujets indemnes d\u2019affection hépatique, l\u2019oxygénation de leur sang porte était à 60 pour cent.La littérature médicale est, sur ce sujet, peu abondante.On trouve pourtant plusieurs travaux se rapportant à l\u2019expérimentation animale et quelques recherches portant sur l'homme.Les expérimentateurs les plus remarquables en la matière sont Barcroft (1912), Schwiegk (1932) et Blalock (1936).Se donnant pour but d\u2019étudier le métabolisme oxygéné du foie, ces auteurs ont mesuré le débit et la teneur en O?du sang veineux porte, du sang veineux sus-hépatique, du sang artériel hépatique.On sait que pour Barcroft l\u2019artère hépatique assure pour 35% le débit sanguin et pour 60% l\u2019oxygénation du foie, tandis que, selon Bla- lock, les chiffres correspondants sont respectivement 20 et 40%.Cette différence tient sans aucun doute à des différences de technique expérimentale qu\u2019il est sans intérêt d\u2019évoquer ici: remarquons seulement que ces auteurs ne fournissent pas, face aux chiffres d\u2019oxygène, la teneur en hémoglobine du sang.Schwiegk apporte pour la première fois la notion d\u2019une forte oxygénation du sang veineux porte chez le chien chloralosé: il donne le chiffre de 60% et c\u2019est une constatation d\u2019un intérêt non négligeable qu\u2019on trouve dans les travaux de Womack et Peters qui notent une concentration oxygénée à 74% dans le sang porte du chien placé, il est vrai, en hyperoxygénation.Chez l\u2019homme les difficultés d\u2019une recherche analogue sont considérables et nous n\u2019avons trouvé, s\u2019y rapportant, que le travail de Biermann et collaborateurs.Il porte sur dix cancéreux non hépatiques: le sang de la veine porte fut prélevé par ponction percutanée transhépatique, celui de la veine sus-hépatique et de l\u2019artère hépatique par cathétérisme.Dans chacun des trois sangs l\u2019hématocrite et le chiffre des globules se révélèrent identiques mais la saturation oxygénée du sang porte se montra élevée dans tous les cas: elle était au moins égale à 60%.Et dans trois cas de néoplasie colique elle atteignait LEMAIRE er HOUSSET: LA RATE HYPERTENSION P.127 80% du fait, disent les auteurs, des shunts artério-veineux existant dans la tumeur.De toutes ces recherches il ressort que le sang veineux porte du sujet normal est plus saturé en oxygène que le sang veineux périphérique: ce fait physiologique est peu connu.Nos résultats personnels le confirment.Ils démontrent également que la saturation oxygénée du sang porte du cirrhotique est plus forte que celle du sujet normal et qu\u2019elle augmente à mesure que la cirrhose évolue et se décompose.Ils nous permettent enfin d\u2019établir que la circulation portale du cirrho- tique se fait en hypertension et non en stase: des deux caractéristiques de la stase sanguine aucune n\u2019est vérifiée chez eux puisque, les chiffres de l\u2019hématocrite et des globules rouges étant normaux, il n\u2019y a pas d\u2019hémoconcentra- tion et que l\u2019anoxie, non seulement fait défaut, mais est remplacée par l\u2019hyperoxie.Le mécanisme qui préside à ce phénomène assez imprévu qu'est l\u2019hyperoxie du sang porte des cirrhotiques est encore incertain.Deux hypothèses peuvent être avancées: \u2014 La moins défendable consisterait à invoquer la non utilisation de l\u2019oxygène du fait d\u2019une réduction du métabolisme de la rate, de l'intestin et du pancréas.\u2014 La plus satisfaisante laisse supposer qu\u2019il existe des shunts artério-veineux dans le domaine porte, soit au niveau de l\u2019intestin, soit dans le foie, soit dans la rate.On connaît en effet l\u2019existence de telles anastomoses au niveau des villosités intestinales.On sait qu\u2019il en existe également dans le foie et notamment dans le foie cirrhotique : mais pour rendre compte de la forte oxygénation du sang porte extra-hépatique, il faudrait concevoir qu\u2019elles jouent à contre-courant, ce qui est peu vraisemblable; d\u2019ailleurs, en ca- thétérisant l\u2019ampoule variqueuse d\u2019un de nos cas de cirrhose de Cruveilher-Baumgarten, nous n\u2019avons jamais enregistré de variations systoliques avec le manomètre.C\u2019est le shunt splénique qui nous paraît devoir être retenu.En effet, dans une de nos observations de cirrhose, où la menace de rupture ombilicale 128 LEMAIRE Er HOUSSET : LA RATE L\u2019HYPERTENSION P.nous a forcés à intervenir, nous avons pu mesurer comparativement l\u2019oxygénation du sang porte total et celle du sang de la veine splénique.Les chiffres trouvés ont été respectivement de 87% ct de 72%: c\u2019est l\u2019indication, nous semble-t-il, que l\u2019apport anormal d\u2019oxygène provient de la rate.La littérature apporte à cette idée quelques confirmations.Ainsi Kramer et Lerft observent une très faible différence en ce qui concerne la saturation oxyhémoglobinique entre le sang de l\u2019artère et celui de la veine splé- nique.Ruol, d\u2019Agnolo et del Palu trouvent dans le sang, obtenu par ponction de la rate, une forte concentration oxyhémoglobinique et Olerud signale une forte oxygénation du sang veineux splénique.Mais il reste à prouver que la rate dans certaines de ses altérations lésionnelles ou fonctionnelles peut fonctionner comme un anévrysme artério-veineux.C\u2019est la question que nous avons abordée en créant des péri- splénites expérimentales.Notre but était de déterminer dans quelle mesure une telle lésion peut influer sur la pression portale et sur l'oxygénation du sang porte.II.\u2014 INFLUENCE DE LA RATE SUR LA PRESSION PORTALE: LES PÉRI-SPLÉNITES EXPERIMEN TALES.En matiére d\u2019hypertension portale spléno- gène, la littérature médicale fournit des indications incertaines.Whipple, mesurant la pression portale chez 1189 sujets atteints de splénomégalie, la trouve augmentée chez 174 seulement, ce qui n\u2019a rien de significatif.Chenderowitch et Caroli, étudiant les grosses rates des hémopathies malignes au moyen de la micro-angio-radiographie, y décèlent une hyperartérialisation.Dans ce fait anatomique ils voient la cause d\u2019une hypertension portale d\u2019amont.Fauvert et Hartmann enregistrent dans des cas identiques une élévation de la pression intrasplénique.Les anévrysmes du territoire vasculaire splénique n\u2019apportent guère d\u2019arguments confirmatifs.La revue générale d\u2019Owers et Coppey L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 évalue à 30% la fréquence des hémorragies digestives, à 44% celle de la grosse rate, à 89% celle de l\u2019'hépatomégalie, mais c\u2019est dans un cas seulement que la pression porte a été mesurée et atteignait 40 cm.d\u2019eau.Les fistules artério-veineuses hépato-por- tales qui, si elles se révélaient génératrices d'hypertension portale, pourraient par raisonnements analogues confirmer le rôle hyperten- TABLEAU IV Pressions portales chez les chiens atteints d\u2019une périsplénite expérimentale.Chien No Temps en mois Pression en em d\u2019eau \u2014 13,5 84 4 40 5% 16 \u2014 13 93 2% 23 TV 32 \u2014 8 _ 4 25 97 5 5 9 5 \u2014 17 125 1% 18.5 11 19 \u2014 14.5 132 | 9 28 \u2014 9 1 42 85 8 23 11 22 | \u2014 1 14 94 | 24 23 - \u2014 8 105 9 8 ! \u2014 10.5 127 | 2 37 5 14 ma 95 138 1 75 3% 18 _ \u2014 3 \u2014_\u2014 37 2 29 \u2014 23 LS 95 3 39 \u2014 13 108 9 5 \u2014 17 129 215 15 6 15 L'Union Méd.Canad 9 er HOUSSET sif des shunts artério-veineux intra-spléniques, sont exceptionnelles.Dans les deux cas, dont nous avons eu connaissance, ceux de Hadding et collaborateurs, de Stricker et collaborateurs, la pression portale n\u2019a pas été mesurée.Dans l'ordre expérimental, les mêmes fistules réalisées chez le chien par Narath, par Schilling et collaborateurs, par Fisher et collaborateurs, par Cohr et Hervold, n\u2019ont pas provoqué d\u2019élévation notable de la pression portale, non plus que d\u2019anomalies du foie.: LA RATE L\u2019'HYPERTENSION P.129 nations identiques seront faites au cours de réinterventions à des intervalles de temps plus ou moins éloignés.Voici d\u2019abord les lésions obtenues au mveau de la rate.La rate n\u2019est pas adhérente aux organes voisins.Son volume diminue d\u2019une manière modérée et inconstante.Elle a généralement une consistance plus ferme et sa surface blanchâtre, nacrée, est semée de plaques irrégulièrement disséminées ou d\u2019un pigmenté blanchâtre.TABLEAU V Variations de la saturation oxyhémoglobinée du sang veineux en fonction de l\u2019é \u2019 volution de la pression portale.\u2018 Pression portale HbO.Chiens Temps en jours en cm.H:0 veine splénique 0 14 86% 94 70 23 88% 0 8 67% 97 20 25 89% 0 10,5 83% 127 60 37 93 % 150 14 90% 0 14,5 83% 132 63 28 91% 0 9,5 90% 138 35 7,5 91% 105 18 89% NB.\u2014 N'\u2019ont été retenus dans ce tableau que les animaux dont l\u2019hématose était normale: TT saturation du sang artériel 94%, ou inhalation d\u2019O» pur avant le prélèvement sanguin.Nous référant à la connaissance récente des cirrhoses d\u2019origine péritonéale et à notre propre expérimentation, qui nous a permis d\u2019obtenir à volonté chez l\u2019animal des péri- hépatites étendues, nous avons entrepris de créer des périsplénites dans le but de provoquer une hypertension portale et éventuellement de modifier l\u2019oxygénation du sang porte.La technique est simple: sur le chien anesthésié, la rate est extériorisée, maintenue par un à trois fils en anse et enduite, sur toute sa surface, d\u2019une matière plastique.On laisse sécher et on réintègre la rate dans sa loge, on referme la paroi.Auparavant on a pratiqué une biopsie de la rate et du foie, mesuré la pression portale et prélevé du sang dans la veine splénique pour oxymétrie.Des détermi- L'examen histologique met en évidence un épaississement considérable de la capsule portant sur la couche collagène superficielle et de nombreux fibroblastes y sont visibles : c\u2019est l\u2019altération le plus constante.Parfois existent aussi des suffusions sanguines à la face externe de la capsule.Les travées conjonctives sous-capsulaires sont épaissies et dans le voisinage les follicules sont diminués ct en état de congestion.Les lésions du foie sont beaucoup moins considérables: on trouve quelques infiltrats de cellules rondes dans les espaces porte et un début de sclérose périportale.Au total, sur cinq animaux biopsiés jusqu'à ce jour, nous avons observé une périsplénite 130 considérable dans trois cas, modérée dans un cas, nulle dans un cas.Les modifications anatomiques de la rate retentissent sur la circulation portale: elles affectent notamment la pression du sang et sa teneur en oxygène.TaApLkAU VI Saturation oxyhémoglobinée du sang veineux splénique chez des chiens normaux et chez des chiens à rate enrobée.% HbO 100 4 90 x | © go - x 70 « 60 N.B.\u2014 N\u2019ont été retenus dans ce tableau que les animaux dont l\u2019'hématose était normale.x Chiens normaux.e Chiens à rate enrobée avant une hypertension portale.L\u2019incidence sur la pression sanguine s\u2019exprime dans le tableau suivant: Sur 14 cas, nous avons obtenu 7 hypertensions durables, 4 transitoires, une dont le LEMAIRE eT HOUSSET : LA RATE L'HYPERTENSION P\u2026 L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 résultat fut douteux, deux fois la pression portale resta inchangée (tableau IV).Les mesures oxymétriques effectuées dans le sang de la veine splénique de nos animaux sont groupées dans le tableau V.On y voit que l'augmentation de la teneur en oxygène ne varie pas parallèlement à l\u2019augmentation de la pression portale.Les cas les plus démonstratifs sont ceux des chiens 97, 127 et 132.Mais les deux autres animaux font monter leur pression cependant que l\u2019oxygénation ne varie pas sensiblement.Cependant la moyenne de l\u2019oxygénation du sang veineux splénique est supérieure chez les animaux atteints de périsplénite que chez les normaux (tableau VI).Ainsi donc une certaine concordance apparaît entre les données manométriques ct biologiques d\u2019une part, les constatations anatomiques d\u2019autre part.La concordance est satisfaisante en ce qui concerne périsplénite et hypertension portale.Elle l\u2019est beaucoup moins en ce qui concerne périsplénite et saturation oxyhémoglobinique; de nouvelles expériences sont nécessaires.ES 5 * Nous pouvons néanmoins avancer, dès maintenant, les conclusions suivantes: 1.La rate contribue à l\u2019oxygénation du sang porte; 2.Quand la rate est lésée, en l\u2019occurence sous la forme d\u2019une sclérose capsulaire, il se produit une hypertension portale et la saturation en oxygène du sang veineux splénique augmente.Ces deux phénomènes, dont il paraît bien que la rate est seule responsable, peuvent être attribués à une perturbation de la circulation intrasplénique: la rate fonctionne alors comme un véritable anévrysme artério- veineux, sa circulation normalement « ouverte », comme le pense Knisely, devient alors fermée et l'organe perd sa fonction de réservoir.Si cette explication reste encore à vérifier, 11 n\u2019en demeure pas mois que nos considérations ont une incidence pratique: elles L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 incitent à réfléchir sur l\u2019opportunité de la splénectomie ou de la ligature des vaisseaux spléniques dans le traitement de l'hypertension portale.Certes, il est des cas où le danger hémorragique immédiat justifie les actes chirurgicaux les plus radicaux.Mais il est permis de se demander si la diminution du ravitaillement en oxygène du foie qu\u2019ils entraînent n\u2019est pas de nature à compromettre le fonctionnement de cet organe?Nous pensons qu\u2019il faut être économe des ligatures (comme des opérations de dérivation) et ne pas oublier que la diminution de la tension partielle de LEMAIRE Er HOUSSET : LA RATE L\u2019'HYPERTENSION P.131 l'O?dans les sinusoïdes hépatiques peut entretenir ou déclencher des lésions cellulaires du foie, c\u2019est-à-dire provoquer ou aggraver une cirrhose.Il est curieux de remarquer que nos attitudes thérapeutiques en matière d\u2019hypertension portale sont dictées par les seules considérations qui ont trait à la circulation sanguine d\u2019aval et se soucient guère des conséquences qu\u2019elles peuvent avoir sur la cireu- lation intime d\u2019un organe remarquable par l\u2019inportance de ses fonctions de synthèse et de détoxication, donc par ses besoins en oxygène. RÉHABILITATION DES PARALYTIQUES CÉRÉBRAUX ÉTUDE CLINIQUE ET STATISTIQUE.G.GINGRAS, V.SUSSET, R.-R.LEMIEUX 1, J.-M.CHEVRIER 2, GC.HUOT 3, R.VOYER 4, G.SKUHROVSKY 3 et C.QUIRION 6, La présente étude constitue un rapport préliminaire sur une enquête approfondie faite à l\u2019Institut de réhabilitation de Montréal relativement à la paralysie cérébrale.Les points saillants ont seuls été retenus, un rapport d'ensemble devant être publié ultérieurement.MÉTHODE DE RECHERCHE Entre mai 1950 et août 1956, 250 cas de paralysie cérébrale ont fait l\u2019objet d\u2019un examen de dépistage à l\u2019Institut; cependant, en raison de diverses difficultés, au premier rang desquelles figurent les distances de déplacement, notre enquête ne porte que sur 137 des 200 sujets suivis.Pour chaque cas, un dossier en 1,700 points, recouvrant la médecine, la psychologie, l\u2019orthophonie, l\u2019occupation thérapie et le service social fut dressé par les divers spécialistes.En raison de la complexité du problème, le dossier psychiatrique fut préparé séparément.Autant que possible, les parents furent l\u2019objet d'une entrevue par chaque membre de l\u2019équipe.Le questionnaire médical se divisait en trois parties se rapportant respectivement à l\u2019examen initial, au résultat du traitement et à l\u2019examen de contrôle.L\u2019enquête révèle une répartition démographique des sujets comme suit: 71% (97) en provenance de régions urbaines, et 29% (40) de régions rurales.Lors de l\u2019examen médical initial, les patients furent classés en trois groupes d\u2019âge: 0- 6 ans: 44% (60) 7-15 ans: 39% (54) 16 - 21 ans: 17% (23) * Communication présentée à la Sixième assemblée annuelle de l\u2019Association canadienne de médecine physique et de réhabilitation (Québec.12-13-14 juin 1958).1.Docteurs en médecine.Docteur en psychologie.Maître és arts (orthophonie).Assistante sociale.Thérapeute d\u2019occupation licenciée.Infirmière licenciée.diplômée de physiothérapie.SC Oud CD IN De ces données ressort l'importance du problème éducatif en cause.En effet, 39% des enfants étant d\u2019âge scolaire (de 6 à 16 ans), 1l était indispensable de procéder dans chaque cas à une analyse des aptitudes intellectuelles et des possibilités de fréquentation scolaire.L\u2019intervalle entre la naissance et le diagnostic est également significatif.Ainsi, 44% (60) des cas ont été dépistés avant l\u2019âge d\u2019un an, alors que seulement 8% (11), le furent à la naissance ou dans les quelques semaines suivantes.Couramment, les parents s\u2019adressent à toutes les institutions à leur portée, même lorsqu\u2019elles sont au-dessus de leurs moyens, s\u2019inquiétant d'un diagnostic et en quête d'une guérison miraculeuse.Ainsi à date rapprochée, 13% (18) ont fréquenté deux hôpitaux, 48% (66), trois hôpitaux ou plus.Ce fait est un indice sûr de non-acceptation du diagnostic et d'insécurité; 11 peut être la conséquence d'un manque de services hospitaliers adéquats.A l\u2019appui de cette hypothèse, nous relevons que 30% (40) des patients se sont présentés d\u2019eux-mêmes sans référence médicale.Bien que 129 cas avaient été examinés par des médecins, 42 seulement avaient fait l\u2019objet de traitements médicaux quelconques.Fait assez étonnant \u2014 du moins pour les médecins \u2014 28% (39) avaient été traités par des charlatans ou des chiropraticiens! La déplorable carence de services médicaux à cette époque explique cet état de choses.La situation s\u2019est quelque peut améliorée dans les grandes villes, mais elle est restée sensiblement stationnaire dans les milieux ruraux si ce n\u2019est que le nombre de charlatans et de chiropraticiens augmente! L\u2019enquête révèle que les constatations étiologiques rejoignent dans l\u2019ensemble les conclusions des études antérieures.Cependant, alors que l\u2019étiologie post-natale se constate dans 31% (43) des cas, les rapports antérieurs n\u2019en font état que pour 10%.Evidem- L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 ment, les cas où l'encéphalopathie s'est présentée en séquelle d\u2019une maladie ou d'un trauma constituent un groupe distinet et nous furent renvoyés par des médecins ou des hôpitaux traitants lors de l\u2019apparition soudaine des symptômes.En plus du diagnostic primaire, les principaux phénomènes secondaires méritent considération: 56% (78) présentaient des troubles de la parole ou de l\u2019ouïe à divers degrés; 21% (29), de l\u2019épilepsie et 66% (91), de la déficience mentale.Ces statistiques soulignent l'importance du problème éducatif signalé plus haut.A la suite d\u2019un premier dépistage médical, 74% (101) furent admis à l\u2019Institut de réhabilitation pour diagnostic complet.Les autres ne furent pas acceptés pour les raisons suivantes: 1) déficience mentale grave chez 14% (19) ; 2) phénomènes trop bénins pour justifier un traitement ou des mesures de réhabilitation.Pour ces derniers, le handicap physique ou mental n'étant que minime, les parents furent rassurés et encouragés.Dans bien des cas, ces patients furent réexaminés ultérieurement afin de confirmer les premières constatations.Au terme des conclusions du premier dépistage médical, des entrevues, évaluations, tests ct examens furent exécutés dans les services suivants: Psychiatrie 100200000000 12% (17) Service social 1212102 84% (116) Physiothérapie 55% (76) Occupation thérapie _._.____.47% (65) Orthophonie 1200000000 31% (43) Orientation professionnelle et psychologie 63% (87) Placement 10% (15) Prothèse 110000000000 33% (45) Le placement en institution ne fut recommandé que dans deux cas après enquête approfondie.La durée des traitements prescrits pour les sujets retenus varie de deux mois (15% ou 20 cas) à un an et plus (5% ou 7 cas).GINGRAS et CoLL.: REHABILITATION DES.133 Il en ressort que le traitement de la paralysie cérébrale, individuellement ou en groupe, nécessite plus de personnel, plus de temps, des périodes de traitement plus longues, des dépenses plus considérables et présente des problèmes plus graves que le traitement de tout autre cas individuel ou de toute catégorie de handicaps auquel un organisme de réhabilitation peut avoir à faire face.Au moment du congé, les résultats suivants avaient déjà été obtenus ou étaient attendus dans l'avenir immédiat: 33% des patients (45) étaient adaptés à la vie à domicile avec un degré d\u2019indépendance fonction de leur handicap.Ce groupe se composait surtout de patients d\u2019âge pré-scolaire.Les autres furent dirigés comme suit: 1) école maternelle __._.______ 0.7% (1) 2) scolarité normale _.__.___ 149% (20) 3) enseignement spécial 11% (15) 4) apprentissage ._._.__.___ 0.7% (1) 5) emploi 11212220.5% (7) Le contrôle qui fait l\u2019objet de la présente étude a eu lieu de six mois à cinq ans après le dépistage initial.A cette occasion, les 137 cas qul se sont présentés ont été revus et réexaminés, quelqu\u2019aient été les constatations faites lors de l\u2019examen de dépistage et les décisions subséquentes.On s\u2019aperçut que dans l'intervalle 17% (24) des patients avaient été réexaminés, réévalués et traités dans d\u2019autres institutions et que six d\u2019entre eux l\u2019avaient été à deux et même à trois endroits différents.Un des enfants se rendait à une clinique le matin et à une autre l\u2019après-midi! Un autre qui était sous traitement à la Clinique externe d\u2019un hôpital de la ville recevait en même temps les soins d\u2019un chiropraticien trois fois par semaine.Divers genres d\u2019appareils de prothèses avaient été ordonnés par l\u2019Institut dans 45 cas: on constata que 33 patients continuaient à les porter alors que 5 avaient dû les enlever sur l\u2019avis du médecin, les 7 autres patients ayant cessé de faire usage de ces appareils par manque d\u2019intérét ou encore à cause de leur mauvais état d\u2019entretien. 134 Il s\u2019est révélé que de nouveaux soins seraient à même d\u2019améliorer encore l\u2019état de 20% des patients (27); dans ce pourcentage sont compris un certain nombre de sujets qui avaient d\u2019abord refusé le traitement ou quin\u2019avaient pû se présenter à l\u2019Institut après le dépistage initial.Parmi ceux du groupe d\u2019âge 16 - 21 ans qui furent réexaminés, à savoir 24% (33), 12 occupaient un emploi.Cependant, 9 sujets qui avaient été jugés aptes à l\u2019emploi sélectif, n\u2019avaient pas pu obtenir de travail à cause de leur handicap.ORTHOPHONIE On a évalué à 75% le nombre d'enfants atteints de paralysie cérébrale qui présentent des troubles de la parole, et à 60% le nombre de ceux qui peuvent avantageusement bénéficier de l\u2019orthophonie.Au cours de la présente étude, 38 enfants furent l\u2019objet d\u2019une évaluation quant à la nature et l\u2019étiologie des troubles de la parole qu\u2019ils présentaient et quant aux résultats du traitement obtenus par la thérapie.Au nombre des constatations, l\u2019on voit que 50% des sujets (19) présentaient un retard de développement linguistique.63% (24) se classaient arriérés mentaux.23.6% (9) se classaient aphasoides.15.7% (5) se classalent hypoacousiques.Après le traitement orthophonique il fut procédé à un grand examen dont on a tiré les conclusions suivantes: 1) la déficience mentale entrave considérablement l\u2019acquisition de la parole; 2) l\u2019enfant légèrement aphasoïde peut développer sa perception visuelle et auditive; 3) l\u2019évaluation de l\u2019audition chez le paralytique cérébral constitue une tâche difficile; par suite, la surdité comme telle peut facilement échapper à l\u2019examen.Entre autre notre étude avait pour but d\u2019établir le niveau de communication du paralytique cérébral.Le langage permet de communiquer et il v a une correspondance entre le niveau du GINGRAS rr Cor.: RÉHABILITATION DES.L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 développement linguistique et celui du développement général.On a constaté que 44.7 (17) étaient très limités dans leur langage à l\u2019époque du premier examen.Certains communiquaient surtout par sons et par gestes tandis que d\u2019autres se servaient d\u2019un jargon inintelligible.55.2% (21) présentaient un langage enfantin et informe.Après le traitement orthophonique, les résultats étaient les suivants: 289% (11): jargon inintelligible.47.3% (18): langage enfantin.23.6% (9): légère amélioration.Chez les cas de paralysie cérébrale, les insuffisances de langage sont causées par la dysarthrie qui se caractérise par de nombreux troubles d\u2019articulation, de rythme et de phonation.1.L\u2019omission de phonemes se rencontrait dans 55.29 des cas (21) avant le traitement et dans 26.3% (10) apres le traitement.2.La substitution de sons se produisait dans 71% des cas (27) avant le traitement et dans 47.3% (18) après le traitement.3.Le nasillement et la monotonie vocale étaient le fait de 60.5% (25) avant le traitement, 52,6% (20) après le traitement.4.Le rythme était lent et saccadé 76.2% des cas (29) avant et après le tement.5.Il était impossible à 68.3 (26) de tenir une voyelle 10 sec.au moment de la première entrevue.Des améliorations furent constatées après traitement, mais 52.6% (20) gardaient de la difficulté à tenir un son.dans trai- La parole résulte de la coordination synchronisée des muscles respiratoires et articulatoires.Lorsque la respiration se fait à con- tre-temps, il y a asynchronisme dans l\u2019acte de la parole.Cet asynchronisme apparaissait dans 31.5% des cas (12) lors de la première évaluation et dans 28% (11) lors du second examen.73.6% des cas (28) présentaient de l\u2019insuffisance respiratoire au premier examen et 63.1% (24), au second. L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 7 cas présentaient une inversion respiratoire aux deux évaluations.D'autres activités musculaires essentielles à la parole sont souvent soit absentes, soit très ardues chez les enfants atteints de paralysie cérébrale.1.Dans 7 cas la mastication se limitait aux mouvements antérieurs.Aucune amélioration ne fut constatée à cet égard.2.Les mouvements de déglutition et l\u2019occlusion buccale se faisaient difficilement chez 57.8% (22) de nos patients.Il en résultait une salivation abondante qui diminua considérablement chez 7 sujets, mais persista chez 39.4% (15).3.Les mouvements d\u2019élévation de la pointe de la langue étaient absents dans 50% des cas (19); 28.99% (11) pouvaient effectuer ces mouvements après traitement.4.Lors de la première évaluation, les mouvements de propulsion de la langue étaient absents dans 10.5% (4) des cas; lors de la seconde évaluation, dans 2.6% (1).5.Les mouvements de rétraction de la langue étaient impossibles dans 39.4% des cas (15) et restèrent difficiles dans 28.9% (11).PsycHOLOGIE Le psychologue a examiné 88 patients au moyen d\u2019entrevues et de tests dont les suivants: Intelligence: Draw-a-person test, Terman, Cattell, Ottawa-Wechsler, Wechsler-Bellevue, Epreuve individuelle d\u2019intelligence générale de l\u2019Institut de psychologie de l\u2019Université de Montréal, Pintner-Paterson ; Personnalité: Machover, Self, Rorschach.Ces tests furent administrés en tenant compte de l\u2019âge et du handicap du patient.1.Observations générales.Les résultats psychologiques de l\u2019examen de contrôle ont corroboré ceux de la première évaluation.Les pronostics d\u2019adaptation figurent au tableau ci-dessous: GINGRAS Er CouL.: REHABILITATION DES.135 Examen initial Examen de contrôle N Jo N je Aucune adaptation ou progrès lent 56 57 57 58 Adaptation lente ou progrès certain 40 40 38 39 Adaptation nor- Male errr 2 3 2 3 T'otal \u2026.\u2026.\u2026res 98 100 97 100 2.Les deux examens ont donné des résultats très semblables en ce qui concerne les possibilités de formation dans les sections de physiothérapie, d\u2019occupation thérapie et d\u2019orthophonie, l\u2019écart variant de 1 & 3%.3.Les tests de projection (Machover ct Self) s\u2019avérèrent valides à plusieurs égards au moment de l\u2019examen de contrôle.Ils ont mis en évidence des signes de troubles organiques du cerveau dans 83% des cas et des signes de passivité et d\u2019inactivité dans 40% (35) des cas.4.La constance du quotient intellectuel est beaucoup plus nette dans les groupes 1, 74 et 110 \u2014 plus que dans le groupe intermédiaire, 75-109.5.Y a-t-il une différence entre l\u2019opinion des parents et l\u2019évaluation du psychologue quant au quotient intellectuel du patient?a) La différence décelée à cet égard relativement aux patients classés idiots et imbéciles (Q.I.: 1-49) était moins accentuée lors de l\u2019examen de contrôle.Ceci peut être dû soit à une graduelle prise de conscience de la situation par les parents durant l\u2019intervalle séparant les deux examens, soit à un certain progrès chez le patient.b) Concernant les patients classés dans la catégorie débilité mentale éducable (Q.I.: 50- 75), l\u2019évaluation des parents est assez réaliste et correspond à nos constatations.6.L'évaluation faite par les parents concernant la personnalité de leur enfant semble plus objective à l\u2019examen de contrôle: selon le cas ils déclarent que l\u2019enfant a un comportement anormal ou encore que son contrôle de soi s\u2019est amélioré.Il faudrait une analyse plus poussée des données pour savoir si cette constatation découle d\u2019une meilleure prise de 136 conscience de la part des parents, d'une détérioration ou d'une amélioration dans le comportement du patient.PSYCHIATRIE L'aspect psychiatrique de cette étude s\u2019attache aux relations parents-enfant.Ce point s\u2019avéra d\u2019emblée d'importance capitale étant donné que l\u2019adaptation constitue un problème majeur pour tous et plus particulièrement pour les handicapés fonctionnels ou intellectuels.Cependant, on a vite constaté que la mésadaptation était loin d'être directement proportionnelle au handicap.Certains patients atteints de grave infirmité mentale ou physique ont semblé faire une assez bonne adaptation sans donner lieu à des problèmes sérieux.Nous allons examiner les aspects suivants: 1) les réactions des parents à l\u2019endroit de l'enfant, et les modifications de ces dernières apportées par le milieu; 2) les réactions de l\u2019enfant à la psychologie particulière de ses parents et leurs conséquences sur les relations extra-familiales; 3) les suggestions en vue d\u2019atténuer les problèmes en cause.RÉACTIONS DES PARENTS L\u2019on ne peut découvrir que son enfant est anormal sans en ressentir un choc violent et sans qu\u2019il en résulte un stress considérable.Pourtant, cette réalité serait plus facile à envisager si les parents et leurs familles se soutenaient les uns les autres par une attitude commune.En général, le père et la mère sont d\u2019avis différent et rendent le sujet tabou au lieu d\u2019en discuter ouvertement.La première réaction en est une de refus (denial).Ce mécanisme de défense se caractérise par le fait que les parents sont incapables de faire face objectivement à la réalité.On ferme les yeux sur le handicap ou on le minimise.De cette facon, chacun des époux cache ses préjugés et son ignorance au lieu de les exprimer au grand jour et ainsi verbaliser le sentiment d\u2019insatisfaction qu\u2019il éprouve.GINGRAS £1 CoLL.: REHABILITATION DES.L'Union Méd.Canada Tome 88 -\u2014 Fév.1959 Les parents sont différents.Le père est généralement plus réaliste, mais il a tendance à rejeter son fils alors qu\u2019il témoigne de la pitié à sa fille.Cette constatation n\u2019est toutefois pas absolue, car l\u2019on a observé dans les cas où la mère rejetait sa fille que le père exerçait alors de la sur-protection.Si cette observation se confirmait, cela signifierait que le sentiment d\u2019insuffisance et de culpabilité se fait sentir plus intensément chez le parent du même sexe parce qu\u2019il considère l\u2019enfant comme une triste image de lui-même.Tel qu\u2019il ressort des statistiques énumérées ci-dessus, le diagnostic posé par le médecin n\u2019élimine pas ce refus.Les parents mettront en doute la compétence des médecins, et leur réaction sera de recourir à des médecins renommés ou à des charlatans en quête d\u2019un avis différent mais qui corresponde néanmoins au leur.La réaction de certains autres parents sera de ne plus jamais demander de consultation.La fantaisie est un autre mécanisme de défense couramment utilisé à défaut du refus total.Elle consiste à s\u2019imaginer la situation différente de ce qu\u2019elle est.Ainsi on parle de l\u2019enfant comme: « normal, quasi normal, lent mais normal, un peu jeune pour son âge, doué d\u2019une bonne mémoire, etc.».Cette attitude dénote un souci de conformisme social, mais elle peut devenir très nuisible, comme nous le verrons plus loin, lorsqu\u2019elle a pour effet de trop ménager l\u2019orgueil des parents.La projection est également un moyen fréquemment employé pour répondre à la situation.Elle provient d\u2019un sentiment de culpabilité qu\u2019on projette sur une autre personne lorsqu'il devient intolérable.En général, ce n\u2019est.ni le père ni la mère qui en sont les instigateurs mais leur famille respective.Cela se ramène à une enquête menée par l\u2019une des familles pour découvrir chez l\u2019autre des sujets qui ressemblent plus ou moins à l\u2019enfant atteint de paralysie cérébrale.Aussi étonnant que cela puisse paraître, ce mécanisme n\u2019est pas aussi dangereux qu\u2019on pourrait le croire.L\u2019enfant n\u2019est pas en cause et la tension sera éventuellement rompue par L'Union Méd.Cansda Tome 88 \u2014 Fév.1959 GINGRAS er Corr.des reproches mutuels et des querelles, ce qui en sol peut conduire à de nouvelles consultations et un éclaircissement du problème.La compréhension mutuelle effacera éventuellement les souffrances morales.Par toutes ces discussions, les parents peuvent arriver à une attitude unie face au problème.L'on a vu des mères s\u2019abstenir de visiter leur propre famille uniquement pour éviter les querelles et les discussions.RÉACTIONS DES ENFANTS En général, la passivité semble être le modèle primaire de comportement chez l\u2019enfant atteint de paralysie cérébrale.On peut la décrire comme une tendance injustifiée à faire moins que son état le permet en réalité.Cette dominante de passivité résulte de plusieurs facteurs: 1.On exige moins de l\u2019enfant atteint de paralysie cérébrale du fait qu\u2019il est handicapé.Cependant, si le diagnostie et l'évaluation étaient faits plus tôt, on pourrait être plus exigeant envers l\u2019enfant.Par suite de leur sentiment de culpabilité, les parents ont tendance à être plus indulgents.2.En raison de ses insuffisances physiques et du fait qu\u2019il ne sort presque jamais de la maison, l\u2019enfant reste davantage sous l\u2019influence maternelle.Ceci est valable pour les deux sexes, quoique plus évident et plus pathologique chez le garçon qui devient efféminé.3.La passivité est la conséquence logique de la sur-protection.Si une passivité extrême se produit, c\u2019est uniquement parce qu\u2019on a trop aidé l\u2019enfant et que ce dernier à force d\u2019accepter tout ce qu\u2019on fait pour lui en arrive à l\u2019exiger comme son dû.Le refus de la réalité porte les parents à chercher uniquement ce qui est normal aux veux de la société.L'enfant étant réellement incapable de répondre aux désirs inavoués de ses parents, peut facilement être découragé dans ses tentatives alors qu\u2019il recherchait leur approbation.Il en résulte plus de pitié que d\u2019amour du côté des parents, et de l\u2019inactivité chez l\u2019enfant.Cette dernière conduit à la dé- REHABILITATION DES.137 sintégration du primum movens de tout homme: le respect de soi.Le manque d\u2019approbation et la passivité finissent par altérer les rapports sociaux de l'enfant.Il essaie d\u2019arriver à ses fins en faisant jouer la pitié étant incapable de se faire accepter sur le fondement de ses réalisations.Etant rejeté par les enfants de son âge, 1l cherche la compagnie des plus jeunes.Il est considéré tendre et plein d'égards à l\u2019endroit des plus jeunes, et ceci résulte de son identification avec le role de sa mere.On a constaté que les progrès physiques n\u2019étaient pas nécessairement le signe d\u2019une bonne adaptation pas plus que celle-ci n\u2019était fonction de l\u2019importance du handicap.Nous avons rencontré des cas gravement touchés physiquement et psychologiquement et qui pourtant étaient acceptés tels quels par leurs parents, ayant ainsi la possibilité de se développer au mieux de leurs aptitudes.L\u2019acceptation pendant les années de développement est une condition essentielle à l\u2019adaptation.On ne doit pas confondre l'acceptation avec la résignation (attitude religieuse) à laquelle on se soumet passivement.L\u2019acceptation est une qualité positive par laquelle après avoir fait leur bilan émotif, les parents font face à la réalité et prennent sur eux de tirer le meilleur parti d\u2019une situation difficile.Nous avons rencontré des parents capables d\u2019exprimer leur ressentiment en ces termes: « J'aimerais mieux avoir 15 enfants normaux qu'un seul comme lui», mais qui en même temps faisaient d\u2019énormes sacrifices pour donner à l\u2019enfant le milieu qui lui convenait.Les cas d\u2019acceptation que nous avons observés étaient presque tous de famille rurale.On v parlait du handicap un peu à la façon dont un paysan discute des qualités et des défauts de son bétail.Mais ce réalisme semblait donner lieu à l'attitude suivante: « essayons de faire pour le mieux, après tout cet enfant s\u2019oceupe des poulets mieux que n'importe qui ».Les familles nombreuses ont également paru être plus en mesure de faire face au problème. 138 Le cas qui illustre le micux cette constatation est celui de cette mère de famille qui en plus de ses onze enfants, en avait adopté un et en gardait deux autres en pension.Elle disait en parlant d\u2019une de ses propres filles qui souffrait de paralysie cérébrale: «elle est inférieure aux autres, mais je ne la gâte pas plus pour ça et je ne lui donne pas moins qu\u2019aux autres non plus ».Dans ces familles, 11 semble que tous les membres se partagent les responsabilités vis- à-vis l\u2019enfant atteint de paralysie cérébrale pour l'aider à conquérir son indépendance.Les succès, les progrès et les handicaps de l\u2019enfant sont discutés en famille, et les sentiments de sur-protection ou d'\u2019hostilité s\u2019en trouvent assainis.De cette étude, il ressort que la meilleure façon de changer l\u2019attitude des parents vis- à-vis un enfant atteint de paralysie cérébrale serait théoriquement de les aider à prendre conscience de leurs sentiments ambivalents par des discussions de groupe.Non seulement ils se rendraient compte que le problème de la paralysie cérébrale est partagé par d\u2019autres et qu\u2019il est possible d\u2019avoir des sentiments et des attitudes contradictoires, mais ils pourraient encore apprendre, par des discussions qui les éclaireraient, la meilleure méthode de faire face à un problème des plus complexes.Résumé Entre mai 1950 et août 1956, 250 sujets atteints de paralysie cérébrale ont été reçus et examinés à l\u2019Institut de réhabilité de Montréal en physiatrie, psychiatrie, physiothérapie, occupation thérapie, orthophonie, service social et psychologie.Des examens de contrôle eurent lieu de six mois à cinq ans après le premier examen ou l\u2019entrevue initiale.L\u2019objet de la présente étude est de comparer les constatations cliniques et statistiques de l\u2019examen de dépistage et de l\u2019examen de contrôle.Les conclusions exprimées découlent de l\u2019interprétation des données.Summary From May 1950 to August 1956, 250 cerebral palsy cases had been evaluated at the Rehabilitation In- GINGRAS Fr Cour.: REHABILITATION DES.L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 stitute of Montreal from the physiatrie, psychiatric.physiotherapy, occupational therapy, speech therapy.social service and psychology points of view.A follow-up evaluation was made from six months to five years after the initial screening.The conclusions expressed therein are the result of the interpretation of the comparative clinical and statistical data.BIBLIOGRAPHIE Marguerite ABBOTT: A Syllabus of Cerebral Palsy Treatment Techniques.United Cerebral Palsy N.Y., juillet 1954.Elizabeth C.ADDOMS: Cerebral Palsy Calls for Physical Therapy, The Crippled Child, déc.1947.Virgil A.ANDERSON: The Rehabilitation of the Person with Articulation Disorders, Speech Rehabilitation Symposium Scientific Exhibit \u2014 American Medical Association, 99th Convention, San Francisco, 26-30 juin 1950.Harry V.BICE et G.D.HOLDEN: 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RECUEIL DE FAITS CONSIDÉRATIONS SUR LE DIAGNOSTIC DE LUPUS ÉRYTHÉMATEUX DISSÉMINÉ ! Richard LESSARD, F.R.C.P.(C), F.A.C.P., Marcel GUAY, F.R.C.P.(C) (Québec).Les maladies du tissu collagène retiennent l\u2019attention du chercheur et du clinicien depuis plusieurs années déjà.Si leur morphologie histologique est familière à l\u2019anatomo-patho- logiste, leur étiologie cependant demeure absolument inconnue.Pour le clinicien, les très nombreuses publications des dernières années n\u2019ont pas vidé le sujet, et les formes cliniques variées et l\u2019évolution capricieuse de ces maladies lui réservent encore des surprises.Nous nous proposons, dans cette présentation, de vous souligner les difficultés du diagnostic dans certains cas de lupus érythémateux disséminé, nous contentant de vous exposer, de façon schématique, les seules données indispensables pour arriver à ce diagnostic.Le lupus érythémateux, reconnu comme une affection rare jusqu\u2019à récemment, devient une maladie relativement fréquente quand le degré de suspicion du clinicien à l\u2019égard de cette entité clinique augmente.Observation 1.J.P., âgée de 16 ans, est admise à l\u2019hôpital le 8 avril 1948, pour des lésions cutanées de la face et des mains.Il s\u2019agit de lésions éry- thro-squameuses, avec une distribution faciale qui leur a valu le nom de lésions en ailes de papillons.En 1945, la malade avait présenté durant quelque temps des lésions analogues, semble-t-il; mais, par la suite, son état de santé fut très satisfaisant.L\u2019aspect des lésions cutanées, dans ce cas, a suffi au docteur Emile Gaumond, pour porter le diagnostic de lupus érythémateux disséminé sub-aigu.Cette manifestation cutanée a valu son nom 1.Travail du service de Médecine de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec.Communication au XXVIIIe Congrès de J'AML F.C.Saint-André-sur-Mer.septembre 1958.a la maladie, et quand elle est présente, elle permet de la reconnaître assez facilement.Très souvent cependant, la maladie évolue durant des mois ou des années sans cette manifestation pathognomonique.La maladie de cette patiente, ou du moins son épisode terminal a duré environ deux mois; une évolution très courte pour le lupus érythémateux disséminé.Une hépatite a terminé l\u2019évolution; une éventualité rare, semble-t-il, au cours de cette affection.En effet, si l\u2019on observe fréquemment des lésions hépatiques à l\u2019examen post-mortem, il est tout à fait exceptionnel par ailleurs, de déceler durant la vie une atteinte fonctionnelle du foie.Le diagnostic du lupus érythémateux disséminé fut confirmé dans ce cas par un examen post-mortem.Alertés par les nombreuses publications, nous avons recherché très activement le lupus érythémateux chez les malades qui présentaient des manifestations articulaires, et durant les huit derniers mois, nous avons diagnostiqué cette maladie quatre fois.Les observations qui suivent illustrent bien l\u2019importance de toujours considérer ce diagnostic quand le sujet se plaint d\u2019arthralgie, ou raconte une histoire compatible avec un diagnostic de rhumatisme articulaire aigu ou d\u2019arthrite rhumatoïde.Observation 2.Mademoiselle Laurence D, âgée de 23 ans, présente des manifestations articulaires, de façon intermittente, depuis l\u2019âge de 16 ans.Les douleurs articulaires, de sévérité médiocre, sont accompagnées de gonflements articulaires.Les périodes de rémission sont prolongées et complètes, et son état de santé est très satisfaisant durant ces périodes d\u2019accal- 142 mie.Elle consulte pour une nouvelle recrudescence en avril 1958.À ce temps, l\u2019atteinte articulaire est plus diffuse que par le passé; cependant, la maladie se comporte de façon bénigne et la sédimentation est de 21 mm.après une heure.La recherche des cellules de lupus érythémateux est positive dans le sang, le 29 avril 1958.Observation 3.Madame O.C., âgée de 37 ans, consulte pour des douleurs articulaires et des déformations des doigts.La maladie évolue depuis sept ans de façon bénigne et fébrile, sans atteinte appréciable de l\u2019état général.La sédimentation est de 21 mm.après une heure.L'examen montre des déformations fusiformes des doigts, et les radiographies des mains et des pieds, une décalcification discrète, des érosions et des petites géoles à la base des phalanges et une diminution de l\u2019interligne articulaire.La recherche des cellules de lupus érythémateux est positive le 21 janvier 1958.Un haut degré de suspicion et une investigation quasi systématique permirent seuls d\u2019arriver au dia- gnostie de lupus érythémateux dans ces deux cas.Sur le plan clinique, un diagnostic de rhumatisme articulaire aigu dans le premier cas, et d\u2019arthrite rhumatoïde dans le deuxième, avaient semblé satisfaisants.Observation 4.Une religieuse de 44 ans est hospitalisée en septembre 1956.Elle se plaint d\u2019arthralgies et de poussées fébriles, depuis juillet 1955.Elle a perdu 25 livres de poids, et une détérioration sérieuse de son état général est survenue durant cette période.Une investigation pour troubles urinaires, en octobre 1955, se termine avec le diagnostic de pyélo-néphrite.Lors de la présente hospitalisation, on retrouve des globules rouges, de l\u2019albumine et des cylindres, de façon répétée dans les urines.Le diagnostic de lupus érythémateux est établi le 21 février 1958, par une recherche positive des cellules de lupus érythémateux.Dans ce dernier cas, l\u2019association d\u2019arthralgies à une affection rénale d\u2019apparition récente, suggérait fortement un diagnostic clinique de lupus érythémateux.LESSARD Er GUAY: LUPUS ÉRYTHÉMATEUX L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 Observation 5.Une religieuse de 66 ans est admise à l\u2019hôpital en juin 1958.Elle a souffert\u2019d\u2019arthralgies depuis septembre 1957, a maigri de 20 livres durant cette période, et l\u2019évolution de la ma- ladic fut fébrile depuis son début.A l\u2019admission, la sédimentation est de 45 mm.après une heure.On note une anémie à 3,350,000, une leucopénie à 5,200 et une lymphopénie: 13% des éléments blancs étant des lymphocytes.Une telle modification de la formule blanche se rencontre assez fréquemment au cours du lupus érythémateux, et peut orienter le diagnostic dans la bonne direction.Il est à noter que cette malade était âgée de 66 ans, et que le diagnostic du lupus érythémateux doit être considéré à tout âge, bien que la maladie atteigne de préférence les sujets du sexe féminin de moins de quarante ans.Ici encore, le diagnostic de lupus fut confirmé par une recherche positive des cellules de lupus dans le sang, en date du 16 juin 1958.S1 l'importance de rechercher le lupus érythémateux, chez tous les malades qui présentent des manifestations articulaires, sous forme d\u2019arthralgies ou de poly-arthrite, particulièrement quand ces manifestations sont récidivantes, est bien établie, il semble que ce diagnostie doit être considéré en face de certains tableaux cliniques complexes, et en l\u2019absence des manifestations que l\u2019on pourrait appeler classiques de cette maladie.Observation 6.Madame A.J., âgée de 65 ans, consulte pour des parasthésies en août 1955.Elle est alors träitée pour une anémie pernicieuse, et la réponse au traitement est rapide et très satisfaisante.Son état de santé demeure bon jusqu\u2019en juillet 195 .Elle accuse alors des malaises digestifs, qui s\u2019aggravent jusqu\u2019à son admission à l'hôpital, en janvier 1957.Elle pèse alors 72 livres, se plaint de douleurs à l\u2019hypocondre droit, et souffre de diarrhée depuis une semaine.Durant une hospitalisation de deux mois, nous recherchons en vain une néoplasie digestive.I] est vrai que la malade présente régulièrement de l\u2019albumine, des ev- L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fev.195) lindres granuleux et épithéliaux dans l'urine, et à quelques occasions des globules rouges; mais les manifestations digestives, en particulier la diarrhée, dominent le tableau clinique et retiennent exclusivement notre attention.Une recherche des cellules de lupus érythémateux, demandée après plusieurs semaines d\u2019hospitalisation, revient positive.Il est plutôt rare de rencontrer un lupus érythémateux disséminé avec prédominance des manifestations intestinales; cependant, une revue de la littérature montre qu\u2019une telle forme d\u2019évolution n\u2019est pas inconnue.Observation 7.I observation de Madame J.B.illustre un autre aspect de cette maladie.Agée de 46 ans, elle est admise pour des paroxysmes de dyspnée d\u2019effort et de décubitus.hospitalisée à deux reprises, au cours des deux dernières années, pour une symptomatologie analogue, et une médication toni-cardiaque lui a procuré peu de soulagement.À l\u2019admission, la tension artérielle est de 210/140, la sédimentation est élevée, et on retrouve à plusieurs reprises de l\u2019albumine dans les urines.La radiographie pulmonaire montre une sclérose segmentaire des deux bases, et l\u2019électrocardiogramme est compatible avec un cœur pulmonaire chronique.Nous restons perplexes devant ce tableau clinique, jusqu\u2019au moment où une recherche positive des cellules de lupus érvthémateux nous fournit la solution de ce problème.Il est bien connu que le lupus érythémateux a une affinité particulière avec les séreuses pleurales et péricardiques, mais ce diagnostic doit aussi être considéré en présence d\u2019affections pulmonaires d\u2019étiologie obscure, et le lupus érythémateux peut être à l'origine d\u2019une insuffisance cardiaque secondaire à une atteinte du myocardes = * Il est bien évident que la recherche des cellules de lupus érythémateux, dans le sang périphérique, constitue un élément de dia- onostice d\u2019une valeur inestimable, et dans beaucoup de cas, un facteur indispensable LESSARD er GUAY : Elle fut LUPUS ÉRYTHÉMATEUX 143 pour le diagnostic.Dans un seul cas de cette série, en effet, le lupus érythémateux, signe clinique pathognomonique qui a valu son nom à cette maladie, était présent.Dans les six autres cas, le diagnostic fut établi par la recherche positive des cellules de lupus érythémateux.D\u2019après bien des auteurs, la présence de cette cellule signe le diagnostic de lupus.A condition, bien entendu, que cet examen soit effectué par un anatomo-patho- logiste averti, et qui sache distinguer cette cellule de d\u2019autres qui peuvent être confondues, à l\u2019occasion, avec la cellule dite de lupus érythémateux.Une seule recherche négative ne suffit pas pour éliminer le diagnostic de lupus, et il est vraisemblable que dans certains cas de lupus érythémateux, cette recherche soit constamment négative.Il peut être alors très difficile, sinon impossible, d\u2019établir un diagnostic clinique certain de lupus érythémateux.Disons, pour terminer, que le diagnostic de lupus mérite considération chez le malade qui présente un état fébrile d'origine obscure, des anomalies urinaires, des arthralgies ou une maladie rhumatismale, ainsi que chez le porteur d\u2019une endocardite.Ce diagnostic doit être sérieusement considéré quand il existe des associations de symptômes et de signes qui semblent insolites.Le lupus érythémateux étant une maladie du tissu collagène atteint souvent plusieurs organes simultanément.Il s\u2019agit réellement d\u2019une maladie systémique, avec une évolution très variable en durée, et le nom de lupus érythémateux disséminé sub-aigu lui convient assez peu, puisque très souvent elle évolue sans lupus et de façon chronique et insidieuse durant plusieurs années.Cette appellation peut toutefois se justifier, si l\u2019on tient compte de l\u2019histoire de cette maladie, mais elle est inadéquate eu égard à nos connaissances actuelles sur cette maladie.BIBLIOGRAPHIE M.A.HARVEY, L.E.SHULMAN, P.A.TUMUL- TY, G.L.CONLEY et E.H.SCHOENRICH: Systemic Lupus Erythematosus: Review of the 144 literature and clinical analysis of 138 cases.M ed- icine, 33: 291, 1954.H.SLOCUMB: Rheumatic Complaints during Chronic Hypercortisonism and Syndromes during Withdrawal of Cortisone in Rheumatic Patients.Proc.Staff Meet., Mayo Clinic, 28: 655, 1953.KLEMPERER: Concept of Collagen Diseases.Am.J.Path., 26: 505, 1950.L.DUBOIS: The Effect of the LE.Cell Test on the Clinical Picture of Systemic Lupus Eryt- + LESSARD rr GUAY: LUPUS ERYTHEMATEUX + L'Union Méd.Cunada Tome 88 - Fév.1935 hematosus Disseminatus.Am.Int.Med.38: 1265, 1953.McEWEN et M.ZIFF: Basic Sciences in Relation to Rheumatic Discases.Med.Clin.North Am.39: 765, 1955.J.O'BRIEN: Collagen Diseases.Med.Clin.N.Amer., 39: 125, 1955.CALKINS et W.BAUER: The Protean Manifestations of the Connective Tissue Diseases.Med.Clin.N.Am., 39: 325, 1955.SUR UN CAS DE THROMBO-PHLEBITE DU SINUS CAVERNEUX Roma AMYOT et Claude GAUTHIER, Service de neuro-psychiatrie de l\u2019hôpital Notre-Dame (Montréal).C\u2019est peut-être l'évocation anxieuse de nos insuccès thérapeutiques d\u2019un passé encore réeent contre l\u2019évolution inéluctable des thrombo-phlébites intracrâniennes et plus particulièrement de la thrombose infectieuse du sinus caverneux, qui nous porte à publier cette observation.C\u2019est l\u2019évanescence du spectre de nos défaites d\u2019alors qui incite à faire connaître nos succes d\u2019aujourd\u2019hui.Tout le mérite en revient à l\u2019œuvre des antibiotiques.Sans doute, le résultat heureux que nous rapportons n\u2019a rien d\u2019inédit.L'observation que nous communiquons ne comporte pas une évolution qui soit de nos jours inconnue.On guérit maintenant des thrombo-phlébites infectieuses endo-craniennes.Cependant, notre observation montre une évolution complexe par le fait que affection a passé par deux stages, d\u2019abord phlébitique, puis méningée; au surplus, elle montre que la thrombose veineuse a pris dans ce cas une extension qui dépassa les limites de l\u2019en- docrâne.Certains phénomènes musculaires du cou qui accompagnèrent cette progression extensive sont intéressants à noter.La thérapeutique, les soins médicaux prodigués autant pour la cure de l'affection elle-même que des complications qui marquèrent son évolution, furent le fait d\u2019une collaboration médicale dont l'intervention opportune ne fut possible que grâce à l'efficience d\u2019une équipe médico- chirurgicale vigilante.Observation.Cette malade de 16 ans fut amenée à l\u2019hôpital souffrant intensément de la tête à la région occipitale, et vomissant.Quinze jours plus tôt, on lui enlevait toutes les dents parce qu\u2019elle présentait des signes d'infection bucco- gingivale.Immédiatement après cette avulsion, ces signes d\u2019infection augmentèrent avec tuméfaction de la face.On lui injecta de la pénicilline à une dose que nous ne connaissons pas.Une semaine plus tard, elle commença à vomir au point qu\u2019elle ne put, durant les sept derniers jours, garder ses aliments que pendant une journée.Depuis une semaine.elle était somnolente.Cependant, elle ne dormais réellement que très peu et quand elle s\u2019assoupissait, c\u2019était dans un sommeil agité.Elle était prostrée.Son examen à l\u2019entrée montra les signes suivants (12 octobre 1957): La malade était consciente et lucide.Si on la faisait marcher, elle avançait très péniblement, toute courbée.Dans son lit, elle reposait sur le côté en flexion des cuisses et des jambes.A la tête on motait: exophtalmie du globe oculaire droit qui était complétement fermé par des paupières fortement œdématiées.Immobilité complète du globe droit à conjonctive congestionnée.Vision très diminuée à droite, plus légèrement à gauche.Réflexe cornéen diminué et stase papillaire à droite. L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 Nystagmus de l'œil gauche.Raideur de la nuque.Tête tournée vers la droite et rétractée.Signes de Kernig et de Brudzinski.Sensibilités normales.Réflexes tendineux plus forts à gauche.Réflexes plantaires en flexion.Pas de signes cérébelleux.Température buccale: 104 degrés F.La ponction lombaire montra une tension à 300 mm.; le liquide était incolore et limpr- de; les chlorures étaient à 678.6 mg.