L'union médicale du Canada, 1 décembre 1959, Décembre
[" = RE NET TOME 88 \u2014 NUMÉRO 12 \u2019 MONTREAL, DECEMBRE 1959 nion Médicale du Canada Fondée à Québec en 1902 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada 1959 TABLE ALPHABETIQUE DES MATIERES TABLE ALPHABETIQUE DES ANALYSES TABLE ALPHABETIQUE DES AUTEURS BULLETIN EN MARGE DU CONGRES DE SEPTEMBRE 1959 .Edouard Desjardins e eo oo VOEUX ACCEPTES PAR LE CONSEIL DE L\u2019ASSOCIATION DES MEDECINS DE LANGUE FRANCAISE DU CANADA LORS DU XXIXe CONGRES VIE DE L'ASSOCIATION DES MEDECINS DE LANGUE FRANÇAISE DU CANADA Pierre Smith e eo oo LES DIVERS SEGMENTS INTESTINAUX EN UROLOGIE Jean-Paul Bourque RECUEIL DE FAITS LE STEROSAN-HYDROCORTISONE EN DERMATOLOGIE INFANTILE .De la Broquerie Fortier et Roch Simard REVUE GENERALE HYPERALDOSTERONISME PRIMAIRE Pierre Delorme et Jacques Genest 1517 1224 AE LA NOTION DE TRANSFERT AFFECTIF APPLIQUEE ALA PRATIQUE DE LA MEDECINE .; Marcel Boisvert ÉDITORIAL DU NOUVEAU EN IMMUNISATION CONTRE LA POLIOMYELITE .1545 Roma Amyot VARIETES XXIXe CONGRES DE L'ASSOCIATION DES MEDECINS DE LANGLE FRANÇAISE DU CANADA, MONTREAL, SEPTEMBRE 1959 .1549 CONFRONTATIONS CONFRONTATION CLINICO-PATHOLOGIQUE \u2014 HOPITAL NOTRE-DAME 1.122211 LL LL LL CORRESPONDANCE LETTRE DES ETATS-UNIS LL LL LL LL LL 1574 © e © ANALYSES 1112011111 LL LL LL 1576 NECROLOGIE .1121101 LL LL 1590 NOUVELLES LL LL LL 1595 LIVRES REÇUS .21111111 LL LL LL LL LL 1598 COMMUNIQUES 111211001111 LL La 1614 L\u2019Union Médicale du Canada, en 1890 .1620 NOUVELLES PHARMACEUTIQUES .1626 diminue le poids du RN 1292 \u2014 La Suspension ORISUL agréable au goût possède les quatre facteurs essentiels pour | un traitement anti-bactérien sûr et fructueux: elle assure des niveaux sanguins et cellulaires | efficaces en un temps éclair s elle présente un large spectre anti-bactérien e elle s\u2019élimine assez rapidement pour empêcher toute accumulation toxique e elle n\u2019entraîne pas de réactions toxiques et allergiques soutenues elle s\u2019avère en outre très efficace avec des doses réduites Suspension PRÉSENTATION Suspension: dispersion aqueuse au goût de cerise à la menthe, contenant 0.5 Gm.d\u2019Orisul par cuillerée a thé (5 ml.); flacons de sûreté de 50 ml.accompagnés d\u2019un compte-gouttes gradué.Orisul est aussi présenté sous forme de: Comprimés à 0.5 Gm.(744 gr.); flacons de 100 et 500.Ampoules de 5 ml.contenant 1 Gm.d'Orisul (sous forme de sel sodique); boîtes de 10.CB ns | | SEULEMENT 1 COMPRi donne des taux thérapeutiques de sulfamide pendant 24 -Ô N T RO L E E T S E C U R | T É heures .Très soluble .s'absorbe rapidement .» 2 \u2019 produit rapidement des concentrations plasmatiques- JULFAMIDES INSURPASSES MN 05 gamme Pas der la fréquerice des réactions de sensibilité au KYNEX est sk faible.son potentie! toxique est bas?Les réactions cutanées et autres réactions objectives de sensibilité sont rares, comme l\u2019a démontré une évaluation en grand de la toxicité clinique.?Les petites réactions ] subjectives sont également moins sujettes à se produire hn aux doses recommandées.?Comprimés, 0.5 g.flacons de 24 et de 100.Nouvelle SUSPENSION PÉDIATRIQUE ACETYLÉE, aromatisée à la cerise, activité correspondant à 250 mg.de sulfaméthoxypyridazine par cuillerée à thé (5 cc.), flacons de 4 et de 16 onces.1.Editorial: New England J.Med.258:48, 1958.2.Vinnicombe, J.: Antibiotic Med.& Clin.Thera 5:474, 1958.3.Shetn, U.K., et coll.: Ibid p.604, 1958, Sulfaméthoxypyridazine Lederle *Marque Déposée WÉPARTEMENT DES PRODUITS MÉDICAUX CYANAMID OF CANADA LIMITED, Montréal, Québec P CAN AD L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 L'Union Médicale du Canada Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Messieurs les Professeurs: Jean-Charles Lussier, doyen, Faculté de Médecine, Université d'Ottawa: Messieurs les Professeurs: Maurice Roch (Genève), Pasteur Vallery-Radot (Paris), R.Kourilsky (Paris), Masson.Wilbrod Bonin, doyen, A.Parizeau, Faculté de Médecine, Université de Montréal; I J.-N.Roy.I Jean-Baptiste Jobin, doyen, A.Marin, Faculté de Médecine, Université Laval, Québec; Paul Letondal.BUREAU DE REDACTION Rédacteur en chef: Roma AMYOT Assistant-rédacteur en chef: Secrétaire de la Rédaction: Edouard Desjardins.Jean-Marc Bordeleau.BUREAU DE COLLABORATION MM.J.-M.Beauregard, M.Belisle, Jacques Bernier, Marcel MM.Camille Laurin, Jean-Guy Laurin, Simon Lauzé, R.Le- Berthiaume, Jean-Marc Bordeleau, A.Cantero, Léandre beau, André Leduc, Jean-Louis Léger, Charles Lépine, Décarie, Edouard-D.Cagnon, Rolland Guy, Jacques J.Mathieu, Gérard Mignault, P.Poirier, André Proulx, Genest, Maurice Gervais, Fernand Grégoire, P.-P.Julien, Rosario Robillard, Henri Smith, Maurice St-Martin.CORRESPONDANTS MM.A.Plichet et M.Pestel (Paris), MM.Georges-L.Dumont (Campbellton, N.-B.), P.Rentchnick (Suisse), Aug.Panneton, P.-À.Denoncourt (Trois-Rivières), Donat-P.Cyr (Boston, Mass.), D.Colin (Saint-Boniface), Charles-P.Mathé (San Francisco), L.-P.Mousseau (Edmonton), Sylvio Leblond (Chicoutimi), H.E.St-Louis (Vancouver), Jean-Paul Fortier (Sherbrooke).A.Fontaine (Woonsocket), L.Mantha, A.Lecours, L.Potvin (Ottawa), INDICATIONS: Maladies des voies biliaires et du foie, dyspepsies, affections intestinales.Indispensable dans les convalescences post-opératoires.EET ALCALINE NATURELLE PROPRIETE DE L'ETAT FRANCAIS TI ioe LY RECOMMANDEE ET PRESCRITE PAR LE CORPS MEDICAL DANS LE MONDE ENTIER Composition naturelle I-NI-MI-TABLE ! Méfiez-vous des substitutions, prescrivez toujours CELESTINS Importateurs: HERDT & CHARTON, INC.\u2014 2245, rue Viau, Montréal \u2014 CL.9-4641 OFS NIE Jig YE | SP A 4 MILLET®*ROUX ge CIE\u201c LIMITÉE Andre. L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 L'Union Médicale du Canada Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada ADMINISTRATION OFFICIERS COMITÉ EXÉCUTIF ET DE PUBLICITÉ Président: Roger Dufresne MM.Roger Dufresne, Roma Amyot, Paul Dumas, P.-R.Vice-Président: Paul Dumas Archambault et Edouard Desjardins.Secrétaire-trésorier: P.-R.Archambault BUREAU DE DIRECTION MM.Roma Amyot, P.-R.Archambault, Albert Bertrand, MM.Paul Dumas, | Léon Gérin-Lajoie, | Albert Jutras, Emile Blain, Roméo Boucher, P.Bourgeois, Paul J.-M.Laframboise, Donatien Marion, J.-P.Paquette, David, J.-A.Denoncourt, Edouard Desjardins, Ed- L.-P.Petitclerc, Jean Saucier, Louis-Charles Simard, mond Dubé, Origéne Dufresne, Roger-R.Dufresne, Pierre Smith, Hermile Trudel, J.-A.Vidal.ADMINISTRATION et SECRÉTARIAT: J 326 est, boul.Saint-Joseph, Montréal PUBLICITÉ: Jacques-D.Clerk.Téléphone: AVenue 8-9888 un Quatre-vingt-dix grains de SEDALKA renferment: phénebarbital de sodium.1/4 de gr.carbonate de calcium.10 gr.bicarbonate de sodium.5gr.citrate de sodium et tartrate de sodium.q.s.(alcalis potentiels) PRESENTATION: flacons a capsule-mesure de 4 et 8 onces.\"SEDALKA\" E .efficace.agréable au goat BIE es Indigestion nerveuse et hyperacidité: céphalée et nausée en co wit esi on associées au trop-manger et au trop-boire: comme supplément E Toss & Co thérapeutique dans les rhumes ordinaires et la grippe.man POSOLOGIE: une demi-capsule-mesure (4 cuillerées à thé) par jour, en dose unique ou fractionnée, dans de l\u2019eau.Chartes E.Froost &Co.MONTREAL CANADA \u201cSEDALKA\u201d BFEUREGTENT ALAN L'aube Thymoleptique d'une nouvelle époque Tofranil Dans le traitement | des états dépressifs chit Pr i | ; | composé entièrement nouveau issu des laboratoires de || Im herches Geigy.il | | It cifique pour le traitement de la dépression.!-!° ; | | | jcace dans 70-85%; des cas?\u2019 2 | | ultats heureux même dans les cas les plus graves et | oniques ?-4.7 | | | ith | cout il | |! | He nN | | | | | uellement dépourvu de réactions secondaires sérieu- 2,5,7 uit au minimum le besoin de thérapie électroconvul- i 32,5,6 | a TP .; 1 ut être administré soit par voie orale ou intramusculaire HEH i s indications de TOFRANIL comprennent: | | | Dépression endogène Dépression réactive HH | Mélancolie involutionnelle Dépression sénile ; | pression associée aux syndromes organiques et psychia- | | | ues.| fsologie : Le traitement doit être commencé avec 75 mg.jour B dragées), en doses divisées, et si nécessaire gmenté 3 250-300 mg.(pour les malades hospitalisés) {200 mg.par jour (pour les cas de clinique et pour les : ades hospitalisés de plus de 65 ans).ll propriétés de Tofränil, que l'on peut le plus exactement lifier de thymoleptiques ( 6vuos, ame; NewTOS | ngement ou disposition) ou encore de \u201crégulatrices du | nportement\u2019\u2019, le placent dans une catégorie nouvelle de pue psychothérapeutiques.I constitue un progrès réel s le traitement des états de dépression.Esponibilité : Tofranil (chlorhydrate d'imipramine) est onible sous forme de dragées à enrobage entérique de g.en flacons de 100 et de 1000; et sous forme d'am- Rles de 25 mg./2 ml.en boîtes de 10 et de 50.-IOGRAPHIE: Y4zima, H.: C.M.A.J., avril 1959.Azima, H., et Vispo, R.H.: Am.J.Psychiat.115:245, ! septembre 1958.\u2018Azima, H., et Vispo, R.H.: Arch.Neurol.& Psychiat.\u2026 (sous presse) \u2018reyhan, F.A.: Présenté au Premier Congrès International sn Neuro-psycho-pharmacologie à Rome, 12 septembre iielhoie, P., et Battegay, R.: Schweiz.Med.Wchnschr.88:763, 2 août 1958. ss PI \"u a ag >» e K, Sa a I Dang SY 8 hE a) 3 Fe 5 > s + A \u2019 LT F Lan Ls [2 [ anh 2 4 5a re J a.9 LW) Wo ail YJ i} 2 \u2014 Az hs 9 gt Set A) Le eu ac) a A 3) I} a © ty \"NY Ae: pe\u201d * = oJ he) J bs 48 D Pg =.CUR JKT) JF (\u2026 3d OL 1.DC) FEN oY né 5d, Mh) 3 + Bd A La s = 2e 4.J L\u2019Union Med.Canada 95 Tome 88 \u2014 Déc.1959 HYDRO Simplifie le traitement de I\u2019'hypertension ==] [HYDROCHLOROTHIAZIDE) et en améliore les résultats PRÉSENTATION: Comprimés sécables d''HYDRODIURIL' à 25 mg.et à 50 mg, en flacons de 100 et de 1000 comprimés.Merck Sharp & Dohme Division de Merck & Co.Limited Montréal 30, Qué, '\"HYDRODIURIL' est une marque de commerce de Merck & Co.Limited 26 L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 maintenant par voie buccale! un liquide broncho-dilatateur met fin a l'asthme aigu en quelques minutes, pratiquement sans risque de troubles gastriques ELIXOPHYLLINE liquide oral Après une dose orale de 75 ce.d\u2019Elixophylline, les moyennes des taux sanguins de théophylline à 15 minutes! dépassent celles produites par 300 mg.d\u2019amino- phylline I.V.?\u2014 et des niveaux thérapeutiquement efficaces persistent pendant plusieurs heures.\u2019 ® Pas de stimulation sympathomimétique ® Pas de dépression barbiturique @ Pas de suppression de la fonction surrénale Chaque cuillerée à soupe (15 ce.) contient 80 mg.de théophylline (ce qui équivaut à 100 mg.d\u2019aminophylline) dans un véhicule hydro-alcoolique (alcool à 20%).Dans les crises aiguës: Une dose unique de 1.Schluger, J., et coll.: Am.J.Med.Sci.233:296, 75 cc.pour les adultes; 0.5 cc.par livre de poids pour les enfants.2.Bradwell, E.K.: Acta med.scand.146:123, 1953.Pour un contrôle de 24 heures: Chez les 3.Jute.EB, et coll.: J.Pharm.Exp.Ther.100: adultes, des doses de 45 ce.avant le petit déjeuner, à 3 heures p.m.et au coucher; après deux jours, doses de 30 cc.Chez les enfants, EM Yo .les 6 premieres doses de 0.3 cc.\u2014 puis 0.2 ce.Veer wean aboralories (par livre de poids), comme plus haut.Windsor, Ontario A L'Union Méd.Canada 27 Tome 88 \u2014 Déc.1959 y Darenthin Unednerceemmnonante, ob: ike Eu DID @|@ONID __ .ILE te dt = je - 7 Pros Nah ACA EC » Er asabl- se TY is se js agi ERG IR mie = 5 Darenthin Tosylate de Brétyliug primés raipurés de 200 mg Lau RA © {i= oh Bras NOM [oe], 1% ESS Qe ol l'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 pour adultes et enfants Combat rapidement la diarrhée sur @ plans y/ Réprime l'excès de péristaltisme \\/ Absorbe les gaz et les toxines y Calme l\u2019inflammation des muqueuses y/ Assure l\u2019antisepsie de l'intestin NOM DÉPOSÉ .tquide .Chaque cuillerée à soupe de 15 ce.z FORMULE: = me ANTI-DIARRHEIQUE EFFICACE Sulfaguanidine .2 Cm.Pectine .225 me.Kaolin .3 Cm.Teinture d\u2019opium .0.08 cc.(équivaut à 2 cc.de parégoric) POSOLOGIE: Adultes: Pour commencer, 1 ou 2 - cuillerées à soupe quatre à six fois par jour, ou 1 ou 2 cuillerées à thé } } in après chaque selle diarrhéique; ré- J LABORATORIES Guramic .- # OF CANADA LTD.duire les doses à mesure que régresse la diarrhée.Enfants: 1» cuillerée à thé ( = 2.5 cc.) par 15 livres de poids, toutes les quatre heures, jour et nuit, jusqu\u2019à ce que la fréquence des selles soit tombée à 5 par jour; alors, administrer toutes les huit heures, pendant trois jours.PRÉSENTATION: Flacons de 8 onces liquides.PEUT ÊTRE OBTENU SUR ORDONNANCE VERBALE. La convalescence \u2014 après maladie ou opération \u2014 peut être grandement abrégée par prescription des vitamines du complexe B et de la vitamine C en formule active.Ce supplément diététique rend bientôt le malade à ses occupations normales.La capsule renferme: Vitamine Bi2.\u2026\u2026.10.0 mcg 24 Thiamine.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026\u2026secs 25.0 mg _ 3 Riboflavine.\u2026.\u2026.125 mg j w â Niacinoamide.\u2026\u2026.\u2026.eo.50.0 mg 4 13 Pyridoxine.\u2026.a.1.0 mg f d-Pantothénate de calcium.10.0 mg BE Vitamine C.\u2026.* 2 Présentation.\u2014 Flacons de 30, 100 et 500 capsules.Posologie.\u2014 Une à trois capsules par jour, ou dose prescrite par le médecin Ayerst, McKenna & Harrison, Limitée Montréal avec fortis L'Union Méd.du Canag Tome 88\u2014décembre 195 lena 0 N° 888 \u2014 \u2018\u2019Hylenta\u2019\u2019 DR* (500,000) U.IN° 890 \u2014 \"\u2019Hylenta\u201d Mitis DR* (250,000) ULL.\\ Pénicilline G potassique en comprimés * L'enrobage des granules de même que la base du comprimé résistent à l\u2019action des acides stomacaux.# Leur désagrégation s'opère rapidement dans le milieu alcalin de l\u2019intestin grêle supérieur.# La pénicilline libérée produit dans l'heure un niveau sanguin élevé.* Le niveau atteint se maintient plus longtemps que s\u2019il s'agit de pénicilline non protégée.No 891 \u2014 *Hylenta\u2019 Fortis \u2014 Comprimés RA** (1,000,000) U.I NO 903 \u2014 \u201cHylenta\u2019\u2019 Liquide (250,000 U.l.par c.à thé).\u201cN= .et lorsqu\u2019en plus un sulfamide est nécessaire: uw NO 904 \u2014 \u201cHylenta\u201d-S Liquide (250,000 U.l.+ 0.5 g de % sulfaméthazine par c.à thé).+ N° 887 \u2014 \u201cHylenta\u201d-S DR* \u2014 Comprimés (250,000 U.l.M + 0.5 g de sulfaméthazine).\u201c1 NE SM Ç base à Désagrégation Réglée 4 **enrobage Résistant aux Acides Ayerst, McKenna & Harrison, Limitée, Montréal rE aR UNE MEDICATION | DANS DE NOMBREUSES | INFECTIONS.- SENSIBILITE IN VITRO DES BACTERIES DU GENRE PROTEUS see A 2 - AU SHLEROMYEETIN ET A QUATRE AUTRES ANTIBIOTIQUES+ 185 souches 202 souches \u201c181 souches [ ANTIBIOTIQUE C 392% 187 souches Cl ANTIBIOTIQUE D % 246 % g n a 7 tAdapté de L.S.Suter et E.W.! Ulrich: Antibiotics LC emother.9: 38, 1959.On a utilisé la méthode du tube à dilution pour tester ces antibiotiques, ,: en employ nt une concentration de 12.5 meg/ml.Les pourcentages indiqués tepaésetiont le nombre total de souches sensibles part cing espèces.de Proteus.Le a se Yi vs Le CHLOROMYCETIN (Chloramphenicol, Parke Davis) e est \u20ac présenté sous ss plusieurs formes, notam- EE ment en Kapseals* à 250 mg., en flacons de 16 de 100.Es ; re TS Le CHLOROMYCETIN est une médication puissante qu\u2019il est recommandé té demploÿor a avec \u20ac disccme- on © ment, et non pour des affections mineures, parce que certaines dyscrasies sanguines ont été observées à là suite de son administration.De plus, comme c\u2019est le cas pour certains autres produits, il faut pratiquer les examens sanguins appropriés au cours d'un traitement prolongé ou intermittent.PARKE®DAVIS *Marque déposée.CP8S159 32 L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 Nouveau .EMOGASTRON \u2014 À LA VITAMINE B,, \u2014 COMPOSITION : Hémoglobine cristallisée 000 5,00 gm.Extrait hépatique 1:500 .2,00 gm.Extrait de muqueuse gastrique _._.__._____._._ 2,00 gm.Gluconate de fer oo.2,50 gm.Gluconate de manganese.0,45 gm.Gluconate de cuivre oo.0,05 gm.VITAMINE Bye oo.100,00 mecgm.= 1,2 mcgm.per cc.dans une Solution Aqueuse Aromatisée INDICATIONS: @ Reconstituant général @ Stress intellectuel PRÉSENTATION: Flacon de 150 gm.Documentation et échantillons sur demande.J.EDDÉ Limitée, 1154, Beaver Hall Sq., Montréal \u2014 UN.6-1806 L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 33 dci DANS LES CAS D\u2019HYPERTENSION, DE TENSION MENTALE SIMPLE OU COMPLEXE vous pouvez vous fier à RAUDIXIN [AEE Racine entière de Rauwoifia Serpentina Squibb SECURITE i} i 4 J) À SQUI BB Un siècle d\u2019expérience inspire confiance 3 RAUDIXIN MARQUE DE COMMERCE SQUIBB complè! e l'image du diagnostic! Agents exclusifs pour le Canada: VINANT Limitée, 8355, Bd St-Laurent, Montréal 11, P.Q.Roentgenogramme avec Lipiodol 22, Rue du Landy, 22 LABORATOIRES À.GUERBET & Ce PARIS - SAINT-OUEN L\u2019AMINOPHYLLINE FRANCAISE CARENA SEDO-CARENA CARENA COMPRIMES INTRAMUSCULAIRE Théophylline-éthylène-diami Caréna \u2014 Phénobarbital \u2014 Papavérine syndromes es Neurodysténies cardiaques .Syndromes cardio-rénaux .Œdèmes cardiaques, rénaux et hépatiques Spasmes vasculaires, Algies des cardiaques.Dyspnées | 1 CARENA-OUABAINE TRINITRINE-CARENA AMPOULES !.V.\u2014 COMPRIMÉS COMPRIMÉS VASO-DILATATEUR \u2014 CORONARIEN Algies paroxystiques, état de mal angineux, Défaillance cardiaque, cœur sénile crises d\u2019angine de poitrine Laborateires DELAGRANGE \u2014 Paris Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 8355, Bd St-Laurent, Montréal 11, P.Q.| ' I L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 FABRIQUE AU = CANADA BANDE ELASTIQUE CAOUTCHOUTEE OFFRE UN SOUTIEN PLUS UNIFORME Le nombre de fils de coton et de caoutchouc, déterminé de façon scientifique, permet d'obtenir un tissage équilibré qui procure des résultats thérapeutiques optima.ACE assure une tension égale et contrôlable ACE maintient fermement sous pression ACE assure un enroulement régulier ÂCE réduit au minimum ta possibilité de constriction des veines CONSERVE SON ELASTICITE PLUS LONGTEMPS Aujourd\u2019hui, ACE procure à vos malades un soutien anatomiquement correct qui dure beaucoup plus longtemps.Le nouveau caoutchouc résistant à la chaleur, employé par B-D, supporte la stérilisation à sec et possède un pouvoir de tension plus grand que celui du caoutchouc employé dans les bandes ordinaires.Aujourd\u2019hui, plus que jamais, ACE est la marque à retenir.Becton, Dickinson and Company sont les seuls fabricants de la bande élastique caoutchoutée ACE.BECTON, DICKINSON AND COMPANY-RUTHERFORD, NEW JERSEY au Canada BECTON, DICKINSON & C0, CANADA, LTD., TORONTO 10, ONT.B-D ET ACE SONT LES MARQUES DE FABRIQUE DÉPOSÉES PAR BECTON DICKINSON AND COMPANY 69059F 35 l\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 PROKOF SIROP & COMPRIMÉS le Ç Lu contient LE NARCOTIQUE DE CHOIX traitement médicalement pour la sédation de la toux BITARTRATE DE DIHYDROCODÉINONE conforme LE PLUS PUISSANT DE TOUS LES de EXPECTORANTS GAÏACOLATE DE GLYCÉRYLE L'AMINE VASO-MOTRICE qui RE- la TOUX LÂCHE LE SPASME BRONCHIQUE et REMONTE LE MORAL DU PATIENT DESOXYÉPHÉDRINE 5 cc.ou chaque Comprimé FE renferment: SIROP PROKOF Dihydrocodéinone et COMPRIMÉS PROKOF _ ®itartrate) 2.5 mg.ycéryle POUR ADULTES (Gaiacolate) 100.0 mg.Désoxyéphédrine HCl 0.8 mg.Chaque Comprimé renferme: Dihydrocodéinone = itartrate 0.6 mg.COMPRIMES PROKOF Glycéryle Le Eng (Gaïacola 25.0 mg.POUR BEBES Solubles Désoxyéphédrine HCl 0.2 mg.POUR LE CONTRÔLE DE L\u2019OBESITE PROBESE TD & VM présenté maintenant sous deux nouvelles formes: Une seule capsule par jour avant le déjeuner peut refréner l\u2019appétit durant 10 à 12 heures.PROBESE PROBESE V.M.La formule du Probese T.D.avec 8 vitamines et 9 minéraux en quantité dépassant les besoins quotidiens, comme supplément à un régime d\u2019amaigrissement.PROBESE T.D.La formule vraiment efficace congue pour répondre aux besoins du patient lors de l'absorption.Le médicament se libère en 3 phases: immédiate, 4 heures et 8 heures.BELL-CRAIG LTD.TORONTO 2B L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 LEDERLE 2 i La saveur rafraichissante de cerise du Vi-Tyke en fait un favori des enfants de tout âge .aucun arrière-gout désagréable.Formule spécialement étudiée pour les enfants .facile à administrer sous forme de gouttes pour les bébés, de sirop pour les enfants énergiques.Un supplément multivitaminique compréhensif que vous pouvez prescrire avec confiance.DEPARTEMENT DES PRODUITS MÉDICAUX (Lderte) CYANAMID OF CANADA LIMITED, Montréal, Québec c FORMULE Vitamine À Vitamine D Thiarnine-HC1 (B:) Riboflavine (Ba) Pyridoxine-HC1 (B,) 2,40 me.Acide Ascorbique (C) 83.34 mp.Vitamine Bi» Niacinamide Panthenol Dose quotidienne moyenne AN AD\u201d GOUTTES SIROP 1 cc {20 gouttes) 5cc.(1 c.à thé) 8334 U.1.3000 U.1.1667 Ut, 800 U.1.1.67 mg.1.5 mg.2.40 mg.1.5 mg.1.0 mg.40 me.8.0 mcg.3.0 meg.16.67 mg.10 me.3.3 me.1.0 mg.5-10 gouttes 1c.àthé Gouttes /\\ PRESENTE Pédiatriques et Sirop # Liquid Multivitamins V-TYKE- SYRUP Bee ~ ViTaing +, Corey |] \\ I 37 L'Union Mcéd.Canada 38 Tome 88 \u2014 Déc.1959 oe: evn.oom Act = x corp ere ORNE 230s 9 He: Brow: = : mine A naturelle aqueuse 5 grande puissance CI ACNE eczema C hronique A peau seche et squameuse = £5 di = i costans I Ë = L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 \u2018aquasol A en capsules EI gi ete y CP a ius \u2018aquasol A en capsules \u2014 forme orale de vitamine À la plus emiployée, pour les J raisons suivagtes: vitamine A aqueuse: ¥® (us 21608 lah Lag Lu bat A i ée.ray [3 ih mairie parce qu'elle est.PTE Ci LEA ) ls Jeu\" ons * bien tolérée\u2014 un procédé spé cal Sliminé (By.iT et l'edeur d\u2019 huile CS Lu de EEE Qu virtuellement si as.urs allergé, ques.| economique \u2014 dosage réduit de mioitié ainsl que la durée du Ji traitement, comparé a I'usagg de la vit: UP NUL use.e a yo ions de | (Vitamine 3 naturelle hydrosoluble) pe IANA de: 25,000 U.I) F 50, CT TN] bouteilles CA 25 100, 500 ot 1088 cap: nr Echanti Yonk etdittératurg Pur demande ELIT TO rem acte u.s.vitamin corporation of canada, | Itd.\u2018 1452 Drummond Street, Mgpireal, EE ; 39 40 Dans le spasme des muscles lisses L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 combat la tension .soulage la douleur Pro-Banthine + Dartal Pro-Banthine \u2014 insurpassé pour soulager le spasme cholinergique \u2014 a été associé à Dartal \u2014 nouveau stabilisateur, bien toléré, des émotions \u2014 pour vous offrir Pro-Banthine avec Dartal \u2014 qui combat de façon plus spécifique les troubles gastro-intestinaux fonctionnels, particulièrement ceux qu\u2019aggrave la tension émotive.Applications cliniques spécifiques: Troubles gastro- intestinaux fonctionnels, pylorospasme, ulcére peptique, gastrite, côlon spastique (irritabilité intestinale), dyskinésie biliaire.Posologie: Une dragée trois fois par jour.Présentation: Dragées de couleur aqua, contenant 15 mg.de Pro-Banthine (marque du bromure de propanthéline) et 5 mg.de Dartal (marque du dichlorhydrate de thiopropazate).G.D.Searle & Co, Chicago 80, Illinois, La Recherche au Service de la Médecine.SEARLE | G.D.SEARLE & CO.OF.CANADA LTD, 247 Queen St., E., Brampton, Ont.La Recherche au Service de la Médecine.Wem ue L\u2019Union Méd.Canada 41 Tome 88 \u2014 Déc.1959 : Un coup direct aux infections plus W un renfort protecteur | contre la surinfection à monilia MYSTI Complexe phosphaté de tétracycline Squibb + la nystatine (MYCOSTATIN) La combinaison logique pour le traitement antibactérien; doublé de prophylaxie antifongique PRESENTATION: CAPSULES SUSPENSION GOUTTE PEDIATRIQUES 3 ce 2 SQUI BB Un siècle d'expérience inspire confiance MYSYECLIN ET MYCOSTATIN MARQUES DE COMMERCE DÉPOSÉES SQUIBB 42 L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 » Li mwuteket rng Tr ; a x 254 Ni , 7 se muarauss ) > + x em rE TL urn mois astres ae tant I : Ar: Les grands opéras de Rossini sont goûtés par des millions de spectateurs depuis plusieurs décades Les CHOSES QUI RESTENT Les bonnes choses restent .pièce d'art, classique littéraire, pont altier.produit pharmaceutique sûr.Il en est de même de l\u2019Onguent Desitin.Depuis plus de 35 ans, l'Onguent Desitin est resté le moyen sûr et incomparable de prévenir ou d'enrayer l\u2019érythème fessier dû aux couches.il est resté le produit adoucissant et cicatrisant à appliquer sur les blessures, les brûlures, les ulcères extrêmes et autres lésions cutanées.Desitin® Représentant et Distributeur Exclusif au Canada LESLIE A.ROBB 54 Baby Point Rd, Toronto 9, Canada L'Union Méd.Canada 43 Tome 88 \u2014 Déc.1959 Des capsules préparées avec précision et portant des bandes de gélatine aux tons opposés, sont employées pour de nombreux produits pharmaceutiques et antibiotiques Parke-Davis.VOICI UN PRODUIT PARKE-DAVIS Cette capsule, unique par sa bande colorée, permet d'identifier un produit Parke-Davis.PARKE, DAVIS & CO., LTD, MONTREAL 9, P.Q.CP-62259 L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 rapport pédiatrique récent: tous les bébés constipés tous les bébés faisant leurs dents (\u2018%) et souffrant de troubles gastro-intestinaux et de malaises furent soulagés par les Comprimés Baby's Own Soulagement complet de l'effort à l\u2019évacuation, des gaz pénibles, des troubles du sommeil, de l\u2019agitation, de la mauvaise humeur et de l\u2019anorexie.REMARQUABLEMENT SÛR \u2014 \u201cTout au long des observations.en aucun cas, on a noté de réactions secondaires\u201d, quelles qu\u2019elles soient.Les COMPRIMES BABY\u2019S OWN renferment 5/16 de grain de Phénolphtaléine légèrement tamponnée avec 14 grain de Carbonate de Calcium Précipité, et du Sucre en Poudre, q.s.Agréables, commodes.*âgés de 2 à 24 mois.Pour échantillons et littérature, avec références 1-15, écrivez à.Observation Typique OBS.No 23.Bébé M.P., 7 mois, 1744 lbs, souffrait d\u2019évacuations intestinales pauvres accompagnées d'\u2019efforts excessifs.Les selles étaient de petites masses calcaires dures et parfois sanguinolentes.Le bébé était irritable, d'humeur maussade, agité, et pleurait sans arrêt.A la palpation, on percevait au bas du ventre un amas de masses fécales (\u201cboudin\u201d).Des COMPRIMES BABY\u2019S OWN furent administrés à raison d\u2019un chaque soir, au coucher.A l'examen, une semaine plus tard, le bébé était bien portant et de belle humeur.Les évacuations intestinales étaient belles, sans effort et sans saignement.Les selles étaient douces et bien formées.L\u2019abdomen était mou et ne présentait plus de masses, à la palpation.G.T.FULFORD CO., LIMITED, Brockville, Ontario L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 NOUVEL AGENT ANTI-ANXIÉTÉ D\u2019UNE EFFICACITÉ EXTRAORDINAIRE NOUVEAU PERMITIL DIHYDROCHLORURE DE FLUPHENAZINE Son application dans la pratique quotidienne: contrdle d\u2019un plus grand nombre des \u2018\u2018symptômes spécifiques\u201d du stress émotif avec une dose plus faible et plus sûre (0.25 mg.b.i.d.) que celle de tous les autres agents neuroleptiques.PERMITIL soulage les symptômes de l\u2019anxiété, de la tension, de l\u2019agitation et de la fatigue émotive sans causer d\u2019action dépressive, de somnolence ou de ralentissement des facultés intellectuelles.L'action rapide et prolongée de PERMITIL rend possible une posologie pratique et facile.De plus, aux doses recommandées, on observe aucun effet secondaire.Présentation: comprimés vert pâle dosés à 0.25 mg.Flacon de 50.45 16 L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 Une victime .elle mange trop et reste trop souvent assise BIPNETAMIOIQE ANOREXIQUE A LIBERATION \u2018\u2018STRASIONIQUE\u201d RESINE @ Répression de l\u2019appétit pendant 10 à 14 heures © Légère action tonifiante pendant 10 à 14 heures @ Contrôle prévisible du poids.perte de poids bienfaisante de 1 à 3 livres par semaine, dans 9 cas sur 10 Dans bien des cas, la répression de l\u2019appétit et une légère action tonifiante (\u2018Biphétamine\u2019) sont toutes deux requises afin d'assurer, entre l\u2019ingestion de calories et la dépense d'énergie, l\u2019équilibre nécessaire pour provoquer une perte de poids pré- / EQUILIBRE visible et réglée.Grâce à la libération \u2018\u2018Strasionique\u2019\u2019, l\u2019action thérapeutique souhaitée est uniforme, prévisible et bienfaisante.La Biphétamine peut être prescrite aux obèses qui sont hypertendus, arthritiques, diabétiques, ou âgés; aux femmes, en cours de grossesse ou de ménopause; et pour diminuer les risques opératoires.|| faut l\u2019employer avec prudence au début, chez les sujets très sensibles aux sympathomimétiques, et dans les cas d'affection coronaire ou d\u2019hypertension grave.@ Une seule Capsule par jour, 10 à 14 heures avant le coucher 3 FORCES No 875 \u2014 Liste No 878 \u2014 Liste No 895 \u2014 Liste BIPHETAMINE BIPHETAMINE BIPHETAMINE 20° Résine \u2018 1 215\u2019 Résine | \u201c7 5\u2019 Résine Chaque capsule noire contient: Chaque capsule noire et | | Chaque capsule blanche contient: amphétamine .10 mg.© ,, blanche contient: @ amphétamine .3.75 mg.dextro-amphétamine .10 mg.amphétamine .6.25 me.dextro-amphétamine .3.75 mg.à l\u2019état de complexes résineux dextro-amphétamine .6.25 mg.à l\u2019état de complexes résineux à l\u2019état de complexes résineux Sur ordonnance seulement STRASENBURCH of Créateur du Dégagement (ionique soutenu) \u2018Strasionic\u2018 yo R.J.STRASENBURGH CO.OF CANADA LIMITED 4126 BATHURST ST, DOWNSVIEW, ONTARIO L'Union Méd.Canada 47 Tome 88 \u2014 Déc.1959 Une victime .- il mange trop 4° % me An mm mm am am % NOUVEAU OINVANMIILN Sans Amphétamine ANOREXIQUE \u201cSTRASIONIQUE\u201d RÉSINE DE PHENYL-TERT-BUTYLAMINE @ Répression de l'appétit pendant 10 à 14 heures @ Contrôle prévisible du poids.perte de poids bienfaisante de .221 livre par jour, dans les cas moyens Dans bien des cas, seule une répression de l\u2019appétit (\u2018lonamin\u2019) est nécessaire afin d\u2019assurer, entre l\u2019ingestion de calories et la dépense d\u2019énergie, l'équilibre requis pour provoquer une perte de poids prévisible et réglée.Grâce à la libération \u2018\u2018Strasionique\u2019\u2019, l\u2019action thérapeutique souhaitée est uniforme, prévisible et bienfaisante.L\u2019lonamin peut être prescrite aux obèses qui sont arthritiques, diabétiques, ou âgés; aux femmes, en cours de grossesse ou de ménopause; et pour diminuer les risques opératoires.Elle peut être employée, avec prudence, en présence d\u2019hypertension ou d\u2019affection cardio-vasculaire.@ Une seule Capsule par jour, 10 à 14 heures avant le coucher FORCES S\u2019obtient sur No 904 \u2014 Liste No 903 \u2014 Liste ordonnance IONAMIN IONAMIN \u201830\u2019 \u2018 1 5 Chaque capsule jaune contient: Chaque capsule jaune et grise contient: phényl-tert.-butylamine 30 mg.à l\u2019état de complexe résineux phényl-tert.-butylamine: 15 mg.à l\u2019état de complexe résineux STRASENBURCHN Le NJ Créateur du Dégagement (ionique soutenu) \u2018Strasionic\u2019 v\u2014\u2014 = R.J.STRASENBURGH CO.OF CANADA LIMITED 4126 BATHURST ST., DOWNSVIEW, ONTARIO L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 UNE THÉRAPEUTIQUE PLUS HAUTEMENT INDIVIDUALISÉE POUR LE .Mai quand le trouble RHUMATISANT rhumatismal n'exige pa \u201cENTRE LES DEUX\u201d un ne peut être maîtrisé avec stéroidothérapi e intensiv les salicylates seul seuls .Capsules d\u2019 L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 plus de latitude dans l'ajustement de la dose L'ARISTOGÉSIC est particulièrement efficace pour le soulagement de la douleur chronique \u2014 mais moins intense \u2014 d\u2019origine rhumatismale.L'ARIS- TOGÉSIC réunit les effets anti-inflammatoires de la triamcinolone ARISTOCORT* et l\u2019action analgésique de l\u2019amide salicylique, un salicylate trés puissant.Les doses requises d\u2019ARISTOGÉSIC sont sensiblement plus faibles que celles requises de chaque ingrédient seul.La latitude exceptionnellement grande dans 'ajustement de la dose d\u2019ARISTOGESIC permet l'emploi prolongé de cette thérapeutique avec moins d\u2019effets secondaires.Indications: Cas bénins d\u2019arthrite rhumatoïde, ténosynovite, syno- vite, bursite, spondylite légère, myosite, fibrosite, névrite et certains efforts musculaires.Posologie: Dose initiale moyenne: 2 capsules 3 ou 4 fois par jour.La dose d\u2019entretien doit être ajustée selon la réponse.Précautions: Toutes les précautions et contre-indications traditionnelles de la corticostéroïdothérapie doivent être observées.La quantité de médicament employée doit être soigneusement ajustée à la dose la plus faible capable de réprimer les symptômes.Quand les patients prennent des stéroïdes depuis longtemps, ceux-ci doivent être discontinués graduellement.Chaque capsule d\u2019ARIsToGÉSIC contient : Triamcinolone ARISTOCORT o.oo.0.5 mg.Amide Salicylique i.325 mg.Gel d\u2019Hydroxyde d\u2019Aluminium Desséché _._._____ 75 mg.Acide Ascorbique ._._ 20 mg.Présentation: Flacons de 100 et de 1,000.Composé Stéroide-Analgésique LEDERLE £4 4 °° 2 *4 LAN 44 4 4 AJ 2 } St ., , CYANAMID OF CANADA LIMITED DÉPARTEMENT DES PRODUITS MÉDICAUX JE aus ., CAN ADP MONTRÉAL, QUÉBEC Marque déposée se L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 REVS au malade débilité B-PLEX Elixir au Complexe B en flacon de 8 onces LE COMPLEXE B COMPLET PROVENANT DE SOURCES NATURELLES Le nouveau B-PLEX est exceptionellement agréable à prendre.Il constitue un traitement complet et adéquat aux vitamines du complexe B et à la vitamine B,., qui sont importantes pour stimuler la croissance, la formation du sang et pour surmonter la fatigue.-PLEX B LE COMPLEXE B COMPLET AVEC SULFATE FERREUX Extraordinairement agréable au goût, le B-PLEX avec avec FER FER est indiqué pour renforcer les régimes pauvres en élément nutritifs des malades de tout âge.Il fournit le Complexe des vitamines B complexe B complet, la vitamine B,; et le sulfate fer- avec sulfate ferreux reux, destiné à protéger le malade contre la carence de en flacon de 8 onces fer d\u2019origine alimentaire.-Posologie\u2014de 1 à 2 cuillerées a thé tid.Et le B-PLEX et le B-PLEX avec FER contiennent le SORBITOL, dont a été découverte récemment la propriété d\u2019augmenter grandement l\u2019absorption de vitamine B,-! et de fer\u201d.1.Chow, Bacon F.et al.: Am.J.Clin.Nutrition 6:30, 1958 Kieth 2.Herndon, John F.etal.:J.Nutrition 64:615-623 (10 avril 1958).*Marque Déposée WALKERVILLE, ONTARIO 2 FILMTABS D'IBEROL PAR JOUR APPORTENT: La dose suffisante de fer Sulfate ferreux U.S.P.1.05 Gm.(fer-élément 210 mg.) Plus le Complexe B complet BEVIDORAL®.1111111100 1 unité U.S.P.(vitamine Bu avec concentré de facteur intrinsèque Abbott) (orale) , , Acide folique.2 mq.Fraction hépatique 2 N.F.= 200 mg.Morinitrate de Thiamine.6 mg.Riboflavine.1111111101 .6 mg.Niacinamide.30 mg Chlorhydrate de pyridoxine.3 ma.Pantothénate de calcium.0 6 mg.| Plus la Vitamine C Acide ascorbique.150 mg.de des indications de 1 Wal ® a i ai @ puissante médication anti-anémique ère 1 Complexe B complet Abbott plus le émtab, À Amtab: comprimé \u2018\u2018pelliculisé\u201d Abbott en instance de brevet ac Soman.A sa #* 8 bo =.En LE # or LS \u201c\u201cMEXICAN LANDSCAPE\u2018\u2019 BY COFELAND BU De Mexico également, émanent des rapports sur le Pentothal.tout à l'honneur de l'anesthésique intra-veineux le plus largement étudié | de par le monde A Mexico, comme partout où l\u2019on pratique la médecine moderne, le Pentothal est presque constamment à la tâche .et son dossier comporte un palmarès inégalé quant à la sécurité, à l\u2019efficacité et à la souplesse des indications.Les rapports publiés dans la littérature\u2014dont le nombre dépasse aujourd\u2019hui 2500\u2014traitent de tous les aspects de l\u2019anesthésie intra-veineuse au moyen du Pentothal sodique.Cette remarquable expérience clinique, doublée de 23 années Ha d\u2019usage constant viennent appuyer la confiance que vous avez CERRY D placée dans le Pentothal sodique comme anesthésique { intra-veineux par excellence.PENTOTHAL® sodique (Thiopental sodique injectable Abbott) 703014 UV IS MANIF] 19 IUNOG UN 19 100N Xnalof un snod sna Samagjzoue Sama] quad ffo SIAGUHOOU $38 $noj v vpruvty np astviup af INSUP] 2p SUIIOPIIN SP U0718250SSF 7 SANIIUOUUP $38 PV 10 §4721997 Sos PV ppouvn np sparpIIN uot), MM.Aérichidé } nion Médicale du Canada Revue mensuelle fondée a Montréal en 1872 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada Fondée à Québec en 1302 ONT COLLABORE AU VOLUME 88: (Nicholas); Albot (G.); Allard (Eug.) ; Amyot (Roma) ; Arabian (Jirayr) ; Archam- bault (Paul); Archambault (Paul-René); Ar- chambault (Réginald) ; Auger (Robert); Barbeau (André) ; Barbezat (M.) ; Baril (Edmond) ; Beauregard (J.-M.); Bégin (B.-Guy); Belisle (Louis- Philippe) ; Belisle (Maurice); Bernard (Albert) ; Bernath (Joseph) ; Berthiaume (Marcel) ; Bertrand (A.); Blais (Guy); Blais (Raymond); Boileau (Paul-A.) ; Boisvert (Marcel); Boivin (Jean-Ma- rie) ; Boltanski (Etienne) ; Bordeleau (Jean-Marc) ; Boulanger (J.-B.); Boulay (Raymond) ; Bourgeois (Jeanne) ; Bourque (J.-P.); Bousquet (Ernest); Brault (Jules) ; Brault (J.-B.) ; Breault (Henri-].) ; Campeau (L.); Caron (Pierre) ; Cartier (Georges- E.) ; Cartier (Paul); Charbonneau (Henri); Char- bonneau (Jean); Chayegan (Azim); Chevrier (].- M.) ; Choquette (G.); Cliche (Francois); Cloutier (Francois) ; Comeau (Maurice); Cormier (Euge- ne-J.) ; Courtois (Annie) ; Cruchet (René) ; Dage- nais-Pérusse (Paul); David (Paul); Davignon (Jean) ; Décarie (Léandre) ; Dechêne (].-P.) ; De- laquerrière (Liliane) ; Delorme (Pierre); Demers (Roger); Denber (Herman C.B.); Denoncourt (J.-A.) ; d\u2019Entremont (Ph.) ; Desjardins (Edouard) ; Desrochers (Y.) ; Desruelles (J.) ; Dionne (Louis) ; Dionne (Paul); Dombrowski (Simon); Doray (Maurice); Drouin-Naud (Colette); DuBerger (René-L.); Duchastel (Yves); Duckett (Guy); Dufresne (Origéne) ; Dufresne (Roger-R.) ; Dupal (F.); Eddie (E.); Ethier (Jacques); Exertier (Jacques) ; Faribault (Claude); Farmer (Raymond) ; Favreau (].-Calixte); Fortier (Jacques); Fortier (De la Broguerie); Fournier (Gisèle); Fournier (L.); Fournier (Marcel); Françon (Francois); Gagnon (Jacques) ; Gagnon (J.-H.); Gagnon (J.- N.) ; Gagnon (Paul-A.) ; Gallai (Zoltan) ; Gaudreau (Claude) ; Gauthier (Claude); Gauvin (Pierre) ; Gendreau (Cecil); Gendron (Claude-P.) ; Genest (Jacques) ; Geoffroy (Marc) ; Gialloreto (Osman) ; Gilbert (G.) ; Gingras (Gustave) ; Godlewski (Guy) ; Gosselin (Gilles); Goulet (C.); Goulet (Y.); Gratton (Laurent) ; Grégoire (Fernand); Grégoire (Maurice) ; Grignon (Charles-E.); Grignon (J.) ; Grondin (Claude) ; Groulx (Adélard) ; Guay (Marcel) ; Guertin (Paul-L.); Guevin (Raymond); Guy (Roland) ; Hardy (Jules) ; Hébert (C.-D.); Hille- mand; Houde (André); Houle (Jean); Housset (Edouard); Huot (G.); Huot (Laurent); Jarry (Gaétan) ; Joyal (Jean); Jutras (Albert); Kaludi (M.); Keller (Jules); Labarre (Jules); Laberge (I.); Lafleur (Francois); Lafond (Guy) ; L\u2019Allier (Raymond) ; Lamoureux (Louis) ; Lamoureux (Marcel); Lamy (}J.-L.); Lantier (Robert); Lapalme (Jacques) ; Lapointe (Roger); Laporte (Jean); Laramée (François) ; Latour (Roger); Laurin (Camille) ; Lauzé (Simon); Lavoie (Pierre); Lebeau (René) ; Leblanc (Roland); LeBlond (Wilfrid); Leboeuf (B.); Leduc (A.); Lefebvre (Marcel) ; Legault (G.) ; Legault (P.); Legault (Raymond) ; Léger (Jean-Louis) ; Legrand (R.) ; Le Gresley (L.- P.); Lemaire (André); Lemieux (R.-R.); Lepage (Gilles) ; Lépine (Charles) ; Lessard (jean) ; Lessard (Jean-Marc); Lessard (Richard) ; Letondal (Paul) ; Linquette (M.) ; Longtin (Léon) ; McCormick (W.|.); Mackay (André); Maheux (P.); Marinier (Maurice); Marion (Donatien); Marti- (Bernard) ; Mathieu (Jean); Mathieu (Michel) ; Mignault (Gérard); Nadeau (Réginald) ; Oulerich (François); Pagé (Robert); Panaccio (Victor) ; Panisset (M.) ; Paquette (].-Philippe) ; Parenteau (André): Paulin (Roger); Pavilanis (V.); Perras (Pierre); Perron (Paul); Pestel (Maurice) ; Piette (Yves); Porcher (Pierre); Po- thier (B.); Potvin (André); Proulx (André); Quirion (C.); Rajotte (Paul); Ratté (Viateur) ; Raymond (Odilon); Régnault (P.); Rentchnick (Pierre) ; Rioux (Berchmans) ; Riopelle (Joseph- Luc) ; Robillard (Eugéne); Robillard (Rosario) ; Rouleau (Yvan); Rouleau (Yves); Roux (Jean- Louis) ; Royer (Albert); Saint-Martin (Maurice) ; Savard (Marc) ; Savignac (Raymond) ; Savoie (Eu- dore) ; Segall (Harold N.) ; Séguin (Hermas) ; Si- mard (Roch); Shooner (Fernand); Simard (L.- C.); Skuhrovsky (G.); Smith (Henri); Smith (Pierre) ; Soucy (Roméo) ; Sourdais (Claude-Ma- rie) ; Stanley (Paul); Sternberg (Joseph); Susset (V.); Sylvestre (Lucien); Thibault (Eugène) ; Touboul (Roland); Tremblay (Lionel); Trudel (Hermile) ; Turgeon (C.); Turgeon (Pierre-A.) ; Ugnat (F.Antoine); Vadeboncoeur (Roland); Veilleux (Jean) ; Voyer (R.); Wielhorski (A.).neau TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES \u2014_A\u2014 Age atomique \u2014 Médecine atomique (Roma Amyot) ol.657 Albers-Schonberg \u2014 Anémie ostéo-sclérotique \u2014 Maladie des os marmoréens.Maladie d\u2019 (Paul Dagenais-Pérusse, Edmond Baril, Azim Chayegan et Claude-Marie Sourdais) __._ 951 Alcoolisme.Médecine et (Jean-Marc Bordeleau) 1026 Alderonisme primaire.Hyper- (Pierre Delorme et Jacques Genest) _.__._.__ 1524 Allergie gastro-intestinale.(Raymond Savignac) 440 Amputations au membre inférieur.(Robert Pagé et Jean Marc Lessard) _.____.11111100 412 Anévrysme de la carotide interne héminianopsie nasale, unilatérale.Hémiplégie croisée par spasme de la carotide.Rupture d\u2019un (Roma Amyot) i.825 Antibiogramme direct et indirect.(André Potvin) ll.695 Antiseptique urinaire.Essai clinique d\u2019un nouvel (Jean Charbonneau et Jean Joyal) __._____ 454 Après cinq ans.(Paul David) 1111121000 1355 Assurance-hospitalisation.L\u2019 (Roma Amyot) ____ 1 Assurance-hospitalisation obligatoire avec ses services de diagnostics.Pourquoi nous favorisons une (Paul-René Archambault) ._ ____ 1081 Asthme chez l\u2019enfant.L\u2019 (Maurice Comeau) 547 Athéromateuse.Note sur un indicateur nomo- graphique de l\u2019atteinte (Jules Labarre) 946 Athérosclérose.Diète, lipémie et (André Proulx) 847 Athérosclérose, lipides sériques et nutrition.(Gaston Choquette, Paul David et Colette Drouin-Naud) 1390 et 1401 Bacilles acido-résistants au moyen de la microscopie en fluorescence.Recherche des (Paul Dionne) 1111100 12 Bibliographies: Publications médicales francaises 78, 739, 1103 Bilan-santé de Montréal en 1958.Le (Adélard Groulx) LL.11 LL LL LL 313 Bronchite chronique.Le problème de la (Maurice Doray) Broncho-pulmonaires d\u2019aspect chirurgical.Infections (B.-Guy Bégin) __._ Bulletins: Age atomique \u2014 Médecine atomique (Roma Amyot) A l\u2019Institut de Cardiologie de Montréal.(Roma Amyot) A propos du Club de Recherches Cliniques du Québec.(Charles Lépine) En marge de la réforme des études médi- (Edouard Desjardins) En marge du Congrès de septembre 1959.(Edouard Desjardins) Explorations! (Roma Amyot) __.__.______ cales.L\u2019assurance-hospitalisation.(Roma Amyot) La Thérapeutique en vingt médicaments.(Jean-Marc Bordeleau) Le dialogue entre Thémis et Esculape.(Edou- ard Desjardins) L\u2019éternel triangle.(Roger-R.Dufresne) Le XXIXe Congrès de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada: un exemple de collaboration.(Pierre Smith) Médecine et alcoolisme.(Jean-Marc Bordel\u2019eau) Sur le Conseil Canadien d\u2019Accréditation des Hôpitaux.(Roma Amyot) _._______ \u2014C \u2014 \u201cCanadian Nurse\u2019.Version francaise du (Roma Amyot) Cancer du col.Le (Raymond Boulay) Cancer est-il une maladie du collagéne attribuable a une carence de vitamine C?Le (W.J.McCormick) Cancer.L\u2019exploration cytologique au service du médecin de pratique générale dans la lutte contre le (Wilfrid LeBlond) Cardiaque 3 la salle d\u2019opération.L\u2019arrét (B.Pothier) Cardiaques.Manifestations pulmonaires des affections (Osman Gialloreto) 549 590 657 1285 1159 913 1497 785 1 501 369 121 1024 1026 245 331 736 700 1202 434 1484 Cardiopathies congénitales.Etude statistique et anatomique des (N.Aérichidé, Paul David et L.-P.Le Gresley) Cardiovasculaires à l\u2019Institut.Incidence et distribution des maladies (Paul David et Albert Bernard) Cathétérisme cardiaque.Indications et valeur du (Osman Gialloreto) Cave supérieure, traités par radiothérapie.Observations de quelques cas de syndrome de la veine (Claude Faribault) Caverneux.Sur un cas de thrombo-phlébite du sinus (Roma Amyot et Claude Gauthier) - Chirurgie à coeur ouvert.(J.-L.Lamy, Gilles Lepage, A.Wielhorski et G.Choquette) - Cholécystites aiguës.Traitement des (Ph.d\u2019En- tremont) Chronoradiographie de l\u2019estomac vers une radiologie physiologique.La (Pierre Porcher) Chylo-péritoine.(Wilfrid LeBlond) Circulatoires.Indications chirurgicales dans les maladies (Georges-E.Cartier, Paul Cartier et Paul Stanley) Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec.Chronique du (R.-L.DuBerger) 36, Commissurotomie.Etude électrocardiographique de 150 cas de sténose mitrale avant et après (Y.Desrochers, O.Gialloreto, E.Eddie, G.Legault, P.Legault, C.Goulet et Paul David) Commissurotomie mitrale.Evaluation à long terme des résultats de la (Osman Gialloreto, Albert Bernard et Paul David) Communication inter-auriculaire chez l\u2019adulte.(Jean de L.Mignault) Conflit actuel en cours d\u2019analyses.Observations sur un (J.-B.Boulanger) - Confrontation clinico-pathologique (Hopital Notre-Dame) eee Congrès de septembre 1959.En marge du (Edouard Desjardins) Congrès: Congrès annuel des Hôpitaux catholiques de la Province de Québec.Le vingt-cinquième (Pierre Smith) TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES 144 1360 297 167 1382 Congrès de la Fédération des Sociétés Américaines de Biologie expérimentale \u2014 Les tendances de la recherche en physiologie pulmonaire.(Charles Lépine) Colloque de la Société Française de Phlébologie.Le (François Françon) Congrès de la Société Internationale d\u2019'Hématologie.En marge du huitième (Claude P.Gendron) Congrès de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada à Montréal L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 \u2014 29e congrès, septembre 1959 .250, 372, 503, 660, 787, 919, 1024, 1029, 1254, 1549 Congrès international de Chirurgie plastique.(P.Regnault) oo ieee 1100 Congrés mondial de la Fédération internationale de Gynécologie et d\u2019Obstétrique.Deuxième (Roger Lapointe) _.- 186 Conseil Canadien d\u2019Accréditation des Hôpitaux.Sur le (Roma Amyot) oo.245 Conseil Canadien d\u2019Accréditation des Hôpitaux.Inauguration du (Eugène Thibault).330 Coronarienne.Symposium sur la maladie (Harold N.Segall et Paul David) __.__.251 Correspondance: Lettre de France (Maurice Pestel) _._.__.76, 867 Lettre des Etats-Unis 333, 456, 612, 748, 869, 984, 1112, 1233, 1574 Lettre de Suisse (P.Renchnick) __.193, 614 Corticostéroïdes dans le traitement des maladies infectieuses.Les (P.Rentchnick) .1062 Coxarthrie.Ce qu\u2019il faut savoir de la (François Françon) 000000000000 00e teens een 27 \u2014D\u2014 Dermatoses prurigineuses.Etude d\u2019un nouveau dérivé de la phénothiazine dans le traitement des (Victor Panaccio) -.-0-eene- 964 Dermite allergique par contact.La (Pierre-A.Turgeon) oon 733 Dexaméthasone.Evaluation clinique du (Pierre Delorme, Roger Demers, Jean Davignon, Jirayr Arabian, Jean Veilleux et Jacques Ge- nest) oem amano 1056 Dextroversion du coeur avec transposition des vaisseaux de la base sans autre malformation cardiaque associée.(Réginald Nadeau, M.Savard et Yves Desrochers) - 1435 L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 Diabète sucré.La pathogénie du (Rosario Ro- billard) (Edou- Dialogue entre Thémis et Esculape.Le ard Desjardins) Diverticulose et diverticulite du côlon sigmoiï- de.(Claude Gaudreau) Dysgénésie gonadique avec phénotype féminin.(Y.Goulet, B.Leboeuf, J.Grignon et C.-E.Grignon) Dyslipidémie athéromateuse.Influence de médications correctives associées sur la (Char- les-E.Grignon, Jules Labarre, Roger Latour et Yvan Rouleau) Dyspnée.Le mécanisme de la (Charles Lépine) \u2014E\u2014 Editoriaux: Après cinq ans.(Paul David) _._.Diète, lipémie et athérosclérose.(André Proulx) Du nouveau en immunisation contre la poliomyélite.(Roma Amyot) Indications du rein artificiel.(Yves Piette) La magnésium.(Jean Mathieu) .____.__.Le problème des mycobactéries atypiques.(Maurice Saint-Martin) ictères malformatifs du premier âge.(Paul Letondal) Le traitement chirurgical des pseudo-kystes du pancréas.(Edouard Desjardins) Les L\u2019hépital mental.(Marcel Berthiaume) Pourquoi nous favorisons une assurance- hospitalisation obligatoire avec ses services de diagnostics.(Paul-René Archambault) Salle de nursing spécialisé.(Gérard Mignault) Une nouvelle technique pour provoquer des psychoses expérimentales: la privation de sommeil.(Jean-Marc Bordeleau) (Albert Jutras) Vidéo-télé-radiodiagnostic.Ehlers-Danlos et grossesse.Le syndrome de (Paul-A.Boileau et Louis Dionne) Emphysème pulmonaire.L\u2019 (Fernand Grégoire) Empoisonnement chez l\u2019enfant.L\u2019étiologie et la prévention de I\u2019 (Henri-).Breault) Encéphalite subaigué a inclusions.(Jacques Gagnon, Annie Courtois et Yves Duchastel) Enseignement universitaire.La recherche dans I\u2019 (Eugène Robillard) TABLE ALPHABETIQUE DES MATIERES 1190 369 293 1048 944 585 1355 847 1545 164 705 444 32 310 162 1081 605 976 1215 285 556 851 921 1485 Erythroblastose foetale et exsanguino-transfu- sion.(Simon Dombrowski et Eug.Allard) 289 Eternel triangle.L\u2019 (Roger-R.Dufresne) .___.121 Etudes médicales.En marge de la réforme des (Edouard Desjardins) ooo 913 Explorations! (Roma Amyot) 785 \u2014H\u2014 Hématurie essentielle existe-t-elle?L\u2019 (J.-P.Bourque) ooo ee 1034 Hémorragie.Evaluation, par la formule sanguine compléte, des pertes sanguines causées par I\u2019 (Paul-A.Boileau) 1186 Hémorroïdes.La crise aiguë d\u2019 (Réginald Ar- chambault et Paul Archambault) .________.842 Hernie diaphragmatique.La (Marcel Lamou- reux et Pierre Lavoie).1068 Hopital mental.L\u2019 (Marcel Berthiaume) _._._.162 Hydraminios \u2014 Quelques considérations.(Jules Keller) oem 1094 Hyperinsulinisme organique.Un cas d\u2019hypoglycémie spontanée par (Gilles Gosselin, A.Houde, Eudore Savoie) ooo.274 Hypertension portale et dans la saturation oxy- hémoglobinique du sang porte.Le rôle de la rate dans I\u2019 (André Lemaire et Edouard Housset) nooo eee eeeeeae 125 Hypnose.La narcose et I\u2019 (Léon Longtin) __.71 Hypnotisme dans ses lignes générales.L\u2019 (Michel Mathieu) _.0ccccccecce scene uns 64 Hypnotisme en obstétrique et en gynécologie.L\u2019 (J.-H.Gagnon et Jacques Fortier) .-\u2026.74 Hypnotisme en psychiatrie.L\u2019 (François Cloutier) 69 Hypnotisme en regard de la chirurgie.L\u2019 (Paul- L.Guertin) _.__._._.220000000 cesse 13 Hypoglycémie spontanée par hyperinsulinisme organique.Un cas d\u2019 (Gilles Gosselin, André Houde, Eudore Savoie) ooo.274 \u2014_] \u2014 Ictères malformatifs du premier âge.Les (Paul Letondal)_.__.\u2026.00000000000e 32 Institut de Cardiologie de Monréal.A I\u2019 (Roma Amyot) a.1285 1486 \u2014L\u2014 Leritine.Un nouvel analgésique de synthèse en anesthésie: le (J.-P.Dechêne et C.-D.Hébert) i 180 Livres recus _.__._._.102, 220, 348, 470, 632, 766, 887, 1000, 1131, 1266, 1458, 1598 Lobe moyen.Le syndrome du (M.Kaludi) _.1078 Lupus érythémateux disséminé.Considérations sur le diagnostic de (Richard Lessard et Marcel Guay) «oo lll.141 _M \u2014 Magnésium.Le (Jean Mathieu) .__________________.705 Mandelate de methenamine dans 100 cas non choisis d\u2019infection de l'appareil urinaire.De l\u2019emploi du (J.-P.Bourque et Jean Joyal) 607 Médico-légales.Les réclamations (J.-A.De- noncourt) _.0000000000000000 cesse en ns 448 Méningites à listeria monocytogènes chez le nouveau-né.(Bernard Martineau) _.__.679 Méphécol dans l\u2019intolérance digestive au 1314 TH.L\u2019action du (Robert Auger).1099 Métastases cérébrales.De l\u2019exérèse des (Jules Hardy et André Parenteau) _.__._.__.948 Mitrale.Etude diagnostique de l\u2019insuffisance (R.Legrand, M.Linquette, ].Desruelles) .802 Mucomyosite de l\u2019estomac et du côlon.Manifestations radiologiques de la (Guy Duckett et Pierre Perras) 111222000000 419 Mycobactéries atypiques.Le problème des (Maurice Saint-Martin) .\u2026.__- 444 Myocarde.Le traitement de l\u2019infarctus du (Eug.J.Cormier) _.111100000000000000000000 430 Nécrologie: Archambault, J.-A.344; Archambault, ].-A.1454; Bélanger, J.-Gérard 993; Bouillé, Herménégilde 344; Bourque, Edgar 993; Brousseau, Louis-Philippe 993; Cheff, Séville 628; Cléroux, Vital 1454; Cone, William (Roma Amyot) 760; Coulombe, Paul-O.993; Deguise, Albert \u2014 In Memoriam \u2014 (Roger-R.Dufresne) 367; Derome, Ferdinand 993; Desrochers, J.-H.628; Dupré, Louis-B.344; Ferron, Maurice 344: Gagner, Roland 1454; Gauthier, Jean-Charles 628; Gérin-Lajoie, Léon \u2014 In Memoriam \u2014 (E- douard Desjardins) 497; Giroux, Eugène 344; Go- TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 dreau, A.-E.-F.96; Guertin, Alphonse-L.993; Hé- bert, Roch 96; Joubert, Louis de Gonzague (Edou- ard Desjardins) 991; Kasatchenko, A.-S.1250; Kirkland, Gaëtan 1250; Laguë, Léonidas 344; La- lande, Elphège 628; Lamarche, Adolphe 1250; La- marche, Paul 1250; Lambert, Gabriel 96; Laporte, Louis-Philippe 344 \u2014 (Aimé Leduc) 992; Laroche, Stanislas 96; Lebel, Hyacinthe (Edouard Desjardins) 991; Martin, François 1454; Masson, Pierre \u2014 In Memoriam \u2014 (L.-C.Simard) 1017, (Joseph- Luc Riopelle) 1590; Meunier, ].-H.994; Michaud, Jean-Thomas 344; Paquin, Joseph-W.96; Prévost, Antonio 1250; Prévost, Arthur-Henri 994; Rhéaume, Joseph-Raymond 96; Rochette, Roméo (Edouard Desjardins) 95; Roy, J.-N.\u2014 In Memoriam \u2014 (Jules Brault) 909; Veniot, Maurice 1250.Néomycine.Un cas d\u2019apnée à la (Jean La- porte, Gérard Mignault, Raymond L\u2019Allier, Paul Perron) Néoplasme bronchique.La (Marc Geoffroy) radiothérapie du Nerf honteux chez l\u2019homme et chez la femme avec la lidocaine.L\u2019infiltration du (Louis Lamoureux et Francois Lafleur) Nodules sidéro-calcaires pulmonaires chez un porteur de \u2018\u2018cor pulmonale\u201d.(Simon Lauzé) 1181 Nourrisson.Les diarrhées du (Paul Dagenais- Pérusse, Edmond Baril, François Oulerich et Roland Touboul) 16, 153 Nouvelles ._._______.1._ 97, 210, 345, 474, 629, 762, 878, 994, 1128, 1254, 1455, 1595 Nursing spécialisé.Salle de (Gérard Mignault) 605 \u20140\u2014 Occupation et de la récréation-thérapie.Rôle de I\u2019 (Raymond Legault) 1086 Ostéoblastome bénin.L\u2019 (Roland Guy, Guy La- fond, Paul-A.Gagnon, Odilon Raymond et Jeanne Bourgeois) oo.666 Ostéome ostéoïde avec pathologie articulaire.Observation d\u2019un cas d\u2019 (Roland Guy, Marcel Fournier, Jean-Marie Boivin, Odilon Raymond et Jeanne Bourgeois) oC 816 Ozène.Rhinite atrophique et (Raymond Blais) 425 \u2014P \u2014 Pancréas.Le traitement chirurgical des pseudo- kystes du (Edouard Desjardins) ._.310 Panectyl en dermatologie.Le (Henri Smith) 956 L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 Gingras, V.Susset, R.-R.Lemieux, et C.Quirion) (Herman C.B.Denber, Paul Rajotte) minaire de la (Louis Lamoureux, Shooner et Lionel Tremblay) Placenta acreta.Séguin) tations (Roger Paulin et Jean Lessard) _.Pneumopathies Les (Henri Charbonneau) infantiles aiguës.tre la (Roma Amyot) Psychiatrie française.Essor de la Laurin) Psychologiques.À propos des troubles fonctionnels digestifs: quelques remarques sur la prédisposition aux traumatismes (Etienne Boltanski) Psychoses expérimentales: la privation de sommeil.Une nouvelle technique pour provoquer des (Jean-Marc Bordeleau) Psychosomatique.Propos sur la médecine (Yves Rouleau) Les infections Pulmonaires aiguës.Laramée) (François Pulmonaires des affections cardiaques.Manifestations (Osman Gialloreto) Pulmonaires des maladies systémiques.manifestations (Gilles Gosselin) Pulmonaires.L'aspect médical des tumeurs (André Mackay) Pulmonaires.L\u2019hématose dans les maladies (Roméo Soucy) Maladies (Fer- Pulmonaires professionnelles.nand Grégoire) Radiologie au Canada francais.Histoire de la (Louis-Philippe Bélisle) Radioiode en cardiologie.L\u2019emploi du (Joseph Sternberg) Paralytiques cérébraux.Réhabilitation des (G.J.-M.Chevrier, G.Huot, R.Voyer, G.Skuhrovsky Phénothiazine.Etude clinique d\u2019une nouvelle Pipadone en anesthésie.Etude clinique préli- Fernand (Jacques Fortier et Hermas Pleurales en pathologie chirurgicale.Manifes- Poliomyélite.Du nouveau en immunisation con- (Camille 53, 172, 320, 726 132 861 831 1091 593 976 177 560 527 530 598 573 569 TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES Recherches cliniques du Québec.À propos du Club de (Charles Lépine) Réflexions d\u2019un praticien.(René Cruchet) Réhabilitation à domicile.___.___ (G.Gingras) Rein artificiel.Indications du (Yves Piette) Respiration.La physiologie de la (Charles Lé- pine) Respiration.Le mécanisme de la Lapalme) (Jacques Revue des livres 631, 885, 1000, 99, 214, 480, 1251, 1458, 1124, Rhinite athophique et ozéne.(Raymond Blais) Rhumatismale chez l\u2019enfant et l\u2019adolescent.La maladie cardiaque (G.Gilbert, N.Aéri- chidé, Marcel Lefebvre et Paul David) Roentgen-cinéma et de roentgen-télévision.Rétrospective d\u2019un an de (Guy Duckett et Laurent Huot) Sclérose cérébrale diffuse avec mélanodermie et atrophie surrénale.Roland Leblanc) (Jacques Gagnon et Sociétés: La Société Médicale de Montréal: 1487 1159 58 710 164 543 538 425 .1323 7 octobre 1958, 94; 21 octobre 1958, 93; 18 novembre 1958, 208; 2 décembre 1958, 470; 17 février 1959, 756; 2 mai 1959, 762; 17 mars 1959, 876; 7 avril 1959, 877; Stélazine.Etude d\u2019un puissant neuroleptique: la (Jean-Marc Bordeleau et L.Gratton) Stemetil.Intoxication aiguë par le (M.Kaludi) Sténose mitrale avant et après commissurotomie.Etude électrocardiographique de 150 cas de (Y.Desrochers, O.Gialloreto, E.Eddie, G.Legault, P .Legault, C.Goulet et P.David) Stérosan-hydrocortisone en dermatologie infantile.Le (De la Broquerie Fortier et Roch Simard) Sulfaethythiazole.Le traitement de l\u2019infection urinaire par le (|.Laberge, A.Leduc, }.-B.Brault et L.Fournier).\u2014T\u2014 Tératomes cervicaux et médiastinaux chez les enfants.(Jacques Gagnon et Gisèle Fournier) 855 691 1382 1517 864 1162 1488 Théâtre et les médecins: la médecine et les comédiens.Le (Jean-Louis Roux) Thérapeutique en vingt médicaments.La (].- Marc Bordeleau) Thoraciques.Déformations (Robert Lantier) Transfert affectif appliquée à la pratique de la médecine.La notion de (Marcel Boisvert) Triade de Fallot.Desrochers) (Joseph Bernath et Yves Trichomonase chez l\u2019homme par la trichomy- cine.À propos du traitement peroral de la (Lucien Sylvestre, Zoltan Gallai et Jacques Ethier) Tuberculose.Dépistage de la (Gaétan Jarry) Tuberculose.Le point de vue de l\u2019Unité sanitaire dans la lutte contre la (Viateur Ratté)._.___._.L.1 101.Le Le Lace LL Tuberculose pulmonaire.Insuffisance respiratoire dans la (F.-Antoine Ugnat) Tuberculose pulmonaire.Le traitement chirurgical de la (Ernest Bousquet) TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES 967 501 580 1540 1444 962 515 1218 1221 L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 Tumeurs primitives du coeur.(L.Campeau, P.Maheux, C.Turgeon et M.Barbezat) \u2014_ Uy \u2014 Ulcère gastroduodénal par le Robuden.Contribution au traitement de I\u2019 (M.Kaludi) _.\u201cUnion Médicale du Canada.L\u2019\u2019\u2019 en 1890 ___.118, 238, 362, 492, 650, 780, 900, 1014, 1150, 1282, 1476, Urologie.Les divers segments intestinaux en (Jean-Paul Bourque) \u2014_V \u2014 Vasopressives urinaires dans diverses conditions cliniques: un nouvel horizon de recherche! Substances (André Barbeau) ._\u2026.Vésicale.La chirurgie de la douleur (J.-P.Bourque) oo.Vidéo-télé-radiodiagnostic.(Albert jutras) ___.Vie de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada (Pierre Smith) 123, 373, 662, 789, 916, 1337 1208 1607 1503 1500 aa \u2014_A\u2014 Absorption des liquides par l\u2019estomac.Etudes sur Ua.Acné.Les acides gras non saturés dans I\u2019 ___.Air.Un défi de l\u2019industrie.La pollution de I\u2019 Amibiase infantile métropolitaine.L\u2019 .__\u2026.Aminophylline.Sensibilité allergique eczémateuse à Amnésie et le syndrome anesthésique.L\u2019 Anesthésie.L\u2019aspiration au début de l\u2019 _._._\u2026.Anévrysme de l\u2019artère thyroïdienne inférieure et paralysie laryngée.Rupture d\u2019 Anévrysmes intracrâniens.L\u2019incidence et l\u2019importance du vaso-spasme cérébral observé sur 100 angiogrammes d\u2019 Angine de poitrine fonctionnelle du bloc au- riculo-ventricule.L\u2019 Angine de poitrine.Traitement de I\u201d .__.Angine de poitrine: une étude avec double contrôle.L\u2019iproniazide dans l\u2019 1.1.Anse afférente après gastrectomie type Fins- terer-Polya-Hofmeister et leur rapport avec l\u2019état fonctionnel des sphincters duodénaux.Les syndromes de Pl .11111122021212 Artérite primaire de l\u2019aorte chez un enfant -\u2026 Asthme bronchique.Le traitement de fond de !\u2019 Asthme chronique traitée par l\u2019hydro-cortisone aérosol.L\u2019._._.1.ccccccccnncL cn Ataxie cérébelleuse aiguë de l\u2019enfant, d\u2019étiologie inconnue Ataxie cérébelleuse aiguë solitaire et curable de l'enfant.LU\u2019 Athérosclérose aortique dans la fibrose kystique du pancréas.Baisse de I\u2019 Biopsie rénale per-cutanée.L\u2019utilisation clinique de Bouquet de Riolan.Le syndrome post-trauma- tique du Bronchite chronique.Les troubles physiologiques dans la Bronchogénique chez l\u2019homme au-dessous de 40 ans.Carcinome Bronchorrées chroniques et troubles de ventilation.Budd-Chiari.Contribution à l\u2019étude du syndrome de TABLE ALPHABÉTIQUE DES ANALYSES 1243 1584 1579 1244 1246 623 1586 1115 1245 1452 1449 1453 1240 1244 625 750 87 622 \u2018623 1585 752 1237 462 339 \u2014C \u2014 Calcifications artérielles idiopathiques de l\u2019enfance.Présentation de deux observations chez des enfants d\u2019une même famille et revue de la littérature.Canal artériel atypique.L'emploi d\u2019un produit hypertenseur comme moyen diagnostique de l\u2019existence d\u2019un Cancer du duodénum.Le Cancer.Technique \u2018\u2018d\u2019isolation-perfusion\u2019 dans le traitement du.________________.Carcinoide métastatique avec syndrome vasomoteur.Particularités anatomo-pathologiques et histochimiques d\u2019un Carcinoïdes digestifs.Orientation thérapeutique des Carcinoïde du grêle à large dissémination mé- tastasique avec syndrome collapsus-flush et hypersécrétion de sérotonine.Première observation française.Tumeur Carcinoïde du grêle avec métastase hépatique et rétrécissement pulmonaire.Carcinoïdose.Etude clinique et physiologique de la Carcinoïde iléal avec métastases.Flush, crises asthmatiques et diarrhéiques au cours d\u2019un Carcinoïdose.Nouvelle observation de.Données cliniques, radiologiques, histologiques et bio- chimiques.1138 1116 1118 1451 1578 1578 1114 875 1578 1114 875 Carcinome.Syndromes neurologiques associés au 1119 Cardiaques chez les malades à ictus cérébral.Fréquence des affections Céruménolytique.Une évaluation d\u2019un nouvel agent Césarienne antérieure.Diagnostic et traitement opératoire des ruptures de l\u2019utérus consécutives a une Charcot-Leyden dans les granulomes éosinophi- liques des os.Cristaux de____.__.__._._.Chlorothiazide sur la fonction rénale dans l\u2019hypertension artérielle.Action de la ._____.Cholestérinémie après un repas gras.Etudes sur la coagulation sanguine et la fibrinolyce de malades souffrant d\u2019hyper Cholestérol sérique chez l\u2019homme suivant les changements des graisses de l\u2019alimentation.Prédiction des changements du._.___.Cholostase extra-hépatique.Caractères histologiques importants pour le diagnostic.La .Chorio-épithéliome et des tumeurs trophoblas- tiques apparentées avec les \u2018antagonistes de l\u2019acide folique et des purines.Traitement du 88 1584 464 207 1235 1235 1449 1586 336 1490 Cirrhoses: résultats des dérivations porto-caves.Traitement chirurgical palliatif des _._____ \u201c\u201cClubbing\u2019\u2019 et de l'exophtalmie rencontrés dans les dysthéroïdes.Du _.Collagénoses.Le rein des 111111222110 Coma hépatique par la cortisone à doses massives.Traitement du _.__ Cortisone et la delta-cortisone.Les ulcérations gastriques provoquées chez le rat blanc par la 02.000.c celle L nas LL LL LL LL Cyto-diagnostic gastrique à l\u2019occasion de cas personnels.Analyse critique du \u2014D \u2014 Delta-cortisone.Les ulcérations gastriques provoquées chez le rat blanc par la cortisone et la ._.__.\u2026.12111 1110 ane LL 000 Dermite solaire aiguë avec la triamcinolone.Le traitement de la _______.Diabéte et croissance.Considérations sur le syndrome de Mauriac et son traitement.____ Diabétique.Complications foetales chez la parturiente 111111111000 111 LL LL Différences d\u2019espèce.A propos de .__.Duodénographies et ictéres par obstruction .Dysglobylinémiques.Neuropathies Electrocardiogramme des hommes résidant à de hautes altitudes .________._.1.11111000 LL 2 Electro-choc.Techniques usuelles.Rapport sur un questionnaire récemment envoyé aux hôpitaux.La thérapie & ._ Electroencéphalogramme dans le coma myxo- démateux.Etude clinique et électroencépha- lographique de trois cas.L\u2019 _____._____________ Electrolytes du sang et des tissus dans la phase post-opératoire: mouvements dissociés.__.Electroencéphalographique transitoire caractéristique de la leuco-encéphalite subaiguë dans un cas de traumatisme crânien.Tracé ______.Electrolytes du sang et des tissus dans la phase post-opératoire: mouvements dissociés _.______ Encéphalopathie porto-cave.\u2026Considérations cliniques et pathogéniques sur un cas d\u2019 __\u2026.Encéphalopathie sénile._.__._.1111111100000002 Epilepticus traité par la d-Tubocurarine et la respiration contrôlée.Status _.__.____.________ Escharres dites de décubitus.Pathologie, prophylaxie et traitement.Les \u2014F \u2014 Facteurs sanguins Rh4, RhB, RhC du systéme de groupe sanguin Rh-Hr.Quelques observations sur les Fatigue chronique par l\u2019acide adénosine triphos- phorique.Le traitement de la TABLE ALPHABÉTIQUE DES ANALYSES 466 1236 1238 466 1244 466 1247 90 204 207 338 1120 1116 624 1114 1587 1249 1587 201 1247 754 1115 1122 L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 Fibrinolytique dans les maladies thrombo-em- boliques.Progrès de la thérapeutique .Fibrose interstitielle diffuse et progressive des poumons.Syndrome de Hamman-Rich _ ._ Fibro-myo-élastose endocardique chez les enfants.La 1.LL .Foetales chez la paturiente diabétique.Complications \u2014G\u2014 Gamma-encéphalographie.Indications de la _ Gastrectomie.Discussion théorique et casuistique.Valeur comparée des différentes techniques de _.111111000 00000 LL LL Gastro-jéjuno-coliques.dans les fistules .________.1111111 110 00000 Gastrophotographies en couleur ._._____-_ Goutte et traumatisme.Attaque de ._.__.Goutte.Physiopathologie, manifestations cliniques et traitement de la _.__.1121111100 Graisses de l\u2019alimentation sur le taux des lipides sériques chez l\u2019homme.L'influence des Granulomatose discoïde chronique progressive.Habitude de fumer.Nécrobiose lipoïdique.Granulomes éosinophiliques des os.Cristaux de Charcot-Leyden dans les La dérivation colique \u2014 H \u2014 Hémochromatoses.Pathogénie et traitement des Hémodynamiques chez un chameau.A propos de quelques observations __.__.11110220010002 Hémorragies de I\u2019hypertension portale par déconnexion inter-azygo-portale et suppression de l'acidité gastrique réalisée par gastrectomie inversée et splénectomie.Traitement des Hémorragies digestives d\u2019origine pancréatique.Les ._._.112220000.0.ecc nel Lilian Hémorragies digestives.Enseignements à tirer d'une série de 114 cas d\u2019 \u2014 L'intérêt diagnostique de la splénoportographie.Hémorragies digestives et ulcères gastro-duo- dénaux déclenchés par l\u2019aspirine.A propos de 52 observations Hémorragies gastriques par rupture artérielle.La fréquence sous-estimée des grandes _\u2026 Hémopathies malignes.Les localisations digestives des _.____.1.1000000000 000 a 11000 Hépatiques.Une affection nouvelle, sans doute congénitale, des voies biliaires: la dilatation kystique unilobaire des canaux Hépatique.Les surcharges sidériques en pathologie oo 000000000000 Hépatite d\u2019inoculation aprés transfusion de plasma chez l\u2019hémophile.Etude de la fréquence de I\u2019 1452 871 621 204 463 337 459 337 206 872 1450 1022 207 619 752 1576 1576 460 987 751 203 1577 461 L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 Hépatite ictérigène.La place de la métacortan- dracine dans le traitement de Hépatites ictérigénes par la Delta-1-Hydrocor- tisone.Etude du déblocage des.Confrontation avec le déblocage chirurgical des ictéres mécaniques.oo ooo oe casses Hernie hiatale eosophagienne.Otalgie et .\u2026 Hiatus oesophagien.Note complémentaire sur la radiologie de l\u2019 Hiatus oesophagien du diaphragme chez l\u2019adulte.Les signes radiologiques indirects des hernies hiatales par I\u2019 Histoplasmose intrathoracique.Aspects radiologiques peu communs de l\u2019 Hodgkin.Le pronostic de la maladie de Hyaluronidase dans l\u2019insulinothérapie comato- gène.Evaluation de l\u2019action de l\u2019 Hyperbilirubinémie non hémolytique constitutionnelle avec syndrome ressemblant à celui du Kernicterus.