L'union médicale du Canada, 1 septembre 1959, Septembre
[" OME 88 \u2014 NUMÉRO 9 (29° CONGRÈS DE L'A.M.L.F.C.MONTRÉAL les 23, 24, 25 et 26 septembre 1959 À L'HÔTEL REINE-ÉLIZABETH Fondée à Quebec en 1902 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada du Canada l'Union sr.MONTRÉAL, SEPTEMBRE 1959 1872 1959 NERRE MASON ÉDITORIAL AVORISONS UNE ASSU RANCE- #1 POURQUOI NOUS F R PIERRE MASSON .coo.1017 Aint OS VORISONS UE AVEC Ses SERVICES Le L.-C.Simard DE DIAGNOSTICS .BULLETIN Paul-René Archambault LE XXIXe CONGRES DE L'ASSOCIATION DES MEDECINS DE LANGUE FRANÇAISE DU CANADA: UN EXEMPLE DE COLLABORATION LL LL LL A A A LL LL ALL 1024 Pierre Smith MEDECINE ET ALCOOLISME .1026 Jean-Marc Bordeleau PROGRAMME DU XXIXe CONGRES DE L'ASSOCIATION DES MEDECINS DE LANGUE FRANÇAISE DU CANADA 1029 e © oo L'HEMATURIE ESSENTIELLE EXISTE-T-ELLE?.1034 J.-P.Bourque RECUEIL DE FAITS DYSCENESIE GONADIQUE AVEC PHENOTYPE FEMININ .1048 Y.Goulet, B.Leboeuf, J.Grignon et C.-E.Grignon MOUVEMENT MEDICAL EVALUATION CLINIQUE DU DEXAMETHASONE .1056 Pierre Delorme, Roger Demers, Jean Davignon, Jirayr Arabian, Jean Veilleux et Jacques Genest LES CORTICOSTEROIDES DANS LE TRAITEMENT DES MALADIES INFECTIEUSES .1062 P.Rentchnick REVUE GENERALE | LA HERNIE DIAPHRAGMATIQUE .1068 Marcel Lamoureux et Pierre Lavoie LE SYNDROME DU LOBE MOYEN .1078 M.Kaludi Dans les états de stress Déséquilibres neurovégétatifs F (avec PROMAZINE HCL 25 mg.) ORTABEXTRAN HYGIENE ET MEDECINE SOCIALE - ~~ ROLE DE L\u2019OCCUPATION ET DE LA RECREATION- ; THERAPIE Raymond Legault + MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES PLACENTA ACRETA Jacques Fortier et Hermas Séguin es HYDRAMNIOS \u2014 QUELQUES CONSIDERATIONS Jules Keller RETROSPECTIVE D'UN AN DE ROENTGCEN-CINEMA ET DE ROENTGEN-TELEVISION Guy Duckett et Laurent Huot L\u2019ACTION DU MEPHECOL DANS L\u2019INTOLERANCE DIGESTIVE AU 1314 TH Robert Auger CONGRES CONGRES INTERNATIONAL DE CHIRURGIE PLASTIQUE P.Regnault BIBLIOGRAPHIE REVUE TRIMESTRIELLE DES PUBLICATIONS MEDICALES FRANÇAISES Guy Godlewski CORRESPONDANCE LETTRE DES ETATS-UNIS ANALYSES REVUE DES LIVRES NOUVELLES .LIVRES REÇUS COMMUNIQUES .L\u2019Union Médicale du Canada en 1890 NOUVELLES PHARMACEUTIQUES VITAMINOTHERAPIE Bet C Troubles nerveux \u2014 convalescence \u2014 alcoolisme chronique \u2014 Indications pré et post-opératoires \u2014 Régulateur émotionnel et complément nutritif des états d\u2019anxiété Cree ee ee ee er ee ee eee ee ale se 0 .1100 Plus d\u2019un demi-siècle consacré à l'avancement des sciences médicales au Canada. MAINTENANT.la corticothérapie a son maximum avec.GAMMACORTEN Avec GAMMACORTEN, le médecin a désormais a sa disposition un corti- costéroide dont les propriétés thérapeutiques optima lui sont d\u2019une aide précieuse chez les patients traités jusqu\u2019ici sans succés remarquable.En pratique générale, l\u2019emploi de GAMMACORTEN rend à l\u2019arthritique la mobilité articulaire, diminue chez l\u2019asthmatique la fréquence des accès, accélère la cicatrisation et la disparition des lésions en dermatologie.GAMMACORTEN se caractérise en outre par la rareté des incidents secondaires associés habituellement à l\u2019emploi des corticostéroïdes.GAMMACORTEN était indispensable à cet arthritique Patient M.S., âgé de 81 ans.Lors de sa première visite, présentait une enflure des poignets, des jambes et de diverses jointures avec douleurs articulaires aiguës ; il éprouvait de la raideur dans la nuque et la région lombaire, les doigts étaient gonflés et raides.Les mouvements des bras étaient très limités, et il ne pouvait les lever qu\u2019à la hauteur des épaules.Traitement et résultats: Après administration de GAMMACORTEN durant 36 heures, le gonflement des jointures avait diminué, la douleur était presque disparue et les membres avaient repris une grande partie de leur souplesse.À la fin de la première semaine de traitement, M.S.n\u2019éprouvait plus aucune douleur ni gêne articulaire et put reprendre ses occupations de porteur.dexamethasone CIBA ammacorcen A 1 B corticostéroide puissant, de haute efficacité; posséde une grande activité anti- inflammatoire et une incidence trés faible d\u2019effets secondaires.PRÉSENTATION: Comprimés dosés a 0.75 mg.; Flacons de 30 et 100.Avant l\u2019administration de GAMMA- CORTEN: M.S.montre comment il devait s\u2019y prendre pour mettre son chapeau (ses mouvements étaient si limités qu\u2019il ne pouvait même pas se coiffer.) Avant l\u2019administration de GAMMA- .CORTEN: ses doigts étaient enfiés et douloureux (une bague No 11 ne passait pas à son petit doigt).Après une semaine de traitement: M.S.peut mettre son chapeau et se coiffer sans effort: la raideur des articulations a presque complètement disparu.Après une semaine de traitement: La bague passe facilement à son petit doigt; la \u2018\u2019boursouflure\u2019\u2019 a pratiquement disparu. ET FE.Ds SR WI - \u2018 es cy 5 rat y Ti 7 i ht a; a) Wd ONTROLE ET SECURITE ULFAMIDES INSURPASSES «rs = À EL 4 Sulfam&thoxypyridazine Lederle * \u2018Marque Déposée F donne des taux thérapeutiques de sulfamide pendant 24 heures .Très soluble .s'absorbe rapidement.produit rapidement des concentrations plasmatiques- tissulaires soutenues.Dose quotidienne simple et facile à retenir: 0.5 gramme.Pas de cristallurie.la fréquence des réactions de sensibilité au KYNEX est faible.son potentiel toxique est bas.23 Les réactions cutanées et autres réactions objectives de sensibilité sont rares, comme l\u2019a démontré une évaluation en grand de la toxicité clinique.?Les petites réactions subjectives sont également moins sujettes à se produire aux doses recommandées.Comprimés, 0.5 g., flacons de 24 et de 100.Nouvelle SUSPENSION PÉDIATRIQUE ACÉTYLÉE, aromatisée à la cerise, activité correspondant à 250 mg.de sulfaméthoxypyridazine par cuillerée à thé (5 cc.), flacons de 4 et de 16 onces.1.Editorial: New England J.Med.258:48, 1958.2.Vinnicombe, J.: Antibiotic Med.& Clin.Thera 5:474, 1958, 3.Shetn, U.K., et coll.: Ibid p.604, 1958, [EPARTEMENT DES PRODUITS MÉDICAUX CYANAMID OF CANADA LIMITED, Montréal, Québec Can an\u201d 11 l'Union Méd.(Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada L'Union Médicale du Canada DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Messieurs les Professeurs: - Messieurs les Professeurs: Maurice Roch (Genève), Jean-Jacques Lussier, doyen, Pasteur Vallery-Radot (Paris) 3 ; .22 1» ; R.Kourilsky (Paris), Faculté de Médecine, Université d'Ottawa : Wilbrod Bonin, doyen, Masson Faculté de Médecine, Université de Montréal; A.Parizeau, Jean-Baptiste Jobin, doyen, J.-N.Roy, Faculté de Médecine, Université Laval, Québec; A.Marin.] BUREAU DE REDACTION Rédacteur en chef: Roma AMYOT Assistant-rédacteur en chef: Secrétaire de la Rédaction: Edouard Desjardins.Jean-Marc Bordeleau.BUREAU DE COLLABORATION MM.J.-M.Beauregard, M.Belisle, Jacques Bernier, Marcel MM.Camille Laurin, Jean-Guy Laurin, Simon Lauzé, R.Le- Berthiaume, Jean-Marc Bordeleau, A.Cantero, Léandre teau.André Leduc, Jean-Louis Léger, Charles Lépine, Décarie, Edouard-D.Gagnon, Rolland Guy, Jacques J.Mathieu.Gérard Mignault, P.Poirier.André Proulx, Cenest, Maurice Gervais, Fernand Grégoire, P.-P.Julien, Rosario Robillard, Henri Smith, Maurice St-Martin.CORRESPONBANTS MM.A.Plichet et M.Pestel (Paris), MM.Ceorges-L.Dumont (Campbeliton, N.-B.), P.Rentchnick (Suisse), Aug.Panneton, P.-A.Denoncourt (Trois-Rivières), Donat-P.Cyr (Boston, Mass.) .D.Colin (Saint-Boniface), Charles-P.Mathé (San Francisco), L.-P.Mousseau (Edmonton), A.Fontaine (Woonsocket), Sylvio Leblond (Chicoutimi), L.Mantha, A.Lecours, L.Potvin (Ottawa), H.E.St-Louis (Vancouver).Jean-Paul Fortier (Sherbrookel.INDICATIONS: Maladies des voies biliaires et du foie, dyspepsies, affections intestinales.Indispensable dans les convalescences post-opératoires.ba La IE PROPRIÉTÉ DE L'ÉTAT AN Rae DOI RECOMMANDEE ET PRESCRITE PAR LE CORPS MEDICAL DANS LE MONDE ENTIER Composition naturelle I-NI-MI-TABLE ! Méfiez-vous des substitutions, prescrivez toujours CELESTINS Importateurs: HERDT & CHARTON, INC.\u2014 2245, rue Viau, Montréal \u2014 CL.9-4641 L\u2019Union Méd.Canada III Tome 88 \u2014 Sept.1959 Vaceins de CB: EJMICROBIOLOGIEY ET LCI yin tri | ANATOXINE DIPHTÉRIQUE Boîte de 3 ampoules 1 cc Boîte de 6 ampoules 5 cc ANATOXINE DIPHTÉRIQUE (gouttes nasales) Boîte de 3 ampoules 1 cc ANATOXINE TÉTANIQUE Boîte de 3 ampoules 1 cc Flacon de 30 cc VACCIN ANTITYPHO-PARATYPHOIDIQUE A et B (T.A.B.) Boîte de 3 ampoules 1 cc Flacon 10 cc ANATOXINE DIPHTÉRIQUE - VACCIN ANTICOQUELUCHEUX ET ANATOXINE TETANIQUE (T.A.B.T.) Boîte de 3 ampoules 1 cc Flacon de 25 cc VACCIN ANTIVARIOLIQUE Boîte de 5 capillaires Boîte de 10 capillaires VACCIN ANTI-INFLUENZA Flacon de 10 cc VACCIN SALK (ANTIPOLIOMYELITIQUE) Flacon de 10 cc TOXINE DIPHTERIQUE POUR EPREUVE DE SCHICK (AVEC CONTROLE) \u2014 25 EPREUVES Boite de 2 ampoules de 3 cc ANTITOXINE DIPHTERIQUE Flacons de 1000, 5000, 10,000 et 20,000 unités ANTITOXINE TETANIQUE Flacons de 1,500, 10,000 et 20,000 unités DISTRIBUTEURS EXCLUSIFS 1215, rue St-Denis, Montréal 18. IV L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada l'Union Médicale du Canada ADMINISTRATION OFFICIERS COMITÉ EXÉCUTIF ET DE PUBLICITÉ Président: Roger Dufresne MM.Roger Dufresne, Roma Amyot, Paul Dumas, P.-R.Vice-Président: Paul Dumas Archambault et Edouard Desjardins.Secrétaire-trésorier: P.-R.Archambault BUREAU DE DIRECTION MM.Roma Amyot, P.-R.Archambault, Albert Bertrand, MM.Paul Dumas, Léon Gérin-Lajoie, Albert Jutras, Fmile Blain, Roméo Boucher, P.Bourgeois, Paul J.-M.Laframboise, Donatien Marion, J.-P.Paquette, David, J.-A.Denoncourt, Edouard Desjardins, Ed- L.-P.Petitclerc, Jean Saucier, Louis-Charles Simard, mond Dubé, Origéne Dufresne, Roger-R.Dufresne, Pierre Smith, Hermile Trudel, J.-A.Vidal.ADMINISTRATION et SECRETARIAT: ! 326 est, boul.Saint-Joseph, Montréal PUBLICITE: Jacques-D.Clerk.Téléphone: AVenue 8-9888 pour le CONTROLE RAPIDE et XL}; \u2018 ; PROLONGÉ de \u201cALAMINO\u201d COMPOSÉ glycinate d'aluminium, basique* 7.7 gr.(0.5 6.) sulfate d\u2019atropine.\u2026 1/500 gt.(0.13 mg.) ® non absorbable butabarbital NND.LA gr.(16 mg.) e aucun danger d'alcalose POSOLOGIE: un comprimé avant cha- ® prompt soulagement des que repas et un ou deux comprimés au douleurs de l'ulcère simple coucher.© contenu gastrique tampon- Flacons de 100 comprimés.né à un pH auquel l'activité peptique est complètement paralysée *Breveté en 1951 Chartes &.Frosst &Co.MONTRÉAL CANADA L'aube Thymoleptique d'une nouvelle époque _\u2014 ag?Tofranil Dans le traitement \u2019 \u2019 - des états depressifs composé entièrement nouveau issu des laboratoires de +.vi to pp HH herches Geigy.Ten | | | écifique pour le traitement de la dépression.!-!° [ | ! icace dans 70-859; des cas?\u2019 | sultats heureux méme dans les cas les plus graves et oniques 247 | tuellement dépourvu de réactions secondaires sérieu- 2,5,7 duit au minimum le besoin de thérapie électroconvul- n2 ,5,6 t être administré soit par voie orale ou intramusculaire s indications de TOFRANIL comprennent: Dépression endogène Dépression réactive Mélancolie involutionnelle Dépression sénile pression associée aux syndromes organiques et psychia- jues.| [rey qe po I li Hin i i od 1 Ï | sologie : Le traitement doit être commencé avec 75 mg.- jour (3 dragées), en doses divisées, et si nécessaire pmenté à 250-300 mg.(pour les malades hospitalisés) 200 mg.par jour (pour les cas de clinique et pour les lades hospitalisés de plus de 65 ans).; propriétés de Tofränil, que l\u2019on peut le plus exactement ilifier de thymoleptiques ( Ovuos, âme; \\eTTos , ingement ou disposition) ou encore de \u201crégulatrices du nportement\u201d, le placent dans une catégorie nouvelle de duits psychothérapeutiques.I constitue un progrès réel is le traitement des états de dépression.sponibilité: Tofränil (chlorhydrate d\u2019imipramine) est ponible sous forme de dragées à enrobage entérique de mg.en flacons de 100 et de 1000; et sous forme d'am- les de 25 mg./2 ml.en boîtes de 10 et de 50.LIOGRAPHIE: Azima, H.: C.M.A.J., avril 1959.Azima, H., et Vispo, R.H.: Am.J.Psychiat.115:245, | septembre 1958.Azima, H., et Vispo, R.H.: Arch.Neurol.& Psychiat.(sous presse) Freyhan, F.A.: Présenté au Premier Congrès International gop curo-psycho-pharmacologie a Rome, 12 septembre Kielhoiz, P., et Battegay, R.: Schweiz.Med.Wchnschr.88:763, 2 août 1958.Kuhn, R.: Am.J.Psychiat.115:459, novembre 1958.Lehmann, H.E.; Cahn, C.H.et de Verteuil, R.L.: C.P.A.J., 8.Mann, A.M., et MacPherson, A.S.: C.P.A.J., 4, 38-47, Sloane, R.Bruce, Habib, A., et Batt, U.E.: Rapport préliminaire, C.M.A.J., avril 1959.Straker, M.: C.M.A.J., avril 1959.© el PRODUITS PHARMACEUTIQUES * Division de Geigy (Canada) Limited, ' 2626 Bates Road, MONTREAL 26, Canada.+ du BW\u201d VI L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 CONDITIONS DE PUBLICATION \u2018L'Union Médicale du Canada\u201d paraît tous les mois.Cette Revue est r ici \u2019 iati des Médecins de Langue Française du Canada.est l'organe officiel de l'Association .she publie les travaux des Congrès, tous les communiqués de l\u2019Association et des articles médicaux inédits.L'abonnement est de dix dollars par année (douze dollars pour l'étranger) ; | Association des Médecins de Langue Française du Canada ont droit, de journal.les membres déjà inscrits à ce fait, à la réception du Les manuscrits doivent être dactylographiés avec double interligne.Ils doivent être complétés par un résumé de l\u2019article, rédigé en français et en anglais.\u201cL'Union Médicale du Canada\u201d assume les frais de cinq illustrations au maximum, pour chaque travail.Les illustrations supplémentaires sont payées par l\u2019auteur.Nous n'acceptons pas de négatifs de clichés.Chaque illustration doit porter au verso le nom de l\u2019auteur et les photographies devront être claires, de préférence noires et sur papier glacé.Les dessins doivent être effectués à l'encre de Chine sur papier blanc.Pour obtenir des extraits, l\u2019auteur doit en faire la demande directement à l'éditeur.Tous changements du texte de la galée entraînent des frais supplémentaires pour l\u2019auteur.L\u2019index bibliographique de chaque travail doit être restreint aux indications les plus importantes.Le Journal se réserve toujours le droit de le limiter.Chaque indication bibliographique doit être fournie comme suit: nom de l'auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, volume, page, mois (jour du mois si le z périodique est hebdomadaire), année.Publicité: Le texte des annonces doit aller sous presse quinze jours avant la date de publication.Le barème des annonces est fourni sur demande à Jacques-D.Clerk, publiciste, 326 est, boulevard Saint-Joseph.Téléphone: AVenue 8-9888.Tout annonceur qui n\u2019observe pas l\u2019éthique professionnelle est exclu de notre publicité, et nous saurons gré à nos lecteurs d'attirer notre attention sur toute dérogation à cette ligne de conduite.Tout ce qui regarde la rédaction et l'administration doit être adressé franco aux bureaux de \u2018L'Union Médicale du Canada\u2019, 326 est, boulevard Saint-Joseph.\u2014 Téléphone: AVenue 8-9888.Eprouvée.préparation antibactérienne pour le traitement local de l\u2019infection de l\u2019oeil SULAMYD SODIQUE Sulfacétamide sodique U.S.P., Schering Nori Le, CORPORATION LIMITED MONIREAL Le College Royal des Médecins ef Chirurgiens du Canada AVIS CONCERNANT LES EXAMENS Chaque automne ont lieu les examens pour admission au Titre d\u2019Associé (Fellow) en Médecine ou en Chirurgie générale, avec modification de ces examens pour certaines spécialités, et pour la Certification dans les spécialités médicales et chirurgicales approuvées.Les listes pour les examens de 1959 sont maintenant closes, mais on acceptera les demandes d\u2019admission aux examens de 1960 jusqu\u2019au 30 avril 1960.On peut se procurer sur demande les \u201cRèglements et Normes de Formation post-uni- versitaire régissant les Examens\u201d, ainsi que les formules de demande d\u2019admission aux examens, la liste des hôpitaux canadiens reconnus et les formules de demande d'évaluation de la formation et des études post-universitaires.On doit spécifier la spécialité (ou les spécialités) à laquelle on est intéressé.Toute communication doit être adressée comme suit: Le Secrétaire, Le Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada, 150, rue Metcalfe, Ottawa 4, Canada. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1959 JURANT LA GROSSESSE ET LA LACTATION TUTAMATE (TUTAMINA MATRIS = PROTECTION DE LA MERE) our une PROTECTION nutritive EN PROFONDEUR\u201d, chaque tabsule rocure des réserves des facteurs ci-dessous.tamine Bia.2 mcgm.ide folique.1m Ifate de fer (fer à l'état ferreux, 30 mg.) 150 mo.(22 gr.) fate de cuivre.LL.2.5 mg.darate de magnésium.8 mg.irbonate de manganése.0.3 mg.wr favoriser une hématopoiése optime et aider a pré- 'nir 'anémie microcytique et macrocytaire.* tamine C \u2014 acide ascorbique.25 mg.\\ur augmenter la résistance des capillaires, diminuer le que d\u2019hémorragie et protéger la mère contre le scorbut.famine D.1000 U.L rinedos.130 mg.(2 gr.) :neur moyenne: 44 mg.de calcium, 20 mg.de phosphore et 15 mg.de fluor.) ur aider à maintenir l'équilibre calcium-phosphore.amine À.2211 11111 LL LL 2500 U.l.wwr aider à maintenir l'intégrité du tissu épithélial.tamine B1.121 211111 LL LL LL LL 1 mg.tamine B,\u2014riboflavine.1.5 mg.tamine Bq\u2014pyridoxine.1 mg.acinamide.LL LL ALL Là 6 mg.ccinate d'acide de d-alpha-tocophérol.\u2026 2 mg.ur seconder le métabolisme dans le but de satisfaire un accroissement du stress physiologique.lure de potassium.02 me.ur aider à prévenir le goitre provenant d\u2019une défi- \u2018nce d'iode.la suite de l'enrichissement du régime alimentaire par le TAMATE durant la grossesse dans les salles et cliniques d'un and hôpital de maternité, \u2018pas un seul cas d'anémie méga- plastique associée à la grossesse et à la puerpéralité n\u2019a : dépisté, en dépit d\u2019une analyse hématologique constante\u201d.venstein, L., Pick, C., et Philpott, N.W.: Am.J.Obst.and Gynec.70:1309, 1955.) )SOLOGIE \u2014 En supplément: 1 tabsule par jour; en théra- utique: 2 tabsules par jour ou plus, selon le besoin.icons de 50, 100 et 250 tabsules.Goof Chartes & Frost &Co, MONTRÉAL CANADA VIII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN AM.LF.C.\u2014 Montréal, septembre 1959 DIMINUE le risque d\u201d HÉMORRAGIE La \u201cCERUTIN Rutine additionnée de Vitamine C ne É RUTIN\" POUR LA PROPHYLAXIE DES Rufine, NF 20mg.ACCIDENTS VASCULAIRES Vitamine C (acide ascorbique) 25 mg.ASSOCIES A L'AUGMENTATION ] DE LA AY 114 - \"CERUTIN\u2019 1;60 FRAGILITE DES CAPILLAIRES Rutine, NF ~~.60 mg.Vitamine C{acide ascorbique) 120 mg.\u201cBien qu\u2019aucune amélioration remarquable de POSOLOGIE.Un comprimé 3 fois la vision ou diminution notable de la rétinopathie par jour.n'ait été observée chez les diabétiques après la Flacons de 40 et de 100.rutinothérapie, le fait qu\u2018aucune perte de vision ou augmentation de la rétinopathie ne soit survenue durant une période de 10 à 12 mois de traitement peut avoir une grande importance.\u201d Les résultats du traitement par le Cérutin ne sont pas sensationnels.C\u2019est un traitement de longue haleine qu\u2019il faut prescrire à tous les patients souffrant d\u2019hypertension et de diabète, dans l\u2019espoir d'éviter ou de retarder la rupture 1.\u2018\u2019The Effective Use of Rutin\u2019\u2019, Donegan et des capillaires rétiniennes et cérébrales.Thomas, Am.J.Ophthal., 31:671, 1948.AONTRÉA TANADA en 2 | ;\u2018 es ee ee es a L\u2019Union Méd.Canada IX Tome 88 \u2014 Sept.1959 en cas de dermatose L\u2019activité anti-inflamma- - toire supérieure de 'DECADRON! apporte souvent le soulagement même là où d\u2019autres stéroïdes ont échoué.Dermite exfoliatrice Urticaire Eczéma aigu Lupus érythémateux Dermite de contact Lichen plan Psoriasis Eruption causée par des médicaments Herbe à la puce Névrodermite e Réaction à la pénicilline N\u2019oubliez pas.; ,! \u2018 DEXAMETHASONE Pour Traiter Plus Efficacement Plus de Patients 3 0.un comprimé.| (IT Red] EN EERE J A i de méthylpredni- : Solone ou de FRE ESA Pes EEN A Présentation: Comprimés pentagonaux divisibles à 0.75 mg.et à 0.5 mg., en flacons de 30, 100 et 500.Merck Sharp & Dohme Division de Merck & Co.Limited Montréal 30, Qué.$DECADRON\u2019 est une marque de commerce de Merck & Ce.Limited, L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 UFFICIERS l'Association des Médecins de Langue Française du Canada Fondée à Québec en 1902 DIRECTEURS GÉNÉRAUX HONORAIRES R.-E.VALIN 165 est.avenue Laurier, Ottawa.DIRECTEUR GÉNÉRAL Emile BLAIN, 400 est, rue Sherbrooke, Montréal.SECRÉT AIRE-TRÉSORIER GÉNÉRAL Hermile TRUDEL, 1990 est, rue Rachel, Montréal.SECRÉTAIRE ADJOINT B.-G.BEGIN, 3440, rue Hutchison, Montréal.Donatien MARION, 326 est, boul.Saint-Joseph, Montréal.EXECUTIF DE L'ASSOCIATION Emile BLAIN, Montréal.Hermile TRUDEL, Montréal.Georges-L.DUMONT, Campbellton, N.-B.Pierre SMITH, Montréal.Ernest BEUGLET, Windsor, Ont.Origène DUFRESNE, Montréal André LEDUC, Montréal SECRÉTARIAT 326 est, boulevard Saint-Joseph, Montréal, Téléphone: VIctor 5-8076.COMITÉ DU XXIXe CONGRÈS Pierre SMITH, président Ernest BEUGLET, ler vice-président Pierre JOBIN, 2ème vice-président J.-Euclide LEGER, 3ème vice-président Gérard-J.BRETON, 4ème vice-président Origène DUFRESNE, secrétaire André LEDUC, trésorier Camille LAURIN, secrétaire-adjoint SECRÉTARIAT DU CONGRÈS: 326 est, boul.St-Joseph, Montréal ANCIENS PRÉSIDENTS Albert PAQUET Richard GAUDET Arthur-L.RICHARD J.-A.VIDAL J.-B.JOBIN J.-A.DENONCOURT René-L.DuBERGER ; Jean-Marie LAFRAMBOISE Roma AMYOT Louis-Plihippe MOUSSEAU Lucien LaRUE Georges-L.DUMONT MEMBRES DU CONSEIL ARCHAMBAULT, F., 1150 est, boul.Saint-Joseph, Montréal.ARCHAMBAULT, Gérard, 472.av.Laurier, Saint-Jean, P.Q.BIBAUD, Barthélemy, 65, rue Nicholson.Valleyfield, P.Q.BLAIS, E.-Rolland, 1779, avenue de l'Eglise, Montréal.BONIN, Wilbrod, 575, avenue Davaar, Outremont.CHRETIEN, Maurice, 537, Station, Shawinigan, P.Q.CORMIER, J.-G., Sydney, Nouvelle-Ecosse.DECARIE, Roland, 524 est, rue Sherbrooke, Montréal.DOMINGUE, Albert, 191, rue Principale, Crarby.P.Q.EMARD, L.-M., 119 Marlborough N., Cornwall, Ont.FONTAINE, Auray, 52, avenue Hamlet, Woonsocket, R.I.GAUTHIER, ].-Dominique, Shippegan, N.-B.COYETTE, Roger-B., 415 ISABELLE, Gaston, 66, rue Notre-Dame, Hull, P.Q JOANNETTE, Albert.Sainte-Agathe-des-Monts, P.Q.LEBLANC, J.-Baptiste, 975, Saint-Prosper, Trois-Rivières, P.O.| EBLOND, Sylvio, Hôtel-Dieu Saint-Vallier, Chicoutimi, P.Q.LECOURS, J.-À., 538, King Edward, O*tawa, Ont.est.avenue Laurier, Ottawa, Ont.LEMIEUX, Renaud, Hôpital du Saint-Sacrement, Québec, F.Q.LESSARD, Richard, 115 est, Crande-Allée, Québec, P.Q.MASSON, Caston, 148, rue Sanborn, Sherbrooke, P.Q.MILOT, ].-Donat, 1017, Stafford Rd., Fall River, Mass.MORISSET, Jean, Rimouski, P.Q.MORISSET, Pierre, Saint-Ceorges-de-Beauce, P.Q.PAIEMENT, Horace, Sturgeon Falls, Ont.; .PIETTE, Edmond, 37 sud, rue St-Ch.-Borromée, Joliette, P.Q.PILON, Jean-Louis, 389 est, boul.Saint-Joseph, Montréal.POWERS, Arthur, 11, rue Front, Hull, P.Q.RIOUX, J.-Emile, Sainte-Anne-des-Monts, P.Q.ROULEAU, J.-Maurice, Saint-Grégoire (Nicolet), P.Q._ ROULEAU, Yves, Hôpital Saint-Michel-Archange, Mastaï, P.Q.SIROIS, Jean, 144, Grande-Ailée, app.1, Québec, P.Q.TERRIEN, Jean, 189, Bronson, Ottawa, Ont.THIBAULT, Eugène, 4070, boul.Lasalle, Verdun, P.Q.TURGEON, Pierre-A., 837, rue Cherrier, Montréal. Votre decision de prescrire une thérapeutique anticoagulante est appuyée par plus de 10 ans de résultats favorables* .et vous pouvez maintenant vous attendre a un traitement simplifie de votre patient avec le NOUVEAU LL.O (Anisindione) en comprimés Miradon minimise les facteurs qui détournaient des thérapeutiques anticoagulantes antérieures grâce à ces propriétés importantes: une \u2018surprenante uniformité dans la réponse chez différents individus \u2018 un haut degré de prévisibilité permettant de reduiré le nombre de déterminations du temps de prothrombine facilement interrompu r la vitamine K, rendant peu fréquente li nécessité de l'hosnitalisation facilement absorbé au niveau gastro-intestinal \u201cabsence remarquable\u201d ° de réactions secondaires pas de petéchies.d'agranulocytose ou d'atteinte du foie, et pas de nausées.de vomissements.de diarrhée ou de protéinurie dans les etudes cliniques faites jusqu'à présent POSOLOGIE Miradon s administre par la bouche a 1a3s0i.«d'une dose par jour.Les doses initiales sont de 300 me, le premier jour.200 me, le deuxième jour et 100 mg le troisieme jour La dose d'entretien varie selon la reponse prothrombinique.PRESENTATION Miradon, comprimes de 50 my Hacons ae 106 MIRADON sindione Schering.A CORPORATION LIMITED CA / La XII L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 maintenant par voie buccale! un liquide broncho-dilatateur met fin â l'asthme aigu en quelques minutes, pratiquement sans risque de troubles gastriques ELIXOPHYLLINE liquide oral Après une dose orale de 75 ce.d\u2019Elixophylline, les moyennes des taux sanguins de théophylline à 15 minutes\u2018 dépassent celles produites par 300 mg.d\u2019amino- phylline I.V.?\u2014 et des niveaux thérapeutiquement efficaces persistent pendant plusieurs heures.\" © Pas de stimulation sympathomimétique @ Pas de dépression barbiturique @ Pas de suppression de la fonction surrénale Chaque cuillerée à soupe (15 ce.) contient 80 mg.de théophylline (ce qui équivaut à 100 mg.d\u2019aminophylline) dans un véhicule hydro-alcoolique (alcool à 20%).Dans les crises aiguës: Une dose unique de 1.Schluger, J, et coll.: Am.J.Med.Sci.233:296.75 cc.pour les adultes; 0.5 ce.par livre de poids pour les enfants.2.Bradwell, E.K.: Acta med.scand.146:123.1953.Pour un contrôle de 24 heures: Chez les 3.Truitt, E.B,, et coll.: J.Pharm.Exp.Tker.100: .309, 1950.adultes, des doses de 45 ce.avant le petit déjeuner, à 3 heures p.m.et au coucher; après deux jours, doses de 30 cc.Chez les enfants, Fab .les 6 premières doses de 0.3 ce.\u2014 puis 0.2 ce.mean GÔ OO LES (par livre de poids), comme plus haut.Windsor, Ontario L'Union Méd.Canada I Tome 88 \u2014 Sept.1959 X11 pour qu'ils soient la hauteur Incrémin ne Lysine-Vitamines Lederle +1 a bon gout s Chaque dose quotidienne d\u2019une cuillerée à thé (5 cc.) aromatisée à la cerise renferme: 1-Lysine-HCI\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026 300 mg, Vitamine By.Cristallisée.25 mcg.Thiamine-HCI (B1).\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.Pyridoxine-HC! (Bg) g.Pyrophosphate Ferrique (Soluble) 250 mg.Fer (sous forme de aide à rétablir le tableau hématologique normal \u2014 du fer sous forme de pyrophosphate ferrique pour rétablir ou maintenir l'hémoglobine au tuax normal.stimule l'appétit et l\u2019énergie\u2014vitamines .B1, Bz et Br.Lx car vero Pyrophosphate Ferrique).30 mg.ennoblit les protéines de qualité inférieure \u2014 SOPBItOL oer 3.5 g.les céréales et autres protéines favorites des enfants, ALCON.0.75% relevées par la |-Lysine, contribuent avec la viande et les protéines de haute qualité à édifier des corps vigoureux.Flacons de 4 onces *Marque Déposée DÉPARTEMENT DES PRODUITS MÉDICAUX CYANAMID OF CANADA LIMITED, Montréal, Québec ewan.- SONNE.na \" NOUVELLE SYNERGIE BARBITURIQUE Somena l représente l'effet rapide du butéthal associé à effet plus pro- | | hénobarbital.= B ETAG E N Eo GLYCEROPHOSPHATES : Co TONIQUE ET ALIMENT D\u2019EPARGNE : Vitamine «B » Composée PERTES D'ÉNERGIE ET D'APPÉTT Prencipaux composants : ANEMIE NEURASTHENIE Vitamine B1 \u2014 Riboflavine \u2014 Pyri- TROUBLES GASTRO-INTESTINAUX doxine \u2014 Acide nicotinique \u2014 Acide DÉSÉQUILIBRE NERVEUX pantothénique \u2014 Lécithine \u2014 Avéni- ne \u2014 Glycérophosphates de Sodium, Calcium, Potassium.DOSE : Une cuillerée à dessert quatre fois.par SAVEUR TOLERANCE jour avant les repas.AGREABLE PARFAITE I AVE tétranitrate .00000000000 Méphénésine .\u2026._.10.110eLeen nec nn LL LL LL Pantaérythritol tétranitrate _._.10 mg.\u201cSomenal 1.LL Lecce aL LL LL LL 20 mg.* (Butéthal 50% \u2014 Phénobarbital 50% ) Dose: Prophylaxie de la crise angineuse, Selon l\u2019avis du médecin.et médicament des syndromes circulatoires.CANADA DRUG LTEE LTD., MONTREAL L'Union Méd.Canada XV Tome 88 \u2014 Sept.1959 | (HYDROCHLOROTHIAZIDE AVEC RESERPINE) L'orientation dans le traitement de I'Hypertension Bénigne « Modérée - Grave Pour plus d\u2019efficacité et une meilleure maitrise de la maladie chez plus d\u2019hypertendus à une fraction des doses nécessaires auparavant 'hydropres! e Peut arrêter les changements organiques causés par l\u2019hypertension e Diminue beaucoup ou élimine totalement le syndrome angineux e Restrictions de sel beaucoup moins sévères e En général, soulage rapidement angoisses, maux de tête, étourdissements, palpitations et tachycardie e Elimine pratiquement la rétention hydrique e Simplifie la posologie CD présentation: \"Hydropres'-50 et 'Hydropres'-25.; Chaque comprimé contient 50 ou 25 mg.d\u2019'HyproDIURIL Merck Sharp & Dohme (hydrochlorothiazide) avec 0.125 mg.de réserpine.Division de Merck & Co.Limited En flacons de 100 et de 1000.Montréal 30, Qué, Un produit des Laboratoires de Recherche Merck Sharp & Dohme 'Hydropres' et 'HYDRODIURIL' sont des marques de commerce de Merck & Co, Limited L'Union Méd.Canada XVI Tome 88 \u2014 Sept.1959 ~ ~ _ \u201cCEPHALEES \u201c~~ ~~ SSCOTOMES ee { ~ CT ~~ \u2014 > i PRESENTE EN e comprimés à 2 mg., 5 mg., 25 mg., 50 mg.ampoules a 1 ml, 25 mg.a 2ml, 5 mg.par ml pour injection i.m.profonde ou, plus rarement, perfusion veineuse.e ° LA POSOLOGIE EST ESSENTIELLEMENT INDIVIDUELLE la dose variera selon l'indication et le sujet traité © renseignements et échantillons sur demande © © © ou lenc LIMITEE 8580 Esplanade, Montréal L\u2019Union Méd.Canada XXI Tome 88 \u2014 Sept.1959 Il est heureux! .puisqu\u2019il est au S-M- A! Le S- M À représente, pour le nourrisson, une alimentation saine Le protéine du S- M- À y est présente dans une proportion physiologique.Le bébé nourri au S- M - À reçoit une ration quotidienne de protéine qui se compare à celle du nourrisson allaité par la mère.Le lipide du S- M- À est riche en acides gras essentiels.Le S- M - A apporte 20 calories à l\u2019once, soit la même ration calorique que le lait maternel.Le S-M- À renferme des hydrates de carbone physiologiques, sous forme de lactose et dans une proportion (7%) qui se rapproche étroitement de celle du lait maternel.= Le S-M- À apporte des vitamines et des minéraux, à doses suffisantes pour couvrir les besoins organiques nécessaires à la santé et à la croissance.Revrent à moins d'un sou l\u2019once =) S-W-A MARQUE DÉPOSÉE WALKERVILLE, ONTARIO en boîtes de 16 onces XXII = _ Fem No, \" us = : ee \u201c2 a £ =>, .3 200 se = + .> te x - fats : SN ou x ms AE Ce \u201c 3 a, ve ss à > = = DP rs V3 5 \u2026 = % >, - 2 is 3 te ne: Ace PE + N or a > > _.+ 2 ai \u201cle Sra ~~ ns > Av > 55 Pac £ za St vu tn 3 35 - \"230 y - \u201ca es 3 4 3 , 2 wy (3 A ~~ BY Ki .« EE QUES I AES ov Ins > = Qu a A 5% ve £ À A Zh > »°, - £a Av 5 $ 5 > = vo 13 C qua te, » mA - ow ne A » 1 = Es me = 4 qe TA A.se >+ > \u201cvg = se ta ee se 7 ose __ Z Po, \u2018ès x a ER EH he on > RR riety LE ex er is TY 23 ou 4.{A à , A 2 PEN 1 Fre = e+ = et fis omposé 2 Te = veau 3 oF he YR te IN £3 æ LH ou cE, vid Mat ré we ae >» 3 > = ~ =u.A ay = ay ui =X ped XU tes 5 Nis eo Oh ma 3 a 2 ae wn or : - 2 Len apa ig UE cu ; +1 * ¥ EC: es a Sr = OF odd EUR = een bioflavonoïde d (double concentrati + TA 4 > 1 Vogue.+ le gave oo Pat Ed ay A 5 = \u201d &ç pre ua 92 = on d Ep 8 on I.ze JE Ady PE = a = Le?ie CU RARBUREERYS Ans 200 mg) avec acide ascorbique PUN Fees oH \u201cTe 5, ( 14 RP: Pr TY Lys C æ Le (Ernie A 2207 =.° sa ve rg 5 en aT Vv Ag 2 ou 7 ee ~ RIT ° se [a Gnd Fo alse LY Za) P ea 20 EN Be eas +: Rr ° pe Amd: a kd oN ) poy => er wi Ei ~ SE \u201cyo Ex ARCS 200 mg > ne > gd He¥ rel Teed op ) +.>, a BT 7g pen, NS .a Lets $ PS se A PEA PN) dels cvs ven yd Mx Aa æ ya a RS Le, pe Pets 4, Fe 3 4 Aw vi nee Cas Prd ed och, agrumes hydrosoluble 2 ir Se Ey oo me 2255 4, ser, san IN, le i > na % 2 A A A > x.5 fos » 20 i es x pe = a an 2, 0 se Na Eat oF ee ne \u201cov sy?td ¥ G 2 5 x va, oy Ÿ Se eh 3 SA & SLR ON \u201ct.2 Ha 2, OF x\u201d BR 23 ot : > ye ve hh aVere i 32 va \" ox SA Sts, En 8 Sir = &F = £ > 3 i R: Ny 7 < (eT Wins ny six es, pd a \u2018x EN = AY 2% wa Ar POAT es af i or Lol \"> S 2 a \u201cTy N 0 NY ce pe Au Nod Rue uk Ny PRS pe = I py ps BY = Pise lv * =.; ï n'a te, =.Yes POS RY SI TA La te = des HE SE va par capsule > pe N : = = FFSA MS ee, ce KY se ?i 2 ee 33, 2 33 cn cé, ou = 3 Ly Te CES oO I oye Ï ro > Lee HN > wv = ae 3 Ne + : 5 LS en = > pee \u2018 7 = CRN - RASE a .; > Ea hy Te as A E < 4 3 - = : y Jy An LA LES fa >, N TE F 1 Les Id \u201crer Ve a à x = = * + \u20ac £4 = = [gd a.> ch PS 2 NE ~~ ~ Tow.LY 2 + ob es ci *S oat + i 4A 3) Ey pas ee pod &.a Fa var, Sean TP ¥ \u201cCS 77 ro wo 534 Yad = au ha as Voge vi ila + 2 avi +7 pie fn] Cas Fa Le cr er ar iN pre an = VIL\" 3: a.PS Late + LANNY, ee Es Rte A ay: += wa Ny ent nN wt PC) 207 dives Des RASE « ss 2» A eA > ' nets SAN 4 Pa 1 > > ane \u20ac st XW Je, Ppl + ve re AN A YO 3 2 pe +.2; Ls ; 25 < >> \u201css SRE pu CR = on sia \u20ac = La iy, - - Es LIS MSA ne.ve Ps ne.IAN ri way -~ > > ae 7 = PRN ñ tre =» > pu Een Go x +, 20 eat Aled Se FN 23% - \u201cx ~ Shall.2\u20ac tor EN Petey, v.se ale WN ne CE Te A == RCE : 0 or \u201cPome, Là (es go ve 0 oe) XK Cd sw $ > re Le ne 8 ke PN oe 3 2 ve & 0 We aw Pf hE us rl FN Wm 2e SE ry wd , TH Fey Lb» AY Ny Allen 7 nee - Va ay re a < : pO se ac 3 eS at SR RU = JA Ta Sow ve TRL mc 3 a, 3 ef sx a Gta se 2 Le an au.22 : PA Sas = Ne 8 CAA 0e, « mares Y .\u2014- TAT Cg, 2 gn al ~~ Ce see >.au Eu su Ei \\T Cr .sa 4 nd ~ Hien - ç < s Tome 88 \u2014 Sept.1959 l'Union Méd.Canada = los L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 Duo-C.V.P.\u2018\u2018diminue d\u2019une manière significative, le taux de mortalité foetal\u201d dans les dangers d\u2019avortements :! Comparaison de traitement entre deux groupes de malades enceintes: (1955)\u2014 64 malades souffrant de dangers d\u2019avortements reçurent divers mélicaments tels que: stilbestrol, progestérone, vitamines C et K, etc, tandis que certaines ne reçurent aucun médicament.résultats: bébés vivants et sains dans 53.1 % des cas.(1957)\u2014 127 malades souffrant de dangers d\u2019avortements recurent de quatre à six capsules de duo-C.V.P.par jour, dès le début du saignement utérin.résultats: bébés vivants et sains dans 72.4% des cas.Facteurs en plus .duo-C.V.P.est sûr, en comparaison des effets secondaires souvent produits par les hormones \u2014 et il est bien plus économique.\u201cIl semble que le taux de mortalité prénatal peut être considérablement diminué par la restauration de l\u2019intégrité capillaire et qu\u2019à cette fin les bioflavonoïdes sont un agent thérapeutique d\u2019une grande valeur.\u2019 duo-C.V.P.est disponible en bouteilles de 50, 100, 500 et 1000 capsules.arlington-funk laboratories, division u.s.vitamin corporation of canada, ltd.1452, rue Drummond, Montréal, Québec 1.Ainslie, W.H.: Obstet.& Gynec.13:185, Feb.1959.} 2.Pearse, H.A., and Trisler, J.D.: Clinical Med.4:1081, 1957. L'Union Méd.Canada XXIV Tome 88 \u2014 Sept.1959 IO .un traitement médical rationnel , de l'ulcère peptique ?N À ja | 7 NS R.:ALUBARB PLUS} | attaque l\u2019Ulcère Peptique | sur quatre plans a la fois vie NS \u201c HH hy, | Vis À | Dh AY: Na bi 4 illustration reproduite d\u2019après une ALUBARB PLUS .Î gravure sur acier d\u2019une édition de 17235 de 10 c.c.ou un comprimé renferment: VESALIUS : DB CORPORIS HUMANI FABRICA 300 mg.de Gel d'Hydroxyde d\u2019Alumine Séché © ANTI-ACIDE: association équilibrée, 300 ma.de Trisilicate de Magnésium efficace, non constipante.100 mg.de Méthylcellulose 12.5 mg.d\u2019Adiphénine HCI © ANTISPASMODIQUE: activités motrice et sécrétoire toutes deux diminuées.0.50 mg.de Chlorhydrate de Benactyzine ® TRANQUILISATION: sans la torpeur des barbituriques ou autres cffets indus.25 mg.de Lauryl Sulfate de Sodium © INACTIVATION D\u2019ENZYME: inactivation de la lysozyme, empéchant la destruction des revétements protecteurs des muqueuses.POUR LE CONTRÔLE DE L'OBÉSITÉ PROBESE TD & VM présenté maintenant sous deux nouvelles formes: Une seule capsule par jour avant le déjeuner peut refréner l\u2019appétit durant 10 à 12 heures.PROBESR PROBESE T.D.PROBESE V.M.La formule vraiment efficace La formule du Probese T.D.avec congue pour répondre aux besoins 8 vitamines et 9 minéraux en du patient lors de l'absorption.quantité dépassant les besoins Le médicament se libère en quotidiens, comme supplément à 3 phases: immédiate, 4 heures un régime d'amaigrissement.et 8 heures.BELL-CRAIG LTD.TORONTO 2B L\u2019Union Méd.Canada XXV Tome 88 \u2014 Sept.1959 D\u2019appétit point, mais sommeil à point si PRELUDINE \"52\" PRELUDINE (hydrochlorure de phenmétrazine), amélioration distincte dans le domaine des modérateurs d\u2019appétit, permet au médecin de contrôler l\u2019appétit avec moins d\u2019effets secondaires indésirables qui souvent compliquent l\u2019administration de d\u2019autres agents anorexiants.! PRELUDINE, contrairement à ce qui se produit avec d\u2019autres anorexiques, se distingue par son taux étonnamment peu élevé d\u2019effets secondaires.Aucun cas appréciable de nervosité, de palpitations ou d\u2019insomnie n\u2019a été rapporté dans les nombreuses investigations cliniques auxquelles PRELUDINE a été soumis.PRELUDINE a une valeur toute spéciale pour les diabétiques obèses.Les besoins d\u2019insuline sont souvent moins grands à mesure qu\u2019il y a perte de poids.PRELUDINE n\u2019exerce aucun effet sur le métabolisme des hydrates de carbone ou sur la tension artérielle.L\u2019hypertension pré-existante chez ces patients n\u2019est pas aggravée.3 Posologie: Un comprimé, deux ou trois fois par jour, une heure avant les repas.Disponibilité: Comprimés rainurés roses de 25 mg.chacun, en flacons de 100 et 1000.Sous brevet de C.H.Boehringer Sohn, Ingelheim.1.Szenas, P., et Pattee, C.J.: Can.Serv.M.J., 13:195, 1957.x Natenshon, A.L.: Am.Pract.& Digest Treat.7:1456, 956.3.Robillard, R.: L\u2019Union Méd.86:652, 1957.Gsiou PRODUITS PHARMACEUTIQUES Division de Geigy (Canada) Limited, 2626 Bates Road, Montréal 26, Québec.L-1130F L'Union Méd.Canada XXVI Tome 88 \u2014 Sept.1959 Sow a aa ae ai RSG SN RR RI TIT RR TRADE MARK Elastoplast L\u2019'ADHÉSIF POREUX Des années d\u2019essais cliniques consi- e La porosité adéquate de toute la surface de , , ., I'adhésif permet une libre évaporation de la dérables et d\u2019emploi couronné de sueur et réduit la réaction cutanée.succès, en Grande-Bretagne et au e La mesure parfaite d'extension et de rétrac- Canada, confirment que seul, Lan pour assurer une compression et un l\u2019Adhésif Poreux Elastoplast ; : : e Bords pelucheux \u2014 prévenant la traumatisa- procure tous les avantages suivants: tion et la dévitalisation de la peau.E ] a S t opl a S t Synonyme de qualité et de sûreté dans le domaine chirurgical.raaps mue on, »* $ St SMITH & NEPHEW, LIMITED = * Poosuuent*\u201d 5640, rue Paré, Montréal 9, Qué.Se Carpenter * Forsyth?Lewis?O'Doherty & Shields * Parks Plumb © TOTAUX Fibre musculaire striée en état de spasme NOMBRE DE MALADES 33 \u201cprononcée\u201d?58 27 \u201chonne** 38 | \u201cexcelente\u201d 17 14 \u201csensible\u201d 30 27 \u2018\u2019encourageante\u201d\u201d 60 55 _ 236 184 34 4 (78,0%) (14,4%) ; Kobins Wr lly COMPRIMES » Son action est puissante et prolongée.' e Les effets secondaires sont comparativement rares,!:23:5.6 e Aux doses courantes, il n\u2018abaisse pas la force musculaire et n'entrave pas les phénomènes réflexes! REFERENCES: 1.Carpenter, E.B.: Southern M.J.51:627, 1958.2.Forsyth, H.F.: J.A.M.A.167:163, 1958.3.Lewis, W.B.: California Med.90:26, 1959.4.O'Doherty, D.S.et Shields, C.D.: J A.M.A.167:160, 1958.5.Park, H.W.: J.A.M.A.167:168, 1958.6.Plumb, C.S.: Journal-Lancet 78:531 1958.A.H.ROBINS COMPANY OF CANADA LIMITED 10151 Boulevard St-Laurent, Montréal, Québec Médicaments de Haute Qualité au Service du Corps Médical Depuis 1878 XXVIII Tome 88 \u2014 Sept.1959 \"Union Méd.Canada se; \u201cHOUVEAUL pe go 1 MY A iow A » A J HY ¢ D lait hd a RAUWOLFIA SERPENTINA \u2014 gare £5 wiot con [IN 25 5 COM ay FRANC (\u201d Daal PR \u2014 ANS A ORLE ER VIER S 3 ta ABoRR \\ + HYPERTENSION eo ARTERITES PERIPHERIQUES ® CORONARITES # ACROCYANOSE + MALADIE DE RAYNAUD BOITE DE 50 COMPRIMES LITTÉRATURE ET ÉCHANTILLONS SUR DEMANDE J.E D DE LIMITEE, 1154 BEAVER HALL SQUARE MONTREAL UN.6-1806 = a Anxiété en période de grossesse Aux femmes enceintes souffrant d\u2019insomnie, d\u2019anxiété et de troubles émotifs, \u201cMiltown\u2019 a apporté le complet soulagement dans 88 pour cent des cas.* \u201cMiltown\u2019\u2019 (posologie usuelle: 400 mg t.1.d.) détend et l'esprit et le muscle en soulageant les symptômes somatiques d\u2019anxiété, de tension et de crainte.\u201cMiltown\u2019\u2019 n\u2019affecte pas le systéme neuro-végétatif; sa thérapeutique peut en toute sécurité être appliquée durant la grossesse.* Miltown En outre: \u2018\u201cMéprospan\u201d\u2019\u2014 Capsules de 200 mg de méprobamate à action soutenue.Posologie usuelle: Deux capsules toutes les douze heures.Ayerst, McKenna & Harrison Limitée, Montréal *Belafsky, H.A., Breslow, S., et Shangold, J.E.: Meprobamate in Pregnancy, Obst.& Gynec.9:703, 1957. l'Union Méd.du Canada Tome 88 -septembre 195 fortis Muffet fey 1 \u2018 OPÉRATION RÉUSSIE .et maintenant, l'opéré considère tout aussi importante la reprise d\u2019une activité normale.La convalescence peut se dérouler sans heurts \u2014 et très souvent être réduite\u2014par l\u2019emploi de \u201cBéminal\u201d no 817 en supplément diététique.La capsule renferme: Vitamine B12.0.0.0.10.0 meg Thiamine.250mg Riboflavine.12.5 mg Nicotinamide.50.0 mg Pyridoxine.1.0mg d-Pantothénate de calcium.10.0 mg Acide ascorbique.250.0 mg Posologie Une à trois capsules par jour.Ayerst, McKenna & Harrison, Limitée, Montreal L'Union Méd.Canada XXXI Tome 88 \u2014 Sept.1959 NOUVELLE protection vitaminique pour les enfants V | = T A B S\u201d .une formule familière sous une forme nouvelle Les médecins connaissent l\u2019efficacité des gouttes Vi-Sol pour la protection vitaminique des bébés.Or, voici qu\u2019ils peuvent continuer cette protection aux bébés confiés à leurs soins, en les faisant passer du Vi-Sol aux Vi-Tabs.Les Vi-Tabs ont une délicieuse saveur de fruit.ils se dissolvent facilement dans la bouche.Finies, les cuillères salies et les capsules difficiles à avaler.Avec les Vi-Tabs ou le Vi-Sol, les enfants de tout âge reçoivent un supplément vitaminique adéquat.*Marque déposée TRI -VI-SOL 8 vitamines de base TRI -VI-TABS POLY-VI-SOL 6 vitamines essentielles POLY-VI-TABS DECA-VI-SOL 10 vitamines importantes DECA-VI-TABS Mead Johnson wou XXXII L'Union Méd.Canada Tome S8 \u2014 Sept.1959 ARGYROL 55.(solution stabilisée ) nouveau stabilisé la seule solution stabilisée de protéine d'argent faible SÉCURITÉ EFFICACITÉ STABILITE Le nouvel ARGYROL S.S.soulage l\u2019irritation, adoucit et nettoie, et de plus: @ Assure une efficacité anti-microbienne étendue contre les germes gram-positifs et les germes gram-négatifs.@ Offre une sécurité remarquable \u2014 aucun danger de sensibilisation.@ Garde sa stabilité et sa fraîcheur indéfiniment.Flacons compte-gouttes de 14 once et de 1 once.CROOKES-BARNES CANADA, LTD.Ste-Thérèse, P.Q. - - ~ - > - s > a NW = _ > Eg s x - = all NW al ~ N al > a $ Ww & S WN s » = S S WW OS s © © WW N ©» $ ss.S ss WN > S > NN Ww \\ WW S S S WW WN $ S ©» » S WW $ WW 9 SN s S WN WW o S Ww = S S WN $ WW S $ s WN S s $ WW Q ON Nd QW ON s S ss § N = NN S s S $ $ S O $ $ WN » N 9 $ S oO NI » » » $ oo s S S s S $ S » Nl N of © » > WN S § \\ $ S WN > » $ S ON W\\ 9 oF \\ » Y N $ S S N oO $ ON 9 s S > S S » N $ N SN N N NS S OS S © S S S $ S S S S S 9 N 9 S 9 9 $ S A > NI \\ WW S S s ç OF S ON \\ \\N N SN S S $ © SS WN AN AN SN ss NSN NN IN NN SN oN Ÿ NN N SN AN AN SO AN WN NN SN = SS PN NN N\\\\ A I ON SN AO AN s SN Ÿ RS ASS S NN $ EB SO AN \\N $ NN $ SN oN SN SN AF © Ga © N $ Yu, S S U Un 3 W Ÿ NS / vy © NN S \u201cW To, S Un 2 5 » U U © W, \u201cHy, S M 2 4 \u201c > Ut 4 2 U K 4 \u201cUY, Yn Wy S U Tome 88 \u2014 Sept .Yo.U ¥ S % CU 4 Up $ Un 9 2 Hs.U 4 Wy S 1959 L'Union Méd.Canada U d'attaque S % CG U U Ut U Un ¥ 7 U x % © 4 - Un, \u201c4, Un, U Gos.% 4 77.% U U \u201c4, Ww, % Un, U $ Us.> 3 de consolidation.4 CG % U \u201cCh S U Un, En = Z S 2 CG U - WY % \u201cU, W, Us % S S Un.U 3 5 $ 4 U Y KK U U tes $ S S 2 3 4 Un % % CE % » U 0 % \u201cty POSOLOGIES USUELLES > ZA \\ = 3 On, S U : 4 $ \u201c1, 0.75 a 1.25mg.dans les cures 1.5à 6 mg.dans les traitement U CG U 4 3 2 \\ % 3 Us © CU U S S \u201cMy ty, % \u201cUy, 4 : ¥ Mu, S $ = Un Z © % - PUISSANCE D\u2019ACTION 4 S \u201c4, % My ROUSSEL (CANADA) LTÉE WN > A 4 Un, U $ Un $ % prednisolone.Perspectives WN C U, CG - %, Ut U Ut, 4 Y % 4 W, U Compri 2 N Y : > M Un WN W Corps > 4 ©» N WN \u201c7 - Wy, 4 LES MALADES > ZZ > > Hu U % 9 \u201c4 S © \u201c2, 4 %, Wy, M au cours de la corticoth 3 on > Y y Yo.O .- - 7 » \"7, U © 209 est, rue Ste-Catherine, Montréal 18, Téléphone Distributeurs exclusifs: Anglo-French Drug Cie.Ltée.U % % .Ur.9 Ut, 7 KK $ ©» % nes rainure - PRESENTATION S W, U Flacon de 20 et 100 ° © re > Wy OS O % S & érapie.Un U : 3 S 4 9 QO © M PARTICULIEREMENT INDIQUE CHEZ $ $ Un U § % co 7%, .$ $ $ U $ $ Un % U - respectant le métabolisme hydrosod \u2018 S S U ° de dexaméthasone alcool libre.e.DISCRETION DES EFFETS SECONDAIRES - \\ Victor 2-7902.S 3 LU 3 Un » 3 %, ROU comprimes.» © S NN CG = My U se en corticothérapie anti-inflammatoire Un Un, U 2 % U U 4 NOUVELLES NOUVEAU U y tn, % 4 2 Un, Y % U sy - ou ayant présentés des réactions secondaires - non améliorés par les autres corticostéroides.-7 a 8 fois celle de la prednisone et de la » W SEL s 0.6mg.et 0.75 mg.DEXACORTISYL \u201cWy, U \u201cty, DEXAMETHASONE $ OS Un U Ua S $ U © CG N WN Un, 4 s \\ U % #y, ON Wn.% NS s .AW WW QF Nal .sv = Na NN $ > SN W 7 4 % NN S WW 4 s S © WW S S N Ww S S s » S WW © Nl © S $ Ww » QW AW NN WW $ WwW S > s » S Ww $ Ww S Ww $ sv $ + S © s $ S WW © WW ©» WwW S © © © Ww © WN $ \\ U > S NN N N\\ S S ON © OS © $ » S 9 S N\\ S \\ WN » N S ON $ $ S S » $ S S WN © 8 ON SN © ON S S S S » N S » S NN © S ©» S XXXIII LS/FC/86 Un, WN % N N\\N NSN S S $ S N SN N\\ S 3 S S NN S N S S 9 N SN N\\ $ S $ S N S ON ON S © ON © S S S SS NN N \\\\ © Oo 9 NN S $ SN WN 9 N N S S WN SN N eae s SN AW AN SB Ÿ oN NR N D NV s AN Ÿ AB AN NN WN S WN MN AN AOD WN NN AN AOR S RS SN AN AN AN N\\ ON SN AN s ~N 9 ND ~N NR $ ss S ~N S ss N ss O NN 9 ss S - NN NN A ss ON ss NS N - > L'Union Méd.Canada XXXIV Tome 88 \u2014 Sept.1959 quand des symptômes psychiques déforment l\u2019aspect de la vie Dartal aide le malade à rétablir ses processus mentaux Dans la pratique de tous les jours aussi bien qu\u2019à l'hôpital, Dartal est consistant dans ses effets comme peu de tranquillisants peuvent l'être.Dartal contribue à rétablir l\u2019équilibre émotif Dartal diminue ou soulage efficacement l\u2019hyperacidité émotive et l\u2019excitation psycho-motrice.Dartal est exceptionnellement sûr Lors d\u2019un récent symposium, des autorités en hépatologie* ont établi que Dartal n\u2019est ni ictérogène, ni hépato-toxique.Dartal est efficace à faible dose Un comprimé à 2 mg.4 fois par jour ou un comprimé à 5 mg.3 fois par jour dans les névroses; un comprimé à 10 mg.3 fois par jour dans les psychoses.*Symposium sur les Effets Pharmacologiques de Dartal sur le Foie, Chicago, Laboratoires de Recherches, 7 février 1958.un agent psycho-chimique supérieur dans le traitement des troubles émotifs tant majeurs que mineurs dichlorhydrate marque de dichlorhydrate de thiopropazate G.D.Searle & Co.of Canada, Ltd., 247 Queen St., E., Brampton, Ontario SEARLE L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 Véritable solution aqueuse pour une action anti-inflammatoire des plus efficaces SOLUTION OPHTALMIQUE STÉRILE DELTRASO XXXV L (21-PHOSPHATE DE PREDNISOLONE-SULFATE DE NÉOMYCINE) Vous pouvez dès aujourd\u2019hui faire profiter vos patients des avantages incomparables du premier \u2018\u201c\u201cdelta-stéroïde\u201d\u2019 présenté sous forme de véritable solution aqueuse.Cette préparation, stérile et stable, renferme un ester inorganique soluble du plus actif des \u2018\u2018delta-stéroides\u2019\u2019\u2014Ile 21-phos- phate de prednisolone.De fait, la solution ophtalmique stérile 'NEo- HYDELTRASOL' est unique par les avantages qu\u2019elle procure: + absence de toute particule susceptible de blesser l\u2019oeil + concentrations de prednisolone uniformes et beaucoup plus efficaces + compatibilité physiologique avec les tissus et humeurs oculaires + longue stabilité\u2014 aucune précipitation avec le temps\u2014réfrigération inutile Indications: Lésions allergiques et inflammatoires du segment antérieur de l\u2019oeil; blessures dues à un traumatisme d\u2019origine mécanique ou chimique; infections relevant de bactéries néomycino-sensibles.Contre-indications: Herpès simplex et tuberculose oculaires.Présentation: Solution ophtalmique stérile 'NE0-HYDELTRASOL' à 0.5% en flacons compte- gouttes de 5cm®; onguent ophtalmique 'NEO-HYDELTRASOL' a 0.25%, en tubes de 3.5 Gm.Et, de plus.Solution ophtalmique stérile \"HYDELTRASOL' à 0.5% en flacons compte-gouttes de 2.5 cm* et de 5 cm°; onguent ophtalmique 'HYDELTRASOL' à 0.25% en tubes de 3.5 Gm.Merck Sharp & Dohme Montréal 30, Qué.Division de Merck & Co.Limited XXXVI L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 NOUVEAU ; une synergie intra-nasale Flacon de plastique commode, ; \u2019 souple et incassable.J N A l'épreuve des fuites, J 2, n ferme .4 produit une fine pulvérisation.UN DECONGESTIF Néo-Synéphrine* HCl 0.5% UN ANTI-INFLAMMATOIRE Hydrocortisone 0.02% UN ANTI-ALLERGIQUE Thenfadil* HCl 0.06% UN ANTI-BACTERIEN Néomycine (sulfate) 1 mg.par cc.(équivalant a 06 mg.de néomycine base par cc.) Polymyzine B ACTION POTENTIALISÉE pour (sous forme d © l t ° [4 .À de sulfate) assurer de meilleurs résultats cliniques par cc.A : ans RHUMES SINUSITE RHINITE ALLERGIQUE phényléphrine) et Thenfadil (marque de Thényldiamine), marques déposées, U.S.Pat.Off. L\u2019Union Méd.Canada XXXVII Tome 88 \u2014 Sept.1959 Le seul euglycemiant sur le marché Etant donné que l\u2019Orinase ramène le sucre sanguin à son chiffre normal mais presque jamais sous la normale, c\u2019est donc à juste titre qu\u2019on la qualifié d\u2019euglycémiant.Si d\u2019autres anti-diabétiques réduisent efficacement le taux du sucre sanguin, par contre ils le font souvent tomber en-dessous de la quantité normale qu\u2019exige l\u2019organisme et aboutissent ainsi à créer l\u2019hypoglycémie.ÉA Horonsr PHARMACEUTICALS OF CANADA LIMITED, MONTREAL XXXVIII L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 El LINLNEZ LESYOXYURES LES®LOMBRICS S AAC = Sans souillure .sans vomissements x ES MT Le EDIT RE sans PEUX « Sans EL Présentation.de Citrate de Pipérazine REL SIROP 100 m 4 itrate de Pipérazine, aay COMPRIMES ramures .J de Phosphate de Piperazine, \u2018ANTEPAR\u2019 PASTILLES a EET 500 mg Littérature RTI.on FU Ey e, bea BURROUGHS WELLCOME & CO.(CANADA) LTD., Montreal L'Union M£d.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 POURQUOI RISQUER DE RETARDER LA GUERISON DES INFECTIONS À STAPHYLOcoques pour traiter la septicémie, l'entérite, Vinfection des plaies post-opératoires d'origine staphylococcique, et d'autres infections staphylococciques graves.ŒD Merck Sharp & Dohme wontréal 30, qué.D'HÔPITAUX?Le \u201c\u2019staphylocoque d'hôpital\u201d, cause fréquente de septicémie, d'entérite et d'autres infections graves, est un germe qui s'avère souvent résistant aux antibiotiques et qui, heureusement, se montre très souvent sensible au CATHOMYCIN (novobiocine).Pour traiter le malade qui présente une infection résistante aux antibiotiques courants, CATHOMYCIN constitue la première ligne de défense et s'appuie, dans ce domaine, sur une longue liste* de travaux cliniques éloquemment favorables.CATHOMYCIN peut s'administrer seul ou associé aux autres antibiotiques à doses normales.Associé, CATHOMYCIN assure au malade une protection efficace contre l'apparition de souches résistantes.Rapidement absorbé, le produit réalise promptement des concentrations sanguines thérapeutiques élevées qui se maintiennent durant 12 heures au moins.|| est généralement bien toléré et ne détruit pas la flore intestinale normale.I n'existe aucun signe de résistance croisée avec d\u2019autres antibiotiques.POSOLOGIE: Adultes\u2014CATHOMYCIN sodique, 2 capsules b.i.d.ou CATHOMYCIN calcique en sirop, 4 cuillerées a thé b.i.d.Enfants (jusqu'à 12 ans)\u2014de 2 à 8 cuillerées à thé par jour, en doses fractionnées, la posologie étant calculée sur 10 mg.de CATHOMYCIN par lb.de poids corporel et par jour.PRÉSENTATION: Capsule de novobiocine sodique, renfermant l'équivalent de 250 mg.de novobiocine, en flacons de 16 et de 100 capsules, et sirop aromatisé à l\u2019orange (suspension aqueuse), en flacon de 60 cms.Le sirop de CATHOMYCIN renferme, par dose de 5 centimètres cubes, 125 mg.(2.5%) de novobiocine, sous forme de novo- biocine calcique.*Bibliographie compléte adressée sur demande.CAPSULES Division de Merck & Co.Limited OMYCIN NOVOBIOCINE XXXIX woh en rh 0 ah omy gy ee _; 4 Ses, SE Vell -@ V Pe end \u2018Q | ed | a ed LL EER TL) oa) BB PF CRE LUN va on @pm- Cx NOUVEAU un antigène multiple pour sage pédiatrique.Diphtérie- \u201cTétanos- Coquluch Fotiomyéi ds ate tke vis) mmunise on CS cv Antigène muldpi \u201cimmunisation simultanée co ITISSO de nts d\u2019 ag dré- scolaire cont la diphté que t la poliomyélite.paraly u Jne réaction anticorps fav rabl trée chez des enfants immunisés 1U QUADRIGEN compris dans es cg _es antigènes de QUADRIGEN son OT enna uantit optima Paluminium-phosphate afin d\u2019êtr agent ¢ patible et puissant Jne dose unique de QUADRIGEN ep OI e carton pour i e schéma posologique.Avec QUAD C 1mm érapie multiple st acquise par moins d\u2019injections et posologi éduits -régime fort apprécié tant des patients e des par Parrett, C.D, Jr, et col.: J.A.M.ÀA.167: 1103, 1958; bid.; Am.J.Pub.Health 49: 644, 195 Parke, Davis & Co.Ltd.Montreal 9,P.Q.Cressy ARQUE DEPOSEE 4,040 : > ER?-) La Es Tae ST - sary .yer WB oN \u201cAlors, il a fallu que je fasse le diner pour papa.J'ai W } \u2018Maman avait tellement même trouvé les pilules que Alors la douleur s'en de douleur qu\u2019elle dut le docteur avait prescrit\u201d alla très vite \u2014 presque aller se coucher\u201d ; avant que j'aie fini la vaisselle\u201d & LUN LA DOULEUR LJ Va Percodan de Din (drohydroxyoædéénone et Lr LTR TEL CL GORE Q \u201cMaintenant, maman est très bien \u2026elle a dit que je pouvais aider à la cuisine .mais papa a dit pour le thé seulement\u201d IG CONSTIPE | EER fre MOYENNE POUR ADULTES: 1 SLT] Ts fos\u2019 N No En | toutes | a DRUGS (CANADA) LTD.Endo mg LE Ta LA DOULEUR DISPARUT RAPIDEMENT, XLIII , nada - [Union Mig, Cuts 88 \u2014 Tome \u201cUy, Wy, \u201cuy, \u201c1, %, %, 4,4 4, 4 vos, U % % NR 400 0, 4,02, 4, 6 YY, WW, U, 4, v, 4 44 Un, 4, MW.Y, 4 74% Ty, 7, Un, My, 0 y 4 wn, TY, U W.YW 0, 0,4, hy, .- DEK 4,4 4, 4 tours E 4,4 WY, ED Wy, 4 U % = D ; U 4 H wy, Wy E 4,4 Wy M , 4,0 4 3 4, 4 % a 4, U ê 4, 4, , WW, %, Wy ~ lage Wy, re 5, 4 4,4 WW, à 4 Wy, Ww, V 4,4 4 YH 4 4,4 % % % Wy, 6 4,0 wh 5 4, D J, : 3 |4 4,4 Wh BR 2 REGLES RD 4, %, TA %, Y WY, 1 1 PLUS %, 4,4 ; RS URS 2, 0 2, - u oO 7, > %, ; OMPRIME Ne ERVALLE 39 ) Wh, 4 UN UR D°i %, U R JO 2,7, 5, U PA URS 4,4% Yh, 3 Jo 24 U ANT YW, JY, END v, 7, Hy, Q wh, L 4 ° U 4 4 4, 4 4,0 | on rap Wy,\" 4 | acil 4,4, Wh une 4,0 DC Wy) Pour Wh, YW, 5 4,4 4, 4 Wh, 4 5, 4, 2 % Y 5, 4, 5, 4 YW YW, W, 7% 4, 4 Uu, 4 v, 7 %,% 4, 4, d\u2019éthistérone 4 % %, \u20ac YW, UV [( o mg.Y, 4 ; %, tient § U % 4,4 imé con 4,0 W, rimé iol.jours.yy, Wy, haque comp inv] oestradi de 3 jour 4 4 2, 4 Chaq g.d\u2019éthiny r une cure 4,0 mg.se u 2, HY, à 4 et 0.05 comprimés po Wh, 7 4 4, ite de 3 5, 4 WH, Bo ent sur 4,4 % 4 it directem produit Wy, WM, énorone Forte tion de la c ller Albright .U, À > Amé \u2019interru Fu 2%, 4, 4 L inte it par Uu, 4 7,4 > L écrit p ; U, 4 4,4 etre.ical\u201d décr ue WY,\" 4% \u2019endom sdical ologiq 4, U 4, 4 l\u2019e mé ion \u201cphysi 4,4, LU tage n \u201cp U, 4 WH \u201ccure uatio: \u2018a pas 5, 4,0 U, \u20ac le enstr te n 4, 4 YW, em For Ww, Y, i est un \u2018norone .Un, 4 Un, 4 1 es nor te.; 4, 4 7% u \u201d.L\u2019Amé ncein 4, 4 WwW, k male\u201d.L lente est e %, 4 4,4 nor i patie WY, 4,0 EL jon si la p 9, %, 7 4 UNS d\u2019action 4,4 4,0 RO 4%, » Un, % Ch wh, ée 4,4 a, LTEE pagnie Lté % a, 7%, m 2 4, 4% 4,4 A Co 2-790 \u201cny, Wy, Un, 4 u - \u201cUy, Wy %, SEL CANAD French Drug Tél.Victor 2-75 Wy, , 4, 4 o- 18 \u2019 5% % Wy, US WY, Us ifs: Ang eal, 18.a, , ny, », % RO lusifs : tréal, a, 4,4 7 clu .Mon SW, 4, TW, 7, MW, 4,4 s ex e 44 U, 4 MW.O0 2 0, istributeur herine, 444 U U U Un.40, , Distri Cat 44,4 0 0 00, % Ste- 05 4,4,% 4,4 00.Un 4, 4 ue AV 4,0 st,r AN U 209 est, hy, 4, , Co.Un, 4,0 0,444, 4, 4, Mm.4 hy, yy, 20% U, 4 4% Uu, 4 Mn.Un, %, U Un, 4 2 Un \"4 0, A este 74 \u2014~\u2014 XLIV L'Union Méd.C'anads Tome 88 \u2014 Sept.195Ÿ \" R.J.STRASENBURGH CO.OF CANADA LIMITED 4126 BATHURST ST, DOWNSVIEW, ONTARIO L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 XLVII Une victime.- il mange trop 4\u201d > J or CO a am \u2014 Ya % NOUVEAU OINVNMIIN] Sans Amphétamine ANOREXIQUE \u201cSTRASIONIQUE\u201d RÉSINE DE PHENYL-TERT-BUTYLAMINE @ Répression de l\u2019appétit pendant 10 à 14 heures @ Contrôle prévisible du poids .perte de poids bienfaisante de 221 livre par jour, dans les cas moyens Dans bien des cas, seule une répression de l\u2019appétit (\u2018lonamin\u2019) est nécessaire afin d\u2019assurer, entre l'ingestion de calories et la dépense d\u2019énergie, l'équilibre requis pour provoquer une ; perte de poids prévisible et réglée.Grâce à la libération X EQUILIBRE \u201c\u2018Strasionique\u2019\u2019, l\u2019action thérapeutique souhaitée est uniforme, prévisible et bienfaisante.L\u2019lonamin peut être prescrite aux obèses qui sont arthritiques, diabétiques, ou âgés; aux femmes, en cours de grossesse ou de ménopause; et pour diminuer les risques opératoires.Elle peut être employée, avec prudence, en présence d\u2019hypertension ou d\u2019affection cardio-vasculaire.@ Une seule Capsule par jour, 10 à 14 heures avant le coucher 2 FORCES S\u2019obtient sur ordonna No 904 \u2014 Liste No 903 \u2014 Liste r nee IONAMIN : IONAMIN \u201830° A \u2018 1 5\u2019 Chaque capsule jaune contient: Chaque capsule jaune et grise 2 .contient: phényl-tert.-butylamine , 20 me.M phényl-tert.-butylamine: 15 mg.à l\u2019état de complexe résineux à l\u2019état de complexe résineux STRASENBURCH Le «Ve Créateur du Dégagement (ionique soutenu) \u2018Strasionic\u2019 2 R.J.STRASENBURGH CO.OF CANADA LIMITED 4126 BATHURST ST, DOWNSVIEW, ONTARIO imal troubl \u2018 ilib himique et psychiqu du patient \u20ac em conissmescss | v tG ~R Fo 57 Pre rit \u2019 A JPL TIA corticosteroid UT À ; totaux lt © | Confirmés par des rapports publiés par d\u2019éminents cliniciens: l ll e contrôle efficace e trouble minimal des symptômes cliniques de l\u2019équilibre et chimique et psychique inflammatoires \"*° du patient 1,4,5,8-19 TriamcMmolone LEDERLE Ÿ veaux anti-inflammatoires et antiallergiques ' ARISTOCORT signifie: , .Références: 1.Feinberg, S.M., Feinberg, A.R., et sence de rétention hydro-sodique Fisherman, E.W.: J.A.M.A.167-58 (3 mal) 1958.d dé di .d .2.Epstein, J.I., et Sherwood, H.: Connecticut Med.sence de deperdition de potassium 22:822 (déc.) 1958.3.Friedlaender, S., et Friedlaen- ole , qe .der, A.S.: Antibiotic Med.& Clin.Ther.5:315 (mai) perdition négligeable de calcium 1958.4.Segal, M.S.et Duvenci, J.: Bull.Tufts North ., .East M.Center 4-71 (avril-juin) 1958.5.Segal, M.S.: uphorie et la dépression sont rares Report to the A.M.A.Council on Drugs, J.A.M.A.169: rye .1063 (7 1958.6.Sh d, H.et ke, R.A.: s d\u2019appétit vorace \u2014 pas d\u2019augmentation excessive de poids 3.Atleran 28097 (mars) 1988 4 Der LA ° z \u2019 * * R.: Antibiotic Med.& Clin.Ther.5:710 (déc.) 1958.ible fréquence d\u2019ulcère peptique 8.McGavack, T.H.: Clin.Med.(juin) 1959.9.Frey- ible fréquence d\u2019ostéoporose avec fracture de compression hor oorntsen, C.A., et Hellman, L.: Arthritis and Rheumatism 1:25 (juin) 1958.10.Hartung, E.F.: .Î .JAMA.167-973 (21 juin) 1958.11.Hartung, E.F.: attons: arthrite rhumatoïde; arthrite; allergies respiratoires; dermatoses J.Florida Acad.Gen.Pract.8:18, 1958.12.Zuckner, Biques et inflammatoires; lupus érythémateux disséminé; syndrome néphro- J.; Ramsey, R.H.; Caciolo, C., et Gantner, G.E.: Ann.> 23, Rheum.Dis.17:398 (déc.) 1958.13.Appel, B.; Tye, ; lymphomes et leucémies., .qe sue M.J., et Leibsohn, E.: Antibiotic Med.& Clin.Ther.Fauttons: Avec l\u2019ARISTOCORT toutes les précautions traditionnelles qu exige la \u20145:716 (déc.) 1958.14.Kalz, F.: Canad.M.A.J.79:400 costéroïdothérapie doivent être observées.La dose doit être soigneusement (sept.) 1958.15.Mullins, J.F., et Wilson, GT: Texas ée à la plus petite quantité capable de réprimer les symptômes.Quand les State J.Med.54-648 (sapt.) 1958.16.Shelley, W.B.; Se A ; .Harun, J.8., et Pillsbury, D.M.: J.A.M.4.167:959 (21 ents prennent des stéroides pendant des périodes prolongées, la discontinua- juin) 1958.17.DuBois, E.F.: J.A.M.A.167:1690 (26 .de la médication doit se faire graduellement.juillet) 1958.18.McGavack, T.H.; Kao, K.T.;Leake, entation: Comprimé i 4 .(jaunes), 2 me.(roses), 4 me.D.A.; Bauer, H.G., et Berger, H.E.: Am.J.Med.Sc.JCS) primes rainurés de 1 me GQ © ), 8 (ro ), g 236:720 (déc.) 1958.19.Council on Drugs: J.4.M.A.\u2018 169:257 (17 janv.) 1959.20.Rein, C.R.; Fleischmajer, cétate Parentéral (pour injection intrasynoviale et intra-articulaire).Fioles R., \u2018et Rosenthal, AR.: J.A M.A.165.1821 (7 déc.) p cc.(25 mg./1 ce.).1957.DEPARTEMENT DES PRODUITS MEDICAUX CYANAMID OF CANADA LIMITED MONTREAL, QUEBEC L'Union Méd.C'anada Tome 88 \u2014 Sept.1959 Citrate d\u2019éthoheptazine et acide acétylsalicylique, Wyeth 2 Walkerville, Ont.à vos malades qui ont besoin d\u2019un médicament plus actif que l\u2019acide acétylsalicylique mais moins puissant que la morphine injectable, prescrivez la ZACTIRIN.*Marque déposée * analgésique puissant * non-narcotique * indications très nombreuses * effets secondaires rares * efficace par voie orale * n\u2019entraîne pas de pharmacomanie Présentation: Comprimés caractéristiques, à 2 couches, jaune et vert, en flacons de 100 et de 1000 comprimés.Le comprimé renferme 75 mg.de citrate d'éthoheptazine et 300 mg.(5 grains) d'acide acétylsalicylique.Posologie: De | à 2 comprimés, 3 à 4 fois par jour, selon le degré d'acuité de la douleur. IN MEMORIAM PIERRE MASSON (1880 - 1959) Le 11 mai 1959, disparaissait l\u2019un des plus grands histo-pathologistes de la première moitié de ce siècle, un ambassadeur de la culture française en notre pays, l\u2019un des rares hommes de science venus de France qui firent école au Canada français.Pierre Masson naît à Dijon, en 1880, où Il reçoit son instruction première.Pendant son P.C.N., il est choisi comme collaborateur par Bataillon et pendant cinq ans il assiste à la série des admirables recherches qui ont conduit à la découverte de la parthénogénèse traumatique et se perfectionne en technique histologique.Inserit à l\u2019Université de Paris, il est attaché, comme anatomo-pathologiste, à l\u2019hôpital La- riboisière et travaille auprès de Brault.C\u2019est à ce moment que sa carrière s\u2019oriente définitivement vers l\u2019anatomie-pathologique.Il obtient son doctorat en médecine en 1909; sa thèse porte sur «les névromes ganglionnaires du grand sympathique ».Il devient bientôt préparateur de Borrel, à l\u2019Institut Pasteur, puis, lorsqu\u2019il quitte les laboratoires de Lari- boisières, Gosset lui confie les siens, à la Salpêtrière.Il met alors au point une technique histologique qui lui permettra de décrire des structures que personne n\u2019avait vues avant lui. 1018 Dès le début de la guerre de 1914, il est fait prisonnier et passe un an en Allemagne.A son retour, il est attaché au Groupe des Services chirurgicaux et scientifiques de Bou- leuse, dirigé par Cl.Regaud.Immédiatement après la guerre, sa réputation comme histo- pathologiste est tellement grande en France, qu\u2019il est désigné, le plus jeune parmi les nouveaux professeurs, à la chaire d\u2019anatomie pathologique de Strasbourg, en Alsace reconquise ; à cette chaire qu\u2019avaient illustrée Lob- stein et von Recklinghausen.Il demeura titulaire de cette chaire, sauf erreur, jusqu\u2019en 1946.A sa venue a Strasbourg, il a comme assistant Louis Gery avec qui il a travaillé à Pasteur et qui lui succédera ; et comme préparateurs Ch.Oberling et L.Berger.En janvier 1927, à la demande de l\u2019hôpital Notre-Dame et de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal, il est nommé chef des: laboratoires du même hôpital et titulaire de la chaire d\u2019anatomie-pathologique.L\u2019Hôtel- Dieu puis Ste-Justine s\u2019assurent ses services par la suite.Jusqu\u2019au printemps 1958, sa vie est partagée entre les laboratoires des trois hôpitaux, le matin, et celui de l\u2019Université, l\u2019après-midi.Il rénove l\u2019enseignement, réorganise les laboratoires d\u2019anatomie-pathologique des hôpitaux, poursuit ses études histologiques par des techniques qu\u2019il améliore, invente et accomplit lui-même et publie le résultat de ses recherches.Chaque jour, pour ainsi dire, il travaille à sa collection histologique personnelle ; il accumule les cas intéressants et difficiles, et en établit, de sa propre main, le fichier complet.Cette collection demeurera, je l\u2019espère, pour des générations à venir le modèle de la technique histologique et une source inépuisable d\u2019informations.A un âge où beaucoup se reposent sur leurs lauriers, il entreprend de rééditer son livre sur les tumeurs humaines.Ce volume, qui représente ses idées personnelles sur les sujets qu\u2019il traite n\u2019est pas une simple réédition du premier, paru en 1922 ; il s\u2019agit d\u2019un traité IN MEMORIAM L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 où tout a été écrit de nouveau, à la lumière de son expérience et de ses recherches.Il continue son enseignement, qui a été admiré par des milliers d\u2019étudiants, jusqu\u2019au printemps de 1958, où un accident apparemment bénin mais dont les effets vont en s\u2019aggravant, l\u2019empêchent de se rendre à l\u2019Université.Alité pendant plusieurs mois, pendant lesquels il doit subir une intervention chirurgicale, il meurt assez brusquement, en quelques heures, à l\u2019âge de 79 ans.Il était membre de l\u2019Association française pour l\u2019Etude du Cancer depuis 1909, membre de la Société Royale du Canada, membre de l\u2019Académie nationale de Médecine, membre honoraire de la « New-York Pathological Society », membre honoraire de la « Pathological Society of Great Britain and Ireland », docteur honoraire de l\u2019Université de Montréal, de l\u2019Université McGill, de l\u2019Université Laval et de l\u2019Université d\u2019Ottawa.kook L'œuvre écrite de Masson est considérable.En plus des deux volumes déjà mentionnés, il a publié plus de cent trente articles, marqués par une grande originalité et dont la plupart ont trait à de nouvelles interprétations ou descriptions de lésions, de tumeurs et de structures normales.Le dernier paraissait au printemps de 1959, dans le numéro des Annales d\u2019Anatomie-Pathologique, consacré à la mémoire de Louis Géry.Je me limiterai à résumer ici lez points les plus intéressants de sa production scientifique.Son attention a été attirée par des sujet très diversifiés dont il fut le premier à révéler l\u2019existence ou à expliquer la nature.Ainsi la description du ganglio-neurome de sa thèse constitue l\u2019une des premières publications de cette entité particulière, après celle d\u2019Alezais et Peyron.Déjà en 1914, après utilisation de la méthode de Fontana sur l\u2019intestin et les tumeurs de l\u2019appendice, il décrivait l\u2019argentaffinité des cellules de Kulchitzky et créait le mot de cellules argentaffines, découverte qui le conduira plus tard à la série de recherches sur le L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 système nerveux de l'intestin, sur les lésions nerveuses, les névromes et les carcinoïdes de l\u2019appendice : recherches qui lui permettront de formuler alors l'hypothèse du neurentoder- me.Avec Cl.Regaud, 1l décrit la manière dont pénêtrent les microbes de la cavité intestinale dans l\u2019épithélium de revêtement et dans les follicules lymphoïdes chez le lapin, constituant dans ceux-ci une symbiose ignorée jusque là, et qui fausse au départ les conclusions de la pathogénie de l\u2019appendicite expérimentale chez le lapin.Ses études sur la polarité fonctionnelle des cellules, ses variations, ses mécanismes, ainsi que celles qu\u2019il a consacrées à l\u2019action des sécrétions epithéliales sur la constitution des substances fondamentales des tissus et de certaines tumeurs dites paradoxales forment le chapitre probablement le plus ignoré de son œuvre.