L'union médicale du Canada, 1 février 1960, Février
[" BTOME 89 \u2014 NUMÉRO 2 MONTRÉAL, FÉVRIER 1960 L'Union Médicale du Canada 1872 Fondée a Québec en 1902 Bulletin de I'Association des Médecins de Langue Francaise du Canada 1960 BULLETIN L\u2019ORBITE DE LA MEDECINE ETAIT LE PRATICIEN; C\u2019EST MAINTENANT L'\u2019HOPITAL QUI EN DEVIENT LE NOYEAU 135 Roma Amyot EFFICACITE DU DIALOGUE MEDICAL FRANCE-CANADA.138 Pierre Smith ° © e VIE DE L\u2019ASSOCIATION DES MEDECINS DE LANGUE FRANÇAISE DU CANADA .2001 0000 see esse eee 6 140 Pierre Smith e e e RESULTATS ELOIGNES DE LA CHIRURGIE DES MALFORMA- 142 TIONS CARDIO-VASCULAIRES CHEZ L\u2019ENFANT G.Gilbert, J.Bernath et Vianney Larue RECUEIL DE FAITS RUPTURE TRAUMATIQUE DES VOIES BILIAIRES Léon Béique MALADIE D'EBSTEIN .Yvon Goulet et Lucien Campeau MOUVEMENT MEDICAL / ETAT ACTUEL ET ORIENTATION DE LA RECHERCHE EN CANCEROLOGIE Antonio Cantero LE SANDOSTENE COMME ADJUVANT AUX CURES DE DESENSIBILISATION SPECIFIQUE F.Grégoire, M.Comeau et Louis Roy REVUE GÉNÉRALE LE DIAGNOSTIC DE LA MALADIE CORONARIENNE Paul David 182 DONNEES ACTUELLES SUR LES NEUROLEPTIQUES Jean-Marc Bordeleau ÉDITORIAL L\u2019HOSPITALISATION \u2014 UN LUXE?J.-M.Beauregard HYGIENE ET MEDECINE SOCIALE LES FACTEURS SOCIAUX DE LA MORTALITE INFANTILE A MONTREAL Jacques Henripin LA PREVENTION DE L\u2019INFLUENZA V.Pavilanis VACCINATION ANTIRABIQUE G.Charest LE B.C.G.DANS LA LUTTE ANTITUBERCULEUSE Marcel Cantin MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES RESULTATS OBTENUS AVEC UN ANTISPASMODIQUE ET SEDATIF A EFFET PROLONGE EN GASTRO-ENTEROLOGIE 216 Paul Letendre et Henri Bellemare CORRESPONDANCE LETTRE DES ETATS-UNIS .10221 11111 LL LL 218 e © © ANALYSES .12111 LL LL LL 220 SOCIETES 239 NECROLOGIE .1 0 LL LL LL LL La ea eee 243 NOUVELLES LL LL LL LL 245 LIVRES RECUS .LL LL LL ALL 250 COMMUNIQUES .LL LL AL LL LL 262 L'Union Médicale du Canada en 1891 .266 NOUVELLES PHARMACEUTIQUES .274 \u201cPas de congestion de retour.chez aucun des patients.\u201d En pédiatrie comme en gériatrie, Otrivin se ré- vele un décongestif remarquablement doux et efficace de la muqueuse nasale.Son action vaso- constrictive bien que douce, est rapide et se prolonge durant des heures.Parmi les nombreux rapports publiés sur Otrivin, celui de Kolodny?donne un apercu typique de I\u2019efficacité du médicament: dans une étude portant sur 64 patients, les résultats variaient de bons à excellents dans 927% des cas.Ce clinicien déclare: \u201cJe n\u2019ai pas constaté de congestion de retour chez ces patients.Les symptômes d\u2019irritation locale ont été minimes .les troubles de l\u2019état général très rares , , ,*?! OTRIVIN À ACTION DOUCE POUR LE SOULAGEMENT DE LA CONGESTION NASALE Otrivin est sûre, même chez les tout jeunes enfants.\u201cLa solution Otrivin s\u2019est caractérisée par absence d\u2019effets secondaires, même chez des nourrissons âgés de deux semaines.\u201d \u201cElle est efficace en faible concentration et est un vasoconstricteur nasal sûr, même chez les enfants en bas âge.\u201d\u201d* Présentation: Gouttes nasales Otrivin, solution à 0.1%; Gouttes nasales Otrivin pour enfants, solution à 0.05%; flacons de 1 oz.avec compte-gouttes.Otrivin (chlorhydrate de xylométazoline CIBA) C I B A OU LA RECHERCHE EST DE TRADITION Références: 1.Kolodny, A.L.: Antibiotic Med.6:452 (août) 1959.2.Davis, M.R.: en voie de publication.3.Peluse, S.: sous presse.1407 Dans votre pratique quotidienne, l'EQUAZINE contribue à abolir les troubles émotifs, graves ou modérés qui se manifestent par \u201c de l\u2019appréhension ou de l'agitation ou qui accompagnent: e la nausée et le vomissement ® la tension prémenstruelle e l\u2019insomnie e l\u2019alcoolisme e la dépression (avec anxiété) ® les symptômes de la ménopause L\u2019EQUAZINE agit à la fois au niveau des régions thalamique et hypothalamique du cerveau; elle abolit l\u2019anxiété et la tension aussi bien que l\u2019agitation psycho-motrice.Abolit l\u2019agitation psvcho-motrice, l'anxiété et la tension FIR TR TT rt Tt rey re ry reen ck b TAN LD EE 7 = A, T1 a du d 18 à °° 1 1 v méprobamate et chlorhydrate de promazine Wyeth ACTIVITÉ SPÉCIFIQUE GRÂCE À LA DUALITÉ D'ACTION La capsule, vert et blanc, renferme méprobamate 200 mg, et chlorhydrate de promazine 25 mg.Présentation: En flacons de 50 capsules.Posologie: La posologie habituelle d\u2019EQUAZINE est 1 à 2 cap- eo *Marque de commerce sules, trois a quatre fois par jour. 9 L'Union Méd.Canada I.Union Médicale du Canada Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Francaise du Canada DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Messieurs les Professeurs: Maurice Roch (Genève), Jean-Baptiste Jobin, doyen, Pasteur Vallery-Radot (Paris) Faculté de Médecine, Université Laval, Québec; \u2019 Jean-Charles Lussier, doyen, R.Kourilsky (Paris), Faculté de Médecine, Université d'Ottawa: T.P Wilbrod Bonin, doyen, arizeau, Jor ; _.i A.Marin, Faculté de Médecine, Université de Montréal; Paul Letondal.BUREAU DE REDACTION Rédacteur en chef: Roma AMYOT Messieurs les Professeurs: Assistant-rédacteur en chef: Secrétaire de la Rédaction: Edouard Desjardins.Jean-Marc Bordeleau.BUREAU DE COLLABORATION MM.J.-M.Beauregard, M.Belisle, Jacques Bernier, Marcel MM.Camille Laurin, J.-Guy Laurin, Simon Lauzé, Lebeau, Berthiaume, Jean-Marc Bordeleau, Léandre Décarie, André Leduc, Charles Lépine, J].Mathieu, Cérad Mi- Edouard-D.Gagnon, |.Gagnon, Rolland Guy, Maurice gnault, P.Poirier, André Proulx, Rosario Robillard, Gervais, Fernand Grégoire, P.-P.Julien, M.Kaludi, Henri Smith, Maurice St-Martin.CORRESPONDANTS MM.A.Plichet et M.Pestel (Paris), MM.Ceorges-L.Dumont (Campbellton, N.-B.), P.Rentchnick (Suisse), Aug.Panneton, P.-A.Denoncourt (Trois-Rivières), Donat-P.Cyr (Boston, Mass.), D.Colin (Saint-Boniface), Charles-P.Mathé (San Francisco), L.-P.Mousseau (Edmonton), A.Fontaine (Woonsocket), Sylvio Leblond (Chicoutimi), L.Mantha, A.Lecours, L.Potvin (Ottawa), H.E.St-Louis (Vancouver), Jean-Paul Fortier (Sherbrooke).INDICATIONS: Maladies des voies biliaires et du foie, dyspepsies, affections intestinales.Indispensable dans les convalescences post-opératoires.DAME) \\ PROP RIETE DE L\u2019ÉTAT FRANÇAIS @ XIX TA Dao [J bien { RECOMMANDEE ET PRESCRITE PAR LE CORPS MEDICAL DANS LE MONDE ENTIER Composition naturelle I-NI-MI- TABLE ! Méfiez-vous des substitutions, prescrivez toujours CELESTINS Importateurs: HERDT & CHARTON, INC.\u2014 2245, rue Viau, Montréal \u2014 CL.9-4641 © MILLET # , ROUX & CIE., LIMITÉE, Montreal NEO-SPASMYL fort - 4 dium - faible - eli xir i nfantile 4 Formes \u2014 4 Alternat ives.ongé.au traitement prol \u2019 effets secondai de ses i que du syst Son acti dépourvue d\u2019 ment ypnoge synergique ngré , res nuisi dients.Il convient idéalement bles grâce à ~ l\u2019agence- toni lité.Sédati on progressi me nerveux central dont i ve et durable est remarquablement | modère l\u2019excitabi- è f tre et de sé H x _ ne reconnu \u2014 NEO-SPASMYL agit comme produit un état de bien-ê repose en tranqui réni t il P ê sant le syst a4 eme nerveux EIFS Tees $3 53 tl rl el So 2 SoS LSS STITT ets 3 rte rrr cart ETES PLS 2 > ere en STE o Ie TE Tp 222 III IIT IITs ese see es $352 SITS sees u ee es.TG Sr Sd le el qu Ses == pr er a = stat = sata a ES reste ToS Pree ITIL = TIT) L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 L'Union Médicale du Canada Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada ADMINISTRATION OFFICIERS COMITÉ EXÉCUTIF ET DE PUBLICITÉ Président: Roger Dufresne MM.Roger Dufresne, Roma Amyot, Paul Dumas, P.-R.Vice-président: Paul Dumas Archambault et Edouard Desjardins.Secrétaire-trésorier: P.-R.Archambault BUREAU DE DIRECTION MM.Roma Amyot, P.-R.Archambault, Albert Bertrand, MM.Roger-R.Dufresne, Paul Dumas, Jacques Genest, Emile Blain, E.-Roland Blais, Roméo Boucher, P.Albert Jutras, J.-M.Laframboise, J.-Louis Léger, Bourgeois, Paul David, J.-A.Denoncourt, Edouard Donatien Marion, J.-P.Paquette, L.-P.Petitclerc, Jean Desjardins, Edmond Dubé, Origéne Dufresne, Saucier, L.-Chs Simard, Pierre Smith, J.-A.Vidal.ADMINISTRATION et SECRETARIAT: ! 326 est, boul.Saint-Joseph, Montréal.PUBLICITE: Jacques-D.Clerk.Téléphone: AVenue 8-9888 un sédatif alcalin Quatre-vingt-dix grains de SEDALKA renferment: phénebarbital de sodium.1/4 de gr.carbonate de calcium.10 gr.bicarbonate de sodium.5 gr.citrate de sodium et tartrate de sodium.q.s.(alcalis potentiels) PRESENTATION: flacons à capsule-mesure de 4 et 8 onces.\" SEDALKA\" .efficace.agreable au goût Indigestion nerveuse et hyperacidité: céphalée et nausée associées au trop-manger et au trop-boire : comme supplément thérapeutique dans les rhumes ordinaires et la grippe.POSOLOGIE: une demi-capsule-mesure (4 cuillerées à thé) par jour, en dose uni- ve BE que ou fractionnée, dans de l\u2019eau.E.Frosst &Co.MONTREAL CANADA EIGHT OUNCES 28 8G \u201cS EDALKA\u2019 Pa ans SpE SELATERE ES douleur spasme douleur RELA CARISOPRODOL Brise le cycle s'attaque aux deux RELA, morque de commerce LA NOUVELLE FACON DE SOULAGER LES ENTORSES, LES EFFORTS ET LES DOULEURS LOMBAIRES Un RELAxant musculaire unique remarquablement efficace et spécifique pour les conditions musculo-squelettiques.Il possède une action analgésique qui abolit la douleur sans entraver le mécanisme des réflexes naturels de défense .dans la bursite, douleur lombaire, entorses, contusions, blessures traumatiques ou lancinantes.Rapide -\u2014 L'action relaxante et analgésique se manifeste dans les 30 minutes suivant l\u2019ingestion et dure aussi longtemps que six heures.Toxicité extrêmement basse \u2014 Aucune action hépatique, endocrinienne, cardiaque, hémolytique ou néphritique ne fut rapportée.On peut observer de la somnolence chez les patients recevant des doses plus élevées que celles recommandées.DOSAGE: La dose habituelle pour adulte est de 1 comprimé 3 fois par jour et au coucher.Présentation : Flacon de 30 comprimés roses dosés à 350 mg.chacun.CORPORATION LIMITED MONTREAL L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 _\u2014 } | © CONDITIONS DE PUBLICATION \u2018L'Union Médicale du Canada\u2019 paraît tous les mois.Cette Revue est l'organe officiel de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada.; sue publie les travaux des Congrès, tous les communiqués de l\u2019Association et des articles médicaux inédits.L\u2019abonnement est de dix dollars par année (douze dollars pour l'étranger) ; les membres déjà inscrits à l'Association des Médecins de Langue Française du Canada ont droit, de ce fait, à la réception du Journal.Les manuscrits doivent être dactylographiés avec double interligne.Ils doivent être complétés par un résumé de l'article, rédigé en français et en anglais.\u2018l\u2019Union Médicale du Canada\u201d assume les frais de cinq illustrations au maximum, pour chaque travail.Les illustrations supplémentaires sont payées par l'auteur.Nous n'acceptons pas de négatifs de clichés.Chaque illustration doit porter au verso le nom de l'auteur et les photographies devront être claires, de préférence noires et sur papier glacé.Les dessins doivent être effectués à l'encre de Chine sur papier blanc.Pour obtenir des extraits, l'auteur doit en faire la demande directement à l'éditeur.Tous changements du texte de la galée entrainent des frais supplémentaires pour l'auteur.L\u2019index bibliographique de chaque travail doit être restreint aux indications les plus importantes.Le Journal se réserve toujours le droit de le limiter.Chaque indication bibliographique doit être fournie comme suit: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, volume, page, mois (jour du mois si le périodique est hebdomadaire), année.Publicité: Le texte des annonces doit aller sous presse quinze jours avant la date de publication.Le barème des annonces est fourni sur demande à Jacques-D.Clerk, publiciste, 326 est, boulevard Saint-Joseph.Téléphone: AVenue 8-9888.i CL Tout annonceur qui n'observe pas l'éthique professionnelle est exclu de notre publicité, et nous saurons gré à nos lecteurs d'attirer notre attention sur toute dérogation à cette ligne de conduite.Tout ce qui regarde la rédaction et l\u2019administration doit être adressé franco aux bureaux de \u201cL'Unior Médicale du Canada\u2019, 326 est, boulevard Saint-Joseph.\u2014 Téléphone: AVenue 8-9888.on ALBAMYCIN T EST has E AMIN chlorpromazine en 7 ans, plus de 8,000 publications ont confirmé sa valeur encore TIT en PSYCHIATRIE h © SIL 2NE pli A TUE ue LS CHIRURGIE SU Ye MPO VES Por rg P IE {le LIMITEE 8580 ESPLANADE.MONTREAL .g Lt ant et TELE RS RENE OT MES CC ATURE SN oe : a x AT CS + : dr x To.PE TR en Te Te > - r b r NN B ETAG EN E ELIXIR GLYCEROPHOSPHATES | | TONIQUE ET ALIMENT D\u2019EPARGNE Vitamine «B » Composée PERTES D'ENERGIE ET DAPPETIT Principaux composants: ANEMIE NEURASTHÉNIE Vitamine B1 \u2014 Riboflavine \u2014 Pyri- TROUBLES GASTRO-INTESTINAUX doxine \u2014 Acide nicotinique \u2014 Acide DÉSÉQUILIBRE NERVEUX pantothénique \u2014 Lécithine \u2014 Avéni- ne \u2014 Glycérophosphates de Sodium, Calcium, Potassium.DOSE : Une cuillerée à dessert quatre fois.par SAVEUR TOLÉRANCE jour avant les repas.AGREABLE PARFAITE me ET LACTATE DE CALCIUM, VITA.| D\u2019ALUMINIUM, CASCARINE.* EE Pantaérythritol tetranitrate ._._.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.Méphénésine eons 150 mg.PEED (comprimés roses) Pantaérythritol tetranitrate =._.10 mg.*Somenal .10000cLLLennececnen coca na an ns a caen 20 mg.© * (Butéthal 509% \u2014 Phénobarbital 50%) Prophylaxie de la crise angineuse, Dose: et médicament des syndromes circulatoires.Selon l'avis du médecin.CANADA DRUG LTEE LTD., MONTREAL LE Mir I d fou aussi essentiel = pour le bébé LES GOUTTES D''OSTOCO\" MARQUE DÉPOSÉE Gouttes Polyvitaminées Miscibles à l\u2019Eau La mixture vitaminique miscible à l\u2019eau originale .cette préparation pour bébés et enfants d\u2019âge pré-scolaire continue de se distinguer entre toutes.Ne renferme aucun agent de dispersion synthétique sans valeur nutritive.PLUS EFFICACES de force uniforme et stable sous une forme aqueuse d'absorption facile.PLUS ACCEPTABLES goût agréable \u2014 instillées sur la langue, ou ajoutées à du lait, un boire ou du jus de fruit.PLUS ÉCONOMIQUES la dose quotidienne coûte environ de 3 à 4/2 cents.et le compte- gouttes de précision assure l'exactitude de la dose, évite toute perte.Chaque dose quotidienne de 5 gouttes (0.25 cc.) renferme: vitamine A, .a.2000 unités int.vitamine D.LL.1000 unités int.vitamineC.30 mg.vitamine By.1 mg.riboflavine.0.6 mg.niacinamide.4 mg.pyridoxine, CH.de.0.6 mg.iodure de sodium.0.04 mg.PRESENTATION \u2014 8 cc.(format de 32 jours); 15 cc.(format de 60 jours); 30 cc.(format de 120 jours) et 50 cc.(format de 200 jours).EGALEMENT PROCURABLE Lorsque l'indication se limite aux vitamines A, D et C.ou pour encore plus d'économie \u2018\u201c\u2018OSTO A-D-C\" MARQUE DÉPOSÉE Chaque dose quotidienne de 5 gouttes (0.25 cc.) renferme: vitamine A.LL.2000 unités int.vitamine D.2202221 021000 1000 unités int.vitkamine C.30 mg.hoire MONTREAL CANADA Synonyme de Dévouement à la Profession Médicale Canadienne depuis 1899. 16 Pour le malade dont le vague brûle par les deux bouts.Pro-Banthine avec Dartal e réduit la tension psychique e enraye la douleur entérique due au spasme gastro-intestinal Quand des tensions qui couvent déclenchent peu à peu une hyperactivité de l\u2019appareil gastro-intestinal, le malade a besoin de soulagement aux deux extrémités du vague.Dans pareils cas, Pro-Banthine avec Dartal réduit la tension psychique et diminue l\u2019hypermotilité et le spasme gastro-intestinaux.Pro-Banthine exerce une action élective dans l\u2019estomac et les intestins, pour calmer la suractivité vagale.Dartal agit rapidement et sûrement pour amortir les tensions psychiques.Associés sous le nom de Pro-Banthine avec Dartal, ces deux produits constituent une médication éminemment utile pour atténuer à la fois la nervosité et la motilité chez les sujets souffrant de spasme gastrointestinal.Chaque comprimé de Pro-Banthine avec Dartal renferme 15 mg.de Pro-Banthine (marque du bromure de propanthéline) et 5 mg.de Dartal (marque du bichlorhydrate de thiopropazate).Posologie: Un comprimé trois fois par jour.G.D.SEARLE & CO.La Recherche au Service de la Médecine 247 QUEEN ST.E., BRAMPTON, ONT.L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 ation le spasme musculature) lisse provoque de l\u2019agitation Le MES eu pe Comme l\u2019huile sur les flots tumultueux.Formule: DONNATAL EXTENTABS © J J Ww COMPRIMES DONNATAL (Comprimés à action prolongée) offre le spasmolytique de choix CAPSULES DONNATAL Chaque Extentab (l'équi- A ELIXIR DONNATAL (par 5 cc.) valent de 3 Comprimés) par sa teneur en alcaloïdes naturels de la bella- \u2019 : produit des effets prolon- : .2 .Sulfate d'hyoscyamine .0.1037 ME.2.0% \"FT Pde 10 a done en proportion parfaite, avec phénobarbital.Sulfate d'atropine .0.0194 mg.12 heures \u2014 toute la jour- Bromhydrate d\u2019hyoscine 0.0065 ME.née ou la nuit durant, en Phénobarbital (% gr.).16.2mg.une seule dose.A.H.ROBINS CO.OF CANADA, LTD., MONTREAL, QUEBEC 18 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 Sulfatussin avec Pénicilline G Potassium 200,000 U.I.ULFATUSSIN-PEN CES DEUX PRODUITS SONT DISPONIBLES EN SUSPENSION POUR ADMINISTRATION PAR VOIE BUCCALE ET EN COMPRIMÉS (N) TUSSI Sulfatussin \u2014 714 gr.de Sulfa Triple par cuillerée à thé ou comprimé, traite l\u2019infection.La dihydro- codéinone et la diphé- nylpyraline soulagent la toux et les malaises qui accompagnent de nombreuses infections.De plus, elles offrent \u2014 des propriétés analgésiques, sédatives et antihistaminiques.Si un traitement à la pénicilline est indiqué, Sulfatussin-Pen est disponible.Ecrivez pour demander des échantillons et des prospectus.BELL-CRAIG LTD.i Toronto 2b trai Sulfa Triple plus Dihydrocodéinone et Antihistamine ECan sis [ERIN Q D ed - BN le SIROP & COMPRIMES traitement médicalement conforme de la TOUX contient LE NARCOTIQUE DE CHOIX pour la sédation de la toux BITARTRATE DE DIHYDROCODÉINONE LE PLUS PUISSANT DE TOUS LES ; EXPECTORANTS GAÏACOLATE DE GLYCERYLE L\u2019AMINE VASO-MOTRICE qui RELÂCHE LE SPASME BRONCHIQUE et REMONTE LE MORAL DU PATIENT DESOXYÉPHÉDRINE 5 ce.ou chaque Comprimé SIROP PROKOF renferment: , Dihydrocodéinone et COMPRIMES PROKOF al oartrate) 2.3 mg.POUR ADULTES (Gaïacolate) 100.0 mg.Désoxyéphédrine HCl 0.8 mg.Chaque Comprimé renferme: Dihydrocodéinone COMPRIMES PROKOF a Éltartrate) 0.6 mg.POUR BEBES Solubles pegalagolate) ne 25.0 mg.HCl 0.2 mg. mellaril THIORIDAZINE Neuroleptique P ai CIty 3d wll) toléré \u201cà eo - x a = / 6 A) } - > ; { .» ¢ : AN à es j + E ol résultats cliniques supérieurs soit en méd 1g generale soit en rir SANDOZ mellaril thioridazine Un relaxateur psychique a action specifique pour le traitement des troubles emotionnels, des nevroses et des psychoses le Meliaril est supérieur aux autres dérivés de la phénothiazine parce que A contrairement aux autres phénothiazines, dont l\u2019action cérébrale est plus généralisée et diffuse, le mellaril possède un champ d'action sélectif qui est prouvé par son manque presque total d'effet anti-émétique.A il est légèrement euphorisant et ne provoque pas de somnolence ni d\u2019apathie, ce qui permet aux patients ambulatoires de poursuivre une vie normale.A les phénomènes extrapyramidaux provoqués par les autres phénothiazines disparaissent rapidement lorsque le mellaril leur est substitué.A ilest généralement égal et souvent supérieur aux neuroleptiques déjà connus et l\u2019on n'observe ni parkinsonisme, ni réactions allergiques, ni troubles hépatiques et gastro-intestinaux.posologie générale pour le traitement des troubles emotionnels, des névroses et des psychoses moyenne variations En médecine générale 25 mg.t.i.d.( 50-200 mg.) En psychiatrie (malades hospitalisés) 100 mg.t.i.d.(200-800 mg.) En pédiatrie 10 mg.t.i.d.( 20-40 mg.) PRÉSENTATION: Mellaril, dragées 10 mg., 25 mg., 100 mg.SANDOZ PHARMACEUTICALS, DORVAL, P.Q.SANDOZ L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 LE PLUS PROCHE DU DIURÉTIQUE IDEAL ead.BENZYDROFLUMETHIAZIDE SGUIBE | a \u201cComparaison faite avec les autres membres de ce groupe hétérocyclique de composés, ce médicament (NATURETIN) cause une augmentation importante de la diurèse sodique mais une déperdition moindre de potassium et de bicarbonate.Il représente, à cet égard, le produit le plus proche du diurétique naturel ou idéal.Il agit avec persistance pendant une administration continue et n\u2019entraine pas de changements biochimiques appréciables dans le sérum.Il est efficace contre une grande diversité d'états œdémateux et hypotensifs et il constitue un progrès considérable dans le traitement de la diurése.\u201d Ford, R V.: Pharmacological observations on a more potent benzothiadiazine diuretic; the American Heart Journal, sous presse.) ee EFFICACITÉ >> | SN ERS PURETE Fa des SN [Tr \u2018 i 21 22 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 BENZYDROFLUMETHIAZIDE SQUIBB Comparaison du graphique de l'excrétion des électrolytes pendant 24 heures sous l\u2019 de doses types de chlorothiazide (C), chlorhydrothiazide (CH) et de Naturetin Doses types: Chlorothiazide \u2014 1 000 mg; chlorhydrothiazide \u2014 50 mg; Naturetin (benzydrofluméthiazide) \u2014 5 mg.1.Adapté de: Ford, R.V., Squibb Clin.Res.Notes 2:1 (Dec.} 1959. - 3 et cinq mg; flacons de 100.méthiazide et 500 mg de chlorure de potassium: Herure de potassium; flacons de 100.L'Union Méd.Canada 23 Tome 89 \u2014 Fév.1960 La a Rd A DIURÉTIQUE un seul comprimé quotidien de cinq mg procure tous ces avantages\u201d action prolongée \u2014 au-delà de 18 heures posologie pratique: une seule dose par jour dose journalière faible, plus économique pour le malade pas de modification importante du mode normal d'excrétion des électrolytes efficacité diurétique et hypotensive réitérée puissance plus de 100 fois aussi énergique à mg égal que celle du chlorothiazide activité constante au cours d'administration ininterrompue toxicité faible \u2014 peu d'effets secondaires \u2014 diètes hypochlorurées superflues les études comparatives du chlorothiazide, du chlorhydrothiazide et du Naturetin montrent que les plus petites doses de Naturetin entraînent une plus grande perte de poids quotidien le Naturefin agit contre l'hypertension et, seul ou associé à d'autres hypotenseurs, il abaisse fortement la pression sanguine moyenne et accomplit d'autres effets cliniques favorables on n'a pas constaté de purpura ou d'agranulocytose g on a rarement observé des réactions allergiques la dose des autres hypotenseurs peut être diminuée Ropports (1959) à l'Institut de la Recherche médicale Squibb BENZYDROFLUMÉTHIAZIDE SQUIBB TURETIN \u2014 Présentation: comprimés cochés de outre: NATURETIN-K \u20142,5 mg de benzydro- mg de benzydrofluméthiazide et 500 mg de NATURETIN MARQUE DE COMMERCE SQUIBB 24 L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 (solution stabilisée) nouveau stabilisé la seule solution stabilisée de protéine d\u2019argent faible SÉCURITÉ EFFICACITÉ STABILITE Le nouvel ARGYROL S.S.soulage l\u2019irritation, adoucit et nettoie, et de plus: @ Assure une efficacité anti-microbienne étendue contre les germes gram-positifs et les germes gram-négatifs.@ Offre une sécurité remarquable \u2014 aucun danger de sensibilisation.@ Garde sa stabilité et sa fraîcheur indéfiniment.Flacons compte-gouttes de 14 once et de 1 once.pte-g CROOKES-BARNES CANADA, LTD.Ste-Thérèse, P.Q. L'Union Méd.Canada 25 Tome 89 \u2014 Fév.1960 anginophobie parce que la température bazsse, pas nécessarre que la crainte augmente.La peur atroce de l\u2019angine de poitrine porte le © à réduire le nombre et l'intensité des crises patient à craindre une crise dès qu\u2019il doit sortir © à diminuer le besoin de nitroglycérine par grand froid.Fatalement, l\u2019appréhension riva- © à augmenter la tolérance à l'exercice lise avec l'exposition au froid, comme facteur de précipitation.Faites disparaître le facteur crainte ! Péritrate assure une vaso-dilatation physique © à améliorer les tracés de l\u2019ECG anormal coronaire prolongée, contribue à enrayer les Y a-t-il de la crainte au tableau ?Pour le crises et par le fait même diminue la crainte patient exagérément craintif, Péritrate avec toujours en éveil.Même si le patient ne peut Phénobarbital crée un climat clinique plus favo- ignorer les restrictions antérieures, l\u2019emploi ré- rable pour la prophylaxie à longue portée du gulier de Péritrate contribuera: Péritrate.Dose usuelle: 20 mg.de Péritrate avant les repas et au coucher.# Peritratet (MARQUE DE TÉTRANITRATE DE PENTAÉRYTHRITOL) et nouveau Péritrate 20 mg.avec phénobarbital WARNER-CHILCOTT L'aboratones CO LIMITED TORONIO.CANADA 26 L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 pour Le malade atteint de névrite \u201cTour S\u201d peut être demain Le \u201cJour S\" \u2014 moment du soulagement \u2014 peut se produire tôt chez les malades atteints de névrite non inflammatoire (non-traumatique) si le traitement a la Protamide est institué rapidement après l'installation de la maladie.La Protamide est la thérapeutique de choix pour un traitement précoce ou tardif, mais utilisée dès le début, elle assure une plus grande efficacité.Par exemple, au cours d\u2019études ayant duré respectivement À ans! et 26 mois %, un total de 374 malades névritiques traités à la Protamide la première semaine où apparurent les symptômes réagirent de la façon suivante: 60% n\u2019eurent besoin que de 1 ou 2 injections par jour pour obtenir un soulagement complet 96% accusèrent des résultats favorables ou excellents avec 5 injections ou moins Ainsi, la première consultation du sujet névritique \u2014 » p J particuliérement au début de l'attaque \u2014 permet de hater l\u2019arrivée de son \u201cJour S\u201d.La Protamide s\u2019obtient aux pharmacies ou aux dépôts d\u2019approvisionnement en boîtes de 10 ampoules de 1.3 cc.Une ampoule par jour, par voie intramusculaire seulement.PROTAMIDE th orman Lab Abcralortes - Windsor, Ontario.PROTAMIDE 1.Lehrer, H.W., et coll.: Northwest Med.75:1249, 1955.2.Smith, Richard T.: New York Med.8:16, 1952. L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 27 Que la saison en soit la raison ou non les allergies rebelles répondent à METRETON \u201cMÉTI\u2019 STÉROÏDE-ANTIHISTAMINIQUE \u201cMETI\u201d, CORTICOSTÉROIDES, SCHERING METRETON, MARQUE DE COMMERCE comprimés: pour un soulagement rapide généralisé dans la fièvre des foins (pollinose), l\u2019asthme chronique sévère ou saisonnier, la rhinite allergique chronique, la dermatite atopique et de contact, l\u2019œdème angioneurotique, l\u2019urticaire, les réactions médicamenteuses, les allergies oculaires, maladie du sérum.Présentation: flacons de 30 et.de 100.Chaque comprimé contient 2.5 mg.de prednisone, 2 mg.de maléate de chloroprophènepyridamine et 75 mg.d\u2019acide ascorbique.vaporisation nasale: pour application topique dans la rhinite allergique.Présentation: flacon vaporisateur de 15 ce.Chaque cc.contient 2 mg.(0.29) d\u2019acétate de prednisolone et 3 mg.(0.39) de gluconate de chloroprophénepyridamine dans un véhicule isotonique non-irritant.suspension ophtalmique: pour application topique dans les allergies oculaires.Présentation: flacon compte-gouttes de 5 cc.Chaque cc.contient 2 mg.(0.29%) d\u2019acétate de prednisclone et 3 mg.(0.39) de gluconate de chloroprophénepyridamine.Dcleing vir CORPORATION (tMITED MONTREAL 28 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 Nouveau °c o EMOGASTRON \u2014 A LA VITAMINE B,, \u2014 COMPOSITION : Hémoglobine cristallisée oo.5,00 gm.Extrait hépatique 1:500 2,00 gm.Extrait de muqueuse gastrique .oo.2,00 gm.Gluconate de fer .ncncccccncsnccunn 2,50 gm.Gluconate de manganèse _.\u2026.\u2026.euccccoccccnne 0,45 gm.Gluconate de cuivre o.oo 0,05 gm.VITAMINE Big eee.100,00 mcgm.= 1,2 mcgm.per cc.dans une Solution Aqueuse Aromatisée INDICATIONS: @ Reconstituant général @ Stress intellectuel PRÉSENTATION: Flacon de 150 gm.Documentation et échantillons sur demande.J.EDDÉ Limitée, 1154, Beaver Hall Sq., Montréal \u2014 UN.6-1806 a PREMARINE toujours préfére @ De la femme en ménopause .\u2018\u2019Prémarine\u201d lui apporte une profonde sensation de bien-être en soulageant les pénibles symptômes de son état.@ Du mari.qui de sa compagne en traitement \u201cPrémarine\u201d peut dire: \u201cElle est plus facile à vivre\u201d.L'amélioration mentale est en effet souvent spectaculaire.@ Du médecin .\u201cPrémarine\u201d exerce des effets si remarquables sur les symptômes de ménopause non simplement en les voilant mais en comblant les carences en œstrogènes naturels.*Prémarine\u201d\u2014 complexe oestrogène naturel entier \u2014 est présentée en comprimés sous diverses concentrations et aussi avec méprobamate ou méthyltestostérone associés.au) Ayerst, McKenna & Harrison, Limitée, Montréal F100 L'Union Méd.du Canz Tome 89\u2014février 1960 ._.7 ww g > § avec ( J \u2018 a S fortis huit-cent-dix-sept ramène promptement santé et vigueur normales La capsule no 817 Ayerst renferme: Vitamine LD 10.0 mcg Thiamine.\u2026.\u2026.25.0 mg Riboflavine.12.5 mg Niacinamide.+ 50.0 mg Pyridoxine.1.0 mg d-Pantothénate de calcium.10.0 mg Vitamine C.250.0 mg / Posologie usuelle.\u2014 Une à trois capsules par jour.! Ce supplément diététique avant et après chirurgie, en \u2018 cours de maladies infectieuses ou chroniques abrège sensiblement la convalescence.| ! / Union\u2019 Méd.Canada me 89 \u2014 Fév.1960 |B) M fe) PITMAN-MOORE oF CANADA LIMITED DON MiILLS ONTARIO soulage promptement la toux et dégage les voies aérifères.Chaque cuillerée à thé (5 cc.) de cet élixir à la saveur de raisin renferme: Chlorhydrate de phényléphrine 10 mg.Maléate de prophenpyridamine 12.5 mg.®Bitartrate de dihydrocodéinone 1.66 mg.Chloroforme (approx.) 13.5 mg.1-Menthol 1.0 mg.POSOLOGIE Adultes: 2 cuillerées à thé, trois ou quatre fois par jour,.tel que recommandé.Enfants: 1 cuillerée à thé.Bébés: 14 à 1% cuillerée à thé, trois ou quatre fois par jour, selon les indications. 32 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 | POMMADE MID SUPPOSITOIRES MIDY EPINEPHRINE STOVAINE ANESTHESINE EX} DE MARRONS PRINCIPES D'INDE FRAIS STABILISÉ ere IT ACTIFS v ee FRANCE > vr HEMORROIDES LABORATOIRES MIDY, 67 AVENUE DE WAGRAM, PARIS, (France) Agents pour le Canada: VINANT Limtiée, 8355, Bd St-Laurent, Montréal 11, P.Q.Acide phosphorique Codéine \u2014 Cnécialité 4 ab YAB-Spécialités A.BAILLY yn es 19, RUE DU ROCHER - PARIS E par Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 8355, Bd St-Laurent, Montréal 11, P.Q. + L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 Na 1, 101, 3B/3C 47-53/71, 80/81 HEE ee \u201cRÉSISTANTS AUX ANTIBIOTIQUES\u201d MALGRÉ TOUT SENSIBLE À F'OLICINE Triacétyloléandomycine \u201cLes porteurs de germes de la souche 80/81 de staphylocoque doré qui avait provoqué une épidémie dans une pouponnière ont été rapidement débarrassés du germe pathogène.\u201d La plupart des souches épidémiques de staphylocoque qui résistent aux autres antibiotiques cèdent facilement à l\u2019Olicine.!?* L\u2019Olicine est efficace contre 78%, de 64 souches de staphylocoques considérées comme \u201cmyco-résistantes\u201d (Au cours des mêmes expériences, le chloramphénicol s\u2019est révélé efficace contre 52% des souches et l\u2019érythromycine contre 25% seulement.e \u201cExcellente tolérance, effets secondaires peu nombreux et bénins.\u201d\u20194 e\u2018\u201cL\u2019absorption du propionate d\u2019érythromycine et du stéarate d\u2019érythromycine a été affectée défavorablement par les repas, alors que l\u2019absorption de la triacétyloléandomycine (OLICINE) ne l\u2019a pas été.\u201d\u2019s , Présentation: OLICINE PARENTERALE (Intra-veineuse ou intra-musculaire) OLICINE en CAPSULES (à 250 mg) OLICINE en GOUTTES PÉDIATRIQUES OLICINE en SUSPENSION ORALE Références: 1.Leming, B.H.Jr., et al.: Antibiotics Annual 1958-1959, New York, Medical Encyclopedia, Inc., 1959, p.418.2.English, A.R., et Fink, F.C.: Antibictics & Chemother.8:420 (août 1958).3.Isenberg, H., Et Karelitz, S.: Antibiotics Annual 1958-1959, New York, Medical Encyclopedia, Inc., 1959, p.284.4.M.Lefebvre, D.Beliveau, R.Desilets, J.Simard et J.Roy: C.M.A.J., 80, 346-350 (ler mars 1959).5.Finland, M., Hirsch, H.A.: American Journal of Medical Sciences, vol.237:693, juin 1959.COMMENCEZ AVEC POUR METTRE FIN AUX INFECTIONS COURANTES TRAITEMENT SUPÉRIEUR À GRAM-POSITIF DANS LA PROPORTION DE 9 SUR 10 © e DES INFECTIONS COURANTES À GRAM-POSITIF La Science pour le bien-etre universel GZ» PFIZER CANADA , .0 .\u2019 > plus de sept années d\u2019évaluation critique.Mais la P.G.A.ne s\u2019est pas affirmée dans le domaine thérapeutique seulement.Quatre réductions de prix en sept ans démontrent catégoriquement, qu\u2019au point de vue économie, la P.G.A.est insurpassée.EN VUE DE LA SÉCURITÉ THÉRAPEUTIQUE\u2014EN VUE DE L\u2019ÉCONOMIE, PRESCRIVEZ P.G.A.BRITISH DRUG HOUSES THERAPEUTIC SECURITY ® ORAL PENICILLING © PENICILLINE ORALE © SECURITE THERAPEUTIQUE \u201c PÉNICILLINE G AMMONIQUE ORALE L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 la nouvelle E V E | N tetracycline amntra-veineuse HE TEMPS D'INJECTION RAPIDE\u2014 UNE MINUTE EM CONCENTRATIONS ELEVEES ET PROLONGEES, DANS LE SANG ET LES TISSUS HE AUCUN DERANGEMENT GASTRO - INTESTINAL I AUCUNE REACTION TISSULAIRE OU VASCULAIRE Présenté en flacon de 275 mg.avec 1 ampoule de 10 ml.d\u2019eau bi-distillée Littérature fournie sur demande *MARQUE DÉPOSÉE, PYRR OLIDINOMETHYL TETRACYCLINE a années de recherches dans le domaine du diabète ARMACEUTICALS OF CANADA LIMITED MONTREAL, P.Q.37 38 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 2 aintena plu uu = oulagemen v° J ord Nair Free AS > hum Bo sop RENE PB BRU, rw rd Inair a prs Li.Ll COMPRIMES \\ + Be mplèt écongesti ntihistam Bug ee, analgési ulagement symptoma urbatu vr doule ngesti espiral solog te: Adultes ese hague tie a co \u20acS Or es et jaune Sudafed\u2019 lorhyd de eudoé dri lorhydra hénacét i ine RROUGHS WELLCOME CO Acide Acet ine ; ANADA) LTD, Montréal Soe hid | SPARINE calme rapidement l\u2019hyper-agité.Le produit élimine l\u2019agitation, dompte | la résistance et l\u2019esprit agressif et rend au malade un détachement à l\u2019égard de la | douleur et du stress.Il facilite donc le diagnostic, le traitement et la convalescence \\ qui ne sont plus entravés par l\u2019excitation ou la combativité.SPARINE agit rapidement par voie intra-veineuse et constitue un traitement efficace par la \\ voie intra-musculaire ou la voie buccale.Sa tolérance est excellente quelle que soit la voie ~ d\u2019administration.LITTERATURE DETAILLEE ENVOYEE SUR DEMANDE CHLORHYDRATE DE Sparine = * Marque Deposée WALKERVILLE, ONTARIO Chlorhydrate de promazine.INJECTION COMPRIMES SIROP L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 _ FA Pour les malades souffrant de troubles de l'oreille interne, CU AC CU TE de leurs principaux malaises (surdité, tintement d\u2019oreilles ou vertige) dans plus de 509% des cas.| \u201cUne amélioration significative de la surdité\u201d se produisit chez 32 des 75 malades.Rubin et Anderson® attribuent ces symptômes à des @ troubles circulatoires de I'oreille interne dis a \u201cI'insuffisance artérielle du labyrinthe\u2019' et & des spasmes ou à l'obstruction des vaisseaux.lis présument qu'une amélioration pourrait étre apportée en se servant d\u2019un agent capable d'augmenter la circulation du sang et ils (_] considèrent que l'efficacité d'Arlidin dans ces conditions est dûe à | son pouvoir vaso-dilatateur et vaso-relâchant.| L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 » , autres indications: Arlidin est souvent efficace là Où d\u2019 prier À EU CET la gjaudication intermittqnte de la UPN thrombo-angéite et de Partériogclérose oblitérant a CUIR TT dans les crampes nocturnes des jambes, mains gf jambes \u201cfrgides,\u2019\u2019 syndrome de Raynaud, uicéres pe.ti as CCE débis de 5 mg.per NCA LT me au qu doSage et présentatio Tres | rT i an da l'article de Rubin \u2014 Anderson pa CL arlington-funk PET Dro, yy, u.s.vitamin corporation of canada, TT 1452 Drummond Street, Montreal, oil 41 42 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 Vos malades atteints de DOULEURS DANS LE BAS DU DOS x peuvent s'attendre à un soulagement sans égal et à un retour à l\u2019activité normale si vous leur prescrivez Trancopal Observation.! Un jour, en transportant un piano, un camionneur-déménageur de 42 ans ressentit une vive douleur au dos.Cette douleur émanait de la région du sacrum et s\u2019irradiait vers la région du tendon d\u2019Achille, du côté droit.Des rayons X pratiqués en cas de rupture de disque ne révélèrent rien de particulier.Tout de suite après l\u2019examen, le jour même de l\u2019incident, on lui donna du Trancopal.Bien qu\u2019on ne lui avait prescrit que 100 à 200 mg.trois fois par jour, le malade prit sur lui d\u2019augmenter la dose à 400 mg.de Trancopal trois fois par jour.Il prit cette dose pendant trois jours puis la réduisit graduellement au cours des dix jours suivants.Pendant tout ce temps, il put conduire son camion.Le spasme musculaire fut complètement enrayé et il ne se produisit aucune réaction secondaire.Il y a maintenant six mois que ce camionneur prend de 100 à 200 mg.s\u2019il re:sent un spasme musculaire, et particulièrement les jours où il travaille très fort.LE PREMIER \"TRANQUILLAX ANT\" VÉRIT ABLE Indications \u2014 Douleurs des muscles striés: Torticolis / Entorse de la cheville, épincondylite des joueurs de tennis / Douleur dans le bas du dos (lumbago, etc.) / Fibrosite / Myosite / Ostéo-arthrite / Spasme musculaire postopératoire / Syndrome du disque.Douleurs psychogéniques : ® Dysménorrhée / Anxiété et états de tension / Asthme / Tension pré-menstruelle / Angine de poitrine / Alcoolisme.Maintenant présenté en deux forces: Caplets* Trancopal à 100 mg.(sécables, de couleur pêche), flacons de 100.Nouvelle force: Caplets Trancopal à 200 mg.(sécables, verts), flacons de 100.Posologie: Adultes, 100 ou 200 mg.par voie orale, trois A au ou quatre fois par jour.Le soulagement des symptômes Te, Tr 8 .se fait sentir en quinze A trente minutes et dure de quatre à six heures.1.Etude collective, Service de la Recherche Médicale, Winthrop Laboratories.Trancopal (marque du chlormézanone) et Caplets, noms déposés mporte qui peut être un \u201chôte idéal\u201d pour les Vers Intestinaux élimination des oxyures- dans plus de 95% des cas \u201c\u201cl'hexahydrate de pipérazine se rapproche le plus de l\u2019idée Si RO P qu\u2019on se fait de I'oxyuricide idéal 993 *¢|efficacité thérapeutique (de la pipérazine) .pour I'élimination des ascarides, est excellente.?2 XX 771 \u201cAucune réaction malencontreuse de quelque importance de IS L .n'a été signalée .\u201d \u201cN\u2019exige ni purgation, ni jelne .\" uncut vérosée \u201cLa diminution de la durée du traitement et du coût de la , A médication sont d'importants facteurs .99?agréable au goût Châque cuillerée à thé de 5 cc.renferme 500 mod'hexahydrate de pipérazine (sous forme de tartrate).Flacons de 4 et 16 onces liquides.Posologie pour les OXYURES Bébés jusqu'a 15 Ib, (6 mois).V2 cuillerée à thé Enfants de 16 à 30 lb.(1 à 3 ans).\u2026.1 cuillerée à thé Enfants de 31 à 60 lb.(3 à 10 ans).2 cuillerées à thé Enfants de plus de 60 lb.et adultes.4 cuillerées à thé Administrer ces doses une fois par jour, avant le déjeuner, durant SEPT jours consécutifs.\u2019 \\ \u201c GALEMENT PROCURABLES : COMPRIMES de YERMISOL y 250 mg.d'hexahydrate de pipérazine (sous forme de tartrate) par comprimé: 2 comprimés=1 cuillerée 3 thé du sirop de \u2018\u2018Vermisol\u2019\u2019.Flacons de 100.MISE EN GARDE.A trop fortes doses les effets suivants sont & craindre: nausées, vertiges, manque de coordination, difficulté & concentrer la vue, Chantes & FA Gon étoiles volantes, et une sensation d'indifférence.Ces effets indésirables .noast & Co.sont temporaires et disparaissent sur discontinuation de la médication.: MONTRÉAL CANADA ® Sources: 1.Brown, H.W., et al.: J.A.M.A.161:515, 1956.2.Swartzwelder, C., et al.N Gastroenterology 33:87, 1957, 3.Bumbalo, T.S., et al.: J.Pediat.44:386, 1954.\u20ac 44 Tome 89 \u2014 Fév.1960 L'Union Méd.Canada 9 Darenthin + = toi end Bron mis E | hypertension: De « * i ile ford ro ole £3 i\" Y e]lorvé - \u2014> an f.- oie EA, wr + > \u201c* a sct-t0b (gr >, VER eS modes deg LE \u2018Darenthin Tosylate de Bré tyliun - Comprimés rainurés de 200 mg oh adi Aon FM oC OPN J NE A oulagem minut RIDIU RIDIUM complète tout autre agent anti-infectieux 46 L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 SIROP MARQUE DEPOSEE LA FORMULE Complete POUR COMBATTRE LA TOUX © Contient HYCODAN, le sédatif supérieur de la toux, plus un antihistaminique très efficace, un antispasmodique et des expectorants ® Soulage la toux et les symptômes associés en 15 à 20 minutes © L'effet dure généralement 6 heures et plus, permettant une bonne nuit de sommeil ® Combat la toux sans entraver l\u2019expectoration ® Provoque rarement la constipation © D'une saveur agréable de cerise, il est facilement accepté par les patients Dose usuelle pour adultes: 1 cuillerée à thé après les repas.Peut être obtenu sur ordonnance verbale, 8 Documentation sur demande ® Endo DRUGS (CANADA) LTD., 7000 Avenue du Parc, Montréal 15, P.0. L'Union Méd.Canada 47 Tome 89 \u2014 Fév.1960 Une victime .elle mange trop et reste trop souvent assise RÉSINE ANOREXIQUE À LIBÉRATION \u2018\u2018STRASIONIQUE\u201d @ Répression de l\u2019appétit pendant 10 a 14 heures © Légère action tonifiante pendant 10 à 14 heures @ Contrôle prévisible du poids.perte de poids bienfaisante de 1] à 3 livres par semaine, dans 9 cas sur 10 Dans bien des cas, la répression de l\u2019appétit et une légère action tonifiante (\u2018Biphétamine\u2019) sont toutes deux requises afin d\u2019assurer, entre l\u2019ingestion de calories et la dépense d'énergie, l\u2019équilibre nécessaire pour provoquer une perte de poids prévisible et réglée.Grâce à la libération \u2018\u2018Strasionique\u2019, l\u2019action ÉQUILIBRE thérapeutique souhaitée est uniforme, prévisible et bienfaisante.La Biphétamine peut être prescrite aux obèses qui sont hypertendus, arthritiques, diabétiques, ou âgés; aux femmes, en cours de grossesse ou de ménopause; et pour diminuer les risques opératoires.|| faut l\u2019employer avec prudence au début, chez les sujets très sensibles aux sympathomimétiques, et dans les cas d\u2019affection coronaire ou d\u2019hypertension grave.@ Une seule Capsule par jour, 10 à 14 heures avant le coucher 3 FORCES No 875 \u2014 Liste No 878 \u2014 Liste No 895 \u2014 Liste BIPHETAMINE BIPHETAMINE BIPHETAMINE 20° Résine \u20181215\u2019 Résine | \u201cTp\u2019 Résine Chaque capsule noire contient: Chaque capsule noire et : Chaque capsule blanche contient: amphétamine .10 mg., blanche contient: BY amphétamine .3.75 mg.dextro-amphétamine .10 mg.amphétamine .6.25 mg.dextro-amphétamine .3.75 mg.a Pétat de complexes résineux dextro-amphétamine .6.25 mg.à l\u2019état de complexes résineux à l\u2019état de complexes résineux Sur ordonnance seulement STRASENBURCH .L\u2014 ve Créateur du Dégagement (ionique soutenu) \u2018Strasionic\u2019 renouer VE 2 R.J.STRASENBURGH CO.OF CANADA LIMITED 4126 BATHURST ST, DOWNSVIEW, ONTARIO 2rd un aa DX + oasis a ; + ê * rs = } (2 de g ; Ba XF 5 4 # =~ pratt \u2018à E.\u20183 +3 pd x E , Sina bem - J & formule économique Tri-Vi-Sol* .3 vitamines de base et commode pour la Poly-Vi-Sol* .6 vitamines essentielles protection vitaminique Deca-Vi-Sol* .10 vitamines importantes des enfants .Les Bouteilles de 15, 30 et 50 cc, avec compte-gouttes calibré en plastique.VI-SOLS Mead Johnson Embléme de service à la profession médicale L'Union Méd.Canada 49 Tome 89 \u2014 Fév.1960 Une victime .\u2026.er il mange trop +\u201d x NOUVEAU VAMIIN Sans Amphétamine ANOREXIQUE \u201cSTRASIONIQUE\u201d RÉSINE DE PHENYL-TERT-BUTYLAMINE @ Répression de l'appétit pendant 10 à 14 heures @ Contrôle prévisible du poids.perte de poids bienfaisante de .221 livre par jour, dans les cas moyens Dans bien des cas, seule une répression de l\u2019appétit (\u2018lonamin\u2019) est nécessaire afin d\u2019assurer, entre l\u2019ingestion de calories et la dépense d\u2019énergie, l\u2019équilibre requis pour provoquer une ; perte de poids prévisible et réglée.Grâce à la libération 1 EQUILIBRE \u2018\u2018Strasionique\u2019\u2019, l\u2019action thérapeutique souhaitée est uniforme, prévisible et bienfaisante.L'Ilonamin peut être prescrite aux obèses qui sont arthritiques, diabétiques, ou âgés; aux femmes, en cours de grossesse ou de ménopause; et pour diminuer les risques opératoires.Elle peut être employée, avec prudence, en présence d\u2019hypertension ou d\u2019affection cardio-vasculaire.@ Une seule Capsule par jour, 10 à 14 heures avant le coucher [2] FORCES S\u2019obtient sur No 904 \u2014 Liste No 903 \u2014 Liste ordonnance IONAMIN IONAMIN \u201830° \u20181 5> Chaque capsule jaune contient: Chaque capsule jaune et grise contient: phényl-tert.-butylamine 30 mg.à l\u2019état de complexe résineux phényl-tert.-butylamine: 15 mg.