L'union médicale du Canada, 1 mai 1960, Mai
[" 30e CONGRES DE L\u2019A.M.L.F.C.- WINDSOR, Ontario - les 20, 21, 22 et 23 septembre 1960 OME 89 \u2014 NUMÉRO 5 MONTRÉAL, MAI 1960 L'Union Médicale du Canada 1872 Fondée à Québec en 1902 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada 1960 IN MEMORIAM LES COMPLICATIONS CUTANE Ce 616 EDMOND DUBE 1 ee 2! L IH PE ANS LE TRAITEMENT DU : d Desiardin: ES SULFONYL BULLETIN esjarains DIABETIQUE - EE 618 , Elaine P.Ralli EXO AMOR UT EN COURS DE JUSTICE 15055 293 LE DIABETE ET SES REPERCUSSIONS SOCIALES .626 A WINDSOR, SOUS LE SIGNE DU DYNAMISME 558 , J- B.Bundock Le Comité du XXXe Congrès EDITORIAL ° ° ° LE TRAITEMENT DES AFFECTIONS CEREBRO-VASCULAIRES 631 VIE DE L'ASSOCIATION PES MEDECINS DE LANGUE 0 \u2018Claude Gauthier FRANCAISE DU CANADA .5¢ Lo Pierre Smith VARIETES oho REVUE CE PER ENSUENIS gb ONE over ETUDE CLINICO-PATHOLOGIQUE DE 127 CAS PROUVES be STENOSE AORTIQUE.AVEC ATTENTION SPEC) ALE CANADA ACCORDANT LA LICENCE FEDERALE .633 A T IE V RE RALE AS 61 Marc {Hol soc ROUAGES ACTUELS DANS LE FONCTIONNEMENT DU ; CONSEIL MEDICAL DU CANADA .636 MEDECINE PSYCHO-SOMATIQUE J.-Luc Riopelle NEUROBIOLOGIE ET PSYCHOPATHOLOGIE .IB.Boulanger OPATHOLOGIE °%0 MEDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES L'APPROCHE PSYCHOSOMATIQUE 593 SEPT ANNEES D'EXPERIENCE AVEC LE SULFA-METHYL- Camille Laurin Te Bou we Co.; \u20ac.E G .thi LL LL 4 4 4 2 LL 1 2 4 LL 4 LL 0 640 LES SOMATO-PSYCHIQUES .599 JE.BOUTQUE et Gof.Gauthier Roger Dufresne CORRESPONDANCE LE PSYCHISME EN MEDECINE : 602 LETTRE DES ETATS-UNIS 1.111 1 111111001000 642 Paul Dumas ° ° .PSYCHISME ET CHIRURGIE .606 Euchariste Samson ANALYSES 1.11111101 LL 644 LE DIABÈTE NECROLOGIE Por vt ee ese ha ere ee aw a ae Ee he eee ee er ae eae.661 LES SIGNES BIOLOGIQUES DANS LES DIABETES DE NOUVELLES UTC TT TT tt tete sara 662 DIAGNOSTIC DIFFICILE .609 LIVRES REÇUS .LL LL nee 666 Guy-E.Joron COMMUNIQUES .671 L\u2019OEiL ET LE DIABETE .111110 .613 L'Union Médicale du Canada en 1891 1.111111 111 0 672 Marc Plamondon NOUVELLES PHARMACEUTIQUES .674 Contre le SPECTRE de TA CN E RABEC » COMPOSE Thérapie vitamino-th yroïdienne et sédation Eloigne le danger de la lésion cutanée et psychique.Plus d\u2019un demi-siècle consacré à l'avancement des sciences médicales au Canada.KERABEC SIMPLE vitamino-thérapie intensive À B, C \u201cCe n'est pas tant aux grands théoriciens qu'il appartient de soulager nos maux qu\u2019à l'armée innombrable des médecins qui y veille sans relâche.\u201d Accidents bénins .grands désagréments .mais le médecin est là qui soulage le mal et prévient l'infection avec la Creme Bradosol additionnée de NUPERCAINE Préparation contenant 0.05% de Bradosol® (bromure de domiphen) et 0.59, de Nupercaine® (cinchocaine B.P.) dans un excipient hydrosoluble; tubes de 1 oz.1.Sigerist, H.E.: The Great Doctors.New York, Doubleday & Company, Inc., 1958 1465 CIBA DORVAL e QUEBEC L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 Quand ay voie orale est impraticable .Achromycine* intramusculaire fioles de 100 mg, 250 mg.ou quand : les minutes comptent .Achromycine Soa ; Intraveineuse Soles de 100 mg., 250 mg., 500 mg.Achromycine* Tétracycline-HC1 Lederle la certitude parentérale de concentrations thérapeutiques immédiates.*Marque déposée «aD CYANAMID OF CANADA LIMITED Montreal 2 L'Union Méd.Canada L'Union Médicale du Canada Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada DIRECTION SCIENTIFIQUE 1 MEMBRES D\u2019HONNEUR Léon Binet, doyen, ; | _ ; Son.Exc.Philippe Panneton, Faculté de Médecine, Université de Paris; Wilfrid Bonin, doyen, H.Hermann, doyen, ; i » Faculté de Médecine, Université de Montréal; Faculté de Médecine, Université de Lyon; Jean-Baptiste Jobin, doyen, Maurice Roch (Genève), Faculté de Médecine, Université Laval, Québec; Pasteur Vallery-Radot (Paris) Jean-Charles Lussier, doyen, .: \u2019 Faculté de Médecine, Université d\u2019Ottawa; R.Kourilsky (Paris), T.Parizeau Paul-Louis Chigot (Paris), A.Marin, \u2019 Paul Lamarque (Montpellier), Paul Letondal.BUREAU DE REDACTION Rédacteur en chef: Roma AMYOT Assistant-rédacteur en chef: Secrétaire de la Rédaction: Edouard Desjardins.Jean-Marc Bordeleau.BUREAU Di COLLABORATION MM.J.-M.Beauregard, M.Belisle, Jacques Bernier, Marcel MM.Camille Laurin, ).-Guy Laurin, Simon Lauzé, R.Lebeau, Berthiaume, Jean-Marc Bordeleau, Léandre Décarie, André Leduc, Charles Lépine, J.Mathieu, Gérard Mi- Edouard-D.Cagnon, Jacques Gagnon, Maurice Gervais, gnault, P.Poirier, André Proulx, Rosario Robillard, Fernand Grégoire, Roland Guy, P.-P.Julien, M.Kaludi, Henri Smith, Maurice St-Martin.CORRESPONDANTS MM.A.Plichet et M.Pestel (Paris), MM.Georges-L.Dumont A Campbeliton, N.-B.), P.Rentchnick (Suisse), Aue.Panneton, P.-A.Denoncourt (Trois-Rivières), Donat-P.Cyr (Boston, Mass.) , D.Colin re Boniface Charles-P.Mathé (San Francisco), L.-P.Mousseau (Edmonton), A.Fontaine (Woonsocket), Sylvio Leblond (Chicoutimi), L.Mantha, A.Lecours, L.Potvin (Ottawa), H.E.St-Louis (Vancouver), Jean-Paul Fortier (Sherbrooke).INDICATIONS: Maladies des voies biliaires et du foie, dyspepsies, affections intestinales.Indispensable dans les convalescences post-opératoires.RECOMMANDEE ET PRESCRITE PAR LE CORPS MEDICAL DANS LE MONDE ENTIER Composition naturelle I-NI-MI-TABLE ! ; Méfiez-vous des substitutions, prescrivez toujours CELESTINS Importateurs: HERDT & CHARTON, INC.\u2014 2245, rue Viau, Montréal \u2014 CL.9-4641 L'Union Méd.Canada 3 Vaccins Tome 89 \u2014 Mai 1960 L\u2019 INSTITUT 013 SRE an RIGS Ce (OA Be] Montreal X ANATOXINE DIPHTERIQUE Boite de 3 ampoules 1 cc Boite de 6 ampoules 5 cc ANATOXINE DIPHTERIQUE (gouttes nasales) Boite de 3 ampoules 1 cc ANATOXINE TETANIQUE Boite de 3 ampoules 1 cc Flacon de 30 cc VACCIN ANTITYPHO-PARATYPHOIDIQUE A et B (T.A.B.) Boite de 3 ampoules 1 cc Flacon de 10 cc ANATOXINE DIPHTERIQUE - VACCIN ANTICOQUELUCHEUX ET ANATOXINE TETANIQUE (D.C.T.) Boite de 3 ampoules 1 cc Boite de 6 ampoules 5 cc VACCIN ANTITYPHO-PARATYPHOIDIQUE A et B ET ANATOXINE TETANIQUE (T.A.B.T.) Boite de 3 ampoules 1 cc Flacon de 25 cc VACCIN ANTIVARIOLIQUE Boîte de 5 capillaires Boîte de 10 capillaires VACCIN ANTI-INFLUENZA POLYVALANT Flacon de 10 cc VACCIN SALK (ANTIPOLIOMYÉLITIQUE) Flacon de 10 cc TOXINE DIPHTÉRIQUE POUR ÉPREUVE DE SCHICK (AVEC CONTRÔLE) \u2014 25 ÉPREUVES Boîte de 2 ampoules de 3 cc ANTITOXINE DIPHTÉRIQUE Flacons de 1,000, 5,000, 10,000 et 20,000 unités ANTITOXINE TÉTANIQUE Flacons de 1,500, 10,000 et 20,000 unités DISTRIBUTEURS EXCLUSIFS To ery & CIE, LIMITÉE 1215, rue St-Denis, Montréal 18 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 L'Union Médicale du Canada Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada ADMINISTRATION OFFICIERS Président: Paul Dumas Vice-président: Origène Dufresne COMITÉ EXÉCUTIF ET DE PUBLICITÉ MM.Paul Dumas, Roma Amyot, Origène Dufresne, P.-R.Archambault et Edouard Desjardins.Secrétaire-trésorier: P.-R.Archambault BUREAU DE DIRECTION MM.Roma Amyot, P.-R.Archambault, Albert Bertrand, Emile Blain, E.-Roland Blais, Roméo Boucher, P.Bourgeois, Paul David, J.-A.Denoncourt, Edouard Desjardins, Edmond Dubé, Origène Dufresne, MM.Roger-R.Dufresne, Paul Dumas, Jacques Genest, Albert Jutras, Wilfrid LeBlond, Jean-Louis Léger, Donatien Marion, J.-P.Paquette, Laurent Potvin, Jean Saucier, L.-C.Simard, Pierre Smith, J.-A.Vidal.326 est, boul.Saint-Joseph, Montréal.ADMINISTRATION et SECRÉTARIAT: J Téléphone: AVenue 8-9888 PUBLICITÉ: Jacques-D.Clerk.KONDRÉMUL.ÉMULSION DE CHONDRUS ET D'HUILE MINÉRALE Le Kondrémul est une émulsion d\u2019huile minérale exceptionnelle à cause de sa grande stabilité, de l\u2019uniformité de ses globules d\u2019huile et de leur faible volume.Il s\u2019infiltre dans le bol fécal, l\u2019amollit, et permet le passage, sans efforts, d\u2019une selle molle et bien formée.Le suintement anal, toujours embarrassant, est extrêmement rare.Le Kondrémul est agréablement aromatisé ; non oléagineux, il se verse facilement du flacon et se mêle intimement à l\u2019eau, au lait ou au chocolat, chauds ou froids.Grâce à l\u2019absence de sucre et d\u2019alcool de sa formule, il peut être pris par les diabétiques.Flacons de 8 et 16 onces liquides.Charles &.Frost &Co.POSOLOGIE.Adultes: Une cuillerée a soupe soir et matin; diminuer la dose à une cuillerée à soupe le x0ir à mesure que l\u2019intestin se régularise.Enfants: D\u2019une à deux cuillerées à thé le soir suffit généralement.MONTRÉAL CANADA bons olanil ANTIHISTAMINE-STEROIDE POLARAMINE, POLANIL, DERONIL\u2014 Marques de Commerce \u201cACTION SYNERGIQUE pour soulager les dermatoses allergiques POLANIL \u2014 lorsqu\u2019un antihistaminique seul n\u2019est pas adéquat et qu\u2019une stéroïdothérapie à pleine dose n\u2019est pas indiquée \u2014 pour le contrôle des malaises dus aux dermatoses allergiques, à la fièvre des foins et à l\u2019asthme saisonnier.POLANIL \u2014 est POLAramine, l\u2019antihistaminique au plus faible dosage actuellement disponible qui inhibe l\u2019action de l\u2019histamine là où la réaction est la plus intense, c.-à-d.au niveau de la peau, de la voie g.i.supérieure et de l\u2019arbre respiratoire .associé à DeroNIL, le stéroïde au plus faible dosage actuellement disponible, à activité anti-inflammatoire intensifiée et influence minimale sur l\u2019équilibre de l\u2019eau et des électrolytes.POLANIL \u2014 rapide, plus efficace, risque moindre d\u2019effets secondaires \u2014 posologie plus faible que toute autre association de stéroïde-antihistamine.POLANIL \u2014 présentation: flacons de 30 et de 100 comprimés \u2014 Polaramine, 2 mg., Deronil, 0.25 mg., acide ascorbique, 75 mg.\u201cD ug CF NA CORPORATION LIMITED MONTREAL L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 CONDITIONS DE PUBLICATION \u201cL'Union Médicale du Canada\u201d paraît tous les mois.Cette Revue est l'organe officiel de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada.i (Ele publie les travaux des Congrès, tous les communiqués de l\u2019Association et des articles médicaux inédits.L\u2019abonnement est de dix dollars par année (douze dollars pour l\u2019étranger) ; les membres déjà inscrits à | Association des Médecins de Langue Française du Canada ont droit, de ce fait, à la réception du journal.Les manuscrits doivent être dactylographiés avec double interligne.Ils doivent être complétés par un résumé de l\u2019article, rédigé en français et en anglais.\u2018L'Union Médicale du Canada\u201d assume les frais de cinq illustrations au maximum, pour chaque travail.Les illustrations supplémentaires sont payées par l\u2019auteur.Nous n\u2019acceptons pas de négatifs de clichés.Chaque illustration doit porter au verso le nom de l'auteur et les photographies devront être claires, de préférence noires et sur papier glacé.Les dessins doivent être effectués à l\u2019encre de Chine sur papier blanc.Pour obtenir des extraits, l\u2019auteur doit en faire la demande directement à l'éditeur.Tous changements du texte de la galée entraînent des frais supplémentaires pour l\u2019auteur.L\u2019index bibliographique de chaque travail doit ètre restreint aux indications les plus importantes.Le Journal se réserve toujours le droit de le limiter.Chaque indication bibliographique doit être fournie comme suit: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, volume, page, mois (jour du mois si le périodique est hebdomadaire), année.Publicité: Le texte des annonces doit aller sous presse quinze jours avant la date de publication.Le barème des annonces est fourni sur demande 3 Jacques-D.Clerk, publiciste, 326 est, boulevard Saint-Joseph.Téléphone: AVenue 8-9888.- Tout annonceur qui n'observe pas I'éthique professionnelle est exclu de notre publicité, et nous saurons gré à nos lecteurs d\u2019attirer notre attention sur toute dérogation à cette ligne de conduite.Tout ce qui regarde la rédaction et l\u2019administration doit être adressé franco aux bureaux de \u2018l\u2019Union Médicale du Canada\u2019, 326 est, boulevard Saint-Joseph.\u2014 Téléphone: AVenue 8-98%8.Hopital psychiatrique moderne de 140 lits, pleinement accrédité, U offrant thérapie biologique ne CLINIQUE dE et psychologique.Situé dans un domaine Recherches et de majestueux, où les occupations et récréations thérapeutiques TRAITEMENTS PSYChIATRIQUES sont en fonction des besoins, du confort et de l\u2019agrément DANS Là BANLIEUE des patients.Affilié au département de psychiatrie de l\u2019Université de Montréal, pour la formation de résidents, de psychologues, de travailleurs sociaux et d\u2019infirmières spécialisées en psychiatrie.dE Montreal.Brochures et tarifs sur demande.Demi-relief de Notre-Dame-de-la-Sérénité à l\u2019entrée principale.= ALBERT PREVOST 6555 OUEST, BOULEVARD GOUIN, MONTRÉAL 9, CANADA.D M \u2014 4 A b= Sue 2 Zz 3 HF, \\ k 7 \\e a RE = Lad A É NW a>\" NS Hottds SOMME ST > ma $ FLAGY L N MÉTRONIDAZOLE I \\ OX JL ® a N=, D NS NOUVEAU VS Ny TRICHOMONACIDE PUISSANT a pu Es I er a a A >».67 pour le ms Ae Se wg # TRAITEMENT ORAL ET LOCAL VS.FN VS \\ > < Ne 527 URÉTRITES es DUES AY TRI AS Te mi VAGINITES 1% nN ) ve = y SS - de ZZ Zia) COMPRIMÉS ORAUX à 250 MG.COMPRIMÉS VAGINAUX à 500 MG.LE SN; 2 A Ke) 4 ~2s2 25.5 / ab + aa > 2 < / > \u201cZZ © QL o_o Emm = ts D> vw OC 3'1/7Q 20 : VS N Vo =P nO Na BOP es Cs YN Wa 5 \\ N\u2014 8 f pl 2) 2, Pr LE = W ii J A J >, Joule A £ 2 7 7 Ws 3 = 7 rE Zo am ESPL MONTE A * a OF 2 FLAGYL constitue un PROGRÈS DÉCISIF tant pour le traitement local que pour le traitement général des AFFECTIONS URÉTRO-GÉNITALES à TRICHOMONAS.een em tre PEUR en ow Paix ow PVA A Fon By ep ie PT ED POSOLOGIE ET ADMINISTRATION CHEZ LA FEMME: Traitement mixte par voies générale et locale Traitement oral: 1 comprimé & 250 mg.matin et soir pendant 10 jours.Traitement local: 1 comprimé vaginal & 500 mg.par jour, inséré profondément dans le vagin, le soir, pendant 10 à 20 jours consécutifs, même pendant les menstruations.CHEZ L'HOMME: Traitement oral \u2014 la dose usuelle est de 500 mg.par jour en deux prises de 250 mg.chacune (1 comprimé) pendant dix jours consécutifs.Si nécessaire, la posologie peut être augmentée à 750 mg.ou même à 1 Gnm.par jour, et le traitement, prolongé pendant dix autres jours.AVIS: Si le partenaire présente le moindre signe clinique d'une infestation a Trichomonas, il est important qu'il soit traité concurremment.Documentation et échantillons sur demande oulenc .8580 ESPLANADE, MONTRE 2\" ES WN = Préludine Grâce à sa puissante action modératrice de l'appétit, Préludine augmente les chances de succès du traitement de l'obésité.Préludine suscite une légère élévation d'humeur qui pare à la lassitude produite par une diminution de la ration calorique.Ainsi, l\u2019adhérence au régime est plus facile.Les effets secondaires sont improbables.Dans l'obésité simple la perte de poids obtenue avec Préludine est 2 à 5 fois plus élevée qu'avec seulement un régime diététique.!»* Dans la grossesse l'augmentation de.poids est maintenue dans la norme sans affecter la mère ou le foetus.* Dans le diabète les réquisitions d'insuline ne sont pas modifiées sinon que parfois elles peuvent diminuer avec la perte pondérale.\u2018 Dans l'hypertension Préludine est bien tolérée et la tension artérielle peut même baisser avec Ja perte pondérale.! Préludine Endurettes® (marque de chlorhydrate de phenmétrazine) comprimés à effet prolongé de 75 mg.pour administration quotidienne unique, flacons de 30 et de 250.Préludine sous forme de comprimés carrés, roses de 25 mg.pour administration b.i.d.ou t.i.d., flacons de 100 et de 1,000.Produits Pharmaceutiques Geigy Sous licence de C.H.Boehringer Sohn, Ingelheim.Références : .Barnes, R.H.:J.A.M.A.166 :898, 1958.Ressler, C.:J.A.M.A.165:135, 1957.Birnberg, C.H., et Abitbol, M.M.: Obst.& Gynec.11:463, 1958.Robillard, R.: Canad.M.A.].76:938, 1957.Montréal Jue l'obesité soit simple Qu compliquée 2 gy alo liminue le problème de la liminution de poids JT] L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 L'Association des Médecins de Langue Française du Canada Fondée à Québec en 1902 DIRECTEURS GÉNÉRAUX HONORAIRES R.-E.VALIN, 165 est, ave Laurier Ottawa Donatien MARION, 326 est, boul.St-Joseph, Montréal SECRÉTAIRE GÉNÉRAL HONORAIRE Hermile TRUDEL, 1990 est, rue Rachel, Montréal.OFFICIERS DE L'ASSOCIATION Emile BLAIN, directeur général, 400 est, rue Sherbrooke, Montréal.E.-Rolland BLAIS, secrétaire-trésorier général, 1779, avenue de l'Eglise, Montréal.André LEDUC, adjoint au directeur général, 156, avenue Willowdale, Outremont.Raymond CARON, adjoint au secrétaire-trésorier général, 2178 est, Mont-Royal, Montréal.EXÉCUTIF DE L'ASSOCIATION Emile BLAIN, Montréal.E.-Rolland BLAIS, Montréal.André LEDUC, Montréal.Raymond CARON, Montréal.Directeur des Relations Extérieures: Pierre SMITH.Roma AMYOT, Montréal.René-L.DuBERGER, Sherbrooke.Pierre JOBIN, Québec.J.-M.LAFRAMBOISE, Ottawa.Armand RIOUX.Québec.Directeur de l'Exposition du Congrès: B.-G.BEGIN.ANCIENS PRÉSIDENTS Albert PAQUET, Richard GAUDET, J.-B.JOBIN, A.-L.RICHARD, René-L.DuBERGER, 1.-A.VIDAL, Roma AMYOT, J.-A.DENONCOURT, L.-P.MOUSSEAU, Lucien LaRUE, Georges-L.DUMONT, Pierre SMITH.J.-M.LAFRAMBOISE, COMITÉ DU XXXe CONGRÈS Président honoraire: Ernest BEUGLET, Windsor, Ont.Président: Alphonse-E.LeBLANC, Windsor, Ont.Secrétaire: Gilles POULIN, Détroit, Mich.Trésorier: Paul QENNEVILLE, Tecumseh, Ont.MEMBRES DU CONSEIL ARCHAMBAULT, François, 1150 est, boul.St-Joseph, Montréal.ARCHAMBAULT, Cérard, 472, avenue Laurier, St-Jean, Qué.BEALDOIN, Robert- A.375, ave Coolidge, Manchester, N.H.BEGIN, B.-G., 3440, rue Hutchison, Montréal.BEUGLET, Ernest, 605, Medical Arfs Bldg., Windsor, Ont.BIGUE, Germain, B.P.728, Val d'Or, Qué.BONIN, Wilbrod, 575, avenue Davaar, Outremont.BOURGEOIS, Clifford, 188, St-Georges, Moncton, N.-B.BRETON, Gérard-]., North Battieford, Sask.BUNDOCK, Benoit, 33, rue Dupuis, Hull, P.Q.CAMPBELL, Maurice, 384, N.-Dame, Cap-de-la-Madeleine,Qué.CARON, Wilfrid, 1191, des Erables, Québec.CHEVALIER, Paul, Edifice Continental, Sherbrooke, Qué.CHRETIE Maurice, 537, Station, Shawinigan, Qué.CORMIER, ].- , B.P.537, Sydney, N.-E.DAVID, Paul, % avenue McCulloch, Outremont.DECARIE, Roland, 524 est, rue Sherbrooke, Montréal.DESJARDINS, Edouard.3484, avenue Laval, Montréal.DOUCET, Calixte, Campbellton, N.-B.DUFRESNE, Origene, 4120 est, rue Ontario, Montréal.DUFRESNE, Roger, 418 est, rue Sherbrooke, Montréal.FONTAINE, Auray, 52, avenue Hamlet, Woonsocket, R.I.FOREST, J.-E., 366, de Lanaudiére, Joliette, Qué.FORTIER, Jean- Paul, 9, Cordon, Sherbrooke, Qué.GAUTHIER, J.- Dominique, Shippegan, N.-B.GOYETTE, Roger- B., 415 est, avenue Laurier, Ottawa, Ont.HAMEL, Jean- F., 168, Charlotte, Ottawa, Ont.ISABELLE, Gaston, 66, rue Notre-Dame, Hull, Qué.JOANNETTE, Albert, Ste- -Agathe-des- Monts, Qué.LAFRAMBOISE, Jean, 249, River Road, Eastview, Ont.LAROCHELLE, Ls- Napoléon, 80, rue St- Louis, Québec.LAROUCHE, Gérard- L., 126 sud, rue Brooks, Sherbrooke, Qué.LAURIN, Camille, 2715, ave Maplewood, app., Montréal.LEBLANC, ].-B., 975, St- Prosper, Trois- Rips, \u2018Qué.LeBLOND, Sylvio, Hôtel-Dieu St- Vallier, Chicoutimi, Qué.LECOURS, J.-A., 538, King Edward, Ottawa, Ont LEDUC, Aimé, 79, Ste-Cécile, Salaberry de Valeytield, Qué.LESSARD, Richard, 115 est, Grande-Allée, Québec.MORISSET, Jean, Rimouski, Qué MORISSET.Pierre, St- Ceorges- de- Beauce, Qué.NADEAU, Honoré, 55, rue St-Jean, Québec.PAIEMENT, Horace, C.P.400, Sturgeon Falls, Ont.PILON, Jean- Louis, 389 est, boul.St- Joseph, Montréal.POTVIN, Laurent, 623.Noranda, Eastview, Ont.POWERS, Arthur, 11, rue Front, Hull, Qué RIOUX, J.-Emile, 107, Grande-Allée, Québec 4, P.Q.ROULEAU, J.-Maurice, St-Grégoire (Nicolet), Qué.ROULEAU, Yves, Hôpital St-Michel- Archange, Mastaï, Qué.ST-IEAN, Conrad, 210, rue Principale, Granby, Qué SIROIS, Jean, 580 est, Grande- Allée, app.1, Québec.TERRIEN, Jean, 189, Bronson, Ottawa, Ont.THIBAULT, Eugène, 4070, boul.Lasalle, Verdun.TRUDEL, Hermile, 1990 est, rue Rachel, Montréal.WHISSELL, Georges-L., Westlock, Alberta.SECRETARIAT: 326 est, boul.St-Joseph, Montréal 14, Qué.\u2014 Tél.: VI.5-8076 L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 Analgésie et plus encore en obstétrique, en chirurgie, soulagement des douleurs vives Nouvelle association mépéridine-promazine SPARIDOL Chlorhydrate de promazine et chlorhydrate de mépéridine, Wyeth ® permet d'obtenir l'analgésie avec une association qui a fait ses preuves e permet de réduire la posologie de l'analgésique narcotique, grâce à la potentialisation de la promazine e aboutit à des actions supplémentaires: , sédative, amnésique, anti-émétique .et le SPARIDOL apporte ceci © au patient opéré au malade qui souffre de douleurs rebelles (p.ex.phase terminale d'un carcinome) e sans entrainer de dépression notable des fonctions vitales NS WA, 784000\" 50 mme \u201d.reel Présentation SPARIDOL 50 injectable, réservé à l'injection intramusculaire, dosé à 50 mg.de chlorhydrate de promazine et 50 mg.de chlorhydrate de mépéridine par cc.\u2014en assemblage Tubex\u2014aiguille stérile de 1 cc., par boîte de 6 unités; en fioles de 1 cc, de 10 cc.et de 30 cc.* Marque de commerce ®) Sujet aux règlements des narcotiques \u201cMarque Deposee WALKERVILLE, ONTARIO 12 Présentation: Capsules, 10 mg, flacons de 100 et 500.Librium® chlorhydrate de 7-chloro-2-méthylamino- 3-phényl-3H- 1, 4-benzodiazépine 4-oxyde.L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 ROCHE LS __ \\ v HA a I'avant-garde des recherches en médecine et en chimie a le plaisir de présenter Librium nouveau psycho-médicament unique en son genre pour le traitement de la tension et de l'anxiété.Conformément aux critères de la nomenclature psychopharmacologique, Librium peut se classer dans la catégorie des psycholeptiques bien qu\u2019il n\u2019ait aucun rapport avec les tranquillisants ou autres psycho-sédatifs tant au point de vue chimique et pharmacologique qu\u2019au point de vue clinique.Librium a été décrit comme \u201cle progrès le plus significatif de l\u2019heure dans le domaine des psycho-médicaments pour le traitement des états d\u2019anxiété.\u201d\u201d! 1.H.A.Bowes, Conférence donnée lors d\u2019un Symposium sur les nouveaux antidépressifs et autres médicaments psychothérapeutiques.Galveston, Nov.13-14, 1959.Hoffmann-La Roche Limitée, Montréal *Estimation réservée et basée sur l\u2019usage combiné de tous les produits Furacin depuis 1945.marque de nitrofurazone Employé en clinique depuis plus de 14 ans, c'est l\u2019antibactérien non complexe pour usage topique le plus recommandé aujourd'hui.Le Furacin\u2014tout comme les autres nitrofurans\u2014demeure efficace contre les pathogènes qui ont manifesté, ou qui sont enclins à manifester, une résistance aux autres substances antibactériennes.L'antiba Th: arge spectre ex re; pou FFT ppique BOK qui offre Une DOSOIQBI® adaptée à toutes les applications topiques: § ) Furacin Pansement Soluble; Furacin Solution, Furacin Soluble Poudre.Furacin Suppositoires vaginaux.Furacin Suppositoires Urétraux.Furestrol Suppositoires (Furacin et Estrogéne).Furacin Solution Otique.Furacin Solution Ophtalmique et Onguent.Furacin Nasal (avec Phenyléphrine).AUSTIN LABORATORIES LIMITED GUELPH istin CANADA Usagers exclusifs de la marque de fabrique Furacin de Norwich Pharmacal Company Ltd., division Eaton Laboratories L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 pour adultes et enfants Combat rapidement la diarrhée sur @ plans y Réprime l'excès de péristaltisme w Absorbe les gaz et les toxines v Calme l\u2019inflammation des muqueuses y Assure l\u2019antisepsie de l'intestin POMIA NOM DEPOSE .d.Liquide FORMULE: Chaque cuillerée à soupe de 15 co.ANTI-DIARRHÉIQUE EFFICACE renferme : Sulfaguanidine .2 Gm.Pectine .225 me.Kaolin .3 Cm.Teinture d\u2019opium .0.08 cc.(équivaut a 2 cc.de parégoric) POSOLOGIE: Adultes: Pour commencer, 1 ou 2 cuillerées à soupe quatre à six fois par jour, ou ! ou 2 cuillerées à thé après chaque selle diarrhéique; ré- JR duire les doses 3 mesure que régresse la diarrhée.a Enfants: 1) cuillerée à thé ( = 2.5 cc.) par 15 livres de poids, toutes les quatre heures, jour et nuit, jusqu'à ce que la fréquence des selles soit tombée à 5 par jour; alors, administrer toutes les huit heures, pendant trois jours.PRÉSENTATION: Flacons de 8 onces liquides.PEUT ÊTRE OBTENU SUR ORDONNANCE VERBALE. importe qui peut être un \u201chôte idéal\u201d pour les Vers Intestinaux _ élimination des oxyures- dans plus de 95% des cas *\u2018l\u2019'hexahydrate de pipérazine se rapproche le plus de l'idée | Sl RO P qu'on se fait de l\u2019oxyuricide idéal 9 \u201cl'efficacité thérapeutique (de la pipérazine) .pour l\u2019élimination des ascarides, est excellente.?\\ | ## \u201cAucune réaction malencontreuse de quelque importance de .n'a été signalée .\u201d \u201cN\u2019exige ni purgation, ni jeûne .\u201d uarque pérosée \u201cLa diminution de la durée du traitement et du coût de la , A médication sont d'importants facteurs .9?agréable au goût Chaque cuillerée à thé de 5 cc.renferme 500 mod'hexahydrate de pipérazine (sous forme de tartrate).Flacons de 4 et 16 onces liquides.Posologie pour les OXYURES Bébés jusqu'à 15 !b.(6 mois).\u2026.2 cuillerée à thé Enfants de 16 à 30 lb.(1 a 3 ans).1 cuillerée à thé Enfants de 31 à 60 lb.(3 à 10 ans).2 cuillerées à thé Enfants de plus de 60 Ib.et adultes.À cuillerées à thé Administrer ces doses une fois par jour, avant le déjeuner, durant SEPT jours consécutifs.P M n EGALEMENT procuraaces : COMPRIMES de VERMISOL » 250 mg.d'hexahydrate de pipérazine (sous forme de tartrate) par comprimé; 2 comprimés=1 cuillerée à thé du sirop de \u2018\u201c\u2018Vermisol\u2018\u2019.Flacons de 100.MISE EN GARDE.À trop fortes doses les effets suivants sont à craindre: nausées, vertiges, manque de coordination, difficulté à concentrer la vue, étoiles volantes, et une sensation d'indifférence.Ces effets indésirables sont temporaires et disparaissent sur discontinuation de la médication.Sources: 1.Brown, H.W., et al.: J.A.M.A.161:515, 1956.2.Swartzwelder, C., et al.: Gastroenterology 33:87, 1957, 3.Bumbalo, T.S., et al.: J.Pediat.44:386, 1954.Charles &.Frost &Co.MONTRÉAL CANADA 16 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 maintenant par voie buccale! un Liquide broncho-dilatatenr met fin â l'asthme aigu en quelques minutes, pratiquement sams visque de troubles gastriques ELIXOPHYLLINE 2GUI \u20ac OVA Après une dose orale de 75 ce.d\u2019Elixophylline, les moyennes des taux sanguins de théophylline à 15 minutes! dépassent celles produites par 300 mg.d\u2019amino- phylline I.V.?\u2014 et des niveaux thérapeutiquement efficaces persistent pendant plusieurs heures.® Pas de stimulation sympathomimétique @ Pas de dépression barbiturique @ Pas de suppression de la fonction surrénale Chaque cuillerée à soupe (15 ce.) contient 80 mg.de théophylline (ce qui équivaut à 100 mg.d\u2019aminophylline) dans un véhicule hydro-alcoolique (alcool à 20%).Dans les crises aiguës: Une dose unique de 1.Schluger, J, et coll.: Am.J.Med.Sci.233:296, 75 ce.pour les adultes; 0.5 ce.par livre de 957.poids pour les enfants.2.Bradwell, E.K.: Acta med.scand.146:123, 1953.: Pour un contrôle de 24 heures: Chez les 3.Jraitt, Ju.B.et coll.: J.Pharm.Exp.Ther.100: adultes, des doses de 45 cc.avant le petit \u2019 déjeuner, à 3 heures p.m.et au coucher; après deux jours, doses de 30 cc.Chez les enfants, Sherman Lab .les 6 premiéres doses de 0.3 cc.\u2014 puis 0.2 cc.7 ad LOI (par livre de poids), comme plus haut.Windsor, Ontario L'Union Méd.Canada 17 Tome 89 \u2014 Mai 1960 UNE ATTAQUE CONCERTÉE Une association de trois agents ANTISÉCRÉTOIRE du nitrate de methscopolamine \u2014 un des plus puissants parmi les composés parasympathicolytiques antispasmodiques et antisécrétoires qui s'avèrent avantageux et efficaces en clinique; ANTIACIDE du glycinate d'aluminium \u2014 une sub non-absorbable et acido- neutralisante; action prompt et effets prolongés; vant chaque \u201cau coucher.SEDATIF ndiquées chez s-genres d\u2019aryth- du butabarbit de ose recommandée apeutiques moyennes l'autre, ou quelques- suivants ont été signa- ision brouillée, constipa- er, la miction, faiblesse de tels effets, diminver MONTREAL CANADA basique*, : \u201c16 mg.(À.ar).*Bravaté en 1951.! 18 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 D\u2019éminents investigateurs ont rapporté que la dose digitalisante de Gitaligin est environ le tiers de la dose toxique.!-* Cette \u201cgrande marge de sécurité\u201d (différence entre les doses thérapeutiques et toxiques) permet la digitalisation rapide et son maintien avec un minimum de réactions secondaires toxiques\u2014même dans les cas rebelles où d\u2019autres glucosides ont échoué.® Et le coût pour votre patient n\u2019est pas plus élevé que celui des préparations ordinaires.Présentation: Comprimés rainurés de 0.5 mg.Flacons de 100.Aussi, Gitaligin Injectable pour administration I.V.\u2014ampoules de 5 cc.(0.5 mg.de Gitali- gin par cc.) en boites de 3 et de 12 ampoules.Gouttes Gitaligin\u2014flacons de 30 cc.avec compte-gouttes calibré\u2014deux gouttes fournissent 0.05 mg.de Gitaligin.References: 1.Ehrlich, J.C.; Arizona Med.21:239 (June) 1955.2.Weiss, A., and Steigmann, F.: Am.J.M.Sc.227.188 (Feb.) 1954.3.Dimitroff, S.P.; Griffith, G.C.; Thorner, M.C., and Walker, J.; Ann.Int.Med.39:1189 (Dec.) 1953.4.Hejtmancik, M.R., and Herrmann, G.R.; Texas St.J.M.51:238 (May) 1955.S.Batterman, R.C.; DeGraff, A.C,, and Rose, O.A.; Circulation 5:201 (Feb.) 1952.6.Denham, R.M.; J.Kentucky St.M.Assoc.53.209 (Mar.) 1955.INI Laboratories of Canada, (XT ZONE TUE Montreal 9, Quebec Équilibre vitamino-minéral parfait jusqu\u2019à terme acca TFUTAMATE MARQUE DÉPOSÉE (TUTAMINA MATRIS = PROTECTION DE LA MERE) Protection nutritive de la mère et du bébé durant la grossesse et la lactation.CHAQUE TABSULE PROCURE DES RÉSERVES DE: Vitamine Big.racer rer eca race 2 Teg.Acide folique.Sulfate de fer (a I'état ferreux, 30 mg.) 150 mg.(2 vs ar] Sulfate de cuivre.rence annee 2.5 mg.Stéarate de magnésium.8 mg.Carbonate de manganése .0.3 mg, pour favoriser une hématopoiése optime et aider à prévenir l'anémie microcytique et macrocytaire.* Vitamine C \u2014 Acide ascorbique.25 mg.pour accroître la résistance des capillaires, diminuer le risque d'hémorragie et protéger la mère contre le scorbut.Vitamine D.eee eee ere ere een nan 1000 U.l.Farine d'os.ccooci 130 mg.(2 gr.) (teneur moyenne: 44 mg.de calcium, 20 mg.de phosphore et 0.15 mg.de fluor.) pour aider à maintenir l'équilibre calcium-phosphore.Vitamine A.eee een nr 2500 U.L pour aider à maintenir l'intégrité du tissu épithélial.Vitamine B1\u2026.\u2026.\u2026.cccrcerere cesse ce cane sr 1 mg.Vitamine B, \u2014 riboflavine .1.5 mg.Vitamine B4 \u2014 pyridoxine 1 mg.Niacinamide .ccoooiiiii 6 mg.Succinate d'acide de d-alpha-tocophérol .2 mg.pour seconder le métabolisme dans le but de satisfaire a l'accroissement du stress physiologique.lodure de potassium.0.2 mg.pour aider à prévenir le goitre provenant d'une hypo- iodémie.*A la suite de l'enrichissement du régime alimentaire par le TUTAMATE durant la grossesse dans les salles et cliniques d'un grand hôpital de maternité, \u201cpas un seul cas d'anémie mégaloblastique associée à la grossesse et à la puerpéralité n'a été dépisté, en dépit d'une analyse hématologique constante\u201d.(Lowenstein, L., Pick, C.et Philpott, N.W.: Am.J.Obst.and Gynec.70:1309, 1955.) POSOLOGIE \u2014 En supplément: 1 tabsule par jour; en thérapeutique: 2 tabsules par jour ou plus, selon le besoin.Flacons de 50, 100 et 250 tabsules.MEN LS (TE hoffmann-la roche limitée montréal s 3 QT RTT: 3 RE L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 L} 1g |] IS REIN LOST Fan ES ges RES RoE SEs SE EAE SEAR: COR ES ED CREER ES gantr A SE ORION an à 7 \", oh +4 # = al HN CR se é Se van ; ad Ge 7 _\u2014 cai aa CAN A i fe A ww aN À Ur A - Ha = LAI oy La =} 4 -e 20 L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 ® isole le malade du stress émotif et le laisse à ses occupations journalières normales, affranchi de l'anxiété ou de la tension.POSOLOGIE: Chez ces cas dont les symptômes de tension et d'anxiété exigent une emprise continue, la dose de Vesprin est de 10 à 25 mg b.i.d.Lorsque le traitement continu n'est pas exigé, la dose de Vesprin pour une administration monoquotidienne est d'une capsule de 10 mg par jour au moment approprié, comme mesure curative ou préventive.PRÉSENTATION: Capsules de 10, 25 et 50 mg de chlorhy- S QUI B B drate de triflupromazine.VESPRIN marque déposée Squibb L'Union Méd.Canada 22 Tome 89 \u2014 Mai 1960 DIABETE Oe 65 A it i ee\" temen éssal : ob : nonc ne OINS Cell entence le cas (] Ul 1S \u20ac5sd ; étotiqu nigne ODCII0 | tolbut a m ide, Horner | TRAITEMENT DU DIABETE PAR VOIE ORALE i, sas Butazolidine: Dix ans d'expérience dans un nombre incalculable de cas\u2014 plus de 1,700 rapports cliniques publiés\u2014ont maintenant établi la primauté de Butazolidine parmi les puissants agents non- hormonaux anti-arthritiques.A maintes reprises on a démontré que Butazolidine: Dans l'espace de 24 à 72 heures produit un soulagement remarquable de la douleur.Dans l\u2019espace de 5 à 10 jours suscite une amélioratton marquée de la mobilité et une régression rapide de l\u2019inflammation et de l\u2019œdème et favorise une absorption de l\u2019épanchement.Même administré pendant des mois ou des années Butazolidine ne provoque pas de déséquilibre hormonal ni de tolérance.Documentation et renseignements supplémentaires disponibles sur demande.Butazolidine (phénylbutazone): Dragées rouges estampillées Geigy de 100 mg., flacons de 100, 250 et de 1,000 dragées.Gris Montréal Pour l'arthrife ot les troubles $1 rattachant L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 REMISSION CLINIQUE ERE Cas d\u2019arthrite rhumatoide rendu impotent Un imprimeur de 62 ans, impotent depuis trois ans, est traité au moyen de 0.75 mg.par jour de DECADRON.Depuis le début du traitement au DECADRON, il y a un an, il n\u2019a pas perdu une journée de travail.Les analyses d\u2019urine et de sang sont normales et le temps de sédimentation est tombé de 36 à 7.Cas d\u2019arthrite rhumatoïde compliqué de diabète sucré Il s\u2019agit d\u2019une diabétique de 54 ans, arthritique depuis quatre ans.En vue d\u2019amender les symptômes graves, on commence un traitement au DECADRON à raison de 0.75 mg.par jour.Après une année d\u2019un traitement comportant des doses quotidiennes de 0.5 à 1.5 mg.de DECADRON, la glycosurie a complètement disparu et la malade n\u2019a pas ressenti d\u2019effets secondaires.ÿ Il est en rémission clinique* Elle est en rémission clinique* Cas d\u2019arthrite rhumatoïde rebelle Une ménagère de 29 ans, arthritique depuis cinq ans, abandonne la triamcinolone pour prendre 2 mg.par jour de DECADRON.Ta Une amélioration quasi immédiate est suivie d\u2019une augmentation de la mobilité articulaire.| Onze mois plus tard, elle ne prend plus que | 1 mg.de DECADRON par semaine.\u2018 | Elle est en rémission clinique* Nouvelle posologie commode de deux doses pai jour: le degré d\u2019amélioration qu\u2019on obtient di DECADRON permet l\u2019adoption d\u2019une posologit d\u2019entretien b.i.d.chez nombre de malades quali fiés de \u201cchroniques\u201d.On commence par attaquel les symptômes aigus au moyen d\u2019une posologitf t.i.d.ou q.i.d.«D In Merck Sharp & Dohme Montréal 30, of Division de Merck & Co.Limited i i l\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 ans 5 cas d'arthrite \u2018embarrassants\u201d \u2018as d\u2019arthrite rhumatoïde graduellement ré- istant iprès avoir graduellement \u2018\u2018\u2019échappé\u201d aux effets théra- eutiques d\u2019autres corticostéroïdes, une comptable de 2 ans affligée d\u2019arthrite depuis cinq ans, commence un raitement au DECADRON, a raison de 1 mg.par jour.{près dix mois, toujours avec la même poso- pgie de DECADRON, elle garde un poids cons- ant, n\u2019a pas perdu une seule journée de ravail et n\u2019a ressenti aucun effet secondaire.\u2018lle est en rémission clinique* Cas d\u2019arthrite rhumatoïde entaché d\u2019effets secondaires sérieux Très amaigrie et souffrant de troubles digestifs aigus après un traitement à la prednisolone, une comptable de 45 ans, souffrant d\u2019une grave arthrite depuis cinq ans, commence à prendre du DECADRON, 1 mg.par jour.La posologie peut être réduite rapidement à 0.5 mg.par jour.Après dix mois de cette cure au DECADRON, elle a repris onze livres, se sent parfaitement bien et n\u2019a plus présenté de symptômes gastriques.Elle est en rémission clinique* *Extrait d\u2019un rapport clinique soumis à Merck Sharp & Dohme out médecin qui en fait la demande recevra des renseignements détaillés sur le DECADRON.'résentation: Comprimés pentagonaux, sécables, à 0.75 mg.et à 0.5 mg., en flacons de 30, 100 et 1000 comprimés.JECADRON est une marque de commerce de Merck & Co.Limited.DEXAMETHASONE PERMET DE TRAITER PLUS DE MALADES PLUS EFFICACEMENT qui est indiqué dans tous les cas d\u2019anémie ferriprives ETES FERREUX) FE ut il PrN We ERE e La réaction la plus rapide de l'hémoglobine avec du fer par voie orale e Le plus faible indice de toxicité e Les doses les plus faibles e Résultat, la cure est d'un coût modique CEREVON, mis au point dans nos propres laboratoires de recherches, a pleinement démontré sa supériorité des points de vue clinique et réaction hématologique dans le traitement des cas d\u2019anémie par carence de fer durant la grossesse et l\u2019enfance, ainsi que dans tous les genres d\u2019anémie ferriprives.Facilement absorbé, CEREVON offre un coefficient d\u2019utilisation vastement supérieur en ce qui concerne les divers sels de fer entrant dans sa composition; en outre, il ne provoque aucune irritation de la muqueuse intestinale.Sur demande, de la documentation et des échantillons seront envoyés avec plaisir.FORMES CAPSULES, COMPRIMÉS ET ÉLIXIR CEREVON Chaque capsule/comprimé|cuillerée à thé renferme 150 mg.de succinate ferreux CAPSULES, COMPRIMÉS ET ÉLIXIR CEREVON 'B\u2019 Chaque capsule/comprimé/cuillerée à thé renferme Succinate ferreux\u2014150 mg.Chlorhydrate de thiamine\u20141 mg.Riboflavine\u20141 mg.Niacinamide\u201410 mg.220 BAY STREET, TORONTO CREWE ET LONDRES, ANGLETERRE + SYDNEY, AUSTRALIE LY Us 4 [Zs CL3-59F de Wb: 2 ox lal ist \\ & \u2018 Depuis l'apparition d\u2019*Hylenta\" + en 1955, le corps médical n\u2019a rv.\" cessé de lui réserver l'accueil le plus favorable.+ ce ce succès DOIT être fondé FAyiente\u201d : iis DR** k250,600 Ü1) No 890.Fthyionie\u201d BR K 90,000 WA} No 8 888 + Ayerst, McKenna & Ha Limitée\u2014 Montréal rrison, *Enrobage Résistant aux Acides **Base à Désagrégation Réglée on A .} 4 Pa 2) gags BA Vitamine Be nes .Thiamine.Riboflavine.Niacinamide.Pyridoxine.d-Pantothénate de calcivm.Vitamine C.\u201cUne à trois capsules La capsule renferme: 10.0 mcg | 250 mg 12.5 mg 50.0 mg 1.0 mg 10.0 mg .250.0 mg par jour.Rae MS UN 7 bre x C0 » 5 0 Actuellement en vente: ELIXIR \u201cBEMINAL\u201d FORTIS NO 9 tonique nutritif délectable Ayerst, McKenna & Harrison, Limitée \u2014 Montréal En chirurgie, dans les maladi chroniques, les états infectieux les traumatismes par brûlu ou fracture, un compléme diététique aux facteurs du comple B et à la vitamine C, amène pl rapidement le rétablissement du malad » L'Union Méd.Canada 29 Tome 89 \u2014 Mai 1960 Hs e diminuez 2 æ} et, F-.TO) contre 1a douleur.en TILT ey une] vaso-dilatation ry ry et en PATES les émotions déclenchantes, sources de FRS E di au me éran Deu on nt al) Com fi mg Le Equani de té nitrate de pen 10 A BPATANITA Méprobamate ét sg lite e de pentaérythr D ordonnance obligatoire ONL ô Wr P \u201cMarque déposée es 30 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 Les enfants dont le poids est au-dessous de la normale prennent du poids et le conservent avec Nilevar L une des preuves les plus convaincantes de l\u2019activité anabolique de Nilevar, marque de la noréthan- drolone, a été son efficacité à améliorer l\u2019appétit et à augmenter le poids chez des enfants mal nourris, dont le poids était au-dessous de la normale.Une caractéristique très importante de l\u2019augmentation de poids ainsi produite, c\u2019est qu\u2019elle ne se manifeste généralement pas par une déposition de graisse mais sous forme de tissu musculaire, résultant de l\u2019anabolisme des protéines produit par Nilevar.Etude sur l\u2019anorexie et le \u201c\u2018poids stationnaire\u2019 \u2014 Brown, Libo et Nussbaum ont déclaré* avoir obtenu des augmentations de poids nettes et constantes chez quatre-vingt-six sujets, dont l'âge variait de 7 semaines à 151 ans.Cette action bienfaisante de Nilevar fut observée chez les sujets atteints de troubles organiques et traumatiques, aussi bien que chez ceux qui souffraient d\u2019un manque d\u2019appétit ou d\u2019une incapacité à prendre du poids.Dans cette étude, le poids gagné n\u2019était pas perdu après l\u2019arrêt du traitement au Nilevar, bien que plu- sieurs sujets ne continuèrent pas à montrer les franches augmentations de poids produites par le médicament.Les auteurs sont d'avis que Nilevar est un anabo- lique éminemment utile pour faire engraisser les enfants dont le poids est au-dessous de la normale.Quand Nilevar est administré aux enfants, on recommande une dose quotidienne de 0.25 mg.par livre de poids, mais on conseille de ne pas prolonger le traitement au delà de trois mois.Nilevar est présenté en comprimés à 10 mg., en gouttes contenant chacune 0.25 mg., et en ampoules à 25 mg.dans 1 cc.d\u2019huile sesame.Des renseignements plus détaillés sur la posologie sont exposés dans le Manuel de Références No 4 de Searle.G.D.Searle & Co.Chicago 80, Illinois.La Recherche au Service de la Médecine.*Brown, S.S.: Libo, H.W.et Nussbaum, A.H.: La Noréthan- drolone et le traitement efficace de I'anorexie et du \u2018\u2018poids stationnaire\u201d chez les enfants, Exhibit scientifique présenté à I'Annual Meeting of the American Academy of Pediatrics\u2019\u2019, Chicago, 20-23 octobre, 1958.G.D.Searle & Co.of Canada, Ltd., 247 Queen St., E., Brampton, Ontario ; Très bien \u2014 une goutte ou deux seulement\u2026 \u201d Coricidin CHLOR-TRIPOLON, CORICIDIN \u2014 Marque de Commerce SOULAGEMENT POUR LES DEUX \u2014 l\u2019enfant et la mère \u2014 pour les bébés dont les malaises sont dus à l\u2019inoculation, à la dentition, aux conditions allergiques et miliaires, ainsi que pour le soulagement symptomatique des courbatures.des douleurs et de la fièvre associées aux rhumes ordinaires.Une association de l\u2019antihistaminique sûr et éprouvé (Chlor-Tripolon) et de salicylate de sodium tamponné par l\u2019acide aminoacétique .dans un véhicule aqueux arômatisé à la framboise.Administration orale facile avec compte-gouttes calibré en plastique.Administration: 0.5 à 1.5 ce.à toutes les 4 heures si nécessaire.Présentation: Flacon de 15 ce.avec compte-gouttes calibré en plastique.= Vy CORPORATION LIMITED MONTREAL 39 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 ARGYROLSS.| (solution stabilisée) nouveau stabilisé la seule solution stabilisée de protéine d\u2019argent faible SÉCURITÉ EFFICACITÉ STABILITÉ Le nouvel ARGYROL S.S.soulage l\u2019irritation, adoucit et nettoie, et de plus: @ Assure une efficacité anti-microbienne étendue contre les germes gram-positifs et les germes gram-négatifs.@ Offre une sécurité remarquable \u2014 aucun danger de sensibilisation.@ Garde sa stabilité et sa fraîcheur indéfiniment.Flacons compte-gouttes de 14 once et de 1 once.CROOKES-BARNES CANADA, LTD.Ste-Thérèse, P.Q. L'Union Méd.Canada 33 Tome 89 \u2014 Mai 1960 Adsorption des toxines au moyen de 100 mg.d adsorbant} CLAYSORB ~~ KAOLIN EX AYSORB aun pouyoir d'c dSOrption o 101s IYCELTMEAEAEOIT Que vous prescriviez le POLYMAGMA ou le DIAMAGMA pour enrayer la diarrhée, vous vous assurez un pouvoir d\u2019adsorption supérieur.Les deux produits renferment la Claysorb, nouvel adsorbant intestinal dont la supériorité sur le kaolin a été démontrée par des travaux considérables.!.2-3 Dans la diarrhée bactérienne, le POLYMAGMA est bactéricide vis-à-vis de nombreux germes pathogènes.Il a une action lénitive et protectrice sur la muqueuse irritée.Il contribue à restaurer la fonction intestinale normale.Extrêmement efficace, très agréable au goût.Présentation \u2014 En flacons de 3 et de 8 onces liq.Æ Ordonnance obligatoire.Dans la diarrhée non-bactérienne, c\u2019est le DIAMAGMA qui est indiqué.Même formule, mais sans l\u2019adjonction d\u2019antibiotiques.Présentation \u2014 En flacon de 6 onces liq.I.Barr, M., et Arnista, E.S.: J.Am.Pharm.A.(Scient.Ed.) 46:493 (aot) 1957.2.Barr.M,, et Arnista, E.S.: Ibid.46:486 (aout) 1957.3.Barr, M.: Ibid.46:490 (août) 1957.Polymagma\u2019 Sulfate de dihydrostreptomycine, sulfate de polymyxine B, pectine Hijet et Claysorb (attapulgite activée, Wyeth) dans un gel d\u2019alumine.® Morque déposée WALKERVILLE, ONTARIO PSON ON TRIO Od 2 AN Ile] RK @ypso le symbole de aq dans les pansemen jlatre de Paris Choisissez le GYPSONA RÉGULIER ou le GYPSONA L.P.L.(faible perte de plâtre) SMITH & NEPHEW, LIMITED 5640 2X BRE al rue Paré, Montréal wr L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 POUR UNE MEILLEURE HEMOGLOBINOMETRIE.choustssez le Jer le mieux toléré.\u2026 va Ça (sulfate ferreux molybdénisé) Bien toléré, Mol-Iron rend moins onéreuse la thérapeutique des patients anémiques et accroît le pourcentage des succès cliniques.Le fer sous une forme molybdénisée tend à prévenir l'oxydation du fer ferreux en une forme ferrique plus irritante.Il en résulte , * .rs 7 se A ° x ° un composé ferreux si bien toléré qu\u2019il peut être pris à jeun pour permettre une plus grande absorption.SUPÉRIORITÉ CLINIQUE CONTINUE \u2014 Au cours des 12 dernières années, la grande tolérance de Mol-Iron et son efficacité exceptionnelle ont été confirmées par un plus grand nombre de publications cliniques qu\u2019on n\u2019en peut retrouver pour toute autre préparation de fer.Le MOL-IRON est présenté sous diverses formes pour satisfaire aux besoins variables des patients anémiés : MOL-IRON EN COMPRIMES.LIQUIDE.GOUTTES MOL-IRON avec VITAMINE C MOL-IRON PANHEMIQUE EN CAPSULES - [un hématinique complet] GESTATABS - [supplément obstétrical de minéraux et de vitamines] Pour de meilleurs résultats, choisissez le fer idéal \u2014 MOL-IRON \u2014.Il ne coûte pas plus cher que les préparations ordinaires de fer.Bibliographie complète sur demande.WHITE LABORATORIES OF CANADA LIMITED 5100 SAX STREET, MONTRÉAL, QUÉBEC 36 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 GENUINE [PHILLIPS | MILK OF MAGNESIA : Lau } fance ANTACID-LAXATIVE ue FOR rippin THOROUGH FOR GROWAÏLES Ë AIICID KRAXR OIL SL La Sp ETAT PE PRÉÉMINENCE Dans tous les domaines, la prééminence se gagne grâce à une qualité constante et à une démonstration de confiance pendant de nombreuses années.Le Lait de Magnésie Phillips\u2019 aconquis cette position comme laxatif et antiacide idéal.Depuis plus de 75 ans, il constitue le choix de la grande majorité des médecins et des clients.PRÉPARÉ SEULEMENT PAR STERLING DRUG MFG LTD.© AURORA, ONTARIO L\u2019Union Méd.Canada 37 Tome 89 \u2014 Mai 1960 COUVRANT VRAIMENT UN LARGE SPECTRE.D'UNE EFFICACITE CLINIQUE AVEREE PRESENTE UNE ACTIVITE REMARQUABLE CONTRE UNE AMPLE SERIE DE GERMES PATHOGENES SENSIBILITE IN VITRO AU CHLOROMYCETIN ET A TROIS AUTRES ANTIBIOTIQUES A LARGE SPECTRE DE GERMES GRAM-POSITIF* SENSIBILITE IN VITRO AU CHLOROMYCETIN ET A TROIS AUTRES ANTIBIOTIQUES A LARGE SPECTRE DE GERMES GRAM-NEGATIF* *D\u2019aprés B.H.Leming jr.¢t C.Flanigan jr.dans H.Welch & F.Marti-Ibafiez: Antibiotics Annual 1958-1959, New York, Medical Encyclopedia, Inc.1959, p.414, CHLOROMYCETIN (chloramphénicol, Parke-Davis) est présenté sous plusieurs formes, y compris les Kapseals® de 250 mg., en flacons de 16 et de 100.CHLOROMYCETIN est un agent thérapeutique puissant et, parce que certaines dyscrasies sanguines ont coincidé avec son administration, il ne doit pas étre employé aveuglément ou pour des infections légeres.De plus, lorsqu\u2019il faut poursuivre le traitement de façon prolongée ou intermittente, il convient, comme dans le cas de certains autres médicaments, de pratiquer les examens de sang nécessaires.PARKE-DAVIS PARKE, DAVIS & CO., LTD., MONTREAL 9, P.Q.@Marque déposée CP 097 F 38 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 Hygiène industrielle BIENFAITS DES SERVICES DE SANTÉ Que rapporte à l\u2019employeur un service de santé bien organisé ?1\u2014 Il contribue à améliorer l\u2019efficacité et la productivité du travailleur.2 \u2014 Il contribue à améliorer le moral des employés en leur prouvant que la direction leur porte un intérêt sincère à eux- mêmes et à leur bien-être.3 \u2014 Il contribue à réduire les primes d\u2019assurance et de compensation des accidents.4\u2014 T1 contribue à diminuer l\u2019absentéisme (des enquêtes ont indiqué jusqu\u2019à 29% de diminution).5\u2014 Il contribue à réduire le mouvement de la main-d'oeuvre (labor turnover) (des enquêtes ont indiqué jusqu'à 27% de réduction).6 \u2014 T1 contribue à réduire les maladies du travail (des enquêtes ont indiqué jusqu\u2019à 63% de réduction).7 \u2014 Il contribue à améliorer la qualité de la main-doeuvre en attirant vers l\u2019industrie en question un personnel mieux qualifié.8\u2014 Il ajoute un important moyen de communication entre patrons et ouvriers, grâce aux méthodes éprouvées d'observation utilisées par des médecins et infirmières de haute valeur professionnelle.9\u2014TI élève la réputation d\u2019une organisation aux yeux du public.LE MINISTÈRE DE LA SANTÉ DE LA PROVINCE DE QUÉBEC HONORABLE ARTHUR LECLERC, M.D.JEAN GREGOIRE, M.D., ministre sous-ministre Ma le spasme lisse provoque, Formule: COMPRIMES DONNATAL CAPSULES DONNATAL ELIXIR DONNATAL (par 5 cc.) Sulfate d\u2019hyoscyamine .0.1037 mg.Sulfate d\u2019atropine .0.0194 mg.Bromhydrate d\u2019'hyoscine 0.0065 mg.Phénobarbital (Ya gr).16.2 mg.DONNATAL EXTENTABS® a (Comprimés à action prolongée) Chaque Extentab (l'équivalent de 3 Comprimés) produit des effets prolongés d'une durée de 10 à 12 heures \u2014 toute la journée ou la nuit durant, en une seule dose.offre le spasmolytique de choix I par sa teneur en alcaloïdes naturels de la belladone en proportion parfaite, avec phénobarbital.A.H.ROBINS CO.OF CANADA, LTD., MONTREAL, QUEBEC L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 > 6 re van ss PRE Ce \u201cAe von Vie, nt Je _\u2014 7 CXC etion accr 2 K Ë , .5 L'Union Méd.Canada 41 Tome 89 \u2014 Mai 1960 > posologie sr ratique du une se los ] - avec une à durée d'action appr 1.FORD, RALPH V, L\u2019investigation clinique pharmacologique d\u2019un nouveau diurétique benzothiadiazine; + CMR-807 (Naqua).À être publié.PE 2.HUTCHEON, DUNCAN E.L'action : diurétique de NAQUA (CMR-897) thez les patients souffrant d'insuffisance cardiaque.A être publié. 42 L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 Une \u201cmycine\u201d antibiotique plus puissante LE NOUVEL ILOSONE assure une reaction plus nette dans presque toutes les indications bactériennes banales Puissant \u2014 La puissance antibactérienne des concentrations sanguines assurées par ILOSONE est trois fois plus grande que celle produite par l\u2019érythromycine en dragées.Des taux thérapeutiques puissants sont atteints plus rapidement (en moins de trente minutes) et sont maintenus plusieurs heures de plus.Certain \u2014 ILOSONE agit avec la rapidité, la puissance et la sûreté de l\u2019antibiotique parentéral tout en gardant la sécurité et la simplicité de l'administration orale.Sans danger \u2014 Avec ILOSONE, on est sûr d\u2019une absence encore inégalée de toxicité, de réactions allergiques et d\u2019effets secondaires, et d\u2019une bonne tolérance.Commode \u2014 La posologie usuelle est de une Pulvule® à 250 mg.toutes les six heures, mais on peut, si nécessaire, prescrire des doses de 500 me.en toute sécurité.Pour un effet optimum, le faire prendre à jeun.(Aussi, Pulvules® à 125 mg.pour usage pédiatrique).Présenté en flacons de 16.ILOSONETM, ester d'érythromycine, Lilly \u2014 à l\u2019état de propionate ELI LILLY AND COMPANY (CANADA) LIMITED, TORONTO L\u2019Union Méd.Canada 43 Tome 89 \u2014 Mai 1960 ENTRETIEN EFFICACE .MEME AU TRAVAIL WARNER (Warfarin sodique) ANTICOAGULANT Thrombose coronaire - Thrombo-phlébite - Thrombo-embolie Warnerin offre les avantages caractéristiques suivants: .Elévation rapide et efficace du femps de prothrombine \u2014 18 à 36 heures.Présentation: Comprimés à 5 mg.vert; à 10 mg.jaune; à 25 mg.rose Flacons de 25 et de 100.Administration par voie orale, intraveineuse ou intramusculaire.Posologie d'entretien peu élevée et facile à établir \u2014 5 à 127 ma.par jour.Dans les hémorragies ef les élévations du femps de prothrombine, il permet à la vitamine K d'agir sans provoquer d'hémorragie.Coiit modique pour une fhérapie de longue durée., .rr i HILCOTT Usage parentéral: Intraveineux \u2014 Instramusculaire.Fiole stérile © avec fermeture en caoutchouc renfermant 75 mg.de Warnerin et une ampoule de 3 cc.d'eau distillée. \u2018Uni Méd.Canada amon \u2014 Mai 1960 44 > .>> Stata o FIFE TT FEST ; A .S 9 $ 3 NEI 3 NINN SEER RE = ISIS ESS SY - A I A SE po N\\A A Og SES TT ON OF Ws Se FITTEST ET S $ + (GAS ÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ be PIII IIIS SSIS SSS CST ISS SSIS FQ VS ÉÉÉÉÉÉÉÉ Se ST TT TS * \"NS > S aN.WFQ oo #6 SO oo ok 7 INR a py 3 5g ol SO SO : Je es ££ S OS $ 3 & 2 Oy ee, | & E 6 S Ue: _ Sg 8 = ps > 9: SO QL = © C3 : >, Sy ; à LO = es SQ N§ = = 2 CG SQV > Ka = D SE Pa $$ § Ss * reg © an >, SN ry 8.26 2 © oO SO © 8 S a 3 £2 8 g Pa) > S : > $ $ \\ c 8 -\u2014 SS .= ee JS = 3 SQ \"=: oO = .© oo NIN © a hus 2 Toro \u2014 , NI SD C pr] 0 = e Q Sa NI 3 oO! = = = 85 oY S $ INN SD 4 = s 8782 c Ss >, ry 3 pe = 5 = Se.° D va mi = 238 +» 8 De = S $.- 3 = = 5 E 5 .@ SQ 6 = \u201d S828 © a SO NIN \u201c = ; a © a > S $ S .: Do s 2e Se NI SD 3 , Là \u2014 Ey , EB NR * $ = | i © = | 2 8 \u2014 0 Ss S $ A S © 22K YS > $.\u201cNd i \u2014 = © \u201c0 .S 5 } $ $ La} os = 5 SO > md \u2014 SE 8 2 s DO $ © : = QL QO - a = «ac ww 3 © © SV wn c= Ll a S M, ; gw tu £ Ss & i =, VU U 4 5 ÉÉÉ \u2018wos a Yo NI - Le a = = = | NIN NINE ve Ç SEE 3 To O¢ £88 5 SO >, 3 \u2014 U S 9: NI O i = c TO S 3 PPT = | = = em bla NI IN ry oO > oO .\"= S ! de ma 2 OS NI _ 5 bi Se SO urd QL © + INN YS Ô Z s8< $ $ ss E SQ S = \u201c = £ Q S< es $ $ = mn * $ © S A a.O es NI + : o Jos 4 SO > + 2 23 > Sa x NNN O VU À 9 A Oy \u201ca 3 SO 8 LU 2 NI SO a = 2 Ya S ~\u2014 = \"© © QL 3 nes 9: SN U > 5 83 > \"9: +2 = SO SO = > \u20142 - = So YO 2 Os: J So 2 = S x 4 Se, S = : S Pa, \"Ne = © S& NS Y& > 9.\u2018SQ \"Ne £4 So > > 1, = SO S = S oo - SOW S INARI Se - TTT 5 SISSIES Og SSS SSS SSS SS S Oo CITIES STs Yo FISTS SSS Fo CSC É ES ÉÉÉ A FISTS SSSI Ss S A CSSS SES SES SES.> NS SMS SNS © ISS YO SC \"CO CO = \"SES SSS-.NIAAA \\ oS TEESE NI $ FINIS S PISS SSIS S (FSS S N\\A ; NS > s oo NS o aN AN RS RS S S ss oD S a = AB AO a s.\u201c ÿ ~~ o N S J SOR WN NN S 9 ON SN ~N oN S S S ON ASS oN oN S S S SOW N SN OR NN > S S SN MAN * S S A «NN a >> > NB SN NN oN - S S A S ASS oN = S S - SS AN La AW Ls/rc/59 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 45 contrôle prévisible du poids POUR LA VICTIME QUI MANGE TROP.NOUVEAU 16 ANOREXIQUE \u201cSTRASIONIQUE\u201d RESINE DE PHENYL-TERT-BUTYLAMINE Grâce à la libération \u2018\u2018strasionique\u2019\u2019, l'action apaisante cest LA qu\u2019exerce lonamin sur l\u2019appétit se prolonge de façon uniforme LRAT pendant 10 à 14 heures, à la dose d\u2019une seule capsule.SOS L'ingestion calorique est réduite à un niveau compatible 2 ou AT avec la dépense d\u2019énergie du gros mangeur \u201cactif\u201d.qouxf* La réduction de poids est prévisible .perte bienfaisante CÉRENCE de .221 livre par jour, dans les cas moyens.TM S\u2019obtient sur IONAMIN\" IONAMIN ordonnance \u201830° \u201cIS\u201d Chaque capsule jaune contient: Chaque capsule jaune et grise phényl-tert.-butylamine: 30 mg.contient: à l\u2019état de complexe résineux.phényl-tert.-butylamine: 15 mg.à l\u2019état de complexe résineux Une seule Capsule par jour, 10 à 14 heures avant le coucher lonamin\u2014fabriqué et exploité UNIQUEMENT par STRASENBURCH >, - we Créateurs de la Libération (ionique soutenue) \u201cStrasionique\u201d oN.R.J.STRASENBURGH CO.OF CANADA LIMITED 4126 BATHURST ST., DOWNSVIEW, ONTARIO L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 N Zondek 9\u201d méthode « edical uretd TA: RR NO : nst uels SRE troubl > et autre 3 RIMES oMP JOUR PAR PEN DANT.5 J0 URS matin 5 jours sol 3 QRONE (gl d chistéron Ethiny tradi cure jours chaque © pou 0 comp\u201d! Flacon de ROUSSEL (CANADA) Ltée.Ÿ Distributeurs: Anglo-French Drug Compagnie Ltée, N NX 209 est, rue Ste-Catherine, Montréal 18.Tel: Victor 2-7902 Ls/ecii L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 contrôle prévisible du poids POUR LA VICTIME QUI MANGE TROP ET RESTE TROP INACTIVE.DIE ANOREXIQUE A LIBERATION \u201cSTRASIONIQUE\u201d RESINE Grace a la libération \u2018\u2018Strasionique\u2019\u2019, l\u2019action apaisante LA qu\u2019exerce la Biphétamine sur I'appétit, et son léger effet Con stimulant se prolongent de façon uniforme pendant 10 à 14 ON QUE\u2019 heures, à la dose d\u2019une seule capsule.L'ingestion Ho calorique est réduite et le rendement de l'énergie, accru.QV La réduction de poids est prévisible .perte bienfaisante Ov de 1.3 livre par semaine, dans 9 cas sur 10.LAP BIPHETAMINE BIPHETAMINE BIPHETAMINE I RB I] Chaque capsule blanche contient : \u201820\u2019 Résine Chaque capsule noire contient: | amphétamine .10 mg.& 122\" Résine Chaque capsule noire et blanche contient: 74%\u201d Résine A hétamine .6.2 J amphétamine .3.75 mg.dextro-amphétamine .10mg = dentro.amphétamine .6.25 me.dextro-amphétamine .3.75 mg.à l\u2019état de complexes résineux à l\u2019état de complexes résineux à l\u2019état de complexes résineux Une seule Capsule par jour, 10 à 14 heures avant le coucher Biphétamine\u2014fabriquée et exploitée UNIQUEMENT par STRASENBUR ray 4% 3 \u20ac Créateurs de la Libération (ionique soutenue) \u2018\u2018Strasionique\u201d = Sur ordonnance seulement R.J.STRASENBURGH CO.OF CANADA LIMITED 4126 BATHURST ST., DOWNSVIEW, ONTARIO 48 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 DOCTEUR, INNOVATION LES MENUS EQUILIBRES BERROL A votre disposition : 18 MENUS 3 Menus Amaigrissants .__.___.__.10-12-15.6 Menus pour Hypercholestérolémiques .10C - 12C - 15C - 18C - 20C - 23C.6 Menus pour Cardiaques ._.10M - 12M - 15M - 18M - 20M - 23M.3 Menus pour Diabétiques .\u2026 2020D - 2030D - 7520D.10 = 1.000 calories, 12 \u2014 1.200 calories, 15 = 1.500 calories, 18 = 1.800 calories, 20 = 2.000 calories, 23 = 2.300 calories.2020D = 2.000 calories avec 200 hydrates de carbone.2030D = 3.000 calories avec 200 hydrates de carbone.7520D = 2.000 calories avec 175 hydrates de carbone.\u201cSUR LE QUESTIONNAIRE BERROLS, ENCERCLEZ LE MENU CONVENANT A VOTRE PATIENT.VOUS ETES SEUL QUALIFIE POUR CONNAITRE SES BESOINS CALORIQUES JOURNALIERS, TENANT COMPTE DE SES OCCUPATIONS, ÉTAT PHYSIQUE, ETC.FAIRE MENTION DE LA DURÉE: 4, 8 OU 13 SEMAINES.À DÉFAUT, REMETTRE À VOTRE CLIENT UNE PRESCRIPTION MENTIONNANT LE NUMÉRO DU MENU DÉSIRÉ ET LA DURÉE.\u201d \u201cIl vous est présentement possible de prescrire BERROLS à vos patients en commençant par une durée de quatre semaines.Selon les bons résultats obtenus, libre à chacun (Médecin ou Patient) de continuer pour une nouvelle période de quatre semaines ou pour toute la durée complète de la diète fixée à treize semaines.\u201d \u2018Chacun de vos patients, en déboursant seulement $5.00 pour quatre semaines, $10.00 pour huit semaines ou $15.00 pour treize semaines, recevra ses menus établis semaine par semaine, jour par jour, repas par repas.Les Menus BERROLS ne nécessitent aucune cuisine spéciale et changent chaque semaine.\u201d BERROLS est distribué par: BERROLS-DIETS LTD., 495 \u2014 3ème Avenue, QUÉBEC 3, P.Q.Téléphone: LAfontaine 3-6051 \u2014 3-6626 \u2014 Câble: BERROLS QUEBEC Casier Postal: 9.500 \u2014 QUEBEC 3, P.Q. L'Union Méd.Canada 49 Tome 89 \u2014 Mai 1960 enchijrené un nez enchif J .n'a plus sa raison d'être aujourd.hui L'adolescent qui cesse de renifler et commence à respirer librement en quelques minutes avec libération des voies aérifères .sans aucune sensation d'énervement ni irritation nasale .est sous l\u2019 \u2018Effet du Novahistine\u2019' obtenu avec les capsules Novahistine Fortis ou l\u2019élixir Novahistine au goût agréable.Chaque petite capsule de Novahistine Fortis, que les enfants avalent facilement, contient 10 mg.de phényléphrine HCI et 12.5 mg.de maléate de phénira- mine.Posologie: 5 à 12 ans, 1 capsule q.i.d.Pour le jeune enfant ou quand il y a une préférence marquée pour un médicament liquide, prescrivez l'élixir Novahistine au goût agréable, renfermant la moitié de la dose de phényléphrine (5 mg.) M | DON MILLS Formerly F.B.Shuttleworth Limited ONTARI) ® ® FORTIS en capsules Novahistine ÉLIXIR = PITMAN-MOORE OF CANADA LIMITED 50 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 LAMES STERILES d enveloppes™- indi {I lamineé es et L presque.Id ESE protection PTS plus?pour le tranchant traditionnellement meilleur de ces Bel CAES HE BACK B/P d'acier au charbôn., 0 \u2018modéle de Cte paquets et) \"Ie : faciles a dL: en réduisant au minimum la XY 4 de regontamination de la lame.4 a Le Gharh \u2018 Les lames RIB-BACK sont aussi fournies en paquets RACK-PACK, soit 6 lames de même grosseur - dans un emballage anti-rouille.les paquets individuels RNS sont préts a dg _ dans ENE CR CH) TT IE L\u2019Union Méd.Canada 51 Tome 89 \u2014 Mai 1960 sécurité inégalée .pour le malade dont l\u2019état demande la stéroido thérapie riamcinolone Squibb d'emploi sûr chez l\u2019asthmatique cardiaque; pas de retention sodique ou aqueuse; le potassium supplémentaire est superflu beaucoup moins de malaise digestif , A , .ESS n'entraîne pas d\u2019hypertension secondaire Gl 4 le rationnement du sel n'est pas nécessaire 2% \\ A! a .NANCE nulle stimulation psychique artificielle ne SS déguise la réaction clinique recherchée on en obtient souvent des résultats lorsque e SQUI BB d'autres ay cocorticoïdes ont échoué e et sa posologie quotidienne est très modérée Kenacort marque déposée Squibb Présentation: comprimés d\u2019un, deux et quatre mg. La PEN - VEE - Oral peut être prescrite dans toutes les infections qui répondent à la pénicilline orale .et même, souvent, dans celles qui sont habituellement traitées par la pénicilline parentérale.PEN - VEE - Oral en Comprimés, pénicilline V cristallisée, à 125 mg.(200,000 U.I.) et a 300 mg.(500,000 U.I.) \u2014 en flacons de 12 et de 100 comprimés.Suspension PEN - VEE, suspension de pénicilline V benzathine per os, a 90 mg.(150,000 U.L.) et à 180 mg.(300,000 U.I.) par cuillerée a thé de 5 c.c.\u2014en flacons de 2 onces liq.PEN -VEE\" On Comprimés et Suspension PENICILLINEMIES SORES ET ELEVEES, GRACE A UNE ABSORPTION MAXIMUM wsemessme PEN « VEE - Oral 500,000 unités,comprimeé (300 mg.) y \u201419 sujets \u2014 \u2014=æ«æ Pénicilline G procaïnique (600,000 unités)\u201410 sujets i» MDOrdonnance \"A obligatoire Tr=-=s- 0) *Marque déposée \u2014 © Breveté en 1953 Viol HEURES APRÈS L'ADMINISTRATION * Moique Deposre r WALKERVILLE.ONTARIO 4 = => ac wl wn wi a \u2014 = oc I a.J = \u2014 \u2014 Q Zz \u201cus a.wd Q A tld + = > 2 Filmtabs IBEROL par jour fournissent : LA QUANTITÉ REQUISE DE FER Sulfate Ferreux, US.P.1.05 Gm : (Fer Métal\u2014210 mg.) PLUS LE COMPLEXE B AU COMPLET \u2026 BEVIDORAL* .1 Unité (orale) U.S.P.\u201c(Vitamine Biz avec Concentré de Facteur nique Abbott) © Acide Folique.iiiii ii on Fraction Hépatique 2, N.F i ._ Mononitrate de Thiamine.7.Riboflavine.\u2026.\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026nn Niacinamide \u2026\u2026\u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.Chlorhydrate de Pyridoxine.Pantothénate de Calcium.: PLUS DE LA VITAMINE C Acide Ascorbique.\u2026.\u2026.\u2026\u2026 \u2018une autre indication d en bien des cas.\\ wd N ji] LV.J T n i ; | » MIR INJECTIONS the A) il WAR | NOUTOCRECSES Pémnicilline V 5 } VE Présente sous REALISE DES orm wang WX scules Filmtabs ILLINE NEMTES NI JR 2 ri 2x yy SST EL ELEVEE oral OAI AA RU à la AA di ET RIMINI FY Fl] i WI © | PH) i 00 EIA [RIZE ®Filmtab (comprimé \u201c\u201cpelliculisé Abbott) En fin d\u2019apre > mond Dubé quitt ustine pour regagner son foyer de Ville Saint-Laurent sans se douter que ce départ serait le prélude de l\u2019éternel repos.Au début du même soir, terrassé par une nouvelle crise d\u2019angor, il était immédiatement transporté à l\u2019hôpital; avant que la Journée ne fut écoulée, il n\u2019était déjà plus.Mourir à la tâche est le rêve inavoué de l\u2019homme d\u2019action, car languir de longs mois impuissant lui paraît un cauchemar dont il souhaite la délivrance.d\u2019autant plus que ra- IN MEMORIAM EDMOND DUBÉ (1894 - 1960) rement, il se sent l'âme d\u2019un mystique et qu\u2019il se voit mal soutenir pendant une invalidité prolongée le dialogue constant avec Dieu et assurer la primauté du surnaturel sur ses préoccupations matérielles.Edmond Dubé était l\u2019image vivante, le prototype de l\u2019homme d\u2019action, toujours conscient de son devoir, constamment prêt à servir.Il est mort quasi sur la brêche et rapidement, au rythme dont il était friand dans la conduite dé sa vie.Le nom d\u2019Edmond Dubé, chirurgien, directeur médical, professeur et doyen sera inserit 552 en majuscules dans l\u2019Histoire de la médecine à Montréal.Le recul du temps permettra d\u2019apprécier à sa juste valeur la portée des actes qu\u2019il a posés; même si ses efforts n\u2019ont pas obtenu la plénitude escomptée, 1ls auront malgré tout ouvert des avenues et pointé des horizons prometteurs.Né à Montréal le 12 mai 1894, il était le fils d\u2019Alexandre Dubé et d\u2019Annie MeGinn.Il fit ses études classiques au Collège de Montréal et au Collège de Joliette.Son ascendance mixte lui valut la maîtrise parfaite des deux langues et lui fut un atout précieux dans la gouverne de ses relations hospitalières et universitaires; cette filiation ethnique double apporta à Edmond Dubé des gênes latins et celtes et fit qu\u2019à l\u2019occasion 1l savait s\u2019extérioriser avec force et affirmer d\u2019autorité, alors qu\u2019à l\u2019accoutumée, il était plutôt froid, distant et réservé.Edmond Dubé fit d\u2019excellentes études à l\u2019Université de Montréal et il laissa à ses maîtres le souvenir d\u2019un élève attentif et méthodique.Aux yeux de ses confrères, il apparaissait déjà très actif, énergique et doué d\u2019un sens pratique aigu.Il fallait un meneur d\u2019hommes à la direction de l\u2019équipe de hockey; on lui assigna Edmond Dubé.Les jeux d\u2019émulation lui plaisaient; courageux sans ostentation, il frôlait le danger et ne reculait pas devant l\u2019attaque, mais il n\u2019était Jamais l\u2019agresseur.Si plus tard il a pu blesser certaines susceptibilités, ce fut le plus souvent sans s\u2019en douter et jamais de gaîté de cœur.Interne en cinquième année à l\u2019Hôtel-Dieu, docteur en médecine en 1918, Edmond Dubé s\u2019enrôla dans l\u2019armée active dès la remise de son parchemin.Il fut tout de suite affecté par le corps médical canadien aux transports maritimes des troupes expéditionnaires.Libéré à l\u2019armistice, il entra à l\u2019Hôpital Sainte-Justine comme bénévole en chirurgie.Fortement encouragé par son oncle, le professeur J.Edmond Dubé, il décida alors d\u2019orienter sa carrière vers la chirurgie infantile.Paris était, à l\u2019époque, la Cité Universitaire par excellence, le lieu proclamé partout de la haute éducation post-scolaire.Edmond IN MEMORIAM L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 Dubé suivit le courant et passa deux ans dans la Ville Lumière auprès d\u2019Ombrédanne et de Victor Veau.Au bout de ce stage de perfectionnement à l'étranger, Edmond Dubé réintégra son poste de bénévole à l\u2019Hôpital Sainte-Justine qui venait d\u2019emménager dans son nouvel immeuble de la rue St-Denis.Le 19 juin 1922, il était nommé assistant à titre hospitalier et le 22 septembre 1924 à titre universitaire.Les promotions ne se faisaient pas attendre et le travail non plus.Le service de chirurgie, assuré jusqu\u2019alors à temps partiel par les professeurs B.G.Bourgeois et Pierre Z.Rhéau- me, assistés du docteur Alphonse Ferron, devenait de plus en plus actif et exigeait une réorganisation.Les professeurs Bourgeois et Rhéaume, très occupés à l\u2019hôpital Notre-Dame et à l\u2019Hôtel-Dieu, demandèrent d\u2019être libérés et ils furent nommés consultants.Alphonse Ferron devint chef du service et professeur de clinique chirurgicale infantile.Crépault, Dubé et Rivard furent désignés comme assistants.Le 3 février 1930, Edmond Dubé était nommé professeur agrégé de chirurgie et appelé à participer à l\u2019enseignement théorique de la chirurgie.Les leçons qu\u2019il donnait à la Faculté contrastaient avec celles du dynamique Armand Paré dont le débit oratoire était émaillé d\u2019aphorismes colorés et agrémenté de gestes à l\u2019emporte-pièce.La chaire de pathologie chirurgicale, vacante depuis la nomination à la direction des études du professeur Télesphore Parizeau, fut mise au concours ét Edmond Dubé l\u2019emporta au vote le 8 juin 1937.Désigné comme chef du service de chirurgie de l\u2019Hôpital Sainte-Justine pour succéder au professeur Alphonse Ferron décédé, Edmond Dubé permuta le 11 novembre 1942 de la chaire de pathologie chirurgicale à celle de clinique chirurgicale infantile qu\u2019il a détenue jusqu\u2019en mai 1959, alors qu\u2019atteint par la limite d\u2019âge, il fut nommé professeur émérite.Le service de Sainte-Justine et l\u2019enseignement clinique ne furent pas les seules activités L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 d\u2019Edmond Dubé, puisqu'on retrouve son nom parmi les anciens présidents de la Société Médicale de Montréal, de la Société de Chirurgie et de l\u2019Union Médicale du Canada et parmi les officiers du Conseil des Hôpitaux de Montréal et de l\u2019Association Médicale Canadienne.Depuis son internat à l\u2019Hôtel-Dieu jusqu\u2019à son accession au décanat, Edmond Dubé a gravi, sans en omettre aucun, tous les échelons qui conduisent au sommet de la hiérarchie universitaire.Il fut, au lendemain des pénibles événe- ments de 1944, élu par le Conseil de la Faculté au poste de doyen et de directeur des études.Choisi pour son sens de l\u2019ordre et pour son esprit positif, il atteignit au sommet à une période critique.A l\u2019inverse de son prédécesseur, dilettante, ami des lettres et des arts, Edmond Dubé était réaliste et peu enclin aux dissertations philosophiques.L\u2019ère des décisions maintes fois ajournées et des formules académiques était révolue; 1l fallait au poste de commande un chef méthodique, familier de l\u2019administration, capable de décisions rapides et susceptible de se libérer de toute attache sentimentale.Edmond Dubé se montra un doyen efficace, toujours au poste, à l\u2019affût du progrès, conscient de l\u2019évolution scientifique contemporaine, épris de ses responsabilités, confiant dans l\u2019avenir, respectueux des lois, digne et désintéressé; rares sont ceux qui savent qu\u2019il refusa de toucher plus de la moitié des honoraires inhérents à sa double charge de doyen et de directeur des études.Comme tout humain, Edmond Dubé avait les défauts de ses qualités; diplomate sans souplesse, il touchait de face, alors qu\u2019il aurait fallu frapper de profil.Une légende injuste a pris naissance de cette faiblesse; la sincérité de ses attitudes aurait dû faire oublier les heurts inévitables; mais Edmond Dubé avait le tort d\u2019ignorer la valeur du faire-savoir.Edmond Dubé présidait son Conseil avec autorité; les séances, bien préparées, étaient dirigées selon un plan défini.Les questions IN MEMORIAM 553 soumises à la discussion avaient au préalable été étudiées en profondeur et les objections prévues.Jusqu\u2019à la césure d'août 1950, l\u2019oeuvre universitaire n\u2019eut pas de ministre plus dévoué que le doyen Dubé, ni d\u2019ambassadeur plus omniprésent.Il a été un des artisans de la renommée, hors de nos murs, de la Faculté de Montréal.L\u2019estime qu\u2019il s\u2019est acquise chez les Français lui a valu d\u2019être élu membre étranger de l\u2019Académie de Chirurgie de Paris, et chez les Américains d\u2019être un des rares Canadiens à faire partie de l\u2019American Surgical Association et d\u2019avoir été choisi par I\u2019American College of Surgeons comme président de son Comité consultatif québecois.Les mêmes honneurs lui ont été conférés au Canada.Le Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada l\u2019a reconnu comme un chef de file méritant en le nommant président pour le terme 1951-1953; honneur très grand, puis- qu\u2019il en a été le premier président de langue française.La Canadian Association of Clinical Surgeons lui avait également confié une place de premier plan au sein de ses officiers.Cette rétrospective biographique est forcément incomplète, limitée par l\u2019espace et réservée aux seuls faits de notoriété publique.Les gens de l'Hôpital Sainte-Justine auraient beaucoup à ajouter à l\u2019esquisse imparfaite qui a été dessinée de son passage là-bas; l\u2019action qu\u2019il y a exercée auprès du personnel médical; la collaboration, basée sur une compréhension mutuelle de leurs devoirs respectifs, qu\u2019il a assurée à l\u2019administration, la dignité et le respect qu\u2019il a apportés dans ses contacts avec les malades, la loyauté qu'il a manifestée envers ses confrères sont autant de thèmes dont l\u2019élaboration rendrait plus véridique encore la figure attachante d\u2019Edmond Dubé.Il n\u2019aurait goûté qu\u2019à demi cet éloge, car le culte du narcissime était à l\u2019opposé de ses goûts et 1l avait horreur de la publicité; il adorait passer inaperçu, même en devoir commandé.Discret à l\u2019extrême, il a toujours jalousement dissimulé ses sentiments affectifs et caché ses bienfaits.Un observateur averti 554 pouvait toutefois déceler sous son abord froid, un coeur capable d\u2019attendrissement; il suffisait de mentionner le nom de sa fille, de s\u2019adresser au grand-père, de parler des petits de Sainte- Justine, pour comprendre que son apparence n\u2019était qu\u2019un masque, car alors le regard s\u2019illuminait et le sourire s\u2019esquissait; une corde sensible était touchée.Même dans l\u2019épreuve, il s\u2019est tu; la critique lui faisait mal, elle ne le détourna jamais de son devoir.Edmond Dubé a vécu une existence remarquable, pleine d\u2019accomplissements et riche d\u2019honneurs.Le rôle qu\u2019il a joué à Sainte-Jus- tine, l\u2019apport surhumain qu\u2019il a fourni à l\u2019élaboration des plans du nouvel immeuble, l\u2019œuvre qu\u2019il a accomplie à la direction des associations professionnelles, le travail qu\u2019il IN MEMORIAM L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 à poursuivi à l\u2019Université de Montréal marquent de traits saillants les étapes d\u2019une vie consacrée \u2018au service de la communauté humaine.Edmond Dubé a bien mérité de la Cité et il a droit à une place de choix dans la galerie des doyens de la Faculté.L'Union Médicale du Canada a été profondément touchée par la soudaineté de l\u2019épreuve et reconnaît ce deuil comme aussi le sien.Elle offre à l'hôpital Sainte-Justine, qui a perdu un homme-clé, l\u2019expression de ses sincères condoléances.Elle assure la famille Dubé de sa vive sympathie et lui apporte la consolation de savoir que longtemps durera le souvenir d\u2019Edmond Dubé, loyal serviteur de la société.Edouard DESJARDINS. BULLETIN L'EXPERTISE MÉDICALE EN COUR DE JUSTICE Nous venons de lire le rapport de l'Assemblée générale spéciale du Collège des médecins et chirurgiens de la Province de Québec, tenue le 3 février 1960.La lecture des discussions soutenues par des confrères dont le plus grand nombre nous sont connus, nous amusent toujours et nous instruisent souvent sur des problèmes réels et actuels, sur d\u2019autres qu\u2019on s\u2019ingénie parfois à susciter.