Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
L'union médicale du Canada
Éditeur :
  • Montréal :[Revue L'union médicale du Canada],1872-1995
Contenu spécifique :
Mars
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Bulletin de l'Association des médecins de langue française de l'Amérique du Nord) ,
  • Gazette médicale de Montréal
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

L'union médicale du Canada, 1959-03, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" TOME 88 \u2014- NUMÉRO 3 MONTRÉAL, MARS 1959 29e CONGRÈS DE L'A.M.L.F.C.MONTRÉAL les 23, 24, 25 et 26 septembre 1959 A L'HOTEL REINE-ELIZABETH Fondée à Québec en 1902 Builetin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada l'Union Médicale frp di I RES 1872 1959 BULLETIN ÉDITORIAL : Ta : : SUR LE CONSEIL CANADIEN D'ACCREDITATION DES LE TRAITEMENT CHIRURÉICAL DES PSEUDO- KYSTES HOPITAUX .o.oo 245 DU PANCREAS .310 Roma Amyot Edouard Desjardins MONTREAL, SIEGE DU PROCHAIN CONGRES DE HYGIÈNE ET MÉDECINE SOCIALE + LAM.LFC.Lette tata tata wooo 250 LE BILAN-SANTE DE MONTREAL; EN 1958; 313 Hermile Trudel e oo oo SYMPOSIUM SUR LA MALADIE CORONARIENNE .251 Harold N.Segall et Paul David SUBSTANCES VASOPRESSIVES URINAIRES DANS DIVERSES CONDITIONS CLINIQUES: UN NOUVEL HORIZON DE RECHERCHE! .LL A LL 262 André Barbeau RECUEIL DE FAITS UN CAS D\u2019HYPOGLYCEMIE SPONTANEE PAR HYPER- INSULINISME ORGANIQUE 1.21140 274 Gilles Gosselin, André Houde, Eudore Savoie LE SYNDROME DE EHLERS-DANLOS ET GROSSESSE .285 Paul-A.Boileau et Louis Dionne REVUE GENERALE ERYTHROBLASTOSE FOETALE ET EXSANGUINO- TRANSFUSION 1121111011 LL LL LL LL LL 289 Simon Dombrowski et Eug.Allard DIVERTICULOSE ET DIVERTICULITE DU COLON SIGMOIDE 293 Claude Gaudreau MOUVEMENT MEDICAL LA CHRONORADIOGRAPHIE DE L\u2019ESTOMAC VERS UNE RADIOLOGIE PHYSIOLOGIQUE .297 Pierre Porcher L\u2019INFILTRATION DU NERF HONTEUX CHEZ L'HOMME ET CHEZ LA FEMME AVEC LA LIDOCAINE .302 Louis Lamoureux et François Lafleur Adélard Groulx + VARIETES LA RECHERCHE DANS L* Eugène Robillard EN uy SITAIRE 316 \u201c3.\u20ac , ESSOR DE LA PSYCHIATRIE 320 Camille Laurin INAUGURATION DU CONSEIL CANADIEN D'ACCREDITATION DES HOPITAUX 1.112111111110 330 Eugène Thibault VERSION FRANCAISE DU \u201cCANADIAN NURSE\u201d .331 Roma Amyot CONGRES EN MARGE DU HUITIEME CONGRES DE LA SOCIETE INTERNATIONALE D'HEMATOLOGIE .332 Claude-P.Gendron CORRESPONDANCE LETTRE DES ETATS-UNIS 111111111110 333 e e e ANALYSES .1101 101101 LL LL LL LL 336 NECROLOGIE 1.111111 LL LL LL LL 344 NOUVELLES 121111010010 L LL LL LL LL LL LS 345 LIVRES RECUS 1.111211 LL LL LL LL RL 348 COMMUNIQUES .1120110111 LL LL LL 356 L\u2019Union Médicale du Canada en 1890 .362 NOUVELLES PHARMACEUTIQUES .366 Salicylothérapie massive .sans intolérance gastrique ACTYLAMIDE Acétyl-salicyl-salicylamide 0.50 gm.par comprimé.SANS ADJUVANT \u2014 SANS CORRECTIF ausst.Rhumatisme articulaire aigu.Polyarthrite chronique.Névralgies.Dose moyenne: 6 à 8 comprimés par jour.ACTYLAR Actylamide + phénobarbital (8 mg.par comprimé) Plus d'un demi-siècle consacré à l'avancement des Sciences médicales et pharmaceutiques au Canada Mise au point par les Laboratoires de Recherches CIBA ÉSIDRIX hydrochlorothiazide CIBA Puissant sali-diurétique pour administration orale pour le traitement de l'oedème et de l'hypertension CI BA NOTE: Vous recevrez sous peu une documentation plus complète sur ce nouveau médicament.Ne manquez pas de la lire.I È 1160 L\u2019Union Méd.Canada I Tome 88 \u2014 Mars 1959 | d\u2019antiblotiques ACHROMYCINE\u201d Tétracycline ACHROMYCINE Tétracycline avec Acide Citrique ACHROMYCINE Lederle L'antibiotique le plus cénéralement employé et le plus utile.ACHROMYCINE V: Capsules e Gouttes Pédiatriques e Sirop ACHROMYCINE: Capsules e Solution pour les Oreilles 5% « Intramusculaire + Intraveineuse + Onguent 3% e Onguent Ophtalmique 1% «+ Onguent Ophtalmique 1% avec Hydrocortisone 1.59% « Suspension Orale e Gouttes Pédiatriques + PASTILLES PHARYNGETS* + Comprimés Solubles « Poudre Dispersible SPERSOÏDS* e Poudre Chirurgicale (Stérilisée) « Sirop e Comprimés e Pastilles *Marque Déposée LEDERLE LABORATORIES DIVISION « CYANAMID OF CANADA LIMITED « Montréal, Québec Lederte Sanao? Il L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada L'Union Médicale du Canada DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Messieurs les Professeurs: Messieurs les Professeurs: Maurice Roch (Genève), .Jean-Jacques Lussier, doyen, Re our ke (Pore, (Paris), Faculté de Médecine, Université d'Ottawa; Wilbrod Bonin, doyen, Pierre Masson, Faculté de Médecine, Université de Montréal ; A.Parizeau, Jean-Baptiste Jobin, doyen, J.-N.Roy, Faculté de Médecine, Université Laval, Québec; A.Marin.BUREAU DE REDACTION Rédacteur en chef: Roma AMYOT Assistant-rédacteur en chef: Secrétaire de la Rédaction: Edouard Desjardins.Jean-Marc Bordeleau.BUREAU DE COLLABORATION MM.J.-M.Beauregard, M.Belisle, Jacques Bernier, Marcel MM.Camille Laurin, Jean-Cuy Laurin, Simon Lauzé, R.Le- Berthiaume, Jean-Marc Bordeleæu, A.Cantero, Léandre beau, André Leduc, Jean-Louis Léger, Charles Lépine, Décarie, Edouard-D.Gagnon, Rolland Guy, Jacques J.Mathieu, Gérard Mignault, P.Poirier, André Proulx, Genest, Maurice Gervais, Fernand Grégoire, P.-P.Julien, Rosario Robillard, Henri Smith, Maurice St-Martin.CORRESPONBANTS MM.A.Plichet et M.Pestel (Paris), MM.Georges-L.Dumont (Campbeliton, N.-B.), P.Rentchnick (Suisse), Aug.Panneton, P.-A.Denoncourt {Trois-Riviéres), Donat-P.Cyr (Boston, Mass.) , D.Colin (Saint-Boniface), Charles-P.Mathé (San Francisco), L.-P.Mousseau (Edmonton), A.Fontaine (Woonsocket), Sylvio Leblond (Chicoutimi), L.Mantha, A.Lecours, L.Potvin (Ottawa), H.E.St-Louis (Vancouver), Jean-Paul Fortier (Sherbrooke).INDICATIONS : Maladies des voies biliaires et du foie, dyspepsies, affections intestinales.Indispensable dans les convalescences post-opératoires.RECOMMANDEE ET PRESCRITE PAR LE CORPS MEDICAL DANS LE MONDE ENTIER Composition naturelle I-NI-MI-TABLE ! Méfiez-vous des substitutions, prescrivez toujours CELESTINS Importateurs: HERDT & CHARTON, INC.\u2014 2245, rue Viau, Montréal \u2014 CL.9-4641 RECONSTITUANT VITAMINO-MINÉRAL ELIXIR NUTRITIF ANTIANEMIQUE VITAMINES By; CONCENTRÉ DE FOIE ET D'ESTOMAC (facteur intrinsèque) VITAMINES B, B, B, C.AMINOACIDES (Acide Glutaminique) MINÉRAUX, Cobalt, Fer, Cuivre, etc.OPOVITAL Bi» pourvoit un équilibre rationnel vitamino-minéral et assure l'activité antianémique des vitamines B12 par le truchement du \u2018facteur intrinsèque\u201d.L'acide glutaminique et les autres aminoacides y jouent un rôle primordial dans le métabolisme du cerveau en produisant une amélioration remarquable de l'activité mentale et physique des patients déprimés. IV L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada L'Union Médicale du Canada ADMINISTRATION OFFICIERS COMITÉ EXÉCUTIF ET DE PUBLICITÉ Président: Roger Dufresne MM.Roger Dufresne, Roma Amyot, Paul Dumas, P.-R.Vice-Président: Paul Dumas Archambault et Edouard Desjardins.Secrétaire-trésorier: P.-R.Archambault BUREAU DE DIRECTION MM.Roma Amyot, P.-R.Archambault, Albert Bertrand, MM.Paul Dumas, Léon Gérin-Lajoie, Albert Jutras, Emile Blain, Roméo Boucher, P.Bourgeois, Paul J.-M.Laframboise, Donatien Marion, J.-P.Paquette, David, J.-A.Denoncourt, Edouard Desjardins, Ed- L.-P.Petitclerc, Jean Saucier, Louis-Charles Simard, mond Dubé, Origéne Dufresne, Roger-R.Dufresne, Pierre Smith, Hermile Trudel, J.-A.Vidal.ADMINISTRATION et SECRÉTARIAT : J 326 est, boulevard Saint-Joseph, Montréal PUBLICITÉ: Jacques-D.Clerk.Téléphone: AVenue 8-9888 pour le CONTROLE RAPIDE et PROLONGE de \u201cALAMINO\u201d COMPOSÉ glycinate d'aluminium, basique* 7.7 gr.(0.5 6.) sulfate d\u2019atropine.1/500 gr.(0.13 mg.) ® non absorbable butabarbital NND.% gr.(16 mg.) © aucun danger d'alcalose .POSOLOGIE: un comprimé avant cha- © prompt soulagement des que repas et un ou deux comprimés au douleurs de l'ulcère simple coucher.© contenu gastrique tampon- Flacons de 100 comprimés.né à un pH auquel l'activité peptique est complètement paralysée *Breveté en 1951 Chartes & Frost & Co.MONTRÉAL CANADA STEROTRIL , = Stéroïdique : synchronise l\u2019action: : tranquillisante: prednisone od dans perphénazine UN SEUL comprimé pour traiter à la fois les composants physiques et émotionnels des: troubles rhumatismaux ® dermatoses allergiques/inflammatoires *® allergies respiratoires * troubles oculaires allergiques/inflammatoires * réactions médicamenteuses * maladies du collagène.avantages: Sterotril, qui réunit Meticorten et Trilafon, est utile dans les indications des stéroïdes aggravées par l\u2019anxiété et la tension.Sterotril accroît la réponse au stéroïde et souvent réduit la dose de stéroïde requise, diminuant ainsi le risque d\u2019effets secondaires.Les recrudescences et les rechutes déclenchées émo- tionnellement sont prévenues.composition: Comprimés Sterotril, 2.5 mg.de prednisone (Meticor- ten) et 2 mg.de perphénazine (Trilafon).présentation: Flacons de 30 et de 100.STEROTRIL, composé prednisone-perphénazine, Schering.> vr CORPORATION LIMITED MONTREAL VI L'Union Méd.Canada | Tome 88 \u2014 Mars 1959 j \u2014_\u2014 CONDITIONS DE PUBLICATION \u2018L\u2019Union Médicale du Canada\u201d paraît tous les mois.Cette Revue est l'or ici \u2019Associati des Médecins de Langue Française du Canada.gane officiel de | lation Elle publie les travaux des Congrès, tous tes communiqués de l\u2019Association et des articles médicaux inédits.L\u2019abonnement est de Clix dollars par année (douze dollars pour l'étranger) ; les membres déjà i à Q ent > C ; à inscrits l'Association des Médecins de Langue Française du Canada ont droit, de ce fait, à la réception du ! journal.Les manuscrits doivent étre dactylographiés avec double interligne.lls doivent être été un résumé de l'article, rédigé en français et en anglais.complétés par \u201cL'Union Médicale du Canada\u201d assume les frais de cinq illustrations au maximum, pour chaque travail Les illustrations supplémentaires sont payées par l\u2019auteur.Nous n\u2019acceptons pas de négatifs de clichés Chaque illustration doit porter au verso le nom de l\u2019auteur et les photographies devront être claires de préférence noires et sur papier glacé.Les dessins doivent être effectués à l'encre de Chine sur papier blanc.Pour obtenir des extraits, l\u2019auteur doit en faire la demande directement à l'éditeur.Tous changements du texte de la galée entraînent des frais supplémentaires pour l\u2019auteur.L'index bibliographique de chaque travail doit être restreint aux indications les plus importantes.Le journal se réserve toujours le droit de le limiter.Chaque indication bibliographique doit être fournie comme suit: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, volume, page, mois (jour du mois si le périodique est hebdomadaire), année.Publicité: Le texte des annonces doit aller sous presse quinze jours avant la date de publication.Le barème des annonces est fourn\u2019 sur demande à Jacques-D.Clerk, publiciste, 326 est, boulevard Saint-Joseph.Téléphone: AVenue 8-9888.Tout annonceur qui n'observe pas l'éthique professionnelle est exclu de notre publicité, et nous saurons gré à nos lecteurs d'attirer notre attention sur toute dérogation à cette ligne de conduite.Tout ce qui regarde la rédaction et l\u2019administration doit être adressé franco aux bureaux de \u201cL\u2019Union Médicale du Canada\u201d, 326 est, boulevard Saint-Joseph.\u2014 Téléphone: AVenue 8-9888.Conservez une provision suffisante de capsules TETREX Phosphate complexe de tétracycline Eprouvée.préparation antibactérienne pour le traitement local de infection de I\u2019 ceil SULAMYD SODIQUE Sulfacétamide sodique U.S.P., Schering So uy wy Vous désirerez sans doute commencer un traitement de TETREX dans votre prochain cas de pharyngite aiguë Voyez votre représentant Bristol Cu Nes CORPORATION LIMITED MONTREAL BRISTOL LABORATORIES OF CANADA LIMITED MONTREAL L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mars 1959 VII 1 À EFFET RAPIDE\u201d \u2014 \u201ctend à atteindre un taux thérapeuti- Ti i R | Pl que plus rapidement que d\u2019autres anticoagulants.\u201d La période d\u2019action latente varie entre 10 et 24 heures, \\ VI | (01 } | |, | TE contre 48 heures dans le cas du Dicumarol.?SOUTENU AVEC FACILITE ET SECURITE \u2014 \u201ccomparativement A facile a controler\u201d a cause de la possibilité de prévoir () hi LE les réactions, de la rapidité d\u2019excrétion, de l\u2019absence d\u2019accumulation.!* Une fois la dose d\u2019entretien avérée, PLUS SURE les déterminations de temps de prothrombine s\u2019imposent moins souvent (une fois tous les 7 à 14 jours) 5 FFI F ou plus rarement encore selon les résultats obtenus.ET PLUS Ë CAC RAPIDEMENT DISSIPE \u2014 Le retour du temps de prothrombine à la normale est déjà bien avancé après 24 heures, et complètement révolu dans les 40 heures qui suivent l\u2019arrêt du traitement.\u2019 32 28 i FG 1 UNIFORMEMENT : ; SOUTENU 24 o À EFFET RAPIDEMEN ; Ÿ RAPIDE DISSIPÉ 20 a 16 _ += Hs + H He 3 6 9 12 15 18 20 JOURS DE TRAITEMENT Doses durant le traitement: 200 mg.le premier jour; 150 mg.les 3 jours sui- D'après Blaustein, A.U.: Tr.Troisième Conf., cn Dose den © en: ma CL! semaine acces alle omen ry an Bama ad?el a Ag SOURCES A CONSULTER \\\\ II 1.Green, P.T., et Barsky, P.: Manitoba M.Rev.33:123, 1953.- McMahon, A.: Postgrad, Med.18:180, 1955.3.Bierkelund, C.J.: Scandinav.J.Clin.Lab.Invest.2:83, 1950.NS Marque de Comprimés de Phénylindanedione BP 4.McCabe, E.S., et Fittipoldi, J.: Am.Pract.& Digest 25 mg.50 mg.Treat.4:765, 1953.(Comprimé N° 831 \"Frost ) (Comprimé N° 805 \"Host ) > De re ad.14: 704, 1933.POSOLOGIE.La DOSE D'ATTAQUE est très élastique.Le plus souvent l\u2019on 7.Brown, K.W.G., et Macmillan, R.L.: Am.J.M.Sc.recommande 200 mg.divisés en deux doses prises à 12 heures d\u2019intervalle.225:495, 1953.Une récente publicationS, signale qu\u2019une dose d'attaque de 500 à 600 mg.8.Beamish, R.E., et Carter, S.A.Canad.M.A.J.74:39, durant les premières 24 heures s'avère nécessaire chez environ 50 p.c.des 9.Townsend, S.R., et al.: Ibid.69:149, 1953.patients.On doit user de prudence dans l\u2019administration de doses aussi fortes, et les éviter chez les patients souffrant de défaillance cardiaque et chez ceux de plus de 65 ans.La DOSE D'ENTRETIEN est aussi très élastique \u2014 variant entre 25 et 250 mg.SD par jour.5,* Flacons de 100 comprimés.MISE EN GARDE.Si le temps de prothrombine est excessivement prolongé, la diminu- Ch ) [ & TA &C tion de la dose ou l'arrêt de la drogue suffit généralement à corriger cet état.Dans le .Nosst .cas d'hémorragie grave, l'administration orale ou intraveineuse de vitamine K1 est 2 promptement efficace.Les réactions toxiques sont extrêmement rares.Trois cas de MONTREAL CANADA dyscrasie sanguine et un cas de sensibilité ont été signalés.TEMPS DE PROTHROMBINE (SECONDES VIII BIBLIOGRAPHIE PARTIELLE DU PROPYLTHIOURACIL 1.10.11.13.14.15.16.17.18.Bartels, E.C.,etKoh .\u201cLarge doses 0 r i- thiouracil in t alert of J hyperthyrgi .docringl.ff4: 1954.Blattrffr, NC omments on cu er lit ure: Hyperthy- Asper, S.P., Jr.: \u201cObservations on the preparation of hyperthyroidpatients for subtotal thyroidectomy with pro- pylthiouracil.\u201d Surgery 34: 655, 1953.Astwood, E.B., et Vander- laan, W.P.: \u2018Thiouracil derivatives of greater activity for the treatment of hyperthyroidism.\u201dJ.Clin.Endocrinal.5:424, 1945.Astwood, E.B., et Vander- laan, W.P.: \u2018Treatment of hyperthyroidism with propyl- thiouracil.\u201d Ann.Int.Med.25:813, 1946.Bartels, E.C.: \u2018Propylthiou- racil: Its use in preoperative treatment of severe and complicated hyperthyroidism.\u201d Tr.Am A.Study Goiter, 1947, pp.89-98.Bartels, E.C.: \"Appraisal of the goitrogens: Results of treatment withthiouracil, pro- pylthiouracil and related antithyroid drugs.\u201d J.Clin.Endocrinol.8:766, 1948.Pediat.40:679, 19 .Bowen, D.D., et Lensner, A.R.: \u201cUse of propylthiouracil in hyperthyroidism and diabetes: A study of 41 cases.\u201d New England J.Med.254: 626, 1951.Colcock, B.F.: \u2018Treatment of thyroid disease.\u201d Clin.Med.2:981, 1955.Crile, G., Jr.: \u201cTreatment of hyperthyroidism.\u201d Canad.MA.J).57:359, 1947.Griffin, A.: \u201cManagement of hyperthyroidism in children.\u201d Clin.Proc.Child Hosp.9:144 1953.Goodman,L.S.,etGilman, À .: \u201cThe Pharmacological Basis of Therapeutics.\u201d ed.2, New York, The Macmillan Company, 1955, chap.65, p.1543 ff.Greenberg, S.U., et Bruger, M.: \u201cObservations on the prolonged medical management of toxic diffuse goiter with thiouracil and propyl- thiouracil.\u201d\u201d Am.J.M.Sc 220:373, 1950.Ingbar, S.M.: \u201cThe influence of single doses of propyl- thiouracil on the kinetics of iodine accumulation by the thyroid glands of normal and hyperthyroid subjects.\u201d J.Clin.Endocrinol.15:331, 955.Kappes, W.C.: \u2018Modern concepts in the ireatment of oitre.\u201d J.Kennedy M.A, 54:866, 1956.Lynch, F.W., et Krafchuk, J.D.: \u201cSerum lipids and thyroid activity in lupus erythemato- sus.Modification with propyl- thiouracil.\u201d J.Invest.Der- matol.25:3, 1955.McCullagh, E.P.: Hibbs, R.E., et Schneider, R.W.: \u201cPropylthiouracil inthe treatment of hyperthyroidism.\u201d Am.J.M.Sc.214:545, 1957 McCullagh, E.P., et Cassidy, C.E.: \u2018\u201cPropylthiouracil: 4-6 year follow-up of selected patients with Graves\u2019 disease.\u201d J.Clin.Endocrinol.13:1507, 1953.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Bulrerin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, mars 1959 ACCEPTE comme étant l'agent le plus sûr, le plus uniformément efficace contre LA THYROTOXICOSE \"PROPYL-THYRACIL\" marque de propylthiouracil contrôle médical de la thyrotoxicose .a rendu le contrôle médical de la thyroto- 12 .xicose \u2018\u2018relativement sir et pratique mesures préalables à la thyroïdectomie .\u201cAvec l'avènement du propylthiouracil, préparation moins toxique, l\u2018emploi simultané d'un agent goitrigène et d'iode est devenu 1412 le traitement accepté .et chez les patients gravement atteints, déjà traités à l\u2019iode radioactif (1'*), le PROPYL- THYRACIL peut être employé avantageusement durant les deux ou trois mois qui s'écoulent avant que l'iode radioactif (l'*'), ait exercé tous ses effets.Les institutions autorisées peuvent se procurer de l\u2019iode radioactif ainsi que du radiophosphore et du radio-or de Charles E.Frosst o.\u201cPROPYL-THYRACIL\" Comprimé N° 815 \"host.100 mo.Comprimé N© 387 \u201chost\u201d.50 mg.Comprimé N° 386 \"cross! .25 mg.DOSE D'ATTAQUE: 100 mg.trois ou quatre fois par jour, jusqu'à rémission,.DOSE D\u2018ENTRETIEN: de 25 a 50 mg.trois ou quatre fois par jour.Flacons de 100 comprimés MISE EN GARDE.Malgré la rareté des réactions secondaires provenant du propylthiouracil, che de symptômes tels que la fièvre, tions cutanées ou les maux de gorge; sur leur manifestation, discontinuer ; promptement le traitement.L'agranu il ne faut pas cesser d\u2018user de vigilance dans la recher- les douleurs articulaires, les érup- locytose peut se déclarer soudainement, et des numérations globulaires réitérées ne semblent pas aider | beaucoup à la prévoir.médication et consulter un mé d'un mal de gorge.Si l\u2018on dépiste immédiate de cortisone et de fortes doses de pénici On doit avertir les patients de discontinuer la decin immédiatement sur manifestation | de l\u2018agranulocytose, l\u2018administration | Iline peut sauver ls; vie du patient.Chartes &.Frosst &Co.MONTRÉAL CANADA L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 IX Expériences sur plus de 1,000,000 de malades/jours avant que ne soit autorisée la premiere ordonnance VOICI LE Deca Iron (DEXAMETHASONE) Un produit des Laboratoires de Recherche MERCK SHARP & DOHME Destiné au traitement par voie orale d\u2019une vaste gamme de troubles allergiques et inflammatoires Merck Sharp & Do @ hme Division de Merck & Co.Limited Montréal 30, Qué.Milligramme pour milligramme Decadron\u2019 est environ 5 x plus actif que la triamcinolone ou le méthylprednisolone 7 x plus actif que la prednisone ou la prednisolone 28 x plus actif que l\u2019hydrocortisone 35 x plus actif que la cortisone Pour simplifier la posologie \u2014 prescrire un comprimé de DECADRON\u201d à 0.75 mg., comprimé pour comprimé, t.i.d.ou q.i.d., à la place d\u2019autres corti- costéroïdes.Présentation: sous forme d\u2019un comprimé pentagonal divisible, à 0.75 mg.ou à 0.5 mg., en flacons de 30 et de 100, *Decadren est une marque de commerce de Merck & Co.Limited. L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 COMITÉ DU XXIXe CONGRÈS Pierre SMITH, président Ernest BEUGLET, ler vice-président Pierre JOBIN, 2ème vice-président J.-Euclide LEGER, 3ème vice-président Gérard-J.BRETON, 4ème vice-président Origène DUFRESNE, secrétaire André LEDUC, trésorier Camille LAURIN, secrétaire-adjoint SECRÉTARIAT DU CONGRÈS: 326 est, boul.St-Joseph, Montréal ANCIENS PRÉSIDENTS Albert PAQUET Richard GAUDET Arthur-L.RICHARD J.-A.VIDAL J.-B.JOBIN J.-A.DENONCOURT René-L.DuBERGER Jean-Marie LAFRAMBOISE Roma AMYOT Louis-Plihippe MOUSSEAU Lucien LaRUE Georges-L.DUMONT MEMBRES DU CONSEIL ARCHAMBAULT, F., 1150 est, boul.Saint-Joseph, Montréal.ARCHAMBAULT, Gérard, 472, av.Laurier, Saint-Jean, P.Q.BEAUCHEMIN, L.-O., 208 Ed.Grain Exchange, Calgary, Alb.BIBAUD, Barthélemy, 65, rue Nicholson, Valleyfield, P.Q.BLAIS, E.-Rolland, 1779, avenue de l'Église, Montréal.BONIN, Wilbrod, 575, avenue Davaar, Outremont.BROUSSEAU, Louis-Philippe, Malartic, P.Q.CHRETIEN, Maurice, 537, Station, Shawinigan, P.Q.CORMIER, }.-G., Sydney, Nouvelle-Ecosse.DECARIE, Roland, 524 est, rue Sherbrooke, Montréal.DOMINGUE, Albert, 191, rue Principale, Granby, P.Q.EMARD, L.-M., 119 Marlborough N., Cornwall, Ont.FONTAINE, Auray, 52, avenue Hamlet, Woonsocket, R.l.GAUTHIER, ).-Dominique, Shippegan, N.-B.COYETTE, Roger-B., 415 est, avenue Laurier, Ottawa, Ont.ISABELLE, Gaston, 66, rue Notre-Dame, Hull, P.Q.JOANNETTE, Albert, Sainte-Agathe-des-Monts, P.Q.LEBLANC, J.-Baptiste, 975, Saint-Prosper, Trois-Rivières, P.Q.LEBLOND, Sylvio, Hôtel-Dieu Saint-Vallier, Chicoutimi, P.Q.LEMIEUX, Renaud, Hôpital du Saint-Sacrement, Québec, P.Q.LESSARD, Richard, 115 est, Grande-Allée, Québec, P.Q MASSON, Gaston, 148, rue Sanborn, Sherbrooke, P.Q.MILOT, ].-Donat, 1017, Stafford Rd., Fall River, Mass.MORISSET, Jean, Rimouski, P.Q.MORISSET, Pierre, Saint-Georges-de-Beauce, P.Q.PAIEMENT, Horace, Sturgeon Falls, Ont.PIETTE, Edmond, 37 sud, rue St-Ch.-Borromée, Joliette, P.Q.PILON, Jean-Louis, 389 est, boul.Saint-Joseph, Montréal.POWERS, Arthur, 11, rue Front, Hull, P.Q.RIOUX, J.-Emile, Sainte-Anne-des-Monts, P.Q.ROULEAU, J.-Maurice, Saint-Grégoire (Nicolet), P.Q.ROULEAU, Yves, Hôpital Saint-Michel-Archange, Mastaï, P.Q.SIROIS, Jean, 144, Grande-Allée, app.1, Québec, P.Q.TERRIEN, Jean, 189, Bronson, Ottawa, Ont.THIBAULT, Eugène, 4070, boul.Lasalle, Verdun, P.Q.TURGEON, Pierre-A., 837, rue Cherrier, Montréal.UFFICIERS l'Association des Médecins de Langue Française du Lanada Fondée à Québec en 1902 DIRECTEURS GÉNÉRAUX HONORAIRES R.-E.VALIN 165 est, avenue Laurier, Ottawa.DIRECTEUR GÉNÉRAL Emile BLAIN, 400 est, rue Sherbrooke, Montréal.SECRÉTAIRE-TRÉSORIER GÉNÉRAL Hermile TRUDEL, 1990 est, rue Rachel, Montréal.SECRÉTAIRE ADJOINT B.-G.BEGIN, 3440, rue Hutchison, Montréal.Donatien MARION, 326 est, boul.Saint-Joseph, Montréal.EXÉCUTIF DE L'ASSOCIATION Emile BLAIN, Montréal.Hermile TRUDEL, Montréal.Georges-L.DUMONT, Campbellton, N.-B.Pierre SMITH, Montréal.Ernest BEUGLET, Windsor, Ont.Origène DUFRESNE, Montréal André LEDUC, Montréal SECRÉTARIAT 326 est, boulevard Saint-Joseph, Montréal, Téléphone: VIctor 5-8076. ne manquez pas de prescrire 0 RI F E R { - pour la mettre à l'abri des déficiences alimentaires ordinaires | inhérentes à la grossesse.Seulement 3 petits comprimés par | jour, à prix raisonnable.La gestante bénéficie de quantités | appréciables de fer, de calcium, de vitamines et de minéraux.PITMAN-MOORE oF CANADA LIMITED | II nous fera plaisir de vous expédier un approvisionnement pr [ 2.= Shuttleworth division d'essai sur demande.DON MILLS ONTARIO XII L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1950 Toutes ces indications des corticostéroides vous paraissent confuses?Le NOUVEAU STemisomne associe la prednisone qui a fait ses preuves en clinique avec un adjuvant contre les effets secondaires invisibles: l\u2019ostéoporose et l\u2019ulcère stéroïde Là où les corticostéroïdes sont utiles Stenisone est utile et plus sûr.Voilà pourquoi: Chaque comprimé Stenisone contient: 5 mg.de Prednisone \u2014 pour ses effets anti-inflammatoires 20 mg.de Methandriol \u2014 pour son action qui épargne l'azote Protecteurs gastriques* \u2014 pour éviter l\u2019ulcère stéroïde *Formule Trevidal: 100 mg.de Tris.de Mg.60 mg.de Gel d\u2019Hydr.d\u2019Al., 70 mg.de Carb.de Ca, 40 mg.de Carb.de Mg, 66.6 de Regonol, et 30 mg.d\u2019Egraine.Organon Organon Inc.Orange, New Jersey L\u2019Union Méd.Canaua Tome 88 \u2014 Mars 1959 (5) B-PLEX ELUIXIR B.COMPLE® CELL , \u2014 AGITEZ À Const ORE BELOW 80°F f * NSeny s of 9, .toute ER au bessou Se to \u201c vo WYETH à ROTH ui A Da) LIMITED Hyellt | MARQUE DEPOSEE XIII RENFERME DESORMAIS.Le SORBITOL.déja connu comme stabilisateur des vitamines, et dont on a récemment démontré fortement l\u2019action accélératrice\u201c de l\u2019absorption des vitamines B, y compris la vitamine B,, * Morgan, T.B., et Yudkin, J.: Le Sorbitol, économiseur de vitamines, Nature 180:543 (14 sept.) 1957.Ainsi, le B-PLEX apporte: \u2014le Complexe B intégral, provenant de sources naturelles \u2014un équilibre biologique avec les facteurs B cristallisés \u2014la vitamine B,; \u2014une meilleure absorption B-PLEX renferme désormais le .SORBITOL QUI AUGMENTE L'ABSORPTION DES VITAMINES Présentation: En flacons de 8 onces lig., V2 gal.Imp.et 1 gal.Imp.Autres formes: B-PLEX en Capsules W ALKERVILLE, ONTARIO B-PLEX Injectable * 3 1 # % hd ro E vx NOUVELLE SYNERGIE BARBITURIQUE te ne a A A as ta Le samcnats représente effet rapide L itéthal associé a à l'effet plus pro- | BETAG EN E ELIXIR GLYCEROPHOSPHATES TONIQUE ET ALIMENT D\u2019EPARGNE Vitamine «B » Composée PERTES D'ENERGIE ET DapPETIT Prencepaux composants : ANEMIE NEURASTHENIE Vitamine B1 \u2014 Riboflavine \u2014 Pyri- TROUBLES GASTRO-INTESTINAUX doxine \u2014 Acide nicotinique \u2014 Acide DÉSÉQUILIBRE NERVEUX pantothénique \u2014 Lécithine \u2014 Avéni- ne \u2014 Glycérophosphates de Sodium, Calcium, Potassium.DOSE : Une cuillerée à dessert quatre fois.par SAVEUR TOLERANCE jour avant les repas.AGREABLE PARFAITE (comprimés jaunes) Les lleccemeene nee cc sc nec n nee nee 10 mg.Méphénésine «ooo ioe 150 mg.{comprimés roses) * (Butéthal 50% \u2014 Phénobarbital 50% ) Dose: Prophylaxie de la crise aagineuse, Selon l'avis du médecin.et médicament des syndromes circulatoires.CANADA DRUG LTEE LTD., MONTREAL . L'Union Méd.Canada XV Tome 88 \u2014 Mars 1959 inflammation ano-rectale Au début, employez un traitement aux stéroides pour un contrôle efficace et sûr de l'inflammation ano-rectale aiguë.Deux suppositoires Anusol-HC par jour durant 3'à 6 jours réduisent et font disparaître la douleur, les brûlements, l\u2019inflammation et les rougeurs.Par la suite, les suppositoires Anusol, formule régulière, ou l\u2019onguent, peuvent rendre le patient bien confortable.Ce traitement simple Anusol-HC/Anusol assure un soulagement rapide et durable de tous les symptômes inflammatoires dans les cas d\u2019hémorroïdes et dans les troubles ano-rectaux.Toronto, Ontario XVI L'Union Méd.\u201c Tome 88 \u2014 Mar LE FRUIT DES RECHERCHES DU FER PAR VOIE ORALE UNE NOUVELLE PRESENTATION Les nombreux rapports constructifs soumis par les médecins prescrivant CÉRE VON dans une multitude de pays ont aiguillonné les recherches dans le but d\u2019augmenter encore l\u2019efficacité de cette préparation.De toute évidence, la présentation de CERE VON sous une nouvelle forme s\u2019imposait, afin d'assurer une désagrégation encore plus rapide, alliée à une stabilité accrue.Au cours des deux dernières années, des essais entrepris sur plusieurs formes expérimentales de présentation du succinate ferreux démontrèrent que les CAPSULES ETAIENT LA FORME LA PLUS SATISFAISANTE.[Trois avantages remarquables à votre portée:] (1) la teneur en fer ferrique ne dépasse pas 0.8 mg.el n\u2019augmente pas au cours d\u2019un emmagasinage prolongé; (2) le temps de la désagrégation est rapide (5 minutes); (8) l'intolérance est moins de 1%; (4) la réponse de l\u2019hémoglobine se situe entre 1% et 2% par jour.CEREVON (succinate ferreux), mis au point et développé dans nos propres laboratoires, est préparé avec du sel ferreux d\u2019acide succinique, doux et atoxique, maintenant cliniquement établi comme le sel organique le plus efficace; en outre, son emploi n\u2019exige aucun autre additif pour produire une réponse rapide de l\u2019hémoglobine ou pour atténuer l\u2019intolérance et les effets secondaires qui accompagnent ordinairement le traitement thérapeutique avec du fer administré par voie orale. L'Union Méd.Canada XVII Tome 88 \u2014 Mars 1959 JISPONIBLES POUR DRDONNANCES - à partir de ler MARS FORMES DE CEREVON: CAPSULES, COMPRIMÉS, ELIXIR ( FORMULES |) CEREVON CEREVON \u2018B\u2019 Chaque capsule comprimé cuiller à thé renferme: Chaque capsule comprimé /cuiller à thé renferme: Succinate ferreux .00 150 mg.Succinate ferreux.150 mg.Chlorhydrate de thiamine .1 mg.Riboflavine .I mg.Niacinamide .Co 10 mg.{ PRESENTATION }) CAPSULES DE CEREVON CAPSULES DE CEREVON 'B\u2019 Flacons de 100 et 1,000 Flacons de 100 et 1,000 COMPRIMES DE CEREVON COMPRIMES DE CEREVON 'B\u2019 Flacons de 100 et 1,000.Flacons de 100 et 1,000 ELIXIR CEREVON ELIXIR CEREVON \u2018B\u2019 Flacons de 4 onces et de 20 onces Flacons de 4 onces et de 20 onces | POSOLOGIE A | Une capsule, un comprimé ou une cuiller à thé entre les re as, ou tel que prescrit.1 Indiqué dans tous les cas de carence de fer et surtout dans les cas d\u2019anémie de la grossesse.CALMIC Spécialités pharmaceutiques purement anglaises.CALMIC LIMITED, 229 BAY STREET, TORONTO, ONTARIO À XVIII éliminez la cause de l\u2019intolérance au fer L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 \u2026 seulement 30 Mg de fer par jour procurent un effet thérapeutique complet LA SURDOSE DE FER EST INUTILE \u2014 Cette faible dose inaccoutumée de fer (30 mg au lieu des 100 mg et plus) procure l'augmentation d'hémoglobine suffisante pour corriger l\u2019anémie ferriprive, grâce à une aide nouvelle et sensationnelle pour l'absorption du fer.* EVITEZ L\u2019IRRITATION GASTRIQUE \u2014 nausées / diarrhée .même les selles noires qui peuvent cacher un état grave .sont généralement absentes.PRESCRIVEZ SIMRON ENTRE LES REPAS \u2014 la dose quotidienne est de une capsule (renfermant 10 Mg de fer sous forme de gluconate ferreux) t.i.d.Merrell SINCE 1828 *Sacagen \u2014 400 mg par capsule MARQUES DE FABRIQUE: SACAGEN, SIMRON THE WM.S.MERRELL COMPANY CINCINNATI + ST.THOMAS, ONTARIO « NEW YORK 1 Capsules à 250 mg.i Rovamycine F Action élective directe is contre les germes à GRAM-positif.: N\u2019irrite pas la LOY i ui REV TT POLE 1 COOL UE CTY d\u2019autres [ antibiotiques bien UE ; Remarquablement bien tolérée | pe EA NE) age.de Ta a Nouvelles XXL WV, ALL CINE INFANTILE $pension ale Bb ]23 mg.(er base par 5 ml.(quillerée théf dane un mélange 4 arqmatisé, de saveur agrgable ROVAMYCINE SUPPOSITOIRES [IT pri 50% mg mm \u2014 yore Rovamycine SPIRAMYCINE (5337 R.P.) & particulièrement efficace dans les INFECTIONS A GERMES GRAM-POSITIF (staphylocoque, streptocoque, pneumocoque, entérocoque) et spécialement dans les INFECTIONS DES VOIES RESPIRATOIRES médicament de choix dans les CAS DE RÉSISTANCE aux autres antibiotiques et en particulier dans les STAPHYLOCOCCIES très bons résultats dans la furonculose, la pyodermite, etc.POSOLOGIE ET PRÉSENTATION Chez les adultes, la dose usuelle par 24 heures est de 2 à 3 Gm.répartis en 3 ou 4 prises.Dans les cas graves, on peut aller jusqu'à 4 Gm.CAPSULES à 250 mg., flacons de 12, 100 et 250.SUPPOSITOIRES à 500 mg., boîtes de 10 et de 100.ROVAMYCINE INFANTILE Recommandée tout particulièrement dans les cas suivants: COQUELUCHE, OTITES moyennes, aiguës et chroniques MALADIES INFECTIEUSES telles que pharyngite, amygdalite, scarlatine, varicelles, pneumonie et autres affections dues à des germes sensibles PROPHYLAXIE des complications infectieuses de la grippe, de la rougeole, de la poliomyélite, etc.POSOLOGIE ET PRÉSENTATION DOSE DE BASE: 50 à 100 mg.par kg.de poids (22 à 45 mg.par livre) par jour.La solution fraîchement préparée selon les indications contient 125 mg.de Spiramycine base par 5 mi.(cuillerée à thé) dans un mélange aromatisé, de saveur agréable.\u2014Flacons de 60 ml., et de 115 ml.renseignements détaillés sur demande oulenc.8580 Esplanade, Montréal L'Union Méd.du Cana Tome 88\u2014 mars 1959 L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 I est heureux! puisqu\u2019il est au S- M - À! Le S- M- À représente, pour le nourrisson, une alimentation saine Le protéine du S- M- À y est présente dans une proportion physiologique.Le bébé nourri au S - M - À reçoit une ration quotidienne de protéine qui se compare à celle du nourrisson allaité par la mère.Le lipide du S- M- À est riche en acides gras essentiels.Le S- M - A apporte 20 calories à l'once, soit la même ration calorique que le lait maternel.Le S-M- À renferme des hydrates de carbone physiologiques, sous forme de lactose et dans une proportion (7%) qui se rapproche étroitement de celle du lait maternel.« Le S-M- À apporte des vitamines et des minéraux, à doses suffisantes pour couvrir les besoins organiques nécessaires à la santé et à la croissance.Revient à moins d\u2019un sou l\u2019once | ge) =e ' MARQUE DEPOSEE WALKERVILLE, ONTARIO en boites de 16 onces L'Union Méd.Canada XXII Tome 88 \u2014 Mars 1959 Nous annonçons une découverte capitale destinée au traitement de l'oedème et de I\u2019 hypertension \u2018HY DRO \u2018ayproDIURIL\u2019 est de dix à douze fois plus actif que le \u2018DIURIL\u2019 (chlorothiazide).Ce produit amorce la diurèse et maintient libres d\u2019ædème les malades souffrant de: * Insuffisance cardiaque à tous ses degrés de gravité ° Oedème rénal \u2014 néphrose; néphrite ® Oedème et toxémie de la grossesse Syndrome prémenstruel (wdéme) Cirrhose avec ascite * Oedème provoqué par les médicaments \u2018HypRoDIURIL\u2019 provoque une excrétion de sodium et de chlorure à proportion équimoléculaire.En outre, son efficacité ne se dément pas, même au cours d\u2019une administration quotidienne continue.Ce nouvel agent non mercuriel s\u2019avère plus efficace, par voie orale, que les mercuriels administrés par voie parentérale.Un produit des Laboratoires de Recherche MERCK SHARP & DOHME L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 IURIL (Aydrochlorothiazide) \u2018HYDRODIURIL\u2019 est de dix a douze fois plus actif que le \u2018DIURIL\u2019 (chlorothiazide).Dans les cas d\u2019hypertension essentielle \u201cHYDRODIURIL\u2019, administré de concert avec d\u2019autres hypotenseurs, abaisse de façon saisissante la tension artérielle.Que l'hypertension soit BENIGNE \u2014 MODÉRÉE \u2014 SÉVÈRE \u2014 \u201cHYDRODIURIL\" e Renforce très sensiblement l\u2019action des autres hypotenseurs e Permet de réduire la dose de ces agents au-dessous du seuil d\u2019 apparition de leurs pénibles effets secondaires e Régularise les fluctuations de la tension e Se tolène très bien Présentation: Comprimés d*HypRoDIURIL' à 25 mg.et à 50 mg., en flacons de 100 et de 1000.\u2018HYDRODIURIL\u2019 et \u2018DIURIL\u2019 sont des marques de commerce de Merck & Co.Limited.S Merck Sharp & Dohme Division de Merck & Co.Limited Montréal 30, Qué.XXIII XXIV L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 SIROP et COMPRIMÉS ORAUX de DAFED \u2019 i Rarity pains 5 A 4 2 7 la décongestion des muqueuses de toutes les voies respiratoires e SOULAGEMENT RAPIDE\u201415 à 30 MINUTES e ACTION DOUCE, PROLONGEE\u20144 à 6 HEURES e LA STIMULATION CENTRALE SE PRODUIT RAREMENT Posologie pour adultes: 60 mg., 3 ou 4 fois par jour enfants de 4 mois à 6 ans: 30 mg., 3 ou 4 fois par jour \u2018SUDAFED'* Chlorhydrate de Pseudoephedrine Comprimes de 60 mg.Rainures Sirop \u2014 30 mg.par cuillerée à the de 5 cc.*Nom Déposé =x BURROUGHS WELLCOME & CO.(CANADA) LTD., Montreal L'Union Méd.Canade , Tome 88 \u2014 Mars 1959 XXV SUPERIORITE ETABLIE COMME AGENT THERMOGENIQUE TOPIQUE Aucun autre agent thermogénique ne peut s\u2019attribuer l'efficacité, la pénétration et la persistance d'action que possède la pommade FINAL- GON.Les deux vasodilatateurs combinés dans sa formule produisent une dilatation rapide des vaisseaux superficiels et des vaisseaux profonds a la fois.L\u2019hyperhémie qui en résulte est marquée, prolongée, et produit un soulagement soutenu en plus d\u2019une restauration de la mobilité normale.La pommade FINALGON est indiquée pour le soulagement de tout genre de douleurs causées par une tension musculaire.Disponibilité: Tubes de 10 g.avec discofrotteur exprès et indications sur mode d\u2019emploi.Sous brevet de C.H.Boehringer Sohn, Ingelheim Geigu PRODUITS PHARMACEUTIQUES Division de Geigy (Canada) Limited, 2626 Bates Road, MONTREAL 26, Canada.POMMADE Finalgon L'Union Méd.Canada XXVI Tome 88 \u2014 Mars 1969 La plus récente étude * souligne les trois principales raisons pour lesquelles arlidin dérivé de l\u2019hydrochlorure de nylidrin N.N.Rassure un soulagement dans la claudication intermittente certain de l\u2019artériosclérose oblitérante, quand toute autre dans l\u2019occlusion thrombotique de la thrombo-angéite oblitérante.médication a failli Efficace également dans les maladies vasculaires d\u2019origine diabétique, la maladie de Raynaud, Pulcére ischémique, les crampes nocturnes des jambes et la froideur des extrémités.Contrairement aux autres médicaments qui Arlidin est présenté sous forme n\u2019activent la circulation née en négligeant de tablette dosée à 6 mg.ou | que ; a cutanée e égliges en solution de 5 mg.par c.c.les douleurs musculaires et les spasmes, pour injection intraveineuse.y .Se référer au vade-mecum Arlidin dilate les vaisseaux des muscles profonds intemational pour le dosage et ce qui est davantage nécessaire.le conditionnement.2 Les autres dilatateurs, après effet, n\u2019agissent que très peu dans les maladies vasculaires Protection: brevet américain trinhéri iz a Nos 2.661.372 et 2.661.313.périphériques pour augmenter la facilité a la I.1, marche, alors qu\u2019avec Arlidin deux malades sur rstein, | Annales de Médecine trois peuvent marcher plus aisément aussi longtemps que le traitement persiste.3 Avec Arlidin, aucune réaction toxique de quelque nature que ce soit et facilité d'administration.Echantillons et littérature d\u2019Arlidin sur demande.arlington-funk laboratories, division u.s.vitamin corporation of canada, Îtd.1452, rue Drummond, Montréal Canada 1» M nion Méd.Canada me 88 \u2014 Mars 1959 PITMAN-MOORE OF CANADA LIMITED DON MILLS ONTARIO x XVII soulage promptement la toux et dégage les voies aérifères.Chaque cuillerée à thé (5 cc.) de cet élixir à la saveur de raisin renferme: Chlorhydrate de phényléphrine 10 mg.Maléate de prophenpyridamine 12.5 mg.®Bitartrate de dihydrocodéinone 1.66 mg.Chloroforme (approx.) 13.5 mg.1-Menthol 1.0 mg.POSOLOGIE Adultes: 2 cuillerées à thé, trois ou quatre fois par jour, tel que recommandé.Enfants: 1 cuillerée à thé.Bébés: 14 à LA cuillerée à thé, trois ou quatre fois par jour, selon les indications. XXVIII L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 MÉDICATION HÉPATIQUE, CHOLAGOGUE ET DIURETIQUE à base d'extrait de feuilles d\u2019artichaut L\u2019Artichobyl ee caractérise par l\u2019extrême douceur de son action.Il n\u2019a pas de contre-indication, et les hépatiques, pourtant si sensibles aux médicaments, peuvent en ingérer des doses élevées sans inconvénient.4 à 12 dragées par jour, réparties sur la journée.© J.EDDÉ, Limitée, 1154, Beaver Hall Sq., MONTREAL lnion Méd.du Canada ne 88\u2014mars 1959 À l'hôpital le petit salon des médecins est populaire pour de mul- ples raisons.Tous les matins ou presque, on rencontre un interne conversant vec un chirurgien, un médecin à emeure discutant d\u2019un cas avec un ynécologue ou un pédiâtre venu \u2018our savourer une cigarette.Ce petit alon, c\u2019est presqu\u2019un club et c\u2019est \u2018endroit idéal où entendre les der- tlères nouvelles au sujet du traite- 2-103-5-359 ment avec \u201cPrémarine\u201d.Si vous prêtez attention, vous apprendrez que les médecins aiment \u201cPrémarine\u201d et méme pourquoi ils l\u2019aiment.Les raisons sont bien simples.D\u2019abord, les médecins aiment \u2018\u201c\u201cPré- marine\u201d parce qu\u2019elle soulage les malaises de la ménopause.Elle ne fait pas que les masquer; elle remplace ce qui manque à la patiente \u2014 les œstrogènes naturels.De plus, si la patiente souffre de migraine, d\u2019insomnie, de symptômes arthritiques dus à la carence d\u2019œstrogènes, \u201cPrémarine\u201d les soulage aussi.\u2018\u201cPrémarine\u201d\u2019 \u2014 substances œstro- gènes conjuguées (équines) \u2014 est présentée en comprimés de diverses concentrations et aussi combinée au méprobamate ou au méthyltestosté- rone.Ayerst, McKenna & Harrison Limitée \u2014 Montréal Desormais concentrations 3 \\\\ cide pénici Il À I ) Re RL AA rE NOC \\ HYLENTA® COMPRIMES \u2014 No 888 CALA \\, Il RA fe COMPRIMES No 8 RILENT | 11,000,000 U.| En outre rer A HYLENTA®S Y@HYLEN LIQUIDE LIQUIDE DR* COMPRIMÉ NO 303 KN woo ol, de Sulfaméthazine Pénici par compr ime DIR BASE À DÉSAGRÉGATION RÈGLEE es RIA ENROBAGE RESISTANT AUX ACIDES Ayerst, McK & H Limitée, Montréal L'Union Méd.Canada XXXI Tome 88 \u2014 Mars 1959 KENALOG Cm POUR APPLICATION LOCALE.LE STEROIDE TOPIQUE CG LE PLUS EFFICACE CONNU.SÉCURITÉ INSURPASSABLE 0G Acétonide de triamcinolone .Kenalog en créme & 0.1% \u2014 tubes de 5 grammes.Kenalog en lotion à 0.1% \u2014 bouteilles compressibles de 15 cc.Kenalog en onguent à 0.19, \u2014 tubes de 5 grammes.; Kenalog-S en lotion & 0.19, \u2014 bouteilles compressibles de 15 cc, ANTIPHLOGISTIQUE + ANTIPRURIGINEUX - ANTI-ALLERGIQUE Un siècle d\u2019expérience inspire confiance Kenalog marque de commerce Squibb L'Union Méd.Canada XXXII Tome 88 \u2014 Mars 195¢ ARGYROL 53.(solution stabilisée ) nouveau stabilisé la seule solution stabilisée de protéine d\u2019argent faible SÉCURITÉ EFFICACITÉ STABILITÉ Le nouvel ARGYROL S.S.soulage l\u2019irritation, adoucit et nettoie, et de plus: @ Assure une efficacité anti-microbienne étendue contre les germes gram-positifs et les germes gram-négatifs.@ Offre une sécurité remarquable \u2014 aucun danger de sensibilisation.@ Garde sa stabilité et sa fraîcheur indéfiniment.Flacons compte-gouttes de 1% once et de 1 once.CROOKES-BARNES CANADA, LTD.Ste-Thérèse, P.Q. L'Union Méd.Canada XXXII Tome 88 \u2014 Mars 1959 utazolidine ds Lu YL EFFICACITE CONFIRMEE PAR ETUDES CLINIQUES DE LONGUE DUREE Les études cliniques a long terme continuent à confirmer l\u2019efficacité de l\u2019agent non- hormonal, BUTAZOLIDINE, dans le traitement d\u2019une grande variété d\u2019affections inflam- Posologie: matoires.Les affections telles que spondylite Dosage initial quotidien: 400 mg.à 600 mg.au repas; Dosage d\u2019entretien quotidien: 100 mg.à 200 mg.au repas.ankylosante, arthrite goutteuse, arthrite rhumatoïde, ostéo-arthrite, lésions discales ont Disponibilité: BUTAZOLIDINE est disponible en inflammatoire et analgésique et ce, avec effets dragées (estampillées Geigy) de 100 mg.en flacons de 100, 250 et 1000.bien réagi au traitement avec cet agent anti- bY secondaires négligeables a usage prolongé.Référence: Graham, W.: The Status of Phenylbutazone (Butazolidin) in the Treatment of Rheumatic Disorders, C.M.A.J.79, 634-638, octobre 1958.Geigy PRODUITS PHARMACEUTIQUES Division de Geigy (Canada) Limited, 2626 Bates Road, Montréal 26, Québec.L-1124F XXXIV L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 ENRAYEZ VeRiGE ET ETQURDISSEMENTS ET REMONTEZ LE MORAL avec Dramamine-D' marque du dimenhydrinate avec sulfate de dextro-amphétamine \u201cOn sait depuis longtemps que les troubles de l\u2019équilibre provenant de désordres vestibulaires peuvent entraîner de l\u2019anxiété grave.\u201d Le vertige \u2014 qu\u2019il soit d\u2019origine organique ou fonctionnelle \u2014 est =usceptible de laisser des traces de dépression.Dramamine-D est une association thérapeutique mise au point pour le traitement du syndrome complet des réactions du vertige.Chaque comprimé renferme du dimenhydrinate (50 mg.) pour combattre les étourdissements, et du sulfate de dextro- amphétamine (5 mg.) pour remonter le moral.Pratt, R.T.C., et McKenzie, W.: Etats d\u2019anxiété consécutifs à des désordres vestibulaires, Lancet 2:347 (16 août) 1958.D ramamil n e® est présenté en comprimés, ampoules, liquide, supposicones® G.D.Searle & Co.of Canada, Ltd., 247 Queen St., E., Brampton, Ontario L'Union Méd.Canada x Tome 88 \u2014 Mars 1959 XXXV DANS LES TROUBLES ÉMOTIFS ET MENTAUX pour abolir l'excitation du système nerveux central; pour aider à traiter le délirium tremens, les hallucinations aigu\u20acs et l'ébriété; pour dissiper les symptômes de sevrage des narcomanes COMPRI\"120S .SIROP .INJECTION CHLORHYDRATE DE arine Chlorhydrate de promazine chlorhydrate de 10-(-diméthylamino-n-propyl)-phénothiozine *Marque déposée WALKERVILLE, ONTARIO ADJUVANT PRÉCIEUX ET TRÈS SOUPLE DE LA MÉDICATION EN PRATIQUE MÉDICALE ET CHIRURGICALE EN MÉDECINE ET EN CHIRURGIE pour supprimer la nausée et le vomissement; comme adjuvant des interventions chirurgicales et obstétricales en vue de diminuer les doses d'anesthésiques, d'analgésiques et de sédatifs L'Union Méd.Canada XXXVI Tome 88 \u2014 Mars 1959 sa « 3 ti me & J oF Ik Ve or 2 es Aa, Ne a La pe\u201d prs % Re + y = ex i rd ag eu 4 i 2 HF 4e, es R 4 = > 4 | a a ad 5 Co) on sois EE kes = 4 DCR Ry, 5 5% hp «20 or 2 wo E \u201cet kl \u201c2 v 4 2 2 a 0 we Big es gw Be ngs = us 3 Ne x = Lee \"ROCHE Nouveau sulfamide à action prolongée et posologie réduite e hautement actif e extrêmement bien toléré e commode et économique 0.5 gm., Suspension 0.25 gm./euil.à thé.Comprimés, MADRIBON* \u2014 2,4-diméthory-6- CHE) (ROG sulfanilamido-1,3-diazine 5 *Marque déposée N & HOFFMANN \u2014LA ROCHE LIM AITÉE | iW J j ., b vo + AL SE dN a a wom de A ae eX a See CES J + AI pe H Sulfaméthoxypyridazine Lederle >HAQUE FOIS QUE LES SULFAS SONT INDIQUES AUHEN EULEMENT 1 COMPRIME fournit des taux thérapeutiques de sulfa pendant 24 heures .Très soluble .s'absorbe rapidement .donne rapidement des concentrations plasmatiques et tissulaires qui se maintiennent.Dose quotidienne simple et facile à retenir, 1 comprimé de 0.5 g.Pas de cristallurie.! avec peu de réactions de sensibilité .Potentiel de toxicité extrêmement faible.2,5 Une étude à grande échelle de la toxicité clinique n'a pas révélé de réactions cutanées ou.\u201c autres réactions objectives.2 Il n\u2019y a pas lieu de s'attendre à des réactions subjectives même mineures?et on en a rapporté l'absence aux posologies recommandées.COMPRIMÉS, 0.5 g., flacons de 24 et de 100.Nouvelle SUSPENSION PÉDIATRIQUE ACÉTYLÉE, aromatisée à la cerise, 250 mg.d'activité sulfaméthoxypyridazinique par cuillerée à thé (5 cc.}, flacons de 4 et de 16 onces.1.Editorial: New England J.Med.258:48, 1958.2.Vinnicombe, J.: Antibiotic Med.& Clin.Ther.5:474, 1958.3.Sheth, U.K., et coll.: Ibid.p.604, 1958.lEDERLE LABORATORIES DIVISION, CYANAMID OF CANADA LTD., Montréal, Québec *Marque Dépesée XXXVIII L'Union Méd.Canada Tome 8S - Mars 1959 DIABETIQUES au Canada jouissent maintenant d'une PLUS GRANDE LIBERTE et d'un MEILLEUR CONTRÔLE en général, grace au traitement oral par le Obeno/ mobilise l'insuline endogène* * PRESENTATION: Mobenol \u2014 (tolbutamide, Horner) 50 comprimés (couleur orange) de 0.5 Gm.par flacon.*Goetz, F.C.et Edgahl, R.H,, Fed.Proc, 17:55, 1958 F RANK W.HORNER LIM !T E D ° MONTREAL C AN ADA L'Union Méd.Canada XXXIX Tome 88 \u2014 Mars 1959 D\u2019appetit point, mais sommeil a point (% PRELUDINE: PRELUDINE (hydrochlorure de phenmétrazine), amélioration distincte dans le domaine des modérateurs d\u2019appétit, permet au médecin de contrôler l\u2019appétit avec moins d\u2019effets secondaires indésirables qui souvent compliquent l\u2019administration de d\u2019autres agents anorexiants.! PRELUDINE, contrairement à ce qui se produit avec d\u2019autres anorexiques, se distingue par son taux étonnamment peu élevé d\u2019effets secondaires.Aucun cas appréciable de nervosité, de palpitations ou d\u2019insomnie n\u2019a été rapporté dans les nombreuses investigations cliniques auxquelles PRELUDINE a été soumis.?PRELUDINE a une valeur toute spéciale pour les diabétiques obèses.Les besoins d\u2019insuline sont souvent moins grands à mesure qu\u2019il y a perte de poids.PRELUDINE n\u2019exerce aucun effet sur le métabolisme des hydrates de carbone ou sur la tension artérielle.L\u2019hypertension pré-existante chez ces patients n\u2019est pas aggravée.* Posologie: Un comprimé, deux ou trois fois par jour, une heure avant les repas.Disponibilité: Comprimés rainurés roses de 25 mg.chacun, en flacons de 100 et 1000.Sous brevet de C.H.Boehringer Sohn, Ingelheim.1.Szenas, P., et Pattee, C.J.: Can.Serv.M.J., 13:195, 1957.2.Natenshon, A.L.: Am.Pract.& Digest Treat.7:1456, 1956.3.Robillard, R.: L\u2019Union Méd.86:652, 1957.Geigy PRODUITS PHARMACEUTIQUES Division de Geigy (Canada) Limited, 2626 Bates Road, Montréal 26, Québec.L-1130F XL L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 = ~~.\u201c< CEPHALEES ~~.\u201cSCOTOMES ~\u2014\u2014\u2014__ \u201cBOUFFEES DE CHALEUR ~~ = -DYSPNEE \u2014 \u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014-PALPITATIONS _ \u2014ERETHISME DIGESTIF ET \u2014\u2014\" _-URO-GENITAL ~~ 7 ERGAL ETABS\u201d tatives et soulage les symptômes >: \u2014 Troubles de la ménopause \u2014 isme sexuel \u2014 asthénie neuro- eux.Spacetab\u201d matin et soir assure un ICALS DORVAL, P.Q.DOZ L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 XLI Le Tableau X compare la réponse au Diabinèse à la réponse au tolbutamide chez des malades qui étaient restés rebelles à ce dernier.Aux diabétiques qui s'étaient révélés réfractaires au tolbutamide (échecs primaires ou secondaires) on administra le Diabinèse.Les malades de cette catégorie furent étudiés particulièrement à fond par le Dr.Garfield Duncan et ses collaborateurs (réf.29) et par le Dr.Samuel Sugar (réf.97).Traités au Diabinèse, les malades qui constituaient le groupe d'échecs primaires au tolbutamide, répondirent de façon excellente ou moyenne au Diabinèse dans la proportion de 62%.Quant aux malades constituant le groupe d' échecs secondaires au tolbutamide, ils répondirent au Diabinèse, de manière excellente à moyenne, dans la proportion de 86.1 LE DIABINE E DIMINUE LE NOMBRE DES HLORPROPAMIDE ÉCHECS PRIMAIRES ET SECONDAIRES .PRESENTATION RAPPORT SUR LE DIABINESE Comprimés divisibles à 250 mg, Votre représentant Pfizer tient en flacons de 30 et de 100 comprimés.à votre disposition un dossier relié des références bibliographiques.Comprimés divisibles à 100 mg, en flacons de 100 comprimés.La science pour le bien-être universel Pfizer p Pfizer (DIVISION DE PFIZER CORPORATION) PFIZER CANADA 5330 AVENUE ROYALMOUNT, MONTREAL 9, P.Q.1.Résumé des travaux cliniques 545 9F , aur le Diabinese XLII L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 PROKOF le SIROP & COMPRIMÉS ,Ç \u20ac contient LE NARCOTIQUE DE CHOIX traitement médicalement pour la sédation de la toux BITARTRATE DE DIHYDROCODÉINONE conforme LE PLUS PUISSANT DE TOUS LES de EXPECTORANTS GAÏACOLATE DE GLYCÉRYLE L\u2019AMINE VASO-MOTRICE qui RE- la TOUX LÂCHE LE SPASME BRONCHIQUE et REMONTE LE MORAL DU PATIENT DESOXYEPHEDRINE 5 cc.ou chaque Comprimé SIROP PROKOF renferment: Dihydrocodéinone et COMPRIMÉS PROKOF o Bitartrate) 2.5 mg.ce POUR ADULTES (Gaïacolate) 100.0 mg._ Désoxyéphédrine HCl 0.8 mg.Chaque Comprimé renferme: Dihydrocodéinone \u2018 (Bitartrate) 0.6 mg.COMPRIMES PROKOF Glycéryle , Éré (Gaïacolate 25.0 mg.POUR BEBES Solubles Désoxyéphédrine HCl 0.2 mg.POUR LE CONTRÔLE DE L'OBÉSITÉ PROBESE TD & VM présenté maintenant sous deux nouvelles formes: Une seule capsule par jour avant le déjeuner peut refréner l\u2019appétit durant 10 à 12 heures.PROBES PROBESE T.D.PROBESE V.M.La formule vraiment efficace La formule du Probese T.D.avec congue pour répondre aux besoins 8 vitamines et 9 minéraux en du patient lors de l'absorption.quantité dépassant les besoins Le médicament se libère en quotidiens, comme supplément à 3 phases: immédiate, 4 heures un régime d\u2019amaigrissement.et 8 heures.BELL-CRAIG LTD.TORONTO 2B Le Furadantin offre un moyen efficace de combattre les bactéries résistantes aux antibiotiques dans les infections chroniques des voies urinaires .traitant à la fois les gram-positifs et les gram-négatifs.\u201c.des rapports soulignent que les micro-organismes, in vitro et in vivo, ne semblent pas développer de résistance au Furadantin.\u201d BIBLIOGRAPHIE: Nesbitt, R.E.L.Jr, and Young, J.E.e Obst.Gyn.N.Y.10:89, 1957.FURADANTIN marque de nitrofurantoin POSOLOGIE MOYENNE DU FURADANTIN: Dans les cas aigus, compliqués ou réfractaires et dans les infections chroniques\u2014100 mg.q.i.d., aux repas, et au coucher avec un goûter ou avec du lait.vw pour les infections aiguës et chroniques des voies urinaires NITROFURANS .une catégorie unique d\u2019antimicrobiens .[ J .oy» .oO, N ni antibiotique ni sulfamidé ne AUSTIN LABORATORIES LIMITED QUELPH CANADA Usagers exclusifs de la marque de fabrique Furadantin de Norwich Pharmacal Company Ltd., division Eaton Laboratories L'Union Méd.Canada XLIV Tome 88 -\u2014 Mars 159 SSR SRG TET Re Elastoplast TRADE MARK | LADHESIF POREUX Des années d\u2019essais cliniques consi- e La porosité adéquate de toute la surface de , , .6 d l'adhésif permet une libre évaporation de la dérables et d'emploi couronné de sueur et réduit la réaction cutanée.succès, en Grande-Bretagne et au e La mesure parfaite d'extension et de rétrac- Canada, confirment que seul, Lau une compression et un l\u2019Adhésif Poreux Elastoplast ; .: e Bords pelucheux \u2014 prévenant la traumatisa- procure tous les avantages suivants: tion et la dévitalisation de la peau.E ] as t O0 pl as t Synonyme de qualité et de sûreté dans le domaine chirurgical.7 0d %e, sn: SMITH & NEPHEW, LIMITED \u201ctenses\u201d 5640, rue Paré, Montréal 9, Qué.etn, °° %, eae, L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 959 XLV donnent au malade exactement ces ce qu\u2019il besoin\u2014 pour toute infection thérapeutique de base pour la plupart des infections courantes \u2014 Capsules de 250 mg.Sirop (125 mg.par 5 cc.) Gouttes (100 mg.par cc.) Parentéral (Mix-0-Vial* de 500 mg.) novobiocine avec tétracycline antibiotique bactéricide, absorbé rapidement, efficace contre les staphylocoques résistant à tous les autres antibiotiques cliniquement utiles avec le plus grand spectre antibactérien à associe l\u2019intensité bactéricide de action globale disponible \u2014Comprimés l\u2019Albamycin à l'amplitude d'action de (125 mg.de novobiocine, 125 mg.de tétra- la tétracycline cycline) Granules (en suspension, 5 cc.fournit 62.5 mg.de tétracycline, 62.5 mg.de novobiocine) novobiocine avec sulfamethizole spécifique pour les infections des voies hautement soluble, exceptionnelle- génitourinaires \u2014 Comprimés (novobiocine ment bien toléré, le sulfaméthizole 125 mg., sulfaméthizole 250 mg.! s'associe à l\u2019Albamycin pour une | attaque intensifiée contre les en- Upjohn a vahisseurs urinaires Produits Pharmaceutiques Supérieurs Depuis 1886 « 865 York Mills Road, Don Mills (Toronto) Ontario L'Union Méd.Canada XLVI Tome 88 \u2014 Mars 1959 Traitement de l\u2019asthme et de l\u2019emphysème sans l\u2019aide de stéroïde Tout comme avec l\u2019aminophylline I.V.* une haute concentration dans le sang de théophylline est atteinte en quelques minutes \u2014 après une seule dose.* La théophylline s\u2019élimine lentement après l'absorption.La coneentration thérapeutique dans le sang dure pendant des heures.* Cette possibilité de prévoir la concentration dans le sang y permet de maintenir jour et nuit une concentration thérapeutique très constante fournissant un soulagement des difficultés respiratoires, de la dyspnée, de la toux et, pour la plupart des patients, une protection contre les crises aigués.* POSOLOGIE : Les deux premiers jours: 15 minutes 4 hours 45 ce.(trois cuillerées à table) au lever; 45 cc.(trois cuillerées à table) au coucher ; Therapeutic blood levels 45 cc.(trois cuillerées à table) à mi-temps entre les deux doses (vers les trois heures environ).Après deux jours de traitement, les doses doivent être légèrement diminuées.Chaque cuillerée à table contient: 80 mg.de théophylline et 8 cc.d'alcool.Sur ordonnance seulement.En bouteilles de 16 onces fl.@herman Léborateries *Des rééditions de ces études sont fournies sur demande.Windsor, Ontario L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1969 POURQUOI RISQUER DE RETARDER LA GUERISON DES INFECTIONS A STAPHYLOcoques GATHOMYGIN pour traiter la septicémie, l\u2019entérite, l'infection des plaies post-opératoires D'HÔPITAUX?Le \u201cstaphylocoque d'hôpital\u201d, cause fréquente de septicémie, d'entérite et d\u2019autres infections graves, est un germe qui s'avère souvent résistant aux antibiotiques et qui, heureusement, se montre très souvent sensible au CATHOMYCIN (novobiocine).Pour traiter le malade qui présente une infection résistante aux antibiotiques courants, CATHOMYCIN constitue la première ligne de défense et s'appuie, dans ce domaine, sur une longue liste* de travaux cliniques éloquemment favorables.CATHOMYCIN peut s\u2019administrer seul ou associé aux autres antibiotiques à doses normales.Associé, CATHOMYCIN assure au malade une protection efficace contre l'apparition de souches résistantes.Rapidement absorbé, le produit réalise promptement des concentrations sanguines thérapeutiques élevées qui se maintiennent durant 12 heures au moins.Il est généralement bien toléré et ne détruit pas la flore intestinale normale.Il n'existe aucun signe de résistance croisée avec d\u2019autres antibiotiques.d'origine staphylococcique, et d'autres infections staphylococciques graves.SIROP POSOLOGIE: Adultes\u2014CATHOMYCIN sodique, 2 capsules b.i.d.ou CATHOMYCIN calcique en sirop, 4 cuillerées a thé b.i.d.Enfants (jusqu'à 12 ans)\u2014de 2 à 8 cuillerées à thé par jour, en doses fractionnées, la posologie étant calculée sur 10 mg.de CATHOMYCIN par lb.de poids corporel et par jour.PRÉSENTATION: Capsule de novobiocine sodique, renfermant l'équivalent de 250 mg.de novobiocine, en flacons de 16 et de 100 capsules, et sirop aromatisé à l'orange (suspension aqueuse), en flacon de 60 emë.Le sirop de CATHOMYCIN renferme, par dose de 5 centimètres cubes, 125 mg.(2.5%) de novobiocine, sous forme de novo- biocine calcique.\u201cBibliographie complète adressée sur demande.CAPSULES ŒD Merck sharp & Dohme montréal 30, Qué.Division de Merck & Co.Limited NOVOBIOCINE XLVII vous pouvez prescrire à plus de patients une thérapeutique insurpassée.avec une grande sécurite.OT Triamcinolone LEDERLE as.i a = JE a 3 5 sa 5x A = Rg Pe SF 5 5 bes 5 = i Se x À BE A # #5 3 5 L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 XLIX Depuis son introduction en thérapeutique au début de 1958, l\u2019ARISTOCORT a été soigneusement étudié par un grand nombre des cliniciens les plus éminents du pays et a été employé avec succès pour traiter des milliers de patients.De ces études et des rapports sur le traitement découlent plusieurs conclusions: vous pouvez prescrire à plus de patients.Les patients qui n\u2019ont pas obtenu une amélioration symptomatique satisfaisante avec les corticostéroïdes antérieurs, ou dont l\u2019amélioration ne s\u2019est pas maintenue, ou qui ont eu des réactions hormonales sérieuses, peuvent être traités avec grand succès avec l\u2019ARISTOCORT, De plus, les patients qui précédemment ne pouvaient être traités avec les corticostéroïdes à cause d\u2019ædème, d\u2019hypertension, de cardiopathie ou d\u2019embonpoint peuvent souvent être traités avec succès avec l\u2019ARISTOCORT.vous pouvez prescrire à plus de patients une thérapeutique insurpassée .L\u2019ARISTOCORT fournit une action antirhumatismale, anti-inflammatoire et antiallergique efficace à la moitié ou aux deux tiers des doses de prednisone ou de prednisolone, au quart de celles d\u2019hydrocortisone et au sixiéme de celles de cortisone.vous pouvez prescrire a plus de patients avec une grande sécurité.Avec l\u2019ARISTOCORT il y à eu absence de rétention hydro-sodique et de déperdition de potassium, l\u2019équilibre psychique est rarement troublé, il v a rarement ulcère peptique ou ostéoporose avec fracture par compression.Indications: Arthrite rhumatoïde, asthme Lbronchique, rhinite apériodique, autres allergies respiratoires, psoriasis, autres dermatoses inflammatoires et allergiques, lupus érythémateux disséminé, syndrome néphrotique, emphysème pulmonaire et fibrose pulmonaire, palliation dans les maladies néoplastiques comme la leucémie et les lymphomes.Présentation: comprimés rainurés de 1 mg.(jaune); comprimés rainurés de 2 mg.(roses); comprimés rainurés de 4 mg.(blancs).NOUVEAU! CREME ARISTOCORT (Triamcinolone Acetonide 0.19, Lederle) pour usage dermatologique CAN an\u201d LEDERLE LABORATORIES DIVISION, CYANAMID OF CANADA LIMITED 5550.AVENUE ROYALMOUNT.VILLE MONT-ROYAL, MONTRÉAL.P.Q.«Marque déposée L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1969 quand une thérapeutique cardio-vasculaire s'impose.choisissez Wn produit Wyeth 5 ei tO pour vous assurer un résultat prévisible WALKERV:L PURODIGIN* (Digitoxinecristallisée, Wyeth) Est indiquée dans l'insuffisance cardiaque.La PURODIGIN opère et maintient la digitalisation, avec la dose per os la plus faible de tous les glucosides cardiaques.Elie est dotée d'une haute activité, d'une absorption intégrale, d'une action uniforme et régulière.Présentation: PURODIGIN en COMPRIMES \u2014 à 0.2 mg.en flacons de 30, 100 et 500 comprimés; à 0.15 et 0.1 mg.en flacons de 100 et 500 comprimés.PURODIGIN en AMPOULES \u2014 à 0.2 mg.\u2014 boîtes de 6 ampoules.THIOMERIN* (Mercaptomérine sodique, Wyeth) Médication diurétique, la THIOMERIN epère une diurèse douce et efficace.Elle peut s'administrer par une des voies sous-cutanée, intramusculaire ou intra-veineuse.Présentation: THIOMERIN en SOLUTION prête à l'injection En fioles de 2 cc.et de 10 cc.THIOMERIN LYOPHILISEE En fioles de 10 cc.et de 30 cc.*MARQUE DÉPOSÉE è ; pd ete ' & Cet Pan ADS By tendre son ol abe] Ia mw ris du monde CT Sh ni pe UE les, une aladie?) | le parler de gl ea Le ratte la tét paradoxe e Celui qui $ épuis LAN aide de r auquel i 0 I us tvot C\u2019est là justement qu\u2019un motd > prescrip- CU we tion de_ ELSUN seront vivement a PP iés.SA ç £3 raiten 1 ChE dical CD) Pp i: | #} i i d\u2019 Lo) 8 bt] un probléme m Keres 3 ro Sager TIT RIT - i £ ès, | \u201cLe docteur m\u2019a donné un \u2018tuyau?\u2019 hier\u201d = + } he \u201cQue veux-tu dire par \u2018tuyau\u2019?\u201d\u2019 i * \u2018>, ik ; 3 >3 \u201cIl m°a conseillé pour mes pellicules et m\u2019a donné une prescription\u201d .= A fw wip #54 a % 5 F * a ' £0 À 5 hs ao mE ww a ¥ 5 ¥ f 4 Bo iH H&G wo Be ser + = + A ing, wir so Ca PA à Ed Wd dg WE Ee by I #.+ \u201c2e: ; x = pe) do» an * v0 \u201d LR =.3 wd\u2019 > # vs * *~ SN 55 + à A Agr ç 54\u201d 44 gts 2 FILMTABS D'\u2019IBEROL PAR JOUR APPORTENT: La dose suffisante de fer Sulfate ferreux U.S.P.11.2.1.05 G (ter-élément 210 m Plus le Complexe B complet BEVIDORAL®.1 unité U.S H (vitamine Biz avec concentré de facteur intrinsèque Abbott) (ora Acide folique.2220 2m Fraction hépatique 2, N.F.; .200 i Moninitrate de Thiamine.= .6 Riboflavine.6 Niacinamide.30 Chlorhydrate de pyridoxine.3 Pantothénate de calcium._ .6 Plus la Vitamine C Acide ascorbique.150 \\ P@ puissante médication anti-anémiqu Complexe B complet Abbott plus | ®filmtab: comprimé \u201cpelliculisé\u201d\u201d Abbott en instance de brevet scious BULLETIN d'accréditation des hôpitaux.Cet événement a été signalé par notre collègue Pierre Smith qui y représentait l\u2019'A.M.L.F.C., dans une note qui parut dans notre livraison de février.Nous y revenons ce mois-ci et nous en faisons la mention en tête d\u2019édition, parce que nous croyons que ce fait possède une importance majeure et qu\u2019il marque un jalon dans l\u2019évolution de la médecine canadienne, parce qu\u2019il illustre un esprit d'indépendance, sinon dans la sphère des idées, du moins dans le domaine administratif.La transition entre cette autonomie dans la classification de nos hôpitaux, s\u2019est opérée en trois phases en partant d'une situation où nous étions heureux et satisfaits d'obtenir une valorisation attestée par un organisme américain.Les hôpitaux qui obtenaient cette attestation en retiralent du prestige, possédant des critères d\u2019administration matérielle et scientifique reconnus par un organisme hautement accrédité à ce jugement délicat.L'American College of Surgeons s'est dévoué, en toute gratuité, à cet office de 1918 à 1952.Ce geste nous a servis sans nul conteste et nous manquerions totalement de civilité et-d'honnêteté, si nous ne manifestions pas notre gratitude envers cette institution.Elle a contribué à élever nos standards hospitaliers et à nous conduire vers une tenue et une organisation qui nous permettent maintenant de nous juger nous-mêmes.Mais elle nous a rendu un autre service quand elle a décidé.en 1950, de cesser l'inspection des hôpitaux américains et canadiens, cette entreprise, sans cesse renouvelée et grandissante, lui étant devenue une source de déboursés trop onéreux.Et c'est alors que fut instituée la Commission conjointe canado- américaine avec des organismes canadiens et américains distincts, mais fonctionnant conjointement.On pourra prendre connaissance de ces faits en lisant le texte qui suit, exposé par questions et réponses. L\u2019Union Méd.Canada 246 BULLETIN Tome 88 \u2014 Mars 1950 De 1952 à 1959, action conjointe, c\u2019est la seconde phase.À partir de 1959, nous entrons dans la troisième phase, celle de l\u2019autonomie atteinte sans remous et avec une compréhension judicieuse, de part et d\u2019autre, des impératifs actuels dans notre monde hospitalier et en prévision de l\u2019organisation imminente de nouveaux modes d\u2019hospitalisation au Canada.Ainsi fut célébrée à Toronto cette entrée officielle vers un Conseil canadien de classification des hôpitaux.Le ministre fédéral de la Santé y prit part et la cérémonie se déroula sous la présidence du docteur E.Thibault, délégué de l\u2019A.M.L.F.C.depuis 1952 à la Commission canadienne.On présenta la charte et le sceau de la corporation.Des allocutions furent prononcées, entre autres par l\u2019hon.J.Waldo Monteith, ministre de la Santé; le docteur Thibault,\" le docteur Kerk Lyon et chacun des représentants des organismes sul- vants: The American Hospital Association, The Canadian Hospital Association, The Canadian Medical Association, Le Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada, l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada.On accrédita enfin les membres du Bureau, soit l\u2019Exécutif de ce Conseil canadien et les représentants des différents organismes qui en font partie.On pourra prendre connaissance de la composition actuelle du Conseil canadien d\u2019accréditation des hôpitaux en consultant la liste que nous faisons paraître ci-après.Nous rendons un témoignage de gratitude à l\u2019American College of Surgeons pour ses bons offices à l\u2019égard de nos hôpitaux pendant trente-deux années.Il est juste que nous reconnaissions aussi le rôle primordial qu\u2019a pris la Canadian Medical Association dans l'instauration et le financement de la mise en oeuvre de la Commission canadienne.Nous ne devons pas oublier non plus le zèle attentif qu\u2019a montré l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada lorsqu\u2019elle a jugé essentielle la participation qu\u2019elle devait assumer dans l\u2019organisation et les activités premières de la Commission canadienne.Son délégué, le docteur Thibault, la représenta avec tact et autorité et nous sommes heureux de lui rendre ce témoignage, com- 1.On pourra lire l\u2019allocution du docteur Thibault dans une autre section de cette livraison. L'Union Méd.Canada 1.