À la suite de sa description de la migration des cellules du fond des glandes de Lieberkuhn dans les nerfs de la muqueuse appendiculaire, de leur transformation en cellules argentaffi- nes, de leur activité sécrétoire intranerveuse, joignant ses observations à celles de Berger qui venait de décrire les cellules sympathico- tropes du hile de l\u2019ovaire, il lance, avec ce dernier auteur, le mot de neurocrinie dont la signification devait ouvrir la voie à cette partie importante de la physiologie du système nerveux périphérique.Avec Sencert, il publie l\u2019une des premières observations authentiques de cancer leydigien.Puis il fournit une interprétation logique de la pneumatose entéro-péritonéale ; confirme l\u2019existence des boutons embryonnaires de Pey- ron dans les embryomes du testicule, établit la nature germinale du spermatocytome, l\u2019origine endodermique téralologique des kystes pseudo-mucineux de l\u2019ovaire, et avec Martin, il décrit le rhabdomyome des nerfs.Enfin, avec Paré, il attire l\u2019attention sur la lésion du poumon rhumatismal, et avec Riopelle et Si- mard il attribue au mésothélium cœlomique l\u2019origine de certaines tumeurs de la sphère génitale.IN MEMORIAM 1019 Mais la partie la plus importante et la plus originale de son œuvre porte sur le système nerveux, en particulier sur le sytsème nerveux périphérique.Signalons que sa clessification histogénique des tumeurs du névraxe, très voisine de celle de Bailey, paraît à l\u2019heure actuelle, même si elle n\u2019est pas entièrement satisfaisante, comme il le dit lui-même, la plus logique et la plus commode.En ce qui concerne le système nerveux périphérique, son nom restera définitivement rattaché à quatre entités oncologiques ; les neuro-nævi dont il a donné sa conception et un résumé de ses idées presonnelles dans la revue « Cancer » ; les lésions nerveuses et les carcinoides de l\u2019appendice ; la tumeur glomi- que dont il a précisé la structure de l\u2019organite originel ; le glomus neuro-vasclaire ; les neu- rofibromes et le schwannome expérimental et spontané.Les travaux consacrés à ces quatre sujets ont fait l\u2019objet de plus de quarante de ses publications.Celles-ci sont connues de tous les anatomo-pathologistes et il serait trop long d\u2019en faire ici une analyse.Disons qu\u2019elles constituent avec son dernier volume, le meilleur de son œuvre.EE Ce n\u2019est pas sans une profonde émotion que J'ai vu partir le Maître avec lequel j'ai travaillé pendant de nombreuses années et dont J'étais responsable de la venue à Montréal.Lors de mon séjour à Strasbourg, comprenant que j'aurais à prendre, seul, toute la charge de l\u2019enseignement de la chaire d\u2019anatomie-pa- thologique, à la suite de la maladie de mon premier Maître Latreille, et la réorganisation du laboratoire d\u2019anatomie-pathologique de Notre-Dame, je demandais à Monsieur Masson s\u2019il acceptetait de venir au Canada.Je me souviendrai toujours des longs entretiens que nous avons eus à ce sujet et auxquels participait J.-E.Morin de Québec, également en stage à Strasbourg.Je voyais aussi là une occasion unique d'amener à Montréal un maître de l\u2019histo- pathologie, un professeur de grande réputation, 1020 qui pourrait faire école chez nous et exhausser le niveau scientifique de la Faculté et de l\u2019hôpital.Le doyen de la Faculté et président de Notre-Dame, le docteur Harwood et le docteur T.Parizeau, alors directeur des études, mis qu courant d\u2019une acceptation possible, entreprirent les démarches officielles.Monsieur Masson donnait son consentement à l\u2019automne 1926 et arrivait à Montréal le 2 janvier 1927.Masson venait à Montréal au moment d\u2019un renouveau remarquable dans le recrutement du personnel enseignant de la Faculté et de nos hôpitaux.Le gouvernement provincial, depuis 1920, cistribuait de nombreuses bourses à de jeunes médecins qui tous poursuivaient leurs études de perfectionnement en France.Je me souviens qu\u2019en 1925, à Paris, nous nous trouvions seize de la même promotion, dont plus de la moitié étaient boursiers depuis un ou deux ans.Masson trouva ici, tant à l\u2019Université qu\u2019aux hôpitaux qui requéraient ses services, un milieu sympathique, dévoué, qui ne demandait qu\u2019à l\u2019aider dans les diverses tâches qu\u2019il avait assumées.Peu de temps après son arrivée, l\u2019Institut d\u2019Anatomie-pathologique était créé qui comprenait le laboratoire de la Faculté et ceux de Notre-Dame, de l\u2019Hôtel-Dieu et de Ste- Justine.C\u2019est, dans ces derniers que se faisait et se fait encore l\u2019enseignement de l\u2019anatomie- pathologique macroscopique, c\u2019est là aussi que Masson puisait le matériel nécessaire à l\u2019enseignement histopathologique et à ses recherches.Le nom de l\u2019Institut devait disparaître par la suite ; ses fonctions demeurent en grande partie les mêmes.L\u2019achèvement de l\u2019hôpital universitaire à la montagne aurait pu permettre à Masson de moins se disperser, ce dont il se plaignait à bon droit, d\u2019intégrer dans une action plus unifiée la majeure partie de l\u2019enseignement ; nous attendons encore ce parachèvement qu\u2019il souhaitait depuis son arrivée.Malgré les difficultés d\u2019ordre physique qu'il a rencontrées, secondé par une collaboration constante et dévouée qu\u2019il a trouvée près de lui et qui ne s'est jamais démentie, par son IN MEMORIAM L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 prestige, par ses travaux et par son enseignement, Masson à fait école comme en témoignent les nombreux anatomo-pathologistes ca- nadiens-français qui travaillent dans les hôpitaux de Montréal et ses environs, et les nombreuses publications de ses élèves.Peu d'hommes, il me semble, ont poussé plus loin que lui la qualité de la technique histologique et, avec le microscope ordinaire, ont décrit avec autant de minutie les structures fines de l\u2019histo-pathologie.Il fut un ambassadeur remarquable de la science française au Canada et fit, de Montréal, rayonner cette science dans le monde.Ceux qui l\u2019ont connu savent avec quelle ponctualité, quelle assiduité, il se rendait au laboratoire de l\u2019Université, avec quels soins et quelle minutie 1l travaillait à la préparation et à la coloration de ses coupes.À longueur d\u2019après-midi, debout devant sa table de coloration, ou assis devant son microscope, passant de l\u2019une à l\u2019autre, contrôlant, vérifiant, multipliant ses techniques, il vivait là les heures les plus intenses de sa vie, tendu vers la compréhension des lésions dont la nature lui échappait ou vers la mise en lumière des strue- tures qu\u2019il voulait préciser.Rien ne lui faisait plus plaisir que de montrer les coupes de sa collection, surtout celles qui avaient servi à illustrer ses publications, aux nombreux ana- tomo-pathologistes de passage ou à ses assistants, et de voir tout à coup s\u2019épanouir sur le visage des incrédules, le sourire de l\u2019acquiescement et de l\u2019admiration.C\u2019était le plus bel hommage que l\u2019on pouvait lui rendre.Toute son attention et la plus grande part de ses énergies étaient orientées vers la démonstration incontestable de ses interprétations et de ses découvertes.On me pardonnera sans doute de mettre une note aussi personnelle dans l'hommage que je rends ici à celui auprès duquel j'ai véeu comme stagiaire, comme assistant et comme agrégé. L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 pendant plus de trente ans, au Maître auquel j'avais accordé une collaboration entière et avec lequel j'ai le plus partagé ma vie d'homme de science.Je lui dois le meilleur de ma formation de professeur et d\u2019anatomo-pathologiste ; Je lui ai toujours gardé pour cela une reconnaissance impérissable.Au nom de l\u2019Union Médicale, dont M.Masson était directeur honoraire, au nom de la médecine canadienne-française, au nom des collaborateurs et élèves du Maître, en mon nom personnel, que Madame Masson et ses enfants veuille bien trouver ici l\u2019expression de nos plus sincères condoléances.L.C.SIMARD BIBLIOGRAPHIE DES TRAVAUX DU DOCTEUR PIERRE MASSON 1.\u2014Enorme tumeur sus-rénale chez une jeune enfant.(En coll.avec Savariaud).Bull.et Mém.de la Soc.Anat.de Paris.Novembre 1908.2.\u2014Sarcome épithélioide sous-cutané de la cuisse.(En coll.avec Rouget).Bull.et Mém.de la Scc.Anat.Janvier 1909.3.\u2014Sarcome de la clavicule.(En coll.avec Gauducheau).Bull.et Mém.de la Soc.Anat.de Paris.Février 1909.4.\u2014Sarcome du sein.(En coll.avec Nornard).Bull.et Mém.de la Soc.Anat.de Paris.Février 1909.5.\u2014Tumeurs bégnigne de la lèvre supérieure.Bull.et Mém.de la Soc.Anat.de Paris.Mars 1909.6.\u2014Sarcome des parties molles de la cuisse.Bull.et Mém.de la Soc.Anat.Mars 1909.7\u2014Note de technique microscopique.Bull.et Mém.de la Soc.Anat.Mars 1909.8.\u2014Les leishmanioses.Revue scientifique.Mai 1909.9.\u2014Epithélio-sarcome du corps thyroïde.(En coll.Chifoliau) Bull.et Mém.de la Soc.Anat.Juin 1909.10.\u2014Transformation sarcomateuse d\u2019un adéno-fibrome du sein.(En coll.avec Chifoliau).Bull.et Mém.de la Soc.Anat.Juin 1909.11.\u2014Xes névromes ganglionnaires du grand-sympathique.Thèse.Paris.Juin 1909.12.\u2014Kystes congénitaux du cou à paroi dermo-lymphoïde.(Kystes amygdaliens).(En coll.avec Broca).La Presse Médicale.Sept.1909.13.\u2014Un cas de dégénérescence chloroformique du foie.La Tribune Médicale.Nov.1909.14 \u2014Sténose pylorique due à un lobule pancréatique aberrant.(En coll.avec Reynier).Bull.de l\u2019Académie de Médecine.Juillet 1909.15.\u2014Linite plastique.Février 1910.16.\u2014Chorio-épithéliome malin.(En coll.avec P.E.Lau- nois et M.Pinard).Bull.et Mém.de la Soc.Anat.Avril 1910.17.\u2014Adéno-épithéliome du foie avec généralisation à l\u2019épiploon et au péritoine.(En coll.avec Brault).Bull.et Mém.de la Soc.Anat.Mai 1910.18.\u2014Epididymite goutteuse.(En coll.avec Gosset).Bullet Mém.de la Soc.Anat.Mai 1910.19.\u2014Tumeurs inflammatoires produites par certains pansements.(En coll.avec Reynier).Bull.de l\u2019Académie de Médecine.Juin 1910.avec Bull.et Mém.de la Soc.Anat.IN MEMORIAM 1021 20.\u2014Lymphadénome du médiastin antérieur.(En coli.avec Brault, Paillard).Bull.et Mém.de la Soc.Anat.Oct.1910.21.\u2014Linite plastique.(En coll.avec Chifoliau).Bull.et Mém.de la Soc.Anat.Nov.1910.29\u2014 Une manière d\u2019employer le muci-carmin.Bull.et Mém.de la Soc.Anat.Nov.1910.23 \u2014Hernie épiploïque avec embryome kystique dégénéré du testicule.Cure radicale de la hernie.Castration.Guérison.(En coll.avec Péraire).Bull.et Mém.de la Soc.Anal.Nov.1910.94 \u2014Anévrysme cirsoïde de la grande lèvre avec phlébo- lithes.Extirpation.Guérison.(En coll.avec Péraire).Bullet Mém.de la Soc.Anat, Nov.1910.25 \u2014Appendice à deux cavités.(En coll.avec Péraire).Bull.et Mém.de la Soc.Anat.Février 1911.26 \u2014Fibrome pur récidivé de la paroi abdominale.Extirpation avec le péritoine sous-jacent.Guérison.(En coll.avec Péraire).Bull.et Mém.de la Soc.Anat.Fév.1911.27.\u2014Appendicite chronique avec kyste muqueux pariétal.Bull.et Mém.de la Soc.Anat.Février 1911.28.Tumeur épithéliale du rein du jeune coq.(En coll.avec Borrel).Bull.de l\u2019Ass.Fr.p.l\u2019ét.du Cancer et Bullet Mém.de la Soc.Anat.Mars 1911.29 \u2014Néoplasme du pylore à type de linite plastique.Bull.de Tl\u2019Ass.Fr.p.VEt.du Cancer.30.\u2014Tumeur de la dure-mère avec perforation large de l\u2019occipital.(En coll.avec Péraire).Bull.et Mém.de la Soc.Anat.Janvier 1911.31.\u2014 Le Safran en technique histologique.Société de Biologie.Avril 1911.32.\u2014 Recherches sur le séminome.(En coll.avec Borrel).Bull.Ass.Fr.Et.du Cancer.T.VI, 6e année.3%9.\u2014T.es faux branchiomes.Presse Médicale.1913.34.\u2014Imprégnation argentique du pigment.Soc.Biologie.T.LXXV, p.210, 1913.35.\u2014La glande endocrine de l\u2019intestin chez l\u2019homme.Acad.des Sciences, T.158, p.59.Janvier 1914.36.\u2014 Les tumeurs endocrines de l\u2019appendice.(En coll.avec Gosset).Presse Médicale, No.25.1914.37.\u2014A propos des tumeurs mixtes des glandes salivaires.Spécificité et tumeurs mixtes.(En coll.avec A.Peyron).Bull.Ass.Fr.Et.du Cancer.Avril 1914.28\u2014Les fibres élastiques superficielles dans les plaies Je guerre.Soc.de Biologie.Janvier 1918.39 \u2014Plaie de guerre botryomycosique.Lyon Chir.Janvier- Février 1918.40.\u2014Sur la manière dont pénètrent les microbes de la cavité intestinale dans l\u2019épithélium de revêtement des follicules lymphoides chez le lapin.(En coll.avec Regaud).(Suite de notes parues dans Soc.de Biol.p.1256.Décembre 1918.) 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l\u2019appendive, (En coll.avec A.Branch).Revue Canad.de Biol.4-2.1945.117.\u2014L\u2019ceuvre scientifique de Pio del Rio Hortega.Journal de l\u2019Hôtel-Dieu.No.6.Novembre-Décembre 1945 118.\u2014Etude sur le séminome.Revue Canad.de 1946.119.\u2014-Histophysiologie du corps thyroïde.Canada.Décembre 1947.120.\u2014La «cellule claire » de l\u2019épiderme normal.Mikros- kopie.Band III.1948.121.\u2014Pigment cells in man.New York Academy of Sciences.January 1948.Biol.Union Méd.du IN MEMORIAM 1023 122\u2014Les glomus cutanés de l\u2019homme.Progressus Mede- cinee.Istanbul.Aug.1948.123.\u2014Neuro-nevi « bleu ».Archivo de Vecchi.V.XIV.1950.124.\u2014My Conception of Cellular Nevi.\u2014 Cancer.1950.125.\u2014La malignité des Carcinoides du tube digestif.Mi- kroskopie.1951.126.\u2014Le cancer expérimental.Rev.Méd.U.de M.Février 1951.127.\u2014Classification, interprétation et diagnostic des tumeurs du testicule.Acta.Vol.IX.1953.128.Quelques notions sur la morphologie de l\u2019innervation vasculaire.Congrès français de Médecine.Paris.1953.129.\u2014Myosarcome ou myométriome ?Revue belge de Path.et de Méd.exp.Juillet 1956.130.\u2014Tumeurs humaines.Maloine.1956.131.-\u2014Une forme inhabituelle de tumeur ovarienne.Epithé- lioma bilio-hépatoïde.Ann.d\u2019Anat.path.T.1.1956.132.\u2014Le constituant nerveux des tumours de Wilms.Ann, d'Anat.path.T.2.1957.133.\u2014-Sur une ectopie névroglique et néphroïde sous-cutanée de la région lombosacrée.Ann.d\u2019Anat.Path.Tome 3, No.2 bis.1959. BULLETIN LE XXIX° CONGRÈS DE L'ASSOCIATION DES MÉDECINS DE LANGUE FRANÇAISE DU CANADA : UN EXEMPLE DE COLLABORATION Dans quelques jours, alors que Montréal aura repris ses habitudes de vie studieuse et son rythme de travail normal, débutera notre 29° Congrès.Faut-il réitérer cet appel, que je souhaite convaincant: venez sans hésiter, car vous êtes attendus nombreux, pour que nos échanges intellectuels se fassent au maximum, pour l\u2019enrichissement de nos connaissances professionnelles, parce que ces rencontres suscitent l'émulation, apportent un réconfort légitime à la grisaille du quotidien, aiguillonnent notre curiosité, parfois assoupie, dans le sens du progrès.L'équipe, qui a mis au point un programme scientifique équilibré et constructif, se demande maintenant s\u2019il est vraiment à la mesure de ses ambitions?Il en est toujours ainsi lorsque l\u2019on franchit un seuil définitif.Un programme tel que le nôtre, avec ses cadres disciplinaires et ses titres, ne vaut que par la présence humaine et l\u2019expérience personnelle qui l\u2019animent.C\u2019est là une tâche qui revient à chaque congressiste tout autant qu\u2019à chaque rapporteur, l\u2019un comptant sur l\u2019autre pour réaliser pleinement une synthèse à chaque sujet proposé.La participation à notre congrès du Professeur Henri Redon, comme délégué officiel] de la France, est également pour nous un heureux présage, non seulement parce que sa réputation de chirurgien et d\u2019éminent cancérologue rayonne au diapason élevé de ce fameux Institut Gustave-Roussy auquel il appartient, mais aussi parce que, tout au long de sa carrière, le professeur Henri Redon ne s\u2019est jamais trouvé en milieu canadien autrement que pour s\u2019y créer de durables amitiés.Nous attendons beaucoup de lui, du savant comme du Français, et tout particulièrement qu\u2019il ravive chez nous le message de la « Médecine à l\u2019échelle humaine » \u2014 selon la belle expression qui couronne un livre récent de Pasteur Vallery-Radot \u2014 dans un continent en butte aux hyperboles séductrices du mythe tandem « technique-efficacité ». fogs MS BULLETIN on Il est réconfortant aussi de constater que la plupart des personnalités officielles qui ont accepté d\u2019être les patrons d'honneur de notre congrès tiennent, de plus, à prouver, par leur présence à nos grandes réunions d\u2019ouverture et de clôture, combien elles estiment l'Association des Médecins de Langue française du Canada et l\u2019excellent travail qui s\u2019accomplit sous son égide.Geste personnel, que nous apprécions d'autant plus, que le rythme de pareilles obligations va s'accélérant dans une métropole comme la nôtre, où les congrès se suivent d\u2019une semaine à l\u2019autre.D'autre part, nous comptons beaucoup sur notre programme social pour créer cette ambiance de communauté d\u2019idées, d\u2019intérêts et de sentiments qui confère généralement aux congrès de l\u2019A.M.L.- F.C.le cachet d\u2019unité qui leur est propre et leur aspect de joyeuse animation.Que nos confrères de l'Ouest canadien, comme ceux des Maritimes et de la Nouvelle-Angleterre sachent bien que nous n\u2019attendons que cette occasion de les revoir pour évoquer ensemble les agréables souvenirs des visites que nous leur fimes les années passées.Et que dans la Province de Québec, on se le dise: toutes les bonnes routes mènent à Montréal! C\u2019est une invitation pour chaque région à doubler sa délégation au congrès cette fois-ci.Quant aux dames, nous savons que leur curiosité d\u2019élégance sera comblée par une présentation de modes dans le cadre évocateur d\u2019un paquebot transatlantique, et que leur curiosité intellectuelle puisera dans une rencontre avec un romancier canadien de réputation internationale de nouveaux motifs de satisfaction.Enfin, dernier aspect de ce 29° Congrès et que je ne puis oublier, malgré les limites de mes présentes fonctions, c\u2019est qu\u2019il est une pro- Jection sur l\u2019avenir.Maillon d\u2019une longue chaîne, un congrès prépare inévitablement ceux qui le suivent et pose des problèmes de solidarité.C\u2019est dans cet esprit de collaboration exemplaire.que nous devons grouper autour de nous toutes les compétences et toutes les bonnes volontés.Le succès de nos congrès est une des bases essentielles des triomphes de demain.Pierre SMITH, Président du 29° Congrès. MEDECINE ET ALCOOLISME L'alcoolisme représente un des problèmes humains les plus complexes que nous connaissions et toutes les disciplines qui s'intéressent à la santé physique, morale ou mentale ont développé au cours des siècles un mode de pensée, une philosophie ou un système de défense qui caractérisent les groupements en cause.Les individus développent pour eux-mêmes des modes de réactions qui varient d'une ville à l\u2019autre, d\u2019une religion à une autre et d'un pays à l\u2019autre.Il est difficile d\u2019envisager le problème de l'alcoolisme sans se heurter à une foule de préjugés, sans constater la force des intérêts économiques ou sociaux qui en découlent et sans être effrayé par cette pseudo-connaissance pratique que tous possèdent quel que soit leur milieu social.L'alcool est un lieu commun de notre vie moderne et il est un médicament, un stimulant, un calmant; lorsqu'on le désire il réchauffe sinon il rafraichit; il aide la vie sociale et il tient compagnie au solitaire, etc.Tous connaissent l\u2019alcool et un grand nombre de gens possèdent une expérience pratique de l'ivresse.L\u2019alcoolisme est tellement répandu que rares sont les familles où on ne retrouve pas un ou plusieurs alcooliques chroniques.La désintégration sociale provoquée par l\u2019alcool fait souffrir les enfants des alcooliques qui à leur tour deviendront des adeptes de la boisson ou des partisans plus ou moins fanatiques de l\u2019abstinence.On rend l\u2019alcool responsable de la débilité mentale et de la délinquence juvénile.Il s'agit done d'un problème qui concerne la médecine, l\u2019église et la société et qui peut être abordé avec enthousiasme, indifférence, colère, curiosité, sévérité ou découragement et ces diverses composantes émotionnelles compliquent singulièrement son étude objective et scientifique.Et malgré tout, devant un problème qui existe depuis fort lone- temps, plusieurs médecins hésitent encore à parler de la maladie alcoolique.Il est certain que les praticiens ont souvent calmé l\u2019agitation d\u2019une ivresse aiguë, que les internistes ont tenté en vain un traitement médical des cirrhoses décompensées, que les chirurgiens ont inventé d'ingénieuses dérivations porto-caves et des sondes à ballons pour arrêter les hémorragies des varices œsophagiennes, que les neurologues ont étudié avec soin les polynévrites, que les anciens aliénistes ont fait interner et décrit les diverses formes de détérioration qui conduisent aux états démentiels mais jusqu\u2019à ces dernières L Union Med Canady BULLETIN 1027 décades l'acte médical consistait souvent à assister impuissant à des drames irréversibles.Il y a un peu plus de cinq ans le taux de mortalité du delirium tremens variait entre 30 et 70 pour cent des cas et on ne parlait pas encore du coma hépatique qui est devenu un chapitre passionnant de la thérapeutique moderne.L'alcoolique est souvent regardé avec dédain comme un dégénéré qui aurait raté son existence à cause de la faiblesse de sa volonté.Si on n'adopte pas cette attitude sévèrement critique on sombre souvent dans l'indifférence.Les hôpitaux refusent encore d\u2019admettre les alcooliques qui souvent vont « cuver leur vin » dans nos prisons.Peu de médecins oseront poser un diagnostic d'alcoolisme par crainte que les compagnies d\u2019assurance-santé refusent de payer les frais d'hospitalisation.Il est intéressant de noter que ces mêmes compagnies qui refusent de défrayer les frais d\u2019un accident aigu ne font aucune objection lorsqu'on donne le diagnostic d'une complication de l'alcoolisme chronique comme la cirrhose.On semble vouloir blâmer celui qui s'enivre et on accepte volontier la maladie qui provient de l'habitude éthylique.On redoute sans doute une épidémie d'hospitalisation et ainsi on enlève aux alcooliques la chance d\u2019un contact précoce avec ceux qui pourraient les aider avant la catastrophe.Traiter les alcooliques dans un service de médecine restera une aventure décevante tant que nous ne pourront pas offrir aux malades des services plus complets.La question fondamentale que nous devons poser à propos de la maladie alcoolique est celle de son étiologie.Nous savons déjà qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une étiologie multifactorielle et que nos médicaments n\u2019ont aucune valeur curative.Nous savons que l'alcool lui-même n'est pas un poison et que les complications de l'alcoolisme chronique sont causées par des carences alimentaires et des troubles métaboliques.Pour comprendre la physio-pathologie de cette maladie la médecine devra aborder la question avec ses disciplines scientifiques habituelles et favoriser l\u2019organisation de départements de recherches cliniques et de base.L'équipe psychiatrique moderne composée de psychiatres, de psychologues et de travailleurs sociaux doit étudier la personnalité de l\u2019alcoolique.ses relations interpersonnelles familiales et sociales, ses troubles névrotiques.ete.De ce bilan dépendra l\u2019orientation vers un traitement de psychothérapie ou de case work.Des groupements volontaires, comme les Alcooliques Anonymes et les Cercles Lacordaire, malgré leurs divergences de bases, repré- 1028 BULLETIN ton Md oss sentent des organismes fondamentaux pour prévenir l'alcoolisme ou aider ceux qui ont développé une accoutumance tenace.Il est néces- salre cependant que ces associations soient aidées, ainsi que les membres du clergé, afin d'éviter que leur enseignement soit basé sur des préjugés qui ne peuvent que nuire.Enfin l\u2019éducation du public reste à faire, seule ou en association avec les groupements qui s\u2019occupent d'hygiène mentale.Médecine, Eglise, Associations diverses, tous prennent progressivement conscience de l\u2019ampleur du drame et sont prêts à travailler pour combattre cette maladie.I] est devenu indispensable qu\u2019une Commission sur l\u2019Alcoolisme soit organisée au plus tôt pour orienter l'effort des uns et des autres dans un sens logique et profitable.Nous savons que le Ministre de la Santé de la Province de Québec a posé les bases d\u2019une telle organisation et nous ne pouvons qu\u2019approuver cette initiative et souhaiter qu\u2019elle devienne active dans le plus bref délai.Jean-Marc BORDELEAT. PROGRAMME DU XXIX- CONGRÈS DE L'ASSOCIATION DES MÉDECINS DE LANGUE FRANÇAISE DU CANADA les 23, 24, 25 et 26 septembre 1959, à l'hôtel Reine-Elizabeth, MONTRÉAL Cher confrère, Voici dans ses lignes essentielles le programme du XXIXième Congrès, tel que nous pouvons le formuler aujourd'hui.Fruit d\u2019un patient travail de collaboration, il a été conçu dans l'espoir de répondre aux exigences du plus grand nombre possible de ceux qui participeront à ce Congrès.Du bon vouloir, du concours et de la présence de tous, relève maintenant le succès de ce Congrès où le plus confraternel accueil vous est réservé.LES OFFICIERS DU XXIXième CONGRES SECTIONS Mercredi, 23 septembre Avant-midi La Société d\u2019Obstétrique de la province de Québec.Association du diabète de la province de Québec.La Société d\u2019étude et de recherches psychiatriques.La Société canadienne de psychanalyse.Le Club de recherches cliniques du Québec.La Société canadienne d\u2019histoire de la médecine.L'Association des Bureaux médicaux des hôpitaux de la province de Québec.Après-midi La Société canadienne française d\u2019électroradiologie médicale.Jeudi, 24 septembre Avant-midi, 9 heures La Fédération des Sociétés Médicales de la province de Québec.Après-midi, 12 h.30 L'Association des chirurgiens de la province de Québec.Samedi, 26 septembre Avant-midi L'Association des médecins bactériologistes de la province de Québec.% x hk SEANCE PUBLIQUE D'ECONOMIE MEDICALE Vendredi, 25 septem®r> à 8 h.30 p.m.(Grand Salon) La Sécurité Routière (son aspect médical) Sous les auspices de l\u2019A.M.L.F.C., avec la collaboration du Ministère des Transports et Communications de la province de Québec et du Comité de la Sécurité routière.Présidence d\u2019honneur : Honorable Antoine Rivard Président : Docteur Pierre Jobin Allocutions : M.Camille Archambault, Président du Comité Provincial de Sécurité Routière « Prudentia ».M.W.M.V.Ash, ancien président de la Conférence Canadienne de Sécurité Routière.Rapports: Dr Roma Amyot: La sécurité routière et les troubles nerveux et mentaux ; Dr Emile Pelletier : La sécurité routière et les déficiences et maladies de l\u2019œil et de l\u2019oreille.Dr Rosario Robillard : La sécurité routière et les maladies de la nutrition.Dr Paul David : La sécurité routière et les maladies cardio-vasculaires. 1030 Dr Jean-Marie Roussel : La sécurité routière : l\u2019alcool et les tranquilisants.Programme artistique: Jean Gagnon (L\u2019A.M.L.F.C.offre ses remerciements au Ministère des Transports et Communications de la Province de Québec pour l\u2019appui financier apporté à l\u2019organisation de cette réunion).kok sk PROGRAMME SOCIAL Mercredi, 23 septembre 2 h.30 p.m.- Visite du nouveau pavillon de l'hôpital Notre-Dame.5 h.30 p.m.- Réception du Directeur Général et du Président (pour les congressistes inscrits et leurs épouses).Salle Marquette et Joliette.9 h.p.m.- Séance solennelle d\u2019ouverture (Tous les congressistes, leurs épouses et leurs amis sont cordialement invités).Grand Salon.Jeudi, 24 septembre 3 h.30 p.m.(*) - Pour les dames - Thé sur le paquebot transatlantique Saxomnia, gracieusement offert par la Ligne Cunard.Présentation de modes par la maison Henry Morgan & Co.Ltd.Transport par autobus.6 h.30 p.m.- Réception au Chalet Mont- Royal, offerte par la Cité de Montréal.Vendredi, 25 septembre 1 h.p.m.(**) - Pour les dames - Déjeuner- causerie au Centre Social de l\u2019Université de Montréal.Conférencier : Yves Thériault.3 h.pm.- Visite de l'hôpital Sainte- Justine.9 h.p.m.- Séance publique d\u2019économie Médicale (Suivie d\u2019un programme artistique).Grand Salon.Samedi, 26 septembre 7 h.30 pm.(**) Banquet et Bal.Grand Salon (L\u2019habit n\u2019est pas de rigueur).Tirage (*) Prière de se procurer une carte d\u2019admission numérotée au bureau de l\u2019inscription, le nombre des places sur le bateau étant limité à 300.(**) Billets en vente au bureau de l\u2019inscription.PROGRAMME L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 d\u2019une Renault « Dauphine» pour les congressistes inscrits et leurs épouses qui prendront part au banquet.% x PROGRAMME SCIENTIFIQUE 1.\u2014 Séances plénières Mercredi, 23 septembre Après-midi 1 h.30 - Présentation du rapport financier de l\u2019A.M.L.F.C.pour 1958.Présidents : Eugène Thibault, Adélard Groulx, Roger Foley.2 h.à 2 h.15 - Les actualités pédiatriques - H.de la Broquerie Fortier.2 h.15 à 2 h.30 - De l\u2019emploi des analgésiques durant le travail et leurs effets sur le fœtus.- Maurice Gagnier.2 h.30 à 2 h.45 - Etude clinique du syndrome de la tension pré-menstruelle.- Roger Lapointe.SYMPOSIUM ET COLLOQUE SUR LA PREVENTION DE CERTAINES MALADIES INFECTIEUSES SYMPOSIUM Président : Adélard Groulx 3 h.à 3 h.10 - Poliomyélite - Roger Foley.3 h.10 à 3 h.20 - Vaccin B.C.G.- Marcel Cantin.3 h.20 à 3 h.30 - Tétanos - Maurice Saint- Martin.3 h.30 à 3 h.40 - Rage - Gustave Charest.3 h.40 à 3 h.50 - Influenza - V.Pavilanis.3 h.50 à 4 h.- Diphtérie et coqueluche - J.-Henri Charbonneau.4 h.à 5h.Président : Roger Foley COLLOQUE Participants : Adélard Groulx, Marcel Can- tin, Maurice Saint-Martin, Gustave Cha- rest, V.Pavilanis, J.-Henri Charbonneau.5 h.30 - Réception du Directeur Général et du Président - (Salle Marquette et Joliette) 9 h.- Séance solennelle d\u2019ouverture (Grand Salon). L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 Jeudi, 24 septembre Avant-midi Présidents : Honoré Nadeau, Jacques Durivage Jos.-Luc Riopelle 9 h.à 9 h.15 - Les douleurs lombaires basses et la sciatique.- Marcel Cloutier.9 h.15 à 9 h.30 - Les aspects cliniques de la goutte.- Maurice Campbell.9 h.30 à 9 h.45 - Les insuffisances médullaires.- Sylvio LeBlond et Wilfrid Lachance.COLLOQUES SUR LES PROGRES RECENTS DE LA RECHERCHE APPLIQUEE A LA CLINIQUE A.\u2014 Acquisitions pratiques en rhumatologie.Président : Jacques Durivage 10 h.à 10 h.15 - Rapporteur : de Guise Vaillancourt.10 h.15 à 11 h.COLLOQUE Participants : Guy Germain, Edgar Lépine, Jean Rousseau, J.-M.Lessard.B.\u2014 Acquisitions pratiques en cancérologie.Président : Jos.-Luc Riopelle 11 h.a 11 h.15 - Rapporteur : Antonio Cantero.11 h.154 12 h.CoLLOQUE Participants : J.-M.Delage, André Mackay, P.-P.Julien, Jacques Turcot, Jean Bou- chard.12 h.a 12 h.30 - Les tumeurs de la parotide et leur traitement.- Professeur Henri Re- don, de la Faculté de Paris, délégué officiel du gouvernement francais.Après-midi Présidents : Antonio Lecours, Jean Saucier Paul David 2 h.à 2 h.15 - Les nouveaux neuroplégiques en clientèle.- Jean Mare Bordeleau.PROGRAMME 1031 2 h.15 à 2 h.30 - La transaminase.- André Proulx.2 h.30 à 2 h.45 \u2014 Le cathétérisme du cœur.- Emilien Labelle.COLLOQUES SUR LES PROGRÈS RÉCENTS DE LA RECHERCHE APPLIQUÉE À LA CLINIQUE A.\u2014 Acquisitions pratiques en neurologie.Président : Jean Saucier 3h.à 3 h.15 - Rapporteur : Claude Bertrand - Pneumotaxie, stimulation et enregistrement intracérébral dans le traitement de la maladie de Parkinson.3 h.15 à 4 h.Participants : Aurèle Beaulnes - Pharmacologie des tranquilisants.Jean Sirois - Traitement des accidents vasculaires et cérébraux.Guy Courtois - L\u2019épilepsie temporale.B.\u2014 Acquisitions pratiques en pathologie cardio-vasculaire.Président : Paul David 4 h.à 4 h.15 - Rapporteur : Jacques Genest 4 h.15 à 5 h.Participants © Reginald Johnson, Joffre-A.Gravel, Osman Gialloreto, Jean-Louis La- my, André Proulx.6 h.30 - Réception au Chalet du Mont- Royal.COLLOQUE Vendredi, 25 septembre Avant-midi Présidents : René DuBerger, Roméo Pépin Jules Prévost 9 h.à 9 h.15 - Le rôle des aliments en allergie.- Raymond Savignac.9 h.15 à 9 h.30 - Les mycoses et blastomycoses pulmonaires.- Paul Dufault.9 h.30 à 9 h.45 - Le syndrome de l\u2019hyperventilation.- Norman E.Thibert. 1032 SYMPOSIUM ET COLLOQUE SUR LA GÉRIATRIE 10 h.à 11 h.SYMPOSIUM Président : Roméo Pépin Aspect physiologique.- Eugène Robillard.Aspect médical.- Benoît Boucher.Aspect psychiatrique.- Marcel Bouchard.Aspect anesthésique.- Léon Longtin.Aspect chirurgical.- Jacques Bruneau.11 h.à 12 h.Président : Jules Prévost Participants : Eugène Robillard, Benoît Boucher, Marcel Bouchard, Léon Longtin, Jacques Bruneau, Jean-Paul Legault, Ulric Frenette.COLLOQUE Après-midi Présidents : Louis-Philippe Mousseau, François Roy, Edouard Desjardins 9 h.à 2 h.15 - Rupture traumatique du lobe droit du foie.- G.-J.Breton.2 h.15 à 2 h.30 - Contribution au diagnos- tie précoce du cancer gastrique.\u2014 Albert Jutras et Paul Roy.9 h.30 à 2 h.45 - Critères d\u2019opérabilité du cancer du sein.- Yves Martineau et René Robillard.SYMPOSIUM ET COLLOQUE SUR L'URGENCE EN PATHOLOGIE ABDOMINALE SYMPOSIUM Président : François Roy 3 h.4 3 h.15 - Diagnostic médico-chirurgi- cal.- Richard Lessard.3 h.15 a 3 h.30 - Diagnostic radiologique.- Maurice Dufresne, Gérard Bessette, Jacques L\u2019Espérance.3 h.30 à 3 h.45 - Thérapeutique chirurg!- cale.- Edouard Desjardins.4 h.à 5h.COLLOQUE Président : Edouard Desjardins Participants : J.-Louis Léger, A.Trépanier, François Archambault, Gérard Gagnon, Paul Robert, Richard Lessard.PROGRAMME L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 8 h.30 p.m.- Féance publique d\u2019Economie Médicale.Samedi, 26 septcmbre Avant-midi Présidents : Richard Gaudet, Lucien LaRue, Roma Amyot 9 h.à 9 h.15 - Aspect psycho-somatique du syndrome de la tension pré-menstruelle.- J.-N.Fortin.9 h.15 à 9 h.30 - Les interventions chirurgicales itératives chez les névropathes.- Pierre Lefebvre.9 h.30 à 9 h.45 - Acquisitions récentes sur la maladie de Wilson.- André Barbeau, Richard Reilly, Joseph-B.Kirsner.SYMPOSIUM ET COLLOQUE SUR LES SOMATO-PSYCHIQUES ET LES PSYCHO-SOMATIQUES SYMPOSIUM Président : Lucien LaRue 10 h.à 10 h.15 - Carrefour diencéphalo-hy- pophysaire et psychopathologie.- J.-B.Boulanger.10 h.15 à 10 h.25 - Approche psychosomatique.- Camille Laurin.10 h.25 à 10 h.35 - Approche somato- psychique.- Roger Dufresne.10 h.35 à 10 h.45 - Psychisme et médecine.- Paul Dumas.10 h.45 à 10 h.55 - Psychisme et chirurgie.- Euchariste Samson.10 h.55 à 11 h.55 Président : Roma Amyot COLLOQUE Participants : J.-B.Boulanger, Camille Lau- rin, Roger Dufresne, Paul Dumas, Gérard Casgrain.Après-midi Présidents : J.-Avila Denoncourt, Paul Claveau, Jules Gilbert 2 h.à 2 h.15 - Les lupus érythémateux (analyse de 44 cas).- Jean Grandbois.2h.15 à 2 h.30 - L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 2 h.30 à 2 h.45 - A propos de la nocivité des retombées radioactives.- Origène Du- fresne.SYMPOSIUM ET COLLOQUE SUR LA SANTÉ DE L'HOMME SYMPOSIUM Président : Paul Claveau 3 h.à 3 h.10 - La nutrition.- Ernest Sylvestre 3 h.10 à 3 h.20 - La santé mentale.- Alexandre Marcotte.3 h.20 à 3 h.30 - L'exercice.- Jules Gilbert.3 h.30 à 3 h.40 - La prévention des acei- dents à domicile.- Antoine Valois.3 h.40 à 3 h.50 - L\u2019alcoolisme, le tabagisme et le narcotisme.- Jean-Marie Roussel.4 h.à 5h.COLLOQUE Président : Jules Gilbert Participants : Paul Claveau, Ernest Sylvestre, Alexandre Marcotte, Jean-Marie Roussel, Antoine Valois.7 h.30 - Banquet et Bal.3 abs ats ® OR = EXPOSITION SCIENTIFIQUE 1.\u2014 Le Cancer.- La Société Canadienne du Cancer, division de la Province de Québec.2.\u2014 Expérience de cinq années dans le diagnostic et dans le traitement chi- PROGRAMME 1033 rurgical des maladies cardio-vaseu- laires à l\u2019Institut de Cardiologie de Montréal.Dr Paul David.a) cathétérisme cardiaque.b) angiocardiographie.c) chirurgie conventionnelle.d) chirurgie extracorporelle.3.\u2014 Cancer de l\u2019estomac au début.- Hô- tel-Dieu de Montréal.- Albert Jutras, Marcel Longtin, Henri-Paul Léves- que, Paul Roy.4.\u2014 Hématologie pédiatrique.- Hôpital Ste-Justine.- Albert Royer et Katherine Berdnikoff.5.\u2014 Appréciation d\u2019un nouvel agent hypo- glycémique oral : Phenformin (DBI).- Hôpital St-Louis Marie de Mont- fort.- Jean-F.Hamel.6.\u2014 a) La physiologie pathologique de la respiration dans la cyphoscoliose.b) Les effets de la chaleur sur la respiration.Institut Lavoisier.- Charles Lépine et coll.7.\u2014 a) Reconstruction de l\u2019æsophage.b) Traitement chirurgical des varices.ec) Greffe aortique.d) Biopsie pulmonaire.Hôpital St-Joseph de Rosemont.- Roger Paulin et Normand J.Bel- liveau.8.\u2014 Le traitement du diabète sucré.- New York Bellevue Medical Center.- Elaine P.Ralli. L'HÉMATURIE ESSENTIELLE EXISTE-T-ELLE ?J.-P.BOURQUE, F.R.C.S.(C), F.A.C.S., F.1.C.S.! Si on en accepte sa définition admise au- jourd\u2019hui, c\u2019est-à-dire d\u2019être une hématurie spontanée, plutôt macroscopique, à allure totale, donc rénale, parfois intermittente mais plus souvent prolongée, habituellement unilatérale mais parfois bilatérale, et qui a cette particularité d\u2019être une hématurie sans caillot, il faut admettre qu\u2019on l\u2019observe, car parfois cette hématurie seule et unique nous force la main au point de nous obliger à pratiquer une néphrectomie d\u2019hémostase qui est notre dernière ressource pour sauver la vie de notre patient en hémorragie rénale.Par contre, cette hématurie ne sera étiquettée comme telle qu\u2019en procédant systématiquement et par élimination pour arriver à mettre de côté toutes les affections urologiques ou autre qui se manifestent aussi par une hématurie.Il faut donc d\u2019abord prouver l\u2019hématurie pour ensuite la localiser.Le premier pas sera donc l\u2019analyse complète des urines, chimique, cytologique et bactériologique.On éliminera ainsi les urines rouges avec ou sans albumine, soit médicamenteuses, soit biliaires, soit teintées en rouge par divers pigments végétaux ou autres, les porphyriuries et les hémoglobinuries; c\u2019est la présence d\u2019hématies qui prouvera l\u2019hématurie qu\u2019elle soit accompagnée ou non d\u2019autres éléments étrangers à l\u2019urine normale, c\u2019est-à-dire les agents pathogènes de l\u2019arbre urinaire, le pus, les cylindres, l\u2019albumine, les cristaux, etc.ete.et parfois les cellules néoplasiques.Ceci fait, il faut ensuite localiser l\u2019hématurie.En effet, l\u2019uréthro-cystoscopie, pratiquée au moment de l\u2019hématurie, nous permettra de situer celle-ci au-delà de la vessie, à savoir si elle est droite ou gauche, ou bilatérale, après avoir éliminé les lésions uréthro- prostatiques et vésicales qui se manifestent 1.Montréal, Canada; Chef et Directeur de la Section d\u2019Urologie, Hôtel-Dieu de Montréal; Professeur agrégé d\u2019Urologie à l\u2019Université de Montréal.aussi par une hématurie.Restera à établir si l\u2019hématurie est rénale, pyélique ou urétérale.Ceci fait, il faut poursuivre l\u2019investigation et éliminer les unes après les autres: 1° les affections urétéro-pyélo-rénales, qu\u2019elles soient traumatiques, tumorales, infectieuses, lithiasiques, vasculaires ou qui gênent de quelque façon que ce soit le vidange rénale.2° les maladies systémiques extra-urologi- ques qui ont souvent une répercussion au niveau du rein.3° les maladies de la crase sanguine.Passons donc en revue brièvement ces différentes affections, et ce rappel nous permettra de dresser le plan des explorations urolo- giques et autres à suivre pour les éliminer les unes et les autres.LES MALADIES UROLOGIQUES PURES 1 \u2014 Les traumatismes.L\u2019hématurie traumatique est habituellement facile à reconnaître, car même dans les cas où elle est tardive, il est relativement facile de retrouver dans l\u2019observation du malade un choc quelconque, parfois minime, et à peine noté, qui est tout de même responsable d\u2019une légère contusion rénale qui signe l\u2019hématurie.Bien entendu, sont éliminés d\u2019emblée les traumatismes importants avec leur symptomatologie évidente.A ne pas négliger, sont les traumatismes intrinsèques, consécutifs à certaines manipulations diagnostiques parfois conduites trop brusquement, qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019un cathétérisme urétéral intempestif, d\u2019une pyé- lographie forcée, etc.etc.D'ailleurs, dans ces cas, l\u2019hématurie n\u2019est habituellement ni prolongée, ni spontanée, généralement accompagnée de caillots et de symptômes généraux douloureux ou infectieux.2 \u2014 Les infections.On peut diviser les infections en deux groupes: L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 a) les infections non-purulentes ou bacté- riuries avec hématurie; b) les infections purulentes avec hématurie.D\u2019abord les bactériuries.Elles peuvent étre mixtes, car la flore microbienne qui touche le rein est extrémement variée, à partir du colibacille, en passant par Pentérocoque, le staphylocoque, ete.pour en arriver au bacille de Koch.Etant donné qu\u2019un rein normal ne laisse pas passer de bactérie, il faut donc conclure que si l\u2019analyse des urines ou les cultures répétées mettent en évidence l\u2019un ou l\u2019autre de ces agents pathogènes, le rein est pathologique et qu\u2019à cause de son état congestif, qui trouble ses fonctions sécrétoires, filtrante et réabsorbante, il laisse échapper l\u2019agent pathogène, au niveau du glomérule, du tube contouré ou des tubes collecteurs, pour finalement l\u2019éliminer au niveau de la papille.S\u2019il y a congestion rénale, l\u2019hématurie est possible par extravasation ou suffusion.Il faut donc être tout particulièrement prudent dans les bactériuries, surtout vis-à-vis du bacille de Koch et répéter les examens, car la tuberculose rénale débute souvent par une hématurie, et il serait en effet lamentable de classer comme hématurie essentielle une tuberculose au début.Passons maintenant aux infections purulentes.Ici, toujours le même procédé: l\u2019analyse complète des urines.En effet, dans les infections purulentes, il faut être tout aussi prudent, car souvent les analyses dites de routine ne nous permettent pas un diagnostic précis.Il faut toujours exiger et répéter les analyses et les cultures sur des urines fraîchement émises, car le contact de l\u2019air, la sédimentation, etc.peuvent fausser le diagnostic.Ce ne sera en effet que sur des urines fraiches qu\u2019on pourra identifier les cylindres purulents qui signent une pyélonéphrite chronique évoluant à bas bruit et souvent accompagnée d\u2019hématurie à allure essentielle.Malheureusement, cette précaution est trop souvent négligée, malgré que soient bien connues les conséquences très graves de cette affection BOURQUE: L\u2019'HÉMATURIE ESSENTIELLE EXISTE-T-ELLE?1035 ainsi que ses retentissements importants, même s\u2019ils sont tardifs, sur l\u2019état général par la néphro-sclérose progressive qui s\u2019en suit et qui est souvent à l\u2019origine de la maladie hypertensive.Bien entendu, il faut compléter l\u2019investigation urologique pour en tirer toutes les précisions qu\u2019elle peut nous fournir.3 \u2014 Les tumeurs.S\u2019il s\u2019agit de tumeurs bénignes, quelqu'\u2019elles soient, l\u2019observation du malade, l\u2019examen clinique, les épreuves fonctionnelles et les explorations radiologiques imposeront plus souvent qu\u2019autrement le diagnostic, sauf dans certains cas, au tout début, où l\u2019hématurie d\u2019une durée relativement prolongée pourra ressembler étrangement à une hématurie essentielle.Par contre, la répétition soigneuse des examens radiologiques finira bien par mettre en évidence les modifications pathologiques des contours ou des cavités du rein, qu\u2019il s\u2019agisse de papillite kystique, de pyélo-urétérite kystique, de kystes solitaires ou multiples du rein, d\u2019adénome, de maladie polykystique, ete.ete.qui souvent se manifestent au début uniquement par une hématurie; dans ce dernier cas, les épreuves fonctionnelles mettront en évidence une diminution des diverses « clearances » et nous mettront rapidement sur la piste du diagnostic, qui, heureusement et souvent, aura été posé à l\u2019examen clinique du malade, du fait de la bilatéralité des lésions signée par deux gros reins palpables.Dans certains cas de tumeurs bénignes, le diagnostic positif ne pourra tout de même être posé que par la lombotomie exploratrice.Les tumeurs malignes, qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019hy- pernéphrome vrai, de tumeur de Grawitz, de tumeurs mixtes, telle la tumeur de Whilm ou le sarcome embryonnaire, peuvent poser le même problème diagnostique, car au tout début, avant que le rein ne soit palpable et que les images pyélographiques montrent les modifications que tous connaissent, elles peuvent nous en imposer pour une hématurie essentielle à cause des caractères de l\u2019hématurie qui répond parfois à la définition de l\u2019hématurie essentielle, sauf en deux points: c\u2019est qu\u2019ha- 1036 bituellement, l\u2019hématurie est accompagnée de caillots et que deuxièmement, elle est intermittente et progressive.Par ailleurs, les explorations radiologiques, et souvent la cytologie des urines, imposeront le diagnostic.Les tumeurs du bassinet peuvent cliniquement et plus facilement prêter à confusion, surtout s\u2019il s\u2019agit de tumeurs papillaires, car elles saignent très facilement et longtemps.Par contre, le diagnostic en sera relativement facile, car comme dans la tumeur du rein, à part des images d\u2019élongation calicielle, les images de soustraction, d\u2019amputation que nous fournira la pyélographie endoveineuse, ou la pyélographie rétrograde si elle est nécessaire, seront caractéristiques.Il faudra tout de même être prudent, car parfois un bassinet rempli de caillots montre aussi ces défauts de remplissage et il est facile de les mal interpréter.Il faudra aussi rechercher les tumeurs de l\u2019uretère qui sont parfois asymptomatiques, sauf pour l\u2019hématurie qui n\u2019a pas habituellement l'ampleur des hématuries rénales.Par contre, dans la majorité des cas, cette lésion est accompagnée de signes d\u2019hydronéphrose, c\u2019est-à-dire de douleurs, d\u2019augmentation du volume du rein, parfois de colique néphritique avec souvent une exclusion rénale à la pyélo- graphie endoveineuse.L\u2019urétéro-pyélographie rétrograde permet habituellement de mettre en évidence des images de soustraction ou de sténose à un niveau quelconque de l\u2019uretère.Parfois le seul cathétérisme des uretères renseignera, car la sonde butant sur l\u2019obstacle, sans donner la même impression tactile que le calcul, déclenchera l\u2019hématurie et ramènera des parcelles de tumeur qui seront identifiées par l\u2019examen histopathologique.Quelques soient les tumeurs de l\u2019arbre urinaire supérieur, ce n\u2019est qu\u2019au tout début que le diagnostic peut être extrêmement difficile.Aussi, dans tous les cas douteux, il faut répéter les examens, l\u2019analyse des urines, la plaque simple, la pyélographie endoveineuse d\u2019abord, la rétrograde si nécessaire, et enfin l\u2019examen cytologique des urines qui nous permettra souvent d\u2019y mettre en évidence les BOURQUE: L'HÉMATURIE ESSENTIELLE EXISTE-T-ELLE?L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 cellules néoplasiques et même de localiser leur origine.4 \u2014 Les lithiases.Le chapitre des lithiases en est un des plus complexes de l\u2019urologie; en effet, les lithiases se manifestent fréquemment par ou sont accompagnées d\u2019hématuries qui souvent sont la seule raison qui amène le malade à consulter.Il peut s\u2019agir de gravelles urinaires banales ou de calcul franc; dans ce dernier cas, l\u2019hématurie sera habituellement provoquée, et ratta- chable à un effort physique quelconque.Il n\u2019y a que peu ou pas de problème avec les simples gravelles, qu\u2019elles soient alcalines ou acides, car ici la simple analyse chimique des urines et l\u2019examen microscopique du culot permettront la mise en évidence des cristaux et leur identification.Par ailleurs, si la gravelle est d\u2019importance, la douleur et l\u2019irritation vésico-uréthrale est de règle.Parfois, une gravelle peut être masquée par l\u2019hématurie surtout s\u2019il s\u2019agit d\u2019une gravelle urique, car le rein goutteux, congestif, saigne extrêmement facilement et explique l\u2019importance des hématuries dans ces cas; par contre, le régime, l\u2019administration d\u2019acide acétyl-salycili- que ou de ses dérivés, fera disparaître le tout et souvent le traitement prouvera le diagnostic.Le diagnostic peut malgré tout rester difficile dans certains cas et n\u2019être éclairci que par la répétition des analyses pratiquées sur des urines fraîches et sur toutes les mictions pendant une période de 24 à 48 heures, et parfois plus, car il arrive que certaines mictions ne contiennent pas de gravelle, et que d\u2019autres la mettent en évidence.S\u2019il s\u2019agit de caleul franc, la plaque simple imposera le diagnostic, sauf dans le cas des calculs organiques, par conséquent, non opaques; par ailleurs, la pyélographie endovei- neuse ou rétrograde, par ses images plutôt régulières de soustraction, permettra le diagnostic d\u2019autant plus facilement que dans l\u2019observation du malade on aura souvent retracé l\u2019élément .douleur qui accompagne le caractère provoqué de l\u2019hématurie. L'Union Méd.Canada Tome 88 -\u2014 Sept.1959 Dans toutes les lithiases, il faudra compléter l\u2019investigation par un bilan caleique complet, rechercher la goutte, l'adénome parathyroi- dien.les avitaminoses À et les hypervitami- doses D.5 \u2014 Les malformations anatomiques congénitales ou acquises des voies excrétrices.Elles peuvent toutes gêner la vidange du rein, qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019un rétrécissement intrinsèque ou extrinsèque de la jonction urétéro- pyélique, de l\u2019uretère à un niveau quelconque, y compris les malformations anatomiques vésicales qui peuvent occasionner un reflux, créer un état congestif avec hyperhemie de la voie sécrétrice, parfois à l\u2019origine de l'hématurie.Dans l\u2019hydronéphrose banale, le diagnostic sera facile, par le facteur douleur, l\u2019augmentation de volume du rein, les antécédents du malade, le tout confirmé par la pyélographie qui mettra en évidence la lésion en cause.Ce qui peut être difficile par moments, ce sont ces crises d\u2019hydronéphrose intermittente du rein en accordéon, parfois palpable, parfois non palpable, qui se gonfle et se vide alternativement.Bien souvent, ce n\u2019est que la pyélographie endoveineuse pratiquée au moment de la crise qui établira le diagnostic, car si l\u2019obstacle n\u2019est pas de grande importance, ce n\u2019est qu\u2019à ce moment-là qu\u2019on pourra mettre en évidence la distension pyélique responsable de l\u2019hydronéphrose.Tleureusement, la multitude des symptômes qui accompagnent ces lésions permettront facilement de poser le diagnostic qui plus souvent qu\u2019autrement s'impose.Il peut être tout autre dans les urété- rectasies, pas toujours facilement appréciable, mais qui peuvent habituellement être mis en évidence par la pyélographie endoveineuse ou par l\u2019urétéro-pyélographie.Il faut aussi, penser aux lésions vésicales, qu\u2019il s'agisse soit de la « petite vessie » scléreuse ou contractée, soit de la vessie distendue, à cause de l\u2019hyperplasie du col, d\u2019un adénome ou d\u2019un cancer prostatique, d\u2019un rétrécissement de l\u2019urêèthre ou encore la vessie BOURQUE: L\u2019'HÉMATURIE ESSENTIELLE EXISTE-T-ELLE?1037 distendue d\u2019origine neurogénique.En un mot, tout obstacle à la vidange de l\u2019arbre urinaire, qu\u2019il siège à la jonction urétéro-plélique, sur l\u2019uretère, au niveau du col de la vessie ou au niveau de l'urethre, peut provoquer une hématurie par la distension et le reflue vésico- urétéro-pyélo-rénal.6 \u2014 La ptose rénale.La ptose rénale, bien que rarement, peut être à l\u2019origine d\u2019une hématurie.On rencontre rarement celle-ci dans les ptoses banales de peu d'importance.Par contre, dans les ptoses importantes où le rein soutenu que par son pédicule est nettement mobile comme un pendule, peut par conséquent se tordre, et ce faisant, à cause de l\u2019affaissement veineux, la circulation de retour est sérieusement gênée et diminuée et peut, par extravasation avec déchirure du formix, donner naissance à une hématurie en inversant le mécanisme invoqué dans le reflux pyélo-veineux.Heureusement, la plupart du temps, dans ces ptoses importantes, la douleur, les répercussions digestives et l\u2019'hydro-néphrose intermittente permettront de cataloguer l\u2019hématurie comme non-essen- tielle.7 \u2014 Les néphrites.On a longtemps étiquetté les hématuries essentielles comme étant des néphrites ou pyé- lonéphrites hématuriques, car il n\u2019y a pas l\u2019ombre d\u2019un doute que dans la grande majorité des cas, pour ne pas dire tous, où la néphrectomie d\u2019hémostase fut pratiquée, l\u2019examen histopathologique du rein a toujours mis en évidence des lésions discrétes de néphrite ou de pyélonéphrite, souvent sans autre.D\u2019ailleurs, ces patients néphrectomisés avaient présenté des hématuries possédant tous les caractères de l\u2019hématurie essentielle qu\u2019on étudie en ce moment.Les autres types de néphrites, infectieuses, toxiques, ete\u2026 etc\u2026 sont relativement faciles à diagnostiquer de par l\u2019abondance des autres symptômes qui accompagnent ces lésions, soit l\u2019albuminerie, les œdèmes, l\u2019oligurie, l\u2019augmentation du taux de l\u2019urée dans le sang, les mo- 1088 difications des épreuves fonctionnelles ou des « clearances » et les déséquilibres électrolytiques.8 \u2014 L\u2019infarctus rénal par thrombose, soit veineuse ou artérielle.Dans l\u2019infarctus franc, comme on le rencontre habivuellement, le diagnostic sera assez facile, car l\u2019hématurie suivra un épisode douloureux extrêmement aigu et intense, souvent accompagné d\u2019un état de choc important.L\u2019hématurie sera plus importante s\u2019il s\u2019agit d\u2019une thrombose veineuse que s\u2019il s\u2019agit d\u2019une thrombose artérielle, du fait que dans ce dernier cas, l\u2019apport sanguin est diminué, tandis que dans le premier, l\u2019apport artériel n\u2019étant pas touché, mais la circulation de retour étant déficiente, il se produit une extravasation sanguine.La pyélographie endoveineuse pas toujours possible, à cause de la chute de la tension artérielle, met souvent en évidence un rein silencieux, et la pyélographie rétrograde ne montrera pas souvent d\u2019autres modifications des cavités pyélo-calicielles, qu\u2019une légère ectasie, car c\u2019est le parenchyme et non la cavité qui est touché.Cependant, dans la majorité des cas, le début dramatique et l\u2019état grave du malade permettront de poser le diagnostic.oo Ce qui est beaucoup plus difficile à mettre en évidence, ce sont les petits infarctus régionaux à répétition ne touchant qu\u2019une faible proportion du parenchyme.Les seules données qui puissent nous permettre d\u2019en faire le diagnostic sont l\u2019importance de l\u2019albuminurie et l\u2019intermittence des hématuries qui n\u2019ont pas tous les caractères de l\u2019hématurie essentielle.9 \u2014 Les maladies vasculaires du système circulatoire rénal.D\u2019abord et avant tout l\u2019anévrysme.Bien entendu, le gros anévrysme calcifié de l\u2019artère rénale sera facile à reconnaître, car la plaque simple nous en-imposera immédiatement l\u2019évidence; il s\u2019agit en effet d\u2019une image radiographique classique que tous connaissent, pas tellement parce qu\u2019elle est fréquente, mais BOURQUE: L\u2019HÉMATURIE ESSENTIELLE EXISTE-T-ELLE?l\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 parce qu\u2019elle a été très bien décrite.Ce qui est beaucoup plus difficile à reconnaître, c\u2019est le petit anévrysme intraparenchymateux, encore pulsatile.L\u2019hématurie est fréquente ici car ce type d\u2019anévrysme se rupture facilement et l\u2019hématurie peut être importante au point de mettre la vie du malade en danger.La pyélographie ne donnera que peu ou pas de renseignements, car il n\u2019y a que peu ou pas de modifications des cavités rénales.Par contre, c\u2019est ici que l\u2019aortographie avec artériographie rénale triomphe, en mettant nettement en évidence l\u2019anévrysme.Les autres maladies vasculaires possibles, mais heureusement plutôt rares, sont l\u2019angiome palillaire ou pyélocalicielle, les varices pyélo- calicielles ou pyélourétérales, les hémorragies du formix par déchirure de ce dernier et le purpura des voies excrétrices.Sauf dans le dernier cas, à cause de l\u2019atteinte générale, le diagnostic n\u2019est pas facile du fait que la pyé- lographie ne met pas toujours en évidence ces minimes déformations et qu\u2019il n\u2019y a souvent que l\u2019exploration chirurgicale qui puisse trancher la question.Ce sont surtout ces cas qu\u2019on étiquette trop souvent d\u2019hématurie essentielle.MALADIES SYSTÉMIQUES À RÉPERCUSSION RÉNALE 1 \u2014 Les infections.Toutes les maladies infectieuses et toutes les infections graves ont une répercussion sur le rein, et par conséquent peuvent provoquer des hématuries.Ici, le diagnostic étiologique de l\u2019hématurie est facile, d\u2019abord à cause de la lésion initiale et ensuite du fait que l\u2019hématurie est la manifestation d\u2019une complication de celle-ci et suivra sa courbe.2 \u2014 Les maladies du sang à répercussion capillaire, telles les maladies purpuriques cutanées ou viscérales.Ces états pathologiques peuvent donc siéger au niveau du rein, et par conséquent provoquer des hématuries, mais le diagnostic étiologique de cette hématurie sera facile à cause des manifestations généralisées qui accompagnent le tout. L'Union Méd.Canada BOURQUE: L\u2019HEMATURIE ESSENTIELLE EXISTE-T-ELLE?Tome 88 \u2014 Sept.1959 3 \u2014 La maladie hypertensive.L\u2019hématurie est souvent la seule manifestation clinique de la maladie hypertensive qui amene le malade hypertendu a consulter.Heureusement en faisant son observation, la prise de la tension artérielle nous mettra sur la piste, car dans ce cas le rein ne sert que de soupape à la saignée.Bien entendu, malgré l\u2019évidence du diagnostic, il faut continuer l\u2019investigation et parfois aller jusqu\u2019à la ponction biopsique du rein pour poser un diagnostic étiologique précis de l\u2019hématurie.4 \u2014 Le diabète.Le diabète présente une complication uro- logique bien connue, c\u2019est la papillite nécro- sante avec hématurie.La connaissance de la maladie initiale mise en évidence par la glycosurie et l\u2019hyperglycémie aiguillera le diagnostic et en continuant les autres explorations, c\u2019est-à-dire la pyélographie endovei- neuse ou la pyélographie rétrograde si nécessaire, on mettra en évidence les images bien caractéristiques de la papillite nécrosante que tous connaissent.5 \u2014 Les avitaminoses.Toutes les avitaminoses, mais particulièrement les avitaminoses C, à forme scorbutique, peuvent se manifester par des hématuries.L\u2019état général du malade, l\u2019observation, les antécédents, etc\u2026 permettront facilement de poser le diagnostic, car ces cas n\u2019ont rien de commun avec l\u2019hématurie essentielle.6 \u2014 Les hépatites.En effet, dans les insuffisances hépatiques, quelqu\u2019en soit la cause, la prothrombine étant diminuée, le malade saigne plus facilement.Il peut donc s\u2019il présente des lésions minimes et discrètes au niveau du rein, saigner de celui-ci, mais l\u2019ensemble du tableau clinique complété par les épreuves de la fonction hépatique permettront d\u2019établir le diagnostic étiologique.7 \u2014 Les allergnes.Toutes les allergies peuvent se manifester par, ou être accompagnées d\u2019un épisode hé- 1039 maturique.A cause de la vasodilatation capillaire provoquée par les états allergiques, il ne répugne pas que ce phénomène puisse se produire au niveau du rein et provoquer une hématurie.En effet, certains auteurs voient là une des causes certaines de l\u2019hématurie dite essentielle, du fait d\u2019une éosinophylie très élevée constatée par l\u2019étude histo-pathologi- que du rein enlevé soit disant pour une hématurie essentielle incontrôlable.8 \u2014 La grossesse.Ceci peut paraître extrêmement bizarre, mais nous avons eu l\u2019occasion d\u2019observer trois patientes chez qui l\u2019hématurie se répétait à chaque grossesse et chez qui ce symptôme pouvait presque servir d\u2019épreuve diagnostique de leur état gravidique.Comment la grossesse provoque-t-elle l\u2019hématurie?S\u2019agit-il d\u2019un élément toxique que nous n\u2019avons pu mettre en évidence?S'agit-il d\u2019une déchirure du formix par augmentation de la pression intra-pyélique?Un fait demeure, c\u2019est que ces trois malades ont présenté à chaque grossesse une hématurie unilatérale à caractère essentiel qui n\u2019a cessé qu\u2019avec l\u2019accouchement.Dans un cas, il a fallu provoquer l\u2019accouchement à 7 mois, car l\u2019hémorragie devenait menacçante.Par ailleurs, ces trois malades ont été examinées en dehors de leur état gravidique et chez aucune d\u2019entre elles nous avons pu mettre en évidence la moindre petite lésion rénale après avoir épuisé tous les moyens d\u2019investigation à notre.disposition.LES MALADIES DE LA CRASE SANGUINE Toutes les maladies qui modifient la crase sanguine peuvent provoquer.des hématuries, qu\u2019il s\u2019agisse de leucémie, de purpura, d\u2019hémo- phylie, d\u2019afibrinémie, de fibrinolyse, ete.ete.sans oublier le lymphome malin.Il faut donc faire une cytologie sanguine et passer en revue toutes les épreuves de la coagulation, car c\u2019est la que peut étre la clé du diagnostic.EXPLORATIONS DIAGNOSTIQUES Connaissant maintenant la grande majorité des affections qu\u2019il faut éliminer avant de 1040 poser un diagnostic d\u2019hématurie essentielle, 1l nous faut maintenant faire le point et voir quels sont les moyens que nous avons à notre disposition pour éliminer toutes ces lésions et en arriver au diagnostic positif.1 \u2014 Observation détaillée.D\u2019abord et avant tout, noter tous les faits principaux de la maladie actuelle, préciser les antécédents et extraire du tout et en détail les symptômes subjectifs.L\u2019examen objectif du malade sera ensuite conduit minutieusement en explorant tous les systèmes.2 \u2014 L\u2019analyse des urines.D'abord l'analyse chimique pour éliminer immédiatement les urines rouges et vérifier la présence ou l\u2019absence d\u2019éléments chimiques étrangers à l\u2019urine normale ; ensuite l\u2019examen bactériologique avec cultures sur différents milieux et l\u2019inoculation au cobaye.Enfin la cytologie des urines avec étude précise du sédiment urinaire.Tout ceci n\u2019aura une valeur diagnostique précise qu\u2019en autant que cette étude sera faite sur des urines fraîchement émises.3 \u2014 L\u2019uréthro-cystoscopie permettra de découvrir l\u2019origine de l\u2019hématurie.Celle-ci éliminera de fait les hématuries à point de départ uréthral, prostatique et vésical, pour localiser la lésion soit à droite, soit à gauche.Il faut que l\u2019uréthro-eystoscopie soit pratiquée au cours de l\u2019épisode hématurique, car elle permettra ainsi de constater s\u2019il y a caillots ou s\u2019il n\u2019y en a pas; quels sont les caractères de l\u2019éjaculation sanglante, c\u2019est-à-dire son intensité, et si elle est accompagnée ou non de débris ou encore de petits graviers.4 \u2014 La plaque simple faite chez le malade bien préparé renseignera sur le volume et la régularité des contours du rein et décèlera une calcification asymptomatique quelle que soit sa position, qu\u2019elle soit pyélique, parenchymateuse, enchatonnée dans un calice ou sur le trajet de l\u2019uretère et qui sera la cause de l\u2019hématurie.5 \u2014 La pyélographie endoveineuse.Il faut pratiquer cette pyélographie bien soigneusement, et l'idéal c\u2019est de faire cette pyélogra- phie à retardement avec prises des clichés aux BOURQUE: L\u2019HÉMATURIE ESSENTIELLE EXISTE-T-ELLE?L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 cinq minutes pendant une heure, suivie de clichés de quart d\u2019heure en quart d\u2019heure pendant trois heures avec et sans compression.Cette méthode dans la majorité des cas permettra de déceler une lésion urologique si elle existe, car elle rend possible l\u2019étude détaillée des modifications même minimes des images urétéro-pyélo-calicielles.6 \u2014 Le cathétérisme des uretères.T1 peut même seul donner de multiples renseignements, à savoir si la sonde s\u2019introduit librement dans l\u2019uretère sans y rencontrer d\u2019obstacle.Si elle butte, quel est cet obstacle?Est-il solide?Est-il charnu?La sonde ramène-t-elle des débris ou provoque-t-elle l\u2019hémorragie?7 \u2014 La pyélograpme rétrograde.Elle permettra parfois d\u2019obtenir plus de netteté dans les images, mais par ailleurs, il faut être prudent et ne pas la forcer, car on peut ainsi modifier sérieusement l\u2019aspect des images, des cavités pyélo-calicielles et conséquemment y voir des lésions qui en fait n\u2019existent pas.8 \u2014 L\u2019urétéro-pyélographie qui permet la visualisation détaillée de l\u2019uretère dans son entité avec l\u2019adjonction des images pyélo- calicielles.9 \u2014 Le rétro-pneumo-péritoine.Parfois pour une raison ou pour une autre, les contours du rein sont mal visualisés, soit à cause de l\u2019obésité du sujet, soit du fait d\u2019une pneumatisation intestinale exagérée.Le pneumo-rein donne alors des renseignements précis.10 \u2014 L\u2019aortographie et l\u2019artériographie rénale.Si on soupçonne une lésion vasculaire, tout particulièrement l\u2019anévrysme, c\u2019est là le moyen de mettre le tout en évidence, car c\u2019est là la clé du diagnostic.11 \u2014 La pyéloscopie avec les détails qu\u2019elle peut fournir dans certains cas.12 \u2014 La pyélographie radiocinématographi- que des voies excrétrices qui est le complément enregistré de la précédente, et malgré qu\u2019elle n\u2019en soit encore qu\u2019à ses débuts, donne des renseignements qu\u2019on n\u2019était pas à même d\u2019entrevoir il y a quelques années, car elle met en évidence, dans tous ces détails, la dynamique de la voie excrétrice. L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 13 \u2014 La cystographie avec ses données sur le reflux urétéro-pyélocalicielle.14 \u2014 La tomographie qui précise certains points des explorations précédentes en les détaillant davantage.15 \u2014 Les épreuves de laboratoire.Les épreuves fonctionnelles rénales, soit le P.S.P.et les diverses « Clearance » ainsi que les épreuves fonctionnelles hépatiques qui renseignent sur l\u2019état, et du rein et du foie.16 \u2014 Les épreuves allergiques.Rechercher surtout les allergies médicamenteuses.17 \u2014 Les épreuves sanguines.Elles permettront de mettre en évidence une maladie sanguine et de déceler un défaut de la coagulation par l\u2019absence, la diminution ou l\u2019augmentation d\u2019un ou de plusieurs divers facteurs qui peuvent être en cause.En voici les plus importantes: a) le temps de coagulation, épreuve non spécifique assez peu sensible qui met surtout en évidence les défectuosités hémostatiques de la première phase de la coagulation.b) le temps de saignement qui est en relation par la sérotonine avec les plaquettes sanguines et l\u2019intégrité capillaire.c) la rétractilité du carllot qui est en relation avec les plaquettes sanguine par la ré- tractoenzyme.d) la numération des plaquettes sanguines, source de thromboplastinogénase (formation de thromboplastine), source aussi de rétrac- tienzime (rétractilité du caillot) et source enfin de sérotonine (intégrité capillaire).e) le temps de prothrombine qui réflète la concentration en prothrombine, en proconver- tine et en proaccelerine; le dosage de ces trois substances se fait en pourcentage ou en unité.f) la consommation de la prothrombine.Cette épreuve sert à mettre en évidence l\u2019utilisation de la prothrombine, laquelle dépend des facteurs thromboplastiques, plasmatiques et plaquettaires.g) le dosage de la protamine pour doser la teneur du sang en substance héparinique.BOURQUE: I\u2019HEMATURIE ESSENTIELLE EXISTE-T-ELLE?1041 h) l\u2019épreuve de génération de la thromboplastine.Cette épreuve sert à mettre en évidence une déficience d\u2019un ou de plusieurs facteurs qui concourrent à la formation de la prothrombinase, soit la thromboplastinogéna- se, les facteurs thromboplastiques plasmatiques, la proconvertine et la proaccelerine.Par cette épreuve, on peut déceler aussi un anticoagulant qui agirait contre l\u2019un ou l\u2019autre de ces facteurs.1) le temps d\u2019Howell qui est à peu près analogue au temps de coagulation mais qui se fait sur le plasma.1) le temps de thrombine pour déceler une antithrombine ou une défectuosité dans la transformation du fibrinogène en fibrine.k) l\u2019épreuve de la tolérance à l\u2019héparine qui permet de déceler si un patient est en hyper- ou en hypo-coagulité, et enfin, 1) le dosage du fibrinogène et l\u2019étude du calcium sanguin, car les ions calciques sont nécessaires à la thrombino-formation ; ils sont aussi inhibiteurs de la thrombine et du fibrinogène.Il faudra donc penser à l\u2019afibrinémie par fibrinogénolyse qui est actuellement un phénomène assez curieux et assez mal expliqué, rapporté au cours de certaines interventions chirurgicales et qui a provoqué des hématuries graves et parfois fatales.Il faut donc passer en revue toutes les dys- prothrombies primitives ou secondaires avec ou sans troubles hépatiques, avec ou sans déficience en vitamine K, ete.etc.En somme un coagulogramme complet ne l\u2019est pas sans toutes ces épreuves détaillées.Malheureusement, il arrive plus souvent qu\u2019autrement que la plupart de ces épreuves soient négatives dans l\u2019hématurie essentielle.18 \u2014 Enfin, avoir recours à la ponction biopsique rénale qui peut tout éclaircir par les précisions histo-pathologiques qu\u2019elle fournit.CONCLUSIONS Ce n\u2019est donc qu\u2019après avoir éliminé tous les facteurs urologiques, systémiques, allergiques et de la crase sanguine qu\u2019il nous sera permis d\u2019étiquetter une hématurie comme 1042 étant essentielle, ce qui, à notre avis, n\u2019est pas fréquent.Par ailleurs, dans les cas où il existe le moindre doute, il faut reprendre toute la série des examens de façon à contrôler le tout, soit immédiatement, soit dans les quelques semaines qui suivent la consultation.Souvent apparaîtra alors l\u2019évidence de la lésion étiologique d\u2019une affection hématurique qui, à prime abord, à cause du seul et unique symptôme d\u2019hématurie, avait été classée comme essentielle, quand il s\u2019agissait en fait d\u2019une lésion connue, difficile à déceler à ses débuts.On observera ceci d\u2019autant plus souvent, que l\u2019étude histo-pathologique détaillée de ces reins enlevés pour néphrectomie d\u2019hémostase d\u2019une hématurie essentielle ou soit disant telle, même si la source de l\u2019hémorragie n\u2019a pas fréquemment été mise en évidence, n\u2019a jamais montré à notre connaissance un rein parfar- tement sain; on y a toujours observé des lésions soit de néphrite, soit de pyélonéphrite, soit un état d\u2019hyperéosinophylie, soit une communication pyéloveineuse par lésion du formix ou autre, ete.ete.Vue sous cet angle, l\u2019hématurie essentielle ne serait-elle pas plutôt une des manifestations des diverses affections connues que les explorations diagnostiques à notre disposition, soit à cause de leur insuffisance, soit plutôt du fait de leur malinterprétation, ne peuvent en fixer cliniquement l\u2019étiologie?L\u2019hématurie essentielle existe-t-elle?Il nous est permis sérieusement d\u2019en douter!!! Résumé Les hématuries dites essentielles existent- elles?En effet, les hématuries de l\u2019appareil urinaire supérieur peuvent être dues à des affections urétéro-pyélo-rénales, à des maladies systémiques extra-urologiques et enfin à des maladies de la crase sanguine.Parmi les maladies urologiques pures, on rencontre les traumatismes, les infections, les tumeurs, les lithiases, les malformations congénitales ou acquises des voies excrétrices, la ptose rénale, les néphrites, l'infarctus rénal par thrombose soit veineuse ou artérielle et les BOURQUE: L'HÉMATURIE ESSENTIELLE EXISTE-T-ELLE?L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 maladies vasculaires du système circulatoire rénal.Parmi les maladies systémiques à répercussion rénale, nous avons les infections, les maladies du sang à répercussion capillaire, la maladie hypertensive, le diabète, les avitaminoses, les hépatites, les allergies et il faut y inclure la grossesse.Enfin, il y a les maladies de la crase sanguine soit la leucémie, le purpura, l\u2019hémophilie, ete.etc.Le diagnostic se fait en suivant la trame suivante: Observation détaillée \u2014 Analyse des urines sur les urines fraichement émises \u2014 L\u2019uréthrocystoscopie \u2014 La plaque simple de l\u2019abdomen \u2014 La pyélographie endoveineuse \u2014 Le cathétérisme des uretères \u2014 La pyélogra- phie rétrograde \u2014 L\u2019urétéro-pyélographie \u2014 Le rétro-pneumo-péritoine \u2014 I aortographie ou l\u2019artériographie rénale \u2014 La pyéloscopie \u2014 La pyélographie radio-cinématographique \u2014 La cystographie \u2014 La tomographie \u2014 Les épreuves de laboratoire \u2014 Les épreuves allergiques \u2014 Les épreuves sanguines \u2014 soit un coagulogramme complet.Etudié sous cet angle, 1l nous est fortement permis de douter de l\u2019existence de l\u2019hématurie essentielle.Nous croyons plutôt qu\u2019il s\u2019agit d\u2019affections connues que nos moyens diagnostiques, ou plutôt notre malinterprétation de ces moyens, ne nous permettent pas d\u2019étiquet- ter le tout, car l\u2019histo-pathologie de ces reins hémorragiques a toujours montré des lésions quelconques et nous permet de conclure qu\u2019un rein sain ne saigne pas.