À tout prendre, on sent que la motivation est en général bonne et que l\u2019on veut corriger, rectifier, construire et édifier en confrontant des conjonctures qui se transforment sans cesse, selon les modalités renouvelées de l\u2019enseignement et de l'exercice de la médecine.Pour en revenir à cette dernière assemblée, nous avons lu avec intérêt qu\u2019on avait présenté une motion qui proposait d\u2019étudier les mesures à prendre pour créer un comité d'aviseurs médicaux auprès des tribunaux.Nous 1gnorons si une telle mesure relève du Collège des médecins, mais nous savons pertinemment que les relations entre avocats et médecins ne sont pas, ici comme ailleurs, des plus cordiales et que l'expertise médicale auprès des tribunaux pourrait être améliorée au service de la magistrature, de la médecine et en fin de compte pour un meilleur rendement de la justice.En somme, 1l s\u2019agit de la création et du fonctionnement de comités d'experts.Ce n\u2019est pas notre intention d'énumérer les griefs réciproques, des médecins et juristes.Ils sont archi-connus et vécus.Nous ne voulons pas, non plus, formuler les raisons qui militent en faveur d\u2019une meilleure entente entre ces deux groupes de professionnels, dont l\u2019un cherche à obtenir une aide technique et scientifique, et dont l\u2019autre refuse trop souvent et avec raison d'apporter son concours pour le bien de la justice et de la vérité.Le comité d\u2019Economie médicale de l\u2019Association des médecins de Langue Française avait déjà étudié cette question.À la lu- miére d\u2019expressions,d\u2019opinion de certains de nos juristes, le comité avait formulé un voeu bien précis.Ce voeu d\u2019ailleurs se conciliait avec ce qui existe dans d\u2019autres milieux, dans certaines villes des Etats-Unis comme New-York et Baltimore entre autres, où on a admis l'existence de l\u2019expertise neutre.impartiale, entièrement indépendante des intérêts en cause.L\u2019expertise psychiatrique, en » BULLETIN L'Union Méd.Canada 536 Tome 89 \u2014 Mai 1960 France, sauf erreur, se pratique par des comités d'experts; nous ne pouvons préciser pour les expertises dans les autres disciplines.Le comité avait recommandé ce qui suit : 1° \u2014 Que dans les causes criminelles ou civiles nécessitant l'expertise médicale, le litige soit soumis à trois experts dont un serait désigné par la défense, un second par la demande et le troisième par la cour.2° \u2014 Que ces experts soient choisis parmi une liste de médecins dûment accrédités, selon les spécialités, par les Collèges des médecins et chirurgiens provinciaux.En l'occurrence et pour Québec, la certification accordée par le Collège composerait automatiquement cette liste.3° \u2014 Que la décision majoritaire de ce comité d\u2019experts soit communiquée à la cour pour le bénéfice du juge ou des jurés avec.au besoin, interrogatoire par la demande et la défense.Les modalités d'exécution de cette institution pourraient relever d'une étude et d\u2019une action conjointes entre organismes représentant le Droit et la Médecine et de modifications à la loi sur lesquelles nous n'avons sûrement aucune compétence.Et d\u2019ailleurs, sur ce dernier plan, nous pourrions suivre l\u2019exemple de certains centres américains qui peuvent assez souvent nous servir par le pragmatisme de leurs initiatives, Dans l\u2019Etat de New-York, dans la ville de Cincinnati, à notre connaissence, médecins et juristes se sont réunis, ont procédé à une étude conjointe des problèmes, des difficultés et des situations que suscitent les circonstances qui les mettent constamment en présence.Ils ont élaboré un code interprofessionnel qui implique ces diverses circonstances de contact entre juristes et médecins, les conjonctures variées de leur action réciproque en vue de la justice, préalables à l\u2019étude du litige, relatives à la convocation en cour de justice, aux honoraires professionnels, à l'attitude plus courtoise, moins méfiante et tendue entre mé- decin-expert et avocat de l\u2019une ou l\u2019autre partie au cours des témoignages et du contre-interrogatoire (qui ne devrait jamais être un piège à erreurs, ni un examen de médecine), relatives aussi au caractère même du témoignage qui doit être simple, exprimé en termes usuels, accessibles à l\u2019entendement de tous, des jurés tout particulièrement, et se dépouiller d'un langage à ce point obscur et pseudo-scientifique qu\u2019il en est ridicule.Bref, il y a sûrement lieu d\u2019envisager un mode d\u2019action meil- l\u2019Union Méd.Canada \u2018Jome 89 \u2014 Mai 1960 BULLETIN 557 leur dans ce domaine, plus solide et plus sérieux, donnant lieu à une constance d'opération laissant moins d\u2019aléas et d'improvisation extemporanée qui malheureusement donne trop souvent l'impression de l\u2019incertitude et de l\u2019inexactitude.Il faudrait éliminer tout à fait ce qui affaiblit, sinon la ridiculise, la médecine en cour de justice: soit, les opinions discordantes, souvent opposées, que deux médecins ou deux groupes de médecins défendent en face d'un problème médico-légal unique.La décision d\u2019un comité d\u2019experts absolument indépendant du litige, qui a étudié en commun le problème soumis, arrivera toujours forcément à une conclusion univoque, parfois unanime, toujours ma- Joritaire et imprimera incontestablement ce caractère de stabilité et de judicieuse décision dont on déplore l\u2019absence trop fréquente dans les opinions d'expertise actuelle.A tout événément, voila quelques réflexions en marge de la motion au Collège.Nous tenions à les exposer pour porter à l\u2019attention de nos confrères l'attitude que le Comité d'Economie Médicale de l'Association avait déjà prise à l\u2019égard de cette question digne d\u2019attention et d'intérêt, et également pour coopérer à un mouvement qui nous paraît avoir un caractère de progrès.Roma AMYOT. À WINDSOR, SOUS LE SIGNE DU DYNAMISME Le Comité du XXX° Congrès est heureux et fier que le choix de l'A.M.L.F.C.pour 1960 se soit porté sur la ville de Windsor.Après nos confrères des Provinces de l'Ouest et des Maritimes, voici que cette aile militante canadienne française de l'Ontario est à son tour favorisée, et elle entend bien que les délégués qui se rendront nombreux à Windsor emportent un souvenir durable de leur visite dans cette cité industrielle.À défaut de l\u2019imposante splendeur des Rocheuses, ou du cadre reposant de la mer, Windsor, ville bourdonnante d'activité et ville progressive, saura mêler agréablement les délassements de ses clubs nautiques ou de golf, contrastant avec ces documents industriels que sont les manufactures d'automobiles, ses mines de sel ou ses distilleries.A Windsor, les réalisations canadiennes françaises sont un autre motif de fierté: club Richelieu, caisse populaire St-Jean-Bap- tiste, Associations de Parents et d\u2019Instituteurs, Paroisse française, club Alouette ou Centre canadien français, ete, toutes témoignent d\u2019une magnifique vitalité.On ne saurait rêver un meilleur climat pour des contacts culturels et sociaux efficaces.Auditorium Cleary et Salle des Congrès, Windsor.Mais surtout, avec l\u2019A.M.L.F.C., Windsor aura le privilege d\u2019accueillir dans le magnifique édifice fraîchement terminé de son Auditorium municipal (Cleary Auditorium and Convention Hall), le premier congrès médical d\u2019une Association nationale canadienne. fon, Méd, Cun BULLETIN 559 Utilisant un site idéal, pourvu de toutes les commodités, ce nouveau centre de Congrès de Windsor offre à ses invités, se délassant entre deux séances d'études, le spectacle inouï dressé dans l'écran de son ciel d'une cité américaine de 2 millions d'habitants, prospère et orgueilleuse, ayant la vocation de la richesse et l'exigence de la beauté: Détroit.au nom français, au nom chargé d'histoire.Ainsi Détroit \u2014 avec ses musées, ses grands laboratoires, ses hôpitaux, et tout ce qu\u2019un urbanisme proliférant peut offrir \u2014 est là, à portée de la main! Un congrès au rythme dynamique de Windsor est une expérience séduisante et profitable.Le Comité du XXX° Congrès, que préside le Docteur Alphonse Leblanc, vous invite à la transformer en succès, sur le plan scientifique comme sur le plan culturel, national et social.C\u2019est le sens que nous voulons donner à notre rencontre des 20, 21, 22 et 23 septembre.Le Comité du XX X° Congrès. VIE DE L'ASSOCIATION DES MÉDECINS DE LANGUE FRANÇAISE DU CANADA L'A.M.L.F.C.À L'ASSOCIATION DE PSYCHIATRIE DE LA P.DE QUÉBEC L'Association de Psychiatrie de la Province de Québec tenait à l\u2019Hôtel Reine-Elizabeth le 25 mars dernier, son assemblée annuelle.La première partie de la réunion consacrée aux questions administratives fut suivie d\u2019une allocution par le docteur Jean Saucier, président sortant de charge.Après quoi il y eut élection des membres de l\u2019Exécutif pour le nouvel exercice: le docteur C.A.Roberts fut élu président pour un mandat traditionnel de deux ans, et le docteur Yves Rouleau, vice-président.Au cours de la séance scientifique qui suivit, le docteur Oscar Diethelm, directeur de la Clinique Pawns-Whitney, et professeur de psychiatrie à l\u2019Université Cornell, développa le sujet suivant: « La recherche en psychiatrie ».Prirent part à la discussion consécutive à cet exposé, entre autres les docteurs Charles Dumas, Henri Ellenberger, Jean Delage et Alastair MacLeod.Comme par le passé, l\u2019A.M.L.F.C.invitée officiellement à cette manifestation scientifique, s\u2019y fit représenter par son Directeur des relations extérieures.SÉANCE D'ÉTUDE DU COMITÉ D'ÉCONOMIE MÉDICALE Le samedi 9 avril à 8 heures du soir, le Comité d\u2019Economie médicale de l\u2019A.M.L.F.C.se réunissait au siège social de l\u2019Association pour sa seconde séance d\u2019étude de l\u2019année.Le docteur Roma Amyot longtemps président de ce Comité, remplaçait à la direction de cette soirée le docteur Pierre Jobin momentanément absent.La question principale à l\u2019étude était la suivante : « L'enseignement dans les hôpitaux en regard de l\u2019Assurance-hospitalisation ».L'Assurance-hospitalisation est partout actuellement un sujet d\u2019ardente actualité; maintes répercussions sont à prévoir en divers domaines et des problèmes inattendus devront être résolus au mieux; au nombre de ceux-ci l\u2019enseignement clinique dans les hôpitaux est un des plus importants dans l\u2019ordre universitaire.Et si moins de patients de l\u2019Assistance publique, doivent, suivant un terme devenu impropre, « servir» à l\u2019enseignement, un nombre suffisant de malades protégés par l\u2019Assurance-hospitalisation devront être amenés à « collaborer » ou à « contribuer » librement et de bonne grâce à la formation clinique des étudiants et des internes.Il y aura là une nouvelle terminologie à employer, une attitude psychique à adopter dans des conditions matérielles inusitées.L'évolution des esprits dans la contribution libre et généreuse des innombrables donneurs de sang est un réconfortant exemple à invoquer.Deux rapporteurs particulièrement qualifiés et intimement liés à l\u2019organisation de l\u2019enseignement médical dans nos Facultés de médecine, les docteurs J.-A.Lecours d\u2019Ottawa et Roger Dufresne de Montréal ont présenté chacun un travail élaboré sur cette question de l\u2019enseignement hospitalier en rapport avec l\u2019Assurance-hospitalisation.Ces deux exposés seront portés à la connaissance des lecteurs de l\u2019Union Médicale du Canada dans un numéro très prochain.Pierre SMITH, Directeur des relations extérieures. ÉTUDE CLINICO-PATHOLOGIQUE DE 127 CAS PROUVÉS DE STÉNOSE AORTIQUE AVEC ATTENTION SPÉCIALE À LA PATHOLOGIE VALVULAIRE MITRALE ASSOCIÉE * Marc SAVARD.INTRODUCTION En dépit du nombre impressionnant de travaux consacrés à l'étude de la sténose aortique, cette lésion demeure énigmatique autant pour le pathologiste que pour le clinicien.Depuis la publication du premier article d'importance sur le sujet par Monckeberg en 1904 (1), le sujet de la sténose aortique est demeuré un champ de bataille entre les partisans et les antagonistes de l\u2019étiologie athé- rosclérotique ou rhumatismale de cette lésion.Jusqu\u2019à ces dernières années, l\u2019attention de la plupart des auteurs était tournée principalement vers l\u2019étiologie et la pathogénèse de la sténose aortique.Les articles abondent de données microscopiques tachant d\u2019établir la présence ou l\u2019absence de stigmates pathologiques au niveau des valves ou ailleurs dans le cœur ou le péricarde, stigmates traduisant un processus rhumatismal antérieur.Peu d\u2019auteurs se sont intéressés dans leur étude à la co-existence de la pathologie de la valvule mitrale avec la sténose aortique.L\u2019objet de la présente étude a été de rechercher les conséquences de la co-existence de la pathologie valvulaire mitrale sur les caractères pathologiques et cliniques de la sténose aortique, ceci après avoir étudié et analysé un nombre suffisant de cas de sténose aortique prouvés à l\u2019autopsie avec ou sans lésion mitrale associée.Notre intérêt dans le sujet a été éveillé par les progrès remarquables accomplis au cours des dernières années dans les domaines de l\u2019'hémodynamique et de la chirurgie des lésions valvulaires acquises.1.Ce travail a été fait pendant l\u2019exercice d\u2019un fellowship en médecine interne à la Clinique Mayo et la Fondation Mayo, Rochester, Minn.Il représente le résumé d\u2019une thèse soumise par le docteur Savard à la Faculté of the Graduate School of the University of Minnesota comme partie des exigences requises pour la Maîtrise és Sciences en Médecine.REVUE DE LA LITTÉRATURE Ce n\u2019est pas une tâche facile de résumer les nombreuses publications sur la sténose aortique.Les premières descriptions de la calcification ou « ossification » de la valve aortique remontent en effet aux 17ème et 18ème siècles.Les noms de Morgagni, Valsalva, Vieussens (2) et plus tard Osler (3) ont été associés aux premiers travaux sur la maladie.A Monckeberg revient l'honneur d\u2019avoir présenté en 1904, la première publication d'importance sur le sujet (1).Son travail représente la première étude compréhensive et systématique sur la sténose aortique dans une tentative d\u2019éclaireir le mystère de l\u2019étiologie de la maladie.Son étude se divise en 3 parties.La première est consacrée à l\u2019histologie normale de la valve aortique de l\u2019adolescent.La deuxième partie consiste en une étude microscopique détaillée de 32 cas d\u2019une condition qu\u2019il désigne sous le terme de « sclérose aortique ».Finalement après avoir revu la littérature de son époque sur le sujet, il tire ses propres conclusions.De l\u2019œuvre de Monckeberg, 3 faits saillants sont à souligner: il établit d\u2019abord que le feuillet valvulaire aortique se compose de trois couches tissulaires ou «strata »: le premier, stratum I, regardant la cavité ventriculaire gauche, le troisième, stratum III, regardant la lumière de l\u2019aorte et le deuxième, stratum II, interposé entre les deux autres.Il se leva ensuite contre la position prise par plusieurs de ses prédécesseurs qui maintenaient qu\u2019une des caractéristiques les plus importantes de la sclérose valvulaire aortique était son association fréquente avec la présence de plaques athéromateuses à l\u2019origine de l\u2019aorte.Il réfuta cette hypothèse et établit que la pathologie valvulaire aortique pouvait être indépendante de celle du tronc aortique. 562 SAVARD: STENOSE AORTIQUE Finalement, il en vint à la conclusion que la valve aortique pouvait devenir le siège de l\u2019un ou l\u2019autre de 2 processus pathologiques fondamentaux, l\u2019endocardite aiguë et la sclérose valvulaire lentement progressive; cette dernière entité pouvant se manifester sous la forme « ascendante » ou « descendante ».Alors que dans l\u2019endocardite aiguë, la plupart des changements se manifestent au niveau du stratum I (regardant le ventricule), c\u2019est au niveau du stratum III (regardant l\u2019aorte) que s\u2019observe ceux secondaires à la « sclérose valvulaire ».Il serait trop long d\u2019entrer dans le détail de la description de ces entités.Monc- keberg souligna que dans bien des cas, cette différenciation par l\u2019examen microscopique n\u2019était pas possible et qu\u2019une extrême prudence devait être exercée en regard des conclusions tirées sur l\u2019étiologie de la maladie dans un cas donné.A souligner cependant le fait que 20 des 22 cas chez qui la cause de décès a été mentionnée dans le travail de Monckeberg sont morts de maladies complètement indépendantes de la pathologie valvulaire aortique.Ceci nous permet de conclure qu\u2019un bon nombre des cas étudiés par Monc- keberg ne présentaient que des changements relativement peu importants de l\u2019appareil valvulaire, du moins du point de vue hémodynamique.Libman en 1917 (4) reconnaissait 6 causes d'atteinte valvulaire: rhumatismale, syphilitique, athérosclérotique, congénitale, traumatique et bactérienne.En 1928 (5), le même auteur ajoutait que les valves qui ont été le siège d\u2019une atteinte rhumatismale sont susceptibles de devenir fibrosées et calcifiées et que dans certains cas le processus athéroclé- rotique était secondaire à une atteinte rhumatismale ou infectieuse antérieure.Les 3 décades qui suivirent virent les auteurs se diviser quant à l\u2019étiologie de la sténose aortique, les uns acceptant principalement ou exclusivement l\u2019étiologie rhumatismale (2, 6-11), les autres ne niant pas l\u2019étio- gle rhumatismale, mais attachant un rôle important sinon primordial au processus athé- rosclérotique (12-15) et finalement les der- L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 niers acceptant l\u2019une ou l\u2019autre étiologie (16 17).En 1935, Boas (18) mit en lumière ln fréquente association de l\u2019angine de poitrine et des troubles de conduction auriculo-ventricu- laire avec la sténose aortique calcifiée.Il attribua l\u2019angine au rétrécissement de l\u2019orifice valvulaire aortique qui diminue l\u2019apport sanguin aux artères coronaires alors que l\u2019envahissement de l\u2019anneau fibreux (annulus fi- brosus) ou du septum ventriculaire par des placards calcifiés provenant de l\u2019appareil valvulaire aortique calcifié était tenu responsable des troubles de conduction.Les premières notions de nos connaissances sur la circulation coronarienne ont été acquises grâce aux travaux ingénieux de Green en 1936 (19) et par la suite de Green et Gregg en 1940 (20) qui rapportèrent le fruit de leurs observations sur la circulation coronarienne dans un groupe de conditions cardiaques et non cardiaques produites expérimentalement.Ils mirent en évidence un retard net et subit du débit sanguin intra-mural dans le système coronarien avec le début de la contraction isométrique de la systole ventriculaire.Dès le début du relâchement isométrique, le « forward flow » coronarien s\u2019accélère rapidement et demeure rapide pendant toute la durée de la diastole ventriculaire.Ils démontrèrent que la sténose aortique avait peu d\u2019effet sur le débit diastolique mais qu\u2019au contraire, elle réduisait appréciablement le débit systolique.Contratto et Levine (21) établirent de façon définitive en 1937, le fait que la sténose aortique pouvait par elle-même donner naissance à l\u2019angine de poitrine et à la syncope.Dans une série de 53 cas de sténose aortique prouvés par autopsie, une histoire d\u2019angine de poitrine avait été obtenue chez neuf.Chez trois de ces derniers, l\u2019autopsie avait révélé l\u2019absence d\u2019athérosclérose significative au niveau des artères coronaires.La même année, Gross (8) signale la double origine rhumatismale ou congénitale de la valvule aortique bicuspide, alors que Clawson, Noble et Lufkin (9) soulignent le fait que l\u2019atteinte rhuma- Eo 2 L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 tismale aortique est plus fréquente chez l\u2019homme que la femme contrairement à l\u2019atteinte mitrale et qu\u2019à cette dernière condition se rattache en général une survie moins longue que la première.Dry et Willius (10) sont d\u2019avis que la sténose aortique est probablement secondaire à une valvulite aortique d\u2019origine rhumatismale qui progresse graduellement vers la fibrose et la calcification, conduisant éventuellement à la sténose.Les années 1941 et 1943 marquent la publication de quatre excellents articles par Koletsky (22-25) sur la valve aortique bi- cuspide.Bien qu\u2019en 1886 Osler (3) reconnaissait déjà la double origine, congénitale ou acquise, de cette condition, Koletsky fut le premier à en faire une étude systématique et à établir les critères macroscopiques et microscopiques différentiels de la lésion congénitale.Il souligna également l\u2019association de la valvule aortique bicuspide d\u2019origine congénitale avec d\u2019autres malformations congénitales du cœur et des gros vaisseaux en particulier la coarctation de l\u2019aorte.Pour Koletsky, la valve congénitalement bicuspide peut facilement devenir le siège de changements organiques secondaires telles la dégénérescence, la fibrose et éventuellement au cours des années la calcification.Il ne manqua pas de signaler le fait que la valve bicuspide d\u2019origine acquise était particulièrement susceptible à l\u2019endocardite bactérienne alors que la lésion congénitale ne s\u2019avérait pas un précurseur important de l\u2019envahissement bactérien.Il appuya ses conclusions sur le fait que 7 des 8 cœurs de sa série avec endocardite bactérienne présentaient l\u2019évidence d\u2019une atteinte rhumatismale antérieure.Ashworth (26), tout en reconnaissant l\u2019existence du processus athérosclérotique au niveau de la valvule aortique, émit l\u2019opinion que les dommages valvulaires provoqués par cette entité étaient rarement assez considérables pour donner naissance à des manifestations cliniques.Le travail le plus complet sur la sténose aortique calcifiée parût en 1947 et est l\u2019œu- vre de Karsner et Koletsky (2).Les auteurs SAVARD: STÉNOSE AORTIQUE 563 étudièrent en détail les caractères cliniques et anatomo - pathologiques, macroscopiques et microscopiques, de cette lésion.Puisqu\u2019un des buts principaux de l\u2019étude était de rechercher l\u2019étiologie de la maladie, les stigmates habituels de l\u2019inflammation rhumatismale furent recherchés méticuleusement et furent rencontrés dans 196 des 200 cœurs étudiés.Leur présence était probable chez 3 des 4 autres cœurs.Ces auteurs sont donc d\u2019avis que la sténose aortique est essentiellement d\u2019origine rhumatismale.Ce dernier travail, semble-t-il, ferme l\u2019ère des recherches dirigées primordialement vers l\u2019étiologie de cette lésion énigmatique.Dorénavant, les efforts seront orientés surtout vers la découverte de moyens diagnostiques plus exacts.Ces moyens appartiendront au domaine de la clinique ou du laboratoire et contribueront à une meilleure compréhension de la physio-pathologie de cette lésion.Cette nouvelle ère s\u2019ouvre par des études cliniques par Kumpe et Bean (27), Horan et Barnes (28), Kiloh (29) et un peu plus tard, Anderson, Kelsey et Edwards (30).Ces derniers auteurs furent les premiers à formuler une méthode vraiment objective permettant d\u2019apprécier le degré de la sténose de la valve aortique et ainsi de diviser les cas étudiés dans chaque série en catégories bien distinctes selon le degré de la lésion.Les auteurs précédents divisaient leurs cas selon l\u2019importance de la calcification au niveau des trois feuillets de la valvule aortique, alors qu\u2019en réalité la sténose aortique est fonction non seulement de la rigidité des feuillets mais également du degré de fusion des trois commissures.Les critères introduits par Anderson et al.tiennent compte de ces deux facteurs et sont done plus précis et plus facilement superposables d\u2019une série à l\u2019autre.Bing en 1949 (81) réussit à cathétériser le sinus coronaire chez un certain nombre d\u2019individus normaux ou souffrant de maladies variées telles que l\u2019anémie, l\u2019hypertension, la coarctation de l\u2019aorte et différentes atteintes valvulaires.Dans un seul cas de sténose aortique étudié, le débit coronarien et la con- 564 SAVARD: STENOSE AORTIQUE sommation en oxygène du cœur étaient dans les limites normales.En 1950, Bailey et Glover (32) ouvrent la porte à la possibilité de correction chirurgicale de cette affection par un article traitant de l'ouverture instrumentale de valves aortiques sténosées expérimentalement.Le nombre de publications qui parurent dans les années subséquentes témoignent de l\u2019enthousiasme suscité par les travaux de Bailey.Du point de vue clinique, Boas (33) mit en lumière le fait que le souffle systolique associé à la sténose aortique peut varier de caractère et de localisation au cours des années.Il fit cette observation après avoir suivi l\u2019évolution de 15 patients sur une période variant de 2 à 20 ans avec une moyenne de 11.5 années.Il observa que parmi ceux-ci, un bon nombre ne présentait au début de leur maladie qu\u2019un souffle systolique doux de pointe.Ce souffle fut d\u2019abord considéré comme « non significatif ».Au cours des années, le souffle migra vers le foyer aortique et acquit dans certains cas les caractères du souffle habituellement rencontré dans la sténose aortique, alors que dans d\u2019autres, il demeura localisé à la pointe.À l\u2019autopsie, le diagnostic de sténose aortique isolée fut confirmé dans chaque cas.Cette observation met en lumière la notion que la sténose aortique n\u2019est pas une lésion statique mais bien au contraire qu\u2019au cours des années elle progresse lentement et irrémédiablement.Bergeron et coll.(34) de Boston, après une revue de 100 cas confirmés à l\u2019autopsie, furent impressionnés par le fait que plusieurs des signes classiques de la sténose aortique pouvaient manquer même en présence d\u2019une lésion serrée.Ils affirment done que les crité- res cliniques seuls sont souvent insuffisants pour définir le degré de sténose de la valve.Plus tard, 5 cas de sténose aortique associée à la coarctation de l\u2019aorte furent rapportés par Smith et Matthews (35).Trois de leur cas étaient prouvés par autopsie et s\u2019ajoutaient aux 24 cas rapportés dans la littérature à cette époque.De ce total, 20 cas présen- aient une valve aortique bicuspide dont l\u2019é- L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 tiologie congénitale était certaine chez 5 et probable chez 7 autres.Ils concluent donc qu\u2019un processus dégénératif au niveau d\u2019une valve congénitalement bicuspide peut conduire à la sténose aortique en l\u2019absence de fièvre rhumatismale.Du point de vue hémodynamique, les premiers travaux d'importance appartiennent à Goldberg et al.(36), Gorlin et coll.(37) et Bjôrk et Malmstrôm (38).Par la technique du cathétérisme du cœur droit, Goldberg (36) montra que le débit cardiaque était normal au repos chez la majorité de leur 26 cas de sténose aortique prédominante mais que par ailleurs, l\u2019augmentation du débit cardiaque anticipée après un test d\u2019effort était sub-nor- male chez 13 des 18 cas chez qui ce test avait été fait.Gorlin (37) dans un travail original et très intéressant chez un groupe de patients étudiés par cathétérisme cardiaque établit que l\u2019orifice critique de la valve aortique était de 0.5 cm?dans la sténose aortique pure et de 1.5 cm?dans la forme mixte, avec sténose et régurgitation.Avec ce degré de sténose, le ventricule gauche doit produire un gradient important de pression entre la cavité ventriculaire gauche et l\u2019aorte.Consécutivement à l\u2019augmentation de la pression in- tra-ventriculaire, il y a une diminution de la pression de perfusion coronarienne.Ainsi, à cause de la difficulté de la circulation coronarienne de répondre à la demande exagérée du travail ventriculaire gauche, la pression ventriculaire gauche ne dépasse rarement 250 mm.Hg., ce qui donne un gradient de pression de 100-150 mm.Hg entre la ventricule gauche et l\u2019aorte.Ces chiffres indiquent clairement le degré de sténose qui doit être atteint avant l\u2019apparition de symptômes dans cette maladie en l\u2019absence évidemment de maladie coronarienne athérosclérotique significative.Ils expliquent également la raison probable pour laquelle cette maladie peut être tolérée aussi longtemps avec absence complète ou seulement un minimum de symp- tomes.Ces chiffres, dans la sténose aortique, furent ultérieurement confirmés par Bjôrk et Malmstrôm (38) qui se servirent de la tech- L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 nique du cathétérisme cardiaque gauche.Dans le domaine de l\u2019hémodynamique, mentionnons les contributions importantes de Wright (39) dans l\u2019étude des pouls artériels périphériques dans la sténose aortique et de E.Wood (40) et ses collaborateurs qui rendirent la technique des courbes de dilution au colorant utiles au diagnostic et à l\u2019évaluation quantitative des lésions valvulaires acquises.Du point de vue chirurgical, d\u2019innombrables articles ont paru dans la littérature médicale récente discutant des techniques trans- ventriculaire ou supra-aortique, à cœur fermé ou avec l\u2019aide de la circulation extra-corpo- réelle.Une telle revue n\u2019entre pas dans les cadres du présent travail et est donc passée sous silence.MATÉRIEL ET MÉTHODE Sélection des cas Sur un total de 220 cas étiquettés « sténose aortique » dans les records de la Section d\u2019Anatomie Pathologique de la Clinique Mayo sur une période de 10 ans (1945 à 1954), 52 cas furent éliminés d\u2019emblée parce que les descriptions macroscopiques contenaient les qualificatifs de « minime», « précoce» ou « peu important ».Des 168 spécimens étudiés, 41 cas furent exclus 1° parce que ne montrant pas un degré suffisant de sténose ou montrant un degré de régurgitation trop important ou 2° parce que la multiplicité des coupes dans le tissu valvulaire rendait impossible la détermination du degré de sténose et de importance de la fusion des commissures de l'appareil valvulaire aortique.La simple présence de nodules caleifiés au niveau des feuillets aortiques ne fut pas considérée comme synonyme de sténose aortique.Cent vingt sept spécimens cardiaques constituent donc le matériel pathologique de cette étude.De façon à enregistrer toutes les caractéristiques pathologiques macroscopiques de chaque spécimen, un dessin diagrammatique fut fait de chaque valve individuellement indiquant l'importance, l\u2019étendue et la localisation de la fibrose et de la calcification au niveau de SAVARD: STENOSE AORTIQUE 565 chaque feuillet aortique et le degré de fusion commissurale.La présence d\u2019éperons calcifiés (calcific spurs) gagnant supérieurement les parois de l\u2019aorte ou inférieurement le septum inter-ventriculaire ou le feuillet mitral antérieur fut également notée avec soin.Au niveau de la valve mitrale furent recherchées les caractéristiques suivantes : 1) vascularisation, fibrose et calcification au niveau de la ligne de fermeture des feuillets, 2) calcification de l\u2019anneau, 3) fibrose, fusion et rétraction des cordages tendineux.Les dossiers cliniques furent étudiés séparément, les symptômes et signes étant recherchés indépendamment des données pathologiques.Après avoir accumulé toutes les données pathologiques et cliniques, les 127 cas furent divisés en groupes et sous-groupes de la façon suivante : Classification I \u2014 Selon la nature de la valve mitrale (groupes de base) Les 127 cas de sténose aortique sont divisés en trois groupes selon la nature de la valve mitrale : Groupe I: La valve mitrale est essentiellement normale macroscopiquement.Il s'agit donc essentiellement de sténose aortique 1so- lée.Groupe II: La valve mitrale montre des changements pathologiques d\u2019un degré jugé insuffisant pour modifier la dynamique de cette valve.Groupe III: L\u2019appareil valvulaire mitral montre des changements pathologiques jugés suffisants pour porter atteinte au fonctionnement normal de cette valve.Il s\u2019agit donc de cas de sténose ou régurgitation mitrale associée a la sténose aortique.Ces groupes seront désignés dorénavant comme groupes « mitraux ».L\u2019importance du groupe mitral II est strictement d\u2019ordre ana- tomo-pathologique puisque par définition, les changements observés au niveau de la valve mitrale furent jugés négligeables du point de vue fonctionnel.Dans l\u2019exposé clinique de ce ET i 566 SAVARD: STÉNOSE AORTIQUE travail, les groupes « mitraux » I et IL seront donc fréquemment combinés.II \u2014 Selon l\u2019importance de la sténose aortique Cette division est faite selon les critères d\u2019Anderson et coll.(30) : Grade I\u2014 Rigidité et calcification modérées des feuillets aortiques sans fusion commissurale ou fusion minime.L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 Grade II \u2014 Rigidité et calcification modérées des feuillets aortiques avec fusion d\u2019une commissure.Grade III \u2014 Rigidité marquée mais avec quelque flexibilité résiduelle des feuillets aortiques avec fusion de 2 commissures.Grade IV \u2014 Rigidité totale avec calcification intense des feuillets aortiques avec fusion d\u2019au moins 2 commissures.L\u2019orifice aor- Ficure 1 Grade 1 Grade 3 Grade 2 Grade 4 Fig.1.\u2014 Les Grades 1 a 4 indiquent le degré de la sténose aortique selon les critères indiqués dans le texte.La valve aortique est photographiée du côté aortique. L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 tique est réduit à un pertuis fixe sans jeu valvulaire aucun.Le cas de régurgitation aortique significative furent rejetés.À noter cependant le fait qu\u2019un élément de régurgitation aortique est presqu\u2019inévitablement associé à la sténose aortique serrée.D'ailleurs, plus la sténose est serrée, plus l\u2019appareil valvulaire est immob1- le, plus la régurgitation devient probable.Le degré de la sténose mitrale fut jugé de la façon suivante sur une base de I à IV : Grade I, la valve admet 115 doigt \u2014 Grade IT, 1 doigt facilement \u2014 Grade III, la valve admet le bout de l\u2019index \u2014 Grade IV, la valve n\u2019admet pas le bout du doigt.La régurg1- tation mitrale reconnaissable pathologiquement n\u2019étant pas fréquente dans notre série, aucun critère défini de classification ne fut employé.III \u2014 Selon l\u2019importance de l\u2019athérosclérose coronarienne L\u2019athérosclérose coronarienne fut également classifiée selon les critères d\u2019Anderson et coll.(30).Cette classification est basée sur le degré le plus important de rétrécissement de la lumière des coronaires sur toute l\u2019étendue de l\u2019arbre artériel de ce système.Grade I: Le diamètre de la lumière est réduit de moins de 25% de la normale.Grade II : Le diamètre est réduit de 25 à 50%.Grade III : Le diamètre est réduit de 50 à 75%.Grade IV : Le diamètre est réduit de plus de 75%.RÉSULTATS Généralités Le groupe I groupant les cas de sténose aortique avec une valve mitrale normale comprend 48 cas; le groupe II, sténose aortique avec lésions mitrales jugées non significatives fonctionnellement, 48 cas; le groupe III avec pathologie mitrale jugée significative fonctionnellement, 31 cas.Le tableau I montre la distribution générale en pourcentage SAVARD: STÉNOSE AORTIQUE 567 des trois groupes mitraux, indépendamment de l\u2019âge et du sexe, en regard du degré de la sténose de la valve aortique.Cette distribution est remarquablement comparable d\u2019un groupe à l\u2019autre et est quelque peu inattendue.En effet, on aurait pu s\u2019attendre qu\u2019un plus grand nombre de cas du groupe « mitral» III, avec sténose ou régurgitation mitrale associée, aurait présenté une proportion plus élevée de fusion commissurale entre les feuillets aortiques que les cas TABLEAU | DISTRIBUTION DES CAS SELON LE DEGRE DE LA STENOSE AORTIQUE DANS CHAQUE GROUPE MITRAL NOMBRE DE 0 \\ GROUPE MITRAL 1 2 250 [_] croupe miTRaL £4 CROUPE MITRAL 3 20\u2014 10 \u2014 DEGRE DE | STENOSE AORTIQUE GRADE 1 2 MEME DISTRIBUTION EN POURCENTAGE STENOSE AORTIQUE SRADES 1 ET 2 STENOSE AORTIQUE GRADES 3 ET 4 GROUPE MITRAL 1 48 cas 70.97 29.17, GROUPE MITRAL 2 48 cas 70.97% 29.17 GROUPE MITRAL 3 31 cas 17,4% 22.6 7 des deux autres groupes, produisant conséquemment un degré plus important de sténose aortique.Il est intéressant de faire une corrélation entre le degré de sténose aortique et celui de l\u2019atteinte valvulaire mitrale parmi les cas du groupe « mitral » III.Des sept cas avec sténose aortique serrée, cinq présentaient une sténose mitrale serrée sans régurgitation, un modérée avec régurgitation légère.Des 31 cas cas, une sténose mitrale serrée avec régurgitation légère et l\u2019autre, une sténose mitrale 568 qui constituent le groupe III, une régurgitation mitrale importante ne fut retrouvée que chez un seul.I \u2014 Données cliniques Age Il est inutile d\u2019insister sur le fait que la sténose aortique est une maladie de personnes « d'âge plus avancé ».Nos observations abondent dans le même sens que les auteurs précédents (2, 27, 30, 34).Le tableau II, montre la relation entre l\u2019âge moyen des malades à leur mort avec le degré de sténose aortique.Tel qu\u2019attendu, la mort est plus précoce d\u2019une façon générale dans les cas où la sténose est plus marquée et également dans le groupe mitral III où une pathologie mitrale significative est associée à la sténose aortique.Sexe Dans notre série comme les précédentes (2, 9), la prédominance des sujet males sur les femelles est frappante.TABLEAU SAVARD: STENOSE AORTIQUE I\u2019 Un.on Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 Notre série, représentée par le tableau III comprend 95 mâles pour 32 femelles, une proportion de 2.9 pour 1.Plus intéressante cependant est la comparaison entre les trois groupes.TABLEAU 2 RELATION entre le DEGRE de la STENOSE AORTIQUE et l'AGE MOYEN au DECES GROUPES MITRAUX STENOSE AORTIQUE Grade i i th | 66.3 ans 73.9 ans 49.5 ans (8 cas)* (17 cas) (6 cas) (1 64.8 ans 70.4 ans 62.7 ans (26 cas) (17 cas) (18 cas) ti 54.3 ans 65.6 ans 47.6 ans (8 cas) (11 cas) (3 cas) Iv 51.1 ans 65.6 ans 60.7 ans (6 cas) (3 cas) (4 cas) * Le nombre total des patients dans chaque sous- groupe est indique entre parentheses.DISTRIBUTION DES CAS SELON LE SEXE ET LE DEGRE DE LA STENOSE AORTIQUE DANS CHAQUE GROUPE MITRAL NOMBRE DE 30 \u2014 CAS 25 \u2014 20 10 \u2014 DEGRE DE STENOSE ve N sroure MiTraL 1 GROUPE MITRAL 2 8 GROUPE MITRAL 3.PROPORTION MALES /FEMELLES DANS CHAQUE GROUPE MITRAL.42/6 1/1 36/12 3/1 GRADE 1 GROUPE 1 48 cas GROUPE 2 48 cas GROUPE 3 31 cas 17/14 12/1 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 Histoire de fièvre rhumatismale Les valeurs à ce sujet sont données dans le tableau IV.Alors que les chiffres fournis dans la littérature varient d\u2019une façon appréciable, 15.1% dans la série de Dry et Willius (10) et 65% dans la série de 57 cas de sténose aortique non calcifiée de MeGinn et White (16), nos propes résultats varient d\u2019u- SAVARD: STENOSE AORTIQUE 569 dans chaque groupe « mitral » respectif, alors que dans la sténose aortique serrée, ce pourcentage s\u2019élève a 30.7%, 28.59% et 85.7% dans le méme ordre.La différence entre ces valeurs sera discutée plus tard.Symptômes La fréquence des symptômes habituellement rencontrés dans la sténose aortique est TABLEAU IV \"FREQUENCE RELATIVE des SYMPTOMES selon le DEGRE de ta STENOSE AORTIQUE dans chaque GROUPE MITRAL STENOSE AORTIQUE STENOSE AORTIQUE Grade | a |! Grade Il a lV GROUPES Nos de Positifs Nos de Positifs MITRAUX cas Nos (%) cas Nos (%) Histoire de | 32 3 (9.4) 13 4 (30.7) fievre rhumatismale i\" 34 3 (8.8) ly 4 (28.5) HX 19 14 (73.7) 7 6 (85.7 79 27 (93.1) T3 12 (92.3) Dyspnee I 32 28 (87.5) 14 ty (100.0) KR 20 18 (90.0) f 6 (100.0) 26 21 (80.7) 13 9 (69.2) O0edème pulmonaire I 30 23 (76.6) 13 fl (84.6) [Ut 20 15 (75,0) 6 5 (83.3) 26 13 (50.0) 13 5 (38.4 Oedeme per iphér ique ' 30 16 (53 3) 13 7 (52.8) , LI 20 13 (65.0) 6 y (66.6) Dyspnee [ 26 12 (46.1) 13 5 (38.4) nocturne paroxystique I 30 8 (26.6) (4 7 (50.0) HH 19 10 (52.6) 7 0 (0) | 126 3 (11.5) ra 2 (16.3) Syncope tl 30 | (3.3) 13 2 (15.3) KX 19 | (5.2) 6 | (16.6) Ï 26 tr (42.3) 13 3 (23.0) Angine de poitrine I 30 13 (43.3) ty 6 (42.0) it 19 3 (15,7) 6 L (16.6) Ï 26 21 (80.7) 13 8 (61.5 Digitale i 30 23 (76.6) (3 12 (92.3) let 20 16 (80.0) 7 6 (85.7) ne façon importante non seulement entre les groupes I et IL d\u2019une part et le groupe III d\u2019autre part mais aussi selon l\u2019importance de la sténose.Ainsi, dans la sténose aortique moins serrée (grades I et II) une histoire positive est obtenue dans 9.4%, 8.5% et 73.7% donnée dans le tableau IV pour les trois groupes en fonction du degré de la sténose aortique.Il est intéressant de noter qu\u2019il y a peu de différence en général entre les valeurs obtenues dans les cas de sténose légère à modérée (grades I et II) et ceux de sténose ser- 570 SAVARD: STÉNOSE AORTIQUE rée (grades III et IV).Cependant, telle que mise en évidence par l\u2019âge moyen au décès, la différence réside dans l\u2019âge d'apparition des symptômes, celle-ci étant plus précoce dans la sténose serrée et plus tardive dans les formes plus légères de la maladie.Dyspnée La dyspnée, d\u2019abord à l\u2019effort, puis au repos est de beaucoup le symptôme le plus fréquent.Sa fréquence est de 90% dans notre série sans différence appréciable entre les L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 dème des membres inférieurs fut noté un peu plus fréquemment dans le groupe mitral ITI (avec pathologie mitrale associée).La fréquence de la dyspnée nocturne paroxystique est indiquée au tableau IV.Alors que la fréquence générale varie de 26.6 à 52.6%, ce symptôme est remarquablement absent chez les sept cas du groupe mitral III avec sténose aortique serrée.En plus de leur sténose aortique serrée, six des cas de ce groupe présentaient une sténose mitrale serrée et le 7ième, une maladie mitrale avec sténose et TABLEAU V FREQUENCE RELATIVE de L'ANGINE de POITRINE selon le DEGRE de la STENOSE AORTIQUE et de l'ATHEROSCLEROSE CORONARIENNE dans les GROUPES MITRAUX | & |! STENOSE Atherosclerose coronar ienne Atherosclérose coronarienne AORT IQUE Grades | & 11 Grades 111 & 1V Grade Nos.de Angine prés.| Age au Infarctus Nos.de Angine pres.Âge au Infarctus cas cas (%) décès myo.cas cas (%) décès myo.Grade Lg 1 21 4 (19) 68.6 35 20 (57.1) 68.9 21 Grade [11 & IV 18 6 (33.3) 57.3 3 9 3 (33.3) 62.3 2 Distribution en pourcentage selon le degré d'athérosclerose coronarienne +700 cas - athérosclerose coronarienne grades | & |! : 30% 33 cas 23 cas - athérosclérose coronarienne grades l11 & IV : 70% * Le groupe mitral 111 (avec lesion mitrale significative) est elimine du tableau afin d'exclure le facteur valvulaire mitral trois groupes « mitraux ».Ces chiffres sont comparables avec ceux des autres auteurs (9, 27, 34).Insuffisance cardiaque Reflétant les valeurs données plus haut, les signes objectifs de l\u2019insuffisance cardiaque furent retrouvés dans une bonne proportion de nos cas.Des râles pulmonaires variant de simples râles de base jusqu\u2019à l\u2019ædème aigu, furent observés avec une fréquence de 70 à 85% dans les trois groupes « mitraux » sans différence appréciable entre ces groupes.L\u2019œ- régurgitation jugées sensiblement égales.Des 19 cas du groupe mitral III avec sténose aortique moins serrée (grades I et II), 10 (52.69%) se plaignaient de dyspnée nocturne paroxystique.Dans ce dernier groupe, en général, l\u2019atteinte valvulaire mitrale était moins considérable que dans le groupe précédent puisque seulement deux cas présentaient une sténose mitrale serrée.Plus de 80% de nos patients reçurent de la digitale sous une forme ou l\u2019autre durant le cours de leur maladie. L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 Syncope Ce symptôme est relativement peu fréquent dans la sténose aortique avec des valeurs de l\u2019ordre de 15% dans les formes graves.À remarquer que la présence de lésion mitrale significative associée n\u2019en modifie pas la fréquence.Ce pourcentage est en accord avec celui de la plupart des auteurs (10, 21, 27, 41).Il est à noter que seuls les cas présentant une perte de conscience nettement provoquée par l\u2019effort sont inclus dans cette catégorie puisque l\u2019étourdissement sans perte de cons- SAVARD: STÉNOSE AORTIQUE 571 étant exclus pour éliminer le facteur valvulaire mitral.Les valeurs obtenues doivent étre étudiées à la lumière du fait que l\u2019âge moyen au décès des cas de sténose aortique serrée (grades III et IV) est de 59.1 ans comparé à 68.7 ans pour les grades I et II, différence de près de 10 ans entre les deux groupes.Considérant les groupes I et II, une histoire nette d\u2019angine de poitrine à l'effort fut obtenue chez 33 (39.7%) des 83 cas chez qui l\u2019histoire clinique était suffisamment spécifique à ce sujet.La plupart des auteurs ont TABLEAU VI CORRELATION des CAUSES de DECES avec le DEGRE de la STENOSE AORTIQUE et de l'ATHEROSCLEROSE CORONARIENNE Atherosclerose coronarienne Gr.| & || Atherosclerose coronarienne Gr.Ill & IV Nos.de Insuffisance Soudaine Divers* Nos.de \u201c Insuffisance Soudaine Divers* cas cardiaque cas cardiaque bP Nos.% Nos.% Nos.% Nos.% Nos.__% Nos.% GROUPES MITRAUX | & 11 Stenose aortique 23 12 52.| 2 8.6 10 43.4 uy 28 63.6 5 11.3 12 27.2 Gr.| & Il Age moyen au décès 68.6 60.9 Sténose aortique 18 13 72.2 | 5.5 4 22.2 10 7 70.0 2 20.0 1 10.0 Gr.111 & IV Age moyen au décès 57.3 62.3 GROUPE MITRAL 1 Stenose aortique 15 1 78.3 ?1 6.6 3 20.0 9 y 44.4 3 33.3 2 22.2 Gr.1 & 11 Age moyen au décès 55.7 65.7 Stenose aortique 4 3 75.0 1 25.0 2 I 50.0 I 50.0 Gr.111 & IV Age moyen au decés 56.5 60.0 * Sous le -terme \"divers\" sont incluses les morts qui ne sont pas soudaines ni directement attribuables à l'insuffisance cardiaque.cience, souvent d\u2019origine posturale, est un symptôme assez fréquent dans le groupe d\u2019à- ge de la sténose aortique.Angine de poitrine.\u2014 Le tableau IV montre que l\u2019angine de poitrine est environ la moitié moins fréquente dans le groupe mitral III (avec lésion mitrale significative associée) que dans les groupes I et II.De façon à évaluer l\u2019angine de poitrine en fonction de l\u2019athérosclérose coronarienne et le degré de sténose aortique, les groupes I et IT furent sous-divisés selon le tableau V, le groupe III trouvé des valeurs dans les 20% (21, 28, 41) et les 30% (27, 34).Sous-divisant ces 33 cas positifs pour l\u2019angine d\u2019effort selon le degré d\u2019athérosclérose coronarienne, 10 (30%) montraient un degré léger ou modéré de la maladie (grades I et II) alors que 23 (70%) montraient un stade avancé (grades III et IV).L\u2019angine de poitrine peut done se rencontrer dans la sténose aortique serrée sans maladie athérosclérotique coronarienne sérieuse, mais les chiffres obtenus mettent en lumière le fait que telle n\u2019est pas la situation 572 dans la plupart des cas où l\u2019angine est associée à une maladie coronarienne avancée (grades III et IV).Vingt-deux spécimens montraient des infarctus myocardiques macroscopiques récents ou anciens; 23 de ceux-ci montraient un grade III ou IV d\u2019athérosclérose coronarienne.Des 5 autres cas, un infarctus était d\u2019origine em- bolique, consécutif à une commissurotomie aortique, alors que les quatre autres étaient présents sur des cœurs relativement exempts d\u2019athérosclérose coronarienne (grades I et II).Trois de ceux-ci avaient une sténose aortique serrée.SAVARD: STÉNOSE AORTIQUE L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 taient à l\u2019autopsie un œdème pulmonaire important jugé sûrement contributif au décès.La cause de mort la plus fréquente fut attribuée directement à l'insuffisance cardiaque dans un pourcentage de 62.2% dans les trois groupes.Parmi les autres causes de décès, groupées sous le vocable « divers » dans le tableau VI, mentionnons l\u2019embolie pulmonaire, la thrombose mésentérique et les morts attribuables directement ou indirectement à un acte chirurgical.Signes objectifs Ces données sont groupées dans le tableau VII selon le degré de la sténose aortique.TABLEAU VII FREQUENCE RELATIVE des SIGNES OBJECTIFS selon le DEGRE de la STENOSE AORTIQUE dans chaque GROUPE MITRAL Nos.Souffle Irradiation Souffle Thrill A9 diminué Souffle Souffle de systolique au - diastolique aortique ou systolique diastolique cas* aortique cou aortique absent de pointe de pointe Nos.% Nos.% Nos.% Nos.% Nos.7 Nos.% Nos.7 GROUPE MITRAL | Stenose aortique IV 6 6 100 4 66 50 5 83 5 83 1 16 Hi 8 8 100 5 62 25 5 62 3 37 2 25 (I 23 9 82 9 39 30 3 13 7 30 vl 47 | 7 6 85 y 57 (y 0 0 3 42 | 14 GROUPE MITRAL II Stenose aortique IV 3 3 100 3 100 66 2 66 3 100 | 33 i tl 10 90 9 81 63 9 81 8 72 4 36 | 5 4 93 4 26 26 5 33 7 46 5 33 | 16 14 87 4 25 12 | 6 5 31 7 43 GROUPE MITRAL 111 Sténose aortique LV 3 3 100 | 33 33 0 0 0 0 2 100 3 t00 Ent 3 2 66 | 33 33 0 0 | 33 2 66 3 100 I 16 13 8! 8 50 50 | 6 5 31 13 81 5 3H | 6 y 66 3 50 50 2 23 0 0 5 83 3 50 * Furent inclus dans ce groupe seulement les cas dont le dossier était suffisamment explicite au sujet des signes objectifs etudies dans ce tableau.Cause de décès.\u2014 Ces causes sont groupées dans le tableau VI.Quatorze patients de notre série moururent de façon « subite et inattendue », une fréquence de 11% qui est de l\u2019ordre de celle des autres auteurs (2, 9, 16, 21).Dix de ces cas souffraient d\u2019un degré avancé d\u2019athérosclérose coronarienne.La possibl- lité d\u2019intoxication à la quinidine avec arythmie fatale fut soulevée chez un patient.Deux autres, morts subitement à l'ouvrage, présen- Souffle systolique aortique.\u2014 Bien qu\u2019un diagnostic clinique de sténose aortique ne fut pas porté dans tous les cas, un souffle systolique au foyer aortique, irradiant aux vaisseaux du cou dans bien des cas, fut noté dans un pourcentage variant de 66.6% à 100% dans les différents sous-groupes de notre série, le plus souvent de l\u2019ordre de 85 à 100%.Dans la plupart des cas, le souffle était décrit comme rÂpeux, rude, bien entendu sur toute l\u2019aire précordiale avec maximum pré- L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 sent à la base ou nettement au foyer aortique.Plusieurs qualificatifs furent trouvés dans les dossiers décrivant l'intensité du souffle mais très peu concernant sa durée.Peu de commentaires furent écrits sur les caractéristiques du souffle de base lorsque le patient était en position assise et en apnée post-expiratoire.Une irradiation aux vaisseaux du cou fut notée avec une fréquence de 50% dans le groupe I, 44% dans le groupe II et 47% dans le groupe III (avec lésion mitrale significative).Thrill systolique.\u2014 T1 est intéressant de noter qu\u2019un thrill systolique au foyer aortique fut palpé chez 21 des 28 cas de sténose aortique serrée (grades III et IV) dans les groupes I et II et seulement chez 9 des 61 cas avec sténose légère ou modérée dans les mêmes groupes.À noter également qu'aucun des 6 cas du groupe III qui souffraient de double sténose serrée des valves aortique et mitrale ne présentait de thrill systolique au foyer aortique.Souffle diastolique aortique.\u2014 Un souffle diastolique habituellement doux et aspiratif, situé le long du sternum à gauche dans le troisième espace intercostal, a été noté dans 50% des cas de sténose aortique serrée des groupes I et II et seulement dans 23% de ceux avec sténose légère ou modérée.À noter que la grande majorité des patients de notre série avait une pression artérielle diastolique de l\u2019ordre de 70 à 100 mm.Hg.avec quelques exceptions entre 60 et 70 mm.Hg.Souffle systolique de pointe.\u2014 Chez la majorité des cas, 23 sur 28, du groupe III (avec lésion mitrale significative associée) un souffle systolique de pointe a été noté alors que cette observation ne s\u2019appliquait qu\u2019à 32 des 89 cas des groupes I et II.Dans ces derniers groupes spécialement, des souffles systoliques de pointe ont été notés assez fréquemment au cours d\u2019épisodes d\u2019insuffisance cardiaque, souffles qui ont diminué d\u2019intensité ou sont disparus complètement avec le retour à un état cardiaque compensé.SAVARD: STÉNOSE AORTIQUE 0173 Il importe de retenir la fréquence importante des souffles systoliques de pointe dans le groupe III particulièrement à cause du fait qu\u2019un seul cas de régurgitation mitrale importante fut observé dans notre série.Deuxième bruit aortique.\u2014 Le deuxième bruit aortique est habituellement diminué d'intensité ou complètement absent dans la sténose aortique serrée.Cependant, ce signe n\u2019est que d\u2019une valeur relative puisqu'il fut rencontré également dans environ 35% des cas de sténose légère ou modérée.Ceci supporte les observations antérieures (27, 34, 41).Diagnostic clinique.\u2014 Les statistiques extraites de la littérature à ce sujet sont extrêmement variables d\u2019un auteur à l\u2019autre et re- fletent l\u2019absence dans les différentes séries de critères définitifs pour l\u2019évaluation du degré de sténose aortique.Ainsi Kumpe et Bean (27) rapporte 24% de diagnostic clinique positif dans 107 cas, Karsner et Koletsky (2) 34% dans 141 cas, Bergeron et coll.(34) 50% dans 100 cas et Anderson et coll.(30) 776% dans 49 cas.Les valeurs obtenues dans les groupes mitraux I et II sont données dans le tableau VIII.Parmi les 89 cas chez qui un examen physique adéquat put être fait, un diagnostic clinique de sténose aortique, ou sténose aortique avec régurgitation aortique peu importante fut porté chez 63 (708%) et soupçonné chez 2.Dans 7 cas (7.8%), la sténose et la régurgitation aortiques furent jugées également significatives.Aucun jugement définitif ne fut porté dans 16 cas, dont 14 mon- tralent une sténose aortique grade I ou II; 2, cependant, avaient une sténose serrée.Dans 8 cas, un diagnostic d\u2019insuffisance mitrale associée fut porté à cause d\u2019un souffle systolique de pointe; dans 7 autres, cette lésion fut soupçonnée sans être définitivement acceptée.Le tableau IX, offre une comparaison cas par cas des diagnostics cliniques et pathologiques du groupe mitral III qui est exposé séparément à cause de la multiplicité des lésions valvulaires. L'Union Méd.Canada 074 SAVARD: STENOSE AORTIQUE Tome 89 \u2014 Mai 1960 TABLEAU VIII CORRELATION entre les DIAGNOSTICS VALVULAIRES CLINIQUES et PATHOLOGIQUES dans les GROUPES MITRAUX | & 1 Nos de Lesion Pas de diag.cas SA SAia SAIA IAsa IA mitrale valvulaire GROUPE MITRAL | Stenose aortique |V 6 4 2 ?1 bn 8 5(21) ! | I 23 10 4 3 3(21) 6 | 7 u | 2 GROUPE MITRAL 11 Sténose aortique IV 3 2 | | Lu I 7 3 2 It 5 9 2 | 23 2 I 16 8(21) 2 3 4 SA: stenose aortique SAia: stenose aortique prepondérante avec insuffisance aortique SAIA: stenose & insuffisance aortiques de degre egal | Asa: IA: insuffisance aortique insuffisance aortique preponderante avec sténose aortique Aucune lésion valvulaire mitrale significative ne fut trouvee à l'autopsie dans ces 2 groupes mitraux.Les points d'interrogation qui précedent certains chiffres indiquent le nombre de cas chez qui le diagnostic indiqué par la colonne a éte soup- conné mais non affirmé par les medecins examinateurs.D\u2019une façon générale, la corrélation est satisfaisante.Il est intéressant de noter cependant que dans trois cas de double sténose serrée aortique et mitrale diagnostiqués comme tels, le diagnostic de régurgitation mitrale fut également porté à cause d\u2019un souffle systolique de pointe intense.Intéressante aussi, est l\u2019absence de souffle systolique aortique chez un patient ausculté par trois cardiologues, présentant une sténose aortique grade III avec sténose et régurgitation mitrales associées.Rayons X.\u2014 Il n\u2019est pas nécessaire d\u2019insister sur la valeur de l\u2019examen fluoroscopi- que dans la recherche des calcifications valvulaires aortiques.Bien que la grande majorité des patients alent subi des radiographies pulmonaires de routine, 17 seulement furent soumis à un examen fluoroscopique complet.Chez 9, la présence de calcifications valvulaires fut notée et confirmée à l\u2019autopsie.Chez les 8 autres, les calcifications ne furent pas observées à la fluoroscopie bien qu\u2019étant importante à l\u2019autopsie chez trois.Le nombre de cas étudiés est trop petit pour permettre de tirer des conclusions de notre série d\u2019au- L\u2019Union Méd.Canada SAVARD: STENOSE AORTIQUE Tome 89 \u2014 Mai 1960 > STE! Q 575 TABLEAU IX tant plus que seulement les rapports et non les films furent revus pour cette étude.CORRELATION entre les DIAGNOSTICS VALVULAIRES CLINIQUES et Données électrocardiographiques.\u2014 Un ou PATHOLOGIQUES dans le GROUPE MITRAL 111 plusieurs tracés électrocardiographiques avec DIAGNOSTIC PATHOLOGI CUE DIAGNOSTIC CLINIQUE dérivations multiples (standards, unipolaires PTT des membres et précordiales) étaient disponi- SA IA SM ON bles pour étude dans 107 cas.Seuls les troubles du rythme et de conduction furent recherchés.Les résultats sont donnés dans le tableau X qui est divisé par groupe « mitral » selon le degré d\u2019athérosclérose coronarienne.Soixante-quatre anomalies du rythme et de conduction furents observées.La fibrillation auriculaire fut rencontrée dans 14 des 25 tracés (56%) du groupe mitral III comparé à 10 des 82 tracés (12.2%) des groupes I et II.Exclusion faite du groupe III (avec lésion mitrale significative) ces chiffres sont comparables à ceux de la littérature (10, 21, 27, 30).A noter que cette anomalie fut rencontrée plus fréquemment parmi les cas d\u2019athérosclérose coronarienne grades I et II que dans les formes plus sévères de la maladie.Les blocs de branche viennent en deuxième sur la liste, le gauche étant quatre fois plus SA : Stenose aortique IA: Insuffisance aortique fréquent que le droit.Cette anomalie fut en Mi Imeuffisance mitrale fait rencontrée plus souvent que la fibrilla- TABLEAU X ELECTROCARD | OGRAMME Troubles du rythme et de conduction Atherosclerose Atherosclerose coronarienne coronarienne GROUPES HITRAUX t & 1 Grades 1 & |! Grades Il & IV Fibrillation auriculaire 7 3 Flutter auriculaire | Rythme nodal | Tachycardie supra-ventriculaire 1 Bloc de branche gauche 8 Bloc de branche droit ; | Bloc A-V incomplet ler degre 5 Bloc A-V incomplet 2ieme degre | Bloc A-V complet | Nos de cas avec traces disponibles (38 GROUPE MITRAL III Fibrillation auriculaire 10 u Flutter auriculaire | Tachycardie supra-ventriculaire | Bloc de branche gauche | Bloc de branche droit Bloc A-V incomplet ler degre | Nos de cas avec traces disponibles (16) (9) 576 tion auriculaire dans les groupes « mitraux » I et II, 19 fois sur 82 tracés, et seulement deux fois sur les 25 tracés du groupe III.En troisième, vient le retard de conduction auri- culo-ventriculaire rencontré 9 fois dans toute la série.Mentionnons en plus, les blocs auri- culo-ventriculaires des deuxième et troisième degrés, le flutter auriculaire, le rythme nodal et la tachycardie supra-ventriculaire rencontrés rarement dans notre série.Une corrélation sera faite plus tard entre les troubles de conduction et la présence d\u2019éperons calcifiés gagnant le septum inter- ventriculaire à partir de la valve aortique.II \u2014 Anatomie pathologique Terminologie et classification.\u2014 Les trois feuillets valvulaires aortiques sont désignés, selon le système B.N.A., de la façon suivante: antérieur droit ou coronaire droit, antérieur gauche ou coronaire gauche, postérieur ou non-coronaire (figure 2).Figure 2 VALVULE AORTIQUE TERMINOLOGIE : FEUILLET POSTERIEUR : FEUILLET CORONAIRE DROIT : FEUILLET CORONAIRE GAUCHE COMMISSURE : ENTRE LES FEUILLETS GAUCHE ET DROIT P D G COMMISSURE À: ENTRE LES FEUILLETS POSTERIEUR ET GAUCHE B COMMISSURE CG: ENTRE LES FEUILLETS DROIT ET POSTERIEUR La commissure À sépare les feuillets postérieur et antérieur gauche, la commissure B les feuillets antérieur gauche et antérieur droit, la commissure C les feuillets antérieur droit et postérieur.SAVARD: STENOSE AORTIQUE [.Un'on Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 Les critères utilisés pour évaluer le degré d'atteinte fonctionnelle des valves aortique ct mitrale, le degré de l\u2019athérosclérose coronarienne et les détails de la classification de nos 127 cas en trois « groupes mitraux » ont été exposés dans la section « Matériel et Méthode » et ne seront pas répétés Ici.Les changements macroscopiques observés au niveau de la valve mitrale, conduisant à la sténose ou la régurgitation de cette valve, dans les cas du groupe « mitral » III sont acceptés généralement par tous comme étant d\u2019origine rhumatismale.Les changements observés au même endroit dans les cas du groupe « mitral » II étaient variables d\u2019un cas à l\u2019autre et constituaient principalement en vascularisation visible a l\u2019æœil nu de un ou des deux feuillets mitraux, en fibrose et épaississement des feuillets à leur ligne de fermeture, en épaississement et fusion des cordages tendineux au niveau de leur insertion sur les feuillets mitraux ou en calcification évidente de l\u2019anneau mitral surtout à la base d\u2019implantation du feuillet postérieur; répétons ici que dans tous les cas du groupe II, ces changements furent jugés non significatifs du point de vue fonctionnel.Les plaques jauna- tres situées à la base des feuillets mitraux et généralement attribuées à un processus athé- rosclérotique chez les individus plus âgés, furent négligées lorsqu\u2019observées isolément.Il est probable que dans la plupart des cas du groupe mitral II, les changements mitraux observés sont du même ordre que ceux généralement associés à la fièvre rhumatismale.Cependant, dans les quelques cas qui montraient simplement, des calcifications de l\u2019en- neau mitral, il est tout à fait possible qu\u2019un processus autre que la fièvre rhumatismale soit responsable des changements produits.Les changements macroscopiques observés au niveau de la valve aortique varient avec le degré de sténose de cette valve.Ils consistent principalement en épaississement fibreux des feuillets avec calcifications nodulaires dans la plupart des cas, en fusion fibreuse ou calcifiée des commissures, formation désignée sous le terme de «raphé » et en la présence L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 d\u2019éperons calcifiés originant de la valve aortique pour gagner supérieurement la paroi de l\u2019aorte à sa base ou inférieurement le septum inter-ventriculaire, le plus souvent dans la région de sa partie membraneuse.Lorsque les calcifications sont limitées à la base d\u2019implantation des feuillets sur l'anneau aortique et ne sont pas associées à la fusion commissurale, elles ne produisent que peu de rigidité des feuillets et conséquemment peu ou pas d\u2019obstruction au flot sanguin du ventricule gauche à l\u2019aorte.Ces changements n\u2019étant pas importants fonctionnellement, les cas qui les présentaient isolément furent rejetés de notre série.Calcifications.\u2014 La présence de calcifications fut observée dans 97 des 98 cas des groupes « mitraux » I et II.La seule exception présentait une valve bicuspide épaissie et fibreuse mais non calcifiée dont l\u2019étiologie paraissait congénitale.Le processus de calcification était en général du type nodulaire, consistant en dépots irréguliers dont la grosseur était très variable.Dans certains cas, ils étaient peu nombreux mais gros de sorte que deux ou trois nodules pouvaient occuper tout un feuillet; dans d\u2019autres, ils étaient petits, contigus en grains de riz, couvrant toute la surface du feuillet et produisant en général une valve très rigide mais moins déformée que dans le premier cas.Macroscopique- ment, les nodules étaient plus apparents sur le côté aortique du feuillet.Entre les nodules, le tissu valvulaire proprement dit pouvait demeurer normalement mince et translucide et ceci plus spécialement à la base des feuillets.Cette particularité ne s\u2019observait cependant que rarement au niveau du bord libre des feuillets où le tissu valvulaire était épaissi et fibreux entre les nodules calcifiés.Bien que le type nodulaire soit le plus fréquent, il n\u2019est cependant pas unique : il arrive dans certains cas que le processus de calcification soit plus diffus et envahisse la valve d\u2019une façon uniforme de sorte que les feuillets tout en devenant calcifiés et rigides conservent une surface lisse et égale sans anfractuosité.SAVARD: STÉNOSE AORTIQUE 077 Le degré de difformité de la valve aortique dépend de l'importance et de l\u2019étendue des calcifications et aussi jusqu\u2019à un certain point de la grosseur des nodules.Dans les cas de sténose serrée des groupes « mitraux » 1 et II avec fusion de deux ou trois commissures, la calcification est très étendue produisant une difformité importante de la valve avec rigidité extrême des feuillets.Certaines valves sont littéralement transformées en masses calcaires avec orifice plus ou moins excentrique; cec1 est particulièrement bien représenté par les valves en rondelle, le « washer-type » de la littérature américaine.Par définition, un certain degré de régurgitation est inévitable dans ces cas.D\u2019une façon générale, les formes moins graves de sténose aortique s\u2019ac- compagnalent de difformité moins marquée de la valve.Dans ce dernier groupe, la calei- fication était plus limitée dans les feuillets, se rencontrant surtout au niveau des raphés commissuraux et de la partie attenante des feuillets.Cependant dans certains cas, un degré très important de calcification avec difformité nodulaire pouvait se rencontrer au niveau d\u2019un feuillet alors que les deux autres n\u2019étaient atteints du même processus que d\u2019une façon modérée.Alors que les observations faites plus haut s'appliquent bien aux groupes « mitraux > I et II, le groupe III présente des exceptions frappantes.Des sept cas de sténose aortique serrée (grades III et IV) du groupe « mitral » III, cinq ne montraient que très peu de calcification ou pas du tout au niveau de la valve aortique.La figure 3 illustre un tel cas.Ces cinq cas présentaient en plus de leur lésion aortique, une sténose mitrale serrée.Des deux cas avec calcification, un avait une sténose mitrale serrée et l\u2019autre une sténose modérément serrée avec régurgitation.Excluant ce dernier cas, il y a donc six cas présentant une double sténose serrée, aortique et mitrale et de ceux-ci un seul montrait un degré significatif de calcification au niveau de la valve aortique, bien que la valve mitrale fut calcifiée dans cinq de ces cas.Cette 078 particularité offre un contraste frappant avec les observations recueillies dans les groupes mitraux I et II.Ces quelques patients du groupe III représenteraient donc les candidats idéals pour commissurotomie aortique avec les techniques utilisées présentement.FIGURE 3 Sténose aortique avec sténose mitrale serrée.Fig.3.\u2014 Double sténose serrée, mitrale et aortique, chez une femme de 69 ans.A: la valve mitrale photographiée de l\u2019oreillette gauche.B: la valve aortique photographiée de l\u2019aorte.À noter l\u2019absence de calcifications macroscopiques au niveau de la valve aortique qui montre une sténose serrée avec fusion des trois commissures.Les mêmes considérations s\u2019appliquent à sept autres cas du groupe mitral III avec sténose mitrale serrée mais un degré moins important de sténose aortique (grades I et II).D\u2019une facon générale, il est vrai de dire que plus la sténose mitrale est serrée, plus la valve aortique échappe a la calcification.SAVARD: STENOSE AORTIQUE L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 Fusion commissurale.