- Tome 88 \u2014 Mars 1959 BULLETIN 247 me nous éprouvions un réel plaisir, quand nous apprenions qu\u2019on lui avait confié, en 1957, la tâche et l'honneur de la présidence de cette Commission.Il a su s\u2019en acquitter avec dignité tout en maintenant des principes de justice et d'équité, quand son rôle de représentant de l\u2019élément français devait s'affirmer auprès de ses collègues.L'Association des Médecins de Langue Française du Canada siège à ce Conseil dans l'intérêt de nos hôpitaux de langue française répartis dans tout le Canada.Elle pourrait vivre aussi bien sans cette participation qui l\u2019oblige à verser une cotisation importante; mais si sur le plan économique, elle en retirait un bénéfice, elle serait envers elle-même débitrice sur le plan moral, car elle aurait négligé de faire valoir sa propre existence au sein d\u2019une organisation nationale et elle aurait oublié ses propres membres, lorsqu\u2019il s\u2019agit de manifester leur présence dans le monde hospitalier canadien.Roma AMYOT.CONSEIL CANADIEN D'ACCRÉDITATION DES HÔPITAUX MEMBRES DU BUREAU Président: le docteur A.L.Chute, Toronto, Ont.Vice-président: M.J, E, Robinson, Winnipeg, Man.Président sortant de charge: le docteur E.Thibault, Verdun, P.Q.Trésorier: le docteur J.B.Neilson, Toronto, Ont.Directeur exécutif et secrétaire: le docteur W.I.Taylor, Toronto, Ont.Secrétaires honoraires: les docteurs A.D.Kelly et W.Douglas Pierey, Toronte.Consultant du Conseil: le docteur K.E.Hollis, Toronto, Ont.ORGANISMES-MEMBRES ET LEURS REPRESENTANTS Canadian Hospital Association: Docteur A.M.Clarke, Moncton, N.-Brunswick.Docteur J.-E.-G.LaSalle, Montréal, P.Q.Docteur J.B.Neilson, Toronto, Ont.Rév.Père A.-L.-M.Danis, Ottawa, Ont.M.James E.Robinson, Winnipeg, Man.Canadian Medical Association: Docteur E.K.Lyon, Leamington, Ont.Docteur D.A.Thompson, Bathurst, N.-Brunswick.Docteur N.N.Levinne, Toronto, Ont.Docteur B.H.McNeel, Toronto, Ont.Royal College of Physicians and Surgeons of Canada: Docteur A.L.Chute, Toronto, Ont.Docteur W.K.Welsh, Toronto, Ont.Association des Médecins de Langue Francaise du Canada: Docteur E.Thibault, Verdun, P.Q. L'Union Méd.Canada 248 BULLETIN Tome 88 \u2014 Mars 1959 ACCREDITATION DES HOPITAUX Question.\u2014 En quoi consiste l\u2019accréditation d\u2019un hôpital?Réponse.\u2014 C\u2019est un programme désigné à améliorer le standard des soins donnés dans un hôpital.Question.\u2014 De quelle manière fonctionne le programme en principe?Réponse.\u2014 À la demande d\u2019un hôpital, celui-ci est visité par un évaluateur pour fin d\u2019accréditation pour assurer aux patients le meilleur traitement et les meilleurs soins qui peuvent être donnés par la science médicale.Question.\u2014 Quelle est la nature de la visite d'accréditation ?Réponse.\u2014 L\u2019évaluateur examine tout ce qui se rapporte à l'administration et le fonctionnement de l\u2019hôpital pour assurer le bien-être et la sécurité du patient.Il fait la revue des fonctions de l\u2019administrateur et conseil administratif quant à leur responsabilité légale et morale pour la conduite de l\u2019hôpital en général.Il fait l\u2019inspection des bâtiments de l'hôpital, les différents départements, les titres du personnel, la suffisance de l\u2019équipement et les dossiers médicaux.Question.\u2014 Est-ce que la visite couvre aussi le personnel du nursing, de la technique et les membres du corps médical?Réponse.\u2014 Oui.L\u2019examinateur étudie soigneusement les conditions qui existent dans ces départements afin de s'assurer qu\u2019ils sont bien organisés.La bonne organisation de ces départements est affirmée lorsqu\u2019une réponse affirmative est donnée aux questions suivantes: (a) Est-ce que les candidats pour nomination au bureau médical sont soigneusement examinés, en d\u2019autres mots, est-ce qu\u2019ils possèdent les titres nécessaires et la compétence requise pour la position ?(b) Est-ce que les privilèges des médecins sont accordés selon leurs titres de compétence?(¢) Est-ce que les fonctions de la clinique sont bien surveillées?(d) Est-ce que les départements et les sections sont passés en revue ct analysés tous les mois afin de déterminer les erreurs dans le diagnostic et améliorer les méthodes de traitement?(e) Est-ce que des contrôles sont établis pour prévenir toute chirurgie inutile et incompétente par les médecins du corps médical?(f) Est-ce qu\u2019il y a une garde-malade licenciée disponible en tout temps \u2014 et est-ce que les services professionnels de nursing sont à la disposition de tous les patients en tout temps?Question.\u2014 Qui fait la visite d\u2019évaluation ?Réponse.Des médecins bien informés et compétents, sous la direction du Conseil Canadien d\u2019Accréditation.Après sa visite, l\u2019évaluateur soumet un rapport détaillé au Conseil.Question.\u2014 Quand sont faites les visites d\u2019accréditation dans les hôpitaux.Réponse.\u2014 Tous les trois ans.Question.\u2014 Dans le cas où le rapport est favorable, quelle action est prise par le Conseil ?Réponse.\u2014 L'hôpital reçoit un Certificat d\u2019Accréditation; mais si le rapport n\u2019est pas favorable, certaines recommandations sont faites, cependant il n\u2019y a pas d\u2019obligation de la part de l\u2019hôpital de les mettre en effet.Question.\u2014 Quels sont les bénéfices, en général, pour un hôpital accrédité?Réponse.\u2014 Un hôpital accrédité doit continuer à améliorer les services d\u2019hôpital rendus aux patients.Si un hôpital n\u2019est pas accrédité, il n\u2019y a pas de sanctions pénales, excepté celles qui sont imposées par la conscience et l\u2019opinion publique.Question.\u2014 Est-ce la première fois qu\u2019un programme d'accréditation est introduit?Réponse.\u2014 Non, l\u2019idée est devenue une réalité lorsque l\u2019American College of Sur- L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 BULLETIN 249 geons a commencé un programme pour la standardisation des hôpitaux.Les termes « Accréditation d\u2019Hôpital » furent introduits en 1952 lorsque le programme devint la responsabilité de la Commission Mixte représentée par cinq organismes de médecine et de santé aux Etats-Unis et au Canada.Question.\u2014 Quels étaient les organismes représentés à ce temps?Réponse.\u2014 L\u2019American College of Surgeons, l\u2019American College of Physicians, l\u2019American Hospital Association, American Medical Association et la Canadian Medical Association.Questton.\u2014 A quelle date fut commencée l\u2019action pour établir un programme canadien d'accréditation ?Réponse.\u2014 À la réunion annuelle de la Canadian Medical Association tenue en juin 1950 lorsqu\u2019une Commission fut formée.Question.\u2014 Pour quelle raison un programme canadien était-il désiré?Réponse.\u2014 T1 y avait plusieurs raisons, mais probablement la plus importante était l'espoir toujours grandissant, de la part des Canadiens, de s\u2019occuper des questions concernant les hôpitaux canadiens.Il y avait aussi le développement des plans d'assurance établis par la gouvernement qui apporteraient des changements dans l'administration d\u2019un hôpital, demandant une interprétation par des autorités canadiennes d\u2019accréditation.Une autre raison était la question des deux langues reconnues officiellement au Canada.Question.\u2014 Quels organismes forment le Conseil Canadien d\u2019Accréditation des Hôpitaux?Réponse.\u2014 Le Canadian Hospital Association (5 représentants), La Canadian Medical Association (4 représentants), Le Royal College of Physicians and Surgeons of Canada (2 représentants), L'Association des Médecins de Langue Française du Canada (1 représentant).Question.\u2014 Quelle est la période d\u2019office des représentants?Réponse.\u2014 Pour une période d\u2019un à trois ans.Le Conseil nomme ses directeurs.Question.\u2014 D\u2019où parviennent les fonds de finance pour le programme d\u2019accréditation?Réponse.\u2014 Chaque organisme membre fait une contribution annuelle au Conseil.Pour commencer le programme, le revenu actif était de $35,000.00.II est probable qu\u2019avec l\u2019évaluation du programme, un budget plus élevé sera requis.Question.\u2014 Quels hopitaux peuvent faire une demande pour une visite d\u2019accréditation?Réponse.\u2014 Les hôpitaux généraux et spéciaux qui ont plus de 25 lits et les sanatoriums.Question.\u2014 Combien d\u2019hôpitaux de ces genres y a-t-il au Canada?Réponse.\u2014 À peu près 700.Question.\u2014 Combien de ce nombre ont été accrédités?Réponse.\u2014 Environ 300, ou 43 pour cent du nombre des hôpitaux.Question.\u2014 Combien d\u2019hôpitaux seront visités en 1959 et 1960?Réponse.\u2014 Tous les hôpitaux accrédités qui doivent être visités plus ceux qui feront une demande spéciale pour une première visite.En 1959, le nombre des visites sera d\u2019environ 130.Ce nombre comprend les premières visites demandées. MONTRÉAL, SIÈGE DU PROCHAIN CONGRÈS DE L'A.M.L.F.C.Septembre 1959, les 23, 24, 25 et 26.L'Association des Médecins de Langue Française du Canada vous offre l\u2019occasion d\u2019assister, dans un décor tout nouveau, l\u2019hôtel Reine Elizabeth de Montréal, au vingt-neuvième congrès qui atteindra un autre sommet si l\u2019on en juge à la direction que lui imprime le comité.Pour présider aux destinées de ce congrès, le Conseil de l\u2019As- soclation a fait appel au docteur Pierre Smith, qui n\u2019en est pas à ses débuts; 1l a servi l\u2019Association à différents paliers: membre actif du Conseil, secrétaire de congrès antérieurs et, plus récemment, directeur des relations extérieures de notre organisme où il remplit avec succès les missions qu\u2019on lui confie.Aux postes de vice-présidents du Comité, nous relevons les noms des docteurs Ernest Beuglet, de Windsor, Ont., Pierre Jobin, de Québec, J.-Euclide Léger, de Moncton, N.-B., et Gérard-J.Breton, de North Battleford, Sask.Le docteur Origène Dufresne, bien connu dans les milieux radiologiques, exerce la fonction de secrétaire, tâche importante qu\u2019il n\u2019a pas à apprendre.Et le docteur André Leduc, bactériologiste de l\u2019hôpital Notre-Dame de Montréal, occupe le poste de trésorier où il ne manquera pas de faire servir au congrès de septembre l\u2019expérience qu\u2019il a acquise à celui de Montréal en 1955.Une nouvelle recrue, le docteur Camille Laurin, psychiatre et directeur scientifique de l\u2019Institut Albert Prévost, seconde, à titre de secrétaire- adjoint, la tâche du Comité.* > * Autre échelon qu\u2019atteindra l\u2019Association, le vingt-neuvième congrès de septembre 1959 sera pour la profession médicale du Canada un rendez-vous scientifique de grande classe: sept symposiums, une vingtaine de communications personnelles, présentés par nos hommes de science et par nos savants de la recherche.* * * Le programme social est l\u2019objet du soin particulier du Comité général et du Comité féminin.I] comportera des événements d'un caractère inédit qui ne manqueront de plaire aux dames.Dans les livraisons ultérieures de L'Union Médicale du Canada, le Comité du Congrès vous fera part de ses projets et décisions.Nos remerciements anticipés et nos voeux les plus sincères s\u2019adressent aux réalisateurs, aux rapporteurs et à tous ceux qui feront de ces réunions scientifiques un événement de haute culture médicale.Hermile TRUDEL, Secrétaire-trésorier général SYMPOSIUM SUR LA MALADIE CORONARIENNE ! Harold N.SEGALL, Chef du Service de Cardiologie, Jewish General Hospital, Montréal; INTRODUCTION Chacun des auteurs avait accepté de faire une conférence de vingt minutes sur la maladie coronarienne, à l'heure d\u2019un repas, au Congrès Annuel de la Division du Québec de l\u2019Association Médicale Canadienne.Lorsque les auteurs se rencontrèrent pour délimiter les cadres respectifs du sujet, ils eurent l\u2019idée de se servir d\u2019une technique plus nouvelle et de présenter leur sujet sous forme de questions et réponses.Dans un livre récent, Dr Paul D.White et ses collaborateurs (1) se sont servis de cette méthode pour traiter du sujet de la réhabilitation chez des malades atteints d\u2019une maladie cardio-vasceulaire.De plus, chaque auteur utilisant indifféremment le français et l\u2019anglais devant leur auditoire, un texte fut préparé dans chaque langue; la version anglaise fut publiée dans le Canadian Medical Association Journal.1.\u2014 Quelle est l\u2019importance de la maladie coronarienne en pratique générale?Docteur Harold Segall.Deux éléments s\u2019associent pour faire de la maladie coronarienne une entité pathologique très importante en pratique générale.Le nombre total de femmes et d\u2019hommes qui atteignent l\u2019âge critique de la maladie coronarienne, c\u2019est-à-dire 50 ans et davantage, s\u2019accroît de plus en plus avec l\u2019amélioration de l\u2019'hygiène publique, avec la maîtrise des infections par les antibiotiques et grâce également à la chirurgie qui sauve des vies et en prolonge d\u2019autres.Le premier élément d\u2019importance de la maladie coronarienne est donc le nombre grandissant de candidats à cette 1.Congrès annuel de la Division du Québec de l\u2019Association Médicale Canadienne, tenu à Sainte- Adèle, le 2 mai 1958.Paul DAVID, Directeur, Institut de Cardiologie, Montréal.et maladie.L\u2019autre aspect est une connaissance médicale plus répandue et plus précise qui permet à tout médecin et chirurgien de bien connaître les aspects cliniques de la maladie et d\u2019en faire le diagnostic même lorsque l\u2019image clinique semble, à première vue, atypique.Le médecin praticien peut aujourd\u2019hui, gré- ce aux appareils portatifs d\u2019électrocardiographie, confirmer son diagnostic.Le public est maintenant conscient de l\u2019importance et de la fréquence de la maladie coronarienne.Par le fait même, il accepte plus volontiers le verdict du médecin traitant et dans l\u2019ensemble coopère mieux avec le corps médical car il connaît toutes les facettes du problème.2.\u2014 Quel rôle joue l\u2019interrogatoire du malade dans le diagnostic de la maladie coronarienne?Docteur Paul David.Le diagnostic de la maladie cardiaque d\u2019origine coronarienne est essentiellement basé, sauf rares exceptions, sur l\u2019histoire clinique du malade.Pour cette raison, le médecin praticien et le cardiologue ont une stricte obligation de ne jamais négliger un questionnaire attentif puisque les réponses du malade permettront de poser le diagnostic.Quels sont les principaux renseignements dont pourra se servir le médecin examinateur?1\u2014 Il semble établi que la maladie coronarienne est associée à des facteurs génétiques, raison pour laquelle elle est plus fréquente dans certaines familles et plus rares dans d\u2019autres.Aussi, il n\u2019est pas sans intérêt de connaître l\u2019histoire familiale des parents, frères et sœurs.2 \u2014 Une incidence plus grande de maladie coronarienne a été observée en association avec d\u2019autres maladies telles que l\u2019hypertension artérielle, le diabète, la xanthématose, l\u2019hypercholestérolémie familiale ou essentielle, le myxœdème, etc.3 \u2014 Le tableau clinique de la maladie coronarienne est dominé par un symptôme décrit par Heberden en 1768 sous le nom d\u2019angine de poitrine; symptome qui représente un « trouble bien distinct du thorax associé avec une sensation de serrement et d\u2019anxiété ».Il n\u2019est pas dans les limites de cette présentation de discuter chaque aspect de la douleur qui est, en général, bien connue.J\u2019aimerais plutôt me limiter à quelques critères que je juge essentiels: 1) Toute douleur, localisée en quelqu\u2019endroit que ce soit dans la poitrine, associée à l\u2019effort dans le sens large du mot, incluant l\u2019émotion, la colère, la digestion, etc.doit suggérer la possibilité d\u2019un syndrome angineux, spécialement si la douleur est soulagée par le repos, la détente ou la Nitroglycérine.2) L\u2019irradiation de la douleur dans le bras gauche n\u2019est pas une composante absolue du syndrome angineux.3) Toute douleur localisée dans la région rétrosternale, dont la durée dépasse une demi-heure, doit être considérée comme un symptôme possible de thrombose coronarienne.4) Toute indigestion aiguë, non associée avec des signes francs de pathologie abdominale, après l\u2019âge de 40 ans, doit être minutieusement investiguée afin d\u2019éliminer un infarctus du myocarde.Une étude détaillée de la douleur doit permettre au médecin examinateur de classer son malade coronarien dans l\u2019un ou l\u2019autre des trois groupes suivants: Premier groupe: Insuffisance coronarienne chronique, mieux connue sous le vocable d\u2019angine de poitrine.Le malade a la symptomatologie classique qui survient à l\u2019effort avec soulagement au repos ou avec la Nitroglycérine.Deuxième groupe: Insuffisance coronarienne subaiguë, également décrite comme syn- SEGALL er DAVID: MALADIE CORONARIENNE L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 drome pré-infarctoïde, insuffisance coronarienne pré-thrombosique ou symptômes prémonitoires de l\u2019infarctus du myocarde.On doit penser à ce syndrome lorsque: 1) la douleur chez un malade angineux change de caractère, d\u2019intensité, de durée ou lorsque le facteur déclanchant est moins nettement associé à l\u2019effort.2) lorsqu\u2019un malade éprouve sa première douleur angineuse.3) lorsque la douleur est typique mais non soulagée par la Nitroglycérine.Troisième groupe: Insuffisance coronarienne aiguë, connue sous le nom de thrombose coronarienne.Il est aujourd\u2019hui important de distinguer ces trois groupes de patients car le programme thérapeutique est différent.3.\u2014 Quelles informations significatives le médecin peut-il tirer de son examen physique?Docteur Harold Segall.Fréquemment, l'examen physique même minutieux est totalement négatif et le diagnos- tie dépend entièrement de la description des symptômes.En général, les signes physiques positifs qui peuvent être trouvés en cours d\u2019examen ne sont pas spécifiques et doivent être interprétés à la lumière de l\u2019histoire clinique et des épreuves de laboratoire pour en déterminer leur signification.Le médecin d\u2019expérience reconnaît l\u2019expression du visage qui suggère non seulement une douleur aiguë mais une anxiété intense, de la peur même, chez une personne qui habituellement est émotionnellement bien balancée.Et même lorsque le médecin ne voit pas un malade au moment où il souffre, il peut souvent faire la différence entre une maladie organique et psy- chogénique en surveillant la manière avec laquelle le malade décrit les symptômes et les sensations qu\u2019il a éprouvés.Il n\u2019y a done pas de signe physique spécifique qui puisse permettre de poser un diagnostic d\u2019insuffisance coronarienne chronique L'Union Méd.Canada ou subaiguë.L\u2019association d\u2019hypertension artérielle ou de cardiomégalie contribue à appuyer le diagnostic en faisant la preuve d\u2019une athérosclérose coronarienne probable.La présence d\u2019un premier bruit cardiaque lointain n'indique pas un myocarde affaibli; cette constatation suggère un délai de conduction entre les oreillettes et les ventricules, anormalité non spécifique, qui permet de déduire l\u2019existence possible d\u2019une fibrose myocardique dans la région du faisceau de His, causée par une maladie coronarienne.Dans l'insuffisance coronarienne aiguë, les signes physiques peuvent être absents ou, au contraire, très nombreux.Mais, en général, ces signes ne sont pas spécifiques et doivent être interprétés à la lumière de l\u2019histoire clinique.Au moment de la douleur aiguë, on peut trouver une pâleur grisâtre des téguments, une diaphorèse profuse, une agitation marquée, une froideur des mains et des pieds, ou bien un pouls lent, aussi lent que 30 contractions à la minute ou plus souvent un pouls accéléré, entre 90 et 100, et rarement un pouls très rapide, presque incomptable, dans l\u2019ordre de 180 à la minute.Un pouls très lent suggère un bloc partiel ou complet.Des variations d\u2019intensité du premier bruit, chez le même sujet, allant d\u2019un bruit très sourd à un bruit très fort, suggère un bloc auriculo- ventriculaire complet.Cette dernière remarque s'applique seulement lorsque le rythme cardiaque est très lent.Si cette constatation coïncide avec une insuffisance coronarienne aiguë, elle suggère fortement que l\u2019occlusion coronarienne est située dans l\u2019artère coronaire circonflexe droite, à environ un centimètre de son origine.C\u2019est à cet endroit que prend naissance une petite artère coronarienne qui nourrit la région du faisceau de His.De tels cas stimulent l\u2019imagination du médecin qui peut prédire l\u2019apparence de l\u2019électrocardiogramme et l\u2019anatomie-pathologi- que avec cette seule observation du rythme cardiaque faite au stétoscope.Les cœurs très rapides indiquent une tachycardie ectopique, auriculaire ou ventriculaire.L\u2019électrocardio- : MALADIE CORONARIENNE 253 gramme permet d\u2019établir rapidement le diagnostic bien que certaines modifications de caractère des bruits cardiaques constituent des signes cliniques utiles qui permettent de soupconner le diagnostic correct du trouble du rythme.L'impossibilité de ralentir le rythme cardiaque par la pression des sinus carotidiens et les variations dans l\u2019intensité du premier bruit cardiaque sont en faveur du diagnostic de tachycardie paroxystique ventriculaire.Ces deux seules anormalités du rythme cardiaque sont dignes de mention pour l\u2019instant.En effet, le diagnostic clinique des troubles du rythme représente un sujet diffé- rent.La pression artérielle peut être normale, élevée ou basse.Si elle est haute, elle peut être plus élevée qu\u2019habituellement chez le sujet examiné.Cette élévation est temporaire, elle dure seulement quelques heures pendant et après la douleur aiguë.Plus souvent la pression artérielle baisse au-dessous du chiffre habituellement trouvé chez le sujet qui souffre.Aussi longtemps que les bruits cardiaques entendus sur l\u2019artère brachiale en mesurant la pression retiennent une intensité à peu près normale, le syndrome de shock n\u2019est pas à craindre.Mais aussitôt que ces bruits deviennent faibles et presque inaudibles, à ce moment, le syndrome de shock existe déjà tout probablement.En effet pendant le shock, la pression peut être aussi élevée que 130 systolique et 100 diastolique mais habituellement elle est plus basse aux environs de 80 systolique et 60 diastolique.La présence d\u2019un frottement péricardique confirme non seulement le diagnostic d\u2019infare- tus du myocarde mais indique que la lésion touche à la paroi antérieure et s\u2019étend à la surface épicardique.En présence d\u2019un infar- cissement plutôt large et particulièrement lorsqu\u2019il existe de la péricardite, la température s\u2019élève pour plusieurs jours et peut durer jusqu\u2019à deux semaines.Habituellement, elle dépasse rarement 100° F., peut atteindre 102° et, très occasionnellement seulement, être encore plus élevée. 254 4.\u2014 Quel rôle joue l\u2019électrocardiogramme dans le diagnostic de l'insuffisance coronarienne chronique ou subargué?Docteur Paul David.Cette question permet de souligner le fait important qu\u2019un électrocardiogramme mor- mal est compatible avec le diagnostic d\u2019insuffisance coronarienne chromque.En d\u2019autres termes, un tracé normal ne devrait jamais éliminer le diagnostic clinique d\u2019insuffisance coronarienne.Trop souvent, j'ai vu des médecins praticiens changer leur diagnostic pour la seule raison qu\u2019un rapport électrocar- diographique leur revenait comme ne montrant pas d\u2019altération.On doit se souvenir qu\u2019un électrocardiogramme n\u2019est jamais l\u2019équivalent d\u2019une consultation.L\u2019électrocardiogramme est essentiellement un moyen technique important dont on doit également connaître les limitations.C\u2019est pourquoi, l\u2019interprétation d\u2019un tracé électrocardiographique doit toujours être fait en relation avec les symptômes et les signes.Sur une base statistique, il est reconnu qu\u2019environ 30% des malades souffrant d\u2019insuffisance coronarienne chronique ont un tracé électrocardiographique normal.Dans ce groupe de malades, quelques-uns ont une histoire clinique typique et d\u2019autres ont une symptomatologie atypique.Dans les deux groupes, mais spécialement dans le dernier, il est important de demander à l\u2019électrocardiographie des renseignements supplémentaires en enregistrant un tracé après effort de façon à provoquer, avec ou sans symptômes, un certain degré d\u2019hypoxémie myocardique en relation avec l'insuffisance coronarienne suspecte.Néanmoins, l\u2019interprétation du tracé « pris après exercice » demande beaucoup de prudence.L'expérience montre qu\u2019il est possible d\u2019avoir des tracés faussement négatifs et d\u2019autres tracés faussement positifs.Cependant, j\u2019accorde une grande valeur a l\u2019épreuve d\u2019effort si on tient compte de la qualité et de la quantité de l\u2019effort.SEGALL er DAVID: MALADIE CORONARIENNE L'Union Méd.Canada _ Tome 88 \u2014 Mars 1959 Le groupe des cardiologues de l\u2019Institut ont à leur crédit un nombre d\u2019épreuves d\u2019effort qui dépasse 1,500 et j'aimerais résumer les points essentiels qui découlent de cette expérience.1) l\u2019épreuve d\u2019effort n\u2019est pas un examen dangereux s\u2019il est fait sur des malades bien sélectionnés, avec supervision médicale et si l\u2019effort est proportionné à la tolérance du malade.2) l\u2019épreuve d\u2019effort a plus de chance d'\u2019ê- tre positive si elle provoque un certain degré de douleur- 3) l\u2019épreuve d\u2019effort doit être arrêtée immédiatement avec l\u2019apparition de douleur.4) une épreuve d\u2019effort vraiment positive est pathognomonique.5) une épreuve d\u2019effort vraiment négative n\u2019élimine pas l\u2019insuffisance coronarienne.Dans cette dernière condition, si l\u2019histoire clinique demeure suggestive, il est utile de refaire une épreuve d\u2019effort modifiée en augmentant la vitesse du tapis roulant, en pla- cant l\u2019escalier à deux marches à l'extérieur, en faisant l\u2019effort immédiatement après un repas ou en demandant au malade de fumer de une à trois cigarettes avant ou pendant l\u2019épreuve, etc.Lorsque l\u2019épreuve d\u2019effort est faite avec soin et lorsqu\u2019elle est proportionnée à la capacité physique de chaque individu 1l est rare qu\u2019elle ne donne aucun renseignement.Dans linsuffisance coronarienne subaigué, le pourcentage d\u2019électrocardiogramme normal est beaucoup moins élevé que dans l\u2019insuffisance coronarienne chronique.Habituellement, l\u2019électrocardiogramme montre un certain degré d\u2019abaissement du segment ST qui confirme l\u2019hypoxémie subaiguë du myocarde.5.\u2014 Qu\u2019ajoute l\u2019électrocardhiogramme au tableau clinique de l\u2019Insuffisance coronarienne aiguë?Docteur Harold Segall.La réponse à cette question permet d\u2019être bref.Non seulement l\u2019électrocardiogramme L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 démontre la présence d\u2019ischémie myocardique ou d\u2019infarcissement mais très souvent indique la portion atteinte du ventricule et nous dit si l\u2019infarctus est transmural.Cependant, on doit demeurer patient avec les imperfections mystérieuses de la méthode.Pour des raisons inconnues, chez quelques malades, l\u2019électrocardiogramme peut demeurer muet dans les premières vingt-quatre ou quarante-huit heures et même, dans certains cas, il s'écoule une semaine et même plus avant d\u2019apercevoir les anormalités prévues.En attendant, le médecin doit dépendre de son observation clinique pour poser le diagnostic et amorcer la traitement.6.\u2014 Quels tests de laboratoire, autre que l\u2019électrocardiogramme, peuvent contribuer au diagnostic ou à la gravité de la maladie coronarienne?Docteur Paul David.Dans l'insuffisance coronarienne chronique atypique et dans l'insuffisance coronarienne subaiguë, le tableau clinique peut devenir très confus et créer un véritable syndrome appelé par Roger Froment, le syndrome d\u2019angine de poitrine intriqué.Dans ces cas, tous les diagnostics différentiels doivent être étudiés et éliminés.La radiologie peut jouer un rôle prédominant en confirmant ou en éliminant diverses pathologies telles que la hernie diaphragmatique, l\u2019ulcère gastrique et duodénal, le disque cervical ou cervicarthrose, la lithiase vésiculaire, etc.Nous avons vu des résultats thérapeutiques spectaculaires, médicaux ou chirurgicaux, chez certains de ces malades dont les symptomes d\u2019apparence angineuse ne représentaient pas une insuffisance coronarienne réelle.Chez d\u2019autres, la guérison d\u2019une pathologie curable améliora significativement l\u2019ensemble du tableau clinique.Depuis quelques années, quelques épreuves de laboratoire ont été appliquées pour élargir les limites de nos connaissances cliniques et électrocardiographiques.En particulier, quelques tests sanguins se sont avérés très utiles: SEGALL er DAVID: MALADIE CORONARIENNE 255 1) Dans des cas où le diagnostic différentiel entre l'insuffisance coronarienne subaiguë et aiguë était difficile.2) Chez des malades dont l\u2019électrocardiogramme était modifié soit par des troubles de conduction comme un bloc de branche gauche ou un infarctus antérieur.3) Pour apprécier l\u2019étendue de l\u2019infarctus et sa guérison.Le plus utilisé de ces tests est celui de la transaminase (SGO-T).Ce produit enzymatique est mesuré dans le sang qui, normalement, contient entre 0 et 40 unités.Le myocarde, particulièrement riche en cet enzyme spécifique, le libére dans le sang, dans les 4 à 6 heures qui succèdent à l\u2019occlusion coronarienne, avec un maximum en 16 à 36 heures et un retour vers les limites normales en 4 à 6 jours.Dans l\u2019infarctus du myocarde, un test positif de transaminase se voit dans 91.5 à 97.6% des cas.Mais il faut se rappeler que ce test est positif dans 50 à 88% des conditions suivantes: la cardite rhumatismale, l\u2019hépatite aiguë, l\u2019ictère par obstruction, la cirrhose, la pancréatite, le cancer primitif ou secondaire du foie (4), l\u2019anémie hémolytique, l\u2019ulcère hémorrhagique (5).D\u2019un autre côté, l\u2019épreuve à la transaminase est négative dans des conditions dont le diagnostic clinique est souvent difficile à différencier de celui de la thrombose coronarienne et je cite l\u2019insuffisance coronarienne subaiguë, la péricardite et l\u2019infarctus pulmonaire (6).La déhydrogé- nase lactique (S.L.D-) est également élevée dans l\u2019infarctus du myocarde, mais cette élévation est moins prononcée et son retour vers la normale est plus prolongé (7).La concentration du fibrinogène dans le plasma, l\u2019aldolase sérique, les protéines © réactives (C.R.P.A.) ont également été étudiées et sont positives dans la nécrose myocardi- que.Le test du fibrinogène est un excellent index pour l\u2019estimation du processus de guérison; il revient à un taux normal dans la 2e ou 3e semaine après l\u2019infarctus (8).Je mentionne seulement l\u2019importance de la numération des globules blancs et du taux de 256 sédimentation dont les variations sont bien connues.7.\u2014 Quels sont les principaux éléments du programme thérapeutique de l\u2019insuffisance coronarienne chronique et subaigué?Docteur Harold Segall.Le malade qui a une douleur cardiaque d\u2019insuffisance coronarienne chronique, appelée généralement angine de poitrine, et qui, au moment de sa première visite au médecin, décrit cette douleur comme se produisant depuis plusieurs semaines ou mois, devrait continuer, sauf quelques restrictions, à mener sa vie habituelle.Il doit éviter toutes les conditions qui provoquent chez lui de la douleur.Les principaux agents qui déclanchent habituellement la douleur sont les suivants: 1 \u2014 La sensation d\u2019être pressé même lorsqu\u2019assis dans une auto, dans un train ou dans un avion.2 \u2014 Une marche trop rapide.3\u2014 La marche à l\u2019extérieur immédiatement après un repas même léger.4\u2014 La marche contre le vent ou par temps froid.5 \u2014 La marche sur plan incliné.6 \u2014 L\u2019émotivité déclanchée par des querelles ou des spectacles comme la lutte, surtout si le sujet s\u2019identifie aux lutteurs.J\u2019ai connu des malades qui évitaient leur douleur en regardant une partie de Hockey télévisée mais en supprimant la voix du commentateur qui transmettait l\u2019excitation du jeu.On doit instruire le malade sur la façon de se servir des tablettes hypodermiques de N1- troglycérine à 1/100 de grain pour prévenir et soulager la douleur cardiaque.Il est bon de demander au malade une démonstration pour vérifier les effets de la drogue sur la céphalée ou sur la pression artérielle qui peut s\u2019abaisser suffisamment pour causer une lipothymie.Chez la majorité des malades, aucun de ces effets n\u2019est important.On doit bien avertir le patient que la Nitroglycérine, même prise à des doses de vingt tablettes et davan- SEGALL er DAVID: MALADIE CORONARIENNE L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 tage par jour, & des intervalles de quinze minutes, ne cause aucun dommage.On doit ajouter que cette tablette ne contient pas de narcotique, et ne provoque pas d\u2019accoutumance, ne perd pas ses qualités thérapeutiques et peut donc être utilisée avec libéralité.Une tablette, placée sous la langue avant une marche à l\u2019extérieur, peut prévenir la douleur et si par hasard elle survient quand même, une autre pilule peut la soulager.Plus le médicament est pris tôt et plus la douleur sera courte.Récemment, une tablette contenant 1/25 de grain a été mise sur le marché avec des effets qui se prolongent pendant environ une heure.La Nitroglycérine est effective en prévenant la douleur cardiaque qui peut succéder à un rapport sexuel, qui, en général, ne doit pas être prohibé.Il est assez rare de trouver des malades dont le travail même est source d\u2019effort ou d\u2019émotion provoquant la douleur.Dans de pareils cas, il faudrait évidemment changer le type d\u2019occupation.Plusieurs patients ne comprennent pas comment il se fait qu\u2019ils peuvent faire de l\u2019exercice ou marcher longuement à l\u2019intérieur sans douleur alors que trois minutes de marche de leur maison à l\u2019autobus à l\u2019extérieur est suffisant pour provoquer de la douleur.Il y a en effet, quelque chose de spécifique dans la marche à l\u2019extérieur qui suffit à provoquer la douleur dans l\u2019insuffisance coronarienne chronique.En 1945, après avoir étudié quatorze cents cas de maladie coronarienne (3) observés entre 1924 et 1944, j'ai appris que les malades qui ont des symptômes d\u2019insuffisance coronarienne subaiguë font en général une thrombose coronarienne dans les deux semaines qui suivent le début de la symptomatologie.D\u2019où la désignation de syndrome prodromique de l\u2019occlusion coronarienne.Aussi, lorsque le diagnostic d\u2019insuffisance coronarienne subaigué est soupçonné, le patient est gardé au repos à la maison ou à l\u2019hôpital jusqu\u2019au moment où se sont écoulées quatorze journées consécutives sans douleur cardiaque.Le malade qui éprouve les premiers symptômes d\u2019une L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 SEGALL er DAVID insuffisance coronarienne chronique, c\u2019est-à- dire une journée ou deux avant qu'il visite le médecin, demande un traitement identique a celui dont la symptomatologie suggère une insuffisance coronarienne subaiguë.En effet, dans le début de la chronicité, il est impossible de dire si les symptômes éprouvés ne sont pas des signes avant-coureurs d\u2019une occlusion coronarienne possible.Avant l'ère des anticoagulants, environ 20% des insuffisances coronariennes subaigués se transformaient en occlusion coronarienne.Je n\u2019al pas encore fait de statistiques sur ma propre expérience mais des auteurs rapportent une réduction dans la fréquence des accidents thrombosants depuis l\u2019administration d\u2019anticoagulants.Il semble, en effet, logique d'employer cette médication chez de tels malades non seulement dans les deux ou trois semaines de traitement préventif mais pour une période indéfinie après ces symptômes.Pour les malades qui acceptent les risques de la médication et sont prêts à collaborer avec le médecin, les anticoagulants peuvent être donnés à long terme.En plus de la Nitroglycérine, les angineux devraient recevoir des sédatifs pour calmer la douleur si la Nitroglycérine se révélait impuissante.Je prescris habituellement des tablettes de Démerol dosées a 50 mgm au co., 1 tablette toutes les quinze minutes pour quatre doses si la douleur n\u2019est pas soulagée.De plus, dès la première dose, je recommande au patient de se mettre en communication avec son médecin.Cette médication donne en général une sédation qui permet au patient d'attendre son médecin qui pourra mieux évaluer l'importance de la douleur.Habituellement, chez un tel malade, le diagnostic est celui ou bien d\u2019une insuffisance coronarienne subaiguë, ou aiguë.Dans le premier cas, il faut craindre l\u2019infarctus du myocarde et dans le second, l\u2019infaretus est déjà constitué.On peut prescrire la médication dite vasodilatatrice, Aminophylline, Péritrate, Méta- mine et autres.Leurs vertus pharmacologiques laissent à désirer mais pour une période : MALADIE CORONARIENNE 257 de quelques semaines ou quelques mois ils ont un excellent effet psychologique sur le médecin et sur le patient.8.\u2014 Quels sont les éléments principaux du traitement de l'insuffisance coronarienne aiguë?Docteur Paul David.Le taux de mortalité dans l\u2019insuffisance coronarienne aiguë (Thrombose coronarienne) est particulièrement élevé dans les premières quarante-huit heures (9).C\u2019est pourquoi, le médecin traitant doit essayer, aussi rapidement que possible, de classer son malade comme « un bon ou un mauvais risque ».Dans les limites de ces premières quarante- huit heures, je considérerais comme mauvais risque, tout malade qui présente isolément ou en association les symptômes ou signes suivants: 1) Persistance de la douleur malgré une médication adéquate.2) Présence de symptômes et de signes de shock.3) Présence de symptômes et de signes d\u2019insuffisance cardiaque aiguë ou subaigué.4) Présence de tout trouble grave du rythme cardiaque.Les « mauvais risques » devraient être hospitalisés d'urgence afin d\u2019utiliser tous les raffinements de la thérapeutique moderne pour soulager la douleur, combattre le shock, réduire l\u2019insuffisance cardiaque et rétablir un rythme normal.Surtout lorsque les malades présentent un état de shock ou une insuffisance cardiaque aiguë, le temps a une importance vitale.J\u2019ai rarement vu des malades qui ont survéeu à ces deux complications lorsqu\u2019ils ne furent pas adéquatement traités dans les premières six heures de la complication.Evidemment, il faut se souvenir que même avec un programme thérapeutique bien dirigé, la mortalité demeure élevée dans cette catégorie.Les patients qui représentent un « bon risque » peuvent être traités à domicile. 258 J'aimerais maintenant limiter la discussion sur seulement deux aspects du programme thérapeutique parce que des points de vue différents ont été exprimés et qu\u2019une expérience plus grande est nécessaire pour adopter une position dogmatique.1) Anticoagulothérapie Afin de codifier notre statistique, nous avons établi la durée de l\u2019insuffisance coronarienne aiguë à 8 semaines.Le problème est de savoir si la médication anticoagulante aide de façon significative les malades qui font une thrombose coronarienne dans les limites de ces huit semaines.Cette aide doit être jugée par des études comparatives de mortalité et d\u2019incidence de complications chez un groupe de malades qui reçoit des anticoagulants et chez un groupe équivalent qui n\u2019en reçoit pas.I.Wright et H.Russek représentent deux points de vue différents.Wright (10) maintient qu\u2019avec la thérapeutique anticoagulante, dans toute série de patients dont le nombre est supérieur à 250, la mortalité immédiate est diminuée dans un pourcentage qui varie de moitié à un tiers.Russek (11) croit que la médication anticoagulante est inutile chez les malades qui représentent des « bons risques » et il donne une mortalité de seulement 3.3% chez de tels malades sans médication anticoagulante.A cause de cette divergence d\u2019opinion, il semble raisonnable de donner la médication anticoagulante seulement aux mauvais risques pour lesquels nous avons déjà suggéré l\u2019hospitalisation.D\u2019un autre côté, nous croyons que la médication anticoagulante a une place très importante dans la prophylaxie des complications de la maladie coronarienne.Pour cette raison, et dans ce but, nous donnons de routine une drogue anticoagulante à tous les malades qui auront la possibilité d\u2019être traités par cette médication d\u2019une façon indéfinie.Dans une série qui comprend au-delà de trois cents malades, notre associé, le docteur Yves Desrochers, a prouvé les possibilités de la thérapeutique anticoagulante à SEGALL Er DAVID: MALADIE CORONARIENNE L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 court et à long terme lorsque le médecin a pris de l'expérience avec une substance de son choix, lorsque le patient est coopératif et lorsque les facilités de laboratoire permettent des dosages précis.2) Repos Depuis 1937, notre confrère, le docteur H.Segall, a accordé les privilèges de la chambre de bain, des mouvements dans le lit, la position assise dans une chaise, chez des malades dont l\u2019évolution était favorable après le 3e ou le 4e jour de maladie.Samuel Levine en 1952 s\u2019est fait un partisan de la réhabilitation précoce par utilisation aussitôt que possible d\u2019un fauteuil (2)- Nous avons personnellement adopté une position intermédiaire dictée essentiellement par la sévérité de la thrombose et l\u2019état du malade.Dans tous les cas, nous prescrivons un minimum de deux semaines de repos au lit.Suivant l\u2019évolution clinique, l\u2019étendue de l\u2019infarctus, l\u2019attitude psychologique du patient, nous lui permettons, lentement ou rapidement, des activités physiques.En moyenne, nous considérons qu\u2019un malade devrait pouvoir retourner partiellement ou complètement à son travail, 3 à 4 mois après le début de la maladie.9.\u2014 Quel est le pronostic de la maladie coronarienne et que faites-vous pour réhabr- liter le malade?Docteur Harold Segall.Je pense qu\u2019inconsciemment ou non, nous médecins, nous pratiquons l\u2019art de la réhabilitation selon notre propre conception du pronostic, dès que nous parlons à un malade de sa maladie et de son traitement.Tout le sujet peut être traité avec une extrême brieveté comme en témoigne cette déclaration médicale par exemple: « Votre coeur est touché, pas très sérieusement, et prenez la vie du bon côté ».Cette déclaration laisse au patient l\u2019utilisation de son propre jugement pour arranger ses affaires et déterminer les linu- tes de ses activités.La brièveté est admirable L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 SEGALL er DAVID mais la grande majorité des malades désirent et méritent plus de détails sur leur maladie et leur traitement.Combien de temps le patient vivra-t-il?Quand aura-t-il une thrombose coronarienne avec infarctus du myocarde?Une telle complication sera-t-elle suivie d\u2019insuffisance ca\u201d- diaque?Autant de questions qui ne peuvent pas être répondues chez aucun malade.Bien entendu, on peut tirer des informations des larges statistiques qui ont été publiées.Ces données objectives guident le médecin tout comme le cas individuel qui a vécu vingt-cinq ans ou davantage après le début de sa maladie coronarienne.Mais il faut combler par beaucoup de bon sens notre ignorance concernant ces questions.Un pronostic optimiste est plus souvent vrai que faux et produit de meilleurs résultats thérapeutiques qu\u2019une attitude pessimiste, transmise au patient par les propos et suggestions de son médecin.Le malade qui fait une insuffisance coronarienne chronique peut continuer son travail habituel si celui-ci ne contribue pas directement à provoquer de la douleur.Le malade avec une insuffisance coronarienne aiguë et infarctus myocardique qui se voit condamné à demeurer au repos pour six à huit semal- nes sera encouragé d\u2019apprendre, si on lui dit, qu\u2019à la fin de sa maladie, après une convalescence d\u2019à peu près deux semaines, il pourra retourner à son travail habituel.Dans la grande majorité des cas, ceci est vrai.Certains, ceux en particulier qui développent une insuffisance cardiaque, doivent limiter leurs activités mais des ajustements peuvent être proposés de façon à ce qu\u2019ils puissent trouver des ouvrages compatibles avec leur réserve cardiaque.Il découle de mon expérience personnelle et de celle publiée dans la littérature sur le sujet de la réhabilitation des coronariens que la phychologie joue un rôle dominant dans le succès ou l\u2019échec d\u2019un ajustement de vie.Ceux qui sont devenus complètement incapacités, le sont devenus, bien moins souvent à cause de leur douleur cardiaque ou de l\u2019insuffisan- : MALADIE CORONARIENNE 259 ce cardiaque secondaire, qu\u2019à cause d\u2019une incapacité psychologique initiée par la soudaineté de la maladie ou par la prise de conscience d\u2019une maladie de cœur avec laquelle ils doivent maintenant vivre.Dans la plupart de ces cas, déjà le malade avait eu quelques difficultés à s\u2019ajuster lui-même avec la vie dans le passé, à cause d\u2019une personnalité perturbée.Il n\u2019est pas facile de trouver pour chaque malade le type précis de phrases qui lui convient mais le médecin doit apprendre à parler à chaque individu suivant ses mérites et à s\u2019adresser ainsi à un être humain et non pas à un individu étiqueté par le diagnostic posé.L\u2019objectif d\u2019un médecin doit être de guider le malade afin qu\u2019il reste le plus utile possible à lui-même, à sa famille et à la société en général.Il faut graduellement mesurer, en collaboration avec le patient, sa capacité de travail et de détente et il n\u2019existe pas d\u2019instrument précis capable de mesurer les réserves physiques et mentales d\u2019un individu.10.\u2014 Par quels moyens peut-on prévemir la maladie coronarienne?Docteur Paul David.L\u2019athérosclérose des artères coronaires est responsable pour pratiquement tous les cas d\u2019insuffisance coronarienne.Aussi, le problème de prévention réside-t-il dans la prophylaxie de l\u2019athérosclérose.Ceci constitue un des plus grands défits de la médecine moderne.Une prévention adéquate de l\u2019athérosclérose prolongerait de façon significative la moyenne de la vie humaine et empêcherait les catastrophes trop souvent associées à la mort subite ou à l\u2019invalidité prolongée.Un programme national de recherches, guidé par des autorités reconnues, semble la seule réponse logique pour régler un problème aussi important et aussi urgent.Il est possible que l\u2019homme n\u2019ait pas réussi à adapter ses artères au monde qu\u2019il a créé.Mais, ce fait n\u2019est pas prouvé.Je crois que le problème de l\u2019athérosclérose peut être résolu si l'humanité consent à y consacrer autant d\u2019énergie, d\u2019intelli- 260 gence, de ressources financières, qu\u2019elle a effectivement consacrées à la construction des armes destructrices modernes.La prévention de l\u2019athérosclérose est un problème qui intéresse tous les individus puisqu\u2019après l\u2019âge de 40 ans, une personne sur deux en souffrira.Il est important de connaître les différents facteurs qui jouent un rôle dans l\u2019athérosclérose puisque sa prophylaxie tendra à empêcher l\u2019action de ces divers facteurs.Quels sont-ils?1) L\u2019âge.Jusqu\u2019à ces dernières années, l\u2019à- ge et l\u2019athérosclérose étaient intimement associés dans l\u2019esprit de chacun.T1 est impossible de nier une certaine relation entre l\u2019âge et le durcissement des artères, mais il devient de plus en plus évident que la théorie du vieillissement représente une escapade facile pour expliquer des faits beaucoup plus complexes.2) L\u2019hérédité.Tout médecin praticien ou tout cardiologue d\u2019expérience est frappé par l\u2019incidence élevée de la maladie cardiaque athérosclérotique dans certaines familles.La coïncidence étrange de quelques cas rapportés d\u2019insuffisance coronarienne survenant au même Âge chez des jumeaux est frappante (12, 13).3) Facteurs mécaniques.11 semble que l\u2019athérosclérose se développe de préférence dans les artères qui ont à subir le contrecoup du sang éjecté dans leur lumière par la systole cardiaque.Il a été également démontré que les lésions athérosclérotiques se manifestent plus spécialement à la bifurcation des arteres, aux points de flexion et dans des artères mal supportées (14).4) Le stress.Beaucoup d\u2019auteurs ont essayé de faire une corrélation entre l'incidence plus grande de la maladie coronarienne et notre mode de vie moderne super-dynamique.Dans des expériences animales récentes, Hans Selye (15, 16) a montré que, dans certaines conditions, il pouvait provoquer des nécroses myo- cardiques du type infarctoide et prévenir ces nécroses par administration de certaines SEGALL er DAVID: MALADIE CORONARIENNE L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 substances.Cette nouvelle avenue expérimentale peut être excessivement importante, mais actuellement, il n\u2019y a aucune preuve absolue qui établisse une relation nette entre le stress et la maladie coronarienne.5) Facteurs hormonaux.Toutes les statistiques montrent une incidence plus basse de maladie coronarienne chez la femme que chez l\u2019homme jusqu\u2019à l\u2019âge de 50 à 60 ans.La proportion varie de 6 pour 1 à 2 pour 1.Ces différences démontrent que la femme est protégée par ses hormones (17).L\u2019expérience clinique chez des femmes qui ont une insuffisance coronarienne précoce révèle assez souvent une castration également précoce.On ne connaît pas les mécanismes de protection «es hormones de la femme.6) Le métabolisme des substances grasses.Un grand nombre de corrélations ont été démontrées entre l\u2019incidence de la maladie coronarienne et le métabolisme des graisses, tout spécialement le cholestérol (18).Ces relations ont justifié les nombreuses et importantes recherches qui se font actuellement sur le métabolisme des graisses.Le progrès est rapide et donne souvent lieu à une certaine confusion.Essayons de résumer les faits les mieux prouvés (19, 20).1) L\u2019être humain mange surtout deux types de substances graisseuses, des graisses animales et des graisses végétales.En général, l\u2019ingestion de gras végétaux n\u2019a pas autant tendance à élever le taux de cholestérol que l\u2019ingestion des graisses animales.2) Cette différence dans ces deux types de graisses est essentiellement due à leur contenu en acides gras qui peuvent être saturés ou non- saturés.Les acides gras non-saturés ont une action athérogénique moins prononcée que les acides gras saturés.3) Même dans les acides gras non-saturés, il y a des différences qui dépendent de la structure molléculaire de l\u2019acide gras.Cette différence est liée aux nombres de carbones non-saturés par de l'hydrogène.Plus il y a de tels carbones, moins l\u2019acide gras est saturé. L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 4) Les substances graisseuses utilisées par l\u2019homme sont en général constituées par une association d\u2019acides gras saturés et non-satu- rés.La non-saturation totale d\u2019une graisse peut être étudiée par son index en iode, qui représente le nombre d\u2019hydrogène disponible pouvant ainsi être remplacé par autant de mollécules d\u2019iode.6) Facteurs de la coagulation.La thrombose coronarienne est essentiellement reliée au mécanisme de coagulation du sang dans une artère athérosclérotique.Pour cette raison, la médication anti-coagulante a été suggérée et de très nombreux rapports montrent son action bienfaisante lorsqu\u2019elle est donnée sur une période de plusieurs années (21, 22).En conclusion, nous croyons que la prophylaxie de l\u2019athérosclérose doit s\u2019intéresser a tous les facteurs connus et non pas à une seule théorie.A l\u2019heure actuelle, on ne peut pas donner une sécurité absolue même chez des malades qui écoutent bien nos avis parce que certains facteurs ne peuvent pas être changés comme l\u2019hérédité ou le sexe.D\u2019un autre côté, il est logique d\u2019utiliser les faits connus et de prescrire une vie équilibrée, une médication anticoagulante pour prévenir les complications thrombotiques communes de la maladie coronarienne et de changer les habitudes alimentaires en tenant compte de nos connaissances sur le métabolisme des graisses.Résumé La maladie coronarienne est probablement plus fréquente aujourd\u2019hui que la typhoïde l\u2019était il y a cinquante ans.Le médecin doit connaître tous les aspects de cette maladie.Son intensité peut être classifiée selon trois types qui servent également à nous guider dans le traitement.IL/insuffisance coronarienne chronique, encore appelée angine de poitrine, est le degré le moins grave; l\u2019insuffisance coronarienne subaiguë encore appelée syndrome pré-thrombosique ou encore d\u2019un terme qui porte à confusion, insuffisance coronarienne aiguë, représente une phase de la maladie qui cause beaucoup d\u2019anxiété au SEGALL ET DAVID: MALADIE CORONARIENNE 261 médecin: en effet, un malade sur cinq dans cette catégorie développera une occlusion coronarienne aiguë avec infarctus du myocarde, c\u2019est-à-dire ce que nous avons appelé dans ce symposium une insuffisance coronarienne aiguë véritable, dans les deux semaines qui suivent le début de cette phase subaiguë.Dans les autres cas d\u2019insuffisance coronarienne aiguë avec infarctus du myocarde, il n\u2019existe pas de symptomatologie d\u2019alarme.Chaque patient exige un traitement individuel.Il doit être éduqué à vivre avec sa maladie tout comme le diabétique doit être éduqué dans le but de recevoir la thérapeutique la plus efficace possible et d\u2019être réhabilité au maximum.Summary Coronary heart disease is probably more common now than typhoid fever used to be fifty years ago.Physicians must be fully informed about this disease so that they may recognize its various types.Its classification into three degrees or intensity of illness conveniently guides in its management.Chronic coronary insufficiency, so-called angina pectoris, is the mildest degree; subacute coronary insufficiency also known as the prodromal syndrome of coronary thrombosis, or by the confusing name acute coronary insufficiency, causes the physician most anxiety; about one in five such cases develop acute coronary occlusion with myocardial infarction, i.e., what we here call acute coronary insufficiency, within about two weeks after the onset of the subacute phase.In many cases of acute coronary insufficiency with myocardial infarction, no warning symptoms occur.Each patient requires individual treatment.He must be educated to live with the disease very much as a diabetic must be educated in order to achieve the best in treatment and the most in rehabilitation.BIBLIOGRAPHIE 1.P.D.WHITE, HA.RUSK, B.WILLIAMS, PR.LEE, Blakiston Division, McGraw-Hill Book Company, New York, Toronto, London, 1957.2.S.A.LEVINE and B.LOWN: JAMA.148: 1365, 1952.3.Harold N.SEGALL: C.M.AJ.62: 341, 1950.4.Fred G.CONRAD: The N.E.J.of M., 256: 602 (28 mars) 1957.5.J.RATNER et H.SACKS: CMAJ, 76: 720 (1 mai) 1957. 262 6.1.NYDICK, P.RUEGSEGGER, F.WRO- BLEWSKI et P.LA DUE: Circulation, 15: 324 (mars) 1957.7.F.WROBLEWSKI: 1957.8.S.LOSNER, B.W.VOLK et SM.ARONSON: A.H.J., 54: 225 (août) 1957.9.G.E.HONEY et S.C.TRUELOVE: The Lancet 6980: 1155 (8 juin) 1957.10.IS.WRIGHT: JAM.A, 163: 918 (16 mars) 1957.11.H.RUSSEK et B.ZOHMAN: JAMA.163: 922 (16 mars) 1957.12.R.FROMENT, GUINET, VIGNON et MARTIN NOEL: Archive des Mal du Coeur, 1945, p.260.13.D.BERNASCONI, M.BROCHIER et P.ZE- RAFFA: Arch.des Mal.du Coeur, 50: 176 (février) 1957.AHJ., 54: 219 (août) SEGALL ET DAVID: MALADIE CORONARIENNE L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 14.J.B.DIGUED et W.B.ROBERTSON: The Lancet, 6981: 1205 (15 juin) 1957.15.Hans SELYE et Serge RENAUD: The am.J.of Cardio, 1: 208, 1958.16.Hans SELYE: AHJ., 55: 1 (janv.) 1958.17.RS.SPITZER, K.T.LEE et W.A.THOMAS: AH.J.53: 805 (juin) 1957.18.Paul DAVID et Edouard EDDIE: U.M.du C, 86: 159 (février) 1957.19.Robert H.FURMAN: Am.Practitioner, 8: 741 (mai) 1957.20.EH.AHRENS, J.HIRSCH, W.INSULL, T.TSALTAS, R.BLOMSTRAND et M.PETERSON: The Lancet, 6976: 943 (11 mai) 1957.21.JH.OLWIN et O.PAUL: Surg.Gyn.and Obst., 105: 61 (juillet) 1957.22.B.A.WAALER: Act.Medical Scand., 157: 289, 1957.SUBSTANCES VASOPRESSIVES URINAIRES DANS DIVERSES CONDITIONS CLINIQUES: UN NOUVEL HORIZON DE RECHERCHE ! André BARBEAU, Département de Neurologie, Université de Chicago, Ill.INTRODUCTION En 1886, Frankel décrivait pour la premiere fois une tumeur des surrénales connue depuis sous le nom de Phéochromocytome (1).Nous avons récemment (2) relevé quelques 626 exemples de 1886 à janvier 1957.Depuis, plus de 100 cas sont venus s'ajouter à la liste.Le phéochromocytome est d\u2019intérêt dans le diagnostic de \u2019hypertension, mais il a surtout attiré attention des biochimistes et des physiologistes par les quantités anormales d\u2019adrénaline, de nor-adrénaline et de leurs dérivés qu\u2019il produit.Malgré les progrès récents de la biochimie, seule une histoire de cas complète et détaillée peut mettre sur la piste d\u2019une telle anomalie, que l\u2019on soit ou non en présence d\u2019hypertension.Pour compléter un diagnostic souvent difficile, plusieurs épreuves pharmacologiques furent ajoutées à l\u2019arsenal médical.De ceux- ci les tests à la Régitine* et au Benzodio- xane sont probablement les mieux connus.Depuis sa découverte en 1949, la Régitine s\u2019avérait la substance de choix pour la clinique externe (3), mais dernièrement on a reconnu des faux positifs (4, 5) et des faux négatifs (6, 7).Même son innocuité n\u2019est plus aussi certaine, tel que l\u2019a montré Marriott (8).Devant ces difficultés il devenait de plus en plus impérieux de trouver une épreuve sûre et spécifique qui puisse permettre un diagnostic aussi précis que possible.Le test biologique, qu\u2019il soit fait sur un chat (9), ou un chien (10), a le désavantage d\u2019être assez long de préparation et, par sa nature même, difficilement reproductible.En 1950, Engel et von Euler (11) démontrèrent l'importance pratique de la détermination d\u2019une quantité élevée de catéchol-ami- nes dans les urines.Depuis, plusieurs procédés furent proposés (12, 13, 14), la plupart basés sur le principe de la détermination fluorimé- trique.Ces méthodes sont excellentes mais offrent le désavantage d\u2019être délicates et par le fait même onéreuses.Elles ne sont encore L'Union Méd.Canads Tome 88 \u2014 Mars 1259 employées que dans les laboratoires spécialisés.En 1953, Furchgott (15) étudiait l\u2019effet de l\u2019adrénaline et de la nor-adrénaline sur l\u2019aorte de lapin, et ses travaux furent appliqués récemment à la recherche des phéochro- mocytomes par Helmer (16).La méthode de cet auteur est relativement facile d\u2019installation et donne des résultats satisfaisants.En 1957, J.Arnold et H.Rotschild en modifiaient certains aspects techniques, la rendant par le fait même plus maniable et à résultats plus constants (21).Nous nous sommes servis de cette modification pour notre étude *.MÉTHODE Les urines à étudier étaient obtenues en échantillons de 24 heures, ajustées a pH; et immédiatement placées au frigidaire.L\u2019appareil employé pour les déterminations est une modification de celui de Helmer construit par Arnold et Rotschild, et consiste en une chambre musculaire baignée de solution de Krebs et d\u2019un mélange COs-O, dans lequel est placé une section d\u2019aorte de lapin frais tué, coupée en spirale.Les contractions de cette tranche musculaire sont enregistrées sur un kymographe après addition d\u2019urine suspecte ou d\u2019un standard de nor-adrénaline (Lev- ophed*).Les détails techniques de cet appareil seront bientôt publiés par les inventeurs.Ce système présente l\u2019avantage de permettre quelques vingt déterminations par jour, et est d\u2019emploi relativement facile.Comme toutes les méthodes proposées jusqu\u2019ici, le pourcentage de faux positifs était encore trop élevé, mais il s\u2019avérait presque constant dans une même population hospitalière (16-20%).C\u2019est pourquoi nous nous sommes demandés si d\u2019autres conditions cliniques ne seraient pas elles aussi accompagnées d\u2019une excrétion urinaire anormale de 1.Les déterminations citées dans ce travail furent toutes faites sur l\u2019appareil gracieusement prêté par le docteur Arnold, mais les résultats sont les nôtres et les conclusions n\u2019engagent en rien les docteurs Arnold et Rotschild.Nous profitons aussi de l\u2019occasion pour remercier Mme Wertha Woodard pour son aide technique.BARBEAU: SUBSTANCES VASOPRESSIVES URINAIRES 263 substances vasopressives.Jusqu'ici les méthodes chimiques pures ont fait connaître certaines anomalies du métabolisme des catéchol- amines dans des conditions bien définies, telles le stress opératoire, mais leur complexité même a empêché un sondage massif de maladies où l\u2019hypertension n\u2019est pas un problème.C\u2019est dans ce champ inexploré que des méthodes moins précises, mais plus rapides, vont nous permettre de nous aventurer.Déjà il nous semble que les résultats dont nous faisons part dans ce travail récompensent notre curiosité.Nous croyons sincèrement que de nouveaux horizons s\u2019ouvrent à nos yeux et que l\u2019un des produits les plus importants de ces nouvelles méthodes de détermination sera de révéler des troubles du métabolisme des catéchol-amines dans un nombre de conditions où des anomalies étaient jusqu\u2019ici insoupçonnées.Une fois le champ rapidement parcouru, il est évident qu\u2019il faudra inévitablement retourner aux méthodes prouvées et plus complexes qui seules peuvent servir de preuve scientifique.Nous n\u2019avons pas l\u2019intention de présenter ici une étude statistique, mais plutôt d\u2019illustrer par quelques exemples choisis parmi des centaines de déterminations certaines de ces conditions cliniques où le taux urinaire de substances vasopressives, pour la plupart non encore identifiées, s\u2019est avéré élevé.Plusieurs de ces conditions, outre le phéochromocytome, avaient déjà été étudiées par d\u2019autres méthodes, et nos résultats ne font que confirmer d\u2019autres travaux.Par contre plusieurs observations originales méritent une attention plus poussée.Nous nous contenterons cependant de résumer les faits, les illustrant au besoin d\u2019un exemple choisi.Certains chapitres seront traités en détail plus tard.RÉSULTATS 1) Normale Généralement les quantités d\u2019adrénaline et de nor-adrénaline dans les urines des sujets normaux sont trop petites pour être mesurées adéquatement par les méthodes chimiques (14), mais même dans le phéochromocytome Be Fa 264 il est possible de trouver des quantités normales.Ainsi Kvale (17) rapporte trois cas où les taux étaient normaux sauf après stimulation à l\u2019histamine- Manger (18) trouve aussi des valeurs pré-opératoires normales chez deux de ses patients.Litchfield et Peart (19) ont montré qu\u2019il est possible d\u2019obtenir des taux normaux même pendant les crises hypertensives.Par les méthodes chimiques on établi les valeurs normales entre 30 et 100 pg par jour (adrénaline et nor-adrénaline libre) et seulement 16 à 17% des cas dépassent 86 ug/jour (20).La plupart des auteurs confirment ces valeurs même avec des procédés chimiques quelque peu différents.Cependant, dès qu\u2019on emploie des méthodes moins précises, telle celle de Helmer ou celle modifiée d\u2019Arnold, il faut accepter des valeurs plus élevées, d\u2019autant plus qu\u2019il est prouvé (16) qu\u2019il existe dans l\u2019urine une substance qui augmente et facilite la contraction musculaire de l\u2019aorte de lapin.Helmer lui même (16) est d\u2019avis qu\u2019à des taux supérieurs à 20 ug/heure (soit 480 ug/jour) on peut être assuré de la présence d\u2019un phéochromocytome.Arnold et Rotschild (21) acceptent comme limite supérieure de la normale 200 p.g/jour et nous adopterons cette échelle dans notre étude.2) Conditions variées Il est déjà connu depuis longtemps (20) que l\u2019exercice musculaire, l\u2019hypoglycémie, le choc insulinique, le stress chirurgical, l\u2019empoisonnement au thallium et l\u2019infarctus du myocarde (22) sont des conditions où l\u2019excrétion de catéchol-amines est élevée par rapport à la normale.Notre expérience confirme ces résultats et il ne sera pas nécessaire de citer des exemples.Notons seulement que dans aucun cas nous avons trouvé des valeurs dépassant 200 p.g/24 heures chez des patients touchés de ces conditions cliniques.3) Pneumoencéphalogrammes En 1952, Bergmann, von Euler et Hellner (23) démontraient la présence d\u2019une augmentation marquée de la secrétion d\u2019adrénaline après un pneumoencéphalogramme.Les BARBEAU: SUBSTANCES VASOPRESSIVES URINAIRES L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 valeurs citées atteignaient 0,04 pg/min., ce qui n\u2019est qu\u2019environ 58 pg/jour (admettant une secrétion continue).La substance en cause était surtout l\u2019adrénaline.Nous avons vérifié ces affirmations sur trois patients et il nous fut impossible de mettre en évidence la présence d\u2019une substance vasopressive dans l\u2019urine.Ceci ne veut pas dire qu\u2019il n\u2019y a pas de secrétion, mais plutôt que le stress n\u2019est pas suffisamment prolongé pour causer des changements mesurables par notre méthode lorsque l\u2019urine est obtenue en échantillons de 24 heures.Cette constatation nous servira de contrôle pour certaines observations subséquentes.Observation 1.R.W., femme de 53 ans qui se présente a l\u2019hôpital à cause d\u2019un état de confusion pro- oressif depuis dix jours.L\u2019examen neurologique révèle une atteinte considérable des facultés intellectuelles, un tremblement rythmé des mains, une hémianopsie homonyme gauche.L\u2019électroencéphalogramme est anormal (encéphalopathie) mais les analyses sont dans les limites de la normale, sauf pour les protéines du liquide céphalo-rachidien qui sont 3 184 mgm %.Un pneumoencéphalogramme est tenté par voie occipitale qui ne démontre aucune tumeur ou déplacement, mais indique de nombreux changements mineurs atrophi- ques non spécifiques.La patiente réagit violemment à cette procédure.En quelques heures elle devient hémiplégique, a deux convulsions généralisées (type Grand Mal) et reste comateuse pour deux jours.À la fin de cette période elle commence à halluciner, mais en l\u2019espace d\u2019une semaine elle redevient à peu près normale.Pendant deux jours après la procédure si traumatique la température dépasse 40 degrés centigrade.Malgré ce stress intense, les urines analysées tous les jours avant et après l\u2019opération ne révèlent aucune augmentation des substances vasopressives urinaires.4) Brûlures Dès 1951, Evans et Butterfield (24) étudiaient la réponse du brûlé au stress intense L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 de son accident.En 1944, Taylor et ses assistants (25) avaient remarqué la présence d\u2019un métabolisme anormal des hydrates de carbone chez ces patients.L\u2019an dernier, McGoodall (26) mesurait la secrétion de nor-adrénaline et d\u2019adrénaline chez 14 victimes du feu.Dans tous les cas les taux d\u2019adrénaline (25 à 260 wg/jour) et de nor-adrénaline( 78 à 570 ug/jour) étaient considérablement élevés, et généralement l\u2019étaient de façon parallèle au degré de la brûlure.Avec la guérison, il y avait un retour graduel à la normale.Chez certains il n\u2019y avait qu\u2019une légère augmentation du taux d\u2019adrénaline alors que la noradrénaline atteignait des valeurs très hautes.Tous ces derniers patients devaient mourir, comme si chez eux la surrénale était en état de choc.Observation 2.S.A., femme de 31 ans reconnue schizophrène, qui fut admise au département de psychiatrie en état de choc avec des brûlures du second degré sur les deux jambes, le dos et les bras (72% du corps).Dans un accès de dépression, elle avait tenté de commettre le suicide en se couchant dans un bain d\u2019eau bouillante.Les brûlures devaient guérir sans infection secondaire, mais son état psychique demeurait le même pour un autre deux mois.Elle ne dit pas un seul mot avant le soixantième jour d\u2019hospitalisation.Les taux urinaires de substances vasopressives ne furent élevés que les quelques premiers jours.