à l'état de complexe résineux STRASENBURGH \u2014l\u2014 Créateur du Dégagement (ionique soutenu) \u2018Strasionic\u2019 romans C* = R.J.STRASENBURGH CO.OF CANADA LIMITED 4126 BATHURST ST, DOWNSVIEW, ONTARIO I Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 Pourquoi le Claysorb représente un traitement anti-diarrhéique plus efficace Les résultats que donne un produit anti-diarrhéique sont directement liés à l\u2019activité de son adsorbant.Dans le POLYMAGMA et le DIAMAGMA, le nouvel agent thérapeutique Claysorb* est doté d\u2019un pouvoir d\u2019adsorption jusqu'ici inaccessible .et dont il a été démontré qu\u2019il atteint cinq fois celui du kaolin pour éliminer les toxines qui causent la diarrhée.En outre, le POLYMAGMA et le DIAMAGMA protègent les parois irritées de l\u2019intestin, favorisent la production de selles bien moulées, contribuent à rétablir une fonction intestinale normale.POLYMAGMA \u2014dans la diarrhée bactérienne est bactéricide contre de nombreux pathogènes autre forme: DIAMAGMA \u2014dans la diarrhée non-bactérienne même formule que le POLYMAGMA mais sans antibiotique Polymagma sulfate de dihydrostreptomycine, sulfate de polymyxine B, pectine et Claysorb* (attapulgite activée Wyeth}), dans un gel d'alumine Higel \u201cMarque Deposse WALKERVILLE, ONTARIO * Marque déposée 8 cre Ne i eee\u201d POLYMAGMA DIHYDROSTREPTOMYCIN.SPOLYMYXIN, PECTIN WITH CLAYSORE iN ALUMINA GEL Chut!.\u201cINVITE\u201d VOTRE MALADE AU SOMMEIL Recourez au Placidyl pour soulager l\u2019insomnie simple, sans devoir recourir aux barbituriques.Ce médicament vous sera précieux pour aider vos malades à dormir, dans diverses circonstances\u2014périodes de tracas, d\u2019énervement, de tension domestique ou d\u2019affaires etc.Il n\u2019est pas moins excellent pour tranquilliser et détendre les muscles pendant le jour.Obtett En capsules à 100 mg., 200 mg., 500 mg.Par flacon de 100 capsules.705006 SES ee Co : ° 1 LEE ue contrôle de tous les Instants PENTOTHAL Sodique (Thiopental Sodique Stérile, Abbott) EN COMBINAISON Réponse rapide aux besoins du chirurgien Réduction de la dose des autres anesthésiques Quan le PENTOTHAL est employé fréquemment, on peut préparer une quantité suffisante de solution pour durer 24 à 48 heures avec l\u2019as- Compatible avec tous les autres agents surance qu\u2019elle demeurera stable.Le PENTOTHAL est maintenant disponible en flacons multidoses SEUL de 5 g.(capacité 250 cc.) et de Contrôle facile de la profondeur de l\u2019anesthésie 10 g.(capacité 500 cc.).Abbott Induction douce et rapide Réveil rapide el agréable *Nom déposé Jadis, disons jusqu\u2019au début du siècle actuel pour ne pas manquer de véridicité, la médecine se maintenait dans l'orbite du praticien.Il voyait les malades à son cabinet, à leur domicile et il était en fonction dans les rares hôpitaux urbains.Ses malades y étaient admis en dernier ressort ou d'urgence pour une intervention chirurgicale, ou pour y recevoir des soins que leur indigence rendait 1m- possibles dans leur milieu.Maintenant, la pratique de la médecine rayonne autour de l'hôpital.On y entre pour peu ou pour beaucoup.Il est devenu le temple moderne de la maladie, temple abritant la science médicale par ses spécialistes, ses chirurgiens, ses laboratoires, par des travaux de recherche et l\u2019activité bourdonnante de ses équipes de travailleurs à tous les paliers.L'action de l\u2019hôpital ne se confine pas dans ses murs; elle déborde ses cadres et porte son influence sans cesse extensive dans la communauté.On entrevoit même qu'il puisse être, au delà de son rôle essentiel d\u2019agent diagnostique et thérapeutique, un truchement efficace de dépistage et de prévention des maladies, et même d\u2019éducation sanitaire auprès des malades qui se confient à lui.Sans doute, pour qu\u2019il puisse remplir cette fonction, en concordance avec les agences et les services de santé, faut-il qu\u2019il soit pourvu d\u2019une organisation médicale et para-médicale où médecins, infirmières, assistantes sociales, services de consultations externes, puissent jouir d\u2019une coordination d'action sous-tendue par une organisation matérielle avantageusement facilitée par l'administration de l\u2019institution hospitalière.On a même réalisé dans certains groupements urbains un service de soins à domicile prodigués par l\u2019équipe de l'hôpital et développé avec une certaine souplesse d'exécution un service de soins ambulatoires à l'hôpital même, plus complets que ceux de la simple consultation externe iterative et de quelques instants.Ces initiatives, sans doute, s'adressent avant tout et pour une part aux préalablement hospitalisés, aux convalescents ou aux chro- 136 B \\ L'Union Méd.Canada ULLETIN Tome 89 \u2014 Fév.1960 niques.Elles ont pour but de réduire le nombre de lits occupés, d\u2019accélérer le passage des malades ou de joindre, en une seule unité de temps, les soins hospitaliers à l\u2019activité productive maintenue des sujets en traitement.Il va sans dire que cette influence divergente et extensive de l'unité hospitalière n\u2019a pas à s'exercer dans tous les milieux sociaux, mais elle tendra à atteindre un nombre de plus en plus élevé d\u2019individus à mesure proportionnelle que les oeuvres de sécurité sociale se diffuseront et engloberont une masse plus étendue de sujets.On peut présumer qu\u2019au Canada et très bientôt, s\u2019imposera l'institution de laboratoires de diagnostic subventionnés, au moins en grande partie, par les fonds publics et que les laboratoires de nos hôpitaux serviront éventuellement à ces fins.Que d'autres aspects, que d\u2019autres multiples facettes à cette mélée qui agite actuellement la pratique de la médecine et dans laquelle se trouve si intimement lié l\u2019hôpital ! Encore une fois, comme nous le disions plus haut, il devient de plus en plus le centre, le noyau autour duquel s'agglutinent tous les éléments que groupe la maladie.On y pense, on étudie cette complexification de l\u2019exercice de notre profession en incessante gestation.L'Organisation mondiale de la Santé demande à ses experts de s\u2019en occuper.En 1958, un congrès fut organisé en Virginie par le Service de santé publique des Etats-Unis dans le but d\u2019établir les moyens et les normes qui serviraient à promouvoir la réalisation des soins à domicile.À ce congrès, on a d\u2019abord, et cela va de soi, considéré le bien et les besoins des malades en élaborant un système de coordination de services médicaux et de services connexes où doivent se trouver le praticien, l'infirmière hygiéniste, le travailleur social et un personnel de bureau.Parmi les sollicitudes éprouvées, se trouvent l\u2019admission à l\u2019hôpital et les liens qui doivent faciliter ce besoin objectivement apprécié pour chaque cas particulier.Dans tout ce rouage, de plus en plus complexe, parce qu\u2019on le veut de plus en plus intensif et efficace par des moyens de plus en plus diversifiés, le praticien se doit de demeurer un des pivots du mécanisme. L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 BULLETIN 137 Et d\u2019ailleurs, il a compris que son rôle au sein de la communauté comporte des modalités d\u2019action qui ont à se modifier, à s\u2019adapter aux circonstances actuelles et surtout aux exigences mêmes de la science médicale.Il est toujours au milieu de la masse des malades, mêlé à leur vie, mais on peut admettre que dans ce phénomène de l'attraction vers l'hôpital, 11 ne peut éviter d'être lui-même attiré.Et si on préfigure la situation qu'il est appelé à oceuper dans cette mêlée mouvante, c'est bien celle d'intermédiaire intelligent, instruit et efficace auquel on sera tenu d'accorder une importance primordiale entre l\u2019hôpital, dans lequel 11 pourra être éventuellement intégré, et le malade qui doit y être admis.Tout en demeurant, bien entendu, au centre de l\u2019action professionnelle, y prodiguant les soins qui requiert sa mission d'omnipraticien.On ne pourra se passer de sa présence, de son extrême utilité pour créer la liaison essentielle entre l'hôpital et la communauté, pour faciliter à bon escient la circulation entre les deux milieux; pour maintenir une continuité efficace des soins médicaux, pré et post-hospitaliers, aux sujets qui participent à ce passage.Roma AMYOT EFFICACITÉ DU DIALOGUE MÉDICAL FRANCE-CANADA Le dernier Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Francaise (d'Europe) nous apporte des nouvelles intéressantes concernant les relations médicales franco-canadiennes.Cette Association tenait, en octobre dernier, son XXXII° congrès à Lausanne auquel l\u2019'A.M.L.F.C.était officiellement représentée par le docteur Donatien Marion.D'autres médecins canadiens s\u2019étaient joints à lui et si je reviens, aujourd'hui, sur ce sujet, c\u2019est pour souligner les liens nouveaux qui se sont établis entre nos deux associations à l\u2019occasion de ce congrès.Notons, d\u2019abord, une série de nominations qui confirme que nous comptons désormais au Bureau de Direction de l\u2019Association des Médecins de Langue Française (d\u2019Europe) plusieurs « anciens » du Canada, délégués ici en diverses circonstances, et que nous sommes heureux de considérer comme des amis de notre classe médicale.C\u2019est ainsi que font partie du Bureau de Direction: le Professeur André Lemaire, délégué officiel à notre XXVIII° congrès en 1958; MM.Paul Milliez, F.Siguier et Castaigne qui, tous trois, ont été les invités de l\u2019hôpital Saint-Luc à Montréal et ont séjourné ici à divers titres.A ces nouveaux membres du Bureau de Direction, notre Association offre ses félicitations.D\u2019autre part, le Bulletin de Liaison de l'Association des Médecins de Langue Française (d'Europe) a nommé un Comité de Rédaction qui comporte un représentant de chacune des Facultés ou Ecoles de Médecine en liaison avec elle.L'Université Laval est représentée par le docteur G.-A.Bergeron et l'Université de Montréal par son vice-doyen, le docteur Roger Dufresne, qui est en même temps président du Comité Scientifique de l'A.M.L.F.C.Ces nominations prouvent, une fois de plus, que le dialogue France-Canada à l\u2019échelon de nos deux associations est de plus en plus efficace et cordial.Enfin, ce même Bulletin nous fait part officiellement des projets mis au point, à Lausanne, en vue du congrès de 1961.Je ne saurais mieux faire que d\u2019en citer le texte: « Ce congrès sera particulièrement important par la participation déjà annoncée d\u2019un grand nombre de médecins canadiens de langue française.Les dirigeants de l\u2019Association de ces médecins nous ont même fait savoir \u2014 et le Pr.Marion nous l\u2019a confirmé et précisé \u2014 qu\u2019après avoir tenu le début de leur congrès annuel (à Québec) en juin 1961, 1ls en ajourneraient la suite au congrès de \u2014 \u2014_ L'Union Mid, Canals BULLETIN 139 Paris, de façon à le jumeler partiellement avec celui de l'Association européenne.« Les médecins canadiens ont exprimé le désir de visiter les principaux centres médicaux à l\u2019issue du congrès.« Tenant compte de cette éventualité, le Comité de Direction a estimé qu'il était bon que le prochain congrès ait lieu à Paris et a proposé comme président le Professeur Pasteur Vallery-Radot, qui a accepté, et désigné comme secrétaires généraux le docteur Paul Milliez, professeur à la faculté de Médecine de Paris et médecin des hôpitaux, et le docteur Claude Laroche, professeur agrégé, médecin des hôpitaux.Le congrès aura lieu comme d'habitude à la fin de la deuxième semaine d\u2019octobre 1961.» Telle est la perspective magnifique qui s'offre à nous d'affirmer notre prestige à la fois comme asosciation et comme corps médical du Canada français.Pour nous présenter à ce congrès en nombre et en qualité, il n\u2019est, certes, pas trop tôt d\u2019en parler un an et demi d\u2019avance.Nous sommes arrivés à ce degré de maturité où notre action chez nous \u2014 indispensable et nécessaire \u2014 doit pouvoir se prolonger hors de nos frontières sans que nous ayons une impression de frustration quelconque.Nous vivons à une époque planétaire où le progrès ne peut plus se concevoir en circuit fermé.Notre présence en France doit signifier que notre médecine adulte ne craint pas le colloque international.Cette présence doit également être interprétée comme un geste de solidarité et une manifestation d\u2019intérêt collectif à l'égard du remarquable travail accompli ces dernières années par le Comité des Relations Médicales franco-canadiennes.Les démarches persévérantes, délicates et de longue portée, menées conjointement par nos doyens de Faculté afin d\u2019assurer à nos boursiers en France des conditions idéales de perfectionnement, méritent d\u2019être appuyées au grand jour par un groupe imposant de médecins canadiens de tout âge et de toute provenance.Ils garantiront ainsi aux boursiers des générations nouvelles une appréciation non équivoque de la formation exceptionnellement qualifiée qu\u2019ils auront reçue et un climat de compréhension favorable à leur travail quand ils reviendront au Canada.Ainsi le dialogue médical France-Canada n\u2019apparaîtra plus comme le privilège de quelques-uns, mais comme une voie d'échange largement ouverte au plus grand nombre.Pierre SMITH, Directeur des relations extérieures. L\u2019Union Méd.Canada 140 BULLETIN Tome 89 \u2014 Fév.1960 VIE DE L\u2019ASSOCIATION DES MÉDECINS DE LANGUE FRANÇAISE DU CANADA L'A.M.L.F.C.A LA SOCIETE MEDICALE DE JOLIETTE La dernière réunion annuelle de la Société Médicale de Joliette a eu lieu au début de décembre dernier.Un grand nombre de médecins de Joliette et des environs ont tenu à assister à cette séance scientifique.Le conférencier invité était le docteur André Leduc, chef des Laboratoires de l'Hôpital Notre-Dame et adjoint au Directeur Général de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada.Le docteur Leduc a présenté une communication d\u2019intérêt général et pratique intitulée « Les antibiotiques en pratique générale »; et sa présence en semblable occurence a démontré une fois de plus l\u2019intérêt que manifeste l\u2019Association aux divers groupements médicaux proches ou éloignés qui veulent bien faire appel à ses bons offices.REUNION DU COMITE EXECUTIF DE L'A.M.L.F.C.Le 16 janvier dernier, l'Exécutif de l\u2019Association tenait sa première séance pour l\u2019année en cours.Au nombre des sujets inscrits à un ordre du jour particulièrement chargé, mentionnons les suivants : rapport du comité scientifique de l\u2019Association ; affiliation des différentes associations et sociétés médicales à la filiale du Québec; le Congrès de Windsor en septembre prochain, et celui de Québec-Pa- ris en 1961; rapport du Comité d\u2019assurances; étude du mémoire sur l\u2019Assurance-hospitalisation ; invitation aux officiers des différentes sociétés et associations médicales à une réunion d\u2019affaires spéciale à l\u2019occasion de nos congrès annuels dans le but de faciliter les échanges de vues entre tous les intéressés.SEANCE D'ETUDE DU COMITE D'ECONOMIE MEDICALE Le Comité d\u2019Economie Médicale de l\u2019'A.M.L.F.C.a tenu sa première séance d\u2019étude de l\u2019année le 16 janvier au soir.La plupart des membres de ce Comité, présidé par le docteur Pierre Jobin, étaient présents.Le sujet à l\u2019étude était le suivant : « Valeur comparative de la licence médicale fédérale et des licences médicales provinciales ».Le docteur Roma Amyot et le docteur Joseph-Luc Riopelle ont présenté chacun une étude très objective et fort bien documentée de la question.Ce sujet éveille actuellement un vif intérêt dans certains milieux médicaux chez nous; aussi conformément au désir exprimé par les membres du Comité d\u2019Economie Médicale, ces deux travaux seront publiés in extenso dans un prochain numéro de \u201cL\u2019Union Médicale du Canada\u201d. L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 BULLETIN 141 L'A.M.L.F.C.ET MEMOIRE SUR L'ASSURANCE - HOSPITALISATION Le jeudi 21 janvier dernier, une vingtaine de médecins de Montréal et de Québec s\u2019étaient donnés rendez-vous dans la capitale provinciale pour présenter un mémoire sur l\u2019Assurance-hospitalisation, mémoire présenté au nom de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada (filiale du Québec).Nos délégués furent reçus par l\u2019Honorable Arthur Leclerc, Ministre provincial de la Santé, en son cabinet particulier.De cette longue entrevue à huis clos, on peut dévoiler sans indiscrétion grave, que l\u2019Honorable Ministre de la Santé s\u2019est montré fort intéressé par la teneur du \u201cMémoire\u201d et que l\u2019échange libre de vues d\u2019opinions et de suggestions qui en suivit la lecture laisse présager des résultats heureux et dans un avenir rapproché.La grande presse a fait grand état de notre démarche et a commenté le contenu de ce Mémoire sur l\u2019Assurance-hospitalisation.| Notre Association une fois de plus aura ainsi rendu service à la fois au public et à notre profession médicale.L'A.M.L.F.C.AU CONGRES DE LAUSANNE Le XXXIIème Congrès de l\u2019Association des Médecins de Langue Française (d'Europe) s\u2019est tenu à Lausanne du jeudi 8 octobre au samedi 10 octobre 1959.Conformément à la tradition, ce Congrès a duré trois jours, chaque Jour étant consacré à un thème scientifique médical : le premier: les isotopes radio-actifs dans l\u2019étude de problèmes de physiopathologie humaine; le second: cirrhose alcooloque et nutritionnelle; le troisième: traitement de l\u2019insuffisance respiratoire.Des liens étroits ont constamment existé entre notre Association et celle d'Europe dont le nom et les buts sont si nettement apparentés aux nôtres.Notre Association s\u2019était fait représenter officiellement à ce Congrès par le docteur Donatien Marion, directeur général honoraire et membre de notre Conseil.Outre la valeur du programme scientifique, ce Congrès, par les renseignements qu\u2019il nous apporte, par les projets en voie d\u2019élaboration, et les décisions prises, ne saurait laisser indifférents les membres de l\u2019'A.M.L.F.C.Aussi avons-nous jugé bon d\u2019en parler davantage à la rubrique « Bulletin » du présent numéro de « L'Union Médicale du Canada ».Pierre SMITH, Directeur des relations extérieures RÉSULTATS ÉLOIGNÉS DE LA CHIRURGIE DES MALFORMATIONS CARDIO-VASCULAIRES CHEZ L'ENFANT ÉTUDE DE 74 CAS,1 Ghislaine GILBERT,?Joseph BERNATH et Vianney LARUE, Institut de Cardiologie de Montréal.Les problémes de la cardiologie infantile éveillent de plus en plus l\u2019attention des médecins.Dès qu\u2019ils découvrent un symptôme ou un signe cardiaque, ils réfèrent ordinairement l\u2019enfant dans un centre de cardiologie pour confirmation et évaluation du cas.De mai 1954 à mai 1959, 1768 enfants ont subi un bilan cardiaque dans notre service de Cardiologie infantile.492 (27%) étaient males et 68 (6%) des cardiopathies diverses.Parmi les 658 autres enfants examinés pour le coeur, 462 avaient un souffle fonctionnel c\u2019est-à-dire un souffle anorganique, sans autre signe cardiaque et 196 avaient un bilan cardiaque complètement négatif.Ces statistiques soulignent la proportion importante des malformations cardio-vasculaires qui représentent la presque totalité des maladies INCIDENCE DES CARDIOPATHIES DE L'ENFANT AGE MAI 54- MAISS MAI 55.MAI 56 MAI 56 -MAI 57 MAI 57 -MAI 58 MAI 58 -MAI 59 | TOTAL 0.2 26 59 92 144 131 452 3-15 125 238 281 304 368 1316 200 \u2014 115 \u2014 NB._] LES 196 AUTRES ENFANTS wv » 150 =] Û Se AVAIENT UN BILAN Co 15 \u2014 = D CARDIAQUE NEGATIF 100 \u2014 [- = oot 3 15 \u2014 z 50 © ULIS = SOUFFLES FONCTIONNELS B CONGENITAUX N CARDIOPATHIES = AUTRES RHUMATISMALES Fig.1.\u2014 Incidence des cardiopathies de l'enfant au cours des cinq premières années, dans notre Service de Cardiologie infantile.âgés de moins de 2 ans et 1276 de 2 ans à 15 ans.Des 1110 enfants qui présentaient une cardiopathie certaine, 795 (71%) appartenaient au groupe des malformations cardio- vaseulaires d\u2019origine congénitale; 247 (22%) représentaient des cardiopathies rhumatis- 1.Les malades de cette série ont été opérés par les chirurgiens suivants: docteurs E.-D.Gagnon, A.Vine- berg, L.La Flèche et J.-L.Lamy.2.En charge du Service de Cardiologie infantile.du coeur avant l\u2019âge de deux ans et une proportion très élevée des cardiopathies de l\u2019enfance.Pour le médecin et le cardiologue, il est essentiel de distinguer les cardiopathies qui paraissent justifiables d\u2019actes opératoires, de façon à donner à ces jeunes cardiaques une chance d\u2019amélioration ou de guérison.Pour opérer l\u2019enfant en temps voulu et de la ma- L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 nière la plus favorable, il faut considérer l\u2019âge, le type de malformation et surtout être certain du diagnostic.Dans notre série de 795 cardiopathies congénitales, une évaluation clinique, électrique et radiologique nous a permis de classifier ces cas dans le groupe des cardiopathies acyanogènes et cyanogènes, 393 diagnostics cliniques ont été confirmés à date par l\u2019'hémodynamique, la chirur- gle ou un examen postmortem.579 enfants appartenaient au groupe des cardiopathies acyanogènes dont 204 étaient des nourrissons.Les malformations les plus fréquentes TABLEAU I Cardiopathies congénitales acyanogènes (mai 1954 à mai 1959) GILBERT ET CorL.: MALFORMATIONS C.-VASCULAIRES 143 enfants ont été opérés pour malformations cardio-vasculaires dont 95 pour cardiopathies acyanogènes et 54 pour cardiopathies cyanogènes.De ce total, 32 enfants n\u2019ont pas survéeu à l'intervention, si bien que le pourcentage de mortalité opératoire est de 21%.Pour l\u2019évaluation des résultats post-opératoi- res, nous avons revu les dossiers des malades opérés jusqu\u2019au ler mai 1958, afin d\u2019avoir une appréciation clinique reposant sur une évolution post-opératoire d\u2019au moins un an.La soustraction des décès opératoires d\u2019une part TABLEAU II Cardiopathies congénitales cyanogènes (mai 1954 à mai 1959) Total des 0-2 3-15 Total des 0-2 3-15 cas ans ans cas ans ans L ; Tétralogie et Pen- Canal artériel perméable .__.74 22 52 talogie de Fallot.101 54 47 Communication oT Fallot _.___.22 12 10 interauriculaire ___________.125 25 100 Trilogie de Fallot RE Atrésie tricuspidienne ____._.19 16 3 Communication interventriculaire 265 124 141 Tronc artériel commun .17 6 11 Coarctation de l\u2019aorte 21 2 19 Transposition vasculaire .27 19 8 Sténose pulmonaire isolée .51 16 35 Autres oo.16 13 3 Autres 43 15 28 Total 202 120 82 Total 111111111112 579 204 375 sont : canal artériel perméable, communication inter-auriculaire, communication inter- ventriculaire, coarctation de l\u2019aorte, sténose pulmonaire isolée, qui toutes sont opérables.202 enfants se présentaient pour cardiopathies congénitales cyanogènes dont 120 (59%) étaient âgés de moins de 2 ans.Dans ce groupe d\u2019enfants bleus, les malformations opérables concernent surtout les syn- drômes de Fallot, Trilogie, Tétralogie et Pen- talogie.La chirurgie peut être tentée chez d\u2019autres cardiopathies avec flot pulmonaire diminué: atrésie tricuspidienne, transposition vasculaire.Certaines comme le tronc artériel commun sont inopérables.De mai 1954 à mai 1959, un total de 149 (32), de 2 explorations thoraciques et des malades opérés depuis le ler mai 1958 (41) du groupe total de 149 malades, laisse donc 74 dossiers, pour le présent travail dont : 31 canaux artériels perméables, 6 coarctations de l\u2019aorte, 5 communications inter-auriculai- res, 10 sténoses pulmonaires pures, 2 Trilogies de Fallot, 11 Tétralogies et 9 Pentalo- gles.Pour évaluer les résultats, nous avons étudié avant et après l\u2019opération, les symptômes, les signes physiques, l\u2019électrocardiogramme, la radiologie et dans certains cas les résultats hémodynamiques.CANAL ARTÉRIEL PERMÉABLE La persistance du canal artériel est une lésion fréquente : elle occupe la troisième 144 place (74 cas) dans notre série de cardiopathies congénitales acyanogènes.Chez 31 enfants opérés, trois étaient âgés de moins de 2 ans.La prépondérance du sexe féminin est nette : 24 filles et 7 garçons.Vingt et un malades présentaient la forme ordinaire de canal artériel perméable; deux avaient des lésions aortiques associées et huit se compliquaient d\u2019hypertension pulmonaire.Dans ce dernier groupe, cinq étaient âgés de moins de 3 ans.En parcourant les symptômes et signes cliniques de nos jeunes malades, on observe que 14 étaient asymptômatiques; la moitié se plaignaient d\u2019asthénie et de dyspnée d\u2019effort.Chez la plupart on relevait des infec- TABLEAU III Symptômes et signes du canal artériel perméable (31 cas opérés) GILBERT kr CoLL.: MALFORMATIONS C.-VASCULAIRES Post-opératoire Pré-opé-|| Dis- Amé- In- ratoire parw lioré changé Dyspnée 1.11.17 16 1 Infections respiratoires: légères 1.15 14 1 graves .- 10 10 Insuffisance cardiaque 8 8 Souffles : continu __________._____.27 21 6 systolique .__________.1 diastolique ___________.1 1 P.A.modifiée _______.17 16 1 Retard de développement .6 4 2 tions respiratoires répétées qui avaient été sévères chez dix jeunes malades.Nos huit cas avec hypertension pulmonaire ont présenté de l\u2019insuffisance cardiaque qui était contrôlée médicalement au moment de l\u2019opération.Les symptômes ont régressé chez tous nos malades après l\u2019opération.L\u2019auscultation typique avec souffle systo- lo-diastolique continu a été observé chez 27 de nos 31 malades.Chez 3 on entendait seu- L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 lement un souffle systolique et un seul présentait un souffle diastolique isolé.Après la fermeture du canal, on a observé la disparition complète des souffles chez 21 malades : dans six cas il y a eu persistance d\u2019un léger souffle systolique qui serait dû à la dilation de l\u2019artère pulmonaire.Dans le groupe des canaux artériels atypiques avec souffle systolique (3 cas) un seul a persisté mais est nettement moins intense; un souffle diastolique isolé a disparu.Un deuxième bruit pulmonaire accentué avant l\u2019opération a diminué dans la majorité des cas.Les signes analogues à ceux de l\u2019insuffisance aortique se rencontrent dans les canaux artériels avec shunt important.Dix-sept malades présentaient des modifications tension- nelles avec un effondrement de la pression artérielle diastolique à zéro dans huit cas.Après l\u2019opération la pression artérielle est devenue normale chez tous nos malades, sauf un cas de maladie aortique associée.L\u2019hypo- développement observé chez six jeunes enfants s\u2019est également amélioré.L\u2019électrocardiogramme est souvent normal dans les canaux Aartériels ordinaires avec shunt modéré.Environ la moitié des malades présentaient une hypertrophie ventriculaire gauche qui était marquée seulement chez les deux malades avec une lésion aortique associée.Dans le groupe des hypertensions pulmonaires, sept avaient une hypertrophie bi- ventriculaire.Après l\u2019opération l\u2019hypertrophie ventriculaire gauche avec surcharge diastolique a disparu dans la majorité des cas; .l\u2019hypertrophie bi-ventriculaire a diminué chez cinq malades et a régressé complètement chez les deux autres.L\u2019examen radiologique a montré une augmentation de volume cardiaque chez 23 malades de cette série.Le volume cardiaque & diminué chez 13 malades et est devenu normal chez 10.La vascularité pulmonaire augmentée modérément chez 18 malades était très augmentée avec pulsations hilaires exagérées chez 13.Elle est revenue graduellement à la normale dans la majorité des cas, après l\u2019opération.L\u2019arc moyen était con- L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 vexe chez la majorité des malades 29/31 : ce signe s\u2019est atténué sur les films post-opé- ratoires.Le cathétérisme cardiaque qui n\u2019entre pas dans le cadre des examens nécessaires pour l\u2019évaluation pré-opératoire d\u2019un canal artériel ordinaire apporte une aide précieuse dans les cas atypiques.Les huit malades qui avaient des signes d\u2019hypertension pulmonaire ont subi un cathétérisme cardiaque.Dans ce groupe, cinq avaient une pression pulmonaire systolique de 40 à 80 : Chez les trois autres, l'hypertension pulmonaire atteignait ou dépassait la pression systématique.La fermeture du canal artériel réalisé par Gross en 1939, a été le premier type d\u2019opération dans le domaine de la chirurgie des malformations cardio-vasculaires.Alors que le risque est minime dans les formes ordinaires, le pronostic est moins bon chez les canaux compliqués.(1) Chez nos 31 malades opérés, dix-huit ont eu une ligature du canal et treize une section.Tous les malades qui avaient un canal non compliqué (21 cas) sont considérés guéris de leur malformation cardiaque et peuvent mener une vie normale.Nous croyons que tout enfant porteur d\u2019un canal artériel perméable doit être opéré, s\u2019il s\u2019agit d\u2019une forme ordinaire, car le risque est moins de 1%.Les complications qui peuvent survenir dans l\u2019évolution d\u2019un canal artériel (endocardite bactérienne, insuffisance cardiaque) justifient les indications opératoires.(2) Les canaux compliqués d\u2019hypertension pulmonaire modérée (cinq cas) ont eu également un résultat post-opératoire très satisfaisant.Chez les trois malades qui avaient une pression pulmonaire voisine de la pression systémique, deux ont eu une amélioration spectaculaire.Dans les formes avec hypertension pulmonaire importante, à côté des cas opérés, nous avons eu de jeunes malades jugés inopérables : chez un de ces malades âgé de 14 ans qui présentait une désatura- tion artérielle avec cyanose à l\u2019effort et de l\u2019hypertrophie ventriculaire droite isolée sur l\u2019électrocardiogramme, une exploration a été GILBERT ET CorL.: MALFORMATIONS C.-VASCULAIRES 145 tentée mais la fermeture du canal s\u2019est révélée irréalisable, après le clampage du canal.Il est donc important, que les enfants chez qui on découvre des signes de canal artériel, soient référés à temps, pour la chirurgie, avant que leur cas ne s\u2019aggrave et qu\u2019ils deviennent inopérables, en raison de l\u2019artérite pulmonaire parfois irréversible qu\u2019ils peuvent développer secondairement à leur flot pulmonaire augmenté.COARCTATION DE L\u2019AORTE (6 cas) La coarctation de l\u2019aorte se classe en cinquième dans nos statistiques de cardiopathies congénitales acyanogènes (21 cas).De mai 1954 à mai 1958, six cas ont été opérés.TABLEAU IV Symptômes et signes de la coarctation de l\u2019aorte (6 cas opérés) Post-opératoire Pré-opé- Dis- Amé- In- ratoire paru lioré changé Epistaxis 111.2 1 1 Céphalée ______.________.3 3 Douleur dans m.inf.4 4 Souffles : a) systolique _______.6 5 1 b) diastolique ___.2 2 Hypertension dans m.sup.: > 120 mm Hg.4 4 > 150 mm Hg.__.2 1 1 Pouls fémoral: a) diminué _._____.3 3 b) absent .__.______.3 3 Tous étaient âgés de plus de 10 ans car, à moins d\u2019aggravation on préfère ne pas opérer cette lésion chez le jeune enfant.Chez cinq malades le rétrécissement a pu être résé- qué : l\u2019_étendue du rétrécissement a nécessité une greffe artérielle chez la sixième malade âgée de 14 ans. 146 GILBERT er CoLL.: MALFORMATIONS C.-VASCULAIRES Les symptômes et signes de la coarctation de l\u2019aorte sont dominés par la différence de circulation entre les parties supérieures et inférieures du corps.Les formes moyennes de l\u2019enfant sont souvent asymptomatiques.Dans les cas où l'hypertension des membres supérieurs est élevée, on rencontre de la céphalée (3 cas) des épistaxis, (2), et des douleurs sous formes de crampes dans les membres inférieurs (4).L'hypertension artérielle aux membres supérieurs est le signe révélateur de la coarctation : il s\u2019agit d\u2019une hypertension uniquement systolique.Ce taux d\u2019hypertension est variable selon les cas et peut augmenter progressivement avec l\u2019âge.Chez nos jeunes malades la pression systolique était modérément élevée entre 120 et 150 chez quatre malades.chez les deux autres, elle s\u2019élevait aux environs de 200.Le pouls fémoral était à peine perceptible chez trois malades et absent chez les trois autres.Alors que normalement dans les membres inférieurs la pression artérielle est supérieure de 10 ou 20 à celle des membres supérieurs, elle était nettement plus basse chez deux malades et la maxima était à zéro chez les quatre autres.A l\u2019auscultation.Le souffle systolique de la coarctation, présent chez nos six malades, se caractérise surtout par son irradiation dans le dos le long de la colonne vertébrale.Ce souffle serait dû non seulement à la sténose mais aussi à la circulation collatérale qui se développe chez ces malades.Deux avaient un souffle diastolique associé.L\u2019électrocardiogramme n\u2019est pas révélateur dans les coarctations de l\u2019aorte modérée.Quatre de nos malades présentaient des signes légers d\u2019hypertrophie ventriculaire gauche : chez celui qui avait une lésion aortique associée, l\u2019'hypertrophie ventriculaire gauche était plus marquée.Un bloc de branche droit incomplet a été observé.Radiologiquement le coeur était augmenté de volume chez seulement deux malades et un seul montrait des érosions costales.Quatre de nos malades ont subi un angiocar- diogramme qui aide à \u2018déterminer la lon- L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 gueur du segment coarcté et les dilatations secondaires.Les résultats post-opératoires ont été satisfaisants et les symptômes ont régressé chez nos six malades opérés.Les pressions artérielles des membres supérieurs et inférieurs se sont équilibrées en quelques semaines.Un seul malade qui avait une pression artérielle très élevée (maxima : 220) a eu une complication post-opératoire immédiate sous forme d\u2019hémiplégie gauche, qui a régressé après quelques mois.La chirurgie de la coarctation de l\u2019aorte à été réalisée pour la première fois en 1944 par Crawfoord qui a réséqué le rétrécissement et anastomosé bout à bout les deux segments aortiques.Par la suite d\u2019autres méthodes sont apparues et des greffes ont été utilisées pour la correction des rétrécissements longs.Chez les enfants nous préférons attendre à la puberté pour opérer, sauf si une aggravation de l\u2019hypertension artérielle et des autres signes apparaît.(1) Comme le canal artériel, tous les cas de coarctation de l\u2019aorte ordinaire doivent être opérés, car le risque est minime (5%) et les complications peuvent être soudaines : endocardite bactérienne, accidents cérébraux.COMMUNICATION INTER-AURICULAIRE (5 cas) La communication inter-auriculaire est une des malformations les plus fréquentes : la deuxième de notre série (Tab.1).Nos 4 premiers malades ont été opérés selon la méthode aveugle (O\u2019Neil) avec des résultats éloignés peu satisfaisants.Les signes cliniques ont persisté et un cathétérisme cardiaque post-opératoire a permis au cathéter de passer à travers l\u2019orifice septal dans les quatre cas.Ce test a révélé un shunt aussi important que pré-opératoire chez trois malades et un shunt légèrement diminué chez le quatrième.Nous croyons que la fermeture de cet orifice septal « de visu » est plus satisfaisante : au cours de cette dernière année 15 enfants ont été opérés avec l\u2019aide du coeur-poumon + a RAP RE SEE L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 artificiel avec mortalité d\u2019un seul cas.Un malade seulement (P.W.) a un recul de plus d\u2019un an.Aussi nous préférons attendre pour évaluer les résultats de nos communications inter-auriculaires opérées.STÉNOSE PULMONAIRE ISOLÉE ET ASSOCIÉE (32 cas) Les sténoses pulmonaires peuvent être pures c\u2019est-à-dire sans autre malformation associée : dans le groupe des cardiopathies acyanogènes nous en avons rencontré 51 cas.(Tab.1).Les sténoses pulmonaires associées à une autre malformation s\u2019accompagnent ordinairement de cyanose et les principaux syndromes ont été décrits par Fallot: Trilogie (S.P.4+ C.I.A.) Tétralogie (S.P.+ C.IA.-+ aorte dextroposée), Pentalogie (Tétralogie + C.I.A).Nous présentons les résultats des 32 sténoses pulmonaires opérées selon la méthode directe de Brock dont 10 sténoses pulmonaires isolées, 2 Trilogies, 11 Tétralo- gles et 9 Pentalogies.Le tableau clinique de ces différentes formes de sténose pulmonaire permet de les diviser en deux groupes: le premier groupe comprend les sténoses pulmonaires isolées et les Trilogies de Fallot et le deuxième groupe les Tétralogies et les Pen- talogies de Fallot.Dans le premier groupe l\u2019âge des malades opérés variait de 2 à 11 ans dont sept en bas de 5 ans.Dans le deuxième groupe, quatre malades sur 20 étaient âgés de moins GILBERT er Cour.: MALFORMATIONS C-VASCULAIRES TABLEAU V Age et sexe des malades (32) Groupe I | Groupe II Sténose Trilogie Tétralogie Pentalogie pulm.de de de isolée Fallot Fallot Fallot Age: | 2-5 ans 6 1 | 2 2 5-10 ans 3 1 | 4 4 11-15 ans| 1 | 5 3 Sexe : Masculin 6 9 6 Féminin 4 2 || 2 3 147 de 5 ans.Une prépondérance du sexe masculin s\u2019observe dans la série des Tétralogies et Pentalogies : 12 garçons et 5 filles.Le rétrécissement pulmonaire peut être valvulaire ou infundibulaire : dans le groupe I, la sténose pulmonaire est ordinairement valvulaire (9 cas).Dans deux cas, la sténose était combinée i.e.valvulaire et infundibu- laire; une seule sténose pure était infundibu- laire.Dans le groupe des Tétralogies et des TABLEAU VI Formes anatomiques de sténose pulmonaire (32 cas) Sténose Trilogie ||Tétralogie Pentalogie pulm.de de de isolée Fallot Fallot Fallot Valvulaire 8 | 1 2 | 3 | Valvulaire et | infundibulaire 1 1 | 3 4 | Infundibulaire 1 | \u2014 | 6 | 2 Pentalogies, la sténose infundibulaire domine (15 cas) : chez huit malades, elle était isolée et chez sept autres, associée à une sténose valvulaire.Cinq malades seulement avaient un rétrécissement valvulaire isolée.Ces formes anatomiques ont été décrites par le chirurgien, lors de l\u2019opération.En parcourant les symptômes et signes cliniques de nos 32 malades on observe que trois malades du groupe I sont asymptoma- tiques.Neuf malades présentent une dyspnée d'effort ordinairement modérée.La position d\u2019accroupissement ne se rencontre pas chez les malades de ce groupe.Comme complication, les formes sévères s\u2019accompagnent d'insuffisance cardiaque observée chez deux Jeunes malades.Dans le groupe des Tétralogies et Pentalogies, la dyspnée d\u2019effort est importante chez les 20 malades et 16 présentent la position typique de «squatting », considérée par Taussig comme un signe révélateur (5).Contrairement au premier groupe, ces cas ne se compliquent pas d\u2019insuffisance cardiaque, mais souffrent de crises d\u2019anoxémie (12 cas), complication souvent fatale de ces enfants bleus. 148 GILBERT kr CoLL.: MALFORMATIONS C.-VASCULAIRES L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 TABLEAU VII Symptômes des différentes formes de sténose pulmonaire (32 cas).Sténose Trilogie ||Tétralogie |Pentalogie pulm.de de de isolé Fallot Fallot Fallot 10 2 11 9 Marquée 1 11 9 *Avant Modérée 6 2 Absente 3 Dyspnée Améliorée 5 1 11 5 **Après Inchangée 5 4 Aggravée A Présent 10 6 Accroupissement vant Absent 10 2 1 3 (Squatting) Ari Présent 4 3 pres Absent 10 2 7 6 A \u2018 Présentes 6 6 van Absentes 10 2 5 3 Crises d\u2019anoxémie Ao Présentes 1 Pres Absentes 10 2 11 8 A Présente 2 Insuffisance vant Absente 8 2 11 9 cardiaque Ange Présente PréS Absente 10 2 11 9 *avant l\u2019opération **après l\u2019opération.Dans le groupe I, le développement physique est ordinairement normal (11/12) tandis qu\u2019un hypodéveloppement est noté chez 16 malades du groupe 2.Il n\u2019y a pas de cyanose dans les sténoses pulmonaires pures : dans la Trilogie, la cyanose apparaît ordinairement après quelques années.(1 cas).Tous nos cas de Tétralogie et de Pentalogie sont caractérisés par une cyanose marquée chez 17 malades et modérée chez les trois autres, avec hippocratisme digital chez seize (tab.VIII).L\u2019auscultation du groupe I est dominée par le souffle systolique rude de la sténose pulmonaire avec thrill au 2e et 3e espace intercostal gauche.Tous nos malades ont ce souffle typique : chez huit il s\u2019accompagne dun thrill.Le deuxiéme bruit pulmonaire est très diminué chez neuf enfants.Dans le groupe 2 l\u2019auscultation révèle un souffle systolique situé plus bas que dans le premier groupe; huit malades sur vingt ont un thrill systolique.En contraste avec les sténoses pulmonaires isolées, le deuxième bruit est accentué le long du bord gauche du sternum traduisant, d\u2019après Taussig, la dextroposition aortique.(5) Chez tous nos malades du premier groupe, l\u2019électrocardiogramme montre une hypertrophie ventriculaire droite avec surcharge systolique.L\u2019axe est dévié a droite chez 11 de nos 12 malades et la dilatation auriculaire est présente chez tous.Dans le groupe des Tétralogies et des Pentalogies, l\u2019hypertro- JE A EEE L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 phie ventriculaire droite est moins marquée, en général, que dans les sténoses pulmonaires du premier groupe.Il y a un axe droit dans tous les cas et la dilatation auriculaire est observée chez 13 de nos 20 malades.Radiologiquement le coeur est augmenté chez tous les malades du premier groupe et la vascularité pulmonaire est nettement diminuée chez dix.Un arc moyen convexe, traduisant une dilatation poststénotique de l\u2019artère pulmonaire est observé chez six malades.Dans le groupe 2, l\u2019image radiologique est ordinairement caractéristique : 13 malades présentent le petit coeur typique de la Tétralogie de Fallot; chez 7 malades le coeur est légèrement augmenté, principalement dans le groupe des Pentalogies (5 cas).L\u2019arc moyen est convexe chez sept malades de ce groupe, rectiligne chez cinq et concave chez les autres.La vascularité pulmonaire est nettement diminué dans la moitié des cas: chez les autres elle est dans les limites de la normale, traduisant une circulation collatérale importante.Chez les malades des deux groupes (32), l'obstacle pulmonaire a été levé selon la méthode directe de Brock : valvulotomie ou in- fundibulectomie.(6) Après l\u2019opération les signes cliniques ont régressé chez tous nos malades.Le résultat a été spectaculaire principalement dans les formes graves de Tétralogie et de Pentalogie de Fallot.La cyanose a disparu dans les jours qui ont suivi l\u2019opération dans la majorité des cas, et l\u2019hippocratisme digital a régressé après quelques mois.L\u2019auscultation a été modifiée dans quelques cas.Dans le premier groupe, (sténoses pures et Trilogies) le souffle systolique a diminué chez trois malades et le thrill a disparu dans un seul cas; chez deux malades un souffle proto-diastolique est apparu après l\u2019opération au 2e et 3e espace gauche.Dans le deuxième groupe, (Tétralogies et Pentalo- gies) l\u2019auscultation a été peu modifiée, sauf pour l'apparition d\u2019un souffle diastolique après valvulotomie dans deux cas de sténose valvulaire.GILBERT et CoLL.: MALFORMATIONS C.-VASCULAIRES 149 L\u2019électrocardiogramme post - opératoire analysé dans les deux groupes a montré une diminution de l\u2019hypertrophie ventriculaire droite chez onze malades dont sept du premier groupe.La surcharge systolique a diminué dans la majorité des cas principalement dans le premier groupe (9/11).La dilatation auriculaire a régressé chez huit malades dont la majorité dans le groupe 1.Les électrocardiogrammes pré et post-opératoires de T.G., 11 ans qui a été opéré pour sténose pulmonaire pure illustre cette amélioration électri- (Fig.2).Radiologiquement dans les que.onvier 195 Hit ii VR T + vs Fig.2a.\u2014 Electrocardiogramme préopératoire d\u2019un cas de sténose pulmonaire pure.deux groupes, le volume cardiaque a été peu modifié après l\u2019opération.Dans le groupe 1 comprenant les sténoses pulmonaires pures et les Trilogies, l\u2019étude hémodynamique est essentielle pour déterminer le degré d\u2019obstruction pulmonaire et décider si ces malades doivent être opérés.Comme dans la majorité des centres de Cardiologie, nous considérons qu\u2019une pression systolique ventriculaire droite dépassant 100 est une indication opératoire.Dans le groupe 2 le cathétérisme cardiaque n\u2019est habituellement pas nécessaire pour établir le diagnostie de la Tétralogie de Fallot, mais 1l est une aide précieuse dans les cas douteux.Dans les deux groupes ce test sert à orienter vers le type 150 T G.12 0195 coul 1958 pest op.- IN 1 vi Ve v3 V4= v5 Ve Fig.2b.\u2014 Electrocardiogramme postopératoire d\u2019un cas de sténose pulmonaire pure.GILBERT ET CoLL.: MALFORMATIONS C.-VASCULAIRES L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 anatomique de sténose pulmonaire : valvulaire ou infundibulaire.Les 32 jeunes malades des groupes 1 et 2 ont subi un cathétérisme cardiaque pré-opératoire : chez huit malades, ce test a été complété par un angiocardio- gramme.Pour évaluer les résultats chirurgicaux, des études hémodynamiques ont été faites chez quelques malades.A date, dix enfants ont subi un cathétérisme cardiaque, après une évolution post-opératoire de un à deux ans, dont: 4 sténoses pulmonaires isolées, 3 Tétralogies et 3 Pentalogies de Fallot.(Fig.3).Dans la série des sténoses pulmonaires pures, la pression ventriculaire droite qui dépassait 150 (systolique) chez trois de nos quatre malades, est descendue en bas de 55 dans tous les cas, ce qui indique un résultat hémodyna- RESULTATS DU CATHETERISME CARDIAQUE EXAMEN PRE.ET POST.OPERATOIRE 6 MOIS A 2 ANS v wn mm Hg a o ui o PRESSION SYSTOLIQUE VENTRICULE DROITE E AVANT APRES 6 BE 20 PRESSION SYSTOLIQUE ARTERE PULM.© Fig.8.