\u2014 La fusion du bord libre de deux feuillets aortiques le long de la commissure qui les sépare normalement constitue un «raphé ».Dans la majorité des cas, le raphé est une lésion acquise et résulte d\u2019un processus inflammatoire intéressant le bord libre et la ligne de fermeture de deux feuillets voisins.Du tissu conjonctif apparait à la suite de la réaction inflammatoire, tissu qui s\u2019organise et petit à petit soude les deux feuillets voisins en un seul plus ou moins rigide et déformé.Macroscopiquement, le raphé varie considérablement d\u2019un cas à l\u2019autre.Dans la plupart des cas, il est le siège du même processus de calcification nodulaire qui intéresse le reste de la valve.Dans ces cas, la commissure est transformée en un pont rugueux, irrégulier et nodulaire de longueur et d'épaisseur variable; ce pont s\u2019étend légèrement de haut en bas dans une direction oblique de son origine sur la paroi aortique vers le centre de la valve.Dans bien des cas, le raphé devient tellement épais, calcifié et nodulaire qu\u2019il contribue lui-même considérablement à la rigidité des feuillets qu\u2019il unit.Dans d\u2019autres cas, le raphé est le siège d\u2019un processus de calei- fication régulier et diffus de sorte que sa surface aortique présente un aspect lisse et uni.Bien que cette forme ne paraisse pas aussi déformante et spectaculaire que la forme nodulaire, elle conduit quand même à une valve tout aussi rigide.Le raphé n\u2019est pas toujours calcifié et peut en effet se présenter comme un pont fibreux unissant les bords libres de deux feuillets; cette variété amène habituelement moins de rigidité et de difformité de la commissure fu- sionée et constitue un avantage évident du point de vue chirurgical.C\u2019est le type habituel de fusion commissurale rencontré dans les cas du groupe « mitral » III présentant une sténose mitrale serrée associée.La fusion commissurale peut intéresser les bords libres de deux feuillets adjacents ou le bord libre de l\u2019un des feuillets et la partie sous-marginale de l\u2019autre; plus rarement, les bords libres proprement dits sont libres et les L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 feuillets sont unis le long de leur ligne de fermeture située en réalité quelques millimètres plus bas que le bord libre du feuillet.Dans les formes très calcifiées, la fusion intéresse non seulement le bord libre des feuillets mais aussi une partie importante du tissu valvulaire sous-jacent, oblitérant ainsi complètement l\u2019espace triangulaire commissural qui sépare normalement les feuillets aortiques du côté ventriculaire.Si la fusion est fibreuse, elle est en général moins étendue et se limite plus aux bords libres des feuillets.Egalement variable est la longueur de la fusion commissurale.Dans bien des cas, un TABLEAU XI FREQUENCE DE LA FUSION A CHAQUE COMMISSURE AORTIQUE DANS LES 3 GROUPES MITRAUX COMMISSURE A COMMISSURE B E& commissure C 1007 \u2014 GROUPE MITRAL pont trés court mesurant de 1 a 2 millimetres fut observé à l\u2019origine des commissures sur la paroi aortique.Il était souvent difficile de décider si cette formation représentait une variante du développement normal ou une fusion acquise.Puisqu\u2019une décision n\u2019était pas toujours possible, il fut décidé de les ignorer dans la compilation des résultats.Seulement les cas montrant une fusion commissurale longue de 3 à 4 mms et plus furent jugés comme pathologiquement significatifs.De ces quelques millimètres, la fusion pouvait s\u2019étendre et intéresser la commissure dans son entier.Le tableau NI montre la fréquence et la distribution de la fusion à chacune des trois commissures dans les trois groupes « mitraux ».SAVARD: STÉNOSE AORTIQUE 579 Un degré variable de fusion était présent au niveau de 73 des 144 commissures (50.7%) du groupe I, 55 des 144 commissures (38.2%) du groupe II et 47 des 93 commissures (50.5%) du groupe IIL.Considérant maintenant la fréquence de fusion à chaque commissure, les groupes I et III montrent essentiellement les mêmes caractéristiques : la commissure B est la plus fréquemment at- TABLEAU XII TYPES DE FUSION COMMISSURALE AORTIQUE DANS LES 3 GROUPES MITRAUX COMMISSURES À 77222, BE CE GROUPE MITRAL 1 (48 CAS) 15 100% GROUPE MITRAL 2 (48 CAS) 75 1007, GROUPE MITRAL 3 (31 CAS) 25 50 15 100% teinte, puis vient la commissure C et finalement la commissure A.Dans le groupe II, les commissures B et C se classent en premier à peu près sur un pied d\u2019égalité puis vient en dernier encore ici la commissure À.Il est intéressant de pousser davantage la comparaison étudiant la fréquence de la fusion à chaque commissure individuellement ou en combinaison, tableau XII.Comme le mettent en évidence les tableaux XI et XII, la fréquence et la distribution de la fusion non seulement au niveau d\u2019une commissure, mais également de deux et trois commissures, sont très semblables dans les trois groupes mitraux.Ces ressemblances représenteraient une coincidence pour le moins remarquable dans une maladie ou certains auteurs postulent une double étiolo- gle. 5 SAVARD: STÉNOSE A TE L'Union Méd.Canada 580 ORTIQUE Tome 89 \u2014 Mai 1960 TABLEAU XII! FUSION COMMISSURALE _ dans les VALVULES AORTIQUES BICUSPIDES d'ORIGINE CONGENITALE ! Cas Age Fusion congenitale Fusion acquise Degré de Coarctation | Sexe commissures commissures Sténose de l'aorte : A B C A B C | 59H X x x Iv 2 694 x x (ll 3 28M x X Ii x 4 75H X il 5 46M x il 6 4UM X X I 7 5oit x x | 8 69H X x I 9 6H | x x 1 t0O 72H x x Iv IH 53i! x x x IV X 12 77 x x In 13 71M x I 4 76 X Distribution en pourcentage de la fusion commissurale complete Fusion congénitale Fusion acquise Commissure À 1/14 = 7.1% 5/96 - 5.2% \" B Wy - 28.5% 50/96 - 52.0% \" C 9/14 - 64.2% 26/96 - 27.0% Tableau XIII: Ce tableau indique les commissures ou les fusions congenitales et acquises furent observees chez |4 cas de sténose aortique qui s'est developpée sur des valves congenitalement bicuspides.Dans la partie inferieure du tableau, une comparaison est faite entre la fusion congenitale de ces I4 cas et la fusion acquise des 96 cas des groupes mitraux | & Il.Le terme \"fusion commissurale complete\" implique que la fusion interesse toute la longeur de la commissure. L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 Il n\u2019est pas facile de comparer les scries des différents auteurs quant à la fréquence de la fusion commissurale puisqu\u2019il y a manifestement beaucoup de différence dans le degré de sténose aortique parmi les cas choisis pour chaque série et aussi parce que le degré et l\u2019étendue de la fusion ne sont pas toujours définis.Cependant dans la forme acquise de la fusion commissurale, les auteurs s\u2019accordent sur la fréquence plus grande de la fusion au niveau de la commissure « gauche-droite » (2, 8, 11, 23), commissure B dans notre série (séparant les feuillets coronaires gauche et droit); cette donnée est bien supportée par notre série.Valvule aortique bicuspide d\u2019origine con- gémtale.\u2014 14 cas de notre série, une fréquence de 11%, présentaient une sténose aortique qui s\u2019était développée sur une valvule aortique congénitalement bicuspide.Les données anatomiques relatives à ce groupe sont présentées dans le tableau XIII.Il est intéressant de noter que 9 cas appartiennent au groupe mitral I, 5 cas au groupe II et aucun au groupe III.Il est reconnu depuis de nombreuses années qu\u2019une valvule aortique congénitalement bi- cuspide est susceptible de se sténoser avec les années.En 1886, Osler (3), mettait en lumière certains critères macroscopiques de cette entité et la reconnaissait comme facteur étiologique dans certains cas de sténose aortique.En 1937, Gross (8), affirmait qu\u2019une valvule aortique bicuspide, particulièrement chez l\u2019adulte, ne devait pas être qualifiée de congénitale à moins qu\u2019elle ne fut associée à d\u2019autres malformations cardiaques congénitales.La fausseté de cet énoncé est maintenant reconnue de tous.Le problème de l\u2019origine congénitale ou acquise de la valvule aortique bicuspide a été étudié par Koletsky (22, 23).Il trouva 18 cas de la variété congénitale parmi 3,300 autopsies consécutives, 9 chez le nouveau-né et l'enfant et 9 chez l\u2019adulte.Il émit l\u2019opinion que les caractéristiques macroscopiques de la valvule aortique congénitalement bicuspide étaient tellement distinctives qu\u2019elles étaient SAVARD: STÉNOSE AORTIQUE 581 pratiquement pathognomoniques, mais que le diagnostic final et décisif appartenait à la microscopie.Un processus pathologique surajouté à la valvule bicuspide fut rencontré chez 7 des 9 cas adultes sous forme d\u2019atteinte rhumatismale, d\u2019endocardite bactérienne ou de sclérose « calcifiante ».D\u2019après l\u2019auteur, les feuillets valvulaires de la variété congénitale sont composés de tissu imparfait et défectueux qui les prédispose fortement à la dégénérescence et la fibrose celles-ci conduisant éventuellement elles-mêmes à la calcification.L\u2019association de la valvule aortique congé- nitalement bicuspide avec la coarctation de l\u2019aorte est bien connue (42-44).Que cette condition avec ou sans coarctation de l'aorte, soit susceptible de devenir le siège d\u2019un processus sténosant et calcifiant est un fait bien accepté (22, 35, 44, 45).Le même problème de l\u2019étiologie primitivement athérosclérotique ou rhumatismale de ce processus n'est pas encore résolu.Il semble cependant que les auteurs s\u2019entendent sur le fait que dans la variété congénitale, la valvule soit plus susceptible que normalement de devenir le siège d\u2019un processus dégénératif à cause de 2 facteurs théoriques: le premier est l\u2019augmentation du traumatisme valvulaire à cause de la fusion précoce et anormale de 2 feuillets en un seul et le second est la possibilité que le tissu valvulaire lui-même soit imparfait ou défectueux, le rendant plus susceptible à la dégénérescence; cette dernière hypothèse est supportée par Koletsky (22).Puisque cette étude ne comportait pas d\u2019examen microscopique, une sélection rigide des cas d\u2019origine congénitale fut faite selon les critères de Koletsky (23) et tous les cas douteux furent exclus.Le raphé commissural, lorsque présent, devait se détacher de la paroi aortique du fond même du sinus de Val- salva.Du côté ventriculaire, nous n\u2019avons pas accepté les spécimens qui montraient un espace triangulaire seulement partiellement oblitéré au niveau de la commissure qui sépare normalement 2 feuillets voisins.Furent acceptés dans ce groupe seulement les spécimens 582 qui montraient une ligne convexe parfaite et ininterrompue du feuillet conjoint du côté ventriculaire.Aucun cas ne montrait évidence de fusion acquise proximalement ou distale- ment.Le raphé congénital était extrêmement variable.Dans quelques cas, il consistait en un épaississement peu marqué à la base du feuillet conjoint, le divisant en 2 moitiés et s\u2019étendant supérieurement vers le bord libre du feuillet en 2 moitiés et s\u2019étendant supérieurement vers le bord libre du feuillet sur une longueur de 4-5 millimètres.Dans d\u2019autres cas, il s\u2019étendait comme un bourrelet bien défini de la base jusqu\u2019aux 34 environ de la longueur totale du feuillet.Rarement se pro- longeait-il jusqu\u2019au bord libre du feuillet.Treize valvules montraient des calcifications nodulaires ou diffuses, une était trés épaissie et fibrosée mais non calcifiée.Seulement 2 feuillets conjoints ne montraient aucune évidence de raphé à leur base d\u2019implantation.Ces 14 cas furent tous rencontrés dans les groupes « mitraux » I et IT.Aucune explication n\u2019est offerte pour le fait qu\u2019aucun cas ne fut trouvé dans le groupe ITI avec atteinte valvulaire mitrale.9 des 14 cas, 64.29%, présentaient un feuillet conjoint résultant de la fusion des feuillets coronaires droit et postérieur; dans 4 cas, 28.5%, la fusion accolait les feuillets coronaires droit et gauche et dans un cas seulement, 7.1%, les feuillets coronaires gauche et postérieur.Si l\u2019on exclut les 14 cas de valvules aortiques bicuspides congénitales des groupes « mitraux » I et IT la fréquence de la fusion commissurale totale i.e.intéressant toute la longueur de la commissure, se lit comme suit: Commissure A .4.8% Commissure B .52.4% Commissure C .21.9% Dans notre série, par conséquent, la commissure C est congénitalement absente ou fusionnée dans 64% de nos 14 cas de valvules aortiques bicuspides de la variété congénitale contre seulement 229 des cas dans la variété acquise de cette condition.Ces données sup- SAVARD: STENOSE AORTIQUE l\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 portent l\u2019opinion que le type congénital est une entité bien distincte du type acquis.Il est à noter que dans certains cas de valvule aortique congénitalement bicuspide, les relations des feuillets aortiques avec les structures cardiaques avoisinantes peuvent être modifiées.Dans une valvule normale, les 3 feuillets ont une relation bien constante avec le feuillet mitral antérieur, les parties membraneuse et musculaire du septum inter-ven- triculaire et les ostia des artères coronaires.Dans la forme congénitale, la valve avec ses feuillets conjoints paraît dans quelques cas tournée dans le sens anti-horaire de telle façon que le feuillet aortique postérieur perd ses relations habituelles avec le feuillet mitral antérieur et la commissure C, lorsque présente, devient antérieure à la partie membraneuse du septum inter-ventriculaire.Eperons calcifiés \u2014Dans la sténose aortique, de petites formations calcifiées sont fréquemment rencontrées se dirigeant supérieurement de la profondeur du sinus de Valsalva vers la paroi aortique ou inférieurement vers le septum inter-ventriculaire ou le feuillet mitral antérieur.Dans un cas, la lumière de l\u2019ostium coronarien gauche était réduite de 50% par la présence d\u2019un tel éperon originant du feuillet aortique coronaire gauche.Le patient, âgé de 53 ans, ne s\u2019était jamais plaint d\u2019angine de poitrine.La plupart des éperons se dirigeant supérieurement étaient courts, mesurant de 3 à 5 mms et prenaient leur origine en général de la base des feuillets au fond des sinus de Valsalva et seulement rarement des commissures.Ces éperons ascendants semblaient souvent se prolonger inférieurement du côté ventriculaire du feuillet aortique.Ici encore, ils originaient des feuillets eux-mêmes plutôt que des commissures et gagnaient le septum inter- ventriculaire ou le feuillet mitral antérieur.Leur longueur moyenne variait de 5 à 15 mms, alors que quelques-uns mesuraient jusqu\u2019à 25 mms, longueur nettement supérieure à celle des éperons ascendants du côté aortique de la valvule.Les éperons ne parurent aucunement différents dans les 3 groupes mitraux, mais L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 étalent un peu moins fréquents dans le groupe III, ceci étant probablement attribuable au fait qu\u2019il y avait moins de valves extrêmement calcifiées dans ce groupe que dans les 2 autres.Une attention tout à fait spéciale fut portée aux éperons qui intéressaient la partie membraneuse du septum inter-ventriculaire et leur localisation exacte quant à cette structure fut notée avec soin.Plusieurs auteurs ont fait mention de la présence de troubles de condue- tion notés à l\u2019électrocardiogr mme dars la SAVARD: STÉNOSE AORTIQUE 583 En ce qui concerne le bloc de branche gauche, 10 cas ne montraient aucune anomalie macroscopique au niveau du septum membraneux, 2 cas montraient des calcifications dans le septum et 4 cas avaient des calcifications immédiatement voisines du septum membraneux.Dans le bloc de branche droit, il y avait 4 cas sans anomalie du septum membraneux et un cas avec calcification immédiatement antérieure à celui-ci.Et il en est ainsi des autres anomalies qui sont résumées dans le tableau XIV.TABLEAU XIV CORRELATION entre les CALCIFICATIONS du SEPTUM INTER-VENTRICULAIRE et les TROUBLES de CONDUCTION et du RYTHME Calcification Calcification Calcification absente du presente dans pres du septum membraneux septum membraneux septum membraneux Bloc de branche gauche to 2 4 Bloc de branche droit 4 l Bloc A-V du ler degre 8 Bloc A-V du 2ieme degre ! Bloc A-V complet ! ! sténose aortique calcifiée.Le bloc auriculo- COMMENTAIRES ventriculaire complet, le bloc de branche et un prolongement de l\u2019intervalle PR ont été rapportés par plusieurs auteurs (19 18, 30, 34, 41, 46) et ont été attribués dans certains cas à la présence de ces plaques calcifiées à proximité du système de conduction du myocarde (2, 10, 18).Les données électrocardiogranhiques ont été données dans le tableau X.Bien que plusieurs éperons atteignaient des régions immédiatement antérieure, postérieure ou supérieure au septum membraneux, celui-ci n\u2019était en réalité traversé par eux que dans 4 cas.Deux étaient exempts de trouble du rythme, un montrait un bloc de branche g uche et l\u2019autre un bloc auriculo-ventriculaire complet associé à un bloc de branche gauche.I \u2014 Aspects cliniques.L'absence de critères bien établis dans l\u2019évaluation du degré de la sténose aortique est probablement responsable dans bien des cas des différences notées dans les résultats de diverses publications par le passé.Les données obtenues récemment (37) indiquent qu\u2019un degré important de sténose valvulaire aortique doit être présent avant l\u2019apparition d'altérations hémodynamiquement significatives.La sténose aortique calcifiée est une maladie lentement progressive.Cliniquement, des patients asymptomatiques qui présentaient des souffles systoliques de pointe ou de base considérés au début comme non significatifs ont été suivis régulièrement pendant des an- 584 nées (10, 33).Avec les années, le souffle systolique devenait plus intense au foyer aortique et acquérait les caractéristiques habituellement associées à la sténose aortique avec deuxième bruit diminué d\u2019intensité et l\u2019apparition d\u2019un thrill à la palpation dans certains cas.L\u2019autopsie confirma le diagnostic de sténose aortique chez ces patients.D\u2019un côté, la sténose aortique est une lésion qui se développe lentement dans le sens que la valve sténosée devient de plus en plus calcifiée et rigide avec le temps.D\u2019un autre côté, le ventricule gauche peut maintenir dans bien des cas un débit sanguin adéquat pendant des années si la circulation coronarienne est suffisante.En conséquence, l\u2019argument qui veut que la sténose aortique soit une maladie dégénérative parce qu\u2019elle se rencontre surtout chez les personnes plus âgées n\u2019est pas nécessairement vrai.Dry et Willius (10) ont émis l\u2019opinion que le processus rhumatismal qui aboutit à la sténose calcifiée de la valve aortique est originalement une forme légère de cardite rhumatismale.La valvule fibrosée et épaissie devient le siège d\u2019un processus sténosant progressif qui conduit à la caleifi- cation au cours des années.Que des attaques cliniquement plus sérieuses de fièvre rhumatismale soient plus susceptibles de produire des dégâts valvulaires plus importants et plus précoces que les formes frustres ou non reconnues de la maladie est une hypothèse plausible mais qu\u2019il n\u2019est pas facile de prouver ni de contredire.La période de temps souvent prolongée qui sépare l\u2019apparition des symptômes et signes de la maladie d\u2019une attaque de fièvre rhumatismale antérieure, reconnue ou non dans l\u2019enfance ou l\u2019adolescence, explique probablement la fréquence peu élevée d\u2019une histoire positive pour la fièvre rhumatismale dans cette maladie.Il est intéressant de noter la ressemblance des pourcentages du tableau I qui montre la «distribution générale des 3 groupes « mitraux », indépendamment de l\u2019âge et du sexe, en relation avec le degré de sténose de la valvule aortique.Il est généralement accepté SAVARD: STÉNOSE AORTIQUE L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 que la sténose et la régurgitation mitrales sont d\u2019étiologie rhumatismale dans la majorité des cas (47, 51-53).A cause de ce fait on aurait pu spéculer que les cas du groupe « mitral » IT et plus spécialement ceux du groupe III avec lésions valvulaires mitrales significatives au- ralent présenté non seulement une fréquence plus élevée de fusion commissurale entre les feuillets aortiques mais aussi une fusion plus étendue.En d\u2019autres mots, 1l semblait qu\u2019une plus grande proportion de cas de sténose aortique grades III et IV, aurait été rencontrée dans le groupe mitral III que dans les deux autres groupes.Tel n\u2019a cependant pas été le cas.Pourquoi la sténose aortique prédomine- t-elle chez l\u2019homme et la sténose mitrale chez la femme?La réponse à cette question demeure un mystère complet.La fréquence des différents symptômes et signes de l\u2019insuffisance cardiaque est comparable dans les 3 groupes et conséquemment aide peu dans le diagnostic différentiel des lésions valvulaires prédominantes, aortiques ou mitrales.Il existe cependant une différence assez frappante: Alors que la fréquence générale de la dyspnée nocturne paroxystique est d\u2019environ 40% dans la sténose aortique, ce symptôme n\u2019était présent que chez 2 des 14 patients du groupe « mitral » III qui, en plus de leur sténose aortique présentaient une sténose mitrale serrée.Friedberg (47) en effet mentionne que dans la sténose mitrale, la dyspnée est à peu près toujours provoquée par l\u2019effort.Rarement est-elle du type paroxystique nocturne rencontrée dans l\u2019insuffisance ventriculaire gauche des cardiopathies aortique, hypertensive ou coronarienne.S\u2019il est vrai que l\u2019apparition de signes objectifs d\u2019insuffisance cardiaque comporte un pronostic sérieux à brève échéance, il est également vrai que la dyspnée, l\u2019angine de poitrine et la syncope à l\u2019effort peuvent précéder l\u2019insuffisance cardiaque de 10 et même parfois de 20 ans.Cependant, très peu de patients souffrant de sténose aortique présenteront une évolution prolongée d\u2019insuffisance cardiaque L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 plus ou moins progressive, telle qu\u2019observée dans les cardiopathies mitrales.Plusieurs auteurs ont insisté sur la fréquence de la douleur angineuse et de la syncope dans la sténose aortique (16, 18, 21, 46).La douleur angineuse est due à l\u2019ischémie myocardique provoquée par une diminution importante du débit sanguin minute des artères coronaires dans cette condition.Cette diminution est due à un débit cardiaque fixe à travers la valvule aortique sténosée et à l\u2019augmentation de la résistance coronarienne secondaire à une élévation importante de la pression intra-ventriculaire gauche (19, 20, 37, 48).Du point de vue pratique cependant, il convient de se rappeler que 23 des 33 patients (70%) souffrant d\u2019angine de poitrine dans les groupes « mitraux » I et II, montraient un degré important d\u2019athérosclérose coronarienne (grades III et IV); 10 (30%) montraient seulement un degré léger ou modéré du même processus.Les mêmes considérations s'appliquent aux 14 patients morts subitement.De ce dernier groupe 10 (71%) montraient un grade III ou IV de maladie coronarienne athérosclérotique.Ainsi, il est vrai de dire que l\u2019angine de poitrine et la mort soudaine peuvent se rencontrer dans la sténose aortique en l\u2019absence d\u2019un degré important de maladie coronarienne mais il faut ajouter qu\u2019en général, c\u2019est l\u2019exception plutôt que la règle.Avant d\u2019affirmer que la douleur angineuse d\u2019un patient est due à sa sténose aortique et surtout avant de la soumettre à une commissurotomie aortique, il importe d\u2019établir au préalable que la lésion est hémo- dynamiquement significative en mesurant le gradient de pression trans-valvulaire aortique et le débit cardiaque.La syncope d\u2019effort dans la sténose aortique est un symptôme relativement rare et ne fut rencontrée que dans 10% des cas de notre série.D\u2019une façon générale, la syncope d\u2019effort est attribuée à une perfusion cérébrale diminuée à cause d\u2019une chute soudaine du débit cardiaque ou de la tension artérielle (37).Dans la sténose aortique, l\u2019anoxie cérébrale résulte de la combinaison de 2 fac- SAVARD: STÉNOSE AORTIQUE 585 teurs: un petit débit cardiaque fixe qui augmente d\u2019une façon insuffisante à l\u2019effort et une vasodilatation périphérique généralisée initiée par l\u2019effort physique avec diminution subséquente de la résistance vasculaire périphérique.Signes physiques Les signes groupés par Christian (7) sont acceptés comme diagnostiques de la sténose aortique.Les voici énumérés: 1) Un souffle systolique râpeux au foyer aortique s\u2019irradiant aux vaisseaux du cou souvent accompagné d\u2019un souffle diastolique aortique à caractère doux et d\u2019un thrill systolique au foyer aortique à la palpation.2) Un deuxième bruit aortique diminué d\u2019intensité ou absent.3) Un pouls radial qui atteint son maximum et décroit d\u2019une façon lente et progressive.4) Une pression différentielle diminuée ou normale.5) La cardiomégalie.Il importe de savoir que ces signes ne se rencontrent pas tous et toujours dans tous les cas de sténose aortique, même les sténoses serrées (27, 30, 34).Un des problèmes les plus difficiles dans l\u2019investigation des patients porteurs de sténose aortique est l\u2019interprétation du souffle systolique de pointe entendu dans bien des cas.Dans notre série, en effet, un tel souffle fut noté chez 36% des cas des groupes « mitraux » I et II et chez 82% des cas du groupe « mitral » III.Ce souffle n\u2019a pas toujours été interprété comme diagnostique de régurgitation mitrale puisqu\u2019en effet ce diagnostic n\u2019a été porté que chez 10 cas et mis en doute chez 5 autres des 33 cas des groupes « mitraux » I et II chez qui ce souffle avait été noté.Il est possible que le souffle systolique de pointe soit secondaire à une insuffisance mitrale « relative » dans certains cas.En voici un exemple: un patient est admis à l\u2019hôpital en insuffisance cardiaque aiguë, des souffles 586 SAVARD: STÉNOSE AORTIQUE systoliques intenses sont entendus au foyer aortique et à la pointe, le souffle de pointe est prolongé et s\u2019irradie largement dans !\u2019aisselle gauche.Un diagnostic de sténose aortique et de régurgitation mitrale a donc été porté par plusieurs observateurs.Le patient répondit bien à la médication ; lorsqu\u2019examiné quelques semaines après son congé de l\u2019hôpital alors qu\u2019aucun signe d\u2019insuffisance cardiaque n\u2019était présent, le souffle systolique de pointe était disparu alors que le souffle aortique demeurait intact.Un souffle systolique de pointe est en effet souvent entendu en présence d\u2019insuffisance ventriculaire gauche en l\u2019absence de lésion organique de la valvule mitrale (49).En dehors de l\u2019insuffisance ventriculaire gauche aiguë où le ventricule gauche se dilate probablement d\u2019une façon, subite, il est plus difficile de déterminer le rôle que pourrait jouer une régurgitation mitrale dite relative dans la sténose aortique isolée.Dans cette condition, comme on le sait, le myocarde peut atteindre une épaisseur extrême, mais la cavité ventriculaire gauche ne paraît pas dilatée de façon évidente en l\u2019absence de régurgitation aortique significative.Un souffle systolique de pointe fut entendu chez 82% des cas du groupe « mitral » III.Un diagnostic de régurgitation mitrale fut porté chez 50% des cas de ce groupe.Du point de vue strictement pathologique, cependant, la sténose mitrale nous a paru non seulement plus fréquente mais aussi plus importante que la régurgitation mitrale; ainsi, dans notre série, un seul cas de régurgitation mitrale fut considéré d\u2019un degré important, grade IIT ou IV.Tout en admettant le fait que la sténose mitrale soit plus facilement, reconnaissable et appréciable pathologiquement que l\u2019insuffisance mitrale, il ne semble pas que ce facteur seul puisse expliquer la fréquence nettement supérieure de la sténose mitrale sur l\u2019insuffisance mitrale dans notre série.Le même phénomène se reflète parmi les 91 cas de la série de Karsner et Koletsky (2) qui montraient une atteinte valvulaire mitrale.Une sténose mitrale serrée fut observée chez 22, une sténose légère à mo- L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 dérée chez 26 et une lésion non déformante chez 43.Aucune explication n\u2019est offerte pour ce phénomène.Il est reconnu que certains cas de sténose mitrale serrée peuvent éventuellement perdre leur roulement diastolique.Ce phénomène fut attribué par MacKinnon et coll.(50) à la diminution du débit sanguin à travers l\u2019orifice mitral rétréci à cause de la résistance pulmonaire très élevée.Dans le même ordre d\u2019idée, un cas de notre série avec sténose aortique serrée (grade III) associée à une sténose mitrale également serrée, ne présentait aucun signe objectif au foyer aortique.Bien que le patient fut examiné par 3 cardiologues, la lésion valvulaire aortique ne fut pas soupçonnée.Il est probable que le mécanisme responsable de ce phénomène inusité soit la diminution importante du débit sanguin à travers l\u2019orifice aortique à cause de l\u2019orifice mitral rétréei situé en amont; bien que cette observation soit unique parmi les 7 cas de sténose aortique serrée (grades III et IV) dans le groupe « mitral » III, son importance n\u2019est pas négligeable du fait des conséquences chirurgicales possibles.IT \u2014 Considérations pathologiques Théoriquement parlant, si 2 processus étiologiques indépendants, l\u2019un inflammatoire et l\u2019autre dégénératif étaient incriminés dans la pathogénèse de la sténose aortique, celle-ci devrait présenter 2 entités pathologiques distinctes.Une étude macroscopique détaillée de notre matériel d\u2019autopsie a montré que tel n\u2019était pas le cas.Qualitativement, dans les 3 groupes avec ou sans atteinte valvulaire mitrale significative, la valve aortique atteinte est essentiellement la même.Il existe en effet une ressemblance frappante dans la répartition des cas et groupes selon le degré de la sténose de même que la distribution et l\u2019importance de la fusion commissurale.Les auteurs qui acceptent la possibilité d\u2019un processus dégénératif d\u2019origine athéroscléro- tique au niveau de la valvule aortique comme agent étiologique de sténose de cette valve (1, 13, 17, 26) insistent sur le fait que le pro- L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 cessus se localise avant tout sur la face aortique de la valve, exclusivement ou d\u2019une façon prédominante à la base des feuillets.Ils présentent des arguments assez convaincants en faveur de l\u2019existence d\u2019un tel processus.À la lumière des données hémodynamiques actuelles, cependant, il est peu probable que ce genre de valve n\u2019offre de résistance appréciable au débit sanguin du ventricule gauche; ces valves ne constituent donc pas des cas de sténose véritable, du moins du point de vue hémodynamique.D'une façon générale, il est vrai de dire que plus la fusion commissurale est importante, plus la valve est sténotique.Dans les groupes « mitraux » I et II, plus la valve est sténosée plus les feuillets aortiques sont calcifiés et rigides produisant ainsi des déformations valvulaires considérables.Le groupe « mitral » III cependant offre une exception frappante à cette règle; en présence d\u2019une sténose mitrale serrée, la sténose aortique aussi serrée soit- elle, échappe à la calcification dans la majorité des cas.Ce mécanisme « protecteur» de la valve mitrale sur la valve aortique en tant que le processus de calcification est concerné n\u2019est pas un facteur d\u2019âge ou de durée de la maladie.En effet, l\u2019âge moyen au décès des cas du groupe « mitral » III avec sténose aortique grades ITI et IV est de 55 ans, âge auquel les calcifications sont présentes en abondance chez la même catégorie de patients des groupes I et II.Le cas le plus âgé du groupe III était de 69 ans et en dépit du fait qu\u2019il y avait fusion importante des 3 commissures aortiques avec seulement un petit ostium aortique résiduel, il n\u2019y avait aucune évidence de calcification des feuillets aortiques.Sur la foi de ces observations, certaines spéculations viennent à l\u2019esprit.L\u2019épaississement fibreux des feuillets aortiques, la présence d\u2019un ou plusieurs raphés commissuraux de nature congénitale ou acquise ou tout changement capable de diminuer la mobilité ou la flexibilité du tissu valvulaire sont autant de conditions susceptibles de devenir le siège d\u2019un processus lent mais progressif de calcification.SAVARD: STÉNOSE AORTIQUE 587 Si ces changements sont localisés préférentiellement sur les bords libres et la ligne de fermeture des feuillets le long des commissures, 1l résultera un degré plus important de rigidité de l\u2019appareil valvulaire qui aboutira à son tour en des calcifications volumineuses des feuillets et difformité considérable de la valve.I] paraît logique de penser que le stress imposé par le passage et la pression du sang sur le tissu valvulaire épaissi et fibreux pendant la systole et la diastole soit en grande partie responsable du processus progressif de calcification.En faveur de cette hypothèse est le fait qu\u2019en présence d\u2019un débit sanguin ventriculaire gauche diminué à cause d\u2019un orifice mitral rétréei, la valvule aortique sté- nosée échappe dans la majorité des cas aux changements calcaires étendus presqu\u2019universellement présents lorsque la valve mitrale est normale.Il s\u2019agit probablement plus que d\u2019une simple coïncidence que 2 des 4 cas de notre série avec plaques calcifiées dans le septum inter-ven- triculaire membraneux montrent un bloc de branche gauche.Cependant, d\u2019accord avec Friedberg et Sohval (46), il ne semble pas que ceci soit le mécanisme habituel dans la majorité des cas.Il est possible que des sections sériées du septum inter-ventriculaire en entier auraient révélé des dommages organiques au niveau du faisceau de Hiss ou de ses branches qui n\u2019ont pas été observées macros- copiquement.Tout ce que nous pouvons conclure est que la majorité des cas de notre série avec troubles de conduction électrocar- diographiques ne montraient pas de changements macroscopiques au niveau du septum membraneux.Dans 11% des cas de notre série, la sténose aortique s\u2019est greffée sur une valve aortique congénitalement bicuspide.L\u2019importance de ce groupe du point de vue clinique vient du fait suivant: il arrive que les raphés commissuraux acquis soient quelque peu rétractés et attirés inférieurement dans la valve aortique sténosée sous le plan horizontal habituel des commissures normales.Si le feuillet conjoint 588 SAVARD: STÉNOSE AORTIQUE acquis est séparé mécaniquement le long du raphé, les 2 feuillets qui en résultent ont une morphologie grossièrement normale et leur face aortique demeure concave supérieurement.Ils deviennent deux feuillets individuels avec leurs propres sinus de Valsalva.Dans la valve congénitalement bicuspide, le raphé, lorsque présent, est situé au fond même du feuillet conjoint à la partie la plus basse du sinus de Valsalva.Une fracture ou rupture le long du raphé diviserait le feuillet conjoint dans sa partie la plus basse.Chaque feuillet résultant deviendrait ainsi la moitié d\u2019un feuillet aortique normal avec un de ses deux côtés non supporté.Du point de vue pratique donc, une commissurotomie aortique avec formation d\u2019une valve à 3 commissures chez un patient porteur de sténose aortique greffée sur une valve aortique congénitalement bicuspide donnerait naissance en toute probabilité à une régurgitation aortique importante.Résumé Ce travail consiste en une étude clinique et pathologique de 127 cas de sténose aortique prouvés à l\u2019autopsie.La sténose aortique était isolée dans 48 cas (groupe « mitral » I), associée à des changements pathologiques de la valvule mitrale jugés non significatifs du point de vue fonctionnement valvulaire dans 48 cas (groupe «mitral » II) ou associée à des changements pathologiques significatifs de la valvule mitrale sous forme de sténose ou régurgitation (groupe « mitral » III).Cette classification fut adoptée dans le but de déterminer si la présence de pathologie mitrale surajoutée à la sténose aortique modifie les caractères morphologiques et cliniques de cette dernière maladic.Summary À clinico-pathological correlation was made of 127 cases of aortic stenosis proven at autopsy.The gross specimen was studied in each case.The 127 cases L'auteur tient à remercier sincèrement les docteurs Jesse E.Edwards et Milton W.Anderson, de la Clinique Mayo, qui, grâce à leurs directives, ont rendu ce travail possible.L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 were divided in 3 groups (referred to as \u201cmitral\u201d groups) according to the findings in the mitral valve.In \u201cmitral\u201d group I, 48 cases, the mitral valve was normal.\u201cMitral\u201d group II, 48 cases, showed lesions in the mitral valve that were considered physiologically insignificant.In \u201cmitral\u201d group III, 31 cases, the mitral valve was the seat of definite stenosis or regurgitation, changes usually associated with rheumatic endocarditis.This classification was used in order to determine if the presence of mitral valve disease associated with aortic stenosis alter the morphological and clinical characteristics of this disease.BIBLIOGRAPHIE 1.J.G.MONCKEBERG: Der normale histologische Ban und die Sklerose der Aortenklappen.Virchows Archiv f.pathologische Anat.und Phys.und f.Klinische Medizin, 176: 472, 1904.2.H.T.KARSNER et S.KOLETSKY: Calcific disease of the aortic valve.Lippincott, Philadelphie, 1947.3.Wm.OSLER: The bicuspid condition of the aortic valves.Tr.A.Am.Physicians, 1: 185, 1886.4.E.LIBMAN: Some general considerations concerning affections of the valves of the heart.M.Clin.North America, 1: 573, 1917-18.5.E.LIBMAN: Observations on rheumatic fever.Tr.A.Am.Physicians, 18: 188, 1928.6.R.C.CABOT: Facts on the heart.Saunders, édit., Phi- ladelphie, 1926.7.H.A.CHRISTIAN: Aortic stenosis with calcification of the cusps.J.A.M.A., 97: 158, 1931.8 L.GROSS: So-called congenital bicuspid aortic valve.Arch.Pathol., 23: 350, 1937.9.B.J.CLAWSON, J.F.NOBLE, N.H.LUFKIN: The calcified nodular deformity of the aortic valve.Am.Heart J., 15: 56, 1938.10.T.J.DRY, F.A.WILLIUS: Calcareous disease of the aortic valve.Am.Heart J., 17: 138, 1939.11.E.M.HALL, T.ICHIOKA: Etiology of calcified nodular aortic stenosis.Am.J.Pathol., 16: 761, 1940.12.H.M.MARGOLIS, F.O.ZIELLESSEN, A.R.BARNES: Calcareous aortic valvular disease.Am.Heart J., 6: 349, 1931.13.A.R.SOHVAL, L.GROSS: Calcific sclerosis of the aortic valve (Monckeberg type).Arch.Path., 22: 477, 1936.14.N.E.REICH: Calcific aortic valve stenosis: a clinico- pathologic correlation of 22 cases.Ann.Int.Med., 22: 234, 1945, 15.G.A.KILOH: Pure aortic stenosis.Brit Heart J., 12: 33, 1950.\u2019 16.S.McGINN, P.D.WHITE: Clinical observations on aortic stenosis.Am.J.Med.Sc., 188: 1, 1934.17.G.LESNICK, M.J.SCHLESINGER: Calcareous aortic valve stenosis with particular reference to the etiology.Am.Heart J., 16: 43, 1938.18.E.P.BOAS: Angina pectoris and heart block as symptoms of calcareous aortic stenosis.Adm.J.Med.Sec.190: 376, 1935.19.H.D.GREEN: The coronary blood flow in aortic ste- nosis, aortic insufficiency and in arterio-venous fistula.Am.J.Physiology, 115: 94, 1936.20.H.D.GREEN, D.F.GREGG: Changes in the coronary circulation following increased aortic pressure, augmented cardiac output, ischemia and valve lesions.Am.J.Phys., 130: 126, 1940.GAP L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 21.22.23.24.25.26.27.28.29.30.31.33.34.35.36.A.W.CONTRATTO, S.A.LEVINE: Aortic stenosis with special reference to angina pectoris and syncope.Ann.Int.Med., 10: 1636, 1937.S.KOLETSKY: Congenital bicuspid aortic valves.Arch.Int.Med., 67: 129, 1941.S.KOLETSKY: Acquired bicuspid aortic valves.Arch.Int.Med., 67: 157, 1941.S.KOLETSKY: Acquired bicuspid aortic valves with retracted horizontal raphes.Am.J.Pathol., 19: 395, 1943.S.KOLETSKY: Bicuspid aortic valves and bacterial endocarditis.Am.Heart J., 26: 343, 1943.C.T.ASHWORTH : Atherosclerotic valvular disease of the heart.Arch.Pathol., 42: 285, 1946.C.W.KUMPE et W.B.BEAN: Aortic stenosis: A study of the clinical and pathological aspects of 107 proved cases.Medicine, 27: 139, 1948.M.J.HORAN, A.R.BARNES: Calcareous aortic ste- nosis and coronary artery disease.Am.J.Med.Sc., 215: 451, 1948.G.A.KILOH: Pur2 aortic stenosis.Brit.Heart J., 12: 33, 1950.M.W.ANDERSON, J.R.KELSEY, J.E.EDWARDS: Clinical and pathological considerations in cases of calcific aortic stenosis.J.4.M.A., 149: 9, 1952.R.J.BING: Coronary blood flow, cardiac oxygen consumption and cardiac efficiency in man.Abstracts, Bull.John Hopkins Hosp., 84: 396, 1949.C.P.BAILEY, R.P.GLOVER, T.J.E.O'NEILL, H.P.REDONDO RAMIREZ: Experiences with experimental surgical relief of aortic stenosis.J.Thoracic Surg., 20: 516, 1950.E.P.BOAS: The evolution of calcareous aortic ste- nosis.Geriatrics, 8: 142, 1953.J.BERGERON, W.H.ABELMANN, H.VASQUEZ MILAN, L.B.ELLIS: Aortic stenosis.Clinical manifestations and course of the disease.A.M.A.Arch.Int.Med., 94: 911, 1954.D.E.SMITH, M.B.MATTHEWS: Aortic valvular stenosis with coarctation of the aorta with special reference to the development of aortic stenosis upon congenital bicuspid valves.Brit.Heart J., 17: 198, 1955.H.GOLBERG, A.A.BASKT, C.P.BAILEY: The dynamics of aortic valvular disease.Am.Heart J., 47: 527, 1954, SAVARD: STENOSE AORTIQUE 37.38.39.40.41.42.43.44.45.46.47.48.49.50.289 R.GORLIN, I.K.R.MacMILLAN, W.E.MEDD, M.B.MATTHEWS: Dynamics of the circulation in aortic valvular disease.Am.J.Med., 18: 855, 1955.V.0.BJORK, G.MALMSTROM: The diagnosis of aortic stenosis.Am.Heart J., 50: 303, 1955.J.L.WRIGHT: Differentiation of Aortic Stenosis and Aortic Regurgitation by Physiologic Methods.Med.Clin.of North Amer., p.1075, 1958.Symposium on Diagnostic Applications of Indicator.Dilution Techniques.Proc.Staff Meet., Mayo Clinic, 32: 463 (4 sept.) ; 509 (18 sept.) 1957.A.M.MITCHELL, C.H.SACKETT, W.J.HUNZICKER, S.A.LEVINE: The clinical features of aortic stenosis.Am.Heart J., 48: 684, 1954, W.F.HAMILTON, M.E.ABBOTT: Coarctation of the aorta of the adult type.Am.Heart J., 3: 381, 1928.T.LEWIS, R.T.GRANT: Observations relating to sub- acute infective endocarditis.Heart, 10: 21, 1923.G.H.REIFEINSTEIN, S.A.LEVINE, R.E.GROSS: Coarctation of the aorta.A review of 104 autopsied cases of the adult type 2 years of age or older.Am.Heart J., 33: 146, 1947.M.CAMPBELL, J.H.BAYLIS: Course and prognosis of coarctation of the aorta.Brit.Heart J., 18: 475, 1956.C.K.FRIEDBERG, A.R.SOHVAL: Non-rheumatic calcific aortic stenosis.Am.Heart J., 17: 452, 1939.C.XK.FRIEDBERG: Diseases of the Heart, 2ème édit.Saunders, édit, Philadelphie, 1956.B.G.MUSSER, J.BOUGAS, H.GOLDBERG: Left heart catheterization with particular reference to mitral and aortic valvular disease.Am.Heart J., 52: 567, 1956.P.D.WHITE: Heart Disease, The Mac- Millan Co., édit., New York, 1951.J.MACKINNON, E.G.WADE, C.F.H.VICKERS: Mitral stenosis with very high pulmonary vascular resistance and atypical features.Brit.Heart J., 18: 449, 1956.4e édition.W.A.D.ANDERSON: Pathology, 2éme édition.Mosby, St-Louis, 1953.E.T.BELL: Textbook of Pathology, 8ème édition.Lea and Febiger, édit., Philadelphie, 1956.H.T.KARSNER: Human Pathology, 8e édition.Lip- pincott, édit, Philadelphie, 1955. MÉDECINE PSYCHO-SOMATIQUE NEUROBIOLOGIE ET PSYCHOPATHOLOGIE ! J.B.BOULANGER, L.Ps., D.1.P.(Paris), M.A., M.Sc.Méd., D.M., F.R.C.P.(C) ?Issu d\u2019une division de la vésicule cérébrale antérieure, le diencéphale constitue, chez l'homme, à la fois un centre d'intégration de l\u2019activité neuro-végétative et un relais pour les niveaux supérieurs de l\u2019élaboration psychique, auxquels 1l apporte des incitations constantes nécessaires à leur fonctionnement de même que les éléments qui, en les renseignant sur le monde extérieur et sur l\u2019état interne de l\u2019organisme, structurent les ajustements moteurs et les conduites cognitives spécifiques de notre espèce.Nous écarterons de notre propos, qui doit s\u2019insérer dans le cadre de ce colloque sur les affections psychosomatiques et somatopsychi- ques, le rôle d\u2019intermédiaire, voire de centre primitif de la conscience, que l\u2019on reconnaît depuis longtemps au thalamus.Certains de ses noyaux ne se projettent pas directement au cortex, d\u2019autres assurent, par leurs associations, une organisation préalable aux influx qui parviendront au néocortex.D'ailleurs, l\u2019allocortex reçoit, lui aussi, des fibres thalamiques.Nous savons que les relations du thalamus et du cortex ne sont pas à sens unique.Les afférences corticales confèrent aux couches optiques un rôle beaucoup plus proche d\u2019une collaboration que d\u2019une simple voie de passage.Elles servent également de relais en sens inverse, entre l\u2019écorce cérébrale et l\u2019hypotha- 1.Introduction aux « Symposium et Colloque sur les maladies somatopsychiques et psychosomatiques ».XXIXe Congrès de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada, Montréal, 26 sept.1959.2.Professeur agrégé de psychiatrie à l\u2019Université de Montréal, médecin à l'hôpital Notre-Dame, psychiatre a l\u2019Institut Albert Prévost, consultant en psychiatrie infantile à l\u2019hôpital Sainte-Justine; membre tondateur de la Société Canadienne de Psycha- ualyse.lamus, et font partie intégrante du substratuii neurologique essentiel au comportement vigil.Nous ne nous attarderons pas sur l\u2019importance de l\u2019'hypophyse, qui non seulement secrète des hormones affectant directement la croissance et le métabolisme, mais, par ses stimulines, contrôle l\u2019équilibre humoral et l\u2019'harmonieux fonctionnement de l\u2019appareil endocrinien, régulateur et modulateur de la vie tant somatique que psychique.Cette glande maîtresse a cependant un maître, l\u2019hypothalamus, où s\u2019opère également l\u2019intégration neu- ro-motrice du comportement.Parmi toutes les structures nerveuses qui se donnent rendez-vous à ce carrefour, l\u2019hypothalamus est celle qui a de plus en plus retenu l\u2019attention depuis les dernières années.Dès 1892, Goltz démontrait sur le chien décortiqué que l\u2019expression de l\u2019émotion était indépendante du cortex.Il y a plus de trente ans, Cannon, un des fondateurs de la neurophysiologie moderne, critiquait la théorie périphérique de l\u2019émotion proposée par Lange et James, et en attribuait le mécanisme supérieur a la région thalamique.Bard, Ranson et Hess localisaient à I\u2019hypothalamus le centre responsable des réactions somatiques et autonomi- ques observées chez l\u2019animal privé de son écorce cérébrale.La portée de ces travaux semblait toutefois sujette à caution, car les caractères de ces réactions demeuraient d\u2019ordre réflexe; aussi les a-t-on qualifiées de pseudo-affectives.En d\u2019autres termes, une émotion pouvait-elle se concevoir sans participation de la conscience ou, en langage physiologique, sans représentation corticale?On ne mettait pas en doute l\u2019action de l\u2019hypothalamus comme organe effecteur des modifications endocriniennes et neuro-végétatives I Senet L'Union Méd.Can-dà POULANGER: NEUROBIOLOGIE ET PSYCHOPATHOLOGIE Tome 89 \u2014 Mai 1960 qui accompagnent les émotions fondamentales, ni des mimiques qui assurent la communication et la contagion émotives.L\u2019hypothalamus commande à l'hypophyse et provoque directement par voie nerveuse la décharge d\u2019adrénaline; 1l coordonne à sa partie antérieure le système parasympathique et à sa partie postérieure le système orthosympathique; par ses rapports avec les noyaux gris centraux, il est susceptible de déclencher les mouvements stéréotypés et les attitudes plastiques des muscles striés qui sont inséparables de l\u2019émotion vécue.Ces réactions ne se produisent pas chez l\u2019animal privé de son hypothalamus et de son cortex, et se déroulent de manière désordonnée, même avec un cortex intact, si l\u2019hypothalamus est gravement lésé.La pathologie humaine confirme le rôle primordial des structures diencéphaliques, particulièrement de l\u2019hypothalamus, dans la régulation de la vie affectivo-instinctuelle.T1 suffit de rappeler les effets spectaculaires de l\u2019élec- tro-choc dans les psychoses maniaco-dépres- sives, les enseignements de l\u2019encéphalite léthargique, avec ses séquelles de perversions biologiques et sexuelles, les altérations de la conscience dans les tumeurs du III° Ventricule, les accès maniaques provoqués, au cours d\u2019interventions neurochirurgicales, par l\u2019irritation de l\u2019hypothalamus.Le thalamus, d\u2019autre part, colorerait d\u2019un élément affectif les sensations qu\u2019il relaye au cortex; l\u2019on connaît, par ailleurs, le caractère extrêmement pénible que revêtent, dans le syndrome thalamique décrit par Déjerine et Roussy, les sensations normalement banales et même celles qui d\u2019ordinaire sont perçues comme agréables.On attribue à l\u2019interruption des liaisons diencéphalo-frontales, la chute de la tension émotionnelle, la réduction ou la perte de la composante affective de symptômes névrotiques, l\u2019égocentrisme qu\u2019on observe dans les lobotomies et les topectomies.Il n\u2019est pas sans intérêt de noter que le quotient intellectuel, malgré ce déficit global de la personnalité, demeure intact.Or, il existe, enfoui dans les profondeurs de la scissure calloso-marginale, un cortex dont 591 la cytoarchitectonique diffère de celle des structures corticales plus évoluées qui recouvrent l\u2019encéphale.C\u2019est ce qu\u2019on est convenu d\u2019appeler, à cause de sa situation anatomique, le lobe limbique, ou le rhinencéphale, en raison de ses analogies avec le cerveau exclusivement olfactif des vertébrés inférieurs.Toutes les variétés de sensations, spécialement celles venant des viscères, s\u2019y rendent.Les connexions du cercle externe le relient au striatum et au thalamus; celles de sa partie la plus interne et la plus ancienne communiquent par le trigone avec l\u2019hypothalamus et le mésencéphale.Ce cerveau inférieur exerce en outre une action à fois facilitatrice et inhibitrice sur le néocortex, siège des fonctions supérieures.Ce circuit paleocortico-hypothalomo-mésen- céphalique intègre les conduites liées à la faim et à la nourriture, à la sexualité et à l\u2019émotion.Il ne détermine pas, comme le système néocortical, des mouvements précis dans le temps et l\u2019espace, mais des attitudes qui mettent l\u2019organisme en contact avec le milieu, qui anticipent l\u2019action.Il y aurait done deux niveaux de comportement, avec le même point de départ sensitif et sensoriel, mais avec deux modes distincts d\u2019exécution: celui de la vie de relation, par l'intermédiaire du néocortex moteur, et celui de la vie inconsciente, par l\u2019action des centres moteurs sous-corticaux et neuro-végétatifs.Il s\u2019agit bien d\u2019un cerveau viscéral, dont l\u2019indifférenciation relative permet de relier des sensations et des impressions, des traces mné- siques plus confuses et qui les exprime, selon la modalité même de la motricité sous corticale et neuro-végétative, de façon globale et massive, par des mimiques, des stéréotypies, des décharges endocriniennes et des activations ou des inhibitions de la musculature lisse.On comprend qu\u2019il y ait un «langage des organes », et que ce langage puisse se traduire par des modifications végétatives devenant à la longue lésionnelles, sous l\u2019influence de shèmes acquis avant la myélinisa- 592 BOULANGER: NEUROBIOLOGIE ET PSYCHOPATHOLOGIE L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 tion, assez tardive chez l\u2019homme, du néocortex.veau néocortical.Avec la névrose d\u2019organe, Ce système échappe à l\u2019hégémonie des fonctions intellectuelles et volontaires supérieures.A ce niveau infra-psychique, ne retrouve- rait-on pas les fondements biologiques de l\u2019inconscient, de ce réservoir de pulsions que serait le ça et que le rhinencéphale, dans l\u2019état actuel de nos connaissances neurophysiologi- ques, recélerait?Les expériences les plus concluantes sur la mémoire semblent bien en situer le substratum anatomique précisément dans le lobe temporal.Quant au système effecteur sous-cortical, qui assure une certaine intégration de la conduite, qui peut agir avec ou sans le néocortex, mais, après la myélinisation définitive du système nerveux, agit normalement sous sa dépendance, ne serait-il pas ce movi, en partie inconscient et en partie préconscient, contrôlé par le surmoi, structure plus récente, plus évoluée et freinatrice?Le principe de constance, invoqué par Freud à la suite du psychophysicien Fechner pour expliquer l\u2019homéostase psychique, trouverait même sa confirmation dans l\u2019apaisement psychomoteur, enregistré par l\u2019électroencéphalogramme, qui succède aux stimulations répétées quelle que soit leur nature.Cette différenciation de deux systèmes complets intégrant le comportement nerveux à deux niveaux, permet de distinguer, sur le plan clinique et thérapeutique aussi bien que sur le plan étiologique et pathogénique, ce que l\u2019on appelle les « névroses d\u2019organes » des névroses de conversion, la maladie psychosomatique de la psychonévrose.L\u2019hystérie se traduit par des modifications de la vie de relation, soit de la musculature striée, des sensibilités extéroceptives et sensorielles, qui postulent une élaboration au ni- tout semble se passer en deçà, dans les couches archaïques du cerveau inférieur, dans la musculature lisse et les glandes à secrétion interne et externe.C\u2019est ainsi que s\u2019expliquerait la résistance plus marquée des affections psychosomatiques à l\u2019action de la psychothérapie et plus particulièrement de la psychanalyse.Summary Physiological, experimental and clinical data are studied in connection with psychosomatic disorders.An attempt is made to relate the biological and psychological mechanisms of organ neuroses to the functions of the paleocortico-hypothalamo-mesence- phalic system.A neurologic substrate for the id, ego and superego is described.BIBLIOGRAPHIE 1.P.C.BUCY, H.KLUVER: Anatomic Changes Secondary to Temporal Lobectomy.Arch.Neurol.and Psychiat., 44: 1142, 1940.2 J.F.DELAFRESNAYE: Brain Mechanisms and Consciousness.Thomas, édit., Springfield, 1954.3.J.DELAY: L\u2019Electro-choc et la psycho-physiolo- gie.Masson, édit, Paris, 1946.4.H.GASTAUT: Données actuelles sur les mécanismes physiologiques centraux de l\u2019émotion.Bull.Psychol., 11: 119, 1957.5 E.GELLHORN: Physiological Foundations of Neurology and Psychiatry.Univ.of Minnesota, édit., Minneapolis, 1953.6.L.S.KUBIE: Modern Concepts of the Organization of the Brain.Psychoanalyt.Quart., 22: 21, 1953.7 P.D.MacLEAN:: Psychosomatic Disease and the «Visceral Brain».Psychosom.Med., 11: 338, 1949.8.S.NACHT: La Psychanalyse d'aujourd'hui.P.U.F,, édit, Paris, 1956.9.M.OSTOW: The Structural Model: Ego, Id and Superego.Ann.N.Y.Acad.Sc., 76: 1098, 1959.10.J.W.PAPEZ: A Proposed Mechanism of Emotion.Arch.Neurol.and Psychiat., 38: 725, 1937. L'APPROCHE PSYCHOSOMATIQUE ' Camille LAURIN.2 Bien que toujours indispensable, la méthode anatomo-clinique, inaugurée par Laennec, selon laquelle les maladies doivent étre considérées dans leurs rapports avec les altérations morphologiques des organes et des tissus, semble désormais dépassée.Depuis que Freud a pu expliquer la genèse du symptôme hystérique (paralysies, anesthésies, cécité, etc.) et le faire disparaître par la seule psychothérapie, que Cannon a montré les modifications organiques provoquées par la peur, la douleur et la colère, que Pavlov a réussi à faire saliver un chien en lui faisant entendre le son d\u2019une cloche, prouvant ainsi la malléabilité insoup- connée des structures physio-psychologiques, que Selye a mis en lumiere les réactions en chaine déclenchées par le stress émotif, que les neuro-endocrino-physiologistes ont commencé à débrouiller les mille et un mystères du carrefour diencéphalo-hypophysaire, on peut dire que la médecine vient de prendre un nouveau tournant.On ne s\u2019attache plus autant à l\u2019analyse compartimentée des divers organes qu\u2019au mécanisme de leurs articulations réciproques.La recherche devient plus générale en même temps qu\u2019elle gagne en finesse et en profondeur.Ce n\u2019est plus tel ou tel appareil que l\u2019on serute mais la constitution neuro-chimique de la cellule en même temps que les grands systèmes d\u2019intégration qui la tiennent sous sa dépendance: électrolytiques, enzymatiques, métaboliques, endocriniens, nerveux, psychologiques et éthiques.Grâce à ces recherches, l\u2019on sait maintenant que l'organisme est solidaire de chacune de 1.Communication au XXIXe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Montréal, septembre 1959.2.Directeur du département de psychiatrie de l\u2019Université de Montréal; directeur scientifique de l\u2019Institut Albert-Prévost.Ce n\u2019est pas seulement pour des soucis moraux que la médecine doit devenir plus humaine.C\u2019est aussi pour atteindre à une plus grande vérité et efficacité thérapeutique.ses parties, qu\u2019il réagit globalement, dans tous ses registres, à chacun des stimult qu\u2019il reçoit, que cerveau et organes s\u2019influencent mutuellement d\u2019une façon continue, que le viscéral est aussi bien au cœur du psychique que le psychique au cœur du viscéral.C\u2019est là une transformation radicale de la conception que l\u2019on s\u2019est faite jusqu\u2019ici de la médecine, de la maladie et de l'homme malade.Il a fallu attendre tout ce temps pour que les intuitions des praticiens de jadis se trouvent ainsi confirmées et traduites dans le langage scientifique de la médecine globale moderne.C\u2019est à cette révolution que l\u2019on donne le nom de psychosomatique, pour bien marquer son souci d\u2019intégrer ce que deux siècles de cartésianisme avaient presque réussi à disjoindre.De la théorie, on se devait de passer à la pratique.Le succès est immédiatement venu sanctionner la validité de la méthode.Les références s\u2019accumulent chaque année par milliers.L\u2019approche psychosomatique est maintenant utilisée dans tous les pays et appliquée à l\u2019étude d\u2019un nombre toujours croissant d\u2019affections: ulcère d\u2019estomac, colite ulcéreuse, cardiospasme, syndrome angineux, hypertension artérielle, allergies, asthme, dermatites, migraine, goitre toxique, troubles gynécologiques, rhumatisme, maladies de l\u2019adaptation, etc.De l\u2019ensemble de ces travaux, on peut dégager quelques postulats uniformément acceptés qui pourront nous servir à fonder une méthodologie.A \u2014 UNITE OPERATIONNELLE DU CORPS ET DE L\u2019ESPRIT Le corps et l\u2019esprit sont indissolublement engagés dans toute action humaine, que cette 594 LAURIN : L'APPROCHE PSYCHOSOMATIQUE action humaine s\u2019appelle digestion ou prière.Chez l\u2019homme, la digestion possède une dimension spirituelle et la prière une dimension corporelle, ce qui doit amener le médecin à les étudier dans une perspective psycho-phy- siologique.Il existe de même un rapport dialectique entre ces deux dimensions.Besoin d\u2019amour et agressivité ont leur traduction physiologique au niveau de la muqueuse stomacale mais la perturbation du processus digestif se traduit également au niveau de la sphère affective par une altération de l\u2019humeur, qui retentit à son tour sur tout le métabolisme.B \u2014 UNITÉ DE L\u2019ORGANISME On ne peut connaître totalement la fonction d\u2019un organe que si l\u2019on tient compte des rapports que celui-ci entretient avec l\u2019organisme tout entier par l\u2019intermédiaire des grands systèmes d\u2019intégration: nerveux, endocrinien, etc.L'organisme est plus et autre chose que les organes que l\u2019analyse y découvre.La fonction de chaque organe dépend ainsi de la structure de l\u2019ensemble, de sa finalité et des lois spécifiques qui le régissent.C \u2014 UNITÉ DE L'ORGANISME ET DE L\u2019ENTOURAGE L'organisme humain ne peut se concevoir que par rapport au milieu auquel il appartient et avec lequel il est en interaction constante, milieu physique, économique, familial, social, religieux, ete.Ce milieu façonne l'unité psychosomatique en même temps qu\u2019il est transformé par elle.D\u2014 It N\u2019Y A PAS DE MALADIES MAIS DES MALADES La médecine moderne est personnaliste.Il n\u2019y a pas deux ulcéreux identiques.D'un malade à l\u2019autre, le processus morbide comporte des variantes étiologiques, pathogéniques et résolutoires.Ainsi que le disait déjà saint Thomas, « quemadmodum recipitur ad mo- dum recipientis recipitur.» Aux divers stimuli internes et externes, chacun réagit avec ses L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 caractéristiques éminemment particulières : hérédité, constitution, expériences antérieures, état de l\u2019unité psychosomatique au moment de la réception du stimulus.De même, chaque organisme réagit aux thérapeutiques d'une manière qui lui est strictement individuelle et qui est fonction d\u2019un passé où il se racine et d\u2019un avenir où il se projette.F \u2014 LA MALADIE EST UNE EXPÉRIENCE HUMAINE MAJEURE Elle est vécue intensément par le sujet, modifie l\u2019image et la conception qu\u2019il a de lui-même, altère la qualité de ses rapports avec l\u2019entourage, suscite en lui angoisse, révolte, démission, désespoir, dépendance, égoïsme ou humilité, courage, héroïsme et charité.Tous ces facteurs ont leur traduction physiologique et influencent ainsi le cours de la guérison.F \u2014 LA RELATION MÉDECIN-MALADE La réaction du malade à l\u2019endroit du médecin et du milieu hospitalier fournit des renseignements précieux sur la structure et le fonctionnement de sa personnalité, sur les failles qui ont pu contribuer à la genèse du processus morbide, sur les ressources dont on peut tirer parti pour le travail de régénération.Par ailleurs, l\u2019intuition du médecin, sa connaissance de l\u2019âÂme humaine, sa personnalité, ses vertus, ses attitudes ont un effet tout aussi important que les médications et interventions auxquelles il se résoud.En témoignent d\u2019une façon positive les effets thérapeutiques d\u2019une utilisation optimum de ces relations réciproques et d\u2019une façon négative la fréquence des affections iatrogéniques et la prolifération des charlatans.Après avoir dégagé ces postulats, voyons-en maintenant les conséquences méthodologiques.Disons tout de suite que l\u2019approche psychosomatique ne néglige aucune des données scientifiques de la médecine.Elle se les incorpore toutes mais les situe dans un ensemble plus vaste.Elle s\u2019intéresse en même temps et à l\u2019âme et au corps, aux hormones et aux \u2014\u2014 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 émotions, aux électrolytes et aux complexes, aux techniques de laboratoire et à l\u2019investigation de la personnalité.Puisque vous connaissez déjà tout ce que la médecine peut voir, toucher, étalonner, mesurer, vérifier par l\u2019expérimentation, permettez-moi de n\u2019aborder que les aspects psychologiques, plus négligés jusqu\u2019ici parce que plus abstraits et difficilement accessibles.Ces facteurs jouent un rôle à tous les stades de la maladie: avant même que le malade ne constate les premiers symp- tomes, puis lorsqu\u2019il vient consulter, qu\u2019il se soumet à nos traitements et après même qu\u2019il quitte notre bureau ou l'hôpital.Il n\u2019est pas de meilleure méthode que de soumettre à notre analyse psychologique chacun des moments de cette évolution.I \u2014 ELUCIDATION DES FACTEURS PSYCHOLOGIQUES QUI CONTRIBUENT À L\u2019ÉTIOLOGIE DE LA MALADIE On devient malade pour deux grandes raisons: la vie peut nous avoir trop malmenés; deuils, agressions, frustrations, ressentiments plus ou moins chroniques; ou notre adaptation peut être à ce point précaire qu\u2019une épreuve même moyenne suffit à perturber notre équilibre.Ces deux séries de phénomènes sont le plus souvent complémentaires.On ne peut cependant les mettre en évidence que si on prend le temps de pousser à fond notre questionnaire et de ménager les résistances du malade.Celui-ci doit être étudié verticalement, dans toutes les étapes successives de son histoire, et horizontalement dans tous les secteurs de sa vie actuelle.A \u2014 Etude historique.Il faut d\u2019abord apprécier à leur juste valeur les facteurs héréditaires et constitutionnels; l\u2019_étude des circonstances de la naissance, du type morpho-psychologique de l\u2019enfant et de ses modes primitifs de comportement peut donner là-dessus de précieux renseignements.Il faut considérer ensuite l\u2019état de santé des parents, leur statut économico-social, leur équilibre psychologique, leurs conflits, leurs LAURIN : L\u2019'APPROCHE PSYCHOSOMATIQUE 295 méthodes pédagogiques et l\u2019atmosphère du foyer.Ces divers facteurs aideront à mieux comprendre les stades de formation de la personnalité de l\u2019enfant, les difficultés du sévrage (gastro-entérites, anorexie, etc.), les troubles caractériels précoces (terreurs nocturnes, énuresie, etc.) et les retards de croissance (pondéraux, moteurs, intellectuels et affectifs).Il importe aussi de situer dans leur contexte les traumatismes précoces: maladies de l\u2019enfance, accidents de rue, mort d\u2019un parent, premier départ pour l\u2019école, etc.S1 l\u2019enfant vit dans une atmosphère malsaine et qu\u2019il se trouve à une période critique de son développement psycho-moteur, il peut réagir très mal à ces divers traumatismes et en être fragilisé à jamais.La puberté est une étape cruciale de l\u2019existence.Elle marque l\u2019accession de la personne à sa condition spécifiquement masculine ou féminine, la détache du foyer, du passé pour l\u2019orienter vers une vie hétéro-sexuelle et des responsabilités sociales ardemment désirées bien qu\u2019encore imprécises et vaguement menaçantes.Au niveau des organes, elle se traduit par une maturation qui taxe au maximum toutes les ressources de l'organisme.Si les parents ne comprennent pas ou n\u2019acceptent pas cette évolution, si le développement antérieur a déjà été perturbé, si l\u2019état général est mauvais, l\u2019adolescent peut se trouver désemparé, incliner vers la révolte ou une dépendance excessive, (comportements anti-so- ciaux, réactions schizophréniques), considérer avec angoisse et culpabilité sa nouvelle condition (dysménorrhées, dépressions) ou la rejeter violemment (ascétisme, amenorrhées, anorexie mentale).S'il se marie par la suite, le choix de son conjoint, l\u2019évolution de son adaptation conjugale (vaginisme, frigidité, impuissance, troubles endocriniens), ses réactions à la grossesse (nausées, vomissements, névroses gravidiques), à la naissance des enfants (psychoses post-partum, asthme, réactions anxieuses et dépressives) seront fonction du mode de résolution de sa crise pubertaire.L'\u2019accession aux responsabilités sociales pose également un défi qu\u2019il est difficile de relever 596 adéquatement.Selon qu\u2019il est timide, avide d\u2019affection, inquiet ou revendicateur, instable et ambitieux, le sujet peut ne considérer que le prestige et le succès, ne se trouver à l\u2019aise dans aucun emploi et en changer constamment, tolérer difficilement les contraintes de l\u2019obéissance et se croire l\u2019objet de manœuvres injustes, vivre dans la hantise du chômage et de la ruine, se tuer au travail pour satisfaire un supérieur redouté, craindre les responsabilités additionnelles que lui vaut une promotion pourtant désirée, s\u2019en prendre à lui-même d\u2019insuccès attribuables aux circonstances, s'avérer incapable de former des relations chaleureuses et durables avec autrui.Toutes ces situations sont génératrices de tension, parfois d\u2019angoisse et trouvent facilement le chemin de l\u2019expression somatique: palpitations, spasmes gastro-intestinaux, dyspnée, douleurs musculaires et squelettiques, céphalées, migraines, etc.Les naissances répétées, les deuils, les conflits sociaux, les querelles de clocher, les mésententes au sein de la parenté viennent à leur tour s\u2019inscrire dans la trame de l\u2019existence.Puis surviennent deux autres grandes crises: la ménopause et la vieillesse.S\u2019ils ont mal surmonté les crises antérieures, beaucoup d'hommes et de femmes seront affaiblis plus que de raison par les modifications humorales et tissulaires propres à ces périodes, réagiront pathologiquement à la diminution de leur puissance sexuelle, à la détérioration de leurs attraits et de leurs forces, au départ de leurs enfants, à la diminution de leurs responsabilités, à la mise à la retraite, à la confrontation avec le spectre de la maladie et de la mort (troubles endocriniens de la ménopause, dépressions, rhumatisme, maladies cardio-vasculaires, etc.).B \u2014 Etude de la personnalité pré-morbide.Le passé d\u2019un malade explique donc en partie son état actuel.Mais il faut maintenant faire un pas de plus et situer notre sujet dans le présent.En plus des lésions, invasions microbiennes, intoxications, perturbations humorales, etc, il faut également retrouver les LAURIN : L'APPROCHE PSYCHOSOMATIQUE L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 conflits affectifs aigus et chroniques, éclairer leur genèse, leur mode pathologique de résolution et leurs répercussions sur l\u2019économie de l\u2019organisme.On y arrivera d\u2019abord par une enquête poussée, bien que toujours délicate, portant sur tous les types de relation que le sujet entretient avec l\u2019entourage: adaptation conjugale, adaptation envers les personnes de l\u2019autre sexe (refus, repli, gêne, culpabilité, ou le contraire), adaptation familiale (rivalités fraternelles, conflits parentaux, hostilité latente ou déclarée du parent à l\u2019endroit de l\u2019enfant et vice-versa), adaptation économique (problèmes du travail, du niveau de vie, des obligations financières), adaptation sociale (nombre et qualité des relations amicales, participation à la vie publique et aux activités sociales, utilisation des loisirs), adaptation somatique (est-ce une des caractéristiques du sujet de présenter des réactions somatiques en cas de stress?), adaptation religieuse (conception que se fait le sujet de lui-même, de sa vie et de sa mort, de ses relations avec Dieu, avec le prochain, avec l\u2019Eglise), adaptation psychologique (présence de perturbations caractérielles, de traits névrotiques ou psychotiques, de réactions émotionnelles disproportionnées ou inadéquates aux situations quotidiennes ou ordinaires de la vie).A l\u2019occasion de cette exploration, il sera possible d\u2019établir les niveaux d\u2019aspiration du sujet, ses espoirs, rêves et projets ou ce qu'il en reste, ses blessures, rancœurs et remords, sa honte ou son dégoût, en même temps que la liste de ses réussites.L\u2019on pourra aussi deviner ses désirs inconscients, les interdits auxquels ils se heurtent, les mécanismes de défense par lesquels ils sont refoulés, déviés ou valorisés (refoulement, déplacement, projection, formation réactionnelle, somatisation, sublimation).L\u2019on pourra ensuite apprécier l\u2019efficacité de ces mécanismes de défense, ce qu\u2019ils laissent subsister de tension intérieure, ce qu\u2019il advient de cette tension non liée (angoisse flottante ou panique, décharges auto- nomiques, perturbations endocriniennes, conduites pathologiques à répercussions somatiques: les déprimés qui s\u2019empiffrent et gros- L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 sissent, les adolescents puritains qui jeûnent et maigrissent, les masochites qui se brûlent, se fracturent un membre après l\u2019autre, ont accident sur accident, les révoltés qui négligent toutes les prescriptions de l'hygiène et vont de rhumes en sinusites et bronchites).Dans tous ces cas, 1l peut s\u2019avérer opportun de recourir à l\u2019enquête sociale pour un supplément d\u2019information et aux tests psychologiques pour l\u2019établissement plus rapide du diagnostic et du pronostic.Lorsqu'il s\u2019agira d\u2019unifier toutes ces données, on verra qu'il existe une corrélation frappante entre tel type de conflit ou de personnalité et tel type de maladie, entre l\u2019installation de cette maladie et les événements psychologiques significatifs qui la précèdent.II \u2014 ETUDE DES RÉACTIONS PSYCHOLOGIQUES QUI APPARAISSENT EN RELATION AVEC LE COURS DE LA MALADIE En plus d\u2019un effet local sur tel tissu ou telle fonction, le processus morbide affecte le psychisme tout entier.Il est vécu par le malade comme une menace à l'intégrité de son organisme, lui rappelle sa condition de fils d'Adam, promis à la souffrance et à la mort.Sa réaction à cette menace sera conditionnée par ses expériences antérieures, par la conception qu\u2019il a de lui-même et de la vie, par les mécanismes de défense dont il dispose mais, quelles que soient ses variantes, cette réaction revêtira infailliblement un caractère psycho-physiolo- gique, qui influencera le cours ultérieur de la cure.Pour certains, la maladie constitue une faiblesse et une humiliation.Ils « oublieront » qu\u2019ils sont malades, puis minimiseront leurs symptômes et ne viendront parfois consulter qu\u2019à la dernière extrémité, alors que les dommages sont déjà irréversibles.Chez d\u2019autres, la maladie vient polariser une anxiété latente.Ils peuvent enfin attribuer à une cause réelle, concrète, leurs vagues et constants malaises, insatisfactions et inhibl- tions.La maladie les soulage, les rend plus libres.Ces malades tiennent à leurs symptômes et bien malin qui saura les leur enlever.LAURIN : L'APPROCHE PSYCHOSOMATIQUE 597 Si l\u2019équilibre personnel est déjà précaire, la maladie peut devenir la goutte d\u2019eau qui fait déborder le vase.Elle provoque alors une angoisse panique, désorganise les défenses vitales et ralentit le processus de reconstruction.La maladie peut également survenir à point nommé pour épargner au malade un choix difficile (v.g.mariage ou célibat) ou l\u2019arracher à une situation conflictuelle insoluble (v.g.querelles conjugales ou familiales).Elle peut également modifier ses relations avec l\u2019entourage, amener ses proches à lui prodiguer l\u2019attention et l\u2019affection dont 1l rêvait en vain.Il n\u2019est pas impossible qu\u2019il préfère ces avantages à une guérison qui le remet en face de ses responsabilités.Il est enfin des sujets qui se révoltent contre la maladie, qui y voient un coup du sort, une injustice qu\u2019ils ne peuvent accepter.C\u2019est que la maladie vient alors compromettre ou détruire une situation, une entreprise dans laquelle ils avaient investi toutes leurs énergies.Ils ne pourront réagir favorablement au traitement spécifique que s\u2019ils peuvent d\u2019abord trouver un sens à leur épreuve et se réconcilier avec la vie.D\u2019une manière générale, on peut dire que la maladie détermine une régression psychophysiologique dont la couleur et le degré sont fonction de la personnalité pré-morbide, du contexte actuel dans lequel vient s\u2019inscrire la maladie, de la gravité des symptômes, de l\u2019attitude du médecin, du mode de traitement employé et