(Table no l).TABLE No 1 Cas 2 Briilure.Jour (1) Résultats (2) 1 .\u2026 860 Mu.g/jour 4 _ 500 ?20 ce cranes ssn neg.40 .neg.On sait que le métabolisme de l\u2019adrénaline est réputé anormal dans certaines maladies mentales, plus particulièrement la schizophré- (1) Jour: indique jour d\u2019hospitalisation.(2) Résultats: valeur des substances urinaires vaso- pressives mesurées pour le jour en question.BARBEAU : SUBSTANCES VASOPRESSIVES URINAIRES 265 nie (27), mais nous ne croyons pas que ce seul facteur explique les résultats dans le cas no 2.Douze autres schizophrènes furent évalués, tant à l\u2019état aigu que chronique, et jamais notre test s\u2019avéra positif.5) Migraine La véritable migraine, ou hémicranie, est un symptôme de processus variés et complexes troublant le réseau vasculaire cérébral dans la région de distribution de la carotide commune ou externe.Certains des autres symptômes sont dûs à une vasoconstriction artérielle alors que la céphalée est le résultat d\u2019une vasodilatation.Certaines migraines résultent d\u2019une augmentation du taux circulant d\u2019histamine.Elles furent décrites chez l\u2019humain, après les travaux expérimentaux de Pickering et Hess (28), par Horton en 1941 (29).La plupart des cas de migraines que nous avons étudié s\u2019avéraient négatifs, mais deux cas de « céphalée histaminique » (47) nous donnaient des résultats fortement positifs.Observation 3.J.R., homme d\u2019affaire de 58 ans admis a cause d\u2019une céphalée violente toujours unilatérale, accompagnée de manifestations secondaires évidentes: larmoiement, rougeur de la face, injection des conjonctives, diaphorèse localisée à un côté de la tête.Les céphalées furent contrôlées temporairement par l\u2019ergo- trate et les bromures et purent être provoquées en crises aiguës par le test à l\u2019histamine.La pression artérielle était labile, mais tous les tests en vue de déceller un phéochromocytome (Régitine, test à l\u2019eau glacée, pyélographie, endoveineuse, massage) s\u2019avérèrent négatifs.Le patient, dont le degré d\u2019anxiété était certes très élevé, apprit à contrôler ses attaques d\u2019hémicranie en s\u2019injectant de l\u2019ergotamine dès les premiers symptômes.Les attaques de céphalée n\u2019étaient pas parallèles aux variations de la pression.Cependant les valeurs obtenues dans les urines lors des attaques portent à réfléchir.(Table no 2). 266 TABLE No 2 Cas 3 Migraine.Jour (1) Tension artérielle (2) Résultats 2 190/125 760 Mu.g/24 heures 6 160/100 550 \u201d 10 165/105 330 » 6) Phénomène de Raynaud.Depuis longtemps on sait que la maladie de Raynaud est un phénomène vasculaire dont la cause nous échappe encore.Le rôle de l\u2019adrénaline et de la nor-adrénaline dans ces méchanismes n\u2019est pas encore définitivement établi, et c\u2019est pourquoi notre expérience avec le cas rapporté ci-dessous est d\u2019intérêt: Observation 4.0.Y., jeune fille de 12 ans qui se présente à cause de douleurs aiguës aux orteils du pied gauche.Pendant une attaque les pieds, et plus particulièrement les orteils, deviennent blancs, puis bleus, et sont très sensibles.Les attaques s\u2019accompagnent souvent d\u2019une fièvre à 38- 39° C et d\u2019une légère augmentation du pouls.Différents tests provocateurs (immersion dans l\u2019eau froide, histamine\u2026) ne purent causer une attaque.Chacun de ces épisodes dure un à deux jours, puis disparaît pour environ une semaine.L'enfant est d\u2019intelligence supérieure et n\u2019est pas excessivement nerveuse.La taux d\u2019acide urique ainsi que la pression artérielle et la batterie de tests pour le phéochromocy- tome sont normaux.Les résultats sont cependant d'intérêt parce qu\u2019ils parallèlent l\u2019évolution clinique (Table no 3).TABLE No 3 Cas 4 Phénomène de Raynaud.Date Tensionartérielle Résultats Attaque (1) 15-5-58 118/65 700 Mu.g/jour oul 21-5-58 110/60 neg non 22-5-58 115/65 590 Mu.g/jour oui 23-5-58 115/60 neg non (1) Voir notes Table No 1.(2) Indique la moyenne des tensions enregistrées ce jour là.(1) Indique présence ou absence d\u2019une attaque ce jour là.BARBEAU: SUBSTANCES VASOPRESSIVES URINAIRES L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 7) Anxiété Le sujet de l\u2019anxiété est probablement celui qui a reçu le plus d\u2019attention de la part des psychiatres et des biochimistes dans les dernières années.Se basant sur les théories de Selye (30), des équipes nombreuses ont fait une étude détaillée de la réponse surrénalien- ne au stress psychologique (31, 32, 33).Mais ces auteurs retiennent surtout les effets du stress sur les corticoïdes.Funkenstein en 1952 (34) reconnaissait une augmentation de la nor-adrénaline et de l\u2019adrénaline circulantes dans l\u2019anxiété.Il est évident que certains des symptômes de l\u2019anxiété doivent être attribués aux effets physiologiques d\u2019une secrétion augmentée des catéchol-amines (tachycardie, dia- phorése.) mais une relation directe n\u2019a jamais été démontrée.a) anxiété aiguë: Il est intéressant de noter que dans notre série de 10 cas d\u2019anxiété aiguë, seulement deux s\u2019accompagnaient d\u2019une certaine contraction sur le kymographe.Les valeurs obtenues dans ces deux cas étaient toutefois dans les limites normales, soit 60 ug/jour et 170 yg/jour respectivement.b) .anxiété chronique: Il devint vite évident que si l\u2019anxiété était de très longue date (5-10 ans et plus), les nivaux urinaires de catéchol-amines avaient tendance à être plus élevés, quoique tous dans les limites normales.On sait par ailleurs que certains auteurs ont voulu voir dans les manifestations du cycle maniaco-dépressif, l\u2019expression d\u2019un dérangement bio-chimique au niveau du cerveau.Le cas suivant semble supporter une telle hypothèse: Observation 5.I.G., pharmacien de 69 ans suivi depuis plus de 10 ans.Le début de la maladie remonte à 1917 alors qu\u2019il fut victime des premiers épisodes de dépression.Depuis cette date, il fut affligé d\u2019au moins vingt épisodes semblables.Chaque période de dépression survient de fa- con relativement subite, et peut durer de deux à six mois.Ordinairement le patient est un être calme, joyeux et travailleur, mais au L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 cours de ses attaques il devient mélancolique, perd intérêt dans son travail, est distrait, anorexique et se retire de son groupe d\u2019amis.Depuis 1917 il a connu selon la mode de l\u2019année toutes les approches thérapeutiques: malaria-thérapie (1929), Benzédrine (1935), Vitamine B (1937), Métrazol (1939), Electro- chocs (1944, 1956 et 1957).En 1947 une hypertension de l\u2019ordre de 180/110 fut étudiée et trouvée très labile.Depuis cette époque le .fait le plus frappant de son histoire est que la pression artérielle semble augmenter à chaque épisode de dépression, et redescendre à des niveaux plus normaux entre les attaques.Ce patient a été étudié en détail pendant plusieurs années par le docteur Ward C.Halstead au moyen du Flicker-fusion test.Cette épreuve permet de mesurer le temps de réaction à un stimulus visuel et serait en corrélation directe avec l\u2019état de fonctionnement des hauts centres cérébraux (35).Au cours de 10 ans d\u2019études, il devint évident que l\u2019épreuve s\u2019avérait anormale quelques semaines avant un épisode de dépression et revenait à la normale avec les rémissions cliniques.L\u2019exactitude était telle que, sans voir le patient mais en étudiant les résultats, on a pu prédire exactement les dernières rechutes.À cause de ces faits qui semblaient tous reliés, des études hormonales poussées furent faites chez ce patient par le docteur R.Landau du département d\u2019endocrinologie.Elles s\u2019avé- ralent toutes négatives.Malgré tout, le patient continuait a être considéré comme l\u2019exemple parfait de la dépression à cause endogène.De plus, l\u2019E.E.G.révélait des changements au cours de chaque épisode, changements caractéristiques d\u2019une encéphalopatie diffuse et qui disparaissaient avec la rémission clinique.A cause de ces constatations, nos résultats positifs prennent une certaine importance, et il est fort probable que le cycle dépressif chez ce patient soit accompagné d\u2019un cycle, secondaire ou primaire, dans la secré- tion médullo-surrénalienne.Il est aussi intéressant de noter qu\u2019à la dernière hospitalisation, la pression artérielle oscillait de 160/90 à 230/120 (Table no 4).BARBEAU : SUBSTANCES VASOPRESSIVES URINAIRES 267 TABLE No 4 Cas 5 Dépression cyclique.Jour Tension artérielle Résultats N.B.\u2014 Début de la dépression : 3 semaines avant admission.3 230/120 1050 Mu.g/24 heures 10 200/110 760 » 60 180/95 75 » Sortie de l\u2019hôpital 80 160/90 neg 8) Infections a) Fièvre per se: Une infection sévère peut être un stress considérable chez un patient.Frankson en 1954 (36) démontrait une augmentation du taux urinaire des catéchol- amines au cours d\u2019un épisode de fièvre post- chirurgical, mais il nous fut impossible de confirmer entièrement ces résultats.Dans notre série la fièvre en soi n\u2019a pas de relation avec le taux urinaire des catéchol-amines tel que mesuré.On se rappelle le cas no 1 (R.W.) dont la température pendant deux jours dépassait 40° ©.Nous y ajoutons les deux cas suivants: Observation 6.P.C., petite négresse de 4 ans souffrant d\u2019encéphalite cérébelleuse aigué.Vue le lendemain du début de la maladie, elle est incapable de s\u2019assoir ou de marcher, a un nystagmus constant et une température de 39° C.L\u2019urine, ce jour là, ne révèle que 35 ug/jour.Observation 7.R.ÀA., jeune homme de 25 ans admis à cause d\u2019une orchite bilatérale à la suite d\u2019oreillons.Au cours de l\u2019hospitalisation, la pression demeure entièrement normale et l\u2019examen neurologique est négatif.Au cours des premiers Jours la température oscille constamment au dessus de la normale (38-39° C.) mais malgré ce stress toutes les déterminations sont négatives.b) Poliomyélite: Par contre nous obtenons des résultats fortement positifs dans un cas de poliomyélite aiguë.On sait déjà depuis un certain temps que la phase aiguë de cette 268 maladie s\u2019accompagne souvent d\u2019une réaction pressive.Dans une (48) étude de 115 cas, A.B.Baker a pu reconnaître la présence d\u2019hypertension « maligne » chez dix patients dont l\u2019évolution fut fatale.Le cas suivant nous permettra peut-être de comprendre le mécanisme de cette hypertension: Observation 8.S.M.L., enfant nègre de trois ans admise après une légère infection naso-pharyngée parce qu\u2019elle ne pouvait plus marcher.En quelques heures la jambe gauche était paralysée complètement et ne devait plus bouger.Au cours des premiers jours on notait une grande labilité de la tension artérielle qui atteignait souvent des chiffres de 130/90.Le diagnostic de poliomyélite fut posé malgré le fait qu\u2019elle avait déjà reçu une injection préventive.Deux déterminations furent faites, les deuxième et quatrième jours d\u2019hospitalisation, alors que la tension artérielle dépassait la normale, et toutes deux donnaient des valeurs élevées.(Tableau no 5).Tasre No 5 Cas 8 Poliomyélite aiguë.Jour Tension artérielle Résultats 2 120/80 900 Mu.g/24 heures 4 130/90 1200 » c) Rougeole.On sait que Chorenis et Tsenglis se sont attachés à mettre en évidence les modifications subies par la tension artérielle au cours de la rougeole.67 enfants âgés de 3 à 13 ans ayant la rougeole furent mis en observation par ces auteurs et ceux-ci constatèrent une augmentation constante de la tension artérielle au cours de la phase catarrhale avec un maximum pendant la phase éruptive.Elle se maintient à un taux élevé trois à quatre jours avec un maximum supérieur à 150 mm dans 22,5% des cas, et diminue ensuite pour retrouver son taux normal après 8 à 10 jours.Cette hypertension était plus évidente chez les enfants âgés de 3 à 6 ans.Les résultats obtenus au cas no 9 nous permettent de nous demander si un des méca- BARBEAU: SUBSTANCES VASOPRESSIVES URINAIRES L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 nismes de cette hypertension n\u2019est pas une libération, primaire ou secondaire, d\u2019un taux anormal de catéchol-amines.Observation 9.B.B., jeune fille de 6 ans qui se présente à l'hôpital en phase catarrhale d\u2019une rougeole sévère.Le deuxième jour à l\u2019hôpital elle commence sa phase éruptive.La tension artérielle enregistrée quotidiennement était anormaie- ment élevée pendant les dix premiers jours de l\u2019hospitalisation (oscillations de 110/70 à 150/100) pour revenir à la normale vers le lle jour, et y demeurer.Cette hausse de la tension artérielle est accompagnée d\u2019un taux anormal de substances vasopressives urinal- res.(Table no 6).TABLE No 6 Cas 9 Rougeole.Jour Tension artérielle Résultats 4 150/100 1750 Mu.g/jour 9 130/90 700 » 11 120/80 neg 12 115/75 neg 9) Cüirrhoses Au cours de notre étude sur l\u2019hypertension, nous fûmes frappés par les hautes valeurs obtenues chez certains cas de cirrhose alcoolique.Un regard sommaire semble indiquer que le degré ou la longueur de la cirrhose n\u2019importe pas, mais que le taux anormal de substances vasopressives accompagne la présence d\u2019ascite avec insuffisance cardiaque.La digitalisation semble améliorer les conditions.Observation 10.E.C., homme de 32 ans dont la cirrhose est connue depuis quatre ans.Il se présente en insuffisance cardiaque avec un foie palpable 12 em sous le rebord costal et un degré d\u2019ascite énorme.La tension artérielle est de 210/ 110 et le pouls 108 à l\u2019arrivée.Au cours de hospitalisation tension et pouls se maintiennent constamment au dessus de la normale.Les valeurs obtenues dans les urines sont élevées au cours des premiers jours (Table no 7). L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 TABLE No 7 Cas 10 Cirrhose alcoolique.Jour T'ension artérielle Résultats 3 200/100 1000 Mu.g/jour 4 200/110 900 » 8 180/90 neg 10) Accidents cérébraux Franksson, Gemzell et von Euler (36) ont montré une augmentation de l\u2019excrétion des catéchol-amines après une commotion cérébrale.Ils rapportent des valeurs de 11-33 mug/min.On peut concevoir que le stress d\u2019une hémorragie cérébrale puisse causer une hypersecrétion surrénale, et l\u2019on sait que des crises hypertensives sont fréquemment observées dans les thromboses du rhombencéphale.Le cas suivant est étrange parce qu\u2019il donne le change, cliniquement et chimiquement, à un véritable phéochromocytome.Le diagnostic avant l\u2019autopsie était bien de tumeur chro- maffine, mais l\u2019examen des glandes surrénales ne révélait qu\u2019une hypertrophie purement corticale sans aucune autre tumeur.Ce cas remet en question le problème des hypertrophies médullo-surrénales traité récemment par W.Drikker (37) et la possibilité d\u2019un hyperfone- tionnement surrénalien sans hypertrophie.Observation 11.W.M., homme de 70 ans amené à l\u2019hôpital inconscient et victime d\u2019une hémiplégie droite.Au cours des six semaines à l'hôpital il n\u2019a pas dit un seul mot, l\u2019aphasie étant complète, et il dut être nourri artificiellement.L\u2019examen révélait un homme maigre dont l\u2019état général était pauvre mais qui ne présentait de pathologie qu\u2019au système nerveux.Au cours de son hospitalisation, la pression artérielle restait élevée et n\u2019est jamais descendue vers la normale.Un des problèmes immédiats fut la découverte d\u2019une diabète sévère qui résistait à l\u2019insuline.Nous n\u2019avons jamais réussi à contrôler le taux de glucose sanguin qui parfois s\u2019élevait à 600 mgm %.Vers la troisième semaine, la tension artérielle se mit à osciller considérablement et le patient BARBEAU: SUBSTANCES VASOPRESSIVES URINAIRES 269 fut victime d\u2019une diaphorèse intense qui devait durer deux semaines.Au cours d\u2019un de ces épisodes de diaphorèse, la tension artérielle fut enregistrée à 220/120, le pouls à 120 et le glucose sanguin à 268 mgm %.La même expérience fut répétée à plusieurs reprises avec des résultats semblables.C\u2019est au cours de ces épisodes que les niveaux urinaires de catéchol-amines furent trouvés élevés.Ils variaient d\u2019ailleurs de façon parallèle à la pression et à la diaphorèse.L\u2019état du patient devait empirer au cours de la sixième semaine et il expirait en état de choc.L\u2019autopsie révélait des surrénales très hypertrophiées de 12 et 13 grammes, mais l\u2019examen microscopique indiquait qu\u2019il s\u2019agissait surtout d\u2019une hypertrophie corticale.Les autres trouvailles d\u2019autopsie: petit carcinome bronchogénique et hémorragie intra-cérébrale de l'hémisphère gauche.Aucune autre tumeur.(Table no 8).TABLE No 8 Cas 11 Accident cérébral.T'ension Glucose Jour artérielle sanguin Résultats 16 220/120 225 mgm % 675 Mu.g/jour 17 210/130 231 ?\u201d 800 » 19 200/110 279 \u201d 180 » 20 180/100 276 \u201d neg 21 180/100 350 \u201d neg 22 175/95 253 \u201d neg 27 200/100 134 \u201d 170 \u201d 11) Carcinoïdes Dans les dernières années un nouveau syndrome est venu s\u2019ajouter à la liste des maladie connues.Le carcinoïde malin, par ses aspects cliniques et surtout à cause de la sérotonine, a lui aussi su capter l\u2019intérêt des médecins et des biochimistes (38, 39).On sait que la secrétion urinaire de 5HIAA est anormalement élevée dans ces cas et qu\u2019elle peut être mesurée chimiquement (40).Arnold et Rotschild (41) ont montré que la stérotonine pouvait aussi causer une contraction de l\u2019aorte de lapin, et on pouvait prévoir que des faux positifs à notre méthode seraient obtenus de 270 cette façon.Le cas suivant prouve cet avancé: Observation 12.V.H., femme de 53 ans qui est admise à cause d\u2019une anorexie progressive accompagnée d\u2019une perte de poids considérable et d\u2019une diarrhée profuse.La pression artérielle est de 135/95, le foie palpable sur trois centimètres sous le rebord costal, mais non nodulaire.La patiente n\u2019a pas d\u2019épisode de flushing, nausées ou jaunisse.L\u2019exploration abdominale révèle une masse à la jonction iléo-coecale et plusieurs nodules de 1 à 3 centimètres de diamètre dans le mésentère.De petits nodules sont palpés sur le foie, le plus gros mesurant trois centimètres de diamètre.Les fonctions hépatiques avant l\u2019opération étaient anormales, y compris une courbe de tolérance au glucose.Après l\u2019opération qui consista à enlever l\u2019obstruction iléo-coecale, la patiente fut améliorée pendant quelque temps, mais fut réadmise deux mois plus tard en insuffisance hépatique.L\u2019autopsie et l\u2019examen microscopique confirmaient la présence d\u2019un carcinoïde malin.Les résultats, tels qu\u2019indiqués à la (Table no 9) n\u2019indiquent pas de parallélisme TABLE No 9 Cas 12 Carcinoide malin.Jour Tension artérielle 5HIAA (1) Résultats 1ère hospitalisation 5 110/70 \u2014 400 Mu.g/jour 2ème hospitalisation 7 519 mgm.% 11 120/70 850 ?16 574 7 Opération 17ème jour 22 110/70 neg 25 425 ?\u201d 28 255 \u201d 29 225 7 31 170 7\u201d 33 110/80 144 \u201d neg 3ème hospitalisation 3 60/50 neg 4 70/30 neg (1) Les déterminations de 5HIAA par la méthode de Udenfriend sont dues à la courtoisie de M.Lee J.Wilkoff, du département de gastro-enté- rologie.BARBEAU: SUBSTANCES VASOPRESSIVES URINAIRES L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 avec la condition clinique, mais montrent que lorsque le taux de 5HIAA dans les urines est élevé, il est possible d\u2019obtenir une contraction de l\u2019aorte de lapin.12) Diète Il n\u2019y a pas longtemps, Anderson et ses associés démontraient la présence de sérotonine dans les bananes (42).Quelques mois plus tard, Waalkes (43) en mesurait la quantité et isolait aussi de la nor-adrénaline et d\u2019autres dérivés des catéchol-amines.Nous avons fait l\u2019expérience chez un sujet normal de varier la diète en ajoutant un nombre connu de bananes (44).Les taux urinaires de sérotonine et de catéchol-amines furent mesurés et, tel que l\u2019indique la (Table no 10) TABLE No 10 Sujet normal Diete de bananes Jour Diète (1) Résultats Résultats (gms de bananes) catéchol-amines 5HIAA (2) 1 0 neg Mu.g/jour 4.9mgm % 2 0 neg ?37 7\u201d 3 0 neg ?30 7\u201d 4 1650 1000 ?433 7 5 1650 1030 7 406 7 6 1650 745 » 370 \u201d 7 450 480 ?127 \u201d 8 450 366 ?113 \u201d 9 0 neg ?37 ?10 0 neg ?19 7 varient de façon parallèle.Il est impossible de dire combien la nor-adrénaline seule contribue à la contraction de l\u2019aorte de lapin étant donné que la sérotonine peut aussi causer une contraction, tel que nous venons de le voir dans le cas précédent de carcinoïde.De cette expérience il nous est permis de conclure que des faux positifs peuvent être directement attribués à l\u2019ingestion de bananes et probablement aussi d\u2019autres aliments.13) .Maladies neurologiques L'observation d\u2019intérét dans cette étude nous semble liée aux maladies neurologiques- (1) Une banane moyenne pèse 150 grammes.(2) Déterminés par la méthode de Udenfriend. L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 Nous avons pu mettre en évidence le mécanisme probable de la réaction pressive qui se rencontre dans nombre de cas du syndrome de Guillain-Barré.En effet, tel que nous le montrerons dans un prochain travail, le taux urinaire des catéchol-amines est très élevé au cours de la phase active de la paralysie ascendante et parallèle les variations de la tension artérielle (45).Ces variations sont d\u2019intérêt pratique car il est connu que les cas à pronostic réservé sont ceux chez lesquels la tension artérielle a tendance à s\u2019élever considérablement.Une autre observation que nous croyons importante, est celle d\u2019un métabolisme anormal des catéchol-amines dans les maladies des noyaux-gris centraux.Nous avons démontré dans plus de 50 cas variés (Parkinson, Chorée, athétose, Wilson, dystonie) qu\u2019il y avait presque toujours présence dans les urines d\u2019une quantité anormale de substance va- sopressive, que nous croyons avoir identifié aux catéchol-amines.Ces résultats feront bientôt le sujet d\u2019une communication beaucoup plus détaillée (46).DISCUSSION Le présent travail indique clairement que le diagnostic du phéochromocytome ne peut reposer uniquement sur la détermination biologique des catéchol-amines urinaires, même par la méthode Helmer.Trop de causes d\u2019erreur peuvent se présenter et nous donner de faux résultats positifs.Apparemment le phéo- chromocytome n\u2019est pas la seule maladie qui s\u2019accompagne d\u2019une secrétion urinaire anormale d\u2019une substance vasopressive active sur l\u2019aorte de lapin.Plusieurs de ces causes d\u2019erreur étaient déjà connues, quelques-unes doivent être ajoutées à la liste en tenant compte de nos résultats.Nous n\u2019avons aucunement l\u2019intention de prétendre expliquer la physiopathologie des maladies dans lesquelles ncus avons trouvé ces anomalies, car nous ne connaissons ni la nature ni l\u2019origine définie des substances mesurées.Nos observations ne sont forcément que préliminaires et incomplètes.Elle ne forment que le cadre d\u2019études à en- BARBEAU: SUBSTANCES VASOPRESSIVES URINAIRES 271 treprendre de façon systématique, et ne servent qu\u2019à nous pointer la voie.Le problème le plus important est sans doute la détermination de la nature des composés urinaires nous donnant une contraction sur l\u2019aorte de lapin.Il est certain que nous ne mesurions pas toujours la même substance.Dans certains cas (carcinoïdes par exemple) il s\u2019agissait simplement de dérivés de la sérotonine.Dans d\u2019autres (anxiété, rougeole, Guillain-Barré), la chromatographie sur papier nous a permis d\u2019identifier ces substances comme faisant partie du groupe des catéchol- amines.Enfin d\u2019autres cas (migraine) excrétaient probablement de l\u2019histamine ou une substance voisine.Il est connu qu\u2019une multitude de substances vasopressives ont, un jour ou l\u2019autre, été trouvées dans les urines.Mais il n\u2019est pas important dans le présent travail d\u2019entrer dans le détail des analyses pour chacun des exemples cités.Le point sur lequel nous insistions est démontré même sans ces analyses: à savoir que la détermination biologique des « catéchol-amines » est une méthode utile pour le triage car elle ne donne pas de faux négatifs (jusqu\u2019à date), mais elle n\u2019indique aucunement si la substance en cause est bien l\u2019adrénaline, la nor-adrénaline ou un dérivé semblable.Malgré ces restrictions, la méthode de Hel- mer, avec ou sans modifications, demeure un test utile pour le diagnostic du phéochromo- cytome à la condition expresse que l\u2019obtention d\u2019un résultat positif conduise directement à une réévaluation plus complète de l\u2019aspect clinique et des tests pharmacologiques employés.Encore une fois nous devons rappeler que la détermination d\u2019un seul spécimen urinaire risque d\u2019être insuffisante vue l\u2019intermittence reconnue de la secrétion de substances vasopressives.De plus nous avons vu que certaines conditions cliniques peuvent causer des « faux positifs» dans le diagnostic du phéochomocytome.Ces « faux positifs» ont toutefois une valeur importante dans un domaine jusqu'ici négligé, celui des autres maladies où se retrouve une excrétion anormale de substance vasopressive dans les urines. 272 Le fait le plus important qui ressort de ce travail est la démonstration d\u2019anomalies mé- \u2018taboliques semblables dans nombre de maladies où l'hypertension n\u2019est pas nécessairement une composante.Nous croyons qu\u2019avec l\u2019aide de ces méthodes simplifiées, il sera possible de mieux comprendre ce qui se passe dans certaines conditions telles le syndrome de Guillain-Barré, la rougeole, la maladie de Raynaud, et surtout les maladies des noyaux- gris centraux.Nous poursuivons présentement cette étude.La détermination biologique des catéchol-amines urinaires ouvre donc réellement de nouveaux horizons de recherche qu\u2019il ne faut pas négliger et qu\u2019il sera ensuite possible d\u2019investiguer à fond avec les méthodes chimiques plus poussées.Pour le moment il nous est impossible de dire si ces phénomènes dont nous parlons sont primaires et importants, ou s\u2019ils ne sont qu\u2019une autre manifestation secondaire du grand syndrome général de l\u2019Adaptation, peut être de l\u2019Anxiété.Résumé (1) Un test biologique employé principalement pour la recherche du phéochromocytome, et basé sur les contractions de l\u2019aorte de lapin en présence d'urine suspecte, fut appliqué au sondage de plusieurs centaines d\u2019urines, dont plusieurs provenaient de patients ne souffrant nullement d\u2019hypertension.(2) Un grand nombre de contractions furent enregistrées dans des conditions autres que le phéochromocytome et quelques fois ces contractions s\u2019avéraient très importantes.(3) Des exemples sont donnés de chacunes de ces conditions et la conclusion tirée qu\u2019il est impérieux d\u2019étudier au plus tôt le champ inconnu de la secrétion de substances vaso- pressives en dehors de l\u2019hypertension et de l\u2019anxiété.(4) Les conditions nouvelles qui font présentement l\u2019objet d\u2019études plus poussées sont: la maladie de Raynaud, la cirrhose, le Guil- lain-Barré et les désordres extra-pyramidaux des noyaux gris centraux.BARBEAU: SUBSTANCES VASOPRESSIVES URINAIRES L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 Summary (1) A biological test used principally for the diagnosis of pheochromocytoma, and based on the recorded contractions of the rabbit aorta in the presence of suspicious urine, was used to sort out some few hundred urines, many of which were from patients not suffering from hypertension.(2) Contractions were recorded in a fairly large proportion of cases, all independent of the clinical condition of pheochromocytoma, and these contractions were often of high magnitude.(3) Examples are given of each of these conditions and it is our conclusion that the study of urinary vasopressor substance secretion should be investigated thouroughly, even outside of the realm of hypertension and anxiety.(4) The new conditions now under study and giving promising results are: Raynaud\u2019s disease, cirrhosis, Guillain-Barré syndrome and extra-pyra- midal disorders of the Basal Ganglia.BIBLIOGRAPHIE (1) F.FRANKEL: Virchows.Arch.f.path.Anat.103: 244, 1886.(2) A.BARBEAU: L\u2019Union Méd.du Canada, 86: 1045, 1957.(3) R.W.GIFFORD et Coll.: J.A.M.À, 149: 1628, 1951.(4) T.M.RUNGE: J.4.M.A.166: 1471, 1958.(5) G.A.MASON et Coll.: Lancet, p.322, 1957.(6) W.F.KVALE et Coll.: J.A.M.A, 164: 854, 1957.(7) GB.HUTCHISON et Coll.: Ann.Int.Med, 48: 300, 1958.(8) HJL.MARRIOTT: Ann.Int.Med., 46: 1001, 1957.(9) R.MOULTON et Coll.: Lancet, 269: 16, 1955.(10) C.G.WEIMAN et Coll.: Ann.Int.Med., 41: 131, 1954.(11) A.ENGEL: Lancet, 259: 387, 1950.(12) US.v.EULER et Coll.: Acta Physiol.Scand.22: 161, 1951.| (13) A.LUND: Scand.J.Clin.& Lab.Invest, 4: 263, 1952.(14) M.GOLDENBERG: Am.J.Med.16: 310, 1954.(15) R.F.FURCHGOTT et Coll.: J.Pharm.& Exper.Therap., 108: 129, 1953.(16) OM.HELMER: The J.Lab.& Clin.Med, 50: 737, 1957.(17) WF.KVALE et Coll.: A.M A.Arch.Surg, 68: 769, 1954.(18) W.M.MANGER et Coll.: Proc.Staff Meet.Mayo Clinic, 28: 526, 1953.(19) F.BOARD et Coll.: Psychosom.Med., 18: 300, 1954. L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 (20) US.v.EULER: Noradrenaline.Charles C.Thomas, Springfield, 1956.(21) JR.ARNOLD: Communication personnelle.(22) F.R.NUZUM : Circulation, 7: 96, 1953.(23) H.BERGMANN et Coll.: Wien.Med.Wchns,, 102: 488, 1952.(24) E.I.EVANS et Coll.: Ann.of Surgery, 134: 588, 1951.(25) F.HL.TAYLOR et Coll.: New Engl.J.Med., 231: 437, 1944.(26) McC.GOODALL et Coll.: Ann.of Surgery, 145: 479, 1957.(27) H.WEIL-MALHERBE: J.Ment.Sc., 101: 733, 1955.(28) GW.PICKERING: Clin.Sci, 1: 77, 1933.(29) BJ.HORTON: J.A.M.A, 66: 377, 1941.(30) H.SELYE: The Physiology and Pathology of Exposure to Stress.Montréal, ACTA, 1950.(31) EL.BLISS et Coll.: Psychos.Med., 18: 56, 1956.(32) SR.HILL et Coll.: AM.A.Arch.Int.Med., 97: 269, 1956.(33) H.PERSKY: Psychos.Med.16: 489, 1954.(34) DH.FUNKENSTEIN: Am.J.Psychwat., 108: 652, 1952.(35) W.C.HALSTEAD: Brain and Intelligence.Univ.of Chicago Press, Chicago, 1947.(36) C.FRANFSSON et Coll.: J.Clin.End., 14: 608, 1954.(37) W.DRIKKER: Brit.Med.J., No 5012, 186: 1957.BARBEAU: SUBSTANCES VASOPRESSIVES URINAIRES 273 (38) IH.PAGE: Physiological Reviews, 38: 277, 1958.(39) C.PARE et Coll.: L\u2019Union Méd.du Canada, 86: 1115, 1957.(40) S.UDENFRIEND et Coll.: J.Biol.Chem, 216: 499, 1955.(41) H.ROTHSCHILD: Communication personnelle.(42) J.A.ANDERSON et Coll.: Science, 127: 236, 1958.(43) T.P.WAALKES et Coll: Science, 127: 648, 1958.(44) A.BARBEAU et L.J.WILKOFF: Fruits, serotonin and catechol-amines.Canad.Med.Ass.J.Sous presse.(45) A.BARBEAU: Hypertensive reaction in Guil- lain-Barré Syndrome.En préparation.(46) A.BARBEAU: A new Metabolic disturbance in diseases of the Basal Ganglia.En préparation.(47) B.W.ROBINSON: Medicine, 37: 161, 1958.(48) A.B.BAKER: Arch.Neur.and Psych.67: 413, 1952.Remerciements.Nous tenons à remercier les médecins suivants de l\u2019Université de Chicago pour la permission de rapporter certains de leurs cas: les docteurs R.B.Richter, G.V.LeRoy, W.C.Halstead, D.E.Cassels, A.S.Alving et P.Margolis.Nous remercions sincèrement le docteur H.Rothschild de sa constante attention à notre égard. RECUEIL DE FAITS + + + + UN CAS D'HYPOGLYCÉMIE SPONTANÉE PAR HYPERINSULINISME ORGANIQUE Gilles GOSSELIN, André HOUDE et Eudore SAVOIE, Hôtel-Dieu de Montréal.Le maintien de la glycémie à un niveau normal est sous le contrôle d\u2019un mécanisme complexe comprenant le pancréas, l\u2019axe anté- hypophyse \u2014 surrénales, le mésencéphale et le système nerveux autonome.Les principes actifs connus sont de deux ordres (14) : l\u2019un, hypoglycémrant, l\u2019insuline, qui favorise l\u2019entrée du glucose dans le muscle et l\u2019utilisation des hydrates de carbone par les tissus, qui ralentit la glycogénolyse et diminue la gluconéogénèse; les autres, hy- perglycémrants, soit le glucagon qui est essentiellement glycogénolytique, l\u2019'ACTH et les stéroïdes cortico-surrénaliens qui favorisent surtout la gluconéogénèse et l\u2019adrénaline qui est glycogénolytique.Si on ajoute à ceci l\u2019effet probable de l'hormone thyroïdienne à cause de son activité métabolique générale, et le rôle du tube digestif qui, lui, absorbe les sucres dans sa lumière et les met en réserve dans le foie, on comprend qu\u2019il peut y avoir hypo ou hyperglycémie sans que l\u2019insuline soit directement en cause.C\u2019est pourquoi le terme d\u2019hypoglycémie ne devrait pas être synonyme d\u2019hyperinsulinisme et celui-ci devrait être réservé aux cas où il y a réellement excès d\u2019insuline soit exogène, soit endogène.La notion d\u2019hyperinsulinisme endogène remonte à 1924.Seale Harris, de Birmingham, Alabama, faisant des travaux cliniques avec l\u2019insuline, à la demande de Banting, observait plusieurs réactions fâcheuses à la suite de trop fortes doses de cette hormone.Il émit alors l\u2019hypothèse d\u2019hyperinsulinisme endogène.Telle que rapportée plus tard (21), son opinion était la suivante: « Etant donné qu\u2019il a été prouvé que le diabète est dû à une sécrétion déficiente d\u2019insuline de la part du pancréas, il semble que l\u2019on pourrait trouver la condition complètement opposée, dans laquelle le pancréas secréterait trop d'insuline; s\u2019il en était ainsi, la sécrétion pancréatique interne excessive spontanée devrait produire chez un individu les mêmes symptômes que ceux observés chez un diabétique qui a reçu trop d'insuline.Bien plus, je suis sûr d\u2019avoir vu des patients qui n\u2019étaient pas diabétiques, qui n\u2019employaient pas d\u2019insuline et qui présentaient les signes de surdosage insulinique.» L\u2019idée était lancée.En 1926, Wilder devait voir un patient, chirurgien, âgé de 40 ans, qui consultait parce que, depuis dix-huit mois, souvent au milieu de l\u2019après-midi, après avoir opéré longtemps et avoir oublié le repas du midi, il présentait des troubles bizarres qui cédaient rapidement à l\u2019ingestion de sucre.On crut voir là le premier cas d\u2019hyperinsulinisme organique.Le docteur W.J.Mayo pratiqua l\u2019exploration abdominale pour trouver un carcinome des îlots de Langerhans avec métastases multiples et à distance.Le patient mourut un mois après l\u2019opération (15).C\u2019était là le premier cas confirmant l\u2019hypothèse de Harris.Mais c\u2019est à R.Graham, de Toronto, en 1929, que revient le mérite d\u2019avoir extirpé le premier adénome langer- hansien bénin responsable d\u2019une hypoglycémie spontanée et d\u2019avoir amené la guérison du malade (3).Depuis, beaucoup de publications sont apparues dans la littérature, clarifiant la question d\u2019hyperinsulinisme organique avec hypoglycémie spontanée (1 à 22).Des revues complètes de la question ont été faites (5, 10, 13) permettant d\u2019établir comme une entité met ai main dn L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 nosologique bien définie l\u2019hyperinsulinisme dû à une tumeur des îlots de Langerhans.A date, il y a dans la littérature plus de 300 cas (22) de tumeurs fonctionnelles des ilots de Langerhans.Nous avons récemment observé un cas de ce genre à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.Observation Madame P.L., 36 ans, ménagère, fut dirigée à l\u2019Hôtel-Dieu par son médecin pour des crises matutinales caractérisées par: stupor et sub-coma \u2014 aphasie motrice \u2014 parésie des quatre membres \u2014 diaphorèse intense \u2014 rougeur des téguments \u2014 anxiété.L'histoire de la maladie nous révèle les faits suivants: Il y a plusieurs années, la malade fut hospitalisée dans un hôpital régional pour des épisodes analogues à celui qu\u2019elle présente depuis quelque trois semaines.Cependant, il y a un an, la malade, au moment d\u2019un choc émotionnel, aurait présenté un court épisode d\u2019anxiété avec tremblement, diaphorèse intense, stupor et rougeur des téguments.Sous traitement, le tout est rapidement rentré dans l\u2019ordre, sans séquelle.Il semble que le début de la maladie actuelle remonte, en fait, à deux ou trois mois.À cette époque, la malade présente de l\u2019asthénie, de l\u2019irritabilité et de multiples phobies avec crainte continuelle d'accidents, de maladies ou même de mort.Vers le 28 juin, elle consulte son médecin, se plaignant de nervosité et d\u2019asthénie.À partir du 30 juin, surviennent, tous les matins, des épisodes du même type, mais dont l'intensité augmente progressivement avec les semaines.On ne parvient que difficilement à l\u2019éveiller vers 9 heures le matin, alors qu\u2019auparavant elle commençait son travail vers 7 heures.Elle affirme perdre complètement la notion du temps à ce mo- ment-là, mais sans incontinence urinaire ou fécale, sans convulsion.Le 13 juillet 1958, la malade part en vacances pour cinq jours et ne présente aucune crise durant toute cette période, quoique l\u2019asthénie, la fatigabilité et l\u2019irritation persistent, surtout le matin.GOSSELIN er CouL.: HYPOGLYCEMIE SPONTANEE 275 Le 27 juillet vers 7 heures du matin, l\u2019entourage note que la malade est quadri-paré- tique et présente une aphasie motrice.Pas de perte de conscience à ce moment, mais transpiration intense et faciès vultueux.Deux ou trois heures plus tard, la malade revient spontanément à un état normal et peut se lever pour dîner.Le 29 juillet, vers la même heure, les mêmes phénomènes se reproduisent et la malade ne peut être éveillée avant 3 heures de l\u2019après-midi; durant tout l\u2019avant-midi et la première partie de l'après-midi, elle est quadriplégique et aphasique.Le médecin consulté demande l\u2019hospitalisation.À son arrivée à l\u2019hôpital, la malade présente une hémiplégie droite avec aphasie motrice, hémiparésie gauche, signe de Babinski bilatéral, trépidation épileptoïde des deux pieds, clonus de la rotule à droite, hypertonie des deux membres inférieurs, absence de Hoffman.Un électroencéphalogramme, fait immédiatement, s\u2019avère dans les limites de la normale.La ponction lombaire est pratiquée peu après l\u2019électroencéphalogramme et les analyses du liquide céphalo-rachidien sont essentiellement normales, sauf pour un taux de glucose fortement diminué, soit 30 mg.%.La glycémie durant cet épisode était à 26 mg.%.L\u2019installation d\u2019un sérum glucosé de 5% fait disparaître les symptômes en moins de quelques minutes et les phénomènes plégiques disparaissent, de même que l\u2019aphasie.La malade redevient lucide, consciente, bien orientée, et tous les signes pathologiques et neurologiques sont disparus.Devant ce tableau, des glycémies quotidiennes sont faites le matin à jeun: le 31 juillet 1958, la glycémie est à 34 mg.%; le ler août, à 31 mg.%.On décide alors de faire le test du jeûne et de pratiquer des glycémies à toutes les six heures (cf.tableau no 1).Trente heures après le début du jeûne, la malade évolue vers le coma hypoglycémique typique, avec hébétement, protrusion de la langue, hémiplégie droite, hémiparésie gauche, et tous les autres signes notés au cours de l\u2019examen d\u2019entrée. 276 L\u2019'injection de glucose fait disparaître rapidement tous les signes anormaux.Le jeûne est continué et, douze heures plus tard, un second coma hypoglycémique s\u2019installe: glycémie a 35 mg.%.L\u2019injection de glucose fait encore une fois disparaître, de façon dramatique et immédiate, tous les symptômes neurologiques.Le brome sulfaléine est & 3.1% et le thymol à 5.22 unités.Devant ce syndrome clinique, après avoir éliminé de façon presque certaine la possibilité d\u2019hyperinsulinisme factice, le diagnostic d\u2019hyperinsulinisme organique par adénome des îlots de Langerhans est posé et la malade Mme PL.36 am def se i .| ! 3 ww ® [ree - vi 14 » 2.3 » .x, x = a 3 : \u201c> ee + | à Ex | | 3 so.vy xm : .go» f= ~ 8» ~ S , .= | 2 E IN 3 Ë pi oo TTT TTY RTE TN TR rN RN rn + GLYCORACKIE, O HYPOGLYGEMIE CLINIQUE corrigée por glucose iv.@ SINS - est explorée le 7 août 1958.Un « adénome » d\u2019environ 1.5 cm.de diamètre est aperçu à la face antérieure du pancréas, à la jonction du corps et de la queue.Le chirurgien procède à une pancréatectomie subtotale.Cette malade reçut, durant les deux jours qui précédèrent l\u2019intervention: ACTH et actétate de cortisone.L\u2019ACTH fut répété les troisième, quatrième et cinquième jours de la phase postopératoire, afin de prévenir ce que Conn décrit comme « l\u2019hyperthermie idiopathique » qui survient assez fréquemment quelques jours après la résection chirurgicale d\u2019adénomes des ilots de Langerhans.Les suites postopératoires GOSSELIN ET Cour.: HYPOGLYCÉMIE SPONTANÉE L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 ont été absolument sans incident.Les glycémies postopératoires sont notées au tableau no 1.La malade quittait l\u2019hôpital le 18 août 1958 avec le diagnostic d\u2019hyperinsulinisme organique par adénome des îlots de Langerhans.Depuis lors, nous avons reçu le rapport anatomo-pathologique suivant: Examen macroscopique d\u2019une pièce chirurgicale comprenant la rate en continuité avec une partie du pancréas.La rate pèse 162 grammes et mesure 13 x 6.5 x 5 cm.Sa surface est lisse.Un fragment d\u2019épiploon mesurant 8 x 6 x 5 cm.adhère au hile qui contient quelques ganglions lymphatiques ne dépassant pas 0.6 cm.de diamètre.Le pancréas mesure 7.8 cm.de longueur.Le diamètre du corps au niveau de la section chirurgicale est de 4.5 em.La tumeur est visible sur la face antérieure et postérieure du pancréas.Flle se présente sous forme d\u2019une voussure grisâtre, de 1 x 0.3 cm.Une section longitudinale pratiquée au niveau de la partie proximale du pancréas nous montre un nodule tumoral aplati, grisâtre et légèrement brunâtre, dont le grand axe est parallèle au grand axe du pancréas.Ce nodule assez bien circonscrit, mais non encapsulé, mesure 1.7 cm.de diamètre sur une épaisseur de 1.3 em.Il est situé à 4.5 em.de l\u2019extrémité de la queue du pancréas et 2 cm.de la section chirurgicale proximale.Il est centré par une cicatrice blanchâtre déprimée qui mesure 0.6 cm.de diamètre.Examen macroscopique.À sa périphérie, la tumeur pousse des prolongements entre les lobules pancréatiques dont certains semblent inclus dans la tumeur.De la cicatrice centrale partent des prolongements fibreux qui découpent la tumeur en lobules.Le reste du pancréas est sans particularité.Il a l\u2019aspect d\u2019une glande salivaire.(Dr R.Gareau) Examen microscopique de 3 coupes de tumeur, de 2 coupes de pancréas, de 7 coupes de ganglions du hile splénique et de 3 coupes de rate.Tout comme on pouvait l\u2019observer à la ma- croscopie, le centre de la tumeur est occupé L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 par une cicatrice formée de gros faisceaux collagènes denses, hyalinisés, entre lesquels on voit très peu de fibroblastes.Cette cicatrice ne contient aucun îlot glandulaire mais témoigne d\u2019un processus bénin qui s\u2019est développé à cet endroit il y a très longtemps.Elle est entourée d\u2019une coque de tissu élastique très dense dans l\u2019épaisseur de laquelle on ne voit pas non plus d\u2019ilots glandulaires.En dehors de cette cicatrice conjonctive hyalinisée et de sa coque élastique, la tumeur est formée de nombreux cordons néoplasiques qui prolifèrent dans le pancréas à partir du pourtour de la cicatrice.Ces cordons ont tout à fait l\u2019aspect de gros îlots de Langerhans.Sur un secteur seulement de sa périphérie, la tumeur s\u2019entoure d\u2019une capsule mince.Ailleurs, les îlots néoplasiques se retrouvent au contact des vaisseaux et des canaux pancréatiques.En plus des nodules néoplasiques ressemblant à des îlots langerhansiens alternant avec des nodules de pancréas excréteur, on retrouve au pourtour immédiat de la cicatrice de petits canaux excréteurs du pancréas.Les cellules tumorales sont tout à fait comparables aux cellules bêta des îlots de Langerhans du pancréas environnant.À première vue, elles ne semblent pas malignes.Leur noyau est rond ou légèrement ovalaire, avec une chromatine granuleuse.Leur cytoplasme est plutôt clair, légèrement basophile, parfois granuleux, plutôt mal délimité.Cependant, on compte jusqu\u2019à 5 mitoses sur une coupe totale de tumeur.De plus, il existe un certain degré d\u2019anisocytose et d\u2019anisonucléose avec variations du simple ou double dans le diamètre des noyaux.Dans ce dernier cas, les grains de chromatine sont beaucoup plus apparents.Par-ci, par-là, dans les îlots tumoraux, il existe quelques calcosphérites.Accolés au pancréas à 0.6 em.au pôle distal de la tumeur et à 0.8 cm.de la partie proximale du spécimen, 2 petits ganglions lymphatiques sont envahis par des cordons de cellules tumorales métastatiques qui dilatent leurs sinus périphériques.Il semble qu\u2019environ la moitié du volume de ces ganglions soit occupée GOSSELIN Et CorL.: HYPOGLYCEMIE SPONTANEE 277 par les cellules tumorales.Ces deux ganglions sont situés côte à côte et font sûrement partie du même territoire de drainage lymphatique.Les 7 autres ganglions prélevés dans le hile de la rate sont complètement indemnes de métastases.Si l\u2019on examine le reste du pancréas, l\u2019on constate que les îlots de Langerhans sont tous de dimensions normales.Dans la rate, au niveau de la pulpe rouge, on remarque un grand nombre de polynucléaires dont la présence s\u2019explique par le traumatisme chirurgical.La proportion entre la pulpe rouge et la pulpe blanche est bien conservée.Il n\u2019existe pas d'autre lésion splé- nique.Commentaires.Les mitoses, l\u2019anisonucléose et la mauvaise délimitation de la tumeur nous font penser qu\u2019elle est maligne.Ce fait est confirmé par la présence de métastases ganglionnaires péri-pancréatiques.Il faut admettre cependant que ce degré de malignité est assez bas.Nous sommes tentés de la classer non pas dans la catégorie des adéno-carcinomes, mais plutôt dans celle des tumeurs à malignité faible que Dockerty appelle Borderline carcinomas.Le pronostic de cette tumeur est meilleur que celui des adénocarcinomes.Quant à la cicatrice centrale, nous sommes tentés de l\u2019interpréter comme un vestige d\u2019un insulinome bénin qui, s\u2019étant développé il y a plusieurs années, aurait alors donné des symptômes, puis aurait régressé et se serait sclérosé, ce qui explique l\u2019absence de symptômes chez la patiente pendant les années qui ont suivi.Histodragnostic.Epithélioma langerhansien de faible malignité, grade I (Borderline carcinoma, de Lopez-Kruger et Dockerty), de la queue du pancréas.Métastases microscopiques à 2 ganglions péri-pancréatiques.Absence de métastase dans 7 ganglions hilaires de la rate.Exérèse chirurgicale complète de la tumeur.Cicatrice située au centre de la tumeur, vestige possible d\u2019un adénome langer- hansien développé dans le passé qui aurait régressé par la suite.Rate sans particularité.(Dr Roger Gareau) 278 Discussion Le malade souffrant d\u2019hypoglycémie spontanée présente souvent une symptomatologie assez décevante pour désorienter le clinicien même bien averti.C\u2019est ainsi qu\u2019on peut classer le patient comme un cas (4) soit d\u2019épilepsie, de tétanie, soit d\u2019accident cérébro- vasculaire, de chronic nervous exhaustion, de psychose, d\u2019hystérie, soit de tumeur cérébrale, de diabète, d\u2019ivrognerie, et même de crise cardiaque.Quoi qu\u2019il en soit, à partir du moment où une glycémie anormalement basse est mise en évidence, vers quelle voie orienter le diagnostic étiologique?Rappelons que la glycémie est sous le contrôle d\u2019un facteur hypoglycémiant et de plusieurs facteurs hy- perglycémiants.C\u2019est donc dire que l\u2019excès du premier, comme la déficience des seconds, peuvent amener de l\u2019hypoglycémie.Nous empruntons à Conn (5) un tableau de la classification étiologique des hypoglycémies spontanées.° HYPOGLYCEMIES SPONTANKES I.\u2014 D\u2019origine organique: A) Hyperinsulinisme adénome bénin des îlots de Langerhans adéno-carcinome sans métastase adéno-carcinome malin avec métastases adénome associé à des adénomes des autres glandes endocrines (hypophyse, parathyroïde).B) Maladies hépatiques intoxication (v.g.CCLs-phosphore) infection cirrhose carcinomatose congestion passive chronique de l'insuffisance cardiaque maladie de Von Gierke.C) Hypofonctionnement de l\u2019anté-hypophyse lésions destructives ou dégénératives hypophysectomie chirurgicale myxœdème pituitaire.D) Hypofonctionnement surrénalien atrophie idiopathique infection destruction (carcinomatose) certains cas d\u2019hyperplasie.E) Fibromes et fibro-sarcomes.TF) Lésion du S.N.C.(hypothlamus, mésencéphale).GOSSELIN er Corr.: HYPOGLYCEMIE SPONTANEE L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 II.\u2014 D'origine fonctionnelle : A) Hyperinsulinisme fonctionnel, « de fatigue ».B) Hyperinsulinisme alimentaire (gastro-entéros- tomie, gastrectomie).C) Hyperinsulinisme de l\u2019enfance (phénomène de Staub-Traugott).D) « Hypoglycémie spontanée idiopathique de l\u2019enfance » (McQuarrie).E) Sévère glycosurie rénale.F) Lactation.G) Exercices et travaux physiques exténuants.IIT.\u2014 Hyperinsulmisme factice : (administration subreptice d\u2019insuline).Les hypoglycémies hyperinsuliniques, organiques ou fonctionnelles, et les hypoglycémies hépatogéniques sont d\u2019emblée les plus fréquentes et constituent environ 80 pour cent de tous les cas rencontrés (5).Le reste se divise entre les différentes autres étiologies citées plus haut.Whipple (22), après avoir observé plusieurs cas, en est venu à la conclusion que la triade symptomatique essentielle, pour supporter un diagnostic d\u2019adénome fonctionnel des îlots de Langerhans, est la suivante: A) Crise hypoglycémique au cours d\u2019un état de jeûne; B) Glycémie, à jeûne, ou au cours d\u2019une crise, à moins de 50 mg.%; C) Disparition dramatique et immédiate des signes d\u2019hypoglycémie avec l\u2019injection intraveineuse de glucose.A partir de ces critères, on peut discuter des diagnostics différentiels.1) L\u2019hyperinsulinisme fonctionnel, dit « nerveux », « de fatigue », se rencontre surtout chez les vagotoniques.Le substratum physiologique de cette affection paraît être un déséquilibre neuro-végétatif avec réponse exagérée du pancréas en face d\u2019une hyperglycémie d\u2019origine alimentaire: un pancréas hypersensible à la stimulation vagale déclenchée lors d\u2019une élévation du taux de glucose sanguin.Contrairement à l\u2019hyperinsulinisme organique, cette forme ne présente aucun des éléments de la triade de Whipple.La glycémie à jeûn est normale.Les crises ne sont pas en rapport avec le jeûne, mais plutôt avec les L'Union Méd.Canarla Tome 88 \u2014 Mars 1859 repas hyperglucidiques et ces épisodes surviennent environ 2 à 4 heures après de tels repas.La glycémie ne descend que rarement à moins de 60 mg.%, et la crise cesse d\u2019elle- même par auto-régulation d\u2019origine adréna- linique.Les symptômes sont peu graves et consistent surtout en sensation de faiblesse, de faim, en diaphorèse et en tremblements « intérieurs ».Rarement, verra-t-on des signes de souffrance cérébrale par manque de sucre, tels la céphalée, les vertiges, les troubles du comportement, la perte de conscience et le coma.Le traitement consiste: 1) en une diète hy- perprotéinée et hyposucrée, 2) en un para- sympathicolytique (Belladone ou autre) et 3) en un peu de psychothérapie de soutien: les troubles chez ces vagotoniques sont plus marqués au moment des tracas, des préoceu- pations et au cours des périodes de tension nerveuse.2) L\u2019hyperinsulinisme fonctionnel chez les gastrectomisés a presque la même symptôma- tologie, mais n\u2019a pas le même mécanisme.Il ne s\u2019agit pas d\u2019une réponse d\u2019un pancréas hypersensible, mais plutôt d\u2019une hyperglycémie post-prandiale trop rapide avec réponse insu- linique secondaire proportionnelle.En effet, les glucides apparaissent trop rapidement et en trop grande quantité dans le jéjunum, amenant une forte absorption de glucides avec hyperglycémie rapide.Ceci doit être distingué du « dumping syndrome » qui survient beaucoup plus tôt après les repas (15 hre à 1 hre) et donne une vague sensation de malaise ou de pesanteur épigastrique.Le mécanisme serait le suivant: l\u2019hyperosmolarité du contenu jéjunal crée un appel important de liquide (5).3) Le phénomène de Staub-Traugott chez l\u2019enfant est l\u2019équivalent de l\u2019hyperinsulinisme fonctionnel chez l\u2019adulte.Mais il existe une autre condition rare chez l\u2019enfant, et chez le nourrisson, que Mc Quarrie a appelé « l\u2019hypoglycémie idiopathique spontanée de l\u2019enfance ».Dès les premiers jours de la vie, l\u2019enfant peut présenter la triade classique de Whipple.GOSSELIN er CorL.: HYPOGLYCEMIE SPONTANEE 279 Souvent traités comme des épileptiques à cause de la symptômatologie où dominent les crises convulsives, ces jeunes patients peuvent décéder à la suite de coma hypoglycémique irréversible.Il a semblé que ces enfants manquaient d\u2019un facteur hyperglycémiant, le glucagon, et des biopsies du pancréas dans certains de ces cas ont démontré une absence complète des cellules « alpha» des îlots de Langerhans (5).Cependant cette théorie a été mise en doute et d\u2019autres biopsies ont prouvé le contraire; aujourd\u2019hui, le mécanisme exact de cette affection demeure encore imprécis.La théorie d\u2019un facteur hypophysaire insuli- notropique a été mise de l\u2019avant.Quoi qu\u2019il en soit, c\u2019est une anomalie familiale qui cesse d\u2019elle-même vers l\u2019Âge de 7 à 8 ans et qui répond assez bien à l\u2019'ACTH ou aux stéroïdes cortico-surrénaliens.Le problème que posent ces jeunes malades est celui d\u2019éliminer l\u2019adénome langerhansien, car il y a de ces insulinomes qui ont été rencontrés chez des enfants de 5 ans.C\u2019est pourquoi, si la thérapeutique aux cortico-stéroïdes ne réussit pas, l\u2019exploration abdominale s\u2019impose pour rechercher un adénome des îlots de Langerhans.Et s\u2019il n\u2019y a pas d\u2019adénome, une pancréatectomie partielle (13) réussit bien, de fait beaucoup mieux que chez les adultes présentant un syndrome d\u2019hyperinsu- linisme organique sans adénome décelable.Enfin, on peut rencontrer de l\u2019hypoglycémie spontanée sans lésion organique chez les femmes qui allaitent, ou chez les athlètes qui doivent fournir un effort physique démesuré.Il s\u2019agit d\u2019un épuisement des réserves en hydrates de carbone, tout comme dans les cas de glycosurie sévère.4) L\u2019hyperinsulimisme factice chez les malades qui s\u2019administrent de l\u2019iñsuline « en cachette » n\u2019est ni fonctionnel, ni organique.Il reste néanmoins qu\u2019il peut parfois être très difficile de poser un diagnostic adéquat et que certains de ces malades sont explorés pour adénome du pancréas (16).I] faut y penser en présence d\u2019un syndrome hypoglycémique spontané ne présentant pas au complet la 280 GOSSELIN er Cour.: HYPOGLYCÉMIE SPONTANÉE triade de Whipple ou présentant certaines discordances difficiles à expliquer.Il semble qu\u2019on rencontre ces cas plus fréquemment chez les membres du personnel hospitalier, chez des parents de diabétiques ou chez certains diabétiques eux-mêmes à tendance psychopa- tique.5) Les hypoglycémies spontanées d\u2019origine organique dues à des lésions hypophysaires, ou surrénaliennes, ou à des lésions du système nerveux central, ont habituellement une symptomatologie qui oriente vers l\u2019organe malade et l\u2019hypoglycémie n\u2019est qu\u2019un signe dans un syndrome défini.6) Les hypoglycémies hépatogéniques, quoique rares et rencontrées surtout dans les maladies graves du foie, telles l\u2019intoxication au tétrachlorure de carbone, la carcinomatose ou l\u2019hépatite infectieuse sévère, peuvent présenter la triade de Whipple.Mais il y a habituellement bien d\u2019autres signes montrant un dommage hépatique et les épreuves fonctionnelles du foie sont anormales.La courbe d\u2019hyperglycémie provoquée montre ce plateau hyper- glycémique (avec glycosurie concommittante) parce que le malade ne peut mettre en réserve le sucre qu\u2019il reçoit.Malgré tout, il peut y avoir des cirrhoses asymptomatiques (4) qui sont explorées chi- rurgicalement pour adénome du pancréas.On a rapporté un cas de maladie de Von Gierke chez une jeune fille de 17 ans, sans hépatomégalie, qui a subl une laparotomie en vue d\u2019une résection d\u2019un adénome langerhan- sien (13).Ces faits soulignent la difficulté de poser un diagnostic absolument certain d\u2019adénome insulaire et sur la nécessité de faire un examen pré-opératoire complet comprenant une radiographie du crâne (pour la selle turcique), une batterie de tests hépatiques et quelques épreuves de la fonction surrénalienne pour éliminer toute lésion extra-pancréatique pouvant causer l\u2019hypoglycémie.7) Il existe encore une autre cause organique, extra-pancréatique, provoquant parfois de l\u2019hypoglycémie spontanée.Il s\u2019agit de fi- L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 bromes et fibrosarcomes thoraciques ou rétro- péritonéaux (25).Onze cas de ce type ont été rapportés dans la littérature (17).Il s\u2019agit presque toujours de tumeurs volumineuses (770 à 4720 grammes) ne donnant parfois que la symptomatologie de la triade de Whipple.Quelques-uns de ces fibro-sarcomes ont été réséqués et la guérison a été obtenue.D\u2019autres n\u2019ont pu l\u2019être à cause de leur étendue ou de leur situation.Histologiquement, ce sont des fibro-sarcomes plus ou moins bien différentiés (4).Pourquoi ces tumeurs amènent- elles une hypoglycémie?Certains ont prétendu que ces volumineuses masses consommaient beaucoup de sucre; d\u2019autres ont rapporté avoir isolé de ces néoformations une substance possédant des propriétés biologiques analogues à celles de l\u2019insuline.8) Le véritable hyperinsulinisme organique d\u2019origine pancréatique présente, à un moment ou l\u2019autre, la triade classique de Whipple.La courbe d\u2019hyperglycémie provoquée est le plus souvent la suivante: la glycémie, à jeun, au départ, est basse; la pointe d\u2019hyperglycémie n\u2019est pas élevée; et la courbe redescend graduellement (de 1 à 4 heures) jusqu\u2019à un niveau souvent plus bas qu\u2019au départ.Cette courbe aplatie d\u2019hyperglycémie provoquée, autrefois considérée comme pathogno- mique, est aujourd\u2019hui contestée, parce que des malades porteurs d\u2019adénome langerhansien n\u2019ont pas fourni ces résultats.On (14) lui préfère l\u2019épreuve du jeûne s'étendant de quelques heures jusqu\u2019à 72 heures si nécessaire, épreuve parfois complétée par un peu d\u2019exercice physique, pour obtenir de basses glycémies, entre 50 et 26 mg.% et les signes cliniques d\u2019hypoglycémie.A quel taux anormal de sucre sanguin, le malade présentera-t-il des signes anormaux?Ceci peut varier d\u2019un patient à l\u2019autre, et chez le même patient, d\u2019une journée à l\u2019autre.Toutefois la symptomatologie sera presque toujours la même chez un patient au cours de crises différentes et il semble que les adénomes malins donnent le plus d\u2019hypoglycémie (20).Chez ces patients, les tests hépathiques sont dans la majorité des cas normaux. L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 Jusqu\u2019à ces derniers temps, il n\u2019y avait pas de technique satisfaisante pour doser l\u2019insuline dans le sang.Tout récemment (11) une technique biologique adéquate pour mesurer l\u2019activité insulinique du sang a été mise de l\u2019avant.Chez l\u2019individu normal, les chiffres varieraient entre 50 et 200 micro-unités par ce de plasma.Et un des auteurs nous a rapporté avoir fait le dosage dans trois cas d\u2019hyperin- sulinisme organique d\u2019origine pancréatique et avoir obtenu des valeurs de 600, 800 et 1200 GOSSELIN Er Couu.: HYPOGLYCÉMIE SPONTANÉE 281 Il faut noter à date 4 cas de patients diabétiques qui, à un moment donné, ont vu leur besoin en insuline diminuer et ont présenté un tableau clinique conduisant à un diagnostic d\u2019insulinome confirmé par la chirurgie.De tels cas (8) peuvent être difficiles à séparer d\u2019un hyperinsulinisme factice.TRAITEMENT Les tumeurs des ilots de Langerhans ne sont pas toutes responsables d\u2019hypoglycémie.D\u2019a- Normale - = = - lyperinsulinisme organi que 220 AAA Hyporlycémie hépato- - génique 200 À 180 160 140 Glycénie = 1 120 en - 100 ng.s 30 1 60 bas \u2019 > = Lo -° * 100 wn = - - 20 I -T } { L 1 | > 1 e 3 4 > Id Terms en hres micro-unités par cc de plasma (11a).Dans le cas ci-haut rapporté, les dosages biologiques (Baker Clinic Research Laboratory de Boston) furent les suivants: Le 5 août, 7 h.A.M., 735 micro-unités/ce de plasma; le 6 août, 7 h.A.M., 855 micro- unités/cc de plasma; le 7 août, midi, exérèse « adénome »; le 7 août, 1 h.P.M., 190 micro- unités/cc de plasma; le 8 aolt, 5 h.P.M, 190 micro-unités/cc de plasma.L\u2019âge de ces malades porteurs d\u2019adénome des îlots de Langerhans varie de 5 à 85 ans, mais le plus fréquemment il s\u2019agit de sujets dans la 3e, 4e ou 5e décade.Et la distribution est à peu près égale entre les deux sexes.près les compilations (12), il semble qu\u2019environ 80% ne sont pas fonctionnelles, mais de simples découvertes d\u2019autopsie.Par ailleurs, des tumeurs fonctionnelles, 90% sont bénignes (24).En présence d\u2019un patient avec adénome des îlots de Langerhans, quel traitement envisager?La chirurgie est le traitement de choix.L\u2019exérèse chirurgicale doit être faite sans trop tarder pour éviter que le malade ne présente des séquelles cérébrales irréversibles à la suite de crises hypoglycémiques répétées et sévères et pour éviter que le patient gagne trop de poids; en effet, plusieurs de ces malades constatent que le sucre soulage leurs malaises et ils se suralimentent.On a rapporté 282 le cas d\u2019une femme (13) qui avait gagné 2 kg par mois durant les 5 années qu\u2019avait duré sa maladie et dont le poids était passé de 100 à 251 livres.Cette obésité complique sensiblement la technique chirurgicale et les suites postopératoires.Si la chirurgie doit être retardée (refus du malade ou autre raison) il vaut la peine de tenter l\u2019'ACTH ou les cortico-stéroides pour essayer d\u2019éviter les crises de coma.L\u2019alloxan a un effet trop imprévisible et sa toxicité pour les cellules hépatiques et rénales est comparable à son effet dépresseur sur la cellule insulaire bêta.Enfin le glucagon, récemment employé dans les réactions hypoglycémiques provoquées (7) et dans les cas d\u2019adénome malin avec métastases (23) pourrait être utilisé comme traitement palliatif temporaire.Comme préparation à la chirurgie, l'ACTH ou les cortico-stéroïdes doivent être administrés d\u2019abord pour essayer d\u2019obtenir un niveau plus élevé du taux du sucre sanguin et aussi pour prévenir le syndrome d\u2019 « hyperthermie idiopathique fatale » (5) observé quelquefois au cours de la 3e ou 4e journée postopératoire.Le problème chirurgical est loin d\u2019être simple.D\u2019abord les malades sont souvent obèses et il faut aller explorer le pancréas qui est situé profondément.Il faut aussi considérer le fait que les adénomes peuvent être infiniment petits, variant de quelques mm.à 1 à 3 cm.et parfois si petits qu\u2019ils peuvent même échapper à un examen minutieux et n\u2019être décelés qu\u2019à l\u2019examen histologique.Habituellement, l\u2019adénome est solitaire, rose-bleuté, régulier, saillant, assez ferme.Mais assez souvent, il peut être de même consistance et de même couleur que le pancréas.Enfin, il faut se rappeler que dans 12.6% des cas (10) les adénomes peuvent être multiples et dans 3.6%, ectopiques, se situant surtout dans le hile de la rate, la paroi de la deuxième portion du duodénum ou en arrière même du pancréas.Si l\u2019adénome est solitaire, il faut l\u2019énucléer ou mieux enlever un peu de tissu pancréatique GOSSELIN Er CorL.: HYPOGLYCÉMIE SPONTANÉE L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 avoisinant.Au cours de l\u2019intervention, il est bon de faire la glycémie avant et après l\u2019extirpation de l\u2019adénome.En effet, s\u2019il n\u2019y a pas, dans les 30 à 60 minutes qui suivent l\u2019ablation de la tumeur, une élévation du taux du sucre sanguin, il faut penser que l\u2019adénome enlevé était ou non fonctionnel, ou accompagné d\u2019autres adénomes qu\u2019il faut rechercher.Cette technique éviterait, semble-t-il, la nécessité de réintervention (6).Si l\u2019examen de la queue et du corps du pancréas n\u2019a pas révélé d\u2019adénome, il faut libérer complètement la tête de la glande, l\u2019examiner soigneusement et même y faire une transection pour l\u2019explorer complètement (9).En effet, contrairement à ce qui a déjà été cru, l\u2019adénome se rencontre aussi souvent dans la tête que dans le corps ou dans la queue du pancréas (10, 13).Pour bien illustrer ce fait, citons la conclusion d\u2019un travail assez récent (9).« Dans 4 de 7 cas d\u2019hyperinsulinisme grave, des adénomes fonctionnels ont été trouvés et enlevés à la première opération.L'hypoglycémie a été guérie.Dans les 3 autres cas, des adénomes n\u2019ont pas été trouvés à la première opération et la résection de la queue et du corps du pancréas n\u2019a eu aucun effet.Une deuxième opération avec transection de la tête a révélé des adénomes dans les trois cas.Dans deux de ces cas, il y eut guérison après résection d\u2019une large partie de la tête du pancréas contenant la tumeur.Dans le troisième cas, l\u2019énucléation de deux adénomes n\u2019a pas amené la guérison.» L'auteur conclut que l\u2019hyperinsulinisme organique sans « islet cells tumor » est rare.Si malgré l\u2019exploration minutieuse complète, aucun adénome n\u2019est découvert, que faire?Une résection de la queue du pancréas ne donne que 50% de chance d\u2019enlever un adénome microscopique; une résection du corps et de la queue, 70%; et une résection sub- totale (i.e.jusqu\u2019d droite des vaisseaux mésentériques supérieurs, ce qui nécessite une splénectomie additionnelle) 80 à 90% de chance. L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 Certains (13) vont même jusqu\u2019à préconiser la pancréatico-duodénectomie d\u2019emblée, dès la première opération, si l'examen macroscopique extemporané en coupe au millimètre, par un pathologiste averti et expérimenté en la matière, de plus des 4/5 du pancréas, n\u2019a pas montré d\u2019adénome.Il reste tout de même certains cas où le patient a subi une pancréa- tectomie partielle, sub-totale, et a été guéri; et dans l\u2019étude histologique attentive, complète, de toute la pièce réséquée aucun adénome n\u2019a été trouvé (4).Ces cas sont difficiles à expliquer.Enfin les cas d\u2019adénome malin avec métastases à distance, surtout au foie, sont souvent inopérables ou excessivement difficiles à contrôler par la chirurgie.La plupart de ces adénomes ont des métastases qui sont elles- mêmes fonctionnelles (2).Dans ces cas, il vaut la peine de tenter la thérapeutique à l\u2019'ACTH (2) ou au gluca- gon (23).Histologiquement (24) les adénomes peuvent être classés en: 1) bénins 2) adénocarcinomes grade I sans métastases 3) adénocarcinomes avec métastases.La classification pour le groupe 1 et 3 est facile, mais pour le groupe 2, le problème est loin d\u2019être réglé (13).Enfin la question de la corrélation entre la clinique et l\u2019histologie quand il y a hyperin- sulinisme organique vrai et absence de lésion microscopique, est encore discutée et le dilemme est complet.Les théories soutenant la polynésie (multiplication des îlots), la ma- cronisie (agrandissement des îlots), la prédominance de cellules alpha par compensation (règle de Bernhardt), ou la prédominance d\u2019ilots géants ne contenant que des cellules bêta, sont défendues par les uns (18), rejetées par les autres.Les complications postopératoires les plus fréquentes aujourd\u2019hui découlent surtout de l'obésité souvent marquée que présentent ces malades (phlébite, thrombose, embolie, até- GOSSELIN er CorL.: HYPOGLYCEMIE SPONTANEE 283 lectasie pulmonaire).Le diabète transitoire qui apparaît après l\u2019opération se montre toujours dans les 24 heures et ne dure que quelques jours.Il y aura, évidemment, diabète permanent s\u2019il y a eu pancréatectomie totale.Les fistules, les pseudo-kystes et la pancréatite aiguë avec nécrose sont plutôt rares (13).Enfin, il y a parfois une hyperthermie fatale, inexpliquée, qui apparaît le troisième ou quatrième jour postopératoire (8 à 10 cas rapportés).Il semble que l\u2019'ACTH pré-opéra- toire préviendrait cette tragédie.Certains pensent que ce serait une « tempête thyroïdienne » chez des patients porteurs d\u2019adénomes multiples ( pancréas - hypophyse - parathyroïde ) congénitaux, tels que décrits par Warner (13).La mortalité opératoire au total, quel que soit le genre d\u2019intervention, varie dans les grandes séries (4, 10, 13) entre 7 et 11%.Le pronostic semble bon pour les adénomes bénins, où la guérison est définitive dans presque tous les cas.La récidive locale se produit, semble-t-il, surtout dans le groupe litigieux des adéno-carcinomes sans métastase.Les cas d\u2019adéno-carcinomes malins avec métastases suivent l\u2019évolution fatale de tous les cancers.! Résumé Un cas d\u2019hypo-glycémie spontanée d\u2019origine pancréatique est présenté.Les différents types d\u2019hypoglycémie, tant organiques que fonctionnelles sont discutés.Il est à retenir que les hypoglycémies fonctionnelles, dites « de fatigue ou nerveuses », sont les plus fréquentes, les hypoglycémies organiques d\u2019origine hépatique ou pancréatique étant relativement rares.Dans un cas d\u2019hypoglycémie spontanée organique d\u2019origine pancréatique, le diagnostic repose sur la triade de Whipple, sur l\u2019hyperglycémie provoquée ou mieux sur l\u2019épreuve du jeûne.Le traitement est d\u2019emblée chirurgical dans le cas d\u2019adénomes bénins ou d\u2019adé- , 1.Nous devons le dosage biologique de l\u2019activité insulinique du plasma de cette malade au Dr Yves Dagenais du Baker Clinic Research Laboratory, Harvard Medical School. 