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Titre :
L'union médicale du Canada
Éditeur :
  • Montréal :[Revue L'union médicale du Canada],1872-1995
Contenu spécifique :
Juin
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Bulletin de l'Association des médecins de langue française de l'Amérique du Nord) ,
  • Gazette médicale de Montréal
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L'union médicale du Canada, 1960-06, Collections de BAnQ.

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[" 30e CONGRES DE L'A.M.L.F.C.- WINDSOR, Ontario - les 20, 21, 22 et 23 septembre 1960 DME 89 \u2014 NUMERO 6 MONTREAL, JUIN 1960 L'Union Médicale 1872 du Canada 1960 Fondée à Québec en 1902 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada BULLETIN LE RECRUTEMENT MEDICAL .1001 10 675 Edouard Desjardins INVITATION A WINDSOR .677 Alphonse Leblanc e e e VIE DE L'ASSOCIATION DES MEDECINS DE LANGUE FRANÇAISE bu CANADA 1112111111 10 678 Pierre Smith ° ° e NEUROLEPTIQUES, PARKINSONNISME et SCHIZOPHRENIE 679 L.Gratton LES ETATS D'ANXIETE A FORME DEPRESSIVE ET LEURS SYSTEMES DE DEFENSE CHEZ L'ENFANT .695 Taylor Statten DE LA RECHERCHE D\u2019ESCHERICHIA COLI-ENTERO-PA- THOGENES DANS LES SELLES DE 260 NOUVEAU-NES A L'HOPITAL SAINTE-JUSTINE .111111111010 0 00 701 Gabriel St-Rome et Bernard Martineau RECUEIL DE FAITS MYELODYSPLASIE SACREE ._._ 706 Roma Amyot INSUFFISANCE CONCENITALE DU TUBULE RENAL .711 G.Huard et J.-L.Picard -E DIAGNOSTIC RADIOLOGIQUE PRECOCE DES STAPHYLOCOCCIES PLEURO-PULMONAIRES DU NOURRISSON 719 L.-P.Langelier REVUE GÉNÉRALE LES MYCOSES ET BLASTOMYCOSES PULMONAIRES 725 Paul Dufault UANAPHYLAXIE ALIMENTAIRE 111211111000 731 Raymond-J.Savignac LA TRICHOMONASE UROGENITALE MASCULINE ET FEMININE .LL LL LL LL 735 Lucien Sylvestre et Zoltan Gallai POLYPOSE NASALE .741 Raymond Blais EDITORIAL QUE PENSER ACTUELLEMENT DE LA LOBOTOMIE PREFRONTALE?.LL LL LL LA LL LL LL 746 Marcel Berthiaume VARIETES L\u2019EVALUATION MEDICALE OU \u201cMEDICAL AUDIT\u201d .749 Gilbert Blain MEDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES URGENCE EN PATHOLOGIE ABDOMINALE .754 Richard Lessard LES ASPECTS CLINIQUES DE LA GOUTTE .756 Maurice Campbell A PROPOS DU TRAITEMENT DE LA \u201cTRICHOMONAS VAGINALIS\u201d 11111111 LL LL LL 759 N.-R.Bouziane et J.-M.Desranleau CORRESPONDANCE LETTRE DES ETATS-UNIS .11111 1111110 761 e e e ANALYSES 1.112111 LL LL LE 763 NECROLOGIE LL LL LL 00 LL LL LL LL LL LL LL 778 NOUVELLES 1.21201111 LL LE 778 REVUE DES LIVRES PT N 782 LIVRES REQUS .LL LL LL LL LL 784 COMMUNIQUES 112111100111 972 L'Union Médicale du Canada en 1891 111111111200 796 NOUVELLES PHARMACEUTIQUES .804 BRULURES « PLAIES + ULCÈRES nN STIMULE LA REGENERATION TISSULAIRE Pour une activité bactéricide élargie eriIsan-ant (Tyrothricine \u2014 Bacitracine \u2014 Néomycine) erisan antibiotique ¢ hydrocortisone (0.5% DIOtIQUE Plus d\u2019un demi-siècle consacré à l'avancement des sciences médicales au Canada. PLUS DE 90% DES PATIENTS ACCUSÉRENT UNE NETTE CHUTE TENSIONNELLE A LA STATION DEBOUT\" Ismelin (guanéthidine) Nouveau point d\u2019attaque .Possibilités nouvelles en thérapeutique antihypertensive AGIT AU NIVEAU DES TERMINAISONS SYMPATHIQUES PERIPHERIQUES e Baisse significative des chiffres systoliques et diastoliques e Effet inhibiteur spécifique du système sympathique périphérique (sympathoplégique) e Aucun effet de blocage au niveau des ganglions e Peut être prescrit au patient ambulatoire e Bien toléré aux doses recommandées Ny | PRESENTATION: Comprimés à 10 mg.(jaune pâle, sécables) et à 25 mg.(blancs, sécables) ; flacons de 100 et 500.RÉFÉRENCES: 1.Page, I.H.et Dustan, H.P.: J.A.M.A.170:1265 (11 juillet) 1959 2.Richardson, D.W.et Wyso, E.M.: Va M.Month.s6:377 (juillet) 1959 3.Frohlich, E.D.et Freis, E.D.: Med.Ann.Distr.Columbia 28:419 (août) 1959 C | 13 À OÙ LA RECHERCHE EST DE TRADITION 1489 \u2018 Tome 89 \u2014 Juin 1960 \u2018Union Méd.Canada mpra ® Achrom intramusculaire fiole.de 100 mg., 250 ou quand e minutes con pte 4 .Achromyci intraveineuse fioles de 100 mg, 250 mg 500 mg.Achromycine* Tétracycline-HC1 Lederle la certitude parentérale de concentrations thérapeutiques immédiates *Marque déposée MAS CYANAMID OF CANADA LIMITED Montreal 9 L'Union Méd.Canada L'Union Médicale du Canada Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Léon Binet, doyen, ; _.L .Son.Exc.Philippe Panneton, Faculté de Médecine, Université de Paris; Wilfrid Bonin, doyen, H.Hermann, doyen, ; _L Faculté de Médecine, Université de Montréal; Faculté de Médecine, Université de Lyon; Jean-Baptiste Jobin, doyen, Maurice Roch (Genève), Jean Faculté de Médecine, Université Laval, Québec; y d - * a a , + Pasteur Vallery Radot (Paris), Faculté de Médecine, Université d'Ottawa; R.Kourilsky (Paris), T.Parizeau Paul-Louis Chigot (Paris), A.Marin, Paul Lamarque (Montpellier), Paul Letondal.BUREAU DE REDACTION Rédacteur en chef: Roma AMYOT Assistant-rédacteur en chef: Secrétaire de la Rédaction: Edouard Desjardins.Jean-Marc Bordeleau.BUREAU DE COLLABORATION MM.).-M.Beauregard, M.Belisle, Jacques Bernier, Marcel MM.Camille Laurin, }.-Guy Laurin, Simon Lauzé, R.Lebeau, Berthiaume, Jean-Marc Bordeleau, Léandre Décarie, André Leduc, Charles Lépine, ).Mathieu, Gérard Mi- Edouard-D.Gagnon, Jacques Gagnon, Maurice Gervais, gnault, P.Poirier, André Proulx, Rosario Robillard, Fernand Grégoire, Roland Guy, P.-P.Julien, M.Kaludi, Henri Smith, Maurice St-Martin.CORRESPONDANTS MM.A.Plichet et M.Pestel (Paris), MM.Ceorges-L.Dumont (Campbeliton, N.-B.}, P.Rentchnick (Suisse), Aug.Panneton, P.-A.Denoncourt (Trois-Rivières).Donat-P.Cyr (Boston, Mass.), D.Colin (Saint-Boniface), Charles-P.Mathé (San Francisco), L.-P.Mousseau (Edmonton), A.Fontaine (Woonsocket), Sylvio Leblond (Chicoutimi), L.Mantha, A.Lecours, L.Potvin (Ottawa), H.E.St-Louis (Vancouver), Jean-Paul Fortier (Sherbrooke).INDICATIONS: Maladies des voies biliaires et du foie, dyspepsies, affections intestinales.Indispensable dans les convalescences post-opératoires.PROPRIETE DE LETAT FRANCAIS RECOMMANDEE ET PRESCRITE PAR LE CORPS MEDICAL DANS LE MONDE ENTIER Composition naturelle I-NI-MI-TABLE ! Méfiez-vous des substitutions, prescrivez toujours CELESTINS Importateurs: HERDT & CHARTON, INC.\u2014 2245, rue Viau, Montréal \u2014 CL.9-464] rE TQ na et WED pe AY ~.ho re den ELIXIR 2 PASM eu INFANTILE Ne age pee 4 SÉDATIF NERVIN | % HYPNOTIQUE mes RCE 6 015 CONTENANCE re p030Lk Povey Lhd APN LL Pt] PY et PR dal gants * par et En) LL Sa PASMY ov pov aL 0-3 SELON LAWS AP Cd Pa ell Bsr pod TREK 15 - CANN \u201ci 2) 7 4 A A 7 A 7 7 2 24 a | a A 0 A ny Z 2, J Q 27 % 7 2 / Un 7 a 2 7 À AN 22 i 7, 2 ELIXIR \u201c LE SEDATIF DES ENFANTS \" au délicieux goût d'orange DISTRIBUTEURS A) PIHLILET, ROUX Ca) CIK.LIMITÉE | MONTRÉAL, 18 P.Q. 4 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 L'Union Médicale du Canada Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada ADMINISTRATION OFFICIERS COMITÉ EXÉCUTIF ET DE PUBLICITÉ Président: Paul Dumas MM.Paul Dumas, Roma Amyot, Origène Dufresne, P.-R.Vice-président: Origène Dufresne Archambault et Edouard Desjardins.Secrétaire-trésorier: P.-R.Archambault BUREAU DE DIRECTION MM.Roma Amyot, P.-R.Archambault, Albert Bertrand, MM.Roger-R.Dufresne, Paul Dumas, Jacques Genest, Emile Blain, E.-Roland Blais, Roméo Boucher, P.Albert Jutras, Wilfrid LeBlond, Jean-Louis Léger, Bourgeois, Paul David, J.-A.Denoncourt, Edouard Donatien Marion, J.-P.Paquette, Laurent Potvin, Desjardins, Origéne Dufresne, Jean Saucier, L.-C.Simard, Pierre Smith, J.-A.Vidal.ADMINISTRATION et SECRETARIAT: } 326 est, boul.Saint-Joseph, Montréal.PUBLICITE: Jacques-D.Clerk.Téléphone: AVenue 8-9888 Un sedatif alcalin bien equilibre .Une demi-capsule-mesure (90 gr.ou 6 G.) renferme: phénobarbital de sodium carbonate de calcium bicarbonate de sodium citrate de sodium et tartrate de sodium q.s.(alcalis potentiels) PRÉSENTATION: flacons à capsule-mesure de 4 et 8 onces.HUIT ONCES 23 6 \"SEDALKA\" EEFICACE.AGREABLE AU GOUT Indigestion nerveuse et hyperacidité: céphalée et nausée associées au trop-manger et au trop-boire: comme supplément thérapeutique dans les rhumes ordinaires et la grippe.POSOLOGIE: une capsule-mesure (4 cuillerées à thé) par jour, en dose unique ou fractionnée, dans de l\u2019eau. DROIT au but PSOLARAMINE maléate de dextro-chlorphéniramine *POLARAMINE, RÉPÉTABS: MARQUES DE COMMERCE l\u2019antihistaminique le plus sûr .le plus efficace au plus faible dosage Le nouvel antihistaminique isomère dextrogyre est 25 fois plus puissant que les autres antihistaminiques \u2014 une dose moyenne de 12 mg.par jour controle la plupart des allergies.Il n\u2019y a virtuellement pas d\u2019effets secondaires \u2014 plus grande sécurité de tous les antihistaminiques, telle que déterminée par l\u2019indice thérapeutique \u2014 3380.Pour la prévention et le traitement de toutes les conditions allergiques répondant aux antihistaminiques par voie orale.Présentation: Polaramine Répétabs \u2014 6 mg., flacons de 100 et de 1000 Polaramine, Comprimés 2 mg., flacons de 100 et de 1000 Polaramine, Sirop \u2014 2 mg./5cc., flacon de 16 oz.cheri , Cr CORPORATION LIMITED MONTREAL 6 l\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 CONDITIONS DE PUBLICATION \u201cL'Union Médicale du Canada\u2019 parait tous les mois.Cette Revue est l'organe officiel de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada.site publie les travaux des Congrès, tous les communiqués de l'Association et des articles médicaux inédits.L'abonnement est de dix dollars par année (douze doellars pour l\u2019étranger) ; les membres déjà inscrits à | Association des Médecins de Langue Française du Canada ont droit, de ce fait.à la réception du journal., Les manuscrits doivent être dactylograph.és avec doub'e interligne.Ils doivent être complétés par un résumé de l\u2019article, rédigé en français et en anglais.\u201cL\u2019Union Médicale du Canada\u201d assume les frais de cinq illustrations au maximum, pour chaque travail.Les illustrations supplémentaires sont payées par l'auteur.Nous n'acceptons pas de négatifs de clichés.Chaque illustration doit porter au verso le nom de l'auteur et les photographies devront être claires, de préférence noires et sur papier glacé.Les dessins doivent être effectués à l'encre de Chine sur papier blanc.Pour obtenir des extraits, l\u2019auteur doit en faire la demande directement à l'éditeur.Tous changements du texte de la galée entraînent des frais supplémentaires pour l'auteur.L'index bibliographique de chaque travail doit être restreint aux indications les plus importantes.Le Journal se réserve toujours le droit de le limiter.Chaque indication bibliographique doit être fournie comme suit: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, volume, page, mois (jour du mois si le périodique est hebdomadaire), année.Publicité: Le texte des annonces doit aller sous presse quinze jours avant la date de publication.Le baréme des annonces est fourni sur demande à Jacques-D.Clerk, publiciste, 326 est, boulevard Saint-Joseph.Téléphone: AVenue 8-9888._L Tout annonceur qui n\u2019observe pas l'éthique professionnelle est exclu de notre publicité, et nous saurons gré à nos lecteurs d\u2019attirer notre attention sur toute dérogation à cette ligne de conduite.Tout ce qui regarde la rédaction et l'administration doit être adressé franco aux bureaux de \u201cL\u2019Union Médicale du Canada\u2019, 326 est, boulevard Saint-Joseph.\u2014 Téléphone: AVenue 8-9888.( 3) Hopital psychiatrique moderne de 140 lits, pleinement accrédité, U offrant thérapie biologique ne clinique dE et psychologique.Situé dans un domaine Recherches et de majestueux, où les occupations et récréations thérapeutiques TRAITEMENTS PSYCNIATRIQUES sont en fonction des besoins, du confort et de l\u2019agrément 0ANs la Banlieue des patients.Affilié au département de dE MONTREAL.psychiatrie de l\u2019Université de Montréal, pour la formation de résidents, de psychologues, de travailleurs sociaux et d\u2019infirmières spécialisées en psychiatrie.Brochures et tarifs sur demande.Demi-relief de Notre-Dame-de-la-Sérénité à l\u2019entrée principale.mi 6555 OUEST, BOULEVARD GOUIN, MONTRÉAL 9, CANADA.N_ IN(OPLION AON GE neuroleptique majeur, antalgique, antihistaminique, potentialisateur ELARGIT le champ déjà étendu des indications du LARGACTIL EN MÉDECINE GÉNÉRALE A FAIBLES DOSES A POSOLOGIE MOYENNE OU ÉLEVÉE (comprimés à 2 et à 5 mg.) affections neurotoniques algies rebelles (anxiété, dépression légère, névroses, etc.) algies cancéreuses irréductibles insomnie zona et algies zostériennes algies mineures névralgie du trijumeau allergies cutanées, toux, hoquet algies intenses diverses EN PSYCHIATRIE états d'excitation psycho-motrice états d'agitation, de confusion schizophrénie, délire chronique ACTION ÉLECTIVE dans les ETATS DEÉPRESSIFS du type mélancolique EN ANESTHESIE médication pré- et post-opératoire analgésie obstétricale anesthésie potentialisée 8580 Esplanade, Montreal ES lévomépromazine EXPÉRIMENTALEMENT action aussi puissante que celle du LARGACTIL, à doses plus faibles.« EN CLINIQUE a été désigné par les chercheurs comme un NEUROLEPTIQUE MAJEUR doué également de propriétés antalgiques, antihistaminiques et potentialisatrices.PRÉSENTÉ EN comprimés à 2 mg., 5 mg., 25 mg., 50 mg.ampoules alml, 25 mg.d 2 ml, 5 mg.par ml.pour injection i.m.profonde ou, plus rarement, perfusion veineuse.LA POSOLOGIE EST ESSENTIELLEMENT INDIVIDUELLE la dose variera selon l'indication et le sujet traité renseignements et échantillons sur demande oulenc LIMITÉE 8580 Esplanade, Montréal La NS» a Tofranil Dans le traitement de la dépression, Tofränil a établi un record remarquable en provoquant une rémission ou une amélioration dans environ 80 pour-cent des cas.!.7 L'emploi de Tofränil est de toute sécurité\u2014 peut être utilisé aussi bien au bureau qu\u2019à l'hôpital \u2014 peut être administré par voie.orale ou intramusculaire.Tofränil\u2014zhymoleprique puissant pas un inhibiteur de la mono-amino- oxydase.Agit efficacement et sûrement dans tous les genres de dépression quelle qu'en soit la sévérité ou la chronicité.Il n'inhibe pas l\u2019amine oxydase dans le cerveau ou le'foie; ne stimule pas le système nerveux central; et n\u2019a pas d'effet poten- tialisateur sur d'autres facteurs tels que barbituriques et alcool.Documentation supplémentaire disponible sur demande.Tofränil (chlorhydrate d\u2019imipra- mine), dragées de 25 mg., flacons de 100 et de 1,000.Ampoules pour administration intramusculaire seulement, chaque ampoule renferme 25 mg.dans 2 cc.de solution, boîtes de 10 et de 50.Références: .Ayd.F.J.Jr.: Bull.School Med.Univ.Maryland 44:29, 1959.Azima, H., et Vispo, R.H.: A.M.A.Arch.Neurol.& Psychiat.81:658, 1959.Lehmann, H.E.: Cahn, C.H., et de Verteuil, R.L.: Canad.Psychiat.A.J.3:155, 1958.Mann, A.M., et MacPherson, A.S.: Canad.Psychiat.A.J.4:38, 1959.Sloane, R.B.: Habib, A., et Batt, U.E.: Canad.M.A.J.80:540, 1959.Straker, M.: Canad.M.A.J.80:546, 1959.Strauss, H.: New York J.Med.59 :2906, 1959.Gris) Montréal \u2018our dissiper les affres de la dépression L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 L'Association des Médecins de Langue Française du Canada Fondée à Québec en 1902 DIRECTEURS GÉNÉRAUX HONORAIRES R.-E.VALIN, 165 est, ave Laurier Ottawa Donatien MARION, 326 est, boul.St-Joseph, Montréal SECRETAIRE GENERAL HONORAIRE Hermile TRUDEL, 1990 est, rue Rachel, Montréal.OFFICIERS DE L'ASSOCIATION Emile BLAIN, directeur général, 400 est, rue Sherbrooke, Montréal.E.-Rolland BLAIS, secrétaire-trésorier général, 1779, avenue de l'Eglise, Montréal.André LEDUC, adjoint au directeur général, 156, avenue Willowdale, Outremont.Raymond CARON, adjoint au secrétaire-trésorier général, 2178 est, Mont-Royal, Montréal.EXÉCUTIF DE L'ASSOCIATION Emile BLAIN, Montréal.E.-Rolland BLAIS, Montréal.Andre LEDUC, Montréal.Raymond CARON, Montréal.Directeur des Relations Extérieures: Pierre SMITH.Roma AMYOT, Montréal.Pierre JOBIN, Québec.J.-M.LAFRAMBOISE, Ottawa.Armand RIOUX.Québec.Directeur de l'Exposition du Congrès: B.-G.BEGIN.ANCIENS PRÉSIDENTS Albert PAQUET, Richard GAUDET, A.-L.RICHARD, T.-A.VIDAL, J.-B.JOBIN, Roma AMYOT, J.-A.DENONCOURT, Rene-L.DuBERGER, L.-P.MOUSSEAU, Lucien LaRUE, Georges-L.DUMONT, Pierre SMITH.J.-M.LAFRAMBOISE, COMITÉ DU XXXe CONGRÈS Président honoraire: Ernest BEUGLET, Windsor, Ont.Président: Alphonse-E.LeBLANC, Windsor, Ont.Secrétaire: Gilles POULIN, Détroit, Mich.Trésorier: Paul QENNEVILLE, Tecumseh, Ont.MEMBRES DU CONSEIL ARCHAMBAULT, Frangois, 1150 est, boul.St-Joseph, Montréal.ARCHAMBAULT, Gérard, 472, avenue Laurier, St-Jean, Qué.BEAUDOIN, Robert-A., 375, ave Coolidge, Manchester, N.H.BEGIN, B.-G., 3440, rue Hutchison, Montréal.BEUGLET, Ernest, 605, Medical Arts Bldg., Windsor, Ont.BIGUE, Germain, B.P.728, Val d'Or, Qué.BONIN, Wilbrod, 575, avenue Davaar, Outremont.BOURGEOIS, Clifford, 188, St-Georges, Moncton, N.-B.BRETON, Gérard-]., North Battieford, Sask.BUNDOCK, Benoît, 33, rue Dupuis, Hull, P.Q.; CAMPBELL, Maurice, 384, N.-Dame, Cap-de-la-Madeleine,Qué.CARON, Wilfrid, 1191, des Erables, Québec.CHEVALIER, Paul, Edifice Continental, Sherbrooke, Qué.CHRETIEN, Maurice, 537, Station, Shawinigan, Qué.CORMIER, J.-G., B.P.537, Sydney, N.-E.DAVID, Paul, 3 avenue McCulloch, Outremont.DECARIE, Roland, 524 est, rue Sherbrooke, Montréal.DES/ARDINS.Edouard.232494 avenue Laval, Montréal.DOUCET, Calixte, Campbellton, N.-B.DUFRESNE, Origène, 4120 est, rue Ontario, Montréal.DUFRESNE, Roger, 418 est, rue Sherbrooke, Montréal.FONTAINE, Auray, 52, avenue Hamlet, Woonsocket, R.1.FOREST, J.-E., 366, de Lanaudière, Joliette, Qué.FORTIER, Jean-Paul, 9, Gordon, Sherbrooke, Qué.GAUTHIER, ).-Dominique, Shippegan, N.-B.GOYETTE, Roger-B., 415 est, avenue Laurier, Ottawa, Ont.HAMEL, Jean-F., 168, Charlotte, Ottawa, Ont.ISABELLE, Gaston, 66, rue Notre-Dame, Huil, Qué.JOANNETTE, Albert, Ste-Agathe-des-Monts, Qué.LAFRAMBOISE, Jean, 249, River Road, Eastview, Ont.LAROCHELLE, Ls-Napoléon, 80, rue St-Louis, Québec.LAROUCHE, Gérard-L., 126 sud, rue Brooks, Sherbrooke, Qué.LAURIN, Camille, 2715, ave Maplewood, app.1, Montréal.LEBLANC, |.-B., 975, St-Prosper, Trois-Rivières, Qué.LeBLOND, Sylvio, Hétei-Dieu St-Vallier, Chicoutimi, Qué.LECOURS, J.-A., 538, King Edward, Ottawa, Ont.LEDUC, Aimé, 79, Ste-Cécile, Salaberry de Valleyfield, Qué.LESSARD, Richard, 115 est, Grande-Allée, Québec.MORISSET, Jean, Rimouski, Qué.MORISSET, Pierre, St-CGeorges-de-Beauce, Qué.NADEAU, Honoré, 55, rue St-Jean, Québec.PAIEMENT, Horace, C.P.400, Sturgeon Falls, Ont.PILON, Jean-Louis, 389 est, boul.St-Joseph, Montréal.POTVIN, Laurent, 623, Noranda, Eastview, Ont.POWERS, Arthur, 11, rue Front, Hull, Qué.RIOUX, J.-Emile, 101, Grande-Allée, Québec 4, P.Q.ROULEAU, J.-Maurice, St-Grégoire (Nicolet), Qué._ ROULEAU, Yves, Hôpital St-Michel-Archange, Mastaï, Qué.ST-JEAN, Conrad, 210, rue Principale, Granby, Qué.SIROIS, jean, 580 est, Grande-Allée, app.1, Québec.TERRIEN, Jean, 189, Bronson, Ottawa, Ont.THIBAULT, Eugène, 4070, boul.Lasalle, Verdun.TRUDEL, Hermile, 1990 est, rue Rachel, Montréal.WHISSELL, Georges-L., Westlock, Alberta.SECRETARIAT: 326 est, boul.St-Joseph, Montréal 14, Qué.\u2014 Tél: VI.5-8076 L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 DES LE DÉBUT, DOCTEUR .\u2026 Les conseils judicieux que vous avez prodigués à la jeune mère avant la naissance ont créé chez elle un climat de confiance.Maintenant que le cher petit est né, vous donnerez à son alimentation la même considération réfléchie.Le S-M-A ressemble très fort au lait maternel \u2014 le S-M-A ne doit pas être complété par des vitamines \u2014 le S-M-A fait des enfants robustes et sains.Well Morque Déposée WALKERVILLE, ONTARIO Revient 2 moins d\u2019un sou l\u2019once S-MI-A Aliment complet pour bébés 11 12 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 TTR SN SN I = y J 4 Ÿ \u20ac drap = lau es i) Dine Br \\ 4 2) Ta B iy Vt Pa) Zh ES =m = === WT =] Cho su, 63 NSA \\ Ns ç SL.TR \u2014\u2014 op ce sSOYEZ j 1 N VEN = pas Lo ly $ A Two | y NIN aus : thy à EME it 7 a Oy N = == : I 4 | le meilleur ni pe MOYEN EE I : do LU érohydroxycedéinone 4 CLE \u201cMaintenant, maman est très bien\u2026 elle a dit que je pouvais aider à la cuisine .mais papa a dit pour le thé seulement\u201d DL ET YT POUR ADULTES: 1 comp imé RULES pad 6 Beures.En OD oA être Obtenu sur Fe verbale, Car anadien 5 7,946 | ENDO ILI) (CANADA) LTD, ; ends] vi] Ee u Parc, frilafon PERPHÉNAZINE pour le contrôle des nausées et des vomissements dans les cas de gastro-entérite, de vomissements incoercibles, d\u2019états post-opératoires, de carcinomatose, de radiothérapie, de sensibilité aux drogues, de facteurs psychogènes et de début de grossesse.+ action anti-nausée insurpassée libère les patients de la somnolence diurne \u2014 évite une hypotension significative \u2014 efficacité anti-émétique prouvée et reconnue A ig NF CORPORATION LIMITED MONTREAL Rejet.tel que désiré \u2018frilafon- PERPHÉNAZINE tranquillisation complète des états anxieux et tensionnels sévères, des psychonévroses agitées, des psychoses et dans l\u2019alcoolisn < permet un contrôle émotif et un rétablissement normal du comportement lorsque l\u2019anxiété, l\u2019agitation ou l\u2019excitation psycho-motrice sont des facteurs importants le patient demeure alerte; la soumission passive est remplacée par une coopération active diminue les problèmes de surveillance évite une hypotension significative Pour plus de détails sur les indications, dosage, effets secondaires, précautions et contre-indications, consulter la littérature Schering.Comprimés Trilafon: Doses à 2 et 4 mg., flacons de 50 et de 500.Répétabs* Trilafon (Comprimés à action répétée); 8 mg., flacons de 50 et de 500.Trilafon Injectable: 5 mg./cc., ampoules de 1 cc., boîtes de 6 et de 100.Sirop Trilafon: 2 mg./5 ce.(1 cuillerée à thé), flacon de 4 oz.Suppositoires Trilafon: 2 et 4 mg, boîtes de 6.A EY WF CORPORATION LIMITED MONTREAL L\u2019Union Méd.Canada 29 Tome 89 \u2014 Juin 1960 VR ~~ \u2014 DT 3 pour la diarrhée ° \u2018 absorbe Grâce aux propriétés spéciales des deux éléments qui | le composent, SORBOQUEL.dans les cas de diarrhée, et absorbe les matières liquides provenant d\u2019une hyper- | sécrétion des sucs intestinaux, sans diminuer la calme sécrétion gastrique et calme les contractions excessives de l'intestin.ne gonfle pas dans le suc gastrique et n'embarasse donc pas l'estomac, a un grand pouvoir absorbant au contact des sucs intestinaux, © POLYCARBOPHIL n\u2019est pas absorbée par l'intestin.THIHEXINOL METHYLBROMIDE calme les contractions excessives sans réduire la * secretion gastrique.WHITE LABORATORIES OF CANADA LTD.MONTREAL ro 30 L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 pl US encore que seulement les vitamines À et D NUS \u201cON NAN NN VV NNN ON l\u2019onguent DESITIN des acides gras non-saturés en plus des vitamines À et D (provenant d\u2019une huile de foie de morue norvégienne de haute qualité) indispensables pour maintenir la peau saine et pure NS NNN fournit aussi et d'autres produits émollients, lubrifiants, légèrement astringents, protecteurs qui aident à restaurer les tissus (oxyde de zinc, talc, vaseline et lanoline) le mode de fabrication même de cet onguent lisse et crémeux fait que dès la première application Desitin calme, protège et stimule la guérison dans les cas d\u2019érythème fessier (causé par les couches) de blessures de brûlures d\u2019uicères (de décubitus diabétique et variqueux) d\u2019intertrigo Pour obtenir des échantillons, veuillez écrire à DESITIN CHEMICAL COMPANY Le seul représentant et distributeur canadien LESLIE A.ROBB 54 Baby Point Rd., Toronto 9, Canada | douleur Brise le cycle) spasme douleur RELA CARISOPRODOL s'attaque aux deux RELA, marque de commerce LA NOUVELLE FAÇON DE SOULAGER LES ENTORSES, LES EFFORTS ET LES DOULEURS LOMBAIRES Un RELAxant musculaire unique remarquablement efficace et spécifique pour les conditions musculo-squelettiques.Il possède une action analgésique qui abolit la douleur sans entraver le mécanisme des réflexes naturels de défense .dans la bursite, douleur lombaire, entorses, contusions, blessures traumatiques ou lancinantes.Rapide \u2014 L'action relaxante et analgésique se manifeste dans les 30 minutes suivant l\u2019ingestion et dure aussi longtemps que six heures.Toxicité extrêmement basse \u2014 Aucune action hépatique, endocrinienne, cardiaque, hémolytique ou néphritique ne fut rapportée.On peut observer de la somnolence chez les patients recevant des doses plus élevées que celles recommandées.DOSAGE: La dose habituelle pour adulte est de 1 comprimé 3 fois par jour et au coucher.Présentation : Flacon de 30 comprimés roses dosés à 350 mg.chacun.Dclering CORPORATION LIMITED MONTREAL 32 L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 ARGYROL SS.(solution stabilisée) \u2018nouveau stabilisé la seule solution stabilisée de protéine d\u2019argent faible SÉCURITÉ EFFICACITÉ STABILITÉ Le nouvel ARGYROL S.S.soulage l\u2019irritation, adoucit et nettoie, et de plus: @ Assure une efficacité anti-microbienne étendue contre les germes gram-positifs et les germes gram-négatifs.@ Offre une sécurité remarquable \u2014 aucun danger de sensibilisation.@ Garde sa stabilité et sa fraîcheur indéfiniment.Flacons compte-gouttes de 14 once et de 1 once.CROOKES-BARNES CANADA, LTD.Ste-Thérèse, P.Q. L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 33 Hautement efficace Emballée sous pression Poudre antibiotique à pulverisation Cette nouvelle présentation de la poudre POLYBACTRIN est le fruit de recherches intensives sur l'emballage sous pression des antibiotiques en Co poudre.Bien que la formule et ; la teneur de POLYBACTRIN n'aient pas varié, > une modification radicale du mécanisme de la * soupape et de la conception de l'appareil assure les avantages suivants\u2014 Le recours à la poudre Polybactrin en chirurgie représente une méthode positive d'assurer l\u2019inhibition des germes pathogènes des plaies et d\u2019en éviter l\u2019implantation dans les tissus exposés.INDICATIONS: A titre prophylactique \u2014dans le traitement des brûlures\u2014en chirurgie générale\u2014en gynécologie\u2014 interventions orthopédiques, etc.orientation positive du jet nébulisé, dont l'angle plus étendu augmente le champ d'action sur la superficie traitée FORMULE: Teneur en poudre, 1.5 gm.Chaque gramme renferme : Sulfate de néomycine 500 mg.Sulfate de polymixine \u2018B\u2019 100,000 unites Zinc-bacitracine 25,000 unités Pressurisée à l\u2019aide de gaz disperseurs chlorofluorohydrocarbure inertes.CONTENU NET 110 gm.CALMIC LIMITED 220 BAY STREET, TORONTO Crewe et Londres, Angleterre Sydney, Australie soupape de conception spéciale \u2014j êvitant le compactage de la poudre et > = Vostro du bec IY \u201d .4 Pa \u201c jo \u201c, A 5 oA Jy Re a.Mi A ; CA .me PE A ; ar.Pp : Ps CRAFT Se RS Le (Yo { Rh aq; nd ; AT y pi ae LS pe ! ; È « oN SI Er EA EE Se a po ra Tmt UNE MAUVAISE DIGESTION PREDISPOSE AU SCEPTICISME, A L'INCREDULITE, ENTRAINE DES PENSEES NOIRES ET DES IDEES DE MORT JOSEPH CONRAD Si une mauvaise digestion provient d\u2019une déficience des enzymes digestifs, l'Entozyme permettra d'éliminer les pénibles symptômes du pyrosis, de la flatulence, de l'éructation et des nausées, parce qu\u2019il agit comme supplément naturel des enzymes digestifs.II se compose d'ingrédients possédant l\u2019activité des enzymes digestifs: 250 mg.de Pepsine, N.F, 300 mg.de Pancréatine, N.F et 150 mg.de Sels Biliaires.Entozyme étant un comprimé dans un comprimé, ses ingrédients sont libérés dans les endroits physiologiques de leur provenance.Entozyme s'est avéré utile pour le soulagement de plusiers symptômes comme la cholécystite, le syndrome post-cholécystectomique, la gastrectomie subtotale, la pancréatite, l'hépatite infectieuse et plusieurs ® autre troubles métaboliques.A.H.ROBINS CO., OF CANADA LTD., MONTREAL, QUEBEC L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 un produit \\ SE Excretion de SODIUM 62% plus active que celle produite par la dose effective maximum de chlorothiazide buccal.Perte de POTASSIUM et de BICARBONATE réduite au minimum.Pas de changement appréciable des électrolytes du sérum sanguin et du pH.DIURÈSE de 18 heures et plus avec un seul comprimé à 50 mg.Efficacité soutenue au cours des traitements prolongés.BRISTOL LABORATORIES OF CANADA LTD.MONTRÉAL 35 36 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 DOCTEUR, INNOVATION LES MENUS EQUILIBRES BERROL A votre disposition: 18 MENUS 3 Menus Amaigrissants 10-12-15.6 Menus pour Hypercholestérolémiques .10C - 12C - 15C - 18C - 20C - 23C.6 Menus pour Cardiaques .__.1IOM-12M - 15M - 18M - 20M - 23M.3 Menus pour Diabétiques .\u2026 2020D - 2030D - 7520D.10 = 1.000 calories, 12 \u2014 1.200 calories, 15 = 1.500 calories, 18 = 1.800 calories, 20 = 2.000 calories, 23 = 2.300 calories.2020D = 2.000 calories avec 200 hydrates de carbone.2030D = 3.000 calories avec 200 hydrates de carbone.7520D = 2.000 calories avec 175 hydrates de carbone.\u201cSUR LE QUESTIONNAIRE BERROLS, ENCERCLEZ LE MENU CONVENANT A VOTRE PATIENT.VOUS ÊTES SEUL QUALIFIÉ POUR CONNAÎTRE SES BESOINS CALORIQUES JOURNALIERS, TENANT COMPTE DE SES OCCUPATIONS, ÉTAT PHYSIQUE, ETC.FAIRE MENTION DE LA DURÉE: 4, 8 OU 13 SEMAINES.À DÉFAUT, REMETTRE À VOTRE CLIENT UNE PRESCRIPTION MENTIONNANT LE NUMÉRO DU MENU DÉSIRÉ ET LA DURÉE.\u201d \u201cIl vous est présentement possible de prescrire BERROLS à vos patients en commençant par une durée de quatre semaines.Selon les bons résultats obtenus, libre à chacun (Médecin ou Patient) de continuer pour une nouvelle période de quatre semaines ou pour toute la durée complète de la diète fixée à treize semaines.\u201d \u201cChacun de vos patients, en déboursant seulement $5.00 pour quatre semaines, $10.00 pour huit semaines ou $15.00 pour treize semaines, recevra ses menus établis semaine par semaine, jour par jour, repas par repas.Les Menus BERROLS ne nécessitent aucune cuisine spéciale et changent chaque semaine.\u201d BERROLS est distribué par: BERROLS-DIETS LTD., 495 \u2014 3ème Avenue, QUÉBEC 3, P.Q.Téléphone: LAfontaine 3-6051 \u2014 3-6626 \u2014 Câble: BERROLS QUÉBEC Casier Postal: 9.500 \u2014 QUÉBEC 3, P.Q. sont dans l\u2019ai lors de l\u2019attaque des pollens des arbres.BENADRY taminique et antispasmodique Sa Grâce à son activité double et simultanée sur les symptômes allergiques, il soulage la congestion nasale, le larmoiement, la démangeaison et l\u2019éter- uement, par son action antihistaminique; 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ce > i 25 eu J 7 M.Re ERY = a SE se 7 2 i 2 q 7% = 3 3 se 5e Le 34 ER: a Ze SR 2 ë Se A i i 25 2 A a 3% 2e 2 és i sm HE aN 5 dE 2 seid 5 oa i 2a se oo dE 2 2 à Zi 5 ve es HE = = or = 5% x GE i £3 : HR 2 a cs .5% À Se Se a 5 se A \u2014\u2014 = 2 2 Ze se = es 5 7 7 3 .es EA RA 5 CE 2 a ; Ge iii Zo 1 VE id 5 2 2 7 7 4 RE 48 il See 2 pei 23 2 2 pu Eo Hh i = Ve a 53 2 = ee se = i SR cs 2e 7 su 2 7 ce Sid Z A £34 2 A 2 x = i 3 es i ok A Zs po 2 a 2 se 2 i 2e er se wh Hi 7 9% Sei 2% SA 2 i nu Lo 7 2 3 a ee esp SE a 5 25 Se Sa # ZZ a 7 \u201c a Ë 2 Se 25 2; os Zi Ge 2 , 4 7 7% : 25 GZ 5 3 £5 ke ae pe %o a tans \u2018 ) HOECHST PHARMACEUTICALS OF CANADA LIMITED e 50 ANNÉES DE RECHERCHES DANS LE DOMAINE DU DIABETE Là wm (a) xT Présentation: Flacons de 50 et 500 comprimés *Marque déposée )-101F L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 conçu et.formulé.[ pour traiter les TROUBLES ANO-RECTAUX DANS LES PATHOLOGIES INFLAMMATOIRES: DANS LES HÉMORROÏDES: Wyanoids HC Wyanoids Suppositoires à l'hydrocortisone Suppositoires anti-hémorroïdaires Formule classique des Wyanoids à laquelle a Les Wyanoids sont indiqués pour sou- été associée l'hydrocortisone, en vue de réduire lager les symptômes des hémorroïdes l\u2019inflammation et l'oedème.simples.INDICATIONS: | AVANTAGES: e Proctite secondaire à la colite ulcéreuse e \u201clogiques du point de vue anatomique,\" e Proctite aspécifique, aiguë et chronique ils s'introduisent et se retiennent facilement e Cicatrice opératoire, siège d'une e sans danger\u2014ils n'entraînent pas de réaction inflammatoire réactions générales e Hémorroïdes internes aiguës e l\u2019éphédrine a pour but de décongestionner e Proctite secondaire à la radio-thérapie « la belladone sert à supprimer le spasme e Proctite médicamenteuse du sphincter anal .Cryptite PRESENTATION: FORMULE: En boîtes de 12 suppositoires Le suppositoire renferme 10 mg.d'acétate d'hydrocor- Autre forme: tisone, 15 mg.d'extrait de belladone (teneur totale en Onguent WYANOID, en tubes de 1% once.alcaloides 0.19 mg.) 3 mg.de sulfate d\u2019éphédrine, de l\u2019oxyde de zinc, de l'acide borique, de l'oxyiodure de | Ygett | bismuth, du sous-carbonate de bismuth, du baume du Pérou dans un excipient oléagineux.MARQUE DEPOSEE PRESENTATION: WALKERVILLE, En boites de 12 suppositoires ONTARIO .2 Ordonnance obligatoire MONCTON + MONTREAL WINNIPEG : VANCOUVER 2 Filmtabs IBEROL par jour fournissent: LA QUANTITÉ REQUISE DE FER Sulfate Ferreux, U.S.P PEAR PT m.(Fer Métal\u2014210 mg.) PLUS LE COMPLEXE ° AU COMPLET BEVIDORAL* retiree aaa 1 Unité orate U.S.P.(Vitamine Bis avec Concentr de Facteur Acide Folique \u2019 2 mg Fraction H épatique 2, ! 200 ma Mononitrate de Thiami 6 mg Riboflavine SpE Bd Ta ba de den PA ea er 6 mg Niacinamide 30 mg au Chlorhydrate de Pyridoxine Ren 3 ma Pantothénate de Calcium PET 6 mg PLUS DE LA VITAMINE cs Acide Ascortique = 150 ma ECS anémie dueälaménorragie Du A A une autre indication d me SNS oD 5k.JF ÿ ir Se ss SR Bo fi 27 } ; traitement ag Sg émique puissa - ; da : i | fi 5 | | \u20ac 3 fi wn pl u\u201d CO plet | ! i i plus { i æ æ } { i! A I 17 || | / (if i | i i it | j 0 } I / fi | j | j on \u2018oni | tn fi ji | i fy tt 1 ; § he | 4 I} a J | 14 th 4 a Wr Hy \u201c he 5 2 haa $ M > Se.3 a à 4 fe Ty yd [£ » à 7 À 4 7 n° ix } oa -¥, af £ pe AN nes 4 wf Fy a 8 wo La 4 te ve À + us Ë « \u20ac a ae TL % ne EF & 1 3 xr ge 4 st, 4 ; À So .os 0 \u2018 # 3 .he y a\" WE = An = 8% 9 \u201cx, \u20ac, $ $ M4: Ÿ 3 FS i aucun cauch emar é peur ant / dans l\u2019anesthésie en pédid Avec le PENTOTHAL Sodique administré par voie rectale, l\u2019enfant s\u2019endort dans son propre lit .et c\u2019est là qu\u2019il se réveille après l\u2019opération, avec amnésie totale de tout ce qui s\u2019est passé entre-temps.Le monde étrange et terrifiant de la salle d\u2019opération lui demeure totalement inconnu et ne peut par conséquent hanter sa mémoire.Pour lui, pas d\u2019anxiété post-opératoire; pour ses parents, pas de nouveaux problèmes de comportement.Au sujet de ce problème, Whyte! a écrit, \u201cce serait l\u2019idéal si tout enfant devant subir une intervention chirurgicale pouvait recevoir du PENTOTHAL par voie rectale pour la narcose de base.\u201d Et parce que le PENTOTHAL Rectal réduit la dose requise d\u2019agents par inhalation et autres agents supplémentaires, les répercussions sont sensiblement diminuées.Comme anesthésique de base, comme seul agent pour les interventions mineures, le PENTOTHAL rectal offre une approche remarquablement sûre, simple et humanitaire à l\u2019anesthésie en pédiatrie.Est-ce que vous avez la littérature?(Abbott Whyte, D.W., Indications Particuliéres du Pentothal Rectal pour les Enfants.Canad.Med.J., 64:525, juin 1951.FEOEMICY PENTOTHAL\u201d Sodique (Thiopental Sodique, Abbott) BULLETIN côtés comme une nécessité impérative de la sécurité sociale, 1l se passe un phénomène inquiétant, en phase aiguë aux Etats-Unis, au stade embryonnaire chez nous: c\u2019est la baisse du recrutement médical.Si la vocation médicale continue, plusieurs années encore, à n\u2019être chez les jeunes qu'un second ou un troisième choix, la relève va s\u2019avérer difficile à assurer et certains postes vont courir le risque d\u2019être sans titulaire compétent.La désertion de la médecine comporte des conséquences graves; l\u2019appel des sciences a une puissance magnétique sur la génération qui pousse; contrairement à celle qui l\u2019a précédée et qui croyait à la mystique médicale, celle d'aujourd'hui est entraînée vers l\u2019orbite spatiale et la conquête de l'atome.Les éducateurs américains s\u2019inquiètent de cette désaffection pour la science médicale et, en chercheurs systématiques, ils en ont découvert certaines des causes; elles ressemblent étrangement à quelques-unes de nos déficiences.L\u2019évolution sociale contemporaine se fait à un rythme tel qu\u2019elle bouleverse les concepts traditionnels et qu\u2019elle suscite à tous les paliers des exigences nouvelles; elle est une source de problèmes angoissants dont la solution s\u2019avère souvent contraire à l\u2019entendement accoutumé.S\u2019il est indéniable, à notre foi de médecin, que la médecine appartient de droit à celui qui l\u2019exerce, il est non moins évident qu\u2019en fait, cette appartenance nous est disputée.Chacun s\u2019arroge le droit de ratiociner sur notre profession, puisqu'il croit en avoir la science infuse ; tel qui décrète ex cathedra des règles de conduite du médecin se récrie avec violence et indignation quand celui-ci s\u2019aventure sur le terrain philosophique; tel autre qui impose au médecin des diktats administratifs lui dénie toute capacité d\u2019incursion dialectique dans le domaine juridique.En outre, l\u2019iatrophagie est une pratique qui se répand de plus en plus et dont on semble s'accommoder avec délices.L\u2019écriteau de certaines revues le propose fréquemment à la délectation gustative de ses hôtes: le menu est parfois relevé d\u2019un plat spécial, 676 BULLETIN Fonion Méd, Canada préparé par un collègue invité qui décide de la sauce à laquelle Esculape sera mangé, s\u2019il doit être rôti à la broche ou réduit à feu lent.Avant de franchir le seuil de l\u2019Université, le futur étudiant prête une oreille attentive à l\u2019opinion publique; la clameur l\u2019émeut, car l'écho résonne de récriminations contre la médecine et le médecin.Le peuple accable le médecin des péchés du Monde; il est profiteur ou indifférent, selon qu\u2019il porte haut ou qu\u2019il semble modeste; il est accusé d'inertie, de négativisme, s\u2019il n\u2019aspire pas à l\u2019étatisation : 11 est dépeint comme un révolutionnaire, reconnu pour un faiseur d'obstacles et considéré comme un freinateur ou un décélérateur du progrès social, s\u2019il demande à savoir de quoi il retourne avant de s'engager à fond.Le Journal of Medical Education croit que les facteurs primordiaux de cette désaffection tiennent à une représentation inadéquate auprès du publie du rôle véritable du médecin, due à une absence totale ou à une présence imparfaite d\u2019agents de relations extérieures et, surtout, à la tendance malsaine des médecins d\u2019étaler au grand jour leurs querelles intestines, de confesser naïvement leurs erreurs et de trop parler de dichotomie.Le malade comprend mal et s\u2019alarme aisément de ce qu\u2019il perçoit avec peine; il est inquiet de cette chirurgie-fantôme et de ce partage d'honoraires avec certains paramédicaux dont il apprend que ce sont des pratiques dérogatoires à l\u2019éthique et qui peuvent conduire à des abus dont il est le prix et la victime.L'enquête reconnaît que la publicité accordée aux conflits entre les corporations professionnelles et les sociétés médicales, que la crainte du contrôle de l\u2019Etat sur la médecine et que le fossé qui semble se creuser entre les médecins salariés, les médecins administrateurs, les médecins industriels, les spécialistes et les praticiens généraux sont autant de causes qui effraient et éloignent le candidat à l\u2019étude de la médecine.Vérité au-delà, vérité en deça.Le drame qui s\u2019esquisse chez nos voisins peut être le nôtre demain.Nos faiblesses s'apparentent aux leurs de très près; le titre de ce journal comporte le seul remède.amer peut-être pour un individualiste, mais efficace à longue portée : l\u2019union des médecins du Canada dans l\u2019harmonie et la paix.Edouard DESJARDINS. INVITATION À WINDSOR Les précédents Bulletins vous ont exposé les raisons d'ordre scientifique, culturel et social qui devaient vous inciter, en tant que médecins de langue française du Canada, à vous rendre à Windsor pour le XXX?* Congrès de l'A.M.L.F.C.