- Summary Is there such a thing as Essential Hematuria?Bleeding from the upper urinary tract is due mostly to uretero-pyelo-renal pathology, but also to many systemic diseases.Among the first group, the causes of hematuria are trauma \u2014 infections \u2014 tumors \u2014 lithiasis \u2014 congenital malformations of uretero-pelvic cavities \u2014 renal ptosis \u2014 different types of nephritis \u2014 renal infarct by renal or arterial thrombosis \u2014 and finally vascular diseases of the circulatory system of: the kidney.Among the second group of sy:temie diseases are L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 infections \u2014 blood diseases with influence on the capillary system \u2014 hypertension \u2014 diabetis \u2014 avitaminosis \u2014 hepatitis \u2014 allergies \u2014 and, although not a sickness, pregnancy; there are also blood diseases as leukemia \u2014 purpura \u2014 hemophilia, etc.ete.To ascertain a diagnosis, the following steps have to be followed: a detailed history of the case \u2014 urine analysis on fresh urine \u2014 urethro-cystoscopy \u2014 flat film of the abdomen \u2014 endovenous pyelogram \u2014 catheterization of the ureters \u2014 retrograde pyel- ogram \u2014 uretero-pyelography \u2014 retro-pneumo-per- itoneum \u2014 aortography or renal arteriography \u2014 pyeloscopy \u2014 radio-cinematographic pyelography \u2014 cystography \u2014 tomography \u2014 all the clearance and allergic tests, and a complete coagulogram.When all this is done, the diagnosis can yet escape, but remembering the fact, that none of the bleeding kidneys studied histologicaly after nephrectomy performed for one reason or another, were found to be normal, tends to prove that there is no such thing as essential hematuria.It is more logical to think that the diagnostic means at our disposal are not sufficient, more so that we misinterprete our findings.With that in mind we have to doubt the existence of essential hematuria as a pathological entity.BIBLIOGRAPHIE 1.M.S.ABEL et R.Chester BROWN: Sickle Cell Disease with Severe Hematuria Simulating Renal Neoplasm.J.A.M.A., 136: 624, 1948.J.ALBARRAN ; Hématurie des néphrites méconnues.4e Session Asso.Franç.d\u2019Urol., p.104.O.Doin, Paris, 1899.: .L.W ALLEN: Hématurie bilatérale guérie par les injections de sang.J.d\u2019Urol., Paris, 5: 339, 1914.4.C.E.ALKEN et R.HASCHE-KLUNDER: Zur Diagnos- tik und Therapie der unklaren Neirendlutung.Zischr.Urol., 45: 665, 1952.5.B.R.ALMQUEST et P.TITUS: Urol.and Cutan.Rev., 47: 218, 1943.6.W.ANTOPOL et L.GOLDMAN: Sub-epithelias Hemorrhage of Renal Pelvie Simulating Neoplasm.Urol.and Cut.Rev., 52: 189, 1948.L.T.ASHCRAFT: Renal Hematuria.8 A H.AYNESWORTH: Hématurie rénale unilatérale.J.Urol., Paris, 2: 268, 1912.Moore C.BALCON: Renal Hematuria and 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l\u2019embryologie expérimentale de l\u2019appareil génital et sur la morphologie cellulaire en rapport \u2018avec le sexe génétique.Il est désormais possible d\u2019esquisser une classification rationnelle de ces états pathologiques, basée non seulement sur des caractéristiques morphologiques mais aussi sur la détermination du sexe génétique.Nous rapporterons deux observations de ce que jusqu\u2019à maintenant on était convenu d\u2019appeler agénésie ovarienne puis nous ferons la revue des idées actuelles, sur cette entité, en particulier sur sa pathologie.Observation 1.M.N.G., âgée de 15 ans, s\u2019est présentée en février 1954, pour arrêt de croissance.Elle raconta que son poids et sa taille avaient été normaux jusqu\u2019à l\u2019âge de 7 ou 8 ans, alors que la croissance avait pris fin subitement.Aucun caractère sexuel secondaire n\u2019avait fait son apparition.Depuis deux ans, elle recevait des injections de gonadotrophines chorioniques à raison de 1000 unités deux fois par semaine.Par ailleurs, elle était en très bonne santé; on ne révélait dans son passé que des maladies banales, rougeole et scarlatine.Aucun trouble de croissance ou de développement sexuel ne fut relevé dans sa famille.L\u2019examen physique nous montrait une adolescente de petite taille avec un large thorax.Les mensurations anthropométriques sont données dans la Table I.On ne notait pas de cou de Sphynx.Les poils axillaires étaient rares et les seins non développés.L\u2019examen des yeux ne révéla pas d\u2019anomalie.La pression artérielle était de 110/70.Le clitoris, les grandes et les petites lèvres étaient sous-développées.Le toucher rectal ne révélait pas la présence d'utérus ou d\u2019annexes.TABLE 1 Mensurations anthropométriques.MN.G.GP.15ans 17 ans Unités Poids: actuel ween, 76 80 livres âge correspondant \u2026\u2026 .114 12 années moyenne pour l\u2019âge \u2026\u2026 108 114 livres Taille : actuelle wee, - 505 52 pouces taille correspondante \u2026 9 95 années moyenne pour l\u2019âge \u2026\u2026 62.5 63.7 pouces Les films simples du crâne étaient normaux.L'âge osseux se situait entre 13 et 14 ans.L\u2019urée, le glucose et le cholestérol sanguins étaient normaux.L\u2019hémogramme donnait le résultat suivant: G.R.3,825,000, G.B.6,250.L'examen des urines ne révéla rien d\u2019anormal.Le métabolisme basal était à + 6%.Les dosages hormonaux urinaires donnaient les résultats suivants: F.S.H.> 211.2 et < 3168 unités souris/24 heures Estrogènes: < 40 unités souris/24 heures 17-céto-stéroïdes: 3.6 mgms/24 heures.La patiente fut traitée par l\u2019administration cyclique de 1 mgm de diethylstilbestrol.Un an plus tard, elle pesait 103 lbs et avait grandi de 215 pouces; la figure I illustre le développement des caractères sexuels secondaires.Chaque mois, la cessation de la médication entraîna une hémorragie vaginale.En plus, le clitoris et les lèvres augmentèrent de volume et des poils pubiens apparurent.Un corps utérin était maintenant palpable au L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 Fig.1 et 2.\u2014 Avant traitement.Patiente M.N.G.Seins et poils sexuels non développés.Fig.3 et 4.\u2014 Patiente M.N.G.Après traitement.Apparition des poils sexuels, des seins et le pigmentation aréolaire.GOULET er CouL.: DYSGÉNÉSIE GONADIQUE 1049 toucher rectal.Un frottis de la muqueuse buccale montra le type masculin de chromatine sexuelle.Observation 2.G.P.fut admise une première fois en février 1953, à l\u2019Âge de 17 ans, pour taille sub- normale et absence de menstruation.Elle avait toujours été plus petite que la moyenne.À six mois, elle avait souffert de méningite et quelques années plus tard de rougeole.Elle n'avait jamais eu de menstruation et les poils pubiens avaient toujours été absents.Elle raconta que ses seins avaient commencé à se développer un an auparavant.Aucun trouble de développement somatique ou sexuel ne fut relevé dans la famille.À l'examen physique, on nota la taille courte et les traits forts; les sclérotiques étaient bleues et le thorax large.Les données anthropométriques sont consignées dans le tableau I.La pression artérielle était de 160/110, avec un pouls poplité bien perceptible.Les caractères sexuels étaient tout à fait absents: les seins ne consistaient qu\u2019en du tissu adipeux, sans véritable développement de la glande mammaire; les poils axillaires et pubiens étaient absents.L\u2019examen gynécologique montra un clitoris et des lèvres sous-développés.On pouvait à peine palper l'utérus et les annexes par le toucher rectal.A l'examen radiologique, le crâne et le thorax étaient normaux; l\u2019âge osseux était entre 15 et 21 ans.L\u2019examen des urines et les déterminations du glucose, de l\u2019urée et du cholestérol sanguins donnaient des valeurs normales.Le métabolisme basal était de + 15%.La courbe de tolérance au glucose était aplatie.Les déterminations hormonales dans les urines donnèrent les résultats suivants: FSH.> 105.6 et < 211.2 unités souris/24 hres Estrogènes > 40 unités souris/24 hres 17-céto-stéroïdes: 2.1 mgm/24 hres.Comme M.N.G., elle reçut une thérapie de substitution.Trois ans plus tard, en mars 1956 1050 elle fut réadmise, à la suite de quelques crises douloureuses du flanc gauche, accompagnées de fièvre, de pollakiurie et de brûlement à la miction.L\u2019examen montrait des seins normaux avec pigmentation des aréoles; une pilosité axillaire et pubienne peu abondante.La P.A.était toujours de 160/110.Le poids était maintenant de 96 livres, sans changement dans la taille.L\u2019examen des urines montrait la présence de pus.Une pyélographie rétrograde montra une dilatation marquée des cavités rénales avec ombre rénale gauche augmentée.Les cavités droites étaient normales.Le dosage de l\u2019urée, des chlorures et l\u2019excrétion du P.S.P.dans les échantillons d\u2019urine prélevés dans les cavités droites et gauches montraient une fonction à peu près nulle du rein gauche.On pratiqua une néphrectomie gauche.L\u2019uretère était considérablement rétréci à la jonction urétéro-pyélique, avec dilatation marquée en amont.La coupe de l\u2019organe montrait un reste de parenchyme repoussé à la périphérie.L\u2019examen de la chromatine sexuelle sur les tissus prélevés montrait une disposition de type mâle.Un an et demi plus tard, la patiente avait encore une pression diastolique élevée: 140/95.En décembre 1958 la tension artérielle se lisait à 135/90.DISCUSSION Historique: Les études relatives à ce syndrome peuvent se grouper sous trois chefs.Un premier groupe, de descriptions anatomiques remonte aux descriptions d\u2019autopsie des auteurs allemands Olivet, Pich et autres, et va jusqu\u2019à la publication de Turner en 1938 (1), sur l\u2019association du cubitus valgus avec cou de Sphynx et infantilisme.Puis vient un groupe de travaux sur la physiopathologie, avec, en tête, les publications de deux groupes indépendants de chercheurs, Albright et ses collaborateurs (2) et Varney et ses collaborateurs (3), en 1942.L\u2019étude des gonadotrophines urinaires permit à ces auteurs d\u2019isoler ce syndrome du cadre des infantilismes hypophysaires prépubertaires chez l'individu de sexe féminin.Depuis 1950, qui marque le dé- GOULET er CouL.: DYSGÉNÉSIE GONADIQUE L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 Fig.5 et 6.\u2014 Avant traitement : patiente G.P.Thorax en bouclier.Poils pubiens absents.Fig.7 et 8.\u2014 Patiente G.P.Après traitement.Croissance des seins avec pigmentation aréolaire. L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 but de la troisième période, l\u2019intérêt est centré sur la pathogénie.Nous passerons brièvement en revue les faits d\u2019observation et les théories émises pour les expliquer.Défimtion La dysgénésie gonadique avec phénotype féminin est caractérisée par un infantilisme sexuel secondaire à une déficience gonadique primitive chez des individus à apparence extérieure féminine.On retrouve fréquemment des anomalies congénitales associées, en combinaisons variées.Tableau clinique Le tableau II résume les manifestations cliniques de la dysgénésie gonadique avec phénotype féminin et taille sub-normale et les compare avec celles du nanisme pituitaire chez la femme.Les traits essentiels en sont un aspect extérieur féminin, un \u2018infantilisme sexuel se manifestant par de l\u2019aménorrhée primaire et l\u2019absence de caractères sexuels secondaires, puis une déficience gonadique primitive démontrée par un dosage élevé des gonadotrophines urinaires.Il est à noter que la diminution de la taille peut être absente et qu\u2019il n\u2019existe pas d\u2019autre signe de déficience endocrinienne grave.Anatomie pathologique Les structures gonadiques sont absentes ou représentées par des vestiges d\u2019éléments médullaires (mésonéphriques) ou corticaux (épithélium germinatif) (4).A tout événement, ils sont dépourvus d\u2019activité cytogénique ou endocrinienne, comme le témoigne l\u2019histologie et les essais biologiques d\u2019activité estrogénique des urines.Les conduits génitaux sont du calibre de ceux d\u2019un nouveau-né normal de sexe féminin.Physiopathologie Parmi les manifestations cliniques, la taille sub-normale est celle qui a provoqué le plus de discussion (4,5), quant à son mécanisme de production.Il est évident qu\u2019elle n\u2019est pas due à la déficience gonadique par elle-même GOULET er CoLL.: DYSGENESIE GONADIQUE 1051 puiszqu'une castration prépubertaire entraîne un accroissement de la taille plutôt qu'une diminution.Plusieurs théories ont été émises, impliquant une insuffisance du thymus, une déficience sélective de l\u2019hypophyse portant sur l'hormone de croissance, une hypofonction cortico-surrénalienne (2).Le fait que l'on ait décrit des individus présentant toutes les caractéristiques de ce syndrome sauf la taille sub-normale (4) (6) (7) porte à croire qu\u2019il s\u2019agit là d\u2019une anomalie associée.L\u2019aménorrhée et l\u2019infantilisme sexuel sont évidemment secondaires à l\u2019insuffisance gonadique, comme en témoignent les effets de la thérapie de substitution et le taux élevé des gonadotrophines hypophysaires dans les urines.L'ostéoporose est de type post-ménopausique; on peut présumer qu\u2019elle résulte d\u2019un déséquilibre entre les gonades et les cortico-surrénales.Pathogénie Pour comprendre la pathogénie de ce syndrome, il est essentiel de bien connaître l'ordre d\u2019apparition des différentes structures du système génital dans leur développement embryologique.Les grandes lignes du développement du système génital sont données dans le tableau III.Pendant la phase prénatale du développement sexuel, l\u2019organisme doit développer, à partir d\u2019ébauches neutres et bipo- tentes des structures typiques de l\u2019un ou l\u2019autre sexe.Cette transformation s\u2019accomplit en trois stades.La différentiation des gonades se produit en premier lieu en accord avec le sexe déterminé à la fécondation de l\u2019ovule, suivie de celle des conduits génitaux et des organes génitaux externes.L\u2019embryologie expérimentale suggère une hypothèse pour expliquer la pathogénie de ce syndrome.Jost a bien montré chez le lapin que la castration intra-utérine de l\u2019embryon conduisait invariablement au développement d\u2019un organisme avec phénotype féminin pourvu que la castration ait lieu avant la différenciation des conduits génitaux et des organes génitaux externes (8).Cette tendance intrinsèque du système génital vers une différentiation de type féminin se manifeste encore 1052 GOULET er Cout.: DYSGÉNÉSIE GONADIQUE TABLE 11 Caractéristiques différentes entre le nanisme pituitaire et la dysgénésie gonadique.a) somatiques 1) anatomiques: a) taille b) aspect 2) Physiologiques: a) état nutritionel .\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026esreeensseereeeen D) TÉSISTANCE couv C) sénilité précoce ene.trees .3) squelettiques: a) âge osseux b) ostéoporose 4) PIGMENTATION orien 00 sexuelles: 1) gonades 2) seins, vulve, vagin, Uterus mm 3) poils, pubiens et axillaires om.4) aménorrhée 5) chromatine sexuelle me .¢) hormonales: 1) F.S.H.2) 17-CÉTOSGÉTOICES \u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026reseceesenceneenmnceses + weer 3) ESTPOGÈNES \u2026\u2026errerrrrememenenanenenenenennene ce vor oe d) anomalies congénitales associées: cou palmé coartation de I'aorte mmm cubitus valgus anomalies deS YEUX .\u2026.\u2026.\u2026receetesenenees rere senses b Sr\u2019 dans les expériences de culture d'organes.Alors que les dérivés du canal de Wolff régressent invariablement, les dérivés du canal de Müller poursuivent leur développement (9).On constate donc le rôle essentiel du testicule embryonnaire dans la production d\u2019un système génital mâle.Les patients souffrant d\u2019une déficience gonadique très précoce auraient ainsi toujours un phénotype féminin, quel que soit leur sexe génétique, comme Jost a été le premier à le suggérer (8).Les études de chromatine sexuelle chez ces sujets inclinent fortement à croire que de telles possibilités se réalisent.Depuis la découverte par Barr (10) d\u2019une différence morphologique dans les cellules des individus des deux sexes pendant l\u2019interphase, il est possible de déterminer le sexe génétique, tant chez les individus atteints de troubles de la différentiation sexuelle que chez les normaux.On trouve ainsi un rapport de 4:1 en faveur des mâles Nanisme pituitaire L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 Dysgénésie gonadique nain sub-normal élancé trapu pauvre normal diminuée normale présente présente retardé xxx retardé x absente présente diminuée normale hypoplasie vestiges infantiles infantiles absents clairsemés présente présente femelle male ou femelle \u2014 X < 1 mg/24 hrs 2 à 5 mg./24 hrs très diminués très diminués aucun fréquents dans ce syndrome.Dans l\u2019état actuel de nos connaissances, il demeure impossible d\u2019expliquer cette prédominance des mâles.Des données de la génétique viennent confirmer la valeur de ces résultats et l\u2019applicabilité de la méthode de Barr à l\u2019étude des anormaux.Le deltonisme a dans ce syndrome une incidence comparable à son incidence chez les sujets masculins normaux, alors qu\u2019il est extrêmement rare chez la femme normale (11).De même, la coarctation de l\u2019aorte est relativement fréquente dans ce syndrome, alors qu\u2019elle est rare chez la femme normale (5).On est loin de connaître la cause de cette déficience gonadique précoce.Son action peut se situer avant, durant ou après la fertilisation de l\u2019ovule.Witschi suggère (12), se basant sur ses études sur les ovules trop mirs d\u2019amphibies, que la cause en soit dans l\u2019œuf.Si la fertilisation a lieu après le délai habituel, le développement se fait anormalement.On a L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 GOULET Er CoLr.: DYSGENESIE GONADIQUE TABLE III Esquisse du développement du système génital (*) 1053 Gonades Canaux génitaux Organes gémtaux externes Différentiation testicule atrophie Structures vestiges Développé Fusion male adultes Î Î Î Î Î Î | | | | | | | SE crêt | | i réte : .Tissus , , .Canal de Canal de Phallus Plis Labio- neutres urogé- médullaire cortex ; [ Wolff Müller scrotaux nitale I | I | | | | | | | | | v J J J { Différen- vestiges .Vestiges Structures Peu dé- Persistance tiation médullai- ovaire Adultes velonpé.femelle res (*) Une flèche brisée indique la régression d\u2019une structure; une flèche complète indique sa persistance.peu de raison d\u2019expliquer l\u2019absence de gonades sur une base génétique.Les anomalies congénitales associées n\u2019ont pas de mode de transmission connu et on se les explique mieux par un défaut acquis de l\u2019œuf fécondé.On ignore totalement si les influences nocives s\u2019exercent avant la fertilisation ou tôt dans le développement de l\u2019œuf fécondé.Le rôle connu de la rubéole dans le développement d\u2019anomalies congénitales suggère la dernière possibilité.Une classification des cas de dysgénésie gonadique est esquissée dans le tableau IV.Elle est basée sur la séquence des événements.Les cas d\u2019inversion quasi-complète de sexe semblent plus fréquents chez la femelle génétique, comme en témoignent les nombreux cas de syndrome de Klinefelter avec chromatine femelle déjà rapportés.Un cas d\u2019inversion apparemment complète chez un individu de sexe génétique masculin a été récemment rapporté (13).Diagnostic différentiel La seule condition pathologique présentant quelque difficulté pour ce qui est du diagnostic différentiel est le nanisme pituitaire chez l'individu de sexe féminin.Les caractéristiques respectives de ces syndromes ont été comparées dans le tableau I.Les cas d\u2019agénésie gonadique avec chromatine sexuelle de type féminin devraient probablement être considérés comme la déficience gonadique la plus précoce chez la femme.Traitement Quand le phénotype est incontestablement féminin, comme dans ces cas, il n\u2019y a pas à choisir le sexe dans lequel l\u2019individu devra être élevé.La thérapie de remplacement est la seule thérapeutique à envisager.Comme il a été judicieusement recommandé, les patients ne devraient pas être mis au courant de leur sexe génétique.Ils doivent par contre être avertis clairement de l\u2019impossibilité d\u2019une grossesse.Nous sommes particulièrement reconnaissants au docteur Simon Lauzé, du Département de Pathologie de l\u2019hôpital Notre-Dame, pour les déterminations de sexe chromatinien.Feu le docteur Blagdon a agi comme gynécologue consultant.Les déterminations hormonales furent effectuées dans le laboratoire du docteur Venning, à l\u2019'hôpital Royal Victoria. 1054 Table IV - GOULET Er Cou.: DYSGÉNÉSIE GONADIQUE L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 Différentiation sexuelle anormale de la dyszéndsie gonadique.Classification suivant le développement.Phase gonadique indifférente ~~ - Cortex (compossate femslle) (cou $ ) / -\u2014\u2014Médullaire (composanie male) api gu NY Blence corcico-mé- / = dullaire / le lle > Lr > abdeqt Adulte @ Qvotestig | testicule ovaire Absence de pl.sex.Génétique o Hermaphrodisse vrai wale normal pseudo feme | Le baie agonad {que | Jn ! : femelle agonad!- Génétique Q Hermaphrodisne vrai | pseudomale femelle normale i (Klinefelter) | ques : Résumé 1 \u2014 Deux observations de dysgénésie gonadique avec phénotype féminin sont rapportées.Un de ces cas présentait un rétrécissement congénital d\u2019un uretère avec hypertension artérielle.On présume que hypertension était due & une maladie rénale unilatérale.Les deux patients étaient des mâles génétiques, tel que déterminé par l\u2019examen de la chromatine sexuelle.2 \u2014 Les idées actuelles sur la pathogénie de ce syndrome sont passées en revue et l\u2019on a donné une courte description des aspects cliniques, pathologiques et thérapeutiques.Summary 1.Two cases of gonadal dysgenesis with female habitus are reported.One of these presented congenital narrowing of one ureter presumably leading to arterial hypertension from unilateral renal disease.Our two patients had the male pattern of sex chromatin in somatic cells.2.Current concepts on the pathogenesis of this syndrome are reviewed together with a short description of clinical, pathological and therapeutic aspects.BIBLIOGRAPHIE 1.H.H.TURNER: A syndrome of Infantilism, Congenital Webbed Neck, and Cubitus Valgus.Endocrinology, 23: 566, 1938.2.F.A.ALBRIGHT, PH.SMITH et R.FRASER: A Syndrome characterized by Primary Ovarian Insufficiency and Decreased Stature.Am.J.Med.Sc., 204: 625, 1942.3.RF.VARNEY, AT.KENYON et F.C.KOCH: An Association of Short Stature, Retarded Sexual Development, and High Urinary Gonadotro- phin Titer in Women.J.Clin.Endocrinol, 2: 137, 1942.4.L.WILKINS et W.FLEISCHMANN: Ovarian Agenesis.J.Clin.Endocrinol., 4: 306, 1944.5.MM.GRUMBACH, JJ.Van WYK et L.WILKINS: Chromosomal Sex in Gonadal Dysgenesis.J.Clin.Endocrinol.and Metab., 15: 1161, 1955.6.F.A.Del CASTILLO, De la BALZE et J.AR- GONZ: Syndrome of Rudimentary Ovaries with Estrogenic Insufficiency and Increase in Gonad- otropins.J.Clin.Endocrinol, 7: 385.1947.7.H.LISSER, LE.CURTIS, R.F.ESCAMILLA et MB.GOLDBERG: The Syndrome of Congenitally Aplastic Ovaries with Sexual Infantilism, Hight Urinary Gonadotropins, Short Stature and other Congenital Abnormalities.J.Chn.Endocrinol.7: 665, 1947. L'Union Méd.Canada GOULET er CouL.: DYSGÉNÉSIE GONADIQUE 1955 Tome 88 \u2014 Sept.1959 8.A.JOST: Recherche sur le contrôle hormonal de l\u2019organogénèse sexuelle du lapin et remarques sur certaines malformations de l\u2019appareil génital humain.Gynécologie et Obstétrique, 49: 44, 1950.9.A.JOST et B.BOSIC: Données sur la différentiation des conduits génitaux du foetus de rat étudiées in vitro.Compt Rend.Sce de Biol, 145: 647, 1950.M.L.BARR et Coll.: The Morphology of the Nerve Cell Nucleus according to sex.Anat.rec.107: 283, 1950.11.PE.POLANI et Coll.: Colour Blindness in Ovarian Agenesis.Lancet, 120, 1954.12.J.J.HUTCHINGS: Complete Sex Reversal: A Case Report.J.Clin.Endocrinol.and Metab., 19: 375, 1959.13.E.WITSCHI, W.0.NELSON et S.J.SEGAL: Genetic, Developmental and Hormonal Aspects of Gonadal Dysgenesis and Sex Inversion in Man.J.Clin.Endocrinol.and Metab.17: 737, 1957. MOUVEMENT MÉDICAL ÉVALUATION CLINIQUE DU DEXAMÉTHASONE ! Pierre DELORME,2 Roger DEMERS, F.R.C.P.(C), Jean DAVIGNON,2 Jirayr ARABIAN, Jean VEILLEUX, Jacques GENEST, F.A.C.P., F.R.C.P.(C).Depuis la découverte de l\u2019effet thérapeutique extraordinaire de la cortisone en 1948 et de l\u2019hydrocortisone en 1951, les biochimistes se sont ingéniés à modifier la formule chimique de ces produits en vue d\u2019obtenir une activité anti-inflammatoire maximum tout en diminuant l\u2019effet de rétention sodique.C\u2019est ainsi qu\u2019en 1955, par l\u2019introduction d\u2019une double liaison en C!-C2 dans le noyau A de la molécule, on synthétise deux nouveaux dérivés de la cortisone et de l\u2019hydrocortisone, la prednisone et la prednisolone, qui possèdent une activité antiphlogistique augmentée et moins d\u2019effets sur la rétention sodique.Deux ans plus tard, en ajoutant à la Prednisolone un groupement méthyl en position 6œ, on donne naissance à un composé de puissance accrue (« médrol »).En 1958, on découvre que l\u2019addition à la 9x fluoro prednisolone d\u2019un groupement hydroxyl en 16x diminue de façon importante l'influence de ce produit sur le métabolisme des électrolytes (triamcinolone).Récemment, un groupe de chercheurs (1) ont modifié cette formule en substituant au groupement 16 OH, un groupement « mé- thyl, obtenant ainsi le 9a fluoro 16a méthyl prednisolone (Dexamethasone); les premiers essais pratiqués chez l\u2019animal démontrent que ce nouveau stéroïde, connu actuellement sous le nom de dexamethasone, possède à la fois un effet minéralocorticoïde négligeable et un haut degré d\u2019activité anti-inflammatoire ja- 1.Du département de Recherches Cliniques et des Services de Rhumatologie et de Dermatologie de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.9.Research Fellow du Conseil National des Recherches du Canada.Nous remercions la compagnie Merck Sharp & Dohme qui nous a fourni le dexaméthasone (Déca- dron) nécessaire à cette étude ainsi que la compagnie Lederle qui nous a procuré le triamcinolone (Aris- tocort).mais atteint auparavant par les autres dérivés de la cortisone ou de l\u2019hydrocortisone.Ce travail résume les effets cliniques observés chez 56 malades traités au dexametha- sone, de juillet 1958 à février 1959, soit une période de 7 mois.La durée du traitement a varié de 3 semaines à 7 mois.Dans quelques cas, un autre dérivé de la cortisone (en l\u2019occurrence, triamcinolone) a été substitué au dexamtelhasone, afin de comparer les résultats cliniques.Cette étude permettra de tirer quelques conclusions.Les malades observés peuvent étre classés en 5 groupes: 1) Arthrite rhumatoïde et maladies du collagène (20 cas) ; 2) Dermatologie (18 cas) ; 3) Hématologie (8 cas) ; 4) Syndrome néphrotique (6 cas) ; 5) Cas divers (4 cas).Chez tous les malades le dexaméthasone est administré par voie orale en doses fractionnées durant la journée.] \u2014 ARTHRITE RHUMATOÏDE ET MALADIES DU COLLAGÈNE Seize cas d\u2019arthrite rhumatoïde, un cas de sclérodermie et trois cas de lupus érythémateux disséminé ont été étudiés.La durée du traitement a varié de 1 à 7 mois.Plusieurs malades avaient déjà reçu ou recevaient un autre dérivé de la cortisone avant l\u2019administration du dexaméthasone.Les malades atteints d\u2019arthrite rhumatoïde sont divisés en 4 classes et 4 stades.La classe fournit un index du rendement fonctionnel; le stade donne une évaluation approximative de la gravité de la lésion articulaire (synoviale - cartilage articulaire - ankylose - L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 sub-luxation).Il va de soi que les 3e et 4e stades représentent des lésions irréversibles, alors que les ler et 2e stades permettent de récupérer un rendement fonctionnel maxl- mum.L\u2019électrophorése sur papier des protéines sériques et le taux de sédimentation globulaire ont été utilisés comme critère d\u2019aggravation ou d'amélioration.Les doses de dexa- méthasone ont varié de 0.25 à 4 mgs par jour.Le groupe de l\u2019arthrite rhumatoïde comprend 7 cas évalués au 4e stade, 8 cas au 2e stade et 1 cas au ler stade.Sous l'effet du dexaméthasone, les malades au 4e stade ne pouvaient pas accuser un rendement fonctionnel très évident à cause de la gravité de l'atteinte articulaire.Cependant, la douleur et l\u2019activité inflammatoire diminuées, ils pouvaient exécuter des mouvements jusqu'alors impossibles ou limités par la douleur.Des 7 cas au 4e stade, un seul a montré une amélioration fonctionnelle objective.Les 6 autres ont accusé un bien être général, moins de raideurs et chez 2 en particulier une très grande diminution de la réaction inflammatoire.En somme chez 6 malades au 4e stade sur 7, le dexaméthasone les a rendus plus confortables avec moins de douleurs, moins de raideurs.Il faut souligner cette sensation sub- Jective de bien être associée à un meilleur appétit et à un retour de la force physique.L\u2019obésité suit l\u2019augmentation de l\u2019appétit.Une malade a engraissé de 41 livres en 7 semai- ues de traitement.D\u2019une façon générale dès que le dexaméthasone était cessé ou la dose diminuée, les symptômes revenaient tout comme avant le traitement.Chez les malades au 1er et 2e stade, on pouvait s'attendre à une récupération fonctionnelle.Des 8 malades au 2e stade, 4 ont accusé un rendement fonctionnel maximum.Trois autres ont manifesté une amélioration subjective marquée, sans toutefois atteindre un rendement articulaire maximum.Leurs articulations restaient limitées par un certain degré de douleur ou d\u2019inflammation.Un cas a préféré l\u2019effet du triameinolone, étant beaucoup plus soulagé subjectivement par ce stéroïde que par le dexaméthasone.Une jeune fille de DELORME er Cour.: DEXAMÉTHASONE 1057 20 ans, était à son 3e mois d\u2019arthrite rhuma- toide au ler degré.Le dexaméthasone à 0,4 mg.par jour a fait disparaître tous les symptômes.Cependant, elle n\u2019a jamais pu se passer du médicament sans récidive.L\u2019électrophorèse des protéines et la sédimentation globulaire se sont améliorés chez 3 malades au 4e stade et chez 4 malades sur 5 au 2e stade sans qu\u2019on ait pu observer un retour complet à la normale.En résumé, le dexaméthasone a produit une amélioration fonctionnelle marquée chez 1 malade sur 7 au 4e stade; chez 5 malades sur 9 au ler et 2e stade.Les autres ont connu une sensation de bien être aceru avec moins de douleurs et raideurs, un appétit augmenté et un retour des forces physiques.Un malade a préféré triamcinolone et s\u2019est maintenu sur cette médication.La malade atteinte de sclérodermie a accusé une amélioration subjective sans aucune modification des manifestations sclérodermiques.Les trois cas de lupus érythémateux disséminé recevaient déjà d\u2019autres dérivés de la cortisone avant leur traitement au dexamé- thasone.Ce dernier médicament a produit une sensation de bien être associée à un meilleur appétit chez les trois.Une malade a diminué progressivement la dose de dexaméthasone pour cesser complètement pendant quelques jours.Elle a été hospitalisée d\u2019urgence pour une recrudescence des symptômes et des phénomènes de Raynaud.Les deux autres, ont manifesté un retour des symptômes à un faible degré dès que la dose a été diminuée.Une en particulier n\u2019a jamais montré de rémission complète et l\u2019embonpoint a restreint l\u2019augmentation de la dose de dexaméthasone.En résumé, le dexaméthasone employé chez trois malades atteintes de lupus érythémateux disséminé n\u2019a pas donné de résultats cliniques différents de ceux obtenus par les autres stéroïdes sauf pour une sensation subjective de bien être et un embonpoint plus marqué.II \u2014 DERMATOLOGIE Dix-huit malades ont été étudiés au cours d\u2019une période variant de quelques jours à 5 1058 mois.Les doses de dexaméthasone administrées sont de 0,6 a 4 mg.par jour.Chez ces patients, l\u2019appréciation de l\u2019effet thérapeutique du dexaméthasone est faite sur une base purement clinique.Dans les cas d\u2019eczéma chronique (6 cas), de neurodermite (1 cas), de dermite de contact (2 cas), de dermite allergique (2 cas), de lupus discoïde (1 cas), les résultats obtenus sont très satisfaisants.L\u2019érythrodermie est améliorée d\u2019une façon appréciable dans un cas, par contre elle n\u2019est pas modifiée chez un autre malade.La même observation s\u2019applique aux deux cas de dermite atopique.Le psoriasis dispa- rait presque totalement chez une patiente.La sclérodermie en plaque n\u2019est pas améliorée par le traitement.Certains patients ont été délibérément soumis à une période d\u2019observation sans traitement après l\u2019administration de dexaméthasone.Dans les cas d\u2019eczéma chronique et chez les deux patients où respectivement le psoriasis et la dermite atopique avaient été « bien contrôlées » par le nouveau stéroïde, on assiste après l\u2019arrêt de la médication à une recrudescence plus ou moins rapide des lésions.III \u2014 HÉMATOLOGIE Dans cinq cas de maladies chroniques du sang (leucémie lymphoïde, Hodgkin, myélo- phtisie, et deux cas d\u2019anémie réfractaire) le dexaméthasone a été utilisé à une dose variant de 2 à 3 mg.par jour.Aucune modification de l\u2019évolution habituelle de ces maladies n\u2019a été constatée.L'amélioration s\u2019est limitée à une sensation initiale de bien-être dans le cas de Hodgkin et à une augmentation de l\u2019appétit et du poids chez les deux patients souffrant d\u2019anémie réfractaire.Un malade affligé de leucémie aiguë décède en 3 semaines sans avoir tiré aucun bénéfice apparent du dexa- méthasone.Le dexaméthasone n\u2019a eu aucun effet sur deux cas de purpura thrombocyto- pénique.Ces deux derniers cas sont en fait les deux seuls de cette section où les corticosté- roïdes utilisés seuls, auraient pu donner une guérison définitive.DELORME kr CoLL.: DEXAMETHASONE L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 IV SYNDROME NÉPHROTIQUE Six cas ont été étudiés.Le dexaméthasone est administré à des doses variant de 3 à 5 mg.par jour.Nous avons observé une rémission clinique et biochimique complète dans un seul cas.Une légère amélioration s\u2019est produite chez une patiente.Le traitement a été complètement inefficace dans 4 cas.V \u2014 CAS DIVERS Malgré une amélioration subjective initiale, s\u2019accompagnant d\u2019une disparition de la toux, un cas de sarcoïdose cutanée et ganglionnaire s\u2019est aggravé en dépit du traitement.Un cas d'asthme infectieux est moins bien contrôlé par le dexaméthasone que par l\u2019'ACTH intraveineux; dans ce dernier cas, fait intéressant à noter, le diabète accusé par la malade est peu modifié par le nouveau stéroïde.Dans un cas de pré-coma hépatique le malade passe rapidement au coma et meurt deux jours après.Comme la lésion causale était une cirrhose associée à une insuffisance hépatique grave, il aurait été étonnant d\u2019obtenir une rémission même avec l\u2019emploi de corticosté- roïdes.Enfin, un cancer de la thyroïde, considéré au début comme une thyroidite fibreuse, a augmenté de volume au cours du traitement au dexaméthasone.REMARQUES ET CONCLUSIONS 1.Effets secondaires: (Tableau I).TABLEAU I I) Incidence des différents effets secondaires chez les malades qui ont recu du dexamethasone pendant un mots ou plus.Nombre total de cas 36 Nombre de cas ayant eu des effets secondaires 26 Nombre de cas ayant eu des effets secondaires ennuyeux qui obligent à réduire les doses utilisées ou à cesser complètement la médication 9 Incidence des différents effets secondaires 36 cas 1) Gain de poids et d\u2019appétit 19 2) Caractères cushinoïdes on 7 3) Oedème 6 4) Brûlements épigastriques oo.5 5) Troubles VASOMOLTEUTS oem 4 6) Augmentation de la diurèse ee.2 7) Insomnie 2 L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 8) Infection 1(?) 9) Purpura léger 1 II) Incidence des différents effets secondaires chez les malades qui ont reçu du dexamethasone pendant moins d\u2019un mots.Nombre total des cas 19 Nombre de cas avant eu des effets secondaires 6 Nombre de cas où les effets secondaires ont obligé à réduire la dose administrée een 1 Incidence des différents effets secondaires 19 cas 1) Augmentation de l\u2019appétit .cccovvenns 3 2) Brûlements épigastriques memes 2 3) Troubles VASOMOtEUTS .\u2026.\u2026\u2026ivrrerenemenmeenne 2 4) Somnolence 1 5) Sensation de gonflement abdominale \u2026 1 Pour étudier les effets secondaires du dexa- méthasone, nous diviserons arbitrairement les patients en deux groupes; ceux qui ont reçu le médicament pendant un mois ou plus et ceux qui l\u2019ont reçu pendant moins d\u2019un mois.Cette division est nécessaire car il est évident que certains effets secondaires, avec les doses utilisées, sont le résultat d\u2019une thérapeutique de longue durée et non le fait d\u2019un traitement à court terme.Dans le premier groupe (durée de plus d\u2019un mois) comme dans le second (durée de moins d\u2019un mois), l\u2019augmentation de l'appétit et subséquemment du poids, est l\u2019effet secondaire d\u2019emblée le plus fréquent.Dans plusieurs maladies chroniques débilitantes, cette stimulation de l\u2019appétit est toute à l\u2019avantage du malade; chez les patients obèses, ceci constitue par contre un inconvénient sérieux.Là où le dexaméthasone est administré pendant une longue période de temps, (un mois ou davantage), l\u2019apparition de caractères cushinoides (7 cas sur 36) (facies lunaire, hirsutisme, obésité tronculaire, ecchymoses faciles, etc.) représente un effet secondaire ennuyeux qui oblige à réduire ou à cesser complètement la médication.Même si des expériences en laboratoire ont démontré que chez l\u2019animal ce nouveau stéroïde a un effet miné- ralocorticoïde négligeable, on a noté, quand même de l\u2019ædème chez 6 malades sur 36 dans le premier groupe.Soulignons cependant que cet œdème n\u2019a jamais été très marqué et qu\u2019il est facilement contrôlé par l\u2019administration DELORME Er CorL.: DEXAMÉTHASONE 1059 concommitante d\u2019un diurétique tel que le chlorothiazide.Les sensations de brûlements épigastriques sont facilement soulagées par l\u2019ingestion d\u2019alcalins.Nous n\u2019avons pas pratiqué chez ces malades de radiographies de l\u2019estomac et du duodénum de sorte que nous ne pouvons nous prononcer sur l'incidence des ulcères gastroduodénaux parmi les cas étudiés.Les phénomènes vasomoteurs se manifestent par des bouffées de chaleur ou des étourdissements ou encore par une augmentation de la suddation.Chez deux patients une polyurie subite est apparue dans les premiers jours du traitement.Une pleuropneumonie est survenue chez une patiente souffrant d\u2019arthrite rhumatoïde pendant l\u2019administration de dexa- méthasone.On ne peut évidemment préciser le rôle exact qu\u2019a joué le stéroïde dans la génèse de cette infection.Enfin un purpura léger localisé aux membres inférieurs a été noté dans un cas.Dans la deuxième catégorie de malades, dont la durée du traitement est de moins d\u2019un mois, l\u2019incidence des effets secondaires est beaucoup moindre.Dans un seul cas nous avons été forcés de diminuer la dose administrée à cause d\u2019étourdissements, de somnolence et de bouffées de chaleur que la malade ne voulait pas tolérer.2.Comparaison entre l\u2019effet thérapeutique du dexaméthasone et celui des autres dérivés de la cortisone.Dans six cas d\u2019arthrite rhumatoïde et deux cas de lupus érythémateux disséminé (tableau II), nous avons comparé les effets thérapeutiques respectifs du triamcinolone et du dexaméthasone chez les mémes malades.Chez ces patients, les résultats obtenus avec l\u2019un ou l\u2019autre produit sont superposables sauf dans les deux cas de lupus érythémateux disséminé où les deux malades se sentaient subjectivement mieux avec le dexaméthasone.S\u2019a- git-il là d\u2019une différence réelle, seule une étude double-blind pourrait trancher la question.Nous constatons d\u2019autre part que tous nos patients chez qui une rémission satisfai- 1060 DELORME er CoLL.: DEXAMETHASONE L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 TABLEAU II Comparaison des effets thérapeutiques du dexaméthasone et du triamcinolone dans six cas d\u2019arthrite rhumatoïde et deux cas de lupus érythémateux disséminé.No Diagnostic Comparaison des effets Equivalence Effets secondaires thérapeutiques du thérapeutique du triamcinolone dexaméthasone et du en mgm.triamcinolone .85557 AR.Effets superposables.6 1 Diminution de l\u2019appétit.J.T.B19180 AR.Durée de traitement trop \u2014 \u2014 Intolérance gastrique mar- courte avec triamcinolone quée dès le premier jour: J.P.pour pouvoir comparer.vomissements.26771 AR.Effets superposables.4 1 Aucun.JL.81080 AR.Effets superposables.4 1 Aucun.J.L.1376 AR.Effets superposables.3 1 Décès par ulcère perforé (estomac) au cours du ET.traitement.78251 AR.Effets superposables.4 1 Diminution de l\u2019appétit, F.P.intolérance gastrique légère.95979 L.ED.Moins bien avec triameci- 5 1 Diminution marquée de nolone: algies musculaires l\u2019appétit.Facies cushinoïde, vagues.Perte d\u2019appétit.acnée (effets des deux T+D RL.donnés à la suite)?B8990 L.ED.Recrudescence des sympto- 6+?1 Diminution de l\u2019appétit.mes (arthralgies surtout) avec triamcinolone à la dose de 6 mgm.(dose in- RJ.suffisante?).sante ou une guérison a été obtenue, souffraient de maladies habituellement améliorées par l\u2019emploi de corticostéroïdes.C\u2019est donc dire que le dexaméthasone ne diffère en rien de ses prédécesseurs dans son effet thérapeutique si ce n\u2019est qu\u2019à dose égale, il possède de toute évidence une activité anti-inflammatoire supérieure.Nous avons en effet pu établir qu\u2019il fallait, pour arriver à des résultats comparables, administrer de 3 à 6 mg.de triaminolone par mg.de dexaméthasone.CONCLUSION À dose égale, le dexaméthasone possède une activité anti-inflammatoire supérieure à celle des autres dérivés de la cortisone ou de l\u2019hydrocortisone utilisés jusqu\u2019à date.Cependant, ses effets thérapeutiques sur la maladie ne sont pas différents ou meilleurs.Le dexamé- thasone donne des effets secondaires ennuyeux chez le quart des patients soumis à un traitement prolongé.Ce n\u2019est donc pas encore le corticostéroïde anti-inflammatoire idéal mais sa synthèse marque une étape de progrès.D\u2019autres auteurs (2, 3) ont étudié le dexamé- thasone tant au point de vue clinique que métabolique.De plus les compagnies pharmaceutiques Merck Sharp & Dohme et Schering ont organisé en décembre 1958, sous les auspices du New York Academy of Sciences, un symposium À decade of anti-inflammatory steroids, from cortisone to dexamethasone ou L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 plusieurs travaux sur le dexaméthasone ont été présentés.Nos conclusions concordent dans l\u2019ensemble avec celles qui furent émises.Résumé Nous avons étudié, de juillet 1958 à février 1959, les effets cliniques d\u2019un nouveau corti- costéroïde anti-inflammatoire, le dexamétha- sone (16 alpha méthyl 9 alpha fluoro predni- solone) chez 56 patients atteints de maladies diverses (arthrite rhumatoide, lupus érythémateux disséminé, maladies hématologiques chroniques, affections cutanées diverses, syndrome néphrotique).Nous avons aussi comparé, chez 8 patients, les effets thérapeutiques respectifs du dexaméthasone et du triameino- lone.Nous avons obtenu des résultats thérapeutiques superposables avec ces deux produits en observant cependant qu\u2019il fallait donner de 3 à 6 mgms.de triamcinolone par mgm.de dexaméthasone pour obtenir des effets comparables.Vingt-six des 36.patients soumis à un traitement prolongé (plus d\u2019un mois) ont présenté des effets secondaires dont les principaux sont: gain de poids et d\u2019appétit, apparition de caractères cushinoïdes, œdème, brûle- ments épigastriques, et troubles vasomoteurs.En conclusion, les effets thérapeutiques du dexaméthasone sur la maladie sont semblables à ceux apportés par les autres dérivés de la cortisone ou de l\u2019hydrocortisone mais à dose égale il possède une activité anti-inflammatoire supérieure.Summary We have studied the clinical effects of a new antiinflammatory steroid, dexamethasone (16 alpha methyl 9 alpha fluoro prednisolone) in 56 patients with various pathological disorders (rheumatoid arthritis, disseminated lupus erythematosus, chronic hematological disorders, various skin diseases, ne- DELORME Er CoLL.: DEXAMETHASONE 1061 phrotic syndrome), from July 1958 to February 1959.The therapeutic effects of dexamethasone and triam- cinolone were also compared in 8 patients.The results obtained with both drugs were the same but the dosage of dexamethasone compared to triam- cinolone was 3 to 6 times less to achieve similar clinical effects.Out of 36 patients who received dexamethasone during one month or more, 26 had side effects, the major ones being: increased appetite and gain of weight, cushinoid features, edema, heart burns and vasomotor troubles.In conclusion, the therapeutic effects of dexamethasone on disease are neither different nor better than those obtained with the other analogs of cortisone or dydrocortisone but, with the same dose, it possesses a more potent antiinflammatory activity.BIBLIOGRAPHIE la.G.E.ARTH, D.B.R.JOHNSTON, J.FRIED, W.W.SPOONCER, D.R.HOFF, L.H.SARETT : 16-methylated steroids: I \u2014 16a-methylated analogs of cortisone, a new group of anti-inflam- matory steroids.J.Am.Chem.Soc., 80: 3160, 1958.lb.G.E.ARTH, J.FRIED, DB.R.JOHNSTON, D.R.HOFF, L.H.SARETT, R.H.SILBER, HC.STEERK, C.A.WINTER: 16-methylated steroids: II \u2014 16a-methyl analogs of cortisone, a new group of anti-inflammatory steroids.9a-halo derivatives.J.Am.Chem.Soc., 80: 3161, 1958.2.JJ.BUNIM, R.L.BLACK, L.LUTWAK RE.PETERSON, G.D.WHEDON: Studies on Dex- amethasone, a new synthetic steroid, in rheumatoid arthritis.A preliminary report: adrenal cortical, metabolic and early clinical effects.Arthritis and Rheumatism, 1: 313, 1958.3.EW.BOLAND: Clinical observations with 16a- methyl corticosteroid compounds.Annals of the Rheumatic Diseases, 17: No 4, 1958.Remerciements Nous remercions les docteurs Gilles Gosselin, Léo- pold Long, Victor Panaccio, Jacques Durivage, Yvon Baillargeon, Lucien Coutu, Paul Letendre, Jean Bis- sonnette, Réal Brunette, Henri Bellemare de leur bienveillante collaboration. LES CORTICOSTÉROÏDES DANS LE TRAITEMENT DES MALADIES INFECTIEUSES P.RENTCHNICK.1.INTRODUCTION Les applications d\u2019'ACTH et de cortisone ont révolutionné la thérapeutique par toute une série d\u2019effets directs et indirects qu\u2019on ne parvient pas encore à comprendre et que les expériences pratiquées chez l\u2019animal permettent d\u2019analyser partiellement et imparfaitement seulement.Néanmoins, ces résultats partiels, acquis chez l\u2019animal, rendent compte de certains aspects des phénomènes inflammatoires, infectieux, toxiniens, microbiens et enzymatiques dont l\u2019analyse faite concurremment avec celle des résultats obtenus en clinique peut permettre certaines interprétations et certaines hypothèses nouvelles de travail.2.LES FAITS EXPÉRIMENTAUX Le fait de procéder à des expérimentations chez l\u2019animal n\u2019oblige pas à des conclusions scientifiques d\u2019une part, ni à des interprétations sur le plan humain d\u2019autre part.Le choix de l\u2019animal, la dose des corticostéroïdes, la voie d\u2019administration, le type et le mode d\u2019infection, la séquence des temps infectieux, hormonaux et thérapeutiques constituent des facteurs dont l\u2019ensemble doit être apprécié de manière très critique; leur méconnaissance a pu conduire des chercheurs réputés à des conclusions provisoires discutables, conclusions qui ont entravé le développement de cette forme de thérapeutique des maladies infectieuses.Faute de place, nous n\u2019analyserons pas les résultats des diverses tentatives de traitement des infections expérimentales bactériennes et virales.Mais, pour montrer les difficultés de l\u2019interprétation de ces résultats, nous ne citerons qu\u2019un exemple, celui de la poliomyélite.Shwartzman et Aronson ont nettement mis en évidence chez le hamster le pouvoir aggravant de la cortisone sur le virus de la poliomyélite, démontrant par ailleurs qu\u2019il existait une relation nette avec l'importance de la dose du corticostéroïde.Sabin et Fieldsteel ont constaté que le souriceau était beaucoup plus résistant (jusqu\u2019à 30 fois) que la souris adulte vis-à-vis de la poliomyélite, mais que l'injection de cortisone lui conférait un comportement identique.On sait tout le parti qui a été tiré de ces constatations pour l\u2019étude de l\u2019infection expérimentale poliomyélitique du singe.Sabin ayant prouvé que l\u2019apparition des paralysies à la suite d\u2019injections de cortisone précédait de peu celle du virus, Bodian mit au point une méthode pour déceler par l\u2019inoculation au singe l\u2019éventuelle présence de virus poliomyélitique vivant dans les suspensions de souches de ce virus inactivé par le formol et utilisé comme vaccin suivant la méthode de Salk.Or, des virologues allemands (Pette, Len- nartz) ont abouti à des conclusions différentes: le traitement préliminaire des singes par la cortisone, infectés ensuite par voie intramusculaire avec le type I, n\u2019a provoqué ni une augmentation de la prédisposition a l'infection, ni une altération du mode d\u2019évolution ou du substratum histo-pathologique.Cet exemple montre à quels résultats contradictoires parviennent, sur une expérience- type, deux équipes renommées de virologues.La critique des résultats obtenus par l\u2019expérimentation chez l\u2019animal n\u2019est pas misée.Le clinicien qui cherche à appuyer sa doctrine thérapeutique sur des faits contrôlés, contrôlables et reproductibles, se trouve en face de contradictions dans la méthodologie expérimentale, contradictions qui aboutissent à une certaine incohérence qui autorisera certains esprits aux spéculations les plus audacieuses, tandis qu\u2019elle interdira à d\u2019autres la moindre initiative thérapeutique par les corticosté- roïdes. L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 On peut être surpris par la brutalité de certaines expérimentations chez l\u2019animal.Il est courant, par exemple, d\u2019injecter à un animal 5 et même 10,000 doses mortelles d\u2019un germe donné (Delaunay) ; sans doute, peut-on dans ces conditions retrouver les propriétés bactéricides de tel ou tel antibiotique.En revanche, il est souvent difficile de mettre en évidence une augmentation ou une diminution de la résistance à l\u2019infection.D\u2019autre part, les doses employées apparaissent en général beaucoup trop importantes, correspondant chez l\u2019homme à plusieurs grammes de cortisone par jour, doses d\u2019un emploi exceptionnel et réservé aux leucémies aiguës et à certains lymphomes.Enfin, on est également surpris d\u2019un manque d\u2019unité dans la méthodologie qui, en général, tendait tout d\u2019abord à modifier la résistance du terrain chez l\u2019animal, puis à l\u2019infecter seulement après quelques jours de corticothé- rapie massive, ce qui ne correspondait pas aux conditions de la clinique; en effet, celle-ci connaît d\u2019abord l\u2019infection, puis envisage ensuite l\u2019application des corticostéroïdes.Quelles sont les premières conclusions qu\u2019on peut tirer de l\u2019expérimentation chez l\u2019animal?1) parfois l\u2019effet exercé par les corticosté- roïdes sur l\u2019évolution de l'infection expérimentale a été nul.Ce résultat a été enregistré sur des animaux d\u2019espèces différentes et avec la mise en œuvre de microbes, de rickettsies ou de virus; 2) parfois les corticostéroïdes ont exercé une influence heureuse sur l\u2019évolution des infections, du moins ils ont paru capables d\u2019amender leur symptematologie.Germuth affirme même que la cortisone était en mesure de protéger le lapin contre la «toxicité» du staphylocoque doré.Déjà l\u2019on entrevoit une action bénéfique sur les infections toxinien- nes; 3) mais le plus souvent, les auteurs ont conclu à une influence malheureuse, nocive, pro-infectieuse des corticostéroïdes, toutes les espèces animales étant mises à contribution et tous les germes utilisables étant utilisés.RENTCHNICK: CORTICOSTEROIDES 1063 III.LES FAITS CLINIQUES a) Infections bactériennes Fièvre typhoïde C\u2019est dans la fièvre typhoïde que la cortisone a permis, dès 1950, d\u2019obtenir les premiers succès thérapeutiques sans l\u2019aide des antibiotiques, posant d\u2019emblée un problème de doctrine qui n\u2019est pas encore résolu 9 ans plus tard.Aujourd\u2019hui, les corticostéroïdes doivent être associés avec le chloramphénicol dans le traitement de la fièvre typhoïde: ils permettent d\u2019abaisser rapidement la fièvre, de faire disparaître le typhos, de diminuer la fréquence des rechutes et d\u2019abaisser la mortalité par leur action anti-endotoxique (que nous étudierons plus loin) et d\u2019inhiber le phénomène d\u2019Herx- heimer qui peut apparaître avec les grosses doses de chloramphénicol.Brucellose Les premiers essais de traitement des brucelloses par les corticostéroïdes sont dus à Spink et Hall (1952).Depuis lors, il est apparu très utile d\u2019associer les corticostéroïdes aux antibiotiques en raison de leur activité anti-endotoxique et de l\u2019inhibition de la réaction d\u2019Herxheimer.Une action prophylactique, hypothétique encore, peut être envisagée étant donné la fréquence d\u2019une atteinte méconnue de la brucellose : l\u2019endocardite qui peut être mortelle ou laisser des séquelles plus ou moins importantes.Méningococcies (syndrome de Waterhouse-Friderichsen) L\u2019étude comparative des statistiques montre nettement le rôle capital que peut jouer l\u2019administration des corticostéroïdes dans ces infections qui s\u2019accompagnent le plus souvent d\u2019une surrénalite hémorragique.Il y a nécessité de considérer le traitement comme relevant d\u2019une extrême urgence et devant être appliqué par voie intra-veineuse.Staphylococcies Peu après l\u2019observation princeps de Ber- trand-Fontaine en 1952, nous avions l\u2019occasion de traiter avec succès notre première staphy- 1064 lococcie gravissime à l\u2019aide des corticostéroï- des après échec des antibiotiques disponibles à l\u2019époque.Depuis lors, de nombreuses publications ont insisté sur le rôle parfois « lifesaving » des corticostéroïdes dans plusieurs formes de staphylococcies, notamment les septicémies, les localisations pulmonaires avec bulles et la toujours dangereuse entérocolite pseudo-membraneuse staphylococcique post- antibiothérapique de même que dans les intoxications alimentaires massives avec phénomènes de shock.Les résultats sont tout aussi satisfaisants chez les enfants où le staphylocoque fait encore trop de victimes.Tétanos Dans cette infection, on a peine encore à se faire une opinion définitive; la mesure d\u2019urgence reste la sérothérapie, les corticostéroïdes ne devant intervenir qu\u2019ultérieurement pour ne pas interférer avec la sérothérapie.Diphtérie Ce sont des pédiatres hindous qui ont qualifié la prednisone de « trachéotomie médicale », tant ils ont été frappés par l\u2019action de l\u2019hormone sur les phénomènes inflammatoires locaux au niveau de la trachée.Ici, contrairement à ce qui se passe dans le tétanos, il semble (Rosenbaum) qu\u2019on ne doive pas craindre linterférence de la cortisone sur l\u2019effet protecteur de la sérothérapie.Colibacillose Les septicémies à colibacille devraient en principe bénéficier toujours de la corticothé- rapie étant donné qu\u2019on a affaire ici à une infection endotoxinienne.Pneumococcies Si dans la majorité des pneumonies franches, l\u2019application des corticostéroïdes ne se justifie pas, il n\u2019en va pas de même dans celles qui sont massives, bilatérales et qui s\u2019accompagnent d\u2019une dyspnée importante, de cyanose, d\u2019altérations graves de l\u2019état général.L\u2019adjonction des corticostéroïdes peut alors, en 24 à 48 heures, nettoyer les phénomènes exsuda- tifs périfocaux et transformer radicalement RENTCHNICK: CORTICOSTÉROÏDES L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 l\u2019aspect clinique spécialement chez les enfants, les débilités et les vieillards.Syphilis En 1957, De Graciansky, rapportant les résultats acquis chez 120 malades, a montré l\u2019intérêt de la corticothérapie: inhibition ou atténuation considérable de la réaction d\u2019Herx- heimer, atténuation des manifestations cliniques de la syphilis, même tardives ou chroniques, faits qui ont été confirmés par des auteurs français et autrichiens.Les anomalies biologiques du liquide céphalo-rachidien s\u2019avèrent également sensibles à la corticothérapie aussi bien dans la syphilis récente que dans la syphilis ancienne.Ces anomalies disparaissent dans l\u2019ordre suivant: d\u2019abord la pléiocy- tose et l\u2019albuminorachie, puis les réactions sérologiques, et en dernier lieu, les réactions colloïdales.b) Infections virales Dans le domaine des infections virales, l\u2019application des corticostéroïdes soulève des problèmes difficiles suivant l\u2019infection envisagée.INDICATIONS TRES VALABLES Grippe Tous les auteurs sont d\u2019accord pour confirmer l\u2019intérêt de l\u2019administration des corti- costéroïdes à la suite des premières observations de l\u2019auteur chilien Plaza de los Reyes: nettoyage rapide des infiltrats pulmonaires, action antitoxique, disparition du grand syndrome asphyxique.Dans certains cas gravis- simes ayant nécessité une trachéotomie d\u2019urgence sans résultat appréciable, l\u2019administration intraveineuse de corticostéroïdes a amené une transformation spectaculaire de l\u2019état général en quelques heures.Mononucléose infectieuse Dans les formes graves s\u2019accompagnant d\u2019adénopathies multiples avec dyspnée, de splénomégalie, d\u2019atteinte hépatique ou méningée, l\u2019action des corticostéroïdes est remarquable et rapide.Ils permettent également de L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 prévenir l\u2019état d\u2019asthénie si fréquent au cours de la période de convalescence.Hépatite Les corticostéroïdes sont administrés à un double titre: d\u2019une part en vue de faire avorter la maladie hépatitique (Caroli), d\u2019autre part, en vue de prévenir la fibrose post-ictérique.Si sur le premier point, les corticostéroïdes tiennent leurs promesses, sur le second point par contre, les ponctions-biopsie des auteurs scandinaves et australiens permettent de douter de leur action.Varicelle Nous reparlerons plus loin de cette infection et de ses rapports avec les corticostéroïdes.Mais une indication paraît impérieuse: celle de la pneumonie varicelleuse, rare il est vrai, mais qui s\u2019accompagne d\u2019une mortalité variant entre 16 et 20%, souvent à la suite d\u2019une évolution foudroyante en 2 ou 3 jours.INDICATIONS RELATIVEMENT VALABLES Oreallons Il n\u2019existe pas de faits cliniques absolument probants en faveur de l\u2019action bénéfique des corticostéroïdes sur l'infection ourlienne et ses complications.Ils ne permettent pas de prévenir l\u2019orchite, ni vraisemblablement la pancréatite; ils n\u2019exercent qu\u2019une action analgésique ordinaire.Une hypothèse doit cependant encore être vérifiée: celle d\u2019une action préventive possible des corticostéroides sur les troubles ultérieurs de la spermatogenèse.Pneumonies à virus et à rickettsies Comme pour la grippe, les corticostéroïdes, en raison de leur action intense et rapide sur les infiltrats exsudatifs pulmonaires, peuvent être très utiles chez les cardiaques, les emphysémateux, les scléreux, les asthmatiques gênés par la dyspnée provoquée par la pneumonie atypique.En 48 heures, on peut assister à des nettoyages considérables des plages pulmonaires infiltrées.Syndrome de Guillain-Barré ; paralysie faciale dite « a frigoro » Lorsque la preuve de l\u2019origine infectieuse de RENTCHNICK: CORTICOSTEROIDES 1065 ces syndromes est démontrée, on peut employer avantageusement les corticostéroides et en attendre des résultats plus ou moins rapides, plus ou moins spectaculaires.Méningo-encéphalites La majorité des auteurs sont d\u2019accord pour affirmer l\u2019intérêt de l\u2019administration des cor- ticostéroïdes dans ces localisations cérébrales d'infections virales à la seule condition d\u2019intervenir rapidement et de ne pas laisser s\u2019installer des séquelles irréversibles.CONTRE-INDICATIONS RELATIVES Varicelle, Zoma, Herpès L'influence des corticostéroïdes sur l\u2019évolution de la varicelle a donné lieu à une série d\u2019observations cliniques très frappantes, voire déroutantes, dont la méconnaissance peut placer le clinicien et plus spécialement le pédiatre, devant des situations inextricables.On a en effet rapporté toute une série de cas de varicelle morts brusquement après corticothérapie à la suite de phénomènes hémorragiques intenses.En fait, dans la grande majorité des cas, ces petits malades étaient souvent des leucémiques soumis depuis un certain temps à un traitement par les cortico- stéroïdes et qui contractaient, à un moment donné du traitement, une varicelle.La clinique rejoignait ici les conditions expérimentales dans lesquelles on prépare d\u2019abord l\u2019animal par les hormones pour l\u2019infecter ensuite.Il faut faire une distinction très nette entre les cas de varicelle survenus en cours de traitement par les corticostéroïdes et les cas de varicelle traités expressément par les cor- ticostéroïdes.Dans ces derniers cas, il n\u2019y a pas d\u2019incident extraordinaire à relever.Enfin, même si l\u2019on veut incriminer les corticosté- roïdes dans l\u2019évolution grave, voire mortelle, lorsque la varicelle apparaît en cours de traitement par ces hormones, il ne faut pas oublier de nombreuses observations concernant des varicelles hémorragiques survenues chez des leucémiques et qui ont eu des suites très graves en l\u2019absence de traitement par les hormones.En conclusion, il n\u2019y a pas lieu de prescrire 1066 des corticostéroïdes pour le traitement des formes habituelles de la varicelle, mais on n\u2019hésitera pas à recourir à leur emploi pour traiter une complication grave, la pneumonie varicelleuse.Que faire lorsqu\u2019une varicelle apparaît en cours de traitement par les corti- costéroïdes?Autant de possibilités, autant d\u2019écoles! Arrêt progressif, arrêt immédiat, continuation, augmentation des doses.Et chaque école a des succès à l\u2019actif de sa doctrine.