284 nocarcinomes sans métastase.Quant aux adénocarcinomes avec métastases fonctionnelles à distance, l\u2019'ACTH, les cortico-stéroïdes et le glucagon peuvent être utilisés comme thérapeutique palliative temporaire.Depuis récemment, une nouvelle technique biologique permet de mesurer l\u2019activité insulinique du plasma en micro-unités par cc.La normale varie de 50 à 200 micro-unités par ce.Chez la malade dont le cas est présenté, les résultats obtenus durant la phase pré-opératoire montrent une activité insulinique à 855 micro- unités par cc.Après pancréatectomie sub- totale pour adéno-carcinome grade I, l\u2019activité insulinique du plasma était de 190 micro- unités par cc.Summary A case of spontaneous hypoglycemia of pancreatic origin is presented.The various types of hypoglycemia either organic or functional have been discussed.It is emphasized that the so-called nervous or functional type is quite frequent while the organic hypoglycemia either of hepatic or pancreatic origin is relatively rare.In a given case of spontaneous organic hypoglycemia of pancreatic origin, the diagnosis rests on Whipple's triad, on the glucose tolerance test or even better on the fasting test.The treatment of these cases is surgical in all cases of benign adenomas as well as in adeno-carcinomas without metastases.Cases of adeno-carcinomas with functional metastases are treated medically on a palliative basic with ACTH, cortico-steroids and glucagon.In recent months, a new bio-assay technique has been developed to measure the insulin-like activity of plasma in miero-units per ml.The normal values for humans in a fasting state vary from 50 to 200 micro-units per ml.Insulin-like activity in plasma from insulinoma cases varies from 400 to 800 micro- units.In the present case the pre-operative level was 855 micro-units per ml.; following removal of the ade- no-carcinoma grade I by subtotal pancreatectomy the values went down to 190 micro-units per ml.BIBLIOGRAPHIE (1) Michel ALBEAUX-FERNET: Adénomes lan- gerhansiens.Encyclopédie médicale chirurgicale, 2503-B.(2) C.J.BAUMGARTNER et associés: Functioning Metastases from Islet Cell Tumor of Pancreas.Year Book of Medicine, 1956-57, p.672.GOSSELIN er Corr.: HYPOGLYCEMIE SPONTANEE L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 (3) G.BOUDIN et autres: Hyperinsulinisme par adénomes des îlots de Langerhans \u2014 Adénecto- mie.Presse Médicale, 58: 694, 1950.(4) H.D.BREIDAHL et Coll.: Clinical aspects of Hyperinsulinism.J.A.M.A, 160: 198 (21 janv.) 1956.(5) JW.CONN et HS: SELTZER: Spontaneous Hypoglycemia.A.J.of Med., 19: 460 (sept.) 1955.(6) F.A.De PEYSTER et R.K.GILCHRIST: Surgical aspects of spontaneous hypoglycemia due to occult insulinoma.Arch.of Surgery, 67: 330, 1953.(7) H.ELRICK et Coll.: Glucagon Treatment of Insulin Reactions.N.E.J.of Med., 258: 476 (mars) 1958.(8) J.HAARSTAD: Hormones producing insuloma in diabetes mellitus.Acta Medica Scand.159: 247, 1957.(9) J.HOLST: Some problems in the operative treatment of hyperinsulinism.Acta Chir.Scand., 105: 138, 1953.(10) JJM.HOWARD, N.H.MOSS, JE.RHOADS: Hyperinsulinism and islet cell tumors of the pancreas.Int.Abst.of Surgery, in Surg., Gyn.and Obst., 90: 415 (mai) 1950.(11) D.B.MARTIN, A.E.RENOLD, Y.M.DA- GENAIS: An assay for insulin-like activity using rat adipose tissue (preliminary communication).The Lancet, 2: 76, 1958.(11a) Yves DAGENAIS: Communication personnelle.(12) PASCHKIS, RAKOFF, CANTARROW : Clinical Endocrinology.pp.641-652.Hoeber-Harper, 1954.(13) M.R.PORTER, V.R.FRANTZ: Tumors associated with hypoglycemia, pancreatic and extra- pancreatic.A.J.of Med., 21: 944 (déc.) 1956.(14) M.R.PORTER: Changes in pancreatic physiology incident to pancreatic disease or surgery.Surg.Clinic of North Amer.avril 1958, pp.487- 504.(15) EH.RYNEARSON: Hyperinsulinism.Rocky Mountain Med.J., (mai) 1942.(16) E.H.RYNEARSON : Hyperinsuliniim among malingerus.Med.Clin.of N.Amer., 477, 1947.(17) D.A.SCHOLZ et Coll.: Spontaneous hypoglycemia associated with fibrogenic tumor: Report of 2 cases.Ann.Int.Med., 46: 796 (avril) 1957.(18) M.SENDRAIL et Coll.: Sur l'étude cytologique du pancréas endocrine dans l\u2019hyperinsulinie tumorale et dans l\u2019hyperinsulinie fonctionnelle.Bull.de l\u2019Acad.Nat.de Méd., 141: 244 (19-26 mars) 1956.(19) P.G.SKILLERN et EH.RYNEARSON : Medical aspect of hypoglycemia.J.of Clin.endocrinology and metab., 13: 581 (mai) 1953.(20) G.THOMERET et Coll.: Guérison d\u2019une hypoglycémie grave par l\u2019ablation d\u2019un adénome L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 pancréatique des îlots de Langerhans.Mém.de l\u2019Acad.de Chirurgie, 84: 61 (janv.) 1958.(21) A.O.WHIPPLE: Islet cell tumors of the pancreas.C.M.À.J., 66: 334 (avril) 1953.(22) Textbook of Endocrinology, 2e édition.Saunders, Philadelphie, 1955 \u2014 pp.476-482.(23) B.R.LANDAU et Coll.: Prolonged Glucagon GOSSELIN er CoLL.: HYPOGLYCEMIE SPONTANEE 285 administration in a case of hyperinsulinism due to disseminated islet-cell carcinoma.N.E.J.of Med, 259: 286 (août) 1958.(24) R.LOPEZ-KRUGER et M.B.DOCKERTY : Tumors of Islets of Langerhans.85: 495 (oct.) 1947.(25) J.-P.CHOLETTE: Communication personnelle.LE SYNDROME DE EHLERS-DANLOS ET GROSSESSE Paul-A.BOILEAU et Louis DIONNE, Hôpital Maisonneuve (Montréal).Généralement classifié parmi les maladies de la peau, le Syndrome d\u2019E-D.est connu sous plusieurs synonymes dont voici les principaux: Cutis Laxa, Cutis Hyperelastica, Dermatorhexis, Dermatochalasis, Arthrochalasis, Indien à la peau de caoutchouc.En somme, toutes ces dénominations ne mettent en évidence qu\u2019un signe particulier, tandis que le syndrome classique d\u2019E-D.est constitué par la triade suivante: 1 \u2014 Une fragilité anormale des vaisseaux sanguins et de la peau.(dermatorhexis) 2 \u2014 Une hyperélasticité de la peau.(der- matochalasis) 3 \u2014 Une hyperflexibilité des articulations.(arthrochalasis) SYMPTOMATOLOGIE Nous avons mentionné trois ordres de symptôme : 1 \u2014 Dermatorrhexis La Dermatorhexis s\u2019extériorise par une fragilité anormale de la peau au traumatisme.Le moindre choc produira une blessure et un ecchymose disproportionnés.Surtout aux régions osseuses proéminentes, on trouvera des cicatrices atones, non adhérentes, plus larges que la blessure initiale, vicieuses et faisant tumeur.Ceci s\u2019explique par un défaut de prolifération fibroblastique.Quant à la fragilité vasculaire dont relèvent les ecchymoses et les hématomes, elle serait secondaire à la déficience du collagène qui soustrait aux vaisseaux leurs moyens de soutien et de protection.Les analyses pour dépister un trouble sanguin ont toujours été négatives: il n\u2019y a aucune tendance à l\u2019hémorragie, les temps de coagulation et de saignement sont normaux, les décomptes globulaires restent dans les limites de la normale.2 \u2014 Dermatochalasis La peau elle-même est douce, veloutée au toucher, ridée par endroit, extraordinairement lâche et élastique.Elle se laisse distendre démesurément et reprend intégralement sa place.On peut trouver cet hyperélasticité localisée à certaines zones (v.g.cuisse) ou bien s\u2019étendant à toute la peau.Souvent la peau elle-même est hypersensible et le moindre pincement est douloureux.8 \u2014 Arthrochalasis L\u2019Arthrochalasis se manifeste par une laxité exagérée des articulations provoquant des entorses, des luxations récidivantes au moindre choc.Par exemple, l\u2019individu se luxe l\u2019épaule à chaque fois qu\u2019il met son manteau.Cette instabilité articulaire se rencontre aux grosses articulations, mais surtout aux doigts où elle est plus marquée, permettant des mouvements au delà des limites normales.Elle serait due à une lâcheté anormale de l\u2019appareil ligamentaire. 286 MALFORMATIONS ASSOCIÉES Le syndrome d\u2019E-D.est souvent associé à d\u2019autres malformations pour la plupart congénitales dont voici quelques types: Retard mental \u2014 Oligophrénie \u2014 Atonie gastrique \u2014 Ptose intestinale \u2014 Méga- œsophage \u2014 Mégacolon \u2014 Achondroplasie \u2014 Ostéoporose \u2014 Atrophie musculaire congénitale \u2014 Lipomatose \u2014 Neurofibro- matose \u2014 etc.HISTORIQUE Cette triade a été d\u2019abord décrite en 1901 par un dermatologiste allemand, nommé Eh- lers; en 1908, Danlos, médecin français, retrouva chez un malade une fragilité cutanée et vasculaire, associée à des lésions pseudo- tumorales molluscoïdes et à une élasticité anormale de la peau.Par la suite, différents auteurs rapportèrent des cas isolés plus ou moins complets du Syndrome de E-D.En 1955, on comptait un total de 100 cas, publiés dans la littérature médicale.ETIOLOGIE GENERALE Maladie héréditaire, souvent familiale, le Syndrome semble relevé d\u2019un caractère Mendélien dominant.L\u2019incidence selon le sexe ne montre pas de préférence.La consanguinité des parents est un facteur prédisposant bien établi.Parfois on relève une histoire de prématurité; ainsi par exemple, on rapporte plusieurs cas familiaux chez des enfants prématurés, tandis que les frères et sœurs, nés à terme, étaient sains.À la naissance on ne retrouve habituellement que les signes cutanés et, articulaires.Il faut attendre l\u2019âge de la marche, pour que se révèle l\u2019atteinte vaseu- laire.La maladie n\u2019affecte en rien la longévité.HYPOTHÈSES ÉTIOLOGIQUES ET HISTOLOGIE De nombreuses théories ont été énoncées, mais il ne semble pas y en avoir aucune de satisfaisante de telle sorte que l\u2019étiologie véritable est restée obscure.Un auteur, rapportant un cas qui affichait un défaut de déve- BOILEAU er DIONNE: SYNDROME D\u2019EHLERS-DANLOS 1\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 loppement sexuel, a émis 1\u2019hypothése d'un trouble polyglandulaire; un autre, devant la fréquente association de maladies congénitales a pensé a un trouble embryologique.D\u2019autres parlent d\u2019hypersurrénalisme.Ce qui aujourd\u2019hui semble le plus admis se base sur les trouvailles faites au microscope.En effet, les coupes histologiques ont montré un trouble au niveau des fibres du ccllagéne du derme; on a vu que les trousseaux de fibres étaient remplacés par de fines fi- brilles plus ou moins désintégrées et isolées les unes des autres; ainsi donc les formations en paquet faisant défaut, la couche réticulaire est plus lâche et moins dense.Le tissu élastique, par ailleurs, semble beaucoup plus abondant que dans le derme normal; s\u2019agit-il d\u2019une augmentation relative ou absolue?Il est difficile de le prouver.Danlos n\u2019a pas voulu admettre une altération vasculaire propre, puisqu\u2019il interprète la fragilité des vaisseaux par le défaut en collagène de la peau, qui, dès lors ne protège pas suffisamment les réseaux vasculaires, ne jouant plus le rôle de tampon amortisseur du traumatisme.Quant aux lésions articulaires, l\u2019anomalie siège au niveau du mésoderme de la capsule péri-articulaire; comme à la peau, il y a déficience du tissu collagène.Certains interprètent la laxité articulaire comme le résultat d\u2019une hypotonie musculaire et ligamentaire dont les structures conjonctives sont altérées.RADIOLOGIE Souvent la Radiologie dépistera dans les tissus sous-cutanés de petits nodules calcifiés qui ressemblent aux phlébolithes.Ce sont les pseudo-tumeurs décelables à l\u2019examen clinique, qui prennent une apparence molluscoïde.Au niveau des articulations, l\u2019examen radiologique est habituellement négatif.BIOPSIE Les prélèvements cutanés examinés montrent un épiderme atrophié avec raréfaction des fibres de collagène.Le tissu élastique est L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 plus abondant tandis que les dépôts graisseux sont rares.Au niveau des pseudo-tumeurs, on a vu des dépôts graisseux en dégénérescence kystique, en train de s\u2019isoler dans le tissu sous-cutané et dont les parois peuvent être infiltrées de sels calcaires.TRAITEMENT Il y a peu à dire au sujet du traitement puisqu\u2019il n\u2019y en a aucun de spécifique.Le médecin est réduit à poser un diagnostic précoce et n\u2019a d\u2019autre alternative que de prévenir les traumatismes.L\u2019orthopédiste interviendra pour réduire les luxations, traiter les entorses et les fractures éventuelles.Enfin, certains conseillent un régime riche en graisse pour favoriser les dépôts graisseux au niveau du tissu cellulaire sous-cutané, ce qui aurait pour effet d\u2019offrir un meilleur paravant au traumatisme.Et voici le cas clinique que nous avons à vous présenter: Observation.Il s\u2019agit d\u2019une primipare, âgée de 39 ans, enceinte de 7 mois au moment où elle vient consulter pour la première fois, atteinte d\u2019ostéoporose généralisée et de la maladie d\u2019Ehlers-Danlos.(Ceci prouvé cliniquement, radiologiquement et histologiquement par 23 hospitalisations antérieures.) La malade a subi de multiples interventions aux membres supérieur et inférieur pour luxations ainsi que pour exérèse de nodules.Elle a de nombreuses cicatrices vicieuses et une peau très élastique et très sensible.On note la présence de nombreux nodules et de nombreux hématomes.Du point de vue obstétrical, les premiers mois de sa grossesse furent sans incident.Gain de poids d\u2019environ 10 livres.Il y a 2 mois, cependant, est apparu un œdème des membres inférieurs qui n\u2019a fait qu\u2019augmenter.Au moment où je la vois elle a un œdème moyen aux deux membres inférieurs.Depuis un mois, elle est dans l\u2019impossibilité quasi totale de marcher, à cause surtout de BOILEAU er DIONNE: SYNDROME D\u2019EHLERS-DANLOS 287 vives douleurs au niveau des articulations du bassin qui ne font que s\u2019accentuer de jour en jour.L\u2019examen objectif révèle une hauteur utérine qui correspond à environ 7 mois de grossesse.La tête a franchi le promontoire, ce qui est très rare pour une grossesse de 7 mois.Le cœur fœtal est positif et régulier.La T.A.est à 140/100.À noter que le simple fait de prendre la T.A.a provoqué une ecchymose considérable.Au toucher vaginal, l\u2019anneau externe du col, qui est épais, est entr\u2019ouvert mais l\u2019anneau interne est fermé.Le simple fait de faire un toucher vaginal a provoqué des hématomes des grandes lèvres.Le bassin est de forme gynécoide.Devant un tel tableau, quelle est la conduite à tenir?Devons-nous laisser la grossesse évoluer ou l\u2019interrompre?Et si nous devons interrompre la grossesse, vaut-il mieux le faire par césarienne ou par les voies naturelles?Jusqu\u2019à quel point les articulations du bassin peuvent être atteintes si nous laissons évoluer la grossesse?Il ne faut pas oublier qu\u2019un fœtus à terme pèse en moyenne 7 livres.Nous avons cherché la réponse à ces questions dans les volumes classiques et dans les revues médicales, mais ce fut peine perdue, aucun cas du genre n\u2019est rapporté.La patiente a alors été hospitalisée à 7 mois de grossesse et le cas fut présenté à une réunion des services d\u2019obstétrique et de gynécologie.Nous avons également demandé l\u2019opinion de l\u2019orthopédiste.Après discussion, nous en sommes venus à la conclusion qu\u2019il valait mieux interrompre la grossesse, à cause des raisons énoncées tantôt.Puisqu\u2019il n\u2019y avait pas moyen de déclencher le travail, la patiente a eu une césarienne.On en a extrait un bébé de 3 livres qui est décédé 8 heures après la naissance.Le rapport de l\u2019autopsie fut le suivant: Cause de décès: 1) Malformation congénitale du cœur.2) Atélectasie pulmonaire. 288 3) Prématurité.4) Peau: Hyperkératose.Les suites opératoires furent sans incident.A noter que toutes les analyses de laboratoire étaient dans les limites de la normale.* * * Pour conclure, en procédant de la façon que nous l\u2019avons fait, je crois que nous avons mis la patiente à l\u2019abri de toute complication.Il eut cependant été intéressant, si nous avions laissé évoluer la grossesse, de savoir si les 2 derniers mois de la grossesse auraient sérieusement compromis l\u2019état de la mère et si l'accouchement à terme aurait eu un effet désastreux, mais la sentimentalité l\u2019a emporté sur la curiosité scientifique, et nous continuons à nous demander si la décision que nous avons prise était la meilleure.Résumé Le syndrome de Ehlers-Danlos présente les caractères suivants: 1) Dermatorrhexis.BOILEAU er DIONNE: SYNDROME D\u2019EHLERS-DANLOS L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 2) Dermatochalasis.3) Arthrochalasis.Une primigeste, enceinte de 7 mois et atteinte du syndrome d\u2019Ehlers-Danlos, vient consulter.Elle est dans l'impossibilité quasi totale de marcher, & cause de vives douleurs au niveau des articulations du bassin, qui ne font que s\u2019accentuer de jours en jours.Craignant une impotence permanente si on laisse évoluer la grossesse davantage, nous optons pour une césarienne.Summary The Ehlers-Danlos disease presents the following symptoms: 1) Dermatorrhexis.2) Dermatochalasis.3) Arthrochalasis.A woman, 7 months\u2019 pregnant and having the Ehlers-Danlos disease, is complaining of very severe pains in the pelvis articulations.The pains are getting worst every day and she is now nearly unable to walk.We decided to do a Cesarian.Section in order to avoid, we were afraid, a permanent impotency to the mother. REVUE GÉNÉRALE ÉRYTHROBLASTOSE FŒTALE ET EXSANGUINO-TRANSFUSION ! Simon DOMBROWSKI et Eug.ALLARD, Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus (Québec).Le Service d\u2019Anesthésie et de Réanimation de l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus s\u2019est acquis depuis quelques années le privilège d\u2019effectuer les exsanguino-transfusions chez les fœtus aiteints d\u2019érythroblastose.Nous n\u2019osons prétendre être le seul service de cet hôpital capable de mener à bien une tranfusion d\u2019échange, mais nous croyons que ce processus, n\u2019étant pas une maneuvre anodine, doit être pratiqué par un personnel familier à la réanimation et à la veiniponc- ture.Cependant, il est obligatoire, à notre avis, qu\u2019il y ait une étroite collaboration entre l\u2019accoucheur ou l\u2019obstétricien, le pédiatre, l\u2019hématologiste et l\u2019anesthésiste pour l\u2019élaboration précise et souvent précoce d\u2019un diagnostic.En effet, un traitement appuyé sur des critères bien fondés et surtout administré en temps opportun offre les plus grandes chances de succès et élimine les désillusions presque toujours inhérentes aux mauvais diagnostics.Qu'est-ce que l\u2019érythroblastose fœtale?On peut dire que c\u2019est une maladie sanguine causée par l\u2019hémolyse des érythroblastes du nouveau-né en raison de la présence d\u2019anticorps Rh en provenance de la mère.Cette maladie se manifestera par une sym- ptomotologie riche tant en signes cliniques qu\u2019en résultats d\u2019examens de laboratoire.Du côté clinique d\u2019abord, nous aurons de la pâleur, évoluant vers l\u2019ictère par conversion de l\u2019hémoglobine des hématies détruites en bilirubine, de l\u2019hépatomégalie, de la splénomégalie, quelques fois des troubles\u2019 circulatoires et respiratoires, de l\u2019hydropisie et du purpura.1.Communication au XXVIIIème Congrès de l\u2019AM.L.F.C., Saint-André-sur-Mer, septembre 1958.S1 alors, on a recours au laboratoire, on obtiendra suivant le degré de l\u2019atteinte érythro- blastique: de l\u2019anémie, un taux d\u2019hémoglobine inférieur à 15 grammes, une bilirubinémie supérieure à 3,2 mg.%, des normoblastes augmentés et la présence d\u2019anticorps Rh (test de Coombs).Voici d\u2019ailleurs un tableau qui illustre bien le degré d\u2019atteinte du fœtus en rapport avec la symptomatologie: TABLEAU A ERYTHROBLASTOSE FOETALE.I.\u2014 Enfants normaux : Réaction de Coombs positive avec/sans: Elévation graduelle du titrage des anticorps maternels pendant la grossesse.II.\u2014 Atteinte légère: A la naissance : Signes sérologiques d\u2019isosensibilisation comme ci-dessus, Hémoglobine du cordon à 13 gm.ou plus.Pâleur, splénomégalie avec normoblastes augmentés.Plus tard: Ictère progressif des premières 24 heures.Anémie et ictère modérés avec comportement normal.IIT.\u2014 Atteinte modérément grave : A la naissance : Hémoglobine entre 11 et 155 gm.Gros foie, grosse rate.Très nombreux normoblastes.Plus tard: Les signes d\u2019ictère s\u2019accentuent avec anémie, purpura et oedémes.IV.\u2014 Atteinte grave* A la naissance : Taux d\u2019hémoglobine en dessous de 11 gm.Foie et rate énormes, etc.Pâleur excessive.Normoblastose exagérée avec trombocytopénie.Troubles respiratoires et circulatoires. 290 Lésions irréversibles: Hémoglobine en dessous de 9 gm.Symptômes sus-mentionnés de plus en plus graves avec oedème et purpura.Collapsus cordio-respiratoire incompatible avec la vie.S'il est utile de connaître cette classification, aussi est-il sage de savoir anticiper avant même la naissance de l\u2019enfant l\u2019intensité de l\u2019affection et parfois hâter l\u2019arrivée DOMBROWSKI er ALLARD: ÉRYTHROBLASTOSE FŒTALE L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Murs 1950 d'anticorps par la mère est peu prononcée, ce qui explique l'atteinte modérée du fœtus.Cependant, au fur et à mesure que les grossesses se succèdent, la formation d\u2019anticorps s\u2019accentue et l'atteinte du fœtus est de plus en plus grave.Voici groupé dans ce tableau les différentes combinaisons qui peuvent se présenter dans le groupement Rh: père, mère, fœtus et les complications inhérentes s\u2019il en est: TABLEAU B Mère Père Enfant sera Complication Rh négative Rh NÉGAtIÉ \u2026mesesremreemenenenmerenens -n\u2026 Rh négatif \u2026 Aucune Rh positive Rh positif Rh positif Aucune Rh positive Rh négatif n\u2026mmenmmenmnnnnennnnenensee KR POSItIÉ mumnmmnAUcuUNE ou Rh négatif \u2026\u2026\u2026nnlixtrêmement rare Homozygos \u2026.\u2026 RM positif moe \u2026 Rare au premier enfant plus en plus grave par Rh négative mmm Bh pOSItIf wenn la suite.Héterozygos ew.Rh positif .Idem.Rh négatif Aucune.d\u2019un fœtus voué à une mort certaine, s\u2019il va au terme de la grossesse.Dans ce but, nous conseillons un groupement (A.B.O.) et la détermination du facteur Rh à toute femme en gestation, car un nombre assez grand de cas de maladie hémolytique, soit près de 60% est lié à l\u2019incompatibilité \u201cA.B.O.\u201d père, mère, fœtus.Le système \u201cA.B.O.\u201d diffère des autres groupes sanguins dans la manifestation immunologi- que à plusieurs points de vue, notamment par la présence d\u2019hémolysine et d\u2019opsonine.La mère est toujours du groupe O, et le fœtus du groupe À ou B ou AB.L\u2019érythroblastose classique est causé par l\u2019anticorps Rh anti-D.Voici la marche suivie par l\u2019érythroblastose: une mère Rh \u2014 conçoit un fœtus Rh \u2014.La présence du facteur Rh dans le sang du bébé engendre un processus de défense chez la mère.Pour se défendre, elle produit des anticorps anti Rh qui franchissent la barrière placentaire et viennent agglutiner les hématies du fœtus.Lors de la première grossesse, la formation Ainsi, chaque fois que l\u2019on est en présence d\u2019une mère Rh négative et d\u2019un père positif, il sera indiqué de faire un titrage des anticorps Rh chez la mère.Un premier titrage aura lieu au troisième mois de la grossesse et sera répété de préférence à tous les mois jusqu\u2019au huitième mois de la grossesse.Pour les deux derniers mois, il est conseillé de faire un titrage aux 15 jours.Le but de cette série de titrages est de connaître le degré d\u2019immunisation de la mère à son fœtus et conséquemment l\u2019évolution dans l\u2019atteinte du fœtus par les produits d\u2019immunisation de la mère.On pourra ainsi juger des chances de survie de l\u2019enfant à telle ou telle période de la grossesse et à la naissance et de plus prêt à intervenir dès la délivrance, s\u2019il est besoin.La date d\u2019apparition des anticorps est d\u2019une grande importance sur l\u2019atteinte du fœtus.Si les anticorps n\u2019apparaissent que dans les quatre dernières semaines on est à peu près certain que le fœtus sera intact.D'autre part, il est maintenant de pratique courante de déclancher le travail entre la 32 et L'Union Méd.Canadn Tome 88 \u2014 Mars 1959 36e semaine de la grossesse chez une par- turiante, porteuse d\u2019un fœtus érythroblasto- sique, qui à ses accouchements précédents n\u2019a pu donner naissance à un bébé vivant ou dont on n\u2019a pu conserver la vie en raison d\u2019une trop grave maladie hémolytique.Il va de soi que les chances de survie d\u2019un tel prématuré ne dépassent guère 50%, mais peut-on hésiter quand on sait d\u2019autre part qu\u2019à terme ses chances sont de O0 à 1%.Dès sa naissance, sur le fœtus, susceptible d\u2019être porteur d\u2019érythroblastose, devra prélever de son cordon du sang pour la détermination du facteur Rh et un test de Coombs ou d\u2019antiglo- buline si son Rh est positif.Si l\u2019anamnèse, les signes cliniques et les résultats de laboratoire confirment la présence de la maladie hémolytique du nouveau-né, la transfusion d\u2019échange s\u2019impose.TRAITEMENT Les deux buts de l\u2019exsanguino-transfusion sont: 1.\u2014 Le rejet des produits de destruction sanguine avant qu\u2019ils ne produisent des lésions irréversibles aux organes vitaux.2.\u2014 La correction de l\u2019anémie.Le critère le plus précis de la progression de la maladie hémolytique sera le dosage du niveau de l\u2019hyperbilirubinémie.Chez le nouveau-né normal, la fonction destructrice de la bilirubine par le foie est mal établie dans les premiers jours.C\u2019est là, la cause de l\u2019ictère que l\u2019on dit physiologique et qui disparaît dès que les fonctions hépatiques s\u2019améliorent.Le chiffre normal de la bilirubine à la naissance va de 1,4 à 3,2 mg.% et le taux maximum est atteint le troisième jour, il est de 3,1 à 12 mg.%.Si la bilirubine monte à 30 mg.%, il se produit des troubles encéphaliques incompatibles avec une survie exempte de séquelles nerveuses, 20 mg.étant la limite tolérable.Le succès dans le traitement de l\u2019érythroblastose dépend, comme nous le disions au début, de la coopération efficace d\u2019une équipe entraînée d\u2019accoucheur, de pédiatre, d\u2019inter- DOMBROWSKI er ALLARD: ÉRYTHROBLASTOSE FŒTALE 291 niste, d\u2019anesthé:ziste réanimateur et transfu- seur et d\u2019infirmières.L\u2019accoucheur qui prévoit la naissance d\u2019un enfant atteint d\u2019érythroblastose doit prévenir le pédiatre que cette femme est en travail et conduire l\u2019accouchement avec le moindre traumatisme possible.Il doit de plus conserver le cordon ombilical assez long pour que l\u2019introduction d\u2019un cathéter en soit facilitée.= Le pédiatre, après examen clinique et à l\u2019aide des résultats des examens de laboratoire, décide de l\u2019opportunité de l\u2019exsanguino- transfusion et les anesthésistes doivent toujours être prêts à procéder sans retard lorsque la décision est prise.Une technique minutieuse s\u2019impose pour l\u2019exsanguino-transfusion par la veine ombilicale pour un traitement radical unique ou par la veine saphène si plusieurs exsanguino sont nécessaires.1.\u2014 L\u2019exsanguino chez le nouveau-né peut et doit être pratiqué avec une asepsie chirurgicale.2.\u2014 On aura soin de n\u2019employer que du sang frais, soit du sang prélevé pas plus de 48 heures à l\u2019avance.3.\u2014 Ce sang sera du même groupe que celui de l\u2019enfant, mais de Rh négatif.4, \u2014 La quantité efficace de sang à injecter est de l\u2019ordre de 400 à 500 cm3 ou 80 cm?par livre de poids.5.\u2014 La procédure doit s\u2019étendre sur une période de temps d\u2019au moins une heure.Ceci dans le but d\u2019éviter une surcharge ou déplé- tion trop brusque de la circulation.6.\u2014 Le sang est maintenu à la température de la chambre.7.\u2014 L'utilisation de sang citraté fait recommander l\u2019injection systématique, tous les 100 em, de 0,10 g.de gluconate de calcium.Le sang hépariné tend à être employé au lieu du sang citraté.On élimine ainsi les intoxications au citrate de soude surtout si les transfusions sont répétées.De plus, la quantité d\u2019héparine employée ne dépassant pas 1,5 ml.ou 1,500 unités, la concentration en 292 hémoglobine du sang du donneur n\u2019est pas réduite par dilution.Indications du traitement: 1.\u2014 Chez un prématuré pesant moins de 515 livres.2.\u2014 Quand le bébé précédant a été gravement atteint.3.\u2014 Quand l\u2019hémoglobine du cordon est inférieure à 15 grammes%.4.\u2014 Quand l\u2019hémoglobine du cordon est supérieure à 15 grammes, mais que le taux de bilirubine du cordon est supérieur à 2,8 mg.%.5, \u2014 Lorsque la bilirubine dans le sérum du bébé s\u2019élève à 20 mg% ou plus.Il est à noter qu\u2019après une exsanguino- transfusion, le bébé doit être surveillé étroitement et si la bilirubinémie s\u2019élève de nouveau à 20 mg.% ou plus, et moins chez un petit bébé soit de 15 ou 17 mg, une autre transfusion d\u2019échange devra être faite.Dans la maladie hémolytique par incompatibilité A.B.O., la symptomatologie est moins hative, n\u2019apparaîssant en général qu\u2019après 48 heures post-natum et l'indication principale pour une exsanguino-transfusion est une bilirubinémie à 20 mg.% ou plus.Le degré de jaunisse devra être considéré comme le signe clinique le plus évident.Technique.Nous avons mis à l\u2019essai quelques techniques avec des résultats relatifs pour adopter finalement la méthode que voici: La voie d\u2019accès est la veine ombilicale si le nouveau-né ne dépasse pas deux jours et s\u2019il ne faut qu\u2019une ou deux exsanguino-trans- fusions; ou la veine saphène, si la première voie est inaccessible ou si plusieurs transfusions sont anticipées.Après avoir introduit un cathéter en polyéthylène d\u2019une longueur de 10 à 15 centimètres et de calibre d\u2019une aiguille No 18 dans la veine ombilicale, on s\u2019assure que le reflux sanguin est efficace.On assemble ce cathéter, muni d\u2019un embout, (soit aiguille No 18, soit joint Touhy-Borsh) DOMBROWSKI sr ALLARD: ERYTHROBLASTOSE FARTALE L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 à un robinet à trois voies à manette mobile et la partie caoutchoutée de celui-ci à un autre robinet identique à trois voies qui reçoit le sang du donneur.Nous utilisons deux seringues de 10 cm?reliées à chaque robinet à trois voies qui aspirent et refoulent le sang donneur-fœtus.Alors successivement, nous soutirons 10 cm® de sang du bébé que nous rejetons dans un récipient gradué puis nous injectons 10 em* de sang du donneur et ceci jusqu\u2019à concurrence de la quantité nécessitée par le poids du bébé.À notre avis, plus l\u2019échange s\u2019effectue lentement plus le nettoyage de la bilirubine est efficace.Si le bébé présente des signes de fatigue, toute manoeuvre doit être cessée pour quelques minutes.Advenant des signes sérieux de choc, l'injection doit être arrêtée puis 30 à 40 cm® de sang soutirés es de l\u2019oxygène doit être administré, car un bébé qui montre des signes de fatigue peut mourir dans un laps de temps très court.Il est recommandable de garder en permanence un stéthoscope appliqué à la région précordiale afin de déceler précocement les moindres signes d\u2019intolérance.RÉSUMÉ Disons que l\u2019érythroblastose fœtale nécessite un diagnostic précoce qui sera obtenu par: 1.\u2014 Un groupement sanguin et la détermination du facteur Rh chez toutes les femmes enceintes.2.\u2014 Une recherche de la présence d\u2019anticorps Rd chez les femmes dont le facteur Rh est négatif.3.\u2014 À la naissance du fœtus en érythroblastose, un test de Coombs par le sang du cordon.4.\u2014 Une fois que le diagnostic est posé, faire autant d\u2019exsanguino-transfusions qu'il est nécessaire pour maintenir la bilirubine totale du sérum inférieure à 6 mg.%.Pour cela l\u2019hôpital qui assume la responsabilité de ces cas doit être préparée à faire tous les examens sérologiques et les transfusions d\u2019échange à toute heure désirée. L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 BIBLOGRAPHIE (1) BENHAMOU et ALBOU: Transfusions sanguines et actualités hématologiques, 1954.(2) JOLIVET : Le traitement de la maladie hémolytique du Nouveau-né.L\u2019Union médicale du Canada, 85: 170 (février) 1956.(3) MILA PIERCE et Coll.: The diagnosis and treatment of erythroblastosis fetalis, Am.Jour.of Obs and Gynecology, 75: 357 (février) 1958.DOMBROWSKI er ALLARD: ÉRYTHROBLASTOSE FŒTALE 293 (4) B.CHOWN: The place of early induction in the management of erythroblastosis fetalis, Can.Med.Ass.Journal, 78: 249 (février) 1958.(5) VALENTINE: Exchange transfusions in the newborn using heparinised blood, Can.Med.Ass.Journal, 78: 927 (15 juin) 1958.(6) JENNINGS et Coll.: Hemolytic disease of the newborn, Bulletin of Woman\u2019s Hospital of Detroit.1: (janvier) 1957.DIVERTICULOSE ET DIVERTICULITE DU CÔLON SIGMOÏDE ! Claude GAUDREAU (Edmundston, N.-B.).Le sujet à traiter est très vaste et nous nous limiterons forcément à certaines notions générales, ensuite nous passerons quelque temps à vous exposer l\u2019évolution du traitement de cette maladie depuis quelques années.Le traitement de la diverticulite a nécessairement évolué par la force des choses et pour diverses raisons dont les principales sont les suivantes: l\u2019apparition des sulfamidés et antibiotiques; une meilleure compréhension des changements intimes chez les opérés; une plus grande connaissance de la nature et de l\u2019évolution de la maladie elle-même; et enfin à cause de la longévité de la population, nous avons dû, depuis quelques années, envisager cette maladie sous de nouveaux aspects.Disons d\u2019abord, qu\u2019un diverticule du côlon, est une hernie de la muqueuse à travers les fibres musculaires.Il se développe ainsi un sac herniaire de dimension et de forme variables.La présence de plusieurs diverticules s\u2019appelle diverticulose.Un certain nombre de patients souffrant de diverticulose développeront un jour ou l\u2019autre des phénomènes inflammatoires d\u2019un ou de plusieurs diverticules et on parlera ainsi de diverticulite.Nous ne connaissons pas les vraies causes de ces diverticules, mais on sait qu\u2019ils sont le résultat d\u2019une faiblesse de la paroi intestinale en même temps qu\u2019une augmentation de la pression dans la lumière de l\u2019intestin.Ces deux états 1.Communication au XXVIIIème Congrès de PAM.L.F.C., Saint-André-sur-Mer, septembre 1958.expliqueraient la fréquence de diverticulose au côlon sigmoïde.En effet, nous savons que plus de 80% des diverticules du côlon siège à ce niveau.D\u2019où l\u2019importance de divertieu- lose et diverticulite au côlon sigmoïde.La maladie est rare avant l\u2019âge de 35 ans.D\u2019après des examens radiographiques du côlon, nous savons que 10% de la population souffre de diverticulose du sigmoïde après l\u2019âge de 40 ans.Un rapport publié par Welch de Boston, après une série de 2,000 radiographies consécutives du côlon, est intéressant à ce sujet.Il note que cette maladie est plus fréquente à mesure que nous avançons en age, et qu\u2019à 85 ans, des diverticules du côlon sont présents dans 2/3 des cas examinés.D\u2019autres observateurs ont publié des rapports semblables récemment.Quant à la diverticulite, la courbe de fréquence se rapproche de cette dernière.À l\u2019âge de 60 ans, environ 20% des cas de diverticulose développeront de la di- verticulite, tandis qu\u2019à l\u2019âge de 80, environ 33% souffriront de diverticulite.Ces chiffres sont très significatifs, surtout lorsqu\u2019il s\u2019agit du traitement de cette maladie.La symptomatologie de la diverticulose est très variable.Plusieurs personnes porteuses de diverticules du sigmoïde ne présenteront jamais de symptômes.Le plus grand nombre toutefois présenteront les symptômes suivants: constipation, flatulence, douleurs abdominales, malaises et distention abdominale; le plus petit nombre souffre de douleurs avant ou 294 après la défécation, diarrhée, alternance de diarrhée et de constipation.Quant à la di- verticulite du sigmoïde, elle présente des symptômes semblables à l\u2019appendicite aiguë, mais siégeant à gauche.En résumé les symptômes sont les suivants: douleurs subjectives et objectives dans la fosse iliaque gauche, accompagnées de défense musculaire dans la même région.Il y a parfois signes d\u2019obstruction intestinale, de formation d\u2019abcès ou de fistules internes.La diverticulite peut-être une manifestation aiguë, chronique, ou bien récidivante et périodique, compliquée ou non compliquée.C\u2019est 1ci dans les cas de diverticu- lite que le chirurgien entre le plus souvent en scène.Naturellement, avant d'imposer un trarte- ment médical ou chirurgical aux patients souffrant de diverticulose et de diverticulite, il faudra de toute nécessité faire un diagnostic précis de la maladie.Nous aurons recours aux moyens suivants: examens radiographi- ques du côlon et examen sigmoïdoscopique.L\u2019image radiographique de diverticulose est le plus souvent caractéristique.Nous y voyons des petites pochettes remplies de barium le long du sigmoïde.Quant à la diverticulite, nous y verrons le plus souvent un retrécisse- ment de la lumière intestinale.C\u2019est alors qu\u2019il y a confusion entre l\u2019aspect radiogra- phique du cancer et diverticulite du côlon, à tel point que dans 18 à 25% des cas, il est impossible de différencier les deux entités par examen radiographique.Bien que l'examen sigmoïdoscopique est beaucoup moins concluant, nous y avons recours moins comme aide dans le diagnostic positif de diverticulose et diverticulite, que comme moyen de diagnostic différentiel pour éliminer toutes autres lésions organiques.Les seuls cas de diverticulose qui nécessitent un traitement médical sont ceux qui présentent des symptômes.Il faudra donner un traitement symptomatique en prescrivant une diète sans résidu et en régularisant les selles à l\u2019aide de laxatifs doux.Assez souvent, la symptomatologie deviendra moins impor- GAUDREAU: DIVERTICULOSE \u2014 DIVERTICULITE L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 tante et le patient sera en partie soulagé.D\u2019un autre côté le traitement de la diverticulite est plus compliqué et variera avec le degré ou l'importance de la manifestation.Dans les cas de diverticulite légère on ajoutera au traitement mentionné plus haut: repos, antibiotiques et antiseptiques intestinaux.Toutefois, ces traitements ne suffiront pas pour un grand nombre de cas de diverticulite.Nous pourrons rencontrer les manifestations suivantes qui ne cèderont pas ou ne seront pas contrôlées par le traitement médical: il peut s\u2019agir d'une simple diverticulite sans complications avec phénomènes inflammatoires plus ou moins prononcées; ou bien nous pouvons être mis en face d\u2019une perforation de diverticule avec réaction de péri-diverticulite, ou bien formation d\u2019abcès localisé ou même apparition de péritonite généralisée; une réaction de péri-diverticulite influencera souvent le fonctionnement du côlon et produira une obstruction intestinale partielle ou complète; après formation d\u2019abcès dans la région du sigmoïde, il peut y avoir évacuation de pus dans les selles ou urines, ceci nous indiquera que l\u2019abcès s\u2019est ouvert spontanément dans le côlon ou la vessie donc formation de fistule; un très petit nombre de cas de diverticulite se compliquera d\u2019hémorragie plus ou moins importante, il peut y avoir des attaques répétées de di- verticulite et c\u2019est dans ces cas que les complications seront les plus fréquentes.Après plusieurs attaques, il sera parfois possible de palper une masse dans la fosse iliaque gauche.Dans ces mêmes cas, un lavement baryté nous révélera un rétrécissement de la lumière intestinale, c\u2019est ici qu\u2019apparaîtra le problème de différenciation entre diverticulite et cancer.C\u2019est en face de toutes ces éventualités qu\u2019on fera appel à la chirurgie.Nous savons de plus que la diverticulite est une maladie progressive et de plus en plus nous faisons appel au chirurgien même pour les cas de diverticulite non compliquée.En L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 résumé donc les indications de chirurgie dans les cas de diverticulite sont les suivantes: 1) Diverticulite sans complication: après première attaque, ou persistance de symptômes, ou crises répétées de diverticulite.2) Diverticulite avec abcès localisé.3) Diverticulite avec péritonite généralisée.4) Diverticulite compliquée d\u2019obstruction intestinale.5) Persistance de déformité du côlon après examens radiographiques répétés.6) Danger de présence de cancer dans les cas de diverticulite à répétition avec sténose de la lumière intestinale.7) Hémorragie répétée ou sérieuse.8) Diverticulite associée à symptômes url- naires.9) Diverticulite avec fistule interne ou externe.Dans les indications citées plus haut, nous désirons faire remarquer que le traitement appliqué et la technique employée le plus fréquemment jusqu\u2019à quelques années passées a été des opérations répétées pour chaque malade souffrant de cette maladie.On procédait le plus souvent par une diversion des selles en faisant une colostomie en amont du sigmoïde, pour ensuite s\u2019attaquer à la lésion elle-même en réséquant le sigmoïde quelques semaines ou quelques mois après la première opération.Quelques semaines après la 2ème opération, on procédait à la dernière étape en refermant la colostomie.Ces opérations à étapes multiples signifient une maladie prolongée et nécessitent de longues périodes d\u2019hospitalisation et nécessairement un fardeau financier de la part du malade et de sa famille.Loin de moi la pensée qu\u2019on puisse à l'heure actuelle, rejeter ces opérations par étapes et réduire tout cela à une résection du sigmoïde avec anastomose termino-terminale d\u2019emblée dans tous les cas cités plus haut.Ces opérations multiples sont et seront toujours indiquées dans les cas de diverticulites compliquées et seront une protection pour le malade autant que pour le chirurgien.GAUDREAU: DIVERTICULOSE \u2014 DIVERTICULITE 295 Cependant, je désire insister sur le fait qu\u2019un plus grand nombre de cas de diverticu- lite devrait être soumis à une résection immédiate du côlon malade suivi d\u2019anastomose.Depuis 5 à 10 ans, il y a eu une tendance vers cette initiative avec d\u2019heureux résultats.Un plus grand nombre de patients souffrant de diverticulite ont été soumis à une seule opération définitive et cette technique s\u2019est justifiée par une morbidité au minimum et une mortalité très basse.Comme je le mentionnais dès le début de cette présentation, le traitement chirurgical a évolué dans cette direction en particulier pour deux raisons: la diminution assez forte de morbidité et mortalité dans la chirurgie du côlon depuis l\u2019avènement des antibiotiques et antiseptiques intestinaux, et aussi une meilleure compréhension de la nature même de la maladie.En face d\u2019un cas aigu de diverticulite, lorsque la maladie nous permet de préparer adéquatement l'intestin avec les antibiotiques, il devient donc possible de faire une résection primaire du côlon malade après une résolution plus rapide et plus complète du segment intestinal inflammé.De cette façon, cette opération définitive contre la diverticulite offre le meilleur espoir de prompt rétablissement avec un seul risque et le minimum de dépenses.D\u2019après mon humble expérience et nécessairement restreinte, mais surtout d\u2019après l\u2019expérience d\u2019autres nombreux chirurgiens, cette attitude est certainement justifiable devant des cas bien sélectionnés et bien préparés.Il devient donc nécessaire de bien choisir les patients pour une opération élective avant le développement de complications.Etant donné la longévité de la population, il devient évident que plus de malades souffrant de diverticulite sont susceptibles de présenter au- jourd\u2019hui des complications à comparer au tout début du siècle.Cette attitude donc servira à prévenir des complications de diver- ticulite en intervenant plus tôt dans l\u2019évolution de la maladie.Cela servira à protéger les plus âgés contre les mauvais effets de maladies chroniques évolutives telles que di- 296 verticulite.Nous nous permettons donc de mentionner comme indications de chirurgie élective de diverticulite les suivantes: 1) Crises répétées de diverticulite.2) Persistance de symptômes de diverti- culite en dépit du traitement médical.3) Persistance d\u2019une déformité du côlon révélée à la radiographie et simulant une fibrose, polype ou cancer.4) L\u2019apparition de symptômes urinaires durant la crise aiguë ou une persistance des mêmes symptômes entre les crises.5) Persistance de mœlena dans des cas où le seul diagnostic est celui de diverticulite.6) Obstruction partielle du côlon causée par diverticulite.Pour mieux démontrer le point que je viens de vous exposer vous me permettrez de vous présenter au moins une série de statistiques.Ces statistiques ont été colligées par la Clinique Mayo de 1946 à 1955.Durant cette période, 424 cas de diverticulite ont été traités chirurgiealement.De 1946 à 1950, 15 cas seu- GAUDREAU : DIVERTICULOSE \u2014 DIVERTICULITE L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 lement ont été traités en un seul temps, tandis que de 1950 à 1955, 98 cas ont été traités par une seule opération.Ceci révèle l\u2019importance de plus en plus grande de la chirurgie élective dans la diverticulite du côlon.Résumé En résumé donc, les complications de la diverticulite continueront d\u2019exister et il faudra recourir à des opérations en plusieurs temps pour les guérir.Cependant, les autres manifestations aiguës de la diverticulite nous permettant une préparation adéquate du côlon, pourront être traitées de préférence par une résection en un seul temps.En se rappelant que la chirurgie du côlon, aujourd\u2019hui, est suivie d\u2019une morbidité et d\u2019une mortalité basses, on deviendra un peu plus agressif dans le traitement chirurgical de la diverticulite, et conséquemment on préférera de plus en plus la chirurgie élective en un seul temps à la chronicité de la maladie, à tous les effets secondaires des complications aiguës, et aux risques attachés aux opérations en plusieurs temps. MOUVEMENT MÉDICAL LA CHRONORADIOGRAPHIE DE L'ESTOMAC VERS UNE RADIOLOGIE PHYSIOLOGIQUE.Pierre PORCHER.L\u2019auteur de l\u2019article suivant, ce chef respecté de la radiologie francaise, est, par surcroit, un maître en gastro-entérologie.Ses travaux dans l\u2019une et l\u2019autre des deux spécialités ont répandu son nom dans tous les continents; ses livres et articles sont toujours en forte demande dans les bibliothèques.Tout médecin qui visite la France ne tarde pas à entendre parler de Pierre Porcher car dès qu\u2019une controverse éclate entre radiologistes, gastro-entérologues et chirurgiens de ce pays, c\u2019est à lui qu\u2019on s\u2019adresse d\u2019instinct pour la décision finale.Porcher le savant étant connu des médecins de langue française au Canada, ce mot de présentation tient plutôt lieu de tribut d\u2019admiration et de gratitude, au nom de nos compatriotes, médecins et malades qui ont bénéficié de son enseignement et de ses contributions au progrès du radiodiagnostrc.Porcher radiologiste a été président de la Société de Gastro-Entérologie de France; pur diagnosticien, sans le moindre usage du bistouri, il est devenu membre de l\u2019Académie Nationale de Chirurgie.Il à reçu tous les honneurs qu\u2019il a bien voulu accepter de son pays et de l\u2019étranger, y compris l\u2019Académie de Médecine de Paris.Esprit inventif et explorateur perfectionniste, 1 Wa jamais cessé de créer et d\u2019améliorer les moyens d\u2019examiner les viscères et le système vasculaire en particulier.En janvier 1954, Porcher présentait à l\u2019Académie de Chirurgie le premier film cinématographique produit en France à l\u2019aide de Uamplificateur de brillance.Il donnait ainsi une orientation nouvelle à ses recherches qui remontaient à 1925, sur le radiodiagnostic animé.Avec la ténacité qu\u2019on lui connaît, Porcher a poursuivi sans relâche sa mission de pionnier et d\u2019éclarreur, en accumulant les découvertes à la fois d\u2019ordre technique et d\u2019ordre pathologique.C\u2019est une de ses inventions qu\u2019il dédit à ses collègues de langue française du Canada, en témoignage de son amitié.Albert JUTRAS 1.\u2014 LA RADIOCINEMATOGRAPHIE DE L\u2019ESTOMAC ANIMÉ PAR UN MODIFICATEUR DE COMPORTEMENT.2.\u2014 ENREGISTREMENT DISCONTINU PROLONGÉ DES CYCLES LENTS: CHRONORADIOGRAPHIE.Malgré les efforts que fait le radiodiagnostic pour améliorer la qualité des images « statiques » (définition, netteté, contraste), il apparaît, en pathologie digestive, que pour répondre aux exigences légitimes du gastro- entérologue comme du chirurgien, l\u2019ère de la seule radioscopie et des radiographies multiples et rapprochées, est dépassée.Certes, la lacune, la niche sont des signes fidèles et objectifs qui conservent leur valeur, mais elles 298 traduisent l\u2019existence de lésions soit étendues, soit anciennes, qui ont parfois dépassé, malgré les progrès de la chirurgie moderne, le stade de l\u2019opérabilité.Il convient d\u2019ajouter que le pronostic du cancer gastrique opéré est d\u2019autant plus favorable que la lésion a été dépistée plus précocement.Or Gutmann, dans ses remarquables travaux, à bien montré que ce diagnostic précoce est avant tout radiologique; au surplus, rejetant ou négligeant la scopie, c'est uniquement sur pièces, en l\u2019espèce sur des images isolées, qu\u2019il porte le diagnostic formel de lésion maligne et que l\u2019on fait sauter l\u2019estomac, même lorsque le chirurgien, dans une exploration et un palper attentif, ne découvre rien, à la laparotomie.Or que sont ces signes, dont la valeur n\u2019est plus à discuter: la raideur, l\u2019encastrement, le manque de souplesse, un certain degré d\u2019ouverture de l\u2019angle gastrique.Ils paraissent bien minces aux yeux d'un observateur superficiel ou insuffisamment informé.Au surplus, invoquer la raïdeur, le manque de souplesse, c\u2019est reconnaître implicitement l\u2019importance du facteur cinétique.Ainsi donc sommes-nous placés dans une situation paradoxale qui nous conduit à douter de la radioscopie parce que personnelle, infidèle, fugitive et à affirmer la disparition de l\u2019élasticité normale de la paroi, l\u2019arrêt de l\u2019onde péristaltique butant sur une zone infiltrée, sur des documents immobiles, sur des clichés pris au hasard qui ne saisissent, dans le temps et l\u2019espace, qu\u2019une infime partie du jeu de l\u2019organe exploré.Le simple bon sens s\u2019insurge et nous amène avec force à un concept plus physiologique.A cet égard, la radiocinématographie clinique, que j'ai introduite en France, il y à 4 ans, constitue un progrès considérable puis- qu\u2019elle répond à la fois aux nécessités d\u2019une observation continue, reflet de la radioscopie et nous permet soit l\u2019observation du mouvement, dans un rythme réel ou ralenti, soit l'étude d\u2019une ou de plusieurs images isolées, extraites d\u2019un film radiocinématographique.Ainsi done, avons-nous à notre portée une PORCHER: LA CHRONORADIOGRAPHIE DE L\u2019ESTOMAC L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 véritable exploration fonctionnelle dont l\u2019intérêt n\u2019a pas échappé à Von Redwitz et à R.Janker (1).J\u2019ai été naturellement conduit à appliquer ce remarquable procédé d\u2019exploration aux divers appareils: digestif, respiratoire, urinaire, circulatoire, locomoteur (cf bibliographie 2 à 24) et à faire une discrimination, évidemment arbitraire, entre les cycles rapides (circulation artérielle, traversée œsophagienne, estomac opéré, estomac sous morphine (cf 25 à 30), duodéno-jéjunum, miction) les cycles que j\u2019appellerai moyens (estomac classique, grêle terminal, voies biliaires, bassinet) et les cycles lents (vésicule biliaire après repas d\u2019épreuve).Le rythme de ces cycles est déterminé par des conditions physiologiques élémentaires dont nous subissons le jeu, que ne troublent dans de faibles proportions, ce que j'ai appelé les modificateurs de comportement, d\u2019autres auteurs, la pharmacoradiographie.A ces cycles, il convient d\u2019ajouter un quatrième groupe que j\u2019appellerai volontiers « facultatif », soit parce que le radiologiste détermine à volonté la vitesse d\u2019injection et le volume de la substance de contraste, comme dans la bronchographie opaque, soit parce qu\u2019il commande au sujet ou fait excécuter par un aide le mouvement à enregistrer (physiologie articulaire).Il est logique de réserver à la seule radio- cinématographie l'enregistrement des cycles rapides du premier groupe (de 16 à 48 images/seconde) qui dans un temps variant de cinq secondes (angiocardio, artériographie) à une minute (estomac sous morphine) pour ne prendre que les extrêmes, sont enregistrées dans leur ensemble, au prix d\u2019une irradiation inoffensive et d\u2019une consommation raisonnable de pellicule.De même, peut-on dans un court métrage, étudier utilement en radiocinéma à 16 images par seconde, le cheminement de la substance de contraste dans une bronche et son expulsion; ailleurs le jeu d\u2019une articulation normale ou pathologique.Mais pour les cycles L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 moyens (deuxième groupe) et les cycles lents (troisième groupe), il m\u2019est apparu qu\u2019il était inopportun d\u2019irradier inconsidérément le sujet et de consommer une longueur abusive et coûteuse de film pour obtenir en cinéma des images se modifiant peu dans le temps et dont la projection animée, monotone au surplus, ne paraît nullement s'imposer.J'ai été ainsi amené à munir ma cinécaméra 35 mm d\u2019un réducteur de vitesse couplé à un interrupteur synchrome de la haute tension; ce dispositif me permet au rythme, facultatif d\u2019ailleurs, d\u2019une image par seconde, avec une exposition de 2/100ème d'obtenir en 10 minutes, par exemple, 600 images parfaitement utilisables pour le diagnostic.La somme des expositions discontinues ainsi produites représente seulement l\u2019équivalent d\u2019une irradiation totale de 12 secondes sous 90 K.V.et 6 millis avec, à 52 images au mètre et la consommation d'un peu plus de onze mètres de pelicule.Je propose d\u2019appeler CHRONORADIOGRAPHIE ce procédé d'exploration.Je voudrais signaler ici que l\u2019association de la morphine comme modificateur de comportement à la radiocinématographie apporte des arguments diagnostiques de haute valeur.À ce propos, j'ai signalé, en 1943, que l\u2019injection sous-cutanée de 1 centigr.de morphine, pratiquée 10 minutes avant l\u2019absorption d\u2019une bouillie barytée classique, provoque, dans 80 pour cent des cas, les trois phénomènes suivants, rarement dissociés: hypertonie, hyper- périlstaltisme, méga-duodéno-jéjunum.Nous avons, depuis, fait plusieurs milliers d\u2019explorations semblables et ce procédé est devenu un complément familier des examens gastro- duodénaux classiques, dans les pays de culture latine.A titre d\u2019exemple, je cite une malade de 52 ans, qui souffre de l\u2019estomac depuis 9 ans, sans aucun horaire, avec de temps en temps un vomissement aqueux qui soulage les douleurs.Un premier examen radiologique pratiqué en avril 1954 à la suite d\u2019une première hématémèse révèle l\u2019existence d\u2019une lacune antrale n\u2019apparaissant qu\u2019à la compression.PORCHER : LA CHRONORADIOGRAPHIE DE L\u2019ESTOMAC 299 La malade fait une autre hématémèse et consulte, alors à Saint-Antoine, notre collègue, Madame Kourilsky qui me la confie.Les clichés standards sont excellents (Docteur Berthommier) et nous examinons cette malade directement en radiocinématographie.La première partie du film nous reproduit des renseignements exactement comparables à ceux de l\u2019examen classique.Dans ces conditions, l\u2019estomac apparaît sans aucune modification spontanée de sa tonalité, les contractions sont faibles, espacées, inefficaces: seule, la palpation isole une image lacunaire, découverte préalablement à l\u2019examen standard.Mais jJ'attache personnellement une grande importance à la définition du « socle » lorsque l\u2019on soupçonne, au niveau de l\u2019estomac, l\u2019existence d\u2019une néo-formation.Aussi, sans nous contenter de cette première investigation radiocinématographique, nous répétons trois jours plus tard, le même examen, mais après morphine.Sous l\u2019action de la morphine et plus particulièrement à la faveur de la seule hypertonie, l\u2019image lacunaire qui n\u2019apparaissait que sous la poussée du palpateur, est maintenant spontanément visible, dès le remplissage de l'estomac.Le viscère apparaît réduit de volume, à quantité égale de bouillie ingérée.La poche d\u2019air est inexistante.Mais l\u2019intérêt majeur de l\u2019association de la morphine et de la radiocinématographie réside dans la possibilité d\u2019étude, non seulement du volume et du siège de la tumeur que l\u2019on pouvait dépister autrement, mais de sa mobilité.Or la mobilité permet de définir l\u2019implantation.Sur le film, on voit que sous l\u2019influence d\u2019un péristaltisme accru dans sa précocité, sa puissance et son rythme, l\u2019estomac joue littéralement avec la tumeur qu\u2019il contient, la projetant tantôt vers la région vestibulaire, tantôt, lorsque l\u2019onde de contraction l\u2019a dépassée, la rejetant vers le corps de l\u2019estomac.On a ainsi non seulement une notion plus exacte du volume et des contours, mais surtout celle d\u2019une mobilité qui est en faveur d\u2019un pédicule relativement mince, argument important de bénignité histologique.Si le socle 300 de la tumeur est large, il y a neuf chances sur dix pour qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019un cancer; par contre, si le socle est étroit, si la tumeur n\u2019est ainsi pas adhérente mais attachée seulement à l\u2019estomac par un pédicule plus ou moins long et plutôt étroit, il y a tout lieu de penser qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une tumeur bénigne.Or c\u2019est ce que le radiocinéma nous révéle et lui seul le peut.Nous concluames sur ces arguments fone- tionnels autant que sur la constatation de l\u2019image organique, à la bénignité.L'intervention montra qu\u2019il s\u2019agissait en effet d\u2019un polype adénomateux bénin qui fut enlevé facilement à la faveur d\u2019une résection très large.Si j'ai choisi ce cas, où la radiocinémato- graphie n\u2019a pas fait faire le diagnostic, mais a apporté une contribution importante à la précision dudit diagnostic, c\u2019est pour mettre l\u2019accent sur l\u2019orientation que permet cette technique d\u2019une étude radiologique, inspirée autant par les constatations physiologiques et physiopathologiques que par celles plus purement organiciennes des déformations que l\u2019on fait sur des examens classiques.Il est incontestable que le diagnostic pouvait être fait par des moyens plus simples, mais on ne peut nier qu\u2019il est serré de beaucoup plus près par l'image animée, doublement animée et par le modificateur de comportement et par l'enregistrement radiogra- phique du mouvement.Sur une bande continue de 35 mm., la chronoradiographie à une image par seconde montre le cycle d\u2019évacuation d\u2019un estomac et d\u2019un duodénum normal dont toutes les phases utiles sont fixées sur quelques centaines d'images, en un temps n\u2019excédant pas cinq minutes, sans aucune manoeuvre intercurrente et en automatisme complet, après un simple centrage radioscopique.Je crois qu\u2019il est important d\u2019insister sur la rapidité, la simplicité et aussi sur la grande économie d\u2019irradiation que permet cette nouvelle technique.PORCHER: LA CHRONORADIOGRAPHIE DE L\u2019ESTOMAC L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 Et si j'ai intitulé cette communication « Vers une radiologie physiologique » c\u2019est que cette utilisation apparemment secondaire de la radiocinématographie, par le procédé que j'ai mis au point, semble d\u2019un grand intérêt d\u2019étude pour l\u2019examen fonctionnel de tous les cycle lents.La super-sériographie complète, économique et inoffensive que nous autorise l\u2019amplificateur de brillance et la caméra ra- diocinématographique modifiée à cet effet, peut devenir un procédé d\u2019investigation qui justifie, à mes yeux, sa présentation.CONCLUSIONS PRATIQUES.La chronoradiographie, telle que décrite ci-dessus, consiste dans l\u2019adaptation très simple d\u2019une caméra-cinéma (35 mm) qui permet de passer au régime de radiographie en série.La simple manœuvre d\u2019une clef dans une boîte de vitesse et la mise en circuit d'un rupteur de came rendent possible le passage en chronoradiographie dans un temps très court.Le régime de prise de vue se choisit selon les cas à 1 ou 2 ou 3 images/seconde ou 1 image toutes les deux secondes.Les vitesses sont déterminées par un variateur électronique assurant une exposition discontinue de 2/100 de seconde.Pour un estomac morphine par exemple, en prenant une image par seconde pendant 10 minutes, on obtient 600 images avec une durée totale d\u2019irradiation de 12 secondes avec une intensité de 6 milliampères et sous 98 K.V.A une époque où la vogue mondiale est à la protection contre les rayons X et autres irradiations, on voit combien ce procédé est intéressant.Il n\u2019est peut-être pas inutile d\u2019ajouter la diminution d\u2019irradiation et l\u2019économie dans la consommation des pellicules; si l\u2019on compte 52 images au mètre d\u2019un film 35 mm la prise des 600 images en question revient à moins d\u2019un franc le cliché.Ajoutons que la définition photographique est très satisfaisante et que ce procédé de sériographie continue satisfait les exigences des plus stricts de la physiologie radiologique, en particulier pour l\u2019examen des viscères dont la motricité est lente.eo - ow.- L'Union Méd.Canaua Tome 88 \u2014 Mars 1959 BIBLIOGRAPHIE (1) Robert JANKER: Radiodiognostic fonctionnel au moyen de la cinématographie et de la radiographie en série (2 vol.textes et figures).W.Girarddet.Wuppertal-Eberfeld, 1954.(2) P.PORCHER: Sur la radiologie cinématographique (rapports annuels à la caisse des recherches scientifiques et allocations pour travaux en cours en 1925, 1926, 1927, 1928, 1929 1930, 1931, 1932).En collaboration avec L.Dauvilliers.(3) Idem: Solution nouvelle en radiocinématogra- phie, l\u2019amplificateur de brillance: film de M.le docteur Janker.Académie Chirurgie, oct.1952.(4) Idem: Possibilités nouvelles en radiocinémato- graphie par l\u2019amplificateur de brillance.Conclusions pratiques.Académie de Chirurgie, janvier 1954.(5) Idem: Ce que permet l\u2019amplificateur de brillance en radiocinématographie humaine (premier film français obtenu par cette technique).Acad.de Chirurgie, janvier 1955.(6) Idem: Quelques applications de la radiocinéma- tographie en pathologie viscérale.Acad.de Chirurgie, janvier 1955.(7) Idem: Radiocinématographie de la cavité utérine et des trompes (en collaboration avec J.Varan- got).Soc.de Gynécologie et d\u2019Obstétrique, fév.1955.(8) Idem: Cinébronchographie.(Soc.de Pathologie Respiratoire), fév.1955.(9) Idem: Possibilités offertes par la radiocinéma- tographie en pathologie digestive.Arch.Mal.App.Dig, 44: 373-376, 1955.(10) Idem: Etat actuel de la radiocinématographie.Considérations techniques et perspectives en radiologie clinique.J.Rad.et d\u2019El., 36: 794, 1955.(11) Idem: Etude radiocinématographique des mouvements du bassinet.(En collaboration avec À.Dufour).Soc.d\u2019Urologie, mars 1955.(12) Idem: Valeur diagnostique de la radiocinéma- tographie.(Film radiocinématographique, 16mm, 550m.).Bull.et Mém.de la Soc.Méd.des Hop.de Paris, 71: 412, 1955.(13) Idem: Valeur diagnostique de la radiocinéma- tographie en pathologie urinaire.La Revue Méd.Francaise, avril 1955.(14) Idem: Valeur diagnostique et physiopathologi- que de la radiocinématographie bronchique (en collaboration avec R.Kourilsky et Blaque-Bé- lair).Congrés des Bronches, Stockholm, avril 1955.PORCHER: LA CHRONORADIOGRAPHIE DE L\u2019ESTOMAC 301 (15) Idem: Documents radiocinématographiques sur l\u2019æsophage et l\u2019estomac du nourrisson (en collaboration avec J.Lefebvre et J.Sauvegrain).Soc.de Pédiatrie, mai 1955.(16) Idem: Cours de radiocinématographie clinique.Hôpital St-Antoine, 6 au 10 juin 1955, avec la collaboration du docteur P.Le Go, des prof.Van der Plaats (Groningue) et Leroux (Liège).(17) Idem: Possibilité de la radiocinématographie en pathologie œsophagienne.Congrès français d\u2019O.R.L., octobre 1955.(18) Idem: Ponction de la vésicule sous contrôle péritonéoscopique (Royer) et radiocinématogra- phique (en collaboration avec J.Caroli).Soc.de Gastro-Entérologie, janvier 1955.(19) Idem: Valeur diagnostique de la radiocinéma- tographie dans l\u2019étude de la physiologie des bronches et dans les affections de l\u2019æsophage.Congrès de l\u2019O.R.Anglais, Londres, février 1956.(20) Idem: Physiopathologie de l\u2019æsophage.Congrès de Londres, juillet 1956.(21) Idem: Radiocinématographie du bas-cholédo- que.Académie de Chirurgie, nov.1956.(22) Idem: Cinefluorography of the Small Intestine.Medicamundi, 2: 48-53, 1956.(23) Idem: Valeur fonctionnelle et physiopathologi- que de la radiocinématographie Bronches, 5: 532, 1955.(24) Idem: Contribution du radiocinéma à l\u2019étude physiologique des voies biliaires.Acta gastro- enterologica belgica, 20: 7-18, 1957.(25) Idem: Résultat de l'emploi de la morphine comme modificateur de comportement du sphine- ter d\u2019Osschner.Stase duodénale provoquée (en collaboration avec J.Lefebvre et B.Boudagnian).Soc.de Radiologie Méd.de France, juin 1943.(26) Idem: La stase duodénale provoquée.Procédé simple, rapide, fidèle d\u2019améliorer la visibilité radiologique et les détails de l\u2019image du bulbe ulcéreux.Soc.de Gastro-Entérologie, déc.1943.bronchique.(27) Idem: L'hypertonie gastrique provoquée.Technique complémentaire de l\u2019exploration radiologique de l'estomac.Soc.de Gastro-Entérologie, avril 1944.