À titre de président de ce Congrès, je désire assurer personnellement tous les congressistes et leurs épouses de notre plus chaleureux accueil.Nous vous attendons avec impatience parce que nous avons besoin de cette marque importante de solidarité envers nous que signifie votre présence.Nos échanges dans tous les domaines seront, j'en suis sûr, des plus fructueux si j en crois notre enthousiasme et notre bonne volonté ainsi que votre intérêt toujours en éveil pour tout ce qui peut enrichir notre vie professionnelle et notre prestige national.Dans le prochain numéro, vous trouverez, publié au complet, notre programme scientifique.Vous y verrez également que le proramme social est non moins attrayant.Tous ceux qui ont entendu parler du Centre Canadien-français de Windsor se réjouiront de savoir qu'une « Soirée canadienne » s\u2019y déroulera dans la plus franche cordialité.Des réceptions, des visites industrielles, \u2014 et pour les dames, un déjeuner à Détroit \u2014 sont également prévus.L\u2019autorité et la grande réputation scientifique du délégué français, le Professeur Stanislas de Sèze, éminent rhumatologue, constitueront une autre raison de faire de ce congrès de Windsor un point de rencontre, un véritable carrefour international.Ne sommes-nous pas, en effet, situés en plein Ontario, mais à un pont \u2014 ou un tunnel \u2014 des Etats-Unis?Nous estimons donc, qu\u2019à cet égard, Windsor peut et doit constituer une expérience inoubliable.J\u2019adresse aussi une invitation toute spéciale aux médecins de la ville de Granby qui est jumelée avec Windsor.Etabli pour resserrer les liens culturels, professionnels aussi bien qu\u2019économiques, le jumelage doit être une force active, un mouvement d\u2019échanges et de rencontres de choix.Quelle meilleure occasion, à mon avis, que ce Congrès de l'A.M.L.F.C.?Mesdames, mon dernier mot est pour vous.Windsor et ses environs peuvent vous offrir tout ce que vous aimez: belle nature, distractions, confort, élégance, lieux historiques et franche hospitalité.Je compte donc sur vous \u2014 au moment précis où vous mettez la dernière main à vos projets de vacances \u2014 pour inscrire Windsor à votre agenda et à celui de votre mari, les 20, 21, 22 et 23 septembre.Notre congrès, sans vous, manquerait de charme et d\u2019animation.Votre présence nous permettra de dire que tout va très bien ! Alphonse LEBLANC, Président du XX X° Congrès. VIE DE L'ASSOCIATION DES MÉDECINS DE LANGUE FRANÇAISE DU CANADA L'A.M.L.F.C.INVITÉE DE \"LA SOCIÉTÉ MEDICALE DE QUEBEC Poursuivant la série de leurs « rencontres » à travers la Province, brillamment inaugurée cette année à Trois-Rivières, les officiers de l\u2019Association 3e sont rendus le 3 mai dernier, dans la vieille capitale pour y retrouver plusieurs de leurs confrères de Québec.La Société Médicale de Québec présidée par le docteur Berchmans Paquet, avait convié pour la circonstance les autres Associations et Sociétés médicales de Québec et des environs dans une des grandes salles du Restaurant Marino, où prévalait une atmosphère cordiale et détendue.Notons, parmi les invitées: la Société médicale des Hôpitaux Univer- sttaires de Laval et son président le docteur Honoré Nadeau; l\u2019Association de pratique générale du Québec, présidée par le docteur Albert Ouellet, la Société médicale de Limoilou et son représentant le docteur Charles-Henri Dorval, la Société médicale de Saint-Sauveur présidée par le docteur Jean-Louis Létour- neau, la Société médicale du Faubourg Saint-Jean-Baptiste et son président le docteur Maurice Turcotte.Après les formalités administratives d\u2019usage, le docteur Berchmans Paquet souhaita en termes des plus heureux, et au nom de ses collègues à la tribune présidentielle, la plus chaleureuse bienvenue aux membres de toutes les sociétés présentes et aux officiers de l\u2019'A.M.L.F.C.Invité le premier à prendre la parole, le docteur Emile Blain, Directeur général de notre Association, retraça en raccourci la génèse, les réalisations essentielles et les projets de l\u2019'A.M.L.F.C.non sans justifier les raisons capitales qui doivent inciter tous les médecins d\u2019expression française au Canada à demeurer ou à devenir membre actif de l\u2019A.M.L.F.C.Le docteur Roland Décarie, Président de notre Filiale du Québec, exposa les motifs qui amenèrent récemment La Fédération des Sociétés médicales à s'intégrer à l\u2019A.M.L.F.C.Le docteur Pierre Smith, Directeur des relations extérieures fit un résumé de l\u2019historique de nos congrès annuels, l\u2019esprit qui les caractérise, et évoqua les prochains congrès en préparation, ceux de Windsor en septembre prochain et pour l\u2019année suivante le congrès jumelé ou conjoint de Québec-Paris.Une discussion vivante et constructive suivit cette séance et la soirée se termina à la table d\u2019un suceulent buffet, en des conversations individuelles et des échanges de vues, présages d\u2019un avenir prometteur.RÉUNION DU COMITÉ DU CONGRÈS DE WINDSOR La plupart des officiers du Congrès de Windsor sont venus le 14 mai à Montréal afin de rencontrer l\u2019Exécutif de l\u2019Association et mettre la dernière main aux préparatifs de leur congrès.La présence des docteurs Ernest Beuglet, Alphonse Leblanc et Gilbert Poulin a permis de donner un nouvel élan au programme scientifique et au programme social.L'Union médicale du Canada en donnera la publication définitive dans son numéro de Juillet.On trouvera, par ailleurs, dans le présent numéro un appel particulièrement chaleureux du président du XX Xe Congrès, le Docteur Alphonse Leblanc, qui permet d\u2019augurer à la fois d\u2019un accueil sympathique et du succès du congrès.Pierre SMITH Directeur des Relations extérieures NEUROLEPTIQUES, PARKINSONNISME ET SCHIZOPHRÉNIE ! L.GRATTON,?2 Institut Albert-Prévost 3 (Montréal) .Le présent travail est partiellement le résultat d\u2019impressions cliniques que le Dr Bordeleau et l\u2019auteur ont eu au cours de leur investigation du trifluoperazine (6).À ce moment, nous avions été frappés par la concurrence de parkinsonisme médicamenteux et de certaines améliorations cliniques marquées, ce qui nous avait alors incité à émettre l\u2019hypothèse d\u2019une relation entre amélioration et syndrome extrapyramidal.De plus, l\u2019incidence du parkinsonisme nous apparaissait plus élevée dans les schizophrénies et nous avions posé la question problèmatique d\u2019une relation antagoniste entre les schizophrénies et les réactions parkinsoniennes (7).Des différences de chiffres dans l\u2019incidence du parkinsonisme dans différentes séries de cas, la nôtre en particulier, nous ont enfin incités à étudier le problème plus à fond.Les chiffres et les statistiques qui en résultent, proviennent de notre série de 95 patients, ayant servi à l\u2019étude de la Stelazine (8).Tous les cas y sont conservés pour cette étude, il n\u2019y a donc pas de sélection.Les tableaux I et II donnent la composition de l\u2019échantillon.Notre travail portant sur certaines relations du Parkinson, il est nécessaire de définir nos termes, en revoyant préalablement la genèse TABLEAU 1 COMPOSITION DE L\u2019ECHANTILLON (Sexe, Age et Diagnostic) Age Total Hommes Femmes 20 ans et moins 8 4 4 20-34 ans 44 15 29 34-49 ans 32 10 22 50 ans et plus 11 6 5 Total 95 35 60 1.Travail de recherche fait sous la direction du docteur J.-M.Bordeleau.2.L\u2019auteur est maintenant attaché au Département de Psychiatrie infantile de l\u2019hôpital Sainte-Justine.Montréal; docteur Lazure, directeur.3.Directeur scientifique: docteur Camille Laurin.TABLEAU Il Diagnostics Total Hommes Femmes Syndrome cérébrale organique 2 \u2014 2 Schizophrénies 52 22 30 Psychoses affectives 18 6 12 Psychonévroses 19 4 15 Psychoses indifférenciées 4 \u2014 4 de ce syndrome, dans l\u2019encéphalite de Von Economo et dans la cure aux neuroleptiques.ENCÉPHALITE EPIDÉMIQUE DE VON EcCONOMO Le parkinsonisme, ou paralysie agitante postencéphalitique, est une sequelle neurologique de l\u2019encéphalite épidémique.Cette complication apparaît dans environ 20 à 35% (53) des formes chroniques.Le tableau neuro- psychiatrique quoique cliniquement assez précis, emprunte beaucoup à celui de l\u2019encéphalite elle-même.De plus, beaucoup de signes cliniques encéphalitiques se prolongent souvent dans le Parkinson, surtout celui produit par les neuroleptiques.Et enfin, les neuroleptiques reproduisent beaucoup de signes, propres à l\u2019encéphalite, mais absents dans le Parkinson.Il nous apparaît donc opportun d\u2019esquisser un bref tableau de l\u2019encéphalite, pour le compléter de quelques détails sur le Par- Kinson.Cette encéphalite a été brillamment identifiée à Vienne en 1917 par Von Economo, qui en décrivit les principales formes et l\u2019image clinique.D\u2019autres formes ont depuis été distinguées (St.Louis, japonaise, etc.), mais la différence est sérologique plutôt que clinique: l\u2019encéphalite léthargique est causée par le virus de type A.Pathologiquement, il s\u2019agit d\u2019une infection non-purulente de l\u2019encéphale: une polio-encéphalite avec prédilection mé- sencéphalique.Les lésions sont inflammatoires et affectent surtout les noyaux gris centraux où il peut se produire des dégénérescences 680 cellulaires aiguës.Le cortex est généralement épargné.Le début est brusque et ne se différencie pas de celui des autres encéphalites: céphalée, algies diverses, signes méningés, fièvre, etc.Le seul caractère constant des formes de début est l\u2019extraordinaire polymorphisme (35): les manifestations cliniques variant d\u2019un individu à l\u2019autre, se succédant d\u2019une semaine à l\u2019autre, les phases léthargiques faisant suite aux phases hyperkinétiques, les mouvements cho- réo-athétosiques apparaissant et disparaissant.Le tableau clinique évoque souvent l\u2019hystérie.Notons que les troubles du sommeil sont importants car non seulement la somnolence, la léthargie ou l\u2019insomnie constituent le fond du tableau clinique, mais leurs variations conditionnent l\u2019atténuation ou la recrudescence des troubles psychiques.Les troubles mentaux de l\u2019encéphalite ont, comme les autres psychoses organiques, une recrudescence vespérale et nocturne.Les formes sont transitoires: état de confusion onirique, état stuporeux, état con- fusionel hyperkinétique, le même malade pouvant osciller d\u2019un état à l\u2019autre.L\u2019auto-cri- tique n\u2019est pas complètement abolie.Il existe à ce stade une certaine ressemblance avec les psychoses alcooliques.Ce qui nous importe le plus ici est l\u2019état mental de fond des formes chroniques et des états postencéphalitiques: structure psychique de base sur laquelle peuvent ou non se greffer les différents accidents neuro-psychia- triques, pour constituer les diverses formes cliniques, ainsi que le Parkinson.Les symptômes mentaux de base, qui sont volontairement reproduits dans la cure aux neuroleptiques, se décomposent en troubles intellectuels et instinctivo-affectifs (35), mais l\u2019inconsistence clinique de cette maladie se réserve de faire varier même cet état de fond.Le trouble intellectuel prédominant a été qualifié de ralentissement psycho-mo- teur par Steck (48): association constante de la bradykinésie et de la bradyphrénie, donnant un exemple des relations étroites entre le psyche et le système moteur.La bradyki- nésie, terme introduit par Cruchet en 1929, GRATTON : NEUROLEPTIQUES L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 décrit le ralentissement marqué des mouvements volontaires et la perte des mouvements associés involontaires.Dans cette inertie mu- trice, les patients semblent avoir une répugnance à l\u2019action et un immense désir de rester tranquilles.Cet état est associé à une certaine somnolence, et varie inversement avec l\u2019hypertonie.La bradyphrénie est l\u2019équivalent psychique de la bradykinésie: ralentissement des opérations intellectuelles.« Ces malades éprouvent autant de difficulté à penser qu\u2019à remuer » (35).Ils ne pensent spontanément qu\u2019à rien.Une sorte de léthargie psychique, qu\u2019Hesnard a appelé viscosité psychique, Piotrowski bradypsychie.Les tests psychométriques évaluent ce ralentissement psychomoteur: les temps de réaction étant augmentés de 10-300%.Il est très important de noter ici que bradyphrénie et bradykinésie sont inséparablement liées, la vie psychique ne pouvant éxister sans équivalent moteur comme l\u2019a souvent et brillamment élaboré Haase (30).Les troubles de l\u2019humeur sont très marqués dans les atteintes diencéphaliques.Le malade est atteint d\u2019une forte diminution de son affectivité, qui avec son masque, lui donne son air indifférent: la pseudo- indifférence de Sousques.Il s\u2019agit d\u2019un manque de tension affective habituelle; une diminution et non une absence, un équivalent pathologique de la tranquillisation.Au point de vue instinctuel, l\u2019aboulie et l\u2019asthénie sont fréquentes.Une forte diminution de l\u2019énergic psychique se produit (hypokinesis), telle que mise en évidence par Arnold (1) non seulement dans le Parkinson mais chez les enfants atteints d\u2019un autre trouble extrapyramidal : la chorée.L\u2019impulsion, privée de son expression motrice, semble s\u2019inhiber (Antriebshem- mung) (29).Avant d\u2019évoluer à cet état terminal, le patient passe une série d\u2019accidents neurologiques que l\u2019on peut diviser en 2 groupes constituant les principales formes cliniques de l\u2019encéphalite: la forme hypersomnolente oph- talmoplégique léthargique, akinétique, et la forme iritative hyperkinétique.Dans l\u2019une le patient est somnolent, ralenti et apathique, L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 dans l\u2019autre, il est énervé et hyperactif.Les mouvements associés sont désordonnés, donnant l\u2019impression de chorée-athétose.Les tics, les myoclonies et les spasmes de torsion peuvent aussi survenir, souvent avec une allure théâtrale suggérant l\u2019hystérie.Ces spasmes sont tout comme des décharges durant une tempête, étant suivis de calme, ou du moins d\u2019une baisse de l\u2019anxiété.L'akathisie, moins spectaculaire, est toutefois plus fréquente.Au Canada, Winnipeg eut deux épidémies; en 1919, la forme léthargique dominait, en 1923, c\u2019était la forme hyperkinétique (9).Les cas sont depuis rarement vus.Les malades postencéphalitiques peuvent aussi souffrir de troubles végétatifs dont nous n\u2019énumèrerons que quelques uns: aménorrhée, obésité, hypersalivation, fièvre, sudation, ete.Enfin, quelques mois ou années après l\u2019atteinte initiale, le Parkinson peut s\u2019établir.Neurologiquement les signes sont trop connus pour s\u2019y attarder: notons cependant qu\u2019ils sont ordinairement bilatéraux; rigidité et hypertonie musculaire, la roue dentée, les tremblements fins, les flexions des bras, la perte des mouvements associés, etc.(54).En plus, des phénomènes postencéphalitiques peuvent se prolonger dans le Parkinson, e.g.myoclo- nies, akathisie, etc.Le tableau mental est celui des postencéphalitiques, et Hauptman (34), comme beaucoup d\u2019auteurs, lie les deux conditions.Ainsi l\u2019image du malade postencéphalitique et du parkinsonien se dessine, individu tranquille, très peu anxieux, ne pensant presqu\u2019à rien, et ne remuant que très peu et que très lentement.Il est influencable et conserve toutes ses facultés intellectuelles, quoique leur fonctionnement soit au ralenti.Cette quiétude peut cependant être troublée temporairement par des raptus anxieux, des tics ou des syndromes excito-moteurs.Cette image est très voisine de la tranquillisation ou ataraxie induite par les neuroleptiques.CURE AUX NEUROLEPTIQUES Par cure aux neuroleptiques, nous entendons un traitement d\u2019imprégnation, i.e.à GRATTON : NEUROLEPTIQUES 681 hautes doses, constituant la principale théra- pile dans un cas donné, ou une thérapie adjuvante importante.Nous aimerions introduire le terme « phénothiazination », qui laisse bien entendre l\u2019imprégnation par le médicament, terme qui ne fait que généraliser celui de Winkelman: « chlorpromazination » (55).Nous sommes de son avis que seulement un traitement a dose optima est adéquat, et que les petites doses sont ineffectives.Un tel traitement a ses caractères spécifiques, à même titre que l\u2019insulinothérapie ou l\u2019électroconvul- sivothérapie.À de telles doses, les neuroleptiques produisent des effets secondaires de type extrapy- ramidal.Labhardt fut le premier à décrire en 1953 un syndrome ressemblant au Parkinson (40), causé par le mégaphen (lar- gactil).Ses constatations sont maintenant classiques pour ceux qui emploient les neuroleptiques.Fliigel réalisa tôt l\u2019importance thérapeutique du syndrome parkinsonien, dont il décrit les équivalents psychiques (23).C\u2019est notre opinion que ce syndrome n\u2019est pas seulement.un effet secondaire, mais une condition sine qua non de l'effet thérapeutique.Les effets neurologiques extra-pyramidaux sont bien connus et décrits, mais les effets psychologiques correspondants ont été négligés en Amérique.Kruse (39) et seulement quelques autres auteurs en font mention.Nous croyons avec Haase (28) que les effets psychiques et moteurs sont inséparables.De plus, la « phénothiazination » reproduit les signes de l\u2019évolution et de la marche de l\u2019encéphalite épidémique, aussi bien que le parkinsonisme.Nous ne considérons pas ces signes comme des accidents ou des complications, mais comme une mesure d\u2019activité, à même titre que la bradycardie pour les alka- loïdes de la digitale.Les équivalents neurologiques sont souvent déplaisants pour les patients et doivent être traités par la médication appropriée.Ils constituent des signes d\u2019activité, et non de toxicité; donc la dose de neuroleptique ne devrait pas être baissée car les effets psychiques voulus seraient par le fait même atténués. 682 GRATTON : NEUROLEPTIQUES Le parallélisme entre la sémiologie de la phénothiazination et de l\u2019encéphalite a été particulièrement bien décrite par l\u2019école allemande (Steck, 49, 51, Haase, 30, 28, 32) et par Deniker (12) en France.Les phénothia- zines et la réserpine s\u2019attaquent aux mêmes structures que les virus encéphalitiques.Les travaux de Dell (21) ont établi leur action spécifique sur les noyaux gris centraux.À l\u2019é- lectroencélographie, leur action sur le mécanisme d\u2019alerte (Brainstem Arousal Mechanism) est bien établi (47).Remarquons en passant que Bente a établi la similitude des tracés des parkinsoniens et des patients en phase parkinsonienne médicamenteuse (4).Enfin, la brillante théorie de Lehmann explique l\u2019action des neuroleptiques par leur inhibition du système réticulé ascendant (483).Nous décrirons brièvement la marche de la phénothiazination et ses parallèles avec l\u2019encéphalite, amplifiant les principaux points par quelques notes et cas de notre expérience.On serait porté à décrire la phénothiazination comme une encéphalite chimique réversible.Phase somnolente.L\u2019hypersomnie peut apparaître assez tôt au cours de la cure 2 à 7 jours avec la chlorpromazine, 15 jours et plus avec la réserpine (46).Les phénothiazi- nes pipérazinées ne donnent que rarement cette somnolence.Cette phase augure très souvent un parkinsonisme, et dure environ une semaine.Comme dans la phase hypersomnique oph- talmoplégique (Stern) de l\u2019encéphalite, elle est associée ou non à une inertie psycho-motrice, avec ou sans hypertonie.Les phénomènes ophtalmoplégiques sont cependant absents.Les patients sont ordinairement beaucoup moins anxieux et parfois même indifférents.Cette somnolence peut être une partie intégrale de l\u2019évolution de la cure, et n\u2019est pas une indication de baisser la dose.Si l\u2019hypersomnie nuit à l\u2019ergothérapie ou à la psychothérapie, une amphétamine ou autre simulant peut être prescrit pour diminuer la somnolence du patient.Phase akinéto-aboulique (Flügel).Phase apparentée à la première, où une inertie prononcée remplace l\u2019hypersomnie.En France, L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 elle est décrite sous le nom de syndrome aki- nétique sans hypertonie (13).Le patient est tranquille plus ou moins aboulique et appa- rait indifférent et fatigué.Il peut même apparaître déprimé, impression réhaussée par son ralentissement psycho-moteur.Les phénomènes hypertoniques sont absents au début, et c\u2019est ce qui différencie cet état du par- kinsonisme.L\u2019hypertonie peut cependant apparaître environ une semaine après et l\u2019état alors est franchement parkinsonien.Certains auteurs décrivent une phase akinéto-abouli- que (ou akinétique) avee hypertonie, mais nous ne voyons pas la différence entre cet état et le parkinsonisme.Cette phase introduit souvent une baisse marquée des phénomènes psychotiques et de l\u2019agitation.Etat de turbulence : Comme pour les phases précédentes, la terminologie est empruntée à l\u2019évolution clinique de l\u2019encéphalite.Les débuts de la phénothiazination sont souvent marqués par une tempête affective et psychique avec hypermotricité.Une grande anxiété semble s\u2019emparer du patient.Il ne faut pas confondre cette turbulence avec l\u2019anxiété primaire du patient.Avec les nouvelles phéno- thiazines, cet état se produit dès le début du traitement, plus tard avec la chlorpromazine et la résepine.L\u2019hyperkinésie est plus ou moins marquée, mais l\u2019hypertonie est absente.Ce phénomène peut être expliquée par la loi de Antz-Schule: de petites doses stimulant (désinhibition du système réticulé ascendant) et des doses plus fortes amenant une tran- quillisation (inhibition du S.R.A.).Cet état de turbulence est ordinairement le fait de petites doses.Les patients font quelques fois eux-mêmes la critique de cet état et la relation causale avec le médicament.Mlle L.M., jeune femme de 20 ans, en pleine phase hypomaniaque, recevait 200 mg.de chlorpro- mazine par jour.Elle avait surnommé ses comprimés de Largactil: «ses pillules de « Pep » (s'inspirant du P sur les comprimés de Largactil de Poulenc).Elle avait en effet remarqué une recrudescence de son hyperactivité qui se produisait une heure après la prise de sa médication.Elle refusa de prendre ses médicaments pendant quelques jours, et ses périodes d\u2019activité accrue cessérent.La reprise du Largactil provoqua la ré-apparition de la turbulence.Remar- L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 quons que la patiente avait fait un spasme de torsion avec la Stelazine, prescrite antérieurement.Il peut donc possiblement s\u2019agir ici d\u2019un terrain neurologique particulièrement sensible et hyperexcitable.Elle souffrit de plus d\u2019une galactorrhée secondaire à la chlorpromazine.Un volontaire à la stelazine, dans les travaux de Lehmann (44) décrit bien cette tempête émotionnelle: I felt wild inside.Pratiquement la dose de chlorpromazine et de réserpine devrait plutôt être augmentée que baissée pour diminuer cette turbulence; un sédatif peut être administré ou un barbiturique à doses filées ou du méprobamate.Dans le cas des nouvelles phénothiazines, la dose ne doit pas être augmentée.Phase hyperkinétique et syndrome excito- moteurs (Marie et Levy).Cet état d\u2019hype- ractivité psychique et motrice et d\u2019agitation intérieure, pouvant aller jusqu\u2019à la turbulence, est fréquent avec les nouvelles phénothi- azines.Cet état s\u2019installe d\u2019emblée et très tôt, et il est ponctué d\u2019accidents excitomoteurs.Psychiquement l\u2019hyperactivité est presque hy- pomaniaque, l\u2019anxiété est marquée et l\u2019affect est du côté euphorique.Ces manifestations prennent souvent une allure hystérique et les patients sont ordinairement très sensibles à la suggestion durant cette phase (14).La phase encéphalitique correspondante est la phase irritative hyperkinétique.Sur un plan neurologique l\u2019hypertonie est le plus souvent présente et c\u2019est ce qui différencie cette phase d\u2019un simple état de turbulence.Un des premiers phénomènes irritatifs à apparaître est la tasikinésie, tendance irrésistible au mouvement, surtout la marche, et l\u2019akathisie, incapacité désagréable à rester immobile, particulièrement en position assise.Tasikinésie et akathisie sont très fréquents avec les phénothiazines pipérazinées.(Cf.: tableau III qui donne l\u2019incidence de l\u2019aka- thisie avec la Stelazine.) Nos statistiques montrent que ces hyperkinésies affectent les deux sexes d\u2019une façon à peu près égale.Les patients acceptent difficilement ces troubles et ils réagissent plus ou moins bien aux médicaments antiparkinisonniens (Cogentin, Ar- tane) lorsque le syndrome est installé.Un GRATTON : NEUROLEPTIQUES 683 TABLEAU III Total Hommes Femmes No.% No.% No.% Akathisie 22 231% 7 218% 15 23.7% Parkinsonisme 42 442% 12 375% 30 47.7% Dyskinésie 11 101% 2 62% 9 142% Effets extra- pyramidaux 45 473% 13 406% 32 50.7% autre signe désagréable est le tremblement grossier, ressemblant à des gros frissons continus, qui peut affecter seulement les membres, ou se généraliser à toute la musculature striée.Ces tremblements se distinguent facilement des tremblements fins du Parkinson.Les tremblements peuvent s\u2019intensifier et devenir myocloniques, mais ils sont alors ordinairement unilatéraux.Les dyskinésies peuvent enrichir le tableau irritatif et hyper- kinétique: toute la gamme peut être observée: des dyskinésies frustes à prédilection facio-linguo-masticatrice, typifiées par le trismus, jusqu\u2019aux grands spasmes de torsion.L\u2019hypertonie croissante concommitante donne des stades intermédiaires entre la phase hyperkinétique hypertonique, le tableau de paralysie agitante (Parkinson vrai), et le parkinsonisme postencéphalitique.Il est difficile d\u2019établir une démarcation nette entre ces différents états, particulièrement avec les plus nouveaux neuroleptiques (15, 19) et ceci, croyons nous, explique les différences d\u2019incidence du parkinsonisme quant au sexe dans Jes divers travaux: le parkinsonisme est deux fois plus fréquent chez la femme et la phase hyperkinétique reste sans distribution sexuelle significative.Ces hyperkinésies et dyski- nésies sont temporaires et disparaissent éventuellement dans le Parkinson.Comme déjà noté, elles sont ordinairement diminuées par les agents antiparkinsoniens, mais rarement d\u2019une façon marquée.Les manifestations psychotiques peuvent parfois être temporairement augmentées durant cette phase, ce qui incite beaucoup de médecins à cesser à ce moment la médication neuroleptique, alors que peut-être le succès n\u2019est pas loin. 684 GRATTON : NEUROLEPTIQUES En pratique cette phase semble mal appréciée par maints praticiens qui considèrent cette irritabilité comme une augmentation de l\u2019anxiété ou de la nervosité du patient et les induit à augmenter la dose, provoquant une accentuation de l\u2019état d\u2019irritabilité.Nous admettons parfois des patients en état d\u2019hy- perexcitabilité excessive, résultant de l\u2019augmentation des doses de neuroleptiques au cours de cette phase.Le cas suivant et la genèse de son état est assez typique et illustre bien ce que nous venons d'élaborer.Madame N.F., une patiente âgée, est admise dans un état parkinsonien marqué, compliqué d\u2019aka- thysie et de mouvements myyocloniques unilatéraux.Elle était référée, par son médecin de famille, pour traitement de ces troubles neurologiques, troubles qu\u2019il attribuait à une lésion cérébrale.Le genèse de ces manifestations neurologiques illustre bien ce que nous venons de discuter.Cette patiente consultait son médecin, il y a un mois, pour hypertension artérielle, anxiété, insomnie et nervosité excessive.Du « Trilafon » fut administré à la dose de 8 mg.par jour.La phase hyperkinétique s\u2019installa et fut méprise pour une augmentation de la réaction anxieuse, incitant le médecin à doubler la dose.Un parkinso- nisme sévère fut ainsi provoqué, parkinsonisme compliqué dans son cas de dyskinésies multiples qui fit croire à une pathologie organique.Parkinsonisme et dyskinésie disparurent à l\u2019hôpital une semaine après la cessation du Trifalon et la prescription de phénobarbital et d\u2019un antiparkinsonien (Artane).En général, nous atténuons l\u2019hyperkinésie de cette phase, lorsqu\u2019elle est trop prononcée, en conservant la dose de neuroleptique au même niveau, mais en prescrivant des anti- parkinsoniens de sunthèse (Artane, Cogen- tin) et de l\u2019amobarbital ou phénobarbital à hautes doses.(v.g.3 gr.a.c.& hss.).Dyskinésies et spasmes de torsion.Les dys- kinésies localisées, telles les trismus, ont été brièvement décrites et surviennent dans la phase hyperkinétique ou le parkinsonisme autant que d\u2019une façon autonome.Cinq de nos cas de dyskinésies marquées et de spasmes de torsion se sont.produits indépendamment, alors que les six autres se sont développés concurremment à un état parkinsonien.Freyhan (25) a obtenu une association semblable.Les grands spasmes de torsion, entités cliniques distinctes et spectaculaires, pré- L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 sentent un intérêt particulier.La complexité de ces phénomènes neurologiques et des composantes psychiques nous empêche d\u2019en traiter adéquatement dans un paragraphe, mais nous avons l'intention d\u2019y revenir dans un article ultérieur, ayant déjà une série intéressante de ces spasmes.Dans notre série, l\u2019incidence des spasmes de torsion a une distribution sexuelle à prépondérance féminine, contrairement à la série de Freyhan (25).Haase (23) présente aussi des cas étant survenus surtout chez les hommes.En pratique, nous avons réussi a interrompre ses spasmes en quelques minutes par l\u2019administration intra-veineuse de benzoate de caféine (71% gr).L'administration intramusculaire de caféine serait sans effet selon Denber (19).Nous avons obtenu de bons résultats avec le méprobramate per os qui fait cesser les spasmes aussi surement, Mais plus lentement, que la caféine.Certains auteurs (11) rapportent de bons résultats avec le Phénergan, en raison d\u2019une demie-ampou- le im.Une phénothiazine différente parvient aussi souvent à subjuguer un spasme provoqué par une autre phénothiazine.Phénomène surprenant, mais souvenons-nous que les phé- nothiazines ont été employées avec succès dans le traitement de la maladie de parkinson, et que la réserpine a donné de bons résultats, entre les mains de Haase (31), dans le traitement des choréo-athétose, dont les mouvements ressemblent aux spasmes de torsion.Sans que nous puissions l'expliquer, aucun patient de notre série a fait un deuxième spasme de torsion, quand le médicament était continué.Deux de nos spasmes étaient accompagnés de crises oculogyres.Nous n'avons pas eu econnaissance de crises oculogyres se présentant seules.EFFETS NEURO-PSYCHIQUES Régression.La possibilité que les neuroleptiques encouragent la régression chez les patients a été soulevée par Azima (2) dans son étude de deux cas.Nous avons assisté à des régressions marquées, qui si elles ne semblent join Tome § \u201d ji je que sl dhs pI Madame pie 08 Forement wl pomyportèté pho eme, à qi A ae Ie Sele ls man! continente éisarut | doses pre ALAS.me den (reçus deu nous sen avons ath Tite reg Deux: doors | GL.ess hates ¢ Ul 1% pronone Cat de aan le pati Tg Vent son rly lugar Renter mg Bs gy ong Vi beg ® ag Mrkingy \u201cont y Ds fy PEs ob Diy Vale 1 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 pas directement attribuables aux neuroleptiques, semblent du moins avoir été déclenchées par eux.Madame E.Q., patiente âgée de 62 ans, est admise dans un état d\u2019agitation et de négativisme.Fortement déprimée, elle est de plus hallucinée, des voix lui dictant continuellement son attitude et son comportement.Le diagnostic de réaction dépressive psychotique est fait.Elle reçoit 3 E.C.T., dans une semaine, avec légère amélioration de la dépression, mais persistance des hallucinations et agitation accrue.Il est décidé de la traiter uniquement à la Stelazine.Deux semaines après, la patiente adopte les manières et le parler d\u2019un enfant et devient incontinente.Cette régression dura deux semaines et disparut progressivement avec la diminution des doses après la disparition de l\u2019agitation et des hallucinations.Ni l\u2019attitude du personnel (qui n\u2019était pas une de maternage), ni la maladie.ni les EC.T.(reçus deux semaines avant le début de la régression ) nous semblaient expliquer cette régression, que nous avons attribué, correctement ou non.au neuroleptique prescrit.Deux autres cas de régression massive sont décrits plus loin (cf.: cas L.J., pp.16, cas G.C., pp.27).Ces cas confirment notre impression clinique que les neuroleptiques à hautes doses semblent favoriser la régression, qui n\u2019est cependant ordinairement pas aussi prononcée que dans les cas décrits.Cataplexre.Nous référons ici au tableau de grande rigidité musculaire 1mmobilisant le patient dans son lit, dans une position de rigor sans aucun mouvement.Les uns peuvent sourire seulement, les autres parviennent à parler quelque peu mais avec difficulté.La plupart ne peuvent que difficilement s\u2019alimenter à cause de l\u2019hypertonie des massété- riens, des fibrillations linguales et des troubles du réflexe de la déglutition.Les perfusions veineuses doivent alors subvenir aux besoins alimentaires.Nous avons eu trois de ces cas, que Collard (19) qualifie de grand parkinsonisme.Neurologiquement les signes sont ceux du parkinsonisme (cf: plus loin), mais beaucoup plus marqués.Nous n\u2019avons pas observé de grand état « tétanique », avec opisthotonos, signes méningés et, fièvre, que Walker (52) décrit chez un patient ayant reçu 100 mg.de Stelazine par jour.Nos trois GRATTON : NEUROLEPTIQUES 685 cas de cataplexie avaient été provoqués par des doses de 45 à 60 mg.de Stelazine par jour.La cessation du médicament, et l\u2019administration d\u2019anti-parkinsonniens, provoqualent un retour progressif a la normale, avec reprise de l\u2019alimentation en 2 ou 3 jours et une disparition de la rigidité en 7-10 jours.Nos patients ne s\u2019en portaient pas plus mal, étaient assez indifférents à leur immobilisation forcée et se plaisaient dans leur situation de maternage.Un de ces cas de cataplexie fut associé à une régression marquée, et nous le résumons.L.J., adolescente de 14 ans.fut admise dans un état d\u2019agitation psychomotrice, de délire et de bégaiement marqué.Le diagnostic de schizophrénie aiguë indifférenciée fut établi.La patiente ne s\u2019améliorant pas sous une psychothérapie intensive, occupation thérapeutique et chlorpromazine, la Stelazine lu fut prescrite à la dose de 40 mg.par jour (20 mg.m.et n.).Un état parkinsonien intense s\u2019établit après cinq Jours et s\u2019intensifia jusqu\u2019à la cataplexie.Les signes neurologiques usuels étaient présents, rigidité musculaire, roue dentée.hypersialorrhée, etc.Avec le parkinsonisme débuta une régression globale, avec incontinence urinaire, façon infantile de manger avec ses doigts, attitude de fillette.En cataplexie, elle n\u2019acceptait que le biberon, qu\u2019on supplémentait avec les sérums.Après l\u2019arrêt du médicament et l\u2019administration d\u2019antiparkinsoniens, la cataplexie disparut en 5 jours et la régression persistat pour quelque deux semaines.Gâtisme.Nous n\u2019avons pas observé, comme H.Ey (12) de cas de gâtisme directement empirés par les neuroleptiques.Les cas de démences séniles présentant des degrés divers de gâtisme ne semblaient pas empirés par les neuroleptiques.Les 2 cas d\u2019incontinence urinaire et fécale, résumés antérieurement, pouvaient être expliqués par la régression et non par un effet spécifique des neuroleptiques.Rétention urinaire.Celle-ci se présente assez rarement et semble le fait de la chlorpro- mazine et de la promazine (Sparine).La rétention cède parfois à la prostigmine, le cathétérisme devenant nécessaire quand ce médicament n\u2019agit pas.Troubles végétatifs.Nous ne mentionne- 686 GRATTON : NEUROLEPTIQUES rons que les plus fréquents, référant le lecteur aux articles spécialisés sur le sujet, tel celui de Lambert et al.(42).Ces effets secondaires sont assez fréquents avec la chlor- promazine et ses dérivés immédiats mais assez rares avec les phénothiazines pipérazi- nées.Galactorhée.L\u2019écoulement laiteux s\u2019accompagne ordinairement de douleurs aux seins.Des formations kystiques réversibles peuvent aussi faire leur apparition.Ce phénomène est plus fréquent chez les femmes enceintes.Sudation.Les glandes sudoripares de certains sujets semblent stimulées par les phé- nothiazines, ainsi que les glandes salivaires et lacrimales.Ces patients semblent toujours avoir chaud, ont apparemment toujours les larmes à l\u2019oeil et avalent continuellement leur salive.L\u2019hypersialorrhée ainsi que la sudation et la lacrimination, sont ordinairement fortement diminués par les antiparkinson- niens et les dérivés atropiniques.Photosensibilité.La peau de certains patients, sous l\u2019effet des neuroleptiques, devient anormalement sensible aux rayons ultra-violets.Leur réaction cutanée conserve son caractère individuel, mais est beaucoup plus marquée.Les patients souffriront ainsi d\u2019insolation ou acquièreront un « tan » sans s\u2019être exposés beaucoup au soleil.Gain du poids.T1 se produit souvent un gain pondéral que l\u2019apport alimentaire ou la diminution de l\u2019activité ne peuvent expliquer.Nous croyons qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un mécanisme hy- pothalamique.Troubles thermiques.L\u2019hypothermie et l\u2019hyperthermie peuvent.apparaître lors d\u2019unc cure aux neuroleptiques.Ces fluctuations sont sans importance pratique en psychiatrie.Hypotension.La chute de pression est le plus souvent associée à l\u2019administration intraveineuse de Largactil ou de Sparine.Ces deux médicaments, dans notre expérience, ne donnent qu\u2019assez rarement l\u2019hypotension orthostatique si souvent décrite.La réserpine, même per os, peut occasionner souvent des chutes de pressions.Les autres phénothiazi- L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 nes n\u2019ont pas d\u2019effet appréciables sur la tension artérielle.Parkinsonisme.Le parkinsonisme médicamenteux est un état psychomoteur particulier qui est l\u2019objet de maintes controverses.La controverse est d\u2019abord sémantique; dans la littérature, on retrouve le parkinsomisme dé- ecrit sous différentes appellations, « syndrome parkinson-similaire » (Labhardt) état par- kinsinoïde (Staechlin), signes d\u2019imprégnation (Achaintre), « Parkinson-syndrome ».Haa- se) et forme akinéto-aboulique avec hypertonie (Flügel Deniker).Il s\u2019agit d\u2019un syndrome assez bien défini, quelque soit le nom qu\u2019on lui donne, avec composantes psychiques et neurologiques.Comme déjà décrit dans le parkinsonisme post-encéphalitique, l\u2019aspect psychique est celui d\u2019indifférence, de calme et de ralentissement: en somme la bradyphrénie, état appréciable lorsque le patient était un agité.Sur un plan neurologique, l\u2019hypertonie musculaire, la perte des mouvements involontaires automatiques et le ralentissement des mouvements volontaires sont des signes constants.L'importance des signes varie selon l\u2019intensité de la réaction extrapyramidale et un examen neurologique poussé permettra de déceler des cas à séimiologie fine.L'épreuve de micrographie de Haase est d\u2019une aide précieuse aussi.Parfois, seulement le phénomène de la roue dentée, un facies figé (le masque parkinsonien) ou la démarche si caractéristique nous permettront de déceler le syndrome.Des signes de la phase pré-parkinsonien- ne de la cure peuvent se continuer dans le parkinsonisme: l\u2019akathisie, la tasikynésie, ou parfois des myoclonies de la phase hyperki- néto-hypertonique ou l\u2019hypersomnie de la phase somnolente.Des tremblements des extrémités ou de la langue, des mouvements d\u2019émiettement de pain par les doigts, enfin des états mitoyens entre la maladie de parkinson (paralysie ugitante) et le parkinso- nisme post-encéphalitique.Ces états mitoyens se voient apparemment avec les nouveaux neuroleptiques: le R-1625 (19) et le 7843-RP (13).Les frontières cliniques du parkinsonis- L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 me varient un peu selon les auteurs et ce qui est un parkinsonisme léger pour certains n\u2019est pour d\u2019autres que la phase akinéto-aboulique; ceci pourrait expliquer les divergences dans les chiffres d\u2019incidence du parkinsonisme pour le même médicament.L'apparition d\u2019une réaction extra-pyrami- dale de type parkinsonien provoque souvent beaucoup d\u2019émoi chez le médecin.Pourtant la réaction n\u2019est pas dangereuse et dans notre revue de la littérature nous avons trouvé seulement deux cas de parkinsonisme irréversible de décrits: (21-20).Les deux cas sont survenus chez des patients à terrain cérébral fragile (1 cas de psychose sénile, 1 hémiplégique).Steck (49) dans la catamnèse de nombreux cas de parkinsonisme induit n\u2019a pas décelé d\u2019état parkinsonien permanent.Aucun décès n\u2019a été attribué au parkinsonisme médicamenteux, à notre connaissance.Les patients eux-mêmes tolèrent assez bien ce syndrome, particulièrement les schizophrènes.Ce syndrome psychomoteur leur semble tellement préférable à leur agitation ou à leur panique.À l\u2019appui nous citons un de nos cas de parkinsonisme induit: ce cas est assez typique en ce qui concerne la réaction du patient à son parkinsonisme.Cas 9.\u2014 Madame C.C., femme mariée de 35 ans, souffrant depuis 3 ans d\u2019une schizophrénie de type schizo-affectif.Les hallucinations visuelles et auditives, à thème religieux, dominent le tableau.Le processus a résisté aux électrochocs et à l\u2019insulinothérapie comateuse profonde.Le Stelazine à 15 mg.par jour améliora considérablement la patiente mais dut être réduite à 10 mg.à cause de l\u2019apparition d'un spasme de torsion.La patiente reçut son congé de l\u2019hôpital avec une dose de maintien de 10 mg.qui fut maintenu malgré un parkinsonisme assez marqué.La dose fut diminuée un mois après à 4 mg., avec disparition du parkinsonisme.Les hallucinations réapparurent quelques jours plus tard.A 15 mg., apparut à nouveau une réaction parkinsonienne sévère mais on vit disparaître les hallucinations.D\u2019elle-même, la patiente nous confie qu\u2019elle préfère être « prise d\u2019un bloc », être « tout raide », que d\u2019être aux prises avec ses expériences hallucinatoires.La patiente fut ainsi maintenue dans un parkinsonisme sévère à la maison durant deux mois.Elle était vue aux semaines et ne se plaignait nullement des restrictions motrices que lui imposait sa réaction extra- GRATTON : NEUROLEPTIQUES 687 pyramidale.La dose du médicament fut encore une fois réduite à 4 mg.par jour, et le parkinsonisme disparut.La patiente se porte encore bien 7 mois après sa sortie de l\u2019hôpital.L'auteur est de l\u2019opinion de Flugel (22) que les antiparkinsoniens semblent nuire à l\u2019action anti-psychotique des neuroleptiques.Nous avons quelques exemples cliniques à l\u2019appui déjà et nous poursuivons nos études sur le sujet.C\u2019est pourquoi chez les schizophrènes, nous ne prescrivons pas d\u2019antipar- kinsoniens.Cependant, chez les névrosés, où l\u2019importance de la maladie et des symptômes ne nous semblent pas justifier l\u2019indication d\u2019un parkinsonisme, nous prescrivons les antipar- Kkinsonniens qui agissent en général très bien et font disparaître plus ou moins complètement la réaction parkinsonienne en 24 heures.Si cela ne suffit pas, nous baissons la dose des neuroleptiques.Le syndrome parkinsonien semble intimement lié à certains facteurs biologiques et psychiques et nous en considèrerons quelques uns.LE PARKINSONISME ET SES RELATIONS Incidence absolue et susceptibilité extra- pyramidale.(Extrapyramidal Endowement, Kretcher 38).Si nous comparons l'incidence du parkinso- nisme, telle que provoquée par les divers neuroleptiques, une première observation devient évidente : c\u2019est qu\u2019un pourcentage important de patients ne développe jamais ce syndrome, quelque soit la dose ou la durée de la médication (Cf: figure I).De la chlorpromazine à la trifluoperazine, l\u2019incidence varie de 12 à 62% au plus, mais sans jamais atteindre 100%.Donc de 38 à 88% des patients, selon le médicament, possèdent une immunité indéterminée de leur système réticulé aux manifestations parkinsoniennes.La courbe de l\u2019incidence du parkinsonisme, selon la durée de la médication, ou encore selon la dose, est exponentielle, atteint un plateau et ne varie plus (cf: figure 2 & tableau 4).Ainsi, dépassée une certaine dose (60 mg.pour la Stelazine), l\u2019incidence du parkinso- 688 GRATTON : NEUROLEPTIQUES L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 TABLEAU IV DOSAGE ET DEBUT DE LA REACTION PARKINSONIENNE Dosage No.de patients Total Hommes Femmes (Stelazine) à cette dose + No.% % cumulatif ++ No.No.2 mg.(I.M.) 1 0 0 0 4 mg.