* + * L'influence aggravante des corticostéroïdes est observée de façon certaine lorsqu\u2019elles sont administrées avant le contact infectant; elle est probable si le malade les reçoit pendant l\u2019incubation et au moment où apparaissent les premières manifestations pathologiques.Mais elle n\u2019est pas prouvée lorsqu\u2019elles sont administrées en pleine période d\u2019état ou lors des complications de la maladie virale; bien au contraire, les corticostéroïdes sont alors susceptibles d\u2019avoir une action favorable.Ce que nous avons dit de la varicelle peut probablement s\u2019appliquer aussi à l\u2019herpès, au zoma, à l\u2019hépatite et à la grippe.IV.LE SYNDROME MALIN DES MALADIES INFECTIEUSES Quelle que soit infection en cause, quelle soit d\u2019origine bactérienne ou virale, dès l\u2019instant où apparaît un syndrome malin, l\u2019emploi des corticostéroïdes devient impérieux.L\u2019atteinte des centres neurovégétatifs est alors importante, affectant la thermogenèse, la régulation de la respiration et de la circulation, le métabolisme des glucides, des protides et des lipides.La chute de tension, le pouls filant, la polypnée, les vomissements, les diarrhées, l\u2019oligurie, les manifestations hémorragiques, la dissolution de la conscience, les troubles moteurs constituent l\u2019essentiel de ce tableau toujours dramatique.Du point de vue macroscopique, deux faits dominent: 1.l\u2019importance de l\u2019hyperémie viscérale et de l\u2019infiltration hémorragique des muqueuses digestives; 2.l\u2019intensité de la tuméfaction du tissu lymphoïde (cette dernière RENTCHNICK: CORTICOSTÉROÏDES L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 est particulièrement nette dans la fièvre tv- phoïde, la diphtérie, la grippe, la scarlatine, la rougeole et la coqueluche) l\u2019application des corticostéroïdes se trouve justifiée par leur action inhibitrice sur l\u2019augmentation de la perméabilité vasculaire et leur action sur le système réticulo-endothélial.V.MÉCANISMES D'ACTION L\u2019interprétation du mode d\u2019action des cor- ticostéroïdes dans les maladies infectieuses est forcément limitée, car si l\u2019on a beaucoup étudié les effets de ces hormones sur les aspects morphologiques de l'infection, on n\u2019a pratiquement pas encore d\u2019idées très valables sur les effets des corticostéroïdes sur les conséquences bio- chimiques de l'infection car leur connaissance est à peine ébauchée.Nous n\u2019allons pas répéter ce que, depuis 1950, on a déjà souvent écrit sur l\u2019action antifibroblastique, l\u2019effet inhibiteur sur l\u2019augmentation de la perméabilité capillaire, l\u2019action contradictoire sur les ma- crophages et le système réticulo-endothélial et les anticorps, mais nous nous arrêterons sur un aspect important: l\u2019action anti-endo- toxique des corticostéroïdes.Si l\u2019action des corticostéroïdes sur les exotoxines est pratiquement nulle, par contre elle est manifeste sur les endotoxines.Spink l\u2019a très bien démontré vis-à-vis des endotoxines des brucelles, des colibacilles et des shigellas.Cette action n\u2019est pas directe, mais indirecte par l\u2019intermédiaire du terrain comme le prouvent les expériences de paradiose de Chedid et Boyer.Comment s\u2019établit cette action protectrice du terrain vis-à-vis de l\u2019endotoxine?Melby et Spink croient l\u2019avoir démontré.En dosant les concentrations plasmatiques de cor- tisol chez des chiens mis en état de shock à la suite d\u2019injections d\u2019endotoxine de colibacille, les auteurs américains n\u2019ont pas noté d'insuffisance surrénalienne; mais il faut admettre que cette concentration plasmatique maxima de cortisol est insuffisante (elle correspond cependant à celle qui résulte d\u2019une injection d\u2019ACTH).Chez ces chiens soumis à ces injections d\u2019endotoxine, on observe également une élé- L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 vation du taux de transminase glutamique oxaloacétique, ce ferment qui signe la nécrose cellulaire.Or la sécrétion maxima endogène de cortisol ne prévient pas l\u2019augmentation de transaminase; par contre, si l\u2019on administre de fortes doses de cortisone, on remarque une très faible élévation seulement du taux de transaminase.L\u2019expérimentation rejoint ici les observations cliniques faites dans les cas d\u2019hépatite chronique traités par les corticostéroïdes et dans lesquels on observait également une chute plus rapide du taux des transaminases.Il semble donc bien que les corticostéroïdes exercent une action protectrice de l\u2019organisme vis-à-vis des endotoxines, action indirecte, puisqu\u2019on a pu éliminer une activité directe des corticostéroïdes sur la transaminase.VI.CONCLUSIONS Alors que les antibiotiques s'imposent dans tous les cas d\u2019infections bactériennes parce qu\u2019ils visent à la destruction des germes bactériens, on utilisera les corticostéroïdes du fait de leurs propriétés antiinflammatoires, parce qu\u2019elles atténueront les réactions hyperer- giques de certains malades, réactions susceptibles, en dépassant leur but, d\u2019influencer défavorablement l\u2019évolution d\u2019une infection.Les corticostéroïdes possèdent en outre des propriétés pharmacologiques détoxifiantes et développent un effet substitutif lorsque les surrénales sont épuisées.Ce sont ces trois propriétés qui commandent les indications des corticostéroïdes dans le traitement des maladies infectieuses.RENTCHNICK: CORTICOSTEROIDES 1067 On ne craindra pas, dans les cas graves, notamment dans les syndromes malins, d\u2019administrer de fortes doses (50 à 70 mg de pred- nisone par voie intraveineuse pendant plusieurs jours.* * * Il peut paraître déconcertant de penser que, au moment de l\u2019apogée d\u2019une médecine scientifique qui utilise des produits de synthèse, le dogme pasteurien du microbe seul perde de sa valeur et qu\u2019il faille revenir à la notion du « terrain » défendue longtemps par des empiriques et même oubliée pendant les dix premières années de l\u2019ère des antibiotiques, et qu\u2019il faille reconsidérer et revaloriser la thérapeutique non spécifique au moment où l\u2019on recherche constamment une spécificité de la chimiothérapie.Mais cette évolution n\u2019est pas regrettable: elle montre que nous avons beaucoup trop attaché d\u2019importance à l\u2019agent causal et oublié celle de la résistance de l\u2019hôte, c\u2019est-à-dire du terrain.Elle nous rappelle enfin que devant toute agression bactérienne ou virale, il faut d\u2019une part lutter contre l\u2019infection directement, d\u2019autre part indirectement en augmentant les défenses du terrain.BIBLIOGRAPHIE Il est impossible de citer ici, faute de place.les centaines de références consacrées à ce sujet.On les trouvera réunies et analysées dans un travail d\u2019ensemble: P.Rentchnick, Les corticostéroides dans le traitement des maladies infectieuses.Antibiotica et Chemotherapia., Edit.Karger S.A.Bâle, 8: 1959 (à paraître). REVUE GÉNÉRALE LA HERNIE DIAPHRAGMATIQUE Marcel LAMOUREUX et Pierre LAVOIE, Hôpital Maisonneuve (Montréal).LE DIAPHRAGME 1) Son embryologie Vers la quatrième semaine de la vie embryonnaire, la cavité cæœlomique est faite des deux cavités péricardique et péritonéale communiquant de chaque côté par les canaux pleuraux.Par la suite, ce cœlom primitif se divise en quatre cavités individuelles par le septum transversum, qui sépare en avant les cavités péricardique et péritonéale, par les membranes pleuro-péritonéales qui, s\u2019unissant au septum transversum, formeront la partie postérieure du diaphragme, isolant de cette façon les deux cavités pleurales de la cavité péritonéale par oblitération de leurs orifices de communication, ou foramina de Bochda- lek, par les membranes pleuro-péricardiques enfin qui séparent les cavités pleurales de la cavité péricardique.Entre les deux feuillets pleural et péritonéal des membranes pleuro-péritonéales se développe le muscle strié du diaphragme qui vient compléter et renforcir la séparation des cavités pleurales de la cavité péritonéale, caractéristique des mammifères qui augmente énormément leur pouvoir d'inspiration en limitant au thorax la pression négative.2) Son anatomie Le diaphragme est une cloison museulo- tendineuse séparant la cavité thoracique de la cavité abdominale.On y distingue une portion centrale tendineuse, le centre phrénique, et une partie périphérique musculaire, par laquelle le diaphragme s\u2019insère sur tout le pourtour interne de l\u2019ouverture inférieure du thorax.| Ces insertions ont trois localisations parti- culieres: a) insertion vertébrale, dont la partie interne va s\u2019attacher aux corps vertébraux lombaires en formant deux gros faisceaux qui sont les piliers gauche et droit du diaphragme, et dont la partie externe va se fixer à l\u2019arcade du psoas (Haller).b) insertion costale, qui se fait au niveau des six derniers ares costaux.c) insertion sternale, à l\u2019extrémité inférieure de l\u2019appendice xiphoïde, laissant de chaque côté des espaces paramédians, nommés espaces de Larrey ou encore, foramina de Morga- oni.Le diaphragme possède, de plus, plusieurs orifices.Celui de la veine cave inférieure, de l\u2019aorte et du canal thoracique ne laissent pas passer de hernie, que l\u2019on sache.Les orifices du grand sympathique, des grands splanchniques, et des veines azygos sont le plus souvent virtuels, et ne sont le siège de hernie que très exceptionnellement.L\u2019hiatus œsophagien, siège le plus fréquent des hernies diaphragmatiques, serait bordé par les piliers droit et gauche; John L.Madden cependant soutient que le pilier gauche ne participe en rien à la formation de l\u2019hiatus œsophagien qui serait plutôt compris entre deux faisceaux du pilier droit (1).Nous avons mentionné les orifices paraster- naux que sont les fentes de Larrey, ou fora- mina de Morgani.Les foramina de Boch- dalek, siège le plus fréquent des hernies diaphragmatiques congénitales, sont sis entre les insertions lombaires et costales, de chaque côté: à ce point la musculature striée est habituellement déficiente et on ne retrouve en haut que la séreuse pleurétique et en bas, que la séreuse péritonéale.L'union de l\u2019æsophage à l\u2019hiatus se fait de façon très étanche par l'intermédiaire de la Li Union Med tags LAMOUREUX sr LAVOIE membrane de Laimer-Bertelli, ou ligament phréno-æsophagien, qui n\u2019est que le prolongement le long de la paroi œsophagienne du fascia sous-diaphragmatique.La jonction œsophago-gastrique est sise à 2 ems sous le diaphragme: c\u2019est le vrai cardia.3) Sa physiologre La physiologie de la région œsophago-gas- trique nous intéresse plus particulièrement; les structures qu\u2019on y retrouve ont un rôle primordial à jouer dans la genèse des hernies hiatales, et la connaissance de leur dynamique est indispensable à toute intervention chirurgicale qui veut être véritablement correctrice.Allison et Truesdale ont mis en évidence l\u2019analogie frappante qui existe entre les deux diaphragmes traversés par le bol alimentaire au cours de la digestion, soient le diaphragme thoraco-abdominal et le diaphragme pelvien.Dans les deux cas, le même processus assure la continence.Le conduit digestif accuse une pente abrupte à ces deux niveaux.Même s\u2019il n\u2019y a pas de sphincter véritable, le facteur principal de continence est musculaire.À la jonction ano-rectale, le releveur de l'anus s\u2019enroulant autour du rectum le tire vers le pubis en se contractant et augmente l\u2019angu- lation.Au cardia, le tube digestif est enroulé par le pilier droit du diaphragme qui l\u2019accole à la paroi lombaire en se contractant, de façon à augmenter la pente du tractus digestif à ce niveau, assurant ainsi la compétence sphine- térienne (2, 3).On conçoit aisément que pour que ces mécanismes de continence puissent fonctionner, la jonction œsophago-gastrique doit être maintenue au niveau de l\u2019hiatus; le moyen le plus important de fixité est le ligament phré- no-cesophagien (4).C\u2019est pourquoi la hernie hiatale, qui a perdu ce moyen de fixité, se voit-elle le plus souvent compliquée de reflux du suc gastrique dans le bas œsophage, avec lésions conséeuti- ves d\u2019œsophagite et ulcérations.En effet, en ramenant le fundus et le cardia, c\u2019est-à-dire, la partie la plus acide de l\u2019estomac au-dessus LA HERNIE DIAPHRAGMATIQUE 1069 du diaphragme; comme de plus la constriction hiatale prévient le tamponnement de ce suc acide par les sécrétions alcalines originant du bas estomac, la muqueuse œsophagienne est bien vite lésée.D\u2019où la fréquence du pyrosis, des régurgitations, de la dysphagie et du me- lena dans la hernie hiatale.LA HERNIE DIAPHRAGMATIQUE Définitron Toute irruption de viscères abdominaux dans le thorax par un orifice diaphragmatique anormal, par son existence ou par sa taille.Se distingue donc de l\u2019éventration diaphragmatique qui est la situation permanente et anormalement élevée d\u2019un hémidiaphragme, dégénéré ou aminci, mais ne présentant nulle part de solution de continuité.Dans les deux cas, les viscères abdominaux sont intrathoraciques; dans la hernie, ils sont sus-diaphragmatiques, dans l\u2019éventration, 1ls sont sous-diaphragmatiques.Etiologre Les hernies congénitales sont attribuables a des arréts de développement du diaphragme.Selon qu\u2019elles se seront formées avant l\u2019individualisation des séreuses pleurales et péritonéale, elles seront dites hernies embryonnaires; si elles apparaissent après la formation des deux cavités pleurales et péritonéale, elles seront appelées hernies fœtales et se distingueront des premières par la présence d\u2019un sac séreux herniaire dont l\u2019épaisseur et la constitution les distingueront des éventrations congénitales.Les hernies traumatiques s\u2019assimilent à une rupture du diaphragme qui est lésé soit directement, par balle ou arme blanche, soit indirectement, par esquilles osseuses de côtes fracturées, ou même, à partir d\u2019un véritable éclatement du diaphragme, par contusion (crushing syndrome).La hernie traumatique sera immédiate, ou consécutive, par rupture de cicatrice d\u2019une ancienne hernie.La rupture diaphragmatique est rarement consécutive à une nécrose elle-même consécutive à un abcès sous-phrénique, par exemple. 1070 Les hernies acquises reconnaissent pour cause des facteurs essentiels, comme la grossesse, la spasmophilie, un amaigrissement ra- chants, responsables d\u2019une augmentation de chants responsables d\u2019une augmentation de la pression intra-abdominale, comme la toux, la constipation, l\u2019obésité, la grossesse, l\u2019ascite.Citons enfin les rares cas de hernie qui sont la conséquence d\u2019une sclérodermie ou d\u2019un syndrome de Ehlers-Danlos.Classification 1) Hernie congénitale: a) postéro-latérale (Bochdalek), aa) hernie embryonnaire, fausse hernie, avant le quatrième mois, bb) hernier fœtale, hernie vraie, après le qua- triéme mois, b) rétro-sternale (Morgagni); c) hiatale: aa) avec cesophage normal (type III de Akerlund), bb) avec brachy-œsophage (type I de Aker- lund) ; 2) Hernie acquise a) traumatique: aa) directe ou immédiate, bb) indirecte ou consécutive: par rupture de la cicatrice, par contusion (crushing syndrome), incarcération phréno-hépatique; b) non traumatique: aa) hiatale, par glissement (sliding type) Akerlund avec cesophage court (brachy-cesophage acquis) (type I, de Akerlund) avec œsophage normal, (type III, de Aker- lund).bb) para-hiatale, para-cesophagienne (rolling type) (type II, de Akerlund) cc) rétro, para, sub, subcostosternale (Morgagni) ; 3) Eventration diaphragmatique: a) congénitale (se confond avec les hernies fce- tales), b) acquise (ordinairement traumatique).Etude clinique (5) Symptômes subjectifs 1) Syndrome digestif a) douleur épigastrique ou rétro-sternale, à irradiation latérale gauche, post-prandiale LAMOUREUX kr LAVOIE: LA HERNIE DIAPHRAGMATIQUE L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 exagérée par la flexion du corps en avant (signe du lacet de soulier), par le décubitus dorsal, et soulagée par la station debout, l\u2019élévation des bras, le décubitus latéral ou ventral; irradiations au cou, aux oreilles (otalgies isolées parfois).b) aérogastrie, manifestée par des éructations et de la flatulence post-prandiale, hoquet; c) pyrosis, régurgitations acides; d) dysphagie rétro-xiphoïdienne, parfois paradoxale, allant jusqu\u2019au mérycisme; e) nausées, vomissements; f) melena, hématémese; 2) Syndrome cardio-pulmonaire a) palpitations, précordialgies, syncope; b) douleur rétro-sternale & irradiation brachiale (syndrome angineux); ¢) toux spasmodique de décubitus, non productive, quinteuse, éveillant le malade la nuit; d) dyspnée paroxystique, avec cyanose, post-prandiale; e) thoraco-algies gauches et basses; 3) Syndrome anémique consécutif au melena et plus rarement, aux hématémèses, l\u2019anémie est de type microcytaire hypochrome, peut aller jusqu\u2019aux syndromes de Hayem- Faber, ou de Plummer-Vinson, une dyspha- gie d\u2019un autre type apparaissant alors, i.e., pharyngée et à distinguer de la rétroxiphoi- dienne causée par la hernie même.Signes objectifs 1) Thoraciques a) voussure thoracique; b) hypersonorité ou matité, suivant l\u2019absence ou non de liquide d\u2019épanchement; c) disparition du murmure vésiculaire, remplacé par les bruits du péristaltisme intestinal, borborygme, bruits hydro-aériques, gargouillements, glou-glous, suceussion ; d) déplacement du cœur d\u2019un côté, shift médiastinal. L'Union Méd.Canada EE .Tome 88 \u2014 Sept.1959 LAMOUREUX er LAVOIE 2) Abdominaux a) paroi abdominale plate, rétractée, asymétrique ; b) douleur provoquée au creux épigastrique et à l\u2019'hypocondre gauche.Chez l\u2019adulte, la séméilologie physique est muette, au contraire de chez l\u2019enfant.L\u2019apparition de troubles cardio-pulmonaires ou abdominaux après les repas est d\u2019une importance capitale.Chez l'adulte, c\u2019est la symptomatologie subjective qui prime, tandis qu\u2019elle est insignifiante chez l\u2019enfant, comme la plupart des pathologies pédiatriques d\u2019ailleurs.La hernie diaphragmatique de l\u2019enfant se manifeste bruyamment et les signes cardiorespiratoires prédominent ordinairement.Ces signes sont d\u2019ordre respiratoire (collapsus d\u2019un poumon sur son hile), circulatoire (shift médiastinal), et digestif (variant avec le nombre et la nature des viscères herniés dans le thorax).Chez l\u2019enfant, enfin, les symptômes pulmonaires sont la dyspnée, la cyanose; les vomissements sont souvent profus, et suivis rapidement de déshydratation.Les signes pulmonaires sont de la tachypnée, une voussure thoracique, une matité ou du tympanisme, selon que le viscère hernié est plein ou qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019anses intestinales, enfin, une disparition du murmure vésiculaire qui se voit remplacé par des bruits assourdis de glou-glou, de succussion, de borborygme; l\u2019abdomen est petit, naviculaire, déshabité.La hernie nous est donc révélée le plus souvent chez l'enfant sous les aspects de cette séméiologie bruyante.Mais il arrive aussi qu\u2019elle évolue insidieusement, voire même, de façon asymptômatique.Bref, des signes thoraciques évoluant parallèlement à des signes abdominaux, un horaire post-prandial des troubles thoraciques, la disparition de troubles thoraciques par des vomissements, la modification de ces troubles par la position du malade enfin devraient faire toujours songer à la présence d\u2019une hernie diaphragmatique.: LA HERNIE DIAPHRAGMATIQUE 1071 Complications Elles sont très souvent révélatrices de la pathologie et peuvent brutalement ouvrir le tableau clinique.On distingue: a) l\u2019'hégnorragie, qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019hématémèse ou de melena, pouvant être assez grave pour entraîner un état d\u2019anémie aiguë.b) les thromboses veineuses, liées aux hémorragies et à l\u2019anémie qui entraînent une hyperplaquettose réactionnelle, et de là, une hypercoagulabilité sanguine; localisées le plus souvent aux membres et au système porte, le caractère principal de ces thrombo-phlébites est d\u2019être récidivantes et migratrices, puis- qu\u2019elles sont consécutives à une spoliation sanguine le plus souvent épisodique; c) l\u2019œsophagite par reflux dû à l\u2019incompétence de la jonction œsophago-gastrique; elle mène à l\u2019ulcus peptique qui peut saigner et même se perforer, et à la sténose cicatricielle qui est la principale cause du brachy-œsopha- ge acquis; d) l\u2019étranglement herniaire, qui donne un tableau d\u2019occlusion haute aiguë, avec un abdomen généralement plat et muet; la coexistence de symptômes thoraciques bruyants (dyspnée, vomissements, douleurs thoraciques basses, hoquet, substitution de bruits péristaltiques au murmure vésiculaire) avec des symptômes abdominaux plus ou moins accentués est fort suggestive de l\u2019étranglement herniaire; ce dernier peut se compliquer de gangrène avec perforation de l\u2019estomac.Diagnostic a) positif: se fait à partir de la symptomatologie subjective (syndromes digestif et cardio-pulmo- naire) des signes objectifs (thoraciques et abdominaux), l\u2019existence d\u2019une anémie micro- cytaire hypochrome, la survenue brutale d\u2019une complication (hémorragie, œsophagite, étranglement, phlébite récidivante).l'examen radiologique est ici d\u2019une importance capitale et sera souvent le seul moyen de mettre en évidence l\u2019existence d\u2019une hernie hiatale. 1072 la radioscopie, en montrant la dynamique phrénique, sera plus utile pour obtenir un bon diagnostic différentiel.l\u2019examen endoscopique tranchera les cas douteux et établira l'importance de l\u2019atteinte œsophagienne, révélant les niveaux de sténose, d\u2019ulcération, les causes de l\u2019hémorragie.b) différentiel: 1° entre la hernie diaphragmatique et les autres pathologies.Il faudra savoir distinguer la hernie diaphragmatique d\u2019une pathologie digestive haute, vésiculaire, ulcéreuse gastro-duodénale, néoplasique œsophagienne ou prépylorique; d\u2019une pathologie cardio-pulmonaire du genre insuffisance coronarienne, insuffisance cardiaque, kyste péricardique, pleurite, tumeur pulmonaire, atélectasie, tumeur primitive du diaphragme; d\u2019une pathologie hématologique enfin, qui ne serait plus une conséquence mais bien la cause du syndrome anémique présenté.La chose est d\u2019autant plus difficile que ces pathologies existent fréquemment en association avec la hernie diaphragmatique.L\u2019œso- phagite est conséquence directe de la hernie hiatale.Saint a réuni sous le vocable d\u2019une triade symptomatique la coexistence d\u2019une hernie diaphragmatique, d\u2019une cholécystite lithiasique et d\u2019une diverticulose sigmoido- colique.On connaît aussi ces cas de syndrome angineux réflexe, consécutifs à une hernie diaphragmatique tout comme dans certains cas de cholécystite.2° entre les différents types cliniques de hernie diaphragmatique Dans la hernie diaphragmatique traumatique immédiate, l\u2019histoire de l\u2019accident récent donne le diagnostic.Lorsque la hernie traumatique est indirecte ou consécutive, le diagnostic devient plus délicat, l\u2019histoire du traumatisme pouvant remonter assez loin dans le passé.Ceci est surtout vrai de l\u2019incarcération hépato-phrénique.En matière de hernie congénitales, la hernie postéro-latérale de Bochdalek donnera la symptomatologie la plus bruyante; c\u2019est d'\u2019ailleurs le type de beaucoup le plus fréquemment LAMOUREUX er LAVOIE: LA HERNIE DIAPHRAGMATIQUE L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 rencontré chez l\u2019enfant.Les hernies hiatale et rétro-sternale seront le plus souvent asymp- tomatiques chez l\u2019enfant.Chez l\u2019adulte, la hernie hiatale est la plus caractéristique; elle se manifeste par des signes d\u2019œsophagite, complication particulière de la hernie par glissement, et qui, de ce fait, la distingue de la hernie para-hiatale.Ces signes d\u2019œsophagite sont le pyrosis, les régurgitations acides, la douleur réto-sternale, le melena, et s\u2019il y a sténose inflammatoire, la dysphagie qui peut aller jusqu\u2019au mérycisme.La hernie para-hiatale, ou du rolling type, présentera un syndrome aérogastrique dû à l\u2019emprisonnement de la poche à air gastrique au-dessus du diaphragme.On aura ainsi de la flatulence post-prandiale, des éructations, du hoquet.Les signes pulmonaires seront plus souvent prononcés, le poumon étant généralement plus refoulé que dans le cas d\u2019une hernie hiatale.Si la hernie hiatale se complique d\u2019æsophagite, la hernie para-hiatale se complique, elle, d\u2019ulcus gastrique avec hémorragie, ou encore, de volvulus.La hernie rétro-sternale de Morgagni donne une symptomatologie bien frustre.Les symptômes, surtout cardio-respiratoires, sont faits de toux, précordialgies, malaises rétro- sternaux, palpitations et dyspnée.Le diagnostic en est très souvent radiologique.Anatomo-pathologie 1) Hernie congénitale a) postéro-latérale (Bochdalek) aa) embryonnaire, développée avant l\u2019individualisation des séreuses pleurales et péritonéale, et où plèvres et péritoine se continuent sans transition au pourtour de l\u2019orifice herniaire (foramen de Bochdalek ou canal pleuro-péritonéal) ; elles n\u2019ont donc pas de sac et sont les plus fréquentes (90%) des hernies congénitales; bb) fœtale, apparue après la formation des deux cavités; elles ont un sac formé par l\u2019adossement du péritoine et de la plèvre, ce qui les fait assimiler aux éventrations congénitales puisque on ne peut que rarement pré- L'Union Méd.Canada y IX Tome 88 \u2014 Sept.1959 LAMOUREUX er LAVOIE ciser s\u2019il y a eu formation du diaphragme entre les deux séreuses.Dans la hernie sans sac (embryonnaire), la cavité pleurale est emplie jusqu'à son apex par les viscères abdominaux; le poumon est hypoplasique et collabé du côté malade, et le médiastin est repoussé du côté sain.Une malrotation associée du mésentère est fréquente, et le déplacement prénatal des viscères abdominaux a pour principale conséquence de rétrécir la cavité abdominale, rendant ainsi souvent impossible la réduction chirurgicale des viscères dans leur endroit d\u2019origine.Dans la hernie avec sac (fœtale), il est excessivement rare que le sac atteigne le sommet de la cavité pleurale.b) hiatale Elles ont toujours un sac qui contient rarement autre chose que le fundus gastrique; Elles seront associées à un œsophage de longueur normale (type III d\u2019Akerlund), ou plus rarement, d\u2019un brachy-æsophage congénital (type I d\u2019Akerlund).En principe, la hernie parahiatale n\u2019existe pas chez l\u2019enfant.c) rétro-sternale Son orifice est la fente de Larrey ou fora- men de Morgagni.Elle a un sac dans la moitié des cas.Même en l\u2019absence de sac, le déplacement viscéral est peu important.Sa rareté chez l\u2019enfant s\u2019explique par la grosseur du foie qui obstrue à la fois les deux orifices de Morgagni.Le lobe gauche du foie peut s\u2019y introduire, une partie de l\u2019estomac, du côlon transverse.2) Hernie acquase a) traumatique aa) directe ou immédiate L\u2019orifice herniaire siège en général à gauche.Une forme particulière est la hernie intercostale d\u2019Alquier, où les viscères viennent se placer sous les téguments après avoir traversé le diaphragme et un espace intercostal.Il n\u2019y a pas de sac car les séreuses péritonéale et pleurales ont été rupturées en même : LA HERNIE DIAPHRAGMATIQUE 1073 temps que le diaphragme.Les adhérences sont nombreuses et facilitées par l\u2019hémorragie post- traumatique; l\u2019orifice est ferme et taillé en muscle sain.Aussi peut-on schématiquement opposer les hernies traumatiques, difficiles à réduire (pas de sac, adhérences nombreuses) mais faciles à réparer (muscle normal), aux autres hernies, congénitales ou acquises, faciles à réduire (bords souples, présence d\u2019un sac, peut d\u2019adhérences) mais difficiles à réparer (aplasie musculaire).bb) indirecte ou consécutive Par rupture de la plaie d\u2019une ancienne brèche, par esquilles de côtes fracturées, comme complication de plaies thoraco-abdominales.Elle se produira par un véritable éclatement du diaphragme consécutif à une hausse subite de la pression intra-abdominale, comme dans les cas de hernie par contusion, ou encore, de crushing syndrome de Bayswater.Il peut aussi s\u2019agir d\u2019une éventualité encore plus rare, l\u2019incarcération hépatophrénique, qui est l\u2019introduction progressive et lente d\u2019une portion du parenchyme hépatique qui se hernie à travers une brèche petite, post- traumatique, de l\u2019hémidiaphragme droit (6).Il se fait dans ces cas, un moulage du parenchyme hernié qui, s\u2019étalant au-dessus du diaphragme parce que repoussé par le poumon, forme une image en champignon.b) non traumatique aa) hiatale, par glissement, sliding type des auteurs anglais Le cardia s\u2019élève dans le thorax, suivi de l\u2019estomac, à travers l\u2019hiatus œsophagien.L\u2019æ- sophage est congénitalement court, ce qui est très rare, ou est de longueur normale (respectivement les types I et III d\u2019Akerlund).Le plus souvent, l\u2019æœsophage est plus court, mais non pas congénitalement, puisqu\u2019il s\u2019agit d\u2019un brachy-œsophage acquis, produit par sténose et rétractilité, conséquence du reflux gastrique, qui est comme on le voit, le propre de la hernie hiatale.\u2014 La cause réelle de la formation de cette hernie réside, selon Allison, dans un relâchement ligamentaire de la membrane œsophago-phrénique et dans une insuffisance 1074 du pilier droit à maintenir l'angulation de la jonction œsophago-gastrique et à agir comme sphincter extrinsèque.bb) parahiatale, para-cesophagienne, rolling type des auteurs anglais C\u2019est le type II d\u2019Akerlund.Ici, le cardia reste fixé en position normale, et est souvent isolé du sac par quelques faisceaux diaphragmatiques.Le cardia est ainsi retenu au niveau de l\u2019hiatus et l\u2019orifice herniaire est indépendant de l\u2019hiatus.D\u2019où le terme de parahiatale semble préférable.L\u2019hiatus œsophagien reste donc normal en grosseur.L\u2019estomac roule progressivement dans un sac péritonéal préformé ou non, et comme le cardia reste fixé à l\u2019hiatus, il se forme un estomae renversé en U, le upside down stomach; l\u2019estomac s\u2019engage en effet dans la hernie, sa grande courbure en tête, le cardia étant retenu à l\u2019hiatus: une poche est formée qui débute au cardia, dans l\u2019estomac, et se termine au pylore, dans le thorax, donnant un trajet paradoxal en U.On peut avoir, quoique rarement, la combinaison de hernies hiatale et parahiatale.cc) rétro, para, sub, ou subcostosternale formée dans un espace triangulaire à sommet orienté vers le centre phrénique entre les insertions sternales du diaphragme.Exceptionnelle chez l\u2019enfant, pour plusieurs auteurs, elle est toujours acquise et possède toujours un sac.Elle se localise plus souvent du côté droit.C\u2019est la hernie de Larrey ou de Morgagni, du nom de l\u2019orifice herniaire.Il peut y avoir absence complète d\u2019insertion sternale, et l\u2019orifice est alors unique.Traitement 1) médical Une hernie de type hiatal bien tolérée et non compliquée peut bénéficier d\u2019un traitement médical qui ne sera alors que symptomatique.Ce traitement sera diététique avec prive stricte de tout irritant chimique, mécanique ou thermique; la prise de petits repas fréquents est conseillée ainsi qu\u2019un horaire particulier, comme le fait de ne pas pren- LALCTUREUN vr LAVOIE: LA HERNIE DIAPHRAGMATIOUE L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 dre d\u2019aliment avant d'aller au lit, de dormir en position assise si la douleur est nocturne.L'emploi d\u2019antacides, d\u2019antispasmodiques et de sédatifs préviendra parfois la formation d\u2019ulcérations.2) chirurgical Sans contredit, la cure chirurgicale est le traitement véritable, mais encore comporte- t-il ses indications, fondées sur l\u2019importance de la hernie, les troubles qu\u2019elle occasionne, la résistance et l\u2019âge du malade, les risques de complications, d\u2019étranglement surtout.La hernie hiatale devra être corrigée seulement si elle est symptomatique, ou compliquée d\u2019une œsophagite peptique mal contrôlée par le traitement médical, d\u2019ulcère de la partie inférieure de l\u2019œsophage ou d\u2019un ulcère duodénal coexistant, ou d\u2019un ulcère de la partie de l\u2019estomac qui est herniée, d\u2019hémorragie aiguë ou chronique avec anémie grave (me- lena ou hématémèse), d\u2019une sténose œsopha- gienne ou d\u2019inflammation responsable de dys- phagie.Dans le cas dun brachyceesophage, cependant, il ne faut opérer qu\u2019en présence de symptômes graves, et encore faut-il être conservateur.La hernie parahiatale devrait être systématiquement opérée car ses complications sont très fréquentes, en particulier l\u2019étranglement qui nécessite toujours une cure chirurgicale d\u2019urgence, surtout en présence de volvulus gastrique, d\u2019une occlusion ou d\u2019une perforation de viscére hernié.L\u2019insuffisance coronarienne ou il est démontré que la hernie joue le rôle d\u2019épine irritative est une indication d\u2019intervenir.La hernie traumatique nécessite une intervention d\u2019urgence, et à plus forte raison s\u2019il n\u2019y a pas de perturbation actuelle; il faut savoir tirer parti d\u2019un intervalle de latence.Les complications en sont toujours graves et très brutales: occlusion, strangulation, hémorragie.Plus l\u2019intervention est.différée, plus les adhérences ont le temps de se former et plus la réduction des organes sera laborieuse.La hernie rétro-sternale ne sera opérée que si elle occasionne des troubles au malade, L\u2019Union Méd.Canada si \"TREUX eT LAV LUnion Méd, Canady LAMOUREUX er LAVOIE troubles assez significatifs pour conditionner l\u2019intervention.Chez l\u2019enfant, la chirurgie diaphragmatique présente des sanctions thérapeutiques bien différentes de celle chez l'adulte.Il y a trente ans, la plupart des chirurgiens préféraient différer l\u2019intervention chez les enfants, dans l\u2019espoir futile qu\u2019ils pouvaient être dans de meilleurs conditions un certain temps après la naissance.C\u2019est ainsi qu\u2019environ 75% de ces enfants mouraient au cours du premier mois.Gross et la plupart des chirurgiens d\u2019au- jourd\u2019hui croient préférable une intervention très précoce, aussitôt le diagnostic posé, peu importe la petitesse de l\u2019enfant ou ses difficultés respiratoires.Et ainsi, la mortalité serait tombée à 5 ou 10%.En dépit de l\u2019opinion unanime sur ce point, Harrington soutient qu\u2019il faut retarder l\u2019intervention et ceci, afin de permettre aux fonctions respiratoires de bien s\u2019installer en vue de l\u2019intervention (7).Les résultats seraient de beaucoup meilleurs si l\u2019on opérait 14 jours après seulement.Engel a établi que chez le nouveau-né, la réserve respiratoire est très faible et que l\u2019espace mort est très grand; il faut plusieurs jours pour que l\u2019enfant puisse jouir d\u2019échanges alvéolaires complets.Donc, au cours des premiers jours, la ventilation progresse à grands pas, même en présence d\u2019une hernie diaphragmatique importante, surtout du côté sain, ce qui est très important.Sur un plan plus technique, les deux grands types de cure de hernie hiatale nous sont donnés par Allison qui utilise une approche thoracique, et Harrington qui utilise une approche abdominale.Les procédés de Sweet et de Madden ne sont que des modifications de ces techniques, Sweet effectuant la plicature du sac au lieu de le resséquer, Madden suturant le ligament phréno-æsophagien au-dessus du diaphragme et non au-dessous comme le fait Allison, alléguant en cela que sa technique est plus aisée et tout autant efficace.En matière de hernie hiatale, la cure chirurgicale doit avant tout viser à rendre sa compétence à la jonction œsophago-gastrique, de façon à interrompre le reflux du contenu : LA HERNIE DIAPHRAGMATIQUE 1075 gastrique dans le bas œsophage, qui est la véritable pathologie.Or, la compétence physiologique du cardia est assurée au normal par 1° la musculature intrinsèque qui agit comme un sphincter, 2° l\u2019action constrictive du pilier droit, 3° l\u2019obliquité de l\u2019œsophage à ce niveau.Dans la hernie hiatale, le premier mécanisme n\u2019est pas perdu, mais l\u2019hiatus dilaté ne permet plus l\u2019action du pilier droit, et la rétraction de l\u2019æsophage vers le haut en enlève l\u2019obliquité.La comparaison des techniques utilisées doit donc se faire à partir a) de la réfection de l\u2019hiatus œsophagien par suture des piliers du diaphragme derrière l\u2019æsophage, b) de la réparation du ligament phréno-cesophagien qui maintiendra sous le diaphragme, l\u2019estomac réduit.Une fois I\u2019hiatus rétréci et l\u2019estomac retenu en place, il y aura correction physiologique et non plus simplement anatomique puisque l\u2019obliquité cesophagienne et l\u2019action sphinctérienne du pilier droit seront réobte- nues.Allison réduit l\u2019hiatus par suture des piliers diaphragmatiques et fixe le ligament sous le diaphragme.Il y a restitution physiologique adéquate, et la technique est réellement très efficace.Harrington insiste sur le rétrécissement de l\u2019hiatus, mais néglige la réfection du ligament phréno-œsophagien ; cependant, parce qu\u2019il procède par voie abdominale, sa technique sera utilisée chez les malades qui ne sauraient supporter les dangers d\u2019une thoracoto- mie.Madden imite Allison, mais il fixe le ligament sur le diaphragme, ce qui facilite sa technique mais la rend beaucoup moins efficace, la suture n\u2019étant pas assez basse.Sweet enfin, accomplissant la plicature du sac qu'il fixe ensuite au-dessus du diaphragme propose une technique facile mais pour les mêmes raisons moins efficace.Aussi, les techniques de Sweet et de Madden seront-elles utilisées dans les cas où une intervention plus courte est nécessaire, aux dépens d\u2019une récupération fonctionnelle un peu moins complète.Johns- rund enfin, propose une modification à la technique d\u2019Allison.Une fois le sac herniaire 1076 retiré dans l\u2019abdomen, il ne le ressèque pas, mais le suture à la face inférieure du diaphragme en l\u2019y étalant (8).Ceci facilite la manœuvre, le sac ne cherchant pas à remonter constamment, et le ligament est plus fort puisqu\u2019il est fait de deux feuillets.Les hernies parahiatales, rétro-sternales, traumatiques, se corrigent par voie abdominale ou thoracique, quoique dans la hernie de Morgagni, la voie abdominale est jugée préférable.Après réduction des organes dans l\u2019abdomen, la brèche est suturée par imbrication de ses bords.Dans la hernie congénitale, l\u2019approche est de préférence abdominale, la hernie s\u2019accompagnant très souvent d\u2019une malrotation intestinale.L'approche thoracique est réservée aux premières interventions chez un enfant de plus d\u2019un an, aux cures de récidives, et aux hernies hiatales.Après réduction des organes dans l\u2019abdomen, la brèche est suturée après que ses bords ont été cruantés, ravivés.Il y a un sac dans 10% des cas, mais en dépit de son absence, les adhérences sont rares au contraire des hernies traumatiques.Aussi, si la réduction des organes est facile, la suture de la brèche est ardue car il s\u2019agit d\u2019une aplasie musculaire dont les bords se laissent difficilement approcher.De plus, si l\u2019abdomen trop petit ne peut permettre la réduction des organes à moins d\u2019une tension excessive, on sous-mine la peau que l\u2019on suture avec son fascia superficiel, laissant s\u2019écarter les muscles et les fascia profonds.Ceci forme une hernie incisionnelle que l\u2019on pourra corriger environ quinze jours après la première intervention.La phrénanphraxie est ici une technique inutile et dangereuse.Dans les cas de brachy-œsophage congénital, il semble préférable de n\u2019intervenir qu\u2019à l\u2019occasion de complications sérieuses.Les ressources chirurgicales sont d\u2019ailleurs minimes, la traction sous-diaphragmatique de l\u2019estomac étant généralement impossible.Effler et Groves, de Cleveland, proposent une technique ingénieuse.Après l'élévation du diaphragme par phrénicectomie, on reconstruit un nouvel LAMOUREUX er LAVOIE: LA HERNIE DIAPHRAGMATIQUE L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 hiatus au sommet de la coupole diaphragmatique en allongeant latéralement l\u2019hiatus œso- phagien normal, que l\u2019on suture par la suite (9).De cette façon, l\u2019estomac est réduit sous le diaphragme, l\u2019æsophage n\u2019est pas allongé.Résumé Après un court rappel de l\u2019embryologie, de l'anatomie et de la physiologie du diaphragme, nous traitons ici de façon tout à fait conventionnelle de la hernie diaphragmatique.Après en avoir donné la définition et les différents facteurs étiologiques à sa formation, nous exposons une classification qui sera par la suite complétée de données anatomo- pathologiques.Cette classification oppose aux hernies congénitales, divisées de façon topographique suivant le lieu de l\u2019aplasie diaphragmatique en hernies postéro-latérale (Bochdalek), rétro- sternale (Morgagni) et hiatale, les hernies acquises, pouvant être traumatiques, ou non traumatiques, ces dernières étant hiatale (sliding type), para-hiatale (rolling type) ou para-sternale.Vient ensuite une étude clinique brève.Les symptômes se ramènent à un syndrome digestif (douleur épigastrique, aérogastrie, pyrosis, dysphagie, vomissements et melena), à un syndrome cardio-pulmonaire (précordialgies, angine, toux de décubitus, dyspnée et cyanose), a un syndrome anémique enfin, consécutif au melena.Les signes eux sont d\u2019ordre thoracique ou abdominal.Puis, nous comparons rapidement le tableau clinique de la maladie chez l\u2019enfant, où la sé- meiologie physique \u2018est bruyante, aux manifestations de la hernie chez l\u2019adulte, où prime la symptomatologie subjective.Les complications ensuite mentionnées sont I'hémorragie (hématémese, melena), les thromboses veineuses qui lui sont consécutives, l\u2019æsophagite menant à l\u2019uleus et à la sténose, l\u2019étranglement herniaire.Nous diseutons les méthodes de diagnostic positif, puis différentiel d\u2019une part entre la hernie diaphragmatique et les autres patholo- L\u2019Union Méd.Canada ; T TX 3 Tome 88 \u2014 Sept.1959 LAMOUREUX ET LAVOIE gies, d\u2019autre part, entre les différents types cliniques de hernie diaphragmatique.Un exposé du traitement vient enfin compléter ce travail, au cours duquel nous insistons naturellement sur la cure chirurgicale, oubliant à dessein les considérations techniques pour discuter plutôt de l\u2019efficacité de tel ou tel type de cure, ses indications, ses avantages et inconvénients.Nous proposons comme la plus efficace la technique de Allison, puisqu'elle restitue à la jonction œsophage- gastrique son rôle physiologique normal, qui est perdu dans la hernie hiatale.Summary Recalling shortly the diaphragmatic empbryology, anatomy and physiology, we forthwith speak in a mostly conventional way of the diaphragmatic hernia.Definition of same having been given together with the several etiologic factors of its formation, we submit a classification that will be thereafter completed by pathological considerations.This classification opposes to the congenital hernias, divided topographically in accordance with the location of diaphragmatic aplasia, the acquired trau- : LA HERNIE DIAPHRAGMATIQUE 1077 matic and non traumatic hernias, these to be either hiatal, para-hiatal and para-sternal.Follows a brief clinical study, where subjective symptoms are distinguished and that are identified by three types syndromes: digestive, cardiac and pulmonary, haematologic.The main complications of the disease, the method of positive as well as differential diagnostic, and finally the treatment, are completing this expose.About the treatment, we naturally insist upon the surgical cure, omitting intentionally the technical points of view, to rather discuss about the efficiency of one type of cure or another, its indications, advantages and inconveniences.BIBLIOGRAPHIE (1) Surgery, Gynecology and Obst., 102: 187, 1956.(2) Surgery, Gynecology and Obst.92: 419, 1951.(3) THOREK: Moderne Surgical Techniques, vol.III, page 1723.(4) Archives of Surgery, 75: 639, 1957.(5) La Revue du Praticien, 6: 2509, 1956.(6) The Amer.J.of Surgery, 94: 208, 1957.(7) The Journal of Thor.Surg., 32: 279, 1956.(8) Surgery, Gynecology and Obst., 103: 708, 1956.(9) Archives of Surgery, 75: 642, 1957. LE SYNDROME DU LOBE MOYEN M.KALUDI.DÉFINITION Depuis le premier travail de Graham, Burd- ford et Mayer (1), on désigne sous le nom de « syndrome du lobe moyen », un processus infectieux chronique, souvent suppuratif avec ou sans bronchiectasies, localisé au lobe moyen droit et dû, dans l\u2019immense majorité des cas, à une compression par des adénopathies de voisinage, hypertrophiées.HISTORIQUE C\u2019est en 1948 que Graham, Burdford et Mayer décrivent dans le « Postgraduate Medicine » une lésion complexe, faite d\u2019atélec- tasie, d\u2019infection et de bronchiectasies, localisée au lobe moyen du poumon droit et, parfois, à la lingula, à gauche.En vérité, si on se rapporte aux travaux des pédiatres français, cette manifestation avait déjà été entrevue par l\u2019école viennoise en 1917 dans les affections tuberculeuses pulmonaires.En 1936, Hampton et King (3) décrivent les aspects radiologiques du lobe moyen à l\u2019état normal et pathologique.En 1937, Brock (6) et ses collaborateurs attirent l\u2019attention sur la possibilité de l\u2019até- lectasie chronique au niveau du lobe moyen, provoquée par la compression bronchique en rapport avec une lymphadénopathie hilaire tuberculeuse.Les études plus récentes d\u2019Effler et Ervin (7) ont eu le mérite de mettre l\u2019accent sur l\u2019originalité du syndrome et surtout de poser les premières bases de l\u2019étude physiopatho- logique.PHYSIOPATHOLOGIE Dans l\u2019exposé de celle-ci, il faut tenir compte de deux ordres de facteurs: a) ceux d\u2019ordre local, qui ne sont, somme toute, qu\u2019anatomiques: La bronche du lobe moyen droit possède un trajet court de 2 cms de longueur, de son origine à sa subdivision en bronches segmen- taires.Elle est flexible car sa paroi est mince.Elle fait, avec la bronche-souche où elle prend naissance, un angle aigu.En dernier lieu, elle est entourée par un bouquet de quatre à six ganglions.b) Ceux d'ordre général, qui découlent directement des premiers: La flexibilité et la minceur des parois de la bronche expliquent sa compression facile.L\u2019angulation aiguë a comme conséquence un drainage défectueux avec stase, non seulement du lobe moyen mais aussi du lobe inférieur droit dont les lymphatiques, d\u2019après Rouvière, font relais au niveau des ganglions péribron- chiques moyens.Le nombre, relativement élevé, des ganglions qui s\u2019y trouvent, explique pourquoi la compression s\u2019exerce presque toujours par les adénopathies hypertrophiées.ANATOMIE PATHOLOGIQUE Le potentiel évolutif de ce processus étant chronique, avec des épisodes de flambée aiguë, il s\u2019ensuit que les modifications anatomopa- thologiques seront hétéroclites, d\u2019emprunt, sans aucun caractère spécifique.Toutefois, on peut les classer en trois stades: 1) Stade d\u2019obstruction de la bronche lobaire.Cette obstruction se fait à la faveur de la compression extrinsèque exercée aux dépens de la bronche, dans la majorité des cas, par les ganglions tributaires hypertrophiés.Cependant, il ne faut pas perdre de vue le fait que quelque fois, cette obstruction prend naissance à la suite d\u2019un processus inflammatoire et œdémateux des parois bronchiques, sans compression concomitante.On conçoit facilement que pareille obstruction, peu importe le mécanisme de production, finit, à la longue, par provoquer \u2014 outre la bronchiectasie et infection \u2014 de l\u2019atélectasie.2) Stade d\u2019atélectasie lobaire.Le lobe en état de stase se rétracte, les alvéoles pulmo- L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 naires s\u2019affaissent, se ratatinent et s\u2019aplatissent pouvant, à la fin, atteindre le stade final d\u2019irréversibilité.3) Stade de bronchiectasie et de suppuration découlant des conditions précédentes.ÉTIOLOGIE L'âge, le sexe et le facteur racial ne jouent aucun rôle.Par contre, la tuberculose aurait une influence fondamentale dans le déclenchement de ce syndrome.Mais on s\u2019est vite rendu compte que d\u2019autres infections, sans cachet particulier d\u2019ailleurs, de nature microbienne ou virale et même allergique, pouvaient provoquer l\u2019hypertrophie ganglionnaire avec les conséquences naturelles déjà mentionnées dans la description des lésions anatomo-patholo- giques.Ainsi donc, de la notion quasiment spéei- fique, on est passé petit à petit à la notion de causes hétéromorphes.Le travail de Lind- skog (5), lu entre les lignes, semble même arriver à la conclusion que le syndrome du lobe moyen ne devrait pas avoir sa place dans la nosocomie des voies respiratoires.DIAGNOSTIC 1 \u2014 Diagnostic différentiel.11 est à faire avec toutes les infections aiguës ou chroniques, localisées au lobe moyen: la pneumonie bactérienne ou virale, la primo-infection tuberculeuse de l\u2019enfant ou de l\u2019adulte, la pneumonie tuberculeuse curable d\u2019Ameuille, la lobite tuberculeuse, les condensations rétractiles labiles des auteurs francais, ete.De même, l\u2019atélectasie du processus néo- \\ plasique bronchique n\u2019est pas à négliger.À cette occasion disons que, cliniquement et même radiologiquement, le diagnostic différentiel, pour Lindskog et Spear, n\u2019est tranché que par l\u2019examen des pièces opératoires.2 \u2014 Diagnostic positif.Le tableau clinique qui ne possède rien de typique est fait de toux, d\u2019infections respiratoires à répétition, de wheezing, d\u2019hémoptysies, de douleurs thoraciques, de fatigue et de perte de poids.L\u2019exa- KALUDI: LE SYNDROME DU LOBE MOYEN 1079 men radiologique, codifié par Hampton ct King (3) d\u2019une part, Rubin et Rubin (4) d\u2019autre part, montre une ombre dense, homogène, triangulaire mieux « visualisée » en incidence latérale droite.Son bord supérieur, légèrement déprimé, a été fourni par quelques- uns comme signe pathognomonique, surtout si l\u2019image radiologique se complète par l\u2019ombre d\u2019adénopathies hilaires avec des zones calcifiées.Comme on le voit, cette image ne présente rien de pathognomonique puisqu\u2019elle peut traduire aussi bien une pleurésie interlobaire que la projection du bord droit du cœur, proéminent, accompagné d\u2019une surélévation de la coupole diaphragmatique droite.L\u2019examen bronchoscopique montre l\u2019orifice lobaire moyen rétracté, œdématié, laissant sourdre des sécrétions purulentes.Quant au lipiodol intrabronchique, il confirme l\u2019obstrue- tion et met en évidence l\u2019atélectasie et une bronchiectasie éventuelle.CONCLUSION Le syndrome du lobe moyen constitue une entité bien établie depuis le travail fondamental de Graham et de ses collaborateurs (1).La clinique, à elle seule, est impuissante à le mettre en évidence; le concours de l'examen radiologique, sagement interprété, est indispensable dans l\u2019établissement de ce diagnostic.La notion uniciste de l\u2019étiologie restrictive, imposée par les premiers auteurs, semble, à l\u2019heure actuelle, largement dépassée puisque, à côté de la tuberculose comme cause primordiale, il existe toute une série d\u2019affections sans caractère spécifique, capables de lui donner naissance.Malgré la perfection sans cesse accrue de nos moyens d\u2019investigations, le diagnostic positif est hérissé de difficultés souvent insurmontables.Ceci a poussé de nombreux chirurgiens qui se sont occupés de la question jusqu\u2019à prétendre que le diagnostic du syndrome du lobe moyen ne peut être posé que sur les pièces opératoires. 1080 Bien entendu, entre ces deux opinions diamétralement opposées, il y a un juste milieu qui peut très bien constituer un solide terrain d\u2019entente.Résumé Le syndrome du lobe moyen, qui a fait l\u2019objet de multiples publications, est passé ici en revue en insistant tout particulièrement sur ses aspects clinique, radiologique et physio- pathologique, et sur les trouvailles broncho- scopiques ayant trait à ce syndrome.La diversité des facteurs étiologiques est prise en considération ainsi que les récentes conceptions qui amènent à ne plus regarder la tuberculose comme l\u2019unique facteur déclenchant.Le fait essentiel qui doit être pris sérieusement en vue est la difficulté du diagnostic à poser, car sans opter complètement pour les interprétations de Lingskog, ce diagnostic est certainement hérissé de nombreux aléas.Summary The physiopathology of the middle-lobe syndrome, its clinical aspect, the plurality of its radiologic and bronchoscopie manifestation, are reviewed.A special accent is stressed upon the diversity of both its etiology and actual conceptions.KALUDI: LE SYNDROME DU LOBE MOYEN L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 It seems that tuberculosis, at least formerly, assumed the entire responsibility in the genesis of this syndrome, but such is not the case.The difficulty of establishing an accurate diagnosis constitutes a factor which must be taken into ac- \u2018 count.Without adopting completely Lindskog\u2019s views, one may affirm that the diagnosis is not, as yet, definite mostly through our usual investigations.BIBLIOGRAPHIE 1.E.A.GRAHAM, T.H.BURFORD et J.H.MAYER: Middle-lobe Syndrome.Postgraduate Med., 4: 29, 1948.2.D.L.PAULSON et R.R.SHAW: Chronic atel- ectasis and pneumonitis of middle-lobe.J.Thor- acre Surg., 18: 747, 1949.3.A.O.HAMPTON et D.S.KING: Middle-lobe of right lung; its roentgen appearance in health and disease.Am.J.Roentgenol, 35: 721, 1936.4.E.H.RUBIN et M.RUBIN: Shrunken right middle-lobe, with reference to so-called middle- lobe syndrome.Dis.Chest, 18: 127, 1950.5.G.E.LINDSKOG et H.C.SPEAR: Middle-lobe syndrome.The New Eng.J.of Med., 12: 489 (22 sept.) 1955.6.R.G.BROCK, R.J.CANN, J.R.DICKINSON: Tuberculous Mediastinal lymphadenitis in childhood.Guy\u2019s Hosp.Rep.17: 295, 1937.7.DB.EFFLER et JR.ERVIN: The Middle-lobe Syndrome.Amer.Rev.of Tuberculosis, 71: 775, 1955. L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada (Fondée à Québec en 1902) L'Union Médicale du Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) Tome 88, No 9 \u2014 Montréal, septembre 1959 ÉDITORIAL POURQUOI NOUS FAVORISONS UNE ASSURANCE-HOSPITALISATION OBLIGATOIRE AVEC SES SERVICES DE DIAGNOSTICS Au cours du mois de juin dernier, l'honorable Maurice Duplessis, premier ministre de la Province, disait: « On se demande parfois si l\u2019on a les moyens d'être malade et même de mourir.».Quelques années auparavant, monsieur le docteur Jean Grégoire, sous- ministre provincial de la Santé, déclarait: « Quatre-vingt pour cent des malades n'ont pas les moyens financiers de se faire hospitaliser ».Combien de fois, dans nos bureaux, n'entendons-nous pas dire de la part de braves citoyens: « De nos jours, passé quarante ans, on a bien de la misère à trouver un emploi.Impossible d\u2019élever une famille et de mettre de l\u2019argent de côté pour la maladie et pour nos vieux jours».Ou bien «Je voudrais prendre une assurance en cas de maladie.Individuellement, c\u2019est bien au- dessus de nos moyens.Quant à une assurance-groupe.nos patrons ne sont pas intéressés ».Autre commentaire: «Autrefois, lorsque je travaillais pour telle compagnie, j'avais une assurance-groupe qui me couvrait partiellement au moins.J'ai perdu mon emploi ou j'ai changé de patron et forcément je me trouve sans aucune assurance ».108! Dernière remarque parmi tant d'autres: «J'ai de l'assurance, mais c'est pire que si je n'en possédais pas.Ma police me couvre si peu.À cause de cela, l'assistance publique me refuse ».C\u2019est un fait reconnu de tous les gens de bonne foi: seuls les riches ou les pauvres qui peuvent bénéficier de l\u2019assistance publique sont en mesure d\u2019aller à l\u2019hôpital ou d'obtenir les services de diagnostics si essentiels à la pratique d'une médecine décente.Il est indéniable que les hôpitaux \u2014 ceux qui sont bien organisés surtout au niveau universitaire \u2014 ont d\u2019énormes besoins.Ordinairement, ces administrations ont du mal à équilibrer recettes et frais généraux.Les trois principales raisons données sont: 1° les traitements aux malades 1ndi- gents; 2° les cliniques externes et les dispensaires; 3° l'augmentation continuelle du coût d'opération d\u2019un hôpital.À la suite de ces commentaires et des faits rapportés plus haut, la justice sociale ne subit-elle pas alors des accrocs?Certes les subventions du gouvernement provincial se font de plus en plus élevées, grâce aux pressions qui viennent des administrations hospitalières.Mais, à notre humble avis, puisqu\u2019il est admis que ces subventions gouvernementales sont insuffisantes pour équilibrer les budgets, les hôpitaux se trouvent dans l'obligation d\u2019établir un régime de compensation.« Autrement dit, le déficit inévitable est comblé par ceux qui se font hospitaliser à leurs frais ».Est-ce équitable?Dans de telles conditions, ne serait-il pas infiniment plus juste d\u2019instituer un système d\u2019as- surance-hospitalisation avec services 1082 de diagnostics pour tous?Car «nous savons que le fait de se faire hospitaliser à ses frais ne signifie nullement que nous avons les moyens de le faire ».Les mesures modernes de sécurité sociale aident les individus dans le besoin.I! y a trois raisons qui, selon le Conseil du Bien-Etre Social, peuvent rendre un sujet dans le besoin : a) c\u2019est l\u2019arrêt des revenus par la maladie, le chômage, l\u2019invalidité permanente, la vieillesse et la mort prématurée ; b) certains événements capables d\u2019occasionner des dépenses élevées pour le budget familial: frais médicaux et hospitaliers et les services de diagnostics; c) Vinsuffisance de revenus pour élever la famille.Or, quelles sont actuellement les conditions faites à la majorité de nos concitoyens devant l\u2019épreuve de la maladie?Nous avons déjà répondu brièvement à cette pénible question.La maladie est de nos jours fort coûteuse.Elle exige des ressources pécuniaires très élevées, ce qui ferme l'accès de ces moyens de diagnostics et de traitements à la plupart des malades.Tout citoyen ou malade a le droit d\u2019obtenir les tests les plus dispendieux pour le diagnostic et pour le traitement sans égard à son état de fortune.Et si, par son travail constant et par sa prévoyance, il possède un peu de ces biens matériels, nul ne peut le forcer à se ruiner.Il a le droit de conserver ces biens amassés de peine et de misère pour lui-même, pour sa famille et pour ses vieux jours.N\u2019est-ce pas là ÉDITORIAL L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 faire une lutte efficace, intelligente contre le communisme?Les moyens de prévention et de guérison des maladies sont effectifs, multiples, coûteux, mais ils ne sont actuellement pas à la portée de tous.Loin de là! Ce qui rend surtout cette prévention et cette guérison dispendieuses, ce sont les tests multiples de diagnostics et l\u2019hospitalisation.Les honoraires du médecin, toujours le dernier payé, représentent une faible proportion du coût de la maladie.C\u2019est la conjugaison du rôle tutélaire de l\u2019Etat concernant l\u2019assurance-hospi- talisation et les services de diagnostics qui répond le mieux aux vœux de la très grande majorité des citoyens.On ne sait jamais quand la maladie peut nous toucher.Comme pour le chômage, autre plaie sociale, lorsqu'une telle épreuve survient, nul ne peut prédire quand la santé reviendra.La maladie atteint l\u2019ouvrier, le collet blanc, l\u2019employeur, la veuve et ses enfants, le vieillard, le chômeur.Personne n\u2019y échappe.Pour la majorité de nos concitoyens, lorsque la maladie frappe, nous assistons à la disparition de tout un avoir honnêtement et péniblement amassé.Trop souvent, ce malheur vient aggraver le sort déjà pénible des accidentés, des malades.Ruinés ou presque, ces désabusés deviennent des adeptes de toutes sortes d\u2019idées subversives.I\u2019assurance qui se fonde sur le partage des risques et au bénéfice de tous adoucit ces miséres, diminue cette tension qui est un obstacle & la récupération de la santé.Ceux qui se font les adversaires d\u2019un système d\u2019assurance- hospitalisation avec ses services de diagnostics \u2014 ils sont de plus en plus ra- L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 res \u2014 apportent toujours ces deux arguments: le coût de cette sécurité est très élevé; l'argent vient toujours de quelque fonds et c'est en somme le peuple qui en définitive paye.Et ils ont raison.Mais savent-ils, ces quelques adversaires, combien les Canadiens ont dépensé au chapitre des frais médicaux généraux en 1958! D'après la Ligue Canadienne de Santé, les dépenses se sont chiffrées à près d\u2019un milliard de dollars.Ces dépenses ne seraient pas moindres, mais grâce à l\u2019assurance de l'Etat, elles seraient plus équitablement réparties, l\u2019Etat faisant fonction d\u2019unique assureur et l\u2019ensemble des citoyens, d\u2019'unique assuré.La différence avec l\u2019entreprise privée, c\u2019est que, actuellement, seuls les intéressés payent pour cette sécurité qui est loin d\u2019être adéquate.A notre humble avis, l\u2019assurance- hospitalisation obligatoire, avec ses services de diagnostics, est préférable à l\u2019entreprise privée exclusivement.Quant à ceux qui ne seraient pas satisfaits de cette sécurité, ils pourraient avoir recours aux nombreuses compagnies privées qui peuvent satisfaire tous leurs désirs, de même que tous leurs caprices.Selon le Conseil Canadien du Bien- Etre, il y a quatre conditions capables de réaliser ces vœux: 1.« L'Etat devrait limiter la cotisation ou le paiement d\u2019une personne à une somme qu\u2019elle peut payer ».Les indigents devraient en être exemptés.2.« Un programme d\u2019assurance-hos- pitalisation avec ses services de diagnostics devrait englober les frais occa- ÉDITORIAL 1083 sionnés par les soins hospitaliers et ses services de diagnostics qui, pris isolément ou dans leur ensemble, suffisent à inquiéter l'individu lorsqu'il est frappé ».Les compagnies privées vont jusqu\u2019à la discrimination.Elles refusent d\u2019assurer tel individu ou tel groupe.Elles ont toutes sortes de limites attachées aux paiements par l'assureur: période d'attente pour les cas de maternité, de hernie, d\u2019amygdalectomie, ete., ete.; limites du nombre de jours d\u2019hospitalisation.Les maladies chroniques ou périodiques, certaines maladies contagieuses sont exclues de même, si les réclamations deviennent trop fréquentes.Il y à aussi limite d\u2019âge pour l\u2019assurance comme pour la réassurance.Au cours actuel, ce sont ceux qui ont le plus besoin d\u2019assurance qui en sont privés.Or, «dans le but d\u2019éviter de trop nombreuses demandes de services », ces compagnies font échec aux buts poursuivis par la médecine: la prévention des maladies.3.« L\u2019Etat provincial devrait protéger tout le monde sans tenir compte de l\u2019état physique ou de l\u2019âge ».Les compagnies privées ajoutent entre autre clause: si certaines «conditions sont existantes avant l\u2019inscription », elles ne seront pas tenues de payer.Il y a aussi cette « période d'attente avant que certains genres de soins ne soient payés ».Il y a les «risques tarés »: les enfants durant les premiers mois de vie, les personnes âgées, les malades classifiés: cancéreux, cardiaques, diabétiques, tuberculeux, ete., ete.Pourquoi, de nos jours, ces bons citoyens n\u2019auraient-ils pas droit à l\u2019hos- 1084 pitalisation et aux services de diagnostics?4.Une assurance-hospitalisation avec ses services de diagnostics devrait protéger tout le monde « sans égard au métier, à la profession ou à la région habitée ».Or les compagnies privées à profit sont incapables de pourvoir à l'assurance de cette multitude de citoyens.Nous nous exemptons à dessein de parler du financement d\u2019un tel projet.Nous ne sommes ni financiers, ni actuaires.Ces problèmes de la finance sont loin d\u2019être insolubles.Cette forme d\u2019assurance devient de plus en plus urgente.S'il y a une très grande proportion de notre population qui est privée de soins adéquats, nous ne saurions terminer cet article sans rapporter quelques paragraphes d\u2019un travail présenté à l\u2019Institut par le docteur Jean Robert Debray.Il s\u2019intitule «Vers une Doctrine de l\u2019Assurance-Maladie ».I] vient de paraître dans « Médecine de France ».Cet article fait grand honneur à celui qui en est l\u2019auteur.Quelle grandeur d'âme! Quelle connaissance profonde de toute la question! « Les problèmes médicaux de l'assurance-maladie ne sont plus ceux de 1935, ni même ceux de 1945.A ce sujet, il est banal désormais, mais toujours très important, de rappeler que le progrès n\u2019est pas facteur d\u2019économie et que depuis quinze années environ, le rythme des découvertes scientifiques a pris soudain, en médecine, une allure extrêmement rapide.« Prolonger le temps de la vie de vingt-neuf ans, maintenir en vie les personnes Âgées, les enfants débiles, les ÉDITORIAL L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 malades chroniques, c'est certainement augmenter la consommation médicale.Les dépenses qui en résultent sont considérables.«Il y a donc lieu pour la médecine, en France comme ailleurs, de faire face à une situation nouvelle ».Ce sont ces faits nouveaux que le législateur se doit de méditer sérieusement de concert avec la profession médicale par l\u2019intermédiaire de ses représentants les plus autorisés, les plus compétents.Ft M.le docteur Debray de continuer en ces termes: « Pour nous médecins \u2026 nier la nécessité de nous concerter au sujet des dépenses que nous provoquons en exerçant la médecine, c\u2019est nier l\u2019évidence.«Ce sont les médecins, en effet et pratiquement les médecins seuls, qui « ordonnancent » (pour employer un terme comptable) l\u2019essentiel des dépenses de l\u2019assurance-maladie; qu\u2019il s\u2019agisse de la prescription d'examens de toute nature, de prescription de médicaments, de prescription de repos, de dépenses hospitalières, d'honoraires, ce sont toujours les membres du corps médical qui en sont responsables.« Il y a donc lieu d\u2019élaborer une doctrine de l\u2019assurance-maladie ».Puisque c\u2019est du Canada qu'il s'agit, il nous appartient à tous d'élaborer une doctrine de l\u2019assurance-hospitali- sation avec ses services de diagnostics.S\u2019il en est qui craignent l\u2019étatisation de la médecine avec ce système d\u2019assurance, nous croyons que c\u2019est une façon élégante d\u2019éloigner ou d'écarter cette calamité.Le corps médical seul ne peut ramer contre le courant.Que par nos attitudes, que par nos actes nous obtenions de la compréhension, des Q L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 sympathies dans tous les milieux.Notre piedestal s\u2019effrite! Pour répondre à la demande populaire, cette doctrine est difficile à définir et à préciser.Il faudra un jour l\u2019établir au pays québecois comme ailleurs, mais selon nos besoins, selon notre caractère propre.N'oublions pas que, grâce aux découvertes modernes, nous avons « prolongé le temps de la vie de vingt-neuf ans», que nous «maintenons en vie les personnes âgées, les enfants débiles, les malades chroniques ».Avons-nous le droit de laisser ces concitoyens vivoter misérablement?La patrie demande davantage.Selon un dicton anglais: À nations health 1s a nation\u2019s wealth.La charité chrétienne réclame encore plus.C\u2019est l\u2019assurance-hospitalisation avec ses services de diagnostics qui répondra à ces exigences.« La santé est un bien naturel, mis par Dieu à la disposition de l'homme qui en est le gardien ».ÉDITORIAL 1085 Telle est notre responsabilité.Nous espérons que le corps médical est prêt à faire toute sa part, à remplir toute sa tâche.Paul-René ARCHAMBAULT.REFERENCES Le Conseil du Bien-Etre Social \u2014 Ottawa, Rapport de 1956.Jacques Genest « Relations » - Avril 1959.« Assurance Hospitalisation.» Alfred Ayotte « La Presse » - 2 juillet 1959.Mémoire de la C.M.A.relatif à l\u2019Assurance-Santé 1956.Mémoires de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada relatifs à l\u2019Association Hospitalière et ses Services de Diagnostics 1949-1958.Honorable Tan MacKenzie « L\u2019Assurance-Santé ».Mai 1944.Paul-René Archambault, « Une grande question d\u2019actualité : l\u2019Assurance-Santé », L'Union Médicale du Canada, 86, 4: (avril) 1957, p.419.Jean Robert Debray : « Vers une doctrine de l\u2019Assu- rance-Maladie ».Médecine de France.101 : 9 1959 Editorial.