(28) Idem: Quelques réflexions après mille « Morphine » procédé personnel d\u2019exploration radiologique complémentaire de l\u2019estomac et du duodénum.Soc.de Gastro-Entérologie, 11 fév.1946. L'INFILTRATION DU NERF HONTEUX CHEZ L'HOMME ET CHEZ LA FEMME AVEC LA LIDOCAINE! Louis LAMOUREUX et Francois LAFLEUR, Service d\u2019Anesthésie de l\u2019hôpital Notre-Dame (Montréal).L\u2019infiltration du nerf honteux chez la femme, fut décrit pour la première fois vers 1910 par Illman and Sellheim en Allemagne.La technique était peu précise et les résultats plus ou moins prévisibles semble-t-il.En 1953, Klink présente une étude très approfondie de l\u2019innervation du périnée qui assure un plus grand pourcentage de réussite (1).En 1956, Wilds (2) et Kobak (3) s\u2019inspirant des travaux de Klink décrivent une nouvelle voie d\u2019accès aussi précise que la précédente mais plus facile, c\u2019est la voie trans- vaginale (ou intra-vaginale), la plus employée aujourd\u2019hui.Chez l'homme, Dogliotti d\u2019abord a décrit l\u2019infiltration du nerf honteux.Vers 1956, John J.Carroll \u2014 qui était alors à l\u2019hôpital des Vétérans à Montréal \u2014 en présente une modification.Dans les deux sexes, la technique est relativement simple, si l\u2019on connaît avec précision le trajet du nerf honteux.Avec la collaboration du département d\u2019Anatomie de l\u2019Université de Montréal, nous avons repris pour notre propre compte l'étude de l\u2019anatomie du nerf honteux qui peut être décrite comme suit: ].\u2014 ANATOMIE DU NERF HONTEUX INTERNE.Le nerf honteux interne est la branche terminale du plexus honteux.Il prend son origine de la branche antérieure du quatrième nerf sacré et de deux anastomoses venant des deuxième et troisième nerfs sacrés.À environ un centimètre de l\u2019épine sciatique, ces trois ra- 1.Travail présenté à la réunion annuelle de la Société Canadienne des Anesthésistes, à Montebello, Québec, le 25 juin 1958.Nous remercions le département d\u2019Anatomie de l\u2019Université de Montréal pour la précieuse collaboration apportée au chapitre « Anatomie ».Nous remercions la Compagnie Astra pour l\u2019aide économique apportée à cet article.meaux originels s'unissent pour former un tronc unique qui se dirige vers la grande échancrure sciatique en passant au-dessous du bord inférieur du muscle pyramidal (pi- riformis).De là, le nerf honteux interne passe en arrière, dans la région de la fesse, contourne l\u2019épine sciatique, puis revient dans le bassin par la petite échancrure sciatique, entre le petit (sacro-spinous) et le grand (sacro-tu- berous) ligaments sacro-sciatiques.A la partie inférieure de l\u2019épine, le nerf honteux interne passe dans le canal d\u2019Alcock (pudental canal), lequel se trouve formé d\u2019un dédoublement de l\u2019aponévrose de recouvrement du muscle obturateur interne renforcé par le prolongement du grand ligament sacro- sciatique.Le nerf honteux interne se divise au niveau de la face interne de l\u2019ischion en trois branches: 1) Le nerf hémorroïdal inférieur, 2) Le nerf perinéal, 3) Le nerf dorsal de la verge ou du clitoris.1).Nerf hémorroïdal inférieur.Le plus souvent ce nerf hémorroïdal inférieur, aussi appelé nerf anal, prend naissance directement du nerf honteux interne; alors il chemine avec lui dans le canal d\u2019Alcock.Cependant dans certains cas (4), le nerf hémorroïdal inférieur origine directement du plexus honteux lui-même par deux racines, une venant du troisième nerf sacré et l\u2019autre du quatrième nerf sacré.Le nerf, une fois constitué, se dirige en bas, vers la région de la fesse, se dispose sur la face postérieure du petit ligament sacro-sciatique, croise ensuite le bord inférieur de ce petit ligament, puis pénètre dans la fosse ischio-rectale (5).En raison de cette origine, certains auteurs et en particulier Rouvière (6) classifient le L'Union Méd.Canadn Tome 88 \u2014 Mars 1959 nerf hémorroïdal comme une branche collatérale du plexus honteux.Quel que soit son origine ou son trajet, le nerf hémorroidal inférieur, une fois rendu dans la masse adipeuse de la région ischio- rectale, se divise en plusieurs branches terminales qui vont innerver la partie inférieure du rectum, le sphincter externe de l\u2019anus et les téguments de toute la région anale.2) Nerf perinéal.Le nerf perinéal prend naissance du nerf honteux interne dans le canal d\u2019Alcock, au niveau de la face interne de l\u2019ischion comme on l\u2019a vu antérieurement, se détache de lui tout près du bord postérieur de l\u2019aponévrose perinéale profonde (urogénital diaphragm), à environ trois centimètres de la tubérosité ischiatique.Le nerf perinéal se divise en branches superficielles, qui cheminent d\u2019arrière en avant dans le tissu cellulaire sous-cutané et vont se distribuer au scrotum ou aux grandes lèvres.Les branches profondes, surtout musculaires, sont destinées aux muscles transverses superficiels et profonds, au bullo-caverneux, à l\u2019ischio-caverneux et au sphincter de l\u2019urètre.Une de ces branches profondes, appelée nerf bulbo-urétral, donne deux rameaux: un rameau bulbaire, qui se dirige dans le bulbe; un rameau urétral, qui va se perdre dans le corps spongieux et dans le gland.3) Nerf dorsal de la verge ou du clitoris.La troisième et dernière branche du nerf honteux interne fournit le nerf dorsal de la verge ou du clitoris.Ce nerf accompagne d\u2019abord les vaisseaux honteux internes, le long de la branche ischio-pubienne, puis va se diviser en de multiples ramifications qui innervent la verge ou le clitoris.Chez l\u2019homme, le trajet de ce nerf mérite une attention toute particulière.De son origine dans l\u2019espace ischio-rectal, le nerf dorsal de la verge se dirige en avant, d\u2019abord parallèlement à la branche ischio-pubienne, puis croise le bord inférieur de cette branche à une distance d\u2019environ un travers de doigt en dehors et en bas de la symphyse pubienne.LAMOUREUX kr LAFLEUR: INFILTRATION DU NERF.303 A ce niveau, le nerf croise aussi le bord antérieur du ligament transverse du bassin (transverse périnéal).Dans son trajet, le nerf chemine appliqué directement sur la branche ischio-pubienne par la racine du corps caverneux et le muscle ischio-caverneux.Ceci constitue un excellent point de repère comme nous le verrons bientôt.Le nerf passe finalement sous la symphyse, perce le ligament suspenseur de la verge et se prolonge sur la face dorsale du pénis jusqu\u2019au gland, accompagnant de chaque côté l\u2019artère dorsale de la verge.Le nerf honteux interne ne donnerait pas de ramification au vagin proprement dit et, pourtant, le blocage de ce nerf provoque une anesthésie à peu près complète du vagin.C\u2019est que les zones superficielles du vagin sont peu sensibles à la douleur surtout à la partie située plus profondément que l\u2019hymen (1).11 semble bien que la perception de la douleur origine surtout des zones profondes musculaires.Or, précisément, cette région se trouve innervée par le nerf honteux lui-méme.II.\u2014 POINTS DE REPERE.Si l'on se rapporte à notre article sur les trois perpendiculaires dans le plexus brachial (8), nous verrons qu\u2019en prolongeant ces trois perpendiculaires en plans similaires, (Figure 1) nous aurons une méthode sûre et précise de déterminer l\u2019endroit exact où se trouve le trajet nerveux que nous voulons infiltrer et partant de l\u2019endroit précis où nous devons poser l\u2019aiguille.C\u2019est la recherche en trois dimensions d\u2019un point idéal d\u2019infiltration qui nous donnera les meilleurs résultats.Et nous nommons ces plans: a) Plan vertical-latéro-latéral (ou frontal), b) Plan horizontal, c) Plan vertical-antéro-postérieur.L'endroit où ces trois plans se rencontrent devient le point précis d\u2019approche de l'aiguille.Et nous définirons le plan Vertical-Antéro- Postérieur, un plan passant d\u2019avant en arrière, de la tête au pied; plan Vertical-Latéro- Latéral (ou frontal), un plan passant d\u2019un côté du corps à l\u2019autre, de la tête au pied; et F1.1 \u2014 La théorie des trois plans pour faciliter l\u2019approche de l\u2019aiguille dans tout genre d\u2019infiltration anesthésique.enfin un plan Horizontal d\u2019avant-arrière et d\u2019un côté du corps à l\u2019autre; à un niveau donné que l\u2019on nommera plan Horizontal.(Voir figure 1).Cette détermination en plan veut éviter la nomenclature vague comme en avant, en arrière, en haut, en bas, qui ne détermine pas l\u2019endroit exact où l\u2019aiguille doit toucher.Nous appliquons cette méthode de l\u2019espace en trois plans dans l\u2019explication de nos points de repère pour l\u2019infiltration du nerf honteux chez l\u2019homme et chez la femme.Nous avons vu dans la description anatomique du nerf honteux qu\u2019il y a trois endroits où nous pouvons rencontrer ce nerf dans son trajet.1) A l\u2019épine sciatique, ou au canal d\u2019Alcock, 2) A la tubérosité ischiatique, 3) Et sur la branche ischio-pubienne.Ce sont nos repères osseux (figure 2) toujours les plus utiles et les plus faciles d'accès.Pour les points de repères ligamentaires nous avons le grand et le petit ligament sacro-scia- tique qui vont respectivement de l\u2019épine sciatique et de l\u2019ischion d\u2019une part et au sacrum d\u2019autre part, enfin un point de repère musculaire chez l\u2019homme; l\u2019ischio-caverneux sur la branche ischio-pubienne.III.\u2014 TECHNIQUES Après avoir étudié les points de repère dans le chapitre précédent, appliquons chez l\u2019hom- LAMOUREUX er LAFLEUR: INFILTRATION DU NERF.L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 F1a.2 \u2014 Nous montrons ici les rapports anatomiques du nerf honteux de son origine à la périphérie.me et chez la femme les données que nous avons déjà en visualisant dans l\u2019espace l\u2019endroit où nous placerons la pointe de notre aiguille.Nous avons nommé trois endroits où nous pouvons atteindre ce nerf honteux 1.e.l\u2019épine sciatique, la tubérosité ischiatique et la branche ischio-pubienne.Ces trois endroits nous donnent six méthodes différentes d\u2019infiltration: 1) L'infiltration du nerf honteux à l\u2019épine sciatique.a) par voie intra-vaginale ou transvagi- nale, b) par voie extra-vaginale.2) L\u2019infiltration du nerf honteux à la tubérosité ischiatique.3) L\u2019infiltration du nerf dorsal à la branche ischio-pubienne.a) au 1/3 supérieur et b) au 1/3 inférieur de cette branche.4) L'\u2019infiltration du nerf hémorroïdal à l\u2019ischion.1\u2014 a) L\u2019infiltration à l\u2019épine sciatique par voie intra-vaginale (figure 3).Chez la femme, à cause de la conformation du vagin nous pouvons atteindre l\u2019épine sciatique et la repérer avec le doigt en déterminant en premier lieu le petit ligament sciatique qui nous amène à l\u2019épine sciatique. L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 EY ud Frc.3 \u2014 Démonstration schématique de la technique de l\u2019infiltration du nerf honteux chez l\u2019homme.Après la préparation aseptique d\u2019usage et les champs appliqués, un doigt est introduit dans le vagin et cherche le ligament sacro- sciatique en suivant celui-ci vers l\u2019épine.Nous déterminons cette dernière; et le doigt restant en place, l\u2019aiguille attachée à la seringue suit le doigt et s\u2019appuie sur le ligament que l\u2019on doit percer; car le nerf honteux passe entre le petit et le grand ligament sacro-sciatique.Ayant percé ce dernier, on injecte 10 ce.de solution à 1% de lidocaïne.Il est important d\u2019injecter juste en arrière du ligament car si l\u2019aiguille est poussée plus profondément elle atteindra alors les muscles fessiers et l\u2019infiltration ne sera pas suffisante.Le même manège est repris sur l\u2019autre côté en changeant le doigt, se souvenant que le doigt gauche va du côté gauche de la patiente et le doigt droit sur le côté droit.Le contact de l'aiguille et du doigt est souvent difficile et la pointe de l\u2019aiguille ne parvient pas toujours à glisser le long du doigt.Aussi un doigt de gant, une canule métallique ou autre peut servir de guide dans le trajet parallèle des deux.(Ainsi on a décrit un appareil métallique destiné à pousser l\u2019aiguille jusqu\u2019à l\u2019épine.Voir Obst.& Gyn.Mars 1958).(9).Pour bien déterminer l\u2019endroit de l\u2019épine sciatique, revenons à nos trois plans, un plan horizontal qui passe par la quatrième vertèbre sacrée et les ligaments sacro-sciatiques, un plan Vertical- Latéro-Latéral (ou frontal) qui passe par les LAMOUREUX er LAFLEUR: INFILTRATION DU NERF.305 Fig.4 \u2014 Technique transvaginale de l\u2019infiltration du nerf honteux chez la femme.(D\u2019après AJ.Kobak: Am.J.Obst.and Gyn.71: Mai 1956).deux épines et un plan Vertical-Latéro-Posté- rieur qui passe par l\u2019ischion et l\u2019épine iliaque postéro-supérieure; de là, rencontre des trois plans, résulte l\u2019endroit précis où nous voulons injecter.1-b) Infiltration à l\u2019épine sciatique par voie extra-vaginale.La technique est sensiblement la même que celle décrite ci-haut.La voie d\u2019accès diffère: l\u2019aiguille pénètre par le périné sur une ligne imaginaire entre la tubérosité ischiatique et le rectum et en un point un peu plus près du rectum que de la tubérosité.2) Infiltration à la tubérosité ischiatique.Chez la femme, nous avons vu dans le chapitre précédent que anatomiquement, la tubérosité ischiatique pouvait aussi servir de point de repère important.Il s\u2019agit de repérer la tubérosité ischiatique palpable sous la peau.Après préparation aseptique, la patiente étant en position gynécologique, l\u2019index localise la tubérosité ischiatique.Un bouton dermique est fait, l\u2019aiguille est introduite de façon à prendre contact avec la tubérosité ischiatique, toujours en imaginant l\u2019endroit où passe le nerf honteux par nos trois plans: un plan Horizontal effleurant les deux ischions, un plan Vertical-Antéro-Postérieur à deux ou trois travers de doigt de la vulve.La rencontre des trois détermine l\u2019endroit où l\u2019on injecte.Lorsque le contact avec la tubérosité is- 306 chiatique est déterminé, injecter en évantail 10 ce.de lidocaïne à 1%.Refaire la même technique du côté opposé.3-a) Infiltration du nerf dorsal au tiers supérieur de la branche ischio-pubienne.Chez l\u2019homme le plan horizontal passe à un travers de doigt plus bas que le pubis, le plan Vertical-Antéro-Postérieur passe par les branches ischio-pubiennes et le plan Vertical- Latéro-Latéral passe entre la branche ischio- pubienne et le muscle ischio-caverneux.Encore ici préparation aseptique d\u2019usage autour de la verge.(Celle-ci étant faite avec un antiseptique qui ne brûle pas.) Le doigt déprime la peau au niveau Latéral de la verge jusqu\u2019à la rencontre de la branche descendante; le pubis est repéré, le doigt suit la branche descendante jusqu\u2019à un travers de doigt du pubis; l\u2019ischio-caverneux roule sous le doigt comme une corde épaisse et le doigt reste en place.Puis, à un travers de doigt au- dessus de la racine de la verge, un bouton dermique avec la lidocaïne à 1% est injecté.L\u2019aiguille est introduite et va à la rencontre du doigt déjà en place, en passant entre l\u2019is- chio-caverneux et la branche descendante du pubis, (perce lischio-caverneux et s\u2019appuie sur la branche descendante du pubis) alors par un mouvement de va et vient 10 ce.de lidocaïne sont introduits.Le même procédé est refait sur l\u2019autre côté utilisant le doigt gauche pour le côté gauche et le doigt droit pour le côté droit; même rencontre du doigt et de l\u2019aiguille, puis injection et l\u2019infiltration du nerf dorsal est terminée.À noter que lorsque l\u2019infiltration est faite d\u2019un côté, l\u2019aiguille revient à la peau sans en sortir et elle reprend son trajet dans les tissus mous.3-b) Infiltration du nerf dorsal au tiers inférieur de la branche ischio-pubienne.Comme point de repère, nous avons parlé, chez l\u2019homme de la branche descendante du pubis sans donner un endroit absolument précis d\u2019injection.Si nous nous reportons à l\u2019anatomie du nerf honteux, nerf honteux qui con- LAMOUREUX er LAFLEUR: L\u2019INFILTRATION DU NERF.I Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 tourne l\u2019ischion et remonte entre la branche descendante et le muscle ischio-caverneux pour donner le nerf dorsal de la verge, nous pouvons décrire une autre technique.L'homme, étant placé en position gynécologique, nous repérons la tubérosité 1schiati- que et nous prenons contact avec la branche ischio-pubienne, un plan horizontal passant a deux travers de doigt des deux ischions et du coccyx.Un plan vertical-antéro-postérieur passant par les branches ischio-pubienne et les trous sacrés, et un plan latéro-latéral passant par le rebord inférieur de la branche ischio-pubienne et le pubis.L\u2019aiguille est introduite, la solution de lidocaine à 1% est injectée.La même technique se répète de l\u2019autre côté et on complète par l'injection de 1 ou 2 ce.de lidocaïne près du frein.4) Infiltration du nerf hémorroïdal à l\u2019ischion.Le nerf hémorroïdal, comme on l\u2019a vu dans le chapitre Anatomie, provient du nerf honteux interne.Celui-ci se divisant au niveau de la face interne de l\u2019ischion.Par conséquent la technique no 2 s\u2019applique ici.il faudra noter toutefois que cette zone hémorroïdale prend aussi des branches nerveuses du plexus hypogastrique et que le nerf hémorroïdal infiltré seul ne peut donner une anesthésie complète.Il faudra y ajouter une anesthésie locale circulaire.IV.\u2014 ASPECT PHYSIOLOGIQUE: ZONES ANESTHÉSIQUES.L'infiltration du nerf honteux donne une anesthésie: 1) de la partie inférieure du rectum, du muscle du sphincter externe de l\u2019anus, et les téguments, autour de l\u2019anus, (nerf hémorroi- dal).2) du cliotoris (nerf dorsal).3) de la vulve et des muscles du périné (nerf périnéal).Cette anesthésie est donc suffisante pour enrayer les douleurs provoquées par la descente du fœtus. L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 Chez l\u2019homme, l\u2019infiltration telle que décrite, donne l\u2019anesthésie de la verge.Cependant, selon notre expérience, 11 faut souvent compléter par une anesthésie du frein.V.\u2014 SUBSTANCES MÉDICAMENTEUSES EMPLOYÉES: « NYLOCAÏNE OU LIDOCAÏNE ».Avant l\u2019apparition de la lidocaïne plusieurs anesthésiques locaux furent employés pour ces types d\u2019infiltration tel que la Procaïne, la Nupercaïne, la Metycaïne et la Pontocaine.Considérant les qualités de l\u2019anesthésique local parfait qui sont: (10).1) Le pouvoir de donner une anesthésie suffisante.2) La rapidité avec laquelle l\u2019anesthésie s\u2019installe.3) Une action reversible.4) L'absence de douleur à l'injection.5) La qualité de pouvoir stériliser l\u2019anesthésique local à la chaleur.6) L\u2019absence de toute réaction idiosyncra- sique ou autre.7) Une grande marge de sécurité.Il nous a semblé que la lidocaïne rencontrait presque toutes ces qualités que nous venons d\u2019énumérer, qualités qui constituent celle d\u2019un anesthésique idéal.Notre expérience dans le nombre de cas que nous avons faits confirme cet avancé.1) Ce qui nous a frappé c\u2019est la rapidité d\u2019action de la lidocaïne, effet maximum obtenu après injection, soit 4 à 6 minutes; avantage précieux dans un hôpital comme le nôtre où le temps joue un grand rôle.2) C\u2019est un agent très stable qui peut se conserver longtemps et qui résiste plusieurs heures à l\u2019autoclave.3) La puissance de cet anesthésique a de petites concentrations nous donne d\u2019excellents résultats.; 4) Sur le nombre de cas que nous avons fait (voir tableau 5) la lidocaïne est le moins toxique de tous les agents que nous avons employés c\u2019est-à-dire que peu ou pas d\u2019action anaphylactique (11).LAMOUREUX er LAFLEUR: INFILTRATION DU NERF.307 Nous n\u2019avons pas eu non plus de ces légères complications comme les étourdissements, la faiblesse, rencontrés assez souvent avec la Novocaine et la Pontocaine (12).Et nous pouvons dire également, qu\u2019aux doses employées, dans ce type d\u2019anesthésie régionale nous n\u2019avons pas eu de complication digne d\u2019être mentionnée pour le nombre de cas soit 453.(tableau 5).Il faut cependant dire que dans quelques cas, l\u2019infiltration sous- cutanée de la lidocaïne, au dire de certains patients a produit de la douleur qui ne subsiste pas longtemps.En résumé, la lidocaïne employée seule est un agent stable, sûr, rapide, dénué de réaction secondaire, agent que nous avons beaucoup employé et que nous employons encore avec plus de succès que la Novocaïne et la Pon- tocaine.Nous utilisons dans ce genre d\u2019infiltration la lidocaine seule sans épinéphrine a 1%, parce que nous croyons que l\u2019épinéphrine peut à certain moment donner des réactions secondaires, fait que nous avons très souvent observé quand nous nous servions au début de vaso-presseur.L\u2019usage de l\u2019hyaluronidase dans nos infiltrations ne s\u2019est pas présenté, l\u2019action rapide de la lidocaïne ne nécessitant pas une plus grande diffusion.VI.\u2014 INDICATIONS.Chez la femme, l\u2019infiltration du nerf honteux est surtout indiqué pour les accouchements, mais elle donne une anesthésie suffisante pour certaines interventions chirurgicales; vulvectomie simple, bartholinectomie, etc.Chez l\u2019homme, on peut employer cette technique pour les interventions chirurgicales sur la verge: fulguration de condylomes, méato- tomie antérieure, Circoncision.Enfin, récemment, nous avons fait l\u2019infiltration du nerf hémorroïdal inférieur pour des hémmorroïdectomies.Nous avons dû supplémenter. 308 LAMOUREUX Er LAFLEUR : L\u2019'INFILTRATION DU NERF.L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 L'IMFILTRATION DU IERF EONTEUX CHEZ L'HOLIŒE ET CHEZ LA FEIME NA.BRE SEXE DE CAS BOIS LOYENS HULS COMPLEMEMTS % Psychologiaue 3 2 Chimique 5% = 375 90% 3% 7% 2 Ataraxique 2% Total: 10% Psychologique 15% mn Chimique 387% @ 78 45% 11% 44% 3 ?Ë Ataraxique 2% Total: 55% Fie.5 \u2014 Statistiques de notre Service d\u2019Anesthésie.VII.\u2014 AVANTAGES.Avec l\u2019infiltration du nerf honteux, l\u2019on évite les complications possibles de l\u2019anesthésie générale ou de la rachianesthésie qui peuvent survenir chez la mère et chez le bébé (régurgitation, hémorragie post-partum, céphalée, post-rachidienne, narcose du bébé, etc.).Mais de plus, par suite du relâchement des muscles du périné que donne l\u2019infiltration, le deuxième stage de l\u2019accouchement se fait plus facilement, même dans les présentations en postérieur.Récemment, une méthode d\u2019anasthésie psychologique est devenue populaire chez les accoucheurs (méthode de Reed).Or, il arrive parfois qu\u2019au 2ème stage de l\u2019accouchement, la patiente malgré toute sa bonne volonté, ne peut tolérer les douleurs provoquées par la dilatation du périnée.Et c\u2019est alors que l\u2019infiltration peut l\u2019aider grandement.VIII.\u2014 DÉSAVANTAGES.L\u2019analgésie produite par cette infiltration n\u2019atteint que le périné et les organes génitaux externes comme nous l'avons déjà vu.Par conséquent, les douleurs provoquées par la dilatation du col et par les contractions utérines ne sont pas éliminées.Pour la même raison, l\u2019analgésie ne serait pas suffisante pour permettre des manipulations intra-utérines (versions).Habituellement, on doit faire l\u2019infiltration lorsque la dilatation est complète chez la primipare, et à 7 ou 8 cms.chez la multipare.Or, il peut arriver que le travail se précipite et qu\u2019alors la tête fœtale entrave les manipulations.Dans ces cas, la méthode extra-vagi- nale devient nécessaire.Certains patients hyperémotifs refusent ce genre d\u2019anesthésie ou ne peuvent coopérer suffisamment.Parfois, quelques mots d\u2019encouragement sont suffisants pour leur faire surmonter cette hyperémotivité.Une infection de la peau près du point d\u2019infiltration constitue évidemment une contre- indication formelle.IX.\u2014 COMPLICATIONS.L\u2019infection est très rare méme dans la technique intra-vaginale.Chez l\u2019homme, il y eut un patient qui prétendit être devenu impuissant à la suite d\u2019une L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 infiltration.Ceci n\u2019a pu être démontré clairement.X.\u2014 COMPLEMENTS.Dans ce chapitre de complément nous voulons aussi mentionner la préparation tant chez l\u2019homme que chez la femme.Il est absolument essentiel qu\u2019une infiltration réussisse et c\u2019est pourquoi dans notre tableau 5, nous mentionnons le complément psychologique.Il faut savoir expliquer au patient le genre d\u2019infiltration que nous allons lui faire et sa nécessité.Et c\u2019est ici que l\u2019hypnotisme entre en ligne de compte comme d\u2019ailleurs dans toute anesthésie régionale.Cette reprise de suggestion psychologique jusqu\u2019à la transe profonde nous a aidé dans certains cas et a joué un rôle important, chez plusieurs de nos patients.Les compléments chimiques, tel la prémédication et cette prémédication doit être assez intense tant par la dose que par le choix du médicament, sont absolument importants.Comme complément, les barbituriques offrent en plus d\u2019une grande tranquilité chez le patient, une protection qui n\u2019est pas à dédaigner quand il s\u2019agit de réaction aux anesthésiques locaux.Nous employons aussi comme prémédication soit le Démérol, le Nisentil en goutte-à- goutte intraveineux durant les opérations.Les ataraxiques tels le Largactil, Phenergan, le Pacatal, ete.préparent et tranquilisent le patient avant et durant l\u2019opération.Ils sont comme les moyens: chimiques et psychologiques des atouts puissants qui rendent de grands services, Résumé Nous avons traité dans cet article de l\u2019anatomie et des méthodes d\u2019infiltration du nerf honteux avec l\u2019anesthésique local, la lidoca- ine.Nous décrivons la pratique de ces techniques, le nombre de cas que nous avons fait JAMOUREUX er LAFLEUR: INFILTRATION DU NERF.309 tant chez l'homme que chez la femme et nous faisons mention des résultats obtenus.Summary This presentation deals with special aspects of the Anatomy of the Pudendal nerves with lidocaine and describes various methods of blocking these nerves, with technical modifications are introducted.The results of cases performed on male and female patients are tabulated and discussed.BIBLIOGRAPHIE (1) W.E.KLINK: Perineal Nerve Block.Obstetric and Gynecology, 1: 137, 1953.(2) PL.WILDS: Transvaginal Nerve Block.Obst.and Gynec., 8: 385 (oct.) 1956.(3) AJ.KOBAK, EF.EVANS et G.R.JOHNSON: Transvaginal Pudendal Nerve Block: A Simple Procedure for Effective Anaesthesia in Operative Vaginal Delivery.Obst.and Gynec., 71: 981, 1956.(4) A.HOVELACQUE: Anatomie des nerfs craniens et rachidiens et du système grand sympathique chez l\u2019homme.p.640 et seg.G.Doin et Cie, édit.Paris, 1927.(5) H.ROUVIERES: Anatomie humaine descriptive et topographique.p.775.Masson et Cie, édit, Paris, 1948.(6) R.T.WOODBURNE: Essentials of Human Anatomy.p.466.Oxford Univ.Press, New-York, 1957.(7) Marius DUBEAU: Communication personnelle.(8) L.LAMOUREUX et M.BOURGEOIS-GAVAR- DIN: La théorie des trois perpendiculaires dans Vinfiltration du plexus brachial.L\u2019Union Meéd.du Canada, 80: 927 (août) 1951.(9) Gerald KOHL: Transvaginal Pudendal Nerve Block with an Improved Instrument.Obst.and Gynec., 11: 314 (mars) 1958.(10) T.Cecil GRAY et I.C.GEDDIES: A Review of \u2018Local Anaesthetics.The J.of Pharmacy and Pharmacology, 6: 89, 1954.(11) Oral B.CRAWFORD: Comparative Qualities of Three New Local Anaesthetic: Drugs Xyl- ocaine, Cyclaine and Procaine.Anaesthesiology, 14: 278 (mai) 1958.(12) Goran HAGLUND et Alland W.CONROY: Xylocaine for Regional Anaesthesia.Report on Results in Gaudal Block Anesthesia.Illinois Med.Journal, 99: 132 (mars) 1951. 310 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada (Fondée à Québec en 1902) L'Union Médicale du Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) Tome 88, No 3 \u2014 Montréal, mars 1959 LE TRAITEMENT CHIRURGICAL DES PSEUDO-KYSTES DU PANCRÉAS Le pancréas est, de tous les viscères abdominaux, celui qui récèle encore le plus d\u2019inconnu; c\u2019est dire qu\u2019il est l\u2019objet de multiples recherches et l\u2019occasion de controverses tant sur le plan physiopathologique que sur celui de la thérapeutique.Le pseudo-kyste du pancréas, bien que connu de longue date comme entité morbide, comporte une sanction chirurgicale, éminemment variable avec les écoles.\" Aussi voit-on sur la scène de l\u2019actualité, se poser un peu partout la question des indications et des modalités du traitement opératoire.\u201d * * Cette question est d'importance et intéresse autant le médecin qui voit le premier le malade que le chirurgien qui est appelé à confirmer le diagnostic à l\u2019opération et à procurer le mode de guérison.L\u2019Association Française de Chirurgie, toujours à l\u2019avant-garde du 1.Liicke et Klebs ont fait le premier drainage externe en 1866; Bozeman, en 1864, a extirpé avec succès un faux-kyste; Gussenbauer a préconisé en 1882 la marsupialisation.2.W.D.Warren, W.H.Marsh, W.R.Sandusky: An appraisal of surgical procedures for pancreatic pseudo-ayst, Ann.of Surg., 147: 903-920 (juin) 1958.3.K.W.Warren: The choice of procedures in the treatment of pancreatic cysts.Surg.Clin.N.Am, 38: 799-814 (juin) 1958.4.J.M.Waugh, T.E.Lynn: Clinical and surgical aspects of pancreatic pseudo-cyst \u2014 Analysis of fifty-eight cases.A.M.A.Arch.of Surg., 77: 47- 54 (juillet) 1958.EDITORIAL L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1059 progrès scientifique, avait mis la question des faux-kystes du pancréas au programme de son 60e Congrès annuel qui s'est tenu à Paris en octobre 1958.Le professeur Pierre Mallet-Guy, de Lyon, y a présenté un travail complet alors qu\u2019avec son élève Jacques Ma- choulier, il a étudié les « résultats et indications du traitement chirurgical des pseudo-kystes du pancréas ».La communication, basée sur une grande expérience personnelle, a fait état d\u2019observations cliniques et de constatations expérimentales qui ont conduit à une technique opératoire non conforme aux données classiques et peu susceptibles de rencontrer, par le fait de son originalité, « une acceptation unanime immédiate ».La manoeuvre préconisée par Mallet-Guy peut paraître révolutionnaire; elle n\u2019est qu\u2019évolutive et pointe vers des horizons très prometteurs.Le pseudo-kyste du pancréas est assez mal défini dans les traités.Dou- bilet,\u201d qui fait autorité aux Etats-Unis, dans la chirurgie du pancréas, dit que le pseudo-kyste est formé par une accumulation dans l\u2019espace rétro-périto- néal de jus pancréatique.Robert Soupault,® rappelant les classiques, dit que « le pseudo-kyste est une collection liquide, en partie et le plus souvent en totalité, extérieure à la glande pancréatique, plus ou moins sessile, dont les parois n\u2019ont pas d'autonomie, puisque constituées par les viscères et les mésos de voisinage, ainsi que par les adhérences hâtivement dé- 5.H.Doubilet: Pancreatic pseudo-cysts: present concept as to etiology and treatment.Surgery, 41: 522 (mars) 1957.6.Robert Soupault: A propos des faux-kystes du pancréas.Mém.Ac.de Chir, Paris, 84: 678 (juillet) 1958. L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 veloppées pour limiter l\u2019épanchement.» Cette collection enkystée sans paroi propre, qui contient du jus pancréatique, un exsudat séro-sanguinolent, des caillots, du tissu nécrotique, est en communication directe avec les canaux pancréatiques.Ce qui différencie le pseudo-kyste du kyste vrai, c\u2019est l\u2019absence de revêtement épithélial.Le pseudo-kyste est limité par les organes du voisinage: estomac, côlon transverse, mésos, ligament gastro-colique.Le pseudo-kyste succède à une pancréatite aiguë ou à un traumatisme du pancréas.Dans le premier cas, c'est un accident évolutif qui frappe un pancréas malade, dans le second cas, c\u2019est un accident terminal qui touche une glande normale ; de toute façon, la masse kystique se révèle à retardement.Le traitement est essentiellement chirurgical; seule la localisation au départ oriente différemment la perspective opératoire.Des méthodes préconisées, il faut retenir le drainage externe, l\u2019anastomose interne, la sphinctérotomie et drainage du Wirsung et la pancréatec- tomie gauche.Le drainage externe apparaît à l\u2019optique du jour comme inefficace à longue portée et 1l jouit en ce moment d\u2019une mauvaise réputation.Les résultats de la dérivation interne paraissent dans certaines circonstances satisfaisants.L\u2019anastomose interne, selon la méthode Jedlicka,\" Ju- rasz * consiste dans l\u2019abouchement du pseudo-kyste à l\u2019estomac, au jéjunum, 7.R.Jedlicka: Roghl.v.chir.a gyn.216, 1935.8.E.Polak et A.Kostelecky: Les résultats éloignés du traitement des pseudo-kystes pancréatiques par drainage externe.Lyon chir, 54: 701-705 (sept.) 1958.ÉDITORIAL 311 au duodénum ou à la vésicule.La dérivation interne est d'exécution facile, mais elle expose à l\u2019oblitération de l\u2019abouchement cysto-digestif.L\u2019anastomose et le trajet sont susceptibles de rétrécissement et d\u2019accidents de rétention ; plus le volume du kyste diminue, plus la lumière de l\u2019anastomose se rétrécit, amenant une sténose cicatricielle définitive.La sphinctérotomie avec drainage transwirsungien, préconisée par Dou- bilet et Mulholland, est une variante du drainage en aval.La pancréatectomie en amont est la méthode de choix pour Mallet-Guy.Elle est logique, si l\u2019on admet sa conception des causes, des conditions phy- slo-pathologiques et du syndrome ana- tomo-clinique des pseudo-kystes.L'origine de la collection trouve, selon Mallet-Guy, sa source dans la reconnaissance d\u2019un \u2014dénominateur commun mécanique: la nécrose ou rupture du tissu glandulaire aboutissant à un interruption du canal de Wirsung ou d\u2019un des éléments des voies excrétrices du pancréas.Les arguments de Mallet-Guy sont d'ordre anatomo-pathologique et d\u2019ordre radiologique et ils démontrent que l'élément essentiel réside dans l\u2019interruption du canal excréteur pancréatique.C\u2019est pourquoi Mallet-Guy a cherché une méthode rationnelle de traitement en partant de ce fait et celle-ci consiste dans la pancréatectomie d\u2019amont.« La pancréatectomie d\u2019amont réalise mécaniquement la suppression du dispositif responsable de la collection pseudo-kystique et assure le traitement de la maladie causale (pancréatite 312 chronique récidivante, lithiase pancréatique ou épithélioma).\u2019 Les auteurs américains, dans des travaux récents, mentionnent les variantes du traitement chirurgical des pseudo-kystes: marsupialisation, extirpation totale, drainage interne, sphinetérotomie et drainage du Wir- sung, mais la pancréatectomie gauche n\u2019a pas paru retenir leur attention, contrairement à Boulvin, de Belgique, qui s\u2019est rallié à la voie préconisée par Mallet-Guy.\" La bibliographie américaine ignore d\u2019ailleurs en presque totalité la littérature médicale française.Retenons certaines conclusions.Le drainage externe est sans danger à condition d\u2019être bien fait et surveillé; 9.R.Mallet-Guy et Jacques Machoulier: Rapport au 60e Congrès de Chirurgie de Paris, 1958.10.R.Boulvin: Pancréatectomie gauche pour faux- kyste du pancréas.Acta Chir.Belgica, 57: 203-207 (janvier) 1958.ÉDITORIAL L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 la dérivation interne a une excellente valeur palliative sans avoir les avantages du drainage externe; la sphinc- térotomie avec drainage transeystique n\u2019est pas une opération curatrice et présente les inconvénients de l\u2019anastomose, la pancréatectomie d\u2019amont assure la totalité du traitement, sous certaines conditions et il y a parfois avantage à ce qu\u2019elle soit précédée d'un drainage externe.L'Association Française de Chirurgie a ouvert la vole à des développements scientifiques fort intéressants.Le professeur Pierre Mallet-Guy fait honneur a I'Ecole de Lyon et ses travaux commandent attention de tous les chirurgiens.Le probléme de la thérapeutique des pseudo-kystes du pancréas mérite d\u2019être envisagé à la lueur de ses travaux.Edouard DESJARDINS.RECTIFICATION LIRE DANS L\u2019ÉDITORIAL DE FÉVRIER, PAGE 162 ET À LA TREIZIÈME LIGNE DE LA COLONNE DE DROITE, LE MOT « HATE » PLUTOT QUE « TÊTE » QUI FUT COMPOSE PAR ERREUR TYPOGRAPHIQUE. HYGIÈNE ET MÉDECINE SOCIALE LE BILAN-SANTÉ DE MONTRÉAL EN 1958: Ad.GROULX, Directeur du Service de Santé de la Ville de Montréal.La fin d\u2019une année dans toute administration permet d\u2019en établir le bilan.C\u2019est aussi le cas dans le domaine de la santé publique.C\u2019est pourquoi, chaque année nous ramène devant vous et nous offre l\u2019occasion heureuse de vous présenter le bilan-santé de la ville de Montréal pour l\u2019année qui vient à peine de se terminer.Cette occasion me permet aussi de vous réitérer, à titre de directeur du Service de santé de la Métropole, des souhaits de Bonne et Heureuse Année 1959, auxquels j'ajoute des vœux de Bonne Santé, à vous et à vos familles.La santé est un bien précieux dont nous devons prendre un soin jaloux.C\u2019est un facteur essentiel de succès dans l\u2019exécution de nos devoirs professionnels, dans l\u2019accomplissement de nos devoirs d\u2019état et pour l\u2019obtention du bonheur et de la joie de nos familles et le maintien de la santé de la communauté.L'état de santé de la population de Montréal pour 1958, d\u2019après les statistiques démographiques préliminaires établies par le Service de santé, s\u2019est avéré très encourageant.Il est le résultat d\u2019un travail continu et incessant dans l'application des mesures sanitaires ct de médecine préventive connues jusqu\u2019à maintenant pour prévenir la maladie et assurer la sauvegarde de la santé publique.Parmi les faits démographiques saillants, nous signalons qu\u2019en dépit de l\u2019influence de certains facteurs défavorables, tels que l\u2019accroissement du nombre des chômeurs et l\u2019augmentation du coût de la vie, le nombre des naissances et le taux de l\u2019accroissement naturel de la population se sont maintenus en 1958 à peu près les mêmes qu\u2019en 1957.En effet, il y eut 30,081 naissances avec un taux de 26,3 par 1,000 de population, ce qui correspond à un taux d\u2019accroissement naturel de 17,5 par rapport a 17,8 par 1,000 de population en 1957.La mortalité générale s\u2019établit comme suit: le nombre total des décès se chiffre, en 1958, à 10,099, comparativement à 10,166 pour 1957, soit une diminution de 67 décès; la mortalité générale, en 1958, a donc baissé avec un taux de 8,8 par 1,000 de population.C\u2019est d\u2019ailleurs la seconde fois dans notre histoire locale que ce taux tombe au-dessous de 9 et la 9e fois qu\u2019il descend au-dessous de 10.Le chiffre et le taux élevés des naissances et le nombre et le taux diminués des décès sont des indices de la jeunesse de la population montréalaise.De nouveau, en 1958, la mortalité maternelle mérite une mention spéciale par le fait qu\u2019elle continue à décliner et que son taux a même touché le chiffre le plus bas jamais enregistré à Montréal, soit 0,46 par 1,000 naissances vivantes avec seulement 14 décès, alors que 20 mères enceintes sont décédées en 1957, ce qui donnait un taux de décès de 0,66.Il y a presque une décennie, en 1949, la mortalité maternelle s\u2019élevait à 1,72 par 1,000 naissances vivantes, soit un taux de décès de près de quatre fois supérieur à celui de 1958.La mortalité infantile, c\u2019est-à-dire le taux des décès par 1,000 naissances vivantes survenant chez les bébés âgés de la naissance à un an, a légèrement augmenté avec 877 décès et un taux de 29,1, en regard de 867 décès et un taux de 28,6 en 1957.Cet accroissement coïncide avec la hausse de la mortalité due aux diarrhées et aux entérites infantiles survenues au cours de l\u2019année, soit 58 décès en regard de 45, en 1957.L'ensemble des maladies contagieuses ai- gués, au cours de 1958, a accentué sa tendance vers la baisse qui se manifeste depuis plusieurs 314 années, en ce qui concerne leur morbidité et leur mortalité.Il y a eu 6,709 cas rapportés et il n\u2019y eut que 10 décès enregistrés, soit un taux de 0.9 par 100,000 de population.La diphtérie a accusé cependant une recrudescence avec 11 cas et 1 décès, ce qui interrompt une série de cinq années consécutives sans aucun décès attribuable à cette maladie.Ces cas sont survenus chez des enfants non immunisés et cette constatation rappelle forcément à la population la nécessité de se prévaloir de cette mesure préventive qu'est l\u2019usage du vaccin antidiphtérique pour protéger ses enfants et cela le plus tôt possible.Un pourcentage de 20 à 25% d\u2019enfants ne sont pas immunisés dans les districts populeux, malgré les facilités d\u2019immunisations mises à la disposition des parents.La coqueluche et la poliomyélite ont été responsables de un décès chacune, l'hépatite infectieuse de 3, la rougeole et la méningite à méningocoque de 2 décès chacune.Pour la 6e année consécutive, 11 n\u2019y eut aucun décès attribuable à la scarlatine; le nombre total des cas déclarés de cette maladie, soit 294, est aussi le plus bas qui ait été rapporté à Montréal.La mortalité par syphilis accuse une réduction de plus de 50% dans l\u2019espace d\u2019une année, avec 16 décès et un taux correspondant de 1,4 par 100,000 de population, comparativement à 34 et à un taux de 3,0 l\u2019année précédente, soit en 1957.La tuberculose accuse de nouveau, en 1958, une réduction non seulement dans le nombre et le taux des décès, mais aussi dans le nombre et le taux des cas.Cette tendance à la baisse se manifeste d\u2019une manière ininterrompue depuis 1946 à Montréal, bien qu\u2019elle soit plus prononcée pour la mortalité que pour la morbidité tuberculeuse.C\u2019est aussi le première fois que la mortalité due à cette cause atteint un taux au-dessous de 10, soit 9,5 par rapport à 10,1 par 100.000 de population, en 1957.En 1958, il n\u2019y eut aucune épidémie de maladies contagieuses communes à l\u2019enfance, ni aucune éclosion d\u2019influenza (grippe) qui se GROULX: BILAN-SANTÉ DE MONTRÉAL EN 1958 L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Murs 1959 soient menifestées au sein de la population.Toutefois, il y eut une éclosion inattendue d'infection intestinale causée par la paraty- phoide \u201cA\u201d dont seize cas furent diagnostiqués comme tels.Parmi les mesures préventives appliquées, je désire souligner le nombre des immunisations faites par le personnel médical du Service de santé dans les centres d\u2019hygiène, les consultations municipales et les écoles, au cours de l\u2019année 1958.Plus de 25,500 vaceina- tions et revaccinations contre la variole ont été pratiquées pendant que 20,000 immunisations et 25,000 doses de rappel ont été complétées par le personnel du Service de santé contre la diphtérie, la coqueluche et le tétanos.En outre, 25,000 enfants ont reçu deux doses de vaccin contre la polomyélite pendant que 40,000 enfants, vaccinés deux fois en 1957, recevaient une troisième dose de ce vaccin en 1958.La vaccination par le B.C.G., à titre de mesure préventive de la tuberculose, indique une hausse appréciable si l\u2019on considère que les 4,513 vaccinations de cette nature, faites dans les consultations municipales et les 11,297 exécutées dans les écoles, en collaboration avec l\u2019Institut de microbiologie et d'hygiène de l\u2019Université de Montréal, forment un total de 15,810 vaccinations par comparaison avec celui de 12,239 accompli par le personnel du Service de santé en 1957.Les trois premières causes de mortalité, en 1958, sont d\u2019abord les maladies du cœur et les lésions vasculaires cérébrales, avec 4,819 décès et un taux de 420,5 décès par 100,000 de population, soit plus de 47% du nombre total des décès, 10,099; le cancer occupe le deuxième rang avec 1,920 décès et un taux de 167,5 par 100,000 de population.Ces deux premières causes accusent une augmentation.Les maladies du nouveau-né sont au 3e rang des causes de décès et la mortalité attribuable aux accidents est passée au 4e rang, en 1958, parce qu\u2019elle accuse une baisse appréciable de 48 décès, soit 486 décès et un taux de 42.4 par 100,000 de population, en 1958, comparativement à 534 décès et un taux de 47,4, en L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 1957.Suivent les néphrites, les maladies du foie et de la vésicule biliaire, les malformations congénitales, les pneumonies et le diabète avec des taux respectifs de décès par 100,000 de population de 25,3; 18,4; 16,9; 16,6; et 14,8, accusant tous une diminution en 1958.Ces maladies considérées maladies de l\u2019adulte, quoique non exclusivement, constituent des problèmes qui prennent de plus en plus d\u2019importance.Il faut y ajouter les maladies chroniques, l\u2019alcoolisme, les maladies mentales qui constituent aussi les problèmes de santé de l\u2019heure, ou l\u2019éducation sanitaire, la nutrition et l\u2019examen médical périodique jouent des rôles de premier plan.GROULX: BILAN-SANTÉ DE MONTRÉAL EN 1958 315 Avant de conclure, je voudrais souligner un dernier fait concernant l\u2019éradication des mauvaises herbes à Montréal.Les 12 stations de comptage de pollens maintenues dans différents endroits de la ville par le Service de santé ont indiqué que l\u2019index du pollen de l\u2019herbe à poux a atteint le niveau le plus bas depuis les onze dernières années.Ces réalisations et ce travail ont pu être accomplis avec l\u2019appui des autorités municipales, grâce aux suggestions éclairées des membres de la Commission d\u2019hygiéne et à la coopération avertie des groupes professionnels et des organisations médicales et sociales de la cité. VARIÉTÉS LA RECHERCHE DANS L'ENSEIGNEMENT UNIVERSITAIRE ! Eugène ROBILLARD, Professeur de phys!ologie à l\u2019Université de Montréal.Depuis plusieurs mois, une discussion se poursuit sur la question de l\u2019éducation.Personne ne semble plus douter que, pour chaque individu, la plus grande et la plus sûre des richesses se fonde sur le développement maximum des facultés intellectuelles.Pour la nation toute entière, l\u2019éducation constitue le meilleur placement, la mise en valeur du plus grand avoir national.Dans un état ou une province où la population possède le pouvoir politique sans contrôler le pouvoir économique, l\u2019éducation est la seule planche de salut de cette population.Or chacun sait qu\u2019à lui seul, le capital américain possède 60% des investissements dans les industries canadiennes.Que dire de la participation économique de notre groupe canadien-français dans les entreprises québécoises ?Nous connaissons tous la situation.Plus que jamais, sinon l\u2019existence, du moins l\u2019influence de notre groupe est menacée; et cette menace envahit les couches de la population les plus modestes.La dernière crise de chômage, démontrant nettement une corrélation étroite entre le défaut d\u2019éducation et le manque de travail, a brutalement averti le monde ouvrier que nous vivons dans un siècle de progrès scientifique et de réalisations techniques exigeant de tous un minimum assez élevé de préparation intellectuelle.Le monde agricole n\u2019est pas davantage à l\u2019abri; la sécurité séculaire de nos agriculteurs est-elle encore aussi certaine?Avec l\u2019outillage moderne aux vastes possibilités, les petites exploitations agricoles devenues non rentables ne seront-elles pas progressivement remplacées par de vastes entreprises où l\u2019homme non éduqué et non 1.Causerie prononcée devant le Club Richelieu Montréal, le 25 septembre 1958.spécialisé, désormais manœuvre à gages, constituera le prolétariat agricole.La discussion engagée sur l\u2019éducation prend tout particulièrement dans notre province un caractère d\u2019urgence nationale, pour ne pas dire nationaliste.Il ne s\u2019agit pas pour nous de dire: il faut mieux payer nos professeurs, il faut plus d\u2019écoles, 11 faut plus de techniciens, il faut plus d\u2019ingénieurs, ete.Il faut tout cela mais il faut plus encore.Nous ne pouvons plus nous payer le luxe de perdre un seul talent, nous devons développer tous les talents au maximum et cela dans tous les domaines.Certes, on l\u2019a dit, et c\u2019est vrai, il faut commencer par l\u2019enseignement primaire.C\u2019est lui qui donne les premiers éléments de la connaissance et éveille la nation à la vie intellectuelle.Par malheur, pour une trop grande majorité, il représente la limite des connaissances, Néanmoins de merveilleuses intelligences placées dans des conditions particulièrement favorables ont su si bien en profiter et se sont élevées par la « seule force des coudes » à un tel niveau d\u2019activité intellectuelle qu\u2019au spectacle de ces étonnantes réussites, on peut être tenté de douter de la valeur de l\u2019éducation.Mais l\u2019éducation primaire a un but, Messieurs, celui de procurer les premiers moyens de connaissance et un certain nombre de notions indispensables.A l\u2019école primaire, on apprend le langage parlé et écrit, quelques notions de mathématiques, de science, d\u2019histoire et de géographie.C\u2019est déjà énorme si l\u2019on considère que l\u2019enfant part d\u2019à peu près rien et qu\u2019il établit bientôt après des relations entre les sons, les objets et les idées.Il y acquiert un minimum d\u2019information et le moyen de s\u2019en servir. L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 L'éducation primaire supérieure et l\u2019éducation secondaire étend ces connaissances et y apporte de la précision.C\u2019est la période des grammaires, grammaire des langues, grammaire des sciences.C\u2019est le temps de s\u2019initier et de s\u2019intéresser à toutes les activités de l\u2019homme de tous les temps.Le bagage des notions devenu plus vaste, l\u2019étudiant ne pense pius à vide et analyse laborieusement les faits acquis.L\u2019école primaire et les collèges d\u2019éducation secondaire ne constituent que la base de l\u2019édifice; et leur importance, si grande soit-elle, est primée par celle de l\u2019enseignement supérieur.C\u2019est l\u2019enseignement supérieur qui forme et discipline les hommes capables d\u2019idées générales, capables de tracer les directives dans leur milieu et pour la nation, les hommes qui dans tous les domaines ouvrent des voies nouvelles et poussent les horizons de la pensée Jusqu\u2019aux confins de l\u2019inconnu où se font les découvertes.C\u2019est la qualité et le nombre de ces hommes qui déterminent la grandeur d\u2019un état, l\u2019influence et l\u2019avenir d\u2019un groupe.Même la puissance matérielle d\u2019une nation est sous la dépendance de son système d\u2019éducation supérieure.L\u2019an dernier, presqu\u2019à cette même date, les Russes lançaient leur premier Spoutnic et, spontanément, le monde occidental surpris et inquiet commençait à s\u2019interroger sur la supériorité de l\u2019éducation soviétique tant il est vrai que lorsque deux forces ou deux armées se heurtent, non seulement les fantassins s'affrontent, mais aussi.les savants des deux groupes ennemis se livrent combat.C\u2019est le devoir des universités d\u2019assurer cette éducation qui permettra aux jeunes hommes d'acquérir la connaissance la plus complète et les moyens pratiques de l\u2019utiliser.C\u2019est le devoir de l\u2019université de les former, les entraîner à généraliser leur connaissance dans tous les domaines de l\u2019activité humaine et à la projeter vers l\u2019avenir.Le premier caractère de l\u2019enseignement universitaire réside dans le fait que la connaissance transmise soit complète, parfaitement ROBILLARD: LA RECHERCHE DANS L'ENSEIGNEMENT .317 mise à jour.La période universitaire est celle de la généralisation des idées.Serait-il possible de provoquer chez l\u2019étudiant cette généralisation des idées sans lui présenter tous les faits nouveaux, toutes les théories récemment émises.Mais, pour trouver des faits nouveaux, en formuler des lois nouvelles et des théories plus adéquates, il faut en chercher.Les universités sont donc des écoles d'enseignement et des écoles de recherche.Elles ne sont pas d\u2019abord des écoles d\u2019enseignement, elles sont à la fois les deux puisqu\u2019on ne peut faire d\u2019enseignement vraiment universitaire sans faire de recherches.Quelle université digne de ce nom accepterait d\u2019être le parasite des autres, accepterait de puiser largement dans le trésor de la connaissance sans jamais y contribuer.Mais l\u2019université ne trouve toute sa justification ni dans l\u2019enseignement, ni dans la recherche, ni dans les deux à la fois.On peut en effet transmettre la connaissance en dehors des universités.L\u2019imprimerie existe depuis 1440, date où Gutenberg en fit don au monde, et les techniques modernes d\u2019information, le journal, la radio, la télévision peuvent diffuser les nouvelles et les idées beaucoup plus rapidement que ne le font les universités.L'université est aussi un établissement d\u2019éducation qui imprime aux étudiants une discipline et un mode de penser.Elle donne un enseignement complet, mis à jour, mais elle doit l\u2019assurer de façon particulière, de façon à provoquer la pensée active chez l\u2019étudiant.Non seulement l\u2019intelligence, non seulement le jugement mais aussi l\u2019imagination de l\u2019étudiant doivent être constamment en éveil.Il doit chercher de nouvelles hypothèses à partir des données acquises et prévoir, jusqu\u2019à un certain point, ce qui vient dans le domaine de la pensée et de la découverte scientifique.Lorsque l'imagination est surajoutée à la connaissance, il en résulte une atmosphère d\u2019excitation qui transforme toute l\u2019information.Les faits sont empreints de toute leur puissance dynamique.La mémoire n\u2019est plus la faculté principale, ce sont l\u2019induction, l\u2019ima- 318 gination, le raisonnement, la logique qui prédominent, toutes des facultés dynamiques.On travaille dans l'enthousiasme.L'université n\u2019éduque pas des techniciens mais forme et discipline des directeurs, des chercheurs, des hommes inquiets du progrès.L\u2019université ne forme pas des gens qui vont suivre une route mais des hommes qui vont trouver des sentiers nouveaux, élargir des horizons, porter plus loin le progrès, contribuer en un mot à l\u2019activité créatrice de l\u2019humanité.Ici encore, Messieurs, on ne donne pas ce que l\u2019on n\u2019a pas.Cette pensée active, cet enthousiasme, cette imagination, en même temps que ce raisonnement, cette induction en un mot cette façon et cette discipline de penser, le professeur ne pourra les transmettre que s\u2019il les a lui-même, que s\u2019il s\u2019y exerce constamment, que s\u2019il s\u2019occupe à des travaux de recherche, s\u2019il est anxieux du progrès de la pensée humaine.La grandeur d\u2019une université se mesure par la contribution de son corps professoral au développement du domaine de la pensée.Pour son enseignement, pour l\u2019éducation des étudiants, pour l\u2019accomplissement de son mandat vis-à-vis de la nation, l\u2019université doit être un centre de recherches.Comment maintenant l\u2019université peut-elle faire face à ses obligations.La première condition, la condition essentielle pour donner un enseignement vraiment universitaire, c\u2019est celle à laquelle on pense généralement en dernier, celle qu\u2019on oublie le plus volontiers, c\u2019est le professeur.Un bon professeur est un oiseau rare.Imaginez seulement ce qu\u2019il lui faut.Il doit posséder une érudition très étendue et très critique.Il doit non seulement savoir les faits de sa spécialité mais aussi la façon dont ils ont été acquis.I! doit posséder les techniques de sa discipline, en connaître les raffinements et les limites et savoir aussi dans les autres disciplines les techniques qui peuvent être utiles à ses fins.Son enseignement doit être vivant, enthousiaste; il doit susciter l\u2019intérêt et l\u2019activité de la pensée étudiante, utiliser une langue ROBILLARD: LA RECHERCHE DANS L'ENSEIGNEMENT.L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 juste et imagée, en un mot, il ne fait pas l\u2019école, il fait école.Cet enseignement n\u2019est qu\u2019une partie de ses occupations, tous ses loisirs sont donnés à la recherche.Or la nature est très jalouse et très parcimonieuse.Il faut savoir l\u2019interroger avec soin et patience pour enfin obtenir une réponse.Elle ne répond d\u2019ailleurs que par un oui ou un non.Il ne faut lui poser qu\u2019une question à la fois si l\u2019on veut comprendre la réponse.Cette technique, cette philosophie de la recherche ne s\u2019acquiert que lentement et laborieusement.Un savant disait avec beaucoup de justesse que la recherche exigeait 5% d'inspiration et 95% de transpiration.Le travailleur de recherche est un homme patient, acharné qui se passionne pour un tout petit résultat.Mais surtout veuillez croire que la découverte n\u2019est pas l\u2019effet d\u2019un hasard.Cet oiseau rare dont je vous ai fait le portrait, il faut environ trente ans pour lui faire prendre son envol.En quelques années, vous pouvez l\u2019abattre à jamais.Enlevez-lui tous ses loisirs en le surchargeant de travail d\u2019enseignement, disputez-lui les moyens matériels, empêchez-le de communiquer avec ses collègues dans des congrès, d\u2019y échanger des idées et de refaire son enthousiasme, ne faites aucun cas de sa production scientifique et jugez-le seulement sur le nombre d\u2019heures de cours qu\u2019il donne aux étudiants; à coup sûr, vous le tuerez, il pourra être un peu coriace mais vous l\u2019entamerez.Vous tuez en même temps tous ses étudiants.Pour éviter ces écueils, il faut un corps professoral nombreux et des moyens financiers relativement importants.Des moyens financiers relativement importants mais qui pâlissent devant les immobilisations que la population consent volontiers pour des choses beaucoup moins importantes.Je ne connais pas les finances de notre université et ne suis pas autorisé à vous en parler.Tout ce que je puis vous dire, c\u2019est qu\u2019il y a encore beaucoup de place pour le développement de la recherche.Il s\u2019en suit nécessairement qu\u2019il y a encore du progrès à L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 faire dans l\u2019enseignement universitaire puisque les deux, enseignement et recherche, vont de pair à ce niveau des études.Or nous n\u2019avons pas 36 endroits, nous, les Canadiens français, pour donner une éducation universitaire à nos fils et à nos filles, pour former des esprits évolués, capables d\u2019envisager l\u2019avenir avec sécurité, capables de contribuer à la culture et au progrès de la pensée et de la science.Nous n\u2019avons pas 36 endroits pour assurer l\u2019influence de notre groupe.Je suis à l\u2019Université depuis plus de vingt ans.J\u2019y ai vu passer plusieurs groupes d\u2019administrateurs, de couleurs diverses.J\u2019y ai été témoin de leur dévouement et de leur bonne volonté.Ils ont pris des décisions, des bonnes et des mauvaises, comme tout le monde, mais plus de bonnes que de mauvaises.Je crois qu\u2019ils ont fait au total ce qu\u2019ils pouvaient avec les moyens dont ils disposaient.Il reste donc désormais à la population de comprendre la nécessité de nos universités et de se rendre compte que sans elles, son avenir est très sombre.Comprenons donc, enfin, qu\u2019il nous faut des universités puissantes, où on ne fabrique pas des techniciens en série mais où l\u2019on discipline et forme des hommes capables d\u2019adaptation aux situations ROBILLARD : LA RECHERCHE DANS L'ENSEIGNEMENT.319 nouvelles, des hommes capables de création dans tous les domaines de la science et de la pensée.Je ne voudrais pas terminer sur cette note pessimiste, Messieurs.Qu\u2019il me soit permis maintenant de faire un vœu, une prière.Vous êtes un groupe influent et vous pouvez, si vous le voulez, aider l\u2019université, votre Université, et, peut-être, donner le coup de barre décisif dans l\u2019opinion de notre milieu.Si nous n\u2019avons pas 36 endroits, nous, les canadiens français, pour développer l'influence de notre groupe, défendez, je vous en prie, que pour tout ou pour rien on descende l\u2019université.Que la critique soit constructive.Tout n\u2019y est pas parfait mais qu\u2019enfin on comprenne la grandeur et la nécessité de son œuvre, qu\u2019on lui donne généreusement des moyens adéquats.L'enjeu en vaut la peine; cet enjeu, Messieurs, c\u2019est le développement de la personnalité de nos fils, et, par eux, le rayonnement de la culture canadienne-française.L\u2019enjeu en vaut la peine, Messieurs, l\u2019université vous appartient, c\u2019est votre affaire, c\u2019est l\u2019avenir de la nation.Vous ne pouvez pas vous en désintéresser sans vous renier vous-même. ESSOR DE LA PSYCHIATRIE FRANÇAISE ! 5.\u2014 HUMANISME ET PSYCHANALYSE : DANIEL LAGACHE.Camille LAURIN 2 SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE PSYCHANALYSE D\u2019aucuns prétendent que ce sont des querelles de personnes qui ont amené les docteurs Lagache, Lacan, Favez-Boutonier, Dolto, La- forgue, ete.à démissionner de la Société Psychanalytique de Paris et à fonder la Société Française de Psychanalyse (1953).On ne saurait mieux escamoter le problème.C\u2019est bien plutôt leur conception du freudisme, de la recherche analytique et de la formation des Jeunes analystes qui a rapproché les séces- sionnaires et déterminé leur option.Ce projet de subordonner la technique à l\u2019humanisme a été reconnu par les non-spécialistes eux- mêmes.Mme Favez-Boutonier s\u2019est expliquée plus longuement à ce sujet lors d\u2019une réunion de la Société Française de Philosophie.* Après avoir recommandé aux analystes de bien connaître les doctrines déjà élaborées, elle leur souhaite de ne pas se laisser écraser par leurs lectures, de ne pas s\u2019ancrer dans un conformisme reposant, de ne pas confondre la psychanalyse elle-même avec les domaines qu\u2019elle a s1 bien explorés.Plus qu\u2019une science, qu\u2019une technique, qu\u2019une thérapeutique et même qu\u2019une philosophie, celle-ci lui apparaît comme une manière de poser les problèmes, d\u2019être présent à soi-même et à l\u2019autre, comme un mouvement constant de recherche de l\u2019inconscient, comme une maieütique\u201d qui amène 1.Voir Essor de la psychiatrie française.1\u2014 Le malade mental au XXe° siècle, 2 \u2014 Psychologie médicale: bilan d\u2019un demi-siècle, 3\u2014 Courants doctrinaux contemporains, 4\u2014 Présence de la psychanalyse.L'Union Médicale du Canada.87: 1069, 1193, 1958; 88: 53, 1959.2.Directeur du Département de Psychiatrie de l\u2019Université de Montréal; Directeur scientifique de l\u2019Institut Albert Prévost.3.Nadine Lefebvre: Situation du psychanalyste, La Table Ronde.Numéro Spécial: Destin de la Psychanalyse, Paris, décembre 1956.4.J.Favez-Boutonier: Psychanalyse et philosophie.Séance du 25 janvier 1955, Bulletin de la Société Française de Philosophie.Janvier-Mars 1955.5.E.Amado Lévy-Valeusi: Vérité et langage: du dialogue platonicien au dialogue psychanalytique.La Psychanalyse (Publication de la Société Française de Psychanalyse) Paris, P.U.F.1956.chacun à reconquérir sa vérité et son humanité contre tout ce qui, bien qu\u2019étant de lui, est étranger à lui-même.La psychanalyse n\u2019échappera donc à la sclérose qu\u2019en se remettant sans cesse en question.Freud a toujours donné l\u2019exemple de cette auto-critique attentive et lucide.Il est d\u2019autant plus nécessaire de la poursuivre aujourd\u2019hui qu\u2019il n\u2019est plus là pour s\u2019en charger.Cette présence à l\u2019homme et au monde concrets, cette confrontation avec elle-même dont la psychanalyse entend faire profession lui imposent d\u2019abord de s\u2019ouvrir aux autres sciences humaines.C\u2019est dans cet esprit d\u2019intelligente humilité que la Société Française a fait appel pour son enseignement à des maîtres aussi réputés dans leur matière que Jean Hyppolyte, M.Merleau-Ponty et A.Koyré (philosophie), C.Lévi-Strauss et M.Griaule (anthropologie), M.Boss (analyse existentielle), E.Benveniste (linguistique) et E.de Greef (criminologie).Elle lui impose ensuite de remettre en discussion le contenu et la forme des postulats freudiens,® d\u2019en donner une traduction et un commentaire exacts, de les reformuler et de les élaborer dans un langage adapté à son objet et qui rende compte de la totalité de l\u2019expérience clinique, d\u2019en dénoncer les adultérations et les déviations qu\u2019entraînent celles-ci, de transposer en concepts psychanalytiques les apports des disciplines connexes et de n\u2019aborder qu'\u2019ainsi armée les divers domaines de la recherche.UN CHEF DE FILE: DANIEL LAGACHE En même temps qu\u2019une des figures de proue de la Société Française de Psychanalyse, Daniel Lagache est un philosophe et un psychologue de très grande envergure.À l\u2019exemple de Janet, il a toujours mené de front ses deux carrières de praticien et de théoricien: inter- 6.J.P.Valabrega: Aux sources de la psychanalyse, Critique, mai 1956.\u2014\u2014_ l\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 nat et clinicat (1928-1937), pratique psychiatrique et enseignement de la psychologie à Strasbourg (1937-1947), puis à Paris (1947- ).Il est actuellement co-directeur de l\u2019Institut de Psychologie à la Sorbonne et y occupe la chaire de psychologie pathologique.Ses dons naturels, sa formation poussée et les servitudes du professorat lui ont permis d\u2019acquérir un savoir encyclopédique, ont aceru son pouvoir de conceptualisation, ont aiguisé son goût de la clarté, lui ont donné l\u2019habitude de débrouiller les questions les plus ardues et de les traiter à fond, selon une ordonnance logique rigoureuse.Sa longue expérience des malades l\u2019a en même temps préservé des dangers de l\u2019académisme, en l\u2019incitant à fonder ses hypothèses sur une observation serupu- leuse des moindres données cliniques.EsPRIT DE LA PSYCHOLOGIE CONTEMPORAINE Lagache incline à situer et sérier les problèmes avant de chercher à les résoudre.Dans un premier temps, il se livre donc à un examen historico-critique de la psychologie et de la psychanalyse.La psychologie ne lui paraît plus mériter le jugement sévère dont l\u2019accablait Freud à l\u2019époque de ses premières découvertes.Elle a depuis ce temps progressé sur tous les fronts: aspects épistémologiques, sociologiques et expérimentaux, instruments et méthodes, diversité des champs d\u2019application.Au fur et à mesure de cette progression, la tendance s\u2019est précisée de considérer les données psychologiques dans leur ensemble et dans leur suite, à dégager leur structure, leur enchaînement et leur sens.Bien des oppositions antithétiques de concepts ont dès lors été remplacées par la notion de leur implication réciproque.\u201d Ainsi il n\u2019est pas de conscience qui ne soit conscience de quelque chose 8 et pas d\u2019objet qui ne connote une conscience qui l\u2019appréhende; il n\u2019est pas de situation qui ne soit situation pour un organisme ni d\u2019orga- 7.D.Lagache: La conscience en psychanalyse.Communication à la Société de Psychologie, 3 novembre 1956.Journal de Psychologie normale et pathologique.8.D.Lagache: Eléments de psychologie médicale.Encyclopédie médico-chirurgicale; Psychiatrie, Tome 1, 37030, A 10, Paris 1955.LAURIN: ESSOR DE LA PSYCHIATRIE FRANÇAISE 321 nisme qui ne soit toujours en situation; la forme physiologique, sensori-motrice ou symbolique des réponses de l\u2019organisme ne correspond qu\u2019à l\u2019accentuation d\u2019un aspect particulier d\u2019une réponse qui est toujours globale; l\u2019inconscient ne peut être appréhendé qu\u2019à travers les conduites conscientes mais les attitudes conscientes, en dehors de leur signification objective, comportent un sens qui demeure caché au sujet; le présent ne peut être compris sans le passé mais celui-ci n\u2019est saisi qu\u2019en autant qu\u2019il s\u2019actualise dans une expérience contemporaine de l\u2019investigation ; le terrain constitutionnel impose des limites au développement mais il dépend aussi des situations que les possibilités constitutionnelles puissent ou non s\u2019actualiser; il n\u2019existe pas de société mais seulement des sociétés, composées de groupes et d\u2019individus et il n\u2019existe pas d\u2019individu qui ne soit membre d\u2019une pluralité de groupes sociaux; les désordres de la conduite actualisent des virtualités que l\u2019on peut déceler chez l\u2019homme bien portant: il dépend sans doute de facteurs quantitatifs que le conflit se résolve normativement ou qu\u2019il se pérennise à travers des solutions défectueuses.?DÉFINITION ET ASPECTS DE LA PSYCHANALYSE Quant à la psychanalyse, elle est d\u2019abord et avant tout une psychothérapie, puis une méthode d'investigation et une théorie psychologique.!