% et le glucose à 50.4 mg.%, les protéines étaient augmentées à 101 mg.%.Malheureusement, on ne trouve pas dans le dossier le résultat de la recherche des éléments cellulaires.On soumit la malade à une cure par la chloromycétine à la dose d\u2019entrée de 1 gr.par voie intraveineuse et de 1 gramme toutes les 6 heures par voie intramuseulaire; par le gantrisin: 2 grammes intramusculaire toutes les 4 heures.Le lendemain, soit le 13 octobre, on ajouta héparine 250 mg.en soluté et en deux doses, dicoumarol 200 mg.et de I\u2019acétate de cortisone 200 mg.intramusculaire.La condition de la malade changea peu.La nuque qui s\u2019était momentanément assouplie redevint raide.L\u2019œil gauche montre une limitation de son déplacement vers l\u2019angle interne et une quasi impossibilité du regard vers le bas avec nystagmus horizontal et vertical; l\u2019œil droit, une limitation importante des mouvements verticaux avec nystagmus vertical.La pupille droite resta plus petite la gauche.La céphalée, calmée pour quelques heures, se montra de nouveau violente et surtout à droite.La même médication fut continuée, sauf qu\u2019on ne répéta pas l\u2019héparine et qu\u2019on remplaça le gantrisin parental par l\u2019administration orale de ce produit à 6 grammes par jour.La température buccale était à 103 degrés F.Le 15, la condition varia peu.La malade était toujours lucide.La vision était diminuée à droite.La région cervicale droite était douloureuse à la palpation.Les membres, à droite, montraient de la faiblesse avec des réflexes légèrement plus forts sans signes de Babinski et de Hoffmann.La pression du AMYOT Er GAUTHIER : THROMBO-PHLEBITE.145 liquide céphalo-rachidien était à 350 mm., la cytologie révéla 1,400 éléments (78% poly et 22% lympho.).Le liquide était trouble, les protéines étaient à 50.5 mg.% et la glycora- chie à 43 mg.%.La culture du liquide du 12 oct.1957 fut négative.Le 16, la malade était somnolente et indifférente, elle devint comateuse durant la journée.Elle montra une hémiplégie droite avec un signe de Babinski bilatéral.On procéda à une artériographie cérébrale gauche qui ne révéla pas les indices d\u2019un abcès cérébral dont on craignait la présence.On abandonna la chlo- romycétine et on recourut à la pénicilline intramusculaire à 500,000 aux 6 heures, à la streptomycine intramusculaire a 1 gramme 2 fois par jour, et à la pénicilline intrathécale 20,000 unités tous les deux jours.Le dicou- marol et la cortisone furent continués.Le 17, on constata du Cheynes-Stokes, un pouls à 140, une respiration à 32 avec encombrement des voies respiratoires.L\u2019inconscience persistait.La prothrombine était à 27.Des manœuvres d\u2019aspiration des voies respiratoires supérieures déclenchèrent une hémorragie nasale et buccale.Une transfusion de 500 ce.et trois injections de 50 mg.de vitamine K, contrôlèrent cette hémorragie.Le dicoumarol et la cortisone et le gantrisin furent discon- tinués.La thérapeutique se résumait donc dorénavant dans la pénicilline intramuseulaire et intrathécale telle que prescrites précédemment associée à la streptomycine.Le 18, le liquide était encore trouble, il contenait 750 éléments avec poly à 95%.Mais la malade était plus consciente, la respiration était redevenue normale surtout après qu\u2019on eut enlevé un caillot du pharynx laryngé et qu\u2019on eut installé un tube de Guedell.Le 20, la malade était parfaitement cons- cliente; on observa, & la palpation, un cordon douloureux, de consistance dure au cou et a droite, à direction verticale, du volume d\u2019un petit doigt et longeant le bord interne du sterno.La pression du liquide céphalo-rachidien était à 400 mm.La compression de la jugulaire droite ne provoqua aucun change- 146 AMYOT er GAUTHIER : THROMBO-PHLÉBITE.ment de cette pression; la compression à gauche la fit monter rapidement à 600 mm.et la compression des deux jugulaires provoqua une montée similaire.La tête était maintenue en extension et en rotation vers la droite, la nuque était encore enraidie.Toute tentative de flexion du cou et de rotation de la tête vers la gauche était intensément douloureuse.Signes de Hoffmann et de Babinski des deux côtés.Hémiparésie droite comprenant la face.La motilité oculaire était redevenue normale.L\u2019cedéme palpébral persistait à droite.Anarthrie, pas d\u2019apraxie ni d\u2019aphasie de type réceptif.Bonne identification droite et gauche.Du 20 au 30.Le cordon jugulaire droit s\u2019atténua en consistance et en volume.Cependant, la rotation passive de la tête vers la oauche était limitée et si on forçait le mouvement, on provoquait une douleur occipitale et mastoïdienne droite.La rotation active vers la droite mettait en lumière une contraction normale du sterno-cléido-mastoïdien gauche; vers la gauche, elle montrait à peine celle du sterno droit.Le même phénomène se constatait dans la flexion de la tête: on pouvait à peine voir le relief du sterno droit.Signe d\u2019Hoffmann à droite.Signe de Babinski bilatéral.Clonus du pied à droite et épreuves de Mingazzini et de Barré négatives.Le 5 novembre.Pas de clonus du pied.Le signe de Babinski était douteux.Le cordon jugulaire avait continué de s\u2019affaisser et de se ramollir.La malade pouvait marcher.Elle eut son congé.Du 20 au 26 octobre, la malade reçut sa pénicilline intrathécale par cinq ponctions lombaires qui donnèrent un liquide céphalo- rachidien qui fut limpide le 24, dont la pression varia de 160 mm.& 240 mm., le glucose de 38 à 48 me.%, les protéines passant de 57 à 41 mg.%, les éléments cytologiques 1030 à 120.La malade continua de recevoir la pénicilline cristallisée 500,000 et la streptomycine 0.50 g.en intramusculaire 2 fois par jour jusqu\u2019à sa sortie.Une formule sanguine le 12 octobre permit de constater 3,550,000 gl.r.et 27,500 gl.b.dont 92% de poly.; une autre, le L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 22 octobre, montra 4,000,000 gl.r.et 10,250 gl.b.dont 72% de poly.Deux hémo-cultures furent négatives.L'examen des sécrétions de la gorge fut à prédominance de pneumocoques et de quelques colonies de staphylocoques dorés.On doit ajouter qu\u2019en plus des examens complémentaires précédemment cités, des hé- matocrites, des dosages du sodium et du potassium sanguins, des analyses d'urine, de l\u2019urée sanguine et de la réserve alcaline furent effectuées, que des consultations furent requises en oto-rhino-laryngologie, ophtamologie, au service médico-chirurgical, en électro-en- céphalographie.En un mot, tout ce que peut procurer un hôpital général en investigations, outillage et soins spécialisés jugés nécessaires ou utiles dans un tel cas, fut employé avec générosité.En résumé.Observation d\u2019une fille de 16 ans qui présenta, à la suite d\u2019une avulsion dentaire et d\u2019une infection buccale, un syndrome infectieux endo-crânien se manifestant par des signes de thrombo-phlébite extensive localisée d\u2019abord au sinus caverneux droit puis se propageant au réseau veineux gauche et jusque vers la veine jugulaire externe droite.Cette thrombo-phlébite se compliqua rapidement d\u2019une méningite purulente qui résista à l\u2019action de la chloromycétine et de fortes doses sulfamidées.L'administration de pénicilline et de streptomycine en intramusculaire ct de pénicilline intrathécale contribua à amener rapidement la guérison.COMMENTAIRES.Nos commentaires se limiteront aux points saillants de cette observation qui apporte par elle-même un intérêt clinique et thérapeutique réel.Il s'agissait d\u2019une double complication infectieuse dont chacune d\u2019elles comportait une gravité eventuellement mortelle.On mourait de thrombo-phlébite des sinus veineux intracrâniens avant l\u2019ère des sulfamidés et surtout des antibiotiques.On peut encore en mourir, si on a affaire à un agent microbien peu sensible ou résistant aux substances bactériostatiques et bactéricides. L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 En plus, l\u2019évolution de l\u2019affection fut jalonnée par un épisode hémorragique déclenché par les anticoagulants, mais heureusement contrôlé par de fortes doses de vitamine K,, et par un état de choc alarmant qui fit craindre une atteinte massive de l\u2019hypophyse éventuellement encerclée par le processus phlébitique au sinus coronaire.Cette crainte vraisemblable nous porta à utiliser une thérapeutique énergique par la cortisone.Le facteur microbien ne put être catégoriquement identifié dans le liquide céphalo-rachidien, ni dans le sang.Par ailleurs, des cultures de sécrétions bucco-pharyngées révélèrent la présence de pneumocoques et de rares colonies de staphylocoques pyogènes.Dans un spécimen de liquide céphalo-rachidien, le bactériologiste crut reconnaître du méningocoque, sans pouvoir cependant l\u2019affirmer catégoriquement ni en retrouver des indices ans des examens subséquents.La chloromycétine parentérale à la dose massive de 4 grammes par jour pendant 4 jours s\u2019accompagna d\u2019une aggravation des signes d\u2019infection phlébitique et méningée; elle fut abandonnée, et on doit noter que cet antibiotique utilisé à bon droit dans les infections, cle par son large champ d\u2019action antimicrobien, ne franchit que faiblement la barrière méningée et qu\u2019on ne peut l\u2019introduire directement dans l\u2019espace sous-arachnoïdien par Injection intrathécale.D\u2019où la faible concentration obtenue dans le liquide baignant les lepto-méninges.Le cordon qui fut constaté au côté droit du cou ne put être que la jugulaire externe in- flammée et thrombosée.Il apparut à un stage où l'infection de la bouche était pratiquement disparue, en l\u2019absence de toute réaction inflammatoire des tissus de la face, mais en pleine évolution du syndrome cndocrânien.L'exploration manométrique au cours de quelques ponctions lombaires révéla d\u2019ailleurs que la compression de la jugulaire du côté droit ne provoquait aucune modification de la pression du liquide, alors que la même manœuvre exercée à gauche déterminait une ascension AMYOT Er GAUTHIER : THROMBO-PHLÉBITE.147 rapide de cette pression, à une allure et à un niveau superposables à ceux qu\u2019on obtenait par la compression des deux côtés du cou.Cela laissait croire que la hausse de la tension par la compression bilatérale ne s\u2019effectuait que par l\u2019action mécanique effectuée à gauche et que le réseau veineux sinusal était obstrué à droite.La limitation de la rotation, d\u2019ailleurs douloureuse, de la tête vers la gauche et l\u2019atrophie du sterno-cléido-mastoïdien droit furent interprétées comme l\u2019effet d\u2019un processus de périphlébite de la jugulaire, causant à son tour de la myosite du sterno-cléido-mastoï- dien dont la réaction douloureuse s\u2019étendait jusqu\u2019à son insertion mastoïdienne.La situation superficielle du cordon phlébitique facilement palpable et cette réaction du sterno- cléido-mastoïdien incitent à admettre que la jugulaire externe participait au processus phlébitique, alors que la localisation primitivement endo-cränienne de ce dernier et l\u2019absence de réponse manométrique à la compression jugulaire droite, impliquait forcément le réseau veineux drainé par la jugulaire interne.Il nous est difficile d\u2019expliquer précisément l\u2019extension de cette phlébite endo-crânienne vers la jugulaire externe sinon que nous pourrions hypothétiquement incriminer la liaison par l'intermédiaire du plexus veineux ptéry- goïdien qui anastomose le sinus caverneux avec la jugulaire externe par l'intermédiaire de la veine maxillaire interne.Mais cela est conjectural et le fait important à retenir est que la thrombo-phlébite à critères cliniques d\u2019une localisation au sinus caverneux droit au tout début, s\u2019est étendue assez rapidement pour donner lieu à des phénomènes qui marquèrent la souffrance de l\u2019hémisphère gauche, comme un hémiparésie droite et la présence des signes de Hoffmann et de Babinski des deux côtés.En plus, la phlébite se compliqua d\u2019une méningite aiguë avec liquide purulent.ce qui constitue une complication assez commune d\u2019une thrombo-phlébite infectieuse en- do-cranienne. 148 Les anastomoses entre les réseaux veineux ct sinusaux droits et gauches sont nombreuses et nous pourrions mentionner, à la partie antérieure, le sinus coronaire et le sinus occipital transverse qui réunissent les deux sinus caverneux.Notre observation démontre cette tendance bien connue de l\u2019extensibilité facile, de proche en proche d\u2019un processus thrombo-phlébitique endo-crânien, de par la richesse des intercommunications qui relient les différentes parties du système des sinus veineux et des rapports d\u2019interdépendance qui les unissent avec le réseau des veines cérébrales superficielles ct profondes.C\u2019est ce qui d\u2019ailleurs, par un mécanisme de riche suppléance, permet une réversibilité assez rapide des lésions et des accidents neurologiques qui en dépendent, lésions d\u2019ædème et parfois d\u2019infarcissement hémorragique cir- conserit, a condition que ces substrats anatomiques soient d\u2019une courte durée, qu\u2019ils soient rapidement et énergiquement allégés par une thérapeutique sulfamidée et antibiotique qui prévient ou freine l\u2019extension de la thrombo- phlébite, en déblayant les voies de suppléance et surtout en empêchant qu\u2019elles ne soient bloquées massivement et définitivement.® x # Les thrombo-phlébites intracraniennes peuvent être causées par une infection générale de caractère septicémique, mais il n\u2019en reste pas moins que ce sont surtout les infections du voisinage qui en sont les principaux agents.Les otites, les infections à la face, à l\u2019orbite, aux cavités nasales, aux cavités sinusales, aux loges amygdaliennes.Le furoncle de l\u2019aile du nez, de la lèvre supérieure, l\u2019infection à la racine du nez ou a l\u2019angle de l\u2019œil ont, à bon droit, mauvaise réputation.La thrombo- phlébite du sinus caverneux peut s\u2019ensuivre, l\u2019extension de l\u2019infection se faisant par le truchement de la veine faciale et les deux veines ophtalmiques, supérieure et inférieure.Dans notre cas, l\u2019infection partit de la cavité buccale et a dû gagner le sinus caverneux par le plexus pterygoïdien et par les veines du AMYOT er GAUTHIER: THROMBO-PHLEBITE.L'Union Méd.Canada Tome 88 -\u2014 Fév.1959 trou ovale, du trou grand rond et du trou de Vesale, de la base du crâne.Elle a pu également se propager concomitamment vers la Jugulaire externe, mails nous devons répéter qu\u2019à l\u2019admission de la malade à l'hôpital, le cordon jugulaire au cou n\u2019existait pas, alors que les signes d\u2019atteinte du sinus caverneux étaient prédominants, avec exophtalmie, œdè- me des deux paupières avec rougeur congestive de la peau et de la conjonctive, avec en plus une ophtalmoplégie qui immobilisait le globe oculaire.L'extension vers la jugulaire se fit done plus tard en cours d\u2019évolution.Enfin, l'issue fut favorable sans séquelles et nous sommes bien convaincus que c\u2019est la pénicilline intramusculaire et intrathécale qui fut l\u2019agent le plus actif de cette guérison.Dans leur rapport au XXXI° Congrès de médecine à Paris 1957, Raymond Garcin et ses collaborateurs Maurice Aubry et Maurice Pestel, affrmaient que « la thérapeutique des thromboses veineuses intracrdniennes a vu s\u2019ouvrir de nouvelles perspectives avec l\u2019apparition des antibiotiques et des anticoagulants.» S\u2019ils n\u2019apportaient aucune restriction, et pour cause, a l\u2019usage des antibiotiques, ils montraient une certaine réserve sur l\u2019emploi des anticoagulants qui, en principe, seraient très utiles en arrêtant l\u2019extension du caillot throm- botique et en sauvegardant des voies de suppléance à la circulation veineuse.En effet, ils ajoutaient: « Nombre d'auteurs n\u2019hésitent pas à instituer systématiquement cette thérapeutique anticoagulante et en proclament les bienfaits, d\u2019autres plus circonspects, neurologistes surtout, hantés par le caractère le plus souvent hémorragique du ramollissement veineux de l\u2019encéphale et par la possibilité d\u2019hémorragies méningées au cours des thromboses veineuses intracränien- nes, redoutent son action néfaste.Le problème précis des indications thérapeutiques des anticoagulants dans les thromboses cérébrales en général est des plus délicats à résoudre en l\u2019état actuel de nos connaissances.» Pour notre part, nous croyons qu\u2019une thérapeutique sulfamidée et antibiotique éner- L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 gique appliquée dès le début de l\u2019affection pourra suffire dans la majorité des cas à Juguler le processus d\u2019une thrombo-phlébite infectieuse intracränienne.Résumé Observation d\u2019une thrombo-phlébite intracrânienne à début au sinus caverneux droit, à extension ultérieure vers la jugulaire externe et à complication méningite, secondaire à une infection buccale.Guérison par emploi sulfa- midé et d\u2019antibiotiques, surtout par l\u2019action de la pénicilline intramuseulaire et intrathé- cale.AMYOT er GAUTHIER: THROMBO-PHLEBITE., 149 Commentaires sur l\u2019observation et considérations sur les voies veineuses de diffusion de l\u2019infection vers les sinus intracrAniens et vers la jugulaire externe avec participation myo- sitique du sterno-cléido-mastoïdien.Summary Case report of an intra-cranial infectious thrombo- phlebitis which was primarily marked by signs of thrombosis of the right cavernous sinus.The thrombo- phlebitis was complicated by a meningitis and extended over the external jugular vein of the neck.The infection originated in the buccal cavity.The cure could be obtained bv the administration of a sulphonamide and antibiotics, mostly intramuscular and intrathecal penicillin.UN CAS D'APNÉE À LA NÉOMYCINE Jean LAPORTE,! Gérard MIGNAULT,?Raymond L'ALLIER,* Paul PERRON.* La science médicale est toujours à l'affût d'antibiotiques à large spectre d\u2019action pour atteindre des microbes devenus résistants.L'efficacité de ces agents peut être compliquée d\u2019effets secondaires à manifestations diverses.L\u2019apnée, a la suite d\u2019administration de Néomycine à dose massive, en serait un exemple.Voiei une présentation de cas illustrant cet énoncé.Observation.Le 4 août 1958, était admise à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, Soeur G.A.38 ans, pour rector- ragies importantes apparues depuis une quin- zalne ct amaigrissement de 5 à 10 livres depuis deux mois.Cette malade était sous traitement pour hypertension artérielle.A l'examen subjectif, on note de la dyspnée d'effort, des troubles digestifs vagues.A l\u2019examen objectif, elle présente des râles sous cré- pitants à la base droite.Le toucher rectal est douteux.Une rectoscopie révèle la présence 1.Anesthésiste à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, assis- tant-professeur d\u2019anesthésiologie à l\u2019Université de Montréal, section biochimie.2.Ansthésiste à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, assist- tant-professeur d\u2019anesthésiologic à l\u2019Université de Montréal, section pharmacologie.3.Résidents à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.section anesthésie.d'un polype sessile à 15cms de l\u2019anus.Les analyses de laboratoire révèlent: anémie légère, Hb 70%, Ht 34%, protéines totales 6.60gm% avec rapport A/G normal, urée 29mgm%.L'analyse des urines est négative.L\u2019électrocardiogramme révèle des troubles myocardiques ventriculaires étendus intéressant la région postéro-latérale et une hypertrophie auriculaire gauche probable.Au lendemain de son admission, la malade subit une laparatomie d\u2019urgence pour rector- ragie importante.A la suite de cette premiére intervention, la malade présenta une phase d\u2019apnée au curare (type dépolarisant) qui dura deux heures.Celle-ci survint après l\u2019administration d\u2019une dose aussi minime que 40 mg d\u2019Anectine répartie en deux injections intraveineuses de 20 mg chacune pour la fermeture du péritoine.Au début de l\u2019anesthésie, la malade avait reçu 60 mg d\u2019Anectine * pour l\u2019intubation et subséquemment 3 mg de d-tubo-curarine furent administrés pour permettre un meilleur rela- chement musculaire au cours de la chirurgie qui dura deux heures et quarante-cinq minutes.Une anesthésie légère avec cyclopropane 4.Anectine: Chlorure de Burroughs Wellcome & Co.suceinylcholine, 150 et traces d\u2019éther avait été bien tolérée par la malade en dépit de pertes sanguines sérieuses partiellement compensées.En date du 12 août 1958, soit 8 jours plus tard, la malade est ramenée à la chirurgie pour colectomie gauche.L\u2019état général a été amendé par des transfusions sanguines.L\u2019Hb est maintenant à 93.5% et l\u2019Ht à 42.La PA.est à 130/80, le pouls à 90 par minute.Fort de l\u2019expérience avec les curarisants lors de la première intervention, nous maintenons ici encore une anesthésie légère avec cyclopropane et éther (traces); une dose minima de curare est employée, soit 20 mg d\u2019Anectine pour l\u2019intubation et 2 mg de d- tubo-curarine pour faciliter la fermeture du péritoine.La chirurgie, d\u2019une durée de 3 hres 55 minutes, est relativement bien supportée par la malade, la tension artérielle et le pouls demeurent bien stables.Les choses n\u2019en restèrent cependant pas ainsi car, en fin d\u2019intervention, trente minutes après l\u2019injection intra-péritonéale de 500 mg de Néomycine, survint une apnée accompagnée de chute de T.A., d\u2019accélération du pouls, de transpiration profuse et de dilatation pupillaire.L\u2019apnée dura 1 hre et 50 minutes durant laquelle la ventilation fut maintenue artificiellement.Quatre injections I.V.de Tensilon ° à raison de 5 mg l\u2019injection ont été faites donnant une réponse immédiate mais fugace: reprise d\u2019une respiration spontanée mais petite qui ne durait que quelques minutes pour faire place à un retour de l\u2019apnée.On a aussi noté après chaque injection de cet antidote (Ten- silon) des curares type d-tubo, une légère constriction pupillaire.Discussion Plusieurs cas d\u2019apnée à la Néomycine ont été rapportés récemment (1) (2) (3).Ces cas surviennent à la suite d\u2019administration intra- péritonéale de Néomycine chez des malades soumis à des interventions intra-abdominales sous anesthésie générale.5.Tensilon: Chlorure d\u2019Edrophonium, Hoffman LaRoche Inc.LAPORTE er Cour.: APNÉE À LA NÉOMYCINE L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 Une paralysie respiratoire s\u2019installe avec apnée d\u2019une durée variable pouvant aller à plusieurs heures; deux cas ont été mortels chez des enfants (2).L'agent anesthésique employé et l\u2019administration concomitante de curare peuvent avoir une certaine influence sur la production de cette apnée en clinique, quoiqu\u2019en laboratoire, la Néomycine seule produit de l\u2019apnée chez les souris à certaines doses.L\u2019apnée est d\u2019un type paralytique, survient assez brusquement et peut être corrigée par respiration artificielle.Il s\u2019agit vraisemblablement d\u2019un phénomène périphérique, d\u2019une atteinte de la transmission nerveuse à la jonction myoneurale, phénomène tout à fait semblable à celui rencontré au cours de l\u2019administration de curare type d- tubo-curarine.Nous avons cru intéressant de repasser très suceinctement la physiologie de la plaque motrice et l\u2019action des divers types de curare à cet endroit pour comparer avec l\u2019action similaire vraisemblable de la Néomycine.I] semble bien établi aujourd\u2019hui que le mécanisme de la transmission neuromusculaire soit un phénomène de dépolarisation-repola- risation de la plaque motrice.Les changements électriques surviennent par un système acétyl- choline-acétylcholinestérase.La dépolarisation est causée par l\u2019absorption d\u2019acétylcholine libérée par l\u2019influx nerveux aux récepteurs cholinergiques de la place motrice; la repola- risation est effectuée par l\u2019hydrolyse enzymatique de l\u2019acétylcholine.Après avoir atteint un point critique (potentiel d\u2019action), le potentiel de la plaque motrice se propage et provoque la contraction de la fibre musculaire (fig.1, 2, 3).Tout ce qui prévient la libération d\u2019acétyl- choline à la plaque motrice ou interfère de quelque manière avec la séquence dépolarisa- tion-repolarisation empêchera la transmission neuromusculaire.Les curarisants employés cliniquement agissent soit en interférant avec la dépolarisation (curarisants non-dépolari- L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 A Fig.1.\u2014 Anatomie de la plaque motrice.1\u2014axone; 2\u2014plague myoneurale; 3\u2014espace sous-neural; 4\u2014fi- bre musculaire.\\ + +250) == Fig.2.\u2014 Physiologie de la contraction musculaire.1\u2014influx nerveux; 2\u2014libération d\u2019acétylcholine; 3\u2014 courant de dépolarisation ; 4\u2014contraction musculaire.sants type d-tubo) (fig.4), soit en interférant avec la repolarisation de la plaque motrice (curarisants types dépolarisants).Ils agissent par compétition avec l\u2019acétylcholine pour les récepteurs cholinergiques de la plaque motrice et à cause de leur plus grande affinité pour ces structures, ils peuvent empêcher son accès à celles-ci.Les caractéristiques des curarisants dits « non-dépolarisants » sont: 1° \u2014 de produire une paralysie flasque d\u2019emblée 2° \u2014 d\u2019élever le seuil de la plaque motrice pour l\u2019acétylcholine (comme le fait aussi l\u2019éther) 3° \u2014 d\u2019être antagonisés par les inhibiteurs de la cholinestérase et par l\u2019administration d\u2019ion K.LAPORTE ET CoLL.: APNÉE À LA NÉOMYCINE 151 +X SE J; 2 2 Fig.3.\u2014 Physiologie de la répolarisation.1\u2014acétyl- choline estérase; 2\u2014section répolarisée; 3\u2014acétyl- choline; 4\u2014section dépolarisée.Fig.4.\u2014 Pharmacologie des curares types d tubo.1\u2014d tubo curarine interférant entre récepteur chimique et acétylcholine; 2\u2014acétylcholine; 3\u2014polarisa- tion inchangée.La néomycine, à certaines doses, par voie péritonéale particulièrement, semble avoir des propriétés curarisantes pouvant aller jusqu\u2019à l\u2019apnée.Cette paralysie est bien semblable à celle des curarisants type non-dépolarisant ; elle peut être traitée efficacement par la respiration artificielle, elle répond même aux antidotes habituels des curares type d-tubo: néostigmine et Tensilon (4).À la lumière de ce cas, nous croyons qu\u2019il est important de réévaluer le risque des doses massives de Néomycine intrapéritonéale pouvant être administrées (5) (6) au cours des interventions chirurgicales.Le point intéressant de ce cas est la petite dose qui a précipité I'apnée, 500 mgm, alors que dans les cas rapportés, la dose varie de 2 a 5 gms.L\u2019état général de la malade peut donc influer sur les doses toxiques tout comme pour les curares. 152 Résumé Un cas d\u2019apnée a la suite d\u2019administration intrapéritonéale de Néomycine est rapporté.Comparaison est faite de l\u2019apnée par curarisants et l\u2019apnée rencontrée ici.Summary This is a case report of apnea following an intra- peritoneal administration of Neomycin.Discussion is made on analogy of apnea both of curare and Neomyecin in nature, treatment and antidotes.BIBLIOGRAPHIE (1) B.M.WEBBER: Respiratory arrest following intraperitoneal administration of Neomyecin.Arch.of Surgery, 75: 174 (juillet) 1957.LAPORTE kr CouL.: APNEE A LA NEOMYCINE L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 (2) J.E.PRIDGEN: Respiratory arrest thought to be due to intraperitoneal Neomyein.Surgery.40: 571, 1956.(3) Case report, American Society of Anesthesiologists.News Letters, 21: 38, 1957.(4) W.H.MIDDLETON: Neostigmin therapy for apnea occurring after administration of Neomy- cin: Report of a case.J.A.M.A., 165: 2186 (déc.) 1957.(5) W.E.SCHATTEN: Intraperitoneal Antibiotic administration in the treatment of acute bacterial peritonitis.Surg., Gynec.and Obst, 102: 339, 1956.© men ER Erna kL a ety REVUE GÉNÉRALE LES DIARRHÉES DU NOURRISSON ! Paul DAGENAIS-PERUSSE, Edmond BARIL, François OULERICH et Roland TOUBOUL, Hôpital Sainte-Jeanne-d\u2019Arc (Montréal).II, \u2014 LES DIARRHÉES ORGANIQUES Les diarrhées organiques du nourrisson couvrent un vaste chapitre.Les causes sont très variées.Nous les passerons brièvement en revue après en avoir fait l\u2019énumération, à savoir: l\u2019hémorragie gastro-intestinale, l\u2019appendicite aiguë et la péritonite, la divertieu- lose, la diverticulite, la polypose familiale diffuse du côlon, les corps étrangers (intestin et rectum), le mégacôlon aganglionique, la sténose rectale, l\u2019iléite régionale et la colite ulcérative chronique.1.\u2014 L\u2019hémorragie gastro-intestinale.a) La première cause de la diarrhée pourrait être ainsi classifiée par ordre chronologique.C\u2019est la diarrhée du nouveau-né par ingurgitation du sang maternel.Le diagnostic différentiel est à la portée de tout praticien, c\u2019est pourquoi on le note ici.Une petite quantité de selles du nouveau-né est diluée avec un peu d\u2019eau, puis centrifugée.On décante la solution d\u2019hémoglobine rose et à cinq parties de ce liquide, on ajoute une partie d\u2019hydroxyde de sodium 14 normale.Si la teinte demeure rose, c\u2019est de l\u2019hémoglobine fœtale, si elle vire au jaune-brun, c\u2019est de l\u2019hémoglobine adulte.b) Purpura hémorragique Henoch: parmi les purpuras non thrombocytopéniques, on note une différence classique entre des articulations enflées rouges, chaudes et douloureuses, c\u2019est-à-dire le syndrome de Schonlein et des symptômes viscéraux, coliques, vomissements, diarrhée, distension abdominale, hématémèse, méléna et hématurie : c\u2019est- à-dire le syndrome de Henoch.1.Voir L\u2019Union Médicale du Canada, 88: 16 (janvier) 1959.ce) Maladie hémorragique du nouveau-né: si la localisation est centrale, on peut avoir deux signes prémonitoires: un léger vomitus sanguin puis, quelques heures plus tard, des selles liquides goudronneuses.Cette forme de diarrhée devrait être notée immédiatement et les mesures nécessaires appliquées.2.\u2014 L\u2019appendicite aiguë et chronique.Quoique dans les deux tiers des cas d\u2019appendicites on note de la constipation accompagnée de nausées et de vomissements, chez l\u2019enfant, la plupart du temps, le début est marqué par de la diarrhée.Dans une péritonite, c\u2019est plutôt de la constipation que l\u2019on rencontrera, mais toutefois, 11 faut être prudent et reconnaître que parfois on rencontrera une diarrhée caractérisée par un volume minime.3.\u2014 La diverticulose \u2014 la diverticulite.Un diverticule peut être responsable pour toute une variété de conditions cliniques.Les principales sont les lésions ombilicales, l\u2019obstrue- tion intestinale et la diverticulite.La diver- ticulite est relativement rare, mais se trouve pour un tiers des cas rapportés chez l\u2019enfant, le mâle surtout.Les symptômes ressemblent à l\u2019appendicite, mais la diarrhée alterne avec la constipation.En dehors du diagnostic opératoire, le sang dans les selles signera le diagnostic.4.\u2014 La polypose familiale diffuse du côlon.On trouve ici des selles semi-liquides fréquentes, mais on trouvera dans la majorité de ces cas du mucus et du sang mêlé aux selles.Au toucher rectal, on sent fréquemment des polypes rectaux.5.\u2014 Les corps étrangers de l\u2019intestin et du rectum.On est ici en face d\u2019un problème mécanique qui peut se présenter sous deux for- 154 mes.La première est irritative et se compare à l\u2019intoxication, tandis que la seconde produit un fécalome et se compare alors au mégacolon aganglionique.6.\u2014 Le mégacolon aganglionique.Cette maladie peut retarder l\u2019émission du méconium de quelque temps à la naissance.Le symptôme opiniâtre, c\u2019est la constipation chronique.Cependant, plus tard, à cause d\u2019un fé- calome, il y a une émission violente de selles liquides, émission qui est involontaire.7.\u2014 La sténose rectale.Cette sténose se compare au mégacolon aganglionique et porte le nom de mégacolon anatomique.Les symptômes sont les mêmes que l\u2019énumération précédente.8.\u2014 L\u2019iléite régionale (syndrome Eisenhower).Parfois, le début est aigu et ressemble à de l\u2019appendicite.Mais la plupart du temps l\u2019évolution est lente.Il y a des alternances de diarrhée et de constipation.Un fait à noter: les selles, pendant les périodes de diarrhée, sont caractérisées par du mucus, du pus et parfois du sang.Le lavement baryté alde au diagnostic de cette maladie; on remarque en effet le signe de la corde.9.\u2014 La colite ulcérative chronique.Après une histoire d\u2019une crise aiguë d\u2019une durée de huit à quatorze jours, le patient passe à une phase chronique.Les selles sont fréquentes, petites, passées avec effort et contiennent du mucus, du sang et du pus.Ici il faut noter que l\u2019on y trouve souvent de la bile d\u2019où la description des selles « sauce d\u2019anchois ».Résumé On passe en revue les différentes causes des diarrhées organiques du nourrisson: l\u2019hémorragie gastro-intestinale, l\u2019appendicite aiguë et la péritonite, la diverticulose, la diverticulite, la polypose familiale diffuse du côlon, les corps étrangers de l'intestin et du rectum, le mégacolon aganglionique, la sténose rectale, l\u2019iléite régionale et la colite ulcérative chronique.L'étude porte surtout sur quelques caractères différentiels et quelques tests pratiques propres à chacune de ces diarrhées.* > * DAGENAIS Er CouL.: LES DIARRHÉES DU NOURRISSON L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 IV.\u2014 LES DIARRHÉES MÉTABOLIQUES Ce que nous envisagerons aujourd\u2019hui, sous le nom de diarrhées métaboliques, constitue un cadre très hétérogène qui n\u2019est défini par aucun critère ni clinique, ni biologique, ni anatomique.Nous pouvons définir ce groupe par ce qu'il n\u2019est pas, et en particulier, dire qu\u2019il ne s\u2019agit ni de diarrhées infectieuses, ni de diarrhées topiques, diététiques ou allergiques, ni enfin de diarrhées organiques.Encore même une telle différentiation ap- pellerait-elle certaines réserves.Et si nous voulions, à tout prix, lier les différents syndromes qui feront l\u2019objet de cet exposé, nous serions tentés de les unir, pour la plupart, par un élément à la fois clinique et chimique: la stéatorrhée.Celle-ci, excès pathologique de la composante lipidique normale des selles, peut être prédominante dans l\u2019affection ou n\u2019en être qu\u2019un discret symptôme.De même, la diarrhée peut représenter le caractère majeur de laffection ou n\u2019en être qu\u2019un trait secondaire.Ces deux possibilités vont donc diviser notre exposé en deux rubriques successives et inégales: l\u2019une principale: Les affections où la diarrhée est prédominante et l\u2019autre plus accessoire: les affections qui se manifestent entre autre, par de la diarrhée.Nous allons done envisager tout d\u2019abord un groupe d\u2019affections s\u2019affirmant cliniquement essentiellement par de la diarrhée.Il se trouve que justement dans toutes ces maladies la stéatorrhée est constante et prédominante.Toutefois, on ne trouve pas la stéatorrhée que dans ces affections.La première d\u2019entre elles a été décrite par Samuel Gee en 1888; il en décrivit le gros ventre, les selles volumineuses, pâles et pâteuses, et l\u2019appela « maladie cœliaque ».Vingt ans après, Herter compléta la triade désormais classique de la maladie en y intégrant l\u2019infantilisme.Depuis ce temps, notre connaissance de cette maladie n\u2019a cessé de s\u2019approfondir et 1950 marque une étape cruciale de nos progrès: Dicke, Weijers et Van de Kamer mettent en évidence le rôle néfaste de la glia- dine du gluten. L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fev.1959 Cliniquement, il s\u2019agit d\u2019une affection qui débute habituellement au cours de la deuxième année, en tout cas, entre 1 et 6 ans.Elle débute parfois brutalement, à la suite d\u2019une maladie infectieuse aiguë ou à la suite d\u2019un épisode diarrhéique aigu avec déshydratation.Parfois plus insidieusement, par poussées intermittentes de diarrhée jusqu\u2019à l\u2019installation du syndrome au complet.Cependant, signalons que Dorothy Andersen insiste sur la fréquence de prodromes pouvant apparaître très préco- cément: ainsi sont évocateurs des vomissements fréquents datant des tous premiers mois, une anorexie apparue dès les premiers jours de la vie ou mieux, dès l'introduction des farines dans le régime.À la période d\u2019état, le trépied symptomatique est net: 1° l'abdomen est volumineux donnant à l\u2019enfant l\u2019allure de femme enceinte, s\u2019étalant en ventre de batracien lorsqu\u2019il est couché.Signe négatif important: le foie n\u2019y est pas palpable.2° Les selles sont caractéristiques: a) par leur abondance: 1 kilo 500 alors que le poids normal est 50 à 80 grammes par 24 heures.Cette exagération du poids est sans rapport avec la quantité de nourriture ingérée; b) par leur consistance: elles sont pâteuses, molles, en bouse de vache, mais pas vraiment liquides; c) par leur aspect: elles peuvent être blanches, grasses, brillantes lorsque l'enfant est nourri au lait.Elles deviennent mousseuses si elles contiennent des débris amylacés, enfin elles peuvent être muqueuses lors de crises d\u2019irritations intestinales.3° Le troisième élément du trépied est la dénutrition profonde.Déjà l\u2019on est frappé par le contraste entre le thorax amaigri et les membres grêles d\u2019une part, le ballonnement abdominal d'autre part.Mais bien plus, l\u2019étude anthropométrique montre un net arrêt de croissance, un nanisme de dénutrition.La dénutrition est progressive mais accélérée parfois par de brusques crises de déshydratation provoquée par une maladie infectieuse par exemple.Ces enfants sont d\u2019une hydrolabilité excessive.À ce trépied vont s\u2019ajouter de nombreux symptômes accessoires, conséquences de perturbations métaboliques variées: a) une ané- DAGENAIS Er Cour.: LES DIARRHÉES DU NOURRISSON 155 mie constante, microcytaire et hypochrome le plus souvent imputable à la carence en fer, mais parfois macrocytaire et hyperchrome; b) l'atteinte musculaire se manifeste par une hypotonicité généralisée; c) les troubles osseux sont de règle.Ce sont surtout une ostéoporose et un retard d\u2019apparition des points d\u2019ossification imputables à la carence calcique.L\u2019arrêt de croissance explique l\u2019absence de rachitisme; d) la tétanie est fréquente, mais parfois latente.C\u2019est un simple signe de Chvostek parfois patent qu\u2019il s\u2019agisse de spasme carpo- pédal ou de convulsions; e) des hémorragies peuvent se produire par avitaminose C, on décrit des hémorragies gingivales ou sous- périostées; ou bien par avitaminose K des hémorragies massives du type purpura fuimi- nans; f) les signes psychiques sont très 1mpor- tants.Quoique l\u2019intelligence soit conservée, le caractère est instable avec tendance dépressive.Le rétablissement d\u2019un caractère gai est un bon critère de succès du traitement général.Ainsi évoquée cliniquement, la maladie cœliaque va être affirmée par un certain nombre d\u2019investigations.Tout d\u2019abord, l\u2019exploration radiologique met en évidence les troubles de la motilité intestinale, atonie entraînant une dilatation de l\u2019intestin, segmentée par des zones d\u2019hypertonie.On obtient ainsi les images « en saucisse » ou en chapelet qui sont évocatrices à défaut d\u2019être pathognomoniques.Les investigations biologiques sont plus importantes.Elles vont mener au fait majeur de la cœliaquie.Un premier groupe d\u2019épreuves montre en effet l'intégrité de la digestion des aliments.Tous les sues digestifs sont normaux.Au niveau de l\u2019estomac, la teneur en acide chlorhydrique est normale.Les enzymes gastriques sont normales.La bile est normale en quantité et en qualité.Surtout le pancréas exocrine est normal.Le tubage duodénal après injection de sécrétine montre des diastases en quantité normale.D'ailleurs, on pouvait s\u2019en rendre compte indirectement: l\u2019altération des fibres musculaires témoignent de l\u2019activité trypsi- que.Le dédoublement des graisses, de celle 156 DAGENAIS Er Cou.: LES DIARRHÉES DU NOURRISSON de la lipase.La dégradation des polysaccharides, de celle de l\u2019amylase.Enfin, ces trois signes indirects permettent aussi d\u2019affirmer l\u2019intégrité des sécrétions diastasiques intestinales.Si par ce premier groupe d\u2019épreuves nous pouvons affirmer l\u2019intégrité de la digestion alimentaire, par contre certains tests vont mettre en évidence l\u2019absence d\u2019absorption de certains aliments.a) Ainsi pour les graisses, le test de l\u2019io- durie provoquée de Lelong et Polonovsky est négatif, qu\u2019on utilise du lipiodol ou des savons iodés.Le test de MeIntosh montre mi- croscopiquement une teneur exagérée des selles en graisses.Toutefois, il n\u2019est pas aussi précis que la détermination du coefficient de résorption des graisses de Weijers, Dicke et Van de Kamer.Ce coefficient est de 95% chez l\u2019adulte, de 90 à 95% chez l\u2019enfant de moins de 18 mois.Il descend à 70 ou même 65% en période de crise cœliaque.Le coefficient de résorption des acides gras non saturés est plus grand que celui des acides gras saturés.Et de plus on peut voir que les graisses excrétées ne proviennent pas uniquement de l\u2019ingestion alimentaire.On pense, sans pouvoir conclure, qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un trouble du métabolisme interne des graisses: soit que la sécrétion normale des graisses endogènes serait exagérée; soit qu\u2019elle resterait normale, mais la réabsorption de ces graises endogènes serait diminuée.b) Pour les sucres, la richesse des selles en débris amylacés et l'importance de la flore iodophile intestinale montrent l\u2019insuffisance d\u2019absorption.L\u2019épreuve d\u2019ingestion glucosée montre l\u2019absence de flèche hyperglycémique, mais Julien Marie n\u2019attribue pas une grande valeur à cette épreuve.Pour lui, elle ne ferait qu\u2019éliminer un faux diagnostic de cceliaquie lorsqu\u2019elle est normale.c) Enfin, l\u2019absorption des protides est normale en dehors des périodes de crises.L\u2019épreuve de West à la gélatine entraîne une \u2018aminoacidémie normale.Par contre, le test -à la gliadine, capital pour l\u2019étude de la pathogénie, est très perturbé.L\u2019ingestion dans L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 15 à 20 c.c.de babeurre, de 350 mg.de glia- dine par kilo de poids corporel n\u2019entraîne normalement aucune élévation du taux sanguin de glutamine.Dans la maladie cceliaque, le taux de glutaminémie augmente parfois de 100%, en tout cas de plus de 40% .Mis à part ce test précis, l\u2019absorption des protides est normale en dehors des crises.Pendant les crises, on pourra toutefois observer des selles fétides, riches en débris musculaires.I] va sans dire que les troubles métaboliques permanents ou intermittents que nous venons de décrire vont entraîner des conséquences plus lointaines.Ainsi pour les minéraux, l\u2019attraction d\u2019eau dans les selles va entraîner la déperdition massive de chlorure de sodium, le taux de phosphore sanguin est constamment diminué, celui de calcium l\u2019est moins constamment, le taux de magnésium sanguin est aussi diminué de même que le fer à propos duquel nous rappelons l\u2019anémie hypochrome; enfin, ces pertes minérales entrai- nent une acidose latente, véritable épée de Damoclès qui pourra s\u2019exagérer lors des crises ou d\u2019une infection intercurrente.Quant aux vitamines, qu\u2019elles soient lipo ou hydrosolubles, les manifestations cliniques que nous avons décrites en montrent bien la carence.Le tableau clinique, les investigations biologiques nous amènent maintenant à rechercher la cause, le primum movens de l'affection.Faisant table rase de multiples théories pa- thogéniques antérieures, nous n\u2019envisagerons que les travaux de Weijers, Dicke et Van de Kamer sur l\u2019intolérance au gluten: le gluten constituant l\u2019élément protidique de quatre céréales importantes: le blé, le seigle, l\u2019orge et l\u2019avoine.L\u2019administration élective de gluten pur chez un cœliaque stabilisé entraîne une crise immédiate.Au contraire, l\u2019administration de blé, seigle, orge ou avoine dégluti- nisés n\u2019entraîne absolument aucun trouble même chez le cœliaque en crise.Plus spécialement dans le gluten, c\u2019est la gliadine qui provoque ces troubles.Pourquoi les cœliaques présentent-ils une telle intolérance à la gliadine?Est-ce par L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 absence de diastase spécifique intestinale ou par absence de métabolisme de la glutamine dans le sang, on ne le sait pas encore, de même pourquoi cette intolérance entraîne-t- elle une stéatorrhée en particulier?On ne le sait davantage.Enfin, pourquoi le gluten en- traîne-t-il une cœliaquie chez certains enfants et non chez d\u2019autres?On pense à ce propos à un facteur terrain.Et Dorothy Andersen, insistant sur le caractère parfois familial de l\u2019affection, propose une origine génique.En tout cas, il ne s\u2019agit pas d\u2019une allergie au sens habituel du mot, puisque les tests cutanés du gluten sont négatifs et qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019éosinophilie habituelle.À moins qu\u2019il ne s\u2019agisse d\u2019une allergie limitée seulement à la paroi intestinale: hypothèse qui ne semble pas enthousiasmer l\u2019Ecole Hollandaise.Celle- ci s\u2019oriente davantage vers l\u2019hypothèse d\u2019une anomalie congénitale à cause même de certaines restrictions à leur théorie de l\u2019intolérance au gluten, certains cœliaques ont un test à la gliadine normal, certains cœliaques peuvent ne pas supporter d\u2019autres aliments que les céréales et la pomme de terre est souvent difficile à réintroduire dans le régime; certains cœliaques enfin peuvent déclencher une crise sous diète strictement déglutinisée, à l\u2019occasion d\u2019un stress nerveux.La dicussion reste donc toujours ouverte malgré les progrès accomplis.Toutefois, ceux-ci vont nous.permettre de mieux comprendre et de simplifier le traitement de la maladie cœliaque.Le traitement en dehors des crises est basé sur le régime alimentaire qui doit répondre à deux impératifs 1.être exempt de gluten, et 2.être hypercalorique.Les études du régime ont été accélérées depuis la connaissance de l'intolérance au gluten: ainsi pendant 2 à 3 jours, on laissera l\u2019enfant aux bananes très mûres et au jus d\u2019oranges; puis on ajoutera du babeurre, et déjà au bout de trois semaines on donnera à l\u2019enfant, viande et foie de veau, riz et légumes (excepté la pomme de terre).Ce régime est suivi pendant un temps variable, de 3 à 16 DAGENAIS er Cour.: LES DIARRHÉES DU NOURRISSON 157 mois environ et à ce moment on ajoute des graisses végétales, prudemment des pommes de terre; presque aussitôt après du lait entier et du beurre.On arrive donc à un régime à peu près complet qui devra être suivi pendant longtemps: 18 mois à 5% ans dans certains cas.On tente alors l\u2019introduction de produits glutinisés.Malgré toute l'importance de ce régime, il ne constitue pas tout le traitement, nous n\u2019oublierons pas la polyvitaminothérapie intensive et l\u2019apport thérapeutique de minéraux (fer et calcium).Enfin, la psychothérapie est capitale si l\u2019on se souvient de l'importance du facteur nerveux dans la pathogénie de la maladie.L'évolution, sous traitement, doit être surveillée grâce à trois indices: a) tout d\u2019abord, la remontée du poids est capitale parce que la plus précoce; b) ensuite les selles: dès le début, la diarrhée disparaît mais le poids des selles reste augmenté un certain temps à cause du régime riche en déchets; c) enfin le psychisme: la transformation du caractère de l'enfant est aussi importante que la remontée de son poids.Ainsi traitée, ainsi surveillée, la maladie passe par trois phases.Une phase de compensation rapide, dès l\u2019instauration du régime déglutinisé; une phase de rémission où l\u2019enfant suit un régime normal mais présente encore des anomalies latentes; enfin une phase de guérison où toutes ces anomalies disparaissent.Mais si l\u2019on en croit les tenants de la théorie génique de la maladie, celle-ci ne surviendrait jamais.Entrant également dans le cadre des affections à stéatorrhée prédominante, la muco- viscidose de Farber n\u2019est déjà plus une affection digestive pure, c\u2019est une exocrinopathie généralisée à l\u2019intérieur de laquelle la fibrose kystique du pancréas n\u2019est qu\u2019un élément, il est vrai, prédominant.C\u2019est une maladie congénitale qui peut déjà se manifester à la naissance par un iléus méconial.Cependant, nous ne nous occuperons ici que de la forme mixte entéro-pulmonaire de l\u2019enfant qui, seule, entre dans le cadre de notre exposé. 158 Cliniquement, le tableau est très proche de celui de la maladie cœliaque: l\u2019abdomen est aussi énorme, mais ici le foie est très gros: il y a hépato-stéatose ; les selles sont aussi abondantes, d\u2019aspect semblable, mais elles sont plus fétides, rappelant l\u2019odeur du lait sûr ou de la sueur.L\u2019hypotrophie staturo-pondérale est aussi nette; les conséquences cliniques des carences vitaminiques et minérales sont les mêmes.Mais, si la mucoviscidose présente tous les signes cliniques de la cœliaquie, elle se limite non pas à eux et va venir s\u2019ajouter un syndrome caractéristique et grave de la maladie: l'atteinte pulmonaire; que celle-ci apparaisse avant les signes digestifs ou en même temps qu\u2019eux, qu\u2019elle soit prédominante ou plus discrète, n\u2019a pas d'importance.Seule son existence compte.Elle se manifeste par des infections fréquentes des voies respiratoires.Entre les poussées aiguës, par une dyspnée continue avec cyanose, ou par une toux co- queluchoïde dont les quintes ramènent une expectoration visqueuse, purulente.C\u2019est le staphylocoque doré qu\u2019on retrouve le plus fréquemment dans cette expectoration.Cette fréquence est très frappante et semble-t-il particulière à la mucoviscidose.L'étude radiologique des poumons montrent des traînées opaques réticulées, parfois des images nodulaires d\u2019atélectasie.Une zone claire rétro-ster- nale se retrouve fréquemment.Le cœur est petit.Les investigations biologiques sont plus importantes car elles vont mener au fait ma- Jeur de mucoviscidose à savoir: le trouble de la digestion pancréatique des aliments, alors que l\u2019absorption intestinale des éléments dégradés est normale.a) Pour les graisses: la stéatorrhée est aussi importante que dans la cœliaque, mais il s\u2019agit ici de graisses neutres, non dégradés.Dans le sang, le cholestérol est diminué, c\u2019est un bon signe qui est constant; le test de l\u2019io- durie provoquée est ici dissocié, il est négatif au lipiodol mais positif aux savons iodés; l\u2019épreuve d\u2019hyperlipémie provoquée est négative.DAGENAIS er Cour.: LES DIARRHÉES DU NOURRISSON L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 b) Pour les protides: la recherche des fibres musculaires non digérées dans les selles est inconstante et non pathognomonique.La digestion trypsique des selles de Schwashman n\u2019a de valeur qu\u2019avant dix mois à cause des erreurs par excès ou par défaut auxquelles elle donne lieu.Dans le sang, les protéines sont diminuées surtout dans leur fraction glo- bulinique et, enfin, l\u2019_épreuve d\u2019aminoacidémie provoquée est négative après ingestion de gélatine ou de caséine.c) Pour les sucres, enfin, la présence d\u2019amidon en excès dans les selles est inconstante à cause de la suppléance d\u2019autres diastases.L\u2019épreuve d\u2019hyperglycémie par ingestion de glucose est normale ici.Ainsi par certains signe indirects, l\u2019absence de digestion pancréatique peut être soupcon- née.Un examen va permettre de l\u2019affirmer: c\u2019est le tubage duodénal après injection de sécrétine qui mettra en évidence l\u2019absence persistante à plusieurs reprises de trypsine, d\u2019amylase et de lipase pancréatique.Mais ce n\u2019est pas encore tout: un examen capital va attester maintenant de l\u2019extension de la maladie à toutes les glandes exocrines, c\u2019est le test de la sueur.Il montre une augmentation pathognomonique de la teneur en électrolytes: plus de 80 milli-équivalents par litre de sodium, plus de 70 meq par litre de chlore signent une mucoviscidose.L\u2019étude des hypothèses pathogéniques de la maladie ainsi décrite et explorée biologique- ment, doit s\u2019inspirer au préalable de données anatomiques.Si au niveau du pancréas, les îlots de Langhérans sont toujours normaux, par contre les acini excréteurs présentent des lésions variables avec le temps.D\u2019abord légère fibrose péricanaliculaire avec dilatation disséminée des acini qui sont remplis d\u2019une substance acidophile.Puis exagération de la dilatation kystique et de la fibrose qui finalement l'emporte et envahit tout le tissu au point que ne persistent plus que quelques kystes.L\u2019atteinte des glandes bronchiques, des glandes muqueuses de l'intestin, des glandes muqueuses salivaires, relève du même mécanisme. L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 Malgré la précision de nos connaissances anatomiques, la pathogénie de la maladie ne repose encore que sur des hypothèses.Dorothy Andersen pense que tout provient de l\u2019atteinte pancréatique et que l\u2019atteinte pulmonaire n\u2019en est qu\u2019une conséquence.En réalité, il faut élever le problème à un niveau supérieur et envisager une altération concomitante de toutes les sécrétions externes.Ces sécrétions seront épaissies, muqueuses, visqueuses.Elles obstruent les canaux excréteurs des glandes, entraînant une dilatation en amont.Mais le primum movens de cette mucovisco- sité n\u2019est pas connu.Défaut d\u2019une mucidase hypothétique, déséquilibre métabolique congénital, anomalie neuro-végétative, autant de bases de travaux futurs, autant d\u2019incertitudes présentes dont vont bien évidemment se ressentir le traitement et son efficacité.Le régime diététique est semblable à celui de la maladie cœliaque.De même la vitamino et la minéralo-thérapie.Nous n\u2019en parlerons pas à nouveau.