« Health Insurance is Different».C'ana- dian Doctor.27 (Octobre) 1958.Editorial.« Give and Take».Canadian Doctor.27 (Mai) 1959. HYGIÈNE ET MÉDECINE SOCIALE RÔLE DE L'OCCUPATION ET DE LA RÉCRÉATION-THÉRAPIE* Raymond LEGAULT Ces termes d\u2019Occupation et de Récréation- Thérapie nous font penser d\u2019abord aux activités auxquelles on s\u2019adonne dans le but de se divertir, de se récréer après une journée de travail quilles, billard, ballon-panier, badmington, natation, patinage, etc.Ils nous font penser aussi aux activités prescrites par le médecin pour aider les malades mentaux à passer agréablement le temps de leur séjour à l\u2019hôpital.L\u2019Oceupation-Thérapie cependant a un rôle et des effets spécifiques, voire même curatifs, en ce qui concerne les malades mentaux.Je me propose de discuter avec vous le rôle particulier de l\u2019Occupation-Thérapie.Auparavant, retenons que l\u2019emploi de l'Occupation et de la Récréation comme agent thérapeutique est d\u2019acquisition relativement récente et plutôt mal compris en milieu psychiatrique.Son historique quoique négligé, est fort intéressant.Rappelons que les docteurs Hack Tuke et Philippe Pinel sont les psychiatres les plus représentatifs du début du 19e siècle à écrire sur le sujet.Tuke, par exemple, faisait dans son sanatorium privé « The York Retreat » une observation des plus partinentes, pour cette époque, à savoir que la maladie mentale touchait de façon négligeable la classe artisane.On sait qu\u2019en Angleterre, il existait alors peu de manufactures et d\u2019usines et que la majorité des gens trouvaient leur gagne- pain à même les travaux d\u2019artisanat, travaux partagés d\u2019ailleurs par tous les membres de la famille.Tuke était étonné de constater que ces modestes artisans ne développaient que rarement une maladie mentale.Les malades qui alimentaient son sanatorium étaient surtout des gens de rang social plus élevé.De * Conférence prononcée à la réunion mensuelle du Bureau médical de l\u2019Hôpital Saint-Jean-de-Dieu en janvier 1959.plus cette classe noble, qu\u2019on qualifierait au- Jourd\u2019hui de « collets blancs », repoussait fortement l\u2019idée d\u2019exécuter un travail manuel quelconque; ce qui aurait signé du même coup une déchéance impardonnable.On peut imaginer les difficultés auxquelles le Dr Tuke eut à faire face afin d\u2019introduire et de faire accepter à tous les patients la pratique de l'Occupation et de la Récréation-Thérapie.C\u2019est donc à cette époque du 19e siècle que remonte l\u2019emploi systématique de ce qu\u2019on appelle aujourd\u2019hui « Occupation-Thérapie ».Toutefois, 50 ans auparavant l\u2019Europe apprenait avec stupéfaction que le roi Louis XVI avait pratiqué durant ses longs mois de captivité, précédant son exécution, le métier de serrurier, métier que tout jeune, il tenait d\u2019un serviteur de la maison.La petite histoire raconte combien amusant et reposant, c\u2019était pour le roi de réparer des serrures.Fort de cette leçon, Tuke a, en dépit de toute opposition, préconisé et mis en pratique l\u2019Occupa- tion-Thérapie, dans son sanatorium.Il fut le premier à en décrire les bienfaits et même à attribuer une valeur autant thérapeutique qu\u2019éducationnelle à tout travail et à toute activité.D'ailleurs, les observations de Tuke sur l\u2019Occupation et la Récréation- Thérapie ont une portée beaucoup plus générale que celle de son emploi dans un hôpital psychiatrique, précisément à cause du problème crucial que pose l\u2019oisiveté dans tous les domaines et cela à une étape ou à l\u2019autre de notre vie.On sait qu\u2019au cours des 30 dernières années, notre culture est partie d\u2019une dépression économique sévère et a atteint une ère de prospérité et de vie aisée.Pour la première fois, l'homme non habitué à utiliser son temps libre à des fins intellectuelles ou d\u2019artisanat, se voit de par L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 la diminution du nombre des heures de travail, le développement et le perfectionnement de la machinerie, en face d\u2019un temps libre beaucoup plus considérable.Et devant ce temps libre, il ne sait trop que faire de profitable ou de récréatif.Le psychiatre est certes bien conscient de cette lamentable et pénible situation où se trouve le retraité d\u2019hier et d\u2019aujourd\u2019hui.En effet, ce dernier durant ses 30, 40 ou 50 années de labeur rêvait à ce jour de délivrance où il pourrait se donner tout entier à son caprice ou à son passe-temps favori: chasse, pêche, ou plus simplement flânerie ou sommeil.Quelle déception n\u2019essuie-t-il pas de constater, au bout de quelques semaines ou mois, que ce qui jadis le divertissait et le délectait tant, ne suscite plus aujourd\u2019hui la même détente et le même intérêt.Au contraire il se voit victime de préoccupations somatiques.Il est tout oreille à chaque soupir trop prolongé, à chaque craquement de ses articulations.Son organisme lui rappelle sans cesse que la mort approche de jour en jour.Il apprend de son psychiatre ou médecin, hélas! tardivement, cette leçon que nous devons tous apprendre que l\u2019Art de s\u2019occuper et se récréer, ne s\u2019acquiert pas de toute pièce, mais que cela demande apprentissage, préparation et prévoyance.Ce problème nous concerne tous et chacun, car nous avons pour la plupart trop ou trop peu de loisirs organisés et rares sont ceux qui ont une juste mesure en matière d\u2019occupation et de récréation.Pour certains, et c\u2019est la minorité, la « Récréation » est un moyen d'échapper aux responsabilités de la vie.Pour d\u2019autres, c\u2019est le contraire, c\u2019est une vie pleine de labeur sans détente, sans récréation.Si on considère notre propre situation par exemple, on réalise qu\u2019une fois notre travail régulier terminé, le reste de notre temps est pris par la distance à couvrir pour rentrer chez-soi, par l\u2019entretien général de la rnaison ou de l\u2019automobile, par le « magasinage », par les réunions de tous genres, de sorte qu\u2019il nous reste très peu de temps pour se détendre et se récréer.S'il arrive que quelqu\u2019un ait un peu LEGAULT: OCCUPATION ET RÉCRÉATION-THÉRAPIE 1087 plus de temps à sa disposition, il est mal à l\u2019aise et inquiet.Il ne sait pas à quoi l\u2019employer ou bien il se sent trop las pour se récréer.Celui qui a trop de temps libre se trouve dans la même situation.En effet, essayez de jouer au golf de 12 à 14 heures par jour et cela toute une année.À moins que vous soyez un golfeur professionnel et que ce soit là votre gagne-pain, vous vous fatiguerez vite et plus tôt que vous vous l\u2019imaginez.On conçoit bien alors qu\u2019un programme récréatif nous concerne autant que le malade mental.Même si on comprend l\u2019importance de l\u2019Occupation et de la Récréation, son application est difficile et embarrassante.En effet, ces termes « Occupation et Récréation » sont comme de la monnaie courante et tout comme certains autres mots tels que Honneur, Intégrité, ils ont perdu leur vrai sens.C\u2019est précisément à cause de cet état de choses que depuis quelques années, le psychiatre étudie du point de vue scientifique le rôle de \"Occupation et de la Récréation-Thé- rapie.Il se demande par exemple «Quelle sorte d\u2019occupation preserire à tel patient?Quand doit-elle être instituée?Laquelle est contre-indiquée et pour quel genre de patient?» On sait qu\u2019il n\u2019existe pas de principes définis sur lesquels on puisse s'appuyer pour recommander telle occupation plutôt que telle autre.Cependant pour mieux comprendre ce qui se passe dans la pensée du psychiatre qui est à rédiger une réquisition pour l\u2019un de ses patients, il serait bon de faire une digression.En examinant notre conception des maladies mentales on remarque qu\u2019il y en a de deux ordres; l\u2019un organique et l\u2019autre fonctionnel.Dans le premier cas, il y a destruction de la structure de la substance cérébrale, associée à l\u2019anxiété et à l\u2019appréhension qu\u2019engendre la perte d\u2019une ou plusieurs fonctions.Dans le second cas, les maladies mentales résultent plutôt de conflits spécifiques, de déceptions et d\u2019échecs rencontrés au cours de la vie personnelle, familiale et sociale.Ces conflits sont autant de « traumas » qui affectent la fonction 1088 symbolique d\u2019un individu et sa capacité d\u2019évaluer la réalité, De plus on retrouve dans l\u2019histoire familiale de la majorité des malades mentaux, psychopathes et névropathes, l\u2019absence d\u2019un parent ou encore une réjection parentale réelle ou déguisée.On relève en plus dans les antécédents personnels du malade mental des préoceupations constantes ou intermittentes quant à sa valeur et à son efficacité.Grâce à son appareil psychique le malade mental a recours à des mécanismes de défense.Par exemple, il attribue aux autres la haine qu\u2019il nourrit contre lui-même, la rationalise, la nie, la convertit en son opposé, la somatise ou encore l\u2019organise en un rituel.Si ces derniers moyens deviennent inadéquats et insuffisants, c\u2019est l\u2019artillerie lourde qui entre en scène et on voit alors apparaître la psychose.Rendu à ce stade la capacité d\u2019évaluer la réalité et de sympathiser devient nulle et le malade mental adopte une forme de pensée Illogique, déréistique.En d\u2019autres termes, il se retire de ce monde réel rempli d\u2019échecs, de déceptions et d\u2019exigences et se crée un monde à lui, irréel et fantaisiste, lui évitant ainsi de ressentir des besoins impérieux et d\u2019éprouver la douleur physique et mentale qui en découle.Pour faire bien connaître et comprendre les deux facteurs qui forcent un individu à recourir à une solution si dramatique et troublante qu\u2019est la psychose le moment est tout à fait choisi pour rappeler certaines notions élémentaires et faire quelques observations.L'individu à sa naissance ne possède pas la pensée logique.En effet, ce n\u2019est qu\u2019à la suite de longues années d'apprentissage et d\u2019expérience qu\u2019il l\u2019acquiert.Aussi tout métier, toute profession et toute vocation ne sont-ils pas le résultat de plusieurs années de probation et d\u2019études.Il en est de même et avant tout de la capacité d\u2019évaluer la réalité tant extérieure qu\u2019intérieure.Cette capacité est certes loin d'être pré-établie ou acquise d\u2019emblée.Au contraire en plus de prendre des années à se développer, elle est imprégnée d\u2019acceptations, LEGAULT: OCCUPATION ET RECREATION-THERAPIE L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 d\u2019opinions magiques et irréfléchies de soi.Ces opinions sont émises et formulées par nos parents et autres figures importantes.L'enfant ne pouvant pas raisonner de lui-même compte alors sur ses parents pour ce faire, tout comme l\u2019adulte, en matière de religion, compte sur l\u2019omniscience et la toute-puissance de Dieu pour évaluer ses mœurs ct juger sa conduite.C\u2019est précisément à cause de cette incapacité d\u2019évaluer raisonnablement les attitudes parentales que l\u2019enfant est traumatisé de façon sérieuse et alarmante s\u2019il arrive que l\u2019un des parents soit absent ou rejetant.Si l\u2019enfant pouvait verbaliser ce qu\u2019il pense de son père ou de sa mère il s\u2019exprimerait ainsi: « Si cet être si grand et si puissant qu\u2019est mon parent, pense réellement que je suis une personne méchante et exécrable, ce doit être vrai et 1\u20ac dois être vraiment tout ce qu\u2019il pense et dit de moi.» L\u2019enfant grandit alors avec cette conception, cette image troublée et viciée de lui-même; image qui le hante et le poursuit jusqu\u2019à la fin de ses jours.À cette image s\u2019associent des sentiments intenses d\u2019hostilité et de culpabilité.Cette lamentable et pénible expérience est vécue trop tôt dans la vie et l\u2019enfant qui en est la cible ne peut évidemment pas exprimer ce qu\u2019il pense, ne faisant pas usage de cet outil symbolique et complexe qu\u2019est le langage parlé.Ce premier caractère du psychopathe, c\u2019est- à-dire la perte de la capacité d\u2019évaluer la réalité, étant vu, passons maintenant au second, c\u2019est-à-dire, la perte de la capacité d\u2019énrouver une émotion.En effet, le psychopathe ne peut plus sympathiser.Il a perdu cette aptitude à pouvoir éprouver ce qu\u2019un autre peut ressentir: qu\u2019il s\u2019agisse d'émotions agréables ou désagréables.Tout comme le chat échaudé qui craint l\u2019eau chaude, 1l s\u2019évite toute participation émotionnelle.I] lui est impossible d\u2019établir un contact inter-personnel quelcon- mue sur le plan affectif.Le monde irréel ou i: se retire le met à l\u2019abri de toute émotion et de toute dépendance sur autrui, épargnant ainsi à son amour-propre toute blessure nouvelle. L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 Maintenant que nous connaissons le tableau habituel des antécédents des personnes comprenons mieux le sens des deux principaux symptômes qui caractérisent la névropathie et la psychopathie, il nous sera plus aisé de voir comment l\u2019Occupation-Thérapie, favorise et améliore la capacité d\u2019évaluer la réalité, d\u2019établir des contacts interpersonnels et de sympathiser, tout en réduisant l\u2019anxiété et catalysant les sentiments de culpabilité et d\u2019agressivité dont il a été question tout à l\u2019heure.Le genre de contact le plus complexe dans la vie est celui que réalise la communication inter-personnelle.L\u2019individu normal tient pour acquis cette capacité de contact parce qu'il s\u2019engage avec aisance dans des relations interpersonnelles.Il en est tout autrement pour le malade mental.En effet, c\u2019est dans ce domaine précis qu\u2019il a essuyé ses plus cruelles déceptions et rencontré que refus amer.Il serait certes, illusoire et illogique de soumettre un patient à la frustrante et dure épreuve du tête-à-tête d\u2019une psychothérapie.C\u2019est pourquoi le psychothérapeute rencontre toujours le patient dans la salle avant de le soumettre au tête-à-tête.C\u2019est ici que l\u2019Occupation-Théra- pie exerce son rôle.Après nous avoir renseigné sur la capacité de contacts inter-personnels et sur la capacité de sympathiser d\u2019un patient, l\u2019Occupation-Thérapie va pouvoir offrir au patient un programme d\u2019activités proportionné à sa capacité.En effet, grâce à ce programme, les contacts inter-personnels seront restreints ou multiples et une participation émotionnelle lui sera offerte de façon discrète et symbolique.En d\u2019autres termes, l\u2019Oceupa- tion-Thérapie tout d\u2019abord favorise et améliore la capacité de contacts inter-personnels et la capacité de participation émotionnelle puis modifie secondairement ses relations avec les objets matériels et les idées.En effet, les objets matériels et les idées constituent l\u2019essence même de la sublimation des énergies cataboliques.En pratique cette sublimation trouve son expression dans le travail, dans la pensée et dans la récréation.C\u2019est certes un critère de succès autant en matière d\u2019Occupation-Thérapie qu\u2019en matière de psychothérapie quand les relations du pa- LEGAULT: OCCUPATION ET RÉCRÉATION-THÉRAPIE tient avec les objets et les idées acquièrent une plus grande importance.Le patient manifestera alors un intérêt plus marqué pour le travail et éprouvera une plus grande satisfaction du travail accompli, c\u2019est-à-dire le travail pour le travail et non le travail fait pour atteindre un but ou pour acquérir une plus grande habileté.Sur le plan récréatif, il manifestera un intérêt plus ou moins considérable selon que la récréation aura été chez le patient restreinte voire même inhibée ou au contraire très accanarante.Dans l\u2019un et l\u2019autre cas, le patient aimera à se récréer et énrouvera très peu de sentiments de culpabilité à le faire.On pourra observer chez le patient un plus crand esprit sportif de même au\u2019une plus grande participation sociale.Ce oui est im- nortant c\u2019est de réaliser un juste milieu; c\u2019est-à-dire un éauilibre raisonnable entre l\u2019intérêt au travail et celui à la récréation.On réalise alors que la sublimation nermet au patient.comme à chacun de nous d\u2019ailleurs, d\u2019effectuer une neutralisation de ses énergies aoressives et destructives par des activités productives et créatrices.C\u2019est ainsi aue le travail constructif et la création compétitive remplacent chez le patient mieux intégré: la haine, l\u2019auto-accusation, l\u2019auto-punition, la destruction finement et superficiellement déguisée de la paix, de la joie ou de la propriété de ses semblables.Quant aux possessions et au pouvoir on notera un changement d\u2019attitude tout & fait à l\u2019opnosé de celui qu\u2019on observe quant aux personnes.En effet, tandis que l\u2019objet de relation le nlus « mature » quant aux personnes est celui où l\u2019être humain constitue une fin, le meilleur objet de relation quant aux choses est celui où les choses constituent un moyen pour atteindre une fin.Si par exemple une personne a pour objet l\u2019argent, les honneurs ou le pouvoir, cette personne substitue alors à l\u2019amour humain des valeurs qui sont des moyens pour atteindre une fin, c\u2019est-à-dire l'amour humain.De plus il détruit du même coup toutes relations inter-personnelles possibles.Aussi le changement d\u2019attitude du malade quant aux idées et aux choses, consistera à devenir moins possessif et à faire un meilleur usage de ce qu\u2019il possède. 1090 Vue sous cet angle on se rend compte que l'Occupation et la Récréation-Thérapie est non pas un agent quelconque qui se propose de garder contents et occupés les malades mentaux mais un agent thérapeutique dont le but symbolise celui de la vie.En effet le besoin de se sentir utile et important, de considérer son propre travail comme étant indispensable, de s\u2019approuver dans ses pensées et ses actions, de s\u2019aimer soi-même tout en réalisant ses défauts et ses limites, le besoin de tout cela constitue le but de toute vie humaine.C\u2019est aussi celui que l\u2019Occupation-Thérapie envisage.En raison de sa valeur thérapeutique indiscutable, l\u2019'Occupation-Thérapie mérite une plus grande considération surtout que les recherches scientifiques en cours, renseignent sur la complexité des interactions humaines et leurs multiples sous-entendus.De plus l\u2019Oceu- pation et la Récréation-Thérapie nous révèlent comment le malade mental s\u2019améliore ou échoue et nous indiquent ce que chacun de nous peut faire pour s\u2019assurer des moments de détente et cela avant qu\u2019il ne soit trop tard.Résumé L\u2019emploi systématique de ce qu\u2019on appelle aujourd\u2019hui Occupation-Thérapie remonte au début du 19ème siècle.Les docteurs Hack Tuke et Philippe Pinel sont les psychiatres les plus représentatifs de cette époque.L\u2019incapacité d\u2019évaluer la réalité et l\u2019inaptitude à sympathiser sont les deux facteurs fondamentaux caractérisant le malade mental.D'où l\u2019importance de doser les contacts interpersonnels et rationner l\u2019apport émotionel selon la capacité du malade mental.En effet, ce dernier a subi ses pires déceptions et frustrations dès ses premières relations inter-per- sonnelles et il est imprégné d\u2019acceptations, d'opinions magiques et irréfléchies de lui- même.A cette image troublée se sont associés des sentiments d\u2019hostilité et de culpabilité intenses.Le département de l\u2019occupation et de la récréation-thérapie réalise un milieu idéal pour aider le malade mental à récupérer l\u2019estime de lui-même, à redécouvrir sa valeur réelle et son amour-propre.En effet il est plus facile LEGAULT: OCCUPATION ET RECREATION-THERAPIE I Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 dans ur milieu bien organisé de dresser un programme d\u2019activités qui soient proportionnées aux besoins et à la capacité du malade mental.Conçue ainsi l\u2019occupation et la récréation- thérapie devient non pas un moyen quelconque d\u2019oceuper et de garder content le malade mental mais un agent thérapeutique précieux et aussi important que n\u2019importe quel autre traitement psychiatrique.L\u2019occupation et la récréation-thérapie nous révèlent comment un malade mental s\u2019améliore, comment il échoue, et nous indiquent ce que chacun de nous peut faire pour s\u2019assurer avant qu\u2019il ne soit trop tard des moments de détente.Summary The specialized employment of recreation and occupation as a tool in the treatment of the patient took place in the early 19th Century.Dr Hack Tuke who, with Pinel, was perhaps the most significant psychiatrist, first wrote in 1848 on the subject.He gradually came to learn, as we now know so well, that all work and activity in the hospital may have a therapeutic as well as an educational value for the persons who undertake it.When a psychiatrist plans recommandations for therapeutic occupation and recreation for a patient he tailors a program which will fulfill the patient\u2019s needs; one can dose interpersonal contacts and \u201cration\u201d affects to the patient\u2019s capacity.Since the loss of capacity to evaluate reality and to feel empathy or sympathy with others or even for himself are the two fondamentals characteristics of the psychotic patient.The therapeutic goals of occupation and recreation as well as of all psychiatric activity are identical to aims of life.The occupational and recreational therapy department realises an ideal set-up since it can offer a patient, after assessment of his capacity, a graduated amount of interpersonal contacts and warm gratifying human relationships.It indicates not only how a patient improves, remains at the \u201cstatu quo\u201d or fails to get better but how we ourselves can find happier, more relaxed contented, more useful and efficient lives.BIBLIOGRAPHIE C.W.WAHL: The changing role of Occupational and Recreation Therapy in present day Psychiatry.A.M J.Occupational Therapy, 11: 278 (sept.oct.) 1957.Karl MENNINGER: Theory of Psychanalytic Technique, pages 163-172.Bazic Books Inc.édit, New- York 1958. MEDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES PLACENTA ACRETA REVUE DE LA LITTÉRATURE ET PRÉSENTATION D'UN CAS DIAGNOSTIQUÉ CLINIQUEMENT ET TRAITÉ DE FAÇON CONSERVATRICE.Jacques FORTIER, Chef du Service d\u2019obstétrique, et Hermas SEGUIN, résident en obstétrique, Hôpital Notre-Dame (Montréal).HISTORIQUE Le premier cas de placenta accreta rapporté dans la littérature médicale remonte à 1958 (Plater).En 1822, Morgan1 pratique le premier une autopsie chez une patiente décédée à la suite d\u2019'hémorragie causée par un placenta accreta.En 1890, Hofmier décrit l\u2019entité pathologique.| En 1897, Von Wiess rapporte un cas de placenta accreta associé 4 un previa.Jusqu\u2019en 1900, tous les cas rapportés ont été fatals pour la mère.Alors qu\u2019en 1900, Alexandroff rapporte le premier cas de survie maternelle.DEFINITION Cliniquement le placenta accreta est caractérisé par une absence de séparation du placenta.Du point de vue pathologique, c\u2019est une absence plus ou moins complète de la caduque rétro-placentaire avec envahissement du myomètre.INCIDENCE A date, il y a environ 250 cas de publiés dans la littérature.L\u2019incidence est à peu près impossible à établir car elle varie énormément selon les statistiques publiées, on pourrait l\u2019établir entre 1/10,000 et 1/15,000.Hertig : 1/1958.Phaneuf : 1/14622.Eastman : 0/70000.Au French Hospital : 1/2500.Au Mercy Hospital : 1/10884.Division a) Selon la surface impliquée.1.Placenta accreta total : toute la surface du placenta est accreta.Placenta accreta partiel : une portion plus ou moins grande est en cause.Placenta accreta focal: seulement un catylédon est adhérent.2.b) Selon le degré de pénétration.1.Placenta accreta : ici il y a seulement juxtaposition du myomètre et des villosités.Placenta increta : le myomètre est pénétré par les villosités.Placenta percreta : ici il y a pénétration complète du myomètre par les villosités qui parviennent jusqu\u2019à la séreuse.ETIOLOGIE Plusieurs facteurs sont incriminés souvent plus d\u2019un de ces facteurs est noté.A) Facteurs utérins : a) Facteurs traumatiques.1.Délivrance artificielle antérieure.2.Curettage.3.Césarienne antérieure.4.Administration intra-utérine de substances corrosives.b) Infections antérieures : Endométrite etc.c) X.R.à dose non stérilisante sur l\u2019utérus.d) Fibrome sous muqueux.B) Facteurs placentaires : 1.Mauvaise situation du placenta v.g.prævia.2.Placenta membraneux. 1092 3.Dans les cas d\u2019hémorragie rétro placentaire, il y a formation d\u2019un caillot avec transformation secondaire en tissus fibreux et possibilité d\u2019adhérence placentaire.PATHOLOGIE Le diagnostic définitif de placenta accreta se fait par l\u2019examen histologique de l\u2019utérus.On note une adhérence pathologique du placenta à l\u2019utérus.Cette adhérence résulte d\u2019une absence plus ou moins complète de la cadure rétro placentaire et tout particulièrement de la couche spongieuse qui dans les conditions normales offre un plan de clivage amenant ainsi un décollement facile du placenta.Dans le cas d\u2019un placenta accreta des villosités cho- riales sont en contact direct avec le myomè- tre : elles pénètrent les vaisseaux du myo- metre.On note aussi l\u2019augmentation des sinus veineux : ce qui favorisera davantage l\u2019hémorragie.DIAGNOSTIC Disons immédiatement que le diagnostic définitif se fait par l\u2019examen anatomo-patho- logique après hystérectomie au cours de la grossesse, 11 n\u2019existe pas de signe sûrs pouvant permettre d\u2019établir un diagnostic de placenta accreta.On a cependant noté dans quelques cas une histoire de douleurs abdominales (fausses douleurs) on a encore noté dans certains cas des hémorragies légères au cours du premier trimestre.Le diagnostic est émis lors du troisième stage de l\u2019accouchement.Si le placenta ac- creta est total, il n\u2019y a pas ou peu d\u2019hémorra- gle, alors il n\u2019existe pas de décollement et s\u2019il y a tentative de délivrance artificielle, on note une absence complète de plan clivage.Si le placenta accreta est partiel ou focal, il existe une hémorragie importante et le placenta ne se décolle pas ou s\u2019il est expulsé, on note une absence plus ou moins importante de cotylédons.Alors si l\u2019on tente d\u2019extraire manuellement on constate l\u2019adhérence placentaire.À ce moment on est en mesure de porter un diagnostic clinique de placenta accreta jusqu\u2019à FORTIER Er SEGUIN : PLACENTA ACRETA L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 preuve contraire.Si l\u2019on institue le traitement conservateur, il n\u2019y a pas de preuve absolument certaine : car on rapporte que 10% seulement des placentas adhérents sont accreta.COMPLICATIONS La principale des complications c\u2019est l\u2019hémorragie.Laquelle peut être fatale pour la mère si l\u2019on intervient pas à temps.Comme autres complications possibles, il faut noter : 1.La rupture utérine spontanée ou traumatique.2.Inversion utérine (à la suite de manipulations intempestives).3.L'infection.4.La fréquence assez élevée de l\u2019association placenta accreta et prævia.TRAITEMENT Certains auteurs pronent l\u2019hystérectomie d'emblée et ils appuient leur point de vue sur des statistiques assez éloquents.En 1937.Irvine et Hertig publient leurs statistiques et après une revue de la littérature ils rapportent une mortalité totale de 37.2% sur 86 cas.0% de mortalité après hystérectomie sans tentative manuelle d\u2019extraction.64.5% de mortalité dans les cas d\u2019extraction manuelle et 66.6% lorsqu\u2019aucune intervention n\u2019a été faite.Il faut noter que depuis 1937, avec l\u2019amélioration des techniques médicales (transfusions, antibiotiques etc.) et les résultats nettement meilleurs avec le traitement conservateur ; on doit envisager une solution moins radicale ou du moins, plus rationnelle.Après un temps raisonnable, si le placenta n\u2019est pas expulsé, on tentera avec prudence de le décoller.S\u2019il n\u2019y a pas de plan de clivage décelable, on considère qu\u2019il s\u2019agit d'un placenta accreta et on ne farci pas l\u2019extraction.S\u2019il n\u2019y a pas d\u2019hémorragie, le tamponnement n\u2019est pas nécessaire.S'il y a hémorragie, on pratique un tamponnement, et on donne une transfusion de remplacement ainsi que des antibiotiques à titre prophylactique.Le tamponnement est enlevé après 2 \u2014 48 heures et on tente à nouveau, mais sans L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 effort, un décollement.Si on n\u2019a pas de résultat on envisagera l\u2019hystérectomie ou si la femme cest jeune et désire avoir d\u2019autres enfants, l\u2019expectative armu peut être envisagée.Dans le cas d\u2019un traitement conservateur, le placenta s\u2019éliminera entre 2-3 semaines après l\u2019accouchement.La récidive est fréquente mais elle ne survient pas dans tous les cas.La possibilité de chorio épithélioma se développant sur les villosités restantes serait une rareté.Observation.Il s\u2019agit d\u2019une patiente de 21 ans, para I gravida II, admise à l\u2019hôpital le 13 janvier 1959.Dans son histoire antérieure, on note un accouchement en janvier 1958, la malade rapporte une histoire de délivrance artificielle ct d\u2019hémorragie.On note encore que cette patiente a fait un séjour de 6 mois dans un sanatorium a l\u2019âge de 14 ans.Histoire de la grossesse.Date des dernières menstruations : le 30 avril 1958.\u2014 Ses menstruations variant entre 15-30 jours.En mai 1958, elle est hospitalisée à l'hôpital Pasteur pour diphtérie pendant un mois.Asthénie assez marquée depuis cette hospitalisation.Quelques jours avant son hospitalisation, elle présenta des douleurs abdominales vagues.Rupture spontanée des membranes le 13-1-59, vers 7.30 A.M.Admise à l\u2019hôpital vers 1 h.P.M.A ce moment, elle présentait des douleurs irrégulières et de faible intensité.Le col est 1/, effacé et la dilatation à 4 em.La P.A.140/100 - pouls 80 C.F.152/min.Aucune progression du travail.Le lendemain vers 11 h.la dilatation est au même point qu\u2019à l\u2019admission.Vers 3.00 P.M.un sérum pitoriné est installé à partir de ce moment, le travail progresse rapidement.Accouchement à 4.15.Après une attente de 30 min.le placenta n\u2019est pas expulsé et il y a hémorragie modérée.Sans anesthésie générale on effectue une révision utérine et on constate alors que FORTIER kr SEGUIN: PLACENTA ACRETA 1093 sur une portion, de quelques em.il n\u2019existe pas de plan de clivage.Le placenta est extrait manuellement et une révision nous permet d\u2019extraire quelques débris de cotyledons.Il reste de petites parties faisant partie intégrante avec la partie utérine.L'hémorragie est modérée.Tamponnement : 2 mèches intra utérine et 1 mèche vaginale \u2014 1000 cc de sang et 50 cc de sérum glucosé sont administrés.La P.A.se maintient aux environs de 160/70 et 'on ne constate pas d\u2019hémorragie ni d\u2019augmentation du volume de l\u2019utérus.Et cela au cours de la nuit et de l\u2019avant midi du 15.Vers midi le 15, les mèches intra utérines sont enlevées, on note alors un saignement assez léger.Douche intra-utérine.Saignement modéré qui cesse pratiquement après une heure.À ce moment l\u2019hb.74 et hématocrite à 34.Une consultation est faite au Dr Gauthier qui conseille l\u2019expectative, 1000 ce de sang sont demandés.Antibiothérapie prophylactique (fortimy- cine 7 f./p.jour).La patiente est gardée sous observation.Dans les jours qui suivirent, l\u2019évolution est sensiblement normale.Lochies un peu abondant sans odeur particulière.L\u2019utérus demeure ferme et légèrement douloureux.Le 3e jour pic de T° à 100.3, a ce moment une culture des lochies est faite.\u2014 Résultat : culture négative.Sans autre médication la TO revient à la normale.La patiente recoit son congé le 6e jour.Résumé Après avoir fait un bref rappel historique, nous donnons une définition qui tient compte du point de vue clinique et pathologique.L\u2019incidence est très variable.1) Division selon la surface impliquée : Accreta total, partiel ou focal.2) Selon la pénétration : Placenta accreta, increta ou percreta. 1094 Comme facteurs étiologiques citons les principaux : la délivrance artificielle \u2014 les curettages, les césariennes antérieures.Du point de vue pathologique on note une absence plus ou moins complète de la decidual rétro-placentaire.Le diagnostic définitif se fait par l'examen histologique.Au cours de la grossesse il n\u2019y a pas de signes sûrs.Le diagnostic clinique peut être établi avec assez de certitude.Les statistiques tendent à prouver que le traitement idéal est l\u2019hystérectomie d\u2019emblée.Cependant avec l\u2019amélioration des techniques médicales on doit à notre avis envisager une solution plus rationnelle.Présentation d\u2019un cas.Patiente gravida II para I.Comme antécédent on note une délivrance artificielle.Apres 30 minutes d\u2019attente suivant l\u2019expulsion du fœtus, on tente une délivrance artificielle.Un diagnostic de placenta accreta partiel est fait.Après avoir extrait partiellement on pratique un tamponnement qui est enlevé après 18 heures.Evolution sans complication.Summary Having summarized the literature we present a classification according to the clinical and pathol- FORTIER er SEGUIN : PLACENTA ACRETA L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 ogical findings.The incidence varies according to researches.1) Classed according to the surface implied: placenta accreta: total, partial, focal.2) Classed according to the degree of penetration: a) placenta accreta; b) increta; c¢) percreta.Etiologic factors: manual removal of a placenta, curettage, cesarian section.The pathologic study shows an absent, scanty or faulty decidua behind the placenta.The final diagnosis is confirmed by an histologic examination.There are no sure signs during pregnancy but the clinical diagnosis can be established with certainty in most cases.Statistics tend to show that the ideal treatment would be to perform an hysterectomy without delay.But with increasing safety in medical technics, we tend to be more conservative and In our opinion a more lra- tional treatment should be done.BIBLIOGRAPHIE fd .EASTMAN: Obstetrics, 1le édition.R.MERGER: Précis d'obstétrique.3.H.BENSON: Am.J.Obst.and Gyn., 72: 1310, 1956.4.BOA JEAN CHUN et M.ROSENBERG: Am.J.Obst.and Gynec., 70: 412, 1955.5.ML.STONE et CAL: Am.J.Obst.and Gyncec., 68: 925, 1954.6.EA.FRIEDMAN et W.N.RATTON: Am.J.Obst.and Gynec., 9: 580, 1957.bo HYDRAMNIOS QUELQUES CONSIDERATIONS.Jules KELLER (Montréal).On désigne sous cette appellation un excès de la quantité de liquide amniotique qui, dépassant 1500 ce ou 1 à 3 pintes (1 à 2 litres) peut atteindre l\u2019_énorme chiffre de 10 à 15 litres ou plus.Malgré cette augmentation de quantité, la composition même du liquide amniotique change peu, excepté en ce qui concerne l\u2019urée (0.02 à 0.04%).En discutant du problème de l\u2019hydramnios, nous allons passer en revue quelques facteurs importants pour mieux comprendre les questions physiologiques et leur aspect clinique.ORIGINE Cette solution alcaline qui a un pH de 74, celui du sang, n\u2019est autre qu\u2019une sorte d\u2019ul- trafiltrate du sérum et est avalée par le fœtus durant l\u2019évolution de la grossesse; ceci est d\u2019ailleurs mis en évidence par le montant des cellules épidermales rencontrées dans l\u2019estomac du fœtus.Le problème de l\u2019urine du fœtus, que l\u2019on trouve toujours dans le liquide amniotique, a laissé entrevoir le rôle important que jouent les reins du fœtus dans sa production.Malgré L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 cela, on a remarqué la présence d\u2019urine dans le sac amniotique avant le développement des reins du fœtus et même avant l\u2019ouverture du sinus urogénital (« anlage » rénal), quoiqu'au cours du développement du fœtus, l\u2019urine de ce dernier passe définitivement dans le liquide amniotique.L'origine du liquide amniotique reste toujours une question incomplètement résolue.Tandis que chez les oiseaux, cette origine est nettement fœtale, chez les humains, elle est de sources multiples.Des injections de phlo- ridzine chez des animaux en gestation ont révélé une glycosurie passagère à la suite d\u2019une action sur l\u2019épithélium rénal et pendant que le fœtus est imprégné de phloridzine, le liquide amniotique n\u2019a pas révélé la présence de glucose malgré un fonctionnement rénal du fœtus.Il y a d\u2019autres facteurs qui indiquent très nettement la relation mutuelle qui existe entre le liquide amniotique et la cireu- lation maternelle.L'iodure de potassium et le sulfate indigo - de sodium passent directement dans le liquide amniotique sans méme montrer de trace dans les reins du fœtus.S\u2019agit-il d\u2019une transsudation simple ?Cette hypothèse n\u2019a pu tenir en face des indicateurs du point de congélation inférieur.Le liquide amniotique ne peut donc pas venir du sang maternel par simple filtration, car certains anticorps du sang maternel n\u2019y sont même pas décelables.Il est bien établi qu\u2019une majeure partie de la fonction secrétoire est accomplie par l\u2019épithélium amniotique qui manifeste une augmentation de son activité dans l\u2019hydramnios.Les vacuoles s\u2019approchant de la surface tombent dans la cavité amniotique.Ces cellules seules peuvent-elles produire une quantité aussi énorme de liquide quand, avec le progrès de la grossesse, elles dégénèrent ?Les raisons de l\u2019excès de liquide amniotique ne sont pas encore définitivement établies.Aucune maladie spécifique n\u2019a encore été trouvée capable de produire cet excès de liquide.Une chose est cependant certaine, à savoir que le fœtus joue un rôle prépondérant, car les difformités chez le nouveau-né, KELLER: HYDRAMNIOS 1095 comme spina bifida, anencéphalie, bec-de- liévre, pied bot, hydrops feetalis, constriction de l\u2019œsophage et malformations gastro-intestinales sont la cause directe de l\u2019hydramnios.L\u2019hydramnios peut également être présent dans les cas de jumeaux uniovulaires où l\u2019un est normal et l\u2019autre baigne dans l\u2019hydram- nios.Dans ces cas, le fœtus le plus gros présentera la plupart du temps une hypertrophie du cœur et des reins avec une secrétion excessive d\u2019urine.Quant à l\u2019origine maternelle, elle est basée sur quelques vagues conceptions de transsudation en présence de lésions viscérales d\u2019origine syphilitique ou, dans le cas d\u2019ce- dème du placenta, un excès de ce liquide transsudera dans la cavité amniotique.D\u2019autres maladies maternelles comme le diabète, l\u2019érythroblastose, la toxémie, les affections cardio-vasculaires, les traumas durant la grossesse, sont parfois associées avec le faux hydramnios.CLINIQUEMENT \u2014 l\u2019hydramnios peut être : a) chronique quand le liquide amniotique augmente graduellement sans ou avec peu de symptômes abdominaux subjectifs.b) aigu avec distension rapide de l\u2019abdomen occasionnant chez la mère: dyspnée, palpitations, vomissements, cyanose et parfois élévation de la température.Lorsque nous rencontrons, chez une mère, un œdème de la paroi abdominale avec distension et volume anormal de l\u2019utérus qui est sensible, avec des signes de ballottement, disons même des signes de « glaçon », et un rythme cardiaque du fœtus à peine perceptible, nous avons là, incontestablement, un cas d\u2019hydram- nios.Il arrive que nous trouvions en obstétrique un abdomen plus grand que la normale sans que nous y attachions de l\u2019importance et sans que nous puissions prévoir de complications sérieuses, excepté la probabilité de grossesse multiple.Je crois que la raison de cette négligence est due à la rareté des statistiques aux Etats-Unis et au Canada concernant l\u2019hy- dramnios et la mortalité fœtale.Quelle est donc la meilleure façon de pro- 1096 céder lorsque nous nous trouvons en face d'un hydramnios, sévère ou bénin.En premier lieu, nous devons nous assurer, par radiographie, que nous n\u2019avons pas affaire à une grossesse gémellaire ni à une malformation fœtale.Dans le cas d\u2019un hydramnios bénin, la mère sera mise à la diète sans sel avec restriction de liquides et administration d\u2019un diurétique comme Esidrix !, quand le fœtus a été trouvé normal à la radiographie.Dans les cas aigus, nous devons combatre le malaise maternel pour éviter une rupture spontanée et soudaine du sac amniotique et une fin prématurée de la grossesse avec perte de l'enfant, si celui-ci est apparemment ou radiologique- ment normal.Une paracentèse abdominale doit être entreprise et on prélèvera très lentement autant de liquide que possible, seulement quand la viabilité du fœtus est le plus probable.Même si avec tous les moyens employés, le résultat final n\u2019est pas couronné de succès, on doit cependant tout tenter pour sauver le bébé.N\u2019oublions pas de souligner également le fait que la mère et la famille doivent être mises au courant de la perte prématurée de l\u2019enfant et de sa malformation, mais nous leur avons montré que tous nos efforts ont été poussés à l\u2019extrême dans le but d\u2019aider, et la mère et l\u2019enfant.Si on décide de terminer la grossesse, 1l faut entreprendre la paracentèse sans induction médicale en faisant une aspiration abdominale très lente (20 onces à l\u2019heure maximum).Bien que Eastman condamne la paracentèse et que plusieurs autres soient de son avis, pour la survie de l\u2019enfant, nous en sommes venus à la conclusion que même en présence d\u2019un seul cas, il vaut la peine de l\u2019entreprendre.Le secret du succès consiste à préparer et calmer la patiente avec une séda- tion appropriée, en consacrant plusieurs heures pour effectuer l\u2019aspiration.Notre devoir, dans le cas d\u2019un fœtus radio- logiquement normal est, d\u2019une part, de prolonger la grossesse et, d\u2019autre part, d\u2019aider la mère en la préservant d\u2019une rupture spon- 1.Esidrix est l\u2019hydrochlorothiazide Ciba.KELLER: HYDRAMNIOS L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 tanée et soudaine du sac amniotique, et sans essayer de rupture artificielle ou provoquée qui, la plupart du temps, sera suivie d\u2019une hémorragie soudaine, massive et fatale due à une abruptio placentæ.Dans le cas d\u2019un hydrocéphale léger, il est préférable d\u2019y voir avant l\u2019accouchement pour éviter de terminer par un travail compliqué, soit forceps manqué ou césarienne inutile.Done une amniotomic sera indiquée pour: 1) Un début de travail, dans le cas d\u2019un fœtus trouvé radiologiquement normal.2) A terme, avec un fœtus vivant ct normal.3) Dans une grossesse gémellaire où un fœtus seulement est hydramniotique, mais jamais dans le cas d\u2019un fœtus anormal, dans un cas d'histoire d'opération abdominale antérieure compliquée, dans un cas de placenta prœvia ou marginal; dans un cas de siège, on devra prendre infiniment de précautions.Mentionnons en passant l\u2019oligohydramnios qui est une insuffisance de la quantité du liquide amniotique et qui affecte la plupart des enfants mâles avec des adhérences amniotiques compatibles avec la vie intra-utérine, mais la mort s\u2019ensuit 24 heures après l\u2019accouchement par suite d\u2019hypoplasie des poumons, d\u2019agénésie du système urogénital, coexistence d\u2019un pied bot avec une expression spécifique du visage, comme nez plat, micrognatie, grandes oreilles placées à un angle anormal, fentes palpébrales placées plus haut que d\u2019habitude et pli épicanthique en forme de demi- cercle de chaque côté du nez.Résumé L\u2019hydramnios est le produit des quatre éléments de la grossesse: fœtus, tissu amniotique, placenta et mère, avec interéchange dynamique entre ces éléments.Les connaissances actuelles sur ses origines sont encore très vagues.Assez souvent, une paracentèse est définitivement indiquée, avec toutes les précautions et restrictions mentionnées dans cet exposé; néanmoins, c\u2019est à nous de faire de notre mieux pour la parturiente et son enfant. L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 Summary Taking into consideration the fact, that any excess of amniotic fluid, exceeding 2,000 ml.will be pathological, it is important to regard this condition as a serious complication of pregnancy.In spite of the little attention paid to hydramnios as a cause of foetal mortality, it is one of the important cause of death in childbirth.Radiologie investigations are necessary for the safety of mother and child and as an important adjuvant in establishing the foetal survival chances, when the diagnosis of hydramnios is not an easy one.In some cases, how rare they may be, paracenthesis is believed to be the method of choice in preventing complications for mother and child as well as for the attending obstetrician.BIBLIOGRAPHIE 1.Albert A.PLENTI et Many Jane GRAY: Physiologie du liquide amniotique et traitement de I'hydramnios.Surg.Clinics of North Amer, 37: 405 (avril) 1957.2.R.GARCIA, CALDEYRO, S.V.POSE et H.ALVAREZ: Contractibilité utérine dans le poly- hydramnios et effets du prélèvement de l\u2019excès de liquide amniotique.Amer.J.of Obst.and Gynec., 73: 1238 (juin) 1957.3.Arthur P.BARRY: Obstétrique et gynécologie.Obstetrical and Gynecology Surv., 13: (oct.) 1958.4.D.Byron BROWN: Hydramnios.Practitioners, 178: 723 (juin) 1957.5.W.HINTZ: Nécrose amniotique étendue dans la grossesse appelée mucoïde.Geburtshilf and Frau- enheilkunde, 12: 610 (juillet) 1952.KELLER: HYDRAMNIOS 1097 6.D.L.HUTCHINSON, Caroline B.HUNTER, Earl D.NESLEN et Albert A.PLENTI: L\u2019échange hydrique et électrolytique dans la formation du liquide amniotique et son rapport avec l\u2019hy dramnios.Surg., Gynec.and Obst., 100: 391 (avril) 1955.7.Bela K.KENT, Sidney RUBIN et DAVID S.DANN: Oligohydramnios en rapport avec les signes radiologiques de la mort du feotus.Amer.J.of Obst.and Gynec., 74: 1106 (nov.) 1957.8.M.KARACHI: L\u2019hydrocéphale comme cause de dystocie.Obst.and Gynec.Surv., 13: (aofit) 1958.9.W.F.MEUGERT:: Postgraduate Obstetrics, pp.114.Paul B.Hoffer Inc., 1947.10.J.M.MUNRO, KERR et ALLOS: Combined Textbook of Obstetrics and Gynecology, 4e édit.E.& S.Livingstone Ltd., 1946, pp.305-309.11.James SCOTT: Toxémie de la grossesse associée avec Hydrops Foetalis \u2014 Mole hydatiforme avec hydramnios.J.of Obst.and Gynec.of Br.Empire, 65: (oct.) 1958.12.J.S.SCOTT et J.K.WILSON: L\u2019hydramnios, signe précoce de l\u2019atrésie de l\u2019oesophage.Lancet, 2 : 569 (21 sept.) 1957.13.George W.SELBY et Arthur E.PARMELEE, Jr.: Agénèse rénale bilatérale et oligohydramnios.J.of Pedratrics, 48: 70 (janv.) 1956.14.Elgardo YORDAN et D.Anthony D\u2019ESOPO: Hydramnios.Etude de 204 cas a I\u2019hopital Sloane, Pavillon des Femmes.Amer.J.of Obst.and Gynec., 70: 266 (août) 1955.15.L.L.WEBER: Agénèse rénale et oligohydram- nios.Obst.and Gynec., 12: (nov.) 1958.RÉTROSPECTIVE D'UN AN DE ROENTGEN CINÉMA ET DE ROENTGEN TÉLÉVISION ! Guy DUCKETT, Laurent HUOT, Hôpital Jean-Talon (Montréal).C\u2019est en janvier 1958 que nous avons obtenu notre première image fluoroscopique télévisée et que nous avons fait notre premier examen cinématographique de l\u2019estomac.Depuis, nous avons enregistré sur cinéma plus de 1500 explorations œsophago-gastro-duodénales, 100 hystérographies, urographies rétrogrades, plusieurs cholangiographies du tube en T et une artériographie cérébrale et nous avons fait 1.Travail effectué sous les directives du docteur Albert Jutras, Hôtel-Dieu de Montréal.plusieurs recherches de corps étrangers et réductions de fractures.Les extases du début se sont prolongées et nous ne voudrions plus revenir à l\u2019examen en chambre noire.Il s\u2019est avéré très agréable de pouvoir faire à toute heure du jour n\u2019importe quel examen, et cela, sans accommodation, ainsi la fatigue du fluoroscopiste est réduite à son minimum puisqu\u2019il est assis à son contrôle et n\u2019a pas à supporter le poids de son tablier et gants plombés.Les images fluoro- 1098 scopiquez sont très.diagnostiques et fréquemment les résultats de l\u2019examen sont immédiats et peuvent être transmis au médecin qui assiste à l\u2019examen de son patient.Le cinéma de l'estomac nous a fourni une méthode de diagnostic d\u2019une remarquable précision ; nous avons décelé des zones de rigidité du pli angulaire qui ont été confirmées par des diagnostics opératoires de néoplasie infiltrante.Les modifications bulbaires au passage du bolus baryté nous ont fait acquérir une certitude beaucoup plus grande des perturbations DUCKETT er HUOT: ROËNTGEN CINÉMA ET TÉLÉVISION L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 réceptacle de film un magasin Graphic qui permettait la prise de 12 instantanés sur chaque pellicule.Depuis et à cause des résultats satisfaisants de la première caméra, nous avons construit une deux:ème caméra laquelle nous permet la prise de 300 instantanés sans aucune manipulation de film puisque le tout est régi par le contrôie maître des Rayons X.Nous avons plus de 5000 instantanés d\u2019enregistrés il est très intéressant de noter que nous travaillons avec des doses minima de Rayons X.Ainsi les instantanés de vésicule Fig.1.\u2014 Arrangement double: amplificateur-télévision \u2014 amplificateur - camera 70 MM.ulcéreuses que nous affirmons.Les gynécologues de la maison sont très heureux de la méthode qui leur permet de voir la progression de l\u2019examen d\u2019une façon très élégante et ensuite d\u2019étudier la physiologie du passage tubaire.Les patientes se sentent en sécurité en chambre éclairée et ainsi s\u2019intéressent et coopèrent plus volontiers aux différentes manœu- vres.Depuis trois mois nous avons ajouté à notre arsenal télévision et cinéma, une caméra de 70 mm.qui a pour but de remplacer les clichés instantanés sur grand film pour la vésicule biliaire et pour le côlon.Cette caméra est la deuxième que nous construisons.La première était très simple et avait comme se font avec 6 MAS et 70 KV pour un sujet de 18 cms.de diamètre antéro-postérieur.Pour les examens du côlon 19 MAS avec 70 KV pour 18 cms.L\u2019association du cinéma pour les organes en mouvement et les instantanés pour les structures de 5 pouces ou moins de diamètre sont deux techniques dont les radiations sont moindres que celles des méthodes habituelles.Il en est de même de la fluoroscopie par télévision.En résumé nous sommes des plus satisfaits des résultats obtenus.Ils se sont avérés au- delà de nos espérances à ce stade du développement de l\u2019équipement offert par les manufacturiers d\u2019appareils radiologiques.Un ave- Tome 88 \u2014 Sept.1959 images radiologiques ainsi que dans l\u2019enregis- L'Union Méd.Canada DUCKETT er HUOT: ROËNTGEN CINÉMA ET TÉLÉVISION nir prochain amènera sûrement des raffinements à ces nouvelles techniques.Nous avons confiance dans la transmission à distance des 1099 trement sur film des images de télévision.Alors nous aurons une méthode de diagnostic d\u2019opération rapide, facile, peu coûteuse et physiologique.Depuis plusieurs mois, tant en Europe qu\u2019au Canada, est apparu dans la thérapeutique antituberculeuse, un médicament nouveau qui semble avoir une action bactériostatique très active.Malheureusement, l\u2019administration du 1314 TH provoque chez la plupart des malades des troubles digestifs qui, dans certains cas, sont assez graves pour compromettre l\u2019efficacité du traitement; les troubles digestifs sont des nausées plus ou moins constantes, et aussi des vomissements incoercibles s\u2019accompagnant parfois de douleurs épigastriques intenses.Pour tenter de corriger cet état de choses, le médecin pouvait diminuer, soit la quantité du 1314 TH (la dose recommandée est de 1 gramme par jour), soit administrer des anticholinergiques ou autres médications digestives plus ou moins spécifiques.La plupart des malades ainsi traités éprouvaient un soulagement mais dans un seul cas fut-il complet.En avril 1959, apparut au Canada, un médicament du nom de Méphécol dont la constitution chimique est la suivante : Méthopromazine (maléate) soe 3 mg.Aminopromazine (fumarate) me 6 mg.Codéine (phosphate) 2,5 mg, Phénobarbital 5 mg.Bromhydrate de pipérazine .moncuone 150 ME.par comprimé.C\u2019est alors qu\u2019on décida d\u2019en essayer la valeur chez vingt malades prenant régulièrement du 1314 TH.La dose administrée fut de quatre comprimés de Méphécol par jour.L'ACTION DU MÉPHÉCOL DANS L'INTOLÉRANCE DIGESTIVE AU 1314 TH.Robert AUGER, F.C.C.P., C.S.P.Q.Hôpital Saint-Joseph de Rosemont (Montréal, Canada).Divisons les malades en deux groupes: Un premier groupe de trois malades n'ayant jamais reçu de 1314 TH.À ces trois malades, nous avons administré durant trois jours avant le début de la médication antituberculeuse 4 comprimés de Méphécol par jour.Puis, le quatrième jour, débuta le traitement au 1314 TH; chez ces trois malades, nous n\u2019avons noté aucun trouble digestif lors de l\u2019institution du traitement au 1314 TH.Les dix-sept autres malades reçurent le Méphécol et le 1314 TH concurremment ; les résultats furent excellents dans tous les cas sauf un.Les seuls troubles digestifs consistaient en nausées sans vomissements.Un seul cas ne put supporter la thérapeutique antituberculeuse, en dépit du Méphécol.Les vomissements incoercibles éprouvés par la malade nous obligèrent à suspendre le traitement.À la lumière de ces faits, malgré le nombre restreints des malades chez lesquels nous avons tenté cette expérience clinique, nous croyons que, grâce au Méphécol, les troubles digestifs ne seront plus un obstacle à la thérapeutique par le 1314 TH, si celui-ci s\u2019avère un médicament\u2019actif en tuberculose pulmonaire.Notons en terminant que, chez les vingt malades ainsi traités, nous n\u2019avons noté aucun effet secondaire désagréable dû à l\u2019emploi de Méphécol.Les quelques réactions notées furent un peu de somnolence et parfois un léger état euphorique: ce qui est souhaitäble en thérapeutique tuberculeuse. CONGRÈS CONGRÈS INTERNATIONAL DE CHIRURGIE PLASTIQUE Le deuxième Congrès International de Chirurgie plastique a eu lieu du 12 au 17 juillet 1959, à Londres, dans l\u2019immeuble du Collège Royal d\u2019Angleterre.Le président, sir Rainsford Mowlem, qui a ouvert le congrès, a constaté que la chirurgie plastique était une spécialité en plein essor dans le monde entier: elle s\u2019est révélée comme étant indispensable, grâce à ses progrès continuels dans la lutte contre les mutilations et les déformations; des connaissances et techniques chirurgicales améliorées ont permis un maximum de conservation ou la reconstruction de cas autrefois sacrifiés.Le congrès a été l\u2019occasion d\u2019une excellente mise au point de l\u2019état actuel des possibilités de la chirurgie plastique ainsi que des recherches effectuées pendant ces dernières années.Nous donnons ici un aperçu des principales questions qui ont été mises en évidence et discutées.La chirurgie de la main Il a été reconnu d\u2019intérêt général que toutes les plaies de la main, sauf si elles étaient superficielles et sans perte de substance, soient traitées par un spécialiste.Les statistiques ont montré qu\u2019il en résultait une meilleure fonction, un maximum de conservation et un retour au travail plus rapide.C\u2019est le traitement primaire correct, à l\u2019aide de greffes cutanées qui a donné les meilleurs résultats, par rapport aux amputations de doigts et aux réparations.Il en a été de même pour les sutures et greffes tendineuses.Les différentes conférences ont montré que les brûlures profondes de la main devaient être greffées le plus tôt possible, au cours de la première semaine, car cette méthode a apporté d\u2019excellents résultats fonctionnels, contrairement aux anciennes méthodes qui préconisaient d\u2019attendre la chute de la nécrose et permettaient à l'infection et à la fibrose de s\u2019installer.Le problème de la reconstruction du pouce a été résolu ces dernières années par le transfert d\u2019un autre doigt qui a été pollicisé, avec ses pédicules vasculo-nerveux, ses tendons, et fixé en opposition par rapport aux autres doigts.Cette méthode, quand elle était possible, a donné de meilleurs résultats fonctionnels que les greffes tubulées ou les transferts d\u2019orteils.Des cas d\u2019anesthésies et cicatrices de la pulpe des doigts ou la suture nerveuse ne pouvait être envisagée, ont été traités par le transfert d\u2019ilots cutanés portés par un pédi- cule vasculo-nerveux, tel que cela était fait pour les reconstructions sourcilliéres.Cet 110t a été prélevé sur la face latérale d\u2019un doigt adjacent où une diminution de sensibilité avait moins d'importance qu\u2019à la pulpe.La perte de substance laissée par le prélèvement de l\u2019ilôt cutané a été fermée par une greffe libre de peau totale.Les résultats étaient excellents.Le traitement des brûlés Les brûlures graves sont restées un problème crucial; cependant les cas de brûlures de plus de 50% qui ont pu être guéris sont plus nombreux qu\u2019autrefois.Les diverses conférences affirmaient la tendance de ces dernières années à pratiquer des perfusions intra- véineuses massives d\u2019électrolytes, colloïdes et sang dans les premières quarante-huit heures et de veiller aux soins locaux simultanément.La méthode découverte, chaque fois qu\u2019elle a été possible, s\u2019est révélée supérieure aux autres méthodes.Les greffes précoces, à l\u2019aide d\u2019homogreffes dans les cas graves ou d\u2019auto- greffes, chaque fois que cela était possible, ont partout permis d\u2019obtenir un résultat fone- tionnel supérieur aux greffes pratiquées après l\u2019élimination spontanée de la nécrose. L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 La chirurgie mammaire Dans les cas de tumeurs bénignes des seins, la mammectomie simple a été condamnée aux Etats-Unis, à la suite des nombreuses poursuites judiciaires qu\u2019elle a causées.Une technique a été mise au point permettant d\u2019enlever la glande seule et de reconstruire immédiatement le sein dans sa forme normale.Les résultats présentés étaient excellents.Cette technique opératoire était évidemment dépendante de l\u2019examen pathologique.Diverses méthodes de plastie mammaire de diminution ont été présentées qui variaient assez peu des méthodes classiques.La transposition du mamelon a été considérée comme supérieure à la transplantation car elle conservait non seulement la possibilité d\u2019un fonctionnement glandulaire normal, mais aussi la sensibilité.Les plasties mammaires d\u2019augmentation sont devenues de pratique plus courante ces dernières années et contrairement à ce qui a été dit, les greffes dermo-graisseuses ont donné de bons résultats définitifs à condition que certaines précautions aient été prises.Les prothèses en ivalon, polythène ou polyuré- thane ont donné des résultats esthétiques dont l\u2019apparence a été plus satisfaisante que la palpation.La plupart des chirurgiens préfèrent considérer cette technique comme du domaine expérimental, pour le moment.La chirurgie maxillo-faciale Quelques cas de dysplasie fibreuse des os de la face et du crâne ont été présentés.Cette déforination est actuellement considérée comme une tumeur bénigne d\u2019origine congénitale (hamarta) envahissant le tissu osseux et pouvant entraîner des aspects monstrueux.Les cas présentés ont été traités par des résections étendues suivies de reconstruction en plusieurs temps.Le traitement des fractures de la face s\u2019est améliorer de certains détails techniques.La névralgie du nerf sous-orbitaire a été citée comme une séquelle relativement fréquente des fractures du maxillaire supérieur et de l'os malaire, sans que la cause ait pu être CONGRÈS 1101 nettement définie.Son traitement a pu consister en des injections locales ou aller jusqu\u2019à la décortication.De nombreux cas de reconstruction nasale partielle ou complète ont été présentés montrant l'avantage des greffes pédiculées de voisinage, frontales ou jugales sur les méthodes de greffes pédiculées à distance.Les cancers de la face ont été traités avec de meilleurs résultats statistiques par exérèse en bloc, en un seul temps, de la tumeur et du réseau lymphatique correspondant.La reconstruction a été faite dans de nombreux cas, dans la même séance opératoire, par des lambeaux prélevés dans une région avoisinante.Une technique a été mise au point permettant de conserver la fonction du nerf facial dans les exérèses de tumeurs malignes de la parotide.Dans la reconstruction faciale, les greffes osseuses sont encore actuellement employées de préférence aux prothèses incluses.Les homogreffes conservées qui ont été largement employées ces dernières années pour leur commodité, sont actuellement en perte de faveur à cause d\u2019un assez grand nombre d\u2019échecs et la plupart des chirurgiens sont d\u2019accord pour employer de préférence les auto-greffes.Recherches effectuées Les études faites sur des embryons humains présentant un bec-de-lièvre ont confirmé la notion actuelle de la pathogénie de cette malformation; elle serait due à une absence ou une insuffisance du bourgeon mésodermique facial qui forme normalement la lèvre supérieure, la partie médiane du maxillaire supérieur, la partie antérieure de la cloison et du palais.Elle ne serait pas due comme on le pensait autrefois à une invagination de l\u2019ectoderme.Certaines recherches ont montré que l\u2019emploi des antibiotiques (Tétracycline, Pénicilline et Streptomycine) donnés au cours de la gestation avait favorisé l\u2019apparition de malformations congénitales chez le rat.De très nombreuses recherches ont été faites ces dernières années au sujet des homogreffes de peau.Elles ont montré que l\u2019élimination 1102 des greffes serait due à une réaction d'immunité: une deuxième série de greffes entre les mêmes sujets est toujours éliminée beaucoup plus rapidement que la première.Les sujets possédant un système de défense déficient tolèrent mieux les greffes que des sujets normaux.Du point de vue pratique, ces recherches ont montré que l\u2019emploi de la cortisone et de l\u2019A.C.T.H.permettait de prolonger la survie des homogreffes, de même que l\u2019irradiation de la peau du donneur.Il a de plus été montré que le tissu cutané maternel donnait des greffes de survie beaucoup plus CONGRÈS L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 longue que le tissu cutané du père ou des frères.Chez le rat, de petites transfusions sanguines entre des mêmes sujets, effectuées avant l\u2019opération, a permis une meilleure tolérance des homogreffes.La conservation des homogreffes dans un milieu humide avec 50% de glycérol et à une température de moins de 190 degrès centigrades a permis des survies de plusieurs mois.Les greffes réfrigérées et desséchées ont eu par contre une survie ne dépassant pas trois £e- maines.P.REGNAULT, F.R.CS.(C). BIBLIOGRAPHIE REVUE TRIMESTRIELLE DES PUBLICATIONS MÉDICALES FRANÇAISES Guy CODLEWSKI DERMATOLOGIE Fruchard évoque son expérience personnelle de 120 malades traités par la Fluorohydrocortisone (onguent fludrocortisone),! uniquement sous forme d\u2019onguent & 0.1%, la lotion 3 0.2% n\u2019ayant jamais été employée dans ces divers cas.L\u2019utilisation associée (antérieure ou alternée) de pommade a 2.5% d\u2019hydrocortisone fut appliquée à plusieurs de ces malades (52 au total) ce qui permit notamment la comparaison de ces deux onguents.Tous les malades traités étaient des eczémateux, un certain nombre présentant par ailleurs d\u2019autres manifestations allergiques.L\u2019auteur ajoute qu\u2019une thérapeutique locale anti- fungique et antibactérienne fut très fréquemment, au moins au début du traitement, associée au traitement hormonal de base.Les résultats ont toujours été excellents; une seule fois l\u2019intolérance à la pommade utilisée (effet irritatif de l\u2019excipient, test douteux à la pommade complète) dut la faire remplacer par l\u2019hydrocortisone à 2.5%.Dans la majorité des cas, cette guérison clinique fut maintenue par l\u2019application exclusive, mais prolongée, de la Fluorohydrocortisone, mais, pour un nombre important de malades (37), la nécessité de cures discontinues, courtes et très espacées, de delta- cortisone ou de delta-hydrocortisone jointes à l\u2019application quasi-permanente de Fluorohydrocortisone se révèle nécessaire pour obtenir le même résultat.La Fluorohydrocortisone apporte un très grand progrès dans la thérapeutique locale des eczémas non microbiens et peut, dans certains cas, remplacer ou relayer la cure hormonale par voie générale, son action sur la peau pouvant, à la longue, modifier favorablement les réactions perturbées de ce tissu choc.* # =» E.Sidi et J.Bourgeois-Spinasse,2 tout en rappelant Paction remarquable et rapide sur les prurits et les eczémas de la pommade à l\u2019acétate d\u2019hydrocortisone, soulignent ses inconvénients : \u2014 Fréquence des récidives après l\u2019arrêt du traitement.1.La Fluorohydrocortisone dans les eczémas, par J.Fruchard.La Semaine des Hôpitaux T'hérapeu- tique, No 4, avril 1958.2.Les hormones corticoïdes en application locale et le problème de leurs excipients, par E.Sidi et J.Bourgeois-Spinasse.La Semaine des Hôpitaux (Semaine Médicale), No 34, 30 mai 1958.\u2014 Prix élevé.\u2014 Effet de dessication.\u2014 Inefficacité et même nocivité en cas de dermatoses infectées.Utilisant d\u2019autres excipients et d\u2019autres corticoïdes, les auteurs ont constaté des résultats satisfaisants avec la lotion à l\u2019hydrocortisone appliquée par vaporisation et n\u2019ont guère trouvé d\u2019intérêt aux pommades à la delta-cortisone.Mais \u2018des résultats intéressants ont pu être obtenus avec cette dernière dans un excipient liquide.Quant aux dérivés fluorés de l\u2019hydrocortisone, de la delta-cortisone et de la delta-hydrocortisone, d\u2019abord plus actifs, ils entraînent souvent, en 3 à 4 jours, des réactions érythémateuses, voire œdéma- teuses.La crème à la delta-hydrocortisone (crème hydro- cortancyl) s\u2019est montrée, dans 11 eczémas diathési- ques sur 14, nettement supérieure à la pommade à l\u2019'hydrocortisone, étant moins desséchante et plus antiprurigineuse; pour 15 eczémas de contact, elle s\u2019est montrée plus active et pour 10 d\u2019entre eux moins desséchante.Ses effets fürent également favorables dans 5 cas de dysidrose, 6 cas d\u2019eczéma sé- borrh{ique, un cas d\u2019érythrodermie, un cas de lichen aigu, un cas de psoriasis eczématisé, 3 cas d\u2019eczémas nummulaires (sur 4), 5 cas de névrodermites, 6 cas de prurit ano-vulvaire, 5 cas d\u2019eczéma variqueux.Néanmoins l\u2019action de la crème à la delta-hydro- cortisone, tout comme celle de la pommade à l\u2019hydrocortisone, aussi favorable soit-elle n\u2019est que suspensive et non curative, cette médication ne peut que servir de complément à la thérapeutique étiologique.DIABÈTE Marc Lousteau-Chartez et Bernard Vasseur ont entrepris initialement le traitement des tuberculeux diabétiques par les sulfamides hypoglycémiants dans le seul souci de rechercher des modalités plus faciles et moins pénibles de la thérapeutique antidiabétique pour ces malades, en substituant aux injections souvent pluri-quotidiennes d\u2019insuline, l\u2019administration per os de médicaments hypoglycémiantsS 40 sujets ont été ainsi traités par BZ 55, (Glucidoral), pour lesquels aucune sélection en fonction du type ou de 3.Les sulfamides hypoglycémiants chez les tuberculeux diabétiques, par Marc Lousteau-Chartez et Bernard Vasseur.La Presse Médicale, No 45, 7 juin 1958. 1104 l\u2019âge du diabète n\u2019a été opérée.22 ont été traités avec succès, 18 ont dû reprendre le traitement insu- linique.La surveillance du diabète est assurée par la recherche quotidienne de la glycosurie et de l\u2019acétonurie, par le dosage hebdomadaire du taux sanguin du sucre et de l\u2019albuminurie.Une grande importance est accordée au maintien de l\u2019état général : poids, appétit, soif.Primitivement la technique était d\u2019interrompre brutalement l\u2019insuline pour y substituer le BZ 55; par la suite, la suppression de l\u2019insuline et l\u2019installation du traitement par le BZ 55 fut plus nuancée et réalisée progressivement.Le traitement d\u2019entretien par S.H.est quotidien, chaque malade recevant pro die une dose variable de 1 à 3 comprimés.Dans certains cas les doses quotidiennes étaient de 7 comprimés pendant plusieurs jours.Dans l\u2019ensemble les doses d\u2019entretien ont été assez élevées : sur les 22 succès obtenus, les auteurs comptent : \u2014_ 10 cas nécessitant 3 comprimés par jour; cette dose est actuellement administrée depuis des délais variant de 4 à 14 mois.