\u2014 Résultats du cathétérisme cardiaque chez 10 cas: 4 sténoses pulmonaires isolées, 3 Tétralogies de Fallot et 3 Pentalogies. L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 mique satisfaisant.Cette chute de pression est un bon critère dans l\u2019évaluation post-opé- ratoire des sténoses pures et des Trilogies.Dans la Tétralogie et dans la Pentalogie de Fallot, la pression ventriculaire droite qui est ordinairement égale à la pression systémique varie peu après l\u2019opération.Dans les deux groupes, la pression pulmonaire habituellement plus basse que la normale s\u2019élève et dans un cas de pentalogie, la systolique a même atteint 40.Chez les malades cyanosés du groupe 2 la saturation en oxygène qui était de 30 à 75% avant l\u2019opération, est monté aux environs de 90% dans la majorité des cas (18/20), après l\u2019intervention.La première opération imaginée pour améliorer le flot pulmonaire chez les enfants bleus a été réalisée par Blalock et Taussig en 1945.Cette anastomose qui a amélioré le sort de centaines d\u2019enfants a ouvert la voie à d\u2019autres techniques chirurgicales.En 1948 Brock a imaginé de lever l\u2019obstacle pulmonaire par une méthode directe, la valvuloto- mie qui a d\u2019abord été appliquée aux sténoses pulmonaires pures.Par la suite des infundi- bulectomies ont été faites principalement dans le groupe des Tétralogies et des Pen- talogies où la majorité ont un obstacle in- fundibulaire.Ces différentes méthodes de correction de la sténose pulmonaire ont fait leurs preuves.Le risque est minime (4%), s\u2019il s\u2019agit d\u2019une sténose pulmonaire valvulaire pure, mais devient plus élevé (20%) dans le groupe des sténoses infundibulaires.Au cours des dernières années, on a imaginé de réparer la sténose pulmonaire « de Visu », par voie vasculaire où à l\u2019aide du coeur-poumon artificiel.Ces récentes méthodes ont l\u2019avantage sur les méthodes aveugles, de permettre une correction plus adéquate de la sténose pulmonaire.La résection infun- dibulaire, sous vision directe permet également de réparer les malformations associées des syndromes de Fallot.Cependant, avec l\u2019usage du coeur-poumon artificiel, la correction des Fallots, présente un risque élevé.Dans les formes sévères de Tétralogie la ma- GILBERT zr CoLL.: MALFORMATIONS C.-VASCULAIRES 151 jorité des chirurgiens préfére pratiquer l\u2019anastomose aortopulmonaire imaginé il y a 14 ans : chez ces opérés la correction complète pourra être réalisé dans un deuxième temps avec l\u2019aide de la circulation extra-cor- poréelle.Cette politique est suivie à l\u2019Institut depuis plusieurs mois et nos 16 derniers cas de Tétralogie ont eu des anastomoses avec une mortalité de 6%.CONCLUSIONS La comparaison de l\u2019état actuel des 32 malades opérés, avec le tableau pré-opéra- toire, clinique, électrique et radiologique et dans certains cas hémodynamique, nous a permis de porter les conclusions suivantes : 1) La fermeture chirurgicale du canal artériel perméable nous permet d\u2019affirmer la guérison du malade, dans les formes ordinaires, (21 cas) car tous les signes disparaissent.Chez les enfants porteurs d\u2019un canal compliqué d\u2019hypertension pulmonaire (8 cas) les images électriques et radiologiques se sont améliorées mais ne sont pas encore revenues à la normale, après une évolution de un à trois ans.La fermeture du canal a amélioré les deux cas qui avaient une lésion aortique associée.2) Les malades opérés pour coarctation de l\u2019aorte (6 cas) peuvent être maintenant considérés comme normaux, à l\u2019exception d\u2019un garçon de 14 ans qui avait une insuffisance aortique significative associée.3) Dans la sténose pulmonaire pure et la Trilogie de Fallot, le rétrécissement est ordinairement valvulaire et la valvulotomie a donné des résultats satisfaisants, dans la majorité des cas, dont quatre ont subi une évaluation hémodynamique un à deux après l\u2019intervention.La chute de la pression ventriculaire droite avec diminution du gradient ventriculo-pulmonaire est la principale preuve que l'obstacle pulmonaire est levée adéquatement.L\u2019électrocardiogramme a montré une régression de l\u2019hypertrophie ventriculaire droite caractéristique chez un bon nombre de cas mais le volume cardiaque augmenté 152 GILBERT et CoLL.: MALFORMATIONS C.-VASCULAIRES L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 TABLEAU VIII Signes cliniques des différentes formes de sténose pulmonaire (32 cas opérés).Sténose Trilogie ||Tétralogie Pentalogie pulm.de e de isolé Fallot Fallot Fallot 10 2 11 9 retardé 1 10 6 * Avant normal 9 2 1 3 Développement amélioré 1 7 2 *% 1 Apres inchangé 9 2 4 9 marquée 9 8 Avant modérée 2 1 absente 10 1 Cyanose Appt améliorée 1 10 8 pres inchangée 10 1 1 1 Avant présent 8 8 absent 10 2 3 1 Hippocratisme J amélioré 8 5 pres inchangé 10 2 3 4 Avant souffle systol.10 2 11 9 Auscultation inchangé 7 2 1 9 Aor diminué 3 pres apparition de souffle diastol.2 1 2 *avant l\u2019opération *après l\u2019opération.n\u2019a pratiquement pas varié, après l\u2019interven- Résumé tion.4) Dans la Tétralogie et la Pentalogie de Fallot, la méthode directe de Brock a donné des résultats satisfaisants dans la majorité des cas avec disparition des symptômes et des signes d\u2019anoxémie.Cependant, l\u2019anastomose aortopulmonaire présente un risque opératoire qui, dans notre série, est nettement inférieur à cette approche directe.La correction totale de ces malformations complexes à l\u2019aide du coeur-poumon artificiel nous permet d\u2019espérer une solution encore plus parfaite.Nous avons présenté les résultats éloignés de la chirurgie des principales malformations cardio-vasculaires chez l'enfant.Cette étude concerne les enfants qui ont une évolution post-opératoire de plus d\u2019un an et comprend 74 cas: 31 canaux artériels perméables, 6 coarctations de l\u2019aorte, 5 communications in- ter-auriculaires, 32 sténoses pulmonaires dont 10 sténoses pulmonaires pures, 2 Trilogies, 11 Tétralogies et 9 Pentalogies de Fallot.Chez la majorité, les résultats ont été satisfaisants. L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 Summary We have presented the late results in 74 children operated upon for congenital heart disease, with a follow up of 1 to 4 years.There were: 31 patent ductus arteriosus, 6 coarctation of the aorta, 5 atrial septal defects.10 pure pulmonary stenosis, 2 Trilogies of Fallot, 11 Tetralogies and 9 Pentalogies.To evaluate our results, we have compared the clinical signs, the electrocardiogram, the radiological picture and in certain cases, the cardiac catheter- ization results.The post-operative results were satisfactory in the majority of our cases.GILBERT Er CorL.: MALFORMATIONS C.-VASCULAIRES Qo 153 BIBLIOGRAPHIE .P.SOULIE: Cardiopathies congénitales.Expansion Se.Française, édit, Paris, 1957.A.$.NADAS: Pediatric Cardiology.Saunders, édit., Philadelphie, 1957.E.DONZELOT : C'ardiopathies congénitales.Masson et Cie, édit, Paris, 1954.J.D.KEITH, R.D.ROWE et P.VLAD: Heart Disease in Infancy and Childhood.MacMillan, édit., New-York, 1958.H.B.TAUSSIG: Congenital Malformation of the Heart.Commonwealth Fund, édit., New-York, 1947.R.C.BROCK: Congenital Pulmonary Stenosis.Am.J.Med.12: 706, 1952. RECUEIL DE FAITS RUPTURE TRAUMATIQUE DES VOIES BILIAIRES ! Léon BÉIQUE, F.R.C.S.(C), Hôpital Notre-Dame (Montréal).La rupture traumatique des voies biliaires par traumatisme abdominal accidentel est une entité connue mais rare.Lorsqu\u2019on parcourt la littérature chirurgicale au sujet de ces lésions causées par violences externes, on ne trouve que quelques cas ici et là.Malgré le nombre croissant d\u2019accidents industriels ou accidents de rue, le nombre de traumatismes des voies biliaires reste bas.Depuis 1900 une centaine de cas environ sont rapportés tant aux Etats-Unis qu\u2019en Europe.Les livres de chirurgie n\u2019en parlent pas et il ne semble pas qu\u2019on ait présentement une conduite chirurgicale définie à tenir vis-à-vis ces quelques cas.L'imagination, la connaissance et l\u2019habileté du chirurgien sont taxées devant ces ruptures plus ou moins complètes de l'arbre biliaire.A l'Hôpital Notre-Dame de Montréal nous avons eu deux cas & quelques mois d\u2019intervalle; malgré le nombre considérable d\u2019accidentés que nous traitons ce sont les deux seuls depuis la fondation de cette Institution.Observation 1.Le 25 octobre 1957, à 7.25 p.m.l\u2019ambulance ramène à l\u2019hôpital un homme de 45 ans qui a subi un accident d\u2019automobile au cours duquel il est heurté par son volant au niveau du creux épigastrique.Il y a eu perte de connaissance temporaire sur les lieux, pas de vomissements.Le patient, à son arrivée, est conscient et se plaint de vives douleurs à l\u2019étage supérieur de l\u2019abdomen et sa respiration est gênée par ces douleurs.Il se plaint également de coupures aux deux mains.La pression artérielle est de 100 /70, pouls normal.1.Ce travail a été présenté à la réunion annuelle du New England Eastern Canadian and New York Brooklin Committees on Trauma of the American College of Surgeon in 1959.L'examen à l\u2019arrivée montre un patient pâle, qui a saigné du nez sur les lieux de l\u2019accident.On note une cicatrice de laparotomie para médiane droite, sus ombilicale.En effet le patient a été opéré deux ans auparavant pour ulcère perforé.On note également une défense musculaire généralisée; une douleur vive à la palpation du creux épigastrique; l\u2019examen de l\u2019abdomen et des membres est normal.La pression artérielle se maintient à 100/70, la formule sanguine est de 3,600,000 globules rouges et 18,000 globules blancs.Le résident voit le malade vers minuit, ses constatations sont les mêmes, sauf que le toucher rectal est douloureux.Le pouls et la pression artérielle ne varient pas.On met un tube de Levine et on décide d\u2019attendre au matin.Le tube posé, le patient vomit environ 180 c.c.de liquide noirâtre (sang), la pression prise aux heures, de même que le pouls, ne varient pas.Vers 8 hrs a.m.le 26 octobre, le résident voit le malade et note un abdomen souple sauf pour une légère défense au creux épigastrique.Les radiographies simples au moment de l\u2019arrivée du malade, sont normales.Les plaies des mains ont été suturées et ont guéri par première intention.Durant les cing premiers jours de son hospitalisation, la douleur persiste, on note un ballonnement abdominal, ceci s\u2019accompagne de nausées et vomissements, pas de contracture.Le 31 octobre, apparition d\u2019ictére.Le 5 novembre 1957, douleurs, nausées, vomissements persistent.L\u2019ictére est plus intense, un iléus paralytique s\u2019installe.Le 9 novembre 1957 l\u2019index ictérique est de 36 unités.Une ponction abdominale ramène 1700 c.c.de liquide rouge noiratre.Le 11, nouvelle ponction de 450 c.c.Le 12, on note la présence d\u2019une masse au creux épigastrique. L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 L'intervention est décidée aussitôt que la banque pourra fournir le sang.Le 14, laparotomie médiane sus-ombilicale droite.À l\u2019exploration, nombreuses adhérences des organes et de l\u2019épiploon à la paroi.Une brèche dans le petit épiploon permet de vider une collection de 2000 c.c.environ située dans l\u2019arrière cavité.Devant les nombreuses adhérences, on décide d\u2019insérer des drains simple- Série À \u2014 No 1.ment et la paroi est refermée.Le 20, l'index ictérique est à 33.Le patient n\u2019est pas améli- ré; ses douleurs persistent, l\u2019abdomen demeure ballonné.Le 21 novembre, consultation: impression de rupture postérieure du foic avec persistance de fistule et enkystement.Etant donné la coloration des selles on croit plutôt à une rupture hépatique et on décide Une réintervention.Le 29 novembre, sous anesthésie générale, nouvelle laparotomic.Les adhérences sont nombreuses, verdâtres, lar- lacées; les plans anatomiques sont à peu près BÉIQUE : RUPTURE DES VOIES BILIAIRES 155 impossibles à trouver.Il persiste du liquide abdominal.Le foie est exploré et on ne trouve pas de déchirure.L\u2019arrière cavité est explorée et contient du liquide biliaire.Une cholangiographie per opératoire, par ponction de la vésicule, révèle un arbre biliaire normal s'arrétant net sur le cholédoque ct ne pénétrant pas le duodénum.On installe alors une sonde dans l\u2019arrière cavité et on fait une cholécystostomie sur sonde de Petzer.Dans les jours qui suivent, peu d\u2019amélioration, on croit à une atteinte hé- Série A \u2014 No 2.patique.Les douleurs abdominales sont généralisées.Une légère amélioration se fait sentir dix jours après l\u2019opération.L\u2019ictère régresse le 18 décembre, il est à 9.8.Puis le patient est nauséeux ct les vomissements réapparaissent, il ne mange plus, il perd quotidiennement environ 500 c.c.de bile par ses drains.Le 31 décembre, une injection de diodraste par la fistule de cholécystostomie montre une imperméabilité du cholédoque; le duodénum ne s\u2019injecte pas, le colorant se répand dans l\u2019abdomen.L\u2019état du malade est précaire et le 156 7 janvier 1958, nouvelle intervention.L\u2019exploration du cholédoque est impossible à cause des adhérences et à la forte réaction inflammatoire.On procède à une cholécysto-jéjunostomie par anastomose en Ÿ de Roux (à un pied de l\u2019angle de Treitz).Post-opératoire l'état du malade demeure précaire, il s\u2019écoule encore Série A \u2014 No 3.beaucoup de bile par son tube de drainage.Finalement le 14 février 1958, l\u2019exploration du cholédoque est possible.Elle révèle une section franche et télescopage de celui-ci dans le ligament gastro-hépatique, d\u2019où s\u2019écoule de la bile.On procède alors à une anastomose sur tube en T du cholédoque au duodénum, tout en gardant la cholécysto-jéjunostomie ouverte.Les suites post-opératoires sont meilleures, l\u2019état général s\u2019améliore sensiblement.Dans les jours qui suivent la plaie est infectée BÉIQUE: RUPTURE DES VOIES BILIAIRES L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 mais guérit graduellement; une nouvelle cho- langiographie est faite par le tube en T, et le duodénum s\u2019injecte rapidement.Le patient est congédié le 11 mars 1958.Série A \u2014 No 4.Au mois d\u2019août 1958, le patient est revu, il a gagné environ 58 livres, le cholédoque est perméable, l\u2019état général est excellent.Série A \u2014 No 5. L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 Observation 2.Le 21 mai 1958, vers 23.35 hrs on admet à l\u2019hôpital un patient âgé de 33 ans, victime d\u2019un accident.Il était au volant de son camion lorsqu\u2019il fut frappé par une automobile.Il y a eu perte de connaissance temporaire sur les lieux.A l\u2019arrivée à l'hôpital le patient est conscient et se plaint de douleurs au genou gauche, de douleurs thoraciques, il saigne du cuir chevelu et du genou gauche.Série B \u2014 No 1.À 11.35 p.m.l\u2019interne qui le reçoit constate une douleur à la pression de la région thoracique antéro-inférieure.I] note dans son examen que l\u2019abdomen est souple et constate une plaie contuse au cuir chevelu et une fracture ouverte de la rotule gauche.Les radiographies, crâne et thorax sont négatives.Genou gauche: fracture comminutive de la rotule.On lui répare ses plaies à la Clinique Externe.La pression artérielle à l\u2019arrivée est de 100/60, les urines 700 c.c.semblent normales.La pression artérielle se maintient aux environs de 120/70 et on demande une radiogra- BEIQUE: RUPTURE DES VOIES BILIAIRES 157 phie simple de l\u2019abdomen car le patient commence à se plaindre de douleurs, il reçoit 500 c.c.de sang.Vers 3.15 a.m.le résident voit le malade et constate une défense musculaire au creux épigastrique et à l\u2019hypochondre droit, douleur augmentée à la palpation.La respiration devient superficielle, le pouls et la pression artérielle se maintiennent aux envi- Série B \u2014 No 2.rons de la normale.On fait faire une nouvelle radiographie simple de l\u2019abdomen mais le tableau clinique ne varie pas.A 5.40 a.n., la pression artérielle est de 140/90.On installe un tube de Levine qui ramène du suc gastrique teinté de bile.On administre de l\u2019oxygène et le patient repose par intervalles.À 7.30 a.m.la défense musculaire augmente ct la douleur descend jusqu\u2019aux fosses iliaques, le toucher rectal devient douloureux. 158 À 8.20, un nouveau cathétérisme ramène 440 c.c.d\u2019urine dans lequel se trouve de nombreux globules rouges.La pression artérielle se maintient et une nouvelle radiographie simple est faite.Série B \u2014 No 3.À 9.30 je vois ce malade et je constate une défense musculaire généralisée à tout l\u2019abdomen avec irradiation aux épaules.On peut éliminer la rupture d\u2019un organe creux.Il reste quand même la possibilité d\u2019une rupture de rate, de foie, du pancréas, du rein, sans éliminer la possibilité de rupture du grèle ou de son méso.Vers la fin de l\u2019avant-midi, les douleurs sont les mêmes, la défense musculaire est généralisée et prend l\u2019aspect d\u2019une péritonite généralisée.On demande du sang et l\u2019intervention est décidée.Tous les diagnostiques sont tentatifs.On penche plutôt pour une lésion du foie et/ou du rein.BÉIQUE : RUPTURE DES VOIES BILIAIRES L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 Vers 7 hrs.le soir, on procède à une lapa- rotomie par voie droite sus et sous ombilicale.À l\u2019ouverture du péritoine on note la présence de bile noirâtre dans l\u2019abdomen, on aspire environ 500 c.c.Les voies biliaires sont complètement exposées, vésicule, cystique cholédoque jusqu\u2019à l\u2019entrée dans le pancréas.Tout est normal, les hépatiques sont plus difficiles à visualiser et il persiste toujours un écoulement biliaire dans le cul de sac de Morrison.Par injection de substance opaque dans la vésicule on procède à une cholangiographie per opératoire et celle-ci révèle un écoulement au niveau de l\u2019hépatique gauche.En effet l\u2019hépatique gauche est exploré mais on ne peut voir ce déchirement.Le cholédoque est ouvert et une sonde est introduite vers l\u2019hépatique gauche; celle-ci ressort à l\u2019union du foie et du canal hépatique; sur la face postérieure par une brèche traumatique longitudinale à cet endroit.Etant donné l\u2019exiguïté du canal hépatique et de la mauvaise visibilité de la région, on décide d\u2019installer tout simplement un tube de Kehr (tube en T) dans le cholédoque de façon à faire une dérivation et empêcher ainsi toute pression positive dans le canal hépatique.L\u2019exploration est ensuite faite de l\u2019abdomen et celle-ci est négative.On laisse un drain cigarette au niveau du carrefour hépatique; le drain et le tube de Kehr sont sortis par contre-incision et la paroi est refermée anatomiquement.Le tube du cholédoque draine librement dans une bouteille.Le tube ne draine que très peu au début, ce n\u2019est que le 25, qu\u2019on recueille 250 c.c.par le tube.Le pansement abdominal est par ailleurs trés souillé.Les jours suivants le tube draine 400 c.c.pour aller jusqu\u2019a 600 c.c.(le 6 juin le drainage est de 580 c.c.et la plaie abdominale est à peine souillée).Comme la plaie est propre et le tube draine peu, celui-ci est fermé le 29 mai.L'\u2019index ictérique était de 13, et le 4 juin il descend à 6 unités, qui est normal.On fait une nouvelle cholangiographie le 9 juin. L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 Le patient est congédié le 13 juin 1958.Son tube est fermé, il n\u2019éprouve aucun malaise.La digestion est bonne, la plaie est guérie.L\u2019ostéosynthèse de la rotule est remise à plus tard car on craint une infection chez un patient hospitalisé si longtemps.Le patient est réadmis le 29 juin; il est toujours porteur de son tube en T.Depuis son départ aucun malaise.Le 4 juillet on lui fait une nouvelle cholangiographie, la guérison du canal hépatique est complète, cependant les jours qui ont suivi, le patient fait des épisodes de frissons et la température monte presqu\u2019à 103 degrés avec nausées et vomissements.On craint un épisode pulmonaire à droite.On ausculte quelques râles et un peu de matité, mais la radiographie ne montre rien de particulier.La température retombe à la normale le 7.La culture de la bile durant ces épisodes montre des colonies rares de eschirichia coli et quelques protéus aeruginosa.Le 9, sous anesthésie générale, on procède à l\u2019ostéosynthèse de la rotule dont les suites opératoires sont sans incident.Le 17, le tube en T est enlevé et un nouveau plâtre est mis en place.Le patient est congédié le 19 en voie de guérison.Depuis le patient se porte bien, digère sans aucun inconvénient, malheureusement son genou ne fléchit qu\u2019à 120 degrés, il est transféré en physiothérapie.COMMENTAIRES Le volant de l\u2019automobile, dans nos deux cas, est la violence externe qui a causé le traumatisme.Dans la littérature on trouve une foule d\u2019autres causes, comme des chutes, des ruades et même le cas de Schoer-Dziob et Brown c\u2019est un encornage par un bœuf qui cause le traumatisme.Il semble que ces accidentés sont.relativement confortables dans les heures qui suivent le traumatisme mais que la péritonite biliaire qui s\u2019installe donne un tableau un peu analogue à celui d\u2019une péritonite diffuse à début abdominal supérieur qu\u2019on pourrait apparenter à la coulée irritative de l\u2019ulcère perforé.BÉIQUE : RUPTURE DES VOIES BILIAIRES 159 Ce tableau toutefois n\u2019est pas constant si pour une raison ou pour une autre la collection biliaire s\u2019enkyste, c\u2019est le tableau équivoque qu\u2019à présenté le premier malade.Dans ce cas la rupture du cholédoque a peut-être été due au fait du remaniement scléreux cicatriciel causé par la perforation d\u2019ulcère antérieur avec fermeture de l\u2019hiatus de Winslow et enkystement dans l'arrière cavité.Dans le second cas, la perforation de l\u2019hépatique a permis une coulée biliaire locale qui par la suite a pu se répandre à tout l\u2019abdomen donnant immédiatement le tableau d\u2019un abdomen chirurgical urgent.Dans le premier cas, les remaniements antérieurs joints à l\u2019infiltration des tissus par la bile ont rendu les premières explorations très difficiles.Dans le second cas, seule la localisation postérieure de la brèche traumatique de l\u2019hépatique a quelque peu rendu l\u2019exploration laborieuse.Voici done deux cas traités différemment et on ne saurait trouver une technique chirurgicale unique.Je crois qu\u2019on devrait toujours soupçonner la possibilité de cette rupture traumatique.Le succès de l'intervention est en relation avec le temps écoulé depuis l\u2019arrivée du malade et l\u2019opération.Nous voyons mentionné dans la littérature, la suture des voies biliaires.Celle-ci doit être tentée si elle est possible mals on est également en droit de croire qu'une dérivation inférieure est suffisante pour entraîner la guérison d\u2019une fistule latérale et ne risque pas d\u2019entraîner de sténose cicatricielle à l\u2019endroit même de la rupture.Dans les sections complètes naturellement on doit toujours tenter de réparer la solution de continuité en rétablissant le contact entre les structures anatomiques analogues, lorsque celle-ci est possible, il semble que les résultats ultérieurs sont plus satisfaisants que lorsqu\u2019on fait une dérivation ailleurs sur le tractus digestif.Il est à noter que dans tout traumatisme suspect, les voies biliaires des cholan- 160 glographies per opératoires se révèlent très précieuses pour déterminer la localisation de la rupture complète ou partielle.Elles diminuent le temps opératoire et permettent une dissection moins étendue de tout l\u2019arbre biliaire extra hépatique.Résumé La rupture traumatique des voies biliaires est une entité rare.Une centaine de cas seulement sont publiés.A l\u2019Hôpital Notre-Dame, dans la dernière année, nous avons eu deux cas.1.Le premier cas est dû à un traumatisme adominal causé par un volant d\u2019automobile.La lésion anatomique encourue fut une rupture complète du cholédoque à l\u2019entrée du pancréas.Plusieurs intervention ont été requises pour rétablir le fonctionnement de l\u2019arbre biliaire.2.Le second cas est également dû à un traumatisme abdominal par volant d\u2019automobile.La lésion a porté sur le canal hépatique gauche à son entrée dans le foie.Une dérivation sur tube en T a entraîné une guérison rapide.Conclusion Les deux patients sont vivants et bien portant.L\u2019exploration des voles biliaires doit être faite le plus rapidement possible chez ces patients qui présentent un syndrome abdominal plus ou moins aigu et l\u2019exploration doit être complétée par des radiographies per opératoires.BÉIQUE: RUPTURE DES VOIES BILIAIRES L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 Summary Traumatic rupture of the biliary tract is a rare finding.Approximately 100 cases are found in the medical literature.In the last year two cases were seen in the Notre Dame Hospital: 1.The first case was caused by a direct abdominal trauma caused by the steering wheel of a car.The operation findings were a complete severance of the common duct.Many operative procedures were performed to maintain the normal flow of the bile.2.The second case also caused by direct trauma to the abdomen by a steering wheel.In this case a longitudinal tear of the left hepatic duct at its junction with the liver was found.The tear was not repaired but a derivation on a T tube in the common duct brought a rapid healing.Conclusion The two patients are living and healthy.The biliary tract exploration should be done rapidly when suspected in patients with a more or less acute abdominal syndrome.This exploration should be assisted with per operative radiographs.BIBLIOGRAPHIE Kenneth LEWIS: Traumatic rupture of the bile ducts.Annals of Surgery, 108: 237 (août) 1938.N.F.HICKEN et V.L.STEVENSON: Traumatic rupture of choledochus associated with acute hemorragic pancreatitis and bile peritonitis.Ann.of Surgery, 128: 1178 (déc.) 1948.MASON, SIDBURY, GUIANG et WELMINGTON : Rupture of the extra hepatic bile ducts.Annals of Surgery, 140: 234 (août) 1954.SCHOER, DZIOB et BROWN: Bile duct rupture from external trauma.Amer.J.of Surgery, 89: 745 (avril) 1955. MALADIE D'EBSTEIN RAPPORT D'UN CAS, DIAGNOSTIQUÉ CHEZ LE VIVANT.Yvon GOULET et Lucien CAMPEAU, F.R.C.P.(C), Institut de Cardiologie de Montréal.Cette pathologie cardiaque est rare puisque la littérature, (1) décrit 140 cas seulement.Vacea, pour sa part, (2) dans un rapport antérieur, en avait relevé 108 dont 55 seulement avaient été diagnostiqués du vivant des malades.Le défaut fondamental de la maladie d\u2019Ebstein réside dans un déplacement de la valvule tricuspidienne vers le ventricule droit.(1, 2, 3) Fig.(1).Ainsi, le ventricule droit EBSTEIN NORMAL Fig.1.\u2014 Schéma illustrant le déplacement inférieur de la valvule tricuspide dans la maladie d\u2019Ebstein.est divisé en deux parties: la partie distale, la plus petite, a une physiologie ventriculaire alors que la portion proximale fonctionne comme l'oreillette droite.Habituellement, les feuillets septal et postérieur sont les plus déformés et adhérent l\u2019un à l\u2019autre d\u2019une part et à la paroi ventriculaire d\u2019autre part.Cette morphologie, variable d\u2019un cas à l\u2019autre, limite toujours le caractère fonctionnel de la valvule tricuspidienne.Dans la grande majorité des cas, on note l'association d'une persistance du foramen ovale ou d'un autre type de déhiscence septale auriculaire.Du point de vue hémodynamique, on comprendra qu\u2019une telle malformation soit la cause d\u2019une diminution du flot pulmonaire et d\u2019une dérivation du sang de l\u2019oreillette droite vers les cavités gauches, aboutissant ainsi à de la cyanose.Nous rapportons l\u2019histoire d\u2019un malade chez qui nous avons posé le diagnostic de maladie d\u2019Ebstein après une étude hémodynamique.Observation.(Dossier 1-3601) Monsieur L.B., âgé de 38 ans, consulte en octobre 1958 pour dyspnée, cyanose et fatiguabilité.On ne signale rien de particulier à la naissance et son développement physique fut tout à fait normal.Dans le jeune âge, le malade fut totalement asymptomatique.En aucune circonstance, il ne nota de la dyspnée ou de la cyanose.À 19 ans, il fut blessé au cours d\u2019un accident d\u2019auto et il fut hospitalisé à l'hôpital Royal Victoria.Au cours de cette hospitalisation, il commença à remarquer une dyspnée à l\u2019effort et à présenter une légère cvanose.Le dossier de cet hôpital nous rapporte plusieurs dosages de l\u2019hémoglobine par cellule photo-électrique.Ceux-ci sont les suivants: 92% à 100% au début et 110% à 118% trois semaines plus tard.Dans les trois mois qui suivirent l\u2019acei- dent, on observa l'apparition de dyspnée et l'augmentation radiologique de la silhouette cardiaque, surtout au dépens des cavités droites.Ces données, associées au fait que la saturation périphérique fut peu modifiée par la respiration d\u2019oxygène pur, ont permis de soupçonner le diagnostic de fistule artério- veineuse intra-thoracique post-traumatique.La cyanose persista par la suite.Bien que son travail fut léger, 11 était dyspnéique à l\u2019effort.De 23 à 38 ans, il fut camionneur à son compte.Bien que sa dyspnée fut nettement progressive, 1l persistä*à* travailler jusqu\u2019à deux mois avant la présente consultation.A ce moment, il fut hospitalisé 162 dans un autre hôpital pour hémorragie digestive.Un diagnostic d\u2019ulcére duodénal fut posé et confirmé par un examen radiologique.Fig.2.\u2014 Radiographie du coeur-poumons illustrant un coeur globuleux; octobre 1958.Il est à noter que ce malade n\u2019a jamais présenté d\u2019orthopnée, de phénomène d\u2019accroupissement, de lipothymie et de signes d'insuffisance ventriculaire droite.Il n\u2019était pas sujet aux infections respiratoires.Depuis cinq ans, il aurait expectoré à quelques va ve GOULET er CAMPEAU: MALADIE D'\u2019EBSTEIN L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 reprises, des crachats striés de sang et aurait eu des épisodes fréquents de palpitations.Dans les antécédents du malade, nous relevons, outre l\u2019accident d\u2019auto déjà noté, une typhoïde à l\u2019âge de 5 ans et une appendicectomie à 15 ans.Le père du patient, âgé de 59 ans est en bonne santé; la mère est décédée quelques jours après une gastreéto- mie.Le seul frère du malade a une bonne santé.Examen objectif.Notre patient a forte stature; il mesure 6 pieds et pèse 174 livres.Il est intelligent et coopératif.Les lèvres et les extrémités sont fortement cyanosées mêé- me au repos.Dans le fond d\u2019oeil, les veines sont larges et tortueuses.Les muqueuses de la bouche sont foncées.Au cou, les jugulaires sont légèrement saillantes mais non battantes.II n'y a pas de reflux hépato-jugu- laire.La thyroïde est normale.Le thorax est symétrique et son expansion normale.La pointe du coeur bat dans le 5e espace, sur la ligne axillaire antérieure.On observe un léger soulèvement parasternal gauche.Le premier bruit mitral est dédoublé.Le 2e bruit pulmonaire est légèrement plus fort que le 2e bruit aortique.Il n'y a pas de souffle.Le rythme cardiaque est compléte- ment irrégulier à 80 par minute.La tension artérielle est de 120/80.Les poumons sont clairs.À l\u2019exception d\u2019une cicatrice à la fosse 1liaque droite, l\u2019examen de l\u2019abdomen est négatif.Les extrémités sont très cyanosées et sont le siège d\u2019'hippocratisme.Les pulsa- ovins av: \u201cJ ~~ TN Fig.3.\u2014 Electrocardiogramme ; octobre 1958. L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 tions des artères périphériques sont normales.Il n\u2019y a pas d\u2019oedème pré-tibial.Examens de Laboratoire.L'hémoglobine est à 19.9 gms ou 127% et l'hématocrite est à 63%.Les examens de routine sont normaux.Un repas baryté montre des images suggestives de bulbite érosive.La routine cardiaque (fig.2) montre une bonne transparence des deux plages pulmonaires, sans évi- Fig.4.\u2014 Vectocardiogramme ; octobre 1958.dence d\u2019infiltration paranchymateuse, une vaseularité pulmonaire dans les limites de la normale avec des artères pulmonaires parals- sant légèrement diminuées de calibre.La silhouette cardiaque est fortement augmentée et globuleuse, avec un rebord droit important.Le rapport cardio-thoracique est de 20/33 em.En oblique, on note une augmentation des cavités droites.L\u2019arc moyen et le conus pulmonaire sont concaves.L'aorte est de calibre normal et sa pulsatilité parait exagéréc.La dynamique cardiaque parait normale.L\u2019électrocardiogramme (fig.3) révele un axe de QRS a \u2014 15° et une rotation horaire, fibrillation auriculaire avec quelques contractions ectopiques ventriculaires, bloc de branche droit incomplet et des signes d\u2019imprégnation digitalique probables.Le vectocardiogramme (fig.4) montre un retard terminal d\u2019activation à droite et une orientation supérieure et à gauche de la boucle ventriculaire.Il n\u2019y a pas de signe d\u2019hypertrophie ventriculaire droite.GOULET Er CAMPEAU: MALADIE D\u2019EBSTEIN 163 Au cathétérisme, la sonde avait une tendance naturelle à s\u2019enrouler en boucle dans l\u2019oreillette droite géante (fig.5) et, longeant le bord médian de l\u2019oreillette droite elle se plaçait à gauche de la colonne.Fig.5.\u2014 vathéter enroulé dans l'immense oreillette droite.A cause de pressions identiques dans les chambres droites du coeur, l\u2019endroit où la valvule tricuspidienne a été franchie n\u2019a pû être déterminé avec certitude.Puis, le cathéter fut introduit de l\u2019oreillette droite à l\u2019oreillette gauche par une déhiscence septa- le.Les pressions étaient égales de l'oreillette Saturation OXYMETRE ENDROIT Pression en mm.de Hg.v.c.S.54% 0.D.58% 58% v.D.12 59.5% T.A.P 13 59.5% 0.6.15 74% Veine Pulm.13 90% Fig.6.\u2014 Données hémodynamiques. 164 droite à l\u2019artère pulmonaire.(fig.6).Au niveau de l\u2019oreillette droite, il n\u2019y avait pas d\u2019onde «a» (fibrillation auriculaire) et l\u2019onde maximale était l\u2019onde «v».La courbe de pression du ventricule droit montrait un plateau systolique crocheté, plat et de longue durée.Les dosages oxymétriques témoi- gnailent d\u2019un shunt droit-gauche à l\u2019étage auriculaire, la saturation en oxygène de l\u2019oreillette gauche étant de 74%.Discussion Récemment, Vacca, Bussman et Mudd, (2) ont fait une revue complète de la littérature concernant cette pathologie cardiaque congénitale.Selon ces auteurs, la dyspnée et la cyanose sont les signes les plus fréquemment rencontrés dans cette entité.L\u2019apparition tardive de la cyanose a été observée, mais chez notre patient, l\u2019apparition de ce signe à 19 ans est loin de la moyenne habituelle qui est de 4 ans.Elle s\u2019explique par la formation d\u2019un shunt droit-gauche au niveau auriculaire par augmentation de la pression auriculaire droite.Dans certains cas, l\u2019augmentation du gradient artério-veineux périphérique de saturation en oxygène, elle-même causée par une diminution du débit cardiaque, pourrait expliquer la cyanose d\u2019effort de quelques cas rapportés.La dyspnée fut le premier malaise éprouvé par notre malade.Ce symptôme est presque constant et est dû à une diminution du débit cardiaque.Cette dernière perturbation explique la fatiguabi- lité de ces malades.Il est rare, dans cette pathologie, de ne pas trouver un souffle systolique précordial.Notre malade suit cette exception avec six des cas étudiés par Vacca, (2).Chez ce patient, le premier bruit était dédoublé à la pointe, donnant l\u2019impression d'un galop présystolique et non d\u2019un galop protodiastolique comme il a été relevé dans 50% des cas.La fibrillation auriculaire est plutôt rare dans cette pathologie, ne survenant que chez des malades âgés avec très grosse oreillette droite, ou d\u2019une façon paroxystique.GOULET Er CAMPEAU : MALADIE D\u2019EBSTEIN L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 Notre cas remplit les caractéristiques électrocardiographiques qui, selon Van Lin- gen et Bauersfeld, (4) doivent faire penser à la maladie d\u2019Ebstein, quand elles sont rencontrées chez un congénital.Dans cette pathologie, selon ces auteurs, il serait commun de rencontrer un bloc de branche droit incomplet ou complet avec des ondes R et S de très petites amplitudes en V1 et V2.Dans notre cas, l\u2019onde R en V1 mesure 2 mm.et I'onde S 3.5 mm.La présence de fibrillation auriculaire nous a empéchés de noter cet autre signe électrocardiographique fréquent qui est l\u2019amplitude extrême de l\u2019onde P en D2, D3 et en VF.Le détail le plus intéressant que peut ajouter l\u2019étude vectorielle de notre malade est l'absence d\u2019hypertrophie ventriculaire droite malgré la présence d\u2019une onde S en V6.Les modification radiologiques consistent habituellement en une cardiomégalie, surtout au dépens de l\u2019oreillette droite.Chez notre malade, l\u2019immensité de cette cavité notée au cathétérisme, laisse supposer qu\u2019elle est seule responsable du débord antérieur en oblique antérieure droite.Ses artères pulmonaires pa- raissalent plus petites que d\u2019habitude.Vacca rapporte une diminution de la vascularité pulmonaire chez 32 des 84 cas étudiés.Au cathétérisme, le cathéter, en s\u2019enroulant, a décrit l\u2019immensité de l\u2019oreillette droite, qui s\u2019étendait même à gauche de la colonne vertébrale.La valvule tricuspidienne dans cette malformation se projette à gauche de la colonne et la position du cathéter nous laisse supposer qu\u2019il en était ainsi dans le cas présent.La position exacte de l\u2019orifice tricuspidien n\u2019a pû être déterminée à cause de l'identité de la courbe de pression auriculaire et ventriculaire.La similitude de ces courbes a d\u2019ailleurs été soulignée dans le passé par Wright et ses collaborateurs, (5) et plus récemment par Schubler, (1).L'identité des contours des tracés auriculaire et ventriculaire droits ne peut s\u2019expliquer ici par la présence d\u2019une insuffisance tricuspidienne.En effet, chez ce patient, la clinique est muette en regard de cette pathologie: il n\u2019y L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 a ni souffle systolique au foyer tricuspidien, ni reflux jugulaire et ni pulsatilité du foie.Ces courbes de pression, à morphologie pres- qu\u2019identique, pourraient s\u2019expliquer selon un autre mécanisme physiopathologique.Dans la maladie d\u2019Ebstein, la partie distale de l\u2019oreillette droite est entourée de muscle ventriculaire qui participe a la systole ventriculaire.Du point de vue fonctionnel, chacune des systoles ventriculaires créerait ainsi une augmentation de la pression auriculaire et lui donnerait une morphologie non habituelle, se rapprochant de la courbe ventriculaire.Une troisième hypothèse enfin pourrait être soulevée en vue d'expliquer ces particularités hémodynamiques.Ne pourrait-il pas s\u2019agir d\u2019une absence fonctionnelle (et non anatomique) de la valvule tricuspidienne qui ferait en sorte que les chambres auriculaire et ventriculaire seraient largement communicantes.Cette anatomie particulière, asociée au mécanisme déjà invoqué lors de la deuxième hypothèse expliquerait en entier la morphologie identique des courbes.La courbe ventriculaire était crochetée et étalée comme elle a été décrite par Kezdi et Wenne- mark (4) dans ces cas d\u2019Ebstein avec bloc de branche droit à l\u2019électrocardiogramme.Enregistrement simultane de l'F.C.G.et des pressions endocavitaires dans l'Ebstein Fig.7.\u2014 Notez la similitude des tracés de pression auriculaire proximale et distale contrastant avec des courbes électriques différentes du type auriculaire et ventriculaire; discordance pathognomonique de l\u2019Ebstein.GOULET er CAMPEAU : MALADIE D\u2019EBSTEIN 165 L'interprétation de l\u2019enregistrement simultané des pressions et de l\u2019électrocardiogramme endocavitaire chez notre patient exige quelques explications.Chez le sujet normal, le retrait du cathéter-électrode du ventricule droit à l\u2019oreillette droite nous permet d\u2019enregistrer les courbes suivantes (fig.7).Dans le ventricule droit, l\u2019électrocardiogramme en- docavitaire est marqué par l\u2019enregistrement du QRS où l\u2019onde S prédomine avec une onde T négative dans la chambre de remplissage, (6).En même temps, on enregistre une pression ventriculaire typique.À ce niveau, l\u2019application du cathéter sur la paroi est responsable d\u2019un courant de lésion qui amène une surélévation du segment ST.Au niveau auriculaire, on enregistre un tracé électrocar- diographique où on distingue une onde P unique et pointue à la partie distale puis, une onde diphasique et une onde négative à la partie proximale de cette cavité.Le complexe QRS qui suit l\u2019onde P à ce niveau est négatif et décroissant d\u2019amplitude, de la partie distale de l'oreillette à la partie proximale.Au même moment, on enregistre la courbe de pression classique avec les ondes «a», «Ce» et «v».L'application du cathéter- électrode à ce niveau peut causer un courant de lésion qui amènera une surélévation du segment PR.Classique, il a été décrit dans l\u2019Ebstein, (7) une zone de transition dans la partie distale de l\u2019oreillette, «au niveau du ventricule auriculaire», où on enregistre un courant électrocardiographique du type ventriculaire, alors que la pression enregistrée simultanément est du type auriculaire.À ce niveau, la pression sur la paroi à l\u2019aide du cathéter-électrode produirait un courant de lésion au dépens du segment St.Sodi-Palla- rès, (8) et plus tard, Hernandez, Rockking et Cooper (7) décrivaient comme presque pathognomonique la création d\u2019extrasystoles ventriculaires par la pression du cathéter au niveau de cette chambre de transition.Chez notre patient, les courbes d\u2019enregistrement simultané des pressions (fig.8) et de l\u2019électrocardiogramme endocavitaire sont plus difficiles d\u2019interprétation pour deux rai- 166 GOULET Er CAMPEAU : MALADIE D\u2019EBSTEIN sons: l\u2019identité des courbes de pression auriculaire et ventriculaire et la présence d\u2019une fibrillation auriculaire.Cependant, 11 n\u2019en reste pas moins qu\u2019au niveau de l'oreillette droite distale, alors que les complexes électriques étaient du type ventriculaire, nous avons obtenu une courbe de pression identique à celle de l\u2019oreillette droite proximale, du type auriculaire proximal.Cette discordance entre la courbe de pression de type auriculaire et le tracé électrique d\u2019allure ventriculaire au niveau de l\u2019oreillette signe le diagnostic de maladie d\u2019Ebstein.De plus, au niveau de l\u2019oreillette droite distale ainsi qu\u2019au L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 ter le volume du coeur en moins de quelques mois.Agé de 38 ans, notre patient a déjà dépassé de 15 ans, la moyenne de vie déjà enregistrée chez 60 sujets porteurs de cette malformation.Cependant, on a décrit cette pathologie chez un sujet âgé de 79 ans.Des 108 cas rapportés de maladie d\u2019Ebstein, 15% sont morts de façon subite.En effet, ces patients sont très fragiles; deux cas d\u2019Ebstein sont décédés durant des cathétérismes cardiaques.On a rapporté également des morts par tuberculose, abcès cérébral et embolie paradoxale.Pa 1 4 4 1 4 8114 5 Pao bor Tea by Fig.8.