de la valeur narcissique de l\u2019organe atteint.S'il est constamment tenu compte de tous ces facteurs, bien des mystères pourront s\u2019éclaireir: v.g.dépendance ou agressivité du malade à l\u2019endroit du médecin, anesthésie assimilée à la mort et provoquant parfois celle-ci, interventions chirurgicales vécues comme un assaut redouté ou recherché, répercussions néfastes des hystérectomies chez certaines jeunes femmes, des colectomies avec anus artificiel chez les personnes vaines ou inhibées, des immobilisations prolongées chez les sujets qui ont un besoin compulsif d\u2019activité, etc.Il n\u2019est donc pas indifférent pour le 298 succès de la thérapeutique que les réactions du malade soient comprises, utilisées ou contrôlées.Le médecin s\u2019y appliquera, à condition toutefois qu\u2019il ne soit pas victime de ses propres réactions.S'il ne peut en effet supporter la passivité, l\u2019anxiété ou l\u2019agressivité excessives de son patient, il tentera consciemment ou non de se débarrasser de lui, de l\u2019effrayer ou de le punir.Si par contre il possède une bonne auto-critique, une souplesse et une sérénité suffisantes, 1l saura calmer les appréhensions du malade, satisfaire ses besoins et renforcer ses défenses au moyen de mesures adaptées: prohibitions, régimes, diètes, con- sells généraux, etc.111 \u2014 ETUDE DES RÉACTIONS PSYCHOLOGIQUES DU MALADE EN COURS DE CONVALESCENCE OU DE RÉHABILITATION Les praticiens ont toujours su qu\u2019il leur fallait aider leurs cardiaques, leurs amputés à accepter leur invalidité.Un cancéreux qui se déprime et abandonne la lutte meurt beaucoup plus vite que celui qui a transcendé son épreuve.Par ailleurs, 11 est des malades qui préfèrent leurs béquilles à une guérison qui leur enlèverait leur pension et les obligerait à nouveau au « struggle for life ».Mais la psychologie nous a révélé une notion encore plus importante.La maladie organique constitue une ligne de défense plus primitive, plus économique que le trouble mental contre une tension inconsciente intolérable.La guérison de ce trouble organique, si elle ne s\u2019accompagne pas de la réduction de la tension sous-jacente, ne règle pas du tout le problème.Refoulée sur un point, la tension se portera sur un autre organe vulnérable ou éclatera sous forme de symptômes névrotiques et psychotiques.Qu\u2019un malade présente d\u2019abord des troubles gastriques, puis ovariens, puis dépressifs, puis dermatologi- ques, c\u2019est bien souvent la même maladie qui évolue.Pour éviter la suppression non compensée d\u2019un pilier somatique, il convient donc de posséder une compréhension du tableau psychosomatique dans son ensemble et d\u2019agir LAURIN : L'APPROCHE PSYCHOSOMATIQUE L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 d\u2019une façon immédiate et simultanée sur cha- ecune de ses composantes.La méthodologie que nous venons de résumer se heurtera bien sûr à de multiples ob- Jections.Il ne faut pas oublier en effet que notre enseignement médical est essentiellement cartésien d'inspiration, qu\u2019il est axé sur les sciences physiques, qu\u2019il ne considère comme scientifiques que les seules données concrètes et mesurables.Nos étudiants en médecine acceptent aveuglément ce que leur exposent leurs professeurs de bio-chimie et de physiologie.Mais ils n\u2019accordent de valeur aux théories psychopathologiques que lorsque les malades eux-mémes les y forcent.Certains cliniciens croient épuiser le problème en prônant la nécessité des « bedside manners », en recommandant de faire « confesser » au patient ses soucis majeurs, deuils, conflits, ete.Cela est excellent, mais nous avons vu qu'il faut aller beaucoup plus loin, et dans le temps et dans l\u2019analyse.D'autres pensent également aux facteurs psychologiques, mais en désespoir de cause, après avoir éliminé toutes les autres données étiologiques et tenté inutilement toutes les thérapeutiques biologiques.On a vu pourtant qu\u2019il se trouvait des méthodes qui nous permettaient d\u2019appréhender en même temps, dès le début de la maladie, tous les aspects du processus morbide.D\u2019autres enfin se résolvent à laisser à la médecine psychosomatique certains syndromes tels que l\u2019asthme, l\u2019ulcère, les allergies, mais lui interdisent toute « conquête » ultérieure.Il est cependant bien clair qu\u2019il ne s\u2019agit pas ici de menacer personne mais d\u2019ajouter une dimension à l\u2019optique traditionnelle et d\u2019aider chaque médecin à s\u2019acquitter mieux encore de sa mission.Peut-être est-il vrai que nous devons à la psychiatrie la plupart de ces concepts nouveaux.Mais la psychiatrie ne veut s\u2019annexer aucun domaine.Elle vise simplement à rendre le médecin « mind-cons- cious » comme Pasteur l\u2019avait rendu « micro- be-conscious ».Lorsque l\u2019enseignement médical aura intégré ces importantes acquisitions et que les praticiens auront appris à les utiliser \u2018 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 adéquatement, elle ne sera que trop heureuse de passer la main et de s\u2019en tenir à ses activités propres.Il suffira à sa gloire d\u2019avoir contribué à l\u2019avancement de la science et à l\u2019avènement d\u2019une nouvelle ère en médecine.Il reste que pour le moment l\u2019approche psychosomatique pose autant de problèmes qu\u2019elle en résoud.L\u2019exploration ne fait que commencer et, avec la multiplicité des facteurs en cause, elle sera longue et difficile.Il s\u2019écoulera du temps avant que les lacunes, incertitudes, confusions, généralités, contradictions actuelles fassent place à un système tout à fait cohérent.De même, ce n\u2019est pas en un jour que l\u2019on parviendra à chasser les préjugés, à changer les attitudes, à imposer une méthode qui exige autant de connaissances, de patience et de vertus.Mais il n\u2019est pas nécessaire d\u2019attendre que cette approche ait tout expliqué avant de lui accorder droit de cité.Réjouissons-nous plutôt du printemps qui s\u2019annonce et soyons assurés que « les fruits passeront les promesses des fleurs ».BIBLIOGRAPHIE 1.Franz ALEXANDER: La médecine psychosoma- matique.Payot, édit, Paris, 1952.LAURIN : L'APPROCHE PSYCHOSOMATIQUE 599 2.E.WEISS et O.S.ENGLISH: Médecine psychosomatique.Delachoux-Niestlé, Paris, 1952.3.F.DUNBAR: Emotions and Bolidy Changes.Columbia Univ.Press, édit, New-York, 1958 \u2014 3ème édition.4.R.GRINKER et ROBBINS: Cliniques psychosomatiques.P.U.F., édit, Paris, 1959.5.Médecine psychosomatique: L\u2019Evolution Psychiatrique No III (juillet-sept.) 1953.6.Encyclopédie Médico-Chirurgicale: « Psychiatrie » II, Paris, 1955, 37400 A-10 à 37490 C-16.7.Médard BOSS: Médecine psychosomatique.P.U.F., édit, Paris, 1954.8.Jean-Paul VALABREGA : Les théories psychosomatiques.P.U.F., édit, Paris, 1954.9.D.LAGACHE: La psychanalyse.Collection: Que sais-je?P.U.F., édit, Paris, 1955.10.O.FENICHEL: La théorie psychanalytique des névroses.P.U.F., édit, Paris, 1953.11.B.C.MEYER: Aspects de la psychothérapie en médecine psychosomatique.Revue Française de Psychanalyse (juillet-sept.) 1955.12.P.CHAUCHARD: La médecine psychosomatique.Collection: Que sais-je?.P.U.F., édit., Paris, 1955.13.M.ROSENBAUM: A Critique of Teaching Psychosomatic Medicine : Presidential address given before the American Psychosomatic Society, 2 mai 1959, a Atlantic City.LES SOMATO-PSYCHIQUES* Roger DUFRESNE.Il faudra nous excuser, s\u2019il pleut, pour quelques instants, à propos du sujet qui nous occupe, des vérités premières.Mais ce que nous voulons souligner ici, ce matin, concerne des phénomènes éventuels, inhérents à l\u2019homme et à la maladie qui l\u2019atteint.Nous avons choisi d\u2019en parler, cette année, parce que « la médecine dite psycho-so- matique » a, depuis quelque temps déjà, droit de cité et qu\u2019elle occupe une place telle dans nos problèmes de diagnostic et de traitement, qu\u2019elle risque de faire oublier cette réalité inverse et parfois complémentaire, tout aussi 1.Communication au XXIXe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Montréal, septembre 1959.importante, qu\u2019est la maladie « somato-psychique ».On peut soumettre plusieurs définitions de la maladie, en général.Je retiens celle qui suit: « L\u2019ensemble de phénomènes qui se produisent dans un organisme subissant l\u2019action d\u2019une cause morbide et réagissant contre elle.» La maladie est, en effet, un phénomène global, complexe, fait d\u2019altérations anatomiques, de perturbations fonctionnelles et de « résonances » psycho-émotionnelles.Nous connaissons la complexité des phénomènes pathologiques et de leurs conséquences, et les problèmes de l\u2019adaptation ou de la maladaptation de l\u2019individu intéressé et de son entourage, aux situa- 600 tions nouvelles et anormales provoquées par ces phénomènes.Refuser de voir la maladie sous cet aspect global et négliger de l\u2019attaquer sur tous ses points à la fois, c\u2019est se ravaler au rang de technicien de la médecine et trahir la confiance de ceux qui se confient à nos soins.L\u2019une des vérités premières que nous enseignons à nos étudiants, c\u2019est qu\u2019« il n\u2019y a pas de maladie, il n\u2019y a que des malades ».La maladie et le malade s\u2019adaptent, en effet, l\u2019un à l\u2019autre et nous tenons sans cesse compte, dans notre pratique, de cette influence réciproque.Lorsque les exigences de notre profession nous obligent à fournir un ou des diagnostics pour un dossier d'hôpital, un certificat, un document officiel quelconque, comme le phénomène pathologique que nous mentionnons, en cette occurrence, nous paraît alors abstrait, dépouillé de son contexte humain, et comme la description que nous en faisons nous semble inadéquate, à nous qui avons connu le complexe malade-maladie ! Et nous saisissons mieux, à ce moment, l\u2019importance des phénomènes associés, de ces « résonances » mentionnées plus haut.Faut-il insister, devant des praticiens, sur les problèmes qu\u2019ils nous posent.Problèmes du diagnostic, d\u2019abord.Considérons la vaste catégorie des malades dits « nerveux ».Il y en a qui sont malades parce qu\u2019ils sont nerveux; nous disons, élégamment, qu\u2019ils « somatisent ».Nous entendons par là que leur « soma » traduit ou trahit les perturbations de leur psychisme.Mais il y en a, aussi, qui sont nerveux, parce qu\u2019ils sont malades et nous devrions alors admettre, moins élégamment d\u2019ailleurs, « qu\u2019ils psychisent » ! Aux yeux du médecin même averti et prudent, la confusion est possible, voire même facile.Elle est alors regrettable, parfois tragique.Il faut bien admettre qu\u2019un certain nombre de malades chroniques \u2014 et la gas- tro-entérologie, hélas, en a plus que sa quo- tepart \u2014 dévelopent une instabilité émotionnelle, une anxiété, une agressivité qui peuvent, au premier abord, faire croire à un nouvel observateur que l\u2019élément psycho-émo- DUFRESNE : LES SOMATO-PSYCHIQUES L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 tionnel prédomine, ce qui peut être exact; et même qu\u2019il a précédé l\u2019élément organo-fone- tionnel, ce qui est faux.Ce sont ces malades qui nous disent: « Docteur, j'ai passé pour un nerveux depuis dix ans.On a tout mis mes troubles d\u2019estomac, d\u2019intestins, de foie, sur le compte de mes « nerfs»; mais guérissez- moi de ma dyspepsie ou de ma diarrhée et Je me calmerai.» Ils n\u2019ont pas toujours raison, bien sûr, mais qui voudra soutenir, ici, qu\u2019ils ont tous tort ?La situation peut, d\u2019ailleurs, se compliquer davantage, si l\u2019on admet qu\u2019il peut y avoir des « nerveux-malades » et des « malades-ner- veux » et aussi des « nerveux-malades-ner- veux ».J\u2019emploie à dessein, ces épithètes peu scientifiques, qui donnent au problème la petite note de réalisme qui nous confrontent, tous les jours, dans notre pratique.Pour débrouiller cet écheveau, relever ce défi, il faut d\u2019abord toutes les ressources du métier; la discipline rigoureuse de l\u2019interrogatoire et de l\u2019examen objectif complet; il faut surtout accorder au malade un intérêt véritable et lui consacrer du temps.Et pourtant, ces patients semblent souvent décourager d\u2019avance, par leurs attitudes geignardes ou agressives, leur comportement hypomania- que et leur égocentrisme exaspérant, les efforts louables et répétés que l\u2019on fera à leur égard.Je comprends, très bien d\u2019ailleurs, que le praticien débordé de travail, refuse de se laisser entraîner dans cette galère.Mais, qui les verra, ces innombrables patients ?Et, surtout, qui les aidera ?Pas les « spécialistes », assurément, qui ne saisiront que rarement le problème dans son ensemble; et pas les psy- chiâtres, non plus, qui, eux, verralent parfois des problèmes là où il n\u2019y en pas, et auxquels les somato-psychiques, au fond, n\u2019appartiennent que très rarement.Et pourtant, ces malades méritent qu\u2019on s\u2019occupe d\u2019eux; d\u2019abord parce qu\u2019ils sont véritablement malades, souvent incapables de travailler et de profiter de la vie, et que leur réhabilitation, si lente et si difficile soit-elle, est possible et qu\u2019elle rend, alors, à la société, un membre actif et utile, qui cesse d\u2019être plus ou moins L\u2019Union Méa.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 à charge à sa famille ou à la communauté.Sommes-nous là pour viser un autre objectif, pour atteindre un autre but et pourquoi faut- il que par manque de perspicacité ou d\u2019intérêt véritable, nous abandonnions chaque année un nombre imposant de ces psycho-so- matiques et de ces somato-psychiques aux mains de charlatans de tout acabit ?Ceux-là, au moins, ont l\u2019habilité et peut-être l\u2019humilité nécessaires pour savoir écouter ceux qui viennent les voir et donner l\u2019impression d\u2019épouser leur intérêt.Il faut aussi, croyons-nous, prendre le temps d\u2019expliquer à ces malades le mécanisme de leur malaise et rétablir, en quelque sorte, la vérité à leurs yeux.Ces patients ont habituellement peu ou pas d\u2019introspection.Les efforts que l\u2019on déploie pour expliquer la génèse et la nature de leur trouble, semblent au début non seulement voués à un échec, mais provoquer des réactions assez désagréables.C\u2019est ici que l\u2019expérience du praticien et l\u2019intérêt véritable qu\u2019il porte à ce malade récaleitrant, sont plus que jamais nécessaires et n\u2019oublions pas qu\u2019à ce stage, chez ces patients, les tranquillisants, les barbituriques et les antispasmodiques ne règlent rien du tout.Il faut savoir aussi ne pas abuser dans ces cas, des examens complémentaires.La clinique a besoin du laboratoire et des rayons-X, mais faut-il pour cela que le clinicien abandonne la responsabilité qu\u2019il a de faire d\u2019abord l\u2019effort du diagnostic ?Faut-il aussi qu'il batte toujours prudemment en retraite, si les examens complémentaires ne semblent pas confirmer son impression ?Faut-il, surtout, qu\u2019il prenne prétexte de certains chiffres de laboratoire ou de certaines constatations radiologiques pour coller au malade des étiquettes qui éviteront le souci d\u2019une enquête plus approfondie et d\u2019un diagnostic plus précis et plus adéquat ?Chez les psycho-somatiques et chez les somato-psychiques, le rôle du laboratoire et des rayons-X est trop souvent néfaste et l\u2019iatro- génie a trouvé là, depuis un quart de siècle, l\u2019un de ses plus beaux champs d\u2019action.Nous avons, d\u2019ailleurs, l\u2019intention de revenir sur ce DUFRESNE : LES SOMATO-PSYCHIQUES 601 sujet d\u2019une façon plus précise en d\u2019autres circonstances.Nous laissons, aujourd\u2019hui, notre confrère le docteur Paul Dumas exploiter cette veine savoureuse.Ceci nous amène à parler des autres problèmes particuliers au traitement des somato-psychiques.Il faut songer au facteur d\u2019usure, d\u2019attrition, qui guette le malade chronique et sa famille, et qui est provoqué par la durée de la maladie.Il faut penser, aussi, au facteur de révolte qui saisira le malade chronique, surtout s\u2019il est jeune : le diabétique, l\u2019ulcéreux, l\u2019asthmatique, par exemple.Il peut s'agir d\u2019une révolte passagère et violente ou d\u2019une rage sourde et durable qu\u2019il faut savoir déceler et apaiser.Il ne s\u2019agit pas, ici, des « bedside manners » les plus suaves et les plus stéréotypées, mais de cette empathie véritable que le malade saura reconnaître.Il faut, également, penser au facteur anxiété, à ce phénomène universel, compagnon essentiel de la maladie: anxiété devant les répercussions économiques, sociales, conjugales du phénomène pathologique; anxiété devant l\u2019échéance du mal chez les cardiaques et les cancéreux, par exemple.Comme il faut, chez tous ces malades, savoir dépister l\u2019angoisse qui se cache sous le calme le plus stoïque ou la volubilité la plus déroutante ! Les auteurs disent, sur ce chapitre, qu\u2019il nous faut pratiquer auprès de ces malades, ce qu\u2019ils appellent une psychothérapie de support.Le terme est bon, mais on l\u2019a trop souvent vidé de son sens.À côté de ces somato-psychiques chroniques, nous devons songer aussi à ceux que la maladie aiguë, brutale, inattendue, plongent, avec leur entourage, dans des tourments psy- cho-émotionnels que tous les praticiens d\u2019expérience connaissent bien.Faut-il insister sur le drame de la thrombose coronarienne, de l\u2019accident de la route, etc, alors que l\u2019anxiété, qui s\u2019est d\u2019abord abattue sur le malade et les siens, s\u2019installera à demeure pour des semaines ou des mois.Un mot, enfin, d\u2019un dernier problème de médecine somato-psychique : la réhabilita- 602 tion.C\u2019est une préoccupation importante de la médecine d\u2019aujourd\u2019hui.La réhabilitation des opérés, des traumatisés, des sourds, des aphones, des hémiplégiques; celle des coronariens, des diabétiques, etc.Une œuvre de patience et de savoir-faire; la tâche d\u2019une « équipe de soignants » disciplinée, techniquement compétente et animée de ce zèle éclairé qui ignore la lassitude et fuit la routine.Les aspects somato-psychiques de la mala- DUFRESNE : LES SOMATO-PSYCHIQUES L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 die attirent done l'attention sur ce que j\u2019appellerai notre responsabilité « globale », à l\u2019égard du patient, de n\u2019importe lequel patient.On peut, alors, parler, comme le font nos voisins du sud, de « comprehensive medical care»; on peut invoquer la médecine humanisée où l\u2019esprit triomphe de la technique; on peut aussi se réclamer de la médecine tout court, qui ménage cette indispensable « rencontre d\u2019une confiance et d\u2019une conscience » LE PSYCHISME EN MÉDECINE ! Paul DUMAS.2 Il est établi que l\u2019objet de la médecine est un animal doué de raison: la personne humaine.Cette personne est mortelle, vulnérable par les maladies et susceptible de déraisonner.Chez l'homme malade comme dans l\u2019homme tout court, l\u2019esprit demeure indissociable de la chair.L\u2019esprit \u2014 M.Dufresne vous l\u2019a rappelé, \u2014 n\u2019assiste jamais sans frémir à une atteinte, si minime soit-elle du corps, atteinte qui lui rappelle constamment la fragilité de son destin terrestre; de son coté, \u2014 ainsi que vous l\u2019a démontré M.Laurin, \u2014 l\u2019esprit tourmenté peut propager dans la sphère somatique son propre bouleversement, par la médiation des centres diencéphaliques, ces transformations très sensibles dont vous a entretenus M.Boulanger.Tout malade, quel qu\u2019il soit, présente donc, dans des proportions variables suivant chaque cas individuel, un ébranlement des deux composantes, psychique et somatique, de sa personne.Si l\u2019on envisage à vol d\u2019oiseau le champ de la pathologie humaine, l\u2019on y distingue deux pôles opposés qui paraissent ressortir uniquement, l\u2019un à la psychiatrie, celui-là groupe 1.Communication au XXIX° Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Montréal, septembre 1959.2.Service de médecine de l\u2019Hôtel-Dieu, Montréal.les psychoses endogènes, l\u2019autre à la bio-pa- thologie, celui-ci groupe les maladies organiques irréversibles.En dépit des apparences, nous ne croyons pas qu\u2019il existe des psychoses sans participation, si subtile soit-elle, du soma: il suffit pour s\u2019en convaincre, de rappeler que ce sont des méthodes biologiques, la convulsivo-thérapie et les ganglioplégi- ques, qui ont valu à la psychiatrie moderne ses victoires les plus signalées.D'autre part, si, à l\u2019opposé, le malade comateux ou cachectique, si le grand organique semble échapper de prime abord au psycho-thérapeute, il n\u2019en reste pas moins qu\u2019avant d\u2019en arriver à cette dernière extrémité, le moribond a livré à la maladie une lutte dans laquelle ses ressorts moraux et son tonus vital lui auront peut- être valu des sursis momentanés et jusqu\u2019à sa dernière heure, il bénéficiera de cette psychothérapie élémentaire qui est faite de présence, de sympathie, de patience et de douceur, \u2014 pour tout dire, de chaleur humaine.Entre ces deux pôles extrêmes des maladies presqu\u2019exclusivement psychiatriques ou pres- qu\u2019exclusivement organiques, l\u2019on retrouve, côté psychiatrique, les psychoses organiques, les névroses et, côté biologique, les maladies infectieuses, parasitaires, métaboliques, néoplasiques, etc.Les psychosomatoses chevauchent l\u2019organique et le psychique et à l\u2019équa- L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 teur des deux zones nous distinguons la foule immense des malades fonctionnels qui composent plus des quatre cinquièmes de nos clientèles d\u2019internistes ou de praticiens et qui sont les grands négligés, les grands oubliés de la médecine de notre temps.Dans cet univers de la pathologie humaine, les psychosés et les grands névrosés (obsédés, hystériques, phobiques, psychasthéniques) relèvent plus particulièrement du psychiatre; tous les autres solliciteront un jour ou l\u2019autre le secours du praticien ou de l\u2019interniste.Sur le plan de la pratique médicale, le médecin qui est consulté par un malade ne doit Jamais perdre de vue le dualisme de la nature humaine; il ne se bornera pas à traiter un corps ou une maladie, mais il tiendra toujours compte du psychisme de son malade, aussi bien dans ses démarches diagnostiques que dans ses initiatives thérapeutiques.Au cours de l\u2019examen d\u2019un malade, l'anamnèse touchant sa situation sociale ou familiale, ses conditions de vie, ses habitudes, ses tracas, s'avère un complément utile et indispensable d\u2019un bon examen physique et permet de connaître l\u2019homme qui se cache derrière le malade et de situer sa position exacte par rapport à sa maladie.Un bon questionnaire psycho-somatique exige du temps, du tact et de la patience.Nous n\u2019obtiendrons jamais de confidences en pratiquant l\u2019effraction d\u2019une conscience ou en bousculant un interlo- euteur.Il faut au préalable établir entre lui et nous le climat de confiance propice à une bonne ventilation psychologique et la chaleur de ce climat dépendra de la qualité de notre accueil.Lors de notre enquête psychosomatique, nous n\u2019accorderons pas aux refoulements sexuels plus d\u2019importance qu\u2019ils n\u2019en méritent.Dans notre monde canadien-francais, d\u2019autres facteurs: l'insécurité matérielle, la frustration affective, les conflits intra-familiaux, Iinquiétude religieuse, le désir fiévreux de paraître ou d\u2019éclipser le voisin, peuvent, à notre sens, exercer un rôle morbigène beaucoup plus important.Il convient enfin d\u2019accueillir avec un certain scepticisme une partie des confidences recueillies, surtout celles qui pré- DUMAS: LE PSYCHISME EN MÉDECINE 603 sentent un caractère par trop éruptif et.une luxuriance trop prononcée dans le détail.Ainsi, par exemple, toutes les femmes, à des degrés divers, se plaignent un jour ou l\u2019autre de leur mari, certaines avec humeur, d\u2019autres, presqu\u2019avec tendresse, et la plupert d\u2019entre elles, j'en suis sûr, ne voudraient pour rien au monde troquer l\u2019être détestable avec lequel elles partagent le silence des nuits.Tout le long de cette première prise de contact de l'examen subjectif, le malade nous aura fait subir lui-même un examen à sa façon.Il aura vérifié si le portrait qu\u2019on lui avait tracé de nous est exact ou non, il aura remarqué si notre mise est soignée ou négligée, si nous sommes digne, patient, brusque, familier, sarcastique ou affable.Attentif aux nuances, notre attitude, le timbre de notre voix, notre regard l\u2019auront impressionné ou indisposé, et malgré que notre diagnostic soit exact et notre traitement rigoureusement scientifique et approprié à son cas, si le premier contact psychologique a été défavorable, ou bien le malade ne reviendra pas nous consulter, ou bien notre traitement sera compromis ou inopérant.Il faut savoir admettre aussi que tous les médecins ne sauraient convenir à tous les malades.Il y a des médecins cérémonieux, aimables, sévères, cassants ou pleins de bonhomie, qui recrutent tous des catégories distine- tes de malades.Il y aussi les médecins à succès, dont la séduction est souvent faite d\u2019impondérables et opère à la façon de celle d\u2019un Charles Boyer ou d\u2019un Perry Como et qui exercent sur une très vaste clientèle un véritable envoûtement, \u2014 même si, aux yeux de leurs chers confrères, ils ne paraissent pas toujours tellement transcendants sur le plan scientifique.Au moment de remettre au malade ses directives thérapeutiques ou de lui proposer tel examen de laboratoire, il nous posera généralement la question qui l\u2019angoisse le plus, à savoir quel mal avons-nous diagnostiqué chez lui.C\u2019est là le moment critique du dialogue entre le médecin et le malade.Selon le degré de certitude que nous avons déjà acquis tou- 604 DUMAS: LE PSYCHISME EN MÉDECINE chant la nature de ses troubles, nous serons plus ou moins explicite.Nous éviterons les vocables ésotériques, sauf devant certains ignoramus prétentieux qu\u2019il importe d\u2019éblouir.Nous éviterons de même les développements filandreux qui causent toujours une mauvaise impression.Certains mots ont une résonance déplaisante et l\u2019on se gardera bien de dire à un malade qu\u2019il est nerveux, encore moins qu\u2019il est un névrosé.D\u2019autres, par contre, le métabolisme, le cholestérol, ete, fascinent les oreilles de certaines personnes; il conviendra de n\u2019en pas abuser.Etre honnête, assuré et concis dans nos déclarations à nos malades, mais veiller à ne pas les effrayer inutilement.Passer sous silence, une hyperostose frontale interne ou telle constatation fortuite dont la gravité demeure et demeurera relative et contre laquelle d\u2019ailleurs nous ne pouvons rien.Si la réalité est par trop déplaisante, l\u2019envelopper de termes euphémiques qui sans être mensongers, n\u2019ajouterons pas à son angoisse, \u2014 telle cet fameuse expression de «structural change » dont s\u2019était servie la presse britannique pour désigner l\u2019affection néoplasique d\u2019un souverain mourant.Certes, le malade a droit à la vérité, mais nous lui devons de la lui servir en y mettant les formes et, sans aller jusqu\u2019à verser dans un optimisme béat, nous aurons toujours avantage à le rassurer.Dans le milieu hospitalier, les palabres au lit du malade, voire même les visites quotidiennes à des malades de salle qu\u2019en clientèle nous ne visiterions guère qu\u2019à toutes les semaines peuvent déterminer ou entretenir des syndromes iatrogéniques en avivant leur inquiétude ou en leur inspirant une notion inexacte ou excessive de leurs maux.Enfin, le traitement de l\u2019homme malade devra toujours comporter, en outre des prescriptions diététiques, hygiéniques et médicamenteuses, une dose suffisante de compréhension et de réconfort moral.Et puisqu\u2019aujour- d\u2019hui nos savantes ordonnances se résument à l\u2019inscription du nom d\u2019un médicament préfabriqué, nous choisirons avec circonspection un produit qu\u2019il ne connait pas et qui se recommande pas sa sapidité et sa belle appa- L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 rence, voire même par son prix, en nous rappelant, avec le puète, qu\u2019en ce domaine plus qu\u2019en tout autre peut-être, la façon de donner vaut souvent mieux que ce que l\u2019on donne.Enfin, si le malade se trouve placé dans une conjoncture morale qui a pu contribuer au déclenchement de ses troubles, nous nous inspirerons de son système de valeurs à lui si nous lui indiquons des issues possibles et nous ne lui imposerons pas nos propres points de vue.Mais, me direz-vous, vous avez éludé le problème essentiel.Sans doute la vie humaine est une succession d\u2019épreuves dont tôt ou tard nous devrons tous accepter notre ration.Pourquoi certains individus assaillis par le malheur ou placés en face d\u2019un conflit ou d\u2019une situation émotionnelle à laquelle ils savent mal s\u2019adapter manifesteront-ils une dermatose, un ulcère duodénal, des crises d\u2019asthme, des arthralgies, alors que d\u2019autres traverseront la même épreuve sans encombre ?Evidemment, s\u2019il fallait que tous les hommes qui sont durement affligés par la vie en éprouvent automatiquement une répercussion organique, l\u2019humanité entière serait dans les hopitaux!.Le déréglement viscéral s\u2019installe à la suite d\u2019une affliction morale chez ceux-là dont le pouvoir d\u2019encaissement, dont les forces de résistance sont faibles, minimes ou minés depuis longtemps par des soucis durables ou répétés.Ainsi, la psychosomatose se dé- velopera de préférence chez des sujets instables, mal entrainés à la vie ou non encore pourvus de maturité affective, ou encore chez d\u2019autres qui ne savent pas opposer à leur tension psychique chronique les exutoires ou les soupapes indispensables.Tel appareil sera touché plutôt que tel autre parce qu\u2019il est génétiquement plus vulnérable ou qu\u2019il est le lieu du point faible, du défaut de la cuirasse de l\u2019organisme.Dans la genèse de la maladie, le facteur psychosomatique, si prépondérant soit-il, n\u2019est qu\u2019un facteurs parmi tant d\u2019autres et nous ne croyons pas, pour notre part, à une étiologie strictement univoque des maladies: c\u2019est la réunion en faisceau de plusieurs facteurs, hérédité, terrain, attrition physique L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 ou morale, agents exogènes, qui détermine habituellement l\u2019état de maladie, et même dans les affections en apparence spécifique (infections, intoxications, etc.), la réponse de l\u2019organisme variera suivant la disposition antérieure de celui-ci.\u2014 Comment établir maintenant avec certitude la relation de cause à effet entre le conflit affectif ou le traumatisme moral et le désordre viscéral?Outre que le facteur psychique n\u2019est qu\u2019une des conditions nécessaires à l\u2019éclosion de la maladie, son importance exacte nous sera révélée au cours de l\u2019examen par l\u2019élimination des causes biologiques ou organiques importantes pouvant avoir amené la maladie.Il s\u2019agit donc d\u2019un diagnostie d\u2019exclusion, d\u2019un diagnostic étiologique de présomption, non de certitude.À l\u2019occasion, le secours d\u2019un psychiatre ou l\u2019aide des tests psychologiques et de l\u2019enquête sociale pourront nous aider à préciser l'importance dynamique des facteurs psychiques dans le déclenchement de la maladie organique.\u2014 L\u2019on objecte encore parfois: « À quoi bon mettre à jour des malheurs intimes contre lesquels vous ne pouvez rien?» \u2014 Confier ses ennuis, ventiler ses soucis, apaise toujours le malade.Comme l\u2019a dit le poète, « à raconter ses maux, souvent on les soulage ».Bien sûr, le médecin est rarement en mesure d\u2019effacer, de supprimer un malheur moral, mais parce qu\u2019étant à l\u2019extérieur de celui-ci, il l\u2019envisage plus froidement, il peut souvent le minimiser, le ramener à ses véritables proportions dans l\u2019esprit du malade tout en lui offrant des moyens de l\u2019accepter ou de le supporter, il peut lui enseigner aussi, à force de sympathie et de compréhension, des raisons nouvelles d\u2019espérer.À cet égard, les arguments d\u2019ordre religieux peuvent nous être parfois d\u2019un grand secours, dans le milieu canadien-français, au- ptès de certains malades plus particulièrement affligés.\u2014 Quelles sont enfin les maladies, les syndromes psycho-somatiques les plus courants, et ceux où les facteurs psychiques semblent exercer un rôle prépondérant?DUMAS: LE PSYCHISME EN MÉDECINE 605 Les répercussions des troubles émotionnels ou des dérangements affectifs peuvent se faire sentir au niveau de tous les appareils.Dans une brève communication comme celle-ci, nous ne pouvons tout au plus que les énumérer sèchement: dans l\u2019appareil circulatoire: l\u2019asthénie neu- ro-circulatoire, la névrose cardiaque, la fausse angine de Nothnagel, les spasmes et la thrombose des coronaires (dans lesquels les émotions brutales jouent souvent un rôle déclenchant tragique), l\u2019hypertension artérielle, des spasmes vasculaires, ete.; dans l\u2019appareil respiratoire: des dyspnées, de l\u2019asthme; dans le tube digestif: l\u2019anorexie, l\u2019aérophagie, le cardiospasme, l\u2019ulecus gastrique ou duodénal, l\u2019aérocolie bloquée, la colite fonctionnelle, sinon la colite ulcéreuse, des crises vésiculaires, la constipation (vg.la constipation des paysans en visite chez leurs parents de la ville), etc.; dans l\u2019appareil génito-urinaire: l\u2019impuissance, la frigidité, la dysménorrhée fonctionnelle, l\u2019aménorrhée fonctionnelle d\u2019adaptation, la grossesse fantôme, le syndrome climatérique, l\u2019incontinence ou la rétention urinaire fonctionnelles, la phosphaturie, ete.; en dermatologie: de l\u2019urticaire, de l\u2019ædème de Quincke, des dermites atopiques, des prurits, de la séborrhée, etc.; en endocrinologie: des thyréotoxicoses, des hypercorticismes fonctionnels, certaines obésités; au niveau de l\u2019appareil loco-moteur: des myalgies, des arthralgies, la coccycodynie; au niveau du système nerveux: de l\u2019insomnie, des migraines, des vertiges; etc, etc.De plus, dans toutes les autres affections, celles qui d\u2019emblée ne relèvent pas d\u2019une cause psychogène, l\u2019état d\u2019esprit du malade peut jouer un rôle important dans l\u2019évolution de la maladie, soit comme ressort de guérison, soit pour diminuer le tonus vital et créer des cercles vicieux qui favoriseront l\u2019aggravation du mal ou son évolution vers la chronicité.Restent les troubles fonctionnels vagues, les maux de dos, les céphalées vaporeuses, les 606 troubles digestifs flous, les algies mobiles, les vertiges capricieux, les fatigues inconstantes, etc, sans substrat organique apparent.Les internistes des hôpitaux qui se complaisent dans l\u2019organicité flagrante, ont souvent tendance à reléguer tous ceux-là au psychiatre et, en clientèle, les médecins se lassent souvent de la répétition ou de la persistance de leurs doléances en apparence imaginaires.Méfions- nous, le fonctionnel d\u2019aujourd\u2019hui deviendra l\u2019organique de demain et si la médecine avait le pouvoir de saisir le moment précis et sournois où cette transition s\u2019opère, elle pourrait sans doute réaliser un jour la prédiction optimiste du professeur Selye et parvenir à sup- DUMAS: LE PSYCHISME EN MÉDECINE L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 primer la mort.Autant que tout autre, le fonctionnel a droit à un examen physique complet, voire à des vérifications de laboratoire et à des mises au point périodiques, il a surtout droit à notre compréhension et à notre sympathie.Il occupe dans nos clientèles la place maîtresse.La plupart du temps, c\u2019est un petit blessé de la vie auquel le secours de notre science et de notre réconfort restituera bientôt la santé et la joie de vivre; souvent aussi, c\u2019est un faible, un déshérité du sort qui aura besoin de notre compassion constante pour traverser l\u2019existence sans trop souffrir et qui, grâce à nous, ne perdra jamais tout à fait l\u2019espoir du bonheur.PSYCHISME ET CHIRURGIE \" Euchariste SAMSON (Québec).Après quelques années de pratique médicale, tout médecin reconnaît la difficulté d\u2019un bon diagnostic différentiel chez les patients présentant des troubles psychiques, et il est frappé par le nombre considérable de ces patients qui ont subi des opérations inutiles.Cela commence très souvent par une appendicectomie, pour soi-disant appendicite chronique; quelques temps plus tard, un ovaire est enlevé pour les mêmes douleurs; puis la vésicule biliaire, et finalement on procède à l\u2019hystérectomie et à la résection de l\u2019autre ovaire.Dans l\u2019intervalle, très souvent, ces patientes sont opérées une ou deux fois pour des adhérences, et les troubles continuent en s\u2019aggravant.Aussi est-il important de revenir de temps à autre sur ce problème, sans toutefois exagérer dans un sens ou dans l\u2019autre.Plusieurs auteurs se sont intéressés à ces malades et ont blamé, à juste titre, la conduite des traitements chez ces patients.1.Communication au XXIXe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Montréal, septembre 1959.McGeorges, en 1934, étudia un groupe de patientes hospitalisées pour maladie mentale non organique.Il constata que sur un nombre total de 132 femmes, dont l\u2019âge variait de 15 à 35 ans, 16% avaient subi des opérations majeures inutiles, principalement sur les organes génitaux: ovariectomie dans 8% des cas, hystérectomie et salpingectomie dans 7% des cas.En 1936, Bennett et Simrad rapportèrent une étude de 100 malades hospitalisées, souffrant de troubles psychiques; de ce nombre, 73 avaient subi 179 opérations, soit 2.4 opérations par malade.D\u2019après l\u2019histoire de ces cas et les symptômes résiduels, ils croient que plus de la moitié des opérations étaient inutiles.On pourrait multiplier ces statistiques à volonté, car les publications ont été très nombreuses sur ce sujet.Il y a cependant certains points sur lesquels il faut insister, comme l\u2019ont fait Ulett et Gildea de St-Louis.Chez les psychiques, le médecin doit premièrement éviter d\u2019appuyer L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 sur certaines anomalies et d'attirer l\u2019attention de ces patients sur ces défectuosités qui, jusque la, ne les préoccupalent pas, car ce sera souvent le point de départ de l\u2019aggravation des symptômes pré-existants.Deuxièmement, il est important de reconnaître la part que le facteur émotionnel a pu jouer dans l\u2019apparition des symptômes et d\u2019en faire part au patient.Ce facteur est trop souvent méconnu de celui qui prend une observation ou examine un patient, parce qu\u2019il est trop pressé, ou ne prend pas la peine de causer avec son patient.Et enfin, à moins de syndromes aigus, la chirurgie des patients présentant quelques troubles psychiques, doit être réduite au minimum, et si, par hasard, une lésion organique impose un acte chirurgical, le patient doit recevoir un traitement psychothérapique avant et après l\u2019opération.Le chirurgien doit informer son patient des résultats qu\u2019il attend de l\u2019opération, et ne pas lui présenter l\u2019acte opératoire comme une panacée qui fera disparaître tous les symptômes accusés par lui; si le chirurgien ne trouve aucune lésion, il doit en avertir son patient et lui faire accepter un traitement psychothé- rapique le plus tôt possible.Mais ce n\u2019est pas tout de dire qu\u2019une personne souffre de troubles psychiques pour en conclure que tous les malaises, les symptômes accusés par ce patient sont d\u2019origine psychique; au contraire, il faut faire un interrogatoire plus serré, parce que ces malades ont tendance à répondre de façon vague au questionnaire; il faut aussi pratiquer un examen aussi complet que possible, tant au point de vue clinique qu\u2019au point de vue radiologique et biochimique, pour en arriver à un diagnostic qui serre d\u2019aussi près que possible la vérité.Permettez-moi de vous présenter à ce sujet une observation qui m\u2019a été prêtée par mon confrère le Dr F.X.Demers, et qui, à mon avis, illustre bien les quelques remarques que je viens de faire.« Madame A.se présente a la consultation de l\u2019un de nous le 11 janvier 1956.Agée de SAMSON: PSYCHISME ET CHIRURGIE 607 trente ans, elle est mère d\u2019un enfant de onze mois.Nerveusement, elle nous raconte qu\u2019elle à palpé une masse tumorale dans son ventre; son mari, qui semble aussi nerveux, confirme.Elle accuse quelques troubles digestifs vagues pour lesquels elle a déjà consulté.En 1952, des radiographies de sa vésicule et de son intestin étaient à l\u2019époque négatives, et les malaises ne se sont pas exagérés depuis.Aucun trouble urinaire ni gynécologique, le cycle menstruel est régulier et sans patho- Figure 1 logie.Nous concluons à une dyspepsie nerveuse avec d\u2019autant plus de certitude que abdomen est souple, qu\u2019il est impossible d\u2019y déceler un point douloureux, d\u2019y retrouver la masse décrite.Au toucher combiné au palper, on reconnaît facilement les organes génitaux internes qui sont de mobilité, de consistance et de volume normaux.La patiente quitte notre consultation avec de légers calmants qui l\u2019aideront, nous l\u2019espérons, à oublier sa tumeur fantôme.Nous nous demandons si nous n\u2019aurions pas dû faire la prescription en double pour ne pas avoir l\u2019air de négliger le mari. 608 SAMSON: PSYCHISME ET CHIRURGIE La patiente nous revient après quelques mois avec les mêmes angoisses, et nous, avec les mêmes constatations cliniques.Nous lui suggérons d\u2019entrer à l'hôpital afin d\u2019y subir des examens plus poussés.Le 27 avril 1956, le rapport d\u2019un lavement barité se lit comme suit: aucune lésion intrinsèque radiologiquement décelable.Allongement du colon sigmoïde qui est redondant le long du colon gauche.L\u2019Iléon terminal est visualisé et son calibre est normal.Aspect douteux de masse de tissu mou dans le petit bassin.(Fig.1 et 2) Figure 2 Cette dernière constatation nous décide à faire une laparatomie avec le diagnostic de possibilité de tumeur para-ovarienne non fonctionnelle.A l\u2019ouverture du ventre, on constate qu\u2019une anse grêle, appesantie par une tumeur, est ptosée dans le petit bassin; on résèque la masse qui est kystique et contient environ 1500 ec.d\u2019un liquide blanc laiteux.(Fig.3 et 4) Le pathologiste porte le diagnostic de chylongiomatose caverneuse du grêle et du mésentère.L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 Figure 3 Figure 4 Notre patiente est toujours émotive, mais va tres bien.» Voici donc un exemple d'une patiente, parmi beaucoup d\u2019autres, dont les troubles abdominaux avaient été attribués à du nervosisme exagéré et qui aurait pu être traitée longtemps pour des troubles psychiques, si son médecin n\u2019avait pas eu la précaution de répéter tous les examens nécessaires pour éliminer une cause organique.C\u2019est ce que chacun de nous devrait faire pour éviter des erreurs parfois graves de conséquences. LE DIABÈTE LES SIGNES BIOLOGIQUES DANS LES DIABÈTES DE DIAGNOSTIC DIFFICILE ! Guy-E.JORON.Ordinairement le diagnostic du diabète se pose facilement.Il suffit de soupçonner la présence du diabète et d\u2019établir qu\u2019il y a glu- cosurie et hyperglycémie.De plus, il peut y avoir des symptômes caractéristiques, mais, même dans les cas sans symptômes, la glycémie est souvent tellement élevée au\u2019on ne peut se tromper.Il arrive cependant de rencontrer des cas où l\u2019hyperglycémie sera beaucoup moindre et parfois on omettra le diagnostic de diabète parce qu\u2019une ou deux glycémies auront été normales.Ou encore on commettra l\u2019erreur contraire de considérer comme étant diabétique un patient dont l\u2019hyperglycémie est due à une autre maladie.Nous discuterons donc de ces cas où le diagnostic est difficile.Le diabète sucré est une maladie très distincte en elle-même, ayant certaines caractéristiques génétiques et métaboliques affectant les glucides et parfois les protides et lipides; son évolution peut être lente ou rapide et ayant tendance à produire des changements vaseu- laires surtout dans l\u2019œil et le rein.Il importe donc de distinguer entre le diabète et les autres causes d\u2019hyperglycémie.De plus une fois le diagnostic de diabète posé, il est extrêmement difficile de le réfuter.Une telle erreur peut être lourde de conséquences.Du point de vue économique ceci peut empêcher le patient d\u2019obtenir une assurance-vie et lui fermer les portes de certaines industries et nuire à son avancement.En outre, il est injustifiable de restreindre la liberté de l\u2019individu en lui imposant un régime et un mode de vie qui ne lui sont pas nécessaires.1.Communication au XXIXe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Montréal, septembre 1959.Du Département de Métabolisme et Toxicologie.The Montreal General Hospital.Quelle devrait être notre attitude quand nous découvrons que le patient a une hyperglycémie?Premièrement, dans l\u2019absence de symptômes typiques de diabète, on devrait répéter l\u2019analyse du sang afin d\u2019éliminer tout doute possible.Si cette hyperglycémie persiste, voir si nous pouvons l\u2019attribuer à d\u2019autres causes que le diabète.En somme, dans l\u2019absence de symptômes le diabète est un peu un diagnostic par exclusion.Ici sont énumérées les causes les plus fréquentes d\u2019hyperglycémie : 1 \u2014 Désordres endocriniens : Diabète sucré.Pancréas: résection, dégénérescence, pancréatite.Hypophyse: tumeurs des éosinophiles, basophiles.Surrénale: hypercorticisme, phéochromocytome.Thyroïde: hyperthyroïdisme.Emploi de ces hormones y compris l\u2019insuline.2 \u2014 Situations avec stress: Infections, affections traumatiques, thrombose coronarienne, douleurs et troubles émotifs aigus.3 \u2014 Facteurs relevant du foie : Maladies du foie: cirrhose, hépatite, etc.sous-alimentation, carence de glucide, insuffisance mf{yocardique, calculs biliaires.4 \u2014 Lésions intracrâniennes : Hémorragie: thrombose; méningite, encéphalite, tumeur.5 \u2014 Causes diverses : Gastrectomie et plastie gastro-intestinale, grossesse ; anoxie, intoxication oxycarbonée, diabète bronzé, hyperglycémie des moribonds, etc.DDÉSORDRES ENDOCRINIENS En premier lieu se trouve le diabète sucré qui est sans doute la cause la plus commune et la plus importante d\u2019hyperglycémie.D\u2019autres désordres endocriniens peuvent produire 610 JORON : SIGNES BIOLOGIQUES DANS LES DIABÈTES une hyperglycémie permanente ou temporaire.Il est surprenant de constater combien peu de fois une pancréatite provoquera un dérangement du métabolisme des glucides.Les tumeurs de l\u2019hypophyse quoique rares, sont des causes bien connues d\u2019hyperglycémie.Le diabète associé avec la maladie de Marie ou de Cushing est relativement bénin, mais par contre assez résistant à l\u2019insuline.Les tumeurs des surrénales produisant un excès soit de glu- cocorticoïdes ou d\u2019épinéphrine sont habituellement associées avec une hyperglycémie.L\u2019hy- perthyroïdisme peut présenter un léger dérangement du taux de sucre dans le sang surtout après les repas.Il peut alors être facilement confondu pour le diabète, vu la perte de poids.De plus l\u2019hyperthyroïdisme peut aggraver un diabète latent qui récédera une fois le désordre thyroïdien corrigé.Il va sans dire que l\u2019administration des hormones de toutes ces glandes peut causer les mêmes dérangements quand elles sont données pour des fins thérapeutiques.L\u2019administration de l\u2019insuline à un individu qui n\u2019est pas diabétique ou encore l\u2019administration de fortes doses à celui qui l\u2019est légèrement, réduit la production endogène d\u2019insuline et peut temporairement causer un dérangement dans le métabolisme des glucides.Cet état de choses selon toute apparence, pourrait passer pour du diabète sucré et pourtant tel n\u2019est pas le cas.En voici un exemple : un jeune homme de 23 ans se présente au dispensaire se déclarant diabétique depuis l\u2019âge de huit ans alors qu\u2019on lui avait donné de l\u2019insuline parce que du sucre avait été trouvé dans ses urines et qu\u2019il avait maigri.Il ignore si d\u2019autres facteurs avaient contribué à poser le diagnostic.Depuis 15 ans il prend de l\u2019insuline à tous les jours, la dose depuis quelques années étant de 15 unités de protamine de zinc.Or l\u2019examen physique se révèle normal.Voici done un jeune homme de bonne taille, maigre mais bien développé.La glycémie a jeun est normale, cependant l\u2019urine contient une petite quantité de glucose.L\u2019hyperglycémie provoquée par 50 gr.de glucose est représentée par la plus haute courbe (Fig.I).L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 240+ tr tr + mq /100mI.C-G- 23 ANs.200 DIABETE 15 ANS | PZI I5U 160 4 - 5/78/59 120 + 9/9/59 80 4 an Enea en 1 tr + + tr 40 T ¥ v x ov 0 30 60 90 120 150 \u2014 minutes \u2014 Fic.I \u2014 Epreuve d\u2019hyperglycémie provoquée chez un jeune homme de 23 ans qui avait été considéré diabétique et qui avait pris 15 unités d\u2019insuline pro- tomine de zinc quotidiennement \u2014 ligne continue 5/8/59.Un mois après avoir discontinué l\u2019insuline, l\u2019épreuve fut répétée et cette fois fut normale \u2014 ligne brisée, 9/9/59.Il y avait de petites quantités de glucose dans tous les échantillons d\u2019urine \u2014 trace (tr.) ou positive (+).Glycémie exprimée en mg.par 100 ml.de sang, méthode Folin-Wu.Aucune insuline ne lui fut donnée le jour même du test.Quoique cette courbe fut anormale et aurait pu être produite par le diabète, dans l\u2019ensemble ceci suggérait beaucoup plus un diabète rénal.L\u2019insuline fut discontinuée et un régime libre fut prescrit.L\u2019hyperglycémie provoquée fut répétée un mois plus tard et cette fois fut parfaitement normale.2 \u2014 SITUATIONS AVEC STRESS Il y a un nombre de situations diverses qui sont accompagnées d\u2019une augmentation du stress et qui présentent assez souvent une hyperglycémie.Des situations telles que les traumatismes, les thromboses coronariennes et les douleurs et troubles émotifs aigus en sont des exemples.Le mécanisme de la production de l\u2019hyperglycémie n\u2019est pas expliqué d\u2019une façon satisfaisante, mais une corrélation avec le stress semble exister.Dans les cas des thromboses coronariennes 1l se peut que l\u2019hyperglycémie soit due plutôt à une congestion temporaire du foie; dans le cas des douleurs aiguës, à une sécrétion augmentée d\u2019épinéphrine.Le mécanisme par lequel une infection cause un dérangement dans le métabolisme des glucides L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 n\u2019est pas compris et il en est de même de la façon dont une infection peut neutraliser l\u2019effet de l\u2019insuline.3 \u2014 FACTEURS RELEVANT DU FOIE Les affections hépatiques sont bien reconnues comme pouvant produire une hyperglycémie.Encore une fois les théories énoncées pour expliquer ce phénomène semblent inadéquates.L\u2019influence d\u2019une carence de glucide est souvent un facteur important chez les malades qui manquent d\u2019appétit.Les cardiaques avec congestion du foie présentent souvent une hyperglycémie qui retournera à la normale lorsque leur état circulatoire sera amélioré.Quatre-vingt-quinze pour cent des patients avec des calculs biliaires ont une épreuve d\u2019hyperglycémie provoquée anormale.4 \u2014 LÉSIONS INTRACRANIENNES Celles-ci sont souvent accompagnées d\u2019hyperglycémie, surtout les hémorragies et les lésions qui affectent la surface inférieure du cerveau.Ceci est probablement l\u2019équivalent clinique du diabète par piqûre de Claude Bernard.5 \u2014 CAUSES DIVERSES En dernier lieu il y a de nombreuses conditions variées qui présentent plus ou moins souvent des élévations de glucose dans le sang.Signalons qu\u2019une hyperglycémie parfois très élevée, de 300 ou 400mg/100ml.de sang, des fois même jusqu\u2019à 1000 mg,, se rencontre chez les moribonds sans aucun antécédent qui suggère le diabète.Ces cas sont souvent très dif- fiiciles à expliquer.Il ne faut pas s\u2019y laisser prendre et injecter de fortes doses d\u2019insuline, ce qui ne ferait que hater la fin du patient.Il va de soi qu\u2019une histoire de cas détaillée et un examen physique complet aideront plus souvent à discerner entre les différentes causes d\u2019hyperglycémie que le laboratoire.Du moins ils fourniront le point de départ et indiqueront quelles conditièns devraient être soupçonnées ou éliminées et dirigeront le choix des analyses de laboratoire.En général l\u2019épreuve d\u2019hyperglycémie provoquée n\u2019est pas de grande utilité JORON : SIGNES BIOLOGIQUES DANS LES DIABÈTES 611 pour distinguer entre les différentes causes d\u2019hyperglycémie, surtout si le taux sanguin à jeun est au-dessus de 150 mgn/100 mi.Dans les dérangements moins prononcés elle peut nous aider.mg.glucose -er lOOmi.240 200 a 160 b 120 d 80 c 40 4 T 7 T 30 60 120 \u2014 MINUTES Fi6.IT \u2014 Légers dérangements de l\u2019_épreuve d\u2019hyperglycémie provoquée \u2014 a) diabète léger, b) diabète, infection, traumatisme, malnutrition, ete, c) gastrectomie, d) courbe normale (voir texte), glycémie exprimée en mg.de glucose par 100 ml.de sang, méthode Folin-Wu.Dans la figure 2 sont représentées quatre courbes typiques.La concentration du glucose est exprimée en mg./100 ml, de sang (méthode Folin-WU qui est encore la plus en vogue).A \u2014 est une courbe typique d\u2019un diabète bénin.Le taux à jeun est au-dessus de la normale, le sommet est atteint dans une heure et à la fin de la deuxième heure le niveau n\u2019est pas de retour au point de départ.B \u2014 représente une épreuve légèrement mais définitivement anormale et qui peut être le résultat de plusieurs conditions y inclus le diabète, une affection traumatique, une infection, un régime inadéquat en glucides.Dans pareil cas, 11 vaut mieux ne rien conclure et répéter l\u2019épreuve quand le patient sera complètement remis et aura mangé au moins 250 gms.de glucides par jour pendant la semaine précédant l\u2019examen. 612 JORON : SIGNES BIOLOGIQUES DANS LES DIABÈTES C \u2014 est une courbe rencontrée souvent à la suite d\u2019une gastrectomie, due au passage rapide de glucose dans l\u2019intestin grêle.Ce patient aura du sucre dans les urines dû à son hyperglycémie, mais il ne souffre pas de diabète.On rencontre aussi ce genre de courbe quelquefois chez les patients plus âgés mais elle n\u2019indique pas le diabète si le taux de glucose est de retour à la normale en-deça de deux heures.D \u2014 représente une courbe normale.Le taux du glucose à jeun est dans la moyenne normale.Après ingestion de 50 gms.de glucose le sommet est atteint dans trente minutes et en deux heures la glycémie est de retour au niveau à jeun.La grande valeur d\u2019une hyperglycémie provoquée est de permettre d\u2019établir qu\u2019il y a vraiment une déviation de la normale et de permettre de distinguer entre un diabète rénal, ou le seuil rénal pour le glucose est plus bas que la normale, d\u2019un véritable diabète sucré.En 1954, Fajans et Conn (1) ont suggéré qu\u2019il serait peut-être possible de dépister les individus qui sont sujets à devenir diabétiques en donnant des corticostéroïdes avant l\u2019épreuve d\u2019hyperglycémie provoquée; ceci rendant la courbe plus anormale chez les diabétiques potentiels.Cette suggestion devint populaire et quoiqu\u2019il se peut fort bien qu\u2019elle soit correcte, il faut remarquer que cela n\u2019a pas encore été prouvé, et donc à ce moment n\u2019est pas de grande utilité pratique.I Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 En terminant il est utile de se rappeler la définition du diabète énoncé par Russel Wilder: « Le diabète est une hyperglycémie persistante ».Il arrive parfois qu\u2019une décision doit être prise immédiatement et alors dû aux circonstances il vaudrait mieux traiter le patient comme un diabétique, sans nécessairement l\u2019étiqueter comme tel.Avec le temps et des observations subséquentes la cause véritable de l\u2019hyperglycémie se révélera.Résumé Quoique le diabète sucré soit la cause la plus fréquente d\u2019hyperglycémie, on doit se garder de poser le diagnostic quand les symptômes caractéristiques de cette maladie sont absents.Les autres causes d\u2019hyperglycémie sont décrites.Le laboratoire est utile surtout pour apporter preuve à l\u2019appui ou réfuter les alternatives qui sont suggérées par l\u2019état clinique du patient.Summary Although diabetes mellitus is the most common cause of hyperglycoemia one must be careful of making the diagnosis when its characteristic symptoms are absent.The differential diagnosis of hyper- glycoemia is discussed.The laboratory is of help principally in providing evidence to support or refute the alternative diagnoses which are suggested by the history and physical findings.BIBLIOGRAPHIE S.S.FAJANS et J.W.CONN: An approach to the prediction of diabetes mellitus by modification of the glucose tolerance test with cortisone.Diabetes, 3: 296, 1954. L'ŒIL ET LE DIABÈTE ' Marc PLAMONDON (Québec).Il ne peut exister dans l\u2019organisme d\u2019endroit plus privilégié que l\u2019æil pour nous permettre d'observer à l\u2019infini les multiples perturbations dynamiques entrainées par le diabète dans son évolution.Il est vrai que l\u2019œil ne peut constituer par lui-même un laboratoire de technique biochimique permettant de doser l\u2019équilibre perdu, 11 devient plutôt un témoin important nous permettant de connaître les progrès de la maladie.Par manifestations diabétiques, on y voit surtout des complications.Elles peuvent se manifester d\u2019une façon très insidieuse ou survenir brutalement comme une hémorragie massive.Il est évident qu\u2019un diabétique bien traité aura moins tendance à produire des complications, mais trop souvent malgré le meilleur traitement qui soit, la régression d\u2019une rétinopathie ne se voit presque jamais.Pourquoi ?Il existe encore de grands inconnus dans le traitement idéal.Le régime et les insulines peuvent régler le problème de la glycorégulation défectueuse, mais il persiste quand même une faiblesse particulière des parois veineuses des capillaires et des veinules qui continuent de produire des déhiscences comme si ces substances n\u2019existaient pas.Problème sans réponse certaine à l\u2019heure actuelle, mais qui demeure toujours prometteur aux recherches.Les manifestations oculaires du diabète sont nécessairement variées.Au point de vue physiologique, l\u2019œil est constitué de diverses substances qui sont très sensibles aux modifications métaboliques, à l\u2019hydratation et à la déshydratation.Ces constituants transparents, le vitrée situé dans le segment postérieur, l'humeur aqueuse dans le segment antérieur, et le cristallin séparant ces deux liquides, réagissent par des modifications de volume amenant des changements importants de la réfraction.Dans la période de diabète 1.Communication au XXIXe Congrès de A.M.L.F.C., Montréal, septembre 1959.ignoré, le malade se voit très souvent dans l\u2019obligation de faire diminuer la force de ses verres, s\u2019il était hypermétrope.Ces changements se font donc dans un sens défini.Il y a progression vers l\u2019état myopique si le glucose sanguin ou la déshydratation augmente.Dans la période de traitement, phase d\u2019hydratation et de rétablissement de l\u2019équilibre glycémi- que, l\u2019état de myopie ou d\u2019hypermétropie moindre aura tendance à disparaître.Des variations très importantes de l\u2019état de vision peuvent donc survenir durant ces périodes, il devient sage d\u2019attendre une phase d\u2019équilibre pour modifier la force des verres.L\u2019ophtalmomalacie est la complication usuelle de la période de coma en acidose.En raison d\u2019un état de déshydratation extrême, cristallin et vitrée subissent une réduction de leur volume.Le cristallin observé au miroir plan montre les plis de rétraction de sa capsule, et le vitrée par perte d\u2019une portion importante de son constituant liquide rend l\u2019œil d\u2019une mollesse extrême à la palpation digitale.Par opposition, l\u2019hypoglycémie pré-coma- teuse possède une pathologie oculaire réellement typique.L\u2019œil subit une phase d\u2019hyper- hydratation.Sensations d\u2019instabilité pour la vision à distance, l'impossibilité de pouvoir faire la lecture, et la diplopie d\u2019hyper-acco- modo-convergence qui font leur apparition semblent bien indiquer que la réhydratation produit I\u2019hypermétropie.D\u2019autres modifications peuvent survenir dans le cristallin du diabétique.Nous parlons de la cataracte.Remarquons toutefois que la cataracte diabétique typique est une entitée rare et surviendrait surtout chez les jeunes, pouvant devenir totale en moins de quelques semaines.Au tout début, elle peut être réversible par un traitement efficace.Les autres formes d\u2019opacification du cristallin survenant chez les diabétiques ne diffèrent en rien des caractes séniles.On retrouve 614 peut être avec plus de fréquence les caractes noires ou ambrées où la sclérose nucléaire est dominante, précédées d\u2019une myopie progressive par densification du noyau central; cataracte en soucoupe postérieure ou les opacités au biomicroscope nous apparaissent sous forme de mie de pain, ne laissant rien soupçonner à l\u2019œil profane; ou enfin, cataracte blanche à opacités cunéiformes reconnaissable facilement lorsque rendue à maturité.Elles sont traitées chirurgicalement tout comme les autres, mais en prenant des précautions supplémentaires afin d\u2019éviter l\u2019hémorragie et l\u2019infection, complications post-opératoires toujours plus fréquentes chez ces malades.Des complications oculaires du diabète, la rétinopathie reste certainement celle qui fut et restera la plus observée.De toutes les études et statistiques présentées, des conclusions très importantes furent apportées: Sa gravité ne dépend ni de l\u2019âge du patient, (on disait encore récemment qu\u2019elle ne survenait qu\u2019après l\u2019âge de cinquante ans) ni de la présence d\u2019une affection concommitente comme l\u2019hypertension artérielle, ni de l'insuline.La gravité de la rétinopathie diabétique dépend uniquement du facteur temps.Il est rare que les premiers signes apparaissent avant la huïtiè- me ou dixième année.Tout diabétique traité ou non depuis quinze ou vingt ans a le portrait de sa maladie au fond de l\u2019œil.Le diagnostic à l\u2019ophtalmoscope se signe par l\u2019apparition de micro-anévrismes capillaires à la région du pôle postérieur, presque toujours à proximité des troncs veineux des régions maculo-papillaires.Siégeant avec prédilection sur la portion veineuse des capillaires, ils prennent l'aspect de petits points rouges foncés en tête d\u2019épingle.Plus tard, ces micro- anévrismes éclatent dans la profondeur de la rétine et donnent l\u2019aspect de pétéchies arrondies à limites nettes.Si Phémorragie est plus importante, elle donne toujours un aspect particulier, aspect laqué, à teinte rouge uniforme par opposition aux hémorragies superficielles de l'hypertension artérielle qui sont striées, étant au contact des fibres nerveuses centrifuges de la rétine.Pétéchies ou hémorragies PLAMONDON : L'ŒIL ET LE DIABÈTE L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 laquées peuvent se résorber avec le temps, mais les micro-anévrysmes gardent le même aspect des années durant.Les exsudats rétiniens peuvent aussi faire leur apparition.Ils sont au début petits et ronds ou ovalaires, occupant tout comme les micro-anévrismes la région du pôle postérieur du fond de l\u2019œil.De coloration blanchâtre, ils deviennent jaunâtres en vieillissant, s\u2019agglomérant les uns aux autres pour former finalement des plages géographiques à contours polycycliques.Enfin, hémorragies et exsudats peuvent se résorber et laisser à leur place soit des cristaux de colestérol brillants, soit encore manifester leur présence antérieure par une mobilisation de pigments, formant des plages plus ou moins importantes d\u2019atrophie chorio-réti- nienne.Que ces lésions touchent la région maculaire d\u2019une façon élective, c\u2019est la cécité qui survient, souvent définitive car la réparation s\u2019effectue par atrophie des éléments nobles.Depuis quelque temps, plusieurs ont insisté sur l\u2019aspect particulier que prennent les veines dans le diabète.Les premières modifications surviennent toujours à quelques distances de la papille.Elles ont tendance à se distendre, se boudinant par des étranglements irréguliers.Plus tard, des anses de vascularisation capillaire distendues elles aussi font leur apparition, des varices et quelques fois même de petites veinules laissent leur trajet rétinien pour venir faire une incursion dans le vitrée.Tôt ou tard, la rétinopathie diabétique se complique davantage par l\u2019apparition d\u2019hémorragies sous-vitréennes, masse rouge foncée avec niveau liquide horizontal supérieur.La masse est alors emprisonnée entre les couches superficielles de la rétine et la membrane de condensation profonde du vitrée.D'autre part, l\u2019hémorragie peut briser cette membrane de condensation et inonder le vitrée lui-même.Ces complications sont de pronostic mauvais.Elles sont le point de départ et accompagnent souvent la rétinite prolifé- rante, membranule conjonctivo-vasculaire de réparation facilement reconnaissable par leur L'Union Méd.Canada T \\\" Tome 89 \u2014 Mai 1960 PLAMONDON aspect de bandes blanchâtres pontant la rétine d\u2019un endroit à l\u2019autre.Les vaissaux qui les parcourent sont remarquables par leur beauté, au point qu\u2019on les nomme « réseaux admirables » (Paul Bonnet).Leur rétraction progressive est souvent la cause d\u2019un décollement secondaire de la rétine.Nous venons de vous décrire la rétinopa- thie diabétique dans sa pureté.Elle peut se compliquer de lésions vasculaires hypertensives.Bien savoir les distinguer devient nécessaire, car une forme peut dominer l\u2019autre.Le syndrome de Kimmelstiel-Wilson s\u2019accompagne au fond de l\u2019œil de modifications mixtes, c\u2019est-à-dire hypertensives, artérioscléreuses et diabétiques.Les modifications au niveau de l\u2019iris sont fréquentes.Elles accompagnent ou suivent celles du fond de l\u2019œil, la pupille devient paresseuse, l'iris a tendance à s\u2019atrophier, son pigment s\u2019éparpillant en saupoudrant la surface.Et finalement des veinules apparaîtront en surface donnant un aspect rougeâtre qu\u2019on appelle rubéose de l\u2019ims.Là encore ces veinules sont fragiles et peuvent se rupturer pour provoquer l\u2019hémorragie de la chambre antérieure.La présence de cette complication nous avertit d\u2019un danger imminent: le glaucome régurgitatif qui ressemble dans son aspect au glaucome qui succède à la trombophiébite rétinienne (obstacle à la circulation de retour).Il existe encore quelques complications moins fréquentes mais qui méritent mention.C\u2019est le cas par exemple de la lipémie réti- mienne qui survient chez les jeunes diabétiques en menace de coma lorsque le taux des liquides sanguins dépasse 5%.La pâleur du fond de l\u2019æil est remarquable et les vaissaux sanguins prennent une coloration blanchâtre saumonée, leur surface ayant perdu le reflet normal.La névrite optique rétro-bulbaire cause souvent la cécité par déficit de la vision ma- culaire.Elle empêche l\u2019individu de reconnaître les traits d\u2019une personne, les détails d\u2019un objet, le rend aveugle pour la lecture, même avec ses verres.Il peut quand même se conduire sans difficulté, car la vision périphéri- : L'ŒIL ET LE DIABÈTE 615 que persiste.Cette forme de cécité est facilement traitable.Enfin, il peut exister des paralysies motrices de la musculature extrinsèque de l\u2019œil rompant la fusion binoculaire, entraînant par le fait même une diplopie gênante.Ou, c\u2019est encore une paralysie de la musculature intrinsèque de l\u2019œil gênant l\u2019accommodation.Ces déficits sont de bons pronostics.Le traitement médical et optique peut les contrôler à plus ou moins brève échéance.Ce tableau qui est presque une énumération demeure dramatique dans son ensemble.Il existe en effet plusieurs causes de cécité pour le diabétique.Il est vraisemblable toutefois qu\u2019un traitement convenable du diabète aura tendance à minimiser ces complications, à les retarder même.Mais 1l est bien illusoire de prétendre et de certifier même qu\u2019un diabétique bien traité évitera à coup sûr la cécité.Si l\u2019insuline ou ses substituts ont révolutionné le traitement du diabétique et amélioré son pronostic vital, 1l n\u2019en reste pas moins vrai que les complications oculaires sont proportionnelles aux survies.Heureusement, nombre de ces complications peuvent être traitées convenablement.Résumé Toutes les structures anatomiques de l\u2019œil peuvent être atteintes par le diabète.Les modifications de l\u2019hydrémie organique ont pour conséquence de modifier la réfraction, dans le sens de la myopie s\u2019il y a déshydratation, dans le sens de l\u2019hypermétropie s\u2019il y a hydratation.Dans le coma diabétique, les yeux sont très mous à la palpation.La cataracte diabétique pure est rare et surviendrait chez les jeunes.Les autres formes de cataractes se rapprochent des formes séniles.La rétinopathie diabétique se manifeste par l\u2019apparition de micro-anévrysmes capillaires à la région du pôle postérieur du fond de l\u2019œil et par des modifications du calibre des veines.Les exsudats ne seraient pas spécifiques de la maladie, mais ils ont des caractères propres, ils sont petits, arrondis et d'aspect cireux. 616 PLAMONDON: L\u2019ŒIL ET LE DIABÈTE La rétinopathie est d\u2019apparition tardive et peut se compliquer d\u2019hémorragies, de proliférations vasculaires, de rétinite proliférante et de manifestations hypertensives.La rubéose de l\u2019iris, la lipémie rétinienne, la névrite rétro-bulbaire, les paralysies oculo- motrices sont d\u2019autres manifestations oculaires de la maladie.Summary Diabetes mellitus can affect all the anatomical structures of the eye.Modifications of the refraction are the consequence of the general hydric disturbances, in dehydration there is a myopic trend, while hydration the trend is in the hyperopic direction.In diabetic coma, the eyes are soft to palpation.Pure diabetic cataract is rare and would appear in the young patient.Other forms of cataracts are mostly senile type.The diabetic retinopathy is manifested by the appearance of micro-aneurysms in the region of the posterior pole of the fundus and by alterations in the caliber of the veins.The exsudates would not L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 be specific of the disease, but they have personnal characters; they are small, round, with a waxy aspect.Retinopathy is a late manifestation and can be complicated by hemorrhages, vascular prolifera- tions, retinites proliferans, and hypertensive manifestations.Rubeosis iridis, lipaemia retinalis, retro-bulbar neuritis and ocular motor palsies are other ocular manifestations of the disease.BIBLIOGRAPHIE Paul BONNET: Altérations de la rétine en rapport avec les affections générales.Atlas ophtalmosco- pique.Masson et Cie, édit., Paris, 1947.Paul BONNET: Ophtalmologie clinique.G.Doin et Cie, édit, Paris, 1952.J.H.DOGGART: Ophthalmic Medicine.J.& A.Churchill Ltd., édit., London, 1949.L.PAUFIQUE et P.GUINET: Les hémorragies rétino-vitréennes et la cataracte des états pré- diabétiques.Annales d\u2019oculistique, 190: 797 (nov.) 1957.Arnold SORSBY: Systemic Ophthalmology.Butter- worth & Co.Ltd., édit., London, 1951.LES COMPLICATIONS CUTANEES DU DIABETE * Jean PRUD\u2019HOMME, F.R.C.P.(c) Service de Médecine Hôpital Maisonneuve (Montréal) Les complications cutanées du diabète sont fréquentes et sont rencontrées dans environ 10% de tous les cas de diabète.Parmi toutes les complications qui peuvent survenir chez le diabétique, elles se placent au second rang, immédiatement après les complications cardiaques.Les affections cutanées les plus courantes des diabétiques sont le prurit vulvaire et les infections à Staphylocoques telles la folliculite, la furonculose et l\u2019anthrax.D\u2019autres manifestations cutanées, sans être l\u2019apanage exclusif du diabète, se rencontrent le plus souvent associées à cette maladie, mentionnons: la ca- 1.Communication au XXIXe Congrès de l\u2019A.M.F.L.C., Montréal, septembre 1959.roténémie, le xanthélasma, les xanthomes diabétiques et la nécrobiose lipoidique.LE PRURIT Le prurit peut être généralisé ou localisé aux organes génitaux externes.Lorsque généralisé, il se rencontre le plus fréquemment chez le diabétique de longue date, présentant un état de malnutrition chronique.Les carences vitaminiques et principalement une déficience en acide nicotinique peuvent, en partie, en être responsables.Le contrôle rigoureux du diabète, une vitaminothérapie adéquate et de la séda- tion finissent habituellement par juguler ce symptôme ennuyeux. L\u2019Union Méd.Canada PRUD'HOMME: COMPLICATIONS CUTANÉES DU DIABÈTE Tome 89 \u2014 Mai 1960 Le prurit vulvaire est un symptôme qui incite souvent la malade à consulter son médecin qui découvre alors un diabète insoupçonné.Il est la conséquence de l\u2019irritation de la peau et des muqueuses, par de l\u2019urine contenant du sucre.Une infection secondaire à monilia est très fréquente, un milieu humide et sucré étant très favorable à la multiplication et la croissance de cet organisme.Le traitement local consiste en une toilette vulvaire après chaque miction, des pansements humides à l\u2019acide borique et des bains de siège prolongés.L\u2019application d\u2019une solution aqueuse à 1% de violet de gentiane, aide à combattre l'infection à monilia.Le traitement d\u2019ordre général visera à faire disparaître la glycosurie et à calmer le prurit par de la sédation et des analgésiques.