__.___._.22211020000000000000000 Hypertrophie ventriculaire gauche.Confrontation anatomo-électrique dans I\u2019 Hypoglycémiants chez les tuberculeux diabétiques.Les sulfamides Hypocapnie concernant l\u2019induction de l\u2019anesthésie à l\u2019éther chez le chien.Effets de I\" __\u2026 Hypothalamus.L\u2019 Ictère et grossesse.o.oo.Ictère cholostatique chronique par cholangiolite et péricholangiolite chez un enfant de 18 MOIS Coe s sn LL lctus cérébral.Fréquence des affections cardiaques chez les malades à Imipramine.Les nouvelles chimiothérapies des états dépressifs et mélancoliques.L\u2019 Iproniazide dans l\u2019angine de poitrine: étude avec double contrôle.L\u2019 1.Iproniazide.Dommoge hépatique survenu d\u2019une façon concomitante à l\u2019administration d\u2019 __\u2026.Ivemark.Syndrome d\u2019 \u2014 Polydystrophie caractérisée par l'association de malformation de la rate avec cardiopathie congénitale et inversion des viscères thoraciques et abdominaux.une Jeunes délinquants.Usage de la réhabilitation chirurgicale chez les \u2014 K \u2014 Kernicterus.Hyperbilirubinémie non hémolytique constitutionnelle avec syndrome ressemblant a celui du Korsakoff.Corps mamillaires et syndrome de 460 459 197 468 987 986 871 1120 988 1452 338 625 341 1577 1583 88 1246 1240 201 1115 340 TABLE ALPHABETIQUE DES ANALYSES _ L \u2014 Laparophotographie en couleurs avec l\u2019endro- graphe de Fourès.La Leuco-encéphalite subaiguë dans un cas de traumatisme crânien.Tracé électroencépha- lographique transitoire caractéristique de la Lipomes du caecum avec invagination iléo- caeco-colique.Les Lupus érythémateux.Fabrication de cellules L.E., in vivo, par transfusion de plasma humain provenant de malades atteints de Lymphadénopathies causées par les anticon- vulsivants et simulant cliniquement et pathologiquement des lymphomes malins.Lympho-pneumatose intestinale accompagnée d\u2019éosinophilie chez l\u2019enfant.La \u2014_ M\u2014 Maladie des urines au sirop d'érable: une erreur innée du métabolisme de la valine, de la leucine et de l\u2019isoleucine associée à une déficience mentale grave.La Ménière.Association de lésions gastro-duodé- nales à un syndrome de Méningiomes.Les signes oculaires des Mentale puerpérale.Maladie Mésenchymome rétropéritonéal.Un cas de .Methoxsalen et hâle solaire.Mucormycose du système nerveux central._\u2026.Mycosiques méconnus.L'importance clinique et diagnostique des foyers Myocarde a la norépinéphrine.Lésions du __\u2026 Myxoedémateux.Etude clinique et électroencé- phalographique de trois cas.L\u2019électroencéphalogramme dans le coma Myxoedéce chez le vieillard.Valeur voix dans le diagnostic de de la Neuromyosite.La \u20140\u2014 Obstétricale relative de l\u2019ocytocine, du pitocin et du syntocinon.Efficacité \u2014P \u2014 Pancréatiques.Etude expérimentale des pseudo- kystes Pancréatites avec calcifications.Documents sur les Pancréatites chroniques.Etudes des voies biliaires et pancréatiques au cours des \u201cParalysie cérébrale\u201d\u2019.Prématurité et Phenergan durant le travail.Evaluation clinique de l\u2019action analgésique de 1491 338 1249 620 986 458 1585 464 458 873 89 460 624 1121 91 627 1114 872 1580 203 620 875 1243 753 1492 Phénylcétonurie.Lésions neuro-pathologiques dans la il.Pleurésies invisibles.______.111111100000000000 Pleurésies purulentes non tuberculeuses.Quelques remarques à propos des traitements des Pneumonie interstitielle plasmocytaire à Pneu- mocystis.La Pneumothorax artificiel comme adjuvant à la chimiothérapie dans le traitement de la tuberculose pulmonaire.Le Pneumothorax spontané avec le Kaolin.Traitement du Porphyries: troubles métaboliques congénitaux.Les .2.200100000000000ecnc css nel l sans lle Poumon de fermier.Le \u2018\u2018Procédé de la mèche\u2019\u2019: technique de cyto-dia- gnostic des épithéliomas de l\u2019oesophage.Le Prochlorpérazine à la chlorprémazine dans le traitement des maladies à psychose chronique.Expérience clinique comparant la Protéinose alvéolaire du poupon.La Proté'nose alvéolaire pulmonaire.Psychose toxique secondaire a des gouttes oculaires d\u2019atropine.Pulmonaires.Le traitement médical des suppurations La Radiomanométrie.résiduelle duodénale grimpante en \u201c\u201cRadiopelvimétrie\u2019\u2019 en latéral chez la parturiente dans les cas de dystoc'e.La Radiopelvimétrie.La Réanimation au glucose-insuline-potassium en chirurgie de guerre.Rectocolite hémorragique.Guérison après exé- rèse avec conservation sphinctérienne.Rétrécissement recto-sigmoïdien, séquelle d\u2019une Rhumatismale chez l\u2019adulte: critères et implications.La fièvre Sarcoidose du systéme nerveux._._._._.Schizophrènes.Remarques sur l\u2019électro-encé- phalographie des.___.11122000000000000 Sclérose en plaques.Entreprise infructueuse d\u2019isolement du spirochaeta Myelophthora dans le liquide céphalo-rachidien de malades à ___.Scopolamine.Quelques notes explicatives.Usage et abus de la Silicose nodulaire unilatérale.thogénique.Un cas de Silos.La maladie des remplisseurs de Splénoportographique des courants de dérivation et des anastomoses veineuses.Barrages veineux intra et extra-hépatiques.Etude Discussion pa- TABLE ALPHABÉTIQUE DES ANALYSES 1582 1117 989 755 87 88 86 199 1243 1120 465 1237 622 462 875 342 754 469 1243 1239 873 90 Spirochaeta Myelophthora dans le liquide céphalo-rachidien de malades à sclérose en plaques.Entreprise infructueuse d\u2019isolement du Staphylococcique et endocardite.Bactériémie.Sténose mitrale opérés portant sur une période de deux a neuf ans.Etude clinique de mille cas consécutifs de \u2014_T \u2014 Tératome testiculaire.Démonstration de laté- ratogénèse par métamorphose des cellules multipotentes.__._.111101000000000 0000 Testicule.Malakoplasie du.Tétracycline à long terme aux bronchitiques chroniques.L'administration prophylactique de Thrombo-emboliques.Progrès de la thérapeutique fibrinolytique dans les maladies Thymectomie.Reconsidération de la Thyroïdiennes asymptomatiques.Anticorps an- tithyroïdiens fixateurs du complément chez des patients hospitalisés, porteurs de lésions Trachéo-bronchique.Dystonie Triamcinolone dans diverses affections der- matologiques.Administration prolongée de Triamcinolone.Ulcère peptique aigu à la suite du traitement par la Tuberculeuses.L\u2019emploi de la Trypsine dans le traitement des adénites et fistules Tuberculeux diabétiques.Les sulfamides hypo- glycémiants chez les Tuberculose.Les épidémies scolaires de Tuberculose pulmonaire de l\u2019adulte.La négligence, cause majeure des reprises évolutives de la Tumeurs de l\u2019intestin grêle.A propos de dix interventions personnelles.Sur les Tumeurs malignes osseuses.Les \u2014_U \u2014 Ulcère de la dérivation duodénale chez le rat.L\u2019 Ulcère peptique aigu à la suite d\u2019un traitement par la triamcinolone.Ulcéreuse.Sur l'influence familiale de la maladie Utérus consécutives à une césarienne antérieure.Diagnostic et traitement opératoire des ruptures de l\u2019 \u2014_V \u2014 Vertébrales et duplications intestinales.Anomalies Vésicule biliaire par le film.Etude préliminaire de la motricité de la \u2014 W \u2014 Whipple.Observations sur la systématisation de cette affection.Maladie de L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 89 1236 1241 1248 92 619 1452 752 1588 1242 1121 205 198 338 1117 205 1577 464 1581 620 TABLE ALPHABÉTIQUE DES AUTEURS \u2014A\u2014 AERICHIDE, Nicholas .____._\u2026 1295, 1323 ALBOT, G.\u2026._____.___.___._._._\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u201d\u2026\u2019\u2026.\u2026.\u2026.197, 202, 203, 337, 340, 460, 461, 620 ALLARD, Eug._._.____\u2026_._\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u201d\u2026_\u201d\u2026_\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026 289 AMYOT, Roma ._______.222022000000 1, 88, 89, 99, 144, 201, 215, 245, 331, 458, 463, 622, 623, 657, 753, 760, 785, 825, 873, 885, 886, 988, 998, 1119, 1124, 1246, 1285, 1545 ARABIAN, Jirayr 1056 ARCHAMBAULT, Paul _.____.______.1121200 842 ARCHAMBAULT, Paul-René ___.__.87, 336, 338, 339, 462, 750, 871, 989, 1081, 1117, 1118, 1242, 1243, 1578.ARCHAMBAULT, Réginald 1 842 AUGER, Robert __._______ 1099 \u2014B \u2014 BARBEAU, André .__\u2026.1222-1200000- 262 BARBEZAT, M.1337 BARIL, Edmond _.16, 153, 951 BEAUREGARD, J.-M.\u2026.\u2026.____\u2026_____\u2026 1126, 1252 BEGIN, B.-Guy i.590 BELISLE, Louis-Philippe 40 BELISLE, Maurice ._.__.__.112221000000000000 86 BERNARD, Albert _____ 1287, 1377 BERNATH, Joseph 1444 BERTHIAUME, Marcel _._.90, 162, 623, 624, 1120, 1121.BERTRAND, A.1023 BLAIS, Guy ._.____.11222222100 342, 755 BLAIS, Raymond ______.425 BOILEAU, Paul-A.___.__.112220\u2014- 285, 1186 BOISVERT, Marcel.1540 BOIVIN, Jean-Marie ._._ 816 BOLTANSKI, Etienne ._.5 BORDELEAU, Jean-Marc .___.____.___\u2026.89, 201, 464, 622, 754, 855, 872, 874, 976, 1026, 1114 BOULANGER, J.-B._._.___._.___.11220000000000 714 BOULAY, Raymond 736 BOURGEOIS, Jeanne ____ _________ _________ 666, 816 BOURQUE, J.-P.____.____.607, 790, 1034, 1503 BOUSQUET, Ernest _._._ 521 BRAULT, Jules ._._._____.211000220000000000 909 BRAULT, J.-B.lll 864 BREAULT, Henri-J._____.___.__.1.221122200000000 851 \u2014C \u2014 CAMPEAU, L.1337, 1449, 1452 CARON, Pierre _.__.____\u2026___.22111222202 336, 466 CARTIER, Georges-E.___.__.SS 377 CARTIER, Paul ____ 377 CHARBONNEAU, Henri.____ 564 CHARBONNEAU, Jean _.454 CHAYEGAN, Azim _______ 951 CHEVRIER, J.-M.___.___.112220000000000000000 132 CHOQUETTE, G.__.1360, 1390, 1401, 1449, 1450 CLICHE, Francois __.___._ 468 CLOUTIER, Francois ___._.69 COMEAU, Maurice .___\u2026_\u2026__._.1112210000000000000 547 CORMIER, Eugène-J.__.__.__.22200200000- 430 COURTOIS, Annie ._.__.__._.11.921, 1249 CRUCHET, René ._._\u2026_.__.1.11 111111111010 010 1000 58 \u2014 D\u2014 DAGENAIS-PERUSSE, Paul _.___.___ 16, 153, 951 DAVID, Paul ____.__.251, 1287, 1295, 1323, 1355, 1377, 1382, 1390, 1401, 1452, 1453, 1454 DAVIGNON, Jean ._______.____.122212022000 1056 DECARIE, Léandre ll.752, 1116, 1117, 1235, 1236, 1240, 1241. 1494 DECHENE, J.-P.11102000000000000 0000 180 DELAQUERRIERE, Liliane .___________ 458, 1581, 1582 DELORME, Pierre .__\u2026._\u2026____\u2026___.11111.1056, 1524 DEMERS, Roger.1056 DENBER, Herman C.B._._ _ 861 DENONCOURT, J.-A._._.\u2026___.111222121100000000 448 d\u2019ENTREMONT, Ph.437 DESJARDINS, Edouard _.__ __________________ 95, 310, 369, 497, 620, 913, 991, 1118, 1119, 1126, 1497 DESROCHERS, Y.____._.1382, 1435, 1444 DESRUELLES, J._._._.1111121001000000000000 802 DIONNE, Louis ._._.1.1111111101010000L 00000 285 DIONNE, Paul 1.11112200111 1000000000 12 DOMBROWSKI, Simon __ 289 DORAY, Maurice _._._.1111111011 11100000 549 DROUIN-NAUD, Colette .__._____.1390, 1401 DuBERGER, René-L._.36, 167 DUCHASTEL, Yves .921 DUCKETT, Guy ._________.1 11100000 419, 1097 DUFRESNE, Origéne ___\u2026_.__.111111100002 372, 660 DUFRESNE, Roger-R.__.1.111111.121, 367 DUPAL, F.1116, 1585 \u2014E\u2014 EDDIE, E.1382 ETHIER, Jacques ._______.1111111 111111111102 962 EXERTIER, jacques .\u2026._____\u2026_®£î.\u201dî_\u2026\u201d\u201d\u2026\u2026.___ 1 206 \u2014F \u2014 FARIBAULT, Claude .___.________ 111110000100 809 FARMER, Raymond LL.111111110010 1583 FAVREAU, J.-Calixte .214 FORTIER, Jacques .__._____.11221222200- 74, 1091 FORTIER, De la Broquerie _._.__________________.1517 FOURNIER, Gisèle co.625, 1162 FOURNIER, L.\u2026._.\u2026______.e11111200000000000 864 FOURNIER, Marcel ._.111111110000 816 FRANCÇON, François .____._____1_-2 27, 100, 1225 TABLE ALPHABÉTIQUE DES AUTEURS L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 \u2014C \u2014 GAGNON, Jacques 1 LL © 392, 621, 921, 1162, 1139, 1248, 1580.1588 GAGNON, J.-H.1.1122000000 74 GAGNON, J.-N.204 GAGNON, Paul-A.666 GALLAI, Zoltan _.____ 962 GAUDREAU, Claude .=.293 GAUTHIER, Claude _.144, 998 GAUVIN, Pierre _._.1582 GENDREAU, Cecil.1120, 1137, 1243, 1245, 1577 GENDRON, Claude-P._.= - 332 GENEST, Jacques .8° LL 1056, 1524 GEOFFROY, Marc .601 GIALLORETO, Osman _.527, 1302, 1377, 1382 GILBERT, G.112111 1323 CINGRAS, Gustave .- 132, 710 GODLEWSKI, Guy ._.__ 78, 739, 1103 GOSSELIN, Gilles 1 1121120 274, 530 GOULET, C.\u2026._\u2026\u2026_.1111 200000 1382 GOULET, Y.1166112611 - 1048 GRATTON, Laurent ___.___ 1111100 855 GREGOIRE, Fernand _.569 GREGOIRE, Maurice ._._.__.556 GRIGNON, Charles-E.944, 1048 GRIGNON, J.111212200000 1048 GRONDIN, Claude .199, 200 GROULX, Adélard ._.313 GUAY, Marcel 16111200 141 GUERTIN, Paul-L._ 11111 7 GUEVIN, Raymond .\u2026._.__ \u2026 341 GUY, Roland 1120002 - 666, 816 \u2014 H\u2014 HARDY, Jules .12111 948 HEBERT, C.-D.__ __.= 22220000 180 HILLEMAND .\u2026_\u2026___î\u2026î\u2026îî_îî\u201cîî\u2026v\u2026î 621, 751, 875, 987, 1114, 1243, 1244, 1576, 1577, 1578, 1587 L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 HOUDE, André _.11111100 274 HOULE, Jean _.: 1121, 1249 HOUSSET, Edouard _._.111010000000 125 HUOT, G.111200000000 00000 132 HUOT, Laurent .1097 \u2014}\u2014 JARRY, Gaétan ______ 515 JOYAL, Jean ._\u2026.11111120011 0 454, 607 JUTRAS, Albert ______.11210100000000000002 1215 \u2014 K \u2014 KALUDI, M.111112000000 691, 871, 872, 986, 987, 1078, 1115, 1208, 1237, 1238 KELLER, Jules .0000 LL 1094 \u2014 L \u2014 LABARRE, Jules _.___.944, 946 LABERGE, I.___________.LL 864 LAFLEUR, Francois _.302 LAFOND, Guy.666 L\u2019ALLIER, Raymond ____.1122 10000000 149 LAMOUREUX, Louis 1112110 302, 831 LAMOUREUX, Marcel ._ 111111101000 1068 LAMY, J.-L._.111000000000 000 1360 LANTIER, Robert _._.580 LAPALME, Jacques 1111111 538 LAPOINTE, Roger .111100000000 186 LAPORTE, Jean = 149 LARAMEE, Francois .1.111101 560 LATOUR, Roger 111111100010 944 LAURIN, Camille = | - 53, 172, 320, 503, 726 LAUZE, Simon 111111110001 92, 207, 627, 628, 755, 1181, 1253, 1585, 1586 LAVOIE, Pierre 197, 468, 1068 LEBEAU, René 207, 627, 989 LEBLANC, Roland - 392 TABLE ALPHABÉTIQUE DES AUTEURS 1495 LeBLOND, Wilfrid _.= = 62, 1202 LEBOEUF, B.____.111020000000 1048 LEDUC, A._.12111 10 864, 992 LEFEBVRE, Marcel .11111100 1323 LEGAULT, GC.111111000000 1382 LEGAULT, P.1.000000 1382 LEGAULT, Raymond =.1 1086 LEGER, Jean-Louis 11111010 100 LEGRAND, R.\u2026_\u2026.___.1100 802 LE GRESLEY, L.-P._.1295 LEMAIRE, André 0001100 125 LEMIEUX, R.-R._.1121 100000 132 LEPAGE, Gilles 11000000 1360, 1451 LEPINE, Charles __.__ 1110111012 462, 543, 585, 619, 752, 979, 1159, 1579 LESSARD, Jean 1 111101111000L02 593 LESSARD, Jean-Marc 1111111100 412 LESSARD, Richard __ 111001000002 141 LETONDAL, Paul 1111101002 32, 90 LINQUETTE, M.__ 802 LONGTIN, Léon __ 71 \u2014_M \u2014 McCORMICK, W.).000000000000 700 MACKAY, André __.111100000000 598 MAHEUX, P.11000001 1337 MARINIER, Maurice .203 MARION, Donatien .111100 343 MARTINEAU, Bernard _.679 MATHIEU, Jean 705, 1320 MATHIEU, Michel 64 MICGNAULT, Gérard _.__._ 149, 605, 1253, 1586 \u2014 N \u2014 NADEAU, Réginald ._ 1000000000 1435 _0 \u2014 OULERICH, Francois ._.111 111000 16, 153 1496 \u2014P \u2014 PAGE, Robert .____ 412 PANACCIO, Victor .____._._.1111 LL1111 1111000 964 PANISSET, M.____ 216 PAQUETTE, ).-Philippe _._._.__.___.88, 198, 339 PARENTEAU, André 946 PAULIN, Roger ._._._._\u2026___._.2.111122200201000000 593 PAVILANIS, V._.__._.1111210000000000000000 0 LL 220 PERRAS, Pierre ______.____.1112111111111111L00 0000 419 PERRON, Paul _______ 149 PESTEL, Maurice .__.76, 867 PIETTE, Yves _._ 0200 164 PORCHER, Pierre ______ 297 POTHIER, B.\u2026._._\u2026._.11112210000000000 0000000 434 POTVIN, André ._._._._.1111220000000000000000000 695 PROULX, André __ 00000000 847 \u2014Q\u2014 QUIRION, C._ 132 \u2014R\u2014 RAJOTTE, Paul .____.__.22111220000000000000000 861 RATTE, Viateur ___._.1218 RAYMOND, Odilon ____._____________ _________ 666, 816 REGNAULT, P.1100 RENTCHNICK, Pierre ._.___._____ 193, 614, 1062 RIOUX, Berchmans _._.631 RICPELLE, Joseph-Luc 1111221100 1590 ROBILLARD, Eugène .____.______1111.111111000000 316 ROBILLARD, Rosario .1190 ROULEAU, Yvan .1.111111 1111 LL 944 ROULEAU, Yves _.__._._ 177 ROUX, Jean-Louis ______._____ 967 ROYER, Albert .111 111111000001100000000 1127 \u2014_ \u2014 SAINT-MARTIN, Maurice .444 TABLE ALPHABÉTIQUE DES AUTEURS L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 SAVARD, Marc 111111111001 10 1435 SAVIGNAC, Raymond 1111111 0 440 SAVOIE, Eudore .0000 274 SEGALL, Harold N.1111110000 251 SEGUIN, Hermas ._.____._.1111110001 11 LL.1091 SHOONER, Fernand ._.831 SIMARD, L.-C.11111111 1017 SIMARD, Roch _.1517 SKUHROVSKY, G._.___.1111111 000 132 SMITH, Henri 91, 205, 624, 956, 1121, 1122, 1246, 1247, 1584 SMITH, Pierre, 123, 373, 482, 662, 787, 789, 916, 919, 1024, 1500 SOUCY, Roméo _.__ 1111111 1 573 SOURDAIS, Claude-Marie __._._.951 STANLEY, Paul 1110000 10 377 STERNBERG, Joseph 1111120002 10 1409 SUSSET, V.11 1101010000000000 132 SYLVESTRE, Lucien .1 1111221 962 \u2014_T \u2014 THIBAULT, Eugéne .122100000000 330 TOUBOUL, Roland _._._._ _.16, 153 TREMBLAY, Lionel _.= 831 TRUDEL, Hermile ___.1111111212 250 TURGEON, C.\u2026._\u2026_\u2026__î_\u2026î i 1337 TURGEON, Pierre-A.11111111 2 733 \u2014vU\u2014 UGNAT, F.Antoine.1221 \u2014v_ VADEBONCOEUR, Roland ._.= __ 465 VEILLEUX, Jean __.__ 1056 VOYER, R.ll.132 \u2014 W\u2014 WIELHORSKI, A.= .1360 ve ee BULLETIN Le 29° Congrès de l'Association des Médecins de L caise du Canada s'est terminé en beauté comme il avait débuté.De magnifiques allocutions, dont la teneur parait dans la présente livraison de l'Union Médicale du Canada, ont présidé à l'ouverture et elles ont clos magnifiquement des assises scientifiques, riches en enseignement et présage d'un devenir médical fructueux, séances dues à l'esprit clairvoyant et au dynamisme du Président, le docteur Pierre Smith et à la collaboration précieuse d'aides dévoués et actifs.Le Congrès est fini, mais 1l n'en faut pas pour autant croire que là doivent s'arrêter les efforts des membres de l'Association, leur association et le groupement dont ils doivent s'honorer de faire partie et auquel loyauté, fidélité et coopération sont dues.D'où découle l'importance de mettre à exécution les résolutions ou les suggestions émises et développées du 23 au 26 septembre 1959.L'œuvre de l\u2019Association ne peut être que stérile, si elle ne repose pas sur une continuation à l\u2019année longue des déterminantes de son action collective sociale.Des vœux qui ne se concrétisent pas, sont un peu des gestes à la Don Quichotte; aussi faut-il que tous les membres de l\u2019Asso- clation participent de toutes leurs forces à l'œuvre commune.L'histoire de notre médecine contemporaine s'enrichit chaque Jour de faits scientifiques à potentiel plus que prometteur, car la recherche attire de nombreux esprits à curiosité aiguisée, mûüs par le désir d'apporter leur contribution aux progrès de la médecine.Il n\u2019y a pas que les Prix Nobel qui ont fait avancer ou précipiter l\u2019évolution de la science dont tous les membres de l'Association sont les ministres; des constatations, des découvertes, parfois en apparence modestes, ont conduit souvent à des applications pratiques et à des réalisations efficaces.Le 29° Congrès a permis d'affirmer, une fois encore, la force des liens spirituels qui nous attachent à la France médicale; le dis- 1498 BULLETIN Tome 88 \u2014\u2014 Déc.1959 cours du professeur Redon est à lire et à méditer; il est un exemple de lucidité et de compréhension.Ecrit dans une langue dont ne rougiraient pas les trois médecins membres de l\u2019Académie française, les professeurs Henri Mondor, Pasteur Vallery-Radot et Jean Delay, il situe le fait français dans son contexte réel.Le Canada est au confluent des civilisations française, anglaise et américaine; cet avantage géographique lui procure des vues culturelles dont il doit tirer profit.Le Canada français, a le devoir de jouer avec dignité le rôle naturel qui lui revient de droit, celui de servir de trait d'union ou d\u2019agent de liaison entre les diverses cultures.Encore lui faut-il s'affirmer et produire.Edouard DESJARDINS. VOEUX ACCEPTÉS PAR LE CONSEIL DE L'ASSOCIATION DES MÉDECINS DE LANGUE FRANÇAISE DU CANADA LORS DU XXIXe CONGRÈS TENU À MONTRÉAL, SEPTEMBRE 1959 Dans le but de promouvoir la sécurité routière, l'Association des Médecins de Langue Française du Canada émet les voeux suivants: 1) Que tout conducteur de véhicule en commun, y compris les chauffeurs de taxis, subisse avant d\u2019obtenir son permis de conduire un examen cardio-vasculaire complet.* * * 2) Que: a) dans un avenir immédiat, la médecine ophtalmologique soit appelée à jouer intégralement son rôle dans le domaine de la sécurité routière; b) de même que la médecine ophtalmologique, la médecine otologique soit appliquée aux mêmes fins.* * * 3) Que, devant l'augmentation inquictante du nombre des accidents d\u2019automobiles attribuables à l\u2019alcool et devant le danger que représente le conducteur d\u2019automobile, même en état d\u2019ébriété légère, il soit suggéré aux autorités gouvernementales d\u2019apporter les amendements suivants au code pénal: a) définir l'ivresse en termes de pourcentage d\u2019alcool dans le sang; b) fixer à 0.50 pour 1,000 le taux de l\u2019alcoolémie au-dessus duquel tout conducteur d'automobile peut être considéré comme étant incapable de conduire avec sécurité ou d\u2019avoir le parfait contrôle de son véhicule; c) rendre obligatoire l\u2019analyse chimique du sang ou de l\u2019haleine d\u2019un conducteur d\u2019automobile soupçonné d\u2019être sous l'influence de l\u2019alcool ou de toute autre drogue sous peine de retrait définitif de son permis de conduire.* * * 4) Que: a) les autorités compétentes prêtent une attention particulière aux dangers que présentent certains diabétiques à la conduite de leur véhicule; b) tout diabétique soumis à l\u2019insuline doive avoir à sa portée du sucre, des biscuits, quand il est à la conduite de son automobile.* * * 3) Que soient formés des comités provinciaux composés de médecins internistes, neurologistes, psychiatres et de psychologues, auxquels seraient soumis pour examen les récidivistes d'accidents de la route ou de contraventions aux règlements de la circulation.La formation et le fonctionnement de tels comités contribueraient à éliminer de nos routes les inaptes à conduire sans danger des véhicules-moteurs. VIE DE L\u2019ASSOCIATION DES MÉDECINS DE LANGUE FRANCAISE DU CANADA LE XXIX° CONGRÈS DE L'A.M.L.F.C.C\u2019est à Montréal qu\u2019avait lieu, cette année, le Congrès de l\u2019Association des Médecins de Langue française du Canada.Métropole en plein essor démographique et économique, siège de deux florissantes Universités liées à deux cultures complémentaires et nécessaires sur le continent nord-américain, Montréal, avec sa concentration de grands hôtels modernes, est devenue ville d\u2019élection des grands congrès nationaux et mondiaux.À cet égard, l'hôtel Reine-Elisabeth répondait exactement aux exigences de grandes assises, sur le plan matériel, scientifique et social.Notre congrès s\u2019y déroula du 23 au 26 septembre avec la participation d\u2019un nombre record de congressistes et de leurs épouses.Les équipes qui ont secondé généreusement, dans un esprit de parfaite collaboration, le président du congrès, le docteur Pierre Smith, de Montréal, ont manifesté un sens de l\u2019organisation remarquable.Le programme scientifique a mis l\u2019accent sur la formule « symposiums » et « colloques » multiples, autant que sur la concision et le raccourci des communications diverses.Les grands sujets traités sont trop présents à toutes les mémoires pour que je les rappelle ici.Mais qu\u2019il me soit seulement permis de souligner que l'assistance aux séances scientifiques, nombreuse et soutenue, entrait dans la tradition des grands congrès.Rappelons, également, le succès de la soirée d\u2019Economie médicale, dont les répercussions sauront sans nul doute contribuer à une « sécurité routière » accrue au Canada.Le programme social suscita une émulation d\u2019élégance, de gaité et d'esprit et se déroula dans des cadres particulièrement choisis.Autre élément de succès: des invités d\u2019honneur qui ne ménagèrent ni leur présence ni leurs paroles avec une bienveillance toute sympathique.Pour sa part, le délégué officiel-de la France, le Professeur Henri Redon, sut s\u2019attirer la considération et gagner l\u2019estime de tous, grâce à la contribution généreuse de son savoir et de sa personne.Un congrès en appelle un autre, et c\u2019est à Windsor (Ontario) que nous nous rendrons en septembre 1960.Tout est déjà mis en œuvre pour qu'il accentue le rayonnement de celui de Montréal.À cet égard nous pouvons faire confiance à son président, le docteur Ernest Beuglet, et à la vaillante équipe qui l\u2019entoure.A vous Windsor, bon travail et bonne chance ! ASSOCIATION MÉDICALE FRANCO-AMÉRICAINE Le 4 novembre dernier, se tenait à l\u2019hôtel Kenmore, à Boston, le XXIe congrès de l\u2019Association Médicale franco-américaine.Les relations qui unissent nos deux associations sont depuis longtemps une solide tradition.Nombreux sont nos confrères qui se sont rendus avec enthousiasme en Nouvelle- Angleterre L\u2019Union Méd.Canada | Tome 88 \u2014 Déc.1959 BULLETIN 1501 pour faire des communications à côté de leurs collègues franco-américains et participer à leurs réunions sociales.Cette année, non seulement dix-sept franco-américains vinrent à notre congrès de Montréal, mais notre Association délégua à Boston.le docteur André Leduc, adjoint au directeur général qu\u2019accompagnait comme conférencier médical le docteur Armand Gratton, de l\u2019hôpital Notre-Dame de Montréal.Ce dernier fit à ce congrès une communication intitulée : « La médication orale a-t-elle profité aux diabétiques ?».Les autres communications au programme étaient celle du docteur Laval Péloquin de Lowell, Mass., portant sur «Le traitement d\u2019attente traitement d\u2019urgence, dans les hémorragies gastro-intestinales », et celle du docteur Norman- C.Bérubé, de Manchester, N.H.sur «l\u2019enclouage médullaire du fémur.Indications, complications ».Un banquet clôturait le programme scientifique et social de ce congrès.Furent élus pour le nouvel exercice : Président : Docteur Donat P.Cyr, de la Clinique Lahey de Boston; Vice-président : Docteur Georges Crépeau, de Woonsocket, R.1.; Secrétaire : Docteur Robert-A.Beaudoin, de Manchester, N.H.; Trésorier : Docteur J.-A.L'Heureux, de Meriden, Conn.Ces deux derniers dignitaires ont vu leur mandat respectif renouvelé dans un geste d\u2019unanime confiance.RÉUNION DE L'EXÉCUTIF L'Exécutif de l\u2019A.M.L.F.C.s\u2019est réuni le 10 novembre dernier.Le point saillant d\u2019un ordre du jour particulièrement chargé concernait le programme d'action pour l\u2019exercice en cours (1959-1960) des différents comités qui forment maintenant les cadres de l\u2019Association.Plusieurs de ces comités, comme chacun sait, ont été formés avant cette année.Ce sont : le comité exécutif d\u2019abord, puis le comité du Congrès, le comité d\u2019économie médicale, le comité de liaison, le comité des vœux et résolutions, le comité des locaux, le comité de désignation, les comités provinciaux de l\u2019Ontario et du Québec, les comités interprovinciaux des provinces maritimes et de l'Ouest canadien, le comité conjoint des relations France-Canada.À ces comités déjà existants, s\u2019ajoutent cette année les suivants : le comité scientifique, le comité des assurances, le comité des règlements, le comité d\u2019expansion et le comité de la filiale du Québec.Certains de ces comités sont déjà à l\u2019œuvre et leurs réunions qui viennent de s\u2019amorcer s\u2019échelonneront tout le long de l\u2019année.De ces réunions de travail multiples naîtront des suggestions, des initiatives et des réalisations profitables à l\u2019Association et à chacun de ses membres.L'A.M.L.F.C.AU COMITÉ FÉDÉRAL DE LA DÉFENSE CIVILE Du 16 au 18 novembre dernier avait lieu à Arnprior, Ontario, les séances d'étude concernant la défense civile, séances sous l\u2019égide du Ministère de la Défense nationale au Canada.- 1.Les médecins désireux de compléter leurs connaissances sur la défense civile peuvent obtenir à titre gratuit en écrivant au Ministère de la Défense à Ottawa, la version française des deux volumes suivants : « Emergency War Surgery » (Canadian Edition) (Nato Handbook).« Manual of the Canadian Forces Medical Service in the Field (1959) ». 1502 - L'Union Méd.Canada BULLETIN Tome 88 \u2014 Déc.1959 Invitée à y participer, l\u2019Association des médecins de langue française du Canada y était représentée par le docteur Jean-Marie Laframboise, d\u2019Ottawa, président du congrès d\u2019Ottawa-Hull en 1954 et actuellement membre du Conseil et de l\u2019Exécutif de notre Association.SÉANCE D'ÉTUDE DU COMITÉ D'ÉCONOMIE MÉDICALE Le Comité d\u2019économie médicale a tenu sa première séance d\u2019étude, pour le présent exercice, le samedi soir 21 novembre, au siège social de l\u2019Association.Au nombre des sujets soumis à l\u2019étude des membres de ce comité pour les mois prochains, mentionnons les suivants : « Les conditions de l\u2019enseignement médical dans les hôpitaux universitaires, advenant la loi de l\u2019Assurance-hospitalisation généralisée au Canada »; et intimement liée à cette question, la suivante : « En rapport avec la loi de l\u2019Assurance-hospitalisation, comment concevoir et concilier l\u2019admission des médecins praticiens pour participer aux soins des malades dans les hôpitaux » ; « Etude et rapport de l\u2019application et des conséquences de l\u2019Assurance- Hospitalisation en Ontario » ; : « Implications et valeur comparative de la licence médicale fédérale et des licences médicales provinciales ; « L\u2019assurance médicale : responsabilité professionnelle médicale »; « L\u2019impôt et les médecins »; « La contribution médicale dans l\u2019organisation de la défense civile ».Voilà un programme riche de perspectives et de profits; plus actif que jamais, les membres du comité d\u2019économie médicale sous la présidence rayonnante du docteur Pierre Jobin sauront le réaliser au mieux.Pierre SMITH, Directeur des relations extérieures. ma a LES DIVERS SEGMENTS INTESTINAUX EN UROLOGIE.TECHNIQUE PERSONNELLE DE LA COLO-CYSTO-PLASTIE D'AGRANDISSEMENT ET DE SUBSTITUTION VÉSICALE.!, 2 Jean-Paul BOURQUE, 3 | FR.C.S.(C), F.A.C.S, F.I.CS.Depuis quelques dix années, la chirurgie urologique s\u2019est enrichie de nombreux procédés opératoires nouveaux, et parmi ceux-ci, les plus fascinants sont ceux de cette chirurgie de substitution que nous avons attaquée il y a déjà plus de quatre ans à la suite de Couve- laire, de Cibert, de Kuss, de Gil Vernet-Vila, de Grégoire, de Bricker et de Gilchrist pour ne nommer que les pionniers de cette chirurgie.Nous nous sommes plus particulièrement intéressés avec Kuss et Gil Vernet-Vila à la « colo- cysto-plastie d\u2019agrandissement et de substitution »; aussi insisterons-nous davantage sur cette dernière en en donnant quelques détails techniques, les indications et les résultats obtenus à date.En face d\u2019une vessie qui n\u2019a plus de capacité à cause de la sclérose du détrusor, ou qui est envahie par une tumeur vésicale maligne qui ne peut être réséquée partiellement ou traitée par d\u2019autres procédés, l\u2019urologue se voyait jadis acculé à la cystectomie totale en se demandant toujours avec une certaine angoisse: « Et puis aprés.?» et les cauchemars se succédaient car c\u2019était là le gros pro- bléme!!! Pratiquer une urétérostomie cutanée bilatérale avec le port d\u2019appareils collecteurs qui fonctionnaient plus ou moins et plus souvent qu\u2019autrement moins que plus, c\u2019était condamner le malade à une terrible infirmité! Pratiquer une « wet colostomy » (1), c\u2019était encore 1.Rapport préliminaire sur une série de 25 cas.2.Les dessins ont été exécutés par Mlle Gail Tur- geon.3.Professeur titulaire d\u2019Urologie à la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal; chef et directeur du Service dUrologie de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.1.On comprend que les latins n\u2019aient pas traduit cet expression.pire! La vessie iléale de Bricker qui a été appelée ainsi à tort, car il ne s\u2019agit en fait que d\u2019une conduite à la peau et non d\u2019un réservoir, à permis une vie d\u2019infirme peut-être un peu plus confortable que celle des victimes des interventions précitées; aussi, comme nous n\u2019aurions personnellement jamais accepté ces interventions, nous ne les avons pas imposées à nos malades.Faute de mieux, nous nous étions donc cantonnés à l\u2019urétéro-sigmoïdosto- mie qui, malgré ses ennuis, était encore à notre avis, l\u2019opération de choix jusqu\u2019à ces dernières années.D'ailleurs, deux autres raisons nous avaient fait garder ce dernier procédé; la première c\u2019est que personnellement il nous a toujours répugné à ce que nos malades baignent dans l\u2019urine, et la deuxième, c\u2019est que lorsque faire se peut, il est toujours important pour le malade de sortir de l\u2019hômtal avec le même nombre d\u2019orifices qu\u2019il avait à son entrée.Heureusement, la chirurgie de substitution a complètement modifié ce problème et permet aujourd\u2019hui une solution plus élégante au malade chez qui on doit pratiquer une cystectomie totale.Depuis que von Michuliez, en 1898, a réussi le premier agrandissement vésical chez l\u2019homme en utilisant un segment intestinal, cette possibilité avait toujours fasciné les urologues.Aussi après la parution de l\u2019excellente monographie de Scheele en 1925, quelques rares tentatives de substitution ou d\u2019agrandissement vésical ont été tentées par-ci, par-là dans le monde, et malheureusement, à cause de l\u2019absence des sulfas et des antibiotiques qui au- jourd\u2019'hui nous mettent à l\u2019abri des infections, cette magnifique chirurgie n\u2019avait pu être réalisée qu\u2019exceptionnellement, au prix de grands risques et dans une incertitude complète quant à la réussite, au point qu\u2019elle avait été abandonnée (Fig.1). 1504 C\u2019est à Roger C'ouvelaire que nous devons la reprise des activités dans ce domaine.Son expérience remonte à 1947 ct son magnifique travail intitulé: « Essai de classification des petites vessies » publié en 1950, ouvrit à nouveau ce chapitre des substitutions pour tenter de solutionner le problème de la « petite vessie BOURQUE: LES DIVERS SEGMENTS INTESTINAUN EN.L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 VARIANTES UTILISÉES Aujourd'hui on fait appel à l'intestin non seulement pour agrandir la vessie, mais pour lui substituer radicalement un réservoir fone- tionnel.Couvelaire a d\u2019abord utilisé le cxecum en l'anastomosant à la vessie pour l\u2019agrandir (fig.2).Gilchrist a aussi utilisé le cxcum Ringplastik de Scheele se vidant mal à cause du mouvement ecirculaire du péristaltisme.Jon .> ; - , x , ., B: Vessie en «U» se vidant déjà mieux.C: Agrandissements viséeaux avant Cibert où on constate qu'en fait on créait un diverticule avec une vidange défectueuse.tuberculeuse » par l\u2019agrandissement vésical.Il a été accompagné dans cette voie par Cibert, Kuss, Grégoire, Gil Vernet-Vila ainsi que quelques autres pionniers de cette chirurgie qui ont enrichi la littérature urologique.comme réservoir, mais en l\u2019abouchant à la paroi abdominale par l'intermédiaire d'un court segment de l\u2019iléon terminal, se fiant à la continence de la valvule iléo-cæcale pour éliminer l\u2019appareil collecteur (fig.3).Couve- L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 TYTN Tv 20 \u201c RY A Wp \u201c Le .3 3 7 4 As y md Jin DD.) LH Zu, Set 71% / + 7 ; < , / \\ Ms N putes AUDE \\ du) Fig.4.\u2014 Types d\u2019urétéro-iléo-cysto-plasties réalisées à date.A: Cystectomie sub-totale, préconisée par Cibert, dans la petite vessie tuberculeuse où seul le col vésical est conservé.B: Urétéro-iléo-cysto- plastie en termino-terminale sur rein droit restant.C: Même opération en latéro-terminale.D: Même opération en termino-terminale sur rein gauche restant.E: Même opération que la précédente en la- téro-terminale.FF: Tléo-cvsto-plastie avec urétéro- iléostomie bilatérale.BOURQUE: LES DIVERS SEGMENTS INTESTINAUN EN.1505 laire, Cibert, Kuss, Grégoire ct autres ont ensuite utilisé l\u2019iléon (fig.4).Quant à l'utilisation du sigmoïde, c\u2019est René Kuss, Gil Ver- net-Vila et nous-même qui avons, à date, je crois, le plus grand nombre d\u2019observations de cette chirurgie, car tous trois, nous réservons l\u2019iléon quasi exclusivement pour les substitutions urétérales.En somme, tous les segments intestinaux ont servi aux agrandissements vésicaux, aux vessles de substitution ct a la substitution urétérale.Aujourd'hui, a la lumière de l\u2019expérience acquise, nous croyons que : 1 \u2014 L\u2019Héon doit d\u2019abord servir à la substitution de l\u2019uretère, car c\u2019est une conduite qui se substitue à une autre conduite; il peut aussi servir à l'agrandissement vésical, mais dans quelques rares cas où les indications sont bien posées (fig.5).Fig.5\u2014Substitutions urétérales avec segments d\u2019iléon.2\u2014 Le Caecum est l\u2019organe tout indiqué pour une vessie de substitution après une exentération pelvienne totale et l\u2019évidement complet du petit bassin, car à cause de la continence de la valvule iléo-cæcale, on a ici un vrai réservoir que le malade peut cathété- riser toutes les 3 ou 4 heures sans être un incontinent, ni un souillé continuel.3\u2014 Le Sigmoïde est sûrement tant au point de vue anatomique que fonctionnel, l\u2019organe idéal pour les agrandissements vésicaux et les vessies de substitution. 1506 AVANTAGES ET INCONVÉNIENTS DE CHAQUE SEGMENT 1 \u2014 L\u2019Iléon.L\u2019iléon est un excellent matériel de conduite, c\u2019est d\u2019ailleurs son rôle physiologique normal.Il est inséré haut, permettant ainsi la substitution urétérale totale, car l\u2019anastomose haute au niveau de l\u2019uretère juxta-pyélique ou même du bassinet est facile de même que l\u2019anastomose basse au niveau du dôme ou de la paroi postérieure de la vessie.C\u2019est en plus un segment très bien irrigué, qui cicatrise bien.Par contre, ces avantages ne sont plus les mêmes, au point de n\u2019en plus être, quand il s\u2019agit de créer une néo-vessie.A cause de la haute insertion de son méso, c\u2019est un organe qui descend mal dans le petit bassin quand il s\u2019agit de l\u2019anastomoser au col vésical, à la loge prostatique ou encore à l\u2019uréthre membraneux.Un autre inconvénient, c\u2019est que l\u2019abondance du mucus qu\u2019il secrète.a dans 3 plusieurs cas provoqué des complications assez graves, y compris la rétention.Enfin et toujours à cause de son méso inséré haut, ce segment divise la cavité abdominale en deux ce qui forcément favorise les agglutinations d\u2019anses intestinales dans l\u2019une ou l\u2019autre partie de la cavité abdominale, d\u2019où possibilité et danger d\u2019obstruction; ceci a d\u2019ailleurs été rapporté tout de même dans un assez grand nombre de cas.On discute encore à savoir, s\u2019il est très important que l\u2019anse soit en iso- ou en contra- péristaltisme, mais il semble bien d\u2019après l\u2019expérience acquise que ceci ne joue pas un rôle tellement important, car comme il s\u2019agit d\u2019une colonne liquide, l\u2019évacuation se fait tout de même assez bien; toutefois le pouvoir contractile expulsif de l\u2019iléon n\u2019a pas la puissance de celui du gros intestin.Leadbetter recommande toutefois de toujours placer le segment iléal en iso-péristaltisme; à gauche il n\u2019y a pas de problème, mais à droite il faut tourner le segment sur son axe mésentérique.2 \u2014 Le Cæœcum.Le Cœcum réalise un bon réservoir; c\u2019est un organe qui peut se mobiliser assez bien vers BOURQUE : LES DIVERS SEGMENTS INTESTINAUX EN.L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 le petit bassin jusqu\u2019au col vésical voire même jusqu\u2019à l\u2019urèthre; mais il demeure toujours en anti-péristaltisme et sa forte museu- lature ne permet pas une bonne évacuation.Nous croyons que ce segment doit, comme l\u2019a recommandé Gilchrist en 1950, être réservé pour les substitutions vésicales dans les exen- térations pelviennes radicales.En effet, en conservant quelques centimètres de l\u2019iléon qu\u2019on abouche à la peau, on obtient un réservoir d\u2019une continence à peu près parfaite par l'intermédiaire de la valvule ilé-cæcale.Le malade se cathétérise toutes les trois ou quatre heures.Il entretient sa néo-vessie comme il entretient son anus sans beaucoup plus de difficultés et n\u2019est pas continuellement souillé; ce procédé offre beaucoup d\u2019avantages sur la vessie iléale de Bricker qui n\u2019est en somme qu\u2019une conduite incontinente qui nécessite le port d\u2019un appareil et l\u2019emporte de loin sur la « wet colostomy » qui est, à notre avis, la pire des infirmités qu\u2019on puisse imposer au malade.à \u2014 Le Sigmoide.C\u2019est l\u2019organe de choix tant pour les agrandissements vésicaux que pour les substitutions vésicales.C\u2019est un organe pelvien, c\u2019est déjà un réservoir, c\u2019est un organe bien vascularisé qui peut toujours être placé en iso-péristal- tisme.De plus, à cause de son anatomie, il est facile de le placer entièrement dans l\u2019espace rétro-pubien en dehors de la cavité péritonéale; en effet, ce segment peut toujours être descendu très bas, car il est facile d\u2019en allonger le méso en sectionnant les feuillets pariétaux antérieurs et postérieurs, ce qui d\u2019ailleurs rend l\u2019opération beaucoup plus facile et permet d\u2019éviter toute tension sur les sutures.Autre avantage, les vessies coliques avec une meilleure musculature expulsive se vident mieux que les vessies iléales.En outre, ce réservoir qui sécréte moins de mucus que le grêle est plus grand et contient plus d\u2019urine d\u2019où pollakiurie beaucoup moindre.Enfin dans cette chirurgie, où nous donnons notre préférence au sigmoïde, pour les raisons énumérées plus haut, nous préférons l\u2019anastomose colo-cervicale en latéro-terminale, car 2\" L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 elle permet d\u2019amener les uretères dans la néo- vessie colique sans avoir à les disséquer sur un long trajet ce qui risque toujours de les priver d\u2019une partie de leur vascularisation, facteur important pour obtenir une bonne cicatrisation; il faut donc autant que possible amener l\u2019intestin à l\u2019uretère et non l'inverse.Ce procédé permet en plus de placer toutes les anastomoses dans le petit bassin et en dehors de la grande cavité péritonéale ainsi mise à l\u2019abri de toute infection s\u2019il y a fistulisation dans les suites opératoires.La même technique peut être utilisée qu\u2019on ait à anastomoser un seul uretére ou les deux et en somme, comme l'intervention a pour but de nous rapprocher de la vessie idéale et donner une existence normale au patient, le segment sugmoïdien ainsi utilisé remplit toutes ces conditions et est l\u2019organe de choix.INDICATIONS DES COLO-CYSTO-PLASTIES 1\u2014 La petite vessie contractée.Cette lésion qui a permis la reprise de cette chirurgie de substitution est une terrible infirmité pour son porteur, car ces malades vivent quasi exclusivement pour uriner, leur vessie ne contenant que 15 à 30 c.c.au maximum.Ce sont des esclaves de leur infirmité, porteurs d'appareils, de sondes etc\u2026 et qui urinent toutes les 10 ou 15 minutes, jour et nuit.La petite vessie contractée amène presque toujours un rétrécissement extrinsèque de la portion intramurale et juxta-vésicale de l\u2019uretère qui est coincé dans cette fibrose épaisse parfois de 3 ou 4 centimètres.Il s\u2019ensuit une urétéro- hydronéphrose avec destruction progressive du rein.L\u2019intestino-plastie a ici deux buts, d\u2019abord l\u2019agrandissement vésical ou la vessie de substitution qui va permettre une vie normale au sujet, ensuite lui conserver en bon état le seul rein qui lui reste.La condition « sine qua non » de son bon fonctionnement, c\u2019est un urèthre et un col vésical perméables.Il faut donc toujours les vérifier avant de se lancer dans l'intervention (fig.6).2 \u2014 Les tumeurs vésicales opérables.À peu près toutes les tumeurs vésicales passibles d\u2019une cystectomie totale peuvent être BOURQUE: LES DIVERS SEGMENTS INTESTINAUX EN.1507 traitées de cette façon, en autant que le sujet puisse supporter l\u2019intervention.Ici, il faut être plus radical que dans la cystectomie simple, car chez l\u2019homme 1l faut aller jusqu\u2019au bec de la prostate, parfois jusqu\u2019à l\u2019urèthre, D E Fig.6.\u2014 À et B: Exemples radiologiques classiques de la petite vessie tuberculeuse.C: Schéma de la petite vessie tuberculeuse et l\u2019urétéro-hydronéphrose qu\u2019elle provoque sur le rein restant.D et E: Contrôles radiologiques d\u2019urétéro-cysto-iléo-plasties pour petites vessies tuberculeuses (cas personnels). 1508 en enlevant les vésicules séminales après lym- phadénectomie iliaque.Chez la femme, il faut dépasser le col vésical pour aller jusqu\u2019à l\u2019urèthre.(fig.7).Fig.7.\u2014 Niveaux inférieurs de la cystectomie.À : Dans les cystites interstitielles et rétractiles.B: Dans la petite vessie tuberculeuse.C: Dans les cancers de la vessie situés loin du col vésical.D: Dans les cancers de la vessie situés dans la région du trigone ou près du col vésical.3\u2014 Les cystites rétractiles, consécutives à des infections prolongées ou a des accidents thérapeutiques.4 \u2014 Les cystites interstitielles avec ou sans ulcère de Hunner qui n\u2019ont pas répondu à la thérapeutique habituelle y compris l\u2019énervation vésicale qui donne tout de même 80% de bons résultats tout en étant moins radicale.Dans ces derniers cas, c\u2019est à l\u2019agrandissement vésical qu\u2019il faut recourir, car comme les lésions ne siègent jamais au niveau du col ni du trigone, on peut garder ces deux éléments, diminuant ainsi la gravité de l\u2019opération étant donné qu\u2019il n\u2019y a pas de réanas- tomose urétérale à faire.En résumé, on peut donc dire que pour les agrandissements vésicaux et les vessies de substitution : 1 \u2014 Le colon sigmoidien est le matériel de choix.2 \u2014 L'iléon peut parfois servir, tout particulièrement s\u2019il faut substituer un long segment urétéral.à \u2014 La vessie cæcale est indiquée dans les exentérations pelviennes totales.4 \u2014 L'iléon est le matériel de choix pour la substitution urétérale.BOURQUE: LES DIVERS SEGMENTS INTESTIN AUX EN.L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 PRÉCAUTIONS À PRENDRE AVANT L'INTERVENTION 1 \u2014 S'assurer de la perméabilité de l\u2019urèthre.2 \u2014 S'assurer de la perméabilité du col vésical qu\u2019il vaut mieux réséquer d\u2019abord, s\u2019il est scléreux ou rétréei.à \u2014 Pratiquer un lavement opaque pour bien étudier le matériel qu\u2019on aura à utiliser.4 \u2014 Vérifier l\u2019état général du malade, son état rénal et son bilan électrolytique qu\u2019il faudra rectifier avant de procéder.5 \u2014 Faire une préparation intestinale adéquate dans les 4 à 5 jours qui précèdent l\u2019intervention (diète sans résidu, antiseptiques intestinaux, lavements ete\u2026).6 \u2014 Il est préférable de pratiquer l'opération sous le couvert d\u2019un tube de Cantor ou tout au moins d\u2019un tube de Levine, de façon à éviter toute distention gastro-intestinale post-opératoire.7 Avoir en réserve une quantité de sang suffisante pour faire le remplacement au cours de l'intervention qui est toujours assez longue, car même si celle-ci n\u2019est pas très sanglante, il y a un suintement sanguinolant important à cause des grands décollements qu\u2019il faut faire et prolongé à cause de la durée de l\u2019opération.PRÉCAUTIONS À PRENDRE AU COURS DE L\u2019OPERATION 1\u2014 Il faut pratiquer une incision suffisamment longue, c\u2019est-à-dire du pubis jusque 4 ou 5 cms au-delà de l\u2019ombilic de façon à obtenir une bonne exposition qui facilitera énormément les manœuvres, tout particulièrement celles qui auront à se faire dans le petit bassin, car l\u2019anastomose colo-prostatique ou colo- uréthrale est très profonde et difficile à réaliser si l\u2019exposition n\u2019est pas adéquate.2\u2014 TI faut prélever le segment sign:oïdien sur la plus grande longueur possible si on veut obtenir une vessie à capacité raisonnable.3\u2014 I] faut toujours allonger le méso-sig- moide en en sectionnant les feuillets antérieurs et postérieurs et prendre bien soin de L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 ne pas blesser son système vasculaire.Ceci nous permet d\u2019abaisser plus facilement le segment au niveau voulu sans jamais exercer de traction intempestive; par le fait même, on évite toute tension sur les sutures et on est assuré que la vascularisation ne sera génée en rien.4 \u2014 11 faut être prudent au niveau des anastomoses, les faire soigneusement et minutieusement pour éviter toute fuite ou fistule qui pourrait compromettre les résultats de l\u2019intervention et la vie du malade.5 \u2014 Il faut porter une attention toute particulière à la péritonisation de façon à éviter la formation de poches ou de culs-de-sac dans la cavité péritonéale qui pourraient favoriser une sub-occlusion ou une occlusion intestinale par agglutination d\u2019anses grêles dans une de ces cavités.6\u2014 1! faut extrapéritoniser la néo-vessie colique de façon à protéger la cavité péritonéale.7 \u2014 Il est préférable d\u2019utiliser un matériel de suture fin, soie 00 sur les plans séro-séreux ou séro-musculaires et catgut chromé 0000 sur les plans muco-muqueux.TECHNIQUE QUE NOUS AVONS ADOPTÉE 1 \u2014 Laparatomie sus-pubienne dépassant la hauteur de l\u2019ombilic de 4 à 5 cms de façon à avoir une bonne exposition et ne pas être gêné au cours de l\u2019intervention.2 \u2014 Rechercher d\u2019abord le segment colique qu\u2019on utilisera, en apprécier la longueur, voir s\u2019il descend bien dans le petit bassin et si on pourra réaliser facilement les anastomoses sans traction ni tension.3 \u2014 Prélever ensuite le segment colique, en fermer les extrémités en deux plans et rétablir immédiatement la continuité intestinale aussi en deux plans, de préférence au catgut pour le plan muqueux et à la soie pour le plan séro- séreux ou séro-museulaire.4 \u2014 Pratiquer la cystectomie sub-totale ou totale avec ou sans prostatectomie selon les cas, le tout en soignant l\u2019hémostase de la cavité rétro-pubienne.BOURQUE: LES DIVERS SEGMENTS INTESTINAUX EN.1509 5 \u2014 Pratiquer l\u2019anastomose colo-cervicale, prostatique ou uréthrale en latéro-terminale st possible, c\u2019est la méthode de choix.Autrement, placer l\u2019anse en bout-à-bout et anastomoser l\u2019uretère gauche dans la partie haute de la néo-vessie et l\u2019uretère droit dans sa partie basse.S'il n\u2019y a qu\u2019un uretère, il est préférable de l\u2019anastomoser dans la partie haute de la néo-vessie.Toutes les anastomoses seront faites en deux plans, catgut 0000 sur les plans muqueux et soie 00 sur les plans séro-musculaires par points séparés et rapprochés (fig.8 et 9).S ETS SN SN + SAVE à pu | YY 75 9 re n ! : / JE 4 wll Vu ALU F Ih li 5 Ur = Tal} Vy na ll il 4 f AY | Uf Card Lo \\ AS SAAN \u2018 ae Re = T ' v LE Al Hi \"5 = G / > ~ « ; \u201c= x = ~ - HF» gf 2 [rrrterr\u201411 F7 Lilie \\S termino-terminale.Fig.9.\u2014 Colo-cysto-plastie en latéro-terminale.(C\u2019est cette dernière que nous avons adopté maintenant).6 \u2014 Les anastomoses urétéro-coliques seront faites en ellipse et autant que possible avec une courte tunnélisation pour éviter le reflux.Soit dit en passant que nous ne croyons pas que le reflux de la néo-vessie colique soit aussi 1510 nocif que celui du muscle vésical; étant donné que la force contractile de l\u2019intestin est beaucoup moindre que celle du détrusor, le reflux est donc beaucoup moins puissant et la pression beaucoup moindre sur le parenchyme.Nous ne laissons jamais de sondes urétérales à demeure dans les anastomoses urétéro- coliques à cause des réactions inflammatoires qu\u2019elles provoquent et qui peuvent les compromettre par des sténoses cicatricielles secondaires (fig.10 et 11).Fig.10.\u2014 Colo-cysto-plasties en latéro-terminale pour: A: Cystite interstitielle et rétractile.B: Petite vessie tuberculeuse.C: Pour cancer de la vessie situé au delà du trigone.D: Pour cancer de la vessie situé au trigone ou au col vésical.Fig.11.\u2014 Détail des anastomoses colo-cervicale, colo-prostatique et colo-uréthrale.7 \u2014 Nous pratiquons ensuite l\u2019extrapérito- nisation de la néo-vessie en fixant ce qui était BOURQUE: LES DIVERS SEGMENTS INTESTINAUX EN.L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 le péritoine vésical autour du méso de la nouvelle vessie, de façon à éviter tout glissement d\u2019anse grêle dans la cavité rétro-pubienne (fig.12).Fig.12.\u2014 Extrapéritonisation de la néo-vessie colo- sigmoïdienne.8 \u2014 La néo-vessie sera drainée avec une sonde # 24, à yeux multiples sans ballon; elle sera fixée au méat uréthral de façon à ce qu\u2019elle draine bien sans se déplacer.9 \u2014 Une péritonisation soigneuse est ensuite réalisée suivie d\u2019un drainage de la cavité péritonéale et d\u2019un drainage de la cavité rétro- pubienne par contre-incision para-médiane, extériorisant ainsi les drains en dehors de l\u2019incision.SOINS POST-OPÉRATOIRES 1 \u2014 Administrer de routine les antibiotiques courants et les solutés de soutien.2 \u2014 Voir au bon fonctionnement de la sonde en faisant des petits lavages fréquents à basse pression surtout dans les premières vingt- quatre ou quarante-huit heures, pour éviter toute obstruction qui pourrait causer le mucus et forcer ainsi les anastomoses avant leur consolidation.Pour les lavages, nous utilisons une solution de Néomycine à 1% de façon à maintenir l'infection au plus bas niveau possible.à \u2014 Aspirer le tube de Cantor ou de Levine en continu ou au besoin.4 \u2014 Surveiller l\u2019équilibre électrolytique du malade et compenser les pertes sanguines.5 \u2014 Enlever le Cantor ou le Levine vers la 4me journée, dès que le malade commence à L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 passer des gaz, puis commencer à nourrir celui-ci petit à petit, par une diète sans résidu.Une excellente précaution à prendre, étant donné qu\u2019on connaît très bien les ulcus aigus favorisés par le « stress post-opératoire » et les irritations gastro-intestinales dues aux tubes, nous fait administrer systématiquement chez nos malades un gel d\u2019alumin huileux toutes les trois heures ainsi qu\u2019un antispasmodique tant qu\u2019ils sont intubés; ceci protège les muqueuses et facilitera la première selle.6 \u2014 Les malades sont levés dès la 3me journée et sont ambulatoires la 4me ou la 5me journée, en prenant la précaution de ne jamais fermer la sonde pour protéger les anastomoses.7 La sonde vésicale est laissée à demeure 12 à 14 jours pour être bien sûr de ne pas voir naître une fistule qui d\u2019ailleurs se ferme toujours spontanément, mais qui prolonge inutilement le temps d\u2019hospitalisation en retardant la guérison définitive.RÉSULTATS OBTENUS Nous avons à date, dans mon service, avec les docteurs J.Charbonneau et G.-E.Gauthier, opéré 25 cas (18 personnels) de cette façon, soit 13 hommes et 12 femmes dont les âges variaient entre 26 et 67 ans.Il s\u2019agissait de : 1 \u2014 Petite vessie tuberculeuse : 8 cas où nous n\u2019avons conservé que le col vésical.2 \u2014 Cystite interstitielle ou rétractile : 10 cas, où nous n\u2019avons conservé que le trigone et le col vésical.3 \u2014 Cancer de vessie : 7 cas, où nous avons substitué toute la vessie après avoir, dans 4 cas, pratiqué l\u2019anastomose à la capsule prostatique, et dans 3 cas, à l\u2019urèthre membraneux en-deçà du sphincter externe.De ceux-ci, trois ont été faits en termino- terminale et vingt-deux en latéro-terminale; suivent les documents radiologiques pré- et post-opératoires (fig.13, 14, 15, 16).Dans cette série de 25 malades, nous avons BOURQUE: LES DIVERS SEGMENTS INTESTINAUX EN.1511 eu en tout et partout un seul cas de mortalité, dû à un accident cérébral arrivé le 7me jour post-opératoire et contrôlée à l\u2019autopsie.Ceci fait donc une mortalité de 4% qui est à peu près négligeable pour une chirurgie aussi élaborée.Tous nos autres patients sont en vie et bien portants.La morbidité est à peu près non-existente.Nous avons eu : a) 5 cas de fistules qui se sont toutes taries spontanément et la plus longue a pris 34 jours à s\u2019oblitérer.b) 4 cas de déséquilibres électrolytiques négligeables, rectifiés très facilement et qui ne sont pas réapparus dans les suites tardives.ec) Tous nos malades ont un contrôle miec- tionnel parfait sans incontinence, sauf la nuit pendant les 6 à 8 semaines qui suivent l\u2019intervention.Dans les cas où l\u2019anastomose a été faite à l\u2019urèthre, il existe un certain degré de mictions impérieuses auquel le malade s\u2019adapte après un certain temps.d) Tous nos malades urinent bien, à des intervalles normaux de 3 à 4 heures le jour, et une fois, parfois deux la nuite) L\u2019urine résiduelle n\u2019a jamais dépassé 45 c.c.CONCLUSIONS En conclusion, il nous faut dire que la colo- cysto-plastie d\u2019agrandissement ou de substitution est une intervention sérieuse et qu\u2019il faut done étudier chaque cas bien minutieusement et l\u2019évaluer à tous les points de vue, avant de recommander l\u2019intervention.C\u2019est une opération longue, difficile et extrêmement minutieuse.Même si ce n\u2019est pas la réponse à tous les problèmes vésicaux, c\u2019est sûrement une intervention qui rendra la vie viable à une multitude de patients qui seraient morts bien tristement sans l\u2019avènement de cette chirurgie extrêmement fascinante quoiqu\u2019encore à ses débuts. .2 .L'Union Méd.Canada )1 LES DIVERS SEGMENTS INTESTINAUX EN.BOURQUE ome 88 \u2014 Déc.1959 2ù > Sr a E x 2 > = se i i CoS 7 a A 5 2 a RS ie Fe Bo oq 3 2, = se ES 24 SE os 5 A se Si 2 CR: t Fig.13.\u2014 Colo-cysto-plasties d\u2019agrandissement en ermino-terminale pour deux cas de petites vessies = contractée 3. L'Union Méd.Canada BOURQUE: LES DIVERS SEGMENTS INTESTINAUX EN.1513 Tome 88 \u2014 Déc.1959 = = = ce | = = a = ; SE RRR a = = Ss à i A 5 Te Bi Sh 5% = 3 es Se a oot os Es 5 2 us 7 C4 i 7 5 2 i: 2 2 7% 7 7: 2 2 a 7 7 2e 2 2 3 2 2 7% 5 i 7 Ex Sh CE i % z= i Ze 7 2 Fig.14.\u2014 Colo-cysto-plasties d\u2019agrandissement réalisées en latéro-terminale pour deux cas de petites vessies tuberculeuses contractées. L'Union Méd.Canada 14 BOURQUE : LES DIV \u2018RS SEGMENTS INTESTINAUX EN.Tome 88 \u2014 Déc.1959 0 5 7% 5 4 2 i > $F 5 2 ee Fig.15.\u2014 Colo-cysto-plastie d\u2019agrandissement en latéro-terminale pour deux cas de cystite interstitielle.(Le cliché inférieur droit est une cystographie sous pression qui démontre l\u2019absence de reflux). L'Union Méd.Canada 1515 BOURQUE: LES DIVERS SEGMENTS INTESTINAUX EN.Tome 88 \u2014 Déc.1959 se NM = = = 2 a 31 A oN = = 3 5 5 = | BS BE SE Si o 3 i # ea 2 2 2 7 > 7 5 A = 55 a a a 2027 % 7 2 2 A 3 7 Rs: 7: £7 i 7 7 7 Ig.16.\u2014 Colo-cysto-plasties de substitution en laté- 7 7 ro-terminale pour trois cas de cancer de la vessie.i 7 GE 1516 Résumé Depuis 1898 avec Von Mikulicz, la substitution vésicale par un segment intestinäl a été tentée à diverses reprises.Cette chirurgie a été rénovée par Couvelaire en 1947 et ce dernier a été suivi dans cette voie par d\u2019autres auteurs.On a d\u2019abord utilisé un segment 1léal, par la suite on a utilisé le cecum pour enfin en arriver avec Kuss, Gil Vernet-Vila, Goodwyn et nous- même à utiliser un segment du côlon sig- moïdien.Nous avons pratiqué cette opération 25 fois, soit pour des cas de cystite tuberculeuse, pour des cas de cystite interstititielle ou rétractile et enfin dans le cancer de la vessie.Nous donnons ici une description détaillée de la technique que nous avons mise au point et discutons des résultats obtenus, 1llustrès BOURQUE: LES DIVERS SEGMENTS INTESTINAUX EX.L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 par des contrôles radiologiques pratiqués dans les mois qui ont suivi l\u2019opération.La colo-cysto-plastie est aujourd\u2019hui une nouvelle arme dans l\u2019arsenal de la chirurgie urologique.Summary Since Von Michulicz in 1898, who accomplished the first bladder enlargement with a segment of the bowel, this surgery has fascinated the urologists.Couvelaire after Scheele has placed it back in the therapeutic arsenal of Urology.The ileum was used first, then the caecum and finally we came to the sigmoid colon with Kuss, Gil Vernet-Vila and Goodwyn.The indications for this type of surgery are the contracted bladder, cases of interstitial or retractile cystitic and in cases of operable cancer of the bladder.A full description of the technical procedure is given with the pre- and post-operative care.The results are given on a series of 25 cases with the radiological documents illustrating the latter.Colo-cysto-plasty is now a recognised procedure RECUEIL DE FAITS LE STÉROSAN-HYDROCORTISONE EN DERMATOLOGIE INFANTILE ' De la Broquerie FORTIER et Roch SIMARD, Service de Pédiatrie, hôpital de l\u2019Enfant-Jésus (Québec).L\u2019emploi des topiques en dermatologie conserve toujours son actualité et il apparaît de nos jours que certains d\u2019entre eux soient d\u2019une particulière efficacité.En ces dernières années, en effet, la dermatologie a vu sa thérapeutique s\u2019enrichir d\u2019agents bactério-statiques et fongicides puissants dont l\u2019emploi tend à s\u2019étendre au domaine de la dermatologie infantile.Plusieurs auteurs (1-8) ont étudié en dermatologie l\u2019emploi du Chlorquinaldol.Récemment Robinson et Hollander (9) démontraient la grande efficacité de cet agent au cours des Pyodermites, des Eczémas, des Erythroder- mies desquamatives ou exfoliatrices et de certaines autres affections de la peau.L'un de nous relatait récemment les résultats obtenus chez 28 cas d\u2019eczéma infantile de l\u2019emploi du Sterosan (10 et 11).L\u2019hydrocortisone ne devait pas tarder à trouver son emploi en dermatologie.Sulzber- ger et Witten (12), en 1952, publiaient, leurs recherches sur l\u2019emploi du « Compound F» ou acétate d\u2019Hydrocortisone dans certaines dermatoses localisées.D\u2019autres, après eux, devaient étudier les effets de ce nouvel agent dermatologique.Dès 1953 Edwin Sidi, Mme J.Bourgeois Gavardin et G.Plas, de Paris (13) entreprenaient l\u2019étude de cette médication dans l\u2019Eczéma.Plus près de nous Irwin I.Lubowe (16) et Bedford F.Pace (17) publient les résultats de leurs recherches dans un grand nombre d\u2019affections dermatologiques.A la suite de nos recherches concernant l\u2019Eczéma infantile (10) nous songeâmes à nous adresser à l\u2019association Chlorquinaldol-Hydro- cortisone afin d\u2019en éprouver l\u2019efficacité signalée par les auteurs précités, dans l\u2019Eczéma et 1.Le Stérosan-Hydrocortisone (3% Stérosan, 1% Hydrocortisone) nous a été gracieusement fourni par les Produits Pharmaceutiques Geigy.autres dermatoses infantiles.De cet essai clinique, échelonné sur une période de deux années, nous désirons relater 1ci un certain nombre d\u2019observations fort représentatives des résultats obtenus.MATÉRIEL CLINIQUE La série de nos observations, dont quelques unes vous seront rapportées ici, compte 36 cas de lésions cutanées diverses qui ont nettement bénéficié de la thérapeutique Stérosan- Hydrocortisone.Ces observations se répartissent ainsi.Eczéma : Sec ou suintant o_o.11 cas Impétigénisé _._.111110100000000000000000000 6 cas Erythrodermies desquamatives et exfoliatrices _.__._.L111L111100000000000000 10 cas Pyodermites ll.4 cas Erythème fessier ________._.11111111000010010000000 5 cas L'âge de nos enfants, au moment de l\u2019emploi de la thérapeutique concernée et selon l\u2019affection qu\u2019ils présentaient, offre un intérêt clinique particulier.À ce propos nos statistiques se répartissent ainsi.ANALYSE DES AFFECTIONS RAPPORTÉES I) Eczémas.Les quelques observations publiées ici relatent les faits cliniques observés chez le plus grand nombre de nos enfants atteints de cette affection.L\u2019observation « I » rappelle que le Sterosan- Hydrocortisone a une action rapide et très nette sur l\u2019élément prurit contre lequel nous avions antérieurement tant de déboires.Toutefois, il y a lieu de signaler, que ce prurit, symptôme inhérent à l\u2019eczéma, dès qu\u2019il est atténué ou totalement supprimé permet la ci- 1518 catrisation plus rapide de l\u2019élément eczéma-.tiforme que le grattage entretient ou provoque même.En outre, nous devons rapporter ici quelques observations d\u2019intolérance partielle et localisée (obs.2-3-12) dues à l\u2019emploi de la médication.Il nous a semblé que cette tolérance tenait bien plus à l\u2019intensité des lésions elles-mêmes qu\u2019au médicament en soi.OBSERVATIONS Observation 1.André L., âgé de 7L4 mois est hospitalisé en notre Service le 29 mai 1957 pour eczéma impétigénisé.FORTIER er SIMARD: LE STÉROSAN-HYDROCORTISONE l\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 x venues purulentes.Le 26 mai, une fièvre à 101-102 s\u2019installe et l\u2019enfant apparaît très affaissé et perd l\u2019appétit.La veille de son hospitalisation l\u2019on constate un coryza bilatéral muco-purulent et l\u2019état général s'aggrave.À l\u2019examen clinique du 29 mai, l\u2019on est en présence d\u2019un enfant affaissé, au teint grisa- tre particulièrement marqué au crâne, avec une légère cyanose des extrémités.Cet aspect toxique est accompagné d\u2019une dyspnée dont le rythme est variable, et d\u2019une fièvre à 103.3 que le lendemain atteindra 104.4.Les lésions eczémateuses recouvrent le front et les tempes, les joues et le menton laissant entrevoir ici et là de petits espaces de peau saine.Sur ce fond Maladie Forme Age \u2014 début de la maladie Age \u2014 début du traitement 2 mois 4 cas 5 mois (2 cas) 6% m.8% Sec ou/et 3 * LL 1111000 3\u201d 7 »\u201d 18 29 suintant 4 7 2 8 7 13 (11 cas) 5 7 111111111000 2 7 5 7 7 Eczéma (17 cas) 2 mois 1.1 cas 6 mois Impétigénisé 3 M LL 20\u201d 8 7 1034 (6 cas) 4 7 1100102 1 \u201d 744 ?9 \u201d 100000 1 \u201d 20 © 12 7 1 \u201d 2545\u201d 10 jours ._.111111- 1 cas 3e semaine 3 semaines ._._ .3 7\u201d 4e » Erythrodermies desquamatives 4 PO LL.3 7 5e S et exfoliatrices (10 cas) 5 Po LL.1 \u201d 5e ?6 Po LL 1 6e \u201d 7 Po LL 1\u201d 8e \u201d Pyodermites 3 mois 11111100 1 cas 4 mois (4 cas) 4.\u201d 111111110000 2 7 5 mois 5.\u201d 110000000000 1 \u201d 5 mois Erythème fessier 2 mois .11210 3 cas 2 mois (5 cas) 307 0000 .2 ?\u201d 3 mois Né à terme pesant 7.4 livres il est alimenté artificiellement et son ablactation est réalisé d\u2019une façon normale.A l\u2019Âge de 4 mois sont apparus au visage de petits placards rugueux rougeâtres, purigi- neux, qui se sont étendus aux joues, au menton, au front et aux pavillons des oreilles.Quelques semaines après sont apparues au niveau des jambes et du cou des lésions identiques.Depuis trois semaines les lésions sont de- d\u2019eczéma s\u2019implantent de larges placards d\u2019impétigo suintants et purulents, traversés par des rainures hémorragiques.Le prurit y est intense.Au niveau du cou les lésions sont plutôt sèches dont quelques unes d\u2019entre elles sont impétigénisées.Aux jambes les lésions sont actuellement rares et sèches.La thérapeutique instituée s\u2019adresse en tout premier lieu à l\u2019impétigo.Le visage de l\u2019enfant est recouvert de compresses imbibées d\u2019une so- L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 lution de Permanganate de K a 1 pour 4000 m durant les jours des 29, 30 et 31 mai.Dès le premier juin la pommade Stérosan et Hydrocortisone peut être appliquée au visage et au cou; les jambes ayant été traitées ainsi dès le premier jour.Le prurit est dès le lendemain très atténué au visage, disparu au niveau des jambes.Le 5 juin une amélioration marquée du visage est constatée, il ne persiste qu\u2019un érythème; les lésions aux jambes sont disparues, l\u2019enfant n\u2019a plus de fièvre depuis 3 jours; son état général est considéré comme normal.Le 10 juin toutes les lésions sont disparues.Observation 2.Remi F., âgé de 1034 mois est hospitalisé en notre Service le 29 avril 1957 pour eczéma infecté.Depuis l\u2019âge de 3 mois l\u2019enfant présente des poussées d\u2019eczéma au visage et aux membres supérieurs et inférieurs.En mars il a présenté une pneumonie bilatérale.Plusieurs mois auparavant est apparue au niveau du cuir chevelu une Pyodermite qui, rapidement, s\u2019est transformée en Furonculose.Au niveau des membres supérieurs ces mêmes lésions sont apparues à de courts intervalles.Depuis une semaine l\u2019état général s\u2019est profondément altéré, l\u2019enfant est inactif, très pâle et très amaigri; il ne pèse que 16 livres.L'état de nutrition est très diminué, le pannicule adipeux est disparu à l\u2019abdomen, est mince au visage et aux membres.Des signes de déshydratation sont nettement visibles.La fièvre est à 102.Outre les lésions d\u2019eezéma impétigénisé avec petits abcès miliaires à la face et aux membres (régions des coudes et des genoux) et des abcès au cuir chevelu, l\u2019examen clinique a révélé l'existence de nombreux ganglions, les uns adhérents aux plans profonds, les autres mobiles, de la grosseur d\u2019une olive.La thérapeutique anti-infectieuse, sulfami- dés et antibiotiques (Chloromycétine et Ery- throcine) est largement utilisée dès le premier jour.Des ouvertures de petits abcès au cuir FORTIER er SIMARD: LE STEROSAN-HYDROCORTISONE 1519 chevelu et d\u2019un autre au mollet gauche sont nécessaires dès les 3 premiers jours.Le topique Stérosan et Hydrocortisone est institué dès le jour de son hospitalisation.Le 6e jour de son emploi, devant un érythème assez marqué du visage nous avons cru devoir discontinuer cette pommade; nous ne pouvions la reprendre que 18 jours après, sans constater alors ce même phénomène.Entre temps l\u2019enfant avait présenté un syndrome neuro-toxique assez grave qui, pendant quelques jours semblait vouloir s\u2019orienter vers un exitus certain.Le 5 mai, l\u2019état général de l\u2019enfant s\u2019était considérablement amélioré, il persistait encore au visage et aux membres des lésions très atténuées d\u2019eczéma.Observation 3.Marck F., âgé de 2 ans et 314 mois est hospitalisé le 1er avril 1957 pour eczéma im- pétigénisé.Depuis 114 an l\u2019enfant présente des poussées de Furonculose à localisations diverses, tantôt aux membres supérieurs, tantôt au cuir chevelu ou sur les régions fessières le plus souvent aux membres inférieurs, et plus spécialement aux chevilles.Son état général est bon.Des lésions érythémato-squameuses siègent au pavillon de l\u2019oreille gauche.Au thorax les quelques petits placards disséminés sont secs, légèrement squameux.Aux membres supérieurs, l\u2019eezéma intéresse surtout les plis du coude et des poignets ainsi que le dos des mains.Aux membres inférieurs siège le maxi- num des lésions, région fessière et chevilles des deux côtés et jambe gauche.