\u2014 Enregistrement simultané de l\u2019électrocardiogramme endocavitaire (tracé du haut) et de la pression auriculaire droite (tracé du bas).Transition électrique nette sans changement dans les contours de la pression auriculaire, indiquant une paroi auriculaire distale du type ventricule et une paroi proximale du type auriculaire.niveau ventriculaire, l\u2019application du cathéter contre la paroi a déclenché des salves d\u2019extrasystoles ventriculaires.Comme d'autres auteurs, (7) nous n\u2019avons pû obtenir de courant de lésion à ce niveau.Les dosages oxymétriques enfin, témoignaient d\u2019un shunt droit-gauche important au niveau auriculaire.L\u2019apparition de cyanose chez ce patient, peu de temps après un accident d\u2019auto, ne nous semble pas être une simple coïneidence.Il faut envisager la possibilité de la création d\u2019une déhiscence septale post-traumati- que au niveau de moindre résistance (fora- men ovale), comme il a été décrit après certains traumatismes thoraciques.Il est à noter que notre malade a vu ses symptômes apparaître et s\u2019exagérer peu après un accident d\u2019auto et, qu\u2019objectivement, on a vu augmen- La chirurgie a peu à offrir à ces malades.Les cinq cas d\u2019Ebstein soumis à l\u2019anastomose de Blalock - Taussig, sont morts peu après l'acte opératoire.Un seul des quatre malades ayant subi une fermeture de sa communication inter-auriculaire, a survéeu et fut amélioré.Résumé Nous avons rapporté un cas de maladie d\u2019Ebstein.Celui-ci s\u2019ajoute aux 55 cas déjà diagnostiqués du vivant des malades, avec ou sans l\u2019aide du cathétérisme.Ce diagnostic repose sur la clinique, l\u2019examen radiologique et électrocardiographique, et surtout sur le cathétérisme cardiaque dont nous avons dis- euté les résultats. L'Union Mid.Canada GOULET ET CAMPEAU: MALADIE D'EBSTEIN 167 Tome 89 \u2014 Fév.1960 Summary A case of Ebstein\u2019s anomaly diagnosed during life 1s presented.The diagnosis was based on the clinical and particularly on the cardiac catheterization findings.The simultaneous recording of the intracardiac electrocardiogram and the right heart pressure pulse in the diagnosis of this disease is discussed.BIBLIOGRAPHIE 1.G.SCHUBLER, P.ADAMS, R.C.ANDERSON, K.AMPHATY, R.G.LESTER: Clinical study of twenty-three cases of Ebstein\u2019s anomaly of the tricuspid valve.Circulation, 19: 165.1958.2.Joseph B.VACCA, Donald W.BUSSMAN, Gerard MUDD: Ebstein\u2019s anomaly: complete review of 108 cases.Am.J.Card., 2: 210, 1958.3.Paul KEZDI, James WENNEMARK: Ebstein's malformation: clinical findings and hemodynamic alterations.Am.J.Card., 2: 220, 1958.4.B.Van LINGEN, S.R.BAUERSFELD: The electro-cardiogram in Ebstein\u2019s anomaly of the tricuspid valve.Am.Heart J.50: 13, 1955.5.J.WRIGHT, H.B.BURCHELL, J.W.KER- KLIN, E.A.WOOD: Congenital displacement of the tricuspid valve (Ebstein\u2019s malformation): report of a case with closure of an associated fora- men ovale for correction of the right to left shunt.Proc.Staff Mect.Mayo Clin., 29: 278, 1954.D.EMSLIE-SMITH: The intra cardiac electrocardiogram as an aid in cardiac catheterization.Brit.Heart J., 17: 219, 1955.Francisco A.HERNANDEZ, Reuben ROCK- KIND, Henry R.COOPER: The intra cavitary electrocardiogram in the diagnosis of Ebstein's anomaly.Am.J.Card., 1: 181, 1958.D.SODI-PALLARES, M.VIZCIANO, J.SPBE- RON, E.CABRERO: Comparative study of the intra cavitary potential in man and in dog.Am.Heart J., 33: 819, 1944. MOUVEMENT MÉDICAL ee ++ ETAT ACTUEL ET ORIENTATION DE LA RECHERCHE EN CANCEROLOGIE ! Antonio CANTERO (Montréal).La cancerologie, tout en conservant ses bases anatomo-cliniques nécessaires, est devenue une science expérimentale précise.Si le terme cancer éveille l\u2019idée d\u2019une maladie terrifiante, sournoise et irrévocable, 1l ne faudrait pas perdre de vue cependant qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une complexité de phénomènes biologiques invasion, métastases, croissance envahissante, exaltation proliférative, anarchie et autonomie cellulaires.Le concept de cancer ne doit plus s\u2019appliquer et se limiter exclusivement à une pathologie médicale, mals doit englober cette complexité de phénomènes biologiques dont est constitué la vie.Il ne s\u2019agira pas dans cette communication de vous initier aux sciences oncologiques, à ses disciplines multiples et variées, mais plutôt de vous informer des acquisitions récentes et d\u2019apprécier l\u2019orientation nouvelle de la recherche dans l\u2019effort toujours croissant pour conquérir le cancer.Je vous ferai grâce d\u2019une énumération des travaux remarquables qui se poursuivent dans les laboratoires du monde.Je m\u2019efforcerai plutôt de mettre en évidence « la philosophie scientifique » et l\u2019idée maîtresse de la plupart de ces travaux.Partout l\u2019on observe un effort continu tendant à dévoiler les lois qui régissent la formation et l\u2019origine de la cellule cancéreuse, ie.le mécanisme de la carcinogénèse, à découvrir un ou plusieurs produits chimiques ayant une action sélective sur les tissus cancéreux, pouvant arrêter la croissance des tumeurs et entraîner leur régression \u2014 la chimiothérapie \u2014 et à établir des épreuves sures pour le dépistage précoce de la néoplasie.1.Communication au XXIXe Congres de l\u2019A.M.L.F.C., Montréal, septembre 1959.LA CARCINOGÉNÈSE Il ressort des plus récents travaux que le mécanisme pathogénique du cancer est mieux compris à la suite des recherches enzymolo- giques de Potter, Weinhouse, Ledoux, Bra- chet ainsi que les nôtres (Allard, de Lami- rande, Daoust et Weber).Ces recherches démontrent que des modifications de la mosaïque enzymatique sont étroitement liées aux particules intracellulaires, cytoplasmiques ou nucléaires.Une dilution des enzymes essentiels pour la vie cellulaire peut créer le céséquilibre qui donne origine à une cellule au comportement enzymatique anormal.Il semble que ces études, un jour ou l\u2019autre, permettront de préciser le défaut de métabolisme cellulaire représentant le mécanisme clé de la cancérisation.C\u2019est grâce aussi à ces travaux que la chimiothérapie du cancer con- nait un nouvel essor et enregistre des résultats fermes dans la régression de beaucoup de cancers chez les animaux de laboratoire et chez l\u2019homme.Indépendament du concept mutationiste ou de la théorie des virus carcinogènes, il faut reconnaître maintenant, d\u2019après les travaux de Berenbaum et autres, des agents cocarcinogènes qui favorisent le développement ou qui initient l\u2019apparition d\u2019un cancer.Remarquons que ces observations sur le métabolisme cellulaire rallient au concept mutationiste de la carci- nogénèse la plupart des chercheurs, et permettent aussi à ceux qui soutiennent la théorie des virus carcinogènes (qui d\u2019ailleurs n\u2019a pas encore été démontrée chez l\u2019homme) de reconnaître la possibilité du virus de modifier la matière chomosoniale par transduction dans la substance nucléaire, de nature nu- cléoproteinique: l\u2019acide désoxyribonucléique.Pour les mutationistes, les cancers sont -\u2014- 2 L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 formés de races cellulaires qui conservent indéfiniment leur caractère morphologique et biologique particuliers.Or, les caractères de chaque cellule de l\u2019organisme dépendent en grande partie du matériel héréditaire cellulaire, nucléaire et eytoplasmique.Il est donc naturel d'envisager un concept génétiste du cancer d\u2019après lequel la cancérisation cellulaire résulte d'une modification de ce matériel héréditaire.(Hauchcka, Levan, Burdet- te, etc.).Si les chercheurs ne semblent pas s\u2019accorder sur le mécanisme qui produit des cellules anormales, par contre ils reconnaissent que la cellule cancéreuse est le résultat d\u2019une mutation pouvant être déclanchée par des causes multiples, tels les rayons X, rayons gamma, ultraviolets, produits chimiques carcinogènes, et virus carcinogènes.Les gènes paraissent comparables aux virus de structure nucléoprotéique comprenant de nombreux virus de la pathologie végétale, animale et humaine.Aussi, l\u2019un des caractères fondamentaux des virus est représenté par le fait que leur vie et leur reproduction sont obligatoirement intracellulaires.Leur présence dans le cytoplasme se manifeste fréquemment par la production d\u2019inclusions pathologiques spéciales telles que les corpuseules de Negri et autres inclusions.Bernard et Ober- ling a Villejuif ainsi que Dmochoski ont bien démontré par microscopie électronique ces particules dans le cancer mammaire chez la souris ainsi que dans du matériel humain (Bernard, Oberling).Certains virus pénètrent dans le noyau cellulaire où s\u2019opère ainsi une rencontre du plus haut intérêt: celle des molécules nu- cléoprotéidiques (DNA) étrangères représentant les êtres biologiques les plus inférieurs avec les gènes également nucléoprotéidiques et qui résument en chaque noyau cellulaire la totalité de l\u2019organisme.La présence de ces virus se manifeste par l\u2019apparition d\u2019inclusions nucléaires spéciales.L\u2019on peut penser que ces agents se multiplient aux dépens d\u2019acides aminés et de mo- nonucléotides arrachés aux protides et aux acides nucléiques qui forment les gènes CANTERO: RECHERCHE EN CANCÉROLOGIE 169 et les composés nucléaires non génétiques.Suivant cette hypothèse, les gènes et composés en cause seraient donc susceptibles de subir des modifications chimiques.Lorsque de telles modifications intéressent un gène, l\u2019on peut en attendre une mutation.Or certains de ces virus déterminent, de manière inéluctable, la cancérisation des celluèes infestées et dans certains cas même se forment des inclusions nucléaires.Il en est ainsi dans le sarcome filtrable de la poule de Fisher et dans la tumeur maligne du rein de la grenouille de Lucké.L\u2019on doit penser que les virus déterminent la cancérisation soit en agissant directement sur les cellules infestées, soit en provoquant des modifications chimio-physiologiques des substances nucléaires, RNA et DNA, avec production de mutations somatiques.Voilà pourquoi il est fort difficile de démontrer la présence du virus carcinogène bien que nous sachions que certaines des tumeurs sont causées par ces virus.Il se peut, d\u2019après les travaux de Duran-Reynals, que le virus demeure masqué ou est modifié ou bien que les méthodes actuelles sont inadéquates pour en démontrer la présence.Les arguments des virus carcinogènes confirment maintenant les travaux de Peyton Rous qui en 1911 soutenait la cause virale du sarcome chez la poule.Plus tard, Bittner démontrait que le facteur lait dans le cancer mammaire chez la souris était dû à un virus transmis par le lait maternel.Plus récemment, les recherches de Gross dans la leucémie chez la souris, ainsi que de Stewart, Eddy et Dchomowski, ont démontré la cause virale des certaines tumeurs du tissu lym- phoide.Les expériences de Gross démontrent que la leucémie est transmissible par filtrat chez la souris jeune et qu\u2019apres plusieurs passages (13 à 14), l\u2019agent cause une variété de tumeurs, ie.de la parotide, des glandes salivaires et tissu lymphoide.Il s\u2019agit tout probablement d\u2019un virus atténué et modifié par passages répétés.À prime abord, il semblerait qu\u2019une variété de virus soit res- 170 CANTERO: RECHERCHE EN CANCÉROLOGIE ponsable pour les différentes lésions du tissu lymphoïde.Stewart et Eddy ont démontré par contre, au moyen de cultures de tissus exposées au virus de la leucémie, qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un même virus responsable pour une variété de tumeurs du tissu lymphoïde.Une adaptation du virus est possible lorsqu\u2019il est transmis de la souris au singe.Déjà, grâce à ces recherches, se réalise la préparation d\u2019un vaccin pouvant protéger la souris des lésions multiples du tissu lymphoide.Au Sloan-Kettering, le Dr Friend a réussi à préparer un vaccin contre ce virus de la leucémie chez les souris.Récemment, s\u2019est réalisé la transmission \u2014 à la souris \u2014 du virus de leucémie provenant du tissu nerveux (cerveau) de l\u2019homme.Enfin, les plus récents travaux de Bernard, Oberling, ainsi que de Dmochowski, ont démontré au moyen du microscope électronique les particules de virus provenant des malades avec leucémie.Ainsi se confirme de plus en plus la théorie virusale de certaines tumeurs des animaux de laboratoire au moins.RÔLE PRÉPONDÉRANT DES ÉTUDES D\u2019'IMMUNOLOGIE C\u2019est grâce aux acquisitions récentes concernant la structure chimique du noyau mais surtout des chromosomes que les problèmes d\u2019immunologie et d\u2019immunogénétique ont connu un si grand essor dans les dernières années.Les études d\u2019histochimie et d\u2019immunochimie ont contribué déjà à résoudre certains problèmes de défense qui résultent de la présence de cellules anarchiques en croissance ou stagnantes.Dans la greffe du cancer mammaire chez la souris de ligne porteuse de tumeur spontanée, Bittner a pu réalisé une régression de la greffe originale après la préparation d\u2019un anti-sérum dans le cobaye.Les problèmes d\u2019immunoréaction font l\u2019objet de nombreuses recherches.Green, en Angleterre, a démontré que les substances chimiques carcinogènes, en se fixant aux protéines cellulaires, deviennent antigéniques, L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 modifient les cellules néoplasiques ct les rendent antigéniques au porteur de la tumeur.Il a démontré que des complexes lipidi- ques antigènes sont libérés par les tumeurs malignes et proviennent d\u2019une réaction d\u2019immunité autour de la tumeur./ñlber de Moscou a bien démontré que les tumeurs chez l\u2019homme ainsi que chez les animaux contiennent des antigènes qui sont absents dans les tissus correspondants normaux.Les travaux de Takada au Japon ont démontré la présence dans les tumeurs d\u2019ascites chez le rat de deux antigènes spécifiques : le TS et le SS antigen.Il conclut que les antigènes spécifiques des cellules des différentes tumeurs sont normalement formés dans le noyau des cellules tumorales.En Allemagne, Druckley a pu démontré que des cellules normales provenant d\u2019homo- génats de tissus normaux annulent la trans- plantabilité des cellules néoplasiques.Cette action inhibitrice se trouve la plus marquée dans l\u2019'homogénat préparé du poumon, muscle ou rate.Il a noté une cytolyse des cellules tumorales.Les recherches en immunochimie apportent depuis quelques temps une contribution remarquable qui laisse prévoir des succès brillants dans un avenir très rapproché.La chimiothérapie : voilà l\u2019arme nouvelle qui se forge pour combattre le cancer.Déjà les résultats encourageants sont enregistrés et les progrès continuent.Aux Etats- Unis, 23 millions de- dollars seront dépensés pour la recherche en chimiothérapie.Dans cette tâche gigantesque pour découvrir une substance carcino-inhibitrice efficace, des multitudes de substances chimiques ou autres seront soumises à un trillage systématique (screening).Au Sloan-Ketter- ing, il a atteint le chiffre de 60,000.Cet effort est rendu possible grâce aux immenses progrès acquis par la chimie de synthèse, la biochimie appliquée à l\u2019étude de la cellule cancéreuse et par une étude plus approfondie du mécanisme de la carcinogénèse. L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 Les recherches avec les produits de synthèse qui apparaissent encourageants s\u2019inspirent en grande partie de l\u2019action inhibitrice déjà connue du gaz de moutarde.Il est à souhaiter que ces recherches pourront aboutir à la découverte de corps synthétiques inhibiteurs puissants.La plupart de ces dérivés ont une action anti-mitotique, simulant en quelque sorte l\u2019action de la colchicine avec arrêt de la mitose en métaphase, par absence de la formation du fuseau achromatique et de centrioles cellulaires.Cet arrêt est suivi soit de pyknose (mitonécrose de Masson) soit d\u2019une évolution vers une anaphase et une télophase anormales, soit de la formation d\u2019un noyau polyploïdique.Les contributions apportées par le groupe du Chester Beatty de Londres, dirigé par Haddow, et de Lacassagne et Latarjet à Paris, sont fort imposantes.Ce sont les travaux remarquables de Haddow, Boyland, Cook, Kennaway et les résultats encourageants déjà enregistrés avec l\u2019emploi des produits TEM, ThioTEpA et autres dérivés du gaz de moutarde.La toxicité de beaucoup de ces produits de synthèse empêche pour le moment leur application clinique.La plupart causent une atrophie de la moelle osseuse.Par contre, les anti-métabolites qui sont aussi des produits de synthèse, tels le mer- captopurine, diaminopurine, aminoptherine semblent de plus en plus prometteurs.Leur emploi s\u2019inspire du fait que la cellule cancéreuse ne peut pas différencier entre les substances nécessaires pour la vie cellulaire, les métabolites, et leur contrepartie, les anti- métabolites.Ce sont des substances frauduleuses dont la structure chimique cache des produits toxiques qui bloquent le métabolisme cellulaire normal.Idée géniale de la chimie de synthèse et qui semble marquer déjà des résultats en clinique.Notons l\u2019amepthop- trin dans la leucémie aiguë, ainsi que d\u2019autres dérivés de mononucléotides tels que thioguanine, 5 fluorouracil, desoxypyrimidi- ne dont les essais ont portés sur les maladies de Hodgkin, myclome, Ilymphosarcome.CANTERO: RECHERCHE EN CANCÉROLOGIE 171 Derniérement, les composés mononucléoti~ des avec atomes de fluor semblent être plus efficaces dans la leucériie expérimentale, 1.e.4-fluorouracil.La liste devient (le pius en plus longue de jour en jour et : :spoir est grand que les recherches seront {ructueuses pour une chimiothérapie rificace.Depuis ces dernieres années, les artibioti- ques comme agents anticancérigercs font \u2019objet de nombreuses recherches L\u2019actinomycin C et 1) des chercheurs américains et la mitomycin C des japonais semblent avoir donné des résultats encourageants da:ss certains cancers.Mais leur toxicité, dr.l\u2019effe, se fait sentir surtout sur le systèr.: héis- 2.© lérée si elles sont administrées conjointement avec une diète cirrhogène; par ailleurs, des extraits de tissus humains, riches en cholestérol, ont provoqué des tumeurs malignes chez l'animal.Chez l\u2019homme, aucun facteur génétique ne semble présider à l\u2019éclosion du cancer; la cirrhose, qui lui est fréquemment associée, peut toutefois ne pas exister et, vice versa, on sait que dans certaines régions, la cirrhose infantile est très élevée (Ceylan, Jamaïque, Inde), sans accroissement du nombre de cancers.De tous les facteurs cirrhogènes connus, seule la malnutrition chronique, d\u2019origine économique ou religieuse, est commune à toutes les régions géographiques les plus touchées.Mais, en Amérique Centrale et à la Jamaïque, où la cirrhose présente une incidence élevée, le cancer demeure rare.Il semble donc exister un facteur cancérigène surajouté, dont seule, une étude poussée des habitudes de ces diverses peuplades révélera la nature exacte.Liliane DELAQUERRIERE.J.P.BENHAMOU et R.FAUVERT: Le cancer primitif du foie en France.A propos de 25 observations.\u2018Sem.des Hopitaux'', 34: 121 (20 janv.) 1958.A propos de 25 observations personnelles, les auteurs ont repris l\u2019étude de la fréquence, de l\u2019étiologie et de la symptomatologie clinique et biologique du cancer primitif du foie en France métropolitaine.Les vingt cinq cas étudiés sont représentés par vingt trois hépatomes ou hépatocho- langiomes et deux cholangiomes.Dans 19 cas (76%) une cirrhose accompagnait le cancer primitif du foie.En France, le cancer primitif du foie est découvert au cours de 2,36% des autopsies.Il représente 10,83% des cancers autopsiés.Cette fréquence relativement importante du cancer primitif du foie est due à la fréquence de la cirrhose alcoolique en France. L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 En effet, dans l\u2019étiologie du cancer primitif, la cirrhose joue un rôle important le cancer primitif du foie est 14 fois plus fréquent chez les cirrhotiques que chez les non cirrho- tiques.Le pourcentage de cirrhoses se compliquant de cancer primitif peut être estimé à 6,4.Il semble que la dégénérescence maligne au cours des cirrhoses soit plus fréquente actuellement qu\u2019autrefois.Ceci tient à l'âge plus élevé des cirrhotique: et à l\u2019évolution plus prolongée de la cirrhose sous l\u2019influence des thérapeutiques actuelles.Le cancer primitif du fole se présente habituellement sous le tableau d\u2019une cirrhose sévère.Le diagnostic pourrait cependant être évoqué devant la constatation de douleurs très vives de l\u2019hypocondre droit, d\u2019une métastase pulmonaire ou d\u2019un hémopéritoine aigu spontané.Les manifestations biologiques des cancers primitifs du foie sont très proches de celles d\u2019une cirrhose banale.Cependant, la constatation d\u2019une hyperphosphatasemie alcaline ou d\u2019une hypoglycémie présente une certaine valeur diagnostique.Le diagnostic formel de cancer primitif du foie n\u2019est souvent fait qu\u2019à l\u2019autopsie; dans quelques cas le diagnostic a été posé avant la mort grâce à la ponction biopsie ou à une laparotomie exploratrice.Les possibilités thérapeutiques dans les cancers primitifs du foie paraissent extrêmement limitées du fait de l\u2019étendue habituelle des tumeurs et de la fréquence d\u2019une cirrhose associée.Le traitement chirurgical ne peut être envisagé que dans les rares cas où la tumeur est localisée à un lobe et où il n\u2019existe pas de cirrhose associée.HILLEMAND.L.ORCEL: Les aspects structuraux des épithéliomas primitifs du foie chez l'homme.\u2018Sem.des Hôp.\", 34: 135 (20 janv.) 1958.L'étude anatomique de 26 cas français d\u2019é- pithéliomas primitifs du foie (21 hépatomes malins, 3 cholangiomes malins et 2 hépato- cholangiomes malins) a permis à l\u2019auteur de reprendre la question dans son ensemble.ANALYSES 221 Au point de vue macroscopique, il semble que la distinction entre tumeurs massives et nodulaires soit un peu artificielle et qu\u2019en réalité, les masses néoplasiques les plus volumineuses procèdent de la confluence de foyers élementaires plus petits, comme en témoigne la lobulation toujours très nette des tumeurs.La cirrhose, associée dans 86% des cas au cancer est.de types variés, mais, en général, macronodulaire.L'anaiyse histologique et histogénétique est en faveur de l\u2019unicité de l\u2019'hépatome et du cholangiome malins qui peuvent être associés dans la même tumeur; il semble plus conforme aux faits d\u2019admettre que la réalisation des aspects histologiques des tumeurs épithéliales hépatiques est liée à des phénomènes de métaplasie traduisant une adaptation fonctionnelle à des conditions biologiques différentes de la normale.Contrairement à certaines données classiques, les extensions et métastases sont fréquentes, en particulier les extensions veineuses portales des hépatomes.Les cholangiomes malins se montrent souvent plus « lympho- philes».Ces métastases font souvent apparaître un phénomène de différenciation régionale; ainsi, les aspects hépato-cellulaire prédominent dans les métastases ganglionnaires (méme si la tumeur hépatique est un hé- patome malin).Les lésions d\u2019hépatite scléreuse associées aux épithéliomas primitifs du foie doivent être rangées en deux catégories : \u2014 la sclérose réactionnelle secondaire, péri- néoplasique ou intriquée au néoplasme, \u2014 la cirrhose vraie, nodulaire et diffuse qui paraît bien précéder chronologiquement le cancer.Celui-ci apparaît en effet et se modèle sur le foie en fonction de la cirrhose qui se remanie à son contact.Tout se passe comme si le nodule de régénération cirrhoti- que constituait un territoire privilégié pour l\u2019apparition du cancer et comme si celui-ci résultait d\u2019un remaniement régional intéressant toutes les composantes tissulaires de ce segment. 222 Cette notion de zones de cancérisation est applicable aux cancers sans cirrhose qui le localisent initialement aux régions péri ou paraportales.L\u2019accroissement de la tumeur résulterait bien plus de la confluence de ces territoires élémentaires à la suite de poussées successives que d\u2019une croissance excentrique destructive, liée à une prolifération exubérante.On peut ainsi établir une véritable unité dans l\u2019évolution du processus néoplasique des tumeurs hépato-biliaires en admettant qu\u2019il se produit, sur le foie et les canaux biliaires des zones de cancérisation plus ou moins étendues dans l\u2019espace et susceptible de réaliser : \u2014 des cancers excréto-biliaires extra hépatiques avec leurs curieuses images d\u2019« extension » au parenchyme; \u2014 des cancers de grosses voles biliaires in- tra-hépatiques; \u2014 des cancers limités au lobule et à la zone de la pièce intermédiaire: cancer pur de la travée ou hépatome malin; cholangiome métaplasique, hépato-cholangiome.HILLEMAND.R.FAUVERT et J.P.BENHAMOU: Réflexions sur la diététique actuelle des hépatites aiguës et des cirrhoses.\u2018Sem.des Hôp.\u201d, 34: 152 (20 janv.) 1958.1.Le régime d\u2019une hépatite aiguë doit être un régime normal: il est inutile d\u2019augmenter l\u2019apport protidique et de diminuer la ration lipidique; les facteurs lipotropes n\u2019ont strictement aucun intérêt thérapeutique.2.Le régime d\u2019une cirrhose anascitique doit être aussi un régime équilibré: 1l est inutile de prescrire un régime hyperprotidique et hypolipidique; l\u2019intérêt thérapeutique de la choline et de la méthionine est nul.3.En cas de cirrhose ascitique, le régime désodé est indispensable; 1l faut que l\u2019apport en sodium soit extrêmement faible, généralement inférieur à 100 mg.par jour; le régime désodé doit être longuement poursuivi.4.En cas de coma ou de pré coma hépatique, le régime hyperprotidique et l\u2019apport ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 en méthionine aggravant assez souvent la situation, il faut prescrire un régime hypopro- tidique.Celui-ci doit être poursuivi pendant plusieurs mois, s\u2019il le faut, pour éviter les récidives de « coma hépatique ».HILLEMAND.CARDIOLOGIE C.W.ADAMS: Myopéricardite postvirale associée au virus de l'influenza.(Postviral myopericarditis associated with the influenza virus.Report of 8 cases.) \u201cAmer.J.Cardiology\u2019, 4: 56 (juillet) 1959.Les auteurs esquissent la séméiologie et le diagnostic différentiel de la péricardite idiopathique.Ils discutent l\u2019étiologie qui semble d\u2019origine virale.En effet, plusieurs auteurs ont pu isoler des virus coxsackies de divers types.Ils rapportent 8 cas de myopéricardi- te observés durant l\u2019épidémie d\u2019influenza de 1957-1958, qui ont démontré une élévation significative des anticorps contre ce virus.L'apparition tardive de cette complication suggère un mécanisme d\u2019hypersensitivité.L'association de myocardite fut confirmé par la présence d\u2019un galop, troubles de condue- tion et par une élévation dës transaminases.v4 Lucien CAMPEAU.C.F.McCUSTOM et K.M.MOSER: Différentiation de la péricardite idiopathique de la péricardite associée au lupus.(Studies in Pericarditis: Differentiation of the Acute Idiopathic from that occurring in Disseminated Lupus.) \"Amer.J.Cardiology\u2019, 4: 42 (juillet) 1959.I.Yr Les auteurs croient que les agents étiologiques de ce syndrome sont nombreux.On a émis à date les hypothèses d\u2019une infection virale et d\u2019un mécanisme allergique.Sous ce chapitre d\u2019hypersensibilité, les auteurs groupent divers entités classiques mal connues, entre autres, le syndrome post commissuroto- mie, le syndrome post infarctus et les péricar- dites associées aux maladies du collagène.Les auteurs ont été impressionnés par l\u2019association de péricardite idiopathique aiguë et le lupus erythémateux disséminé.En effet, 43% des patients atteints de lupus ont d\u2019abord présenté une péricardite qui avait été initiallement etiquetée « péricardite idiopa- L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 thique aiguë ».On doit surtout penser au lupus chez une femme entre 20 et 40 ans.La présence de lésions dermatologiques, d\u2019adénopathies, de splénomégalie, une leucopénie, une anémie, une inversion du rapport albumine- globuline sériques et enfin une sérologie positive (possiblement faussement positive) sont autant d\u2019éléments qui doivent faire penser à une péricardite associée au lupus érythémateux.À cause du pronostic défavorable attribué au lupus, un dépistage précoce est recommandé.Les auteurs suggèrent dans tous les cas de péricardite idiopathique aiguë la recherche de cellules du lupus érythémateux.Lucien CAMPEAU.GASTRO-ENTEROLOGIE p+ S.BONFILS, J.TREMOLIERES et A.MOSSE: Les taux caloriques et protéiques spontanément consommés par les gastrectomisés.Rapports entre sous-alimentation et dénutrition.\"Arch.Mal.App.Digestif\u201d, 47: 245 (avril) 1958.1.L\u2019évolution pondérale de 30 gastrecto- misés partiels (27 hommes et 3 femmes) a été suivie en milieu hospitalier pendant un temps variable après leur intervention.\u201c 6-malades sur 30 (20 p.100) seulement ont conservé ou repris leur poids habituel.2.Les taux caloriques et azoté des ingesta spontanément consommés ont été étudiés chez 25 d\u2019entre eux par interrogatoire alimentaire soigneusement codifié.3.Le déficit alimentaire par rapport au besoin calorique théorique est supérieur à 20 p.100 (50 p.100) en moyenne chez 17 malades sur 25 (68 p.100).Ce groupe de sujets présente un déficit pondéral de 23 p.100 identique à celui que l\u2019on aurait pu calculer à partir de la réduction des ingesta.Autrement dit, chez ces malades, la perte de poids est uniquement fonction de la sous- alimentation.4.Chez 8 malades sur 25, il n\u2019existait pas de déficit alimentaire.ANALYSES 223 3 de ces sujets avaient cependant un déficit pondéral de l\u2019ordre de 13 p.100, sans troubles de la digestibilité.5.L\u2019alcool fournit en moyenne 550 cal/ 24 heures, mais 9 sujets sur 25 seulement consommaient plus d\u2019un litre de vin par jour: il s\u2019agit uniquement de gastrectomisés de longue date (plus de 4 ans).6.Les troubles fonctionnels post-gastrec- tomie s\u2019observent dans 72 p.100 des cas.Le dumping syndrome est celui d\u2019entre eux qui coïncide le plus souvent avec un déficit alimentaire.7.L'interprétation de ces faits est discutée.Les données des bilans, qui seront fournies dans un travail ultérieur, confirment que la majorité des dénutritions post-gastrecto- mie provient de la réduction des ingesta calo- rico-azotés.Certains malades cependant ne peuvent, au cours de la réalimentation, franchir une certaine limite pondérale, inférieure à la normale : leur comportement est celui des « maigres constitutionnels ».HILLEMAND.Mme M.PARTURIER-ALBOT: Les aspects endoscopiques et cliniques du cancer du rectum au début.\"Arch.Mal.App.Digestif\u201d, 48: 750 (juillet-août) 1959.Les photographies endoscopiques ont permis de faire un grand pas au diagnostic précoce du cancer du rectum.L\u2019auteur considère 4 formes du cancer in- cipiens.La forme atténuée où, en dehors de petites hémorragies, le malade a parfois de petites diarrhées glaireuses sporadiques.La forme atypique où le cancer se révèle par un prurit rebelle, des suintements séreux ou séro- sanglants.La forme masquée par une autre affection : constipation, dysenterie.La forme silencieuse découverte à l\u2019occasion d\u2019examens systématiques.Dans ces petits cancers, les aspects endoscopiques sont sans traduction radiologique.Bourgeonnants (polypoides ou végétants), in- filtrants, ulcérants, sténosants, \u2014 ces divers aspects peuvent être soupçonnés d\u2019une façon très précoce.De plus, une confrontation de 224 la première image photographique avec les aspcets ultérieurs permet de démontrer leur évolutivité.Dans tous les cas, l\u2019examen histologique est indispensable avant d\u2019entreprendre toute thérapeutique.Cecil GENDREAU.NEUROLOGIE W.A.BLANC et L.JOHNSON: Etudes sur l\u2018ictère nucléaire.(Studies on Kernicterus.) \"J.of Neuropath.Exp.Neurol.\u201d, 28: 165 (janv.) 1959.L'ictère nucléaire associé à une hyperbili- rubinémie familiale, survient régulièrement chez les homozygotes d\u2019une lignée de rats (Lignée de Gunn).Cette affection chez l\u2019animal peut servir à l\u2019étude des mêmes lésions observées chez l\u2019homme.Les auteurs divisent leur travail en trois parties principales, à savoir : 1.Anatomie-pathologique de l\u2019ictère nucléaire dans la lignée de rats « Gunn».2.Les rapports entre l\u2019administration des sulfamides et l\u2019ictère nucléaire.3.Pathogénie de l\u2019ictère nucléaire.lère partie.Chez les rats de la lignée (funn, l\u2019ictère nucléaire parait dépendant de la mutation d\u2019un gène unique.Ces animaux ne peuvent transformer la bilirubine indirecte en bilirubine directe ou conjuguée telle qu\u2019excrétée par le foie.Cette transformation s\u2019effectue par la combinaison de 2 molécules d\u2019acide glucuronique sur une molécule de bilirubine indirecte.Cette conjugaison a lieu dans le foie et nécessite la présence de «l\u2019uri- dine diphosphate glucuronyl acide » ainsi que de l\u2019enzyme « glucuronyl transférase ».Cet enzyme ne se trouve qu\u2019en très faible quantité dans le foie des homozygotes de la lignée Gunn.Ces animaux présentent une hyperbi- lirubinémie quelques heures après la naissance.Cette bilirubinémie atteint jusqu\u2019à 10- 20 mg./100 ml.pendant les 2 à 3 premières semaines pour se stabiliser à 7 mg.après le premier mois.Les taux qui dépassent 15 mg./100 ml.pendant le premier mois sont toujours associés aux symptômes cliniques du ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 « kernictère » et souvent à la mort de l\u2019animal.Les symptômes qui affectent 65% des ani- Maux, surviennent pendant les trois premières semaines et consistent en signes extra- pyramidaux avec ataxie et incoordination.Plus tard, apparaissent l\u2019hypotonie, l\u2019irritabilité, la perte de poids avec des crises d\u2019athé- those, opistothonos, convulsions cloniques suivies de la mort.Les survivants présentent des séquelles neurologiques dans la moitié des cas.Chez tous les animaux, on a jamais pu observer d\u2019hémolyse.Matériel et méthode.Le matériel d\u2019étude comprend 72 cerveaux de rats de la lignée Gunn, dont 15 hétérozygotes et 57 homozy- gotes.Certains animaux des deux groupes ont reçu des sulfamides, de la bilirubine, et ont été enfin soumis à l\u2019anoxie.Résultats.Aucune lésion n\u2019a été observée chez les hétérozygotes.Les homozygotes ont tous présenté de l'ictère nucléaire et la coloration des noyaux était grossièrement proportionnelle à l\u2019intensité de l\u2019ictère et des symptômes.La coloration disparait rapidement dans la formaline (quelques semaines), et seules certaines réglons plus inténsement colorées sont visibles à la macroscopie; corne d\u2019ammon, thalamus, noyau lenticulaire, caudé, bulbes olfactifs, lobes pyriformes, noyaux du tronc cérébral, substance noire, noyau rouge et sous-thala- mique, corps quadrijumeaux supérieur et inférieur, noyau olivaire, noyau dentelé, matière grise de la moelle épinière et rarement enfin, le cortex cérébral.L'ictère nucléaire le plus précoce a été observé au 4ème jour, associé à l\u2019infection ou à l\u2019administration de sulfamide.Chez les rats non traités, les lésions apparaissent à la fin de la 2ème semaine.Quoiqu\u2019on ne puisse avec sureté établir le parallélisme absolu entre l\u2019ictère macroscopique et les lésions histologiques, il semble au\u2019il y ait concordance pour ce qui est de la majorité des noyaux atteints.On ne peut nier ou confirmer l\u2019affirmation voulant qu\u2019il y ait souvent dissociation entre les lésions macroscopiques ct L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 microscopiques observées chez l\u2019homme.Les coupes par congélations montrent un certain nombre de cellules ganglionnaires farcies de pigments jaunâtres.Ces pigments sont relativement insolubles dans l\u2019alcool, le toluol et le chloroforme.La réaction de Gmelin est variable.Alors que dans les coupes à congélation, les lésions cellulaires microscopiques parallélisent plus ou moins bien l\u2019imprégnation pigmentaire, les coupes à la paraffine montrent d\u2019abord la vacuolisation et l\u2019excentricité nucléaire, puis enfin, la lyse et la disparition des cellules.L\u2019absence de pigment dans certaines coupes à la paraffine, est attribuable à la fixation par le formol.Il semble done difficile d\u2019étudier le kernictére dans les coupes à la paraffine.Les autres organes, sauf les poumons, les reins et les intestins, ne présentent qu\u2019un léger ictère.Les intestins, surtout ceux des rats qui ont reçu des sulfamides, sont intensément colorés en jaune.Au microscope, le pigment est situé dans le chorion sous forme de grosses gouttelettes jaunes.Les reins montrent des infarctus biliaires du sommet des pyramides et au microscope, le tissu inters- titiel de celles-ci contient des cristaux oranges de forme rhomboïde.Les poumons sont quelquefois le siège de broncho-pneumonie ou d\u2019hémorragie pulmonaire massive.La distribution de l\u2019ictère nucléaire chez les rats homozygotes de la lignée Gunn est identique à celle de kernictère infantile asso- clé ou non à l\u2019érythroblastose foetale.De plus, les études électrophorétiques et spectro- photométriques du pigment biliaire dans le kernictère humain et murin, révèlent un pigment identique, soit la bilirubine indirecte ou non conjuguée.La disproportion entre le nombre des cellules lésées et les cellules pigmentées observée chez l\u2019enfant, parait donc dépendre de la technique employée.L'hypothèse de la toxicité de la bilirubine indirecte semble étayée par la concordance entre les temps d\u2019apparition de l\u2019ictère nucléaire et les symptômes cliniques.Il semble done que l\u2019ictère nucléaire des rats de la lignée Gunn ct des enfants soit identique.On ANALYSES 225 peyt donc concevoir qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019une intoxication aiguë du jeune animal ou enfant due à l\u2019accumulation d\u2019un taux anormal de bilirubine indirecte.Cette accumulation semble secondaire à une déficience enzymatique congénitale (glucoronyl transférase).L'ictère nucléaire et l\u2019administration de sulfamides.Silverman a déjà signalé l\u2019augmentation dans l\u2019incidence du kernictère lors de l\u2019administration de sulfamides à des enfants prématurés.Dans ces cas, les taux de bilirubinémie n\u2019étaient pas plus élevés, que l\u2019enfant meure avec ou sans kernictére.Il semblerait donc que l\u2019augmentation de la bilirubine ne fut pas en cause.L\u2019ictére nucléaire paraissait done dépendre d\u2019autres facteurs.Les auteurs ont injecté de fortes doses de sulfamides (Gantrisin) à des rats albinos nouveaux-nés, pour en étudier la toxicité.Aucune lésion microscopique cérébrale ou autre (pancréatique, hépatique, etc.) n\u2019a été observée.On conclut done à la non-toxicité des sulfamides.Dans une deuxième série d\u2019expériences, les auteurs ont étudié la perméabilité de la membrane pio-gliale (blood brain barrier) chez les rats albinos-nouveaux-nés, à l\u2019aide du bleu de trypan, de la bilirubine et du bleu de méthylène.Après avoir vérifié l\u2019imperméabilité de la membrane pio-gliale à la bilirubine et au bleu de trypan, les auteurs ont étudié l\u2019effet de l\u2019anoxie et de l\u2019administration de sulfamides sur cette membrane.On conclut à l\u2019absence de modification de la perméabilité pio-gliale, même en présence de fortes doses de sulfa.Par contre, l\u2019administration de sulfamides aux rats de la lignée Gunn, provoque une baisse de la bilirubiné- mie en même temps qu\u2019une augmentation de l\u2019ictère dans tous les tissus y compris le cerveau.Il semble donc que les sulfamides favorisent la formation d\u2019une bilirubine indirecte diffusible, qui délaisse rapidement le lit vasculaire.Pathogénie de l\u2019ictère nucléaire.L\u2019ictère nucléaire survient surtout dans la période néo-natale.La présence de kernictére chez 226 les enfants affectés de la maladie de Crigler- Najjars, et chez le rat adulte de la lignée Gunn, paraît relever des mêmes facteurs.Parmi les facteurs mentionnés dans la littérature, les auteurs rejettent les hypothèses des lésions vasculaires et des réactions anti- gène-anticorps localisées.L'action de métabolites anormaux, provenant du foie, où les effets de l\u2019hypoglycémie fréquente dans la période néo-natale, ne paraissent pas plus plausibles.Trois facteurs sont cependant plus importants, à savoir : 1) anoxie, 2) toxicité de la bilirubine, 3) augmentation de la perméabilité de la barrière hémo-céphalique.1.L\u2019anoxie lèse à peu près tous les organes, y compris le cerveau et les parois capillaires.Mais cliniquement, il n\u2019y a pas de relation directe entre l\u2019intensité de l\u2019anoxie et l\u2019ictère nucléaire.Par contre, 11 y a un rapport directement proportionnel entre le taux de la bilirubinémie et lé kernictère.L\u2019anoxie serait donc plutôt un facteur favorisant que déterminant.2.Toxicité de la bilirubine.Le métabolisme de la bilirubine comporte plusieurs étapes qui comprennent : a) la production exagérée par hémolyse; b) la conjugaison avec Pacide glucuronique au niveau du foie par une enzyme.Cette enzyme est très abaissée chez le nouveau-né et le prématuré; c) puis, survient la combinaison de la bilirubine avec les protéines plasmatiques.À ce niveau, les sulfamides qui se combinent avec les protéines plasmatiques, entrent \u2018en compétition, de sorte qu\u2019il y a un surplus de bilirubine théoriquement « diffusible ».Cette bilirubine pénètre dans l\u2019espace interstitiel, exerce un effet nocif sur la cellule en modifiant la perméabilité de la membrane nucléaire et enfin, parvient dans la cellule même où elle a un effet inhibiteur sur les enzymes.Toutes les cellules ne sont cependant pas également sensibles à la toxicité de la bilirubine.3.Modification de la membrane pro-glia- le.Il n\u2019y a pas d\u2019uniformité d\u2019opinion au sujet de la perméabilité de la membrane pio- gliale chez le nouveau-né.On a démontré le parallélisme entre le taux de la bilirubinémie ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 et le taux de la bilirubine dans le liquide céphalo-rachidien.Il semble de plus, que le degré de perméabilité de la barrière entre le sang et le liquide céphalo-rachidien, soit proportionnel à la prématurité pour ce qui est de l\u2019albumine et de la bilirubine.Il n\u2019y a cependant pas de relation entre la teneur du liquide céphalo-rachidien en bilirubine et l\u2019ictère nucléaire.Dans l\u2019ensemble, il semble que la perméabilité des parois capillaires et de la membrane pio-gliale, soit plus grande chez le nouveau-né et en particulier chez le prématuré.En conclusion, il semble que différents facteurs solent en cause dans la production de l\u2019ictère nucléaire, et le plus important parait être la toxicité de la bilirubine non conjuguée.Jacques GAGNON.B.RAMAMURTHI, V.C.ANGULI et C.G.S.IYER: Un cas de neurinome intramédullaire.(A case of intramedullary neurinoma.) \u2018J.Neurol.Psychiat.\u201d, 21: 92 (mai) 1958.Il s\u2019agit d\u2019un malade de 35 ans, fermier, admis à l\u2019Hôpital pour faiblesse des membres inférieurs.Début des symptômes 9 mois auparavant par faiblesse, perte des sensibilités au niveau des membres inférieurs, et difficulté à vider sa vessie.À l\u2019examen d'entrée, pas de mouvements volontaires au niveau des membres inférieurs.Perte des sensibilités au- dessous de l\u2019appendice xiphoïde.Réflexes rotuliens et achiléens exagérés.Babinski bilatéral.Incontinence urinaire.Une myélographie montre un arrêt complet du lipiodol au niveau de la 2ème vertèbre dorsale.Une laminectomie permet de voir une tumeur bien encapsulée le long de la ligne médiane postérieure qui est facilement extraite.La tumeur a environ 1 cm.de long par %4 em.de diamètre.Trois mois après l\u2019opération, le malade a repris sa vie normale de fermier.Quatre ans plüs tard, deuxième épisode exactement identique.Une deuxième laminee- tomie est faite au même endroit, qui révèle de nouveau une tumeur semblable, bien en- capsulée et facilement extraite.La convales- L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 cence est plus longue et 6 mois après l\u2019opération, le malade est capable de marcher avec un bâton.La tumeur extraite était de couleur blanc- jaunâtre, modérément vasculaire, avec de petits foyers de dégénérescence.L\u2019examen histologique montre des faisceaux entrelacés de cellules fusiformes.Les limites cytoplasmiques sont mal définies.Les noyaux sont ovales ou allongés, parfois courbes, et sont vésiculaires ou pycnotiques.Les mitoses étaient absentes dans le premier spécimen, rares dans le second.Les fibres cytoplasmiques ne furent pas colorées par la méthode de Mallory mais furent imprégnées facilement par les méthodes à l\u2019argent.La discussion porte d\u2019une part sur la rareté de vrais neurinomes intramédullaires, d\u2019autre pas sur l\u2019histogenèse des neurinomes.Sur ce dernier point, 2 écoles s\u2019opposent.Celle de Mallory, Penfield, Tarlov, qui croient que ces tumeurs dérivent du tissu conjonctif de la gaine du nerf, et ainsi sont de nature fi- broblastiques.Celle de Masson, au contraire qui soutient que les neurinomes proviennent des cellules de Schwann et sont d\u2019origine ectodermique.Une variante de cette théorie, est celle des auteurs qui pensent que ces tumeurs dériveraient des cellules de la crête neurale qui pourraient avoir été déplacées, au moment du développement de la moelle pendant la vie embryonnaire.Annie COURTOIS.M.A.GARDE: Les complications neurologiques des néoplasmes viscéraux.\"La Revue du Praticien\u2019\u2019, 9: 2292 (21 juillet) 1959.Belle et utile revue générale d\u2019une question dont certaines facettes sont bien connues; dont d\u2019autres, d\u2019une connaissance plus récente et d'une incidence moins fréquente, sont plus méconnues.Ainsi les syndromes neurologiques dus à des métastases cérébrales sont d\u2019observation commune.L\u2019examen clinique, l\u2019'EEG, l\u2019artériographie et la pneumographie contribuent ANALYSES 227 à diagnostiquer leur présence et leur situation.Elles viennent surtout du poumon et du sein sans exclure des localisations primitives à d\u2019autres organes.La métastase cérébrale est-elle unique ou multiple?Unique, dit l\u2019auteur, dans 25 à 50% des cas.Dans 50% des cas, le symptôme neurologique par métastase est la première manifestation d\u2019un néoplasme pulmonaire.D\u2019où nécessité de toujours procéder à une radio du poumon dans le cas d\u2019un syndrome de tumeur endocrânienne.Les métastases méningo - radiculaires par envahissement méningé, à prédominance pé- ri-vasculaire et radiculaire, assez souvent décelable que par examen histologique, constituent une complication dont on a une notion plus récente.Elles provoquent un syndrome de poly-radiculo-névrite sensoriomotrice, ou bien une réaction méningée à liquide clair avec modifications biologiques, parfois une dissociation albumino-cytologique et plus rarement la découverte de cellules néoplasiques au microscope.La carcinomatose méningée peut causer de l\u2019hydrocéphalie et il est utile de mentionner, en marge des remarques de l\u2019auteur, une diminution stable de la glucorachie.Mais ce n\u2019est pas là toute la pathologie neurologique de la néoplasie viscérale.Et il s\u2019agit plus précisément, dans ce chapitre, de faits moins connus et qui relèvent peut-être d\u2019une action carcinotoxique, ou d\u2019une activité carentielle vitaminique ou enzymatique.On a invoqué également d\u2019autres théories pa- thogéniques: virale, allergique et réflexe, qui semblent être moins acceptables.En quoi consistent ces complications para- néoplasiques ?Elles sont liées à un processus dégénératif et peuvent réaliser 7 types ana- tomo-cliniques différents.1.La neuropathie sensitive de Denny Brown comprend une dégénérescence du ganglion spinal et des cordons postérieurs provoquant un syndrome pseudotabétique avec ataxie, douleurs en éclairs et troubles de la sensibilité profonde. 