(LM) 15 \u2014 2 2.1 2.1% 1 1 5 mg.10 1 1.0 3.1% 0 6 mg.24 6 6.3 9.4% 3 3 8 mg.6 1 1.0 10.4% 0 1 10 mg.67 10 10.5 20.9% 2 8 15 mg.44 10 10.5 31.4% 2 8 20 mg.22 9 95 40.9% 2 7 30 mg.6 1 10 41.9% 1 0 40 mg.3 1 10 42 9% 0 1 45 mg.3 0 42.9% 0 0 60 mg.2 1 1.0 43.9% 0 1 Total 42 44.0% 11 31 + Beaucoup de patients de notre listre ont été soumis à plus d\u2019un dosage.++ Référant au nombre de patients parkinsoniens par rapport au nombre total de patients.nisme n\u2019augmente pas: i.e.si un patient n'a pas développé de parkinsonisme à 60 mg, il a peu de chance d\u2019en développer si la dose est augmentée.De méme pour le temps, les patients qui doivent manifester une réaction extrapyramidale le font dans un temps limité (60 jours pour la Stelazine): donc l\u2019administration prolongée d\u2019un neuroleptique même à hautes doses n\u2019augmente pas l'incidence du parkinsonisme après le temps « d\u2019incubation ».Nous avons pu vérifier les assertions de Beyreuther (3) que l\u2019augmentation de la dose pouvait augmenter la sévérité de la réaction parkinsonnienne et la rendre plus précoce mais n\u2019augmentait pas son incidence.Les courbes d\u2019incidence sont essentiellement les mêmes pour les autres neuroleptiques; le plateau se produit plus tôt ou à des doses moindres, selon l\u2019activité du médicament.Sur un plan pharmacologique, nous sommes donc en présence d\u2019une constatation surprenante, à savoir qu\u2019un groupe de médicaments échoue à produire une action physiologique dans près de 50% des cas.La tolérance individuelle à l\u2019action hypnotique des barbituriques varie, mais l\u2019hypnose survient dans tous les cas (38) après un temps donné ou une dose donnée.Il découle de cette observation qu\u2019un groupe important d\u2019individus ont une résistance naturelle à l\u2019action du médicament, ou encore une susceptibilité constitutionnelle à l\u2019action inhibitrice des neuroleptiques.Cette qualité individuelle est en relation, mais non sous la dépendance de l\u2019activité du médicament, de son dosage ou de sa durée d\u2019administration.Que cette qualité soit la « susceptibilité ex- trapyramidale » de Kretchner, ou un autre facteur inconnu, elle est intimement liée au système réticulé.De plus, certaines déficiences ou lésions cérébrales organiques vont prédisposer au parkinsonisme: tel l\u2019artériosclérose cérébrale marquée, ou le ramollissement cérébral.Comme première conclusion, il semble qu\u2019il existe un terrain psychobiologique nécessaire à l\u2019action du médicament, du moins en ce qui concerne les signes d\u2019imprégnation médicamenteuse.L\u2019individualité psychomotrice se manifeste aussi dans les degrés différents de parkinsonisme dont sont affectés des individus semblables soumis aux mêmes doses (27). L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 LE SEXE ET L\u2019ÉQUILIBRE ANDROGÈNE- OESTROGÈNE Le tableau I nous laisse voir une différence importante dans la distribution des effets ex- trapyramidaux dans les deux sexes.Ceux-ci sont constamment plus fréquents chez les femmes que chez les hommes, presque dans l\u2019ordre de 2 à 1.Cette distribution persiste quelque soit la neuroleptique employée.Comme déjà mentionné, les auteurs européens rapportent cependant souvent une distribution sexuelle égale.Certaines dyskinésies, tels les spasmes de torsion, sont plus fréquentes chez les hommes dans la série de Freyhan (25).Les onze cas de spasmes que nous avons découverts dans notre série montrent la même prépondérance pour le sexe féminin que le parkinsonisme (14% vs 6%).Nous ne pouvons pas expliquer cette divergence.L\u2019occurrence simultanée des syndromes extrapyramidaux montre aussi la même affinité pour le sexe féminin, dans notre série.Le système centro-encéphalique, dont l\u2019inhibition du système réticulaire ascendant produit le Parkinson, est sous l\u2019influence de l\u2019axe neuro-humoral.Les hormones sexuelles nous paraissalent importantes, parce qu\u2019elles pou- valent possiblement expliquer la différence de distribution du parkinsonisme dans les deux sexes.Charlin (10) rapportait une différence d'action du Largactil dans les états maniaques, les femmes montrant moins d\u2019amélioration que les hommes, à moins qu\u2019elles ne soient ménopausées naturellement ou artificiellement.Hyvert (37) améliorait ses résultats avec le Largactil chez les hommes, et les femmes hypo- folliculiniques, en preserivant un oestrogène de synthèse (Hexestrol: 5 mg./jr.) avec le Largactil.Cette expérience était reprise, et les résultats confirmés, par Berthier et Bonneru- Couchaud (5).Ces observations semblaient indiquer une relation entre l\u2019action de la chlor- promazine et l\u2019équilibre androgène-oestrogène.Nous basant sur ces expériences, nous avons postulé que possiblement l\u2019établissement du parkinsonisme serait favorisé par l\u2019oestrogé- GRATTON : NEUROLEPTIQUES 689 nothérapie.Lorsqu\u2019aprés 15-20 jours d\u2019administration d'un mélange de phénothiazines et/ou de réserpine, nous ne parvenions pas à déclencher une réaction parkinsonienne, nous ajoutions un oestrogène de synthèse.Dans la plupart des cas, un parkinsonisme apparais- salt quelques jours après et aussi une amélioration clinique.Nous n\u2019avons pas assez de cas encore pour fournir des chiffres.Le cas suivant illustre bien cette thérapie mixte.Madame J.L.G., femme de 33 ans, de type asthénique et hypofoliculinique, admise dans un état d\u2019agitation incontrôlable, présente un délire paranoïde marqué.La Stelazine administrée à 30 mg.par Jour ne produisant pas d\u2019amélioration, il lui est prescrit, en plus, 1200 mg.1.2 gm.) de Largactil 5 jours apres.L\u2019Amytal à 3 gr.q.id.est ajouté 2 jours après à cause de la persistance de l'agitation.Douze jours après son admission, aucune amélioration ne se produisant, malgré les doses massives de neuroleptiques, un œstrogène de synthèse (Estroben) est ajouté à raison de 5 mg.par jour.Quarante-huit heures après, la patiente présentait un parkinsonisme typique.Avec l'apparition du parkinsonisme, l\u2019agitation prenait fin et la bouffée délirante se dissolvait.L\u2019amélioration présentait les mêmes caractères qu\u2019une rémission spontanée, avec amnésie pour la période délirante, sensation de renaissance, etc.Greffées sur le parkinsonisme, des crises ophtalmoplégiques, et ensuite des crises occulogyres avec légers spasmes de torsion, furent observés.La cessation du médicament par la patiente à son retour chez elle fit disparaître le parkinsonisme et ramena l\u2019agistation et le délire.Cette fois, une réaction parkinsonienne fut provoquée en quatre jours en prescrivant dès le début de la cure aux neuroleptiques, un œstrogène.Une amélioration suivit le parkinsonisme, quoiqu\u2019elle fut plus lente à disparaître que lors de la première réaction parkinsonienne.Fait important, grâce à cette acalmie, une psychothérapie profonde, de tiype analytique, put être entreprise.Cinq mois après, la patiente est encore vue deux fois par mois, et l\u2019amélioration se continue avec une dose d\u2019entretien de 10 mg.de Stelazine par jour, sans parkinsonisme.Une objection se posait, i.e.que l\u2019apparition du parkinsonisme ait pu simplement coin- cider avec la prescription de l\u2019oestrogène de synthese.Depuis, dans cing autres cas, nous avons introduit un oestrogéne dans la cure aux neuroleptiques a hautes doses lorsque le par- kinsonisme ne se produisait pas.Quel qu\u2019était le temps d\u2019introduction de l\u2019oestrogène après 690 GRATTON : NEUROLEPTIQUES 24 ou 48 heures.Nous continuons d\u2019explorer cette relation entre le parkinsonisme et l\u2019équilibre androgène-oestrogène.Il ressort de cet exposé que les hormones sexuelles influencent l\u2019activité des neuroleptiques.Le parkinsonisme apparaît plus facilement et plus souvent chez les femmes que chez les hommes.Il est plus fréquent chez les femmes en activité génitale qu\u2019en période in- volutionnelle.L\u2019administration d\u2019un oestrogène de synthèse favorise l\u2019établissement d\u2019une réaction parkinsonienne chez l\u2019homme aussi bien que chez la femme.Influence de l\u2019âge L\u2019âge ne semble pas être un facteur important in se.Notre série est trop pauvre en cas aux deux extrêmes de l\u2019échelle de l\u2019âge (seulement 11 cas de 50 ans et plus, et 8 de 20 ans et moins) pour en tirer des conclusions valables, mais il semblerait que l'incidence du parkinsonisme a tendance à s\u2019égaliser dans les deux sexes à la période involutionnelle et à la période prépubertaire.Nous n'avons pas trouvé de référence spécifiant l\u2019incidence du par- kinsonisme chez les enfants.Cette différence d\u2019incidence serait dû à des facteurs hormonaux plutôt qu\u2019à l\u2019Âge en soi.Ainsi chez la femme, en période involutionnelle, il se produit une baisse dans l\u2019incidence du parkinsonisme, mais cette différence d\u2019incidence est d\u2019origine endocrinienne, puisqu\u2019elle peut être corrigée par l\u2019administration d\u2019oestrogène.Chez l\u2019homme, à la même période, l\u2019incidence du parkinso- nisme augmenterait, probablement à cause de l\u2019insuffisance hormonale, l\u2019insuffisance d\u2019hormones androgéniques produisant un effet oes- trogénique Denber (16), sans mentionner le parkinsonisme, décrit les mêmes tendances dans l\u2019incidence de réactions favorables aux neuroleptiques dans les deux sexes, par rapport à l\u2019âge.L\u2019amélioration se produirait moins souvent chez la femme après la ménopause et plus fréquemment chez l\u2019homme après le climatère.L\u2019âge n\u2019influe donc l'incidence du parkin- sonisme que par l\u2019intermédiaire de l\u2019activité hormonale correspondante à cet âge.Si la dé- L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 ficience hormonale, associée à l\u2019âge involu- tionnel, est corrigé par l\u2019administration d\u2019hormones, l\u2019incidence du parkinsonisme demeure stable quel que soit l\u2019âge.L'INCIDENCE DU PARKINSONISME DANS LES DIFFÉRENTES MALADIES MENTALES, LA SCHIZOPHRÉNIE EN PARTICULIER Comme déjà mentionné, nous avions eu l\u2019impression que le parkinsonisme se produisait plus souvent chez les schizophrènes que chez les autres malades mentaux.Le Tableau V corrige notre impression, l'incidence des TABLEAU V INCIDENCE DU PARKINSONISME ET DIAGNOSTICS Total No.% No.% No.% Hommes Femmes Schizophrénies 51(30F.21H.) 25 50% 8 38% 17 56.6% Psychonévroses 23 (18 F.5 H.) 10 434% 2 40% 8 444% Psychoses affectives 17 (12F.5H.) 7 411% 2 40% 5 416% Pourcentage des malades dans chaque groupe de diagnostics 442% 12 375% 30 476% Tous les groupes 42 réactions parkinsoniennes montre une différence significative seulement chez les femmes schizophréniques.Chez l'homme, l'incidence est la méme dans tous les désordres mentaux.Cette observation, que le parkinsonisme est plus fréquent chez les schizophrénes de sexe féminin, nous parait intéressante.En effet, elle semblerait indiquer l\u2019action de facteurs endocriniens dans la schizophrénie, comme dans le parkinsonisme.L'importance de facteurs hormonaux dans la schizophrénie a souvent été mentionnée dans la littérature.De plus, cette observation peut faire soupçonner une relation entre le système extrapyramidal et la schizophrénie.Se basant sur ses travaux, Mettler (45) avait postulé que les troubles perceptuels et conceptuels à la base de la schizophrénie pouvaient être dus à des dysfonctions des corps striés. L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 AMÉLIORATION CLINIQUE ET PARKINSONISME Chez les schizophrènes, nous avions remarqué que lorsque des améliorations très marquées se produisaient, celles-ci coïncidaient souvent avec une réaction parkinsonnienne.Le Tableau VI fait voir que dans un nombre TABLEAU VI AMELIORATION CLINIQUE, DIAGNOSTIC ET PARKINSONISME Aggravation ou Amélioration même état Total Femmes Hommes Total Femmes Hommes Schizophrénies Parkin- sonisme 20 15 5 7 4 3 Sans parkin- sonisme 14 7 7 9 6 3 Total 34+ 22 12 16 10 6 Psychoses affectives Parkin- sonisme 6 5 1 3 1 2 Sans parkin- sonisme 6 5 1 3 1 2 Total 12 10 2 6 2 4 Névroses Parkin- sonisme 5 5 0 3 2 1 Sans parkin- sonisme 6 4 2 5 4 1 Total 11 9 2 8 6 +Note: 2 cas exclus de la liste, parce qu\u2019impossible a évaluer.(20) important de cas, les améliorations cliniques sont associées à la présence d\u2019un par- kinsonisme, dans les cas de schizophrénie.L\u2019inverse semble prévaloir dans les névroses, le parkinsonisme diminuant l\u2019incidence des améliorations.Nous ferions ici une restriction dans le cas des réactions obsessives-compul- sives, la réaction parkinsonienne semblant dissocier la compulsion de l\u2019obsession et diminuer l\u2019anxiété secondaire aux obsessions.Il est à remarquer aussi que, sauf dans le cas des obsessifs-compulsifs, les névrosés tolèrent assez mal le parkinsonisme à l\u2019encontre des schizophrènes.Comme le tableau en fait preuve, cette relation entre amélioration et par- GRATTON : NEUROLEPTIQUES 691 kinsonisme n\u2019est pas constante mais se produit assez souvent pour mériter une investigation plus approfondie.Dans des cas de schizophrénie paranoïde, les délires de persécution et l\u2019agitation disparaissent dès que la réaction parkinsonienne s\u2019installait.Ces productions psychotiques réapparaissaient lorsque la dose du médicament était diminuée et que le parkinsonisme disparaissait.Un cas est résumé 1ci, cas qui illustre bien ce type de relation possible entre le par- kinsonisme et l\u2019amélioration clinique.Cas 10.\u2014 Mlle G.C., femme de 29 ans, était atteinte d\u2019une schizophrénie, avec éléments catato- niques et paranoïdes.D'une méfiance extrême, toute tentative de contact avec elle la plongeait dans un état d\u2019agitation marquée.Elle était très délirante.Elle avait dû être transférée dans un département fermé.Hospitalisée depuis 10 jours, elle recevait du Largactil à raison de 300 mg.par jour, sans qu\u2019il s\u2019ensuive d\u2019amélioration.Le Largactil fut cessé, et la Stelazine prescrite à 60 mg.par jour.Le troisième Jour, la patiente présentait une hypertonie marquée avec phénomène de la roue dentée, un facies parkinsonien et une démarche typique.Tous les signes de la série parkinsonienne étaient présents, et augmentèrent au point qu\u2019au quatrième jour la patiente devait prendre le lit, étant figée dans une immobilité complète.Elle parlait avec difficulté et la déglutition était difficile.La Stelazine fut cessée.Dès le début de la réaction extrapyramidale, l\u2019état de la patiente se transformait.Elle devint calme et commença à s\u2019intéresser au monde extérieur, demandant depuis combien de temps elle était à l\u2019hôpital et ce qu\u2019elle avait fait.Un sourire avait remplacé son expression hostile.Après la cessation de la Stelazine, la rigidité musculaire commençait à diminuer et avec la diminution des signes parkinsoniens les symptômes psychotiques recommençaient.D\u2019abord méfiante, la patiente devint de plus en plus interprétative et anxieuse, pour être complètement délirante et agitée lorsque tous les signes parkinsoniens furent disparus, 10 jours après la cessation de la Stelazine.Une réaction parkinsonienne fut encore provoquée, mais moins sévère cette fois en prescrivant seulement 40 mg.de Stelazine.L'amélioration suivit l\u2019apparition du parkinsonisme encore une fois.La psychothérapie ayant été commencée, il fut possible de diminuer la dose deux semaines après, et aucune rechute ne se produisit.Huit mois après, la patiente se portait encore bien, malgré la cessation de toute médication à sa sortie de l\u2019hôpital, un mois et demi après son admission. 692 Nous sommes de l\u2019opinion de Bayreuther (3) que le parkinsonisme diminue la sévérité et la durée d\u2019un accès psychotique.Conséquemment le temps d'hospitalisation s\u2019en trouve aussi diminué.Il est intéressant de noter que déja en 1931, Steck (50), rapportait des améliorations remarquables chez des schizophrènes chroniques à la suite du Parkinson, secondaire à une encéphalite épidermique.Ces observations cliniques furent probablement à la base de l\u2019emploi du parkinsonisme médicamenteux comme mode de traitement des schizophrénies par Steck.Comme déjà mentionné, des auteurs allemands s\u2019emploient à provoquer systématiquement des réactions parkinsoniennes chez leurs patients et en voient leurs résultats très améliorés.La relation possible entre amélioration clinique et parkinsonisme est une question très discutée.Ainsi Denber (17), Freyhan (26) entre autres maintiennent que la puissance d\u2019un neuroleptique est mesurable par son pouvoir de provoquer un parkinsonisme, mais ces deux auteurs maintiennent qu\u2019il n\u2019existe pas de relations directes entre l\u2019amélioration clinique et la présence d\u2019une réaction parkinsonienne chez les patients.CONCLUSIONS Le pouvoir de provoquer un parkinsonisme est certainement un des effets les plus intéressants des neuroleptiques.Les manifestations psychiques accompagnant cette réaction extra- pyramidale et son influence sur l\u2019action anti- psychotique du médicament mériteraient d\u2019être étudiées davantage.Les relations du parkin- sonisme médicamenteux, particulièrement son influence possible sur l\u2019amélioration clinique dans les schizophrénies, constituent un champ de recherche très fascinant et prometteur.Résumé L'évolution et la séimologie de l\u2019encéphalite épidémique de Von Economo ont été brièvement décrites pour ensuite les comparer à l\u2019évolution et aux signes neuro-psychiques d\u2019une cure aux neuroleptiques à hautes doses.Le parallélisme se continue dans la description GRATTON : NEUROLEPTIQUES L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 des symptômes mentaux du Parkinson post- encéphalitique et du parkinsonisme médicamenteux: réalisant l\u2019état d\u2019ataraxie souhaité.Les relations psycho-biologiques du parkin- sonisme sont ensuite passées en revue.Le par- kinsonisme suppose chez l\u2019individu une « susceptibilité extrapyramidale », puisqu'il n\u2019atteint qu\u2019un pourcentage restreint de patients recevant des neuroleptiques.Son incidence supérieure chez la femme montre l\u2019opération de facteurs hormonaux, probablement l\u2019équilibre androgène-oestrogène.Nous avons pu démontrer que son installation est facilitée par l\u2019administration d\u2019oestrogènes de synthèse.L\u2019Âge n\u2019influe pas en soi l\u2019incidence du parkinso- nisme.La nature de la maladie mentale a son influence chez la femme, puisque dans notre série, 1] existe une incidence supérieure de réactions parkinsoniennes chez les femmes schizophrènes.Enfin, nous avons soulevé la possibilité d\u2019une relation entre l\u2019amélioration ecli- nique et la présence d\u2019un parkinsonisme.Les chiffres dont nous nous sommes servis proviennent d\u2019une série de 95 patients ayant reçu de la Stelazine au cours de notre investigation de ce médicament.Summary The evolution and clinical signs of Von Economo\u2019s Encephalitis have been briefly described to compare them to the neurological and mental symptoms produced by treatments with high doses of tranquilizers.Postencephalitic and drug-induced Parkinsonisms have many characters in common, the main one being tranquility.The psycho-biological relationships of drug-induced Parkinsonism are then studied.The limited incidence of this extrapyramidal reaction with reserpine and the various phenothiazines points to the existence of an \u201cExtrapyramidal Endowement\u201d in certain indiv- 1duals.The fact that its incidence in the two sexes is in the ratio of 2 to 1, in favour of women, shows that hormonal factors play a part.We have shown that synthetic oestrogenic hormones will facilitate the appearance of this extra- pyramidal reaction in men as well as in women.Age does not seem to be a factor in itself, Schizophrenia, in women, does increase the incidence of Parkinsonism, according to our figures.The much- discussed relationship between clinical improvement and Parkinsonis is then studied.Our results with L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 drug-induced Parkinsonism in the treatment of schizophrenics are very satisfactory, and in agreement with those of the German School.BIBLIOGRAPHIE 1.F.A.ARNOLD: Reconditioning of the Personality, in Psychopharmacology Frontiers, pp.275.Ed.Little, Brown & Co., 1959.** 2.H.AZIMA: La valeur de la situation anaclytique 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psychiatrische Krankheitbilden.Med.Klin.29: 1027, 1953.24.Fritz FREYHAN : Extrapyramidal Side Reactions to Neuroleptic Drugs, in \u201cClinical clues as to the mode of action of the ataractie Drugs\u201d, a Round table, N.S.Kline, moderator.Psychiat.Quart.32: 41, 1958.25.Fritz FREYHAN: Occurence and Management of Extrapyramidal Syndromes in Psychiatric Treat- with Trifluoperazine, in Trifluoperazine, p.195, 1958.*** 26.Fritz FREYHAN Therapeutic Implications of Diffenrential Effects of the New Phenothiazine Compounds.Am.J.Psychiat, 115: 577, 1959.27.Fritz FREYHAN: Comments on the Biological and Psychopathological Basis of Individual Variation in Chlorpromazine Therapy.Encéphale, 45: 613, 1955.* 28.H.J.HAASE: Uber Vorkommen und Deutung des Psychomotorischen Parkinsonsyndrome bei Magaphen-bzw.Largactil-Dauerbehandlung.Ner- venarzt, 25: 486, 1954.29.H.J.HAASE: Psychiatrische Erfahrungen mit Megaphen und dem Rauwolfiaalkaloid Serpasil unter Gesichtpunkt des psychomotorischen Par- kinsonsyndrome.Nervenarzt, 26: 507, 1955.30.H.J.HAASE: Uber des Zusammenwirken psy- cicher Symptome und Neurophysiologischer Vor- gange bel \u201cExtrapyramidalen Motilitatsstorun- gen\u201d.Schweiz.Arch.Neurol.U.Psych., 74: 181, 1955.31.H.J.HAASE: Experimentelle Analyse der Mo- torik bei mit Reserpin Behandelten Choreatikren.Der Nervenarzt, 28: 56, 1957. 694 32.H.J.HAASE: The Role of Drug-Induced Extra- pyramidal Syndromes, in Psychopharmacology Frontiers, 1957.33.H.J.HAASE: La valeur thérapeutique des symptômes extra-pyramidaux dans le traitement.à la Chlorpromazine et Réserpine.Encéphale, 6: 519, 1958.34.A.HAUPTMANN: cité par H.J.Haase.35.H.HECAEN, J.AJURIAGUERRA et E.TRIL- LAT: Les troubles mentaux de l\u2019encéphalite épidémique.L\u2019Encyclopédie médico-chirurgicale \u2014 Psychiatrie, Tome II, 37550 A 10, Paris, 1955.36.G.HIEBEL, M.BONVALLET et P.DELL: Sem.des Hôpitaux de Paris, 30 : 2346, 1954.37.M.HYVERT: La Chlorpromazine, traitement des psychoses chroniques.Encéphale, 45: 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chap.8, p.134.AN.Bruce, 2e édition.Publisher Butterworth & Co.Ltd., London, 1954.54.S.A.Kinnier WILSON: Palarysis Agitans & Torsion Spasms.Neurology, Vol.II, chap.46 et 48, ibid, 1954.55.N.Willam WINKELMAN: An Appraisal of Chlorpromazine: Based on Experience with 1090 Patients.Am.J.Psychiat., 113: 961, 1957.*Colloque International sur la Chlorpromazine et les Médicaments Neuroleptiques en Thérapeutique Psychiatrique (Paris, octobre 1955).Recueil de textes, No spécial de l\u2019Encéphale, p.982, 1956.**Scond International Congress of Psychiatry: Proceedings of the psychopharmacology symposium (Zurich, septembre 1957).Psychopharmacology Frontiers, par Nathan S.Kline.Little, Brown and Co., édit, Boston, 1959 ; p.534.*+Trifluoperazine \u2014 Clinical and Pharmacological Aspects, p.216.Lea and Febiger, édit., Philadel- phie, 1958.Nous désirons remercier le Professeur H.S.Haase, de Dusseldorf, de nous avoir fourni des photocopies de ses oeuvres que nous ne pouvions pas nous pro- eurer à Montréal. LES ÉTATS D'ANXIÉTÉ À FORME DÉPRESSIVE ET LEURS SYSTÈMES DE DÉFENSE CHEZ L'ENFANT \u2018 Taylor STATTEN 2 Nous avons choisi pour sujet les dépressions de l\u2019enfance, parce que ces états sont moins bien compris et, assez souvent, méconnus en psychiatrie infantile.Nous pourrions étayer cette opinion en signalant, par exemple, que dans le manuel de psychiatrie infantile de langue anglaise le plus répandu, 1l n\u2019apparaît aucune entrée à la table des matières sous le titre « dépression ».Par comparaison, il en existe 12 sous le titre « schizophrénie ».On y trouve des chapitres entiers consacrés à la colère, la jalousie, la peur; aucun traitant de la tristesse, du chagrin, de la mélancolie ou du deuil.Il n\u2019y a qu\u2019une mention de la solitude (esseulement) ou de l\u2019ennui.L'absence de ce chapitre sur la dépression n\u2019est pas le résultat d\u2019une omission, mais reflète plutôt l\u2019attitude qui voudrait que ce terme fut réservé aux réactions des adultes.La psychiatrie infantile d\u2019Amérique du Nord a très peu contribué au sujet des dépressions.Spitz utilisait au début le terme « hospitalisme » pour qualifier ce qu\u2019il appela plus tard « dépression anaclyctique ».Engel et Reichs- man, plus récemment, ont porté à notre attention le cas intrigant et fort discuté de Monica, décrivant son état comme s\u2019il s\u2019agissait d\u2019une dépression.Le travail de Benedek, « Vers une biologie de la constellation dépressive », s\u2019avère très stimulant aux psychiatres d\u2019enfants.Enfin, depuis 1935, la dépression infantile a été étudiée plus en détail par les psychiatres d'Angleterre.Mes premières constatations des états dépressifs de l\u2019enfant découlent de l\u2019intérêt que je portai & la nostalgie,® dans la clinique du docteur Kanner, en 1947.Depuis lors, mon 1.Communication au XXIXe Congrés de l\u2019A.M.L.F.C., Montréal, septembre 1959.2.Professeur agrégé de psychiatrie à l\u2019Université McGill; directeur du service de psychiatrie infantile au Montreal Children\u2019s Hospital.3.Homesickness.intérêt dans le sujet a persisté et j'ai retracé et étudié quelque 75 rapports de cas dans une quinzaine de camps aux Etats-Unis et au Canada.En outre, il m\u2019a été donné d\u2019observer plusieurs autres cas dans nos propres camps et dans les salles du Montreal Children\u2019s Hospital.La nostalgie peut se manifester de bien des façons.Elle est en général \u2014 pas toujours \u2014 engendrée par l\u2019éloignement de la maison.Elle peut être également un moyen d\u2019échapper à certains conflits nés de la nécessité de s\u2019associer à des étrangers, ou bien d\u2019attirer l\u2019attention sur soi si l\u2019on se sent seul, ou simplement de forcer l\u2019entourage à montrer du souci et de la sympathie.Dans sa forme la plus pure, elle est rattachée au combat de la croissance.Elle peut être définie comme étant un ensemble de symptômes, habituellement associés à une séparation de la maison, qui reflètent un état latent de dépression auquel l\u2019enfant cherche à s\u2019ajuster.McCann prétend que la nostalgie est le fait de toutes les contrées et de tous les âges.Elle s\u2019enracine dans l\u2019échelle des êtres plus profondément qu\u2019au niveau humain, puisqu'elle atteint même les bêtes fauves et les animaux apprivoisés.Dans le psaume 137:1 on peut lire: Sur les rives de Babylone Nous nous sommes assis, ah, nous [avons pleuré, En nous remémorant Sion.Hippocrate remarquait que lorsque les peuplades des plaines ou des montagnes étaient transplantées en d\u2019autres terrains, un dérangement grave s\u2019emparait d\u2019elles; et que l\u2019homme semble assujetti à des influences topographiques dès sa naissance.On trouve des travaux sur ce sujet remontant à 1685, et de 696 nombreux autres depuis.Bien des articles récents ont traité des bouleversements chez les millions d\u2019êtres humains qui furent arrachés, contre leur gré, à leur pays d\u2019origine.SIGNES ET SYMPTÔMES.Les symptômes les plus communs, tels qu'on pouvait les observer dans les trois quarts des cas, étaient: des « crises de larmes », l\u2019« esseu- lement », le « découragement ».Puis venaient, dans la moitié environ des cas, le « désir de rentrer chez soi », le « manque d\u2019appétit » et l\u2019« inaction ».Il est quelque peu surprenant que le « désir de rentrer chez sol » ne soit pas plus fréquent.Cependant, nous connaissons tous le cas de l'enfant qui essale courageusement de surmonter son ennul de la maison.Le « peu d\u2019appétit » et l\u2019« inaction » sont souvent les premiers symptômes d\u2019une maladie physique; il faut donc être prudent avant de les considérer comme étant dus à la nostalgie.Ce sont aussi des symptômes caractéristiques de la dépression chez l'adulte.Il existe un autre groupe important de symptômes, qui peut décrire ou suggérer la maladie physique, ou au contraire, n\u2019être que la répercussion, au physique, d\u2019un état de tension émotionnelle et d\u2019anxiété.On les rencontrait dans à peu près un cinquième de nos cas.Ce sont, par ordre de fréquence, troubles du sommeil, douleurs abdominales, maux de tête, constipation et/ou diarrhée, et vomissements.Il va sans dire que de tels enfants devraient être examinés par un praticien.Un autre groupe de symptômes, apparaissant à peu près aussi souvent que le précédent, c\u2019est-à-dire dans un cinquième à un quart des cas, s\u2019avère peut-être le plus difficile à traiter.Ce sont les « sentiments de persécution », la sensation que « tout le monde est contre moi », et que « rien ne va comme 1l faut ».Enfin, d\u2019autres symptômes peuvent être rencontrés, parmi ceux-ci : une dépendance excessive, une activité fébrile (ceci dans à peu près un cinquième des cas), ou bien de l\u2019agressivité, du négativisme et une constante recherche de l\u2019attention, moins fréquemment.STATTEN : LES ÉTATS D\u2019'ANXIÉTÉ L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 EPIDEMIOLOGIE.Considérons maintenant la fréquence de ces états.Un observateur a déclaré que tout enfant doit faire face à ce problème, mais que nous voyons seulement ceux qui ont été incapables d\u2019y apporter une solution satisfaisante.Nous voyons certains aspects de ce complexe de symptômes, mais il ne s\u2019agit pas là de ce qu\u2019on appelle nostalgie.Il s\u2019agit d\u2019un état d\u2019Âme ou d\u2019une réaction (s\u2019exprimant par la déception ou la tristesse) à quelque cause extérieure connue.Il en résulterait chez l\u2019enfant un état réactionnel dû à la réactivation par le problème actuel d\u2019un conflit passé.Il est certain que le degré de nostalgie varie avec le degré de sécurité présente dans nos foyers et nos groupements communautaires.Certains enfants seront capables de quitter leur foyer avec l'impression qu\u2019ils y reviendront, et qu\u2019à leur retour, ils le retrouveront, avec ses habitants, heureux et identiques.Certes, plus nous nous rendons compte de l\u2019existence et de la signification de ces symptômes, plus nous aurons l\u2019occasion de reconnaître le conflit en cause ou du moins de le deviner.UN CONCEPT THÉORIQUE.Ces symptômes de dépression et de nostalgie se manifestent au moment où la structure dynamique du système psycho-physique ne peut plus faire face à l\u2019entourage.L\u2019atmosphère familiale avec ses particularités peut fréquemment dissimuler les structures pathologiques du système psycho-physique, et lorsque l'individu change de milieu, des symptômes pathologiques peuvent devenir plus évidents.Ces symptômes peuvent être groupés en cinq catégories: 1.psychosomatiques 2.soupçon et paranoïa 3.sensation de privation 4.réaction d\u2019évitement 5.négation manique.Si nous nous demandons à quel moment du développement émotionnel d\u2019un enfant ces symptômes apparaissent pour la première fois, nous butons sur le problème complexe et fort L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 débattu du développement de la personnalité du nourrisson et du bébé.À ce point de la discussion, je voudrais appuyer mon exposé sur les idées formulées par mon plus récent professeur, le docteur Clifford Scott, et sur celles du pédiatre et psychanalyste, le docteur D.W.Winnicott.Leurs aperçus développent les idées de Freud, Abraham, Rado, Helene Deutsch, Melanie Klein.J\u2019y ajouterai un résumé de ma propre interprétation du développement infantile conduisant à la dépression.La forme que prend la dépression découlera de l\u2019histoire de la maladie au fur et à mesure que l\u2019individu se développe et mirit.La première relation interpersonnelle vécue par l\u2019être humain est celle que Winnicott décrit ainsi: «la mère tenant son enfant dans une situation ».La capacité de la mère à «tenir une situation » pour son bébé déterminera la sorte d\u2019objets internes qui se développera chez le nourrisson.Dans cette situation maternelle, le nourrisson ressent des impressions au sujet de: l\u2019acerochage, l\u2019espace, le temps, le contact, l\u2019aspiration d\u2019air, la succion et l'absorption de lait, l\u2019émission d\u2019urine et de selles, le mouvement du corps et des membres, le sommeil, tout cela au cours de la période de son premier développement.Si ces impressions ont été per- cues comme gratifiantes par l'enfant, il en retire du plaisir et construit peu a peu une sorte d\u2019association plaisante à l\u2019intérieur vis- à-vis de ces activités.Au contraire, si elles sont frustrantes, il amassera des associations intérieures qu\u2019en adultes, nous qualifierions de sentiments de colère.Grâce à la mère « tenant son bébé dans une situation », un monde intérieur de souvenirs d\u2019objets et d\u2019associations se bâtit peu à peu; et ce n\u2019est que fort lentement que l\u2019enfant perçoit l\u2019existence d\u2019un monde extérieur qu\u2019il peut comparer avec son monde intérieur.En se développant, il devient canable de « déformer » le monde intérieur sur l\u2019extérieur pour sauvegarder son moà émotionnel.Cette « distortion » est accomplie par des mécanismes de projection, d\u2019incorporation ou d'internalisation.A ce stage primitif, les acti- STATTEN: LES ÉTATS D'ANXIÉTÉ 697 vités agréables ou coléreuses peuvent être dirigées au dehors ou au dedans, et ceci pourrait expliquer la quantité et la variété des maladies rencontrées chez le nourrisson.Les échanges entre ces deux mondes s\u2019accomplissent à ce stage par le moyen de l'inspiration et de l\u2019expiration, la déglutition, la régurgitation, la rétention d'urine ou de matières fécales, ou leur rejet fréquent par diarrhée ou polyurie.Voilà sans doute pourquoi l\u2019on rencontre la déshydratation, à ce jeune âge, plus fréquemment qu\u2019à aucun autre moment de l\u2019histoire naturelle de l\u2019être humain.Les maladies émotionnelles les plus graves ont leur source à cette époque s\u2019il n\u2019y a pas de « mère tenant l'enfant » et si la « situation » est frustrante.Goldfard, Spitz et Bowlby ont fort bien compris et démontré cette partie du développement infantile.Au tout début, les mondes intérieurs et extérieurs sont formés de ce qu\u2019on appellera plus tard des objets partiels, c\u2019est-à-dire, mamelons, doigts, seins, mains, lèvres, yeux, visages, etc.Ce n\u2019est que lentement que se forme le concept du soi comme une personne complète distincte d\u2019autres personnes.En même temps qu\u2019augmente la complexité de disposer des objets intérieurs et extérieurs, augmente aussi peu à peu la complexité du développement affectif.À l\u2019âge adulte, les plus simples de ces sentiments s\u2019appeleront « bons », « plaisants », « gratifiants », « satisfaisants », « aimants » d\u2019une part, et d\u2019autre part, « mauvais », « déplaisants », « coléreux », « douloureux », « rageurs », « haineux », « craintifs ».Tôt ou tard, le nourrisson développe suffisamment d'esprit de synthèse, d\u2019intégration ou d'organisation pour s\u2019apercevoir aue ses premiers souvenirs de mère partielle, aimante et satisfaisante, et ses souvenirs subséquents de sa mère comme un tout, et aussi les formes de haine opposées, sont des parties de la seule et même mère dans une situation.Parallèlement à cette intégration de l\u2019amour et de la haine peut se développer alors un nouvel état affectif.Comme l\u2019a dit Scott, « la réalisation aue le maximum d\u2019amour et le maximum de 698 STATTEN : LES ÉTATS D\u2019ANXIÉTÉ haine, peuvent être exprimés par les mêmes organes physiques, que l\u2019amour et la haine maximum peuvent être ressentis envers le même objet, et que cet objet peut-être à la fois satisfaisant et frustrant, et peut paraître aimant et détestant », est un moment ou apparaissent les premiers modèles de tristesse, souci, esseulement et dépression.La tolérance à ce nouvel état dépendra de ce que Klein appelle « la provision des bonnes choses à l\u2019intérieur », et celle-ci dépend de la qualité des soins maternels donnés au bébé.Il supportera la tristesse et la dépression, et ne se laissera pas abattre, si sa « provision de bonnes choses » est suffisante et plus grande que sa « provision de mauvaises choses ».La culpabilité devient l\u2019angoisse et l\u2019auto-accusation tels que ressentis par l\u2019enfant dépendant alors qu\u2019il subit des poussées haineuses et destructives vis-à-vis d\u2019une mère qu\u2019il aime et à qui 1l doit son existence.La dépression comprend la culpabilité et la confusion qui naissent d\u2019un tel conflit.La culpabilité accompagne la tristesse et la dépression, parce qu\u2019elle demande le même degré d\u2019intégration.La dépression s\u2019avère moins grave à mesure que la réalisation se fait plus nette que la mère ne deviendra pas non-aimante et non-existante.La rapidité avec laquelle quelqu\u2019un surmonte ses sentiments de dépression est une faculté très importante qui dépend de la rapidité avec laquelle il aura réalisé que les forces aimantes amassées en lui sont plus fortes que les forces destructives.C\u2019est cet état de choses dans un enfant qui peut conduire à un deuil normal réparateur.Lorsque les provisions de bonnes et de mauvaises choses sont en balance égale ou négative, et qu\u2019ainsi la dépression ne peut être tolérée, certains mécanismes de défense entrent en jeu.Helene Heutsch, en 1933, parlait de paranoïa et de manie comme de défenses contre la dépression, l\u2019une régressive et l\u2019autre progressive.Elle rattachait la paranoïa à une projection de mauvaises choses sur le persécuteur et la manie à la négation de la dépression.Dans son article intitulé « Objets transition- L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 nels et Phénomènes transitionnels », Winni- cott propose le concept de l\u2019existence d\u2019un double monde, intérieur et extérieur, et aussi d\u2019une troisième entité quelque part entre ces deux mondes.« Ce serait une région, qui n\u2019est pas contestée parce qu\u2019on n\u2019a rien réclamé en sa faveur, sinon son existence en tant que lieu de repos pour l\u2019individu perpétuellement engagé dans le travail humain de conserver la réalité intérieure et extérieure séparées et cependant interreliées.» Il veut parler des habitudes fréquentes telles que, sucer une couverture ou tortiller ses cheveux, le vieil ours en peluche ou le bout de tissu qui semble réconforter l\u2019enfant quand il sombre dans le sommeil.Il me semble que cette «situation interpolée » peut servir de substitut ou de « deuil ineffectif » et que ce genre d\u2019habitude peut persister chez l\u2019enfant et l\u2019adulte pendant fort longtemps, ainsi que peuvent persister les défenses psychosomatiques, paranoïaques ou maniaques.Je me demandais en préparant ce travail, sl j'avais en moi assez de « bonnes » connaissances de la dépression enfantine à vous offrir et je passai de longs moments à « rassembler anxieusement ma pensée ».Je n\u2019écrivais pas, je rapprochais des expériences personnelles d\u2019idées trouvées à l'extérieur, dans la littérature ou la discussion avec d\u2019autres personnes.Rien ne fut noté.Ce fut un temps d\u2019espoir et de désespoir, de souci et de confiance.Certains d\u2019entre nous trouvent difficile de dépasser ce stage de « rumination mentale » ou de « deuil ineffectif ».Je me demande si cet état n\u2019aurait pas un rapport avec la « situation interpolée de Winnicott et ne serait pas une défense régressive étroitement rattachée aux « objets et phénomènes transitionnels ».Observation.Essayons maintenant de rassembler ces idées sur la symptomatologie et le concept théorique à l\u2019aide d\u2019une illustration clinique.Il s\u2019agit d\u2019un enfant qui vint à notre camp au cours de trois étés consécutifs, à 8, 9 et 10 ans.La première année, le rapport de son tuteur le montre ainsi: c\u2019était un enfant intel- L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 ligent qui avait besoin d\u2019exceller et qui aimait à concourrir là où il pouvait gagner, mais qu\u2019on devait aider à développer sa faculté à perdre de bonne grâce et à partager.Il portait continuellement un « parka » qu\u2019il avait sur lui en arrivant au camp, insistant pour le mettre même les jours les plus chauds, et il en arracha la laine, la nuit, durant les six premières semaines de son séjour au camp.A chaque visite de sa mere, il la traitait en étrangère pendant les quelques premières heures, et cependant devenait extrêmement bouleversé et pleurait abondamment quand elle le quittant.La deuxième année nous le montra comme excessivement bavard, il semblait dominer toute conversation.Il avait apporté une énorme malle et deux sacs pleins d\u2019équipement pour le camp, dont il ne se servit presque jamais.Son tuteur dut exiger que s\u2019il revenait, sa mère n\u2019envoyât que ce qui était suggéré sur la liste des vêtements du camp.Durant tout l\u2019été, il eût l\u2019air très actif, mais n\u2019accomplit pas grand chose.Il mangeait beaucoup et prit 8 livres en 8 semaines.Sa mère signala que beaucoup de ses lettres à lui \u2014 et elle lui écrivait chaque jour \u2014 furent retrouvées dans sa malle encore cachetées, à son retour à la maison.Le troisième été, son jeune frère vint avec lui, parce que les parents allaient en Europe.Il passa beaucoup de son temps à surveiller les activités de son jeune frère, par conséquent fit peu en compagnie de son propre groupe.Notre attention fut attirée vers ce campeur quand, 10 jours avant la fermeture du camp, il vint nous voir en larmes, bouleversé, demandant à retourner chez lui immédiatement.Ses parents, de retour d\u2019Europe, lui avaient téléphoné qu\u2019ils ne pourraient pas venir le visiter en fin de semaine comme ils l\u2019avaient promis, parce qu\u2019ils avaient trop à faire à leur retour.Au lieu de cela, ils viendraient le voir à la clôture du camp pour le ramener à la maison.Je téléphonai aux parents, et en effet il leur était impossible de venir, mais ils viendraient la semaine suivante si je le jugeais nécessaire.STATTEN: LES ETATS D\u2019ANXIETE 699 Les pleurs, l\u2019expectative dans la tristesse, furent remplacés par un sentiment sans espoir, l\u2019impression d\u2019être pris au piège.Il commença à me soupçonner de vouloir le garder afin de toucher le prix entier de la période de camp; le camp était une prison, moi, le geolier, Il essaya de bien des façons d\u2019exciter la sympathie des autres membres du personnel afin d\u2019influencer ses parents ou moi.Un jour ou deux après, il développa d\u2019abord des douleurs abdominales et la conviction d\u2019avoir une hernie, puis, plus tard, la sensation de ne pouvoir respirer assez profondément et la peur d\u2019avoir une pneumonie.Des troubles de ce genre ne sont pas étrangers aux directeurs de camps et d\u2019écoles, et au personnel des hôpitaux pédiatriques, dans les quelques premiers jours d\u2019une séparation, mais on les rencontre rarement pour la première fois à la fin d\u2019une troisième séparation.En récapitulant ce cas et son développement subséquent à la lumière de notre concept théorique, nous pouvons comprendre la dynamique de cette situation.Sa mère avait été très tendue et incertaine durant la grossesse et les premiers stages du développement de cet enfant.Il eut des difficultés à prendre et à garder sa formule et la mère et l\u2019enfant tous deux eurent une pneumonie au cours de la première année.Il possédait une couverture qu\u2019il ne laissa jamais laver jusqu\u2019au moment où il vint au camp.La situation maternelle pendant la première enfance avait été peu adéquate et ainsi la provision de bonnes choses était limitée.Il compensait par le succès et le besoin de gagner.Il eut à utiliser un « objet transitionnel », le parka, pour se défendre contre ses objets intérieurs coléreux et destructeurs.Quand sa mère visitait le camp, il avait été capable de se servir du camp comme le «tenant dans une situation », mais ceci seulement en réprimant l\u2019image de la mère.Il lui fallait donc ne pas la reconnaître à son arrivée, tout en développant une crise émotionnelle quand il se sentait abandonné à son départ.Le bavardage excessif constituait sa façon d\u2019exagérer ses provisions de bonnes choses. 