À ces niveaux l\u2019eezéma est érythémato-squameux et criblé de petits abcès miliaires avec deci de là des petites croûtes micelliniques jaunâtres.À ces niveaux après un pansement au Permanganate de potasse (1/400) nous appliquons le lendemain de son hospitalisation la pommade Stérosan-Hydrocortisone.Le prurit est rapidement atténué, mais le 3e jour de son application nous devons la supprimer.Au niveau des chevilles sont apparues quelques 1520 lésions ulcératives cratériformes entourées d\u2019un érythème périférique.Au niveau des creux poplités les mêmes lésions sont apparues le lendemain.La médication de remplacement est institué à l\u2019aide de pansements à l\u2019Ozonol pendant 4 à 5 jours et de Jelonet pour 3 jours au niveau des chevilles seulement.Ailleurs, siège, dos, cuisses, avant-bras, pavillon de l'oreille gauche, la pommade Stéro- san-Hydrocortisone est toujours employée.Le 3 mai nous constatons une amorce de cicatrisation au niveau des lésions aux jambes; le 7 l\u2019amélioration est marquée pendant que les lésions des bras sont complètement cicatrisées.Dix jours plus tard, nous assistons à une cicatrisation partielle des lésions au niveau des fesses et des cuisses.Aux chevilles, l\u2019amélioration se maintient.Observation 4.Jac.R., âgé de 8 mois est hospitalisé le 1-8-58 pour eczéma impétigénisé au visage.Un pansement au sérum physiologique est appliqué au visage et quelques heures après, les légères croûtes d\u2019impétigo étant disparues, la pommade Stérosan est employée.Le 3 août, une ascension thermique à 102.4 et une reprise de l'infection au visage nous font employer de la D Mycine per os à raison de 2 c.à thé dans 8 oz.de lait 4 fois par jour.Une amélioration notable de lésions impéti- génisées du visage est constatée le lendemain et le surlendemain.Le 5 août, la pommade Stérosan-Hydro- cortisone est employée et le 8 nous constatons une amélioration rapide des lésions du visage.Toutefois, le 12, au niveau du pavillon des oreilles, un érythème œdémateux assez marqué fait son apparition et nous cessons la pommade.Quelques jours après (le 17) l\u2019érythème est complètement disparu.Le 23 août, une poussée érythémato squam- meuse apparaît au niveau du cou.Le Stéro- san-Hydrocortisone le fait disparaître en deux Jours.Le 81 août, l\u2019enfant quitte l\u2019hôpital complètement guéri.FORTIER kr SIMARD: LE STEROSAN-HYDROCORTISONE L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 Observation 5.J.-M.G., âgé de 5 mois est hospitalisé pour eczéma.Depuis l\u2019âge de 2 mois, l'enfant présente des lésions eczémateuses.Les lésions sont apparues au visage pour se généraliser par la suite.A l\u2019admission, 22 août 1957, l\u2019on note la présence de lésions de grattage et des lésions eczémateuses croûteuses et suintantes au niveau des joues, des membres et du thorax.Ces lésions sont surtout marquées au niveau des plis de flexion des membres.Le Stérosan-Hydrocortisone est appliqué au niveau des lésions et une diète hypograis- seuse est instituée.Quatre jours après l\u2019on constate une amélioration marquée de l\u2019eczéma.Le lendemain, le 27, apparaît une Rhino-pharyngite aigüe et une reprise des lésions eczémateuses au visage.Ce n\u2019est que le 6 septembre, neuf jours après le début de cette nouvelle poussée, que nous pouvons constater une amélioration très nette de l\u2019eeczéma.Il ne persiste alors que des lésions de grattage avec quelques lésions eczémateuses et purigineuses au niveau des membres inférieurs.À ce même niveau, le 12 nous assistions à une nouvelle poussée d\u2019eczéma très purigineuse et dès le 14 une amélioration marquée se dessinait.Le 19 septembre toute lésion avait disparu et l\u2019enfant pouvait quitter l\u2019hôpital guéri.FERYTHRODERMIES Les quelques cas rapportés ici sont assez démonstratifs nous semble-t-il.Nous désirons signaler, particulièrement, la rapidité avec laquelle nous avons obtenu une amélioration de l\u2019état général de ces enfants.Cette amélioration se manifeste par la suppression rapide et soutenue de leur aspect souffrant ou souffreteux qu\u2019ils présentent tous.A ce propos, le malaise général qu\u2019ils éprouvent et qui se traduit par des pleurs incessants et de l\u2019agitation systématique, est rapidement supprimé.Pour eux particulièrement, il nous semble obligatoire de n\u2019employer l\u2019onguent L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 Stérosan-Hydrocortisone que par des régions corporelles quotidiennes, et, ne parvenir à atteindre l\u2019ensemble qu\u2019après trois ou quatre jours après le début du traitement.Il ne nous à pas été donné de rencontrer de phénomène d\u2019irritation médicamenteuse localisée.Et nous sommes enclins à croire que la modification quotidienne de la région en traitement y a concourru largement.OBSERVATIONS Observation 1.Claude D., âgé de 6 semaines est hospitalisé le 6 septembre 1957 pour erythrodermie desquamative.Né à terme, pesant 10 livres, il est nourri artificiellement.A l\u2019âge de 3 semaines l\u2019enfant présente de légers vomissements post- prandiaux.À l\u2019âge de 6 semaines son poids est de 11.4 livres.Deux jours avant son hospitalisation un érythème fessier et sus-pubien déjà constaté quelques jours auparavant s\u2019étend aux cuisses et à la région sacrée.L\u2019on note une rougeur assez intense des plis du cou.Le lendemain la rougeur a gagné tout le corps et apparaît deci de là des petits placards de desquamation furfuracée.Au moment de l\u2019hospitalisation, l\u2019érythro- dermie est généralisée à tout le corps, l\u2019inter- trégo est intéressé au cou, aux plis des coudes et des creux poplités.Au niveau des oreilles, la desquamation obture le conduit auditif.Une adénopathie latérale du cou et une adénopathie axillaire et inguinale sont facilement constatables.Il n\u2019y a pas de fièvre et le poids est de 10.9 livres.La thérapeutique au Sténosan et Hydrocortisone est instituée selon la modalité suivante : en premier lieu au niveau des membres inférieurs et à la région sus-pubienne le premier jour; le lendemain, le thorax et l\u2019abdomen seuls sont enduits de la pommade et le de jour, c\u2019est le tour du visage et des membres supérieurs.Les jours suivants la même alternance est suivie.Durant ce traitement, l\u2019enfant est entièrement enveloppé de lange sté- FORTIER er SIMARD: LE STÉROSAN-HYDROCORTISONE 1521 rile.II ne porte aucun vétement, seule une couche recouvre les régions fessiéres.Dès le 10 l\u2019on note une diminution marquée de l\u2019érythème au niveau de l\u2019abdomen et une diminution satisfaisante au niveau des membres inférieurs.La desquamation est totalement disparue au niveau de ces mêmes régions.À la région abdominale supérieure, au thorax, au cou, aux membres supérieurs, l\u2019érythème est encore important et la desquamation est très marquée aux aisselles, au dos et sur le cou.Le 15 septembre, l\u2019érythème est amélioré partout, la desquamation est abondante et s\u2019élimine très facilement.Au cours des premiers jours d\u2019octobre, l\u2019on constate encore quelques états de desquamation sur tout le corps avec prédominance à la région thoracique latérale droite.L\u2019érythème est pratiquement disparu.Le 9 octobre, nous pouvons considérer l\u2019affection comme en voie de guérison.Le 15 octobre l\u2019emploi de la pommade est cessé et l\u2019enfant quitte l\u2019hôpital le 19.Observation 2.Suz.B., âgée de 11, mois est hospitalisée en notre Service le 6 juin 1957 pour Dyspepsie et érythrodermie desquamative.L\u2019enfant, 13e de la famille est née à terme et alimentée artificiellement.A l\u2019âge de 5 semaines, elle reçoit des céréales.Deux jours avant son hospitalisation, la mère remarque une légère éruption érythémateuse à la région sous-ombilicale qui a tendance à s\u2019étendre vers la région sus-pubienne et les cuisses.En même temps sont apparus des vomissements survenants après chaque boire et des selles fréquentes.La peau de l\u2019enfant ne serait pas venue en contact avec aucune substance étrangère et aucun autre enfant ne présente d\u2019éruption cutanée.À l\u2019examen d\u2019entrée nous constatons une érythrodermie desquamative au tronc, au dos, dans les plis de flexion du cou, à la racine des cuisses et au siège.Un léger œdème existe au niveau des grandes lèvres.La thérapeutique suivante est immédiatement instituée; tout le corps est enveloppé de 1522 langes stériles et la pommade Stérosan-Hydro- cortisone est appliquée au niveau des plis du cou, sur un seul côté à la fois, puis le lendemain sur le tronc, et le surlendemain sur le siège.En trois jours toutes les régions atteintes ont reçu un traitement, et le cycle recommence.Dès le 10, nous constatons, à la région latérale droite une amélioration marquée de l\u2019intertrégo du cou et la disparition de la desquamation.À la région cervicale latérale gauche, l\u2019érythème et la desquamation persistent.L\u2019érythème fessier est peu amélioré.La desquamation lamellaire intéresse tout l\u2019abdomen, la région ombilicale et dorsale particulièrement.Les aisselles et les régions mammaires sont desquamatives.La tête est indemne de toute desquamation, de même que les bras et les jambes.Le 14, l\u2019intertrégo du cou est très amélioré; à l\u2019abdomen et au tronc une diminution marquée est enregistrée et au siège l\u2019érythème tend à s\u2019éliminer.Le 18, l\u2019amélioration est générale et le 20 il ne persiste plus que de légers placards aux aines et au siège.L'enfant quitte l\u2019Hôpital le 5 juillet, guérie depuis au moins une semaine et en bon état général.ERYTHRODERMIE EXFOLIATRICE Observation 1.Alain M., âgé de 14 jours entre en notre Service le 11 novembre 1958 pour Dermatite exfoliatrice.Né à terme, d\u2019un poids de 7 livres il est nourri au lait évaporé.A l\u2019âge de 10 jours, apparaît au niveau d\u2019un orteil et d\u2019un doigt un placard érythémateux sur lequel apparaît immédiatement une large phlyctène.Ces lésions se généralisent en deux jours la rougeur est diffuse et la peau se soulève en très larges lambeaux qu\u2019il est très facile de détacher.Il n\u2019y a aucun suintement.L\u2019état général est médiocre.Dès le premier jour, l\u2019onguent Stérosan-Hy- drocortisone est appliquée à la tête, à la figure FORTIER er SIMARD: LE STÉROSAN-HYDROCORTISONE L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 et au cou.Le lendemain, nous traitons l\u2019abdomen, les membres inférieurs, puis le 3e jour, le dos et les membres supérieurs.Nous procédons ainsi les jours suivants jusqu\u2019au 26, alors que la médication peut être cessée.Durant son séjour, la diète n\u2019a jamais variée, la température a toujours été voisine de 97.3 - 98.4.Le poids cependant a subi un fléchissement dès le 3e jour à 6.7 pour être stationnaire pendant 8 jours et atteindre 6.13 le 11e jour de son hospitalisation et y demeurer jusqu\u2019à la sortie de l\u2019hôpital le 30.COMMENTAIRES GÉNÉRAUX De tout cet ensemble d'observations cliniques, dont les plus démonstratives vous ont été citées, il nous est apparu clairement que le Stérosan-Hydrocortisone apportait des résultats thérapeutiques fort intéressants dans certaines affections dermatologiques chez le nourrisson.Dans un certain nombre d\u2019eczéma, déjà évolué ou passé à l\u2019état chronique, nous avons obtenu tout d\u2019abord une atténuation rapide du prurit, voire même, dans certains cas, sa disparition complète.Les lésions elles-mêmes se sont assez rapidement transformées et leur cicatrisation ont permis une amélioration de l\u2019état général de l\u2019enfant et un séjour en milieu hospitalier plus bref.Les érythrodermies ont vu leur évolution écourtée et leur amélioration rapide permettre que l\u2019état général soit peu ou pas atteint.Aucun de nos cas n\u2019ont présenté, en cours d\u2019évolution, un état général sévère nécessitant des interventions thérapeutiques élaborées.Quant aux pyodermites, la rapidité de leur amélioration ou de leur guérison milite favorablement en faveur du Stérosan-Hydrocorti- sone comme agent thérapeutique efficace, rapide et définitif.Sans doute, lorsque ces pyodermites se sont transformées en petits abcès, leur incision est-elle devenue nécessaire mais nous avons la conviction que lorsque le Sté- rosan-Hydrocortisone est appliqué tôt après le début de la pyodermite, il est rare de voir survenir une telle évolution vers l\u2019abcès. L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 Quant aux érythèmes fessiers, l\u2019emploi précoce de cette pommade nous a permis de contrecarrer cette affection si fréquente en milieu pédiatrique dès les deux premiers jours de son emploi.De tout ceci, nous croyons devoir conclure, que le Stérosan-Hydrocortisone apporte à la thérapeutique dermatologique de la première enfance un aide puissant et efficace, que nous avons tous avantage à employer dans un grand nombre d\u2019affections cutanées.Résumé Le chlorquinaldol associé à l\u2019'Hydrocortisone a été employé en dermatologie infantile avec succès.Les observations d\u2019eczéma sec ou suintant ou impétigénisé, d\u2019érythrodermie desqua- mative ou exfoliatrice et de diverses formes de pyodermites sont rapportées ici.Les résultats obtenus sont consignés et révèlent que cette association sous le nom de commerce de Stérosan-Hydrocortisone, apporte à ces différentes affections dermatologiques un précieux concours à leur guérison.Summary The chlorquinaldol associated with Hydrocortisone is employed in certain localised dermatose with good results.Different king of eczema, erythroderma or pyoderma are reported here and the result obtain with Sterosan-Hydrocortisone ointment prove that this topical medication represent a potent new addition the therapy of the infantile dermatoses.BIBLIOGRAPHIE 1.W.JaDASSOHN, H.E.FIERZ et E.PFANNER.\u2014 A new remedy (Sterosan) for the treatment of pyodermas.Schweiz.med.Wchnschr, 74: 168, 1944.2.M.METAXAS.\u2014 The effectiveness of 8-Oxy- quinaldine derivatives on staphylococci in vitro.Ditss., Zurich, 1947.FORTIER kr SIMARD: LE STÉROSAN-HYDROCORTISONE 1523 3.J.FELKEL.\u2014 Experience in treating pyodermas and mycotic infections with Sterosan.Prakt.Arzt, 8: 665, 1954.4.K.SIGG.\u2014 Treatment of mycosia of the foot and of mycotic eczema with Sterosan.Schweiz.med.Wehnschr., 77: 123, 1947.5.SCHUBERT.\u2014 Experience with Sterosan.Ztschr.Haut-u.Geschlechtskr., 16: 17, 1954.6.G.BRUNI.\u2014 A new remedy for the treatment of various skin infections.Praxis, 34: 608, 1945.7.E.L.COHEN.\u2014 The treatment of impetigo and sycosis barbae with dichlorooxyquinaldine.M.Press, 231: 433, 1954.8.J.FAESSLER.\u2014 The effect of oxyquinoline derivatives on fungi and staphylococci.Diss., Zurich, 1945.9.Harry M.J.ROBINSON et Mark B.HOLLANDER.\u2014 Topical use of Chlorquinaldol.J.of Inv.Dermatology, 26: (fév.) 1956.10.de la Broq.FORTIER et Yves GREGOIRE.\u2014 Le Stérosan dans l\u2019eczéma infantile.L\u2019Union Méd.du Canada, 86: (octobre) 1957.11.Ibidem.\u2014 Clinical evaluation of Sterosan in infantile eczema.The Can.Med.Ass.J., 77: 1035 (déc.) 1957.12.M.SULZBERGER et V.H.WITTEN.\u2014 Effects of topically applied compound F.on selectéd dermatoses.J.of Inv.Derm., 19: 101 (août) 1952.13.Edwin SIDI, Mme J.BOURGEOIS-GAVARDIN et G.PLAS.\u2014 Essais cliniques du traitement de l\u2019eczéma et du prurit par les applications locales d\u2019acétate d\u2019hydrocortisone.La Presse Med.47: 992 (8 juillet) 1953.14.M.SULZBERGER, V.H.WITTEN et SMITH.\u2014 Utilisation thérapeutique en dermatologie de l\u2019acétate d\u2019hydrocortisone ou compound F en onguent local.J.A.M A, 151: 465 (fév.) 1953.15.Hans SALYS.\u2014 The effect of topically administered hydrocortisone upon dustrophic skin as revealed by the \u201cpneumoderna\u201d technique.J.of Inv.Derm.19: 98 (août) 1953.16.Iswin I.LUBOWE.\u2014 Chlorquinaldol-Hydrocor- tisone in Dermatological Therapy.Antibiotic Med.Clin.Therapy, 4: (fév.)1957.17.Bedford F.PACE.\u2014 The Treatment of Dermatological conditions with Hydrocortisone-Chlorqui- naldol ointment.Medical Record and Ann.Houston, Texas, 11: 370 (avril) 1957. REVUE GÉNÉRALE HYPERALDOSTÉRONISME PRIMAIRE.UNE REVUE DE LA LITTÉRATURE MÉDICALE DE 1955 À JUIN 1958.1 Pierre DELORME 2 et Jacques GENEST, F.A.C.P., F.R.C.P.(C).Le syndrome de l\u2019hyperaldostéronisme primaire fut décrit en 1955 par Conn de la façon suivante : « In its fully developed state it is characterized by the presence in the urine of excessive amounts of a sodium-retaining cor- ticoid, by severe hypokalemia, hypernatremia, alkalosis, and a renal tubular defect in the reabsorption of water.The clinical picture consists of intermittent tetany, paresthesia, periodic severe muscular weakness and « paralyses », polyuria and polydipsia, hypertension and no edema ».(1 et 11).Nous voulons dans ce travail revoir tous les cas de ce syndrome rapportés depuis cette première publication, en considérant successivement leurs aspects étiologiques, pathologiques, cliniques et biochimiques ainsi que l\u2019évolution post-opératoire des patients opérés, afin de définir les caractères généraux de cette maladie et de tirer quelques conclusions pratiques.Nous n\u2019avons inclus dans cette revue que les cas où le diagnostic ne faisait aucun doute et où les renseignements donnés par l\u2019auteur étaient suffisants pour permettre une comparaison adéquate avec d\u2019autres patients.ASPECT ÉTIOLOGIQUE Le groupe de 31 malades se compose de 12 hommes et de 19 femmes, soit une incidence de 1.6 femme pour 1 homme.Ce syndrome se manifeste à tout âge : de 11 ans (25) à 63 ans (21), quoique la majorité des cas (16 cas) se situe entre 30 et 45 ans; notons cependant quatre cas entre 11 et 15 ans, (25, 13, 27, 30).L\u2019incidence suivant 1.Du Département de Recherches cliniques, Hôtel- Dieu de Montréal.2.Fellow du Conseil National de Recherches, Ottawa.l\u2019âge est sensiblement la même dans les deux sexes.On ne peut mettre en évidence d\u2019incidence familiale.ASPECT ANATOMO-PATHOLOGIQUE TABLEAU 1 Anatomie pathologique.I.\u2014 Les surrénales (31 cas).Type de lésion No.de cas Adénome _._._.11111111100000000000000000 00000 22 Hyperplasie _._.__.1.11110 0 010100000000 0000 3 Adénome et hyperplasie _____ 1 Carcinome _.1.111111111000000000LL0 00 2 Surrénales normales* ___ 3 * Décrites comme telles par l\u2019auteur.II.\u2014 Le rein (20 cas).Néphropathie hypokaliémique ._____.____ 8 Lésions d\u2019artériosclérose .___.___.1211200000 10 Lésions tubulaires non spécifiques (dilatation ou atrophie tubulaire, fibrose péri- tubulaire) 111111111011 0 00 3 Signes microscopiques de pyélonéphrite -\u2026 3 Histologie normale _____ ____.________________ 4 I.La surrénale.Le syndrome de l\u2019hyperaldostéronisme primaire est toujours associé à une hyperfonction sélective de la surrénale.Comme dans la maladie de Cushing, cétte hyperfonction se traduit généralement par différentes modifications anatomiques qui se répartissent comme suit : sur 31 cas étudiés, on note 22 cas d\u2019adénome, 3 cas d\u2019hyperplasie, 1 cas d\u2019adénome et d\u2019hyperplasie associée, 2 cas de tumeur maligne, et enfin, fait intéressant a noter, 3 cas de surrénales interprétées microscopique- ment et macroscopiquement comme normales.L\u2019adénome, de forme arrondie, le plus souvent encapsulée, mesure de 1 à 4 cm de diamètre en moyenne (le plus gros rapporté est de 6 L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 em) (27).Cette tumeur, située à l\u2019intérieur du cortex de la glande, fait une saillie plus ou moins prononcée à la surface.De coloration jaune brillant à la coupe, elle est.en général, unique, mais on signale deux cas d\u2019adénomes multiples dans la même glande (22, 25).Le premier des deux carcinomes (2) s\u2019est présenté comme une tumeur arrondie de 4 em de diamètre détruisant presque totalement la surrénale droite; la surrénale gauche était d\u2019aspect normal.À la coupe cette masse se composait de la tumeur de coloration jaune canari, d\u2019une médullaire normale et d\u2019un peu de cortex persistant de la surrénale droite.Trois mois après l\u2019ablation de cette tumeur, après une période de recrudescence des symptômes, le malade décède.À l\u2019autopsie, on observe une volumineuse masse rétro-péritonéale et la présence de métastases au foie, à la moelle osseuse et au poumon, de même qu\u2019une diminution de moitié du volume de la surrénale gauche.La seconde tumeur maligne (17) rapportée, était une néoformation envahissante localement, pesant 1400 gm, située au pôle supérieur du rein gauche.Cette tumeur, de consistance molle et de coloration jaunâtre à la coupe, avait un aspect nodulaire.Il n\u2019y a pas de détail sur la présence, ou non, de métastases, l\u2019autopsie n\u2019ayant pas été pratiquée.L'interprétation des lésions histologiques et cellulaires de la surrénale pathologique en fonction de la clinique, de même que la délimitation des différentes zones est extrêmement difficile même pour un pathologiste averti.À ce sujet, 1l est à propos de rapporter ici Ayres et ses collaborateurs : « Lastly, a few words about the histology of aldo-sterone-secreting adrenal adenomas.We have discussed the findings in four cases of Conn\u2019s syndrome with several morbid anatomists, and the conclusion we have reached is that they cannot be distinguished macroscopically or histolo- gically from the gluco-corticoid secreting tumors of Cushing\u2019s syndrome.Although some areas of large, pale, lipid-laden cells appeared to be arranged in a glomerulosa pattern, each cell is quite different from normal glomerulosa cells, and other areas of small deeper staining DELORME er GENEST: HYPERALDOSTERONISME.1525 cells may be arranged in a fasciculata pattern.Thus, it appears that adrenal histology does not enable one to predict the function of these tumors ».(39).Pour cette raison, nous nous limiterons a une description schématique des lésions microscopiques : a) Hyperplasie (3 cas).Dans un cas, aucune zone en particulier ne prédomine (34).Chez un autre patient c\u2019est la zone glomérulée qui est hyperplasiée (30).Dans le dernier cas il existe une hyperplasie surtout de la fasciculée mais aussi de la glomérulée (14).b) Adénome (22 cas).Cinq cas présentent un aspect de zone fasciculée, un cas un aspect de zone glomérulée et 3 cas, un aspect de zone fasciculée et de zone glomérulée.Chez 5 autres patients, l\u2019aspect microscopique ne se rapproche d\u2019aucune zone en particulier.Dans 8 autres cas aucune étude histologique n\u2019est mentionnée.Dans les cas d\u2019adénome 1l peut y avoir atrophie de l\u2019une ou de l\u2019autre zone dans la surrénale homolatérale ou controlatérale.On trouve une atrophie de la zone fasciculée dans 3 cas et aucune atrophie dans 8 cas.c) Carcinome (2 cas).Le premier carcinome (2) se compose de trois types cellulaires définis.On ne dit pas cenpendant si les cellules ressemblent ou non à celles de la surrénale normale.Les métastases dans ce cas sont de même type histologique que la tumeur mère.Dans le second (17) on parle d\u2019adénocarcinome typique de la surrénale avec présence de quelques cellules géantes et zones de nécrose disséminées sans préciser davantage l\u2019histologie de la lésion.Comme nous le verrons plus loin, l\u2019hypertension artérielle est un ceractère clinique essentiel du syndrome de l\u2019hyperaldostéronisme primaire.On peut établir une certaine corrélation entre l\u2019âge du sujet, la gravité de l\u2019hypertension et l\u2019aspect anatomopathologique de la surrénale.En effet, nous notons : 1.Que des six cas rapportés entre 10 et 20 ans (25, 14, 30, 13, 29, 27) quatre patients sur cinq (un auteur (29) ne précise pas la gravité de l\u2019hypertension de sa malade), souffrent 1526 d'une hypertension artérielle maligne et ce sont là les seuls cas d\u2019hypertension avec œdè- me papillaire de cette série de 31 cas.2.Des trois cas d\u2019hyperplasie, deux se rencontrent chez de jeunes sujets (14, 30) avec une hypertension maligne.Le troisième cas est un patient de 46 ans présentant une hypertension artérielle sévère (34).3.Que les trois cas de surrénales « normales » sont trois jeunes patients en bas de 20 ans: un malade accusant une hypertension maligne (13), un cas où l\u2019on ignore le degré de malignité de l\u2019hypertension (29), un cas enfin d\u2019hypertension artérielle bénigne (27).4, Que les adénomes appartiennent à tous les groupes d\u2019âge avec des degrés divers d\u2019hypertension, sans hypertension maligne cependant, sauf un cas (25) où le patient était âgé de 11 ans et présentait des adénomes surréna- liens multiples.Soulignons que c\u2019est le seul cas d\u2019adénome rapporté entre 10 et 20 ans.5.Que les deux patients atteints de carei- nome ont respectivement 60 ans (2) et 35 ans (17) et que l\u2019hypertension qu\u2019ils manifestent n\u2019est pas maligne.Nous pouvons résumer ces constatations de la façon suivante: l\u2019hyperplasie se rencontre surtout chez les jeunes sujets et s'accompagne d\u2019une hypertension artérielle sévère ou maligne.L\u2019hyperaldostéronisme primaire sans lésion anatomopathologique décelable au niveau des surrénales, semble l\u2019apanage exclusif des jeunes patients en bas de 20 ans.La tumeur maligne est rare.L\u2019adénome, la lésion de beaucoup la plus fréquente, se rencontre à tout âge, associée à une hypertension de gravité variable.II.Le rein.Les lésions rénales qui se rencontrent dans le syndrome de l\u2019hyperaldostéronisme primaire ne sont pas spécifiques.On y distingue deux types principaux de lésions: d\u2019abord la néphropathie hypokaliémique (8 patients) qui se traduit histologiquement par un état vacuolaire caractéristique des tubes contournés et qu\u2019on peut, en fait, retrouver dans tous les DELORME er GENEST: HYPERALDOSTERONISME.L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 cas d\u2019hypopotassémie prolongée quelle qu\u2019en soit l\u2019origine, et en deuxième lieu, des lésions artériolaires (10 patients) compatibles avec toute hypertension grave de longue durée.Parmi les 31 cas étudiés, 20 seulement comportent une étude histologique du rein.IIT.Muscles.Foye et Feichtmeir (2), ayant pratiqué des biopsies musculaires chez leur malade non traité, ont noté que le muscle biopsié présente des lésions dégénératives avec perte partielle de la striation transversale s\u2019accompagnant d\u2019une infiltration cellulaire non spécifique.Après administration de potassium au malade, le même muscle reprend un aspect normal.ASPECT CLINIQUE Le syndrome de l\u2019hyperaldostéronisme primaire se caractérise cliniquement par trois groupes de symptômes et de signes: 1.Les signes et les symptômes d\u2019hypertension artérielle (hypertension artérielle, céphalées, amblyopie, ete.).2.Les signes et les symptômes rénaux: polyurie, nycturie, polydipsie.3.Les signes et les symptômes neuromuseu- laires: a) faiblesse musculaire paroxystique allant quelques fois jusqu\u2019à la paralysie franche.b) Tétanie: latente ou spontanée.c) Paresthésies.d) Douleurs musculaires.Mode de début.TABLEAU 2 Mode de début (29 cas).No.de cas Crises de faiblesse musculaire _.__.7 Paralysie variée intermittente _._._.2 Hypertension artérielle ._.12 Céphalées ooo.12 Polyurie, polydipsie et/ou nycturie | 10 Convulsions et perte de conscience .1 Les malades consultent pour quatre principales raisons: 1) hypertension artérielle, 2) céphalées, 3) polyurie et/ou nycturie et/ou L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 polydipsie, 4) épisodes de faiblesse musculaire ou de paralysie.Plusieurs patients n\u2019ont eu comme symptomatologie de début que l'hypertension artérielle avec ou sans céphalée (9, 22, 20, 21, 8, 3, 19, 24, 34, 31, 17).Holten et Petersen (13) rapportent un cas où les deux symptômes de début sont l\u2019hypertension et des pertes de conscience avec convulsions répétées.Le patient de Foye et Feichtmeir (2) n\u2019accuse au commencement que de la polyurie et de la poly- dipsie suivies huit mois après d\u2019épisodes de douleurs et de faiblesse musculaires.Agé de 17 ans, le malade de Van Buchen et col.(12) souffre de polyurie avec énurèse et de poly- dipsie depuis sa tendre enfance; ceci s\u2019accompagne d\u2019'hypertension artérielle au moment où il consulte.Bartter et Biglieri (27) mentionnent un mode de début identique chez un patient de 13 ans.La faiblesse musculaire paroxystique avec tétanie est le seul symptôme marquant l'apparition du syndrome chez le cas de Hellem (4).La malade de Russell (15, 16) présente d\u2019abord un court épisode, durant une semaine, de faiblesse musculaire aux deux membres supérieurs et est par la suite asymp- tomatique pendant presqu'un an; elle voit alors réapparaître ce symptôme associé à de la polydipsie et de la nycturie.Mentionnons enfin le cas de Milne et Evans (35, 9) où une paralysie flasque complète des quatre membres qui dure deux semaines, est le premier signe de l\u2019affection.Phase d\u2019état.TABLEAU 3 Fréquence des principaux symptômes à la phase d\u2019état.\u2014 (31 cas).No.de cas Polyurie, polydipsie et/ou nycturie .26 Crises de faiblesse musculaire 1.22 Paralysie variée intermittente 11 Céphalée ._.1111111000000000 00000000 19 Paresthésies _._.__.1.1111110100000000 8 Crampes et douleurs musculaires .\u2026._____\u2026.7 Crises de tétanie .__.1.111111100000000 7 Amblyopie 11 111111001000 4 DELORME er GENEST: HYPERALDOSTERONISME.1527 TABLEAU 4 Fréquence des principaux signes a la phase d'état.(31 cas).No.de cas Hypertension artérielle .112222200 31 Signes d\u2019hypertension artérielle à l\u2019examen des fundis (exsudats et/ou hémorragies et/ou oedème de la papille) _.___._____ 11 Faiblesse musculaire _._._.11112202010000 13 Manifestations spontanées de tétanie .\u2026 2 Chvostek 111111111000.L Len 4 Trousseau i.6 Hyperréflexie tendineuse _____._____.___ 7 Hyporéflexie tendineuse _._.__._____.____.4 Paralysie variée .__._.111111111000000000 2 La céphalée et l'hypertension artérielle, la nycturie, polyurie et/ou polydipsie, la faiblesse musculaire intermittente sont les signes et les symptômes les plus usuels.I.Hypertension artérielle et céphalée.La céphalée accusée par les malades n\u2019a rien de caractéristique.L\u2019hypertension artérielle se rencontre dans tous les cas rapportés et est d\u2019emblée le signe cardinal de la maladie.Cette hypertension est à la fois systolique et diastolique et d\u2019intensité variable suivant les sujets.Aucun caractère clinique particulier ne la distingue de l'hypertension dite essentielle.Elle s\u2019accompagne de modifications hypertensives au fond d\u2019œil hémorragies et/ou exsudats, et/ ou œdème papillaire) dans 11 cas.Quatre de ces patients (25, 14, 13, 30), tous âgés de moins de 20 ans, montrent un œdème papillaire bilatéral et ce sont là les seuls cas d\u2019hypertension artérielle maligne rapportés chez les 31 cas étudiés.IT.Polyurie, polydipsie, nycturie.Vingt-six malades présentent un ou plusieurs des symptômes de la triade polyurie, polydipsie, nyec- turie.Cette triade «rénale» peut prendre plusieurs formes cliniques; Brooks et MeSwi- ney (17) soulignent le fait que chez leurs deux patients la polyurie est uniquement nocturne.Chez quatre patients (6, 21, 26) ces symptômes rénaux s\u2019associent à une sensation de grande sécheresse de la bouche.La polyurie et la polydipsie est intermittente chez la patiente de Skanse et col.(20).Chalmers et Fitzgerald (10) constatent que la polydipsie et la nyctu- 1528 rie de leur malade augmentent considérablement au moment des crises de paralysie.III.Les symptômes et les signes neuromus- culaires.A.La faiblesse musculaire et la paralysie.La faiblesse musculaire peut aller de la simple difficulté à maintenir une contraction museu- laire soutenue (10) à la paralysie flasque franche (35 et 9, 15, 16, 20, 7, 21, 10, 8, 31, 1, 11, 36, 30).Elle a en général un début assez brusque, survenant à n'importe quel moment de la Journée sans facteur déclenchant décelable sauf dans deux cas (35 et 9,1 et II) où l\u2019exposition au froid semblait provoquer l\u2019apparition des crises.Ces épisodes durent de quelques heures (20) à plusieurs jours et même plusieurs semaines (35 et 9).La distribution topographique de la parésie ou de la paralysie est très capricieuse.Elle peut apparaître d\u2019abord à un membre ou à la face (20) s\u2019arrêter là ou se généraliser aux quatre membres; elle peut aussi d\u2019emblée prendre l\u2019aspect d\u2019une quadriplégie flasque avec difficultés respiratoires (20); elle peut donner des troubles de déglutition (21) ou intéresser les muscles du cou de telle sorte que le malade est incapable de lever sa tête de l\u2019oreiller (10, 7, 21).Elle peut être ou non associée à des paresthésies (20) ou à des douleurs musculaires (15, 16).Ces épisodes surviennent à des fréquences très variables.Russell (15 et 16) rapporte le cas d\u2019un patient où un intervalle d\u2019un an sépare la première crise de la seconde.Par contre une autre malade fait jusqu\u2019à deux crises par semaine (30).Certains sujets souffrent de la maladie sans jamais présenter de faiblesse ou de paralysie au cours de leur évolution (9, 13, 14, 27, 17), ou présentent des épisodes de faiblesse musculaire mais jamais de paralysie (21, 24, 22, 6, 10, 3, 4, 25, 29, 34).Entre ces épisodes les malades peuvent être complètement asymptomatiques ou présenter une asthénie continuelle et persistante (8 et 31, 25).A l\u2019examen objectif, au moment de leur admission, treize malades présentent de la faiblesse musculaire.Deux cas seulement entrent à l'hôpital en paralysie franche (35 et DELORME er GENEST: HYPERALDOSTERONISME.L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 9, 8).Aucun signe pyramidal ou extra-pyra- midal n\u2019accompagne cette parésic ou cette paralysie.B.La tétanie.Les crises de tétanie ne se rencontrent que chez 7 des 31 malades (1 et 11, 7, 29, 3, 4, 30, 31).Elles se produisent en général en dehors des épisodes de parésie et de paralysie.Localisées aux deux mains, aux membres supérieurs ou aux membres inférieurs, ou prenant d\u2019emblée l\u2019aspect d\u2019une crise tétanique généralisée avec « peut-être spasmes laryngés » (31), elles ont une durée qui varie de quelques minutes à 24 heures (3, 4).Elles disparaissent en général seules sans traitement.Chez une patiente (30) on observe que les crises de tétanie sont précédées d\u2019une période de polypnée.Deux patients seulement présentent à leur admission une tétanie spontanée (7, 3).Pour les six autres cas, c\u2019est par la recherche des signes de Trousseau (1 et 11, 22, 20, 3, 24, 31) et de Chvostek (1 et 11, 22, 21, 3) ou par I\u2019épreuve de l\u2019hyperventilation provoquée (7) que l\u2019on peut mettre en évidence une tétanie latente.C.Réflexes tendineux.Bien que dans la plupart des cas les reflexes tendineux soient normaux, on note d\u2019une façon générale que l\u2019hypo ou l\u2019aréflexie accompagne la paralysie ou la faiblesse musculaire marquée (35 et 9, 8, 2, 15 et 16) et que par contre l\u2019hyperréflexie est associée à la tétanie spontanée ou latente (1 et 11, 22, 20, 7, 21).D.Paresthésies et douleurs musculaires.Les paresthésies localisées, le plus souvent aux parties distales des extrémités, accompagnent les crises de faiblesse (20) ou se manifestent seules.Elles sont fugaces et intermittentes (20, 7, 13, 8, 3, 4, 30, 31).Les douleurs musculaires notées chez sept malades (15 et 16, 21, 2, 8, 3, 26, 31) sont associées ou non aux épisodes de paralysie ou de parésie.Elles surviennent de façon sporadique sous forme de crampes musculaires ou de myalgies mal définies de courte durée.IV.Autres observations cliniques.A - Lipothymies.Deux patients ont présenté au cours de leur évolution des lipothymies. L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 La malade de Holten et Petersen (13) âgée de 13 ans, accuse des pertes de conscience à répétition avec convulsions généralisées, s\u2019accompagnant d\u2019anormalités à l\u2019électroencéphalogramme; ceci n\u2019est pas suivi de faiblesse musculaire.L'autre cas, rapporté par Hewlett (21), huit mois avant son hospitalisation perd conscience durant 15 minutes; au réveil on note de la confusion mentale et la malade est incapable de soulever sa tête de l\u2019oreiller.B - L\u2019œdème.L\u2019œdème n\u2019accompagne pas habituellement ce syndrome.Cependant il est noté chez certains malades, soit associé à une insuffisance cardiaque évidente (19, 22) soit sans cause apparente (26, 17, 25).Dans ces trois derniers cas il est discret et localisé aux régions rétro-malléolaires (26, 17) ou palpébral (25).Nous devons rapporter ici le cas curieux de Goldsmith et col.(28) qui montre des symptômes d\u2019'hyperaldostéronisme primaire, d\u2019hyperaldostéronisme secondaire (œdème) et de « salt-losing nephropathy ».A la suite de l\u2019ablation de l\u2019adénome surrénalien, on assiste à une disparition de l\u2019ædème et des manifestations du syndrome de Conn quoique les manifestations de « salt-losing nephropa- thy » persistent.C - Retard de croissance.Le patient de Van Buchen, âgé de 17 ans accuse en plus du tableau clinique habituel un retard de croissance important, (âge osseux 13 ans) associé à une absence de barbe, de moustache et de poils axillaires et pubiens, Van Buchen (12) attribue cet état de chose, non pas, à un trouble endocrinien (17 - hydroxycorticostéroides et 17 - cétostéroïdes normaux) mais plutôt à l\u2019effet nocif de l\u2019hypopotassémie prolongée sur le métabolisme cellulaire chez un organisme en croissance.D - Signes cushinoïdes.A part le cas de Hudson et col.(24) où le malade accuse une obésité modérée associée à un hirsutisme léger, et le cas de Hewlett et col.(21) où l\u2019on remarque une tendance nette aux ecchymoses faciles, on ne retrouve pas de traits cushi- noïdes chez les patients souffrant d\u2019hyperal- dostéronisme primaire.DELORME er GENEST: HYPERALDOSTERONISME.1529 E - Certains patients ont présenté de plus des vomissements et des douleurs abdominales vagues (13), des épisodes de diarrhée, (10, 8) ou un goût marqué et particulier pour le sel (30).ANALYSES DE LABORATOIRE Les différents moyens utilisés peuvent se grouper sous quatre chefs principaux : 1) les épreuves sanguines, 2) l\u2019apport de la radiologie et de l\u2019électrocardiographie, 3) l\u2019étude de la fonction rénale, 4) les dosages hormonaux.1) Les épreuves sanguines : TABLEAU 5 Laboratoire.Sang périphérique.Nombre de cas Elément normal augmenté diminué Sodium _____.___ 8 19 2 Potassium ___.___.0 0 31 Chlorures _._.0 0 légèrement 9 modérém.13 Calcium total _.21 0 0 Réserve alcaline 5 24 0 pH 3 9 0 Glycémie ____.__.15 3 0 Eosinophiles .\u2026 13 0 1 Le tableau 5 nous permet de tirer les conclusions suivantes : a) L\u2019hypopotassémie est un phénomène constant chez tous les malades.La kaliémie la plus basse rapportée est de 1.4 mEq/L (35et9).b) L\u2019alcalose est présente dans la majorité des cas.Elle peut être marquée (la patiente de Conn (1 et 11) à un pH sanguin à 7.62 et une réserve alcaline à 82% volume) ou discrète (le deuxième cas de Hewlett (21) a une réserve alcaline qui varie entre 28.2 et 312 mEq/L, et son troisième patient entre 27.1 et 31 mEq/L) ou absente (la malade de Ge- nest et col.(30) a un pH sanguin veineux à 7.35 et artériel à 7.43 et une réserve alcaline a 26 mEq/L).| c) Le sodium plasmatique est augmenté dans 18 cas sur 31 mais il peut être normal ou même abaissé (13, 34). 1530 d) Les chlorures sont en général a la limite inférieure de la normale ou abaissée.e) La calcémie totale et ionisée est normale dans tous les cas où elle a été faite.f) Il n\u2019existe pas de modification de la glycémie.Cependant les trois cas de Hewlett (21) présentent le premier et le troisième, une courbe d\u2019hyperglycémie provoquée de type diabétique, le second une glycémie à jeun franchement au-dessus de la normale.g) Le magnésium sérique, dosé dans cinq cas, est normal chez deux patients (21), à la limite inférieure de la normale chez un autre (34) et nettement abaissé dans deux cas (3, 24).h) Il n\u2019y a pas d\u2019éosinopénie de rapportée sauf dans un cas (2) où à deux reprises on trouve des valeurs de 72 et de 36 éosinophiles par mmê de sang.2) Apport de l\u2019électrocardiographie et de la radiologre.a) L'\u2019électrocardiogramme pratiqué chez 27 malades montre des signes très suggestifs d\u2019hy- popotassémie dans 20 cas, deux cas présentent des signes d\u2019hypertrophie ventriculaire gauche avec présence d\u2019ondes U.Cinq autres cas ont soit un tracé normal (30) soit un tracé compatible avec une surcharge ou une hypertrophie ventriculaire gauche.b) La plaque simple de l\u2019abdomen et la pyélographie endoveineuse ont permis de soupçonner une tumeur surrénalienne dans deux cas sur 24 (27, 17).Apres insufflation rétro-péritonéale d\u2019air ou de gaz carbonique, la radiographie simple et des tomographies des loges rénales ont démontré la présence d\u2019une ombre anormale à la région surrénalienne dans 10 cas sur 22.3) Etude de la fonction rénale.(Tableaux 6 et 7).Dans le syndrome de l\u2019hyperaldostéronisme primaire, les modifications les plus importantes et les plus caractéristiques de la fonction rénale (tableau 6) se manifestent en général par: 1) une polyurie importante, (surtout DELORME er GENEST: HYPERALDOSTERONISME .L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 nocturne dans certains cas (17)).2) une perte considérable de potassium dans l'urine.Cette déperdition excessive de potassium est évidente dans toutes les études de balance électrolytiques faites par la majorité des chercheurs chez leurs patients.Chalmers et Fitzgerald (10) notent que chez leur malade, le rapport clearance de potassium/clearance de l\u2019inuline est de 1.16 bien que le taux de la kaliémie sérique soit seulement de 1.9 mEq/L.Eales et Linder (7) font remarquer qu\u2019un sujet normal dans des conditions ordinaires élimine moins de 15% et rarement plus de 20% de la quantité de potassium filtré au niveau glomérulaire; or leur patiente élimine au début de sa maladie 35% du potassium TABLEAU 6 Fonction rénale (première partie).Epreuves Résultats No.de cas moins de 1010 _._.__ _.9 Densité urinaire de 1010 à 1015 8 plus de 1015 .________ 1 Epreuve de réponse normale ._._\u2026 5 concentration aucune augmentation de la densité urinaire ._.15 Epreuve à la réponse normale pitressine aucune augmentation de la densité urinaire ._._\u2026 10 Albuminurie absence .___ - 5 présence 11110 21 Infection absence 1211100 15 urinaire présence 1112101002 4 alcaln 11102000 17 pH urinaire acide._.1 neutre .__.2 filtré et un an plus tard 75%.3) un pH urinaire alcalin.4) une densité urinaire basse; la moitié des cas étudiés ont une densité urinaire en bas de 1010.5) une absence de concentration urinaire après abstention de liquide ou après administration de pitressine.6) une albuminurie légère ou modérée présente dans 21 cas sur 26.Remarquons qu\u2019il y a évidence d\u2019infection urinaire dans 4 cas sur 19. L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 Auteur Conn Milne Nassim Milne Russell Skanse Crane Eales Hewlett Foye Van Buchem Holten Chalmers Mader Fine Hellem Hudson Crane Bartter Genest, Siguier Brooks Trois facteurs principaux modifient dans des proportions variables suivant les patients, la fonction rénale dans le syndrome de l\u2019hy- peraldostéronisme primaire.1.L\u2019hypopotassémie qui peut produire des lésions rénales particulières.Année 1955 1956 1957 1954 1956-7 1957 1956 1956 1957 1) 2) 3) 1956 1956 1956 1956 1956 1957 1956 1957 1958 1958 1) 2) 1958 1958 1957 1) 2) TABLEAU 7 DELORME er GENEST: HYPERALDOSTERONISME.1581 Fonction rénale (2ième partie) (27 cas).Fonction rénale Clear.de la creat.: 87 à 119 ce/min.P.S.P.50% en 15 min.Légère diminution de la fonction rénale.Dim.du taux de filtration glomérulaire.Clear.de la creat.: 65 cc/min.Clear.de l\u2019inuline: 42 ce/min.Clear.du diodone: 200 cc/min.Clear.de la creat.: 98 ce/min.Clear.de la creat.: normale.P.S.P.: 55% en 2 heures.Clear.de la creat.: 125 ce/min.Clear.de l\u2019inuline: 135 ce/min.Clear.du P.A.H.: 793 ce/min.Clear.du mannitol: 109 cc/min.Clear.du P.A.H.: 412 ce/min.Clear.du mannitol: 113 cc/min.Clear.du P.A.H.: 262 cc/min.Clear.du mannitol: 84 cc/min.Clear.du P.A H.: 443 cc/min.Clear.de la creat.: 81 cc/min.Clear.de la creat.: 96 ec/min.P.S.P.: 80% en 2 heures.Clear.de la creat.: 60 à 90 cc/min.Clear.de l\u2019inuline: 44.5 ce/min.Clear, du P.A H.: 220 cc/min.Clear.de l\u2019inuline: 55.5 c¢/min.Clear.du P.A.H.: 445 ce/min.Clear.de la creat.: modérément diminuée.Clear.de la creat.: 34 ce/min.Clear.de la creat.: 110% de la normale.PS.P.: 70% en 2 heures.P.S.P.: 60% en 1 heure.Clear.de l\u2019inuline: 108 ce/min.Clear.de l\u2019inuline: 140 ec/min.Clear du P.A.H.: 560 à 680 cc/min.Clear.du mannitol: 160 cc/min.Clear.du P.A H.: 380 cc/min.Clear.de la creat.: 78 cc/min.Clear.de l\u2019inuline : 64 ce/min.Clear.du P.A.H.: 267 cc/min.Anatomie pathologique du rein Artériolosclérose marquée.Néphropathie hypokaliémique.Reins normaux.Pyélonéphrite avancée bilatérale.\u2014 Néphropathie hypokaliémique.Néphropathie hypokaliémique légère.Atrophie ischémique focale avec images de régénération tubulaire.Quelques artérioles.montrent de l\u2019hyalinisation.Fibrose et atrophie tubulaire.Epaississement des parois des artérioles.Dilatations des tubules.Reins normaux.Néphropathie hypokaliémique.Néphroselérose importante avec épaississement marqué des parois artériolaires.Néphropathie hypokaliémique.Glomérulonéphrite embolique focale.Un peu d\u2019artériolosclérose.Artériolosclérose et thrombonécrose focale.Reins normaux.Néphropathie hypokaliémique.Néphropathie hypokaliémique.Ischémie en foyers due à l\u2019artérioloselérose.Placards de sels de calcium dans les parois des tubes collecteurs.Aspect histologique compatible avec une hypertension maligne.2.La pyélonéphrite dont l\u2019apparition semble favorisée par la déperdition importante en potassium.3.L'hypertension artérielle prolongée qui produit des lésions artériolaires au niveau du rein. 1532 A cause de ces faits, les résultats obtenus par l'étude des clearances (urée, créatinine, inuline, mannitol, P.A.H.) et de I\u2019élimination du PSP sont difficiles & comparer.Nous pouvons résumer le tableau 7 de la façon suivante : 16 patients sur 27 ont une fonction rénale normale ou très légèrement diminuée.Cinq malades (35 et 9, 15, 16, 4, 17, 10) chez qui le rein semble fortement touché, montrent à DELORME er GENEST: HYPERALDOSTERONISME.L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 l\u2019examen anatomopathologique de cet organe, ou des signes d\u2019artériolosclérose marqués ou une pyélonéphrite importante ou des signes de néphropathie hypokaliémique ou les trois lésions associées dans des proportions variables.4) Dosages hormonaux (Tableau 8).a) L\u2019aldostérone urinaire.La majorité des malades (21 sur 24) ont un taux élevé d\u2019al- TABLEAU 8 Aldostérone, 17-hydroxycorticostéroides et 17-cétostéroides urinaires (27 cas).Auteur Année Aldostérone 17-hydroxy.17-cétos.Remarques Conn 1955 Aug.N N Adénome.Milne 1956 N \u2014 \u2014 Adénome.Nassim 1957 Aug.\u2014 \u2014 Adénome.Milne 1954 Aug.\u2014 \u2014 Adénome.Russell 1956-7 N \u2014 N Adénome.Mucio 1957 Aug.N N Adénome.Skanse 1957 Aug.\u2014 N Adénome.Crane 1956 \u2014 N N Adénome.Eales 1956 Aug.et N N N Adénome.Hewlett 1957 1) Aug.\u2014 N Adénome.2) Aug.\u2014 N Adénome.3) Aug.\u2014 \u2014 Adénome.Foye 1956 Aug.\u2014 N Carcinome.(Corticostéroïdes 17-cétogéniques très augmentés) Van Buchen 1956 Aug.N N Hyperplasie.Holten 1956 Aug.\u2014 N « Surrénales norm.» Chalmers 1956 Aug.et N \u2014 \u2014 Adénome.Mader 1956 Aug.légèrement aug.N Adénome.Fine 1957 Aug.N N Adénome.Hellem 1956 \u2014 \u2014 N Adénome.Hudson 1957 \u2014?limite sup.de N limite sup.de N Adénome.Obésité modérée.Hirsutisme léger.Crane 1958 N et aug.N N Adénome.Bartter 1958 1) Aug.et N N \u2014 .Hyperplasie.2) Aug.N \u2014 Adénome.Genest 1958 Aug.N N Hyperplasie.Siguier 1958 Aug.N N Adénome.Brooks 1957 1) Aug.\u2014 Aug.Carcinome (augmentation des corticos- téroïdes 17-cétogéni- ques).2) N _{ N Adénome Légende: A cause de la multiplicité des méthodes utilisées, il est impossible de comparer entre eux les résultats obtenus aussi nous nous sommes limités ici à l\u2019interprétation de ces résultats.Aug.: augmenté N: normal; \u2014: non fait; \u2014?: dosage fait, mais l\u2019auteur ne mentionne ni sa normale ni la méthode utilisée. L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 dostérone urinaire.Dans trois cas cependant (35 et 9, 15 et 16, 17) ce taux est dans les limites de la normale, bien qu\u2019indiscutablement ces malades présentent le syndrome.Il est fort possible que, si l\u2019on avait pratiqué des dosages répétés de l\u2019aldostérone urinaire chez ces patients, on aurait obtenu des valeurs élevées comme dans certains cas (10, 26, 27, 7) où on trouve un taux normal à un moment et un taux élevé ensuite.b) Les 17-hydroxycorticostéroïdes et les 17-cétostéroïdes urinaires.Les taux des 17- hydroxycorticostéroïdes et des 17-cétocorti- costéroides urinaires sont normaux dans tous les cas de lésion bénigne à deux exceptions près où l\u2019augmentation est minime (24,3).Par contre les deux patients souffrant de carei- nome présentent tous deux des stéroides 17- cétogéniques franchement augmentés, le premier (2) avec un taux de 17-cétostéroïdes normal, le second (17) avec un taux de 17- cétostéroïdes nettement élevé.ec) Les autres stéroides urinaires.En plus de ces dosages hormonaux, que l\u2019on peut qualifier d\u2019usuels dans cette série de malades, Genest et collaborateurs (30) ont fait chez leur patiente une étude poussée des autres stéroïdes urinaires.Les valeurs obtenues à plusieurs reprises pour la cortisone, l\u2019hydrocortisone et leurs tétrahydro dérivés, pour le tétrahydro dérivé de la 17-hydroxy 11-deso- xycorticostérone, l\u2019étiocholanolone et le pre- gnanetriol sont toutes dans les limites de la normale.d) L\u2019effet de 'ACTH.Conn (1 et 11) souligne dans son article l\u2019effet paradoxal de PACTH sur l\u2019élimination du sodium et du potassium urinaire.L\u2019ACTH est administré pendant cinq jours à la dose de 80 unités par voie intramuseulaire par jour, et la balance sodique d\u2019abord légèrement positive devient négative le troisième jour s\u2019accompagnant d\u2019une perte importante de sodium dans l\u2019urine; le potassium suit une courbe identique mais de façon moins marquée.On retrouve ces constatations chez d\u2019autres auteurs (20, 26, 4, 31).Par contre Eales et Linder (7) obtiennent avec ACTH une ré- DELORME rr GENEST: HYPERALDOSTERONISME.1533 tention sodique et une diurése en potassium uniquement.Mader et Iseri (3) observent que chez leur malade, l\u2019administration intraveineuse de cortisone provoque une perte sodique importante dans l\u2019urine associée à une diurèse équivalente en chlorure s\u2019accompagnant d\u2019une déperdition d\u2019eau et d\u2019une perte moindre de potassium.Siguier (31) note un effet identique avec le 9a-fluoro A?! cortisone.Comme le font remarquer Siguier et col.(31) et Brooks et col.(17) la balance en potassium et en sodium varie ici dans le même sens.La réponse hormonale à l\u2019administration d\u2019ACTH se traduit par une augmentation physiologique des 17- hydroxy et des 17-cétostéroïdes dans le syndrome de l\u2019hyperaldostéronisme primaire (30) ; seuls Bartter et Biglieri (27) ont observé une faible réponse chez leur patient.L\u2019aldostéro- nurie augmente considérablement à la suite d\u2019injections d\u2019ACTH chez la malade de Ge- nest et col.(30); Siguier (31) et col.et Kennedy et col.(29) obtiennent aussi une augmentation, quoique moins importante; cependant les résultats de Eales et Linder (7) sont beaucoup moins concluants à cet égard.e) Contenu en corticostéroïdes des tumeurs ou des glandes enlevées.(Tableau 9).Quelques chercheurs (20, 7, 1 et 11, 14, 3, 19, 30, 17, 40) ont analysé le contenu en corticosté- roïdes des glandes ou des tumeurs enlevées.Le tableau 10 compare les résultats obtenus dans quelques-uns de ces cas.(30, 3, 40, 7, 1 et 11).De plus, l\u2019incubation de la surrénale chez la malade de Genest et col.(30) révèle un taux de secrétion d\u2019aldostérone de 1.55 megm par gramme de tissu par heure, taux qui est augmenté à 1.85 mcgm par l\u2019introduction d\u2019ACTH dans le milieu.5) Examens spéciaux.Le dosage du sodium et du potassium dans le muscle strié (1 et 11, 22, 14, 10) démontre une augmentation du sodium et une diminution du potassium intracellulaires.Ceci d\u2019ailleurs est confirmé par d\u2019autres travaux (10, 3, 26) qui soulignent l'augmentation du sodium tant intra-cellulaire qu\u2019extracellulaire et la diminution du potassium total échangeable (la méthode employée se base sur la dilution du sodium et du potas- DELORME rr GENEST: HYPERALDOSTÉRONISME.I Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 TABLEAU 9 Contenu en corticostéroïdes de quelques glandes ou tumeurs enlevées.(microgrammes/gm.tissu) 1534 Normal Adénome Adénome (40) (3, 40) (40) Neher Mader et Neher Hudson et Iseri Neher Lombardo Cortisol 23- 55 9 35 Cortisone 0.04 - 0.39 0 moins de 1.0 Aldostérone 0.05 14 1.05 sium isotopique).La salive et la sueur chez ces malades, présentent en général (26, 1 et 11, 10, 19) une diminution de teneur en sodium et en chlorure et une augmentation de teneur en potassium.Cependant, ceci n\u2019est pas constant puisque Hudson et col.(24) et Brooks et col.(17) obtiennent chez leurs patients des valeurs qui sont dans les limites de la normale.Romanelli et col.rapportent que chez leur patiente hypertendue, la pression du sang dans l\u2019artère pulmonaire est normale (23).Le malade de Van Buchen (12, 14) n\u2019a pas d\u2019acide chlorydrique libre dans son suc gastrique mais on observe à la suite de la cure chirurgicale un taux très élevé de cet acide dans l\u2019estomac.MODIFICATIONS PROVOQUEES PAR DES CHANGEMENTS DANS LA DIETE ET PAR L\u2019ADMINISTRATION DE CERTAINS MEDICAMENTS 1.Influence de la diète.On peut, en variant la quantité de sodium et de potassium contenue dans la diète provoquer une aggravation ou une amélioration du syndrome.Cependant, si on se base sur nos connaissances actuelles de la physiologie de l\u2019aldostérone, les résultats obtenus sont très difficiles à interpréter.A.Diète riche en potassium (jusqu\u2019à 200 mEq/jr) et normale en sodium.Avec ce régime on peut arriver dans certains cas (15 et 16, 7, 29, 27, 2, 17) a améliorer considéra- Adénome Adénome Hyperplasie Adénome (40) (I et IT) (30) (7) Neher Conn et Genest et Eales et Louis coll.Linder 4.0 \u2014 30.7 02 0 \u2014 29.7 \u2014 1.08 8.7 3.64 5.6 blement le malade tant au point de vue clinique que biochimique.Par contre la majorité des patients présentant une résistance plus ou moins marquée à cette thérapeutique.Skanse (20), Hellem (4) ct Conn (1 et 11) n\u2019obtiennent aucun changement dans le tableau clinique et électrolytique malgré une brève rétention initiale en potassium accompagnée d\u2019une augmentation de la natriurèse.Dans d\u2019autres cas, (35 et 9, 3, 26) on assiste à une régression importante de la symptomatologie mais la kaliémie reste a la limite inférieure de la normale ou sous la normale.Cette surcharge en potassium augmente l\u2019aldostéronurie chez certains malades (27, 7).B.Diète pauvre en sodium, normale en potassium.Dans ces conditions Bartter et Bi- glieri (27) observent chez leur patient une diminution graduelle du sodium urinaire à 0 sans augmentation de l\u2019aldostéronurie; de plus, avec cette diète le pH sanguin et la kaliémie restent dans les limites normales.C.Diète pauvre en sodium (25 mEq/jr), riche en potassium (270 mEq/jr).Brooks et MeSwiney obtiennent avec ce régime une balance sodique légèrement négative, une balance potassique très positive (17).D.Diète riche en sodium, normale en potassium.Brooks et McSwiney (17) observent alors une balance trés positive en sodium et très négative en potassium.Le taux d\u2019aldostérone urinaire reste élevé chez les deux malades de Bartter et Biglieri (27) malgré l\u2019ap- L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 port excessif en sodium.Par contre Siguier (31) obtient une natriurèse importante suivie d\u2019une baisse de l\u2019aldostéronurie s\u2019accompagnant cependant là aussi d\u2019une balance potassique négative.2.Effet de certains médicaments.à) Acetazolamide.L\u2019administration d\u2019acé- tazolamide augmente le pH urinaire chez les cas de Milne et Evans (35 et 9) et Russell (15 et 16).Fales et Linder (7) notent qu\u2019avec cette drogue ils obtiennent une augmentation importante de la diurèse en potassium, avec une diminution de la kaliémie (de 3.22 mEq/L à 2.66 mEq/L) et cliniquement la malade accuse des paresthésies importantes.b) Chlorothiazide.Utilisé par Genest et col.(30) à la dose de 10 mg par kilo de poids, intraveineux, le chlorothiazide provoque une diurèse considérable du sodium et du potassium ainsi que des chlorures malgré l\u2019aldosté- ronurie élevée de leur malade.On observe de plus une diminution de la filtration gloméru- laire des deux-tiers avec abaissement de la fraction de filtration de 25% à 15%.c) Spirolactone (SC-8109).Donné à la dose de 1.2 gm par jour pendant deux jours (30) cet antagoniste de l\u2019aldostérone augmente de façon significative l\u2019élimination urinaire du sodium le deuxième jour de son administration.On observe de plus une légère diminution dans la fraction conjuguée des 17-hy- droxycorticostéroïdes urinaires sans variation dans le taux de la cortisone, de l\u2019hydrocortisone et de l\u2019aldostérone urinaires.d) Réserpine antramusculaire.2.5 mg de réserpine sont injectés à la malade de Genest et col.(30) à deux reprises.La première fois, la réserpine provoque après une période de latence de 24 heures environ, une chute importante de la pression artérielle d\u2019une durée de deux jours allant jusqu\u2019à l\u2019hypotension orthostatique.Ceci s\u2019accompagne d\u2019une rétention marquée de sodium et de chlorure et d\u2019une rétention moindre de potassium, sans modification de l\u2019aldostéronurie mais avec une augmentation légère de la cortisone ct de l\u2019hydrocortisone urinaire.Dans la seconde expé- DELORME rer GENEST: HYPERALDOSTERONISME.1535 rience, on obtient des résultats à peu près identiques après un délai de 36 heures avec cette différence que l\u2019hypotension orthostatique dure trois jours et que la rétention des trois électrolytes est plus marquée.Il n\u2019y a pas cette fois d'augmentation dans le taux de cortisone et d\u2019hydrocortisone urinaires.d) Somatotropine humaine.Cette hormone hypophysaire à la dose de 5 mg aux 12 heures pour deux injections consécutives ne modifie en rien l\u2019élimination urinaire des électrolytes (sodium, potassium et chlorures), de l\u2019aldostérone, de la cortisone, de l\u2019hydrocortisone, des 17-hydroxycorticostéroïdes libres et conjugués (30).f) Extrait post-hypophysaire.Siguier (31) note une augmentation de l\u2019adostéronurie après l\u2019administration de cet extrait.CURE CHIRURGICALE ET SUITES POST-OPÉRATOIRES 1.Genre d\u2019opération pratiquée.La majorité des malades souffrant d\u2019hyper- aldostéronisme primaire présente un adénome d\u2019une des deux surrénales.Dans ces cas la surrénalectomie unilatérale ou la simple adé- nomectomie, quand techniquement la chose est possible, constitue le moyen efficace et élégant de guérir la maladie.Quand il s\u2019agit d\u2019hyperplasie, on pratique soit une surrénalecto- mie bilatérale sub-totale (12) ou totale (30).Dans les cas où la surrénale semble macros- copiquement normale, la surrénalectomie sub- totale d\u2019un côté et totale de l\u2019autre est à conseiller, quoique Holten et Petersen (13) et Kennedy et col.(29) font subir à leurs deux malades une surrénalectomie unilatérale avec de bons résultats.Dans tous les cas, la voie d\u2019approche la meilleure est, sans contredit, la voie antérieure, trans-abdominale qui permet une bonne exposition des deux surrénales en même temps.Dans la période pré-opératoire, durant l\u2019intervention, et dans les jours qui suivent, la majorité des auteurs administre aux patients une quantité importante de potassium par voie orale ou intraveineuse.De plus, la plupart ajoute à cette thérapeutique 1536 de la cortisone ou un substitut, ou de l'ACTH ou les deux associés.2.Les suites post-opératoires immédiates et tardives.Elles dépendent des facteurs suivants : 1) De la gravité de la maladie avant l\u2019intervention tant au point de vue biochimique (rétention plus ou moins marquée de sodium, perte plus ou moins considérable de potassium) que du point de vue clinique (hypertension bénigne ou grave, atteinte rénale réversible ou non).2) De la médication reçue par le malade avant et pendant l'intervention (potassium, ACTH, cortisone, ete).3) Du genre d\u2019opération pratiquée (surré- nalectomie unilatérale ou surrénalectomie bilatérale totale ou sub-totale).A.Suites post-opératoires chez les malades qui ont subi une surrénalectomie unilatérale.La majorité des patients appartiennent à cette catégorie.La plupart accuse pendant les 12 à 20 premiers jours après l'intervention une rétention importante de potassium associée à une natriurèse marquée, qui rétablit l\u2019équilibre électrolytique normal.Durant cette période l\u2019alcalose disparaît et la réserve alcaline s\u2019abaisse.Les trois cas de Hewlett et col.(21) présentent une chute graduelle de la réserve alcaline à des valeurs de 17.6, 23.1 et 19.6 mEq/L de deux à six mois après l\u2019opération ; ceci s'accompagne d\u2019une hyperkaliémie dans le dernier cas.Le malade de Rellmann (18) présente un état d\u2019hypoaldostéronisme chronique plusieurs mois après une surrénalecto- mie unilatérale.Malgré ces exceptions, le retour rapide et stable de l\u2019équilibre électrolytique et du pH sanguin à la normale, est de règle dans la majorité des cas et cet homéos- tase persiste par la suite sans médication ou diète spéciale.L'intervention chirurgicale améliore le diabète d\u2019une malade de Hewlett, (21) et chez un autre de ces malades, l\u2019épreuve d\u2019hyperglycémie provoquée, qui donnait avant l\u2019opération, une courbe de type diabétique, montre maintenant une réponse nettement inférieure à la normale.Après l\u2019ablation de la DELORME er GENEST: HYPERALDOSTERONISME.L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 tumeur, le taux d\u2019aldostéronurie revient à la normale, (22, 13, 7, 20) ou diminue tellement qu\u2019il devient impossible de le déterminer (1 et 11, 31, 29, 21, 24).L\u2019élimination des 17- hydroxy et des 17-cétostéroïdes urinaires n\u2019est pas modifiée en général.Les signes électro- cardiographiques disparaissent et les anomalies électrolytiques constatées dans la sueur et la salive se corrigent complètement.La fonction rénale tend aussi à revenir à la normale après l\u2019intervention.Rappelons qu\u2019il existe dans certains cas des lésions irréversibles au niveau du rein, qui ne seront donc pas modifiées par l'opération.1) La polyurie disparaît en général rapidement en 5 à 15 jours en même temps que la polydipsie et la nycturie.2) La déperdition importante de potassium par l'urine cesse aussi précocement comme le démontrent Eales et Linder (7) et Chalmers et col.(10).3) Le pH urinaire revient à la normale en une à deux semaines.4) L\u2019albuminurie disparait dans la plupart des cas et ceci en une à quatre semaines.5) Le pouvoir de concentration du rein n\u2019est restauré que beaucoup plus tardivement : de 1 à 7 mois après l\u2019intervention.6) Chez les malades où une étude plus détaillée de la fonction rénale a été pratiquée après l\u2019acte chirurgicale (15 et 16, 22, 7, 21, 13, 10), on observe dans les premiers mois post-opératoires une diminution importante du taux de filtration glomérulaire et du débit plasmatique rénal, souvent associée à une augmentation de l\u2019urée sanguine.Très graduellement en deux à 12 mois, cet état de chose se corrige et la fonction rénale revient progressivement à la normale.D'une façon générale, les signes et les syimp- tômes cliniques disparaissent après l\u2019intervention.La tension artérielle revient à des valeurs physiologiques le plus souvent dans les premiers jours (6, 7, 26, 10, 31) ou durant le premier mois après l\u2019opération (1 et 11, 21, 24, 27) quoique dans certains cas, ceci ne se produit qu\u2019après deux mois (21, 22) ct même L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 un an (21).Chez deux patients (10, 21) apparemment guéris par la cure chirurgicale, on assiste à la réapparition d\u2019une hypertension artérielle modérée six mois après.Quant aux crises de tétanie, de faiblesse, de paralysie, de paresthésies, aucun auteur n\u2019en rapporte une fois le malade opéré.À part le carcinome rapporté par Foye et Feichmeir (2), tous les patients opérés semblent être guéris de façon définitive.B.Suites post-opératoires chez les malades qui ont subi une surrénalectomie totale ou sub-totale bilatérale.Deux patients subissent une surrénalectomie sub-totale bilatérale (14, 27).Dans le cas de Van Buchen et col.(14) la tension artérielle, les électrolytes plasmatiques reviennent rapidement à la normale.La polyurie et la poly- dipsie disparaissent en quelques jours.L\u2019excrétion urinaire d\u2019aldostérone tombe à 10.4 gamma par 24 heures.La capacité de concentration du rein est restaurée complètement en deux semaines.Avec 25 mg de cortisone par Jour, le patient est en équilibre tant biochimi- que que clinique.La malade de Bartter et Biglieri (27) ne reçoit aucune médication après la cure chirurgicale, bien que son taux d\u2019aldostéronurie soit très inférieur à la normale.Le patient est parfaitement asympto- matique avec une diète contenant 20 mEq de sodium par jour; mais si on augmente la quantité de sodium ingérée, on provoque l\u2019apparition d\u2019hypertension artérielle, et si on diminue l\u2019apport sodique en bas de 20 mEq par jour, une hypotension orthostatique importante apparaît.Cette relation presque directe entre la balance sodique et la pression artérielle se retrouve chez la malade de Genest et col.