À ceci, on peut ajouter les tentatives de traitements substitutifs par les extraits pancréatiques; inconstants dans leur constitution, ils sont inconstants dans leur efficacité.Ils méritent cependant d\u2019être essayés, après avoir eu soin de choisir une bonne spécialité pharmaceutique.Enfin, le traitement de la composante pulmonaire n\u2019est pas des moins importants.L\u2019antibiothérapie, l\u2019aérosolthérapie, l\u2019oxygénothérapie éviteront toutefois difficilement l\u2019acheminement vers le cœur pulmonaire chronique et l\u2019issue fatale qui pour Schwachman survient en moyenne vers 4 à 5 mois.Nous venons de voir dans ce premier chapitre deux des affections qui occupent le plus les pédiatres actuellement.De notre exposé vient de s\u2019achever la partie la plus importante.Par souci d\u2019être complet, nous allons envisager rapidement encore quelques affections où la diarrhée est prédominante.Elles relèvent toutes d\u2019une atteinte pancréatique, elles se manifestent toutes par une stéatorrhée.a) La pancréatite interstitielle primitive n\u2019a été que récemment décrite chez l\u2019enfant.DAGENAIS Er CouL.: LES DIARRHÉES DU NOURRISSON 159 Encore ne s\u2019agissait-il que d\u2019un diagnostic d\u2019autopsie: fibrose canaliculaire et périlobu- laire.La clinique associe des troubles digestifs : vomissement, douleurs, diarrhée avec une altération grave de l\u2019état général.La fièvre est fréquente.L'évolution par poussées séparées d\u2019intervalles de calme relatif semble être évocatrice.Notre connaissance des signes biologiques est encore vague.Seule la stéa- torrhée est constante.b) Les rares kystes pancréatiques peuvent aussi se manifester par une achylie pancréatique: rarement le kyste est suffisamment développé pour en permettre le diagnostic par la palpation.Le plus souvent, il s\u2019agit de kystes latents, vrais adénocystomes, ou faux, post-traumatiques.Et la seule traduction clinique est l\u2019achylie pancréatique.La difficulté du diagnostic n\u2019est pas à être soulignée.c) L'hypoplasie congénitale du pancréas exocrine est si semblable à la maladie fibro- kystique qu\u2019elle ne s\u2019en différencie qu\u2019anatomiquement.Il y a absence de communication des canaux excréteurs principaux avec les canalicules pancréatiques et atrophie des acini.d) Enfin, l\u2019atrophie acquise du pancréas exocrine n\u2019a, au Canada, qu\u2019un intérêt noso- logique.C\u2019est une complication évolutive du Kwashiorkor non traité.Telles sont donc les affections dites métaboliques qui se manifestent au premier plan par une stéatorrhée.Nous l\u2019avons déjà dit, ce ne sont pas les seules affections se manifestant par une stéatorrhée.Il y en a d\u2019autres qui peuvent ne pas se manifester par une stéatorrhée.Alors, toute tentative de classer logiquement les affections qui vont suivre, en parlant du symptôme diarrhée, sera vouée à un échec.On en est réduit à recourir à une classification organique.C\u2019est souligner son caractère artificiel.Les diarrhées d\u2019origine hépatique sont toutes dues à l\u2019insuffisance de sels biliaires dans l\u2019intestin.Leur rôle dans la digestion des lipides laisse prévoir la stéatorrhée et leur absence dans l\u2019intestin implique une rétention biliaire, laquelle rétention biliaire implique à son tour 160 l'ictère.C\u2019est l'ictère qui est au premier plan, dépassant en importance les deux autres éléments du trépied: les modifications des selles, les modifications des urines.Le problème est d'ailleurs bien différent selon l\u2019âge de l\u2019enfanta) Chez le nouveau-né, le problème est celui d\u2019un ictère prolongé.Son apparition très précoce, dans les heures qui suivent l\u2019accouchement, fait immédiatement penser à une incompatibilité Rh.Celle-ci éliminée, vient à l'esprit l\u2019éventualité d\u2019une atrésie des voies biliaires.La laparotomie exploratrice vérifie l'hypothèse.Le traitement est chirurgical s\u2019il est rendu possible par la localisation et l\u2019étendue de l\u2019atrésie.Le pronostic est grave.Parfois, il peut s\u2019agit d\u2019un ictère par rétention mais non malformatif.Le syndrome d'obstruction par des masses est consécutif à une hémolyse brutale et intense de maladie hémolytique.Le diagnostic est fait ici par l'étude antigénique préalable de l'enfant et de la mère.Mais il peut être difficile si l\u2019hémolyse post-natale n\u2019a pas été reconnue.De même l'hépatite virale du nouveau-né, peut elle aussi évoluer sous le masque d\u2019un ictère rétentionnel prolongé.On peut avoir la chance de retrouver la notion anamnétique d'une hépatite virale chez la mère pendant la grossesse et partant de pouvoir affirmer la contamination transplacentaire.Le diagnostic en est facilité d\u2019autant.Mais bien souvent cet antécédent n\u2019existe pas.Le laboratoire et l'observation clinique n\u2019aident pas.Et Gross admet alors qu\u2019on puisse tenter une laparo- tomie exploratrice malgré les risques qu\u2019elle puisse comporter si l\u2019enfant présente un ictère viral.b) Chez l\u2019enfant, le problème est bien diffé- rent.Le problème d\u2019une anomalie congénitale ne se pose plus et l'hépatite à virus est l\u2019atteinte la plus fréquente.Les selles isi sont peu décolorées, mais elles peuvent l\u2019être franchement, elles sont grasses et fétides par excès de putréfaction.Le diagnostic est basé sur la biologie qui montre une atteinte fonctionnelle de la cellule hépatique et une rétention biliaire dissociée (cholémie peu augmentée, cholalémie très augmentée).DAGEN AIS Er Corr.: LES DIARRHÉES DU NOURRISSON l\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 On peut observer chez l\u2019enfant un ictère rétentionnel typique dans un cas particulier: l'engagement d\u2019un ascaris dans le cholédoque.La lithiase biliaire est relativement très rare: elle relève le plus souvent d\u2019une anémie hémolytique chronique (obstruction par des caleuls de bilirubinate de chaux).C'était donc les stéatorrhées d\u2019origine hépatique.Les diarrhées d\u2019origine rénale ne sont plus des stéatorrhées et l\u2019on peut davantage les rattacher à un trouble électrolytique.Au cours de la néphrose lipoïdique, la diarrhée est un signe habituel.Elle constitue une véritable réaction de défense de l\u2019organisme.Incapable d\u2019éliminer son eau par les urines, celui-ci va tendre à l\u2019éliminer par les selles.Toutefois, ce mécanisme n\u2019est pas sans inconvénient.En effet, l\u2019eau éliminée par l\u2019intestin entraîne avec elle des minéraux.Si le diarrhée s\u2019exagère tant soit peu, elle peut entrainer deux complications importantes du syndrome néphrotique.D\u2019abord l\u2019hypokalié- mie avec dépression nerveuse, iléus paralytique et troubles cardio-vasculaires, dont la traitement reléve des sels de potassium; en second lieu, l\u2019hypocalcémie qui existe déjà à l\u2019état latent en dehors de toute complication et qui peut brutalement ne plus être compensée et se manifester alors par des crises tétaniques.La diarrhée était également un signe d\u2019a- mylose.La disparition à peu près totale de ce syndrome depuis les antibiotiques lui enlève tout intérêt.L\u2019urémie est capable également d\u2019entraîner une diarrhée.Ici encore la diarrhée est un symptôme accessoire mais dont les conséquences pourraient être sévères.Elle constitue une réaction de défense de l\u2019organisme qui veut à tout prix éliminer son excédent uréique, au prix même d\u2019une déperdition d\u2019électrolytes qui ne fait qu\u2019agraver l\u2019état du malade.On pourra observer un tel syndrome à l\u2019occasion d\u2019atteintes rénales variées mais surtout chez l\u2019enfant lors de l\u2019évolution, heureusement rare, vers la chronicité d\u2019une néphrite aiguë infectieuse, lors d\u2019une complication néphriti- L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 que d'une néphrose lipoïdique, lors d\u2019un mal de Bright ou d\u2019une malformation congénitale des voies urinaires.Deux endocrinopathies comportent dans leur tableau clinique de la diarrhée.La diarrhée est un signe d\u2019insuffisance rénale aiguë.Dans les cas de purpura fulminans, la diarrhée n\u2019a pas le temps de se manifester.Par contre, lors de crises évolutives aiguës de l'insuffisance rénale chronique, les troubles digestifs, anorexie, vomissements, diarrhée vont contribuer, en partie, à provoquer cette déshydratation avec hémo-concentration et collapsus circulatoire qui fait le gravité de cette complication.Le primum movens reste toutefois la perte hydrique et chloruré-sodi- que par le rein.Dans la maladie de Basedow, la diarrhée n\u2019est qu\u2019un symptôme bien secondaire caché derrière le tableau d\u2019un enfant exophtalmique, trop grand pour son âge, trop maigre, d\u2019une agitation presque choréique, présentant à l'examen du coup un goitre diffus, souvent important, montrant à l\u2019examen général une tachycardie avec hypertension portant surtout sur la maxima.Wilkins ne trouve la diarrhée que dans un tiers de ses cas.Celle-ci peut être constante ou survenir par périodes irrégulières; surtout, la diarrhée fait partie du tableau, toutefois assez rare chez l'enfant, de la crise thyroi- dienne.Ici l\u2019on note également des vomissements, une exagération des signes nerveux et une des plus hautes températures que l\u2019on puisse observer en clinique.Wilkins ne décrit pas les caractères chimiques et biologiques des selles.On pourrait attribuer la diarrhée à l\u2019excès de péristaltisme intestinal d\u2019une part, à l\u2019excès d\u2019excrétion intestinal de cholestérol d\u2019autre part.Voilà ce que nous avons jugé utile d\u2019exposer à propos des diarrhées métaboliques.Nous n\u2019avons certainement pas tout dit.Le sujet était peu favorable à une étude exhaustive.En particulier, nous n\u2019avons à aucun moment parlé de diagnostic différentiel: c\u2019est une omission voulue; en effet, chaque maladie étudiée doit être différenciée de toutes celles DAGENAIS er Cour.: LES DIARRHÉES DU NOURRISSON 161 envisagées non seulement dans le cadre de cet exposé mais dans la cadre du symposium en général.Résumé Nous étudions d\u2019abord les affections où la diarrhée est cliniquement et essentiellement prédominante et les affections plus accessoires qui se manifestent entre autres signes par de la diarrhée.Dans le premier groupe, la maladie cœlia- que avec son trépied symptomatique: l\u2019abdomen volumineux, le caractère spécifique des selles, poids, consistance et aspect, et l\u2019état de dénutrition avancée.Ainsi mise en évidence, la maladie sera affirmée par des investigations radiologiques de l\u2019intestin, des os longs avec des images d\u2019arrét de croissance, des investigations biologiques sur les sues digestifs qui prouvent la normalité de la digestion mais l\u2019irrégularité ou l\u2019absence d\u2019absorption.Puis suivront des épreuves expérimentales au gluten qui signeront définitivement la maladie cœliaque.Le traitement doit être basé sur une diète hypercalorique dépourvue de gluten.Deuxième en importance est la mucovisei- dose dans laquelle entre la fibrose kystique du pancréas comme élément important et qui ressemble en bien des points à la maladie cœliaque sauf par la digestion pancréatique fortement troublée des aliments à cause d\u2019une absence de trypsine amylase et lipase pancréatique.Dans le traitement de cette maladie, qui ne diffère que peu, il ne faut pas y oublier la composante pulmonaire toujours associée.Le régime diététique est le même et on peut ajouter des extraits pancréatiques de valeur discutable.Comme autres entités, mentionnons la pancréatite interstitielle primitive, les kystes pancréatiques, l\u2019hypoplasie pancréatique congénitale.Parmi les autres entités diarrhéiques secondaires, nous mentionnons et étudions les diarrhées d\u2019origine hépatique par insuffisance des sels biliaires et les diarrhées d\u2019origine rénale ou mieux qui accompagnent certaines affections rénales. 162 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada (Fondée à Québec en 1902) L'Union Médicale du Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) Tome 88, No 2 \u2014 Montréal, février 1959 ÉDITORIAL L'HÔPITAL MENTAL La popularité actuelle de la psychiatrie et les espoirs qu\u2019elle fait naître n\u2019ont pas encore dissipé totalement le sentiment de malaise vis-à-vis l\u2019hôpital mental.Les médecins, même certains psychiatres, ne contrôlent pas cette réaction presque instinctive et détournent dédaigneusement leur attention de cette institution hospitalière, quand ils ne l\u2019affligent pas de leurs reproches.Et pourtant il exerce depuis des temps immémoraux, un si noble rôle, celui de donner asile et protection à ceux que la communauté rejette de son sein, comme dangereux.Les causes de cette situation sont nombreuses, certaines ressortissent de la nature même de la maladie mentale, d'autres, de la structure de l\u2019hôpital mental.Malgré les progrès remarquables de ces cinquante dernières années, la maladie mentale demeure souvent une terrible inconnue qui défie les efforts les plus acharnés et frustre les plus grandes espérances.L'hôpital mental hérite alors avec les malheureux cas qui échouent chez lui, de la colère et du dépit engendrés par l\u2019é- chee du traitement.Rien n\u2019est plus tragique et désolant que de se sentir impuissant devant une âme qui se disloque.I lui faut alors accepter le rôle du baudet et supporter une res- L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 ponsabilité que d\u2019autres ne peuvent tolérer.Alors qu'elle est si enrichissante pour la médecine en de nombreux égards, la psychiatrie tolére mal le décalage qui existe entre elle et les autres spécialités médicales.Elle envie I'acte péremptoire de la chirurgie et les formulations en milli-équivalents de la médecine interne.Espérant trouver dans certaines théories les réponses définitives et complètes aux divers problèmes de la maladie mentale, elle n\u2019a pas aperçu dans sa tête ou n\u2019a pas voulu reconnaître les nombreuses facettes inexplorées de l'appareil psychique.Elle s\u2019est laissée animer par un esprit de croisade, vociférant le blâme vers tout ce qui ne semblait pas habité de la même ferveur.L'hôpital mental, enchaîné dans une tradition asilaire, gêné par sa stature et paralysé par la sévérité et la grande variété des cas que la psychiatrie souriante des salons répudie, réussit péniblement et lentement à faire bénéficier sa clientèle des découvertes importantes de la pathologie interpersonnelle qui, malheureusement dans un certain nombre de cas, ne semblent pas suffisantes.De plus, l\u2019aspect coercitif de l'hôpital mental, dans son rôle protecteur de la société et de l\u2019individu.n\u2019est pas fait pour diminuer un mécontentement déjà avivé par les longues attentes pour l\u2019admission occasionnées par la grave pénurie de lits.C\u2019est une période qu\u2019a connue la médecine avant les grandes découvertes de Pasteur, d\u2019un Bernard, d\u2019un Virchow.C\u2019est pourquoi l'hôpital mental doit.sans trop s\u2019émouvoir.continuer sa voie à la recherche des méthodes de traitement les plus efficaces et demeurer à l'affût de toute L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 nouveauté susceptible d\u2019améliorer le sort des malades mentaux qui lui sont confiés.L'objet de la psychiatrie, c\u2019est au fond le problème médical, c'est l\u2019homme qui s\u2019use, aux prises avec un milieu qui n\u2019est pas toujours clément.Le développement de la personnalité, équivalent psychiatrique du phénomène de croissance en médecine, a aussi pour objet de façonner un individu fort qui saura se défendre contre les tempêtes qui s\u2019élèveralent dans les profondeurs de son être et dans le domaine de ses relations interpersonnelles.Comme la médecine, la psychiatrie reconnaît la causalité de terrain et de milieu.Elle aussi retrace dans la vie antérieure de l\u2019individu les luttes qui l\u2019ont ou bien renforci et préparé à de nouveaux combats, ou bien affaibli et prédestiné à succomber à de nouvelles insultes.Ces considérations quelque peu simplistes revendiquent pour le malade mental la même sollicitude, la même attitude optimiste que pour le malade physique.Il ne fait pas de doute que lorsque la psychiatrie peut déployer tous ses moyens, elle est en mesure d\u2019apporter la santé à un bon nombre de malades mentaux ou tout au moins de ralentir considérablement la marche du processus pathologique.Ses efforts consisteraient en grande partie à rétablir l'harmonie entre l\u2019individu et son milieu, ce qui dans le langage d\u2019Adolf Meyer, père de la psychiatrie américaine, consiste à le rendre plus capable de réussir une adaptation satisfaisante.Même si cette formulation fait figure de lapalissade, elle n\u2019en indique pas moins l\u2019orientation pratique de la psychiatrie moderne.Devant son ignorance sur de nombreux points, elle ÉDITORIAL 163 ne se croise pas les bras dans une expectative désarmée, mais tente d\u2019utiliser les données précieuses de la psychologie de la relation.Quel est l\u2019apport, s\u2019il en est un, de l\u2019hôpital mental dans tout ceci?D\u2019abord s\u2019attaquer aux problèmes qui, au point où en est la science actuelle ne peuvent pas être résolus dans d\u2019autres milieux, puis accueillir les infortunés qui n\u2019ont pas su bénéficier suffisamment des tentatives des autres services psychiatriques.En effet, il faut poser en principe la nécessité d\u2019éviter si possible l\u2019éloignement du malade de son milieu et de retarder le plus longtemps possible la mesure légale stigmatisante qu\u2019est l'internement.Par ailleurs, comme il pourrait être préjudiciable de refuser l\u2019accès à l'hôpital mental à un malade qui n\u2019est pas en état de profiter d\u2019un autre milieu, il serait peut- être souhaitable qu\u2019un certain nombre de patients puissent être admis sans encourir immédiatement l\u2019interdiction.De plus, il est d\u2019une extrême importance que le séjour à l\u2019hôpital soit aussi bref que possible dans le but de le retourner à son milieu, à sa vie fonctionnelle, quitte à l\u2019aider à se réhabiliter.Des services psychiatriques devront être développés afin de prévenir si possible l\u2019hospitalisation et l\u2019hôpital mental de son côté devra étendre ses activités afin d\u2019écourter la ségrégation en soi aliénante du séjour institutionnel.Mais il semble bien que l'hôpital conserve toujours sa place prépondérante dans le choeur des institutions psychiatriques.Cette situation privilégiée lui impose cependant le lourd devoir de continuellement s\u2019affairer à offrir le meilleur des traitements.Cette tâche n\u2019est pas facile, mais il dispose 164 ÉDITORIAL pour s'éclairer, des conseils avisés de l'organisme mondial de la santé et de l'expérience d'auteurs de plus en plus nombreux.Son premier souci sera d\u2019éviter de consacrer l'aliénation ou ce sentiment d'étrangeté déjà déclenché par le processus pathologique.Etant donné la nature de la maladie mentale, ses efforts devraient viser à rendre le plus thérapeutique possible tous les instants passés à l'hôpital.Ce but se réalisera par l'application des techniques qualifiées « thérapeutiques par le milieu ».Elles tentent à créer une atmosphère thérapeutique par une éducation appropriée du personnel et par l\u2019utilisation des techniques de groupe.La resocialisation par tous les moyens possibles favorisera non seulement les échanges dans l\u2019hôpital mais aussi les contacts avec l\u2019extérieur.La communauté qui a rejeté le patient, par nécessité si l\u2019on veut, doit le persuader qu'il a toujours sa place et qu\u2019il conserve toutes ses attaches malgré ses difficiultés.Le sentiment d'appartenance est fondamental chez \u2019homme; rien n'est plus néfaste que cette impression d\u2019abandon qu\u2019éprouve le malade mental.Ainsi seront créées les conditions qui permettront au malade de se libérer de ses servitudes psychiques et de développer les magnifiques potentialités que le Créateur a mises en lui.Ces réalisations supposent l\u2019abandon d\u2019allures vénérables, vêtustes et préjudiciables.Sur cette trame absolument essentielle à toute approche psychiatrique, se grefferont les techniques thérapeutiques propres au psychiatre.Avant de décider du traitement, il convient d\u2019en arriver à une formulation aussi claire L'Union Méd.Cunuda Tome 88 \u2014 Fév.1959 que possible de la pathogénie des troubles de chacun des malades.Dans certains cas, l'examen révélera un ébranlement émotionnel ou une désorganisation de la personnalité qui nécessitera l'emploi des méthodes de choc ou des médicaments.Dans d'autres cas, les difficultés demeureront dans la sphère des processus réactionnels et dépressifs et suggéreront l\u2019utilisation des techniques psychothérapeutiques individuelles ou de groupe.La plupart du temps, les deux formes thérapeutiques seront conjuguées contre le mal.Marcel BERTHIAUME.INDICATIONS DU REIN ARTIFICIEL Le nom \u2014 rein artificiel \u2014 a été suggéré par Abel, Rowntree et Turner, qui ont inventé la première machine du genre en 1912, et l'ont fait fonctionner sur des animaux '.Elle était composée de plusieurs cylindres de collodion, baignant dans un soluté salé a 0.6%.Le collodion tenait le role de membrane semi-perméable a travers laquelle les ions s'équilibrent d'un coté et de l\u2019autre.Les substances diffusibles comme l'urée, la créatinine, peuvent aussi passer selon les lois de l'équilibre osmotique.Tous les types de rein artificiel fone- tionnent encore sur ce même principe.Le sang du patient circule d\u2019un côté de la membrane; de l\u2019autre, un bain de liquide, au contenu connu en électrolytes, est maintenu en mouvement.Il est reconnu que, sans cet appareil, de nombreux cas d\u2019urémie aiguë oligu- 1.JJ.Abel, G.Rownstree and B.B.Turner: On removal of diffusible substances from circulating blood by means of dialysis.Tr.A.Am.Physicians, 28: 51, 1913. L'Union Méd.Canacn Tome 88 \u2014 Fév.1959 rique ou anurique ne pourraient survivre jusqu\u2019à la phase diurétique, à cause principalement de l'accumulation rapide du potassium sanguin qui provoque l'arrêt cardiaque et la mort.L'indication la plus fréquente et la plus impérieuse de traitement par le rein artificiel est l'insuffisance rénale aiguë anurique \u201d\u201d*, Celle-ci peut être due à une foule de causes dont les plus importantes sont: 1.La nécrose tubulaire aiguë ou néphrose du néphron distal.Cette affection est bien connue et suit souvent les états de shock prolongé et les traumatismes.L'état de shock peut être causé par des hémorragies graves, et parti- eulièrement les hémorragies rétro-pla- centaires et post-partum, les traumatismes avec multiples fractures, les déséquilibres électrolytiques importants, les infections graves ou 'anoxie sévere.2.La néphrose hémoglobinurique ou myohémoglobinurique a la suite de transfusions incompatibles ou~d\u2019acci- - dents transfusionnels moins importants et d'écrasements musculaires.3.Divers poisons comme le tétrachlorure de carbone et l\u2019antigel, dié- thylène glycol, qui sont des toxines rénales.4.Dans certains cas d\u2019anurie due à une obstruction des uretères, on peut être forcé de recourir à la dialyse, soit comme préparation à une opération de plastie correctrice de l'affection existante, ou encore, dans les suites post- 2.J.P.Merrill: The Artificial Kidney.N.Eng.J.Med.246: 17.1952.3.WJ.Kolff: The Artificial Kidney: Past, Present and Future.Circulation.15: 285.1957.4.S.Kunfer: The Place of Dialysis Procedures in Clinical Management.Am.J.Med, 22: 511, 1957.ÉDITORIAL 165 opératoires pour juguler rapidement les symptômes d'une urémie tellement importante qu\u2019elle nuirait à la guérison.Dans tous ces cas d'insuffisance rénale aiguë, on traite maintenant beaucoup plus à bonne heure qu'auparavant, alors que cette méthode était considérée comme une dernière mesure, dans un effort héroïque de sauver le patient.Un potassium sérique au dessus de 7 mEq/L, demeure une indication iImpérative au traitement, mais les anciennes règles qui consistaient à attendre que l\u2019urée s\u2019élève au dessus de 400 mg.%, ou que la réserve alcaline baisse au dessous de 12 mEq/L ne sont plus suivies.Nous nous guidons beaucoup plus sur l\u2019état clinique du malade, qui est extrêmement variable malgré des chiffres sanguins identiques.Avec la simplification de la technique, de l'appareillage et l'absence virtuelle de dangers.inhérents à la méthode, on a maintenant tendance à traiter les cas d\u2019urémie chronique, consécutifs à la maladie rénale polykystique, les pyélo, glomérulo ou autres néphrites chroniques.Les deux buts principaux sont: le premier, de permettre à un urémique chronique souffrant d\u2019une affection surajoutée d\u2019y survivre, et le deuxième, moins bien défini, de réussir rapidement ce qu\u2019un traitement conservateur prendra des mois à accomplir.Le traitement de ces malades chroniques ne sera toujours qu\u2019une mesure palliative visant à prolonger confortablement la vie pour une période de quelques mois à 2 ans.Parmi les autres indications du traitement par rein artificiel, on note son utilisation dans les intoxications sans atteinte rénale comme le bromisme.l'intoxication aux salievlates, thiocva- 166 ÉDITORIAL nates, et à certains barbituriques, phé- no et pento-barbital.La seule contre-indication à l\u2019emploi du rein artificiel était auparavant une hémorragie active, mais l\u2019expérience acquise durant la guerre de Corée par Meroney et Herndon est venue démontrer que les craintes à ce sujet étaient mal fondées.\u201d 5.W.H.Meroney, R.F.Herndon: Management of acute renal insufficiency.J.A.M.A., 155: 877, 1954.L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 Le rein artificiel constitue une nouvelle arme thérapeutique très efficace.Lorsqu'il est employé par une équipe entraînée, il peut remplacer le rein dans plusieurs circonstances critiques pour une période pouvant aller jusqu\u2019à 60 jours et permettre de sauver quelques vies.Yves PIETTE. VARIÉTÉS CHRONIQUE DU COLLÈGE DES MÉDECINS ET CHIRURGIENS DE LA PROVINCE DE QUÉBEC R.-L.DuBERGER, Gouverneur du District No 6.2 janvier 1959.Le Bureau Provincial de Médecine a tenu une assemblée plénière le 17 décembre 1958.Cette fois encore il faut bien l\u2019avouer, la moisson ne fut pas abondante.Je n\u2019en fais reproche à personne en particulier, mais au système archaïque et inadéquat que nous persistons à conserver.J\u2019en parierai plus loin, mais voyons d\u2019abord ce qui fut accompli.Incontestablement, la question la plus importante fut celle des cours post-scolaires.Le docteur Georges Lachaine proposa la formation d\u2019un comité pour étudier comment le Collège pourrait venir en aide à nos universités dans l\u2019élaboration et la réalisation de cours de préparation aux spécialités et de perfectionnement pour les praticiens.Même si j'eus l'honneur de seconder cette motion, c\u2019est le proposeur qui en a tout le mérite.Nos doyens, les docteurs Bonin et Jobin, ont tour à tour expliqué les efforts des universités en ce sens et les difficultés auxquelles elles se butent; ces difficultés sont surtout d\u2019ordre financier; les professeurs ne manquent pas, les compétences -sont là, mais l\u2019administration est coûteuse.Il ne faut pas croire cependant que rien ne se fait, et le docteur Jobin l\u2019a bel et bien démontré; mais c\u2019est encore nettement insuffisant.Le docteur Jacques Dubé, très favorable au principe, a lu une lettre adressée il y a trois ou quatre ans au docteur Léopold Lamoureux par le président du Collège et publiée dans L\u2019Action Médicale.Le président disait que, d\u2019après lui, les cours post-scolaires ne concernent pas le Collège dont les activités éducationnelles se terminent à.l\u2019octroi du doctorat et de la licenee; il ne voyait pas comment nous pouvions nous immiscer dans cette question.Comme résultat, le projet Lamou- reux resta en plan.C\u2019est en somme cette idée que l\u2019on ressuscite aujourd\u2019hui.Le président nous dit que son opinion n\u2019a pas changé; si l\u2019on peut cependant trouver une façon d\u2019agir, il en sera très heureux et il propose lui-même que le comité soit formé des trois représentants universitaires et des docteurs Lachaîne, spécialiste, et Dubé, représentant les praticiens.Il est manifeste que tous les gouverneurs sont sympathiques, et la motion est adoptée à l\u2019unanimité.Pour ma part, je ne vois pas que l\u2019on puisse mettre en doute les pouvoirs du Collège en cette matière.N\u2019a-t-il pas, d\u2019après la loi, le devoir de supporter tout ce qui est dans l\u2019intérêt de ses membres?De plus, nous réglementons sur ce qui constitue la compétence et l\u2019entraînement des spécialistes; n\u2019est-il pas logique que nous aidions à les former?Il me semble que la question ne se pose même pas.À tout événement, le comité nous fera rapport: souhaitons qu\u2019il se réunisse au plus tôt et que ses recommandations ne tardent pas à se réaliser.Le docteur Hervé Gagnon a présenté une motion en vue d\u2019ajouter deux conseillers au comité exécutif.Son argumentation très éloquente a suivi de près les pensées exprimées dans ma première chronique: l\u2019exécutif a des devoirs très nombreux et des responsabilités que, dans le passé, il a refusé d\u2019assumer; il ne s\u2019agit pas d\u2019un manque de confiance au comité actuel qui semble très bien disposé, mais bien d\u2019une offre d\u2019assistance dans la lourde charge qui pèse sur ses épaules.Il devrait se réunir huit ou dix fois par année, préparer les assemblées, exécuter les désirs des 168 DuBERGER: COLLÈGE DES MÉDECINS ET CHIR.P.Q.gouverneurs, Voir à ce que les motions adoptées donnent des résultats, rencontrer les délégations médicales et les médecins qui ont des griefs, rapprochant ainsi la profession de ses représentants et créant l\u2019harmonie qui doit exister pour le grand bien du corps médical.J'ai naturellement abondé dans le même sens; jJ\u2019al signalé qu\u2019un exécutif plus nombreux bénéficie de plus d\u2019idées nouvelles et qu\u2019il peut se partager les tâches.L\u2019AMLFC compte actuellement sept membres dans son exécutif et demande, dans sa nouvelle charte, de l\u2019augmenter à neuf.Au Collège, où nous représentons cinq mille médecins, il n\u2019y a que cinq membres, dont l\u2019un, le Registraire, n\u2019a pas droit de vote.Le docteur Jobin, sans se prononcer sur la motion elle-même, a défini d\u2019une façon très précise les devoirs de l\u2019exécutif qui se résument en deux mots: exécuter et diriger.C\u2019est exactement ce que je pense et préconise.Le docteur Fafard, de son côté, ne voit rien de sérieux dans toute cette argumentation; les motifs allégués sont futiles et sans 1m- portance; la motion n\u2019a qu\u2019un but: favoriser les ambitions de quelqu\u2019un; il n\u2019a nommé personne, mais il avait le regard fixé sur moi a ce moment! Comme le docteur Fafard, je n\u2019ai jamais caché mon désir d\u2019être sur le comité exécutif, comme lui aussi, j'étais persuadé que je pourrais rendre là de plus grands services et peut-être mener à bonne fin certains projets qui me sont chers.Je ne crois pas que le fait d\u2019en être membre augmente le prestige d\u2019un gouverneur; je serais curieux de savoir combien de nos confrères connaissent les noms de nos trois vice-présidents: Si la majorité des gouverneurs n\u2019a pas voulu de moi, c\u2019était son droit et je m\u2019incline.Ceci ne m\u2019empêchera pas de proclamer mes principes et de combattre pour l'idéal que je me suis tracé: le rapprochement entre la profession et ceux qui la dirigent.Après le docteur Fafard, les docteurs Ward et Gobeil dirent qu\u2019ils ne voyaient aucun avantage à agrandir les cadres de l\u2019exécutif, tandis que les docteurs Décarie et Roger Ga- L'Union Méd.C nada Tome 88 \u2014 Fév.1959 gnon se déclaraient en faveur.Le vote secret, demandé, on ne sait trop pourquoi, par le docteur Fafard, donna le résultat de 10 pour la motion et 11 contre.Nous restons done dans le statu quo.Le docteur Archambault, au tout début de l'assemblée, présenta une niotion pour « définir le rôle de directeur des relations publiques et empêcher un cumul de fonctions en ce poste ».Le président lui permit de donner son argumentation mais l\u2019interrompit après dix minutes et trente-sept secondes en vertu du règlement qui alloue à chacun un maximum de dix minutes de discussion sur un même sujet.Le docteur Rioux déclara alors que certaines indiscrétions furent commises, nuisant ainsi beaucoup au directeur des relations publiques dans l\u2019exécution de ses fonctions.Le président arrêta ensuite la discussion en déclarant la motion hors d\u2019ordre « parce que ce n\u2019est pas une motion ».Chose inouïe, le docteur Archambault en appela de la décision qui fut maintenue par un vote de 13 à 7.Le docteur Roger Gagnon avait présenté le 24 septembre une motion pour amender les règlements afin de nommer un représentant de Montréal sur le Comité des hôpitaux.Le premier « considérant » disait : «que nous formons aujourd\u2019hui les comités ».Le propo- seur, nouvel élu, avait omis de donner l'avis réglementaire de quinze jours et la motion fut renvoyée à l\u2019assemblée suivante.De plus, dans ses allégués, il disait que la majeure partie de l\u2019enseignement médical se donne à Montréal et à Québec et, dernier allégué, que ces deux villes ne sont pas représentées sur le comité des hôpitaux.Lorsque la motion fut appelée, le président la déclara hors d\u2019ordre parce que ces trois allégués sont faux: nous ne nommons pas aujourd\u2019hui les comités, il se fait de l\u2019enseignement médical à Sherbrooke, Trois-Rivières et Chicoutimi (mais ce n\u2019est pas la « majeure partie »!) et enfin.Montréal et Québec sont représentés par les universitaires.La décision, cette fois encore, fut contestée et maintenue par un vote, je crois, de 13 à 7 ou 14 à 6.Quel que soit le mérite de la motion, je ne crois pas qu\u2019elle L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 était hors d\u2019ordre et j'ai voté contre la décision.Le docteur Lemieux a présenté des modifications aux règlements concernant les élections des gouverneurs.Quelques-unes ont certainement du mérite.Elles furent discutées.Le président demanda alors au proposeur de déposer ses motions (car il y en avait deux) afin de permettre aux gouverneurs de les étudier jusqu\u2019à la prochaine assemblée.Pourquoi ne les a-t-il pas référées au comité de législation?Je l\u2019ignore.À tout événement, le docteur Lemieux y consentit volontiers.Une autre motion du docteur Lemieux eut plus de succès.Il s\u2019agit de demander aux gouvernements d\u2019Ottawa et de Québec de prendre des mesures afin d\u2019interdire la vente d\u2019appareils de Rayons-X à toute personne n\u2019étant pas médecin, dentiste ou vétérinaire.Ceci est dans le but de protéger la population contre l\u2019usage inconsidéré de radiations ionisantes par des personnes incompétentes.Plusieurs gouverneurs, dont le docteur Jobin et moi-même, ont supporté cette motion qui fut adoptée unanimement.Il y eut aussi deux motions du docteur Rioux.La première concerne les examens prénuptiaux et demande à notre avocat de définir les responsabilités légales que nous assumons en signant un certificat de santé physique ou mentale.Cette motion donna lieu à une intéressante discussion à laquelle prit part, entre autres, le docteur Jobin dont les idées sont toujours lucides et bien ordonnées.Finalement, et je ne sais trop comment, la motion se transforma en une résolution d\u2019adresser à tous les médecins un fascicule publié en 1945 à la suite d\u2019une enquête sur l\u2019examen prénuptial et sur les obligations morales et les responsabilités du médecin en ce domaine.L'autre motion Rioux demandait que tout médecin poursuivi en justice à la suite d\u2019un acte médical puisse recourir sans frais aux services de notre aviseur légal à titre d\u2019avocat- conseil.Me Dorion, alors présent, fit observer que, pour des raisons d\u2019éthique professionnelle, il ne pourrait accepter cette fonction d\u2019une DuBERGER: COLLEGE DES MÉDECINS ET CHIR.P.Q.169 façon automatique; le docteur Rioux à regret retira alors sa motion.Vers la fin de l\u2019après-midi, M° Noël Dorion nous présenta avec quelques explications le texte de la nouvelle loi médicale à faire approuver bientôt par la Législature.Les gouverneurs avaient tous reçu ce texte vers la mi-novembre, et tous sont unanimes à féliciter l\u2019auteur sur sa rédaction et sur sa façon exacte d\u2019exprimer les sentiments émis par eux au cours des longues délibérations des années passées.Cependant, comme dans toute œuvre de cette envergure, il y a de nombreux détails à reviser.L\u2019échafaudage est bien fait, la structure est solide et l\u2019on devrait maintenant compléter l\u2019édifice sans trop de difficulté.Le président a suggéré une assemblée spéciale en janvier uniquement consacrée à cette étude.J\u2019ai exprimé l\u2019avis que le comité de législation devrait d\u2019abord se réunir afin d\u2019établir les points en litige et orienter la discussion générale; d\u2019ailleurs, le 24 septembre, le docteur Archambault avait demandé que l\u2019on considère de nouveau la possibilité d\u2019augmenter le nombre des gouverneurs dans l\u2019île de Montréal, et cette demande avait été référée au même comité de législation qui n\u2019a pas encore été convoqué.Le docteur Bissonnette allait me supporter, mais la président déclara immédiatement qu\u2019il ne voyait aucune utilité à réunir le comité, car, dit-il, on ne ferait que « ressasser » tout ce qui a déjà été dit! Je dois ajouter cependant qu\u2019il a admis après la séance l\u2019avantage d\u2019une telle réunion et qu\u2019il y repenserait.Ceux qui ont lu ma première chronique se souviennent que je réclamais alors l\u2019autonomie au moins relative des comités, autonomie soumise d\u2019ailleurs à l\u2019autorité de l\u2019exécutif.J\u2019approuve entièrement la présence « ex-officio » du président du Collège sur tous les comités, mais il n\u2019est pas nécessaire qu\u2019il soit en plus le président de chacun des comités et que seul il ait le droit d\u2019en convoquer les réunions.Il me semble beaucoup plus logique que chaque comité élise son propre président et que ce dernier le réunisse quand il le juge opportun. 170 C\u2019est après ce bref exposé de la loi que le docteur Rioux présenta sa seconde motion.L'heure avançait, et l\u2019on ne put vraiment en discuter les mérites qui sont nombreux.A la suite des explications de Me Dorion, il dut la retirer.Je suis cependant persuadé qu\u2019une étude un peu plus longue nous aurait permis de trouver une formule acceptable et j'espère qu\u2019il y reviendra.Il fallait bien alors ajourner; plusieurs gouverneurs avaient déjà à peine le temps de se rendre à leur train de retour.On laissa pour plus tard deux sujets à l\u2019agenda: une demande d\u2019octroi de la Fédération des Sociétés Médicales et l\u2019étude des tarifs soumis par les différentes sociétés à la demande du comité des tarifs créé l\u2019an dernier.Ce comité était composé des docteurs Dé- carie, Hervé Gagnon, Gobeil et de moi-même.Nous avions confié au Régistraire le soin de demander à toutes les sociétés des différentes spécialités de nous soumettre un tarif équitable, en tenant compte de systèmes possibles d'assurances prépayées ou même d\u2019assurance- maladie obligatoire possible.Dans l\u2019intervalle, J'ai accepté et rempli la tâche d\u2019établir un tableau comparatif des tarifs dans les dix provinces du Canada.Je dressai ce tableau et l\u2019envoyai aux membres du comité et au Régis- traire.Je n\u2019en ai plus entendu parler! Le Registraire codifia lui-même les tarifs reçus; le comité ne fut plus convoqué et, cet automne, à la formation des comités, le président jugea bon de l\u2019omettre tout simplement, sans résolution à cet effet de l\u2019assemblée générale et bien que son travail fût encore incomplet.L\u2019étude critique de ce tarif est en effet un travail trop monumental pour le confier à l'assemblée générale.Il comprend 100 pages dactylographiées.A mon avis, il faudrait confier au comité la tâche de le disséquer et d\u2019en faire ressortir les erreurs d\u2019excès comme d\u2019insuffisance; il préparerait ensuite un rapport, une vue d\u2019ensemble et des suggestions que l\u2019assemblée accepterait ou modifierait selon son bon plaisir.DuBERGER: COLLEGE DES MEDECINS ET CHIR.P.Q.L'Union Méd.Canada Tome 88 - Fév.1959 Quoi qu\u2019il en soit, la séance fut ajournée au 8 avril 1959.On ne nous a rien appris sur le travail accompli à date par le comité spécial d\u2019étude sur l\u2019assurance-hospitalisation formé il y a près d\u2019un an.* * * Dans le passé, il m\u2019est souvent arrivé de comparer le Bureau Provincial à un gouvernement dont le ministère serait le comité exécutif.J'aimerais préciser ici ma pensée.Notre constitution médicale en effet n\u2019est pas de l\u2019ordre des parlements britanniques où le gouvernement doit démissionner si la chambre exprime sa non-confiance; elle ressemble plutôt à la constitution américaine où le président et le vice-président sont élus pour quatre ans et sont, à toutes fins pratiques, inamovibles.Ces deux officiers sont les chefs de l\u2019exécutif; ils choisissent leurs assistants mais doivent quand même les faire approuver par le Congrès.Leurs fonctions sont doubles, comme le disait si clairement le docteur Jobin : ils « exécutent » les lois votées par le Congrès et « suggèrent » la législation importante.C\u2019est l\u2019exécutif, pour citer un exemple, qui prépare le budget; mais le congrès est libre de le modifier à son gré et le président doit s\u2019incliner.Cependant, quels que soient les votes hostiles du Congrès, il reste en fonction jusqu\u2019à l\u2019expiration de son mandat.Les comités sont formés par les représentants et le Sénat, ce dernier étant une chambre élue, à l\u2019encontre encore du système britannique.Le président peut cependant, à son gré, former des comités d\u2019études sur tous les sujets importants.Cette prérogative existe, je crois, de fait au moins au sein de notre exécutif, et ce dernier s\u2019en est prévalu l\u2019an dernier en nommant le comité d\u2019assurance-hospitalisa- tion.Il a eu entièrement raison et je l\u2019en félicite.Il devrait maintenant activer le travail de ce comité et voir à ce qu\u2019il soumette à la « Chambre », c\u2019est-à-dire aux gouverneurs, le rapport de son enquête.L'Association Médicale Canadienne a formé un comité semblable, dont a fait partie mon prédécesseur au Collège, le docteur T.J.Quintin; en moins L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 de deux mois, les membres firent le tour complet du Canada, de Terreneuve à Vancouver et, quelques semaines plus tard, leur rapport était remis à l\u2019exécutif.Là où nous pourrions avantageusement imiter nos institutions parlementaires c\u2019est dans l\u2019organisation de nos séances plénières.Dans le passé, une assemblée annuelle d\u2019une journée suffisait aux besoins; il n\u2019y avait alors à peu près pas de problèmes.Au cours des années, des questions de plus en plus épineuses ont surgi, l\u2019économie médicale est en butte aux attaques de tous côtés.Avec raison, on a commencé par multiplier les séances, et il y en a maintenant trois ou quatre par année, mais ceci s\u2019avère de nouveau insuffisant pour la raison suivante: l\u2019agenda est trop chargé pour une seule journée.Comme résultat, nous l\u2019avons vu le 17 décembre, des questions importantes ne sont même pas abordées.Et ce n\u2019est pas tout: chacun des gouverneurs hésite à présenter des motions ou à participer à la discussion, faute de temps.Le 24 septembre, par exemple, j'ai remis à plus tard deux motions que je juge importantes, sinon urgentes, et je ne les ai pas présentées en décembre, faute de temps.À cette même assemblée, le docteur Lemieux a dû remettre deux autres résolutions « pour étude » parce que la discussion aurait pu être assez longue.Je ne blâme pas les gouverneurs de lever la séance vers 5.30 P.M.; ils sont attendus chez eux le lendemain et doivent retourner sans délai.Ce que je suggère, le voici: au lieu de quatre « assemblées » par année, nous aurions deux « sessions », l\u2019une à l\u2019automne, qui, pour nous conformer à la loi, s\u2019appellera la « session régulière »; l\u2019autre, appelée « spéciale » aura lieu au printemps.Chacune durera au moins trois jours; on consacrera la première journée aux grandes questions soumises par l\u2019exécutif; le lendemain, on étudiera les « bills privés », c\u2019est-à-dire, les motions des gouverneurs.Le troisième jour servira à l\u2019étude des rapports des comités; on pourra aussi y aborder de plein front un vaste projet, qui pourrait demander de longues discussions.Enfin, au cours DuBERGER: COLLEGE DES MEDECINS ET CHIR.P.Q.171 de cette troisième séance, on recevra les délégations qui souvent désirent rencontrer les gouverneurs, mais hésitent à le faire, de crainte d\u2019être importuns.S'il y a trop à faire pour trois jours, on en ajoutera un quatrième, tout comme on prolonge les sessions parlementaires, selon les besoins.Sur l\u2019avis de convocation, on annoncera que la « session régulière » (ou « spéciale ») commencera tel jour à telle heure, et on enverra l\u2019agenda des trois jours tel que préparé par l\u2019exécutif; mais les gouverneurs devront prévoir la possibilité d\u2019être retenus un jour de plus, s\u2019il y a lieu.Ceci n\u2019empêchera pas l\u2019exécutif de convoquer une assemblée tout à fait spéciale pour un sujet bien déterminé, comme il arrivera sous peu pour l\u2019étude définitive et finale de notre projet de loi médicale.Durant une telle réunion, tout autre sujet sera rigoureusement banni.Entre les sessions, le comité exécutif continuera de siéger régulièrement.Les autres comités se réuniront aussi, convoqués par leurs présidents respectifs si on leur accorde l\u2019autonomie que je préconise.Ils ne manqueront pas de travail à accomplir.Un rapport écrit devra suivre chaque séance et être soumis à l\u2019exécutif qui sera ainsi à même de suivre les progrès réalisés et d\u2019aiguillonner au besoin les activités.En résumé, les comités, de préférence autonomes, feront rapport à l\u2019exécutif, restant quand même soumis à sa surveillance.L\u2019exé- eutif de son côté dirigera leurs activités, et sera lui-même le serviteur fidèle des gouverneurs, leur suggérant des lignes de conduite, mais ne les imposant jamais.Enfin, les gouverneurs, ayant tout le temps voulu, pourront délibérer sagement, sans se hâter, et accomplir ainsi un travail vraiment efficace pour la protection et l\u2019avancement de notre belle profession.On m\u2019objectera sans doute que ce système ouvrira les digues à un flot de paroles inutiles: n\u2019y en a-t-il pas dans tous les parlements?L'expérience a démontré depuis des siècles en 172 démocratie qu\u2019il vaut mieux tolérer du verbiage inutile que de se priver par une clôture plus ou moins voulue d\u2019idées originales et de pensées de valeur.Après tout, vos gouverneurs ont été élus; si leurs confrères les ont choisis, ce ne sont sûrement pas des automates ou des hommes de rien.Qu\u2019on leur donne libre cours, et on verra bien ce qu\u2019ils peuvent accomplir.C\u2019est à l\u2019œuvre que l\u2019on juge l\u2019ouvrier! Quant DuBERGER: COLLEGE DES MEDECINS ET CHIR.P.Q.l'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 a mol, J'ai pleine confiance en leur habileté, leur bon vouloir et leur sincérité.C\u2019est avec cet hommage que je termine cette chronique en leur souhaitant à tous, comme à mes lecteurs, une année de santé, de bonheur et de réalisations bienfaisantes.! 1.L'auteur acceptera avec reconnaissance tous commentaires qu\u2019on voudra bien lui adresser à: 1054, rue Prospect, Sherbrooke, P.Q.ESSOR DE LA PSYCHIATRIE FRANÇAISE ! 4.\u2014 PRÉSENCE DE LA PSYCHANALYSE Camille LAURIN 2 oc Ta XKEv avrymaT NOEL XL XPATLOTOS MV avnp.Oedipe Roi.Génial fut celui qui résolut la fameuse énigme.S1 la psychanalyse est l\u2019objet d\u2019aussi virulentes critiques, c\u2019est que sa position actuelle est très forte.C\u2019est là un phénomène relativement récent.Parmi les psychiatres étrangers qui adhérèrent aux théories de Freud à partir de 1902, il se trouve en effet des Allemands, des Hollandais, des Suisses, des Hongrois, des Anglais et des Américains, mais pas un seul Français.C\u2019est à Hesnard que revient le mérite d\u2019avoir introduit la psychanalyse en France (1914).Son plaidoyer n\u2019éveille d\u2019abord que peu d\u2019échos et une quinzaine d\u2019années doivent encore s\u2019écouler avant que ne se fonde la Société Psychanalytique de Paris.Cette résistance peut être diversement expliquée: tradition organiciste, représentée à l\u2019époque par des maîtres aussi brillants que Charcot, Magnan, Régis et Clérambault; théories médico-psychologiques de Pierre Janet, anti-freudiennes par essence mais formulées parfois dans un langage qui rappelle celui de Freud: nouveaux horizons ouverts à 1.Voir Essor de la psychiatrie française.I.\u2014 Le malade mental au XXe siècle; 2.\u2014 Psychologie médicale: bilan d\u2019un demi-siècle; 3.\u2014 Courants doctrinaux contemporains: Camille Laurin.m.d.L\u2019Union Médicale du Canada, 87: 1069, 1193, 1958; 88: 53, 1959.2.Directeur du Département de Psychiatrie de l\u2019Université de Montréal, directeur scientifique de l\u2019Institut Albert Prévost.la psychologie de conscience par Bergson 3, Blondel * et Ribot °; méfiance naturelle qu\u2019éprouve tout Français à l\u2019égard d\u2019une doctrine qui lui donne l'impression de soumettre la raison à l\u2019affectivité, aux forces basses et obscures de l\u2019être.Quoi qu\u2019il en soit, cette résistance a graduellement perdu de son pouvoir.Il existe aujourd\u2019hui deux sociétés de psychanalyse, groupant plus d\u2019une centaine de membres et autant de candidats, possédant chacune sa commission d\u2019enseignement, sa revue et son service d\u2019éditions.Les noms de plusieurs analystes figurent périodiquement aux sommaires de revues médicales, psychiatriques, pédagogiques, philosophiques, ete.Quelques autres occupent des charges administratives, universitaires et hospitalières 1m- portantes.A l\u2019exemple du maître de Vienne, nombre d\u2019entre eux s\u2019intéressent à la critique littéraire et artistique, à l\u2019anthropologie, à la sociologie, à la criminologie et d\u2019une manière générale à toutes les sciences humaines.Les milieux psychiatriques subissent enfin leur influence autant qu\u2019ils s\u2019en défendent.Delay, Minkowski, Ey, Heuyer et Le Guillant pourraient eux-mêmes souscrire à ce jugement récent d\u2019un de leurs collègues à l\u2019effet que les 3.H.Bergson: Essai sur les données immédiates de la conscience (1889); Matière et mémoire (1890) ; L\u2019Evolution créatrice (1907); Durée et simultanéité (1922).4.C.Blondel: La conscience morbide (1914).5.T.Ribot: La psychologie des sentiments (1896); Logique des sentiments (1905). L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 principes généraux de la psychanalyse ont été incorporés à la clinique par tous les psychiatres impartiaux.® Claude Bernard a montré que dans l\u2019évolution de toute science, progrès techniques et théoriques se succèdent dans une alternance dialectique.Il n\u2019en est pas autrement pour la psychanalyse.Dans l\u2019œuvre de Freud, descriptions cliniques et formulations métapsy- chologiques entretiennent d\u2019étroits rapports avec l\u2019élaboration progressive de la technique d\u2019investigation et d\u2019interprétation.C\u2019est la \u201cplay-room therapy\u201d, instituée par Mélanie Klein, qui a permis aux psychanalystes d\u2019enfants de mieux appréhender les productions fantasmatiques pré-œdipiennes.De même, les assertions de Kris et Hartman sur les zones conflictuelles et non conflictuelles du moi ne peuvent être séparées de leurs implications quant à la conduite de la cure.Les travaux d\u2019Alexander sur la psychothérapie des affections névrotiques et psychosomatiques, de Bergler sur la composante orale des névroses, de Glover sur la technique analytique et de Spitz sur les carences maternelles appellent des commentaires analogues.Dans leur abord des problèmes, les analystes français font également leur juste part à la théorie et à la pratique.Ils ont aussi l\u2019intelligence et l\u2019honnêteté de se référer aux recherches de leurs collègues étrangers, ce qui fait d\u2019ailleurs ressortir le caractère original de leurs contributions.Ils ne craignent pas non plus de s\u2019attaquer aux questions les plus obscures ou les plus controversées et savent les traiter avec cette rigueur harmonieuse qu\u2019ont prônée Descartes et Le Nôtre.Ils ne répondent enfin que rarement et brièvement à leurs détracteurs marxistes, phénoménologistes ou autres, pressés qu\u2019ils sont de poursuivre une action et une méditation qu\u2019ils savent fructueuses.Ces caractéristiques sont communes aux deux sociétés de psychanalyse.Les divergences ne se manifesteront qu\u2019à propos de l\u2019attitude qu\u2019il convient d\u2019adopter à l\u2019égard de l\u2019œuvre de Freud.6.P.Guiraud: L\u2019avenir de la clinique psychiatrique.Fvolution Psychiatrique (janv.-mars) 1956.LAURIN: ESSOR DE LA PSYCHIATRIE FRANCAISE 173 SOCIETE PSYCHANALYTIQUE DE PARIS A la Société psychanalytique de Paris, on est d\u2019avis que le systéme freudien forme un tout, qui ne peut étre compris dans un ensemble plus vaste, dont aucune partie ne peut étre diminuée ou augmentée sans que sa for- Me et sa structure n\u2019en soient altérés.Il peut s\u2019y trouver des erreurs ou des hypothèses non encore vérifiées, mais toutes les vérités y sont et leur présence au grand complet garantit chacune d\u2019elles en lui fixant ses bornes.Cela ne signifie pas que cette œuvre ait fini de grandir et que toutes ses implications aient été mises à découvert, mais cela signifie que tous les linéaments de sa structure sont déjà tracés et que son développement doit se poursuivre selon un plan qui ne saurait être refait Ces psychanalystes utilisent donc la terminologie même de Freud: conscient et inconscient, libido et agressivité, principes de plaisir et de réalité, pulsions et mécanismes de défense, narcissisme et amour objectal, transfert et contre-transfert, stades oral, anal, phallique et œdipien, angoisse et culpabilité, ça, Moi et surmoi.À son exemple, ils étudient la vie mentale du triple point de vue topique, dynamique et économique, dans ses aspects transférentiels aussi bien que génétiques.Ils continuent enfin d\u2019appliquer les même règles techniques: séances de 50 minutes, neutralité bienveillante de la part de l\u2019analyste, interprétation de la défense avant celle de la pulsion, analyse ordonnée des divers plans de la personnalité, du plus superficiel au plus profond.S Pour qu\u2019elle soit valable à leurs veux, toute recherche doit être poursuivie dans cette optique et dans ces conditions: parfaite application des règles, observation du donné clinique dans ses moindres nuances, élaboration de ce donné à la lumière des schèmes conceptuels déjà codifiés.LE MAÎTRE: Sacha Nacht En la personne de Sacha Nacht, La Société Psychanalytique de Paris possède un men- {.F.Pasche: Le génie de Freud.19e Congrès des Psychanalystes de Langue Romane.Paris.11-12 novembre 1956.8.M.Bouvet: La cure-tvpe.Encyclonédie M édico- Chirurgicale.Psychiatrie Tome III.37812 A10, A20, A30, A40.Paris, 1955. 174 tor omniprésent.Il intervient dans toutes les discussions scientifiques, dirige la formation des candidats analystes, vient d\u2019instituer un prix annuel qui porte son nom et assume la direction du service d\u2019éditions.?A l\u2019encontre des partisans de l\u2019instinct de mort,!