700 La quantité excessive d'équipement en était la contrepartie extérieure.L\u2019appétit énorme et le gain de huit livres, une façon d\u2019amasser de bonnes choses.Ne pas ouvrir ni lire ses lettres lui permettait d\u2019éviter la conscience de ses sentiments hostiles et son impression d'être abandonné.Son activité excessive ou mieux, sans but, était due à la négation maniaque de ses sentiments dépressifs.Le troisième été, son intérêt et son souci concernant le bien-être de son petit frère représentait son identification avec le modèle de la bonne mère et lui était nécessaire à l\u2019acceptation du départ de ses parents pour l'Europe.Son désappointement lorsque ses parents ne vinrent pas le voir à leur retour rendit bien plus évident son déséquilibre mental.Jusque-là, on ne l'avait pas considéré comme un problème, et ses activités étaient acceptées comme des variations chez un enfant de cet âge.Il s\u2019était défendu avec succès contre ses intolérables sentiments dépressifs.Il ne put supporter son désappointement à la visite décommandée de ses parents et les sentiments dépressifs l\u2019envahirent.Ils furent suivis par des défenses plus primitives contre la tristesse et la dépression, et prirent la forme de sentiments de persécution où je jouais le rôle de persécuteur.Ceux-ci furent à leur tour suivis par des troubles somatiques, lesquels semblent s\u2019être développés en contre-coup de difficultés rencontrées dans la première enfance.CoNCLUSION.A la lumière de ces observations sur le comportement infantile et les hypothèses émises sur le développement des émotions et relations d\u2019objets, j'ai entrepris de décrire une façon d\u2019envisager les anxiétés à forme dépressive chez l\u2019enfant, ainsi que quelques-unes des défenses que celui-ci mobilise contre ces anxiétés.Je pense que ces anxiétés ont un rapport étroit avec certains états dépressifs de l\u2019adulte, mais cet article ne cherche pas à en fournir la preuve.J\u2019oserais espérer avoir contribué à une compréhension sans cesse crois- STATTEN : LES ETATS D\u2019ANXIETE L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 sante des répercussions et des complexités du développement des états dépressifs chez les enfants comme chez les adultes; et je suggé- rerals qu'on gardat présents a l'esprit ces quelques principes au cours de l'examen d\u2019enfants, d\u2019adultes et de familles, dans l'espolr d'approfondir notre compréhension des états dépressifs.Résumé Dans ce travail l'auteur décrit le résultat de ses recherches sur des cas de « homesickness » qui furent étudiés chez des enfants qui passent l\u2019été dans des camps.Les signes, les symptômes, les concepts actuels concernant la dépression, de même que les mécanismes de défense contre la dépression, chez les enfants, sont étudiés d\u2019une façon très compréhensive.Un cas illustre la présentation.L\u2019auteur finit en disant qu\u2019à la lumière de ces observations sur le comportement infantile et les hypothèses émises sur le développement des émotions et relations d\u2019objets, il a entreprit de décrire une façon d'\u2019envisager l\u2019anxiété à forme dépressive chez l'enfant, ainsi que quelques-unes des défenses que celui-ci mobilise contre cette anxiété.Il pense que cette anxiété a un rapport étroit avec certains états dépressifs de l\u2019adulte, mais cet article ne cherche pas à en fournir la preuve.Il oserait espérer avoir contribué à une compréhension sans cesse croissante des répercussions et des complexités du développement des états dépressifs chez les enfants comme chez les adultes et il suggérerait qu\u2019on gardât présents à l\u2019esprit ces quelques principes au cours de l\u2019examen d'enfants, d\u2019adultes et de familles, dans l\u2019espoir d\u2019approfondir notre compréhension des états dépressifs.Summary In this paper the author describes his findings in cases of homesickness which were studied in children\u2019s camp settings.The signs, symptoms, incidence and current theoretical concepts of depression and their defences in children are examined in considerable detail.A case illustration rounds out the presentation.The author concludes by saying that in the light of these observations on childhood behavior and the hypothesis on the infant\u2019s development of object relations and emotions he has attempted to describe L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 a concept of depressive anxieties in the child and some of the child\u2019s defences against these anxieties.He suspects that these anxieties are closely related to some of the adult depressive states, but states that his paper does not contribute to the proof of this suspicion.He hopes that it has made a contribution to increasing our understanding of some STATTEN : LES ÉTATS D\u2019'ANXIÉTÉ 701 of the implications and complexities of the development of depressive states in both children and adults.He suggests that children, adults and families be examined with these concepts in mind in the hope that we may better our understanding of depressive states.DE LA RECHERCHE D'ESCHERICHIA COLI-ENTÉRO-PATHOGÈNES DANS LES SELLES DE 260 NOUVEAU-NÉS À L'HÔPITAL SAINTE-JUSTINE ! Gabriel ST-ROME 2 et Bernard MARTINEAU.3 Rares chez l\u2019adulte, les troubles digestifs, causés par les E.coli-entéro pathogènes, chez l\u2019enfant sont bien connus.De nombreuses observations en ont été publiées dans la littérature médicale.Parmi les nombreux séroty- pes d\u2019E.coli identifiés, il y en a un petit nombre dont le rôle pathogène est prouvé.Ce sont les suivants: 026B6, 055B5, 086B7, 0111B4, 0112B11, 0119B14, 0124B17, 0125B15, 0126B16, 0127B8, 0128B12.Martineau et ses collaborateurs (5) ont, à l\u2019hôpital Sainte-Justine de Montréal, fait une étude clinique et bactériologique des gastro- entérites chez 796 enfants.Parmi ces derniers 258 étaient infectés par E.coli 0127B8, 12 par 0111B4, 5 par 055B5 et 8 par 026B6.Durant la période que dura cette enquête, aucun cas de gastro-entérite clinique ne fut décelé dans les pouponnières de l\u2019hôpital- Complétant cette étude, une autre fut menée chez 260 nouveaux-nés des pouponnières, âgés de 4 à 6 jours, pour rechercher la présence ou non d\u2019E.coli dans les selles.TECHNIQUE L\u2019échantillon de selle est ensemencé sur le 1.Ce travail, en rapport avec le projet sur les anticorps fluorescents vis-à-vis les E.coliantéropa- thogènes, a été exécuté grâce à une subvention nationale à l\u2019Hygiène et Provinciale du Ministère de la Santé.2.Résident à l\u2019Hôpital Ste-Justine.3.Bactériologiste à l'Hôpital Ste-Justine et assis- tant-professeur à l\u2019Université de Montréal.milieu gélosé au Sorbitol et la gélose lactosée de MacConkey.Après une période de 24 heures à l\u2019étude et une tentative d\u2019identification des colonies à l\u2019œil nu, et à l\u2019odorat, celles-ci sont isolées sur de la gélose au sang et placées à l\u2019étuve pour un laps de temps de 18 à 24 heures.Ultérieurement on recherche l\u2019agglutination macroscopique sur lame des colonies avec deux anti-sérums polyvalents À et B.Si l\u2019agglutination rapide se produit l\u2019investigation se poursuit avec des anti-sérums monovalents OB et O du groupe À ou B.Enfin on essaie de préciser les propriétés bio-chimi- ques (pouvoir protéolytique, glucidolytique.ete.) des isolements suspects.RESULTATS BACTERIOLOGIQUES Parmi les 260 nouveau-nés, âgés de 4 à 6 jours, 19 étaient porteurs d\u2019E.coli: 9 du 0119B14, 3 du 026B6, 3 du 0125B15, 1 du 0128B12, 3 du 0127B8 (souche agglutinant avec 0127 mobile et indol rapide).De plus il est intéressant de noter qu\u2019il fut trouvé, en très grand nombre des microorga- nismes, considérés comme saprophytes, ou potentiellement capables de causer une gastro- entérite au moins chez le nouveau-né: 4 cas d\u2019Aérobacter, 3 de Pseudomonas, 4 de Para- colon coliforme, 3 de Paracolon intermédium, 1 de Paracolon aerogenoides, 1 d\u2019Escherichia freundii et 1 d\u2019E.coli ne fermentant pas le sorbitol et n\u2019agglutinant pas avec les anti- sérums polyvalents A et B. 702 ST-ROME er MARTINEAU: RECHERCHE D'ESCHERICHIA L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 TABLEAU I No Nom et sexe Age en jours Types d\u2019E.coli 1 C.(F) 5 026B6 souche anaérogénique 2 P.(G) 5 026B6 \u201c \u201c 3 B.(G) 5 026B6 \u201c 4 C.(GQ) 5 0119B14 5 L.(G) 4 0119B14 6 P.(G) 4 0119B14 7 R.(G) 5 0119B14 8 S.(F) 4 0119B14 9 T.(G) 5 0119B14 10 B.(F) 4 0119B14 11 B.(F) 4 0119B14 12 F.(G) 5 0119B14 13 C.(G) 4 0128B12 14 L.(F) 4 0125B15 15 B.(G) 5 0125B15 16 V.(G) 6 0125B15 17 B.(F) 3 0127B8 souche agglutinant avec 0127 mobile et indol rapide 18 S.(G) 6 0127B8 souche agglutinant avec 0127 mobile et indol rapide 19 V.(F) 4 0127B8 souche agglutinant avec 0127 mobile et indol rapide RÉSULTATS CLINIQUES des vomissements, symptômes d\u2019allure bénigne Parmi ces 36 nouveau-nés, aucun n\u2019a accusé n\u2019ayant entraîné aucune déshydratation.Rende signes sévères de gastro-entérite, lors de trés chez eux, ces enfants ne présenterent, au leur séjour à l\u2019hôpital Sainte-Justine.Certains bout d\u2019une semaine, ni vomissements, ni selles ont présenté quelques selles liquides, d\u2019autres liquides.TABLEAU II No Nom et sexe Age en jours Germes identifiés Remarques A B.(F) 4 Aerobacter aerogenes B D.(G) 5 Aerobacter aerogenes C M.(F) 4 Aerobacter aerogenes D S.(F) 5 Aerobacter aerogenes Culture pure E O.(F) 4 Pseudomonas F T.(F) 5 Pseudomonas G D.(G) 4 Pseudomonas Culture pure H A (GQ) 5 Paracolon coliforme I C.(F) 4 Paracolon intermedium J F.(F) 4 Paracolon coliforme Culture pure K C.(F) 5 Paracolon coliforme L C.(G) 5 Paracolon intermedium M L.(F) 4 Paracolon coliforme N L.(G) 4 Paracolon intermedium O B.(F) 5 Paracolon aerogenoïdes P C.(F) 4 E.Freundii Q N.(F) 4 E coli Culture pure-souche ne fermentant pas le sorbitol et négative pour les E.coli pathogènes connus. L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 ST-ROME Er MARTINEAU: RECHERCHE D'ESCHERICHIA 703 TABLEAU III No Symptômes à l'hôpital Date d\u2019apparition Alimentation en jours 1 5 selles liquides x 24 hrs 4e jour artificielle: 026B6 2 4 selles liquides x 24 hrs 3e jour artificielle: 026B6 5 4 selles liquides x 24 hrs 3e jour maternelle 0119B14 13 4 selles liquides x 24 hrs 4e jour maternelle 0128B12 L 6 vomissements x 24 hrs 3e jour artificielle Paracolon intermedium N 6 vomissements x 24 hrs 3e jour artificielle Paracolon intermedium R 3 selles liquides x 24 hrs 3e jour artificielle E.coli non identifia- COMMENTAIRES La mise en évidence d\u2019E.coli entéro-patho- gènes dans les selles de 19 nouveau-nés, âgés de 4 à 6 jours environ, montrent que ces enfants ont été contaminés très tôt dans leur vie.Les types d\u2019E.coli isolés sont indiqués dans le tableau I.Curtin et Clifford (1) dans une étude sur la fréquence des E.coli chez 21 nouveau-nés, en ont dépisté chez seulement 2 enfants durant la première semaine de vie, 1 cas de 026B6 et 1 de 055B15.Ces enfants, par ailleurs, n\u2019ont accusé aucune diarrhée.Cooper et ses collaborateurs (7) dans une enquête minutieuse chez les nouveau-nés en ont décelé 23 infectés par des E.coli entero- pathogènes.Chez ces derniers, 9 (39.1%) ont été dépistés 2 jours après la naissance, 8 (34.8%) le 3e jour de vie, et 5 (21.7%) le 4e jour.Parmi ces 23 enfants, 11 (47.8%) étaient porteurs de types susceptibles de provoquer une flambée épidémique de gastro- entérite; les 12 autres, de types responsables généralement de poussées sporadiques de diarrhée.Martineau et ses collaborateurs, lors de leur étude sur l\u2019épidémie de gastro-entérite à 0127B8, n\u2019ont trouvé aucun cas chez les nouveau-nés dans les pouponnières de l\u2019hôpital Sainte-Justine.Ocklitz et Schmidt (9) ont incriminé la mère comme source de contamination des nouveau-nés.Ces auteurs ont décelé dans les lochies, et dans les selles émises juste avant et ble par les anti-sérums utilisés après l\u2019accouchement, 22 mères sur 250, porteuses d\u2019E.coli pathogènes, respectivement 17 de 025L11, 4 de 011B4 et 1 de 026B6.La contamination pourrait être intrautérine dans les cas de rupture prématurée des membranes, ou lors du passage du fœtus à travers la filière génitale à l\u2019accouchement.Le rôle de la mère fut aussi soulevé dans l\u2019étude de Cooper (7).Celui-ci a décelé la présence d\u2019E.coli pathogènes chez 46, soit 12.7% des mères étudiées et chez 23, soit 6.5% des nouveau-nés.De plus, 18 de ces 23 enfants présentaient le même serotype d\u2019E.coli que la mère.Dans notre étude, la recherche d\u2019E.coli chez la mère ne put être pratiquée que dans 3 cas.Un seul de ces derniers révéla le même serotype et caractères bio-chimiques d\u2019E.coli que celui du nouveau- né, à savoir E.coli 026B6 anaérogénique (Tableau I cas No 1).Des 19 enfants porteurs d\u2019E.coli pathogènes, seulement 4 ont présenté une légère diarrhée passagère (Tableau I, cas 1, 2, 5, 13) dont 2 furent nourris au sein et les 2 autres à l\u2019alimentation artificielle.L\u2019absence de signes sévères de gastro-entérite dans les pouponnières de Sainte-Justine semble due plutôt aux E.coli décelés 0119B14, 0128B12, 0125B15, 026B6), qui, quoique pathogènes, n\u2019ont pas la même virulence que ceux réputés capables de déclencher des flambées épidémiques tels le 0127B8, le 0111B4 (McClure et collaborateurs (6), ete.).Chez 3 de nos cas (Nos 17, 18 et 19), il fut trouvé du coli 0127B8 atypique.Souche agglutinant avec 0127B8, très mobile et indol 704 rapide, alors que la souche typique et virulente est immobile et indol lent, les trois cas d\u2019ailleurs n\u2019ont présenté ni vomissements ni selles liquides.Une hypothèse fut émise qui veut que l\u2019absence de gastro-entérite chez le nouveau-né serait due au transfert passif d\u2019anticorps de la mère; ces anticorps protègeraient l\u2019enfant durant les premières semaines de vie.Dancis et Kunz (2) nnt observé que le sérum de nouveau-nés étudiés par eux, possédait une certaine activité bactério-statique à l\u2019égard de l\u2019E.coli type 055.Kauffmann (3) en Allemagne va plus loin et suggère l\u2019immunisation des femmes enceintes en vue de conférer une immunité passive au nouveau-né, quoique la diversité de la constitution antigénique des E.coli ne permette pas de compter toujours sur l\u2019efficacité de cette prophylaxie.Neter et ses collaborateurs (9) ont montré dans leur étude immunologique pour les E.coli 0111, 055 et 026, que les hémagglutinines ne sont que peu ou pas transférées de la mère au fœtus.Yeivin et ses collaborateurs (10) ont également étudié le transfert transplancentaire des anticorps vis-à-vis des germes pathogènes intestinaux et ont découvert que, dans la ma- Jorité de leurs cas, le taux retrouvé chez le nouveau-né, n\u2019atteignait que 10% à 20% de celui du sérum maternel.Finalement le transfert d\u2019une immunité passive effective de la mère à son nouveau-né quant aux E.coli pathogènes s\u2019avère encore, à ce jour, du domaine des hypothèses.CONCLUSIONS Cette étude a permis de mettre en évidence la présence, chez 19 des 260 nouveau-nés, d\u2019E.coli enteropathogènes.Aucun de ces enfants n\u2019a manifesté des signes sévères de gastro- entérite, tout au plus, y eut-il une légère diarrhée passagère chez 4 d\u2019entre eux.Le rôle de la mère comme source de contamination y est discuté ainsi que la valeur de l\u2019hypothèse du transfert fœto-maternel d\u2019une immunité pas- ST-ROME er MARTINEAU: RECHERCHE D\u2019ESCHERICHIA L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 sive vis-à-vis les E.coli entéropathogènes.On peut voir que l\u2019E.coli pathogène apparaît très rapidement dans les selles du nouveau-né infecté, deux à quatre jours environ et que les symptômes se manifestent aussi rapidement.Martineau a noté un degré très élevé de contamination à l\u2019hôpital Sainte-Justine lors de son étude clinique et bactériologique: 187 cas sur les 258 dans les salles de pédiatrie.Sans une technique appropriée la propagation de l\u2019infection à E.Coli pathogène s\u2019avère inévitable.Cooper et ses collaborateurs sur un total de 499 adultes (mères, infirmières, personnel en général) dont les selles furent examinées ont constaté que 60 étaient porteurs d\u2019E.coli pathogènes.Il est inutile de souligner le danger que constituent de tels porteurs, sains d\u2019apparence, vis-à-vis la gent infantile.La découverte d\u2019E.coli pathogènes chez le nouveau-né comme chez l\u2019enfant plus âgé doit faire rechercher leur origine si possible et surtout, déclencher la mise en œuvre des mesures appropriées d\u2019aseptie, d'isolement et de traitements adéquats.Résumé Faisant suite à l\u2019étude clinique et bactériologique des gastro-entérites à E.coli O127: Bs, entreprise à l\u2019Hôpital Sainte-Justine, une autre fut faite dans les pouponnières du même établissement, pour rechercher l\u2019incidence des E.coli pathogènes dans les selles du nouveau-né.Parmi les 260 cas investigués, âgés de 3 à 6 jours, la présence d\u2019E.coli pathogènes fut décelée chez 19 d\u2019entr\u2019eux.Les symptômes gastro-intestinaux furent, sinon inexistants, du moins minimes et de courte durée, et ce, chez seulement 4 bébés.L\u2019examen bactériologique des selles fut également pratiqué chez 3 mères d\u2019enfants infectés.Une de ces dernières se révéla porteuse d\u2019un E.coli du même sérotype que celui de son nouveau-né.Le rôle de la mère comme source de contamination est discuté, ainsi que la valeur de l\u2019hypothèse du transfert fœto-maternel d\u2019une L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 immunité passive eu égard aux E.coli pathogènes.Cette étude souligne enfin l\u2019importance des mesures appropriées à prendre lors de la découverte d\u2019E.coli pathogènes chez le nouveau-né, comme chez le nourrisson plus âgé.Summary Following the clinical and bacteriological study of gastro-enteritis with E.coli 0127B8 among 796 children in Sainte-Justine\u2019s Hospital, another one has been made in the nursery of the hospital, to obtain information regarding the incidence of Enteropatho- genic E.coli in the stools of the new-born.From 260 infants, aged three to six days, stool specimens were obtained and cultured on two Petri- dishes, each of MacConkey agar and of Sorbitol agar.Serological and bio-chemical determinations of the colonies with coliform characteristics were then made.Entero-pathogenic E coli, associated either with sporadic or epidemic cases of gastro-enteritis, were isolated from 19 babies.Those positive infants were detected very early, from the third to the sixth day of life.The incidence of gastro-enteritis was low in the nursery.During the study.rectal swabs were obtained from 3 mothers of the positive infants ; one mother harbored the same serotype as did her baby.None of the mothers had diarrhea at that time.This study shows the relative incidence of Entero- pathogenic E.coli in the stools of the new-born and emphasizes the necessary steps to be taken to prevent an epidemic flare-up of gastro-enteritis in a nursery.BIBLIOGRAPHIE 1.M.Curtin S.H.CLIFFORD: Incidence of pathogenic serologic tvpes of Escherichia coli among ST-ROME er MARTINEAU: RECHERCHE D'ESCHERICHIA 705 neonatal patients in the New England area.New England J.Med., 255: 1090, 1956.2.J.DANCIS et H.W.KUNZ: Studies of the immunology of the new-born infant.Bacteriostatic and complement activity of the serum.Pediatrics, 13: 339, 1954.3.F.KAUFFMANN: Uber die Bedeutungder Es- cherichia-coli-typen fur die Beurteilung der Darm- flora.Deutsche Med.Wchnschr, 79: 1033, 1954.4.R.B.LINDBERG et D.H HUNTER: Antibodies for pathogenic and non pathogenic sero- types of Escherichia coli in human colostrum and serum.Fed.Proc., 16: 422, 1957.5.B.MARTINEAU, R.RAYMOND et G.JELIU: Bacteriological and clinical study of gastro-ente- ritis with Entero pathogenic Escherichia coli 0127B8.Can.Med.Assoc.J., 79: 351 (septembre) 1958.6.W.B.McCLURE: A severe nursery epidemic of diarrhea associated with Escherichia colitype 111B4.Con.Med.Assoc.J., 72: 83 (janvier) 1955.7.M.L.COOPER.H.M.KELLER, E.W.WALTERS, J.C.PARTIN et D.E.BOYE.Isolation of Enteropathogenic Escherichia coli from mothers and new-born infants.A.M .A.J.Dis.Child, 97: (mars) 1959.8 E.NETER, O.WESTPHAL, O.LUDERITZ, R.M.GINO et CORINSKY: Demonstration of antibodies against Enteropathogenic Escherichia coli in sera of children of various ages.Pediatrics, 16: 801 (déc.) 1955.9.H.W.OCKLITZ et E.F.SCHMIDT: Entero- nathogenic E.coli serotypes: infection of newborn through mother.Brit.Med.J., 5052; p.1036 (novembre) 1957.10.R.YEIVIN, M.SALZBERGER et A.L.OLITZ- KI: Development of antibodies to Enteric-patho- gene Placental transfer of antibodies and deve- looment of immunity in childhood.Pediatrics, 18: 19, 1956. RECUEIL DE FAITS + + MYÉLODYSPLASIE SACRÉE KYSTE DERMOÏDE DE LA QUEUE DE CHEVAL Deux observations Roma AMYOT, Chef du Service de neurologie, Hôpital Notre-Dame (Montréal).Au début de 1959, nous avions l\u2019occasion d\u2019examiner un malade porteur d\u2019une dystrophie médullaire, anomalie de développement de la moelle épinière que des neurologistes ont convenu de dénommer myélodysplasie.L\u2019étude de cet accident anatomo-clinique d\u2019origine embryonnaire, assez rare d\u2019incidence si on le considère au degré montré par le malade, nous rappela un autre malade que nous avions fait opérer en 1947 par le regretté docteur Cone pour un kyste dermoïde intra- rachidien.Le premier de ces malades avait un spina- bifida oculta lombaire; d\u2019autre part, ce qui opérait une liaison entre les deux était la présence, chez l\u2019un comme chez l\u2019autre, d\u2019un neuropore à la région sacrée, vestige cicatriciel d\u2019une fistule ancienne, congénitale, qu\u2019on désigne généralement par l\u2019expression de sinus pilonidal quand il est bordé de poils, ou encore mieux de sinus dermique (dermal sinus des auteurs anglophones).Pour les deux malades, on peut invoquer une imperfection dans la fermeture de la gouttière neurale et des tissus mésenchymateux et ectodermiques qui la recouvrent.Dans les deux cas, ce défaut de coalescence avait déterminé d'importants syndromes neurologiques comme on pourra le constater par la lecture des deux observations.Nous nous efforcerons dans de courts commentaires de préciser succinctement la dynamique des lésions dystro- phiques et le mécanisme de leur action pathogène.Observation 1.Maurice A.est âgé de 37 ans.Il peut difficilement préciser le début exact de ses troubles neurologiques.Il nous raconte cependant qu\u2019on a cru dans sa famille qu\u2019il avait eu la poliomyélite à l\u2019âge de trois ans.En 1931 et 1941, il fut opéré pour une déviation de la colonne lombaire qu\u2019on avait remarquée dès l\u2019âge de 5 ans.On lui effectua une greffe osseuse pour remédier à cette scoliose et en limiter l\u2019aggravation.C\u2019est à partir de 3 ans, selon ses souvenirs, que se manifesta la faiblesse de ses membres inférieurs: paraplégie incontestable dont la sévérité se montrait surtout au membre droit et qui récemment sembla s\u2019accentuer au membre gauche.En 1952, il subit une troisième intervention, cette fois au col de la vessie sur lequel on pratique une résection pour hyperplasie et afin de remédier à des troubles importants de la miction: mictions impérieuses en deux temps, pollakyurie et surtout évacuation incomplète.Les évacuations vésicales sont encore impérieuses, cependant l\u2019opération sur le col a atténué les troubles mictionnels.En plus de la grande faiblesse de ses membres inférieurs, le malade éprouvait, depuis 3 ans environ, des sensations de tiraillement à la région lombaire droite, à la fatigue, au froid, à l\u2019humidité et quand il prend quelques verres d\u2019alcool.L\u2019examen neurologique ne révèle aucun signe à la tête, aux membres supérieurs et au trone, sauf une scoliose lombaire importante.Aux membres inférieurs, on constate une L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 amyotrophie sévère aux deux jambes; aucun mouvement ne peut être effectué aux pieds et aux orteils.Les pieds sont déformés avec « pes cavus » et orteils en marteau.Les réflexes achilléens sont absents.Les jambes montrent une grande faiblesse; elle est surtout prononcée pour la flexion.Le quadriceps droit est le siege de fascicu- lations incessantes.Le reflexe rotulien droit est aboli.Les réflexes plantaires sont abolis.On constate une anesthésie complète aux pieds et à la moitié inférieure des jambes; de l\u2019anesthésie et de l\u2019hypoesthésie dissociées de type syringomyélique sur la face postérieure des cuisses et dans une zone de distribution tégumentaire en selle.On observe la présence d\u2019un neuropore à la partie supérieure du sillon interfessier, cicatrice d\u2019un sinus dermique qui a d\u2019ailleurs suinté pendant plusieurs années.Dans un autre hôpital où on lui réséqua le col de la vessie, une radiographie de la colonne lombo-sacrée démontra la présence d\u2019un spina-bifida sacré.En résumé, le neuropore sacré, l\u2019anamnèse d\u2019un suintement à cette région durant plusieurs années, la présence d\u2019un spina-bifida, la paraplégie amyotrophique surtout localisée aux pleds et aux jambes, l\u2019anesthésie globale et à dissociation syringomyélique aux dermatomes sacrés, enfin l\u2019installation des troubles neurologiques durant la première enfance provoquant une forte déviation rachidienne et de troubles vésicaux importants, sont des manifestations que l\u2019on peut rattacher à une dystrophie médullaire ou à un myélodysplasie.* * * Cette myélodysplasie associée à un spina- bifida occulta et aux vestiges d\u2019un sinus dermique permet de croire à une fermeture incomplète de la gouttière neurale embryonnaire intéressant l\u2019ectoderme cutanéo-épithé- lial, l\u2019ectoderme neuro-épithélial de même que la couche mésenchymateuse qui formera la charpente vertébrale et l\u2019enveloppe dure- inérienne.Il arrive que, dans de telles con- Jonctures, la moelle puisse présenter conco- mitamment une dilatation centrale ou encore que l\u2019on trouve dans la substance grise cen- AMYOT: MYÉLODYSPLASIE SACRÉE 707 trale un processus de gliose anormale et des anomalies intra-médullaires pouvant sous-tendre et expliquer les phénomènes d\u2019allure sy- ringomyélique, comme ceux que nous avons trouvés chez notre malade.Mais il y a plus.Le sinus dermique, pilonidal ou non, vestige de l\u2019incomplétude de fermeture de l\u2019ectoderme épithélial du tube neural embryonnaire le plus souvent accompagné d\u2019un spina-bifida, peut se cicatriser.Cependant cette cicatrisation laisse sur son trajet une traînée de tissu fibreux capable de se rendre jusqu\u2019aux méninges, de s\u2019attacher même sur la face postérieure de la moelle, la fixant, la bridant et l\u2019empêchant de poursuivre son ascension normale à mesure que le rachis s\u2019allonge pendant que le sujet vieillit et grandit.D\u2019où tiraillement sur la moelle, d\u2019où progression dans les troubles et les signes neurologiques.Nous pouvons présumer avec vraisemblance que notre premier sujet offrait un tableau neurologique pouvant s\u2019intégrer dans cette pathologie intra-médullaire de type syringo- myélique et extra médullaire d\u2019attache ou d\u2019adhérence fibreuse.En fait, l\u2019attache adhé- rentielle a pu gêner et même entraver la libre mobilité de la moelle qui, par des tiraillements répétés à l\u2019occasion des mouvements quotidiens du tronc et de la colonne lombaire, a été assujettie à des lésions surajoutées qui furent à la génèse de la faiblesse progressive au membre inférieur gauche.Le syndrome neurologique de notre malade est tout à fait superposable à la description clinique par laquelle Ford illustre la myélodysplasie avec spina-bifida.L\u2019inscrire ici serait répéter le tableau clinique de notre malade.Cet auteur ajoute que ce trouble de développement du système nerveux peut survenir une fois sur mille (1000) naissances.Observation 2.Notre second cas est également un homme, Frank R.âgé de 59 ans.Il avait été hospitalisé dans le service d\u2019urologie en décembre 1946 pour émission involontaire et inconsciente des selles et des urines depuis plusieurs mois.En plus, depuis 5 ans s\u2019était installée une faiblesse progressive des membres infé- 708 rieurs.Le malade souffrait, au surplus, d\u2019une douleur persistante et sévère de la région lombaire depuis environ 9-10 mois.Fait à noter, il avait été soumis à une intervention chirurgicale pour pied bot à l\u2019âge de 10 ans.Le dossier ne fournit pas de plus amples informations sur le passé du malade, sur son habilité à marcher avant ces cinq dernières années, pas plus sur les circonstances qui avaient accompagné une amputation du pied gauche.D\u2019autre part, l\u2019examen neurologique devait nous révéler l\u2019origine et le mécanisme des troubles sphinctériens, des douleurs et de la paraplégie.On ne découvrait aucun signe neurologique à la tête, aux membres supérieurs, ni au tronc si ce n\u2019est une paroi abdominale rigide.L\u2019inspection fit trouver un neuropore typique sur la ligne médiane, au niveau inférieur de la région sacrée.Aux membres inférieurs, il existait une amyotrophie prononcée surtout aux deux jambes; de l\u2019aréflexie tendineuse; de la rigidité par hypertonie musculaire des quadriceps maintenant les deux jambes en extension irréductible.Les muscles restants aux cuisses étaient de consistance augmentée et proportionnelle à l\u2019hypertonie.Quelques contractions d\u2019automatisme médullaire pouvaient être observées aux cuisses.On notait une anesthésie totale aux pieds et aux jambes, un pied bot en varus-équin à droite et une absence de pied à gauche résultant de l\u2019amputation durant l\u2019enfance.À se rappeler que le malade était incontinent de ses urines et de ses selles, Une radiographie de la colonne lombo-sacrée permit de constater une scoliose à convexité droite, une ébauche de sacralisation de la 5ème lombaire et un pincement entre L?et LP.En profil, au niveau de ce pincement discal, on voyait à la surface supérieure de LE l\u2019image d\u2019un nodule de Schmorl indiquant une hernie du nucleus dans la substance spongieu- avec petite formation ostéophytique marginale antérieure sur le corps de LB.Les mensurations semblaient indiquer un élargissement interpédiculaire au niveau de AMYOT: MYÉLODYSPLASIE SACRÉE L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 L!, L?, LE.En fait, la distance entre les pédi- cules était de 114 cent.à D!?et de 3 cent.au niveau de L!.La ponction lombaire à L* montrait un blocage manométrique complet et un liquide cé- phalorachidien xanthochromique et une dissociation albumino-cytologique (6-8 éléments - protéines plus que 100 mg %).Une myélographie par voie sous-occipitale fit voir un arrêt complet de la coulée lipiodo- lée à D'?-L!.Une seconde myélographie faite à l\u2019Institut Neurologique de Montréal environ 15 jours plus tard, cette fois par voie basse et injection lombaire, visualisa l\u2019arrêt de lipiodol à LE, situant ainsi la lésion compressive entre D!?et L*.Enfin, une intervention chirurgicale pratiquée le 22 janvier 1947 par le regretté W.Cone à l\u2019Institut Neurologique donna lieu à l\u2019évacuation d\u2019un kyste dermoïde intra-du- ral de la région de la queue de cheval.En résumé, il s\u2019agissait d'un homme de 50 ans qui depuis 5 ans était l\u2019objet d\u2019une faiblesse progressive des membres inférieurs accompagnée de douleurs lombo-sacrées, d\u2019incontinence urinaire et fécale, d\u2019aréflexie tendineuse, d\u2019hypertonie musculaire aux cuisses, d\u2019anesthésie totale aux pieds et aux jambes et de la présence d\u2019un neuropore sacré.Espace interpédiculaire élargie à L!*-L?Myélographie limitant une lésion compressive entre D!?et L*.Une laminectomie permit d\u2019évacuer un kyste dermoïde intrarachidien, intradural.Il n\u2019existait pas de spina-bifida.COMMENTAIRES Cette lésion kystique d\u2019origine congénitale accompagnée de pieds bots probablement congénitaux, n\u2019avait toutefois donné lieu à un syndrome neurologique qu\u2019assez tardivement, soit au cours de la quatrième décennie de la vie du malade.Cela est un premier fait à retenir et de constatation usuelle dans l\u2019évolution des kystes dermoïdes intra-rachidiens dont le développement et le grossissement sont très lents et qui signalent leur présence que le jour où leur volume atteint une ampleur propre à causer une compression importante L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 de la moelle ou, comme ici, des racines de la queue de cheval.Boldrey et Elvidge dans une étude parue en 1939 portant sur 40 cas de kystes épidermoiï- des et dermoïdes intrarachidiens contenus dans la littérature médicale, auxquels ils ajoutaient 3 cas personnels, affirmaient que les symp- tomes se montrent habituellement à l\u2019âge adulte, avant 40 ans et qu\u2019ils prennent l\u2019allure d\u2019une lésion expansive à évolution lente et que le plus souvent ces kystes sont situés à la région lombo-sacrée.Ce type de lésion est, par ailleurs, très peu fréquent.En 1940, Rasmussen et coll.affirmaient avoir décelé 2 cas de Kyste dermoïde et un tératome dans une série de 557 tumeurs intra- spinales anatomiquement vérifiés.MacCarty, Leavens, Love et Kernohan, dans une publication très récente (1959), rapportèrent que jusqu\u2019à 1955 et à la Clinique Mayo, on observa 77 tumeurs épidermoïdes et dermoïdes du système nerveux central dont 5 kystes dermoïdes intrarachidiens.Ces constatations confirment de précédentes publiées par un des auteurs plus haut cités (Kernohan) qui sur 856 tumeurs intrarachidiennes a trouvé 10 kystes dermoïdes représentant un pourcentage de 1.1%.Il serait peut-être utile de clarifier la notion distinctive entre kystes épidermoïdes, dermoides, cholestéatomes et tératomes.Cette distinction se trouve sur le plan histologique, l\u2019épidermoïde ne contenant que squames épidermiques et éléments de la couche basale de l\u2019épithéliome, le dermoïde ajoutant d\u2019autres formations de la peau comme les glandes sudo- dipares et sébacées, les follicules pileux avec poils, les cholestéatomes se caractérisant par la présence de cristaux de cholestérine, enfin les tératomes étant formés d\u2019inclusions vesti- glales des trois feuillets embryonnaires.Il est une liaison étroite entre la formation des kystes de facture dermoïde et épidermoïde d\u2019une part, et la présence des sinus dermiques et éventuellement pilonidaux.À tel point que pour Ford et pour Grüter, il ne peut exister de ces kystes sans vestiges AMYOT: MYÉLODYSPLASIE SACRÉE 709 de sinus et que, bien sûr, l'inverse ne peut être envisagé et observé que occasionnellement.Et il est facile de le concevoir.Disons dès maintenant qu\u2019un sinus dermique peut se trouver à tous les étages à partir du coccyx jusqu\u2019à la région naso-frontale, qu\u2019il n\u2019est pas forcément accompagné d\u2019un spina-bifida, mais que cette dernière dystrophie lui est le plus souvent associée, qu\u2019enfin cette lésion d\u2019origine embryonnaire (4e semaine) se voit surtout à la région lombo-sacrée et également, selon Grüter, & la région occipitale.Fig.1.\u2014 1: Gouttière neurale.2: Tube neural.3: Clivage complet entre l\u2019ectoderme cutané et neuro- épithélial.4: Clivage incomplet entraînant l\u2019ectoderme cutanéo-épithélial vers le neuro-épithélial.5: Fistule ou sinus dermique s\u2019introduisant jusqu\u2019aux méninges, pouvant même les pénétrer et s'accompagner éventuellement d\u2019une myélodysplasie : gliose intramé- dullaire, cavité syringomyélique diastématomyélie, etc.Le kyste dermoïde intrarachidien est le résultat d\u2019une inclusion d\u2019éléments ectodermiques dans le canal et la conséquence d\u2019une occlusion incomplète de la gouttière neurale.Le sinus dermique est la condition et le signalement de cette inclusion, bien que, encore une fois, il soit rarement coiffé par le kyste.Le sinus peut communiquer ou non avec l\u2019espace rachidien et même avec les méninges; il peut aussi éventuellement provoquer le développement d\u2019un abcès intrarachidien et une méningite purulente.Ainsi quatre des observations rapportées par St-Thieffry et coll.comportaient une fistule dermique aboutissant à un kyste dermoïde infecté qui avait définitive- 710 ment déclenché une méningite purulente.Deux des 6 petits malades de Faure et coll.avaient présenté une méningite purulente comme complication de leur sinus dermique qui se termi- ,naient par un kyste dermoïde infecté.Le sinus dermique peut rester ouvert, il peut aussi se fermer laissant une cicatrice cutanée pileuse ou non, pigmentée ou non, très souvent peu apparente que certains auteurs vont appeler « neuropore » par extension de la désignation de l\u2019ouverture cutanée de la fistule dermique communiquant avec le système nerveux central, ou du moins avec les méninges qui l\u2019entourent.Mais cette cicatrisation a pu laisser des vestiges épithéliaux dans le canal rachidien ou la cavité crânienne comme au niveau de l\u2019inion de l\u2019occipital.Ces vestiges pourront donner naissance à un kyste épider- moïde ou dermoïde.Walker et Bucy, dans un travail paru dans Brain, en 1934, formulèrent une opinion plausible et rationnelle sur le mécanisme de formation du sinus dermique.Ce mécanisme fait comprendre clairement la possibilité de la survenue de cette lésion dys- trophique à tous les niveaux de l\u2019axe cérébro- spinal, la formation d\u2019inclusions épithéliales et le développement des kystes épidermoïdes et dermoïdes à partir de ces inclusions épithé liales embryonnaires.Durant le développement de l\u2019embryon et après la transformation de la crête neurale en gouttière et tube neuraux, l\u2019ectoderme cuta- néo-épithélial doit se séparer de l\u2019ectoderme neuro-épithélial et le clivage entre les deux doit être normalement complet.Dans le cas de sinus dermique, ce clivage s\u2019effectue incomplètement.Le tube neural entraîne vers lui une invagination de la peau doublée de sa couche mésodermique qui se continue avec la couche mésodermique du tube neural, qui est la dure-mère.Les auteurs illustrent ce mécanisme, très plausible encore une fois, en le schématisant par un dessin que nous refaisons aussi simplement.Le sinus illustré en 4 peut demeurer complètement perméable dans toute.son étendue.Il peut aussi se cicatriser dans une partie ou AMYOT: MYÉLODYSPLASIE SACRÉE L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 dans la totalité de son trajet.Il peut pénétrer ou non au-delà des méninges et même jusque dans la moelle.Enfin, il peut après cicatrisation laisser, au- delà de la dure-mère, de l\u2019ectoderme cutanéo- épithélial embryonnaire qui se développera lentement sur place, formant plus tard un kyste de type dermoïde ou épidermoïde ou encore un cholestéatome, à tous les niveaux de l\u2019axe cérébro-spinal.Cette lésion relativement banale qu\u2019est le sinus dermique, pilonidal ou non, pour lequel on consulte habituellement le chirurgien à qui on demande de le tarir quand 1l suinte et qu\u2019il s\u2019infecte, possède, comme on le voit, une origine lointaine dans la vie de l\u2019individu et peut être dans l\u2019avenir la source de complications neurologiques sérieuses, d\u2019ordre tumoral et infectieux.Résumé Il est présenté deux observations se rapportant à des lésions dystrophiques, d\u2019origine embryonnaire, siégeant à la région sacrée et intimement liées à un vestige de sinus dermique.L'un des malades présentait des signes neurologiques attribuables à une myélodys- plasie de la région sacrée, l\u2019autre un syndrome dépendant d\u2019un kyste dermoïde de la queue de cheval.L\u2019un et l\u2019autre de ces syndromes étaient la conséquence d\u2019une fermeture incomplète de la gouttière neurale primitive, de l\u2019ectoderme cutanéo et neuro-épithélial de la région sacrée.Summary The present paper reports two cases of dystrophic and embryogenic lesions of the sacral region directly connected with vestige of a dermal sinus.The first case presented neurological signs due to a sacral myelodysplasia; the other, a syndrome resulting from a dermoid cyst of the cauda equina.Both syndromes have been the pathological result of an incomplete differentiation and closure of the cutaneo and neuro- ectodermic epithelium of the sacral region.BIBLIOGRAPHIE A.B.BAKER (editor): Clinical Neurology, p.1680.Hoeber and Harper, édit, New-York, 1955.E.B.BOLDREY et À.R.ELVIDGE: Dermoid cysts of the vertebral canal.Ann.of Surgery, 110: 273 (août) 1939. L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 F.Keith BRADFORD: Intramedullary dermoid cyst.Ann.of Surgery, 107: 107 (janv.) 1938.Cl.FAURE et Coll.: Les fistules dermiques congénitales.Journ.Radiol.Electro, 39: 480 (No 7-8), 1958.F.R.FORD: Diseases of the mervous system in infancy, childhood and adolescence.Charles C.Thomas, édit, 1952.W.GRUTER: The cingenital dermal sinus; a dys- plasia causing meningitis and spinal abcesses with remarks on teratogenesis.Arch.Psychiat.