(30).En effet, chez cette malade où l\u2019on a pratiqué une surrénalectomie totale bilatérale, les variations dans la balance en sodium sont en général parallèles aux variations de la tension artérielle.Cette patiente est d\u2019ailleurs difficile à équilibrer.Avec une diète contenant 12 grammes de sel par jour et de l\u2019hydrocortisone à la dose de 30 mg.par jour, la balance sodique demeure négative.L\u2019administration quotidienne de 50 microgrammes de DELORME er GENEST: HYPERALDOSTÉRONISME.1537 9a-fluoro hydrocortisone, augmente de façon considérable la pression artérielle (pression diastolique ad 140 mm Hg.) sans modifier appréciablement la balance en sodium qui reste négative, sauf le premier jour, durant toute la période de ce traitement.On réussit à rétablir un statu quo normal avec l\u2019addition d\u2019acétate de d, 1-aldostérone à la dose de 150 microgrammes par jour par la bouche.RÉSUMÉ ET CONCLUSION Le syndrome de l\u2019hyperaldostéronisme primaire peut être caractérisé brièvement de la façon suivante: 1) il se rencontre un peu plus souvent chez la femme et se manifeste à tout âge mais surtout entre 30 et 45 ans.2) il est dû dans la majorité des cas à un adénome surrénalien quoique chez les jeunes sujets l\u2019hyperplasie est plus fréquente.3) L\u2019hypertension artérielle, la polyurie, la polydipsie, la nycturie, des épisodes de faiblesse musculaire ou de paralysie franche et plus rarement des crises de tétanie en sont les principaux symptômes cliniques.4) L\u2019hypokaliémie est constante et s'accompagne ou non d\u2019une augmentation du sodium plasmatique et d\u2019alcalose.5) La densité urinaire est basse et le rein ne concentre pas l\u2019urine à la suite d\u2019abstention prolongée d\u2019eau ou d\u2019administration de pi- tressine.Le pH urinaire est alcalin.6) Le taux d\u2019aldostéronurie est élevé, mais exceptionnellement peut être normal à certains moments.Le taux des 17-hydroxy et des 17-cé- tostéroïdes urinaires n\u2019est pas modifié.7) Le traitement chirurgical est curatif.Comme la maladie peut dans certains cas ne se manifester que par une hypertension artérielle en tous points semblable à l'hypertension dite essentielle, sans autres symptômes, on devrait pratiquer une détermination du potassium sérique chez tout patient hypertendu quel que soit son age.Puisqu\u2019il s\u2019agit là d\u2019une des rares formes d\u2019'hypertension artérielle, qui à l\u2019heure actuelle, soit curable de façon définitive, on réalise facilement l'importance primordiale de reconnaître ce syndrome, chaque fois qu\u2019il se présente. 1538 Summary The etiological, pathological, clinical and biochemical aspect and the post-operative follow-up of 31 patients with primary aldosteronism reported since the description of the syndrome by Conn in 1954 up to June 1958 are described.This survey covers all cases report of this syndrome but does not include a few cases where the description was not sufficient to allow comparison with the other cases.Briefly, primary aldosteronism syndrome may be characterized in the following manner: 1) It is slightly more frequently observed in women than in men and peak age incidence is between 30 and 45 years of age.2) It is caused in most cases by an adrenal aden- oma, though in young people adrenal hyperplasia is more frequent.3) Arterial hypertension, polyuria, polydipsia, nyc- turia, episodes of muscular weakness or of paralysis and less often crisis of tetany are the main clinical features.4) Hypokalemia is a constant finding and is accompanied or not by hypernatremia and alkalosis.5) Urinary specific gravity is low and remains so even after fluid deprivation of pitressin administration.Urinary pH is alkaline.6) Urinary aldosterone level is usually well above the normal range but in some cases exceptionally may be normal at certain times during the course of their illness.The urinary excretion of the 17-hydroxy- corticosteroids and of the 17-ketosteroids is not modified.7) Surgery is the only treatment.As arterial hypertension, clinically indistinguishable from essential hypertension, may be the sole manifestation of this disease, plasma potassium determinations should be carried out in every hypertensive patient, whatever his age may be.One realizes easily the primary importance of recognizing this disease, since it belongs to this small group of hypertensive where, at the present time, a permanent cure may be achieved.ADDENDUM Le syndrome de l\u2019hyperaldostéronisme pri- matre avant 1955 et depuis juin 1958 Il est probable que plusieurs cas rapportés avant la description de Conn sous le titre de « néphrite hypokaliémique avec paralysie intermittente » étaient en fait des patients souffrant d\u2019hyperaldostéronisme primaire.Le cas de Milne et Evans (35 et 9) et de Russel et col.(15 et 16) en sont deux exemples frappants.Les deux cas rapportés par Luft et col.DELORME er GENEST: HYPERALDOSTÉRONISME.L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 (33) ont une histoire très suggestive d\u2019hyper- aldostéronisme primaire; de plus, on trouve à l\u2019autopsie un adénome surrénalien dans le premier cas et dans le second, des surrénales nettement au-dessus du poids normal (les deux réunis: 19 grammes).Cependant, ces deux patients n\u2019ont pas d\u2019hypertension artérielle (on parle même d\u2019hypotension dans le deuxième cas) et le second présente de l\u2019ædème.La patiente de Kjerulf-Jensen et col.(32) a aussi une histoire clinique rappelant l\u2019hy- peraldostéronisme primaire mais encore là absence d\u2019hypertension et présence d\u2019œdème (cyclique dans ce cas).La malade de Wyn- gaarden et col.(34) présente une hypertension artérielle grave avec atteinte rénale importante et lithiase rénale surajoutée; à l\u2019autopsie, les deux surrénales réunies pesaient 20.5 grammes.Cette revue de la littérature médicale sur le syndrome de l\u2019hyperaldostéronisme primaire se termine en juin 1958.À notre connaissance, 4 autres cas ont été publiés depuis (37, 38, 39).Brièvement, les faits saillants de ces cas sont les suivants: 1) Le malade de Sorce et col.(39) présente un diabète associé au syndrome d\u2019hyperaldostéronisme primaire.2) La première patiente de Cortes et col.(38) n\u2019a que l\u2019hypertension artérielle comme seule manifestation du syndrome pendant cinq ans.Dans les deux cas rapportés par Cortes, la courbe d\u2019'hyperglycémie provoquée, anormale avant l\u2019opération, revient à la normale après l\u2019intervention.3) Le patient de Hilton et col.(37) âgé de 44 ans présente à l\u2019autopsie, une hyperplasie des deux surrénales.L\u2019administration d\u2019une infusion intraveineuse d\u2019ACTH (25 unités) provoque chez ce malade, une augmentation anormale de l\u2019hydrocortisone plasmatique sans modification dans l\u2019élimination des 17-hydroxycorticostéroïdes urinaires mais avec une augmentation nette et anormale des 17- cétostéroïdes urinaires durant les trois jours qui suivent l\u2019infusion d\u2019ACTH.BIBLIOGRAPHIE 1.J.W.CONN.\u2014 Part I: Painting Background.Part II: Primary Aldosteronism, A New Clinical Syndrome.J.Lab.Clin.Med., 45: 3.1955. L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 2.L.V.FOYE, T.V.FEICHTMEIR.\u2014 Adrenal Cortical Carcinoma Producing Solely mineralo cor- ticoid Effect, Am.J.Med., 19: 966, 1956.3.1J.MADER, L.T.ISERI.\u2014 Spontaneous Hypo- potassemia, Hypomagnesia, Alkalosis and Tetany due to Hypersecrettion of Corticosterone - like Mineralocorticoid.Am.J.Med.19: 976, 1956.4.A.J.HELLEM.\u2014 Primary Aldosteronism (Report of a Case).Acta Med.Scand., 155: 271, 1956.5.H.P.DUSTAN, A.C.CORCORAN, I.H.PAGE.\u2014 Renal Function in Primary Aldosteronism.J.Clin.Invest., 35: 1357, 1956.6.M.G.CRANE, P.J.VOGEL, K.J.RICHLAND.\u2014 Observations on a Presumptive case of Primary Aldosteronism.J.Lab.Clin.Med., 48: 1, 1956.7.L.EALES, G.C.LINDER.\u2014 Primary Aldoster- onism (Some observations on a case in a Cape Coloured Woman.Quart.J .Med., 25: 539, 1956.8.C.H.CAMPBELL, N.NICOLAIDES, A.W.STEINBECK.\u2014 Adrenocortical Tumor with Hypokalemia and Flaccid Muscle Paralysis.Lancet, 2: 553, 1956.: 9.M.D.MILNE, R.C.MUEHRCKE.\u2014 Primary Aldesteronism.Proc.Royal Soc.Med.B., 49: 883, 1956.10.T.M.CHALMERS, M.G.FITZGERALD, A.H.JAMES, H.SCARBOROUGH.\u2014 Conn\u2019s Syndrome with Severe Hypertension.Lancet, 1: 127, 1956.11.J.W.CONN, L.H.LOUIS.\u2014 Primary Aldos- teronism, a New Clinical Entity.Ann.Int.Med.44:1, 1956.12.F.S.P.Van BUCHEN, H.DOORENHOS, H.S.ELINGS.\u2014 Conn\u2019s Syndrome Caused by Adren- ocortical Hyperplasia.Pathogenesis of the Signs and Symptoms.Acta Endo.23: 313, 1956.13.C.HOLTEN, V.P.PETERSEN.\u2014 Malignant Hypertension with Increased Secretion of Aldos- terone and Depletion of Potassium.Lancet (3 nov.) 1956.14.F.8.P.Van BUCHEN, H.DOORENBOS, H.S.ELINGS.\u2014 Primary Aldosteronism due to Adre- nocortical Hyperplasia.Lancet, 2: 335, 1956.15.G.F.M.RUSSELL, J.MARSHALL.J.B.STANTON.\u2014 Potassium-Losing Nephritis: a Clinical Investigation.Scottish Med.J., 1: 122, 1956.16.G.F.M.RUSSELL, J.B.TUCKER.J.D.FRASER.\u2014 Potassium-Losing Nephritis and Primary Aldosteronism.Scottish Med.J., 2: 403, 1957.17.R.V.BROOKS, R.R.McSWINEY, F.T.G.PRUNTY, F.J.W.WOOD.\u2014 Potassium Deficiency of Renal and Adrenal Origin.Am.J.Med.23: 391, 1957.18.A.RELMAN, W.B.SCHWARTZ.\u2014 Electrolyte Balance and Acid-Base Metabolism in Primary DELORME er GENEST: HYPERALDOSTERONISME.1539 Aldesteronism.Forty-ninth Annual Meeting, Am.Soc.Clin.Inv., Atlantic City, 6 mai 1957.19.D.FINE, L.E.MEISELAS, J.COLSKY, S.OXENHORN.\u2014 Primary Aldosteronism (Report of a Case and Discussion of the Pathogenesis).New Eng.J.Med., 256: 147, 1957.20.B.SKANSE, F.MOLLER, K.GYDELL, S.JOHANSSON, H.B.WULFF.\u2014 Observations on Primary Aldosteronism.Acta Med.Scand.158: 181, 1957.21.J.S.HEWLETT, E.P.McCULLAGH, G.L.FARRELL, H.P.DUSTAN, E.POUTASSE, W.L.PROUDFIT.\u2014 Aldosterone Producing Tumors of the Adrenal Gland.J.Am.Med.Ass, 164: 719, 1957.22.G.MUCIO, R.ROMANELLI, M.L.GIOMINI.\u2014 Syndrome di Con-Rilievi clinici e considera- zioni fisiopatologiche.Folia End.Anno X fasc.4, 1957.23.R.ROMANELLI, M.PANESI.F.PERRI, V.ROVARI.\u2014 Primi rilievi sul circolo-pulmonare nella sindrome di Conn.Bolletino della Societa Italiana di Cardiologica, 2: nos 1-2, 1957.24.B.HUDSON, A.J.BARNETT, J.BORNSTEIN.\u2014 Primary Aldosteronism.Australasian Annals of Med., 6: 1, 1957.25.Jorge MAISTERRENA, A.G.de COSSIO, P.E.FLETCHER.\u2014 Adrenalectomia en un caso de hipertension arterial severa per probable aldos- teronismo.Revista de invest.clinical, 9: 2, 3 (avril-sept.) 1957.26.M.G.CRANE, G.SHORT, J.E.PETERSON.\u2014 Observations on a case of Primary Aldoster- onism.Amer.J.Med., 313 (fév.) 1958.27.F.G.BARTTER, E.G.BIGLIERI.\u2014 Primary Aldosteronism: Clinical Staff Conference at the National Inst.of Health.Ann.Int.Med.48: 647.1958.28.R.S.GOLDSMITH, F.G.BARTTER, P.J.ROSCH, W.H.MERONEY, E.G.HERNSON.\u2014 Primary Aldosteronism with Edema.Clin.Res.6: 1, 1958.29.N.J.KENNEDY, J.HELBY, F.GOETZ, W.MORAN, B.ZIMMERMAN.\u2014 Primary aldos- teronism due to hyperfunction of the adrenal cortex corrected by partial adrenalectomy.Endocrine Society, Fortieth Meeting, 19-21 juin 1958, San Francisco.30.J.GENEST, E.KOIW, P.BEAUREGARD, W.NOWACZYNSKI, T.SANDOR, J.BROUILLET, E.BOLTE, M.VERDY, J.MARC-AURELE.\u2014 Extensive steroid studies in a case of primary aldosteronism.(Publié en partie dans Modern Medicine of Canada, janv.1959).(A être publié in extenso dans un autre journal.) 1540 31.F.SIGUIER, E.E.BEAULIEU et Coll.\u2014 1.Premier cas français d\u2019« Hyperaldostéronisme primaire » par adénome cortico-surrénalien (Syndrome de Conn).2.Anomalies du métabolisme du sodium et du potassium au cours d\u2019un cas d\u2019hyper- aldostéronisme primaire par adénome cortico-surré- nalien.Discussion du rôle de l\u2019aldostérone.3.Variations de l\u2019aldostéronurie au cours d\u2019un « hyper- aldostéronisme primaire» par adénome cortico- surrénalien.Effet de la charge en sodium, de ACTH, de l'extrait post-hypophysaire et du 9o- luoro A'-cortisol.Bull.et Mém.de la Soc.Méd.Hép.de Paris, Nos 5 et, 6, 1958.32.K.KJERULF-JENSEN, N.B.KRARUP, A.WARMING-LARSEN.\u2014 Persistent hypokalemia requiring constant potassium therapy.Lancet, 1: 1951.33.R.LUFT, N.RINGERTZ, B.SJOGREN.\u2014 Two cases of crypto genetic hypokalemia with pathological anatomical findings.Acta Endocrinol, 7: 196, 1951.34.J.B.WYNGAARDEN, H.C.KEITEL, K.IS- SELBACHER.\u2014 Potassium depletion and alkal- osis, their association with hypertension and renal insufficiency.New Eng.J.Med., 250: 14, 1954.DELORME er GENEST: HYPERALDOSTERONISME.L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 35.B.M.EVANS, M.D.MILNE.\u2014 Potassium loosing nephritis presenting as a case of periodic paralysis.Brit.Med.J., 2: 1067, 1954.36.NASSIM et JORY.\u2014 Case mentioned in « Primary Aldosteronism », par J.P.Ayres, O.Garrod, S.A.T.Tait, J.F.Tait dans An International Symposium on Aldosterone, édit.par J.and A.Churchill Ltd., London, 1958.37.G.H.HILTON, C.D.WESTERMANN, S.S.BERGEN, R.S.CRAMPTON.\u2014 Syndrome of mineralocorticoid excess due to bilateral adrenal hyperplasia: report of a case.New Eng.J.of Med., 260: 5, 1959.38.F.M.CORTES, C.R.SHUMAN, B.J.CHAN- NICK, M.V.LUBART.\u2014 Primary aldosteron- ism \u2014 observation on two cases.Clin.Res, 7: 1 (janv.) 1959.39.R.C.SORCE, W.E.WHITSTONE.\u2014 Primary aldosteronism with diabetes mellitus.A.M .A.Arch.of Int.Med., 102: 131 (juillet) 1958.40.R.NEHER.\u2014 Aldosterone and other adreno- cortical hormones in human adrenals and adrenal tumors.International Symposium on Aldosterone, édit.par J.and A.Churchill, Ltd., London, 1958.LA NOTION DE TRANSFERT AFFECTIF APPLIQUEE À LA PRATIQUE DE LA MÉDECINE ' Marcel BOISVERT, psychiatre.1 \u2014 INTRODUCTION Pratiquant la psychiatrie dans un hôpital général depuis bientôt quatre ans, j'ai cru bon de soumettre à notre Société Médicale quelques observations cliniques sur une notion essentielle dans notre spécialité : le Transfert.Cette notion de transfert constitue pour nous la pierre angulaire de notre action thérapeutique; notre instrument de travail est constitué de la relation inter-personnelle, d\u2019une sorte de contrat existentiel entre nous et notre client; les réactions psychologiques du transfert nous fournissent l\u2019observation des éléments: diagnostic, pronostic et thérapeutique indispensables.Toute thérapeutique présuppose des notions de dosage, d\u2019indication et de contre - indication; les réactions dites de 1.Communication à la Société Médicale de Montréal, le 3 mars 1959.« transfert » justifient et permettent une action psychothérapeutique dirigée, comparable à toute médication d\u2019ordre clinique ou biologique.Comme la relation thérapeutique existe toujours entre le malade et son médecin, nous espérons contribuer à l\u2019approfondissement de votre « arsenal psychothérapeutique » en synthétisant pour vous les conséquences de cette situation.Tous, vous êtes conscients de votre influence psychique auprès de votre malade; les réflexions d\u2019un psychiatre vous permettront, je l\u2019espère, d\u2019être plus efficaces.II \u2014 DÉFINITION GÉNÉRALE L'existence de ce que S.Freud appelle «le transfert» a été formulée et reformulée, d\u2019abord par le fondateur de la psychanalyse lui-même, et par de nombreuses disciplines L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 psychologiques modernes.Nous ne voulons aucunement apporter la discussion des formulations mais situer et décrire ce fait, et l\u2019appliquer à notre pratique médicale.Lorsque vous dites : « cette patiente est en amour avec son médecin », vous avez découvert un comportement qui manifeste justement le transfert; si vous avez une colère très grande vis-à-vis un malade qui refuse de suivre vos prescriptions, on pourrait dire que vous faites du « contre-transfert ».Ces deux expressions sont complémentaires et indiquent la relation elle-même, mais sur le mode infantile ou de « transfert ».Fénichel ?, un auteur psychanalytique classique, parlant des conséquences du transfert, dit: « Le docteur est considéré (par le patient) comme une réincarnation des parents et, comme tel, il le croit capable de donner «amour et protection, ou menace de punition ».Le même, indiquant ce que Freud signifiait (par la névrose du transfert) dit : « que les conflits instinctuels de l\u2019enfance trouvent leur représentation dans la relation affective vis-a-vis son analyste ».En résumé, le malade retrouve spontanément un état psychologique infantile particulier (& divers degrés) de régression, permettant le développement du transfert.Nous établirons tout à l\u2019heure que ce fait est d\u2019observation générale, et nous en donnerons des explications.Je définis done le transfert, dans son application clinique, « l\u2019état psychologique particulier et spécifique de tel malade, le portant à prendre vis-àvis de son thérapeute telles attitudes qui lui sont spécifiques ».2.Fénichel: The Psychoanalytic theory of neurosis, p.559: « The Doctor is looked upon as a reincarnation of the parents, and, as such way be thought of as providing love and protection, or as threatening with punishment.» 3.Idem.: « Freud meant (by transference neurosis) \u2014 that the repressed infantile instinctual conflicts find their representation in the feeling relations toward the analyst.» BOISVERT: LA NOTION DE TRANSFERT 1541 IIT \u2014 CONSEQUENCES DE NOTRE DEFINITION À \u2014 Situation affective du malade.Un individu tombe malade ou subit un accident.Immédiatement, en lui s\u2019installe I'inquietude, et il se pose des questions : quelle est la nature de mon état ?est-ce grave ou bénin ?pourra-t-on me traiter ?à quelles conditions ?sera-ce efficace ?etc.etc.Cette situation demande du secours, de l\u2019aide; toute personne qui a besoin de secours a une sorte de sentiment d\u2019urgence qui le pousse à chercher et à trouver ce dont il a besoin.Il se met en branle le plus tôt possible, et voici que déjà, psychologiquement, il est prêt à favoriser l\u2019action d\u2019un thérapeute.Quelle réponse trouvera-t-il ?Le malade est donc dans un état de dépendance plus ou moins considérable, et cette dépendance lui déplait énormément, mais il est obligé de l\u2019accepter.Il y a donc un double mouvement qui s\u2019inserit dans le psychisme de tout malade : a) un sentiment positif qui le porte à accepter tout secours venant de la source de sécurité qu\u2019il a lui-même choisie; b) un sentiment négatif qui lui fait détester cette obligation de dépendance et tous les moyens mis en branle qui vont lui rappeler cette situation.Cet état de « dépendance-à-deux-pôles », rappelle immédiatement dans le psychisme conscient et inconscient tous les états de dépendance du passé, qui furent aussi aimés et détestés à la fois.Nous voici donc installés dans la situation de transfert, telle que décrite au début; et le sujet malade aura la tendance inconsciente de reprendre vis-à-vis le médecin, les mêmes attitudes qu\u2019il adoptait à des époques révolues.La dépendance positive est amplifiée chez le malade par le prestige du thérapeute.Plus ce prestige est solide plus il est thérapeutique, car plus le malade se sent en sécurité plus il accepte sa dépendance et les conséquences thérapeutiques de celle-ci.Donc, plus le médecin pourra organiser sa thérapeutique de façon solide, stable et prestigieuse, plus le 1542 malade en bénéficiera.Mais il faut veiller à l\u2019autre aspect du transfert et fuir les apparences de prestiges.Cet aspect de la dépendance négative sera amplifié par les échecs, réels ou imaginaires ou possibles du thérapeute : i.e.nos craintes, nos tatonnements, nos erreurs, de même que la négligence des aspects sociaux, ou économiques ou culturels dont le malade exige de nous des solutions; les succès des guérisseurs, des charlatans, des sorciers, et même la vulgarisation de la médecine, nous créent de même des problèmes complexes.Cette situation va faire que la relation du malade avec son médecin sera à la fois favorable et défavorable; si la relation peut se développer et s\u2019amplifier dans le premier sens la thérapeutique sera plus efficace, elle donnera plus de satisfaction au malade, et apportera plus de prestige au médecin et à la médecine.B \u2014 Situation affective du médecin (en relation avec le malade).Le malade voit son médecin comme un être tout-puissant.Il a un besoin intense de le voir ainsi à cause de son état de régression.Que ça plaise au médecin ou que ça lui déplaise, ce dernier représente une force à laquelle on attribue des puissances quasi magiques.En plus d\u2019être M.Un Tel, le docteur est un « personnage », il peut presque devenir un « mythe ».Ce rôle de personnage que le Médecin a joué à toutes les époques et dans toutes les civilisations, a été plus ou moins relégué aux oubliettes.Je connais très peu de médecins modernes qui acceptent de se sentir aussi puissants que leur malade veuille bien le dire.Mais, ça ne déplait à personne je crois, de sentir qu\u2019il a conquis un certain prestige de thérapeute.Cependant, la dénomination de médecin comme « porteur d\u2019une vocation » demeure plus ou moins latente en chacun de nous.Malgré notre sentiment d\u2019impuissance relative, chacun a gardé de sa profession une certaine mystique, que d\u2019autres professions n\u2019ont pas.BOISVERT: LA NOTION DE TRANSFERT L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 Ce sentiment de jouer un rôle important a été fortement refoulé par notre propre sentiment de dépendance vis-à-vis la science médicale moderne.Le médecin moderne ne peut s\u2019empêcher de reconnaître sa dépendance vis- à-vis le Laboratoire, vis-à-vis la Pharmacopée, vis-à-vis l\u2019utilisation intensive des Spécialités.Cette dépendance, nécessaire et réaliste, porte un aspect négatif fort déplaisant pour le malade et pour le médecin.En effet, comment jouer son rôle psychothérapeutique individuel, nécessaire au malade sans risquer la confusion ?La solution habituellement la plus sage que nous observons chez le médecin est le retrait, le silence et le non-engagement.Cette solution est cependant négative et ne peut être conservée trop longtemps, car le malade n\u2019y comprend rien, et il nous prend pour des Sphynx; cette abstention favorisera le pôle négatif du transfert.Il faut garder en mémoire que le malade est toujours plus ou moins rajeuni « psychologiquement », et qu\u2019il a besoin de sécurité : cette sécurité doit lui venir de quelqu\u2019un que lui- même a jugé apte à un tel rôle.IV \u2014 CONSÉQUENCES DE LA RELATION DU TRANSFERT Lorsque les réactions du transfert sont manipulées adéquatement, nos efforts thérapeutiques portent un bénéfice plus intense, plus rapide et plus stable.En effet, si nous ne dramatisons rien, et que les réactions régressives du malade sont bien acceptées et surtout bien orientées, ce dernier obtient une sécurité maximum.Lorsque le malade a des réactions exagérées de dépendance et d\u2019indépendance, si nous sommes convaincus que ces réactions s\u2019adressent au « personnage » que nous sommes, plutôt qu\u2019à notre humble personne, nous ferons plus facilement la part des choses et éviterons des réactions de contre-transferts exagérées.Donc il faut accepter les réactions négatives et positives de nos malades, car elles ont une valeur humaine thérapeutique.Le malade, en sécurité est dans un état d\u2019euphorie, et les physiologistes modernes ont suffisamment dé- L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 montré l\u2019action bienfaisante sur l\u2019organisme (muscles, vaisseaux sanguins, cœur, poumon, etc.) de l\u2019état euphorique naturel.Il va donc sans dire, en guise de conclusion, que le médecin moderne, par une compréhension élargie et approfondie de l\u2019existence du transfert peut arriver à satisfaire tous les besoins thérapeutiques de ses malades.Il doit adjoindre à ses connaissances médicales proprement dites, les connaissances de « l\u2019interaction de sa personnalité \u2014 en activité thérapeutique », et nous croyons que l\u2019étude du transfert est une excellente façon pour lui d\u2019y arriver.V \u2014 CONCLUSIONS EXISTENTIELLES APPLIQUÉES A \u2014 Le phénomène guérisseur.(prototype, M.Desfossés).M.Desfossés est devenu un personnage qua- si-mythologique.Comment se fait-il que, même sans se dire médecin, sans faire aucune prescription, sans faire aucun examen physique, ce personnage attire quotidiennement autant de clients, et que, dans « une journée de bureau » il donne des centaines de consultations ?Nous croyons que ce Monsieur utilise, sans doute inconsciemment, cette notion de transfert, pour entretenir son personnage.Il guérit d\u2019ailleurs, certainement, tous les cas qui « peuvent guérir » par ce jeu d\u2019une relation interpersonnelle efficace.Mais hélas aussi, il recrute sa clientèle chez nos malades dont le transfert négatif a été amplifié; ces gens en sont venus à exiger des « miracles » et ils sont heureux d\u2019avoir trouver quelqu\u2019un qui en fasse.B \u2014 Le phénomène chiropraticien.Il y a dans le Québec de 400 a 500 chiro- praticiens.Si nous nous en tenons a l\u2019explication scientifique de leur thérapeutique, elle est tellement simpliste qu\u2019elle est facilement ridicule.Mais pourquoi sont-ils si nombreux ?pourquoi leur clientèle est-elle si florissante ?Malgré tout ce que nous dirons d\u2019eux, au point BOISVERT: LA NOTION DE TRANSFERT 1543 de vue scientifique, ils ont du succès.Je crois qu\u2019ils ont réussi à prendre des techniques de « suggestion » psychothérapeutique à base de transfert.Mais dans ce phénomène comme dans le cas « Desfossés » ils utilisent les transferts négatifs de notre clientele.C \u2014 Hypnotisme.Voici un phénomène qui devient un renouveau médical.Ce phénomène psychophysiologique depuis longtemps abandonné aux show- business, redevient, heureusement un exercice médical scientifique.Nous voulons ici rendre hommage aux dentistes et aux praticiens sur- \u2018tout qui ont osé, les premiers, nous rappeler que cette science nous appartient en propre.Nous souhaitons que le phénomène progresse et se généralise sérieusement.L\u2019hypnose porte un mauvais nom.Il signifie « sommeil » alors qu\u2019il ne s\u2019agit aucunement de sommeil.C\u2019est un état de bien-être psychophysiologique ou l\u2019individu «en transe » est en dépendance totale de son hypnotiseur.Il s\u2019agit d\u2019un état de conscience spécial, où la conscience est « focalisée» est concentrée, mais c\u2019est une conscience complète où le sujet garde sa liberté totale, en admettant qu'il l\u2019a « transférée » à son thérapeute.C\u2019est l\u2019état psychologique où le transfert joue son rôle au maximum sur le plan sensitivo-moteur.Un de mes collègues psychiatre, voudrait appeler cet état du nom d\u2019 « extase biologique ».Cette expression, prise dans son sens profond est celle qui me semble la plus juste que j\u2019aie rencontrée.« stase » \u2014 se tenir « ex » \u2014 par le dehors.On pourrait « bioextase » à peut-être donner le nom de ce phénomène d\u2019'hypnose.Résumé La base du traitement psychothérapeutique est la relation client-thérapeute.Tout malade est dans un état psychique particulier à cause de cette situation elle-même.Cet état psychique est un état de régression, i.e.de retour à des sentiments passés de dépendance \u2014 avec lutte d\u2019indépendance. 1544 Le transfert correspond à l\u2019état psychique particulier d\u2019un besoin ressenti avec appréhension en face d\u2019un individu jugé tout-puissant.Il y a donc lieu de tenir compte scientifiquement de ce phénomène général afin de pouvoir en connaitre les bienfaits et les maléfices.De cet état psychologique particulier découle le besoin du malade d\u2019être guéri comme par magie \u2014 par miracle.La médecine en négligeant l\u2019aspect mystérieux de la relation humaine thérapeutique favorise le prestige des guérisseurs, des chiro- praticiens, des cartomanciennes, etc.Les phénomènes « Desfossés », chiroprati- cien et hypnotisme sont étudiés à la lumière de cette notion.Le terme d\u2019hypnose est un terme qui ne correspond pas à la nature de ce phénomène; il est suggéré d\u2019utiliser le mot: « blextase » pour le désigner (« extase biologique »).BOISVERT : LA NOTION DE TRANSFERT vivement L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 Summary The bais of psychotherapeutic treatment is the client-therapist relationship.Every sick person, in general, is in a particular psychic state due to the situation itself.This psychic state is called \u201cregression\u201d i.e.the return to post feelings of dependance with a struggle towards independance.The transferance corresponds to the particular psychis state of a sick person feeling it deeply and ocutely with apprehension in face of an omnipotent individual \u201cthe doctor\u201d.It is then, essential to take a scientific account of this general phenomene so that we can handle the benefits and the hardships of the situation.From this particular state of the patient \u2014 derives its need of being cured magics or miracles.Medicine, by neglecting this imperious aspect of the human therapeutic relationship, favors the prestiges of \u201cguérisseurs, chiropraticiens, ete.\u201d.Phenomena \u201cDesfossés\u201d, chiropractors, hypnotist are studied at the light of this notion.The term \u201chypnosis\u201d is seen as not corresponding to the nature of the phenomenon to replace it by \u201cbioxtase\u201d (biological extasis). L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 L'Union Médicale du Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) © Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada (Fondée à Québec en 1902) Tome 88, No 12 \u2014 Montréal, décembre 1959 DU NOUVEAU EN IMMUNISATION CONTRE LA POLIOMYÉLITE L\u2019épidémie de poliomyélite subie à la fin de l'été et au cours de l\u2019automne de cette année, semble avoir pris fin assez rapidement, en fin d\u2019évolution.En fait, d\u2019après les statistiques fédérales, 11 ne fut rapporté dans tout le Canada que 51 nouveaux cas durant la semaine qui se termina le 7 novembre, et un nombre encore inférieur durant la semaine suivante.A ce propos, 1l est intéressant de noter, et les épidémiologistes n'avaient pas manqué de le remarquer, que les vagues de poliomyélite déferlent sur notre pays, depuis une dizaine d\u2019années, de la 30° à la 40° semaine, marquant leur aculté vers le milieu de septembre, la semaine du sommet s\u2019étant déplacée du milieu d'août au milieu de septembre.La poussée de cette année a pris plutôt une allure endémique, puisque des 1573 cas rapportés au Canada jusqu\u2019à la 45° semaine, 984 furent observés dans la Province de Québec dont la grande majorité dans la région métropolitaine de Montréal.Le graphique qui nous vient du Ministère fédéral de la Santé nous fait bien voir la marche chronologiquement similaire de l'incidence de l'infection au cours de quatre années respectives.ÉDITORIAL 1545 Sur 1573 cas, 231 décès furent rapportés, ce qui constitue une proportion de mortalité en pourcentage de 9.35 pour cent.Nous avons déjà écrit deux chroniques sur la poliomyélite.La première a paru dans ce journal en 1949 et avait été motivée par une incidence de poliomyélite plus élevée qu'au cours des années sans histoire.Nous voulions démontrer que cette infection perfide, trop souvent invalidante et même mortelle au sentiment des parents, n'offrait pas l\u2019étendue de certaines épidémies et autres affections moins redoutées, mais pas moins redoutables.Ainsi, 11 est admis que, même au cours d\u2019épidémies les plus sé- veres, la proportion des atteints peut s'élever à 5 pour 1000 et que seuls 20 pour cent de ces 5 pour 1000 peuvent porter des séquelles.Ft nous figurions ces chiffres en prenant comme exemple démonstratif une communauté de 10,000 habitants.Sur ces 10,000, 50 sujets subiront une infection cliniquement apparente; 10 en garderont une infirmité résiduelle plus ou moins importante et enfin 2 à 5 mourront de leur poliomyélite.L\u2019incidence de la mortalité ainsi figurée représente un pourcentage de 10 pour cent des sujets atteints cliniquement, ce qui cadre assez exactement avec la mortalité observée au cours de la dernière épidémie qui a fourni, encore une fois, une proportion de 9.35 pour cent.Nous terminions notre chronique en disant, et nous le réaffirmons, que la poliomyélite est certes une maladie à craindre, mais qu\u2019elle n\u2019a pas l\u2019affolante puissance de destruction et l\u2019efficience d\u2019infirmités dont les faits rapportés en crescendo dans les journaux et à la radio (et à la télévision maintenant) 1546 donnent l'impression.Impression pé- Jorative de faits réels, parce que non appréciée par la raison, mais plutôt captée par une fébrile et angoissante inquiétude\".La seconde chronique parut en 1954 et elle avait été écrite pour signaler la venue du vaccin Salk et nous l\u2019avions intitulée « La poliomyélite sera-t-elle vaincue?».Nous brossions rapidement ÉDITORIAL L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 quantité abondante et surtout de se servir d'un vaccin à virus mort véhiculé dans un milieu qui ne risquait pas de provoquer des accidents graves d\u2019en- céphalomyélites allergiques\u201d.Ce vaccin, depuis, a été administré largement.A-t-il satisfait à l\u2019espoir qu\u2019il avait fait naître ?Nous ne pouvons répondre catégoriquement.Il est cependant un fait POLIOMYELITE PARALYTIQUE COURBE DE L'INCIDENCE HEBDOMADAIRE DES ANNÉES 1952-53-54-59 CAS 350\u2014 300H+\u2014 250\u2014 200\u2014 150\u2014 100\u2014 S50\u2014 CANADA AOÛT Prepared by Epidemiology Division, Dept.N.H.& W | JUIN | JUILLET | l\u2019histoire de nos connaissances en poliomyélite pour en arriver à la culture du virus sur du tissu rénal ce qui permit d\u2019obtenir facilement du virus en 1.L'Union Médicale du Canada, 77: 1043 (sept.) 1949.2.L'Union Médicale du Canada, 83: 491 (mai) 1954.| SEPTEMBRE | OCTOBRE | NOVEMBRE | constaté durant l'épidémie de cette année.Ce constat nous vient de source autorisée, d\u2019Ottawa.Soixante-onze et sept dixième pour cent (71.7% ) des cas de poliomyélite paralytique observés dans tout le pays comprenaient des non vaccinés, alors qu\u2019on ne trouvait qu\u2019un L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 pourcentage de 6.1% chez les sujets qui avaient recu les trois doses du vaccin.Par ailleurs, 73.4% des décès survinrent chez des non vaccinés.On peut affirmer que le vaccin Salk possède une activité préventive certaine, mais qu\u2019elle n\u2019est pas absolue et due sa durée paraît s'épuiser.On conseille maintenant d\u2019ailleurs une quatrième dose pour renforcer le facteur antigénique.Mais il y a plus encore et ce fait constitue le principal motif de cette troisième chronique.On parle maintenant du vacein Sabin et probablement qu\u2019on en parlera bientôt beaucoup plus que le vaccin Salk.De quoi s'agit-il ?Il s'agit d\u2019un vaccin à virus vivant, atténué et non neuro-virulent qui s\u2019administre par voie buccale.En somme, il s'agit d'un vaccin qui ressemble par ces deux caractères au vaccin antituberculeux B C G qui peut s\u2019administrer également par voie buccale.Nous n\u2019entrerons pas dans les détails de fabrication de ce vaccin du type Sabin, pour la raison majeure que ce propos dépasse notre compétence et nos connaissances.Mais nous pouvons en parler en prenant connaissance du résultat des délibérations qui se tinrent l\u2019été dernier à Washington, au cours de la Première Conférence internationale sur les vaccins vivants antipoliomyélitiques, organisée sous les auspices conjoints de la « Pan American Health Organization » et de l\u2019Organisation Mondiale de la Santé.Quelles sont donc les principales conclusions de cette rencontre ?On doit tout d\u2019abord dire que les opinions émises résultent de onze mil- ÉDITORIAL 1547 lions d'inoculations effectuées dans divers pays en dehors des E.-U., soit en Russie, en Pologne, au Congo Belge et en Amérique latine.Pour ne pas contrecarrer l'utilisation maximum du vae- cin Salk déjà en voie d'opération.on n'expérimenta pas sur une haute échelle le vaccin à virus atténué aux Etats- Unis.Un premier fait s'impose: c'est que la vaccination orale par virus vivant et atténué a une innocuité incontestable, n'ayant provoqué de paralysies ou d\u2019affections a caracteres neurologiques chez aucun des vaccinés ou encore qu\u2019elle ne fut pas suivie d\u2019acei- dents nerveux en proportion plus élevée que chez les témoins ou dans la population en général.Une seconde certitude à établir réside dans l'efficacité de ce type de vaccination.Jusqu'à maintenant, l\u2019étude de l\u2019incidence de la morbidité de l'infection au cours d'épidémies n\u2019a pas évalué d\u2019une façon précise le degré d'immunisation de ce vaccin chez l\u2019homme.On a dû se contenter de rechercher la formation des anticorps chez les vaccinés.Sur cette base, la réponse i1mmuno- logique fut variable, bien que favorable dans l\u2019ensemble, variant d\u2019une région à l\u2019autre de 50-60 pour cent à 90-100 pour cent.On a trouvé que les nourrissons et les enfants répondaient plus favorablement au vaccin que les adultes.La présence de certains autres virus (Coxsakie - Echo, ete.) dans l'intestin peut supprimer la multiplication des vaccins à poliovirus administré par la bouche.D'autre part, en l'absence de ces interférences, les anticorps peuvent être décelés entre 7 et 10 jours \u2018après l'infection vaccinale.Le niveau en anticorps se maintient au moins 1548 deux ans.Une première infection intestinale par le vaccin provoque une résistance au moins pendant un an à une réinfection par une dose similaire de trois types de vaccin (3 souches développées par Sabin).Cependant, on ne décela aucun rapport entre le niveau préalable des anticorps et une résistance ultérieure à la multiplication de poliovirus dans le milieu intestinal.Un troisième problème rattachable à ce type de vaccination était le développement possible d\u2019une neuro-vi- rulence par les passages successifs dans le tube digestif d'individus à individus et, par voie de conséquence, la diffusion au delà de l\u2019individu vacciné du produit de vaccination et en définitive l\u2019absence de contrôle et de concentration de l'immunisation.D\u2019ailleurs cette conséquence pourrait aussi bien être un avantage qu\u2019un effet désastreux par la vaccination automatique de toute une population, à condition que le passage naturel par voie intestinale et fécale ne soit pas une occasion de virulence retrouvée.On évalua le neuro-tropisme de ce virus atténué après plusieurs passages chez l'humain.Certains chercheurs ont constaté une ébauche de neuro-viru- lence retrouvée qui n\u2019était pas cependant progressive, par la multiplication des passages; d\u2019autres n\u2019ont pas observé de modification dans la nullité du neurotropisme vaccinal.ÉDITORIAL L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 Le contrôle fut effectué par l\u2019inoculation du produit de passage dans le cerveau et la moelle de singes.Le vaccin de type Sabin sera selon toute probabilité utilisé dans un avenir assez prochain.Les expériences appliquées à l'homme se poursuivent.Et si on démontre avec encore plus de certitude d'abord son innocuité absolue, même et surtout après passages successifs dans l\u2019intestin humain, et son efficacité non seulement par les contrôles virologiques de la formation d\u2019anticorps mals surtout par son efficience préventive au cours d\u2019épidémies, il sera sûrement d\u2019une très grande utilité.La facilité de son administration et surtout la diffusibilité de son action par le Jeu naturel des contacts interhumains permettra une vaccination naturelle provoquée avec autant de facilité que l'extension d\u2019une épidémie et tout autant que l'immunisation naturelle que procure le contact spontané avec le virus qui vaccine, sans qu\u2019on le sache, la majeure partie des adultes de certains milieux communautaires.On surveillera sûrement avec grand intérêt les événements des prochains mois dans ce domaine de la prévention.On suivra les travaux des chercheurs et les observations des épidémiologistes auprès des masses d'individus qui ont déjà reçu le vaccin antipoliomyélite vivant du type Sabin.Roma AMYOT. VARIÉTÉS XXIXe CONGRÈS DE L'ASSOCIATION DES MÉDECINS DE LANGUE FRANÇAISE DU CANADA Montréal, septembre 1959 I.\u2014 SÉANCE D'OUVERTURE ALLOCUTION DU DOCTEUR PIERRE SMITH, Président.Mes premières paroles sont un témoignage de gratitude envers les personnalités du monde religieux et laïque qui ont bien voulu, ce soir, malgré la succession pressante de leurs occupations professionnelles respectives, nous honorer de leur présence et souligner, ainsi, l'importance de ces assises médicales.Leur patronage actif, et le message qu\u2019ils nous apportent, sont déjà un puissant réconfort pour tous ceux qui ont assumé la responsabilité de ce Congrès, pour ceux qui assurent sa valeur par la contribution de leurs travaux scientifiques, et pour tous les congressistes et leurs épouses qui en suivent les diverses manifestations.Qu'ils en soient sincèrement remerciés.Je tiens également à saluer avec une particulière cordialité ceux d\u2019entre vous, chers confrères, qui, venus de l\u2019ouest canadien, de l\u2019Ontario, des Maritimes ou de la Nouvelle- Angleterre, n\u2019ont pas craint de franchir parfois de longues distances pour être exacts à ce rendez-vous de Montréal et donner ainsi à notre 29e Congrès son plein sens national.Car c\u2019est bien à cette échelle nationale que nous poserons brièvement certaines questions et que nous examinerons si notre rayonnement professionnel demeure intimement lié à notre vocation culturelle.x # ox La première question qui nous vient à l\u2019esprit est celle-ci : Sur quels critères se guide- t-on pour élaborer un programme scientifique de congrès comme le nôtre ?A mon avis, il en existe trois : une certaine tradition, les impératifs actuels de la santé publique et les exigences du progrès médical.La tradition qui, depuis 1902, a toujours prévalu aux différents congrès de l\u2019Association des Médecins de Langue française du Canada, a été de faire une large part aux travaux valables de nos confrères des divers centres universitaires et hospitaliers, dans une optique régionale aussi étendue et diversifiée que possible.Elle a consacré, également, le précieux apport de grands Patrons français, dont les communications ont été, à la fois, le point de mire de nos congrès, et une belle leçon d\u2019enseignement magistral.Une fois de plus, nous nous sommes efforcés de profiter de l\u2019effort de nos prédécesseurs et de développer ce sens de la coopération, qui est un gage d\u2019intérét pour tous ceux qui veulent bien nous donner leur appui.Les besoins actuels de la santé publique sont, à la vérité, à la base même de la structure de notre programme.Il serait inconeeva- ble, en effet, qu\u2019ils ne fussent point notre première préoccupation.Or la fluctuation de ces besoins réclame toute notre attention.C\u2019est pourquoi nous n\u2019insisterons jamais assez sur la prévention, notamment en pédiatrie, ni sur aspect, de plus en plus complexe, que présente la gériatrie, à une époque où tout est mis en œuvre pour prolonger la vie de l\u2019homme.Parmi les pressions que le progrès exerce sur nous, la fièvre de la route, avec ses brusques écarts et ses dangereux excès, n\u2019est pas des moindres.Elle s\u2019ajoute à toutes ces tensions, physiques, chimiques et sociales 1550 qui nous étreignent jour après jour.D\u2019où l\u2019importance considérable du symposium que nous avons consacré à l\u2019aspect médical de la sécurité routière et du colloque qui s\u2019attachera à déceler les failles de notre mode d\u2019existence moderne en regard de la santé de l\u2019homme.Faut-il ajouter qu\u2019une autre caractéristique de notre époque, que nous ne pouvons ignorer, est le climat d'angoisse et de pertubation dans lequel nous évoluons.Il est si bouleversant qu\u2019il a frappé tous les observateurs : prêtres, hommes politiques et diplomates, éducateurs, législateurs ou écrivains.Comment le médecin ne serait-il pas le premier à s\u2019en préoceu- per ?Comment n\u2019en serait-il pas le premier saisi à chaque détour de ses contacts avec l'humanité ?Notre symposium intitulé « Les somato-psychiques et les psycho-somatiques » déborde les cadres d\u2019une spécialité.C\u2019est en réalité l\u2019affaire de tout médecin, de tout chirurgien qui, dans l\u2019élaboration de son tableau clinique, doit tenir compte de ces résonnances émotionnelles et psychiques qui peuvent singulièrement l\u2019altérer et le compliquer.Le troisième critère qui a joué un rôle ma- Jeur dans l\u2019élaboration de notre programme est dominé par les exigences du progrès scientifique.C\u2019est grâce aux judicieux conseils des membres de nos divers comités scientifiques que nous avons pu rendre justice à l\u2019élan véritable qui anime actuellement la médecine au Canada français et lui permet d\u2019accumuler les preuves de sa maturité dans nos laboratoires, dans nos grands centres hospitaliers, au sein même des grandes réunions internationales.Or, à l\u2019heure actuelle, à la base de tout progrès scientifique, à y a la recherche.Elle est, dans notre congrès, le phare tournant qui éclaire toute spécialité, toutes les facettes d\u2019une science médicale pour qui, demeurer sur des positions acquises, équivaut à s\u2019enliser lentement dans l\u2019inefficacité.Deux grands colloques sur «les progrès récents de la recherche appliquée à la clinique » nous permettent, en effet, dans un large tour d'horizon, de considérer successivement les récentes acquisitions en rhumatologie, en cancérologie, en neurologie, en pathologie car- XXIXe CONGRÈS DE L\u2019'AMLF.C.L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 dio-vasculaire.Travaux passionnants de nos chercheurs qui, à l\u2019heure actuelle, forment de brillantes équipes, dont l\u2019émulation et le sérieux nous promettent de fructueux lendemains.Ils entrent ainsi \u2014 et nous entraînent avec eux \u2014dans cette vaste marée qui rythme désormais l'avenir de l'intelligence.Ils participent à cette étonnante vision du Père Teil- hard de Chardin lorsqu\u2019il dit, et je cite : « Cette forme « recherche », cet âge de la découverte, de l\u2019expérimentation et de l\u2019invention, amorcée depuis toujours, isolée pendant des siècles, domaine d\u2019amateurs jusqu\u2019à il y à une centaine d'années, tend aujourd\u2019hui à se former en un immense front d'avant-garde à l'humanité, armée immense de chercheurs, d'inventeurs, d\u2019investigateurs, pour penser toujours plus loin, plus grand, et plus haut ».Et il continue : « Cette nouvelle passion collective, s\u2019am- plifiera-t-elle et durera-t-elle assez longtemps pour se substituer à la formule repos stérile, et conflits meurtriers, alternés, que l\u2019histoire enregistre depuis si longtemps ?« Les décades à venir en témoigneront ! ».(fin de la citation).x x ox Après cette évocation transcendante de l\u2019avènement de « l\u2019Age de la Recherche », qui est bien un des phénomènes contemporains les plus lourds de signification pour nous, il en est un autre qui met en cause plus directement encore notre rayonnement professionel.C\u2019est le fait que, dans ce Canada puissance du XXe siècle, nous accédions à la personnalité médicale, ou même à la puissance médicale \u2014 si l\u2019on veut pousser la comparaison jusqu\u2019au bout \u2014 en pleine période de choc et d\u2019évolution scientifique.Alors que nous ne pouvions être les artisans directs de l\u2019architecture médicale du XIXe siècle, dominée par ce que Pasteur Vallery- Radot appelle les trois grands événements : l\u2019événement Laënnec, l\u2019événement Claude Bernard et l\u2019événement Pasteur, nous abordons le XXe siècle \u2014 avec l\u2019autonomie de nos fa- L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 eultés de médecine, la fondation de notre Association, la naissance de nos laboratoires \u2014 au moment précis où les grandes structures traditionnelles de la médecine sont ébranlées.Dépassant le rôle de témoins intéressés, nous voilà sollicités de prendre une part active à la révolution qui s\u2019accomplit dans tous les domaines de la physiologie, de la pathologie et de la thérapeutique.Parce que nous entrons de plein pied dans cette voie nouvelle qui s\u2019offre à nous, dégagés des entraves d\u2019un conservatisme périmé, avec un esprit progressif, un sens aigu de la liberté d\u2019action et l\u2019ambition légitime de maîtriser les techniques médicales les plus audacieuses, nous sommes tentés d\u2019accélérer notre destin.Autour de nous s\u2019épanouit une civilisation technicienne qui apparaît comme une inspiration à ceux qui rêvent de tout oser et tout entreprendre.À cette école, semble-t-il, nous irions plus vite et plus loin.Ainsi, l\u2019air ambiant veut que nous ne puissions échapper à une certaine griserie mathématique de la science médicale qui nous enveloppe et nous pénètre insidieusement.L\u2019équation : toujours plus de tests, toujours plus de rayons pour accéder à plus de science, n\u2019estelle pas, pour certains, la clef d\u2019or de l\u2019efficacité et des statistiques impressionnantes ?Si le conflit spirituel entre la Science médicale et la Médecine humaniste provoque, aujourd\u2019hui, un malaise largement répandu à travers le monde, il situe notre drame particulier de l\u2019appartenance à un continent où la technologie se substitue graduellement à la culture.Nous sommes à la frange d\u2019un seuil inquiétant où l\u2019homme cesse d\u2019être l\u2019authentique mesure de la valeur des Sciences et des Techniques, pour n\u2019être plus que le simple rouage qui déclanche leur mouvement.En réalité, une option de synthèse s\u2019offre au Canada français, qui consiste à élaborer au sein d\u2019une civilisation technicienne, un humanisme conforme au génie du XXe siècle.Car, ainsi que le dit paradoxalement André Malraux «la culture ne s\u2019hérite pas, elle se conquiert ».XXIXe CONGRÈS DE L\u2019A.M.LF.C.1551 Certes, nous avons hérité de la langue française et d\u2019un ensemble de créations de l\u2019art et de l\u2019esprit qui constituent un patrimoine exemplaire.Mais nous les avons reconquis, aussi, à travers une longue fidélité.Maintenant, pour citer encore Malraux, l'heure n\u2019est plus « de nous réfugier dans notre passé, mais d'inventer l\u2019avenir qu\u2019il exige de nous.» Pour nous, médecins, cet avenir est lié à une rénovation consciente de la hiérarchie des valeurs où, à côté des résultats les plus spectaculaires de la recherche ou de la thérapeutique, la morale, la discipline intellectuelle, la logique, l\u2019esprit de jugement et la sûreté d'expression auront aussi leur place.Un avenir où nous concevrons également le service de l'homme comme une multiplication « des rapports d\u2019être à être » \u2014 pour employer une expression chère au philosophe Gabriel Marcel \u2014 afin de « lutter contre cette dépersonnalisation des rapports humains » qui est bien, à sa façon , un cancer dévorant de notre époque.Or, ces préoccupations, je les retrouve à l\u2019autre extrémité de ce continent Nord-Américain, magistralement exprimées par le Professeur Ignacio Chavez, de l\u2019Université de Mexico, directeur de l\u2019Institut National de Cardiologie, en quête, lui aussi, d\u2019un nouvel humanisme médical.Les observations du Professeur Chavez, en face des aspirations de la jeune génération, valent étonnamment pour nous ! « Chez presque tous, dit-il, on remarque un désir passionné de dominer la technique plutôt que de s\u2019approprier la méthode, et on les voit facilement développer le culte des appareils plutôt que la passion des idées scientifiques.Par contre, les doctrines générales ont moins d\u2019importance aux yeux des jeunes gens et les problèmes de la culture les intéressent habituellement encore moins.» Et il ajoute cette remarque percutante : « Les petits hommes de l\u2019analyse abondent et il nous manque des hommes supérieurs capables d\u2019élaborer les synthèses, quand le véritable esprit scientifique consiste justement à alterner les deux choses.» 1552 Or, notre responsabilité à nous, médecins d'aujourd'hui, est d\u2019orienter la médecine de demain dans un sens qui la préserve de toute mutilation spirituelle, de tout durcissement dans la spécialisation, enfin de l'indifférence esthétique et morale.En proposant un humanisme correctif de la déformation scientifique, humanisme fort et passionné lié à la connaissance de l\u2019histoire des peuples, de la civilisation et de la pensée de l'homme, lié aussi à l\u2019histoire de notre science, le Professeur Chavez nous ramène à la médecine à l\u2019échelle humaine, qui est en somme le plus beau programme que nous puissions proposer à des médecins du XXe siécle.Et j'en veux pour preuve cette véritable ascèse que définit ainsi le Professeur Chavez : « Et quand on aura tout cela, la connaissance des langues et celle de l\u2019histoire dans toute leur ampleur; quand on connaîtra la réalité sociale et qu\u2019on s\u2019intéressera à l\u2019heure où l\u2019on vit, l\u2019'humanisme de notre temps demeurerait triste et terne, si l\u2019homme ne polissait son esprit par les lectures choisies, la fréquentation des classiques modernes, l\u2019amour de la beauté \u2014 parole, musique ou plastique \u2014 et la réflexion sur les sujets éternels de la conduite \u2014 le devoir, l\u2019amour, le bien \u2014 toutes manières de fortifier \"Ame devant la dure réalité de la vie.La marche à travers ces Âpres chemins de la perfection nous conduit à un XXIXe CONGRÈS DE L\u2019AMLFC.L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 point, celui où arrivèrent les humanistes classiques, le point où l\u2019un comprend que la préoccupation majeure de l\u2019homme doit être l'homme même, pour l\u2019étudier et le comprendre, avec tout ce que cela implique pour sa vie et de respect pour son effort créateur ».Or, où avons-nous puisé de semblables directives, sinon dans l\u2019enseignement précieux que nous avons reçu de France à travers les maîtres que nous avons fréquentés lors de nos stages d\u2019étude en Europe; ou par la connaissance des œuvres de culture fondamentale qui nous a été inculquée tout au long de nos années d\u2019apprentissage ?Notre humanisme serait sec, incomplet et privé de tout éclat si la langue française et la culture francaise ne devaient pas largement l\u2019irriguer.Nous touchons là l\u2019essentiel de notre rayonnement professionnel, à la raison d\u2019être d\u2019une Association comme la nôtre.C\u2019est par des contacts répétés avec la France que nous alimenterons notre ambition et lui conférerons sa qualité.En retour, puissions-nous, un jour prochain, réunis en délégation nombreuse à Paris même, témoigner que l\u2019élite médicale du Canada français est digne du rôle qui lui revient en terre d\u2019Amérique.Au moment de déclarer ouvert le 29e Congrès de l\u2019Association des Médecins de Langue française du Canada, je le dédie à l\u2019avenir, chez nous, de la.médecine à l\u2019échelle humaine. L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 XXIXe CONGRÈS DE L\u2019AM.LF.C.1553 ALLOCUTION DU DOCTEUR EMILE BLAIN, Directeur Général de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada.Le docteur Pierre Smith vient de placer notre vingt-neuvième congrès en orbite.Ce sera, J'en suis convaineu, un satellite bienfaisant qui pendant trois jours sillonnera notre ciel.Les distingués visiteurs qui assistent ce soir à son lancement, et les observateurs qui en suivront les évolutions par la suite constateront une fois de plus que cet aspect de la médecine canadienne est une réalité agissante et qu\u2019elle travaille avec enthousiasme à entretenir chez nous un climat de santé favorable.Dire que la médecine progresse à une allure que quelques-uns qualifient d\u2019essoufflante est devenu un pléonasme.Et un congrès comme celui-ci est précisément la halte qu\u2019il faut pour récupérer, faire le point, et regarder en avant.Nous vivons tous une ère étrange.La physique a fait des découvertes dont le monde a peur; les distances ne comptent plus, et même la lune est accessible (du moins aux projectiles); on enlève des heures à la nuit pour les ajouter à celles du jour devenues insuffisantes; et les idéologies des peuples s\u2019affrontent dangereusement au milieu des randonnées toujours plus rapides des avions et des diplomates.Et pendant ce temps, les individus, inquiets et tendus, réclament plus de paix, plus de sécurité, et plus de bonheur.Au milieu de cette tourmente contradictoire, que fait la médecine ?Pendant des siècles, la guérison a été son premier souci.Tout de même, depuis quelques décades, elle s\u2019attaque davantage à la prévention des maladies, ayant conclu logiquement qu\u2019il vaut mieux prévenir que guérir.C\u2019est une de ses tâches de réajuster maintenant certaines normes essentielles, par trop oubliées; entre autres, celle qui décrète que l\u2019organisme humain ne doit pas dilapider ses forces au-delà de ses disponibilités naturelles.Le seul énoncé de ce principe élémentaire parait absurde, tant son évidence s\u2019impose.Et pourtant, cette base fondamentale de la santé est peut-être ce que nous négligeons le plus de nos jours, poussés implacablement que nous sommes par les exigences du 20e siècle.La médecine seule ne peut remédier à cet état de chose.Mais elle peut y contribuer en envisageant l\u2019être humain comme limité dans ses possibilités, et en se rappelant que l\u2019homme, en plus d\u2019avoir un corps et un esprit, possède aussi une âme et un cœur.Après avoir traité la lésion proprement dite du malade, en y déployant comme il se doit, tout l\u2019arsenal thérapeutique, la médecine s\u2019ingénie à intervenir sur les à-côtés humains qui parfois prennent tant d'importance.Même dans la maladie, et peut-être surtout à ce mo- ment-là, l\u2019homme mesure tout le prix d\u2019un sourire sympathique, d\u2019une poignée de main réconfortante, et d\u2019un simple mot consolateur.Ces menus adjuvants ne sont pas sans effet sur l'isolement, la tristesse et le désempare- ment de celui qui souffre.Evidemment, ils ne suffisent pas à lutter efficacement contre une infection à virus ou une fracture compliquée; mais ils aident, raniment quelquefois une résistance défaillante, et souvent facilitent le premier pas vers la guérison.En agissant de la sorte, la médecine donne de son cœur en même temps que de sa science, soulage le moral aussi bien que le physique, et jette un peu de soleil dans une atmosphère qui en a bien besoin.Après tout, l\u2019exercice de la médecine à l\u2019échelle humaine, est-ce vraiment autre chose ? 1554 XXIXe CONGRÈS DE L\u2019'AMLFC.L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 ALLOCUTION DE SON ÉMINENCE LE CARDINAL P.-E.LÉGER, Archevêque de Montréal.C\u2019est avec joie que Nous avons répondu à votre invitation de rencontrer ce soir votre méritante Association.En envisageant cette réunion, Nous évoquions en notre esprit la pensée de Pascal : « L\u2019homme est plein de besoins : il n'aime que ceux qui peuvent les remplir tous.\u2014 « C\u2019est un bon mathématicien, dira-t-on.\u2014 « Mais je n\u2019ai que faire de mathématiques.Il me prendrait pour une proposition ».\u2014 « C\u2019est un bon guerrier », \u2014 Il me prendrait pour une place assiégée.» Il faut donc un honnête homme qui puisse s\u2019accommoder à tous mes besoins généralement ».(Pensée de Pascal, Bibliothèque de Cluny, Ed.Z.Tourneur, vol.II, p.119).Il me semble que le médecin est de ceux qui répondent le plus adéquatement à ces exigences de l\u2019homme.C\u2019est pourquoi votre profession apparaît comme l\u2019une des plus belles, des plus efficaces, des plus élevées et qui commande partout le respect, la confiance, la gratitude.Plus que quiconque, vous pouvez mesurer les obligations qui s\u2019attachent à cette dignité professionnelle.Presque chaque jour, vous êtes amenés à découvrir de nouveaux champs d\u2019exploration, d\u2019investigation et surtout de dévouement.La médecine moderne suppose de façon plus que jamais impérative.1 \u2014 L'étude; II \u2014 Le sens des responsabilités; III \u2014 L'équilibre moral chez le praticien consciencieux.I L'étude Les Congrès que vous tenez annuellement témoignent d\u2019un souci sérieux d\u2019étude et de progrès dans votre Association.Vous en êtes à votre 29e convention.Ce n\u2019est certes pas sans une certaine fierté que Nous prenions connaissance de l\u2019article du délégué de 1958, le professeur André Lemaire de Paris sur la médecine canadienne-française.Délégué officiel du Gouvernement français à votre Congrès de 1958, le distingué visiteur souligne pour ses lecteurs, de façon délicate et encourageante « l'armement sanitaire » de notre pays.Il fait ressortir les avantages enviables de nos hôpitaux, du point de vue hospitalisation, laboratoires en médecine, salles d\u2019opération en chirurgie.Le service d\u2019archives, la durée moyenne d'\u2019hospitalisation, les écoles d\u2019infirmières, la reconnaissance universitaire et la qualité, comme la diversité des soins prodigués, n\u2019échappèrent pas à l\u2019observation du médecin non plus qu\u2019à son approbation.Le trait qui met particulièrement en lumière le mérite du corps médical, c\u2019est que la recherche scientifique y trouve de nombreux et sérieux adeptes et que déjà des réalisations nouvelles et intéressantes sont attribuées à des médecins canadiens-français.Le médecin qui veut se maintenir au niveau du service auquel il a voulu consacrer sa vie est obligatoirement entraîné dans l\u2019engrenage du développement de la science contemporaine.Il ne lui suffit pas de lire les formules de médicaments nouveaux ou même de connaître le codex dans sa dernière édition.La maladie ne se rencontre guère comme une entité dont l\u2019on puisse se contenter de discerner les symptômes, les développements et la gravité, mais comme une incidence dans une vie humaine.Comme l\u2019écrit le Docteur Pierre Theil : « Jamais la nécessité n\u2019a été plus grande de repenser notre technique en fonction de l\u2019Homme, de revenir à l'Homme.Mal comprise et insuffisamment subjuguée, la médecine court le danger de s\u2019égarer dans la voie scientiste, compartimentée, cloisonée.Elle risque de perdre cette notion de l'homme total sans laquelle il ne peut exister d\u2019Art médical efficace et humainement valable ».(Médecine de France, No 101, p.16.Hippocrate et ses « Aphorismes », Préambule).La médecine moderne suppose donc que la connaissance de l\u2019homme en général, de sa nature, de ses aspirations et de sa destinée, se renforce d\u2019une psychologie adaptée.Quel- L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 que intuition naturelle dont jouisse le médecin, il faut à celui-ci des ouvertures sur les problèmes et les découvertes contemporaines.Les spécialités qui en médecine vont se multipliant, obligent elles aussi le médecin à réfléchir.La science livre des secrets précieux; elle présente aussi d\u2019audacieuses hypothèses dont les conclusions peuvent tôt ou tard s\u2019avérer inconsistantes et nocives.L\u2019habitude de pénétrer les données scientifiques par l\u2019étude, la réflexion, la consultation dans de sérieux échanges de vues, prévient l\u2019emballement et des désastres souvent préjudiciables tant au médecin qu\u2019aux patients.Dans la préface à son drame : « Vous serez comme des dieux », Gustave Thibon explique que son héroïne Amanda incarne le besoin de Dieu en tant que Dieu qui se trouve en l\u2019âÂme humaine.Je cite: « Allons jusqu\u2019au bout : la création de la vie et la suppression de la mort \u2014 et un bonheur infaillible et universel obtenu, non par la sagesse ou par la prière qui n\u2019étaient au fond que l\u2019apprentissage de la mort, mais par le réglage scientifique des mécanismes du corps et de l'âme.Ne peut-on pas concevoir au terme de cette ascension un type nouveau d'humanité, un homme divin qui, ayant compris et réalisé à fond le mot de Marx: « Le monde n\u2019est pas fait pour être contemplé, mais pour être transformé », retrouverait, comme le Dieu de la Genèse, la paix et le repos du septième jour devant un univers purgé par son génie du mal et de son chaos.Ainsi s\u2019accomplirait le vœu de Nietzsche : « Nous devons cesser d\u2019être des hommes qui prient pour devenir des hommes qui bénissent ».« J\u2019ai voulu montrer, dit l\u2019auteur, que même dans cette hypothèse extrême \u2014 celle d\u2019un aménagement parfait et défini de la vie temporelle \u2014 l\u2019homme n\u2019aurait pas avancé d\u2019un seul pas vers sa destinée véritable qui est « d\u2019un autre ordre », comme disait Pascal, et qui l\u2019attend au-delà du temps et de l\u2019autre côté de la mort\u2026».(pp.14-15).S'agit-il, par exemple, de l\u2019évolution en regard de la créature « la science demande à XXIXe CONGRÈS DE L\u2019A.M.L.F.C.1555 l\u2019esprit une certaine maturation et un certain dépouillement de sa façon de penser la vérité religieuse et, en conséquence, le rajustement voulu des représentations dont la théologie est amenée à faire état pour se développer elle-même.« Mais en même temps, si nous voulons bien consentir à cette maturation et à ce dépouillement, il apparaît clairement qu\u2019une fois le rétablissement fait, l\u2019accueil fait à l\u2019évidence scientifique ne change rien à la substance de l\u2019affirmation de la foi ».(Lumière et Vie, No 34, p.82, D.Durarle, o.p.).« Pour ce qui est de la spiritualité de \u2019homme, l\u2019évolution présente aujourd'hui encore une difficulté intellectuelle, un peu plus malaisée à lever.» Certains en arrivent à jeter par-dessus bord l\u2019enseignement de la théologie catholique.Et pourtant l\u2019étude les retiendrait sur cette pente funeste.En les mettant au fait sur les recherches objectives qui se poursuivent sans cesse chez des théologiens sur les problèmes scientifiques les plus modernes, elle leur permettrait de sauvegarder ce qu\u2019ils ont de plus précieux sur terre: la foi de leur baptême.Les découvertes scientifiques doivent vous tenir en éveil, mais un catholique conscient de sa valeur ne laisse pas d\u2019y joindre le corollaire indispensable que constituent les directives de l\u2019Eglise qui en éclairent la valeur de vie.Vous n\u2019avez pas été sans remarquer le nombre quasi-incaleulable de discours et de messages du Souverain Pontife Pie XII au sujet de la médecine.La lecture attentive de ces documents aiguille la conduite vers la vérité, parce qu\u2019elle éclaire l\u2019esprit à la lumière des principes inéluctables de la morale humaine et chrétienne.II Sens des responsabilités L\u2019étude que suppose la médecine contemporaine n\u2019est-elle pas une manifestation du sens des responsabilités chez le médecin qui s\u2019y adonne ?Votre profession livre des vies humaines à votre savoir et à votre dévoue- 1556 ment.On a dit que «le grand progrès de la médecine moderne consiste en la redécouverte des racines personnelles de la maladie ».(JJ Lopez Ibor \u2014 Le Monde attend l\u2019Eglise \u2014 p.198).Les limites des expériences sur l\u2019homme découlent du fait que l\u2019on considère celui- ci comme une personne.C\u2019est pourquoi la médecine bien entendue se basera sur la considération de l\u2019homme en tant que porteur de valeurs spirituelles.J'emprunte à la revue « Médecine de France», les traits que vous-mémes, messieurs, considérez comme caractéristiques du médecin modèle.Au sujet du Docteur Rist (non- catholique) décédé en 1956, je lis: «Il fut tout d'abord l\u2019exemple vivant de ce que devrait être un médecin.Dans son service d\u2019hôpital, son activité était illimitée et ne connaissait pas d\u2019horaire.Les visites dans les salles étaient minutieuses; les observations prises par les élèves donnaient lieu à une critique serrée, sans dureté mais sans négligeance aucune, redoutée sans doute, mais recherchée tant elle était profitable.Au dispensaire, les consultations données aux malades de l\u2019extérieur, tout aussi soigneuses et complètes, se prolongealent tres habituellement jusqu\u2019au milieu de l\u2019après-midi, parfois jusqu\u2019au soir.Il est difficile de mesurer l\u2019importance d\u2019un tel exemple, et impossible de savoir dans combien d\u2019hôpitaux, dans combien de consultations et de clientèles privées il se reproduisit; ce qui est certain; c\u2019est que les stagiaires, les externes, les internes ne pouvaient l\u2019oublier, non plus que la manière parfaite dont il examinait les malades, la discussion des signes cliniques et radiologiques et, par-dessus tout, la figure de l\u2019homme dont aucun trait n\u2019était frappant, mais dont le regard direct comprenait et jugeait immédiatement et qui disait avec plus de netteté que quiconque exactement ce qu\u2019il fallait dire.« De son influence sur les étudiants et sur le personnel, on peut déduire celle qu\u2019il eut sur ses collaborateurs immédiats.La vie professionnelle de Rist fut d\u2019une dignité et d\u2019une pureté qui, elles aussi, ont servi d\u2019exemple.Il a écrit un petit livre intitulé : « La Morale L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 professionnelle du Médecin », et qui traite des devoirs du médecin envers le malade, envers la société et envers la profession.On Imagine combien il faut être parfait pour aborder ce sujet; tel était le prestige de Rist que jamais personne ne lui en a contesté le droit ».