\u2014 4 cas requièrent 2 comprimés par jour depuis deux à dix mois.\u2014 4 cas, un comprimé par jour, depuis quatre mois à un an.\u2014 4 ças, un comprimé 3 fois par semaine, depuis deux à neuf mois.Les auteurs ont cherché à réduire ces doses en les espaçant davantage; de même ils ont tenté chez 4 malades de suspendre complètement l\u2019administration du médicament; ils n\u2019ont pu y parvenir; en parti- eulier ces malades n\u2019ont pu dépasser le cap de deux mois sans traitement.Pratiquement il n\u2019y a pas eu un seul incident de traitement: pas d\u2019intolérance digestive, pas d\u2019éruption cutanée; des numérations-formules sanguines répétées n\u2019ont jamais révélé d\u2019anomalies hémato- poiétiques.Toutefois, il fut observé d\u2019une façon presque constante l\u2019apparition d\u2019une céphalée lors de l\u2019association transitoire initiale du BZ 55 avec l\u2019insuline.Elle disparaît avec l\u2019abandon du glucidoral ou de l\u2019insuline.Cependant, 2 malades au BZ 55 seuls ont accusé des céphalées, mais ils étaient parallèlement traités par la cyclosérine.Pour conclure, les auteurs rappellent que les résultats ont été obtenus à l\u2019occasion d\u2019une hospitalisation prolongée.Ils ne peuvent conseiller de suivre certaines de leurs initiatives en clientèle privée.Le risque d\u2019une brutale décompensation du diabète est trop important pour pouvoir être joué avec une surveillance relâchée.Il faut cependant souligner la remarquable souplesse des S.H.chez les malades qui en bénéficient, souplesse qui supporte des écarts alimentaires et des GODLEWSKI: PUBLICATIONS MÉDICALES FRANÇAISES L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 traitements qu\u2019on ne se permettrait pas même sous insuline.Il est à remarquer enfin, que le champ d'action des S.H.est sensiblement plus large que ne l\u2019autorisent les indications classiques.Les résultats obtenus, comme ces succès chez des malades diabétiques depuis plus de vingt ans, et les échecs inexpliqués, incitent à considérer qu\u2019à côté des classifications habituelles, en diabète grave ou léger, avec ou sans dénutrition, il va falloir distinguer, dorénavant, les diabètes justiciables ou non des S.H.Encore qu\u2019on ne puisse actuellement individualiser l\u2019une ou l\u2019autre de ces séries par un critère clinique ou biologique quelconque.EPILEPSIE J.Delay et ses Coll.ont étudié l\u2019action du N-Ben- zil-bêta-chloropropionamide (Posédrine), nouveau produit qui vient enrichir l\u2019arsenal anti-épilepti- que.Cette étude porte sur 22 cas dont 14 suivis en milieu hospitalier qui constituaient un groupe homogène et suivi de près.Ces malades étaient à un traitement associant le gardénal à un autre anti- comitial.Dans un premier temps, il y a eu substitution progressive de la Posédrine aux drogues associées avec conservation du gardénal.Dans un deuxième temps, le gardénal a été réduit, voire même supprimé.La durée de l\u2019expérience a été de 6 mois chez des malades suivis auparavant depuis un an au moins.La Posédrine possède une activité anti-épileptique évidente, elle espace la fréquence des accès mais cette action n\u2019est pas constante, surtout lorsque la dose de gardénal associée est diminuée ou supprimée.Le produit se donne à forte dose (3 grammes par jour environ).Il ne peut être totalement substitué au gardénal.Son action est assez régulière sur les formes convulsives généralisées.Les accidents psycho-moteurs et les absences sont moins influencés.Cependant, cette action est homogène sur les différents types d\u2019accidents présentés par un même malade.Ce traitement a peut-être une action favorable sur le niveau intellectuel des sujets traités.Malgré tout, les résultats des épreuves psychométriques ne montrent pas de variation du niveau de l\u2019intelligence statistiquement valable.Le produit possède une action psychique stimulante; il n\u2019y a pas d\u2019action hypnotique.Chez certains malades, il entraîne une atténuation de l\u2019agressivité et de l\u2019impulsivité.Cette amélioration a été nette chez 5 malades sur 2.4.Etude de l\u2019action anti-épileptique du N - Ben- zvl - bêta - chloropropionamide (Posédrine), par J.Delay et ses Coll.La Semaine des Hôpitaux, No 34.avril 1958. L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 Il n\u2019a pas été constaté de réactions toxiques, cliniques ou biologiques.Dans trois cas seulement, une anémie légère à la fin du traitement et dans deux cas, une leucopénie à 4.400.Le produit apparaît dans l\u2019ensemble dépourvu de toxicité et possède une efficacité certaine.Il y a cependant un petit inconvénient dans son utilisation.Il se présente sous forme de comprimés dosés à 0,33 gr, ce qui oblige à prescrire 9 à 12 comprimés auxquels viennent s\u2019ajouter les comprimés de gardénal qu\u2019on y associe.GYNECOLOGIE - OBSTETRIQUE G.Chappaz et C.Freal rapportent les résultats obtenus sur 65 observations avec le 3.828 R.P.(Lis- pamol).ô Le médicament a toujours été utilisé en injections intramusculaires avec des ampoules dosées a 50 mg.La premiére injection était pratiquée lorsque la dilatation était d\u2019environ 2 em.Si la poche des eaux était encore intacte, on la rompait à ce moment-là.Chez 13 primipares (sur 24) l\u2019injection a été renouvelée, selon les cas, 1 h.30 à 2 h.30 après la première.Par contre, il n\u2019a été jugé utile de pratiquer deux injections que sur une seule multipare (sur 41).Les auteurs n\u2019ont jamais observé chez leurs patientes, de nausées, de vertiges, de troubles de la conscience.Aussi les essais cliniques obstétricaux effectués avec le 3828 R.P., permettent d\u2019affirmer que ce dérivé de la phénothiazine est susceptible de rendre de très grands services en obstétrique.1° Il est absolument sans inconvénient aux doses indiquées, pour la mère comme pour l\u2019enfant ; 2° Il est à la fois ocytocique, dont l\u2019action s\u2019étale sans brutalité et un antispasmodique efficace; 3° Il ajoute à ces qualités une action analgésiante qui n\u2019est pas négligeable.* + #* A.Ravina et J.Ravina ont utilisé le Chlorotria- nisène (TACE) dans une centaine de cas qui posaient des indications diverses de traitement oestro- géniques.8 Cette médication paraît constituer une excellente thérapeutique endocrinienne, du fait des propriétés pharmacologiques qui lui sont propres.Elle présente une durée d\u2019action particulièrement longue, explicable par sa mise en réserve dans la graisse de l\u2019organisme, comme l\u2019ont montré les tests à l\u2019lode radioactif de Greenblatt.Elle agit donc en véritable implant oral.5.Essai clinique en obstétrique d\u2019un nouveau dérivé de la Phénothiazine (3.828 R.P.), par G.Chap- paz et C.Freal (Reims).La Presse Médicale, No 34, 30 avril 1958.6.Les applications cliniques du Chlorotrianisène par A.Ravina et J.Ravina.La Presse Médicale, No 34, 30 avril 1958.GODLEWSKI: PUBLICATIONS MÉDICALES FRANÇAISES 1105 Le Chlorotrianisène s\u2019est montré efficace dans le traitement des troubles hormonaux de la femme, en particulier au moment de la ménopause.Les observations cliniques ont été confirmées par l\u2019étude des frottis vaginaux.Cette médication est capable d\u2019inhiber la sécrétion lactée dans un grand nombre de cas à condition d\u2019employer des doses assez fortes.Elle se montre enfin efficace dans le traitement du cancer de la prostate et semble susceptible d\u2019avoir de bons effets sur les récidives et les métastases de certains cancers du sein.Sa tolérance est très bonne.Son emploi n\u2019entraîne pratiquement ni sensations douloureuses mammaires, ni gynécosmatie, ni intolérance digestive.* * * L\u2019expérience de Ed.Sarlin porte sur plus de 100 cas; elle permet de formuler un avis favorable sur l\u2019utilisation du paracétoxyphénvlisobutène (Isotyl- AO12), comme agalactogène, soit pour tarir, soit pour diminuer une sécrétion lactée.\u201d D\u2019une maniabilité commode, d\u2019administration facile, la posologie du produit permet un large éventail posologique, ce qui est intéressant pour n\u2019avoir à utiliser que la dose juste suffisante en fonction du but recherché.* * * J.Grasset et ses Coll.ont étudié à propos de 284 cas de mycoses vulvo-vaginales sur 2.340 prélèvements vaginaux pour leucorrhée (soit 12%), les aspects clinique, biologique et thérapeutique de cette infection mycosique actuellement en nette progression.S A l\u2019occasion d\u2019un examen systématique, d\u2019une leucorrhée, d\u2019un prurit (brûlure, démangeaison intra- vaginale), d\u2019une dyspareunie, de pollukiurie et de dysurie le diagnostic peut être posé.L\u2019examen montre une irritation périnéale avec aspect luisant et œdémateux, des lèvres tuméfiées, une muqueuse vaginale rosée avec un enduit blanchâtre, crèmeux, cailleboté, ou une muqueuse vaginale rugueuse, rouge violacée, tranchant sur les placards blanchâtres légèrement adhérents; le col est également rougeâtre, inflammatoire.La vaginite mycosique, en dehors de la grossesse, évolue souvent par poussées prémenstruelles et accalmies post-menstruelles.Dans les deux tiers des cas, l\u2019affection s\u2019observe chez la femme enceinte surtout au cours de la seconde moitié de la grossesse.Dans les formes intenses, la contamination conjugale est fréquente.L\u2019examen sur lame et coloration au bleu ou au Gram permet d\u2019observer filaments et levures.Sur milieu de Sabouraud, après séjour à l\u2019étuve à 37° 7.Utilisation d\u2019un modérateur hypophysaire (Pa- racétoxyphénylisobutène) dans l\u2019arrêt de la sécrétion lactée, par Ed.Sarlin.La Semaine des Hôpitaux Thérapeutique, No 4, avril 1958.8.Aspects clinique, biologique et thérapeutique des mycoses vulvo-vaginales, par J.Grasset, J.Sé- nèze et R.Gauthier.L\u2019Hôpital, No 45, mars 1958. 1106 pendant 2 à 6 jours, apparaissent des colonies arrondies, blanchâtres, prenant une teinte ivoire en vieillissant; parmi les diverses espèces de Candida, seul Candida-albicans (60% des cas) pousse sur milieu pomme de terre, carotte, à l'exclusion de C.Krusel (27%) et de C.Tropicalis (13%).Sur les 87 prélèvements où Candida a été trouvé une association microbienne a été systématiquement recherchée : trichomonas vaginalis a été noté 24 fois, des germes de type collibacilles ou entérocoques dans 31 cas, un staphylocoque pathogène dans 40 cas.Cette association est d\u2019une grande importance pour le pronostic, et la présence de germes dans les urines est également un élément défavorable.Le traitement doit être avant tout un traitement local, sous contrôle du spéculum dans les cas rebelles.Le traitement d\u2019attaque doit au moins durer 15 jours : après une semaine de repos, un nouveau traitement de 15 jours et après une autre semaine de repos, 8 jours de traitement local à la Nystatine (Myocostatine) sont nécessaires.Les colorants en solution alcoolique (violet de gentiane, vert de méthyle) ou en poudre (Cicamide) vis-à-vis de la flore microbienne, arsenicaux contre le trichomonas.Les injections vaginales peuvent être également utiles avec les ammoniums quaternaires (Biocidan, Désogène à 1%) les alcalinisants (borate de soude, acide borique et glycérine).Si le Candida a été retrouvé dans les urines ou dans les selles, le traitement général est indiqué : Mycostatine per os.Si une association microbienne ou parasitaire a été mise en évidence, sulfamides, antibiotiques intestinaux, arsenicaux sont indiqués.Le traitement du conjoint est nécessaire : la toilette locale aux ammoniums quaternaires est généralement suffisante.Même bien conduit, le traitement doit souvent être longtemps prolongé.HÉPATOLOGIE P.Aguirre et ses Coll.ont traité 29 malades au foie lyophilisé (extrait de foie lyophilisé), leurs observations révèlent sous influence du traitement une remarquable amélioration des capacités fonctionnelles du foie en particulier, et de l\u2019organisme en général?Le foie lyophilisé sous forme injectablé parait agir beaucoup plus efficacement que ne lexplique sa composition en acides aminés et vitamines.Les injections sont bien supportées et ne donnent aucune réaction.La valeur thérapeutique du produit a été vérifiée dans 29 cas très différents.Les principales 9.Etude clinique sur l\u2019action de l\u2019extrait de foie lyophilisé, par P.Aguirre, P.Dieudonné et P.Tar- dieu.La Semaine des Hôpitaux Thérapeutique, No 6, juin 1958.GOLLEWSKI: PUBLICATIONS MÉDICALES FRANÇAISES L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 indications du foie lyophilisé sont : les hépatites chroniques, les cirrhoses compensées ct les dégénérescences graisseuses du foie.Sur les 29 malades traités au foie lyophilisé, l\u2019action est la suivante : 1° Il stimule la régénération du parenchyme hépatique ce qui s\u2019explique par son action favorable sur le métabolisme des protides (7 cas d\u2019hépatopathies chroniques) ; 2° Le foie lyophilisé a une action diurétique constante qui entre en jeu avant tout, chez les cardiaques avec lésion hépatique (1 cas); 3° La polynévrite, comme symptôme concomitant des affections hépatiques chroniques, réagit bien au foie lyophilisé (1 cas); 4° Son action anti-anémique est bien entendu affirmée.L'action la plus nette du foie lyophilisé est, avec l\u2019action diurétique (indépendamment du régime strict sans sodium), l\u2019action sur l\u2019ascite et les œdèmes (3 cas de cirrhose où les œdèmes et l\u2019ascite n\u2019ont pas reparu).Action dans la régulation du cholestérol sanguin (6 cas de grande hypercholestérolémie dans diverses affections).Action considérable sur l\u2019appétit, non négligeable chez les malades anorexiques.Action sur l\u2019hépatomégalie (sans doute parce qu\u2019anti-inflammatoire et régénérateur).Action sur la température, car ces malades ont toujours de la température (37°5-38) non arrêtée par les antibiotiques.L\u2019expérimentation du foie lyophilisé en association avec les antibiotiques a prouvé que la cellule hépatique réagissait toujours d\u2019une façon favorable.11 malades tuberculeux anciens dont le rapport sérine/globulines était perturbé en cours de traitement par les antibiotiques, ont tous eu un retour à la normale de ce rapport.Les taux de cholestérol de ces malades étaient tous abaissés comme d\u2019ailleurs souvent chez les tuberculeux, ainsi que les rapports cholestérol estérifié/ cholestérol total perturbés.Ces rapports se sont normalisés.Le foie lyophilisé agit donc aussi comme protecteur de la cellule hépatique, régulateur des protéines plasmatiques ainsi que dans l\u2019estérification du cholestérol.La polyvalence de l\u2019extrait de foie lyophilisé trouve ses applications majeures dans les affections du parenchyme hépatique, il possède sur la cellule hépatique un quadruple effet : effet de stimulation, effet de protection, effet de suppléance, effet de régénération, mais justifie également son emploi dans divers syndromes extra-hépatiques. L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 * * * Guy Albot et ses Coll.ont utilisé pendant plus de trois ans en hépatologie un extrait concentré de foie protéolysé 10 (Hépatex).Ils ont étudié les effets de cet extrait dans le traitement des hépatites ictérigénes, des cirrhoses alcooliques et des comas hépatiques.Cet extrait injectable, est obtenu par une méthode de protéolyse enzymatique; la digestion enzymatique faite à la papaïne an p H naturel ne détruit ainsi aucun des facteurs actifs qu\u2019il contient.Chaque ampoule ainsi obtenue correspond à la protéolyse de 156 grammes de foie frais, titrant environ 40 gamma de vitamine B,9, Mais surtout, contenant une concentration élevée de facteurs protéiques directement assimilables, dont certains n\u2019ont pas encore été identifiés.L\u2019extrait a été utilisé uniquement par voie parentérale et dans la plupart des cas endoveineuse.La dose injectée est allée de 1 à 4 ampoules, en moyenne 2 à 3 chaque jour, pendant des périodes de 20 jours à 2 mois.La tolérance de cet extrait injectable est remarquable.Sur trois mille injections, 2 cas d\u2019intolérance seulement ont été observés.Encore, dans ces deux cas, l\u2019extrait n\u2019a-t-il donné que des incidents tout à fait bénins et passagers.Les auteurs en concluent que si les extraits concentrés de foie protéolysé ne constituent pas, bien entendu, une thérapeutique spécifique de l\u2019hépatite ictérigène, ils sont à même, par un mécanisme qui demeure encore mystérieux, d\u2019en améliorer les désordres biologiques, de diminuer les séquelles fonctionnelles souvent graves de leur convalescence et de raccoureir celle-ci.# + L.Justin-Besançon et M.Caroit apportent les résultats d\u2019une étude sur le pronostic des cirrhoses alcooliques ascétiques,!1 basée sur 108 observations suivies avec un recul suffisant.Les auteurs ont réparti leurs observations en deux groupes : le premier comprenant les cas qui ont survécu plus d\u2019un an à partir du début de la première hospitalisation, le second comprenant les cas qui sont -morts avant ce délai.Dans l\u2019ensemble, le premier groupe représente 27% (29 cas : 19 cas ont survécu plus de deux ans, dont 4 seulement plus de 4 ans); le second représente 73%.Ce travail permet de préciser un certain nombre d'éléments qui, isolément sont sans signification pro- 10.Etude de l\u2019action d\u2019un extrait concentré de foie protéolysé, dans le traitement des hépatites icté- rigènes, par Guy Albot, G.Berthet et Mme M.T.Nourricier.La Semaine des Hôpitaux, No 38, 12 mai 1958.11.Le pronostic des cirrhoses alcooliques ascétiques, par L.Justin-Besançon et M.Caroit.Bulletin e l'Académie Nationale de Médecine, No 142, 3 juin 1958.GODLEWSKI: PUBLICATIONS MÉDICALES FRANÇAISES 1107 nostique sur le plan statistique.Tels sont : l\u2019âge du malade, le sexe, la durée et l\u2019importance de l\u2019intempérance, l\u2019amaigrissement, l\u2019existence d\u2019une splénomégalie, les hémorragies cutanéo-muqueuses, l\u2019abondance de la diurèse avant son traitement.Il en est de même de l\u2019existence d\u2019un ictère, en dehors des cas de cirrhoses atrophiques, où l\u2019ictère est un arrêt de mort.Par contre, un certain nombre de symptômes ont une valeur pronostique défavorable : l\u2019anorexie, la torpeur (et évidemment le coma), les hémorragies digestives, la fièvre en l\u2019absence de toute infection associée décelable, un long délai avant l\u2019assèchement de l\u2019ascite sous l\u2019influence de la thérapeutique (les survies appréciables se rencontrent surtout dans les cas dont l\u2019ascite a disparu en deux mois au moins).Du côté des examens complémentaires, on ne peut attacher d\u2019importance aux variations hématologiques, aux chiffres des protides sanguins, ni même aux chiffres respectifs de sérum-albumine et de sérum globuline.Par contre, une hypocholestérolémie importante prend une signification fâcheuse, surtout au-dessous de 1,20 g.1.Il en est de même de l\u2019abaissement du cholestérol estérifié, surtout au-dessous de 0,60 g.1, et du rapport d\u2019estérification au-dessous de 0,40.Un chiffre élevé obtenu à la réaction de Mac La- gan a une certaine valeur pronostique, surtout s\u2019il atteint 40 unités Vernes.L'étude du liquide d\u2019ascite montra la fréquence d\u2019une réaction inflammatoire dès la première ponction.Dans le domaine cellulaire, une proportion importante de polynucléaires (plus de 30%) a une valeur pronostique fâcheuse.Le taux d\u2019albumine n\u2019a pas cette signification.Dans l\u2019ensemble, 29 sujets sur 108 ont survéeu plus d\u2019un an.Un certain nombre de renseignements concernant l\u2019état ultérieur de ces sujets purent être obtenus : 14 sur 16 se sont déclarés sobres; l\u2019asthénie résiduelle est fréquente mais 10 sujets sur 17 avaient repris le travail.L'état général était satisfaisant et parmi les 13 qui purent être revus, 2 seulement présentaient des signes de décompensation hépatique ; les constantes biologiques de la plupart des cas, à cette période, sont modérément perturbées.* * * Vachon et Coll.étudient un nouveau cholérétique de synthèse : le trimethoxy-4-274\u2019 Chalcone (Vési- dryl) qui, expérimentalement, donne une augmentation de la sécrétion biliaire aussi importante et plus prolongée que celle obtenue par les choléré- tiques antérieurement connus.12 12.Le Trimethoxy-4-2-4\u2019 Chalcone, nouveau cho- lérétique de synthèse - Etude clinique, par A.Va- chon, M.Lehmann, M.Treppoz.La Revue Lyonnaise de Médecine, No 9, 15 mai 1958. 1108 Cette étude porte sur une cinquantaine de cas.Il s\u2019agit de malades atteints d\u2019affections variables : hépatite à rechute, hépatite à virus prolongée, cirrhose ictérigène, séquelles d\u2019hépatites à virus ou de lithiase biliaire opérée, insuffisance hépatique, migraines chez les dystoniques biliaires.Le médicament, bien toléré, sans effet toxique, a donné des résultats intéressants dans tous les cas.La dose optima paraît être de 4 à 6 comprimés par jour.Ces doses ont été réparties de préférence en trois prises de 2 comprimés absorbés au début des repas.C\u2019est du moins la dose qui a paru la plus efficace aux auteurs, des doses sup\u2018rieures ne semblent pas devoir être plus actives si l\u2019on en croit l\u2019étude faite chez l\u2019animal.La durée du traitement est essentiellement variable suivant les malades : il v a souvent intérêt à poursuivre le traitement pendant 15 Jours ou un mois.S\u2019il est encore trop tôt pour juger définitivement ce nouveau cholérétique, les résultats sont suffisamment nets et intéressants et A.Vachon et ses Coll.pensent qu\u2019il s\u2019agit là d\u2019un cholérétique dont l\u2019action est particulièrement marquée.Certains malades ont déclaré tirer de cette médication autant de bénéfice que d\u2019une série de tubages duodénaux.HIBERNATION - ANESTHÉSIE H.Laborit et ses Coll.ont étudié les propriétés physiologiques du Cytochrome C selon une technique expérimentale précise ;13 le malade à jeun et couché subit les épreuves suivantes : mesure de sa consommation d\u2019oxygène; sondage pour analyse des urines (potassium, sodium, chlore, p H), prise de sang pour ionogramme, réserve alcaline et p H, pouls et tension artérielle sont notés, l\u2019électrocardiogramme enregistré.Une perfusion de 100 mg de Cytochrome C, en présence d\u2019un sel de potassium dans 125 ml de sérum glucosé isotonique est installée pendant une heure : les mesures biologiques sont toutes renouvelées à la fin de cette heure, puis une demi-heure, une heure, deux heures et trois heures après la fin de la perfusion.La perfusion s\u2019accompagne de tendance au sommeil; sensation de froid, de frissons parfois.Les résultats obtenus sont les suivants : \u2014 Le métabolisme basal est abaissé chez les sujets normaux, inchangé chez les sujets au métabolisme basal bas avant toute perfusion.\u2014 La chlorémie varie peu, la natrémie également.La Kaliémie s\u2019abaisse, sans augmentation de l\u2019élimination urinaire et malgré l\u2019apport de potassium par la perfusion : il semble donc que ce dernier soit pris en charge par les cellules.13.Le Cytochrome freinateur métabolique par H.Laborit et ses Coll.La Presse Médicale, No 66, avril 1958.GODLEWSKI: PUBLICATIONS MÉDICALES FRANÇAISES L'Union Méd.Cunada Tome 88 \u2014 Sept.1959 \u2014 La réserve alcaline est peu abaissée.Le pH sanguin et urinaire s\u2019élève assez régulièrement.\u2014 La tension artérielle baisse, le rythme du pouls ralentit et ceci, une heure encore après la fin de la perfusion.\u2014 L\u2019électrocardiogramme ne montre aucune anomalie autre que ralentissement du rythme et microvoltage de T.\u2014 La température rectale est inchangée.Les auteurs interprètent leurs résultats à la faveur du schéma métabolique d\u2019Arvanitaki et Chalazonitis, pour qui les transporteurs d\u2019électron à l\u2019intérieur de la cellule, tels que les cytochromes et flavo-protéines sont considérés comme des «freins» ralentissant l\u2019écoulement des électrons entre le lieu de leur arrachement par les deshydrogénases (au sein de la masse proto-plasmique) et celui de leur acception par l\u2019oxygène sous l'influence des oxydases concentrées près de la membrane cellulaire.C\u2019est ainsi que l\u2019on peut interpréter la diminution de la consommation d\u2019oxygène constatée, l\u2019élévation à la fin du p H urinaire et sanguin résulte de la réduction globale de Ja libération d\u2019ion H+ à l'étage cellulaire.Mais, il faut bien reconnaître une critique sérieuse faite à cette interprétation: la molécule du Cyto- chrome C est dans l\u2019impossibilité de passer la membrane cellulaire.Aussi est-on conduit à envisager une autre interprétation : le Cytochrome C apparaît capable d\u2019oxyder l\u2019adrénaline et c\u2019est comme adréno- lytique biologique qu\u2019il semble donc agir.Les indications thérapeutiques découlent des faits rappelés ci-dessus.Agent biologique capable de ralentir momentanément l\u2019intensité des processus métaboliques sans hypermétabolisme secondaire, le Cy- tochrome C apparaît comme un élément de choix dans la pratique de l\u2019hibernation.On l\u2019utilise alors à la dose indiquée au début de l\u2019article, en perfusion répétée au besoin plusieurs fois en 24 heures.De même il est utilisé pour combattre l\u2019effet hypermé- tabolique des solutions de citrate injectées lors de toute transfusion de sang ou de plasma conservé.De plus, on a utilisé le Cytochrome C pour faciliter la mise en repos- dans la période pré-opératoire immédiate; ou pour améliorer des sujets victimes d\u2019une agression grave : grands brûlés, hyperthermi- ques, thyréotoxicoses en crises aiguës.\u2018Enfin, les auteurs n\u2019ont aucune expérience personnelle de l\u2019utilisation du Cytochrome C dans les infarctus myocardiques, mais, communiquent que chez deux cancéreux cachectiques, paradoxalement l\u2019injection du Cytochrome C a entraîné une élévation rapide et considérable de la consommation d\u2019oxygène.* + * A la suite de 60 observations M.Walch et J.P.Lacombe font une revue préliminaire des résultats L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 obtenus dans l\u2019utilisation de bromure de N-Butyl- Hyoscine (Buscopan) comme préanesthésique.!4 Ils ont réservé les indications de ce nouveau médicament aux interventions d\u2019urgence pour lesquelles une préanesthésie habituelle (Dolosal-Phénergan) n\u2019avait pu être instituée \u2014 des doses utilisées par voie veineuse furent de 2 cg.et exceptionnellement de 4 cg.; les anesthésies furent variées comportant Penthio-barbital, curarisant du type triiodo-éthylate de gallamine (Flaxédil) et protoxyde d\u2019azote.Les auteurs concluent que le Buscopan présente les mêmes avantages que l\u2019atropine avec une moindre toxicité.Ils n\u2019ont observé ni accidents vagotoniques, ni assèchements de la bouche, ni modifications pupillaires.Les réveils ont été en général plus euphoriques, les doses d\u2019anesthésiques nécessaires ont été normales ou parfois plus faibles qu\u2019à l'habitude.LEUCÉMIE R.Picard et ses Coll.ont étudié 25 observations de leucoses aiguës traitées par la Métacortandracine (Cortancyl) avec un recul de près de deux ans.15 Après divers tâtonnements portant sur la dose utile initiale la durée du traitement de début à doses élevées et les modalités du retour à des doses plus modérées, les auteurs ont adopté le schéma suivant : \u2014 Début de traitement par une dose standard de 100 mg, poursuivie trois ou quatre jours, puis doses prudemment dégressives de 10 en 10 mg, de façon à équilibrer le traitement en une quinzaine de jours, à la dose utile, c\u2019est-à-dire la dose juste suffisante pour empêcher la réapparition de signes évolutifs.Cette dose peut en principe être utilisée pendant une durée 1lli- mitée.\u2014 Après divers essais qui correspondent aux 10 premières observations, ce schéma de traitement a été appliqué systématiquement dans les 15 dernières.\u2014 Des traitements prolongés entre un et 10 mois ont pu être suivis dans 12 cas.Les doses totales courantes étant de l\u2019ordre de 5 à 7.000 mg.de Métacortandracine (M.C.).Le traitement n\u2019a dû être interrompu définitivement que dans deux cas seulement.Les auteurs ont observé une action spectaculaire sur la température et l\u2019état général, sauf dans certains cas qui ont évolué en quelques jours vers la mort, l\u2019échec du traitement donnant la quasi-certi- tude d\u2019une évolution rapidement fatale.14.Premiers résultats cliniques provisoires sur l\u2019emploi du Buscopan en pré-anesthésie (Anesthésie 1.V.), par M.Walch et J.P.Lacombe.La Semaine des Hôpitaux Thérapeutique, No 34, juin 1958.15.Nouveaux résultats du traitement des leucémies aiguës par la Métacortandracine, par R.Picard, J.Horeau, J.Guillon et C.Robin (Nantes).La Presse Médicale, No 47.14 juin 1958.GODLEWSKI: PUBLICATIONS MÉDICALES FRANÇAISES 1109 L\u2019action sur les douleurs ostéo-articulaires est également de règle, sauf dans certains cas de foyers localisés qui obéissent au contraire remarquablement à un traitement radiothérapique localisé.Par contre, l\u2019action sur la formule hématologique reste difficile à apprécier étant donnée l\u2019adjonction presque constante de transfusion.Cependant, on a obtenu une amélioration très nette du sang périphérique tant en ce qui concerne le taux des globules rouges que la formule blanche, par la seule Méta- cortandracine et même dans deux cas une normalisation complète de l\u2019hémogramme.Les auteurs insistent en terminant sur l\u2019excellente qualité des rémissions au point de vue fonctionnel, donnant ainsi aux malades une impression de guérison complète.MAIGREUR J.Durlach a retenu 50 observations du traitement ambulatoire réserpinique (Réserpine) de maigreurs idiopathiques de l\u2019adulte.16 Il a obtenu 86% de bons résultats (dont 54 excellents), 14% d\u2019échecs; donc bon pronostic d\u2019ensemble, avec pronostic moins favorable en cas de facteur constitutionnel, et pronostic très favorable en cas de maigreurs idiopathiques acquises (maigreurs neuro- gènes, maigreurs post-pubertaire, et tout particulièrement maigreurs post-gravidiques).Absence de valeur pronostique des types cliniques hyper ou hypos- théniques, de l\u2019âge et du sexe.La modalité des incidents du traitement diffère : les uns, fréquents : essentiellement congestion nasale et asthénie somnolence; les autres, rares : touchant surtout les récepteurs génitaux (galactorrhée, par exemple).Le mécanisme d\u2019action de la Réserpine dans le traitement de la maigreur démontre que les effets endocrinotrope et hydroélectrolitique semblent hors de cause; importance des effets neurotropes; sédatif et surtout diencéphalotrope.L\u2019action de la Réserpine consiste essentiellement en une stimulation des centres diencéphaliques de l\u2019appétit, et surtout du métabolisme ; schématiquement, le traitement réserpinique constitue ainsi un traitement de la maigreur, symétrique du traitement de l\u2019obésité par les amphétamines.Posologie et modalités de cure : cure initiale exclusive; cure ambulatoire; traitement d\u2019un seul tenant, avec une posologie fixée à «un plateau bien toléré » (posologie moyenne quotidienne : 0,75 mg.), et d\u2019une durée (4 mois en moyenne) déterminée individuellement pour chaque cas.16.Le traitement ambulatoire de la maigreur par la Réserpine.À propos d\u2019une statistique de 50 cas de maigreur idiopathique de l\u2019adulte, par J.Durlach.La Semaine des Hôpitaux Thérapeutique, No 4, avril 1958. 1110 Oro - RHINO - LARYNGOLOGIE Ses premiers succès s\u2019étant montrés encourageants, R Maduro a décidé de soumettre les otocônes à une large expérimentation, dans le dessein de faire à la fois la preuve de leur efficacité et celle de leur supériorité sur les instillations.17 Résultats cliniques 1° Otocônes à l\u2019hydrocortisone: dosés à 2%, ils s'adressent naturellement aux eczémas des conduits auditifs externes.L\u2019eczéma de l\u2019oreille se compliquant constamment d\u2019une infection de surface, plus ou moins discrète, il paraît contre-indiqué d'utiliser d\u2019emblée l\u2019hydrocortisone sans avoir au préalable pris la précaution d'entreprendre pendant 4 ou 5 jours, un traitement de désinfection du conduit auditif soit à l\u2019aide de nitrate d\u2019argent à 1/100, soit à l\u2019aide d\u2019une solution antiseptique inoffensive pour la peau.Ce n\u2019est donc que le 4ème ou le 5ème jour, après l\u2019assèchement plus ou moins complet du conduit par le traitement précédent, que commencera le traitement au moyen des otocônes d\u2019hydrocortisone, à raison de 2 par jour, le matin et le soir, pendant 8 jours.Ce traitement a constamment procuré des guérisons très rapides.2° Otocônes chloramphénicol-streptomycine: dosés à 1% de chacun de ces antibiotiques, ils ont été utilisés dans les otorrhées chroniques abondamment suppurantes.Utilisés matin et soir pendant 8 jours, et parfois 15 jours, ils ont dans la moitié des cas, abouti à un assèchement complet et durable de la suppuration d\u2019oreille.Ces résultats, encourageants dans leur ensemble, s\u2019expliquent facilement par l\u2019ampleur du spectre d\u2019activité du mélange chloramphénicol-streptomycine, qui couvre la plupart des bactéries participant à la composition habituelle de la flore des otorrhées chroniques, à l\u2019exception naturellement du pyocya- nique.3° Otocônes au benzododécinium: l\u2019auteur s\u2019est rapidement rendu compte que l\u2019activité de ces oto- cônes, dosés à 0,30% de benzododécinium, était entravée, dans les suppurations abondantes par un blocage du pouvoir bactéricide et du pouvoir de pénétration du benzododecinium résultant de l\u2019influence sur ce produit des protéines dégradées qui constituent le pus.Par contre ces deux propriétés se déploient remarquablement en présence d\u2019un foyer chalestéatomateux bien exposé à l\u2019action du médicament par une large brèche et à peine suppurant.17.Une nouvelle forme de thérapeutique auriculaire - Les otocônes, par R.Maduro.La Semaine Hôpitaux Thérapeutique, No 4, avril 1958.GODLEWSKI: PUBLICATIONS MÉDICALES FRANÇAISES L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 Tolérance des otocônes Les otocônes ne déterminent pas de géne fonctionnelle appréciable, leur fonte provoque certes une sensation d\u2019oreille bouchée; mais cette sensation reste très passagère, car la rapidité de leur résorption la fait presque constamment disparaître dans la demi- beure qui suit.Leur substrat est parfaitement toléré par la peau; mais il se peut que les antibiotiques déterminent parfois chez certains sujets des accidents d\u2019intolérance cutanée dont la survenue contre-indiquerait naturellement la poursuite du traitement.PÉDIATRIE A.Breton et ses Coll.ont étudié 180 enfants asthmatiques de 0 à 16 ans,!8 dont 122 garçons; ils ont fait un interrogatoire soigneux et pratiqué tous les examens radiologiques, oto-rhino-laryngologiques, hématologiques et allergologiques jugés nécessaires.Dans 43,3% des cas fut retrouvé un facteur héré- ditatre (plus précisément chez les parents dans 26,1% des cas).Dans 40% des cas, un rôle déclenchant peut être attribué à certaines maladies infectieuses : coqueluche, rougeole, amygdalite, tout en admettant la possibilité de coïncidence.Dans 59% des cas la radiographie pulmonaire montre une image normale, une image classique d\u2019asthme dans 36% des cas et une image atypique dans 4% des cas.Dans un quart des cas, une radiographie des sinus maxillaire montra une image anormale chez l\u2019enfant au-dessous de 3%; sur les 244 examens pratiqués, 65,5% ont montré des chiffres supérieurs à 4%.L\u2019électrophorèse des protéines du sérum a été pratiquée 70 fois avant tout traitement; dans 45 cas, elle présentait des modifications à type d\u2019hypoalbu- minémie, d\u2019hyperalpha 2 et d\u2019hyper-gammaglobuli- némie.Les 180 malades ont eu des tests cutanés par intradermo-réactions systématiques contrôlées avec plusieurs antigènes; 145 d\u2019entre eux avaient un ou plusieurs tests positifs qu\u2019il s\u2019agisse de pneuallergènes (essentiellement poussière de maison, matériel de literie, pollens, etc.) ou aux trophallergènes d\u2019origine alimentaire ou aux deux à la fois.A côté du facteur allergique (87%), caractérisé cliniquement par des sécrétions muqueuses blanches et une évolution capricieuse et tenace, les auteurs distinguent un facteur infectieux retrouvé dans 32% des cas, soit isolément, soit associé au facteur allergique; ce facteur infectieux serait caractérisé par des poussées thermiques, une bronchorrhée purulente et une infection des voies respiratoires supérieures.18.Déductions diagnostiques et thérapeutiques dans l\u2019asthme infantile, par A.Breton, O.Dubois et J.R.Caudrelier.Archives Françaises de Pédiatrie, No 15, 1958. L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 Le diagnostic étiologique permet un traitement rationnel.L\u2019infection sera traitée par antibiothérapie ou vaccino-thérapie microbienne, soit vaccin C.C.B.de l\u2019Institut Pasteur en intradermique puis par voie sous-cutanée, soit vaccin de Weill et Dufourt.Le traitement antiallergique consiste avant tout à éliminer l\u2019allergène responsable.Si la suppression de l\u2019allergène est difficile ou impossible, on entreprendra une désensibilisation spécifique par des injections sous-cutanées, deux fois par semaine, à doses croissantes, associées à des antihistaminiques, chaque dose doublant la précédente s\u2019il ne se produit ni réaction locale ni réaction générale.Si tout va bien, au bout d\u2019un mois on augmentera les doses jusqu\u2019à la dose maxima une fois par semaine.Au bout de trois mois et si l\u2019amélioration est évidente, l\u2019injection sera faite tous les dix jours, pendant encore trois mois, puis tous les 15 jours.La durée totale du traitement sera de 24 à 30 mois.En cas d\u2019échec de ces méthodes, on procèdera à une désensibilisation non spécifique par autohémo- thérapie, vitaminothérapie À et D, actinothérapie, peptone, ete.Pour 123 malades les résultats de ces divers traitements furent les suivants : \u2014 56% de résultats excellents.\u201429% de bons résultats.\u2014 14% de résultats médiocres ou nuls.* * * P.Chassagne et H.Jérôme ont traité par administration orale de 200 à 600 mg/24 h d\u2019un dérivé de la Dicarnitine (Bicarnésine) des enfants hypo- trophiques ou convalescents.19 Ils ont constaté habituellement une stimulation nette de l\u2019appétit et une notable reprise pondérale, appréciés par rapport au comportement d\u2019un nombre égal de sujets témoins.L\u2019étude des sécrétions digestives avant et après traitement met en valeur constante une augmentation de l\u2019acidité libre et totale et de l\u2019activité pepsique du suc gastrique.On constate de plus, assez souvent, une diminution de l\u2019activité amylasique de l\u2019urine.* * * L\u2019Institut Pasteur prépare depuis peu une série d\u2019extraits allergiques qui peuvent être utilisés pour 19.Traitement des hypotrophies du nourrisson et de l\u2019enfant par un complexe carnitinique de synthèse, par Chassagne et H.Jérôme.Thérapie, No 3, 1958.GODLEWSKI: PUBLICATIONS MÉDICALES FRANÇAISES 1111 faire le diagnostic de la sensibilisation ou pour traiter les malades atteints d\u2019affections allergiques.20 Trois catégories de préparation peuvent être employées actuellement : 1° Les pollens et leurs extraits.2° Extraits de poussière de maison, de plumes, de poils de chat, chien, lapin et de squames de cheval.3° Extraits de moisissures.Les auteurs à ce sujet font diverses remarques concernant la spécificité, l\u2019activité et la concentration en substance active, des extraits allergéniques préparés.Sont en préparation les extraits allergéniques d\u2019aliments divers : farine, œuf, lait.UROLOGIE L\u2019intensité de la douleur au cours des coliques néphrétiques pose presque toujours un problème d'urgence.R.Vial précise les diverses thérapeutiques à envisager.21 Les opiacés tant en lavements qu\u2019en injections sont à éviter du fait de leur action spasmogène.Les infiltrations splanchniques de procaïnes (Maxi- caine à 1%) ont un effet spectaculaire mais transitoire et demandent à être renouvelées 2 à 3 fois par jour, ce qui est difficile à réaliser.Indéniablement les antispasmodiques donnent les meilleurs résultats.On peut recourir soit au chlorhydrate de papavérine, soit au sulfate d\u2019atropine, sous- cutanée ou par voie veineuse à la dose de un demi à un milligramme toutes les six heures.Les effets secondaires possibles, sécheresse de la bouche, mydriase, sont souvent pénibles; d\u2019où l\u2019intérêt des antispasmodiques de synthèse et spécialement du Brom- hydrate de butyl-hyoscine (Buscopan).L\u2019auteur rapporte à ce sujet six observations dont une chez un enfant de neuf ans, au cours desquelles ce médicament eut un effet spectaculaire.Les doses utilisées furent de 2 à 3 suppositoires de un centigramme par jour; elles permettent d\u2019obtenir une sédation rapide de la douleur et parfois l\u2019élimination du calcul dans un délai de 9 à 15 jours.20.Etat actuel de la préparation des extraits aller- géniques à l\u2019Institut Pasteur, par L.Guibert et R.Combes.La Semaine des Hôpitaux Thérapeutique, No 5, mai 1958.21.Le Buscopan dans le traitement de la colique néphrétique - À propos de six observations, par R.Vial.Semaine Médicale, No 34, 1958. CORRESPONDANCE y > e LETTRE DES ÉTATS-UNIS L\u2019ère des voyages en jet a amené avec elle de nouveaux risques et problèmes médicaux \u2014 les maladies infectieuses et leur prévention.Selon l\u2019article de W.W.Spink paru le 8 avril dans le Journal of the American Association (169:1854, 1959), l\u2019un des plus importants problèmes est que de nombreux médecins ne sont pas familiarisés avec les maladies survenant dans d\u2019autres régions du monde.Le Dr.Spink préconise l\u2019instauration de cours de perfectionnement pour les médecins.Ces cours pourraient être pris en charge par l\u2019Organisation Mondiale de la Santé.Sous ses auspices, les médecins seraient envoyés dans diverses régions du monde pour y observer les maladies dans leur habitat naturel.Le Dr.Spink insiste également sur le fait qu\u2019en démit de la disparition de maladies comme la variole ou la peste qui sont bien contrôlées dans certaines régions, surtout par l\u2019application de mesures d\u2019hygiène publique adéquates, « aucune maladie infectieuse n\u2019a jamais encore été mise hors d\u2019existence » et qu\u2019une maladie que l\u2019on aurait pu croire maîtrisée peut encore se manifester.Il est important que les médecins soient en mesure de connaître et de reconnaître tous les types de maladies contagieuses.Les huiles végétales peuvent être indirectement utiles pour traiter le problème de l'acné des jeunes gens.La plupart des adolescents atteints d\u2019acné sont mis à un régime pauvre en matières grasses, ce qui entraîne l\u2019amaigrissement et la fatigue.Selon l\u2019opinion expni- mé par W.R.Hubler dans le numéro de juin des Archives of Dermatology (79:644, 1959) les huiles végétales, en particulier l\u2019huile de maïs, sont bien tolérées.L\u2019addition d\u2019huile au régime alimentaire a l\u2019avantage de rendre cette diète plus agréable au goût tout en maintenant le poids et la vigueur du malade.La Chloromycétine a été administrée par voie veineuse à 91 enfants gravement malades, pendant 3 jours, (jusqu\u2019à ce que l\u2019admi- mistration orale puisse être instaurée), rapportent B.M.Kagan et N.Felix-Balkcom dans le numéro d\u2019avril du Journal of Pediatrics (54:474, 1959).Parmi les affections traitées figuraient la méningite, la diarrhée infectieuse, les infections des voies respiratoires et l\u2019encéphalite.La dose quotidienne était de 68 mg par kg de poids corporel, à doses frac- honnées.76 patients ont été améliorés et 15 n\u2019ont pas répondu au traitement.La durée moyenne de la fièvre après l\u2019instauration du traitement était de trois jours.Les réactions secondarres et les effets toxiques étarent généralement bémins et passagers.D\u2019après cette étude, et du point de vue thérapeutique, la drogue s\u2019est montrée efficace pour combattre les infections justiciables de la Chloromycé- tine ; elle est considérée comme un auxiliaire important dans l\u2019arsenal thérapeutique pour traiter les patients chez lequels la vole orale est ampraticable.Une nouvelle interprétation du mécanisme de l'empoisonnement chimique a été présentée par D.N.Calvert et T.M.Brody dans une communication à la réunion annuelle de la « Federation of American Societies for Experimental Biologies », à Atlantic City, d\u2019après les résultats qu\u2019ils ont obtenus au cours de deux ans et demi de recherches.Des substances chimiques, les hydrocarbures chlorés, ont fait l\u2019objet de cette étude.Il a été découvert que, malgré que ces substances ne soient pas toriques par elles-mêmes, elles déclancharent dans l\u2019organisme une réaction en chaîne qui se traduisait par une décharge massive et prolongée d\u2019adrénaline.Le tétrachlorure de carbone agit sur le cerveau qui, à son tour.commande la décharge d\u2019une grande quantité L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 d\u2019adrénaline.L\u2019adrénaline décompose les grars- ses stockées dans l\u2019orgamsme, provoquant ainsi une libération massive d\u2019acides gras dans la circulation.Le débit sanguin au miveau du foie est également modifié, d\u2019où altération de la fonction hépatique.Su ce processus évolutif n\u2019est pas corrigé, le poison provoquera la mort.L\u2019observation du processus chez l\u2019animal expérimental indique que si cette réaction en chaîne est interrompue par le blocage des incitations venant du cerveau, l\u2019am- mal peut complètement guérir malgré des doses presque léthales de tétrachlorure de carbone.Les activités estivales de plein air augmentent la possibilité de morsures de serpents venimeux.T.McCreary et H.Wurzel, dans le numéro du 16 mai du Journal of the American Medical Association (170:268, 1959) évaluent a approximativement 3,000 le nombre de personnes mordues chaque année par des serpents et entre 10 et 20 le nombre des décès par morsure de serpent.Il y a au moins 35 espèces ou sous-espèces de serpents vem- meux aux Etats-Unis.La gravité de la morsure de serpent est influencée par les facteurs suwvants : 1) l\u2019âge : les sujets très jeunes ou très âgés sont susceptibles d\u2019être affectés le plus gravement ; 2) la localisation : une morsure au niveau d\u2019une extrémité est moins grave que lorsqu'elle est à proximté d\u2019un organe vital ; 3) la précocité du traitement : plus il est précoce, plus al sera efficace.L\u2019ap- plhication d\u2019un garrot, l\u2019incision profonde dans les tissus sous-cutanés et la succion sont les plus essentiels des secours d\u2019urgence.L\u2019antivenin doit être administré par le médecin st celui-ci estime que la morsure présente un caractère de gravité.Les effets nocifs de la morsure de serpent comprennent les troubles de la coagulation sanguine, l\u2019hémorragie interne, les vomissements, le shock et les secousses musculaires.Lorsque le patient survit CORRESPON DANCE 1113 pendant 48 heures, il est considéré comme étant hors de danger.Un nouvel emploi de l'appareii coeur-pou- mons est décrit par trois chirurgiens de l\u2019Umi- versité Tulane, à New Orleans, et fait l\u2019objet d\u2019un rapport publié dans le numéro de printemps de Heart Research Newsletter (4:4, 1959).Il est possible de traiter certains types de cancer par un dispositif de circulation séparée pour la région cancéreuse et en introduisant la moutarde à l\u2019azote dans le sang qui est pompé par l\u2019appareil.Cette technique limite à la région affectée l\u2019introduction de la moutarde à l\u2019azote, de telle sorte que les hautes concentrations sont réservées à la tumeur.Ceci réduit le risque d\u2019apparition d\u2019effets secondaires nocifs tels que la production d\u2019erythrocytes altérés.Jusqu'à présent, 41 patients ont été traités par cette méthode avec des résultats encourageants sinon concluants.Après le traitement, des cancers cutanés très malin situés sur les jambes parais- savent régresser, et, dans certains cas, als ont disparu.L'administration précoce de pénicilline aux malades atteints de syphilis cérébrale permet à plus de 80% d\u2019entre eux de reprendre leurs occupations.Même quand il s\u2019agit d\u2019un malade sévèrement atteint ou anterné pour psychose syphilitique, l\u2019amélioration et la réadaptation sont possibles dans un cas sur trois lorsque l\u2019on administre de la pénicilline.Un compte-rendu.des recherches sur ce sujet, chez 1086 patients pendant une période de cinq années par R.D.Hahn et ses collaborateurs, a paru dans le numéro de mar de Archives of Neurology and Psychiatry (81:557, 1959).La paralysie générale progressive peut être prévenue par la pémicilline, toutefois aucun de ces malades wen avaient reçu au début de la maladie.Sans pénicilline, le malade qui sera atteint de paralysie générale succombera vraisemblablement dans les cinq années. ANALYSES Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complétes et utilisables, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le « Quarterly Cumulative Index Medicus»: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, le volume, la page, le mois (le jour du mois si le périodique est hebdomadaire), l\u2019année.Exemple: J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.« Ann.Med.Psychol.», 94: 1 (juin) 1938.MEDECINE E.A.NIEMAN.\u2014 L'électroencéphalogramme dans le coma myxoedémateux.Etude clinique et électroencé- phalographique de trois cas.(The Electroencephalogram in Myxoedema Coma.Clinical and Electroencephalographic Study of Three Cases.) \"Brit.Med.J.\u2019, 5131: 1204 (9 mai) 1959.L\u2019auteur décrit trois cas de coma myxœdé- mateux et il expose la symptomatologie ainsi que les modifications de l\u2019E.E.G.L\u2019hypothermie est un phénomène constant et la température peut varier entre 24.5° et 35° C.Cette forme de coma peut se différencier du coma par hypopituitarisme en ce sens que la glycémie n\u2019est pas abaissée.Le premier cas rapporté était une forme très grave de coma avec une hypothermie à 24.5° C.(76° F.) et l\u2019E.E.G.montrait très peu d\u2019activité cérébrale.Dans un cas de coma léger le tracé montrait une activité théta et delta généralisée d\u2019amplitude normale ou quelque peu réduite.Enfin le tracé d\u2019un cas en voie de récupération était semblable à ce qui est observé dans un myxæœ- dème non traité de sévérité modérée.Jean-Marc BORDELEAU.R.PICARD, J.PARESSANT, J.P.KERNEIS et Y.BRU- NEAU.\u2014 Flush, crises asthmatiques et diarrhéiques au cours d'un carcinoïde iléal avec métastases.Arch.Mal.App.Dig.\"\u201d, 47: 1095 (oct.) 1958.Carcinoïde iléal avec métastases hépatiques, crises de flush objectivées et analysées par des photographies en couleurs et un film.Hypotension et oligurie au cours des crises de flush.Crises diarrhéiques et asthmatiformes.Les auteurs insistent sur les différences structurales et cytologiques de la tumeur iléale et de ses métastases hépatiques.L\u2019aspect, très voisin de la normale au niveau de la tumeur iléale, est nettement néoplasique au niveau des métastases.HILLEMAND.Yves GEFFROY.\u2014 Tumeur carcinoïde du grêle à large dissémination métastatique avec syndrome collapsus- flush et hypersécrétion de sérotonine.Première observation francaise.\"Bull.et Mém.de la Soc.Med.des Hop.de Paris\u2019, 73: 254 (no 9-10) 1957.L\u2019auteur présente l\u2019histoire d\u2019une femme de 53 ans, de morphologie androïde et présentant un virilisme pilaire; les faits anatomo-clini- ques suivants sont notés: Des accidents paroxystiques à déclenchement soit inconnu, soit d\u2019effort, soit de posture, débutant par une aura sensitive abdominale.Chaque accident associe une crise douloureuse battante, d\u2019abord abdominale supérieure gauche, puis thoraco-cardiaque, avec réaction angoissante, un collapsus violent et alarmant, un rash érythémateux explosif dans son apparition, généralisé dans son étendue, fugitif dans sa durée, exemple typique du flush des auteurs nordiques.Ce rash est suivi d\u2019une cyanose avec sueurs intéressant surtout la moitié du corps et le visage.Une altération marquée de l\u2019état général avec survenue de courts épisodes diarrhéiques non douloureux chez une femme autrefois constipée.Une tumeur multinodulaire et spongieuse du lobe gauche du foie, élément métastatique d\u2019une tumeur de l\u2019iléon terminal dont les caractères histologiques sont ceux d\u2019une tumeur carcinoïde à cellules argentaffines.I existence dans les urines, en dehors de tout accident critique, d\u2019un taux excessif d\u2019un dérivé de la 5-hydroxy-tryptamine.L\u2019exitus survient au bout d\u2019un an d\u2019évolution clinique environ, à la suite d\u2019un collapsus L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 irréversible associé à un infarctus pulmonaire droit.L'auteur, après avoir passé en revue d\u2019une Cette observation est la première observation française d\u2019un syndrome d\u2019abord isolé par les auteurs suédois et qui semble se multiplier dans la littérature étrangère actuelle.HILLEMAND.L.Justin BESANÇON et coll.\u2014 Les escharres dites de décubitus.Pathogénie, prophylaxie et traîtement.Semaine des Hôp.de Paris\u201d, 34: 289 (mars) 1958.Après avoir donné une classification clinique en escharre sacrée, à développement rapide et à évolution imprévisible, en escharre talonnière et fessière haute, trochantérienne et ischiatique, ils envisagent la physio-pa- thologie des escharres.Elles représentent une gangrène ischémique due à la compression entre le plan du lit et le sacrum ou le talon.Il s\u2019agit de malades dont la perte de sensibilité et de motilité générale ou locale a diminué ou supprimé les mouvements permanents involontaires, qui existent toujours chez les sujets normaux.La compression entraîne la thrombose des pédicules artério-veineux du secteur.La défaillance cireulatoire, l\u2019obésité et le plan sur lequel repose le sujet, jouent indiscutablement un rôle adjuvant indéniable.A ce propos, le rond de caoutchouc gène considérablement la circulation de suppléance.Dans un dernier paragraphe, ils exposent les mesures prophylactiques résumées dans l\u2019évaluation de risque d\u2019escharre, une interprétation correcte des lésions initiales encore réversibles et la mise en oeuvre des moyens de prévention (le massage).Dans la pratique, le massage trophique, le matelas alternating et les changements de position sont d\u2019importance primordiale.Quant au traitement curatif, il est général et local, ce dernier ayant pour but l\u2019amélioration de la tro- phicité et la détersion.M.KALUDI.ANALYSES 1115 A.V.DOUMANIEN, E.H.SOULE et F.H.ELLIS, Jr.\u2014 Ruputure d'anévrisme de l'artère thyroïdienne inférieure et paralysie laryzgée.(Ruptured Aneurysm of the Interior Thyorid Artery associated with Faralysis of the vocal cord.) \u2018Proc.St.Meet.Mayo Clin\u201d, 34: 303 (12 juin; 1959.Après avoir exposé succinctement les notions courantes concernant les caractéristiques anatomopathologiques des deux variétés d\u2019anévrismes artériels, le vrai et le faux, les trois auteurs présentent l'observation d'un malade de 60 ans atteint d\u2019une paralysie unilatérale de la corde vocale, unique dans son étiologie puisqu'elle est due à la compression exercée par un anévrisme de l'artère thyroi- dienne inférieure, rompu.Le diagnostic ne fut posé que par l\u2019examen microscopique des coupes sériées, après extirpation chirurgicale avec succès.Ceci leur donne l\u2019occasion de passer en revue les causes habituelles qui préparent à la naissance et à l\u2019évolution des anévrismes artériels.Il en existe deux groupes: celui qui concerne les néoformations bénignes ou malignes, primitives ou métastatiques formées au dépens des unités anatomiques du carrefour oesophago-thyro-bronchiques et celui qui est en rapport avec les compressions dues aux formations cardio-vasculaires, acquises ou congénitales.M.KALUDI.CARDIOLOGIE H.NEIMANN, M.PIERSON, C.PERNOT et G.GENTIN.\u2014 Polydystrophie caractérisée par l'association de malformation de la rate avec cardiopathie congénitale et inversion des viscères thoraciques et abdominaux (Syndrome d'Ivemark).\u2018\u2019Pédiatrie'\" (Lyon), 4: 355 (avril) 1959.Les auteurs ont étudié trois cas et revu 104 cas de la littérature d\u2019une malformation caractérisée: 1)par des anomalies cardio-vasculaires surtout localisées au niveau des septum interauriculaire et interventriculaire ainsi qu\u2019au niveau des gros vaisseaux de la base; 2) par des anomalies des organes abdominaux: mésentère commun et inversion gastrique et hépatique; 3) par une agénésie ou une dextro- position de la rate. 1116 Au point de vue constatation anatomique, ils étudient séparément les cas avec agénésie splénique et ceux où la rate est présente mais mal formée.Groupe 1.\u2014 (104 cas): Agénésie splénique constante.Coeur: les auteurs insistent sur la grande fréquence des anomalies de la segmentation ventriculaire ou artérielle.Les autres anomalies (lévocardie, dextrocardie, sténose ou atrésie pulmonaire, abouchement anormal des veines caves) sont moins fréquentes.Anomalies viscérales les plus fréquentes: symétrie pulmonaire, inversion gastrique, foie médian et mésentère commun.Groupe II.\u2014 (12 cas): Rate toujours à droite.Souvent rates accessoires.Mêmes anomalies cardio-vasculaires.Mémes anomalies viscérales, sauf au niveau des poumons ou il y a inversion de la lobulation pulmonaire qui reste asymétrique.Le tableau clinique est souvent dominé par les manifestations cardiaques et les infections à répétition.Ils soulignent la possibilité d\u2019un diagnostic in vivo par la radiographie associée au cathétérisme cardiaque, à l\u2019angiocardiographie et à la bronchographie lipiodolée, ainsi que par l\u2019ECG et l\u2019examen hématologique où la présence de corps de Heinz dans les globules rouges est intéressante.L\u2019étiologie est inconnue, mais ces malformations s\u2019expliqueraient par un trouble de l\u2019embryogénèse se manifestant à la période de formation des viscères intéressés, c\u2019est-à- dire du 30e au 35e jour de la vie utérine.En terminant, les auteurs discutent différents facteurs susceptibles d\u2019intervenir à cette époque pour provoquer l\u2019arrêt ou la déviation du développement des organes cités.F.DUPAL.Lamar E.CREVASSE et R.Bruce LOGUE.\u2014 L\u2019emploi d'un produit hypertenseur comme moyen diagnostique de l'existence d'un canal artériel atypique.(Atypical Patent Ductus Arteriosus: The Use of a Vasopressor Agent as a Diagnostic Aid.) \u201cCirculation\u201d, 19: 332 (mars) 1959.Les auteurs ont utilisé avec avantage le sulfate de mephentermine par voie parenté- ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 rale dans les cas de canaux artériels atypiques, c\u2019est-à-dire présentant une auscultation atypique avec absence du machinery murmur.L'administration de ce produit chimique qui a pour effet d'augmenter momentanément la tension artérielle systolique et diastolique surtout en augmentant le débit cardiaque ferait apparaître dans ces cas atypiques le machinery murmur permettant ainsi, d\u2019après ces auteurs, de poser un diagnostic précis de canaux artériels atypiques ainsi que les conditions anatomo-pathologiques qui en sont responsables.Léandre DECARIE.A.ROTTER et A.LOPEZ.\u2014 Electrocardiogramme des hommes résidant à de hautes altitudes.(Electrocardio- graphic Patterns in Men at High Altitudes.) ''Circulation\u201d, 19: 719 (mai) 1959.Cent vingt électrocardiogrammes d\u2019adultes en bonne santé habitant Morococha, Pérou (14,900 pieds d\u2019altitude) ont montré: 1.des signes certains d\u2019une hypertrophie ventriculaire droite dans 19.2% des cas; 2.des signes probables d\u2019hypertrophie ventriculaire droite dans 32.5% des cas; 3.un bloc de branche droit dans 30.8% des cas (surtout incomplet et dans quelques cas complet) ; 4.dans 17% des cas, l\u2019électrocardiogramme était dans les limites de la normale.Les auteurs considèrent la pathogénèse de ces électrocardiogrammes comme étant un peu particulière, puisque la fréquence des hypertrophies ventriculaires droites et des autres manifestations électrocardiographiques asso- clées avec une hypertension artérielle pulmonaire, sont survenues chez des sujets dont la tension artérielle pulmonaire moyenne bien que au-dessus de la normale n\u2019avait pas atteint encore des niveaux habituellement rencontrés dans les cas d\u2019hypertrophie ventriculaire droite décelés à l\u2019électrocardiogramme.Ils se demandent donc si en plus de l\u2019hypertension pulmonaire qu\u2019elle occasionne, la haute altitude ne provoquerait pas par d\u2019autres mécanismes associés, une hypertrophie ventriculaire droite plus précocement que ne le font la plupart des pathologies pulmonaires L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 que l\u2019on rencontre chez des sujets habitant les bases altitudes.Encore une fois, notons que cette étude a porté des individus apparemment extérieurement en bonne santé et se recrutant parmi les indigènes de l'endroit et des résidents de longue date.Léandre DECARIE.PNEUMOLOGIE R.MANDE, A.HERRAULT, P.LOUBRY et C.BOUCHER.\u2014 Les épidémies scolaires de tuberculose.\u201cSem.des Hép.de Paris\", 34: 1837 (juin) 1958.L\u2019incidence de nouveaux cas de tuberculose dans certaines écoles de France a singulièrement augmenté durant ces dernières années.Dans vingt-cinq écoles choisies au hasard, le service social d\u2019hygiène a démontré qu\u2019il y a des causes qu\u2019il faut découvrir au plus tôt, afin de mettre fin à l\u2019apparition de nouveaux cas.Les auteurs nous font part de leurs constatations par des observations types.Dans 19 écoles sur les vingt-cinq, la cause de l\u2019infection a pu être prouvée.Chez 10 écoles, la contamination venait d\u2019un professeur.Chez huit, c\u2019était un élève.Enfin, chez une dernière, c\u2019était un membre du personnel auxiliaire.Il découle de ces faits une absolue nécessité de surveiller constamment et méthodiquement professeurs, élèves et tout personnel auxiliaire.Il est un fait très précieux à noter: c\u2019est l\u2019absence de contamination chez les enfants qui ont reçu le BCG.Une autre leçon à tirer de cette étude, c\u2019est que l\u2019apparition de la tuberculose presque à l\u2019état épidémique s\u2019est faite dans des milieux scolaires où la majorité des enfants ont été admis à l\u2019école avec un test négatif à la tuberculine.La vaccination par le BCG et le test à la tuberculine offrent des avantages que met en évidence ce travail.Paul-René ARCHAMBAULT.ANALYSES 1117 G.ROCHE.\u2014 Pleurésies invisibles.\u2018J.Français de Médecine et Chirurgie Thor.\u201c, 12: 507 (mai) 1958.L\u2019auteur donne cette définition des pleurésies invisibles.Celles-ci sont « soupçonnées par la clinique et confirmées par la ponction alors que la transparence pulmonaire est conservée et que l\u2019image radiologique est pratiquement normale ».Les pleurésies masquées par une ombre parenchymateuse telle que les lésions tuberculeuses, fibrothorax, atélectasies ne sont pas comprises.Ce sujet est étudié sous deux chapitres.Premièrement, les épanchements de la base et, deuxièmement, les épanchements de la grande cavité.Ces épanchements de la base sont situés dans le sinus costo-diaphragmatique, communément appelés pleurésies diaphragmatiques.Le liquide entre le poumon et le diaphragme est, la plupart du temps, invisible parce que le diaphragme est trop élevé et l\u2019abondance de l\u2019épanchement est plutôt peu abondant.Dans d\u2019autres circonstances, l\u2019épanchement se place dans le sinus costo-diaphragmatique postérieur parce que peu abondant et localisé à la base.Il y a cependant quelques signes radiologiques capables de nous aider à faire un diagnostic.Par l\u2019inclinaison latérale du sujet, on peut constater la mobilité du liquide, preuve que ces épanchements ne sont pas enkystés.Ils sont libres et localisés aux parties déclives.Il y a un autre test, quoique moins évident.Il consiste à faire une expiration forcée pour déceler les épanchements minimes du sinus costo-diaphragmatique.Ces épanchements localisés dans l\u2019espace interpneumo-diaphrag- matique sont des épanchements peu abondants, peu inflammatoires.L\u2019étiologie est variée: la tuberculose, la pneumonie, l\u2019embolie, les affections virales.Il est un fait à noter: « les manoeuvres d\u2019inclination latérale et d\u2019expiration forcée permettraient de reconnaître les pleurésies au stade initial dès les premiers symptômes ». 1118 Quant aux épanchements de la grande cavité, c\u2019est un fait que le liquide contenu dans la grande cavité peut rester invisible sans que nous soyions capables d\u2019évaluer la quantité de liquide nécessaire à la visibilité de l\u2019épanchement.Cependant, l\u2019expérience démontre que des épanchements dépassant même un litre peuvent être invisibles chez des cardiaques, des rénaux en état d\u2019anasarque.C\u2019est plutôt exceptionnel.Comment se fait-il qu\u2019un tel épanchement peut rester invisible ?Il y a trois facteurs : la composition physico-clinique du liquide, l\u2019état du poumon et l\u2019état de la plèvre.Paul-René ARCHAMBAULT.CHIRURGIE R.PEYCELON et P.REPLUMAZ.\u2014 Sur les tumeurs de l'intestin grêle.A propos de dix interventions personnelles.\u2018Lyon Chirurgical\u201d, 55: 322 (mai) 1959.Dans sa thèse de 1904, Lecène n\u2019avait pu recueillir dans toute la littérature mondiale que 55 cas de tumeurs du grêle, dont 45 sarcomes et 10 épithéliomas.C\u2019est dire qu\u2019il était classique d\u2019enseigner la grande rareté des tumeurs du grêle; toutefois, de nos jours, grâce aux progrès considérables de la radiologie et à une analyse meilleure de la symptomatologie intestinale, le diagnostic de tumeur du grêle est plus fréquemment porté.En 1955, au delà de 100 cas furent rapportés à l\u2019Académie de Chirurgie de Paris; aujour- d\u2019hui, les auteurs relatent dix interventions personnelles qui couvrent des tumeurs siégeant sur le segment mobile et péritonisé de l\u2019iléon ou du jéjunum, éliminant de ce fait les tumeurs de l\u2019angle duodéno-jéjunal et celles de l\u2019angle iléo-cæcale.Les dix cas rapportés comprennent 2 tumeurs bénignes, une tumeur bénigne dégénérée et 7 tumeurs malignes dont 5 sarcomes et 2 épithéliomas.Les signes cliniques sont variables avec les formes tumorales; toutefois, l\u2019'hémorragie est le symptôme d\u2019importance, elle est fréquente et précoce.L\u2019occlusion est rare au début; la tumeur n\u2019est perçue également qu\u2019assez tard.Donc, le seul signe qui puisse mettre sur la ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 piste est l\u2019hémorragie; des troubles digestifs l\u2019accompagnent, mais ils sont banaux.La recherche des signes cutanéo-muqueux peut mettre sur la voie.L\u2019essentiel du diagnostic porte sur l\u2019examen radiologique.Les images radiologiques suggestives consistent dans une disparition du relief muqueux, une infiltration rigide de la paroi, un élargissement pseudo- diverticulaire ou un défilé sténosant.Le traitement des tumeurs du grêle consiste dans une entérectomie avec ablation en bloc du coin mésentérique attenant, avec les lymphatiques qui y sont contenus et un rétablisse- mennt de la continuité par anastomose bout- à-bout termino-terminale.Dans les sarcomes du grêle, la radiothérapie postopératoire est un complément indiqué.En résumé, les auteurs insistent sur les difficultés du diagnostic et concluent à la légitimité de la laparotomie exploratrice, en l\u2019absence d\u2019éléments de certitude que ne donnent ni la clinique, ni la radiologie.Edouard DESJARDINS.J.SENEQUE et C.-L.CHATELIN.\u2014 Le cancer du duodénum.\"'J.de Chirurgie\u201d Paris, 77: 281 (mars) 1959.Le cancer du duodénum a toujours été considéré comme une extréme rareté; il était classique d\u2019enseigner, il y a quelques années à peine, son inexistence.Toutefois, l\u2019opinion change, car il se rencontre une lésion néoplasique duodénale.Les auteurs ont observé quatre cas de cancer du duodénum et ils en profitent pour étudier les problèmes diagnostiques et thérapeutiques qu\u2019il pose.