(Berl.), 196: 455 (mai) 1958.J.G.LOVE et J.KERNOHAN: Dermoid and epi- dermoid tumors (cholesteatomas) of the central nervous system.J.A.M.A., 107: 1876 (5 déc.) 1936.AMYOT: MYELODYSPLASIE SACREE 711 C.S.MacCARTY et coll.: Dermoid and epidermoid tumors in the central nervous system of adults.Surg., Gynec.and Obst., 108: 191 (fév.) 1959.S.MASSELIN: Les fistules dermiques congénitales.Thèse, Paris, 1957.(Travail que nous n\u2019avons pu consulter.Il contiendrait la plus grande partie de la bibliographie antérieure à 1956).T.B.RASMUSSEN, J.W.KERNOHAN et A.W.ADSON : Pathological classification with surgical consideration of intraspiral tumors.Ann.Surg, 111: 513, 1940.St.THIEFFRY et coll.: Fistules dermiques congénitales communiquant avec le système nerveux central.Ann.Pédiat., 34: 1958 (24 avril) 1958.A.E.WALKER et Paul BUCY: Congenital dermal sinuses: a source of spinal meningeal infection and subdural abcesses.Brain, 57: 401 (déc.) 1934.INSUFFISANCE CONGÉNITALE DU TUBULE RÉNAL G.HUARD et J.-L.PICARD, Service de Pédiatrie de l\u2019hôpital Notre-Dame (Montréal).Parmi les troubles du métabolisme de l\u2019eau ressemblant au diabète insipide neuro-hypo- physaire, il existe une condition rare, présente à la naissance, mais ne répondant pas à l\u2019administration d\u2019extrait postérieur de l\u2019hypophyse.On l\u2019appelle le diabète insipide néphro- génique héréditaire.Une anomalie congénitale de la fonction tubulaire rénale ne permettant pas une réponse normale au contrôle hormonal semble être la cause de l\u2019excrétion urinaire excessive (1).Le plus souvent, la maladie est transmise au mâle par la femme comme une anomalie récessive liée au sexe.La symptomatologie n\u2019est pas toujours facile à reconnaître.Habituellement, les premiers signes qui alertent la famille et le médecin sont des accès de vomissement chez le jeune bébé, accompagnés de constipation et de fréquentes poussées de fièvre sans cause reconnue.Il s\u2019ensuit rapidement des crises de déshydratation et un retard de croissance (9) (6) (2) (8) (4).On pourrait croire, comme certains, à un cas de sténose hypertrophique du pylore.Après quelques semaines d\u2019observation, l'attention est retenue par l\u2019abondance des mictions chez ce jeune bébé, compensée souvent incomplètement par une soif excessive.Dans les mois qui suivent, l\u2019enfant progresse avec lenteur et montre déjà un retard de développement psy- cho-moteur.Le quotient intellectuel variant de 60 à 70.En aucun temps, le rein ne peut émettre une urine de densité normale, sauf dans les périodes de déshydratation aiguës où elle peut s\u2019élever à 1020.HISTORIQUE La maladie a été reconnue en 1945 par À.J.Waring, L.Kajdi et V.Tappan (10).Ils rapportent le cas de 6 enfants mâles souffrant de polyurie, polydypsie, élévations de température inexpliquées et lhypothénurie, symptômes n\u2019étant pas corrigés par l\u2019administration de pitressine (ADH).Une étude plus approfondie de la pathogénie a été faite, en 1947, par Robert Williams et Cole Henry (3).Ces auteurs ont démontré l\u2019absence d\u2019anticorps capables de détruire l\u2019effet de la pitressine.Ils ont aussi démontré que la pitressine n\u2019était pas détruite dans l\u2019organisme à un rythme anormalement accéléré.Williams et Henry ont cru à la possibilité d\u2019une anomalie au niveau de l\u2019anse de Henlé, 712 étant donné que seul le métabolisme de l\u2019eau était perturbé alors que les autres fonctions tubulaires demeurailent normales, basant leurs constatations sur des études d'anatomie comparées intéressant des espèces animales inférieures.Selon Fanconi, la régulation du métabolisme de l\u2019eau et du CINa se fait au niveau du tube distal (réabsorption facultative).Un récepteur osmotique (osmorécepteur) est localisé dans le diencéphale et, avec le concours des hormones antidiurétiques (ADH) et diurétiques (ACTH), préside aux variations de réabsorption d\u2019eau au niveau du tubule distal.(5) Il y a peu d\u2019études histologiques concluantes au sujet du diabète insipide néphrogénique héréditaire.William MeDonald n\u2019a pu démontrer de lésions tubulaires précises (7).L\u2019hypothèse d\u2019une immaturité des tubules ne peut être soutenue, car les prématurés répondent à l\u2019action de l'ADH.A mesure que les notions de physiologie rénale en ce qui a trait à la réabsorption de l\u2019eau se précisent, il est à espérer que la pathogénie du diabète insipide néphrogénique héréditaire se précisera, elle aussi.Observation.M.P., 13 mois, est hospitalisé le 4 juin 1956 à l\u2019hôpital Notre-Dame de Montréal, pour une fièvre inexpliquée et des vomissements opiniâtres.L\u2019hyperthermie est surtout fréquente depuis le septième mois, mais les vomissements durent depuis les premières semaines de la vie.Au début de l\u2019hospitalisation, on reconnaît une zone d\u2019infiltration pulmonaire.H.influenzae est cultivé à partir des sécrétions du nez et de la gorge.Si le traitement de l\u2019infiltration pulmonaire s\u2019est avéré efficace en quelques jours, il n\u2019y eut pas cependant de rémission de la température.L\u2019examen physique ne révèle pas d\u2019autres foyers d\u2019infection.L\u2019hémoculture est négative de même que l\u2019épreuve de Paul et Bunnel ainsi que le séro-diagnostic de Widal.L'épreuve à la tuberculine et à l\u2019histoplasmine est négative.La culture des selles et du liquide cé- HUARD er PICARD: INSUFFISANCE DU TUBULE RENAL L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 phalo-rachidien est aussi négative.Seule l\u2019analyse des urines avec des densités autour de 1009 détermine la voie de nos investigations.Dès ce moment, on demande de doser le débit urinaire de l\u2019enfant qui s\u2019établit aux environs de 2000 à 2500 ce par 24 heures.Pour compenser cette excrétion urinaire excessive, on fait donner une quantité correspondante de liquides et, pour la première fois, l\u2019enfant s\u2019égaye et sa température devient presque normale.Pour établir le diagnostic de diabète insipide, nous faisons une épreuve de concentration, consistant dans la restriction des liquides pour une période de huit à dix heures.Le débit urinaire demeure élevé et la densité reste encore à 1005 et 1008.En plus, l\u2019enfant devient déshydraté avec une température à 102° F.L\u2019épreuve de Hare confirme encore plus le diagnostic.En augmentant la concentration saline du sérum, 1.e., après l\u2019administration de soluté salin hypertonique, à deux reprises, le débit urinaire reste inchangé et il n\u2019y a pas de concentration de l'urine.Après ces premières constatations, il fallait prouver la résistance de ce diabète à la pitres- sine.Nous injectons à l\u2019enfant des doses progressives de pitressine, allant de 3 à 8 unités, pendant une accélération du débit urinaire à l\u2019aide de solutés intra-veineux.Comme résultat, il n\u2019y eut pas de diminution du débit urinaire, pas d\u2019arrêt de la soif et pas d'augmentation de la densité de l\u2019urine qui variait entre 1001 et 1004.Cette épreuve a été reprise quelques mois plus tard avec des doses de 12 à 15 unités de pitressine et la densité a varié de 1002 à 1005.Avec cette dernière dose, l\u2019enfant est devenu cyanosé et en état de shock.Par la suite, des ionogrammes sériques furent répétés et des chiffres assez différents furent obtenus selon l\u2019état d\u2019hydratation du sujet.En période de déshydratation, le sodium est à 164 et 158 mEq/L, le chlore à 112 mEq/L et l\u2019urée à 90 mg %.Après réhydra- tation, le sodium est à 144 et 148 mEqg/L., le chlore à 110 et 114 mEq/L,, l\u2019urée à 26 et 30 mg %.Le potassium était à 45 et 4.4 mEq/L dans les deux cas.Les épreuves d\u2019élimination montrent les L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 mêmes différences.Elles sont retardées lorsque l\u2019organisme manque d\u2019eau et deviennent presque normales après réhydratation.En même temps nous constatons que le sodium urinaire est à 15.8 mEq/L et le chlore a 28.3 mEq/L.Les dosages sanguins du phosphore, de la phosphatase et du cholestérol sont normaux.Les radiographies du squelette en son entier TABLEAU LEGENDE HOMME SAIN HOMME MALADE HUARD er PICARD: INSUFFISANCE DU TUBULE RENAL 713 indiquant une impression d\u2019atrophie corticale droite.Depuis un an, l\u2019enfant conserve un bon état général.Il boit de 2,500 à 3,000 ce d\u2019eau par jour et en urine autant.Les élévations de température sont moins fréquentes et surviennent surtout durant la nuit si les parents négligent de lui offrir à boire.Les vomissements persistent et sont très fréquents surtout pour GENETIQUE FEMME SAINE HOMME POSSIBLEMENT MALADE PORTEUR OHOHL MORT TRES JEUNE =O d.c.d.à 20 ans en I9I5 I2 13 20 |24 MN.J Le CE 3 mois 2 ans O et la pyélographie endoveineuse sont négatives.Le fond d\u2019œil est normal.L\u2019électroencéphalogramme accuse la possibilité d\u2019activité épileptique sous corticale, non confirmée par la suite.La ventriculographie et le pneu- moencéphalogramme sont rapportés comme suit: ventriculographie négative et pneumo d.c.d.à IO mois eo les solides, pour lesquels d\u2019ailleurs l\u2019enfant manifeste un refus instinetif.Le développement est retardé, tant psychique que moteur.L'état de croissance a toujours été bon malgré le retard apporté à établir un diagnostic de certitude.3 Voici le tableau génétique que nous avons 714 pu tracer de la famille de cet enfant.(Voir tableau génétique.) Son oncle maternel, âgé de 38 ans, souffre de la même maladie.Nous avons de lui une histoire clinique complète avec polyurie, poly- dypsie, hypothénurie, absence de concentration urinaire en restreignant les liquides.Les tests à la pitressine ont été refusés.Son quotient intellectuel est bas.Il y a dans la même génération un cousin de 15 ans, issu d\u2019une famille où il y a douze enfants.En plus de l\u2019histoire clinique définie, la résistance à la pitressine a été prouvée.Lui aussi a un quotient intellectuel très bas.Dans la même famille, il y a six enfants mâles décédés en bas âge, dont un mort-né, sur lequel nous ne pouvons rien dire.Les cinq autres sont décédés entre trois et dix mois dans des conditions mal définies, mais tous présentaient un retard de croissance et de développement en plus d\u2019un état de dénutrition avancé suggérant le marasme.Ces renseignements nous incitent au diagnostic possible de notre syndrome.Finalement, en deuxième génération, un garçon, mort à 20 ans durant la guerre, avait manifesté le même tableau clinique que notre patient au dire de la famille.N'ayant aucun contrôle médical sur ce sujet, nous le gardons comme un cas possible de diabète insipide tout comme ses cinq petits neveux morts dans le bas âge, en dénutrition et marasme.Notons, en terminant, qu\u2019il existe dans cette famille une consanguinité assez frappante, au troisième degré du côté maternel.PHYSIOLOGIE DU NÉPHRON Pour mieux comprendre la pathologie tubulaire, nous exposerons brièvement les fonctions normales du tubule rénal.Nous essayerons ensuite d\u2019étudier l\u2019action de l\u2019hormone anti-diurétique.Nous énumérerons alors les éléments nécessaires pour porter un diagnostic de diabète insipide néphrogénique héréditaire.Nous situerons ensuite le diabète insipide né- phrogénique dans le tableau des insuffisances congénitales du tubule rénal, tableau qu\u2019on | voudrait précis et définitif mais qui, à cause HUARD er PICARD: INSUFFISANCE DU TUBULE RENAL L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 de l\u2019imprécision même des notions actuelles de physiologie tubulaire, conserve une part d\u2019arbitraire.En dernier lieu, nous exposerons la physiopathologie du diabète insipide néphrogénique héréditaire en résumant brièvement les diverses théories émises pour tenter d\u2019expliquer son mécanisme.FONCTIONS NORMALES DU TUBULE RÉNAL La représentation schématique du néphron nous donnera un aperçu des fonctions les plus importantes du néphron dans ses différents segments.Ce schéma demeure constamment variable à mesure que s'ajoutent de nouvelles données de physiologie ou de pathologie tubulaires.Récbsorption obligatoire Vitamne D ++.Réobsorption focuilotive ss ( | Ne X : [Parothormone 1° et secrétion: enn susstauces mure: [Deatrose +0 \"es viraLES oon Ac,ges omings Phosphate K° (00%) urermocrres No* csraacticuames {C17 0% HCOS HCO3™ tw cas oeacts or sass éuecreourtes He acioooemt se INTRACCLUA AIRES APHONIOCE NÉ SE 0 ACIDES sases IMOEGANIQUES En cas DEacts « « v A a \\ ~ Adwrétme ~~ Migration -===->Stimulation ====\u20144 Inhibition Chez l\u2019adulte, 180 litres d\u2019ultra-filtrat proviennent des deux millions de glomérules des deux reins ou du nombre de glomérules actifs des deux reins.Plus de 99% de cet ultra-filtrat seront réabsorbés dans les tubules.Au niveau du tube proximal, nous avons à faire à une réabsorption obligatoire: 1) Le glucose et les acides aminés sont réabsorbés à 100% 2) Le potassium et les phosphates seraient réabsorbés à 100% 3) Le sodium, le chlore et HCO; seraient réabsorbés à 80% et l\u2019eau le serait dans les mêmes proportions à ce niveau.Le rôle de l\u2019anse de Henlé est encore inconnu chez l\u2019homme, quoiqu\u2019on lui ait sou- L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 vent donné, avec les tubes collecteurs, le rôle de concentration des urines en se basant surtout sur la physiologie comparée qui montre chez toutes les espèces animales qui ne possèdent pas d\u2019anses de Henlé, l\u2019absence de pouvoir concentrateur des urines.Les coupes histologiques du néphron montrent cependant que le niveau d\u2019apparition des cylindres granuleux se fait dans les tubes distaux et peut- être aussi dans les tubes collecteurs.De même, la concentration progressive des colorants non réabsorbés par les tubes se fait après l\u2019anse de Henlé.Au niveau du tube distal, nous aurons une réabsorption facultative et une sécrétion en rapport avec les besoins de l\u2019organisme.La sécrétion de phosphates est réglée par l\u2019hormone parathyroïdienne et par la vitamine D.Pour régler l\u2019équilibre acido-basique, trois mécanismes entreront en jeu au niveau du tube distal: 1) L\u2019acidogénèse 2) L\u2019ammoniogénèse 3) La perte de bases inorganiques.Quant à l\u2019eau, son élimination est facteur de l\u2019apport et des pertes d\u2019eau, de la quantité de substances dissoutes dans l\u2019urine et de l\u2019action de l'hormone antidiurétique, elle-même influencée par les variations de pression osmotique du milieu intérieur.Mentionnons aussi le foie et la surrénale comme modificateurs possibles de l\u2019élimination de l\u2019eau.Le taux de filtration glomérulaire joue lui aussi son rôle.La réabsorption du sodium et du potassium demeure en partie conditionnée à l\u2019influence de l\u2019aldostérone au niveau du tube distal.ADH ou HORMONE ANTIDIURÉTIQUE OU ADIURÉTINE L'hormone antidiurétique post-hypophy- saire sera sécrétée sous l\u2019influence des facteurs suivants: a) stimulus provenant de l\u2019hypothalamus où sont captés les besoins de l\u2019organisme.Ce centre subit aussi l\u2019influence de facteurs émotionnels.b) la concentration osmotique du milieu intérieur agissant sur les osmo-récepteurs, pro- HUARD er PICARD: INSUFFISANCE DU TUBULE RENAL 715 bablement situés dans le noyau supra-opti- que.Si on a un défaut de sécrétion de l'ADH dû à l\u2019absence d\u2019un ou des facteurs mentionnés, on aura un diabète insipide.On pourra avoir un diabète insipide même avec une production adéquate d\u2019ADH si: a) on a une insensibilité du tubule à l'ADH b) si l\u2019'ADH est détruite dans le sang ou par des substances inhibitrices, ou encore par la présence d\u2019anticorps ou enfin par une destruction trop rapide dans le foie.En l\u2019absence de sécrétion d\u2019ADH, nous aurons un diabète insipide pitresso-sensible.En injectant au malade l\u2019hormone absente, la réabsorption d\u2019eau se fera alors normalement si la quantité d\u2019hormone fournie est suffisante.Le diabète insipide neuro-hormonal par production insuffisante d\u2019ADH ou diabète pi- tresso-sensible pourra se subdiviser lui-même en diabète insipide pitresso-sensible avec fonction intacte des osmorécepteurs d\u2019une part, et avec fonction déficiente des osmo-récepteurs, d\u2019autre part.(11) Il y a d\u2019autres cas de diabète insipide chez qui l\u2019administration d\u2019ADH ne produit aucun effet sur la concentration des urines.On appelle ce diabète insipide, le diabète insipide néphrogénique, et il est héréditaire.Dans ce diabète insipide pitresso-résistant héréditaire, le seul trouble est celui de la concentration des urines et ce trouble est isolé.D\u2019autres anomalies tubulaires pour ne citer que le syndrome de Lightwood, celui de de Toni-Fanco- ni-Debré, etc., peuvent présenter une polyurie pitresso-résistante, mais liée à un trouble du mécanisme tubulaire caractéristique de chaque syndrome.Nous répétons que dans le diabète insipide néphrogénique héréditaire, le seul trouble est celui de la concentration des urines.Si pour une raison ou pour une autre le malade ne boit pas, il en arrivera à une déshydratation importante.Chez le nourrisson, l\u2019image clinique peut être celle du marasme qui sera dû au simple fait de la déshydratation: l\u2019enfant dépendant de son entourage pour obtenir l\u2019excédent de liquide dont il a besoin (12). 716 DIAGNOSTIC Chez un malade présentant de la polyurie et de la polydypsie, une hyperthermie, des vomissements et de la constipation, l\u2019examen des urines nous révélera une densité très basse, i.e.entre 1001 et 1008.Dans les cas de déshy- tratation très poussée, on pourra avoir une densité s\u2019élevant parfois jusqu\u2019à 1020.Dans le sang, si on a une déshydratation, on pourra trouver une élévation du sodium et du chlore.Tous les autres examens sont normaux.Si au cours d\u2019un accident aigu de déshydratation, on a une acidose, une hyperazotémie, une diminution de la filtration glomérulaire, une albuminurie et une cylindrurie, le diagnostic pourra alors poser des difficultés.Le malade, une fois réhydraté présentera alors le seul trouble d\u2019une absence de concentration urinaire.Pour établir un diagnostic de certitude, il faut éliminer d\u2019abord le diabète pitresso-sen- sible.Même si ce dernier peut être héréditaire, la transmission est ordinairement dominante mais parfois aussi, récessive et liée au sexe.Le test à la pitressine (injonction d\u2019une à trois unités s.c.) viendra confirmer notre diagnostic.Nous n\u2019aurons pas d\u2019antidiurèse aqueuse ni d\u2019élévation de nos densités urinaires.Ce test pourra aussi être complété par l\u2019épreuve Carter Robbins.Il faudra aussi éliminer les diabètes insipides pitresso-résistants accompagnant les diverses néphropathies, les tubulopathies et les anomalies des voies excrétrices.Dans ce cas, le trouble de concentration des urines sera accompagné ou d\u2019acidose hyperchlorémique ou de rachitisme ou de diabète phospho-gluco-aminé ou encore de signes rétentionnels.CLASSIFICATION DU DIABÈTE INSIPIDE NÉPHROGÉNIQUE HÉRÉDITAIRE DANS LE TABLEAU DES INSUFFISANCES TUBULAIRES CONGÉNITALES Vu le fait que de nombreuses anomalies tubulaires, de même que de nombreuses néphropathies complexes ainsi que des anomalies des voies excrétrices peuvent donner un diabète HUARD er PICARD: INSUFFISANCE DU TUBULE RENAL L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 insipide pitresso-résistant, nous avons pensé qu'il est bon de fournir un tableau qui nous permet de classifier le diabète insipide né- phrogénique héréditaire, autant pour le situer dans les insuffisances tubulaires que pour nous faire penser à la nécessité d\u2019éliminer les autres causes de polyurie pitresso-résistante où il y a toujours un autre trouble de base associé à cette polyurie pitresso-résistante.La classification de Prader et Royer nous semble la plus logique avec les notions actuelles que nous possédons au sujet de la patholo- gle tubulaire.Ces auteurs proposent de diviser en deux groupes principaux, les insuffisances tubulaires congénitales (12).A) Les insuffisances tubulaires par trouble congénital primitif du tubule.B) Les insuffisances tubulaires secondaires à une maladie congénitale non tubulaire.A.\u2014 INSUFFISANCES TUBULAIRES PAR TROUBLE CONGENITAL PRIMITIF DU TUBULE.1) Dégénérescence tubulaire progressive familiale: néphronophtise familiale de Fanconi.2) Anomalies congénitales des mécanismes de transfert tubulaire: a) Troubles de la fonction de concentration: diabète insipide néphrogénique héréditaire ; b) Acidose tubulaire : 1) acidose tubulaire chronique de Allbright, 2) acidose tubulaire transitoire du nourrisson de Lightwood ; c) Anomalies de transfert du tube proximal: 1) glucosurie ortho-glycémique héréditaire, 2) cystinurie-lysinurie familiale, 3) troubles congénitaux des transferts phosphatés: a) rachitisme vitamino-résistant hypophos- phatémique familial, b) pseudo-hypoparathyroïdisme ; d) Anomalies complexes des transferts tubulaires: 1) syndrome de de Toni-Fanconi-Debré idiopathique: a) forme infantile et tardive, b) formes complètes et incomplètes; 2) syndrome oculo-cérébro-rénal de Lowe.B.\u2014 INSUFFISANCES TUBULAIRES SECONDAIRES A UNE MALADIE CONGENITALE NON TUBULAIRE.1) Insuffisances tubulaires secondaires à des maladies héréditaires du métabolisme : L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 a) cas rares (glycogénose, galactosémie, maladie de Wilson, maladie H) ; b) cystinose.2) Insuffisances tubulaires secondaires à des malformations congénitales des voles excrétrices urinaires: PHYSIOPATHOLOGIE Dans le diabète insipide néphrogénique héréditaire, nous savons que les taux d\u2019ADH sanguin et urinaire sont normaux et qu\u2019il n\u2019existe pas de substance inhibant l'ADH dans le sérum de ces malades.De plus, la microdissection du néphron n\u2019a pas encore démontré la présence de malformations anatomiques.Comme le test à la pitressine est sans effet, il faut donc penser à une insensibilité congénitale du tubule à l\u2019action de \"ADH.On mentionne aussi la possibilité d\u2019un trouble du transfert tubulaire de l\u2019eau au lieu d\u2019une insensibilité pure du tubule à l\u2019hormone anti- diurétique.La difficulté d\u2019expliquer la pathogénie du diabète insipide néphrogénique héréditaire est liée au fait que la physiologie n\u2019explique pas encore de façon certaine le mécanisme de la réabsorption de l\u2019eau au niveau du rein.Les théories actuelles, pour intéressantes qu\u2019elles soient, demeurent toujours du domaine de l\u2019hypothèse.Celle de Wirz propose, à la suite de microponctions faites à différentes profondeurs dans le rein et prenant comme principe physique la diffusion à contrecourant contre une membrane semiperméable, qu\u2019au niveau de la corticale, les liquides ont une pression osmotique égale à celle du plasma et qu\u2019à partir de la médullaire les liquides ont une concentration osmotique croissante (13).La théorie de Berliner est venue ajouter à celle de Wirz.L\u2019anse de Henlé est considérée par lui comme relativement imperméable à l\u2019eau, l\u2019ADH, selon son taux circulant, augmentant ou diminuant au niveau du tube distal la perméabilité relative à l\u2019eau, le volume du filtrat glomérulaire et le taux de filtration influant eux aussi sur la concentration des urines.(13) HUARD er PICARD: INSUFFISANCE DU TUBULE RÉNAL 717 Méme ces données nouvelles ne nous permettent pas encore de savoir s\u2019il s\u2019agit d\u2019une insensibilité du tube distal à l\u2019action de la pitressine ou un trouble du transfert tubulaire de l\u2019eau qui serait responsable de la maladie que nous venons d\u2019étudier.Résumé Nous avons présenté un cas de diabète insipide néphrogénique héréditaire.Le plus souvent cette maladie est transmise aux enfants mâles par la femme comme une anomalie à caractère récessif lié au sexe.Elle se caractérise par le seul trouble isolé de la concentration des urines.D\u2019autres syndromes peuvent présenter une polyurie pitres- so-résistante, comme ceux de Lightwood, All- brigtht, de Toni-Debré-Fanconi, mais dans ces cas, un trouble de base spécifique à chaque syndrome est associé à la polyurie.L\u2019examen des urines révèle des densités variant entre 1,001 et 1,009.Parfois cette densité peut atteindre 1,020 dans les crises de déshydratation aiguë.L\u2019évolution est grave si la maladie n\u2019est pas identifiée au cours de la première année de la vie car l\u2019enfant dépend alors de son entourage pour l\u2019apport liquidien.Plus tard, le pronostic est favorable car les quantités de boisson prises compensent les pertes.Le diagnostic différentiel consiste à éliminer un diabète insipide pitresso-sensible, d\u2019une part, et un diabète insipide pitresso-résistant, d\u2019autre part, tel qu\u2019observé dans les néphro- paties complexes, dans les diverses tubulopa- thies et dans les anomalies des voies excrétrices.Dans ces cas, nous le répétons, le trouble de concentration des urines s\u2019associe à un autre trouble de base.La pathogénie demeure encore du domaine de l\u2019hypothèse, mais à la lumière des théories actuelles, le trouble résulte: soit d\u2019une insensibilité des cellules du tubule distal à l\u2019action de l\u2019hormone antidiuré- tique, soit à un trouble du transfert tubulaire de l\u2019eau. 718 Summary We have presented a case of congenital pitressin resistant diabetes insipidus of renal origin.The dis- sease is transmitted, most of the time, to male infants by the female as a sex-linked recessive anomaly.It may be defined as a disease where the basic and isolated trouble is in the lack of concentration of the urine.Many other syndromes present with polyuria resistant to the action of pitressin as in Lightwood, Allbright, de Toni-Fanconi-Debré syndromes, but in these diseases there are always other basic troubles associated with the pitressin-resistant polyuria.The urinalysis will reveal a low specific gravity ranging from 1,001 to 1,009 although.at times, one can find a specific gravity of 1,020 if the patient is severely dehydrated.The evolution of the disease may be serious if the diagnosis is not made early enough as the child depends on his surroundings for an adequate fluid supply and replacement.Later, the prognosis is much better as the fluid intake in large amounts compensates for the excessive loss in the urine.The differential diagnosis will eliminate: 1) diabetes insipidus pitressin-sensitive 2) diabetes insipidus pitressin-resistant due to a) complex nephropathies b) tubulopathies c¢) anomalies of the excreting apparatus.The lack of definite knowledge concerning many of the mechanisms related to water metabolism offers a wide scope for hypothesis.The two theories now accepted to explain the lack of concentration of urine in congenital diabetes insipidus.pitressin-resistant, and of renal origin are the following: either the non-response of the distal tubular cells to the action of ADH; or a trouble in the tubular transfer of water.BIBLIOGRAPHIE 1.Mary YUN, Chen KAO, M.M.STEINER: Diabetes insipidus in infancy resistant to pitressin.Pediatrics, 12: 400 (sept.) 1953; 410 (oct.) 1953.HUARD er PICARD: INSUFFISANCE DU TUBULE RENAL 2.10.11.12.13.L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 Ake ELLBORG, H.FORSSMAN: Nephrogenic Diabetes insipidus in children.Acta Pediatrica, 44 : 209 (mai) 1955.R.H.WILLIAMS et C.HENRY: Nephrogenic diabetes insipidus.Ann.of Int.Medicine, 27: 84 (Juillet) 1947.J.WARKANY et A.G.MITCHELL: Diabetes insipidus in children.Amer.J.of Diseases of Children, 57 : 603 (mars) 1949.G.FANCONI: Tubular insufficiency and renal dwarfism.Arch.of Diseases of Childhood, 29: 1 (fév.) 1954.Lawson WILKINS: Diagnosis and Treatment of Endocrine Disorders in Childhood and Adolescence.Textbook.Ch.C.Thomas, édit., 1953 \u2014 p.292-296.W.B.MacDONALD: Congenital pitressin resistant diabetes insipidus of renal origin.Pediatrics, 15: 298 (mars) 1955.J.DANCIS, J.BIRMINGHAM, S.LESLIE: Congenital diabetes insipidus resistant to treatment to pitressin.Amer.J.of Dis.of Children, 75: 316 (mars) 1948.J.LUDER, D.BURNETT: A congenital renal tubular defect.Arch.of Dis.of Childhood, 29: 44 (février) 1954.A.J.WARING, L.KAJDI, V.TAPPAN: A congenital defect in water metabolism.Amer.J.of Dis.of Children, 69: 323 (mai) 1945.FANCONI: Rapport du 16e Congrès des Pédiatres de Langue Française.Paris, juillet 1957.PRADER et ROYER: Rapport du 16e Congrès des Pédiatres de Langue Française, Paris, juillet 1957.J.METCOFF: Some aspects of renal structure and function concerned with regulation of body fluids.Pediatric Clinics of North Amer.6: 56 (fév.) 1959. LE DIAGNOSTIC RADIOLOGIQUE PRÉCOCE DES STAPHYLOCOCCIES PLEURO-PULMONAIRES DU NOURRISSON * CONSIDERATIONS A PROPOS DE 17 CAS.L.P.LANGELIER.Les infections pleuro-pulmonaires à staphylocoques, par leur fréquence croissante et par leur caractère de gravité, constituent depuis quelques années un problème épineux en milieu hospitalier.Chez le jeune enfant et en particulier chez le nourrisson, elles évoluent suivant des modalités très différentes de celles que l\u2019on observe dans la deuxième enfance, dans l\u2019adolescence et dans l\u2019âge mûr.De plus elles sont grevées d\u2019un taux de mortalité qui est d\u2019autant plus élevé que l\u2019enfant est plus jeune, et qui atteint, dans certaines statistiques, près de 50% dans le premier semestre de la vie.Il est reconnu par ailleurs que l\u2019évolution sera d\u2019autant plus favorable que l\u2019institution du traitement aura été plus précoce et que l\u2019antibiotique administré aura été le plus spécifique vis-à-vis de l\u2019agent causal, le staphylocoque.Le clinicien, par la symptomatologie seule, peut rarement faire un diagnostic de nature dans la pneumopathie à staphylocoques, principalement dans sa phase initiale alors que les signes cliniques sont très frustres, déroutants même, et souvent d\u2019allure digestive ou toxique.Les examens de laboratoire, la culture qui permet d\u2019identifier le microbe en cause et l\u2019antiblogramme qui oriente l\u2019anti- biothérapie, ne peuvent être pratiqués que s\u2019il y a un épanchement pleural connu et prélevé par ponction.Il s\u2019_écoule donc 24 à 48 heures et souvent même plusieurs jours avant qu\u2019un diagnostic anatomique et étiologique ne soit posé.Or il est possible dans un grand nombre de cas, chez le nourrisson, d\u2019affirmer par l\u2019examen radiologique l\u2019origine staphylococcique de l'infection pulmonaire, non seulement dans 1.Communication au XXIXe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Montréal, septembre 1959.la période d'état mais même dans la phase de début de la maladie.C\u2019est ce qui ressort de l'étude de 17 cas de staphylococcies pleuro- pulmonaires que nous avons observés à l\u2019Hô- tel-Dieu d\u2019Arthabaska, de 1953 à 1959.Nos constatations sont en conformité avec celles d\u2019Harvey Meyers et de Georges Jacobson, qui, dans un rapport présenté à la réunion annuelle de la Radiological Society of North America en 1958, affirmaient après une revue de 76 cas, dont 23 au-dessous de 6 mois d'âge, que le radiologiste peut faire le diagnostic étiologique avant que les résultats du laboratoire ne soient connus du clinicien.Notre étude porte sur 17 cas de pneumo- pathies dont l\u2019origine staphylococcique a été confirmée par le laboratoire et dont l\u2019Âge se répartit entre 15 jours et 9 mois.Nous avons donc éliminé tous ceux dont le diagnostic n\u2019était basé que sur la clinique et la radiologie.TABLEAU I 17 CAS DE STAPHYLOCOCCIES PLEURO-PULMONAIRES DE LA PREMIERE ENFANCE INCIDENCE SUIVANT L\u2019AGE.Age Guéris Décédés 15 jours _._._._._.___.2 2 0 1 mois 11111100 4 3 1 2 mois .11111110000 4 2 2 3 mois 11111000 2 1 1 4 mois ._.111111100 2 2 0 5 mois .0 1 1 0 7 mois 11111100 1 1 0 9 mois 11111102 1 1 0 Observation 1.Mario: 15 jours.Hospitalisé le 18-3-58 pour toux, fièvre, dyspnée.Radiographie prise le 19: Opacité pleurale couvrant tout l\u2019hémi-thorax gauche et produisant un déplacement du Coeur et du médiastin vers la droite.Présence de plusieurs bulles visibles de face et de profil.Diagnostic radiologique: pleurésie à staphylocoque.Une ponction pleurale, pratiquée le 19, retire un liquide purulent épais.Le 21, l\u2019enfant subit une pleurotomie.Le 20 720 mars, le laboratoire confirme le diagnostic de staphylococcie.Radiographie le 24: vue latérale.Radiographie le 9 avril 1958 : pleural à la base gauche.vidage partiel du liquide.Bulles en guérison.Epaississement Observation 2.Jean-Noël: 15 jours.Hospitalisé le 10 janvier 1955 pour furonculose généralisée et pyodermite.Alors que les lésions cutanées étaient en majeure partie guéries, survinrent, dans les premiers jours de février, des symptômes respiratoires avec fièvre.Une radiographie pulmonaire prise le 9 février révèle la présence de liquide d\u2019épanchement pleural en périphérie à la base gauche et une opacité parenchymateuse et pleurale dans la région supérieure du poumon.Le cliché en profil montre quelques petites bulles dans la région moyenne.Radiographie le 15: augmentation du liquide avec bulle centrale.Refoulement du coeur et du médiastin.Une ponction pleurale est pratiquée le 12: la culture sur gelose au sang et le gram démontrent la présence de staphylocoque doré.Après pleurotomie, l\u2019évolution a été très favorable et le dernier examen pratiqué le 4 avril montre une guérison à peu près complète.À noter toutefois la présence de deux bulles à droite et d\u2019un épaississement pleural à la base gauche.Cliniquement, l\u2019enfant était parfaitement bien guéri.Observation 3.Michel: 1 mois.Hospitalisé le 4 novembre 1956, ce nourrisson de 1 mois, en bonne santé antérieurement, a présenté la veille de son entrée à l\u2019hôpital, des vomissements, de la somnolence et une dyspnée progressive avec fièvre.Une radiographie pulmonaire prise dès son entrée a montré une condensation parenchymateuse à droite, surmontée d\u2019une bulle aérique et une opacité pleurale dans le cul-de-sac costo-diaphragmatique.Le diagnostic radiologique était: pleuro-pneumonie à staphylocoques.Devant l\u2019augmentation graduelle de la dyspnée, une pleurotomie fut pratiquée.Des cultures du liquide pleural ont montré la présence de staphylocoques dorés.Une autre culture faite quelques jours plus tard a montré l\u2019association de pneumocoque et de micrococcus catharralis.Radiographie le 9: Tube dans la plèvre.Pas de liquide.Pneumothorax.Radiographie le 10: épanchement considérable.Malgré une antibiothérapie intensive, le drainage pleural et la médication de soutien, l\u2019état général a continué à se détériorer, le liquide pleural a toujours augmenté et l\u2019enfant décédait le neuvième jour après son hospitalisation.Constations faites à T\u2019autopsie: La plévre droite est adhérente au tiers supérieur, épaissie et enduite d\u2019un magma fibrinoïde.Le médiastin est adhérent au péricarde et aux tissus voisins.Le poumon droit est grisâtre et contient de nombreux foyers d\u2019abcédation.Le tiers inférieur du poumon est nécrotique.Le péricarde contient quelques cc.de liquide séro-fibrineux.Histologie: Présence d\u2019un exsudat purulent dans les bron- Le parenchyme est nécrotique, abcédé en divers en- Le myocarde est oedé- surtout des ches.droits et farci de polynuclécaires.matié et contient des cellules inflammatoires, polynucléaires.Diagnostic final: Septicémie à staphylocoque.L'évolution foudroyante et fatale est due à la septicémie.Commentaires: Ces constatations pathologiques nous portent à croire que la présence d\u2019exsudat purulent dans les bronches joue un rôle dans la formation des bulles aériques, par suite d\u2019obstruction des petites bronches qui subissent un véritable effet de soufflage et de distension.LANGELIER: DIAGNOSTIC RADIOLOGIQUE DES.L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 Observation 4.Nicole: 1 mois.Hospitalisée le 27 avril 1956 pour troubles respiratoires et fièvre.Le 30, une radiographie montre une opacité homogène de tout l\u2019hémithorax gauche, surmontée d\u2019une bulle aérique au sommet.Il y a aussi quelques bulles à la base.Quelques jours plus tard, une pleurotomie a permis de vider la cavité pleurale de son contenu purulent.Une culture a montré du staphylocoque.Le 4 juin 1956, l\u2019enfant quittait l\u2019hôpital guéri.Observation 5.Bernard: 1 mois.Hospitalisé le 12 avril 1958 pour un abcès de la région inguinale gauche, qui a été drainé chi- rurgicalement.Le 22 avril 1958: Apparition de dyspnée et d\u2019une fièvre à 104 degrés.La radiographie pulmonaire révèle: Nombreux foyers d\u2019infiltrations disséminés et confluents dans les deux poumons, avec prédominance à droite, dans le lobe inférieur.Réaction pleurale dans la scissure interlobaire inférieure et supérieure droite.Bulles mieux visibles en profil (région rétro- sternale et base postérieure).Une ponction pleurale retire 1 cc.de liquide purulent.Radiographie le 24 avril 1958: Bulles plus nombreuses et plus volumineuses.Radiographie le 26 avril 1958: Pneumothorax droit collabant le poumon.Hernie médiastinale.Nombreuses bulles.Le 27, drainage chirurgical après pleurotomie.Radiographiz pulmonaire le 28: disparition du pneumothorax par tube intra-pleural.Réexpansion pulmonaire.Liquide pleural recouvrant le sommet, le long du médiastin et la scissure supérieure.Grosses bulles.Radiographie pulmonaire le 9 mai 1958: Bulle géante à la base droite supérieure.Autres bulles dans la région Le 11: Aspiration par ponction de 40 cc.d\u2019air dans le pneumothorax ou la bulle.Le 19: Bulle géante rétro-sternale.Grosses bulles dans le poumon droit.Le 27 mai 1958: Amélioration.Une bulle au lobe supérieur droit.Une bulle à la base gauche visible dans l'image cardiaque.Le 3 juin 1958, dernière radiographie: une bulle à la base gauche.Commentaires: Nous avons ici tous les signes radiologiques de la staphylococcie pleuro-pulmonaire dès le premier cliché: infiltrations parenchymateuses, opacité pleurale, et bulles.Le diagnostic radiologique pouvait donc être affirmé sans hésitation.L\u2019évolution nous a montré toutes les complications de cette infection sévère: soufflage des bulles, pneumothorax, hernie médiastinale.Nous pouvons suivre aussi le caractère extrêmement labile des bulles.moycnne.Observation 6.Shirly: 1 mois.Hospitalisée le 17 décembre 1953.Le 18: la radiographie pulmonaire révèle un gros pneumothorax droit avec collapse pulmonaire et une petite quantité de liquide pleural à la base.Diagnostic radiologique: Staphylococcie pleuro-pulmonaire.Une ponction pleurale a permis de retirer quelques cc.de liquide purulent contenant du staphylocoque, mis en évidence par culture.L\u2019évolution a été favorable: le pneumothorax a régressé ainsi que la réaction pleurale.L'enfant quitte l\u2019hôpital le 13, guéri.Commentaires.Chez ce patient, la première constatation radiologique a donc été un pneumothorax important associé à un petit épanchement pleural.I est possible que le pneumothorax ait été la résultante de la rupture d\u2019une bulle dans la cavité pleurale.Il s\u2019agit d\u2019une complication très grave pouvant menacer de façon immédiate la vie de l\u2019enfant.Observation 7.Johanne, 2 mois, est admise le 21 juin 1958 avec un diagnostic de broncho-pneumonie.Une radiographie \u2018pulmonaire prise la journée de l\u2019admission montre la présence L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 à droite de liquide pleural en périphérie, de bulles aériques dans la région moyenne et dans la base.Une ponction pleurale a retiré 32 cc.de liquide purulent.L'examen de laboratoire donne le résultat suivant: Globules rouges nombreux; prédominance de polynucléaires ; culture stérile après 48 heures.Ce n\u2019est que le ler juillet 1958 que la culture a démontré la présence de staphylocoques.Le 22, soit le lendemain de son admission, l\u2019enfant subissait une pleurotomie.Le 25 juin: gros pneumothorax (face et profil).Le 30 juin: bulle géante ou pneumatocèle faisant hernie dans le médiastin inférieur.Le 8 juillet: pneumothorax collabant le lobe supérieur.Bulles géantes à la base et dans la région moyenne.Le 15 juillet: collapse total du poumon droit par les bulles géantes et le pneumothorax.Aspects suggestifs de petits foyers broncho-pneumoniques abcédés ou atélectasies lobaires à gauche.Le 18 juillet 1958: décès.Autopsie.Le poumon droit est collabé par de multiples cavités ovalaires communiquant entre elles par de larges ouvertures.Ces cavités occupent la partie supérieure et la partie inférieure du poumon.Ces cavités sont situées dans le parenchyme pulmonaire.Le lobe moyen est collabé.La partie postérieure du lobe inférieur est adhérente à la partie postérieure du diaphragme; elle est hépatisée et purulente.II n'y a pas de liquide d\u2019épanchement dans le poumon droit.Poumon gauche: il n\u2019y a pas de liquide pleural.Dans les poumons sont visibles de petites zones jaunâtres d'aspect purulent.Dans le lobe inférieur gauche, il y a des zones nécrotiques de 1 cm.de diamètre Du pus verdâtre, adhé- rent et visqueux obstrue la lumière de la bifurcation.Il n\u2019y a pas de ganglions médiastinaux.Histologie.Lésions de broncho-pneumonie confluente.Zones hémorragiques et lésions abcédées à centre nécrotique.Lésions débutant aux bronchioles et s\u2019étendant au parenchyme.La plèvre est épaissie et est couverte d\u2019un exsudat purulent.Diagnostic pathologique: 1) Asphyxie secondaire à une pathologie pulmonaire.2) Obstruction de l\u2019arbre bronchique à sa bifurcation, par un bouchon purulent.3) Broncho- pneumonie et pleurésie à staphylocoques dorés.Commentaires.Chez ce nourrisson, nous avons rencontré tous les signes radiologiques qui peuvent se présenter dans la staphylococcie pleuro-pulmonaire: foyers de condensation dans le parenchyme, images bulleuses, pneumo- \u2018thorax, image d\u2019épanchement pleural, foyers abcédés.L\u2019autopsie est tres instructive: elle nous montre que les bulles aériques correspondent à des cavités situées en plein parenchyme et communiquant entre elles, et sans contenu liquidien.Le pus verdâtre, adhérent et visqueux trouvé à la bifurcation bronchique expliquerait par un mécanisme d\u2019obstruction, la formation des bulles.Observation 8.Diane, 2 mois.Hospitalisée le 4 août 1953.La radiographie pulmonaire montre du liquide pleural et des bulles dans la région moyenne et la base.Le 12: liquide très abondant.Le 17: pyo-pneumothorax.Déplacement vers la gauche du coeur et du médiastin.Au poumon gauche, foyers broncho- pneumoniques et atélectasies lobulaires.Décès le 21.Liquide pleural: association microbienne.Observation 9.Sylvie, 2 mois.Ce nourrisson, hospitalisé le 3 janvier 1958 pour pyodermite du cuir chevelu et furonculose, avait subi à sa naissance une exsanguino-transfusion pour érythroblastose foetale par incompatibilité Rh.Le 4 janvier, une radiographie pulmonaire révèle des opacités hétérogènes à la base droite avec de petites bulles.LANGELIER: DIAGNOSTIC RADIOLOGIQUE DES.721 Le 8 janvier: épanehement pleural visible en périphérie et dans la scissure.Une ponction pleurale a ramené 8 cc.de liquide purulent dont la culture a donné du staphylocoque doré.Le 16, infiltration parenchymateuse dans la base: grosse bulle para-cardiaque.Le 21: guérison clinique.On retrouve encore la bulle para-cardiaque: Observation 10.Pierre, 2 mois.Hospitalisé le 29 mars 1954.Le 30 mars, la radiographie pulmonaire montre un aspect sensiblement normal.Le 4 avril, présence de liquide pleural abondant à gauche.Le 7 avril, augmentation du liquide et présence d\u2019une bulle au sommet.Refoulement à droite du coeur et du médiastin.Le 10 avril, après aspiration du liquide pleural, pneumothorax et collapse partiel du poumon.Après pleurotomie, l\u2019amélioration s\u2019est produite et l\u2019enfant a guéri sans séquelle.Le 20 avril: persistance d'épaississement pleural L\u2019analyse du liquide a mis en évidence du staphylocoque doré.Commentaires.Dans l'intervalle de 4 jours entre le ler et le 2ème examen, il aurait peut-être été possible de capter les signes de début de l\u2019infection broncho-pulmonaire à staphylocoques.Le 4, nous étions déjà en présence d\u2019une quantité impressionnante de liquide d\u2019épanchement.Observation 11.France, 3 mois.IL\u2019enfant avait été hospitalisée à l\u2019âge de deux mois pour diarrhée.Une radiographie pulmonaire pratiquée à cette époque était négative.Elle est hospitalisée le 4 novembre 1958 pour troubles respiratoires.La radiographie pulmonaire du 5 novembre 1958 révèle du liquide pleural en périphérie à la base gauche et de petites bulles discrètes en vue de face et en profil.Une ponction pleurale le même jour retire 25 ce.de liquide.Deux heures plus tard, à cause de l\u2019aggravation de la dyspnée, une deuxième ponction retire 60 cc.L\u2019enfant décède dans la nuit.Le staphylocoque doré fut identifié par culture du liquide pleural.Commentaires.L'augmentation rapide du liquide pleural chez cet enfant illustre bien la forme à évolution rapide, foudroyante et qui est le plus souvent fatale.Observation 12.Daniel, 3 mois.Hospitalisé le 23 avril 1957 pour diarrhée et vomissements.Le 10 mai 1957, la radiographie pulmonaire montre une zone de légère densité à la base droite dans le sinus costo- diaphragmatique.Pas de bulle visible.Le 15: épanchement pleural abondant à droite.Pyo-pneumothorax ou abcès enkysté.Le 16: pleurotomie.La culture du liquide pleural a démontré l\u2019origine staphylococcique.Le 18 juin 1957 (soit plus d\u2019un mois après la pleurotomie), la radiographie montrait encore un épaississement pleural et la persistance d\u2019une bulle à la base.L'enfant se portait alors très bien.Observation 13.Michelle, 4 mois.Hospitalisée le 27 juillet 1955 pour troubles digestifs, diarrhée rebelle, anorexie.Une radiographie pulmonaire prise le 12 août montre une infiltration parenchymateuse à droite, dans la région supérieure et moyenne.Dans la région moyenne et la base, présence d'images bulleuses.Le 19 août: liquide d\u2019épanchement pleural.Le 22 août: la culture du liquide de ponction pleurale confirme l\u2019origine staphylococcique.Le 30: augmentation du liquide.Une pleurotomie fut pratiquée le 30 août.Graduellement, l\u2019état pulmonaire s\u2019améliore et la patiente quitte l\u2019hôpital le 10 octobre pratiquement guérie.Radiographie le 20 octobre: é&paississement pleural et micro-nodules calcifiés dans le parenchyme. 