° il soutient que l\u2019agressivité n\u2019est pas inscrite dans la constitution même de l\u2019organisme.Elle n\u2019apparaît pour la première fois qu\u2019à la suite de frustrations et se trouve ainsi au service de la libido.Si elle survient avant que ne soit établie une distinction nette entre le moi et l\u2019objet, si elle est intense et que son expression en soit bloquée par la peur, elle peut s\u2019infléchir sur le moi et imprégner l\u2019organisme en son entier.!! Cette conception d\u2019un masochisme primaire est personnelle à Nacht et il ne manque aucune occasion de la défendre.On lui doit également d\u2019intéressantes études sur les indications de la psychanalyse !?et sur la façon de terminer le traitement des cas difficiles! Il voudrait réserver la méthode aux seuls cas qui peuvent sûrement en bénéficier.Pour cela, il n\u2019est pas possible de se contenter du diagnostic psychiatrique habituel.Il est d\u2019abord nécessaire d\u2019étudier la bicgraphie du sujet.Si ce dernier est fondamentalement narcissique ou masochique, par trop passif ou rigide, la psychanalyse est en principe peu indiquée.Si elle est quand même entreprise, elle s\u2019avère longue et ardue.Pour qu\u2019elle ne s\u2019enlise pas dans une irréductible névrose de transfert, l\u2019analyste doit contrôler au plus près son contre-transfert, se départir quelque peu de sa neutralité habituelle, doser les frustrations selon ce que peut en supporter le malade et non en fonction de principes généraux, panser les blessures narcissiques trop profondes par un \u201cdon réparateur\u201d de sa 9.La Psychanalyse d'aujourd'hui.Tomes 1 et 2, Paris, P.U.F., 1956.10.F.Pasche: L\u2019angoisse et la théorie freudienne des instincts.Revue Française de Psychanalyse (jan- vier-mars) 1954.11.S.Nacht: De la pratique à la théorie psychanalytique.Chap.IV: Les manifestations cliniques de l\u2019agressivité.Paris P.U.F., 1950.12.S.Nacht et S.Lebovici: Indications et contre- indications de la psychanalyse.Revue Française de Psychanalyse (janv.-juin) 1955.13.S.Nacht: Comment terminer le traitement psychanalytique.Revue Française de Psychanalyse (janv.-juin) 1953.LAURIN: ESSOR DE LA PSYCHIATRIE FRANCAISE L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fev.1959 propre personne, arracher le sujet au monde clos du transfert en interprétant celles de ses conduites qui sont extérieures à l\u2019analyse et en l\u2019incitant à agir ce qu\u2019il a appris.Maurice Bouvet.Maurice Bouvet est le spécialiste attitré de la névrose obsessionnelle.!} Chez ces malades, la déficience du moi, la régression pulsionnelle et l\u2019archaïsme des relations d\u2019objet lui semblent liés entre eux dans un rapport rigoureusement constant.L\u2019obsessionnel n\u2019a qu'un sentiment imprécis des limites de son moi.Confusément conscient de son extrême faiblesse, il recherche d\u2019instinet le personnage qui lui paraît le plus puissant et lui demande avec exaspération de l\u2019aimer et de le revigorer.Mais il réagit à toute frustration par une halne meurtriére.Il projette alors cette haine sur son objet d\u2019élection à qui il prête désormais l'intention et le pouvoir de le détruire.Se sentant menaçé et menaçant, il ne peut plus espérer satisfaire son désir de puissance et d'amour que d\u2019une façon déguisée et furtive, en se tenant à bonne distance de l\u2019objet, en étouffant dans l\u2019œuf tout déchaînement affectif par l\u2019emploi de l'isolation, de l\u2019annulation et autres mécanismes de défense.Il ne sera guéri que lorsqu\u2019il aura pris conscience de sa haine et de sa peur ainsi que de leur acceptation par l\u2019analyste.Il pourra alors s\u2019identifier sans crainte à ce dernier et reconstruire graduellement sa personnalité.John Leuba et Bela Grunberger.D'un certain point de vue, le narcissisme entrave le processus de guérison.Le malade résiste par tous les moyens: fuite, enkystement, agressivité, etc.5, à ce qu\u2019il considère comme une tentative d\u2019effraction et de démolition.Mais s\u2019il passe outre à ces dangers et continue son traitement, c\u2019est qu\u2019il espère trouver dans celui-ci des satisfactions vitales, qui sont également d\u2019ordre narcissique: liberté, passivité et impunité absolues, retour 14.M.Bouvet: Le moi dans la névrose obsessionnelle.Revue Française de Psychanalyse (janv -juin) 1953.15.J.Leuba: Introduction à l\u2019étude clinique du narcissisme.Revue Française de Psychanalyse (oct.- déc.) 1949. L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 au nirvana infantile par une communion à l\u2019omnipotence imaginée de l\u2019analyste.!® Envisagé sous cet angle, le narcissisme constitue le prinum movens de l\u2019analyse en même temps que sa plus grosse pierre d\u2019achoppement.Il faudra user de beaucoup de patience et d\u2019habileté pour qu\u2019il se modifie et s\u2019accorde de plus en plus à un parfait amour objectal.!\" DISCUSSION DES THÈSES KLEINIENNES Si le malade s\u2019est à ce point replié sur lui- même, c\u2019est en effet que ses relations d\u2019objet, sous leurs modalités historiques successives, lui ont toujours apporté plus d\u2019angoisses que de joies.Il sent done que s\u2019il noue des cen- tacts véritablement altruistes avec son analyste, il risque de revivre, avant de pouvoir les dépasser, tous les conflits qui l\u2019ont déchiré au cours de son développement.Freud avait surtout étudié le conflit œdipien.Ses disciples, dont Abraham, Glover, Bergler et Mélanie Klein ont plutôt seruté les situations conflictuelles binaires (enfant-mère) qui y aboutissent.De tous ces auteurs, c\u2019est le dernier qui est en France le plus discuté.Les termes de sa métapsychologie: objets partiels et entiers, bons et mauvais, intériorisés et extériorisés, dévorés et expulsés, surmoi oral et anal, positions paranoïdes et dépressives, se retrouvent dans tous les travaux qui traitent des phases initiales du développement.Dans sa revue de la littérature, Servadio fait aux thèses Klei- niennes une place importante, tout en estimant qu\u2019elles doivent être corrigées et complétées,!8 Fain, par contre, édifie sur elles sa théorie du voyeurisme.!9 La fonction oculaire est d\u2019abord au service du besoin d\u2019incorporation du bon objet.Si les frustrations précoces 16.B.Grunberger: Essai sur la situation analytique et le processus de guérison.XIXe Congres des Psychanalvstes de Langue Romane, Paris, 10-12 novembre 1956.17.H.G.Van der Waals: Le narcissisme.Revue Frangaise de Psychanalyse (oct.-déc.) 1949.18.E.Servadio: Le rôle des conflits pré-oedipiens.Revue Fr.de Psychanalyse (janv -mars) 1954.19.M.Fain: Contribution à l\u2019étude du voyeurisme.Revue Fr.de Psychanalyse (avril-juin) 1954.LAURIN : ESSOR DE LA PSYCHIATRIE FRANÇAISE 175 sont trop profondes, la projection sur l\u2019objet des pulsions destructrices réactionnelles fait de celui-ci un épouvantail.Cet évènement nécessite la création d\u2019une nouvelle fonction visuelle: la surveillance d\u2019un monde qui peut devenir hostile.Les pulsions destructrices peuvent cependant se décharger d\u2019une façon déguisée et partielle.L\u2019insécurité et la dépression consécutives crééront alors une compulsion à voir et à revoir l\u2019objet, afin de constater, s'assurer qu\u2019il reste entier et garde son pouvoir de satisfaire les besoins.Le voyeurisme est ainsi le résultat d\u2019une inhibition motrice.Parce que trop menaçants pour l\u2019objet et le moi, les désirs d\u2019incorporation se sont, déplacés sur l\u2019œil.Ils peuvent ainsi se satisfaire, bien qu\u2019incomplétement, avec un minimum d\u2019angoisse et de culpabilité.Sills débordent leurs limites, la vérification de l\u2019integrité de l\u2019objet (négation d\u2019une réalisation sadique, orale et anale) prend valeur de réassurance et de déculpabilisation.C\u2019est dans cette même perspective que Marty et Fain reprennent tout le problème de l\u2019élaboration progressive des relations d\u2019objet.Leur travail est entièrement centré sur les modifications que subit au cours du développement cette motricité pulsionnelle initiale si dangereuse.\u201c Sans jamais disparaître tout à fait, cette dernière sera peu à peu maîtrisée et remplacée par des équiva- len:s moins anxiogènes.Par une identification sensorio-motrice au bon objet, le moi s\u2019empare de ses attributs bénéfiques.Par une intériorisation du mauvais objet, il peut sadiser celui-ci en effigie et non plus dans la réalité.Fantasmatisation, symbolisation et intellec- tualisation permettent ainsi un enfouissement graduel des composantes agressives en méme temps qu\u2019ils contribuent à l\u2019édification de la personnalité.Mais si cette composante initiale est trop intense, si elle est entretenue ou aiguisée par des frustrations subséquentes, les mécanismes de défense auront peine à la contenir et elle s\u2019exprimera épisodiquement dans des symptômes névrotiques (relation à dis- 20.P.Marty et M.Fain: Importance du rôle de la motricité dans la relation d\u2019objet.Revue Fr.de Psychanalyse (janv.-juin) 1955. 176 tance des obsédés), psychotiques (crises clastiques des catatoniques) ou psychosomatiques (céphalalgie ?!, ulcère ?2, rachialgies et arthrites 23, affections oculaires **, etc.).Après avoir rappelé les positions de Freud, de Mélanie Klein, de Glover et d\u2019Anna Freud, Lebovici et Diatkine se penchent à leur tour sur le problème de l\u2019origine et de la nature des fantasmes.?Ils en distinguent deux variétés: les fantasmes inconscients et les fantasmes conscients hallucinés.Les premiers remontent aux origines mêmes du développement.Ils sous-tendent l\u2019angoisse de morcellement, puis l\u2019angoisse de castration qui lui sue- cède.Ils sont une représentation orale et anale (introjection et réjection des bons et mauvais objets) de la scène primitive.On pourrait les assimiler au contenu latent du rêve.Les seconds témoignent d\u2019une organisation plus évoluée du moi.Ils apparaissent comme un compromis harmonieux entre le principe de plaisir (pulsions) et le principe de réalité (défenses).Ils correspondent au contenu manifeste du rêve.Les relations entre parents sont imaginées, par l\u2019enfant qui a pris conscience de son corps propre en tant qu\u2019unité distincte de l\u2019espace extérieur (fin de la première année), sur le modèle sadique oral et anal des relations enfant-mère.Ce schéma apparaît comme un premier essai d\u2019intégration des expériences antérieures.Par la suite, ce schéma va être sans cesse remanié (v.g.fantasme de la mère phallique) jusquà cette suprême intellectualisation qu\u2019est l\u2019angoisse de castration par le père et jusqu\u2019au refoulement hors du champ de la conscience qui mar- 21.P.Marty: Aspect psychodynamique de quelques cas de céphalalgie.Revue Fr.de Psychanalyse (avril-juin) 1951.22.M.Fain: Le facteur conflictuel dans l\u2019étiologie des ulcères gastro-duodénaux.Revue Fr.de Psychanalyse (juin-sept.) 1951.23.M.Fain: Schémo de l\u2019évolution physio-affec- tive de la motricité.Encyclopédie Médico-Chirur- gicale: Psychiatrie.Tome III 37480, B10, Paris.1955.24.M.Fain: La vision et ses affections.Encyc.Médico-Chirurgicale: Psychiatrie, Tome III 37470, A10, Paris.1955.25.S.Lebovici et R.Diatkine: Etude des fantasmes chez l\u2019enfant.Revue Fr.Psychanalyse (janv.- mars) 1954.LAURIN: ESSOR DE LA PSYCHIATRIE FRANCAISE L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 - [év.1959 que l'apparition de la période de latence.Il est bien évident qu\u2019à un moment ou l\u2019autre de l'analyse, ces conflits pré-œdipiens s\u2019exprimeront dans le transfert.Les problèmes que pose leur interprétation: style, moment, mécanisme d\u2019action, articulation avec les interprétations œdipiennes etc., ont récemment été abordés par Grunberger.2¢ Si l\u2019on en juge par la diversité des solutions proposées lors de la discussion, on ne peut que souhaiter qu\u2019ils soient prochainement repris.La brève analyse de ces quelques travaux, choisis parmi les plus originaux, permet d\u2019indiquer le climat, les préoccupations et la problématique qui prévalent à la Société de Paris.Les thèses freudiennes, ou du moins ce qu\u2019on a pu et voulu en saisir à travers les traductions anglaise et française, restent l\u2019unique point de départ et la référence absolue de de toute recherche.Les travaux des non-ana- lystes ne sont évoqués, sauf à de rares exceptions, 2\u201d que fortuitement et pour fins de vérification des hypothèses analytiques.Le vocabulaire et les schèmes conceptuels crées par Freud et ses disciples sont acceptés et utilisés tels quels.Psychologie génétique et relation d\u2019objet\u201d8, sont actuellement les deux thèmes qui se disputent l\u2019attention des chercheurs.Il n\u2019est d\u2019ailleurs guère possible d\u2019aborder l\u2019un sans l\u2019autre.Les études sur la relation d'objet hystérique, obsessionnelle, perverse ou psychotique renvoient aux observations et théories des psychanalystes généticiens sur la constitution progressive du moi 2?, du surmoi et des premières relations objectales.30 26.B.Grunberger: Interprétation pré-génitale.Revue Fr.de Psychanalyse (oct.-déc.) 1953.27.M.Benassy: Théorie des instincts.Revue Fr.de Psychanalyse (janv.-juin) 1953.28.M.Bouvet: La clinique psychanalytique: la relation d\u2019objet, in La Psychanalyse d\u2019aujourd\u2019hui, Tome I, Paris, P.U.F., 1956.29.J.de Ajuriaguerra, R.Diatkine et J.Garcia Badaracao: Psychanalyse et neuro-biologie, in La Psychanalyse d'aujourd'hui, Tome II, Paris P.U.F., 1956.30.R.Spitz: Genèse des premières relations objectales: observations directes sur le nourrisson pendant sa première année.Revue Fr.de Psychanalyse (sept.- décembre) 1954. MEDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES PROPOS SUR LA MÉDECINE PSYCHOSOMATIQUE ! Yves ROULEAU, Hôpital Saint-Sacrement (Québec).Le court temps alloué ne nous permet pas de nous étendre sur cette question de médecine psychosomatique.Aussi, il ne sera pas question ici d\u2019en faire l\u2019historique, d\u2019y développer l\u2019évolution des idées dans ce domaine ou d\u2019en discuter les divers points de vue théorique, mais, plutôt, de relater à bâtons rompus certaines observations pratiques que nous avons pu faire dans un hôpital général sur une période de dix ans.À côté des cas strictement psychiatriques, tels que les psychoses et les névroses sévères, on s\u2019aperçoit qu\u2019un nombre considérable de patients d\u2019un hôpital est formé des anciens « fonctionnels », « non-organiques », « psychiques », auxquels on attribue souvent l\u2019équation « non-organiques » égalent « fausses maladies ».Ce sont des patients présentant une symptomatologie variée et qui sont examinés et explorés intensément aux moyens de radiographies, de divers examens biologiques mais où les investigations sont sans cesse négatives ou à peu près et auxquels l\u2019on explique: « Vous - avez été examinés des pieds à la tête et tout est normal, donc vous n\u2019avez rien », ou bien, on leur dit tout simplement: «ce sont vos nerfs ».Le patient quitte l\u2019hôpital avec les mêmes malaises se disant: « J\u2019ai une maladie que les médecins ne comprennent pas », « j'ai un mal mystérieux », ou bien: «On me cache une affection grave ».Leur anxiété augmente et, dans leur esprit, la médecine ayant échoué, il ne leur reste comme espoir que les chiropraticiens, les guérisseurs et les charlatans.\u2026 Et, par ironie du 1.Communication au XXVITIe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Saint-André-sur-Mer, septembre 1958.sort, très souvent, ils s\u2019y présentent avec une confiance totale et un phénomène de suggestion intense les soulage de leurs malaises et ils repartent louant la puissance de ces guérisseurs.Parfois, avant d\u2019aboutir chez les thaumaturges, les malades consulteront un autre médecin ou un autre hôpital.On refait tous les examens, le résultat est sensiblement le même à l\u2019exception que, cette fois, l\u2019on parle de « petite insuffisance hépatique », « de légères hyper ou hypothyroïdie », « de légères hypoglycémies », etc.Une médication est prescrite qui souvent n\u2019amène pas de soulagement.Alors, les patients se découragent, parfois même, le médecin devient irrité contre ceux qui ne veulent pas guérir.Pour une certaine classe de gens commencent les voyages médicaux, soit à la Clinique Mayo à Rochester, la Clinique Leahy à Boston, soit dans une polyclinique quelconque, d\u2019où l\u2019on revient avec un diagnostic de « bul- bite » avec la prescription de boire huit grands verres d\u2019eau tiède par jour.D\u2019autres fois, les patients entrent dans le cycle de la chirurgie.C\u2019est cette femme de trente-cinq ans qui a subi dix interventions en autant d\u2019années et qui est, de nouveau, hospitalisée pour les mêmes malaises.La première intervention étant habituellement l\u2019appendicite, mais chronique, apparue quelques mois après son mariage puis, vinrent les adhérences, la vésicule biliaire, les ovaires, ete.pour des malaises qui se révèlent de nature anxieuse.À certaines époques, la multitude de ces patients forment presque 60 pour cent des malades d\u2019un service de médecine.Dans la pratique journalière, nous avons souvent remarqué que les internes et les ré- 178 sidents sont la plupart du temps désemparés devant ces malades, ils ne les comprennent pas et, par le fait même, parfois leur sont hostiles.Chez les cliniciens avec de l\u2019expérience, les attitudes sont diverses.Il y a les organicistes absolus qui ont toujours une explication organique même si elle est parfois tirée par les cheveux.Toutefois, la plupart des cliniciens ont un flair qui leur fait dépister et reconnaître ces malades même s\u2019ils ne les comprennent pas tout à fait.Cependant, ce qui nous a frappé, c\u2019est la difficulté, parfois même dirions-nous, une certaine gêne à manœuvrer ces patients comme s\u2019ils avaient peur d\u2019aller au delà des symptômes.Pourtant, la plupart de ces patients peuvent être traités adéquatement par leur médecin, à part quelques névroses fixées, car tous ces symptômes sont la manifestation du même dénominateur qui est l\u2019anxiété.Souvent, les médecins cral- gnent de s\u2019aventurer dans le traitement de ces patients parce que la profession médicale depuis le vingtième siècle a été endoctrinée par l\u2019idée que tous ces états ne sont engendrés que par des facteurs psychologiques à mécanismes inconscients.Dans nos contacts réguliers avec les clini- niciens, nous avons été à même de discuter bien souvent de ce problème et nous avons, à maintes reprises, mutuellement constaté que ce qui faisait défaut, c\u2019était l\u2019approche de ces malades, c\u2019est-à-dire qu\u2019une fois la nature fonctionnelle des troubles envisagée, le médecin semble souvent hésitant et gauche devant le malade et, ici, nous avons remarqué que c\u2019est la technique de l\u2019entrevue qui manque le plus.| Aussi, au risque de passer pour simpliste, nous aimerions dire une mot de cette technique.Il va sans dire que chez ces patients, le premier contact est très important et que c\u2019est souvent de lui que dépend le succès thérapeutique.Après avoir écouté leurs symptômes, il faut les rassurer et leur expliquer simplement que les examens subis sont négatifs et que les malaises qu\u2019ils ressentent et qui ne sont pas d'autre part imaginaires, ne ROULEAU: MÉDECINE PSYCHOSOMATIQUE L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1950 dépendent pas de la lésion de tel ou tel organe mais d\u2019autres causes que nous allons voir avec eux.Il faut leur faire admettre le rôle des émotions sur le physique, en leur expliquant les émotions connues telles que la peur, la crainte.la joie, la tristesse, etc.Ces états sont connus des patients et ils font rapidement les relations de cause à effet.On peut au besoin, à ce stage, donner quelques exemples simples de réflexes conditionnés.Ce premier pas accompli, c\u2019est-à-dire la reconnaissance par le malade du rôle des émotions ,il faut maintenant lui aider à reconnaître sa propre personnalité anxieuse, lui montrer comment dans sa vie les influences affectives et émotives jouent sur ce terrain.Habituellement, ces anxieux présentent à peu près tous le même tableau et le patient se reconnaît facilement dans la description qu\u2019on lui donne.Ce sont des individus sensibles qui prennent tout à cœur, des perfectionnistes, ayant toujours peur de mal faire, d\u2019être pris en défaut, incapables de remettre un ouvrage au lendemain, travaillant vite, qui ne vivent pas dans le présent mais toujours dans l\u2019avenir et souvent dans le passé, appréhensifs, toujours sur le qui vive, insécures.Ces gens sont toujours dans un état de tension psychique et neuro- musculaire, ils sont crispés, incapables de se relâcher, de se détendre, et ils tournent dans un cercle vicieux.Plus ils sont tendus, plus ils sont appréhensifs et anxieux et vice versa.Spontanément, les patients se reconnaissent dans ce tableau et continuent à le brosser eux-mêmes.\u2019Très souvent, dans l\u2019enfance, ils étaient timides et gênés au point d\u2019en souffrir, et un grand nombre d\u2019entre eux ont reçu une éducation sévère et il semble que ces individus depuis l\u2019enfance aient été entraînés à réagir de cette façon.Exemple: mère anxieuse, défenses continuelles, etc.Ils possèdent cette réponse conditionnée et ils approchent la vie d\u2019une manière insécure, toujours sur leurs gardes avec cette alerte constante des mécanismes physiologiques.Le sujet ramasse ses énergies pour se tenir sous contrôle, ce qui amène un cercle vicieux, il essaie de se dé- L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 barrasser de sa tension par une tension plus marquée.Certains anthropologistes et physiologistes enseignent que l'homme moderne comme l\u2019homme primitif possède l\u2019habilité de répondre à l\u2019inattendu, au non-usuel avec une réponse spécifique, surtout par une mise en garde musculaire et une attention soutenue, un état d\u2019alerte comme premier pas à l\u2019opération de fuite.Quand cette mise en garde musculaire prend place, 1l y à immédiatement un ajustement homéostatique par l\u2019action du système nerveux autonome de sorte que l\u2019on obtient l\u2019image caractéristique de l'alerte en outre l\u2019augmentation du rythme cardiaque, l\u2019élévation de la tension artérielle, une décharge d\u2019adrénaline, une altération de la respiration, des tremblements, une transpiration froide des mains et des pieds, ceci implique un état de tension neuromusculaire.C\u2019est la première phase de la préparation à l\u2019action.Si l\u2019action s\u2019ensuit, fuite ou lutte, cet état de tension trouve sa libération.Si ces préparatifs ne sont pas suivis d\u2019action, comme il est fréquent dans la vie moderne, ceci amène d\u2019autres réactions, un état de peur, de panique.RECHERCHE DU PROBLÈME ACTUEL.Très souvent, certains problèmes existent qui motivent l\u2019état d\u2019anxiété, il s\u2019agit de les chercher en faisant la biographie du patient, en commençant à chercher dans son entourage immédiat, dans son milieu d\u2019inter-relations.Les divers problèmes varient suivant l\u2019âge, le sexe, l\u2019occupation, le milieu professionnel, etc.D'autres fois, il ne semble pas exister de facteurs actuels, mais un état d\u2019anxiété chronique entretenu par n\u2019importe lequel fait de la vie.PROBLÈME DU TRAITEMENT.Nous ne pouvons qu\u2019en schématiser les lignes générales.Il appartient surtout aux médecins de traiter ces malades; actuellement, c\u2019est leur manque de formation psychologique qui fait qu\u2019on a recours aux psychiatres.D'autre part, il est assez puéril de croire que ROULEAU: MÉDECINE PSYCHOSOMATIQUE 179 l\u2019on peut transformer complètement la personnalité d\u2019un sujet et, que du jour au lendemain, un anxieux deviendra calme, serein, roger-bontemps.La psychothérapie, qui est une partie importante du traitement, doit être simple et avoir pour but d\u2019aider le malade à se connaître, à comprendre ses malaises et leurs origines, et doit être éducative, car cette tension anxieuse est souvent entretenue par de mauvaises habitudes devant tel ou tel problème de la vie.La qualité d\u2019une psychothérapie dépend surtout de bon contact entre le médecin et son patient et c\u2019est pourquoi tout médecin qui a une culture générale et une connaissance suffisante des humains peut s\u2019aventurer dans la psychothérapie de ces états et progressivement devenir de plus en plus habile dans le manœuvrement de ces patients.Les méthodes psychophysiologiques de relaxation (Jacobson-Schultze) sont d\u2019un apport précieux, en diminuant la tension neuro-mus- culaire, coupant ainsi le cercle vicieux.Toutefois, la plupart du temps, il est illusoire de vouloir aider un anxieux avec une simple phychothérapie, car quels que soient les facteurs psychiques qui ont déclenché l\u2019anxiété, une fois établie, celle-ci est un phénomène physiologique.Il est important de diminuer le plus rapidement possible les manifestations physiologiques d\u2019angoisse, et, pour ce faire, nous devons employer une médication appropriée.Nous vondrions dire auparavant quelques mots de certaines médications qu\u2019il est préférable de ne pas utiliser.Maintes fois, le patient consulte après une phase de tension anxieuse contre laquelle il a lutté et nous le voyons au moment de la réaction d\u2019épuisement, d\u2019abattement.Parfois alors, sont prescrits des stimulants comme la benzedrine, l\u2019amphetamine, l\u2019extrait thyroïdien, le cola, etc.Toutes ces drogues contribuent à augmenter l\u2019anxiété.Il faut au contraire viser à obtenir une sédation du système nerveux.Sauf dans les états de panique et d\u2019anxiété marquée où l\u2019amytal de soude intraveineux est encore la 180 drogue de choix, 1l est préférable dans les cas usuels de réaliser cette sédation par une médication bucale donnée à petites doses fractionnées plutôt qu\u2019en une dose massive.Le choix de la médication est très varié.Il y a tous les dérivés des barbituriques, de la belladone, et récemment sont apparus les méprobanates.En règle générale, il est conseillé au patient de prendre cette médication durant quelques semaines et, progressivement, d\u2019en réduire le dosage jusqu\u2019à la cessation quitte à en reprendre au besoin.Certains cas plus marqués nécessiteront des ROULEAU: MÉDECINE PSYCHOSOMATIQUE l'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 cures de sommeil mitigées ou l\u2019insulino-thé- rapie au pré-coma, etc.L\u2019effort thérapeutique ne doit pas se limiter seulement à la médication à action physiologique mais doit se poursuivre sur le plan psychologique, par la psychothérapie individuelle du médecin, qui au besin demandera l\u2019assistance du service social si des problèmes sociaux économiques semblent entretenir l\u2019état de maladie.Evidemment, malgré tous les efforts, tous ne guériront pas, un grand nombre toutefois sera soulagé.Dans l\u2019ensemble, le malade aura peut-être mieux compris son état et, de son côté, le médecin mieux compris son malade.UN NOUVEL ANALGÉSIQUE DE SYNTHÈSE EN ANESTHÉSIE: LE LÉRITINE ! J.-P.DECHÊNE et C.-D.HÉBERT, Service d\u2019Anesthésie de l\u2019hôpital Laval (Québec).En chirurgie et en anesthésie, il faut souvent recourir aux opiacés pour combattre la douleur.La morphine occupe toujours la place principale, mais elle présente certains désavantages, dont les plus importants sont la dépression respiratoire et circulatoire, la somnolence, les nausées et vomissements, la constipation et la narcomanie.C\u2019est pourquoi, on cherche depuis longtemps à la remplacer par ur nroduit idéal hautement efficace et d\u2019une parfaite inocuité.À cette fin, dans le service d\u2019anesthésie de l'Hôpital Laval, nous employons depuis quelques mois et avec succès un nouvel analgésique de synthèse: l\u2019aniléri- dine\u2019 (éthyl 1-(4-aminophénéthyl)-4-phényli- sonipécotate), connue commercialement sous le nom de « Léritine ».PHARMACOLOGIE Le « Léritine » est un analgésique synthétique de la famille de la pipéridine.Il diffère de la mépéridine (« Démérol ») en ce qu\u2019un groupement N-(p-aminophénétyl) remplace le 1.Produit gracieusement fourni par la maison Merck, Sharp and Dohme.groupement N-méthyl de la mépéridine.Certains travaux récents (1) (3), en effet, ont démontré que le groupement phénétyl augmente l\u2019activité analgésique, si on le substitue au radical méthyl, considéré jusqu\u2019à date comme le radical idéal.COOC2 Hs COOC Hs N N HCL CH, 2HCL CH, CH, NH, ANILERIDINE MEPERIDINE Son action pharmacodynamique a été étudiée chez l\u2019animal (3) et chez l\u2019homme (4) (5) L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév 1950 (6), et surtout en rapport avec la morphine et la mépéridine (7) (8).Action pharmacologique chez l\u2019ammal Chez l\u2019animal, le « Léritine » a une activité analgésique voisine de la morphine et dix à douze fois plus active que la mépéridine.Son action donne peu de réactions secondaires, est très efficace par voie buccale et se manifeste 20 à 30 minutes après l\u2019administration pour se prolonger pendant 5 à 6 heures.Comme la mépéridine, elle partage des propriétés anti- cholinergiques et antihistaminiques, mais, en plus, elle est efficace contre la toux expérimentale, provoquée chez l\u2019animal.À l'inverse de la morphine, elle ne produit pas de nausées et de vomissements et n\u2019entraîne point de constipation.Ses effets sur la respiration sont facilement réversibles par les antagonistes des narcotiques: la « Nalline > *(N-allylnormor- phine) ou le « Lorfan » (3-hydroxy-N-allyl- morphinane) ; de méme la tolérance au médicament semble se développer plus lentement et à un degré moindre.DECHENE er HEBERT: LE LERITINE 181 général, correspondaient à ceux décrits plus haut; cependant, quatre de ces chiens ont présenté des nausées et vomissements.Il fut aussi employé en goutte-à-goutte chez le même animal après induction au pentothal (25mgms/ kilo), intubation et maintien à l\u2019oxygène et protoxyde d'azote; 125 mgms de « Léritine » dans 250 ce.de dextrosé à 5% ont été administrés sur une période de 3 heures environ.Au cours de cette étude, seule une très légère hypotension fut notée.Action pharmacologique chez l\u2019homme Chez l\u2019homme, le pouvoir analgésique du « Léritine » se rapproche de celui de la morphine et est deux fois et demie plus actif, au milligramme, que la mépéridine.Le « Léri- tine » exerce une action sédative surtout et a peu d\u2019effets hypnotiques en lui-même.A dose équivalente des autres narcotiques, la respiration est déprimée et la tension artérielle est abaissée, mais durant un laps de temps moins long et à un degré moindre.Comme chez l\u2019animal, il semble posséder chez l'homme un effet LERITINE ESSAI CLINIQUE {NOMBRE DE CAS) PRÉOPERATOIRE ( M.OU PER OS) GENRES D INTERVENTIONS PEROPERATOIRE ASSOCIÉ POSTOPERATOIRE AVEC LORFAN (1V.) (1.M.OU PER OS) AVANT INDUCTION APRÈS [[LERITINE LERITINE INDUCTION|| SEUL LORFAN A.CHIRURGIE PULMONAIRE LOBECTOMIES SEGMENTECTOMIES 13 THORACOPLASTIES PNEUMONECTOMIES 13 12 12 19 B.CHIRURGIE CARDIAQUE COMMISSURQTOME MITRALE LIGATURE CANAL ARTERIEL PERICARDECTOMIE C.HRURG! NERA L APPENDICECTOMIE GREFFE OSSEUSE DE LA COLONNE 5 ARTHRODESE DE LA HANCHE CYSTOSTOMIE CYSTOSCOPIE OUVERTURE D'ABCES 18 Nous avons pu, nous aussi, grâce au Centre de Recherches de l\u2019Hôpital Laval ?expérimenter le nouveau médicament chez le chien.Il fut employé en prémédication, associé à l\u2019atropine, chez une trentaine de chiens à la dose de 0.4 mgm par livre de poids.Ses effets, en 2.En collaboration avee G.Julien, biol, et F.Bilodeau, biol.43 42 spasmolytique et antihistaminique avec diminution des nausées et des vomissements et une absence d\u2019effet constipant.ESSAI CLINIQUE A Laval, depuis plusieurs mois, le « Léri- tine » a été employé chez nos opérés dans les périodes dites immédiates de l\u2019anesthésie, 182 c\u2019est-à-dire pré, per et post-opératoirement.Au cours de ce travail cependant, nous étudierons successivement, selon l\u2019ordre chonolo- gique suivi, les effets du médicament dans les périodes post-opératoire, per-opératoire et préopératoire.Nos premiers essais cliniques, en effet, se sont faits durant la période postopératoire, où nous avons employé le « Léri- tine » d\u2019abord seul, puis associé au « Lorfan ».Plus tard, connaissant mieux les propriétés du médicament, nous l\u2019avons utilisé comme po- tentialisateur au cours de l\u2019anesthésie.Enfin, devant les bons résultats obtenus et voulant vérifier son efficacité par voie orale, nous l\u2019avons incorporé à la prémédication.I \u2014 POST OPERATOIREMENT a) Léritine seul Nous avons d\u2019abord utilisé le « Léritine » seul en analgésie post-opératoire.Nos constatations portent surtout durant cette période de réanimation, où l\u2019anesthésiste a encore le patient immédiatement sous son contrôle; dans N-CH; CH=CH, CH, © OH Lortan 3\u2014Hydroxy - N - Altlytmorphinane DECHENE er HEBERT: L'Union Méd.Canada LE LERITINE Tome 88 \u2014 Fév.1959 de 10 à 25 mgms en injection I.M.; la dose habituelle, équivalent à 100 mgms de mépéri- dine, étant de 40 à 50 mgms.La plupart des patients étaient des cas de chirurgie pulmonaire, mais on compte des cas de chirurgie cardiaque et de chirurgie générale.L'âge variait de 12 à 61 ans.Le « Léritine », chez tous ces patients, s\u2019est montré un analgésique efficace, les gardant calmes, bien conscients et sans aucune réaction indésirable.Le pouls et la tension artérielle n\u2019étaient pas touchés de façon notable.Et, le soulagement complet apporté à de telles doses a été d\u2019une durée moyenne de 40 à 60 minutes, bien que l\u2019action analgésique proprement dite ait semblé se prolonger plus longtemps, ne nécessitant pas l\u2019emploi d\u2019une nouvelle injection avant 2 à 3 heures.Cependant, même à la dose de 25 mgms, nous avons trouvé chez plusieurs patients une certaine dépression respiratoire (allant même jusqu\u2019à 10 respirations par minute dans un cas).Cet effet non souhaitable nous a incité à employer le « Léritine » CH, N- GH Levo - Drom oran 3-Hydrox y-N-Met hylmor phinane CH, Nattine \u2014allylnormorphine notre milieu, cette période se prolonge jusqu\u2019à ce que l\u2019opéré soit parfaitement éveillé, conscient dans le temps, le lieu et l\u2019espace, que sa respiration soit ample et régulière, que son oxygénation soit bonne et que ses pertes sanguines soient compensées.Le dosage employé à été inférieur en général de moitié aux doses recommandées habituellement et se chiffrait N-CH; CH=CH, N-CH;, CH, CH, HO 0 OH Morphine en association avec un antagoniste des narcotiques, le « Lorfan ».b) « Léritine » en association avec le « Lorfan » Le « Lorfan » (3-hydroxy-N-allylmorphi- nane) est apparenté au « LevoDromoran » (3-hydroxy-N-méthylmorphinane) au méme L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 titre que la « Nalline » (N-allylnormorphine) l\u2019est à la morphine.Le « Lorfan » et la « Nal- line » agissent de la même façon, mais il semble que l\u2019action antagoniste du « Lorfan » soit supérieure à celle de la « Nalline » (9).Le mécanisme d\u2019action du narcotique et de l\u2019antagoniste est encore discuté, mais il s\u2019agirait d\u2019une sorte de compétition pour la possession et des centres sensoriels et des centres respiratoires (10).Le narcotique a une affinité plus grande envers les récepteurs du cortex sensoriel, tandis que l\u2019antagoniste possède une affinité surtout pour les centres respiratoires.Ce dernier remplace donc l\u2019analgésique dans les cellules respiratoires et rabaisse vers la normale le seuil de sensitivité momentanément élevé à l\u2019égard de l\u2019anhydride carbonique.Toutefois, ce remplacement s\u2019effectue également, selon la dose, dans les récepteurs du cortex sensoriel, amenant, avec la diminution de la dépression respiratoire, une certaine diminution de l\u2019analgésie.Nous avons donc associé le « Lorfan » au « Léritine » pour combattre la dépression respiratoire causée par ce dernier employé seul.De plus, cette association s\u2019est faite dans la proportion 50 pour 1 (i.e.50 parties de « Léri- tine » pour 1 de « Lorfan »), proportion où l\u2019antagoniste semble ne pas s\u2019opposer aux propriétés analgésiques du narcotique.Dans tous les cas où nous avons employé ce mélange, aucune dépression respiratoire n\u2019a été notée et la puissance analgésique est demeurée aussi efficace qu\u2019avec l\u2019emploi du narcotique seul.II \u2014 PER-OPÉRATOIREMENT L\u2019anesthésie potentialisée (11) dans notre milieu est d\u2019usage courant vu le caractère que revêt la chirurgie thoracique.Par là, nous entendons la technique qui, grâce à certains agents pharmacodynamiques, nous permet de placer l\u2019organisme dans un état tel qu\u2019il soit possible de maintenir une anesthésie à la fois légère et efficace avec l\u2019emploi de doses minimums des anesthésiques habituels (pento- thal, protoxyde d\u2019azote).Ainsi grâce à cette technique, il nous est possible de garder, au cours de l\u2019intervention, un patient parfaite- DECHENE gr HÉBERT: LE LÉRITINE 188 ment oxygéné, sans réactions neurovégétatives et vasomotrices importantes; elle nous permet aussi dans les suites opératoires d\u2019avoir un réveil rapide sinon immédiat, un opéré conscient, capable d\u2019expectorer, non déprimé au point de vue respiratoire et aux réactions douloureuses minimes.L\u2019essai clinique de l\u2019association « Léritine- Lorfan » en période post-opératoire nous ayant donné des résultats très satisfaisants, nous avons voulu par la suite l\u2019employer durant la période per-opératoire comme potentialisa- teur.La voie I.V.seule a été utilisée et les doses de « Léritine » ont été données à raison de 0.3 à 04 mgm par kilogramme de poids.L\u2019âge des patients variait de 12 à 57 ans.Technique La prémédication, comme d\u2019habitude, s\u2019est composée la veille d\u2019un hypnotique non barbiturique (« Noludar ») et d\u2019un dérivé de la phénothiazine (« Phénergan ») et le matin, une heure et demie avant l\u2019intervention, d\u2019un dérivé de la phénothiazine suivi, une demi- heure plus tard, d\u2019un narcotique et d\u2019un vagolytique; les doses de ces médicaments étaient calculées selon l\u2019âge, le poids et la résistance \u201c de l\u2019individu.Quant à l\u2019induction, elle s\u2019est faite avec un barbiturique (« Pentothal ») et un curare à action brève (« Succinylcholine ») pour permettre l\u2019intubation et la bronchoscopie aspira- trice auparavant si nécessaire.Le maintien s\u2019est complété au moyen de l\u2019oxygène, du protoxyde d\u2019azote, du mélange azéotrope « Fluo- thane-Ether » (12) et d\u2019un curare à action brève en goutte-à-goutte.Dans certains cas, l\u2019association « Léritine- Lorfan » a été employée avant l\u2019induction; l\u2019injection se faisait environ une dizaine de minutes avant l\u2019emploi du barbiturique et la dose de ce dernier était diminuée de moitié.Dans les autres cas, elle fut employée après l\u2019induction, durant la période de maintien, lorsque l\u2019anesthésie devenait trop légère.Il conviendrait, ici, de noter que le « Léritine » ne se mêle pas au « Pentothal » (floculation) 184 à cause de la trop grande différence de concentration en son hydrogène.Résultats L\u2019association « Léritine-Lorfan » nous a favorisé l\u2019emploi d\u2019une anesthésie légère, en chirurgie thoracique surtout, sans effet indésirable.Au cours de l\u2019anesthésie, l\u2019emploi restreint du barbiturique, surtout chez les insuffisants hépathiques, les quantités diminuées du curare, l\u2019absence de dépression respiratoire et d\u2019hypotension se sont montrés des avantages très importants.De plus, tout en obtenant une anesthésie hautement efficace avec le minimum d'effets toxiques pour le patient, cette anesthésie potentialisée ajoute un facteur de sécurité en n\u2019étant pas inflammable et permettant ainsi l\u2019usage du thermocautère.L'action évidente du « Léritine » et du « Lorfan » par voie I.V.se manifeste simultanément 2 à 5 minutes après l\u2019injection et se prolonge pendant 25 à 40 minutes en général; c\u2019est pourquoi, nous n\u2019avons pas rencontré la dépression respiratoire du début que donnait le mélange « Nisentil-Lorfan », par suite de l\u2019action plus rapide du « Nisentil ».Le réveil est prompt et calme; le patient est rapidement conscient, répond aux questions et a, recouvré tous ses réflexes après quelques minutes.Jusqu'à date, il nous a semblé que le « Léritine » possède une puissance analgésique assez prolongée, s\u2019étendant même à toute la période post-opératoire immédiate, c\u2019est-à- dire les deux premières heures.Durant cette période, en effet, aucun narcotique (excepté quelques rares cas) n\u2019a été employé chez nos sujets ayant reçu l\u2019association « Léritine- Lorfan » en cours d\u2019anesthésie.De même, aux doses employées, on n\u2019a pas rencontré de nausées, ni de vomissements.IIT \u2014 PRÉ-OPÉRATOIREMENT Enfin, le « Léritine » fut utilisé en prémédication à la dose moyenne de 25 mgms en injection I.M.; cependant, la voie orale a aussi été employée et elle s\u2019est montrée heureusement très efficace.Ses effets, comme prémé- DECHENE er HEBERT: LE LERITINE [Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 dication, sont en général comparables à ceux de la mépéridine (« Démérol »).On doit, toutefois, lui associer les effets asséchants de l\u2019atropine.CONCLUSION Le « Léritine », nouvel analgésique de synthèse, étudié au cours de ce travail, présente certains avantages sur les autres opiacés.Possédant une forte puissance analgésique comparable à celle de la morphine, il calme le patient, mais il le garde conscient sans le plonger dans un sommeil profond.La dépression respiratoire et circulatoire aux doses usuelles est minime; de même, grâce.à son action anticholinergique et antihistaminique, rencontre-t-on rarement des phénomènes nauséeux et des vomissements.De plus, le nouvel analgésique est très efficace par voie orale et semble jusqu\u2019à date, ne pas apporter d\u2019effets constipants.Ces avantages certes sont très précieux et le « Léritine » sera un atout important dans l'arsenal thérapeutique.Cependant, nous ne croyons pas qu\u2019il supplante la morphine, qui gardera encore la place de choix qui lui est due.Résumé Le « Léritine » (aniléridine) est un nouvel analgésique synthétique de la famille de la pipéridine.Un groupement N-(p-aminophéné- tyl) au lieu du groupement N-méthyl le différentie de la mépéridine (« Démérol ») et en augmente la puissance analgésique.Dans ce travail, nous avons voulu exposer les résultats efficaces obtenus avec le « Léri- tine » dans les périodes immédiates de l\u2019anesthésie, à savoir, selon l\u2019ordre chronologique suivi, post-opératoirement, per-opératoirement et pré-opératoirement.Dans la période post-opératoire, il s\u2019est montré, même à un dosage réduit de moitié, un analgésique puissant sans effet indésirable important.Les nausées et vomissements apparaissent rarement et le patient est calme et conscient sans être plongé dans un sommeil profond.Son association avec le « Lorfan » L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 empêche la dépression respiratoire que peuvent causer les doses plus élevées.Durant la période per-opératoire, l\u2019association « Léritine-Lorfan » a favorisé l\u2019emploi d\u2019une anesthésie potentialisée légère et hautement efficace avec le minimum de dépression respiratoire et circulatoire.Elle a aussi favorisé un réveil prompt et calme avec le minimum de douleur, car le « Léritine » semble posséder une puissance analgésique assez prolongée s\u2019étendant sur une période de 2 à 3 heures.En prémédication, le « Léritine » a donné d'heureux résultats par la voie orale, ses effets se comparant à ceux de la mépéridine (« Dé- mérol »).Toutefois, il faut lui associer les effets asséchants de l\u2019atropine.Avec tous ces avantages, le « Léritine » sera un atout précieux dans l\u2019arsenal thérapeutique.Summary « Leritine » (anileridine) is a new synthetic analgesic drug and is a member of the piperidine class of analgesic agents.It differs from meperidine (« Demerol ») in that the N-methyl group of meperidine is replaced by an N-(aminaphenetyl) group, which increase its analgesic activity.In this study, we have discussed the efficacy of the new drug in the immediate periods of anesthesia, which are, chronologically, the post operative, the per operative and the pre operative periods.In the post operative period, even at half the usual dosage, it proved itself to be a potent analgesic with few undesirable secondary effects.Nausea and vomiting is rare.The patient is painless and remains conscious without hypnosis.When associated with « Lorfan », higher dosage may be used without respiratory depression.In the per operative period, a light and hilghly effective potentialised anesthesia, with minimum respiratory and circulatory depression, has been possible with the association « Leritine-Lorfan ».A calm and prompt awakening is observed.The patient is painless.because the analgesic action of « Leritine » seems to extend over a period of 2 to 3 hours.DECHENE er HEBERT: LE LERITINE 185 In the pre operative period, « Leritine » by mouth was found very effective.Its effects as a whole are similar to those of meperidine (« Demerol»).We must, however, associate the drying effect of atropine.« Leritine » has proven to be a very advantageous new narcotic and will certainly deserve high consideration.BIBLIOGRAPHIE Jt .J.WEIJLARD, P.D.ORAHOVATS, A.P.SULLIVAN, Jr, G.PURDUE, IF.K.HEATH et K.PFISTER: New Synthetic Analgesic.J.4.Chem.Soc., 78: 2342, 1956.2.T.D.PENINE et N.B.EDDY: J.Org.Chem.21: 125, 1956., 3.P.D.ORAHOVATS, E.G.LEHMAN et E.W.CHAPIN: Pharmacology of Ethyl 1(4-amino- phenethyl)-4-phenylisonipecotate, anileridine : New Potent Synthetic analgesic.J.Pharmacol.and Exp.Therap, 119: 26 (janv.) 1957.4.F.¥.C.CHANG, P.SAFAR et L.LESAGNA: Comparison of the Analgesic Potency and Side Effects of Anileridine and Demerol in Man.Fed.Proc., 16: 288 (mars) 1957.5.J.T.STAGE: Anileridine as an Anesthetic Agent.J.Florida M.A.44: 143 (août) 1957.6.AS.KEATS, J.TELFORD et Y.KUROSEE: Studies of Analgesic Drugs: Anileridine Dihydro- chloride.Anesthesiology, 18: 690 (sept.-oct.) 1957.7.RD.DRIPPS, R.A.MILLAR et D.H.KNEALE: Comparison of Anileridine, Morphine and Meper- idine in Man.Surg., Gynec.and Obst., 105: 322 (sept.) 1957.8.S.L.WALLENSTEIN et R.W.HOUDE: Clinical Evaluation of Relative Analgesic Potencies of Anileridine, Meperidine and Morphine.J.Phar- macol.and Exp.Therap., 122: 814 (janv.) 1958.9.FRASER et ISBELL: Fed.Proc., 14: 340 (mars) 1955.10.LANDMESSER et Coll.: Anesthesiology, 14: 535, 1953 et 16: 520, 1955.11.J.P.DECHENE et R.HOULD: Anesthésie potentialisée et Nisentil en chirurgie thoracique.Laval Médical, 24: (déc.) 1957.12.F.HUDON, A.JACQUES et P.A.BOIVIN: Fluothane-éther, mélange azéotrope.Laval Médical, 25: (mai) 1958. CONGRÈS DEUXIÈME CONGRÈS MONDIAL DE LA FÉDÉRATION INTERNATIONALE DE GYNÉCOLOGIE ET D'OBSTÉTRIQUE MONTREAL, 22-28 JUIN 1958.UN PEU D\u2019HITOIRE.Déjà, à Genève en 1896, avait lieu un congrès international de gynécologie et d\u2019obstétrique sous la présidence du professeur A.Reverdin.Trois cent quatorze délégués de 16 nations avaient participé à cette réunion, mais aucune société de ces spécialités n\u2019existaient alors.Par la suite, d\u2019autres congrès dits internationaux eurent lieu dans différents pays.En 1950, lors de la tenue à New-York du IX° Congrès National Américain de Gynécologie et d\u2019Obstétrique, et du IVe Congres International de ces spécialités, un Comité fut constitué pour établir les bases d\u2019une organisation internationale, avec objectif principal d\u2019élaborer des Statuts et Regle- ments appropriés, afin d\u2019assurer une continuité entre les différents Congres et s\u2019occuper de toutes questions scientifiques connexes.Ce Comité était sous la présidence du professeur Fred.L.Adair, de Chicago, alors président du Congrès de 1950.On lui avait adjoint des officiers de liaison pour l\u2019Europe, pour l\u2019Amérique latine, pour l\u2019Asie et pour l\u2019Amérique septentrionale.Ce dernier, le professeur Gé- rin-Lajoie, fut aussi chargé d\u2019élaborer les Statuts et Règlements.En coopération avec le Secrétariat de l\u2019American Committee on Maternal Welfare et le Secrétariat du Congrès International de Gynécologie et d\u2019Obstétrique de Genève, où avait été fixé la tenue de la réunion de 1954, le Comité de la création d\u2019un organisme international présenta le projet de Statuts et Règlements, qui fut adopté avec modifications, et la Fédération Internationale de Gynécologie et d\u2019Obstétrique fut créée.La ville de Genève devint le site du Secrétariat permanent.Le professeur de Watteville fut élu le premier président et le professeur Gérin-Lajoie, le premier vice-président.Douze cents délégués de 46 nations prirent part à ce Premier Congrès Mondial de la Fédération Internationale de Gynécologie et d\u2019Obstétrique.Le thème en était « La prophylaxie en gynécologie et obstétrique ».Ce fut un succès remarquable.Lors de ces assises, la Société d\u2019Obstétrique et Gynécologie du Canada suggéra que le Deuxième Congrès Mondial ait lieu à Montréal, en 1958, et que le professeur Gérin-Lajoie en soit le président et l\u2019organisateur.C\u2019est ainsi que Montréal devint l'hôte, en juin dernier, du Deuxième Congrès Mondial de la Fédération Internationale de Gynécologie et d\u2019Obstétrique; et après quatre ans de travail soutenu à la préparation de ce Congrès, le professeur Gérin- Lajoie et son Comité d\u2019organisation réunissaient en l\u2019hôtel Reine-Elizabeth du 22 au 28 juin 1958, au delà de 1000 congressistes et près de 400 dames.61 pays étaient représentés par des délégués officiels de Gouvernements et de Sociétés nationales de gynécologie et d\u2019obstétrique.SÉANCE SOLENNELLE D'OUVERTURE.Le dimanche 22 juin, à huit heures trente du soir, le Grand Salon du Reine-Elizabeth était rempli et l'auditoire retardataire dut se tenir debout à l\u2019arrière durant cette cérémonie.Les premières rangées étaient occupées par les Ambassadeurs, les Consuls, les Ministres, les délégués officiels des différents pays représentés au Congrès.Le professeur Gérin- Lajoie, président du Congrès, adressa un mot de bienvenue et invita son Honneur le Maire de Montréal, l\u2019'hon.Sarto Fournier, à ouvrir officiellement le Deuxième Congrès Mondial L\u2019Union Méd.Canaila Tome 88 \u2014 Fév.1959 de la FIGO.Après une courte allocution, 1l déclara ouvert le Congrès vraiment mondial par le nombre de pays représentés.Puis ce fut le défilé des drapeaux des nations portés par les cadets de l\u2019Ecole supérieure Saint- Stanislas, escortés par des officiers de la Gendarmerie Royale du Canada depuis l\u2019arrière du Grand Salon descendant l\u2019allée centrale pour ensuite se placer sur l\u2019estrade.C\u2019était un spectacle vraiment impressionnant et l\u2019enthousiasme et l\u2019_émotion étaient à son comble lorsque l\u2019Enseigne Canadienne se déployant devant les 60 autres drapeaux maintenant installés sur l\u2019estrade, on entonna l'hymne national de chez nous: O Canada! L\u2019ovation fut longue et prolongée.Dans ce décor multicolore se poursuivirent les discours officiels.Ce fut d\u2019abord le docteur Jean Grégoire, représentant le Ministre de la Santé au gouvernement provincial, hon.J.-H.-A.Paquette, retenu à la maison par la maladie, puis le docteur James C.Troupin, délégué de l\u2019Organisation Mondial de la Santé, le docteur J.Henry Ferguson, représentant de l\u2019Association Médicale Mondiale.Tous soulignèrent le succès obtenu par cette organisation et encouragèrent le mouvement en formulant des voeux pour un développement constant et progressif.Le dernier orateur, conférencier invité, l\u2019hon.J.Waldo Monteith, ministre de la Santé et du Bien-Etre national au gouvernement fédéral, décrivit les conditions démographiques, géographiques et politiques qui limitent l\u2019action de l\u2019organisme fédéral dans le domaine du bien-être national.Il souligna que le gouvernement canadien visait principalement au maintien des principes d'hygiène à travers le pays et, en liaison avec les autorités provinciales orientait ses efforts vers l\u2019amélioration et le développement des services de santé dans tout le Canada.La soirée se termina par une réception et un vin d'honneur offerts par la Société d\u2019Obstétrique et de Gynécologie du Canada; tous les invités furent officiellement présentés aux dignitaires.LAPOINTE: CONGRÈS 187 SÉANCES SCIENTIFIQUES.Le programme scientifique du Congrès fut imposant: on y comptait 8 conférences magistrales, 8 discussions en tables rondes, plus de 200 communications libres, 68 films et 57 exhibits scientifiques.Conférences magistrales.Des séances plénières furent tenues tous les jours sauf le mercredi 25 juin.A chaque séance, deux savants, de réputation mondiale, présentèrent un travail, d\u2019une durée de 35 à 40 minutes, sur les recherches qu\u2019ils avaient poursuivies depuis plusieurs années dans un domaine intéressant la gynécologie et l\u2019obstétrique.Le professeur P.A.Beloshapko, de Leningrad, U.R.S.8., parla sur la prévention et le contrôle de l\u2019intertie utérine.Il fit remarquer que l'incidence du travail provoqué et de l'inertie utérine est sensiblement la même, mais il insista davantage sur l\u2019importance de la prévention de l\u2019inertie utérine.Après avoir décrit les différents moyens de stimuler l\u2019utérus, il avoua que l\u2019intervention chirurgicale s\u2019impose dans la proportion suivante: 2.99% de césarienne et 13.33% d'application de forceps, le taux de mortalité infantile étant plus élevé dans ces derniers cas.Il conclut qu\u2019il est impératif de prévenir les complications et, à cet effet, préconisa l\u2019établissement d\u2019instituts psycho-prophylactiques qui assureralent aux patientes une atmosphere sereine, un sommeil adéquat et une alimentation saine.Le professeur G.W.Harris, de Londres, Angleterre, présenta un mémoire sur les relations entre le système nerveux central et l\u2019activité de l\u2019hypophyse et des organes reproducteurs.Il signala d\u2019abord l'importance qu\u2019on attache aujourd\u2019hui à l\u2019influence qu\u2019exerce le système nerveux central sur le lobe antérieur de l\u2019hypophyse et par conséquent sur les processus sexuels.Il procéda ensuite à un exposé du contrôle qu\u2019exerce le système nerveux: 1) sur la sécrétion des hormones gonadotropes par le lobe antérieur de l\u2019hypophyse et par conséquent sur les phénomènes de la maturation sexuelle et de puberté, les 188 cycles reproducteurs et les processus de la grossesse et de la lactation, et 2) sur la sécrétion de l'hormone oxytocique par le lobe postérieur de l\u2019hypophyse et les effets produits sur le mécanisme des contractions de l'utérus et du mamelon.En terminant, 1l fit part de ses récentes recherches sur la relation inverse, c\u2019est-à-dire sur les effets des hormones ovariennes sur le système nerveux central.Le professeur H.Bautzmann, de Hambourg, Allemagne, fit part de ses études comparatives sur l\u2019histologie et la fonction de l\u2019amnios humain et animal.Le développement embryonnaire normal chez les amniotes et anamniotes sembleraient dépendre de certains phénomènes cinématiques ayant lieu dans l\u2019enveloppe embryonnaire et l\u2019embryon lui-même.Ses observations histophysiologiques comparatives lui permettent d\u2019affirmer que toutes les cellules épithéliales amniotiques se trouvent au-dessus, autour et à distance du placenta, et elles sont similaires et plates.Les soi-di- santes « cellules d\u2019Hofbauer » sont présentes non seulement dans le placenta mais également dans la paroi amniotique, dans la caduque et même entre les faisceaux musculaires de l\u2019utérus.De ce fait, elles doivent être considérées comme des histocytes ordinaires.Le conférencier signala finalement une analogie histofonctionnelle frappante de la structure des parois de l\u2019amnios et des vaisseaux sanguins.Il termina sa conférence par la projection d\u2019un magnifique film sur les mouvements amniotiques.Le professeur B.W.Patten, de Ann Arbor, Michigan, présenta un travail sur l\u2019établissement des relations vasculaires entre la mère et le fœtus.Après avoir souligné que l\u2019une des conditions préliminaires à l\u2019établissement des relations vasculaires entre la mère et le fœtus est l\u2019implantation de l\u2019embryon dans l\u2019endomètre, il décrivit brièvement les diverses étapes de ce processus en s\u2019appuyant principalement sur excellent travail de Hertig et Rock.Puis, à l\u2019aide de microphotographies sur l\u2019activité du cœur chez les animaux, il montra comment le cœur de l\u2019embryon se met à battre pour la première fois et les change- LAPOINTE: CONGRÈS L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 ments qui se produisent par la suite dans son activité.Il tente ensuite de transporter ces faits sur le plan humain et discuta de l\u2019âge auquel surviennent, chez l\u2019embryon humain, des phénomènes analogues.Le professeur M.L.Barr, de London, Ont.donna une conférence sur les tests de détermination chromosomique du sexe des cellules et leurs applications aux problèmes cliniques.Ayant établi que les noyaux des cellules des tissus humains ont une morphologie nucléaire distinctive en rapport avec le sexe de l\u2019individu et que la chromatine sexuelle caractérisant les noyaux des cellules des individus femelles est probablement dérivée du complexe chromosomique sexuel XX, il distingua deux procédés par lesquels on peut déterminer le sexe chromosomique dans les anomalies congénitales du développement sexuel: 1« l\u2019étude des noyaux présents dans les frottis de muqueuse buccale ou les échantillons de peau prélevés par biopsie; 2« l\u2019usage de l\u2019épreuve de détermination du sexe par le contrôle des neutrophiles de Davidson ct Smith.Il insista sur l\u2019utilité de ces tests pour établir un diagnostic et conclut que les indications fournies par l\u2019application des tests de détermination chromosomique du sexe dans certaines anomalies sexuelles montrent qu\u2019une activité hormonale normale des testicules du fœtus est une condition indispensable au développement normal des organes reproducteurs chez les individus du sexe masculin.Le professeur F.Syrovatko, de Moscou.U.R.S.S., présenta un travail sur l\u2019emploi d'isotopes radioactifs en gynécologie ct en obstétrique.Il en signala les avantages tant au point de vue diagnostique que thérapeutique, apportant ainsi des éclaircissements et de nouvelles théories sur l\u2019étiologie des toxémies de la grossesse et sur la nature des processus d\u2019échange entre la mère et l\u2019enfant.Le docteur R.Caldeyro-Barcia, de Montevideo, Uruguay, prononça une conférence sur la contractilité de l\u2019utérus humain gravide et son application à la clinique obstétricale.Son exposé porta sur les caractéristiques des contractions utérines dans les différents cas L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 pathologiques de la grossesse.Le conférencier fit remarquer que grâce à la connaissance de la pharmacologie du myomètre, l\u2019accoucheur peut contrôler à volonté les différents éléments de la contraction, notamment: 1) augmenter, dans les limites physiologiques, l'intensité et la fréquence des contractions pour produire l\u2019induction ou l\u2019accélération du travail (sans réduire l\u2019oxygénation fœtale); 2) augmenter le tonus et la fréquence des contractions dans certaines hémorragies du post-partum; 3) réduire la contractilité d\u2019un utérus hyperactif; 4) soulager la douleur et l\u2019anxiété sans gêner l\u2019action utérine normale.Le professeur Hans Selye, de Montréal, dans une conférence sur le stress en gynécologie et obstétrique, expliqua comment toutes les activités biologiques, quelles qu\u2019elles soient (exercice musculaire, résistance à la chaleur, au froid, aux infections, activité glandulaire), déclenchent dans l\u2019organisme humain autant de réactions, qu\u2019il est maintenant convenu d\u2019appeler « effets stressants », et il ébaucha les grandes lignes du Syndrome Général d\u2019Adaptation (« S.G.A.»), qui représente la somme totale de tous les changements produits dans l\u2019organisme par les réactions aux divers agents stressants.Il s\u2019attarda tout particulièrement sur le rôle du stress en obstétrique et il termina sa communication en se reportant aux résultats de récents travaux sur l\u2019influence de la grossesse et des hormones sexuelles dans l\u2019artériosclérose expérimentale, ainsi que dans le développement de la « cardiopathie infarctoïde » et de la néphrocalcinose.