(No 77, p.7).Beau témoignage certes et qui aide à mesurer le vaste horizon ouvert à l\u2019influence et donc à la responsabilité du médecin.Il y a quelques mois à peine s\u2019éteignait à Milan le Révérend Père Gemelli, franciscain, fondateur et recteur de l\u2019Université du Sacré- Cœur de Milan et président de l\u2019Académie Pontificale des Sciences.A l\u2019occasion de son 80e anniversaire de naissance, le 18 janvier 1958, et de son jubilé d\u2019or, le 18 mars suivant, il recevait de Sa Sainteté le Pape Pie XII une lettre autographe où se trouvent consignées quelques-unes des activités bienfaisantes du Père Gemelli.Nous citons : « En effet, dès que, médecin déjà célèbre par sa science et sa culture, vous avez embrassé la vie et la règle des Frères Mineurs et êtes devenu prêtre, vous avez aussitôt témoigné de façon remarquable votre amour envers l\u2019Immaculée Mère de Dieu, en défendant vaillamment et en publiant à travers l'Italie tout entière les miracles de Lourdes.De votre zèle à encourager les études, on eut comme premiers témoignages les Revues dont vous avez la direction, parmi lesquelles se détache la « Revue de Philosophie Néoscolastique », qui contribue si efficacement à la diffusion de la doctrine de saint Thomas d\u2019Aquin.Vous avez fondé en outre un Institut de Psychologie, que les savants considèrent comme un des plus fameux au monde dans son genre.«Et que dirons-Nous de l\u2019Université Catholique de Milan, dont vous jetiez les bases il y a trente-sept ans et que vous avez, depuis, dirigée avec tant de soin et une telle énergie ?À cet Athénée, si fécond en moissons et en fruits, vous avez ajouté récemment la Faculté d\u2019Agriculture de Plaisance qui, aux dires des spécialistes, est digne de l\u2019admiration unanime et peut être donnée en exemples.» (L\u2019Oss.Rom., 24 janvier 1958, p.3).C\u2019est le même éminent religieux que nous rappelle Monsieur Paul Aurousseau, dans la L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 revue « Médecine de France », No 76.L\u2019auteur nous le présente comme conférencier au IXe Congrès International des Hôpitaux, à Lucerne.« Avant la séance inaugurale, écrit- il, dans le bruit des délégués cherchant la place de leur pays, nous avions vu sur l\u2019estrade vide une infirmière pousser dans un fauteuil roulant un vieux moine cassé vêtu de bure grise.Sur son corps courbé, la tête majestueuse se relevait avec peine pour parler commodément devant le micro.«Il disait d\u2019abord l\u2019ampleur du problème posé au Congrès : « le bien-être moral du malade à l\u2019hôpital ».Il montrait que la maladie, fait individuel, fait familial, est aussi un fait social.« Remarquez, j'ai travaillé dans de célèbres cliniques où l\u2019on pratique sur le malade de nombreux examens diagnostiques, où \u2014 lorsque le cas est intéressant \u2014 le malade n\u2019est pas seulement l\u2019objet de débats passionnés chez des cliniciens, mais aussi l\u2019objet de soins multiples par lesquels on tente de lui redonner la santé; seulement, bien souvent; on ne fait rien pour lui procurer le soulagement d\u2019un sourire, d\u2019un geste aimable ».L'article est ainsi parsemé de citations de la conférence du religieux-médecin qui alternent avec les réflexions de l\u2019auteur.Citons encore : « Analysant son expérience de malade, le Père Gemelli nous dit le fossé qui sépare le malade du bien portant, fossé d\u2019autant plus profond que la maladie est plus grave.Et le savant trouve alors le rythme de la poésie.« Les gens qui jouent un rôle dans sa vie, voilà que le reflux de la vie et du monde les emporte au loin.Tous marchent avec leurs temps, tandis que lui se trouve abandonné sur une rive où le temps n\u2019a plus cours.» (Médecine de France, No 76, pp.11 ct 13).J\u2019ai évoqué devant vous deux figures, rappelé deux carrières qui font honneur à votre profession.D\u2019autres noms se présentent à mon souvenir; je ne doute pas qu\u2019il en soit de même pour vous.Noms de médecins de chez nous qui furent vos maîtres ou vos collègues et dont la vie médicale a reflété une conscience aigüe des responsabilités, ils évoquent un passé qui XXIXe CONGRÈS DE L\u2019A.ML.F.C.1557 prépara un présent glorieux.Ils ont compris de façon effective qu\u2019il s\u2019agit dans la lutte contre la maladie de prodiguer au malade les marques d\u2019intérét, de respect et de sollicitude que sa dignité d\u2019homme requiert dans la ligne de sa nature humaine, de son éducation, de sa destinée surnaturelle.« Ce moi, 6 mon Dieu, est le cadeau le plus précieux que tu m\u2019aies donné, un cadeau unique entre tous ! ».(Le Cœur du Monde, Hans Urs Von Balthasar, p.151).Le malade est démuni contre l\u2019injustice et le manque d\u2019égards qu\u2019il ressent parfois de façon angoissante.Mais Il veille au chevet de chacun de vos patients, Celui qui indiqua jadis la sentence qu\u2019il doit prononcer un jour : « J'étais malade et tu m'as visité », « Viens, toi, le béni de mon Père ».Il est là pour reconnaître votre bienveillance et votre humanité.Il enregistre vos bontés et votre charité.Il se constitue votre débiteur pour l\u2019éternité quand, dans le rayonnement de sa grâce, vous vous dépensez pour les hommes.III Equilibre moral Avec l\u2019étude, avec le sens des responsabilités, la médecine moderne suppose chez le médecin un équilibre moral qui lui permet d\u2019assumer un rôle public et de ne pas négliger l\u2019éducation de ses enfants non plus que la bonne marche de son foyer.De par votre profession, vous constituez en partie l\u2019élite de la société.Votre service professionnel bien qu\u2019entendu certes en fonction du bien commun, ne vous dispense pas de participer à la marche normale du peuple dans les différents secteurs de son évolution humaine, morale et religieuse.Montaigne a écrit quelque part : « Les belles âmes ce sont les âmes universelles, ouvertes et justes, à tout; sinon instruites, au moins instruisantes.» (cité dans Pascal, tome II, note p.130).En conséquence, qu\u2019attendre du médecin ?Si en dehors de ses fonctions médicales, il se cantonne dans un individualisme toujours condamnable dans la communauté humaine, il se dérobe par le fait & un devoir primordial. 1558 Son influence est indéniable dans le monde.Qui ne se rappelle avoir souventes fois dans son enfance remarqué le comportement du médecin de sa paroisse, ou de sa famille ?Le médecin de famille ! Quel poids ont ses remarques, ses décisions, ses attentions même ! Comme identifié avec le milieu familial, il y est le conseiller, le consolateur, souvent l\u2019oracle.Ne doit-il pas y être regardé comme un modèle ?La paroisse compte elle aussi sur l\u2019influence de l\u2019homme de profession.Celui-ci doit épauler le prêtre.La foi « réceptive » de son enfance a dû se viriliser avec l\u2019âge et l\u2019expérience de la vie.L\u2019esprit lui est apparu, non comme le tout de l\u2019homme, mais comme un élément dans cet ensemble qu\u2019est l\u2019homme complet.« Le matériau de la foi, ce n\u2019est pas l'intelligence qui le fournit, mais la vie spirituelle, l\u2019attention aux options morales et religieuses qui font la trame foncière d\u2019une existence; l\u2019intelligence n\u2019apporte que le « ciment » qui unifie ces matériaux ».(Ch.Moeller, La foi en Jésus-Christ, p.248).Le médecin moderne doit être particulièrement ouvert à cette foi.C\u2019est Pascal qui a dit: « Le moindre mouvement importe à toute la nature; la mer entière change pour une pierre.Ainsi, dans la grâce, la moindre action importe, par ses suites, à tout.Donc, tout est important ».(0.c., p.19).Cet illustre laïc dont la voix a traversé les siècles n\u2019accepterait pas certes la démission d\u2019une classe sociale d\u2019élite dans la recherche de l\u2019absolu, recherche qui explique nos temps tourmentés.Comment retrouver l\u2019absolu dont l\u2019homme a besoin, si l\u2019on ne croit pas en Dieu ?Comment aider nos frères à rencontrer l\u2019absolu, si l\u2019on vit comme si l\u2019on n\u2019acceptait pas Dieu ?Il est entendu que, conscients de vos responsabilités, vous apportez à vos patients catholiques une solution chrétienne aux problèmes dont si souvent vous êtes constitués l'arbitre; mais cette attitude n\u2019est pas suffisante.Vous vous devez d\u2019être disponibles aux sollicitations de l\u2019Eglise et de battre la marche pour entraîner vos concitoyens dans les œuvres de bienfaisance.XXIXe CONGRÈS DE L\u2019AMLF.C.L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 L'équilibre moral qui vous permet, en dépit de vos obligations professionnelles, le contact avec la société dans un souci de service au niveau civique et au niveau religieux, s\u2019affirme encore chez le médecin, dans l\u2019attention apportée à l\u2019éducation de ses enfants et à la bonne marche de son foyer.N\u2019est-ce pas là question d\u2019humanisme élémentaire ?Comment un père de famille, fût-il totalement consacré au bien commun, se pourrait-il désintéresser du bien-être des siens ?Donner la vie physique, amener un être à l\u2019existence, c\u2019est grand; c\u2019est cependant présenter une œuvre tronquée, une espèce d\u2019avortement que de laisser en friche des facultés et des tendances qui commandent d\u2019être développées et aiguillées chez l\u2019enfant.L\u2019éducation est conséquente à la procréation.Elle suppose l'apport paternel, comme la sollicitude de la mère.Les enfants de nos familles de l\u2019élite ne doivent pas dégénérer.N\u2019est-ce pas ce qui adviendrait dans le cas où l\u2019aisance ou la richesse matérielle entraîneraient la satisfaction des caprices et des vanités des enfants, ou la mondanité outrée dans le milieu ?Si l\u2019on négligeait de développer les aspirations de dévouement et d\u2019altruisme que renforcerait si normalement l\u2019exemple que leur présentent vos vies ?Si l\u2019on tolérait la paresse plus ou moins déguisée grâce à des complaisances indues de domestiques trop exclusivement responsables de leur horaire ?Cette présence paternelle exige force d'âme, maîtrise et réalisme pour établir et maintenir les principes d\u2019une éducation intégrale.Elle suppose aussi de la lucidité d\u2019esprit pour l\u2019organisation du foyer.Doser la vie de société, de manière à sauvegarder l\u2019intimité du foyer à côté des obligations de la profession, les visites aux malades, l\u2019étude sérieuse des cas et les réunions professionnelles tient d\u2019une discipline de vie qui marque une personnalité transcendante.Permettez que j'emprunte le dernier mot de cette causerie au préambule déjà cité du Docteur Pierre Theil présentant sa traduction des « Aphorismes » d\u2019Hippocrate.« Il semble, écrit-il, qu\u2019il y ait un conflit spirituel entre L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 la Science médicale, faite de connaissances froide et logique, et la Médecine, qui demande chaleur et charité.Car la Science est source de gloire et de passionnantes spéculations intellectuelles, et les esprits brillants sont attirés par sa clarté.La Charité, elle n\u2019apporte que quotidien labeur, renoncement, obscurité.Hippocrate, conclut-il, a porté la Médecine XXIXe CONGRÈS DE L\u2019A.M.LF.C.1559 à sa conception la plus élevée.Savant, sage, serupuleux, humain : il est le vrai Praticien de tous les temps.« Souhaitons que le Lecteur se reconnaisse, et reconnaisse beaucoup de ses amis, dans le portrait de celui qui disait, 2300 ans avant nous (La Loi) : «La médecine est la plus noble des professions ».ALLOCUTION DE L'HONORABLE J.WALDO MONTEITH, Ministre de la Santé nationale et du Bien-Etre social.Il m\u2019a fait plaisir d\u2019accepter votre aimable invitation d\u2019assister a l'ouverture de ce congrès, et je suis heureux, au nom du gouvernement que je représente, de souhaiter à tous vos délégués la plus cordiale bienvenue.Parmi vos distingués visiteurs, je note, avec beaucoup de satisfaction, la présence de médecins venus de plusieurs pays d\u2019expression française et, en particulier, de la France.C\u2019est là, à mon avis, une preuve éloquente des belles relations culturelles qui continuent de se maintenir entre nos deux pays et qui contribuent, j'en suis persuadé, aux progrès constants de la médecine contemporaine.Messieurs les représentants de la France, permettez-moi de vous dire combien nous apprécions votre présence ici.Je me fais, j\u2019en suis sûr, l\u2019interprète de tout cet auditoire en affirmant que c\u2019est avec beaucoup d\u2019intérêt et de curiosité scientifique que nous attendons de vous et de vos collègues le message traditionnel de la médecine d\u2019expression française.Cette médecine, si riche de traditions, refiète bien la vigueur de l\u2019esprit français.Vous êtes de nouveau réunis pour discuter des questions d'intérêt commun et essayer de trouver ensemble des solutions pratiques aux problèmes nombreux qui vous sont posés.La pensée que ces études profiteront demain à vos malades doit être pour vous tous un précieux stimulant.J\u2019ai parcouru avec un grand intérêt le programme de vos réunions scientifiques et j'ai été fort impressionné par le nombre et la qualité des communications qui seront présentées aux congressistes.J\u2019ai noté, en particulier, que plusieurs entretiens seront poursuivis en marge des récents progrès des recherches cliniques.Je me dois de souligner ici l\u2019importance que le Ministère de la Santé nationale attache à ce secteur de la médecine qui constitue, à mon sens, la seule méthode rationnelle pour faire avancer votre profession à la mesure des autres grandes disciplines de l\u2019esprit.Je profite de cette occasion pour rappeler que plusieurs membres de votre association ont été choisis dans le passé comme délégués du gouvernement canadien pour remplir des tâches importantes à l\u2019étranger.Il m\u2019est très agréable de vous dire qu\u2019ils se sont révélés d\u2019excellents ambassadeurs de la médecine et de la culture canadiennes.Il est bien évident que votre association continue plus que jamais de remplir la haute mission scientifique qu\u2019elle accomplit depuis près de soixante ans.Elle demeure, de façon plus vivante que jamais, un lien puissant, non seulement entre les différentes provinces du Canada, mais aussi avec les grands foyers de culture européenne et américaine.C\u2019est une source d\u2019enrichissement pour notre pays tout entier et je tiens à vous féliciter, monsieur le président ainsi que tous vos collaborateurs, pour l\u2019organisation de ce congrès auquel je souhaite le plus brillant succès.pr 1560 XXIXe CONGRÈS DE L\u2019'AMLFC.L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 ALLOCUTION DE L'HONORABLE ARTHUR LECLERC, ! Ministre de la Santé du Québec.Le ministère de la Santé de la province de Québec se fait un devoir et un honneur de participer au congrès annuel de l\u2019Association des Médecins de langue française du Canada: un devoir parce que, de par ses fonctions, il représente la collectivité canadienne, un honneur parce que c\u2019est véritablement un honneur que de prendre part à vos assises scientifiques.Il n\u2019y a pas longtemps, j'ai eu le plaisir de feuilleter vos rapports, ceux que, pendant un temps, vous avez publiés en volumes, et J'ai constaté que vous aviez toujours au programme des études de qualité tant par la forme que par le fond.Vous entretenez des relations étroites avec vos confrères d\u2019outremer et vous faites bien.Vous groupez les médecins de langue française de notre pays, ce qui est excellent à tous les points de vue et Je vous en félicite.Des congrès médicaux comme ceux qui se tiennent cette année en notre pays contribuent à démontrer que les disciplines médicales oc- eupent dans nos préoccupations intellectuelles une place importante parfaitement justifiée.Malgré toutes les découvertes scientifiques, la médecine reste indispensable, mais il faut qu\u2019elle demeure au niveau des connaissances contemporaines.C\u2019est pour cette raison que des congrès comme le vôtre sont utiles, nécessaires même.Il ne suffit pas d\u2019avoir passé quelques années à la Faculté pour exercer l\u2019art de guérir.Il faut, vous le savez tout comme moi, se tenir au courant des progrès de la thérapeutique et de la chirurgie.À mesure que les années passent, le médecin doit réviser ses connaissances à la lumière des observations et des découvertes de ses confrères et le meilleur moyen de le faire, c\u2019est d\u2019assister à des congrès comme le vôtre, des congrès où des spécialistes viennent nous résumer les travaux qui se publient chaque année.Nous appartenons à une profession qui a rendu, qui rend et qui rendra toujours de 1.Lue par le docteur F.-J.Tourangeau.grands services à la collectivité.Ses brillants états de service l\u2019unissent depuis les débuts de l'établissement de la Nouvelle-France à la Nation canadienne.Mes fonctions de ministre de la Santé me mettent quotidiennement en contact avec des médecins qui ont par-dessus tout le désir d\u2019être utile à la population et d\u2019aider à la formation d\u2019un peuple vigoureux.Si la santé est le premier de tous les biens comme on se plait souvent à le répéter, encore faut-il le répéter tous les jours, car les hommes ont la fâcheuse tendance de l'oublier chaque fois que leurs passions l\u2019emportent sur la réflexion.À la compétence intellectuelle et à l\u2019application constante des meilleures règles de la médecine préventive, à l'exercice généreux et dévoué de notre art, au soulagement des malades, à leur guérison, il faut joindre les qualités morales qui font le bon médecin et lui attirent l\u2019estime et l\u2019affection de ses concitoyens.La médecine exige un grand esprit de dévouement et un véritable oubli de soi-même.Dois-je ajouter qu\u2019il nous faut beaucoup de patience pour reprendre chaque jour ou presque, avec le même zèle et inlassablement, les mêmes opérations, les mêmes gestes, donner les mêmes conseils et les mêmes avis à des malades qui se remplacent sans cesse, mais qui restent, à certains points de vue, toujours les mêmes, c\u2019est-à-dire des humains qui refusent plus ou moins de se soumettre aux directives de l\u2019homme de l\u2019art.Mais reconnaissons que ce labeur quotidien, chaque fois que nous l\u2019accomplissons selon les prescriptions du serment d\u2019Hippocrate, nous vaut la joie et la satisfaction du devoir accompli.Vraiment nous exerçons une magnifique profession et nous avons le droit d\u2019en être fiers.Le ministère provincial de la Santé, comme le veut son rôle supplétif, assure la protection de la santé publique dans la mesure ou il reçoit la collaboration de la population.À cet égard, nous comptons beaucoup sur votre coopération, mes chers confrères.Qui, mieux L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 que vous, pourrait induire le public à profiter des bienfaits de l\u2019hygiène et de la médecine préventive ?Depuis 1945, nous avons dépensé près de six cents millions pour la protection de la santé dans la province de Québec.Au cours de l\u2019année fiscale 1958-59, j'ai déjà eu l\u2019occasion de le lire, le Québec a consacré 13.5 pour cent du budget à la santé publique.Vous connaissez bien le fonctionnement du ministère.Vous en connaissez les attributions et les services.Laissez-moi vous rappeler cependant que nous mettons à votre disposition d\u2019excellents laboratoires qui collaborent étroitement à la prévention des maladies d\u2019origine microbienne, industrielle, alimentaire et bactériologique.XXIXe CONGRÈS DE L\u2019A.M.LF.C.1561 On y fait le diagnostic prompt et sûr des maladies infectieuses : diphtérie, fièvre typhoïde, syphilis, tuberculose, ete.L\u2019analyse des échantillons prélevés chez les patients atteints de ces maladies vous est d\u2019un grand secours, vous le savez tout aussi bien que moi.Les laboratoires du ministère de la Santé collaborent également au dépistage, par l\u2019analyse de leurs substances humorales ou de leurs déchets organiques, des personnes qui, sans être malades, sont porteuses de germes infectieux.J\u2019al voulu par ces quelques précisions vous rappeler que le ministère comme le ministre entend collaborer avec vous.En terminant, je vous souhaite un beau congrès.Que de vos délibérations naissent de nouveaux avantages et pour vous et pour vos compatriotes ! ALLOCUTION DE M.DE BOYER DE SAINTE-SUZANNE, Consul général de France à Montréal.Je suis profondément sensible à l'honneur qui m\u2019est fait ce soir et même je ressens quelque confusion à parler à l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada en présence de tant de hautes personnalités.Fondée en 1902 à Québec par le professeur Delphis Brochu, professeur à l\u2019Université Laval, votre Association tient un congrès annuel au Canada, tantôt dans une ville, tantôt dans une autre, et ses travaux sont suivis avec une égale attention tant par les médecins que par les personnes attachées à la langue française.Le fait qu\u2019une telle Association ait pu naître, durer et prospérer au Canada est, vous en conviendrez, profondément émouvant pour un Français.Tel est le premier trait que je voulais souligner.Je voudrais aussi vous demander la permission de mettre en valeur l\u2019importance du corps médical, notamment dans mon pays, comme d\u2019ailleurs notre histoire littéraire en témoigne.Si un étudiant de lettres faisait une thèse sur les professions dans le théâtre ou dans le roman français, il devrait consacrer une large part de son travail au corps médical.On verrait ainsi que, dès le 14e siècle, le médecin est sujet d\u2019étude pour l'écrivain.On verrait que ce thème revient souvent depuis cette lointaine époque jusqu\u2019à nos jours.On verrait enfin que la satire qui était en usage jadis, alors que la médecine était balbutiante, a fait place à un chaleureux éloge, par exemple, chez Balzac et chez Marcel Proust.Il y a quelque trente ans, Albert Thibaudet publiait un petit volume sur la 3e République, intitulé « La République des Professeurs ».Ce titre un peu « accrocheur », si j'ose dire, simplifie le problème et donc le retrécit.En effet, outre les professeurs, les médecins ont joué un rôle important en France, dans tous les domaines, pendant la première moitié du 20e siècle.Aujourd'hui encore, un des plus hauts postes prévus par la nouvelle Constitution a été attribué à l\u2019un des vôtres, le professeur Vallery-Radot.Aussi, l\u2019Académie Française a-t-elle tenu à consacrer la place éminente du médecin 1562 dans la cité en accueillant des médecins parmi elle.Trois des vôtres ont actuellement l\u2019habit vert : il y a le professeur Vallery-Radot, dé- ja cité, qui vient de publier un livre intitulé « La Médecine à l\u2019échelle humaine » \u2014 et, en passant, laissez-moi vous dire, Messieurs, combien nous vous sommes reconnaissants, nous autres les patients, quand, en nous soignant, vous nous donnez l'impression de ne pas vous intéresser seulement à la maladie mais encore au malade.Il y a le professeur Mondor, qui sait tout ce qu\u2019il est possible de savoir sur Mallarmé.Il y a le professeur Delay, auquel on doit, en plus de romans de jeunesse appréciés des connaisseurs, une étude exhaustive sur la jeunesse d\u2019André Gide.Tant il est vrai que l\u2019étude et XXIXe CONGRÈS DE L\u2019AMLF.C.L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 la pratique de la médecine dans une spécialité étroite, l\u2019inclinent tout naturellement à s\u2019occuper des problèmes les plus généraux.Ce nombre d\u2019académiciens, 3 sur 40, dépasse sensiblement celui qui est attribué à d\u2019autres professions.Ce privilège me paraît juste à bien des égards.En ce temps d\u2019angoisse notamment, on est heureux de voir à l'honneur une corporation essentiellement secourable et dont le but consiste exclusivement à diminuer la souffrance des hommes et à prolonger leurs vies.Il ne me reste plus qu\u2019à vous remercier, Monsieur le Président, de m'avoir si libéralement donné l\u2019occasion de parler à vos confrères et à vous, Mesdames et Messieurs, de m'\u2019avoir si patiemment écouté.+ + ALLOCUTION DU PROFESSEUR HENRI REDON, Délégué de la France au XXIX° Congrès.Il m\u2019est bien impossible de vous cacher mon émotion, vous vous en rendez compte, et celle que j'ai ressentie en débarquant avant-hier à l\u2019aéroport de Dorval, accueilli par le docteur Smith, à mon arrivée sur cette terre canadienne qui a été nôtre, et en réalisant ainsi un projet qui m\u2019était cher depuis que, dans mon enfance provinciale, je lisais les exploits des héroïques soldats de Montcalm et de Lé- vis, et surtout depuis que j'ai atteint l\u2019âge d'homme.Car les hommes de ma génération ont suivi avec passion, comme l\u2019écrivait André Siegfried, l\u2019ascension extraordinaire de votre pays en puissance internationale, et les exploits héroïques du régiment de la Chaudière.Et je ne crois pas pouvoir prendre la parole dans cette cérémonie d\u2019ouverture sans vous dire, en mon nom et au nom de ceux que Je représente, mon admiration et mon respect envers ceux qui ont su conserver votre personnalité et à celles qui ont fait un peuple vigoureux et sain de quelques centaines de familles françaises du 18e siècle; au clergé canadien qui vous a maintenu, aux mamans canadiennes que célèbre si justement Monseigneur Tessier dans son livre émouvant sur la Neuve France.Bref à ceux et à celles qui ont réalisé le miracle canadien.Je sais, certes, que la France n\u2019a pas tou- Jours répondu à l\u2019idéal qu\u2019auraient rêvé nos frères canadiens, je sais que nous vous avons souvent déçus, et, je crois, chagrinés.C\u2019est que, peut-être, nous sommes sans doute restés, plus que vous, des Gaulois et des Méditerran- néens, cependant que le climat, votre statut de minorité farouche, votre voisinage de la grande République américaine créaient un nouveau type de Francais, une France autre et non pas une autre France.Et pourtant, mes chers amis, vous savez bien qu\u2019à chacune de nos grandes catastrophes nationales, même si nous les avons un peu cherchées, nos vieilles qualités, celles que vous avez su garder mieux que nous, peut-être, et surtout d\u2019une manière plus régulière, vous savez bien que ces qualités ont su prendre le dessus et vous avez vu, alors, notre vieux peuple, notre vieille France, se reprendre, et se lever dans une unanimité étonnante, der- L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 rière un guide en qui s\u2019est toujours incarné, hier, comme aujourd\u2019hui, toutes les meilleures qualités de notre, de votre race.Mais, d\u2019avoir su conserver dans toute leur pureté ces qualités qui ont fait la grandeur de votre pays vous crée, envers le monde occidental, une belle mais lourde responsabilité.Vous êtes, en Amérique, une sorte d\u2019avant- garde de la vieille Europe, vous êtes ici les plus jeunes représentants de notre civilisation greco-latine et surtout chrétienne et vous êtes en outre les derniers à avoir conservé des liens avec l\u2019Europe.Et, de ce fait, vous pouvez et vous devez être un trait d\u2019union entre la civilisation des vieux pays et celle de la jeune Amérique.C\u2019est la raison pour laquelle il est nécessaire, il est indispensable que nous nous unissions pour rajeunir et resserrer les liens spirituels et scientifiques entre la vieille et la Neuve France.; Et ces échanges ne sauraient évidemment se limiter au court passage d\u2019un conférencier ou d\u2019un homme d\u2019âge mûr; car c\u2019est la jeunesse, voyez-vous, qui peut seule établir et maintenir des liens à chaque génération.Ce sont nos étudiants de toutes les disciplines et non pas seulement de la médicale qu\u2019il faut échanger, car ce courant doit, à mon avis, être à double sens; c\u2019est à un véritable échange de jeunes qu\u2019il nous faut arriver.Car je crois que, par vous, de nombreux étudiants Français pourront, malgré leur regrettable insuffisance en langue anglaise, pénétrer cependant avec vous et par vous, la civilisation et la science américaines.Mais il faudrait aussi, je pense, que ces étudiants trouvent de l\u2019autre côté de l\u2019Atlantique, non pas une nouvelle communauté, canadienne ou française, dans une quelconque cité universitaire, mais qu\u2019on puisse les intégrer dans une famille, française ou canadienne.Vos enfants apprendraient ainsi que beaucoup de nos familles gardent, comme vous, les traditions de la vieille France et que les défauts que nous reproche certaine propagande, sont trop souvent exagérés; les cavernes St-Ger- main-des-Prés ne représentent pas la jeunesse XXIXe CONGRÈS DE L\u2019A.M.LF.C.1568 française, croyez-moi.Et c\u2019est dans ce sens que l\u2019Association France-Canada doit œuvrer.Sans doute, les Facultés de France, et celle de Paris tout particulièrement, je suis autorisé à vous dire de la part de son doyen, mon maître le Professeur Léon Binet, qui se flatte d\u2019être Docteur « Hnoris Causa » de vos Facultés, sont-elles prêtes à accroître, dans toute la mesure de leurs trop faibles possibilités, les facilités que nous vous offrons, mais je suis aussi persuadé qu\u2019une propagande en profondeur pourrait agir efficacement dans le sens que je viens d\u2019indiquer : celui de l\u2019intégration familiale que j'ai réalisé voilà 15 ans avec un élève, le Docteur Réal Doré et je sais que j'ai fait œuvre utile.Car c\u2019est pendant la jeunesse que peuvent se forger des liens d\u2019amitié et d\u2019affection qui resteront intangibles toute une vie, et je ne puis pas, sans une profonde émotion, songer aux premiers colis de douceurs américaines qu\u2019au lendemain de la guerre, après vingt années d\u2019amitié lointaine, m\u2019envoyait mon vieil ami Réal Doré, hélas disparu.Je crois qu\u2019il faut nous ouvrir mutuellement, non pas seulement nos écoles et nos amphitéâtres, mais aussi et surtout nos cœurs et nos familles, et nous nous assurerons par surcroît, croyez-le bien, la connaissance de la science américaine et de la science européenne qui n\u2019est peut- être pas aussi à la baisse que certains veulent bien le laisser croire.J\u2019ai dit européenne, car je crois qu\u2019en ce monde bouleversé, il est indispensable, il est proprement vital, quoiqu\u2019il en coûte à certains, quoiqu'il nous en coûte, que l\u2019âge des petites patries, après celui des prouesses, cède la place, à son tour, à l\u2019âge du continent, d\u2019un continent qui reste uni, malgré tout, par une commune mesure de la dignité et de la liberté de l\u2019homme, que nous tenons de notre formation chrétienne.Et cette fusion, ou cette union, vous nous en avez vous-mêmes, bon gré, mal gré, donné l\u2019exemple par la création de la nation canadienne moderne et votre bilinguisme peut tous nous aider. 1564 Avant de terminer, permettez-moi de rappeler le souvenir du Professeur Masson, canadien adoptif, et de remercier les organisateurs de ces journées pour leur accueil si extraordinairement affectueux, les docteurs Smith, ami de plus de trente ans, Blain qui prévoit tout, le Professeur Marion et tous mes autres + + XXIXe CONGRÈS DE L\u2019AMLFC L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 confrères can:diens dont la gentillesse nous a profondément émus.Permettez-moi de conclure en souhaitant la prospérité de la Neuve-France et surtout le resserrement de la fraternité franco-canadien- ne.Je vous dois, en vous quittant, vous prendre pour mon usage personnel la devise du Québec : Je me souviens.II \u2014 BANQUET DE CLÔTURE ALLOCUTION DE SON EXCELLENCE M.FRANCIS LACOSTE, Ambassadeur de France au Canada.Vous faites au représentant de la France au Canada un grand honneur en l\u2019invitant chaque année à participer à votre Congrès.Et vous lui faites aussi un vif plaisir.Ce plaisir, c\u2019est beaucoup, mais ce n\u2019est pas seulement celui de se retrouver avec vous, en amitié, en familiarité, et presque en famille, de station de montagne, à Jasper, en Alberta, en station du bord de la mer, à Saint-André, en Nouveau - Brunswick; maintenant dans cette géante métropole de Montréal; c\u2019est aussi de constater votre fidélité à tout ce que sa présence, parmi vous, rassemblés, signifie et symbolise.Sur le plan professionnel, c\u2019est chaque année, à un envoyé spécial, toujours choisi parmi les membres les plus éminents du corps médical français, que revient la distinction de marquer, par sa participation à vos travaux, la permanence et la solidité des liens confraternels qui unissent vos facultés aux nôtres; cette fois, c\u2019est à M.le Professeur Henri Re- don, de la Faculté de Médecine de Paris, déjà de longue date en relations personnelles avec plusieurs des dirigeants de votre Association, qu\u2019est échue cette agréable tâche.Mais les quelques mots que vous invitez l\u2019ambassadeur de France à Ottawa à venir prononcer au milieu de vous, correspondent, dans votre esprit et dans votre cœur, à une préoccupation qui va plus loin.Cette préoccupation va plus loin même que cet art, que cette science.que cette charité de tous les Jours, qui constituent l\u2019œuvre de votre vie.Ils apportent, à la fin de vos échanges techniques et de vos entretiens de savants une note différente, où, je le sais, vous voulez trouver à la fois un souvenir, une présence, et une confiance, \u2014 une confiance, c\u2019est-à-dire un espoir.Un souvenir ?Ai-je besoin de le définir celui-ci ?Vous ne l\u2019avez pas défini vous, dans la devise de votre Province.Et comme ces trois mots sont lourds de sens, quelle émotion ils causent aux Français de France qui les lit, ou les entend, pour la première fois ! Ces mots ont exprimé une grande peine, une cruelle nostalgie, un appel.Aujourd\u2019hui, ils nous montrent, ils nous disent, une fidélité et une foi.Et pour demain, nous y voyons une promesse.Non pas une promesse que vous nous donneriez \u2014 Pourquoi ?Mais une promesse valable pour vous comme pour nous \u2014 la promesse d\u2019une continuité dans la communion de pensée, dans la communauté d'orientation, dans la convergence des tendances, dans la confluence des aspirations.A l\u2019ouverture de vos travaux, au cœur de cette chère vieille ville française de Montréal, à côté de Votre Cathédrale rajeunie, et plus fermement enracinée que jamais en son centre; en cette Maison, encore toute neuve, où nous nous trouvons réunis ce soir, vous avez entendu, de la bouche du Dr Pierre Smith, un discours à mon gré excellent, un discours L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 proprement remarquable, et que je vous invite à relire \u2014 dans lequel il a dégagé, avec sa compétence de médecin, son talent d\u2019écrivain, et son cœur d\u2019homme, ce qui caractérise, peut-être plus et mieux que tout autre trait, l'originalité de la pensée médicale française.Non seulement dans un passé brillant, illustre, par les plus éclatantes réussites scientifiques et techniques, et déjà profondément imprégné de sens clinique de l'humain et de charité humaine, mais aussi bien, et davantage encore, dans le présent, c\u2019est ce que l\u2019on appelle au- jourd\u2019hui, en un sens évidemment distinct du classique, l\u2019 « humanisme » de la médecine.Il ne s\u2019agit point ici de la connaissance des civilisations antiques, passion et orgueil de la Renaissance, ni même de l\u2019acceptation du mot qui est propre au langage de la philosophie, et qui décrit une tendance à rendre à l\u2019humanité un culte quasiment divin.L'humanisme médical contemporain, tel que l\u2019entend l\u2019école française, est une orientation fort objective de la science et de l\u2019art des médecins vers une double approche du patient.Celui-ci est considéré non seulement comme un sujet dont l\u2019anatomie ou la physiologie animale sont affligées d\u2019un traumatisme ou d\u2019une anomalie fonctionnelle, mais comme une personne souffrant en son corps, et en son âme, frappée dans ses sens et dans sa sensibilité, affectée moralement, et peut-être intellectuellement et spirituellement, par le mal qui trouble sa vie physique.Devant son malade, le médecin humaniste n\u2019est pas seulement un pathologiste de la chair, du système nerveux, de la matière cérébrale.C\u2019est aussi un psychologue; s\u2019il le faut, c\u2019est aussi un psychiatre: et c\u2019est toujours un cœur charitable, un homme que l'habitude du spectacle et du contact de la souffrance n\u2019a pas rendu indifférent, ni insensible.Après trente et quarante ans de pratique, c\u2019est encore, c\u2019est toujours, sur la route de Jéricho, le Samaritain de l\u2019Evangile.Loin de moi, Mesdames et Messieurs, la pensée ridicule de prétendre que les médecins qui n\u2019appartiennent pas à cette école sont des êtres sans cœur et sans entrailles.Mais n\u2019est- 11 pas vrai que la ou les notions que je viens NNXINe CONGRES DE \u2019AMLFC.1565 d\u2019énoncer ne sont pas professées, en chaire, et en salle, que là où elles n\u2019ont pas été intégrées à l\u2019exercice quotidien de la profession, on voit trop souvent un art médical dont l\u2019impassibilité devient sécheresse et dont la pratique finit par ressembler à celle de l'ingénieur, auscultant, au banc d\u2019essai, un moteur essoufflé ?Le mécanicien d\u2019aujourd\u2019hui, pour traiter votre voiture, endosse la blouse blanche du chirurgien, et se met aux oreilles un sthétos- cope; tandis que, parfois, le grand patron, en certains hôpitaux de haute volée, se penche sur les courbes, les graphiques, les feuilles d\u2019analyse et les rapports, concernant le prochain opéré, avant que cet inconnu ne soit roulé devant lui, n\u2019offrant à ses yeux qu\u2019un périmètre d'intervention pudiquement dégagé.Cela, c\u2019est le cas limite, donc le cas exceptionnel.Mais, entre le juste, et l\u2019excessif, que de nuances, qui vont se dégradant de plus en plus ! Comprenez-moi : je pense toujours à ces trois aspects de l\u2019être immatériel qui vit dans le corps de chacun, je pense à son psychisme, réagissant au mal physique, et agissant sur lui, \u2014 pour le mieux ou pour le pire; je pense à sa raison, vulnérable, et parfois atteinte; Je pense enfin à sa personne morale, à son être économique et social, à son entité individuelle, parfois solitaire, le plus souvent engagé dans un complexe familial, professionnel, intellectuel et émotif, qui constitue, nous le découvrons chaque jour davantage, une zone importante de ce fameux « terrain », notion purement physiologique au début, maintenänt concept quasi universel.De Louis Pasteur, brûlant de sauver son petit berger atteint de la rage, autant que hanté par le désir de démontrer sur l\u2019homme la valeur et l\u2019effet de sa découverte, jusqu\u2019à Leriche, apaisant la douleur pour favoriser le progrès, ou assurer la guérison; jusqu'aux psycho-somatologues de l\u2019école de Jean Delay, pionniers de la recherche à la frontière de la matière et de l\u2019esprit, vous voyez, aussi bien sur le plan de la science que sur celui de 1566 l\u2019amour du prochain, cette idée de l\u2019homme total, offert corps et âme à l\u2019étude, au traitement, et à la compassion, du médecin et du chirurgien de cette école française dont vous vous réclamez.Messieurs, qui mieux que vous pourrait écouter ces voix d\u2019outre Atlantique ?Ne s\u2019ex- priment-elles pas dans votre langue ?Ne les comprenez-vous pas à demi-mot ?Et mieux, ne sentez-vous pas en vous-mêmes le mouvement intellectuel, et sensible, qui les inspire ?Mieux encore, la voix des principaux d\u2019entre vous s\u2019'unit à ces voix de France.Vos maîtres rejoignent les nôtres.Le Docteur Pierre Smith, dans son admirable lever de rideau du 23 septembre, a cité un mot d\u2019André Malraux, avec lequel je vais me permettre d\u2019entrer en dissidence : c\u2019est un droit, un droit spirituel, que notre ministre de la culture, entre tous, serait bien mal venu à me dénier » « La culture, a-t-il dit, ne s\u2019hérite pas.Elle se conquiert ».Je ne suis pas du tout sûr que ce soit vrai pour un individu.Mais n\u2019est-il pas certain, surtout, lorsque l\u2019on songe à vous, Messieurs, que ce n\u2019est pas vrai d\u2019un peuple ?Chacun de vous bien sûr, a appris ce qu\u2019il sait, et disons même qu\u2019il a « conquis », de haute lutte, ses titres et ses diplômes.Mais penseriez-vous, sentiriez-vous, écririez-vous, XXIXe CONGRÈS DE L\u2019AMLF.C.L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 agiriez-vous, comme vous le faites, si vous aviez seulement « acquis » la connaissance du français, et lu des ouvrages venus de France ?La culture française n\u2019était-elle pas dans votre héritage ?Elle est dans votre sang, comme elle est dans le nôtre, et dans ce patrimoine subtil, \u2014 qui ne s\u2019est pas encore trouvé, non plus que l\u2019âÂme, à la pointe d\u2019un scalpel, \u2014 qui fait précisément l\u2019objet de nos études, de vos études, sans doute parce qu\u2019il est plus près de nos communes préocupations que de celles d'autres écoles scientifiques, d\u2019ailleurs non moins respectables, et non moins prestigieuses.C\u2019est là, sans doute, que se trouvent votre conquête et votre apport propre à la science médicale canadienne qui s\u2019est si richement illustrée récemment.Je songe au Dr Best et au Dr Penfield \u2014 pour ne citer que deux très grands noms \u2014 et dont vous êtes intégralement partie.Ayant cité une citation de votre président, pour la critiquer, je vais maintenant le citer, lui, pour l\u2019applaudir : « Puissions-nous, a-t-il déclaré, en terminant son adresse, nous trouver, un jour prochain, réunis à Paris même, pour témoigner que l\u2019élite médicale du Canada français est digne du rôle qui lui revient en terre d\u2019Amérique.» Messieurs, mes amis, la France vous attend. CONFRONTATIONS CONFRONTATION CLINICO-PATHOLOGIQUE (Hôpital Notre-Dame) Observation Il s\u2019agit d\u2019une femme de 34 ans, hospitalisée un 2 septembre pour céphalées intenses à l\u2019hémicrâne gauche.En mai de la même année, elle est hospitalisée pour dysurie, douleurs intermittentes au bas-ventre et œdème malléolaire vespéral.À ce moment on lui trouve une tension artérielle élevée à 190/110 et un observateur a l\u2019impression que les deux reins sont palpables surtout le droit.L\u2019analyse des urines montre la présence d\u2019albumine et de pus, l\u2019azotémie est à 26 mg %, la glycémie à 85 mg %.À la pyélo- graphie rétrograde il y a dilatation pyélocali- cielle bilatérale plus marquée à droite.La patiente note dans ses antécédents qu\u2019elle aurait fait une albuminurie importante lors d\u2019une grossesse antérieure.Son père est décédé à 35 ans d\u2019une maladie rénale.Elle reçoit son congé après avoir subi une néphropexie droite pour néphrotose.Quant à l\u2019épisode actuel il débute le 7 septembre par l\u2019apparition soudaine de céphalées violentes généralisées à tout l\u2019hémicrâne gauche, de plus la patiente se sent faible, étourdie, se plaint de nausées et de vomissements à quelques reprises.Elle accuse également une vue embrouillée, des bourdonnements d\u2019oreilles, des douleurs dans le cou ainsi que des engourdissements aux deux membres gauches.A l\u2019examen: la patiente est consciente, ses pupilles sont égales et les réflexes pupillaires sont présents, les fundi montrent la présence de sclérose vasculaire, d\u2019exsudats anciens, d\u2019hémorragies et d\u2019œdème de la papille.La nuque est raide, il y a des râles sous-crépi- tants aux deux bases pulmonaires, la T.A.est à 220/110, le rein droit est palpable, les réflexes ostéo-tendineux sont normaux et symétriques.Absence des signes d\u2019Hoffman et de Babinski; il n\u2019y a pas de troubels de la sensibilité.Analyse des urines: albumine 11 gms au litre, présence d\u2019acétone, de rares globules rouges, de nombreux cylindres hyalins et granuleux, de nombreux leucocytes et cellules ainsi que la présence de pus.Hémogramme: G.R.3,975,000; Hb: 82% ; V.G.: 1; G.B.13, 760; Poly-neutro: 91%; baso: 0; éosino: 0; mono: 3; lympho: 6.Urée: 35 mg% ; Glucose: 116 mg % K.: 43 mEq; Na: 118 mEq; Cl: 85 mEq; R.A.57 vol.%.La radiographie du crâne est négative.Evolution Les deux premiers jours de son hospitalisation la patiente est consciente et se plaint toujours de céphalées intenses.Le 13 septembre, elle fait une crise convulsive avec opistho- tonos.Le 14, elle devient somnolente puis semi-consciente, sa raideur de nuque augmente, les signes de Brudzinski et de Kernig deviennent positifs.Elle fait une période d\u2019oligurie à ce moment-là, sa T.A.est à 240-/140.Un traitement hypotensif à l\u2019ansolysen est institué et la patiente est rehydratée.Dans la nuit du 15 au 16 septembre, elle présente à la suite de l\u2019Ansolysen, une période d\u2019hypotension relative à 140/100 environ, qui dure 8 heures.Le 16, apparition d\u2019une hémiplégie droite avec Babinski franc à droite et hémianopsie homonyme droite.Avec la rehydratation le débit urinaire devient normal, l\u2019azotémie d\u2019alors est à 23 mg %.Sa T.A.reste élevée malgré l\u2019Ansolysen.Le 17 septembre, la patiente est toujours comateuse, ses pupilles sont mydriatiques, 1568 puis la T.A.tombe et la patiente meurt le même jour.Un examen complémentaire a donné le diagnostic qui fut confirmé par une autopsie.(Histoire de cas résumée par le docteur G.Dumont.) Docteur Maurice Leclair Revoyons et discutons d\u2019abord le protocole tel que présenté.Les céphalées intenses à l\u2019hé- micrâne gauche et l\u2019hémiplégie droite qui surviennent vers la fin de l\u2019évolution, situent la lésion neurologique à gauche.La dysurie et les douleurs au bas-ventre peuvent nous indiquer une infection génito-urinaire, et ceci est corroboré par l\u2019analyse des urines.L\u2019ædème vespéral peut s\u2019expliquer de plusieurs manières; la patiente est-elle obèse, a-t-elle des varices aux membres inférieurs?ou est-ce une manifestation d\u2019insuffisance cardiaque ou rénale.Pour ma part, je crois plus tôt que cet œdème est une manifestation de gravité tout simplement, tel qu\u2019on le retrouve si souvent l\u2019été chez la femme.Les deux reins sont palpables; c\u2019est une trouvaille assez constante dans le protocole et le droit semble plus facilement palpable; ceci est important mais il faudrait savoir si la patiente est obèse ou maigre, car des reins palpables sans précision de volume, sont plus significatifs chez l\u2019obèse que chez la femme maigre.L\u2019analyse des urines de la première hospitalisation montre de l\u2019albumine et du pus sans préciser ni la quantité de ces anomalies ni le moyen de prélèvement, soit par prise directe ou miction simple.Une culture des urines à ce moment aurait été intéressante; nous notons tout de même que la réserve rénale semblait être encore assez bonne avec un azotémie à 26 mg %.La dilatation pyélocalicielle de la pyélographie rétrograde est très importante à mon sens, et il faudra voir ces radiographies plus tard.L\u2019albuminurie d\u2019une grossesse antérieure nous renseigne peu, il faudrait aussi savoir si la malade faisait alors de l\u2019hypertension, ou s\u2019il y avait une histoire compatible avec une pré- éclampsie.Le décès de son père au même âge, d\u2019une maladie rénale, est très important, nous CONFRONTATIONS L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 le verrons sous peu.La néphropexie s\u2019explique mal; pourquoi une pexie rénale si l\u2019hydronéphrose est bilatérale ou s\u2019il s\u2019agissait de reins polykystiques ou pyélonéphritiques?Sans doute, la protocole opératoire nous est caché car on a dû faire le diagnostic rénal macrosco- piquement au moment de l\u2019intervention.Passons à l\u2019histoire actuelle.La soudaineté de l\u2019apparition des céphalées milite en faveur d\u2019une hémorragie intra-cranienne, mais n\u2019élimine pas un processus tel que la rupture d\u2019un abcès, une tumeur, etc.La faiblesse, les étourdissements, les nausées et vomissements sont des symptômes non-spécifiques et non-locali- sateurs.La vue embrouillée, les bourdonnements d'oreilles pourraient nous faire soupçonner une lésion du tronc cérébral; les douleurs dans le cou, peuvent être la manifestation d\u2019un méningisme tel que l\u2019on voit dans une hémorragie méningée.Les engourdissements dans les deux membres gauches me laissent perplexe; pourquoi dans les membres gauches si nous situons la lésion du système nerveux central à l\u2019hémicrâne gauche?À l\u2019examen, le fond d\u2019œil montre un groupe IV d\u2019hypertension ce qui signifie un processus en phase maligne.Même après la néphropexie, le rein droit est encore palpable.L\u2019examen neurologique tel que donné est normal, et je suppose que le reste de l\u2019examen neurologique a été fait et s\u2019est avéré normal.Pour fins de discussions, je prends pour acquis que le reste de l\u2019examen physique au complet est normal ainsi que le pouls et la température.L\u2019acétone dans les urines s\u2019explique aisément par la déshydratation, le reste de l\u2019examen des urines à la dernière hospitalisation est compatible avec une atteinte diffuse du rein; j'avoue que l\u2019examen des urines par lui-même, me fait pencher vers la pyélonéphrite chronique.La polynucléose (91% de 13,760) peut s\u2019expliquer par une infection urinaire, ou une lésion du système nerveux central ou les deux à la fois.L\u2019hyponatrémie et l\u2019hypochlorémie sont importantes et peuvent s\u2019expliquer possiblement par un ensemble de phénomènes, tels que vomissements, lésion du système nerveux L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 central etc.La radiographie du crâne est à voir.L'évolution nous renseigne un peu sur la localisation de la lésion au système nerveux central.La crise convulsive provient d\u2019un foyer irritatif qui peut être une hémorragie, un anévrisme, une tumeur, une petite thrombose ou même un abcès.L\u2019opistothonos, un phénomène de décortication ne nous renseigne pas beaucoup.La semi-conscience et les signes méningés peuvent s\u2019expliquer par un œdème cérébral avec envahissement méningé.L\u2019oligurie est possiblement liée à la déshydratation, même si on ne nous dit pas le volume exact des urines ou la durée de cette oligurie.La période d\u2019hypotension relative durant 8 heures.ne m\u2019impressionne pas trop; avec une diastolique à 100, je ne crois pas que ceci soit significatif.L'hémiplégie droite avec signes pyramidaux à droite ainsi que l\u2019hémianopsie homonyme droite nous font penser à une lésion de la capsule interne gauche touchant aussi le faisceau optique.La phase terminale avec mydriase ne m\u2019aide pas a faire un diagnostic précis.L\u2019examen complémentaire qui donna le diagnostic me trouble.J\u2019avoue franchement que je ne puis imaginer un examen qui à la fois aurait pu donner le diagnostic rénal et nerveux.Parmi les examens que j'ai considérés, mentionnons l\u2019angiographie cérébrale, l\u2019examen du liquide céphalo-rachidien comme aides diagnostic nerveux; la biopsie rénale et la pyélographie endoveineuse comme aides au diagnostic rénal.Avant d'entrer dans la discussion des diagnostics à considérer, permettez-moi d\u2019émettre quelques principes de base sur lesquels je fonde mes arguments.En premier lieu, trois choses importantes attirent notre attention dans le protocole, c\u2019est-à-dire: l\u2019hypertension, une lésion rénale bilatérale et une lésion du système nerveux central à l\u2019hémicrâne gauche.Comme il est toujours plus sûr de tout expliquer par un seul diagnostic, nous suivrons ce principe ici.Par l\u2019histoire et l\u2019évolution, il semble que la lésion rénale et/ou l\u2019hypertension soient primaires et que la lésion nerveuse CONFRONTATIONS 1569 soit secondaire; donc, les infections et tumeurs du système nerveux central sont quasi éliminés.Je considère la lésion rénale et l\u2019hypertension comme étant reliées l\u2019une à l\u2019autre: si l'hypertension est primaire, c\u2019est avec une néphrosclérose rénale; si la lésion rénale est primaire, c\u2019en est une qui s\u2019accompagne souvent d\u2019hypertension.Si la lésion nerveuse est secondaire à l\u2019hypertension, c\u2019est une hémorragie ou une thrombose; si cette même lésion est secondaire à une pathologie rénale, il peut s\u2019agir d\u2019une tumeur métastatique au cerveau ou d\u2019une infection à départ rénal.J\u2019admets que la cause immédiate de la mort est du domaine du système nerveux central et probablement pas dû à une insuffisance rénale.Quelques diagnostics plutôt rares me sont venus à l'esprit, je les mentionne pour les éliminer tout de suite, car rien dans l\u2019histoire ne nous permet de les soupçonner.Aussi, un phéochromocytome, une périartérite noueuse, un lupus disséminé, une coarctation de l\u2019aorte, une tumeur du système nerveux central avec hypertension qui donnerait une néphrosclérose sont mis au rencart.Avouons que lorsque chez une jeune femme qui présente une atteinte rénale avec hypertension et troubles du système nerveux central, nous n\u2019arrivons pas a trouver un diagnostic, il faut considérer un lupus disséminé, ce grand simulateur qui classiquement se présente toujours d\u2019une manière atypique.L\u2019hypernéphrome avec hypertension et métastases cérébrales, je ne le considère pas sérieusement pour les raisons suivantes: l'hypertension est plutôt rarement secondaire à un hypernéphrome; il faudrait postuler ici une lésion bilatérale; on aurait enlevé le rein néoplasique à l\u2019intervention.Il me reste quatre autres choix que je considère un par un, pour accepter le dernier comme diagnostic final.Hypertension essentielle avec néphrosclérose et hémorragie cérébrale L'histoire du père est certainement suggestive et l\u2019évolution du cas avec hypertension essentielle d\u2019abord, suivie d\u2019une phase maligne 1570 le fait que les deux reins semblent avoir été palpables et probablement gros durant tout le cours de la maladie.Bien qu\u2019il est vrai que les reins de l\u2019hypertension maligne puissent être de grosseur normale ou même de volume augmenté, l\u2019évolution semble avoir été assez longue pour nous permettre de soupçonner que la patiente aurait de petits reins contractés.La dilatation pyélocalicielle s\u2019expliquerait mal par une hypertension essentielle sans autre lésion rénale.Pour ces raisons, et j'avoue qu\u2019elles sont très discutables, je ne crois pas qu\u2019il s'agisse d\u2019hypertension essentielle tout simplement.Pyélonéphrite chronique avec hypertension et hémorragie cérébrale Ici, nous commençons à nous approcher de la vérité.Avouez que l\u2019histoire de dysurie avec douleurs intermittentes au bas-ventre, les analyses d\u2019urines qui montrent toujours du pus, la polynucléose et même la dilatation pyélocalicielle sont suspects.Mais encore ici, Je m\u2019attendrais à avoir de petits reins contractés.Hydronéphrose bilatérale par obstruction (probablement congénitale) avec hypertension et hémorragie cérébrale.Les gros reins, la dilatation pyélocalicielle et même jusqu\u2019à un certain point la néphro- pexie s\u2019expliqueraient.Cependant, je me dis que si l\u2019hydronéphrose était bilatérale, on aurait recherché et probablement trouvé une obstruction distale aux uretères et la patiente aurait eu une évolution différente avec atteinte de correction chirurgicale.Reims polykystiques congénitaux avec hypertension, anévrisme du polygone de Willis et hémorragie cérébrale J\u2019adopte cet ensemble de circonstances comme diagnostic final.Les gros reins, l\u2019hypertension, la dilatation pyélocalicielle, les analyses d\u2019urines, l\u2019histoire de famille, les céphalées et troubles d\u2019ordre neurologique, l\u2019évolution et la phase terminale s\u2019y situent comme dans un casse-tête achevé.Le tout satisfait CONFRONTATIONS L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 l\u2019esprit et j'avoue qu\u2019une telle situation fait un cas classique pour une conférence clinico- pathologique telle que celle-ci en se rappelant de l\u2019association de l\u2019anévrisme du polygone de Willis et des reins polyoptiques.L'examen complémentaire fut probablement une angiographie cérébrale qui montra la présence d\u2019un anévrime cérébral à gauche.Tant qu\u2019au diagnostic rénal, il a probablement été fait lors de l'intervention chirurgicale.Une autre possibilité, plutôt fantaisiste, serait qu\u2019à la suite de l\u2019angiographie cérébrale, on ait pris une radiographie simple de l\u2019abdomen et obtenu une néphrographie secondaire, montrant les déformations vasculaires dues aux kystes rénaux.Ce diagnostic fait, il ne restait qu\u2019à traiter la malade médicalement, ce qui -semble avoir été fait.Une intervention neuro-chirur- gicale aurait pu être considérée si l\u2019anévrisme était unilatéral et si l\u2019état de la malade le permettait.Diagnostic clinique Reins polykystiques congénitaux avec hypertension, anévrisme gauche du polygone de Willis, hémorragie intra-cérébrale gauche et hémorragie sous-arachnoidienne.Docteur Jean-Louis Léger Une pyélographie rétrograde pratiquée chez cette malade le 16 mai démontre des reins de volume normal, à contours réguliers.Les cavités sont dilatées modérément.La dilatation est plus importante du côté droit que du côté gauche.Le rein droit nous paraît ptosé.La morphologie des cavités rénales ne paraît pas modifiée.L\u2019on ne peut surtout pas porter le diagnostic radiologique de rein poly-kystique.(Après coup, il est possible d\u2019apercevoir quelques images « en coup d\u2019ongle » sur quelques papilles.Ces images pourraient représenter de tout petits kystes mais les kystes ne sont certainement pas assez gros pour déformer les calices).Des radiographies du crâne faites le 12 septembre sont entièrement négatives.Une artériographie carotidienne bilatérale pratiquée le 13 septembre permet de démontrer L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 trois anévrysmes artériels.Le premier situé sur la carotide interne gauche au confluent de l\u2019ophtalmique et un 2e sur cette même carotide interne, confluent de la communicante postérieure.Un 3e anévrysme est démontré sur la carotide interne droite à sa bifurcation.Ce dernier anévrysme se projette entre les cérébrales antérieure et moyenne.Docteur Françoise Robert A l\u2019autopsie nous avons trouvé des modifications pathologiques importantes dans deux organes.Les reins sont tous les deux augmentés de volume.Le rein droit pèse 350 grammes, le rein gauche 485 grammes.La surface externe est bosselée par de nombreux kystes dont les plus gros mesurent 3 cm.Ces kystes sont de consistance et de couleur variables; les uns jaunes remplis par un liquide citrin translucide, les autres brunâtres dans lesquels le liquide est plus épais.Le cerveau a tout d\u2019abord attiré notre attention par la présence d\u2019une hémorragie sous- arachnoidienne légère dont nous voyons les vestiges autour du cervelet.La dissection de l\u2019Hexagone de Willis a révélé la présence de quatre anévrysmes.Le premier est situé dans la carotide interne gauche juste en dessous de sa bifurcation; il est en partie sectionné.Le deuxième est situé sur la carotide interne gauche à l\u2019origine de l\u2019artère choroidienne antérieure.Il est bi-lobulé et entouré par un petit caillot sanguin qui représente l\u2019endroit de rupture de l\u2019anévrysme.Il y a également deux autres anévrysmes à droite; l\u2019un sur la bifurcation de la carotide interne et l\u2019autre à la bifurcation de la cérébrale moyenne.On note aussi que l\u2019hémisphère gauche est augmenté de volume et ramolli.Il y a hernie bilatérale des uncus plus marquée à gauche.À la coupe, l'hémisphère droit est sans particularité.A gauche, il y a ramollissement de tous le territoire d\u2019irrigation de la carotide interne.Le cortex est plus épais.Il a une teinte gris rosé et la démarcation entre substance grise et substance blanche est floue.La substance blanche commence tout juste à se CONFRONTATIONS 1571 ramollir.Il s\u2019agit d\u2019un infarctus récent d\u2019environ 48 heures.Le mésencéphale est comprimé est allongé dans son diamètre antéro-postérieur.Il ne présente pas cependant d\u2019hémorragies.Pour résumer voici une malade porteuse de reins poly-kystiques de plusieurs années, qui fait tout à coup une hémorragie sous- arachnoidienne par rupture d\u2019anévrisme cérébral.Le tableau final se complique d\u2019un ramollissement du territoire de la carotide interne à gauche, survenu à l\u2019occasion d\u2019une hypotension prolongée.Le but de notre présentation ce matin, est d\u2019attirer l\u2019attention sur l\u2019association des deux malformations, reins poly-kystiques et anévrysme de l\u2019héxagone de Willis.Malgré que l\u2019on ait invoqué de nombreuses hypothèses pathogéniques, depuis l\u2019obstruction de néphrons, la malunion du méso et du méta-néphros qu\u2019aux tumeurs, la maladie poly-kystique demeure mystérieuse.Il reste cependant qu\u2019il semble s\u2019agir d\u2019une malformation congénitale capable d\u2019apparaître chez plusieurs membres de la même famille.En ce qui concerne l\u2019anévrisme cérébral, l'opinion est généralement unanime.Le facteur principal est l\u2019hypoplasie ou l\u2019aplasie de la média à la bifurcation des artères qu\u2019il s\u2019agisse de vaisseaux permanents ou de vaisseaux embryonnaires destinés à disparaître.À ces endroits, la paroi de l\u2019artère est constituée par un endothélium, une membrane élastique interne et un peu de tissu fibreux.Chez certains individus la chose se complique encore du fait que la membrane élastique interne dégénère.À ce moment l\u2019endothélium et le tissu fibreux cèdent sous la pression du sang et il se forme une dilatation anévrys- male.Depuis les premiers cas publiés par Dunger en 1904 jusqu\u2019au récent article de Dalgaard, en 1957, nous relevons 39 cas dans la littérature où l\u2019association reins poly-kystiques et anévrismes cérébraux est certaine.Dans 34 cas, l\u2019anévrysme cérébral était rupturé.Dans 2 de ces 34 cas, la rupture de l\u2019anévrysme l\u2019Union Méd.Canada CONFRO! 1572 ONFRO Tome 88 \u2014 Déc.1959 TATIONS Fig.3.\u2014 Coupe horizontale montrant le ramollissement de l\u2019hémisphère gauche.Fig.1.\u2014 Pyélographie rétrograde.Fig.2.\u2014 Dissection de l'hexagone de Willis.Les Fig.4 \u2014 Face inférieure du cerveau montrant la flèches indiquent les anévrysmes.La flèche portant hernie des uneus et l\u2019allongement consécutif du des hachures montre l\u2019anévrysme rupture.mésencéphale. L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 Fig.5.\u2014 Rein polykystique.cérébral était rupturé.Dans 2 de ces 34 cas, la rupture de l\u2019anévrysme n\u2019avait pas entrai- né la mort, une malade ayant été opérée avec succès pour son anévrisme, le second malade étant mort d\u2019anévrysme rupturé de l\u2019aorte.M1 l\u2019on additionne les statistiques de cet auteur, on obtient 360 anévrismes cérébraux; dans 21 cas, il y a également présence de reins poly-kystiques ce qui fait une fré- CONFRONTATIONS 1573 quence de 5.9%.Si au contraire, on calcule l\u2019incidence des anévrysmes rupturés dans les cas de reins poly-kystiques, on obtient en additionnant les statistiques de Suter et de Brown, un total de 9 anévrismes dans 41 cas de reins poly-kystiques, ce qui fait une incidence de 20%.Bigelow, qui présentait les statistiques du Albany Hospital en 1953, trouve sur 8,882 autopsies, 18 cas de reins poly-kystiques.L'examen du cerveau a été fait dans 10 de ces cas et on trouve 3 anévrysmes, ce qui fait une fréquence d\u2019au moins 16.6%.Dans cette méme série, la fréquence des reins poly-kys- tiques dans 47 anévrysmes cérébraux et de 6.4%.Nous pouvons conclure que l'association reins poly-kystiques et anévrysmes cérébraux est trop fréquente pour résulter seulement d\u2019un hasard.L\u2019hypertension qui survient si fréquemment chez ces malades, est un facteur qui ne saurait être négligé dans la rupture de ces anévrysmes.Diagnostic anatomique Reins poly-kystiques.Anévrysmes multiples de l'hexagone de Willis.Rupture d\u2019un anévrysme de la carotide interne gauche à l\u2019origine de la choroïdienne antérieure.Hémorragie sous-arochnoïdienne légère.Ramollissement fronto - pariéto - temporal gauche récent.Hernie des uncus avec compression du mésencéphale.BIBLIOGRAPHIE R.DUNGER: Beitr, path.Anat., 95: 445, 1904.O.Z.DALGAARD: Acta Medica Scand., suppl.328, 1957.W.SUTER: Schweiz, med, Wschr., 79: 471, 1949.R.A.P.BROWN: Glasgow Med., J.32: 33, 1951.N.K.BIGELOW: Am, J.M.Sc., 225: 485, 1953. CORRESPONDANCE ob ++ LETTRE DES ÉTATS-UNIS En même temps que progressent la prévention, le diagnostic et le traitement des maladies, des perfectionnements sont apportés aux techniques de l\u2019enseignement \u2014 perfectionnements dont dépend pour une large part, Uamélioration continue des soins médicaux.On a récemment eu l'idée d'utiliser pour l'enseignement de la médecine une petite caméra de télévision.P.Moore et H.von Leden décrivent cette métode dans le numéro du 25 avril du « Journal of the American Medical Association » (169:1976, 1599).Un appareil de prise de vues est fixé sur un casque que porte le médecin.Un objectif périscopique donne, de la région examinée, une image qui est transmise par fil à un appareil de télévision que les étudiants peuvent regarder en aussi grand nombre qu\u2019on le désire.Jusqu'ici, pour permettre aux étudiants de voir ce que voit le professeur, on avait recours à des miroirs ou à des photos.Mais ces solutions m\u2019étaïent guère satisfaisantes car ces méthodes avaient toutes deux des possibilités d'utilisation limitée.La caméra de télévision permet au médecin examinant de voir nettement le champs opératoire et de conserver la pleine liberté de ses mouvements, en même temps qu\u2019elle donne aux étudiants le moyen de voir au même moment que leur maître, la même région.Jusqu'ici, cette caméra a été utilisée dans les salles d\u2019hôpitaux et de cours ainst que dans les salles d\u2019opérations, pour étudier l\u2019oreille, le nez et la gorge D\u2019après un article de H.Fields et de J.W.Greene, Jr.publié dans le numéro d\u2019août d\u2019 « Obstetrics and Gynecology » (14:249, 1959) on peut sans danger et avec de bons résultats, provoquer l'accouchement chez les nullipares.Cette méthode a été utilisée pour provoquer volontairement l\u2019accouchement de 714 nullipares et de 2,218 multipares.Pour provoquer l\u2019accouchement, on a eu recours à des injections intra-veineuses de Pi- iccine en solution diluée (10 unités dans 1,000 ce d'une solution aqueuse de glucose à 5%) ainsi qu\u2019à l\u2019amniotomie, lorsque la dilatation du cervix atteignait au moins 2 cms et que son coefficient d\u2019effacement atteignait ou dépassait 80%.La durée du travail chez les nullipares est restée dans les limites normales en cas de premier accouchement.Les résultats de l\u2019étude ci-dessus montrent que l\u2019accouchement provoqué n\u2019offre pas plus de risques dans le cas des nullipares que dans celui des multipares.La seule différence que l\u2019on ait relevée entre les deux groupes est que le spasme \u2018utérin s'est produit deux fois plus souvent chez les nullipares que chez les multipares.En outre, chez les nullipares, l\u2019accouchement a été plus fréquemment suivi d\u2019écoulement de sang.On a remédié à cet état de choses en diminuant la vitesse d\u2019écoulement ou en réduisant la concentration d\u2019oxytocine.En matière d\u2019accouchements provoqués, qu\u2019il s\u2019agisse de multipares ou de nullipares, il importe toujours autant de sélectionner soigneusement les sujets et de bien observer les précautions de règle, lorsqu\u2019on emploie la Pi- tocine.La Croix Rouge américaine a officiellement adopté la méthode de respiration artificielle par insuflation d'air de bouche à bouche, aussi bien pour les adultes que pour les enfants.Après étude approfondie de la question, il a été reconnu à l\u2019unanimité que cette méthode était la plus pratique.IL convient d\u2019y apporter deux modifications lorsqu'on l\u2019applique à un enfant.Le sauveteur doit limiter l\u2019ampleur de ses mouvements respiratoires pour tenir compte du volume plus réduit des poumons de l\u2019enfant et observer un rythme de 20 mouvements à la minute.Au contraire, dans le cas d\u2019un adulte, le sauve- tëur doit insufler à fond au rythme de 12 L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 mouvements respiratoires à la minute.La seconde différence concerne l\u2019élimination des obstacles qui s\u2019opposent aux échanges d\u2019air.Après avoir vérifié la position de la tête et de la mâchoire, l faut soulever l\u2019enfant par les chevilles et lui donner 2 ou 3 bonnes tapes entre les omoplates.Mais un adulte sera retourné sur le côté de manière à ce qu\u2019on puisse lu admimstrer aussi quelques tapes dans le dos.Ce traitement peut permettre de déloger les matières qui obstruent le passage de l\u2019air.On est parvenu à réduire dans de grandes proportions la quantité de sang frais que requiert la machine employée pour remplacer le cœur et les poumons, en opérant deux malades à la suite l\u2019un de l\u2019autre.A l\u2019hôpital pour enfants de Boston, il faut deux litres de sang pour amorcer la machine et, le cas échéant, 15 litres de plus pour les transfusions et le stock de réserve.Ce sang doit être du même groupe que celur de l\u2019opéré, avoir été prélevé la veille ou le jour même, et avoir été traité pour diminuer les risques de coagulation.R.E.Gross rapporte à ce propos, qu\u2019il a récemment opéré un malade à 8 heures du matin en utilisant la machine, purs, qu'après que l\u2019opération eut été terminée à 10 heures 80, la machine a été branchée sur un autre malade appartenant au même groupe sanguin.La seconde opération fut effectuée sans réamorcer la machine, et cette technique donna pleine satisfaction.Quant au sang qui restait dans la machine après l\u2019opération, à fut mis dans des sacs de plastique de manière à pouvoir en cas de besoin, l\u2019utiliser au cours des jours suivants.L'hypnotisme n\u2019est pas une méthode d'anesthésie que l'on puisse appliquer impunément à tout le monde, a déclaré T.X.Barber lors dune réumon de l\u2019 « American Medical Association ».Les personnes suscep- CORRESPONDANCE 1575 tibles d\u2019être hypnotisées au lieu d\u2019être anesthésiées appartiennent à un groupe qui présente des caractères bien particuliers comme le montre leur biographie.Elles se sont dès la plus tendre enfance, montrées capables de se comporter comme si elles étaient en état d\u2019hypnose sans avoir besoin d\u2019être « hypnotisées ».Ces personnes ont la faculté de s\u2019endormir à volonté, de concentrer leur attention sur leur travail en rejetant tout autre sollicitation extérieure, la faculté de s\u2019abstraire rapidement et facilement du monde externe et la faculté de négliger et d\u2019ignorer toute sollicitation étrangère.En plus de toutes ces qualités, ces personnes ont foi en l\u2019hypnotisme, elles sont persuadées qu\u2019il leur permettra de connaître des états sortant de l\u2019ordinarre, et enfin, elles sont prêtes à accepter de croire que la réalité est conforme à la description qu\u2019en fait l\u2019hypnotiseur.Au cours de la même réunion, H.Rosen a rappelé qu\u2019il fallait se garder d\u2019utiliser l\u2019hypnotisme à tort et à travers.IL a souligné qu\u2019il ne devait être employé que par des médecins et ajouté que su « presque n\u2019importe quel docteur peut apprendre à hypnotiser en 1/2 heure au plus, ce qui importe surtout c\u2019est de savoir quand al ne faut pas hypnotiser.».D\u2019après N.G.Georgiade de Duke University (Durham, North Carolina), des maîtres de recherche de cette université, ont réussi à maintenir un morceau de peau, en vie et en état de développement, pendant plus de quatre ans.De la peau de chen conservée dans des solutions chimiques spéciales à des températures inférieures à 9,5° C., a pu apres 1,480 jours être greffée avec succès.Jusqu\u2019ici on m\u2019avait jamais réussi à maintenir de la peau en vie pendant plus de 400 jours.La possibilité de conserver très longtemps la peau pourrait permettre à l\u2019avenir, de disposer de quantités illimitées de peau, pour soigner les brülures. ANALYSES Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complétes et utilisables, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le « Quarterly Cumulative Index Medicus»: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, le volume, la page, le mois (le jour du mois si le périodique est hebdomadaire).l\u2019année.Exemple: J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.