\u2018 INFECTIONS A STAPHYLOCOQUES L\u2019on ne sait pas encore pourquoi le diabétique est plus susceptible aux infections à staphylocoques.L\u2019on sait que l\u2019hyperglycémie, en soi, n\u2019est pas le facteur responsable; en effet, des expériences ont montré que le staphylocoque ne pousse pas mieux sur du sang additionné de glucose que sur du sang normal.L\u2019augmentation du sucre et la diminution du glycogène au niveau de la peau du diabétique non contrôlé, seraient pour certains auteurs, un facteur prédisposant à l\u2019infection.Il est probable que la déshydration tissulaire, le déséquilibre électrolytique et les carences vitaminiques soient également responsables de la diminution de résistance de l\u2019organisme vis-à-vis l'infection.Les furoncles ont tendance à être nombreux et disséminés.Ils surviennent par poussée aiguë.On les rencontre surtout au cou, aux aisselles, au pubis et aux membres.Le traitement local consiste en un lavage répété de la peau à l\u2019eau et au savon, en l\u2019application de gaze stérile partout où il y a écoulement purulent, et en la désinfection méticuleuse de toute la lingerie et des vêtements qui viennent en contact avec la peau.Le traitement général repose sur le contrôle du diabète et l\u2019adminis- 617 tration d\u2019un antibiotique choisi selon les résultats de l\u2019antibiogramme.L\u2019anthrax est la complication cutanée la plus sérieuse du diabète.Il aggrave toujours temporairement le diabète et son traitement requiert l\u2019hospitalisation du malade.Son site de prédilection est le cou.Il est souvent la conséquence d\u2019une furonculose négligée.La mortalité consécutive à l\u2019anthrax est heureusement considérablement diminuée de nos jours, grâce à l\u2019avènement de l\u2019insuline et des antibiotiques.L\u2019incision et le drainage chirurgical de la lésion en temps opportun, s\u2019ajoutent à la thérapeutique déjà décrite pour la furonculose.CAROTINÉMIE La carotinémie ou xantochromie est une coloration jaunâtre de la peau, surtout évidente aux faces palmaires des mains et à la plante des pieds.Elle est causée par une accumulation dans le sang de certains pigments dont le plus connu est le carotène, et que l\u2019on retrouve en grande quantité dans certains aliments, comme les carottes, le beurre, le jaune d\u2019œuf.\u2026 L\u2019accumulation de ces pigments dans le sang est due à un défaut de destruction ou d\u2019excrétion de ces lipochromes.La carotinémie est occasionnellement méprise pour de l\u2019ictère, malgré que les conjonctives ne soient pas atteintes et que la bilirubinémie soit normale.C\u2019est une condition inoffensive dont le traitement se justifie que pour des raisons d\u2019ordre cosmétique.Il consiste à contrôler le diabète et restreindre dans la diète tous les aliments riches en carotène.XANTHÉLASMA Le xanthélasma est une tuméfaction graisseuse, jaunâtre, ronde ou ovulaire, située sur la partie interne de la paupière supérieure.Il est associé à une perturbation du métabolisme des lipides et peut également exister chez les non diabétiques.Le seul traitement est l\u2019ablation chirurgicale.La récidive est fréquente.Le xanthome des diabétiques consiste en de multiples petites lésions nodulaires, symétri- 618 PRUD\u2019HOMME: COMPLICATIONS CUTANEES DU DIABETE l'Union Méd.Canada ques, surtout localisées aux faces externes des bras, aux coudes et aux genoux.Il n\u2019existe jamais à la face mais peut occasionnellement se retrouver sur la langue.Les lésions sont jaunâtres avec un liséré rouge à la périphérie; elles sont soulevées, dures et indolores.Le xanthome est toujours associé à un diabète mal contrôlé, et de l\u2019hyperlipémie.NÉCROBIOSE LIPOIDIQUE La nécrobiose lipoïdique des diabétiques fut ainsi nommée par URBACH, en 1932.À cette époque, elle fut méprise par plusieurs pour une lésion tuberculeuse de la peau.La lésion au début consiste en une petite papule rougeâtre à bord net et ne disparaissant pas à Tome 89 \u2014 Mai 1960 la pression.Par la suite, la lésion s\u2019agrandit, la surface devient brillante et recouverte d\u2019une mince pellicule transparente; éventuellement, il se produit de l\u2019atrophie centrale et une ulcération.A ce stage-ci, la lésion peut mesurer plusieurs centimètres et être entourée d\u2019une zone infiltrée rouge violacée.Les lésions peuvent être uniques ou multiples et surviennent le plus souvent aux membres inférieurs.L\u2019étiologie de cette lésion est discutée.Il est possible qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019une endartérite oblitérante avec une infiltration lipidique secondaire.Le traumatisme est fréquemment une cause prédisposante.Il n\u2019y a pas de traitement spécifique de cette lésion.si ce n\u2019est que le contrôle du diabète.LES SULFONYLURÉES DANS LE TRAITEMENT DU DIABÉTIQUE Elaine P.RALLI, M.D., Professeur adjoint de médecine, Faculté de Médecine \u2014 Centre Médical Bellevue Université de New-York Je suis très heureuse d\u2019avoir l\u2019occasion de discuter avec vous l\u2019emploi des sulfonylurées dans le traitement des malades souffrant de diabète sucré.Je vous soumets ici le rapport de nos observations, portant sur 262 diabétiques qui ont été traités aux cliniques de la Troisième (N.Y.U.) Division médicale de l\u2019Hôpital Bellevue et aux cliniques de l'Hôpital de Lennox Hill.Ces malades ont fréquenté nos cliniques du diabète durant des périodes variant de 1 an a 25 ans.Nous avons recouru aux médicaments chez des diabétiques qui n\u2019avaient pas été traités auparavant à l\u2019insuline et chez des malades qui recevaient de l\u2019insuline.Les médicaments utilisés ont été le tolbutamide (Orinase) et le chloropropamide (Diabinèse).Nous avons également employé le métahexa- mide et sommes en train d\u2019essayer le DBI, 1.Communication au XXIXe¢ Congres de l'A.M.L.F.C.\u2026, Montréal.septembre 1959.qui est un dérivé de la guanidine.N\u2019ayant de ce dernier produit qu\u2019une expérience de six mois, je ne puis faire rapport de ses effets actuellement et, quant au métahexamide, il s\u2019est avéré trop toxique pour pouvoir être employé en clinique.Le graphique 1 indique les formules chimiques de ces médicaments.Vous noterez que le médicament employé à l\u2019origine (carbuta- mide) possède un groupement aminé dans son noyau, que, dans le tolbutamide, ce groupement aminé est remplacé par un groupement méthyle et que, dans la formule du chloro- propamide, ce groupement aminé est remplacé par un atome de chlore.L'âge des malades que nous avons traités variait de 17 à 74 ans.Leur maladie était diagnostiquée depuis un laps de temps variant de 1 an à 25 ans.Du total des patients, 27% avaient simplement été traités au moyen d\u2019insuline ct 10% plus de 40 unités. L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 TABLEAU I Sommaire des résultats.T'olbutamide Chloropropamide Nombre de malades 200 62 Jamais d'insuline (29%) 58 (23%) 14 Moins de 40 unités (61%) 123 (71%) 4 Plus de 40 unités (10%) 19 ( 7%) 5 Inefficace Jamais d\u2019insuline (14%) 8 (30% ) 4 Moins de 40 unités (28%) 34 (53%) 2 Plus de 40unités (63%) 11 (40%) 2 Inefficace dans la totalité du groupe 28% 47% Dans le Tableau I, j'ai résumé les résultats du traitement.Sous cette forme, cette présentation, bien que ne fournissant pas de données détaillées dans chaque cas individuel, permet de vous faire une opinion sur l\u2019action générale du produit.Deux cents patients ont été traités à l\u2019Ori- nase.De ce nombre, 29% n\u2019avaient jamais reçu d\u2019insuline, 601% avaient eu moins de 40 unités et 10% plus de 40 unités.Dans chacune de ces catégories, les résultats du traitement se sont présentés comme suit: chez les malades qui n\u2019avaient jamais eu d\u2019insuline, le médicament n\u2019a pas agi dans une proportion de 14%, chez ceux qui avaient moins de 40 unités d\u2019insuline, le médicament s\u2019est révélé inactif chez 28% d\u2019entre eux et, chez les diabétiques qui avaient plus de 40 unités d\u2019insuline, le médicament a été inefficace chez 63%.Vous pouvez vous demander la raison qui nous a incité à employer le médicament chez des malades qui n\u2019avaient jamais reçu d\u2019insuline auparavant.Pour former cette catégorie, nous avons choisi des malades dont les glycémies répétées indiquaient que le régime seul contrôlait mal le diabète, ce que venait démontrer par ailleurs l\u2019apparition de glycosurie au moment d\u2019un épisode infectueux.Dans la catégorie des patients qui recevaient moins de 40 unités d\u2019insuline après avoir été traités au moyen du médicament, nous avons pu abandonner complètement l\u2019insulino-thé- rapie dans la grande majorité de ces cas et, chez les autres, nous avons constaté que nous ne devions recourir à l\u2019insuline que durant de RALLI: LES SULFONYLURÉES ET LE DIABÈTE 619 brefs laps de temps ou en présence d\u2019une infection.Quant à la catégorie composée de ceux qui recevaient plus de 40 unités d\u2019insuline, nous avons noté qu\u2019il nous était impossible d\u2019abandonner l\u2019insuline, mais le critère adopté pour qualifier nos résultats de succès reposait sur le fait qu\u2019il fallait une dose moindre d'insuline au malade, tant qu\u2019il recevait le médicament, et que son diabète était plus stable.Dans le même tableau, vous verrez que 62 malades ont été traités par le chloropropa- mide.De ce nombre, 23% n'avaient pas eu d\u2019insuline, 70% avaient reçu moins de 40 unités et 7%, ce qui ne représente que cinq malades, avaient eu besoin de plus de 40 unités.Les résultats de cette médication n\u2019ont pas été tout à fait aussi bons que ceux du tolbutamide.Comme le nombre total des patients de ce groupe est inférieur à l\u2019autre, je ne voudrais pas vous donner l'impression que le chloro- propamide n\u2019est pas un hypoglycémiant efficace.Chez les malades qui pouvaient se passer d\u2019insuline le médicament a été inefficace dans une proportion de 30%, tout comme il a été inefficace chez 53% des malades qui avaient reçu moins de 40 unités.Quant aux 5 malades qui devaient recevoir plus de 40 unités, le médicament n\u2019a pas agi chez deux d\u2019entre eux.La méthode employée pour amorcer le traitement chez ces malades est décrite ci-après: 1.CHEZ LE DIABÉTIQUE QUI N\u2019A JAMAIS EU BESOIN D\u2019INSULINB a) Méthode employée avec le tolbutamide On devrait procéder aux glycémies avant d\u2019instaurer la médication.Comme nos malades se présentaient à la clinique, nous avons préféré procéder à la glycémie après le petit déjeuner ou après le lunch.Les glycémies obtenues avant de donner le médicament représentaient une base de comparaison et permettaient au médecin d\u2019évaluer l\u2019effet du médicament.Ce dernier est donné à dose de 1 gm.avant le déjeuner et avant le souper.Après deux ou trois jours de traitement, il faut procéder à une nouvelle glycémie.Presque tou- 620 jours, elle aura diminué, ce qui entraînera une réduction de la dose à 1 gm.par jour.On reprend la glycémie après une période supplémentaire de cinq jours et si elle est inférieure a 120 mg.pour cent, on peut essayer la dose de 0.5 gm.par jour.En de nombreux cas, ce sera là une dose suffisante, ce que pourra indiquer la glycémie, prise à intervalles convenables.Si la dose de 0.5 gm.ne parvenait pas a controler la glycémie, on la porterait a 1 gm.par jour.Il est rare de devoir dépasser la posologie quotidienne de 1 gm.chez les malades de ce type.b) Méthde employée avec le chloropropamide En ce qui concerne les glycémies, la méthode est la même que celle employée avec le tolbutamide.Les doses d\u2019attaque du traitement au chloropropamide devraient être de 100 mg.avant le petit déjeuner et avant le souper.Il pourra parfois se produire une chute rapide de la glycémie, aussi faut-il prévenir le malade que, s\u2019il se sent étourdi, 11 devra prendre du sucre immédiatement et se mettre en contact avec son médecin.Après deux ou trois jours de cette posologie, une vérification de sa glycémie indiquera la nécessité de l\u2019augmenter ou de la réduire.Si la glycémie est à 120 mg.pour cent ou à un taux inférieur, il faudra réduire la posologie à 100 mg.par jour.Nous avons constaté que les patients de ce groupe n\u2019ont pas besoin d\u2019une dose supérieure à 200 mg.par jour et que leur affection peut être contrôlée avec 100 ou 150 mg.par jour.2.CHEZ LE DIABÉTIQUE DONT L\u2019ÉTAT N\u2019EXIGE QUE DE FAIBLES DOSES D'INSULINE (10 à 20 unités) L\u2019insulino-thérapie sera suspendue avant d\u2019entreprendre le traitement per os et les glycémies établies, de préférence durant quelques jours successifs.a) Avec le tolbutamide Le malade ayant été plusieurs jours sans insuline, on commence le traitement médicamenteux à doses de 2 à 3 gm.par jour.Si la glycémie s\u2019est élevée à plus de 200 mg.pour RALLI: LES SULFONYLURÉES ET LE DIABÈTE I Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 cent, on donnera 3 gm.de tolbutamide par Jour durant deux jours.La dose est ensuite réduite à 2 gm.par jour.Si la glycémie n\u2019a pas augmenté dans cette proportion, on commencera le traitement avec 2 gm.par jour.Ceci s\u2019avère particulièrement vrai chez le diabétique âgé de plus de 70 ans: les malades âgés ont habituellement besoin d\u2019une dose plus faible de médicament.Si le malade demeure sans sucre avec la posologie de 2 gm.par jour, on la réduira alors à 1 gm.ou 1.5 gm.par jour.Cette posologie, généralement suffisante, devra cependant être augmentée en présence d\u2019une infection grave.b) Avec le chloropropamide La méthode à suivre est la même qu\u2019avec le tolbutamide, en ce qui concerne la suspension de l\u2019insulino-thérapie avant d\u2019entreprendre le traitement par voie orale et les déterminations de la glycémie.La première dose à donner sera de 250 mg.par jour.Si elle devait se révéler insuffisante, ce qu\u2019indiquerait une augmentation de la glycosurie, on la porterait à 250 mg.deux fois par jour.Dès que la glycémie commence à baisser, soit à 150 mg.pour cent, on réduira de nouveau la posologie.Les malades de ce type n\u2019ont généralement pas besoin de plus de 250 mg.de médicament par jour.3.CHEZ LE DIABÉTIQUE DONT L\u2019ÉTAT EXIGE DE FORTES DOSES D'INSULINE (25 a 40 unités) On constate que ce type de diabétique réagit de façon très différente au sevrage de l\u2019insuline.Le malade étant attentivement surveillé, on peut supprimer l'insuline durant 24 heures, mais dans la plupart des cas, il est préférable de poursuivre l\u2019insulino-thérapie, à doses de 5 à 10 unités, au moment où le traitement oral est entrepris.a) Avec le tolbutamide La posologie initiale sera de 1 gm.trois fois par jour avant les repas.Si l\u2019urine reste sans sucre après deux ou trois jours de cette poso- L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 logie, l\u2019insuline est abandonnée.Si le malade demeure aglycosurique, on réduira la dose de tolbutamide à 1 Gm.deux fois par jour.Si, à la dose de 2 gm.par jour, le malade perd encore du sucre dans ses urines, on reviendra à la dose de 3 gm.b) Avec le chloropropamide La posologie d\u2019attaque sera de 250 mg.deux fois par jour.La dose d'insuline est alors réduite d\u2019environ 25% et si l\u2019urine demeure exempte de sucre et si la glycémie diminue, on réduit de nouveau la dose d\u2019insuline ou on abandonne celle-ci.On poursuit le traitement au chloropropamide à la dose de 250 mg.deux fois par jour et, après une période d\u2019environ deux semaines, on peut réduire la posologie à 250 mg.par jour ou à 100 mg.deux fois par jour.Les changements appropriés sont apportés à la posologie d\u2019après les progrès réalisés par le malade.4.S'IL FAUT POURSUIVRE LE TRAITEMENT AUX SULFONYLURÉES DE CONCERT AVEC L\u2019INSULINE Chez le diabétique dont l\u2019état est très grave (soit chez les malades dont l\u2019état exige plus de 40 unités d\u2019insuline par jour), on peut recourir simultanément au traitement oral et à l\u2019insulino-thérapie.En de nombreux cas, il sera possible de diminuer la quantité d\u2019insuline et le nombre des injections.Si cette méthode devait être adoptée, la posologie d\u2019attaque du tolbutamide sera composée de doses de 1 gm.3 fois par jour.On réduit la dose d\u2019insuline d\u2019environ 15% et on continue à la réduire jusqu\u2019à ce qu\u2019on découvre du sucre dans l\u2019urine ou une augmentation de la glycémie.H.-N < > SO.-NH-CO-NH-Re Carbutamide 0c { SO-NH-CO-NH-R.NU 9 Tolbutamide CL \u2019 > SO.-NH-CO-NH-R- N 2 2 Chloropropamide RALLI: LES SULFONYLUREES ET LE DIABETE 621 Nous avons surtout recouru au tolbutamide de concert avec l\u2019insuline.Dans un groupe de cas, nous avons réussi à obtenir un contrôle plus satisfaisant du diabète.Il faut cependant se montrer circonspect et surveiller l\u2019apparition d\u2019un choc insulinique ou de glycosurie quand on utilise le tolbutamide dans ces cas.Il importe de surveiller attentivement les malades, car les effets du traitement peuvent tarder plusieurs mois à se manifester.Le cas d\u2019une femme de 34 ans, qui devint diabétique en 1951, à l\u2019âge de 26 ans, illustre bien ce fait.L\u2019insuline fut administrée pour la première fois en juillet 1951.Le 17 mars 1958, on commence le traitement au tolbutamide, à raison de 2 gm.par jour.Cette malade souffrait de ce qu\u2019on a qualifié de « diabète instable », ayant tendance à présenter des chocs insuli- niques et, quand on réduisait la dose d\u2019insuline, présentait de l\u2019acido-cétose diabétique.Sa tendance à l\u2019acido-cétose augmentait chaque mois à l\u2019époque de ses menstrues.Depuis qu\u2019elle a reçu du tolbutamide, cette instabilité du diabète a été enrayée.Il faut encore donner à la malade de 20 à 35 unités d\u2019insuline par jour, mais, à cette dose conjuguée à 3 gm.de tolbutamide, l\u2019acétonurie a complètement disparu.La seule difficulté est que cette malade doit être surveillée quant au risque du choc insulinique.Elle se sent beaucoup mieux qu\u2019avec l\u2019insuline seule et a pu travailler régulièrement.Le graphique 2 illustre l\u2019évolution du cas d\u2019une femme de 52 ans, de race blanche, qui est devenue diabétique à 36 ans.Cette malade n\u2019avait jamais été traitée auparavant à l\u2019insuline.Au cours de 1958, son diabète était très mal équilibré, sa glycémie s\u2019élevant à 269 mg.%.On la mit au chloropropamide, à raison de 500 mg.deux fois par jour.Cette dose entraînera des réactions toxiques et provoqua de la nausée et de l\u2019engourdissement des doigts.La glycémie descendit cependant de manière très satisfaisante.La posologie, réduite à 200 mg.deux fois par jour, parvint à contrôler le diabète.En vue de vérifier l\u2019efficacité du médicament, on abandonna ce dernier en juin: la glycémie remonta.Cette 622 RALLI: LES SULFONYLUREES ET LE DIABETE 400 360 200 BLOOD SUGAR MG /100 c c 100 0 NO INSULIN 1000 800 600 400 200 0 CHLORPROPAMIDE , MG./DAY malade est aujourd\u2019hui bien contrôlée à la dose de 200 mg.par jour.Le graphique suivant est relatif au cas d\u2019un homme de 70 ans, devenu diabétique à 58 ans.Son traitement comportait 10 unités d\u2019insuline par jour.On cessa de lui donner de l'insuline en mai 1957 et une semaine plus tard, on commencait le traitement au tolbutamide, a MAY MAY M J J A S 0 N D + \u201c4 \u2014 4 I 300 nv ~N Qo an QQ Oo MG /I00cc on oO BLOOD SUGAR © o Le) mi 11111110 | INSULIN, UNITS / DAY I Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 concurrence de 3 gm.par jour.Cette dose fut administrée pendant 3 jours, puis réduite à 1 gm.par jour.Le diabète a pu être bien contrôlé avec 1 gm.de médicament par jour et la glycémie, bien qu\u2019elle ait atteint parfois un sommet supérieur à 200 mg.%, s\u2019est généralement maintenue dans une échelle variant de 80 à 210 mg.%.TOLBUTAMIDE , GM./ DAY L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 300 BLOOD SUGAR MG/100cc ss Oo oS I 100 OO \u2014 NO O O B INSULIN, UNITS /DAY Le graphique 4 montre les résultats de la médication chez une femme de 72 ans, devenue diabétique à 58 ans.Depuis septembre, elle recevait 20 unités d\u2019insuline par jour.On abandonna l\u2019insulino-thérapie en octobre 1957 et on commença à lui donner 3 gm.de tolbu- tamide par jour.Sous l\u2019influence de cette posologie, sa glycémie tomba à 125 mg.%.On >) JFM AM J J AS ON DJ FMAM jy; ve 3u0 t ! So [ | & 5 206 ; AH > co : wo qi as ho © Tr Oo = 2° 190 RALLI: LES SULFONYLURÉES ET LE DIABÈTE 623 ÿ TOLBUTAMIDE , GM./ DAY réduisit la posologie d\u2019abord & 2 gm., puis à 1.5 gm.par jour.À l\u2019heure actuelle, son diabète est bien contrôlé avec 1 gm.de tolbuta- mide par jour.Le graphique 5 illustre l\u2019effet de la médication chez un homme de 72 ans, qui était diabétique depuis l\u2019âge de 65 ans.Ce malade devait recevoir 20 unités d\u2019insuline NPH par ASOND/FMAM SJ J A S 0 HDuUr B INSULIN, UNITS / DAY = TOLBUTAMIDE , GM./ DAY 624 RALLI: LES SULFONYLURÉES ET LE DIABÈTE jour.On suspendit l\u2019insulino-thérapie le 2 avril 1956 durant une période de quatre semaines, à ce moment, sa glycémie dépassait largement 200 mg.%.On le plaça au tolbu- tamide, à raison de 4.5 gm.par jour, cette posologie étant réduite à 3 gm., puis à 2 gm.par jour.À l\u2019heure actuelle, le diabète est bien contrôlé avec 1 gm.de tolbutamide deux fois par jour et le malade n\u2019a plus jamais eu besoin d'insuline.L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 bon contrôle du diabète, mais la malade devait parfois recourir à 5 unités d\u2019insuline par Jour.On essaya le métahexamide, mais ce médicament demeura sans effet et, en janvier 1959, on revint au chloropropamide.Avec une dose quotidienne de 250 mg.de chloropropa- mide, ce cas de diabète est aujourd\u2019hui bien contrôlé quoique, parfois, la malade, à l\u2019occasion d\u2019une infection, doive recevoir 5 unités d\u2019insuline par jour.J AS OO A DJ FM AM J J AS OND JF MAMI J AS ONUD FM 250 MG/100cc \u2014 ~ oO °o 6 BLOOD SUGAR 3 - a Oo NN ww bd (PO vO OO B INSULIN, UNITS / DAY Dans le diagramme suivant, sont enregistrés les résultats obtenus chez une femme de 59 ans qui devint diabétique à l\u2019âge de 49 ans et dont l\u2019état exigeait de 20 à 25 unités d\u2019insuline par jour.On commença à la traiter au tolbutamide en septembre 1956 et cette médication parvint à contrôler son diabète jusqu\u2019en août 1957, époque à laquelle ce traitement cessa d\u2019être efficace, au point d\u2019imposer le retour à l\u2019insulino-thérapie.En mars 1958, on mit la malade au chloropropamide, à raison de 500 mg.deux fois par jour.Dans ce cas, le médicament donna lieu à de la nausée et du vertige.Une fois réduite à 250 mg.par Jour, cette posologie permit d\u2019obtenir un assez ged TOLBUTAMIDE , GM / DAY CHLORPROPAMIDE, MG./DAY TETRAHEXAMIDE , MG / DAY 7 Dans le graphique 7, on peut voir les résultats du traitement chez une femme de 37 ans, devenue diabétique à l\u2019âge de 14 ans.Il fallait lui donner jusqu\u2019à 110 unités d\u2019insuline par jour, en doses séparées, et même, avec une posologie aussi élevée, son diabète était médiocrement contrôlé, la malade présentant tantôt de la glycosurie, tantôt un choc insu- linique.On amorça le traitement au tolbuta- mide, qui permit de diminuer progressivement les doses d\u2019insuline.Le diagramme ne donne pas les résultats des six derniers mois.Au- jourd\u2019hui, on a pu réduire la dose d\u2019insuline à 15 unités par jour.La posologie de tolbu- tamide est de 3 gm.par jour.Ce traitement fy L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 est parvenu à enrayer l'instabilité de son diabète et la malade se sent beaucoup mieux.Un autre cas nous a fourni une expérience très intéressante.Il s\u2019agit d\u2019un homme actuellement âgé de 50 ans, devenu diabétique à 25 ans.Lui aussi, devait recevoir 110 unités d\u2019insuline par jour.Le traitement au tolbutamide s\u2019est révélé étonnamment efficace chez ce malade au point que la posologie d\u2019insuline a pu être réduite à 10 unités par jour, avec une 350 300 250 200 MG /100cc 150 BLOOD SUGAR 100 50 120 80 40 ON BO BB INSULIN, UNITS/DAY dose de 3 gm.de tolbutamide.En deux occasions différentes, pour s\u2019assurer de l\u2019efficacité du médicament, on cessa de le donner.Dans un délai de 24 heures, son affection avait revêtu une forme grave, présentait une symptomatologie complète, au point qu\u2019il fallut lui administrer de 95 à 100 unités d\u2019insuline pour contrôler sa glycosurie.On revint au tolbutamide et chaque fois, nous avons pu réduire la dose d\u2019insuline à 10 unités.Ce malade s\u2019est présenté à la clinique le 16 septembre 1956.Il avait conservé son poids et se sentait bien, sans glycosurie ct sa glycémie prise à 10 h.du matin était de 92 mg.%.Nous avons étudié l\u2019action du médicament chez de jeunes diabétiques et, à cet effet, nous RALLI: LES SULFONYLURÉES ET LE DIABÈTE 625 avons choisi des malades dont l\u2019âge variait de 16 à 22 ans.Chez la plupart d\u2019entre eux, la maladie existait depuis l\u2019enfance.Chez ce type de malade, le médicament n\u2019a pas agi et il nous a été tout à fait impossible de diminuer la posologie d'insuline.L\u2019opinion générale est que ces médicaments sont des plus efficaces chez les malades devenus diabétiques après 45 ou 50 ans et chez lesquels il n\u2019a pas fallu recourir à l'insuline depuis plus de cinq ans.S523 TOLBUTAMIDE,, GM./DAY C\u2019est certainement chez les patients de cette catégorie que les résultats ont été les plus satisfaisants.Il me semble pourtant qu\u2019il existe une catégorie de jeunes diabétiques où ces médicaments peuvent agir.Chez un malade en particulier, nous avons poursuivi la médication durant plus de 4 mois sans constater d\u2019effet apparent.Ici encore, comme dans le cas illustré par le graphique, nous avons constaté que le diabète s\u2019est stabilisé et que les besoins d'insuline ont décru graduellement.Une autre remarque intéressante est que le DBI semble, chez certains malades, accroître l\u2019efficacité de l\u2019Orinase et, partant de ce fait, nous utilisons maintenant l\u2019Orinase et le DBI en association.Il est prématuré de faire des 626 pronostics fermes sur l\u2019avenir de cette médication combinée, mais je crois que l\u2019on peut essayer cette association pour traiter le jeune diabétique dont l\u2019état est grave.Dans l\u2019avenir, le traitement du diabétique comportera des hypoglycémiants et je crois que l\u2019on finira par trouver un médicament qui sera actif dans le diabète grave.Actuel- , lement, l'enfant diabétique doit étre traité a l\u2019insuline et il serait contraire à l'intérét de leur santé de renoncer à l\u2019insulino-thérapie.Toutefois, chez les malades devenus diabétiques après l\u2019âge de 20 ans, les médicaments per os peuvent être plus efficaces qu\u2019on ne s\u2019y attend, et 1l est parfaitement raisonnable RALLI: LES SULFONYLURÉES ET LE DIABÈTE L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 d\u2019essayer le médicament associé à l\u2019insuline et d\u2019étudier son effet.Comme je l\u2019ai déjà dit, la catégorie de malades chez lesquels ces médicaments sont les plus efficaces sont ceux qui ont contracté la maladie après 45 ans et, chez eux, bien que l\u2019insuline soit parfois nécessaire, il est indiqué d\u2019essayer le médicament per os.Dans cette classe de malades, il s\u2019en trouvera chez lesquels le médicament n\u2019agira pas, mais d\u2019après une expérience qui est vieille chez nous de trois ans et demi, on peut s\u2019attendre à ce que 65% des malades s\u2019en trouvent bien et que leur diabète puisse être contrôlé sans l\u2019injection quotidienne d\u2019insuline.LE DIABETE ET SES REPERCUSSIONS SOCIALES J.B.BUNDOCK, O.B.E., M.R.S.H., Ministére de la Santé nationale et du Bien-Etre social (Ottawa).C\u2019est avec le plus vif intérêt que j'ai accepté votre aimable invitation de vous parler aujourd\u2019hui du diabète et de ses répercussions sociales.En général, il y a très peu de maladies dont les effets sont confinés à l\u2019individu.Au contraire, la plupart d\u2019entre elles ne peuvent plus être étudiées ou traitées de façon efficace à moins de faire une évaluation de leurs réactions sur la famille et la société dans son ensemble à cause de leurs multiples répercussions d\u2019ordre psychologique et économique.(1) Ces lois de l\u2019économie médico-sociale qui gouvernent nos institutions humaines sont inévitables et s'appliquent de façon toute particulière au diabète qui est reconnu aujour- d\u2019hui comme une véritable maladie sociale et, par conséquent, comme une source de nombreux problèmes de santé publique.Au cours de l\u2019exposé qui va suivre, je trail- terai d\u2019abord de l\u2019incidence du diabète et de son importance au point de vue économique.1.Communication au XXIXe Congres de l\u2019A.M.L.F.C., Montréal.septembre 1959.Ensuite, j\u2019analyseral avec vous quelques problèmes d\u2019ordre social et économique qui affectent le diabétique aux différentes étapes de sa vie.Enfin, je vous parlerai, aussi brièvement que possible, des plus récents programmes d\u2019ensemble qui ont été élaborés par les corps de santé publique dans le but de conduire une lutte efficace contre le diabète.IMPORTANCE DU DIABÈTE ET SES RÉPERCUSSIONS ÉCONOMIQUES En l\u2019absence de renseignements précis sur la morbidité du diabète au pays, il nous a été impossible de déterminer avec exactitude le nombre de diabétiques au Canada.Nous avons consulté notre section d\u2019hygiéne publique du Bureau de la Statistique à ce sujet, et les chiffres que je vais citer sont des estimations qui vous donneront une idée plutôt approx1- mative du nombre des victimes de cette maladie.En effet, ces chiffres sont basés sur les observations que notre Ministère a recueillies lors de l\u2019Enquête sur les Services de Santé en 1951, et aussi sur différentes sources de L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 renseignements qui nous parviennent des États-Unis.Il y aurait au Canada environ plus de 100,000 cas de diabète qui ont été diagnostiqués jusqu\u2019ici.De ce nombre, 30,000 résideraient dans la province de Québec et 36,000 dans la province d\u2019Ontario.Cette même statistique nous indique aussi qu\u2019environ 75% de ces cas se rencontrent chez les personnes ayant dépassé 45 ans.De plus, le nombre de femmes atteintes de diabète serait environ 62% du total des diabétiques au Canada.Enfin, 1l y aurait plus de 100,000 personnes qui souffrent de diabète et dont le diagnostic n\u2019a pas été établi.(2) (3) En même temps, le nombre des diabétiques s\u2019élève continuellement, et Joslin nous a bien expliqué les causes de cette augmentation.En premier lieu, l\u2019âge moyen de la population croît de plus en plus et le diabète se manifeste avec une grande fréquence après 60 ans.En second lieu, la durée moyenne de la vie du diabétique est d'environ trois ou quatre fois ce qu\u2019elle était autrefois.Troisièmement, les diabétiques consultent leur médecin beaucoup plus tôt qu\u2019auparavant, et, en général, les médecins sont plus avertis au sujet de cette maladie.Enfin, la population du pays s\u2019accroît constamment et, il s\u2019ensuit que l\u2019augmentation du diabète marche de pair avec cette augmentation générale.(4) Quant au taux de mortalité annuelle attribuable au diabète, il s\u2019élevait à 11.2 par 100,000 de population en 1957, ce qui donne un total de 1866 décès durant cette année-là.Par ailleurs, les résultats du diabète se font sentir sur l\u2019économie générale du pays.En ce qui a trait à la population ouvrière seulement, la statistique nous révèle que plus d\u2019un quart de million de journées de travail sont perdues chaque année, à cause de cette maladie, ce qui représente une somme de plus de deux millions et demi de dollars.Au point de vue hospitalisation, nos renseignements sont aussi limités.Toutefois, il est intéressant de rappeler que durant les cinq dernières années, une moyenne de 550 patients furent admis annuellement dans divers hôpitaux du ministère des Anciens Combattants BUNDOCK: RÉPERCUSSIONS SOCIALES DU DIABÈTE 627 pour traitement du diabète et que la durée moyenne de leur séjour à l'hôpital a été de 25 jours environ, ce qui donne annuellement une moyenne de 13,750 jours d\u2019hospitalisation.(5) Enfin, en 1954, le nombre de personnes atteintes de cécité causée par le diabète était de 636 sur un total de 19,000, soit une proportion de 315 p.cent.(6) D'autre part, d\u2019après les renseignements que nous avons pu recueillir au Service de la Lutte contre la Cécité de notre ministère, il appert que le nombre de personnes atteintes de cécité à la suite de rétinite diabétique augmente continuellement et, que dans bien des cas, ce triste résultat est dû à la négligence du traitement.RÉPERCUSSIONS SOCIALES DU DIABÈTE AUX DIFFÉRENTES ÉTAPES DE LA VIE Le diabète chez l\u2019enfant Durant la période pré-scolaire, les problèmes sociaux de l\u2019enfant diabétique sont plutôt négligeables.C\u2019est seulement lorsqu\u2019il quitte son foyer et qu\u2019il doit s\u2019intégrer à la vie communautaire, et en particulier à la vie scolaire, que ces problèmes feront leur apparition.Les réactions à cet âge seront largement d\u2019ordre émotif et influencées par le diabète qui évolue de façon plus instable chez l\u2019enfant qu\u2019à toute autre période de la vie.Le jeune diabétique pourra se sentir différent des autres à cause de la diète qu\u2019il doit suivre, des injections qu\u2019il doit prendre à intervalles réguliers, des précautions qu\u2019il doit observer lorsqu\u2019il commencera à faire du sport.En somme, il réagira à toute mesure disciplinaire qui lui sera particulièrement imposée dans le but de contrôler son diabète.(7) Il a été amplement démontré que l\u2019absence de traitement approprié durant cette période de la croissance peut avoir des effets désastreux, non seulement au point de vue longévité, mais aussi au point de vue de l\u2019apparition des complications.Tout en admettant que les phénomènes de dégénérescence du système vasculaire ne peuvent pas être entièrement éliminés chez le jeune diabétique, [Ey SEE Pe _ I 628 BUNDOCK : REPERCUSSIONS SOCIALES DU DIABETE il est reconnu qu\u2019un traitement adéquat institué dès le début de la maladie chez lui aura pour effet de réduire le processus de dégénérescence et, par conséquent, de lui permettre d'envisager une existence se rapprochant sensiblement de celle des individus normaux.Aujourd'hui, la durée moyenne de la vie de l\u2019enfant diabétique qui reçoit un traitement approprié s\u2019est élevée à près des 24 de celle des gens non atteints par cette maladie.Le diabète chez l\u2019adolescent L\u2019adolescence constitue une période de grands changements chez l'individu.Les activités endocriniennes qui se manifestent à cet âge s\u2019accompagnent ordinairement d\u2019une phase d\u2019instabilité durant laquelle les répercussions sociales et émotives dues au diabète se font sentir plus qu\u2019à toute autre époque de la vie.L\u2019adolescent qui avance en âge songe à s'affranchir du milieu familial et commence à s\u2019affirmer afin de décider quel sera, une fois devenu adulte, son rôle dans la société.A cette période, le jeune diabétique sera en proie à une foule de problèmes concernant son entourage immédiat, son avenir, sa vie sociale.Ces problèmes d\u2019ajustement entre l'adolescence et l\u2019âge adulte, il importe de le souligner, sont communs à tous les individus, mais chez le jeune diabétique ils seront beaucoup plus complexes et difficiles à résoudre à cause du terrain fragile sur lequel ils évoluent.Par ailleurs, les mauvaises conditions so- clales comme l\u2019indigence, l\u2019ignorance, le préjugé, pourront aussi influencer à leur tour le Jeune diabétique en l\u2019empêchant de bénéficier des ressources modernes de la science médicale.L'enfant et l\u2019adolescent diabétiques, qui sont en pleine période de développement intellectuel, physique et moral seront particulièrement vulnérables à ces influences néfastes (8).Il s\u2019agit, en somme, d\u2019une période extrêmement difficile à traverser et, à notre avis, le traitement du jeune diabétique, malgré les restrictions qu\u2019il comporte, ne devrait pas constituer une entrave à son développement social.Au contraire, le jeune malade devrait L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 être encouragé à participer aux activités normales des personnes de son âge, en vue d\u2019atteindre un jour un degré de maturité sociale compatible avec sa condition (9).Le diabète chez l\u2019adulte Le diabète chez l\u2019adulte est beaucoup plus fréquent que chez l'enfant et l'adolescent et chez lui, les problèmes d\u2019ordre social et émotif que nous rencontrons chez ces derniers n\u2019existent pratiquement plus.Par ailleurs, le diabétique adulte devra envisager de nouveaux problèmes d\u2019ordre économique et social conditionnés par ses responsabilités de citoyen.Ainsi, lorsqu\u2019il songera à fonder un foyer, il pourra se poser la question suivante: Le diabète est-il héréditaire?La réponse à cette question n\u2019est pas toujours aussi simple qu\u2019on pourrait le désirer.En effet, nous sommes en présence d\u2019un problème créé par un ensemble de phénomènes biologiques qui n\u2019ont pas encore été élucidés à fond.De plus, il y a des considérations d\u2019ordre moral qui entrent en Jeu.Il est généralement reconnu aujourd\u2019hui que le diabète est une maladie héréditaire à caractère récessif, mais qui peut aussi être conditionnée par d\u2019autres facteurs pouvant y prédisposer (10).En pratique, plusieurs médecins reconnaissent qu'il est préférable pour les diabétiques de ne pas se marier entre eux.Toutefois, étant donné que le diabète ne se manifeste chez la grande majorité des gens qu\u2019apres l\u2019âge de 30 ans, il s\u2019ensuit que la plupart des diabétiques sont déjà mariés lorsqu\u2019ils voient apparaître la maladie.L\u2019emplor chez le diabétique à l\u2019âge adulte.L'importance de cette question est facile à saisir lorsqu\u2019on considère que dès 1952, plus de 40,000 employés du sexe masculin et 11,000 employés du sexe féminin étaient diabétiques.Ce nombre est aujourd\u2019hui beaucoup plus élevé et augmente continuellement à cause des raisons déjà énumérées au début de cet exposé.De plus, l\u2019incidence du diabète est beaucoup plus élevée chez l\u2019adulte d\u2019Âge moyen ce qui L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 fait que la maladie frappe l\u2019ouvrier, le chef d\u2019équipe, l\u2019homme de carrière, à la période même où, en raison de leur expérience, 1ls ont généralement atteint leur maximum de rendement.Il existe encore malheureusement, trop de préjugés chez l\u2019employeur au sujet de la capacité de travail du diabétique.Plusieurs de ces conceptions sont erronées et remontent à la période pré-insulinique alors que le malade devait suivre un régime alimentaire parfois déficient, lequel était souvent une des causes principales de la diminution de sa capacité physique et mentale.Au cours de ces dernières années, la médecine industrielle a réalisé des progrès considérables.La réhabilitation du diabétique est poursuivie de façon beaucoup plus systématique qu\u2019autrefois.Cependant, il reste encore beaucoup d\u2019éducation à faire; chez l\u2019ouvrier d\u2019abord qui doit apprendre à reconnaître les limites de ses forces, et aussi chez l\u2019employeur qui sera le premier à bénéficier de l'emploi judicieux du diabétique.L\u2019ASSURANCE CHEZ LE DIABÉTIQUE ADULTE Le diabétique qui désire prendre une assu- rance-vie ou autre doit aussi faire face à des problèmes particuliers.Jusqu\u2019à il y a quelques années, cette catégorie de clients était considérée comme un « mauvais risque » par les compagnies d\u2019assu- rance-vie.Cette attitude de la part des assureurs s\u2019est complètement modifiée depuis qu\u2019on a réussi à démontrer l\u2019efficacité du traitement bien suivi chez le diabétique.Aujourd\u2019hui, ce dernier peut être accepté sans difficulté à la condition de payer une prime additionnelle, qui est naturellement proportionnée au degré de gravité de son cas.Par ailleurs, l\u2019assurance contre la maladie crée également aux diabétiques des problèmes sérieux.En êéffet, certaines compagnies exigent une période d\u2019attente qui peut s\u2019étendre sur une durée d\u2019un an pour les personnes atteintes de diabète.D\u2019autres compagnies refusent simplement d\u2019assurer toute personne BUNDOCK: RÉPERCUSSIONS SOCIALES DU DIABÈTE 629 souffrant de maladie chronique et cette restriction atteint naturellement les diabétiques.Enfin, un nombre limité de compagnies d\u2019assurances ont fini par éliminer dans leurs contrats toutes ces clauses restrictives.RÉCENTS PROGRAMMES D\u2019ENSEMBLE POUR LA LUTTE CONTRE LE DIABÈTE Il faut arrêter ici cette brève analyse de certains problèmes sociaux dont la genèse est liée au diabète.En réalité, ces problèmes sont beaucoup plus nombreux et ceci explique, dans une certaine mesure, pourquoi les organismes de santé publique ont jugé à propos de con- Juguer leurs efforts avec ceux des agences bénévoles pour arriver à les résoudre en ayant recours aux ressources combinées de la médecine préventive, curative et sociale.Les techniques et les méthodes utilisées en médecine préventive et sociale, et dont l\u2019efficacité a été amplement démontrée au cours de la lutte contre les maladies contagieuses, sont maintenant employées de plus en plus dans la lutte contre la diabète.Les plus récents programmes de lutte anti- diabétique que nous avons étudiés ont été développés, dans la majorité des cas, sur le plan communautaire et les techniques les plus couramment appliquées incluent: 1.le dépistage systématique des cas de diabète, 2.l\u2019éducation du patient, de sa famille, des corps professionnels et techniques intéressés au diabète ainsi que celle du public en général, 3.l\u2019utilisation à des degrés divers et d\u2019après des formules différentes, des ressources communautaires tels que les services médicaux, les services sociaux, les services de laboratoire, les services de nutrition et aussi les services de réhabilitation (11).Ce serait une grave erreur d\u2019oublier ou d\u2019ignorer que le diabète n\u2019est pas une maladie isolée.A cause de son caractère de permanence, il fait partie de l\u2019ensemble des maladies chroniques qui constituent de nos jours un fardeau économique et social sans pareil dans 630 l\u2019histoire de l'humanité.L\u2019avenir de la médecine est lourd de problèmes non résolus et par conséquent, quelles que soient les mesures que nous prendrons, tout ce qui pourra servir à améliorer l\u2019avenir du diabétique aura pour effet d\u2019alléger du même coup le fardeau des maladies chroniques.Le diabète a connu sa première grande révolution thérapeutique avec la découverte de l\u2019insuline.Il nous semble que sur le plan social, son avenir dépendra plus que jamais des efforts conjugués et de l\u2019esprit de coopération de tous ceux qui s\u2019intéressent au diabétique.Résumé En résumé, les effets du diabète dépassent largement le cadre de la médecine purement curative.Ses répercussions se font sentir de façon marquée sur le plan économique et social.Elles se manifestent chez l'individu à toutes les époques de sa vie et produisent des effets variés qui reflètent jusqu\u2019à un certain point son niveau de développement psychophysiologique ainsi que son degré de maturité sociale.Les répercussions sociales du diabète sont surtout marquées lorsque celui-ci n\u2019est pas suffisamment contrôlé au point de vue médical.Enfin, il est suggéré que les techniques utilisées en médecine préventive et sociale soient appliquées de façon plus systématique dans la lutte contre le diabète.Ceci dans le but d\u2019exercer une action plus concertée et obtenir des résultats plus favorables qu\u2019à l\u2019heure actuelle en présence des proble- mes complexes qui sont posés par cette maladie.BUNDOCK: REPERCUSSIONS SOCIALES DU DIABETE L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 Summary To sum up, the effects of diabetes reach far beyond the realm of pure curative medicine; these results are felt by the individual and the general public, both from an economic and social standpoint.They influence the diabetic patient during the various phases of his lifetime and reflect to :ome extent his degree of psychophysiological and social maturity.On the other hand, uncontrolled diabetes may be responsible for a number of unnecessary complications which may affect his vocational hfe and also his personal security.Finally, it is suggested that methods used by preventive and social medicine.which have been successful in the past in other areas of medicine, be used more systematically in order to cope with the complex social and economic problems raised by diabetes and also to ensure a greater degree of control over that disease.BIBLIOGRAPHIE 1.The Advance to Social Medecine, Rene Sand - p.560.Staples Press Limited, 1952.2.Report - Dominion Bureau of Statistics.9 sept.1959.3.Diabetes in two Ontario Communities, A.J.Kenny, M.B.BS.A.L.Chute, M.D.F.R.C.P.(C.) 4.Treatment of Diabetes Mellitus.Joslin - p.13.Lea & Febiger.1947.5.Rapport de la Commission Canadienne des Pensions, 10 sept.1959.6.Classification of Causes of Blindness, A.E.Mac- Donald, A.C.T.A.Vol.IVII, Concilium Ophtalmo- logicum, 1954 - Can.USA.7.How to Live with Diabetes.- H.Dolger, M.D.and Bernard Seeman - p.134.W.W.Norton & Company, Inc.1958.8.et 9.How to Live with Diabetes - H.Dolger, M.D.and Bernard Seeman.- p.145-156.W.W.Norton & Company Inc.1958.10.et 11.Diabetes Program Guide.U.S.Dept of Health - Education and Welfare, 1957. / L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 L'Union Médicale du Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) © Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada (Fondée à Québec en 1902) Tome 89, No 5 \u2014 Montréal, mai 1960 LE TRAITEMENT DES AFFECTIONS CÉRÉBRO-VASCULAIRES Avec le renouveau d\u2019intérêt porté aux affections vasculaires cérébrales, plusieurs articles ont parus dans la littérature avec des opinions quelquefois divergentes.Récemment, un neurologiste de réputation internationale affirmait que ses malades non anticoagu- lés, dans la proportion de 50 pour cent, étaient comparables du point de vue symptomatique à ceux qui l\u2019étaient.Avec une meilleure connaissance de la physiopathologile, nous pouvons arriver à un traitement logique de ces affections.Aucune hémiplégie ne doit être considérée banale, bien au contraire.Elle peut reconnaître comme cause des facteurs aussi variés qu\u2019une chute de la tension artérielle périphérique, une tumeur dans laquelle s\u2019est faite une hémorragie, un abcès, une embolie, une tumeur métastatique ou encore une thrombose partielle ou complète de la carotide, de la vertébrale.Avec l'avènement de l\u2019angiographie cérébrale et surtout son usage de plus en plus répandu, le diagnostic plus précis des hémiplégies et particulièrement des insuffisances des gros vaisseaux du cou a permis quelquefois de prévenir des catastrophes neurologiques.C'est là où réside l\u2019intérêt pour ÉDITORIAL 631 nous de poser un diagnostic de localisation précis donnant ainsi au malade l'avantage d\u2019une vie prolongée avec ce qui en découle du point de vue économique et social.Les deux grands syndromes de l\u2019insuffisance carotidienne et vertébro- basilaire sont les signes annonciateurs du déficit neurologique définitif dans l\u2019athéromatose cérébrale.Le diagnostic différentiel repose d\u2019abord sur les faits cliniques, ensuite sur un faisceau d\u2019examens et d\u2019analyses.L\u2019insuffisance carotidienne pourra se manifester par des épisodes transitoires d\u2019amblyopie monoculaire ipsila- térale, de paresthésies ou de paralysies transitoires controlatérales, voire de déficit mental progressif.L\u2019insuffisance vertébro-basilaire s\u2019extériorise par des symptômes dans le domaine des sensibilités, des nerfs crâniens et de la coordination ou encore par des obnubilations temporaires de la conscience.Entre ces accès, l\u2019examen neurologique peut être négatif.Se souvenir que certaines affections néoplasiques, inflammatoires, traumatiques et dégénératives ainsi que des malformations vasculaires peuvent avoir la même expression.Le diagnostic différentiel est done très important; il se fera par des radiographies simples du crâne, la ponction lombaire, l\u2019électroencéphalogramme, l\u2019angiographie cérébrale et le pneumoencéphalogramme.La compression carotidienne et l\u2019ophtalmody- namométrie donneront des renseignements pouvant orienter le diagnostic avant de procéder à des examens aussi compliqués que ceux qui ont déjà été mentionnés.Dans une analyse récente des 600 cas de maladies cérébro-vasculaires, 632 30 pour cent avalent une occlusion partielle ou complète des gros vaisseaux du cou et du thorax, mais aussi 6 pour cent avaient une tumeur cérébrale.S1 l\u2019occlusion est partielle, le malade pourra bénéficier ou de l\u2019anticoagula- tion ou d\u2019une endartériectomie ou d\u2019une greffe par un chirurgien spécialisé.Avant d\u2019anticoaguler un malade, décision tres grave, il faudra bien connaître les contre-indications.Elles sont faciles à mémoriser: d\u2019abord l\u2019hypertension artérielle.Il est inutile de s\u2019y attarder.Ensuite, le déficit neurologique complet.Diminuer la prothrombine d\u2019un héméplégique veut dire augmenter la lésion déjà existante.En effet, se rappeler qu'autour de toute lésion cérébrale éschémique existe une couronne hémorragique qui sera ainsi augmentée et le malade risquera d\u2019avoir un plus gros déficit neurologique sinon en mourir.L\u2019administration des anticoagulants se fait à titre de mesure préventive chez un malade souffrant d\u2019insuffisance carotidienne et vertébro-basilaire.Cependant, malgré ce traitement, une proportion de patients n'en retire absolument aucun bénéfice, les symp- tomes persistant inchangés.Cette claudication intermittente des vaisseaux cérébraux reconnaît, comme nous l\u2019avons déjà souligné, plusieurs causes.Une des moins souvent reconnues est ÉDITORIAL L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 la baisse de la tension artérielle consécutive par exemple à un infarctus silencieux ou encore l'administration d\u2019agents hypotenseurs pour des hypertensions qui sont physiologiques chez des artérioscléreux.Le myocarde se doit d\u2019entretenir une pression systolique relativement élevée par suite de la rigidité des parois vasculaires.En baissant le niveau de la systolique, le débit d'oxygène baissera à la périphérie des gros vaisseaux et il en résultera un déficit neurologique transitoire ou définitf.Ces malades scléreux, qui ont naturellement une pression systolique basse, pourront bénéficier autant de l\u2019adm1- nistration d\u2019éphédrine que des anticoagulants.En conclusion, si les malades souffrant d\u2019affections cérébro-vasculaires ont bénéficié de la description de l\u2019insuffisance carotidienne et vertébro-ba- silaire qui sont ce qu\u2019est 'angine d\u2019effort à l\u2019infarctus du myocarde, ce n\u2019est qu\u2019après des examens précis et une évaluation clinique complète qu\u2019il sera décidé si le malade pourra bénéficier de l\u2019anticoagulation avec tous les risques qu\u2019elle comporte ou si l\u2019affection ne pourra pas être soulagée par la simple administration d\u2019éphédrine pour corriger une hypotension artérielle.Claude GAUTHIER. VARIÉTÉS REVUE RAPIDE DES ÉVÉNEMENTS QUI ONT CONDUIT VERS L'INSTITUTION DU CONSEIL MÉDICAL DU CANADA ACCORDANT LA LICENCE FÉDÉRALE Roma AMYOT.I Le premier acte se joue à Québec en mai 1867.A l\u2019assemblée semi-annuelle du Collège des médecins et chirurgiens du Bas-Canada, le docteur Marsden, de Québec, suggéra la formation d\u2019une association médicale canadienne analogue à l\u2019Association médicale américaine dont il avait, en tant que délégué à la dernière réunion tenue à Cincinnati, apprécié l\u2019influence et l\u2019action bénéfiques.Aucune démarche n\u2019ayant été entreprise par le Collège à cet effet, la Société de médecine de Québec, à sa séance du 18 juin 1867, décida de prendre la chose en main et d\u2019envoyer une circulaire à tous les médecins de la Puissance du Canada.Cette circulaire, entre autres considérations, formulait le désir de la Société de médecine de Québec de voir s\u2019organiser une « Conférence » qui réunirait les membres de la profession médicale en vue d\u2019obtenir un système uniforme de législation médicale.Cette circulaire contenait, en plus, des résolutions adoptées à la réunion du 18 juin par les membres de la Société de médecine de Québec, entre autres: a) On préconisait un système uniforme d'accorder la licence pour la pratique de la médecine, de la chirurgie et de l\u2019art de l\u2019obstétrique dans la Puissance du Canada; b) on préconisait que les degrés en médecine ou diplômes d\u2019Universités, collèges ou écoles n\u2019eussent qu\u2019une valeur honorifique et que la licence fut accordée par un Bureau central d\u2019examinateurs devant lequel tous les élèves gradués et porteurs de diplômes subi- ralent un examen; c) enfin on suggérait une procédure pour la création de ce Bureau central et on recommandait une convention de délégués médicaux d\u2019Universités, Ecoles, Sociétés de médecine du Canada, devant se tenir à Québec en octobre 1867, pour fonder une Association médicale canadienne et adopter un système uniforme de législation médicale.Ce rapport était signé: W.Marsden, président et R.H.Russell, secrétaire.Le 9 octobre 1867, 164 délégués se réunis- salent à Québec, à l\u2019Université Laval et l\u2019Association médicale canadienne prit naissance.Lors de la seconde assemblée de la nouvelle association, tenue à Toronto, la proposition suivante fut adoptée: qu\u2019un comité soit nommé pour préparer un Bill à être soumis au Parlement de la Puissance du Canada après avoir été approuvé par cette Association pourvoyant à un système uniforme d\u2019éducation médicale, à des examens en conformité avec les vues de cette Association, à l\u2019enseignement et à l\u2019octroi des licences des praticiens en médecine par un bureau central d\u2019examinateurs.C\u2019est en 1872, à la réunion de Montréal, que le projet a été présenté, projet élaboré par l\u2019étude d\u2019un comité dont le président et le principal artisan avait été le docteur Howard, de Montréal.Voici certaines clauses de ce projet à être présenté, après acceptation par l\u2019Association, au Parlement fédéral sous forme d\u2019un Bill et pour prendre éventuellement force de loi.Un conseil général régira l\u2019exercice de la médecine; il sera composé de 30 membres dont 10 d\u2019Ontario, 10 de Québec, 5 de la Nou- velle-Ecosse et 5 du Nouveau-Brunswick; ce 634 AMYOT: CONSEIL MÉDICAL DU CANADA conseil sera tout-puissant dans son domaine de juridiction ; il nommera le Bureau des Examinateurs qui jugera des connaissances professionnelles des candidats à l\u2019exercice; il aura le pouvoir de nommer des examinateurs pour instituer et conduire l\u2019examen des étudiants en médecine, sur leur éducation préliminaire ou générale.Il est pourvu qu\u2019aucun diplômé dans les arts d\u2019aucune université en les possessions de sa majesté ne sera requis de passer un examen relatif à l\u2019éducation générale.Une clause donne au Conseil le pouvoir de fixer et de déterminer un cours d\u2019étude à être suivi par les étudiants en médecine; une autre stipule que le Conseil ne sera tenu de reconnaître aucune école non en opération lors de la passation de ce Bill.Une dernière clause donne au Conseil toute liberté de faire occasionnellement des règlements pour guider le Bureau des examinateurs en modifiant les modalités d\u2019examens.Le projet fut examiné par l\u2019assemblée formée en comité; on lut le préambule et une première clause.À ce stade de l\u2019examen, le docteur Rottot, secondé par le docteur Mount, proposa un amendement qui rejetait le principal de l\u2019acte médical projeté tendant à mettre l\u2019éducation classique (sic) et médicale sous le contrôle du gouvernement fédéral.L\u2019amendement fut battu par 17 contre 11.La motion principale était donc acceptée, c\u2019est-à-dire le principe même du projet, mais en face de la dissidence unanime des représentants francophones, le docteur Howard proposa, secondé par le docteur Hingston, que le comité fut dissout et que la discussion du projet de Bill fut abandonnée.On décida qu\u2019elle fut plutôt reportée à deux ans.On félicita le docteur Howard du travail qu\u2019il avait accompli dans l\u2019élaboration de ce projet et du tact qu\u2019il avait montré en proposant de suspendre son étude.On doit signaler ici que le docteur Rottot fut le principal opposant à ce projet et le chef du groupe dissident.Acceptant qu\u2019il fallait prendre des mesures opportunes pour relever le niveau de la profession médicale et l\u2019asseoir L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 sur un enseignement solidement organisé, il ne pouvait admettre et appuyer un ensemble de mesures qui sabotaient les privilèges des universités, l\u2019autonomie provinciale dans le domaine de l\u2019enseignement secondaire et universitaire, qui centralisait en un Conseil médical tout-puissant l\u2019autorité absolue pour l\u2019appréciation et l\u2019organisation des disciplines culturelles propres aux candidats à l\u2019étude comme à l\u2019exercice de la médecine.Cette action du Dr Rottot contribua pour une large part à la fondation de la « Société médicale de Montréal » et de « L'Union Médicale du Canada » dont il fut d\u2019ailleurs legpremier rédacteur en chef.Ces deux organismes servirent à instruire les médecins sur cette importante question et à les grouper, afin qu\u2019ils pussent être une force opposante homogène et représentative.IT Le second acte s\u2019est joué de 1902 à 1912.Son dénouement a été précédé d\u2019une longue attente, de périodes de latence, d\u2019études répétées, d\u2019opposition tenace comme de compromis, pour aboutir à un ralliement définitif.Evoquer l\u2019histoire par le détail de cette seconde série d\u2019événements serait entreprendre une longue et fastidieuse relation, marquée de la formulation aride de clauses, d\u2019abrogations de clauses, d\u2019amendements, de discussions et réunions itératives.Il s\u2019agit en somme de la Loi médicale du Canada établissant un Conseil médical du Canada et du Bill Roddick, du nom d\u2019un médecin de Montréal, député au fédéral, doyen de la Faculté de Médecine de McGill de 1901 à 1905, qui eut la tâche de le présenter au Parlement d'Ottawa.Il y fut soumis en 1902 dans le but avoué de valoriser la condition de la médecine au Canada, peut-être aussi de l\u2019uniformiser, et d\u2019accorder une licence qui permettrait l\u2019exercice de la profession dans toutes les provinces.Il fut sanctionné en 1902, mais comme toutes et chacune des provinces de la Confé- \u2014\u2014 L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 dération devaient l\u2019adopter, avant qu\u2019il ne devint loi, il demeura longtemps lettre morte, parce que Québec refusa catégoriquement de l\u2019accepter jusqu\u2019en 1911.En 1911, il fut définitivement entériné par la législature de notre Province, puis par Ottawa après qu\u2019on eut amendé certaines clauses qui l\u2019avaient rendu jusque là inacceptable par nous.Que stipulaient les clauses inacceptables et qu\u2019elles furent les exigences prinei- pales incluses dans la loi amendée.Elles avaient (ces exigences) pour unique raison: le respect de l\u2019autonomie provinciale en matière d\u2019instruction scolaire et plus particulièrement secondaire; la reconnaissance des droits des collèges provinciaux en matière d\u2019enseignement professionnel et de leurs prérogatives à accorder une licence médicale en regard et en complément de cet enseignement.Ainsi, le Collège de Québec ne pouvait accepter que le Conseil eut le droit d\u2019établir et fixer les qualités et connaissances nécessaires pour l\u2019inscription, y compris les cours d\u2019études à suivre, les examens à subir et en général les conditions requises pour l\u2019inscription.L'histoire se répétait de part et d\u2019autre des parties en cause entre 1867 et 1902.Les amendements apportés en 1911 à la loi primitive et une première fois amendée en 1910, mention- nalent que les examens ne porteraient que sur les sujets professionnels; que nul candidat ne serait admissible à l\u2019examen que s\u2019il n\u2019était préalablement porteur d\u2019une licence provin- clale; que les candidats pourront à leur choix être examinés en français et en anglais et que la majorité du comité qui conduit l\u2019examen d\u2019un candidat doit parler la langue que choisit le candidat pour son examen; qu\u2019aucune modification ne pourra être proposée à la présente lo1 à moins qu\u2019elle n\u2019ait été acceptée au préalable par les Conseils médicaux provinciaux; que la loi ne pourrait entrer en vigueur que lorsque les législatures de toutes les provinces en auront accepté les dispositions: AMYOT : CONSEIL MÉDICAL DU CANADA 635 qu\u2019un conseil médical d\u2019une province pourra ordonner en tout temps sa retraite en suivant une procédure définie dans la loi.Voilà bien incomplètement exposé le second acte qui a conduit à la licence fédérale.Le Bill Roddick a-t-il subi des transformations ultérieures?Sûrement aucune d'importance.Parti d\u2019un bon motif, tel qu\u2019il fut élaboré originairement, il lésait les droits professionnels provinciaux et nos privilèges d\u2019enseignement.Ce danger ou cet abus de pouvoir n\u2019était peut-être pas compris par nos concitoyens anglophones.En tous cas, 1l placa irrémédiablement nos prédécesseurs québecois en position de défense et cette attitude apparemment oppositionniste, mais fondamentalement juste, nous accorda une loi médicale fédérale qui donna satisfaction aux droits provinciaux.Les médecins du Québec, à l\u2019époque, désiraient la licence fédérale, parce qu\u2019elle leur permettrait de s\u2019établir en dehors de la Province de Québec.Nos deux écoles de médecine de Québec et de Montréal accordaient chaque année un diplôme à une centaine de finissants.On appréhendait le jour où il y aurait pléthore de médecins dans la Province.Un débouché était souhaité.Cette loi finalement amendée selon les désiderata des médecins du Québec et telle que sanctionnée par Québec et Ottawa, les autres provinces l\u2019ayant acceptée depuis la première présentation aux Chambres en 1902, fut done accueillie très favorablement par nos médecins.Il reste que la licence fédérale ne peut être accordée à nos jeunes médecins qu\u2019après un examen subi auprès d\u2019un Bureau d\u2019examinateurs nommés par le Conseil fédéral.Serait-il opportun, profitable et possible d\u2019obtenir la licence fédérale en même temps que la licence provinciale et à la suite d\u2019une seule série d\u2019examens qui pourrait compter pour les deux?Voilà la question posée. ROUAGES ACTUELS DANS LE FONCTIONNEMENT DU CONSEIL MÉDICAL DU CANADA J.-Luc RIOPELLE.I] m\u2019est dévolu ce soir de vous exposer la constitution, les règlements et le fonctionnement du Conseil Médical du Canada.Ce faisant, je crains de me borner à vous rappeler des notions déjà amplement connues de la plupart d\u2019entre nous.Encore, pourront- elles être le prétexte ou l\u2019occasion de discuter certains aspects des questions posées par l\u2019existence et les activités de cet organisme.CONSTITUTION EN VERTU DE LA Loi MÉDICALE CANADIENNE Comme le Docteur Amyot vient de vous le rappeler, le Conseil Médical du Canada a été établi en novembre 1912 par une loi du Parlement Fédéral portant le titre de Loi Médicale du Canada (Canada Medical Act).Ce sont les dispositions de cette Loi Médicale du Canada qui furent acceptées par la section IX de la loi concernant le Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec (chapitre 264 S.R.Q.1941, tel qu\u2019amendé par G.R.VI, ch.32, 1948).Après avoir défini les termes employés, et précisé qu\u2019elle n\u2019autorise ni la création d\u2019écoles de médecine, ni l\u2019enseignement de cette discipline, la loi promulguée constitue en corporation, sous le nom de Conseil Médical du Canada, les personnes qui, en conformité avec ses dispositions, seront membres de cet organisme par nomination, élection ou de toute autre façon.Les buts fixés au Collège Médical du Canada sont de déterminer et de promouvoir, en matière de pratique médicale, des standards de compétence acceptables par toutes les provinces du Canada; d\u2019établir, de publier et de reviser périodiquement un registre canadien de médecins praticiens; de fixer les conditions nécessaires à l'inscription à ce registre, particulièrement en rapport avec des examens de compétence; de former et de maintenir un Bureau d\u2019Examinateurs; de contribuer, avec le consentement et la demande des Bureaux Médicaux Provinciaux, à l\u2019établissement de toute législation provinciale nécessaire à l\u2019application des dispositions de la Loi Médicale du Canada.Le Conseil est constitué: 1) de trois membres nommés par le Gouverneur Général en Conseil, dont chacun doit être résident d\u2019une province différente; 2) de deux représentants de chaque province, élus par les bureaux médicaux provinciaux; 3) d\u2019un représentant de chaque université comportant une faculté ou école de médecine; 4) de trois membres élus par les médecins homéopathes.A Theure actuelle, le Conseil Médical du Canada devrait donc compter trente-huit membres, mais le chiffre réel est de trente- cing, parce que le Gouverneur Général n\u2019a désigné qu\u2019un délégué, et les homéopathes, deux seulement.Le terme d'office est de quatre ans, avec possibilité de renomination ou de réélection.Le Conseil élit ses officiers et son exécutif, nomme un registraire ainsi que les autres officiers et employés nécessaires à l\u2019application de la loi, détermine les gratifications ou rémunérations à attribuer aux officiers ou aux employés.Il a le pouvoir de faire des règlements pertinents à ses objectifs, mais ces règlements ne prendront effet qu\u2019après approbation du Gouverneur Général en Conseil.Il est au surplus nommément stipulé: 1) qu\u2019aucun candidat ne sera éligible sans une licence provinciale ou sans un certificat du registraire de son propre conseil médical provincial, attestant qu\u2019il détient un diplôme médical accepté et approuvé par le dit conseil; 2) que les standards d\u2019examens ne doivent pas être inférieurs à ceux d\u2019aucune province; 3) que la seule possession soit d\u2019un diplôme d\u2019université canadienne soit L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 d\u2019un certificat d\u2019inscription à un registre provincial obtenu après la constitution du Conseil Médical du Canada ne confère pas le droit de se faire inscrire à son registre.Le Conseil nomme un Bureau d\u2019Examinateurs.(Il a statué ultérieurement par règlement que ses membres ne doivent pas en faire partie.) La majorité des examinateurs doit parler le langage dont le candidat désire se servir, ce dernier ayant le choix entre l\u2019anglais et le français.Les examens ne peuvent avoir lieu que dans les centres pourvus d\u2019une école de médecine, cette dernière devant disposer d\u2019un hôpital d\u2019au moins cent lits.Suivent des dispositions sur l\u2019inscription au registre, sur la formation possible d\u2019une commission d'enquête, au cas où le Conseil enfreindrait à ses devoirs.La loi prévoit enfin que le bureau médical de toute province peut à n'importe quel moment retirer ses représentants auprès du Conseil Médical du Canada pourvu qu\u2019il donne avis de son intention trois mois à l\u2019avance dans la Gazette officielle du Canada et qu\u2019il ait obtenu sur cette mesure une majorité des 2/3 des membres présents à une assemblée régulière ou spéciale.La loi ajoute (je traduis librement): dans cette éventualité les dispositions de la présente loi cessent immédiatement de s\u2019appliquer à cette province et personne n\u2019obtiendra le droit de pratiquer la médecine dans le territoire de juridiction de la dite législature en vertu de la présente lol.RÈGLEMENTS DU CONSEIL MEDICAL DU CANADA Les règlements explicitent et appliquent les dispositions de la loi médicale du Canada.Le Conseil à son assemblée annuelle nomme des examinateurs et nomme ou élit les comités permanents suivants: a) un comité exécutif comprenant le Président, deux vice-présidents, le président sortant de charge, les présidents du comité d\u2019édu- RIOPELLE: CONSEIL MÉDICAL DU CANADA 637 cation et du comité des finances, ainsi que deux autres membres du Conseil; b) un comité dit « d\u2019éducation »; c) un comité des règlements; d) un comité des finances; e) un comité de discipline.Le Bureau des Examinateurs, élus annuellement, comprend: a) un bureau «central» qui prépare les questions d\u2019examen écrit, corrige les examens et doit comporter au moins deux examinateurs en anglais et un examinateur en français pour chaque matière d\u2019examen ; b) un bureau d\u2019examen oral et clinique d\u2019au moins deux examinateurs pour chaque sujet et pour chaque endroit où ces examens ont lieu.Depuis une dizaine d\u2019années, il y a deux bureaux français d\u2019examen oral et clinique: l\u2019un à Montréal, l\u2019autre à Québec.Auparavant les examens avaient lieu alternativement à ces deux endroits.En ce qui concerne l'inscription au registre du Conseil Méd'cal du Canada, on doit noter que tout médecin diplômé après le ler janvier 1954 doit, non seulement passer les examens du Conseil Médical du Canada, mais produire un certificat attestant d\u2019une année d\u2019internat dans un ou dans des hôpitaux approuvés par le Bureau Provincial dont il postule la licence de pratique.Le candidat à l\u2019admission aux examens doit produire: soit la licence de pratique d\u2019un des bureaux médicaux provinciaux; soit un certificat d\u2019admissibilité (enabling certificate) émanant du registraire d\u2019un bureau médical provincial, attestant qu\u2019il satisfait aux exigences du dit bureau, relativement aux études requises pour l\u2019admission au cours de médecine ainsi qu\u2019aux études médicales elles-mêmes et au titre qu\u2019il possède.Un certificat provisoire (dit « interim certificate ») peut être délivré par les bureaux médicaux aux étudiants d\u2019universités canadiennes ayant satisfait aux exigences provinciales quant à l\u2019immatriculation et au cours de médecine mais n'ayant pas encore passé les 638 examens finals exigés pour l\u2019obtention du diplôme médical.Ce dernier certificat est délivré soit parce que l\u2019école de médecine où le candidat a fait ses études a accepté, en tout ou en partie, les examens du Conseil Médical du Canada comme ceux qui conduisent à l\u2019octroi de son propre diplôme, soit parce que la collation des diplômes universitaires doit être retardée.Jusqu\u2019à 1954, les sujets d\u2019examens sont les suivants: a) médecine, y inclus thérapeutique; b) chirurgie; ce) obstétrique et gynécologie; d) pathologie et bactériologie ; e) hygiène publique et médecine préventive.Depuis, l\u2019examen de pathologie et bactériologie a été supprimé.Depuis le premier janvier 1959, on a établi un examen de Pédiatrie sauf pour ceux qui, avant le premier janvier 1960 ont passé tous les autres sujets d\u2019examen à l\u2019exception d\u2019un ou de deux.Ces candidats seront exemptés jusqu\u2019au trente-et-un décembre 1963 de l\u2019examen de Pédiatrie, s\u2019ils passent avec succès avant cette date tous les examens dans les autres sujets.EXAMENS CONJOINTS Par entente avec certaines écoles de médecine canadienne, les examens du Conseil Médical du Canada deviennent en tout ou en partie les examens finals subis par les étudiants de ces écoles en vue de l\u2019obtention du doctorat en médecine.Les examens écrits sont d\u2019abord corrigés par les examinateurs des écoles concernées.Seules les copies des candidats heureux sont transmises aux examinateurs du Conseil Médical du Canada qui leur attribuent à leur tour des notes.Dans quelques écoles, on exige que seul l\u2019examen écrit soit passé à la fin de la quatrième année, les oraux étant reportés à la fin de la cinquième année, c\u2019est-à-dire de l\u2019année d\u2019internat.Il semble que ces dispositions alent créé des difficultés parce que certaines écoles ne RIOPELLE: CONSEIL MEDICAL DU CANADA L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 transmettent les copies qu\u2019après une réunion plénière de la Faculté, ce qui laisse peu de temps aux correcteurs du Conseil Médical du Canada, dont le travail doit être terminé avant le premier juillet, date de la réunion du Bureau Central des Examinateurs.On se rend compte aussi que cette entente entre universités et Conseil Médical du Canada limite les standards d\u2019examen que les facultés pourraient désirer adopter en vue de l\u2019obtention de leur propre diplôme.