228 2.Les polynévrites sensitivo-motrices (type Wyburn-Mason) presque spécifiques du carcinome bronchique, se développant sans cachexie et dificile à différencier de la forme polyradiculonévrite par métastases, déjà mentionnée.3.Une dégénérescence combinée subai- guë de la moelle d'incidence pour le moins très rare, et, encore moins fréquent, un syndrome de myélomalacie.4.Des atrophies cérébelleuses ou le syndrome cérébelleux peut étre inaugural, ou il se montre d\u2019évolution subaiguë et de caractère cinéto-statique, relié à la dégénérescence des cellules de Purkinje.- 5.Des troubles mentaux, de type Kor- sakoff ou Gayet-Wernicke, ou pouvant plus simplement prendre l\u2019allure soit d\u2019un état confusionnel, soit d\u2019une réaction paranoïde.6.Des atteintes musculaires prenant une forme pseudo-myasthénique ou plus fréquemment celle d\u2019une polydermatomyosite.Au point, qu\u2019on ne doit jamais négliger de rechercher un cancer viscéral chaque fois qu\u2019on est en présence d\u2019une dermato-myosite ou d'une polymyosite.7.Enfin le cancer viscéral peut causer de la rétinopathie dysorique qui ne détermine pas de troubles fonctionnels évidents, mais se caractérise par la présence de taches, d\u2019aspect cotonneux, à proximité des gros vaisseaux de la rétine.Ces taches correspondent à une dégénérescence des fibres nerveuses de la rétine.En somme, le cancer viscéral peut envahir le champ de la neurologie par de nombreux mécanismes qui dépassent de beaucoup le simple truchement de la métastase du tissu nerveux lui-même ou des tissus qui lui sont étroitement voisins comme les méninges, les os du crâne et du rachis.Cette pathologie enrichit la neurologie non seulement par des aspects syndromiques inusités, mais elle multiplie les facteurs étiologiques de certaines de ses affections les plus classiques.Roma AMYOT.ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 PEDIATRIE Donald LATHROP: Maladie kystique hépato-rénale.(Cystic disease of the liver and kidney.) \u201cPediatrics\u201d 24: 215 (août) 1959.\u2019 La maladie kystique hépato-rénale a déjà été décrite et le but de cet article est de présenter une famille dans laquelle au moins quatre des enfants étaient atteints, le père et la mère en étant exempts.I.\u2014 Le premier enfant examiné est une fille de 14 ans qui avait présenté une hématémèse et de l\u2019anémie à l\u2019âge de huit ans; on fit alors une splenectomie pensant à une anémie hémolytique.A 14 ans, l\u2019enfant revient avec de la fièvre, de la diarrhée et des selles noires.Le laboratoire met en évidence des salmonellas dans les selles; on ne voit pas de varices oesophagiennes, la pression artérielle est normale mais les tests hépatiques sont aux limites de la normale; une pyélogra- phie montre des reins kystiques.Les selles noires pourraient donc être causées soit par le salmonella soit par une rupture de varices oesophagiennes.II.\u2014 Fille de 12 ans présentant une pression de 124/80 et une céphaline cholestérol très élevée.Les deux reins sont augmentés de volume et l\u2019on y voit des tubules dilatés suggérant des kystes.Cet enfant a probablement la maladie et est actuellement bien compensée.III.\u2014 Une autre fille de 8 ans a un foie dépassant de 1 em.le rebord costal et une rate palpable.Il n\u2019y-a qu\u2019un kyste de 1.5 em.de diametre au pdle supérieur du rein gauche.L\u2019auteur pense que \u2019enfant souffre d'une maladie kystique hépato-rénale.IV.Un garcon de six ans qui présente une hématémese massive de 250 cc., une hé- pato-spléno-mégalie et un Gaiac positif.Les reins ne sont pas augmentés de volume mais contiennent des dilatations kystiques de tubes collecteurs.La céphaline cholestérol est élevée et la pression porte à 400 mm.d\u2019H,O.L\u2019examen radiologique révèle une veine splénique très dilatée et un grand nombre de veines tortueuses et variqueuses se ren- L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 dant vers l'estomac.La biopsie hépatique mis en évidence de maladie kystique du foie.V.\u2014 Vient ensuite une fille de deux ans qui a des reins hypoplasiques mais sans kystes.Son urine contient des globules rouges, des leucocytes et des cylindres.Le foie n\u2019est pas augmenté de volume quoique le thymol est à 4+ et la céphaline cholestérol à 2 +.L'auteur prévoit que l\u2019enfant présentera ultérieurement des signes plus évidents de la maladie.VI.\u2014 Le dernier garçon est décédé à l\u2019âge de 9 ans.Depuis l\u2019âge de cinq ans, il avait un gros foie dur et nodulaire; on lui fait successivement, splénectomie avec anastomose spléno-rénale, anastomose porto-cave et ligature de varices oesophagiennes.De plus, l\u2019examen radiologique montrait des reins kystiques.À l\u2019autopsie, on trouve un gros foie cicatriciel (lobe droit surtout) avec fibrose portale et prolifération de canaux biliaires formant des kystes.Les reins étaient gros et mous et également kystiques.Une méningite à pneumocoque causa la mort de l\u2019enfant.Discussion.L\u2019étiologie est encore inconnue, il s\u2019agit peut-être d\u2019une maladie héréditaire.Pathogémie.Au 19° siècle, les auteurs croyaient que la maladie était due à un manque d'union entre le métanéphros et le sys- teme collecteur, les tubes aveugles se remplissant d\u2019urine et formant des kystes.Il a été prouvé plus tard que les tubules kystiques débouchaient à la papille.Norris et Herman y voient un défaut dans le processus normal de dégénérescence qui a lieu dans la vie foetale au niveau du rein.En effet les tubes urinifères subissent une segmentation suivie de dilatation et enfin de dégénérescence, tandis que demeurent les tubes définitifs.Or il peut arriver que le processus s\u2019arrête au stade de dilatation et forme des kystes.La cause de ceci serait un défaut de l\u2019épithélium germinatif.Norris et Tysan ont découvert d\u2019autre part que le mé- me processus régissait la formation des ca- ANALYSES naux biliaires et invoque la même pathogénie pour cet organe.Pathologie.L'image typique de cette maladie est une fibrose intense entourant des tubules dilatés, soit dans le rein, soit dans le foie; ces kystes contiennent une substance aqueuse jaune ou brune.Pierre GAUVIN.Kjell KOCH et John BRADFORD: Cancer primitif du foie chez l'enfant.(Primary Carcinoma of Liver in infancy.) \"Am.J].Dis Child.\u201d, 98: 101 (juillet) 1959.Les auteurs nous présentent une petite fille de 8 mois, porteuse d\u2019une tumeur hépatique qu\u2019ils croient être un cancer primitif du foie.Les antécédents de l\u2019enfant sont sans particularité.La naissance et l\u2019évolution postnatale se fit normalement jusqu\u2019à l\u2019âge de 5 mois, alors que le poids de l\u2019enfant devint stationnaire et s\u2019accompagna d\u2019anorexie et de diaphorese profuse.A 6 mois, des examens de laboratoire montrèrent une anémie hypochrome que l\u2019administration de fer ne corrigea cependant pas.À l\u2019âge de 8 mois, son abdomen devint distendu et globuleux.C\u2019est alors qu\u2019elle est hospitalisée.A l\u2019admission, son poids est de 6,225 gr.et elle mesure 66 cm.; son apparence générale est celle d\u2019un bébé pâle et hypothrepsique.Son abdomen est distendu par une masse que l\u2019on peut palper dans l\u2019hypochondre droit et dans le flanc droit.On note d\u2019ailleurs une cireula- tion collatérale très augmentée au niveau de l'abdomen.La masse intra-abdominale à la palpation est nodulaire et très ferme.Le R.X.de l\u2019abdomen montre que tout l\u2019intestin est déplacé vers le centre et le bas par une masse de tissu mou, montrant quelques foyers de calcification et occupant les 2 tiers de l\u2019abdomen droit.Les examens de laboratoire ne montrent qu\u2019une bilirubinémie augmentée et une albuminurie à 0.45 gr.%.Une laparotomie fut pratiquée et montra que tout le lobe gauche du foie était le site d\u2019une tumeur.Cette dernière fut enlevée et on referma le ligament falciforme sur le reste du parenchyme hépatique après avoir rempli le tout avec du «Gelfoan». 230 L'examen de la pièce d\u2019exérèse fut fait par le docteur Ossandon, pathologiste de l\u2019hôpital Saint-Jean-de-Dieu de Santiago.Macroscopiquement.Il s\u2019agit d\u2019une grosse masse correspondant au lobe gauche du foie mesurant 15 x 12 x 8 cm.La surface est jaune verdâtre et déformée par de nombreux nodules de taille variable.A la coupe, le parenchyme normal est remplacé par de nombreux nodules de toutes tailles et plus ou moins confluents dont la surface est jaunâtre et contient des foyers hémorragiques ou né- crotiques.Ces nodules sont séparés par des bandes de tissu conjonetif qui divisent la tumeur et lui donnent un aspect lobulé.Microscopiquement.Le tissu tumoral est constitué de nombreux nodules plus ou moins confluents et entourés d\u2019un stroma fibreux.Les cellules néoplasiques sont d\u2019aspect épi- thélioide et tendent à ressembler à des cellules hépatiques : elles sont polygonales avec un noyau rond, central, hyperchromatique; dans certaines le cytoplasme est peu abondant, finement granuleux et très coloré, tandis que dans d\u2019autres, il est très abondant, vacuolaire et très peu coloré.Les figures de mitoses sont rares.Les cellules forment des travées qui sont séparées par des espaces, limités par un endothélium.En certains endroits, le stroma conjonctif montre des dépôts d\u2019osséine.Un peu au hasard, on retrouve des foyers de nécrose et d\u2019hémorragie dans la tumeur.On trouve des cellules néoplasiques dans la lumière des veines hépatiques, envahissant une partie de la capsule, et infiltrant les zones restantes de parenchyme normal.Conclusion.Cancer primitif du foie (Grade 1 de Brodie) avec invasion intra-veineu- se.Le cancer primitif du foie est beaucoup plus rare que le secondaire, cependant on en a rapporté même dès la naissance.Le diagnostic différentiel clinique se fait avec la tumeur de Wilms, le tératome et le neuro- blastome.Evolution.Elle est toujours fatale et en moyenne en dedans de 4 mois mais dans le cas présent, la petite fille est encore vivante ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 13 mois après son opération, bien que des métastases pulmonaires soient apparus depuis 8 mois.Raymond FARMER.GENETIQUE INTRODUCTION: Les chromosomes humains.(The Chromosomes of man.) \"The Lancet\u2018, 1: 709 (4 avril) 1959.Les études génétiques peuvent se faire de 3 façons : 1.Par l\u2019observation et les statistiques héréditaires.2.Par l'étude des chromosomes de la cellule en mitose.3.Par les corrélations entre l\u2019hérédité et la cytologie.Cette 3e méthode est évidemment la plus satisfaisante.Pour étudier les chromosomes dans les cel- Jules humaines, il a fallu cependant créer des techniques qui en rendent l\u2019étude plus facile.C\u2019est ainsi qu\u2019en modifiant la technique de Feulgen, en employant la méthode par écras- sement (squash), en soumettant les cellules à des solutions hypotoniques salines pour provoquer une tuméfaction cellulaire et ainsi séparer les chromosones, finalement, en bloquant la mitose en métaphase par la colchicine, qui empêche également la formation du fuseau achromatique, on a pu étudier et photographier les chromosomes humains.Les chromosomes sont toujours formés d\u2019une paire de chromatides.Ces chromatides sont reliés entre elles par un centromère.S1 le centromere se situe près du milieu des chromatides, on a des chromosomes métacen- triques et ainsi une formule X.Si le centro- mère se situe à une extrémité, on obtient un chromosome acrocentrique ayant la forme d\u2019un V.Il est à noter que chaque X est un chromosome partiellement divisé et non une paire de chromosomes.À l\u2019aide des nouvelles méthodes, chez l\u2019homme, on a pu identifier sûrement 5 paires de chromosomes alors que 8 paires de chromosomes métacentriques sont malheureusement plus difficiles à apprécier.(Parmi ces dernières, se trouve le chromosome sexuel X). L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 Grâce à la découverte de techniques plus appropriées, c\u2019est-à-dire par la culture de courte durée de moelle sternale et l\u2019emploi des techniques déjà mentionnées, on a pu récemment mettre en évidence, tout d\u2019abord, le nombre normal de chromosomes humains, qui s\u2019établit à 46 et non à 48, et ensuite, on à pu démontrer que certaines déviations de ce nombre avaient des correspondantes cliniques.Ces déviations, dans le nombre des chromosomes, ont été surtout retrouvées chez les individus où on avait déjà noté des anomalies de la chromatine nucléaire dite sexuelle.Ainsi, dans le syndrome de Klinefelter, où les individus (masculins) montrent les noyaux à chromatine positive (donc féminine), on a pu vérifier que le nombre des chromosomes était de 47 et non de 46 et que la formule sexuelle établissait à XXY et non pas à XY comme chez l\u2019individu masculin normal.On a aussi trouvé que dans le syndrome de Turner (dysgénèse ovarienne) où la chromatine sexuelle est négative (donc, comme l\u2019individu masculin normal), il n\u2019y avait que 45 chromosomes.La formule différencielle étant XO.Dans ces cas, il ne s\u2019agit donc pas d\u2019une inversion sexuelle mais bien d\u2019une anomalie.Par exemple, la formule XXY n\u2019est peut-être qu\u2019un individu de sexe féminin avec un Y en trop ou un individu masculin avec un X en supplément.Dans la formule XO, il peut s\u2019agir d\u2019un individu masculin sans Ÿ ou d'un individu féminin où il manque un X.Il n'y a donc pas inversion sexuelle mais indétermination sexuelle.Une autre découverte remarquable dans ces études des chromosomes, c\u2019est la mosai- que des cellules dans le syndrome de Kline- felter.Par mosaïque, on entend un mélange de cellules à 46 chromosomes (cellules de formule normale) et des cellules plus nombreuses à 47 chromosomes.Ce phénomène suggère donc que les cellules à 46 chromosomes représentent une mutation spontanée qui indique le retour à la normale de cellules à 47 chromosomes.ANALYSES 231 Le mongolisme est aussi une affection où récemment on a découvert une anomalie dans le nombre de chromosomes.Dans ce cas, il s\u2019agit d\u2019une formule à 47 chromosomes, le chromosome surnuméraire étant un petit chromosome acrocentrique ressemblant à un chromosome Y.Le mécanisme paraît résulter du triplage d'un chromosome autosome.La découverte d\u2019autres anomalies dans des maladies telles que les leucémies, est prometteuse et permettra sûrement dans un avenir assez rapproché, d\u2019apporter un peu de lumière dans ces affections d\u2019étiologie inconnue.Jacques GAGNON.C.E.FORD et coll.: Les chromosomes d\u2019un patient présentant à la fois le syndrome de Klinefelter et le mongolisme.(The Chromosomes in a patient showing both Mongolism and the Klinefelter syndrom.) \"The Lancet\u201d, 1: (7075) 709 (4 avril) 1959.Il a été établi récemment que la formule normale des chromosomes de l\u2019homme s\u2019établi à 46.(22 paires de chromosomes autoso- mes et une paire de chromosomes sexuels).Observation.Il s\u2019agit d\u2019un individu imbécile de 45 ans, présentant à la fois le syndrome de Klinefelter et les caractéristiques du mongolisme.L\u2019examen révèle des petits testicules, une pilosité rare, distribution adipeuse de type féminin, de la gynécomastie.Les caractéristiques du mongolisme étaient présentes y incluant la cataracte, la fissure labiale, etc.L'étude de la chromatine sexuelle faite sur des cellules cutanées et des leucocytes, a montré une formule de type féminin (chromatine positive).Par l\u2019étude des cellules de la moelle osseuse, soumise aux techniques spéciales destinées à mettre en évidence les chromosomes des cellules humaines, on a pu compter 48 chromosomes.L\u2019étude de ces chromosomes a montré 23 paires de chromosomes normaux comme dans un individu féminin et un chromosome acrocentrique, c\u2019est- à-dire un Y.On a donc établi la formule dif- férencielle à XXY.Ce cas présente donc 2 chromosomes additionnels, c\u2019est-à-dire un 232 chromosome comme dans le Klinefelter et un autre petit chromosome acrocentrique typique du mongolisme.Ce qui fait que la formule compte, par conséquent, 48 chromosomes et non 46 comme dans un individu normal ou 47 comme dans un individu qui présente le syndrome de Klinefelter seul ou le Mongolisme seul.Jacques GAGNON.Patricia A.JACOBS et Coll.: Les chromosomes somatiques du mongolisme.(The Somatic Chromosomes in Mongolism.) \"The Lancet\u201d, 1: (7075) 710 (4 avril) 1959.Connaissant la formule à 47 chromosomes du syndrome de Klinefelter (XXY) et la déficience mentale dans certains cas de Kline- felter tout comme la présence d\u2019un nombre anormal de chromosomes dans les leucémies aiguës et la propension qu\u2019ont les Mongols de faire des leucémies aiguës et à la fois de présenter de la déficience mentale, il a été décidé d\u2019étudier la formule chromosomique cellulaire des Mongols.Pour ce faire, 6 individus Mongols ont été étudiés.De ce nombre, 3 sont masculins (la chromatine sexuelle est négative dans ces cas) et 3 sont féminins, dont deux avec des cardiopathies congénitales (dans ces 3 derniers cas, la chromatine sexuelle est positive).L\u2019étude de tous ces cas a révélé un nombre de chromosomes supérieurs à la normale, c\u2019est-à-dire 47 chromosomes.Le chromosome surnuméraire est un chromosome acrocentrique comme le chromosome Y.Les 46 autres chromosomes paraissent normaux.Le chromosome Y supplémentaire n\u2019est cependant pas un chromosome sexuel mais vraisemblablement un auto- some.Car s\u2019il était sexuel chez les individus féminins, le chromosome Y donnerait une formule différencielle sexuelle XXY qui se retrouve dans le syndrome de Klinefelter.Il est donc plutôt probable que le chromosome Y acrocentrique supplémentaire soit un au- tosome.Il semble de plus, que cet autosome provienne de l\u2019ovocyte, car 1l est connu que les mères d\u2019Âge avancé donnent plus souvent naissance à des Mongols que les jeunes mères.De plus, l\u2019enfant Mongol a une for- ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 mule antigénique qui se rapproche beaucoup plus de celle de la mère que de celle du père.Le petit chromosome Ÿ supplémentaire étant un autosome, provenant vraisemblablement d\u2019un défaut dans l\u2019ovogénèse, il est probable qu\u2019il s\u2019agit de la multiplication « trisomique » d\u2019un autosome acrocentrique.Par multiplication trisomique, on entend la non séparation des deux membres d\u2019une paire qui, lors de la meiose, ou de la mitose, ne donnè pas le nombre haploïde ou diploïde réciproquement dans chaque cellule fille.Ainsi, on obtient une formule à 47 chrosomes.Les études sur les plantes et les insectes montrent en général, que le chromosome supplémentaire est plus petit que les autres ct généralement inerte.Jacques GAGNON.C.E.FORD et Coll.sexuel dans un cas de dysgénèse gonadique (le syndrome de Turner).(A sex chromosome anomaly in a case of gonadal dysgenesis.) Lancet\u201d, 1: (7075) 711 (4 avril) 1959.Une anomalie du chromosome La dysgénèse gonadique (ovarienne) ou dysplasie gonadique ovarienne est caractérisée par le défaut d\u2019apparition des caractères sexuels secondaires féminins à la puberté, chez des filles dont les gonades sont absentes ou atrophiques.Ce syndrome est souvent associé à d\u2019autres malformations (petite taille, doigts surnuméraires, et plus rarement cou palmé, cardiopathie et néphropathie congénitales, arriération mentale et autres anomalies).Un grand nombre de ces filles possedent des noyaux sans chromatine sexuelle (comme les garcons).Il y a deux façons d\u2019identifier les chromosomes sexuels dans le syndrome de Turner: soit par l'étude cytologique de la chromatine sexuelle ou par l\u2019étude du défaut visuel à certaines couleurs (ce dernier caractère est allié au sexe, récessif et est le témoin du chromosome X).On peut déjà, par l\u2019étude du défaut visuel et de la chromatine sexuelle, conclure que ces patients ne possèdent qu\u2019un seul chromosome X.Comme on ne peut déterminer la L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 ~ présence ou l\u2019absence du chromosome Y, de tels patients peuvent être des XY ou des XO.Observation.Il s\u2019agit d\u2019une jeune fille de 14 ans, de petite taille, sans caractère féminin secondaire et souffrant d'aménorrhée primaire.Cette patiente souffre aussi d\u2019autres malformations (asymétrie faciale, palais arci- forme, cubitus valgus, pes cavus, etec.).Il n'y a chez elle, cependant, aucun défaut visuel a la couleur.Matériel et méthode.Les cellules de la moelle sternale ont été prélevées par ponctions habituelles et incubées dans un mélange de glucose salin et de sérum du patient.Puis apres incubation, les cellules ont été exposées a la cholchicine pendant une heure.Enfin, les cellules ont été préparées sur lames porte-objets, par la méthode de l\u2019é- crasage (squash) et colorées au Feulgen.Résultats.102 cellules ont été étudiées et de ces 102, 99 ne possèdent que 45 chromosomes.14 de ces cellules ont été étudiées en détail et on y a observé 4 petits chromosomes acrocentriques (les garçons en possèdent 5, dont le chromosome Y) et 15 chromosomes métacentriques (les filles en possèdent 16, dont le chromosome X).Il semble donc que la formule différencielle soit XO.Comme la perte d\u2019un gros chromosome autosome parait incompatible avec la vie, on croit qu\u2019il s\u2019agit plutôt 1c1 de la perte d\u2019un Y, ce qui donne une formule XO.Discussion.La patiente en question, non pas masculine, (à cause de l\u2019absence du Y) n\u2019est qu\u2019à moitié féminine (par l\u2019absence d\u2019un X).L'étude des chromosomes chez la drosophile permet de trouver un explication à cette anomalie des chromosomes sexuels par le mécanisme de la non-séparation des chromosomes lors de la meiose de l\u2019ovocyte.Ainsi après une telle meiose, sans séparation des chromosomes, l\u2019une des cellules filles contient XX et l\u2019autre ne contient pas de chromosomes sexuels.La fertilisation d\u2019un ovocyte sans chromosomes sexuels par un spermatocyte a forme d\u2019Y, donne un zygote YO non viable, alors que la fertilisation avec un sper- ANALYSES 233 matocyte X donne un «mâle » stérile XO.Chez l\u2019homme cependant, la formule XO donne un individu sans gonades et à phénotype femelle.La non-séparation des chromosomes sexuels pourrait aussi se faire pendant la spermato- génèse, de sorte que la fécondation d\u2019un ovocyte normal (avee un X) par un spermatocyte O, donnera encore un zygote XO.La preuve de cette éventualité pendant la sper- matogénèse, est suggérée par l'étude du défaut visuel aux couleurs.On sait en effet, que si un cnfant a un défaut pour le rouge-vert, on devrait retrouver le même défaut chez son père car le chromosome X est le porteur d'un tel défaut.Or, en fait, on a pas retrouvé ce défaut dans plusieurs familles où on trouve la dysgénèse ovarienne.On conclut donc que le X a été fourni par la mère et que le spermatocyte fécondant, ne contenait pas de chromosomes sexuels (formule O).En conclusion, lindividu XO n'est pas un mâle ou une réversion sexuelle mâle, mais bien un individu femelle à génotype anormal.Jacques GAGNON.UROLOGIE Eugene H.KAGAN et Powell G.FOX, Jr: Cancer de la prostate chez un enfant de 3 ans.(Carcinoma of the prostate gland in a three-year-old child.) \"Am.J.Clin.Path.\u201d, 32: 261 (sept.) 1959.Contrairement au sarcome prostatique dont l\u2019incidence la plus grande se situe en bas de 10 ans, l\u2019épithélioma prostatique est exceptionnel en bas de 40 ans, mis à part les rares cas rencontrés à la puberté.Mais l\u2019épi- thélioma existe, et les auteurs en relèvent 4 cas dans la littérature, tout en signalant les difficultés du diagnostic dans les formes peu différenciées (leur propre observation en est un exemple typique, et Stout lui-même hésita longtemps entre les diagnostics de Wilms, Neuro-épithéliome et Epithélioma).Les symptômes urinaires sont les mêmes que chez l'adulte, soit: pollakiurie, dysurie, diminution du jet, et enfin rétention aiguë.Toutefois, l\u2019évolution clinique est beaucoup plus rapide chez l\u2019enfant et le pronostic très 234 mauvais, malgré l\u2019association d\u2019une chirurgie assez traumatisante (cystectomie totale et prostatectomie) avec une radiothérapie profonde intensive.Notons en passant l\u2019Âge des 4 observations : 20 mois, 37 mois, 19 mois, 37 mois.Le dosage de la phosphatase acide est inutile à cet âge, puisqu'il est prouvé que cette enzyme n\u2019apparaît qu\u2019à la puberté.L.DELAQUERRIERE.BACTERIOLOGIE A.J.De PAPE: Moniliase associée à une infection staphylococcique après traitement aux antibiotiques.(Moniliasis associated with staphylococcal infection after antibiotic therapy.) \u201cCan.Med.Ass.Journ.\u201d, 80: 205 (février) 1959.L'observation met en évidence l\u2019un des principaux dangers du traitement aux antibiotiques.Clinique.Au point de vue.clinique, il s\u2019agit d\u2019un enfant âgé de 7 mois, pesant 1715 livres, opéré pour invagination intestinale.Le segment intestinal comportait quelques petites tromboses superficielles sans gangrène.Après douze jours de suites opératoires difficiles, l\u2019enfant est décédé.À cause d\u2019un épisode fébrile (103-105), le chirurgien fit une laparatomie au lle jour, craignant une gangrène du segment intéressé.On a découvert une hémorragie diffuse de tout l'intestin, qui suintait vers la lumière.Il n\u2019y avait pas de sang dans la cavité péritonéale.Après des convulsions et un état de choc, l\u2019enfant est mort le lendemain.Traitement.L\u2019enfant a reçu 2 ce.de pé- nicilline-streptomycine les jours suivants l\u2019opération; 0.5 g.de streptomycine 1M 2 fois par jour, du 3e au 8e jour; 75 mg.d\u2019Achro- mycine aux 4 heures du 3e au 10e jour.On lui donna de plus des électrolytes et des vitamines.L'enfant a aussi reçu de la cortisone 25 mg.les 3e, 4e, 5e et 10e jours et 37.5 mg.le onzième jour.Autopsie.L\u2019examen du cadavre révélait un enfant pléthorique et des hémorragies sous- conjonctivales.La muqueuse buccale était rouge framboisé.Sur l\u2019oesophage dont la paroi avait doublé d\u2019épaisseur, on retrouvait une ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 membrane noire.L'examen microscopique a démontré la présence de staphylocoques et de Candida albicans très abondants.La réaction inflammatoire était minime en présence de si abondants organismes.Le sang fusait à la fois dans la lumière et dans l\u2019épaisseur de la paroi oesophagienne.Le reste du tube digestif présentait un aspect moins avancé de la lésion, sauf le duodénum qui comportait en plus des petits abcès dans la muqueuse et la sous-muqueuse.Le poumon était plus pesant que normalement et présentait de l\u2019atélectasie.A la coupe, on découvrit de petits abcès aigus riches en candidas albi- cans et en staphylocoques, ces derniers occupant le centre de l\u2019abcès.La rate était congestive avec atrophie des nodules lymphoi- des et le foie, stéatosique.Discussion.Les lésions de l\u2019oesophage et du duodénum sont donc celles qui prédominent.Vue la septicémie, il est surprenant qu\u2019il n'y ait aucune atteinte rénale.En conclusion, il semble que les antibiotiques stimulent la croissance des champignons tout en diminuant la défense de l\u2019organisme.Ils interviennent surtout dans l\u2019équilibre entre les champignons et les bactéries en supprimant la flore normale de l\u2019intestin.Il est enfin possible qu\u2019une avitaminose B soit en cause.Pierre GAUVIN.NUTRITION H.MALMROS et G.WIGAND: L'effet de diètes contenant différentes graisses sur le cholestérol sérique.(The Effect on Serum-cholesterol of Diets containing Different Fats.) \"The Lancet\u2019, 273: 1 (6 juillet) 1957.L\u2019effet sur le cholestérol sérique de certaines diètes contenant différentes sortes de graisses fut le sujet de plusieurs recherches récentes.Dans la plupart des investigations, on utilise des formules au lieu de diètes acceptables.Dans ce travail, Malmros donne les résultats obtenus chez des cas normaux et .pathologiques qui furent soumis à une diète riche en acides gras non-saturés.Celle-ci contient certains produits tels que lait, fromages, crème glacée à base d'huile de maïs ou d\u2019autres huiles végétales.Chaque sujet pre- L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 nait une diète de base consistant en céréales, pain, légumes pommes de terre, riz, fruits et sucre.À cette diète de base, on ajoutait environ 135 à 150 grammes des graisses à étudier, soit environ 40% des calories absorbées dans la journée.Durant tout le temps de l\u2019expérimentation, le poids des sujets resta constant.Ces expériences furent conduites sur des volontaires normaux et ensuite, sur des patients souffrant d\u2019hypercholestérolé- mie.Expérience sur 12 volontaires normaux 1.Quand les diètes ad lbitum furent remplacées par une diète expérimentale contenant 40% des calories sous forme d\u2019huile de mais, le cholestérol sérique tomba en dedans de deux semaines d\u2019environs 70 mg.par 100 ml.Lorsque l'huile de mais fut remplacée par du lait, le cholestérol sérique augmenta.2.Afin de s\u2019assurer que la baisse du cholestérol sérique n\u2019était pas due à une absence de cholestérol alimentaire dans la diète à l\u2019huile de maïs, on ajouta un demi-gramme de cholestérol par jour.Cette quantité est celle ingérée dans une diète contenant 40% des calories sous forme de lait.Cette addition de cholestérol alimentaire ne changea en rien le taux du cholestérol sérique.3.Après une diète ad libitum, les sujets reçurent 40% de leurs calories sous forme d\u2019huile de coco hydrogénée.On ne constata aucune diminution du cholestérol sérique.Aussitôt que l\u2019huile de coco fut remplacée par l'huile de maïs, le cholestérol sérique tomba rapidement.On pourrait être tenté d\u2019attribuer l\u2019action de l'huile de maïs sur le cholestérol à la vitamine E qui se trouve en assez grande concentration dans cette huile.Cependant, cette possibilité a été éliminée par le fait que les sujets en reçurent un supplément de 200 mg.par jour lorsqu\u2019ils ingéraient l\u2019huile de coco.L\u2019acide linoléique a une concentration de 57% dans l\u2019huile de maïs et de 1% dans l'huile de coco.Il est donc fort probable que l\u2019action de l'huile de maïs sur le cholestérol soit due à sa haute teneur en acide linoléique.ANALYSES 235 4.Afin de savoir la quantité d\u2019huile de maïs à ajouter à l\u2019huile de coco hydrogénée pour obtenir une baisse du cholestérol, on donna aux sujets 100 grammes d\u2019huile de coco et 50 grammes d\u2019huile de mais.Sur une période de 3 semaines, le cholestérol sérique diminua lentement.Le niveau atteint n\u2019était pas aussi bas que celui réalisé dans les expériences où l'huile de maïs était employée seule.5.À une diète tout à fait libre, on ajouta 50 grammes d\u2019huile de maïs.Dans la plupart des cas, cette quantité d\u2019huile de maïs ne fut pas suffisante pour abaisser le taux du cholestérol sérique de façon constante.6.Après avoir abaissé le cholestérol avec une diète riche en huile de maïs, on ajouta 100 grammes de viande maigre.Il n\u2019y eut aucun changement dans le taux du cholestérol aussi longtemps que l\u2019expérience dura.7.Si l\u2019agent dépressif dans l'huile de maïs est l\u2019acide linoléique, l\u2019huile d\u2019olive devrait agir très peu puisqu\u2019elle contient simplement 7% d\u2019acide linoléique et 809% d\u2019acide oléique.Durant une semaine, les sujets recurent de l\u2019huile de coco hydrogénée avec un cholestérol sérique constant.Quand l'huile de coco hydrogénée fut remplacée par une quantité égale d\u2019huile d\u2019olive il y eut une baisse du cholestérol de 35 mg.par 100 ml.Trois semaines plus tard, on changea l\u2019huile d\u2019olive pour de l'huile de maïs et on obtint encore une plus grande dépression du cholestérol sérique.Il faut donc conclure que l\u2019acide oléique ou quelqu\u2019autre substance contenue dans l'huile d\u2019olive à une action dépressive sur le cholestérol.8.L'huile de colza (rape-seed) renferme 15% d\u2019acide linoléique et 509% d\u2019acide éruci- que qui est un acide gras à 22 carbones contenant une seule double liaison.Aussitôt que l\u2019huile de coco hydrogénée fut remplacée par l\u2019huile de colza, le cholestérol baissa d\u2019environ 40 mg.par 100 mi.Lorsque l\u2019huile de maïs fut donnée au lieu de l'huile de colza, le cholestérol s\u2019abaissa davantage.9.Quand l\u2019huile de coco hydrogénée fut remplacée par de l\u2019huile de carthame (saf- 236 flower 65 - 70% d\u2019acide linoléique), il y eut une chute rapide de cholestérol d'environ 75 mg.par 100 ml.10 jours plus tard, l'huile de carthame fut remplacée par de l'huile de maïs.Le cholestérol sérique s\u2019abaissa encore légèrement.10.L'huile de coco contient une faible quantité d\u2019acide linoléique.Cette faible quantité serait, peut-être, détruite par le procédé d\u2019hydrogénation qui priverait ainsi l'huile de coco d\u2019une certaine action dépressive sur le cholestérol.Cependant, 11 n\u2019y eut aucun abaissement du cholestérol lorsque l\u2019huile de coco fut employée, hydrogénée ou non.11.Bronte-Stewart a démontré que l\u2019huile de sardine à une action dépressive sur le cholestérol sérique.Cette huile contient 18% d'acide arachidenique et 12% d\u2019acide lino- léique.Cette action dépressive peut donc être attribuée à l\u2019acide linoléique de l\u2019huile de sardine.D'un autre côté, l\u2019huile de baleine, qui est une huile riche en acide gras non-sa- turé, contient 11% d'acide arachidonique mais pas d\u2019acide linoléique.Lorsque l'huile de coco de la diète fut remplacée par de l\u2019huile de baleine hydrogénée, le cholestérol ne montra aucune tendance a s\u2019abaisser.Aussitôt que cette huile de baleine hydrogénée fut remplacée par de l'huile de maïs, le cholesté - rol tomba rapidement.12.Le cholestérol! sérique décrut lentement lorsqu\u2019une huile de baleine non-hydro- génée fut donnée en remplacement de l'huile de coco.Deux semaines plus tard, les sujets furent soumis à une diète riche en huile de maïs et le cholestérol tomba encore davantage.D\u2019après ces douze expériences, Malmros conclut que l\u2019action dépressive des graisses sur le cholestérol n\u2019est pas directement proportionnelle à leur teneur en acides gras essentiels.Cependant les acides gras non-satu- rés semblent jouer un rôle définitif en regard du taux sérique du cholestérol.Etude clinique.Dix-neuf patients avec hu- percholestéroléime familiale essensielle furent soumis à une diète riche en huile de mais ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 (40% des calories).Chez tous les patients, le taux de cholestérol fut abaissé considérablement après 2 semaines de traitement.Après au moins un an, tous les cholestérols étaient encore abaissés excepté pour un patient qui n\u2019avait pas suivi sa diète.On constata une disparition des xanthomes de la peau seulement et non des xanthomes des tendons.Le recul du temps permettra d\u2019évaluer le rôle de la diète dans l\u2019évolution de l\u2019athérosclérose de ces malades.Gaston CHOQUETTE.THERAPEUTIQUE Daniel G.MILLER, Henry D.DIAMOND et Lloyd F.CRAVER: L'emploi clinique du Chlorambucil.(The Clinical Use of Chlorambucil.) \"New Engl.J.Med.\u201d, 261: 525 (10 septembre) 1959.Le Chlorambueil (CB1348) est unc substance analogue a la moutarde azotée, mais d\u2019administration orale.L\u2019étude porte sur 75 patients dont 38 cas de Hodgkin, 19 leucémies lymphoïdes chroniques, 6 cas de lym- phosarcome, 6 cas de réticulosarcome et 6 cas de leucémie myéloïde chronique.La dose d'attaque a été portée à 0.2 mg.par kilo de poids.On a administré la dose entière le matin à jeun avec un peu d\u2019eau.Pendant le traitement, dont la durée varie de plusieurs semaines, on surveille étroitement le taux des globules blancs, les plaquettes et le taux d\u2019hémoglobine.Les différents degrés d\u2019efficacité se classifient en: A marqué si les 2/3 des lésions montrent une régression complète, B modéré si 1/3 des lésions disparaissent ou si la régression épargne une seule région alors qu\u2019elle est manifeste ailleurs, C légère si 1/3 des lésions régressent mais ne changent pas dans une région déterminée.Le soulagement des symptômes peut être complet, partiel ou nul.Maladie de Hodgkin.38 patients reçurent le Chlorambucil: 32 de ces malades avaient des lésions évidentes à l'examen clinique, avec ou sans symptômes, alors que 6 d\u2019entre eux ne présentaient que des malaises, tels le prurit, les sueurs nocturnes ou les douleurs OSSEUECS. L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 Chez les 32 patients avec des lésions évidentes, on a observé une réponse « marquée » chez 11 (34%), « modérée » chez 8 (25%) et «nulle» dans 13 cas (40%).Les symptômes disparurent chez 60% des patients alors que le soulagement ne s\u2019avéra que partiel dans 24% et nul dans 15%.De façon générale, la disparition du prurit parallélise la régression des lésions.Par contre, la disparition des sueurs nocturnes, de la fièvre et des douleurs osseuses, n\u2019est en rapport constant avec la régression des lésions palpables.Dans toute la série des 38 malades, 8 seulement ne s\u2019améliorèrent pas du tout (symptômes et lésions).La rémission des lésions palpables dure en moyenne 11 semaines alors que la rémission du prurit n\u2019est que de 8 semaines, (la disparition de la fièvre et des sueurs nocturnes ne dépasse pas en moyenne 7 semaines).En général, la rémission symp- tômatique précède la régression des lésions.La dose totale moyenne de chlorambueil nécessaire est de 13 g.par kilo de poids administré en une période de 72 jours.Cette dose ne s'accompagne pas de graves perturbations sanguines.9 patients ont été soumis à une seconde période de traitement au chlorambu- cil et de ceux-ci 6 ont présenté une réponse « marquée».Le traitement combiné chlo- rambueil et stéroïde surrénalien, n\u2019a pas donné de résultat plus avantageux.Le chloram- bucil n\u2019a pas d\u2019effet sur la durée naturelle de la maladie.Lymphosarcome.6 malades reçurent du chlorambucil et affichérent une réponse « marquée ».La durée de la rémission est de 18 semaines environ.L'amélioration subjective parallélise la régression des lésions objectives.La quantité nécessaire pour un résultat maximum se chiffre à 10.9 mg.par kilo de poids administrée en 84 jours.2 des patients reçurent une deuxième série de traitement et la réponse parait actuellement excellente.Réticulo-sarcome.Les auteurs ont traité 6 patients affectés de réticulo-sarcome dont 5 avaient une forme évidente de la maladie et un ne souffrait que de prurit.2 des 5 malades ont montré une régression des lésions ANALYSES 237 et des symptômes.La dose nécessaire fut de 6.3 et 4.2 mg.par kilo de poids en une période de 6 semaines.3 des patients ont présenté une dépression marquée des éléments sanguins.Les 6 malades auparavant avaient bien répondu à la radiothérapie.Leucémie lymphoïde chronique.19 cas de leucémie lymphoïde chronique ont reçu du chlorambucil.6 malades ont montré une réponse « marquée », 6, « modérée » et 7, « nulle».Ceux qui ont présenté une régression des lésions, ont vu également leurs symptômes diminués.Les rémissions ont duré de 2 à 8 mois.Les régressions des lésions ont persisté en général 10 semaines.La dose nécessaire parait être de 8.7 mg.par kilo de poids, administré en 78 jours.L'image hématologique des patients avec une réponse « marquée », a été celle d\u2019une baisse de 50% des lymphocytes avec une hausse concomittante des granulocytes.Les malades qui ont bien répondu au chlorambucil avaient auparavant été améliorés par les stéroides (2 cas), la radiothérapie ou la chimiothérapie (6 cas).Des 7 patients qui n\u2019ont pas répondu au chlorambu- cil, 5 n\u2019avaient pas présenté d\u2019effet bienfaisant aux autres thérapies.Leucémie myéloïde chronique.6 patients reçurent du chlorambueil.Tous les 6 ont bien répondu.5 malades ont vu leurs granulocytes s\u2019abaisser au-dessous de 15,000 en même temps que diminuait le pourcentage des myélocytes.Toutes les rates diminuèrent de volume.Ces bons résultats ne se sont pas accompagnés de variations dans le taux d\u2019hémoglobine et le nombre de thrombocytes.La durée des rémissions varie de quelques mois à 1 an.La quantité de médicament requise s\u2019établit à une valeur moyenne de 26.7 mg.par kilo de poids, répartie en une période moyenne de 108 jours.Chez 2 malades, le chlorambueil constituait le premier traitement alors que les 4 autres avaient bien répondu aux médicaments suivant: Busul- fan, 6-mercaptopurine, désacetylthiocolchici- ne, Di-époxypiperazine et radiothérapie.Discussion.Les résultats obtenus par le chlorambucil se comparent avec ceux qui ré- 238 sultent de l\u2019emploi des autres agents « alky- lating » aux mêmes stades des mêmes maladies.Il semble que son activité soit comparable aux moutardes azotées, au triéthylène- mélamine et au Busulfan.Les bons résultats observés dans le lymphosarcome, proviennent sans doute de la sélection fortuite des patients.Le chlorambueil peut être plus facilement dosé en regard de la dépression médullaire que le triéthylène-mélamine et la moutarde azotée.Dans aucun cas, les auteurs n\u2019ont observé de sidération médullaire comme il arrive parfois avec le Busulfan.L\u2019administration orale sans troubles gastro-intestinaux, constitue un avantage important sur la moutarde azotée.La lenteur d\u2019action au départ peut cependant constituer un désavantage lorsqu\u2019il y a nécessité impérieuse d\u2019arrêter la marche d\u2019une maladie rapidement progressive ou qui met la Vie du patient en danger par la compression d\u2019organes vitaux.En effet, les résultats du traitement ne commen- ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 cent à apparaître qu\u2019à la 3e semaine de traitement, pour.atteindre leur maximum quelques semaines plus tard.Le choix de la médication dépend de la sensibilité particulière des lésions, du but à atteindre (général ou local) et de la rapidité avec laquelle on veut obtenir ces résultats.Il faut aussi se souvenir que la réponse aux mêmes médicaments peut varier à des temps différents chez le même patient.L\u2019association de chlorambueil aux stéroïdes n\u2019est ni contre-indiquée ni avantageuse.La thérapie d\u2019entretien au chlorambucil peut être avantageuse dans les leucémies chroniques et peut-être dans les lymphomes, quoiqu\u2019elle oblige à de fréquents hémogrammes et risque de précipiter le patient en pancytopénie lorsqu\u2019il faut intensifier la dose.Il semble donc que des périodes successives de traitement, basées sur les rémissions et rechutes soient plus avantageuses.Jacques GAGNON. SOCIÉTÉS LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE MONTRÉAL Séance du 13 octobre 1959 Tenue au Club de Golf de Lachute Présidence des docteurs J.-P.Legault et Raymond-N.Dupré.Les activités du Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec.M.J.-EDOUARD LEMIEUX (Mont-Laurier) Le Collège des Médecins est une corporation qui fut légalement constituée en 1847 et à laquelle tous les médecins de la province doivent appartenir.La distribution des médecins de la province se fait comme suit: 2,804 médecins pour la région de Montréal; 650 pour la région de Québec; 2,168 pour les autres régions de la province.Le but principal du Collège est de contrôler l\u2019exercice de la médecine dans la province de Québec.Il se doit, de plus, de lutter contre toute erreur doctrinale.Le Collège a le devoir d\u2019écouter toutes les revendications qui lui parviennent.Ceci explique les nombreux comités, tels que le comité de conciliation, le comité de régie, le comité des créances, le comité de législation et le comité de discipline.Depuis quelques années, le Bureau des Gouverneurs a réalisé que le prestige médical devait être rehaussé auprès du public, d\u2019où la formation d\u2019un comité des « Relations Extérieures ».Ce comité a pour fonction de mieux renseigner les gens sur la profession médicale.