« Ann.Med.Psychol.», 94: 1 (juin) 1938.MEDECINE L.DELOYERS, Fr.MOYSON et J.VAN DER STRICHT.\u2014 Traitement des hémorragies de I'hypertension portale par déconnexion inter-azygo-portale et suppression de l'acidité gastrique réalisée par gastrectomie inversée et splénectomie.\u201cArch.Mal.App.Dig.\u201d, 47: 801 (juillet-août) 1958.À côté des opérations par shunt qui paraissent seules avoir gardé, parmi les interventions proposées dans les hémorragies par varices œsophagiennes, une faveur légitime, nous proposons une autre modalité opératoire, plus simple que les grandes résections gastro-œso- phagiennes et réalisable dans tous les cas.Celle-ci est commandée par le souci de soustraire à l\u2019hyperpression portale les varices laissées en place et en l\u2019occurrence à les ramener au niveau de la tension cave.Mais de plus, en réséquant toute la portion acido-sé- crétrice de l\u2019estomac, de supprimer toute possibilité de reflux acido-peptique dans l\u2019œso- phage inférieur, cause vraisemblable d\u2019agression en un territoire fragilisé pour des raisons que nous avons citées.Par cette méthode, la pression portale n\u2019est sans doute pas modifiée en dehors du territoire œsophagien et reste à son niveau élevé initial dans tous les autres territoires tributaires de la veine porte.Ce fait ne peut présenter un inconvénient ni au point de vue de l\u2019apport sanguin portal au foie qui est maintenu à la même pression qu'avant l\u2019intervention, ni dans la facilitation de créer de nouvelles anastomoses spontanées porto-caves, à l'exclusion de la voie gastro- œsophagienne.L\u2019antre prépylorique est l\u2019aire splanchnique restent donc soumis à une pression veineuse élevée.La muqueuse antrale plus épaisse empêche sans doute la distention variqueuse des veines sous-jacentes.L'expérience montre en tout cas, que cette intervention supprime les hémorragies ceso- phagiennes.Réalisée sur un petit nombre de cas, elles semble bénigne dans les blocs extra-hépati- ques, là où le foie est encore intact et le patient de ce fait résistant.Par contre, chez les cirrhotiques et au cours des états hémorragiques, c\u2019est-à-dire dans les conditions les plus défavorables, mais imposées le plus souvent par l'obligation de secourir un patient autrement perdu, les résultats s\u2019avèrent mauvais (3 décès sur 4 et un bon résultat après 3 ans).Dans cette dernière catégorie de patients, beaucoup nous paraissent irrémédiablement perdus en raison de la gravité de leurs status hépatique.Pour les autres, peut être serait-il sage de se contenter dans un premier stade, d\u2019un faufilage transœsophagien des varices de Boerema-Crile, pour gagner le temps nécessaire à améliorer dans toute la mesure possible, le fonctionnement hépatique et pouvoir réaliser alors l\u2019intervention curative que nous proposons ?HILLEMAND.L.LEGER et J.LATASTE.\u2014 Les hémorragies digestives d'origine pancréatique: \u2018La Presse Méd.\", 66: 397 (5 mars) 1958.S1 les hémorragies de l\u2019ampullome vatérien et des pancréas aberrants du diverticule de Meckel constituent des chapitres classiques du diagnostic causal des hémorragies digestives, par contre sont moins souvent tenues pour responsables d\u2019autres affections du pancréas.C\u2019est le cas des pancréatites aiguës qui s\u2019accompagnent souvent de véritables syndromes hémorragiques, et aussi des kystes du pancréas qui peuvent être le siège d\u2019hémorra- L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 gies intrakystiques, d\u2019extériorisation digestive secondaire.Les pancréatites chroniques, lithiasiques ou non, sont responsables de nombre d\u2019hémorragies digestives, qu\u2019il y ait association avec un ulcère gastro-duodénite associée au saignement d\u2019origine virsungienne.La responsabilité pancréatique de certaines hémorragies digestives explique sans doute aussi le facteur vésiculaire incriminé dans quelques statistiques et dont le mécanisme jusque là échappait.C\u2019est semble-t-il par le retentissement pancréatique que les affections du cholécyste peuvent être indirectement responsable du saignement du tractus digestif.On a pu encore incriminer la migration d\u2019un caleul pancréatique au travers de la paroi duodénale.Enfin, certaines affections du pancréas entraînent des troubles de la crase sanguine, qu\u2019il faut tenir pour parfois responsables.Mais surtout, la spléno-portographie systématique dans les affections portales nous à permis de déceler avec une grande fréquence un obstacle sur la veine splénique ou le tronc spléno-mésaraïque, générateur d\u2019une hypergension et d\u2019une stase portales segmen- taires, responsables dans bien des cas de ces hémorragies digestives.C\u2019est dire l\u2019intérêt, au cours de la pancréagectomie gauche, de l\u2019ablation simultanée d\u2019une rate congestive.HILLEMAND.GASTRO-ENTEROLOGIE J.CAROLI et C.COUINAUD.\u2014 Une affection nouvelle, sans doute congénitale, des voies biliaires: La dilatation kystique unilobaire des canaux hépatiques.\u2018Sem.des Hôpitaux\", 34: 496 (18 fév.) 1958.Il s\u2019agit d\u2019une affection nouvelle caractérisée anatomiquement par une lésion canalicu- laire des canaux hépatiques.Celle-ci n\u2019intéresse que les voies biliaires du lobe gauche et comporte une dilatation kystique des branches intra-hépatiques.Malgré la découverte d\u2019un caleul mou dans le canal hépatique gauche, cette lésion ne peut être que primitive et congénitale.Les documents radiologiques succes- ANALYSES 1577 sifs nous ont permis d\u2019établir pour l\u2019avenir les lois d'un diagnostic pré-opératoire.L\u2019hépatec- tomie partielle est ici le seul traitement indiqué, au méme titre que la lobectomie pour les kystes des bronches.HILLEMAND.R.CATTAN et A.CATTAN.\u2014 Ictère et grossesse.\u2018Revue Intern.d'hépat.\u2018\u2019, 9: 399 (4), 1959.Les auteurs distinguent les ictères dûs à la grossesse des ictères survenant pendant l\u2019état de grossesse.Parmi les ictères intercurrents chez la femme enceinte, ils insistent sur l\u2019hépatite à virus.Toutes les formes cliniques de l'hépatite se retrouvent au cours de la grossesse, mais on y a toujours noté la fréquence des formes graves \u2014 surtout la forme de l\u2019atrophie jaune aiguë du foie.Le retentissement de l\u2019hépatite sur le fœtus est envisagé.La sténose aiguë de Sheehan, les rares ictères au cours de la toxémie gravidique, l\u2019hépatite cholostatique de la grossesse semblent directement liés à l\u2019état de grossesse.La pathogénie de ces syndromes reste encore mystérieuse : ils surviennent en fin de grossesse, disparaissent presque immédiatement après l\u2019accouchement, et récidivent parfois à chaque grossesse.Cecil GENDREAU.J.-J.DUBARRY, Et.DUBARRY et BALERE.\u2014 Sur l'influence familiale de la maladie ulcéreuse, \u2018Arch.Mal.App.Dig.\"\u201d, 48: 696 (juin) 1959.Etudiant les fratries de 247 ulcéreux, les auteurs apportent de nouveaux arguments à la conception de l\u2019ulcère digestif.Leur observation aboutit à la conclusion à laquelle avait conduit le calcul : l\u2019ulcère digestif est une maladie génétique à prédisposition héréditaire récessive partiellement liée au sexe.Si l\u2019on observe la descendance d\u2019un couple d\u2019ulcéreux, on voit que cette double hérédité menace tous les descendants.De plus, quand les conjoints (apparemment indemnes) appartiennent à des familles d\u2019ulcéreux, on doit surveiller l\u2019apparition d\u2019ulcère chez les descendants.Cecil GENDREAU. 1578 R.LAUMONNIER, R.LAQUERRIERE et Y.GEFFROY.\u2014 Particularités anctomo-pathologiques et histochimiques d'un carcinoïde métastatique avec syndrome vasomoteur.\u2018Sem.des Hôpitaux\u2018, 34: 661 (4 mars) 1958.Description anatomo-pathologique détaillée d'un carcinoïde métastatique avec flush syndrome.Les auteurs soulignent la dissémination des micro-métastases myocardiques, pulmonaires, spléniques et rénales associées aux grosses métastases hépatiques.Ils montrent l'absence de lésions du cœur droit et l\u2019existence d\u2019altérations rénales et d\u2019ædème cérébral.L\u2019histochimie, faite comparativement à 6 autres carcinoïdes montre que l\u2019argento- réduction et la réaction argentaffine sont communes aux divers types de carcinoïdes, fonctionnels ou non, tandis que la fluorescence jaune et la diazo-réaction reflètent l\u2019aptitude fonctionnelle de la tumeur à élaborer de la sérotonine.HILLEMAND.J.SCHRUB et Y.GEFFROY.\u2014 Orientation thérapeutique des carcinoïdes digestifs.\u2018Sem.des Hôpitaux\" 34: 673 (4 mars) 1958.\u2018 Le lent développement des carcinoïdes intestinaux n\u2019interdit pas l\u2019intervention chirurgicale (ablation de la tumeur primitive et des métastases accessibles) même lorsque les métastases sont très diffuses.Devant un syndrome de carcinoïdose, l\u2019emploi des antagonistes de la sérotonine, dans le but de prévenir les accidents paroxystiques s\u2019est en pratique soldé par des échecs et même semble pouvoir conduire à l\u2019aggravation du syndrome.Une tentative de traitement par l\u2019or colloidal radio-actif (Goble) a entrainé une rémission frappante mais temporaire.HILLEMAND.Y.GEFFROY et P.JOUANNEAU.\u2014 Etude clinique et physiopathologique de la carcinoïdose.\u2018Sem des Ho- pitaux\", 34: 651 (4 mars) 1958.A l'occasion de deux observations, les auteurs font un rappel historique sur l\u2019isolement de la carcinoïdose par les auteurs suédois et suisses, puis une étude analytique de la séméiologie de ce nouveau syndrome endoerino- métabolique.ANALYSES L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 Ils mettent particulièrement en relief l\u2019oragu vasculaire vraisemblablement provoqué par la décharge de la sérotonie.A côté des signes cutanéo-muqueux, les plus évocateurs sur le plan diagnostique, à côté des signes abdominaux et respiratoires, ils isolent une participation encéphalique à incidence électro-encépha- lographique; ils discutent l\u2019intérêt pronostique de la participation vasculo-pulmonaire.Efin, ils notent l\u2019absence de lésion cardiaque.Après une synthèse séméiologique basée sur les données actuelles de la physiopathologie de l\u2019entéramine, ils évoquent les conditions d'apparition de la carcinoïdose chez les sujets porteurs d\u2019une tumeur carcinoïde et ils retiennent, à côté de l\u2019hépatomégalie métasta- tique, le rôle des propriétés biochimiques tumorales particulières.Ils posent enfin la question d\u2019une pathologie fonctionnelle, non tumorale des glandes de Kultchitzky-Masson.HILLEMAND.PNEUMOLOGIE R.KOURILSKY, D.BRILLE, G.DECROIX, C.HATZFELD, S.KOURILSKY, D.HOREZ et S.WITCHITZ.\u2014 Bron- chorrhées chroniques et troubles de ventilation.CT, Français de Médecine et Chirurgie Thor.\u201d, 12: 249 (3) 1958.Les bronchorrhées chroniques favorisent des troubles de ventilation.Grâce aux antibiotiques, les accidents infectieux pulmonaires ou broncho-pulmonaires sont plus rares et surtout cette complication n\u2019est pas aussi grave pour l'avenir de ces malades.L\u2019aspiration endobronchique, la gymnastique fonctionnelle, le drainage par déclivité viennent amoindrir les dangers graves et définitifs de ces accidents mécaniques consécutifs à l'encombrement bronchique par hypersécrétion.Malgré l\u2019hormonothérapie qui en ces dernières années s\u2019est ajoutée à l\u2019arsenal thérapeutique déjà mentionné, les auteurs admettent qu\u2019ils sont désarmés lorsqu\u2019ils sont en présence d\u2019une détérioration fonctionnelle progressive chez ces bronchorrhéiques.Les troubles fonctionnels de ces bronchitiques chroniques conduisent au cœur pulmonaire chronique irréductible. L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 Les auteurs analysent 102 dossiers de ces malades hospitalisés au cours d\u2019une année.Ils portent tous le diagnostic clinique de bron- chorrhée avec ou sans asthme ou emphysème.Quatre-vingt-dix-huit fois sur cent deux cas, ceux-ci présentent des troubles ventilatoires en déterminant un déficit fonctionnel de base en dehors de toute poussée aiguë.Le but de ce travail a été premièrement de contrôler les conclusions provisoires des travaux antérieurs mais en insistant sur un groupe nouveau de malades; deuxièmement, de dégager les facteurs qui chez un bronchor- rhéique provoquent le développement d\u2019un emphysème pulmonaire par atteinte bron- chiolaire diffuse.Dans une première partie, les auteurs font l\u2019analyse clinique et fonctionnelle de ces 102 observations.La fonction ventilatoire des bronchorrhéi- ques chroniques est pratiquement toujours altérée et ce déficit peut être latent.La deuxième partie de cet important travail consiste à rechercher les facteurs responsables de l\u2019emphysème pulmonaire diffus au cours des bronchorrhées chroniques.L\u2019âge avancé, l\u2019ancienneté de la bronchor- rhée, l\u2019asthme et parfois l\u2019exposition à des irritants bronchiques sont parmi les facteurs les plus souvent rencontrés chez les emphysémateux.Plus la bronchorrhée a commencé à un âge jeune, plus il y a risque d\u2019insuffisance respiratoire définitive par emphysème pulmonaire diffus.Paul-René ARCHAMBAULT.J.W.FRANKLIN.\u2014 La pollution de l'air \u2014 un défi de l'industrie.(Air Pollution \u2014 Industry's Challenge.) \u2018\u2019Engineering and Mining J.\u201d, 160: 65 (juillet) 1959.Les effets nocifs des gaz, de la matière par- ticulaire et de toutes les substances en suspension dans l\u2019air ne semblent pas inquiéter seulement les physiologistes de la respiration et les spécialistes en maladies broncho-pulmo- naires.Le public en général et à sa suite les organismes qui ont pour mission de veiller sur la santé publique et les industries elles-mêmes se sont aussi éveillés à ce problème, L'auteur ANALYSES 1579 de cet article démontre que les craintes générales sont fondées.Aux Etats-Unis, on a évalué a $7.5 billions par année les dommages dus à la corrosion produite par les produits contenus dans l\u2019air.On a accusé l\u2019industrie d\u2019être responsable de tous ces dommages, alors que des enquêtes ont démontré qu\u2019elle n\u2019y était responsable que pour 50%.Ce problème n\u2019existe pas seulement aux Etats-Unis.L\u2019Angleterre a aussi le sien, qui provient de la fumée, des produits soufrés et du monoxide de carbone qui flottent dans l\u2019atmosphère.Des rapports sont parvenus aussi de la Russie, de la Suisse, de la Pologne, de la Hollande, de l\u2019Allemagne, de la Suède, de la Finlande et du Mexique.Aux Etats-Unis, plusieurs poursuites contre des industries ont été intentées par des groupes de citoyens.Trois incidents importants sont maintenant connus et imputés à la pollution de l\u2019air: ce sont celui de la Meuse, en Belgique, en 1930, celui de Donora, E.U., en 1948, et celui de Londres en 1952.Ces trois endroits connurent à ces divers moments une telle concentration de poussières, de gaz et de fumées de toutes sortes qu\u2019un grand nombre de personnes devinrent gravement malades et que plusieurs même en moururent.La cause véritable en fut une concentration de brouillard très dense produit par une inversion thermique qui l\u2019empêcha de se dissiper.Le problème le plus grave aux Etats-Unis est celui causé par les moteurs à combustion interne, ie.les moteurs d'automobiles.Los Angeles, par exemple, les 2/3 de la pollution de l\u2019air sont attribuables aux gaz s\u2019échappant des moteurs d\u2019automobiles.Il y a aussi les composés sulfurés qui proviennent des systèmes de chauffage.À certains endroits aux Etats-Unis, certaines lois existent qui imposent des amendes aux automobilistes qui ont des voitures dont les gaz d\u2019échappement sont trop visibles.Parmi les maladies connues qui peuvent être attribuées à la pollution de l\u2019air, il y a les pneumoconioses des mineurs de charbon, la silicose, l\u2019emphysème, l\u2019asthme (en particulier au Japon), la bronchite chro- 1580 nique et le cancer.On est de plus en plus porté à croire qu\u2019une des principales causes du cancer pulmonaire, c\u2019est l\u2019atmosphère polluée des grandes villes, qui serait beaucoup plus dangereuse à ce point de vue que la cigarette.Des systèmes pour recueillir les poussières ont été installés à plusieurs endroits, mais ne semblent pas résoudre le problème, bien au contraire.Les nuages de poussières ou de fumée existent en moins grand nombre, mais les poussières sont encore là, elles sont plus petites et moins visibles, et peut-être plus perni- cleuses encore, parce qu\u2019elles pénètrent plus loin dans l\u2019organisme.Les diverses régions ne se comportent pas toutes de la même façon au point de vue de la pollution de l\u2019air.Les régions côtières sont plus polluées que les régions intérieures.Les déserts sont les régions les plus propres.Viennent ensuite les montagnes et les forêts, puis les régions agricoles, et enfin les villes qui sont cinq fois plus polluées que les régions rurales.Beaucoup d\u2019organismes, soit industriels, soit gouvernementaux, travaillent aux E.U.pour atténuer cette pollution de l\u2019air.Mais les méthodes employées sont extrêmement coûteuses et des recherches doivent être entreprises pour trouver des moyens plus simples, plus efficaces et plus économiques.Car comme dit l\u2019auteur, « l\u2019industrie ne peut pas faire face longtemps aux dépenses occasionnées par des règlements non nécessaires, arbitraires, drastiques et hystériques.» Les compagnies minières, aux tEats-Unis, feraient un effort considérable pour diminuer la pollution actuelle de l\u2019air et prévenir celle de demain.Charles LEPINE.NEUROLOGIE Kevin D.BARRON et David I.M.FINE.\u2014 La neuro- myosite.(Neuromyositis.) \"J.Nerv.Ment.Dis.\u2018\u2019, 128: 497 (janv.) 1959.Gowers et Senator ont déjà signalé la névrite périphérique dans la dermatomyosite.Ces travaux ne donnent cependant pas de preuve anatomique de névrite.Les auteurs présentent ici deux observations de dermato- ANALYSES l\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 myosite avec la preuve anatomique d\u2019une polynévrite dans un cas.Observation I.Il s\u2019agit d\u2019une femme de 56 ans.En avril 1955, elle souffre de douleur musculaire au dos et aux extrémités, rapidement suivie de faiblesse et raideur progressive.Les signes de déficience motrice sont surtout prédominants aux ceintures pelviennes et scapulaires.En même temps, apparaît une éruption faciale érythémateuse.En mai 1955, une biopsie révèle une dermatomyosite.Au mois d'août 1955, la patiente note une dysphagie occasionnelle pour les aliments solides et une perte de poids de 20 livres.En décembre, la faiblesse musculaire est telle qu\u2019elle peut à peine marcher avec des béquilles.En février 1956, elle est constamment alitée.L'examen, à cette date, montre un érythème facial avec œdème palpébral.Les réflexes tendineux et cutanés sont normaux.Les groupes musculaires proximaux des membres et les muscles du tronc sont très faibles.Tous ses muscles sont douloureux à la pression.La musculature scapulaire est manifestement atrophique.Les épreuves de laboratoire reviennent normales et la radiographie de l\u2019æso- phage ne décèle qu\u2019un trouble des réflexes de la déglutition.La force musculaire s\u2019est améliorée avec le Méticortem, mais en janvier 1957, une éruption bulleuse généralisée apparaît en même temps qu\u2019une accentuation de la faiblesse musculaire.Les douleurs prennent alors une distribution de type sciatique.Les troubles sensoriels variés atteignent les membres inférieurs jusqu\u2019à mi-cuisse.Les réflexes ont tous disparu.Enfin, après une rétention vésicale soulagée par \u2018un cathétérisme, la patiente entre en shock, dyspnée et tachycardie et décède en février 1957.Autopsie.Le diagnostic d\u2019autopsie révèle une atrophie surrénale, de l\u2019ostéoporose et une pneumonie bilatérale.Des coupes de peau montrent une atrophie de l\u2019épiderme et des infiltrats lymphocytaires dermiques.Le cerveau est normal, mais les muscles et les nerfs périphériques sont 1ésés.Dans les premiers, il y a atrophie, perte de striation et prolifération des noyaux du sarcolemme.Les infiltrats lym- L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 phocytaires sont particulièrement importants dans les psoas.Le nerf médian est fortement infiltré de polynucléaires neutrophiles.Dans le nerf poplité, les infiltrats sont surtout de type lymphoecytaire.Les cellules de schwann sont nombreuses et la myéline en dégénérescence.Les racines rachidiennes sont infiltrées de lymphocytes et de plasmocytes.On trouve aussi des artériolites nécrosantes des racines postérieures lombaires.Les cordons postérieurs de la moelle dorsale et lombaire contiennent des petits foyers de ramollissement récents.La patiente a donc présenté une polynévro- pathie foudroyante lors de l\u2019exacerbation des lésions cutanées.Observation II.Il s\u2019agit d\u2019une adolescente de 14 ans qui, en novembre 1955, a présenté des douleurs diffuses, de la faiblesse, de la raideur des membres ainsi que des « picotements » à la plante des pieds et une T° à 101° F.Les épreuves de laboratoire pour le R.A.A.et le lupus, sont constamment négatives.Le 24 décembre 1955, l\u2019examen neurologique montre une absence de réflexes tendineux, une hyperalgésie des orteils et des doigts.La faiblesse musculaire est principalement marquée à la ceinture pelvienne.Elle peut se lever et s\u2019asseoir mais ne peut pas marcher sans aide.Les analyses de laboratoire ne sont pas significatives.Le 29 décembre, une éruption érythémateuse apparaît au coude droit, puis en 10 jours, la peau du coude gauche, des chevilles et de la face antérieure des cuisses est aussi atteinte.L\u2019éruption disparaît graduellement en même temps qu\u2019apparaît l\u2019œdè- me de la face et des membres.Les muscles prennent alors une consistance « pâteuse ».La douleur et la faiblesse musculaire s\u2019accentuent au point qu\u2019elle ne peut plus s\u2019asseoir.Les troubles sensoriels superficiels apparaissent et la T° se maintient entre 101°-102° F., accompagnée d\u2019une tachycardie à 120/min.Une biopsie cutanée montre alors une infiltration leucocytaire (lymphocytaire) péri-vas- culaire du derme.La biopsie musculaire révèle une basophilie importante du sarcoplasme, avec prolifération nucléaire.On note en plus, la vacuolisation et l\u2019infiltration histio-lympho- ANALYSES 1581 cytaire.Une biopsie musculaire faite 3 mois plus tard par contre, montre un muscle normal.La médication aux stéroïdes améliore la force musculaire au point qu\u2019on peut la considérer comme normale au mois d'avril.En septembre, on cesse le Méticorten et la patiente paraît normale.Elle est ensuite perdue de vue.Discussion.Les auteurs discutent de la possibilité de névropathie traumatique ou nutritionnelle qu\u2019ils éliminent.On conclut à la rareté de la polynévrite dans la dermatomyosite.Le terme neuromyosite doit être restreint au cas où la polynévrite symétrique apparaît au cours d\u2019une polymyosite.Le terme dermato- neuro-myosite s\u2019applique dans les cas où s\u2019ajoutent les lésions cutanées.Jacques GAGNON.PEDIATRIE H.BEARDMORE et F.W.WIGLESWORTH.\u2014 Anomalies vertébrales et duplications intestinales.(Vertebral anomalies and alimentary duplications.) \"Pediatric Clinics North Amer.\u201d, 5: 457 (mai) 1958.Les auteurs rapportent sept cas d\u2019anomalies vertébrales cervico-dorsales chez l'enfant, associées a un kyste médiastinal postérieur.Ce kyste est relié à la face antérieure ou latérale d\u2019une vertèbre.Quatre de ces cas présentent en outre, une duplication intestinale.Les trou- \u2018bles cliniques sont d\u2019ordre, soit respiratoire (dyspnée, hémoptysie ou sécrétions importantes si le kyste se rompt dans une bronche), soit digestif (melaena, vomissements), soit enfin d\u2019ordre postural (scoliose).Tous les cas rapportés ont moins de 6 mois, sauf un âgé de 9 ans.Les troubles d\u2019embryogénèse qui causent ce tableau composite, se situent d\u2019après les auteurs, au stade de l\u2019embryon pré-somitique.Une adhérence anormale entre l\u2019ectoderme et l\u2019endoderme, amène la bifurcation ou la déviation de la chorde dorsale.L\u2019axe vertébral primitif étant ainsi modifié, il en résulte plus tard, lors de l\u2019ossification, des hémivertèbres, des sous-segmentations ou des fusions vertébrales.Par ailleurs, ces adhérences anormales font traction sur l\u2019endoderme et, au fur et à mesure que l\u2019embryon s\u2019allonge, créent des 1582 diverticules à revêtement œsophagien, gastrique ou intestinal.Ces diverticules sont donc reliés en postérieur à une vertèbre malformée.Des îlots nerveux peuvent également quitter l\u2019ectoderme et venir s\u2019accoler au kyste endo- dermique.La connaissance de cette « triade » clinique devrait inciter les médecins à bien étudier le tractus digestif et le médiastin postérieur dans tous les cas de malformation vertébrale, cervicale ou dorsale.Liliane DELAQUERRIERE.Charles M.POSER et Ludo Van BOGAERT.\u2014 Lésions neuro-pathologiques dans la phénylcétonurie.(Neur- opathic Observations in Phenylketonuria.) \u2018Brain\u2019, 82: 1 (mars) 1959.La connaissance du trouble biochimique congénital qui est la base de l\u2019oligophrénie phénylpyruvique, a permis aux pédiatres de vérifier l\u2019amélioration clinique apportée par une diète spéciale aux cas pris avant l\u2019âge de deux ans.Les liens exacts reliant les troubles du métabolisme de la tyrosine et la myé- linisation nerveuse, échappent encore aux cherchers.Mais l\u2019on sait maintenant que la tyrosine est un constituant essentiel de la neurokératine.Il s\u2019agit donc plutôt d\u2019un trouble anabolique, d\u2019une « dysmyélinisation », que d\u2019une démyélinisation.L\u2019étude des cas rapportés dans la littérature, ainsi que du cas des auteurs, montre que, outre les lésions focales nécrosantes résultant des convulsions, le processus est quiescent après l\u2019arrêt de développement du système nerveux; ceci explique l\u2019absence de produits de « démyélinisation ».Les lésions touchent surtout la substance blanche sous-corticale, le corps caleux, les voies optiques et la substance péri-épendymaire.Elles consistent surtout en une pâleur de la myéline avec gliose fibrillaire importante.La gliose peut d\u2019ailleurs exister seule.Le cas clinique rapporté par les auteurs nous fait réfléchir.L'enfant présentait un reta¥d mental important, mais son trouble métabolique ne fut reconnu qu\u2019à l\u2019âge de 15 ans, lors d\u2019un examen de dépistage dans l\u2019institution mentale où il avait du être placé.ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 Puisque la diète sans phénylalanine amène une myélinisation adéquate, il convient donc de la donner le plus tôt possible.La détection clinique d\u2019un retard mental se faisant en général autour de l\u2019âge de 1 an, n\u2019y aurait-il pas avantage alors, à faire systématiquement vers l\u2019âge de 1 ou 2 mois, un test qualitatif sur les urines, test qui, bien que non spécifique, permet au moins de soupçonner cette maladie métabolique ?Liliane DELAQUERRIERE.John KIRKPATRICK.\u2014 Les tumeurs malignes osseuses.(Tumors of the Bone.) \u2018\u2019Pediatric Clinics of North Amer.\u201d, 6: 557 (mai) 1959.Les tumeurs malignes de l\u2019os sont parmi les plus fréquentes chez l\u2019enfant et elles sont caractérisées par des signes et symptômes non spécifiques.Il existe une douleur intermittante quelquefois référée, devenant persistante lorsque le périoste est atteint.Il y a aussi la présence de masse et quelquefois une atteinte de l\u2019état général.Comme on le sait, le tissu osseux provient du mésenchyme embryonnaire.Les fibroblastes se différencient pour donner les tissus conjonctifs cartilagineux et osseux et ce sont ces différentiations que nous retrouvons dans les tumeurs malignes.Le critère de malignité de ces tumeurs consiste en l'augmentation des mitoses, la présence de gros noyaux, l\u2019excès de chromatine et l\u2019absence de limite cellulaire bien nette.Ostéosarcome.L\u2019ostéosarcome est la tumeur maligne de l\u2019os la plus fréquente surtout dans les deux premières décades de la vie.Il siège surtout à la partie distale du fémur, à la partie proximale du tibia et à la partie proximale de l\u2019humérus.La phosphatase alcaline dans ces cas peut être augmentée.Il y a quatre sortes d\u2019ostéosarcomes selon les cellules qui y prédominent : ostéoblastique, ostéoblas- tique et chondroblastique, fibroblastique et enfin indifférenciée.C\u2019est une tumeur radio- résistante et seul le traitement chirurgical peut l\u2018arrêter.Les métastases ganglionnaires sont rares, tandis ques les métastases pulmonaires sont classiques.La survie moyenne est 18 mois après apparition de la tumeur et six mois après la métastase pulmonaire. L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 Sarcome d\u2019Ewing.Le sarcome d\u2019Ewing (logiquement myélome malin puisqu\u2019il origine du reticulum) est la deuxième tumeur maligne en fréquence.Elle atteint les os longs avant vingt ans et les os plats après vingt ans.Le pied et la main sont plus souvent atteints que dans l\u2019ostéosarcome.L\u2019histologie nous révèle des cellules indifférenciées, abondantes, divisées par des bandes de tissu fibreux.La dégénérescence nécrotique avec réaction inflammatoire est fréquente, avec d\u2019ailleurs fièvre et leucocytose.I] peut aussi arriver que les gros vaisseaux se trombosent et qu\u2019il y ait nécrose complète du membre.Le traitement est radiologique quoi que certains auteurs préfèrent l\u2019amputation suivie d\u2019une forte dose de radiothérapie.On note en général, une survie de cinq ans chez cinq pour cent des cas.Diagnostic différentiel.L\u2019auteur énumère ensuite les processus bénins qui peuvent cliniquement et histologiquement .faire penser à ces deux tumeurs malignes ; les traumatismes avec hémorragie sous périostée, les fractures sans déplacement où l\u2019on retrouve une activité cellulaire pouvant ressembler à l\u2019ostéosarcome.L\u2019ostéomyélite suppurative peut aussi ressembler au sarcome d\u2019Ewing à cause des signes généraux et inflammatoires.Les métastases du sympathome en l'absence de pseudo-rosettes et en la présence de calcification sont d\u2019un diagnostic difficile.L\u2019ostéome ostéoïde, où nous voyons des nids contenant des cellules fusiformes et des ostéoblastes entourés d\u2019une matrice vasculaire, est plus facile à différencier car il n\u2019y a pas d\u2019envahissement.Finalement il faut aussi penser en fibrome chondromixoïde, qui simule le chon- drosarcome, le chondrosarcome lui-même, et la leucémie.Pierre GAUVIN.J.C.NEGELOF, M.ROBIERE et J.C.JOB.\u2014 Ictère cholostatique chronique par cholangiolite et péri-cho- langiolite (syndrome de MacMahon) chez un enfant de 18 mois.\u201cAnn.de Pédiatrie\u201d (Sem des Hôp.), 35: 2123/p.337 (juin-juillet) 1959.Les auteurs nous présentent un cas de cho- lostase chronique par cholangiolite et péri- ANALYSES 1583 cholangiolite apparue chez un enfant de 15 mois, et qui persiste depuis 3 mois.Les examens de laboratoire, à l\u2019exception d\u2019une bili- rubinémie augmentée et d\u2019une cholestérémie totale augmentée, montrent des fonctions hépatiques normales; on visualise aussi très facilement tous les canaux biliaires extra et intra-hépatiques avec la substance opaque.À deux reprises, des ponctions et biopsies du foie montrent une rétention biliaire intra-lobu- laire avec épaississement modéré des espaces- portes, sans atteinte de la cellule noble du f£oie.Concluant ces investigations les auteurs en font un syndrome de Mac Mahon.Entité anatomo-clinique assez rare, caractérisée par un ictère cholostatique avec cholangiolite et péri-cholangiolite.Ce syndrome se manifeste cliniquement par un ictère de rétention auquel peut s'associer une légère hépato-splénoméga- lie, des xanthomes cutanés et une pigmentation excessive de la peau.Les tests de laboratoire ne montrent pas d\u2019altération fonctionnelle du foie, seulement la lipémie, la cholestérolémie et parfois la béta globuliminie sont augmentées.L\u2019examen histo-pathologique est patho- nomonique, il montre une disparition des canaux biliaires inter-lobulaires, une infiltration peu marquée des espaces-portes par des cellules inflammatoires mononucléées type lympho- histiocytaire, une rétention biliaire inégale sous forme de thrombi inter-lobulaire, une sclérose portale et péri-portale plus ou moins marquée selon le moment d\u2019évolution de la maladie.À noter l\u2019absence de toutes lésions cellulaires.L\u2019évolution de la maladie est longue et se termine par une sclérose et une décomposition terminale.Les auteurs revoient ensuite toute la littérature au sujet de ce syndrome et retiennent la prédominance chez la femme; 1ls discutent de l\u2019étiologie imprécise de ce syndrome et inclinent à penser à une malformation congénitale des voies biliaires intra-hépatiques à rapprocher de l\u2019agénésie des voies biliaires.Raymond FARMER. 1584 DERMATOLOGIE James I.GANT.\u2014 Une évaluation d\u2019un nouvel agent céruménolytique.(An Evaluation of a New Cer- umenolytic Agent.) \"A.M.A.Arch.of Derm.\u201d, 79: 651 (juin) 1959.: Le cérumen, cet exsudat cireux que l\u2019on trouve dans le canal auditif externe, se compose de deux éléments: une substance grasse et tenace secrétée par les glandes sébacées, et un liquide laiteux secrété par les glandes sudorales apocrines.Pour une raison ou pour une autre le cérumen peut durcir ou s\u2019accumuler d\u2019une façon excessive dans le canal auditif.Il en résulte une surdité plus ou moins accentuée, des vertiges, etc.Les auteurs traitèrent 163 malades qui souffraient d\u2019un dépôt excessif de cire dans les oreilles avec un nouveau médicament, le Cé- rumenex.Ce produit de synthèse, à cause de ses propriétés tensio-actives, se montre capable de ramollir et d\u2019amorcer rapidement le décollement du bouchon de cérumen qui obstrue le canal auditif externe.L\u2019eau d\u2019irrigation, par la suite, enlève facilement ce bouchon.Les résultats furent excellents dans 87.1% des cas; satisfaisants dans 11.0% et nuls dans 1.9% seulement.Dix malades à qui on a fait des tests avec Cérumenex n\u2019ont présenté aucun signe d\u2019irritation ou d\u2019allergie quelconque.Les résultats de cette étude clinique démontrent que le nouveau produit est sûr et efficace pour enlever le cérumen dans les oreilles.Henri SMITH.W.R.HUBLER.\u2014 Les acides gras non-saturés dans Yacné.(Unsaturated Fatty Acids in Acne.) \"A.M.A.Arch.of Derm.\u201d, 79: 644 (juin) 1959.Les diètes hypograisseuses qui sont imposées aux acnélques peuvent, à la longue, entraîner une perte de poids, fatiguer le malade et diminuer sa résistance à l\u2019infection.C\u2019est là ce qui a incité l\u2019auteur à donner un supplément d\u2019acides gras non saturés à ces malades et à en observer l\u2019effet sur la perte de poids et sur l\u2019acné elle-même.ANALYSES l\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 Une émulsion d'huile de carthame fut employée au début comme complément à la diète habituelle.Mais comme ce produit était plutôt difficile à digérer on lui substitua l\u2019huile de blé (Mazola).Cette dernière était tout simplement employée dans la préparation des aliments à la place de toute autre graisse, animale ou végétale.Un premier groupe comprenait 10 malades, souffrant d\u2019acné kystique ou pustuleuse, qui avaient été traités par les moyens habituels pendant au moins 6 mois, sans aucun résultat si ce n\u2019est une perte de poids de 5 à 30 livres.Chacun de ces malades prit une c.à soupe d\u2019émultion d\u2019huile de carthame 3 ou 4 fois par Jour, avec les repas, pendant qu\u2019était continué le traitement local: R.U.V.et neige carbonique.Dans 5 cas le résultat fut spectaculaire: disparition des lésions d\u2019acné ou amélioration considérable en quelques semaines.Un deuxième groupe comprenant 20 malades qui n\u2019avaient jamais été traités pour acné reçurent, en plus du traitement local usuel, 15 ce d\u2019émulsion d\u2019huile de carthame 3 ou 4 fois par jour.Mais après quelques semaines il fallut remplacer l\u2019émulsion, qui était mal tolérée, par l\u2019huile de blé.Plusieurs des malades de ce groupe présentaient des lésions d\u2019acné comédonienne hyper- kératosique.Tous furent améliorés rapidement.Vingt malades témoins furent traités en même temps avec la diète hypograisseuse habituelle.Dix d\u2019entre eux perdirent de 5 à 18 livres de poids.Un troisième groupe de 180 malades reçurent instruction d\u2019employer l\u2019huile de blé librement, i.e.en quantité non limitée.Chez tous l\u2019amélioration de l\u2019acné a été plus rapide que chez les malades traités antérieurement sans huile de blé.L\u2019auteur n\u2019a pas tenté le traitement par les acides gras non saturés employés seuls parce que l\u2019acné est due à des facteurs nombreux dont il faut tenir compte dans la mesure du possible.Henri SMITH. L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 ANATOMIE PATHOLOGIQUE Jacques GAGNON et Marcel RHEAULT.\u2014 La lympho- pnuematose intestinale accompagnée d\u2019éosinophilie chez l'enfant.(Lymphopneumatosis cytoides intestin- alis with eosinophilia in the infant.) \"Pediatrics, 23: 4 (avril) 1959.On rapporte cinq autopsies d\u2019enfants présentant une lymphopneumatose intestinale: 3 garçons; 2 filles: l\u2019Âge varie de 15 jours à 5 mois: deux d\u2019entre eux étaient des prématurés.Tous avaient présenté une infection quelconque (pharyngite, otite, bronchite aiguë) ; trois faisaient de l\u2019ictère.Quatre d\u2019entre eux étaient déshydratés et tous avaient fait des troubles gastro-intestinaux (vomissements et selles plus ou moins diarrhéiques).L'examen microscopique a révélé que le thymus et la rate possédaient beaucoup de lymphocytes pycnotiques.Dans la rate, on a trouvé plusieurs éosinophiles autour des follicules.Les surrénales étaient vidées de leurs lipides et congestives.Au foie, on a noté une stéatose périportale dans presque tous les cas et une déplétion des cellules en glycogène.L'examen de la moelle du fémur dans un cas a montré plus de 100 éosinophiles par champ (fort à sec.) et des cristaux de Charcot-Leyden.Les kystes du grêle et du colon siégeaient dans la sous-muqueuse, dans les canaux lymphatiques et dans les ganglions lymphatiques.On n\u2019a pas pu mettre de bactéries en évidence dans les kystes.Toutes ces portions d\u2019intestin montraient des signes d\u2019entérite à des degrés variés.Un des caractères de cette inflammation était la présence de polynucléaires qui, dans une proportion de 80%, étaient éosinophiles.On n\u2019a pas pu établir de relation entre l'inflammation et les kystes; toutefois, on a noté que les régions de l\u2019intestin sans kystes étaient également dépourvues d\u2019éosinophiles.Les ganglions lymphatiques examinés dans deux cas montraient, outre les kystes, une infiltration importante par des éosinophiles accompagnée de cristaux de Charcot-Leyden dans un cas.Pour tenter d\u2019élucider l\u2019éosinophilie, on injecta de l\u2019air sous la peau de quatre rats ANALYSES 1585 pendant 4 semaines et on n\u2019a pas réussi à modifier le compte des éosinophiles dans le sang ni à provoquer une augmentation de ces éléments aux endroits d\u2019injection d'air.Les auteurs proposent comme hypothèse explicative que le système endocrinien ne réussit pas à produire l\u2019hormone adréno-corticoïde en quantité suffisante pour maintenir le nombre = d\u2019éosinophiles à son taux normal.Simon LAUZE.R.L.HOLMAN, W.A.BLANC et D.ANDERSEN.\u2014 Baisse de l'athérosclérose aortique dans la fibrose kystique du pancréas.(Decreased Aortic Atherosclerosis in Cystic Fibrosis of the Pancreas.) ''Pediatrics \u2019, 24: 34 (janvier) 1959.Les auteurs ont étudié le degré d'infiltration graisseuse de l\u2019aorte dans dix-huit cas de fibrose kystique du pancréas, ainsi que chez 21 contrôles.L\u2019âge des cas variait entre 6 et 13 ans.Ils ont constaté que dans le groupe contrôle, le pourcentage moyen d\u2019imprégnation graisseuse de l\u2019intima était 4 fois supérieur à celui des F.K.P.Il existe également quelques différences microscopiques, à savoir que les lipides sont surtout intra-cellulaires dans le groupe contrôle et extra-cellulaires dans les F.K.P.L\u2019explication suggérée par les auteurs est la suivante: possibilité d\u2019action plus intense d\u2019un « surface-acting agent» (lipose d\u2019origine pancréatique) chez les F.K.P.Dans leur discussion, les auteurs passent en revue les anomalies métaboliques de la F.K.P.pour tenter de découvrir le mécanisme de cette diminution de l\u2019athérosclérose.Ils insistent tout d\u2019abord sur le fait qu\u2019il n\u2019y a aucune corrélation entre les variations du poids du corps et l\u2019athérosclérose.Aucune conclusion satisfaisante n\u2019a pu être tirée de cette revision, quoique certains facteurs tels que les taux peu élevés des lipides et des chlorures sanguins chez les F.K.P.présentent un certain intérêt.En conclusion, bien qu\u2019elle n\u2019éclaire nullement l\u2019étiologie de la maladie, cette découverte est intéressante du fait qu\u2019il s\u2019agit de la première maladie humaine qui s\u2019accompagne d\u2019une diminution de l\u2019athérosclérose.Marie-France DUPAL. 1586 R.SHORTER et A.BAGGENSTOSS.\u2014 La cholostase extra-hépatique.Caractères histologiques importants pour le diagnostic.(Extrahepatic cholestasis.Histol- ogic features of diagnostic importance.) \"Am.J].of Clin.Path.\u201d, 82: (juillet) 1959.Devant les difficultés à porter un diagnostic histologique différentiel entre la cholostase extra-hépatique et intra-hépatique, les auteurs ont étudié 63 biopsies hépatiques de cas où la preuve a été ultérieurement faite d\u2019un obstacle dans les voies biliaires extra-hépatiques.Dans les 63 cas, les cellules hépatiques et les cellules de Kupffer étaient tatouées de bile.Dans 60 cas, il y avait des cylindres de bile concrète dans les capillicules biliaires.Cette stase biliaire était surtout située dans la région péri-centro-lobulaire.Dans tous les cas, il y avait une nécrose des cellules hépatiques, nécrose zonale ou focale.Dans deux cas seulement, il y avait afflux de cellules inflammatoires autour des cellules nécrosées.Les signes de régénération (mitoses, cellules binucléées) étaient peu marquées.Dans tous les cas les espaces-portes étaient infiltrés modérément de cellules inflammatoires (surtout des cellules mononucléées; des polynucléaires dans 6 cas).Dans tous les cas, les espaces-portes étaient au surplus le siège d\u2019une prolifération fibro- blastique et ceci dès les premiers jours de l\u2019ictère.Cette prolifération est minime et se fait surtout à partir de la périphérie des espaces-portes sous forme de languettes s\u2019infiltrant entre les travées hépatiques.Les canaux biliaires des espaces-portes étaient normaux dans 45 cas.Dans 4 cas ils étaient sensiblement dilatés, dans 2 cas ils étaient dilatés et entourés d\u2019un manchon de fibrose; dans 5 cas, non dilatés, ils étaient entourés d\u2019un manchon de fibrose et dans un seul cas, les canaux étaient remplis de bile.Dans 5 cas enfin, il y avait hyperplasie des canaux biliaires.Les auteurs estiment que la prolifération fibroblastique, une discrète infiltration inflammatoire des espaces-portes, la nécrose hépatique sont des signes importants de la cholo- stase extra-hépatique.LS Simon LAUZE.ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 ANESTHESIE Charles C.WYCOFF.\u2014 L'aspiration au début de l'anesthésie.(Aspiration during Induction of Anesthesia.) \"Anesthesia and Analgesia\u2019, 38: 5 (janv.-fév.) 1959.L\u2019aspiration pulmonaire du contenu gastrique au cours de l\u2019induction de l\u2019anesthésie est responsable d\u2019un haut taux de pourcentage de la mortalité anesthésique et de morbidité post-opératoire.Cette complication peut être prévenue en s\u2019attaquant au problème à plusieurs niveaux : prévention d\u2019entrée des substances dans l\u2019es-' tomac, vidage de l\u2019estomac préanesthésique, prévention du départ des substances gastriques de l\u2019estomac, prévention de l\u2019entrée dans la trachée des substances ayant quitté l\u2019estomac.Prévention d\u2019entrée des substances dans l\u2019estomac : par le cardia, jeûne préanesthési- que de 6 à 8 heures; par le pylore, quand obstruction intestinale, aspiration de quelques heures à quelques jours.Il n\u2019est pas toujours possible de tarir le reflux intestinal dans les obstructions plutôt basses ou quand il y a hémorragie gastrique importante; de plus au cours de l\u2019accouchement, le jeûne préanesthé- sique est parfois impossible, la diète chez ces malades devrait être strictement liquide.Vidage du contenu gastrique : la digestion et le transit gastrique peuvent être arrêtés pour 6-8-12 heures s\u2019il y a stress intense à l\u2019occasion d\u2019accident, de fracture, de shock ou de douleur ou administration de drogues dépressives.L'introduction d\u2019un tube gastrique suffisamment gros ou le vomissement provoqué peuvent prévenir l\u2019aspiration bronchique.Cette dernière alternative du vomissement provoquée peut être dangereuse chez les hypertendus, dans la grossesse extra utérine, ete.L\u2019hémorragie gastrique est particuliérement périlleuse car les caillots se vident difficilement, l\u2019obstruction des tubes peut survenir ct, de plus, ces mêmes caillots aspirés peuvent se mouler dans les bronches et faire obstruction respiratoire complète. L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 Prévention du vidage gastrique une fois l'induction de l\u2019anesthésie en cours : tube de Miller-Abbot avec ballonnet gonflé pour fermer le cardia.La position de Fowler peut présenter une certain danger car s\u2019il y a regurgitation à cause de pression intragastrique, le danger d\u2019aspiration trachéale est alors augmenté.Induction rapide et insertion de tube trachéal avec ballonnet : danger augmenté de beaucoup si l\u2019intubation est difficile ou impossible.De plus, l\u2019induction rapide chez les mauvais risques opératoires peut conduire à de l\u2019hypotension et à de l\u2019'hypoxie qui, elles, peuvent amener l\u2019arrêt cardiaque.Intubation trachéale avant induction de l\u2019anesthésie générale : cette méthode de procéder est la plus sûre et la plus recommandable; elle demande du doigté, de la finesse de manipulation mais présente la plus grande sécurité pour le malade puisque celui-ci garde ses réflexes de toux et de vomissements jusqu\u2019à ce que l\u2019entrée trachéo-bronchique soit complètement fermée et étanche.L'auteur présente la technique employée pour une anesthésie du larynx et de la trachée supérieure : l'injection trans-trachéale, l\u2019anesthésie topique ou l\u2019infiltration du nerf laryngé supérieur.L\u2019extubation ne doit être faite que lorsque les réflexes sont redevenus actifs et peuvent empêcher l\u2019aspiration post-opératoire.Gérard MIGNAULT.BIOCHIMIE Maz LEVY et Jean GEISSMANN.\u2014 Electrolytes du sang et des tissus dans la phase post-opératoire: mouvements dissociés.\"Arch.Mal.App.Dig.\u201d, 46: 1138 (novembre) 1957.L\u2019usage extensif du photometre à flamme a favorisé I'apparition d\u2019innombrables publications sur les variations du potassium sérique dans la phase post-opératoire.Ces travaux, reposant fréquemment sur un seul paramètre, paraissent insuffisamment probants.Les auteurs ont repris l\u2019étude simultanée des variations du potassium, du chlore, du sodium, dans le plasma, les globules rouges et les \u2018muscles sains et traumatisés, chez l\u2019ani- ANALYSES 1587 mal (écrasement musculaire pour créer un « crush-syndrome » ).17 lapins servirent de témoins; 17 furent opérés qui présentèrent tous: a) la poussée urémique du 3e jour (maxima 2, 47 g p.1000); b) l\u2019élévation considérable (jusqu\u2019à 300 p.100) du chlore et du sodium dans la zone d\u2019attribution opératoire.Leur attention fut dirigée vers les dissociations possibles entre les données tissulaires et humorales.En ce qui concerne le chlore, malgré de très fortes augmentations dans le muscle, il est possible de ne pas observer de variations plasmatiques ou globulaires.En ce qui concerne le sodium, les mêmes faits peuvent être observés.En ce qui concerne le potassium, le trauma opératoire s'accompagne d\u2019une perte tissulaire de l\u2019ordre de 40 à 50 p.100; malgré cela, le potassium plasmatique peut être normal.Le potassium globulaire varie beaucoup plus que le potassium plasmatique, sans pour cela qu\u2019il ÿ ait parallélisme avec les modifications musculaires.Il devient donc très difficile, pour un cas particulier donné, d\u2019estimer l\u2019état du potassium musculaire à travers un taux globulaire ou plasmatique.1° Au cours de la phase post-opératoire, les mouvements des électrolytes : chlore, sodium, potassium, sont d\u2019une grande amplitude dans la zone traumatisée.2° Ces variations peuvent ne pas avoir de reflet dans le plasma ou les globules rouges.3° Lorsqu'il y a des variations sanguines, elles sont, d\u2019une façon générale, plus marquées au niveau des globules rouges que du plasma.4° Les discordances possibles entre taux sanguins et tissulaires sont imprévisibles et soulignent la prudence avec laquelle les seules données numériques sanguines et surtout plasmatiques, doivent être interprétées.5° Ils montrent aussi combien il peut être imprudent de n\u2019étudier qu\u2019un seul paramètre pris indépendamment du contexte biologique et clinique, et de baser sur lui seul une théorie pathogénique et une thérapeutique. 1588 « Il nous semble qu\u2019une telle faute a été commise en ce qui concerne le potassium plasmatique ».HILLEMAND.IMMUNOLOGIE R.B.GOUDIE, J.R.ANDERSON et Kathleen G.GRAY.\u2014 Anticorps antithyroidiens fixateurs du complément chez des patients hospitalisés, porteurs de lésions thyroidiennes asymptomatiques.( Complement-Fixing Antithyroid Antibodies in Hospital Patients with Asymptomatic Thyroid Lesions.) \"J.Path.Bact.\u201d, 77: 389 (avril) 1959.L'intérêt dans l\u2019immunologie thyroidienne provient surtout des travaux de Roitt qui a démontré la présence d\u2019un anticorps précipitant les extraits salins de thyroïde chez les malades souffrant de goitre de Hashimoto.De plus White a démontré par la méthode aux anticorps fluorescents, que cet anticorps sérique réagit avec le tissus thyroïdien du même patient et se comporte donc comme un auto-anticorps.Les auteurs ont employé la technique plus sensible qu\u2019est la fixation du complément chez un grand nombre de patients avec et sans maladie thyroïdienne.L'étude histologique des thyroïdes prélevées à l\u2019autopsie, a permis de comparer la nature et la fréquence des lésions thyroïdiennes avec la positivité des épreuves sérologiques.Matériel et méthode.300 thyroïdes dont 77 de patients ayant subi les épreuves de fixation du complément ont été examinées.486 patients sans maladie thyroïdienne évidente, ont été soumis aux épreuves sérologiques.L\u2019antigéne en quantité suffisante pour faire l'épreuve de la fixation du complément, n\u2019a pu être obtenu qu\u2019à partir de thyroïde de thyro-toxicose.C\u2019est cet antigène qui a été utilisé dans la présente recherche.Résultats.Les résultats positifs ont été obtenus chez 16% des femmes âgées de plus de 50 ans en comparaison de 3% chez les autres patients.(Au total 6.8% des 486 patients).Un fort pourcentage de positivités a été remarqué chez les femmes âgées souffrant de nécrose hépatique ou de cirrhose.Des 77 patients où on a examiné la thyroïde, 9 avaient ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 une sérologie positive.8 de ces patients sont des femmes âgées et présentent des lésions thyroïdiennes.Ces lésions consistent en un Infiltrat lymphocytaire et la présence de cellules onocytaires (cellules de Hurthle, ou d\u2019Askanazy).Ces lésions varient beaucoup en intensité et en distribution.La thyroïde n\u2019est jamais lésée dans toute son étendue.D'autre part, tous les patients qui présentaient des lésions thyroïdiennes n\u2019ont pas tous une sérologie positive.Ainsi, chez 9 malades où l\u2019épreuve de fixation du complément avait été négative, la thyroïde contenait des infiltrats lymphocytaires et des oncocytes.Cependant, chez les 32 femmes au-dessus de 50 ans, la concordance entre la sérologie et la présence de lésions .est suffisamment probante pour donner une valeur réelle à une telle association.Enfin, on note une association fréquente entre l\u2019atteinte hépatique et les lésions thyroïdiennes chez les femmes âgées.Discussion.Depuis longtemps, dans la soit- disant thyroïdite chronique, on avait remarqué la présence simultanée de lymphocytes et d\u2019oncocytes.En 1948, Lennox avait montré la grande fréquence d\u2019oncocytes et de lymphocytes dans les thyroides de femmes de plus de 60 ans et « euthyroidiennes ».Les oncocytes souvent considérés comme des éléments régressifs et involués, sont quand même actifs et peuvent capter l\u2019iode 131.Les infiltrats lymphocitaires sont beaucoup plus fréquents.La corrélation entre l\u2019importance des infiltrats lymphocytaires des spécimens de thyroïdectomie sub-totale pour thyrotoxicose et la fréquence du myxœdème post-opératoire, suggère l\u2019action antithyroïdienne de ces infil- trats.Hellwig suggère que les lymphocytes représentent une réaction à la présence d\u2019une colloïde anormale transportée dans les espaces interstitiels par les macrophages.Le goitre de Hashimoto représente la lésion par excellence où se trouvent en présence les lymphocytes et les oncocytes.On suggère l\u2019action d\u2019anticorps thyroidiens comme cause de cette affection et déja Roitt a montré la présence d\u2019anticorps précipitants, réagissant avec un constituant thyroïdien (thyroglobuline) L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 dans le sérum de ces malades.Witebsky et Rose ont immunisé des lapins par l'injection de tissu thyroïdien provenant des mêmes animaux.Une telle immunisation a été démontrée par la présence d\u2019anticorps thyroïdiens préci- pitables et fixateurs du complément.Ces mêmes animaux possèdent des thyroïdes où on trouve à la fois des microvésicules et des in- filtrats lymphocitaires.Les auteurs ont obtenu des épreuves de fixation du complément positives chez des malades souffrant de thyrotoxicose, à partir d\u2019extraits de thyroïdes de ces mêmes patients.Il s\u2019agit donc de la production de véritables auto-anticorps.Malgré l\u2019association d\u2019une sérologie positive et de changements morphologiques thyroi- diens, les relations causales demeurent obscures.Il semble que l\u2019existence de l\u2019antigène, seulement démontrable dans les thyroïdes de thyrotoxicose, doit avoir pour cause une modification de la thyroïde.La question est de savoir si les infiltrats lymphocytaires et les oncocytes sont la cause ou la conséquence de l\u2019auto-immunisation.ANALYSES 1589 La question des relations entre les réactions sérologique et histologique d\u2019une part et l\u2019incidence élevée chez les femmes âgées, surtout avec lésions hépatiques d\u2019autre part, est confuse.Il se peut que les lésions thyroïdiennes solent influencées par les modifications métaboliques des autres organes.On sait que le foie agit sur le métabolisme des hormones thyroïdiennes et ovariennes et que, réciproquement les ovaires et les thyroïdes s\u2019influencent.De plus, l\u2019expérimentation sur l\u2019animal a montré que les réactions immunologiques sont ifluencées par la cirrhose ou l\u2019administration d\u2019hormones thyroidiennes.Les résultats du présent travail ne peuvent done servir que d\u2019indicateur pour résoudre les problèmes de pathologie thyroïdienne.Les auteurs soulignent en addendum, la présence de traces d\u2019antigène fixateur du complément dans les thyroïdes normales.Il semblerait alors que les variations observées dans la thyrotoxicose soient plus quantitatives que qualitatives.Jacques GAGNON. NECROLOGIE + + ÉLOGE DU PROFESSEUR PIERRE MASSON Au moment de prononcer l\u2019éloge de celui qui fut pour nous un Guide, un Maître et, J'ose le dire, un véritable Père, je ressens plus vivement le vide soudainement substitué à sa présence prestigieuse et je tremble à la pensée de ne pouvoir rendre à sa mémoire un témoignage digne de lui.4 janvier 1927 \u2014 11 mai 1959.Entre son arrivée à Montréal dans l\u2019éclat d\u2019une renommée mondiale et ce brusque arrachement à la condition humaine, une nouvelle carrière unie, sereine, en ascension constante, que nous contemplons maintenant comme la cime d\u2019un mont aux puissantes assises.Ces assises, c\u2019est dans cette France brillante et laborieuse du XXe siècle débutant qu\u2019elles se sont érigées.A la fin de ses études classiques, Claude- Laurent Pierre Masson, dijonnais, issu d\u2019une famille de magistrats, opte pour la médecine.À peine a-t-il passé brillamment les épreuves de l\u2019externat qu\u2019une typhoïde grave le terrasse pendant de longs mois.Il en sort affaibli et se voit forcé de différer la poursuite de ses études médicales.C\u2019est alors qu\u2019à l'invitation du célèbre biologiste Bataillon, il entre comme - préparateur à la Faculté des Sciences de Di- Jon.Il y restera cinq ans, de 1902 à 1907.Collaborateur de Bataillon, il assiste en témoin émerveillé aux mémorables travaux qui conduisirent à la découverte de la parthénogénèse artificielle, acquiert de solides connaissances en biologie générale, obtient une licence-es- sciences naturelles et se forme à la technique histologique.Dès cette époque, il reçoit quelques tumeurs de chirurgiens amis.Comme il l\u2019a souvent répété, la comparaison des anomalies cellulaires provoquées artificiellement avec celles qu\u2019on observe dans les tumeurs le con- Prononcé au Conseil de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal.par le docteur Joseph- Luc Riopelle, le 6 octobre 1959.duisit à une étude de plus en plus approfondie de ces dernières, et éveilla son intérêt pour l\u2019anatomie pathologique.Désormais, son orientation scientifique restera avant tout biologique.Toujours, il verra dans le fait pathologique une expérience spontanée plus subtile que le fait expérimental, plus riche aussi en enseignements, pourvu qu\u2019on l\u2019observe avec la patience et la sagacité nécessaire.Pour lui, l\u2019intérêt primordial de l\u2019'histopathologie c\u2019est la mise en évidence de propriétés insoupçonnées des tissus, ou de structures normalement difficiles à percevoir.Ses brillantes recherches sur les carcinoïdes le conduisirent à considérer l\u2019ensemble des cellules chromo - argentaffines de l\u2019intestin comme un organe endocrinien diffus.L\u2019étude de tumeurs jusque là incomprises qu\u2019il a dénommées angio-myo-neuromes artériels ou tumeurs glomiques, l\u2019amèneront à la découverte des dispositifs museulo-nerveux si curieux des anastomoses artério-veineuses des extrémités.Ses observations originales sur les nævi pigmentaires lui feront préciser la nature du mélanoblaste épidermique et envisager les relations du système pigmentaire avec le système nerveux.Dans les tumeurs mixtes du rein de l\u2019enfant, il voit une expérience spontanée susceptible de mettre en évidence le rôle des crêtes neurales dans l\u2019organogénèse du rein.Bref, son ambition la plus haute, sa préoceu- pation la plus constante, sera de faire servir le fait pathologique à une meilleure connaissance du normal.De plus en plus attiré par l\u2019anatomie pathologique, le jeune biologiste décide en 1907 de compléter à Paris ses études médicales.Il y poursuit en même temps sa formation ana- tomo-pathologique comme chef de laboratoire à l\u2019hôpital Lariboisière, où le service du Prof.Agrégé Reynier lui fournit un abondant matériel.Définitivement orienté, il choisit pour L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 sujet de thèse « Les Névromes Ganglionnaires du Sympathique » et décrit pour la première fois une tumeur intermédiaire entre le ganglio- neurome adulte et le sympathome embryonnaire.Il est reçu docteur en médecine en 1909.La même année, il rentre à l\u2019Institut Pasteur comme préparateur du célèbre bactériologiste A.Borrel, sans abandonner le laboratoire de Lariboisière.Un peu plus tard, après la retraite du Prof.Reynier, il devient chef de laboratoire du Prof.A.Gosset, d\u2019abord à la clinique de la rue Chantin, puis à la Sal- pétrière, sans cesser d\u2019être attaché à l\u2019Institut Pasteur.Durant cette période d\u2019éducation, il publie plus d\u2019une trentaine de travaux, et surtout, perfectionne l\u2019outil qu\u2019il utilisera si brillamment par la suite, sa technique histologique.Il modifie la méthode de coloration au muci- carmin.Il introduit l\u2019usage du safran en histologie et commence à mettre au point ses colorations trichromiques.Il s\u2019avise enfin en 1913 de plonger des coupes histologiques dans le nitrate d\u2019argent ammoniacal de Fontana, jusqu\u2019alors employé pour la mise en évidence des spirochètes.Il constate que l\u2019argent de la solution de Fontana est spontanément réduit à l\u2019état métallique par la mélanine.Cette observation l\u2019amène à inventer un procédé d\u2019ar- gentation d\u2019un genre nouveau, à la fois très électif et spécifique de certains corps poly- phénoliques.Faisant œuvre de pionnier, il dote ainsi l\u2019histochimie naissante d\u2019une technique précieuse, aujourd\u2019hui classique.Bientôt après, 11 donne lui-même une démonstration éclatante de son utilité et attire sur lui l\u2019attention du monde scientifique.C\u2019est alors en effet qu\u2019il se met à l\u2019étude des carcinoïdes appendiculaires, petites tumeurs jusqu\u2019alors énigmatiques.Il est intrigué par leur aspect endocrinien.Cette impression d\u2019ensemble est corroborée par la détection de graisses biréfringentes comme on en observe dans le cortex surrénalien et de granulations chromaffines qui évoquent une similitude avec la médullaire surrénale.Etudiant ces granulations par divers procédés, il constate qu\u2019elles NÉCROLOGIE 1591 réduisent l'argent ammoniacal.Peu après, il découvre que certaines cellules intestinales possèdent la même propriété.Il les dénomme cellules argentaffines et les identifie avec les cellules de Nicholas-Kulchitzky, dont Ciaceio avait déjà démontré la chromaffinité.De ces observations, il tire les conclusions suivantes: les carcinoides sont de véritables cultures pures de cellules argentaffines; étant donné le caractère endocrinien des carcinoïdes, il y a lieu de considérer l\u2019ensemble des cellules ar- gentaffines de l\u2019intestin comme un véritable organe endocrinien diffus.Ces recherches effectuées vers l\u2019âge de 33 ans constituent un des sommets de l\u2019œuvre massonnienne.On peut les ranger parmi les plus caractéristiques de son esprit et de sa méthode : emploi de techniques histologiques raffinées, subtilité de l\u2019observation, sagacité de la déduction, hardiesse des conclusions, retour du pathologique au normal.Pénétré de la valeur et de la fécondité des études morphologiques, il affirmera toujours la nature endocrinienne des cellules argentaffines.La confirmation de ses idées, il l\u2019attend sans impatience.Il voit, dans le retard que mettent les autres disciplines à déceler leur activité secrétoire, une preuve du rôle initiateur des investigations structurales dans le progrès des sciences biologiques.Auss1 est-ce sans surprise et presqu\u2019avec indifférence qu\u2019il entend parler des effets de l\u2019enteramine ou serotonine et du syndrome du carcinoïde malin, dont il est l\u2019anticipateur intrépide.Août 1914.La guerre éclate, interrompant son activité scientifique.Il est capturé dès le début non loin de Sedan et connaît pendant onze mois les camps de concentration de la Prusse Orientale.Il revient en France à la faveur d\u2019un échange de prisonniers et se voit affecter d\u2019abord au laboratoire de Dijon, puis au Groupe des Services Chirurgicaux et Scientifiques de Bouleuse.Il se lie d\u2019amitié avec Claudius Regaud, son directeur, avec René Leriche, Roux-Berger, Guillain, Lemaître.Lors d\u2019une mission à Troyes, il a l\u2019occasion de prendre contact pour la première fois avec un groupe de médecins canadiens-français. 