\u2018Les cancers du duodénum siègent à trois endroits; ils sont parapyloriques ou sus-va- tériens, périampullaires ou péri-vatériens ou préjéjunaux ou sous-vatériens.La prédominance porte sur la seconde partie du duodénum.Les cancers bulbaires ressemblent aux cancers du pylore; ceux allant du genu supe- rius à la troisième portion envahissent précocement le pancréas et ceux de la troisième portion peuvent s\u2019étendre au pancréas, au mésocôlon transverse et à la racine du mésentère. L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 L\u2019épithélioma glandulaire est la forme habituelle; les métastases sont rares et tardives.La fréquence du cancer duodénal représente le tiers des tumeurs du grêle; est-il primitif ou secondaire?Est-ce une propagation au duodénum d\u2019une tumeur du pylore?Questions difficiles à résoudre.Circonstances étiologiques relevées: tumeurs bénignes, ulcères.Les symptômes du cancer duodénal sont tardifs et indiquent ou l\u2019obstacle du transit ou l\u2019envahissement de la tête du pancréas ou la compression des voies biliaires ou bien ils consistent dans une hémorragie.Les troubles diagnostics se manifestent par des douleurs post-prandiales avec irradiations dorsales, des vomissements variables.Le retentissement sur l\u2019état général est rapide, si les vomissements sont abondants et fréquents; il y aura alors dénutrition et amaigrissement.Dans les formes non sténosantes, la symptomatologie est plus tardive ; douleurs, hémorragies, amaigrissement sont lents à se manifester.Les examens radiographiques comportent le seul moyen de faire le diagnostic.Les images lacunaires, pseudo-polypoïdes, l\u2019infiltration pariétale et la rigidité, la sténose du défilé duodénal indiquent une forme déjà évoluée.Le diagnostic parfois n\u2019est porté qu\u2019au moment de l\u2019intervention chirurgicale.Le cancer du duodénum a une évolution lente.Son traitement doit être une exérèse; celle-ci n\u2019est le plus souvent que partielle, donc palliative.Les méthodes préconisées sont l\u2019excision simple avec gastro-entérostomie, la duodénec- tomie partielle, la duodénectomie bulbaire et la duodénopancréatectomie céphalique ou totale.Retenons les conclusions de Sénèque et Chatelin que: « le cancer du duodénum n\u2019est pas exceptionnel et l\u2019opinion classique qu\u2019il n\u2019y a pas de tumeur maligne du duodénum doit disparaître.Sa rareté fait qu\u2019il est mal connu, mal recherché sur les radiographies et qu\u2019habituellement, il n\u2019est diagnostiqué qu\u2019au ANALYSES 1119 stade de complication: ictère, hémorragies, occlusion duodénale et qu\u2019à ce stade, seules les interventions palliatives sont possibles ».Edouard DESJARDINS.NEURO-PSYCHIATRIE Russell BRAIN.\u2014 Syndromes neurologiques associés au carcinome.(Neurological syndromes associated with carcinoma.) ''The Lancet\u201d, 2: 971 (8 nov.) 1958.Ces syndromes n\u2019ont aucun rapport avec des lésions métastaliques.Ils sont connus depuis longtemps et dès 1888 Oppenheim les attribuait à un processus toxique.Cependant, leur connaissance plus récente date de 1948 quand Denny-Brown rapporta deux cas de neuropathie sensitive rattachable à une dégénérescence des ganglions rachidiens au cours d\u2019un cancer du poumon.Depuis, d\u2019autres syndromes furent décrits qui peuvent se résumer, sans les comprendre tous, par les cas observés par l\u2019auteur, en 1) dégénérescence corticale du cervelet; 2) des formes mixtes aux lésions dégénératives étendues et qu\u2019on pourrait assimiler à une encéphalo-myélite; i 3) des syndromes de neuropathie sensitivo- motrice à manifestations surtout sensitives comme dans la forme de Denny-Brown et à manifestation motrice dépendant d\u2019une atteinte des cellules des cornes grises antérieures; 4) Des syndromes neuro-musculaires dans lesquels les phénomènes musculaires peuvent être rattachés à une altération des cornes grises antérieures ou encore à une myopathie ou même parfois à une polymyosite et à une dermato-myosite.Dans certains cas, il fut observé un complexe musculaire avec des critères d\u2019une myasthénie.Assez fréquemment, des signes mentaux furent constatés donnant lieu à un tableau de confusion ou de démence.Certaines anomalies du liquide céphalo-rachidien furent également trouvées comme une cytologie et une protéino- rachie augmentées, et une courbe paralytique de l\u2019or colloïdal. 1120 Le traitement fut celui du cancer.Par ailleurs, 1l n\u2019existe pas un parallélisme chronologique entre l\u2019évolution du carcinome et du syndrome neurologique.Ce dernier peut précéder, même de quelques années, l\u2019apparition de la néoplasie.On a pu aussi constater des phénomènes nerveux, par exception il est vrai, succéder à l\u2019exérèse de la masse cancéreuse.Aucune relation entre la pathologie neuro- myopathique et le volume de la tumeur, ni entre l\u2019évolution des accidents neuro-muscu- laires et le traitement chirurgical de la lésion tumorale.Les cas observés par l\u2019auteur comportalent 43 localisations cancéreuses dont 32 au poumon, 4 à l\u2019ovaire, 2 à la prostate, 2 au rectum, 2 au sein et un à localisation imprécise.Le mécanisme qui relie le carcinome au syndrome neurologique n\u2019est pas connu et incite aux conjectures.Intoxication cancéreuse?Trouble métabolique?Infection virale chez des sujets sensibilisés?On n\u2019en sait rien de précis et d\u2019objectif.Pour le moment, on doit se contenter de connaître l\u2019existence de ces faits et certaines corrélations entfe le cancer du poumon plus particulièrement et des dégénérations neuro- musculaires qui impliquent différents étages du système nerveux central et périphérique ainsi que les muscles.Roma AMYOT.P.MICHON, A.LARCAN et F.STREIFF.\u2014 Neuropathies Dysglobulinémiques, \u2018\u2019Rev.Neur.\u201d\u2019, 100: 1 (janv.) 1959.Les auteurs présentent deux observations : l\u2019une d\u2019hémipiégie au cours d\u2019une macroglo- bulinémie de Waldenstrôm, se manifestant par un coma prolongé.La 2ème observation, suivie depuis 8 ans, présente des signes neurologiques sensitivo-moteurs périphériques.À l\u2019occasion de ces cas, les auteurs font un inventaire des troubles neurologiques observés au cours des macroglobulinémies, du myélome et des cryo-globulinémies, compte- tenu des troubles nerveux pouvant être rattachés à des mécanismes banaux ou de rencontre.ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 Des lésions rendent compte des faits cliniques et peuvent être interprétés comme dé- cculant d\u2019une action toxique des globulines anormales.Ainsi peut être mis à jour un nouveau chapitre étiologique, celui des « neuropathies dysglobulinémiques ».Cecil GENDREAU.G.A.DRANSFIELD.\u2014 Expérience clinique comparant la prochlorpérazine à la chlorprémazine dans le traitement des maladies à psychose chronique.(A Clinical Trial Comparing Prochlorperazine (\"Steme- til\u201d) with Chlorpremazine (\u201cLargactil\u201d) in the Treat ment of Chronic Psychotic Patients.) ''].Ment.Sc.\" 104: 1183 (octobre) 1958.+ La littérature actuelle et l\u2019expérience habituelle des cliniciens semblent attribuer à la prochlorpérazine une plus grande puissance d\u2019action que le largactil chez un certain nombre de malades.Cet auteur dans son étude ne reconnaît aucun avantage à employer la prochlorpéra- zine de préférence au largactil dans le traitement des psychotiques agités.Bien au contraire il lui reproche la fréquence plus grande de ses effets secondaires.Il établit la dose thérapeutique efficace à la moitié de la dose de la chlorpromazine.Les critères qui ont servi de base de comparaison ont porté sur les facteurs suivants : 1) les manifestations agressives, 2) l\u2019agitation, 3) le degré de détérioration, 4) l\u2019apathie, 5) l\u2019activité sociale et 6) l\u2019intérêt dans une occupation.Marcel BERTHIAUME.K.E.SCHMIDT et J.TONG.\u2014 Evaluation de l\u2019action de I'hyaluronidase dans l\u2019insulinothérapie comatogène.(Measurements of Effects of Hyaluronidase in Insulin Coma Treatment.) \"TJ.Ment.Sc\u2019, 104: 1136 (oct.) 1958.Leur étude porta sur 32 patients divisés en quatre groupes : un groupe contrôle, un groupe où l\u2019hyaluronidase était employé à tous les deux jours, un autre, à toutes les deux semaines, enfin un groupe où cette substance fut administrée du seizième au trentième coma.On s\u2019efforca d\u2019évaluer l\u2019effet de l\u2019hyaluro- L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 nidase sur les huit facteurs suivants : 1) la durée de la somnolence, 2) l\u2019heure de l\u2019apparition du coma, 3) la stabilité du coma, 4) la durée de la période éveillée, 5) la nécessité de l\u2019interruption par voie intraveineuse, 6) le nombre des manifestations épileptiques, 7) le nombre de comas secondaires, enfin 8) la dose d\u2019insuline requise.Sauf pour un très petit nombre de cas, l\u2019hyaluronidase ne semble pas modifier sensiblement l\u2019évolution du coma.Dans aucun cas de cette étude la quantité d\u2019insuline administrée ne fut sensiblement diminuée.Ces résultats sont d\u2019autant plus intéressants qu\u2019à l\u2019heure actuelle on prend pour acquis dans les milieux psychiatriques que l\u2019emploi de l\u2019hyaluronidase écourte considérablement la période pré-comateuse, réduit la quantité d\u2019insuline employée et prévient l\u2019apparition de comas secondaires.Marcel BERTHIAUME.PEDIATRIE David S.BORLAND.\u2014 Mucormycose du système nerveux central.(Mucormycosis of the Central Nervous System.) \"A.M.A.Jour.of Dis.of Children\u201d, 97: 6 (juin) 1959.L\u2019auteur donne d\u2019abord dans cet article un historique de la maladie dans lequel il mentionne qu\u2019il n\u2019existe dans la littérature qu\u2019un cas publié avant 1943 par Paultauf.Depuis 1943, quatorze cas ont été décrits dans la littérature.Pour chacun des cas décrits, les auteurs ont toujours mentionné l\u2019association d\u2019une acidose soit diabétique, soit rénale jusqu\u2019à ce que Zimmerman du Armed Forces Institute of Pathology soutienne que le diabète n\u2019est pas un facteur important et qu\u2019on peut retrouver le mucor surtout comme complication de leucémie, carcinome, myélomes multiples, brûlures, diarrhée et même après antibiothérapie.Ici, l\u2019auteur rapporte le cas d\u2019un garçonnet de sept mois qui présenta des symptômes gastro-intestinaux avec déshydratation et acidose.Ce patient reçut entre autres traitements des électrolytes et des antibiotiques.ANALYSES 1121 Une nécrose tissulaire péri-orbitaire s\u2019installa trois jours avant l\u2019évolution fatale.L'aspect du tissu cérébral et des tissus péri-orbitaires est celui d\u2019une nécrose-et d\u2019un infarcissement massifs sans atteinte des viscères à distance par le micro-organisme.| La microscopie montre une prolifération d\u2019hyphes dans les parois et les lumiéres des valsseaux pour les thromboser.La nécrose tissulaire serait due à une ischémie.Pour terminer, l\u2019auteur rapporte des expériences faites par Bauer, Flanagan et Sheldon sur des rats rendus diabétiques par l\u2019alloxane et sur des rats normaux chez lesquels ils ont inoculé par voie intra-nasale différentes souches de mucor; ils ont trouvé que chez tous les rats rendus diabétiques, il y avait croissance de mucor dans le tissu cérébral, tandis que les rats normaux ne présentaient pas d'atteinte par le mucor.L\u2019acidose semble donc être un facteur qui permet à ces organismes normalement saprophytes de devenir pathogènes.Jean HOULE.DERMATOLOGIE N.B.KANOF, S.BLAU, R.FLEISCHMAJER et B.MEIS- TER.\u2014 Administration prolongée de triamcinolone dans diverses affections dermatologiques.( Prolonged Administration of Triamcinolone in Dermatologic disorders.) \"A.M.A.Arch.of Dermat.\u201d, 79: 631 (juin) 1959.Les auteurs étudient l\u2019efficacité thérapeutique et les effets secondaires de la triamcino- lone sur un groupe de 75 malades présentant treize dermatoses différentes.Le médicament a été administré à la dose moyenne de 22-24 mg.par jour au début du traitement.Dès l\u2019obtention d\u2019une amélioration marquée, la posologie a été diminuée graduellement jusqu\u2019au niveau nécessaire mais suffisant pour le maintien de cette amélioration, i.e.8 mg.par jour en moyenne.Cinquante-huit malades ont été traités sans interruption pendant un laps de temps variant de 3 à 16 mois.Trente-cinq cas de dermatite atopique sur 1122 les 37 traités ont été améliorés considérablement.Onze cas de dermatite de contact due à des allergènes variés ont guéri rapidement.Quatre ou cinq cas de psoriasis ont vu leur état s\u2019améliorer d\u2019une façon appréciable.Des effets secondaires bénins (faciès lunaire, éruptions acnéiformes, nausées, etc.) ont été observés chez 32 malades.Dans deux cas seulement le traitement a dû être interrompu à cause de réactions plus sérieuses.Trente-trois patients ont perdu du poids durant le traitement.En résumé, la triameinolone est un anti- inflammatoire et un anti-prurigineux de grande valeur dans le traitement de plusieurs dermatoses.Les effets secondaires, en général, ne sont pas graves.Henri SMITH.Edward J.RINGROSE.\u2014 Habitude de fumer, Nécrobiose lipoidique, Granulomatose discoide chronique progressive.(Smoking, Necrobiosis lipoidica, Granulom- atosis disciformis chronica progressiva.) \"A.M.A.Arch.of Dermat.\u201d, 79: 635 (juin) 1959.La nécrobiose lipoïdique des diabétiques, que l\u2019on a cru pendant plusieurs années être l\u2019apanage exclusif des diabétiques, peut se voir, nous le savons aujourd\u2019hui, chez des malades qui ne souffrent pas de diabète.La granulomatose discoïde chronique et progressive paraît être une affection absolument semblable à la nécrobiose lipoïdique des non-diabétiques.L\u2019auteur apporte les observations détaillées de 7 cas de nécrobiose lipoïdique des diabétiques qu\u2019il a eu l\u2019occasion de voir personnellement.Un seul de ces malades souffrait de diabète, mais tous étaient des fumeurs de cigarettes de longue date.L\u2019étiologie de la nécrobiose lipoïdique des diabétiques est encore obscure.Nous savons cependant que l\u2019histo-pathologie démontre, dans cette affection, des troubles vasculaires constants.Or il est reconnu aujourd\u2019hui que le tabac amène une vasoconstriction, périphéri- ANALYSES I Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 que surtout marquée au niveau de la peau.Cette vasoconstriction, intermittente mais souvent répétée, finit, chez des sujets prédisposés, par endommager sérieusement les parois des vaisseaux.Il en résulte non pas une nécrose mais une nécrobiose du tissu collagène avoisinant.Si cette hypothèse est exacte, l'habitude de fumer peut, chez des individus prédisposés, causer la nécrobiose lipoïdique des diabétiques chez des personnes qui ne souffrent pas de diabète, causer également la granulomatose discoïde chronique progressive qui est une maladie apparamment identique à la précédente, et enfin aggraver la nécrobiose lipoïdique des diabétiques chez les diabétiques.Henri SMITH.HEMATOLOGIE Lester J.UNGER et Alexander WIENER.\u2014 Quelques observations sur les facteurs sanguins RhA, RhB, RhC du système de groupe sanguin Rh-Hr.(Some observations on Blood Factors RhA, RhB, RhC of the Rh-Hr Group System Blood.) \"The Jour.of Hematology\u2019, 14: 522 (mai) 1959.L'étude du comportement sérologique du complexe agglutinogène Rh-Hr a permis de découvrir qu\u2019il existe, à de rares exceptions près, associés au facteur sanguin Rh® des sujets Rh positif, de nombreux autres facteurs que les auteurs ont désignés Rh* RhP RhS, etc.Rares sont les sujets Rh positif dont le sang possède le facteur Rh® mais chez qui un ou plusieurs des autres facteurs font défaut.De tels sujets peuvent être sensibilisés où l\u2019ont été par les facteurs non existant.Chez un patient Rh positif mais manquant du facteur RhA, des anti-Rh* peuvent se développer soit à la suite de transfusions soit à la suite de grossesses.Un phénomène identique peut se produire lorsque le patient ne possède pas le facteur Rh?ou le facteur Rh® ou manque des deux facteurs.Les auteurs ont identifié les trois anti-sé- rums qui sont d\u2019ailleurs indifférentiables des anti-Rh® « standard » sur des séries de sangs L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 prélevés au hasard, à moins qu\u2019un des rares sangs Rh positif, mais ne possédant pas les facteurs Rh Rh® ou Rh\u20ac ne soit inclus dans la série des sangs examinés.Dans le présent travail les auteurs ont utilisé le sérum anti-Rh* d\u2019une mère Rh#, (ne possédant pas RhA) et dont l\u2019enfant souffrait d\u2019érythroblastose pour étudier la distribution et l\u2019hérédité du facteur Rh*.Sur un total de 2012 échantillons de sang provenant de sujets Rh® positif 951 étaient de race blanche et 918 de race noire.Chez les Blancs le facteur Rh®° « standard » se trouve invariablement associé au facteur Rh* «standard ».Lorsque la réaction avec le sérum anti-Rh® est typique jamais les auteurs n\u2019ont constaté l\u2019absence du facteur RhA ou d\u2019une variante.Si au contraire le facteur Rh®© est une variante ils ont identifié trois possibilités avec le facteur RhA : le facteur Rh/ «standard », une variante de ce facteur où l\u2019absence de facteur Rh*.Cette dernière éventualité chez les sujets de race blanche ne s\u2019est présentée qu\u2019une fois, (0.11%) et dans ce cas le Rh®© était une variante.Chez les Noirs, les chiffres ne sont pas tout à fait identiques, même si dans presque tous ANALYSES 1123 les cas le facteur Rh® « standard » est associé au facteur Rh® «standard » ; dans 0.9% des cas le facteur Rh# était absent (Rh?).En ce qui concerne les variantes du facteur Rh® les mêmes trois possibilités se rencontrent et chez les Blancs et chez les Noirs.Toutefois l\u2019incidence des cas Rh positif ne possédant pas le facteur RhA est plus élevé, 1.6% chez les Noirs que chez les Blancs, 0.1%.Pour fins d\u2019identification les auteurs ont désigné par Rh*, RhP, Rh\u201c les nouveaux facteurs sanguins étudiés et par anti-À, anti-B et anti-C les anticorps correspondants.Les cellules positives avec le sérum ordinaire anti- Rh® mais négatives avec les sérums anti-A, anti-B ou anti-C sont désignées soit par Rh?soit par Rh®, ete.selon la réaction obtenue avec les autres sérums anti-Rh utilisés.L'identification des variantes se fait par les lettres grecques RCa, ROB, R°,.De l\u2019étude d\u2019une famille particulière les résultats suivants ont été obtenus et notés : Père, Rh® «standard » mais ne possédant pas Rh (Rh*%) ; mère, variante de Rh°® manquant également du facteur Rh* (Rh °, rh) ; enfant, même groupe que la mère, Rh°, rh.A.BERTRAND. REVUE DES LIVRES Speech and brain mechanisms.\u2014 Par Wilder PEN- FIELD et Lamar ROBERTS.Princeton University Press, édit., Princeton, 1959.Depuis 25 ans, l\u2019un des auteurs de cette publication (W.P.) explore le cortex cérébral au cours d'interventions chirurgicales sur le cerveau et à l\u2019anesthésie locale en vue de traiter certaines épilepsies.Ces explorations, effectuées avec la coopération consciente du sujet, ont constitué de véritables expériences de physiologie cérébrale sur l\u2019homme.L'œuvre de prospection poursuivie pendant ce quart de siècle a permis une étude éminemment instructive et une tentative sérieuse de mise au point des délicates fonctions des différentes régions du manteau cérébral.Il en est résulté des monographies essentiellement objectives, de caractère expérimental, assez arides de lecture, mais riches de renseignements et d\u2019enseignements, que W.P.publia en collaboration avec des associés et avec quelques uns de ses élèves.Nous avons en mémoire une étude du cortex cérébral de l\u2019homme avec Rasmussen ; une première publication sur l\u2019épilepsie, avec Erickson et une seconde, plus volumineuse, cette fois signée avec Jasper ; enfin une dernière qui est celle qui est celle que nous désirons analyser brièvement, portant sur le langage en regard des fonctions cérébrales, en collaboration avec un de ses élèves, Lamar Roberts.De multiples articles dans des revues médicales de spécialité neurologique et de nombreuses conférences permirent aussi l\u2019exposé réitéré de certaines conceptions inédites de physiologie normale et pathologique du cerveau et de notions acquises par l\u2019expérimentation chirurgicale sur l\u2019épilepsie.Le présent volume comporte une première partie qui est une revue des thèmes les uns classiques sur le mécanisme fonctionnel du cerveau ; les autres plus propres aux travaux de Penfield qui apportèrent de nouvelles données sur la physiologie du cortex : la présence de centres secondaires ou supplémentaires de la motricité et des sensibilités ; la notion d'une région centrencépha- lique dans le tronc cérébral qui intègre et coordonne les mécanismes moteurs, sensitifs et sensoriels, ainsi que les activités plus proprement intellectuelles en plus d\u2019être essentielle à l\u2019intégrité de la conscience vigile et même intellectuelle; voilà quelques unes de ces notions apportées par la prospection de W.P.Une autre constatation rapportée et de caractère quasi sensationnel résulte de l\u2019application de stimuliélectriques sur certaines parties du lobe temporal.Les phénomènes observés sont appelés par W.P.« experiental responses » et « interpretive responses ».Les premiers correspondent aux «dreamy state » de Jackson et font revivre au malade éveillé une scène du passé déjà vécue ; les seconds sont l'illusion du «déjà vu», du « déjà vécu» ou la conscience de l\u2019étrangeté ou de l\u2019inusité du vécu actuel.Puis on passe au sujet proprement dit de l\u2019ouvrage, soit la fonction du langage en regard de stimuliélectriques sur diverses régions du cortex et par l\u2019effet d\u2019excisions chirurgicales sur certaines aires corticales.Le nombre de malades ainsi explorés se chiffrant à plusieurs centaines forment une base expérimentale incontestablement ferme et précise.Il ressort de ces recherches que les zones corticales affectées à la fonction du langage se superpose assez exactement à la délimitation classique que les études cliniques et pathologiques avaient déjà circonscrites à gauche pour la majorité des individus et sans rapport systématique avec la gaucherie ou droiterie du sujet : la zone de Broca, l\u2019aire secondaire motrice de Penfield, la zône connue de Wernicke (parties moyenne et postérieure des 2 premières circonvolutions temporales, le gyrus supra-marginal et le pli courbe du L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 lobe pariétal), constituent les aires corticales qui intègrent la fonction du langage.En plus, et cette notion s\u2019articule avec la conception de centre centrencéphalique d\u2019intégration chère à Penfield, la zone centrale de coordination de l\u2019ordonnance du langage serait située dans le thalamus, et plus précisément dans le centre médian pour la projection vers l\u2019aire de Broca et dans le pulvinar pour celle qui est destinée à la région de Wer- nicke.Une troisième partie comprend, en synthèse, la conception psycho-physiologique des auteurs sur le langage.Cette conception est à perspective et à fondement beaucoup plus physiologiques et psycologiques, soit en regard du point de départ et de la structure expérimentale de leur étude ; il est logique qu\u2019il en soit ainsi.Enfin, cette troisième partie traite de la corrélation étroite entre la pensée et le langage, du développement de ce dernier, de la physiologie du cerveau en regard de son intégrité et de son épanouissement, de l\u2019acquisition d\u2019une ou de langues secoûdes et de l\u2019enseignement scolaire sur le plan du langage.Cet ensemble constitue un tout abondant, riche, lourd même où se trouvent certaines redites du fait que les chapitres sont rédigés par l\u2019un et l\u2019autre auteurs, où des considérations historiques nous font revivre le développement des connaissances sur l\u2019aphasie et des polémiques auxquelles elle a donné lieu.La monographie est d\u2019une lecture qui se doit d\u2019être attentive d\u2019abord parce que le caractère expérimental de l\u2019œuvre la morcèle en autant de faits techniques et d\u2019observations minutées, et aussi parce que le sujet est extrêmement fuyant et subtile.En fait, on peut difficilement le circonvenir même électrodes et instrument d\u2019exérèse en main, le cerveau sous les yeux et le sujet en relation constante de lucidité avec l\u2019expérimentateur.L'ouvrage a incontestablement une valeur de faits très précieux et utiles.Il précise la région du cortex essentielle à la compréhension et à l\u2019expression symbolique par les mots.REVUE DES LIVRES 1125 Il est le fruit d\u2019une observation patiente, attentive, tenace, itérative, systématique, matériellement bien organisée et conduite.Il est aussi le fruit de réflexions et de méditations approfondies sur les résultats de cette observation.Ouvrage de base comportant des éléments inéluctables : les faits d\u2019observation concrète; contenant aussi une part subjective qui est l\u2019interprétation de ces constats et la spéculation sur le mécanisme même du langage, seconde part forcément plus fragile bien qu\u2019elle s\u2019éloigne le moins possible des connaissances de la physiologie du cerveau les plus accréditées.Ouvrage à conseiller aux neurologistes, aux neuro-chirurgiens, à tout médecin intéressé à la physiologie du langage et à l\u2019aphasie.Ouvrage que des profanes instruits pourraient lire avec avantage et dont surtout des pédagogues pourraient tirer profit, au crédit de leur enseignement.Roma AMYOT L'Oesophage.Par Guy ALBOT et F.POILLEUX.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1958.Ce magnifique volume de 273 pages est le sixième de la série des « Actualités hépato- gastro - entérologiques de l\u2019Hôtel - Dieu » de Paris.Comme ses prédécesseurs, 1l est le fruit d\u2019une précieuse collaboration assurée cette fois par les docteurs A.Aubin, M.Aubry, M.Brombart, E.Chérigié, P.F.Denoix, G.Edel- mann, E.Hafter, P.Hillemand, J.-L.Lortat- Jacob, J.Loygne, J.Massion, P.Michaud, J.Mialaret, H.Monges, G.Morin, P.-P.Petit, R.Picard, P.Porcher, J.-C.Rudler, P.Santy et A.Soulas et dirigée par les docteurs Guy Albot, médecin de l\u2019Hôtel-Dieu de Paris et Félix Poilleux, chirurgien de l\u2019Hôpital Coren- tin-Celton.Les « Actualités 1957 » concernent toute la pathologie de l\u2019æsophage et font large part de la thérapeutique des lésions qui s\u2019y rencontrent.Un bref aperçu de la table des matières fait comprendre tout le terrain couvert.Un 1126 premier exposé donne les techniques de l\u2019examen de l\u2019æsophage, tant celles qui utilisent les moyens cliniques que celles qui ont recours à l\u2019exploration radiologique.Les ulcères de l\u2019œsophage, les œsophagites, les anomalies de l\u2019æsophage, celles de l\u2019hiatus diaphragmatique, les diverticules de l\u2019æsopha- ge, le cancer de l\u2019æsophage étudié séparément à ses parties haute, moyenne et basse, les éventrations diaphragmatiques, les méga-ceso- phages, les dyskinésies, les brûlures et les sténoses font l\u2019objet d\u2019exposés très élaborés et tout à fait à date.Certaines questions, parce qu\u2019elles touchent une lésion plus fréquente, sont traitées assez longuement, d\u2019autres qui s\u2019intéressent à une anomalie rare ne sont pas aussi élaborées, mais donnent tout de même des notions satisfaisantes et au point.Les différentes variétés du cancer de l\u2019æso- phage font l\u2019objet de cinq exposés, appuyés solidement sur des documents cliniques et radiologiques et confirmés par des discussions pertinentes.Le cancer de l\u2019æsophage est étudié radiologiquement par P.Porcher, cliniquement par P.Michaud, M.Aubry, J.-C.Rudler et P.-F.Denoix.Jacques Mialaret donne les indications actuelles et les résultats du traitement chirurgical des éventrations diaphragmatiques ; P.Hillemand, J.Massion et J.Loyne exposent la question des dyskinésies œsophagiennes et des méga-œsophages.Les brûlures et les sténoses bénignes de l\u2019æsophage sont confiées à P.Santy et à A.Soulas.Les ulcères de l\u2019æsophage sont mis en lumière par M.Brombart, R.Picard et J.-L.Lortat-Jacob.Les diverticules de l\u2019æso- phage sont décrits par A.Aubin, E.Chérigié et G.Edelmann.Les docteurs H.Monges, E.Hafter et P.-P.Petit décrivent les anomalies de l\u2019œsophage.Quant au travail de base, celui de l\u2019étude des techniques d\u2019examen, il est rédigé par A.Aubin et M.Brombart.REVUE DES LIVRES L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 Les Conférences de 1957 ont porté sur la pathologie de l\u2019æsophage et elles constituent la matière du volume.selon les mots des responsables de cette belle réalisation, Guy Albot et Félix Poil- leux : « la formule de ces réunions entre hommes de discipline différente était nouvelle au début, actuellement, elle est de mode et beaucoup l\u2019ont adoptée.» Cette formule a permis d\u2019associer non seulement les radiologistes, les médecins et les chirurgiens d\u2019une même ville, mais également ceux de plusieurs centres universitaires.Dans le volume consacré à l\u2019æsophage, plusieurs travaux sont dûs à des maîtres de Paris et de Lyon.La lecture de ce livre est instructive et elle se recommande à ceux qu\u2019intéresse la pathologie digestive.Les docteurs Albot et Poilleux accomplissent une œuvre digne de mention puisqu'elle fait connaître sous un jour excellent les réalisations de la médecine française.Edouard DESJARDIXS.Le Magnésium en pathologie.Par J.-P.MAURAT.Un volume de 130 pages.L'Expansion Scientifique Française, édit, Paris, 1959.L'auteur entreprend une revue détaillée de la littérature mondiale sur la question du magnésium en y ajoutant ses travaux personnels et ses commentaires, fruits d\u2019une longue expérience dans l\u2019étude de cet ion, encore peu connu.Il s\u2019agit d\u2019une monographie de base permettant de se rendre compte que le sujet est beaucoup plus imprécis, encore aujourd\u2019hui, que nos connaissances des autres électrolytes dans l\u2019organisme humain.Ce travail est divisé en quatre parties.La première expose et discute les méthodes actuelles de dosage du magnésium dans le sang et les humeurs et ses limites normales.Une deuxième partie résume l\u2019état très peu satisfaisant de nos connaissances sur le métabolisme du magnésium, la régulation de la magné- sémie, les besoins de l\u2019organisme, la repar- L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 tition dans l\u2019organisme, les effets de la carence expérimentale et enfin, les rôles de l\u2019intestin, du rein, et des glandes endocrines avec les répercussions sur la magnésémie, des variations de l\u2019équilibre acide-base, de la calcémie et de la kaliémie.La troisième partie relate les expériences de l\u2019auteur sur l\u2019hyper et l\u2019hy- pomagnésémie avec tentative d\u2019interprétation des résultats obtenus.La quatriéme partie est consacrée aux variations cliniques de la magnésémie.Des résultats intéressants se rencontrent dans l\u2019insuffisance rénale aigüe et chronique, les syndromes d\u2019hyperexcitabilité neuromusculaire, les cirrhoses, le diabete, les maladies endocriniennes et les troubles de l\u2019ossification.Cette monographie sans prétention présente un problème actuel fort peu connu avec une bibliographie impressionnante.Elle devrait éveiller l'intérêt de nos cliniciens et hommes de laboratoire et permettre par des recherches subséquentes d\u2019élever le niveau de nos connaissances sur le magnésium au même palier que les ions de l\u2019organisme.J.-M.BEAUREGARD.Textbook of Pediatrics.Par W.NELSON.Septième édit.Un volume de 1462 pages: $16.50.W.B.Saunders Co., Philadelphie, U.S.A.Les progrès très rapides réalisés en pédiatrie rendent vite périmés les meilleurs auteurs à moins qu\u2019ils ne rééditent leurs volumes régulièrement.Ceci s\u2019accompagne souvent d\u2019une augmentation constante de texte qui rend REVUE DES LIVRES 1127 vite le volume trop considérable et trop spécialisé.L'éditeur de la septième édition a réussi, par un émondage sévère, à diminuer d\u2019environ 100 pages le texte.La présente édition se maintiendra certainement aux premiers rangs des volumes américains de pédiatrie.Elle couvre tous les champs de la piédatrie d\u2019une façon claire et précise.Parmi les améliorations sur les éditions précédentes, il y à une meilleure organisation de certains chapitres, l\u2019introduction de la physiologie normale au début de presque tous les chapitres et une mise à date des méthodes de diagnostic et de traitement.Certains chapitres ont été pronfondément remaniés ou ont été introduits pour la première fois : parmi ceux-ci il faut mentionner : La Physiologie respiratoire.Les maladies des tissus mésenchymateux.Les troubles métaboliques héréditaires ou congénitaux.Les déficiences mentales.Les maladies des divers métabolismes.Il y a un chapitre très intéressant sur « Le médecin et l\u2019enfant handicapé ».Le chapitre des poisons a été presque complètement refondu et une table très utile des produits chimiques toxiques y a été ajoutée.Ce volume sera très utile pour le médecin dont une partie de la clientèle est pédiatrique.Il devrait être dans la bibliothèque de tous les pédiatres et des internes et résidents qui s\u2019orientent vers la pédiatrie.Albert ROYER. NOUVELLES DOCTORATS HONORIFIQUES CONFÉRÉS AUX DOCTEURS WILDER PENFIELD ET RENAUD LEMIEUX Le docteur Wilder Penfield, de l\u2019Institut neurologique de Montréal et le docteur J.-Renaud Le- mieux, professeur à l\u2019Université Laval de Québec et président de l\u2019Association Médicale Mondiale ont tous deux reçu un doctorat honorifique de l\u2019Université d\u2019Edimbourg, au cours d\u2019une cérémonie qui a coïncidé avec le congrès des associations médicales canadienne et britannique.ob ++ SÉANCE SCIENTIFIQUE DE L'ASSOCIATION DES CHIRURGIENS DE LA PROVINCE DE QUÉBEC TENUE À L'OCCASION DU CONGRÈS DE MONTRÉAL A l\u2019occasion du Congrès des Médecins de langue française du Canada, l\u2019Association des Chirurgiens de la Province de Québec \u2014 Association of Surgeons of the Province of Quebec \u2014 a été invitée à organiser une séance spéciale à l\u2019intention de ses membres.Cette réunion, tenue à l'Hôtel Reine-Elizabeth de Montréal, aura lieu le jeudi, 24 septembre 1959, à 2.00 hres de l\u2019après-midi et consistera dans un travail sur l\u2019arrêt cardiaque et dans un double forum, le premier sur les soins préopératoires et le second sur les soins postopératoires.Un déjeuner précédant la réunion sera honoré de la présence du professeur Henri Redon, chirurgien des hôpitaux de Paris qui sera invité à prononcer une brève causerie.2e + UNE INITIATIVE D'IMPORTANCE: LE GUIDE THÉRAPEUTIQUE UNIVERSITAIRE La Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal vient d\u2019accepter la haute direction d\u2019un « Guide thérapeutique » uniforme.L'initiative part de l\u2019Hôpital Notre-Dame qui a généreusement accepté de céder une œuvre qui portait son nom et qui avait été entièrement conçue et réalisée exclusivement par les membres de son personnel médical.L\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, l\u2019Hôpital Maisonneuve, l\u2019Hôpital Général de Verdun et l'Hôpital Notre-Dame se sont joints à l\u2019Université de Montréal pour assurer la création du nouveau « Guide Thérapeutique Universitaire ».Un comité de cinq membres a été désigné par la Faculté de Médecine pour assumer la responsabilité de la rédaction et de l'impression du « Guide».Le président du Comité est le docteur Georges Hébert, médecin de l\u2019Hôpital Notre-Dame, qui a été Ame dirigeante du mouvement thérapeutique; le docteur Gilles Gosselin, médecin de l\u2019Hôtel-Dieu a été désigné comme secrétaire; les autres membres du Comité sont les docteurs Roger Dufresne, vice-doyen et professeur de Thérapeutique, Charles-Emile Grignon, professeur de clinique médicale et chef du service de médecine de l\u2019Hôpital Notre-Dame et Aurèle Beaulnes, professeur de pharmacologie à l\u2019Université de Montréal.Ce comité réunit done les deux professeurs de thérapeutique et trois professeurs de médecine interne ; ce qui donne toute garantie scientifique et morale.La date de parution du « Guide Thérapeutique Universitaire » sera annoncée prochainement.\u2014\u2014 PARTICIPANTS AU IXe CONGRÈS INTERNATIONAL DE PÉDIATRIE Le IXe Congrès International de Pédiatrie s\u2019est tenu à l\u2019Hôtel Reine-Elizabeth de Montréal du 19 au 25 juillet 1959.Il a obtenu un succès considérable.Le Congrès était sous la présidence du docteur Alan Ross, de Montréal.Le docteur J.-Henri Char- bonneau, président de l\u2019Association Canadienne de Pédiatrie a souhaité la bienvenue aux congressistes étrangers au nom de ses collègues canadiens.L\u2019organisation du Congrès incombait aux pédiatres de Montréal.Certains d\u2019entre eux ont présenté des rapports scientifiques très appréciés; parmi ceux-ci on remarque dans une liste incomplète : le docteur Hans Selye, directeur de l\u2019Institut de médecine et chirurgie expérimentale à l\u2019Université de Montréal: « Le stress dans ses relations avec la pédiatrie » et « Les désordres neuro-musculaires convulsifs influencés par les hormones et le stress»; les docteurs J.-H.Charbonneau et P.Martin, de l\u2019hôpital Pasteur: rapport sur cinq cas graves dus à un virus Coxsackie ; les docteurs G.Gilbert, P.David et N.Aerichide, de l\u2019Institut de Cardiologie: « Traitement de la maladie rhumatismale chez l\u2019enfant et l\u2019adolescent (étude de 200 cas) »; les docteurs Albert Royer, chef de la recherche clinique à l\u2019hôpital Ste-Justine, et Louis Greenberg, du ministère fédéral de la Santé: «Immunisation prénatale pour protéger les enfants contre la coqueluche » ; L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 le docteur Armand Frappier, directeur de l\u2019Institut de Microbiclogie et ses collaborateurs : « morbidité tuberculeuse chez des sujets vaccinés par le BCG et temporairement isolés et chez leurs frères et sœurs non vaccinés et non isolés, et chez les nouveau-nés vaccinés et temporairement isolés à la clinique BCG de Montréal ».Treize nations ont participé aux deux importantes sessions sur l\u2019hématologie.Il s\u2019agissait des Etats-Unis, du Canada, de la Grèce, de Ceylan, de l\u2019Italie, de l\u2019Angleterre, de la Belgique, de l\u2019Australie, du Portugal, des Philippines, de Cuba, de l'Indonésie et de la Turquie.Le Canada français était représenté par deux Québécois, les docteurs Jean-Marie Delage, hématologiste et R.Thibaudeau, pédiatre, qui présentèrent un travail sur l\u2019hémosidérose pulmonaire essentielle.Il est impossible de noter les noms de tous les participants à un Congrès d\u2019une telle envergure; retenons-en ceux de nos collègues de Montréal, Hull, Québec et Ottawa.Ce sont les docteurs N.Aerichide, Pierre Beaudry, P.Boulanger, M.Cantin, J.-Henri Charbonneau, Nicole Corbeil, Paul David, Jean-Marie Delage, R.Desjardins, Armand Frappier, Lise Frap- pier-Davignon, Osman Gialloreto, Ghislaine Gilbert, J.-Albert Guilbault, G.Huard, R.Lafontaine, Donat Lapointe, M.Lariviére, Denis Lazure, L.P.Le- gresley, P.Lepage, P.Martin, J.L.Picard, J.Piette, O.Roy, Albert Royer, J.St-Pierre, Hans Selye, P.A.Soucy, Huguette Tétrault et R.Thibaudeau.Le professeur Marcel Lelong de Paris était au nombre de la délégation francaise qui comprenait 27 pédiatres.-_\u2014 ASSEMBLÉE ANNUELLE DE L'ASSOCIATION DES CHIRURGIENS DE LA PROVINCE DE QUÉBEC L\u2019assemblée générale annuelle de l\u2019Association des Chirurgiens de la Province de Québec \u2014 Association of Surgeons of the Province of Quebec \u2014 aura lieu samedi, le 21 novembre 1959.La réunion scientifique et la séance d\u2019affaires se tiendront à l'Hôpital Notre-Dame de Montréal.Un dîner à l\u2019Hôtel Reine-Elizabeth clôturera la réunion.\u2014 COMITÉ DIRECTEUR DE L'INSTITUT NATIONAL DU CANCER Le Comité du Cancer Un comité de relations conjoint et permanent formé de quatre membres a été créé à la suite de l\u2019entente signée par l\u2019Université de Montréal, l\u2019hô- NOUVELLES 1129 pital Notre-Dame et l\u2019Institut national du cancer.Ce comité sera chargé d\u2019administrer les affaires de la division des recherches de l\u2019Institut du cancer de Montréal.C\u2019est M.F.Lyle Pattee, directeur général de la Société du cancer, qui a annoncé la nomination des docteurs L.C.Simard, directeur de l\u2019Institut ; O.M.Warwick, de Toronto, directeur de l\u2019Institut national du cancer; J.L.Riopelle, secrétaire de la Faculté de médecine, Université de Montréal; et de M.Maurice Forget, président de la division du Québec, de la Société canadienne du cancer.ee ++ HONNEURS CONFÉRÉS AU DOCTEUR ANTONIO CANTERO Le docteur Antonio Cantero vient d\u2019être élu président de la Société de Gastro-Entérologie de Montréal et de la Montreal Gastro-Enterological Society.\u2014\u2014\u2014#+ NOUVEAUX OFFICIERS DU COMITÉ PROVINCIAL DE DÉFENSE CONTRE LA TUBERCULOSE INC.Le Comité provincial de défense contre la tuberculose a tenu sa réunion annuelle récemment.Le docteur Herman Gauthier de Mont-Joli a été élu président, le docteur David Beaulieu de Gaspé, vice- président et le docteur Philippe Landry de Montréal, secrétaire-trésorier.Les membres suivants ont été élus Directeurs: les docteurs J.-S.Bélanger de Chi- coutimi, Guy Cardinal de Macamie, Basil Cuddihy de Montréal, Olier D\u2019Amours de Hull, Fernand Grégoire de Montréal, Gaétan Jarry de Montréal et Ulysse Laferrière de Berthiérville.Messieurs Lucien Darveau de Québec, Charles Demers de Québec, Henri Ferron de Trois-Rivières, Rosaire Garneau de Baie Comeau, Lucien Lauzon de Montréal et A.-A.Poisson d\u2019Asbestos.A cette méme réunion, les docteurs Roland Guy, André Mackay de Montréal et Lionel Montmigny de Québec ont été élus respectivement, président, vice-président et secrétaire de la section médicale de cette association.LES DOCTEURS PAUL POISSON ET E.V.JOINVILLE, DE WINDSOR, ONT., À L'HONNEUR Deux médecins de Windsor, Ontario ont célébré cette année leur cinquantenaire d\u2019admission à l\u2019exercice de la médecine; ce sont les docteurs Paul Poisson et E.V.Joinville.Le docteur Poisson a obtenu son doctorat à l\u2019Université Western Ontario de London, et le docteur 1130 Joinville au Wayne State University College of Medicine.Le docteur Poisson a été en décembre 1930 nommé ministre sans portefeuille dans le cabinet du Premier ministre George S.Henry.+ + OCTROI DE $23,000 POUR DES RECHERCHES ATTRIBUÉ À L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL La Fondation Abraham J.Ginsberg de New-York vient d\u2019octroyer une somme de $23,000 à l\u2019Institut de Médecine et de chirurgie expérimentales de l\u2019Université de Montréal pour des recherches à l\u2019aide de l'appareil « Diapulse ».Le docteur Niklos Nadasdi, assistant du professeur Hans Selye, dirige les expériences.Le docteur Na- dasdi a représenté l\u2019Institut au « Symposium sur l\u2019effet des ondes courtes à hautes fréquences intermittentes » tenu à New-York le 29 juin 1959.ee ++ CONGRÈS INTERNATIONAL DE RADIOLOGIE EN 1962 La prochaine Conférence Internationale de radiologie aura lieu en 1962 à Montréal et sera sous la présidence du docteur Arthur C.Singleton.Cette décision a été prise au cours du IXe Congrès International de Radiologie qui vient de se tenir à Munich.we ++ PREMIER SYMPOSIUM CANADIEN SUR LES URÉTRITES NON-GONOCOCCIQUES ET LA TRICOMONASE HUMAINE Le premier « Symposium Canadien sur les urétrites non-gonococelques et la trichomonase humaine » aura lieu à l\u2019Hôpital Notre-Dame de Montréal les 21 et 22 septembre 1959.Le Comité d\u2019honneur est composé du docteur Paul Bourgeois, Directeur Général de l\u2019Hôpital Notre- Dame, Président, de I\u2019honorable Waldo J.Monteith, Ministre de la Santé Nationale et du Bien-Etre Social, I\u2019honorable Arthur Leclerc, M.D., Ministre de la Santé de la Province de Québec, son Honneur Sarto Fournier, Maire de la Ville de Montréal, des docteurs Wilbrod Bonin, Doyen de la Faculté de Médecine, Université de Montréal, Lloyd G.Stevenson, Doyen de la Faculté de Médecine, Université McGill, Armand Frappier, Doyen de l\u2019Ecole d\u2019Hygiène et Directeur de l\u2019Institut de Microbiologie et d'Hygiène de l\u2019Université de Montréal, Thomas Primrose, Délégué de l\u2019Association Médicale Canadienne,Pierre Smith, Délégué de L\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada, Charles NOUVELLES L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 E.Hebert, Délégué du College Royal des médecins et chirurgiens du Canada, F.P.McInnis, Délégué de la Société des Obstétriciens et Gynécologues du Canada, Gibson E.Craig, Délégué de The Canadian Dermatological Association, Jean-Paul Bourque, Délégué de The Canadian Urological Association, Claude Gendron, Délégué du Collège de Médecine Générale du Canada, Hon.Mare Trudel, Délégué du Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec, J.J.Larocque, Délégué de La Société d\u2019Obstétrique de la Province de Québec, G.Leclerc, Délégué de L\u2019Association des Dermatologistes et Syphiligraphes de la Province de Québec, Adelard Groulx, Directeur du Service de Santé de la Ville de Montréal, Jean-Paul Legault, Délégué de La Société Médicale de Montréal, L.A.Lambert, Délégué de The Montreal Dermatological Association et Clarence Schneidermann, Délégué du Club d\u2019Urologie de Montréal.Le Comité d\u2019Organisation est composé du président, le docteur Lucien Sylvestre, du secrétaire, le docteur Zoltan Gallai, et des membres suivants: les docteurs Paul Bourgeois, Jean-Paul Brault, Gaudias Choquette, Jacques Ethier, Zoltan Fekete, Lise For- tier, Alberic Marin, George B.Maughan et René Simard.Les présidents des séances scientifiques seront les docteurs Paul Bourgeois, Albéric Marin, George B.Maughan et René Simard.Les conférenciers au programme dépassent le nombre de cinquante.Le symposium s\u2019ouvrira par un dîner à l\u2019Hôtel Reine Elizabeth le 20 septembre 1959, à l\u2019issue duquel le docteur Paul Bourgeois prononcera une causerie.Les séances scientifiques auront lieu à l\u2019Hôpital Notre- Dame.Il y aura un dîner de clôture offert par Pou- lence Limitée de Montréal, le 22 septembre à la Salle Marquette de l\u2019Hôtel Reine Elizabeth.Les conférenciers à cette occasion seront les docteurs Lucien Sylvestre de Montréal et Pierre Durel de Paris, ainsi que M.François Avon, l\u2019hôte du dîner._\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 CONGRÈS DE LA CANADIAN FEDERATION OF BIOLOGICAL SOCIETIES (CANADIAN PHYSIOLOGICAL SOCIETY, PHARMACOLOGICAL SOCIETY OF CANADA, CANADIAN ASS.OF ANATOMISTS, CANADIAN BIOCHEMICAL SOCIETY) Le 3e Congrès Annuel de la Canadian Federation of Biological Societies, dont font partie la Canadian Physiological Society, la Pharmacological Society of Canada, la Canadian Association of Anatomists et la Canadian Biochemicals Society, se tiendra à l\u2019Université de Manitoba, à Winnipeg les 8, 9 et 10 juin 1960. L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 JOURNÉES GYNÉCOLOGIQUES ET OBSTÉTRICALES DE LISBONNE Une réunion Internationale organisée par la Société Portugaise d\u2019Obstétrique et de Gynécologie aura lieu à Lisbonne du 19 au 22 septembre 1959.La correspondance pour le Président doit être adressée à l\u2019Hôpital Santa Maria (Serviço de Gine- cologia e Obstetricia), Lisbonne.Celle qui est desti- NOUVELLES 1131 née au Secrétaire Général (informations, inscriptions) doit être adressée au Dispensärio Central de Higiene Social do Porto (Servico de Ginecologia), Rua Anibal Cunha, 98, Porto.Toutes les personnes qui s\u2019inscriront au Congrès de l'U.P.I1.G.O.sont invitées à prendre part aux séances et manifestations de la Réunion Internationale organisée par la Société Portugaise d\u2019Obstetrique et de Gynécologie (19-20 septembre).LIVRES RECUS Repertoire mondial des centres de iraitement pour ma ladies vénériennes dans les ports.Organisation Mor diale de la Santé, Genève, 1958; 162 pages.Prix: 5 Fr.s.ou $1.75.Publication bilingue: français et anglais.Sous le titre légèrement modifié de « Répertoire mondial des centres de traitement pour maladies vénériennes dans les ports », l'Organisation mondiale de la Santé vient de faire paraître une nouvelle édition de la liste des centres qui, dans les ports du monde entier, sont à la disposition des marins du commerce pour leur assurer un traitement en cas de maladie vénérienne.Cette liste, dont trois éditions avaient été publiées en 1933, 1935 et 1939 par l\u2019Office international d\u2019Hygiéne publique, et la quatrième par POMS en 1959, se fonde sur les dispositions de Arrangement international de Bruxelles de 1924, signé à l\u2019origine par 13 Etats et auquel ont adhéré jusqu\u2019à présent 64 pays ou territoires.Les gouvernements signataires de cet accord s\u2019engagent à dispenser gratuitement aux marins du commerce et aux bateliers atteints de maladies vénériennes, sans distinction de nationalité, les soins médicaux et les médicaments requis et à prendre en charge leur hospitalisation lorsqu\u2019elle est jugée indispensable.Un certain nombre d\u2019autres pays qui n\u2019ont pas adhéré à l\u2019Arrangement assurent également aux marins tout ou partie des facilités qui y sont prévues, soit gratuitement, soit contre paiement partiel ou total par la compagnie de navigation, l\u2019agent maritime ou le marin lui-même.Ce répertoire est destiné principalement aux capitaines de navires marchands, aux patrons de bateaux fluviaux et aux services sanitaires des ports.Il contient la liste alphabétique, par pays et par ports, des divers centres existants et donne pour chacun d\u2019eux les renseignements suivants: nom et adresse, jours et heures de consultations, genre de services assurés, possibilités d\u2019hospitalisation, gratuité ou non du traitement.On y trouve encore le texte de l\u2019Arrangement de Bruxelles, la liste des pays qui y ont adhéré ou qui en appliquent officieusement les dispositions, ainsi qu\u2019un modèle du carnet individuel délivré à chaque marin et dans lequel sont consignés tous renseignements concernant le diagnostic et le traitement.Etabli et mis à jour grâce aux informations fournies par la plupart des pays intéressés, cet ouvrage est le témoignage concret d\u2019une collaboration internationale qui a permis d\u2019enregistrer des résultats appréciables dans la lutte contre les maladies vénériennes.Psychiatrie Médico-légale.Par Antoine POROT et Charles BARDENAT.Un vol.de 352 pages.Broché: 2.800 fr.; cartonné: 3.500 fr.\u2014 Librairie Maloine S.A.édit, Paris, 1959.Bien des difficultés attendent le médecin investi d\u2019une mission d\u2019expertise psychiatrique.Toutes ne sont pas d\u2019ordre technique, encore que celles-ci soient les plus évidentes.D\u2019autres touchent à des questions morales et déontologiques dans les rapports de l\u2019expert avec le sujet à examiner et les parties en cause.D\u2019autres encore soulèvent d\u2019irritants problèmes de doctrine.Ceci suffirait déjà à éclairer certains aspects de ce « malaise de l\u2019expertise » que l\u2019on a souvent évoqué.Mais il y a certainement davantage.La Psychiatrie, malgré tous les progrès accomplis par la médecine et peut-être même à cause d\u2019eux, demeure un Art sous les dehors d\u2019une Science.Lorsque le Droit appliqué requiert ses lumières, il sollicite manifestement de l\u2019expert plus d\u2019absolu dans la « vérité » que nos connaissances ne permettent souvent de lui en apporter.C\u2019est aussi qu\u2019un véritable décalage persiste entre les Codes aux conceptions figées dans les textes et la Médecine en évolution permanente, que le Droit procède de principes et ne peut se mouvoir que par bonds tandis que l\u2019art médical est tenu, par nature 1132 et par destination, d\u2019assimiler toutes les découvertes au niveau de l\u2019homme et de son milieu d\u2019existence.Quand le Psychiatre et le Juriste viennent à collaborer, chacun doit prendre conscience de ce qui les réunit et de ce qui les sépare.Le médecin doit connaître les exigences du Droit et le Juriste (magistrat ou avocat), le sens et les servitudes de la Médecine.C\u2019est à l'intention de l\u2019un comme de l\u2019autre qu\u2019a été composé ce volume où les auteurs ont tenté de cerner les principaux problèmes (généraux et particulier) qui se posent en Médecine Légale psychiatrique.Utilisant les travaux les plus marquants parus en la matière et malheureusement épars dans la littérature, s\u2019autorisant d\u2019une expérience personnelle déjà longue, ils n\u2019ont pas l\u2019ambition d'apporter de solutions toutes faites à toutes les questions que pose la pratique, mais de guider ceux qui s\u2019y trouvent engagés dans les vois des décisions raisonnables.Le plan général de l\u2019ouvrage comprend quatre parties.La première partie expose les grands problèmes généraux et communs à toute expertise psychiatrique (choix, rôle et devoirs des experts dans l\u2019exercice de leurs missions, conditions matérielles et morales de celles-ci, étude des données subjectives d\u2019où émerge la question de la sincérité qui s\u2019insinue dans toutes les démarches de l\u2019enquête et de l\u2019examen).Les auteurs, dans cette partie, étudient le mensonge, la mythomanie chez l\u2019enfant comme chez l\u2019adulte, la valeur du témoignage, le problème de la simulation et de l\u2019hystérie, celui des aveux avec les procédés de détection de la vérité; la question de l\u2019extraction des aveux par divers procédés, dont quelques-uns répréhensibles, est soulevée et à ce propos il est fait une mise au point de la narco-analyse et des discussions parfois passionnées autour de l\u2019emploi de ce que l\u2019on a appelé improprement le sérum de vérité.La seconde partie est consacrée aux problèmes de Droit Civil (la capacité, avec les mesures de protection : interdiction et conseil judiciaire, la situation sociale et juridique des malades mentaux, la loi du 30 juin 1838 sur l\u2019internement, l\u2019indemnisation des invalidités créées par le dommage mental, l\u2019aptitude à l\u2019exercice légal de certaines activités ou fonctions).La troisième partie traite des interférences de la Psychiatrie avec le Droit Pénal (criminogenèse et ses enseignements, défense sociale, responsabilité pénale, groupement des crimes et des délits établis par le Code Pénal et leurs motivations), apporte des compléments d\u2019appréciation sur certains secteurs particuliers (délinquance juvénile, militaire, ethnique).La quatrième partie enfin se présente sous la forme d\u2019un résumé technique des procédures et formaltés auxquelles l\u2019expert doit se soumettre dans l\u2019exercice des différentes missions qui peuvent lui être confiées.LIVRES REÇUS L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 Bilharziose \u2014 Activités internationales: 1948-1958.Organisation Mondiale de la Santé, 1959; 61 pages.Prix: Fr.s.1, $0.30.Publié également en anglais et en espagnol.On estime que la bilharziose frappe quelque 150 millions de personnes dans l\u2019ensemble du monde.La maladie est surtout répandue en Afrique, dans les pays de la Méditerranée orientale, en Chine, au Japon, aux Philippines et en Amérique du Sud; elle est donc la plus importante des maladies parasitaires après le paludisme mais, contrairement au paludisme, elle augmente à mesure que se développe l'irrigation.Dans un climat chaud, les canaux d\u2019irrigation offrent aux mollusques, hôtes intermédiaires du parasite, un habitat idéal.On arrive à cette situation paradoxale : l\u2019irrigation, réalisée en grand dans l\u2019intention d\u2019améliorer le sort des collectivités agricoles des pays insuffisamment développés, risque en définitive d\u2019être un mal plutôt qu\u2019un bien.Combattre la bilharziose est théoriquement simple ; dans la pratique, il en va tout autrement en raison des habitudes des populations, de la résistance des mollusques vecteurs et du coût des travaux de génie sanitaire.Depuis sa création, l'OMS a porté une grande attention à cette maladie et elle a amorcé ou encouragé les études portant sur les problèmes nombreux et complexes qui se posent à cet égard.Cette brochure, qui est une réimpression d\u2019un numéro spécial de la Chronique de l'OMS, expose quelques-uns de ces problèmes et donne un aperçu des travaux passés ou présents de l'OMS.À sa lecture, on se rendra compte du temps et du labeur qu\u2019exige la lutte contre cette maladie.La description de l\u2019enquête de l'OMS & Leyte (Philippines) fournit un exemple concret des difficultés rencontrées.Neuro-ophtalmologie.Par L.GUILLAUMAT, P.-V.MO- RAX et G.OFFRET.En 2 tomes.Préface des Prof.Th.Alajouanine et D.Petit-Dutaillis Un vol.de 1,388 pages, 464 figures, 11 planches hors-texte en couleurs.Brochés: 19.000 fr.; cartonnés toile: 21.500 fr.Masson et Cie, édit, Paris, 1959.\u2018L'exercice d\u2019une spécialité n\u2019est fécond qu'à condition de l\u2019éclairer par la connaissance des disciplines voisines.La collaboration du neurologue et de l\u2019ophtalmologiste est ancienne.Mais aucun ouvrage récent de langue française n\u2019en avait décrit la symbiose, pourtant si heureusement et pratiquement réalisée dans tant de services hospitaliers.Cet ouvrage se propose de remédier à cette lacune.Dans une première partie de sémiologie analytique, il expose les défauts de l\u2019acuité et du champ visuel, les altérations du fond de l\u2019œil, les modifications de la pupille et de ses réflexes, les troubles des mouvements des yeux et des paupières, cheminant du symptôme oculaire à la maladie nerveuse qu\u2019il doit évoquer. L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 L\u2019ophtalmologiste praticien y trouvera les connaissances propres à étayer la responsabilité très lourde qui parfois lui incombe.N\u2019est-ce pas lui qui découvrira le premier la dissémination choroïdienne d\u2019une granulie méningée, qui soupçonnera un anévrysme des artères basilaires en présence d\u2019une paralysie isolée du moteur oculaire commun, qui écartera le diagnostic si lourd de menace d'une syphilis nerveuse en reconnaissant une pupille tonique, qui affirmera l\u2019adénome hypophysaire sur la seule constatation d\u2019une hémiachromatopsie bitem- porale?Dans la seconde partie sont passées en revue toutes les affections nerveuses héréditaires et congénitales, traumatiques, infectieuses et toxiques, dégénératives et tumorales, et les quelques complications inhérentes à l\u2019exploration et à la chirurgie du système nerveux.Les signes oculaires y sont particulièrement mis en valeur par leur intérêt tant diagnostique que pronostique, et ce pronostic est double: fonctionnel et vital.Les théories spéculatives, les hypothèses pathogé- niques, les observations exceptionnelles sont résolument écartées de ce volume, écrit pour des praticiens par des praticiens qui ont cherché à éclairer certains exposés forcément complexes par toutes les ressources qu\u2019apporte une illustration abondante, claire et variée.Grandes divisions de l\u2019ouvrage Première partie: Sémiologie neuro-ophtalmologique (652 pages) I.Sémiologie de l\u2019appareil sensoriel (112 pages): Anatomie, Physiologie, Sémiologie des atteintes de la voie visuelle; examen fonctionnel; examen objectif du fond de l\u2019œil en neuro-ophtalmologie.\u2014 II.La pupille (123 pages): Anatomie, Physiologie, Réactions pupillaires; étude sémiologique; étude diagnostique des altérations.\u2014 III.L\u2019accommodation (paralysies et spasmes) (21 pages).\u2014 IV.Troubles de la motilité oculaire extrinsèque (139 pages): Troubles paralytiques oculaires.Troubles de la motilité oculaire d\u2019origine tonique.Paralysies spastiques.\u2014 V.Paralysies des mouvements associés des yeux (Paralysies oculaires de fonction.Paralysies du regard) (55 pages).\u2014 VI.Nystagmus (32 pages): Nystagmus physiologique.Sémiologie du mystagmus.Myoclonies oculaires.\u2014 VII.Troubles de l\u2019appareil moteur des paupières (24 pages).\u2014 VIII.Sensibilité oculaire et fonctions associées (44 pages).\u2014 IX.Signes visuels des manifestations nerveuses paroxystiques (7 pages).\u2014 X.Syndromes psycho-visuels (45 pages).\u2014 XI.Méthodes complémentaires du diagnostic neuro-oph- talmologique (50 pages).LIVRES REÇUS 1135 Deuxième partie: Troubles neuro-oculaires des diverses affections du système nerveux (693 pages) XII.Maladies héréditaires et congénitales du système nerveux (72 pages).\u2014 XIII.Signes neuro- ophtalmologiques des traumatismes (52 pages).\u2014 XIV.Signes oculaires des infections du système nerveux (142 pages): Méningites.Syphilis.Signes de la tuberculose du système nerveux.Réticulo-endothé- liose.Leptospiroses.Brucelloses.Trypanosomiases.Rickettsioses.Infections parasitaires, mycosiques.Neuro-infections virales.Signes neuro-oculaires des affections dentaires naso-sinusiennes et auriculaires.\u2014 XV.Les intoxications exogènes (21 pages).\u2014 XVI.Accidents allergiques (4 pages).\u2014 XVII.Avitaminoses (16 pages).\u2014 XVIII.Troubles métaboliques (22 pages).\u2014 XIX.Syndromes dermatolo- giques (5 pages).\u2014 XX.Syndromes musculaires (14 pages).\u2014 XXI.Troubles du métabolisme lipoi- dique (5 pages).\u2014 XXII.Affections démyélinisantes et dégénératives (48 pages).\u2014 XXIII.Signes oculaires des affections psychiques (17 pages).\u2014 XXIV.Signes oculaires des affections du système nerveux d\u2019origine circulatoire (84 pages): Hémorragies cérébrales.Hémorragies méningées.Oblitérations artérielles.Ramollissements.Anévrysmes intra-craniens.Angiomes ou anévrysmes cirsoïdes.Signes neuro- ophtalmologiques de l'hypertension artérielle.Signes oculaires de divers syndromes vasculaires.Paralysie pseudo-bulbaire.Maladie de Parkinson sénile; Atrophies cérébrales progressives.Chorées.\u2014 XXV.Signes neuro-oculaires des maladies du sang (11 pages).\u2014 XXVI.Les tumeurs cérébrales (176 pages): Tumeurs sus-tentorielles.Néoformations de la fosse postérieure.Formes symptomatiques des néoformations tumorales intra-craniennes.Formes anatomo- pathologiques des néoformations tumorales intra-cra- niennes.Néoformations inflammatoires et parasitaires.\u2014 XXVTII.Complications oculaires de certains procédés neuro-chirurgicaux (8 pages).Index alphabétique des matières (26 pages).Les tuberculiniques et leur traitement homoeopathique \u2014 Etude clinique et thérapeutique.Par Léon VANNIER.2e édition revue et corrigée.Un vol.de 456 pages: 2.000 fr.\u2014 G.Doin et Cie, édit.Paris, 1959.Sans doute, grâce aux antibiotiques, la mortalité par tuberculose a diminué, mais le nombre des tuberculeux reste toujours sensiblement le même.La Tuberculinique précède toujours le tuberculeux.L'auteur veut préciser ainsi que la tuberculose qui atteint l\u2019individu est toujours précédée par un ensemble de troubles bien définis, qui caractérisent l\u2019état d'intoxication tuberculinique.Cet état peut être reconnu, il peut être traité; le sujet en puissance de tuberculose peut être immunisé.pa LXII \u2014 (1136) Quand le malade tuberculeux est déclaré guéri, car la lésion qui existait ne se manifeste plus par des signes cliniques ou radiologiques, en réalité, il conserve toujours en lui des toxines tuberculiniques qu\u2019il est nécessaire de faire disparaître afin d\u2019empêcher une récidive.La thérapeutique homeopathique, préconisée par l\u2019auteur, donne des résultats indéniables confirmés par les nombreuses observations publiées dans l\u2019ouvrage.Le problème de la lutte contre la Tuberculose est mal posé.Guérir un tuberculeux est bien, mais empêcher un sujet prédisposé de le devenir est mieux.L'enseignement du génie sanitaire: Les écoles et les programmes en Europe et aux Etats-Unis d'Amérique, Genève, 1958.(Organisation Mondiale de la Santé): Série de Monographies.Un vol.de 164 pages: $2.75.Dans presque tous les pays, il y a pénurie d\u2019ingénieurs sanitaires qualifiés : la demande est si forte que les écoles n\u2019arrivent pas à former assez de spécialistes dans ce domaine cependant si important pour l\u2019amélioration de la santé.C\u2019est là un sujet de préoccupation pour l'OMS.Aussi a-t-elle organisé un + + ÉVIDEMMENT INDIQUE POUR LA FURONCULOSE ALBAMYCIN® T Chlorhydrate de tetracychine\u2014Novabiocine calcique a une action plus puissante sur un plus grand nombre de germes que n'importe quel autre antibiotique employé seul-y compris toute autre forme de tétracycline ®MARQUE DE COMMERCE LIVRES RECUS L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 symposium européen sur l\u2019enseignement du génie sanitaire.À titre préparatoire, le Professeur Milivoj Petrik, de l\u2019Université de Zagreb, a effectué une enquête très complète sur les écoles européennes et leurs programmes.Les données recueillies par le Professeur Petrik et ses observations forment l\u2019essentiel de la présente monographie.C\u2019est la première fois, pensons-nous, qu\u2019un tel ensemble de renseignements est réuni en une seule publication.Par des visites personnelles, par des échanges de correspondance et par l\u2019étude des programmes publiés, l\u2019auteur a rassemblé toutes les informations qu\u2019il a pu trouver sur l\u2019enseignement du génie sanitaire dans 16 pays européens : Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Finlande, France, Grèce, Irlande, Italie, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni, Suisse, Turquie et Yougoslavie.En outre, il a fait un exposé sur l\u2019enseignement correspondant donné dans certains établissements des Etats-Unis, pays où la spécialisation dans cette branche est le plus poussée.On peut donc faire des comparaisons entre les programmes des écoles européennes et ceux de dix écoles agréées de santé publique et de treize écoles d\u2019ingénieurs rattachées aux universités, ainsi que du Massachusetts Institute of Technology.Un rapport sur le symposium lui-même figure en annexe à l\u2019ouvrage.Cette enquête, qui montre quelles sont les exigences actuelles en matière de génie sanitaire, révèle en même temps la diversité des enseignements donnés en Europe.D\u2019autre part, la comparaison avec l\u2019enseignement donné aux Etats-Unis permet à l\u2019auteur de suggérer des améliorations.Traité de technique chirurgicale, 2e édition, entièrement refondue en 8 volumes.TOME VII \u2014 Abdomen \u2014 Foie \u2014 Voies biliaires \u2014 Pancréas \u2014 Rate \u2014 Epi- ploon \u2014 Mésentère \u2014 Vaisseaux et nerfs \u2014 Lapa- rotomies urgentes \u2014 Incisions d\u2019abcés.Par Jean QUE- NU, J.LOYGUE, Cl.DUBOST.Un vol.de 770 pages, avec 526 figures.Broché: 6.000 fr.; Cartonné toile: 7.200 fr.\u2014 Masson et Cie, édit., Paris, 1959.Ce nouveau tome du Traité de technique chirurgicale est avant dernier à paraître de la série des huit volumes qui constituent la deuxième édition du Traité.Il consigne comme les autres tomes les grands progrès intervenus dans la chirurgie depuis la première édition.Certaines opérations sont devenues possibles, d\u2019autres se sont trouvées modifiées dans leurs indications et dans leurs techniques, toutes ont été améliorées quant à leurs résultats.Les grandes exérèses : hépatectomies lobaires, duo- déno-pancréatectomies, naguère hasardeuses, sont au- jourd\u2019hui parfaitement réglées dans tous leurs détails.La radiologie et la manométrie per-opératoires gui- Particulièrement Utile là où d'Autres Antihistaminiques Echouent RAMINE maléate de dextro-chlorphéniramine NOUVEL antihistaminique de Schering 25 fois plus actif, à poids égal, que les anciens antihistaminiques dérivés de l\u2019éthylènediamine et du benzhydrol.AVANTAGES POUR VOS PATIENTS ALLERGIQUES: Pola- ramine agit à doses beaucoup plus faibles que les autres antihistaminiques et offre une plus grande sécurité, son indice thérapeutique étant le plus élevé de tous, soit 3380.La somnolence, les nausées et l\u2019étourdissement \u2014 associés à l\u2019emploi d\u2019autres antihistaminiques \u2014 sont virtuellement absents.L'action à retardement contrôlé du Répétab fournit un soulagement continu durant tout le jour ou toute la nuit.POSOLOGIE : Un Répétab le matin et un Répétab le soir.Comprimés, 2 mg.\u2014 un tid.ou q.id.PRESENTATION: REPETABS POLARAMINE, 6 mg.flacons de 100 et de 1000.COMPRIMES POLARAMINE, 2 mg., flacons de 100 et de 1000.Maléate de POLARAMINE, maléate de dextro-chlorphéniramine, Schering.REPETABS, comprimés à action répétée.CORPORATION LIMITED LXIV \u2014 (1138) dent aujourd\u2019hui avec efficacité le chirurgien dans certaines interventions délicates.