À cause des exigences nouvelles créées par le groupe des médecins, le Collège projette actuellement de former deux nouveaux comités, dont l\u2019un d\u2019économie médicale et l\u2019autre d\u2019enseignement post-universitaire.En guise de conclusion, le docteur Lemieux fit l\u2019éloge du Président de notre Collège, le docteur Trudel.Il mentionna que, grâce à sa grande habileté et à son sens profond de la justice, les affaires de notre profession étaient entre bonnes mains.De plus, il mentionna que le Collège était toujours désireux de recevoir toutes les suggestions que pouvaient leur envoyer les médecins de la province.Les ictères du nouveau-né.M.PIERRE ROYER, professeur agrégé à la Faculté de Médecine de Paris (chargé du cours de perfectionnement de l'hôpital St-Luc) Environ le tiers des nouveau-nés sont atteints d\u2019ictère à la naissance.Cependant, la plupart sont des cas d\u2019ictères physiologiques; parfois, ces cas sont pathologiques.Au début de son exposé, le professeur Royer fit un bref rappel de la physiologie et de la biochimie des pigments biliaires et de la bilu- ribine.Il décrivit la biluribine indirecte ou vraie qui se rencontre dans le plasma, mais qui n\u2019est pas diffusible dans les cellules, sauf évidemment dans les cellules hépatiques \u2014 raison pour laquelle on ne la retrouve jamais dans les urines.Pour ce qui est de la biluribine directe ou conjugée, elle résulte de la transformation de la biluribine indirecte par le foie.Par la suite, le professeur Royer décrivit les différentes entités cliniques que l\u2019on rencontre chez le nourrisson : 1° L\u2019ictère non obstructif.Ici, 11 y a augmentation de la biluribinémie indirecte.Il peut s\u2019agir d\u2019une carence de conversion par l\u2019enzyme glucorényl-transferrase, ou il peut s\u2019agir d\u2019un excès d\u2019hémolyse.La carence de conversion peut être physiologique et peut se rencontrer dans le myxœdème, ou encore, dans la maladie de Crigler-Najjar.L\u2019excès d\u2019hémolyse peut survenir par iso- immunisation, comme par exemple dans le facteur Rh ou le facteur ABO, ou dans la maladie de Minkowski-Chauffard.Presque toujours les ictéres par iso-immunisation apparaissent dans les quelques heures qui suivent la naissance, tandis que, pour les autres ictères, elles apparaissent dans les semaines qui suivent la naissance.Les accidents possibles qui peuvent survenir Me AP ES Eve 24() SOCIÉTÉS sont: a) l\u2019ictère nucléaire, où il y a fixation des pigments biliaires sur les noyaux gris centraux.Cette complication est particulièrement grave et la mort peut parfois survenir dans les huit à quinze jours qui suivent.Parmi les signes cliniques importants, on peut retrouver: a) le rejet de la tête en arrière; b) le défaut de déglutition; ce) la cyanose; d) le regard en coucher de soleil.Si l\u2019enfant survit, il est souvent atteint d\u2019une encépha- lopathie grave.La biluribine indirecte est habituellement au-dessus de 18 mg.pour cent.2° Les ictères par anomalies des voies biliaires.Ici, il y a augmentation de la bilu- ribinémie directe.Il peut s\u2019agir, parfois, de compression extrinsèque des voies biliaires, soit par tumeurs ou par kystes du cholédoque.Il peut s\u2019agir encore d\u2019atrésie des voies biliaires, ou encore, du « syndrome de la bile épaisse ».Toutes ces affections peuvent éventuellement conduire à la cirrhose cholestatique de type hémorragique.3° Les ictères d\u2019origine hépato-cellulaire.Ici, il y a augmentation des biluribinémies directes et indirectes.Il peut s\u2019agir d\u2019hépatites, soit bactériennes ou virales, ou encore d\u2019hépatites diverses, telles que rencontrées dans la toxoplasmose.Il peut encore s\u2019agir d\u2019hé- patoses avec syndrome de galactosémie.Toutes ces différentes affections peuvent conduire au coma hépatique, ou encore à la cirrhose portale.La thérapeutique employée dans le coma hépatique repose sur les solutions parentérales de glucose, l\u2019usage des tétracyclines, de la vitamine K et l\u2019emploi de l\u2019Argine en solution intraveineuse.Dans les cas de cirrhose portale, on ajoutera la corti- cothérapie.x 3k Séance du 3 novembre 1359 Tenue & 1'Hotel-Dieu Présidence du docteur J.-P.Legault.Importance des recherches cliniques dans nos hépitaux.M.JACQUES GENEST.Le rôle important joué par la recherche clinique est maintenant bien démontré dans L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 la plupart des milieux importants, tant pour les hôpitaux, les compagnies d\u2019assurance que pour les différents gouvernements.La nécessité de la recherche clinique a toujours été évidente chez nos voisins, les Américains, qui ont su former des chercheurs qualifiés.En effet, quels seraient la réputation et le prestige de Toronto sans la présence de Banting et de Best, et de John Hopkins sans Welch.La recherche clinique présente une valeur enrichissante pour la formation des médecins, mais, cette dernière, pour exister, doit compter sur l\u2019appui de la profession mé- dciale et sur la compréhension des administrateurs d\u2019hôpitaux.En effet, ce département doit être considéré comme aussi important que les autres et devrait bénéficier d\u2019un budget institutionnel.Nul ne peut douter que l\u2019avenir de la médecine réside dans le succès de la recherche clinique.Les jeunes talents ne manquent pas, mais il faut leur donner la chance de se faire valoir.Etude sur les nouveaux diurétiques.M.GILLES PIGEON L\u2019œdème est souvent accompagné d'une grande sécrétion d\u2019aldostérone.Afin de diminuer la sécrétion d\u2019aldostérone, on a utilisé les spirolactones.En effet, ces derniers bloquent l\u2019action d\u2019aldostérone.L\u2019Aldactone, qui est un des derniers dérivés des spirolactones, favorise une excrétion plus grande de l\u2019aldostérone urinaire, et augmente aussi les 17 hy- droxy-stéroïdes.Les doses employées d\u2019aldac- tone ont été de 200 à 600 mg.par jour.De plus, les spirolactones potentialisent les autres diurétiques employés.Ils sont en définitive, des stéroïdes synthétiques permettant une plus grande élimination de sodium.Méthodes modernes d'exploration fonctionnelles de la glande surrénale.M.JEAN DAVIGNON Ces épreuves d\u2019exploration comprennent : 1) le dosage des stéroïdes totaux dans le sang et dans le plasma, d\u2019une part, les 17-hydroxy- corticostéroïde libres et conjugués, cette L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 dernière distinction permettant le diagnostic différentiel entre insuffisance hépatique et maladie d\u2019Addison; les 17-cétostéroides, d\u2019au- gnanetriol pour le syndrome adrénogénital; 2) le dosage des stéroides individuels isolés de l\u2019urine ou du plasma par des techniques de chromatographie sur papier, dont: l\u2019hydrocortisone très utile dans le diagnostic et l\u2019évolution du syndrome de Cushing; l\u2019aldostérone dans les cas d\u2019hyperaldostéronisme; le pre- gnanetriol pour le syndrome adrénogénital; le tétrahydro «S » et la désoxycorticostérone (DOC) dans la forme hypertensive de la même maladie; l\u2019étiocholanolone dans certaines fièvres périodiques; l\u2019androstérone élevé dans l\u2019hyper et diminué dans les urines des cas d\u2019hypothyroïdie; l\u2019étiocholanolone et l\u2019androstérone combinés, tous deux augmentés dans l\u2019hirsutisme constitutionnel.3) Les épreuves d'évaluation de la réserve surrénalienne.D\u2019une part, la suppression de l\u2019activité de la surrénale par la 9-alpha-fluo-hydrocortisone et le dexaméthasone permettant de distinguer entre hyperplasie et tumeur dans l\u2019étiologie du syndrome adrénogénital, permettant aussi le diagnostic de Cushing au début.D\u2019autre part, les épreuves de stimulation de l\u2019activité surréna- lienne par une infusion d\u2019ACTH permettant le diagnostic de l'insuffisance surrénalienne relative et de l\u2019insuffisance surrénalienne secondaire à l\u2019hypopituitarisme.4) L\u2019étude de la demie-vie biologique des corticostéroïdes.5) L\u2019appréciation du taux quotidien de sécrétion d\u2019hydrocortisone et d\u2019aldostérone.6) Les méthodes d\u2019incubation in vitro et d\u2019extraction de tissu surrénalien qui permettent en rétrospective, après la surrénalectomie, d'apprécier de façon précise les anomalies métaboliques responsables du tableau clinique.Progrès récents dans le traitement de l\u2019hypertension artérielle.M.JACQUES GENEST Les méthodes thérapeutiques modernes permettent la reversibilité de l'hypertension artérielle maligne; un contrôle rapide des crises hypertensives; un contrôle convenable SOCIÉTÉS 241 à long terme de l'hypertension et, enfin, une plus grande sécurité contre les complications.La chirurgie a permis de corriger de façon radicale l\u2019hypertension artérielle d\u2019origine rénale unilatérale.Parmi les nouveaux médicaments hypo- tensifs qui sont venus s\u2019ajouter à l\u2019arsenal thérapeutique, on retrouve le camphidonium qui peut s\u2019employer à la dose de 4 mg.intraveineux.Il y a aussi le darenthin qui possède un réel avantage quand il est employé en association avec d\u2019autres hypotensifs.Pour compléter la série des substances hypotensives récentes, 1l faut mentionner l\u2019hydrochlorothia- zide, la pempidine, l\u2019aldactone et, enfin, la guanitidine.Dans le traitement de l'hypertension, les associations demeurent encore très indiquées et permettent les dosages moins considérables, provoquent moins d\u2019effets secondaires et permettent un contrôle plus stable.Ces associations doivent se faire avec l\u2019Aprésoline, la Rawaulfia, les Natriurétiques et les Ganglio- plégiques.Conception actuelle de la physiopathologie de l'hypertension artérielle.M.PIERRE BIRON Les plus récents progrès accomplis dans l\u2019étude de la pathogénèse de l\u2019hypertension ont porté sur le rôle joué par le rein et celui joué par la surrénale.Nous savons maintenant que l\u2019aldostérone est éliminé de façon excessive et fluctuante par le groupe de patients souffrant d\u2019hypertension rénale, essentielle ou maligne; que le sodium intracellulaire, ainsi que son transfert dans la cellule est exagéré dans les artères des patients hypertendus.Nous savons aussi que le rein, lorsque sa circulation est entravée, libère la rénine qui donne naissance dans le sang à l\u2019angiotensi- ne, qui est la substance vasopressive la plus puissante connue à date, et que nous savons être responsables de l'hypertension rénale expérimentale chez l\u2019animal.Enfin, il a été démontré que la zone glo- mérulée de la surrénale (qui élabore l\u2019aldos- 242 térone) et l'appareil juxtaglomérulaire du rein (qui élabore la rénine) varient simultanément lorsque le rat est soumis à des perturbations de sa pression ou du contenu de sa diète en sodium.Il est fortement probable que la surrénale et le rein jouent un rôle de premier plan dans la génèse de l'hypertension essentielle, mais personne ne sait encore lequel de ces deux facteurs commence le premier ce cercle vicieux qui donne naissance et entretient l\u2019hypertension.Le rein dans l'hypertension artérielle.M.RENE LEFEBVRE L\u2019ischémie tubulaire atrophique du rein est caractérisée par une agglomération de glomérules, pressés les uns contre les autres et séparés par de petits tubes pleins ou avec lumière réduite, bordés de petites cellules cubiques à cytoplasme clair.Ces altérations sont causées par des oblitérations partielles ou complètes des petits vaisseaux rénaux ou un rétrécissement de l\u2019artère rénale.En 1934, Fahr avait donné à cette lésion le nom d\u2019 « infarctus partiel ou incomplet » à cause de la viabilité de ces petits tubes atro- phiques.Kincaid-Smith, en 1955, dans une étude sur la pyélonéphrite, constata que les malades pyélonéphritiques hypertensifs possédaient des lésions d\u2019ischémie tubulaire atrophique plus étendues que les pyélonéphrites normo- tensifs.Howard, en 1957, dans un travail sur l\u2019hypertension causée par des lésions rénales unilatérales, exprima sa conviction que l\u2019ischémie tubulaire atrophique était la seule lésion importante dans l\u2019hypertension d\u2019origine rénale.Le présent travail comporte une étude histologique des reins de 71 malades hypertendus autopsiés entre 1953 et 1958.Tous ces ma- SOCIÉTÉS L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 lades avaient été suivis et étudiés au préalable par le département de Recherches Cliniques de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.La nature de l\u2019hypertension chez ces malades était tantôt essentielle, tantôt rénale ou maligne.Les résultats de cette étude révèlent que 45 (63%) de ces malades possédaient des lésions d\u2019ischémie tubulaire atrophiques à des degrés variables.La sévérités des lésions vasculaires rénales était proportionnelle aux lésions d\u2019ischémie tubulaire atrophique.Plus le degré d\u2019artériosclérose était marqué, plus les lésions d\u2019ische- mie tubulaire étaient étendues.L'âge moyen des malades avec des lésions étendues d\u2019ischémie tubulaire atrophique était de 42.7, tandis que l\u2019âge moyen était 57.2 pour les malades avec peu ou pas de ces lésions.Le poids des reins était également plus fortement diminué avec les grades sévères d\u2019ischémie tubulaire atrophique.La diminution de fonction rénale, ainsi que le degré de rétinite hypertensive, étaient plus marqués lorsque l\u2019ischémie tubulaire atrophi- que était étendue dans le rein.Cette étude montre donc qu\u2019il existe une corrélation nette, d\u2019une part, entre le degré d\u2019ischémie tubulaire atrophique dans le rein et, d'autre part, entre la gravité de l\u2019hypertension, le degré d\u2019atrophie globale des reins, la diminution de la fonction rénale, la sévérité de la rétinite hypertensive et le degré de sclérose vasculaire rénale.Comme contrôle de ces observations, une étude identique est actuellement entreprise pour évaluer le degré d\u2019ischémie tubulaire atrophique chez des malades qui, au moment de la mort, présentaient de l\u2019insuffisance rénale, mais sans hypertension.Le Secrétaire des séances, Gilles LEDUC. NÉCROLOGIE ADRIEN BONIN (1880-1959) Le 3 décembre 1959, s\u2019éteignait à l\u2019Hôp1- pital Général de Verdun, après deux jours de maladie, le docteur Adrien Bonin, chef du Service d\u2019Anesthésie de cette institution, de 1932 à 1954, année où il prit sa retraite.Né à Sainte-Elisabeth de Joliette, il fit ses études classiques à l\u2019Assomption et au Collège Sainte-Marie.En 1904, l\u2019Université Laval de Montréal lui remettait son doctorat en médecine et la même année, il se rendait à Paris afin d\u2019y poursuivre des études spéciales; il y demeura deux ans.De retour au pays, des confrères de collège, devenus religieux, lui font voir le bien immense qu\u2019un médecin peut accomplir dans l\u2019Ouest canadien.Patriote convaincu et médecin très chrétien, le docteur Adrien Bonin se joignait à cette phalange de professionnels qui s\u2019établissait à cette époque dans les provinces des \u2018prairies\u2019.En 1911, le Conseil Médical de la Grande- Bretagne lui donnait le droit d'exercer sa profession dans tout l\u2019empire britannique; en 1913, il devint membre du Collège des Médecins et Chirurgiens du Manitoba.Il y a quelques années, il nous était donné de rencontrer dans cette belle partie de notre pays, quelques membres de familles à qui le docteur Bonin avait prodigué ses soins au début du siècle.Avec quelle émotion, ces personnes n\u2019évoquaient-elles pas le souvenir de ce médecin qui était pour eux le conseiller moral, le confident fidèle et le médecin presque infaillible.Ayant trop présumé de ses forces, et sachant bien que sa résistance physique finirait par céder, le docteur Bonin venait s\u2019établir en 1916, dans un centre canadien-fran- çais de la province d\u2019Ontario.Il unissait à ce moment sa destinée à Mademoiselle Eva Racine qui devint la compagne rêvée de sa vie et qui sut durant les 43 ans que durèrent leur union, comprendre la grandeur de la vie du médecin et les sacrifices qu\u2019il faut accepter de toute nécessité.L\u2019idée de perfectionner ses connaissances et le goût de l\u2019étude ne quittèrent jamais le docteur Bonin; il se faisait un devoir d\u2019assister, soit au Canada, soit aux Etats-Unis, voire en Europe, aux congrès susceptibles d\u2019enrichir son savoir.Aussi, en 1927, le voyons-nous quitter la pratique générale, pour se consacrer exclusivement à l\u2019étude de l\u2019anesthésie.Pendant trois ans, à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, il fut l\u2019élève ponctuel du professeur Larocque, qui lui enseigna l\u2019art de pratiquer cette délicate spécialité.Et de 1930 à 1932, 11 poursuivit son entraînement dans les différents services d\u2019anesthésie de la métropole notamment à l\u2019Hôpital Général de Montréal.La rachianesthésie qui connait un certain engouement à cette époque, ne le laissa pas indifférent, au point qu\u2019il la pratiqua de main de maître, et j'ai souvenance de quelques grands malades que les chirurgiens purent opérer avec succès grâce à l\u2019habileté de l\u2019anesthésiste.Quand l\u2019Hôpital Général de Verdun ouvrit ses portes en 1932, le docteur Bonin y fut nommé chef du Service d\u2019Anesthésie et 1l le demeura jusqu\u2019en 1954.Le Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada reconnut sa compétence en lui décernant en 1945 le certificat de spécialiste en anesthésie; quelques années plus tard, le Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec posait le même geste.Il ne laissait rien au hasard, et il avait appris que l\u2019on n\u2019obtient rien sans peine; il sut inculquer à ses confrères sa méthode de travail et nous ne croyons pas blesser aujourd\u2019hui qui que ce soit, en écrivant que le service qu\u2019il dirigeait devint rapidement une unité qui répondait admirablement aux exigences du temps.Il se donna réellement à sa carrière, comme en font foi ces paroles du président du bureau médical en 1954, lors d\u2019un banquet auquel assistaient tous les médecins de l\u2019hô- 244 NÉCROLOGIE pital qui désiraient honorer de façon officielle certains de leurs confrères qui s'étaient illustrés dans la pratique de leur art: « En témoignage de haute estime pour une carrière consacrée entièrement au service des malades dans la pratique générale de l\u2019anesthésie depuis la fondation de l\u2019institution, l\u2019Hôp1- tal Général de Verdun, dédié au Christ-Roi, a résolu de décerner un diplôme d'honneur et le titre de \u201cMédecin Emérite» au docteur Adrien Bonin.» Homme droit et juste, le docteur Adrien Bonin savait prendre ses responsabilités; durant plusieurs années, il fut secrétaire du Comité Exécutif, tâche plutôt difficile à cette époque, car l\u2019Hôpital Général de Verdun, en pleine évolution, voulait devenir universitaire et désirait être reconnu par le Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec et le Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada, comme centre de formation post-scolaire.Fin psychologue cependant, Adrien Bonin ne savait déplaire, et il connaissait toujours le mot juste qui faisait sourire et qui donnait espoir.Il fut toute sa vie, un grand optimiste et un grand croyant; c\u2019est, sans aucun doute, cette saine philosophie qui lui donna le courage de surmonter les grandes épreuves que cette âme fortement trempée eut à subir.Il vit venir la mort avec sérénité et son dernier regard fut presque un sourire au prêtre, aux religieuses, aux siens et à ses confrères agenouillés à son chevet; il nous a laissé l\u2019exemple d\u2019une vie richement remplie, et au moment du grand départ, c\u2019est un « au revoir» qu\u2019il semblait nous dire.Que Madame Bonin et les membres de sa famille veuillent bien trouver ici l\u2019expression des sincères condoléances des autorités religieuses et de tous les médecins de l\u2019Hôpital Général de Verdun.Fugène THIBAULT WILFRID GENDRON (1895-1959) Assez curieusement, c\u2019est en corrigeant les épreuves de ce journal que j'ai appris la mort L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 de notre confrère ct je n\u2019en fus pas moins douloureusement surpris.Après avoir écrit une courte note le mois passé sur le décès de Harquail, voici qu\u2019un autre collègue de la même promotion disparaît à son tour.La tâche quotidienne professionnelle et familiale nous lie à notre petit monde et nous retient loin de ceux qui ont partagé, pendant une période de notre vie, une existence intimement liée à la nôtre.En fait, en de très rares Occasions nous avions revu notre confrère Gendron depuis le grand jour où nous obtenions notre diplôme et partions nantis du privilège de soigner nos semblables.Notre confrère s\u2019installa à Berthier, y passa sa vice professionnelle avec la même fidélité et la même conscience qu\u2019il avait montrées durant ses études universitaires.Il aimait rire, badiner, s'amuser, comme tous, mais en temps opportun et sans jamais dépasser les limites d\u2019une raisonnable mesure.Une discipline de pensée et d\u2019action qui n\u2019avait rien d\u2019étroit.ni de «tartufe », lui accordait cet heureux contrôle.Aussi avons-nous gardé de lui, étudiant plus que médecin, un souvenir tamisé par la rétrospective mélancolique de notre jeunesse.Il emporte, comme à chaque départ d\u2019un de nos confrères, une précieuse parcelle d\u2019un passé où chaque compagnon, chaque ami et chaque confrère en a constitué la trame.Nos condoléances à sa famille et plus particulièrement à son fils médecin.Roma AMYOT LE DOCTEUR JOSEPH ARPIN Le docteur Joseph Arpin, exerçant sa profession dans la paroisse St-Marce de Montréal est décédé le 25 novembre 1959, à l\u2019âge de 67 ans.Né à Ste-Madeleine, il avait fait des études classiques à Sherbrooke et sa Médecine à l\u2019Université de Montréal, où il obtient son Doctorat en 1920.Il était le frère du Docteur Norbert Arpin de St-Jean, à qui vont toutes nos sympathies. L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 LE DOCTEUR OSCAR DAIGNAULT À l\u2019âge de 84 ans, le docteur Oscar Dai- gnault est décédé le 18 novembre 1959 au Minnesota, à Benson où il exerçait la médecine depuis très longtemps.Né à Montréal en 1875, il avait fait ses études médicales dans cette ville et il y obtint son doctorat en 1899.| Il s\u2019installa ensuite dans le Minnesota, d\u2019abord a St-Paul, puis a Dayton, Haucock x et enfin à Benson.LE DOCTEUR ACHILLE FORGET Le 19 janvier 1960, est décédé à Montréal, à l\u2019âge de 72 ans le docteur Achille Forget.Né à Garden Bay, Michigan, le docteur Forget a fait ses études classiques au Séminaire de Ste-Thérèse et il a obtenu son doc- NÉCROLOGIE 245 torat en médecine de l\u2019Université Laval de Montréal en 1912.Nos condoléances à son frère, le docteur Ernest Forget.LE DOCTEUR J.-M.-ELPHÈGE PRÉVOST Le 10 janvier 1960 est décédé à Montréal, à l\u2019âge de 71 ans le docteur J.-M.Elphège Prévost.Né à St-Didace, il avait fait ses études secondaires à Joliette et ses études médicales à l\u2019Université Laval.Reçu médecin en 1910, il poursuivit ses études en Europe et aux Etats-Unis.II servit dans le Corps Médical Canadien de 1915 à 1918 tant en France qu\u2019en Angleterre.Il v gagna le grade de major.Il était spécialisé en dermato-syphiligra- phie.NOUVELLES ÉLECTIONS DES OFFICIERS DE L'UNION MÉDICALE DU CANADA L'assemblée générale annuelle de l\u2019Union Médicale du Canada s\u2019est tenue, sous la présidence du docteur Roger Dufresne, au Cercle Universitaire de Montréal, samedi le 30 janvier 1960.Après lecture des rapports du secrétaire, du trésorier et du rédacteur en chef, il y eut élection des officiers pour l\u2019année courante.Le docteur Paul Dumas a été élu président du Comité de direction, le docteur Origène Dufresne a été choisi comme vice-président et le docteur Paul- René Archambault a été réelu secrétaire-trésorier.Deux nouveaux directeurs ont été élus: les docteurs Jacques Genest et Jean-Louis Léger.Les docteurs Roma Amyot, Edouard Desjardins et Jean Marc Bordeleau ont été réélus respectivement rédacteur en chef, assistant rédacteur en chef et secrétaire de la redaction.rer LAURÉATS DE L'UNION MÉDICALE DU CANADA POUR L'ANNÉE 1959 Les membres du jury désignés par l\u2019Union Médicale du Canada pour choisir, parmi les articles parus dans le journal en 1959, ceux qui paraissaient les plus remarquables par leur tenue scientifique et littéraire, ainsi que par la contribution originale personnelle qu\u2019ils apportaient à l\u2019oeuvre médicale ont fait connaître le 30 janvier 1960 le résultat de leurs delibérations.La première mention \u2014 hors concours \u2014 a été attribuée à l\u2019équipe de l\u2019Institut de Cardiologie de Montréal pour le numéro spécial de novembre 1959.Le docteur Jean-Paul Bourque, professeur titulaire d\u2019urologie et chef des services d\u2019urologie de l\u2019Hôtel-Dieu a obtenu le second prix par son travail publié en décembre 1959 qui portait pour titre : Les divers segments intestinaux en urologie.Le docteur Jacques Gagnon, pathologiste de l\u2019Hôpital Sainte-Justine, a recolté le troisième prix pour son article: Tératomes cervicaux et médiastinaux chez les enfants, paru en octobre 1959.Le docteur Roland Guy s\u2019est vu décerné le quatrième prix pour son travail sur l\u2019Ostéo-blastome bénin, publié dans la livraison de juin 1959.ee ++ ÉLECTIONS AU COLLÈGE ROYAL DES MÉDECINS ET CHIRURGIENS DU CANADA À l\u2019issue du Congrès du Collège Royal des Médecins et chirurgiens du Canada tenu à l\u2019Hôtel Reine Elisabeth de Montréal les 21, 22 et 23 jan- 246 NOUVELLES vier 1960, le comité d'élection a fait connaître le choix des nouveaux officiers.Le docteur Donald A.Thompson chirurgien de l\u2019Hôtel-Dieu de Bathurst, N.B., succède au docteur John Scott comme président.Les docteurs Lennox P.Bell, médecin de Winnipeg et Charles E.Hébert, chirurgien de Montréal ont été élus vice-présidents.Le docteur James H.Graham d'Ottawa a été réélu secrétaire et le docteur K.T.McFerlane de Montréal a été nommé trésorier honoraire.Le docteur Edouard D.Gagnon était le coordonnateur du programme de la réunion annuelle.Les docteurs G.A.Bergeron et Louis-Philippe Roy de Québec ont été réélus conseillers.+-e- ++ LISTE DES NOUVEAUX MEMBRES ASSOCIÉS DU COLLÈGE ROYAL DES MÉDECINS ET CHIRURGIENS DU CANADA Parmi les nombreux médecins ayant passé en 1959 avec succès les examens du Collège Royal pour le titre de (fellow) ou membre associé, on remarque les noms suivants : En médecine interne : les docteurs Claude Brosseau, Québec; J.R.Roland Charbonneau, Montréal; Rosario Claveau, Chicoutimi; J.Jean Jacques Crépeau, St-Georges de Beauce; Yves Marcel Da- genais, Montréal; Claude Grégoire, Quebec; J.P.E.André Houde, Jonquière; Gabriel C.Laurence, Montréal; Maurice Jean Leclair, Montréal, et Jean- Marc Pepin, Sherbrooke.En neurologie : le docteur Raymond Robillard, Montréal; En pédiatrie : le docteur Victor Marchessault, Montréal.En pathologie : les docteurs Claude Boivin et Louis-Philippe Legresley, Montréal.En médecine physique et réhabilitation : le docteur Paul-André Lachance, Québec.En radiologie thérapeutique : le docteur Maurice Thibault, Québec.En chirurgie générale: les docteurs Georges Bédard, Hull; Claude Brunet, Québec; Jean-Paul Després, Québec; G.R.Fernand Desrosiers, Loretteville; Gaston Forget, Montréal; Jacques Bertrand Gagnon, Montréal; Claude Lafortune, Joliette; Richard Lambert, Thetford Mines; Louis Laporte, Montréal: R.D.J.LaRocque, Windsor, Ontario; Arthur Albert Pagé, Montréal; Cyrille J.J.Paquette, Montréal, et Sabin Plourde, Québec.En neuro-chirurgie : les docteurs Antonin Fréchet- te, Trois-Rivières, et S.Napoléon Martinez, Montréal.En gynécologie et obstétrique : les docteurs Jacques Corbeil, Verdun, et Jules Eugène Leclerc, Québec.En orthopédie : les docteurs Jean-Claude Caron, L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 Paris; Fergus Albert Ducharme, Ottawa; Paul Mailhot, Montréal, et Yves Normand, Trois-Riviè- res.En chirurgie plastique : le docteur Pierre Paul Gagnon, Québec.En urologie : le docteur Lauréat Tremblay, Chi- coutimi.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014# COLLATION DES DIPLÔMES D'ASSOCIÉ (FELLOW) DU COLLEGE ROYAL DU CANADA TENUE A L'UNIVERSITE DE MONTREAL Vendredi, le 22 janvier 1960, plus de cent cinquante nouveaux membres associés (fellow) du College Royal des médecins et chirurgiens du Canada étaient présents pour recevoir des mains du président leur titre officiel.La cérémonie s\u2019est déroulée dans le grand amphithéâtre de l\u2019Université de Montréal en présence de Mgr Irénée Lussier, des doyens de l\u2019Université de Montréal et de l\u2019Université McGill et des officiers du Collège.Le docteur John W.Scott, d\u2019Edmonton, président sortant de charge, a prononcé un discours en anglais et le docteur J.-Roméo Pepin, ancien vice- doyen de la Faculté de l\u2019Université de Montréal a parlé en français.Le recteur, Mgr Lussier, a souhaité la bienvenue aux membres du Collège et à leurs invités.Les gagnants des médailles d\u2019or en médecine et en chirurgie, les docteurs Joseph Cyril Sinnott de Charlottetown et Robert Bruce Salter de Toronto reçurent leur trophée; puis les docteurs K.J.R.Wightman de Toronto et H.Rocke Robertson de Montréal furent les récipiendaires d\u2019un diplôme à titre de conférenciers invités.Les nouveaux membres associés (fellow) acceptés après examens se répartissent ainsi par discipline: médecine interne: 38, anesthésie: 3, neurologie: 2, pédiatrie: 5, pathologie: 5, médecine physique: 1, psychiatrie: 2, radiologie diagnostique: 1, radiologie thérapeutique: 1, chirurgie générale: 54, neurochirurgie: 6, obstétrique et gynécologie: 23, ophtalmologie : 1, orthopédie : 12, oto-rhino-laryngologie : 1, chirurgie plastique : 2, urologie : 5.pr RAPPORTEURS AU CONGRÈS DE MONTRÉAL DU COLLÈGE ROYAL Parmi les nombreux rapporteurs au Congrès de Montréal, tenu les 21 22 et 23 janvier 1960, du Collège Royal des médecins et chirurgiens du Canada, on remarque les noms des docteurs Paul Le- tendre, (présidence de séances), L.Paul Pichette.Gilles Gosselin, Luc Riopelle, René Lefebvre, J.A.P.Paré, Francois Archambault, (présidence), Léon Béi- L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 que, Roger Gagnon, Maurice Parent, Denis Charet- te, J.P.M.Ricard, Yves Prévost, P.-C.Tremblay, Gilles Lorange, C.E.Grignon (présidence et communications), André MacKay, Claire Gélinas MacKay, Yves Piette, Simon Lauzé, Louis Lapierre, Jacques Bruneau (présidence), Eudore Savoie, Louis Beau- douin, Gilles Gosselin, Guy Lemieux, Georges- Etienne Cartier, Paul Cartier, Paul Stanley, Jacques Duquette, J.-G.Susset, P.Paré, Jean Bou- chard, Jacques Genest, Guy Courtois, Victor Ahad, Jean-Paul Cholette, Roger Demers, Jacques Gascon, Guy Germain, André Lanthier, Claude Bertrand, S.N.Martinez, Claude Gauthier, Laurent Archam- bault (présidence), Jean-Paul Bourque, N.R.Bertrand, Roger Lapointe, Didier Dufour, Claude Min- guy, Jean de St-Victor et Michel Beiard.ee + RÉSULTATS DES EXAMENS TENUS EN 1959 PAR LE COLLÈGE ROYAL DES MÉDECINS ET CHIRURGIENS DU CANADA POUR LE CERTIFICAT DE SPÉCIALISTE Le Secrétaire du Collège Royal annonce que les candidats ayant passé avec succès les examens du certificat sont au nombre de 50 en anesthésie, 6 en bactériologie, 8 en dermatologie, 71 en médecine interne, 7 en neurologie, 49 en pédiatrie, 21 en pathologie, 5 en médecine physique, 43 en psychiatrie, 7 ,en hygiène publique, 48 en radiologie diagnostique, 18 en radiologie thérapeutique, 89 en chirurgie générale, 5 en neuro-chirurgie, 39 en gynécologie et obstétrique, 17 en ophtalmologie, 20 en orthopédie, 19 en oto-rhino-laryngologie, 11 en chirurgie plastique, 4 en chirurgie thoracique et 15 en urologie.Parmi les candidats heureux on remarque les noms suivants : En anesthésie : les docteurs Pauline Biron, Montréal; Adolf Byk, Montréal; J.Egbert Daigle, Monc- ton; Roland Hould, Québec; J.Georges Lacasse, Chicoutimi; Raymond L\u2019Allier, Montréal; Jean-Paul Lavallée, Montréal; Jacques Pelletier, Québec, et J.Thomas Shooner, Montréal.En bactériologie : les docteurs Roger J.P.Bel- court, Québec; Fernand André Potvin, Québec, et Sorin Sonea, Montréal.En médecine interne : les docteurs J.A.Léo Gosselin, Montréal; Bernard Longpré, Montréal et Michel Samson, France.En pédiatrie : les docteurs Pierre Beaudry, Montréal; Roger Blanchard, St-Jérôme, Bernard H.Do- ray, Montréal; Louis-Marcel Germain, Montréal; J Claude Jacques Guimond, Montréal; David Jacob, Québec; Jean Harry Joncas, Longueuil ; Raymond A.Laforest, Scarborough, Ont.Léonard Morin, Ottawa; Gilles Racicot, Montréal.En pathologie : le docteur Alfred Bastarache, Moncton.NOUVELLES 247 En psychiatrie : les docteurs Jean Yves Gosselin, Québec, Jean-Louis Lapointe, Montréal; Guy La- rochelle, Montréal; Guy Leduc, Montréal; Jacques Robert Mackay, Montréal; Roger Jules Parent, Québec, et Roland Petitclere, Québec.En radiologie diagnostique : les docteurs Raymond Bernier, Boston; Raymond Boucher, Jon- quière; Roméo Ethier, Montréal; Martine Favreau- Ethier, Montréal; Clément Fortier, St-Maurice; Gérard Lucien Latour, Montréal; Marcel Leblanc.Montréal, Pierre Perras, Arthabaska; André St-Jacques, Montréal; André Sansregret, Montréal; Jean- Guy Tessier, Ste-Anne-des-Monts, et Pierre Tremblay, Brighton.En radiologie thérapeutique: les docteurs Clément Fortier, Marcel Leblanc, Gérard Latour et Pierre Tremblay, Paul Lachance, Montréal; René Robillard, Montréal, et Maurice Thibault, Québec.En chirurgie générale: les docteurs Gérard Ma- gella Couture, Montréal; Jacques Gagnon, Jonquiè- re; Joseph-Georges Grondin, Moncton; Joseph-Ger- main Lalonde, Indianapolis; Yves Lemay, Jonquiè- re; Latif Georges Sarkis, Montréal.En gynécologie et obstétrique : les docteurs Gilles Charlemagne Dæetome, Montréal; Paul-Emile Fortin, Québec.En ophtalmologie : les docteurs Jean-Marie de Margerie, Montmagny, et Jean Dumas, Saugus, Mass.En orthopédie : les docteurs Montréal; Yvon Morin, Montréal.En oto-rhino-laringologie : les docteurs J.Clément Bournival, Montréal; L.Philippe Charbon- neau, New-York; Georges-Guy Laframboise, Ottawa, et Louis-Marie Leblanc, Québec.En chirurgie plastique : le docteur Claude Dupont, Montréal.En chirurgie thoracique: les docteurs Léo R.Laflèche, Montréal, et François Telmosse, Montréal.En urologie : le docteur Léo Ferdinand Longpré, Vancouver.Guy Martineau, 2-0 > UNE EQUIPE DE SECOURS CANADIENNE ENVOYEE AU MAROC Le docteur Gustave Gingras, professeur à l\u2019Université de Montréal et directeur de l\u2019Institut de Rehabilitation de Montréal a été désigné comme le responsable de l\u2019organisation chargée de venir en aide à plus de dix mille marocains atteints de paralysie.L\u2019équipe de secours Canadienne, composée de deux médecins et de quatre physiothérapistes vient de quitter le Canada pour le Maroc où elle se joindra au corps médical international.Les membres de l\u2019équipe du Canada sont les docteurs Gustave Gingras et David Brooks de To- 248 ronto et Mesdemoiselles Cécile Quirion de Toronto, Marguerite Joncas, Andrée Forget et Lois Shearly de Montréal, physiothérapistes.ee NOMINATIONS À L'HÔPITAL NOTRE-DAME DE MONTRÉAL Le docteur André Mackay a été nommé au poste de Directeur du Centre Pulmonaire et Cardio-vasculaire de l\u2019Hôpital Notre-Dame.Le docteur Jacques Fortier a été nommé directeur du Centre Maternel et le docteur Gilbert Blain a été nommé au poste d\u2019Assistant directeur médical de l\u2019Hôpital Notre-Dame.è-e ++ LE DOCTEUR BENOIT BOUCHER, CHARGE DU COURS D'HISTOIRE DE LA MÉDECINE Le docteur Benoît Boucher a été appelé récemment à succéder au docteur Jean-Thomas Michaud, décédé il y a quelques mois, comme chargé du cours d\u2019Histoire de la Médecine à la Faculté de Médecine de l\u2019Université Laval de Québec.2e ++ HONNEURS CONFÉRÉS À DES MÉDECINS DE L'HÔPITAL NOTRE-DAME On nous fait savoir que le docteur Paul Bourgeois a été nommé membre de House of Delegates and of the Committee on Accounting and Business Practices de l\u2019American Hospital Association, que lc docteur J.Ralph Boutin a été élu régent de l\u2019American College of Hospital Administrators pour I'Est du Canada, que le docteur Fernand Montreuil a été élu président de l\u2019Association des oto-rhino- laryngologistes de la Province de Québec, que le docteur Antonio Cantero a été honoré par le Club de Recherches Cliniques du Québec, que le docteur Jean Piette a été élu président de la Société de Pédiatrie de Montréal et que le docteur Paul Brodeur a été choisi comme président de la Société Canadienne Française d\u2019électro-radiologie médicale.6-6 ve UNE FACULTÉ DE MÉDECINE À SHERBROOKE ?Le secrétaire de l\u2019Université de Sherbrooke, Mgr Maurice O\u2019Bready, répondant à la question de savoir s\u2019il y aurait bientôt une Faculté de Médecine à l\u2019Université de Sherbrooke, a répondu qu\u2019il lui était permis de l\u2019entrevoir dans une période d\u2019environ quatre ou cinq ans.NOUVELLES L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 HONNEUR CONFÉRÉ AU DOCTEUR JEAN-MARIE ROUSSEL On nous apprend que le docteur Jean-Marie Roussel, professeur de médecine légale à l\u2019Université de Montréal, vient d\u2019être élu président de la Forensic Society of Canada, groupement de spécialistes en médecine légale, toxicologie et technique policière médicale et para-médicale.CONFÉRENCE À L'UNIVERSITÉ LAVAL DU DOCTEUR RENÉ WEGLIA Le docteur René Weglia a donné récemment une semaine de cours dans différents hôpitaux de Québec.Il a aussi donné des conférences à la Faculté de Médecine sur la plysiologie des artères coronaires.OFFICIERS DE L'ASSOCIATION DES RADIOLOGISTES DE LA PROVINCE DE QUÉBEC \u2014 ASSOCIATION OF RADIOLOGISTS OF THE PROVINCE OF QUEBEC L\u2019Association des radiologistes de la province de Québec vient de tenir ses élections annuelles lors de la réunion tenue le 19 décembre 1959, à l\u2019Hôpital Royal Victoria.Les mêmes directeurs que l\u2019an dernier ont tous été réélus pour l\u2019année 1960, comme suit : Docteur J.Bouchard, Royal Victoria, Montréal, président; docteur J.S.Dunbar, Montreal Children Hospital, vice-président; docteur O.Raymond, Hôpital du Sacré-Coeur, Montréal, secrétaire; docteur LI.Vallée, Hopital St-Lue, Montréal, trésorier.Les autres directeurs sont: docteur R.L.Duber- ger, hopital St-Vincent-de-Paul, Sherbrooke; docteur R.G.Fraser, Royal Victoria, Montréal; docteur H.Lapointe, hôpital de l\u2019Enfant-Jésus, Québec ; docteur M.Samson, hôpital St-Michel-Archange, Québec; docteur I.Sedlezky, Montreal Jewish, Hospital, Montréal.Le secrétaire des séances est le docteur Yvan Méthot, hôpital Notre-Dame, Montréal.SÉANCE SCIENTIFIQUE DE LA SOCIÉTÉ DE PHTISIOLOGIE ET DE PNEUMOLOGIE DE MONTRÉAL La Société de Phtisiologie et de Pneumologie de Montréal a tenu une réunion à l\u2019Hôpital du Sacré- Coeur de Cartierville vendredi, le 4 décembre 1959 sous la présidence du Docteur Paul René Archam- bault.L\u2019ordre du jour comprenait la lecture des minutes, la mise en nomination du prochain Exécutif et l\u2019élection des membres: les docteurs Normand Bel- liveau, Maria Dobija Domaradzki, Jules Laberge, Paul Maheu, Pierre Bertrand, A.T.Jeygud, Luc La- fortune, J.Paul Valcourt et Jean Végzina. L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 Le programme scientifique comportait une conférence intitulée : Systemic Manifestations of Me- diastinal Tumors par le docteur Morris Rubin, M.D, F.ACS., Director of Thoracic and Cardiovascular Surgery, Morrisania City Hospital, N.Y.\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 A À LA SOCIÉTÉ D'OBSTÉTRIQUE DE LA PROVINCE DE QUÉBEC ÉLECTIONS Le nouveau Bureau de direction de la Société d\u2019Obstétrique de la Province de Québec comprend les officiers suivants : Président, le docteur Maurice Gagnier; vice-président, le docteur M.A.Larchevêque; secrétaire, le docteur R.Vadeboncoeur; trésorier, le docteur A.Provost; secrétaire des séances, le docteur M.Marinier; directeurs, les docteurs J.J.Larocque, P.A.Boileau, R.Hotte et M.Gagnon.CONFÉRENCE DU PROF.LUCIEN DAUTREBANDE Le professeur Lucien Dautrebande, reconnu universellement pour ses travaux sur la pollution de l\u2019air et les effets de la matière particulaire sur le poumon, a fait une conférence s\u2019intitulant : Les aérosols en médecine et en hygiène, sous les auspices du Département de Physiologie de l\u2019Université de Montréal, de l\u2019Hôpital Notre-Dame et de l\u2019Institut Lavoisier, au nouvel amphithéâtre de l\u2019Hôpital Notre-Dame, vendredi le 11 décembre 1959.\u2014_\u2014 ELECTIONS DES OFFICIERS DU BUREAU MEDICAL DE L'HOPITAL MAISONNEUVE Le Bureau Médical de l\u2019Hôpital Maisonneuve a procédé récemment au choix de ses officiers pour l\u2019année courante.Ce sont les docteurs Michel Mathieu, président; Raoul Groulx, vice-président; Edgar Lépine, secrétaire; Roland Désilets, trésorier, et L.P.Legresley, secrétaire des séances.ob dd ÉLECTIONS À L'HÔPITAL CLOUTIER, DU CAP-DE-LA-MADELEINE Les élections annuelles des officiers du Bureau Médical de l\u2019Hôpital Cloutier du Cap-de-la-Made- leine ont donné les résultats suivants : Président réélu : le docteur Jean-Noël Toupin, vice-président: le docteur Roger Lachance, secré- taire-trésorier: le docteur Laurent Michaud, conseillers: les docteurs Pierre Hubert, André Beaudoin, Bernard Gagnon, Richard Jacob, Pierre Grondin, Gilles Coutu, Jacques Cayer, Gaston Marcotte et Jean-Luc Bellemare.NOUVELLES 249 CONFÉRENCE, À L'HÔTEL-DIEU, DU DOCTEUR LÉON SOKOLOFF La section de rhumatologie de l\u2019Hôtel-Dieu à invité le docteur Léon Sokoloff, pathologiste du National Health Institute de Bethesda, Maryland à donner le 17 décembre 1959 une conférence intitulée: The biology of degenerative joint diseases.\u2014 CONFERENCE DU DOCTEUR PAUL DAVID CHEZ LES ASSUREURS-VIE Le docteur Paul David vient de prononcer une causerie à l\u2019Hôtel Queen\u2019s de Montréal sous les auspices de l\u2019Association des Assureurs-Vie de Montréal.Il avait intitulé sa causerie: \u201cLe coeur, risque principal de l\u2019assurance-vie\u201d.6-6 ++ ÉLECTIONS AU BUREAU MÉDICAL DE L'HÔTEL-DIEU DE LÉVIS Les membres du Bureau Médical de l\u2019Hôtel-Dieu de Lévis se sont réunis récemment pour choisir leurs officiers pour l\u2019année présente.Le docteur Roger Roy a été réélu à la présidence, le docteur Roger Roberge a été de nouveau choisi comme vice-président et le docteur Georges Lambert a été nommé secrétaire-trésorier.6-6 ++ ÉLECTIONS DU BUREAU MÉDICAL DE L'HÔPITAL JEAN-TALON Le docteur Gilles Cholette vient d\u2019être élu président du Bureau Médical de l'Hôpital Jean-Talon.Il succède au docteur Jean-Louis Borduas qui a oc- eupé la présidence pendant deux ans.Le docteur Herman Cohen a été élu Vice-président en remplacement du docteur Violet Frost et le docteur Laurent Huot a été appelé à succèder au docteur Guy Duckett comme secrétaire.OFFICIERS DU BUREAU MÉDICAL DE L'HÔPITAL DU PARC SAVARD Les officiers du Bureau Médical de l\u2019Hôpital du Pare Savard constitué par plus de 65 médecins de pratique générale sont les docteurs Albert Ouellet, président; A.N.Turcotte, vice-président; Gaston Tremblay, trésorier; Guy Marcoux, secrétaire ; L.Roy, Jean M.Bélanger et Gérard Racine, directeurs.-e + PARTICIPANTS AU CONGRÈS ANNUEL DE L'AMERICAN ACADEMY OF DERMATOLOGY Les docteurs Paul Poirier, Henri Smith, Jean-Paul Dufresne et Miville-Dechéne ont participé récemment au Congrès Annuel de l'American Academy of Dermatology qui s\u2019est tenu à Chicago. LIVRES RECUS Les grandes réalisations de la médecine préventive.Par le prof.Wilfrid LeBLOND.Préface du docteur Pierre Lépine.Un vol.de 208 pages.Aux Editions Garneau, rue Buade, Québec.En dépôt aux Presses Universitaires Laval, Québec; aux Editions Fides, aux librairies Déom et Wilson et Lafleur, Montréal.Cet ouvrage s\u2019adresse aux médecins, aux étudiants en médecine, aux élèves des Ecoles de Sciences hospitalières et des Ecoles d\u2019Hygiène.Il s'adresse également au public, sans la collaboration duquel on ne peut espérer résoudre les problèmes de la santé qui se posent aux collectivités.Le livre contient sept études de conditions particulières créées par la maladie, le manque ou la méconnaissance de l\u2019hygiène, et des moyens appliqués par la médecine préventive pour résoudre le problème.Les divisions de l\u2019ouvrage sont les suivantes: I.\u2014 La prolongation des jours de l'homme.Le fait de la prolongation sans cesse constante de la durée moyenne de l\u2019existence étant bien établi, l\u2019auteur détermine les facteurs qui ont assuré la réalisation de ce phénomène.Il examine ensuite les problèmes médicaux, sociaux et économiques créés par cette multiplication des vieillards.Il insiste sur le danger de la mise-à-la-retraite de façon prématurée tel que le réalise la distribution sans discré- mination de la pension de vieillesse.II.\u2014 La réduction de la mortalité infantile.Dans ce chapitre, il est développé la « technique » de conservation des enfants dans une oeuvre particulière: celle des Dispensaires de la Goutte de Lait.II.\u2014 La suppression de la variole épidémique.En plus d\u2019une documentation fournie sur l\u2019épidémiologie de la variole, il est donné ici des rappels de notions trop souvent méconnues ou oubliées sur la « vaccine », la préparation du vaccin, les précautions dont doivent s\u2019entourer les médecins lorsqu\u2019ils inoculent leurs patients contre la variole.Ces recommandations s\u2019étendent à toutes les formes d\u2019immunisation actuellement en application.IV.\u2014 L\u2019assainissement des hôpitaux.Après une revue de la situation hospitalière telle quelle était avant l\u2019ère de l\u2019asepsie, l\u2019auteur fait une évaluation des méthodes qui ont valu la victoire sur l\u2019infection microbienne dans les hôpitaux.Cette victoire n\u2019a duré qu\u2019un temps, puisque le problème est réapparu depuis une dizaine d\u2019années.Une analyse est faite des divers facteurs qui peuvent expliquer la recrudessence des infections microbiennes telle qu\u2019on la constate actuellement dans le milieu hospitalier.o + à + Une critique parfois acerbe est faite de certaines méthodes d\u2019'hospitalisation désuètes, mais encore appliquées dans certains hôpitaux qui s\u2019e annoncent » volontiers comme modernes.Le maintien de l\u2019« odieuse » salle commune, pour le bénéfice de l\u2019enseignement clinique dans les hôpitaux dits universitaires, est un anachronisme, un illogisme et un danger dans la lutte contre l\u2019infection microbienne en milieu hospitalier.V et VI.