« Tables rondes ».Les discussions en « table ronde » porterent sur les graves problèmes qui confrontent au- Jourd\u2019hui les gynécologues et les obstétriciens.En gynécologie, on traita des sujets suivants: le diagnostic du cancer du col utérin; la tuberculose génitale; les limites de la chirurgie pelvienne dans le traitement du cancer du col utérin; la corrélation de la médecine psychosomatique dans la fonction ovarienne.En obstétrique, les sujets à l\u2019ordre du jour furent: les toxémies de la grossesse; les anémies de la grossesse; la psycho-prophylaxie prépara- LAPOINTE: CONGRÈS 189 toire au travail; la physiologie et pathologie de la contraction de l'utérus gravide.Le président de chaque « table ronde » et les membres de son jury, qui avaient été choisis parmi les plus éminents spécialistes des différents pays représentés au Congrès, exposaient brièvement le problème donné; les congressistes faisant partie de l\u2019auditoire étaient ensuite invités à participer activement à la discussion en émettant leur point de vue et en posant des questions.Malgré la nécessité de l\u2019interprétation à partir de quatre langues, l\u2019innovation de « tables rondes » ou carrefours connut un véritable succès, grâce à la compréhension et la compétence des interprètes choisis.Communications libres.Au delà de 200 travaux ont été présentés dans la section des communications libres.Plusieurs spécialistes du Canada se sont distingués par leur contribution scientifique.Dans un rapport sur les fistules vésico et rectovaginales, le docteur J.-P.-A.Latour, de Montréal, analysa 1,175 cas successifs de carcinomes primaires du col utérins; il signala que des fistules sont survenues dans 5% de ces cas par suite de tumeurs en voie de développement et aue dans 1% des cas les fistules ont été attribuées à l\u2019effet direct des rayons.Les cas de fistules rectovaginales peuvent être facilement traités au moyen de la colostomie, mais il n\u2019en est pas de même des cas de fistules vésicovaginales dont le traitement présente encore un problème.Le docteur J.-L.Laberge, de Verdun, traîta du pronostic du léiomyosarcome de l\u2019utérus.La technique à laquelle on recourt porte sur l\u2019étude des anaplasies, du nombre des mitoses et des cellules syncitiales et leur classement en quatre groupes.Ses avantages sont: son application aisée et sa précision.Le docteur E.F.E.Black, de Winnipeg, fit un rapport clinique englobant trois ans d\u2019expérience avec l\u2019emploi de la butazolidine comme agent analgésique pour le traitement de la dysménorrhée grave.L'analyse des résultats démontre que c\u2019est un médicament utile pour atténuer les symptômes cliniques. 190 Le docteur E.V.Shute, de London, Ont., démontra que \"administration de larges doses de tocophérol avait été utilisée avec grand succès dans le traitement de la phlébite chronique.Le docteur H.A.Baron, de Montréal, fit une révision de l\u2019embryologie utérine.Il insista sur l\u2019importance d\u2019éliminer les facteurs constitutionnels et endocrines de l\u2019avortement habituel avant de pratiquer l\u2019opération de réparation de l\u2019utérus bicorne.Le docteur W.B.Shute, d\u2019Ottawa, donna un aperçu sur les caractères du nouveau forceps parallèle, et en indiqua les avantages: 1) il peut être adapté à toutes les grandeurs de tête de fœtus; 2) il ne comporte aucun danger de compression de la tête.Le docteur N.Freedman, de Montréal, dans une communication sur les frottis vaginaux gravidiques, précisa que les critéria en vue de l'établissement d\u2019un diagnostic « à terme » se sont révélés insuffisamment exacts.Cependant, il signala que les cellules parabasales profondes se rencontrent dans quelques cas seulement de post maturité et que la cytolyse intense est plus commune dans les frottis de la post maturité.Le docteur R.Usher, de Montréal, révéla que 60% des cas de mortalité prématurée sont attribuables au syndrome de la membrane hyaline.I] décrivit les troubles qui conduisent à une condition cardiaque hyperkalémique fatale.Le docteur D.C.McEwen, de Regina, présenta un travail sur les aspects chirurgicaux de l\u2019infécondité.T1 démontra que l\u2019intervention chirurgicale peut donner de bons résultats dans les cas d\u2019infertilité.Le docteur J.-N.Fortin, de Montréal, fit rapport sur une étude préliminaire effectuée sur un groupe de femmes intelligentes à l\u2019emploi d'un service d\u2019utilité publique permettant de conclure que la tension pré-menstruelle est susceptible de traitement psycho-théra- pique.* * * L'apport scientifique des gynécologues et des obstétriciens d\u2019un grand nombre d\u2019autres LAPOINTE: CONGRÈS L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 pays fut également remarquable.En cancérologie, il y eut plusieurs contributions, entre autres: Le docteur M.Rodriguez-Lopez, de Montevideo, Uruguay, insista sur l'importance du diagnostic du cancer incipiens du col utérin, et recommanda fortement la conisation à froid accompagnée d\u2019un examen histopathologique minutieux, outre les méthodes de Schiller, la corpocytologie, la colposcopie, etc.Le docteur A.Ingelman-Sundberg, de Stockholm, Suède, exposa la méthode comprenant l'examen hystérographique, combiné avec l'injection, dans la région paramétriale, d\u2019un milieu contrastant hydrosoluble, et souligna son importance en ce qui concerne le diagnostic différentiel entre une masse paramétriale et une tumeur ovarienne proprement dite, de même que son utilité pour le diagnostic différentiel entre une tumeur infiltrante du paramètre et la réaction provoquée par une forte irradiation (bassin gelé).Le docteur F.Van Tongeren, d\u2019Amsterdam, Pays-Bas, établit que la transplantation ovarienne est indiquée quand les annexes peuvent être enlevées chez les femmes jeunes et qu\u2019il se trouve un fragment d\u2019ovaire susceptible d'implantation dans les muscles abdominaux.Le professeur Alexandrov, de Moscou, présenta un travail appuyé par de nombreuses statistiques sur les résultats du traitement du cancer de l\u2019utérus à l\u2019Institut Sklifosovski.Il écarta l\u2019irradiation préopératoire comme méthode de traitement et affirma que l\u2019intervention chirurgicale sans irradiation donne de meilleurs résultats.Le docteur J.Harbutt, de Auckland, N.-Z., signala les erreurs à la base des statistiques du carcinome cervical et insista sur le fait que seules les statistiques établies par une institution donnée sont susceptibles de comparaison.Le professeur H.Yagi, de Okayama, Japon, décrivit une nouvelle classification histologique basée sur la réaction du tissu conjonctif autour des alvéoles carcinomateuses.Cette classification dite C.P.L.comprend le type © (cirrhotique) représentant la tumeur L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 la moins maligne, le type P (prolifique) et le type L (lymphatique) représentant la tumeur la plus maligne.En obstétrique, l\u2019un des problèmes discutés fut celui de l\u2019anesthésie.Le docteur M.Gavel, d\u2019Angoulème, France, préconisa, à propos d\u2019une césarienne délicate (grossesse récupérée sur un utérus unicorne), un mode spécial de narcose: rachianesthésie hypobare pour l\u2019extraction du fœtus, anesthésie intraveineuse légère ensuite (le tout à des doses minimes).Le docteur J.P.Greenhill, de Chicago, se déclara en faveur de l\u2019anesthésie locale et indiqua que dans son service l\u2019anesthésie auquelle on a recourt comprend 1% de procaïne, de l\u2019'hyaluronidase et de l\u2019adrénaline.Un plus large emploi de ce type d\u2019anesthésie éviterait les quelques décès qui sont imputables à l\u2019anesthésie par voie générale ou spinale.La question de l\u2019accouchement naturel fut l\u2019objet de plusieurs travaux.Le docteur Dick- reacde, de Chichester, Angleterre, insista sur la signification de la tension dans la grossesse et l\u2019accouchement.Le docteur G.Oehlert, de Giessen, Allemagne, apprécia la valeur comparative des résultats obtenus avec diverses méthodes médicamenteuses ou psychiques (Read) destinées à rendre l\u2019accouchement moins pénible.La période de travail peut être raccourel par l\u2019emploi de médicaments spasmolytiques, mais non par le recours à la méthode psychoprophylactique.Le docteur Pierre Vellay.de Paris, France, indiqua les trois facteurs pouvant affecter le travail: 1) mental; 2) physique; 3) anatomique.Il insista sur l'importance de la préparation psychologique de la femme enceinte.Le professeur H.de Watteville, de Genève, Suisse, démontra que l\u2019interruption spontanée de la grossesse était rarement la cause de déficience lutéale.Des cas graves de déficience lutéale étant infréquents, on ne saurait attacher de l\u2019importance au traitement par la progestérone.FILMS SCIENTIFIQUES.Des films sonores et silencieux démontrant les techniques opératoires les plus récentes LAPOINTE: CONGRÈS 191 ou les modifications apportées aux anciennes techniques furent projetés tous les jours.Sur les quelque 70 films qui furent présentés, ceux des médecins de la région asiatique furent remarquables tant par leur technique que par leur originalité.On distingue entre autres le film du professeur Shirodkar, des Indes, sur sa technique dans les cas de dissections gan- glionaires pelviennes rétro-péritonéales, de même que sur les transplantations tubaires.Le professeur À.Jutras, de Montréal, présenta un film sur l\u2019importance de la vidéo- radiographie en gynécologie et en obstétrique.On doit mentionner aussi la projection de plusieurs films allemands sur certaines techniques nouvelles dans les méthodes d\u2019investigation en gynécologie.Enfin, il convient de signaler que la présentation par les Français et les Suisses d\u2019un film sur le remplacement du forceps par la vantouse a suscité un très vif intérêt chez les médecins américains.ATTRACTION SPÉCIALE: EXPOSITION SCIENTIFIQUE.Une immense salle de l'hôtel Reine-Eliza- beth fut consacrée à plus d\u2019une cinquantaine d\u2019expositions scientifiques, que le docteur T.Primrose, de Montréal, avait eu la responsabilité d\u2019organiser, tâche dont il s\u2019est acquitté avec grand succès.Toutes les expositions présentaient un intérêt scientifique appréciable, et on en jugea par le grand nombre de visiteurs qui ont passé plusieurs heures à prendre des notes voire même des photographies.Les principaux sujets portaient sur le dépistage précoce du cancer du col, les différentes techniques en radiographie, les procédés modernes employés en cancer génital, les statistiques d'importants instituts relatives à la gynécologie et à l\u2019obstétrique.ExPOSITION COMMERCIALE.Dans une salle connexe, plus d\u2019une quarantaine de firmes pharmaceutiques, de fabricants d\u2019instruments chirurgicaux, et de maisons d\u2019édition, ont profité de l\u2019occasion pour montrer leurs nouveaux produits récemment 192 lancés sur le marché et susceptibles d\u2019être utilisés en gynécologie et en obstétrique.SÉANCE DE CLÔTURE.À l'issue du Congrès, les délégués officiels réunis en assemblée générale élirent le professeur Léon Gérin-Lajoie, de Montréal, au poste de président de la Fédération Internationale de Gynécologie et d\u2019Obstétrique et décidèrent que le prochain Congrès se tiendrait en 1961 à Vienne, en Autriche.Le professeur Tassilio Antoine, de Vienne, en fut nommé le président et organisateur.Succès pu CONGRES.Les réalisations du Congres comblérent tous les espoirs.Nombre de contributions scientifiques mirent en lumière des techniques nouvelles dans le traitement et la prévention des maladies intéressant la gynécologie et l\u2019obstétrique.La participation de 61 pays pays a LAPOINTE: CONGRÈS L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 assuré la dissémination d\u2019information médicale à l\u2019échelle mondiale, ce qui ne peut que contribuer à l\u2019avancement du bien-être de l'humanité toute entière.Ce fut aussi une oc- caslon unique pour les délégués d\u2019établir un contact personnel avec leurs collègues d\u2019autres pays, ouvrant ainsi la voie à des échanges plus fréquents entre les gynécologues cet les obstétriciens de toutes les parties du monde.Si ce Congrès a connu un succès retentissant, nous le devons à l\u2019énergie et à l\u2019esprit d'organisation de son président, le professeur Léon Gérin-Lajoie, de Montréal.Nous tenons ici à lui offrir nos sincères félicitations à l\u2019occasion de son élection à la présidence de la Fédération Internationale de Gynécologie et d\u2019Obstétrique, honneur qui rejaillit non seulement sur notre ville et sur tout le pays, mais également sur les Institutions ou il enseigne: l\u2019Université de Montréal ct lhôpital Notre-Dame.Roger LAPOINTE. CORRESPONDANCE LETTRE DE SUISSE ÉNERGIE ATOMIQUE ET SANTÉ MENTALE En relation avec la 2ème Conférence internationale des Nations Unies sur l\u2019utilisation de l\u2019énergie atomique à des fins pacifiques, l\u2019Organisation mondiale de la Santé (OMS) publie les conclusions d\u2019un Groupe d\u2019étude.Il s\u2019agit d\u2019un Groupe d'étude convoqué pour orienter le Directeur général de OMS sur les questions de santé mentale que pose l\u2019utilisation de l\u2019énergie atomique à des fins pacifiques.Ce rapport exprime les vues collectives d\u2019un groupe international d'experts et ne représente pas nécessairement les décisions ou la politique officiellement adoptée par l\u2019Organisation mondiale de la Santé.Placé sous la présidence du Professeur Hans Hoff, de Vienne, le groupe se composait de représentants de disciplines aussi diverses que la psychiatrie, la médecine atomique, la santé publique, l\u2019anthropologie et le journalisme.Les experts ont examiné des rapports provenant de toutes les parties du monde révélant à quel point l\u2019énergie atomique est devenue une préoccupation quotidienne du public, préoccupation qui se réflète dans les conversations, les déclarations officielles, la presse, les lettres que reçoivent les autorités civiles, religieuses, médicales, atomiques, les savants, etc.L'une des conclusions du groupe d\u2019experts, c\u2019est que le public presque partout considère en son for intérieur l\u2019énergie atomique comme une puissance mystérieuse et menaçante, à l\u2019égard de laquelle il éprouve des sentiments magiques plutôt que rationnels.Il en résulte des craintes ou des espoirs irraisonnés dont les conséquences tant sociales qu\u2019individuelles peuvent représenter un véritable danger.x Par opposition à scientifique et l\u2019extraordinaire réussite technique que représente l'énergie atomique aujourd\u2019hui et qui est la prérogative antellectuelle ou professionnelle d\u2019une élite la grande masse de la population reste encore au stade de \u201cl\u2019enfance de l\u2019humanité\u201d.\u201cL\u2019anmiété inspirée à l\u2019homme par sa propre recherche du savoir et du pouvoir se reflète dans des mythes et des légendes quasi- universelles.expériences psychologiques accumulées par l\u2019humamité depuis la préhistoire qui se transmettent à travers les siècles et exercent une influence sur chaque génération nouvelle à mesure que les enfants grandissent et assimilent la culture dans laquelle Us sont élevés\u201d.Les experts citent en exemple les légendes de la Grèce antique: Prométhée qui ayant dérobé le feu, prérogative des dieux, est victime d\u2019un châtiment terrible, Pandore donnant l\u2019essor à tous les maux; plus tard, Faust invoquant Satan pour s\u2019égaler a Dieu et enfin aujoud\u2019hui, à l\u2019âge des spoutmniks, le rappel de l\u2019adage de l'Egypte antique selon lequel \u201clorsque l\u2019homme apprendra ce qui meut les étoiles, le Sphynx rira et toute vie sera détruite\u201d.\u201cIl est indubitable que cette attente d\u2019un châtiment qui viendra punir l\u2019homme de son orgueil s\u2019exprime unanimement et qu\u2019elle trouve un parallèle saisissant dans l\u2019expérience par laquelle passent tous les hommes: celle de l\u2019enfance\u201d.En effet, l'enfant naît sans défense, il est livré à des puissances qui lui paraissent in- fintes, qui lui procurent tout, mais dont les décisions sont imprévisibles, qui sont capables de lui dispenser des bienfaits presque illimités mais aussi de le détruire.Les enfants qui entrent violemment en conflits avec l\u2019autorité paternelle ou maternelle sont sujets à des phantasmes de l\u2019ordre le plus destructeur pour eux.Or, c\u2019est un phénomè- 194 ne psychologique bien connu que certaines expériences traumatiques déclenchent des réactions infantiles chez beaucoup d\u2019adultes.La tendance à retomber dans des modes primitifs de pensées et de sentiments est caractéristique d\u2019un grand nombre de réactions psychologiques du public envers l\u2019éner- gre nucléaire, (mécanisme de régression).LESIONS CEREBRALES PROVOQUEES PAR LES RAYONNEMENTS.Dans le premier chapitre du rapport des experts figure un examen des effets pathogènes des radiations sur le fonctionnement du cerveau.Les données scientifiques que que l\u2019on possède à ce sujet se réduisent à peu de chose.Elles révèlent toutefois que le tissu nerveux, bien qu\u2019extrêmement radiorésistant, peut être gravement endommagé par de fortes doses de radiation, qui ne sont toutefois pas mortelles.Les recherches expérimentales sur l\u2019animal utilisant des embryons et des individus jeunes ont confirmé la radiosensibilité du tissu nerveux pendant la période de croissance.Le cerveau de l\u2019adulte par contre est excephonnezlement radiorésistant.\u201cLa conclusion à tirer dans ce domaine restreint est la suivante: étant donné les farbles doses auxquelles les hommes peuvent se trouver exposés à Vloccasion des utilisa- tHons pacifiques de l\u2019énergie atomique, les effets organiques sur le cerveau sont d\u2019une importance mineure ou même nulle\u201d.Répercussions sociales et économiques de l\u2019énergie atomique.Le Groupe d\u2019étude a examiné les tensions que l\u2019avènement de l\u2019énergie atomique à des fins pacifiques risque d'amener dans le monde.Dans les pays industrialisés, une seconde révolution \u2018industrielle pourrait détruire l\u2019équilibre et la stabilité souvent précaires qui y ont été instaurées parfois avec de grandes difficultés.Ce serait en particulier le cas si ce progrès technique survenait en même temps que d\u2019autre innovations technologiques récentes qui ont accéléré la vitesse de la transformation de la société, dit le rapport.CORRESPONDANCE L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 \u201cTout semble se passer comme sil existait pour les sociétés un certain seuil de tolérance à l'égard de Uintensité des modifications qu\u2019elles peuvent supporter en un temps don- mé; passé ce seuil, une certaine désorganisation sociale se produit\u201d.Dans les régions qui ne sont pas encore industrialisées, des changements de même nature ont commencé à se faire sentir ces der- mères années.Dans la mesure où l\u2019énergie atomique servira à accélérer les processus de l\u2019industrialisation, elle est susceptible d\u2019aggraver les problèmes qui se posent déjà.Il y a d\u2019autres dangers encore, disent les experts.\u201cLorsque des espoirs exagérés ont été mis dans les techniques nouvelles, c\u2019est la décep- thon qui est à craindre si l\u2019installation d\u2019usines atomiques se révèle soit impossible, soit ampuissante à opérer un miracle sous forme d\u2019un relèvement immédiat du niveau de vie.Ce danger est peut-être sur le plan sccial et économique le plus grand qu\u2019on ait à redouter de l\u2019énergie atomique.Une déception éventuelle risquerait d\u2019avoir de graves répercussions dont certaines pourraient même prendre la forme d\u2019une hostilité envers les peuples qui tirent de grands avantages de l\u2019énergie atomique.\u201d Tout dépendra de l\u2019attention qui sera accordée aux facteurs humains dans la planification et la mise en œuvre des programmes atomiques, soulignent les experts de OMS.CRAINTES ET ESPOIRS IRRATIONNELS.Les réactions affectives anormales qui se manifestent au sujet de l\u2019énergie atomique sont dues en partie aux circonstances dans lesquelles cette dernière a fait son apparition d\u2019une part, et d\u2019autre part aux propriétés particulières de l\u2019énergie atomique.Ceci d\u2019après les experts constitue peut-être l\u2019aspect d\u2019hygiéne mentale le plus important de toute la situation.\u201cLes conversations courantes laissent souvent apercevoir les traces de réactions affectives aux questions atomiques.Sans hésiter, l\u2019homme de la rue attribue le mauvais temps L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 ou les mauvaises récoltes aux essais de bombes atomiques.Les craintes inspirées par les retombées radioactives, par les déchets atomiques, par la pollution de l\u2019eau et du lant, par les menaces de stérilité ou d\u2019effets génétiques nuisibles sont autant d\u2019expressions directes d\u2019une anxiété sous-jacente.Or, elles sont en contradiction avec de nombreuses déclarations officielles concernant les dangers et les mesures de protection\u201d.Le Groupe d\u2019étude mentionne également que les émotions suscitées dans le public par l\u2019utilisation pacifique de l\u2019énergie atomique ne peuvent être dissociées de la crainte et de l\u2019anxiété engendrées par les explosions nu- cléarres.L\u2019énergie atomique d\u2019autre part revêt aux yeux de bien des gens un caractère mysté- mieux et quasi-magique.Les radiations atomiques sont invisibles, silencieuses, sans couleur, sans odeur, infiniment puissantes et pourtant produites par une quantité de ma- tiere infiniment petite.L\u2019imagination populaire tend à leur attribuer en conséquence un pouvoir absolu.La plus terrifiante et la plus typique de toutes ces représentations est sans doute celle d\u2019une puissance formidable risquant d\u2019échapper à tout contrôle.Quand bien même l\u2019énergie atomique ne ferait pas exploser l\u2019univers, les esprits non scientifiques nourrissent une nouvelle crainte, celle d\u2019une réaction biologique en chaîne: la pollution progressive de l\u2019air, de l\u2019eau, du sol par les retombées et les déchets radioactifs qui empoisonneraient les plantes et les bêtes, puis l\u2019homme qui s\u2019en nourrit, ses enfants et les enfants de ses enfants.Il s\u2019agit là d\u2019une crainte plus profonde et plus substi- le que celle d\u2019une explosion détruisant la planète .\u201cLe fait que les retombées radioactives et les déchets atomiques soient presque toujours associées dans l\u2019esprit du public, bien que ces phénomènes aient une origine extrêmement différente, a une signification qui n\u2019échappera point aux lecteurs\u201d.CORRESPONDANCE 195 A QUI LA FAUTE?Désorienté par les contradictions, assiégé de craintes confuses, on cherche instinctivement un bouc émissarre.Le \u201csavant\u201d a perdu son infaillibilité.L\u2019homme de la rue est incapable de distinguer un physicien d\u2019un brolo- giste ou d\u2019un généticien, ou une évidence scientifique d\u2019une simple appréciation.Beaucoup plus nuisible encore dans le domaine des attitudes du public est la large diffusion qui est faite au scepticisme et aux désaccords qui se manifestent entre hommes de science, non seulement sur des questions atomiques, mais ausst sur d\u2019autres sujets comme le vaccin anti-poliomyélitique ou les effets cancérigènes du tabac.\u201cLes savants ne facilhtent pas la tâche lorsqu'il leur arrive d\u2019osciller entre des exposés qui relèvent strictement de leur compétence et des déclarations qui sous une apparence scientifique, constituent en fait des jugements de valeur et même des options politiques\u201d.Les relations entre les savants et les chefs politiques contribuent également à augmenter cette anxiété à cause de l\u2019incertitude sur le siège et le mode d\u2019exercice du pouvoir réel.\u201cEn un certain sens le chef politique a une autorité sur le savant mais en un autre sens il dépend du savant et se trouve par conséquent sous son pouvoir.L\u2019avènement de l\u2019énergie atomique a arraché la puissance ultime aux administrations sur lesquelles s\u2019exerce le contrôle politique pour la placer dans les mains des savants.Or, ceux-ci sont des civils, ils ne sont pas directement au service de l\u2019Etat, et leur qualité d\u2019hommes de science les oblige à se soumettre au premier chef à la vérité scientifique.Il m\u2019existe pas d\u2019institutions sociales permettant de les mainte- mr individuellement sous la tutelle du pouvoir civil; leur formation ne les a pas spécialement rompus à la discipline et à l\u2019obéissance.Il west donc pas surprenant de voir des chefs politiques nourrir parfois une hostilité très vive à l\u2019égard des savants et essayer par des décisions dépourvues de tout réalis- 196 me de leur arracher le contrôle de la situation scientifique\u201d.Il est a noter d'autre part que dans l\u2019ensemble les chefs politiques ne possèdent pas la formation nécessaire pour prévoir les conséquences ultimes des activités scientifiques.Quant au public, al est enclin dans la confusion générale à se méfier des deux partis et \u201ca soupçonner que le chef politique, au lieu d\u2019être le maître de la situation, se trouve en fait pris entre les savants et les prochaines élections.\u201d D\u2019après les experts de OMS, les relations entre les savants et les autorités devraient favre l\u2019objet d\u2019études sérieuses.LA PRESSE.C\u2019est par la presse en général que le public est renseigné sur les questions atomiques; le rôle du journaliste est donc capital.D\u2019une façon générale, constatent les experts, les journalistes s\u2019acquittent de cette tâche avec conscience et antégrité, mais leurs articles sont trop souvent présentés sous des titres à sensation qui augmentent fatalement l\u2019anxiété des lecteurs.\u201cLes mauvaises nouvelles font la bonne copie\u201d.Ainsi pourrait s\u2019exprimer un principe de journalisme tacitement admis.Son application a des effets sur la santé mentale et l\u2019état psychologique du public qui mérite d\u2019être sérieusement prise en considération.CE QU\u2019IL FAUT FAIRE.Les experts de l'OMS estiment que la com- plerité des émotions inconscientes devant la seconde révolution industrielle provoquée par l\u2019avénement de l\u2019énergie atomique, ne doit pas être ignorée des autorités.Il s\u2019agit en effet de favoriser partout ce qu\u2019on pourrait appeler une civilisation en mouvement, en marche, où les changements et la réorientation des attitudes peuvent se dérouler sans bouleversement.CORRESPONDANCE L\u2019Union Méd.Canada.Tome 88 \u2014 Fév.1959 Il faut agir de telle sorte que les adultes soient à même de juger et de comprendre avec discernement la situation et les perspectives nouvelles qu'offre cette révolution.Mais c\u2019est surtout envers les enfants que la présente génération a la responsabilité la plus lourde.I faut les élever de telle sorte qu'ils soient capables, demain, de faire face à la réalité nouvelle et aux bouleversements qui les attendent, sans angoisse, sans haine, confiants en eux-mêmes, attentifs aux besoins de leurs semblables.Il faut enfin que toutes les personnes investies d\u2019une autorité-médecins, instituteurs, clergé, gouvernants- connaissent les bases de l\u2019hygiène mentale et les méthodes propres à la favoriser.Le Groupe d\u2019étude s\u2019est également préoccupé des mesures qui s'imposent sur le plan local, lorsqu\u2019il s\u2019agit de créer des installations atomiques nouvelles; 1l s\u2019agit d'informer et d\u2019éduquer la population, et pour ce faire, une équipe de spécialistes comprenant par exemple un psychiatre, un psychologue, un sociologue et un journaliste, devrait étudier les conditions locales, contribuer à l\u2019élaboration de la nouvelle entreprise, et la faire connaître à la population.Les experts de OMS ont d\u2019autre part indiqué les recherches et les travaux à entreprendre dans les domaines de la santé mentale et des installations atomiques, de la production de l\u2019énergie atomique, et de l\u2019emplor des radiations en médecine.En conclusion, le Groupe d\u2019étude déclare que ses constatations ne doivent pas être considérées comme alarmantes.Elles sont toutefois suffisamment concrètes pour retemr l\u2019attention des autorités.Il est essentiel que celle-ci sachent que les sciences du comportement peuvent contribuer à mieux adapter l\u2019humanité aux tâches et aux responsabilités de l\u2019ère atomique, afin qu\u2019elle puisse bénéficier sans appréhension des découvertes que lui a valu son gémie.P.RENTCHNICK. ANALYSES Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complètes et utilisables, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le « Quarterly Cumulative Index Medicus»: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, le volume, la page, le mois (le jour du mois si le périodique est hebdomadaire), l\u2019année.Exemple: J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.« Ann.Med.Psychol.», 94: 1 (juin) 1938.MEDECINE Pierre MARION.\u2014 Traitement chirurgical palliatif des cirrhoses: résuliats des dérivations porto-caves.',Revue Internationale d'Hépatologie', 8: 163, 1958.Le résultat de 57 dérivations porto-caves pour cirrhoses est présenté: \u2014 29 Spléno-rénales \u2014 28 porto-caves.Le risque opératoire et les résultats éloignés (plus de 3 ans) sont fonction de l\u2019étiologie alcoolique ou non alcoolique de la cirrhose, et surtout de l\u2019état évolutif de la maladie.\u2014 Carrhoses à forme anémique avec hypertension portale latente: 6 opérations - mortalité opératoire : 16% - Résultats éloignés, guérisons: 80%.\u2014 Hémorragies oeso-gastriques par hypertension portale : 36 opérations - mortalité opératoire: 25% - Résultats éloignés, guérisons: 44% - Les résultats éloignés sont meilleurs dans les formes non alcooliques: 60% que dans les formes alcooliques: 30%.\u2014 Les dérivations porto-caves pour les grandes ascites intarissables des cirrhoses alcooliques n\u2019ont abouti qu\u2019à des échecs (8 opérations).\u2014 L\u2019indication opératoire pour ascite ne doit être posée qu\u2019en l\u2019absence de l\u2019étiologie alcoolique (7 opérations, 2 guérisons).G.ALBOT.W.D.F.MALHERBE.\u2014 Otalgie et hernie hiatale oesophagienne.(Otalgia with Oesophaseal hiatus hernia.) \u2018The Lancet\u2019, 1: 1368 (28 juin) 1958.Cet auteur rapporte que depuis 1956, il a constaté trois cas de maux d'oreilles semblant en relation avec des symptômes abdominaux.Cas 1.Il s\u2019agit d'une femme agée de 55 ans admise a I\u2019hopital pour malaises épigastriques post- prandinaux et pyrosis.Elle s\u2019était montrée porteuse d'une cholélithiase, à laquelle on attribua au début ses symptômes.Cependant, il n'y avait pas d'histoire de colique et la vésicule s\u2019opacifiait bien a la cholécystogra- phie, d\u2019où I'hésitation à imputer au calcul solitaire, la responsabilité des symptômes présentés.La malade se plaignait en plus d\u2019une sensation douloureuse, prurigène, dans l'oreille droite, installée depuis des années.Les examens oto-rhino-laryngologiques ne décelaient aucune anomalie.Comme la malade accusait une sensation de dysphagie, à l\u2019alimentation, « comme si la nourriture ingérée ne voulait pas passer », et que, d'autre part, les vomissements la soulageaient aussitôt, on pensa être en présence d\u2019une hernie hiatale.Or, l\u2019otalgie accusée par la malade peut s\u2019expliquer par l\u2019existence d\u2019une hernie histale, et cette relation, bien que rare, est mentionnée par l\u2019école française.Ainsi la malade subit une cholécystectomie et, au cours de la même intervention, on corrigea la hernie qui laissait facilement passer quatre doigts en rapprochant les lèvres et complétant par une gastropexie.Or, immédiatement après l\u2019intervention, la malade (qui n\u2019avait pas été prévenue des relations possibles entre son syndrome digestif et otalgique) avoua spontanément la disparition de son mal d\u2019oreille.Elle ne pouvait d\u2019ailleurs s\u2019expliquer comment on avait pu l\u2019en soulager par une intervention abdominale! Un an après, il n\u2019y avait pas eu de récidive.Maintenant aux aguets, l\u2019auteur découvrit deux autres cas analogues, dont voici les résumés: 198 Cas 2.C\u2019est l\u2019histoire d\u2019une malade de 75 ans hospitalisée pour pyrosis post-prandial, malaise épigastrique À irradiation dorsale, ces symptômes étant aggravés par le décubitus, et soulagés par des régurgitations acides.La dys- phagie était extrême et la déglutition devait se faire en deux temps.Elle se plaignait en plus d\u2019une démangeaison douloureuse à l'oreille gauche.Le repas baryté confirma la présence d\u2019une énorme hernie histale, et l\u2019intervention qui devait la corriger fit simultanément disparaître les otalgies.Cas 3.11 s'agissait d\u2019une malade de 71 ans, très obèse, reconnue porteuse d\u2019une hernie hiatale importante, et qui souffrait aussi d\u2019otalgie gauche.Cette fois, au moins le tiers de l\u2019estomac était localisé dans le thorax.Or, on preserit une diète hypocalorique avec petits repas fréquents, et on la fit dormir en position assise.De cette façon, ces malaises abdominaux disparurent et, chose curieuse, le mal d\u2019oreille disparut aussi.Etant donné la grande amélioration des troubles digestifs, l\u2019Âge et l\u2019obésité de la malade, on décida de ne lui pas imposer les risques d\u2019une intervention.Or, avec le seul régime, il n\u2019y eût récidive ni des troubles abdominaux ni des otalgies.Résumé de la discussion.On a mentionné depuis longtemps l\u2019existence de douleur épigastrique ou rétrosternale dans la hernie hiatale et de ses radiations possibles au dos, dans les bras à la base du cou et parfois à la bouche et aux angles de la machoire.Parfois, les irradiations douloureuses existent même sans symptôme digestif, et simulent alors une toute autre pathologie, comme l\u2019angor pectoris, crises de bradycardie, d\u2019hypotension, d\u2019inconscience.La hernie hiatale peut méme causer des otalgies, et l\u2019on en explique le mécanisme de la façon suivante, à savoir que le pneumogastrique, au sortir de la boîte crânienne, donne une branche auriculaire qui ira traverser le canal mastoïdien, logé dans l\u2019os temporal, pour se diviser finalement en deux branches ANALYSES L'Union Méd.Canade Tome 88 \u2014 Fév.1959 qui se distribuent au méat auditif externe et à une petite surface cutanée au niveau du processus mastoïdien.Quant au vague, il descend dans le thorax pour y donner ses branches pharyngée, laryngée et cardiaque, le plexus pulmonaire et le plexus œsophagien.Bref, le phénomène des otalgies à partir d\u2019hernie hiatale, s\u2019explique par le fait que l\u2019æsophage et le méat auditif externe sont innervés par le vague, et qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une douleur référée i.c.le vague excité donne un stimulus interprété comme venant de l\u2019oreille.En conclusion, les malades porteurs de maux d'oreilles pour lesquels on ne trouve aucun substratum anatomique, avec ou sans syndrome digestif, devraient être investigués pour ce qui est de la présence ou non chez eux d\u2019une hernie hiatale.Il existe d\u2019ailleurs plusieurs réflexes imputés au pneumogastrique.Nous ne ferons que les mentionner: a) la toux produite par stimulation à l\u2019oreille (ainsi, du cérumen peut être responsable d\u2019une toux persistante); b) par injection d\u2019eau dans l'oreille, on a pu produire de la toux, des vomissements et, même, une syncope qui fut fatale; c) toux persistante par lymphadénopathies bronchiques.Pierre LAVOIE.PNEUMOLOGIE Chaim RAPOPORT.\u2014 L'emploi de la Trypsine dans le traitement des adénites et fistules tuberculeuses.(The Use of Trypsin in the Therapy of Tuberculous Lymphadenitis and Tuberculous Fistulae.) \u201cDiseases of the Chest\u2019, 34: 154 (août) 1958.L\u2019A.rapporte neuf (9) cas d\u2019adénites et fistules tuberculeuses qu\u2019il a traitées.Il nous rappelle comme sont irréguliers les effets des drogues antituberculeuses en ces occasions.Il a recherché un moyen de stimuler le pouvoir phagocytaire des monocytes et d\u2019activer effet anti-infectieux des drogues usuelles en leur adjoignant la Trypsine dans l\u2019huile de Sésame.Il l\u2019emploie en même temps que Strepto, INh., ou PAS ou une conjugaison de ceux-ci.Ra- poport a employé la Trypsine à raison de 5 L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 mgrs.par jour en injections intra-musculaires en deux (2) doses pour des périodes de dix a 30 jours (10 a 30).Une biopsie ou une culture faite dans chaque cas a démontré la nature tuberculeuse de la lésion.Pour tous les cas, les examens usuels de routine sur le sang, les urines et des radios de la colonne, des os ou des poumons ont été faits.De plus, à l\u2019arrêt du traitement, des biopsies ont prouvé la guérison du processus.Série pas très nombreuse mais intéressante qui semble ajouter une arme nouvelle possible dans l\u2019arsenal antituberculeux.J.-Philippe PAQUETTE.H.DICKIE et J.RANKIN.\u2014 Le poumon de fermier.(Farmer's Lung: An acute granulomatous interstitial pneumonitis occuring in agricultural workers.) \u2018'J.AM.A.\u201d, 167: 1069 (28 juin) 1958.Il s\u2019agit d\u2019une pathologie respiratoire rencontrée chez des fermiers qui ont été exposés à un matériel organique poussiéreux et recouvert de champignons (Mold).Cette maladie est distincte et plus souvent rencontrée que la maladie nommé S?lo-Fille\u201ds Disease.Les auteurs rapportent 39 cas.La plupart ont été en contact avec du foin ou du grain recouvert de champignons.Aspect clinique.Cette maladie est caractérisée par de la dyspnée, de la toux, de la fièvre, la température allant, dans certains cas, jusqu\u2019à 104 degrés et 106 degrés, d\u2019une perte de poids, et des hémoptysies.Dans la plupart des cas, les symptômes ont suivi de quelques heures une exposition à un matériel poussiéreux.Ordinairement, les patients n\u2019ont pas de symptômes durant l\u2019été, alors qu\u2019on ne se sert à peu près pas de fourrage mis en réserve.Seulement, quelques patients présentaient une histoire antérieure d\u2019allergie.A l\u2019examen objectif, les signes variaient avec la sévérité de la maladie.On a trouvé le plus souvent de nombreux râles crépitants, sans évidence de consolidation et sans wheezing.La respiration était rapide et superficielle.Les râles persistaient longtemps après que les radiographies pulmonaires furent redevenues normales.ANALYSES 199 Laboratowe.Dans 50 pour cent des cas, on a trouvé dans les expectorations du Candida Albicans, et dans 1 cas, de l\u2019Aspergillus.La signification de la présence du Candida Albicans est incertaine, étant donné que la plupart des patients ont reçus des antibiotiques.Dix cas ont présenté une leucocytose variant de 11,000 à 22,000 avec prédominance de poly, et six cas ont présenté une éosinophilie variant de 5 à 16%.Aspect radiologique.Le plus souvent, l\u2019image était celle d\u2019une pneumonite interstitielle diffuse avec un degré variable de densité pneumonique en foyer.Ces densités tendaient à disparaître après une semaine ou deux, mais l\u2019accentuation péribronchique persistant au moins un mois et parfois plus longtemps.Dans les cas chroniques, on avait des images de fibrose qui persistaient plus longtemps, si jamais elles disparaissaient.À noter qu\u2019une image radiologique normale n\u2019exclut pas le diagnostic de Farmer\u2019s Lung.Pathologie.Huit patients eurent des biopsies pulmonaires.Sur 6, on a noté une pneu- monite Interstitielle aiguë, granulomateuese, constituant surtout en cellules épithélioïdes et des cellules géantes.On a noté quelques tubercules bien formés.Dans un autre cas, on a noté une fibrose interstitielle.Il n\u2019y avait pas d\u2019évidence de caséification.Discussion.Il n\u2019est pas difficile de trouver une histoire de contact avec un matériel couvert de champignons en moisissure.Souvent, le patient n\u2019y attache pas d\u2019importance car il a été souvent en contact avec le même matériel auparavant sans aucun trouble.L\u2019incidence semble assez fréquente.Parfois, les symptômes sont peu marqués et la maladie passe inaperçue.Parfois encore, on 1gno- rera la maladie et on posera le diagnostic de pneumonie, insuffisance cardiaque ou de bronchiectasie.Un diagnostic exact est important, car sans cela le patient continuera à être en contact avec le même matériel, il s\u2019établira une réaction inflammatoire chronique qui aboutira à 200 une insuffisance respiratoire très marquée et permanente.Le traitement consiste à éviter le contact avec un nmiatériel contenant de la moisissure.Chez les cas plutôt chroniques, l\u2019administration de corticoïdes amène une diminution de la dyspnée.Les corticoïdes semblent agir en diminuant l\u2019hypersensitivité des tissus, qui semble être à la base des phénomènes inflammatoires.L\u2019étiologie est encore discutée.Certains en font une infection à mycoses des bronches.Duncan se demande si la moisissure ne produirait pas une substance toxique, ou si, en détruisant la fibre du foin, elle ne produirait pas une fine poussière végétale qui, par inhalation, causerait un trouble semblable à la byssinose des travailleurs de coton.Tornell croit qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une moniliase de l\u2019arbre bronchique.Les auteurs croient qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une sen- sitivation de l\u2019individu à la moisissure ou aux produits de cette moisissure.Le fait que la fièvre et les frissons surviennent seulement quelques heures après un contact, éliminerait la possibilité d'infections à mycoses.La pneu- monite interstitielle diffuse n\u2019est pas l\u2019image rencontrée dans les autres mycoses.Par contre, l'image correspond à celle rencontrée dans d\u2019autres réactions d\u2019hyper-sensitivité.Claude GRONDIN.T, LOWRY et L.SCHUMAN.\u2014 La maladie des remplisseurs de silos.(Silo-filler's Disouse: A syndrome caused by nitrogen dioxide.) J.A.M.A.\"\u201d, 162: 153 (15 sept.) 1956.I\u2019inhalation de fumée (fumes) irritante se trouvant dans des silos fraichement ou presque fraîchement remplis cause chez l\u2019homme une maladie respiratoire sérieuse et parfois mortelle.L'agent responsable est le dioxide d\u2019azote, qui est toujours partiellement polymérisé en Tetroxide d\u2019azote.Ces gaz sont beaucoup plus lourds que l\u2019air et sont très toxiques par inhalations.Ce terme de Silo- Filler\u2019s Disease désigne toute condition bronchique ou pulmonaire produite par l\u2019inhalation des oxydes d\u2019azote dérivants de silo fraîche- ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 88 -\u2014 Fév.1959 ment rempli.Les lésions anatomiques changent avec la quantité de gaz inhalée, ainsi d\u2019ailleurs que l'aspect clinique.Les auteurs rapportent quatre cas, tous présentant une bronchiolite fibreuse oblité- rante.Caractéristiques du syndrome.1.Une histoire d\u2019inhalation de gaz irritant dans ou autour d\u2019un silo peu de temps après qu'on ait commencé à le remplir (quelques heures à 3 ou 4 jours).2.Toux, dyspnée avec sensation d\u2019étouffement et faiblesse marquée qui sont notées immédiatement lors du contact et qui ne diminuent pas complètement durant la maladie.à.Une période de 2 à 3 semaines après le contact caractérisé par une rémission relative des symptômes bien qu\u2019il persiste un peu de toux et de dyspnée, et que la faiblesse continue.4.Début d\u2019une seconde phase de la maladie environ 3 semaines après le contact, souvent accompagnée de frissons.Il existe une fièvre.une dyspnée plus marquée, progressive, de la eyanose, de la toux, qui ne répondent pas aux antibiotiques, à l\u2019oxygène ou aux bron- chodilatateurs, et qui conduisent à la mort ou au début de la convalescence, de 3 semaines et demie à 6 semaines après le contact.5.Nombreux râles inspiratoires fins et humides aux deux plages pulmonaires, ainsi que quelques râles humides expiratoires ainsi que des râles sibilants, asthmatiformes durant l\u2019expiration.6.Rayon X pulmonaire montrant une infiltration pulmonaire diffuse avec une quantité innombrable de densité nodulaire discrète.Dans les cas plus sévères, 11 y a confluence de ces lésions.7.Leucocytose neutrophylique de modérée à marquée.Dans les cas très avancés, il y a augmentation du taux sanguin de dioxide de carbone.Tous les autres examens sont normaux.Deux des quatres cas sont décédés.L\u2019examen post-mortem a montré la présence d\u2019une L'Union Méd.Canada - - Tome 88 \u2014 Fév.1959 ANALYSES 201 bronchiolite oblitérante fibreuse (Bronchrol- NEURO-PSYCHIATRIE itis Fibrosa Obliterans).Les poumons contiennent des lésions en quantité innombrable et uniformément distribuées, visibles à l'œil nu et qui, à la palpation, donnent l'impression de nodules fermes et très fins.Au point de vue microscopique, chaque nodule consiste en une petite bronche ou bronchiole remplie d\u2019un exsudat fibrineux assez cellulaire; l\u2019organisation de ce bouchon de fibrine très adhérent par des fibrolastes tend à boucher la lumière.Ceci est commun à toute bronchiolite obli- térante, fibreuse, celle-ci pouvant être due à I'inhalation dun gaz irritant ou à une infection.Un sol riche en nitrate et l\u2019immaturité de la plante augmente la quantité de nitrate de la plante.Beaucoup d'engrais chimiques contiennent une quantité considérable de nitrate.L'inhalation de dioxide d\u2019azote, que ce soit au silo ou ailleurs, peut donner un œdème pulmonaire aigu, une bronchiolite oblitérante, ou, si inhalé en petites quantités, des lésions de la muqueuse bronchique et bronchiolaire.Delaney, de la Clinique Mayo, rapporte deux cas de Silo-Farmer\u2019s Disease.dont un est décédé d'œdème aigu 36 heures après le contact, ct l\u2019autre a développé une maladie chronique qui a guéri spontanément en 7 semaines.Ce patient aurait présenté une broncho-pneumonie plutôt qu\u2019une bronchiolite.Ceci montre bien que les manifestations varient selon les conditions en cause, et que lc seul aspect clinique essentiel est une histoire définie d\u2019'inhalation de gaz irritant dans ou près d\u2019un silo.Traitement.Le traitement de choix est évidemment la prévention.On a noté des résultats favorables à la suite d\u2019administration de corticostéroïdes.Toutefois, avant d\u2019employer ceux-ci, s'assurer du diagnostic, car plusieurs infections, surtout la tuberculose miliaire donne une image radiologique semblable.Claude GRONDIN.L.ZETZEL et R.KAPLAN.\u2014 Dommage hépatique survenu d'une façon concomitante à l\u2018administration d'i- proniazide.(Liver Damage Concurrent with Iproniazid Administration.) \u2018New Eng.J.Med., 258: 1209-1211 (juin) 1958.L\u2019iproniazide a été employé dans le traitement de la tuberculose mais a été bientôt abandonné dans le traitement de cette maladie à cause des effets secondaires observés.L'ipro- niazide possédait cependant un effet psycho- tonique marqué et il est depuis quelque temps employé dans le traitement des syndromes dépressifs.Le médicament cst actuellement employé à doses beaucoup plus faibles qu\u2019autrefois pour le traitement de la tuberculose mais malgré tout de nombreux effets secondaires sont encore observés, particulièrement au niveau du système nerveux central.Les auteurs rapportent trois cas pour lesquels un trouble hépatique grave est apparu alors que les patients recevaient de l\u2019ipro- niazide.Il s\u2019agit de trois patientes: une des patientes est décédée, une patiente est guérie complètement mais après plusieurs semaines d\u2019hospitalisation et la troisième reste avce une dysfonction hépatique grave.Il est impossible de dire avec une certitude absolue que les troubles hépatiques sont dus à l\u2019iproniazide mais les auteurs recommandent une prudence bien compréhensible lorsqu\u2019on juge nécessaire l\u2019emploi de ce médicament.Jean-Marc BORDELEAU.J].DELAY, T.LEMPFRIFRF, D.WIDLOCHER et P.RONDOT.- - Considérations cliniques et pathogéniques sur un cas d\u2019encéphalopathie porto-cave.\u2018Annales médico-psychologiques\u2019\u2019, 116: 510 (ler oct.) 1958.Il s\u2019agit d\u2019un syndrome neuro-psychiatri- que observé surtout au cours des cirrhoses hépatiques de sujets chez lesquels se trouve un shunt porto-cave, soit congénital, soit par dérivation de la circulation sous l'effet d\u2019anastomoses ou du développement de collatérales qui amortissent l'hypertension portale à mesure que la cirrhose évolue et se reserre.Le syndrome neuro-psychiatrique comporte d\u2019abord des troubles de la conscience qui =e 202 manifestent par de la confusion mentale allant jusqu\u2019au coma, accompagnée parfois d\u2019hallucination et d\u2019agitation.Ces troubles de la conscience peuvent être précédés d'anomalies de l\u2019humeur et du comportement.Enfin, la composante neurologique se résume presque exclusivement en un tremblement d\u2019attitude surtout marqué aux mains et aux doigts, bilatéraux et asymétrique, d'assez grande amplitude.Ce tremblement des mains et des doigts est constitué de mouvements de flexion-extension qui rappellent un battement d\u2019ailes (flapping tremor) dont la dénomination est maintenant bien connue.On a aussi observé dans un nombre assez important de cas, une hypertonie plastique avec phénomène de la roue dentée.L\u2019encéphalopathie porto-cave a une évolution par épisodes aiguës qui régressent après 24 ou 48 heures.Chez d\u2019autres malades, le syndrome est permanent et prend l'aspect démentiel.Le diagnostic peut être reconnu par des signes cliniques de cirrhose et d\u2019'hypertension portale qui manquent souvent, par le dosage de l\u2019ammoniémie augmentée dans la majorité des cas, enfin par l\u2019électro-encéphalogramme qui montre un tracé earactérisé par des bouffées d\u2019ondes lentes bilatérales et synchrones à la fréquence moyenne de deux cycles par seconde.Un autre critère diagnostique serait le déclenchement d\u2019une poussée du syndrome par l\u2019imposition d\u2019un régime alimentaire riche en protides et par l\u2019administration de fortes doses de methionine.I] semble bien que la pathogénie de l\u2019en- céphalopathie porto-cave est la conséquence de l\u2019action de l\u2019ammoniaque sur le cerveau.L\u2019augmentation même de l\u2019ammoniémie serait l\u2019effet du passage de l\u2019ammoniaque produit de la digestion intestinale des protides par l\u2019action de la flore microbienne, dans la circulation cave et dans la circulation générale.L\u2019ammoniaque n\u2019est pas désintégrée dans le foie des malades dont l\u2019uréo-génèse est déficiente, ou encore mieux elle passe directement en évitant le foie, par l\u2019effet d\u2019un shunt porto-cave ou du développement d\u2019anastomoses ANALYSES L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 et de collatérales de dérivation dans la veine cave supérieure.Cette intoxication par l\u2019ammoniaque qui influence le tissu nerveu cérébral et cause l\u2019encéphalopathie, en conséquence de l'absence de la fonction de l\u2019uréogénèse du foie, paraît très acceptable.Cependant, on aurait observé des cas de coma hépatique sans hyperammo- niémie de même que des malades avec un excès d\u2019ammoniaque dans le sang, sans coma.Ces faits discordants ont été expliqués par des hypothèses bio-chimiques complexes qui sont arides et il nous paraît inutile de les développer dans cette analyse.Roma AMYOT.GASTRO-ENTEROLOGIE J.P.SOULIER et G.PE.\u2014 Etude de la fréquence de l'hépatite d\u2019inoculation après transfusion de plasma chez l'hémophile.