722 Observation 14.Denis, 4 mois.Hospitalisé le 13 octobre 1953 pour gastro- entérite.Le 29, une radiographie pulmonaire montre un épanchement pleural à droite.Bulles à la base?La 4: présence d\u2019un pneumothorax et bulles à la base droite et dans la région antérieure.Le 16: épanchement plus abondant.Le 27 octobre 1953: ponction de liquide purulent.Le 2 nov.1953, l\u2019examen du laboratoire confirme l\u2019étiologie à staphylocoques dorés.Départ, le 26 novembre, guéri.Observation 15.Denis, 5 mois.L\u2019enfant fut admis à l\u2019hôpital le 17 août 1956 pour troubles respiratoires et méningisme.Le 19 août, la radiographie pulmonaire montre la présenc= d\u2019opacités parenchymateuses et de liquide pleural à gauche et de quelques images bulleuses.Diagnostic: staphylococcie pleuro- pulmonaire.Le 21 août: liquide pleural abondant surmonté d\u2019une bulle à l\u2018apex.Refoulement du coeur, du médiastin et de la traché».Le 22: pleurotomie.Le 31 août: ration; peu de liquide.L\u2019enfant guérit sans séquelles.amélio- Observation 16.André, 7 mois.Hospitalisé du 5 au 29 mai 1957.Radiographie pulmonaire le 5 mai: opacités confluentes au poumon droit.Liquide pleural le cul-de-sac costo-phrénique.Trois bulles à la base.Le 6: ponction pleurale: 5 ce.de pus épais jaunâtre.La culture a été stérile.Un prélèvement des sécrétions pharyngées a donné en culture des coccis gram +.Le 9: disparition de l'opacité pleurale de la base droite.Diminution de l\u2019opacité pneumonique du lobe supérieur droit.Disparition des bulles de la base droite.23 mai: Sortie : guéri.dans normal.Observation 17.Marie, 9 mois.Cette enfant avait été hospitalisée à l\u2019âge de six mois pour pneumonie lobaire supérieure droite, et avait guéri sans séquelles apparentes.A l\u2019âge de 9 mois, elle fut hospitalisée de nouveau pour syndrome pleuro-pulmonaire, Radiographie le 23 février 1957: épanchement considérable à gauche.Zone de condensation au lobe supérieur droit.Le 27, pleurotomie.Le liquide pleural donna en culture du staphylocoque.Le 1 mars 1957, liquide pleural en majeure partie évacué.Pneumothorax.Niveau liquidien à la base.Le 8 mars 1957, diminution du pneumothorax.Persistance d\u2019une petite quantité de liquide 4 la base gauche.A droite, persistance de condensation au lobe supérieur.Présence de petites bulles dans la région moyenne et dans la base droite.L\u2019évolution a, par la suite, été favorable et l\u2019enfant a quitté l\u2019hôpital guéri.Commentaires.Chez cette enfant de 9 mois, nous trouvons dès la première radiographie pulmonaire un épanchement pleural important.Par ailleurs, les bulles aériques sont apparues tardivement.COMMENTAIRES Les pneumopathies staphylococciques observées chez ces 17 nourrissons se sont révélées par des signes radiologiques souvent associés, rarement isolés, et qui sont par ordre de fréquence: opacité pleurale, bulles, infiltration parenchymateuse et pneumothorax.Dans notre présente série, l\u2019association la plus fréquente a été celle de l\u2019opacité pleurale et des bulles.LANGELIER: DIAGNOSTIC RADIOLOGIQUE DES.L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 TABLEAU II SIGNES RADIOLOGIQUES LORS DU PREMIER EXAMEN Infiltration Opacité parenchy- Pneumo- pleurale mateuse Bulles thorax Cas 1 __._.+ O + O Cas 2 + 0 + 0 Cas 3 + + + O Cas 4.+ O + O Cas 5 + O O + Cas 6 + O + 0 Cas 7 _.___.+ O + O Cas 8 O + + O Cas 9 0 O oO O Cas 10 _____- + O + 0) Cas 11 _._____.+ O O 0 Cas 12 ______.+ 0 +?O Cas 13 O + + O Cas 14 _______.+ + + O Cas 15 + + + 0 Cas 16 + + O O Cas 17 _______.+ + + O En résumé.Opacité pleurale et bulles: 7 cas.Opacité pleurale, bulles, infiltration parenchymateuse: 4 cas.Infiltration parenchymateuse et bulles: 2 cas.Infiltrat:on parenchymateuse et opacité pleurale: 1 cas.Opacité pleurale et pneumothorax: 1 cas.Opacité pleurale seule: 1 cas.Pas de signe: 1 cas.De ces observations se dégagent les notions suivantes: 1) Lorsque chez un nourrisson, nous décelons sur la radiographie pulmonaire la présence d\u2019une infiltration parenchymateuse, d\u2019une opacité pleurale et de bulles aériques, nous pouvons affirmer la nature staphylococcique de l\u2019infection.2) L\u2019infiltration parenchymateuse seule permet tout au plus de parler de pneumonie; mais s\u2019il y a, en plus de l\u2019infiltration, des images bulleuses, on peut affirmer l\u2019étiologie staphylococeique.3) Une opacité pleurale ne nous permet pas de conclure à une origine staphylococcique, car le pneumocoque et le streptocoque peuvent eux aussi être responsable de pleurésie purulente.Mais les épanchements pleuraux d\u2019origine pneumococcique et streptococcique ne s\u2019accompagnent pas de formations bulleuses.Toutefois en présence d\u2019une opacité pleurale, on peut dire que plus le nourrisson L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 est jeune, plus les probabilités convergent vers une étiologie staphylococcique.4) La découverte d\u2019un pneumothorax spontané avec des signes même discrets de réaction pleurale, chez un nourrisson qui présente des symptômes respiratoires et de la fièvre nous autorise à porter un diagnostic de staphylococcie pulmonaire.Ces différents signes radiologiques apparaissent dans la plupart des cas dès le début de l\u2019infection pulmonaire et nous permettent donc de faire un diagnostic étiologique avant même de connaître les résultats du laboratoire.Parfois ils sont très discrets et pour les reconnaître il faut examiner attentivement les radiographies de face et aussi celles de profil.Par ailleurs, ils n\u2019ont une valeur pathognomonique que chez le nourrisson et en particulier chez l\u2019enfant du premier semestre de la vie.Après un an, la modalité d\u2019évolution des staphylococcies pleuro-pulmonaires est très différente.Nous-mêmes nous n\u2019avons pas eu l\u2019occasion d\u2019observer de telles infections pulmonaires chez des enfants au-dessus de 2 ans; mais l\u2019an dernier nous avons suivi quatre cas de pneumopathie à staphylocoque chez des adultes: les lésions apparaissaient sous forme de foyers nodulaires mal délimités et confluents avec, parfois des zones de condensation pneumonique, évoluant soit vers l\u2019ab- cédation, soit vers la résorption lente, d\u2019une lenteur désespérante.De tous les signes radiologiques énumérés, les bulles représentent la manifestation essentielle de ces pneumopathies de la première enfance.Le plus souvent très petites au début, elles prennent parfois des proportions géantes au cours de l\u2019évolution de la maladie.Leur principale caractéristique est leur mutation rapide: elles varient de volume et de forme souvent d\u2019une journée à l\u2019autre, et même d'heures en heures; elles disparaissent à un endroit pour naître dans un autre; elles prennent parfois des dimensions telles qu\u2019elles mettent la vie de l\u2019enfant en danger par la compression qu\u2019elles exercent sur le cœur et le médiastin; elles peuvent aussi se transformer en abcès pulmonaire ou encore se rup- LANGELIER : DIAGNOSTIC RADIOLOGIQUE DES.723 turer dans la cavité pleurale et produire un pneumothorax.| Leur mode de formation réside, semble-t-il, dans un soufflage des parois des alvéoles pulmonaires à la suite d\u2019obstruction des petites bronches, soit par des sécrétions purulentes, soit par du mucus plus ou moins fluide et parfois méme par un véritable bouchon fibri- no-leucocytaire; soit encore par l\u2019ædème endo- bronchique provenant d\u2019une bronchite obs- obstructive.Suivant certains auteurs il y a formation de micro-abcès qui se rupturent dans les bronchioles et qui, par un mécanisme de soupape termino-bronchiolaire produisent des bulles.L\u2019air pénètre dans les espaces in- tersticiels par des zones de nécroses dans les petites bronches, est enfermé et forme des ectasies lobulaires.Ces bulles sont l\u2019apanage presqu\u2019exclusif du nourrisson; se rencontrent rarement après l\u2019âge d\u2019un an et à peu près jamais chez l\u2019adulte.Comme nous l\u2019ont démontré quelques-unes de nos observations, l\u2019épanchement pleural souvent minime au début peut augmenter très rapidement et mettre la vie de l\u2019enfant en danger.A cause des remaniements incessants des lésions, des changements rapides qui peuvent se produire dans l\u2019état des bulles et dans la quantité du liquide pleural, il est extrêmement important de faire des contrôles radiologiques fréquents et de convaincre le médecin traitant de la nécessité d\u2019une surveillance radiologique au moindre signe d\u2019aggravation clinique.Parfois il y a discordance entre les signes cliniques et radiologiques, en particulier au début de l'infection; les signes cliniques peuvent être dramatiques alors que les signes radiologiques sont très discrets.Parfois les symptômes pulmonaires sont inexistants et les troubles digestifs sont au premier plan.Cette modalité digestive du début est particulièrement fréquente chez les nourrissons des premiers mois.C\u2019est dans ces cas où il faut être très attentif pour dépister la moindre image anormale sur la radiographie pulmonaire.Par contre au cours de l\u2019évolution de la maladie, 724 fréquemment l\u2019état général est bon et la radiographie révèle encore d'énormes bulles qui persistent parfois pendant des semaines et même des mois alors que l\u2019enfant est cliniquement guéri.En conclusion, lorsque chez un enfant en- dessous d\u2019un an, et plus particulièrement chez le nourrisson du premier semestre de la vie, nous rencontrons des images bulleuses dans le parenchyme pulmonaire, associées à des foyers d\u2019infiltration dans le parenchyme et à des signes d\u2019épanchement pleural, nous pouvons affirmer la nature staphylococcique de l\u2019infection.Ces signes radiologiques apparaissent .dans la plupart des cas dès le début de la pneumopathie et permettent au radiologiste de faire un diagnostic étiologique précoce, avant même que les résultats du laboratoire ne soient connus.Ainsi en permettant au clinicien d\u2019instituer rapidement une thérapeutique appropriée, le radiologiste contribuera à réduire le taux de mortalité très élevé des staphylococcies pleuro-pulmonaires du nourrisson.BIBLIOGRAPHIE Eug.BAILLY: poumon chez Frères 1957.H.BEAU, P.DORLAND, MAGNET: Un cas de staphylococcie pulmonaire à foyers multiples, associé à une arthrite aiguë coxo-fémorale et à une ostéomyélite de l\u2019os coxal.J.Radiol.Elec- trol., 34: 364, 1953.Formations aériennes géantes du enfant.Paris, Librairie Vigot LANGELIER: DIAGNOSTIC RADIOLOGIQUE DES.L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 L.BINDER: Fortschr \u2014 Roentgen signs of primary staphylococcic pneumonia in infancy and early childhood.G et d.Roentgenstrahlen, 82: 585 mai 1955.J.BOULOUYS, F.LEVERE, M.PELISSIER, P.LEENHARDT et J.BRUSCHET: Quelques aspects des staphylococcies pulmonaires.J.Radiol.Electrol., 34: 385, 1953.G.B.FORBES et G.L.EMERSON : Staphylococcal Pneumonia and Empyema Pediatric Clinic of North America.215 février ,1957.Schultze GUNTER: Unusual roentgen manifestations of primary staphylococcal pneumonia in infants and young children.Amer.J.Roentgenol, 81: 290 février 1959.W.H.HENDREN et R.J.HAGGERTY : Staphy- loccic Pneumonia in Infancy and Childhood: Analysis of Seventy-five cases.JAMA.168: 6, 1958.HERBEUVEL et G.DEBRY: Pneumopathie bulleuse staphylococcique expérimentale.J.- franc.Méd.Chir.Thor., 10: 241, 1956.A.LANGS.Ch.WAECKEL et J.P.BRAUN: Trois cas de staphylococcie pulmonaire secondaire.J.Radiol.Electrol, 35: 127, 1954.I.Meyers HARVEY et Georges JACOBSON: Sta- phylococeal Pneumonia in Children and Adults.Radiology, 72: 665 mai 1959.MORIN et MALLET: Staphylococcies pleuro-pul- monaires du nourrisson.J.Radiol.Electrol, 38: 822, 1957.R.PIERRET, A.BRETON, F.VANDENDORF, G.FONTAINE et R.DU BOIS: Les pneumopa- thies bulleuses de l\u2019enfant.Journal de Radiologie, 36: 51, 1955.R.RABER, R.HANSWALD, R.EBER: À propos d\u2019une staphylococcie pulmonaire.Journal de Radiologie, 35: 927, 1954.M.TREMBLAY.A.CHARBONNEAU et P.BENOIT: La maladie bulleuse pulmonaire du nourrisson.Laval Médical.27: 157 (février) 1959. REVUE GÉNÉRALE LES MYCOSES ET BLASTOMYCOSES PULMONAIRES * Paul DUFAULT.Les mycoses sont encore considérées comme des maladies rares dans les zones tempérées et à plus forte raison dans les régions froides.Il faut se rendre compte toutefois que les moyens de transport rapides ont diminué les distances et en grande partie aboli les frontières géographiques de bien des maladies longtemps considérées comme des affections particulières à certaines localités.Comme les éléments fongoïdes pathogènes sont nombreux et comme ils se ressemblent tous sous certains aspects, je n\u2019ai pas l\u2019intention de m\u2019engager dans une étude approfondie qui serait par trop didactique et où je risquerais fort de me perdre dès les premiers pas.J\u2019al cru qu\u2019il serait préférable d\u2019aborder le sujet du côté le plus accessible en même temps que le plus pratique.Pour fins d\u2019orientation, jetons d\u2019abord un regard à un simple tableau d\u2019ordre général et marquons d\u2019un trait les diverses maladies à fongoïdes qui concernent le clinicien et que nous étudierons séparément.Mycoses Foncoïnes (BANYAI) { A \u2014 Bactéries: 1.Actinomyces bovis, 2.Nocardia astéroïdes.) B \u2014 Levures: 1.Crytocuccus neoformans, 2.Candida albicans (Monilia), | 3.Geotrichum candidum.r C \u2014 Levures-champignons: 1.Blastomyces dermatitidis, 2.Blastomyces braseliensis, 3.Histoplasma capsulatum, 2 4 4.Sporotrichum schenckii.D \u2014 Champignons: 1.Coccidioïdes immitis, | 2.Aspergillus fumigatus.I.F.C., Montréal, septembre 1959.1.Communication au XXIXe Congrès de l\u2019A.M.La classification adoptée dans ce schéma suit une gradation ascendante ou descendante si l\u2019on veut, commençant par les organismes qui se rapprochent des bactéries, passant de là aux levures ou moisissures et se terminant avec les champignons.Disons un mot de l\u2019Actinomycose, des No- cardioses, de la Moniliose à Candida Albicans, de la Blastomycose de l\u2019Amérique du Nord, de l\u2019Histoplasmose et de la Coccidioïdomy- cose.ACTINOMYCOSE Les actinomyces représentent un groupe d\u2019organismes à branches filamenteuses situés à mi-chemin entre les bactéries et les champignons.Anaérobies de préférence, ils vivent toutefois en présence d\u2019air, se cultivent sur agar, prennent le gram et ne sont pas acido- résistants.Essentiellement parasitaires, ils ne se trouvent que chez l\u2019homme et chez l\u2019animal soit à l\u2019état saprophitique sur les dents ou dans les cryptes amydaliennes, soit à l\u2019état pathologique dans les abcès et dans les nodules qu\u2019ils produisent.Ce sont ces abcès et dans ces nodules qu\u2019on trouve les grains jaunes caractéristiques qui contiennent les actinomycès disposés en rayons autour d\u2019une masse centrale d\u2019éléments enchevêtrés qui sont le mycélium bien connu.Au point de vue clinique, l\u2019actinomycose se présente sous les formes subaiguës ou chroniques, formes qui ont toutes deux une tendance à s\u2019étendre et à progresser.Chez l\u2019homme, les lésions se localisent de préférence aux tissus conjonctifs du cou et de la face, s\u2019étendent par contiguité et, plus souvent qu\u2019autrement, finissent par se fistuliser à l\u2019extérieur.Les manifestations abdominales que l\u2019on 726 rencontre dans 20 p.c.des cas affectent le colon, le foie et le rectum.Dans le thorax, l\u2019actinomycose s\u2019attaque aux poumons, aux plèvres, au cœur et au péricarde.L'aspect histopathologique des lésions est celui d\u2019abcès aigus avec abondance de poly- morphonucléaires ou d\u2019abcès chroniques dans lesquels prédominent les éléments des processus inflammatoires et de la fibrose.Symptômes L\u2019actinomycose du thorax se présente sous la forme d\u2019une affection pulmonaire quelconque avec toux discrète, fièvre légère et intermittente.Après quelques semaines de cette phase initiale, les crachats mucopurulents d\u2019abord et puis mucosanguinolents font leur apparition tandis que l\u2019envahissement des plèvres s\u2019accompagne de douleurs thoraciques.Le malade maigrit, s\u2019anémie, la fièvre s\u2019accentue, les sueurs nocturnes entrent en scène et la dyspnée n\u2019est pas lente à se manifester à son tour.À ce moment la radiographie révèle des opacités à contours irréguliers et mal définis, localisées plus souvent qu\u2019autrement aux régions inférieures des poumons.Les images cavitaires sont plutôt rares.Ces opacités peuvent aussi être unilatérales, couvrir une base, un sommet ou une région hilaire et simuler ainsi une pneumonie lobaire, une tuberculose des ganglions lymphatiques ou un cancer.Traitement Il faut d\u2019abord évacuer les abcés, drainer les empyèmes, curetter les trajets fistuleux et enlever autant que possible les tissus infectés.Dans certains cas, un lobe pulmonaire et même un poumon entier doivent être sacrifiés.L'efficacité de la pénicilline, amplement démontrée, a complètement changé l\u2019aspeet clinique de cette affection.Souvent fatale dans le passé, elle est devenue assez facilement guérissable.L\u2019iodure de potasse est toujours considérée comme une excellente thérapeutique d\u2019appui.Les sulfamidés, l\u2019auréomycine, la terramv- DUFAULT: LES MYCOSES ET BLASTOMYCOSES .I Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 cine et la chloromycétine donneraient aussi, dit-on, des résultats satisfaisants mais tous les auteurs s\u2019accordent à donner la préférence à la pénicilline.LA NOCARDIOSE De l\u2019actinomycose nous passons presque sans transition à la nocardiose qui peut en toute vérité être considérée comme une simple variété de la première.L'agent causal est en effet un -actinomyces mais alors que l\u2019actino- myces bovis est anaerobie, non acido-résistant et n\u2019a qu\u2019une existence saprophitique, le Vo- cardia Asteroïde est aérobie, acido-résistant et se trouve à l\u2019état libre dans certains sols.La nocardie est, de ce fait, une maladie exogène alors que l\u2019actinomycose est à proprement parler une maladie endogène.En raison de son acido-résistance, le No- cardia Asteroïde est souvent considéré à tort comme un bacille tuberculeux.Pour le différencier de ce dernier, il faut recourir aux cultures et à l\u2019inoculation au cobaye.Cette variété d\u2019actinomycès fut décrite pour la première fois par Nocard dans le farcin du porc, et Eppinger réussit un peu plus tard à isoler chez l\u2019homme une variété de Strepto- thrix Asteroïdes (Nocardia Asteroïdes).On trouve les filaments branchés de No- cardies dans le pus et dans les tissus nécrosés.On les reconnaît aussi dans les section de tissus pulmonaires réséqués et colorés par la méthode de Gram.Ce fongus s\u2019attaque aux poumons, au cerveau, au péritoine, aux muscles et aux téguments sous-cutanés.Dans les poumons, les manifestations cliniques sont celles de la pneumonie ou de la bronchite suppurée à distribution lobaire ou lobulaire.La Nocardiose non seulement ressemble de près à la tuberculose par son aspect clinique et par son apparence radiologique, mais les filaments qu\u2019on trouve dans les crachats ressemblent aussi à s\u2019y méprendre aux bacilles tuberculeux.Certains vont jusqu\u2019à prétendre qu\u2019il y a dans nos sanatoria bon nombre de malades L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 atteints de nocardiose improprement classifiés comme tuberculeux.Cette assertion paraît plausible, quand on songe aux cas assez fréquents où les cultures de crachats sont couvertes de colonies fongoïdes qui étouffent toutes les bactéries.Il est important d\u2019établir le diagnostic avant que les tissus ne soient irrémédiablement endommagés.Il faut savoir différencier la no- cardiose non seulement de la tuberculose, mais aussi de l\u2019actinomycose.Alors que l\u2019actinomycose anaérobie répond à la pénicilline, la nocardiose, aérobie, est plus susceptible aux sulfamidés: sulfadiazine ou sulfamerazine.Ici comme dans l\u2019actinomycose, il faut évacuer le pus, drainer les abcès et curetter les trajets fistuleux.LA MONILIOSE La moniliose se rencontre souvent sous forme aiguë ou subaiguë dans certaines affections de la bouche, du vagin, des ongles, des bronches et des poumons.L\u2019agent commun, le Candida Albicans est une levure qui existe à l\u2019état saprophitique dans le muguet, l\u2019inter- trigo, la perliche et l\u2019onychia.Il semble y avoir plus de moniliose depuis l\u2019avènement des antibiotiques.Ces derniers auraient pour effet de détruire la flore intest1- nale et de libérer ainsi des éléments que la bactériophagie normale réussit à maintenir en équilibre.Les localisations bronchiques sont assez fréquentes chez les dégusteurs de thé de Ceylan.Elles s\u2019accompagnent de toux harassante et de crachats mucoides.La forme pulmonaire est plus rare mais plus grave.La toux est prononcée, les crachats sont purulents et souvent teintés de sang.Les images radiologiques sont celles de bronchopneumonies à contours incertains envahissant deux ou trois lobes.Pris en séries, à quelques jours d\u2019intervalle, les clichés révèlent des nettoyages partiels et de nouveaux envahissements.Traitement Les iodures sont généralement efficaces alors que les antibiotiques connus jusqu\u2019à dernière- DUFAULT: LES MYCOSES ET BLASTOMYCOSES.727 ment sont sans effets.La Candicidine, un antibiotique récemment découvert, semble assez prometteuse.BLASTOMYCOSE DE L\u2019AMÉRIQUE DU NORD Avec les Blastomycoses, nous entrons dans le domaine des levures-champignons dont les variétés changent de nom et de caractéristiques avec les pays où elles se manifestent.Comme son nom l'indique, la B.de l\u2019Amérique du Nord ne se trouve qu\u2019aux Etats-Unis et au Canada.Le seul cas qu\u2019on ait jamais trouvé en Europe se présente chez un soldat de l\u2019armée américaine.Cette infestation s\u2019appelle aussi maladie de Gilchrist qui en a découvert l\u2019agent spécifique.Le Dr Ernest W.Chick de Duke University, expert reconnu en mycologie, disait récemment au 9ème Congrès International de Botanique tenu à Montréal même, le mois dernier, que la Blastomycose de l\u2019Amérique du Nord affecte beaucoup plus de personnes qu\u2019on ne croit, aux Etats-Unis et au Canada.Les revues de langue française du Québec et en particulier l\u2019Union Médicale en ont par ailleurs rapporté plusieurs cas au cours de ces dernières années.Au microscope, les Blastomycès dermati- tidis apparaissent comme des formations arrondies à bourgeons simples, entourées d\u2019un double cercle ressemblant à des levures plutôt qu\u2019à des champignons.Dans les tissus, ces levures forment des abcès ou des lésions inflammatoires chroniques où prédominent les cellules géantes, mêlées aux éléments nécrotiques et fibreux.Les formes cliniques sont (a) cutanées ou (b) systémiques et généralisées avec prédomi- nence de manifestations pulmonaires.Le Blastomycès dermatitidis s\u2019introduit par les voies respiratoires dans 95 p.c.des cas d\u2019après les rapports d\u2019autopsies.Les lésions pulmonaires sont en général les plus étendues.Le tableau clinique est souvent obscur.Le début est d\u2019autant plus insidieux que la maladie ressemble à une infection ordinaire des voies respiratoires avec toux sèche, douleurs thoraciques et fièvre légère.Ce n\u2019est que des 728 semaines et parfois des mois plus tard qu\u2019apparaissent les crachats purulents et sangul- nolents.Peu à peu les symptômes s\u2019aggravent, la dyspnée apparaît, la fièvre s\u2019accentue, et le poids diminue.À ce point il peut tout aussi bien s\u2019agir de tuberculose, d\u2019abcès du poumon, de pneumonie ou d\u2019actinomycose.Les lésions s\u2019étendent à la plèvre dans un certain nombre de cas, mais moins souvent que dans l\u2019actinomycose.Par contre, le médiastin est presque toujours envahi et parfois même le péricarde et la musculature cardiaque.Enfin, le mal peut s\u2019étendre au squelette, à la moelle épinière et au cerveau.Au tout début, le radiogramme ne révèle qu\u2019une densité hilaire qui s\u2019étend bientôt aux parenchymes et simule parfaitement une sar- coïdose, une pneumoconiose ou même une carcinomatose.Les images cavitaires, plutôt rares, sont mal définies.Une anémie secondaire hypochromique, une leucocytose avec prédominance de neutrophiles et une sédimentation rapide se manifestent assez tôt après l\u2019apparition des symptômes.Une cuti-réaction au vaccin de Blastomycose et un Berdet-Gengou positifs sont des indices précieux, mais seule la présence du Blastomycès dermatitidis dans les cultures de crachats peut établir un diagnostic défini.Le prognostic, très grave autrefois, est un peu moins sombre depuis qu\u2019on fait usage du vaccin et de Stilbamidine.Traitement L\u2019administration du vaccin requiert des précautions en ce qui concerne l\u2019hypersensibilité qu\u2019il importe de déterminer soigneusement au préalable.Le Stilbamidine à la dose de 2 ou à mg.par kilogramme exerce une action efficace et même curative dans la majorité des cas.Il faut surveiller le foie et les reins en cas de toxicité et il est bon de ne pas prolonger le traitement au delà de trente jours.Les iodures donnent parfois des résultats efficaces, mais de peu de durée.En certains cas, ils semblent même aggraver la maladie.DUFAULT: LES MYCOSES ET BLASTOMYCOSES .L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 HISTOPLASMOSE L\u2019Histoplasmose est une maladie relativement nouvelle.En 1945, la littérature médicale n\u2019en mentionne que 71 cas.En 1955, on estime que 30,000,000 de personnes en sont atteintes dans l\u2019Amérique du Nord et on va jusqu\u2019à croire que quelque 3,000 malades actuellement sous traitement dans les sanatoria du Canada et des Etats-Unis souffrent non de tuberculose, mais d\u2019histoplasmose.Quoiqu'il en soit, l\u2019histoplasmose se présente plus souvent qu\u2019autrement sous forme primaire, localisée aux poumons.Elle se résout spontanément en laissant des ilôts calcifiés dans le parenchyme pulmonaire et dans les ganglions lymphatiques.La forme progressive de la maladie s\u2019accompagne de température, de perte de poids, d\u2019anémie, de leucopénie, d\u2019hypertrophie du foie, de la rate et des ganglions.Distribution.géographique L\u2019histoplasmose semble être localisée dans les vallées du Mississippi et de l\u2019Ohio où les euti-réaction positives s\u2019élèvent à 80% dans certaines localités.Récemment, on a rapporté des cas isolés dans la vallée du St-Laurent et dans la région du Lac Champlain.L\u2019agent en cause, l\u2019histoplasma capsulatum se retrouve chez la plupart des animaux.On le retrouve dans les poussières et dans le sol autour des granges, des poulaillers et des silos.Autant qu\u2019il est possible d\u2019en juger, l\u2019histo- plasma ne se transmet ni d\u2019une personne à l\u2019autre, ni de l\u2019animal à l\u2019homme.L\u2019histoplasma apparaît comme une levure intracellulaire dans les tissus alors que, dans les cultures, il prend la forme typique de champignons à filaments.Ces fongus diffèrent de tous les autres par le fait qu\u2019ils se cantonnent presque exclusivement dans le système endothélial réticulaire et qu\u2019on ne le trouve presque jamais en dehors d\u2019éléments cellulaires.Dans 95% des cas, l\u2019évolution clinique de l\u2019histoplasmose passe inaperçue et la maladie, déjà guérie, se révèle un jour à la radiogra- L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 phie, à la grande surprise du malade et du médecin.C\u2019est à l\u2019écran qu\u2019on peut en suivre l'évolution avec le plus de précision.Cette évolution est aussi lente que celle de la tuberculose avec laquelle l\u2019histoplasmose a plusieurs points de ressemblance et avec laquelle elle est souvent confondue.Au début, elle a l\u2019apparence d\u2019infiltrations irrégulières ou de foyers nodulaires disséminés sur l\u2019étendue des plages pulmonaires.Quelques-unes de ces densités disparaissent lentement sans laisser de traces, mais la plupart du temps, et c\u2019est là leur trait caractéristique, elles se calcifient et marquent pour toujours l\u2019endroit où elles se trouvaient.La multiplicité de ces formations calcaires, leur uniformité et leur distribution à travers les plages pulmonaires sont typiques d'une histoplasmose évoluée.Dragnostic L\u2019injection intradermale de 0.1 ml.d\u2019une solution d\u2019histoplasmine diluée a 1 pour 100 donne des résultats positifs quelques semaines après le début de l\u2019infection.Ici comme ailleurs, le diagnostic doit se baser sur la présence de l\u2019histoplasma capsulatum dans les cultures ou dans le matériel de biopsies ganglionnaires.On a à peu près tout essayé sans succès, y compris les iodures, les antibiotiques, les sul- fas, les extraits de foie et de moelle osseuse et l\u2019irradiation.Tout récemment cependant on a rapporté une guéri\u2019on bien établie attribuée à l\u2019Amphotéricin B.(Am.J.Med., Vol.26: janv.1959).Voici maintenant l\u2019histoire un peu extraordinaire de John C., 35 ans, employé dans une buanderie, se présente à un sanatorium du voisinage, en juin 1958, à cause d\u2019une glande hypertrophiée dans l\u2019aisselle droite.Une biopsie démontre la présence d\u2019un processus granuleux attribué à une lésion tuberculeuse.En juillet, il se plaint de fatigue et de manque d\u2019appétit.En août, une cuti-réaction à la tuberculine est positive, et les épreuves à l\u2019histoplasmine et à la coceidioïdine sont négatives.En septembre, une culture prélevée sur le matériel de la biopsie faite en juin révèle la présence de DUFAULT: LES MYCOSES ET BLASTOMYCOSES.729 bacilles tuberculeux.On prescrit la Streptomycine et l\u2019Isoniazide.En octobre, au cours d\u2019une thoracotomie, on ré- sèque deux nodules pulmonaires et deux glandes lymphatiques médiastinales, dans lesquels on trouve des fongus qu\u2019on a du mal à identifier.Voici maintenant diverses opinions au sujet de ces matériaux de biopsie.De deux pathologistes de compétence reconnue: fongus non identifié; coccidioïdes immitis.Du laboratoire du Département d\u2019Hygiène: fongus non pathogène.Du laboratoire de « Fitzimmons Army Hospital » (Denver, Colorado) : histoplasma capsulatum.Conclusion : histoplasmose.CoccIDIOÏDOMYCOSE La Coceidioïdomycose est une maladie infectieuse qui, à l'instar de l\u2019histoplasmose, se présente soit sous forme primaire aiguë localisée aux poumons et généralement bénigne; soit sous forme chronique maligne avec localisations cutanées, osseuses ou viscérales.Aussi, comme l\u2019Histoplasmose et la Blastomycose, la Coccidioïdomycose occupe des territoires géographique assez bien définis, 1.e., les régions arides du Sud-Ouest des Etats- Unis, la partie ouest du Texas, le sud et le centre de l\u2019Arizona et surtout le sud de la Vallée de San Joaquin en Californie.L'agent causal est le champignon Cocei- dioïdes immitis dont l\u2019apparence est celle d\u2019une sphère à parois épaissies remplie d\u2019endos- pores.Ce sont ces endospores qui, après avoir fait éclater la capsule qui les contient vont se propager à distance.En cultures sur le milieu de glucose-agar de Sabouraud le Coccidioïdes immitis développe une abondance de mycélium blancs à l\u2019aspect cottonneux.Symptomatologie Les symptômes passent inapperçus ou font complétement défaut dans 60 p.c.des cas.S'ils se manifestent, c\u2019est sous la forme d\u2019infection légère des voies respiratoires.A l\u2019occasion, le malade se plaint de frissons, de transpirations nocturnes, de fatigue et d\u2019anorexie, de toux et d\u2019expectoration mucopuru- rentes et sanguinopurulentes.Ces manifestations s\u2019accompagnent parfois d\u2019érythéme 730 noueux localisé aux jambes, aux bras et au cuir chevelu.La radiographie peut révéler au début soit une zône d\u2019infiltration dont la densité et les contours définis suggèrent soit une pneumonie, soit une infiltration diffuse disséminée à travers les deux poumons.Ces lésions qui disparaissent dans l\u2019espase de quelques semaines n\u2019ont pourtant rien de caractéristiques.Par contre, les images cavitaires due à la Coccidioïdomycose se distinguent facilement par leur paroi mince et régulière (coquille d\u2019oeuf) isolée dans un tissu pulmonaire d\u2019apparence normale.Ici encore l\u2019injection intra-cutanée de 1 ml.d\u2019une solution de coccidioïdin diluée à 1 p.100 donnera une réaction semblable à celle de la tuberculine.Traitement En présence d\u2019une coccidioïdomycose primaire, il faut garder le malade au lit jusqu\u2019à ce que la température, la formule sanguine et la vitesse de sedimentation redeviennent normales.Les lésions régressent généralement en quelques semaines ou en quelques mois.Au cas de lésions cavitaires persistantes, il vaut mieux recourir à la lobectomie.Dans la coccidioïdomycose progressive généralisée, le pronostic est très grave.Jusqu\u2019aujourd\u2019hui, les médicaments sont impuissants et le traitement est inefficace.DUFAULT: LES MYCOSES ET BLASTOMYCOSES.L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 Permettez-moi de vous présenter un cas observé chez nous au cours de l\u2019an dernier.Il s\u2019agit de Barbara L., âgée de 36 ans et mère de quatre enfants, entrée à Rutland, en janvier 1958.Deux ans avant son arrivée, elle avait fait une pneumonie dont elle s\u2019était bien remise, mais qui l\u2019avait laissée tout de même avec une toux sèche jusqu\u2019à il y a deux mois alors qu\u2019elle avait commencé à cracher un peu.