À noter qu\u2019en 1959 le Conseil de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal, appelé à préciser son attitude sur la question des examens conjoints, a suggéré que dans l\u2019éventualité où de tels examens seraient acceptés, les questions d\u2019examen écrit devraient être faites par la Faculté elle-même, et simplement soumise pour approbation au Conseil Médical du Canada, et que seules les copies faibles seraient transmises ultérieurement à cet organisme.Il est toutefois possible que, dans la pratique d\u2019une telle procédure, le travail des correcteurs du Conseil Médical du Canada ait été singulièrement difficile.Toutes les difficultés soulevées par l\u2019examen conjoint ont posé la question de leur suppression et celle de l\u2019inscription « automatique » des diplômés des universités canadiennes au registre du Conseil Médical du Canada.Cette proposition a été rejetée par lui en 1953.Il semble douteux que, dans leur ensemble, ses membres consentent de bon gré à une telle diminution de leur prestige et de leur autorité.Seuls les bureaux médicaux appuyés par les universités semblent susceptibles d\u2019amener l\u2019adoption d\u2019une telle mesure- À noter qu\u2019à la dernière réunion on a proposé que les examens écrits soient supprimés pour les diplômés des universités canadiennes, et que les oraux soient reportés à la fin de l\u2019internat junior.RÉSULTATS DES ACTIVITÉS DU CONSEIL MépicAL Du CANADA De 1919 à 1952, 16,098 candidats ont reçu la licence du Conseil Médical du Canada, L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 dont 13,849 diplômés d\u2019universités canadiennes et 2,244 diplômés d\u2019universités non canadiennes.Quatorze pour cent des licences avaient donc été accordées à des médecins formés en dehors de nos frontières.La proportion s\u2019accentue en ces dernières années: par exemple, en 1958, sur 904 licenciés, on compte 238 gradués d\u2019écoles de médecine étrangères.On peut craindre que cette proportion n\u2019aille s\u2019accroissant.On sait qu\u2019un tel état de choses se produit au détriment de certaines provinces, considérant de quelle façon les certificats d\u2019admissibilité sont accordés par certains bureaux médicaux provinciaux désireux d\u2019attirer des praticiens dans leur province.L\u2019expérience montre qu\u2019une proportion importante de ces médecins étrangers se fixent ensuite dans les provinces déjà abondamment pourvues de services médicaux.Sans préjuger de l\u2019attitude des Bureaux Médicaux on peut se demander: 1) si le Conseil Médical du Canada est à l\u2019heure actuelle en mesure d\u2019atteindre le premier objectif qui lui est fixé par la loi médicale canadienne, à savoir de déterminer et de promouvoir en matière de pratique médicale des standards de compétence acceptables de toutes les provinces canadiennes; 2) si, de par sa nature même, il n\u2019est pas amené à envisager des mesures qui peuvent être considérées comme des empiètements sur les droits et devoirs des bureaux médicaux provinciaux, par exemple la création d\u2019examens en sciences fondamentales pour certaines catégories de gradués étrangers.L\u2019Association des Médecins de Langue française se doit, me semble-t-il, d\u2019envisager les problèmes soulevés par les activités du Conseil Médical du Canada dans les perspec- RIOPELLE: CONSEIL MÉDICAL DU CANADA 639 tives de l\u2019intérêt bien compris des médecins canadiens de langue française du Canada tout entier.Le Conseil Médical Canadien a reçu en novembre 1959 un factum de l\u2019Association des Facultés et Collèges canadiens de médecine qua formule, entre autres desiderata, les recommandations suivantes: 1) Tout candidat qui Wa pas été un étudiant d\u2019une des Facultés membres de l\u2019Association devra subir les examens écrits, oraux et cliniques.2) L\u2019examen conjoint, par entente reciproque des Facultés et du Conseil, ne sera plus pratiqué.3) Chaque faculté soumettra ses étudiants indépendamment aux examens du doctorat à la fin de la quatrième ou de la cinquième année et en conférera le titre aux candidats heureux.4) Sera candidat à la licence fédérale tout étudiant qui aura obtenu son doctorat d\u2019une Faculté membre de l\u2019Association et aura servi comme interne pendant une année, avant ou après l\u2019obtention de son diplôme.5) Les diplômés des Facultés®°membres de l\u2019Association seront exemptés de l\u2019examen écrit du Conseil.Ils obtiendront la licence du Conseil médical canadien dès qu\u2019ils auront subi avec succès l'examen oral et clinique de ce Conseil.Ces desiderata de l\u2019Association des Facultés et Collèges de médecine du Canada sont actuellement sur la table du Conseil Médical Canadien et seront soumis au jugement et à la décision de ses membres.(La Rédaction) MEDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES SEPT ANNÉES D'EXPÉRIENCE AVEC LE SULFA-MÉTHYL-THIODIAZOL J.-P.BOURQUE! et G.-E.GAUTHIERZ Il y a sept ans l\u2019un de nous avait publié une étude (3) assez détaillée sur le sulfa-mé- thyl-thiodazol, sulfa connu sous le nom de Thiosulfil.Nous avons continué à utiliser ce médicament de façon courante dans les infections de l\u2019appareil urinaire et il nous a paru intéressant de revoir les observations des malades que nous avons eu à traiter avec ce médicament pendant cette période.Nous avons utilisé ce médicament dans divers types d\u2019infections de l\u2019arbre urinaire et tout particulièrement dans les infections de l\u2019arbre urinaire inférieur, chez 4645 malades.Nous avons aussi traité dans une proportion beaucoup moindre, une série de malades présentant une infection de l\u2019arbre urinaire supérieure, soit 588 cas; ce qui fait un grand total de 5233 cas.Dans cette revue-ci nous avons exclus de cette série 2176 cas du fait que les dossiers n\u2019étaient pas complétés, soit que les malades aient quitté l'hôpital avant la fin du traitement ou que nous les ayons perdu de vue, soit encore qu\u2019ils ne se soient pas représentés à la consultation.Nous avons donc fait une étude détaillée des dossiers de 3057 malades qui ont été suivis complètement et cette étude nous permettra de tirer certaines conclusions.Au point de vue diagnostic voici les différentes infections urinaires où nous avons util- lisé le médicament: cystite sans autres lésions cystite avec urétéro-cystocèle cystite avec rétrécissements de l\u2019urèthre 293 cas cystite avec prostatite 189 cas 1.Chef et directeur du Service d\u2019Urologie à l\u2019Hô- tel-Dieu et professeur titulaire d\u2019Urologie à la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal.2.Urologue à l\u2019Hôtel-Dieu et urologue consultant à l\u2019hôpital St-Joseph de Lachine.3.L'Union Médicale du Canada, 82 (janvier) 1953.cystite avec hyperplasie du col vésical 86 cas cystite avec adénome prostatique ._\u2026.657 cas cystite avec tumeur de la vessie __._\u2026.281 cas cystite avec diverticule de la vessie ___.27 cas cystite avec caleul vésical _.318 cas cystite avec vessie neurogène __________-.9 cas cystite avec fistule uréthro-vagmale _.8 cas cystite avec fistule vésico-vaginale _._\u2026.21 cas lithiase rénale infectée __.___ 9 cas pyélo-néphritiques et pyélites sans obstruction __.1111100000000000000000 579 cus Dans cette série de cas, nous avons rencontré les divers agents pathogènes qui suivent: Colibacille ._.1111111000000000000000000 1267 cus Pseudomonas .___.111111111100100000000 0000 439 cas Klebsiella-pneumoniae 11111100 295 cas Alkaligènes-faecalis ___._.111111111 000000 256 cas Entérocoque _.1110000000000000000000 314 cas Protéus ____.1.1111100000000000 000000000000 428 cas Staphylocoque _________.58 cas Chez les malades étudiés et qui font l\u2019objet de ce rapport soit au nombre de 3057, 2977 cas ou 97.3% ont suivi le traitement au complet soit pendant quinze jours à la dose moyenne de trois comprimés (0 gr.25) quatre fois par jour sans interruption.Nous avons dû arrêter la médication chez 80 malades, soit 47 cas ou 1.6%, pour des troubles d\u2019intolérance gastro-intestinale et, 33 cas ou 1.19, pour des réactions allergiques à formes urticariennes.Il va sans dire que nous n\u2019avons utilisé le médicament que chez des malades qui ne présentaient aucune altération importante de la fonction rénale.Nous avons utilisé le médicament chez les malades infectés en même temps que le traitement urologique était institué et poursuivi, ce qui veut dire que nous l\u2019avons utilisé avant et après les diverses interventions chirurg!- cales qui étaient indiquées chez nos malades, soit après les endoscopies diagnostiques ou thérapeutiques, avant et après la chirurgie \u2018 L'Union Méd.Canada TRQU AUTHIE Tome 89 \u2014 Mai 1960 POURQUE er GAUTHIER prostatique, avant et après la chirurgie vésicale, avant et après les dilatations uréthrales, et dans diverses infections urinaires sans obstructions hautes ou basses.Nous l\u2019avons aussi utilisé dans les suites post-opératoires de la chirurgie urétérale, pyélique et rénale.Les résultats obtenus furent tels que suit: 1° Excellents dans 76% des cas, c\u2019est-à- dire que le malade quittait l\u2019hôpital avec des urines stériles à la culture.2° Résultats moyens dans 11% des cas, c\u2019est-à-dire que le malade quittait l\u2019hôpital avec une infection moins importante qu\u2019à son arrivée, mais avec une culture encore positive.3° Aucun résultat dans 13% des cas et chez ces malades nous avons dû utiliser une autre médication.CONCLUSIONS Nous avons donc constaté l\u2019efficacité de ce médicament qui nous a donné entière satisfaction dans la grosse majorité des cas tant par les résultats obtenus vis-à-vis de l\u2019infection que par le peu de manifestations toxiques que nous avons observées.À cause de sa solubilité (en fait nous n\u2019avons observé de la Crys- tallurie épisodique que chez 37 malades) nous avons administré le médicament sans adjoin- : LE SULFA-MÉTHYL-THIODIAZOL 641 dre d\u2019alcalins et sans forcer les liquides au delà de 2000 ce par jour.Il n\u2019y a donc aucun doute qu\u2019on peut affirmer après une étude soignée, basée sur un nombre important de cas, que les résultats obtenus avec le médicament sont excellents dans un peu plus de 75% des cas et que nous pouvons le recommander d'autant plus facilement qu\u2019il est d\u2019administration facile, car nous n\u2019avons pu observer que quelques rares cas d\u2019intolérance à allure toxique, digestive ou allergique.Résumé Dans une étude faite dans un service d\u2019urologie organisé chez 3057 malades porteurs d\u2019infection urinaire, le Thiosulfil s\u2019est montré très efficace chez 76% des cas, moyennement efficace chez 11% des cas et sans résultats chez 13% des cas.Le médicament s\u2019est montré d'administration facile, car il n\u2019a dû être abandonné pour diverses manifestations toxiques que dans 12% des cas.Summary In a study made on 3057 patients with urinary infection, T'hiosulfil has proven to be very efficient in 76% of the cases, moderatly efficient in 11% of the cases and gave no results in 13% of the cases.The drug has proven to be easily administered as it had to be stopped for different intolerances in only 12% of the cases. CORRESPONDANCE LETTRE DES ÉTATS-UNIS Une des contributions des plus importantes à la médecine est l\u2019amélioration des méthodes et des techniques destinées à sauver la we des malades.Jusqu\u2019à présent, étant donné la complexité des méthodes à employer, la banque de sang d\u2019un hôpital ordinaire ne pouvait traiter le sang riche en plaquettes.Une sum- plification de la méthode de préparation de ce sang nécessaire pour l\u2019arrêt des hémorragres dans les cas d\u2019urgence a été trouvée par J.R.Tobin, Jr, et I.A.Friedman, qui décrivent leur technique dans le numéro du 2 janvier du Journal of the « American Medical Association » (172: 50, 1960).Le sang entier est conservé pendant moins de 48 heures dans quatre sacs en matière plastique où il est mélangé à une solution anticoagulante d\u2019acide citrique dextrosé; il est ensuite centrifugé dans ces sacs.Le plasma riche en plaquettes qui surnage est transféré dans quatre sacs de plastique plus petits, reliés chacun à un des sacs contenant le sang.Le contenu des petits sacs est centrifugé à nouveau et le Liquide surnageant, débarrassé de ses plaquettes, est alors refoulé dans les premiers sacs, laissant un résidu blanchâtre et épais (plaquettes) au fond des sacs de transfert.Les résidus sont alors transférés dans un seul sac et ce concentré peut être employé, suivant les besoins, pour obtenir du plasma riche en plaquettes, ou pour enrichir en plaquettes du sang complet.Les résultats sont bons; il se produit une hémostase rapide qui persiste même après que le nombre des plaquettes, le temps de sargne- ment, le temps de rétraction du caillot et l\u2019indice de destruction de la, prothrombine ont repris leur niveau anormal précédant l\u2019infu- Sion.Un nouveau sulfamide à action prolongée, la sulfaméthoxypyridazine (Midikel), est employé par les médecins dans le traitement de diverses affections causées par des organts- mes sulfamido-sensibles.Des expériences cliniques destinées à déterminer l\u2019efficacité respective de la sulfadimidine et de la sulfamé- thoxypyridazine ont été entreprises par I.R.Wallace, qui rapporte les résultats obtenus dans le numéro de novembre du « Practitioner » (183: 613, 1959).61 enfants ont été admis au Royal Belfast Hospital for Sick Children en Irlande; 30 ont été traités avec la sulfadimidine et 31 ont reçu de la sulfamé- thoxypyridazine.Aucun malade n\u2019a nécessité plus de 8 jours de traitement.Les résultats ont montré que dans le traitement des infections respiratoires, la sulfaméthoxypyridazine était aussi active que la sulfadimidine et qu\u2019en outre elle présentait certains avantages tels que 1) maintien d\u2019une concentration active dans le sang avec une seule dose quotidienne, 2) meilleure tolérance des malades, 3) diminution des effets toriques, tels que les vomissements.S\u2019adressant aux membres de la 13ème ses- ston clinique de l\u2019American Medical Assocra- tion à Dallas, Texas, L.G.Bartholomew a déclaré qu\u2019une corrélation étroite entre le rhumatisme articulaire et l\u2019ulcère de l\u2019estomac avait été observée chez les malades de la « Mayo Climc ».L\u2019étude des observations de 2,114 malades atteints de rhumatisme articulaire de 1954 à 1957 montre que la fréquence de l\u2019ulcère est trois ou quatre fois plus grande chez les malades atteints d\u2019arthrite rhumatismale que chez tous les autres malades de la Mayo Climc.L'incidence de l'ulcère peptique est en effet de 8.1% chez les rhumatisants et seulement de 1 à 2% chez les autres malades.Les études faites a la Mayo Clinic ont infirmé les rapports selon lesquels la fréquence de l\u2019apparition de l\u2019ulcère était plus grande chez les malades traités par les stéroi- des.En effet, parmi les 877 rhumatisants qui n'étaient pas traités par les stéroides, 8.1% L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 souffratent d\u2019ulcère alors que seulement 7.5% en étaient atteints parmi les 1,237 malades soumrs au trartement par stéroïdes.Le pronostic pour les malades atteints de lupus érythémateux a changé au cours de ces dernières années.C.E.Rupe et S.N.Nickel dans un rapport portant sur 100 cas, publié dans le numéro du 24 octobre du « Journal of the American Medical Association» (171: 1055, 1959) font remarquer que la maladie est plus bénigne que l\u2019on ne croyait autrefois.Le traitement hormonal a permis en effet de ralentir le processus pathologique et de diminuer considérablement la gravité des crises.Sur les 100 malades, seuls 2% furent atteints d'incapacité totale et plus de la moitié des hommes étaient en bonne santé et ont conservé une activité normale.Cinquante malades ont survécu pendant au moins dix ans et 45 d\u2019entre eux vivent encore.Le fait qu\u2019une infection à streptocoques s\u2019est produit chez beaucoup de ces malades immédiatement avant l\u2019apparition des symptômes du lupus érythémateux, peut être une indication quant à la cause de la maladie.Les auteurs en con- CORRESPONDANCE 643 cluent qu\u2019une certaine sensibilité au streptocoque peut constituer un facteur étiologique important de la maladie.Un nouveau produit anti-dépresseur peut être d\u2019une grande utilité aux médecins appelés à traiter des névropathes.J.Pomeranze a soumis à l'épreuve clinique le JB-516 (Ca- tron) chez 79 vieillards ambulatoires d\u2019un hôpital de chroniques et a rapporté les résultats de cette étude dans le numéro du 17 septembre des « Annals of the New York Academy of Sciences » (80: 835, 1959).La durée moyenne du traitement fut de 6 mois, bien que quelques malades arent été traités pendant un an.La dose permettant d\u2019obtenir les meilleurs résultats thérapeutiques fut fixée à 12,5 mg par jour, mais l\u2019auteur considère qu\u2019il est important de varier les doses suivant les individus.Cette dose moyenne a permis d\u2019obtenir une achon anti-déprimante satisfaisante chez un grand nombre de malades, sans que les examens biochimiques aient révélé de signes de toxicité.Les malades ont réagi au médicament en se comportant de façon mormale, raisonnable et ordonnée. ANALYSES ee ee Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qul accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complètes et utilisables, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le « Quarterly Cumulative Index Medicus » : nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, le volume, la page, le mois (le jour du mois si le périodique est hebdomadaire), l\u2019année.Exemple: J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.« Ann.Med.Psychol.», 94: 1 (juin) 1938.MEDECINE M.DEROT et Coll: Les septicémies & bacillus perfrin- gens (clostridium welchii).\u2018Revue du Praticien\u2018, 9: 695 (mars) 1959.Les auteurs classent ces septicémies en deux catégories: celles d\u2019origine puerpérale, après les avortements criminels ou les accouchements laborieux et celles d\u2019origine digestive, après amygdalectomie, avulsion dentaire, toxi- infection intestinale ou infection des voies biliaires.Le clostridium welchii, anaérobie strict, provoque la gangrène gazeuse et son passage dans le sang déclenche la septicémie tandis que ses toxines sont responsables du choc hémolytique et de l\u2019anurie.Le syndrome le plus typique est celui de la néphropathie aiguë hémolytique.Le tableau clinique comprend: a) un syndrome toxi-in- fectieux sévère où domine une température élevée, la tachycardie, les nausées, les vomissements, la dyspnée, la cyanose et \u2019effondrement tensionnel; b) la triade ictére, hémo- globinémie et hémoglobinurie; ¢) un syndrome biologique marqué par une azotémie respectable, le déséquilibre ionique avec la baisse de la chlorémie, de la réserve alcaline, une augmentation des phosphates et du magnésium.Le traitement préconisé sera spécifique avee la pénicillinothérapie à doses massives associée au chloramphénicol et symptomatique en corrigeant l\u2019hémolyse, le choc, le déséquilibre ionique et le syndrome hémorragique.En plus l\u2019épuration rénale sera mise en jeu chez tout malade anurique ayant un taux d\u2019urée sanguine élevé ou celui du K.Celle-ci aura recours tour à tour à l\u2019exsanguino-transfusion, à la dialyse péritonéale ou à l\u2019hémodialyse ou au rein artificiel.Les auteurs terminent leur travail par un exposé anatomo-pathologique très intéressant.M.KALUDI.Ch.DARNAUD et Coll: Action de la réserpine sur l'hyperthyroïdie, Essai d'interprétation et déductions thérapeutiques.\u2018La Presse Médicale'', 67: 457 (7 mars) 1959.L'expérience personnelle de l\u2019auteur sur l\u2019action favorable de la réserpine sur les hyperthyroïdies remonte à 1953.Des études pharmacodynamiques ont révélé les propriétés neurosédatives, bradycardisantes et hypother- misantes de ce produit.L\u2019alcaloïde peut ainsi s\u2019opposer aux symptômes de dystonie base- dowienne.Il est à noter que l\u2019effet dépresseur sur la tension artérielle n\u2019est que secondaire et a lieu seulement après l\u2019effet sédatif.L'action de la réserpine paraît se manifester sur la thyroïde elle-même, action qui de l\u2019avis des auteurs ne peut être comparée à celle du mercaptoïmidazole ou à celle de la chlorpro- mazine ou de la régitine et surtout du thiou- racile.En plus, la réserpine ainsi que l\u2019ont démontré Stern et ses collaborateurs, exerce également une action sur l\u2019hypothalamus.Enfin elle agit comme antagoniste au niveau des tissus périphériques, vis-à-vis de l'hormone thyroïdienne.Quant à son action antithyroïdienne elle s\u2019exercerait à tous les étages sur les facteurs nerveux d\u2019une synergie neuro-humorale.En effet on sait que la réserpine exerce une action puissante sur la sérotonine qui est une substance d\u2019origine nerveuse.Par conséquent 1l pourrait résulter une neutralysation élective d\u2019une substance d\u2019origine nerveuse, ce qui expliquerait son effet général sédatif.La meilleure conduite du traitement pour les auteurs serait l\u2019association de deux élé- L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 ments: réserpine et antithyroidiens de synthèse.La dose moyenne d\u2019attaque comporte ainsi 125 mg de propylthiouracile associés à 0,30 mg de réserpine.M.KALUDI.Bert N.La DU: L'importance du diagnostic et du traitement précoces de la phénylcétonurie.(The importance of early Diagnosis and Treatment of Phenylketonuria.) \u201cAnn.of Int.Med.\u201d, 51: 1427 (déc.) 1959.Dans un article éditorial, l\u2019auteur avec sa haute autorité, expose les faits bien établis concernant cette affection qui a fait couler beaucoup d\u2019encre depuis la découverte de Fohling, il y a 25 ans.On sait que le défaut essentiel de cette maladie métabolique réside dans la perturbation de la transformation de la phénylalanine en tyrosine.Le processus d\u2019oxydation normale exige.la présence de deux composés protéiques dont une, l\u2019hydroxylase phénylalanine fait défaut d\u2019une manière héréditaire à caractère récessif survenant avec une égale fréquence chez le mâle comme chez la femme et transmise comme gène unique autosomme.La perturbation principale a lieu au niveau des cellules gliales et la chaîne des événements serait d\u2019après l\u2019auteur: défaut enzymatique de l\u2019oxydation de la phénylalanine provoquant une accumulation toxique amenant à des modifications profondes de la structure des cellules du système nerveux central pendant la période de maturation: d\u2019où retard mental.Comme on le voit il reste bien des énigmes dans cette formule simpliste.Le diagnostic positif devrait être précoce, dès les premières semaines qui suivent la naissance, si on veut que la thérapeutique apporte sa contribution éloquente.À cet effet, il suffit d\u2019un simple test, celui du chlorure ferrique et l\u2019auteur insiste pour qu\u2019il soit pratiqué systématiquement par le praticien.Quant au tableau clinique l\u2019auteur le résume ainsi: teint blond des sujets atteints, yeux bleus, tendance aux éruptions eczémateuses où viennent se greffer le retard mental et les manifestations extrapyramydales telles que les attitudes ri- ANALYSES 645 gides, l\u2019hypertonie musculaire, l\u2019exagération des réflexes tendineux et les convulsions.Toute symptomatologie de cet ordre chez l\u2019enfant doit pousser le praticien à effectuer la recherche de l\u2019acide phénylpyruvique dans les urines par l\u2019épreuve au chlorure ferrique.La diète pauvre en phénylalanine, même si elle n\u2019agit pas sur le facteur héréditaire, prévient l\u2019oligophrénie.M.KALUDI.Glen A.LILLINGTON, Clifford F.GASTINEAU et Lau- rentius O.UNDERDAHI: La sédimentation globulaire dans le myxoedème essentiel.(The sedimentation Rate in Primary Myxedema.) ''Proceed.the Staff Meet.Mayo Clinic\u2019, 34: 605 (23 déc.) 1959.Les auteurs ont colligé les dossiers de l\u2019année 1955 des malades chez qui le diagnostic de myxœdème ou d\u2019hypothyroïdie avait été porté.Le diagnostic avait été basé sur les critères suivants: a) les symptômes et les signes typiques de myxæœdème, b) la diminution accusée du M.B., ¢) la diminution notable de la concentration de l\u2019iode protidique conjugué, d) la diminution de la concentration de l\u2019iode radioactif au niveau de la glande, e) la réponse typique au traitement.Sur une liste de 685 cas, pour des raisons diverses mais toutes en rapport avec l\u2019intérêt de la rigueur scientifique, ils n\u2019ont retenu que 80 dossiers.En effet beaucoup de ceux-ci ne remplissaient pas les conditions assignées par les trois auteurs.Les taux d\u2019accélération de la sédimentation globulaire ont été comparés les uns aux autres.La méthode employée fut celle de Westergren et le taux moyen trouvé fut de l\u2019ordre de 34,6.Malgré les variations de ce taux en rapport avec l\u2019âge et la concentration en hémoglobine, en somme avec des facteurs physiologiques normaux, les auteurs ne tiennent compte pour l\u2019interprétation des résultats que des modifications des protéines.En effet pour eux cette accélération est due à l\u2019action que subit la molécule protéique totale ou fractionnée.Ils vont même plus loin puis- qu\u2019ils voient une relation en proportion directe entre le degré élevé de ce taux et la sévérité des signes cliniques.M.KALUDI. 646 ANALYSES R.C.CHAPMAN, V.E.KEMP et I.TALIAFERRO: Phéo- chromocytome associé a neurofibromatose et héman- giome intracranien.(Pheochromocytoma Associated with Multiple Neurofibromatosis and Intracranial Hemangioma.) \"Am.J.Med.\"\u201d, 26: 883 (juin) 1959.Les auteurs présentent 3 cas de phéochro- mocytome associés à de la neurofibromatose et 2 cas de phéochromocytome associé à un hémangiome intracränien, l\u2019un de ces derniers cas présentant une histoire familiale de maladie de Von Hippel-Lindeau.Ils soulignent de nouveau les points de similitude des différents syndromes neuro-cuta- nés qui groupent la neurofibromatose, la sclé- ro-tubéreuse, la maladie de Von Hippel-Lin- deau et la maladie de Sturge Weber pour lesquelles Van der Hoeve a suggéré le nom de phakomatose.La neurofibromatose se caractérise par la pigmentation café au lait de la peau, des lésions cutanées genre naevi, polype, etc, et des tumeurs multiples du système nerveux, ces dernières apparaissant comme des neurofibro- mes des nerfs périphériques prenant la forme de nodules sous-cutanés, plats ou pédiculés.Les lésions de la neurofibromatose étant souvent très vasculaires, et associées à d\u2019autres anomalies vasculaires, on peut par là rapprocher ce syndrome de la maladie de Sturge Weber et celle de Hippel-Lindeau.La sclérose tubéreuse se manifeste uniquement par une triade comprenant des convulsions de la défiance mentale et naevi faciaux multiples.À l\u2019examen microscopique, on peut voir des nodules nombreux faits de cellules ganglionnaires gliales nourries par de multiples petits vaisseaux sanguins dans toute la substance cérébrale et souvent dans la paroi des ventricules.Un cas de sclérose tubéreuse où on rapporte aussi une grande malformation vasculaire de l\u2019hémisphère gauche, permet aux auteurs de faire le joint entre cette maladie et celle de Sturge Weber.La maladie de Sturge Weber se présente comme crises convulsives de type jacksonnien- nes chez un individu qui porte un hémangiome de la figure et de multiples angiomes dans les méninges et le cerveau.L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 L\u2019angiomatose de la rétine ou maladie de Von Hippel se présente comme une malformation angiomateuse de la rétine qui par des hémorragies répétées décolle la rétine et conduit au glaucome secondaire et à l\u2019énucléation de l\u2019œil.À ce tableau, Lindeau ajoute qu\u2019au moins dans 20% des cas on trouve associé à cette malformation un hémangio-blastome du cervelet ou d\u2019une autre partie du système nerveux central.Ces différents syndromes neurocutanés affectent tous des dérivés de l\u2019ecto-derme et présentent une image d\u2019anomalie vasculaire.Ils sont tous congénitaux, se présentent souvent comme héréditaires et peuvent se retrouver deux ensemble chez le même individu et séparément chez plusieurs membres d\u2019une même famille.Le phéochromocytome dérivant lui aussi de la même couche embryonnaire: l\u2019ecto-derme primitif, 11 ne faut donc pas se surprendre de le trouver associé à ces syndromes.Une revue de la littérature nous permet de découvrir l\u2019association de phéochromocytome avec la neurofibromatose dans 32 cas et 3 cas de phéochromocytome associés au syndrome de Hippel-Lindeau.Cette repasse de la littérature fait cependant naître un point troublant: c\u2019est l\u2019association fréquente avec le syndrome neuro- cutané de kystes rénaux, de kystes pancréatiques, et même d\u2019hypernéphrome qui sont d\u2019origine méso-dermique.Ces auteurs ne font que rapporter ce fait et n\u2019avancent aucune hypothèse pour y répondre.Raymond FARMER.R.GOLDMAN et J.C.HABERFELDE: Néphrite héréditaire.Hereditary Nephritis.) \u2018New Eng.J.Med.\", 261: (8 octobre) 1959.La néphrite n\u2019étant pas une maladie rare, on pourrait s\u2019attendre à trouver fréquemment les membres d\u2019une même famille atteints de cette maladie; cependant, il n\u2019y a pas plus de trente familles rapportées dans la littérature et il n\u2019y en a que douze chez qui on retrouve la maladie dans trois générations et plus. \u2018 L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 Les auteurs présentent l\u2019histoire d\u2019une famille où sur cinq générations trois montrent une grande incidence d\u2019atteinte rénale.Il y a cent ans vécurent deux hommes qui moururent tous deux d\u2019urémie (leurs frères et sœurs ne semblent pas avoir eu de troubles rénaux).Ces hommes s\u2019étant mariés eurent des enfants qui ne présentèrent aucun signe d'atteinte rénale.Une fille de l\u2019un cependant, maria un garçon de l\u2019autre; ils eurent sept enfants dont quatre sont morts d\u2019urémie et trois présentèrent de l\u2019aubuminurie.Des enfants issus de cette génération, cinq sur seize sont des néphritiques et deux sur seize font de l\u2019albuminurie, soit un total de sept sur seize avec des troubles rénaux.Enfin, la génération suivante comprenant cinq jeunes enfants ne présente aucune maladie rénale.Dans les douze familles déjà rapportées où trois générations ou plus ont souffert de néphrite, on peut distinguer deux syndromes cliniques bien différents: Le premier présente une hématurie congénitale, associée à de l\u2019albuminurie et des cylindres de globules rouges dans l\u2019urine.Les infections et l\u2019ingestion de certains aliments amènent une exacerbation de ces troubles, de sorte qu\u2019on pense d\u2019abord à une glomérulo- néphrite aiguë qui persiste à l\u2019état chronique.Dans ces familles, la maladie semble fatale pour les hommes qui sont tous morts avant 29 ans.On note de plus qu\u2019il s\u2019associe souvent une surdité de perception chez les membres atteints.Enfin, dans trois familles, on trouve aussi des troubles oculaires associés.Le second tableau est bien différent.L\u2019atteinte des sujets se fait habituellement après la puberté.Bien que les hommes soient plus touchés que les femmes, ils vivent cependant tous au-delà de trente ans.Les manifestations cliniques se présentent comme des frissons, des infections urinaires et de l\u2019albuminurie avec pyurie et cylindres, tout comme dans la pyélo-néphrite.L\u2019examen histologique des reins de ces malades fait à l\u2019autopsie ou à la biopsie, aurait montré une glomérulo-néphrite atypique sur laquelle se greffe une pyélo-né- phrite.ANALYSES 647 La famille ici rapportée se situe dans le second groupe: néphrite chronique héréditaire.On n\u2019a aucune théorie pour expliquer l\u2019absence de signes cliniques à la deuxième génération.Cependant, dans l\u2019ensemble, la transmission des néphrites héréditaires semble liée à un gène simple dominant.Dans les deux types, les hommes surtout sont atteints.La première se présente comme une glomérulo- néphrite qui apparaît dès le jeune âge et amène la mort des jeunes hommes très tôt; la seconde se présente comme une glomérulo- néphrite sur laquelle se greffe une pyélo-né- phrite, et c\u2019est cette dernière surtout qui donne les troubles, d\u2019où la maladie apparaît plus tard et laisse une survie plus grande aux gens qui sont atteints.Raymond FARMER.CHIRURGIE J.F.RAYCROFT et M.MASTRANGELO: Hémorragie massive intra-péritonéale, complication d\u2019une maladie de la vésicule biliaire.(Massive intraperitoneal hemorrhage, a complication of disease of the gallbladder.) \"Am.J.of Surqg.\u201d, 99: 361 (mars) 1960.Une complication peu connue de la cholécystite aiguë est l\u2019hémorragie massive intra- péritonéale due à la rupture de l\u2019artère cystique par nécrose de voisinage (paroi vésiculaire ou lit de la vésicule).Depuis 1858, seulement 16 cas ont été rapportés.Les auteurs ont observé deux malades qui ont présenté cette complication.Sur les 18 cas connus, 3 n\u2019ont été trouvés qu\u2019à l\u2019autopsie; 15 ont subi l\u2019intervention chirurgicale et de ceux-ci, onze ont guéri et quatre n\u2019ont pas survéeu à l\u2019opération.Les références bibliographiques qui suivent l\u2019article sont nombreuses et permettent une étude complète de la question.Dans tous ces cas, l\u2019histoire clinique est celle d\u2019une cholécystite aiguë avec aggravation rapide de l\u2019état général et baisse de l\u2019hémato- crite, malgré les transfusions; en plus on peut voir une masse apparaître à l\u2019hypochondre droit ou assister à un épisode d\u2019iléus.La détérioration de l\u2019état général s\u2019accentue rapidement; l'intervention faite sans retard, 648 montre alors une grande quantité de sang liquide et de caillots dans la cavité abdominale (de 300 à 1200 c.c.selon les malades).L\u2019ar- tere cystique apparait au centre d\u2019une zone nécrosée et elle saigne abondamment.Les cas d\u2019hémopéritoine résultent d\u2019une hé- morragle de la branche principale ou d\u2019une des ramifications de l\u2019artère cystique, soit au voisinage d\u2019une paroi vésiculaire perforée, soit au niveau d\u2019une zone nécrosée du lit vésiculaire.La connaissance de cette complication hémorragique, bien que rare, est une raison de plus qui motive en faveur de l\u2019opération immédiate dans la cholécystite aigué comme dans l'appendicite aiguë.Edouard DESJARDINS.Y.D.Al.NAAMAN: Sarcomes de l'intestin grêle.(Sarcomas of the small intestine.) \u201cAm.J.of Surg.\u201d 99: 320 (mars) 1960.\u2018 À l\u2019occasion de trois cas de sarcomes du grêle rencontrés au Baylor Affiliated Hospitals de Houston, l\u2019auteur fait une courte revue générale de la question.Relativement fréquents, car plus de 600 observations ont déjà été publiées, ils apparaissent toutefois moins souvent que les épithé- liomas; en général, les sarcomes sont plus communs au niveau du grêle qu\u2019au colon.Trois types de sarcomes sont étudiés dans cet article: le léiomyo-sarcome, le sarcome neurogénique et le lymphosarcome.L\u2019histoire clinique des lésions tumorales du gréle est toujours floue et ne se manifeste que par des signes tardifs; aucun signe pathognomonique aide au diagnostic.L\u2019hémorragie est le symptôme habituel; les douleurs propres à l\u2019uleus duodénal se manifestent dans la localisation duodénale du sarcome; l\u2019ictère n\u2019est pas impossible; la constipation ou la diarrhée se retrouvent parfois.Les complications aiguës signent de temps à autre le diagnostic, alors qu\u2019apparaissent la thrombose mésentérique, la perforation de la tumeur ou l\u2019iléus par invagination ou volvulus.Certains ont pu palper une masse mobile (au jéjunum et à l\u2019iléon) ou fixe (au duodé- ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 num).Il y a presque toujours des nausées et des vomissements.L'évolution du sarcome se fait silencieusement; les douleurs abdominales sont vagues ct reconnues comme des coliques; toutefois l\u2019anémie et l\u2019anorexie ne tardent pas à apparaître, puis elles s\u2019accompagnent d\u2019une perte de poids.Le traitement du sarcome du grêle est chirurgical et consiste dans l\u2019excision avec anastomose.Edouard DESJARDINS.Hugo ARONSSON: Hémorragie intra-abdominale post- cholécystectomie.(Intra-abdominal hemorrhage following cholecystectomy.) \"Acta Chir.Scandinav.\u201d, 118: 225 1959/1960.L\u2019hémorragie postopératoire a la suite de l\u2019ablation de la vésicule biliaire est une complication peu fréquente, mais qui peut être très grave.Aronsson rapporte onze cas chez des malades n\u2019ayant pas de diathèse hémorragique, ni d\u2019hémophilie, ni de tendance héréditaire chez qui une hémorragie grave s\u2019est produite durant les vingt-quatre heures qui ont suivi la cholécystectomie.Quatre cas ont été réopérés durant les premières heures et chaque fois une grande quantité de sang était répandue dans la cavité abdominale, variant de un à deux litres de sang liquide ct de caillots, et qui s\u2019était logée surtout aux régions sous-hépatiques et sous-diaphragmati- ques.Trois cas se sont signalés par un suintement en nappe du lit vésiculaire; l\u2019hémorragie dans le quatrième cas venait d\u2019une petite artère située à la marge du lit vésiculaire.Trois de ces cas ont guéri sans incident, l\u2019un est mort trois jours après la cholécys- tectomie.Sept des autres cas ne furent pas réopérés à la phase aiguë; deux de ceux-ci guérirent sans incident; l\u2019un est mort, car l\u2019hémorragie n\u2019avait pas été décelée; les autres ont été ou laissés à eux-mêmes, évacuant lentement un hématome ou réopérés plus tard pour une infection due à l\u2019épanchement sanguin. L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 Fait à noter, la choléeystectomie s'était chaque fois faite sans difficulté et l\u2019abdomen avait été refermé avec drainage sans qu'\u2019aucun écoulement de sang ne vienne sourdre à la surface pendant le temps opératoire.Dans la majorité des cas, il est à retenir que le drain n\u2019a pas permis la sortie à l\u2019extérieur du sang répandu dans la cavité abdominale; aucune hémorragie n\u2019a été reconnue par le tube de drainage.Chez tous ces malades, les suites 1mmédia- tes postopératoires ont été orageuses: état de choc marqué, agitation, anxiété, douleurs intenses.La publication de ces onze cas porte à la réflexion; il s\u2019agit de cas non hémophiles, ni enclins à saigner facilement, en apparence simples et opérés sans difficultés techniques, chez qui une hémorragie grave s\u2019est produite.Il faut retenir de l\u2019expérience d\u2019Aronsson le danger d\u2019abord de se fier totalement à la valeur du drainage pour évaluer l\u2019hémorragie interne et ensuite la nécessité absolue d\u2019avoir un lit vésiculaire totalement exsangue au moment de la fermeture de l\u2019abdomen.Il y a donc lieu de péritoniser avec minutie le lit vésiculaire, de bien mettre le drain à son contact, de voir à ce que ce tube ne soit pas étranglé dans la contre-ouverture par où 1] sort et surtout de vérifier le tout avant de mettre le dernier point de suture sur le péritoine.Cet article est de portée pratique, parce qu'il signale une complication toujours possible et qui peut être excessivement sérieuse.Edouard DESJARDINS.CARDIOLOGIE P.J.SNODGRASS, W.C.WACKER, E.C.EPPINGER et B.L.VALLE: Les métalloenzymes et infarctus du myocarde: le dosage de la dehydrogenase lactique du sérum, un moyen diagnostique bien défini.(Metalloenzymes and Myocardial Infarctions Lactic Dehydrogenase Activity of Serum \u2014 A determinate Diagnostic Measure.) \"New Eng.J.Med.\u201d, 261: 261 (17 déc.) 1959.Dans tous les cas d\u2019infarctus du myocarde prouvés soit à l\u2019autopsie (28 cas) ou par des signes électrocardiographiques certains (66 ANALYSES 649 cas), le dosage de la S.L.D.H.s\u2019est montré élevé d\u2019une façon significative entre le deuxième et le dixième jour après le début de l\u2019occlusion coronarienne.De plus, chez quatre malades ayant présenté un tableau d\u2019infarctus du myocarde à plus d\u2019un point de vue, dont la S.L.D.H.était demeurée dans les limites de la normale, l\u2019autopsie n\u2019a pu mettre en évidence l'existence d\u2019un infarctus.Dans la majorité des cas, le taux de la S.L.D.H.s\u2019est élevé environ douze heures après le début de l\u2019occlusion coronarienne et s\u2019est maintenu élevé très souvent jusqu\u2019au dixième jour suivant.Cependant, c\u2019est surtout entre lc deuxième et le sixième jour que l\u2019on a plus de chance d\u2019obtenir un taux élevé de la S.L.D.H.à la suite d\u2019un infarctus du myocarde.Les auteurs concluent en insistant sur la facilité avec laquelle on peut faire le dosage de la S.L.D.H., et sur la corrélation très étroite qui existe entre une S.L.D.H.élevée et l\u2019existence d\u2019un infarctus du myocarde.Elle nous permettrait dorénavant avec nos autres moyens diagnostiques, en particulier l\u2019électrocardiogramme, de poser un diagnostic d\u2019infarctus du myocarde dans près de 100% des cas.Les auteurs mentionnent également le fait cependant que la S.L.D.H.est sujette à être modifiée par des pathologies autres que l\u2019infarctus du myocarde.Léandre DECARIE.J.TURIAF: L'asthme et ses rapports avec les sécrétions hormono-génitales.Données statistiques, physio-patho- logiques et thérapeutiques.\u2018'J.Fr.de Méd.et de Chir.Thoraciques\u2018\u2019, 12: 597 (no 6) 1958.La puberté, les menstruations normales ou non, la grossesse, la ménopause, la castration féminine ont des répercussions sur l\u2019asthme.L'activité physiologique est influencée par les sécrétions hormono-gonadiques, c\u2019est évident.On émet de nombreuses hypothèses pour expliquer la réalité clinique.L'auteur, inspiré par les théories actuelles, nous fait part des indications, de la technique et des limites que l\u2019on doit attendre du traitement de ces syndromes asthmatiques par les hormones génitales de synthèse. 650 Il s\u2019agit de 565 observations d\u2019asthmatiques adultes de sexe féminin dont 462 sont en pleine activité génitale entre la puberté et la ménopause, alors que chez 103 autres la maladie a commencé pendant ou après la ménopause.À la suite de ces nombreuses observations, nous pouvons résumer les faits suivants: Asthme et menstruation: très souvent on assiste à une exacerbation de la maladie asthmatique.Asthme et grossesse: l\u2019asthme reste plutôt inchangé.Cependant chez 40 pour 100 des malades, les crises disparaissent.Asthme et ménopause: au tout début, on assiste à une exacerbation.Il semble certain que la ménopause n\u2019apporte pas beaucoup d\u2019amélioration.Asthme et castration chirurgicale féminine: rarement l\u2019asthme apparaît après une castration chirurgicale.Nous constatons tous les troubles communs à la ménopause: bouffées de chaleur, sueurs profuses, tendance à l\u2019obésité.Ces malaises peuvent ou révéler ou aggraver l\u2019asthme.Asthme et andropause: l\u2019asthme après 50 ou 55 ans, chez l\u2019homme comme chez la femme à l\u2019époque de la ménopause, peut apparai- tre chez 20 pour 100 environ.Il faut rappeler que pour ces malades il est très difficile de préciser davantage.Asthme et puberté: nous constatons parfois chez plusieurs sujets une diminution et même une disparition de tous les symptômes asthmatiques.Bon nombre d\u2019asthmatiques, hélas, n\u2019obtiennent aucune amélioration au cours de cette période pubertaire.Quant à la guérison, elle ne serait qu\u2019apparente pour plusieurs.Afin de compléter ce bref résumé, disons que la perturbation endocrino-génito-sécrétoire, les désordres hormonaux en provenance de la sphère génitale, ce sont des opinions qui ne sauraient être contestées.En obtenant des indications bien précises, les hormones génitales de synthèse donnent de bons résultats soit isolément, soit en association avec d\u2019autres agents thérapeutiques.ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 À la suite de cet important travail, nous pouvons lire plusieurs pages de commentaires qui confirment l\u2019idée que c\u2019est encore une maladie à étiologie multiple et complexe.Quant à la thérapeutique, elle offre de nombreuses méthodes, de multiples agents qui, la plupart du temps, nous donnent des résultats plutôt décevants.Paul-René ARCHAMBAULT.GASTRO-ENTEROLOGIE P.HILLEMAND: Les reflux oesophagiens.\u2018Revue du Praticien\u2019\u2019, 9: 1165 (11 avril) 1959.Le reflux cesophagien, connu depuis longtemps sous le nom de « pyorisis », n\u2019a été individualisé que depuis l\u2019ère radiologique et les travaux de ces 15 dernières années.Les deux symptômes essentiels sont : \u2014 les brûlures rétro-sternales, \u2014 et les régurgitations.Associées ou isolées, ces symptômes ont un caractère commun particulièrement évocateur: c\u2019est leur déclenchement par certains changements de position et plus particulièrement par l\u2019ante-flexion du tronc.À côté de ces formes bruyantes, existent des formes muettes mises en évidence par le simple examen radiologique.Celui-ci est parfois déconcertant.Chez certains malades avec symptômes fonctionnels évidents, les investi- cations les plus soigneuses peuvent être négatives.Dans la plupart des cas, le reflux doit être recherché au cours de l\u2019examen.L'auteur le recherche surtout lors du passage en procu- bitus en s\u2019aidant de la contraction provoquée par un sac de sable placé sous l\u2019épigastre.L\u2019œsophagiscopie peut extérioriser le reflux ou montrer une béance anormale du cardia.Le reflux reconnait des causes nombreuses: 3 fois sur 4, il est dû à une hernie diaphragmatique.Celle-ci peut être organique et d\u2019origine congénitale.Mais l\u2019auteur insiste sur les hernies hiatales fonctionnelles qu\u2019il a étudiées tout particulièrement et qui peuvent être dues à des lésions de type d\u2019arthrose, d\u2019ostéophy- tose, frappant la neuvième dorsale ou à des troubles endocriniens, essentiellement de type L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 thyroïdien.Plus rarement, chez les femmes, on note des troubles d\u2019origine ovarienne.Enfin, parfois, une spasmophilie fruste peut être mise en évidence.La réalité de ces hernies fonctionnelles est mise en évidence par l\u2019épreuve à la Prostig- mine, l'injection de ce produit faisant disparaître sous l\u2019écran hernie et reflux.Le reflux peut être associé à des affections des voies biliaires, beaucoup plus rarement à un ulcère gastrico-duodénal, à une éventration diaphragmatique, à une sténose pylorique, à une diverticulose digestive, & un brachy-ceso- phage.Enfin, il existe des reflux secondaires à une intervention sur le cardia, anastomose œso-gastrique ou opération de Heller.Parfois, enfin, le reflux s\u2019observe sans cause apparente assez souvent sur les sujets âgés, plus rarement chez les sujets jeunes indemnes de toute malformation anatomique et ne présentant aucune affection digestive associée.La complication majeure du reflux est l\u2019æso- phagite.Celle-ci surtout mise en évidence par l'œsophagoscopie peut se compliquer d\u2019hémorragies et sur les sujets âgés expliquer certaines anémies normochromes ou hypochromes au cours des hernies diaphragmatiques à forme anémique.La cause exacte de cette œsophagite n\u2019est pas certaine et l\u2019action caustique de liquide gastrique hyper-acide ne peut être retenue dans tous les cas.La pathogénie du reflux oppose deux théories: la théorie mécanique qui fait jouer un rôle important à l\u2019affaissement de l'angle œso- phago-tubérositaire, mais l\u2019auteur est plus particulièrement favorable à la théorie sphinctérienne, combattue par de nombreux auteurs.Pour lui, l\u2019existence d\u2019un sphincter est physiologiquement certain, comme le prouve l\u2019action des infiltrations splanchniques et de l\u2019inhalation de nitrite d\u2019amyle dans l\u2019æsophage fonctionnel.Le traitement du reflux doit être médical, symptomatique, l'hygiène diététique, thérapeutique de position, pansements bismuthés.Traitement pathogénique: les extraits thyroïdiens ont donné à l\u2019auteur d\u2019excellents résul- ANALYSES 651 tats cliniques et radiologiques (58% de bons, 33% de médiocres, 9% de mauvais.\u2014 Thérapeutique hormonale des troubles génitaux, \u2014 thérapeutique calcique.La radiothérapie anti-inflammatoire sur la région vertébrale n\u2019a pas donné de résultats.L\u2019électrolyse 1odée trans-cérébro-médulaire par contre a donné des améliorations encourageantes.La thérapeutique pathogénique essentielle reste cependant la Prostigmine, qui donne, à raison de 2 à 4 comprimés par jour, des résultats très intéressants.Le traitement chirurgical ne doit être envisagé qu\u2019en cas d\u2019échec d\u2019un traitement médical loyalement appliqué, en présence de douleurs persistantes vives et en cas d\u2019æsophagite hémorragique.Guy ALBOT.P.HILLEMAND et E.CHERIGIE: La maladie de Crohn.(Etude critique et clinico-radiologique).\u2018La Revue du Praticien\u2019, 9: 1208 (11 avril) 1959.Depuis les premiers travaux de Crohn, Ginsburg et Oppenheimer, la multiplication des formes cliniques décrites dans les différents travaux américains et français ont abouti à une véritable inflation de la maladie.Les auteurs s\u2019élèvent contre la multiplication des formes décrites; il faut établir des critères sévères, pour définir l\u2019affection.Selon eux, la maladie de Crohn est caractérisée par: \u2014 une ignorance absolue de son étiologie, \u2014 son évolution inexorable, \u2014 l\u2019inefficacité de tous les traitements employés jusqu\u2019à ce jour, \u2014 sur le plan anatomique enfin, par son siège fréquent sur l\u2019iléon cæcal, par l\u2019hypertrophie des formations lymphoides iléales et des ganglions mésentériques à la phase de début, à laquelle succède un processus scléreux évoluant vers la sténose, l\u2019abcédation et la fistulisation.Après une étude étiologique, anatomo-pa- thologique, clinique et radiologique très complète, les auteurs montrent les difficultés de diagnostic de la maladie. 652 Tant à la phase foliculaire qu\u2019à la phase de sténose, le diagnostic avec la tuberculose iléo- cœcale est particulièrement difficile.Ce sont les formes aiguës de la maladie qui soulèvent les problèmes d\u2019ordre diagnostic et nosologique les plus nombreux.Les auteurs rappellent que le diagnostic clinique et radiologique de la maladie de Crohn avec les iléites aiguës secondaires aux maladies infectieuses ou primitives est pratiquement impossible, les iléites aiguës, les adéno- lymphites iléo-mésentériques primitives évoluant spontanément vers la guérison, la maladie de Crohn, au contraire, n\u2019ayant aucune tendance a guérir spontanément.Guy ALBOT.M.LEVRAT et R.LAMBERT: Hemorragies digestives et ulcères gastro-duodénaux déclenchés par l'aspirine.A propos de 52 observations.\u2018Presse Méd.\", 66: 1945 (décembre) 1958.Nous avons observé 52 cas d\u2019accidents digestifs provoqués par l\u2019aspirine: 13 fois il s\u2019agissait d\u2019une poussée ulcéreuse non hémorragique et 39 fois d\u2019une hémorragie digestive.Parmi ces hémorragies, 15 s\u2019accompagnaient de la preuve radiologique de l\u2019ulcère et 21 répondaient au tableau de l\u2019hémorragie isolée.Ces accidents surviennent sur un terrain particulier: des éléments en faveur du terrain ulcéreux sont notés chez 41 sujets, soit 78% de nos malades.28 fois l\u2019ulcère était en évolution et 13 fois il existait des éléments en faveur du terrain ulcéreux chez des malades présentant une hémorragie digestive.Si l\u2019aspirine peut provoquer des troubles dyspeptiques chroniques, déclencher une poussée ulcéreuse, entretenir un ulcère, provoquer une perforation, elle détermine le plus souvent une hémorragie digestive, d\u2019évolution d\u2019ailleurs bénigne.Selon certaines statistiques, l\u2019aspirine déclencherait un tiers des hémorragies ulcéreuses et près de la moitié des hémorragies isolées; ces données numériques sont encore trop fragmentaires pour avoir une valeur absolue.Le mécanisme pathogénique des accidents fait appel surtout à l\u2019action irritative locale du produit; action très générale, mais ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 néfaste sur une muqueuse gastrique prédisposée.L'intervention d\u2019une réaction générale neuro-humorale est plus accessoire.L'action du produit sur la crase sanguine et l\u2019hémostase favorise encore le caractère hémorragique des accidents.Sur le plan pratique, il est préférable de déconseiller en permanence l\u2019usage de l\u2019aspirine aux sujets ulcéreux.Guy ALBOT.NEUROLOGIE Sydney N.KLAUS et Louis A.BRUNSTING: Le syndrome de Welkerson: oedème persistant de la face: paralysie faciale intermittente et langue scrotale.(Welkerson\u2019s Syndrome: Persistant swelling of the face; Recurrent facial paralysis and luigua plicata.Report of a case.) \"Proc.Staff Meet.Mayo Clinic\u201d, 34: 365 (22 juillet) 1959.Welkerson rapporta en 1928 l\u2019observation d\u2019un malade de 35 ans, qui comportait l\u2019histoire d\u2019un œdème facial et d\u2019une paralysie faciale.Deux ans plus tard, Rosenthal ajoutait l\u2019aspect scrotal de la langue aux deux autres éléments du syndrome.Le cas rapporté dans le présent article concerne une malade de 65 ans qui présentait un œdème de la lèvre inférieure depuis un an, qui rapporta l\u2019anamnèse de paralysies faciales transitoires à 18, 26 et 38 ans qui durèrent de 4 à 6 semaines.Sa langue avait un aspect scrotal.I\u2019examen somatique se révéla négatif sauf que l\u2019exploration radiographique manifesta la présence d\u2019un ulcère duodénal.La littérature contient des formes complètes du syndrome et des formes frustes.Ces dernières offrent 2 symptômes, soit la paralysie faciale et l\u2019ædème sans la langue plicaturée, soit l\u2019œdème et la langue scrotale sans la paralysie faciale, soit enfin la paralysie faciale et la langue fissurée sans l\u2019œdème à la face.Habituellement le premier épisode est la paralysie faciale avant 20 ans, souvent avec agueusie et de type Bell.L\u2019œdème est également intermittent ou recurrent, s\u2019étendant aux lèvres, aux deux ou à l\u2019une d\u2019elles, pouvant s\u2019infiltrer aux joues, aux gencives et aussi à la langue, d\u2019un côté ou des deux.Cet œdème est insensible, non / L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 prurigineux et sans coloration spéciale de la peau et d\u2019installation rapide.L'aspect plicaturé de la langue est le moins constant des éléments constatés dans 25% des cas et il est d\u2019incidence congénitale.Aucune thérapeutique efficace contre les accidents du syndrome.Aucune étiologie n\u2019a été décelée; hypothétiquement, on croirait qu\u2019il relève d\u2019un déficit dans les fonctions neuro-végétatives.Roma AMYOT.S.LIEBE et W.WOCKEL: Polyradiculité ascendante succédant a une vaccination anti-poliomyélitique.(Ascending polyradiculites following vaccination against poliomyelite.) \u2018German Med.Monthly\", 4: 231 (juillet) 1959.Nathanson et coll.rapportèrent en 1957 les complications survenues après 70 millions de vaccinations anti-poliomyélitiques aux Etats- Unis.En plus des réactions locales de douleurs et d\u2019érythème, de phénomènes systémiques comme des malaises généraux, de la fièvre avec convulsions occasionnelles, nausées et urticaire, toutes complications qui s\u2019avérèrent bénignes, ces auteurs rapportent 2 cas d\u2019encéphalite, 5 cas de myélite et un cas mortel qui ne fut pas expliqué par l\u2019autopsie.En fait, on figure que l'incidence des complications à la vaccination serait de 1 pour 1 million.Les auteurs de l\u2019article rapportent un cas de paralysie ascendante de Landry avec dissociation albumino-cytologique survenue 23 jours après une seconde injection sous-cutanée chez un enfant de 2 ans et 10 mois.Roma AMYOT.Igor KLATZO, D.C.GAJDUSEK et V.ZIGAS: Le Kuru, étude anatomo-pathologique.(Pathology of Kuru.) \"Lab.Invest.\u201d, 8: (juillet-août) 1959.Le Kuru est une affection dégénérative aiguë du système nerveux central.Cette maladie dénommée Kuru par les indigènes noirs, affecte un grand nombre d\u2019individus du groupe ethnique Fore de la Nouvelle Guinée.Le mot Kuru en langue indigène signifie trem- ANALYSES 653 blement.La maladie sévit dans des régions nouvellement explorées et inhabitées par les Européens.Chaque année, 1% de la population (11,000) meurt de cette maladie.Dans certaines tribus, la maladie frappe 5 à 10% des habitants et dans certains villages, cette affection contribue à 50% de la mortalité.De mémoire d\u2019homme (il n\u2019y a pas de texte écrit) la maladie a toujours existé.Le Kuru atteint surtout les femmes adultes quoique des enfants des deux sexes représentent le 14 des cas.Les hommes adultes ne sont que très rarement atteints.L\u2019incidence familiale est très élevée et plus fréquente chez les enfants issus de parents atteints de la maladie.La durée de la maladie dépasse rarement une année et se termine toujours fatalement.La maladie débute insidieusement par une ataxie progressivement plus marquée, accompagnée de fins tremblements du trone, de la tête et des extrémités.Les tremblements, mouvements involontaires et ataxie, s\u2019aggravent et en quelques mois rendent le malade grabataire.Le langage devient lentement inintelligible.Le patient est souvent euphorique et présente parfois un strabisme convergent.À la fin, le malade devient une loque humaine incontinente et dysphagique.Les études de laboratoire sont toujours demeurées négatives.Observations.Les auteurs présentent 12 observations dont 8 malades âgés de moins de 15 ans, un adolescent de 17 ans et 3 femmes adultes dont la plus vieille a 50 ans.Les lésions du système nerveux central sont de 5 ordres, soit: 1° Les altérations neuronales qui comprennent la chromatolyse, la vacuolisation, la rétraction simple, etc.Ces lésions peuvent en partie être secondaires à la dégénérescence post-mortem ou à la fixation.Les images de neuronophagie, la perte de mélanine et l\u2019accumulation de lipofuchsine, sont par contre ante-mortem.Les régions les plus touchées sont les noyaux protubéranciels, les thalami, 654 le cervelet et les ganglions de la base.Les lésions dans ces endroits n\u2019ont aucune relation avec les vaisseaux.2° La prolifération micro et macrogliale est intense et diffuse dans toutes les observations avec une prédilection marquée pour la substance grise.La prolifération astrocytaire parallélise topographiquement les lésions neuronales.Dans quelques cas cependant, la gliose corticale paraît indépendante des dégénérescences neuronales.La prolifération mi- crogliale seule est plus diffuse et siège également dans la substance grise et blanche.3° La démyélinisation existe dans 10 des 12 observations.Dans la moitié des cas, on note une pâleur diffuse des cordons antérieurs et latéraux de la moelle.La démyélinisation affecte principalement les faisceaux pyramidaux et spino-cérébelleux.La démyélinisation est peu importante et jamais totale.4° Les manchons périvasculaires sont fréquents et constitués d\u2019éléments lymphocytaires et mononucléés.L\u2019épaississement des parois des petits vaisseaux se voit fréquemment et paraît dû à la prolifération des histiocytes adventitiels.5° Dans la moitié des observations, on a trouvé des plaques similaires aux plaques séniles.Elles en diffèrent cependant par leur prédominance cérébelleuse et l\u2019absence de halo périphérique.Discussions.L\u2019étiologie du Kuru ne paraît pas relever de cause infectieuse, toxique, allergique ou carentielle.L'influence du facteur génétique au contraire, paraît primordiale.Par contre, la tendance selon l\u2019âge et le sexe, semble indiquer une certaine influence endocrinienne.Ainsi s\u2019expliquerait la rareté de l\u2019affection chez l\u2019adulte masculin.Les similarités cliniques et anatomiques rapprochent beaucoup le Kuru de la maladie de Creutzfeld-Jacob.Dans cette dernière, la symptomatologie débute par une démence progressive à laquelle s\u2019ajoutent rapidement les symptômes extra-pyramidaux et parfois ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 tes d'âge moyen sans prévalance de sexe, dure l\u2019amyotrophie.La maladie qui affecte les adul- de 3 mois à 3 ans.Quelques observations sont familiales (Backer).Anatomiquement, la maladie de Creutzfeld- Jacob tout comme le Kuru, consiste en une dégénérescence neuronale étendue, accompagnée d\u2019une prolifération astrocytaire importante.Les cellules en bâtonnets et les rosettes microgliales sont fréquentes.Au contraire du Kuru, dans la maladie de Creutzfeld-Jacob, les manchons périvasculaires sont rarissimes tout comme les plaques séniles.Alors, on peut rapprocher la pseudo-sclérose de Creutzfeld-Jacob à la pellagre; on ne trouve pas dans cette dernière, les dégénérescences neuronales diffuses ni la prolifération névro- glique importante du Kuru.Les autres affections telles que la maladie de Wernicke, la sprue, l\u2019intoxication au mo- noxyde de carbone, l\u2019anoxie, l\u2019intoxication aux métaux lourds, tels le plomb, le cuivre, le manganèse et le mercure, sont très différentes soit par la localisation des lésions ou les autres symptômes et signes cliniques, pour permettre un rapprochement valable.En conclusion, le Kuru paraît une maladie dégénérative du système nerveux central d\u2019origine inconnue.Jacques GAGNON.Orville T.BAILEY et John S.WOODWARD: Petites malformations vasculaires cérébrales: leur relation avec la mort subite, l\u2019hydrocéphalie et l\u2019arriération mentale.(Small vascular malformations of the brain: their relationship to unexpected death, hydrocephalus and mental deficiency.) \"].of Neuropathol.and Exp.Neurology\u2019, 18: 108 (janv.) 1959.Cinq observations judicieusement choisies illustrent les conséquences néfastes de malformations vasculaires cérébrales de taille minuscule.Lorsqu\u2019elles sont uniques, ces malformations deviennent théoriquement accessibles au neuro-chirurgien; malheureusement, leur petitesse même fait qu\u2019elles demeurent souvent invisibles à l\u2019artériogramme, sans pour cela minimiser la gravité des hémorragies provoquées par leur rupture.Résumons suc- cintement les cinq cas rapportés: L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 1.Minuscules malformations sous - piales, amenant: soit (cas 1 - garcon de 15 ans) une hémorragie sous-arachnoidienne foudroyante mortelle, soit (cas 2, garcon de 8 ans) une épilepsie jacksonienne bien contrdlée par exé- rèse chirurgicale du foyer vasculaire épilep- togène (localisé au PEG et à l\u2019artériogram- me).2.Malformations près de l\u2019épendyme, avec: (cas 3, garçon de 13 ans) inondation hémorragique ventriculaire ou (cas 4, garçon d\u2019un mois) hydrocéphalie progressive (par blocage de l\u2019aqueduc de Sylvius par un petit paquet vaseulaire anormal).Dans ces deux cas, existe en outre une dys- génèse microscopique du tissu nerveux environnant.3.Petites malformations vasculaires multiples, cérébrales ou cérébelleuses, avec ou sans hydrocéphalie, chez des arriérés mentaux (cas 5, femme de 48 ans).Dans ces cas, on serait tenté d\u2019attribuer le retard mental aux seuls troubles vasculaires; mais 11 semble plus juste de croire qu\u2019une même dysgénèse préside à des malformations vasculaires morphologiques et à des anomalies nerveuses non toujours morphologiques.Liliane DELAQUERRIERE.C.E.C.WELL, J.D.SPILLANE et A.S.BLIGH: Le canal spinal cervical dans la syringomyélie.(The cervical spinal canal in syringomyelia.) \u2018\u2019Brain\u2019, 82: 23 (No 1) 1959.L'étude porte sur 32 cas présentant un syndrome syringomyélique.Le canal spinal cervical est examiné sur les radiographies de profil standard.Le diamètre sagittal du canal spinal est mesuré en millimètre, en tirant une ligne allant du milieu de la surface postérieure du corps vertébral à la jonction de l\u2019apophyse épineuse et de la lame.Le diamètre est plus grand que normalement dans 15 cas.Parmi ces 15 cas, 14 avaient moins de 30 ans au moment du début des symptômes.Les vertèbres ne présentaient pas d\u2019anomalies, à l\u2019exception de 2 cas qui montraient une érosion des faces postérieures des corps vertébraux.ANALYSES 655 Les causes de l\u2019élargissement du canal spinal sont ensuite discutées: 3 sont envisagées.1\u2014 La moelle en augmentant de volume, cause-t-elle une pression sur les vertèbres, amenant un agrandissement du canal spinal cervical.Ceci est un fait reconnu dans les tumeurs intraspinales où l\u2019érosion des pédicules et des lames précèdent en général l\u2019érosion des faces postérieures des corps vertébraux.En syringomyélie c\u2019est un phénomène très rare, qui cependant a déjà été rapporté.Dans la série présentée, 2 cas présentaient une érosion des faces postérieures des vertèbres.Ceci ne représente pas cependant la cause habituelle de l\u2019élargissement du canal spinal en syringomyélie.2 \u2014 L'association syringomyélie \u2014 élargissement du canal spinal, serait-elle l\u2019expression d\u2019un même trouble de développement.Ceci ne semble pas en cause dans cette série où à part l\u2019élargissement du canal la plupart des vertèbres avaient une forme normale.3 \u2014 Les ares neuraux s\u2019adapteraient eux- mêmes à la dimension anormale de la moelle.Le fait que l\u2019élargissement du canal cervical en syringomyélie apparaît essentiellement dans les cas qui ont débuté avant l\u2019âge de 30 ans, est en faveur d\u2019une adaptation au cours du développement.Annie COURTOIS.NEUROCHIRURGIE H.Davis COURTLAND et Alexander EBEN: Encéphalo- méningocèles et tératomes congénitaux nasaux frontaux.\u2018J.of Neurosurgery'\u2019, 16: 4 (juillet) 1959.En rapportant sept cas personnels, les auteurs veulent insister sur les erreurs diagnostiques et thérapeutiques qui accompagnent trop fréquemment les masses congénitales de la région naso-frontale.Ces masses sont d\u2019aspect si inoffensif et se rencontrent si rarement, que l\u2019on risque de tenter, par mégarde, quelque manœuvre dite « banale », dont les conséquences peuvent être funestes (résection locale, ponction aspiratrice).Voilà pourquoi, toute tuméfaction congénitale intra-nasale, para-nasale, à la racine du nez, pharyngée, orbitaire, jugale, doit être 656 étudiée avec attention.Il faut essayer aux Rayons-X de découvrir la présence d\u2019un pertuis osseux anormal.Malheureusement, ce pertuis est en général peu visible.Il ne faut pas se fier uniquement à l\u2019absence de pulsation synchrone au pouls, ou au gonflement de la masse à la toux, mais rechercher un certain élargissement de la racine du nez (pseudo- hypertélorisme), une certaine élévation de l\u2019angle interne des yeux; il faut surtout réfléchir à la nature possible de la lésion, ce qui évitera deux gestes malencontreux: ponction aspiratrice et chirurgie locale.Trop souvent, l'infection vient mettre l\u2019enfant en danger et compromet une chirurgie subséquente adéquate, les tissus étant friables et impropres à la fermeture des solutions de continuité osseuses et dure-mériennes, même l\u2019infection mâtée.Les auteurs préfèrent la crâniotomie uni- ou bifrontale, permettant: 1) un bon champ de vision, 2) la localisation et la ligature d\u2019un pédicule possible reliant la masse soit au lobe olfactif, soit à la dure-mère; et enfin 3) la fermeture de tout pertuis anormal de la boîte osseuse.Des sept cas présentés, deux sont soi-disant des tératomes et les autres des encéphalomé- ningocèles.Un reproche doit ici être fait aux auteurs: 3 pièces opératoires n\u2019ont pas été examinées histologiquement, une 4e s\u2019est révélée un polype banal.Restent 2 tératomes et un seul véritable « gliome », formé d\u2019astro- cytes sans cellules neuronales.L\u2019article illustre bien, néanmoins, les effets désastreux de manœuvres locales irréfléchies et l\u2019avantage d\u2019une chirurgie adéquate où collaborent ORL, Ophtalmologie et neurochirurgie.Cette chirurgie n\u2019est pas de tout repos et les auteurs n\u2019en cachent ni les difficultés techniques, ni les échecs possibles.Liliane DELAQUERRIERE.PEDIATRIE Nilo HALLMAN et Lars HJELT: Syndrome néphrotique congénital.(Congenital Nephrotic Syndrome.) \"The J.of Ped.\u201d, 55: 152 (août) 1959.Le «Syndrome néphrotique idiopatique » est une maladie de l\u2019enfance (18 mois à 5 ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 ans), qui est excessivement rare dans la première année d\u2019âge.Les auteurs ont cependant pu observer 18 cas débutant durant les premières journées ou semaines de la vie.Ils les appellent « Syndrome néphrotique congénital (CNSY) ou Congenital Nephrotic Syndrome) ».L\u2019incidence du « CNSY » parmi tous les cas de syndrome néphrotique vus par les auteurs, est d'environ 15%.Après une brève revue de la littérature (premier cas décrit en 1942), suit une discussion des 18 cas personnels.Les points suivants sont soulignés: 1l.\u2014Incidence parfois familiale (3 cas dans la même famille), mais pas de mariages consanguins dans les générations précédentes.2.\u2014Sexe sans importance (moitié des malades, garçons, l\u2019autre moitié filles).3.\u2014Mères bien portantes durant la grossesse (excepté un cas d\u2019hypertension artérielle).4\u2014 Tous les malades de la série (excepté cas 4) étaient des prématurés de 2 à 4 semaines.5.\u2014D¢ébut clinique généralement par œdème et protéinurie (1 gm.par 100 ml.4 la naissance dans certains cas).6.\u201414 des enfants sont morts durant les premiers mois d\u2019age; 4 seulement ont survécu au déla de 6 mois.7.\u2014Les trouvailles de laboratoire étaient identiques à celles du syndrome néphrotique classique.L\u2019autopsie a été pratiquée sur 16 enfants, un est mort à domicile, un vit encore (et présente toujours son syndrome néphrotique).Les reins étaient gros ou normaux, mais jamais petits ou cirrhotiques.Microscopiquement, il y avait dégénérescence graisseuse de l\u2019épithélium tubulaire, avec présence de graisses libres dans la lumière des tubes.Les glomérules n\u2019étaient généralement pas atteints (excepté un certain épaississement des membranes basales) chez les tout jeunes enfants; chez les enfants plus âgés, il y avait cependant début de « néphrite chronique proliférative ».Il y avait infection pulmonaire dans tous L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 les cas (cause immédiate probable de la mort).Quelques spécimens ont été examinés au microscope électronique (fissures dans les membranes basales), et par la méthode de micro-dissection (tortuosités exagérées des tubules).Les auteurs concluent de leurs observations que le « CNSY » ressemble beaucoup au syndrome néphrotique classique.Il en diffère cependant par son début en bas âge, par son incidence parfois familiale, par l\u2019inefficacité du traitement et par son évolution constamment fatale.Georges BERDNIKOFF.P.A.di SANT'AGNESF: Les observations actuelles sur la pathogénie de la fibrose kystique du pancréas.(Recent observations on pathogenesis of cystic fibrosis of the pancreas.) \u2018\u2019Pediatrics\u2019\u2019, 24: 313 (août) 1959.Le syndrome clinique de la fibrose kystique du pancréas nous montre bien qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une maladie généralisée affectant toutes ou presque toutes les glandes exocrines de l\u2019organisme.On admet à l'heure actuelle qu\u2019il y a plusieurs modalités cliniques de la maladie qui peuvent être isolées ou associées ou encore n\u2019apparaître que plus ou moins tardivement.Le trouble fondamental est encore inconnu et il n\u2019y a que l'hypothèse de Gockberg et Cooke, d\u2019un manque d\u2019énergie dans l\u2019activité sécrétrice des glandes exocrines, qui présente un dénominateur commun pour toutes les manifestations de la maladie.Jusqu'à maintenant cependant, il n\u2019y a rien de prouvé.Etude gémitique.Tous les investigateurs s\u2019accordent pour dire que la maladie se transmet par les gènes.Mais les opinions se partagent quand on parle d\u2019homozygotes et d\u2019hétérozygotes.Ce serait chez les homozygotes qu\u2019on trouverait le tableau complet de la fibrose kystique du pancréas.Quant aux hétérozygotes, l\u2019auteur essaie de les étudier avec le test des électrolytes dans la sueur.