1592 Après la victoire, il importe de dresser, face à l\u2019Allemagne, dans l\u2019Alsace libérée, un bastion de la culture française.Ce bastion, ce sera l\u2019Université de Strasbourg.Dans le cadre d\u2019une organisation de type germanique, la France réunira les plus brillants représentants de sa pensée.Dès l\u2019armistice, Pierre Masson y est désigné comme titulaire de la chaire d\u2019Anatomie pathologique.A 38 ans, il accédait pour ainsi dire d\u2019un seul bond au plus haut échelon de l\u2019enseignement universitaire français, et prenait possession d\u2019une chaire illustrée par Jacques Lobstein et von Recklin- ghausen.Aussitôt, avec l'assistance de son camarade Louis Géry, ancien pastorien comme lui, avec l\u2019aide bénévole de son ami le Dr J.F.Martin qui devint par la suite professeur d\u2019Anatomie pathologique à Lyon, il remet en marche l\u2019Institut, s\u2019attache de jeunes collaborateurs, entre autres Charles Oberling et Louis Berger et organise l\u2019enseignement.Il se révèle d'emblée comme un professeur de grande classe, et met au point une série de cours originaux, imprégnés de sa formation biologique.Il ne tarde pas à reprendre ses recherches et s\u2019impose à l\u2019attention par des publications retentissantes.Signalons en premier lieu ses travaux sur l\u2019appendicite neurogène.Hanté par le problème des cellules agentaffines, il s\u2019avise qu\u2019elles doivent persister dans l\u2019axe des appendices -oblitérés, si elles sont de nature endocrinienne.Il les y retrouve effectivement mais, fait imprévu, elles se localisent non dans le tissu conjonctif, mais dans de petites agglomérations de nerfs qui forment parfois de véritables névromes.L\u2019étude en coupes sériées de cas choisis lui permet d\u2019observer le bourgeonnement de cellules épithéliales à partir des glandes appendiculaires jusque dans les nerfs du plexus périglandulaire, leur tranfor- mation en cellules argentaffines, leur migration intra-nerveuse.Ces constatations élucident définitivement l\u2019histogénèse des carci- noïdes.Toujours soucieux de revenir au normal, il en tire l\u2019hypothèse hardie du neuren- toderme.NÉCROLOGIE L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 Nombre d\u2019autres travaux marquent la période strasbourgeoise de sa carrière.On en compte une moyenne d\u2019environ cinq par année, presque tous sans collaboration.L\u2019analyse détaillée de ces recherches ne saurait trouver place ici.Contentons-nous de signaler parmi les plus originales, sa découverte des tumeurs glomiques et de l\u2019appareil glomique des extrémités, ses études sur les nævi pigmentaires et sur les variations de la polarité cellulaire.Il trouve au surplus le temps de publier des ouvrages didactiques.En 1923 il a fini de rédiger d\u2019une plume alerte un volume de près de 800 pages, son classique et si personnel traité sur les tumeurs.Un peu plus tard, il faisait paraître dans l\u2019Atlas du Cancer deux fascicules sur les tumeurs des glandes annexes des muqueuses de la face et du cou, chef-d'œuvre d\u2019iconographie.Son exemple, son enthousiasme animent l\u2019Institut qu\u2019il dirige.Ses collaborateurs contribuent par leurs travaux à son éclat.Une pléiade de chercheurs français et étrangers y viennent bientôt attirés par sa réputation.Chef d\u2019Ecole, il est aussi chef de file.Conscient de son rôle dans la renaissance de l\u2019Anatomie pathologique française, il revendique hautement pour elle la place auquelle elle a droit.Pour aider à sa diffusion il fonde, avec Cunéo, Lecène, Policard, Grégoire et Roussy, les Annales d\u2019Anatomie pathologique médico- chirurgicales.Bref, en ces huit années, il domine l\u2019Anatomie pathologique française, et se crée une réputation internationale, tandis que son Institut rivalise avec celui que régente outre frontières le grand pathologiste allemand Aschoff.Et voilà qu\u2019en pleine maturité, le Professeur Masson quitte Strasbourg et vient entreprendre à Montréal une nouvelle œuvre de pionnier.Le Canada français ne lui était pas étranger.En 1922, à l\u2019invitation de la Fondation Rockfeller il venait avec quelques collègues strasbourgeois visiter les Universités améri- caînes les plus marquantes.I] profitait de son voyage aux Etats-Unis pour faire un détour L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 par la province de Québec.Plus tard, de jeunes médecins canadiens-français, les Drs Jo- seph-Edouard Morin, Louis-Charles Simard et Desgroseillers, attirés par son renom, avaient fait des stages d\u2019étude à son Institut.Déjà son ancien assistant Louis Berger, établi à Québec, y commençait une brillante et trop courte carrière.Bref, à son insu peut-être des liens sentimentaux s\u2019étaient peu à peu noués avec un autre pays de frontière.Il décidait d\u2019y venir pour trois ans, nanti d\u2019une mission officielle, pour y organiser l\u2019enseignement de l\u2019Anatomie pathologique.À son arrivée, il trouvait une Université récemment parvenue à sa majorité, riche d\u2019espoir, préoccupée de grouper sur les flanes du Mont-Royal ses facultés et écoles, il y trouvait aussi des hôpitaux en pleine expansion, soucieux de donner une vigoureuse impulsion à leurs services de laboratoires.Il y trouvait enfin l\u2019acceuil affectueux du Doyen de Lot- binière Harwood, l\u2019appui du Conseil de la Faculté et la collaboration de son élève de Strasbourg, le Dr L.C.Simard.Il est inutile d\u2019insister devant vous sur la carrière montréalaise du Professeur Masson.Elle nous offre un exemple éclatant de consécration, pour mieux dire, de dévotion à un idéal professionnel.Durant trente ans, sans défaillance, il assume à l\u2019Université la majeure partie de l\u2019enseignement théorique.Il possède au plus haut degré le respect de l\u2019étudiant et ne se présente devant lui qu\u2019après une soigneuse préparation, non sans avoir couvert au préalable les tableaux de l\u2019amphithéâtre de la minutieuse arabesque de ses dessins histologiques.Pendant trente ans, il fait sa tournée matinale des hôpitaux, où ses assistants ne cessent d\u2019admirer la rapidité de son coup d\u2019œil et la sûreté de son diagnostic histo-pathologique.De toutes parts, on lui demande son avis.Il répond avec soin et promptitude à ces innombrables consultations bénévoles.Ce qui lui reste de temps, il le consacre à ses recherches personnelles.Inlassable, il poursuit son travail en soirée, en fin de semaine même, dans la paix et l\u2019affection d\u2019un foyer profondément uni.La musique dont il NÉCROLOGIE 1593 se passionne, la fréquentation de \u2018quelques amis choisis sont les seules distractions de cette vie laborieuse.En ces trois décades, l\u2019index de ses travaux scientifiques s\u2019enrichit de plus de cinquante titres.Le chiffre paraîtra peut-être assez modeste à notre époque de publication effrénée.En réalité, son œuvre scientifique montréalaise est considérable et aurait suffi à l\u2019illustrer, s\u2019il n\u2019avait déjà bénéficié d\u2019une renommée hors de pair.Les articles de casuitique y sont peu nombreux.Remarquables à tous points de vue \u2014 minutie de la description, ampleur de la discussion, portée des conclusions, ils dépassent de beaucoup la simple relation d\u2019un fait pathologique.Poursuivant ses recherches antérieures, il publie de nouveaux et importants travaux sur le système nerveux de l\u2019appendice, sur les carcinoïdes, sur les cellules argentaffines, sur les glomus, sur la pigmentation cutanée et les nævi pigmentaires.Dans une série d'articles très fouillés, il étudie minutieusement les tumeurs bénignes des nerfs périphériques, précise leur histopathologie, discute de leur nature et leur histogénèse.Il décèle la présence de cellules nerveuses dans les adénosarcomes embryonnaires du rein et est amené à envisager le rôle des crêtes neurales dans l\u2019organogénèse de cet organe.Il apporte sa contribution personnelle à la pathologie du poumon, à la structure des mélanomes, aux rhabdomyomes des nerfs.Il s\u2019intéresse aux tumeurs génitales et distingue du séminome classique une forme spéciale qu\u2019il dénomme séminome spermatocytaire.Enfin, couronnant son œuvre sans mettre un terme à ses publications, voilà que paraît en 1956 son traité si longtemps attendu sur les tumeurs humaines.Fruit d\u2019un demi-siècle d\u2019observation et de réflexion, ce livre remarquable est le reflet de la personnalité de son auteur.C\u2019est le contraire d\u2019un travail d\u2019érudition.Supréme dans la description histologique, riche en observations inédites, il différe du tout au tout de la simple compilation.Les faits sont là, mais c\u2019est par leur agencement, par une série de rapprochements féconds en vues originales qu\u2019ils prennent leur valeur. 1594 Les faits passent, les idées demeurent, avait coutume de dire M.Masson.Fruit de longues réflexions, cet ouvrage survivra à ceux qu\u2019inspire un étroit empirisme, parce qu\u2019il force à penser.Grandeur et prestige de l\u2019intelligence créatrice ! Cet homme ne sort pratiquement jamais de son laboratoire.Il fuit la publicité.Il travaille avec des moyens modestes : un microscope optique, quelques coupes colorées.Et pourtant il jouit d\u2019une réputation internationale, et se voit à de multiples reprises l\u2019objet de ces témoignages d\u2019estime qui sont pour le savant comme l\u2019écho de son message.Il reçoit des doctorats honorifiques, tout d\u2019abord de l\u2019Université de Montréal qui proclame ainsi sa fierté de le compter parmi ses professeurs, plus tard de l\u2019Université McGill, puis de l\u2019Université Laval et de l\u2019Université d\u2019Ottawa.II est élu membre de la Société Royale du Canada en 1931.Membre correspondant de l\u2019Académie de Médecine de Paris en 1935, il en devient membre titulaire en 1944.Il est nommé membre honoraire de la New York Pathology Society, de la Société de Pathologie Mexicaine, de la Pathological Society of Great Britain and Ireland.De ces honneurs, le plus sensible à son cœur fut sans doute sa promotion récente au titre d\u2019Officier de la Légion d'Honneur, sourire d\u2019approbation de la mère-patrie à celui qui, resté toujours fidèle à sa nationalité, a vécu si longtemps parmi nous comme un missionnaire de sa culture.Que dirai-je de l\u2019homme dont vous ne pourriez vous-mêmes témoigner ?Personnalité attachante, alliant la distinction à la simplicité, imagination vive, féconde en expressions pit- NÉCROLOGIE L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 toresques, et, derrière cette façade, une grande fraîcheur de sentiments, un attachement profond à la compagne de sa vie, à sa famille, à ses amis, à ses élèves.De la qualité de sa vie affective, je ne veux mettre en lumière qu\u2019un indice : son amour de la Jeunesse ct l\u2019affection, la vénération qu\u2019il lui inspire jusqu\u2019en ces dernières années.Je le revois encore à ces dernières réunions du mercredi où s\u2019assemblent les Jeunes pathologistes canadiens-français de la région métropolitaine.Malgré sa souffrance, il s\u2019anime au bruit l\u2019arrivée de la joyeuse troupe.Installé à son microscope, il accueille d\u2019un sourire, d\u2019un salut amical chaque nouveau venu.Il s'inquiète des absents \u2014 l'absence est le plus grand des maux.\u2014 Sans faire de commentaires, car c\u2019est la règle du jeu, il jette un coup d'œil rapide sur les coupes qu\u2019on lui tend.Quand tout le monde a vu les cas-problèmes, la discussion commence.Les diagnostics aventureux pleuvent.On se chamaille un peu.Enfin, c\u2019est au patron de se prononcer.Comme il sait bien, le toujours jeune Maître, reconstituer en quelques phrases un paysage histologique ! Avec quelle sûreté il s\u2019oriente dans le dédale de ces rutilants microcosmes ! Et quelles perspectives il fait entrevoir ! Quelle Joie surtout pour lui de pouvoir encore une fois transmettre une parcelle de lui-même au cercle recueilli de ses jeunes disciples ! Une vie qui sans s\u2019épuiser s\u2019achève.Une œuvre qui subsiste.Et tout près, en terre française, à l\u2019ombre des grands ormes canadiens, le repos.Joseph-Lue RIOPELLE. NOUVELLES L'ASSOCIATION DES INTERNISTES DE LA PROVINCE DE QUÉBEC L'assemblée générale annuelle de l\u2019Association des Internistes de la province de Québec s\u2019est tenue au Cercle Universitaire de Montréal, sous la présidence du docteur Charles-Henri Grignon, le samedi 31 octobre 1959.Les élections tenues à cette occasion ont confirmé les officiers dans leurs postes respectifs, ce pour le terme courant.\u2014_\u2014\u2014 LE DOCTEUR G.-A.BERGERON, NOMME SECRETAIRE DE LA FACULTE DE MEDECINE DE QUEBEC Le docteur Georges-Albert Bergeron, F.R.C.P.(C), secrétaire adjoint de la Faculté de médecine de l\u2019Université Laval, vient d\u2019en être nommé secrétaire, par le conseil de la Faculté.Il succède au docteur Rosaire Gingras récemment promu au nouveau poste administratif de vice-doyen de la Faculté.Lors de sa nomination, il était secrétaire-adjoint de la Faculté de Médecine depuis 1949.Le docteur Bergeron est professeur titulaire de physiologie pratique depuis 1951, secrétaire de l\u2019Ecole de technologie médicale et professeur auxiliaire à l\u2019Ecole de pédagogie et d\u2019orientation et à l\u2019Ecole des sciences domestiques.\u2014_\u2014m\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 ÉLECTIONS DES OFFICIERS DE L'ASSOCIATION DES CHIRURGIENS DE LA PROVINCE DE QUÉBEC À l\u2019issue de l\u2019assemblée générale annuelle de l\u2019Association des Chirurgiens de la province de Québec, tenue le 21 novembre 1959 à l\u2019Hôpital Notre-Dame de Montréal, ont eu lieu les élections des officiers pour l\u2019année courante.Le docteur Mason Couper, du Royal Victoria Hospital de Montréal a été réélu président; les vice- présidents élus sont les docteurs Gérard Gagnon de l\u2019Hôtel-Dieu de Chicoutimi et John J.Dinan du St.Mary\u2019s Hospital de Montréal.Le docteur Jean- Paul Legault de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal a été réélu secrétaire-trésorier.Les directeurs réélus sont les docteurs François Roy de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, François Archambault de l\u2019Hôpital Notre-Dame de Montréal, Paul A.Poliquin de l\u2019Enfant-Jésus de Québec, Edouard Gagnon de l\u2019Hôpital Notre-Dame de Montréal, Guy Bertrand, de l\u2019Hôtel-Dieu de Sher- broooke, Louis A.Frenette, de l\u2019Hôpital LaFlèche de Grand\u2019Mère, Jacques J.Ringuet de l\u2019Hôpital St- o + à.dd Joseph de Rimouski et Edouard Desjardins de l\u2019Hô- tel-Dieu de Montréal.\u2014\u2014\u2014\u2014 LE DOCTEUR J.GILBERT, ELU A L'A.P.H.A.Pres de 5,000 délégués viennent de prendre part au Congrès annuel de American Public Health Association qui a eu lieu à Atlantic City, N.J., sous la présidence du docteur Leona Baumgartner, commissaire de la Santé pour la ville de New-York.Les nouveaux officiers sont les suivants : président, le docteur Malcolm M.Merrill, directeur de la Santé pour l\u2019Etat de Californie; vice-présidents, le docteur Jules Gilbert, secrétaire et professeur titulaire à l'Ecole d\u2019Hygiène de l\u2019Université de Montréal; le docteur Paulo Antunes, de l\u2019Ecole d\u2019Hygiène de Sao Paulo, Brésil; et le docteur Fred Soper, ex-directeur du Bureau Sanitaire Pan-Américain.Le docteur Gilbert présidait l\u2019assemblée annuelle de la Canadian Public Health Association, à Montréal, en juin dernier.Depuis, il a publié à Paris, un ouvrage intitutlé « Education sanitaire \u2014 Théorie et pratique ».++ ++ ÉLECTIONS À LA SOCIÉTÉ CANADIENNE-FRANÇAISE D'ÉLECTRO-RADIOLOGIE MÉDICALE Les officiers suivants ont été élus le 24 octobre 1959 pour l\u2019année courante : Président: docteur Paul Brodeur (Montréal); ler vice-président: docteur Léo Payeur (Québec); 2me vice-président: docteur Louis-Ivan Vallée (Montréal); secrétaire général: docteur Arthur Vallée (Montréal); trésorier: docteur Roméo Grondin (Montréal); assistant-trésorier: docteur André Lapointe (Québec); assistant-secrétaire: docteur Lmc Hamelin (Montréal); assistant-secrétaire: docteur Luc Audet (Québec); archiviste: docteur Robert Lessard(Québec) ; conseiller: docteur Mathieu Samson (Québec).ee ++ COLLOQUES DU DÉPARTEMENT DE RECHERCHES CLINIQUES DE L'HÔTEL-DIEU DE MONTRÉAL Mercredi, le 4 novembre 1959, le conférencier fut le docteur Gordon Zubrod, Clinical Director, National Cancer Institute, Bethesda, qui avait choisi comme sujet: la chimiothérapie du cancer.Jeudi, le 5 novembre 1959, le conférencier fut le docteur William Huckabee, Massachusetts Memorial 5 NOUVELLE L'Union Méd.Canada 1596 3 Tome 88 \u2014 Déc.1959 Hospital, Boston, qui intitula son sujet: Excessive Modérateur: docteur Lorne Hamilton, Supervisor lactate from kidneys of hypertensive patients.Mercredi, le 18 novembre 1959, le conférencier fut le docteur J.-F.Mustard, qui traita de: Atherosclerosis and lipid factors.&-6- + CONFÉRENCE DU DOCTEUR EDOUARD-D.GAGNON Le docteur Edouard D.Gagnon, chef de la chirurgie cardio-pulmonaire à l\u2019Hôpital Notre-Dame de Montréal a été un des conférenciers invités à la première rencontre régionale du Collège Royal des Médecins et Chirurgiens qui s\u2019est tenue récemment à Halifax.Le docteur Gagnon a parlé des résultats des greffes aortiques et veineuses dans le thorax.ee ++ JOURNÉE D'ÉTUDE SUR LA RÉADAPTATION DES ÉPILEPTIQUES Une journée d\u2019étude consacrée à la réadaptation des malades épileptiques a eu lieu le 17 novembre 1959, à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, sous les auspices du Montreal Council of Social Agencies, du Montreal Neurological Institute en collaboration avec le service de neuro-psychiatrie de l\u2019Hôtel-Dieu.Le chef du service de Neuro-psychiatrie de l\u2019Hôtel- Dieu, le professeur Jean Saucier, a prononcé le discours de bienvenue, puis les docteurs Charles-A.Roberts, Francis McNaughton et Guy Courtois ont fait des remarques générales avant la présentation de la conférence principale du matin faite par le docteur Harry Sands de New-York.Le professeur Wilder Penfield a prononcé une causerie intitulée: «La maladie sacrée» lors du déjeuner.Il a été présenté par le professeur Jean Saucier.Les Commissions d\u2019étude se sont réunies l\u2019avant- midi et l\u2019après-midi.Le problème de la réadaptation des malades épileptiques a été étudié sous ses différents aspects, ainsi qu\u2019en fait foi le programme qui se lisait comme suit : 1.Aspect médical Président: Docteur D.L.Lloyd-Smith, assistant en Neurologie, Institut Neurologique.Modérateur: docteur Claude Bertrand, Chef de service en Neuro-chirurgie, Hôpital Notre-Dame et consultant, Institut Neurologique de Montréal.Panelistes: docteur Francis McNaughton, Mlle J.Levesque, R.N.,, Mlle A.Rogier, docteur Herbert Jasper, docteur Graham C.Taylor.Rapporteur: docteur Raymond Lafontaine.2.Education Président: Rév.Père Govenlock, Assistant directeur, Ecole de Service Social, Université de Montréal.of Pupil Guidance and Special Education Services, Protestant School Board of Greater Montreal.Panelistes: docteur G.Barbeau, Mrs J.Bernd, docteur Guy Courtois, Mrs M.Puvrez.Rapporteur: Miss Betty Folliott.3.Réadaptation Président: docteur Bertrand Primeau, médecin consultant, Service de Réhabilitation et d\u2019orientation, Dept of National Health and Welfare.Modérateur: Miss Constance Lethbridge, Directrice, Occupational Therapy and Rehabilitation Center.Panelistes: docteur A.Feintuch, docteur S.Barza, Major Guy Bonhomme, M.G.P.Reid, docteur Robt.Lantier, docteur P.Robb.Rapporteur: Prof.HelenTuck.4.Placement dans l\u2019industrie Président: Docteur D.C.Bews, Directeur médical, The Bell Telephone Cie of Canada.Président du Health and Welfare Section, Montreal Council of Social Agencies.Modérateur: Mme M.Germain De Lom, Directrice, Section Spéciale, Service de Placement Provincial.Panelistes: Mrs R.Schlossberg, Mr Elliott Bolton, Miss M.Brogan, docteur Raymond Robillard, docteur Milton Townsend.Rapporteur: Miss M.Wheeler.Le Comité d\u2019Organisation de la Journée d\u2019Etude était composé du docteur Charles Roberts, président ; docteur Claude Bertrand, docteur Guy Courtois, Mme Germain De Lom, Miss Cynthia Griffen, Miss Betty Folliott, docteur Roland Lamquin, docteur Francis McNaughton, docteur D.C.Bews, docteur Lloyd-Smith, Miss Helen Tuck et de Miss I.Young.e\u2014\u2014 RÉUNION DE L'ASSOCIATION DES CHIRURGIENS DE LA PROVINCE DE QUÉBEC L\u2019assemblée annuelle de l\u2019Association des Chirurgiens de la province de Québec a eu lieu à l\u2019Hôpital Notre-Dame de Montréal, samedi 21 novembre 1959, à 9 am.Les séances du matin et de l\u2019après-midi furent présidées par les docteurs François Archam- bault et Mason Couper, Gérard Gagnon et John J.Dinan.PROGRAMME 9.05.Bienvenue par le docteur François Archam- bault, chef du Service de Chirurgie de l\u2019Hôpital Notre-Dame de Montréal.9.10 \u2014 9.30.Torsion de trompe utérine.Docteur André Cormier.9.30 \u2014 9.50.Traitement neuro-chirurgical de la douleur.Docteur J.-Cartier-Giroux. L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 En discussion : Docteurs Gilles Bertrand et Me- loche.9.50 \u2014 10.10.188 cas de tumeurs malignes de l\u2019ovaire.Docteur Roger Lapointe.En discussion : Docteurs Pierre Meunier et J- P.Latour.10.10 \u2014 10.30.Lipomatose de la valvule iléo-cæcale.Docteur Roger Champoux.10.30 \u2014 10.50.Résultat de l'isolement des infections des services de Chirurgie.Docteur André Leduc.En discussion : Docteur Harry Morton.10.50.Intermission.11.10 \u2014 11.30.L\u2019anesthésie en 1960.Docteur Louis Lamoureux.En discussion : Docteur Jean Laporte.11.30 \u2014 11.50.Les abdomens aigus vus par le radiologiste.Docteur Maurice Dufresne, docteur Jacques l\u2019Espérance.11.50 \u2014 12.10.Rôle de la radiothérapie dans les formes avancées de certains cancers.Docteur Yvan Méthot.En discussion : Docteur Robert Labbé.12.10 \u2014 12.30.Une évaluation du traitement des ulcères veineux de la jambe.Docteur Yves Prévost.12.30 \u2014 12.50.Syndrome de la veine cave supérieure, traité chirurgicalement.Docteur E.-D.Gagnon.En discussion : Docteur Roger Paulin.12.50.Invitation au lunch gracieusement offert par l\u2019Administration de l\u2019Hôpital Notre-Dame \u2014 Docteur Paul Bourgeois.2.10 \u2014 2.30.Prothèse (Marlex-Mesh) dans la réfection de parois abdominales.Docteur Maurice Parent.En discussion : Docteur Fraser Gurd.230 \u2014 2.50 Greffes et anastomoses artérielles en chirurgie générale : a) fibro-sarcome envahissant la fémorale, greffe artérielle.Docteur Denis Charette.b) traumatisme de l\u2019artère fémorale, greffe.Docteur Roger Gagnon.¢) rupture inexpliquée de l\u2019iliaque post-Wertheim, anastomose.Docteur Lise Fortier, docteur Maurice Parent.En discussion : Docteur Rocke Robertson.2.50 \u2014 3.10.Urologie ou Chirurgie ?Docteur Jean- Paul Brault.En discussion : Docteur Jean Guay.3.10 \u2014 3.30.Les plaies et les incisions.Docteur Georges-E.Cloutier.3.30 \u2014 3.50.Colite ulcéreuse et colectomie totale.Docteur Laurent Archambault.En discussion : Docteur Gavin Miller.3.50.Intermission.4.10.Assemblées d\u2019affaires.Elections.La prochaine assemblée générale annuelle aura lieu à Québec, le samedi 19 novembre 1960.NOUVELLES 1597 RÉUNION DE LA SOCIÉTÉ CANADIENNE-FRANÇAISE D'ÉLECTRO-RADIOLOGIE MÉDICALE Une réunion de la « Société C.F.d\u2019Electro-Radio- logie Médicale» a eu lieu au grand amphithéâtre de l'Hôpital Notre-Dame de Montréal, le samedi 24 octobre, à 2.30 p.m.L\u2019ordre du jour se lisait : Procès-verbal, Correspondance, Affaires nouvelles.1) Rapport du trésorier.2) Rapport du secrétaire général.oon Travaux scientifiques : 1) Docteur Robert Fortin : La thrombose de la veine cave et de la veine rénale.1 cas.2) Docteur M.Dufresne, G.Bessette et J.Lespé- rance: Considérations radiologiques sur l\u2019abdomen aigu.3) Docteur Albert Jutras: Les bases anatomo- physiologiques du radiodiagnostic des petits cancers de l\u2019estomac.4) Elections générales.ee ++ SÉANCE DE LA SOCIÉTÉ DE PHTISIOLOGIE ET DE PNEUMOLOGIE DE MONTRÉAL Une réunion de la Société de Phtisiologie et de Pneumologie de Montréal a eu lieu vendredi, le 16 octobre, à 8.30 heures du soir au nouvel Auditorium de l'Hôpital Notre-Dame.L'assemblée était sous la présidence du docteur Paul-René Archambault et comporta la lecture des minutes, la mise en nomination des nouveaux membres et les affaires nouvelles.Le programme scientifique était intitulé: feriez-vous ?L\u2019animateur en fut le docteur André Mackay.Il y eut présentation de cas par les membres de la Clinique du thorax de l\u2019Hôpital Notre-Dame.En discussion les médecins suivants prirent la parole: Rolland Charbonneau, Jules Laberge, Luc Lafortune, Paul Robert, François Laramée, Omer Manseau, Jacques Gougoux, Julien Lambert et Jean- Paul Venne.Que 2e 9e JOURNÉE ANNUELLE DE LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE VALLEYFIELD A l\u2019Hôtel-Dieu de Valleyfield, s\u2019est tenue récemment la Journée médicale annuelle.Chaque année, depuis près de cinquante ans, les RR.SS.de l\u2019Hôtel- Dieu offrent à la Société médicale de Salaberry-de- Valleyfield la possibilité d\u2019organiser une journée médicale annuelle consacrée à des sujets médicaux de haute actualité.; Des conférenciers de réputation internationale viennent entretenir les médecins du diocèse et leur 1598 parlent des thérapeutiques les plus récentes et des traitements nouveaux les plus appropriés aux malades.Dans la matinée, le docteur Fernand Côté, psychiatre éminent de l'hôpital Maisonneuve a parlé de la « Psychiatrie en clientèle».Dans l\u2019après-midi, le docteur Pierre Royer, pédiatre éminent de Paris a parlé d\u2019un sujet encore d\u2019actualité : « Les diarrhées».Dans la soirée, un souper a été servi au Motel Venise.Comme conférencier invité, le Père Ambroise Lafortune a parlé à sa façon d\u2019un sujet passionnant : « Le monde est bien malade ».Depuis la fin de septembre dernier, la Société médicale de Salaberry-de-Valleyfield fait partie de l\u2019Association des médecins de langue française du Canada, section du Québec.++ ++ SÉANCE DE LA MONTREAL NEUROLOGICAL SOCIETY Une séance de la Montreal Neurological Society a été tenue le 11 novembre 1959 à l\u2019Hôpital Notre- Dame.Le programme comportait les travaux suivants: 1.Méningo-encéphalo-myélite avec cécité complète.Docteur Claude Gauthier, docteur Normand Giard.2.Paraparésie d\u2019origine indéterminée.Docteur Cartier Giroux, docteur N.Martinez.COURS DE PERFECTIONNEMENT À L'HÔTEL-DIEU DE MONTRÉAL Un cours de perfectionnement, sous les auspices de la faculté de Médecine de l\u2019Université de Mont- NOUVELLES L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 réal et en collaboration avec le Collège de Pratique Générale du Canada, a été organisé par l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.Ce cours, qui aura lieu les 1, 2 et 3 février 1960, portera sur « La chirurgie en pratique générale ».Les inscriptions limitées doivent être adressées au directeur des Cours de Perfectionnement de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.Les frais d\u2019inscription sont de quarante dollars._\u2014\u2014 ÉLECTIONS À L'ASSOCIATION DES BUREAUX MÉDICAUX DES HÔPITAUX DE LA PROVINCE DE QUÉBEC Président : Docteur de la Broquerie Fortier.Premier vice-président : Docteur Julien Pesant.Deuxième vice-président : Docteur Gérard Bou- dreault.Secrétaire-trésorier : Docteur Willie Major.Secrétaire-adjoint : Docteur Jacques Léger.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014#\u2014\u2014 CINQUANTIÈME ANNIVERSAIRE DU ROYAL EDWARD LAURENTIAN HOSPITAL Une séance clinique a eu lieu le 25 novembre 1959 au Royal Edward Laurentian Hospital, sous le patronage du docteur Arthur Leclerc, ministre de la Santé de la province de Québec, pour commémorer le cinquantième anniversaire de la fondation de l\u2019Institut.À cette occasion, le rôle qu\u2019il a joué dans la lutte contre la tuberculose pulmonaire a été mis en lumière.LIVRES RECUS La relaxation \u2014 Aspects théoriques et pratiques.2e édition.Publié par les soins de P.ABOULKER, L.CHERTOK et M.SAPIR.Un vol.de 154 pages: 900 fr.L'Expansion, édit., Paris, 1959.La première édition de cet ouvrage a remporté un tel succès auprès du public qu\u2019elle a été épuisée 6 mois après sa parution.La nouvelle édition que nous présentons aujourd\u2019hui a été considérablement enz1- chie.Elle offre un tableau complet de cette question si Importante et en même temps si controversée que constitue la Relaxation.Ce mot de «relaxation» a fait une singulière fortune au cours de ces dernières années.Sa vogue nous vient des Etats-Unis; l\u2019extrême tension qui caractérise la vie dans les grandes villes américaines a obligé leurs habitants à rechercher, par tous les moyens, une détente.Mais la même nécessité se fait désormais sentir en Europe.Que signifie au juste ce.terme de Relaxation ?Dans son acceptation ancienne, en français, il signifie uniquement le relâchement musculaire, mais il a pris de nos jours un sens beaucoup plus large, impliquant en même temps une détente mentale.À quoi correspond cet état ?S\u2019agit-il d\u2019un état psychique subjectif de bien-être, de sérénité, de détente ou d\u2019un état de repos musculaire objectivement L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 constatable ?S\u2019agit-il d\u2019une détente physique ou d\u2019une détente mentale ou de deux conjuguées ?Une multitude de questions se posent.La relaxation n\u2019est pas simplement une invitation au repos.C\u2019est une technique complexe reposant sur des hypothèses scientifiques élaborées par des spécialistes de tous les pays.La Société Française de Médecine Psychosomatique s\u2019est assurée pour cet ouvrage la collaboration des auteurs les plus autorisés dont plusieurs sont mondialement connus : J.de Ajuriaguerra, E.Jacobson, E.Kretschmer, J.H.Schulz.Leurs études qui forment le première mise au point de la question, mettent en lumière les rapports entre le physiologique et le psychologique et permettent d\u2019éclaireir des problèmes annexes : hypnose, psychothérapie, psychanalyse, accouchement sans douleur, ete.On trouvera également ici la description des techniques principales, avec leurs indications, leurs limites et leurs mécanismes d\u2019action.Cet ouvrage intéressera tout particulièrement les omni-praticiens, les spécialistes des questions psychologiques, psychiatriques, psychomatiques et psy- cho-sociales, les spécialistes de la médecine physique.les auxiliaires médicaux, les kinésithérapeutes \u2014 «t le grand public cultivé.Résistance des arthropodes aux insecticides.Par le Dr A.W.A.Brown, Genève, 1958.(O.M.S.: Série de Monographies, No 38); 260 pages.Prix: $4.00.Existe également en anglais et en espagnol.La résistance aux insecticides, qui est apparue chez de nombreux arthropodes vecteurs de maladies affectant l\u2019homme et les animaux, pose depuis peu un problème de santé publique d\u2019importance considérable et qui, par conséquent, intéresse l\u2019Organisation mondiale de la Santé.Celle-ci vient de publier sur ce sujet une monographie dont l\u2019auteur, le Dr A.W.A.Brown.Biologiste de la Division de l\u2019Assainissement de l'OMS, a puisé à toutes les sources scientifiques des dix dernières années, consultant 625 publications et maintes informations inédites, pour présenter une étude exhaustive du phénomène étudié.L\u2019auteur décrit en détail et évalue pour chacune des quelques 40 espèces considérées, l\u2019apparition, l\u2019historique et la distribution géographique de la résistance; dans quelques cas très rares, il montre que les observations sont insuffisantes pour prouver l\u2019existence d\u2019une résistance.Il passe en revue de manière détaillée, compte tenu de toutes les données scientifiques disponibles, les origines génétiques et les mécanismes physiologiques de la résistance.Dans presque tous les cas, la résistance semble due à une sélection darwinienne des insectes porteurs de gènes de pré-adaptation, qui deviennent caractéristiques de la majorité de la population survivant au traitement par les insecticides.Peu de données permettent LIVRES REÇUS 1599 de conclure à une post-adaptation, par exemple à une accomodation.Le mécanisme physiologique de la résistance au DDT est essentiellement dû à un accroissement de l'aptitude à « détoxiquer >» l\u2019insecticide, alors que les mécanismes de la résistance à I'HCH, à la dieldrine et aux composés organo-phos- phorés sont évidemment plus complexes.On a montré que la résistance au DDT, d\u2019une part, et la résistance à l\u2019'HCH et à la dieldrine, d\u2019autre part, constituent deux entités distinctes.C\u2019est ainsi que, dans de nombreux cas, l\u2019'HCH et la dieldrine sont utilisables pour lutter contre les anophèles résistants au DDT, et vice versa.Des produits ont été découverts qui sont plus toxiques pour les mouches résistantes au DDT que pour les mouches domestiques non résistantes, grâce auxquels on peut espérer transformer en souches sensibles les souches devenues résistantes.L'application de méthodes d\u2019épreuve types permet maintenant de déceler la résistance sur le terrain dès qu\u2019elle apparaît et, par suite, de prendre sans retard les mesures appropriées.En élucidant le processus de formation des souches résistantes, et en établissant une distinction entre les différents types de résistance, les chercheurs ont orienté les méthodes de lutte; c\u2019est à POMS qu'il incombe de coordonner les renseignements recueillis ainsi que de stimuler les travaux et de susciter de nouvelles études sur ce problème pressant.Biologie des Tréponématoses.Par Thomas Bourne Turner et David H.Hollander, Genève, 1957 (OMS.Série de Monographies, No 35), 289 pages.Prix: 86.00.À paru également en anglais et en espagnol.En 1950, le Laboratoire du Centre international des Tréponématoses a été créé au Département de Microbiologie de l\u2019Université Johns Hopkins, sous les auspices de l\u2019Organisation mondiale de la Santé et de la Johns Hopkins School of Hygiene and Public Health.Dès l\u2019origine, l'OMS a encouragé les études faites par le Centre, lui apportant son aide et ses conseils.C\u2019est, dans une large mesure, grâce à ces études que nos connaissances sur les tréponématoses se sont profondément modifiées et que l\u2019évolution des maladies tréponémiques s\u2019est révélée beaucoup plus comparable que l\u2019on pensait jusqu\u2019ici à celle d\u2019autres infections.Les observations et les conclusions qui découlent de ces travaux sont exposées dans cette monographie.Cet ouvrage comprend trois parties.La première traite de la biologie des infections à tréponèmes et comprend des chapitres sur l\u2019origine des souches étudiées, la maladie expérimentale chez les animaux de laboratoire, les facteurs qui influencent l\u2019évolution des tréponématoses expérimentales, les caractéristiques des tréponèmes in vitro, les phénomènes im- 1600 munologiques et les réactions des tréponèmes aux médicaments.La deuxième, qui comporte une étude comparative des tréponèmes, discute des caractères de la maladie expérimentale provoquée par les différentes souches isolées dans le monde, de la parenté antigénique entre les souches de tréponèmes et de leur sensibilité comparée à la pénicilline.La partie III ne comprend qu\u2019un chapitre, qui résume les principales conclusions présentées dans les précédentes sections.Deux annexes complètent la monographie : la première donne des détails sur l\u2019origine et l\u2019isolement des souches, en désignant chacune d\u2019elle d\u2019après son origine géographique, tandis que la seconde fournit des indications sur la prévention et le traitement des accidents de laboratoire susceptibles de se produire au cours des expérimentations.Bien que cette mise au point marque un important progrès, plusieurs problèmes restent encore à élucider.Les auteurs de la monographie suggèrent différents sujets sur lesquels il conviendrait d\u2019entreprendre des recherches dont les résultats pourraient ouvrir la voie à l'élimination définitive des tréponématoses.L'étudiant étranger et les cours post-universitaires de santé publique.Sixième rapport du Comité d'experts de la Formation professionnelle et technique du Personnel médical et auxiliaire.O.M.S.: Série de Rapports techniques, 1959, No 159.; 25 pages.Un grand nombre de travailleurs médicaux désireux de se spécialiser en santé publique doivent s\u2019adresser à des établissements étrangers pour recevoir la formation supérieure qu\u2019ils recherchent.Le Comité OMS d'experts de la Formation professionnelle et technique du Personnel médical et auxiliaire a examiné dans son sixième rapport, certaines conditions qui permettent à ces cours post-universitaires de santé publique de répondre aux besoins des étudiants étrangers tout comme des étudiants nationaux.La première condition à remplir est une intégration intellectuelle et sociale rapide de l\u2019élève dans le cours auquel il est inscrit, ce qui demande une sélection très attentive du candidat, une évaluation précise de ses besoins, une orientation systématique des nouveaux venus, notamment par l\u2019octroi de conseils personnels.Une seconde condition réside dans le fait que les professeurs doivent connaître la situation du pays d\u2019origine de leurs étudiants et les organismes qui parrainent leurs études.Cette connaissance doit être complétée par des renseignements recueillis auprès des anciens élèves.Une fois que les besoins de l'étudiant auront été clairement définis, son programme d\u2019étude sera établi en accord avec lui.Une méthode très efficace sous ce rapport consiste à subdiviser les cours en deux séries, l\u2019une comprenant les disciplines obligatoires pour tous et l\u2019autre les sujets à option qui correspondent aux exigences de chaque élève.LIVRES REÇUS L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 L'enseignement devrait se donner autant que possible par petits groupes et faire une place importante aux stages pratiques et à la «recherche opérationnelle ».Certains sujets ne doivent pas être négligés dans le programme des études de santé publique, par exemple: les questions de planification, de prévisions budgétaires et d\u2019évaluation dans l\u2019administration de la santé publique; les principes fondamentaux de l'assainissement; l\u2019organisation des services médicaux; les principes d\u2019enseignement et de surveillance; et les problèmes les plus récents qui confrontent la santé publique.Il faut que les conditions d\u2019admission soient adaptées jusqu\u2019à un crtain point à la diversité des antécédents culturels des étudiants étrangers; mais ceux-ci doivent satisfaire aux normes requises pour l\u2019obtention du diplôme.Le Comité insiste enfin sur la nécessité d\u2019établir des normes minimums ou des directives générales applicables à l\u2019enseignement post-universitaire de la santé publique dans l\u2019ensemble du monde.Ce rapport se fonde sur les leçons d\u2019une longue expérience des cours post-universitaires de santé publique.Les observations qu\u2019il contient devraient être utiles aux autorités universitaires et gouvernementales qui s'occupent de l\u2019élément le plus vital pour l\u2019amélioration de la santé publique: la formation d\u2019un personnel qualifié.Comité d'experts des Statistiques sanitaires.6e rapport, comprenant le 3e rapport du Sous-Comité des Statistiques du Cancer.O.M.S.: Série de Rapports techniques, 1959, No 164; 48 pages.Avec la publication du sixième rapport du Comité OMS d\u2019experts des Statistiques sanitaires, un nouveau pas vient d\u2019être fait vers l\u2019établissement d\u2019une terminologie uniforme pour les statistiques de morbidité.Le rapport formule des définitions précises pour les termes «fréquence des cas nouveaux » (incidence), « fréquence globale au cours d\u2019une période donnée » (period prevalence) et « fréquence globale à un moment donné » (point prevalence).D\u2019autre part, les différentes méthodes utilisées pour calculer la durée de la maladie font l\u2019objet d\u2019une discussion.Le rapport examine ensuite l\u2019application de ces notions de base \u2014 sous une forme modifiée, lorsqu\u2019il y a lieu \u2014 à différents domaines spéciaux des études de morbidité.Le rapport passe également en revue les chapitres de la Classification internationale des maladies qui ont le plus besoin de faire l\u2019objet d\u2019un examen critique, en vue de la huitième révision, et contient des propositions visant la coordination des études actuellement poursuivies dans divers pays.Il souligne, en outre, la valeur des réunions régionales de statisticiens sanitaires, en indiquant brièvement les sujets que ces réunions auraient le plus d\u2019intérêt à discuter.D'autre part, il analyse l\u2019activité des commissions L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 nationales de statistiques démographiques et sanitaires.Un autre problème traité dans le rapport est celui du choix des indicateurs sanitaires, notamment en ce qui concerne la mesure des niveaux de vie.Le Comité à émis l\u2019opinion que, pour les comparaisons internationales, il faut recourir à l'emploi simultané de plusieurs indicateurs qui seront significatifs à des degrés variables et plus ou moins faciles à obtenir.Le rapport contient deux annexes : la première énumère les sujets envisagés pour les études et publications sur les méthodes et procédures applicables aux statistiques sanitaires ; la deuxième reproduit le troisième rapport du Sous-Comité des Statistiques du Cancer.Ce dernier rapport traite principalement des questions suivantes : méthodes permettant de déterminer la fréquence globale du cancer et la fréquence des cas nouveaux ; objet et utilité de l\u2019enregistrement des cas de cancer, avec recommandations sur la manière d\u2019ouvrir et de tenir un registre ; études concernant l\u2019épidémiologie, la classification statistique et la nomenclature du cancer, ainsi que la détermination de ses stades cliniques.Le rapport passe aussi brièvement en revue les études qui ont été effectuées pour déterminer l'exactitude que l\u2019on peut attribuer aux diagnostics de cancer sur les certificats de décès.Services infirmiers de santé publique.4e rapport du Comité d'experts des Soins infirmiers.O.M.S.: Série de Rapports techniques, 1959, No 167; 37 pages.«A mesure que les services de santé publique, désireux de dépasser le champ étroit des mesures de prophylaxie et d\u2019hygiéne, accordent plus de place aux préoccupations sociales et éducatives qui caractérisent aujourd\u2019hui la philosophie de la santé publique, l\u2019infirmière de la santé publique est appelée à contribuer de plus en plus activement à l\u2019amélioration de la santé et du sort de la population ».Ces lignes définissent l\u2019esprit dans lequel passe en revue le rôle et l\u2019organisation des services infirmiers de santé publique, ainsi que la formation à donner au personnel de ces services.Certaines fonctions essentielles sont communes aux services infirmiers de santé publique dans tous les pays du monde.On peut les résumer comme suit : aider et soigner les individus, les familles et les divers groupes sociaux pour tout ce qui concerne la santé ; expliquer à la population les nombreux aspects du programme général de la santé publique ; participer à l\u2019élaboration de ce programme (notamment pour la partie qui se rapporte aux soins infirmiers) et des programmes de formation et de perfectionnement du personnel infirmier ; et, enfin, chaque fois qu\u2019il est nécessaire, assumer par délégation certaines fonctions médicales.En revanche, les activités individuelles de l\u2019infirmière de la santé publique LIVRES REÇUS 1601 peuvent varier considérablement suivant les pays, c\u2019est pourquoi le Comité a été d\u2019avis que l'OMS pourrait faire œuvre très utile en favorisant les études inter-pays sur l\u2019évaluation des services infirmiers de la santé publique.Les principes de l\u2019administration de ces services font ensuite l\u2019objet d\u2019une analyse à différents points de vue : collaboration des plans, dotation en personnel (notamment en agents auxiliaires), évaluation des travaux.Le Comité souligne que tout le personnel infirmier a besoin de recevoir une formation continue, sur le double plan technique et professionnel.Il estime que la préparation au travail pratique des services infirmiers de santé publique devrait s\u2019appuyer sur une solide formation infirmière générale et être assurée à la fois dans l\u2019enseignement de base et au moyen de cours complémentaires.Une importance particulière s'attache à la préparation aux postes de direction (administratrices, consultantes, surveillantes, monitrices).Le Comité a conclu que la complexité des relations interprofessionnelles dans les services infirmiers de santé publique exige la constitution de cadres hautement compétents, l\u2019adoption de méthodes de sélection judicieuses et la mise à la disposition du personnel de moyens lui permettant de se perfectionner (au niveau universitaire et compte tenu des relations existant entre les diverses disciplines) en matière d\u2019administration, de direction et d\u2019enseignement.Les recommandations de ce rapport sont de nature à avoir une importance pratique considérable pour les nombreux groupes de travailleurs qui s'intéressent à la santé de la population; elles méritent donc de retenir très largement l'attention.Epilepsie et métabolisme cellulaire \u2014 Orientations thérapeutiques.Par R.COIRAULT et Chr.JEANNETON.\u2014 Labrairie Maloine S.A., édit.Paris, 1959.Cet ouvrage n\u2019est pas orienté vers l\u2019électro-encé- phalographie.Son but est tout autre.Les auteurs, étonnés de voir trop souvent affirmer le diagnostic d\u2019épilepsie avec un pronostic réservé et après avoir remarqué les incidences sociales et professionnelles qu\u2019il comporte, ont voulu préciser les facteurs ioniques et métaboliques qui entourent cet « orage ex- cito-moteur ».Ils ont voulu aussi trouver des arguments cliniques et biologiques à la théorie des échanges ioniques au niveau des cellules nerveuses.Le premier chapitre traite du métabolisme de la cellule nerveuse.Les électrolytes et le mécanisme des échanges transmenbranaires sont longuement analysés.Les médiateurs chimiques voient leur rôle mis en évidence.Si l\u2019acétyl-choline et la noradrénaline ne révèlent qu\u2019assez peu d\u2019obscurité, il n\u2019en est pas de même de la sérotonine.Cette dernière donne lieu à une étude plus détaillée à partir d\u2019une étude expérimentale des convulsions en oxygène sous pres- 1602 sion et des constatations cliniques et biologiques retenues en pathologie humaine par l\u2019utilisation de la réserpine ct de l\u2019iproniazide.Le métabolisme cérébral est envisagé sous ses différents aspects.Les auteurs insistent sur importance du métabolisme hydrocarboné et sur le rôle de certains acides aminés : acide glutamique, aspartique, vy amino-butyrique et sur les composés phosphorés avec une mention spéciale pour I\u2019A.T.P.Le métabolisme des protéines conduit à l\u2019influence des ions ammoniaques sur le métabolisme cérébral.Le métabolisme des lipides est encore fort mal connu.Le rôle de la circulation cérébrale est souligné.En conclusion, les auteurs insistent sur le fait que ce ne sont pas les constituants eux-mêmes du tissu cérébral qui peuvent apporter des renseignements exploitables, mais leurs variations dynamiques au cours des phases d\u2019excitation et d\u2019inhibition.Dans cette optique, les variations électrolytiques et les transformations métaboliques peuvent seules permettre une meilleure compréhension des troubles pathologiques.Le deuxième chapitre traite du métabolisme de la cellule nerveuse dans l\u2019epilepsie.Les auteurs insitent sur les variations électrolytiques étudiées au cours de nombreuses crises épileptiques.Ces variations sont particulièrement frappantes dans les dosages urinaires fractionnés.Ils ont une traduction sur les courbes d\u2019excitabilité neuro-mus- culaires qui représentent un moyen d\u2019étude extrêmement instructif.Les rôles de K+ et Na+ sont essentiels.Les variations de Ca++ conduisent à l\u2019intrication tétanie-épilepsie.Celles de Mg++ représentent une recherche originale.Les travaux concernant des variations ioniques ont porté sur des crises provoquées (électro-choc - cardiazol - bémégride), puis sur des crises spontanées.Le fait original existe dans des différences entre les crises diurnes et les crises nocturnes.Le rôle des médiateurs chimiques acétyl-choline, noradrénaline et adrénaline, sérotonine est envisagé.Les modifications métaboliques donnent lieu à une étude détaillée.L'équilibre acide-base, le métabolisme oxydatif, les facteurs endocriniens, la circulation cérébrale, sont successivement analysés.Le rôle des facteurs psychiques paraît particulièrement important.Le troisième chapitre se propose d\u2019étudier les évolutions compliquées de la crise épileptique.L\u2019état de mal épileptique donne lieu à une étude ionique détaillée révélant l\u2019évolution en deux phases de ce syndrome et l\u2019obligation d\u2019une thérapeutique exactement adaptée qui s\u2019avère totalement différente du premier au dernier stade évolutif.Les psychoses aiguës des épileptiques sont dominées par les états confusionnels et confuso-oniriques LIVRES REÇUS L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 évoluant cux aussi selon deux phases biologiques.mais les expressions cliniques répondent à des variations biologiques particulières.Le calcium membra- naire codifie l\u2019expression clinique.Le quatrième chapitre se propose de comprendre les thérapeutiques anti-comitiales.Etant donné l\u2019orientation lonique des recherches, les auteurs ont centré le débat sur la correction des déséquilibres ioniques.Après une courte revue des thérapeutiques classiques (barbituriques), ou moins habituelles (vitamines, hormones, acides aminés), le centre du problème est fixé sur lion sodium.Après avoir signalé l'influence favorable du régime désodé, l\u2019accent est mis sur l\u2019acétazo-l\u2019amide qui provoque en fait une rétention sodée et une fuite potassique.L'ensemble de ce travail a pour but d\u2019ouvrir une voie nouvelle dans l\u2019étude des mécanismes de l\u2019épilepsie.À partir de cette orientation, il sera peut-être possible de confronter l\u2019électro-encéphalographie et les variations ioniques et métaboliques pour une meilleure compréhension du mécanisme épileptique qui n\u2019est finalement qu\u2019une réponse de défense à un état biologique pathologique de la cellule nerveuse.Bibliographie à la fin des principaux chapitres répondant à 292 références analysées.Un volume 16X24, 216 pages, 1,600 frs (port cn sus 150 frs.Le syndrome sinusien et son traitement.Par J.LUSTIG.\u2014 Un vol.de 230 page, 40 radios: 1.900 fr.\u2014 Librairie Maloine S.A., édit., Paris, 1959.Au cours des années, les maladies évoluent, se transforment, et risquent ainsi de devenir méconnaissables, et done, méconnues.Il semble bien que ce soit le cas de la sinusite, affection ORL autrefois bien tranchée, aux aspects radiologiques caractéristiques, aujourd\u2019hui surtout maladie chronique, latente, polymorphe, s\u2019exprimant par des signes généraux ou locaux intéressant l\u2019appareil ou l\u2019organe le plus fragile.Ainsi se créent des états pathologiques vagues, trompeurs, rebelles aux traitements usuels, et dont la cause réelle, l\u2019infection sinusienne, passe souvent inaperçue.Et c\u2019est le mérite du Docteur Jacques Lustig que d\u2019avoir passé en revue et minutieusement décrit ces aspects multiples de même origine, qui ne guériront pas aussi longtemps que l\u2019infection des sinus n\u2019aura pas été elle-même traitée.Autre caractère de la sinusite actuelle : sa contagiosité, favorisée par les conditions de la vie citadine.Nombreux sont les cas familiaux, avec des réinfections que l\u2019on risque de prendre pour des récidives.Une large place est faite à la thérapeutique : le traitement médical, bien adapté à chaque cas, selon le germe en cause, selon le terrain du malade, donne une forte proportion de succès, à consolider par des cures annuelles d\u2019entretien. L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 Ce livre, qui sort des sentiers battus, intéressera non seulement les praticiens, les spécialistes de toutes disciplines qui y reconnaîtront beaucoup de leurs cas rebelles, mais aussi les hygiénistes, les éducateurs, les parents, les sociologues, les économistes, en un mot tous ceux qui ont la responsabilité de la santé individuelle et collective.Maladies de l'appareil digestif \u2014 H.LEIBOVICI.Un vol.de 178 pages: 880 fr.\u2014 Librairie Maloine S.A.édit, Paris, 1959.Il semble qu\u2019il n\u2019existe pas actuellement d\u2019ouvrage récent et concis traitant des principales affections digestives : ce fait a incité l\u2019auteur à écrire ce précis, où sont analysées les maladies digestives les plus courantes.En excluant à dessein l'historique et les diverses théories sur telle ou telle origine encore obscure de certaines affections, l\u2019auteur a voulu faciliter la lecture et la compréhension de faits précis, et a rédigé cet ouvrage dans un style simple et en termes compréhensifs; il est destiné aussi bien au lecteur ayant déjà des connaissances médicales qu\u2019à celui qui voudrait connaître telle ou telle affection digestive dont il désirerait étudier les manifestations, les symptômes principaux, les causes, et les effets; il y trouverait aussi de plus amples détails sur le traitement à suivre et le régime prescrit par son médecin (s\u2019il y a lieu).Les mesures d\u2019hygiène générale et les divers régimes y ont été spécialement étudiés et détaillés, car, dans bien des troubles digestifs, un régime bien équilibré et scrupuleusement suivi, est parfois aussi salutaire que les remèdes, et réalise souvent une amélioration rapide.C\u2019est le cas pour certaines maladies dites bénignes, mais combien tenaces, telles que entérites, constipations, dyspepsies, et colites, mais aussi pour des affections plus graves telles que les ulcères et les tumeurs de l\u2019estomac, et certains ictères infectieux \u2014 sans oublier celles qui sont plus gênantes que graves: l\u2019aérophagie, les hémorroïdes, les parasitoses intestinales\u2026 toutes affections décrites par l\u2019auteur dans le présent ouvrage.Ayant déjà une longue expérience privée et hospitalière des affections digestives, l\u2019auteur espère ici combler une lacune et faire œuvre utile.Pratique médicamenteuse \u2014 Prescriptions, dénominations, présentation, posologie.Par René HAZARD, Jacques R.BOISSIER et Paul LECHAT, \u2014 Un vol.de 280 p.: 3.200 fr.\u2014 G.Doin et Cie, édit, Paris, 1959.Cettc pratique médicamenteuse répond au désir de voir revaloriser la prescription médicale.Et la meilleure façon de le faire était de mettre à la disposition du médecin tous les renseignements nécessaires pour qu\u2019il puisse prescrire correctement et en toute connaissance de cause.Faire correctement une ordonnance ?A quoi bon, diront certains puisqu\u2019aussi bien nous sommes au LIVRES RECUS 1609 siecle de la spécialité triomphante ?Il est facile de répondre que tous les médicaments ne sont pas mis sous la forme de spécialité et que même les médicaments spécialisés doivent avoir leur posologie et leur mode d\u2019administration réglementés par l\u2019ordonnance médicale.La première partie rappelle au praticien tous les éléments d\u2019une prescription correcte : les principes mêmes qui doivent le guider dans la rédaction de son ordonnance; le choix de la forme et de la voie d\u2019administration les plus convenables à une résor- tion plus ou moins rapide, ete.La deuxiéme partie présente au lecteur nos principales ressources médicamenteuses suivant une modalité qui mérite d\u2019être expliquée.Il a semblé nécessaire, en effet, de rappeler d\u2019abord dans ses grandes lignes la classification pharmacologiques des médicaments.Ce rappel est d\u2019autant plus utile que les groupes pharmacologiques peuvent servir à la formation des dénominations communes.Ces dénominations sont nées de la nécessité de retrouver un même médicament sous les noms divers qui lui sont parfois attribués.Elles permettent de le désigner librement sous un nom qui ne soit pas déposé.Dans la troisième partie sont indiqués, par ordre alphabétique, les dénominations communes françaises et les noms des spécialités correspondantes (avec un astérique) se référant à chacune d\u2019elles.Pour chaque médicament, le lecteur trouvera notées : la propriété pharmacodynamique principale ou l'indication thérapeutique essentielle; les formes et les voies d\u2019administration; la posologie usuelle \u2014 donnée à titre indicatif, le médecin pouvant l\u2019adapter au cas à traiter; et la posologie maxima \u2014 qu\u2019il peut dépasser dans certaines conditions.Ces notions pratiques sont complétées par les contre-indications classiques.Quelquefois, l\u2019antidote à utiliser en cas d\u2019intoxication a pu être spécifié.Toutes les données rassemblées dans cet ouvrage en font un instrument de travail indispensable tant pour le praticien que pour le pharmacien.Le nouveau-né \u2014 Directives thérapeutiques médico-chi- rurgicales.Par Marcel FEVRE.Un vol.de 200 pages, avec figures: 2.500 fr.\u2014 G.Doin et Cie, édit., Paris, 1959.Ce livre, essentiellement destiné aux praticiens, mais que devraient connaître également accoucheurs et chirurgiens, n\u2019est pas une technique chirurgicale mais un exposé destiné à préciser les indications des thérapeutiques médicales chez le nouveau-né et chez le tout jeune nourrisson.À la naissance, lorsque l\u2019accoucheur, le médecin ou la sage-femme constate une malformation, les parents veulent savoir quand il conviendra de pratiquer un traitement et les modalités de ce traitement.Tout médecin doit pouvoir 1610 répondre à ces questions et indiquer les cas susceptibles d\u2019une thérapeutique efficace, orthopédique ou chirurgicale, ainsi que le moment auquel ces thérapeutiques devront être appliquées.C\u2019est pour permettre au médecin d\u2019éclairer complètement des parents angoissés que cet ouvrage précise, d\u2019après la clinique, les indications thérapeutiques et donne ! schéma de la modalité du traitement, en insistant sur les raisons qui font choisir la méthode envisagée.Si certains traitements urgents doivent être immédiats, il est des cas où il convient d\u2019attendre un Âge électif pour une intervention et ces pages envisagent donc également, les raisons pour lesquelles certaines ne doivent avoir lieu qu\u2019avec recul, à un âge électif.En somme, grâce à ce guide, le médecin pourra préciser les possibilités d\u2019un traitement médico-chirur- gical ou orthopédique, le pronstic de la lésion, le moment d\u2019application de ces thérapeutiques, le schéma du traitement, les raisons de ces modalités thérapeutiques.Ces pages veulent répondre aux questions classiques : quand faut-il traiter le bébé, comment faut-il le faire ?Mais où convient-il également d\u2019appliquer ces thérapeutiques?Le texte s\u2019efforce de préciser les cas où l\u2019enfant peut être traité sur place, par un chirurgien non spécialisé, et ceux pour lesquels le bébé doit être soigné dans un Service spécialisé en chirurgie du nourrisson, dans un centre néo-natal disposant des équipes spécialisées et des moyens de traitement et d\u2019anesthésie nécessaires actuellement pour la chirurgie du nouveau-né et, encore plus, pour celle des prématurés.Ces thérapeutiques médico-chirurgicales sont envisagées suivant des conditions différentes qui sont groupées en six chapitres.Le premier concerne des états de collapsus du nouveau-né impliquant un traitement d\u2019extrême urgence.Le deuxième envisage les lésions consécutives à des traumatismes obtétri- caux.Le troisième concerne l\u2019examen du nouveau- né et le traitement des malformations visibles qu\u2019il peut présenter.Mais certaines de ces malformations sont inapparentes et ne se traduisent que par des syndromes fonctionnels, dont la thérapeutique est envisagée dans un quatrième chapitre, tandis que le cinquième chapitre s\u2019occupe des syndromes et affections survenant dans les semaines suivant la naissance.Enfin, le sixième chapitre expose des données chirurgicales, et surtout de rééquilibration biologique, de réanimation, souvent invoquées au cours des chapitres précédents.Un court résumé clinique sert d\u2019entrée en matières pour les décisions thérapeutiques basées, évidemment, sur les données de l\u2019examen et le type de l\u2019affection.Ainsi conçu, ce livre apporte à tout médecin des notions indispensables, mais les chirurgiens généraux et même spécialisés pourront également le consulter avec fruit.LIVRES REÇUS L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 Maladies et syndromes rares ou peu connus.\u2014 Description clinique, répertoire des signes et listes des noms propres.Deuxième série.Par A.AIMES.Un vol.de 306 pages, avec 7 fig.: 3.000 fr.\u2014 Masson et Cie, édit., Paris, 1959.Le succès des deux éditions déjà parues sous ce titre a confirmé l'utilité d\u2019un tel ouvrage.Mais c'est d\u2019un nouveau livre qu\u2019il s\u2019agit cette fois-ci.Il complète le premier par l\u2019addition d\u2019une nouvelle série de plus de 400 maladies ou syndromes qui ne figuraient pas dans la deuxième édition, et par une nouvelle liste de maladies à noms propres y figure aussi un rappel de quelques affections déjà décrites mais qui, depuis la parution de la deuxième édition, ont subi une évolution exigeant une mise au point.La multiplication abusive des patronymes rend très difficile la lecture des publications médicales : par exemple, le goitre exophtalmique est dénommé tantôt maladie de Basedow, tantôt maladie de Beg- bie, Flajani, Graves, Marsh, Parry, Parson, Stokes\u2026! L'auteur a voulu dresser une liste aussi complète que possible, et retrouver les équivalents étrangers des noms habituellement usités en France pour une même maladie.Le répertoire qui termine l\u2019ouvrage constitue ainsi un véritable lexique de pathologie.C\u2019est aussi un livre essentiellement pratique, car bien des maladies considérées comme rares sont, en réalité, méconnues.L'ouvrage permet, dans les cas embarrassants, d\u2019arriver à un diagnostic exact, sans longues recherches, en partant d\u2019un ou de plusieurs symptômes évidents; il facilite, en outre, l\u2019étude de ces affections, en attirant l\u2019attention sur elles et sur leurs variétés cliniques, et en aidant à grouper des syndromes isolés en maladies nouvelles bien caractérisées.Il faut beaucoup de temps pour lire les innombrables publications de tous les pays, un gros travail pour choisir les articles originaux, pour coordonner des travaux parfois contradictoires losqu\u2019il s\u2019agit d\u2019affections encore mal assurées et pour tenir à jour un fichier complet et exact.Mais l\u2019enseigneur, s\u2019il veut être à la page, le consultant, l\u2019expert, pour résoudre les délicats problèmes qui leur sont soumis, doivent se tenir au courant de l\u2019évolution des sciences médicales.Ce Vade-mecum leur évite bien des recherches en leur permettant, en quelques minutes, d'identifier la maladie et d\u2019en trouver les références bibliographiques essentielles.Grandes divisions de l\u2019ouvrage 1.Exposé succint des syndromes et maladies rares ou peu connus : Maladies infectieuses.\u2014 Maladies du sang, syndromes hémorragiques.\u2014 Affections cardio-vasculaires.\u2014 Affections du système nerveux.-\u2014 Ophtalmologie.\u2014 Endocrinologie.Nutrition.Métabolisme.Intoxications.\u2014 Pédiatrie.\u2014 Affections LA NOUVELLE FAÇON DE SOULAGER LES ENTORSES, LES EFFORTS ET LES DOULEURS LOMBAIRES Un RELAxant musculaire unique remarquablement efficace et spécifique pour les conditions musculo-squelettiques.Il possède une action analgésique qui abolit la douleur sans entraver le (07 mécanisme des réflexes naturels de défense .douleur dans la bursite, douleur lombaire, entorses, contusions, Brise le cycle spasme blessures traumatiques ou lancinantes.douleur Ramide - L'action relaxante et analgésique se manifeste dans les 30 minutes suivant l\u2019ingestion et dure aussi longtemps que six heures.Toricité extrêmement basse \u2014 Aucune action hépatique, endocrinienne, cardiaque, hémolytique ou néphritique ne fut rapportée.On peut observer de la somnolence chez les patients recevant des doses plus élevées que celles recommandées.DOSAGE: La dose habituelle pour adulte est de 1 comprimé CARISOPRODOL 3 fois par jour et au coucher.ésentation : Flacon de 30 comprimés roses dosés à 350 mg.chacun.s'attaque aux deux Présentat 0 p 8 0 mg A Dcletieg x RELA, morque de commerce CORPORATION LIMITED MONTREAL 1612 ostéo-articulaires.\u2014 Dermatologie.\u2014 Oto-rhino- laryngologie.\u2014 Affections du thorax et de l\u2019appareil respiratoire.\u2014 Appareil digestif.\u2014 Affections génito-urinaires.\u2014 Les fièvres.II.Répertoire des signes principaux et liste des maladies et syndromes à noms propres.Bibliographie générale.Atlas aide-mémoire d'anatomie.Par H.ROUVIFRE.Deuxième édition, refondue par le prof.G.Cordier.Un vol.de 336 pages, avec 24] figures en noir et en couleurs: 4.000 fr.\u2014 Masson et Cie, édit.Paris, 1959.À la fin de sa carrière, après son « Précis de dissection » et son « Traité d\u2019anatomie humaine », le Professeur Rouvière utilisa ses dons incomparables d\u2019en- seigneur et sa vaste expérience pour offrir au public médical un Atlas qu\u2019il a judicieusement intitulé : « Aide-mémoire d\u2019anatomie ».C\u2019est un esai, parfaitement réussi, de simplification et de synthèse : le plan clair et rationnel du livre, sa riche iconographie permettent heureusement d\u2019éviter la sécheresse.Toutes les notions fondamentales sont harmonieusement réunies pour faciliter le travail de révision de l\u2019étudiant à la veille d\u2019un examen ou d\u2019un concours.Par un mot, une image, l\u2019Atlas consulté rappelle rapidement une notion oubliée au clinicien ou à l'opérateur en quête du détail de morphologie ou de rapports.LIVRES REÇUS L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 La première édition fut vite épuisée.Une réédition imposait une révision, et quelques nouvelles figures semblaient indispensables.C\u2019est le successeur dans la chaire d\u2019anatomie de Paris de H.Rouvière, le Professeur G.Cordier, qui a bien voulu revoir et mettre à jour l\u2019ouvrage.La distribution du nerf auditif a été exposée en s'inspirant de l\u2019excellent schéma de Testut qui donne une vue générale des branches du nerf cochléaire et du nerf vestibulaire.Les travaux récents sur le péricarde nécessitaient un rappel de la réflexion de la séreuse sur les gros vaisseaux de la base, et de la disposition de la petite cavité péricardique ou sinus transverse de Theile.Deux coupes horizontales du thorax, électives, l\u2019une intéressant les étages supérieurs du médiastin, l\u2019autre passant par la quatrième vertèbre dorsale, s\u2019imposaient comme complément de la coupe, plus basse, retro-cardiaque.Le poumon, dans sa topographie segmentaire, a été l\u2019objet de nombreuses recherches, utiles pour le médecin et le chirurgien.L'auteur a, par quatre figures et un texte explicatif, résumé ce qu\u2019il en fallait retenir.Ces planches supplémentaires s\u2019inspirent de l\u2019idée de H.Rouvière et ne peuvent nuire au caractère d\u2019unité et d\u2019actualité de l\u2019Atlas qui gardera la large audience qui lui a déjà valu son succès.LIVRES RECUS DEPUIS LE 20 OCTOBRE Initiation à la médecine interne.Par Dr Georges Hébert.Wilson et Lafleur, édit., Montréal, 1959.Introduction biochimique à la médecine.Par Marcel Florkin.Masson et Cie, édit, Paris, 1959.Atlas aide-mémoire d\u2019anatomie.Par H.Rouvière.Masson et Cie, édit, Paris, 1959.Manuel de diagnostic neurologique.Par Claude Gros.Masson et Cie, édit, Paris, 1959.Maladies et syndromes rares ou peu connus.Deuxième série.Par A.Aimes.Masson et Cie, édit, Paris, 1959.Techniques d'étude de la fonction hospitalière.Par Michel Magdelaine.Masson et Cie, édit, Paris, 1959.L\u2019épaule en pratique rhumatologique.Par S.de Sèze, A.Ryckewaert et M.Maitre.Masson et Cie, édit.Paris, 1959.Radiographie du crâne et de la face dans la maladie osseuse de Paget.Par J-A.Lièvre et H.Fischgold.Masson et Cie, édit., Paris, 19509.Trifluoperazine \u2014 Further Clinical and Laboratory Studies.Lea and Febiger, édit, Philadelphie, 1959.Pharmacopée internationale, première édition \u2014 supplément.O.M.S., édit Genève, 1959.The Child in Hospital.Par Hedley G.Dimock.The Macmillan Co.of Canada Ltd, édit, Toronto, 1959.Les destins de la vie et de l'homme.Par H.Laborit et P.Morand.Masson et Cie, édit, Paris, 1959.Epilepsie et métabolisme : cellulaire.Par R.Coirault et Chr.Jeanneton.Lib.Maloine S.A., édit., Paris, 1959.Le syndrome sinusien et son traitement.Par J.Lustig.Lib.Maloine S.A., édit., Paris, 1959.Maladies de l'appareil digestif.Par H.Leibovici.Lib.Maloine S.A., édit., Paris, 1959.Méthodes d'analyse radiochimique \u2014 Rapport d'un Comité d'experts.O.M.S., édit., Genéve, 1959.Quoi de nouveau en pratique médicale 1959.Par le Prof.C.Lian et coll.Editions R.Lépine, édit, Paris, 1959. L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 SUPPOSITOIRES AbuLres \u2014 \u2014 7 \\ | FORMULE ADULTES ENFANTS Calcium acétylsalicylate.0.40 gr.0.20 gr.Dihydroxypropylthéophylline 0.15 gr.0.10 gr.GRIPPE Quinine sulf.0.10 gr.0.06 gr.Racine d'aconit pulv.0.02 gr.0.005 gr.BRONCHO-PNEUMONIES Guaiacol .0.05g.0.003 gr.Eucalyptol .0.05gr.0.03 gr.REFROIDISSEMENTS Camphosulfonate de Na.0.05 gr.0.02 gr.Excipient spécial q.s.LARYNGITES INDEX THERAPEUTIQUE De par la synergie existant entre ses composants, le Broncho-Grippol est doué des propriétés les plus BRONCHITES efficaces comme antipyrétique, comme antiseptique es voies respiratoires, comme eupnéisant et comme PNEUMONIES cardio-protecteur.TRACHEITES Formule exclusive préparée par LES LABORATOIRES JUNOD, Genève, Suisse Seuls distributeurs au Canada QHerdt2Charton Inc® dis resorts IYI ECHANTILLON ET DOCUMENTATION ENVOYES A MESSIEURS LES MEDECINS SUR DEMANDE 60 ENFANTS MEDICATION DE CHOIX COMMUNIQUÉS LA SEMAINE DU PRATICIEN L'hôpital Notre-Dame offrira du 4 au 9 avril 1960, une série de conférences, symposiums et démonstrations cliniques et de laboratoire à l'intention du praticien général.Ces activités occuperont une semaine complète, du lundi matin au samedi matin et les sujets traités seront d\u2019intérêt actuel et pratique.Le programme détaillé de ces journées d\u2019études sera annoncé dans un avenir prochain.Le nombre des participants est limité à 60 et les frais d'inscription sont de cinquante dollars ($50.00).Le comité d\u2019organisation de cette « Semaine du Praticien » accepte les demandes d\u2019inscription dès maintenant.Celles-ci accompagnées d\u2019un chèque fait à l\u2019ordre de: « La Semaine du Praticien 1960, Hôpital Notre-Dame » doivent être envoyées au Secrétaire du comité d\u2019organisation, le Docteur Yvon Chartier, a/s Hôpital Notre-Dame, Montréal.2e +\u2014e COURS DE SPÉCIALISATION EN RADIOLOGIE (année 1959-1960) Activité bénévole du Département de Radiologie Faculté de Médecine, Université de Montréal.Directeur et Professeur titulaire: Albert Jutras, M.D., F.R.C.P.