À un hôpital du voisinage où elle entre trois semaines avant d\u2019arriver chez nous, elle apprend que son radiogramme révèle une image cavitaire au sommet gauche, mais que ses crachats ne contiennent pas de bacilles de Koch.Frottis, cultures et cobayes sont également négatifs, chez nous, mais la cuti-réaction à la tuberculine est positive.Une enquête plus poussée nous apprend que la malade a fait un séjour de 5 à 6 mois dans l\u2019État du Texas et l\u2019on pense à une infestation fongoïde.Une cuti-réaction à la Coccidioïdine donne un résultat négatif à une dilution de 1/100 et douteuse à une dilution de 1/10.Les épreuves à la Blasto- mycine et à l\u2019Histoplasmine sont négatives.On prescrit l\u2019Isoniazide et le PAS et, vue la persistance de l\u2019image cavitaire, on fait une résection partielle du lobe supérieur gauche.Des cultures prélevées sur les tissus amputés révèlent le Cocci- dioïdes immitis.Résumé Tel est l\u2019exposé succinet d\u2019un groupe de mycoses dont quelques-unes pourraient bien se présenter à nous quelqu\u2019un de ces jours et qu\u2019il serait d\u2019autant plus important de reconnaître que ces maladies autrefois si graves répondent aujourd\u2019hui à une thérapeutique bien déterminée. L'ANAPHYLAXIE ALIMENTAIRE * Raymond-] Vous me permettrez de remercier les organisateurs de ce congrès, non pas simplement de l\u2019honneur qu\u2019ils m\u2019ont fait en m'invitant à présenter un travail sur l\u2019allergie, mais en me donnant le choix de mon sujet.J\u2019ai naturellement choisi un aspect de cette spécialité qui m\u2019a tout particulièrement intéressé, ce que Richet, il y a longtemps, avait appelé l\u2019anaphylaxie alimentaire.C\u2019est en effet le fils du découvreur de l\u2019anaphylaxie qui le premier, en 1919, décrivit le syndrome qu\u2019il divisa, en vrai clinicien fran- cals, en petite et grande anaphylaxie.Je m\u2019en voudrais, à Montréal, de ne pas mentionner également Osler qui lui aussi décrivit ce syndrome en 1904, mais sans le rattacher spéei- fiquement à l\u2019anaphylaxie.En 1914, cependant, il le rattacha aux états d\u2019hypersensibilité à l\u2019iode, aux poissons et aux pollens.Le temps me manque pour vous faire l\u2019historique de la question ainsi que l'immense bibliographie qui s\u2019y rattache.Je voudrais, tout simplement exposer à mes collègues aller- gistes les conclusions qui se dégagent de l\u2019étude des aliments dans 400 cas de maladies allergiques.En même temps et surtout ma causerie s\u2019adressera à la majorité de mon auditoire, à ceux qui ne s\u2019intéressent pas spécifiquement à l'allergie mais aux maladies du tube digestif.Je leur parlerai d\u2019un syndrome qui d\u2019après Cooke représente la manifestation d'allergie la plus fréquente après le rhume des foins.Mes collègues allergistes connaissent bien les controverses qui se sont élevées à ce sujet.Des gens de haute valeur, tels que Rowe, père et fils, Cooke, Coca, Vaughn, Rinkel, Randolph, Zeller et bien d\u2019autres ont signalé un pourcentage peut-être excessif d\u2019allergie alimentaire.Rowe va jusqu\u2019à dire que 30% de la race humaine en est atteinte.D\u2019autres en voient très peu.J\u2019aime à me placer entre ces deux extrêmes.1.Communication au XXIXe Congrès de l\u2019A.M.L'F.C., Montréal, septembre 1959.SAVIGNAC.Personne ne nie le fait de I'allergie aux aliments.Les opinions ne se divisent que sur sa fréquence.Le nœud de la question, à mon sens, c\u2019est la valeur de la cuti-réaction que l\u2019on emploie pour la dépister.Rowe tout en se basant en pratique sur ses régimes d\u2019exclusion attache tout de même à la cuti-réaction une valeur qui me paraît exagérée, à tel point qu\u2019il a comme bien d\u2019autres jeté des doutes fort légitimes sur toute la question.En attendant une épreuve spécifique qui malheureusement n\u2019existe pas encore on en est encore réduit à la clinique pure.Je ne ferai que mentionner l'index leucopénique préconisé par Vaughn, Rinkel et Gay, de même que la méthode de Coca basée sur l\u2019accélération du pouls après ingestion de l\u2019antigène.Les difficultés et les imprécisions de ces deux méthodes leur enlèvent toute utilité pratique.La meilleure méthode reste toujours le régime d\u2019exclusion.Il faut se comporter ici comme on le fait encore dans d\u2019autres sphères médicales où le laboratoire ne nous a pas encore fourni d\u2019épreuves utiles.Sur les 400 cas que je vous présenterai Je n\u2019ai trouvé que 4 réactions réellement significatives.Ceci dit, permettez-moi de décrire, pour ceux qui s\u2019intéressent à la physio-pathologie gastro-intestinale ce syndrome qui est loin d\u2019être une rareté.La réaction de Schultz-Dale l\u2019illustre magnifiquement.On sensibilise un cobaye à un antigène, le blanc d\u2019œuf, par exemple, et on sacrifie l\u2019animal.On découpe un bout d\u2019intestin que l\u2019on place dans une solution de Ringer et on attache la pièce à un lévier relié à un tambour inscripteur.Si alors on ajoute au bain l\u2019antigène spécifique, c\u2019est- à-dire, le blanc d\u2019œuf, on voit immédiatement se produire une forte contraction de l\u2019intestin.C\u2019est en somme ce qui se passe en clinique humaine.Supposons un organisme sensibilisé au blane d\u2019œuf.Lorsque le malade ingère cet antigène, la musculature lisse du tube digestif 732 SAVIGNAC: L\u2019ANAPHYLAXIE ALIMENTAIRE réagit comme celle du cobaye, par des contractions excessives et vous devinez le reste, douleurs abdominales, coliques, vomissements, spasmes, péristaltisme troublé.On aura en plus des phénomènes d\u2019hypersécrétion semblables en tous points à la bronchorhée des asthmatiques avec, comme conséquence la diarrhée ou la colite.L'arbre respiratoire réagira aussi la plupart du temps par un spasme bronchique et une hypersécrétion de la muqueuse respiratoire, ce qui donne, vous l'avez deviné, le tableau de l\u2019asthme ou de la rhinite.Au carrefour abdominal, les symptômes cliniques les plus fréquents sont le ballonnement, les brûlements d\u2019estomac, la torpeur, les selles molles ou franchement diarrhéiques.Dans les cas plus aigus, mais plus rares on aura de violentes douleurs abdominales simulant la lithiase biliaire ou la pancréatite aiguë.Un bon signe de diagnostic différentiel c\u2019est que l\u2019élément douleur prédomine, hors de proportion aux signes objectifs tels que le spasme des muscles abdominaux.Le malade accuse des douleurs violentes qu\u2019on peut localiser pour chaque crise en des endroits différents de l\u2019abdomen, si on peut lui faire relâcher ses muscles abdominaux.Car ici le spasme de ces muscles est volontaire.Le malade essaie de protéger son ventre.Il n\u2019est pas question de spasme réflexe par irritation péritonéale.L\u2019adrénaline ou les anti-histaminiques intraveineux ont un effet souvent marqué sur la douleur.Un autre point de diagnostic différentiel c\u2019est l\u2019effet de la morphine ou du Demerol.Dix ou douze heures après la crise, le ventre est redevenu normal ou presque contrairement à ce qui se passerait si l\u2019on était en présence de quelque drame abdominal organique.Dans quelle catégorie de malades trouve- rons-nous ce syndrome?C\u2019est pour répondre à cette question que j'ai revu les observations de 400 malades, tous allergiques dans l\u2019ordre de leur apparition à mon bureau.La moitié en hiver, le reste en été, car les allergistes savent que les problèmes ne sont pas les mêmes aux deux saisons.J\u2019ai exclu de ma L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 statistique les cas d\u2019eczéma ou d\u2019urticaire dont l\u2019origine fréquemment alimentaire ne fait pas de doute pour personne.Avant d\u2019aller plus loin, je crois devoir préciser quelque peu ma méthode de dépistage.Lorsque les antigènes respirés, pollens, poils d'animaux, poussières, etc, n\u2019expliquent pas totalement et intégralement les symptômes respiratoires de mes malades, je les mets systématiquement pendant une semaine à un régime qui ne leur permet que des aliments rarement antigéniques.Je leur demande de ne manger que les aliments suivants, le bœuf, les pommes de terre, les carottes, les haricots verts, le riz, le thé, le café, le sucre, le sel et la gélatine.SI après une semaine, aucun changement ne s\u2019est opéré, le malade retourne à un régime normal et on peut oublier l\u2019allergie alimentaire.Si au contraire, après deux ou trois Jours une amélioration nette se fait sentir, si au bout d\u2019une semaine un changement hors de doute s\u2019est produit, on attend encore quelque temps, pour éliminer si possible, l\u2019effet du hasard, puis on ajoute au régime, un à un, les aliments préalablement supprimés.On demande au malade de n\u2019ajouter qu\u2019un aliment nouveau par jour et on lui conseille d\u2019en manger une quantité plus que normale, afin que la réponse ne laisse aucun doute.Dans le cas de l\u2019antigène en une heure ou deux, rarement plus que 5 ou 6, les symptômes recommencent en général avec une intensité plus grande qu\u2019avant le régime.Plus important encore, la réponse doit être la même chaque fois que le malade ingère l\u2019antigène en quantité suffisante.Il faut parfois des mois pour trancher la question dans les cas difficiles et ceux-ci sont nombreux.Je ne veux pas vous donner l\u2019impression que la tâche est facile.Je me rends très bien compte des changements spontanés et inexpliqués dans un désordre qui n\u2019a rien de fixe ou d\u2019organique.Il faut tenir compte du rôle possible de la suggestion chez un malade aussi impressionable que l\u2019asthmatique.Un mot enfin sur la cuti-réaction.Personne ne doute de la valeur d\u2019une réaction à pseudo- -\u2014 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 podes obtenue par scarification.Malheureusement on en voit rarement avec les aliments sauf avec des substances telles que les noix, les cacaouettes, les poissons ou les œufs, chez les enfants.Les difficultés commencent avec l\u2019emploi des épreuves intra-dermiques.Je me garde bien d\u2019employer des concentrations excessives qui donnent trop de réactions faussement positives.Je me contente de solutions à 1- 1000.Je me garde bien également de comparer une substance irritante contenant de grosses molécules à une soi-disant réaction de contrôle ne contenant que l\u2019excipient.La meilleure réaction de contrôle, il me semble, on la trouve dans les autres substances, qui, d\u2019après l\u2019histoire du malade, ne sont pas antigéniques.Enfin et surtout, on doit répéter l\u2019épreuve et voir si les réponses sont superposables.Etant donné ces critères vous comprenez pourquoi je trouve si peu de réactions significatives avec les aliments.Maintenant que vous connaissez ma méthode de travail, passons au tableau.TABLEAU No 1 Aliments Nombre de cas 400 58 Hommes _.11111100000000000000 224 26 Femmes 176 32 Age moyen .__.11.11111100100000 33 35 Age au début 1112112112 19 \u2014 Intrinsèques _.__.L1.111100100000 22 \u2014 Asthme 111111000000 242 40 Rhinite _.___.1111000000000000000 61 15 Rhume des foins 11111112 97 0 Pas d\u2019allerg.respir._.__._._______.3 3 Aliments étudiés 1112112000 142 \u2014 Cuti -réaction significative 4 Sympt.digest.111111112100 74 Allerg.GI.___.11111121102100000002 9 Allerg.resp.111111110000 9 Allerg.GI.+ Resp.11112112 39 Dans les 400 cas, j'ai trouvé un ou plusieurs aliments dans 58 cas, après les avoir recherché 142 fois.Il n\u2019y a que trois malades qui n'avaient comme antigènes que des aliments, sans allergènes respirés.Il y a donc très peu d\u2019asthmatiques qu\u2019on peut guérir simplement par le régime d\u2019exclusion.Il y a 97 cas de rhume des foins où la sen- SAVIGNAC: L'ANAPHYLAXIE ALIMENTAIRE 733 sibilisation est limitée aux pollens.Je n\u2019ai trouvé chez eux aucun cas de dysfonction digestive associée aux symptômes respiratoires.L\u2019anaphylaxie digestive de Richet je l\u2019ai trouvée chez 48 malades dont quatre que j\u2019ai pu observer en crise aiguë.Des symptômes digestifs vagues, non organiques étiquetés généralement névrose gastrique, faute de mieux j'en ai constaté chez 74 malades.Dans ce groupe j'ai pu trouver l\u2019aliment en cause 48 fois.Vous remarquerez que l\u2019Âge moyen des malades est de 33 ans.Il n\u2019y a que 3 enfants de moins de 3 ans.La statistique ne serait évidemment pas la même si elle comprenait une plus grande proportion d\u2019enfants, car il est bien établi que l\u2019allergie aux aliments est très fréquente chez des enfants en bas de 2 ans.Vous remarquerez également qu\u2019il y a plus de femmes que d\u2019hommes, fait signalé par tous ceux qui ont étudié la question.Je n\u2019ai aucune explication de ce fait à vous offrir pas plus qu\u2019on ne peut expliquer la fréquence plus grande de la cholécystite chez la femme ou de l\u2019ulcère d\u2019estomac chez l\u2019homme.TABLEAU No 2 Blé Poisson Chocolat Noix Porc Cacaouettes Mais Oranges oo.Poulet, Avoine Hi md ed em D 9 CO QO O7 AT pa L'autre tableau vous donne la liste des aliments responsables.Vous remarquerez que le lait, le blé, les œufs sont le plus souvent en cause.Les autres aliments en outre d\u2019être plus rarement impliquables sont moins importants pour la simple raison que le malade les connaît la plupart du temps.Ce ne sont pas, comme le lait par exemple, des aliments qu\u2019il 734 mange tous les jours et il a vite appris à s\u2019en méfier si, chaque fois qu\u2019il en mange 1l a des troubles digestifs ou respiratoires.Dans un travail intéressant, Alvarez et Hinshaw après avoir étudié 500 cas de troubles digestifs fonctionnels signalent que le lait est en cause plus souvent que tous les autres aliments.Ma statistique comprend l\u2019observation de quatre malades que j'aurais certainement mis entre les mains du chirurgien si je n\u2019avais pas nettement établi auparavant le diagnostic d\u2019allergie alimentaire.Tous présentaient le tableau de crise aiguë si bien décrite par Ri- chet avec douleurs violentes, pouls rapide et état de choc.Tous étaient asthmatiques et tous avaient ingéré à dessein ou par mégarde un aliment antigénique.Chez deux, c\u2019était le lait, une autre, le blé, un autre les noix.Une petite malade de 8 ans, que je n\u2019ai pas incluse au tableau mourut d\u2019une crise d\u2019asthme foudroyante accompagnée de violentes douleurs abdominales une heure après avoir mangé du chocolat contenant des cacaouettes f1- nement pulvérisées à l\u2019intérieur.Elle connaissait son antigène et elle avait appris par expérience à l\u2019éviter scrupuleusement.Une autre malade avait subi sept laparo- tomies pour crises abdominales aiguës répétées qui disparurent lorsqu\u2019elle cessa de boire du lait.J\u2019ai cru messieurs que ces chiffres seraient plus éloquents qu\u2019une longue dissertation.A mes collègues allergistes, je conseillerais d\u2019inclure le tube digestif dans leur interrogatoire et de ne pas négliger les troubles digestifs de leurs malades, si minimes soient-ils.C\u2019est surtout chez ceux qui en accusent qu\u2019on trouvera l\u2019allergie alimentaire.De même je crois pouvoir affirmer que l\u2019étude des aliments s\u2019impose chez tout asthmatique dont les symptômes ne s\u2019expliquent pas totalement et intégralement par les allergènes respirés.Devant un syndrome aigu de l\u2019abdomen SAVIGNAC: L'ANAPHYLAXIE ALIMENTAIRE L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 présentant les signes cliniques décrits plus haut, la question d\u2019allergie alimentaire se pose, surtout chez un asthmatique, un eczémateux ou un urticarien.Il faut toujours y penser chez ces pauvres balafrés du ventre dont parlait autrefois Leriche.Pensons-y encore dans ces troubles digestifs moins sérieux, mais beaucoup plus fréquents, non organiques, à symptomatologie vague, qui font le désespoir des malades et des médecins.Si c\u2019est tout ce que vous retenez de ce court exposé, vous n\u2019aurez pas perdu votre temps à l\u2019écouter.BIBLIOGRAPHIE RICHET et PORTIER : De l\u2019Action anaphylactique de certains venins.Compt.Rendu.Soc.de Brol.54 : 170, 1902.G.LAROCHE, C.RICHET (fils) et F.SAINT- GIRONS: L\u2019Anaphylaxie alimentaire.Paris.Bail- lière et Fils, édit, 1919.W.OSLER: TheVisceral Complications of Erythema Exudativum Multiforme.Am.J.M.Sc., 110: 629, 1895.W.OSLER: On the Visceral Manifestations of the Erythema Group of Skin Diseases.Am, J.M.Sc, 1: 127, 1904.W.OSLER: The Visceral Lesions of Purpura and Allied Conditions.Brit.M.J., 1: 517, 1914.VAUGHN: Food Allergens III.The Leucopenic Index, Preliminary Report.J.Allergy, 5: 601, 1934.VAUGHN : Further Studies on the Leucopenic Index in Food Allergy.J.Allergy, 6: 421, 1935.COCA: Familial Non Reaginic Food Allergy.Chas.Thomas, Publisher, édit., Springfield, Ill., 1953.R, J.SAVIGNAC: Allergie Gastro-Intestinale.L'Union Méd.du Canada, 88: 443, 1940.W.C.ALVAREZ, H.C.HINSHAW: Foods that Commonly Disagree with People.J.Ama., 104: - 2053, 1935.A.H.ROWE: Clinical Allergy.Lea & Feberger, édit, Philadelphie, 1937.H.J.RINKEL, T.G.RANDOLPH et M.ZELLER : Food Allergy.Charles C.Thomas, édit, Springfield, Ill, 1951.L.P.GAY: Allergy in Internal Medicine: The Acute Allergic Abdomen.J.Missouri M.A., 31: 385, 1934.L.P.GAY: Gastrointestinal Allergy: The Duodenal Ulcer Syndrome.South.M.J., 28: 1153, 1935. LA TRICHOMONASE UROGÉNITALE MASCULINE ET FÉMININE Lucien SYLVESTRE et Zoltan GALLAI, Service de vénéréologie de l\u2019hôpital Notre-Dame (Montréal).HISTORIQUE C\u2019est à un médecin français, Alfred Donné, Recteur de l\u2019Université de Strasbourg puis de Montpellier, que l\u2019on doit la découverte de ce parasite, qu\u2019il appelait « animaleule » dans un compte rendu à l\u2019Académie des Sciences de Paris, le 19 septembre 1836.Dans sa communication sur les «animaleu- les observés dans les matières purulentes et le produit des sécrétions des organes génitaux de l\u2019homme et de la femme » 1l a décrit ce parasite comme un animaleule particulier, rond, d\u2019un volume plus que double d\u2019un globule de sang humain, qui s\u2019allonge, prend diverses formes et est muni à sa partie antérieure d\u2019un long appendice flagelliforme qu\u2019il agite en tous sens avec une grande rapidité; il porte sur l\u2019un des côtés, plusieurs cils très fins et doués d\u2019une sorte de mouvement de rotation.Cet animaleule se rapproche des Monas par sa trompe et des Tricodes par ses cils, mais il diffère des uns et des autres par la réunion de ces deux organes, il forme donc un genre nouveau.Donné baptise ce parasite du nom de « Trichomonas vaginalis ».Kôlliker et Scanzoni en 1855, Charles Robin en 1867, Haussman en 1870, Kunstler (signalant la première atteinte urétrale par le Trichomonas) en 1883, Dock et Davis (Etats- Unis) en 1896, Baatz (Allemagne) en 1902, Bensen en 1909, Brumpt en 1913 étudient la question du « Trichomonas vaginalis ».Lynch, en 1915, entreprend toute une série de travaux pour obtenir des cultures sur différents milieux.Quatre-vingts ans passèrent depuis la découverte de ce parasite et c\u2019est seulement en 1916 que Ottamar Hoehne, dans son travail intitulé: « Le Trichomonas vaginalis, agent pathogène d\u2019une vaginite purulente typique et fréquente » établit l\u2019entité clinique de l'affection et affirme le rôle pathogène du protozoaire.Outre la description de la vaginite a Trichomonas, Hoehne décrit également d\u2019une fa- con précise, les régles du traitement.Avec le travail de Hoehne l'intérét de cette infection augmente et de nombreux auteurs s\u2019intéressent à ce problème.Ainsi aux Etats- Unis, le 8 octobre 1919, de Lee fait une importante communication devant la Société Médicale de Chicago et son article paru en 1920, dans «Illinois Medical Journal », est le point de départ de nombreuses recherches.Son ami et collaborateur Greenhill réussit en 1928 à faire accepter, par la plupart des gynécologues américains, l'existence d\u2019une leucorrhée due au Trichomonas vaginalis.Rodecurt en Allemagne, à partir de 1929, commence toute une série de travaux sur la pathogénie et le traitement de la vaginite à Trichomonas.I] faut encore citer les travaux de Hegner, Hartwell, Gragert, Less, Haupt, Katsunuma (qui découvre le parasite dans les urines d\u2019un jeune garçon), Dastidar, Capek (qui décrit une urétrite a Trichomonas chez l\u2019homme), Schmid et Kamniker, Valera, Garcia, San Martin, Rubino, Ratcliff, Kleegman, Kissling, Bland, Goldstein et Wenrich.Hess attire l\u2019attention sur les complexités de ce qu\u2019il appelle le « Trichomonas Problem ».Vignes publie dans «La Presse Médicale » en 1932, soit près de 100 ans après la découverte du parasite par Donné, le premier article en français.Depuis lors, en Europe, aux Etats-Unis et ailleurs, de nombreux auteurs s\u2019occupent du « Trichomonas vaginalis ».Parmi les travaux de ces dernieres années il faut énumérer ceux de Michon Adjoubel, Manuil Luis Perez, Blanchard, Morgan, Trussel, Jirovee, Kucera, Harkness, King, Bauer, Durel, Chappaz, Si- boulet, Feo, etc.La question est à l\u2019ordre du jour de plusieurs congrès.En 1954, le Premier Congrès 736 International sur les urétrites non-gonococei- ques a lieu à Monaco; en 1957, le Premier Symposium Européen sur les Infestations à Trichomonas se déroule à Reims et, en 1959, le Premier Symposium Canadien sur les urétrites non-gonococciques et la trichomonase humaine se tient à Montréal.LE PARASITE Le « trichomonas vaginalis » est un protozoaire flagellé muni de 3-5 flagelles antérieures, dont l\u2019allule piriforme à l\u2019état frais est très caractéristique.Sur les frottis secs il est Membrane | ondulante4- Corps et filameni® parabasal -~-d-a Trichomonase|uro-genitale.plus arrondi avec une extrémité antérieure plus large et plus renflée, une extrémité postérieure plus effilée; Kissling a démontré qu\u2019il est 3 ou 4 fois plus grand qu\u2019un leucocyte.Les flagelles naissent au niveau d\u2019une petite invagination du corps cellulaire située à l\u2019endroit où le noyau se trouve le plus rapproché de la périphérie.(Fig.1).Au fond de cette invagination se trouve un corpuscule de petites dimensions ou blépharo- plaste, qui donne naissance, non seulement aux flagelles, mais aussi à la membrane ondulante et à l\u2019axostyle.Le noyau est ovale, toujours excentré vers la périphérie à l\u2019extrémité renflée du parasite.SYLVESTRE ET GALLAI: LA TRICHOMONASE L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 Son grand axe est orienté dans le sens d\u2019un rayon.Il sépare toujours l\u2019axostyle de la membrane ondulante.On observe de multiples grains de chromatine distribués uniformément.À l\u2019état frais entre lame et lamelle on peut voir la mobilité du trichomonas, son déplacement en zig-zag, bousculant les éléments figurés qui l\u2019entourent.On peut également reconnaître le trichomonas vaginalis, en faisant une coloration au May-Grünwald-Giemsa.Sur la préparation les leucocytes apparaissent en violet, les cel- Jules vaginales en rouge ou en rose et les trichomonas en bleu vif.Plusieurs auteurs préfèrent utiliser des milieux de cultures dont il existe une grande variété.Mme Roiron, au Congrès de Reims, en énumère dix: milieux de Sorel, de Lamy et Rioux, de Morenas, de Crèze, de Kupferberg, de Johnson et Trussel, de Penttinen et Rau- ramo, de McEntegart, de Feinberg et finalement de Inoki et Hamada, outre un onzième qu\u2019elle a développé et qui lui paraît convenir au diagnostic clinique.La description de ces milieux de cultures apparaît dans le volume intitulé: « Infestation à Trichomonas ».À l'hôpital Notre-Dame, nous utilisons les milieux de cultures du Laboratoire de Bactériologie du Ministère de la Santé de la Province de Québec, et ceux de l\u2019Institut de Microbiologie de l\u2019Université de Montréal qui nous donnent de bons résultats.SIGNES CLINIQUES La Trichomonase féminine Le principal symptôme de la vaginite à trichomonas est la leucorrhée qui incommode par son abondance, la majorité des malades.Il s\u2019agit en effet d\u2019une sécrétion fluide, jaunâtre, parfois rosée tachant le linge, souvent caractérisée par un aspect spumeux à fines bulles gazeuses dû à la présence de micrococ- cus gazogênes alcalescences.Ce pus est toujours bien lié et ne contient pas de mucus; son odeur est âcre et tenace. L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 Exceptionnellement peu abondant, il se manifeste parfois avec une recrudescence dans les jours qui suivent les règles.Le deuxième symptôme est le prurit vaginal et vulvaire qui est souvent plus marqué pendant et après les règles.Les brûlures de la vulve et du vagin, sensation de cuisson douloureuse avec pesenteur pelvienne et vaginisme, entraînant de la dys- pareunie, sont d\u2019autres symptômes qui obligent les malades à consulter leur médecin.D\u2019après Durel et Roiron, l\u2019atteinte urétrale est assez fréquente et pour cette raison il faut systématiquement la rechercher.La Trichomonase masculine Les signes cliniques de l\u2019urétrite à trichomonas chez l'homme consistent parfois en une urétrite aiguë, comme dans la gonococcie, avec douleur à la miction, écoulement abondant durant toute la journée et urines totalement troubles dans les 2 verres; mais l\u2019écoulement est moins dense, moins jaunâtre, laiteux et plus liquide que dans la gonococcie.Quelquefois, un petit écoulement muco-pu- rulent apparaît le matin, (goutte matinale) avec quelques filaments dans la première partie de la miction et parfois un peu de prurit.Coutts et coll.ont noté 3 cas de prosta- tite à trichomonas; toutefois l\u2019observation d\u2019une prostatite à trichomonas cliniquement nette est très difficile.Dans les cas de cystite à trichomonase, on peut avoir de la polla- kiurie, obligeant le malade à se lever plusieurs fois la nuit.Chez les sujets à prépuce long, une balanite n\u2019est pas rare.L\u2019examen clinique comporte des prélèvements pour frottis, cultures et la recherche du ph.vaginal et de l\u2019urine.Chez la femme, on recherche le trichomonas dans le vagin et l\u2019urètre, chez l\u2019homme, si on ne le trouve pas dans l\u2019urètre, on examine le culot de centrifugation de l\u2019urine, et la sécrétion obtenue par massage prostatique.Tous ces examens demandent beaucoup de patience, car chez l\u2019homme, il est difficile de déceler ce protozoaire.SYLVESTRE er GALLAI: LA TRICHOMONASE 737 EPIDEMIOLOGIE D\u2019après Kucera, l\u2019épidémiologie du « Trichomonas vaginalis » ou plutôt de la tricho- monase urogénitale humaine est basée sur l\u2019étude des problèmes suivants : a) l\u2019autonomie de l\u2019espèce « Trichomonas vaginalis », b) son pouvoir pathogène, e) la fréquence de la Trichomonase masculine et féminine, d) la transmission par voie sexuelle, e) la transmission par voie extra-génitale.A) Autonomie de l\u2019espèce « Trichomonas vaginalis » Le « Trichomonas vaginalis» représente une espèce autonome de flagellé, bien différencié de deux autres variété connues, soit le Trichomonas Hominis appelé aussi Intestina- lis, décrit par Davaine en 1860, soit le Trichomonas Buccalis, trouvé par Goodey et Wellings en 1917.Le «Trichomonas vaginalis» est l\u2019hôte du vagin, de l\u2019urètre, de la vessie, des glandes de Bartholin et de la prostate.Le « Trichomonas Hominis » se trouve uniquement dans l\u2019intestin tandis que le « Trichomonas Buccalis » se rencontre dans la bouche et la région amyg- dalienne.Morphologiquement, il existe de réelles différences entre ces trois parasites et les carac- téres spéciaux du Trichomonas vaginalis (3-4 flagelles, membrane ondulante trés courte, gros noyaux, etc.) mettent bien en évidence son autonomie.B) Pouvoir pathogène La question de la pathogénie a été longtemps très discutée car certains auteurs faisaient du «Trichomonas vaginalis » un hôte inoffensif du vagin (Schroeder, Leser, Riff, Kissling) et d\u2019autres ne l\u2019estimaient pathogène qu\u2019en association avec un streptocoque non hémolytique (Hesseltine, Allen, Wood, Marchand, etc.).Certains le jugeaient pathogène suivant le terrain (Burger, Vayssière) finalement quelques auteurs faisaient du « Trichomonas vaginalis » l\u2019unique agent étio- 738 logique des vulvo-vaginites (Hess, Wagner, Tempé, Rodecurt).En 1942, Hesseltine réussit à provoquer artificiellement une vaginite à Trichomonas, prolongée et non curable spontanément, par l\u2019inoculation dans le vagin d\u2019un Trichomonas de culture.Depuis lors, la question paraît résolu et actuellement, il est généralement admis que le « Trichomonas vaginalis » cause une infestation du systéme uro-génital tres fréquente chez la femme, et peut-être un peu moins fréquente chez l\u2019homme.C) La fréquence de la Trichomonase masculhne et féminine La vaginité à trichomonas devient la maladie sexuelle la plus répandue.En France, Netter trouve ce parasite chez 15% de ses malades, Varangot 29.29% Godet 32%, au Portugal Cardia 24.29%, mais chez les prostituées 47.6%, à Vancouver, East le trouve chez 20% des cas présentés en consultation de vénéréologie, Luis Perez à Buenos Aires 35.5%, et chez nous à notre consultation de l\u2019Hôpital Notre-Dame, en 1958, nous en avons trouvé 33.2%.D\u2019aprés Bauer, Netter, le Trichomonas est aussi fréquent chez l\u2019homme que chez la femme à condition que cette recherche soit bien faite (examen direct, cultures).Incontestablement le parasite est beaucoup plus difficile à déceler chez l\u2019homme que chez la femme.Netter, lorsqu\u2019il a cherché le trichomonas dans l\u2019urètre du mari, l\u2019a trouvé dans 9 cas sur 10.Dos Santos trouve le parasite dans 55% des cas dans les urines du partenaire, Young, dans un lot de 250 hommes adultes, a trouvé le trichomonas dans un pourcentage de 21.2%.Bauer parle de 21.9% chez les partenaires des femmes positives et de 30.2% chez les malades atteints d\u2019urétrite non-gonococei- que.Durel mentionne dans une statistique récente, 10%, Harkness et King, 15.3% et nous-mêmes à notre consultation en 1958, nous avons trouvé 10.89%.Il faut encore mentionner Young qui a trouvé le trichomonas dans la sécrétion prostatique chez 15% de 171 sujets.En résumé la trichomonase masculine et SYLVESTRE Er GALLAI: LA TRICHOMONASE L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 féminine est une maladie très répandue et sa fréquence augmente d\u2019année en année.D) La transmission par voie sexuelle Pendant longtemps on avait pensé que l\u2019infestation à Trichomonas chez l\u2019homme était exceptionnelle et peu importante mais, pendant ces dernières années, les observations d\u2019urétrites à Trichomonas chez l\u2019homme sont devenues de plus en plus nombreuses (Bauer, Ottolenghi-Preti).L'homme infesté par une femme présente, quelquefois, une véritable urétrite et d\u2019autres fois devient simplement un porteur de Trichomonas.La contamination probablement la plus fréquente se réalise par un rapport sexuel et les preuves sont les suivantes: a) Infections conjugales.b) L\u2019age des femmes malades qui correspond souvent à celui de l\u2019activité sexuelle la plus intense (d\u2019après Bauer, il en est de même chez les hommes).c) La maladie est particulièrement fréquente chez les femmes de race noire qui sont habituées a une plus grande promiscuité sexuelle.d) Les femmes enceintes (Trussel) qui ont des rapports sexuels non protégés ont souvent des vaginites à Trichomonas.e) Les femmes célibataires présentent également un nombre plus élevé d\u2019infestation à Trichomonas, par le fait qu\u2019elle peuvent changer de partenaire.E) Transmission par voie extra-génitale Sans exagérer le rôle de la contamination sexuelle, on peut bien admettre d\u2019autres voies de transmission: la voie indirecte emprunte les mains, les linges ou les objets de toilette (Kucera).Ces dernières voies sont surtout fréquentes chez les petites filles (Rodecurt, Stein et Cope, etc.).Certains auteurs attribuent encore un rôle aux sièges de cabinets (Pomeroy, McCullagh, etc.), mais la survie du trichomonas sur le bois est assez minime (Jirovec et Peter, Kes- sel et Thompson, Whittington, etc.).Par contre on n\u2019a jamais trouvé de Trichomonas sur les sièges de toilette publics (Wilson). L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 TRAITEMENT Le traitement de la vaginite et de l'urétrite à trichomonas est un problème très difficile, mais avec un nouveau produit, le 8823 R.P.ou Flagyl, la question semble résolue.Jusqu\u2019aujourd'hui, les méthodes les plus diverses ont été employées avec des résultats plus ou moins satisfaisants.Chez la femme Par voie locale, le Stovarsol, l'acide bori- que, le floraquin (5-7-diodo-8-hydroxy-qui- noline), la lactose, le mercurochrome, la co- nessine, la trichomycine, le tritheon et divers autres produits ont été utilisés soit sous forme de comprimés et ovules vaginaux, soit sous forme de badigeonnage urétéral ot vaginal ou bien encore sous forme de pulvériza- tion.L'injection vaginale était également prescrite 2 fois par jour.Mais à côté de ce traitement local, il fallait penser aussi au traitement général fait avec le Stovarsol, les hormones, ou avec différents antibiotiques.Tout dernièrement la trichomycine et les dérivés de nitrothiazole ont été employés.Chez l\u2019homme Les instillations urétrales avec divers antiseptiques, les massages prostatiques, l\u2019introduction dans le canal urétral de la gelée de conessine, ou la bougie urétrale à base de ni- trofurazone, etc, étaient d\u2019usage courant.Ici aussi les divers antibiotiques, les dérivés de nitrothiazole et la trichomycine par voie orale étaient recommandés.Au début de 1959, Durel et ses collaborateurs ont présenté devant la Société Française de Gynécologe, à Paris, un compte rendu des essais de traitement de la trichomonase uro-génitale par un nouveau dérivé de l\u2019Imi- dazole synthétisé par Jacob, Crisan et Ré- gnier dans les Laboratoires de Recherches de la Société Rhône - Poulene: 1 (hydroxy-2 éthyl)-1 méthyl-2 nitro-5 imidazole ou 8823 R.P.ou Flagyl, dont Cosar et Julou avaient montré la faible toxicité et la trés grande activité expérimentale tant in vitro qu\u2019in vivo sur le Trichomonas vaginalis.SYLVESTRE er GALLAI: LA TRICHOMONASE 739 Leurs résultats sont nettement supérieurs à ceux des autres traitements décrits plus haut.Le service de vénéréologie de l'Hôpital Notre-Dame a reçu de Poulenc Ltée une certaine quantité de ce produit et nous avons pu confirmer les résultats de Durel et de ses collaborateurs.Le traitement consiste chez la femme: dans Introduction dans le vagin d\u2019un comprimé vaginal de Flagyl dosé à 500 mg.tous les soirs, pendant 10 jours, et d\u2019un comprimé oral dosé à 250 mg.2 fois par jour, pendant 10 Jours.Chez l'homme, le traitement se donne uniquement par voie orale; soit 1 comprimé de 250 mg.2 fois par jour, pendant 10 jours.Pendant les 6 derniers mois, nous avons traité 46 femmes atteintes de vaginite et d\u2019u- rétr.te à trichomonas et 20 hommes avec urétrite et dans certains cas prostatite à trichomonas.Chez ces malades, l\u2019infestation à trichomo- ras a été contrôlée par culture pendant plu- cieurs semaines.Aucun échec; résultat incroyable, mais vrai! Le Flagyl est donc un produit spécifique de la trichomonase féminine et masculine.Nous attirons attention sur le fait que d\u2019apres Catterall et Nicol, la Trichomyecine et les autres produits antitrichomonas per os, ne confèrent pas de pouvoir trichomonacide au sérum et à l'urine; par contre, ce qui est d'une importance capitale, d\u2019après Durel, le Flagyl rend le sérum trichomonacide à la dilution de 1/10 pendant 3 heures au moins et confère la même propriété à l'urine pendant plus de 4 heures à des dilutions de 1/100 à 1/1000.Avant de terminer, nous désirons souligner la nécessité de l\u2019interrogatoire du patient et du traitement immédiat du ou de la partenaire.| ASPECT MEDICO-SOCIAL L'aspect médico-social des infestations à Trichomonas diffère un peu des autres urétrites non- gonococciques que Siboulet a décrit dans la « Prophylaxie sanitaire et morale», car dans l\u2019infestation à Trichomonas, 740 c\u2019est la gravité par retentissement psychique qui domine.Les malades deviennent souvent des \u2018n- quiets, se croyant incapables de fonder une famille, des instables et leur vie familiale ou professionnelle en devient perturbée.Tous les spécialistes connaissent ces psychopathes guettant la goutte urétrale à chaque réveil et se ruinant en médicaments et en consultations.Chez certaines femmes porteuses de vaginite à trichomonas, c\u2019est la nervosité qui domine.C\u2019est sans doute un phénomène secondaire aux ennuis sérieux qu\u2019apporte la maladie.Ces femmes sont des instables, des hyperémotives.Certains auteurs aux Etats-Unis ont prétendu guérir la trichomonase par la psychanalyse.Sans aller jusqu\u2019à cette opinion extrême, il est des cas où un traitement psychologique bien conduit peut devenir indispensable à la guérison de la maladie (Netter).EN CONCLUSION si de nombreuses recherches restent à faire, si de nombreux problèmes à élucider, connaissant l\u2019importance de la question, il semble en tout cas prudent du point de vue sanitaire, d'appliquer à la tri- chomonase uro-génitale les mêmes mesures, que pour les autres maladies d\u2019origine sexuelle, c.a.d.interdiction des rapports avant la guérison et recherche du, de la ou des partenaires.Le problème est assez important, tant au point de vue clinique que social, étant donné que le nombre des cas augmente d\u2019année en année et que leur traitement provoque des dépenses considérables.Notre opinion est que les services de maladies vénériennes des diverses provinces doivent s\u2019oceuper de la question des urétrites non-gonococciques, et du point de vue social, leur appliquer des mesures similaires à celles prises pour les urétrites gonococciques.Résumé Les auteurs passent en revue l\u2019histoire, l\u2019étiologie, les signes cliniques, l\u2019épidémiologie, le traitement et l\u2019aspect médico-social de la trichomonase urogénitale masculine et féminine.Ils insistent surtout sur l\u2019épidémiologie en affirmant qu\u2019au point de vue social, il fau- SYLVESTRE Er GALLAI: LA TRICHOMONASE L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 dra appliquer des mesures similaires à celles prises pour les urétrites gonococciques.Le 8823 R.P.ou Flagyl leur paraît être le meilleur traitement puisque sur 46 femmes et 20 hommes traités pour infestations à trichomonas, aucun échec n\u2019a été noté.Les auteurs soulignent en terminant la nécessité de l\u2019interrogatoire du patient et du traitement immédiat du ou de la partenaire.Summary The authors review the history, the etiology, the clinical signs, the epidemiology, the treatment and the medico-social aspect of masculine and feminine urogenital trichomonas.They insist on the epidemiology stating that from a social point of view, measures similar to those adopted for gonococcal urethritis will have to be applied.Treatment with R.P.8823 or Flagyl seems to be best one yet as in 46 women and 20 men treated for trichomonas infestations no failure was noted.Finally, the authors emphasize on the necessity of the patient\u2019s interrogatory and of the immediate treatment of the partner.BIBLIOGRAPHIE Les \u2018urétrites non gonococciques.Masson et Cie, édit, Paris, 1957.Les infestations à trichomonas.Masson et Cie, édit.Paris, 1957.H.BAUER: Les infestations a trichomonas, p.21-27.G.CHAPPAZ et X.CHATELLIER: Vaginites à trichomonas.G.Doin et Cie, édit, Paris, 1951.C.COSAR et L.JULOU: Annales de l\u2019Institut Pasteur, 96 : 238, 1959.P.DUREL: Rapport présenté au Premier Symposium canadien sur les U.N.G., Montréal, sept.1959.A paraitre.P.DUREL et V.ROIRON: Les infestations à trichomonas, p.114-122.P.DUREL et À.SIBOULET : Traitement des suppu- \u201crations urétro-génitales.G.Doin et Cie, édit.Paris.1959.P.DUREL.V.ROIRON, A.SIBOULET et L.J.BOREL: Communication présentée à la Société Fr.de Gynécologie, le 19 janvier 1959.P.DUREL.V.ROIRON.A.SIBOULET et L.J.BOREL: Communication à l\u2019Assemblée Générale de l\u2019Union Intern.contre le Péril Vénérien et les Tréponématoses, Londres, 13-17 oct.1959.L.FORTIER: Communication présentée au Premier Symposium canadien sur les U.N.G., Montréal, sept.1959.À paraître.GODET: Thèse de Doctorat, Paris, 1950.H.HARKNESS et A.J.KING: Les infestations à trichomonas.p.107-113.>= L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 K.KUCERA :: Les infestations à trichomonas, p.201- 210.A.NETTER et A.LAMBERT: Monde Médual, 1007, 136, 1959.G.F.OTTOLENGHI-PRETOI: Les infestations à trichomonas, p .129-185.V.ROIRON: Les infestations à trichomonas, p.242- 252.SYLVESTRE Er GALLAI: LA TRICHOMONASE 741 A.SIBOULET: La prophylaxie sanitaire et sociale, 1957, No 1.A.SIBOULET: Les infestations à trichomonas, p.215-221.L.SYLVESTRE, Z.GALLAI et J.ETHIER: Communication présentée au Premier Symposium canadien sur les UN.G.Montréal, sept.1959.A paraître.POLYPOSE NASALE Raymond BLAIS (Montréal).La polypose nasale, aussi appelée polypose naso-sinusienne à cause de son origine fréquente au niveau des sinus para-nasaux, est une constatation fréquente en rhinologie.Reconnue depuis longtemps comme une affection chronique et d\u2019ordinaire récidivante, la polypose nasale demeure encore aujourd\u2019hui pour le médecin traitant un problème à plusieurs inconnus en ce qui regarde spécialement le mécanisme de formation des polypes et leur traitement.Le polype muqueux des fosses nasales, longtemps considéré comme un myxome, consiste dans une hypertrophie localisée de la muqueuse nasale ou sinusale avec infiltration oedémateuse.NOTIONS ÉTIOLOGIQUES Facteur inflammatoire: le polype muqueux serait la conséquence d\u2019une inflammation chronique de la muqueuse nasale ou sinusale; les sinus le plus souvent touchés par le processus sont les cellules ethmoïdales antérieures et les sinus maxillaires, occasionnellement les sinus sphénoïdes et rarement les frontaux.Il pourrait dans certains cas se développer au contact d'un corps étranger ou d\u2019une tumeur maligne.Facteur allergique: on reconnait de plus en plus que les polypes nasaux sont une manifestation d\u2019allergie nasale chronique dans la majorité des cas (Kern & Schenck, Hansel, Bour- dial, André & Clerc); dans certains cas, au moindre interrogatoire, le patient déclare qu\u2019il est asthmatique et peut jusqu\u2019à accuser les crises nasales d\u2019être la cause de ses accès d\u2019asthme; on relève parfois une vieille histoire de troubles nasaux, de fièvre des foins, d\u2019eczéma ou d\u2019urticaire pouvant faire penser à un terrain allergique; il faut toutefois retenir que tous les allergiques ne font pas des polypes; environ vingt-cinq pour cent des asthmatiques feraient de la polypose nasale.PATHOLOGIE DE LA POLYPOSE NASALE Les polypes nasaux sont situés pour la plupart dans la région du méat moyen, le grand carrefour des sinus; la laxité du tissu conjonctif qui se laisse distendre facilement par l\u2019oedème expliquerait leur plus grande fréquence à cet endroit; on en rencontre aussi dans le méat supérieur; il semble qu\u2019ils ne se greffent jamais sur le plancher de la fosse nasale ou sur le cornet inférieur.Les polypes sont d\u2019ordinaire bilatéraux, multiples et pédiculés; on peut occasionnellement rencontrer un polype unique dans une seule fosse nasale surtout à sa partie postérieure.Histologiquement, le polype nasal muqueux e:t avant tout une dégénérescence du tissu conjonctif.L'épithélium cylindrique cilié est souvent aminci à cause de la distension de la masse polypoïde et il peut prendre la forme cubique non ciliée et même subir une métaplasie pavimenteuse.Il y a absence de membrane basale.Le chorion est formé de tissu conjonctif et les fibroblates hyperplasiés forment une trame dissociée par l\u2019infiltration oedémateuse; l\u2019exsudat contient de la fibrine.On note la présence de polynucléaires, de 742 lymphocytes et d\u2019éosinophiles qui nous permettent de penser à leur nature probablement allergique; toutefois, l\u2019absence d\u2019éosinophile ne signifie pas nécessairement l\u2019absence d\u2019allergie.Le polype peut renfermer des cavités kystiques; ce sont surtout des pseudokystes qui sont dus à la disparition de travées conjonctives et à la réunion de plusieurs aréoles en une grande cavité; on rencontre rarement des kystes vrais causés par l\u2019oblitération du canal excréteur d\u2019une glande.Les vaisseaux sanguins peu nombreux sont vus surtout au niveau du pédicule; les nerfs sont absents.En somme, le polype muqueux des fosses nasales représente une hypertrophie du tissu conjone- tif dissocié par une infiltration séro-ædéma- teuse et ayant pour cause une inflammation chronique ou un facteur allergique ainsi qu\u2019en atteste la réaction leucocytaire.SYMPTÔMES DE LA POLYPOSE NASALE L\u2019obstruction nasale, d\u2019ordinaire bilatérale, progressive et asymétrique est d\u2019autant plus marquée que les polypes sont volumineux et multiples; le patient ne peut se moucher et il a la sensation d\u2019un corps étranger qui parfois semble se déplacer pour rétablir temporairement la perméabilité nasale; cette obstruction nasale, souvent plus marquée en position couchée, entraîne chez le patient une respiration buccale avec tous les inconvénients d\u2019irritation et de sécheresse de la gorge, de toux et de voix nasonnée.L\u2019anosmie avec troubles du goût peut être partielle et intermittente et disparaître après l\u2019ablation des masses polypoïdes; dans le cas de polypes de longue durée, cette anosmie est souvent complète et définitive.Les éternuements et l\u2019hypersécrétion nasale sont de règle.La céphalée surtout frontale avec sensation de tension péri-orbitaire est due à la pression exercée par les masses polypoïdes et aussi au mauvais drainage.Il ne faut pas oublier que la présence de petits polypes peut n\u2019entraîner aucun malaise et être simplement une découverte lors d\u2019un examen rhinologique de routine.Rhinoscopie antérieure: les petits polypes BLAIS: POLYPOSE NASALE L'Union MédJ.