\u2014 Ces deux chapitres traitent de l\u2019aspect financier, social et international de ces deux grandes réalisations du Génie et de la Technique: la construction du Canal de Panama et l\u2019assèchement des Marais Pontins, que l\u2019univers doit primordiale- ment et indiscutablement à la médecine préventive.La technique de sanitation, qui s\u2019applique désormais a l\u2019élimination des «réservoirs» (eaux stagnantes, marécages, eaux d\u2019égouts) et des vecteurs (rats et autres rongeurs, mouches et moustiques) sous toutes les latitudes, aussi bien à Montréal et à Winnipeg qu\u2019à Panama ou Miami, \u2014 cette technique est fournie dans son détail précis.Enfin, au chapitre VII, le rôle du médecin dans le service de Santé à l\u2019usine est bien défini.L\u2019auteur ne devra pas s\u2019attendre à l\u2019approbation unanime de ses confrères lorsqu\u2019il déplore la méconnaissance assez générale de ce rôle dans le public médical.Pour une foule de médecins, le Service de Santé industrielle c\u2019est « les accidents du travail à soigner » ; pas plus.Le danger que comporte, autant pour l\u2019efficacité du Service de Santé que pour le médecin lui-même, l\u2019emploi d\u2019un omni-praticien à plein temps à l\u2019usine, est vigoureusement dénoncé avec preuves à l\u2019appui.Le docteur Pierre Lépine, dans la préface qu\u2019il en a écrite, dit au sujet de cet ouvrage, qu\u2019il marque le centaire de la découverte des microbes par Louis Pasteur, en établissant «un bilan des progrès accomplis (en fonction de cette découverte) en médecine préventive ».Et le Prof.Lépine termine cette préface: « Le docteur LeBlond, en commentant l\u2019oeuvre de la médecine préventive, nous apporte une grande et belle leçon.Je souhaite qu\u2019elle soit lue et méditée par tous.» Quoi de nouveau en pratique médicale 1958.Un vol.de 390 pages: 900 fr.\u2014 R.Lépine, édit, Paris, 1959.«Quoi de nouveaus est le volume annuel révé pour les médecins omni-praticiens : il expose les notions pratiques récentes surtout sous forme de Nouvelles brèves (15 à 20 lignes), avec quelques L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 mises au point d\u2019une ou deux pages, quelques aphorismes, interviews ou ordonnances pour chaque discipline.Il est capable aussi de rendre de grands services aux spécialistes, pour tout ce qui est en dehors de leur spécialité.Ce volume, de prix modique, mérite de prendre place sur le bureau de tous les médecins.Réanimation.Par H.KILLIAN et A.DONHARDT.Traduction française d'après l'édition allemande de J.-L.Wolf-Fried.Un vol.de 286 pages, avec 93 figures.3.350 fr.\u2014- G.Doin et Cie, édit, Paris, 1959.Ce livre résume, en le complétant, le cours donné à l\u2019Université de Tubingue par l\u2019un des auteurs, le professeur de Chirurgie H.Killian, sur la Réanimation moderne.Il répond à la nécessité d\u2019une révision totale de nos techniques de réanimation et de sauvetage par l\u2019extension aux autres domaines de la médecine d\u2019urgence, des enseignements tirés des acquisifions récentes en matière d\u2019anesthésiologie et dans le traitement des complications respiratoires de la poliomyélite antérieure.Il s\u2019adresse done à la fois aux praticiens de médecine générale, notamment à ceux des centres ruraux, aux anesthésistes, aux médecins de garde, aux médecins d\u2019usine, aux médecins du travail et aux étudiants.Après un court aperçu historique les auteurs esquissent les grandes lignes de nos connaissances actuelles de la physiologie normale et pathologique du couple cœur-poumon.Ils mettent en relief le rôle de l\u2019oxygène, ils définissent la notion d\u2019anoxie dont ils soulignent la diversité des manifestations cliniques, précisent le mécanisme des principales régulations autonomes en montrant le retentissement du blocage végétatif dans les traumatismes psychiques et corporels chez l\u2019enfant et l\u2019adulte.Le chapitre suivant est consacré aux diverses techniques de réanimation.En premier lieu sont passées en revue toutes les méthodes de réanimation respiratoire : les nombreux procédés de respiration artificielle, le tubage laryngé, la trachéotomie, l\u2019emploi des analeptiques respiratoires dont l\u2019action sur les centres régulateurs, les propriétés pharmacodynamiques et le dosage sont précisés; sont également décrits les appareils respirateurs, leur emploi et leurs indications.La réanimation circulatoire, le traitement de la défaillance cardiaque, des états de chocs et de collapsus, les médications antalgiques et lytiques, le contrôle de l\u2019équilibre humoral et électrolytique sont présentés dans la deuxième partie de ce chapitre.Dans les pages suivantes sont étudiés les problèmes posés par le transport des malades et des blessés.Le dernier chapitre est réservé à la description clinique et au traitement des divers états pathologiques nécessitant des mesures de réanimation : intoxication due aux agents voltatils, aux agents LIVRES REÇUS 251 médicamenteux, états toxi-infectieux, asphyxies d\u2019origine traumatique, asphyxie d\u2019origine centrale, asphyxie par noyade, par strangulation, accidents de plongée.À la fin sont passés en revue les accidents électriques, les troubles de la régulation thermique, la pathologie de la chaleur et du froid, les troubles de l\u2019équilibre électrolytique, les brûlures et enfin les accidents dus à l\u2019énergie atomique.En résumé ce livre d\u2019un intérêt pratique considérable écrit pour le grand public médical mérite la plus large diffusion.L'oesophage (Série 1957).Sous la direction de Guy AL- BOT et F.POILLEUX.Un vol.de 274 pages, avec 112 figures.3.600 fr.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1959.Il n\u2019est plus nécessaire de présenter ces « confrontations » qui, d\u2019une manière très vivante, présentent chaque année, depuis 1952, le dernier «état» de certains sujets d\u2019intérêt particulièrement actuel en gastro-entérologie et en hépatologie.La formule de ces réunions était nouvelle au début; actuellement elle est de mode et beaucoup l\u2019ont adoptée.Grâce à la collaboration active de la majorité des Membres de la Société Nationale Française de Gastro-Entérologie, les Actualités Hépato-Gastro- Entérologiques de l\u2019Hôtel-Dieu ont vu chaque année leur succès grandir.Dans ces confrontations qui cumulent les avantages des leçons théoriques et des discussions pratiques, où chacun ne traite que de ce qu\u2019il connaît parfaitement ,on peut dire que bien des notions pourtant classiques ont été définitivement écartées; en revanche, certaines conceptions y ont reçu justifications et consécration.Dans cette sixième série, les personnalités françaises et étrangères les plus compétentes ont apporté leur grande expérience de la pathologie de l\u2019æso- phage, et l\u2019on y traite simultanément de la radiologie et de la radiocinématographie de l\u2019œsophage, de l\u2019œsophagoscopie, des problèmes thérapeutiques, chirurgicaux et radiothérapiques.Le lecteur trouvera les données critiques les plus modernes sur les modalités d\u2019examen de l\u2019æsophage, sur le diagnostic et le traitement des ulcères de l\u2019œsophage, des anomalies de l\u2019œsophage et de l\u2019hiatus œsophagien, des diverticules œsophagiens, du cancer du bas œsophage, du cancer de l\u2019æsophage supérieur et moyen, des éventrations diaphragmatiques, des méga-œsophages, des dyskinésies cesophagiennes, des brûlures et des sténoses bénignes de l\u2019œsophage.Tous ces exposés sont accompagnés d\u2019une riche et très démonstrative iconographie.Grandes divisions de l\u2019ouvrage I.Techniques de l\u2019examen de l\u2019æsophage, par A.Aubin et M.Brombart. 252 II.Ulcères de l\u2019æsophage et œsophagites, par M.Brombart, R.Picard et J.-L.Lortat-Jacob.III.Anomalies de l\u2019æsophage et de l\u2019hiatus diaphragmatique : Malposition, brachy-cesophage.Hernies hiatales, par H.Monges, E.Hafter et P.-P.Petit.IV.Diverticules de l\u2019æsophage, par A.Aubin, E.Cherigie et G.Edelmann.V.Le cancer du bas-cesophage, par P.Porcher et P.Michaud.VI.Cancer de I';esophage supérieur et moyen, par M.Aubry, J.-C.Rudler et P.-F.Denoix.VII.Les éventrations diaphragmatiques, par J.Mialaret et G.Morin.VIII.Les méga-cesophages et les dyskinésies ceso- phagiennes, par P.Hillemand, J.Massion et J.Loy- gue.IX.Les brûlures et les sténoses bénignes de l\u2019æso- phage, par P.Santy et A.Soulas.Psychiatrie sociale et attitudes de la collectivité.Septième rapport du Comité d'experts de la Santé mental.O.M.S.: série de Rapports techniques, 1959, No 177; 42 pages.Prix: $0.30.Publié également en anglais et en espagnol.Il suffit de se reporter à quelques années en arrière pour se rendre compte de l\u2019évolution des attitudes de la collectivité par raport à ses malades mentaux, en particulier dans les pays qui ont été à l\u2019avant- garde de la révolution industrielle : les malades étaient rejetés de la société, on s\u2019en protégeait en les « internant » dans de vastes hôpitaux situés loin des grandes villes, les médecins « alliénistes » qui travaillaient dans ces hôpitaux étaient englobés dans la même crainte et la même méfiance.Actuellement, les progrès réalisés par la psychiatrie permettent de maintenir des contacts sociaux entre la collectivité et les malades, de réadapter ces derniers, de leur redonner une fonction sociale, une certaine utilité économique.Mais ceci rend nécessaire l\u2019étude approfondie des réactions de la collectivité vis-à-vis du malade mental et des moyens d\u2019informer et de rééduquer, seule façon de faire naître une compréhension et une collaboration actives.C\u2019est pourquoi l'OMS a réuni un Comité d\u2019experts qui s\u2019est penché sur ces problèmes de « psychiatrie sociale ».Après avoir passé en revue les divers moyens qui existent de s'informer, le Comité a étudié les différents types d\u2019attitudes de la collectivité, comment et pourquoi se forme telle ou telle réaction non seulement à l\u2019égard du malade, mais aussi à l\u2019égard du traitement, des institutions de soins et à l\u2019égard des psychiatres eux-mêmes.Pour que la psychiatrie sociale soit de plus en plus efficace, le Comité a recommandé que soient développés les traitements actifs qui se déroulent en contact étroit avec la société, de même que les soins extra-hospitaliers.Les techniques d\u2019information doivent être dosées avec circonspection et le Comité a recommandé que, pour donner à cette information sa pleine valeur, la formation des éducateurs, qu\u2019il s'agisse du personnel psychiatrique LIVRES REÇUS L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 ou des personnalités qui peuvent agir sur ces attitudes collectives, soit activement poussée et entreprise sur une large échelle.Le Comité a enfin recommandé qu\u2019un certain nombre de recherches soient entreprise.Il faut améliorer nos connaissances sur les attitudes de la collectivité à l\u2019égard du malade mental, leurs motivations, en étudiant le milieu géographique, l\u2019évolution historique, l\u2019état de la culture, la terminologie populaire, les préjugés sociaux qui paraissent en liaison avec l\u2019intolérance vis-à-vis des malades mentaux.Comité d'experts de l\u2019'Hygiène et de la Salubrité dans les Transports aériens.Premier rapport.O.M.S.: série de Rapports techniques, 1959, No 174; 71 pages.Prix: $0.60.Publié également en anglais et en espagnol.En mai 1951, la Quatrième Assemblée mondiale de la Santé a reconnu la nécessité d\u2019améliorer la salubrité dans les aréoports, ceci pour deux raisons: la première c\u2019est que les services commerciaux de transports aériens internationaux peuvent constituer des voies de propagation rapide des maladies entre divers pays, la seconde c\u2019est que la protection des équipages et des voyageurs exige la réalisation d\u2019un programme amélioré d\u2019assainissement dans les aéroports.Un comité d\u2019experts a donc été réuni par l\u2019Organisation mondiale de la Santé, comité dont les membres avaient été choisis en consultation avec l\u2019Organisation de l\u2019Aviation civile internationale.Cinq grandes catégories de problèmes ont été discutées: l\u2019approvisionnement en eau, sa distribution et notamment son transport jusqu\u2019aux avions, l\u2019hygiène des denrées alimentaires et du lait, l\u2019évacuation des excreta et des eaux usées, la lutte contre les insectes et les rongeurs, l\u2019évacuation des immondices.Le Comité a étudié également les rapports qui devraient exister à l\u2019échelon national ou local entre les administrations des aréoports et les administrations sanitaires, de même que le rôle de l'OMS.Le « Guide d\u2019hygiène et de salubrité dans les transports aériens » est publié en annexe au présent rapport.Il vise en premier lieu à formuler des instructions générales concernant le contrôle sanitaire qui doit être assuré dans les aréoports et à bord des avions, et, en second lieu, à indiquer les sources auxquelles des renseignements plus détaillés pourraient être obtenus.Actualites pédiatriques \u2014 Première série.Clinique de puériculture de l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul: Prof.Marcel LELONG.Un vol.de 326 pages avec 63 fig.3900 fr.\u2014 G.Doin et Cie, édit, Paris, 1959.Parmi les diverses branches de la médecine, la pédiatrie occupe une place bien à part.Pour certains, elle ne serait pas une spécialité, mais le dernier bastion de la médecine générale.Pour d\u2019autres, elle reste, à soi seule, une médecine, une autre médecine, parce que son objet, l\u2019enfant, est fondamentalement différent de l\u2019adulte.Le pédiatre est obligé de connaître les techniques modernes d'investigation et de soins applicables à chacun des organes de l\u2019organisme infantile, comme L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 à l\u2019étude de la nutrition générale et des métabolismes.Mais, ces techniques étant très spéciales, il est permis de se demander si la pédiatrie n\u2019est pas condamnée à se morceler en sous-spécialités, ou plus exactement en sur-spécialités telles que pneumo- pédiatrie, cardio-pédiatrie, hémato-pédiatrie, néphro- uro-pédiatrie, neuro-pédiatrie, psycho-pédiatrie, radio- pédiatrie, auxo-endocrinologie\u2026 Le travail en commun (chacune des techniques spécialisées étant représentée par un membre de l\u2019équipe) et, à l\u2019intérieur du groupe de travail, l\u2019enseignement supérieur mutuel, sont deux moyens de résister à cette évolution et de maintenir l\u2019esprit de synthèse et la coordination obligatoire.C\u2019est à ce but que répondent les « Réunions du mercredi» de la Clinique de Puériculture de l\u2019Hôpital Saint-Vincent-de-Paul et les 19 Conférences d\u2019« Actualités pédiatriques» réunies dans cette Première Série.Chacune d\u2019elles a été demandée à un maître éminent ou à un collaborateur qualifié par ses travaux sur le sujet traité.En voici le sommaire : : Le syndrome de défaillance respiratoire aigué du nouveau-né (A.Rossier et S.Sarrut).\u2014 L\u2019oxygénothérapie (M.Rapin).\u2014 Indications chirurgicales dans la dilatation des bronches de l\u2019enfant et de l\u2019adolescent (M.Merlier).\u2014 Lymphocytoses et mononucléoses aiguës de l\u2019enfant (J.Bernard).\u2014 Les anémies hémolytiques acquises primitives du jeune enfant (M.Berkman).\u2014 La maladie de Fanconi et les aplasies médullaires congénitales (P.Boivin).\u2014 Rôle du rein dans l\u2019équilibre acido-basique (C.Gentil).\u2014 Traitement des anuries chez l\u2019enfant (J.Dormont).\u2014 Les hyponatrémies de l\u2019enfant et leurs principales causes (J.-C.Job).\u2014 L\u2019hypertension artérielle permanente de l'enfant (E.C.Habib).\u2014 Les spasmes en flexion du nourrisson (J.Aicardi).\u2014 La maladie de Little (J.Vassal).\u2014 Traitement de 1\u2019épilepsie chez l'enfant (L.Kreisler).\u2014 Sympathomes embryonnaires (L.Bocquet).\u2014 La technique de I'enquéte génétique (H.Thiriez).\u2014 Les méthodes cytologiques de détermination du sexe et leurs applications (H.Thiriez).\u2014 Traitement des angiomes chez l'enfant (O.Schweisguth).\u2014 Le problème de la «mort subite» chez l\u2019enfant (J.Couvreur).\u2014 Les vomissements du nourrisson par anomalies de la jonction oesophago-gastrique.(Incontinence simple du cardia, hernie hiatale, brachy-oesophage) (M.Lelong).La chirurgie de la surdité \u2014 Indications, techniques, résultats.Par M.Aubry, P.Aboulker, J.Bouche, P.Clerc, J.-J.Debain, J.-E.Fournier, A.Gribenski, H.Guillon, R.Maspétiol, M.Ombrédanne, J.-M.Sterkers.Avec la collaboration de H.du Buit et P.Verrier.Préface du prof.A.Aubin.Un vol.de 390 pages, avec 265 figures.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1959._Condamnée au début du siécle, et en termes sévères, par les plus hautes autorités internationales de l\u2019époque, la chirurgie de la surdité n\u2019a été réha- LIVRES REÇUS 253 bilitée qu\u2019à la veille de la dernière guerre, grâce à l\u2019obstination, servie par une exceptionnelle habileté opératoire, du Français Sourdille.Etudiée, perfectionnée, simplifiée pendant la décade suivante par les Américains Lempert, Shambaugh, Rosen, complétée ensuite par les travaux des Allemands Zôllmer et Wüllstein, la micro-chirurgie de l\u2019oreille moyenne, en plein essor, s\u2019affirme dès à présent comme l'acquisition la plus précieuse du demi-siècle écoulé dans le domaine de l\u2019oto-rhino-laryngologie.L'intérêt soulevé dans le monde entier par ces techniques nouvelles de chirurgie fonctionnelle et réparatrice est tel que le professeur A.Aubin, professeur de clinique oto-rhino-laryngologique, prit l\u2019initiative en 1958 d\u2019organiser à Paris un enseignement collectif à l\u2019intention de spécialistes désireux de compléter leur information, de se perfectionner dans une voie dont personne à l\u2019heure actuelle ne conteste plus l\u2019avenir.L\u2019utilité de cet enseignement, qui dut être dispensé en trois sessions successives, dont la dernière sous la direction du professeur M.Aubry, est attesté par le nombre et la qualité des auditeurs, venus de dix-sept pays pour bénéficier de l\u2019expérience des cophochirurgiens de Paris, auxquels d\u2019importantes contributions personnelles en matière de technique ont valu un renom qui ne cesse de s\u2019affirmer.Les conférences, qui ont constitué l\u2019ossature du Cours de chirurgie de la surdité, devaient être publiées.Elles comprennent en effet, outre l\u2019exposé des techniques les plus récentes de fenestration, de mobilisation de l\u2019étrier et de tympanoplastie, une suite d\u2019études sur les principaux problèmes de physiologie, de pathogénie, d\u2019audiométrie et de clinique que soulève cette chirurgie.Ainsi se trouve présenté, sous forme d\u2019un traité, complet et parfaitement à jour les derniers développements de la science et de la pratique chirurgicale, l\u2019essentiel de ce que l\u2019oto- logiste doit savoir du chapitre le plus original et le plus riche d\u2019avenir de sa spécialité.La sexualité des bactéries.Par E.L.WOLLMAN et F.JACOB.Préface d'André Lwoff.Un volume de 248 pages, avec 23 figures, 4 planches et 23 tableau: 3.000 fr.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1959.L'étude des microorganismes a, depuis 25 ans, joué un rôle considérable dans l\u2019évolution des sciences biologiques.Les connaissances actuelles des mécanismes qui régissent le fonctionnement de la cellule vivante doivent beaucoup, en particulier, aux plus simples parmi les organismes microscopiques, les bactéries.Cependant, les méthodes de la génétique, cette science qui occupe une position clef parmi les disciplines biologiques, n\u2019ont pu être appliquées que récemment aux microorganismes.La naissance d\u2019une génétique microbienne a constitué une véritable révolution de la biologie contemporaine, qui vient d\u2019être consacrée par l\u2019attribution du prix Nobel de physiologie et médecine à George Beadle, Edmond Tatum et Joshua Lederberg.C\u2019est à ces deux derniers savants, en particulier, que l\u2019on doit la dé- 254 couverte des phénomènes de sexualité et de recom- binaison génétique chez les bactéries, qui font l\u2019objet de cette monographie.La génétique microbienne a déjà beaucoup contribué et contribuera encore davantage dans l\u2019avenir à l\u2019élucidation des mécanismes fondamentaux de la matière vivante.C\u2019est l\u2019étude des bactéries et des bactériophages \u2014 ces virus qui se développent dans les bactéries \u2014 qui a mis en évidence le rôle fondamental des acides nucléiques, celui de l\u2019acide désoxyribonucléique ou ADN en particulier, comme supports universels de l\u2019information génétique.Divers modes d\u2019échange, ou plutût de transfert de matériel génétique ont été découverts chez les bactéries.Parmi ces mécanismes génétiques élémentaires, le phénomène de conjugaison décrit dans l\u2019ouvrage, représente une forme primitive et originale de sexualité.Les auteurs ont pour une large part contribué à en élucider le mécanisme.Après un rappel des étapes et des acquisitions de la génétique bactérienne, qui n\u2019a pas encore fait en France l\u2019objet d\u2019un exposé d\u2019ensemble, on trouvera une analyse détaillée du processus de conjugaison sexuelle chez les bactéries et de son application à l\u2019étude du déterminisme génétique de la lysogénie.On verra comment les études de génétique bactérienne ont permis de démontrer que le matériel génétique d\u2019un virus peut se comporter comme un élément génétique de la bactérie et occuper une position spécifique sur le chromosome bactérien.Ce « provirus» est donc un élément génétique ajouté au génome de l'hôte.D\u2019autres éléments génétiques bactériens ou éléments épisomiques, ont également les propriétés d'éléments génétiques ajoutés et sont, comme le matériel génétique d\u2019un virus, capables d\u2019exister dans la cellule, soit sous une forme autonome, soit sous une forme intégrée.Ils se distinguent par conséquent des éléments génétiques normaux qui sont partie constitutive des chromosomes.Précis de stomatologie.Par Michel DECHAUME.Troisième édition revue et augmentée.Un vol.de 958 pages, avec 279 fig.Broché: 4.600 fr.; cartonné toile: 5.600 fr.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1959.Les modifications apportées à la nouvelle édition de ce précis fondamental ne sont pas seulement de simples additions à différents chapitres.C\u2019est une véritable mise à jour qui est présentée.Elle tient compte des dernières acquisitions dans tous les domaines de la stomatologie dont l\u2019_énumération ci-dessous montrera l\u2019importance: \u2014 Stomatites dues aux accidents de l\u2019antibiothé- rapie.\u2014 Classification nouvelle des aphtes.\u2014 Chapitre des stomatorragies remanié en fonction de la nouvelle classification des syndromes hémorragiques liés à un trouble de l\u2019hémostase.LIVRES REÇUS L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 \u2014 Maladies des dents présentées en une nouvelle classification inédite : 1.maladies congénitales spécifiquement héréditaires.2.anomalies dentaires congénitales.3.maladies acquises durant les derniers mois de la grossesse.4.maladies des dents après leur évolution sur l\u2019arcade.\u2014 Description nouvelle des septicémies aiguës d\u2019origine dentaire.\u2014 Acquisitions récentes sur la parodontose.\u2014 Conceptions actuelles des malformations des maxillaires et des malformations dentaires.\u2014 Acquisitions récentes sur les fractures des maxillaires et leur thérapeutique.\u2014 Additions concernant la pathologie de l\u2019articulation temporo-maxillaire.\u2014 Quelques chapitres nouveaux à l\u2019étude des glandes salivaires ont été ajoutés: étude de la salive, hypertrophies parotidiennes bilatérales, sécrétion interne des glandes salivaires.\u2014 Malformations congénitales de la face revues à la lumière des travaux de Turpin.\u2014 Maladies des ganglions reconsidérées en tenant compte des nouvelles classifications et des acquisitions récentes sur la maladie de Hodgkin, le lym- phome giganto-cellulaire.Certains chapitres ont même été entièrement refondus pour tenir compte des importantes notions récentes: c\u2019est le cas des tumeurs bénignes des maxillaires sans étiologie dentaire, des ostéopathies fibreuses, dystrophies osseuses et tumeurs hyperpla- siques des maxillaires, des avitaminoses.Ainsi entièrement modernisé, le Précis de stomatologie répond toujours à ce triple but: 1.instruire le médecin non spécialisé d\u2019une pathologie dont la fréquence et la gravité lui échappent trop souvent; 2.grouper pour le stomatologiste, à côté de la pathologie courante buccale, dentaire, maxillaire, salivaire., les maladies plus exceptionnelles de la bouche, de la face et du cou, notamment celles qui constituent la localisation primitive, parfois unique, d\u2019une maladie générale; 3.exposer, pour le chirurgien- dentiste, les questions de pathologie dentaire sous un angle médical.Tuberculose pulminaire \u2014 Rôle des ganglions lymphatiques.Par Ph.SCHWARTZ.Préface du Dr A.Ravina.Un vol.de 230 pages, avec 76 figures: 3.000 fr.\u2014 Masson et Cie, édit., Paris, 1959.Depuis l'observation initiale de Sauvée en 1802, de très nombreux auteurs ont signalé l\u2019existence de tuberculoses broncho-pulmonaires consécutives à la perforation de ganglions caséeux dans le système L'Union Méd.Canada 53 Tome 89 \u2014 Fév.1960 3 FORMES CRISES HEMORROIDAIRES AIGUES « TRAITEMENT D'ENTRETIEN - VARICES - PHLEBITES FRAGILITE CAPILLAIRE .ENGELURES Présentation Solution : Flacons de | oz.et 4 oz.Pommade : Tubes de 40 grammes avec canule spéciale PET TOUTE Suppositoires Boite de 10 suppositoires Lu preparation lu plus riche en vitamines @ Échantillon et documentation sur demande.Prépare par les LABORATOIRES DAUSSE, Paris, France Représentants exclusifs au Canada .Herdt :Charton Inc.2245, RUE VIAU - MONTRÉAL | 256 trachéo-bronchique.Ces lésions furent étudiées durant tout le XIXe siècle.Puis, l\u2019agent de la tuberculose ayant été découvert, l'intérêt qui s'était attaché à l\u2019adénopathie trachéo-bronchique diminua.L'origine hématogène, pratiquement constante, de la tuberculose tertiaire, prit la valeur d\u2019un dogme.Un revirement très net s\u2019est produit à ce sujet au cours des dix dernières années.La fréquence croissante des examens bronchoscopiques a conduit à mettre en évidence de nombreux cas de lésions tuberculeuses d\u2019origine ganglionnaire.Mais c\u2019est tout particulièrement le Prof.Schwartz qui, par une technique impeccable de dissection broncho-pulmo- naire, a réussi à prouver l\u2019existence d\u2019effractions ganglionnaires dans le système trachéo-bronchique au cours de toutes les formes de tuberculoses pulmonaires, et à montrer que ces lésions entraînent fréquemment le développement d\u2019infiltrations et de ramollissements pulmonaires circonscrits.Le Professeur Schwartz a rassemblé dans cet ouvrage ses observations sur la présence de lésions lymphadénogènes du système trachéo-bronchique au cours de la tuberculose primaire et post-primaire, sur leur nature et leur évolution, en s'appuyant sur une iconographie importante et entièrement originale.À propos des lésions lymphadénogènes, il aborde l\u2019étude de syndromes multiples: complexe primaire, infiltrat précoce, tuberculose apicale, réactivation des lésions anciennes, et décrit d\u2019autres manifestations, telles que la tuberculose péri-hilaire, ainsi que celle du lobe moyen.Il examine enfin le problème de la bilatéralisation.L'ouvrage, en même temps qu\u2019il introduit beaucoup d\u2019éléments nouveaux dans la routine sémiologique, diagnostique et thérapeutique de la tuberculose pulmonaire, déborde largement le cadre qu\u2019il se donne.Riche en enseignements de toutes sortes, il précise certains caractères encore mal connus de la tuberculose pulmonaire et soulève des problèmes dont l\u2019importance paraît avoir été insuffisamment estimée jusqu\u2019à ce jour.Les cataractes congénitales.Par Jules FRANCOIS.Rapport présenté à la Société française d'ophtalmologie (mai 1959).Un vol.de 854 pages, avec 486 fig.et 20 planches en couleurs: 11.000 fr.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1959.Cet ouvrage présente un exposé détaillé, concis, clair et systématique de toutes les connaissances actuelles se rapportant aux cataractes congénitales, dont aucune revue d\u2019ensemble n\u2019avait encore été entreprise.Après avoir rappelé les notions indispensables d\u2019embryologie et d\u2019anatomie, et décrit les différentes anomalies congénitales du cristallin, l\u2019auteur donne une description suggestive et abondamment illustrée des LIVRES REÇUS L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 différentes variétés de cataractes congénitales, depuis les opacités capsulaires jusqu\u2019aux cataractes totales et régressives.Un chapitre est consacré aux cataractes postnatales précoces et plus particulièrement à la cataracte ga- lactosémique, qui ne doit pas être confondue avec les cataractes congénitales.Les anomalies et les lésions tant oculaires que générales, qui sont si souvent associées aux cataractes congénitales, sont étudiées d\u2019une façon très détaillée.L'intérêt pronostique de l\u2019examen électro-rétinogra- phique est souligné.Les différents syndromes, dont la cataracte congénitale constitue une manifestation essentielle, sont longuement décrits et discutés.Au point de vue étio-pathogénique, les facteurs carentiels, toxiques, endocrinologiques, ionisants et immunologiques sont passés en revue, mais l\u2019attention est tout particulièrement attirée sur les embryopathies et les facteurs héréditaires.Dans le chapitre du diagnostic différentiel, les symptômes caractéristiques de la persistance du vitré primitif, de la dysplasie rétinienne de Reese, de la fibroplasie rétrocristallinienne, du pseudo-gliome inflammatoire et du rétinoblastome sont rappelés.Dans la dernière partie de l\u2019ouvrage une discussion détaillée est consacrée au traitement des cataractes congénitales, à l\u2019anesthésie générale, aux différentes techniques chirurgicales, aux complications opératoires et aux résultats fonctionnels des interventions.Une bibliographie très fournie complète cet important travail, qui intéresse non seulement l\u2019ophtalmologiste, mais aussi le pédiatre, étant donné l\u2019existence fréquente d\u2019une cataracte congénitale dans de nombreuses affections générales de l\u2019enfant, et plus particulièrement dans les embryopathies.Comité mixte OMS/FAO d'experts des Méthodes d'Analyse radiochimique.Rapport.O.M.S.: Série de Rapports techniques, 1959, No 173; 123 pages.Prix: $1.00.Publié également en anglais et en espagnol.Les sources de contamination radioactive s\u2019étant multipliées au cours des vingt dernières années, il importe aujourd\u2019hui que le personnel médical et les agents de la santé publique puissent utiliser des méthodes d\u2019analyse exactes permettant de rechecher les éléments radioactifs importants dans divers types de prélèvements.Outre qu\u2019elles servent à contrôler l\u2019évaluation des déchets radioactifs, ces méthodes sont particulièrement importantes pour mesurer le degré de contamination éventuelle de l\u2019eau, des sources de produits alimentaires et des aliments eux- mêmes, ainsi que pour contrôler et évaluer la contamination interne des êtres humains.Jusqu\u2019à présent, il n\u2019a pas toujours été facile aux techniciens de la santé de prendre connaissance des procédés qui ont été mis au point dans divers centres de recherches et peu d\u2019indications ont été fournies aux L'Union Méd.Canada 54 Tome 89 \u2014 Fév.1960 EXTRAIT HYDRO-GLY TIQUÉ- (corresponds glande fraiche) : 7x SERODAUSSE A (Sérum de TaivFesw) .: pour un tube scellé INDICATIONS: Toutes les phases du prostatisme, sénilité précoce, troubles dépressifs, etc.POSOLOGIE: AMPOULES: 1 à 2 ampoules par jeur dans un peu d\u2019eau sucrée, à jeun, une demi-heure avant le petit déjeuner.SUPPOSITOIRES: un eu deux par jour.SUPPOSITOIRES Documentation et échantillon à Messieurs les médecins sur demande.Préparé par 65 LABORATOIRES DAUSSE, Paris, France Représentants exclusifs au Canada 258 laboratoires de santé sur le choix de méthodes pratiques.Un Comité d\u2019experts, réuni conjointement par l\u2019Organisation mondiale de la Santé et par l\u2019Organisation des Nations Unies pour l\u2019Alimentation et l\u2019Agriculture vient de publier un rapport contenant: «un choix des méthodes fondamentales recommandées et des méthodes jugées les plus pratiques pour les laboratoires récemment venus aux travaux radio- chimiques ».Dans la plupart des cas, ce rapport indique, pour chaque radio-élément, au moins deux méthodes de recherche, l\u2019une de grande sensibilité, les autres, en général moins sensibles et moins précises, mais d\u2019exécution plus rapide.D\u2019autres méthodes utiles sont signalées.On y trouve en outre l\u2019exposé détaillé des techniques de détermination du tritium, du strontium, du ruthenium, de l'iode, du césium, du polonium, du radon, du radium, du thorium, de \"uranium, du plutonium et de la radioactivité globale.Dans la partie générale du rapport, avant l\u2019étude de ces méthodes, le Comité passe en revue les diverses sources de contamination radioactive et examine les principes fondamentaux dont on doit tenir compte dans la mise au point des méthodes de mesure de la contamination du milieu et de la contamination interne des étres humains.Il indique briéve- ment les précautions à prendre pour réduire au minimum la libération de substances radioactives dans le milieu ambiant et pour éviter d\u2019exposer inutilement le personnel ou une partie de la population aux dangers de la contamination.Le rapport comprend également des tableaux indiquant les concentrations maximums admiszibles dans l\u2019air et dans l\u2019eau.Ces tableaux sont établis d\u2019après les recommandations de la Commission internationale de Protection contre les Radiations.Pour que les mesures de la contamination radioactive soient exactes, il importe que les échantillons utilisés soient représentatifs.Le Comité recommande certaines méthodes de prélèvement qui permettent un tel résultat et 11 examine un à un chaque type d\u2019échantillon dont l\u2019analyse peut être utile.En conclusion, il traite de l\u2019appareillage qui est nécessaire à l\u2019exécution des analyses radiochimiques.De brèves indications sont données sur les applications particulières des différents types d\u2019équipement qui existent à l\u2019heure actuelle.LIVRES REÇUS L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 Thérapeutique médicale clinique à mises & jour ultérieures.Par Jean OLMER.Avec la clolaboration de André Jouve, Jean Vague, P.Mouren, E.Gascard, M.Mongin, P.Casanova, Y.Carcassonne, G.Kne- belmann, L.Perdrix, G.Erlande, M.Lallemand, J.Pierron, M.Gazaix, R.Muratore, P.Souteyrend.Deux volumes formant environ 1.440 pages.Reliure à feuillets mobiles sous jaquette en rhodialine.18.000 fr.\u2014 G.Doin et Cie, édit, Paris, 1959.La Thérapeutique médicale clinique est indiscutablement un ouvrage qui comble une lacune.Il se situe, en effet, à mi-chemin entre les traités très complets mais difficilement maniables et les formulaires schématiques parfois commodes pour un dépannage mais insuffisants pour que le praticien puisse concevoir une thérapeutique complète en fonction des syndromes observés.Le remarquable ouvrage de Savy a eu, en son temps, un succès très largement mérité dû à l\u2019esprit qui l\u2019inspirait et aussi en partie à ce qu\u2019il était l\u2019oeuvre d\u2019un seul.L\u2019abondance et la rapidité des découvertes modernes dans les différentes branches de la médecine nécessitent actuellement pour un ouvrage de thérapeutique la confrontation de plusieurs points de vue, mais le livre du professeur Jean Olmer se présente comme un travail effectué en équipe sous l\u2019autorité d\u2019un chef d\u2019école ayant marqué de son influence tous les collaborateurs de l\u2019ouvrage dont chaque chapitre est ainsi rédigé dans un même esprit, condition indispensable à l\u2019unité.Chaque exposé thérapeutique est précédé d\u2019un appel clinique et physiopathologique qui permet à la fois d\u2019adapter les traitements envisagés au cas particulier que le médecin peut observer et d\u2019en comprendre les intentions pathogéniques.Grâce à une présentation sous reliure à feuillets mobiles, très pratique et très élégante, des mises à jour ultérieures sont.prévues, condition nécessaire à l\u2019utilisation durable d\u2019un Traité de Thérapeutique.En sorte qu\u2019on peut affirmer qu\u2019il s\u2019agit là d\u2019un livre d\u2019utilité quotidienne pour le praticien de médecine générale et l\u2019étudiant en fin de scolarité.Bureau de médecin à louer.Ameublement de cabinet de consultation ultramoderne et instrumentation complète de laboratoire médical à vendre.Clientèle de spécialiste en médecine interne.Stationnement facile.Disponible immédiatement.Raison de vente : nomination comme Directeur Médical.Adresse: 1020 est, rue Sherbrooke, près Amherst \u2014 NAtional 5-5926 ou VIctor 4-0161, local 263. L'Union Méd.Canada 55 Tome 89 \u2014 Fév.1960 2 4! Le, CS NZ = pen 2 7 2 he 1 : 5 aa pète: & rr 23g ps a = 2x3 3 re 4e ws > I Pa He dp I y-, $e PA \u201c8 he 3.a Pie \u2014 nT ~ hg / x 8 fd - k Pp - ; AY 2 \u201c er + à _ de e cho Ix 4 SP ARS YX = - Manineé \" «pi Le) mûr so Lo, Cd EN tht) Porat -\u2014 dil cr À SINUSITE S ou HRONIQUES 25 \u201coo EL he FR ATX ® 16s LÂR (NGITES PHARŸNGITES, +.pa.AMYGDALITER et ot Ses no ONCHITES AST ATIGUES x.+ B 3 LX} vence 3 pe % * MIROL TH NE dE DO or 5 Be gs maby 3.- Ea = Aha FORMU doforme - Camphre - - Iodures fos ae ed ution huileuse de faible acidl ) = POSOLC Administrer 1 ou 2 in ans irftra- museulaires deux ou trd hated 5 2 Semaine selon le cas.QIS Pats Phi 1S De mi-dose at EE ete a - Ea ocumentation \u20ac8814 s les Méa Ad ë Manufa par bX x] oll Dunham Smith Phurmacal Company, & « New Brunswi RAE ripe a & + al > M = Distributeurs a 0 Cefada >.9 get, es © Herdt & / Montréal Chortontac 56 \u2014260 Quoi de nouveau en pratique médicale 1959.Un volume de 400 pages: 950 fr.\u2014 R.Lépine, édit, Paris, 1958.Quoi de nouveau est un précieux petit volume pour tous les médecins omni-praticiens qu\u2019il met au courant de toutes les notions médicales nouvelles et pratiques, aussi pour les médecins spécialistes qui s\u2019y documenteront sur la médecine générale.LIVRES REÇUS L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 Il est rédigé, sous la direction du Prof.Lian par d\u2019éminents spécialistes de la Faculté et des Hôpitaux de Paris.Il comprend pour chaque appareil: les nouvelles brèves, les mises au point, les aphorismes, les ordonnances.Tous les médecins devraient l\u2019avoir sur leur bureau.LIVRES RECUS DEPUIS LE ler JANVIER 1960 Bulletin et mémoires de l'Ecole nationale de et de Pharmacie de Dakar \u2014 année 1958, Librairie Arnette, édit., Paris, 1959.Traitement des anémies.Par Jacques MALLARME.G.Doin et Cie, édit., Paris, 1959.Actualités pédiatriques \u2014 première série.Clinique de Puériculture de l'hôpital St-Vincent-de-Paul.G.Doin et Cie, édit, Paris, 1959.Nouvelle pratique chirurgicale illustrée \u2014 fascicule XIV.Par Jean QUENU.G.Douin et Cie, édit.Paris, 1959.Treatment of Cancer in Clinical Practice.P.KLER et A.J.H.RAINS, rédacteurs.F.& stone Ltd, édit, Edinbourg et London.(The Macmillan Co.of Canala Ltd.), 1959.Enquêtes immunologiques et hématologiques.Rapport d'un groupe d'étude.Organisation Mondiale de la Santé, édit, Genève, 1959.Médecine Tome VI.Pratique obstétricale.Par M.LACOMME \u2014 Tomes I et 2.Masson et Cie, édit., Paris, 1960.Conférence technique européenne sur les infections et les intoxications alimentaires.Rapport.Organisation Mondiale de la Santé, édit, Genève, 1959.L'anévrysme de l\u2018artère communicante antérieure.Par H.KRAYENBUHL et coll.Masson et Cie, édit, Paris, 1959.Thérapeutique chirurgicale des ictères par rétention.Par P.GOINARD et G.PELISSIER.Masson et Cie, édit.Paris, 1959.L'électrocardiogramme dysmétabolique \u2014 Perturbations ioniques et électrocardiogramme.Par A.LARCAN et C.HURIET.Masson et Cie, édit, Paris, 1959.Chirurgie du rachis.Par André SICARD.Masson et Cie, édit, Paris, 1959.B.KUN- S.Living- INCONTESTABLE.INL 9 + 0e 2A (NV, 0 & \u201c X XX 3 9 ALBAMYCIN T EST oo L\u2019ANTIBIOTIQUE QUI POSSÈDE LA PLUS GRANDE VARIÉTÉ D\u2019EMPLOIS CLINIQUES La plupart des infections bactériennes qui répondent et plusieurs des infections bactériennes qui ne répondent pas à d\u2019autres antibiotiques à large spectre sont maîtrisées et détruites par AlbamycinT (chlorhydrate de tétracycline lus Albamycin) L'ANTIBIOTIQUE A LARGE SPECTRE À EMPLOYER TOUT D'ABORD Chaque comprimé d\u2019Albamycin T contient: 125 mg.de chlorhydrate de tétracycline et 125 mg.de novobiocine (sous forme de novobiocine calcique).Également disponible sous forme de granules délicieusement aromatisés.MARQUE DE COMMERCE DEPOSEE Produits ON Ceutiaues Supéreurs Depuis 1886 THE UPJOHN COMPA Upjohn [rv YORK MILLS ROAD, DON MILLS (TORONTO), ONTARIO marque de propyithiouracil la préparation la plus uniformément efficace pour le contrôle médical de la PROPYL-THYRACIL controle médical de la thyrotoxicose préparation du patient thyrotoxique a I'intervention thérapie adjuvante de l\u2019iode radio-actif (1) NLA TS ILI Comprimé N° 815 \u201cFrost\u201d .100 mg.Comprimé N° 387 \"Frost .50 mg.Comprimé N° 386 \u2018Frot\u2019 25 mg.Lo IYI Dose d\u2019attaque: 100 mg.trois ou quatre fois par jour, jusqu'à rémission.Dose d'entretien: 25 à 50 mg.trois ou quatre fois par jour.Flacons de 100 comprimés.® .\u2018 - \u201d.JAN Les institutions autorisées peuvent se procurer de l'iode 1g vie du patient, AU\" Malgré la rareté des réactions secondaires prove- ant du propylthiouracil, il ne faut pas cesser d\u2019user de vigilance dans la recherche de symptômes tels que la fièvre, les douleurs articulaires, les éruptions cutanées ou les maux de gorge; sur leur manifestation, discontinuer promptement le traitement.L'agranulocytose peut se déclarer soudainement, et des numérations globulaires réitérées ne semblent pas aider beaucoup à la prévoir.On doit avertir les patients de discontinuer la médication et consulter un médecin immédiatement sur manifestation d'un mal de gorge.Si l'on dépiste de l'agranulocytose, la prompte administration de cortisone et de fortes doses de pénicilline peut sauver MONTRÉAL CANADA radio-actif ainsi que du radiophosphore et du radio-or de Charles E.Frosst & Co. COMMUNIQUÉS ee ee L'ASSOCIATION DE MÉDECINE INDUSTRIELLE DE LA laire accrue, moyen de défense contre certaines in- PROVINCE DE QUÉBEC fections.| 2.10 février.\u2014 Dr P.Marois : Données récentes sur Une réunion aura lieu le 25 février, 1960 à 800 l\u2019utilisation des anatoxines staphylococciques dans la heures p.m.à l'amphithéâtre du Montreal General prévention et le traitement des infections à staphy- Hospital.Le sujet en discussion sera le suivant: locoques.\u201cDe quelle utilité sont les examens médicaux pério- 17 février.\u2014 M.A.Boudreault : Le virus de l\u2019indiques?\u201d Les participants seront le docteur D.G.fluenza: évolution historique de sa structure anti- Kinnear, directeur exécutif, Health Clinic, Montreal génique.General Hospital; le docteur E.A.Turcot, de la 24 février.\u2014 M.A.Chagnon : Adrénaline et fac- compagnie Imperial Oil et le docteur B.T.Rogers teur déchaînant.de la compagnie de téléphone Bell.2 mars.\u2014 Dr F.Turgeon : Expérimentation avec .les colibacilles entero-pathogènes.INSTITUT DE MICROBIOLOGIE ET D'HYGIÈNE DE 9 mars.\u2014 Dr B.Martineau : Infections virales L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL pulmonaires et infections à adénovirus.16 mars.\u2014 Dr M.Cantin : La chimioprévention Service de l'Enseignement 05 vi © igne de la tuberculose et la vaccination par le B.C.G.23 mars.\u2014 M.R.Desrochers : L\u2019écologie des bactéries réductrices du soufre.Programme général des \u201cMicro-Hebdo-Actualités\u201d Janvier & mai 1960.13 janvier.\u2014 M.Roger Daoust : Histochimie des 30 mars.\u2014 Dr A.Moisan : Infections à adéno- enzymes par l\u2019emploi de films de substrat.Applica- virus.tion aux nucléases de tissus normaux et cancéreux.6 avril.\u2014 M.A.Forget : La conservation des sou- 20 janvier.\u2014 Dr L.Kato : Fonctionnement sélec- ches microbiennes.tif de la paroi capillaire.20 avril.\u2014 M.G.Vinet : Physiologie de Plectri- 27 janvier.\u2014 M.R.Côté : Progrès récents en mi- dium tetani.croscopie électronique.27 avril.\u2014 M.A.Borduas : Le facteur anti-hémo- 3 février.\u2014 Dr S.Sonea : La susceptibilité cellu- philique.ALBAMYCIN T EST | L\u2019ANTIBIOTIQUE QUI POSSEDE LA PLUS GRANDE VARIETE D\u2019EMPLOIS GLINIQUES La plupart des infections bactériennes qui répondent et plusieurs des vu infections bactériennes qui ne répondent ; pas à d\u2019autres antibiotiques à large spectre sont maîtrisées et détruites par AlbamycinT (chlorhydrate de tétracycline plus Albamycin) \"INCONTESTABLE.L'ANTIBIOTIQUE À LARGE SPECTRE À EMPLOYER TOUT D'ABORD Chaque comprimé d\u2019Albamycin T contient: 125 mg.de chlorhydrate de tétracycline et 125 mg.de novobiocine (sous forme de novobiocine calcique).Egalement disponible sous forme de granules délicieusement aromatisés.\u2018 SMARQUE DE COMMERCE DEPOSER Upje Produits Fharmaceutiques Supérieurs pepuis 1886 hn THE UPJOH Upjohn 865 YORK MILLS ROAD, DON MILLS (TORONTO), ONTARIO DOS \\ SLYVLINSIU \u201cA 4 * \u20ac - celine 5, v 8 & + \\ \u201cet RE ow: ¥ 7 qe a gD a rr We S0ONVLHOANI CET LA THÉRAPEUTIQUE.ANTI-INFECTIEUSE PROPRIÉTÉS lus orande action mhibitrice \u2026 posologie plus faible que pour les autres tétracyclines | Un nouveau produit unique de la fermentation de Streptomyces aureofaciens, la déméthyl- chlortétracycline DECLOMYCINE fournit une activité antibiotique notablement supérieure | contre les infections \u2018*475810.14.19,20.29 3 cause de deux facteurs fondamentaux : (1) activité inhérente et (2) stabilité plus grande dans les humeurs 171827 | activité clinique s\u2019est \u2014 effectivement avérée, dans bien des cas, supérieure à ce que laissaient prévoir les épreuves de sensibilité 2% vitro 141819 ontrole antibactérien étendu.avec beaucoup moins d\u2019antibiotique | Les niveaux d\u2019activité de la déméthylchlortétracycline DECLOMYCINE sont plus élevés 3 que ceux des antibiotiques à large spectre antérieurs.Les souches résistantes de divers germes paraissent être quelque peu plus vulnérables.