\u2018Presse Médicale\", 66: 1207 (juillet) 1958.Une enquête a été faite chez 85 hémophiles ayant reçu du plasma en vue de préciser la fréquence de l\u2019hépatite d\u2019inoculation.Ces malades ont reçu au total 2.926 transfusions, dont 693 transfusions de plasma.Parmi 47 hémophiles ayant reçu du plasma, on note 7 ictères par hépatite ou par résorption, soit 14,9%.Trois seulement de ces ictères peuvent être attribués à des hépatites d\u2019inoculation, soit 6,4%.Pendant la méme période d\u2019observation, les frères et sœurs de ces hémophiles ont présenté 4,6% d\u2019hépatite, chiffre qu\u2019il faut done retrancher des pourcentages précédents, soit une différence qui peut être appréciée à 10,3% si l\u2019on prend le nombre global des ictères chez l\u2019hémophile, ou 1,8% si l\u2019on se borne à prendre en considération les ictères qui sont en rapport avec des hépatites certaines.Etant donné qu\u2019il s\u2019agit de polytransfusés ayant reçu en moyenne 15 flacons de plasma et 25 flacons de sang, on a calculé que le taux de contamination d\u2019un flacon de plasma était compris entre 0,12% et 0,7%, soit en moyenne 041%.Il est possible également de calculer le nombre de donneurs susceptibles d\u2019être por- L\u2019Union Méd.Canasla Tome 88 \u2014 Fév.1959 teurs de virus.Il est, en moyenne, de 1/10.700.Etant donné le faible pourcentage et la bénignité des ictères observés dans cette statistique, le risque de transmission de l\u2019hépatite virale par transfusion de plasma paraît acceptable.G.ALBOT.Michel SARAKINOS et J.-Marcel DEBRAY.\u2014 Les localisations digestives des hémopathies malignes.\u201cLa Presse Médicale\u201d, 66: 1569 (11 oct.) 1958.Les auteurs envisagent les différents aspects cliniques, radiologiques, histologiques et thérapeutiques des atteintes du tube digestif au cours des principales hémopathies malignes.Les lésions oesophagiennes, gastriques et intestinales sont successivement envisagées dans la maladie de Hodgkin, la maladie sarcomateuse et les leucémies.Ils insistent surtout sur les manifestations digestives révélatrices d\u2019une hémopathie encore méconnue.Les faits les plus fréquents concernent les sarcomes de l\u2019estomac et de l\u2019intestin et les atteintes digestives des leucémies lymphatiques chroniques.Quelques observations personnelles illustrent ces faits où l\u2019on peut voir un ensemble de signes cliniques et radiologiques évoquant un epithélioma faire découvrir une maladie de système.Les modalités de traitement sont évidemment fonction de la diffusion, de la nature histologique et de l\u2019état du sang et de la moëlle osseuse.Les principaux éléments de pronostic sont envisagés ainsi que les résultats d\u2019ensemble du traitement en fonction des principales statistiques.G.ALBOT.OBSTETRIQUE DILLON, BONSNES et DOUGLAS.\u2014 Efficacité obstétricale relative de l'ocytocine, du pitocin et du syn- tocinon.(Relative Obstetric Efficacity of Oxytocin, Pitocin and Syntocinon.) \"Obstetrics and Gynecology\u201d\u2019, 5: 581 (nov.) 1958.Connaissant les indications et les contre- indications de l\u2019hypophyse postérieure, l\u2019auteur essaie d\u2019établir si l\u2019activité ocytocique des fractions purifiées de l\u2019hypophyse pos- ANALYSES 203 térieure, naturelles ou synthétiques, offre certains avantages cliniques sur certaines substances employées couramment comme le pitocin.a) Chimie La premiére préparation disponible fut la pituitrine qui contient à la fois l\u2019activité ocy- tocique, vasopressive et antidiurétique.Plus tard, la pitressine, ocytocique connue sous le nom de Pitocin, a été séparée de la fraction vasopressive et antidiurétique.Les trois préparations étudiées ici sont le Pitocin, l\u2019Oey- tocine et le Syntocinon.b) Matériel et méthodes Chacune des trois préparations fut employée durant un mois, mais la spécificité de chacune n\u2019était pas connue.L\u2019étude a porté sur 173 cas; les indications, les conditions et la technique demeurant celles suivies dans ce centre auparavant.c) Induction et stimulation Le travail fut provoqué ou stimulé dans 27 cas, tour à tour avec l\u2019une des 3 préparations couvrant de 8 à 10 cas pour chacune.La procédure, après un test de sensibilité, était de commencer avec 2 à 3 unités dans 500 ce de sérum glucosé à 5% pour aller à une concentration de 15 unités.Initialement on a commencé par 40 gouttes à la minute pour augmenter ou diminuer suivant la réponse utérine.1.Pitocin.Toutes les conditions ont été respectées excepté pour un cas de col non mûr d\u2019une grossesse de 44 semaines et un cas où le bassin était limité, où on a dû faire une césarienne.Deux complications peuvent être attribuées au Pitocin dont un cas où on n\u2019a pas pu déclencher le travail en dépit d\u2019une concentration de 12 unités de Pitocin.L\u2019autre complication fut un cas de sensibilité fœtale au Pitocin; il s\u2019agissait d\u2019un cas de post-maturité démontré à la césarienne.Ce furent les seules complications notées.2.L\u2019Ocytocine.Dans ce groupe, 10 cas furent provoqués ou stimulés où il n\u2019y a eu qu\u2019un cas ne répondant pas, mais il s'agissait 204 d'un d'infection utérine.De ce nombre, deux cas de pré-éclampsie sévère de 30 et 33 semaines furent provoqués, il semble que l'irritabilité accrue augmente l\u2019activité ocytocique.On note aucune complication avec l'Oev- tocine.3.Syntocinon.Finalement, avec le Synto- cinon, il y a eu 5 stimulations ct 3 cas d\u2019accouchement provoqué.L\u2019unique complication fut un cas d\u2019atonie utérine avec hémorragie du post-partum de 1500ccd) Césarienne.Il est coutume au « New-York Lying in Hospital », de donner une perfusion d\u2019un ocy- tocique après l'extraction du bébé lors d\u2019une césarienne.Ici on a employé 10 unités ou son multiple de l\u2019une des 3 préparations dans 500 ce de sérum glucosé ou 500 ce de sang.Ce groupe comprend 27 cas.Cas 1.Pitocin.Des 7 cas où on a employé le pitocin, il y a eu un cas de faible réponse.même en donnant plus de 10 unités avee unc déperdition sanguine de plus de 500 ce de sang.La perte sanguine moyenne pour les autres cas fut de 357 ce.2.L\u2019Ocytocine.La perte sanguine moyenne dans ce groupe fut de 412 ce.Il y a eu un cas d\u2019hémorragie du post-partum et un cas de pauvre réponse hémorragie exagérée.Dans les autres cas, quoique 4 aient reçu de l\u2019ergonovine, la réponse a été satisfaisante.sans 3.Syntocinon.Il est difficile de se faire une bonne idée avec le syntocinon, car 1l n\u2019a été employé que dans quatre cas.Toutefois la déperdition sanguine moyenne a été de 780 ce, incluant un cas de 1500 ce.Il s\u2019agissait d\u2019une hémorragie du segment inférieur avec une bonne contraction du fond utérin.Il y a eu un autre cas d\u2019atonie utérine avec perte de 1200 ce de sang.¢) Conduite durant le 3ieme stage La conduite durant le troisième stage est ordinairement l\u2019expression spontanée où la méthode de Crédé modifiée est employée, la délivrance artificielle étant réservée à une retention de plus de 30 minutes.Les ocyvtoci- ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 ques sont le plus souvent administréz après le troisième stage.1.Pitocin.Etant donné par voie intra-mus- culaire ou intra-veineuse, dilué ou non, la perte sanguine a été en moyenne de 224 ce.Il n'y a pratiquement pas eu de différence dans la durée de la délivrance.2.L'Ocytocine.Employée dans les mêmes conditions, la déperdition sanguine a été de 253 ce.Quoiqu\u2019une réponse fut faible, 11 n\u2019y a pas eu d\u2019autres réactions ou complications.3.Dyntocinon.La perte sanguine a été en moyenne de 257 ce avec une hémorragie du post-partum de 800 cc.Dans une autre série de cas, ON à associé la Méthergine (Méthyl-ergobasine ici) par vole intra-musculaire après l\u2019expulsion du placenta.La perte sanguine moyenne a été de 308 cc avec deux cas d\u2019hémorragic du postpartum, mails sans aucune autre complication.f) Avortement incomplet Sur 27 cas, 7 reçurent du Pitocin, à raison de 10 unités dans 500 ce de sérum glucosé, 11 de l\u2019Oeytocine et 9 du Syntocinon; le but étant d\u2019amener l\u2019expulsion du produit et de diminuer l\u2019hémorragie.Pour l\u2019une ou l'autre de ces préparations, la contraction utérine a toujours été bonne excepté dans un cas avec le Syntocinon où 11 à été nécessaire de donner de l\u2019ergonovine par voie intra-veineuse.La perte sanguine a été quelque peu moindre avec le pitocin.Conclusion L\u2019auteur conclut en disant que l\u2019action de l'une ou l\u2019autre de ces préparations est à peu près la même surtout si elles sont correctement employées et avec de bonnes indications.Aucune réaction n\u2019a pu être attribuée à l'une ou l\u2019autre de ces préparations.Maurice MARINIER.R.A.KINCH.\u2014 Complications foetales chez la parturiente diabétique.(Fetal Hazards in the Diabetic Pregnancy.) \"\u201cC M.A.J.\u201d, 79: 713 (1 nov.) 1958.L\u2019auteur rapporte les résultats de 51 grossesses chez 34 parturientes diabétiques à l\u2019hôpital Western de Toronto de 1951 à 1957. L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 Aucune mortalité maternelle; 8 mortalités fœtales.En général la maladie est rarement aggravée par la maternité sauf dans les cas de rétinite avancé ou Maladie de Kimmel-Steil- Wilson.Le problème consiste surtout à éviter les complications chez le fœtus et pour ceci: 1) Traiter toutes ces maladies et même celles étiquetées prédiabétiques, comme des diabétiques.2) Ne pas négliger l'épreuve d'hyperglycémie provoquée et de la recherche de la glveo- surie mensuelle.3) Prévenir l\u2019acidose maternelle, la grande responsable des morts intra-utérines.4) Juger de la date optima a interruption prématurée de la grossesse, en général vers la 36ième semaine.basée sur la méthode de Priscilla White.5) Préparer les malades depuis la 321ème semaine de façon plus particulière, en les hospitalisant et en préparant un dossier complet de leur état général! et pathologique, afin de juguler d\u2019emblée toute infection en cours, et de contrôler adéquatement le diabète lui- même.6) Enfin à choisir judicieusement le mode d'accouchement à utiliser, voié naturelle, vaginale, par travail dirigé médicalement, ou voie abdominale par césarienne basse, en vue d'éviter un fœtus prématuré malgré son poids habituellement important.tout traumatisme dû à la naissance, entre autre, complications du dégagement, anoxie Intra-utérine (voie vaginale), maladie de la membrane hvaline (voie abdominale).L'auteur termine en expliquant les avantages et les désavantages des deux voies d\u2019expulsion.J-N.GAGNON.DERMATOLOGIE ©.H.BROWN et J.R.HASERICK.- Ulcère peptique aigu à la suite d\u2019un traitement par la triamcinoloue.(Acute peptic ulcer after triamcinoloue therapy.) \u201cA.M.A.Arch.of Dermatology\u201d, 78: 289 (sept.) 1958.Les stéroides comme la cortisone, l\u2019hydrocortisone.la prednisone et la prednisolone, ANALYSES 205 sont d'un usage courant dans le traitement d'un certain nombre de maladies.Malheureusement on observe chez quelques malades, comme complication du traitement, le développement d\u2019ulcères gastriques ou duodénaux.Ceei se rencontre surtout chez les malades qui ont reçu de fortes doses d\u2019un stéroïde quelconque pendant un temps relativement long.Les « ulcères stéroïdes » peuvent survenir d\u2019emblée chez des malades qui n\u2019ont jamais accusé de troubles digestifs, mais ils sont beaucoup plus fréquents chez ceux qui ont déjà fait un ulcère peptique.Mais même chez ces derniers 1l est possible d\u2019administrer des stéroides sans provoquer une récidive de la maladie ulcéreuse pourvu qu\u2019en même temps on institue un traitement simple de l\u2019ulcère.La triamcinoloue serait, de tous les médicaments stéroïdes, celui qui provoquerait le moins d\u2019accidents ulcéreux.C\u2019est pourquoi les auteurs croient intéressant de rapporter 3 cas d'ulcères peptiques qu\u2019ils ont observés récemment au cours d\u2019un traitement par la triam- cinoloue.Le premier de ces cas est particulièrement instructif: 1l s\u2019agit d\u2019un malade âge de 41 ans, sans passé gastrique, chez qui un traitement par la trrameinoloue déclencha un ulcère aigu de l\u2019estomac 2145 semaines après le début du traitement.Pendant 2 malade avait pris 16 mg de triameinoloue par jour semaines le ct ensuite 12 mg par jour.Dans les 2 autres cas l\u2019ulcère gastrique apparut 6 semaines après le début du traitement.Ces 2 malades n\u2019avaient jamais fait d'ulcère auparavant.La possibilité d\u2019un uleére de l\u2019estomac ou du duodénum doit donc toujours être présente à l\u2019esprit quand on traite un malade par les stéroïdes.La triameinoloue, comme les autres stéroides, peut être uleérogéne même avec des doses assez faibles et un traitement relativement court.Henri SMITH. 206 RHUMATOLOGIE A.MUGLER.\u2014 Attaque de goutte et traumatisme.\u2018Santé Publique\u2019, 12: 1 (25 mai) 1957.L\u2019éveil ou le réveil d\u2019une crise de goutte par un traumatisme est un fait d\u2019observation clinique ancien et indiscutable.Nous avons pu réunir plus de 30 observations où un traumatisme ou un microtraumatisme ont pu être retrouvés de façon nette comme cause déclen- chante de la fluxion goutteuse.Des traumatismes moyens peuvent entraîner une crise de goutte: contusion d\u2019un genou, d\u2019un pouce ou d\u2019un orteil, fractures de côte, fracture de Pouteau-Colles, entorse d\u2019une cheville et enfin ostéite de la crête du tibia.Mais le role des microtraumatismes n\u2019est pas négligeable : atteinte de l\u2019articulation radio- humérale chez un tennisman, de l\u2019articulation temporo-maxillaire chez une femme porteuse d\u2019une lithiase intraparotidienne, de l\u2019articulation métatarso-phalangienne chez un sujet travaillant constamment debout.Dans tous ces cas un dosage d\u2019acide urique a été fait et a révélé un taux nettement supérieur à la normale.De plus, traités par la Colchicine, ces malades ont été rapidement améliorés.De l\u2019ensemble de ces observations on peut tirer quelques commentaires: Tout d\u2019abord on relève cinq cas où le traumatisme a déterminé la première réaction goutteuse.Il faut donc penser à la goutte devant tout syndrome douloureux post-trau- matique anormal soit par son intensité, soit par sa durée.Le dosage de l\u2019acide urique dans le sang orientera rapidement le diagnostic.BricoUT a montré qu\u2019un traumatisme était une cause de localisation des phénomènes goutteux.En particulier, le microtraumatisme explique bien la localisation préférentielle de l\u2019attaque de goutte sur l\u2019articulation méta- tarso-phalangienne du premier orteil; en effet, au moment de la marche, tout le poids du corps passe pratiquement par elle.Les classiques attaques de goutte « des expositions » ou des parties de chasse en sont des faits démonstratifs.ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 L\u2019explication de la goutte articulaire remontant progressivement des orteils et du tarse vers les articulations supérieures, chevilles, genoux, nous semble pouvoir être donnée par les modifications statiques auxquelles donne lieu l\u2019arthrose goutteuse.Au niveau du rachis, une des manifestations goutteuses périvertébrales la plus banale est le lumbago.La périodicité des douleurs serait en faveur de cette origine et serait due aux congestions vasculaires d\u2019origine goutteuse.Avant d\u2019intervenir sur une hernie discale il faudra donc traiter le terrain et la poussée douloureuse de façon adéquate par le Colchique.L\u2019intervalle de temps entre le traumatisme et l\u2019apparition de la localisation goutteuse est variable.Le plus souvent l\u2019attaque se localise rapidement sur la zone contuse, c\u2019est-à-dire avec un délai de 12 à 18 heures.Ceci se produit surtout chez les sujets jeunes ou évolutifs.Mais l\u2019apparition tardive de l\u2019attaque est nette dans certaines observations, généralement il s\u2019agit alors de traumatismes importants (fractures de Pouteau-Colles, etc.).Enfin, quel est le rôle du traumatisme dans la pathogénie de la crise de goutte?On ne peut manquer d\u2019évoquer ici les travaux de Leriche et Fontaine, et de Fontaine et Miyo- levitch sur le rôle du système végétatif dans le déclenchement des dystrophies post-trau- matiques: mais nous insistons sur le terrain hyperuricémique qui est certainement l\u2019un des plus réceptifs aux perturbations apportées par le traumatisme.En clinique, c\u2019est essentiellement la recherche de l\u2019hyperuricémie qui mettra sur la bonne voie et le traitement par les dérivés du Colchique par voie intraveineuse associée ou non à d\u2019autres anti-rhumatismaux (Phénylbutazone, Cortisone) qui rendront au malade le service de le guérir, et cela rapidement.Jacques EXERTIER (Aix-les-Bains). L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 ANESTHESIE L.C.MARK.\u2014 A propos de différences d'espèce.(On Species Differences.) \u201cAnesthesiology\u201d (Editorial), 19: 799 (nov.-déc.) 1958.« Les recherches constantes des pharmaco- logistes pour l\u2019obtention de meilleurs agents thérapeutiques mettent à l\u2019épreuve leur ingéniosité et leur patience ».En effet, parmi les innombrables composés qui font l\u2019objet de leurs expériences, il s\u2019en trouve seulement quelques-uns qui possèdent une valeur réelle en clinique.Parce que les essais préliminaires concernant de nouvelles drogues sont entièrement étayés sur l\u2019expérimentation de laboratoire, les résultats ainsi obtenus chez l\u2019animal doivent toujours être appliqués chez l'homme avec beaucoup de discernement.À telles enseignes, l\u2019auteur cite l\u2019exemple de la morphine qui, exerçant sur le chat une action stimulante, ne laisse de cette façon nullement prévoir ce qui arrive en l\u2019occurrence chez l\u2019homme.Aussi le même médicament, s\u2019il procure chez le chien une sédation pré-anes- thésique adéquate à la dose d\u2019un milligramme par kilo de poids en voie intraveineuse, ne provoquerait-il pas, donné sous cette posologie, un effet désastreux chez un individu pesant 70 kilogrammes?« Le plus souvent, affirme l\u2019auteur, les drogues utilisées chez les animaux manifestent une action différente selon l\u2019espèce en cause ».Ainsi la souris qui aura reçu une dose relativement forte d\u2019évipal ou hexobarbital (100 mes par kilo) se réveillera au bout de quelques minutes, tandis que le chien dort plusieurs heures avec une même proportion d\u2019anesthésique.Cette diversité de la durée de la narcose serait due, d\u2019après Brodie, à la teneur des enzymes qui se trouvent dans la glande hépatique.Les travaux de Blake et de Perlman (1956) démontrent, d\u2019une part, que le méraval ou Méthitural, l\u2019un des barbiturates à action ultra-courte, se localise chez le chien et le rat au niveau du tissu adipeux et qu\u2019il est méta- ANALYSES 207 bolisé par le foie beaucoup plus rapidement que le pentothal.Cependant, les observations cliniques de Gale (1957) prouvent que le méraval se comporte chez l\u2019homme de manière à peu près identique aux autres thiobarbi- turates.Iei l\u2019auteur se demande laquelle des investigations effectuées au laboratoire peut raisonnablement se superposer à l\u2019être humain « qui demeure en fait pour l\u2019expérimentateur l\u2019animal par excellence, mais aussi le plus complexe ».« Il appert que seules des études chez l\u2019homme, conduites avec soin et ténacité, apporteront au pharmacologiste et à l\u2019anesthésiologiste une réponse authentique et vraiment satisfaisante ».René LEBEAU.ANATOMO-PATHOLOGIQUE W.W.AYRES et W.M.SILLIPHANT.\u2014 Cristaux de Charcot-Leyden dans les granulomes éosinophiliques des os.(Charcot-Leyden crystals in eosinophilic gra- nuloma of bone.) \"Am.J.Clin.Path.\u2019, 30: 323 (oct.1958.On a trouvé des cristaux de Charcot-Ley- den dans 97 des 100 cas de granulomes éosi- nophiliques étudiés; dans 61, on les a trouvés après coloration ordinaire (Hématoxyline- éosine) ; dans les autres 39 cas, on a fait la coloration de Brown et Brenn qui a teint les cristaux en rouge sur fond jaune.Le tissu avait été fixé au Formol ou au Bouin.Ces cristaux sont fusiformes: leur abondance varie en proportion directe de la quantité de nécrose et du nombre d\u2019éosinophiles.Ils sont fréquemment dans le cytoplasme des macrophages.Comme ils sont rouges, ils passent facilement inaperçus dans les produits de nécrose et dans les éosinophiles.La signification de ces cristaux n\u2019est pas éclaircie.Leur présence en compagnie d\u2019éosinophiles plaide en faveur de la théorie qui veut que le granulome éosinophile soit de nature allergique.S.LAUZE. SOCIÉTÉS LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE MONTRÉAL Séance académique tenue au Cercle Universitaire de Montréal, le 18 novembre 1958.Présidence du docteur Louis-Philippe Bélisle.FORUM SUR L'ASSURANCE HOSPITALISATION Le docteur Louis-Philippe Bélisle présente les différents conférenciers invités à discuter sur ce forum: 1.Le docteur Rocer-B.GoyrrTE, du M1- nistère de la Santé nationale, discute le point de vue national.Le Gouvernement fournit une aide financière au plan d'hospitalisation, à date, dans cinq provinces.La participation fédérale consiste en une aide financière et en une assistance technique.En somme, 1l s\u2019agit d'une série de projets provinciaux qui diffèrent sous plusieurs rapports.Ils comprennent des services internes et des services externes.Les services internes comprennent le logement ainsi que les repas; les soins des infirmiers ou infirmières nécessaires, et les méthodes de laboratoires, incluant les services de Rayons X, avec interprétation.Ceci permet donc au médecin d\u2019admettre un patient à l\u2019hôpital pour fins de diagnostic.Aucune limitation n\u2019est imposée sur le nombre des tests, car, d\u2019après le plan fédéral, ces actes se rapportent au plan d\u2019hospitalisation et sont considérés comme une adjonction indispensable pour des bons soins hospitaliers.Le plan gouvernemental n'exclut personne et protège tout le monde: tout en couvrant les maladies, aiguës et chroniques.s1 elles sont traitées dans un hôpital général.Le rôle du gouvernement dans tout ceci est de faire face aux problèmes essentiels, mais le gouvernement ne désire pas contribuer à un plan incluant des chambres privées et des gardes- malades spéciales.En guise de conclusion, le docteur Goyette cita les paroles du Ministre de la Santé: « Je ne recommanderai jamais rien qui puisse assombrir les relations entre les patients et les médecins: en effet, tous doivent rester libres, tant médecins que patients ».2.Monsieur GERARD PELLETIER, de la CUT.C.C., discute le point de vue du public.Le public ressent une certainé impatience dans la province de Québee, car, semble-t-il.le commencement ne commence pas.et cette Impatience est grandissante.C\u2019est une chose acquise que ce plan sera appliqué, mais quand?Personne ne semble le savoir, mais tous sont d'accord pour croire qu\u2019on ne peut résister longtemps contre l'application de ce plan.Cette appréciation du publie est fondée sur une critique de l\u2019ordre établi qui prévaut actuellement; il est clair que les canadiens- français ne sont pas satisfaits des soins donnés actuellement et ils sont de plus en plus cons- clients de ce qu\u2019ils ne sont pas contents.La confusion qui existait entre les termes de sécurité sociale et d\u2019assurance publique semble sé dissiper de plus en plus dans le public.On réalise maintenant qu\u2019il existe une différence entre l'assistance publique, qui s'occupe uniquement de l\u2019indigent, et la sécurité sociale qui s'occupe des gens moyens.Le public sait que deux classes de la société sont très bien solgnées: l'indigent et le riche, mais, au fait.l'immense majorité, c\u2019est-à-dire le type de classe moyenne, à l'impression qu'on lui demande plus à lui qu'aux autres.plan d'assurance hospitalisation, tel qu\u2019inelus dans Pacte fédéral, est une chose à reviser et à améliorer.Il est évident qu\u2019avee ee nouveau plan, les rapports entre patients et médecins vont être transformés.Ceei sera peut-être un grand bien, car le publie, en général, ne semble pas épaté des relations actuelles qui existent entre médecins et patients.Et, de conclure monsieur Pelletier, il est évident que le public fera, dans l\u2019avenir, une Les gens, en général, pensent que le L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 pression de plus en plus forte pour obtenir l'aide fédéra!e, en ce qui concerne l'assurance hospitalisation.M.BENOIT DUCHESNE, des Santé du Québec.Services de Le problème se pose de deux façons: 1.Les ajustements techniques.car la loi défend à une compagnie d'assurer les mêmes item que lo gouvernement, ct il faut, en conséquence, que les compagnies revisent leurs contrats; certaines compagnies ont même dû abandonner les affaires dans quelques provinces; 2.il existe des réactions à longue échéance.Ces services, dans le passé, ont été rendus au prix coûtant, car les compagnies réussissalent à survivre par des plans d\u2019assurances autres que les plans d\u2019assurances santé.Environ neuf millions de citoyens au Canada possèdent une certaine protection contre la maladie.En somme, on pourrait se passer du plan fédéral, mais, hélas, 11 est trop tard, car le plan est aux frontières de la province de Québec.En effet, on laisse le public croire que c\u2019est un plan économique, alors que c\u2019est probablement le plus coûteux de tous les plans.L'entreprise privée n\u2019a pas failli à la tâche dans le domaine de l'assurance santé, mais, malheureusement, elle ne possède pas les mêmes moyens de persuasion que le Gouvernement.De plus, certains hommes d\u2019affaires sérieux sont d\u2019avis que ce plan d\u2019assurance hospitalisation constitue le premier pas vers l\u2019étatisation de la médecine.Monsieur Duchesne préconise l'assurance obligatoire, en mentionnant qu\u2019il faudrait une \u2018ampagne d'éducation du publie en général.pour leur montrer les valeurs de l\u2019assurance- santé obligatoire.Et il s\u2019inquiète pour l\u2019avenir de la profession médicale qui, d\u2019après lui, sera vite plafonnée dans ses honoraires.4.Le docteur J.-RarH.BouTIN, du Conseil des Hôpitaux de Montréal.Les administrateurs des différents hôpitaux sont relativement heureux de l\u2019arrivée de ce plan d'assurance hospitalisation.En effet.les SOCIÉTÉS 209 hôpitaux ont des déficits qu\u2019ils ne peuvent plus supporter.De plus, tous subissent la poussée de l\u2019évolution sociale, au point de vue administratif, 11 n'y a pas de doute que ce plan réalise un avantage indéniable, car la plus grande partie des déficits accusés par les hôpitaux sera absorbée, quoique tous sont bien convaineus que le Gouvernement ne fera pas tout.Ce qui est peut-être une bonne chose, car 1l faut que les hôpitaux gardent un certain contrôle, car, autrement, le Gouvernement pourrait facilement devenir propriétaire des hôpitaux d\u2019ici cinquante ans.Par contre, plusieurs problèmes se poseront aux médecins qui ont charge d\u2019enseignement.D\u2019après le docteur Boutin, il devrait exister une commission d\u2019étude pour étudier les difficultés qui surgiront dans application de ce plan.Pour conclure, le docteur Boutin suggère qu\u2019il est préférable d\u2019accepter le plan, mais d\u2019essayer d\u2019en tirer le meilleur parti possible.5.Le docteur Roma Amyor, du Comité d'Economie Médicale, A.M.L.F.C.Le docteur Amyot mentionne que ce plan n'est pas nouveau dans notre pays.Par la suite, 11 fit une brève revue des plans appliqués dans les différentes provinces du pays.Le nouveau plan a apporté des modifications profondes dans le logement hospitalier ct il conduit à un encombrement considérable des hôpitaux, à un tel point que certains patients atteints de maladies aiguës ne peuvent être admis dans ces hôpitaux., De plus, la tâche des médecins a été alourdie, car la plupart des médecins payés par les hôpitaux pour leurs soins professionnels ne sont pas satisfaits.Il faudra, en outre, que les hôpitaux disposent de laboratoires ct de cliniques externes complémentaires, ou de salles de diagnostics, car trop de patients seront admis dans les hôpitaux pour examen seulement.Le docteur Amyot s'inquiète de la répercussion que ce plan aura sur l\u2019enseignement 212 En radiologie diagnostique, suv 48 diplômés, 11 y a les docteurs Jean-Claude Arbour (Montréal), Gilles Boulard (Joliette).Robert Fortin (Québec).Léopold Genest (Chicoutimi).Mare Girard (Montréal).Laurent Huot (Montréal).Henri-Paul Lévesque (Montréal), Bernard Parent (Hull), Simon-Pierre Rivest (Montréal), Paul Roy (Montréal) ct J.-Alfred Vé- zina (Montréal).En radiothérapie, parmi les 15 diplômés, on remarque les docteurs Robert Fortin (Québec), Léopold Genest (Chicoutimi), Léon-Philippe Langelier (Ar- thabaska), Bernard Parent (Hull), Simon-P.Rivest (Montréal), et Jean-Alfred Vézina (Montréal).En chirurgie générale, 112 certificats de spécialistes ont été décernés; on v remarque les noms des docteurs Georges Bédard (Hull), Gérard Bonin (Jo- liette).Pierre Chalut (Ville LeMoyne), J.-Ch.Du- charme (Montréal), J.-Edmond Gendron (Cobourg.Ont.), Gabriel! Giguère (Québec), Jean-Guy Hévey (St-Hyvacinthe), Jacques Paradis (La Sarre), Jean-C.Vachon (Campbellton, N.-B.).En meuro-chirurgie, 6 certificats ont été obtenus, dont un par le docteur J.-E.André Pelletier (Montréal).En gynécologie et obstétrique, il y a 54 diplômes mérités, parmi lesquels on note ceux des docteurs J.-Ravmond Boulay (Campbellton, N.-B.).Gabriel Desmarais (Montréal), G.-P.Ducharme (Sudbury).C.N.Egeli (Montréal), Camille Ladouceur (Ottawa), Marcel Laurence (Montréal), J.-Paul Pelletier (Montréal).En obstétrique, un seul certificat a été décerné et c\u2019est au docteur Louis Desrosiers (Montréal).En ophtalmologie, 16 candidats heureux dont les docteurs Gaston Lapointe (Jonquière).Marcel Lus- sier (Montréal), Michel Neveu (Trois-Rivières).En chirurgie orthopédique, parmi les 20 candidats Admis au certificat, il y a les docteurs Albert Gaudot (St-Lambert), J-Paul Landry (Montréal), Rogrr Samson (Montréal), Roger Simoneau (Montréal).En oto-rhino-laryngologie.parmi les 11 admis au certificat, on remarque le docteur J-Roger Thibert (Montréal).+ ++ LAURÉATS DU PRIX NADEAU DE LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE MONTRÉAL Lors dé lu séance du 20 janvier 1959.de la Société Médicale de Montréal.tenue à l\u2019Hôtel-Dieu sous la présidence du docteur Jean-Paul Legault, le repré- Laboratoire Nadeau.M.Blanchard.a remis aux lauréats du Prix Nadeau de la Société Médicale un chèque de cinq cents dollars.Les réei- piendaires du prix étaient les docteurs Albert Jutras et Guy Duckett.tous deux radiologistes, le premier sentant du NOUVELLES L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 à l'Hôtel-Dieu et le second à l'hôpital Jean-Talon, dont le travail conjoint sur la cinématographie et la télévision en médecine à été couronné.-* PRÉSIDENCE CONFIÉE AU DOCTEUR EMERY LEGERE, DE MONCTON Le docteur Emery Legere, de Moncton.vient d\u2019être élu président du chapitre du Nouveau-Brun=- wick du Collège de Pratique Générale du Canada.SOCIÉTÉ CANADIENNE DE PSYCHANALYSE Conseil exécutif (1958): Docteur J.B.Boulanger.président ; docteur J.Aufreiter, vice-président ; docteur W.C.M.Scott, secrétaire; M.A.Lussier, trésorier; docteurs A.W.MacLeod et M.Prados, conseillers.Formation élection, en 1957, au statut de société constitutive de l\u2019Association internationale de psychanalyse, la Société a réglementé la formation psychanalytique au Canada et institué un programme d\u2019enseignement.On peut obtenir une formule de demande et le programme en s'adressant au secrétariat de ln Société, 4342 ouest, rue Sherbrooke, Montréal 6.Fondation: A la fin de 1958, fut constituée une « Fondation de la Société Canadienne de P=vcha- nalyse \u2014 Canadian Psychoanalytic Society Trust ».afin de favoriser les études et la recherche en psychanalyse.Les dons recus peuvent être déduits de la déclaration d'impot.et enscignement: À la suite de son Séances scientifiques (1958) (16 janvier) \u2014 Docteur W.C.M.Scott: velles observations sur le sommeil pendant l\u2019analvse » (20 février) \u2014 M.A.Lussier : «Surprotection identification « Nou- sadique de la mère et défensive de l'enfant ».(20 mars) \u2014 Discussion de la communication précédente de M.A.Lussier et de la communication présentée par le docteur Boulanger à l'assemblée générale-annuelle de l\u2019Association de psychiatrie du Québec: «La psychanalyse est-elle une psychothé- raple?».(17 avril) \u2014 Docteur G.Aufreiter: cancérophobie ».(19 juin) \u2014 Troisième Conférence Françoise Boulanger par le docteur J.Bowlby (Londres): « P=y- chanalvse et soins de l\u2019enfant ».(5 octobre) \u2014 Docteur I.Schiffer « Observations sur les veux et la posturologie oeu- laire en analyse ».Diseussion avec le docteur T.=.Szasz (Syracuse, NY.) de son livre mtitulé: Pain tnd Pleasure.(7 octobre) \u2014 Discussion avec le docteur HOT « Un eus de (Toronto): L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 Weinstock (New-York) de « Statistiques et Ta question de statistiques en psvchanalyse ».(8 décembre) \u2014 Docteur W.C.M.problème de identification ».Scott: «le ÉLECTIONS À L'ASSOCIATION DES BUREAUX MÉDICAUX DES HÔPITAUX DE LA P.DE QUÉBEC On nous communique que les officiers suivants ont été élus lors de l\u2019assemblée générale annuelle de l\u2019Association des Bureaux Médicaux des Hôpitaux de la Province de Québec: Président : le docteur de la Broquerie Fortier (Québec).premier vice-président.le docteur Julien Pesant (Montréal).deuxième vice-président, le docteur Gérard Boudreault (Chicoutimi); secrétaire-tréso- rier, le docteur Willie Major (Montréal).secrétaire- adjoint, le docteur René Major (Montréal).L'ASSOCIATION DES HÔPITAUX DU QUÉBEC L'Association des Hôpitaux du Québec tiendra son premier Congrès annuel à lhôtel Windsor de Montréal.les 4.5 et 6 mars 1959.Le bureau de l\u2019Association est dirigé par M.Marcel Piché, avocat.président; M.J-H.Roy de St-Luc, vice-président; M.A.H.Westbury, trésorier; le docteur Gérald LaSalle.secrétaire général; les docteurs Paul Bourgeois et Gilbert Turner, de Montréal.Clovis Dagneau.de Sherbrooke.et David Beaulieu.de Gaspé; M.Jacques Duquette, avoeat.de Ste- Agathe-des-Monts.conseillers.te LE DOCTEUR EDOUARD-D.GAGNON, CONFERENCIER D'HONNEUR AU CONGRÈS DE VANCOUVER Le docteur Edouard-D.Gagnon, chirurgien de l'hôpital Notre-Dame de Montréal.a été le conférencier d'honneur en chirurgie au Congrès, tenu à Vancouver, les 23 et 24 janvier 1959, du Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada.Le titre de la conférence du docteur Edouard-D.Gagnon se lisait: The recognition and management of traumatic vuplures of the tracheo-bronchial tree.\u2014-_ LE DOCTEUR JEAN-BAPTISTE BOULANGER RAPPORTEUR AU CONGRÈS DE VANCOUVER Le docteur Jean-Baptiste Boulanger.de Phôpital Notre-Dame et de lhôpital Sainte-Justiné.a présenté un travail intitulé: Psycho-therapy and psychoanalysis, devant les membres de la section de médecine du College Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada lors du Congrès tenu à Vancouver.les 23 et 24 Janvier 1959.NOUVELLES 213 LE DOCTEUR PAUL CARTIER.DELEGUE AU JAPON Le docteur Paul Cartier.de Thetford-les-Mines.1 assisté au 5ème Congrès International des Maladies du thorax, tenu à Tokvo au Japon.à titre de canadien el il a agi comme membre du comité de la thérapie oceupationnelle.délégué ÉLECTIONS À L'HÔTEL-DIEU DE SOREL Le Bureau médical de l\u2019Hôtel-Dieu de Sorel vient de choisir ses officiers pour 1959.Le docteur J.-A.Caron, de St-Joseph-de-Sorel.a été nommé président en remplacement du docteur Robert Lamonde.de Sorel; le docteur Georges-Henri Dupré.de So rel.a été élu vice-président.et le docteur René Leblanc.de Tracy, à été désigné comme secrétaire.\u2014_\u2014 ÉLECTIONS À L'ASSOCIATION DES RADIOLOGISTES DE LA PROVINCE DE QUÉBEC Il nous est agréable de publier la liste des nouveaux directeurs récemment élus de l\u2019Association des Radiologistes de la Province de Québec.Cette élection à eu lieu lors de la dernière réunion tenue à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.Le docteur J.Bouchard, radiothérapeute du Royal Victoria, a été élu président ; le docteur J.S.Dunbar.vice-président: le docteur O.Ravmond, secrétaire ; le docteur L.-I.Vallée.trésorier.La liste des directeurs comprend également les docteurs R.-L.DuBerger.R.G.Frazer.H.Lapointe, M.Samson et I.Sedlezky.ELECTIONS A L'HOTEL-DIEU NOTRE-DAME DE BEAUCE Les élections annuelles du Bureau médical de l\u2019Hôtel-Dieu Notre-Dame de Beauce avaient lieu le 23 décembre 1958.Voici la composition du bureau de direction pour l\u2019année 1959: président.le docteur Raymond Renry: vice-président.le docteur René Desjardins; secrétaire, le docteur Yves Groleau.Aussitôt après ces nominations.les nouveaux élus se mettaient à la tâche et formaient leurs nouveaux comités.ÉLECTIONS À L'HÔPITAL SAINT-SAUVEUR DE VAL D'OR Le Bureau médical de Vhôpital Saint-Sauveur de Val d\u2019Or vient de procéder au choix de ses officiers pour l\u2019année courante.Le docteur Germain Bigué a été réélu président : le docteur Paul Kingston a 214 été choisi comme vice-président en remplacement du docteur Jean-N.Lessard; le docteur Marc Bertrand a été nommé secrétaire-trésorier à la place du docteur Bruno Doré, sortant de charge.=\u2014\u2014\u2014\u20140\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 ÉLECTIONS À L'ASSOCIATION CANADIENNE DES RADIOLOGISTES Lors du récent congrès, tenu à Saskatoon, de l\u2019Association Canadienne des Radiologistes, le docteur M.Crawford, de l\u2019hôpital Reine Elisabeth de Montréal, a été élu président.Les autres officiers élus sont les docteurs A.E.Childe, de Winnipeg, comme vice-président; Robert G.Fraser, du Royal Victoria Hospital de Montréal, au poste de secrétaire-trésorier, et Jean-Louis Léger, de l'hôpital Notre-Dame, à titre d\u2019adjoint honoraire au secrétaire-trésorier.+\u2014e ++ ÉLECTIONS À L'HÔTEL-DIEU DE SAINT-JÉRÔME Le nouveau comité exécutif du Bureau médical de l\u2019Hôtel Dieu de Saint-Jérôme élu dernièrement par les médecins de l\u2019hôpital est composé des docteurs Bernard Tremblay, président; Jean-Paul Thibeault, vice-président; Roger Pinard, secrétaire; Antonio Désy et Roger Blanchard, conseillers.NOUVELLES L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 ÉLECTIONS À LA SOCIÉTÉ DE PHTISIOLOGIE ET DE PNEUMOLOGIE DE MONTRÉAL Lors de l\u2019assemblée annuelle de la Société de Phtisiologie et de Pneumologie de Montréal, l\u2019exécutif suivant a été élu pour l\u2019année 1959.Président, le docteur Paul-René Archambault; vice- président, le docteur Jacques Gougoux; secrétaire général, le docteur Philippe Manseau ; trésorier, le docteur Maurice Doray; secrétaire des séances, le docteur François Laramée; assistant secrétaire des séances, le docteur Gilles Lorange; aviseur, le docteur Gaston Leduc.\u2014 PRIX DÉCERNÉS À TROIS RADIOLOGISTES DE MONTRÉAL Au dernier congrès annuel de la Radiological Society of North America, tenu à Chicago en décembre dernier, les docteurs Albert Jutras, Marcel Longtin et Henri-Paul Lévesque, radiologistes de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, reçurent un Certificat de Mérite pour leur travail intitulé: Cholécystoses hyperplasiques.Ce prix est un honneur d'importance étant donné que plus de soixante exposants participaient à l\u2019Exposition scientifique dont les médecins précités furent lauréats.REVUE DES LIVRES Traumatismes Anciens (généralités et membre supérieur).R.Merle d'AUBIGNE et R.TUBIANE.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1958.Dans leur introduction, les auteurs tentent de dégager le sens du titre de leur ouvrage.Leurs explications sont pleines de clarté et de vérité surtout pour ceux qui ont eu la chance de fréquenter le service du Professeur Merle d\u2019Aubigné.En somme, le volume est une étude sérieuse et très complète des troubles qui rendent nécessaire une intervention chez des blessés anciens.En effet, leurs renseignements et leurs conclusions sont basés non sur des considérations théoriques, mais sur des résultats obtenus.Ce volume est le premier d\u2019une série de trois et traite des principes généraux de la chirurgie réparatrice des traumatismes anciens et des séquelles localisées au membre supérieur.Un autre volume en préparation abordera les séquelles localisées au rachis et au membre inférieur.Un troisième étudiera la chirurgie de la main.L'ouvrage est divisé en deux sections: 1) Principes généraux et techniques de chi- rurgle réparatrice.| 2) Séquelles des traumatismes du membre | supérieur.En quatre chapitres, les principes généraux traitent des séquelles osseuses en général, des séquelles articulaires, des lésions des muscles et des tendons, des principes généraux en rééducation.Les séquelles des traumatismes du membre supérieur sont exposées en neuf chapitres dans l\u2019ordre suivant: séquelles des traumatismes de la ceinture scapulaire, épaule, bras.coude, L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 avant-bras et poignet.Trois chapitres spéciaux sont consacrés à la rétraction ischémique de Volkmann, aux ostéites traumatiques du membre supérieur en traumatologie.Il est intéressant de noter que ce livre est imprimé sur papier de bonne qualité, que la typographie est impeccable, que la reproduction des clichés radiologiques est excellente, que les dessins anatomo-pathologiques et techniques sont très soignés.Même la reliure est attrayante et solide.Avec ce genre de publication, nous sentons que l\u2019édition médicale française retrouve une tradition de qualité et de souci de présentation.A notre avis, ce livre représente une belle synthèse de nos connaissances actuelles sur la chirurgie réparatrice en général et la chirurgie réparatrice appliquée au membre supérieur en particulier.À cause de sa grande précision technique, de sa documentation et de ses très nombreuses illustrations, 11 est international.En effet, il me paraît susceptible d\u2019intéresser les chirurgiens-orthopédistes et les chirurgiens traumatologues du monde entier.C\u2019est un livre qui doit prendre place dans toutes les bibliothèques médicales.Naturellement, ceux qui \u2018connaissent la langue française y trouveront un attrait particulier; même les médecins praticiens et les étudiants en médecine.Au nom des orthopédistes canadiens, au nom de la médecine canadienne-française en parti- eulier, nous désirons féliciter et remercier le Professeur Merle d\u2019Aubigné et ses collaborateurs pour avoir publié « un bon livre ».Ceux qui en ce pays (et ils sont nombreux) ont le cœur et l\u2019esprit tournés vers la France trouveront dans ce livre un enseignement scientifique précieux et un motif de fierté culturelle.J.C.FAVREAU.Neurologie.Numéro spécial du \"Laval Médical\u201d, Québec, novembre 1958.Nous tenons à signaler la parution de ce numéro entièrement consacré à « La neurologie ».Sans doute, la matière contenue dans cette livraison ne doit pas laisser indifférent l\u2019intérêt du signataire de cette recension, qui REVUE DES LIVRES 215 est lui-même neurologiste.Mais elle retient son attention surtout parce qu\u2019il est rédacteur d\u2019une autre revue médicale canadienne de langue française et qu\u2019il se réjouit, à ce titre, des accomplissements d\u2019une revue sœur, intimement liée aux activités d\u2019une Faculté de Médecine dont l\u2019expansion doit nous tenir à cœur comme celle de la Faculté de notre Cité.Entre Québec et Montréal, il n\u2019y a « qu\u2019un pas » et il n\u2019y a, encore mieux, qu\u2019une ambition et une seule fin.J\u2019apprécie la qualité de ce numéro sur la neurologie, je loue ceux qui en ont eu l'initiative et l\u2019ont réalisé en colligeant des travaux de valeur dus à la plume et surtout à la science de collaborateurs étrangers éminents et d\u2019auteurs locaux qui n\u2019ont pas moins de mérite, s\u2019ils ont peut-être moins de prestige.Je n\u2019analyserai pas ces travaux.Ils sont d'un caractère spécialisé et ils comportent un volume de 197 pages aux sujets variés.Je me contente de reproduire l\u2019article liminaire du rédacteur en chef et de féliciter toute l\u2019équipe qui a contribué à cette publication.La publication périodique, par une Revue médicale d\u2019ordre général, de numéros spéciaux, où tous les articles insérés se rapportent à une même discipline répond à une double intention: elle supplée à l\u2019absence d\u2019un médium exclusif d\u2019expression dans un milieu où le nombre ne justifie pas la fondation ni n\u2019assure la survie d\u2019un tel organe; elle a surtout l\u2019avantage de mettre en relief, auprès de ses lecteurs non spécialistes, les travaux hautement différenciés accomplis dans les hôpitaux et les laboratoires fa- cultaires, dont l\u2019intérêt pratique commande la diffusion.Pour témoigner de l\u2019évolution et des tendances actuelles des sciences neurologiques, la Direction du Laval médical a obtenu tous les concours locaux désirables et aussi la collaboration de maîtres réputés de la neurologie contemporaine: W.Penfield, du Canada, sir Geoffrey Jefferson, d\u2019Angleterre, Raymond Garcin, de France, F.Morin et W.Beecher Scoville, des Etats-Unis.Ce premier numéro spécial consacré à la neuro- logle comprend: 1.\u2014 Une étude historique substantielle de la neurochirurgie (Sirois); 2.\u2014 Des recherches physiopathologiques, ou Pen- field nous mène aux confins de la matière et de 216 REVUE DES LIVRES l'esprit, où Sir Geoffrey Jefferson expose les résultats de ses vingt-cinq années de travaux sur la nature des lésions cérébrales responsables des attaques d\u2019épilepsie qui débutent au nombre inférieur; où Lemieux traite du syndrome clinique de l\u2019encéphalopathie d\u2019origine hépatique et de sa conception pathogé- nique ; 3.\u2014 Une série nombreuse de travaux de clinique et de Laboratoire, tous d\u2019actualité étiologique.diagnostique et thérapeutique, qui à deux exceptions pres, ont été cffectués dans les Services de neurochirurgie.de neuro-psychiatrie, de radiologie et de pédiatrie de l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant Jésus; a) Uvéito-syndrome sclérose en plaques (Garein) ; b) Hémorragies sous-arachnoïdiennes - cent huit cas (Sirois, Reinhardt, Héon et Bélanger); ¢) Pinéalome ectopique (Héon et Scoville); d) Deux cas de grippe asiatique à masque cérébral (Turcot et Bélanger) : ©) Ventriculographie par substance de contraste (Sirois, Lapointe, Reinhardt et Héon); f) Le liquide céphalo-rachidien apres Injection sous-arachnoïdienne de pantopaque (Bélanger.Roy, Drolet et Héon): g) Etudes sur le liquide céphalo-rachidien par électrophorèse sur papier (Bélanger et Sr Jeanne de Lorraine, Martin).4.\u2014 Enfin, des travaux fondamentaux de neurophysiologie expérimentale exécutés dans les laboratoires d\u2019anatomie de Wayne University à Détroit.et dans ceux de physiologie médicale à Laval.par Morin, Lamarche.Héon et Ovshinsky.Nos collègues Sirois et Lamarche.respectivement responsables, le premier, du Service de neuro-chi- rurgie à l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus.depuis 1939, le second, de la section de neuro-physiologie au département de physiologie de la Faculté de médecine.depuis 1957.ont bien voulu assumer avec la Rédaction, la sélection des travaux, le choix des collaborateurs et la revision des textes pour la réalisation de cette publication extraordinaire.Nous désirons les remercier vivement pour leur concours bénévole et compétent.La Direction de Laval médical veut enfin exprimer ses sentiments de gratitude aux maîtres bienveillants qui lui ont consenti leur contribution et a tous ces distingués collaborateurs.\u2014 (Le rédacteur en chef, Roméo Blanchet).Roma AMYOT.Eléments de bactériologie médicale.Par F.FASQUELLE.Un vol.de 298 pages, in-octavo.Editions Médicales, Flammarion, Paris.Les Professeurs Pasteur Vallery-Radot et Jean Hamburger ont créé en 1955, une nou- L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014- Fév.1959 velle colleetion d' « Eléments » destinés, avant tout, à faciliter aux étudiants en médecine la préparation aux examens, ils ont demandé au professeur René Fasquelle la rédaction d\u2019Ælé- ments de Bactériologie Médicale.Le titulaire de la chaire de bactériclogie de la Faculté de Médecine de Paris a, dit-il, dans le prologue de son livre, « pris la responsabilité de mettre par éerit ses lecons et, 1l en a fait la substance d\u2019une initiation à l\u2019étude de la bactériologie médicale, ce qui est, souli- gne-t-il, le but même du cours de bactériologie de la Faculté de Médecine qui en un nombre forcément limité de leçons doit s'adresser plus à l\u2019esprit de compréhension de l\u2019étudiant qu\u2019à la capacité de sa mémoire.» Ce ne sont pas seulement les étudiants, c\u2019est en fait tous ceux qui désirent mettre au point leur connaissance de la bactériologie, sans avoir recours aux traités spécialisés « qui effrayent quelque peu l\u2019étudiant par leur volume et le découragent par l\u2019ampleur des connaissances en présence desquelles ils le mettent d'emblée face à face », qui auront profit à consulter les « éléments de bactériologie médicale.» Ils se limitent à l'exposé des propriétés des agents des infections les plus typiques ou les plus courantes.Les études n\u2019ont pas la prétention d\u2019être systématiques ou exhaustives.mais partent, en général, de faits concrets qui peuvent être observés à l\u2019hôpital ou dans la pratique journalière pour envisager, avee précision, mais discrétion les caractères proprement bactériologiques du germe et insister sur les propriétés dont dépendent sa mise en évidence, son pouvoir pathogène, sa contagiosité, son comportement envers les agents thérapeutiques.L\u2019auteur a su dégager l\u2019essentiel d\u2019une documentation dont on a dénoncé récemment l'inflation.En dépit de leur sobriété les exposés sont bien au point, leur lecture est agréable.L'auteur ne dédaigne ni la réminiscence littéraire ou historique.ni la référence aux lois générales de la biologie.Au contraire de ce que pouvait laisser eroire l'avènement des antibiotiques, la bactériologic médicale a vu son importance s'accroître en Tra, si vous étiez a la place de la victime de l'arthrite rhumatoïde Docteur.n'aimeriez-vous pas avoir un stéroïde qui a fait ses preuves du point de vue efficacité et sécurité ?METICORTEN (prednisone) vous pouvez compter sur un soulagement rapide de la douleur, du gonflement, de la raideur, suivi d\u2019une amélioration fonctionnelle, le tout se maintenant avec une posologie faible et simple comportant un minimum de risque d\u2019effets secondaires\u201d et sans amaigrissement inexpliqué, anorexie ou crampes musculaires comme on en a rapporté avec certains autres corticoides.\u201d *Discussion entre investigateurs éminents, San Francisco, Californie, 7 20 juin 1958.CORPORATION LIMITED (| | METICORTEN, comprimés de 1, 2.5 et 5 mg.'METICORTEN, prednisone, Schering MONTREAL 218 même temps qu\u2019elle posait des problèmes nouveaux à la médecine: avènement des mutants résistant aux antibiotiques, pathogènes « mineurs » dont le rôle s\u2019est singulièrement développé à la faveur de l\u2019usage massif des antibiotiques qui rompent l\u2019équilibre des flores normales.Les monographies qui sont consacrées, notamment, au staphylocoque, aux salmonelles et aux colibacilles, au proteus, aux mycobactéries, aux divers anaérobies, aux leptospires apportent des éléments nouveaux et originaux sur la bactério-physiologie de ces microbes et la physiopathologie des maladies qu\u2019ils provoquent.À la fin de son livre l\u2019Auteur, à l\u2019intention de ceux qui pourraient dérouter le caractère nécessairement sélectif et limitatif des exposés, situent les espèces étudiées dans la systématique des schizomycètes.Dans un magistral épilogue, il justifie les émissions et les choix qu\u2019il a faits.Le livre de Robert Fasquelle n\u2019a pas la prétention de prendre la place des manuels classiques de J.Dumas ou de P.Gastinel, mais bien d\u2019orienter au contraire vers leur consultation tous ceux qui ont besoin d\u2019une mise au point rapide sur une question de bactériologie.Il est, cependant, beaucoup plus qu\u2019un aide- mémoire, il fait honneur à la Faculté de Médecine de Paris dont il reflète l\u2019enseignement actuel dans le domaine de la bactériologie.M.PANISSET.Eléments de virologie médicale.Par R.FASQUELLE, avec préface écrite par P.Lépine.Un vol.de 314 pages.Editions Médicales, Flammarion, Paris, 1958.Les dix dernières années ont marqué un progrès énorme dans nos connaissances de virologie.De nouvelles méthodes d\u2019étude des virus ont été découvertes.L'observation du Dr Enders que certains virus font dégénérer les cellules dans les cultures de tissus ont permis de découvrir plus de 50 nouveaux virus.On commence à pénétrer dans la structure chimique des virus et on prépare un vaccin efficace contre la paralysie infantile.Nos con- REVUE DES LIVRES L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 naissances sur le virus de la rougeole étaient très rudimentaires, voilà cinq ans: c\u2019est, en effet, en 1954 que Enders a apporté la démonstration définitive de l\u2019existence de ce virus que tous les laboratoires de virologie sont, maintenant, capables de cultiver.Ces progrès très rapides ont fait vieillir les livres publiés 1l y a une dizaine d\u2019années et ont créé le besoin de nouveaux traités de virologie.M.R.Fasquelle remplit cette lacune en pu- pliant les « Eléments de Virologie Médicale » destinés à des étudiants en médecine.Comme M.Fasquelle le souligne lui-même, il s\u2019agit d'un cours de virologie médicale et non d\u2019un exposé de virologie générale.M.Fasquelle arrive à expliquer très clairement et brièvement dans les 21 chapitres, les données les plus récentes sur les virus et les rickettsies causant des maladies de l\u2019homme.Les virus variologique, vaceinal, de la varicelle, du zona, de l\u2019herpès, de la rougeole, de la rubéole, de la rage, de la fièvre jaune, des hépatites, des oreillons, de la grippe, psittacose et ornithose, Nicolas et Favre, lymphoreticu- lose bénigne d\u2019inoculation et mononucléose infectieuse sont traités dans des chapitres séparés.Chaque chapitre est divisé en partie historique, rappel clinique, maladie expérimentale, culture et caractères généraux des virus et le traitement.À la fin de chaque chapitre on trouve les commentaires sur le sujet traité.Ici l\u2019auteur discute d\u2019une manière intéressante la question et ces remarques supplémentaires lui permettent d\u2019introduire des hypothèses et de rattacher les notions de détail aux idées générales.Les virus causant les encéphalites régionales sont traités dans le même chapitre avec l\u2019encéphalite léthargique et les encéphalites post infectieuses.Les virus Coxsackie et ECHO qui prennent une place de plus en plus importante dans la pathologie humaine sont inclus dans le chapitre sur les virus poliomyélitiques avec lesquels ils forment un groupe distinct appelé entéro-virus.Leur petite taille, leur résistance à certains agents chimiques comme l\u2019éther, leur incidence saisonnière et le comportement L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 > ve EXTRAIT HYDKO-GL TIQUE (correspondant glande fraîche) |.\" SERODAUSSE A (Sérum de Taureau) .3 pour un tube scellé de 5ems- INDICATIONS: i Toutes les phases du prostatisme, sénilité _ - précoce, troubles dépressifs, etc.- POSOLOGIE: AMPOULES: 1 à 2 ampoules par jour dans un peu d\u2018eau sucrée, à jeun, une demi-heure avant le petit déjeuner.* SUPPOSITOIRES: un ou deux par jour.Préparé par LES LABORATOIRES DAUSSE, Paris, France Représentants exclusifs ov Canada SUPPOSITOIRES Documentation et échantillon à Messieurs les médecins sur demande. 