« C\u2019est un des traits de la chirurgie moderne, précise le Professeur Quénu dans sa préface, qu\u2019à la technique proprement dite se trouvent associés des dispositifs et des gestes spéciaux d\u2019exploration empruntés à d\u2019autres disciplines, mais si étroitement liés à la conduite générale de l\u2019intervention qu\u2019ils doivent désormais prendre place dans la description des temps successifs.» De semblables méthodes ont fait renaître les anastomoses portocaves.La résection de l'aorte adbo- minale, distendue par un anévrysme ou oblitérée par l\u2019artérite, posait un double problème d\u2019hémostase pour l\u2019exérèse, de remplacement pour le rétablissement immédiat de la circulation; problème aujour- d\u2019hui résolu par des techniques longuement exposées.La chirurgie des nerfs de l\u2019abdomen s\u2019est enrichie de nouvelles opérations telles que les splanchni- sympathectomies dorso-lombaires visant l'hypertension artérielle.Les derniers chapitres, qui traitent des laparoto- mies urgentes, ont été également modifiés.Si le traitement des lésions traumatiques a bénéficié des vastes expériences de la deuxième guerre mondiale, à v à v EVIDEMMENT INDIQUE POUR LA MASTOIDITE R, ALBAMYCIN® T Chlorhydrate de tetracycline\u2014Novabiocine calcique a une action plus puissante sur un plus grand nombre de germes que n\u2019importe quel autre antibiotique employé seul-y compris toute autre forme de tétracycline #MARQUE DE COMMERCE LIVRES REÇUS L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 les progrès enregistrés dans la thérapeutique des plaies et contusions de l\u2019abdomen, des péritonites et occlusions intestinales de causes diverses, résultent moins de techniques nouvelles que des examens et des soins qui préparent, entourent et suivent l\u2019acte chirurgical : radiographie, bilan humoral, aspiration intestinale, réanimation, anesthésie, antibiotiques.La mise en œuvre de ces moyens permet des.opérations plus complètes, plus radicales et plus bénignes en même temps.Cette deuxième édition est donc vraiment nouvelle.Les auteurs y ont supprimé un peu, rajouté beaucoup, et partout mis à jour textes et figures.Grandes divisions de l\u2019ouvrage I.\u2014 Opérations sur le foie et les voies biliaires (242 pages): Foie: Exploration.Voies d\u2019abord.\u2014 Trois opérations d\u2019indications rares.\u2014 Lésions traumatiques du foie.Suture.Tamponnement.\u2014 Extraction des corps étrangers du foie.\u2014 Abcès du foie.\u2014 Kystes du foie.\u2014 Tumeurs solides du foie.Hépa- tectomie.\u2014 Voies biliaires : La chirurgie biliaire en général.\u2014 La vésicule biliaire et le canal cystique.\u2014 La voie biliaire principale.\u2014 Anastomoses bilio-digestives.\u2014 Cure opératoire des fistules biliaires.II.\u2014 Opérations sur le pancréas (89 pages): Voies d\u2019abord.Exploration du pancréas.\u2014 Lésions traumatiques du pancréas.\u2014 Pancréatectomies.\u2014 Cancers du pancréas.\u2014 Kystes du pancréas.\u2014 Pancréatites.\u2014 Lithiase pancréatique.\u2014 Cure des fistules pancréatiques.III.\u2014 Opérations sur la rate (47 pages): Splénec- tomie.\u2014 Autres opérations sur la rate.IV.\u2014 Opérations sur le grand épiploon (28 pages) : Omentotomie.Décollement côlo-épiploïque.\u2014 Omen- topexie.\u2014 Epiploectomies.\u2014 Epiplooplasties.V.\u2014 Opérations sur le mésentère et les mésoco- lons (4 pages).VI.\u2014 Opérations sur les gros vaisseaux et sur les nerfs de l\u2019abdomen (176 pages): Les gros troncs artériels de l\u2019abdomen.L\u2019aorte abdominale.Les artères iliaques primitives et externes \u2014 La veine cave inférieure et les veines iliaques.\u2014 La veine porte et ses affluents.Traitement opératoire de l\u2019hypertension portale.\u2014 Le sympathique abdominal.VII.\u2014 Laparotomies pour traumatismes (22 pages): Contusions de abdomen.\u2014 Plaies de l\u2019abdomen.\u2014 Autres accidents.VIII.\u2014 Laparotomies pour occlusion intestinale (60 pages): Notions indispensables et règles générales.\u2014 Invagination intestinale.\u2014 Volvulus.\u2014 Occlusions par corps étrangers intra-cavitaires.\u2014 Adhérences et brides.\u2014 Hernies internes.\u2014 Infarctus intestinal.IX.\u2014 Laparotomies pour péritonites aiguës (46 pages): Péritonites dites primitives.\u2014 Péritonites a H L'Union Méd.Canada LXV Tome 88 \u2014 Sept.1959 Cholérétique - Cholestérolytique - Azoturique ABAISSE LE TAUX Du CHOLESTEROL SANGUIN DE 30 : 50°, Q@TOUTESQLESHHYPERCHOLESTÉROLEMIES® Voie intramusculaire Profonde, I ampoule tous les 2 jours associée au traitement péroral de 1 à 2 granules avant chaque repas Dernière référence bibli i ALGÉRIE-MÉDICAL Ne 2 yoy ve Tube de 40 granules Boîte de 6 ampoules eo vaaveve - PARIS 8 Représentants exclusifs au Canada: HERDT & CHARTON, INC.2245, rue Viau, Montréal-4, Canada. i LXVI \u2014 (1140) de causes locales.Règles générales de l\u2019intervention.Opérations diverses suivant les causes.X.\u2014 Incision des abcès de l\u2019abdomen (11 pages).Index alphabétique des matières (6 pages).Comité d'experts de la Fondation à donner au Personnel de Santé en matière d\u2019Education sanitaire de la population, Rapport.(Organisation Mondiale de la Santé): Série de Rapports techniques, 1958, No 156; 45 pages.Prix: $0.30.Publié également en anglais et en espagnol.« L'éducation sanitaire est plus qu\u2019une simple propagande ou de simples leçons d\u2019hygiène.Elle vise à mettre l'individu que l\u2019on éduque en mesure de faire lui-même certains choix et de prendre certaines décisions sur des questions d\u2019ordre sanitaire.» Avec l\u2019extension prise par les campagnes de santé publique, il est devenu évident que le succès dépend dans chaque cas de la participation active d\u2019un public bien informé.Le personnel qualifié et les auxiliaires qui sont en contact étroit avec les catégories d\u2019individus les plus diverses doivent apprendre à éduquer et à persuader, de telle sorte que chacun soit capable de tirer tout le parti possible des services sanitaires disponibles, dont l\u2019ampleur va croissant.ee ++ ÉVIDEMMENT INDIQUE POUR LA PNEUMONIE R ALBAMYCIN\" T Chlorhydrate de tetracycline\u2014Novabiocine calcique a une action plus puissante sur un plus grand nombre de germes que n\u2019importe quel autre antibiotique employé seul-y compris toute autre forme de tétracycline | Upjohn | @MARQUE DE COMMERCE LIVRES REÇUS L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 Le rapport du Comité d\u2019experts de la Formation à donner au Personnel de Santé en matière d\u2019Education sanitaire de la Population indique pourquoi cette formation est nécessaire et comment elle peut être acquise.Il dresse la liste des catégories de travailleurs sanitaires les plus directement intéressées et définit, dans leurs grandes lignes, le contenu, les méthodes, l\u2019organisation et les objectifs de cette éducation.Le Comité estime que l\u2019on doit encourager le personnel sanitaire à discerner les possibilités éducatives que lui offre son travail quotidien et lui apprendre à utiliser ces possibilités pour assurer une éducation sanitaire efficace des collectivités dont il a la charge.individus et des Cette nécessité s'impose principalement aux praticiens de médecine générale et aux dentistes; au personnel spécialisé dans les divers domaines de la santé publique, de l\u2019action sanitaire et de l\u2019action sociale; au personnel hospitalier, notamment aux administrateurs, diététiciens, physiothérapeutes et autres spécialistes; aux équipes d\u2019hygiène industrielle.En outre, le Comité a estimé que d\u2019autres personnes qui exercent leur activité dans des domaines voisins (instituteurs, spécialistes de l\u2019économie ménagère, fonctionnaires des services de vulgarisation agricole, d\u2019éducation de base et d'aménagement des collectivités), devraient également avoir la possibilité de recevoir une formation appropriée en matière d\u2019éducation sanitaire, car ils peuvent jouer un rôle particulièrement utile.Cette formation donnera ses meilleurs résultats lorsque ceux qui l\u2019on reçue travailleront dans le cadre d\u2019une organisation harmonieusement équilibrée et à l'unisson d\u2019un effort global de toute la collectivité.Le Comité a présenté des recommandations sur le type de formation qui convient aux diverses catégories de personnel.Il a mentionné spécialement les auxiliaires sanitaires, qui ont parfois plus d\u2019occasions que le personnel qualifié de faire œuvre d\u2019éducateurs sanitaires, grâce à leurs contacts plus étroits avec la population.Leur formation initiale devrait donc beaucoup insister sur les aspects éducatifs de leurs fonctions.Les démonstrations et les exercices pratiques constitueront une partie importante du programme; des cours de perfectionnement donnés à intervalles réguliers seront utiles pour soutenir l\u2019intérêt.Le Comité a souligné en outre la nécessité de créer un nouveau cadre de spécialistes de l\u2019éducation sanitaire, pour organiser et diriger la formation correspondante et pour donner une impulsion technique aux activités d\u2019éducation sanitaire.Ces spécialistes doivent avoir acquis une solide connaissance des sciences sociales de base ainsi que des principes et des méthodes d\u2019éducation; un code d\u2019éthique et de compétence professionnelles leur est également nécessaire. L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 LXVIT Visite à domicile: agitation L'excité en phase aiguë peut être calmé rapidement si le médecin a SPARINE dans sa trousse.Dans les cas d'urgence, tant médicaux que psychiatriques, SPARINE calme l\u2019hyperactivité, favorise la coopération du malade et simplifie le traitement parfois difficile.SPARINE assure des résultats rapides par injection parentérale et permet un traitement d\u2019entretien efficace par la voie intramusculaire ou par la voie orale.Elle est bien tolérée.Littérature détaillée envoyée sur demande.Sparine Chlorhydrate de promazine, Wyeth INJECTION COMPRIMES SIROP TG Marque Déposée WALKERVILLE, ONTARIO LXVIII \u2014 (1142) Les relations des éducateurs sanitaires avec la population et avec les autres membres de l\u2019équipe de santé sont d\u2019une grande importance.Une lourde responsabilité morale pèse sur eux.Une formation de la plus haute qualité et une sélection rigoureuse sont donc indispensables.Comité d'experts de la Réadaptation médicale.Premier Rapport.(Organisation Mondiale de la Santé): Série de Rapports techniques, No 158, 1958; 55 pages.Prix: $0.60.Publié également en anglais et en espagnol.On peut considérer que l\u2019action sanitaire comprend quatre phases : promotion de la santé, prévention de la maladie, traitement de la maladie et réadaptation médicale.Sur ce dernier point et jusqu\u2019à une date récente, l'OMS s\u2019intéressait surtout à la prévention des maladies et des traumatismes qui risquent de provoquer une incapacité permanente.Toutefois, depuis quelque temps, un effort croissant a été fait pour mettre au point des méthodes et des moyens de réadaptation physique, professionnelle et sociale.Il a donc semblé souhaitable de rechercher l\u2019avis d\u2019experts sur la manière dont l\u2019Organisation devait orienter son action dans ce domaine.C\u2019est dans cette intention qu\u2019un comité d\u2019experts de la réadaptation 6-6 ++ ÉVIDEMMENT INDIQUE POUR L\u2019 ACNE R, ALBAMYCIN\u201dT Chlorhydrate de tetracycline\u2014Novobiocine calcique a une action plus puissante sur un plus grand nombre de germes que n\u2019importe quel autre antibiotique employé seul-y compris toute autre forme de tétracycline SMARQUE DE COMMERCE LIVRES RECUS L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 médicale a été réuni pour examiner, du point de vue médical, la notion et les principes de la réadaptation ainsi que l\u2019organisation des services à prévoir pour les individus diminués, compte tenu des conditions sociales et économiques propres aux différents pays.Les avis du Comité d\u2019experts sont formulés dans un rapport récemment publié.Il recommande des études préliminaires visant à normaliser la terminologie, à analyser les données statistiques du problème de la réadaptation dans différents pays, à déterminer comment les services de sécurité sociale existants peuvent être coordonnés avec les services de réadaptation médicale, à reviser certaines parties des programmes de formation du personnel médical et paramédical et à mettre au point des techniques de réadaptation applicables non seulement aux personnes souffrant de déficiences orthopédiques ou de déficiences sensorielles (cécité, surdité, mutité), mais aussi aux individus, peut-être plus nombreux encore, qui sont atteints d\u2019invalidité à la suite de troubles de la circulation, de la respiration et de la digestion.Avant d\u2019aboutir à ces conclusions, le Comité a examiné la notion de réadaptation médicale dans ses rapports avec la médecine sociale et la médecine préventive, et il a passé en revue les mesures déjà prises en faveur des individus diminués en les rapprochant de la nouvelle définition des besoins, afin d\u2019apprécier leur efficacité.La réadaptation médicale a pour objectif primordial de développer au maximum les fonctions physiques et mentales de l\u2019invalide pour lui permettre d\u2019exercer son droit fondamental à une vie normale.Le rapport traite en détail de questions spécialisées, mais d\u2019intérêt général, telles que les aspects psychologiques de la réadaptation et les problèmes que pose l\u2019organisation de tels services dans les pays sous-développés.Il souligne que la guérison physique doit être suivie de la «guérison sociale», ce qui nécessite une planification entreprise dans un esprit de coopération entre les services médicaux, les services de santé publique, d\u2019enseignement, de protection sociale, de sécurité sociale, de placement et les organisations bénévoles à tous les échelons : à celui de l\u2019organisation et de la politique nationales, à celui de l\u2019administration locale, enfin à celui des soins proprement dits, où les méthodes mises au point sont appliquées à l\u2019individu.En analysant ainsi les caractéristiques essentielles de cet aspect de la santé publique, le rapport du Comité d\u2019experts aura certainement contribué à rationaliser le développement des services de réadaptation médicale, quel que soit le cadre dans lequel ils doivent s\u2019intégrer.L'Acupuncture du praticien.Par le docteur H.VOISIN.3e édition complètement remaniée et augmentée.Un volume de 156 pages, 22 figures: 800 fr.\u2014 Librairie Maloine S.A., édit., Paris, 1959. L'Union Méd.Canada LXIX Tome 88 \u2014 Sept.1959 a + tige ste Qo °e » 3 FORMES CRISES HEMORROIDAIRES AIGUES + TRAITEMENT D'ENTRETIEN + VARICES - PHLÉBITES FRAGILITE CAPILLAIRE « ENGELURES Presentation Solution: Flacons de | oz.et 4 oz Pommade Tubes de 40 grammes avec canule spéciale [ So Suppositoires : Boite de i O0 suppositoires.i i 17 La préparation la plus riche @n vitamines | \\ \u2018\u201cP'\u2019\u2019 native11,000 } de vitamine P par cc.| i § i ; ç ) = ; J ER .8 2 58 fer fchantillon et documentation sur demande Préparé par les LABORATOIRES DAUSSE, Paris France Representants exclusifs au Canada Herdt :Charton Inc.| 2245, RUE VIAU = MONTREALR uw.a LXX \u2014 (1144) Ce livre donne.dans le minimum de pages et de façon claire.tous les éléments nécessaires à une pratique raisonnée et dirigée de l\u2019acupuneture chinoise, tant pour le diagnostic de l\u2019état de l'énergie (hypo ou hyper) dans les différents organes ou les diverses fonctions que pour les indications thérapeutiques qui en découlent dans chaque cas individuel de la pratique quotidienne.Ayant complètement remanié la 2ème édition, l\u2019auteur, après un exposé clair (et assimilable à nos esprits occidentaux), de la théorie chinoise de l\u2019énergie et de sa circulation dans le corps humain, décrit successivement : les signes classiques d\u2019excès ou d\u2019insuffisance (ner- gétique; les pouls chinois (qui renseignent sur l\u2019état individuel du fonctionnement des divers organes) ; les lignes (« méridiens ») où circule l\u2019énergie de chacun de ces organes ou fonctions; les points cutanés utilisables dans chacun de ces méridiens (tous sont exactement situés par leur localisation topographique) ; les points de commande énergétique des divers organes et fonctions (stimulation, sédation, etc.) ; les points à utiliser et leur choix dans chacune des 6 ++ ÉVIDEMMENT INDIQUE POUR LA BRONCHITE R ALBAMYCIN® T Chlorhydrate de tetracyclhine-Novobiocine calcique a une action plus puissante sur un plus grand nombre de germes que n'importe quel autre antibiotique employé seul- y compri toute autre forme de tétracycline ®MARQUE DE COMMERCE LIVRES RECUS L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 affections ou des syndromes rencontrés en clientèle ; la technique des actions tonifiantes et sédatives par piqûre à l\u2019aiguille, par chauffage (moxas) ou par massage.Afin de simplifier l\u2019utilisation du livre.les points chinois sont signalés d\u2019après le méridien où ils se trouvent placés et sous le numéro qu'ils y occupent (mais une liste donne les noms chinois de chacun des points) et, pour chaque affection.les points sont mentionnés dans Uordre ou ils doivent étre piqués.Le praticien désirant pratiquer une acupuncture sérieuse trouvera dans cet ouvrage tous les éléments nécessaires à sa compréhension et à sa bonne application.COMMUNIQUÉS MÉDECIN DEMANDÉ À MAILLARDVILLE À Maillardville, en Colombie Canadienne.à 12 milles de Vancouver, pouvant desservir une population de 3,000 personnes bilingues, dans une région qui se développe et s\u2019étend rapidement.S\u2019adresser 4: F.O.White Contractors, Mercantile Bank Building, 540 Burrard Street, Vancouver (1), C.Canadienne.SUBVENTION FEDERALE ACCORDEE A UNE ECOLE D'INFIRMIÈRES Ottawa, le 12 août 1959.\u2014 Le ministère de la Santé nationale et du Bien-être social annonce qu\u2019une subvention à l\u2019hygiène publique générale, au montant de $15,843, a été accordée à l\u2019Ecole des infirmières St-François-d\u2019Assise, à Québec.Cette subvention aidera à acheter du matériel technique et scientifique pour les divers laboratoires de cette école ainsi que du matériel de classe.On s\u2019attend que 210 étudiantes s\u2019inscrivent à cette école d\u2019infirmières, qui prend plus d\u2019importance.L\u2019amélioration des aménagements d\u2019enseignement aideront à maintenir l\u2019instruction à un niveau supérieur.ENTRETIENS DE BICHAT 1959: 2 - 17 OCTOBRE 1959 Consacrée depuis sept ans par un intérêt croissant de la part des praticiens de France et de l'étranger, la Semaine Médicale de Paris va réunir, du vendredi 2 octobre au dimanche 17 octobre 1959, d\u2019importantes manifestations médicales qui vont se tenir simultanément, comme l\u2019an dernier.pour la plupart à la Salpêtrière.Les unes s\u2019inscrivent dans le domaine de l\u2019Enseignements post-universitaire, tels les Entretiens de L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 i e tf Ri i Met LXXI dans toutes espèces de dermatoses simples n i WU renfermant 4 sels de titane an i wv dans une base de lécithine synthétique \u201cd\u2019une innocuité absolue, et sûrement efficace\u201d.Poirier, P., et Baillargeon, Y.: L\u2019Union Méd.Canada, 85: 4, 1956.LEEMING MILES PHARMACEUTICALS INC., Montréal 28, Québec LXXII \u2014 (1146) Bichat, placés sous la double égide de la Faculté de Médecine et de l\u2019Assistance Publique de Paris ; les Entretiens de Pédiatrie, les Entretiens de Thérapeutique, les Actualités de Médecine Interne, les Actualités de Biologie Médicale, les Colloques avec le Praticien, les Journées de Pneumologie de l'Hôpital Bichat, les Journées d\u2019Endocrinologie et de Diététique de l\u2019Hôpital Bichat, la Journée de Psychologie Médicale et la Semaine d\u2019Enseignement médical des Hôpitaux de Paris, patronnée par le Collège de Médecine des Hôpitaux de Paris et l\u2019Association d\u2019Enseignement Médical des Hôpitaux de Paris.Les autres, comme les Assises Nationales de Médecine, sous la présidence du Professeur Justin-Be- sançon, la Journée Médico-militaire qui y est associée, la Journée du Comité National de l'Enfance, la réunion de Médecine rurale, la réunion d\u2019information du Conseil de l\u2019Ordre des Médecins et de la Confédération des Syndicats Médicaux, le Festival du Film médico-chirurgical, les démonstrations d\u2019actualités thérapeutiques, rassemblent des praticiens intéressés par les grandes questions d\u2019actualité.Il s\u2019y ajoute, cette année encore, une Journée d\u2019Enseignement supérieur des Infirmières, organisées le sa- + + ÉVIDEMMENT INDIQUE POUR L'OTITE DE L\u2019ORFILLE MOYENNE RB ALBAMYCIN\u201d T Chlorhydrate de tetracycline\u2014Novobiocine calcique a une action plus puissante sur un plus grand nombre de germes que n'importe quel autre antibiotique employé seul- y compris toute autre forme de tétracycline #MARQUE DE COMMERCE COMMUNIQUÉS L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 0 medi 3 octobre par la Croix-Rouge Française et l\u2019Assistance Publique de Paris.La date de cette Semaine Médicale de Paris (2 - 17 octobre 1959) coincide avec divers Congrès, Expositions et le Salon de l\u2019Automobile qui attirent à Paris de nombreux médecins.À l\u2019occasion de leur présence, prennent place deux grands évènements culturels : \u2014 d\u2019une part, une exposition consacrée à: «La Médecine en Extrême-Orient », rassemblera des documents et des piéces de collections d\u2019un intérêt exceptionnel, prêtés par les Musées nationaux et les collections particulières de toute la France et de l\u2019étranger.\u2014 D'autre part, un concert sera donné par l\u2019Orchestre Symphonique de la Garde Républicaine, sous la direction de François-Julien Brun, sous la Coupole historique de l\u2019Eglise Saint-Louis de la Salpêtrière.Les Comités de ces différentes manifestations, réunis sous la présidence de M.E.Lesne, de l\u2019Académie de Médecine, ont établi en commun, le calendrier de cette Semaine Médicale de Paris, de telle sorte que l\u2019emploi du temps du praticien en séjour à Paris au début d'Octobre s\u2019en trouve facilité.RAPPORTS DE SURVEILLANCE DES MALADIES CONTAGIEUSES ÉPIDÉMIQUES OU EXCEPTIONNELLES Poliomyélite paralytique Terre-Neuve Six cas de poliomyélite paralytique ont été signalés à Terre-Neuve pour la semaine terminée le 4 juillet 1959.L\u2019un deux, un bébé de trois mois, est mort de paralysie ascendante.Deux des enfants étaient âgés de dix-sept et de dix-huit mois respectivement, et les autres, de quatre, de huit et de neuf ans.Aucun n\u2019avait reçu le vaccin Salk.Source : Rapport télégraphique hebdomadaire, Dr Aod McDermott, médecin-hygiéniste en chef, Terre- Neuve.Canada Le rapport hebdomadaire courant est annexé au présent bulletin.Etats-Unis Au cours des 25 premières semaines de 1959, 574 cas de poliomyélite paralytique ont été signalés, comparativement à 217 pour la même période l\u2019an dernier.Source : US.P.HS.Morbidity Report, 27 juin 1959.and Mortality Infection à cocksakies Une fillette de sept ans et quatre adultes, âgés de 28 à 34 ans, présentant les mêmes symptômes, ont été admis dans un hôpital de New-Westminster, en L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 LXXIII HORMONOTHÉRAPIE TOTALE AMPOULES BUVABLES SIROP AROMATISÉ COMPOSITION Extraits totaux de sang: Extrait de foie de veau titré en vitamine Biz native; de taureau ; titrés en fer Extrait spécial de levure de bière; de génisse | | hémoglobinique: Extrait spécial de cuticules de céréales.de veau VITAMINE - B12%* FER+ HEMOGLOBINIQUE INDICATIONS THÉRAPEUTIQUES Déficience organique, Anémies, Asthénies des convalescents, des vieillards, des dyspeptiques, des néoplasiques, des déficients endocriniens et contre les insuffisances ovariennes, les retards de croissance et tous états de sidéropénie.POSOLOGIE: Ampoules buvables Sirop Adultes: 2 à 3 cuillerées à soupe par jour.Adultes: 2 ampoules par jour.Enfants: de 10 3 15 ans, 1 à 3 cuillerées à dessert; de 5 à 10 ans, 1 a 3 cuillerées 3 café; jusqu\u2019a 5 ans, 2 demi-cuillerées 3 café par jour.Enfants: 1 ampoule par jour.Sous l\u2019une ou l\u2019autre forme, HORMODAUSSE doit être pris un quart d'heure avant les repas après dilution dans V4 de verre d\u2019eau.Le médicament est bien supporté par le tube digestif et ne présente pas de contre-indication.PRÉPARÉ PAR LES LABORATOIRES DAUSSE, PARIS, FRANCE Représentants exclusifs au Canada LXX1V \u2014 (1148) Colombie-Britannique, du 25 mai au 15 juin 1959.Ces cas étaient caractérisés par des maux de tête, de la photophobie, des douleurs et de la faiblesse musculaires, des spasmes du cou, des nausées et une fièvre de 99 à 108 degrés.Le L.C.R.contenait de 27 à 620 leucocytes, et le sang en contenait de 3,750 à 4,300.Cette éclosion présente un intérêt particulier parce que les adultes en cause avaient été inoculés contre la poliomyélite de 1 à 5 jours avant le début de leurs symptômes.Dans chaque cas, le malade avait été en contact étroit avec le premier cas admis.De plus, il y avait deux frères ou sœurs d\u2019un malade qui n\u2019ont pas été admis à l\u2019hôpital mais présentaient les mêmes symptômes.Dans quatre cas, les symptômes ont duré une semaine environ ; un cas examiné deux semaines après le début se sentait encore faible et avait des douleurs musculaires.Le virus cocksakie A9 a été isolé du liquide céphalo-rachidien du premier cas admis, Les études de laboratoire se poursuivent.Source : Dr.E.W.Wylde, directeur de l\u2019unité sanitaire Simon Fraser, Colombie-Britannique, 30 juin 1959.+ + ÉVIDEMMENT INDIQUE POUR LA PHARYNGITE a ALBAMYCIN\u201d T Chlorhydrate de tetracycline\u2014Novobiocine calcique a une action plus puissante sur un plus grand nombre de germes que n'importe quel autre antibiotique employé seul-y compris toute autre forme de tétracycline #MARQUE DE COMMERCE COMMUNIQUÉS L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 Quinze cas d\u2019infection possible par le virus Cocksa- kie ont été signalés à Ucluelet, en Colombie-Britannique.Les cas étaient caractérisés par des nausées ou des vomissements ou encore par une gastro-entérite suivie d'irritation méningée et un grave malaise Les symptômes duraient une semaine.La plupart des cas étaient des adultes.On constatait un peu de fièvre.La localité est située dans une région isolée et on n\u2019a pas entrepris d\u2019études virologiques.Source : Dr CJ.G.MacKenzie, directeur de 'unité sanitaire du centre de l\u2019île Vancouver, Colombie- Britannique, 26 juin 1959.Tularémie Un cas de tularémie a été signalé a Whiteshell, Manitoba.Le malade est un trappeur de fourrures et les symptomes ont débuté le 30 mai 1959.Source : Dr.R.M.Creighton, directeur des Services médicaux préventifs, Manitoba, 15 juin 1959.Giardia Lamblia Un troisième cas de giardiase a été signalé de 100-Mile House, Colombie-Britannique.Source : Médecin-hygiéniste de l\u2019unité sanitaire de Caribou, Colombie-Britannique, 18 juin 1959.Empoisonnement alimentaire Cinquante des 80 personnes qui ont pris part à un banquet à Fort MacLeod, en Alberta, ont subséquemment souffert de diarrhée, de crampes abdominales, de nausées et d\u2019une légère fièvre durant de 28 à 48 heures.Tous les malades sont rétablis.Source : Dr.K.Adler, médecin-hygiéniste, unité sanitaire de Chinook, Alberta, 29 juin 1959.Fièvre pourprée des Montagnes Rocheuses Un jeune homme «de 23 ans aurait contracté la fièvre pourprée des Montagnes Rocheuses le 23 juin 1959, à Lacombe (Alberta).Il avait été exposé aux pigûres de tiques dans la région à l\u2019ouest de Medicine-Hat.Source : Dr C.G.Moore, médecin-hygiéniste, unité sanitaire de Red-Deer, Alberta, le 6 juillet 1959.SUBVENTIONS FÉDÉRALES À LA PROVINCE DE QUÉBEC Ottawa, le 20 juillet 1959.\u2014 Le ministère de la Santé nationale et du Bien-être social annonce que le gouvernement fédéral met à la disposition de la province de Québec des subventions d\u2019un montant de $1,470,847, afin de construire des hôpitaux, de réaliser des projets en hygiène publique et en recherche.Le Verdun Protestant Hospital, à Verdun, reçoit une subvention de $1,029,813 pour des réfections et L'Union Méd.Canada LXXV Tome 88 \u2014 Sept.1959 exerce quatre actions bienfaisantes 1.soulage l\u2019anxiété, la tension psychique et l\u2019état de dépression qui s\u2019y rattache 2.conserve l\u2019allant et la sensibilité affective 3.dissipe l\u2019inquiétude provoquée par des plaintes somatiques d\u2019origine émotive 4.rétablit le sommeil normal et les habitudes régulières de nutrition.LES PATIENTS QUI TRAVAILLENT apprécient l\u2019action calmante prolongée de la \u2018Stelazine\u2019 ainsi que son remarquable avantage d\u2019éviter toute somnolence.Presentation: Comprimés\u20141 et 2 mg.Solution-Ampoule\u2014ampoules de 1 cc.(1 mg./cc.) Solution Stérile\u2014fioles multidoses de 10 cc.(2 mg./cc.) @ SMITH KLINE & FRENCH * MONTREAL 9 *Marque déposée au Canada de la trifluopérazine, S.K.F.9220F LXXVI \u2014 (1150) de nouvelles constructions, qui seront probablement terminées en 1962, et qui comprendront une unité médicale - chirurgicale de 150 lits, une unité de 100 lits pour les convalescents et 26 lits de plus à la maison des infirmières.Le Verdun Protestant Hospital est l'hôpital psychiatrique qui dessert la population non catholique de la province de Québec.Le gouvernement fédéral accorde une subvention de $181,700 à l\u2019Hôtel-Dieu St-Vallier, à Chicoutimi, pour la réfection de la pouponnière, des départements d\u2019obstétrique et de pédiatrie, d\u2019urologie et de cardiologie ainsi qu\u2019au laboratoire, et l\u2019établissement de nouveaux départements de dermatologie et d\u2019allergie.L'hôpital St-Mary, à Montréal, recevra une subvention de $177,293 en vue de travaux de réfection et d\u2019agrandissements qui permettront d\u2019installer six nouveaux lits, d\u2019agrandir les dispensaires et l\u2019école des infirmières.Une subvention d\u2019un montant de $13,312 permettra à l\u2019Hôtel-Dieu Notre-Dame-de-Beauce, située à St- Georges ouest, d\u2019améliorer et d\u2019agrandir son école d\u2019infirmières.Cet hôpital recevra aussi une subvention de $55,333 afin d\u2019ajouter deux étages à sa mai- + + ÉVIDEMMENT INDIQUE POUR L' ANTHRAX RB ALBAMYCIN\u201dT Chlorhydrate de tetracycline\u2014Novabiocine calcique a une action plus puissante sur un plus grand nombre de germes que n'importe quel autre antibiotique employé seul-y compris toute autre forme de tétracycline ®MARQUE DE COMMERCE COMMUNIQUÉS L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 son d\u2019infirmières qui logeront 48 lits d\u2019infirmières et une infirmerie de six lits.Une subvention à l\u2019hygiène mentale, d\u2019un montant de $13,396, est accordée pour fins de recherche à l\u2019Université McGill.Il s\u2019agit d\u2019une étude sur les effets des sons oraux sur le comportement humain.Ce projet est dirigé par le Dr D.Ewen Cameron, directeur de l\u2019Allan Memorial Institute, à Montréal.L'Union Médicale du Canada, en 1890 Le Congrès de Berlin.Septembre 1890 Le Congrès de Berlin a été, comme nos lecteurs le savent sans doute, un véritable succès, tant par le nombre de ceux qui y ont pris part que par l\u2019importance des communications.Le nombre des congressistes était de 5,666 dont 1,157 médecins berli- nois, 1,658 allemands, 257 autrichiens et hongrois, 623 américains du nord, 421 russes, 353 anglais, 179 français, 111 hollandais, 61 belges, 64 suisses, 144 italiens, 106 suédois, 139 danois, 58 norvégiens, 40 espagnols, 32 roumains et 24 canadiens.De nombreuses fêtes ont été données aux congressistes qui se louent beaucoup de l\u2019accueil qui leur a été fait.Les allemands ont été particulièrement gracieux et empressés pour les représentants de la France, et il est à espérer que l\u2019impression favorable qu\u2019en ont rapportée les médecins français sera tout à l\u2019avantage du progrès scientifique dans les deux pays.Rome a été désigné comme siège du prochain Congrès qui se réunira vers la fin de septembre 1893.Le professeur Baccelli, de Rome, sera le président du comité d\u2019organisation.La valeur des communications faites au Congrès de Berlin nous engage à donner à nos lecteur un aperçu général de ces travaux dans notre revue des journaux étrangers.Quant à la médecine et à la thérapeutique en particulier, nous avons l\u2019intention de leur consacrer, dans notre Bulletin, une série d\u2019articles où seront analysés, et commentés au besoin, les principaux mémoires présentés sur ces deux parties de la science médicale.Pour compléter le tout, il faudrait pouvoir passer également en revue les rapports de l\u2019Association médicale britannique et de l\u2019Association française pour l\u2019avancement des sciences, qui toutes deux se sont réunies, la première à Birmingham et la seconde à Limoges, en même temps que le Onzième congrès international de médecine s\u2019assemblait à Berlin.C\u2019est ce que nous essaierons de faire, dans la mesure du possible. \u2019Union Méd.Canada [.XXVII ome 88 \u2014 Sept.1959 Réaction rapide PO LAN | dans les cas de PO IAN | dermatoses allergiques p 0 LAN | L E N 0 U V È A U PO LAN | Deronil (.25 mg) \u2014 le plus récent le plus actifs téroïde Polaramine (2 mg) \u2014 le plus récent, le plus actif antihistaminique.Acide ascorbique (75 mg).Prompt soulagement de l\u2019oppression et de la constriction bronchique, dans les cas d\u2019asthme, grâce à l\u2019action rapide des stéroïdes et des antihistaminiques.Facteur rapide de bien-être grâce à la cessation de la démangeaison et à la réduction des éruptions et de l\u2019inflammation dans les dermatoses allergiques.Son efficacité thérapeutique, sa sécurité et le peu d\u2019effets secondaires qu\u2019il provoque le rendent supérieur aux autres associations stéroïdes-antihistamines, et cela à plus faible dose.A ° 32 Présentation: flacons de 30 et 100 comprimés.ï CORPORATION LIMITED MONTREAL LXXVIII \u2014 (1152) La médecine et la thérapeutique au Congrès de Berlin.Les communications relatives à la médecine interne et à la thérapeutique faites au Congrès de Berlin ont été aussi nombreuses qu\u2019intéressantes, et parmi celles qui ont été écoutées avec la plus vive attention, nous signalons en premier lieu les mémoires de M.Lépine, de Lyon, et de Grainger Stewart, d\u2019Edimbourg, sur le traitement du mal de Bright chronique.Pour M.Lépine, deux indications principales s\u2019imposent dans le traitement de la maladie de Bright.La sécrétion rénale étant indispensable pour la dépuration du sang, le danger d\u2019une néphrite chronique doit consister dans l\u2019insuffisance de cette secré- tion.La première indication est donc d\u2019empécher cette insuffisance d\u2019aboutir à l\u2019urémie.D\u2019autre part il importe de maintenir la nutrition en bon état, et même de la relever si elle est déjà languissante, ce qui constitue la seconde indication.Mais tout en nourrissant bien le malade, il faut se garder d\u2019augmenter le travail de l\u2019épithélium rénal, de même que tout en stimulant la sécrétion urinaire 1l faut voir à ce que le rein ne soit pas irrité.+ + EST-IL IMPORTANT POUR VOUS ?[Vrioka] VOIR PAGE LXXXIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA EN 1890 L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 Dans le but de diminuer le travail rénal, il faut diminuer la proportion des albuminoïdes aux substances grasses et hydrocarbonées; les déchets de ces deux derniers ordres d\u2019aliments n\u2019étant pas excrétés par les reins, non seulement on restreindra dans l\u2019alimentation la part des albuminoïdes, mais on écartera en outre les aliments renfermant des substances azotées de déchet; ainsi, on permêéttra la viande en petite quantité, mais on interdira les viandes faisandées et autres aliments du même genre.On prescrira le lait (bien qu\u2019il soit trop riche en albuminoïdes, à cause des avantages qu\u2019il présente: il ne renferme pas de matériaux de déchet; il est riche en graisse ; aucun des principes qu\u2019il renferme ne paraît susceptible d\u2019irriter le rein; enfin, il est diurétique.On adjoindra au lait des légumes frais et secs, du pain, des farineux, etc.Pour favoriser la diurèse, on peut, outre le lait, prescrire les eaux minérales faiblement alcalines, les tisanes diurétiques aux stigmates de maïs, etc.S\u2019il y a des signes de faiblesse du cœur, il faut recourir aux médicaments cardiaques: digitaline, caféine, théobromine, iodure de potassium.Si l\u2019urémie dépend de l\u2019œdème congestif du rein, on emploie les révulsifs sur la région lombaire, les ventouses scarifiées; éviter les vésicatoires à la cantharide.Le brightique doit aussi éviter la marche.Tout comme M.Lépine, Grainger Stewart attache surtout de l'importance au régime alimentaire.Pour lui, le meilleur résultat au point de vue de l\u2019état des reins et du bien-être général du malade est obtenu par le régime lacté auquel on ajoute une alimentation modérée.Le lait est l'aliment par excellence des néphrétiques, parce qu\u2019il est très nutritif; qu\u2019il se digère facilement, ne fatigue pas le rein, et est diurétique.En certains cas, il peut être nuisible, il donne lieu à des symptômes de dyspepsie.La dose quotidienne ne doit pas dépasser 3 pintes.Eviter les vins en général, surtout les vins sucrés et ceux riches en alcool, ainsi que les bières.Pour combattre l\u2019albuminurie, les deux médicaments qui semblent les plus efficaces sont le per- chlororue de fer et la fuchsine, bien qu\u2019ils échouent eux aussi, dans un grand nombre de cas.Contre l\u2019hypoglobulie ou altération des globules rouges: l\u2019arsenic et le fer.Contre les hydropisies: lait, repos au lit, pilocarpine et diaphorétiques, nitro-glycérine.Tenir l\u2019intestin libre, tout en évitant les cathartiques hydragogues.Les diurétiques sont très importants parce qu\u2019ils combattent l\u2019hydropisie et surtout soulagent le rein; l\u2019eau et le lait sont les meilleurs.On peut employer aussi la digitale, la scille, le carbonate d\u2019ammoniaque, l\u2019acétate et le bitartrate de potasse, l\u2019esprit d\u2019éther nitreux, le scoparius.Il ne faut cependant pas baser un pronostic favorable sur l\u2019a- L'Union M£\u2018d.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 SANS DANGER même en présence de glaucome \u2014 n\u2019accroit nullement la tension intraoculaire, ni ne dilate la pupille.*! AGREABLE remarquablement exempt d'incidents secondaires désagréables y compris la sécheresse de la bouche.EFFICACE soulage les douleurs et spasmes gastro- intestinaux chez 17 sur 20 des malades.Comme sédatif Bentylol avec A Phénobarbital LXXIX soulagement rapide des douleurs et spasmes J A gastro-intestinaux.eajvlol (20 mg.t.i.d.) BENTYLOL supprime le spasme et la douleur rapidement.Il agit par une double action! BENTYLOL détend le muscle lisse directement = et bloque les stimulations nerveuses parasym- | pathiaues sélectivement.; BENTYLOL est supérieur à l\u2019atropine quant à son æ& a efficacité,\u201d sans toutefois présenter les incen- 8 vénients d\u2019effets secondaires.\u201c Absence totale de troubles de la vision, sécheresse de la bouche, de tachycardie, ou rétention urinaire.BENTYLOL ne dilate pas la pupille, n\u2019augmente nullement la tension intraoculaire et a été reconnu sans danger .même en présence de glaucome.! *Plus d'un million de personnes âgées de plus de 40 ans sont atteintes de glaucome\u2014l'une des causes principales de la cécité\u2014l'incidence augmente rapidement avec l'âge.Les antispasmodiques produisant des effets secondaires oculaires peuvent provoquer des attaques de glaucome.BENTYLOL a été reconnu sons danger.1) Cholst, M., Goodstein, S., Berens, C.et 9 Cinotti, A.: JA.M.A.166 :1276, 1958.> ' 2) Chamberlin, D.T.: Gastroenterology 17:224.3) Hufford, A.R.: Am.J.Digest.Dis.19:257.= .5) WM.S.MERRELL COMPANY New York » St-Thomas, Ontario + Cincinnati MARQUE DE FABRIQUE: BENTYLOL LXXX \u2014 (1154) bondance même de la diurèse.« Dans le mal de Bright chronique, dit M.Stewart, lorsque l\u2019on voit une abondante diurèse s\u2019établir sans que l\u2019hydropisie disparaisse, on peut être presque certain que la dégénérescence amyloïde est venu compliquer une néphrite parenchymateuse et on peut porter un pronostic fatal ».L\u2019urémie étant la cause de mort la plus commune dans le mal de Bright, c\u2019est contre elle que le traitement doit être surtout dirigé.M.Stewart la combat surtout par la pilocarpine et les cathartiques, sans toutefois négliger les diurétiques: digitale, strophantus, caféine.En certains cas, comme dans l\u2019urémie de la grossesse, la saignée, générale ou locale, est de la plus grande utilité.Dans l\u2019urémie à début brusque, les bromures, le chloral, le chloroforme soulagent aussi.Contre la péricardite: ventouses et toniques cardiaques.Contre l\u2019excès de tension vasculaire, si les vaisseaux sont intacts: la nitro-glycé- rine et les nitrites; s'il y a dégénérescence artérielle: les iodures et bromures alcalins.Dans la discussion qui a suivi la lecture de ces deux mémoires, Rosenstein, de Leyde, a avoué que pour lui, l\u2019alimentation générale a seule une efficacité réelle, les médicaments étant presque tous dan- ee ee EST-IL IMPORTANT POUR VOUS?VOIR PAGE LXXXIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA, EN 1890 L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1953 gereux.Le repos au lit doit étre la base essentielle du traitement.De son côté, Senator, bien qu\u2019il reconnaisse l'impuissance des médicaments à combattre l\u2019albuminurie, ne désespère cependant pas de trouver un agent plus heureux.L'iodure de potassium peut être très utile dans la forme interstitielle coincidant avec la sclérose artérielle et l\u2019hypertrophie du cœur.Le lait est surtout utile dans la néphrite parenchymateuse où la soif est peu prononcée, mais il doit être évité dans la sclérose avec polydipsie.Nous pouvons, croyons-nous, résumer en quelques mots le traitement du brightisme chronique, tel que le comprennent MM.Lépine, Stewart, Rosenstein et Senator: Combattre, si on le peut, l\u2019albuminurie, au moyen d\u2019une diète appropriée: lait, ete, tout en ayant soin, d\u2019un côté, d'alimenter suffisamment le malade, de l\u2019autre, de diminuer autant que possible le travail rénal.Dans tous les cas, prévenir l\u2019urémie et la combattre quand elle se manifeste, par les sudorifiques, les purgatifs, les diurétiques, la saignée, les dépressomoteurs.NOUVELLES PHARMACEUTIQUES UN NOUVEAU PRODUIT PUISSANT SE RÉVÈLE EFFICACE DANS LES MALADIES MENTALES, L'ANGINE, L'HYPERTENSION Un nouveau produit puissant, étudié au cours d\u2019expériences cliniques nombreuses et étendues, et déclaré efficace tant dans le traitement des dépressions mentales que dans les états de dépression accompagnant certaines affections chroniques, vient d\u2019être lancé par les Laboratoires Lakeside.Désigné sous le nom de Catron, il appartient à un groupe de produits connus comme inhibiteurs de l\u2019oxydase monamine et exerçant cette action inhibitrice sur les enzymes de l\u2019organisme qui détruisent les neuro-hormones comme la sérotonine et la nor- épinéphrine.Ces substances exercent donc un effet de « ménagement » sur les neuro-hormones.Il a été démontré récemment que les inhibiteurs de l\u2019oxydase mona- mine sont doués d\u2019une action anti-dépressive et que leur rôle devient chaque jour plus important à la fois dans le traitement de la dépression et pour une compréhension meilleure des maladies mentales.Un des principaux avantages de ce nouveau produit, Catron, c\u2019est qu\u2019il agit électivement sur le cerveau et on a pu démontrer qu\u2019il peut inhiber l\u2019oxydase monamine du cerveau sans affecter cette enzyme au niveau du foie. L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 LXXXI Vouvelle tormuler \u20182 4 ?Vitamines et Sels Minéraux Chaque cc.contient : \\'ourveudu tormat Vouvelle présentation Vitamine D 100 U.I.Vitamine Br \u2026 038 meg.Vitamine B: \u2018 0.15 mg.Riboflavine 0.15 mg.Biotine 0.005 mg.Niacinamide 110 mg.d-Panthenol ,( 0.80 mg.Pyridoxine 020 mg.L-Lysine HCl ' 25 mg.Gluconate ferreux 80 mg.Lactate de calcium 25 mg.Hypophosphite de \u20acalCium mmm 3.85 mg.Gluconate de cobalt \u2018 0.025 mg.Acétate de zinc 0.050 mg.Molybdate d\u2019ammonium 0.075 mg.Gluconate de manganese 0.050 mg.Gluconate de potassium 0.275 mg.Gluconate de magnésium 0.025 mg.Todure de potassium 75 mcg.Fluorure de sodium 05 meg.Sulfate de nickel 002 mg.Phosphore (provenant de Phypophosphite de calcium).vrei 14 mg.Extrait de foie (fraction 1 NF.) cmc 11 mg.Sorbitol 03 mg.| hem 0 À @X | est un liquide, préparé spéciale- { ment pour les enfants, d\u2019une saveur douce et agréable.Ses effets sont excellents sur l\u2019appétit.Peut être également prescrit avec profit chez l\u2019adulte.Flacons de 8 et 16 ozs.ANGLO-FRENCH DRUG CIE LTEE Montrezl 18 LXXXII \u2014 (1156) Des études de laboratoire ont révélé que cette électivité du Catron pour le cerveau est due à sa structure chimique unique qui lui permet de traverser facilement la barrière hémo-méningée, ce qui a pour effet d\u2019assurer une plus grande sécurité, en réduisant au minimum l'accumulation dans le foie ou dans des tissus périphériques.Le Catron répond à la formule chimique de B- phénylisopropylhydrazine, présenté à l\u2019état de chlorhydrate.Le produit fut mis au point par le Dr John H.Biel et ses collaborateurs aux Laboratoires Lakeside, après des recherches très poussées au cours desquelles ils avaient étudié et éprouvé des centaines de composés.Au cours d\u2019études cliniques effectuées chez 600 sujets qui souffraient de dépressions mentales très variées, le produit s\u2019est révélé efficace dans environ 75% des cas.Les chercheurs ont fait les mêmes constatations, à savoir : Le produit est un anti-dépresseur puissant à effet thérapeutique prolongé ; Il est efficace à faible dose, ce qui accroît sa sécurité ; + + EST-IL IMPORTANT POUR VOUS?VOIR PAGE LXXXIV NOUVELLES PHARMACEUTIQUES L'Union Méd.Canadu Tome 88 \u2014 Sept.1959 Il agit rapidement et amène parfois un changement spectaculaire de la personnalité en l\u2019espace de quelques semaines ; Il remonte et soutient le morul, sans causer d'hy- peractivité indue ; souvent.il peut remplacer 1'élec- tro-choc ; Ses réactions secondaires sont minimales.Parmi les commentaires recueillis au sujet des résultats obtenus, citons : « comportement raisonnable, sensé, sage et posé » ; « accroissement de la vivacité, diminution de l\u2019apathie et de la confusion, participation plus grande aux séances de psychothérapie, et désir de prendre part au travail ou aux activités sociales ».De plus, administré en très faible quantités, le Catron s\u2019est révélé utile comme adjuvant de la psychothérapie en rendant les sujets plus ouverts, plus sensibles au traitement, ou plus désireux de poursuivre les séances de psychothérapie, selon le cas.Des chercheurs déclarent avoir obtenu également de bons résultats dans le traitement de l\u2019angine de poitrine et de l\u2019arthrite rhumatismale.Dans l\u2019angine, il fut efficace pour remonter le moral et soulager la douleur, et dans un des rapports soumis, il est décrit comme « un anti-angineux qui réunit les avantages combinés d\u2019efficacité et de faible toxicité ».Le Catron fut aussi très précieux dans le traitement de larthrite rhumatismale grave où il produisit une nette amélioration subjective.Les réactions secondaires majeures imposant la cessation du traitement sont rares.Les autres effets secondaires tels que constipation, augmentation de la transpiration, et sécheresse de la bouche, peuvent être facilement enrayés par une réduction de la dose.Toutefois, dans l\u2019administration de ce produit, il est important d\u2019ajuster la posologie aux besoins individuels de chaque sujet.Le Catron est présenté en comprimés à 3 mg et à 6 mg, flacons de 50.BIO-FLAVONOÏDE HYDROSOLUBLE ÉGAL À LA CORTISONE ET ACTH PAR SON ACTIVITÉ ANTI- INFLAMMATOIRE Les Bio-flavonoïdes ont un champ d'action plus étendu que les stéroïdes.Dans un grand nombre de tests de laboratoire Menkin a clairement établi que les bio-flavonoïdes hydrosoluble d\u2019agrumes (tels que disponibles dans le C.V.P.) ont une activité anti-inflammatoire égale à celle de la Cortisone et de l\u2019'ACTH.Les bio-fla- vonoïdes dans le C.V.P.contôlent la perméabilité anormale des capillaires «une réaction initiale de base » dans l\u2019inflammation, en supprimant la réaction inflammatoire de leucotaxine et d\u2019exsudine respec- iu i! L\u2019Union M#d.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 LXXXIII .libérez ce nez obs Oralement avec UN seul petit comprimé, toutes les 8 a 12 heures lente, contient 40 mg.de Phényié (sympathicomimétique efficace par la voië orale) et 4 mg.de Diphénylpyraline.N\u2019.augmente pas les pulsations du coeur émousse pas l\u2019appétit Ne.cause pas d\u2019énervement .- perd pas son efficacité après usage répété ic] PITMAN-MOORE oF CANADA LIMITED Dy c.5.S huttleworth division DON MILLS ONTARIO LXXXIV \u2014 (1158) tivement les exsudats alcalins et acides des tissus enflammés.(Menkin, V.; American J.Physiology, June 1959).Dans un groupe de tests, les bio-flavonoïdes hydrosolubles furent ajoutés aux exsudats, cause de l\u2019inflammation et administrés par injection sous- cutanée sur des lapins.Menkin rapporte «une suppression presque complète de l\u2019augmentation locale de la perméabilité capillaire et de la migration leucocitoire », tel qu\u2019il se produit ordinairement par une seule injection d\u2019exsudats.Les bio-flavonoïdes dans le C.V.P.ont prouvé être, «aussi efficaces» que la cortisone ou PACTH en supprimant la perméabilité capillaire anormale et le diapédèse leucocitoire.En plus, les bio-flavonoïdes semblent posséder «un potentiel inhibitoire plus étendue » vu qu\u2019ils sont un protecteur capillaire contre l\u2019exsudat de tout pH, pendant que la cortisone affecte premièrement les exsudats alcalins et PACTH les exsudats acides.L\u2019auteur considère que ceci peut avoir une application clinique significative, particulièrement depuis que l\u2019action anti-inflammatoire du C.V.P.peut être obtenue sans les risques bien connus de la thérapie aux stéroïdes.NOUVELLES PHARMACEUTIQUES L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 DESITIN HC \u2014 SUPPOSITOIRES HÉMORROÏDAUX AVEC HYDROCORTISONE Dans les graves.Chaque suppositoire hémorroïdal Desitin HC renferme 10 mg d\u2019hydro-cortisone (à l\u2019état d\u2019acétate), de l\u2019huile de foie de morue norvégienne de qualité supérieure, de la lanoline, de l\u2019oxyde de zinc, du sous-gallate de bismuth, du baume du Pérou, dans une base au beurre de cacao.Ne contient pas de narcotiques ou d\u2019anesthésiques locaux susceptibles de masquer une affection rectale.Pour diminuer l\u2019inflammation, le prurit, l\u2019œdème, la douleur et les symptomes allergiques, et pour aider la guérison : dans les cas (non chirurgicaux) chroniques, aigus ou graves d\u2019hémorroïdes internes inflammatoires, de proctite, de cryptite ; dans les cas d\u2019inflammation des tissus cicatriciels après intervention ; dans les cas de prurit anal interne.Un suppositoire 2 fois par jour, jusqu\u2019à 6 jours consécutifs, ou au besoin.Comme traitement de soutien et pour assurer le bien-être du sujet, continuer avec les suppositoires hémorroïdaux Desitin ordinaires.affections ano-rectales inflammatoires RENDEMENT THÉRAPEUTIQUE LES EFFETS AVANTAGEUX DIVISÉS PAR LES EFFETS INDÉSIRABLES DONNENT SU MEDROL LE PLUS HAUT RENDEMENT THÉRAPEUTIQUE DE TOUS LES _ CORTICOSTEROIDES MEDROL Au Premier Rang dans la Recherche Stéroïdique ®MARQUE DE COMMERCE \u2014\u2014.s.0 0 as Ct tt: Andre in | : au \u2018pratique médicale lan ol E31 = \"> kb isolee, x soit com m e com FCO CN la maladie ; dc Mlle eg 1 {7 ce 3 ychiatrie de l'enfant 5 holiques 2 UNE Neurologie roubles neuro-musc Chirurgie generale (yaa) Gastro-ent iH 2 10 15 Card [if Dermatologie i 2 #, iar aw r= = 4 er \u2014 A Vi ° « SEE a 1( 50 LI be mens I Ée erville, un CITY A - Eq 2 - .qu Lu) Méproba mate + Wyeth omprimés pere pe TR EY) flacons de 50 ES | atténue la tension\u2014mentale et musculaire we Quelle que soit la cause de l\u2019uicère gastro-duodénal UNE MÉDICATION ANTI-ACIDE est fondamentale + AFFAIREMENT et l\u2019'AMPHOJEL - inabsorbable, atoxique - constitue .LA MEDICATION FONDAMENTALE CONTRE L'ATTAQUE ACIDE AMPHOJEL Gel d'hydrate d'alumine Association de deux gels d\u2019hydrate d'alumine, l'un réactif, l'autre protecteur et adoucissant, visant un double but.Le gel réactif tamponne rapidement l'acidité gastrique.Le gel adoucissant favorise la guérison de la muqueuse dénudée en formant à sa surface un coagulum visqueux protecteur.Présentation: Liquide\u2014En flacons de 12 onces lig.et de 1 gal.Imp.Comprimés\u2014En flacons de 50 et de AMPHOJEL S-A Gel d'hydrate d'alumine associé au méthylbromure de scopolamine et au butabarbital Possédant tous les avantages de l'Amphojel, outre l'action anticho- linergique du méthylbromure de scopolamine et l'action sédative du butabarbital, il soulage quasi instantanément la douleur de I'ulcére gastro-duodénal aigu.Présentation: Liquide\u2014En flacons de 12 onces liq.et de 1 gal.Imp.Comprimés\u2014En flacons de 100 et de 500 comprimés.Ordonnance obligatoire ALUDROX Gel d'hydrate d'alumine associé au lait de magnésie Est un anti-acide non- constipant qui se révèle également efficace dans l'hyperchlorhydrie sporadique et dans l'hyperchlorhydrie qui accompagne l'ulcère gastro-duodénal.Présentation: Liquide\u2014En flacons de 12 onces lig.et de 1 gol.Imp.Comprimés\u2014En flacons de 50 et de 500 comprimés.*Marque déposée 500 comprimés.7 MARQUE DÉPOSÉE WALKERVILLE, ONTARIO MONCTON-MONTRÉAL-WINNIPEG-VANCOUVER 1228F-1-59 MORNIDINE Un remède pour la prévention du « malaise matinal » de la grossesse et pour la prévention et le traitement d\u2019autres formes de nausées et de vomissements vient d\u2019être placé à la disposition du corps médical après avoir été mis au point dans les laboratoires de G.D.Searle & Co., une organisation de Chicago vouée à la recherche médicale et à la fabrication de produits pharmaceutiques, et après maints essais cliniques dans nombre d\u2019hôpitaux.Le nouveau remède, la Mornidine, tombe dans une catégorie de composés chimiques désignés par le générique de phénothiazines, dont le chlorproma- zine est probablement le mieux connu.Cependant, le laboratoire Searle et les experts cliniques rapportent que ce remède ne possède que peu de ces effets tranquilisants ou sédatifs qui étaient fréquemment considérés comme désavantageux dans les premiers produits de ce genre à être mis sur le marché.C\u2019est en observant des expériences faites sur des animaux que les savants attachés aux laboratoires Searle s\u2019intéressèrent à la Mornidine quand ils constatèrent que ce remède administré à petites doses possédait de puissants effets anti-vomitifs et anti- nauséeux ; alors qu\u2019il en faut de fortes doses pour obtenir un effet tranquilisant.Comme l\u2019effet tran- quilisant ou sédatif est souvent indésirable lorsqu\u2019il s\u2019agit de traiter certains patients atteints de nausée ou de vomissements, les essais de laboratoire offraient des promesses de progrès si l\u2019on pouvait obtenir de semblables résultats avec des êtres humains.Des essais effectués sous la surveillance d\u2019autorités en recherches médicales, essais qui eurent lieu dans plus de 20 hôpitaux et cliniques importants confirmèrent les découvertes du laboratoire.D\u2019autres essais cliniques révélèrent que la Mornidine est également très efficace après les opérations chirurgicales, les traitements aux rayons-X de maladies malignes, et contre la nausée et les vomissements dûs à la gastro-entérite ou à la grippe intestinale.D\u2019après ses découvreurs, la Mornidine prévient la nausée et les vomissements en déprimant, ou amortissant la réaction de certains centres nerveux du cerveau qui doivent normalement être stimulés ou tendus pour provoquer ces symptômes.L\u2019emploi d\u2019autres phénothiazines que la Mornidine, toujours selon ces spécialistes, provoque souvent des symptômes neurologiques indésirables y compris des spasmes musculaires et des tremblements.Selon les rapports cliniques, la Mornidine dénote un progrès marqué dans le traitement de la nausée et des vomissements, comme c\u2019est le seul remède de son genre n\u2019ayant que peu ou pas d\u2019action tran- quilisante ou sédative.Ce remède ne sera vendu que sur présentation d\u2019une ordonnance médicale.2\" per pemegppem que LE a Pendant que votre patient agit modérément pendant la nuit et produit des selles normales le matin.Posologie: Une cuillerée à table au coucher.WARNER-CHILCOTT LXXXVIII L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 .rene + a ~ protection contre I'angi ne de poitrine (css) quelle que soi > ation NY TORONTO, ONTA'RIC *% e traitement de base coronaricnne min fréquen augment tol à l\u2019exe eduit om troglycé our So 12 ing glycérin hez | trat est ulage im méd iatement la doul ui tité additionnelle de Péri fournit automatiquemen ; d d L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 LXXXIX premier rapport au sujet d\u2019un nouveau et remarquable antidéprimant ramène le malade déprimé, abattu ou neurasthénique, au sens de la réalité, \u2018 sans recourir à l'E.C.T.\u201d 4 EXPOSÉ SOMMAIRE chimie-pharmacologie: Nardil, découvert pour la première fois en 1956 par Scott et Chessin® est un sulfate dihydrogénique de béta-phényléthylhydrazine, un puissant inhibiteur de 'oxydase de la monoamine dans le cerveau.S réaction clinique: de nombreux malades déprimés réagissent par une amélioration de l\u2019affection en 4 à 8 heures.Les impressions de découragement, et même les idées de suicide, disparaissent rapidement.La dépression est éliminée sans stimulation excessive des amines sympathomimétiques.Le rétablissement survient généralement au bout de 2 à 6 semaines.Il n\u2019a pas été nécessaire de recourir à l\u2019E.C.T.marque de sulfate dihydrogémique de phénelzine le nouveau traitement, rapidement efficace, des authentiques dépressions (endogènes) affectives ou organiques À effets secondaires, toxicité: des essais cliniques, effectués depuis 1957, n\u2019ont révélé aucun effet toxique sur le sang, le foie ou les reins.Peu d\u2019effets secondaires ont été constatés.Cependant, des dosages plus élevés que ceux préconisés peuvent produire une hypotension posturale temporaire, la constipation, l\u2019impotence ou des retards de miction.Parmi les constatations effectuées par plusieurs vérificateurs durant les essais avec Nardil, une rapidité d\u2019action de ce nouveau produit, un pourcentage élevé de rétablissements complets à satisfaisants, une absence absolue de toxicité, ainsi qu\u2019une rareté et une légèreté des effets secondaires, ont été couramment observés.suite à la page suivante XC L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Sept.1959 marque de sulfate dihydrogénique de phénelzine l'antidéprimant efficace un inhibiteur spécifique d\u2019oxydase de la monoamine dans le cerveau.le nouveau traitement, rapidement efficace, des authentiques dépressions (endogènes) affectives ou organiques De nombreux malades signalent une sensation d\u2019amélioration en 4 à 8 heures.Une nouvelle impression d\u2019utilité est accompagnée d\u2019une rapide élimination de l'impression de découragement, des pensées méditatives et des idées de suicide.Le sommeil et l\u2019appétit sont améliorés! Sainz?a souligné que, parmi un groupe de 122 malades, 89 pour cent des cas de dépression affective et 82 pour cent des \u2018autres dépressions endogènes, avaient été complètement rétablis après l\u2019administration de Nardil.L'amélioration maximum a toujours été constatée pas plus tard que cinq semaines après le début de la thérapie.\u201d Cet investigateur conclut alors que le Nardil \u201c.paraît être le traitement se comparant le mieux à la thérapie par électrocoma par son étendue, sa rapidité d\u2019action et son absence d\u2019effets secondaires sérieux.\u201d?° Cette constatation a également été faite par Thal! & la suite de son essai avec Nardil sur 180 malades atteints d\u2019authentiques dépressions (endogènes).\u201cDans le traitement de la dépression, la réaction à cette thérapie anti- déprimante \u2018approche celle généralement obtenue par la thérapie par électro-chocs.Quatre- vingt pour cent des patients sont sortis rétablis de I\u2019hépital entre 60 et 90 jours après le début du traitement avec Nardil.\u201d La thérapie élec- tro-convulsive n\u2019a été utilisée en aucun cas.Saunders et ses collègues?ont constaté que tous leurs patients atteints d\u2019authentiques dépressions (endogènes), se rétablissaient au bout de 10 à 15 jours de thérapie avec Nardil.action restaurative apparente en quelques heures réaction antidéprimante objective en quelques jours rétablissement complet en 2 à 6 semaines effets secondaires temporaires et légers EFFICACITÉ COMPARÉE* suite à la page suivante ECT Iproniazide Nardil % de % de % de réactions réactions réactions Diagnostic général Patients satisfaisantes satisfaisantes Patients satisfaisantes dépression endogène, déclarée 11 72 45 26 78 dépression endogène, larvée 3 \u2014 100 12 86 psychose affective, phase dépressive 8 87 42 19 89 * Adapté de À.Sainz L\u2019Union Méd.Canada XCI Tome 88 \u2014 Sept.1959 Chez plus de 1,000 patients jusqu\u2019à date: des troubles hépatiques n\u2019ont pas été constatés et l\u2019hypotension clinique était rare.Nardil se distribue de préférence au cerveau, et non au foie.Les observations de Sainz?sur 122 malades modérément ou notamment déprimés, ont révélé que Nardil était \u201c.moins toxique que l\u2019iproniazide, parce qu\u2019aucun dommage parenchymateux hépatique, hémopoié- tique, ou du système nerveux central ne s\u2019était produit ou avait été soupçonné.\u201d Les constatations de Thal' sur 180 malades, ainsi que celles de Saunders*, n\u2019ont révélé aucun effet toxique après analyse soigneuse des fonctions hépatiques et examens du sang.Une hypotension posturale est apparue chez quelques patients ayant reçu du Nardil à des doses plus élevées que celles préconisées.?Mais, du fait que l'incidence ne semble pas revêtir de signification clinique, ceci ne diminue en rien la valeur particulière du Nardil chez les patients ambulatoires, aussi bien que chez ceux hospitalisés.Indications: Nardil est indiqué dans le traitement des authentiques dépressions (endogènes) de nature affective ou organique.La dépression associée à la schizophrénie cata- tonique peut être soulagée, bien que Nardil lui-même n\u2019ait pas d\u2019effet sur le mécanisme de la schizophrénie.Effets secondaires: Les effets secondaires qui ont été signalés comprennent l\u2019hypotension posturale avec les effets associés que l\u2019on peut en attendre, impotence temporaire, nausée, œdème de chevilles, miction retardée et constipation.Ceux-ci peuvent être jugulés de façon adéquate par une thérapie de complément appropriée, ou bien se résorberont en ramenant le dosage à celui d\u2019entretien.Contre-indications: Nardil ne doit pas être administré aux patients atteints d\u2019affection rénale ou hépatique, reconnue ou suspectée.La thérapie doit être discontinuée promptement en cas d'apparition de jaunisse.Les patients présentant une histoire d\u2019hypotension doivent être placés sous surveillance médicale.Dans tous les cas où Nardil est administré à un patient présentant de l\u2019hypotension, le patient ne devra pas être ambulatoire.Posologie: La dose recommandée au début est d\u2019un comprimé de 15 mg.trois fois par jour, aux repas.Une amélioration est généralement constatée en moins d\u2019une semaine.Une fois que le soulagement maximum est atteint, généralement au bout de quelques semaines, la dose est graduellement réduite à un niveau d\u2019entretien selon les besoins particuliers du patient, et peut être aussi réduite que 15 mg.par jour.Au cas où un patient ne réagirait pas à la dose initiale ci-dessus, un ou deux comprimés supplémentaires de 15 mg.peuvent être pris au coucher.Présentation: Flacons de 100 comprimés orangés, contenant chacun 15 mg.de phényl- éthylhydrazine en tant que sulfate dihydro- génique.Références: 1.Thal, N.: \u201cCumulative Index of Antidepressant Medications.\u201d Diseases of the Nervous System 20:5 (mai) 1959.2.Sainz, A.: \u201cThe Phreno- praxic Activity of a Non-noxious Antidepressant.\u201d J.Am.Psych.Assoc.(sous presse) 1959.3.Saunders, J.C.; Roukema, R.W.; Kline, N.S., and Bailey, S.d\u2019A.: \u201cClinical Results with Phenelzine.\u201d J.Am.Psych.Assoc.(sous presse) 1959.4.Report of Clinical Trials with Nardil in 800 Patients.Warner-Chilcott Department of Clinical Investigation, 1959.5.Chessin, M.; Dubnick, B.; Dramer, E.R., and Scott, C.C.: Modifications of pharmacology of reserpine and serotonin by iproniazid, Fed.Proc.15:409, 1956.6.Chessin, M.; Dubnick, B.; Leeson, G., and Scott, C.C.: Biochemical and pharmacological studies of B-phenylethylhydrazine and selected related compounds, Annals of the New York Academy of Sciences (sous presse).r q À À marque de sulfate dihydrogénique de phénelzine » e TORONTO, ONTARIO IN a | ) | XCII L'Union Méd.Canada Nouveau! Le lait écrémé en poudre Carnation Instantané fournit des avantages diététiques impossibles avec d\u2019autres formes de lait Parce que Carnation Instantané est du lait écrémé en poudre sous la forme nouvelle de cristaux, le médecin peut préciser une proportion de solides du lait, par rapport à l\u2019eau, plus élevée que celle du lait écrémé, en bouteille.Ces cristaux nouveaux peuvent être ajoutés au lait entier, pour en augmenter la valeur nutritive.Pour augmenter les éléments nutritifs du lait écrémé, sans accroître le volume, le médecin peut prescrire une cuillerée à table comble supplémentaire de cristaux de Carnation Instantané par verre (15 de tasse de plus de cristaux par pinte).Cet \u201cenrichissement à même\u201d fournit une augmentation de 20% en protéines, en calcium et en vitamines B sans toutefois .ajouter au volume liquide.Il confère aussi plus de consistance et une saveur plus riche, très appréciées des patients habitués au lait entier.Lorsqu'une haute teneur en protéines est indiquée, le médecin peut recommander l\u2019addition de cristaux de Carnation Instantané au lait entier.Une tasse et deux tiers de cristaux Carnation, ajoutés à une pinte de lait entier, doublent la quantité de protéines, de calcium et de vitamines B.Autres avantages du Carnation sous forme de \u201ccristaux magiques\u201d Saveur du lait frais; délicieux comme breuvage.Se mélange instantanément dans l\u2019eau glacée.Ne durcit pas, ne se solidifie pas dans le paquet.PASTEURIZED ; ., POWD Ne nécessite aucunes recettes spéciales.SKIM MILK Réduit de moitié vos comptes de lait.UN PRODUIT ENTIEREMENT CANADIEN 3059 F | A 4 sauf @ nouvelle boîte carrée plus facil ouvr à fermer et à ranger.@ nouveau dispositif, dans | uv e et au fond qui \u2018\u2019suspend\u201d\u2019 le roule ucentrede la boîte: le galon ne peut donc toucher les côtés de la boîte d nt la livraison ou l'entreposage, et si conserve la même tension jusqu'a éroulement complet @ \u2018Tension Confrôlée\u201d qui facilite la manipulati et L prévient le gspllge.(< .\u2026.\u2026.\u2014\u2014\" \u2014 et de la nuit, à raison d\u2019une dragée le matin et une dragée le soir.yo Formule Simple: Formule avec Phénobarbital: Chaque dragée contient: Chaque dragée contient: Estradiol (Ethinyl) 111100 .0.065 mgm.Estradiol (Ethinyl) ._._._._.____.0.065 mgm.Est 0.01 Estrone .__.L.L.LL0ccc nn 0.015 mgm.S rone TTT 015 mgm.Estriol 0.010 mgm.Estriol _.200000000000000 eee 0.010 mgm.Prégnénolone .11.111111.0.015 mgm.Prégnénolone _._11111200102 0.015 mgm.Phénobarbital 111111200000 45 mgm.INDICATIONS: Troubles de la ménopause; Aménorrhée; Hypogénitalisme de la jeune fille; Kraurose; Insuffisance ovarienne.PRÉSENTATION: Flacons de 25 et 100 dragées.\u201cUN NOUVEAU PRODUIT DESBERGERS\u201d DESBERG ERS LIMITÉE ( TIGER o \"Pharmaciens Biolog IEW a ds l CANADA MONTRÉAL | \u2018 MÉDICATION TONIQUE \u2014 STIMULANTE \u2014 HÉMATINIQUE HEMO - SOMATO 3 FIT LE» ; Û ed AMPOULES « a À wii Chaque drogée contient: Chaque ampoule de 10 ml.contient: Plasma entier extrait du sang de jeunes bovins.4 Glycorophosphate de sodius $0.0 mem 1 Bl Ciycerophesphate de petessiom 30.0 mem py eraphes phate cé om 170.0 mem Pog conate ferrous 160.0 mom ethylecsingte de vod 103 we aden Aromotisé pour USAGE ORAL POSOLOGIE : PRESENTATION : 7 -.Une ampoule et une dragée à prendre deux fois bar jour avant ou après les principaux repas.L'ampoule HÉMO-SOMATON s\u2019ouvre sans lime, par simple pression en ligne brisée.Boites de 10 ampoules et 10 dragées. Pa El ci at run EE, PR ter EE pr mrs ge LA PERL ENE + Le - >, oafic._lliBe.A udOEIL da i aOR Mt IEEE a, JB Zoindhiather.FOR aa i - Se Is Chih aA mr \u2018+ ¥ | LES ATELIERS DE RELIURY 20331 1 MARCEL Sean + Li RE A + LEE SERS DOIN CT passé nicht = pe Rm SS Scabies 5 Lis ré ert per =e ro iy n te FES sen ol ma Pr Ria Ee i i.Ee arr Sn Lar Sa pond a a SPRL he HARI MN = ps OO TRE 7e AE EEE VE ES evi 08 rar or pére vais Pre re x: rE one TR ad Dés Léa rie) EA 2X 3 me ahr at = ue rv ep A == wr «ww» te : métal Asas- aly o e ant = > - TE ay \u2014 AEE "]
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