° En tant que traitement, sa caractéristique est l'interprétation du transfert.En tant que méthode d\u2019investigation, elle cherche à mettre en évidence les significations immanentes au comportement du patient.En tant que théorie psychologique, elle tente d\u2019expliquer la genèse de la personnalité ainsi que sa nature et son fonctionnement.Elle le fait au moyen d\u2019hypothéses de premier ordre, dynamiques, génétiques, topiques et économiques, qui ont graduellement été élaborées pour co- 9.D.Lagache: L\u2019esprit de la psychologie contemporaine.L\u2019année psychologique, Volume jubilaire en hommage à Henri Pieron, Paris, P.U.F.1950.10.D.Lagache: Définition et aspects de la psychanalyse.Revue Française de Psychanalyse.Juillet- septembre 1950. 322 ordonner les résultats de l\u2019expérience, ainsi qu\u2019au moyen d\u2019hypothèses de second ordre, qui ne sont plus destinées à rendre compte des faits cliniques et qui ne leur sont pas applicables directement dans la pratique analytique (théorie des instincts).Construites inductivement, ces hypothèses ne représentent en rien une doctrine ou une orthodoxie intangibles.Il est d\u2019ailleurs des raisons qui militent en faveur de leur revision.Freud a d\u2019abord essayé de formuler ses découvertes en termes de physiologie nerveuse.!! S\u2019il renonça de bonne heure à cet impossible projet, il n\u2019en continua pas moins de faire un emploi analogique de plusieurs de ces termes (charges, déplacement de l\u2019énergie, etc.).En psychologie, il emploie de même le langage de son temps, qui est associationniste, mentaliste (règle de l\u2019association d\u2019idées), dualiste (séparation des processus psychiques et somatiques), atomiste (séparation du conscient et de l\u2019inconscient) et réifiant (représentation de la vie mentale par des entités abstraites).Ses disciples ont employé le même langage ou l\u2019ont très peu modifié, alors même que leurs recherches s\u2019orientaient de plus en plus vers l\u2019étude du complexe organo-psychique, de la relation d\u2019objet, du transfert et du contre- transfert.Un divorce risque ainsi de s\u2019instituer entre une technique fondée sur les relations de personne à personne et une théorie qui reste une psychologie en première personne.!?C\u2019est pour cette même raison que l\u2019on peut déceler dans l\u2019évolution du mouvement psychanalytique deux types de tendances déviationnistes: le biologisme, qui accorde une trop grande importance aux facteurs biologiques dans la genèse et le fonctionnement de la personnalité et le culturalisme, qui sous-estime la quasi- universalité des déterminants biologiques au profit des déterminants culturels (Karen Horney).Lagache termine cet examen en établissant 11.S.Freud: La naissance de la psychanalyse: lettres à Wilhem Fliess 1887-1902, Paris, P.U.F.1956.12.D.Lagache: La Psychanalyse.Cahiers d\u2019actualité et de synthèse de l\u2019Encyclopédie Française, Paris, Larousse 1956.LAURIN: ESSOR DE LA PSYCHIATRIE FRANÇAISE L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1950 les principes qui doivent régir les sciences psychologiques: principe de totalité, selon lequel l\u2019organisme en situation doit être étudié sous tous ses aspects par tous les moyens possibles; principe d\u2019unité, selon lequel la personne totale doit être considérée dans la suite de son histoire; principe d\u2019économie, selon lequel la théorie la plus probable est celle qui rend compte du maximum de faits avec un minimum d\u2019hypothèses.OBJET DE LA PSYCHOLOGIE C\u2019est en réfléchissant sur les données ainsi recueillies, en tentant de les articuler, de les hiérarchiser qu\u2019il va maintenant élaborer ses propres conceptions.L'objet de la psychologie est l\u2019interaction de l\u2019organisme et de l\u2019entourage.Le champ de ces interactions est désigné sous le nom de champ psychologique.La principale caractéristique de l\u2019organisme humain ou personnalité est de maintenir son existence comme système unitaire, ce qui nécessite, en plus des actions physiologiques, des conduites par lesquelles il modifie son entourage ou se modifie lui-même.Inversement, si l\u2019entourage est toujours significatif pour l\u2019organisme, c\u2019est par la présence ou l'absence d\u2019objets propres à assurer la satisfaction de ses besoins et d\u2019obstacles passifs ou actifs en mesure d\u2019empêcher ou de retarder celle-ci.La formation de la personnalité n\u2019est pas l\u2019effet de la seule maturation biologique; celle-ci s\u2019intrique à l\u2019apprentissage, qui en l\u2019espèce est essentiellement une socialisation.Toute la vie de l\u2019homme peut ainsi être conçue comme un système de communications et d\u2019échanges.PSYCHOLOGIE DE LA CONDUITE Ces postulats permettent de définir la conduite comme l\u2019ensemble des opérations (physiologiques, motrices, verbales, mentales) par lesquelles un organisme en situation réduit les tensions qui le motivent et réalise ses possibilités.!3 L\u2019étude de sa dynamique montre la continuité de ses phases.La motivation est 13.D.Lagache: Conduite et communication en psychanalyse, in Drives, affects and behavior.Edited bv Rudolph M.Leewenstein.International Universities Press Inc., New-York 1953. L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 surtout apparente au début du cycle de comportement.Concrètement, elle consiste en des besoins d\u2019un ton émotionnel agréable ou pénible (anticipation de satisfaction ou de frustration).Si le processus n\u2019est pas troublé par l\u2019interférence d\u2019un conflit, vient ensuite l\u2019élaboration qui a pour fonction la recherche des moyens.Dans le cas de situations déjà connues, elle passe inaperçue et revêt immédiatement la forme d\u2019actions, dans lesquelles la part de l\u2019inné et de l\u2019appris est indiscernable.Dans le cas de situations nouvelles, elle est plus longue et difficile, prend la forme du tâtonnement (conduite des essais et erreurs) ou de l\u2019intelligence (remaniement structural du champ psychologique qui conditionne la découverte d\u2019une solution originale).La phase de terminaison est dominée par l\u2019objet- but, c\u2019est-à-dire, l\u2019atteinte du but réalisé sur un objet adéquat.Celui-ci ne comporte pas que des aspects cognitifs.Il est d\u2019abord et avant tout une valeur, corrélative aux besoins permanents et passagers de l\u2019organisme.Ce dernier tend à répéter les conduites qui ont réussi et à éviter celles qui ont échoué (loi de l\u2019effet).La sigmfication de la conduite est contenue dans sa définition: la réduction des tensions ne rend pas compte de tous les aspects positifs de la conduite, de tout ce qui tend vers un développement et une création; c\u2019est pourquoi il semble nécessaire de postuler le principe de réalisation des possibilités, qui tient notamment compte du fait que pour aboutir à un état terminal de satisfaction, l\u2019organisme peut accepter des augmentations de tension considérables.CONCEPTION DE LA CONSCIENCE L\u2019objet primordial est reconnu comme valeur plutôt que découvert par la connaissance.La conscience psychologique est une différenciation tardive de la conscience morale et n\u2019arrive peut-être jamais à s\u2019en détacher.Le moi n\u2019est pas la conscience.Il est le terme qu\u2019emploie le sujet conscient quand il pose sa personne comme un objet et qu\u2019il l\u2019oppose aux « Moi» étrangers.Avec cet objet que constitue le Moi, la conscience noue deux LAURIN: ESSOR DE LA PSYCHIATRIE FRANCAISE 323 sortes de relations: l\u2019identification et l\u2019objectivation.Dans le premier cas, elle se fond en lui, est captée, fascinée, aliénée par lui dans l\u2019illusion que le moi est un habitant de la conscience.Celle-ci ne se prend plus pour ce qu\u2019elle est, mais pour tel Moi, tel rôle, telle identification.!1# C\u2019est la condition narcissique.Dans l\u2019objectivation, la relation entre conscience et moi tend vers la distinction entre le sujet (conscience) et l\u2019objet (moi).La conscience est alors entrevue en tant qu\u2019activité libre, c\u2019est-à-dire, rendue à elle-même.L\u2019autre est en même temps reconnu tel qu\u2019il est et non à travers le prisme du moi.L'homme n\u2019abandonne jamais tout-à-fait la position narcissique!\u201d Mais il dépend de l\u2019entourage (familial, social, analytique) autant que de lui-même qu\u2019il puisse convenablement s\u2019en dégager.LE CONFLIT Le sens d\u2019une conduite est particulièrement difficile à mettre en évidence lorsque ses motivations sont par trop conflictuelles et que certains de ses segments cheminent dans l\u2019inconscient.La forme typique du conflit chez l\u2019être humain est précisément la concurrence entre le désir de réalisation de ses possibilités et le besoin de sécurité, qui l\u2019incite à éviter toute émotion pénible (angoisse, culpabilité, honte, dégoût).L\u2019apparition de cette émotion constitue pour le sujet un signal d\u2019alarme qui motive immédiatement chez lui une conduite de défense.Ce qu\u2019il craint, c\u2019est la réprobation de l\u2019entourage et la punition plus ou moins cruelle que celui-ci peut lui infliger.Dans le cas où ces craintes viennent activer des fantasmes inconscients de même type, la situation actuelle est plus ou moins identifiée aux situations conflictuelles infantiles.Pour ne pas encourir les foudres de l\u2019objet parental intériorisé, le sujet peut alors renoncer à se réaliser et se détourner de l\u2019objet-but.Mais nous savons, depuis Freud, que les tendances ainsi 14.D.Lagache: La signification psychologique des pronoms de la première personne.Journal de Psychologie.1939, pp.267-273.15.D.Lagache: Fascination de la conscience par le moi.La Psychanalyse, Paris, P.U.F., 1957. 324 mises en dérivation cherchent quand même et trouvent à s\u2019exprimer partiellement et épisodiquement (rêves, actes manqués, symptômes).Le sujet ne pourra dépasser cette conduite conflictuelle que s\u2019il parvient à retrouver le sens des opérations défensives et restitutives, conscientes et inconscientes qui sont immanentes à celle-ci.LA COMMUNICATION Le dégagement du sens implique la communication.Avant même l'apparition du langage, les mécanismes d\u2019introjection et de projection jouent un rôle important dans l\u2019établissement des relations interpersonnelles.L\u2019étude de la conduite des jeunes enfants et de ses manifestations linguistiques montre également que ce qui est intériorisé n\u2019est pas seulement l\u2019image d\u2019un Socius mais une relation à deux, comportant des rôles complémentaires.!$ Ceci explique que, dans les relations ultérieures, chacun des partenaires puisse tour à tour s\u2019identifier à autrui (identification hétéropa- thique) et identifier autrui à soi (identifica- ton idiopathique).La personnalité est donc ainsi faite qu\u2019elle peut et doit résoudre avec l\u2019aide de l\u2019entourage les conflits qui résultent de son interaction avec lui.Un cycle de communication verbale peut être décrit comme un entrecroisement d\u2019identifications hétéropa- thiques et idiopathiques, aboutissant, par la voie d\u2019expériences mentales, à la transmission symbolique de certaines significations.Ces identifications sont partielles et laissent subsister la distinction des sujets communicants.On ne vit qu\u2019une vie si l\u2019on peut penser toutes les autres.Mais du fait qu\u2019elles sont partielles, ces identifications ne se prêtent pas à une fidélité parfaite de la transmission.Les structures mentales de chacun ne sont pas superposables.Si elles sont par trop différentes et rigides, il en résulte une certaine inaptitude à se placer du point de vue d\u2019autrui, une méconnaissance de son être réel ainsi qu\u2019une fausse interprétation de ses conduites.La 16.D.Lagache: Socialisation et identification, Actes du 14e Congrès International de Psychologie, Montréal, juin 1954, North Holland Publishing Co.Amsterdam.LAURIN: ESSOR DE LA PSYCHIATRIE FRANCAISE L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 connaissance de ces obstacles permet d\u2019éliminer les dangers de la projection et de s\u2019acheminer vers une compréhension plus adéquate bien que plus laborieuse des communications intersubjectives.MÉTHODE CLINIQUE Le domaine de la psychologie s\u2019étend à tous les secteurs de la conduite humaine adaptée et inadaptée.Selon son objet, elle s\u2019appellera psychologie médicale, sociale, industrielle, etc.Ces divers secteurs peuvent d\u2019ailleurs se recouper, ce qui amène à les étudier dans les rapports qu\u2019ils entretiennent les uns avec les autres.C\u2019est la méthode clinique qui paraît le mieux convenir à cette étude.Elle s\u2019inspire en effet du principe d\u2019unité et oriente l\u2019observation vers la totalité des réactions de l\u2019être humain en situation.!\u201d Si les autres approches, expérimentale, statistique, etc, lui sont subordonnées, c\u2019est qu\u2019elles correspondent à des moments de la recherche et que les facteurs qu\u2019elles isolent doivent être replacés dans l\u2019ensemble de leurs conditions.!® L\u2019acte cognitif caractéristique de l\u2019approche clinique est le diagnostic.Par lui, le clinicien ramène le cas individuel au cas-type et il adapte son jugement aux particularités du cas.Sa précision tient à l\u2019observation exhaustive des données contenues dans le champ psychologique: réactions du consultant à l\u2019endroit de l\u2019entourage et vice-versa, conduite extérieure spontanée ou provoquée, expérience vécue, modifications somatiques objectives et produits de l\u2019activité du sujet.Pour cet examen, le clinicien a recours à diverses techniques, dont la plupart sont d\u2019ordre psychologique.L\u2019histoire du cas repose en grande partie sur la récolte des témoignages auprès du consultant et de son entourage.Le témoignage renseigne sur les faits qui en sont l\u2019objet et sur le témoin lui- même.L\u2019exposé que fait le sujet de ses problèmes et de son histoire permet de déceler l\u2019attitude qu\u2019il adopte à l\u2019égard de sa situation, de ses actes et de sa vie.L\u2019examen 17.D.Lagache: Psychologie clinique et méthode clinique.Evolution Psychiatrique, Avril-Juin 1949.18.D.Lagache: L\u2019unité de la psychologie, Paris.P.U.F.1949. L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 clinique est mené au moyen d\u2019un dialogue qui se développe selon les lois de la communication adéquate et d\u2019une observation continue du comportement extérieur.La connaissance de la psychanalyse permet à l'observateur d\u2019abolir certaines résistances et rend l\u2019observation plus minutieuse et plus pénétrante.Les tests psychologiques permettent de mesurer une aptitude isolée ou une modalité réactionnelle.L\u2019évaluation de la performance doit être établie par rapport à une échelle de mesure préalablement établie.Mais l\u2019intérêt du résultat psychométrique lui-même est beaucoup moindre que l\u2019étude de la réaction globale de l\u2019examiné et de la méthode qu\u2019il emploie pour résoudre les problèmes qui lui sont posés.!?Il est enfin utile de recourir parfois à des techniques auxiliaires: graphologie, morphopsychologie, etc.C\u2019est la mise en place et la synthèse de toutes ces données qui permet d\u2019établir un diagnostic positif, étiologique et différentiel.L\u2019action pratique doit en outre s'appuyer sur un diagnostic progressif, c\u2019est- à-dire sur l\u2019approfondissement et la revision de ce qu\u2019on sait déjà et sur la reconnaissance des changements qui surviennent à mesure que l\u2019action se développe?PSYCHANALYSE: ANALYSE DE LA CONDUITE Le schéma qui vient d\u2019être esquissé s\u2019applique à la psychologie médicale et à la pratique psychiatrique.La psychanalyse en diffère en ce qu\u2019elle utilise des données moins hétérogènes, fait appel à une technique spécifique, n\u2019a pas à être menée dans un climat de constante cordialité et tente d\u2019observer directement le passé dans le présent.Il n\u2019empêche que l\u2019investigation psychanalytique se fonde exclusivement sur l\u2019observation de la conduite.Et c\u2019est bien cet aspect que Lagache entend mettre en évidence.?! 19.D.Lagache: L\u2019emploi clinique des tests et le diagnostic du caractére.Bulletin de la Faculté des Lettres de Strasbourg, mai 1941.20.D.Lagache: Sur la formation du psychologue clinicien.Bulletin de l\u2019Institut National d\u2019étude du travail et d\u2019orientation professionnelle.Novembre- Décembre 1951.21.D.Lagache: De la psychanalyse à l\u2019analyse de la conduite.Revue Française de Psychanalyse.Jan- vier-Mars 1949.LAURIN: ESSOR DE LA PSYCHIATRIE FRANCAISE 325 L\u2019exploration de l\u2019inconscient et de son mode d\u2019action n\u2019a toujours été qu\u2019un moyen dont le but était la correction des anomalies de l\u2019Ego.Il est beaucoup plus adéquat et satisfaisant de considérer le matériel psychanalytique comme une conduite, ou plus exactement, comme des segments de conduite.Les démarches de la pensée sont appréciées d\u2019une façon plus vraie si elles sont décrites, non comme des processus psychiques mais comme des conduites mimées d\u2019approche, d\u2019hésitation, de recul, d\u2019arrêt, d\u2019essais et d\u2019erreurs.Ces conduites doivent être rapportées à quatre coordonnées: l\u2019histoire individuelle, l\u2019entourage présent, la situation psychanalytique et le corps.Les attitudes vitales essentielles de l\u2019individu ont leur base dans des schèmes émotionnels et actoriels constitués pendant l\u2019enfance.Mais l\u2019inadaptation qui motive la cure est actuelle et c\u2019est la relation présente avec l\u2019entourage qui pose les problèmes.C\u2019est de même le caractère appris des schèmes de conduite ainsi que les traits spécifiques de la situation analytique qui structurent le transfert et lui donnent sa couleur.Envisagées historiquement ou dans le contexte de la cure, les modifications somatiques peuvent enfin être considérées comme un certain mode de résolution des tensions.Ce qui est spécifiquement psychanalytique, c\u2019est le fait de passer sans cesse d\u2019une donnée à l\u2019autre, de les articuler et d\u2019y voir une réponse à une situation présente, mettant en jeu des « patterns » constitués dans le passé.C\u2019est dire que la psychanalyse approche toute motivation sous l\u2019angle du conflit.Le facteur commun aux deux principes de plaisir et de réalité est la réduction des tensions pénibles.Cette réduction est nécessairement sélective.À tout moment de sa conduite, l\u2019homme se choisit, mais ce choix implique une exclusion.Constructive ou dissociative, l\u2019intégration se fait sous la pression de la motivation la plus forte et par conséquent dans le sens de la réduction de tension relativement la plus complète.Ainsi, tout en se projetant, l\u2019homme se rejette.L'existence consciente, la connaissance de soi sont une projection par- 326 tielle de la personnalité totale.Le but de la psychanalyse est de ramener au jour les motivations mises en dérivation et de les remanier, de façon à permettre de nouvelles réponses et l\u2019atteinte d\u2019un niveau supérieur d\u2019intégration.De ce point de vue, la cure psychanalytique est un apprentissage, c\u2019est-à-dire, une modification de la conduite en fonction de l\u2019expérience.L\u2019indétermination de la situation analytique permet son assimilation au passé et l\u2019actualisation d\u2019un « pattern » anachronique (transfert).Mais la nouveauté et la spécificité de cette situation, en même temps que l\u2019élucidation du transfert par une interprétation qui porte tour à tour sur la communication, les défenses et les fantasmes inconscients, rendent possibles un ajustement nouveau et l\u2019élaboration de conduites constructives.Ainsi, pour que l\u2019on puisse parler de guérison, la disparition des symptômes est une condition nécessaire mais non suffisante.?Il faut que s\u2019y ajoutent des remaniements structuraux qui dégagent et revigorent l\u2019organisation de la personnalité.Ses effets en sont l\u2019augmentation de la tolérance aux tensions et de la réalisation des possibilités, la réduction des aspirations déréelles et l\u2019amélioration des relations interpersonnelles.THÉORIE DES PSYCHOTHÉRAPIES Les moyens qui permettent à la psychanalyse de critiquer ses principes et ses résultats lui permettent également d\u2019élaborer une théorie générale des psychothérapies.?* Pour chacune d\u2019entre elles, l\u2019utilisation thérapeutique de la relation psychothérapeute-patient constitue le trait essentiel.C\u2019est le rôle du psychothérapeute qui structure cette relation, et la principale dimension selon laquelle il peut être spécifié est la dimension directive \u2014 non directive.2* Le choix rationnel d\u2019une psychothé- D.Lagache: Méthodes psychothérapiques: résultats et critères de guérison.Encyclopédie Médico- Chirurgicale.Psychanalyse.T.III, 37812 E10, Paris 1955.23.D.Lagache: Introduction à la psychothérapie.Le Sud Médical et Chirurgical, 30 juin 1955.24.C.Laurin: Théorie des rapports médecin-ma- lade.Union Médicale du Canada, Tome 85 (1387) Décembre 1956.LAURIN: ESSOR DE LA PSYCHIATRIE FRANCAISE L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 raple repose sur une considération attentive des besoins et des possibilités en fonction de l\u2019ensemble de la conjoncture thérapeutique.Plus la régression et la désintégration sont marquées, plus le rôle du thérapeute doit se faire autoritaire; plus la condition du patient approche de la guérison et de la santé, plus le thérapeute doit s\u2019effacer et laisser au patient son autonomie.PSYCHANALYSE ET PSYCHOLOGIE Le problème des rapports entre psychanalyses et psychologie s\u2019est posé différemment selon les époques.Freud se targuait de ne prêter qu\u2019une attention minime aux psychologues de son temps.Il croyait cependant que ses découvertes: articulation de l'inconscient et du conscient, dynamique du conflit, théorie de la personnalité, finiraient par renouveler la psychologie.Ses prévisions étaient et continuent de s\u2019avérer justes.Grâce à cet apport et à celui des phénoménologues, gestaltistes, behavioristes, etc, la psychologie est actuellement en mesure de féconder à son tour la psychanalyse.?5 Les termes de conduite, d\u2019apprentissage et de communication se prêtent particulièrement bien à la description de l\u2019expérience analytique.La validité des principes qui gouvernent cette expérience gagne à être vérifiée par d\u2019autres méthodes.Certains concepts qui font partie de la théorie expérimentale des habitudes, comme l\u2019interférence associative, la récupération spontanée et l\u2019inhibition rétroactive, peuvent être utilisés pour débrouiller certains problèmes concernant le transfert et le rôle des interprétations.La psychologie est enfin très bien armée pour explorer des questions qui intéressent au plus haut point la psychanalyse mais qui sont peu accessibles aux investigations psychanalytiques: problèmes du développement psychologique de l\u2019enfant, mesure de la force des habitudes et des tendances, quantification du conflit.Il importe cependant de rappeler que les rapprochements entre psychanalyse et psychologie ne peuvent être utiles que si l\u2019on sait 25.D.Lagache: Psychanalyse et psychologie.L\u2019Evolution Psychiatrique.Janvier-Mars 1956. L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 maintenir la spécificité des méthodes, des faits et des concepts.Le chercheur doit d\u2019abord se soumettre aux contraintes méthodologiques du champ observé puis utiliser un langage adéquat aux conditions spécifiques d\u2019administration de la preuve.PSYCHANALYSE ET SOCIOLOGIE Ces considérations valent pour les autres sciences humaines et en particulier pour la sociologie.La psychologie sociale et l\u2019ethnologie ont exercé une action importante sur la psychanalyse, en montrant la relativité de la conduite et de la personnalité par rapport à des schèmes culturels dont l\u2019action s\u2019exerce soit directement, soit à travers la famille.Elles ont de même signalé la relativité des névroses par rapport aux conditions historiques et sociales.Les études des sociologues contemporains sur les structures et les dynamiques de groupe, sur les rôles sociaux et la typologie des meneurs ?° ont enfin fourni aux psychothérapies collectives plusieurs de leurs concepts opérationnels.D\u2019un autre côté, il n\u2019est pour ainsi dire pas de formulations psychanalytiques qui n\u2019aient d\u2019implications sociologiques.Un aspect important de la théorie de la cure est son envisagement en tant que groupe social, dont les deux membres sont en continuelle interaction.Sexualité et agressivité mettent spécifiquement en cause les relations avec autrui.Dans ce qu'elle a d\u2019essentiel, la personnalité s\u2019organise au cours des cinq premières années de la vie, au travers des interactions de l\u2019enfant et de son entourage familial.La théorie psychanalytique de son développement est principalement une théorie de la socialisation.Dans le groupe familial, l\u2019enfant a appris certaines techniques de l\u2019action sur autrui; dans les diverses conjonctures sociales, il tend à employer les techniques apprises dans la famille.Du fait qu\u2019elle considère l\u2019individu comme le point d\u2019intersection des groupes sociaux multiples auxquels il participe, la psychanalyse ne peut que mettre en 26.À.Lévy: Portraits de meneurs et psychologie de groupe, Introduction de D.Lagache, Bulletin de Psychologie, Groupe d\u2019études de psychologie de l\u2019Université de Paris, 10 décembre 1953.LAURIN : ESSOR DE LA PSYCHIATRIE FRANÇAISE 327 lumière l\u2019importance exceptionnelle des déterminants écologiques et socio-économiques.?Elle n\u2019entend cependant pas leur sacrifier les déterminants biologiques et croit rester plus près de l\u2019ensemble des faits en articulant les uns aux autres.Il est donc certain que les concepts psychanalytiques peuvent étre appliqués à la description et à l\u2019explication des phénomènes sociaux, à condition bien entendu d\u2019être correctement transposés et utilisés.La comparaison des « institutions du deuil » et de ce qu\u2019on nomme en clinique «le travail du deuil » prouve, entre autres exemples, que le rapprochement des interprétations sociologiques et psychanalytiques peut s\u2019avérer particulièrement convaincant.\u201d Il est enfin certains domaines tels que puériculture, pédagogie et criminologie qui relèvent obligatoirement des deux disciplines.En résumé, dans le vaste champ des sciences humaines et de leurs applications, deux attitudes extrêmes sont à rejeter: le fanatisme psychanalytique et l\u2019ostracisme systématique de la psychanalyse.° JALOUSIE ET CRIMINOLOGIE Lagache n\u2019est pas qu\u2019un maître à penser.Il trouve aussi le temps de mettre en pratique ce qu\u2019il prêche.S\u2019il aborde en psychologue, en phénoménologiste, en psychanalyste et en clinicien le problème de la jalousie3?ce n\u2019est pas pour concilier des théories mais pour mieux comprendre l\u2019homme.S! I] commence par dégager le sens et la forme que prend ce complexe affectif selon les catégories noso- graphiques où on le rencontre.Puis, il l\u2019étudie dans ses manifestations non pathologiques.Il en arrive à la conclusion que les structures 27.D.Lagache: De la psychanalyse à la sociologie: réponse à G.Friedmann, Bulletin de Psychologie, Groupe des Etudiants de l\u2019Institut de Psychologie, 10 novembre 1956.28.D.Lagache: Le deuil pathologique.La Psychanalyse.Vol.II: Mélanges Cliniques, Paris, P.U.F.1 .29.D.Lagache: La psychanalyse.Collection « Que sais-je?», Paris, P.U.F.1955.30.D.Lagache: La jalousie amoureuse - Psychologie descriptive et psychanalyse, Tome I: Les états de jalousie et le problème de la conscience morbide, Tome II; La jalousie vécue.Paris, P.U.F.1947.31.J.Boutonier: La « jalousie >» amoureuse de Daniel Lagache.L\u2019Evolution Psychiatrique.Janvier- Mars 1948. 328 de la jalousie existent chez tout homme sain.La maladie les révèle dans une nudité qui tient à la destruction concomitante d\u2019autres structures, celles précisément qui permettent à l\u2019homme sain de résoudre le conflit jaloux.Le malade tente de régler ce conflit par une conduite de domination de structure régressive et imaginaire qui tend à nier l\u2019existence et la valeur du partenaire et à affirmer unilatéralement l\u2019existence et la valeur de sa propre personne.Il arrive que la jalousie entraîne à la délinquance.Lagache est donc amené à se pencher sur le processus criminogène.Il y voit, comme un dialogue de sourds, une suite de malentendus, d\u2019appels non entendus et de méconnaissances, un échec de la co-existence et de la communication.Seule la reconnaissance de l\u2019un par l\u2019autre peut le prévenir ou en arrêter le cours.°?Le deuxième congrès international de criminologie lui donne l\u2019occasion de reprendre toute la question.\u2019 La conduite criminelle doit être envisagée dans ses aspects sociologiques et psychologiques,* génétiques et existentiels, interpersonnels et intrapersonnels, chacun s\u2019articulant dialectiquement aux autres.Ceci vaut pour les expertises comme pour les exposés généraux.Ici comme ailleurs, l\u2019opposition entre normal et pathologique doit être dépassée.La tricherie, la fraude aux examens, les infractions aux bonnes manières constituent des structures interpsychologiques analogues aux infractions auxquelles on réserve habituellement le nom de criminelles.De même, les investigations psychanalytiques permettent quotidiennement aux psychanalystes de recueillir des données d\u2019intérét criminologique; il s\u2019agit parfois de 32.D.Lagache: Réflexions sur De Greef et le crime passionnel in L\u2019homme criminel.Louvain, Edition Nauwelaerts.33.D.Lagache: La psychocriminogenèse.Revue Française de Psychanalyse.Janvier-Mars 1951.34.D.Lagache: Contribution à la psychologie de la conduite criminelle.Revue Française de Psycha- ralyse.Octobre-Décembre 1948.35.D.Lagache: Un gangster.Commentaire psychanalytique d\u2019une observation médico-légale.Revue Française de Psychanalyse.Octobre-Décembre 1950.LAURIN: ESSOR DE LA PSYCHIATRIE FRANCAISE L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 crimes véritables; plus souvent, il s\u2019agit de fantasmes criminels ou d\u2019infractions ayant à peu près les mêmes structures et significations que celles des crimes qualifiés, encore que légalement licites.Il y a donc tout intérêt à étendre la portée anthropologique du concept de crime si on veut davantage l\u2019éclairer.La psychanalyse a prouvé que l\u2019identification constitue le grand ressort de la socialisation de la personnalité.Il est donc logique de rattacher les conduites dissociatives à des anomalies de l\u2019identification.S'il ne peut s\u2019identifier à une mère qui l\u2019aime puis à un père qu\u2019il respecte, l\u2019enfant ne peut incorporer les valeurs morales communes.Il prend l\u2019habitude de se considérer comme indigne d\u2019amour, s\u2019identifie à l\u2019image du mauvais parent qu\u2019il hait et qu\u2019il se représente comme un agresseur, devient incapable de renoncer à une satisfaction immédiate et de juger d\u2019un problème moral d\u2019un point de vue autre que personnel.Dans un deuxième temps du processus, après une période de latence plus ou moins longue, il s\u2019attaquera au groupe social auquel appartiennent ses parents, mais il cherchera en même temps un groupe qui réponde à ses besoins d\u2019identification et de sociabilité.D\u2019où l'importance pour lui de ces « milieux choisis », où sa faute n\u2019est plus considérée comme une faute, et de ces « identifications héroïques » qui valorisent à ses propres yeux ses comportements criminels.Ces groupes possèdent d\u2019ailleurs leur système particulier de valeurs et de normes.Le criminel y est soumis aux contraintes corrélatives à son statut et à son rôle.Cette explication ne méconnaît pas l\u2019importance des facteurs constitutionnels mais elle laisse à penser que leurs effets ne s\u2019actualisent qu\u2019à la faveur des circonstances de la vie.LE TRANSFERT Il est enfin un dernier problème clinique auquel Lagache a accordé toute son attention: celui du transfert.Il estime que les définitions courantes qu\u2019on en donne passent sous silence, quand elles ne les méconnaissent pas, certains L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 de ses aspects les plus importants.3¢ S\u2019appuyant à la fois sur les travaux des analystes et de psychologues tels que Janet, Lewin, Zeigarnik et Miller, il tente donc de le redéfinir en termes de conduite, d\u2019apprentissage et de rôles inter-individuels.Selon lui, l\u2019intention affective visant le psychanalyste ne peut être dissociée d\u2019un cycle de comportement complet, comprenant à la fois la motivation par des besoins et par des émotions, les conduites instrumentales tâtonnant à la recherche des moyens, les buts d\u2019assouvissement ou de défense, par lesquels les tensions sont réduites ou dissociées, et les objets sur lesquels ces buts s\u2019accomplissent.S7 Dans une série de propositions, il soumet ensuite à une analyse fouillée les divers éléments de la théorie du transfert: terminologie, limites et extension du concept, causes, interaction de la disposition au transfert et de l\u2019entourage analytique, effets positifs et négatifs, évolution et période terminale.Ce travail est assurément le plus complet et le mieux documenté que nous possédions sur la question.Son axe est la libidinisation de la répétition, c\u2019est-à-dire l\u2019exploitation restitu- tive par l\u2019Ego de la compulsion répétitive.En cela consiste l\u2019essentiel d\u2019une théorie freudienne du transfert.Ce qui peut être plus nouveau, c\u2019est l\u2019importance attachée à la blessure narcissique dans la motivation du transfert, aspect particulier de la frustration qui 36.D.Lagache: Quelques aspects du transfert.Communication à la Société Britannique de Psychanalyse.4 avril 1951, Revue Française de Psycha- palyse.37.D.Lagache: Le probléme du transfert.Revue Française de Psychanalyse.Janvier-Juin 1952.LAURIN : ESSOR DE LA PSYCHIATRIE FRANÇAISE 329 jusque-là n\u2019avait pas été bien mis en lumière.On peut aussi considérer comme des vues plus personnelles l\u2019insistance sur la distinction entre transfert et névrose de transfert, la nature d\u2019équivalents symboliques des manifestations de transfert, (transfert de significations inconscientes et non d\u2019éléments identiques), l\u2019idée d\u2019une évolution à la fois progressive et régressive de la relation thérapeutique et d\u2019une causalité réciproque entre la progression et la régression, l'introduction du concept des effets positifs et négatifs du transfert et de ses relations avec l\u2019application et l\u2019apprentissage de la règle fondamentale.Malgré qu\u2019elle forme déjà un tout cohérent, l\u2019œuvre de Lagache est cependant loin d\u2019être achevée.Elle se poursuit au fil des jours, dans un esprit de rigueur, d\u2019unité et d\u2019approfondissement des données déjà établies.Dans un rapport d\u2019une extrême densité,*° Lagache vient ainsi de prendre position dans la controverse qui oppose les tenants de l\u2019autonomie du Moi et ceux qui ne voient dans celui-ci que le lien de l'imaginaire.Cette position est nuancée mais ne doit rien au compromis.A l\u2019exemple de l\u2019œuvre tout entier, elle est la marque d\u2019un penseur original, vigoureux, dont les vues subtiles éclairent sur la complexité de l\u2019homme et incitent à son respect absolu.Le monde scientifique a certes besoin qu\u2019on lui rappelle cette leçon.38.D.Lagache: La doctrine freudienne et la théorie du transfert.Acta Psychotherapeutica psychoso- matica et orthopaedogogica.Basel - New-York, Volume Il, Fasc.3-4, 1954.39.D.Lagache: La Psychanalyse et la Structure de la Personnalité.Colloque International de Royau- mont, Juillet 1958.; (À suivre) INAUGURATION DU CONSEIL CANADIEN D'ACCRÉDITATION DES HÔPITAUX Allocution du docteur Eugène Thibault, président.Mes premières paroles seront certes des paroles de bienvenue à cette séance inaugurale du Conseil Canadien d\u2019Accréditation des Hôpitaux.On l\u2019a dit et on ne saurait trop le répéter: ce 17 janvier 1959 fera époque dans l\u2019histoire des hôpitaux canadiens, puisqu\u2019en ce moment nous assistons au premier geste posé par le Conseil Canadien d\u2019Accréditation des Hôpitaux en tant qu\u2019organisme autonome.Et puisque nous voyons, en ce jour mémorable, dans cette salle un si beau groupe d\u2019amis tout à fait sympathiques à notre cause, nous nous devons de leur dire toute notre joie, comme il nous fait plaisir d\u2019accorder aux présidents et aux représentants des différentes associations, ainsi qu\u2019aux officiers-visiteurs des hôpitaux et à nos invités distingués le plus cordial et le plus chaud des accueils.Il est une autre raison pour laquelle cette date du 17 janvier n\u2019est pas prête de s\u2019effacer de ma mémoire: c\u2019est qu\u2019en ce jour prend fin mon mandat de président du Conseil Canadien d\u2019Accréditation des Hôpitaux.Je n\u2019ai eu autour de moi que de véritables amis; c\u2019est pourquoi je ne mentionnerai aucun nom, et je ne pourrais le faire sans peine, puisque tous ont droit à toute ma reconnaissance et à toute ma gratitude; qu\u2019ils soient assurés que je me rappellerai toujours les belles heures que j'ai vécues au milieu d\u2019eux et la fidèle collaboration qu\u2019ils n\u2019ont jamais cessé de m'apporter.Que dire à notre association-soeur des Etats-Unis qui nous voit quitter le nid familial?Que voulez-vous, c\u2019est l\u2019histoire de l\u2019enfant qui a grandi et qui désire fonder son propre foyer; ainsi le veut la vie! Est-ce une séparation complète et définitive?Oh non, car le jeune époux sera heureux de retourner de temps à autre au foyer familial afin de se retremper dans cette douce atmosphère où se sont écoulées sa jeunesse et son adolescence.et je suis certain qu\u2019un jour, nos amis d\u2019outre frontière admireront avec joie et orgueil cet homme solide à qui ils auront enseigné les premiers pas et montré la vraie voie à suivre; l\u2019élève ou le disciple se rappelle toujours avec émotion les enseignements du Maître.Il est un facteur également qui joue un rôle essentiel dans la vie canadienne et qu\u2019on ne peut ignorer: la langue des deux groupes ethniques les plus nombreux qui composent la nation canadienne; la langue anglaise et la langue française ont droit de cité sur tout le territoire canadien; et peu importe la province qui pose la question, la réponse doit être donnée dans la langue qui a servi à formuler la demande.Comme la maladie ne connaît pas de barrière provinciale, la langue ne doit pas rencontrer d'obstacles si l\u2019on veut combattre efficacement la maladie.On dit souvent que le médecin est individualiste.Je ne crois pas que cette affirmation soit totalement vraie.car je ne connais pas de métier et de profession qui soient si peu jaloux de leurs découvertes que la profession médicale.une découverte est-elle faite au pôle sud, que 24 heures plus tard, le pôle nord la connaît et peut s\u2019en servir.de plus cette découverte a peut-être été traduite durant cette journée en cinquante langues.et en très peu de temps l\u2019accord est complet et l\u2019humanité a, à sa disposition, un nouveau traitement; il doit en être ainsi dans notre beau pays.Et je suis persuadé que le jour où le rôle du Conseil Canadien d\u2019Accréditation des Hôpitaux sera bien compris dans tout le Canada, on aura fait un pas immense vers cette unité canadienne qui doit faire battre tous les coeurs canadiens.Je l\u2019ai dit plus haut, ii n'y a pas de monopole en médecine, et personne ne peut se prévaloir d\u2019en avoir la possession.Tout malade a une âme et un corps.or, c\u2019est le rôle de toute association d\u2019accréditation des hôpitaux de voir à ce que l\u2019âÂme et le corps reçoivent les meilleurs soins.le pays qui respecte et qui fait respecter ce principe procure à ses citoyens le meilleur moyen d\u2019être heureux. VERSION FRANÇAISE DU \"CANADIAN NURSE\u201d Roma AMYOT.L\u2019élan est au bilinguisme au Canada et nous prendrions une attitude pour le moins paradoxale, si nous n\u2019en exprimions pas un sentiment de contentement et n\u2019en éprouvions pas une sensation de détente.Ce mouvement se produit en médecine.Tout récemment, une revue de vulgarisation décida de publier une livraison française qui est la traduction de son édition anglaise.The Canadian Medical Association Journal, depuis quelques années, complète par un résumé français quelques-uns de ses principaux articles.Cette association organisa une traduction française simultanée des comunications scientifiques exposées en anglais lors de son Congrès de Québec en 1956.Et nous apprenons que la revue Canadian Nurse va dorénavant éditer une livraison française qui sera la traduction de sa version anglaise originale.Tout cela est excellent à condition que ces initiatives qui visent sans doute à une action de plus étroite unité nationale, plus particulièrement.dans le champ de la médecine, ne nuisent pas à nos propres institutions essentielles au maintien de notre identité et à nos propres concepts de culture.Il est impératif que l'initiative d\u2019autres organismes ne fasse pas la faiblesse des nôtres.Cette remarque est formulée sur le plan général, en toute franchise et objectivité, sans chauvinisme surtout, mais avec une claire vision de ce que nous avons à perdre en empruntant aux autres et en négligeant, par indifférence ou par satiété, à fournir notre part distinctive dans les œuvres écrites, originales et personnelles et par nos moyens d\u2019expression.Dans le cas de la Canadian Nurse, un élément différent s\u2019y trouve qui rend, si nous sommes bien informé, la décision moins acceptable.On divertirait d\u2019office à l\u2019Association des infirmières licenciées de la Province de Québec, une part de la contribution de chacune des membres, pour la faire servir à un abonnement à la version francaise du Canadian Nurse.Cela nous parait pour le moins arbitraire et entaché d\u2019une entrave à la liberté individuelle de choisir les imprimés par lesquels on désire se distraire ou s\u2019instruire selon ses propres goûts.L\u2019appartenance à l'Association des infirmières sans être d\u2019une obligation aussi absolue que celle, pour les médecins, au Collège provincial, comporte une nécessité pour le moins morale.Nos infirmières s\u2019y inscrivent et paient leur contribution pour jouir des privilèges de la licence; leur choix n\u2019a rien de facultatif ou ne peut être diversifié et, précisément de ce fait même, on ne peut leur imposer une contribution pécuniaire à un Journal que chacune d\u2019elles n\u2019a pas choisi.Et il se trouve qu\u2019il leur est possible de choisir leurs lectures en discipline du Nursing, soit dans le Canadian Nurse version francaise et dans une autre revue de 25 années d\u2019existence que fut d\u2019abord La garde- malade canadienne-française et qui porte maintenant la dénomination de Cahiers du nursing canadien.\u2018 On peut présumer d\u2019abord la réaction de nos infirmières à l'imposition d'office de la version française du Canadian Nurse et on peut aussi prévoir le tort que cette décision peut causer à une excellente revue profes- 1.Il existe une seconde revue de langue française destinée aux infirmières.Elle a, elle aussi, 25 années d\u2019existence et se nomme « Bulletin des infirmières catholiques du Canada ».Raison supplémentaire de laisser à nos infirmières un libre choix entre trois publications et surtout pour éviter de placer d\u2019office dans une situation d\u2019infériorité deux d\u2019entre elles qui sont originairement et essentiellement de notre langue et de notre culture. 332 sionnelle, fondée et maintenue à l\u2019avantage des infirmières du Québec.La double contribution pécuniaire dont la première sera d\u2019office aura grande chance de manquer à l\u2019autre qui sera volontaire.Pourquoi ne pas laisser à chaque infirmière la liberté de lire l\u2019une ou l\u2019autre revue, et même les deux, de choisir à bon escient et en toute liberté.Que la Canadian Nurse sous sa version francaise s\u2019impose par sa valeur à AMYOT: VERSION FRANCAISE DU \u201cCANADIAN NURSE\u201d L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 l'attention de nos infirmières, le fait nous paraîtrait d\u2019emblée normal.Mais que la décision de l\u2019Exécutif de l\u2019Association la leur impose, cela nous semble encore une fois arbitraire et peu acceptable; au surplus, nous déplorons les effets possibles qui pourront en découler à l\u2019égard d\u2019une publication professionnelle qui traduit authentiquement la présence de l\u2019infirmière canadienne-française au Canada.CONGRÈS EN MARGE DU HUITIÈME CONGRÈS DE LA SOCIÉTÉ INTERNATIONALE D'HÉMATOLOGIE Le Huitième Congrès de la Société Internationale d\u2019Hématologie s\u2019est tenu à Rome, au début de septembre 1958.Comme les précédents, ce congrès a été d\u2019une importance capitale, mais on doit dire qu\u2019il revêtait un caractère tout à fait spécial puisque ses assises réunissaient plus de douze cents délégués de trente-et-un pays.Il est intéressant de souligner la présence, en nombre assez remarquable, de biochimistes et de pathologistes.Ce fait indique, nous le croyons, la diversité ainsi que la magnitude des travaux présentés.Et, chiffre phénoménal, plus de six cents communications ont été lues durant les six jours du Congrès, sous forme de symposium, présentations magistrales, ou communications personnelles.Les principaux thèmes du Congrès peuvent s\u2019énumérer ainsi: | 1.\u2014 Les leucoses \u2014 nouveaux traitements.2.\u2014 La rate et les organes du tissu réti- culo-endothélial.3.\u2014 Isotopes en hématologie.4, \u2014 L\u2019immuno-hématologie.Il serait très difficile, sinon impossible, de vouloir résumer toutes les plus importantes procédures du Congrès.Cependant, je tenterai, en quelques mots, d\u2019en soustraire une pensée générale.Certes, l\u2019hématologie expérimentale a été approfondie beaucoup plus que le côté clinique du problème.Cet aspect a sans doute déçu un grand nombre de délégués, si on considère le fait que la plupart des expériences dont on nous a entretenus ne peuvent s\u2019opérer que dans les laboratoires les mieux outillés et les plus spécialisés.Toutefois, il semble que la pathologie moderne laisse encore au sang et à ses constituants le secret de plusieurs entités \u2014 malignes ou non \u2014 pour lesquelles on n\u2019a pas encore réussi à trouver une solution.Il ne faut pas, pour cela, s\u2019avouer vaincus et faire sourde.oreille aux travaux expérimentaux.Une conclusion s\u2019impose à savoir que l\u2019hématologie qui, hier encore, était considérée comme une jeune science et reléguée à un second plan, a bien vite acquis le qualificatif de Spécialité d\u2019une importance primordiale.On peut même la subdiviser en plusieurs sous- spécialités.Et il est à souhaiter que plus en plus de médecins et hommes de science veuillent s\u2019y intéresser.Comme pour les différentes autres spécia- L'Union Méd.Canaua Tome 88 \u2014 Mars 1959 lités de la médecine interne, il n\u2019est plus permis de considérer un problème hématologique à la légère et, non plus, d\u2019appliquer le traitement sans connaître le substractum de la maladie sanguine en cause.Un traitement appliqué d\u2019une façon équivoque ne servira qu\u2019à masquer et jéopardisera le futur de notre malade.Prescrivons-nous de la digitaline sans une indication précise et basée sur des données cliniques et de laboratoire ?Non.Bien, la même chose doit s'appliquer pour les hématopolitiques même les plus vulgaires.Qu'il nous soit permis de féliciter les organisateurs de ce Huitième Congrès qui ont réussi à nous « servir» des réunions \u2014 tant scientifiques que sociales \u2014 de premier ordre.Il est, par ailleurs, à déplorer que notre pays n'ait pas su envoyer plus de délégués.À peine dix, pour tout le Canada alors que des plus petits pays, moins populeux, ont su se faire représenter par un beaucoup plus grand nombre de délégués.S1 on veut invoquer des raisons pour s\u2019abstenir d'assister à ces con- CONGRÈS 333 grès internationaux et mondiaux, elles peuvent être très nombreuses.Mais on est beaucoup plus mal placé pour substancier et rendre ces prétextes des empêchements insurmontables.Dans les coulisses de ce Congrès, on a entendu souffler qu\u2019il serait bien vu que notre pays soit le siège prochain d\u2019une telle réunion.Dans les circonstances actuelles, la chose nous semble impossible.Cependant, réunissant tous nos atouts, il est logique de croire qu\u2019on puisse comme pour les autres spécialités mettre sur pied un tel congrès international.Souhaitons que Montréal soit choisi comme le siège de ce congrès et cela, dans un avenir rapproché.Nous possédons le matériel voulu pour en faire un succès sans précédents, il ne reste qu\u2019à nous y intéresser dès maintenant, même si trois ou quatre années doivent s\u2019écouler avant que la Société Internationale d\u2019Hématologie tourne ses yeux vers notre ville pour y tenir ses assises futures.Claude-P.GENDRON.CORRESPONDANCE LETTRE DES ÉTATS-UNIS ! Alors que la plupart des maladies récemment découvertes existent depuis longtemps, certaines résultent des conditions de vie modernes; ce qui est probablement le cas d\u2019une nouvelle affection pulmonaire d\u2019étiologie inconnue dénommée protéinose alvéolaire pulmonaire.Au cours des cinq dernières années, celle-ci a été décelée chez 27 malades.Ce fait a été signalé dans un rapport de S.-H.Rosen et de ses collaborateurs à la réunion clinique de \u201cAmerican Medical Association\u201d, à Minneapolis.Dans cette affection, une substance analogue à la protéine se dépose dans les alvéoles du poumon.Les altérations que révèlent les clichés du poumon ressemblent à celles de l\u2019ædème pulmonaire grave, mais après des mois, ou des années, on peut observer l\u2019éclaircissement des champs pulmonaires, le statu quo ou l\u2019aggravation.Certains patients ont succombé.Les signes cliniques ressemblent parfois à ceux de la pneumonie, au début le malade peut être fébrile et respirer avec difficulté.La toux est habituellement présente avec parfois une expectoration jaunâtre.Les \u2018douleurs thoraciques, la fatigabilité et une légère perte de poids sont des symptômes moins fréquents.Le signe le plus caractéristique de la maladie est la disproportion entre les signes radiologiques d\u2019une atteinte pulmonaire extensive et des mamfestations cliniques paraissant relativement réduites.Bien que la cause de cette af- 1.«Science Information Bureau », section Internationale. 334 fection reste inconnue, le Dr Rosen et ses collaborateurs pensent qu\u2019elle résulte de l\u2019inhalation de substances pathogènes pouvant être en rapport avec certaines occupations.Parmi ces substances, la fumée, les gaz de tubes fluorescents brisés, les pulvérisations à base de plomb et de soufre sur les fruits, les produits chimiques et diverses autres substances peuvent être en cause.* * * Un nouveau tranquilliseur inoffensif, le Tri- lafon, est efficace à doses farbles pour réduire les états de tension et d\u2019anmété et comme an- tiémétique.Un article de R.Preisig et de ME.Landman dans le numéro de Mar de \u201cAmerican Practitioner and Digest of Treatment\u201d (9:740, 1958), rapporte Uadministration orale de Trifalon à la dose de 8 a 64 mg.par jour à 103 malades affectés d\u2019angoisse et de tension nerveuse associées à une maladie fonctionnelle ou organique.Les symptômes émotionnels ont été considérablement améliorés chez 71 malades.Parmi ceux-ci, 11 n\u2019avaient pas répondu à l\u2019administration antérieure d\u2019autres tranquilliseurs.L\u2019injection intramusculaire pour le traitement de nausées et de vomissements a été effectuée chez 32 malades hospr- talisés, à la.dose de 5 mg.toutes les 12 heures.Les symptômes ont été améliorés chez 31 d\u2019entre eux.Les réactions secondaires furent minimes et réversibles.* # * La période la plus favorable aux interventions chirurgicales chez le nouveau-né se place dans les premières 72 heures de la vie, ou lorsque l\u2019enfant a plus de deux semaines.H.- W.Clatworthy, Jr, dans une communication à la réunion clinique de \u201cAmerican Medical Association\u201d, à Minneapolis, signale que dans les 72 premières heures de la vie d\u2019un enfant l\u2019état nutritionnel est excellent, le taux sanguin des hormones et des anticorps transmis héréditairement est encore élevé, le seuil de la douleur dont dispose l\u2019enfant est également élevé.Après ce stade initial et pendant 11 jours, l\u2019enfant est dans une phase de transition.Il perd du poids et sa réaction surréna- lienne est lente.Toutefois, au bout de deux CORRESPONDANCE L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 semaines il est de nouveau ce que l\u2019on qualifie de \u201cbon risque opératoire\u201d.L\u2019aptitude des enfants à supporter les opérations est importante, car un quart de toutes les interventions chirurgicales, sauf celles en rapport avec la matermté, l\u2019amygdalectomie et l\u2019adénoidec- tomie, sont pratiquées chez des enfants âgés de moins de 16 ans.* * * La constitution d\u2019un registre mondial central pour les maladies cutanées est réclamée par G.-A.-G.Peterkin à l\u2019occasion d\u2019une réu- nmion annuelle de \u201cAmerican Academy of Dermatology and Syphilology\u201d, à Chicago.La raison de cette suggestion est que certaines maladies cutanées prédominent dans certains pays et sont rares dans d\u2019autres.Lorsqu\u2019une dermatose apparaît dans un pays où elle est rare, il peut s\u2019écouler des mois avant que la cure de cette affection soit découverte et son traitement instauré.L\u2019établissement d\u2019un registre mondial central faciliterait, dans le monde entier, le traitement des maladies soi- disant rares.* * * M.-L.Perou et ses collaborateurs rapportent dans le numéro d\u2019octobre du \u201cJournal of Pediatrics\u201d (53: 484, 1958) l\u2019observation d\u2019un garçon de 12 ans atteint de lepto-méningite à Gaffkya tetragena qui se tradursait par des crises comateuses et fébriles.En dépit du traitement par la dihydrocilline, la cyanose a augmenté et les convulsions sont devenues plus fréquentes et plus sévères.Deux jours après l'instauration d\u2019un traitement par la Chloromycétine, le malade est redevenu conscient et temporairement afébrile.A partir de ce moment, la guérison a été rapide et complète.Cette maladie est probablement moins rare qu\u2019on ne le croyait autrefois, mars l\u2019emploi d\u2019un antibiotique spécifique l\u2019a rendue moins grave.* * * Le biochimiste R.Heimer et ses collaborateurs ont découvert que le facteur rhumatoide, présent en petite quantité dans le sang d\u2019individus atteints de polyarthrite chronique évo- L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 lutive, est en réalité un groupe de protides étroitement apparentées.Dans une communication à la division de biochimie de \u201cAmerican Chemical Society\u201d, à Chicago, ces auteurs rapportent que toutes ces protéines ont de grosses molécules et une structure analogue à celle des autres anticorps communs et qu\u2019elles ressemblent également à certaines protéines associées à l\u2019hépatite, la syphilis, la myélomatose et diverses anémres.Le facteur rhumatoïde west cependant pas considéré comme étant la cause de la polyarthrite chronique évolutive.IN est probable qu\u2019il s\u2019agit plutôt d\u2019une substance auto-immune élaborée par l\u2019orga- msme pour se défendre contre les produits altérés par l\u2019affection et qui sont présents dans l\u2019orgamsme.Cette nouvelle découverte servira à l\u2019étude du rôle des corps auto-ummuns dans la polyarthrite chronique évolutive.* * * Une nouvelle préparation pauvre en eau et riche en calories, destinée aux prématurés, a été décrite par H.-G.Keitel lors de la réu- mon clinique de \u201cAmerican Medical Associa- thon\u201d.Le régime alimentaire classique du prématuré consiste en une formule standard de lait dilué; comme de grandes quantités de ce lait dilué sont nécessaires pour fournir à l\u2019enfant suffisamment de calories, la quantité de lait requise dépasse celle que le nourrisson peut boire, et àl perd du poids.La nouvelle formule de lait plus concentré indiquée par le Dr.Keitel a été administrée à des enfants en même quantité que l\u2019ancienne préparation, CORRESPONDANCE 335 ce qui a doublé l\u2019apport en calories.Les nourrissons recevant la nouvelle préparation ont plus ramdement repris leurs poids de naissance et ont pu quitter Uhopital plusieurs jours et plusieurs semaines plus tôt qu\u2019il n\u2019eût été possible s\u2019ils avaient été nourris avec la formule standard de lait dilué.* * * Les recherches effectuées par A.-S.Sussman à l\u2019Université du Michigan révèlent que Neurospora, une moisissure qui pousse sur le pain, peut fournir des renseignements à l\u2019égard du mécanisme qui préside au développement de la cellule cancéreuse.Les Ascos- pores, qui sont les cellules reproductrices de la Neurospora, facilitent la survie du champignon malgré des conditions défavorables.L\u2019ascopore a un métabolhsme réduit et sa transformation en champignon à l\u2019état de maturité m'est acquise que lorsqu'elle a été exposée à une température de 600C pendant une période allant jusqu\u2019à 30 minutes.Quand l\u2019ascospore cesse d\u2019être à la phase de repos et commence à se développer, son activité paraît sensiblement la même que celle qui préside à la transformation des cellules animales normales en cellules du type cancéreux, où le métabolisme et les divisions s\u2019effectuent rapidement.En raison d\u2019une similarité fondamentale entre le fonctionnement des cellules végétales et ammales, la découverte du mé- camsme qui régularise et contrôle le métabolisme de l\u2019ascopore pourrait contribuer à élucider le mystère de la cellule cancéreuse. ANALYSES \u2014 Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complètes et utilisables, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le « Quarterly Cumulative Index Medicus»: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, le volume, la page, le mois, (le jour du mois si le périodique est hebdomadaire), l\u2019année.Exemple: J.BEERENS.\u2014 Tuberculose et démence précoce.« Ann.Med.Psychol.», 94: 1 (juin) 1938.MEDECINE M.ALBEAUX-FERNET, P.BUGARD et J.D.ROMANI.\u2014 Le traitement de la fatigue chronique par l'acide adénosine triphosphorique.\u2018La Presse Médicale\", 66: 1265 (19 juillet) 1958.La fatigue a une étiologie extrêmement diverse.Au point de vue clinique et biologique, la fatigue du sportif, de l\u2019ouvrier, de l\u2019aviateur, du quinquagénaire, du surmené, donne le même symptôme, alors que les causes sont fort différentes.Ce qui est variable, c\u2019est son intensité qui est sous la dépendance d\u2019une évolution suraiguë, aiguë ou chronique.Pour combattre la fatigue chronique, on s\u2019est adressé à des thérapeutiques très variées, entr\u2019autres les produits hormonaux.Nos auteurs ont cependant noté des succès remarquables contre l\u2019asthénie des vieillards, du sportif, des opérés, avec l\u2019acide adénosine tri- phosphorique (A.T.P.).Ils n\u2019ont pas hésité à l\u2019employer chez les fatigués chroniques, à cause de son action sur le cortex cérébral.Quarante-cinq sujets atteints de fatigue chronique ont été ainsi traités durant 20 à 40 jours par voie intramusculaire puis 2 à 4 mois par voie buccale.Quels ont été les résultats?La reprise de l\u2019appétit a provoqué une augmentation du poids.Une hausse de la tension artérielle s\u2019est manifestée de sorte que l\u2019action contre l\u2019asthénie a été la plupart du temps très frappante.Chez les obèses et chez les hypertendus on a dû varier quelque peu cette thérapeutique: c\u2019est l\u2019évidence même.Paul-René ARCHAMBAULT.M.N.LI, R.HERZT et D.DERZENSTAL.\u2014 Traitement du chorio-épithéliome et des tumeurs trophoblastiques apparentées avec les antagonistes de l\u2018acide folique et des purines.(Therapy of Choriocarcinoma and related trophoblastic tumors with bolic acid and purine antagonists.) \"New Eng.J.Med.\u201d, 259: 65 (juillet) 1958.Les auteurs rapportent les résultats d\u2019un traitement intensif et intermittent avec un antifolique: le méthotrexate, et un antipurine: la 6-mercaptopurine, chez 6 femmes atteintes d'un choriocarcinome ou chericadénome des- truens très avancé, et chez 5 hommes porteurs d\u2019un carcinome embryonnaire du testicule.Les critères pour une réponse thérapeutique comprennent.à) régression radiologique des métastases, b) régression des masses tumorales visibles et palpables, c) réduction du taux des gonadotrophines urinaires, b) amélioration de l\u2019état général du patient.Les 6 patientes ont présenté une baisse marquée des gonadotrophines et régression de la tumeur.5 des 6 femmes ont actuellement une rémission clinique de 3 à 24 mois.2 d\u2019entre elles ne présentent plus aucune évidence de la maladie, et 3 autres conservent un taux de gonadotrophines élevé mais sans autre symptôme.Une des patientes est morte des effets toxiques du médicament, mais après plusieurs traitements cependant et après avoir montré, au début, une réponse encourageante au traitement.Dans 4 des 6 cas un examen histologique après le traitement montrait une masse né- crotique sans évidence de cellules tumorales résiduelles.Le dosage du médicament était comme suit: méthotrexate (per os ou I M.) 15 à 25 mg/ r= L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 ANALYSES 337 jour pour 5 jours consécutifs.\u2014 6-Mercapto- pectifs des anastomoses gastrojéjunales et purine per os: 600 à 800 mg/jour pour 5 jours.On ne recommençait une nouvelle série que lorsque les signes toxiques étaient complètement ou presque disparus (en moyenne 7 à 12 jours).Aucun des hommes traités n\u2019a répondu de façon significative.Conclusion Même si l\u2019évolution normale de ces tumeurs est capricieuse, on peut conclure devant des effets aussi constants, que le traitement intensif par le méthotrexate est à employer actuellement dans le traitement des cancers trophoblastiques chez la femme.Pierre CARON.Henri PIETRI (Alger).\u2014 Barrages veineux intra et extra- hépatiques.Etude splénoportographique des courants de dérivation et des anastomoses veineuses.\u2018Revue Internationale d'Hépatologie\u2018, 8: 65 (fév.) 1958.L'auteur étudie un certain nombre de facteurs déterminant les anastomoses et les courants de dérivation du système porte.Ces facteurs tiennent surtout au barrage (sa hauteur, sa nature, sa rapidité, son étendue).Un barrage veineux engendre en amont une hypertension veineuse généralisée ou segmen- taire selon la hauteur de l\u2019obstacle intra ou extra hépatique.Dans les barrages intra hépatiques il faut distinguer les barrages tumoraux d\u2019installation rapide et ceux d\u2019installation lente.Dans les barrages extra hépatiques, la ligature chirurgicale du tronc porte a les mémes effets que la thrombose du tronc porte.Ces différents types de barrage sont analysés successivement et des exemples en sont illustrés par une abondante iconographie.G.ALBOT.GASTRO-ENTEROLOGIE G.LAGACHE et E.DELANNOY.\u2014 Valeur comparée des différentes techniques de gastrectomie.Discussion théorique et casuistique.\"Arch.Mal.App.Digestif\u201d, 46-2: 5 (septembre) 1957.A partir d'une statistique de 538 gastrectomies, les auteurs étudient les avantages res- gastroduodénales.377 Finsterers et 161 Péans sont ainsi analysés en fonction des divers éléments qui font qu\u2019une gastrectomie est ou n\u2019est pas bien tolérée.De plus, il est fait une étude comparative des gastrectomies pour ulcère gastrique et pour ulcère duodénal et une distinction est établie entre les interventions de pratique hospitalière et celles qui ont été effectuées en clientèle privée par le même chirurgien.Mise à part une reprise pondérale plus constante, les avantages du Péan par rapport au Finsterer apparaissent relativement minimes.La proportion de troubles post opératoires est sensiblement équivalente de part et d\u2019autre.En particulier, le pourcentage de dumping syndrome est comparable : 10 p.100 après Finsterer, 12 p.100 après Péan.C\u2019est la raison pour laquelle les auteurs estiment devoir restreindre les indications de l\u2019anastomose gastro- duodénale, l\u2019ulcère de la petite courbure ou des faces en constituant l'indication de choix.Enfin, la prescription d\u2019une diététique post opératoire, voire le reclassement de certains gastrectomisés, sont, avec l\u2019indication sociale, autant d\u2019éléments indispensables susceptibles d\u2019améliorer le confort du gastrectomisé.Charles DEBRAY et Pierre HOUSSET.\u2014 Gastrophoto- graphies en couleur, \"Arch.Mal.App.Digestif\u2019, 46-1: 157 (mars) 1957.Revue des principales techniques de prises de photos intragastriques.La méthode qui consiste à introduire une minuseule caméra dans l'estomac pour prendre des films est aveugle; elle n\u2019autorise qu\u2019une observation d\u2019une fraction de seconde; elle ne permet pas de voir toute la cavité gastrique.Elle ne parait donc pas acceptable dans les conditions actuelles.La prise de photographies de l\u2019estomac à travers le gastroscope est théoriquement meilleure, car elle permet de choisir les images, mais pendant longtemps, les résultats obtenus furent médiocres du fait de l\u2019insuffisance de la lumière.L\u2019appareillage employé par les auteurs comporte, sur un gastroscope courant, un minus- 338 ANALYSES cule flash électronique, qui fait corps avec le gastroscope et qui est introduit avec lui.Il est doublé d\u2019une lampe à incandescence destinée à l\u2019observation habituelle.L\u2019éclair électronique ne dure que 1/1.000 de seconde et est très actinique.Il permet la prise de vues en couleur.Les conditions de construction font qu\u2019un tel appareil offre toute garantie de sécurité pour le malade et l\u2019opérateur.Les auteurs donnent ensuite la technique qu\u2019ils emploient et les premiers résultats de cette méthode qui paraît intéressante à la fois sur le plan didactique et sur le plan pratique.CAROLI et A.FOURES.\u2014 La laparophotographie en couleurs avec l\u2019endographe de Fourès.\u2018Arch.Mal.App.Digestif'\u2019, 46-1: 168 (mars) 1957.Nous disposons actuellement, grâce à l\u2019en- dographe de À.Fourès, d\u2019un procédé de lapa- rophotographie en couleurs dont les avantages sont les suivants: 1) Les résultats sont obtenus en quelques minutes, grâce à la simplicité de manœuvre rendue possible par l\u2019utilisation d\u2019un tube flash électronique et d\u2019une caméra conçue spécialement pour cet usage.2) L'appareil donne, au choix de l\u2019utilisateur, des intensités lumineuses différentes, ce qui permet une exactitude parfaite dans la reproduction des couleurs.3) Le peu d\u2019importance de l\u2019acte opératoire permet d\u2019utiliser cette méthode d\u2019examen de façon ambulatoire.L\u2019appareil, dont le diamètre extérieur est de 6,5 mm ne nécessite qu\u2019une seule entrée.4) Les résultats obtenus ne comportent pratiquement pas d\u2019échecs.Ils sont à la fois remarquables par le relief des images et l\u2019exactitude des teintes.Nous avons montré que ces documents, utiles du point de vue didactique, sont parfois nécessaires pour établir un diagnostic exact.A.CHARBONNIER, M.DELATTRE, J.CAROLI et P.PORCHER.\u2014 Duodénographies et ictères par obstruction.\u2018\u2019Arch.Mal.App.Digestif'\u2019, 46-1: 284 (avril) 1957.Les auteurs ont revu toutes les ingestions barytées effectuées en cas d\u2019ictère mécanique L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 obstructif par lésion du pancréas ou de la papille.Ils insistent sur la fréquence des signes anormaux au niveau du cadre duodénal et, en particulier, de sa deuxième portion.Les signes radiologiques évidents sont bien connus, mais ils sont relativement moins fréquents que les signes frustes.C\u2019est pourquoi ces derniers doivent être recherchés avec le plus grand soin.On pensera à un ictère obstructif par cancer de la tête du pancréas en présence d\u2019une image arciforme de la portion supérieure de D 2; on pensera à un cancer de l'ampoule de Vater en cas d\u2019image en retrait, limitée, parfois inconstante sur la sériographie et située soit sur le bord antérieur de D2, soit souvent beaucoup plus bas, au niveau du genu anferius.Malheureusement, ces images ne sont pas spécifiques des néoplasies.On peut trouver une image arciforme du genu superius en cas de pancréatite ictérigène.Les affections de la papille, le calcul enclavé, la papillite et parfois les papilles normales méme hypertrophiques, peuvent donner la méme image en retrait du bord interne de D2 que le cancer de l\u2019ampoule de Vater.PNEUMOLOGIE M.LOUSTEAU-CHARTEZ et B.VASSEUR.