(4) I] y a apparemment des souches de Pseudomonas, de Proteus et d\u2019A.aerogenes qui souvent sont réfractaires aux autres antibiotiques mais qui sont sensibles à ll DÉCLOMYCINE.7-23.25.26) ki [lours après l\u2019arrêt de la médication.7!\u201d La résurgence de quelques pathogènes viables, /\\ tivité de pointe soutenue.plus | grande sécurité dans le contrôle 7 7s \u201c SSLIIHdOHd Une plus grande rétention et la compatibilité avec les humeurs fournissent une activité de pointe entre les doses.5171827 | inhibition des bactéries est plus constante.A a A © heures d'activité supplémentarre\u2026 protection contre les rechutes La DECLOMYCINE entretient un activité antimicrobienne efficace pendant un ou deux entraînant la rechute .et une défense affaiblie chez le patient contre une invasion bac- lérienne secondaire pendant les premiers jours qui suivent le traitement .sont en grande partie compensées.YCIN | Déméthylchlortétracycline Lederle RÉSULTATS Epreuves de Sensibilité Roberts, M.S., et coll.2s New York, N.Y Tolérance et Toxicité Boger, W.P., et Gavin, J.J.?Norristown, Pa.Infection Gonococcique Marmell, M., et Prigot, A.?° New York, N.Y.Médecine Générale Lichter, E.A., et Sobel, S.1?Chicago, Ill.Infection Respiratoire Perry, D.M., et coll.Seattle, Wash.Infection Diverses Finland, M., et coll.\u201d Boston, Mass.Pyélonéphrite a Infection des Parties Molles Prigot, A., et coll.New York, N.Y.Des épreuves de sensibilité faites avant traitement dans 75 cas de maladies génito-urinaires ont montré que la déméthylchlortétracycline DÉCLO- MYCINE était supérieure contre la grande majorité des germes et n\u2019était en aucun cas inférieure à la tétracycline.L'efficacité de la DÉCLOMYCINE s\u2019étend apparemment à un plus grand nombre de germes .plusieurs souches de Proteus et d\u2019A.aerogenes ont répondu.L\u2019administration de la dose recommandée de 600 mg.(4 capsules) par Jour à un petit groupe de patients d\u2019un certain âge n\u2019a révélé aucune altération hématologique, hépatique ou urinaire, ou autre résultat anormal.Aucun effet secondaire clinique n\u2019a été observé: Tous sauf deux de 63 cas de blennorragie aiguë ont promptement cédé à la DÉCLOMYCINE.Quinze ont reçu 250 mg.q.i.d.pendant un jour et les autres 600 ou 750 mg.en doses fractionnées réparties sur un ou deux Jours.Il n\u2019y a pas eu d\u2019effets secondaires.Cent-soixante-neuf patients souffrant d\u2019infections diverses ont répondu de façon à peu près équivalente à quatre posologies, y compris la posologie recommandée.Des 29 pneumonies pneumococciques, toutes ont été guéries et 15 étaient apyrétiques au bout de 48 heures ou moins \u2014 sauf quelques patients souffrant de maladies sous-jacentes au stade préterminal.Les 42 cas de fièvre scarlatine ont tous guéri et 32 d\u2019entre eux étaient apyrétiques au bout de 48 heures ou moins.Les autres malades aussi ont bien répondu, à quelques exceptions près.Aucune toxicité hématologique, hépatique ou rénale n\u2019a été constatée.Des effets secondaires digestifs ne se sont produits que dans 2 pour cent des cas à des doses égales ou inférieures à celle recommandée, et ils étaient facilement réversibles.La réponse a été bonne ou assez bonne dans 24 d\u2019un groupe de 30 cas de pneumonie bactérienne aiguë et dans tous les six cas de bronchite aiguë.Des effets secondaires se sont produits aux posologies élevées, mais étaient régulièrement absents quand la dose était limitée à 600 mg.par jour.Quatre-vingts patients souffrant d\u2019infections diverses ont été traités avec la Déméthylchlortétracycline DÉCLOMYCINE et un nombre égal avec la tétracycline.On ne pouvait distinguer aucune différence dans la réponse thérapeutique des deux groupes.Toutefois, la dose de Démé- thylchlortétracycline DÉCLOMYCINE était beaucoup plus faible (50 à 60 pour cent de celle de tétracycline ).De plus, les effets secondaires ont été moitié moins nombreux avec la déméthylchlortétracycline qu\u2019avec la chlortétracycline.Le traitement par la DÉCLOMYCINE a réussi dans 12 d\u2019un groupe de 13 cas de pyélonéphrite.Chez neuf de cés patients les cultures ont négativé en six à 14 jours.Parmi les germes supprimés il y avait des souches de A.aerogenes, E.coli et bacille paracolon.Dans la plupart des cas la DECLOMYCINE été employée en association avec un autre antibiotique.La DECLOMYCINE a été employée seule ou comme adjuvant de mesures chirurgicales pour 150 patients, la plupart non alités, présentant des infections des parties molles.Il y a eu résolution complète de l\u2019infection dans tous les cas et la durée moyenne du traitement a été de six jours.La posologie était de 600 ou 750 mg.par jour.Les seuls effets secondaires ont été des troubles digestifs passagers dans trois cas.| Fadi \u2014 \u2014_\u2014 Fa.yi | i i je ; | 4 | ; p 0 MYCIN | Infection Urinaire Trafton, H.M., et Lind, H.E.38 Brookline, Mass.Infections Antibiotico- Résistantes Compilation des rapports de 210 investigateurs cliniques Infection Pédiatrique Fujil, R., ef coll.?Tokyo, Japon Infection Pédiatrique Hall, T.N.!?San Francisco, Cal.Pneumonies Duke, C.J., et coll.5 Washington, D.C.Infection Intestinale et Respiratoire Hartman, S.A.!3 Sherman Oaks, Cal.Infection Respiratoire Feingold, B.F.s San Francisco, Cal.Infections Diverses Compilation des rapports de 210 Investigateurs cliniques La réponse clinique a été favorable dans la majorité de 50 cas d\u2019infections des voies urinaires avec soulagement des symptômes, élimination ou diminution substantielle de la pyurie et stérilisation de l\u2019urine dans certains cas.La Déméthylchlortétracycline DECLOMYCINE a été administrée pendant 8 jours à des doses qui n\u2019étaient que la moitié ou le tiers du nombre de milligrammes employés avec les antibiotiques connexes.Aucun cas n\u2019a présenté de diarrhée, mais de légères nausées et des symptômes gastro-intestinaux supérieurs étaient assez fréquents.Il y a eu phototoxicité dans six cas.Dans 570 cas traités pour une grande variété d\u2019infections, la DECLO- MYCINE a réussi à résoudre l\u2019infection ou à produire une amélioration marquée dans 81 pour cent des cas après que d\u2019autres antibiotiques eussent échoué.Les résultats thérapeutiques obtenus chez 309 patients pédiatriques avec une posologie moyenne de 15 mg./kg./jour ont égalé ceux obtenus avec 30 mg./kg.de tétracycline tamponnée.Les résultats ont été satisfaisants dans 75 pour cent des cas.Il n\u2019y a pas eu d\u2019effets secondaires appréciables avec des doses ne dépassant pas 15 mg./kg./jour.Tous les huit cas d\u2019infection ophtalmique, respiratoire ou otique ont cédé a la DECLOMYCINE en quatre à douze jours (5 guérisons, 2 grandes améliorations, | amélioration ).Une réaction cutanée s\u2019est produite dans un cas où on fait l\u2019essai d\u2019une posologie plus élevée de 7 mg./lb./jour.Les résultats ont été satisfaisants dans tous les 32 cas de pneumonie bactérienne aiguë, sauf deux causés par des germes non sensibles.Plus de la moitié de ces cas présentaient des complications pleurales, suppuratives, bronchiques, ou de structure pulmonaire.La posologie était faible.On n\u2019a pas observé de toxicité.L\u2019acceptation et la tolérance ont été excellentes.Six cas d\u2019infection gastro-intestinale (diverticulite, iléite, colite ) ont cédé en trois à huit jours à l\u2019administration de doses plutôt faibles .même après échec, dans la plupart des cas, des sulfas, de la néomycine ou de l\u2019association pénicilline-streptomycine.Il y a eu guérison complète de 5 infections respiratoires après un court traitement; une autre a régressé quand le muguet s\u2019est déclaré.Aucun autre effet secondaire n\u2019a été rapporté.Tous les 13 cas d\u2019infections des voies respiratoires inférieures et supérieures ont très bien répondu en 2-3 jours aux doses recommandées.Aucun effet secondaire n\u2019a été rapporté.Sur 1,904 cas qui ont été suivis de façon satisfaisante après traitement pour une grande variété d\u2019infections, 87 pour cent ont été rapportés comme étant guéris ou améliorés.La plupart des patients ont reçu un comprimé de 150 mg.toutes les 6 heures.Il y a eu des effets secondaires, relevant principalement du tube digestif, chez 200 patients.SLVLINSIU RÉSULTAT (suite) Infections Respiratoires et Autres Gates, G.E.11 South Bend, Ind.Dermatoses Pustuleuses Kanof, N.B., et Blau, S.!© New York, N.Y.Infection Chirurgicale Floyd, R.D., et Anlyan, W.G.3 Durham, N.C Infections des Plaies et Autres Meyer, B.S,2! Birmingham, Ala.Infections Locales et Infections de Plaies Stewart, J.?6 ; La Nouvelle Orléans, Louis.Infection Buccale Arbour, E.F.! La Nouvelle Orléans, Louis.Brucellose Châvez Max, G.3 Mexico, D.F.Sur 65 cas où prédominaient les infections respiratoires mais comprenant aussi des cas de cystite et de cellulite, il y a eu 50 bonnes réponses, 12 assez bonnes et 3 échecs.Il y a eu échec dans un cas de colite ulcéreuse chronique et dans deux cas d\u2019infection respiratoire.La seule complication a été un léger prurit vulvaire avec cuisson de la langue qui s\u2019est produit vers la fin d\u2019une semaine de traitement d\u2019une pneumonite résiduelle.La réponse a été excellente ou bonne chez 85 pour cent de 67 malades traités à la DÉCLOMYCINE à raison d\u2019une capsule de 150 mg.quid.pendant deux à douze semaines.Trois réponses peu satisfaisantes étaient dues à la présence de germes très résistants.Il n\u2019y a pas eu de prurit ni d\u2019éruptions médicamenteuses.Il n\u2019y a eu que quatre cas de nausées ou de diarrhée dans les traitements prolongés.Des résultats satisfaisants ont généralement été,obtenus chez les patients qui ont reçu 600 mg.(ou un peu moins) de DÉCLOMYCINE par jour pendant 5 à 15 jours.Aucune infection ne s\u2019est développée dans les plaies propres ou contaminées traitées prophylactiquement.La plupart des infections franches ont cédé .y compris plusieurs qui s\u2019étaient montrées réfractaires aux antibiotiques plus anciens.Aucune toxicité ne s\u2019est manifestée.La tolérance intestinale a été excellente.8 Trente-cinq cas, principalement à nombre de plaies chirurgicales traumatiques infectées ont été traités, généralement à raison d\u2019une capsule de DÉCLOMYCINE q.6 h.pendant deux à huit jours.Plus de 80 pour cent ont répondu, y compris un cas d\u2019infection à Pseudomonas.Une légère démangeaison et des nausées se | sont produites dans deux cas; un patient prenant le médicament q.4 ha eu de fortes nausées.Des 21 patients qui ont été suivis, 15 se sont complètement rétablis, 4 se sont améliorés, en 4 à 42 jours avec 600 mg.par jour.Sept d\u2019entre eux n\u2019avaient pas répondu à divers autres traitements.Un cas était à pré- | dominance d\u2019A.aerogenes compliqué par Proteus et E.coli.Il s\u2019agissait d\u2019infections traumatiques-chirurgicales-locales dont quelques-unes respiratoires.Il y a eu une réaction anémique douteuse.Des quatre patients traités, trois ont répondu à une capsule de DÉCLO- ; MYCINE q.6 h.pendant trois jours.Aucun changement dans un cas de périodontite proliférante.Aucune réaction défavorable n\u2019a été observée.! Les neuf malades infectés par Brucella melitensis étaient tous apyrétiques : le quatrième ou cinquième jour du traitement par la DECLOMYCINE et sont devenus asymptomatiques dans les 15 jours.Le traitement a été titre prophylactique, et un certain mn a I | poursuivi pendant 45 jours.Il n\u2019y a pas eu de rechutes.On n\u2019a observé aucune toxicité hépatique, rénale ou hématologique.Les réactions mineures | et les réactions intestinales qui se sont parfois produites dans quelques | cas n\u2019ont pas nécessité l\u2019interruption du traitement. MYCIN | IMPORTANCE.chez le patient moyen \u2014La DÉCLOMYCINE réduit la possibilité d\u2019intolérance digestive et augmente la probabilité que la maladie suive son cours sans incidents.Les variantes d\u2019un germe irifectieux sont moins sujettes à survivre à l\u2019activité élevée soutenue qui se poursuit après arrêt de la médication.Les revers mineurs ou majeurs ou les rechutes au cours du traitement peuvent être évités.L'activité pendant une journée supplémentaire pare à la sensibilité à l\u2019infection secondaire quand la médication est terminée.dans les infections mixtes \u2014 Le rapport élevé entre l\u2019activité et la dose de DÉCLOMYCINE fournit une plus grande marge de sécurité pour ceux présentant des troubles ou des anomalies de l\u2019absorption ou une dysfonction digestive sous- jacente.Les niveaux inhibiteurs demeurent plus que suffisants dans la plupart des cas.dans des conditions défavorables chez l'hôte \u2014En présence de débilité, de malnutrition, de néoplasme, de diabète ou autre maladie organique, chronique ou sous-jacente, la DÉCLOMYCINE peut jouer un rôle vital pour obtenir la résolution de l\u2019infection.De façon générale, en gériatrie, pour la même raison la DÉCLOMYCINE devrait être tout désignée comme antibiotique de choix à large spectre.i une dose est omise de temps à autre \u2014L\u2019action soutenue de la DECLO- MYCINE protège contre la perte possible de l\u2019efficacité du traitement.Quand le malade dort, une dose peut être omise sans que cela ait un effet défavorable et le repos lui est bienfaisant.Le refus arbitraire d\u2019une dose par les malades pédia- triques ou gériatriques .ou un simple oubli .ou le retard d\u2019une dose, ne réduira pas appréciablement l\u2019activité antibiotique, pourvu que cela ne se répète pas trop souvent.Déméthylchlortétracycline Lederle 3SI0ONVLHOANI un chef ECLOMYCIN Déméthylchlortétracycline Lederle \u2018oeuvre d\u2019antibioticité CAPSULES, 150 mg., flacons de 16 et de 100.Dose: moyenne pour adultes, 1 capsule quatre fois par jour.GOUTTES PEDIATRIQUES, 60 mg./cc.(saveur vanillée) en flacons de 10 cc.avec compte-gouttes calibré.Dose: 1-2 gouttes (3-6 mg.) par livre de poids par jour\u2014 fractionnée en 4 prises.SUSPENSION ORALE, 75 mg.par cuillerée à thé de 5 cc., en flacons de 2 onces, Dose: 3-6 mg./lb./jour\u2014fractionnée en 4 prises.REFERENCES: 1.Arbour, E.F.: Rapport clinique cité avec autorisation.2.Boger, W.P., et Gavin, J.J.: Demethylchlortetracycline: Serum Concentration Studies and Cerebrospinal Fluid Diffusion.Read at Seventh Antibiotics Symposium, Washington, D.C., November 5, 1959.3.Châvez, Max G.: Therapeutic Evaluation of Demethylchlortetracycline in Human Brucellosis.Zb:d.4.Clapper, W.E., and Proper, R Demethylchlortetracycline and Tetracycline, an cycline Serum Levels in Patients.A paraitre.5.Duke, C.J.: Katz, S., et Donohoe, R.F.: Demethylchlortetracycline in the Treatment of Pneumonia.Read at Seventh Antibiotics Symposium, Washington, D.C., November 5, 1959.6.Feingold, B.F.: Rapport clinique cité avec autorisation.7.Finland, M.; Hirsch, H.A., et Kunin, C.M.: Observations on Demethylchlortetracycline.Read at Seventh \u201cAntibiotics Symposium, Washington, D.C., November 5, 1959.8.Floyd, e D., et Anlyan, W.G.: Rapport clinique cité avec autorisation.Fujii, Ichihashi, H.; Minamitani, M.; Konno, M.; et Ishibashi =.lh op Results with Demethylchlortetracycline i in Pediatrics and Comparative Studies with Other Tetracyclines.Read at Seventh Antibiotics Symposium, Washington, D.C., November 5, 1959 10.Garrod, L.P., et Waterworth, P.: The Relative Merits of the Four Tetracyclines.Ibid.11.Gates, G.E.: Rapport clinique cité avec autorisation.Sensitivities of Clinical Isolates to Demethylchlortetra- 12.Hall, T.N.: Rapport clinique cité avec autorisation.13.Hartman, S.A.: Rapport clinique cité avec autorisation.14.Hirsch, H.A., et Finland, M.: Antibacterial Activity of Serum of Normal Subjects After Oral Doses of Demethylchlortetracycline, Chlorte- tracy cline and Oxytetracycline.New England J.Med.260:1099 (May 28) 959 15.Hirsch, H.A., Kunin, C.M., et Finland, M.: La Déméthylchlor- tétracycline\u2014Un Nouvel Antibiotique Tétracyclinique plus Stable Fournissant une Activité Antibactérienne Plus Grande et Plus Soutenue.München med.Wchnschr., à paraître (en allemand) .16.Kanof, N.B., et Blau, S.: Oral Demethylchlortetracycline in the \u2014 TT | « 1) fA) | i => mo \\ L J} ) fi odd seulement 15 gouttes b.1.d.rr - \u2014\u2014 wet on™ Avantages Who) COMPARAISON DES MLN NES of: NN AS SER doses par jour RECQ EST / 4 = sr, © 2 psc f 2 Pr TI Tr J Sr EI IE I EE A BE EE EF ESC EE EE A IE ICA SE RE I I A SE SL A A i FORMULE TYPIQUE A BASE DE CODEINE 4 ui Lu PHARMACEUTICALS OF CANADA LIMITED MONTREAL e QUEBEC f if he M 66 fe vr La Ur 3 4 « «D (MN) J) NE PENSEE EST UNE IDEE EN MARCHE\u201d .PYTHAGORE Le S-M-A cs: le fruit de pensées scientifiques Le S- M =A marche avec le progrès scientifique {her Monsieur le Docteur, Jomme vous le savez, Wyeth s\u2019est consacré, depuis de nombreuses années, à la recherche, à la création et à la production du 1-M-A, aliment pour bébés.| y a maintenant près d\u2019un demi-siècle, une équipe de chercheurs étudia la possibilité de créer une adaptation scientifique u lait de vache qui reproduirait le lait maternel.Leurs recherches eurent pour aboutissement la formule du S-M-A qui fut mise à la disposition du Corps médical en 1921.C\u2019était la première tentative couronnée de succès d\u2019obtenir une formule Æopiée sur le lait maternel et la première qui ait contenu les vitamines À et D.4 mesure que s\u2019étendaient les connaissances sur l\u2019alimentation du nourrisson, des changements étaient apportés à la formule, e façon à la maintenir à la pointe du progrès.C\u2019est ainsi qu\u2019en Nous avons mis au point la méthode d\u2019extraction et d\u2019isolement du carotène.Le carotène figure maintenant dans la formule du S-M-A à des doses approximativement égales à celles qu\u2019on trouve dans le lait maternel.Le S-M-A est le seul aliment pour nourrissons renfermant du carotène.: La thiamine est ajoutée au S-M-A.: Le fer est ajouté au S-M-A (à raison de 0.15 mg.par once liq.) pour pallier la faible teneur du lait de vache en fer.: Pour tenir compte des résultats des recherches dans le domaine des protéines et acides aminés, on décide de porter à 1.59% la teneur protidique du S-M-A.: La teneur du S-M-A en riboflavine est étalonnée.: La vitamine C est ajoutée au S-M-A.Il en de même de la niacinamide, pour lui fournir de la niacine.: Le chlorhydrate de pyridoxine est ajouté au S-M-A.: Des améliorations apportées aux installations et à la fabrication se traduisent par une meilleure dispersion des éléments actifs, en vue d\u2019accélérer la solubilisation.: Il est décidé d\u2019irradier à l\u2019ultra-violet les diverses parties du contenant et, aussi, pour accroître la stabilité et prolonger la vie du produit fini entreposé, de procéder à l\u2019empaquetage sous atmosphère d'azote.Jarmi les nombreuses décisions prises et qui avaient dû être attentivement étudiées au préalable, figurait celle qui exigeait @ne formule soigneusement étudiée, capable de maintenir la teneur protidique du S-M-A de façon à ce qu\u2019il fournisse 2.7 @m.de protéine par ration de 120 calories par kg.de poids corporel et par jour.C\u2019est en effet une teneur qui est dans la \u2018jamme de celle du lait maternel.Jn simple coup d\u2019oeil sur la formule permet de vérifier l\u2019étroit parallélisme existant entre le S-M-A et le lait maternel.COMPARAISON ENTRE LE S-M-A ET LE LAIT MATERNEL Teneur vitaminique par chopine (dilution normale) LL LL LAIT MATERNEL S-M-A Analyse approximative (à une dilution normale) Vitamine A 2500 unités 6000 unités LAIT MATERNEL (P/V) S-M-A (P/V) Vitamine D 4.8 unités 960 unités Protéines en % 0.9 -1.6 1.55 Acide ascorbique 49 mg.60 mg.Lipides en % 3.1 -4.6 3.6 Thiamine 0.18 mg.0.8 mg.Hydrate de carbone en % 6.5 -7.6 7.2 Riboflavine 0.49 mg.1.2 mg.Minéraux (cendres) en % 0.20-0.23 0.39 Niacinamide 1.92 mg.10 mg.Calcium en % 0.033 0.056 Pyridoxine 0.12 mg.0.48 mg.Phosphore en % 0.015 | 0.044 Acide pantothénique 2.28 mg.18 mg.Fer en % 0.00015 0.0005 Vitamine B19 0.49 mcg.1.14-1.56 mcg.Calories par once liq.20 20 Vitamine E 6.4 mg.4.6 mg.1 Inositol 500 mg.91 mg.| Choline 102 mg.91 mg.lepuis 39 ans, le S-M-A a été prescrit avec grand succès à des millions de nourrissons.Durant cette période, ont été faites e nombreuses tentatives d\u2019imiter la formule du S-M-A et il en sera certes de même dans l'avenir.Il est cependant un point ont vous pouvez être assuré: le S-M-A continuera à tenir compte des futures acquisitions scientifiques, à mesure que jrogresse la science dans le domaine de l\u2019alimentation du nourrisson.Sincèrement vôtre, John Wyeth & Brother (Canada) Limited Ca PAT\" ,.Qc - pl gq! j - / golf Ca R 1 LL ~ ed = a Marque Déposée \u2019 4 « .WALKERVILLE, ONTARIO JALIMENT POUR BEBES, SANS EGAL QUANT A SA SIMILITUDE AVEC LE LAIT DE MÈRES SAINES 94, L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 .Alors, c\u2019est le moment de faire confiance à SWIFT .Spécialiste en fait de viandes! Les 105 années d\u2019expérience de Swift comme spécialiste en fait de viandes de qualité profitent à vos petits patients dans deux domaines importants.D\u2019abord, pour une valeur nutritive optimum, nous choisissons de la viande plus maigre, d\u2019une teneur plus élevée en protéines .et nous la préparons soigneusement pour lui conserver ses propriétés nutritives vitales.Deuxièmement, pour assurer la satisfaction émotionnelle qui résulte de repas plus faciles à prendre, nous réduisons nos viandes en purée plus lisse.Seul Swift est spécialisé dans la préparation de viandes et de mets à la viande pour bébés.Les deux mots les plus dignes de confiance en fait de viande .VIANDES 100% JAUNES D'OEUFS DINERS À LA VIANDE Sa SEE @ nouvelle boîte carrée plus fa ou à fermer et à ranger.© nouveau dispositif, dans | \u20ac et au fon qui \u201csuspend\u201d le roule \u2018au centre de la boîte: le galon ne peut donc toucher les côtés de la boîte durânt la livraison ou nsi conserve la mém I entreposage, et.tension jusqu aw déroulement comple \u201cTension Confrôlée\u201d qu facilite la manipulatig et prévient le gaspillage ¢ %, 9 LONAS ar pan ess RESTE 7 Li tees as | GALON GALON ADHÉSIF ADHÉSIF FABRICATION CANADIENNE 12 POUCES 10 VERGES à 12 Pouces 10 vErGEs L'Union Méd.Canada 96 Tome 89 \u2014 Fév.1960 \u2014 YY antiemeétique spécifique qui ne présente an'Roche LE de contre-indications EAELL ITT us les états émétiques aye ou prévient nausées\u201d êt vomissements RTS LE CAES antihistaminiques ou les Ca LE RENTE ARE Çe sule y AMP les TT Li RTL BRL.442 ANNE 3,4,5-tr CS TLE ICEL ro es Ga 2 Re Se se = 4 i & = se i ag 2 2 2 55% 2 i Gass 2 sn es A i ee = Se a .ce 7% 2 25 2 4 se = a ; = se Gr E 3 5% = 2e = = 2% .Se ee 2 a a 5 i = a a 5 a .= .se : sn = ou = a BR RY i 3 SR - 258 SY RS = a se * NR i Sa RICCI RTL TTY 4 ° = 21E0 e .TE PYELO-NEPHRITE \u201cUNE MALADIE DES TUBES\u201d! et des glomérules.Dans la pyélo-néphrite, \u201cles cellules des tubes se détériorent et présentent une dégénérescence granuleuse ainsi qu\u2019une diminution de leur volume.Dans la eavité des tubes on retrouve des cellules inflammatoires et des cylindres hyalins.Les glomérules demeurent sains pendant longtemps.\u201d 1 en plus d'une simple filtration glomérulaire, le Furadantin est excrete par les cellules des tubes.Le FURADANTIN \u201cest peut-être unique comme agent antimi- crobien à large spectre possédant une action bactéricide, relativement non toxique et ne provoquant pas de résistance.\u201d ?Présenté en comprimés, suspension orale et solution intraveineuse.Ç > Bibliographie: 1.Smith, I.M., et Lenyo, L.: Am.Practitioner 9:78, 1958.2.Waisbren, B.A., et Crowley, W.: Am.A.Arch.Int.M.95:653, 1955.NOTROFURANS \u2014 une catégprie unique d\u2019antimicrobiens \u2014 ni antibiotique, ni sulfamidé.o, | , oO AUSTIN LABORATORIES LIMITED Usagers exclusifs de la marque de fabrique Furadantin de Norwich Pharmacal Company Ltd., division de Eaton Laboratories.ujojueinjodyiu Op enbieu 98 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 Les Tablettes Baby\u2019s Own constipation et soulagent l'agitation et les malaises dus à la dentition DES DONNÉES CLINIQUES SUBSTANTIELLES démontrent clairement l\u2019efficacité des TABLETTES BABY\u2019S OWN à rétablir l\u2019habitude intestinale régulière chez les bébés constipés, de 2 à 24 mois .et à soulager rapidement les malaises dus à la dentition.Tous les 75 bébés observés (à l\u2019exception d\u2019un seul) accusèrent un soulagement de l\u2019effort à l\u2019évacuation, et une diminution des gaz, de l\u2019agitation et de la bave.Ils redevinrent joyeux et retrouvèrent le sommeil et l\u2019appétit.SÉCURITÉ COMPLÈTE .À la dose suggérée, soit un comprimé chaque soir au coucher, il n\u2019a jamais été observé quelque réaction secondaire que ce soit.LES TABLETTES BABY'S OWN renferment %, de grain de Phénolphtaléine, légèrement tamponnée avec }; grain de Carbonate de Calcium précipité, et du Sucre en Poudre, q.s.Ils sont agréables et commodes.ECRIVEZ-NOUS pour obtenir quelques échantillons et de la documentation avec références.1-15 G.T.FULFORD CO., LIMITED, Brockville, Ontario \u20ac ej et.pour le contrôle des nausées et des vomissements dans PP les cas de gastro-entérite, de vomissements incoercibles, non désiré d\u2019états post-opératoires, de carcinomatose, de radiothérapie, de sensibilité aux drogues, de facteurs psychogènes et de début de grossesse.e + action anti-nausée insurpassée e libère les patients de la somnolence diurne \u2014 évite une hypotension significative \u2014 efficacité PERPHÉNAZINE anti-émétique prouvée et reconnue À, PER, ; WF \\ CORPORATION LIMITED MONTREAL Rejet.tel que désiré \u2018frilafon- PERPHÉNAZINE tranquillisation complète des états anxieux et tensionnels sévères, des psychonévroses agitées, des psychoses et dans l\u2019alcoolism < permet un contrôle émotif et un rétablissement normal du comportement lorsque l\u2019anxiété, l\u2019agitation ou l\u2019excitation psycho-motrice sont des facteurs importants e le patient demeure alerte; la soumission passive est remplacée par une coopération active e diminue les problèmes de surveillance évite une hypotension significative Pour plus de détails sur les indications, dosage, effets secondaires, précautions et contre-indications, consulter la littérature Schering.Comprimés Trilafon: Doses à 2 et 4 mg., flacons de 50 et de 500.Répétabs* Trilafon (Comprimés à action répétée) ; 8 mg., flacons de 50 et de 500.Trilafon Injectable: 5 mg./cc., ampoules de 1 cc, boîtes de 6 et de 100.Sirop Trilafon: 2 mg./5 ce.(1 cuillerée à thé), flacon de 4 oz.Suppositoires Trilafon: 2 et 4 mg., boîtes de 6.A sné Se 27 EH \\ CORPORATION LIMITED MONTREAL *MARQUES DE COM L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 101 Nouveau remède contre la toux infantile d-Methorphan Aussi efficace que la codéine sans produire les effets secondaires des narcotiques Le nouveau Remède de Johnson & Johnson contre la Toux des Enfants renferme du d-Methorphan \u2014 une nouvelle substance puissante qui réduit la fréquence des quintes de - toux grâce à son action sur le centre de maîtrise de la toux dans le cerveau.Le d-Methorphan ne possède aucune propriété analgésique, sédative ou narcotique.Son action est aussi efficace que celle de la codéine sans produire les effets secondaires indésirables que présentent la codéine et autres narcotiques.Ce remède d\u2019un goût exceptionnellement agréable renferme certains ingrédients qui aident à soulager la muqueuse irritée et à: faciliter l\u2019expectoration.fofmon-fohmron Chaque cuillerée à thé (5 cc) renferme: Bromhydrate de d-Methorphan____10 mg Cough Gaiacolate de glycéryle.~~ 25mg Medicine Citrate de sodium 50 mg for children dans un sirop agréablement aromatisé a la Relieves Coughs of Colds framboise.ORY EFT Each teaspoonful {5 cc.) contains 0-Methorphan Hydrobromide 10 mg Glyceryl Guaiacolate .25 ma.SodumCitrate .,.50Mg Pleasant raspderry- flavored syrup 3 fl.02.net Johmronfolion saeiteD MONTH A Offert dans une bouteille de 3 onces avec une cuillère à mesurer en plastique. > OV IEC a opr go 2.XY fe Ss ™ Fo Ile] RK @ypso de le symbole qualité Jlatre de Paris dans-les pansem SMITH & NEPHEW, HITED LLL LTH Paré, Cr Qué. dion Méd.Canada 103 e 89 \u2014 Fév.1960 .Métamine ¢ zo CA But abar bital ub Sustained .protection contre l\u2019angine de poitrine : une attaque thérapeutique plus étendue : action vasodilatatrice prolongée, PRESS = sédation légère.1 comprimé pour fe jour LTTE TEP LEEMING MILES PHARMACEUTICALS INC., Montréal 28, Québec 104 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 Sas Cg = = ETES id = = == ESN S.[LT] N re ALL TY rhe ACID D 1 ie 2 4 ut be S oh voter Full In i = a Ct diet: found om beak pe se 1 pa mame hy oe rem, = = = 12 coma re, Wiadeor, Or == = ÈS pre EE er = La Drogue-Miracle Originale Rien de ce que vous ordonnez n\u2019est fait avec plus de soin \u2018\u2019Aspirin\u2019\u2019 est la marque déposée au Canada de la Bayer Company Limited sr Dulcolax- Evacuation assurée sans purgation pti Seulement par contact avec le colon Par simple contact avec la muqueuse du gros intestin, Dulcolax produit par action réflexe un mouvement péristaltique coordonné qui provoque une défécation.Habituellement une seule défécation de consistance molle et formée se produit sans purgatif et sans effort.\u2018Un laxatif doux mais efficace'\u2019.* Les dragées Dulcolax sont pratiques lorsque l'effet n\u2019est requis que le lendemain matin.Pour un effet plus rapide, les suppositoires agissent habituellement en l'espace d'une heure.Dulcolax® Bis(p-acétoxyphényl)- 2-pyridyl méthane, dragées à enrobage entérique, jaunes, de 5 mg.en flacons de 30 et de 100; suppositoires de 10 mg.en boîtes de 6 et de 50.*Archambault, R.: Canad.M.A.J.81:28, 1959.Produits Pharmaceutiques Geigy Sous licence de C.H.Boehringer Sohn, Ingelheim.Montréal 106 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 \u201cMILK OF § MAGNESIA ANTACID-LAXATIVE SO ENTLE FOR Coney POHOROUCH FOn Group 33012 AAAMSIL «RFR - oa Sm eT SEER PREEMINENCE Dans tous les domaines, la prééminence se gagne grace a une qualité constante et a une démonstration de confiance pendant de nombreuses années.Le Lait de Magnésie Phillips\u2019 aconquis cette position comme laxatif et antiacide idéal.Depuis plus de 75 ans, il constitue le choix de la grande majorité des médecins et des clients.PRÉPARÉ SEULEMENT PAR STERLING DRUG MFG.LTD.© AURORA, ONTARIO Anturan° En augmentant considérablement l\u2019excrétion de l'acide urique, Anturan contrebalance directement le trouble essentiel du métabolisme qui provoque la goutte.Les expériences cliniques démontrent qu\u2019Anturan : Empêche la formation de nouveaux tophus\u2014 et provoque l'absorption des tophus pré-existants.! * Diminue l'incidence et la sévérité d'accès aigus après les premières semaines du traitement.3 Soulage les douleurs intermittentes\u201d-*\u2014diminue l\u2019inflammation articulaire*#\u2014améliore la mobilité.Anturan (marque de sulfinpyra- zone) comprimés rainurés de 100 mg.en flacons de 100 et de 1,000.Documentation détaillée sur demande.Références: .YU, T.F., Burns, J.J., et Gutman.À.B.: Arth.& Rheumat.1:532, 1958.Gutman, A.B., et YU, T.F.: Bull.N.Y.Acad.Med.34 :287, 1958.Kersley, G.D.: Cook, E.R., et Tovey, D.C.J.: Ann.Rheumat.Dis.17 :326, 1958.Ogryzlo, M.A., et Harrison, J.: Ann.Rheumat.Dis.16:425, 1957.ey Montréal a mr\" | 28 uspend le co urs de la goutte | © 108 L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 e Insomnie e Anxiété arguë ou chronique e Périodes de transition émotionnelle Pour le patient troublé un remplaçant non stimulant pour le thé et le café Lorsqu\u2019il faut restreindre ou supprimer certains breuvages dans le régime du patient troublé, le Postum est un remplaçant réconfortant.Le Postum Instantané ne contient pas de caféine, de théobromine, de théophylline ni de tanin\u2014les purines qui rendent le café, le thé, le cacao et certains breuvages gazeux indésirables dans certains cas.Le Postum est un breuvage chaud \u2018agréable, fait de blé, de son et de mélasse.Il n\u2019est pas stimulant, est inoffensif, renferme 10 mg.de sodium et 16 calories par tasse moyenne.Le Postum est offert à vos clients dans les marchés alimentaires, d\u2019un bout à l\u2019autre du Canada.POSTUM INSTANTANÉ ° 9012F Tofräni\u201d Dans le traitement de la dépression, Tofränil a établi un record remarquable en provoquant une rémission ou une amélioration dans environ 80 pour-cent des cas.! 7 L'emploi de Tofränil est de toute sécurité\u2014 peut être utilisé aussi bien au bureau qu\u2019à l'hôpital \u2014 peut être administré par voie orale ou intramusculaire.Tofränil\u2014#bymoleprique puissant pas un inhibiteur de la mono-amino- oxydase.Agit efficacement et sûrement dans tous les genres de dépression quelle qu'en soit la sévérité ou la chronicité.Il n\u2019inhibe pas l\u2019amine oxydase dans le cerveau ou le'foie; ne stimule pas le système nerveux central; et n'a pas d'effet poten- tialisateur sur d'autres facteurs tels que barbituriques et alcool.Documentation supplémentaire disponible sur demande.° Tofränil (chlorhydrate d\u2019imipra- mine), dragées de 25 mg, flacons de 100 et de 1,000.Ampoules pour administration intramusculaire seulement, chaque ampoule renferme 25 mg.dans 2 cc.de solution, boîtes de 10 et de 50.Références : .Ayd.F.J.Jr.: Bull.School Med.Univ.Maryland 44:29, 1959.Azima, H., et Vispo, R.H.: À.M.A.Arch.Neurol.& Psychiat.81:658, 1959.Lehmann, H.E.: Cahn, C.H., et de Verteuil, R.L.: Canad: Psychiat.A.J.3:155, 1958.Mann, A.M,, et MacPherson, A.S.: Canad.Psychiat.A.J.4:38, 1959.Sloane, R.B.: Habib, A., et Batt, U.E.: Canad.M.A.J.80:540, 1959.Straker, M.: Canad.M.A.J.80:546, 1959.Strauss, H.: New York J.Med.59 :2906, 1959.(es Montréal | Pour dissiper les affres e la dépression 110 Lait Carnation Une homogénéisation et une stérilisation spéciales font de Carnation la forme de lait à pleine teneur en gras la plus digestible, la plus nourrissante et de tout repos pour le biberon du bébé.Carnation fournit toutes les valeurs nutritives et tout le gras de beurre du lait entier pasteurisé.La teneur de la vitamine D a été portée à 800 unités par chopine.Carnation protège votre recommandation \u2014 justifie votre ordonnance.AI \"EVAPORATED MILK.vir a 0 D'INCREASED momo Produit par Carnation pour l'alimentation du nourrisson qui a besoin d'une formule pauvre en lipides.Le lait évaporé partiellement écrémé Morning offre une teneur en gras de beurre de 4%.Morning conserve toutes les valeurs nutritives naturelles du lait entier.La proportion de vitamine D a été portée à 800 unités par chopine.Et le Lait Morning coûte jusqu'a 4 de moins que les autres marques de lait évaporé partiellement écrémé.L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 L'Union Méd.Canada 111 Tome 89 \u2014 Fév.1960 De l'ancien au moderne par un seul Modernisation sans mise de fonds grâce au service de location G-E Maxiservice Il est aussi simple de louer des appareils Tout ceci pour un versement mensuel \u2014 à rayons X que de vous abonner au @ Equipement à rayons X moderne, exempt des ,1r .ennuis dus a des appareils désuets téléphone! 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L\u2019examen mensuel des bébés Farmer\u2019s Wife est un plaisir pour le médecin et pour la maman .car ces bébés sont reconnus pour leur croissance vigoureuse, leur augmentation régulière de poids et la faible proportion de leurs malaises alimentaires.Farmer\u2019s Wife offre maintenant au médecin le choix entre cinq laits spéciaux pour bébés.En plus des laits bien connus: entier, partiellement écrémé et écrémé .il existe maintenant deux nouvelles formules préparées Farmer\u2019s Wife (bande rouge\u2014 lait entier; bande bleue \u2014lait partiellement écrémé).Ces deux nouvelles formules préparées Farmer\u2019s Wife sont les premiers produits de lait évaporé auxquels on ait incorporé une forme stable de vitamine C.Comme les hydrates de carbone y sont déjà ajoutés, les risques de contamination ou d\u2019erreur dans la préparation de la formule sont pratiquement éliminés, et les mamans épargnent du temps, du travail et de l\u2019argent.Les laits à formule Farmer\u2019s Wife sont mis en conserve à vide, dans des boîtes émaillées à l\u2019intérieur.La rotation des stocks garantit leur fraîcheur absolue.Ils sont offerts à toutes les épiceries et pharmacies.Farmers Wife Farmers Wife ied of) 0 iy gwried FORMULE PREPAREE \u2014_ tng rant mor Farmer's Wife Prescrits par plusieurs médecins\u2014 Approuvés par les mamans avisées L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Fév.1960 conçu et.formulé.pour traiter les TROUBLES ANO-RECTAUX DANS LES PATHOLOGIES INFLAMMATOIRES: DANS LES HÉMORROÏDES : Wyanoids HC Wyanoids Suppositoires à l'hydrocortisone Suppositoires anti-hémorroïdaires Formule classique des Wyanoids à laquelle a Les Wyanoids sont indiqués pour sou- été associée l'hydrocortisone, en vue de réduire lager les symptômes des hémorroïdes l'inflammation et l'oedème.simples.INDICATIONS: AVANTAGES: « Proctite secondaire a la colite ulcéreuse e \u201clogiques du point de vue anatomique,\u201d e Proctite aspécifique, aiguë et chronique ils s'introduisent et se retiennent facilement e Cicatrice opératoire, siège d'une e sans danger\u2014ils n'entraînent pas de réaction inflammatoire | réactions générales e Hémorroïdes internes aiguës e l'éphédrine a pour but de décongestionner « Proctite secondaire à la radio-thérapie e la belladone sert à supprimer le spasme e Proctite médicamenteuse du sphincter anal « Cryptite PRESENTATION: FORMULE: En boites de 12 suppositoires Le suppositoire renferme 10 mg.d'acétate d'hydrocor- Autre forme: tisone, 15 mg.d'extrait de belladone (teneur totale en Onguent WYANOID, en tubes de 1% once.alcaloides 0.19 mg.) 3 mg.de sulfate d'éphédrine, de l'oxyde de zinc, de l'acide borique, de l'oxyiodure de Ygetf| bismuth, du sous-carbonate de bismuth, du baume du Pérou dans un excipient oléagineux.2 MARQUE DEPOSEE PRESENTATION: WALKERVILLE, En boites de 12 suppositoires ONTARIO Ordonnance obligatoire MONCTON * MONTRÉAL WINNIPEG : VANCOUVER TABLE DES ANNONCEURS Pages Abbott Laboratories (Placidyl \u2014 Pentothal) .51 - 52 Austin Laboratories Limited (Altafur) .71 Austin Laboratories Limited (Furadantin) .97 Ayerst, McKenna & Harrison Ltée (Prémarine \u2014 Beminal) .0000000000 00000 ee ae ea Le ee 21e 06 29 - 30 Bayer Company Ltd.(Aspirin) -.02202 000200 ee 104 Bell-Craig Limited (Sulfatussin \u2014 Pen \u2014 Prokof) .18 Bristol Laboratories of Canada Lid.(Tetrex) .78 - 79 British Drug Houses (PGA) +.+120000 00 0e a ea ae a ea ea sa ee 36 Burroughs-Wellcome & Co.(Canada) Ltd.(Emprazil) 38 Burrough-Wellcome & Co.(Canada) Ltd.(Darenthin) 44 Canada Drug Limitée (Somenal \u2014 Betagène \u2014 Lacto-Cal \u2014 ÂArteryl) .000000 0010 ee ea eee eee see 11 11 es ee 14 Canada Drug Limitée (Paveral) .2024200000 116 Carnation Milk (Lait Carnation \u2014 Lait Morning) .110 Ciba Limitée (Otrivin) .Deuxiéme page de la couv.Collége Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada (Examens) + ct ct tt ve te tt et teeta ites ian os 113 Cow & Gate (Canada) Ltd.(Lait Farmer's Wife) .114 Crookes-Barnes Canada Limited (Argyrol S.S.) .24 Crookes-Barnes Canada Limited (L-Glutavite) .75 Desbergers Limitée (Rétental \u2014 Hémo-Somaton) .Cee Quatrième page de la couver:ure Diets Inc.(Berrols) «cotinine ieee 82 Edde, J., Limitée (Emogastron) .420000 1240202 28 Endo Drugs (Canada) Ltd.(Hycomine) .46 Frosst Chas.E.& Co.(Sedalka) «++.cov vive.4 Frosst, Chas.E.& Co.(Ostoco) .-.coven.15 Frosst, Chas.E.& Co.(Vermisol) .43 Frosst, Chas.E.& Co.(Propyl-Thyracil) .57 Fulford Co.Lid., G.T.(Tablettes Baby's Own) .98 Geigy Pharmaceuticals (Stérazolidine) .35 Geigy Pharmaceuticals (Preludine) .73 Geigy Pharmaceuticals (Butazolidine) .81 Geigy Pharmaceuticals (Dulcolax) .105 Geigy Pharmaceuticals (Anturan).107 Geigy Pharmaceuticals (Tofranil) .109 General Electric (Maxiservice) .coo 111 General Foods Ltd.(Postum Instantané) .108 Heinz Baby Foods (Aliments pour bébés) .112 Herdt & Charton, Inc.(Vichy Célestins) .2 Herdt & Charton, Inc.(Marro-dausse) .53 Herdt & Charton, Inc.(Hyper-Prostal) .54 Herdt & Charton, Inc.(Camirol) .0200002 10000000 55 Hoechst Pharmaceuticals of Canada Ltd.(Reverin) .37 Hoechst Pharmaceuticals of Canada Ltd.(Cophylac) -.91 Hoffmann-La Roche Limitée (Tigan '\u2018Roche\u2019) .- 96 Johnson & Johnson Limited (Galon Adhésif \"Zo\" \u2014 Zonas\u2019) 95 Johnson & Johnson Limited (D-Methorphan) 101 Lederle Laboratories ( Achrocidine) Troisième page de la couv.des toux coqueluchoïdes.2e ee reste toujours un médicament de chrix pour le traitement scientifique de la COQUELUCHE °° ° | est journellement prescrit avec succès pour les cas de coqueluche et Ne cause ni intolérance ni complications.CANADA DRUG LTEE LTD., MONTREAL Pages Lederle Laboratories (Declomycin) 83, 84, 85, 86, 87, 88, 89, 90 Leeming Miles Pharmaceuticals Inc.(Métamine C) .103 Le Ministère de la Santé de la Province de Québec (Bienfaits des services de santé) -.80 Mead Johnson (Vi-Sols) .002004000 a 2 aa 2 20e 6 48 Merck, Sharp & Dohme (Hydro-Diuril) .9 Merrell Co., Wm.S.(Sym-Iron) .12 Millet, Roux & Cie Ltée (Néo-Spasmyl) .3 Parke, Davis & Co., Ltd.(Chloromycetin) .63 Pfizer Canada Ltd.(Olicine) .2220 00000.33 Pitman-Moore of Canada Ltd., E.B.Shuttleworth division (Novahistine-DH) .02400000 000400 as ae eee aa ee 31 Poulenc Limitée (Rovamycine) .7-8 Poulenc Limitée (Largactil) .0.000000020 0000 13 Robins Co.of Canada Ltd.(Donnatal) .17 Robins Co.of Canada Ltd.(Robitussin) .69 Rougier Inc.(Califon) .Première page de la couv.Roussel (Canada) Limitée (Androstalone) .77 Sandoz Pharmaceuticals (Mellaril} .19 - 20 Schering Corp.Limited (Rela) .2020202 20000020 5 Schering Corp.Limited (Metreton) .27 Schering Corp.Limited (Hormones) .coven.34 Schering Corp.Limited (Trilafon) .99 - 100 Searle Co.of Canada Ltd., G.D.(Pro-Banthine avec Dartal) 16 Sherman Laboratories (Protamide) .26 Smith, Kline & French Inter-American Corp.(Eskatrol - Spansule) hth eee 65 Smith & Nephew Limited (Gypsona) .102 Squibb & Sons Limited (Naturetin) .21, 22, 23 Sterling Drug Mig.Ltd.(Lait de Magnésie Phillips) .106 Strasenburgh Co.of Canada Ltd.(Biphetamine) .47 Strasenburgh Co.of Canada Ltd.(Ionamin) .49 Swift Canada Co.(Viandes pour bébés) .94 Upjohn Co.Limited (Albamycin T) .6, 56, 58, 60, 62, 64 Upjohn Co.Limited (Medrol) .66, 68, 70, 72, 74, 76 U.S.Vitamin Corp.(Arlidin) .coven.40 - 41 Vinant Limitée (Pommade Midy \u2014 Pulmo-Bailly) .32 Warner-Chilcott Laboratories (Peritrate) .25 Warner-Chilcott Laboratories (Pyridium) .45 Warner-Chilcott Laboratories (Agarol) .113 White Laboratories of Canada Ltd.(Permitil) .61 White Laboratories of Canada Ltd.(Orabiotique) .67 Winthrop Laboratories of Canada (Trancopal) .42 Wyeth & Bros.(Canada) Ltd.John (Equazine) .1 Wyeth & Bros.(Canada) Ltd., John (Promatussin) .11 Wyeth & Bros.(Canada) Lid., John (Sparine) .39 Wyeth & Bros.(Canada) Ltd., John (Polymagma) .50 Wyeth & Bros.(Canada) Ltd., John (Bicillin).59 Wyeth & Bros.(Canada) Lid., John (S-M-A) .92 - 93 Wyeth & Bros.(Canada) Lid., John (Wyanoids) .115 Littérature sur demande.Imprimée dans les Ateliers de la Librairie Beauchemin Limitée, Montréal. = a ry S35 nc, = Es NE of ge x ÈS 22 2% ky = Æ SN sh Es 2 Li à ss =, 4 A.= œ = 3 = ges 2: Be 2 = 3 WE ss phn ER 2 \u201ci 5 $ 5: = N 5 a 5 A Ps 3 25% Né 3 = ë « Nn 35 5 > 2 be 4 - Bie = = ow * 5% hs Ae 8 = = = y ge ue = ; 7.) oo: ie 2 5 0 i 0 : ES = Ë > 4 À 2 TT wa Noon: 3 = Ne vr \u201d By ok 2 v3 » 2 For So 2 3 8 5 0 i Ee = eu, a > RS = Se si 2 5; A SA = = Fr 2 oy % ai : $ ; TX = = = 7 A - 4 na Xe ep 0 La GR BR or o = = SR = oy = oo = à A7 ss kg æ > $ n°2 = op = = + 5 a se Tal 3 DN $ æ A % a 3 5 so A Ca A oy = 2e =.5 FN + AEN = 77 3 i \u201ces CYANAMID OF CANADA LIMITED Montreal VE = va 8 NE SW TT = = = si = Sa a 2 a 0 Rn A i 3 sv 5 æ XN \u20ac A oF Pa Es, > = > le NN RK) NS Rr Re N = 3 = NP 9 = SN ns = S = = =.> a = = .S ve RE = A S = 3 [2 - Ri NR .LS RY > = SE es 3% pt = = Es \"an, > 3 eo ho XN 5 = = : oe 7 .= i ss > AR 0 8 =.S To 3 EE > fat = = À k=: 2 =.RN s A) = S S ay RE NR x i ES x RS RR S i SE ld ACTION SOUTENUE de 5 3 8 HEURES GRACE A UN ENROBAGE SPECIAL MEDICATION ANTIARTHRITIQUE et ANTIRHUMATISMALE Une dose = 2 dragées Chaque dragée contient: Salicylate de Magnésium: 250 mgm.Acétyl-p-aminophénol: 200 mgm.\u2014 Méthampyrone (Méthyl- aminophényl-diméthylpyrazolone méthanesulfonate): 75 mgm.INDICATIONS POSOLOGIE: Algies des arthropathies aiguës et chroniques; 2 à 3 doses par jour, soit 4 à 6 dragées par jour _ Douleurs rhumatismales, musculaires et nerveuses; 2 dragées à prendre toutes les 5 heures ou Lumbago ; Rachialgies; Spondylite; 8 heures durant le jour.1 | Sciatique; Bursite.PRESENTATION: Flacons de 50 et 100 dragées.2 DEEP À Biologistes.CN ON LL Ce FIT (WI TR | AMPOULES et DRAGEES À HEMO-SOMATON avec VITAMINE \u201cC\u201d ; MÉDICATION TONIQUE \u2014 HÉMATINIQUE \u2014 STIMULANTE _ INDICATIONS: Anémies hypochromes; Fatigue; Atonie; Surmenage; Faiblesse; Hypovitaminoses \u2018\u2018C\u201d \u2014_\u2014 i Chaque ampoule de 10 ml.contient: Plasma entier extrait du sang de jeunes bovins et aromatisé pour usage oral.Chaque dragée contient: Vitamine C: 150 mgm.Glycerophosphate de strychnine: 0.6 mgm.Glycerophosphate de | sodium: 60.0 mgm.GClycerophosphate de calcium: 120.0 mgm.Phosphogluconate ferreux: 100.0 mgm.Methylarsinate de sodium: 10.0 mgm.Extrait concentré correspondant à 350 mgm.de levure de bière.POSOLOGIE: Une ampoule et une dragée à prendre avec un peu d\u2019eau, LL deux fois par jour, aprés les deux principaux repas.PRESENTATION: Boites de 10 ampoules et 10 dragées.\u201cUNE NOUVELLE SPÉCIALITÉ DESBERGERS\" "]
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