220 épidémiologique spécifique les rapprochent dans un seul et même groupe.Même la maladie clinique produite par les virus Coxsackie et les virus ECHO varie avec le type et souche de virus de manière comparable au comportement des divers types et souches de virus poliomyélitique.Les adéno-virus trouvent tout un chapitre dans cet ouvrage.Ces virus observés d\u2019abord à l\u2019occasion de la culture tissulaire d\u2019amygdales normales prélevées chirurgicalement ont été reconnus être agents pathogènes d\u2019affections pulmonaires (types 3, 4 et 7), fièvre pharyngo-conjonctivale (types 3, 7 et 14), pharyngite fébrile aiguë (types 1, 2, 3, 5), conjonctivite folliculaire aiguë (types 3 et 7) et kérato-conjonctivite épidémique (type 8).REVUE DES LIVRES L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 Un chapitre est consacré aux rickettsies, des germes qui marquent la transition entre les bactéries et les virus.Dans les 3 derniers chapitres M.Fasquelle expose quelques problèmes des virus responsables de cancers animaux, des virus des plantes et des bactériophages.En recherchant une conclusion provisoire à la fin de ce livre l\u2019auteur explique ce que sont les virus et l\u2019importance de la virologie médicale pour les médecins praticiens.Les « Elé- ments de Virologie Médicale » présentés d\u2019une manière très claire sont recommandés aux étudiants en médecine aussi bien qu\u2019aux médecins praticiens qui veulent avoir l\u2019aperçu le plus récent sur les virus des maladies humaines.V.PAVILANIS.LIVRES RECUS Actualités laiines d\u2019ophtalmologie: Anesthésie \u2014 Champ visuel \u2014 Glaucome \u2014 Méthodes d\u2019examen \u2014 Pathologie médicale \u2014 Strabisme \u2014 Technique chirurgicale.Directeurs de la publication: W.DUQUE ESTRADA et G.E.JAYLE.Un vol.de 314 pages, avec 142 figures et 6 planches.3.500 fr.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1958.Les « Actualités latines d\u2019ophtalmologie » se sont donné pour but de rassembler et de publier, à la façon des « Modern Trends » anglo- saxons, des mises au point sur les principales recherches récentes des ophtalmologistes de langue latine.Cet ouvrage quadrilingue est placé sous le contrôle d\u2019un Comité International où figurent les éléments les plus représentatifs du Corps Médical de langue latine, sous la présidence de H.Arruga et de P.Bail- liart.La coordination est assurée par Sir Stewart Duke Elder, H.K.Müller et D.Vail, et la direction effective par W.Duque Estrada et G.E.Jayle.Le recueil présente 20 mémoires émanant d\u2019auteurs d\u2019Europe méridionale et d\u2019Amérique du Sud.Chaque mémoire est rédigé dans sa langue originale: Français, Espagnol, Portu- gals ou Italien, et suivi d\u2019un résumé dans la même langue, ainsi que d\u2019un résumé en anglais.L'ensemble constitue une mise au point, à travers de nombreux domaines de l\u2019Ophtalmologie, de secteurs particulièrement importants.Illustré de très nombreux schémas et figures, il a été conçu de façon à apporter au praticien des données immédiatement utilisables, et aussi de façon à exposer l\u2019aspect scientifique ou technique des problèmes discutés.Liste des sujets traités lère partie: Anesthésie (7 pages).\u2014 Un article sur: Techniques de pré-anesthésie, par Antonio de Almeida et Alberto Af.Ferreira (en portugais).2e partie: Champ visuel (108 pages).\u2014 Articles sur: Périmétrie photopique à deux variables, par A.Dubois-Poulsen (en francais).\u2014 Indications et technique de la campimétrie scotopique, par Jules François et Guy Verriest (en français).\u2014 Champ visuel mésopique normal et pathologique, par G.-E.Jayle et L.Aubert (en français).3e partie: Glaucome (71 pages).\u2014 Articles sur: Gonioscopie et glaucome secondaire, par Cyro de Rezende et Quiroz Salgado (en portugais).\u2014 L'Union Méd.Canada XLV Tome 88 \u2014 Fév.1959 De la pédiatrie STABLE DANS LE MILIEU ACIDE DE L\u2019'ESTOMAC.QUASI COMPLÈTEMENT ABSORBÉ DANS LE MILIEU ALCALIN DU DUODENUM .la PÉNICILLINE V assure des pénicillinémies élevées et efficaces chez les malades de tous les âges.Le produit est présenté sous forme de comprimés de PEN - VEE - Oral et sous une forme liquide délectable, la Suspension PEN - VEE.La PEN - VEE + Oral est la pénicilline V cristallisée (phénoxyméthyl pénicilline) en comprimés La Suspension PEN - VEE est une suspension de pénicilline V benzathine per os PEN-VEE - Oral Comprimés et Suspension PEN - VEE - Oral en comprimés Suspension PEN - VEE à 90 mg.(150,000 U.I.) à 125 mg.(200,000 U 1.) et par cuillerée à thé de 5 c.c.et à 180 mg.à 300 mg.(500,000 U.1.) (300,000 U.1.) par cuillerée à thé de 5 c.c.en flacons de 12 et de 100 en flacons de 2 onces liq.comprimés : .*Marque déposée Ordonnance obligatoire Breveté en 1953 WALKERVILLE, ONTARIO 222 Tonugraphie, glaucome et diamox, par Hilton Rocha (en portugais).\u2014 Standardisation des To- nometres, par Jean Nordmann (en français).\u2014 Tension moyenne du globe.Données nouvelles.par Antonio Torres-Estrada (en espagnol).\u2014 Pathologie des dérèglements de l\u2019ophtalmotonus, par R.Wee- kers et Y.Delmarcelle (en francais).4e partie: Méthodes d'examen (11 pages).\u2014 Articles sur: Valeur diagnostique de la coloration rapide dans le trachome, par Jean Charamis et G.Man- dras (en français).\u2014 Bilan de dix ans de pratique de la provocation diplopique, par Jean Sedan (en français).Se partie\u2019 Pathologie médicale (36 pages).\u2014 A.Pathologie générale.Articles sur: Oeil et rhumatismes, par G.B.Bietti (en italien).\u2014 Résistance capillaire et conjonctive des diabétiques, par Ch.Dejean et M.Boukort (en francais).\u2014 B.Pathologie oculaire.Article sur: Syndrome de pseudo- exfoliation capsulaire avec cataracte, par L.Paufi- que et J.Audibert (en francais).\u2014 C.Physiopathologie.Article sur: Anatomophysiologie hypo- thalamique, par G.Favaloro (en italien).6e partie: Strabisme (12 pages).\u2014 Perturbations verticales associées au strabisme horizontal, par Jorge et Enrique Malbran (en espagnol).7e partie: Technique chirurgicale (29 pages).\u2014 Un article sur: Sutures dans la cataracte.Etude expérimentale, par Werther Duque-Estrada (en portugais).8e partie: Thérapeutique (25 pages).\u2014 Articles sur: Nouvel ester hydro-soluble de l\u2019hydrocortisone, par G.Calamandrei (en italien).\u2014 Thérapeutique des corps étrangers intra-oculaires non magnétiques, par P.Pesme et A.Rozan (en francais).\u2014 Amélioration de la fonction visuelle par les illuminations rétiniennes, par Cl.Spielmann (en fran- cais).L'exploration chirurgicale stéréotaxique du lobe temporal dans l\u2019épilepsie temporale \u2014 Repérage anatomique stéréotaxique et technique chirurgicale.Par J.TALAIRACH, P.TOURNOUX et M.DAVID.Un vol.de 136 pages, avec 29 fig.et 56 planches.3.150 fr.Masson et Cie, édit, Paris, 1958.L\u2019épilepsie dite « temporale » et, beaucoup plus accessoirement, certains troubles mentaux sont traités depuis plusieurs années par des interventions neurochirurgicales portant sur le lobe temporal.Dans le domaine du traitement de l\u2019épilepsie temporale se posent actuellement un certain nombre de problèmes que de nombreux auteurs LIVRES REÇUS L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 espèrent pouvoir éclairer par des investigations physiologiques profondes du lobe faites au cours de l\u2019intervention.Dans l\u2019état actuel des connaissances sur le mécanisme de l\u2019épilepsie temporale et sur son traitement, il est nécessaire d\u2019explorer aussi bien la substance grise (cortex et noyaux) que les importantes voies afférentes et efférentes qui traversent le lobe temporal.Cette investigation du lobe nécessite la mise en place de plusieurs électrodes introduites plus ou moins profondément dans le lobe temporal.Il va de soi qu\u2019une telle intervention ne peut se faire sans l\u2019existence d\u2019un procédé de repérage précis et d\u2019une technique chirurgicale appropriée.Cet ouvrage comporte deux parties: Une partie anatomique traite du système de référence que les auteurs ont mise en valeur pour permettre le repérage stéréotaxique des structures temporales les plus importantes; Une partie chirurgicale décrit l\u2019appareillage stéréotaxique, ainsi que la technique opératoire qui permet d\u2019atteindre et, s\u2019il y a lieu, de détruire les structures profondes temporales.Les auteurs ont fait en sorte que l\u2019ouvrage demeure strictement un traité original de technique chirurgicale destiné à l\u2019exploration sté- réotaxique du lobe temporal.Il est le fruit non seulement d\u2019une étude anatomique portant sur de nombreux cerveaux, mais aussi d\u2019une pratique chirurgicale de plusieurs années, permettant d\u2019affirmer la bénignité des interventions proposées, à condition qu\u2019elles soient pratiquées dans des conditions anatomiques et techniques requises.Grandes divisions de l\u2019ouvrage I.Etudes anatomiques.Repérage stéréotaxique des structures temporales.Généralités.Lignes de base.Evolution spatiale du lobe temporal en fonction des lignes de base.Repérage stéréotaxique.\u2014 II.Technique chirurgicale.Temps de repérage radiologique.Préparation de l\u2019intervention.Temps thérapeutique et d\u2019investigations physiologiques.\u2014 Conclusion.\u2014 Index des structures. en = ce = RW a se se = = 2 = i $ Æ S & = = = $ 3 .ss EN \u201c Bs = 2 5 2 % x.$ © à ; $ = UR x 3 JA 2 a = Pa & Je = =.> = a 3 FY 5, Se 2 i\u201c \u20acS Z a 7 = I; Ë É ; 2 B - 72 oF # rR 4 7 ape Rio ns $ 3 41 0 AEN adénite + TINIE F bactérienne 3e déve on ¢ fomphcal (TR 1 UT Nf unas ART ar respiratoire se.danif envirg au re.à ar WE er et soula er le patient Si] 4 ALR um ROBIDIN CR lg dant 3 pri Al Tétracychine 1 gramme de tétracy que@@MPRIME ( \u2018ACHROMYCINE® 25 m rénecétine (129 féine 130 trate de chigrothdne (25 mg), Au sous Pat seticyl for ve caféine.estimé ( PE) N09 Hyg 1A *Marque Déposée Ly ÿ) ANAMID OF CANADA ITEQ (34 [You Wy CAN an?U AVENUE ROYAL MQUNT, VI E MONT-ROYAL, MONTREAL, P.Q 224 Techniques et Thérapeutiques en Pneumologie.Nouvelle série III.Sous la direction de PIERRE-BOURGEOIS et J.TURIAF avec la collaboration de G.Brasset, M.Caramanian, A.Dubois-Poulsen, Mme Dubois-Verliere, C.Dubost, J.-P.Garaix, R.Genevrier, R.Georges, A.Guez, E.Lebacq, R.Legendre, P.Marland, G.Roche, J.Rogé, J.RouJeau et J.Tabart.Un vol.de 248 pages, 31 fig.et tableaux \u2014 2,000 fr.\u2014 L'Expansion, édit., Paris, 1958.Extrait de la Table des Matières Les isotopes radio-actifs en pneumologie, par J.Rougeau.Le collapsus cardio-vasculaire de l\u2019asthme, par R.Georges et J.Turiaf.L\u2019allergie respiratoire dans les professions médicales et apparentées, par J.Turiaf et J.Tabart.Les manifestations bronchiques pulmonaires et pleurales de la périartérite noueuse et des états apparentés, par J.Turiaf.Les manifestations pleuro-pulmonaires de la polyarthrite chronique évolutive, par G.Basset et P.Marland.Aspects cliniques et traitement des embolies pulmonaires, par M.Caramanian.Complications broncho-pulmonaires de la rougeole, par J.-P.Garaix.Les hémopathies malignes endothoraciques à forme pseudo-tumorale, par P.Marland.Poumon leucémique et syndromes pneumo-lym- phocytaires, par A.Guez.Problèmes actuels sur le cancer bronchique primitif, par Pierre-Bourgeois.Pathologie œsophagienne et pneumologie, par J.Roge.Les grands kystes aériens du poumon et leur traitement, par R.Legendre.Les complications des traumatismes fermés du thorax, par C.Dubost.Notions actuelles sur l\u2019évolution et le traitement de la silicose, par E.Lebacq.Les pleurésies séro-fibrineuses à localisation diaphragmatique, par G.Roche.Quelques notions sur la tuberculose oculaire, par A.Dubois-Poulsen.Traitement actuel de la primo-infection tuberculeuse, par R.Genevrier.L\u2019isoniazido-résistance, par Mme Dubois-Verlière.La cyclosérine, par Pierre-Bourgeois.Problèmes actuels d\u2019endocrinologie et de nutrition.2e série, Sous la direction de Guy LAROCHE, H.-P.KLOTZ et J.TREMOLIERES, avec la collaboration de E.-E.Baulieu, H.Chimènes, A.Cohen, G.Gaillard, A.Gorins, A.Mossé, G.Péquignot, Robel, J.Talairach, LIVRES REÇUS L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 P.Tournoux, Tutin et F.Weil.Un vol.de 216 pages, 48 fig.et tableaux \u2014 1,600 fr.\u2014 L'Expansion, édit, Paris, 1958.Extrait de la Tables des Matières Technique de la pose d\u2019un pellet d\u2019or radio-actif dans l\u2019'kypophyse et suites opératoires, par J.Talai- rach et P.Tournoux.Que peut-on espérer de la pose d\u2019un pellet radioactif intra-hypophysaire dans les endocrinopathies?par H.-P.Klotz.L\u2019hypophysectomie et la frénation hypophysaire dans le diabète sucré, par H.-P.Klotz et H.Chimè- nes.Les régimes dans l\u2019artériosclérose chez l\u2019homme et l\u2019animal, par J.Tremolières et A.Mosse.Données actuelles sur la toxicité chronique de l\u2019alcool, par J.Tremolières.Méthodes de diagnostic des virilismes d\u2019origine corticosurrénalienne, par E.E.Beaulieu.Les cataractes endocriniennes, par G.Gaillard.L\u2019hypercalciurie idiopathique (à propos de 28 cas personnels), par H.-P.Klotz, Tutin, Robel.Enquête par interrogatoire sur les circonstances diététiques de la cirrhose alcoolique en France, par G.Pequignot.Hyperandrogénie d\u2019origine ovarienne, par A.Cohen.Le syndrome prémenstruel, par A.Gorins.À propos des polynévrites diabétiques, par H.-P.Klotz, H.Chimènes et F.Weil.Le diagnostic bactériologique en pratique médicale.Par Armand NEVOT.2e édition revue et mise à jour.Un vol.de 478 pages, avec 113 fig.\u2014 4,150 fr.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1958.La première édition de cet ouvrage a été épuisée en moins de deux ans.Son succès tient à ce qu\u2019il donne avec précision et clarté, aux praticiens des laboratoires de diagnostic médical, les connaissances essentielles qui leur permettent de fournir aux cliniciens les réponses rapides qu\u2019ils attendent d\u2019eux.Cette seconde édition reste conforme au même esprit, et vise toujours à aider le jeune spécialiste dans ses investigations et dans l\u2019interprétation de leurs résultats.Tous les chapitres ont été revus, corrigés, mis à jour; certains ont été entièrement remaniés.L\u2019ouvrage comprend cinq parties.Dans la première, relative à la technique bactériologi- L'Union Méd.Canada XLVII Tome 88 \u2014 Fév.1959 3 FORMES S NS OUR = ) YT roubles de la circulation veineuse CRISES HÉMORROÏDAIRES AIGUËS - TRAITEMENT D'ENTRETIEN - VARICES - PHLÉBITES - FRAGILITÉ CAPILLAIRE .ENGELURES y Présentation : Solution : Flac de 1 oz.et 4 oz, Pommade : Tubes de 40 grammes avec canule spéciale.Suppositoires : Boite de 10 suppositoires.La préparation la plus riche en vitamines |} \u201cP\"\u201d native11,000 de vitamine P par cc.1 \u20ac marro.da : ! (Intrait de Marron d'Inde et Vitamine P) Échontillon et documentation sur demande.Préparé par les LABORATOIRES DAUSSE, Paris, France Représentants exclusifs au Canada : Herdt :Charton Inc.2245, RUE VIAU -\u2014- MONTRÉAL 226 que, sont soigneusement décrits la préparation des milieux de culture usuels, les méthodes d'isolement des germes aérobies et anaérobies, les moyens d'expérimentation sur les animaux de laboratoire.La deuxième partie est consacrée à l\u2019identification pratique des microbes pathogènes pour l'homme, en partant des produits pathologiques habituellement adressés au laboratoire.Les bactéries sont rangées par familles suivant la classification de A.Prévot, de l\u2019Institut Pasteur de Paris.Cette partie de l\u2019ouvrage, qui comprend également le rappel de quelques notions fondamentales de bactériologie générale et d\u2019immunologie, est largement illustrée par de nombreuses photomiero- graphies, des schémas et des tableaux résumant des caractères d\u2019identifications microbiennes.L'étude de la sensibilité des bactéries aux antibiotiques constitue actuellement une investigation que tout bactériologiste doit pratiquer systématiquement sur le produit pathologique ou sur les germes isolés de ce produit.Aussi l\u2019auteur a-t-il donné un développement particulier à cette étude qui forme la troisième partie de son ouvrage.C\u2019est à l\u2019hygiène alimentaire qu\u2019est réservée la quatrième partie du volume.Les techniques d'analyse des eaux y sont largement développées avec l\u2019appréciation des résultats qu\u2019elles fournissent.L\u2019auteur donne ensuite quelques directives pour l\u2019inspection bactériologique des denrées alimentaires d\u2019origine animale: viandes, laits, crèmes glacées, beurres.œufs, coquillages.La cinquième et dernière partie de l\u2019ouvrage est un exposé des principales indications relatives à l\u2019utilisation des prélèvements le plus fréquemment adressés au laboratoire: pus, sérosités, exsudats rhino-pharyngés et bron- cho-pulmonaires, sang, exsudats d\u2019origine génitale, urines, selles.Grandes divisions de l\u2019ouvrages Introduction: Les méthodes d\u2019étude et d\u2019identification des bactéries.\u2014 Caractères généraux des bactéries (tableaux).\u2014 Classification des bactéries.I.Technique bactériologique (72 pages).LIVRES REÇUS L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 Examen microscopique.Stérilisation.Filtration.Centrifugation.Concentration en ions hydrogène (pH) des milieux de culture.Milieux de culture pour microbes aérobies.Milieux de culture pour microbes anaérobies.Isolement des germes aérobies.Isolement des germes anaérobies.Animaux de laboratoire.Travail du verre.I[.Les microbes pathogènes pour l\u2019homme (269 pages).Famille des Micrococcaceæ; des Neisseriacece; des Parvobacteriaceæ; des Enterobacteriaceæ (Diagnostic bactériologique de la fiévre typhoide); des Pseudomonadaceæ; des Bacteriacece; des Vibriona- cece; des Bacillaceæ; des Actinomycetaceæ; des Mycobacteriacece.Bactéries anaérobies pathogènes.Bactéries anaérobies agents de toxémies.Bactéries anaérobies des gangrènes chirurgicales.Bactéries anaérobies des gangrénes médicales et des septicémies.Famille des Spirochgetacece.III \u2026Antibiotiques (33 pages).Titrage des antibiotiques dans les humeurs de l\u2019organisme.Détermination de la sensibilité des germes aérobles aux antibiotiques.Détermination de la sensibilité des germes anaérobies aux antibiotiques.Détermination de la sensibilité des germes aux sulfamides.Détermination de la sensibilité de Koch aux antibiotiques biologiques et chimiques.Tirage du pouvoir antiseptique d\u2019en corps chimique.IV.Hygiène alimentaire (41 pages).Analyse bactériologique des eaux de consommation.Intoxications alimentaires.Examen bactériologique des viandes fraîches; des viandes manipulées; des conserves alimentaires; du lait, des laits modifiés; des glaces et des crèmes glacées; des beurres; des œufs; des coquillages.V.Prélèvement et axamen de produits pathologiques (29 pages).Pus.Liquides pleuraux.Liquides péritonéaux et articulaires.Liquide céphalorachidien.Exsudats rhi- no-pharyngés.Exsudats broncho-pulmonaires.Sang.\u2014 Exsudats d\u2019origine génitale.Ulcérations génitales.Urines.Selles.Index alphabétique.Guide coprologique pour l'interprétation clinique de l'examen des selles.Par J.TAUZIN.Un vol.de 132 pages \u2014 1,250 fr.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1958.« Un assez long passé d\u2019entérologie thermale nous a permis de constater que méme a l\u2019heure \u2018actuelle, on ne fait pas faire assez d\u2019examens de selles.Quand on soigne un pulmonaire, un urinaire, un azotémique ou un diabétique., on lw L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 anginophobie XLVIII parce que la température baisse, pas nécessarre que la crainte augmente.La peur atroce de l\u2019angine de poitrine porte le patient à craindre une crise dès qu\u2019il doit sortir par grand froid.Fatalement, l\u2019appréhension rivalise avec l'exposition au froid, comme facteur de précipitation.Faites disparaître le facteur crainte ! Péritrate assure une vaso-dilatation coronaire prolongée, contribue à enrayer les crises et par le fait même diminue la crainte toujours en éveil.Même si le patient ne peut ignorer les restrictions antérieures, l\u2019emploi régulier de Péritrate contribuera: © réduire le nombre et l\u2019intensité des crises © à diminuer le besoin de nitroglycérine © augmenter la tolérance à l\u2019exercice physique ® à améliorer les tracés de l\u2019ECG anormal 04 8 Y a-t-il de la crainte au tableau ?Pour le patient exagérément craintif, Péritrate avec Phénobarbital crée un climat clinique plus favorable pour la prophylaxie à longue portée du Péritrate.Dose usuelle: 20 mg.de Péritrate avant les repas et au coucher.Peritrate (MARQUE DE TETRANITRATE DE PENTAERYTHRITOL) et nouveau 20 ing.Péritrate avec phénobarbital WARNER-CHILCOTT CO LIMITED TOIONIO.CanaDa 228 demande un examen des crachats, des urines, du sang.Quand on soigne un intestinal, il n\u2019est pas assez fréquent qu\u2019on lui demande un examen de selles.Et quand on en a demandé un, il est trop manifeste qu\u2019on n\u2019en a pas tiré tout le parti que l\u2019on pouvait.L'examen des selles n\u2019est pas un examen passé dans la pratique courante.Sans doute cela vient-il d\u2019un manque d\u2019habitude ou de connaissances dans l\u2019interprétation de ses résultats.On ne sait bien que ce dont on a la pratique; mais on ne pratique aussi que ce que l\u2019on sait.Or, il est très simple d\u2019interpréter un examen de selles.Ce travail a pour but de donner le désir et le moyen de l\u2019apprendre ».Ainsi l\u2019auteur définit-il de ce petit livre précis, simple et pratique, rédigé pour le clinicien.Précis: on y trouvera, par exemple, la différenciation d\u2019une colite avec fermentations d\u2019une colite avec putréfactions dont on parle souvent mais qu\u2019on ne trouve indiquée de façon rigoureusement précise nulle part; simple: l\u2019auteur n\u2019a retenu que l\u2019essentiel de la physiologie normale comme de la psy- siologie pathologique; et il l\u2019a dépouillé de toute notion scientifique inutile: on n\u2019y trouvera pas, par exemple, les techniques de laboratoire, sans intérêt pour le clinicien; pratique: l\u2019ouvrage n\u2019a pour but que d\u2019indiquer l'orientation thérapeutique et d\u2019en expliquer les raisons; il permet, par exemple, ce qui est capital pour un colitique, de lui préei- ser son régime avec des autorisations et des exclusions motivées.L\u2019auteur insiste également sur un point important: l\u2019examen des selles ne fournit que des renseignements analytiques.Pour arriver à leur compréhension synthétique, la connaissance du malade est indispensable.Les éléments de l\u2019examen coprologique ne prennent toute leur valeur que rapprochés des données de l\u2019examen clinique du malade.Que les éléments de l\u2019examen des selles soient présentés par le laboratoire d\u2019une fa- LIVRES REÇUS L'Union Méd.Cunadau Tome 88 \u2014 Fév.1959 çon systématique ou qu\u2019ils soient donnés épars, le lecteur qui relèvera un de ces éléments particuliers qui l'intrigue n\u2019a qu\u2019à se reporter à l\u2019index alphabétique pour trouver dans le plan de l\u2019ouvrage, au chapitre où son interprétation a sa place, l\u2019explication de sa signification physio-pathologique et les déductions cliniques qui lui donnent toute sa valeur.Les diverses éventualités coprologiques rencontrées et les rapprochements cliniques habituels nécessaires sont en effet envisagés et étudiés avec soin.C\u2019est à « une interprétation clinique », comme le dit le titre, que l\u2019auteur veut entraîner son lecteur.Grandes divisions de l\u2019ouvrage 1.Le choix de la selle.L\u2019alimentation préparatoire à la selle.\u2014 Les qualités requises de la selle.\u2014 L\u2019obtention de la selle.IT.Les éléments de l\u2019examen des selles.Caractères physiques.\u2014 La digestion gastrique.\u2014 La digestion intestinale.\u2014 Les fonctions motrices.\u2014 La flore intestinale.\u2014 Produits d\u2019origine intestinale.\u2014 Produits d\u2019origine microbienne.III.Les sanctions diabétiques de l'examen des selles.Le régime alimentaire dans les fermentations.\u2014 Le régime alimentaire dans les putréfactions primitives.\u2014 Considérations générales sur l\u2019application de ces régimes dans les colites banales.\u2014 Le régime alimentaire chez les intestinaux non coliti- ques.Conclusion.\u2014 Index alphabétique des matières.Pratique du laboratoire.\u2014 Techniques générales \u2014 Diagnostics biologiques \u2014 Examens biochimiques \u2014 Expertises alimentaires \u2014 Hématologie \u2014 Sérologie \u2014 Parasitologie et entomologie médicales \u2014 Technique anatomo-pathologique.Deuxième édition mise à jour par Ch.JAULMES, A.JUDE, J].QUERANGAL DES ESSARTS.Un vol.de 872 pages, avec 50 fig.nombreux tableaux et 5 planches dont 1 en couleurs.Broché: 6,500 fr.; cartonné toile: 7,600 fr.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1958.La deuxième édition de la « Pratique du Laboratoire » a été réalisée dans le même esprit que l\u2019édition antérieure.L'ouvrage demeure toujours un instrument de laboratoire et ne prétend pas être un précis de bactériologie, de chimie biologique, d\u2019hématologie, de sérologie, de parasitologie, ou d\u2019histo-patho- logie par exemple. L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 XLIX Nouvelle forme CHOLERETIQUE -LIPOTROPE MEDICATION TOTALE ASSIMILABLE 2 DE LA CELLULE HEPATIQUE Q 2 à 4 dragées avant chaque repas FORMULE : Trithioparaméthoxyphénylpropène 0,005q À Boite de 60 Bitartrate de chotine FR, 030 9 anni pour une dragée.| LABORATOIRES DE THERAPEUTIQUE MODE Gaz: er Inc 2245, RUE VIAU, MONTREAL Ii s adresse tout d\u2019abord aux praticiens de laboratoire, qui y trouveront un choix de techniques retenues en raison de leur facilité d'exécution ct de la sécurité des résultats, puls aux médecins, qui pourront y puiser les renseignements sur les examens susceptibles d\u2019éclairer leurs diagnostics.Le plan général de l\u2019ouvrage est demeuré identique à celui de la première édition; cependant de nombreuses additions y ont été faites, et des développements importants ont permis d'individualiser de nouveaux chapitres.La chimie biologique, exposée en plus d\u2019une centaine de pages, a été particulièrement développée.Les techniques décrites concernent la recherche et le dosage des constituants normaux et anormaux, ainsi que les substances médicamenteuses toxiques dans les urines et le sang.Elles concernent également la pratique de l\u2019examen du liquide céphalo-rachidien, du suc gastrique, du liquide duodénal, des selles et du lait de femme.Des techniques récentes ont été données pour les épreuves de sensibilité des germes aux antibiotiques; l\u2019hématologie a été remaniée et complétée en ce qui concerne l\u2019immu- no-hématologie et la réanimation.Les expertises alimentaires constituent un chapitre particulier et comprennent l'analyse chimique des eaux d\u2019alimentation.Grandes divisions de l\u2019ouvrage 1.Techniques générales de laboratoire (116 pages): Généralités.\u2014 Biologie microbienne.Milieux de culture.\u2014 Bactériostatiques.antibiotiques.\u2014 Expérimentation sur les animaux.\u2014 Tables de constantes physiques et chimiques, techniques diverses et recettes utiles.II.Diagnostic biologiques (170 pages): Généralités sur les prélèvements bactériologiques.Expédition de produits pathologiques.\u2014 Diagnostics cyto- bactériologiques.\u2014 Les bactériophages.\u2014 Les tests cutanés.\u2014 Diagnotic bactériologique des rickettsioses (typhus) et des leptospiroses.\u2014 Diagnostic des maladies à virus.\u2014 Eléments de diagnostic hormonal.III.Examens biochimiques (109 pages): Généralités.\u2014 Urines.\u2014 Sang.\u2014 Liquide céphalo-rachidien.\u2014 Suc gastrique.\u2014 Liquide duodénal.\u2014 Selles.\u2014 Lait de femme.LIVRES REÇUS L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 IV.Expertises alimentaires (44 pages): Analyse des eaux d\u2019alimentation \u2014 Analyse bactériologique du lait et de ses dérivés.Analyse bactériologique des conserves alimentaires.\u2014Analyse des viandes.V.Hématologie.Sérologie (197 pages): Hématolo- gle.\u2014 Immuno-hématologie.Transfusion.Réanimation.\u2014 Sérologie.VI.Parusitologie.Entomologie (127 pages).Para- sitologie.\u2014 Entomologie médicale.\u2014 Malacologie médicale.VII.J'echnique anatomo-pathologique (59 pages).Index alphabétique (34 pages).Le magnésium en pathologie.Par J.-P.MAURAT.Un vol.de 132 pages \u2014 1,000 fr.\u2014 L'Expansion, édit.Paris, 1958.Principal cation divalant intra-cellulaire, le magnésium paraît avoir un rôle considérable dans de nombreux phénomènes vitaux: métabolisme des hydrates de carbone, réactions enzymatiques, fonctionnement du système nerveux et du muscle.La dispersion des données relatives au magnésium en pathologie humaine justifiait une mise au point rassemblant les éléments d\u2019une littérature importante mais morcelée.C\u2019est à quoi s\u2019est employé l\u2019auteur en même temps qu\u2019il apportait les résultats de son travail personnel.L\u2019ouvrage est divisé en quatre parties.Dans la première partie sont exposées et discutées les différentes méthodes de dosage du magnésium dans le sang et les tumeurs.Dans la deuxième partie sont rappelées les connaissances actuelles sur le métabolisme du magnésium et la régulation de la magnésié- mie.Aussi sont passés en revue les besoins de l\u2019organisme humain et animal, la répartition du magnésium dans l\u2019organisme, les résultats de sa carence expérimentale, le rôle de l\u2019absorption intestinale, de l\u2019excrétion rénale, des facteurs endocriniens, des modifications de l\u2019équilibre acide base et des variations de la calcémie et de la potassémie.La troisième partie est consacrée à l\u2019étude du rôle physiologique et pharmacodynamique du magnésium.Successivement sont envisagés les effets du magnésium sur le système nerveux, le muscle, l\u2019appareil respiratoire et le système cardio-vasculaire.Le retentissement L'Union Méd.Canad4 Tome 88 \u2014 Fév 1959 comme ls I\u2019 aime CIr1SE tte ues cline & eide Citrique Leder] rge spectre en fect ues se ncontran justiciables des antibio ans la pratique général trat le vee 1tes t les un rapport d\u2019eff les cilen On utte ACHROMYCINE plastiq précise des doses Sai poids par jour.Sirop d\u2019ACHROM er (5 ce nierm 125 mg.de.tétracycline-HCI co de t de üne cuillerée à thé 4 par ste loge enf L Ba sé sur une re médical national dant (Zam LEDERLE LABORATORIES IV a= Saxe 5560, AVENUE ROYAL MO LE 232 électro-cardiographie de l\u2019hyper-magnésiémie fait l'objet d\u2019un important travail expérimental personnel.La participation du magnésium dans l'activité thyroïdienne, le métabolisme glucidique, la thermo-régulation, et le métabolisme musculaire sont ensuite étudiés.La quatrième partie porte sur les variations de la magnésiémie observées en clinique.Le chapitre le plus important a trait aux néphropathies, insuffisances rénales chroniques et néphrites aiguës où sont observés les écarts les plus nets et les plus constants.Ensuite sont présentés les résultats des dosages pratiqués au cours des syndromes d\u2019hyperexcitabilité neuro-musculaires (tétanie, agitation sénile, delirium tremens), dans les cirrhoses, le diabète, différentes affections endocriniennes, les troubles de l\u2019ossification, l\u2019asthme.Cette partie se termine par un bref aperçu sur les utilisations thérapeutiques du magnésium.Une bibliographie de 427 articles complete l\u2019ouvrage.Rééducation psycho-motrice \u2014 Exercices en suspension et poulie-thérapie.Par Ch.ROCHER.Un vol.de 102 pages, avec 98 fig.(1.250 fr.).\u2014 Masson et Cie, édit.Paris, 1958.Après avoir utilisé presque exclusivement pendant de longues années les appareils de mécanothérapie les plus complexes et les plus dispendieux, les méthodes de rééducation psychomotrice recourent de plus en plus aujour- d\u2019hui à des montages mécaniques simples et LIVRES REÇUS L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 économiques.La précision qui caractérise les montages en suspension et la poulie-thérapie place ces techniques au premier rang des moyens dont dispose la Kinésithérapie.Si les travaux de Guthrie Smith ont largement contribué à les répandre, leurs normes physio-mécaniques demandaient à être formulées pour permettre au praticien d\u2019en obtenir les meilleurs effets.C\u2019est ce que fait l\u2019auteur, grâce à son expérience de 20 ans de pratique de la Médecine physique.Le docteur Rocher démontre les avantages multiples du « box grillagé » qu\u2019il préconise pour pratiquer exercices en suspension et poulie-thérapie.Il en donne tous les détails de construction, afin de permettre aux Centres de rééducation de s\u2019équiper aisément.Tous les exercices en suspension et les circuits de poulie sont décrits un à un; le lecteur est mis en garde contre les fautes commises habituellement dans ces montages.Un long paragraphe est consacré à la posologie de cette rééducation, et particulièrement au travail contre résistance qui doit être « dosé » en fonction de chaque cas particulier.C\u2019est grâce à la simplification que l\u2019auteur a apportée dans la mesure de la Résistance Maxima que les chiffres de celle-ci sont déterminés rapidement et avec précision.En fin d'ouvrage est représenté le modèle du « Fantôme de Poulie thérapie », fiche thérapeutique ingénieuse, où peuvent être figurés aussi bien le chiffre de R M que le type d\u2019exercice préconisé pour chaque mouvement. aus A Ave ri SULFAMIDE NOUVEAU À DOSES RÉDUITES ype\u2019 POSOLOGIE MOYENNE: Adultes: 1.0 Gm.(2 comprimés) d\u2019Orisul 2 fois par jour pendant 2 jours comme dose initiale, puis, 0.5 Gm.{] comprimé) deux fois par jour pendant 3-5 jours.Comme traitement d\u2019entretien: 0.5-1.0 Gm.une fois par jour.Enfants: \u20184 de grain par livre de poids par jour, réparti en deux doses au début, puis réduire la dose de moitié comme traitement d\u2019entretien.PRÉSENTATION: Comprimés à 0.5 Gm.(71h grains) d\u2019Orisul (sulfaphénazol); flacons de 100 et 500.Ampoules de 5 ml.contenant I! Gm.(sel de sodium); boîtes de 10.\\NQER== ~ Avec Orisul, ™~ ~.x les médecins ont N à leur disposition un sulfamide aussi pratique et \\ économique que les sulfamides a \\ \u201caction prolongée\u201d d\u2019une part et aussi efficace et bien toléré que les sulfamides à \u201caction courte\u201d d\u2019autre part.La sûreté et l\u2019innocuité d\u2019Orisul ont été démontrées d\u2019une façon convaincante par les médecins du Canada et de plusieurs autres pays.On peut donc le recommander en toute confiance comme sulfamide pour usage général dans les cas d\u2019infections des voies uri- / naires et d\u2019ordre général.TT EL RS Se ES sah, vo ood N On peut se procurer sur demande une documentation plus compléte au sujet d\u2019Orisul.| \u2014. COMMUNIQUÉS XXIe REUNION NEUROLOGIQUE INTERNATIONALE ANNUELLE (Organisée par la Société Française de Neurologie) La XXIIIe Réunion Neurologique Internationale, organisée par la Société Française de Neurologie, tiendra ses assises à Paris les mardi 2 et mercredi 3 juin 1959.Le jeudi 4 juin, la Société Française de Neurologie tiendra dans la matinée sa séance mensuelle.La Réunion Neurologique Internationale sera consacrée à L'étude des accidents meurologiques des médications récentes, sous la direction du prof.P.Mollaret.Les communications suivantes seront présentées: 1.\u2014 M.P.Mollaret: Introduction: Classification et physiopathologie générale des accidents neurologiques médicamenteux.2 \u2014 MM.J.Sigwald, D.Bouttier et Mme S.Courvoisier: Accidents neurologiques des médications neuroleptiques.3.\u2014 MM.M.Goulon et Aubert: Accidents neurologiques des médications neuro-endocriniennes.4.\u2014 MM.P.Mollaret et V.Dupont: Accidents neurologiques des antibiotiques.5 \u2014 MM.M.Aubry et P.Pialoux: Accidents cochléo-vestibulaires des antibiotiques.Une discussion suivra la présentation des rapports.Des communications sur le sujet des rapports pourront être faites par les neurologistes participant à la Réunion.Des communications sur des thèmes libres pourront également être présentées à l\u2019occasion de cette réunion, mais le titre devra en être communiqué, avant le ler mai, au Secrétaire Général de la Société de Neurologie, et elles devront être acceptées par le Bureau de la Société.Les auteurs des communications devront remettre leur texte au cours de la séance, texte qui ne devra pas dépasser la longueur de 5 pages dactylographiées de 28 lignes.Les pages supplémentaires seront à la charge des auteurs.Les présentateurs qui désirent projeter un film sont priés de s\u2019inscrire, avant le ler mai, en indiquant le format de leur film et la durée approximative de la projection.Conditions d'inscription Tous les membres de la Société Française de Neurologie, étrangers ou français, sont inscrits de droit à la Réunion et ne paient pas de cotisation.Cependant, les membres associés et les membres d'honneur à titre étranger qui ont l\u2019intention d\u2019y participer sont priés de s\u2019inscrire auprès du Secrétaire Général avant le ler mai, afin qu\u2019il puisse leur faire adresser le volume des rapports et le programme, en temps utile.Les médecins français et étrangers qui ne font pas partie de la Société Française de Neurologie peuvent néanmoins demander leur inscription au Secrétaire Général qui soumettra celle-ci au Bureau de la Société.Une cotisation de 2.500 francs leur sera demandée comme droit d\u2019inscription.Le volume des rapports sera adressé à tous les membres participant à la Réunion.Inscriptions Les inscriptions sont reçues, avant le ler mai 1959, chez le Secrétaire Général de la Société, le docteur J.Sigwald, 68, boul.de Courcelles, Paris-XVI1Ie (WAG.12-78).La cotisation devra être versée au trésorier de la Société, Mme le docteur Sorrel-Dejerine, 123, rue de Lille, Paris-VIIe.L\u2019organisation matérielle de la réunion est assurée par Mme Seznec (S.O.CFI.), 1 ter, rue Chanez, Paris-XVIe (MIR.92-57).INVITATION DE L' \u201cAMERICAN COLLEGE OF SURGEONS\" L\u2019 « American College of Surgeons » tiendra une réunion régionale les 6, 7, 8 et 9 avril 1959 à l\u2019hôtel Reine Elizabeth.Les membres associés de Montréal de cette Association invitent cordialement les médecins et chirurgiens de l\u2019 « Association des Médecins de Langue Française » aux séances de cette réunion.On y traitera d\u2019anesthésie, de chirurgie générale, de gynécologie, d\u2019obstétrique, d\u2019otolaryngologie, d\u2019urologie.En plus, des cliniques aux hôpitaux seront organisées et même des démonstrations seront données aux infirmières.Une réception et un dîner accueilleront les chirurgiens visiteurs et leurs épouses.\u2014 Harry S.Morton, président, C.-A.Hébert, vice-président.SUBVENTIONS FÉDÉRALES ACCORDÉES À SEPT-ÎLES ET MONTRÉAL L'unité sanitaire du comté de Saguenay, à Sept- Iles, recevra une subvention fédérale d\u2019un montant de $5,030, pour contribuer au coût du matériel radio- graphique qui constituera une nouvelle clinique antituberculeuse dirigée par le Sanatorium St-Georges de Mont-Joli. L'Union Méd.Canada LII Tome 88 \u2014 Fév.1959 | DU NOUVEAU deux suppléments prénatals pour multipares actives, sous forme pratique d\u2019un comprimé par jour.OBELINS* de base (4 vitamines et minéraux fondamentaux) OBELINS* compréhensifs (12 vitamines et minéraux importants) La multiplication des naissances amène une tendance à l\u2019anémie chez la mère !.Les bébés, nés de mères multipares, ont plus de chances d\u2019être anémiques ?, puisque des grossesses successives peuvent épuiser les réserves nutritives d\u2019une femme.Les comprimés Obelins compréhensifs et Obelins de base ont été spécifiquement mis au point pour répondre aux besoins acerus de la multipare.Les deux formules fournissent les vitamines et minéraux nécessaires, y compris 40 mg.de fer, 100 mg.d\u2019acide ascorbique et 250 mg.de calcium par comprimé.Offerts en flacons de 30 et 100 comprimés.*Marque déposée 1.Traylor, J.B., et Turpin, R.: Am.J.Obst.& Gynec.61:71 (jan./51) 2.Guest, G.M.& Brown, E.W.: A.M.A.Am.J.Dis.Child.93: 486 (mai/57) Mead Johnson Emblème de service à la profession médicale 236 En annonçant l\u2019octroi de cette subvention, l\u2019honorable J.Waldo Monteith, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, a fait observer que la clinique desservira une population régionale de 17,000 âmes, englobant celle de Sept-Iles et d\u2019un certain nombre de petites municipalités et de colonies où la lutte contre la tuberculose est essentielle.Le nouvel appareil permettra d\u2019intensifier le dépistage des cas de tuberculose dans cette région.M.Monteith a également annoncé qu\u2019une assistance financière d\u2019un montant de $7,059 permettra d\u2019acquitter le coût de cours spécialisés en obstétrique et en pédiatrie destinés à des infirmières de langue francaise à Montréal.Les cours seront dirigés par l\u2019Institut Marguerite d\u2019Youville, et la formation pratique sera donnée à l\u2019hôpital Ste-Justine ainsi qu\u2019à l\u2019hôpital de la Miséricorde.% SUBVENTIONS FÉDÉRALES À DU QUÉBEC DES HÔPITAUX Le ministère de la Santé nationale et du Bien-être social a annoncé qu\u2019une subvention de $488,286 venait d\u2019être accordée pour la construction de l\u2019hôpital St.Frances Xavier Cabrini à Montréal.La construction de cet hôpital s\u2019impose par suite de l\u2019accroissement de la population dans la région nord-ouest de Montréal et dans la ville d\u2019Anjou où plus de 100,000 personnes habitent maintenant.Le nouvel hôpital, qui sera dirigé par les Sœurs missionnaires du Sacré-Coeur, contiendra 173 lits et 40 moïses et il pourra loger 11 internes.Il possédera aussi un service externe ainsi qu\u2019une école d\u2019infirmières.On a également prévu une pharmacie, un laboratoire clinique, un service de radiologie, un service d\u2019urgence, un service d\u2019obstétrique, une maternité et une salle de chirurgie ainsi qu\u2019une poi- ponnière et une chapelle.L'hôpital St-François d\u2019Assise à Québec recevra une subvention fédérale de $218,956 pour contribuer à la construction d\u2019une maison d\u2019infirmières.Le nouvel immeuble logera 211 infirmières ainsi que les classes nécessaires à leur formation.COMMUNIQUÉS L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 SOCIÉTÉ CANADIENNE DE PSYCHANALYSE Sous les auspices conjointes de la Société Canadienne de Psychanalyse, de la Société Canadienne d\u2019Etudes et de Recherches Psychiatriques et de la section psychiatrique de la Montreal Medico-Chirur- gical Society, se tiendra à l\u2019Université de Montréal (salle H\u2019404), le jeudi 27 février 1959, à neuf heures du soir, une séance bilingue ayant pour thème « grossesse et accouchement ».Le docteur Marcel Ferron et un obstétricien de langue anglaise présenteront les communications principales.Les docteurs Carlo Bos et Fernand Côté, Madame Thérèse Gouin-Décarie, L.Ps., les docteurs Alastair MacLeod et Clifford Scott participeront au débat.Le docteur J.-B.Boulanger présidera.Le public est invité.POSITION DE MÉDECIN DISPONIBLE Un médecin et sa femme, médecin, ont leur bureau à McLennan, Alberta, dans la région de la Rivière-la-Paix, à 280 milles au nord-ouest d\u2019Edmonton.Les deux sociétaires doivent partir pour entreprendre des études avancées le ler juillet 1959.Il y a dans la ville de McLennan un hopital de 60 lits, très moderne et dont la construction fut complétée il y a 4 ans.Cet hôpital dessert une population d\u2019environ 9,000 âmes, dont 80 pour cent sont de langue française.Trois médecins y assurent le service médical, dont un seul parle français.Nous préférerions vendre et la maison dans laquelle se trouvent nos bureaux et notre équipement médical aussi bien que notre résidence privée à des termes très raisonnables.Cependant si les médecins qui prendraient notre pratique désirent louer nos bureaux qui ont tout l\u2019équipement nécessaire pour deux médecins, ainsi que notre résidence privée, nous louerions avec option d\u2019achat éventuel.Nous croyons qu\u2019il y a ici & McLennan une excellente ouverture pour un ou deux jeunes médecins de s\u2019établir avec une bonne pratique générale sans déboursé initial trop considérable.Pour plus de détails, veuillez écrire au docteur Paul Racette, M.D.casier postal 10, McLennan, Alberta. L'Union Méd.Canada LIT Tome 88 \u2014 Fév.1959 i NOUVELLE protection vitaminique pour les enfants V | - T A B S* .une formule familière sous une forme nouvelle Les médecins connaissent l\u2019efficacité des gouttes Vi-Sol pour la protection vitaminique des bébés.Or, voici qu\u2019ils peuvent continuer cette protection aux bébés confiés à leurs soins, en les faisant passer du Vi-Sol aux Vi-Tabs.Les Vi-Tabs ont une délicieuse saveur de fruit.ils se dissolvent facilement dans la | bouche.Finies, les cuillères salies et les capsules difficiles à avaler.Avec les Vi-Tabs ou le Vi-Sol, les enfants de tout âge reçoivent un supplément vitaminique adéquat.*Marque déposée TRI - VI-SOL 83 vitamines de base TRI -VI-TABS POLY-VI-SOL 6 vitamines essentielles POLY-VI-TABS DECA-VI-SOL 10 vitamines importantes DECA-VI-TABS [ Mead Johnson a que L'Union Médicale du Canada en 1890 ASSOCIATION DES INTERNES DE L'HÔPITAL NOTRE-DAME Séance du 30 janvier 1890 Présidence de M.le docteur A.R.Marsolais HYDRONÉPHROSE DOUBLE; PNEUMONIE DESCENDANTE Février 1890.Le Dr Brennan communique la note suivante relative à une autopsie pratiquée la semaine précédente : Le cadavre est celui d\u2019un homme de 68 ans, amaigri; rigidité cadavérique peu marquée (autopsie 9 heures après la mort.) Sur le membre inférieur gauche on trouve deux petits abcès du volume d\u2019un petit pois; sur le droit, trois autres foyers purulents à peu près de la même grosseur.Le sac péricardique contient une once d\u2019un liquide citrin.Le poumon gauche est légèrement emphysémateux ; bronches hyperhémiées; légères adhérences pleurétiques au sommet et à la base.Au poumon droit, adhérences pleurales résistantes dans toute l\u2019étendue de la plèvre; plaques fibreuses, grisâtres, épaisses sur la plèvre viscérale du lobe supérieur; le lobe supérieur présente dans toute son étendue une hépatisation grise commençante ; le lobe moyen, une hépatisation rouge avancée et le lobe inférieur une hépatisation rouge plus récente et une congestion intense.On trouve quelques tubercules crétacés au sommet de ce poumon.Cette pneumonie paraît être la cause immédiate de la mort.Pas de lésions cardiaques.La plupart des organes sont anémiés.La rate présente des signes de sclérose.Les intestins sont fortement anémiés, pâles, bleua- tres, et le rectum est d\u2019un calibre certainement beaucoup plus petit qu\u2019à l\u2019état normal.Les deux reins offrent une hydronéphrose avancée.Le rein gauche et son contenu pèsent 31 onces; le rein droit, 22 onces.Le rein gauche forme une tumeur proéminente dans la cavité abdominale; il mesure 6144 pouces dans son diamètre vertical et 4% dans ses diamètres antéro-postérieur et transverse.Il est presque en entier formé d\u2019énormes poches kystiques à parois très minces par endroits, communiquant la plupart les unes avec les autres.Une seulement des poches renferme un grand calcul phos- phatique de forme irrégulière.Le centre du rein renferme une quantité considérable de tissu adipeux.+ + La substance propre de l\u2019organe est très rare.Le liquide des kystes est laiteux.L\u2019artère est légèrement dilatée à son origine.Le rein droit est plus petit que le gauche; les kystes sont plus petits, mais beaucoup plus nombreux; la destruction de la substance rénale est aussi complète que dans le rein gauche.Le liquide est de même nature que dans celui-ci.Le rein renferme trois gros calculs; le plus grand atteignant 134 pouce de longueur; ils sont tous irréguliers, contenus dans les poches kystiques, mais non libres, il faut inciser l\u2019étranglement entre deux poches pour les extraire; le plus grand est complètement caché et entouré d\u2019une couche épaisse de tissu graisseux au centre du rein.Comme dans le rein gauche, il n\u2019y a aucun calcul, ni dans le bassinet, ni dans les calices.Les urêthres et la vessie sont libres de toute obstruction ; le lobe moyen d\u2019une prostate très peu hypertrophiée fait légèrement valvule sur l\u2019orifice uréthral de la vessie.Aucune trace de pyonéphrose.L\u2019urèthre paraît normal.Aucune autre tumeur intra-abdominale.L\u2019estomac paraît séparé en deux par une bande (et non une cloison) fibreuse, large d\u2019environ un pouce et demi.Les deux compartiments ainsi limités présentent, à des degrés différents, des signes de gastrite chronique; dans la partie gauche la paroi est très mince, la muqueuse, enflammée mais peu ou pas épaissie; dans la partie droite, la muqueuse est considérablement épaissie et enflammée.Le pylore est rétréei par une bande fibreuse circulaire d\u2019un demi pouce de largeur.Le malade se serait surtout plaint de démangeaison à la peau et de douleurs épigastriques, rarement de douleurs lombaires; l\u2019urine aurait été albumineuse: pas de désordres de la miction; pas d\u2019œdème; pas de dyspepsie ni de troubles oculaires; quelques désordres gastriques mais pas de troubles cardiaques; sensation marquée de doigt mort, et amaigrissement considérable.Pneumonie insidieuse.PLACENTA PRAEVIA Le Dr Marsolais rapporte un cas de « placenta praevia » observé chez une femme de 38 ans, lors de sa huitième grossesse.Dans les trois ou quatre semaines qui ont précédé l\u2019accouchement, des pertes assez considérables, allant toujours en augmentant.avaient inquiété la malade, mais des astringents et le repos avaient pu maîtriser l\u2019'hémorragie.Cependant.le 3 janvier dernier, les pertes recommencèrent, accompagnées, cette fois, de douleurs survenant à intervalles assez rapprochés, au point que le mari.» L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 LIV Protection vitaminique pour bébés et enfants Prescrivez la préparation vitaminique qu'ils aiment prendre + M U L C N (6 vitamines essentielles) la délicieuse émulsion multi-vitaminique à saveur d'orange Les médecins savent que, même à notre époque où le niveau de vie est très élevé, un repas \u201cnormal\u201d n\u2019est pas nécessairement un repas (quilibré.f Voici donc que Mulcin vous présente une formule sp!ciale qui offre un supplément vitaminique adéquat pour les enfants de tout âge.Et les enfants aiment prendre le Mulcin parce qu\u2019ils en aiment le goût.Présenté en flacons de 2, 4, 8 et 16 onces et en flacons de 30 et 100 capsules.Avec la bouteille de 16 onces, il en coûte moins de 6¢ par jour.+\u201cMaintenant que l\u2019expression \u2018repas équilibrés\u2019 est lancée à tort et à travers par les gens informés, pseudo-informés, mal informés et ignorants, chaque maîtresse de maison s\u2019imagine que ses repas sont équilibrés.C\u2019est pour le moins étonnant de voir ce que certaines personnes, par ailleurs intelligentes, considèrent comme des repas adéquats.\u201d Hirsh, S.: N.Y.State J.Med.55:1170-1174 (avril) 55 *Marque déposée Mead Johnson wow LY \u2014 (240) agarol le laxatif bénin Pris avant de se coucher, il agit modérément pour produire des selles normales le matin.Demandez ce paquet d\u2019une demi-douzaine d'échantillons de 2 0z.a votre représentant.WARNER-CHILCOTT L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 croyant que l'accouchement allait se faire sous per vint en toute hâte requérir mes services.Au premier examen, j'ai constaté en effet que le col était déjà passablement dilaté et surtout dilatable, et qu\u2019une masse charnue que je n\u2019eus pas de difficulté à reconnaître comme étant une partie du placenta, faisait hernie dans l\u2019ouverture du col.L\u2019hémorragie allant en augmentant, et attendu que je n\u2019avais pu faire le diagnostic de la présentation, je résolus de faire un second examen quelques minutes après, mais je ne pus sentir ni la tête ni le siège, mais bien quelque chose de mal défini qui me faisait croire à une présentation d\u2019un des plans latéraux.En effet, après avoir fait connaître au mari l\u2019état de la malade, le danger qu\u2019elle encourait ainsi que l\u2019enfant, je crus devoir ne pas perdre de temps, et procéder immédiatement à la version.Les membranes furent facilement perforées, et après avoir constaté que j'avais affaire réellement à la présentation du plan latéral gauche, je saisis un pied, puis opérai l\u2019évolution de l\u2019enfant et le tirai au dehors.Le tout se fit dans l\u2019espace de quelques secondes.À ma grande surprise, je retirai de l'utérus, en même temps que le pied de l\u2019enfant, un assez gros fragment de placenta qui avait été détaché de l\u2019arrière-faix, soit au moment où ma main pénétra dans la matrice, soit encore en opérant des tractions sur le pied.L\u2019enfant, quelque peu asphyxié au moment de sa naissance, revint bientôt à la vie après quelques frictions le long de la colonne vertébrale et des ablutions chaudes.Après la naissance de l\u2019enfant, l\u2019hémorragie ne parut pas diminuer beaucoup et ce n\u2019est qu\u2019à la faveur de manipulations longtemps continuées sur le fond de l\u2019utérus, et à la suite de l\u2019administration de quelques doses d\u2019ergot que des contractions assez énergiques se produisirent qui mirent fin à l\u2019hémorragie.La délivrance se fit en peu de temps, et bientôt tout rentra dans l\u2019ordre le plus parfait.L'enfant et la mère, quoiqu\u2019ayant été faibles pendant quelque temps, se portent très bien aujourd\u2019hui.Le Dr Marsolais appuie, en terminant, sur le fait que le temps est précieux quand on est en présence d\u2019un cas de placenta praevia, et que, dans une grossesse à terme, on doit alors préférer la version au tamponnement et même à l\u2019application du forceps au détroit supérieur en supposant qu\u2019on aurait réussi à amener la tête en position.La version est le moyen le plus sûr, le plus rapide, et se trouve à la portée de tous les médecins. L'Union Méd.Canadu Tome 88 \u2014 Fév.1959 NOUVELLES PHARMACEUTIQUES LILLY LANCE LA VANCOCINETM (VANCOMYCINE, LILLY), UN NOUVEL ANTIBIOTIQUE BACTÉRICIDE QUI AGIT SUR LES STAPHYLOCOQUES RÉSISTANTS Eli Lilly and Company vient de lancer un nouvel antibiotique bactéricide puissant, la Vancocine.Elle agit sur les souches résistantes de Staphylococcus aureus qui constituent un tel problème pour tant d\u2019hôpitaux.Ce nouvel antibiotique est bactéricide à des concentrations sanguines facilement réalisables.Au cours de plusieurs années d\u2019un emploi clinique étendu, aucune résistance bactérienne à la Vancocine n\u2019a été constatée.Les investigateurs ont rapporté que l\u2019efficacité de la Vancocine était rapide, spectaculaire et qu\u2019elle avait souvent sauvé la vie du malade.Avec l\u2019avènement de la Vancocine, les hôpitaux qui ont adopté la politique de tenir en réserve un antibiotique comme « recours ultime » contre les staphylococcies rebelles pourront assigner ce rôle à la Vancocine.Vancocine est le nom déposé de Lilly pour la vancomycine, un antibiotique produit par fermentation d\u2019une moisissure de Streptomyces orientalis, lequel a été isolé pour la première fois par les Laboratoires de Recherches Lilly d\u2019un échantillon de sol provenant de Bornéo.Son spectre comprend essentiellement des germes Gram positifs.Au cours d\u2019une discussion au Sixième Symposium Annuel sur les Antibiotiques tenu à Washington, D.Cau mois d\u2019octobre, six investigateurs éminents ont souligné l\u2019efficacité de la Vancocine et la majorité ont déclaré que c\u2019était le médicament de choix dans les staphylococcies graves.En résumant un rapport des études cliniques sur la Vancocine poursuivies pendant deux ans à l\u2019Hôpital de King County à Seattle, le Dr W.M.M.King a cité cinq raisons de l\u2019efficacité de cet antibiotique : Il agit à faibles concentrations; est fortement bactéricide ; produit des taux sanguins élevés; ne manifeste pas de résistance croisée; donne des résultats impressionnants.La plupart des souches de staphylocoques sont sensibles à la Vancocine à la concentration de 1,87 mcg par ml.Une seule dose de 500 mg par voie intraveineuse peut produire dans le sang de deux à quatre fois cette concentration.L\u2019effet bactéricide (241) \u2014 LVI Vous et votre patient VOUS pouvez ETI SUSPENSION OPHTALMIQUE prednisolone, 0.5% plus sulfacétamide sodique, 10% ONGUENT AVEC NEOMYCINE, 0.25% dans la blépharite, la conjonctivite, l\u2019épisclérite, la kératite, et autres affections externes de l\u2019œil PRÉSENTATION: METIMYD, Suspension Ophtalmique, flacon compte-gouttes de 5 ce.Onguent avec Néomycine, tube applicateur de 4 d\u2019once, boîte e 1.METIMYD, acétate de prednisolone et sul- facétamide sodique, Schering.Scoring Êt CORPORATION LIMITED MONTREAL LVII \u2014 (242) ce spectacle fréquent dans les rhumes de cerveau exige metimycin pour pulvérisation nasale (avec meticortelone) 5 AGENTS DE GRANDE CLASSE : Antihistaminique, vaso-constricteur, deux antibiotiques et un méti-stéroïde pour le soulagement étendu et sûr des adultes et des enfants.Indiqué dans la congestion nasale et l\u2019inflammation associées au rhume de cerveau, à la rhinite chronique ou aiguë, à la rhinite allergique saisonnière ou apériodique y compris la fièvre des foins, la sinusite, la naso-pharyngite, et dans les infections secondaires les accompagnant.COMPOSITION: Metimycin pour Pulvérisation Nasale renferme par cc.1 mg.