\u2014 Les sulfamides hypoglycémiants chez les tuberculeux diabétiques.\u2018La Presse Médicale\u201d, 66: 1022 (7 juin) 1958.Le recul du temps, la brièveté de la série de malades traités ne permettent pas aux auteurs de conclure définitivement.Ceux-ci ont traité par le BZ55 quarante tuberculeux diabétiques sans aucun égard ni au type ni à l\u2019âge du diabète.Des succès ont été obtenus chez 22 diabétiques tuberculeux alors que les 18 autres ont dû revenir au traitement par l\u2019insuline.Selon les auteurs, le champ d\u2019action des sulfamides hypoglycémiants auraient encore plus d\u2019avantages que leurs indications classiques actuelles.La preuve c\u2019est que depuis 20 ans, on assiste à une évolution concernant les indications de plus en plus nouvelles de ces sulfamides.Mais à côté de cela, il faut bien l\u2019admettre, il y a aussi les insuccès de la sulfamidothérapie.# L'Union Méd.Cara-li Tome 88 \u2014 Mars 1959 Ce qui nous fait croire qu\u2019a part le diabete grave ou léger, avec ou sans dénutrition, il y a sans aucun doute des diabetes réfractaires aux sulfamides hypoglycémiants.Malheureusement il est encore impossible de les identifier chimiquement ou biologiquement.En toute franchise, les auteurs nous font remarquer que les beaux résultats sont survenus alors que ces malades sont hospitalisés assez longtemps ne voulant pas risquer une décompensation du diabète chez ces tuberculeux.Le meilleur endroit pour surveiller au maximum ces malades, c\u2019est sans contredit dans un milieu hospitalier.Les risques du traitement ambulatoire sont ainsi abolis.Paul-René ARCHAMBAULT.M.BARIETY et P.CHOUBRAC.\u2014 La négligence, cause majeure des reprises évolufives de la tuberculose pulmonaire de l'adulte.\u2018Revue de la Tuberculose\u201d, 22: 349 (avril) 1958.La négligence des malades joue un des principaux rôles dans les reprises évolutives de la tuberculose pulmonaire chez les adultes.Les auteurs ont limité leurs études chez 300 malades.Cinquante et un pour cent étaient à leur première hospitalisation et ne se savaient pas tuberculeux.Neuf pour cent étaient admis à la suite d\u2019une rechute, alors que trente pour cent étaient hospitalisés pour T.B.pulmonaire chronique, avec des poussées successives.On a noté trop souvent que les traitements antibiotiques surtout chez ces malades devenus chroniques avaient été insuffisants.Les doses étaient trop minimes et la durée du traitement écourtée chez 87 pour cent de ces tuberculeux à poussées successives.Quant à la durée du repos et à la reprise prématurée du travail, tout cela s\u2019est montré insuffisant chez 51 pour cent de nos malades.Malgré l\u2019exérèse chez les uns, malgré la colla- psothérapie chez les autres, il a fallu insister sur l'importance de la collaboration du malade afin d\u2019obtenir du malade tout le repos nécessaire et toute l\u2019antibiothérapie essentielle à la guérison des malades.ANALYSES 339 S1 les malades ont pu le plus souvent être taxés de négligence, il ne faut pas aussi minimiser « l\u2019indulgence trop précocement optimiste de certains médecins ».Aussi faut-il lutter contre les thérapeutiques ambulatoires qui fascinent de plus en plus l'imagination de nos malades.Parfois même s\u2019ils sont bien éclairés sur les dangers qu\u2019ils courent, ces tuberculeux non seulement ne prennent aucun médicament, mais aussi ne cesseront pas de travailler (13 pour cent).Par ailleurs d\u2019autres malades donnent des prétextes plus ou moins valables pour échapper à toute discipline.A cela doit s\u2019ajouter l\u2019_éthylisme qui apporte un mauvais terrain et qui favorise des troubles psychiques défavorables à une collaboration si essentielle au succès de toute thérapeutique antituberculeuse.Malgré le dépistage hatif et les découvertes modernes, tout cela risque d\u2019être inefficace sans un traitement rigoureux pour prévenir les récidives.Paul-René ARCHAMBAULT.Laurence M.RIVKIN et John M.SALYER.\u2014 Carcinome bronchogénique chez l'homme au-dessous de 40 ans.(Bronchogenic Carcinoma in Men under 40 Years of Age.) \"Diseases of the Chest\u2019, 34: 521 (nov.) 1958.Le carcinome bronchogénique devient de plus en plus fréquent.Il est devenu l\u2019une des principales causes de décès chez l\u2019homme.L'âge devient aussi un facteur important puis- qu\u2019on le retrouve chez des sujets de plus en plus jeunes.Au Fitzimmons Army Hospital, on a traité 141 hommes pour carcinome bronchogénique depuis 1949.De ceux-ci, 26 ou 14 pour cent n\u2019avaient pas 40 ans.L'expérience des auteurs se résume ainsi: Age: de 20 à 39 ans.Moyenne d\u2019âge, 33 ans.6 des 26 hommes ou 23% n\u2019ont pas 30 ans.Habitudes, tabac: informations sur 14 cas: un non fumeur (adéno-carcinome).Symptômes: Toux, 41%, douleurs thoraciques: 23%.Gonflement du cou: 2 (métastases 340 ANALYSES cervicales.) Douleurs épaule-bras: 2 (envahissement du plexus brachial).Bronchoscopie: pratiquée chez 22 cas ou 85%.Biopsie positive chez 13 ou 59%.Site: 14 tumeurs à droite, 12 à gauche.18, ou 70%, centrales.Traitement: 16 inopérables à cause de métastases (délai de 5.3 mois entre le début des symptômes et le diagnostic).Dans la majeure partie des cas, retard du patient à consulter.A la thoracotomie exploratrice, 4 cas non opérables.Il y eut une lobectomie palliative en présence de métastase pleurale.Il y eut une résection segmentaire et 4 pneumonectomies.Deux de ces derniers vivent après 42 mois et 5 ans et ils sont bien.La radiothérapie et le gaz moutarde n\u2019ont pas amélioré la statistique quoique certains cas en ont bénéficié.].-Philippe PAQUETTE.NEURO-PSYCHIATRIE Jean DELAY, Serge BRION et Bernard ELISSALDE.\u2014 Corps mamillaires et syndrome de Korsakoff.\"La Presse Médicale\u201d, 66: 1849 et 1965 (26 nov.et 13 déc.) 1958.Jusqu\u2019a Gamper qui démontra que l'orga- nogénese du syndrome reposait sur des lésions histologiques des corps mamillaires, on croyait, depuis Korsakoff, que les symptômes mentaux étaient dépendants d\u2019une atteinte corticale.Les auteurs rapportent leurs constatations personnelles basées sur l\u2019examen anatomique du cerveau de 8 alcooliques à syndrome de Kor- sakoff.Sept malades présentaient une psycho-poly- névrite typique, un cas ne montrant que la composante psychiatrique de l\u2019affection.La lésion la plus constante et la plus importante dans les sept cas fut observée aux corps mamillaires avec altération de la trame nerveuse, prolifération glio-vasculaire intense, altérations neuronales discrètes.En plus, on trouva des modifications histologiques à la substance grise entourant les 3e et 4e ventricules et autour de l\u2019aqueduc de Sylvius, de même aspect que dans les corps mamillaires, les formations les plus touchées étant le locus coeruleus, les L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 noyaux réticulés et les noyaux du VIIIe nerf crânien.Dans un seul cas, on observa des lésions hémorragiques ce qui évoque l\u2019aspect anatomique de la polio-encéphalite supérieure de Wernicke.Enfin, on décela des lésions importantes du vermis cérébelleux et des olives bulbaires.On ne constata aucune modification histologique importante du cortex.D'autre part, cette localisation des lésions de préférence aux corps mamillaires porte à rapprocher le syndrome Korsakoff de l\u2019encé- phalopathie de Wernicke, le plus souvent d\u2019ailleurs dépendant de causes identiques et se différenciant en une évolution plus aiguë dans le Wernicke et en prédominance de lésions hémorragiques, en leur extension meso-diencé- phalique plus étendue dans cette dernière affection.On admet donc maintenant que les deux syndromes ne sont qu\u2019une et même affection \u2014 avec substratum anatomique à prédominance mamillaire dans les deux processus.La conception de Gamper s'avère donc plus que vraisemblable et incite à porter l\u2019attention sur le mécanisme psycho-physiologique qui relie la lésion des corps mamillaires au déficit mnésique typique du syndrome de Korsakoff et à la pathologie mentale de l\u2019encéphalopathie de Wernicke.Anatomiquement, les corps mamillaires sont reliés aux cornes d\u2019Ammon par le fornix et par voie efférente au noyau antérieur du thalamus par le faisceau de Vicq d\u2019Azyr.Enfin, le noyau antérieur du thalamus projette ses efférences vers le cortex cingulaire.De ce circuit, on doit retenir deux points de repaires, soit la corne d\u2019Ammon et les corps mamillaires.En effet, si la pathologie du Kor- sakoff et du Wernicke démontre le rôle des corps mamillaires dans la survenue de l\u2019amnésie, il s\u2019ajoute que les constatations de Grunthal dans un cas de ramollissement bilatéral dans la région des deux cornes d\u2019Am- mon et celles de Scoville et Milner à la suite de lobectomie bilatérale comprenant les deux circonvolutions de l\u2019hippocampe, impliquent le rôle de la corne d\u2019Ammon dans l'intégrité de Ve call de. L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 la mémoire et l\u2019apparition d\u2019une amnésie antérograde quand cette formation temporale est lésée ou supprimée.On ne peut pousser plus loin l\u2019appréciation quant au rôle des autres parties du circuit attenant à ces deux jalons de son parcours.A toute fin pratique, il découle que l\u2019on retient l\u2019importance lésionnelle et fonctionnelle de l\u2019atteinte des corps mamillaires dans le syndrome de Korsakoff.Roma AMYOT.W.R.INGRAM.\u2014 L'hypothalamus.(The Hypothalamus.) \"Clinical Symposia\u201d, 9: 103 (sept.) 1957.La vascularisation de l\u2019hypothalamus est très riche.Les noyaux supra-optiques et para- ventriculaires sont perfusés par le réseau capillaire le plus dense du cerveau; il y a conséquence physiologique de ceci dans le fait qu\u2019une modification physico-chimique sanguine influe sur l\u2019activité de ces neurones.Ce sont les artères hypothalamiques qui amènent le sang.Le lobe postérieur de l\u2019hypophyse est perfusé par les artères hypophysaires inférieures, branches des artères communiquantes postérieures (Hexagone de Willis).Drainage veineux dans les sinus caverneux.Les artères hypophysaires supérieures viennent soit des artères communiquantes postérieures ou de la carotide interne et vasculari- sent la tige hypophysaire (infundibular stem) et le lobe antérieur de l\u2019hypophyse.À l\u2019intérieur du stem il y a anastomose avec des veines importantes: le système porte hypophysaire.Ce dernier origine dans la masse infundibulaire, s\u2019intriquant et s\u2019entremélant avec les neurones de la tige hypophysaire, puis descendent le long de cette racine formant un réseau à l\u2019intérieur et à sa surface.Il se termine à la pars tuberalis par les sinusoïdes caractéristiques de ce lobe.Ces sinusoïdes communiquent avec les sinus caverneux par l\u2019intermédiaire des veines hypophysaires latérales.Sur ce système porte hypophysaire est basée la théorie neurohumorale de contrôle de ANALYSES 341 l\u2019hypophyse aiivciseure.Imaginons un neurone dont le corps cellulaire est à l\u2019hypothalamus et l\u2019axone dans le stem.Une neuro-sécrétion est amenée jusqu\u2019au stem et reprise par le système porte qui la voyage le long de la tige \u2018hypophysaire jusqu\u2019au lobe antérieur.Plusieurs des fonctions du lobe antérieur de l\u2019hypophyse sont autonomes et indépendantes de l\u2019hypothalamus et plutôt en équilibre avec la concentration des diverses hormones de la circulation sanguine.Cependant, il y a évidence que l\u2019hypothalamus peut influencer l\u2019activité sécrétoire de l\u2019hypophyse antérieure.Quel en est le mécanisme?Il semble que des filets nerveux se terminant au lobe antérieur soient trop peu nombreux pour vraiment avoir une influence sur les glandes à ce niveau.L'hypothèse neu- rosécrétoire est alors mise à l\u2019avant et telle que formulée plus haut.On sait déjà que le taux sanguin des différentes hormones hypophysaires règle le rythme de sécrétion pituitaire mais on croit aussi que ce taux sanguin influe également au niveau de l\u2019hypothalamus; le jeu hypothalamo-hypophy- saire est alors mis en branle et il s\u2019établit ainsi un certain cercle vicieux: périphérie- hypothalamo-hypophyse-périphérie.Il faut mentionner qu\u2019en plus de la composition sanguine, des terminaisons nerveuses influent également la neuro-sécrétion hypo- thalamique.L\u2019hormone anti-diurétique est sécrétée par l\u2019hypophyse postérieure.Il y a 2 théories quant à sa production.La première voudrait que les pituicytes du lobe postérieur de l\u2019hypophyse sécréteraient l\u2019hormone sous l\u2019influence des fibres nerveuses venant des noyaux supraoptiques de l\u2019hypothalamus.La seconde théorie, plus récente, suggère que l\u2019ADH est une neurosécrétion produite par les neurones des noyaux supraoptiques.Par après ce produit migre le long des tractus nerveux jusqu\u2019aux capillaires du lobe postérieur.Ce dernier serait un réservoir d\u2019hormone bien plus qu\u2019un organe sécréteur. 342 Evidemment, les noyaux supraoptiques seraient sous la double influence humorale et nerveuse de par les capillaires et le liquide interstitiel baignant cette région, et filets nerveux s\u2019y terminant.Raymond GUEVIN.OBSTETRIQUE Alan F.GUTTMACHER et Coll.: \u201cLa radiopelvimeétrie\u201d en latéral chez la parturiente, dans les cas de dystocie.(Intrapartum lateral X-Ray in the conduct of dystrocic labors.) \"Am.J.of Obst.and Gynec.\u201d, 76: 1306 (décembre) 1958.Cette étude fut entreprise dans le but d\u2019évaluer la valeur de la radiopelvimétrie chez une parturiente présentant quelque dystocie.Les facteurs étiologiques des dystocies sont bien connus.Ce sont les disproportions fœto- pelviennes, les mauvaises présentations, les contractions utérines inefficaces et la dystocie des parties molles.Pour les différencier et aussi pour effectuer la meilleure thérapeutique possible, il fut entrepris une série de films en latéral, souvent répétés deux à trois fois durant le travail.De cette façon, on a pu analyser cinquante cas de dystocie.La technique radiologique employée fut celle de Wolf et Loevinger.Les appareils de Rayons X étant sur le même étage et à proximité des salles de travail, les films sont pris, développés et lus par les obstétriciens eux- mêmes; ceci permettant leur emploi pratique à n\u2019importe quelle heure du jour et de la nuit.Parmi les cinquante cas analysés, 39 eurent un film en latéral, 7 eurent deux films et 4 trois films.Quand les malades subirent plusieurs radiographies, ce fut à plusieurs heures d'intervalle.On peut les diviser en trois groupes selon leur étiologie.Dans 13 cas, il y avait défaut d\u2019attitude; dans 38 cas les dimensions du bassin étaient réduites; dans 9 cas, il y avait un très gros bébé.De ceci il découle, que plus d\u2019un facteur existait dans 10 des cinquante cas analysés.De plus 24 malades montraient des contractions inefficaces.Dans 26 autres, les contrac- ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 tions étaient bonnes et le travail ne fut pas stimulé.Les 24 malades reçurent 5 unités de Pitocin en perfusion dans 500 ce.de sérum glucosé à 5%.18 parmi celles-ci ont eu un accouchement naturel.Les 6 autres furent terminés par césarienne.Les radiographies dans ces cas attestaient absence de disproportion.10 autres malades de la série entière subirent la césarienne.Elles ne reçurent pas de Pitocin soit à cause que les contractions furent jugées excellentes, soit qu\u2019il était évident d\u2019après les radiographies en latéral qu\u2019un accouchement naturel était impossible malgré la qualité optimum des contractions.Il n\u2019y eut aucune mortalité ni autre morbidité maternelle.Parmi les nouveau-nés, 1l y eut deux mortalités périnatales.L\u2019une à la suite d\u2019une dystocie des épaules par très gros bébé (4,360 gms.) L\u2019autre à la suite d\u2019un travail prolongé (8 hres de 2ième stage) qui fut terminé par césarienne.A noter que dans ce dernier cas, qu\u2019il n'y eut qu\u2019un film pris en latéral et celui-ci après que la malade fut deux heures et demie à dilatation complète.L'expérience révèle que les radiographies sont utiles si elles sont prises aussitôt qu\u2019on a constaté arrêt de progression.Dans quelques cas un deuxième ou troisième film peut être un important guide dans la conduite à tenir.La radiographie chez la parturiente s\u2019est avérée très utile dans la conduite du travail dans les cas de disproportion feeto-pelviennes.Dans les cas de bassin limite et ou les contractions ne sont pas de meilleure qualité, la radiographie s\u2019avére un guide important quant à la sûreté ou le danger de la stimulation au Pitocin.Elle a permis aussi d\u2019éliminer l\u2019_épreuve du forceps (trial of forceps).Avec l'aide du Pi- tocin pour amener la descente de la téte et la radiographie en latéral qui montre l\u2019exact niveau du diamètre bipariétal du fœtus, on peut prévoir la facilité ou la difficulté d\u2019une extraction par forceps.De plus en employant L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 le Pitocin dans les cas limites de disproportion, on peut amener un raccourcissement du travail ce qui améliore le taux de mortalité périnatale et nous permet de donner une sédation adéquate à la parturiente.Guy BLAIS.FITZGERALD, GARCIA et CASSIDY.\u2014 Evaluation clinique de l\u2019action analgésique de Phenergan durant le travail.(Clinical eveluation of the analgesic effect of Phenergan in labor.) \u2018Obst.and Gynec.\u201d, 12: 703 (décembre) 1958.Les auteurs ont recherché l\u2019action sédative de Phenergan chez les patientes en travail.À 450 parturientes tant privées que publiques, on administra par la voie intramusculaire 25 mgr.de Phenergan et 75 mgr.de Demerol.Toutes accouchèrent par voie naturelle : 425 spontanément, 20 par forceps au détroit inférieur et 5 extractions par le siège.Cette ANALYSES 343 médication était donnée lorsque le travail était bien en cours avec une dilatation cervicale de 2-3 cms.L\u2019action analgésique fut excellente chez 315 patientes; bonne chez 100 patientes; passable chez 20 patientes et médiocre chez 15 patientes.La durée moyenne du travail: 12 heures et 4 minutes chez 350 primipares, 6 heures et 20 minutes chez 100 multipares.Dans une étude de 200 cas-témoins, 16 heures chez 150 primipares et 8 heures chez 50 multipares.93% des poupons crièrent spontanément dans les 35 secondes qui suivirent leur naissance.Grâce à cette médication: action analgésique satisfaisante, disparition du stress émotionnel et plus courte durée du travail.Donatien MARION. NÉCROLOGIE LE DOCTEUR J.-A.ARCHAMBAULT Le 2 février 1959, a 1\u2019hopital Notre-Dame de l\u2019Espérance de Ville Saint-Laurent, est décédé, à l\u2019âge de 83 ans, le docteur J.-A.Ar- chambault.Le docteur Archambault fit ses études classiques aux Collèges de l\u2019Assomption et de Sainte-Thérèse.Diplômé en 1901 de la Faculté de Médecine de l\u2019Université Laval de Montréal, il pratiqua la médecine à Fall River, Mass., jusqu\u2019à sa retraite en 1955.Aux docteurs Paul et Réginald Archam- bault, ses fils, nos profondes sympathies.ee ++ LE DOCTEUR HERMÉNÉGILDE BOUILLÉ Le docteur Herménégilde Bouillé est décédé à Montréal à l\u2019âge de 76 ans, le 1 janvier 1959.Il obtint son doctorat en médecine de l\u2019Université Laval en 1908.ee ++ LE DOCTEUR LOUIS-B.DUPRÉ Le 5 janvier 1959 est décédé à Montréal, à l\u2019âge de 44 ans, le docteur Louis-B.Dupré.Le docteur Dupré avait fait ses études secondaires au Collège Jean de Brébeuf et sa médecine à l\u2019Université Laval de Québec, où il obtenait son doctorat en 1941.Après des études complémentaires au Kings County Hospital de New-York où il s\u2019était spécialisé en oto-rhino-laryngologie, le docteur Dupré fut attaché à l'hôpital Saint-Luc de Montréal.+ ++ LE DOCTEUR MAURICE FERRON A Montréal, le 12 février 1959 est décédé à l\u2019âge de 51 ans le docteur Maurice Ferron.Après sa graduation à l\u2019Université de Montréal en 1933, le docteur Maurice Ferron avait consacré à la dermatologie la majeure partie de ses activités.LE DOCTEUR LOUIS-PHILIPPE GAGNON A Matane, le 16 février 1959, à l\u2019âge de 43 ans, est décédé le docteur Louis-Philippe Gagnon.Le docteur Gagnon a fait ses études en médecine à l\u2019Université de Montréal, où il ee ve obtint son doctorat en 1944.Une fois médecin, il servit dans les forces armées jusqu\u2019à la fin de la guerre, puis il s\u2019installa à Matane, où il a toujours exercé sa profession.LE DOCTEUR EUGÈNE GIROUX Le docteur Eugène Giroux est, décédé le 21 Janvier 1959 après une très longue maladie.Il avait fait ses études classiques au Séminaire de Nicolet et ses études de médecine à l\u2019Université de Montréal où il obtint son doctorat en 1920.Il fut toujours attaché à l\u2019Assistance maternelle.LE DOCTEUR LÉONIDAS LAGUE A Sainte-Madeleine, comté de Saint-Hya- cinthe est décédé le 31 janvier 1959, à l\u2019âge de 78 ans, le docteur Léonidas Lague.Diplômé de l\u2019Université Laval de Montréal en 1905, le docteur Lague a toujours exercé sa profession à Sainte-Madeleine.Au docteur Paul-Arthur Lague, son fils nous offrons nos sincères condoléances.3 LE DOCTEUR LOUIS-PHILIPPE LAPORTE Samedi, le 14 février 1959 est décédé à Montréal à l\u2019âge de 56 ans, le docteur Louis- Philippe Laporte, conseiller municipal.Diplômé de l\u2019Université de Montréal en 1930, le docteur Louis-Philippe Laporte, attaché d\u2019abord à l\u2019Institut du Radium puis à l'Hôpital Général de Verdun, fut vice-président du Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec, vice-président du bureau provincial de Santé et secrétaire-tré- sorier pendant plus de quinze ans de la Fédération des Sociétés Médicales de la Province de Québec.\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 LE DOCTEUR JEAN-THOMAS MICHAUD A Québec, le 14 février 1959, à l\u2019âge de 42 ans est décédé le docteur Jean-Thomas Mi- chaud, chirurgien de l\u2019Hôtel-Dieu.Diplômé de l\u2019Université Laval en 1944, le docteur M1- chaud passa avec succès ses examens pour devenir fellow en chirurgie du College Roya! des Médecins et Chirurgiens du Canada. NOUVELLES RÉSIDENTS ET STAGIAIRES À LYON A la suite d\u2019une longue correspondance échangée entre les doyens des Facultés de médecine de l\u2019Université de Montréal et de l\u2019Université Laval, et le doyen H.Hermann de la Faculté de médecine et de pharmacie de l\u2019Université de Lyon, ce dernier nous informe, à la date du 14 janvier 1959, que la Direction Générale des Hospices Civils de Lyon a décidé la création, à compter du ler octobre 1958, de deux (2) postes de Médecins-résidents étrangers et de cinq (5) postes de médecins-stagiaires étrangers dans ces hospices.a) Médecins-résidents étrangers ie.ceux qui ont déjà acquis certains titres hospitaliers ou universitaires, pourraient bénéficier d\u2019un statut analogue à celui actuellement accordé aux médecins résidents étrangers des Hôpitaux de Paris.La durée de leurs fonctions serait d\u2019un an, renouvelable une fois, et leur rémunération serait établie d\u2019après celle des Internes de 3ième et 4ième années (612,000 Fr.par an), logement et nourriture en sus.b) Médecins-stagiaires étrangers ie.médecins ou étudiants en médecine en fin de scolarité, sans expérience hospitalière.Il leur sera accordé le logement et la nourriture à titre gratuit et, éventuellement, une faible indemnité de l\u2019ordre de 12,000 Fr.par mois ou de 20,000 Fr.suivant qu\u2019ils seront logés ou non par l\u2019Administration des Hospices de Lyon.Les candidats à ces postes devront s\u2019adresser aux doyens des Facultés de médecine de l\u2019Université de Montréal ou de Laval, pour plus de renseignements et formules à remplir.\u2014.LE DOCTEUR FRANÇOIS ARCHAMBAULT, NOMMÉ CHEF DU SERVICE DE CHIRURGIE DE L'HÔPITAL NOTRE-DAME DE MONTRÉAL Les autorités de l\u2019hôpital Notre-Dame de Montréal viennent de faire connaître officiellement que le docteur François Archambault a été nommé chef du service de chirurgie de cet hôpital.Le docteur François Archambault succède au docteur Charles-E.Hébert, démissionnaire, qui a occupé le poste de chef du service de chirurgie pendant 10 ans.FORUM-DISCUSSION SUR LA \"MALPRATIQUE\u201d Mardi, le 17 février 1959, la Société Médicale de Montréal, sous la présidence du docteur Jean-Paul Legault, a mis au programme un forum sur la « mal- pratique ».Les participants furent les juges André Montpetit, Elie Salvas, Paul Hurteau, le bâtonnier Rosario Genest, les avocats Guy Legault et François Mercier, ainsi que le docteur Jean-Marie Roussel.Un film de grand intérêt: «The doctor defendant » fut présenté au début de la séance, après une entrée en matière par l\u2019hon.juge André Montpetit.ee ee COLLOQUES DU DÉPARTEMENT DE RECHERCHES CLINIQUES DE L'HÔTEL-DIEU Sous la direction du docteur Jacques Genest, le département de recherches cliniques de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, a organisé trois récents colloques: Mercredi, le 28 janvier 1959, le docteur G.Mec- Millan, pathologiste du Royal Victoria Hospital, a traité de: «Some experimental aspects of arterio sclerosis»; le 11 février 1959, le docteur K.L.Melville, professeur de Pharmacologie à l\u2019Université Mc- Gill, a parlé de « Recent advances in the pharmacology of adrenaline and noradrenaline, with special reference to their urinary excretion »; le 19 février 1959, le docteur J.C.Laidlaw, de Toronto, a discuté sur « The influence of pregnancy and estrogen administration of the secretion, disposition and biological activity of hydrocortisone ».6-6 9e OFFICIERS DE LA SOCIÉTÉ D'OBSTÉTRIQUE DE LA PROVINCE DE QUÉBEC Les officiers pour le terme courant de la Société d\u2019Obstétrique de la Province de Québec sont les docteurs J.-J.Larocque, président; Maurice Gagnier, vice-président; Gabriel Plouffe, trésorier; J-G.Ti- tley, secrétaire; Marc Gagnon, secrétaire des séances; Paul Boileau, Hector Sanche, Marcel Ferron, J.-N.Gagnon et Nantel Garon, directeurs.ee NOMINATIONS À L'HÔPITAL NOTRE-DAME DE MONTRÉAL Un communiqué officiel de l\u2019hôpital Notre-Dame nous fait part des nominations suivantes: a) Nominations hospitalières: Les docteurs Michel Keeri-Szanto, assistant régulier junior en anesthésie; Yvan Méthot, assistant régulier junior en radiologie; Lucien Huot, assistant régulier junior en O.R.L.; Guy Quenneville, médecin éligible en médecine; Guy Larochelle, médecin éli- 346 gible en neuro-psychiatrie; Françoise Robert-Robil- lard, médecin éligible en anatomie pathologique; Maurice Parent, médecin éligible en médecine; Yvon Chartier, médecin éligible en médecine; Marcel Lus- sier, médecin éligible en ophtalmologie.b) Nominations universitaires à la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal: Professeur émérite: le docteur Albéric Marin, en dermatologie; professeur agrégé: le docteur Georges Leclerc, en dermatologie; assistants professeurs: les docteurs Roger Gagnon, en chirurgie; Angelo Kakos, en médecine; Roger Lapointe, en gynécologie; André Leduc, en bactériologie; Yves Prévost, en chirurgie.ee ee x HONNEURS CONFÉRÉS À DES MÉDECINS DE L'HÔPITAL NOTRE-DAME Les docteurs Léon Gérin-Lajoie: élu président de I\u2019Association médicale mondiale en sept.1959; Francois Archambault et Edouard Gagnon: nommés directeurs de l\u2019Association des Chirurgiens de la P.de Québec; René Charbonneau, réélu président de l\u2019Association des Ophtalmologistes de la P.de Québec, 29 nov.1958; Paul Bourgeois: nommé membre honoraire de l\u2019Association des Chirurgiens de la P.de Québec; François Léger: a obtenu son Fellowship de l\u2019American College of Chest Physicians; J.- B.Boulanger: membre du Comité de patronage du Montreal Medical, journal officiel des étudiants en médecine de l\u2019Université de Montréal; Adrien Lambert: élu président de la Société de Dermatologie de Montréal, pour les années 1959-60; André Leduc: nommé directeur de la Canadian Association of Medical Bacteriologists, trésorier du XXIXe Congrès de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada; Roma Amyot: nommé membre de l\u2019American Academy of Neurology; Armand Tré- panier: élu conseiller de l\u2019Association Canadienne des Radiologistes; et Jean-Louis Léger: élu assistant secrétaire-trésorier honoraire de l\u2019Association Canadienne des Radiologistes.oO es LA SOCIÉTÉ CANADIENNE-FRANÇAISE D'ÉLECTRORADIOLOGIE MÉDICALE Une réunion de la Société C.-F.d\u2019Electro-Radio- logie Médicale a eu lieu à la Salle de Conférences de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, samedi 21 février 1959.Le programme comportait quatre travaux scientifiques: 1.\u2014 Docteur Luc Hamelin: Considérations sur la physiopathologie rénale obstructionnelle.2.\u2014 Docteur René Chagnon: Granulome éosinophile de l\u2019estomac.3.\u2014 Docteurs A.Jutras, M.Longtin et H.-P.Lé- vesque: Cholécystoses hyperplasiques.NOUVELLES L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 4.\u2014 Docteur A.Jutras: Difficultés diagnostiques \u2014 cas prouvés.CONFÉRENCE DU DOCTEUR RODBARD À LA SOCIÉTÉ DE CARDIOLOGIE Le docteur Simon Rodbard, directeur de l\u2019Institut de recherches sur les maladies chroniques à l\u2019Université de Buffalo, était récemment l\u2019invité d'honneur de la Société de Cardiologie de Montréal à une réunion tenue à l\u2019hôpital Sainte-Justine.ee.++ CONFÉRENCES À L'INSTITUT DE MÉDECINE ET DE CHIRURGIE EXPÉRIMENTALES Le docteur Margaret Beznak, assistant professeur de physiologie à la faculté de Médecine de l\u2019Université d\u2019Ottawa, a donné deux conférences à l\u2019Université de Montréal sous les auspices de l\u2019Institut de médecine et de chirurgie expérimentales.Sujet: « The role of the pituitary in the chemical regulation of circulation, with special reference to the weight of the heart ».I.\u2014 « Haemodynamic changes after hypophysec- tomy » \u2014 mardi, 10 février, 4 heures p.m.II.\u2014 «The effects of different pituitary hormones » \u2014 mercredi, 11 février, 4 h.p.m.2e + SÉANCE SCIENTIFIQUE À L'HÔPITAL SAINTE-JUSTINE Une séance d\u2019étude du Bureau médical avec présentation de malades a eu lieu le 31 janvier 1959 à l'hôpital Sainte-Justine.Le programme comportait un symposium sur la surdité chez l\u2019enfant, où participèrent les docteurs R.Destroismaisons (cause de la surdité), Roger Desjardins (épreuves audiomé- triques), et Roland Voisard (traitement de la surdité chez l\u2019enfant).ee ee SOCIÉTÉ D'ORTHOPÉDIE ET DE TRAUMATOLOGIE DE LA PROVINCE DE QUÉBEC La Société d\u2019Orthopédie et de Traumatologie de la Province de Québec a tenu une réunion à l\u2019hôpital Maisonneuve, samedi, 21 février 1959.Le programme se lisait: 1.\u2014 Fracture de cuisse \u2014 Fracture of the Thigh.Docteur Jacques Smith.2.\u2014 Irradiation des gonades en pratique orthopédique.\u2014 Irradiation of the gonads in Orthopedics.Docteur Saltiel.3.\u2014 Lésion en hyperextension du cou.\u2014 Hyper- extension injuries of the Neck.Docteur F.Duchar- me. L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 4.\u2014 Ostéomyélite.\u2014 Osteomyelitis.Docteur A.Thivierge.5.\u2014 Présentation de cas.\u2014 Presentation of a case.Docteur Edgar Lépine.fp ÉLECTIONS À L'HÔPITAL DU SACRÉ-CŒUR DE HULL Le Bureau médical de l\u2019hôpital du Sacré-Coeur de Hull a tenu son assemblée annuelle le 12 décembre 1958.À cette occasion ont eu lieu les élections dont voici les résultats: président, docteur Gaston Isabelle; vice-président, docteur Henri Charette: secrétaire: docteur François-D.Gosselin; trésorier: docteur Robert Bisson.Les deux membres correspondants du Bureau médical seront les docteurs Rosaire Voyer et Gilbert Jolicoeur._\u2014-\u2014;\u2014 ÉLECTIONS À L'HÔTELDIEU DE GAsPÉ Les officiers du Bureau médical de l\u2019Hôtel-Dieu de Gaspé sont, pour l\u2019année 1959: président, le docteur Guy Fortier; vice-prés., le docteur Sérice Belles-Iles, et secrétaire, le docteur L.-P.Panneton.2 INSTITUT ALBERT PRÉVOST A la demande du Pan American Sanitary Bureau, organisme régional de l\u2019Organisation Mondiale de la Santé, l\u2019Institut Albert Prévost vient d\u2019accueillir un boursier de l\u2019OMS., le docteur Maurice Des- pinoy, médecin-chef de l\u2019hôpital mental de La Martinique.Au cours de son stage, le docteur Despinoy étudiera l\u2019organisation d\u2019un hôpital psychiatrique ouvert, les divers services de diagnostic, l\u2019organi- Sation du travail d\u2019équipe, les modalités de l\u2019hospitalisation partielle du type séjour diurne, le fonctionnement d\u2019une clinique externe polyvalente et l'intégration des diverses techniques thérapeutiques dont principalement la psychothérapie individuelle et la thérapeutique occupationnelle.Le docteur Des- NOUVELLES 347 pinoy profitera également de son séjour pour visiter toutes les autres cliniques de la région mont- réalaise.Le docteur Heinz Lehmann, directeur clinique du Verdun Protestant Hospital, a commencé le 4 février dernier une série de dix conférences sous le titre général: « Neuro-physiologie et comportement ».Ces conférences visent à articuler les théories psy- chodynamiques et organicistes, à dépasser leur opposition, à élaborer des formulations qui tiennent compte des découvertes qui continuent de s\u2019effectuer dans tous les secteurs de la recherche médico-psy- chologique.Ces conférences s\u2019inscrivent dans le cadre du programme de formation post-universitaire en psychiatrie qui se poursuit à l\u2019Institut depuis juillet 1958.\u2014_ ÉLECTIONS À L'HÔPITAL DU SACRÉ-CŒUR DE CARTIERVILLE On a procédé récemment à l\u2019élection des officiers du Bureau médical de l\u2019hôpital du Sacré-Coeur de Cartierville.Les membres suivants ont été élus: président, le docteur Roland Guy; vice-président, le docteur Jacques Gougoux; secrétaire, le docteur Roger Gagnon; trésorier, le docteur Odilon Raymond; aviseur, le docteur Marcel Fortier ; délégués, les docteurs Georges Deshaies, J -Philippe Paquette, Ruben Laurier, Jean-Paul Venne et Alexandre Mc- Neil.ee ee ÉLECTIONS À L'ASSOCIATION DU DIABÈTE Lors de sa réunion générale annuelle l\u2019Association du Diabète de la Province de Québec a élu ses administrateurs pour l\u2019année courante.Les officiers médicaux sont les docteurs Rosario Robillard, président; Guy Joron, 1er vice-président ; Robert Lachance, 2ème vice-président, et Roger Alarie, secrétaire. LIVRES RECUS Bases physiologiques et aspects cliniques de l\u2019épilepsie.Publié sous la direction du Pr.Th.ALAJOUANINE, avec la collaboration de MM.F.Bremer, A.Buge, P.Castaigne, Delaveleye, A.Fessard, H.Gastaut, G.Heuyer, R.Lecasble, B.Ledeboer, G.Morin, W.Penfield, H.Sauguet et Grey Walter.Un vol.de 274 pages, avec 64 figures (2.300 fr.).\u2014 Masson et Cie, edit., Paris, 1958.L'important essor qu\u2019ont pris les recherches physiologiques, électroencéphalographiques et thérapeutiques dans le domaine de l\u2019épilepsie à justifié qu\u2019une des annuelles « Semaines neuro-physiologiques de la Salpêtrière » soit consacrée à quelques-uns des problèmes physiologiques et à certains aspects cliniques concernant l\u2019épilepsie.L'ouvrage ne vise pas à présenter une mise au point d\u2019ensemble, mais à cerner et envisager d\u2019abord quelques problèmes essentiels d\u2019ordre physiologique: le Professeur Bremer a étudié les processus d\u2019excitation et d\u2019inhibition dans les processus épileptiques; le Professeur Fessard, les mécanismes de synchronisation interneuronique et leur intervention dans la crise épileptique; le Professeur Morin, les corrélations végétatives circulatoires dans les épilepsies expérimentales \u2014 tous processus d'intérêt majeur pour la physiopathologie de l\u2019épilepsie, et présentés par des physiologistes de grande autorité.En électroencéphalographie: M.Grey Walter a tiré de l\u2019étude des signaux de bas voltage des vues nouvelles sur l\u2019épilepsie; H.Gastaut s\u2019est attaché aux décharges neuroniques à distance d\u2019une lésion épileptogène; le Professeur Th.Alajouanine, avec MM.Castaigne, Buge et Lecasble, s\u2019est livré, sur un matériel de 100 cas, à une étude des corrélations électro- cliniques.Le Docteur Wilder Penfield (qui présidait la réunion) a donné une étude des crises temporales envisagées au point de vue de la localisation de certaines fonctions psychiques.6-6.+ D'autres contributions cliniques sont dues à Th.Alajouanine et Gastaut, sur la synci- nésie-sursaut et l\u2019épilepsie-sursaut; à H.Gas- taut, sur les épileptiques psychomoteurs; à R.Lecasble, sur les myoclonies épileptiques.Le Professeur Heuyer et ses collaborateurs ont étudié la notion d\u2019évolutivité en épilepsie infantile.M.Ledeboer a, pour finir, envisagé le problème sous son angle médico-social, qui revêt une particulière importance.Comme dans chacune des « Actualités neurophysiologiques », le lecteur trouvera là des exposés de haute valeur, dans lesquels une étroite collaboration a été maintenue entre la neuro-physiologie et la clinique.Chapitres de l'ouvrage Les processus d\u2019excitation et d\u2019inhibition dans les phénomènes épileptiques, par F.Bremer.\u2014 Les mécanismes de synchronisation interneuronique et leur intervention dans la crise épileptique, par A.Fes- sard.\u2014 Les corrélations végétatives (circulatoires) dans les épilepsies expérimentales, par G.Morin.\u2014 Notions nouvelles sur l\u2019épilepsie tirées de l\u2019étude des signaux de bas voltage, par Grey Walter.\u2014 Corrélations électro-cliniques dans l\u2019épilepsie (étude de 100 cas), par T.Alajouanine, P.Castaigne, A.Buge et R.Lecasble.\u2014 Les crises temporales et la localisation de certaines fonctions psychiques, par W.Penfield.\u2014 A propos des symptômes cliniques rencontrés chez les épileptiques psychomoteurs dans l'intervalle de leurs crises, par H.Gastaut.\u2014 A propos des décharges neurotiques développées à distance d\u2019une lésion épi- leptogène et des symptômes qui en résultent, par H.Gastaut.\u2014 Les myoclonies épileptiques, par R.Le- casble.\u2014 La syncinésie-sursaut de l\u2019épilepsie-sursaut à déclenchement sensoriel ou sensitif inopiné, par T.Alajouanine et H.Gastaut.\u2014 La notion d\u2019évolutivité en épilepsie infantile, par G.Heuyer, H.Sauguet et Delaveleye.\u2014 Le problème social de l\u2019épilepsie, par Ch.Ledeboer.Sénescence et sénilité.\u2014 Par F.BOURLIERE.Préface du doyen Léon Binet.Un volume de 110 pages, avec figures (1.500 fr.).\u2014 G.Doin et Cie, édit.Paris, 1958.L'ouvrage est divisé en quatre parties: Dans la première, l\u2019auteur s\u2019attache à définir les caractéristiques physiologiques du L'Union Méd.Canada LI Tome 88 \u2014 Mars 1959 i} FORT EFFICAGE CONTRE LES STAPHYLOGOQUES .\u2019ANNEE EN ANNEE HLORORYCETI SENSIBILITE IN VITRO DE STAPHYLOCOQUES PROVENANT DE TROIS POINTS D\u2019INFECTION AU CHLOROMYCETIN DE 1953 À 1957t JANVIER-JUIN, 1957 u ù ee tent Le Peau Ee } 98.7% Respiratoire RRR ll] supérieur 86.9% Oreille 139 sonches ale I a Al Pu 97.5% OCTOBRE, 1955-MARS, 1956 SRER P= SE ST En WT SRR Ape = : Peau ttt prit hsintent ptet sind 99.2% Respiratoire JRRZCTGLE supérieur ve Pos \u2014 #91.8% oreite ail 97.8% JUIN-DECEMBRE, 1953 158 | A ia: | \u2014 p A EE 8 0 LE Peau tee dde man etat hair dire that a 92.07.Respiratoire Æ | ° supérieur b 86.0% Oreille 90.0% 0 20 40 60 80 100 } Adaptation de Royer, A.dans Welch, H.et Marti-Ibaiiez, E: Antibiotics Annual 1957-1958, New York, Medical Encyclopedia, Inc., 1958, p.783.Le CHLOROMYCETIN (chloramphénicol, Parke-Davis) est présenté sous une variété de formes, dont une est de Kapseals* de 250 mg, flacons de 16 et de 100.Le CHLOROMYCETIN est un agent thérapeutique puissant qui doit étre administré avec discernement car quelques dyscrasies sanguines se sont vues associées a son emploi.Il ne faut pas prescrire cet antibiotique dans le cas des infections mineures.De plus, il est recommandé de procéder à des examens hématologiques suivis lorsque cum, l\u2019état du malade exige un traitement pro ongé ou intermittent.TR PARKE, DAVIS & CO., LTD.- TORONTO 14, ONTARIO: [P): ® MARQUE DEPOSEE CP-46558 + en > 350 vieillissement de l\u2019organisme humain, processus lent et insidieux qui commence à se manifester très précocement dès l\u2019âge adulte.Passant en revue les diverses fonctions, il indique pour chacune, entre 20 et 60 ans, les normes de vieillissement habituelles des individus cliniquement sains.C\u2019est la première fois que se trouvent réunies, en un seul volume, ces données quantitatives, pour la plupart très récentes, qui aideront le médecin à interpréter correctement le résultat des diverses épreuves fonctionnelles.Certains de ces examens peuvent servir de véritables tests de vieillissement, qui permettront d\u2019apprécier en quelque sorte l\u2019âge biologique des sujets étudiés.La seconde partie étudie les particularités physiologiques de la vieillesse constituée, aboutissement fatal de la lente sénescence de l\u2019organisme.Les conséquences de la réduction progressive de la marge de sécurité des diverses fonctions et, en particulier, la diminution de l\u2019adaptabilité aux modifications du milieu ambiant sont envisagées.Après ce rappel détaillé des caractéristiques de la sénescence et de la sénilité, l\u2019auteur aborde dans la troisième partie de cet ouvrage le problème de l\u2019hygiène du vieillissement.Toute une série de faits nouveaux nous démontrent que, s\u2019il est vain de vouloir empêcher la sénescence d\u2019un être vivant, il est parfaitement possible d\u2019espérer en modifier la vitesse.Se basant sur les recherches expérimentales les plus récentes, il envisage successivement le rôle du régime alimentaire, de l\u2019activité et du rythme de vie, des radiations ionisantes et de quelques autres facteurs, avant d\u2019en tirer des conclusions pratiques que tout médecin aura profit à méditer.La dernière partie du livre est consacrée aux thérapeutiques de la vieillesse constituée.Certes, il n\u2019existe aucun moyen de remonter le cours du temps et le véritable rajeunissement de l\u2019organisme est encore du domaine des mythes.Mais cela ne veut pas dire que le praticien soit complètement désarmé devant les méfaits de l\u2019âge.Certaines anomalies mé- LIVRES REÇUS L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 taboliques du vieillard peuvent être corrigées, ce qui entraîne une amélioration souvent spectaculaire de l\u2019état général.Des directives précises et pratiques sont données sur les indications des différentes méthodes récemment préconisées.Comme l'indique le doyen Binet dans sa préface, cette monographie est donc tout autre chose qu\u2019une collection de recettes plus ou moins hétéroclites destinées à pallier les différents méfaits de l\u2019âge.C\u2019est, pour la première fois, un exposé scientifique des principes qui guident la gérontologie moderne dans sa recherche des moyens d\u2019améliorer la condition des personnes âgées.Ptoses abdominales et prolapsus pelviens.\u2014 Par L.DIAMANT-BERGER.Un volume de 194 pages, avec 11 fig.(2.400 fr.).\u2014 G.Doin et Cie, édit., Paris, 1958.Il est peu de domaines chirurgicaux qui, depuis le début de l\u2019ère aseptique, aient donné lieu à autant de travaux: Cependant, l\u2019auteur n\u2019a voulu écrire ni un traité proprement dit, ni un ouvrage de compilation, ni une série de résumés.Il a cherché, au contraire, à exprimer l\u2019opinion d\u2019un homme qui s\u2019est toujours intéressé à ces problèmes et qui leur a consacré déjà un grand nombre de recherches et de publications.Les affections relativement disparates qui y sont étudiées: ptoses de l\u2019estomac, de l\u2019intestin, du rein, du foie, etc., enfin, prolapsus du rectum et des organes génitaux, relèvent aujourd\u2019hui de plusieurs spécialités mais, cependant, ont toujours appartenu au domaine de la chirurgie générale.Toutes ces affections ont en commun de frapper le même genre de sujets, en général des femmes amaigries, nerveuses et fragiles.Les nombreuses opérations proposées sont habituellement d\u2019une exécution facile, car les organes se laissent aisément manipuler, mais elles sont souvent décevantes dans leurs résultats et les récidives sont fréquentes.Les étudiants trouveront dans ces pages un guide dans le labyrinthe confus des maladies et des techniques; les médecins praticiens y L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 - FORMULE ADULTES ENFANTS Calcium acétylsalicylate.0.40 gr.0.20 gr.Dihydroxypropylthéophylline 0.15 gr.0.10 gr.Quinine sulf.0.10 gr.0.06 gr.Racine d'aconit pulv.0.02 gr.0.005 gr.Guaiacol .0.05gr.0.003 gr.Eucalyptol .0.05 gr.0.03 gr.Camphosulfonate de Na ; i a 0.05 gr.0.02 gr.Excipient spécial q.s.INDEX THERAPEUTIQUE Les suppositoires Broncho-Grippol trouvent leur indication première dans tous les états infectieux susceptibles de toucher les voies respiratoires et les poumons, de même que dans tous les états où des complications respiratoires sont à craindre.Formule exclusive préparée par LES LABORATOIRES JUNOD, Genève, Suisse Seuls distributeurs au Canada | EE 2245 SRUE ARE À ECHANTILLON ET DOCUMENTATION ENVOYES A MESSIEURS LES MEDECINS SUR DEMANDE -SMmoNTREAL GRIPPE BRONCHO-PNEUMONIES REFROIDISSEMENTS LARYNGITES TRACHEITES BRONCHITES PNEUMONIES MEDICATION DE | CHOIX LIV 352 LIVRES RECUS verront d\u2019un coup d\u2019oeil ce qu\u2019ils sont en droit de demander à la chirurgie pour soulager ou guérir leurs malades; enfin, les chirurgiens eux-mêmes tireront le plus grand profit de la confrontation de leurs idées personnelles avec celles de l\u2019auteur.Un chapitre particulièrement original est consacré aux prolapsus consécutifs aux hystérectomies, pour lesquels la technique proposée par l\u2019auteur depuis plus de vingt ans, est entrée dans la pratique courante de la plupart des spécialistes.Cet ouvrage est agrémenté par une abondante illustration, due au crayon d\u2019André Marait, et qui permet de suivre avec la plus grande facilité le texte théorique.En résumé, voici un livre dont le but n\u2019est pas de «dire tout », mais, au contraire, de simplifier et de clarifier au maximum des problèmes considérés en général comme particulièrement arides et complexes et qui se présentent journellement au cabinet du praticien comme à la salle d\u2019opération.Physiologie de la vision chez le prématuré et le nourrisson normal.Par I.ESSENTE (Florence).Préface et adaptation française de P.et S.Delthil.Un vol.de 128 pages, avec 172 fig.(1.600 fr) \u2014 G.Doin et Cie, édit, Paris, 1958.Si, chez le nouveau-né, des études neurologiques ont été récemment entreprises par quelques auteurs, en particulier André Thomas et Gesell, l\u2019examen de l\u2019appareil oculaire n\u2019a encore été l\u2019objet d\u2019aucun travail d\u2019ensemble.La vision, cependant, joue un rôle essentiel dans le développement général; aussi, les aveu- oles de naissance ont-ils, au début du moins, un retard psycho-moteur évident.L\u2019étude des prématurés permet de saisir les étapes successives du perfectionnement de l\u2019appareil visuel, qui, d\u2019abord purement moteur, devient peu à peu sensitif, puis véritablement perceptif.Dans cet ouvrage, les divers réflexes oculaires sont décrits d\u2019abord chez le prématuré, puis chez le nouveau-né à terme et tout le long de la première enfance.Une recherche systématique de ces réflexes permet d\u2019établir, L'Union Méd.Cansda Tome 88 \u2014 Mars 1959 chez le nourrisson, « l\u2019âge oculaire », qui est l\u2019un des meilleurs tests de son développement psycho-moteur général.Illustré de nombreuses figures et suivi d\u2019un tableau synoptique des réflexes oculaires aux différentes étapes de la première enfance, ce livre rendra de grands services, non seulement aux ophtalmologistes, mais aussi aux neurologistes et aux pédiatres.La physiologie et la physiopathologie du cervelet.Par A.KREINDLER et M.STERIADE.Préface du Prof.P.Mollaret.Un vol.de 308 pages, avec 87 figures (3.200 fr.).\u2014 Masson et Cie, édit., Paris, 1958.Cette monographie sur la physiologie et la physiopathologie du cervelet intègre les recherches consacrées par A.Kreindler et M.Steriade à l\u2019étude des problèmes de physiologie cérébelleuse, dans le cadre d\u2019une revue critique des travaux concernant le même sujet.Dans la préface du livre, M.le Professeur P.Mollaret remarque que cet ouvrage « est tout autre chose qu\u2019une compilation, et le premier devoir est de souligner l'importance des contributions personnelles antérieures des auteurs dans un domaine où ils ont, de ce fait, gagné depuis longtemps maîtrise et autorité ».Pour mieux comprendre les processus physiologiques si complexes du cervelet, il était nécessaire de commencer par le schéma de l\u2019organisation morphologique, comprenant quelques données sur la phylogénèse, la structure histologique et l\u2019hodologie cérébelleuse.Dans le deuxième chapitre consacré au problème des localisations dans le cervelet et au syndrome cérébelleux expérimental, sont exposées les données obtenues par les méthodes de la stimulation et des extirpations, de même que par les méthodes plus récentes électro- physiologiques.Les résultats des extirpations, analysés dans l\u2019échelle animale des vertébrés, comprennent, à côté des travaux plus anciens de Luciani, André-Thomas, Bremer, Ten Cate et Rademaker, et ceux plus récents de Fulton, Bard et Mettler, les recherches personnelles de A.Kreindler et M.Steriade sur l\u2019hémis- phérectomie cérébelleuse élective et sur la va- = A .- L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 dualité d'action EFFET SIMULTANÉ de deux psychotropes sur deux zones cérébrales permettant un traitement plus spécifique à DOSES FAIBLES nouveau médicament OA Ar fa 70, TTT NEE SE | SIENS \\ LEC Lis U Le méprobamate et chlorhydrate de promazine, Wyeth Dans sa pratique quotidienne, le médecin aura souvent l'occasion de recourir à l'EQUAZINE, particulièrement chez des malades craintifs à l'excès devant un traitement médical, une intervention ou un accouchement et chez l'enfant, l'adolescent ou le vieillard qui présentent des problèmes émotifs.L'EQUAZINE corrige le trouble émotif, modéré ou grave, qui se manifeste par de l\u2019appréhension et de l'agitation, de l'insomnie, de la dépression, de la nausée et du vomissement, des malaises digestifs, de l'alcoolisme, des symptômes de ménopause ou une tension pré-menstruelle.POSOLOGIE À la posologie recommandée (1 à 2 capsules, 3 à 4 fois par jour), l'EQUAZINE constitue un traitement plus spécifique que celui qui résulterait de doses fortes d'autres ataraxiques.= PRESENTATION EQUAZINE, en flacons de 50 capsules, vert et blanc.os > La capsule renferme 200 mg.de méprobamate et 25 Py mg.de chlorhydrate de promazine.*Marque déposée HE Ordonnance obligatoire ee MARQUE DÉPOSÉE WALKERVILLE, ONTARIO LV 354 leur localisatrice des réactions de l\u2019aimant et de mise en position plantaire.Enfin, les données de localisations obtenues à l\u2019aide des méthodes électrophysiologiques sont analysées d\u2019après les travaux de Dow, Snider et Bremer qui démontrent la projection somatotopique de la périphérie du corps sur le cervelet, de même que la convergence et l\u2019interaction des influx afférents de l\u2019écorce cérébelleuse.L\u2019exposé des relations du cervelet avec la moelle épinière commence avec les études chronaximétriques des animaux décérébellés (écoles russe et roumaine) et aboutit à l\u2019analyse physiopathologique des différents mécanismes médullaires influencés par le cervelet, comme l\u2019innervation réciproque, le phénomène de recul, l\u2019adiadococinésie et le réflexe pendulaire.Les relations du cervelet avec le tronc cérébral comportent d\u2019abord l\u2019étude physiologique du tonus postural, complétée par l\u2019analyse des troubles du tonus musculaire dans les maladies du cervelet chez l\u2019homme.L'influence du cervelet sur le tonus postural est suivie par les données expérimentales et cliniques concernant les troubles réflexes statiques et stato-kinétiques dans les lésions du cervelet.Ce quatrième chapitre finit avec l\u2019étude des relations du cervelet avec l\u2019appareil vestibulaire, dans laquelle sont exposées, parmi d\u2019autres, les recherches de A.Kreindler et M.Steriade sur le « mécanisme compensateur in- terréactionel cérébello-vestibulaire ».L\u2019étude du rôle de l\u2019écorce cérébrale dans la genèse et la compensation de certains défi- LIVRES REÇUS L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 cits cérébelleux ouvre le cinquième chapitre dédié aux relations du cervelet avec l\u2019écorce cérébrale, et comporte l\u2019analyse critique de certains travaux de Fulton, Sager, Asratian, de même que les propres recherches des auteurs sur les réflexes conditionnels proprioceptifs des animaux décérébellés.Suit le paragraphe qui expose la somatotopie cérébello- corticale.Enfin, l\u2019exposé des relations du cervelet avec le tonus cortical commence par une définition de cette notion physiologique, pour aboutir ensuite aux travaux de Moruzzi au sujet de l\u2019influence dynamogénique cérébelleuse sur le cortex cérébral, de même qu\u2019aux recherches de A.Kreindler et M.Steriade sur le tonus cortical des animaux décérébellés, étudié au point de vue de la réactivité élec- troencéphalographique et des réflexes conditionnels.Le sixième chapitre (les relations du cervelet avec le système nerveux végétatif) commente les travaux de l\u2019école d\u2019Orbeli, de Mo- ruzzi et de l\u2019école roumaine (Kreindler et Steriade, Sager et collaborateurs) concernant l\u2019influence du cervelet sur les réflexes vasomoteurs et respiratoires, sur la pupille, la membrane nictitante et les symptômes de « Sham Rage », sur les fonctions du tube digestif et sur le métabolisme et la composition du sang.Le livre comprend encore deux chapitres, dont le septième fait une analyse de la fonction coordinatrice du cervelet, et le dernier expose les théories générales sur la fonction du cervelet. L'Union Méd.Canad Tome 88 Mars 1959 LVI dans cette capsule se trouve 1 antibiotique le plus employé \u2014 \u2014 2 \u2014 \u2014 JO \u2014\u2014\u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 ederle \u2014- __\u2014 le plus utile au monde Achromyaine\u201d V cide Citrique Lederle MO COMMUNIQUÉS AIDE FINANCIÈRE FÉDÉRALE ACCORDÉE À DES HÔPITAUX DU QUÉBEC SOUS LE RÈGNE DES SUBVENTIONS AUX SERVICES DE LABORATOIRE ET DE RADIOLOGIE Le gouvernement fédéral a octroyé à des hôpitaux du Québec environ $134,830 en subventions destinées à l\u2019achat de matériel de diagnostic, sous le régime des subventions aux services de laboratoire et de radiologie, annonce-t-on.L'hôpital Hôtel-Dieu de Saint-Joseph d\u2019Arthabas- ka, un hôpital général de 198 lits, recevra une somme de $43,867 applicable à l\u2019achat de matériel supplémentaire, en vue de faciliter l\u2019agrandissement des installations de radiologie.L'hôpital Notre-Dame de Sainte-Croix, de Mont- Laurier, s\u2019est vu accorder une somme de $29,627 applicable à l\u2019achat de matériel de radiologie.Une somme de $11,335 a été octroyée à l'hôpital Saint-Raymond, de Saint-Raymond, comté de Port- neuf, pour aider à l\u2019achat d\u2019un nouveau matériel de radiologie.L\u2019Hôtel-Dieu de la ville de Québec recevra $9,651 pour contribuer à acheter un craniographe, dont on se sert habituellement dans les examens radiologiques du crâne dans les cas de maladies cérébrales.L\u2019Hôpital Sainte-Marie, de Montréal, recevra la somme de $40,350 applicable à l\u2019achat de matériel supplémentaire de radiographie rendu indispensable par l\u2019expansion de l'hôpital et de ses services.Le matériel comprendra un appareil automatique de développement des radiographies qui aidera l\u2019hôpital a faire face au volume accru de travaux radiologiques.Le ministère fédéral de la Santé a fait observer que ces subventions font partie du programme provincial tendant à l\u2019amélioration des installations radiologiques dans les hôpitaux.ee 9-0 PREMIER SYMPOSIUM CANADIEN SUR LES URETRI- TES NON-GONOCOCCIQUES ET LA TRICHOMONASE HUMAINE L\u2019importance de la question des urétrites non- gonococciques et de la trichomonase humaine a été soulignée au cours des réunions internationales de ces dernières années.A Monaco, du 21 au 24 septembre 1954, l\u2019Union Internationale contre le Péril vénérien a organisé la première réunion internationale sur les urétrites non- gonococciques.A Washington, du 29 au 30 avril 1954, le 6e Symposium annuel, \u201cRecent advances in the study of ee ee Venereal Diseases\u201d a consacré une journée entière à ce sujet.A Naples, du 19 au 23 septembre 1955, à l\u2019Assemblée Générale de l\u2019Union Internationale contre le Péril vénérien et les tréponématoses, la question des urétrites non-gonococciques était à l\u2019ordre du jour.A Paris, le 21 novembre 1955, « Les urétrites non- gonococciques » étaient à l\u2019étude au Symposium des infections à virus, autres que la poliomyélite.A Washington, en juin 1956, à la Conférence Internationale sur les maladies vénériennes et trépo- nématoses, la question fut étudiée en détail.A Catania, du 4 au 5 janvier 1957, la Société de Dermatologie d\u2019Italie a organisé «1 Symposium Na- zionale sugli aspetti medico-sociali delle uretriti non gonococciche ».A Reims, du 28 au 30 mai 1957, la Société de Gynécologie française a organisé le « Premier Symposium Européen sur les infestations à trichomonas ».A Stockholm, du 31 juillet au 6 août 1957, le XIe Congrès International de Dermatologie accorda une journée à la question des urétrites non-gonococci- ques.L\u2019importance du problème nous amène à organiser, sous le haut patronage de l\u2019Honorable Waldo J.Mon- teith, ministre de la Santé nationale, et l'honorable Arthur Leclerc, M.D., Ministre de la Santé de la Province de Québec, les 21 et 22 septembre 1959, à l'Hôpital Notre-Dame, 1560 est, rue Sherbrooke à Montréal, le « Premier Symposium Canadien sur les urétrites non-gonococciques et la trichomonase humaine ».Plusieurs médecins éminents d\u2019Europe et des Etats-Unis, comme le Dr P.Durel de Paris, expert de l\u2019Organisation Mondiale de la Santé et Président du Groupe International d\u2019Etudes sur la trichomo- nase humaine, le Dr G.Chappaz, Professeur de Gynécologie à l\u2019Université de Reims, rapporteur général du Premier Symposium Européen sur les infestations à trichomonas (1957), le Dr Ambrose J.King, Directeur de la White chapel Special Clinic.et le Dr Louis G.Feo du Département de Gynécologie et Obstétrique du Collège de Médecine Jefferson de Philadelphie, seront parmi les rapporteurs du Symposium.Nous invitons les médecins que la question intéresse à participer À cette réunion et sollicitons des communications dont les titres devront nous parvenir au plus tard le ler mai 1959.Pour tous renseignements, s\u2019adresser au: Secrétariat du Symposium, 8580 Esplanade, Montréal 11.\u2019 \u2014_\u2014\u2014\u2014 \u2014\u2014 ES L'Union Méd.Canada LVII Tome 88 Mars 1959 Nouvelle forme Drage eS sans goût sans odeur (740 >) a SULFARLEM-CH JLINE CHOLERETIQUE LIPOTROPE % \\ MEDICATION TOTALE ASSIMILABLE DE LA CELLULE HEPATIQUE 2 à 4 dragées avant chaque repas FORMULE Trithioparaméthoxyphénylpropène 0,005 9 Bitartrate de choline .030 9 pour une dragée.[LABORATOIRES DE THERAPEUTIOUE aaa ERNE py RER C arton Inc: | 2245.RUE VIAU, MONTREAL 308 AVIS CONCERNANT LES SPECIALITES Le Comité des Créances, chargé de considérer les demandes de certification, se réunira le 26 mai 1959.Les médecins, dont les études et les stages postscolaires seront bientôt terminés, voudront bien présenter leurs requêtes avant le 15 avril 1959, ceci permettant au comité concerné d\u2019obtenir les renseignements jugés nécessaires.Tout aspirant au certificat est prié de noter que, conformément à nos règlements, aucun certificat ne peut être émis sans examens.Au préalable, une demande d\u2019éligibilité & ces épreuves, sur une formule dûment remplie et fournie à cet effet par notre Secrétariat, doit être soumise pour étude et approbation à notre Comité intéressé.Cette requête doit de plus être accompagnée des attestations d\u2019études et de stages signées par les Directeurs Médicaux des hôpitaux où les internats et les résidences ont été faits.D\u2019autre part, tout candidat soumettant une demande doit avoir payé sa cotisation annuelle de vingt dollars à notre Collège et être en règle.On doit se rappeler qu\u2019il est inutile de nous faire parvenir un dossier qui n\u2019est pas complet.Pour fins d\u2019octroyer des certificats de compétence, le Bureau Provincial de Médecine du Québec reconnaît les spécialités suivantes: 1.Allergie; 2.Anatomie pathologique; 3.Anesthésie; 4.Bactériologie; 5.Biochimie médicale; 6.Cardiologie; 7.Chirurgie générale; 8.Chirurgie orthopédique; 9.Chirurgie plastique et reconstructive; 10.Chirurgie thoracique; 11.Dermato-syphiligra- phie; 12.Gastro-entérologie; 13.Gynécologie; 14.Hygiène publique; 15.Maladies pulmonaires et T.B.; 16.Médecine interne; 17.Médecine physique et réhabilitation; 18.Neuro-chirurgie; 19.Neurologie; 20.Obstétrique; 21.Ophtalmologie ; 22.Oto-rhino-laryngologie; 23.Pathologie clinique; 24.Pédiatrie; 25.Psychiatrie; 26.Radiologie diagnostique et/ou thérapeutique; 27.Urologie.On est aussi prié de noter que cette réunion du Comité des Créances du 26 mai 1959, sera la dernière de l\u2019année.Toute demande d'éligibilité soumise après cette date ne pourra être étudiée avant janvier 1960.JEAN PAQUIN, Registraire, Corr.Mép.Cuir.P.Q.ee © QUÉBEC ET JOLIETTE REÇOIVENT DES SUBVENTIONS FÉDÉRALES Une subvention de $2,622,173 a été accordée pour Ia construction du nouvel hôpital Saint-Charles, à Joliette (P.Q.), vient d\u2019annoncer le ministère de la Santé nationale et du Bien-être social.COMMUNIQUÉS l'Union Méd.Canada Tome &8 \u2014 Mars 1959 Le nouvel hôpital renfermera 1,475 lits pour des malades mentaux, et il pourra loger 61 infirmières.On croit que l\u2019hôpital améliorera le manque actuel de lits d\u2019hôpitaux psychiatriques.Comme il s\u2019agit d\u2019un hôpital provincial, la province acquittera les frais de construction qui ne seront pas payés par le fédéral.On a également annoncé une subvention de $15,829 en vue de l'achat d\u2019un appareil miniature à rayons X pour l\u2019Hôtel-Dieu de Québec.Le nouveau matériel servira aux radiographies pulmonaires lors de l\u2019admission à l\u2019hôpital, ce qui sera une pratique courante à cet hôpital.Cette méthode est considérée comme l\u2019une des plus utiles dans le dépistage de la tuberculose.\u2014\u2014 SUBVENTION GÉNÉRALE À L'HYGIÈNE PUBLIQUE AU CENTRE DE SANTÉ HERZL DE MONTRÉAL Une subvention à l\u2019hygiène publique de $20,193 a été accordée au Centre de santé Herzl de Montréal, pour l\u2019achat de fournitures et de matériel techniques.Le Centre de santé Herzl a été établi en 1912 en vue de fournir des services préventifs dans le domaine de la dentisterie et de la médecine.Au cours des années, le nombre des malades a grandement augmenté.Chaque jour des cliniques dentaires sont offertes aux enfants ainsi qu\u2019aux adultes.On y fait des examens complets de la bouche pour les enfants, on y effectue les réparations nécessaires et on y enseigne l'hygiène dentaire appropriée.Les cliniques médicales font des examens et des inoculations d\u2019enfants y compris des radiographies, des inoculations au vaccin Salk et autres.On enseigne aux meres le soin et l\u2019alimentation des enfants et on maintient des dossiers pour chaque malade.Une clinique préventive, ouverte deux soirs par semaine, offre un service spécial aux adultes en santé en leur fournissant un examen médical complet, y compris des électrocardiogrammes.Les femmes peuvent y subir des examens gynécologiques et des épreuves relatives au cancer.Le Service de santé Herzl comprend un personnel médical et dentaire professionnel, assisté d\u2019aides bénévoles.Les malades paient une somme minime, mais on ne refuse les services à personne par manque d\u2019argent.Les deniers provenant des subventions fédérales aideront à l\u2019expansion des services des diverses cliniques.UN FILM SUR LES INFECTIONS DANS LES HÔPITAUX Un film de 30 mm sur le problème mondial des infections dans les hôpitaux sera produit coopéra- tivement par l\u2019Association Médicale Américaine, le Collège des Chirurgiens Américains et l\u2019Association L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 LVIII Quand le sommeil fuit vos malades.NOCTEC Hydrate de chioral Squibb , Un remede = sage \u2018 = et sûr qui s\u2019emploie en:\u2014 MÉDECINE GÉNÉRALE CARDIOLOGIE DERMATOLOGIE PSYCHIATRIE PÉDIATRIE Un siècle d\u2019expérience inspire confiance CAPSULES de 334 ou 7'4 grains SQUIBB NOCTEC MARQUE DÉPOSÉE SQUIBB 4 a ae pe a a: > clio: pn oe AR 360 COMMUNIQUÉS des Hôpitaux Américains.Le production de ce film est possible grâce à la coopération et l\u2019appui de la compagnie Johnson & Johnson, de New Brunswick, New Jersey.Le film, qui sera sonore et en cours, est destiné a instruction du personnel d\u2019hépital; il démontrera de quelles façons les infections peuvent se répandre dans un hôpital et la bactérie staphylocoque sera illustrée comme un des exemples des plus importantes phases du problème.Le docteur Carl Walter, de Boston, professeur adjoint de clinique chirurgicale à l\u2019Ecole de Médecine de Harvard et un des pionniers reconnus de la recherche dans ce domaine, supervisera la production en collaboration avec un comité représentant l\u2019A.M.A., le C.C.A.et l\u2019A.H.A.Ce film traitera des principes généraux de certains aspects du problème en question et aidera à définir d\u2019autres problèmes relatifs à des sujets particuliers qui feront subséquemment l\u2019objet de films plus courts.La première du film aura lieu à la réunion annuelle de l\u2019Association Médicale Américaine à Atlantic City, en juin prochain, puis sera représenté à Passemblée du C.C.A.en octobre, et par la suite dans les réunions de différentes associations professionnelles aux quatre coins du monde.M.Ralph P.Creer, de Chicoga, directeur de la cinématographie et de la télévision médicales de l\u2019Association Médicale Américaine, sera le coordonnateur de la production.6-6 ++ SIXIÈME CONGRÈS-EXPOSITION INTERNATIONAL DES TECHNICIENS DE LA SANTÉ Paris, 9, 10, 11 et 12 juin 1959 Parc des Expositions \u2014 Porte de Versailles Organisé sous le patronage de Monsieur le Ministre de la Santé Publique et de la Population et sous les auspices de la Revue « Techniques hospi- taliéres, médico-sociales et sanitaires», le VIème Congrès-Exposition International des Techniciens de la Santé aura lieu à Paris, les 9-10-11 et 12 juin 1959, au Parc des Expositions (porte de Versailles).Le thème du Congrès sera: « Les conditions de vie du malade, du blessé, de l\u2019opéré, dans les établissements de soins publics et privés de demain ».« Le rôle de l\u2019équipe des Techniciens de la Santé ».L'Union Méd.Canada Tomc 88 -\u2014 Mars 1959 Les travaux seront placés sous la présidence de M.le Docteur Le Gorgeu, Conseiller d\u2019Etat honoraire, Président de la Commission Nationale de l\u2019Organisation hospitalière et dirigés par M.le Docteur Leclainche, de l\u2019Académie Nationale de Médecine, Directeur Général de l\u2019Administration de l\u2019Assistance Publique à Paris, de M.Peyssard, Inspecteur Général au Ministère de la Santé Publique, et M.Vey- ret, Directeur Général des Hospices civils de Lyon.Les techniciens hospitaliers de tous les pays sont cordialement invités à suivre les travaux avec la collaboration de tous pour le confort, la sécurité, la rapidité des soins aux malades et aux blessés, pour une ambiance toujours plus humaine.Ce Congrès sera encadré par une grande exposition hospitalière, offrant la traduction pratique des idées mises en discussion, car les conditions de vie du malade relèvent de la compétence des Techniciens de la Santé, mais aussi des Industries d\u2019aujourd\u2019hui et de demain, des Constructeurs, Ingénieurs, Chercheurs, Installateurs, Fabricants, Distributeurs.Des installations-types de blocs opératoires, de chambres, de laboratoires, d\u2019installations techniques édifiées au sein même du Congrès consacreront notre sens du concret, notre goût d\u2019incarner les théories dans la vie, notre souci de maintenir en contact les industries et la phalange des techniciens hospitaliers et sanitaires pour assurer le progrès de nos établissements et organismes si variés.Dès maintenant, nous souhaitons vivement connaître les organisations publiques et privées, les administrations, les firmes industrielles et commerciales, etc.Tous renseignements seront fournis par le Secrétariat Général du VIe Congrès-Exposition International des Techniciens de la Santé, 37, rue de Mon- tholon à Paris (9e).ee ++ SOCIÉTÉ INTERNATIONALE DE MÉDECINE INTERNE Le Sixième Congrès International de Médecine interne aura lieu à Bâle (Suisse) du 24 au 27 août 1959 et sera organisé avec le concours de la société suisse de médecine interne.Pour informations complémentaires, s'adresser à: Congrès International de Médecine interne, 13 Steinentorstr, Bâle, Suisse.