À date, en effet, il n\u2019y a que dans la fibrose kystique du pancréas et dans l\u2019insuffisance surénalienne non traitée où les électrolytes augmentent dans la sueur.ANALYSES 657 Les résultats obtenus montrent dans le groupe témoin, une teneur en électrolytes en bas de 50 m.Eq/l.et dont le plus grand nombre se situe en bas de 20 m.Eq./l.Chez les parents de patients souffrant de fibrose kystique du pancréas, 17% des parents et 29% des frères et sœurs, tous asymp- tomatiques, ont une teneur en électrolytes.plus grande que 50 m.Eq./l.mais moins haute tout de même, que chez les gens atteints de fibrose kystique.Les autres parents même s\u2019ils ont moins de 50 m.Eq/l.dans leur sueur, se situent cependant en moyenne nettement au- dessus des 20 m.Eq/l.du groupe contrôlé.Enfin, chez un groupe tout à fait à part de 24 emphysémateux chroniques on en a trouvé 5 avec une teneur en électrolytes de plus de 50 m.Eqg/l.dans leurs sueurs, et l\u2019auteur constate avec raison que s\u2019ils étaient des enfants, on les étiquèterait sûrement « fibrose kystique du pancréas ».Ces études s'accordent avec l\u2019hypothèse génétique de Childs qui disait que ce sont un ou des gènes homozygotes qui donnent une image complète clinique de la fibrose kystique du pancréas, tandis que un ou des gènes hétérozygotes donnent soit une image partielle, soit aucun signe clinique.L'auteur présente ensuite les résultats d\u2019une étude des électrolytes dans la sueur, dans les états de stress.Les sujets sont soumis à un régime sans sel et on leur donne de l\u2019acétate de désoxycorticortérone pendant 5 jours.Chez les témoins normaux, il y a une baisse marquée des électrolytes dans la sueur.Chez les malades, l\u2019auteur divise trois groupes: 1) sept enfants souffrant de fibrose kystique du pancréas avec tableau clinique complet: chez eux, il n\u2019y a à peu près pas de baisse des électrolytes.2) 8 enfants qui présentent un tableau partiel de la maladie; pour 5, il y a une baisse significative, mais leur teneur reste tout de même au-dessus de la normale tandis que pour les 3 autres, le taux des électrolytes tombe dans les limites de la normale.3) enfin 3 adultes emphysémateux avec électrolytes 658 augmentés dans leurs sueurs chez qui la teneur en électrolytes retombe à la normale.Cette expérience prouve que les homozy- gotes et les hétérozygotes se comportent différemment dans les états de stress: les premiers ne montrant aucun changement dans la teneur en électrolytes de la sueur, tandis que les derniers montrent une baisse significative.Incidemment, à l\u2019occasion de cette expérience, on s\u2019est aperçu que la teneur en électrolytes diminuait en été pour remonter pendant l\u2019hiver.La conclusion à tirer de cette étude, c\u2019est .que le dénominateur commun enzymatique ou métabolique responsable de la dysfonction générale des glandes exocrines, existe à des degrés divers.L\u2019auteur se tourne ensuite vers la structure chimique et physico-chimique du mucus dans la fibrose kystique du pancréas.On sait que c\u2019est un mucopolysacharide que l\u2019éthanol benzène dénature facilement et rend insoluble, à l\u2019encontre de ce que l\u2019on trouve dans la population en général.Des études complémentaires par Dische et son équipe qui ont fractionné ce précipité avec de l'alcool, ont montré une composition différente de cette sécrétion: la moitié en est composée d\u2019un fucomu- copolysacharide dont la composition en sucres, notamment acide scialique et fucose, varie avec ce que l\u2019on trouve chez les sujets normaux.Cette mucoprotéine se retrouvant avec ou sans insuffisance pancréatique, est indépendante de la présence du suc pancréatique et donc cause première des changements que l\u2019on observe dans le pancréas au cours de la maladie.Enfin, l\u2019auteur nous donne un aperçu d\u2019une étude en cours sur le typage des staphylocoques que l\u2019on trouve toujours dans les voies aériennes supérieures des malades souffrant de fibrose kystique du pancréas.Les résultats obtenus ne montrent vraiment pas de différence significative entre les 4 types de staphylocoques que l\u2019on détermine actuellement.Raymond FARMER.ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 ORTHOPEDIE J.I.P.JAMES, G.C.Lloyd ROBERTS et M.F.PILTCHER: Scoliose infantile de structure.(Infantile structural scoliosis.) \"J.of Bone and Joint Surg.\u2018, 41: 719 (nov.) 1959.L'article concerne 212 cas de scoliose, d\u2019étiologie inconnue, rencontrés chez des enfants de moins de 3 ans.Pour les auteurs, depuis 1951, il est devenu apparent qu\u2019il y a deux types de scoliose infantile dont l\u2019un est progressif et l\u2019autre régressif.Dans les deux cas, ces scolioses sont appelées idiopathiques parce qu\u2019on ne voit pas de différence essentielle avec la scoliose idiopathique rencontrée chez les enfants plus âgés.Pour confirmer le diagnostic de scoliose idiopathique infantile, il est essentiel d\u2019exclure les anomalies congénitales et pour cela une radiographie prise en très bas âge est nécessaire avant que les déformations avancées nous empêchent de distinguer entre une anomalie congénitale et les déformations acquises.Donc pour les cas rapportés dans cet article, il y a une courbure de structure avec une rotation fixe et postérieure persistante après flexion antérieure du tronc.Et chez plusieurs de ces patients, des radiographies ont été prises alors que l\u2019enfant était en suspension.On a pu ainsi exclure les scolioses d\u2019attitude, de posture, que l\u2019on peut rencontrer chez certains bébés.Et les auteurs détaillent sous chacun de ces titres, les observations qu\u2019ils ont accumulées pour les 212 cas rapportés.D\u2019abord il est question de la scoliose de structure idiopathique progressive.Ce chapitre est divisé en trois parties: les scolioses thoraciques, les scolioses thoraco-lombaires et les scolioses thoraco-lombaires et lombaires.Il y a prédominance chez les garçons dans la proportion de 81% et la courbure est gauche contrairement à la courbure inverse rencontrée dans les scolioses de l\u2019adolescent.Cinq de ces scolioses ont été diagnostiquées à la naissance; 73 sont apparues au cours de la première année d\u2019âge et 37 dans la seconde et troisième année. L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 Le pronostic dans ces cas est difficile à établir, parce que, maintenant, la plupart sont traités adéquatement par des appareils orthopédiques et des greffes osseuses.Il n\u2019y a que deux cas où l\u2019évolution a pu être observée jusqu\u2019à l\u2019Âge de maturité sans opération, sans traitement, et ces scolioses ont évolué jusqu\u2019à des déformations de 150 degrés.Donc deux sur 111 patients avec des courbures thoraciques ont été observés et ont montré une déformation très grave.Les autres ont été traitées chirurgicalement à cause de la progression rapide de leur déformation.Un graphique statistique démontre que le résultat inévitable d\u2019une scoliose infantile progressive au segment thoracique atteint un développement de plus de 70 degrés, et ceux qui restent non traités vont progresser jusqu\u2019au delà de 100 degrés et souvent une cyphose est apparente.Dans les scolioses thoraciques et lombaires le pronostic semble un peu moins grave.Pour ce qui est des scolioses de structures infantiles mais régressives, voici les quelques faits notés.Il y a eu 77 cas observés.La caractéristique de cette scoliose est sa correction spontanée, sans traitement, habituellement durant les premières années de vie.L\u2019autre caractère de cette déformation est qu\u2019elle est plus fréquente chez les garcons que chez les filles dans la proportion de 50 sur 77; 65 des 77 avaient une courbure gauche, 72 étaient thoraciques.Soixante-treize sont apparues durant la première année de vie, alors qu\u2019un seul cas a été observé à la naissance.L\u2019angle maximum observé a été de 37 degrés.La courbure latérale disparaît d\u2019abord et ensuite la rotation.Comment peut-on arriver à un diagnostic différentiel de ces deux types diamétralement opposés.Le principal caractère de distinction est que dans les courbures régressives, la courbure est le plus souvent simple, sans courbure compensatrice.La présence de courbure compensatrice semble une indication de permanence et de progression.De l\u2019étiologie et.de la pathologie, on ne connaît que peu de choses, ANALYSES 659 n\u2019ayant observé qu\u2019un seul spécimen pathologique, soit la colonne d\u2019un enfant de 11 ans.Traitement: Pour les scolioses progressives, le corset dit de « Milaukee » est employé jusqu\u2019à l\u2019âge de 10 ans environ et si la scoliose continue d\u2019être progressive le traitement chirurgical classique s\u2019applique.Le corset de Milwaukee, depuis les dernières cinq années, s\u2019est avéré être une méthode très satisfaisante, pour les auteurs, pour prévenir l\u2019aggravation de la courbure et par conséquent permettre de retarder le traitement chirurgical.En général, le traitement semble souvent désappointant et les interventions faites avant l\u2019Âge de 10 ans ont été sans succès, Edgar LEPINE.ANATOMIE PATHOLOGIQUE F.C.COLLIER, E.A.DOWLING, D.PLOTT et H.SCHIYEIDER: Tératome du poumon.(Teratoma of the lung.) \"Arch.of Pathology\u2018, 68: 138 (août) 1959.Les tératomes intra-thoraciques ne sont pas fréquents; mais les tératomes intra-pulmonai- res sont de véritables raretés.En 1944, Rusby signale 251 cas de tératomes du médiastin mais en ce qui concerne les tératomes intra- pulmonaires, les auteurs du présent article n\u2019ont pu ramasser que 11 cas bien documentés.Le premier tératome intra-pulmonaire, de la littérature médicale fut rapporté par Mohr, en 1839.Les auteurs présentent une observation d\u2019une femme de race noire, âgée de 46 ans.Cette femme est entrée à l\u2019hôpital pour une hémoptysie continuant depuis un mois.Dans les antécédents, on trouve des hémoptypies répétées depuis 15-20 ans, dont le plus grave a nécessité une transfusion sanguine de remplacement.Entre les épisodes hémotypiques, la patiente était toujours asymptomatique, excepté une légère toux productive.L'examen clinique et radiologique d\u2019entrée révèle la présence d\u2019une masse intra-pulmo- naire de 9 cm.de diamètre, partiellement aérée.Au centre de cette masse, on voit une ombre globuleuse très dense.Le diagnostic radiologique hésite entre trois possibilités, soit : kyste dermoïde communiquant avec une bron- 660 che, kyste bronchogène et adénome bronchique.On décide de pratiquer une lobectomie.Cependant, celle-ci se complique par un hémo- thorax et la malade succombe vingt-six heures plus tard avec signes de fibrillation ventriculaire.A l\u2019examen anatomo-pathologique de la pièce opératoire, on trouve en plein parenchyme pulmonaire, un kyste de 7 em.de diamètre, rempli d\u2019un matériel grumeleux contenant des poils.Le revêtement interne de ce kyste ressemble à une peau plissée et forme dans un endroit une espèce de polype.Le kyste est en communication directe avec la lumière d\u2019une bronche.Le microscope révèle que la paroi du kyste est constituée d\u2019épithélium stratifié et munie de nombreuses annexes cutanées (glandes sébacées, follicules pileux, glandes sudoripares).Dans le polype intra-kystique, on trouve, en plus, du tissu pancréatique exocrine, mais pas d\u2019éléments insulaires.Les auteurs concluent qu\u2019il est difficile de faire une distinction clinique entre un téra- tome médiastinal et un tératome intra-pulmo- naire.Cette similarité clinique aussi bien que celle de la structure anatomique, forcent les auteurs à accepter la théorie de Schlumberger d\u2019après laquelle les tératomes intra-pulmonai- res et les tératomes médiastinaux sont tous les deux de même origine.Les tératomes intra-pulmonaires ont une prédilection nette pour le lobe supérieur gauche, mais la raison pour cette prédilection n\u2019est pas encore claire.Georges BERDNIKOFF.ANESTHESIE M.J.NOBLE et W.E.DERRICK: Modifications du tracé électrocardiographique au cours de l'induction de l\u2019anesthésie et au cours de l\u2018intubation endotrachéale.(Changes in the Electrocardiogram during Induction of Anaesthesia and Endotracheal Intubation.) \u201cC.Anaest.Soc.J.\u2019, 6: 267 (juillet) 1959.Chez 80 malades, nous avons fait un tracé électrocardiographique en deuxième dérivation au cours de l\u2019induction de l\u2019anesthésie et de l\u2019intubation endotrachéale.Nous avons observé des modifications dans le voltage, la vitesse et le rythme.Les malades que nous ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 avons étudiés avaient reçu conme prémédication: du pentobarbital, de la mépéridine, de la promethazine et de la scopolamine.Nous avons fait l\u2019induction de l\u2019anesthésie en donnant du thiopentone en quantité suffisante pour obtenir du sommeil et nous avons continué avec du protoxide d'azote, de l\u2019éther, de l\u2019oxygène, de l\u2019hyperventilation et ensuite nous avons pratiqué l\u2019intubation endotrachéale.Dans la plupart des cas, nous avons donné, par voie endoveineuse, de 4 à 9 milligrammes de d-tubocurarine environ cinq minutes avant l\u2019intubation.Au moment de l\u2019intubation, dans 50% des cas, le cœur s\u2019est accéléré.Nous avons observé des changements dans le voltage, la vitesse et le rythme et, dans environ 60% des cas, ces changements électrocardiographiques sont apparus avant la laryngoscopie et l\u2019intubation endotrachéale.A ce sujet, il est intéressant d\u2019étudier le rôle des médicaments employés en prémédication et comme agents anesthésiques.Léon LONGTIN.E.A.GAIN: La valeur pratique de l\u2018électroencéphalogramme durant l\u2019anesthésie.(The Practical Value of the Electrocardiogram during Anaesthesia.) \u2018Can.Anaest.Soc.J.\", 6: 227 (juillet) 1959.À cause du manque de précision des signes conventionnels d\u2019anesthésie au cours de l\u2019anesthésie qui se pratique aujourd\u2019hui avec les agents et les techniques modernes, l\u2019électroencéphalogramme devient un guide précieux pour protéger les grands malades contre un surdosage éventuel de substances anesthésiques et plus particulièrement les cardiaques.Cette situation se présente surtout au cours de l\u2019induction à cause du phénomène d\u2019action à retardement.Nous avons donné plusieurs preuves de la valeur de l\u2019électroencéphalogramme durant l\u2019anesthésie, durant la cireu- lation extra-corporelle et comme moyen de pronostic à la suite d\u2019hypoxie cérébrale.L\u2019é- lectroencéphalographie s\u2019avère également d\u2019un précieux secours pour l\u2019enseignement de même que pour déterminer l\u2019efficacité du massage cardiaque durant le traitement de l\u2019arrêt cardiaque.Léon LONGTIN. L'Union Méd.Canada 55 Tome 89 \u2014 Mai 1960 LE MARRO-DAUSSE MAINTENANT PRÉSENTÉ SOUS FORME DE DRAGÉES LA PRÉPARATION LA PLUS RICHEJEN VITAMINES [ATIVE DOO DE VIJAMINE P PAR CC.DE SOLUJION OU PAR DRAGEE HÉMORROÏDES > CRISES HEMORROIDAIRES AIGUES SP TRAITEMENT D'ENTRETIEN DRAGÉES VARICES « PHLÉBITES ET TOUS LES TROUBLES CIRCULATOIRES VEINEUX FRAGILITE CAPILLAIRE + ENGELURES Posologie: 1 ou 2 dragées deux ou trois fois par jour, aux repas.Présentation : Solution : Flacons de 1 oz.et 4 oz.POMMADE Pommade : Tubes de 40 grammes avec canule spéciale.Suppositoires : Boite de 10 suppositoires.Dragées : Flacons de 50, 100 et 500 dragées.S Echantillon et documentation sur demande.Préparé par les LABORATOIRES DAUSSE, Paris, France SUPPOSITOIRE Représentants exclusifs au Canada : Herdt :Charton Inc.SOLUTION ( 2245, RUE VIAU - MONTRÉAL NÉCROLOGIE LE DOCTEUR RENÉ ROLLAND Le docteur René Rolland, médecin de l\u2019Hôpital Notre-Dame de Montréal, est décédé le 12 mars 1960 à l\u2019âge de 62 ans.Il avait fait ses études classiques au Collège de Montréal et au Collège Sainte-Marie, sa médecine à l\u2019Université de Montréal, où il obtint son doctorat en 1925 et son entraînement post-scolaire en gastro-entérologie à l\u2019Université de Chicago.A l\u2019hôpital Notre-Dame il fut à tour de rôle, chef interne, assistant bénévole au dispensaire de médecine, assistant éligible dans le service de médecine, assistant régulier dans le même service, assistant à la gastroscopie.En mars 1934, il était nommé assistant à la clinique médicale de la faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal.Il avait été élu, en 1949, président de la Société Gastro-entérologique de Montréal.Il fut élu président de la Société médicale de Montréal, en 1954.Il faisait encore partie du Comité de Régie de la Société Médicale de Montréal et il était assistant professeur de médecine à l\u2019Université de Montréal.Toutes nos condoléances à son beau-frère, le docteur Armand Dérome.LE DOCTEUR JACQUES SMITH Le docteur Jacques Smith est décédé subitement le 10 avril 1960 en France, à Avignon, à l\u2019âge de 35 ans.Le docteur Smith avait fait ses études classiques aux collèges Brébeuf et Loyola et sa médecine à l\u2019Université de Montréal, où 1l avait obtenu son doctorat en 1950.En 1954, il avait obtenu après examens son admission comme membre associé « fellow » du Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada.En 1955, il avait été nommé chef du service d\u2019orthopédie de l\u2019Hôtel-Dieu de Saint-Jé- rôme.Toutes nos condoléances sont acquises à son père, le docteur Charles Smith et à son beau- frère le docteur Jacques Ducharme.LE DOCTEUR PIERRE VANDANDAIGUE Le 29 février 1960 est décédé à Montréal, à l\u2019âge de 88 ans le docteur Pierre Vandan- daigne.Le docteur Vandandaigue fit ses études classiques au Collège de St-Hyacinthe et sa médecine à l\u2019Université de Montréal, où il reçut son doctorat en 1896.Après un séjour à Paris, 1l exerça sa profession à Verdun.LE DOCTEUR LAURENT GODIN Samedi, le 16 avril 1960 est décédé à Montréal le docteur Laurent Godin.Né à Montréal, le docteur Godin avait fait ses études classiques au Collège de Montréal et sa médecine à l\u2019Université de Montréal.Il obtient son doctorat en 1910.Après avoir exercé la médecine à Ste-Aga- the du Manitoba pendant quelques années, le docteur a installé son bureau à Montréal au 1414 de la rue Bleury il y a 40 ans et il y a toujours fait de la pratique générale.Le docteur Laurent Godin était le frère du docteur Antonio Godin, à qui vont toutes nos sympathies. L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 HORMONOTHÉRAPIE TOTALE AMPOULES BUVABLES SIROP AROMATISÉ COMPOSITION .Extrait de foie de veau titré en vitamine Extraits totaux de sang: B12 native; de taureau titrés en fer Extrait spécial de levure de biére; de génisse | hémoglobinique: Extrait spécial de cuticules de céréales.de veau ETUI TE EE SES TT OL RASED (OL INDICATIONS THÉRAPEUTIQUES Déficience organique, Anémies, Asthénies des convalescents, des vieillards, des dyspeptiques, des néoplasiques, des déficients endocriniens et contre les insuffisances ovariennes, les retards de croissance et tous états de sidéropénie.POSOLOGIE: Ampoules buvables Sirop Adultes: 2 à 3 cuillerées à soupe par jour.Adultes: 2 ampoules par jour.Enfants: de 10 3 15 ans, 1 à 3 cuillerées à dessert; de 5 à 10 ans, 1 à 3 cuillerées à café; jusqu\u2019à 5 ans, 2 demi-cuillerées à café par jour.Enfants: 1 ampoule par jour.Sous l\u2019une ou l\u2019autre forme, HORMODAUSSE doit être pris un quart d\u2019heure avant les repas après dilution dans V4 de verre d\u2019eau.Le médicament est bien supporté par le tube digestif et ne présente pas de contre-indication.PRÉPARÉ PAR LES LABORATOIRES DAUSSE, PARIS, FRANCE Représentants exclusifs au Canada NOUVELLES LE COLLÈGE ROYAL DES MÉDECINS ET CHIRURGIENS DU CANADA Le Président du Collège royal des Médecins et Chirurgiens du Canada, le Dr Donald A.Thompson, a annoncé aujourd\u2019hui la mise en route d\u2019une 1m- portante initiative nationale dans le domaine de l\u2019échange des connaissances médicales entre les écoles de médecine du Canada et d\u2019autres centres mondiaux d'enseignement et de recherche d\u2019ordre médical.La Fondation R.Samuel McLaughlin a accordé une somme de $6,000 en vue d\u2019établir un professorat externe aux écoles de médecine du Canada.La Fondation a donné à entendre qu\u2019elle favorisera la continuation de l'allocation à la demande annuelle du Collège.Le professorat sera désigné sous le nom du Professorat Edward Gallie de la Fondation McLaughlin (Collège royal des Médecins et Chirurgiens du Canada).Le professorat est appelé à commémorer les services rendus à ses semblables et la contribution exceptionnelle fournie à la science chirurgicale par un grand chirurgien canadien, le Dr Willam Edward Gallie de Toronto, décédé en septembre 1959.Le Dr Gallie était professeur de chirurgie à la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Toronto jusqu\u2019à sa retraite, en 1947.Il avait quitté son poste de doyen de la faculté en 1946.On doit confier le professorat à un distingué et savant médecin d\u2019un centre d\u2019enseignement qui consacrera au moins un mois à visiter une ou plusieurs écoles de médecine du Canada pour y donner des conférences et des leçons et échanger des idées avec le personnel, les chercheurs et les étudiants des centres canadiens.Le titulaire, choisi dans n\u2019importe quel pays, pourra représenter un des domaines cliniques, \u2014 médecine, chirurgie, obstétrique, ou une de leurs branches particulières.Le Collège a établi un comité mixte auquel est représentée l\u2019Association des écoles de médecine du Canada.Le comité fera le choix du premier titulaire et verra aussi à choisir l\u2019école ou les écoles qu\u2019il visitera au Canada.La Fondation R.Samuel McLaughlin a été créée en 1951.Elle a depuis consacré environ un million et demi de dollars au soutien de diverses œuvres d\u2019enseignement au Canada.Un aspect très important de l\u2019œuvre de la Fondation est le maintien de postes de boursiers itinérants dans les Facultés de médecine des universités canadiennes.Les bourses permettent à des jeunes médecins diplômés, choisis comme professeurs et enquêteurs auprès des écoles de médecine 4e ++ canadiennes et des hôpitaux qui leur sont associés, de se rendre dans d\u2019autres centres du monde entier.C\u2019est ainsi qu\u2019à une étape décisive de leur carrière professionnelle l\u2019occasion leur est donnée d\u2019acquérir des connaissances et une expérience toutes particulières dans leur domaine particulier.HONNEUR CONFÉRÉ AU PROFESSEUR ALBERT JUTRAS Le professeur Albert Jutras, de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, vient d\u2019être élu vice-président de la « Section on Diagnostic Radiology » de la Pan American Medical Association.La nomination a été faite sur proposition du président de la North American Section, le docteur Eugène P.Pendergrass.\u2014_\u2014.\u2014\u2014 LE DOCTEUR CHARLES LEPINE, AU SYMPOSIUM INTERNATIONAL D'OXFORD Le docteur Charles Lépine, directeur du centre de physiologie pulmonaire de l\u2019Institut Lavoisier et du Sanatorium-Hôpital St-Joseph de Rosemont a participé au Symposium International sur la Pollution de l\u2019Air qui s\u2019est tenu à Oxford du 29 mars au ler avril 1960.Un projet de recherche est en cours en ce moment à Montréal sur les effets de la poussière sur l\u2019anatomie et la physiologie du poumon.Ce projet est dirigé par les professeurs Eugène Robillard de Montréal et Lucien Dantrebande de Bruxelles, auxquels le docteur Charles Lépine et son équipe de Lavoisier apportent les résultats de leurs investigations ch- niques.\u2014\u2014\u2014oo\u2014 ASSOCIATION DE PSYCHIATRIE DE LA PROVINCE DE QUÉBEC L'assemblée biennale de cette Association a été tenue à l\u2019Hôtel Reine-Elizabeth, le 25 mars 1960, sous la présidence du Dr Jean Saucier.Après les rapports du secrétaire et du trésorier il y eut élection des nouveaux membres, MM.les docteurs Laurent Houde, John Desmond Hackett, Jacques Turmel, Jules Lambert, T.J.Boag, Jean-Yves Gosselin, Guy Leduc et Harry Grauer.Un vote postal a permis de faire un amendement à la Constitution pour créer une nouvelle catégorie L'Union Méd.Canada 57 Tome 89 \u2014 Mai 1960 py Ee Shy NN 5 \u201c2 © enrda er | me e es où ast ur ~ hmatiques 2 À sr = +3 5 % = AE = p> #7 .ne 3 i Le te + = F rod Composition : .cette ss ent els Chaque comprimé tricolore renferme A lodute de potassium.5 gr.un Ura que Amino hylline.ce 3 gr.Phéna tal.14 gr.= antias at iqu tie.HCI YA gr.Ephédri nobenzoate:d thyle 4 sr.superieur Hydroxyd mine.gr.Indications : Pour.düe meilleure prôtection contre les crisés d'asth et pour oulagement des toux > asthmatiques sèches et sibilantes a RÉ Présentation : Ey on * Flacons de 50 etde 500 comprimés.\u2018> *, a + re = i \u20ac; odure de potassium seul est in oe a ; % , % ie £3 # æ 2 a = i 1 - ~~ Tout ne A 7 0.flüidifie les.séérétions müque À, Le es 3 sr sé:le drainage des voies spiratoire upérieures = ful e les .crachats pai t visqueux dans la branchite, EY fa bronchicétasie l\u2019emphysème pulmonaire et.-éertaines # pee ee 72 q ty anifes 155 erg ues %, ge e fournit é prop h ati rtaines formes dé ae A %, 4 5 a goître et d 'hyperthyroidie a Sg CE és 5 imé Kl- N renferme lodu ; Ehaque compr de potassium, 10:grdins ge i 3 - Pa Chaque \u2018Compri N cor Spond à es de solution §atifrée de KI % ip a 3 7 a a z a £ 2 te Ë # 7 24 Li = a ; 4 154 > es iy 2 5 i #, Pa ES 7 re $s, % & 3 *# F 1 4, a 2 \u201c4, 7.pe % \u20ac % i) : + Es + ei * a Le = IE 4 % \u20ac repa ; ros ë % 2 7 dés 5 # + 4% ce 5 a = er 2 GE 0 * ça tur; Hlinois i, \\- % iis Fe Ton Le 7e 7 .2 ges Es UE $ à Ë % 3 Fr.5 > \u201c A p ented ats usifs ans prôvinée de Québec 2 7 5 ar D Bee et là ité d' ttawa # ES a ws 3 rés \u201c> w= ar , # 3 À rd \u20ac \u2018 arton Inc.RUE VIAU e MONTRÉAL 245, 666 de membres, appelés Membres Associés, comprenant les médecins dûment diplômés qui poursuivent leur formation post-scolaire en psychiatrie.Après le discours du docteur Jean Saucier, président sortant de charge, il y a élection des membres de l\u2019Exécutif pour un mandat de deux ans: Président \u2014 Docteur C.A.Roberts Vice-Président \u2014 Docteur Yves Rouleau Secrétaire \u2014 Docteur Camille Laurin Trésorier \u2014 Docteur Gerald J.Sarwer-Foner Archiviste \u2014 Docteur Dominique Bédard A la suite de la réunion administrative, le docteur Oscar Dietheim, directeur de la Payne-Whitney Clinic et professeur de psychiatrie à Cornell University fit une conférence portant sur « La recherche en psychiatrie ».La discussion fut faite en français par les docteurs Charles Dumas et Jean Delage et en anglais par les docteurs Henri Ellenberger et Alastair MacLeod.ee ++ LE DOCTEUR JACQUES LÉGER, ÉLU PRÉSIDENT DE L'A.B.M.H.P.Q.Le nouveau président de l\u2019Association des Bureaux Médicaux des Hôpitaux de la Province de Québec élu lors de la dernière assemblée générale annuelle, est le docteur Jacques Léger de l\u2019Hôpital Notre- Dame.Le président sortant de charge est le docteur de la Broquerie Fortier de Québec.+ + LE DOCTEUR FERNAND GRÉGOIRE, FELLOW DE L'AMERICAN COLLEGE OF PHYSICIANS L\u2019American College of Physicians, lors de son 4le congrès annuel, tenu à San Francisco le 6 avril 1960, a élu fellow le docteur Fernand Grégoire, de l\u2019Hô- pital-Sanatorium St-Joseph de Rosemont.+ + CONFÉRENCES À MONTRÉAL DU DOCTEUR D.SODI-PALLARES Le docteur Demetrio Sodi-Pallares, de l\u2019Institut National de Cardiologie de Mexico a donné une série de conférences à Montréal dans la semaine du 28 mars 1960.Le mercredi soir, il a parlé à l\u2019Hôpital Sainte- Justine des « Nouvelles classifications de l\u2019infarctus du myocarde »; le jeudi matin, à l\u2019Hôpital Notre- Dame, il a traité de « Bloc incomplet droit et gauche » et l\u2019après-midi au Royal Victoria Hospital, il a étudié le problème du « Bloc complet droit et gauche »; le vendredi matin, « l\u2019Hypertrophie ventriculaire droite » était le sujet de sa causerie à l\u2019Hôtel- NOUVELLES L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 Dieu et le même après-midi, il a été l\u2019invité de l\u2019Institut de Cardiologie; le samedi, il a terminé la série de ses leçons en parlant à l'Hôpital Sainte- Justine des « Congenital Diseases ».Le docteur D.Sodi-Pallares est reconnu dans le monde entier pour ses travaux en électrocardiographie.LE DOCTEUR GAETAN JASMIN, RAPPORTEUR AU CONGRÈS DE BIOLOGIE EXPÉRIMENTALE Le docteur Gaétan Jasmin, du laboratoire de pathologie expérimentale de l\u2019Université de Montréal a présenté une communication sur la dystrophie musculaire lors du Congrès de la Federation of American Societies for Experimental Biology qui s\u2019est tenu au début d\u2019avril à Chicago.Les docteurs Aurèle Beaulnes, J.P.Cordeau, S.Renaud et E.Bajusz ont aussi participé aux séances du Congrès.CONFERENCE DU DOCTEUR MAURICE RUCAILLE La Société de Gastroentérologie de Montréal \u2014 The Montreal Gastroenterological Society, lors de sa séance du jeudi, 7 avril 1960, avait comme invité d\u2019honneur le docteur Maurice Bucaille, chirurgien et membre de la Société Française de Gastroentéro- logie.Le docteur Maurice Bucaille avait choiss comme titre de sa conférence : « Cerveau frontal et tube digestif : Indications et résultats des Electrocoagula- tions préfontales en Pathologie digestive (Recto-Co- lite hémorragiques) ».Cette conférence a été donnée à l\u2019Hôpital Notre- Dame, sous la présidence du docteur Antonio Can- tero.ee ee CONFÉRENCE À L'HÔTEL-DIEU DU DOCTEUR BERNARD MAUPIN : Le docteur Bernard Maupin, lieutenant-colonel du corps médical de l\u2019Armée française, associé du général Julliard à la direction du Centre des transfusions de l\u2019Armée à Paris, a prononcé le 31 mars 1960 à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal une conférence intitulée: «La séparation et transfusion de plaquettes sanguines; quelques applications cliniques \u2014 Les transfusions de moelle osseuse ».= LE DOCTEUR LOUIS POIRIER, DÉLÉGUÉ DES ANATOMISTES CANADIENS Le docteur Louis Poirier, professeur titulaire de neuroanatomie à la Faculté de Médecine de l\u2019Uni- 4 L'Union Méd.Canada 58 Tome 89 \u2014 Mai 1960 Wyeth présente UN NOUVEAU VASO- 00 TABLETS CARVASIN TSOSORGIGE DINITRATÉ dilatateur coronarien d'une efficacité sans précédent dans l\u2019'ANGINE DE POITRINE Dinitrate d'isosorbitol, Wyeth 1 début d\u2019action rapide 2 action de longue haleine en 15 à 30 minutes qui dure jusqu'à 5 heures 3 effet uniforme Ahaute sécurité plus de malades répondent seul effet secondaire signalé: a la médication céphalée temporaire Le CARVASIN réduit sensiblement le nombre, la durée et la gravité des crises angineuses, souvent même dans des cas où ont échoué d\u2019autres vaso-dilatateurs à action prolongée.La tolérance à l\u2019effort est accrue, la douleur réduite et l\u2019emploi de la nitroglycérine peut Être radicalement réduit ou même supprimé.Le CARVASIN agit promptement par rapport à d\u2019autres agents prophylactiques et les malades en ressentent les bienfaits en 15 à 30 minutes.L'effet d\u2019une simple dose persiste durant 4 à 5 heures.LE Riseman, J EF ptals Le seul phénomène secondaire, éphémère et facilement écarté, est (janv.1958).une céphalée passagère, considérée comme la manifestation de 2.Sherber, D.A.l\u2019activité pharmacodynamique du produit.\u2018 eon Sherber,* résumant ses expériences avec le CARVASIN, déclare: (oct.1959).\u201cCette médication est, à l\u2019heure actuelle, la plus efficace dans le traitement de l'insuffisance coronarienne.\u201d 20 PRESENTATION \u2014 Comprimés blancs, sécables \u2014 en flacons de 100 et de 500 comprimés.POSOLOGIE \u2014 La posologie moyenne est d\u2019un comprimé (10 mg.) une demi-heure avant chaque repas et au coucher.Afin d\u2019obtenir l\u2019effet thérapeutique maximum, il peut être nécessaire d'adapter les doses à chaque cas particulier.La posologie peut varier de 5 à 20 mg.q.i.d.Marque déposée WALKERVILLE, ONTARIO 668 versité de Montréal, a été délégué par le Conseil de Recherches du Canada comme représentant officiel des Anatomistes Canadiens au 7e Congrès International d\u2019Anatomie qui s\u2019est tenu à New-York durant la semaine du 11 avril 1960.Le docteur Louis Poirier à fait part de ses recherches expérimentales sur la maladie de Parkinson.+ + SÉANCE À L'HÔTEL-DIEU DE LA NEOPLASIC SECTION DE LA MONTREAL MEDICO- CHIRURGICAL SOCIETY Lundi, le 25 avril 1960, s\u2019est tenue à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal une séance de la Neoplasic Section de la Montreal Medico-Chirurgical Society.Le programme comportait une conférence du docteur Albert Jutras intitulée: « The Roentgen Diagnosis of early gastric carcinoma» et un travail du docteur Jean Panet-Fauteux qui portait comme titre: « The Surgery of gastric carcinoma ».+ + BOURSES D'ÉTUDES ACCORDÉES PAR LE FONDS NATIONAL DU COEUR 21 médecins du Canada ont obtenu récemment des bourses pour recherches de la part du Fonds National du Cœur.Parmi les récipiendaires de ces bourses, on remarque les noms des docteurs B.J.Weigensberg de McGill, Yvette Lemire et Enid Dawson de l\u2019Institut de Cardiologie de Montréal, Mare Cantin, P.A.Jean et Julien Marc-Auréle de Montréal.+ + SÉANCE DE LA SOCIÉTÉ DE PHTISIOLOGIE ET DE PNEUMOLOGIE DE MONTRÉAL La Société de Phtisiologie et de Pneumologie de Montréal a tenu une séance mardi le 16 février 1960, à l\u2019Hôpital St-Joseph de Rosemont, 5689 Boulevard Rosemont, Montréal.C\u2019était une séance conjointe avec la Société Médicale de Montréal sous la présidence des docteurs Albert Royer et Jacques Gou- goux.L'ordre du jour comportait la lecture des minutes de la dernière assemblée, le rapport du secrétaire général pour l\u2019année 1959, le rapport du trésorier et l\u2019élection du nouvel Exécutif.Les travaux scientifiques étaient intitulés : a) Biopsie pleurale à l\u2019aiguille, étude de 48 cas.Docteurs Gilles Lorange, André Mackay, et Claire Gélinas Mackay.NOUVELLES L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 b) Les kystes pulmonaires.Docteurs B.G.Bégin et Roland Guy.¢) Le diagnostic précoce du cancer pulmonaire.Docteur Roger Paulin.\u2014_\u2014\u2014 ELECTIONS A LA SOCIETE DE PHTISIOLOGIE ET DE PNEUMOLOGIE DE MONTREAL L\u2019exécutif de la Société de Phtisiologie et de Pneumologie de Montréal, élu pour l\u2019année courante, est composé des médecins suivants: Président: Jacques Gougoux; Vice-président: Philippe Manseau; Secrétaire-général: Maurice Doray ; Trésorier: François Laramée ; Secrétaire des séances: Gilles Lorange; Assistant-secrétaire: Charles Lépine ; Aviseur: Paul-René Archambault.6-6 ++ LE DOCTEUR LÉON DUGAL, NOMMÉ ASSITANT- DIRECTEUR Le ministre de la Santé de la Province de Québec, le docteur Arthur Leclerc, a nommé le docteur Léon Dugal de Saint-Jérôme, assistant directeur du Comité provincial d\u2019étude sur l\u2019alcoolisme, dont le docteur André Boudreau de Québec est le directeur.eee SÉANCE DE LA SOCIÉTÉ DE NEUROLOGIE DE MONTRÉAL À L'HÔPITAL NOTRE-DAME Une séance clinique de la Société de Neurologie de Montréal \u2014 The Montreal Neurological Society a été tenue à l\u2019Hôpital Notre-Dame de Montréal le 13 avril 1960.Le programme se lisait ainsi: 1\u2014 Méningo-encéphalite avec cécité; hypoglyco- rachie \u2014 Evolution par les docteurs Claude Gauthier et Normand Giard.2 \u2014 Algie auriculaire.Cas pour diagnostic par les docteurs Claude Bertrand et Cartier Giroux.3\u2014 Hémorragie sous-arachnoïdienne.Cécité de type cortical.Image intraventriculaire anormale par les docteurs Roma Amyot, Armand Fortin et Roger Maltais.\u2018 + ÉLECTIONS À L'HÔPITAL DE SOREL Le 8 décembre 1959, les médecins de l\u2019Hôpital Général de Sorel se sont réunis pour former leur bureau médical.Les officiers suivants ont été élus: président, le docteur Henri Lafleur, Vice-président: le docteur Léon Grondin, Secrétaire: le docteur L.A.Couillard, Directeur médical: le docteur Sylvio Frappier. / L\u2019Union Méd.Canada 59 Tome 89 \u2014 Mai 1960 l\u2019anxieté rend l'anxiété rend certains patients certains autres TENDUS NONCHALANTS et et AGITES APATHIQUES STELAZINE* est particulièrement efficace dans le traitement de l\u2019anxiété, quelles qu\u2019en soient ses manifestations.La raison de cette efficacité semble être en rapport avec la zone d\u2019activité du médicament dans le cerveau.Les études pharmacologiques montrent que la \u2018Stelazine\u2019 est des plus actives sur le diencéphale et les ganglions de la base; il est probable qu\u2019elle a moins d\u2019effet sur le système réticulaire activateur que les autres tranquillisants.Il s\u2019ensuit que son action sédative est faible ou nulle.L'effet tranquillisant de la \u2018Stelazine\u2019 est primordial et, pour ainsi dire, spécifique ; il se manifesterait, selon les cliniciens, par une restauration du niveau normal de l\u2019activité.Par suite, les malades dont l\u2019anxiété se traduit par de la tension psychique et par de l\u2019agitation, deviennent généralement calmes et détendus grâce à la \u2018Stelazine\u2019.L\u2019hyperactivité de leur psychisme a été \u2018\u2018abaissée\u2019\u2019 jusqu\u2019au niveau normal.En revanche, les patients chez qui l\u2019anxiété se traduit par de la nonchalance et de l\u2019apathie, font montre de plus d\u2019énergie et jouissent d\u2019une activité plus grande lorsqu\u2019ils sont traités par la \u2018Stelazine\u2019.Leur tonalité psychique a été \u2018\u2018élevée\u201d tusqu\u2019au niveau normal.& SMITH KLINE 8& FRENCH * MONTREAL 9 x Marque déposée au Canada de la trifluopérazine, S.K.F.O2624F 670 ÉTIOLOGIE VIRALE DE LA LEUCÉMIE La leucémie chez l\u2019humain serait, à n\u2019en pas douter selon le docteur Steven O.Schwartz, d\u2019étiologie virale.Cette déclaration fut récemment formulée à Louisville lors d\u2019une réunion de l\u2019« American Cancer Society ».Voici les preuves apportées par le docteur Schwartz qui motivent son affirmation.1° Isolement d\u2019un agent viral extra-cellulaire dans le tissu cérébral d\u2019enfants morts de leucémie.2° Production d\u2019une leucémie de type humain chez des souris auxquelles on a injecté, quelle que soit la vole utilisée, cet agent viral.3° Récupération de l\u2019agent viral près plusieurs passages.4° Aspects photographiques (à l\u2019ultra) de partieu- les virales similaires dans les filtrats leucémiques venant de tissus humains et de souris infectées par l\u2019agent viral.5° Production d\u2019un antisérum spécifique contre le virus par injection sous-cutanée d\u2019extrait de virus vivant à 14 prisonniers volontaires.Cet antisérum aurait immunisé les souris contre l\u2019action du virus originaire.Selon le docteur Schwartz ces critères seraient conformes aux postulats de Koch établissant l\u2019origine d\u2019une infection.+ + SANTÉ NATIONALE - Poliomyélite paralytique Canada Durant la période du ler janvier au 12 mars 1960, quarante-sept cas de poliomyélite paralytique ont été rapportés au Canada.Le nombre le plus élevé, soit 20, a été rapporté en Colombie-Britannique.Dix cas ont été rapportés dans Québec, sept en Alberta, quatre à Terre-Neuve, trois au Nouveau- Brunswick et, en Nouvelle-Ecosse, en Ontario et au Manitoba, un cas dans chaque province.Le nombre de cas de poliomyélite paralytique rapporté jusqu'ici n\u2019a été excédé qu\u2019une fois au cours des dix dernières années.En 1959, 18 cas avaient été rapportés à la même date.Source : Résumé hebdomadaire des maladies à déclaration obligatoire, B.FS.Colombie-Britannique Une éclosion de poliomyélite paralytique a été rapportée de Burns Lake, petite ville de 1,100 âmes.Des quinze cas déclarés jusqu\u2019ici, cinq sont des Indiens.On rapporte deux décès, des personnes âgées de 54 ans et six mois, respectivement.Source: Dr G.-F.Amyot, Sous-ministre de la Santé, 1.Du ministère fédéral de la Santé Nationale et du Bien-Etre social.NOUVELLES L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 ministère provincial de la Santé et Dr P.E.Moore, Directeur, Services de santé des Indiens et du Nord, Ottawa.INFLUENZA Une affection ressemblant à l\u2019influenza a été rapportée de la région de l\u2019unité sanitaire d\u2019Okanagan- Nord, en Colombie-Britannique.Elle a frappé environ 33 p.100 des adultes et des enfants.Les symptômes comprennent le mal de gorge, une fièvre modérée, de la myalgie, de l\u2019anorexie, des maux de tête et l\u2019abattement.Source : Dr Duncan Black, Directeur, unité sanitaire d\u2019Okanagan-Nord.Alberta Plusieurs cas d\u2019une affection qui ressemble à l\u2019influenza ont été rapportés de Jasper, Alberta.Il semble que les premiers cas étaient déménagés depuis peu, venant de Kelowna, C.-B.Des prélèvements de la gorge ont été obtenus pour identifier les virus.Source : Dr J.P.Betkowski, médecin-hygiéniste, unité sanitaire du Parc National de Jasper.Dans la région de New Brigden, de cinq à dix pour cent de la population a été atteinte d\u2019une affection qui ressemble à l\u2019influenza.Source : Mme Jean Doolan, infirmière municipale, New Brigden, Alberta.Des dosages, dont le titre est élevé d\u2019une façon significative, contre le virus grippal du type À sont rapportés au sujet de huit échantillons de sérum appariés, envoyés au laboratoire d\u2019hygiène publique de l\u2019hôpital militaire de l\u2019Alberta, à Calgary.Source: Dr E.S.Orford Smith, Directeur des Services de santé locaux, ministère provincial de la Santé.Manitoba Nombre de cas d\u2019affections des voies respiratoires supérieures se rencontrent encore dans la province, tant chez l\u2019enfant que chez l\u2019adulte.Tous les prélèvements reçus ont été examinés pour l\u2019influenza mais sont négatifs.Durant le mois de février, neuf autres cas d\u2019infection par adénovirus ont été identifiés.L'âge des malades se situe entre 10 mois et 38 ans.L\u2019affection commence dans presque tous les cas par un mal de gorge, de la fièvre et de la céphalée; les cas plus graves développent des troubles thoraciques.Le diagnostic de croup a été posé chez les bébés.Source : Dr J.C.Wilt, Professeur, département de bactériologie et d\u2019immunologie, université du Manitoba.Terre-Neuve Plusieurs cas d\u2019affection ressemblant à l\u2019influenza ont été rapportés du poste de l\u2019A.R.C., à Goose Bay, au Labrador.L\u2019abattement, la photophobie et des troubles neurologiques transitoires sont les principaux symptômes.Source : C/E K.Hampson, ASG8A, SSFC. / L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 EN GYNECOLOGIE \u201cL\u2019ensemble des propriétés pharmacologiques de la dihexyvérine: atropi- nique, papavérinique et procainique, et de ses diverses propriétés cliniques nous ont conduit à l\u2019utiliser systématiquement en gynécologie dans tous les cas où les éléments : douleurs, spasme ou crainte étaient réunis, ou dissociés.dans les dysménorrhées.En conclusion, nous pensons que la dihexyvérine, produit sûr et d\u2019une atoxicité totale aux doses employées, peut être utilisée avec succès dans tous les cas gynécologiques de spasmes, avec ou sans douleurs.\u201d Henri Meunier, Gazette Médicale de France, septembre 1957.EN OBSTETRIQUE Contre les spasmes utérins: \u201cLa dihexyvérine, médication essentiellement symptomatique, s\u2019est révélée dans la très grande majorité de nos cas \u2014 de vomissements et gastrites gravidiques, contractions utérines douloureuses prés du terme \u2014 d\u2019un intérêt incontestable, du fait de l\u2019intensité de ses propriétés antispasmodiques, antivomi- tives et anesthésiques local.\u201d A.Francois, Sem.des Hôp.de Paris, No 57, 1955.LEEMING MILES chlorhydrate de dihéxyvérine Constitution chimique: appartient à la série des esters d\u2019amino-alcools, le chlorhydrate de cyclohexyl-1-cyclohexane carboxylate de Béta (N-pipéridino) éthyle.Propriétés pharmacologiques atropinique (neurotrope), papavérinique (musculotrope), antiémétique, antihistaminique, procaïnique.Indications cliniques: dans le traitement des dysménorrhées, syndromes prémenstruels et inter- menstruels, vomissements et gastrites gravidiques, contractions douloureuses près du terme.Contre-indication : le glaucome.Posologie: 3 à 9 comprimés par jour en 3 prises, au début des repas.Présentation : en flacons de 50 comprimés.PHARMACEUTICALS INC., Montréal 28, Québec L'Union Méd.Canada ) N EL 672 OUVELLES Tome 89 \u2014 Mai 1960 RAPPORTS INTERNATIONAUX Europe Etats-Unis Dans la république de l\u2019Allemagne fédérée, l\u2019épi- Les rapports indiquent que le nombre de cas d\u2019influenza et des antres infections des voies respiratoires supérieures continue à diminuer dans tout le pays.Sauf un rapport du bureau de Santé et du Bien-être du Missouri, tous les autres impliquent des cas déclenchés en février ou même avant.Le rapport du Missouri signale que des souches du virus grippal, type Al/Denver/57, ont été isolées chez deux malades.Dans tous les autres cas où le virus grippal a été isolé, rapportés du Vermont, du Massachusetts, de l\u2019Alabama et du Maryland, le type A2 était en cause.Source : Morbidity and Mortality Weekly Report U.S.Department of Health, Education and Welfare, (18 mars) 1960.démie d\u2019influenza est sur son déclin.Plusieurs souches de virus grippal ont été isolées, et 60 pour 100 des sérums examinés étaient positifs pour le type A2.Le nombre de cas continue d\u2019augmenter en Suède mais, en Suisse, l\u2019épidémie tire à sa fin.Source: Bulletin épidémiologique hebdomadaire de l'OMS, le 18 mars 1960.TRICHINOSE Québec Quatre nouveaux cas de trichinose ont été rapportés pour la semaine terminée le 5 mars 1960, ce qui porte le total à sept, pour cette année.Source : Chef, Section de la santé publique, Bureau fédéral de la Statistique, Ottawa.LIVRES RECUS Malformations congénitales du cerveau.Par G.HEUYER, M.FELD, J.GRUNER.Avec la collaboration de J.de Ajuriaguerra, André-Thomas, Mme E.Bargeton, P.Bonis, J.B.Dureux, W.J.Eicke, J.F.Foncin, E.Frau- chiger, J.Frezal, P.F.Girard, A.Giroud, C.Gros, H.Gros, H.Hoff, H.Jacob, J.A.Kappers, P.Kissel, R.Lafon, M.Lamy, R.Labauge, O.E.Lund, M.Minkowski, J.Tusques, B.Vlahovitch, E.Wolff, XK.J.Zülch.Un vol.de 450 pages, avec 231 fig.8 tableaux et 1 planche en coul.Masson et Cie, édit., Paris, 1960.Cet ouvrage constitue, pour les malformations congénitales du cerveau, une sorte de table d\u2019orientation panoramique.Il représente la synthèse, cimentée par une charpente logique, des travaux présentés au premier Colloque international sur les Malformations Congénitales de l\u2019Encéphale, réuni à Paris, en mars 1957, par MM.G.Huyer, M.Feld et J.Gruner.Le problème des malformations est situé dès le premier chapitre en fonction : 1° de l\u2019embryogénèse normale du névraxe; 2° des actions nocives susceptibles de créer des malformations.Une contribution importante, la plus fertile peut-être, est demandée à l\u2019embryologie expérimentale et à la neuropathologie comparée.MM.A.Giroud, E.Wolff et E.Frauchiger posent les fondations qui soutiennent l\u2019ouvrage.Dans l\u2019équipe groupée pour mettre en commun les connaissances actuelles d\u2019un problème déconcertant au premier abord par la diversité et l\u2019insolite de ses aspects, la recherche de laboratoire impose constamment son contrôle précis, l\u2019esprit clinique y puise des arguments d\u2019auto-critique.Le but, présent à l\u2019esprit de tous les coéquipiers, est la pathologie humaine.Ainsi encadrée, la description méthodique des malformations congénitales tend vers une précision grandissante.Sans prétendre à être un inventaire complet, l\u2019ouvrage présente sur quelques points des études quasi- exhaustives.L\u2019étude de MM.André-Thomas et de Ajuriaguerra sur l\u2019anencéphalie constitue, entre autres, une monographie substantielle.Le plan inavoué, mais perceptible à la lecture, est de tracer solidement le cadre d\u2019un nouveau chapitre de la pathologie nerveuse.La tératologie n\u2019est plus une science vétuste, inventaire d\u2019un musée des « curiosités », soeur cadette de la patéontologie.Les malformations du cerveau représentent une étio-pathogénie non moins importante à connaître pour le neuro-psychiatre que les maladies infectieuses, tumorales ou athéro-involutives de l\u2019encéphale.L\u2019ouvrage intéresse donc, non seulement les neurologistes, neurochirurgiens et neuropsychiatres, mais encore les pédiatres, les embryologistes, histologistes, anatomo-pathologistes, endocrinologistes et d\u2019une façon générale tous les biologistes.Grandes divisions de l'ouvrage.Avant-propos, par G.Heuyer.Chapitre premier: Développement de l\u2019encéphale chez l\u2019homme, par A.Giroud.Un aperçu de l\u2019em- L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 Neuroleptique efficace et bien toléré THIORIDAZINE élimine les effets secondaires relaxateur psychique des troubles émotionnels et mentaux vus en pratique générale, psychiatrie et pédiatrie.A champ d'action très sélectif tolérance remarquable même à hautes doses manque quasi-total de tous effets secondaires A A A ne provoque ni dépression ni apathie A contrôle efficace de la sphère émotionnelle et des agitations psychomotrices posologie générale moyenne variation névroses, en médecine générale 10 mg.t.i.d.\u2019 | 25 mg.b.i.d.(30-50 mg.) psychoses, malades non hospitalisés 25 mg.t.i.d.(75-200 mg.) psychoses, malades hospitalisés 100 mg.t.i.d.(200-800 mg.) enfants difficiles et excités 10 mg.b.i.d.(20-40 mg.) SANDOZ PHARMACEUTICALS, Dorval, P.Q.7982F 61 674 bryologie expérimentale des systèmes nerveux, par E.Wolff.Neuropathologie comparée des malformations cérébrales, par E.Frauchiger.Une approche expérimentale du problème des conditions de maturation de l\u2019encéphale: hormone thyroïdienne et développement du névraxe, par J.Tusques.Chapitre II.Etilogie.\u2014 Les facteurs étiologiques dans les malformations congénitales de l\u2019encéphale chez l'homme, par M.Lamy et J.Frézal.Les maladies inflammatoires de l\u2019encéphale chez le foetus, par W.J.Eicke.Causes nutritionnelles entraînant des malformations de l\u2019encéphale, par A.Giroud.Les malformations cérébrales consécutives à l\u2019embryopathie rubéoleuse.A propos d\u2019un cas chez un embryon de six semaines, par J.A.Kappers.Considérations statistiques et évolutives sur les malformations du système nerveux central, par H.Jacob.Chapitre III.Pathogénie générale et considérations évolutives.\u2014 Quelques considérations générales sur les malformations congénitales de l\u2019encéphale, par M.Minkowski.Chapitre IV.Malformations cérébrales dans le cadre des malformations multiples.\u2014 Incidence des malformations du système nerveux au cours des malformations du squelette cranio-facial, par P.Kissel, J.-B.Dureux et P.Tridon.Chapitre V.L\u2019anencéphalie.\u2014 Etude anatomo- clinique de l\u2019anencéphalie, par André-Thomas et J.de Ajuriaguerra.Morphogénèse de l\u2019anencéphalie, par A.Giroud.Parenté entre l\u2019anencéphalie et d\u2019autres formes mineures d\u2019anomalies cérébrales, notamment l\u2019encéphalocèle, par A.Giroud.A propos des exencé- phalies, par A.Zulch.Chapitre VI.Dysraphies cérébrales.Dysgénésies commissurales.\u2014 Sur les dysraphies cranio-encépha- liques, par H.Gross et H.Hoff.A propos des dysra- phies cranio-cérébrales, par P.F.Girard.Les dys- génésies des commissures interhémisphériques.Dys- raphies télencéphaliques, par M.Feld.Sur les malformations ventriculaires dépendantes des dysgénésies commissurales, par H.Gross et H.Hoff.Syndrome d\u2019Arnold-Chiari avec diastématomyélie, par C.Gros, R.Lafon, B.Vlahovitch et R.Labauge.Chapitre VII.Malformations de la vie foetale.Les malformations tardives, par Mme E.Bargeton.Sur quelques malformations cérébrales développées pendant la vie foetale, par J.E.Gruner.Hétérotopies et lobe surnuméraire au cours d\u2019une encéphalopathie chronique de l\u2019enfant.Etude anatomique après hé- misphérectomie, par R.Lafon, C.Gros, R.Labauge et B.Vlahovitch.L\u2019hydraencéphalie, par J.de Aju- riaguerra et P.Bonis.À propos des hydraencéphalies, par K.J.Zülch.Chapitre VIII.Hydrocéphalie et malformations, par M.Feld.Histopathologie de l\u2019hydrocéphalie congénitale.L'hydrocéphalie hypersécrétante, par O.-E.LIVRES REÇUS L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 Lund.À propos des sténoses de l\u2019aqueduc, par K.J.Zilch.Hydrocéphalie.Hémosidérose des plexus choroïdes, par J.F.Foncin.Conclusions, par G.Heuyer.Chirurgie du rachis.Par André SICARD.Un vol.de 484 pages, avec 166 fig.Broché: 6.000 fr.; cartonné toile: 7.000 fr.Masson et Cie, édit, Paris, 1960.Dans l\u2019esprit de cette collection que six titres ont déjà fait connaître et apprécier, l\u2019auteur apporte les résultats d\u2019une expérience de la chirurgie du rachis qui lui a fait examiner de nombreux malades, et opérer plus de 3000 d\u2019entre eux.Exposer la chirurgie du rachis consiste non seulement à décrire des techniques opératoires, mais aussi à faire connaître au chirurgien les différents problèmes qui se posent à lui, depuis les troubles cénesthopathiques jusqu'aux effondrements cancéreux devant lesquels il est impuissant, en passant par les états rhumatismaux où son rôle reste imprécis.La pathologie vertébrale, qui se résumait il n\u2019y a pas si longtemps à quelques grands syndromes \u2014 malformation, traumatisme, tuberculose \u2014 que le clinicien n\u2019avait pour apprécier que l'oeil ou la main, a été bouleversée par les nouvelles possibilités diagnostiques que lui donnent la radiographie et les contrôles biologiques.Mais parallèlement l\u2019effort de la chirurgie n\u2019a pas été moins fécond.La pathologie discale est née des découvertes chirurgicales.Les interventions exploratrices, les interventions d\u2019exérèse, les techniques d\u2019abord direct des corps vertébraux ont ouvert des chapitres qui, sans ces tentatives, resteraient aujourd\u2019hui inconnus.Aussi la chirurgie du rachis est-elle l\u2019une de celles qui ont le plus évolué depuis quelques années, étendant son champ d\u2019action, s\u2019effaçant aussi dans certains cas derrière les thérapeutiques médicales nouvelles.C\u2019est, comme le veut la collection, un ouvrage d\u2019opinions personnelles, qui ne sont pas toujours conformes aux opinions classiques, et que l\u2019auteur défend par l\u2019observation et l\u2019interprétation des faits.Il a été d\u2019autre part amené à déborder le cadre de la chirurgie, dans l\u2019intention de documenter le chirurgien qui, après avoir rejeté son rôle d\u2019opérateur, est néanmoins appelé à donner un avis sur l\u2019opportunité d\u2019un traitement médical, orthopédique, physiothérapique, et d\u2019insister sur l\u2019intérêt de la collaboration médico-chirurgicale, seule capable d\u2019offrir au malade les meilleurs possibilités de la thérapeutique.Grandes divisions de l\u2019ouvrage Les opérations qui se pratiquent sur le rachis.\u2014 Traumatismes du rachis.\u2014 Le rachis douloureux.\u2014 Les sciatiques.\u2014 Névralgie crurale.\u2014 Les déviations du rachis.\u2014 Malformations congénitales du LA GAS IT RITE | enhte morbide demontrable par l\u2019hastologre MUQUEUSE GASTRIQUE GASTRITE CHRONIQUE GASTRITE CHRONIQUE GASTRITE CHRONIQUE NORMALE BENIGNE MOYENNE GRAVE Processus réversible.Aspect Processus réversible.Distri- Phénomène irréversible.Dis- glandulaire, musculature bien bution irrégulière des glandes.torsion considérable des conservée.Début d'intestinalisation de glandes.Les cellules la surface épithéliale.Démembrement de la musculature, secondaire au processus inflammatoire.muqueuses se transforment en tissu caractéristique du côlon.la musculature se fragmente.Microphotographies de biopsies gastriques, gracieuseté de E.Deutsch, M.D., publiées au début comme partie intégrante d\u2019un travail intitulé: la gastrite chronique, Deutsch, E.et Christian, H.J.: JAMA.169:2012 (25 avril 1959). troubles secondaires à la gastrite indigestion pyrosis | colon spasmodique | Cob 7848 oesophagite 4 \u201cERA duodénite y Ei intestin irritable dyspepsi > a æ e .von, Nausée4t vomissement AT.A ; i - | ; FA .og 4 p A () / symptômes To - | Cycle douleur\u2014alimentation\u2014douleur à l\u2019encontre du cycle douleur\u2014alimentation\u2014soulagement de l\u2019ulcère gastro-duodénal Douleur abdominale haute, généralisée, persistante\u2014alors que celle résultant de l\u2019ulcère est localisée Ballonnement, sensation de plénitude même après ingestion d\u2019une faible quantité de nourriture Possibilité d\u2019amaigrissement prononcé, allant de 40 à 80 livres traitement de la gastrite OXAINE Oxéthazaine dans un gel d\u2019alumine, Wyeth renfermant un anesthésique de la jmuqueuse gastrique Ercquisihion originale, fruit de 5 années de recherches et d\u2019essais cliniques L\u2019OxAINE est indiquée dans de | cie nombreuses pathologies gastriques, comme la ne - a gastrite, qu\u2019on ne parvient pas à traiter complètement J par le régime, les anti-acides et les anticholinergiques.Le J.A.M.À.l\u2019a signalé: l\u2019OXAINE a soulagé les 92 malades souffrant de douleurs sub-sternales et de malaises au niveau de la partie supérieure de l\u2019abdomen; ce soulagement a été total dans 96% des cas et partiel chez 4% des malades restants.Deutsch, E.et Christian, H.J.: J.A.M.A.169:2012 (25 avril 1959).L\u2019anesthésie réalisée par l'OXAINE a persisté plusieurs heures et n\u2019a pas été affectée par les mouvements du contenu gastrique.L\u2019oxéthazaine, anesthésique de la muqueuse gastrique qui figure dans l\u2019OxAINE, est 4000 fois plus active localement que la procaine.C\u2019est un produit sans danger, car ce n\u2019est pas une \u201ccaine\u201d.Au cours de vastes essais cliniques, on n\u2019a observé que deux cas de sensibilisation (glossite).Le produit est facile à administrer et la posologie simple: elle ne comporte que 4 doses par jour, de 1 a 2 cuillerées à thé, à prendre 15 minutes avant les repas et au coucher.Même après de longs *Marque de commerce traitements, le produit est doux et agréable à prendre, sans affadir. quand la sucçcé$siôn de symptômes s\u2019épelle Oxéthazaïne dans un gel d\u2019alumine, Wyeth A #54 anesthésique muqueux dans la Ba IN Description: La cuillerée à thé de 5 c.c.renferme 10 mg.d\u2019oxéthazaine LN [N,N-bis- (N-méthyl-N-phényl-t-butyl-acétamido) > A , ., .gine 8 -bêta-hydroxyéthylamine] dans un gel d\u2019alumine.308 Posologie: La posologie recommandée est de une à deux cuillerées à A thé 4 fois par jour, 15 minutes avant les repas et au coucher.+ Ne pas dépasser la posologie recommandée.4 ay © rd Présentation: En flacons de 12 onces liq.i b.Limitations: Une posologie excessive risque de faire D apparaître chez certains malades de l\u2019étourdissement, à des syncopes ou de la somnolence.AE Une constipation préexistante peut être aggravée par des doses p :+« thérapeutiques d\u2019OXAINE, mais peut être atténuée par Pe une quantité de boisson suffisante, l\u2019ingestion AN { d\u2019aliments à forts déchets ou le recours Vy à un produit a base d\u2019huile am J minérale.à BY gel / MARQUE DÉPOSÉE EES, > WALKERVILLE, ONTARIO rf ouf + a 4 ie 59\u201d *Marque de commerce 1380 F\u2014Imprimé au Canada GASTRITE Ny \u2018 L'Union Méd.Canada 67 Tome 89 \u2014 Mai 1960 C'est faire preuve de jugement que de commencer avec DIABINESE CHLORPROPAMIDE le plus favorable des anti-diabétiques oraux En clinique, il est devenu courant de constater que le chlorpropamide (DIABINÈSE) permet une Là où d\u2019autres traitements oraux régulation efficace de la glycémie dans le cas où ont échoué.le tolbutamide a cessé d'agir.Par contre, si le \u201cDes malades qui ne répondaient chlorpropamide a échoué, les autres sulfonylurées plus bien au tolbutamide, 64% s\u2019avèrent généralement inactifs.ont pu être traités avec succès au ; ; chlorpropamide\u201d.N'est-ce donc pas faire preuve d\u2019un jugement >Sugar, S.J.N., Thomas, L.J.et clinique sain que de commencer le traitement Tatlier, S.: Ann.New York Acad.avec le Diabinèse ?Se.74:625, 1959.1 Danowski, T.S.et Mateer, F.M.: Ann.New York ÉSENTATION: Acad.Sc.74:971, 30 mars 1959.PRES comprimés sécables de 250 mg en flacons de 30 et de 100 comprimés sécables de 100 mg en flacons de 100.560P PFIZER CANADA /OVISION DE PFIZER CORP.\u20145330, AVENUE ROYALMOUNT, MONTREAL, P.Q.Littérature professionnelle sur demande. = ae 680 LIVRES REÇUS rachis.\u2014 Spondylolisthésis.\u2014 Spondylite tuberculeuse.\u2014 Spondylites non tuberculeuses.\u2014 Tumeurs du rachis.\u2014 Echinococcose vertébrale.\u2014 Dystrophies osseuses.\u2014 Index alphabétique.L'électrocardiogramme dysmétabolique \u2014 Perturbartions ioniques et électrocardiogramme.Par A.LARCAN et C.HURIET.Préface du Pr.P.Michon.Un vol.de 222 pages, avec 29 fig.et 10 tableaux: 2.500 fr.Masson et Cie, édit., Paris, 1960.Les travaux expérimentaux récents concernant l\u2019électrophysiologie cellulaire ont mis en évidence le rôle essentiel des concentrations ioniques de part et d\u2019autre de la membrane cellulaire, dans la production des phénomènes électriques qui accompagnent l\u2019activité de la cellule.Très importante en phiysiologie, cette notion de \u201cgradient cationique\u201d apparaît également essentielle en clinique.Elle doit permettre en particuler une meilleure compréhension de \u201cl\u2019électrocardiogramme dysmétabolique\u201d, accompagnant les perturbations ioniques.Les altérations électrocardiographiques liées à des déséquilibres potassiques ont connu des fortunes diverses, leur intérêt diagnostique étant tour à tour vanté, puis discuté, enfin nié par de nombreux auteurs.Si l\u2019'ECG dyskaliémique ne peut être considéré comme un témoin des fluctuations de la kaliémie, il semble par contre être un reflet assez fidè- Ki le des variations du \u201cgradient potassique\u201d \u2014\u2014.Ke Ceci ressort de confrontations répétées entre les données de la méthode des bilans et celles des mesures d\u2019excitabilité neuromusculaire durant l\u2019évolution de divers états pathologiques: insuffisance rénale, dyskaliémies digestives, paralysies périodiques, hypo et hyperglycémies, et surtout acidose diabétique, au cours laquelle la concordance entre l\u2019'ECG et les variations du gradient potassique est particulièrement satisfaisante.Cette conception, qui tient compte des données antérieurement acquises, s\u2019appuie en outre sur de nombreuses observations de la littérature.S1 les déséquilibres potassiques occupent une place de choix dans cet ouvrage, place justifiée par l'importance de lion K+ en physiologie et en pathologie, les auteurs étudient également les modifications de l\u2019électrocardiogramme accompagnant les perturbations calciques et magnésiennes: la concordance entre dyscalcémie et ECG est satisfaisante, ECG constituant une méthode facile pour suivre les variations du calcium ionisé.Par contre, l\u2019étude des tracés électriques enregistrés au cours de surcharges magnésiennes, ne permet pas de décrire un \u201cECG hypermagnésémique\u201d et les variations du Mg plasmatique en clinique ne L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 paraissent pas pouvoir perturber l\u2019ECG de façon significative.Quant aux signes électrocardiographiques liés aux variations du rubidium, du cesium, du lithium, du baryum, du bore, du strontium et du cobalt, leur étude offre plus d\u2019intérêt pour le physiologiste que pour le clinicien.Les auteurs rappellent combien toute étude \u201canalytique\u201d est artificielle, étant donné la complexité quasi constante des déséquilibres métaboliques.Précisément, 'ECG constituant un instrument exact et sensible pour étudier la dépolarisation des cellules myocardiques, il est tentant de considérer \u201cl\u2019électrocardiogramme dysmétabolique\u201d non pas comme le reflet de tel ou tel déséquilibre humoral mais comme le témoin d\u2019un métabolisme cellulaire perturbé.L\u2019ECG mérite donc de prendre ou de garder sa place parmi les méthodes d\u2019étude des perturbations métaboliques.Grandes divisions de l\u2019ouvrage Introduction.\u2014 Historique.\u2014 Généralités.I.Potassium et lectrocardiogramme.Conception classique.Hyperkaliémie.Hypokaliémie.Discordances entre kaliémie et ECG.Causes de discordance habituellement invoquées.Conclusions.\u2014 La notion de gradient dans l\u2019interprétation de l\u2019'ECG dyska- liémique: Le gradient potassique.Preuves expérimentales démontrant l\u2019influence du gradient potassique sur l\u2019'ECG.Bases électrophysiologiques de la notion du gradient.Arguments cliniques plaidant en faveur du rôle du gradient potassique sur l\u2019ECG.IT.Action du calcium, du magnésium et des tons d'importance secondaire sur l'électrocardiogramme.Calcium et ECG.Magnésium et ECG.Eléments ioniques d\u2019importance secondaire pouvant accidentellement perturber l\u2019électrocardiogramme.Conclusions.\u2014 Bibliographie.Traitement des anémies.Par Jacques MALLARME.Un vol.de 362 pages, avec 14 fig.4.300 fr.\u2014 G.Doin et Cie, édit, Paris, 1959.Le traitement des anémies n\u2019est pas simple et uniforme comme le pensent beaucoup de praticiens.Chaque anémie a une structure qui réclame une thérapeutique adéquate, et les thérapeutiques ne sont pas interchangeables.Caractériser le type d\u2019anémie est done le premier devoir du clinicien, et un problème parfois délicat à résoudre sans le secours d\u2019un hématologiste et d\u2019examens de laboratoire spéciaux.A Theure actuelle, le traitement des anémies est surtout physio-pathologique et symptomatique; le traitement étiologique a une moindre part.C\u2019est pourquoi l\u2019auteur a cru devoir séparer son livre en deux parties distinctes: d\u2019une part, l\u2019étude des principales médications anti-anémiques et, d\u2019au- / L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 68 LE PREMIER STÉROÏDE TOUT-USAGE ADMINISTRABLE A portée de la main.PAR VOIE PARENTERALE, pour les cas d'urgence \u2026 PRET À L'EMPLOI IMMEDIAT HYDELTRASOL | INJECTABLE (Prednisolone 21-Phosphate) AVANTAGES: 1.Prompte efficacité\u2014 provoque une réponse spectaculaire dans un délai de quelques minutes 2.Prêt à être injecté immédiatement point n'est besoin de le mélanger ou de le diluer\u2014se conserve sans réfrigération 3.Sous forme de solution \u2014s'administre facilement au moyen d'une aiguille de petit calibre ESENTATION- En fioles de 2 et de 5 cm?, dosées par centimètre cube 80 me de 21 -phosphate de prednisolone sous forme de sel bisodique.HYDELTRASOL est une marque de commerce de Merck & Co, Limited \u20acD Merck Sharp & Dohme Montreat 30.Que Division de Merck & Co Limited 682 tre part, les indications thérapeutiques dans les diverses formes d\u2019anémies.La première partie s\u2019adresse surtout au thérapeute.Après lui avoir rappelé, dans un préambule, des généralités sur la constitution et la formation du globule rouge, J.Mallarmé aborde les grands chapitres de la vitaminothérapie antianémique, de la chimiothérapie, de la protéinothérapie, de la transfusion sanguine, de l\u2019hormonothérapie, de la splénec- tomie, de la physiothérapie et de la climatothérapre.Chaque chapitre, traité magistralement, comprend des considérations à la fois expérimentales, biologiques et pratiques, c\u2019est-à-dire la posologie et la manière de formuler.Certaines médications, parce que de grande importance, comme la vitamine Bw par exemple, sont l\u2019objet d\u2019un plus long développement.La deuxième partie intéressera principalement le clinicien.La question des anémies est complexe et considérablement modernisée.J.Mallarmé en expose d\u2019abord la classification, puis, pour chaque variété, la clinique, le laboratoire et, enfin, le traitement en détail, puisque tel est le sujet du livre, avec, à la suite, des considérations sur le pronostic de l\u2019anémie traitée et non traitée.Dans son développement, l\u2019auteur fait appel aux publications hématologiques, mais surtout à son expérience personnelle, qui est mondialement réputée.De cette manière, le traitement des anémies est le plus conforme à la réalité et exempt de données ou de gestes routiniers, inutiles.Ainsi sont traitées successivement: les anémies ma- crocytiques et mégaloblastiques (maladie de Bier- mer, anémies parabiermériennes secondaires); les anémies hypochromes ou hémoglobiniques (ferripri- ves, protéinoprives, hypersidérémiques); les anémies aplasiques (panmyélophtisiques, à moelle riche, myé- lémiques, secondaires, infantiles; les anémies hémolytiques (héréditaires, dystrophiques et hémoglobi- nopathiques, acquises immunologiques, secondaires, hémoglobinuriques avec sidérinurie de Marchiafava) ; les anémies hémorragiques (aiguës, chroniques); les anémies érythroblastiques; les anémies splémiques (maladie de Banti).Viennent, pour terminer, une étude analytique des anémies secondaires suivant leurs étiologies, une importante bibliographie (175 références) et un index alphabétique, qui permettront au lecteur de s'y retrouver avec rapidité et précision.Thérapeutique chirurgicale des ictères par rétention.Par P.POIGNARD et G.PELISSIER.Un vol.de 210 pages, avec 82 fig.: 3.200 fr.Masson et Cie, édit, Paris, 1960.Il n\u2019existait pas de monopgraphie consacrée à la question si importante en pratique, du traitement LIVRES REÇUS L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 chirurgical des ictères par rétention, et cet ouvrage répond à un besoin.Il est centré, en grande partie, sur l\u2019importance du sphincter d\u2019Oddi dans la chirurgie des voies biliaires, et sur l\u2019innocuité, les avantages, les indica- tons de la sphinctéroplastie large par voie duodénale.Lorsque les auteurs ont publié leurs premiers résultats, ils ont soulevé une vive controverse: leur conception a été accueillie tout d\u2019abord avec scepticisme, voire même avec réprobation.Mais peu à peu l\u2019idée a fait son chemin, et la vérification de son bien-fondée a aujourd\u2019hui un recul suffisant pour qu\u2019il soit permis d\u2019en proposer les applications pratiques au public chirurgical, moyennant toutes les réserves d\u2019indications et les précautions de technique, qui sont d\u2019ailleurs minutieusement précisées dans ce texte.On y trouve un exposé synthétique objectif, très didactique et complet, sur l\u2019expérience des auteurs, abondamment illustré par leurs propres documents radiographiques reproduits au Logetron.Ils détaillent les techniques innovées par eux en rappelant les autres pour les mettre en parallèle et souligner les avantages des procédés actuels.Toutes les causes des ictères par rétention, même exceptionnelles, sont abordées méthodiquement avec le rappel détaillé de l\u2019étiologique, des lésions, des circonstances cliniques, pour permettre de bien comprendre l\u2019exploration per-opératoire et les indications chirurgicales.Dans plus d\u2019un chapitre, le traitement apparaît renouvelé par l\u2019action chirurgicale sur le sphincter d\u2019Oddi.Bien entendu, c\u2019est la lithiase cholédocienne qui occupe la place prééminente.Les auteurs y montrent d\u2019une part qu\u2019ils ne sont pas exclusifs, puis- qu\u2019ils conservent des indications importantes a la cholédocotomie idéale et à la cholédoco-duodénosto- mie, et d\u2019autre part qu\u2019ils ont pu, grâce à ces trois interventions, abandonner complètement le drainage biliaire externe.De cette étude une conclusion se dégage: les craintes que l\u2019on pouvait avoir d\u2019une angiocholite ascendante après suppression de la vanne oddienne étaient vaines; les suites opératoires sont plus simples qu\u2019avec les autres méthodes, et les résultats éloignés très satisfaisants.Les médecins qui s'occupent de pathologie hépa- to-biliaire, les étudiants eux-mêmes seront directement intéressés par ce livre qui remet en question bien des notions classiques.Si l\u2019on est préparé en France à son orientation, elle ne manquera pas de surprendre à l\u2019étranger, en particulier en Amérique, où l\u2019on est encore très loin d\u2019une telle conception et d\u2019une telle pratique. aucune insuline n'est semblable à celle du patient T JR SE reajuste le J \u201cthermostat\u2019 chez les 50 ANNEES DE RECHERCHES DANS LE DOMAINE DU DIABETE ° diabétiques 00 N ss xX à : > op SVP PHARMACEUTICALS OF CANADA LIMITED HOECHST A eh Présentation: Flacons de 50 et 500 comprimés *Marque déposée 101F 684 Grandes divisions de l'ouvrage I.\u2014 Bases et indications de la thérapeutique chirurgicale (137 pages).Les obstructions.La lithiase de la voie biliaire principale.Les corps étrangers.Parasitoses.Kyste hydatique.Distomatose.Ascaridiose.Cysticercose.\u2014 Les rétrécissements.Oddite.Les rétrécissements bénins.\u2014 Les compressions.Pancréatite.Kystes et pseudo-kystes du pancréas.Cancer du pancréas.Compression d\u2019origine ganglionnaire.\u2014 Les néoformations.Ampullome vatérien.Cancer primitif.Tumeurs bénignes.\u2014 Les malformations congénitales.Atrésie.Dilatations kystiques.\u2014 Les ictères par rétention d\u2019origine vasculaire.Anévrysme de l\u2019artère hépatique.Compression d\u2019origine portale.\u2014 Traitement chirurgical de la cholostase intra-hépatique.II.