(0.1%) d\u2019acétate de METICORTELONE (acétate de prednisolone), 3 mg.(0.3%) de gluconate de CHLOR-TRIPOLON, 2.5 mg.(0.25%) de chlorhydrate de phényléphrine, 1.0 mg.de sulfate de néomycine et 0.05 mg.de gramicidine.PRESENTATION : flacon compressible en plastique de 15 cc.Dcleing VF CORPORATION LIMITED MONTREAL NOUVELLES PHARMACEUTIQUES l'Union Méd.Canad Tome 88 \u2014 Fév.1959 très marqué de cet antibiotique pourrait expliquer l\u2019absence de développement de résistance bactérienne.À des concentrations sanguines de 90 meg ou plus par mi, lesquelles sont bien des fois supérieures aux taux produits par des doses thérapeutiques, on a constaté une diminution de l\u2019acuité auditive, mais Jamais chez des malades dont la fonction rénale était normale et qui recevaient les doses recommandées.Aucune complication hématologique ou hépatique n\u2019a été signalée par suite de l\u2019emploi de la Van- cocine.Apparemment, par suite de la grosseur de sa molécule (son poids moléculaire est d\u2019environ 3.000).la Vancocine n'est pas absorbée au niveau de l'appareil gastro-intestinal et elle doit par conséquent être administrée par voie intraveineuse.L'administration répétée ou prolongée de Vanco- cine peut, dans certains cas, donner lieu à la thrombo- phlébite, mais cet inconvénient peut être minimisé en employant des solutions diluées ou en changeant de point d\u2019injection.Comme avec d\u2019autres corps de poids moléculaire élevé, des réactions caractérisées par des frissons, de la fièvre, des éruptions urticariennes ou maculaires se sont produites pendant ou à la suite de l\u2019administration de Vancocine.Elles se sont dissipées après arrêt de la médication ou par administration d\u2019ant1- histaminiques.Des nausées se rencontrent parfois.En résumé, la Vancocine est spécifiquement indiquée chez les malades sérieusement atteints d\u2019infections dues à des germes Gram positifs.Toutefois, elle trouve sa principale utilité dans le traitement d\u2019infections causées par des staphylocoques et des entérocoques qui sont résistants à d\u2019autres antibiotiques.Elle n\u2019est présentement pas recommandée pour usage de routine et elle ne doit pas être employée chez les patients dont la fonction rénale est affaiblie.à moins de nécessité absolue.Pour les adultes on recommande une dose de 500 mg toutes les six heures, ou 1 g toutes les douze heures par voie intraveineuse, ou 2 g par jour par perfusion continue.Pour les enfants, la posologie recommandée est de 40 mg.par jour par kilo de poids.La Vancocine est présentée en fioles de 10 em\u2019 contenant chacune 500 mg de l\u2019antibiotique sous forme de poudre sèche stérile.On y ajoute 10 ml.d\u2019Eau pour Injection, US.P.Cette solution doit ensuite être diluée à nouveau pour administration par perfusion.Dans le traitement d'adultes par infusion intermittente.les 10 ml.de solution sont ajoutés à 100- L'Union Méd.Canada NOUVELLES PHARMACEUTIQUES (243) \u2014 LVIII Tome 88 \u2014 Fév.1959 200 ml.de Solution Injectable de Chlorure de Sodium, US.P, ou a du glucose a 5 pour cent dans de l\u2019Eau pour Injection, U.S.P.Cette infusion peut être administrée en vingt à trente minutes toutes les six à huit heures.Si on désire recourir à la perfusion continue.on peut ajouter deux à quatre fioles (1 g à 2 g) à un volume suffisant d\u2019un des diluants précités pour permettre l\u2019administration de la dose quotidienne requise en goutte-à-goutte intraveineux au cours d\u2019une période de vingt-quatre heures.Après dilution convenable, la dose pour un enfant peut être administrée de l\u2019une ou l\u2019autre façon.Jusqu\u2019à ce que les stocks de Vancocine soient plus considérables, l\u2019antibiotique est fourni sur commande spéciale et expédié directement des laboratoires Lillv à Indianapolis.TEMPOSIL, AUXILIAIRE DANS LE TRAITEMENT DE L'ALCOOLISME Une conversation au cours d\u2019un dîner, en 1954, fut à l\u2019origine de quatre années de recherches et d\u2019expériences et aboutit à une découverte canadienne: la mise au point par les Laboratoires Lederle d\u2019un produit pharmaceutique qui peut s\u2019avérer être l\u2019un des auxiliaires les plus utiles dans le traitement de l\u2019alcoolisme.Lederle, une succursale de la Cyanamid of Canada Limited, a nommé ce produit « Temposil calcium carbimide ».Ce sont la Fondation des Recherches sur l\u2019AI- coolisme de la Province de l\u2019Ontario et le Docteur J.K.W.Ferguson, personnalité marquante dans le domaine de la recherche, qui ont été les principaux associés des Laboratoires Lederle.S\u2019étant trouvé assis à côté du docteur Gordon Bell de Toronto, le fondateur de la Clinique Bell pour le traitement de l\u2019alcoolisme, le docteur R.G.War- minton, directeur médical de la Cyanamid of Canada Limited, mentionna le fait que le personnel de l'usine de Niagara de la compagnie, qui était exposé aux poussières de cyanamide de calcium, avait vis-à- vis des boissons alcoolisées les mêmes réactions que les personnes prenant les médicaments prescrits pour un traitement contre l'alcoolisme.LEA Co Co HATEZ iE L'intérêt des deux médecins pour la similitude des - réactions physiques prit forme et aboutit un peu RETABLISSEMENT | plus tard à l\u2019adhésion du docteur J.K.W.Ferguson, à qui travaillait à l\u2019époque avec le département de AU MOYEN DE COMPRIMES Jos LEDERLE LABORATORIES DIVISION, CYANAMID OF CANADA LTD., Montreal, Quebec Pharmacologie de l\u2019Université de Toronto, et qui est kK aujourd\u2019hui le président de la Commission Consul- VARI DASE STREPTOKINASE-STREPTODORNASE LEDERLE LIX \u2014 (244) NOUVELLES PHARMACEUTIQUES L'Union Méd.Canada svc: Le) IN ; [» ; v RE ABLISSEMENT AU MOYEN DE VARIDASE BUCCAL @ KINAS Carnertosonmas £.LERERLE ERLE : COMPRIMES 4 ê 9 4 LEDERLE LABORATORIES DIVISION, CYANAMID OF CANADA LTD., Montreal, Quebec Tome 88 \u2014 Fév.1959 tative Médicale de la Fondation des Recherches sur l\u2019Alcoolisme de la Province de l\u2019Ontario.Le docteur l\u2019erguson travailla en collaboration avec le personnel de recherches des Laboratoires Lederle sur un projet dont le but était de trouver un produit non toxique qui pourrait être utilisé comme complément dans le traitement de l\u2019alcoolisme.Après quatre ans de recherches cliniques intensives, au cours desquels plus de 300 personnes suivirent avec efficacité le traitement, Lederle est prêt à mettre les comprimés Temposil à la disposition de sa clientèle, sur prescription médicale.Le docteur Ferguson a déclaré que jusqu\u2019à présent les résultats ont été particulièrement satisfaisants et qu\u2019on a bon espoir que les 180,000 à 200,000 alcooliques du Canada pourront être guéris plus facilement grâce au Temposil.Le produit est mis sur le marché sous forme de comprimés, fabriqués par Lederle, que le malade pourra employer conformément aux prescriptions du docteur.C\u2019est dans son usine de Niagara Falls que la Cyanamid of Canada a mis au point un procédé de fabrication de « calcium cyanamide », dont les caractéristiques sont indispensables pour la fabrication du nouveau produit.C\u2019est de son usine de Montréal que Lederle approvisionnera le marché mondial en Temposil.Quatre ans après la mémorable conversation au cours d\u2019un dîner, le docteur Bell a fait remarquer que, d\u2019après ses observations personnelles parmi les malades des cliniques, il apparaît que le Temposil est plus facilement toléré par les personnes en traitement que n\u2019importe quel autre produit pharmaceutique utilisé pour soigner l\u2019alcoolisme.Il a ajouté que les effets auxiliaires sont moins nombreux.Il a souligné que le Temposil ne peut être utilisé avec efficacité que lorsque son emploi entre dans un programme complet et prescrit de lutte contre !\u2019alcoolisme.« L\u2019emploi du Temposil », a déclaré le docteur Bell, « permettra certainement au malade de persévérer pendant la période au cours de laquelle 1l essaye de clarifier ses pensées.Il pourra ainsi se rendre compte de ce à quoi il s\u2019expose en persistant dans l\u2019alcoolisme.» Nom du nouveau médicament: Temposil calcium carbimide.Ce qu\u2019est le produit: du carbimide de calcium parfaitement pur.Son rôle: un complément pour le traitement de l\u2019alcoolisme.Ses avantages: avec le Temposil, les réactions vasculaires et hypo- tensives sont beaucoup moins importantes qu\u2019avec tout autre produit similaire.Comment l\u2019utiliser: par voie buccale.On recommande un ou deux comprimés de 50 mg.toutes les douze heures.Présentation: en L'Union Méd.Canada NOUVELLES PHARMACEUTIQUES (245) \u2014 LX Tome 88 \u2014 Fév.1959 flacons de 50 comprimés de 50 mg.Fabricants: Division des Laboratoires Lederle, Cyanamid of Canada Limited.PRODUIT NOUVEAU CONTRE LE GLAUCOME « Daranide » (dichlorphénamide), un nouveau produit pour traiter plus efficacement le glaucome, a été mis en vente à travers le pays par Merck Sharp & Dohme, Division de Merck & Co.Limited.« Da- ranide » a été conçu et réalisé dans les Laboratoires de Recherche Merck Sharp & Dohme.C\u2019est un inhibiteur fort puissant et très efficace de l\u2019anhy- drase carbonique; il s\u2019administre par voie orale.Selon Merck Sharp & Dohme, ce nouveau médicament réduit la tension intraoculaire anormale causée par le glaucome, en inhibant le trop-plein de l'humeur aqueuse dans l\u2019œil.La tension intraoculaire provoquée par un excès de fluide a pour résultantes un durcissement du globe oculaire, une excavation du nerf optique, un rétrécissement du champ de vision, une insensibilisation de la cornée et une diminution du pouvoir visuel pouvant entraîner la cécité.« Daranide », comme tous les autres inhibiteurs de l\u2019anhydrase carbonique, peut, à de plus fortes doses, augmenter le taux d\u2019excrétion du sodium, du potassium, du bicarbonate et de l\u2019eau; ce faisant, il chasse l\u2019excès de liquide.« Daranide » stimule aussi l\u2019élimination du chlorure, minimisant du même cour l\u2019éventualité d\u2019une acidose métabolique.Administré par voie orale, « Daranide » abaisse la tension intraoculaire de l\u2019œil glaucomateux ou non glaucomateux.« Daranide » s\u2019indique dans les cas de glaucome simple chronique (à angle ouvert), glaucome congestif aigu (à angle fermé), glaucome congestif chronique, glaucome secondaire (phase aiguë), et dans le traitement de la tension intraoculaire précédant une intervention chirurgicale.Combiné à d\u2019autres myotiques, « Daranide » est excellent pour juguler une tension intraoculaire extrême pendant plusieurs mois.Généralement, la dose pour adultes varie de 25 à 100 mg.(14 à 2 comprimés) de une à trois fois par jour.La posologie doit être soigneusement mise au point pour convenir à chaque patient, individuellement.Cependant, la dose thérapeutique de « Dara- nide » nécessaire à la plupart des glaucomateux est biem au-dessous du niveau qui produirait les effets secondaires caractéristiques des inhibiteurs de l\u2019anhy- drase carbonique.Les comprimés à 50 mg.de « Daranide » sont vendus en flacons de 100.VARIDASE; RETABLISSEMENT AU MOYEN DE » RLY 5 STREPTORINASE: STREPTODONNASE LEDERLE RPI TCR LL LEDERLE LABORATORIES DIVISION, CYANAMID OF CANADA LTD., Montreal, Quebec | f 25 produit qui of SE Phosphate complexe | Pour des concentrations EFFETS SECONDAIRES re x'\u2018evolutionne tHe sT etracycline Co nly ide Tétracycline N= yd =P Re MARQUE DEPOSEE eo Bristol nu bY T 4H Nr infection au_foyer_d\u2019 plus intenses profondes GOUTTES INTRAMUS CULAIRE |PÉDIATRIQUES à 250 mg i (pour 24 heures © LXIV L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 ROKOF le SIROP & COMPRIMÉS contient LE NARCOTIQUE DE CHOIX f&raitement médicalement pour la sédation de la toux BITARTRATE DE DIHYDROCODÉINONE conforme LE PLUS PUISSANT DE TOUS LES de EXPECTORANTS GAÏACOLATE DE GLYCERYLE | L\u2019AMINE VASO-MOTRICE qui RE- la TOUX LÂCHE LE SPASME BRONCHIQUE et REMONTE LE MORAL DU PATIENT DESOXYÉPHÉDRINE 5 cc.ou chaque Comprimé SIROP PROKOF renferment: Dihydrocodéinone et COMPRIMÉS PROKOF Gitartrate) 2.5 mg.| Glycéryle POUR ADULTES (Gaiacolate) 100.0 mg.| Désoxyéphédrine HCl 0.8 mg.Chaque Comprimé renferme: Dihydrocodéinone Ee (Bitartrate) 0.6 mg.COMPRIMES PROKOF Glycéryle , PRÉ (Gaïacolate 25.0 mg.POUR BEBES Solubles Désoxyéphédrine HCl 0.2 mg.POUR LE CONTRÔLE DE L\u2019OBÉSITÉ PROBESE TD & VM présenté maintenant sous deux nouvelles formes: Une seule capsule par jour avant le déjeuner peut refréner l\u2019appétit durant 10 à 12 heures.PROBIESE PROBESE T.D.PROBESE V.M.La formule vraiment efficace La formule du Probese T.D.avec conçue pour répondre aux besoins 8 vitamines et 9 minéraux en du patient lors de l\u2019absorption.quantité dépassant les besoins Le médicament se libère en quotidiens, comme supplément à 3 phases: immédiate, 4 heures un régime d\u2019amaigrissement.et 8 heures.BELL-CRAIG LTD.TORONTO 2B L'Union Méd.Canada LXV Tome 88 \u2014 Fév.1959 Pour le traitement ambulant des troubles mentaux et émotionnels et pour le contrôle de la nausée et des vomissements STELAZINE* EST SOUVENT EFFICACE LA OÙ D'AUTRES AGENTS ONT ECHOUE 2 Ce tranquillisant | anti-émétique, efficace en faibles doses, offre au médecin 4 avantages significatifs; + Action thérapeutique rapide \u2014 symptômes souvent soulagés dans les 24 a 48 heures « Efficace avec de très petites doses\u2014 la posologie habituelle est de 2 à 4 mg.par jour e Action prolongée inhérente\u2014 ne doit être administré qu\u2019une ou deux fois par jour < Faible occurrence d\u2019effets secondaires\u2014 ne dérange que rarement le cours de la thérapeutique BHAA LE Gi ii a SMITH KLINE & FRENCH * MONTREAL © ® Le MARQUE DE FABRIQUE POUR LA TRIFLUOPERAZINE, S.K.P 9224AF L'Union Méd.Canads LXVI ; Tome 88 \u2014 Fév.1959 Les Comprimés Baby\u2019s Own soulagerent de facon satisfaisante 40 bébés\u2019 atteints de et 34 bébés\u2019 sur 35 dont la dentition était accompagnée de troubles gastro-intestinaux et de malaises soulagement complet de l\u2019effort à l\u2019évacuation, des gaz pénibles, des troubles du sommeil, de l\u2019agitation, de la mauvaise humeur et de l\u2019anorexie.REMARQUABLEMENT SÛR \u2014 \u201cTout au long des observations.en aucun cas, on n\u2019a noté quelque réaction secondaire que ce soit.\u201d LES COMPRIMÉS BABY\u2019S OWN renferment 3/16 de grain de Phénolphtaléine, légèrement tamponnée avec 15 grain de Carbonate de Calcium Précipité, et du Sucre en Poudre, q.s.Agréables, commodes.*agés de 2 à 24 mois.Pour échantillons et littérature, avec références 1-15, écrivez à.Observation Typique OBS.no 50.Bébé R.S., 12 mois, 20 lbs 10 onces, souffrait de troubles gastro-intestinaux et de malaises causés par sa dentition.Bébé n\u2019avait pas encore de dents mais ses gencives étaient tendres, bouffies et gonflées.Bébé était de méchante humeur, irritable, agité et ne pouvait dormir.Il bavait de façon excessive et son appétit était pauvre.DES COMPRIMÉS BABY\u2019S OWN furent administrés à raison d\u2019un chaque soir, au coucher.Bébé fut soulagé de ses symptômes de façon satisfaisante.L\u2019appétit devint meilleur.Les premiers jours, puis les nuits, devinrent plus calmes et plus faciles.Bébé a maintenant six dents.G.T.FULFORD CO., LIMITED, Brockville, Ontario L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 LXVII D\u2019appétit point, mais sommeil à point (+ PRELUDINE \"55\" Geigy PRODUITS PHARMACEUTIQUES Division de Geigy (Canada) Limited, 2626 Bates Road, Montréal 26, Québec.L-1130F PRELUDINE (hydrochlorure de phenmétrazine), amélioration distincte dans le domaine des modérateurs d\u2019appétit, permet au médecin de contrôler l\u2019appétit avec moins d\u2019effets secondaires indésirables qui souvent compliquent l\u2019administration de d\u2019autres agents anorexiants.! PRELUDINE, contrairement à ce qui se produit avec d\u2019autres anorexiques, se distingue par son taux étonnamment peu élevé d\u2019effets secondaires.Aucun cas appréciable de nervosité, de palpitations ou d\u2019insomnie n\u2019a été rapporté dans les nombreuses investigations cliniques auxquelles PRELUDINE a été soumis.?PRELUDINE a une valeur toute spéciale pour les diabétiques obèses.Les besoins d\u2019insuline sont souvent moins grands à mesure qu\u2019il y a perte de poids.PRELUDINE n\u2019exerce aucun effet sur le métabolisme des hydrates de carbone ou sur la tension artérielle.L\u2019hypertension pré-existante chez ces patients n\u2019est pas aggravée.* Posologie: Un comprimé, deux ou trois fois par jour, une heure avant les repas.Disponibilité: Comprimés rainurés roses de 25 mg.chacun, en flacons de 100 et 1000.Sous brevet de C.H.Boehringer Sohn, Ingelheim.1.Szenas, P., et Pattee, C.J.: Can.Serv, M.J., 13:195, 1957.2.Natenshon, A.L.: Am.Pract.& Digest Treat.7:1456, 1956.3.Robillard, R.: L\u2019Union Méd.86:652, 1957. LXVIII L'Union Méd.Canady Tome 88 \u2014 Fév.1950 *\u201cAspirin\u2019° est la marque déposée au Canada de la Bayer Company Limited ASPIRIN Las Lo 1 tr CE) REIS 75 [ZT toe omy = oser full 100% wl by Ooh ed a Four re Leu Bose à 2 Dose que SMBS bee go traitons -.La Drogue-Miracle Originale Rien de ce que vous ordonnez n\u2019est fait avec plus de soin L'Union Méd.Canada LXIX Tome 88 \u2014 Fév.1959 POUR UNE MEILLEURE HEMOGLOBINOMETRIE.chousissez le fer le mieux toléré\u2026 MOL=(ROK] (sulfate ferreux molybdénisé) Bien toléré, Mol-Iron rend moins onéreuse la thérapeutique des patients anémiques et accroit le pourcentage des succes cliniques.Le fer sous une forme molybdénisée tend à prévenir l\u2019oxydation du fer ferreux en une forme ferrique plus irritante.Il en résulte \u2019 .° 7 \u2019 pe A ° x ° \u2019 1 un composé ferreux si bien toléré qu\u2019il peut être pris à jeun pour permettre une plus grande absorption.SUPÉRIORITÉ CLINIQUE CONTINUE \u2014 Au cours des 12 dernières années, la grande tolérance de Mol-Iron et son efficacité exceptionnelle ont été confirmées par un plus grand nombre de publications cliniques qu\u2019on n\u2019en peut retrouver pour toute autre préparation de fer.Le MOL-IRON est présenté sous diverses formes pour satisfaire aux besoins variables des patients anémiés : MOL-IRON EN COMPRIMES.LIQUIDE.GOUTTES MOL-IRON avec VITAMINE C MOL-IRON PANHEMIQUE EN CAPSULES - [un hématinique complet] GESTATABS - _ [supplément obstétrical de minéraux et de vitamines] Pour de meilleurs résultats, choisissez le fer idéal \u2014 MOL-IRON \u2014.Il ne coûte pas plus cher que les préparations ordinaires de fer.Bibliographie complète sur demande.WHITE LABORATORIES OF CANADA LIMITED 5100 SAX STREET, MONTRÉAL, QUÉBEC LXX L\u2019Union Méd.Canad: Tome 88 \u2014 Fév.1959 Lin >Antiaeuke-Lexatif clea f GENUINE > MILK OF MAGNESIA |: 2d @ nr ; ANTACID LAXATIVE = GENTE Fok chppagy \u2018 { N : SD ORQUEH ro Grown 7 > PRÉÉMINENCE Dans tous les domaines, la prééminence se gagne grâce à une qualité constante et à une démonstration de confiance pendant de nombreuses années.Le Lait de Magnésie Phillips\u2019 aconquis cette position comme laxatif et antiacide idéal.Depuis plus de 75 ans, il constitue le choix de la grande majorité des médecins et des clients.PRÉPARÉ SEULEMENT PAR STERLING DRUG MFG LTD.© AURORA, ONTARIO - # L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 LXXI MÉDICATION CHOLÉRÉTIQUE, CHOLAGOGUE ET DIURÉTIQUE FORMULE Extrait mou d\u2019artichaut .100 mg.Oléate de sodium 50 me.Bile décholestérinée \u2026\u2026\u2026\u2026 100 mg.Magnésie calcinée lourde .50 mg.POSOLOGIE La posologie ordinaire est de une ou deux dragées trois fois par jour.PRÉSENTATION Flacons de 50, 500 et 1,000 dragées.209 est, rue Sainte-Catherine, Montréal-18.ANGLO-FRENCH DRUG CIE LTÉE LXXII L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 Las ti Te Putatisdeed et 2.soute roms ABTA NLRC SM or 4 ur ONO mn PET Les grands opéras de Rossini sont goûtés par des millions de spectateurs depuis plusieurs décades Les CHOSES QUI RESTENT Les bonnes choses restent .pièce d'art, classique littéraire, pont altier.produit pharmaceutique sûr.Il en est de même de l'Onguent Desitin.Depuis plus de 35 ans, l\u2019Onguent Desitin est resté le moyen sûr et incomparable de prévenir ou d'enrayer l\u2019érythème fessier dû aux couches.il est resté le produit adoucissant et cicatrisant à appliquer sur les blessures, les brûlures, les ulcères extrêmes et autres lésions cutanées.Desitin® Représentant et Distributeur Exclusif au Canada LESLIE A.ROBB 5 Traymore Crescent, Toronto 9, Canada L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 LXXIII À Un progrès marque dans le traitement de la seborrhée TM SUSPENSION A 19 DE SULFURE DE CADMIUM e Efficacité\u2014Ce shampooing thérapeutique exerce une action efficace même chez les patients rebelles à d\u2019autres médications.e Sûreté\u2014Capsebon est non-toxique et n\u2019exige aucun brossage des ongles après son application .n\u2019irrite pas la peau.2 ® Aucune secheresse ou trace d\u2019huile\u2014Capsebon laisse les cheveux souples et faciles a placer, sans trace d\u2019huile ou sécheresse ou perte de cheveux.® Application facile\u2014 Un traitement au Capsebon ne dure que quelques minutes .point n\u2019est besoin d\u2019utiliser d\u2019autres shampooings avant ou apres.e L\u2019elégance d\u2019un cosmétique \u2014 Capsebon donne une mousse abondante; il possède un arôme délicat.Capsebon est présenté sous forme d\u2019un liquide renfermant 1% de sulfure de cadmium en suspension, et en flacons- pressoir en plastique de 4 onces.Io MIB! PITMAN-MOORE OF CANADA LIMITED & .= Shuttleworth division DON MILLS ONTARIO LXXIV L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 Des expériences faites avec les Viandes 100% Swift's pour Bébés montrent que MÊME LES PLUS PETITS BÉBÉS DIGÈRENT BIEN LA VIANDE Des médecins donnèrent une formule faite avec des Viandes 100% Swift\u2019s pour Bébés à un groupe de bébés prématurés\u2014dont plusieurs n\u2019étaient âgés que d\u2019une semaine!\u2014et ils profitèrent.* C\u2019est une preuve évidente qu\u2019un bébé normal, né à terme, peut profiter de bonne heure des avantages de la viande.Ceci est particulièrement vrai quand le bébé Et Swift offre la plus grande variété de Viandes 100% Swift\u2019s pour Bébés.Vous pouvez donc recommander la viande qui convient le mieux aux besoins alimentaires de chaque bébé.Il y a 13 variétés de viandes 100% (y compris 3 aromatisées aux fruits) .plus les Jaunes d\u2019Oeufs et les Jaunes d\u2019Oeufs et Bacon.Nous vous donnons ci-dessous une liste complète de toutes les variétés, que vous pourrez découper et garder pour référence.La plupart d\u2019entre elles sont également disponibles sous forme hachée pour les bébés plus âgés.*Si vous désirez voir un rapport détaillé sur cette étude, \u201cLa Viande dans le Régime des Bébés Prématurés\u201d, un exemplaire vous sera envoyé sur demande.est nourri aux Viandes 100% Swift\u2019s pour Bébés, car les Viandes 100% Swift\u2019*s pour Bébés sont préparées pour répondre même aux besoins des plus petits bébés.Les viandes sont passées au tamis et sont si lisses qu\u2019elles coulent facilement à travers la tétine d\u2019un biberon.Elles sont préparées uniquement avec de la viande maigre de la meilleure qualité, de sorte qu\u2019elles sont toujours faciles à digérer pour un petit bébé.Boeuf ® Agneau ® Porc ® Veau Poulet © Poulet et Veau Jambon e Foie ® Foie et Bacon Agneau avec Arôme de Menthe Coeur de Boeuf ® Porc avec Compote de Pommes ® Jambon avec Sauce aux Raisins Jaunes d\u2019Oeufs \u20ac Jaunes d\u2019Oeufs et Bacon 2 L\u2019Union Méd.Canada | LXXV Tome 88 \u2014 Fév.195 NOUVEAU PRODUIT OPHTHALMIC OINTMENT | (CHLORAMPHENICOL, P.D.& CO.), HYDROCORTISONE, POLYMYXIN 8 OINTMENT Lot No.21274 | PARKE, DAVIS & COMPANY A hod 8 R k , ph, dE a > ret hyô .CHLOROMYCETIN \u2014 thérapeutique efficace a spectre étendu ¢ gen ophtalmique Pa rke-Davis \u201cest efficace contre la plupart des cocci à Gram positif et à Gram négatif et certains bacilles a Gram négatif.Il produit rarement la dermatite et les souches résistantes sont rares.\u2019\u2019! \u201cpénètre dans l\u2019oeil indemne d\u2019inflammation mieux que tout autre antibiotique, quelle que soit la voie d\u2019administration.\u2019: POLYMYXINE B\u2014 pour contrôler les envahisseurs à Gram négatif \u201ces bacilles à Gram négatif sont de plus en plus souvent isolés à partir de la conjonctive\u2026\u201d* La polymyxine B \u201c\u2026est bactéricide vis à vis de la plupart des germes Gram négatif\u2026A HYDROCORTISONE\u2014 pour son action anti-inflammatoire et anti-allergique \u201cLa cortisone, l\u2019hydrocortisone et l\u2019ACTH, en altérant la réaction inflammatoire organique réduit la formation de tissu cicatriciel et la vascularisation.\u201d5 \u201cL\u2019hydrocortisone est environ deux fois plus active, gramme pour gramme, que la cortisone\u2014 même en application locale.\u201d INDICATIONS: Comme topique dans les infections oculaires dues aux germes sensibles au CHLOROMYCETIN ou à la polymyxine B.ADMINISTRATION : Application locale deux à quatre fois par jour selon les besoins.PRESENTATION : L\u2019OPHTHOCORT contient 1% de Chloromycetin* (chloramphénicol Parke-Davis), 0.5% d\u2019acétate d\u2019hydrocortisone et 5000 unités de sulfate de polymyxine B par gramme.Livré en tube de % onces.BIBLIOGRAPHY : (1) Perkins, E.S.: Practitioner 178:575, 1957.(2) Queries and Minor Notes, J.A.M.A.161 :1032, 1956.(3) Smith, C.H.: Eye, Ear, Nose & Throat Month.34:580, 1955.(4) Blakiston\u2019s New Gould Medical Dictionary, ed.2, New York, McGraw-Hill Book Company, Inc, 1956, p.945, (5) Ostler, H.B., & Braley, A.E.: J.Iowa M.Soc.44.:427, 1954, 2 > PARKE, DAVIS & CO., LTD - MONTREAL, PQ.\u201cMARQUE DEPOSEE CP-64255 n » LXXVI L\u2019Union Méd.Cansda Tome 88 \u2014 Fév.1959 PARFAITS pour les pieds souples, / _ des petits enfants >= Bout en forme de mocassin, pour permettre au pied de grandir.Talon en caoutchouc \u2014 Le bottillon Pussyfoot, idéal pour les \u201cpremiers pas\u2019, est bien léger, antiglissement.fait, de matériaux de première qualité, sur des formes scientifiquement conçues.Les Pussyfoot sont, de plus, traités au procédé Sanitized, qui rend les chaussures plus hygiéniques.\\ 77 Bottillons PUSSYFOOT Intérieur lisse et sans aspérités, qui ne heurte pas les pieds.de LS /FC/67 ge\" Sata SO Q ST OS s S J SW ry PAS OO OE EO EO OEE OE ET NIAAA AINA ANNAN PIES IEEE STS SS \\ \\ SO SOC CC SO TS CT TO TT TTT SSS ST tt STS SST SSS PSS À oN vss / 2 S © S © OF FS ¢& ES / 4 U FPS 9° SSP S°9°°«$ CG ÉÉ s > Se Nl W 4 BW À SY ETN STH ST TTT Noa » SAW \u201c \u201cer %, dans ROUNSEL ~ Ze, , a, ws \u201cWy \u201c44 4 » + À on UY, Uy GC Deux puissants antibi \u201cUy, 4 ne Ui PRÉSENTATION Distributeurs exclusifs otiques t \u201cWn ZA \u201c, \u201cy A le CORYZR RIGU - et un vasoconstricteur nasal efficace \u201cte \u201c4 Zn opiques la Sof \u201con.O Lon.2 2 \u201cty U NOUVEAU WY Po $ 7, U a Un, æ# NE SENSIBILISE PAS ROUSSEL (CANADA) LTÉE la Phénylephrine S TS : S \u201cGe $ la Gramicidine ramycine U 7%, $ \u201c4 4 GEE : S WN %, Y Wy 4 on.K Ch S SOFRAMYCINE la SINUSITE NEBULISEUR Flacon nébuliseur contenant 15 cc.de solution 12.5 mg.(1.25%) et 50 mcg.(0.005%) 25 mg.(0.25%) Anglo-French Drug Compagnie Lt \u201d 209 est, rue Ste-Catherine, Montréal, 18.Tél.Victor 2-7902 \u201cty, ee.© YO OS 9 © = S N N © ve Nl N~ NN a > ve ze a Sa a Wn Ww ar QO Ww a ao SOF OF OF OY OV SO OF OF OO OF OF OT QT oO a - TT TT ET TT TT TT TTT TTT TT THT HH TT ET TT TT TO TE TT ES ! Ne SF NTO OFF FF NaF oF S $ S FSS FS ST PFE FT FF SSN SF JS AN ON 9 HE $F SF $F $F $F © a NT SM ©» SO SP ST ~ Sat S N NN S Q NR W U S A SP; ss L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 LXXVII LXXVIII L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 A F comme tampon menstruel vaginal de choix.7 & mais aussi pour l\u2019usage professionnel pour retenir les substances médicamenteuses dans le vagin et le cervix, après le traitement et entre les consultations.pour protéger contre le suintement après une biopsie ou une cautérisation cervicale.pour absorber les écoulements ou les sécrétions anormales.Trois Degrés d\u2019Absorption \u2014 RÉGULIER, SUPER, JUNIOR\u2014 pour les diverses exigences.En coton hydrophile chirurgical pur\u2014facile- ment utilisable et économique.| A (M D AX CONFORTABLE + PRATIQUE .SOR CANADIAN TAMPAX CORPORATION LIMITED, BRAMPTON, ONT. L\u2019Union Méd.Canada LXXI: Tome 88 \u2014 Fév.1259 X Au cas où notre lettre vous parviendrait un matin particulièrement chargé .en vue d'alléger le fardeau du facteur .et enfin pour ne pas encombrer davantage votre bureau .LEEMING MILES PHARMACEUTICALS INC.5967 MONKLAND AVENUE, MONTREAL 28 Tél.: HU.1-8113 le 15 février 1959 METASPAS, l'antispasmodique à potentialités multiples, particulièrement intéressant en gastro-entérologie, en gynécologie et obstétrique.Cher Docteur: Nous ne voulons que vous parler d'une indication parmi les nombreuses de ce nouveau spasmolytique de synthèse, le METASPAS (chlorhydrate de dihéxyvérine): le traitement des dysménorrhées.L'étiologie des dysménorrhées est des plus variées.Ce syndrome peut étre primitif, constitutionnel ou secondaire; il est alors d'origine endocrinienne, anatomique, ou lésionnelle.Il tire toujours son aspect clinique d'un symptôme constant: l'hypermotricité douloureuse globale ou segmentaire de l'utérus au moment des règles.Cette hypermotricité constante peut être provoquée par des mécanismes nombreux: neurotrope dans certains cas, musculaire propre ou allergique dans d'autres.Les succès et les échecs thérapeutiques obtenus avec des drogues ne déprimant qu'un seul de ces mécanismes, témoignent de ces origines variées.Le contexte clinique ne permet que bien rarement d'identifier les mécanismes en cause \u2014 d'autant moins qu'il sont souvent intriqués; d'où l'intérêt, soit des associations médicamenteuses qui couvrent un large éventail pharmacologique, soit des spasmolytiques polyvalents.METASPAS est le type de ces spasmolytiques à potentialités multiples: il déprime, en effet, les fibres cholinergiques qui commandent la contractilité utérine et les fibres musculaires lisses; il empêche les contractions histaminiques; anesthésique de surface par surcroît, il supprime le spasme réflexe provoqué par l'irritation locale.POSOLOGIE.\u2014 3 à 9 comprimés par jour.PRESENTATION.\u2014 En flacons de 50 comprimés, doses à 10 mg.de dihéxyvérine.AUTRES INDICATIONS.\u2014 Documentation sur demande.Nous désirons vous informer en terminant qu'un échantillonnage clinique gratuit peut être obtenu sur simple demande.Vos tout dévoués, EC Halak P.K./ecf Gérant LXXX éliminez la cause de l\u2019intolérance au fer seulement JU Mg de fer par jour procurent un effet thérapeutique complet L'Union Méd.Canad.Tome 88 \u2014 Fév.1959 LA SURDOSE DE FER EST INUTILE \u2014 Cette faible dose inaccoutumée de fer (30 mg au lieu des 100 mg et plus) procure l'augmentation d\u2019hémoglobine suffisante pour corriger l'anémie ferriprive, grâce à une aide nouvelle et sensationnelle pour l'absorption du fer.* EVITEZ L'IRRITATION GASTRIQUE \u2014 nausées /diarrhée .même les selles noires qui peuvent cacher un état grave .sont généralement absentes.PRESCRIVEZ SIMRON ENTRE LES REPAS \u2014 la dose quotidienne est de une capsule (renfermant 10 mg de fer sous forme de gluconate ferreux) t.i.d.Merrell SINCE 1828 *Sacagen \u2014 400 mg par capsule MARQUES DE FABRIQUE: SACAGEN, SIMRON THE WM.S.MERRELL COMPANY CINCINNATI + ST.THOMAS, ONTARIO - NEW YORK L'Union Méd.Canada LXXXI Tome 88 \u2014 Fév.1959 HE aa NR VEAL.iii pi une synergie intra-nasale Flacon de plastique commode, souple et incassable.A l\u2019épreuve des fuites, produit une fine pulvérisation.UN DÉCONGESTIF Néo-Synéphrine* HCL 05% UN ANTI-INFLAMMATOIRE Hydrocortisone 0.02% UN ANTI-ALLERGIQUE Thenfadil* HCl 0.05% UN ANTI-BACTÉRIEN Néomycine (sulfate) 1 mg.par cc.(équivalant a 0.6 mg.de néomycine base par cc.) Polymyzine B ACTION POTENTIALISÉE pour (sous forme Oo Boia assurer de meilleurs resultats cliniques par cc.dans RHUMES v hd SINUSITE pire ne RHINITE ALLERGIQUE (marque de Thényldiamine), marques déposées, U.S.Pat.Off. LXXXII GRACE A L'IDEE DE SUZANNE, ON N\u2019ATTEND PLUS AUSSI LONGTEMPS DANS LA SALLE D\u2019ATTENTE Elle se plaignait constamment de mon vieil appareil à rayons X \u2014 ajoutant qu\u2019elle pourrait accomplir beaucoup plus, si seulement elle avait à sa disposition ce nouvel équipement G-E dont je lui avais parlé; qu\u2019elle aurait moins de reprises à faire \u2014 dont la plupart étaient dues à l\u2019exposition trop prolongée nécessitée par le faible pouvoir de l\u2019appareil.Dès le jour où je reçus mon nouvel équipement \u201cPatrician\u201d, je suis sûr que Suzanne comprit que son insistance avait gagné la partie.(Et, vous savez, c\u2019est vrai qu\u2019elle travaille plus rapidement, maintenant!) L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 \u201cPatrician\u201d accélere les examens aux rayons-x Le Progrès est le plus Important de nos Produits GENERAL @® ELECTRIC .@t pour un coût si modique Le fardeau de votre travail vous semblera plus léger, avec les commodités de la grosse table du \u201cPatrician\u201d.Mais les points les plus importants sont encore: le 200-ma, le 100 kilovolts, le compteur électronique du temps, le dispositif d\u2019attente \u201créeipromatique\u201d Bucky, le contrôle \u201cdu bout du doigt\u201d de l\u2019écran fluoroscopique ou du dispositif pour prise du film sur place, la forme angulaire Trendelenburg à 15°, le dispositif Bucky de fermeture de la fente, pour une plus grande sûreté des rayons X.Pour de plus amples détails, voyez votre représentant d\u2019appareils à rayons X G-E ou envoyez-nous le coupon ci-dessous pour obtenir un catalogue entièrement illustré.~ \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 _\u2014 em ew em am o- X-RAY DEPARTMENT GENERAL ELECTRIC CO.Milwaukee 1, Wisconsin, Rm.FF\u201421 [1 S.V.P.m'envoyer votre bulletin de 16 pages \u201cPRATICIAN\u201d ; ) Renseignements sur le paiement par versements Sur le service de location MAXISERVICE ) Adresse r am Gm em ae an am _ em am L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 rom ED A 4 3?= 73 = fo + - , ves : ve \u20ac or - wr I 1 Un supplément vitamine-mineral complet avec une tabletie par jour.Délicieuses tablettes de chocolat enveloppées individuellement dans un papier métallique\u2014pour satisfaire un désir naturel et combler un besoin physiologique.DELECTAVITES Chaque Délicieuse Tablette Contient: Vitamine A.5,000 U.1.Vitamine D.1,000 U.I.Vitamine C.75 mg.Thiamine.2.5 mg.Riboflavin (B2).2.5 mg.Pyridoxine Hydrochloride 1 mg.Vitamine B12 activité.3 mcg.d-Panthenol.5 mg.Niacin.20 mg.Biotin.30 mcg.posoLocie: UNE DELECTAVITE PAR JOUR PRESENTATION: Boîte de 30 (approvisionnement d'un mois).Boîte de 90 (approvisionnement de trois mois).SEULES LES DÉLECTAVITES PEUVENT ÊTRE MÂCHÉES SANS LE MOINDRE GOÛT DE VITAMINE.WHITE LABORATORIES OF CANADA LTD.Rutin.12 mg Calcium.,.50 mg Boron.0.1 mg Cobalt.0.1 mg Fluorine.0.1 mg lode.0.2 mg.Magnesium.3 mg.Manganese.1 mg.Molybdenum.1 mg.Potassium.2.5 mg.5100 Sax Street, Montreal, Quebec LXXXIII LXXX1V L\u2019Union Méd.Cansda Tome 88 \u2014 Fév.1959 Ressemble-t-elle à l'une de vos patientes?N grand nombre de médecins se trouvent dans l'obligation de défendre ou de restreindre l\u2019usage, à certains de leurs patients, de breuvages tels que le café, le thé, le cacao et les liqueurs douces.Le Postum Instantané ne contient pas de caféine, de théobromine, de théophy]l- line ou de tanin.Fait de blé entier, de son et de mélasse, il est inoffensif.Une tasse moyenne de Postum ne contient que 10 mg.de sodium et 16 calories.Avec Postum, vous avez un breuvage chaud, réconfortant, mais qui ne stimule pas.Pour obtenir des échantillons professionnels, sans aucune obligation de votre part, veuillez adresser votre demande à: Instant Postum, General Foods, Limited, Cobourg, Ontario.\u2018Postum Instantané 0.127 Sans caféine - a ae wo rm On Un produit de General Foods, Limited L'Union Méd.Canada | \u2014\u2014 LXXXV Tome 88 \u2014 Fév.1959 RE Tn soulage promptement la toux et dégage les voies aérifères.Chaque cuillerée à thé (5 cc.) de cet élixir à la saveur de raisin renferme: Chlorhydrate de phényléphrine 10mg.Maléate de prophenpyridamine 12.5mg.®Bitartrate de dihydrocodéinone 1.66 mg.Chloroforme (approx.) 13.5 mg.1-Menthol 1.0mg.POSOLOGIE Adultes: 2 cuillerées à thé, trois ou quatre fois par Ma jour, tel que recommandé.PITMAN-MOORE oF CANADA LIMITED Enfants: 1 cuillerée à thé.S.= Shuttlewortf division Bébés: 14 à Le cuillerée à thé, trois ou quatre fois par jour, selon les indications.DON MILLS ONTARIO Pourquoi CHAQUE Support Spencer porte-t-il la GARANTIE de conserver sa forme ?Quand un vêtement de fond \u2014 gaine, corset, ceinture \u2014 perd sa forme, il perd ses qualités comme support et sa valeur thérapeutique.Cependant, à notre connaissance, Spencer est le seul support qui porte la garantie de conserver sa forme ! Voici pour quelles raisons: @ Chaque Spencer est modelé individuellement, taillé à la main et fait pour répondre aux indications médicales particulières à chaque cas.@ Chaque Spencer est non-élastique (l\u2019élastique s\u2019étire, perd sa forme).@ Chaque Spencer est taillé de manière que la tension porte sur le droit fil (la coupe de biais permet l\u2019élasticité de tout tissu).SPENCER @ Chaque Spencer comporte des baleines flexibles spéciales qui ne se plient pas de côté (les baleines qui se plient de côté permettent à tout support de perdre sa forme).Les raisons pour lesquelles chaque Spencer est garanti conserver sa forme sont les raisons qui rendent le Spencer thérapeutiquement, esthétiquement et économiquement le support de choix.SEUL un support modelé individuellement peut répondre, avec confort, aux divers besoins individuels.Nous invitons votre investigation.SPENCER SUPPORTS (CANADA) LTD.Rock Island, P.Q.Etats-Unis: Spencer, Inc., New-Haven, Conn.Angleterre: Spencer, Ltd., Banbury, Oxon.[J Envoyez-moi le nom de la Corsetidre Spencer la plus rapprochée.[J J'aimerais avoir une démonstration des avantages et caractéristiques Spencer dans mes bureaux.Nom 11111111 LL La a La a a ee ee ae aa aa ee M.D.Adresse eee SV WS WP WP WS WU TU WS WP WS WW WS WS Ww WW Ww Wr Wr Ww Ww Wr Wr ww Ww.le support dessiné individuellement L'Union Méd.Canada LXXXVII Tome 88 \u2014 Fév.1959 \u201c Quand le sommeil fuit vos malades.TEC Hydrate de chloral Squibb Un remède sage = et sir qui s'emploie en:\u2014 MÉDECINE GÉNÉRALE CARDIOLOGIE DERMATOLOGIE PSYCHIATRIE PÉDIATRIE Un siècle d\u2019expérience inspire confiance CAPSULES de 334 ou 717 grains SOLUTION de 7 grains par 5 cc.NOCTEC MARQUE DÉPOSÉE SQUIBB pre dt aies pe es ES late eke on en i ARN tis.aril L Air oma pv A SEULS LES ALIMENTS HEINZ \u201c POUR BÉBÉ OFFRENT sept céréales pour bébés .idéales pour vos ordonnances Heinz offre maintenant la gamme la plus complète et la plus utile de céréales pour bébés.À noter que chacune des 7 céréales Heinz pour bébés répond à un besoin particulier.Vous pouvez maintenant prescrire un plus grand nombre de céréales, selon les exigences.RIZ 22 , INFANTSOY\u2014 29.0% de protéines (N \u2014la céréale hypoallergénique .x 6.25) selon une analyse typique.et celle qui resserre le plus.Employée Nee d\u2019un goût agréable et l\u2019une des meil- 2 2 ANA CEREAL A [réquemment dans le Ra des bébés & leures sources alimentaires de pro- souffrant de maladies coeliaques.téines de haute qualité.AIT NS 0 rot TEN A ORGE\u2014 utilisée dans les cas de diarrhée infantile .bien tolérée.Haute teneur de 2 des amino-acides essentiels \u2014la thréonine et le tryptophane, deux agents pour la prévention de la pellagre et de la stéatose du foie.CEREALES MELANGEES\u2014blé, avoine, maïs .formant un mélange très nutritif.Exceptionnellement agréable au goût.MAIS\u2014 une seule céréale .indiquée dans les régimes d\u2019élimination pour le traitement des cas d\u2019eczéma.Très utile dans les cas où les protéines sont mal tolérées.AVOINE\u2014 possède des vertus laxatives douces et naturelles .très recommandable pour bébés souffrant de constipation.ÉCHANTILLONS SUR DEMANDE! | CEREALES Pour de plus amples renseignements\u2014et pour recevoir des échantillons d'une ou de plusieurs des 7 céréales Heinz pour bébés afin de les mettre à l'essai, il suffit d'envoyer votre de- H E | N ji mande à HEINZ BABY CEREALS, LEAMINGTON, ONTARIO ÉBÉS des céréales pour tous les besoins | 2 BLE\u2014la céréale qui a la plus haute teneur en fer .source de fer particulièrement utile dans le régime des bébés anémiques.comin L'Union Méd.Canada LXXXIX Tome 88 \u2014 Fév.1959 EFFICACITE SOUTENUE ET PREVISIBLE Puisque l\u2019action de DULCOLAX sur la muqueuse du côlon est d\u2019induire un péristaltisme normal, il est d\u2019une utilité toute particulière pour les patients inactifs ou las qui sont sujets à l\u2019atonie intestinale.L'action de DULCOLAX étant Référence: cela 5 a .s Efficacité d\u2019un nouvel agent limitée à la muqueuse du côlon, donc indépendante d\u2019ab- évacuant du gros intestin Ati mi Ag : démontrée en radiologie, sorption systémique, est idéal pour les femmes enceintes ou Docteur O.Raymond, Doc- allaitantes, chez les patients avec des lésions rénales, hépa- teur B.Nogrady: Exhibit ., .scientifique présenté au con- tiques ou cardiaques.Quoique son action n\u2019est ni drastique grès de l'Association des ., £ Médecins de Langue Fran- ni purgative, DULCOLAX a prouvé son efficacité au cours çaise du Canada, St-André- d'essais cliniques dans la préparation du côlon en vue d\u2019un sur-Mer, septembre 1958.examen radiologique.Posologie: Une ou deux dragées (habituellement 2) prises au cou- © cher pour une action le lendemain matin ou prises avant le déjeuner pour effet dans une à six heures.Un suppositoire agit dans l\u2019intervalle Sous brevet de C.H.Boehringer Sohn, Ingelheim de 20 à 60 minutes.; .PRODUITS PHARMACEUTIQUES Présentation: Dragées a enrobage entérique de 5 mg.chacune, Division de Geigy (Canada) Limiwd], flacons de 30 et de 100; suppositoires de 10 mg., boites de 6 et de 50.2626 Bates Road, Montréal 26, Quéisz, XC L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 DEPUIS PRÈS D'UN DEMI-SIÈCLE Toujours le même but: RÉDUIRE LE TAUX DE LA MORTALITE INFANTILE Par la Qualité de nos Produits BUREAU CHEF: SUCC.N.-D.-DE-GRACES: LA.3-3121 HU.4-3561 LIMITEE un médicament de chrix pour le traitement scientifique de la COQUELUCHE est nellemen nt pre ccè s de coqueluche dat coquelucho ides _ \u201cNe.use Ni re e ni \u20ac eomplicatio ons.o Littérature sur demande.CANADA DRUG LTEE LTD., MONTREAL L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 FABRIQUE AU CANADA BANDE ELASTIQUE CAOUTCHOUTEE OFFRE UN SOUTIEN PLUS UNIFORME CONSERVE SON ELASTICITE PLUS LONGTEMPS Le nombre de fils de coton et de caout- Aujourd\u2019hui, ACE procure à vos malades chouc, déterminé de façon scientifique, Ur soutien anatomiquement correct qui permet d'obtenir un tissage équilibré qui dure beaucoup plus longtemps.Le nouveau procure des résultats thérapeutiques caoutchouc résistant à la chaleur, employé optima.par B-D, supporte la stérilisation à sec et possède un pouvoir de tension plus grand que celui du caoutchouc employé dans les ACE maintient fermement sous pression bandes ordinaires.ACE assure un enroulement régulier Aujourd\u2019hui, plus que jamais, ACE est la marque à retenir.Becton, Dickinson and Company sont les seuls fabricants de la bande élastique caoutchoutée ACE.BECTON, DICKINSON AND COMPANY-RUTHERFORD, NEW JERSEY au Canada BECTON, DickINSON & Co., CANADA, LTD., TORONTO 10, ONT.ACE assure une tension égale et contrôlable ACE réduit au minimum la possibilité de constriction des veines B-D ET ACE SONT LES MARQUES DE FABRIQUE DÉPOSÉES PAR BECTON DICKINSON AND COMPANY 69059F XCII L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 ALLERGIE INFANTILE AU LAIT DE VACHE PRÉVISION chaque fois qu\u2019un examen prénatal révèle un cas antérieur d\u2019allergie (chez l\u2019un des parents, frères ou soeurs) PRÉVENTION MULL-SOY de Jorden DEUX FORMULES: LIQUIDE OU POUDRE .Lorsque prescrit dès la naissance pourlesnourrissonssouffrant d\u2019allergie déclarée ou latente, MULL-SOY supprime ordinairement tout symptôme allergique actuel, et en prévient les suites indésirables MULL-SOY .le premier substitut hypo-allergénique au lait de vache .est maintenant meilleur que jamais.Plus agréable au goût, de couleur plus claire, il ne provoque pas de selles liquides et contribue à la croissance normale des nourrissons.Très digestible et facilement assimilable, il ne contient pas d\u2019éléments allergènes et est d\u2019une haute teneur en acides gras non saturés.MULL-SOY « LAIT PROTÉINÉ EN POUDRE + DRYCO + LAIT EN POUDRE À L\u2019ACIDE LACTIQUE Produits de la Compagnie Borden Limitée, service des aliments pour régimes, 6290 rue Périnault, Montréal 9, Québec pour tous , ces patients qui réagissent mieux aux hormones Les hormones Schering sont titrées minutieusement, contrôlées uniformément et ajustées biologiquement pour assurer les résultats que vous désirez à un coût apprécié de vos patients.Association œstrogène-androgène \u2014 soulagement additif pour les femmes ménopausiques.repetabs gynétone (ethiny! œstradiol avec méthyltestostérone) gynétone injectable (benzoate d\u2019cestradiol avec propionate de testostérone) Androgénéthérapie spécifique \u2014 pour les patients âgés et dans le climatère masculin.oreton (testostérone) Oral, injectable, \u201cPellets\u201d Œstrogènes \u2014 pour la ménopause féminine estinyl comprimés (ethinyl cestradiol) Progestine \u2014 dans l\u2019avortement habituel, la dysménorrhée et les troubles menstruels.pranone comprimés (éthistérone) proluton (progestérone) Injectable, Comprimés buccaur SUR ORDONNANCE MEDICALE SEULEMENT .wir SN i \\ CORPORATION LIMITED MONTREAL Lp ua101.d 2] umod XK) NIHHHOS SH AC od EE XCIV Un grand nombre de médecins considèrent qu\u2019il est préférable de continuer à nourrir l'enfant avec une formule au lait évaporé pendant les six premiers mois, tout en la modifiant de temps à autre, suivant ses exigences.La façon dont le lait évaporé est traité, le rend plus digestible que le lait frais Et ceci est trés important, puisque les dérangements d\u2019estomac et les diarrhées sont plus difficiles à soigner chez les nourrissons et qu\u2019ils peuvent aussi être une maladie grave.Pendant les six premiers mois de la vie de bébé, vous pouvez compter sur la L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Fév.1959 digestibilité reconnue de sa propre formule au lait évaporé pour lui donner la protection requise pour sa croissance.Il est plus sage de donner une telle protection à votre bébé que de vouloir le faire passer au stade adulte trop vite! Une base scientifiquement standardisée pour la formule moderne et individuelle L'Union Méd.Canada x Tome 88 \u2014 Fév.1959 CV Quand la distraction relève d\u2019une cause intestinale.L\u2019examen attentif du personnage de la seconde rangée indique clairement qu\u2019il souffre de diarrhée.C\u2019est d\u2019autant plus désolant que sou intestin pourrait être au repos, grâce au POLYMAGMA ou au DIAMAGMA.Les deux produits renferment la Claysorb, dont le pouvoir adsorbant, cing fois supérieur a celui du kaolin, agit très efficacement, à doses pourtant faibles.Ils ont tous deux une saveur et une fine consistance qui ne tendent pas à lasser le malade.Dans la diarrhée infectieuse: Dans la diarrhée non-infectieuse: # © Po vmagma Diamagma Sulfate de dihydrosireptomycine, Claysorb (attapulgite activée, sulfate de polymyxine et pectine Wyeth) et pectine dans le gel associés a la Claysorb d\u2019alumine, Wyeth (attapulgite activée, Wyeth) dans le gel d\u2019alumine, Wyeth MARQUE DÉPOSÉE * Marque déposée WALKERVILLE, ONTARIO TABLE DES ANNONCEURS Pages Abboit Laboratories (Nembutal \u2014 Iberol) .LI - LII Anglo French Drug Cie Limitée (Artechol) _._._._.LXXI Aristin Laboratories Limited (Tricofuron) .11111100 XLV Ayerst, McKenna & Harrison (Premarine \u2014 Beminal} 1.111111.LL LL LL XXIX - XXX Bayer Company Limited (Aspirin) .__.______.11111100 LXVIII Becton, Dickinson & Company (Ace) ._._.11110 XCI Bell Craig Limited (Prokoff \u2014 Probèse) 111111 LXIV Borden Company Limited (Mull-Soy) _._.1111000 XCII Bristol Laboratories (Tetrex) ._._____.__.1111111000 LXII - LXIII Burroughs-Wellcome (Sudafed) .___1111111111000 XX1V Canada Drug Limited (Somenal \u2014 Betagène \u2014 Arteryl \u2014 Lactocal) oo.XIV Canada Drug Limited (Paveral) .__.XC Canadian Tampax Corp.Limited (Tampax) __________.LXXVIII Carnation Milk (Lait) _.____________ LL XCIV Ciba Limitée (Esidrix) ._______.Deuxième page de la couv.Ciba Limitée (Orisul) ___.___________ 11111 LL LL LL 0 LI College Royal des Médecins et Chirurgiens (Examens) .X Crookes-Barnes (Argyrol, S.S.) ._.1111111111 XXXII Desitin Chemical Limited (Desitin) .LXXII Edde, ].Limitée (Artichobyl) ___._.XXVIII Endo Drug Limited (Hycomine) 111111110000 XLIV Frosst, Chas.E.& Company (Colihist-Dan:lone) ____ VII - VIII Frosst.Chas.E.& Company (Alamino) 1.111112 XII Frosst, Chas.E.& Company (Sedalka) ._.___._____ 12 TV Fulford.F.J.Company Limited (Baby's Own) _._.___.LXVI Geigy Pharmaceuticals (Finalgon) _._.___________.___.XXXIII Geigy Pharmaceuticals (Dulcolax) 11111110 LXXXVIX Geigy Pharmaceuticals (Preludine) ________.1111111000 LXVII Geigy Pharmaceuticals (Butazolidine) _._1.111111 2 XLVII General Electric X-Ray (Patrician) _._._.LXXXII General Foods Limited (Postum) ____._____._______.LXXXIV Heinz Baby Foods (Céréales pour bébés) _______.__.LXXXVIII Herdt & Charton, Inc.(Hyper-Prostal) _.__ XLIV Herdt & Charton, Inc.(Marro-dausse) ._\u2026._____.111111 XLVII Herdt & Charton, Inc.(Sulfarlem-Choline) ._._._______ XLIX Herdt & Charton, Inc.(Vichy Célestins) ._.__.1111100 Il Hoechst Pharmaceuticals (Orinase) _._._.1 111100 XXV Horner Limited, Frank W.(Tussets) .__________ 11 XXXVIII Joubert, J.J.(Produits) oo.XC Laboratoires DesBergers (Rétental \u2014 Nevro-Denal) __\u2026.Quatrième page de la couv.Lederle Laboratories (Achrocidine) XLVI Lederle Laboratories (Achromycine) ._._ I-L Lederle Laboratories (Varidase) LVII - LIX - LX Lederle Laboratories (Aristocort) _._._____._ ___ XLVII - XLIX Leeming Miles Company (Metaspas) _._.___._\u2026.LXXVIV Mead Johnson Co.of Canada (Obelins) .___.____._.__.LII Mead Johnson Co.of Canada (Vi-Tabs) ._.____.__.LIII Mead Johnson Co.of Canada (Mulcin) ._._____._.___.LIV Meeck, Sharp & Dohme (Decadron) __._.__________.___._____._.IX Merck, Sharp & Dohme (Leritine) __._._.__ ________.___.XXII Merrell Company, The Wm.S.(Tace) .__._._L1L11111 XVIII Merrell Company, The Wm.S.(Simron) .____.111 1 LXXX > © Pages Millet, Roux & Compagnie Limitée (Néo-Spasmyl) .IN Parke, Davis & Company (Ophthocort) ._.LXXV Parke, Davis & Company ._._._.XXXVI - XXXVIT Pfizer Canada Limited (Diabinèse) o.oo oo ooo.XLI Pi:man Moore of Canada Limited \u2014 E.B.Shuttleworth Division (Orifer) ._._.111111010000 XXVII Pitman Moore of Canada Limited \u2014 E.B.Shuttleworth Division (Novahistine) .____\u2026.XXXV - XLVII Piiman Moore of Canada Limited \u2014 E.B.Shuttleworth Division (Capsebon) .___._._.LXXIII Poulenc Limitée (Stemetil) ._._.__.LL11121001000 XIX - XX Robins Company of Canada Limited (Entozyme) .XVII Rougier Inc.(Corticrème-Néomycine) room I Troisième page de la couverture Rougier Inc.(Fortabex \u2014 Fortabex-Tran) ooo.ei Premiére page de la couverture Roussel Laboratories (Soframycine) ___._ ._.LXXVII Sandoz Pharmaceuticals (Bellergal) .____________._.XLII Savage Shoes Limited (Bottillons) ____._ ._._.LXXVI Schering Corporation Limited (Meticorten) ._.____.\u2026.XLII Schering Corporation Limited (Metimyd) __.____.LVI Schering Corporation Limited (Metimycin) ._ .LVII Schering Corporation Limited (Miradon) o.oo.Vv Sche-nig Corporation Limited (Sulamyd-Sodique) ._.X Schering Cornoration Limited (Répétabs \u2014 Polaramine) .XI Schering Corporation Limited (Répétabs \u2014 Gynétone \u2014 Oreton \u2014 Est:nyl \u2014 Pranone \u2014 Proluton) .__.XCII Searle Co.of Canada Limited, G.D.(Pro-Banthine) .XXVIV Smith, Kline & French Inter-American Corp.(Stelazine) LXV Smith & Nephew Limited (Gypsona) .___.__._.11200.XLVI Spencer Supports (Canada) Limited (Supports) .LXXXVI Squibb & Sons Limited (Kenalog) _.o._.______._.XXXI Squibb & Sons Limited (Vesprin) _._._.__._.XXXIX Squibb & Sons Limited (Noctec) __._ ooo.LXXXVII Sterling Drug Mig.Limited (Lait de Magnésie Phillips) LXX Swift Canada Company (Viandes pour bébés) LXXIV U.S.Vitamin Corp.(Pantho-F) ____ aun.XVI Vinant Limitée (Pommage Midy \u2014 Pulmo Bailly) XL Warner-Chilcott Laboratories (Péritrate) .__.\u2026.XLVIII Warner-Chilcott Laboratories (Agarol) ._._._\u2026.Leccccce LV Warner-Chilcott Laboratories (Pyridium) ._______.\u2026.Xv Warner-Chilcott Laboratories (Proloid) ._.__._.XXII Westwood Pharmaceuticals (Fostex) __________.XXVI White Laboratories of Canada Limited (Aspergum) .VI White Laboratories of Canada Limited (Delectavites) LXXXITI White Laboratories of Canada Limited (Mol-Iron) .__.LXIX Winthrop Laboratories of Canada Ltd.(Biosynephrine) LXXXI Wyeth & Bros.(Canada) Limited, John (Pen-Vee-Oral) XLV Wyeth & Bros.(Canada) Limited, John (Wyanoids) .XII Wyeth & Bros.(Canada) Limited, John (Zactirin) .XXI Wyeth & Bros.(Canada) Limited, John (Polymagma- Diamagma) oo ln lle cl cecn sen ce canne XCV Wyeth & Bros.(Canada) Limited.John (Promatussin) .L Wyeth & Bros.(Canada) Limited, John (Bicillin) .XXXV Imprimée dans les Ateliers de la Librairie Beauchemin Limitée, Montréal. INNOVATION EN CORTICOTHÉRAPIE TOPIQUE CORTICREME Hydrocortisone 0.1% CORTICREME, qui a subi l\u2019épreuve clinique, apporte rapidement la concentration thérapeutique nécessaire pour un résultat maximum avec un risque minimum de réaction systémique.Une base spéciale, évanescente, hydromiscible, hypo-allergique, en fait un médicament de choix contre les réactions inflammatoires et prurigineuses de diverses dermatites.Quand la complication d'infection secondaire co-existe, CORTICREME c NEOMYCINE ACTION SOUTENUE de 5 à 8 HEURES GRÂCE À UN ENROBAGE SPÉCIAL MÉDICATION ANTIARTHRITIQUE et ANTIRHUMATISMALE Une dose \u2014 2 dragées Chaque dragée contient: Salicylate de Magnésium: 250 mgm.Acétyl-p-aminophénol: 200 mgm.\u2014 Méthampyrone (Méthyl- aminophényl-diméthylpyrazolone méthanesulfonate) : 75 mgm.POSOLOGIE: 2 3 3 doses par jour, soit 4 a 6 dragées par jour.2 dragées à prendre toutes les 5 heures ou 8 heures durant le jour.PRESENTATION: Flacons de 50 et 100 dragées.INDICATIONS: Algies des arthropathies aiguës et chroniques; Douleurs rhumatismales, musculaires et nerveuses; Lumbago; Rachialgies; Spondylite; Sciatique; Bursite.MONTRÉAL NEVRO-DENAL MEDICATION SEDATIVE et ANTI-SPASMODIQUE NON-DEPRESSIVE Formule pour une dragée Sulfate de spartéine _______ __ _______.___.__.10 mgm.Extrait de passiflore .____.111111000000000000000000 60 mgm.1 Extrait de crataegus _.222220000000000000000 30 mgm.| Tr.de belladonne .50 mgm.1, Phenyl-Ethyl-Barbital _____ 20 mgm.INDICATIONS NEVRO-DENAL est indiqué dans les cas de nervosité, anxiété, neurasthénie et émotivité.POSOLOGIE COMME SEDATIF: Une ou deux dragées après les repas.CONTRE L\u2019INSOMNIE: 2 à 4 dragées le soir au coucher.\u201cUN PRODUIT DESBERGERS\u201d "]
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