\u2014 i Méd.Canada mo Mare 1959 LIX & * airing pt e choix Foun A eso > SINUSITES AQGUES sa enfoniques VE les LARYNGITES, PUARNGITES 12 & AMYGDALIJES et\u201d ; 2 25 oNcigres Taos LS 2 \u201cwr : lodoforme - Camphre - Mextit ; , (Solution hulleuse de faible acl 4 : Adfhinistrer 1 ou 2 imjgétions intra- \"< musculaires deux ou 5.foi \u2018semaine, selon le cas.anus : s: Demi-dose.nde.bag ar par 3 +, Carroll Dunham Smith.Rharmacal Company, 8 ge N sw Brunséi! © 8 LX \u2014 (362) 0 Quand l'efficacité compte & COPHYLAC NARCOTIQUE A la simple dose de 15 gouttes b.i.d.supprime la toux nuit et jour Trois fois plus efficace que la codéine Ni la constipation ni la dépression respiratoire inhérentes a la codéine Relâche et décongestionne l\u2019arbre bron- chigue Ne gêne pas l\u2019expectoration Présenté dans le commode flacon stilligouttes de 15 ml La formule unique du Cophylac: Norméthadone.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.ccesrsre 1% Suprifen* .cccccrscereeneccanaeeecercee 2% * MARQUE DE COMMERCE HOECHST PHARMACEUTICALS OF CANADA LIMITED + MONTREAL L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 \u201cL\u2019Union Médicale du Canada\u201d en 1890 TROIS CAS D'ACCOUCHEMENT \u2014 APPLICATIONS DE FORCEPS \u2014 COMPLICATIONS FEBRILES.par J.-D.Gauthier, M.D., Montréal.Mars 1890.Observation 1.\u2014 Le 20 janvier dernier, j\u2019étais appelé auprès de Dame L., pour un accouchement.Le travail fut long et pénible, et je fus obligé d\u2019appliquer le forceps.Le délivrance ne se fit pas attendre.Les suites de couches allèrent très bien jusqu\u2019au troisième jour, époque à laquelle je fus fort surpris de trouver un pouls à 120, une température à 102°, et cessation complète des lochies et de la sécrétion lactée, pas de douleurs abdominales, pas de tympanisme.Je questionnai la malade pour savoir s\u2019il n\u2019y avait pas eu quelque extravagance de sa part qui pût expliquer cet état alarmant, je ne trouvai rien.Tout naturellement je songeai à la fièvre puerpérale et prescrivis en conséquence: quinine, gr.V répétés toutes les trois heures; injections vaginales chaudes au bichlorure.Le lendemain matin, à ma grande surprise, je trouvai le pouls à 90, la température à 974°, la sécrétion lactée rétablie, les lochies réapparues.Je fis cesser la quinine et les injections vaginales, et le lendemain tout était rentré dans l\u2019ordre.Observation 2.\u2014 Le 22, j'étais appelé auprès de Dame G., pour l\u2019accoucher de son troisième enfant.Après une attente de quatre heures, le travail se termina par les seules forces de la nature.Je continuai à visiter ma malade tous les matins.Le quatrième jour je fus surpris d\u2019entendre ma malade me dire qu\u2019elle avait eu, la veille, un violent frisson qui avait duré une heure, suivi d\u2019un violent mal de tête.Je questionne et j'obtiens la réponse suivante : cessation des lochies et de la sécrétion lactée, douleurs abdominales violentes, tympanisme, pouls à 130, température 102%4°.Je prescris: morphine, cataplasmes térébenthinés, gr.V toutes les deux heures, injections intra-utérines (au bichlorure) que je fais moi-même.Il est alors 10 h.am.A quatre heures p.m., je revois ma malade et la trouve soulagée de ses douleurs, les autres symptômes à peu près les mêmes.Je fais éloigner les doses de morphine et continuer le reste du traitement.Le lendemain matin, dès 8 heures, je me rends chez ma patiente et la trouve dans l\u2019état suivant: pouls, 110, température 100°; plus de douleurs abdominales; plus de tympanisme; sécrétion lactée et lochies revenues; je continue la quinine à plus faible dose pendant L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 quelques jours et fais donner des toniques stimulants, la malade étant bien faible.Au bout de quelques jours, tout rentre dans l\u2019ordre.Observation 8.\u2014 Le troisième cas présente ce qui suit de particulier: accouchement très long et très difficile; présentation occipito-iliaque droite postérieure; application du forceps très difficile; déchirure complète du périnée.Les suites de couches ne présentent rien de remarquable jusqu\u2019au cinquième jour.A cette époque, j'apprends de ma malade que les règles ont complètement disparu depuis la veille.Elle n\u2019accuse aucun autre mauvais symptôme; température et pouls normaux; pas de douleurs abdominales ; pas de tympanisme.Je prescris des injections vaginales chaudes et la quinine à gr.II toutes les trois heures.Le lendemain matin, rien de nouveau, toujours cessation complète des lochies.Je prescris, en plus du traitement de la veille, un peu de stimulants.A ma troisième visite depuis la cessation des lochies, la malade me dit que ses règles sont revenues et qu\u2019elle se sent bien, mais qu\u2019elle a un peu de diarrhée.À mes visites subséquentes, cette diarrhée est très abondante et affaiblit beaucoup la patiente.Je continue la quinine et les stimulants toniques sous forme de vin de Porto, avec les préparations d\u2019opium.Après trois jours de ce traitement, la diarrhée disparaît complètement pour ne plus revenir.sa ats >> > SOCIÉTÉ MÉDICO-CHIRURGICALE DU DISTRICT D'IBERVILLE ET DES COMTÉS ADJACENTS Séance du 27 février 1890 Présidence de M.le docteur Godin.Prophylaxie et traitement de la septicémie et des suppurations prolongées.M.le président donne lecture d\u2019un travail sur « les septicémies et les suppurations prolongées, et les moyens de les prévenir et de les combattre ».Dans les temps les plus reculés jusqu\u2019au 19ème siècle, on ne songeait guère au rôle que pouvaient jouer certains micro-organismes en chirurgie.Les anciens décrivent bien, il est vrai, la plupart des opérations, ils nous apprennent que l\u2019on maniait le fer et le feu, mais l\u2019on ne se servait pour le pansement des plaies que de quelques onguents tirés en partie du règne végétal.A notre siècle revient l\u2019honneur et la gloire d\u2019avoir produit des hommes qui ont su mettre l\u2019art chirurgical à la hauteur des progrès modernes.S'appuyant sur les expériences de Chauveau, de Ziégel, de Klebs, sur les travaux de Birch Hirsfeld, Davaine, Vulpian, qui démontrent le rôle des micro- organismes, granulations sphériques, micro-coceus, bactéries, vibrions, dans les accidents produits par les injections de matières putrides, Duclaux résume ainsi L'UNION MÉDICALE DU CANADA EN 1890 75 Quand l\u2019efficacité comp COPHYLAC EXPECTORANT « NARCOTIQUE A PRESCRIPTION VERBALE A la simple dose de 15 gouttes b.i.d.supprime la toux nuit et jour Favorise l\u2019expectoration Trois fois plus efficace que la codéine Ni la constipation ni la dépression respiratoire inhérentes à la codéine Relâche et décongestionne l\u2019arbre bronchique R le commode flacon stilli-gouttes de 15 ml La formule unique du Cophylac Expectorant : Norméthadone.19; Suprifen* .PA 2% Chlorhydrate d\u2019émétine 0.13% Ÿ MARQUE DE COMMERCE (363) \u2014 LXI te ER orcs PHARMACEUTICALS OF CANADA LIMITED « MONTREAL LXII \u2014 (364) L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA EN 1890 L'Union Méd.Canada LEDERLE LABORATORIES DIVISION, CYANAMID OF CANADA LTD., Montreal, Quebec Tome 88 \u2014 Mars 1959 ses travaux: « Nous sommes, dit-il, conduits à attribuer à des êtres vivants les phénomènes morbides observés après l\u2019absorption de certaines espèces de pus.Nous voyons en outre que ces êtres vivants sont multiples et qu\u2019ils ne peuvent se remplacer les uns les autres.Nous sommes amenés à attribuer à ceux qui produisent l\u2019infection purulente une sorte de spécifité.» Le microbe générateur du pus forme, lorsqu\u2019il est seul, un pus lié, blanc, etc.Au contraire, le moindre abcès, quand ce microbe est associé au vibrion septique, prend un aspect blafard, gangréneux, verdatre.Ainsi on peut produire à volonté des infections purulentes charbonneuses, des combinaisons variables de ces deux sortes de lésions selon les proportions de microbes spécifiques que l\u2019on fait agir sur l\u2019organisme vivant.Pasteur, dans une série de travaux de 1866 à 1869, fit l\u2019application de la théorie des germes aux maladies infectieuses et contagieuses.Et ce fut sur les données de Pasteur que Lister fit paraître, en 1867, un premier travail sur le pansement des plaies par la méthode antiseptique.Les succès thérapeutiques ne firent que confirmer la justesse de la théorie de Pasteur.Et comme le disait l\u2019éminent professeur Trélat dans une de ses cliniques du 20 juin dernier: « La chirurgie a fait plus de progrès d\u2019après cette théorie depuis dix ans qu\u2019elle n\u2019en avait fait cent ans auparavant.» Aussi, en parcourant aujourd\u2019hui les différents services de chirurgie, on ne rencontre plus de ces suppurations prolongées, de ces érysipèles, de ces gangrènes d\u2019hôpital qui faisaient, il y a à peine cinq ans encore, le désespoir de l\u2019opéré et de l\u2019opérateur.Parmi les substances les plus en vogue, employées comme antiseptiques, il y a le phénol.Une solution aqueuse à 5 pour cent sert pour laver les mains avant et pendant l\u2019opération, pour désinfecter le champ opératoire, etc.Une solution à 24 pour cent sert à désinfecter les instruments (couteaux, seringues, sondes, drains, éponges) qu\u2019on a soin de tenir plongés dans cette solution avant et pendant l\u2019opération; on y plonge aussi le calino; on s\u2019en sert pour la pulvérisation à la vapeur; on y conserve les éponges, les drains, le jute, la soie phéniquée, etc.La solution à 244 pour cent sert pour la vaporisation avec l\u2019appareil de Richardson; on en humecte les bandes, la gaze antiseptique.La solution à l\u2019huile d\u2019olive, 5 pour cent, est employée pour oindre les mains, les sondes, les spéculums, etc.Les autres substances qui sont encore employées comme antiseptiques sont: l\u2019acide salicylique, l\u2019acide benzoïque, le menthol, le thymol, la chlorure de zinc et le sous- nitrate de bismuth.Dans ces derniers temps, on se L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 sert, entr\u2019autres antiseptique, de l\u2019iodoforme et du bichlorure de mercure.On attribue surtout à ce dernier l\u2019avantage de prévenir les érysipèles.L\u2019iodoforme s\u2019emploie en solution au 1/7 avec l\u2019éther; c\u2019est pour faire la gaze iodoformée, etc.Elle sert encore en injections après la ponction des abcès froids et glandulaires.La poudre est un des meilleurs antiseptiques dans le pansement des plaies.Le bichlorure de mercure peut être employé au 1/1000; mais l\u2019on s\u2019expose à des empoisonnements.Les solutions plus faibles (1/2000 - 1/5000) sont moins dangereuses sans être pour cela inactives.Le bichlorure est contr\u2019indiqué chez les individus atteints d\u2019une affection rénale ou de diarrhée.Si vous allez voir Lucas-Championnière faire l\u2019ablation des tumeurs abdominales, vous le voyez opérer des heures entières dans une atmosphère de vapeurs phéniquées produites par le pulvérisateur Richardson.Trélat à l\u2019hôpital de la Charité, Tillaux, Kirmisson à l\u2019Hôtel-Dieu, Péan à St-Louis, etc, observent l\u2019a tisepsie la plus rigoureuse.Avant l\u2019opération, le chef et ses aides se désinfectent avec le plus grand soin; la chambre opératoire est désinfectée au moyen d'acide phénique.Les draps et les serviettes qui doivent servir au malade pendant le cours de l\u2019opération ont été passés préalablement au bichlorure, puis chauffés à l\u2019étuve à une haute température.Les instruments baignent continuellement dans un liquide antiseptique; l\u2019opérateur et les aides se plongent les mains dans ce liquide à la moindre indication.Après l\u2019opération, les parties sont lavées au bichlorure, suturées et pansées à l\u2019iodoforme.NOUVELLES PHARMACEUTIQUES ee + ANTURAN Les Produits Pharmaceutiques Geigy lancent sur le marché canadien un nouveau produit créé spécifiquement pour le traitement de la goutte chronique.Le médicament, « Anturan », est un analogue du groupe pyrazole et les études à date démontrent qu\u2019il est le plus efficace de tous les agents uricosuriques disponibles.Les investigations cliniques faites au Canada ont prouvé qu\u2019 « Anturan » est un uricosurique bien puissant qui réduit le niveau des urates sanguins et qui favorise la résorption des tophi.L'activité uricosurique soutenue d\u2019« Anturan » diminue considérablement le nombre et la gravité des L'UNION MÉDICALE DU CANADA EN 1890 VARIDASE BUCCAL (365) \u2014 LXIII AU MOYEN DE REPTOKIBASE: STREPTODORNASE LEDERLE *Marque = £ LEDERLE LABORATORIES DIVISION, CYANAMID OF CANADA LTD., Montreal, Quebec LXIV \u2014 (366) NOUVELLES PHARMACEUTIQUES L'Union Méd.Canada > 4 >» Le) 4 y COMPRIMÉS \u201cSTREPTOKINASE-STREPTODORNASE LEDERLE LEDERLE LABORATORIES DIVISION, CYANAMID OF CANADA LTD., Montreal, Quebec Tome 88 \u2014 Mars 1959 attaques aiguës de goutte chronique tophacée ou de goutte intermittente aiguë.Il y a une amélioration dans le jeu des articulations grâce à « Anturan» qui accorde un avenir meilleur et un espoir de réhabilitation au patient atteint de goutte.« Anturan » est disponible sous forme de comprimés de 100 mg.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014o UN NOUVEAU CORTICOSTÉROÏDE Un nouveau corticostéroïde obtenu par synthèse, d'efficacité exceptionnelle, a été mis en vente par Merck Sharp & Dohme, Division de Merck & Co.Limited.Ce nouveau stéroïde, « Decadron » (dexa- méthasone), est destiné au traitement général (par voie orale) d\u2019une vaste gamme de troubles allergiques et inflammatoires.« Decadron » possède à différents degrés toutes les actions de base et tous les effets des autres gluco- corticoides.Son activité anti-inflammatoire est environ six fois plus puissante que celle de la predni- solone tandis que son effet minéraloide est très léger.Oedème, crampes et faiblesse musculaires, rétention hydrosodique, épuisement en potassium, dépression, anorexie, maux de tête, vertiges et toute la kyrielle de réactions fâcheuses entraînées par la corticothé- rapie ne posent d\u2019ordinaire aucun problème avec « Decadron ».Dès la première dose de « Decadron », le patient éprouve la sensation d\u2019un remarquable soulagement.Etant donné que « Decadron » engendre un agréable sentiment de bien-être et est en général bien toléré, le malade offre plus de collaboration.Comme les autres stéroïdes cortico-surrénaux, « De- cadron » s\u2019emploie dans les cas suivants: arthrite rhumatismale, ostéoarthrite, asthme bronchique, lupus érythémateux, status asthmaticus, rhinite vaso-mo- trice, œdème angioneurotique, dermatoses, leucémie aiguë, lymphosarcome, maladie de Hodgkin, syndrome néphrotique, emphysème pulmonaire, fibrose pulmonaire, bursite et fièvre rhumatismale.Les comprimés de « Decadron » à 0.75 et 0.50 mg.se vendent en flacons de 30, 100 et 500.Ae Ae \u2014\u2014 ewe Ag L'Union Méd.Canada 1.XV Tome 88 \u2014 Mars 1959 Pour le traitement ambulant des troubles mentaux et émotionnels et pour le contrôle STELAZINE* EST SOUVENT EFFICACE LA OU D'AUTRES AGENTS ONT ECHOUE SER Ce tranquillisant | anti-émétique, efficace en faibles doses, offre au médecin 4 avantages significatifs; e Action thérapeutique rapide\u2014 Symptômes souvent soulagés dans les 24 à 48 heures « Efficace avec de très petites doses \u2014 la posologie habituelle est de 2 à 4 mg.par jour « Action prolongée inhérente\u2014 ne doit être administré qu\u2019une ou deux fois par jour < Faible occurrence d\u2019effets secondaires \u2014 ne dérange que rarement le cours de la thérapeutique EE SMITH KLINE & FRENCH * MONTREAL 9 @ r TMARQUE DE FABRIQUE POUR LA TRIFLUOPERAZINE, S.K.F 9224AF LXVI pour I'hyperacidité causée par un stress Gelusil antiacide adsorbant soulagement rapide, durable aucun refour d'acide ne constipe pas ne renferme pas de laxatif WARNER-CHILCOTT CO, LIMITED, TORONTO.CANADA L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 Quand l'enchifrènement ne laisse queun répit _ vous pouvez opérer un soulagement rapide et PROLONGE avec Novahistine For\" .grâce à l\u2019action rapide du sympathico- mimétique phényléphrine (n\u2019entraînant pas d\u2019énervement) en combinaison avec l\u2019antihistaminique prophenpyridamine.Chaque capsule Fortis renferme: Chlorhydrate de phényléphrine.10.0 mg.Maléate de prophenpyridamine.12.5 mg.En flacons de 36 capsules.Posologie habituelle: 2 capsules trois ou quatre fois par jour.Enfants: la moitié de la dose adulte.Bo PITMAN-MOORE OF CANADA LIMITED DON MILLS ONTARIO L'Union Méd.Canadu Tome 88 \u2014 Mars 1959 LVII Au cas où notre lettre vous parviendrait un matin particulièrement chargé .en vue d'alléger le fardeau du facteur .et enfin pour ne pas encombrer davantage votre bureau .LEEMING MILES PHARMACEUTICALS INC.5967 MONKLAND AVENUE, MONTREAL 28 Tél.: HU.1-8113 le 15 février 1959 METASPAS, l'antispasmodique à potentialités multiples, particulièrement intéressant en gastro-entérologie, en gynécologie et obstétrique.Cher Docteur: Nous ne voulons que vous parler d'une indication parmi les nombreuses de ce nouveau spasmolytique de synthèse, le METASPAS (chlorhydrate de dihéxyvérine): le traitement des dysménorrhées.L'étiologie des dysménorrhées est des plus variées.Ce syndrome peut être primitif, constitutionnel ou secondaire; il est alors d'origine endocrinienne, anatomique, ou lésionnelle.Il tire toujours son aspect clinique d'un symptôme constant: l'hypermotricité douloureuse globale ou segmentaire de l'utérus au moment des règles.Cette hypermotricité constante peut être provoquée par des mécanismes nombreux: neurotrope dans certains cas, musculaire propre ou allergique dans d'autres.Les succès et les échecs thérapeutiques obtenus avec des drogues ne déprimant qu'un seul de ces mécanismes, témoignent de ces origines variées.Le contexte clinique ne permet que bien rarement d'identifier les mécanismes en cause \u2014 d'autant moins qu'il sont souvent intriqués; d'où l'intérêt, soit des associations médicamenteuses qui couvrent un large éventail pharmacologique, soit des spasmolytiques polyvalents.METASPAS est le type de ces spasmolytiques à potentialités multiples: il déprime, en effet, les fibres cholinergiques qui commandent la contractilité utérine et les fibres musculaires lisses; il empêche les contractions histaminiques; anesthésique de surface par surcroît, il supprime le spasme réflexe provoqué par l'irritation locale.POSOLOGIE.\u2014 3 à 9 comprimés par jour.PRESENTATION.\u2014 En flacons de 50 comprimés, doses à 10 mg.de dihéxyvérine.AUTRES INDICATIONS.\u2014 Documentation sur demande.Nous désirons vous informer en terminant qu'un échantillonnage clinique gratuit peut être obtenu sur simple demande.Vos tout dévoués, AL Halak P.K./ecf Gérant LXVIII L\u2019Union Méd.Canada \u201coy YY Su, yy, , , , 0, 0,0 Tome 83 \u2014 Mars 1959 \u201cty, \"ty, U Wy \u201cay, \u201cny, > 0 0 Un, INRIA Ut, YW, 2, 0, 4, 25,4, 4 4 0, Wy, HH, WH, By, Hy, Hy, 4,4 % A 4 % A 0, 00 000 0 tn te \u201cao, ty, 4 , % %, 4 4 % % Wy WY, 4,4 4, 4 DC RE 4 4 YW 4 5 04, Un, 7 %Y NIB DYE,; N , ,; 4 nm, ; Un, 4 %, ROUSSEL 3%, » % Le a Y, %, Uu / %Y, y % a $ W, % 0, Wy y, 7%, Y, %, YY Y, 7 °, , % 2 yy, QUATRE PRINCIPES ACTIFS douésde propriétés WH, 1,4 Y, Hy, by, .ss YY, Wy, % anti-inflammatoires, anti-prurigineuses, anti-bactériennes 4,4 2 bY y Wy, et trophiques.Wy, Un, 4 WW 4 4, 4 : Un, 4 AN SUPPOSITOIRES Hydrocortisone .5 mg 5, 4, .\u201c%,.4 ; 4 % Cinchocaine .5mg 4 4 Y, 4,4, 4, 4 Soframycine ee +.10mg % 4 2, 7 .z % \u2018a YW, %, Esculine .10mg %% W~ © QD S SO >: - Excipient q.s.pour un suppositoire.>, ; 4 WY, % » W, % Hydrocortisone .85mg (0.5%) , 4 4 OX Cinchocaine .55mg (0.5%) 4 4 WH i 10mg (1.0%) %, % Un, 4 Soframycine .mg (1.0%) v, 7, 4, % Escuune .10mg(!1.0%, Wh, 5 1, 6 _.oo y WY, Ww, Excipient miscible a l'eau g.s.p.1 Gm., 4 4,0 WY, 7 2, 4 2 Gp, \u20ac 5, y, \u20ac 5 4, 2%, Un, 2%, Un, yy, % %, 4 INDICATIONS Wh, 4 , ; [ : 7, 4 NN Hémorroïdes internes et extérnes 4, 4 b % 4 , Complications hémorroïdaires: prurit anal, XX ; , .Un, 0 eczéma péri-anal, proctite, fissures.Jy, U, n, 4 \u201cUy, Traitment pré- et post-opératoire de l\u2019hémorroid- % 4, ; W, % N ectomie., 4 4 A 4 ; Wy \u2018 We iy Wy,\" PRESENTATION Suppositoires : boites de 6 4 W, : hy, Wty, UY,\" SOU SEL Pommade : tubes de 5 G \" 4 NN 4 N NN ANN U, > À %, \u2018 % N ROUSSEL (CANADA) LTÉE N ° \u201d Y A 209 est, rue Ste Catherine, Montréal 18.Tel: Victor 2-7902.ly Wy \u2019 .a 2 AN Distributeurs exclusifs: Anglo-French Drug Compagnie Ltée.4 ce > \\ 2 \u201cyy 7 0000 NES NA Ut 0, 0, 0, A 0, 0, ly.yg, Un, Wy Uy, ty, 0, a, ty, nn, ; « \"S/FC/42a ZE \u201cW,, i 2405 2e, 244 , Yon Mn, LXIX L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 pe S NS = QO S ©» $ 5 NS $ SSSS ss Ww Sa S $$$ $ 35° x$.$$$ $$$ SS A S S S SN S A NF SY OTT NINN $$$ WW S S WN S SN Q ss S $$$ = SP S © SN SQ A s WV S a OV NN SH.No S S S WW $ a WW S \\ S oO SN SN Stata NR NAAR Q StS S $S$S $S $$$ 5 S $S$S$S°$ © Q NINE $$$ $ 3 > © W U Ve W Q Q 7 AN S nN © es LS/FC/67 %, % U UE Hien.= > Wf S .s NINN U U, \u201cU, CE S 4 U 2 Ww, KK\u201d NIN NIA \"© ie Ltée.209 est, rue Ste-Catherine, Montréal, 18.Tél.Victor 2-7902 vw, \u201cny, Un AN .(1.25%) et - 50 mcg.(0.005%) 25 mg.(0.25%) 12.5 mg hrine » ep ROUSSEL (CANADA) LTEE NE SENSIBILISE PAS \u2019 la SINUSITE 1 ény S Ê w, iques la Soframycine la Gramicidine la Ph Anglo-French Drug Compagn | top iques .- Flacon nébuliseur contenant 15 cc.de solution EBULISEUR 4 > \"4 = 4 U WN t io Q > Y U 7 Un, YY i 4 Un U Hg s.7.7 y % Up Zn Lo S 3 » ts ant w, , Ge, 4, % 4 \u201cmg P 2 le CORYZA AIGU Y 4 4 AN NP 2 % Distributeurs exclusifs WY, Ca CG 0, 4 Wy uissan Uy,\" 7 U 7, S » W Ni VQ S Se SS WN © S NN > Cp U Ë 9° \u201cYn 0 % 4 0 Un U \u201cy U Wy W QQ \u201cy § f Y Un > et un vasoconstricteur nasal efficace Cu dans Deux p W, \u201cHy, 8 Ze, 2%, $ > ; Cu Of OF OF ON OY QO ST S > oN NINA StS TSS ST WN © NINN S 9 NR © & N NRE IRN SS SN \u2014 SB NN = S \\ SN NN AN GE %, % SOFRAMYCI ROUNSEL CC He S 3 % 2 %, 7s.7.U ; Aad = $' SOW SN OF oF Un Fo N NINN SR \u201c= æ > - » $M © 5 NEI 7 y, CT TO TO TTT NAAN Ps WW» NIN S NS OTD ELS SS AW SN oN F9 \"OB O NN WwW 25 SS WS S sw Ni ata NI \\ CO IOI UIA IA ike W © WB O 5, $ A 4 ergy, PHOSPHATE COMPLEXE DE TETRACYCLINE (TETREX)® DANS LE TRAITEMENT DES PHARYNGITES AIGUËS, ACCOMPAGNÉES DE LYMPHADÉNITE Pour le choix de l\u2019antibiotique approprié dans le traitement des pharyngites aiguës, l\u2019idéal est d\u2019attendre les rapports du laboratoire pour déterminer la sensibilité des germes en cause.Cependant, au cours de la saison des grippes, le médecin qui a chaque jour la responsabilité d\u2019un grand nombre de cas nouveaux doit avoir recours malgré lui au choix empirique d\u2019un antibiotique.Cette nécessité peut malheureusement conduire à un échec du traitement.Quelle que soit l\u2019urgence de la situation, il est recommandé de prélever un spécimen dans le pharvnx enflammé, avant le début du traitement, et de l\u2019envoyer au laboratoire pour épreuve de sensibilité: L\u2019on pourra ainsi modifier le traitement en toute connaissance de cause, si le premier antibiotique choisi ne donne pas les résultats attendus.Quel antibiotique?Toutes choses étant égales, l\u2019antibiotique de choix est évidemment celui auquel le germe pathogène est le plus sensible.Toutefois, lorsque le médecin se voit obligé de prendre une décision sans donnée précise, un agent à large spectre provoquant dans le temps minimum une concentration sérique et tissulaire élevée (ex.: phosphate complexe de tétracycline \u2014 TETREX) aura les plus grandes chances de contrôler l\u2019infection.Plus tard, le rapport du laboratoire peut porter à la conclusion que plusieurs antibiotiques pris individuellement pourraient avoir une action positive sur le microbe en question.Dans une telle éventualité, les autres facteurs tels que la fréquence et l\u2019intensité des effets secondaires, la possibilité de réactions de sensibilité, ainsi que les dangers de toxicité doivent entrer en ligne de compte.Au cas où la pharyngite aiguë dont il est question est causée par le Klebsiella!, germe gram-négatif, ni la pénicilline, ni l\u2019érythromycine ne seront efficaces.Cependant, ce microbe est sensible à la fois à la tétracycline et au chloramphénicol.Si l\u2019organisme pathogène se trouve à être un streptocoque ou un staphylocoque gram-positifs, la pénicilline, l\u2019éryth- romyecine, le chloramphénicol et la tétracycline pourront étre également efficaces.La pénicilline, outre son champ d'action limité, cause des réactions de sensibilité plus ou moins graves.Dans une étude récente\u201c, il a été révélé que la pénicilline provoquait des réactions cutanées sérieuses et, ce qui est plus important, des chocs anaphylactiques avec un taux de mortalité allant jusqu\u2019à 9%.Ad.No.BL59-5F Le chloramphénicol est un antibiotique à large spectre, comme le sont les tétracyclines.C\u2019est un agent efficace, et la résistance bactérienne à cet antibiotique n\u2019est apparue que lentement, cependant le chloramphénicol peut endommager la moelle osseuse et causer des dyscrasies sanguines graves.Des examens hématologiques répétés pendant toute la durée des traitements sont recommandés.Les tétracyclines (ex.: TETREX) ont l\u2019avantage d\u2019une efficacité antimicrobienne à large spectre et d\u2019une toxicité faible.Des réactions mineures, telles que nausées, ou réactions cutanées bénignes, peuvent être observées.Dans certains cas très rares, l\u2019on peut noter une prolifération de staphylocoque ou de monilia dans le tractus intestinal, mais ces superinfections, si elle apparaissent, peuvent être mises sous contrôle par des agents spécifiques.Quelques organismes sensibles\u201c à la tétracycline (TETREX)\" Streptococcus; Staphylococeus; Pneumococeus; Gonococcus; Meningococeus; C.diphteriae ; B.anthracis; E.Coli; Proteus: Ps.aeruginosa; Shigella; Brucella; P.tularensis; H.influenzae; T.pallidum; Rickettsiae; Virus de psittacose et ornithose, lymphogranulomatose inguinale, pneumonie atypique; E.histolytica; D.granu- lomatosis.a Quelques souches ne sont pas sensibles.b Tableau d\u2019après Goodman, L.S.et Gilman, A.: The Pharmacological Basis of Therapeutics, 2ème édition, New York, The Macmillan Co., 1956, pp.1322-1323.Des concentrations sériques, humorales ct tissulaires intenses peuvent être obtenues rapidement lorsque l\u2019on donne la préférence au nouveau phosphate complexe de tétracycline (TETREX).Les tétracyclines sous leurs diverses formes ont été en usage constant depuis 1952.Elles ont fait leurs preuves dans des millions de cas cliniques, et sont reconnues comme des agents antibiotiques efficaces et particulièrement sous leurs formes améliorées, bien tolérés et exempts de toxicité.Quoi qu\u2019il en soit, la décision finale au sujet du choix du médicament et du contrôle du traitement doit rester intégralement là où elle a toujours été, entre les mains du médecin praticien.BIBLIOGRAPHIES :1.Zinsser, H.: A Textbook of Bacteriology, 11ème édition, New York, Appleton- Century-Crofts, 1957, p.409.2.Welch, H.; Lewis, C.H.; Weinstein, H.I.et Boeck- man, B.B.; Severe reactions to antibiotics.A nationwide survey.Antibiotic Med.& Clin.Ther.4:800 (Décembre) 1957.BRISTOL LABORATORIES OF CANADA LIMITED, MONTREAL, P.Q.us à Quelle que soit la cause de l\u2019uicère gastro-duodénal UNE MÉDICATION ANTI-ACIDE est fondamentale PRESSION SOUCIS et l\u2019'AMPHOJEL - inabsorbable, atoxique - constitue .LA MEDICATION FONDAMENTALE CONTRE L'ATTAQUE ACIDE AMPHOJEL\" Gel d'hydrate d'alumine Association de deux gels d\u2019hydrate d'alumine, l'un réactif, l'autre protecteur et adoucissant, visant un double but.Le gel réactif tamponne rapidement l'acidité gastrique.Le gel adoucissant favorise la guérison de la muqueuse dénudée en formant à sa surface un coagulum visqueux protecteur.Présentation: Liquide \u2014En flacons de 12 onces liq.et de 1 gal.Imp.Comprimés\u2014En flacons de 50 et de 500 comprimés.AMPHOJEL S-A Gel d'hydrate d'alumine associé au méthylbromure de scopolamine et au butabarbital Possédant tous les avantages de l\u2019'Amphojel, outre l'action anticho- linergique du méthylbromure de scopolamine et l'action sédative du butabarbital, il soulage quasi instantanément la douleur de l'ulcère gastro-duodénal aigu.Présentation: Liquide \u2014En flacons de 12 onces liq.et de 1 gal.Imp.Comprimés\u2014En flacons de 100 et de 500 comprimés.Ordonnance obligatoire ALUDROX Gel d'hydrate d'alumine associé au lait de magnésie Est un anti-acide non- constipant qui se révele également efficace dans l'hyperchlorhydrie sporadique et dans l\u2019hyperchlorhydrie qui accompagne l'uicère gastro-duodénal.Présentation: Liquide\u2014En flacons de 12 onces lig.et de 1 gal.Imp.Comprimés\u2014En flacons de 50 et de 500 comprimés.*Marque déposée Ye WALKERVILLE, ONTARIO MONCTON-MONTRÉAL-WINNIPEG-VANCOUVER 1228F-1-59 \u2014r>\u2014 mo eee.ois.wr des * \u201c+ 6 x + TES 5 mé > [iss Sh or E- e tout au cours pratique médicale PR x x i WAR ts 4 DIS es, 7m 3 x EA x iy #6: A spre soit iso lee, RIE gare Re TEA ne ht 5 À 3 ñ sé = ra SE EX a he eu de = sa AR CUR: ai aa Fou ELI] Médecine ¢ Psychiatrie de l'enfant VER i = i 4e 15 pr AIN EE 0ses iW euro [dl Troubl es neuro muscul xe 5 + x + a WR Ere, SB [> $ Ohst.& \u20ac astro-ente Ch iru AE) Gyn py 5 = a ps gie EY LD Dermatologie i a HE A 5 5 » = 5 wi Sh a 3 RE A vi ey =o a BEE 2 BN TE WE #4 SE 5 tra 6 3e a \u20ac == si 5 on = ss, x Le 3 Bi 2 Su %, wy # À 3 554 = Es 2 2254 re , La ; ror ses - # 8 Ë 5 oe.gr ia Loue at CII nt (ST ps BIG we > om = | rm CT ~~ & ue Ce ST (TR § Méprobamate, Wyeth omprim&: Bi enrobé LE flac FO UT atténue la tension\u2014mentale et musculaire Poe > L'Union Méd.Canada LX XIII Tome 88 \u2014 Mars 1959 ss UN comprimé par jour suffit pour contribuer à une alimentation de grossesse impeccable ENGRAN Supplément vita-minéral Squibb Engran: un petit comprimé attrayant, facile à avaler, qui aide à compenser les besoins nutritifs accrus de la grossesse.Un siècle d'expérience inspire confiance = LEFFICACITÉ) 253 T \u2018Engran\u2019 marque de commerce Squibb \"Uni éd.Canada unten Me Mars 1959 LXXIV 5 mè nt à une Un regard sur le passé mène souve , ; avenir présent \u2026et de | eilleure compréhension du prése m Lo.sg rands i constitue la deuxième d\u2019une série intitulée _\u2014 vos Cette annonce qui cons e\u201d attirera l\u2019attention d\u2019un grand nom Co Moments de la ved te campagne publicitaire pre rnémsion patients.Cette intéress iller l\u2019intérêt du public à l\u2019égard de ap Ge celles Davis a pour but d Ce ieux héritage.Cette annonce, de quel READERS médicale et de Ce des revues importantes telles que le qui suivront, paraî ?N°.ise) et MACLEA EST (éditions française et anglaise) DIG PARKE-DAVIS .l 1 fal .5 l ill od \" ie LE CODE DE F'AMMOURABI\u2014rcproduction lirée d'une sérir de Peintures L G d \u201cL'Histoire de la Médecine en Images\u201d commandée par Parke-Davis M \u2018deci L'une des Plus anciennes législations qui aient été établies code, Denosjours, les médecins souserivent à uncode mora) dans le but de guider les médecins dans eur profession beaucoup Plus détaillé et Plus exigeant que le code ancien, faisait partie du Code d\u2019Hanmourabi, Puissant souverain Tout aussi sévère est le code que s'imposent volontaire.i régnait à Bab lone vers l'an 2, av.J.-C, aussi sévér f ; Qui régnait à ylone 7 2,000 J ment les spécialistes des laboratoires Parke-Davis, Tous HN s\u2019agit là de la première Preuve connue d\u2019une morale les Produits découverts et manufacturés par Parke-Davis aoncernant les relations entre le médecin et Ses patients.sont Soumis à de nombreux sssais qui permettent de es exigences étaient strictes et ses Sanctions sévères, Un s'assurer de leur qualité avant de les mettre à l'usage des médecin pouvait être appelé à défendre ses Pratiques de.médecins et des pharmaciens Jui vous prescrivent les vant la cour royale si up patient cherchait à invoquer le meilleurs remèdes d'aujourd'hui, DROITS RESENVES 17° PARKE, Davis à co LTO.MONTREAL ; que = - Pionniers dans la fabrication de meilleurs remèdes ase li it SE L'Union Méd.Canada LXXV Tome 88 \u2014 Mars 1959 QUELQUES QUESTIONS \u201cET.\u201cRÉPONSES sur l\u2019em ll rh J PLAQUENIL CE d'autres produits dans IZ Yr Rhumatoide | 1.Peut-on employer le Plaquenil en même temps que les stéroïdes et les salicylates?Oui.La tolérance à ces trois produits n\u2019est pas affectée par leur emploi combiné.2.À quel moment la médication stéroïde peut-elle être réduite, après l\u2019institution du traitement au Plaquenil?Vu que les effets thérapeutiques du Plaquenil ne se font pas sentir avant au moins quatre à six semaines, il faut maintenir la pleine posologie des stéroïdes pendant cette période de temps.Par la suite, l\u2019administration des stéroïdes peut être réduite progressivement.3.Peut-on interrompre brusquement la thérapie aux stéroïdes au moment de l\u2019institution du traitement au Plaquenil?Non, sauf si l\u2019administration de stéroïdes n\u2019a duré que cinq jours ou moins.Si les stéroïdes ont été donnés pendant plus longtemps, l\u2019interruption soudaine en est contre-indiquée afin d\u2019éviter toute possibilité d\u2019insuffisance cortico-surrénale.4.Comment réduire progressivement la médication aux stéroïdes?Si la réduction progressive de l\u2019administration de stéroïdes est indiquée, on l\u2019effectuera comme suit: tous les quatre ou cing jours, diminuer la cortisone de pas plus de 5 3 15 mg., l\u2019hydro-cortisone, de 5 à 10 mg., et la predn'solone et prednisone, de 2.5 à 5 mg.5.L'administration de salicylates peut-elle être réduite progressivement ou interrompue brusquement au cours du traitement au Plaquenil?Oui.Contrairement aux cas des stéroïdes, il n\u2019y a pas de danger à l\u2019interruption brusque du traitement aux salicylates.Cependant, en général, on en réduit progressivement la posologie au fur et à mesure que diminue le besoin d\u2019une analgésie adjuvante.e Brochure sur demande e ETH M EFFETS d SECONDAIRES arm , NETTEMENT NY de celle de , ; nas REDUITS D surAT: L\u2019ARTHRITE RHUMATOÏDE > DOSE: Initiale - 400 à 600 mg.(1 comprimé 2 ou 3 fois par jour).D\u2019entretien - 200 à à 400 mg.(1 ou 2 comprimés) par jour.L'effet est lent à se produire; il faut au moins quatre à douze semaines avant de l\u2019obtenir.Pour un résultat optimum, on recommande de poursuivre le traitement pendant au moins six mois.PRÉSENTATION: Comprimés de 200 mg., flacons de 100.chloroquine.\u2019 1.Schoch, A.C., and Alexander, L.).: The Schoch section, Bull.A.Mil.Dermatologists, 5:25, Nov., 1956.Plaquenii (marque de l\u2019hydroxychioroquine) nom déposé aux E.-U. L'Union Méd.Canada LXXVI Torne 88 \u2014 Mars 1959 PRENEZ SOIN DE VOTRE COEUR À notre époque, les maladies du cœur causent de grands ravages.De l'hypertension au rhumatisme en passant par les vaisseaux sanguins, il existe différentes variétés d\u2019affections du cœur auxquelles il faut prendre garde.Les soucis et la nervosité, les exercices violents, l\u2019obésité et le tabac ont mauvaise réputation à cet égard.Nervosité, soucis, obésité, exercices violents n\u2019affectent pas le cœur directement, mais si déjà votre coeur souffre de quelque faiblesse, le surcroît de travail qu\u2019imposent l\u2019obésité, les exercices violents, les soucis et la nervosité peuvent l\u2019affecter.Certains médecins affirment même que si le cœur est déjà malade, le «tabac peut aggraver les choses ».En somme, là comme ailleurs, l\u2019abus est toujours à fuir.À la moindre inquiétude, vous devez consulter votre médecin de famille, ou un spécialiste.La prudence est la mère de la sécurité.Consultez votre médecin et faites- vous examiner.L\u2019examen médical périodique est la meilleure préservation, la sauvegarde la plus accessible.VOTRE MEDECIN EST SEUL JUGE \u2014étite- LE MINISTÈRE DE LA SANTÉ DE LA PROVINCE DE QUÉBEC Hon.ARTHUR LECLERC, m.d., JEAN GREGOIRE, m.d., ministre sous-ministre Fibre musculaire striée en état de spasme Bic.5 U.S.Pat.No.2,770,649 EEE Méthocarbamol Robins COMPRIMES Résumé de six études cliniques dont les résultats ont été publiés: LA ROBAXIN EST EFFICACE DANS 92,4% DES CA Les effets secondaires sont DE SPASMES DE LA MUSCULATURE STRIEE | comparativement rares, \"954 Son action est puissante et prolongée.\u2019?* NOMBRE DE Lui a, .MALADES REPONSE » Aux doses courantes, il n\u2018abaisse Ymargquée\u201d moyenne légère n ., Carpenter * 33 26 6 1.= pas la force musculaire et n'entrave a\" go» RET fe , x , Forsyth?58 po 0 - 4 pas les phénomènes réflexes.\" \u2018\u2019honne\u201d* Co Lewis?38 25 6 _ = REFERENCES: 1.Carpenter, E.B.: Southern M.J.51:627, 1958., 2.Forsyth, H.F.: J AM.A.167:163, 1958.3.Lewis, W.B.: Cali- O'Doherty & excellent\u201d | fornia Med.90:26, 1959.4.O'Doherty, D.S.et Shields, C.D.: Shields 17 RL 2 1 J.A.M.A.167:160, 1958.5.Park, H.W.: J.A.M.A.167:168, 1958.Park® 20 sensible _ 2 | 6.Plumb, C.S.: Journal-Lancet 78:531 1958.Plumb ® \"ee : A.H, ROBINS COMPANY OF CANADA LIMITED TOTAUX 236 184 34 4 14 10151 Boulevard St-Laurent, Montréal, Québec (78,0%) (14,4%) Médicaments de Haute Qualité au Service du Corps Médical Depuis 1878 LXXVIII L\u2019Union Méd.Canada Ton: 88 \u2014 Mars 1959 DYNAMIQUE DANS LES DEUX Acétazolamide Lederle ÉDICATION SIMPLE POUR MAÎTRISER L'ŒDÈME SIMPLE Le DIAMOX mobilise les liquides tissulaires excédentaires par régulation simple mais dynamique du transport de l\u2019ion bicarbonate.En inhibant l\u2019action enzymatique de l\u2019anhydrase carbonique, le DIAMOX bloque la réabsorption rénale des bicarbonates, du sodium et de l\u2019eau et les retourne à l\u2019appareil excréteur.Dans la plupart des cas d\u2019œdème simple, un DIAMOX par jour provoque une ample diurèse .sans toxicité ni irritation rénale ou gastrique, sans changement notable de la tension artérielle ou de l\u2019équilibre électrolytique.Comme le DIAMOX s\u2019élimine rapidement, la dose est facile à ajuster et ne dérange pas le sommeil.oedème cardiaque * tension prémenstruelle * cedème de la grossesse * obésité Lederle Sanao\u201d L'Union Méd.Canada LXXIX Tome 88 \u2014 Mars 1959 RÉGIMES DIURÉTIQUES DE BASE régulation de HCO, par la diurèse DOUBLE MEDICATION POUR UNE DIURESE INTENSE En alternant le DIAMOX et des diurétiques agissant sur le transport des chlorures, on obtient une diurèse plus dynamique qu\u2019avec l\u2019un ou l\u2019autre seul.En neutralisant la tendance qu\u2019ont ces agents de provoquer une alcalose générale, le DIAMOX contribue à potentialiser l\u2019effet diurétique, à réduire le danger de la tolérance acquise et à prolonger la diurèse intense.insuffisance cardiaque avancée * toxémie rebelle de la grossesse EXCEPTIONNELLEMENT UTILE AUSSI DANS LE GLAUCOME ET L'ÉPILEPSIE Bien que le mode d\u2019action n\u2019ait pu être défini avec précision dans l\u2019un ou l\u2019autre cas, l\u2019expérience clinique a maintes fois démontré que le DIAMOKX offrait un moyen bien toléré et efficace de réduire la tension intraoculaire dans le glaucome et de maîtriser les crises chez les épileptiques aussi bien jeunes qu\u2019adultes.*Marque Déposée LEDERLE LABORATORIES DIVISION CYANAMID OF CANADA LIMITED, 5550, avenue Royalmount, Ville Mont-Royal, Montréal, P.Q. LXXX L'Union Méd.Canada Tome 33 \u2014 Mars 1959 Conçu pour répondre & vos standards\u2014 Le Lait Morning le lait semi-écrémé garanti UN AUTRE PRODUIT DE QUALITÉ CARNATION par Carnation Votre recommandation du Lait Morning semi-écrémé est justifiée par cette qualité contrôlée, longuement éprouvée, qui a fait du Lait Carnation le lait accepté pour l\u2019alimentation des nourrissons qui exige une forte teneur en gras.NOURRISSANT ET DIGESTIBLE: On a uniformisé la production pour avoir les proportions précises de la vitamine D et de la teneur en gras.UNIFORME: On maintient une haute qualité uniforme dans chaque boîte, grâce à une surveillance constante au laboratoire.SÛR: On accepte seulement le meilleur lait qui a passé l'inspection et on vérifie chaque étape de la production.Et le Lait Morning est protégé par la boîte spéciale de Lait Evaporé Carnation. ou t PS ZA # grr $ 3 pr GR 2 = i #, ar 2 ils méritent GEVIRA 14 VITAMINES 11 MINERAU capsules Supplément Vitamino-Minéral Lederle *Marque déposée (Loris < LEDERLE LABORATORIES DIVISION CYANAMID OF CANADA LIMITED, 5550, avenue Royalmount, Vitis Mont-Royal, Montréal, PQ AN AS\" L'Union Méd.Canada LXXXII Tome 88 \u2014 Mars 1959 Des expériences faites avec les Viandes 100% Swift's pour Bébés montrent que MEME LES PLUS PETITS BEBES DIGERENT BIEN LA VIANDE Des médecins donnérent une formule faite avec des Viandes 100%, Swift\u2019s pour Bébés à un groupe de bébés prématurés\u2014dont plusieurs n\u2019étaient âgés que d\u2019une semaine!\u2014et ils profitèrent.* C\u2019est une preuve évidente qu\u2019un bébé normal, né à terme, peut profiter de bonne heure des avantages de la viande.Ceci est particulièrement vrai quand le bébé Et Swift offre la plus grande variété de Viandes 100% Swift\u2019s pour Bébés.Vous pouvez donc recommander la viande qui convient le mieux aux besoins alimentaires de chaque bébé.Il y a 13 variéiés de viandes 100% (y compris 3 aromatisées aux fruits) .plus les Jaunes d\u2019Oeufs et les Jaunes d\u2019Oeufs et Bacon.Nous vous donnons ci-dessous une liste complète de toutes les variétés, que vous pourrez découper et garder pour référence.La plupart d\u2019entre elles sont également disponibles sous forme hachée pour les bébés plus âgés.*Si vous désirez voir un rapport détaillé sur cette étude, \u201cLa Viande dans le Régime des Bébés Prématurés\u201d, un exemplaire vous sera envoyé sur demande.est nourri aux Viandes 100% Swift\u2019s pour Bébés, car les Viandes 100%, Swift\u2019*s pour Bébés sont préparées pour répondre même aux besoins des plus petits bébés.Les viandes sont passées au tamis et sont si lisses qu\u2019elles coulent facilement à travers la tétine d\u2019un biberon.Elles sont préparées uniquement avec de la viande maigre de la meilleure qualité, de sorte qu\u2019elles sont toujours faciles à digérer pour un petit bébé.Boeuf ® Agneau *® Porc ® Veau Poulet ® Poulet et Veau Jambon ® Foie ® Foie et Bacon Coeur de Boeuf ® Porc avec Compote de Pommes * Jambon avec Sauce aux Raisins Agneau avec Arôme de Menthe Jaunes d\u2019Oeufs ® Jaunes d\u2019Oeufs et Bacon L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 LXXXIII D\u2019éminents investigateurs ont rapporté que la dose digitalisante de Gitaligin est environ le tiers de la dose toxique.!-* 239 Cette \u201cgrande marge de sécurité\u201d (différence entre les doses thérapeutiques et toxiques) permet la digitalisation rapide et son maintien avec un minimum de réactions secondaires toxiques\u2014même dans les cas rebelles où d\u2019autres glucosides ont échoué.® Et le coût pour votre patient n\u2019est pas plus élevé que celui des préparations ordinaires.Présentation: Comprimés rainurés de 0.5 mg.Flacons de 100.Aussi, Gitaligin Injectable pour administration I.V.\u2014ampoules de 5 cc.(0.5 mg.de Gitali- gin par cc.) en boites de 3 et de 12 ampoules.Gouttes Gitaligin\u2014flacons de 30 cc.avec compte-gouttes calibré\u2014deux gouttes fournissent 0.05 mg.de Gitaligin.References: 1.Ehrlich, J.C.; Arizona Med.21.239 (June) 1955.2.Weiss, A., and Steigmann, F.: Am.J.M.Sc.227.188 (Feb.) 1954.3.Dimitroff, S.P.; Griffith, G.C.; Thorner, M.C., and Walker, J.; Ann.Int.Med.39:1189 (Dec.) 1953.4.Hejtmancik, M.R., and Herrmann, G.R.; Texas St.J.M.51:238 (May) 1955.5.Batterman, R.C.; DeGraff, A.C,, and Rose, O.A.; Circulation 5:201 (Feb.) 1952.6.Denham, R.M.; J.Kentucky St.M.Assoc.53:209 (Mar.) 1955.er, Cy de passer M cree off yp rant une fee de sécurité\u201d.raat hr pape Pip simples Ta =, =| FS LE TET v YENNE | RX LL de HL) Digitaline en Dipoxine White Laboratories of Canada, Ltd., @ FU 0.1 mg.OX TR RE 0.5 mg.0.5 mg.0.1 mg.0.5 mg.: 5100 rue Sax, Yer 9, Quebec ; LXXXIV l\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 Vous comptez un tel patient\u201d I médecins doivent quelquefois imposer ou suggérer a leurs patients l\u2019abstention de breuvages tels que le thé, le café, le cacao et certaines liqueurs douces.Vous savez que ce sont des substances comme la caféine, la théobromine, la théophylline et le tanin qui rendent ces breuvages nocifs pour certains de vos patients.Le Postum Instantané ne contient aucune de ces purines.Fait de blé entier, de son et de mélasse, il est inoffensif.Une tasse moyenne de Postum ne contient que 10 mg.de sodium et 16 calories.Le Postum est un breuvage chaud, réconfortant, mais qui ne stimule pas.Pour obtenir des échantillons professionnels, sans aucune obligation de votre part, écrivez à: Instant Postum, General Foods, Limited, Cobourg, Ontario.Postum Instantané p28 Sans caféine STL Teri 3 A ty Un produit de General Foods, Limited ET ra na \u2014 \u2014ppooe y Ep EE \u2014 rE BE a \u2014\u2014\u2014 L'Union Méd.Canada \u2018Tome 38 \u2014 Mars 1959 ory > d'espius [Be SR] Rt RA FT LATE i DERI FEAR A NGAI SBS To BEA CS Pile BFL, TE LER M PRN 12: 0 I RA r LAXXV BIT n 8 =D \u2018 , , 0 » = om Plat pr P.dat EN re en el AT el er es Sa IL es Ser Ca RE > et LA RE\" \u2018or 2 NE, Py - pot, .8 a e conservent leur blancheur même après stérilisation e possèdent une grande absorptivité e ne perdent pas cette absorptivité à l'entreposage e se vendent en deux formats: grand et moyen * sont composées de fibres de longueur uniforme: pas de fibres courtes qui feraient saillie.PR LXXXVI L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 \u201c\u2018Crois-tu que nous devrions \u2019s en faire part a notre médecin ¢ \u2018Mais certainement! Il voudra être au courant des deux NOUVELLES Formules Préparées Farmer°s »» Wife, additionnées de vitamine Ce Avec ses laits à formules de nourrissons, 2.La formule préparée Farmer\u2019s Wife, Farmer\u2019s Wife a toujours battu la marche bande bleue, faite de lait partielle- dans la réalisation des progrès importants ment écrémé, additionné d\u2019hy- au domaine de l\u2019alimentation des bébés.Et drates de carbone et de vitamines voici que Farmer\u2019s Wife prend encore les Cet D.(4% de gras de beurre).devants avec une forme stable de vitamine Ces deux formules préparées éliminent les C (5.0 mg.à l\u2019once liquide) dans ses deux risques de contamination ou d\u2019erreur dans la nouvelles formules préparées instant.Ce sont: préparation des formules.Elles épargnent du 1.La formule préparée Farmer\u2019s Wife, temps, du travail et des dépenses aux bande rouge, faite de lait entier, mamans.additionné d\u2019hydrates de carbone Le Farmer\u2019s Wife est aussi offert dans les et de vitamines C et D.(6.57% de gras trois titres de lait originaux \u2014lait entier, lait de beurre).semi-écrémé et lait écrémé.Farmer's Wife = 0 fy 0 tr guns LL] Prescrit par les médecins\u2014approuvé par les mamans LES MEILLEURS LAITS AU CANADA POUR LES FORMULES DE NOURRISSONS L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 LXXXVII PTE hydrocortisone 1 topique dans une base ® significativement \u2014 différente = = 6 © A \u201c«% Pour le traitement des dermatoses prurigineuses et inflammatoires.BARRIERE-HC avec NEOMYCINE pour usage quand l'infection secondaire existe ou pourrait se produire, par exemple, dans les régions périanales, | F5 périgénitales ou axillaires.L'action hydrofuge 5 R protectrice de la crème unique à base de silicone confère à l'hydrocortisone un degré désirable de substantivité et retarde ainsi son enlèvement par la transpiration ou les agents externes de nature aqueuse.Contient Néomycine 0.5%.Hypoallergénique, n'irrite pas, ne tache pas, 1 n'est pas gras, acceptable à tous les patients.BARRIERE-HC 0.5% * BARRIERE-HC 0.5% avec Néomycine BARRIERE-HC 1.0% ® BARRIERE-HC 1.0% avec Néomycine Présentée en tubes de 15 grammes.BRITISH DRUG HOUSES (3.Barrière-HC avec Néomycine pour usage CLD LXXXVIII Traitement économique de nombreuses affections justifiables de la thérapie à ACTH facile à administrer Employez Cortrophin-Zine pour provoquer nn soulagement dans les 100 affections ou plus, Justiciables de la thérapie à l\u2019'ACTH.Elle est économique parce que chaque injection agit pendant au moins 24 heures dans les cas les plus aigus, et de 48 à 72 heures dans les cas moins graves.Elle est facile à administrer, aussi, parce que c\u2019est une suspension acqueuse qui s\u2019écoule sans difficulté dans une aiguille de calibre 26, sans chauffage préalable.Employée avec succès chez des milliers de malades, elle constitue une avance sur la thérapie à PACTH.L\u2019Union Méd.Canada Tome &S \u2014- Mars 1959 action prolongée Présentée en flacons-ampoules de 5 cc, contenant chacun 40 unités U.S.P.de corticotropine avec 2.0 mg.de zinc.*N.D.\u2014 Cortrophin Brevet en instance.Connue dans d\u2019autres pays sous le nom de Cor- trophine-Z.CORTROPHIN-ZINC une préparation Organon Organon INC.ORANGE, N.J. utile dans la pratique generale.votre allié naturel pour soulager l\u2019anxiété et la tension \u2018[rilafo (PERPHÉNAZINE) \u201cdiminution considérable ou disparition de l\u2019anxiété, de agitation, de la tension.\u201d! ® agit sans causer de somnolence e permet au patient de poursuivre ses activités normales Trilafon\u2014la posologie la plus faible dans les états d\u2019anxiété et de tension \u20144 mg.t.i.d.ou q.i.d.1.Browne, Mason, N.L., et Borthwick, J.W.(Vancouver): Diseases of the Nervous System, 18:8, 1957.\u2014 clei wy CORPORATION LIMITED MONTREAL utile dans les specialités\u2026 facilite le traitement des troubles psychiques modéres et sérieux LA \u2018[rilafon (PERPHENAZINE) tranquillisant aux usages multiples et antiemetique de grande classe e Agçit à 1/5 ou moins des doses requises des phénothiazines plus anciennes e Indice thérapeutique sensiblement plus élevé CHEZ LES PSYCHONEVROSES AMBULANTS \u2018\u201c\u201ccaractéristique la plus frappante .l\u2019absence relative d\u2019effets secondaires.\u2019\u2019! CHEZ LES PSYCHOSÉS HOSPITALISÉS \u2018très efficace dans le traitement de la schizophrénie chronique.\u201d ?INSURPASSE COMME PUISSANT ANTIEMETIQUE contre les nausées et vomissements d\u2019étiologies tres variées.UNE FORME POSOLOGIQUE POUR CONVENIR A CHAQUE PATIENT ET A CHAQUE SITUATION REPETABS TRILAFON, 4 mg.dans la couche extérieure et 4 mg.dans le noyau a dégagement retard.Flacons de 30 et de 100.TRILAFON INJECTABLE, 5 mg./cc., ampoule de 1 cc.; fiole de 10 cc.Boites de 6 et de 100.SIROP TRILAFON, 2 mg.par 5 cc.Flacons de 4 onces.SUPPOSITOIRES TRILAF ON, 4 et 8 mg.Boites de 6.COMPRIMES TRILAFON, 2, 4 et 8 mg., flacons de 50 et de 500; 16 mg., flacons de 500.TRILAF ON, perphénazine, Schering.1.O\u2019Reilly, P.O.; Wojcicki, H.M.; Hrychuk, W_, et Keogh, R.P.: CM.A.J,, 77:952, 1957.2.Irwin, S.; Bruckman, N.; Radinger, N.; Bailey, S.A; Saunders, J.C., et Kline, N.S.: Evaluation au laboratoire et clinique de la perphénazine (Trilafon): pièce exposée au Congrès Annuel de l\u2019A.M.A., New-York, 3-7 juin 1957.Sen OU Vr CORPORATION LIMITED MONTREAL L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1950 bour favoriser la réhabilitation nutritive après la CHIRURGIE, les BLESSURES ou la MALADIE.Cerofort \u2026\u2026 \u2014 la L-lysine, d\u2019une nécessité vitale, ainsi que des Souvent, les convalescents éprouvent peu d\u2019appétit et, dans une large mesure, limitent leur diète aux céréales ou autres aliments dont la teneur en protéines est d\u2019une faible valeur biologique.Les Comprimés Cerofort fournissent de la L-lysine, acide aminé d\u2019une nécessité vitale, ainsi que des quantités thérapeutiques de toutes les vitamines essentielles connues, afin d'augmenter la valeur nutritive de telles diètes.Comme la déplétion grave en protéines que subit l'organisme après une intervention majeure ou un traumatisme prolonge la convalescence, Cerofort peut aider considérablement à hâter le retour du malade à ses activités normales.Juste 1 Comprimé Cerofort 3 fois par jour, aux repas, assure: quantités thérapeutiques de toutes les vitamines importantes \u2014 Monochlorhydrate de L-lysine 1.790 mg.* Vitamine A 25,000 U.I.Vitamine D.1,000 U.T.Mononitrate de Thiamine .10 mg.Riboflavine 10 mg.Chlorhydrate de Pyridoxine _.2 mg.Niacinamide _________________.100 mg.Pantothénate de Calcium ____ 20 mg.Vitamine By ___._._.__._.__.__ 4 mcg.Acide Folique __________________ 1.5 mg.Acide Ascorbique _____.___._.300 mg.*\u2019équivalent de 600 mg.de L-lysine Autres présentations: Elixir Cerofort \u2014 pour malades de tout âge.Gouttes Cerofort \u2014 pour stimuler l'appétit et faire augmenter le poids chez les bébés et les enfants.pionniers de la lysine dans le domaine pharmaceutique WHITE LABORATORIES OF CANADA, LTD.5100, rue Sax, Montréal, Québec XCI XCII L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 Le Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada AVIS CONCERNANT LES EXAMENS Chaque automne ont lieu les examens pour admission au Titre d\u2019Associé (Fellow) en Médecine ou en Chirurgie générale, avec modification de ces examens pour certaines spécialités, et pour la Certification dans les spécialités médicales et chirurgicales approuvées.Les demandes d\u2019admission aux examens de 1959 seront acceptées jusqu\u2019au 30 avril 1959.On peut se procurer sur demande les \u2018\u2018Règlements et Normes de Formation post-univer- sitaire régissant les Examens\u201d, ainsi que les formules de demande d'admission aux examens, la liste des hôpitaux canadiens reconnus et les formules de demande d'évaluation de la formation et des études post-universitaires.On doit spécifier la spécialité (ou les spécialités) à laquelle on est intéressé.Toute communication doit être adressée comme suit: Le Secrétaire, Le Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada, 150, rue Metcalfe, Ottawa 4, Canada CHANGEMENT D'ADRESSE Messieurs les médecins qui changent de domicile sont priés de donner leur nouvelle adresse sans retard au secrétariat: 326 est, boulevard Saint-Joseph \u2014 AVenue 8-9888, afin de faciliter l\u2019exactitude de la liste d\u2019inscription.reste toujours un médicament de chrix pour le traitement scientifique de la COQUELUCHE =~ - est journellement prescrit avec succès pour les cas de coqueluche et des toux coqueluchoïdes.\u2014 Ne cause ni intolérance ni complications.Littérature sur demande.CANADA DRUG LTÉE LTD., MONTRÉAL L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 XCITI NOUVELLE * #2 nue CEREALE he POUR oh BEBE, .ET La Céréale Protéinée Gerber BANE he ANALYSE COMPOSITE Valeur nutritive exceptionnelle.La Céréale Protéinée Gerber est une nouvelle céréale pour bébés destinée a augmenter la ration de protéines des bébés et petits en- Pouscentage fants.Sa teneur totale élevée en protéines (35%) résulte Protéines \u2014N X 6.25 35.00 d'un mélange de protéimes d'avoine, blé, soja et levure.Gras \u2014extrait d\u2019éther 1.65 Combinées, ces protéines végétales sont des plus efficaces Hydrates de carbone utilisables \u2014 et offrent aux mamans un moyen économique d'assurer à Par différence 48.74 leur bébé des protéines sous une forme très digestible.Fibre brute 1.48 Pour une plus grande valeur nutritive, la Céréale Pro- Cendres \u2014Minérales 1.26 téinée Gerber est enrichie de fer, calcium et vitamines B.Cela comprend re oa La Céréale Protéinée Gerber à saveur de noix grillée Fer 0.050 appréciée des bébés et petits enfants, permet une plus Humidité 5 87 grande variété lorsque alternée avec les Céréales Gerber de Riz, Orge, Avoine, Blé et Mixte.Comme toutes les autres Céréales Gerber pour Bébés, la nouvelle Céréale Protéinée est précuite et prête à servir avec du lait, de la Calories par once 99 Une once égale approx.12 c.à soupe.VITAMINES formule ou d\u2019autres liquides.Exprimées en mg.par 100 grammes.Thiamine 2.8 Riboflavine 2.1 ALIMENTS Gerber Niacine 14.0 POUR BEBES La Céréaie Protéinée Gerber contribue de façon significa- NIAGARA FALLS, CANADA tive aux besoins nutritifs des nourrissons et petits enfants.6 Céréales + Plus de 78 Purées et Aliments pour Enfants, y compris les Viandes XCIV L'Union Méd.Canada Elle TRANCHE sur.toutes La valeur du tranchant et la performance maxi- imum de la lame ont tou je ête les facteurs \u201coui le chirurfien qtiand il YY >.BARD.PARKER VOUSTOTITS pa lame pg én considérant.ces mêmés facteurs eng lame d'acier au Char- boR naturellement Le ap pour R obtenir ICS mrt UE plus effilés.BP Lames RIB-BACK maintenent disponibles.dans l\u2019emballage indéchirable pour lames stériles, que l\u2019on peut laver à l\u2019autoclave.dans l'emballage RACK-PACK \u2014 lames rangées d\u2019avance prêtes à la stérilisation.dans l\u2019emballage CONVEN- ls % TIONAL\u2014six lames du même 20) arp numéro dans une enveloppe à l\u2019épreuve de la rouille.Voyez votre fournisseur BP) BARD-PARKER COMPANY, INC.BP DANBURY.CONNECTICUT A DIVISION OF BECTON.DICKINSON AND COMPANY B-P « RIB-BACK « IT'S SHARP + RACK-PACK sont des marques de commerce de BARD-PARKER TL\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 me dissipez XCV WARNER Toronto, Ontario la migraine sinusale avec le nouveau Sinutab VOUS POUVEZ MAINTENANT DISSIPER LA MIGRAINE CAUSEE PAR UNE SINUSITE GRACE A UNE NOUVELLE PREPARATION UNIQUE.SINUTAB FAIT DISPARAITRE LA DOULEUR, DECONGESTIONNE, REDUIT LA PRESSION ET DETEND LE MALADE.PRESCRIVEZ SINUTAB A VOTRE PROCHAIN PATIENT OUI A UN MAL DE TETE AFFREUX.EE POSOLOGIE MOYENNE : Adultes : Deux comprimés aux 4 heures.Dose prophylactique, un comprimé toutes les 4 heures.Enfants de 6 a 12 ans: la demie de la dose adulte.SINUTAB EST COMPosÉ de 150 mg.de N-Acetyl-p-amino-phénol ; 150 mg.de Phénacetin; 22 mg.de citrate de Phényltoloxamine Bihydrogéné; 25 mg.de chlorhydrate de phénylpropanola- mine.PRESENTATION: flacons de 30. XCVI From - L'Union Méd.Canada Tome S8 \u2014 Mars 1959 Tout ceci pour Un versement mensuel v L'avantage d\u2019un équipement de rayons X des plus modernes.pas de pertes causées par un appareil désuet v Pas de \u201csuppléments\u201d surprise \u2014 inspection périodique, entretien, remplacement des lampes et des pièces y Facilité de remplacer des pièces ou d\u2019en ajouter, à mesure qu\u2019apparaissent de nouvelles améliorations apportées par le progrès V G.E.paie les assurances .se charge du problème de percevoir les montants dus, le cas échéant de dommages à l\u2019appareil v G.E.paie les taxes locales pour propriété de l\u2019appareil This @, sans mise de fonds \u201cto This 604 Le Progrès est le plus Important de nos Produits GENERAL @® ELECTRIC es es Sa la différence réside dans le M service de location Voici la solution parfaite au problème de l\u2019installation économique d\u2019un appareil à rayons X, avec facilité de profiter au jour le jour des progrès de l\u2019industrie.Le Maxi- service G.E.n\u2019entame aucunement votre capital\u2026 il supprime les pertes occasionnées par la reprise d\u2019un ancien appareil \u2014 c\u2019est le progrès et non pas l\u2019état de vos finances qui détermine le moment de changer votre appareil.En effet, dans votre contrat il est question non seulement d\u2019équipement, mais de service, de commodités, et de facihtés de changement.Pour de plus amples renseignements, voyez votre représentant d\u2019appareils à rayons X G.E.ou envoyez-nous le coupon ci-dessous pour obtenir un exemplaire de notre nouvelle plaquette Maxiservice.os Ci es = 2 = #4 \u2018 1 ; I X-RAY DEPARTMENT : » GENERAL ELECTRIC CO.: : Milwaukee 1, Wis., Room FF-17 a I S.V.P.m\u2019envoyer votre plaquette de 12 pages : ! MAXISERVICE.1 i 1 g Nom .1202 020000 A RL a LA ea et aa ee eee se eee : : 1 H Adresse ooo oo LL Ra aa aa eat + : : : : ee.i ; tassesancecacssavirassessensrss Son Peeeres.~ œuventa.num Seatis ce.ssesess ssresevsw tesessece : À Es = = 0 es 0e ED EY OE ES A TE ED ES ED BU NS GW AN SE GH SE AN ON NS CS \u2018 L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Mars 1959 STABLE DANS LE MILIEU ACIDE DE L'ESTOMAC .QUASI COM- , PLÈTEMENT ABSORBÉ DANS LE MILIEU ALCALIN DU DUODENUM .la PÉNICILLINE V assure des pénicillinémies élevées et efficaces chez les malades de tous les âges.Le produit est présenté sous forme de comprimés de PEN - VEE - Oral et sous une forme liquide délectable, la Suspension PEN - VEE.La PEN - VEE - Oral est la pénicilline V cristallisée (phénoxyméthyl pénicilline) en comprimés La Suspension PEN - VEE est une suspension de pénicilline V benzathine per os Pex Ver: XCVII De la pédiatrie Comprimés et Suspension PEN - VEE - Oral en comprimés à 125 mg.(200,000 U.l) et a 300 mg.(500,000 U.1.) en flacons de 12 et de 100 comprimés 00e 2317000 se © oo ., ® et.© o « °°.» ?P ° ° ® ° oo.\" oo ° on ° .À .°.% ase ¢ 9 oe ° » ee se MRERVIÈLE, ONTÉRIQe, PY es * *e oo ~ Suspension PEN - VEE à 90 mg.(150,000 U.1.) par cuillerée à thé de 5 c.c.et à 180 mg.(300.000 U.1.) par cuillerée à thé de 5 c.c.en flacons de 2 onces lig.*Marque déposée Breveté en 1953 TABLE DES ANNONCEURS Pages Abbott Laboratories (Selsun \u2014 Iberol) ._.__________11_1 LI - LII Austin Laboratories Limited (Furadantin) ._________ XLII Ayerst, McKenna & Harrison Limitée (Premarine) .XXX Ayerst, McKenna & Harrison Limitée (Hylenta \u2014 Hylenta Mitis \u2014 Hylenta Fortis) 1112 XXIX Bard Parker Co.Inc.(Lames Rib-Back) _.________________ XCIV Bristol Laboratories (Tétracycline) o.oo.LXX Bristol Laboratories (Tetrex) .______.________.111 1100 VI British Drug Houses (Barrière -HC) ________\u2026.LL.LXXXVII Burroughs-Wellcome & Co.(Canada) Ltd.(Sudafed) .XXIV Calmic Limited (Cerevon) .___._.XVI - XVII Canada Drug Limited (Paveral) ooo XCII Canada Drug Limited (Somenal \u2014 Betagène \u2014 Lacto-cel \u2014 Arteryl) ee XIV Carnation Milk (Lait Morning) ooo 12 LXXX Collège des Médecins et Chirurgiens (Examens) .XCII Cow & Gate (Canada) Limited (B-W) .____._____\u2026.LXXXVI Crookes-Barnes Limited (Argyrol S.S.) oom.XXXII Eddé.J., Limitée (Artichobyl) ooo XXVIII Frosst, Chas.E.& Company (Alamino) oo .__ IV Frosst, Chas.E.& Company (Thyrotoxicose \u2014 Propyl- Thyracil) ee VIII Frosst, Chas.E.& Company (Danilone) VII Geigy Pharmaceuticals (Finalgon) o.oo.XXxV Geigy Pharmaceuticals (Butazolidine) .\u2026____.____________ XXXII General Electric X-Ray (Maxiservice) oo.XCVI General Foods Limited (Postum instantané) .____\u2026.LXXXIV Gerber Products of Canada Limited (Céréale protéinée Gerber) eee eee 0 XCIII Herdt & Charton, Inc.(Vichy Célestins) ooo Il Herdt & Charton, Inc.(Broncho-grippol) o.oo.LIV Herdt & Charton.Inc.(Sulfarlem-choline) .\u2026_____________ LVI Herdt & Charton, Inc.(Camirel) .__.oooo LIX Hoechst Pharmaceuticals (Cophylac) ._.LX - LXI Hoffmann - La Roche Limitée (Madribon) _._.______\u2026 XXXVI Horner Limited.Frank W.(Mobenol) ____._____________ XXXVI Johnson & Johnson (Boules Preptic) _._._._ LXXXV Lederle Laboratories (Diamox) .____________\u2026.LXXVIII - LXXIX Lederle Laboratories (Achromycine) ____.____________ I-LVI Lederle Laboratories (Varidase-Buccal) .LXII - LXIII - LXIV Lederle Laboratories (Geviral) LXXXI Lederle Laboratories (Aristocort) .______________ XLVIH - XLIX Lederle Laboratories (Kynex) ._._.__ 2 XXXVII Leeming Miles Company (Metaspas) _\u2026.______________1 LXVII Merck, Sharp & Dohme (Cathomycin) \u2014._ XLVII Merck, Sharp & Dohme (Decadron) Pages Merck, Sharp & Dohme (Hydro-Diuril) ___________ XXII - XXIII Merrell Company, The Wm.S.(Simron) ._._____ XVII Millet, Roux & Compagnie Limitée (Opovital) 1.III Ministère de la Santé de la Province de Québec .__.LXXVI Organon Laboratories (Stenisone) ______________ XII - LXXXVII Parke, Davies & Company _._._______ LXXIV Parke, Davies & Company ( Chloromycetin) LIII Pitman Moore of Canada Limited, E.B.Shuttleworth Division (Novahistine Fortis) _._._.________.__ LXVI Pitman Moore of Canada Limited, E.B.Shuttleworth Division (Orifer) ._._.____.____.___._.______ 000 XI Pitman Moore of Canada Limited, E.B.Shuttleworth Division (Novahistine-DH) _._._._______ xvi Poulenc Limitée (Rovamycine) .__._ 4 XIX - XX Robins Company of Canada Limited (Robaxin) ___.LXXVII Rougier Inc.(Proctosedyl) _._._.__._.___ LXVIII Roussel Laboratories (Soframycine) .__._._._ LXIX Schering Corporation Limited (Steroid) 12 V Schering Corporation Limited (Trilafon) ._____\u2026_ LXXXIX - XC Schering Corporation Limited ( Sulamyd Sodique) .___.VI Searle Co.of Canada Limited, G.D.(Dramamine-D) ___.XXXIV Sherman Laboratories (Elixophyllin) 1 XLVI Smith, Kline & French Inter-American Corp.(Stelazine) LXV Smith & Nephew Limited (Elastoplast) ._._ XLIV Squibb & Sons Limited (Noctec) LVIII Squibb & Sons Limited (Engran) 1 LXXII Squibb & Sons Limited (Kenalog) XXXI Swift Canada Company (Viandes pour bébés) _\u2026.LXXXII Upjohn Company Limited (Albamycin) 11111000 XLX U.S.Vitamin Corp.(Arlidin) _._______._ XXVI Warner-Chilcott Laboratories (Gelusil) _._______________ LXVI Warner-Chilcoit Laboratories (Sinutab) ._____._____________ XCV Warner-Chilcott Laboratories (Anusol-HC) ._________________ Xv White Laboratories of Canada Limited (Cerofort) __.XCI White Laboratories of Canada Limited (Gitaligin) .__.LXXXII Winthrop Laboratories of Canada Lid.(Plaquenil) .LXXV Wyeth & Bros.(Canada) Limited, John (Equazine) .LV Wyeth & Bros.(Canada) Limited, John ( Amphogel \u2014 Aludrox) _._.nnnnnnnnn con LL LXXI Wyeth & Bros.(Canada) Limited, John ( Pen-Vee-Oral) XCVII Wyeth & Bros.(Canada) Limited, John ( Purodigin \u2014 Thiomerin) 110000 nen nine L Wyeth & Bros.(Canada) Limited, John (Equanil) .LXXII Wyeth & Bros.(Canada) Limited, John (Sorbitol) ._____.XIII Wyeth & Bros.(Canada) Limited, John ( Aliments pour bébés) 1110 LL XXI Wyeth & Bros.(Canada) Limited, John (Sparine) .XXXV Imprimée dans les Ateliers de la Librairie Beauchemin Limitée, Montréal. IIS ORTABEX FORMULE PAR COMPRIMÉ Thiamine (B,).25 mo.Riboflavine (Bs).10 mg.Quand l\u2019organisme appelle pyridoxine (Bs).6 mg.la vitamino-thérapie B-C Niacinamide.100 mg.d-Panthénol .10 mg.Vitamine Bye.10 mcg.Acide ascorbique.150 mg.FORTABEX, thérapeutique corrective bien équilibrée; compense les carences d'une nutrition inadéquate, assure la riposte optimum ROUGIER [¥®] MONTREAL du mécanisme d\u2019auto-défense dans les maladies infectieuses et soutient le tonus psycho-somatique dans les périodes de stress.iE a À EE Complément nutritif et sédation de l\u2019anxieux FORTABEX-TRAN (Fortabex + tranquillisant) hi i | MONTRÉAL ACTION SOUTENUE de 5 à 8 HEURES GRÂCE À UN ENROBAGE SPÉCIAL SOO ANG G MEDICATION ANTIARTHRITIQUE et ANTIRHUMATISMALE Une dose = 2 dragées Chaque dragée contient: Salicylate de Magnésium: 250 mgm.Acétyl-p-aminophénol: 200 mgm.\u2014 Méthampyrone (Méthyl- aminophényl-diméthylpyrazolone méthanesulfonate) : 75 mgm.POSOLOGIE: 2 à 3 doses par jour, soit 4 à 6 dragées par jour.2 dragées à prendre toutes les 5 heures ou 8 heures durant le jour.PRESENTATION: Flacons de 50 et 100 dragées.INDICATIONS: Algies des arthropathies aiguës et chroniques; Douleurs rhumatismales, musculaires et nerveuses, Lumbago; Rachialgies; Spondylite; Sciatique; Bursite.XL: Biologistes_e Chimistes_e (AIS CANADA B-TOTUM CONCENTRE PLUS 160 MGM DE VITAMINE \u201c\u201cC\u2019\u2019 PAR DRAGEE Indiqué dans toutes les manifestations nerveuses, digestives, névrites, perte d\u2019appétit, perte de poids, gingivite, etc., imputables directement ou indirectement a une déficience des vitamines B et C.Aussi dans les cas ou il y a perte de vitamines hydrosolubles par transpirations profuses, diarrhées, états fébriles, etc.Chaque dragée contient: Mononitrate POSOLOGIE : de Thiamine mma 7.5 mgm.Riboflavine 1-3 dragées par jour _ (Vitamine Ba) 7.5 mgm.I I Niacinamide ._.20.mgm.selon le cas.Chlorure de J Pyridoxine SS 0.5 mgm.-Pantothénate de Calcium 2.0 mgm.CONDITIONNEMENT: ACIDE ASCORBIQUE Flacons de 50 dragées.(VITAMINE C) _.160.0 mgm. anni wn f * Î LES ATELIERS DE RELIURE MARCEL BEAUDOIN 203309 à A \u2018 moe \u2014_ BE ET pe a eR akan rE Rr Rs pa ue asc ty ur prove ~ Ree = eu 24: tarot pr HERI, pures pese pe REET marie atin, sree eee it a pre = UAE wr bo te ee poi pein Foot) gon ® +h 3 4 ded ie POUR SEM MISE QUES bob priepiptdd ad mn Nues did vases pme spa we wh tas TERN be _ - pie EE a * Le RP Re.» ob "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.