(C).Ce cours à lintention des médecins se destinant à la certification comme spécialiste en radiologie est confié à un groupe de radiologistes d\u2019Hôpitaux affiliés à l\u2019Université de Montréal.Il est divisé en quelques grandes sections d\u2019après les systèmes cardio- pulmonaire, ostéo-articulaire, digestif, biliaire, génito- urinaire, nerveux, etc.Au cours de l\u2019année académique 1959-1960, les systèmes cardio-pulmonaire et ostéo-articulaire seront traités.Les autres sujets seront exposés en partie l\u2019an prochain et en partie l\u2019année subséquente de façon à faire un roulement de trois années.Jour : Jeudi (à moins d\u2019avis contraire).Heure : de 7.00 à 9.00 heures p.m.environ.Endroit : Amphithéâtre de l\u2019Hôpital Notre-Dame.SYSTEME CARDIO-PULMONAIRE Responsables : Docteurs Jules Laberge et Armand Trépanier.A) Cardio-vasculaire 8 oct.: Anatomie \u2014 Docteur Paul Roy.22 oct.: Technique, scopie, graphie \u2014 Docteur Jules Laberge.2 + à + 5 nov.: Cardiopathies acquises \u2014 Docteur Jules Laberge.19 nov.: Cardiopathies congénitales \u2014 Docteur Jules Laberge.3 déc.: Vaisseaux de la base \u2014 Docteur Jacques Saltiel.17 déc.: Angiocardiographie \u2014 Docteur Jules Laberge.B) Pulmonaire 14 janv.: Anatomie \u2014 Docteur Paul Roy.28 janv.: Semiologie pulmonaire, atélectasie, emphysème, etc.Lésions tumorales \u2014 Docteur Armand Trépanier.11 fév.: Lésions inflammatoires \u2014 Docteur Odilon Raymond.25 fév.: Lésions tuberculeuses \u2014 Docteur Mare Geoffroy.10 mars: Vascularité pulmonaire \u2014 Docteur Jacques Saltiel.24 mars: Médiastin \u2014 Docteur Jacques Saltiel.7 avril: Bronchographie \u2014 Docteur Paul Roy.21 avril: Poumons pédiatrique \u2014 Docteur Maurice Dufresne.5 mai: Pneumoconioses \u2014 Docteur Robert G.Fraser.SYSTEME OSTEO-ARTICULAIRE Responsable: Docteur Ivan Vallée.15 oct.: Architecture osseuse \u2014 Docteur Robert l\u2019Abbé.15 oct.: Physiologie osseuse \u2014 Docteur H.-P.Lé- vesque.20 oct.: Anomalies osseuses congénitales \u2014 Docteur Paul Roy.12 nov.: Traumatologie : généralités \u2014 Docteur Ivan Vallée.26 nov.: Traumatologie : lésions immédiates \u2014 Docteur Ivan Vallée.10 déc.: Traumatologie : lésions éloignées \u2014 Docteur Ivan Vallée.7 janv.: Infections osseuses \u2014 Docteur Joseph-R.Chagnon.21 janv.4 et 18 fév.: Tumeurs osseuses et lésions fibrokystiques.\u2014 Docteurs Robert L\u2019Abbé, H.-P.Lévesque et Paul Roy.Changement osseux d\u2019ordre général, d\u2019origine: 3 mars: Nutritionnelle, métabolique, croissance \u2014 Docteur Maurice Dufresne.17 mars: Endocrinienne, toxique, systémique.\u2014 Docteur Gérard Bessette.31 mars: Métastatique, statique, chirurgicale \u2014 Docteur Odilon Raymond.14 avril: Vasculaire \u2014 Docteur Odilon Raymond. mellaril THIORIDAZINE /Neuroleptique 72 A [3 calmant \u2018et mieux ATT A 1 f ; 777 : ; à ; ~ ; : pt ji 7 \u2018 3 / \\f y 4.y © - a! ol) @ résultats cliniques supérieurs \u2014o#\u2014- - uv + soit en te AL ne ts soit e en A TL SANDOZ mellaril thioridazine Un relaxateur psychique à action spécifique pour le traitement des troubles émotionnels des névroses et des psychoses le meliaril est supérieur aux autres dérivés de la phénothiazine parce que A contrairement aux autres phénothiazines, dont l'action cérébrale est plus généralisée et diffuse, le mellaril possède un champ d\u2019action sélectif qui est prouvé par son manque presque total d'effet anti-émétique.A il est légèrement euphorisant et ne provoque pas de somnolence ni d\u2019apathie, ce qui permet aux patients ambulatoires de poursuivre une vie normale.A les phénomènes extrapyramidaux provoqués par les autres phénothiazines disparaissent rapidement lorsque le mellaril leur est substitué.A ilest généralement égal et souvent supérieur aux neuroleptiques déjà connus et l'on n\u2019observe ni parkinsonisme, ni réactions allergiques, ni troubles hépatiques et gastro-intestinaux.posologie générale pour le traitement des troubles émotionnels, des névroses et des psychoses moyenne variations En médecine générale 25 mg.t.i.d.( 50-200 mg.) En psychiatrie (malades hospitalisés) 100 mg.t.i.d.(200-800 mg.) En pédiatrie 10 mg.tid.( 20-40 mg.) PRÉSENTATION: Mellaril, dragées 10 mg., 25 ma., 100 ma.SANDOZ PHARMACEUTICALS, DORVAL, P.Q.SANDOZ L'Union Méd.Canada 63 Tome 88 \u2014 Déc.1959 Aujourd'hui, combien de malades se sont plaints de douleur\u201d?non-narcotique \u2014 soulagement de la douleur équivalent à celui de la codéine bien toléré, tant comme traitement court que comme traitement de longue haleine vaste gamme d\u2019indications \u2014 en pratique générale et dans les spécialités analgésie plus action anti-inflammatoire FA Présentation: En flacons de 100 comprimés.\u2014 Le comprimé renferme 75 mg.de citrate VALERVILE ONTARIO d\u2019éthoheptazine et 300 mg.(5 grains) d\u2019acide acétylsalycilique.e e * souvenez-vous de Zact min Citrate d\u2019éthoheptazine et acide acétylsatycilique, Wyeth 1618 28 avril: Arthrites et Arthroses \u2014 Docteur H.-P.Lévesque.Responsable de la série Physique: Prof.Ag.Ori- gène Dufresne, M.D.F.R.C.P.(C), avec la collaboration de messieurs Jacques Lapalme et Roger Mathieu, physiciens.Jour: Mercredi.Heure: de 7.00 à 9.00 p.m.Endroit: Salle de cours du Département de Radiologie de l\u2019Hôpital Notre-Dame.30 sept.1959: 1) Structure de la Matière \u2014 M.Roger Mathieu.7 oct.1959: Structure de la matière \u2014 M.Roger Mathieu.14 oct.1959: Structure de la matière \u2014 M.Roger Mathieu.21 oct.1959: 2) Radio-activité naturelle et artificielle \u2014 M.Roger Mathieu.28 oct.1959: Radio-activité naturelle et artificielle \u2014 M.Roger Mathieu.4 nov.1959: Radio-activité naturelle et artificielle \u2014 M.Roger Mathieu.11 nov.1959: 3) Electricité \u2014 Docteur Origène Dufresne.18 nov.1959: Electricité \u2014 Docteur Origène Dufresne.25 nov.1959: Electricité \u2014 Docteur Origène Dufresne.2 déc.1959: Electricité \u2014 Docteur Origène Dufresne.9 déc.1959: Electricité \u2014 Docteur Origène Dufresne.16 déc.1959: Electricité \u2014 Docteur Origène Dufresne.18 janv.1960: Electricité \u2014 Docteur Origène Dufresne.20 janv.1960: Electricité \u2014 Docteur Origène Dufresne.27 janv.1960: 4) Nature des Rayons-X \u2014 M.Jacques Lapalme.3 fév.1960: Nature des Rayons-X \u2014 M.Jacques Lapalme.10 fév.1960: 5) Production des Rayons-X \u2014 M.Jacques Lapalme.17 fév.1960: 6) Technique radiographique \u2014 M.Roger Mathieu.24 fév.1960: Technique radiographique \u2014 M.Roger Mathieu.2 mars 1960: 7) Dosimétrie \u2014 M.Jacques Lapalme.9 mars 1960: Dosimétrie \u2014 M.Jacques Lapalme.16 mars 1960: Dosimétrie \u2014 M.Jacques Lapalme.23 mars 1960: Dosimétrie \u2014 M.Jacques Lapalme.30 mars thieu.6 avril 1960: Radiobiologie \u2014 M.Roger Mathieu.13 avril 1960: 9) Protection contre Rayons-X \u2014 M.Roger Mathieu.20 avril 1960: 10) Electronique \u2014 M.Jacques La- palme.27 avril 1960: Electronique \u2014 M.Jacques Lapalme.4 mai 1960: 11) Supervoltage \u2014 M.Jacques La- palme.11 mai 1960: 12) Techniques radiothérapeutiques \u2014 Dr Origène Dufresne.1960: 8) Radiobiologie \u2014 M.Roger Ma- COMMUNIQUÉS L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 18 mai 1960: Techniques radiothérapeutiques \u2014 Dr Origène Dufresne.25 mai 1960: Techniques radiothérapeutiques \u2014 Dr Origène Dufresne.\u2014\u2014#\u2014 UN HÔPITAL DU QUÉBEC REÇOIT UNE SUBVENTION À LA CONSTRUCTION Le ministère de la Santé nationale et du Bien-être social a annoncé à Ottawa qu\u2019une subvention de $785,000 avait été accordée à l\u2019Hôtel-Dieu de Lévis pour aider à agrandir cet hôpital.Lorsque la construction sera parachevée, 287 lits auront été ajoutés à la capacité de l\u2019hôpital qui aura alors 488 lits.Des salles pour malades seront transformées en dispensaires et en école d\u2019infirmières.SUBVENTIONS ACCORDÉES À DES HÔPITAUX DU QUÉBEC Le ministère de la Santé à Ottawa annonce qu\u2019il vient d\u2019accorder, à deux hôpitaux du Québec, des subventions d\u2019un montant de $11,700.L\u2019Hôtel-Dieu de Lévis recevra $6,500 pour l\u2019achat de matériel d\u2019enseignement destiné à l\u2019école d\u2019infirmières de cet hôpital.L'hôpital Lourdes de Blane-Sablon, qui dessert une grande région isolée de la rive nord du St-Laurent, s\u2019est vu attribuer une somme de $5,200 pour l\u2019achat de matériel de clinique dentaire.\u2014e SUBVENTION FÉDÉRALE À LA CONSTRUCTION ACCORDÉE À UN CENTRE D'ÉPILEPSIE DU QUÉBEC Le ministère de la Santé nationale et du Bien-être social a annoncé qu\u2019il venait d\u2019accorder, au Foyer Dieppe de St-Hilaire (P.Q.), une subvention fédérale à l'hygiène d\u2019un montant de $96,000.Cette subvention aidera à agrandir ce centre de l\u2019épilepsie qui dessert toute la province de Québec.Lorsqu'elle sera parachevée, la nouvelle construe- tion coûtera en tout environ $317,800 et contiendra 48 lits de plus ce qui portera à 168 lits la capacité en lits de l\u2019établissement.\u2014e SUBVENTIONS DE CONSTRUCTION À DES HÔPITAUX DES CANTONS DES L'EST L'hôpital St-Joseph, de Lac-Mégantic, et l'hôpital La Providence, de Magog (Québec), ont obtenu des subventions fédérales s\u2019élevant à $750,256., annonce le ministère de la Santé nationale et du Bien-être social.L'hôpital St-Joseph recevra $313,910.pour aider à.la construction d\u2019une nouvelle bâtisse qui contiendra.113 nouveaux lits de traitement, 22 couchettes de L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 HORMONOTHÉRAPIE TOTALE AMPOULES BUVABLES SIROP AROMATISÉ Normodausse.COMPOSITION Extraits totaux de sang: Extrait de foie de veau titré en vitamine Bis native; de taureau titrés en fer Extrait spécial de levure de biére; de génisse | hémoglobinique: Extrait spécial de cuticules de céréales.de veau VITAMINE*B12% FER HEMOGLOBINIQUE INDICATIONS THÉRAPEUTIQUES Déficience organique, Anémies, Asthénies des convalescents, des vieillards, des dyspeptiques, des néoplasiques, des déficients endocriniens et contre les insuffisances ovariennes, les retards de croissance et tous états de sidéropénie.POSOLOGIE: Ampoules buvables Sirop Adultes: 2 à 3 cuillerées à soupe par jour.Adultes: 2 ampoules par jour.Enfants: de 10 à 15 ans, 1 à 3 cuillerées à dessert; de 5 à 10 ans, 1 à 3 cuillerées à café; jusqu\u2019à 5 ans, 2 demi-cuillerées à café par jour.Enfants: 1 ampoule par jour.Sous l\u2019une ou l\u2019autre forme, HORMODAUSSE doit étre pris un quart d\u2019heure avant les repas après dilution dans Y4 de verre d\u2019eau.Le médicament est bien supporté par le tube digestif et ne présente pas de contre-indication.PRÉPARÉ PAR LES LABORATOIRES DAUSSE, PARIS, FRANCE Représentants exclusifs au Canada 1620 nourrissons, 30 lits d\u2019infirmières, 1 lit d\u2019interne, et un dispensaire.La nouvelle bâtisse fournira de meilleurs services à une population d\u2019environ 36,000 habitants, dans la région du Lac Mégantic.L'hôpital La Providence, de Magog, recevra $436,346.pour aider à la construction d\u2019une bâtisse qui fournira 129 nouveaux lits de traitement, 32 couchettes de nourrissons, un dispensaire, 71 lits d\u2019infirmières et d\u2019internes, et l\u2019espace requis pour une école d\u2019infirmières.L'HÔPITAL DES ÎLES-DE-LA-MADELEINE REÇOIT UNE SUBVENTION FÉDÉRALE Le ministère de la Santé nationale et du Bien-être social annonce que l'hôpital Notre-Dame-de-la-Garde, Cap-aux-Meules, Iles-de-la-Madeleine (Québec), a obtenu une subvention fédérale de $277,000.Cette somme aidera à construire une aile qui contiendra 82 lits supplémentaires.Les nouveaux aménagements serviront pour les malades chroniques, les convalescents et les cas de traitement actif.Les infirmières disposeront de huit nouveaux lits et, dans la bâtisse actuelle, on améliorera les locaux des malades et les aménagements utilisés par les services de la radiologie et de la pharmacie.SUBVENTION DE TROIS QUARTS DE MILLION DE DOLLARS À L'HÔPITAL DE LA TUQUE Le ministère de la Santé nationale et du Bien- Etre social a annoncé qu\u2019une subvention fédérale de $780,700 avait été accordée à l\u2019Hôpital St-Joseph de La Tuque pour une nouvelle construction et des modifications aux bâtiments actuels.Le projet, qui doit se terminer en 1961, permettra d\u2019installer 132 lits d\u2019hôpital et 34 couchettes de nourrissons de plus.L'hôpital actuel, après les travaux de réfection, servira d\u2019école pour les infirmières.L'hôpital St-Joseph dessert une vaste région qui s\u2019étend de Parent, au nord-ouest, jusqu\u2019à Grande Anse au sud.COMMUNIQUÉS L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 SUBVENTION FÉDÉRALE ACCORDÉE A UN HOPITAL DE SAINT-HYACINTHE POUR DU MATÉRIEL RADIOLOGIQUE L'hôpital St-Charles, de St-Hyacinthe (Québec), a obtenu une subvention fédérale de $30,000., annonce le ministère de la Santé nationale et du Bien-être social.Cette somme, aux termes de la subvention aux services de laboratoire et de radiologie, sera consacrée à l\u2019achat de matériel moderne de diagnostic par la radiologie, matériel qui assurera un meilleur service aux malades de la région.SECOND CONGRÈS INTERNATIONAL DE NEURO-CHIRURGIE Il se tiendra à l\u2019Hôtel Statler de Washington (D.- C.) du 14 au 20 octobre 1961.Ce congrès est sous les auspices de la Fédération Mondiale des Sociétés Neurologiques fondée à Bruxelles en 1955.La première réunion internationale eut lieu à Bruxelles en 1957.La Fédération est composée de 25 sociétés nationales de neuro-chirurgie représentant 50 pays.On attend plus de mille neurochirurgiens de toutes les parties du monde en 1961, à Washington.Les séances du matin seront consacrées à l\u2019étude de 4 symposia, soit : 1° \u2014 Radioactivité et irradiation par des particules lourdes en neuro-chirurgie.2° \u2014 Lésions expansives endocraniennes.3° \u2014 Nouvelle évaluation du traitement chirurgical de la douleur.4° \u2014 Biologie du système nerveux - L\u2019hydroce- phalie.Les communications diverses seront présentées durant les après-midi.Pour renseignements: J.Bronson S.Roy, Secretary General, 525 East 68th Street, New York 21, NY, USA.L'Union Médicale du Canada en 1890 L'ART OBSTETRICAL A PARIS par O.F.Mercier, M.D.(Laval).% A Dans les maternités de Paris, à côté du toucher vaginal et de l\u2019auscultation, est venu se placer un moyen de diagnostic plus facile, aussi certain, et qui peut rendre de plus grands services.D\u2019un manuel assez simple, sans inconvénient, et à plus forte raison sans danger, ni pour la femme, ni pour l\u2019enfant, le + + palper abdominal ne demande qu\u2019un peu d'habitude, et facilite la connaissance de la position exacte du fœtus, de leur nombre, et du volume de ses extémités cormique ou céphalique.C\u2019est un moyen non seulement en usage dans les hôpitaux, mais aussi universellement employé en clientèle privée.La vulgarisation de la version céphalique découle naturellement de la fréquence d\u2019emploi de ce mode d\u2019exploration.À quoi servirait, en effet, de faire le 65 LJ Jr\u201d \"| \" | hum g Will ji Ë pire | = mill | ILLIL Je Plusieurs frictions par jour \u201c| | æ / | (a) I MONTREAL AT J HH el EN arton Inc PROGRESSIVE iH 5 | li | jini I mi, ULTRA-RAPIDE .® He ) Il il = ÿ I : Gh LJ jill I) | \u20ac RUE VIAU Hi nm Eu M.3 | Un w GT Le IN! jn il I In | HN {ii TILL Jin RATION m 9 0 / mn 2245 : i edgy I pun \u201c qr] \\ | | ) _ | hi rz J À I UN fr: LABORATOIRES DE THÉRAPEUTIQUE MODERNE pn SOULAGEMENT DECONGESTION ÿ fl] | mn\" LS, = AAR 4 I jy (LO) cuis sente .ei, 4 pr \u201cÉ | Hii | | ni / y Sd % )) § Ii LL gH JIL : i | Wh L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 1622 diagnostic d\u2019une mauvaise présentation, au septième ou au huitième mois, s\u2019il fallait se contenter de la constater, et d\u2019attendre le travail pour intervenir.Mais, de même que dans tous les cas on pratique la palpation, ainsi dans toutes les mauvaises présentations on a recours à la version céphalique.On en est beaucoup revenu sur tous les accidents et tous les inconvénients qu\u2019on attribuait à cette pratique; aujourd\u2019hui on ne lui reconnaît guère de danger, pourvu, bien entendu, qu\u2019elle soit faite par des mains expérimentées, et le nombre de ses contre- indications est très restreint.Autrefois, on songeait à la possibilité de décollements placentaires, de circulaires du cordon, et même de ruptures de l\u2019utérus, mais les nombreux travaux parus sur ce sujet depuis quelques années, entre autres ceux de M.Pinard, ont fait compte de toutes ces craintes.Outre les dangers qu\u2019on lui attribuait, M.Tarnier et M.Schroeder lui reprochaient son inefficacité.En effet, le fœtus reprenait presque constamment sa position vicieuse, qu\u2019on a reconnue être due à un défaut d\u2019accommodation, soit de la part de la mère, soit de la part du fœtus ou de ses annexes.La ceinture eutocique de M.Pinard obvie maintenant à tous ces inconvénients.Non seulement elle maintient invariablement la position donnée au fœtus, mais même, dans la plupart des cas, elle est d\u2019un grand soulagement pour la mère.Si ces deux procédés rendent de grands services dans l\u2019art obstétrical, il en est un autre qui va peut- ête encore plus loin, qui, ayant débuté en chirurgie, après y avoir gagné l\u2019admiration du monde médical par ses résultats étonnants, passe en obstétrique, et là, des cas les plus sérieux et qui jadis étaient la terreur du médecin, et bien souvent, la mort de la femme et du fœtus, fait des cas qui surprennent par leur bénignité et leur terminaison heureuse : c\u2019est l\u2019antisepsie.A Paris, et surtout dans les services de la Maternité (M.Tarnier) et de Baudelocque (M.Pinard), on fait de l\u2019antisepsie obstétricale dans toute sa rigueur, et aussi on en obtient des résultats réellement merveilleux.Tout examen per vaginam est précédé d\u2019une toilette minutieuse des mains, qu\u2019on trempe ensuite dans une solution de sublimé au 1/2000, et on pousse la précaution jusqu\u2019à ne pas les essuyer, de peur de les rendre septiques au contact des linges.On prend ces mêmes précautions, non seulement pour les femmes en travail, mais aussi pour toute autre femme admise dans ces services, qu\u2019elle soit enceinte ou non.La désinfection des mains est même de rigueur pour pratiquer le palper abdominal chez les femmes en travail.Comme corps gras, on n\u2019emploie jamais autre chose que la vaseline blanche phéniquée.Tous les instruments métalliques dont on a besoin sont passés à l\u2019étuve, flambés à la lampe à alcool, L'UNION MÉDICALE DU CANADA EN 1890 L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 et ensuite plongés dans de l\u2019eau phéniquée.S'ils sont en verre, on les plonge dans une solution d\u2019acide nitrique.Les lacs, porte-lacs, sondes en guttapercha, etc, sont trempés dans le sublimé, solution au 1/1000.Quand la femme est en travail, on procède à la toilette du vagin et de la vulve, qu\u2019on rend ensuite aseptiques par le sublimé.Il y a même certains cas d\u2019interventions chirurgicales, comme basiotripsie, cra- niotomie, etc, où durant toute l\u2019opération, on fait de l'irrigation continue.Il est d\u2019usage, après l\u2019accouchement, de ne mettre aucune ligature sur le cordon, on applique simplement une pince à forcipressure sur l\u2019extrémité fœtale, laissant l\u2019autre extrémité libre, vu qu\u2019il n\u2019y a généralement aucune hémorragie par ce bout du cordon.Si l\u2019indication s\u2019en fait voir, on y applique une ligature.De la sorte, le médecin gagne un temps précieux dont il peut avoir un besoin pressant au moment d'accidents : hémorragie, syncope, asphyxie de l\u2019enfant, etc.On ne fait jamais de tractions sur le cordon, loin de là; après s\u2019être assuré qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019hémorragie, on fait étendre les jambes à la femme, et on la recouvre, attendant que le placenta soit expulsé spontanément.Ce n\u2019est que quand il est complètement descendu dans le vagin, qu\u2019on l\u2019enlève.S'il fallait intervenir, pour cause d\u2019hémorragie ou autre, il faudrait introduire la main dans l\u2019utérus, avec toutes les précautions antiseptiques connues, et opérer la délivrance artificielle.Immédiatement après on fait ct cela chez toutes les patientes, une injection intra-utérine d\u2019une solution tiède de sulfate de cuivre, deux grammes par litre.S\u2019il y a hémorragie, avec rétention du placenta, on ne cherche pas à délivrer la femme de suite, mais avant, on essaye les injections chaudes : 48° à 50° cent.d\u2019une solution de sulfate de cuivre, mais, cette fois, à cinq grammes par litre.C\u2019est là, d\u2019ailleurs, le principal traitement auquel on a recours dans toute hémorragie précédant ou suivant la délivrance.L\u2019accouchement, la délivrance et l\u2019injection étant terminés, on pratique alors une injection vaginale au permanganate de potasse, 0.50 centigrammes par litre, et après avoir fait la toilette antiseptique de la vulve, on y applique de la gaze iodoformée ou salolée, de ouate boriquée, ct un bandage en T.On donne ensuite, tous les jours, une injection vaginale antiseptique.Toutes ces précautions rendent très rares toute élévation de température; quand le fait se produit, on a immédiatement recours aux injections intra- utérines et aux antithermiques.Une injection soir et matin suffit ordinairement.Il est des cas plus sérieux, où les membranes déchirées et restées dans l\u2019utérus continuent, malgré l\u2019antisepsie la plus rigoureuse, à se putréfier ect à augmenter la température. L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 confirmation clinique de l'efficacité de la Cosa-Teiracyne TETRACYCLINE AVEC GLUCOSAMINE Traitement des infections des voies respiratoires supérieures avec la Cosa-Tétracyne SHALOWITZ, M.: CLINICAL REVIEW, 1:25 (AVRIL) 1958.La Tétracycline Potentialisée a la Glucosamine dans le traitement des infections des voies respiratoires supérieures chez l'enfant NATHAN, L.A.: ARCH.PED.75:251-255 (1958).La Tetracycline associée a la Glucosamine dans le traitement de la blennorragie chez l\u2019homme MARMEL, M., ET PRIGOT, A.: ANTIBIOTIC MEDICINE & CLINICAL THERAPY, 6:117-119 (FEVRIER) 1959.La Tétracycline potentialisée à la Glucosamine pour prévenir et traiter les infections chirurgicales MERSHEIMER, W.L.: ANTIBIOTICS ANNUAL 1958-1959, MEDICAL ENCYCLOPEDIA, INC., N.Y., 1959.Traitement des infections gynécologiques au moyen de la Tétracycline Potentialisée a la Glucosamine STONE, M.L., ET AL.: ANTIBIOTIC MEDICINE & CLINICAL THERAPY.5:322 (MAI) 1958.La Tétracycline associée à la Glucosamine en dermatologie CORNBLEET, T.: CHESROW, E,, ET BARSKY, S.: ANTIBIOTIC MEDICINE & CLINICAL THERAPY 5:328 (MAI) 1958.CAPSULES - SUSPENSION ORALE - GOUTTES PÉDIATRIQUES La Science pour le bien-être universel PFIZER CANADA (Division de Pfizer Corp.,) 5330, AVENUE ROYALMOUNT, MONTREAL 9, P.Q.2860PF 68 \u2014 1624 ©) .i .CO K AE 7 \u201c 7 y É 0 X N 3 Quand l\u2019efficacité compte COPHYLAC NARCOTIQUE A la simple dose de 15 gouttes b.i.d.supprime la toux nuit et jour Trois fois plus efficace que la codéine Ni la constipation ni la dépression respiratoire inhérentes à la codéine Relâche et décongestionne l\u2019arbre bronchique Ne gêne pas l\u2019expectoration Présenté dans le commode flacon stilligouttes de 15 ml! La formule unique du Cophylac: Norméthadone.19, Suprifen* .\u2026.\u2026.ccrecreanecnnereerenrcen 2% MARQUE DE COMMERCE Goo PHARMACEUTICALS OF CANADA LIMITED « MONTREAL L'UNION MÉDICALE DU CANADA EN 1890 Tome 88 \u2014 Déc.1959 l\u2019Union Méd.Canada Les injections au bichlorure ayant aussi échoué, il ne reste plus que deux alternatives, le curage ou l\u2019écouvillonnage.J\u2019al vu plusieurs fois employer ce dernier procédé, et toujours avec grand succès; extirpation des membranes en voie de putréfaction, et abaissement pres- qu\u2019immédiat de la température.Dans les avortements avec rétention placentaire, on attend l\u2019expulsion spontanée; on surveille la température, dont la première ascension est combattue par des injections intra-utérines, renouvelées deux ou trois fois par jour et qui sont presque toujours suffisantes.Il y a actuellement dans le service de M.Tarnier, une femme qui a avorté vers le milieu d\u2019octobre, et qui garde encore son placenta.Elle a eu quelques poussées de température, qui ont rapidement cédé à l\u2019antisepsie, et qui, depuis dix jours que les injections sont cessées, n\u2019ont pas dépassé 36 p.c.Dans le mois de juin il y a eu dans le même service, un cas où le placenta n\u2019a été expulsé que cinquante-six jours après l\u2019avortement.M.Tarnier conseille de s\u2019en tenir aux injections intra-utérines, tant que les accidents hémorragiques ou septiques ne nécessitent pas le décollement artificiel.Il suffit ordinairement alors d\u2019avoir recours au curage, ou à l\u2019écouvillonnage, qu\u2019on fait suivre d\u2019une application de glycérine créosotée.Il y a environ quinze jours une femme se présente au service de M.Tarnier.On constate un fœtus mort depuis quatre jours, rupture des membranes, procidence du cordon et putréfaction assez avancée, les parties génitales étaient œdématiées et l\u2019utérus énormément distendu par les gaz.Avant son entrée à la Maternité, on avait fait quelques applications de forceps, mais sans succès, la tête étant retenue au détroit supérieur.On décide alors la basiotropsie; on extrait un fœtus dégageant une odeur infecte, on a une large déchirure du périnée, au moment de la sortie des épaules, et malgré tous ces désavantages, la femme est aujourd\u2019hui en pleine convalescence, grâce aux précautions antiseptiques qu\u2019on avait doublées, vu la gravité du cas.En même temps, on accouchait dans la même salle, et de deux enfants, une femme qui ne présenta ultérieurement aucun symptôme de fièvre.Ces faits prouvent assez les immenses avantages qu\u2019on peut obtenir de l\u2019antisepsie bien faite, et ce dans les cas les plus compliqués et les plus graves.La fièvre puerpérale est aussi traitée par l\u2019antisepsie, les injections intra-utérines, les curages, l\u2019écou- villonnage, etc.Toutefois j'ai trouvé qu'à Baude- locque on en poussait la pratique peut-être un peu loin.Là on emploie l'irrigation continue d\u2019une solution au 1/4000 de naphtol.Cette méthode, difficile L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 à employer dans une maternité, serait impraticable en clientèle privée.Pour les injections intra-utérines, le naphtol, le permanganate de potasse et le sulfate de cuivre, en solution tiède, ont supplanté le sublimé, qui est plus apte à produire l\u2019intoxication, et auquel on n\u2019a recours qu\u2019en dernier ressort.On n\u2019emploie pas l\u2019acide phénique pour les mêmes raisons, surtout chez les albuminuriques.Dans tous les cas ou on est obligé d\u2019employer le sublimé, ce n\u2019est pas sans s\u2019entourer de grandes précautions et sans surveiller attentivement l\u2019état général de la femme et sans faire fréquemment l\u2019analyse des urines.M.Tarnier conseille de faire suivre l\u2019injection au sublimé d\u2019une injection d\u2019acide borique, de manière à laver la cavité utérine, et à prévenir toute absorption.Le permanganate de potasse n\u2019offre aucun danger, mais d\u2019un autre côté, a l\u2019inconvénient de tacher les linges, les draps, et même les mains.A Baudelocque, on se sert du naphol au 1/4000, qui est très peu soluble, mais dont l\u2019absorption peut produire toutefois une éruption papuleuse assez fugace.On se sert aussi beaucoup du bi-iodure de mercure aux mêmes proportions.Les agents de pansement sont l\u2019iodoforme et le salol.Celui-ci n\u2019a pas le désavantage d\u2019une odeur désagréable, mais semble moins efficace.Pour le cathétérisme et les injections vaginales, on se sert invariablement de sondes en verre.La sonde utérine en verre de M.Tarnier, plus facile à appliquer, plus facile à désinfecter, présente de nombreux avantages qui ont rendu son usage universel, toutefois, entre des mains inhabiles elle peut produire des accidents en se brisant dans la cavité utérine.Les sondes métalliques de MM.Budin et Do- léris sont moins en vogue, vu la difficulté qu\u2019on a de les nettoyer.Pour introduire la sonde utérine, on ne se sert jamais de spéculum.Après avoir introduit le doigt jusque dans le col de l\u2019utérus, ce qui parfois ne se fait pas sans quelques difficultés, on s\u2019en sert comme d\u2019un conducteur le long duquel on glisse la sonde jusque dans la cavité utérine.Pour s\u2019assurer qu\u2019on est bien dans l\u2019utérus, il faut palper l\u2019abdomen, et sentir le bout de la sonde à travers les parois abdominales.M.Tarnier prétend que la moitié des injections utérines faites par les médecins en général ne sont que cervicales, et il déconseille tout à fait l\u2019emploi du spéculum, qui ne corrige en rien les déviations et la mobilité de l\u2019utérus.On ne doit jamais se servir de seringues à ampoule ou autres, pour faire ces injections, car on ne peut de la sorte calculer la force que l\u2019on donne au courant, ce qui peut entraîner de graves accidents.Il L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA EN 1890 EXPECTORANT .NARCOTIQUE A PRESCRIPTION VERBALE A la simple dose de 15 gouttes b.i.d.supprime la toux nuit et jour Favorise l\u2019expectoration Trois fois plus efficace que la codéine Ni la constipation ni la dépression respiratoire inhérentes à la codéine Relâche et décongestionne l\u2019arbre bronchique H le commode flacon stilli-gouttes de ml La formule unique du Cophylac Expectorant : Norméthadone.19, Suprifen* cn rcrerrreer ere rrencr cr ren 2% Chlorhydrate d\u2019émétine .0.139, ŸMARQUE DE COMMERCE 1625 \u2014 69 Zi Quand l'efficacité compte COPHYLAC Garros PHARMACEUTICALS OF CANADA LIMITED + MONTREAL 1626 faut se servir d\u2019un réservoir qu\u2019on élève à volonté mais cependant pas plus haut qu\u2019à 0.50 centimètres au-dessus de la vulve.Ce réservoir doit être assez grand pour contenir, de un litre à un litre et demi, ce qui est la quantité de liquide qu\u2019on doit laisser écouler à chaque injection.L'UNION MÉDICALE DU CANADA EN 189 L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 Enfin l\u2019antisepsie est aussi un moyen préventif des lymphangites du sein.L'accouchement terminé, on tient des compresses au sublimé sur les seins des nouvelles accouchées, et l\u2019on a ainsi réduit presque à rien le taux des abcès mammaires.Paris, 6 novembre 1890.NOUVELLES PHARMACEUTIQUES FULVICIN Selon l'avis des Drs Marc Allen Weiner et James Q.Gant, Jr, consultants en dermatologie à United States Veterand Administration, Washington, D.C, Griseofulvine (Fulvicin), un antibiotique oral pour la teigne de la peau, des cheveux et des ongles « est un remede remarquablement efficace pour les der- matomycoses communes ».Les dermatologistes expliquent que : « La dose habituelle pour adulte est de 1 gm par jour fractionnée en 4 doses et administrée par voie orale sous forme de comprimés dosés à 250 mg chacun.La démangeaison des lésions cutanées due à la teigne cesse en 3 à 5 jours et est suivie d\u2019une desquamation et d\u2019une décoloration brunâtre temporaire, avec nettoyage dans l\u2019espace de 3 semaines.La peau plus épaisse de la paume des mains et de la plante des pieds nécessite environ 4 semaines de traitement.La nouvelle pousse d\u2019ongle commence à la racine même en 2 à 4 semaines, mais le traitement doit être continué jusqu\u2019à ce que l\u2019ongle entier soit remplacé par la nouvelle pousse, nécessitant de 4 à 6 semaines de traitement.Comme la griséofulvine est efficace seulement contre certaines variétés de champignons, les investigateurs insistent sur l\u2019importance de confirmer le diagnostic par des tests de laboratoire, lorsque la chose est possible.Ils expliquent que tout ce qui est enroulé n\u2019est pas de la teigne; de même que toutes les affections des ongles et du cuir chevelu ne sont pas causées par des champignons.Les médecins rapportent trois cas : un homme de 30 ans atteint de teigne de la peau depuis 12 ans; un homme de 35 ans avec absence complète de 3 ongles à la main droite, consécutif à une infection fongique (durée de 5 ans); et deux frères âgés de 3 et de 5 ans, atteints de teigne du cuir chevelu depuis six semaines.Tous ont répondu favorablement à Fulvicin.Les auteurs rapportent qu\u2019après quatre mois de traitement, le deuxième patient avait des ongles apparemment normaux à tous les doigts affligés.« Ceci fut le premier cas jamais vu par nous et nos collègues où des ongles infectés par des champignons (excepté les infections monoliales) aient jamais répondu à aucun genre de médication ».Il n\u2019y eut aucune réaction toxique durant les quatre mois de traitement continuel.De plus les auteurs ont mentionné que : « Les infections fongiques superficielles ont été un fléau pour l\u2019homme, les animaux et les plantes à travers les siècles.Certaines formes de traitement étaient particulièrement efficaces contre les infections fongiques de la peau glabre (peau lisse, non poilue), très peu efficace contre l'infection des cheveux et complètement inefficace contre l\u2019infection des ongles.C\u2019est donc dire que depuis longtemps un moyen spécifique de traitement généralisé était une impérieuse nécessité.Si les développements futurs confirment nos impressions actuelles sur la spécificité et la faible toxicité de la griséofulvine dans les dermatomycoses superficielles, une avance remarquable aura été accomplie dans la thérapeutique dermatologique.LA SUSPENSION ORISUL Description : Avec l\u2019introduction d\u2019Orisul en 1958, CIBA a accompli une réalisation d\u2019importance : la sulfamidothérapie à posologie réduite alliée aux principes essentiels d\u2019efficacité et sécurité.Agent antibactérien de grande puissance, Orisul permet, à faibles doses, des concentrations thérapeutiques rapides et suffisantes dans le sang et les organes atteints.Orisul possède en outre un temps d\u2019élimination optimum (environ 36 heures).A raison de deux doses par jour, sa présence dans l\u2019organisme est assez longue pour assurer l\u2019effet thérapeutique désiré et son excrétion assez rapide pour éviter tout risque d\u2019ac- eumulation toxique dans le sang, supprimant ainsi les réactions secondaires possibles.Orisul est donc un sulfamide à « action moyenne » qui ne présente ni les inconvénients des sulfamides à «action courte » ni ceux des sulfamides à « action prolongée ».Le médecin a maintenant à sa disposition une nouvelle forme d\u2019Orisul : la Suspension, qui est une L'Union Méd.Canada 70 Tome 88 \u2014 Déc.1959 DU NOUVEAU deux suppléments prénatals (4 vitamines de minéraux de base) OBELINS* compréhensifs (12 vitamines et minéraux importants) La formule des Obelins compréhensifs et de base a été spécifiquement conçue pour répondre aux besoins prénatals individuels de vos clientes.Les deux produits sont présentés sous forme pratique et économique d\u2019un comprimé par jour.La formule de base ne coûte que 4 cents par jour et la formule compréhensive, 6 cents seulement.Toutes deux fournissent les vitamines et minéraux nécessaires, y compris 40 mg.de fer, 100 mg.d\u2019acide ascorbique et 250 mg.de calcium par comprimé.Présentation: flacons de 30 et de 100 comprimés.*Marque déposée Mead Johnson Emblème de service à la profession médicale 1628 dispersion aqueuse dosée à 10%, au goût agréable de cerise à la menthe.Une cuillerée à thé de Suspension, soit 5 ml., contient 0.5 gm d\u2019Orisul.La Suspension Orisul est présentée dans un flacon de sûreté, à système hermétique, d\u2019une contenance de 50 ml.Chaque flacon est accompagné d\u2019un compte-gouttes gradué pour faciliter le dosage.Indications : Sulfamidothérapie infantile.Orisul est un agent antibactérien sûr dans le traitement des infections d\u2019ordre général comme dans celles des voies entéro-biliaires et urinaires, lorsqu\u2019elles sont causées par des micro-organismes sensibles aux sulfamides.On peut également l\u2019associer aux antibiotiques.L'action d\u2019orisul s\u2019exerce en premier lieu contre les streptocoques, pneumocoques et méningocoques, mais il est également efficace contre les E.Coli et Proteus.Quelques indications importantes : pneumonie, bronchopneumonie, bronchite purulente, méningite cérébrospinale épidémique, amygdalite, otite moyenne, sinusite, pyélite, cystite, infections des voies biliaires, prostatite et annexite.Orisul est également efficace dans la fièvre et la cardite rhumatismales, aux phases aiguë et chronique de ces affections.Administration : Le compte-gouttes gradué à 4 et 12 cuillerée à thé permet un dosage facile et simplifie l\u2019administration.Posologie moyenne : Dose d\u2019attaque (2 premiers jours).Moins de 2 ans : 025 gm (% cuillerée à thé de Suspension) matin et soir.2 à 6 ans : 0.5 gm (1 cuillerée à thé de Suspension) matin et soir.6 ans et plus: 0.75 gm (1% cuillerée à thé de Suspension) matin et soir.Dose d\u2019entretien : après deux jours, réduire Ja dose de moitié.La dose initiale est calculée sur la base de 0.03 \u2014 0.05 gm par kg.de poids par jour (% gr par livre/ jour) réparties en deux doses.Présentation : Supension Orisul, dispersion aqueuse au goût agréable de cerise à la menthe.Chaque cuil- NOUVELLES PHARMACEUTIQUES L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 lerée à thé de 5 mi.contient 0,5 gm d\u2019Orisul; flacons de sûreté de 50 ml.accompagnés d\u2019un compte-gouttes gradué.rs SYNCILLINE (La première pénicilline synthétique) Bristol Laboratories of Canada Limited, Montréal.Syncilline - pénicilline 152 potassique - dont le nom chimique est pénicilline (a-phenoxy-ethyl) potassique, est une molécule synthétique aisément soluble dans l\u2019eau et offrant une résistance remarquable à la décomposition par les acides.La Syncilline possède une efficacité maximum par la voie buccale et présente les avantages suivants : Niveaux sanguins deux fois plus élevés que ceux atteints avec la pénicilline V potassique G intramusculaire.Activité bactéricide plus grande in vitro et in vivo.Champ d\u2019action plus vaste contre certains organismes.Résistance supérieure à la décomposition par les enzymes bactériens et les acides.Activité antibiotique directement proportionnelle a la dose orale.Incidence réduite des réactions allergiques graves \u2014 plus grande sécurité par la voie buccale.La Syncilline est recommandée pour le traitement des infections causées par les pneumocoques, streptocoques, gonocoques, corynebactéries et les staphylocoques sensibles à la pénicilline.125 mg ou 250 mg 3 fois par jour, sans tenir compte des repas, selon le degré de l\u2019infection.Comprimés (jaunes) rainurés de 125 mg - chaque comprimé contient 125 mg de Pénicilline 152-exprimé en sel de potassium.Flacons de 12 et 100.No de liste 901.Comprimés (jaunes) rainurés de 250 mg - chaque comprimé contient 250 mg de Pénicilline 152 - exprimé en sel de potassium.Flacons de 12 et 100.No de liste 902.Bristol Laboratories of Canada Limited, Montréal. L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 Visite a domicile: agitation L'excité en phase aiguë peut être calmé rapidement si le médecin a SPARINE dans sa trousse.Dans les cas d'urgence, tant médicaux que psychiatriques, SPARINE calme l\u2019hyperactivité, favorise la coopération du malade et simplifie le traitement parfois difficile.SPARINE assure des résultats rapides par injection parentérale et permet un traitement d\u2019entretien efficace par la voie intramusculaire ou par la voie orale.Elle est bien tolérée.Littérature détaillée envoyée sur demande.sparine Chlorhydrate de promazine, Wyeth 7 INJECTION COMPRIMES SIROP Hell Morque Déposée WALKERVILLE.ONTARIO 71 LL oie AR = > , a Pre JR - > a og) and IE IE a te Ca à PE econ .CED Émis {OUVEAU hn antigène multiple pow usage pédiatrique 2) diphtérie-Fétanos- Coqueluche: -Poliomyelite.sorption Aluminium Parke-Davis) mmunise con Te lad ICS ADRIG \\ntigéne waltiph nouvellement dé op conçu pour immunisation simultanée combin OUTTISSON des enfants FA âge le tétano ré-scolaire contre la diphtérie, queluche tla poliomyélite paralytique.tr hez des enfants immunisé Jne réaction anticorps favorable te jU QUADRIGEN compris \u2018dans ces _es antigènes de QUADRIGEN so.t adsorbés moyennant des quantités optim l\u2019aluminium phosphate afin a être élaborés 2 ent compatible et puis Jne dose unique de QUADRIGEN ne prése que c Voir le carton po e schéma posologique.Avec QUADRIG une immunothérapie multiple st acquise par moins d\u2019injections et de niveaux Posologiques réduits \u2014régime fort apprécié tant des patients que des parent sarrett, C.D, Jr, et col.: J.A.M.A.107: 1103, 1958; bid.; Am.J.Pub.Health 49: 644, 1959 td.Ai 15 Parke, Davis & Co.Montreal 7, P.Q.CP&S459 ARQUE DEPOSEE s Ch, \u201c2 Aa lo} > ) Er? 74 L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 Pas d'abus dans le boire et le manger durant les fêtes! Plus de mille personnes meurent chaque année des suites de leur gourmandise et des conséquences de leurs abus.N\u2019oublions pas que la plupart des affections de l\u2019estomac proviennent d\u2019une alimentation mal équilibrée, défectueuse ou du moins elles en sont la conséquence plus ou moins éloignée.Les aliments gras rendent la digestion pénible.Un repas trop riche déclenche souvent des désordres graves dans un foie dont les fonctions, jusque-là, étaient, sans qu\u2019on le soupçonnât, en équilibre instable.Si pendant les fêtes, vous pouvez dépenser davantage pour la nourriture, profitez-en pour compléter vos menus: augmentez la ration de lait, variez un peu plus les légumes et les fruits, mais n\u2019allez pas tomber dans les excès contre lesquels tout votre organisme protestera plus tard.\u2014ei Be LE MINISTERE DE LA SANTE DE LA PROVINCE DE QUEBEC HONORABLE ARTHUR LECLERC, M.D.JEAN GREGOIRE, M.D., ministre sous-ministre L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 comme médication d'urgence: la nitroglycérine \u201cLa forme modifiée du- phosphate d\u2019aminonitrate, soit les comprimés de 10 mg.a libération soutenue, s\u2019est révélée efficace en clinique en améliorant 80 cas d\u2019angine de poitrine sur 103 (78%), y compris un groupe de patients réfractaires à d\u2019autres médicaments de ce genre.Cette forme manifesta.une action prolongée et permit par conséquent d\u2019établir une posologie simplifiée.On n\u2019observa pas de réactions secondaires indésirables dans cette série.\u201d Fuller, H.L., et Kassell, L.E., Antibiotic Medicine & Clinical Therapy, vol.3, no 5, octobre 1956.Métamine comme médication d'entretien: le phosphate d amino-nitrate Sustained 79 \u201cLa Métamine doit avoir une place de choix parmi l\u2019arsenal de vasodilatateurs coronariens dont nous disposons.Elle ne peut remplacer la nitroglycérine en ce qui concerne la crise angineuse elle-même, mais elle peut en réduire l\u2019usage de façon très notable à cause de son action prolongée.La médication s\u2019est avérée efficace à réduire le nombre et l\u2019intensité de ces crises dans une proportion très notable de nos malades.En conséquence, nous croyons que son emploi n\u2019est pas à dédaigner pour le plus grand bien des angineux.\u201d David, A.et Rouleau, Y., CM.A.J,, avril 1957.Le complément classique du traitement de Vangine de poitrine LEEMING MILES PHARMACEUTICALS INC., Montréal 28, Québec 80 I Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.INVITATION.St du \u201cMD or CANADA\u201d salue ses distingués collègues et les journaux médicaux du Canada, et invite les médecins à prendre part à une nouvelle et passionnante aventure intellectuelle.En effet, à compter de janvier 1960, un 9 abonnement à \u201cMD or CANADA sera envoyé à titre gracieux, à tous les médecins praticiens du Canada.Cette publication mettra en évidence, dans ses textes et ses photographies, les trois sphères d\u2019activité du médecin\u2014humaine, sociale, et scientifique\u2014 ainsi que ses trois personnalités, comme être humain.membre de la société, et membre d\u2019une profession.Conçu dans le but de divertir, d\u2019éclairer et d\u2019inspirer ses lecteurs, \u201cMD or CANADA\u201d contiendra des articles spéciaux accompagnés d'illustrations, sur le monde de la médecine, et l\u2019influence de la médecine sur le monde.\u201cMD or CANADA\u201d utilisera les procédés les plus modernes d\u2019art graphique afin de présenter une riche et scintillante tapisserie de la vie, vue sous ses aspects les plus divers \u2014art, littérature, musique, voyages, sports, explorations, biographies, sciences, aventures\u2014et dans laquelle apparaîtront, tissés ca et là, les efforts et les réalisations du médecin d'hier et d\u2019aujourd hui.Son) 0) MD PUBLICATIONS (CANADA) LTD.2) Co FER us de HR OF Anes Be 1121 ouest, rue Du en oe 2, P.Q.MD Publications, Inc, aux Etats-Unis, éditent les journaux suivants: MD (magazine médical) ° Antibiotics and Chemotherapy ® Antibiotic Medicine & Clinical Therapy * International Record of Medicine (qui comprend The Quarterly Review of Ophthalmology) * Journal of Clinical and Experimental Psychopathology & Quarterly Review of Psychiatry and Neurology * Quarterly Review of Surgery, Obstetrics & Gynecology * Quarterly Review of Pediatrics * et publient également des livres sur la médecine, les sciences, l\u2019histoire de la médecine, et les humanités médicales.nouveau magazine médical mensuel, 1959 L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 exerce quatre actions bienfaisantes 1.soulage l'anxiété, la tension psychique et l\u2019état de dépression qui s\u2019y rattache 2.conserve l\u2019allant et la sensibilité affective 3.dissipe l'inquiétude provoquée par des plaintes somatiques d\u2019origine émotive 4.rétablit le sommeil normal et les habitudes régulières de nutrition.LES PATIENTS QUI TRAVAILLENT apprécient l\u2019action calmante prolongée de la \u2018Stelazine\u2019 ainsi que son remarquable avantage d\u2019éviter toute somnolence.Presentation: Comprimés\u20141 et 2 mg.Solution-Ampoule\u2014ampoules de 1 cc.(1 mg./cc.) Solution Stérile\u2014fioles multidoses de 10 cc.(2 mg./cc.) ® SMITH KLINE & FRENCH * MONTREAL 9 + Marque déposée au Canada de la trifluopérazine, S.K.F.9226F 81 82 L'Union Méd.Canada | Tome 88 \u2014 Déc.1959 Deux nouvelles libertés pour la femme moderne \u201cLa fonction menstruelle ne devrait pas entraîner de malaises notables, ni gêner les activités normales.\u201d! \u201cLe principal avantage du tampon est le fait qu'il donne une liberté complète.\u201d Liberte d'action.\u201cLes tampons ont l'avantage d'être entièrement internes et d'être bien plus confortables que le port d\u2019une serviette.\u201d3 Et Tampax ne peut pas causer d'irritation ni d'échauffement du périnée-même chez la femme la plus active.Liberation de la crainte.Le pouvoir d'absorption de Tampax s'est avéré si efficace \u201cque les femmes dont les règles étaient normales pouvaient porter (Tampax) pendant tou es règles.\u2019* Sachant que la sécurité de Tampax est prouvé inique, le corps médical le recommande pour libére ysiques et psychiques de \u2018\u2018ces jours-là\u201d, des pre ted, Brampton, Ont.1.Novë# s, Infestations and Discharges L\u2019Union Méd.Canada 83 Tome 88 \u2014 Déc.1959 = >= x ui a Li a + = œ < a wi = = = Q = sh a wi a \u201dn \u201cus = = > en matière de pénicillo-thérapie le caractère de régularité que vous exigez ©» © N > \u2014 .© [= STABLE DANS LE MILIEU ACIDE DE L'ESTOMAC.QUASI COMPLETEMENT ABSORBEE DANS LE MILIEU ALCALIN DU DUODENUM.LA PENICILLINE V assure des pénicillinémies élevées et efficaces \u2014 Le produit est présenté sous forme de comprimés de PEN-VEE-Oral et sous une forme liquide délectable, la Suspension PEN*VEE.La PEN-VEE-Oral peut se prescrire dans toutes les infections qui répondent à la pénicilline orale .et même en de nombreux cas que l\u2019on traite habituellement avec une pénicilline parentérale.PENICILLINEMIES SORES ET ÉLEVÉES, GRACE A UNE ABSORPTION MAXIMUM =smmemme PEN « VEE « Oral 500,000 unités, comprimé (300 mg.) 19 sujets \u2014- = ae Pénicilline G procainique (600,000 unités)\u201410 sujets -n -\u2014 am \u2014 se ee À 4 HEURES APRÈS L'ADMINISTRATION PEN-VEE : Oral Comprimés et Suspension PEN-VEF-Oral en comprimés, pénicilline V cristallisée, à 125 mg.(200,000 U.I.) et à 300 mg.(500,000 U.I.)\u2014 en flacons de 12 et de 100 com- primés.Suspension PEN*VEE, suspension de pénicilline V Wyeth benzathine per os, à 90 mg.(150,000 U.I.) et à 180 mg.(300,000 U.I.) par cuillerée a thé de 5 c.c.\u201cMarque Déposée WALKERVILLE, ONTARIO \u2014 en flacons de 2 onces liq.Ordonnance ebligatoire *Marque déposée Brevetée en 1953 84 L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 Pourquoi Carnation mérite votre recommandation! Aucune autre forme de lait de vache ne fournit un apport plus complet dans l'alimentation des bébés.Une formule au Lait Evaporé Carnation est source de: @ Toutes les valeurs nutritives du lait entier pasteurisé sous une forme plus digestive.@ Tout le gras de beurre du lait entier, si important pour K > l\u2019énergie normale.2 .A °C @ Vitamine D accrue à 800 unités par chopine de Carnation.arn at10 @ Sécurité bactériologique reconnue.° Q @ Protection de l\u2019uniformité.( ar nation \u2018DE VACHES BIEN NOURRIES\"' rnation protege votre Une base scientifiquement Carnatio p - 8 .; standardisée pour la formule |, M recommandation \u2014 justifie moderne et individuelle No ine pos N° REASED - HO 7 votre ordonnance. % EYTIVTL: $ Nn a toutes les formes NSEMENT:KLING te aise rai % frye \u2014 ne glisse pas S'ETIRE EY Th la parfie enfiée 5; 2, ph 3 os ih lp Pa i; > ely e v Le pansement KLING permet de faire plus facilement et plus\u2019 proprement des pansements qui laissent plus de liberté de mouvement, 1A n restant n place.od TITTY TY TY 86 L\u2019Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 e Insomnie e Anxiété aiguë ou chronique e Périodes de transition émotionnelle Pour le patient troublé un remplaçant non stimulant pour le thé et le caté .Lorsqu\u2019il faut restreindre ou supprimer certains breuvages dans le régime du patient troublé, le Postum est un remplaçant réconfortant.Le Postum Instantané ne contient pas de caféine, de théobromine, de théophylline ni de tanin\u2014les purines qui rendent le café, le thé, le cacao et certains breuvages gazeux indésirables dans certains cas.Le Postum est un breuvage chaud agréable, fait de blé, de son et de mélasse.Il n\u2019est pas stimulant, est inoffensif, renferme 10 mg.de sodium et 16 calories par tasse moyenne.Le Postum est offert à vos clients dans les marchés alimentaires, d\u2019un bout à l\u2019autre du Canada.POSTUM INSTANTANÉ ° 9012F br \u2014extra- actif 5S ro i 5 je A i iv .i es 7 ft A f a 3 # d\u2019antibioticité Lederle préseÿte un chef d\u2019oeuv # ¥ ria, à, 5 pro di » A ke Shy ei A w * \u201c \u201ca Attaque antimicrobienne à fond sans répit durant tout le traitement L activité élevée de la DECLOMYCINE se maintient de façon unique.Ce n\u2019est pas un simple phénomène de début, mais elle est constante\u2014se maintenant chaque jour du traitement et pendant l\u2019intervalle entre les doses\u2014sans diminution appréciable d\u2019intensité.Les pointes et les creux sont supprimés, ce qui favorise la répression continue des pathogènes avec l\u2019amélioration qui s\u2018ensuit.Cette constance de la DÉCLOMYCINE découle de sa stabilité remarquablement plus élevée dans les humeurs, 246 de sa résistance à la dégradation\u201c et à sa faible vitesse d\u2019élimination rénale *°\u2014 qui toutes contribuent à maintenir l\u2019activité antibiotique pendant des périodes prolongées.CLO Déméthylchlortétracycline Lederle | Plus\u2018\u201cune journée ; supplémentaire\u201d d\u2019activité comme sauvegarde contre les rechutes La DÉCLOMYCINE maintient une activité antibacté- rienne significative pendant un ou deux jours après discontinuation de la médication'\u2014caractère d\u2019importance majeure qui la distingue des autres antibiotiques dont l\u2019activité tombe brusquement dès qu\u2019on cesse de les administrer.La DÉCLOMYCINE fournit ainsi un degré de protection exceptionnel contre le retour de l\u2019infection primitive, et aussi contre l\u2019infection secondaire .séquelle qui n\u2019est pas rare et qui souvent ressemble à un \u2018\u201c\u2018probleme de résistance.\u201d Par conséquent, la reprise de la médication ou un changement de thérapeutique devrait rarement être nécessaire.MYCIN Un apport majeur e la recherche Lederle dans la capsule bicolore unique, remplie à sec Déméthylchlortétracycline Lederle disponible dès maintenant en: Capsules de DÉCLOMYCINE, 150 mg., flacons de 16 et de 100.Dose pour adults: 1 capsule quatre fois par jour.Gouttes Pédiatriques de DECLOMYCINE, 60 mg.par c.c., flacons compte-gouttes de 10 c.c.Suspension Oral de DECLOMYCINE, 75 mg., par c.à thé de 5 c.c., flacons de 2 ozs.1.Hirsch, H.A., and Finland, M.: Antibacterial Activity Of Serum Of Normal Subjects After Oral Doses of Demethylchlortetracycline, Chlortetracycline and Oxytetracycline.New England J.Med.260:1099 (May 28) 1959.2.Hirsch, H.A., Kunin, C.M., and Finland, M.: Demethylichlortetra- cycline\u2014 A New And More Stable Tetracycline Antibiotic That Yields Greater And More Sustained Antibacterial Activity.To be published.3.Lichter, E.A., and Sobel, S.: The Distribution Of Oral Demethylchlortetracycline In Healthy Volunteers And In Patients Under Treatment For Various Infections.To be published.4.Kunin, C.M., Dornbush, A.C.and Finland, M.: Distribution And Excretion Of Four Tetracycline Analogues In Normal Young Men.To be published.5.Kunin, C.M., and Finland, M.: Demethylchlortetracycline: New Tetracycline Antibiotic That Yields Greater and More Sustained Antibacterial Capacity.New England J.Med.259 :999 (Nov.28) 1958.6.Sweeney, W.M.; Hardy, S.M.; Dornbush, A.C., and Ruegsegger, J.M.: Demethylchlortetra- cycline: A Clinical Comparison of A New Antibiotic with Chlortetracycline and Tetracycline.Antibiotics & Chemotherapy, 9:13 (Jan.) 1959.DÉPARTEMENT DES PRODUITS MÉDICAUX Lederle CYANAMID OF CANADA LIMITED, Montréal, Québec pP Cana ECLOMYCIN \u2014 *Marque Déposée A Too L'Union Méd.Canada 01 Tome 88 \u2014 Déc.1959 SUZANNE, LA TECHNICIENNE, RACONTE COMBIEN «Le comfort et la simplicite du \u2018Patrician\u2019 plaisent a tous\u201d \u201cNotre radiologiste aime le Patrician pour la fluo- roscopie.Il a échangé son vieil appareil.finis les tracas de l\u2019ennuyeux écran fluoroscopique!\u201d \u201cLa pauvre Mme Dupont souffrait de tremblements \u2014 pour mor, cependant, pas de problème.Le Patrician \u2018200° est construit de fagon a assurer, en une fraction de seconde, une radio- \u201cMlle Benoit me dit qu\u2019elle se \u2018sent faible\u2019 \u2014 graphie qui \u201carrête\u201d Je suis hour euse à bu : pensée que le Patrician vraiment tout mouve- est facile à manipuler.ment.Il permet de passer facilement de la fluoros- copie à la radiographie.\u201cLe grand Jean peut s\u2019étendre confortablement sur la table de l'appareil.Elle est si spacieuse \u2014 avantage pour les grands nerveux, il abrège au minimum le temps d\u2019examen.\u201d 81\u201d \u2014 que même les plus de 6% pieds y sont Demandez des renseignements détaillés sur à l'aise.la table spacieuse et commode du Patrician, à votre représentant des appareils à rayons GE.Ou, détachez et postez ce coupon pour obtenir notre nouveau catalogue illustré.GENERAL @à ELECTRIC X-RAY DEPARTMENT GENERAL ELECTRIC CO.Milwaukee 1, Wisconsin, Rm.FF-121 S.v.p.m\u2019envoyer {)le nouveau bulletin de 8 pages, PATRICIAN {7 des renseignements sur le plan par versements (Ole plan de loyer \u201ctout-compris\u201d\u2019 MAXISERVICE 92 L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 DEPUIS PRES D'UN DEMI-SIÈCLE Toujours le meme but: REDUIRE LE TAUX DE LA MORTALITE INFANTILE Par la Qualité de nos Produits BUREAU CHEF SUCC.N.-D.-DE-GRACES LA.3-3121 HU.4-3561 0 RR ROO NIC QOOOOOOOoODODG 2e SN Ce CSA 8 RSNA Sn, NNER ERNE ES Cove 2e) 5 BR, Zz.Libr fiend fore Craruco WRT lee mre pi Cons Fesnre ive.\u201d lai | Ü | Se 0 : li A GRANDE MAR T A) W COGNAC vl Mise en bouteilles de 12 et de 26 onces 3 COGNAC - France L'Union Méd.Canada 93 Tome 88 \u2014 Déc.1959 DU NOUVEAU! Les Diners Equilibrés a la Viande Swift's\u2014 DANS DU VERRE Si purs, si frais dans des bocaux en verre étincelant, les nouveaux Diners a la Viande Swift\u2019s pour Bébés sont un mélange soigneusement équilibré de viande 100% Swift\u2019s maigre, de légumes, et d\u2019un peu de céréales.Comme les Viandes 100% Swift\u2019s bien connues pour Bébés, ils sont préparés seulement avec les meilleurs ingrédients qui soient.Les viandes les plus maigres et les plus fraîches .les légumes les plus tendres et les plus frais \u2014 le tout paré, cuit et réduit en purée avec le plus AUTRES VIANDES POUR BEBES DE SWIFT.Boeuf « Agneau « Porc « Veau o Poulet « Poulet et Veau + Jambon e Foie + Foie et Bacon + Coeur de Boeuf « Porc avec Compote de Pommes + Jambon avec Sauce aux Raisins e Agneau avec Arôme de Menthe + Jaunes d\u2019Oeufs + Jaunes d\u2019Oeufs et Bacon.grand soin\u2014voila ce qui rend les Diners a la Viande Swift\u2019s nourrissants et faciles à digérer.Les nouveaux Diners à la Viande Swift\u2019s offrent un autre moyen excellent d\u2019inclure les importantes valeurs nutritives de la viande dans le régime des nourrissons.Vous pouvez recommander les Diners à la Viande Swift\u2019s pour Bébés en toute confiance.5 variétés: Boeuf, Poulet, Jambon, Veau et Agneau.(La plupart sont également disponibles sous forme hachée pour Enfants.) api 94 Eprouvée.préparation antibactérienne pour le traitement local de l\u2019infection de l'oeil SULAMYD SODIQUE Sulfacétamide sodique U.S.P., Schering À Dole XF CORPORATION LIMITED MONTREAL HÔTEL-DIEU DE MONTRÉAL Sous les auspices de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal et en collaboration avec le Collège de Pratique Générale du Canada, La Chirurgie en Pratique Générale Trois jours complets d\u2019enseignement théorique et pratique les 1, 2 et 3 février 1960 Frais d\u2019inscription: $40.00 Pour informations supplémentaires, s'adresser au Directeur des Cours de Perfectionnement, Hôtel-Dieu de Montréal, Montréal 18.L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 Le Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada AVIS CONCERNANT LES EXAMENS Chaque automne ont lieu les examens pour admission au Titre d\u2019Associé (Fellow) en Médecine ou en Chirurgie générale, avec modification de ces examens pour certaines spécialités, et pour la Certification dans les spécialités médicales et chirurgicales approuvées.Les demandes d\u2019admission aux examens de 1960 seront acceptées jusqu\u2019au 30 avril 1960.On peut se procurer sur demande les \u201cRéglements et Normes de Formation post- universitaire régissant les Examens\u201d, ainsi que les formules de demande d'admission aux examens, la liste des hôpitaux canadiens reconnus et les formules de demande d\u2019évaluation de la formation et des études post-universitaires.On doit spécifier la spécialité (ou les spécialités) à laquelle on est intéressé.Toute communication doit être adressée comme suit: Le Secrétaire, Le Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada, 74, avenue Stanley, Ottawa 2, Canada.r 7 Le Cognac a Lannie MARTELL Le Le dencandé Depuis 1715, les hôtes accueillants offrent du Martell MIS EN BOUTEILLE À COGNAC, FRANCE.| UN MÉDECIN n\u2019a jamais fini d\u2019en apprendre \u201cCe n\u2019est pas surprenant avec Heinz, Mme Samson\u201d Il est important que vous sachiez, entre autres, que les fruits en purée Heinz méritent votre haute recommandation.Le procédé exclusif de mise en conserve Heinz préserve leur couleur délicate et leur saveur particulière .signes de leur valeur nutritive.Les fruits en purée Heinz conservent en effet une teneur remarquablement forte de vitamines À et C, particulièrement nécessaires à la croissance rapide des bébés pendant leurs premiers mois si importants! Si vous voulez goûter et essayer ces fruits, demandez-en des échantillons à: HEINZ BABY FOODS, SERVICE DES RELATIONS PROFESSIONNELLES, LEAMINGTON, ONTARIO Almments He1mz pour bébés @ LEURS BIENFAITS D'AUJOURD'HUI DURENT TOUTE LA VIE BEM-460F ae PCN 96 L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1959 Les bébés doivent aussi passer des examens! Et, lors de ces examens médicaux réguliers, les bébés Farmer\u2019s Wife obtiennent les plus hauts points pour leur augmentation régulière de poids et leur excellente digestion.Cela ne surprend pas les médecins, car les cinq titres différents de laits à formule de nourrissons Farmer\u2019s Wife facilitent la prescription selon les besoins nutritifs individuels de chaque bébé.En plus des laits bien connus .entier, partiellement écrémé et écrémé .Farmer\u2019s Wife vient de lancer deux nouvelles formules préparées instant (bande rouge\u2014lait entier; bande bleu-\u2014lait partiellement écrémé).Il s\u2019agit de deux autres primeurs de Farmer\u2019s Wife .les seuls produits de lait évaporé auxquels on ait incorporé une forme stable de vitamine C.Comme les hydrates de carbone sont déjà ajoutés aux nouvelles formules préparées Farmer\u2019s Wife, les risques de contamination ou d\u2019erreur sont pratiquement éliminés dans la préparation de la formule.Les mamans épargnent du temps, du travail et de l\u2019argent.Tous les cing titres de lait 4 formule Farmer\u2019s Wife sont additionnés de vitamine D.Tous sont mis en conserve à vide, dans des boîtes émaillées à l\u2019intérieur; la rotation des stocks garantit leur fraîcheur absolue.Offerts dans toutes les épiceries et pharmacies.==» Farmer's Wife OY 8 YL LAIT Ecremé =p.FORMULE PREPAREE water =, Farmer's Wife Prescrits par plusieurs médecins\u2014 7 * 4 Approuvés par les mamans avisées. L\u2019Union Méd.Canada 97 \u201cNOUVEAUTÉ.dans le traitement de l'hypertension diastolique Ostensin Méthosulfate de triméthidinium BAISSE PROLONGÉE ET SOUTENUE DE LA TENSION SANGUINE PEU D\u2019EFFETS SECONDAIRES @ actif et efficace a faible posologie orale @ action prolongée et soutenue @ absorption sûre et uniforme @ effets secondaires pharmacologiques réduits au minimum Littérature détaillée envoyée sur demande.PRÉSENTATION Comprimés d\u2019OSTENSIN* \u2014 à 20 mg.et a 40 mg., en flacons de 100 comprimés.*Marque Déposée Vyellé *Morque Déposée WALKERVILLE, ONTARIO TABLE DES ANNONCEURS Pages Abbott Laboratories (Ibero] \u2014 Pentothal) _.________1 11 51 - 52 Ayerst, McKenna & Harrison Ltée (Béminal \u2014 Hylenta) 29 - 30 Becton, Dickinson & Co.(Ace) ___._.____.11111111111111000 35 Bell-Craig Ltd.(Prokof \u2014 Probese) .1111111102 36 Bristol Laboratories of Canada Ltd.(Syncilline) .___.eee 53 - 54 - 55 - 56 - 57 - 58 Burroughs-Wellcome & Co.(Canada) Ltd.(Darenthin) ___.27 Camus Limited (Cognac) __._.__.__.___ LL 92 Canada Drug Limitée (Somenal \u2014 Betagène \u2014 Lacto-Cal \u2014 Arteryl) .___.__L1.11.111110 LL LL 14 Canada Drug Limitée (Paveral) ._.___ 100 98 Canadian Tampax Corp.Ltd.(Tampax) 11110 82 Carnation Milk (Lait évaporé) 111111111111) 84 Ciba Limitée (Orisul) .______________ Deuxieme page de la couv.College Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada (Examens) oo.Le LL LL LL) 94 Cow & Gate (Canada) Ltd.(Lait Farmer's Wife) ___________ 96 Crookes-Barnes Canada Ltd.(Argyrol S.S.) 112 16 Desbergers Limitée (Rétental \u2014 Synestral) 1111 ee.Quatrième page de la couv.Desitin Chemical Company (Onguent Desitin) _._____________ 42 Eddé, J.Limitée (Emogastron) ._.___.___________ TT 32 Frosst, Chas.E.& Co.(Sedalka) ._._ 4 Frosst, Chas.E.& Co.(Comprimés 292, 282, 222, 217, 282 Mep., 217 Mep.) o.oo 11111111 6-7-8-9 Frosst, Chas.E.& Co.(Falapen) ___.__________ 75 - 76 - 77 - 78 Fulford, F.J.Co.Ltd.(Comprimés Baby's Own) 1.110 44 Geigy Pharmaceuticals (Tofranil) 1100000000 5 General Foods Ltd.(Postum instantoné) ______________ 100 86 General Electric (Patrician).* 91 Heinz Baby Foods (Aliments pour bébés) 07 95 Herdt & Charton, Inc.(Vichy Célestins) 1 2 Herdt & Charton, Inc.(Broncho-grippol ._.__._ 60 Herdt & Charton, Inc.(Hormodausse).TT 64 Herdt & Charton, Inc.(Algésal Latéma) TT 65 Hoechst Pharmaceuticals of Canada Ltd.(Cophylac) _.___\u2026.68 Hoechst Pharmaceuticals of Canada Lid.(Cophylac expectorant) __________________ LL LL 69 Hoffmann-La Roche Limitée (Romilar) 00077 24 Horner, Frank W., Limited (F orpen) 111111111100 22 Hôtel-Dieu de Montréal (Cours de perfectionnement) ______\u2026.94 Johnson & Johnson Limited (Pansement Kling) ._.1 111 85 Joubert Limitée, J.J.(Toujours le même but) 11111110 92 Lederle Laboratories (Kynex) °° 1 Lederle Laboratories (Geviral) .__ TT 10 Lederle Laboratories (Achrocidine) 110 15 (PR >» 2200 D Ga à o et reste toujours un médicament de chrix pour le traitement scientifique de la COQUELUCHE °» - est journellement prescrit avec succés pour les cas de coqueluche et des toux coqueluchoides.\u2014 Ne cause ni intolérance ni complications.Littérature sur demande.CANADA DRUG LTÉE LTD., MONTRÉAL Pages Lederle Laboratories (Vi-Tyke)._.__.__._ 37 Lederle Laboratories ( Aristogesic) o.oo.48 - 49 Lederle Laboratories (Declomycin) .87 - 88 - 89 - 90 Le ministère de la Santé de la Province de Québec (Pas d'abus dans le boire et le manger) ._.74 Leeming Miles Pharmaceuticals Inc.(Metamine) _.__._.__.79 MD Publications (Canada) Ltd.(Invitation aux médecins du Canada) _._.1.1 1 Le LL 80 Mead Johnson (Obelins) .__._.1111 1111110000 70 Merck, Sharp & Dohme (Hydro Duiril) 1110 25 Millet, Roux & Cie Ltée (Néo-Spasmyl) oom 3 Organon Inc.(Cortrophin-Zinc) 11111111 100 18 Parke, Davis & Co., Ltd.(Chloromycetin) .__.31 Parke, Davis & Co., Ltd.(Kapseals \u2014 Capsule) .__.43 Parke, Davies & Co., Ltd.(Quadrigen) ._._ 72 - 73 Pfizer Canada Ltd.(Cosa-tétracyne) 111111111100 66 Poulenc Limitée (Panectyl) _._ 19 - 20 Redpath & Son (Cognac) ._.111111 94 Robins Co.of Canada Ltd.(Robitussin) 21 Rougier Inc.(Cafilon) _.______._.____ Premiere page de la couv.Rougier Inc.(Souhaits) ._.________ Troisième page de la couv.Sandoz Pharmaceuticals (Mellaril) 0 61 -62 Schering Corp.Limited (Répétabs \u2014 Polaramine) _________ 11 Schering Corp.Limited (Trancin) 111111110000 17 Schering Corp.Limited (Sulamyd Sodique} _.11111000 94 Schering Corp.Limited (Rela).59 Searle & Co.of Canada Limited, G.D.(Pro-Banthine) .40 Sherman Laboratories (Elixophylline).26 Smith, Kline & French Inter-American Corp.(Stelazine) .81 Squibb & Sons Ltd.(Raudixin) 111111110000 33 Squibb & Sons Ltd.Mysteclin-V) _.________________ 41 Strasenburgh Co.of Canada Ltd.(Biphetamine) ._._.__.__ 46 Strasenburgh Co.of Canada Ltd.(Ionamin) .__._._ 47 Swift Canada Co.(Viandes pour bébés) 1 93 U.S.Vitamin Corp.(Aquasol A) .__.1110 38 - 39 Vinant Limitée (Lipiodol Caréna) 111111111000 34 White Laboratories of Canada Ltd.(Permitil) _______________ 45 Winthrop Laboratories of Canada (Pomalin).28 Wyeth & Bros.(Canada) Ltd., John (Equanil) _____________ 13 Wyeth & Bros.(Canada) Ltd, John (Promatussin) 23 Wyeth & Bros.(Canada) Ltd.John (B-Plex \u2014 B-Plex avec Fer) oo.LL 0 50 Wyeth & Bros.(Canada) Ltd, John (Zactirin) ________________ 63 Wyeth & Bros.(Canada) Ltd.John (Sparine) ______________ 71 Wyeth & Bros.(Canada) Lid., John (Pen-Vee Oral) .___.83 Wyeth & Bros.(Canada) Ltd., John (Ostensin) 97 ifaprirhée dhfvdes Ateliers de la \u201cLitraitie Bdauchemin Limitée, Montréal. by x § i * = >= = == Mn moment de repril .EE = BF = = i! ] ! i x pour vous remercier et vous souhaiter un Joyeux Noël et une Heureuse Année.ROUGIER INC., 2055 RUE FAVARD, MONTREAL-22 ACTION SOUTENUE de 5 à 8 HEURES GRÂCE À UN ENROBAGE SPÉCIAL MÉDICATION ANTIARTHRITIQUE et ANTIRHUMATISMALE Une dose 2 dragées Chaque dragée contient: Salicylate de Magnésium: 250 mgm.Acétyl-p-aminophénol: 200 mgm.\u2014 Méthampyrone (Méthyl- aminophényl-diméthylpyrazolone méthanesulfonate) : 75 mgm.INDICATIONS: Algies des arthropathies aiguës et chroniques; Douleurs rhumatismales, musculaires et nerveuses ; Lumbago; Rachialgies; Spondylite ; POSOLOGIE: 2 à 3 doses par jour, soit 4 à 6 dragées par jour.2 dragées à prendre toutes les 5 heures ou 8 heures durant le jour.Sciatique; Bursite.PRESENTATION: Flacons de 50 et 100 dragées.À DESBERC TRIE] Ha ° Pharmaciens Linn °° 6 ums R7 TS RTE \u2014 HORMONES OESTROGENIQUES \u2014 DRAGEES A RELAIS SYNESTRAL Maintient une action oestrogénique constante, uniforme, sans pointe, tout le long du jour et de la nuit, à raison d\u2019une dragée le matin et une dragée le soir.Formule Simple: Formule avec Phénobarbital : Chaque dragée contient: Chaque dragée contient : Estradiol (Ethinyl) 1220 0.065 mgm, Estradiol (Ethinyl) 0.065 mgm.Estrone 111111100000 000 0.015 mgm.EStrone users 0.015 mgm.Estiol LL 0000000 0.010 mgm.Estriol L.20000000e eee 0.010 mgm.Prégnénolone ooo 0.015 mgm.Prégnénolone 11102100.0.015 mgm.Phénobarbital ._.__.45 mgm.INDICATIONS: Troubles de la ménopause; Aménorrhée: Hypogénitalisme de la jeune fille; Kraurose; Insuffisance ovarienne.PRESENTATION: Flacons de 25 et 100 dragées.\u201cUN NOUVEAU PRODUIT DESBERGERS\" "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.