\u2014 La pratique de cette chirurgie (59 pages).Equilibration médicale et anesthésie.Préparation préopératoire.Anesthésie et réanimation per-opéra- toire.Soins post-opératoires.\u2014 La voie d\u2019abord.\u2014 L\u2019exploration peropératoire.\u2014 Les techniques chirurgicales.Cholédocotomie idéale.Sphinctérotomie et pshinctéroplastie.Anastomoses.Duodéno-pan- créatectomie.Table alphabétique des matières.Les destins de la vie et de l\u2019homme.Controverses par lettres sur des thèmes biologiques.Par H.LABORIT et P.MORAND.Un vol.de 250 pages: 1.800 fr.\u2014 Masson et Cie, édit., Paris, 1959.Il n\u2019est pas surprenant que les biologistes s\u2019interrogent sur la nature de la vie, son développement et son avenir.Mais qu\u2019ils fussent d\u2019accord sur des questions où les faits ont besoin d\u2019être interprétés, cela, certes, serait étonnant.La biologie est au carrefour d\u2019avenues divergentes et nombreuses.Le grand public (entendons le grand public des gens cultivés) a le droit à son tour d\u2019interroger les spécialistes, car de leurs réponses dépendent, dans une large mesure, la négation, la confirmation ou l\u2019orientation des croyances de chacun.L'originalité de ce livre est d\u2019avoir, sous une forme vivante, opposé deux biologistes dont les conclusions sont résolument contraires.Leurs doctrines les conduisent, sur les grands problèmes de la vie, de la philosophie, de l\u2019art, de la morale, de la religion, à des pensées divergentes.« Nous avons, écrit l\u2019un d\u2019eux, tenté l\u2019un et l\u2019autre, l\u2019autre reprenant l\u2019un plutôt, de prendre une connaissance générale de l\u2019homme, dans l\u2019espace qui lui est réservé sur cette terre et dans le temps.» Partis de l\u2019étude des faits les plus élémentaires de la vie, nous voici conduits par l\u2019un vers des pensées sereines, orientées vers une sécurité intellectuelle LIVRES RECUS L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 qui éveille des espoirs, des « idées-force » pour user d\u2019un vocabulaire un peu ancien.Le second, au contraire, de ces formes élémentaires et de l\u2019évolution constatée, nous place presque, tels l\u2019apprenti sorcier, dans le chaos d\u2019une matière inorganisée, soumise aux chocs des atomes, aux créations et aux destructions anarchiques sans autres règles que des probabilités incertaines.L'intérêt du livre est là.Il est dans le fait que deux auteurs de bonne foi, amis, collègues, également compétents, ont échangé des lettres, comme jadis Platon faisait dialoguer ses disciples, 12 lettres et 9 réponses, qui forcent le lecteur à poser pour son propre compte les problèmes les plus actuels de la pensée contemporaine.On constatera la variété et le sens des questions abordées par l\u2019énumération qui suit, nécessairement simplifiée, des titres des principaux passages de l\u2019ouvrage.Mais ce qui manque dans cette froide nomenclature, c\u2019est le mouvement et la vie qui animent les pages du livre: L'évolution.\u2014 L\u2019être unicellulaire.\u2014 L\u2019autorégulation de la vie cellulaire.\u2014 Homéothermie.\u2014 La préhistoire du monde macroméculaire.\u2014 « Au commencement était l\u2019énergie ».\u2014 Les protéines.\u2014 La complexification, l\u2019individualisation, l\u2019autorégulation.\u2014 L'infiniment grand, l\u2019infiniment petit, l\u2019infiniment complexe.Hypothèse explicative de la prise de conscience.\u2014 La mémoire.\u2014 Le réflexe conditionné.\u2014 L'inconscience.\u2014 Le Palovisme.\u2014 L'homme moderne est-il plus libre que l\u2019homme préhistorique?\u2014 Essai d\u2019une description énergétique de l\u2019évolution.\u2014 Vie, piège et entropie.\u2014 Agression et réaction de l'être vivant.\u2014 Echanges et métabolisme psychiques.\u2014 Mécanisme cybernétique de la prise de conscience?\u2014 Le libre choix; le caleul statistique.\u2014 La cybernétique infirme-t-elle ou confirme-t-elle la notion de liberté?\u2014 La notion d\u2019émergence.Hygiène, morales et religions.\u2014 Dieu et la Science.\u2014 Le normal et l\u2019anormal.\u2014 La maladie.\u2014 L\u2019hibernation artificielle, et ce qui s\u2019ensuit.\u2014 La réaction oscillante.\u2014 La finalité de l\u2019être vivant.\u2014 L\u2019être vivant et le milieu.\u2014 La fuite ou l'attaque.Le problème de la recherche scientifique.\u2014 La sociologie, discipline biologique?\u2014 La famine, les populations sous-développées.\u2014 Cruauté des lois naturelles ou faiblesse de l\u2019 «esprit»?\u2014 L'avenir de l'Homme.\u2014 Art et conscience.\u2014 L\u2019art et l\u2019évolution.\u2014 Les isolats.\u2014 Le rôle des « mutants» dans l\u2019histoire de I\u2019humanité.\u2014 Nature et sentiment.\u2014 «Le meilleur des mondes futurs».\u2014 La beauté existe-t-elle dans l\u2019absolu?\u2014 Qu'est-ce que l\u2019art?\u2014 Pessimisme ou optimisme final? \u2018 L\u2019Union Méd.Canada 70 Tome 89 \u2014 Mai 1960 voyez vous-même comment cette nouvelle formule d'ensemble! maitrise la toux! À qui offre le plus de chances de succès Each 5 ce; (1 teaspoonful) contains: arabromdylamine Maleate 2.0 mg.: | henylephrine Hel ns Lg deux agents décongestifs henylpropanolamine Lan «8.0 me: ripropemolamine ict.Some] 1771 hautement approuvés 1 lycetyl Guaiacolate 100.0 mg.\u2018Alcohol 3.5 per cent : Tn Eph Se TY | agent expectorant qui ADDITIONAL INFORMATION TO PHYSICIANS produit le meilleur À 3 | | ON REQUEST ! \\ ¢ EEE | reir NST 1008 : .| de 200% les secretions À 3 | des voies respiratoires | contenant en plus 1.8 mg./5 ce.| | | de dihydrocodéinone pour une | | intensité d'action plus grande =o | contre la fréquence de la toux.| COMMUNIQUÉS e + INSTITUT DE CARDIOLOGIE DE MONTRÉAL Septième Semaine Annuelle du Médecin Praticien 10 au 15 octobre 1960, de 9 h.a.m.à 5 h.p.m.Tout l\u2019enseignement sera donné en langue anglaise Conférenciers invités Lundi: Dr John D.Keith, Toronto Mardi: Dr Wilfred G.Bigelow, Toronto Mercredi: Dr Paul D.White, Boston Jeudi: Dr Jacques Genest, Montréal Vendredi: Dr Hans Selye, Montréal Samedi: Dr Harold N.Segall, Montréal Inscription: ouverte à tous les médecins canadiens limitée à un nombre de 45.Frais: cinquante dollars.Faire chèque à: Institut de Cardiologie de Montréal, a/s Dr Paul David, 5415, boul.l\u2019Assomption, Montréal.Plusieurs conférenciers de grande réputation ont accepté d\u2019être nos conférenciers invités.Le Docteur Keith est le chef de cardiologie du Sick Children Hospital de Toronto.Le Docteur Bigelow est l\u2019un des plus grands chirurgiens cardiaques sur notre continent et il a, à son crédit, l'invention de l\u2019hypothermie physique.Le Docteur Paul D.White fut mon ancien maître au Massachusetts General Hospital de Boston, il a écrit un livre sur la cardiologie qui fut considéré pendant longtemps comme la bible de la cardiologie et il est présentement le président de la Société Internationale de Cardiologie.Je crois inutile de donner les titres des docteurs Jacques Ge- nest et Hans Selye.Quant au docteur Harold Segall, il est le chef de cardiologie du Jewish General Hospital.Ces conférences magistrales viennent encadrer un programme d\u2019entretiens de vingt minutes, de présentations cliniques et de forums.L\u2019inscription est ouverte à tous les médecins canadiens.J\u2019ai pensé qu\u2019un certain nombre de médecins praticiens de langue française pourraient être intéressés à ces cours même s\u2019ils sont donnés en langue anglaise.Malheureusement, les facilités de notre salle de conférence ne nous permettent pas d\u2019accepter un nombre supérieur à quarante-cinq inscriptions.Les frais demeurent à cinquante dollars ($50.00) pour chaque inscription.Elles doivent être faites au nom de l\u2019Institut de Cardiologie de Montréal dans une enveloppe adressée à mon nom.a Paul DAVID :: ee SYMPOSIUM INTERNATIONAL \"Le Système Extra-pyramidal et les neuroleptiques\u201d Le Département de Psychiatrie de l\u2019Université de Montréal organise un symposium international sur « Le système extra-pyramidal et\u2019 les neuroleptiques » | qui \u2018sera tenu \u2018à l\u2019Université de Montréal, les 17, 18 et 19-novembre.1960.:Ce symposium a pour but de réunir.les chercheurs intéressés à: ce sujet aux points de vue anatomique, physiologique, neuro-chirurgical et psychiatrique.L\u2019admission au symposium n\u2019est pas limitée mais la participation, uniquement sur invitation.Une contribution des dix provinces du Canada, des Etats-Unis et de plusieurs pays d\u2019Europe est assurée.Les langues officielles seront le français et l'anglais, avec traduction simultanée.Pour renseignements, écrire à : Docteur Jean-Marc Bordeleau, Secrétaire du Symposium, Département de Psychiatrie, Université de Montréal, Montréal, Canada.2-6 + L'HÔPITAL SAINT-JOSEPH DE THETFORD-MINES REÇOIT UNE SUBVENTION FÉDÉRALE Le ministère de la Santé nationale et du Bien-être social a annoncé à Ottawa, qu\u2019une subvention fédérale à l\u2019hygiène, d\u2019un montant de $22,500, avait été mise à la disposition de l\u2019hôpital St-Joseph de Thet- ford-Mines.La nouvelle subvention servira à l\u2019achat d\u2019un nouvel appareil à rayons X, avec intensificateur d\u2019image de neuf pouces, outre les accessoires requis pour assurer des services complets de diagnostic.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014_e L'HÔPITAL DU SACRÉ-COEUR DE HULL (P.Q.) REÇOIT UNE SUBVENTION FÉDÉRALE Le ministère de la Santé nationale et du Bien-être social annonce qu\u2019une subvention fédérale, d\u2019un montant de $36,100, a été mise à la disposition de l\u2019hôpital du Sacré-Cœur de Hull (P.Q.).Cette subvention permettra l\u2019achat d\u2019un nouvel appareil à rayons X d\u2019une puissance de 300 MA, doté d\u2019un intensificateur de neuf pouces et des accessoires requis pour le développement et la projection des films radiographiques.L\u2019appareil améliorera les services de diagnostic dans la région de Hull.DES HÔPITAUX DU QUÉBEC REÇOIVENT DES SUBVENTIONS FÉDÉRALES AUX SERVICES DE LABORATOIRE L\u2019honorable J.Waldo Monteith, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, a annoncé, en collaboration avec le ministère de la Santé du Québec, que des subventions fédérales, d\u2019un montant de $149 850, avaient été accordées à cinq hôpitaux de la province, en vue de la modernisation des services de radiologie et de laboratoire.Les subventions seront employées à l\u2019achat de nouveau matériel de radiologie et de laboratoire, ce qui améliorera les services de traitement et de diagnostic.Voici les hôpitaux qui recevront ces subventions: Hôtel-Dieu de Lévis, $53,150; Hôtel-Dieu Notre- Dame de Beauce, St-Georges-ouest, $36,500; Hôpital de la Visitation, Montréal, $20,400; Hôtel-Dieu St- \u2018 L\u2019Union Méd.Canada 71 Tome 89 \u2014 Mai 1960 SOULAGEMENT PROLONGÉ DES DOULEURS NOUVEAU Ww II COMPRIMÉ 2 O 3 Le comprimé \u201c292\u201d plus LA grain additionnel de codéine dans un noyau de coloration rose à lent désagrégement.Acide acétylsalicylique.3% gr.Phénacétine nn 215 gr.Caféine, citratede.V2 gr.Procure un soulagement RAPIDE Codéine, phosphatede.15 gr.PLUS Codéine, phosphate de.ccc.o.15 gr.Procure un soulagement PROLONGE dans un noyau a lent désagrégement = r= L\u2019effet prolongé protège votre patient des douleurs qui interrompent son sommeil NOUVEAU w n COMPRIME ~ 83 Le comprimé \u201c282\u201d plus ¥ de grain additionnel de codéine dans un noyau de coloration jaune a lent désagrégement.Acide acétylsalicylique \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026 3% gr.PhÉNACÉLINE \u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026.\u2026curesccressercarnencersrrrerrenes 2% gr.Caféine, citrate de.La gr.Procure un soulagement RAPIDE Codéine, phosphate de.14 gr.PLUS Codéine, phosphate de.La gr.c , Procure un soulagement PROLONGE F dans un noyau à lent désagrégement ~~ 5 * 4 Posologie pour le \u201c2983\u201d: Un comprimé toutes les 6 à 8 heures, en raison de la gravité des douleurs et des effets.Posologie pour le \u201c283\u201d: Un ou deux comprimés toutes les 6 à 8 heures, en raison de la gravité des douleurs et des effets.Chantes &.Frost & Co.Montréal, Canada © Prescription de narcotique permise par téléphone, 688 Michel, Roberval, $7,400, et Hôpital St-Joseph, La- chine, $32,400.ee ee UN HÔPITAL DE MONTRÉAL REÇOIT UNE SUBVENTION FÉDÉRALE Le ministère de la Santé nationale et du Bien-être social a annoncé à Ottawa, qu\u2019une subvention fédérale d\u2019un montant de 350,500 avait été accordée à l\u2019hôpital du Sacré-Cœur de Montréal.Cette somme permettra l\u2019achat d\u2019un appareil à rayons X complet, d\u2019une puissance de 500 MA, avec les accessoires de cinématographie et de développement des films.Cet appareil permettra à l\u2019hôpital d\u2019améliorer grandement ses services de traitement et de diagnostic.SECOND CONGRÈS INTERNATIONAL DE NEUROCHIRURGIE sous les auspices de la Fédération Mondiale des Sociétés Neurochirurgicales The Statler Hilton, Washington, D.C., US.A., octobre 14-20, 1961 Message du secrétaire-général Pour les neurochirurgiens répartis à travers le monde, le moment propice pour élaborer leurs plans de participation active au Second Congrès Interna- COMMUNIQUÉS L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 tional de Neurochirurgie est arrivé.Les Comités du Programme et des Démonstrations Scientifiques sont prêts à accepter les propositions de communications libres et de démonstrations.Les neurochirurgiens qui désireraient faire une communication, ou présenter une démonstration sont priés de remplir les formulaires A ou B, en y adjoignant un résumé ou une description, et de retourner le tout au secrétaire- général.Les personnes qui voudraient, après le congrès, faire une tournée à travers les Etats-Unis ou le Canada, sont priées de remplir le formulaire C, et de le retourner au secrétaire-général.Les neurochirurgiens et les sociétés neurochirurgicales des Etats-Unis et du Canada se préparent avec enthousiasme pour le rendez-vous de Washington, et se réjouissent de pouvoir être les hôtes des neurochirurgiens du monde.Veuillez adresser toute correspondance au secré- taire-général: Dr Broson S.Ray, 525 East 68th Street, New York 21, New York, U.S.A._\u2014\u2014\u2014\u2014#_ CONGRÈS Premier Congrès International de Cytologie Exfo- liatrice du 31 août au 2 septembre 1961, à Vienne, Autriche.Troisième Congrès International d\u2019Obstétrique et de Gynécologie du 3 au 10 septembre 1961, à Vienne, Autriche.L'Union Médicale du Canada en 1891 NOTES D'OBSTÉTRIQUE ET DE GYNÉCOLOGIE par R.Chevrier, M.D.(d'Ottawa, Canada) Mai 1891 Après la castration, les règles peuvent persister quelques mois, mais alors elles sont peu abondantes.On peut expliquer cette persistance par l\u2019habitude du réflexe ovarique qui venait agir sur la muqueuse utérine, la congestionner et produire sous l\u2019excès du sang la rupture des capillaires.On peut aussi Incriminer la striction des plexus nerveux des ligaments larges dont l\u2019irritation aurait une certaine influence sur l\u2019utérus.Quelques auteurs trouveraient dans ce fait la preuve que les trompes coopèrent a la production du flux menstruel.Mais ce qui est plus logique et plus probable, c\u2019est que l\u2019on aurait oublié une parcelle de tissu ovarique, qui conserve la vitalité pendant quelques mois mais qui finit par s\u2019atrophier.En somme l\u2019on peut dire que lorsque l\u2019ablation des ovaires est complète, les menstrues cessent d\u2019emblée.Après l\u2019oophorectomie l\u2019utérus semble revenir à l\u2019état infantile.Le corps utérin se durcit et se ratatine pendant que le col demeure encore une portion imposante.La régression du corps utérin après l\u2019établissement de cette ménopause artificielle serait d\u2019ailleurs en harmonie avec les différentes étapes du développement du globe utérin lors de l\u2019instauration de la nubilité.A cette époque, le corps prend plus d\u2019importance et le col devient la portion minime.Quand la vie génitale de la femme est terminée, l\u2019utérus, comme tous les autres organes de l\u2019économie, perd sa vitalité et éprouve un retour vers l\u2019état infantile.L\u2019ablation des annexes a un effet analogue évident.Contre les métrorrhagies survenant après la castration, on donnera des injections d\u2019eau chaude et de l\u2019ergotine.* x Les quatre grandes causes de la stérilité chez les prostituées sont: 1° Une métrite blennorrhagique du col utérin.2° L\u2019oblitération des trompes à la suite de salpingite infectieuse ou simplement inflammatoire.3° Une commotion nerveuse causée par les coïts fréquents et produisant dans les premiers mois un avortement souvent passé inaperçu et qui ne se traduit d\u2019ailleurs la plupart du temps que par une menstruation plus abondante au moment de l\u2019accident.4° Les avortements criminels précoces.En dehors de ces causes nous pourrions mentionner, si ce n\u2019était un fait banal, les précautions hygiéniques dont s\u2019entourent les femmes de mauvaise vie.* * x nous vous présentons SOLUTION PHYSIOLOGIQUE POUR IRRIGATION nouvelle solution physiologique pour irrigation, mise au point spécifiquement pour usage au cours d\u2019interventions chirurgicales, afin de préserver la viabilité de la cellule.À kk sk x x x 3k x Des études in vitro!®, au moyen de techniques reconnues pour la culture de tissus, démontrent que TIs-U-sOL, contralrement aux soi-disant solutions \u201cphysiologiques\u201d, ne provoque pas de ces menus changements tissulaires, susceptibles d\u2019entraîner des complications post-opératoires.Parce que la solution TIS-U-soL est vraiment physiologique, elle protège les cellules mammifères, assurant une source d\u2019énergie et d\u2019ions inorganiques, essentiels à la survivance des tissus.TIS-U-SOL s\u2019emploie dans les cas suivants: irrigation des plaies / lavage chirurgical® /\u201d trempage des greffes (autogreffes et homoegreffes)7 /\u201d irrigation au cours de fenestrations8 / préparation de milieux nutritifs pour la culture des tissus* /\u201d Egalement dans: l\u2019irrigation quotidienne dans les cas de colostomies e l\u2019humidification d\u2019éponges et de pansements e milieux pour banques de tissus et d'os.Références: |.Sollmann, : A Manual of Pharmacology, 8th Ed., W.B.Saunders Co., Philadelphie, 1957, p.Yoo4.2.Hill, F.: Practical Fluid Therapy in Pediatrics, W.B.Saunders Co., Philadelphia, 1954, p.104.3.Harper, ].Y., and Pomerat, Cc.M.: Observations in vitro sur le comportement des cellules de a conjonctive et de la cornée vis-à-vis les électrolytes, American J.of Ophthalmology 46:269-275, 1958.4.Pomerat, C.M., and Overman, R.R.: Electrolytes et succédanés du plasma sanguin, I.Réaction des cellules humaines en perfusion dans un bain muni d\u2019un appareil ciné-enregistreur pour les laps de temps de la phase de contraste, Zeitschrift fur Zellforschung.Bd 463 2-17, 1956.5.Hild, W.: Les cellules épendymaires dans la culture des tissus.Zeitschrift fur Zellforschung, Bd.468 259-271, 1957.6.Rice, C.O.: Communication personnelle.7.De\\Weese, M.S., and Hodgson, P.E.: Conte nication personnelle.8.Shambaugh, G.E., Jr.: Problèmes techniques dans le traitement chirurgical de I'oto-sclérose, |.Internat.Col.Surgeons 25:772-776 (juin) 1956.BAXTER LABORATORIES of Canada, Ltd.Alliston, Ontario Distribué exclusivement au Canada par INGRAM & BELL, Ltd.Toronto - Montréal - Winnipeg - Calgary - Vancouver Ô \u2018 @ . 686 L\u2019allongement œdomateux du col se voit souvent dans les cas de prolapsus d\u2019utérus gravide.Le col mesure généralement huit à neuf centimètres jusqu\u2019à son orifice interne.Ce phénomène assez bizarre, dû sans doute à la compression des veines de cette région, peut disparaître presque subitement, du soir au lendemain, et le cel revenir à sa longueur normale.Il ne faut pas confondre cet œdème avec la maladie d\u2019Huguier, l\u2019hyperthophie du col, qui peut aussi apparaître au cours d\u2019une grossesse, mais bien moins fréquemment.* * * Certains troubles du rein sont dus souvent à un tiraillement d\u2019un des uretères par une tumeur ou une déviation utérine, ou par extension aux uretères d\u2019une inflammation du col.* * * Tout utérus en prolapsus est fatalement voué à l\u2019endométrite catarrhale.* * * L\u2019abaissement du col utérin n\u2019est inoffensif qu\u2019en autant qu\u2019il n\u2019existe aucun signe d\u2019inflammation pé- rimétrique aiguë ou sub-aiguê.* * * Après l\u2019hystérectomie, à l\u2019époque correspondant au premier retour des menstrues, la malade peut présenter des symptômes alarmants, douleurs, élévation de température, vomissements, contre lesquels on doit se mettre en garde.* * * Dans l\u2019opération césarienne, la plupart des auteurs préfèrent attendre que le travail ait débuté depuis une dizaine d\u2019heures pour intervenir.Le liquide amniotique qui s\u2019est écoulé au dehors ne court pas le risque de souiller la cavité péritonéale, et l\u2019issue des lochies est plus facile vu l\u2019état de dilatation où se trouve l\u2019orifice du col utérin.Les lochies restent COMMUNIQUÉS L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 fétides à peu près quarante-huit heures, et sont peu abondantes, presque nulles.On peut même les supprimer et plusieurs observateurs ont mis ce fait hors de doute.Il suffit de tamponner le vagin et toutes les lochies se réduiront à quelques taches de liquide séro-sanguinolent.Les hémorragies sont moins à craindre qu\u2019on ne le croirait à prime abord.Elles sont parfois inquiétantes et peuvent être mortelles en quelques instants.Le meilleur moyen d\u2019y parer est d\u2019opérer rapidement.Il convient aussi d\u2019inciser très haut sur l\u2019utérus qui est plus contractile à cet endroit.Au moment des sutures, il est bon de donner des injections d\u2019ergotine pour stimuler la fibre utérine.Quoiqu'il en soit, on aura toujours la précaution de tout préparer pour l\u2019opération de Porro dans le cas où elle deviendrait nécessaire, ou du moins d\u2019avoir sous la main une ligature élastique pour appliquer sur l\u2019isthme utérin.Dans tous les cas le choc est très marqué.Quelques accoucheurs, moins nombreux, préfèrent opérer avant le début du travail.* * * Dans le cathétérisme utérin, si la sonde a pénétré sans efforts et qu\u2019il y ait écoulement de sang, c\u2019est un indice certain de l\u2019altération de la muqueuse.* * ¥* Sous linfluence d\u2019une métrite ancienne, l'utérus peut atteindre un développement énorme et constituer un état qu\u2019on a qualifié de gigantisme.C\u2019est simplement une hypertrophie totale amenée par le processus inflammatoire siégeant sur la muqueuse et ayant envahi le parenchyme utérin lui-même.La cavité utérine dans ces cas peut mesurer jusqu\u2019à huit centimètres et faire croire à l\u2019existence d\u2019un néoplasme développé dans l\u2019épaisseur de l\u2019organe.L\u2019examen bi-mensuel et au besoin la dilatation feront compte de cette erreur de diagnostic.NOUVELLES PHARMACEUTIQUES WARNERIN Warnerin (Warfarin sodique), anticoagulant synthétique mis au point dans le laboratoire du Dr Karl Paul Link, est un composé de 4-hydroxy-cou- marine.Il élève efficacement le temps de prothrombine par voie buccale, intraveineuse ou intramusculaire, cn doses relativement faibles.Chaque fois qu\u2019une thérapeutique anticoagulante est indiquée, dans les cas de thrombose coronarienne, de thrombo-phlébite ou de phlébo-thrombose.La posologie et le temps de prothrombine doivent être rigoureusement suivis lorsqu\u2019on utilise War- nerin.De 50 à 75 mg administrés intraveineusement ou intramusculairement ou de 50 à 75 mg par voie buccale.La dose initiale produit normalement au bout de 18 à 24 heures, une élévation thérapeutique du temps de prothrombine.Dose d\u2019entretien \u2014 de 5 à 10 mg tous les jours ou tous les deux jours, suivant le temps de prothrombine du malade.5 mg de Warnerin chaque jour maintiennent généralement un temps de prothrombine élevé soit de 1% à 2 fois la normale.La détermination du temps de prothrombine à des intervalles appropriés est importante.Il faut rapporter au médecin sans délai tous saignements ou pétéchies. \u2018 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 NOUVELLES PHARMACEUTIQUES 687 \u2014 73 Dans les cas d\u2019hémorragie ou si le temps de prothrombine est excessivement élevé sans hémorragie, la vitamine K, est requise d\u2019urgence pour contrôler l\u2019activité anticoagulante de Warnerin.L\u2019héparine sodique peut être administrée, à raison de 50 à 100 mg par voie intraveineuse, avec la dose initiale de Warnerin dans les cas d\u2019urgence (embolie pulmonaire, thrombose coronarienne) pour produire une élévation rapide du temps de coagulation.La dose d\u2019héparine sodique peut être répétée de 6 à 12 heures plus tard si nécessaire.Des renseignements récents (Dr D.V.Clatanoff) semblent indiquer qu\u2019une dose initiale de 35 mg de Warnerin peut être indiquée chez les patients au début de la période postopératoire.Cette dose initiale moins élevée est aussi recommandée dans des cas de congestion passive et chronique du foie duc à une défaillance cardiaque congestive et chez les malades qui sont dans un état de débilité modérée ou marquée à la suite de quelque autre affection.Warnerin est contre-indiqué dans les cas d\u2019ulcération ou de tumeurs malignes des voies gastro-intestinales, dans les cas de troubles fonctionnels du foie A garo | est le laxatif qui ou des reins, dans la période postopératoire d\u2019une \u2019 .; intervention au cerveau ou à la moelle épinière et lui convient le mieux chez les malades exigeant la présence constante d\u2019un tube de drainage dans l'estomac, l\u2019intestin ou la vessie.dx Co Sur ordonnance seulement.Comprimés: verts 5 mg, R 5 : r flacons de 25 et de 100, jaunes, 10 mg, flacons de 25 ; | A BE et de 100; roses, 25 mg, flacons de 25 et de 100 \u2014 | Pa?Te administration parentérale \u2014 intraveineuse \u2014 intra- Le ose dit a.nt dE A musculaire.Contenu: 75 mg de Warnerin en fiole stérile à bou- Dans la constipation de la gros- chon de caoutchouc et une ampoule d\u2019eau distillée de 3 ce.Il faut jeter la solution non utilisée.sesse, l\u2019Agarol agira doucement Distributeur: Warner-Chilcott.; , durant la nuit, sans déranger le eee sommeil, pour produire des selles ALDACTONE TM (Marque de la Spironolactone) normales le matin.Prescrivez Agent de blocage de l\u2019aldostérone dans les cas Agarol à l'hôpital aussi.Après d\u2019œdème ou d\u2019ascite, y compris les cas résistants.Composition: L\u2019Aldactone, sous forme de compri- l\u2019accouchement, les patientes et més à 100 mg.chacun, est la 3-(3-oxo-7a-thioacéty!- 17B-hydroxy-4-androstène-17a-yl) acide propionique- les gardes-malades savent re- v-lactone, un agent de blocage de l\u2019aldostérone.Indications: L\u2019œdème ou l\u2019ascite au cours de l\u2019in- connaître sa suffisance cardiaque congestive, de la cirrhose hépa- commodité et (oi) tique, du syndrome néphrotique et l\u2019œdème idiopathique.son efficacité.NT Propriétés et avantages: L\u2019Aldactone découle d\u2019une conception entièrement nouvelle du traitement de pepe l\u2019œdème ou de Pascite dans l\u2019insuffisance cardiaque congestive.la cirrhose hépatique, le syndrome né- phrotique et de l\u2019ædème idiopathique, y compris les cas d\u2019œdème ou d\u2019ascite qui ne réagissent pas bien 74 \u2014 688 à la médication diurétique conventionnelle.Spécifiquement, l\u2019Aldactone bloque au niveau des reins les effets des minéralocorticoïdes ainsi que l\u2019effet de rétention sodique de la part de l\u2019aldostérone; une hormone surrénale essentiellement responsable de la production et de'l\u2019entretien de l\u2019ædème.Administration : La posologie moyenne pour un adulte est de 400 mg.par jour en doses fractionnées.Rarement, des malades exigeront jusqu\u2019à 1,200 mg, et d\u2019autres pas plus de 300 mg.On peut administrer un diurétique mercuriel ou à base de thiazide pour accentuer et accélérer la réaction à l\u2019Aldactone et afin d\u2019utiliser le synergisme vrai et puissant des deux drogues.L\u2019effet maximum de l\u2019Aldactone, donnée comme seul agent en raison de son action diurétique sur les reins, se produit au troisième jour.Présentation: L\u2019Aldactone est fournie sous forme de comprimés jaunes, enrobés par compression, à 100 mg.chacun, en flacons de 20 et 100.(G.D.Searle & Co.of Canada, Limited.) ee + CREME BRADOSOL ADDITIONNEE DE NUPERCAINE Cette nouvelle préparation \u201cCiba\u201d renferme deux produits dont l\u2019action combinée, antiseptique et anes- NOUVELLES PHARMACEUTIQUES L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 thésique, permet de traiter efficacement les irritations et blessures légères, telles que coupures, égratignures, abrasions, brûlures, coups de soleil et piqûres d\u2019insectes.Elle s\u2019emploie également comme lubrifiant lors de l\u2019enlèvement des sutures et dans les examens vaginaux et proctologiques.Le Bradosol entrant dans cette préparation est un antiseptique efficace à action germicide et fongicide (11 est également présenté en pastilles et en poudre) à laquelle s'ajoute l\u2019effet anesthésique local de la Nupercaïne.L\u2019action combinée de ces deux principes actifs se prolonge durant plusieurs heures sans causer d\u2019irritation superficielle ni profonde de la région traitée.La sensibilisation au Bradosol ou à la Nupercaïne est rare.Néanmoins, si elle se produit, il faut cesser les applications.L'emploi de la préparation est limité à deux onces par jour chez l\u2019adulte et à 15 once chez le bébé.Bradosol 0.05% (bromure de domiphen) et Nuper- caine 0.5% (cinchocaïne B.P.) dans un excipient hydrosoluble; tubes de 1 once.(Ciba Co.Ltd.).PHOSPHATE COMPLET RAPIDITE © EFFICACITE! + = BE [ur A CURITE ; L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 689 \u2014 75 LIVRES RECUS DEPUIS LE 25 MARS 1960 Relaxation et exercices pour l'accouchement naturel.Par Helen HEARDMAN.E.and S.Livingstone Ltd.Edimbourg et Londres, édit.(The MacMillan Co.of Canada Ltd, 1960.Exercices post-nataux.Par Gertrude BEHN.E.and S.Livingstone Ltd, Edimbourg et Londres, édit.(The MacMillan Co.of Canada Ltd.) 1959.Exploration du cerveau humain par électrodes profondes.Par Michel RIBSTEIN.Masson et Cie, édit, Paris, 1960.Le cortex cérébral.Etude neuro-psycho-pathologique.Par J.de AJURIAGUERRA et H.HECAEN.Deuxième édit.entièrement refondue.Masson et Cie, édit.Paris, 1960.Colposcopie.Par Jules BRET et Fernand COUPEZ.Masson et Cie, édit, Paris, 1960.Notions de radiobiologie, par Henry ROUX.Masson et Cie, édit., Paris, 1960.Sémiologie, par M.BARIETY et R.BONNIOT.Masson et Cie, édit., Paris, 1960.Nosologie, par M.BARIETY et R.BONNIOT.Masson et Cie, édit., Paris, 1960.Problémes de réanimation \u2014 Compte rendu de rapports, communications et discussions publié sous la direction du Prof.P.Michon et du Prof.agrégé A.Larcan.Journées de réanimation médico-chirurgicale, Nancy, 25 et 26 avril 1959.G.Doin et Cie, édit, Paris, 1959.La lèpre: activités internationales, 1948-1959.Org.mondiale de la Santé, édit.Genève, 1960.Les infections fistulisantes de \u2018anus et leurs séquelles.Par G.CABANIE.Masson et Cie, édit, Paris, 1960.Comité d'experts des drogues engendrant la toxicomanie.10e rapport.O.M.S., édit, Genève, 1960.Comité d'experts de la lèpre.2ème rapport.O.M.S., édit, Genève, 1960.Radiodiagnostic en rhumatologie \u2014 400 images de base.Par S.de SEZE, A.DJIAN, M.PHANKIM-CHAPUIS.L'Expansion Scientifique Francaise, édit., Paris, 1959.Traitement et prophylaxie des escarres de décubitus.Par R.VILAIN.L'Expansion Scientifique Française, édit., Paris, 1960.Manipulations vertébrales.Par Robert MAIGNE.L'Expansion Scientifique Francaise, édit., Paris, 1960.Le formulaire Astier, XIe édition.Masson et Cie, édit., Paris, 1960.La pratique de l'homeopathie.Par Dr Léon VANNIER G.Doin et Cie, édit., Paris, 1959.Fantomes et doubles.Par Max MIKOREV.G.Doin et Cie, edit., Paris, 1959.Précis de technique radiologique.Par A.NEGRE et F.ROUQUET.G.Doin et Cie, édit, Paris, 1960.Thérapeutique stomatologique.Directives médico-chi- rurgicales.Par M.DECHAUME et M.GRELLET.G.Doin et Cie, édit., Paris, 1960.NNN; CACY] DE TETRACYCLINE dans les troubles allergiques et inflammatoires de la peau (y compris le psoriasi N rr FR > 5 \"6 \"% \u2018 â 37 a \u2018 y & Ty A fy * À Tq A pi 1 # A / a , 4 ¢&, à.M #4 4 LY } % $ 0 ¢ > 4! »e ; 5° ri = / A Hs 4 + be £2 ° { HN y ve.\u2018 # #4 | & r 4, Sli Se 4% +8 ih Hy La 45, 3 Ll pe J 8° x.JUS Ho.fio ~ ta wf gf be Fe rm LS Fad Rd fa prouvé par des rapports publiés par d'éminents cliniciens | 4 * enralement efficace minimum de troubles Ra SEÈSES Ame des symptômes Passed de l\u2019équilibre h, allergiques et chimique et psychique aq ii 1-3,7,8,12-15,17,18 1,4-18 inflammatoires Cl du patient ir dg fi 1x doses antiallergiques et anti-inflammatoires usuelles, HRISTOCORT signifie: ® absence de rétention hydro-sodique absence virtuelle de déperdition de potassium déperdition négligeable de calcium pas d\u2019appétit vorace \u2014 pas d\u2019augmentation excessive de poids faible fréquence d\u2019ulcère peptique ® faible fréquence d\u2019ostéoporose avec fracture de compression e e © la dépression et l\u2019euphorie se produisent rarement e e Précautions: Avec l\u2019ARISTOCORT toutes les précautions traditionnelles de la corticostéroïdothérapie doivent être observées.La dose doit toujours être ajustée à la plus petite quantité capable de réprimer les symptômes.Quand les patients prennent des stéroïdes depuis longtemps, ceux-ci doivent être discontinués graduellement au cours d\u2019une période pouvant s\u2019étendre sur plusieurs semaines.Présentation: comprimés rainurés de 1 mg.(jaunes); comprimés rainurés de 2 mg.(roses); comprimés rainurés de 4 mg.(blancs).Diacétate Parentéral (pour injection intra-aiticulaire et intrasynoviale).Fioles de 5 cc.(25 mg./cc.).V2 CYANAMID OF CANADA LIMITED Montreal Références: 1.Feinberg, S.M.; Feinberg, A.R, et Fisherman, E.W.: J AM.A.167:58 (3 mai) 1958.2.Epstein, J.I., et Sherwood, H.: Conn.Med.22:822 (déc.) 1958.3.Friedlaender, S., et Friedlaender, A.S.: Antibiotic Med.& Clin.Ther.5:315 (mai) 1958.4.Segal, M.S., et Duvenci, J.: Bull.Tufts N.E.Med.Center 4:71 (avril-juin) 1958.5.Segal, M.S.: Report to the A.M.A.Council on Drugs, J.A.M.A.169:1063 (7 mars) 1958.6.Hartung, E.F.: J.Fiorida Acad.Gen.Practice 8:18, 1957.7.Rein, C.R.; Fleischwager, R., et Rosenthal, A L.: J.A.M.A.165:1821 (7 déc.) 1957.8.McGavack, T.H.: Clin.Med.(juin) 1959.9.Freyberg, R.H.; Bernstsen, C.A., et Hellman, L.: Arthritis & Rheumatism 1:215 (juin) 1958.10.Har- tung, E.F.: J.A.M.A.167:973 (21 juin) 1958.11.Zuckner, J.; Ramsey, R.H.; Caciolo, C., et Gantner, G.B.: Ann.Rheumat.Dis.17:398 (déc.) 1958.12.Appel, B.; Tye, M.J., et Leibsohn, E.: Antibiotic Med.& Clin.Ther.5:716 (déc.) 1958.13.Kalz, F.: Canad.M.A.J.79:400 (sept.) 1958.14.Mullins, J.F., et Wilson, C.J.: Texas J.Med.54 :648 (sept.) 1958.15.Shelley, W.B.; Harun, J.S., et Pillsbury, D.M.: J.A.M.A.167: 959 (21 juin) 1958.16.DuBois, E.L.: J.A.M.A.167: 1590 (26 juillet) 1958.17.McGavack, T.H.; Kao, K.T.; Leake, D.A.; Bauer, H.G., et Berger, H.E.: Am.J.M.Sc.236:720 (déc.) 1958.18.Council on Drugs: J.A.M.A.169-257 (janvier) 1959.*Marque déposée L'Union Méd.Canada 78 Tome 89 \u2014 Mai 1960 LE a.4 + 2 Dy Es 3 % à 4, eu So «& %, \"$s te & 3, © A 5 # LA Eu s er VOICI! Aérosol, moderne, facile d\u2019emploi ANTHO-FOAM hydrocortisone .0.2% 2% d, panthenol .Efficacité dramatique de l\u2019hydrocortisone, anti-inflammatoire \u2014 antipruritique, antiallergique .- { plus, l'influence cicatrisante, antipruritique et douce du d, panthenol SR oman re L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 controle a bouton-pressoir dans inflammation de la peau démangeaison allergie Cette crème non-occlusive laisse \u2018\u2018respirer\u201d\u2019 la peau pendant qu\u2019elle \u2018\u2018éteint le feu\u2019\u2019 de l'inflam- mation\u2014inégalé par les onguents ordinaires.Appliquer directement sur les parties affectées, pantho-Foam est la manière non-traumati- sante d'aujourd'hui de procurer un prompt soulagement et une cicatrisation dans.eczemas totes aes (infantile, de lichen, etc.) presentation: dermatites Aérosol contenant (atopique, contact, eczémateuse) 1 oz.2 0z.et oz neurodermatoses prurit anal et vulvaire dermatite de stase | arlington-funk laboratories, division U.S.vitamin corporation of canada, itd.1452 Drummond St., Montreal, Canada 79 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 se rapprochant le plus du lait maternel pour une alimentation genereuse et équilibree Une nouvelle formule alimentaire anfantile, Mead Johnson Cinq années de recherches et d\u2019essais cliniques ont démontré les qualités nutritives exceptionnelles d\u2019Enfalac .la nouvelle formule alimentaire infantile, Mead Johnson.Au cours des études cliniques contrôlées, Enfalac a été comparé à trois formules alimentaires bien connues ressemblant au lait maternel.Enfalac a présenté des gains de poids plus que satisfaisants, des selles d\u2019une consistance normale, entre molle et ferme, et d\u2019une plus faible fréquence.Enfalac se rapproche plus du lait maternel e par sa distribution calorique des protéines, lipides et hydrates de carbone © par sa teneur en vitamines et minéraux (la vitamine D a été ajoutée afin de satisfaire les recommandations du Conseil National des Recherches) © par la composition des lipides (aucun gras de beurre\u2014 donc aucune régurgitation sure) © par son taux des acides gras saturés à non saturés e par son faible volume de soluté rénal Enfalac est disponible en boîtes d\u2019une livre avec mesure à l\u2019intérieur.Cette formule est toute indiquée pour l\u2019alimentation quotidienne des nourrissons nés à terme, l\u2019alimentation des prématurés, un complément à l\u2019allaitement maternel et pour les enfants tolérant mal le gras du lait.Spécifiez Enfalac \u2014 formule alimentaire infantile se rapprochant le plus du lait maternel \u2014 qui s\u2019est avéré digne de confiance pendant 41,000 journées d\u2019essais cliniques.\\ Mead Johnson Emblème de service à la profession médicale + rincer a Lo Fes OD } Epil ment LES /AIGUILLES ATRALOC* KS ETHICON vision ETHICON DE JohmronJohmon LIMITED, MONTREAL * Marque de commerce 82 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 tissage équilibré garantit un soutien uniforme la proportion des fils de la chaîne (en long) et de ceux de la trame (en travers), déterminée de facon scientifique pour chaque Bande ACE assure une pression qui\u2014 garantit une élasticité égale et contrôlable - maintient sous pression - évite le tassement réduit au minimum la possibilité de constriction veineuse BECTON, DICKINSON & CO., CANADA, LTD.| TORONTO 10, ONTARIO BAN DE ELASTIQUE CAOUTCHOUTE E B.D ET ACE SONT DES MARQUES DE FABRIQUE 27760F FABRIQUE AU CANADA HYPOTENSEUR mr IN [/ VE BD COMPRIMES Comprimés dosés à un quart de milligramme de 3-4-5 triméthoxycinnamate de Réserpyle.@ PATHOLOGIE VASCULAIRE e ABAISSE PROGRESSIVEMENT LA PRESSION SANGUINE ALCALOIDE RARE TIRE.DE LA RACINE de RAVWOLFIA SERPENTING DOCUMENTATION ET ECHANTILLONS SUR DEMANDE.LABORATOIRES SERVIER (PARIS) UN.6-1806 Le nouveau Carnation Instantané offre des avantages diététiques L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 impossibles à obtenir avec toute autre forme de lait Le manque de variété et l\u2019insipidité de plusieurs aliments permis aux patients qui suivent un régime entraînent souvent .4 le mécontentement et une tendance à \u201ctricher\u201d.Carnation Instantané aide ces patients à suivre leur diète lorsque le mélange est renforcé de 20%.(Il constitue une source naturelle qui aide à fournir les éléments nutritifs supplémentaires requis.) Les patients difficiles s'accommodent bien de la saveur plus riche et plus agréable, familière aux adeptes du lait entier.Le mélange d\u2019un tiers de tasse de plus de cristaux par pinte liquide fournit 20% plus de calcium, de protéines et de vitamines D que le lait entier ou le lait écrémé ordinaire.Vos patients absorbent donc plus de ces éléments nécessaires, sans augmenter leur consommation de liquide.Carnation Instantané peut s\u2019employer dans les préparations culinaires, pour la cuisson au four et les garnitures fouettées (sans modifications dans les recettes).entièrement canadien 1 Le stéroide de choix dans toutes les indications justiciables des corticostéroïdes qui procure à vos patients le corticostéroïde au PLUS FAIBLE DOSAGE avec ABSENCE VIRTUELLE d\u2019effets secondaires DANS L\u2019ARTHRITE RHUMATOÏDE \u2014 une dose initiale de 1.5 à 3.0 mg.par jour est généralement suffisante.DANS L\u2019ASTHME BRONCHIQUE ET ALLERGIQUE \u2014 une dose initiale de 1.5 à 3.0 mg.par jour avec une dose de soutien de 0.375 à 1.5 mg.par jour.DE RONIL DANS TOUTES LES AUTRES INDICATIONS \u2014 le dosage est environ 14 à 14 de celui de la prednisone ou de la prednisolone.DEXAMETHASONE Comprimés DERONIL, 0.75 mg., présentés en flacons de 30, de 100 et de 500.Comprimés rainurés pour \u201cfractionnement facile\u201d a la portée de tout patient.2, ting CF (/ MED (2 En quête de superlatifs DERONIL DEXAMETHASONE le troisième progres majeur en stéroïdothérapie maximum defficacité stéroïdique chez plus de patients plus grande activité anti-inflammatoire par milligramme plus faible dosage par mille stéroïdes employés couramment plus vaste champ d\u2019 applications stéroidigues Noting CF CORPORATION LIMITED MONTREAL L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 dort Lea bébés ent.heogim! La céréale protéinée Gerber possède une valeur nutritive exceptionnelle.Elle a pour but d\u2019augmenter l\u2019apport en protéines du régime des bébés et jeunes enfants.Sa teneur totale en protéines (35%) est dérivée de blé, d\u2019avoine, de fèves de soja et de levure.Ainsi associées, ces protéines sont utilisées efficacement.Ceci met à la portée des jeunes mamans un moyen économique \u201cce .\u201cPp $= or TE a x d'ajouter à la nourriture de bébé des protéines sous une forme facilement digestible.La céréale protéinée Gerber est précuite et a une saveur de noix grillées qui plaît aux nourrissons et aux bébés.Flle est prête à servir avec du lait, de la formule ou autre liquide.Pour varier et rendre les repas plus appétissants, l\u2019alterner avec les céréales Gerber suivantes: riz, orge, avoine, blé ou mixte.Nous nous occupons uniquement de l\u2019alimentation des bébés: Aliments Gerber Pour Bébés NIAGARA FALLS, CANADA Ad.No.MC60-2F L'Union Méd.Canada : Tome 89 \u2014 Mai 1960 pour le patient souffrant de e Colite ulcéreuse e (Gastrite aiguë e Ulcère duodénal Un remplaçant non stimulant pour le thé et le café On doit souvent restreindre le café, le thé, le cacao et certaines liqueurs gazeuses chez les personnes affligées de lésions gastro-intestinales aiguës.Dans ce cas, le Postum est un remplaçant satisfaisant.Le Postum instantané est non stimulant et sans danger.Il ne contient pas de caféine, de théobromine, de théophylline ni de tanin\u2014les purines qui rendent les breuvages plus usuels indésirables dans certains cas.Le Postum est fait de blé, de son et de mélasse.Une tasse du breuvage contient 10 mg.de sodium et 16 calories.Le Postum est offert à vos clients dans les marchés alimentaires, d\u2019un bout à l\u2019autre du Canada.POSTUM INSTANTANÉ 9045F / ! L'Union Méd.Canada I 3 | È | Tome 89 \u2014 Mai 1960 SOULAGEMENT du mal de dos dû à la grossesse 89 OULAGENENT avec ce Support Spencer HISTOIRE DE CAS: La personne photographiée au sixième mois de sa grossesse a 34 ans.Elle a subi des traitements pour scoliose entre les âges de 13 à 17 ans, mais elle se rétablit suffisamment pour servir dans les forces navales de l\u2019armée américaine pendant huit ans.Au cours des récentes années, elle a souffert du retour intermittent de son mal de dos.Pendant sa grossesse, le médecin lui conseilla le port des Supports Spencer adresser le coupon ci-contre ou téléphoner à une marchande \u20ac Supports Spencer (voir pages jaunes sous illustrés ici.La malade déclare qu\u2019elle a obtenu le soulagement de ses symptômes de mal de dos et que le support de son abdomen lui donne du confort.Le Support Maternel Spencer est dessiné spécifiquement pour aider à soulager le mal de dos dû à la grossesse.La large section élastique en avant empêche la constriction.Des lacets ajustables s\u2019étendent de chaque côté du haut jusque sous l\u2019aine.Le support procure le maximum de protection contre la tension du dos \u2014 donne du confort et améliore l'apparence.Tout comme les autres Spencer, ce support maternel est btenir une brochure Spencer gratuitement.SPENCER =\u201d ' 1 \u201cCorsets\u201d) pour dessiné, taillé et fait sur commande pour répondre aux besoins de l'individu.Il se prouvera utile comme adjuvant à votre traitement des femmes enceintes qui se plaignent du mal de dos.Des courroies d\u2019ajustement de chaque côté du devant mettent le poids de l\u2019abdomen sur le bassin \u2014 non pas sur le rachis lombaire.Le support est très léger.Même les femmes qui n\u2019ont jamais porté de corsets accueilleront avec plaisir le confort de ce modèle Spencer.\u2014_ em em em em em em \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 SPENCER SUPPORTS (CANADA) LTD., Rock Island, P.Q.États-Unis: Spencer, Inc., New-Haven, Conn.Angleterre: Spencer, Ltd., Banbury, Oxon.| Envoyez-moi le nom de la Corsetière Spencer la [| J\u2019aimerais avoir une démonstration des avantages ( ( ( plus rapprochée.( et caractéristiques Spencer dans mes bureaux.( ( ' \u201cle support dessiné individuellement M.D. Avec Tampax, les femmes peuvent mener une vie active et agréable .$ aussi à l'aise qu\u2019à n'importe quel autre moment Des millions de femmes ont utilisé des billions de Tampax.Inventé par un médecin pour le bien-être de toutes les femmes .mariées ou célibataires, actives ou non.Eprouvé par plus de 25 années d\u2019études cliniques.La protection hygiénique interne Tampax est fabriquée exclusivement TAMP par la Canadian Tampax Corporation Limited, Brampton, Ontario.Des échantillons et de la documentation vous seront envoyés sur demande.JOUE UN RÔLE St IMPORTANT DANS SA VIE A 7 A L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 asthmatique.mais exempte de symptômes toute la journée durant, grâce à Tedral.Un comprimé Tedral, pris aux premiers signes de crise, aide la plupart des asthmatiques chroniques à respirer normalement, et à mener une vie active.à l'abri du bronchospasme, de la congestion des muqueuses, de l'appréhension.Tedral est présenté sous cinq formes pharmaceutiques commodes.C\u2019est l\u2019anti-asthmatique idéal pour assurer, à prix modique, une prophylaxie sûre et continue.VEDRAK l'anti-asthimatique sûr TORONTO.ONTARIO L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 66 ° h 12?.et un cornichon.Les goûts bizarres d\u2019une future maman sont parfois frivoles.Cependant, le choix de la formule de son Avec vitamine D bébé ne l\u2019est pas.Lait entier Farmer\u2019s Wife offre le plus grand choix de laits Lait partiellement écrémé spéciaux .cinq en tout .pour vous permettre Lait écrémé de prescrire la formule qui convient le mieux à chaque nourrisson.Avec vitamines C et D Formule préparée Instant (lait entier ) Formule préparée Instant (partiellement écrémée) e y Préparation facile et rapide.Offerts en boîtes de 1 Ib.spécialement conçues pour s\u2019ouvrir commodément.LES PREMIERS LAITS À FORMULES DE NOURRISSONS AU CANADA 0004F L'Union Méd.Canada 93 Tome 89 \u2014 Mai 1960 \u201cde gustibus non est disputandum\u201d maintenant il peut manger ce qu'il désire.KU-ZYME EUPEPTIQUE INDIQUÉ DANS LES DÉFICIENCES ENZYMATIQUES Pour obtenir une digestion et une assimilation optima des glucides, des protides et des matières grasses, KU-ZYME réalise un apport équilibré d\u2019enzymes digestives standardisées.Les essais cliniques démontrent que l\u2019enzyme standardisée amylolytique digère 1910 fois son propre poids d\u2019amidon en une heure.L\u2019enzyme protéolytique est purifiée et standardisée avec le lactose afin de digérer 200 fois son propre poids de protides en une heure à 40° C.Elle demeure efficace avec une variation de pH de 3.0 à 12.0 à la température de l\u2019organisme.Le d-Sorbitol permet le libre écoulement du flux biliaire dans l'intestin.L\u2019efficacité de KU-ZYME se vérifie non seulement dans l\u2019estomac, mais également dans le jéjunum et dans tous les segments gastro-intestinaux.Indications: KU-ZYME est une combinaison bien équilibrée d\u2019enzymes standardisées, indiqué dans les troubles digestifs en général, dyspepsie, flatulence, brûlements CHAQUE CAPSULE CONTIENT: d\u2019 cp Enzymes amylolytique Stand.K-U .30 mg.estomac, déficience Enzymes protéolytique Stand.K-U .6 mg.pancréatique.d-Sorbitol .Q.S.POSOLOGIE: 1 capsule 3 fois pas jour, prise au cours d'un repas.PRESENTATION: Flacons de 50 et 500.Fabricants: KREMERS, URBAN COMPANY, Milwaukee, U.S.Agents exclusifs pour le Canada: mn MEDICAL.LAES; In 5957 Monkland Ave.Montreal Canada - Tél. 94 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 pour abaisser le taux sanguin du cholestérol \u2026 Que ce soit pour abaisser le taux sanguin du cholestérol ou pour équilibrer la proportion graisses saturées et graisses non saturées de la diète, les nouvelles Capsules LENIC H.P.à forte concentration se révèlent d\u2019une efficacité clinique encore plus grande.Une concentration spéciale en graisses les moins saturées (4, 5 et 6 liaisons doubles dans une chaîne de carbones de 20-24) permet la réalisation de cette capsule riche en ces fractions lesquelles, gramme pour gramme, sont considérées comme cinq à huit fois plus efficaces que le simple acide linoléique a 2 liaisons doubles.1,2.3.4 Il semble maintenant clair que le premier but à atteindre chez le sujet traité soit de recapturer les graisses ingérées \u2014 réduction modérée des graisses saturées d\u2019une part, et apport complémentaire d\u2019acides gras non saturés, d\u2019autre part.Le changement opéré dans cette proportion avec LENIC H.P.attaque le problème à sa base et abaisse en même temps le taux sanguin du cholestérol.Chaque gramme de la Capsule LENIC H.P.fournit les glycérides gras non saturés suivants: acides arachidonique, pentaénoïque et hexaénoïque, 320 mg.; acide linoléique, 340 mg.; glycérides gras saturés, 140 mg., et tocophérols mixtes, 1 mg.On n\u2019y a pas ajouté de sucres.Comme chaque capsule ne fournit que 9 calories, la posologie d\u2019une semaine entière ne produit que 378 calories.Contrairement à cela, les huiles végétales ne renfermant que de l\u2019acide linoléique, ingérées à raison d\u2019une once par jour, ajoutent 1890 calories à la diète de la semaine.Présentation: Flacons de 100 capsules vert pomme.1.Kinsell et coll.: Lamcet, fév.1958.2.Ahrens (dans \u201cEssential Fatty Acids\u201d, de H.M.Sinclair), 1958.3.Ahrens et coll.: Lancet, janv.1959.4.Worne et coll.: Am.J.Med.Sc., juillet 1959.Posologie: Pour abaisser le taux sanguin du cholestérol d\u2019environ 210 mg., 2 capsules 3 fois par jour, en association avec une diète moyenne bien réglée et de l\u2019exercice modéré.En principe, semaines ou plus.Puis, il faut tenter de maintenir cice chaque jour, tandis que LENIC HP.est supprimé et gardé en réserve.faire parvenir échantillons et littérature sur demande.CROOKES-BARNES CANADA, LTD.Sainte-Thérèse, P.Q.il faut compter dix le taux à la normale par une diète réglée et de l\u2019exer- Nous serons heureux de vous Toujours le topique (de choix) SULAMYD SODIQUE Marque de sulfacétamide sodique, U.S.P.préparation antibactérienne pour le traitement topique des infections oculaires CORPORATION LIMITEO MONTREAL SOULAGEMENT EN - PROFONDEUR DE LA HÈVRE: DES FUINS Bristol Laboratories of Canada Ltd.) Montréal 1, Québec JOURNAL DES PRODUITS CHIRURGICAUX No.1 LA TECHNIQUE PLUS SORE DE MANIPULATION DES LIGATURES TRANSFORME LA SITUATION DANS LA SALLE D'OPÉRATION L'Adoption des Strip Packs Individuels en Plastique de Davis & Geck Offre une Plus Grande Sécurité tout en Simplifiant les Problèmes de la Manipulation, de l'Expédition et de la Conservation AUPARAVANT ancienne méthode de conservation en vrac ns des bocaux de solutions présentait nstamment la menace d\u2019une contamina- n croisée par des staphylos ou autres rmes, surtout le virus de l'hépatite dont sensibilité à toute solution germicide à foid demeure inconnue.Un seul tube de fgatures contaminé remis dans un bocal jeut contaminer tous les autres.En outre, les bocaux sont lourds, difficile à ouvrir, combrants a serrer et exposés a des bris teux.TEL A vg AUPARAVANT NI eS mem RES wy ty : 2 ; ven E J ; + i À .2 s tubes de ligatures glissent entre les 1gts, sont difficiles à rompre, se mani- ulent mal et sont longs et difficiles à ouvrir.arétes des tubes brisés entaillent souvent ligatures et de minuscules éclats de verre uvent méme envahir le champ opératoire.eS tubes inemployés doivent être lavés, Fiés et retournés dans les bocaux.AUPARAVANT wo \\ puand les ligatures, surtout le catgut chirurgi- al, sont livrées en bobines enroulées serrées, les risquent de vriller et d\u2019être affaiblies .ar le déroulement et le redressement exi- nt une manipulation excessive.MAINTENANT | SS Dans le nouvel emballage stérile Surgilope SP* de Davis & Geck, chaque ligature est enfermée individuellement dans une double enveloppe scellée en plastique qui supprime complètement le danger d\u2019infection croisée que comporte l\u2019emploi des bocaux de solutions ordinaires.Des cartons compacts et légers de 3 douzaines remplacent les bocaux encombrants et fragiles .la manipulation est plus facile et plus rapide, la casse est supprimée et les frais de transport sont réduits de façon radicale.Avec l\u2019emballage Surgilope SP l\u2019infirmière en service externe n\u2019a qu\u2019à ouvrir l\u2019enveloppe extérieure pour fournir l\u2019enveloppe intérieure stérile scellée contenant la ligature.Trois techniques simples et rapides peuvent satisfaire toutes les situations se rencontrant dans la salle d\u2019opération.Des ligatures supplémentaires peuvent être rapidement ouvertes au fur et à mesure des besoins, réduisant ainsi le gaspillage et évitant la perte de temps pour la restérilisation.ol )) MAINTENANT Le nouvel enroulement Davis & Geck en rouleaux laches fournit une ligature souple, sans vrillage, prête à servir immédiatement.LES LIGATURES EN POLYÉTHYLÈNE LINEAIRE REDUISENT LES REACTIONS TISSULAIRES La Nouvelle Série de Ligatures en Dermaléne se Montre aussi Plus Résistante, Plus Facile à Manipuler que les Autres Synthétiques Les réactions aux corps étrangers\u2014avec la détérioration de l\u2019effet esthétique qui en résulte\u2014peuvent être réduites sensiblement avec les nouvelles Ligatures en Polyéthylène Linéaire Dermalène.Dans des études comparées, on a trouvé que la matière polyé- thylénique de Davis & Geck causait moins de réactions tissulaires que le nylon ou autres ligatures synthétiques d\u2019usage courant, avantage important en chirurgie plastique et cuticulaire.À grosseur égale les ligatures en polyéthylène linéaire Dermalène ont une plus grande résistance à la traction que même le nylon dans les tests de traction simple et de nouage, elles ont une plus grande souplesse et un plus faible allongement, et les noeuds y tiennent mieux.Les ligatures en polyéthylène linéaire Dermalène sont montées sur aiguilles Atraumatic et présentées en emballages stériles Surgilope SP.SUPPRIME L'ODEUR DES PLAIES _ LA SOURCE! _ A F ah a der.Le Désodorisant Surgaire* Repose sur un Principe Nouveau On peut maintenant supprimer de façon certaine les odeurs de plaie les plus nauséabondes pendant plus de 12 heures par application de Surgaire, un nouvel aérosol désodorisant stérile mis sur le marché par Cyanamid.Contrairement aux désodorisants ordinaires, employés soit en pulvérisation ou sur une mèche, qui masquent simplement par leur propre parfum pénétrant les odeurs répandues dans l\u2019air, le Surgaire est destiné à être pulvérisé directement sur le pansement qui recouvre la plaie.Agissant à la source, il supprime l\u2019odeur par action chiminique avant qu\u2019elle ne puisse se répandre dans la chambre de malade.Employé régulièrement là où les odeurs de plaie posent un problème, ce désodorisant efficace et d\u2019application facile peut grandement contribuer à améliorer le moral des malades et du personnel dans les hôpitaux, les maisons de convalescence, les cliniques pour cancéreux, aussi bien qu\u2019à domicile. LES PANSEMENTS NON ADHESIFS OWENS SONT MAINTENANT EMPLOYÉS REGULIEREMENT PAR BEAUCOUP DE MEDECINY : Vv Nouveau Pansement de Contact s'Appliquant sur Toute Plaie Superficielle Evite la Douleur et le Dommage des Tissus à l'Enlèvement, n'Entrave pas le Drainage Convenable me 54 1e Les Pansements Owens Stériles sont présentés doublement enveloppés en enveloppes individuelles permettant l\u2019application facile.Formats; 3\" x 8\u201d et 8° x 12\u201d.Les Pansements Non Adhésifs Owens trouvent un usage étendu en pratique générale.Ces pansements stériles en enveloppes individuelles s\u2019appliquent rapidement sur la surface des coupures, brûlures, éraflures, incisions ou ulcérations avant d\u2019y poser de la gaze ou autre protection.Les médecins ont constaté que l\u2019armure unique \u201cmicrogauge\u2019\u2019 laisse passer librement les exsudats liquides, tout en em- péchant la pénétration des bourgeons capillaires qui causent l\u2019adhérence des plaies.Comme on est maintenant assuré que le pansement ne collera pas, le changement de pansement n\u2019est plus nécessairement une longue et douloureuse corvée, et la guérison est généralement hâtée parce que les tissus ne sont pas endommagés.Photo prise 35 sec pansement se sépare de la plaie .Ne ondes plus tard montrant la facilité avec laquelle le .aucun arrachement des surfaces en voie de guérison.LE BANDAGE EN MOUSSE ÉLASTIQUE SUPPLON OFFRE DES AVANTAGES UNIQUE (produit anciennement appelé CURON) récemment mis au point.Il ne renferme ni tissu ni caoutchouc .il peut être \u2018\u2019Un des plus importants récents développements dans le domaine des bandages élastiques\u201d! lavé et passé à l\u2019autoclave sans se détériorer, et il est physiologiquement inerte.Comme il adhère à lui-même, il Telle a été la réaction d\u2019un médecin après l\u2019autre quand ils ont fait Pessai du nouveau bandage compressif en mousse élastique SUPPLON.Depuis son introduction sur le marché, les propriétés uniques du Supplon lui ont rapidement valu l\u2019acceptation par tout le corps médical.Bandage compressif d\u2019un genre entièrement nouveau, le Supplon est composé exclusivement d\u2019un plastique très poreux *Marque déposée 10 DAVIS à GECK SUTURES and other surgical Specialties Veuillez m\u2019envoyer mon exemplaire du nouveau catalogue HC-1 de sutures et de spécialités chirurgicales.Quantité d\u2019exemplaires additionnels, si désirés ( ) NOM est exceptionnellement facile a app quer, méme aux endroits difficiles: bander.Cette même propriété aide à maintenir en place alors que les aut bandages élastiques ont tendance ag ser et a se déplacer.La très grande élasticité du Supp permet de régler la tension avec p cision selon les besoins individuels.| légèreté étonnante et sa porosité unic aident à hâter la guérison et augment grandement le confort du patient.Le Supplon se vend en rouleaux de | 3\u201d, 4\u201d et 6\u201d de large par 3 verges! long, en boîtes de | rouleau.Remplissez et postez ce coupon à : MEDICAL PRODUCTS DEPARTMENT CYANAMID OF CANADA LIMITED, (En lettres moulées ou dactylographiées S.V.P.) TITRE OU SPÉCIALITÉ ADRESSE MONTRÉAL VILLE | mM | \u2018 L'Union Méd.Canada 97 Tome 89 \u2014 Mai 1960 Du nouveau venant de Lederle une association logique pour réprimer l\u2019appétit méprobamate avec sulfate de dextro-amphétamine LEDER LE v le méprobamate relâche la tension due au régime vw la d-amphétamine réprime l\u2019appétit et relève le moral ¥ « «+ SANS stimulation exagérée e +.sans insomnie .sans la lourdeur ou le reliquat d\u2019effet des barbituriques Chaque dragée (rose) renferme: sulfate de d-amphétamine 5 mg.méprobamate .400 mg.Posologie : Une dragée une demi-heure à une heure avant chaque repas.PLEPINPYY yA NAMID OF CANADA LIMITED Montréal *Marque déposée 98 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 FACTEURS DE LA VITAMINE \u201c\u2018\u2019B\u201d\u201d AVEC ASSOCIATIONS DIVERSES elixirs: BETAGENE BETAGENE FER ET FOIE BETAGENE ET Br: comprimés: BETAGENE ET FOIE BETAGENE FER ET FOIE BETAGENE SUPER injectables: BETAGENE (10cc.) BETAGENE ET B,, (10cc.) JCANADAYDRUG-LTEE LTDOMONTREAL' reste toujours un médicament de chrix pour le traitement scientifique de la « + COQUELUCHE ° est journellement prescrit avec succès pour les cas de coqueluche et des toux coqueluchoïdes.\u2014 Ne cause ni intolérance ni complications.e Littérature sur demande.CANADA DRUG LTÉE LTD.MONTRÉAL / L'Union Méd.Canada 99 Tome 89 \u2014 Mai 1960 pour le traitement des patients trop corpulents e la d-amphétamine réprime l\u2019appétit et relève le moral e le méprobamate relâche la tension due au régime (sans toutefois produire de stimulation exagérée, d\u2019insomnie ou de reliquat d\u2019effet comme les barbituriques) méprobamate avec sulfate de d-amphétamine LEDERLCLE une association logique pour réprimer l\u2019appétit Chaque dragée (rose) renferme: méprobamate, 400 mg; sulfate de d-amphétamine, 5 mg.Dose: Une dragée une demi-heure à une heure avant chaque repas.; ; *Marque déposée CYANAMID OF CANADA LIMITED Montreal AVIS CONCERNANT LES EXAMENS Chaque année ont lieu les examens pour admission au Titre d\u2019Associé (Fellow) en Médecine ou en Chirurgie générale, avec modification de ces examens pour certaines spécialités, et pour la Certification dans les spécialités médicales et chirurgicales approuvées.Les listes pour les examens de 1960 sont maintenant closes, mais on acceptera les demandes pour les examens de 1961 jusqu\u2019au 30 avril 1961.On peut se procurer, sur demande, les \u201cRèglements et Normes de Formation post-uni- versitaire régissant les Examens\u2019, ainsi que les Q formules de demande d\u2019admission aux examens, yg la liste des hôpitaux canadiens approuvés et les PRO FO N D = U R D E LA formules de demande d'évaluation.On doit spécifier la spécialité à laquelle on est intéressé.Le Collège Royal des Médecins ef Chirurgiens du Canada 74, avenue Stanley, Ottawa 2, Ontario ee» uaLQUe, IR oT of Canada Ltd.Montréal 1, Québec L\u2019Un Méd.Canad 100 Tome 89 Mai 1960 DEPUIS PRÈS D'UN DEMI-SIECLE Toujours le meme but: REDUIRE LE TAUX DE LA MORTALITE INFANTILE Var la Qualité de nos Produits SUCC.N.-D.-DE-GRACES BUREAU CHEF LA.3-3121 HU.4-3561 LIMITÉE pee EGU CEE dy rr yy.A Ib AALIQULE H Bristol Labor.Mon ER of Canada A(R \u2018 L'Union Méd.Canada 101 Tome 89 \u2014 Mai 1960 une association logique pour la répression de l\u2019appétit méprobamate plus d-amphétamine .réprime l\u2019appétit .relève le moral .réduit la tension .sans insomnie, stimulation exagérée ou reliquat d\u2019effet comme les barbituriques.TEE RO QE Ep LIT a red \u2014 Chaque dragée (rose) renferme: méprobamate, 400 mg.; sulfate de d-amphétamine, 5 mg.Dose: Une dragée une demi-heure à une heure avant chaque repas.*Marque déposée CYANAMID OF CANADA LIMITED Monreal Chad \u201cTRABLET® tontient: 2 Ted (açide A ASUS OS AMES) bre rm 200 mg Acidg désoxycholique y TAN @\" + 50 mg NE VTE CS Br on AED PETTY COMPANY OF CANADA, LTD Marque dépogée PAL.AMEZ pour ges tomprimés de forme apézolidal 102 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Mai 1960 .alors, c\u2019est le moment de faire confiance à SWIFT .Spécialiste en fait de viandes! Pour aider vos petitspatients a profiter au maximum des nombreux avantages de la viande, Swift prépare cet aliment vital pour la croissance sous sa forme la plus délicieuse et la plus facilement assimilable.Avec toute sa compétence, Swift choisit de la viande extra-maigre, d\u2019une teneur plus élevée en protéines .la prépare soigneusement pour lui conserver ses valeurs nutritives .et la réduit en purée plus fine.Cela lui assure des saveurs si appétissantes qu\u2019elles aident à former de bonne heure de bonnes habitudes alimentaires.Seul Swift est spécialisé dans la préparation de viandes et de mets à la viande nourrissants et délicieux pour bébés.VIANDES 100% JAUNES D'OEUFS DÎNERS À LA VIANDE Les deux mots les plus dignes de confiance en fait de viande .SO TAMER ET SGULLOH DE ROËU TT Re +; Shee js \u2018 L'Union Méd.Canada 103 Tome 89 \u2014 Mai 1960 Pyitalité® au malade débilité B P L E X LE COMPLEXE B COMPLET PROVENANT DE SOURCES NATURELLES Le nouveau B-PLEX est exceptionellement agréable a prendre.Il constitue un traitement complet et adéquat aux vitamines du complexe B et à la vitamine B,, qui sont importantes pour stimuler la croissance, la formation du sang et pour surmonter la fatigue.B = P L E 4 LE COMPLEXE B COMPLET AVEC SULFATE FERREUX Extraordinairement agréable au goût, le B-PLEX avec Elixir au Complexe B en flacon de 8 onces avec FER FER est indiqué pour renforcer les régimes pauvres en J élément nutritifs des malades de tout âge.Il fournit le Complexe des vitamines B complexe B complet, la vitamine B,; et le sulfate fer- avec sulfate ferreux reux, destiné à protéger le malade contre la carence de en flacon de 8 onces fer d\u2019origine alimentaire.Posologie\u2014de 1 à 2 cuillerées a thé t.i.d.Et le B-PLEX et le B-PLEX avec FER contiennent le SORBITOL, dont a été découverte récemment la propriété d\u2019augmenter grandement I'absorption de vitamine B,,\" et de fer\u201d.1.Chow, Bacon F.et al.: Am.J.Clin.Nutrition 6:30, 1958 Wyeth 2.Herndon, John F.et al.: J.* Morque Déposée Nutrition 64:615-623 (10 avril 1958).WALKERVILLE, ONTARIO TABLE DES ANNONCEURS Pages Abbott Laboratories Ltd.(Iberol \u2014 Compocillin-VK) .53-54 Ames Co.of Canada Ltd.(Dechotyl) 101 Austin Laboratories Ltd.(Furacin) _._._._.21220020000000 Ayerst, McKenna & Harrison Ltée (Hylenta \u2014 Béminal) 27 - 28 Bard-Parker Company (Lames Rib-Back, B-P) Baxter Laboratories of Canada Ltd.(Tis-U-Sol) Becton.Dickinson & Co.Canada Ltd.(Ace) .como.82 Berrols-Diets Ltd.(Menus équilibrés Berrols) -__._.\u2026 48 Bristol Laboratories of Canada Ltd.(Tetrex)._._._._\u2026 74-75 Bristol Laboratories of Canada Ltd.(Naldecol) 94 - 99 - 100 - 104 Calmic Limited (Cerevon) ._.1.220000000000 00000 en een 26 Canada Drug Limited (Betagene) ____.\u2026.\u2026.98 Canada Drug Limited (Paveral) __ 98 Canadian Tampax Corp.Ltd.(Tampax) .__.-_._._____.__\u2026- 90 Carnation Milk (Lait Instantané) ._ ooo.84 Ciba Limitée (Créme Bradosol) .Deuxiéme page de la couv.Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada (Examens) ._.11110000000000000 0 cac cola nl on cn ce ce ce nc nes 99 Cow & Gate (Canada) Ltd.(Lait Farmer's Wife) _._._\u2026 92 Crookes-Barnes Canada Lted.(Argyrol S.5.) oo.32 Crookes-Barnes Canada Ltd.(Capsule Lenic H.P.) ________ 94 Desbergers Limitée (lodaminol \u2014 Hémo-Somaton) an Quatrième page de la couverture Eddé, J.\u2026 Limitée (Betagene) -__._.___.122200000000 0000 83 Eli Lilly and Company (Canada) Lid.(Ilosone) _._._.42 Frosst, Chas.E.& Co.(Kondrémul) _ oo.4 Frosst, Chas.E.& Co.(Sirop de Vermisol) ___._._._.15 Frosst.Chas.E.& Co.(\"Restropin composé) 17 Frosst, Chas.E.& Co.(Tutamate) coe.19 Frosst, Chas.E.& Co.(Comprimés 293 \u2014 Comprimés 283) 71 Geigy Pharmaceuticals (Préludine) __.___._._.9 Geigy Pharmaceuticals (Butazolidine) _.___.\u2026.23 General Foods Limited (Postum Instantané) __.____._____._____ 88 Gerbert Products of Canada Ltd.(Aliments Gerber pour bébés) meen 87 Herdt & Charton, Inc.(Vichy Célestins) ______ oo.2 Herdt & Charton, Inc.(Marro-Dausse) .__.___.221220002 55 Herdt & Charton, Inc.(Hormodausse) .oceeeeccooocoocoaoe- 56 Herdt & Charton.Inc.(Dainite-KI-KI-N) .__._._.2122220 02 57 Hoechst Pharmaceuticals of Canada Ltd.(Orinase) _._.__.69 Hoffmann - La Roche Ltée (Librium) ._.______._.100200000000 12 Hoffmann - La Roche Ltée (Gantrisin \u2018Roche\u2019) .__._._.20 Horner Ltd., Frank W.(Mobenol) ooo.22 Institut Albert-Prévost (Hopital psychiatrique) .___._.______.6 Johnson & Johnson Limited (Atraloc, KS \u2014 Ethicon) .___ 81 Joubert.J.J.Limitée (Produits Joubert) ___._.___._._._.100 Lederle Laboratories (Achromycine) _.__.____.221000000000 1 Lederle Laboratories (Déclomycine) 3ème page de la couv.Lederle Laboratories (Aristocort) ooo.76 - 77 Lederle Laboratories (Bamadex) _.__._ _._.___.97-99-101 Lederle Laboratories (Journal Produits Chirurgicaux) .95 - 96 Leeming Miles Pharmaceuticals Inc, (Metaspas) _._.60 Le Ministère de la Santé de la Province de Québec (Bienfaits des Services de Sant ) __ a.38 Mead Johnson (Enfalac) ___._.111110000000000 0000000000 80 Merck, Sharp & Dohme (Decadron) oo.24 - 25 Merck, Sharp & Dohme (Hydeltrasol) _._.___.__.22200000- 68 Millet, Roux & Cie, Ltée (Vaccins) ooo.3 Parke, Davis & Co.Lid.(Chloromycetin} ___.___.____.__.37 Pfizer Canada Ltd.(Diabinese) ____.67 Pitman-Moore of Canada Lid.E.B.Shuttleworth division (NovahiStine) oem nn 49 Poulenc Limitée (Flagyl) ooo aes 7-8 Robins Co.of Canada Ltd.(Donnatal) .__.39 Robins Co.of Canada Ltd.(Dimetane Expectorant) .70 Rougier Inc.(Kerabec) __.Premiere page de la couv.Roussel (Canada) Ltée (Gonadyl, comprimés) ._._.___ 44 Roussel (Canada) Ltée (Aménorone)._.0_- 46 Sandoz Pharmaceuticals (Mellaril) oo.61 Schering Corp.Ltd.(Polanil} o_o 5 Schering Corp.Ltd.(Coricidin) ____.1000000000- 31 PPRIAS QWTES > AU | Cana\u201d & ho ee + Pages Schering Corp.Ltd.(Naqua) oo oon 40 - 41 Schering Corp Ltd.(Deronil} .1220000000 85-86 Schering Corp.Ltd.(Sulamyd Sodique) .94 Searle Co.of Canada Ltd., G.D.(Nilevar) ____.__.___._______.30 Sherman Laboratories (Elixophylline).\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.16 Smith, Kline & French Inter-American Corp.(Stelazine) .59 Smith & Nephew Limited (Gypsona) -.200000000 34 Spencer Supports (Canada) Ltd.(Supports Spencer) .\u2026.89 Squibb & Sons Ltd.(Vesprin) oo.oon.21 Squibb & Sons Ltd.(Kenacort) ._ 51 Sterling Drug Mig.Ltd.(Lait de Magnésie Phillips) .__.36 Strasenburgh Co.of Canada Ltd.(Ionamin) .__._.____.45 Strasenburgh Co.of Canada Ltd.(Biphetamine) __._._.47 Swift Canada Co.(Viandes pour bébés) __._._.102 U.S.Vitamin Limited (Pantho-Foam) .\u2026.\u2026.- 78-79 Unik Medical Labs (Ku-Zyme) crea 93 Warner-Chilcott Laboratories (Warnerin) coo.43 Warner-Chilcott Laboratories (Agarol) __._ _._._____.73 Warner-Chilcott Laboratories (Tedral __._.___.91 White Laboratories of Canada Ltd.(Gitaligin) _.__.18 White Laboratories of Canada Ltd.(Mol-Iron) __._____.__.35 Winthrop Laboratories of Canada (Pomalin) _ .14 Wyeth & Bros.(Canada) Ltd., John (Sparidol) ._.11 Wyeth & Bros.(Canada) Ltd., John (Equanitrate) __._._.29 Wyeth & Bros.(Canada) Ltd.John (Polymagma) 33 Wyeth & Bros.(Canada) Ltd, John (Pen-Vee-Oral) 52 Wyeth & Bros.(Canada) Ltd., John (Carvasin) _.58 Wyeth & Bros.(Canada) Ltd.John (Oxaine) ._.63-64 -65- 66 Wyeth & Bros.(Canada) Lid., John (B-Plex \u2014 B-Plex avec Fer) meee 103 \u201cSOULAGEMENT EN, RL PROFONDEUR DE LA HEURE.DES FOINS Bristol Laboratories of Canada Ltd, Montréal 1, Québec Imprimée dans les Ateliers de la ; Librairie Beauchemin Limitée, Montréal. plus grande meilleure action de protection pendant activité tolérance digestive pointe soutenue un jour de plus MAINTENANT.contre les rechutes LES BIENFAITS SUPPLEMENTAIRES DE LA Ie), CLOMYCIN À LA R G E S P E CTR E Déméthylchlortétracycline Lederle DANS LE NOUVEAU ea I1RO I 75mg./c.athé de 5 cc., en flacons de 2 onces 3-6 mg.par livre par jour en quatre doses AROMATISE A LA CERISE fractionnées CYANAMID OF CANADA LIMITED Montreal *Marque Déposée IODAMINOL Comprimés TRIPLE FORCE (12 grain d'iode) ; SIMPLE et AVEC PHÉNOBARBITAL ; INDICATIONS: Hyperthyroïdie; goitre toxique.POSOLOGIE: Un à trois comprimés par jour.CONDITIONNEMENT: Flacons de 100 comprimés.COMPRIMÉS: AMPOULES 5 cc.oe 2 Solution à 5% d\u2019acides aminés iodés.1/6 grain d\u2019iode par comprimé.Teneur en iode: 18.75 mgm.par ampoule.INJECTION INTRAVEINEUSE Trois à six comprimés par jour._\u2014 cl Trois à six ampoules par semaine.= ul Te A yr IR e Pharmaciens CANADA GLIA AMPOULES et DRAGEES HEMO-SOMATON 1 avec VITAMINE \u201cC\u201d | - pa MÉDICATION TONIQUE \u2014 HÉMATINIQUE \u2014 STIMULANTE E ; INDICATIONS: Anémies hypochromes; Fatigue; Atonie; Surmenage; M Faiblesse; Hypovitaminoses \u201c\u2018C\u201d \u2018 | Chaque ampoule de 10 ml.contient: Plasma entier extrait du sang de jeunes bovins et aromatisé pour usage oral.Chaque dragée contient: Vitamine C: 150 mgm.Glycerophosphate de strychnine: 0.5 mgm.Glycerophosphate de sodium: 60.0 mgm.Glycerophosphate de calcium: 120.0 mgm.Phosphogluconate ferreux: 100.0 mgm.Methylarsinate de sodium: 10.0 mgm.Extrait concentré correspondant à 350 mgm.de levure de bière.POSOLOGIE: Une ampoule et une dragée à prendre avec un peu d\u2019eau, deux fois par jour, après les deux principaux repas.PRÉSENTATION: Boîtes de 10 ampoules et 10 dragées.\u201cUNE NOUVELLE SPÉCIALITÉ DESBERGERS\" "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.