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 doivent être recherchés dans la règion du méat moyen; même s\u2019ils ne s\u2019'acconpagnent d'aucun symptôme, ils annoncent l\u2019apparition d\u2019une polypose ultérieure.Si la polypose est importante, les fosses nasales sont remplies de masses lisses, de grosseur variable, entassées les unes contre les autres, de coloration gris pâle, translucides et gélatineuses.Il est impossible d\u2019en déterminer le nombre; à la suite de l\u2019ablation d\u2019un polype, un autre apparait et ainsi de suite.Même si la majorité des polypes naissent au méat moyen, il n\u2019est pas toujours facile de reconnaître leur origine.Les polypes multiples et gros masquent les cornets inférieur et moyen dont la muqueuse dégénérée et épaissie surtout à leur partie postérieure réalise les queues de cornets visibles à la rhi- noscopie postérieure.L\u2019axamen au stylet nous renseigne sur leur insensibilité, leur consistance gélatineuse, leur faible tendance au saignement et dans certains cas nous permet de poursuivre le pédicule jusque dans le méat moyen.Rhinoscomie postérieure: elle nous permet de constater l\u2019hypertrophie des queues de cornets ou la présence d\u2019un polype choanal.Transillumination des sinus: elle a peu de valeur pratique; en effet, elle ne nous renseigne nullement sur l\u2019état des cellules ethmoi- dales souvent touchées au cours de l\u2019affection ; pour ce qui est des sinus maxillaires, les opacités légères étant souvent bilatérales rendent l\u2019interprétation difficile.Radiographie des sinus: l\u2019infiltration œdé- mateuse de la muqueuse polypoïde se manifeste par des opacités plus ou moins importantes, bosselées et irrégulières et dont la grande caractéristique est de pouvoir varier d\u2019un jour à l\u2019autre.Si les radiographies simples ne sont pas suffisamment démonstratives, on aura recours aux substances radiopaques.VARIÉTÉS CLINIQUES Outre la variété que nous venons de décrire, il existe chez l\u2019enfant une forme de polypose naso-sinusienne avec participation unilatérale des sinus maxillaire et ethmoidal.Le polype choanal solitaire d\u2019origine sinu- L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 sale, aussi appelé polype naso-antral prend naissance dans le sinus maxillaire souvent au voisinage de son orifice naturel ou d\u2019un orifice accessoire; 1l est unique, pseudokystique, possède un long pédicule et peut venir reposer sur le voile du palais dont 1l dépasse parfois le bord inférieur; il cause une obstruction nasale unilatérale.Il existe une autre forme plus rare de polype choanal de nature muco- fibreuse qui se développe sur le muco-périoste du pourtour de la choane; il ressemble plus au fibrome naso-pharyngé qu'au polype muqueux mais il en diffère parce que son ablation est bénigme et qu\u2019il n\u2019est pas le siège d\u2019hémorragie spontanée.La polypose nasale déformante et récidivante des jeunes (Syndrome de Woakes) consiste dans des formations polypoïdes diffuses bilatérales qui amènent un élargissement de la pyramide nasale et parfois une séparation des os propres du nez; les récidives après ablation sont fréquentes et les complications sinusales tenaces.Le polype saignant de la cloison nasale naît d'ordinaire au niveau de la région de Kiessel- bach; il est largement pédiculé ou sessile et sa cause est obscure.Sa constitution est mal définie: il s\u2019agirait d'un granulome saignant, d\u2019un angio-fibrome ou simplement d\u2019un polype muqueux banal et hémorragique à cause de son implantation sur la région vascularisée du septum nasal antérieur.Il est formé de tissu œdémateux en surface et de tissu fibreux en profondeur et il peut contenir de vastes lacunes sanguines.On le rencontre surtout chez la jeune femme et 1l se manifeste par des épistaxis parfois abondantes provoquées par le moindre grattage; par son volume, il peut causer une obstruction nasale variable.Il faut toujours penser que ce polype peut n\u2019être autre chose qu\u2019une tumeur sarcomateuse au début.EVOLUTION DE LA POLYPOSE NASALE Les polypes nasaux ont tendance augmenter progressivement de volume et obstruer les fosses nasales; après ablation simple, sans contrôle de l\u2019élément causal, ils réeidi- à à BLAIS: POLYPOSE NASALE 743 vent fréquemment et plus ou moins rapidement.Ils entravent la ventilation nasale et sont souvent la cause d\u2019une infection nasale ou sinusale surajoutée.L\u2019asthme est assez souvent associé à la polypose nasale; 1l en est de même de certains états de bronchite chronique et de bronchiectasie.Il n\u2019y a pratiquement aucun danger de transformation maligne.DIAGNOSTIC DE LA POLYPOSE NASALE L'aspect du polype muqueux est caractéristique: lisse, luisant, de couleur gris pâle, il est mou, mobile, insensible et d\u2019ordinaire pédiculé; il ne saigne pas facilement.Sa bila- téralité rend le diagnostic encore plus facile.L'examen des sécrétions nasales et surtout l'examen histo-pathologique des masses prélevées aideront au diagnostic final de l\u2019affection.Une hypertrophie polypoïde de la tête du cornet moyen peut ressembler à un polype vrai; il s\u2019agit toujours du même processus étiologique.Un bouchon de mucus situé dans le méat moyen peut simuler une masse polypoide; l\u2019aspiration de ce bouchon muqueux tranchera la question.Par sa consistance, il est facile de le distinguer du fibrome, de l\u2019adénome ou du papillome tous rares aux fosses nasales.Le diagnostic du myxome est plus difficile; la présence de mucine dans le myxome le distinguera de l\u2019infiltration œdémateuse du polype.L'examen histo-pathologique différenciera le polype muqueux d\u2019un épithélioma ou d\u2019un sarcome pédiculé; il est bon toutefois de se rappeler qu\u2019un épithélioma latent et méconnu peut s'accompagner de polypes.Il semble que le polype muqueux des fosses nasales ne dégénère pas, ne se cancérise pas.TRAITEMENT DE LA POLYPOSE NASALE Tout rhinologiste expérimente des difficultés et des désappointements dans le traitement de la polypose nasale multiple et bilatérale.Il semble que le polype soit réversible au 744 début si on réussit à enlever la source d\u2019irritation.On visera à rétablir la perméabilité nasale et à traiter l\u2019élément causal infectieux ou allergique.Certains traitements préconisés sont conservateurs, d\u2019autres comportent des interventions chirurgicales extensives.Dans le choix du traitement, on tiendra compte de l\u2019importance de la polypose, de la rapidité de développement des polypes, de leur récidive plus ou moins rapide, de tout facteur allergique ou infectieux associé et de l\u2019état général du patient sans négliger l\u2019état d\u2019anxiété de certains au moment des récidives.Contrôle allergique: tout patient souffrant de polypose nasale devrait être soumis à une étude allergique incluant une histoire détaillée, un examen physique et des épreuves allergiques dans le but de déterminer le facteur étiologique spécifique; et tout patient reconnu allergique devrait recevoir un traitement approprié.Les substances antihistaminiques et cortico-stéroïdes peuvent jusqu\u2019à un certain point contrôler la polypose nasale mais ne la guérissent pas.Prednisone: on donne un comprimé de 5 mgs t.1.d.pendant trois jours, puis un comprimé b.i.d.pendant deux jours et enfin un comprimé le sixième jour.Un examen des fosses nasales fait le septiéme jour fait voir une diminution de volume des polypes, d\u2019autant plus marquée que le contenu des masses polypoïdes est plus fluide; en somme, le polype muqueux réagit plus à l\u2019action du médicament que la forme fibreuse.Si on cesse le traitement, on note environ dix jours plus tard un retour à la condition antérieure; une dose d\u2019entretien semble nécessaire; cette dose est d\u2019environ trois milligrammes par jour donnés en doses fractionnées de un milligramme.Ce médicament est contrindiqué en présence d\u2019ulcère peptique, de tuberculose, de psychose et d\u2019herpès simple.Injection d\u2019hydrocortisone dans la substance polypoïde: il est reconnu que dans les états allergiques, la muqueuse nasale et les polypes nasaux d\u2019origine allergique sont améliorés par BLAIS: POLYPOSE NASALE L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 l'administration d'ACTH et de cortisone et que application locale de cortisone et d\u2019hydrocortisone améliorent ces conditions.On recommande d\u2019utiliser une préparation de cortef contenant 50 mgs d\u2019hydrocortisone au c.c.; au moyen d\u2019une seringue à tuberculine on injecte directement dans les masses polypoïdes un maximum de un-demi c.c.(25 mgs d\u2019hydrocortisone); on répète dans une semaine.On note une diminution de volume des polypes muqueux surtout et de préférence chez les patients qui n\u2019ont subi aucune polypectomie antérieure.Ce traitement doit être considéré comme palliatif et non curatif.Traitement de l\u2019infection: il semble que la présence d\u2019une infection non contrôlée favorise la récidive des polypes nasaux.Toute sinusite sera traitée par des moyens appropriés, antibiotiques, médicaments vaso-cons- tricteurs, drainage simple, interventions chirurgicales radicales.Instillation d\u2019une solution de pénicilline procainée renfermant au c.c.de 3,000 à 5,000 unités du médicament; on recommande l\u2019instillation par l\u2019orifice naturel de 10 c.c.dans chacun des sinus maxillaires et de 5 c.c.dans chacun des sinus sphénoïdes, comportant en tout 150,000 unités de pénicilline procainée qui demeure en contact direct avec la muqueuse des sinus pendant une durée de un à sept jours; cette instillation par voie naturelle nous semblant plutôt difficile à réaliser, nous nous permettons de recommander la méthode du déplacement de Proetz.Polypectomie nasale; l\u2019indication de la po- lypectomie nasale varie avec les rhinologistes pour d\u2019aucuns, le fait de constater la présence de polypes est une indication pour opérer; d\u2019autres exigent la présence de symptômes incommodants; d\u2019autres enfin, utiliseront la polypectomie après l\u2019essai d\u2019un traitement conservateur qui s\u2019est montré futile.En polypose bilatérale importante, plusieurs séances opératoires seront nécessaires.Son but principal est d\u2019améliorer la perméabilité nasale.L\u2019emploi de l\u2019électro-coagula- tion réduira le saignement au minimum et permettra l\u2019ablation d\u2019une plus grande quan- L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 tité de polypes à une même séance.Certains auteurs recommandent de la radiothérapie ou un traitement au radium à la suite de poly- pectomie nasale.Ethmoïdectomie par voie endo-nasale ou par voie externe: cette intervention est recommandée dans la polypose nasale récidivante après l\u2019essai du traitement anti-allergique, après élimination de foyers infectieux associés et après des polypectomies simples qui se sont montrées futiles.Résumé La polypose nasale est fréquemment observée par le rhinologiste.Le mécanisme de formation des polypes demeure inconnu.La majorité des auteurs reconnaissent aux polypes une origine allergique ou infectieuse.D\u2019un diagnostic d\u2019ordinaire facile, le traitement des polypes nasaux peut être des plus complexes et les récidives à la suite de traitements variés sont décourageantes et pour le patient et pour le médecin traitant.Summary Nasal polyposis is frequently seen by the rhinol- ogist.The mecanism of polyp formation remains unknown.Most authors consider that the nasal polyps have an allergic or an infestious origin.Their diagnosis is usually easy to make, but their treatment may be most complicated and the recurrences fol- BLAIS: POLYPOSE NASALE 745 lowing various treatments are very discouraging for both patient and treating doctor.BIBLIOGRAPHIE 1.J.BOURDIAL: Polypose naso-sinusienne.Encyclopédie médico-chirurgicale (Oto-rhino-laryngolo- gre), 20395 A 10.9.S.L.RUSKIN: Procaine Penicillin Solutions in the Treatment of Nasal Polypsis.Laryngoscope, 60: 111 (janv.) 1950.3.Borys TOLCZYNSKY : Malignant Diseases of the Paranasal Sinuses with a Case Report of Primary Carcinoma of the Ethmoid Labyrinth Complicated by Nasal Polysis.Laryngoscope, 62: 722 (juillet) 1952.4.W.E.OWEN: The Treatment of Nasal Polysis by the Injection of Hydrocortisone.Illinois Med.Journal, 109: 304 (juin) 1956.5.W.T.HOTCHKISS: Influence of Prednisone on Nasal Polypsis with Anosmia.A.M.A.Arch.of Otolaring., 64: 478 (déc.) 1956.6.C.D.WINBORN : Polypoid Denegeration of the Nasal Sinuses.Complications and Management.Texas State J.of Med., 52: 851 (déc.) 1956.7.G.I.BLUMSTEIN et L.TUFT: Allergy in Recurrent Nasal Polypsis.Its Importance and Value.Am.J.of the Med.Sciences, 234-269 (sept.) 1957.8.K.M.SIMONTON : The Comprehensive Surgical \" Treatment of Nasal Polypsis.Tr.Amer.Acad.of Opht.and Otol, 62: 75 (janv.-fév.) 1958.9.F.Boyes KORKIS: The treatment of Recurrent Nasal Polypi by Intero-external \u201cWindow\u201d Eth- moidectomy.The J.of Laryng.and Otology, 73: (juillet) 1959. 746 L'Union Médicale du Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) © Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada (Fondée à Québec en 1902) Tome 89, No 6 \u2014 Montréal, juin 1960 QUE PENSER ACTUELLEMENT DE LA LOBOTOMIE PRÉFRONTALE?Question à la fois simple et complexe, aussi complexe que la psychiatrie elle- même.Pour en discuter avec pertinence, il faudrait connaître la nature des maladies mentales et leur étiologie, pénétrer le fonctionnement obseur de I'hérédité et des divers métabolismes, enfin apprécier à leur juste valeur les facteurs psychologiques et sociologiques.Les diverses disciplines psychiatriques ont levé le voile sur un grand nombre d\u2019aspects, mais elles n'ont pas encore réussi à percer l\u2019énigme de la maladie mentale qui reste encore entière.C\u2019est donc convenir que l\u2019état actuel de la science ne permet pas l\u2019élaboration d\u2019une thèse solidement établie sur l\u2019emploi de la psychochirurgie dans les maladies mentales.La lobotomie n\u2019est peut-être avant tout qu\u2019un moyen d'étude et d'exploration.Comme pour les autres formes de traitement, son utilisation est d'abord empirique.La littérature de ces dernières années fait maigre part à cette forme de traitement.Les nouvelles médications tranquillisantes et anti-dépressives ont rejeté dans l\u2019ombre cette méthode thérapeutique jugée brutale et barbare.D'autre part, les quelques chercheurs qui ont continué à s\u2019y intéresser, se ÉDITORIAL L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 partagent en deux clans.Les enthou- slastes prétendent obtenir des résultats intéressants alors que leurs collègues désappointés disent les succès inexistants.Cette constatation est particulièrement troublante pour le clinicien qui désire orienter correctement son malade, d'autant plus que les tenants de la psychochirurgie insistent pour recommander une intervention précoce dans l'évolution de la maladie et imputent les échecs au fait qu\u2019ils sont habituellement amenés à intervenir alors que le malade est mentalement détérioré.Pratiquée dans la première année de maladie chez des cas qui présentent surtout des troubles affectifs, sans atteinte grave du processus de la pensée, la lobotomie offrirait le plus de chance de succès.Ces conditions sont précisément celles qui comportent le meilleur pronostic avec toutes les formes de traitement.La majorité des psychiatres préfèrent d'emblée une approche conservatrice, qu\u2019elle soit médicamenteuse ou psychothérapeutique.Dans le climat actuel de la psychiatrie, surtout depuis l\u2019ère des tranquillisants qui ont fait luire un grand espoir et soulevé beaucoup d\u2019enthousiasme, une méthode thérapeutique aussi mutilante répugne.Aussi, les statistiques de nos grands hôpitaux psychatriques montrent-elles, depuis quelques années, un déclin spectaculaire de l\u2019emploi de cette forme de traitement.D'aucuns se demandent si l\u2019on n'est pas allé trop loin dans l\u2019abstention.Un certain nombre de nos malades, déprimés de la ménopause, anxieux sévères, obsessifs - compulsifs pratiquement invalides, ou schizophrènes agités, traînent péniblement leur L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 misère de longs mois, des années même, malgré la sédation puissante mais complice d'une série de médicaments toujours plus longue.Sans ignorer une saine prudence, la médecine doit passer à l'action; aussl lui faut-il des directives précises.En psychiatrie, comme en médecine, le facteur temps est extrêmement Important.L'approche thérapeutique rationnelle serait d\u2019abord d'administrer tous les traitements conservateurs selon un programme bien pensé et actif.Déjà un fort pourcentage de malades seraient améliorés.Pour les cas qui se révèlent définitivement rebelles, on devrait recourir à la lobotomie avant que les dommages ne soient irréversibles.Il fut un temps où l'on prétendait que cette intervention n\u2019était justifiée qu\u2019après cinq ans d'évolution.Cette hésitation permettait à la maladie de poursuivre ses ravages et compromettait définitivement les résultats de l'opération.Les plus grandes indications sont encore les manifestations affectives d\u2019anxiété, de tension, d'\u2019agressivité, d\u2019agitation et de dépression.Ce n\u2019est pas tant l'entité nosologique qui en constitue l\u2019indication, mais bien plutôt le symptôme.Nous retrouvons ici la notion de « symptômes-cibles » (target symptoms) développé par Freyhan dans l'étude des effets des tranquillisants.Elle se révèle également vraie et utile à la compréhension de l\u2019action de la lobotomie.Il est bon de souligner à propos des indications, le rappel de Hoch a effet que la lobotomie ne peut rien donner, rien ajouter.Elle produit une perte de fonction et de ce fait ne peut améliorer un syndrome déficitaire.Aussi n\u2019est-elle pas de grande utilité ÉDITORIAL 747 chez les malades apathiques ou renfermés sur eux-mêmes.Les recherches semblent avoir démontré la fausseté de la théorie de McLardy-Meyer à l'effet que les résultats de la lobotomie étaient en rapport avec la quantité de cortex frontal isolé du thalamus.C\u2019est pourquoi, ces dernières années, l\u2019on s\u2019est appliqué à développer des techniques qui soient le moins destructrices possible.Aussi a-t- on imaginé un très grand nombre de techniques dans le but de trouver l'opération idéale.Après avoir envisagé divers plans de section, à partir de la région sous-corticale jusque dans le thalamus en passant par l'ablation de diverses aires corticales, on en est venu à une chirurgie dite sélective visant à faire disparaître spécifiquement certains symptômes.Ces techniques n\u2019ont malheureusement pas donné tout ce que l'on en attendait et sont parfois extrêmement délicates et dangereuses.Au continent nord-américain, la lobotomie « bimé- diane », développée par l\u2019école de Boston, semble rallier la plupart des suffrages.La section intéresse les régions immédiatement avoisinantes de la scissure interhémisphérique et ne doit pas passer par un plan trop postérieur, afm d\u2019éviter la production d\u2019apathie toujours regrettable parce qu\u2019elle compromet sérieusement la réhabilitation du malade.La rééducation postopératoire est aussi l\u2019objet de controverse.Pour les uns, elle est d'importance capitale dans la réadaptation du malade lobotomisé et, lorsque négligée, conduit à l'échec du traitement.D'autres qui par ailleurs réclament des pourcentages intéressants de guérison, ne semblent pas lui 748 ÉDITORIAL attacher beaucoup d'intérêt.Notre expérience personnelle, qui est limitée cependant, ne nous permet pas de reconnaître dans la période postopératoire de facteur significatif pour le pronostic.Porter un jugement sur la lobotomie à l\u2019heure actuelle ne va pas sans risque.C\u2019est en fait un peu jouer au devin.Elle a, de toute évidence, subi une éclipse ces dernières années devant l'essor thérapeutique considérable ap- L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 porté à la psychiatrie par la découverte des tranquillisants.Elle retrouvera cependant, comme pour l'insuline et les électro-chocs, une place dans l'arsenal thérapeutique habituel de la psychiatrie au moins pour quelques années encore.En tant qu\u2019intervention mutilante, 1l serait préférable qu'elle cède définitivement le pas aux mesures conservatrices.Marcel BERTHIAUME.ES VARIÉTÉS L'ÉVALUATION MÉDICALE OU MEDICAL AUDIT Gilbert BLAIN, M.A.H., Assistant-directeur médical, Hopital Notre-Dame (Montréal).DEFINITION L\u2019évaluation médicale, ou « medical audit », consiste dans les méthodes d\u2019observation et d\u2019appréciation du travail médical dans un hôpital.Myers et Slee (1956) donnent une description détaillée de ce qu\u2019ils entendent par « medical audit».C\u2019est « l\u2019appréciation par des médecins de la qualité des soins, révélée par les dossiers médicaux, en vue de répondre aux quatre questions suivantes: (1) De quoi le malade souffrait-il?(2) qu\u2019a-t-on fait pour lui?(3) A-t-il reçu le meilleur traitement possible?(4) Sinon pourquoi?Les réponses à ces questions, une fois recueillies, computées et analysées, fournissent un moyen d\u2019évaluer les soins reçus par un malade particulier ou par des groupes de malades et constituent ainsi une méthode de justification par les documents de la pratique individuelle ou collective des médecins ».Les objectifs de l\u2019évaluation médicale, d\u2019après Johnson (1955), sont au nombre de quatre : a) apprécier la qualité du service professionnel à l\u2019hôpital en général, b) vérifier la compétence de chaque médecin en particulier et sa valeur comme membre de l\u2019équipe hospitalière, c) attirer l\u2019attention sur toutes déficiences qu\u2019on pourrait découvrir dans les soins médicaux et fournir des suggestions en vue de leur correction, d) constater si l\u2019administration de l\u2019hôpital remplit adéquatement son rôle.Plusieurs auteurs croient que l\u2019évaluation médicale devrait s\u2019appliquer non seulement aux activités professionnelles des médecins mais aussi à tout autre facteur qui peut se révéler un atout ou un handicap pour le médecin.Malgré l\u2019opinion de ces auteurs, il semble que, pour le moment, personne ne cherche à réaliser cette évaluation médicale vaste et compréhensive qui mériterait mieux, certes, l\u2019appellation d\u2019évaluation hospitalière.On a plutôt tenté de développer une évaluation médicale plus restreinte qui ne porte que sur les activités scientifiques des médecins.Tous les systèmes actuellement en usage répondent à cette définition que propose Lembcke (1959) : « évaluation rétrospective des soins médicaux au moyen de l\u2019analyse des dossiers cliniques ».Cette définition souligne l\u2019importance des dossiers médicaux dans l\u2019évaluation médicale.En effet, en médecine tout comme en finance, une évaluation ne peut être meilleure que les dossiers sur lesquels elle s\u2019appuie.Et l\u2019absence de dossiers supprimerait toute possibilité d\u2019évaluation systématique.« Le dossier médical, remarque Huffman (1955), est un registre de faits qui contient des renseignements sur la compétence du personnel médical et le résultat final des traitements, et qui démontre si les efforts des médecins, joints aux facilités de l\u2019hôpital, produisent des résultats conformes à ceux qu\u2019on peut raisonnablement attendre de la médecine scientifique moderne » (p.108).On présume donc que le dossier médical présente une image valable et précise de la réalité, on le considère comme un miroir fidèle de la pratique médicale elle-même.Rubenstein et Fabisack (1953), évalua- teurs médicaux à l\u2019emploi de l\u2019Etat du Massachusetts, écrivent: « Les dossiers adéquats sont nécessaires pour rencontrer les standards hos- 750 pitaliers, mais nous trouvons de plus, dans la plupart des cas, une étroite corrélation entre la qualité des dossiers et la compétence médicale.Dans l'institution qui fournit des soins médicaux adéquats, les dossiers sont habituellement tenus d\u2019une manière parfaite.Dans ces cas, le personnel de l'hôpital se montre fier de ses résultats et le document écrit atteste le niveau élevé de la pratique médicale.Malheureusement, le contraire peut aussi se produire.Parfois quand les dossiers médicaux sont inadéquats, la valeur des soins médicaux peut également faire défaut.» Dans un dossier, on peut examiner la valeur quantitative et la valeur qualitative.Ainsi il faut distinguer la comptabilité professionnelle, ou « professional accounting », et l\u2019évaluation médicale, ou « medical audit ».L'expression comptabilité médicale s\u2019applique à l\u2019accumulation des statistiques relatives aux activités professionnelles des médecins à l'hôpital, à l\u2019enregistrement continuel d\u2019un groupe de détails concernant tous les malades traités en vue de calculer, à chaque mois ou à chaque année, certains indices pour fins de \u201comparaison.Un relevé statistique peut se révéler très instructif en soi.Ainsi il permet parfois de faire des découvertes insoupconnées comme, par exemple, un taux ou un pourcentage que les cas considérés isolément ne laissaient pas prévoir.De plus, l\u2019analyse comparative des statistiques médicales peut, en certaines occasions, démontrer de grandes variations dans les méthodes de traitement utilisées par divers groupes de médecins.Mais les statistiques ne sont que des faits et quel que soit leur nombre, leur accumulation ne constituera jamais une évaluation.Myers et Slee (1956) s\u2019expriment sans ambages: « Toute méthode qui n\u2019inclut pas le jugement de médecins n\u2019est pas une évaluation médicale.Un système par lequel on recueille et on compare des statistiques hospitalières de routine (telles que nombres de départs, décès, césariennes et autres taux caleulés aux Archives) ne rend pas compte de la qualité BLAIN: L\u2019EVALUATION MEDICALE L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 des soins médicaux et ne doit pas être considéré comme une évaluation ».HISTORIQUE Le père de l\u2019évaluation médicale semble avoir été le docteur Ernest A.Codman, de Boston, qui dès 1914, invoquait la nécessité de chercher à connaître le « résultat final » des soins médicaux et illustrait sa théorie par une étude sur un certain nombre de cas de tumeurs osseuses soigneusement suivis dans leur évolution.Hélas la méthode de Codman ne se révéla pas très pratique à cause de l\u2019extrême difficulté de « suivre » les malades après leur départ de l\u2019hôpital.En 1918, le docteur George Gray Ward mettait à l\u2019épreuve au « Women's Hospital », de New York, le premier système pratique d\u2019évaluation médicale et en 1927, il publiait, dans le Bulletin de 1\u2019 « American College of Surgeons », un rapport sur huit ans d\u2019expérience.Vingt ans plus tard, le docteur Ward (1947) préche encore les bienfaits de l\u2019évaluation médicale.En 1928, le docteur Thomas R.Ponton, l\u2019un des pionniers de l\u2019organisation médicale et du contrôle professionnel, présentait au congrès de l\u2019« American College of Surgeons » un système de comptabilité et d\u2019évaluation du travail clinique hospitalier.Cette méthode reposait essentiellement sur la comparaison entre le pronostic apprécié par le médecin traitant à l\u2019admission et le résultat réel observé au départ de l\u2019hôpital.Ce système, par trop subjectif, ne connut jamais une diffusion importante.C\u2019est surtout depuis une quinzaine d\u2019années que les expériences se sont multipliées dans le domaine de l\u2019évaluation médicale.Entre 1946 et 1948, les hôpitaux membres du « Rochester Regional Hospital Council », dans l\u2019Etat de New York, organisaient une mise en commun de leurs statistiques médicales pour analyses et comparaisons.Quelques années plus tard, ce système, adopté par les hôpitaux du « Southwestern Michigan Hospital Council », devenait le « Professional Activity Study » et en 1953, on inaugurait au L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 Michigan un plan d\u2019évaluation médicale en surplus du service de comptabilité professionnelle.Le nombre d\u2019hôpitaux affiliés au « P.AS.», quatorze à l\u2019origine, approchait la centaine en juin 1959.Beaucoup d\u2019autres médecins ou groupes de médecins ont essayé de développer une technique à la fois valable et pratique d\u2019évaluation médicale.Hill (1948) de Waterville, Maine, Krause (1953) de Chicago, Harm (1955) de Détroit, Johnson (1955) de Chicago, Lembcke (1959) de Los Angeles ont publié les résultats de recherches poursuivies dans leurs milieux.Au Canada, deux des plus grands hôpitaux du pays, l\u2019hôpital Notre-Dame de Montréal, et l'hôpital St-Boniface de St-Boniface au Manitoba, se sont dotés de véritables systèmes d\u2019évaluation médicale.RESPONSABILITÉ DU CONSEIL D\u2019ADMINISTRATION À qui incombe le devoir d\u2019assurer le contrôle médical à l\u2019hôpital?Cette question con- cerne-t-elle d\u2019autres autorités que médicales?Bref, le Conseil d\u2019Administration d\u2019un hôpital est-il responsable de la qualité des soins médicaux dans l\u2019hôpital qu\u2019il dirige?Les obligations impérieuses du Conseil d\u2019Administration dans ce domaine ne semblent pas faire de doute.De multiples témoignages abondent dans le même sens.MacEachern (1957) : « Le Conseil d\u2019Administration est légalement responsable des soins médicaux donnés aux malades autant que de la solvabilité financière de l\u2019hôpital » (p.199).Johnson (1955) : « Les membres des Conseils d\u2019Administration des hôpitaux ont enfin compris qu\u2019ils sont responsables non seulement des détails de finance et de comptabilité mais aussi, légalement et moralement, de la qualité des soins fournis aux malades.».Il reste que cette situation tient du paradoxe.Les religieuses propriétaires d\u2019une institution hospitalière ou les hommes d\u2019affaires chargés de l\u2019administration d\u2019un hôpital, toutes personnes étrangères à la profession médicale, se voient dans l\u2019obligation d\u2019exercer BLAIN: EVALUATION MEDICALE 751 une surveillance sur celle-ci.Or, l\u2019activité professionnelle est un domaine quasi hermétique pour les profanes et qui peut juger adéquatement le travail d\u2019un médecin sinon d\u2019autres médecins?.On trouve la solution de cette énigme dans les standards de la Commission Conjointe d\u2019Accréditation.A l\u2019article II des standards de procédures, on lit: « Le Conseil d\u2019Administration doit, de toute évidence, déléguer la responsabilité des fonctions médicales au personnel médical, y compris les recommandations au sujet des qualifications professionnelles de tous ceux qui pratiquent dans l\u2019hôpital.Le personnel médical est responsable de la qualité des soins médicaux aux malades de l\u2019hôpital.Le maintien de standards professionnels élevés dépendra de la conscience morale du personnel et de l'efficacité de son organisation.» Il est donc évident comme le remarque MacEachern (1957) que «le Conseil d\u2019Administration doit partager la responsabilité des soins hospitaliers avec le corps médical, son conseiller professionnel » (p.157).Le Conseil d\u2019Administration, composé de non-médecins, confiera à des gens qui ont une formation médicale la tâche d\u2019évaluer la qualité du travail professionnel dans l\u2019hôpital.Boutin (1959) résume clairement la situation quand il écrit: « Les administrateurs ne sont pas légalement responsables des actes médicaux posés dans l\u2019institution.Leur responsabilité se limite à l\u2019obligation non pas de contrôler l\u2019acte professionnel mais de s\u2019assurer que ce contrôle existe et qu\u2019il est exercé par ceux qui sont désignés par la loi et qui ont la compétence voulue pour le faire.» Myers (1953) va encore plus loin: « Quand le personnel médical, dit-il, exerce une autodiscipline suffisante, l\u2019administration n\u2019a aucune raison d\u2019intervenir dans les affaires médicales.» Il ajoute que, selon lui, le Conseil d'Administration est légalement et moralement responsable de la gestion de tout l\u2019hôpital et qu\u2019il doit recevoir l\u2019assurance que toutes précautions sont prises pour la sécurité du malade. 750) pitaliers, mais nous trouvons de plus, dans la plupart des cas, une étroite corrélation entre la qualité des dossiers et la compétence médicale.Dans l'institution qui fournit des soins médicaux adéquats, les dossiers sont habituellement tenus d\u2019une manière parfaite.Dans ces cas, le personnel de l'hôpital se montre fier de ses résultats et le document écrit atteste le niveau élevé de la pratique médicale.Malheureusement, le contraire peut aussi se produire.Parfois quand les dossiers médicaux sont inadéquats, la valeur des soins médicaux peut également faire défaut.» Dans un dossier, on peut examiner la valeur quantitative et la valeur qualitative.Ainsi 1l faut distinguer la comptabilité professionnelle, ou « professional accounting », et l\u2019évaluation médicale, ou « medical audit ».L'expression comptabilité médicale s\u2019applique à l\u2019accumulation des statistiques relatives aux activités professionnelles des médecins à l'hôpital, à l\u2019enregistrement continuel d\u2019un groupe de détails concernant tous les malades traités en vue de calculer, à chaque mois ou à chaque année, certains indices pour fins de \u201comparaison.Un relevé statistique peut se révéler très instructif en soi.Ainsi il permet parfois de faire des découvertes insoupconnées comme, par exemple, un taux ou un pourcentage que les cas considérés isolément ne laissaient pas prévoir.De plus, l\u2019analyse comparative des statistiques médicales peut, en certaines occasions, démontrer de grandes variations dans les méthodes de traitement utilisées par divers groupes de médecins.Mais les statistiques ne sont que des faits et quel que soit leur nombre, leur accumulation ne constituera jamais une évaluation.Myers et Slee (1956) s\u2019expriment sans ambages: « Toute méthode qui n\u2019inclut pas le jugement de médecins n\u2019est pas une évaluation médicale.Un système par lequel on recueille et on compare des statistiques hospitalières de routine (telles que nombres de départs, décès, césariennes et autres taux calculés aux Archives) ne rend pas compte de la qualité BLAIN: L\u2019'ÉVALUATION MÉDICALE L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 des soins médicaux et ne doit pas être considéré comme une évaluation ».HISTORIQUE Le père de l\u2019évaluation médicale semble avoir été le docteur Ernest A.Codman, de Boston, qui dès 1914, invoquait la nécessité de chercher à connaître le « résultat final » des soins médicaux et illustrait sa théorie par une étude sur un certain nombre de cas de tumeurs osseuses soigneusement suivis dans leur évolution.Hélas la méthode de Codman ne se révéla pas très pratique à cause de l\u2019extrême difficulté de « suivre » les malades après leur départ de l\u2019hôpital.En 1918, le docteur George Gray Ward mettait à l\u2019épreuve au « Women's Hospital », de New York, le premier système pratique d\u2019évaluation médicale et en 1927, il publiait, dans le Bulletin de l\u2019« American College of Surgeons », un rapport sur huit ans d\u2019expérience.Vingt ans plus tard, le docteur Ward (1947) prêche encore les bienfaits de l\u2019évaluation médicale.En 1928, le docteur Thomas R.Ponton, l\u2019un des pionniers de l\u2019organisation médicale et du contrôle professionnel, présentait au congrès de l\u2019« American College of Surgeons » un système de comptabilité et d\u2019évaluation du travail clinique hospitalier.Cette méthode reposait essentiellement sur la comparaison entre le pronostic apprécié par le médecin traitant à l\u2019admission et le résultat réel observé au départ de l\u2019hôpital.Ce système, par trop subjectif, ne connut jamais une diffusion importante.C\u2019est surtout depuis une quinzaine d'années que les expériences se sont multipliées dans le domaine de l\u2019évaluation médicale.Entre 1946 et 1948, les hôpitaux membres du « Rochester Regional Hospital Council », dans l\u2019Etat de New York, organisaient une mise en commun de leurs statistiques médicales pour analyses et comparaisons.Quelques années plus tard, ce système, adopté par les hôpitaux du « Southwestern Michigan Hospital Council », devenait le « Professional Activity Study » et en 1953, on inaugurait au L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 Michigan un plan d\u2019évaluation médicale en surplus du service de comptabilité professionnelle.Le nombre d\u2019hôpitaux affiliés au « P.AS.», quatorze à l\u2019origine, approchait la centaine en juin 1959.Beaucoup d\u2019autres médecins ou groupes de médecins ont essayé de développer une technique à la fois valable et pratique d\u2019évaluation médicale.Hill (1948) de Waterville, Maine, Krause (1953) de Chicago, Harm (1955) de Détroit, Johnson (1955) de Chicago, Lembcke (1959) de Los Angeles ont publié les résultats de recherches poursuivies dans leurs milieux.Au Canada, deux des plus grands hôpitaux du pays, l\u2019hôpital Notre-Dame de Montréal, et l'hôpital St-Boniface de St-Boniface au Manitoba, se sont dotés de véritables systèmes d'évaluation médicale.RESPONSABILITÉ DU CONSEIL D\u2019ADMINISTRATION A qui incombe le devoir d\u2019assurer le contrôle médical à l\u2019hôpital?Cette question con- cerne-t-elle d\u2019autres autorités que médicales?Bref, le Conseil d\u2019Administration d\u2019un hôpital est-il responsable de la qualité des soins médicaux dans l'hôpital qu\u2019il dirige?Les obligations impérieuses du Conseil d\u2019Administration dans ce domaine ne semblent pas faire de doute.De multiples témoignages abondent dans le même sens.MacEachern (1957) : « Le Conseil d\u2019Administration est légalement responsable des soins médicaux donnés aux malades autant que de la solvabilité financière de l'hôpital » (p.199).Johnson (1955): « Les membres des Conseils d\u2019Administration des hôpitaux ont enfin compris qu\u2019ils sont responsables non seulement des détails de finance et de comptabilité mais aussi, légalement et moralement, de la qualité des soins fournis aux malades.».Il reste que cette situation tient du paradoxe.Les religieuses propriétaires d\u2019une institution hospitalière ou les hommes d\u2019affaires chargés de l\u2019administration d\u2019un hôpital, toutes personnes étrangères à la profession médicale, se voient dans l\u2019obligation d\u2019exercer BLAIN : L'ÉVALUATION MÉDICALE 751 une surveillance sur celle-ci.Or, l\u2019activité professionnelle est un domaine quasi hermétique pour les profanes et qui peut juger adéquatement le travail d\u2019un médecin sinon d\u2019autres médecins?.On trouve la solution de cette énigme dans les standards de la Commission Conjointe d\u2019Accréditation.A l\u2019article II des standards de procédures, on lit: « Le Conseil d\u2019Administration doit, de toute évidence, déléguer la responsabilité des fonctions médicales au personnel médical, y compris les recommandations au sujet des qualifications professionnelles de tous ceux qui pratiquent dans l\u2019hôpital.Le personnel médical est responsable de la qualité des soins médicaux aux malades de l'hôpital.Le maintien de standards professionnels élevés dépendra de la conscience morale du personnel et de l\u2019efficacité de son organisation.» Il est donc évident comme le remarque MacEachern (1957) que «le Conseil d\u2019Administration doit partager la responsabilité des soins hospitaliers avec le corps médical, son conseiller professionnel » (p.157).Le Conseil d\u2019Administration, composé de non-médecins, confiera à des gens qui ont une formation médicale la tâche d\u2019évaluer la qualité du travail professionnel dans l\u2019hôpital.Boutin (1959) résume clairement la situation quand il écrit: « Les administrateurs ne sont pas légalement responsables des actes médicaux posés dans l\u2019institution.Leur responsabilité se limite à l\u2019obligation non pas de contrôler l\u2019acte professionnel mais de s\u2019assurer que ce contrôle existe et qu\u2019il est exercé par ceux qui sont désignés par la loi et qui ont la compétence voulue pour le faire.» Myers (1953) va encore plus loin: « Quand le personnel médical, dit-il, exerce une autodiscipline suffisante, l\u2019administration n\u2019a aucune raison d\u2019intervenir dans les affaires médicales.» Il ajoute que, selon lui, le Conseil d'Administration est légalement et moralement responsable de la gestion de tout l\u2019hôpital et qu\u2019il doit recevoir l\u2019assurance que toutes précautions sont prises pour la sécurité du malade. 752 BLAM: L'ÉVALUATION MÉDICALE l'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 Sloan (1952, p- 169) pour sa part, déclarequiert certaines conditions pré-existantes in- qu\u2019il est souhaitable que tout effort en vue d\u2019inaugurer un système d\u2019évaluation médicale soit entrepris par le personnel médical.Il prétend au surplus qu\u2019on ne devrait jamais imposer un système d'évaluation à un corps médical récaleitrant.Il appert par conséquent que le Conseil d\u2019Administration a l\u2019obligation morale et légale de surveiller et contrôler l\u2019organisation du corps médical.Il est cependant inopportun et d\u2019ailleurs quasi impossible d\u2019instituer un système d\u2019évaluation médicale dans un hôpital sans l\u2019acceptation sincère et la collaboration active des médecins.DIFFÉRENTES MÉTHODES Les divers systèmes d\u2019évaluation médicale se ramènent à deux types principaux: a) l\u2019évaluateur professionnel, qui peut être un médecin de l\u2019extérieur spécialisé dans ce genre de travail ou bien un médecin de l\u2019intérieur, comme par exemple, le Directeur Médical de l\u2019hôpital; b) le comité d\u2019évaluation, nommé par le Bureau Médical, qui se réunit à chaque semaine ou à chaque mois en vue d\u2019une revision systématique d\u2019une partie des dossiers médicaux complétés.Les deux systèmes offrent des avantages.Impartialité et objectivité, étude poussée et rapports détaillés avec l\u2019évaluateur professionnel.Stimulation du sens des responsabilités et source d\u2019éducation scientifique pour le personnel médical avec le comité d\u2019évaluation.D\u2019autre part chaque système présente aussi des inconvénients.La rareté des évaluateurs compétents, le coût élevé de leurs services, et la xénophobie du personnel médical ont empêché une application générale du premier système.Quant au second, 1l implique un travail long, onéreux et délicat pour les médecins du comité et il comporte des possibilités soit de complaisance entre les médecins d\u2019un même hôpital, soit de préjugés ou de rivalités à l\u2019occasion.Quel que soit le système adopté, la mise en application de l\u2019évaluation médicale, re- dispensables: (1) un Bureau Médical conscient de ses responsabilités, (2) un département d\u2019Archives bien tenu, (3) un Conseil d\u2019Administration prêt à défrayer le coût de l\u2019entreprise.L\u2019évaluation médicale apparaît comme le couronnement d\u2019une organisation médicale adéquate et efficace.Inutile de vouloir y recourir si les facteurs pré-requis font défaut.Quant à l\u2019aspeet technique de l\u2019évaluation, il s\u2019est passablement uniformisé avec les années.Presque tous les systèmes utilisent dorénavant la comparaison entre les constatations fournies par les dossiers médicaux et certains standards de résultats dont on cherche constamment à améliorer la valeur par de nouvelles études statistiques à l\u2019échelle régionale ou nationale.Tous les points que l\u2019on soumet au contrôle peuvent certes, si considérés isolément, conduire à de graves erreurs d\u2019évaluation, mais lorsque groupés et étudiés dans leur ensemble.ils permettent de tirer des conclusions assez justes.Avec l\u2019interprétation des statistiques globales, on apprécie la pratique médicale d\u2019un point de vue général.On utilise de plus des critères de procédures pour l\u2019étude des dossiers individuels, c\u2019est-à- dire qu\u2019on tente de vérifier, dans les cas particuliers, si tous les moyens d\u2019investigation usuels et indiqués ont été employés, si le traitement correspond aux normes scientifiques actuelles, bref si le dossier satisfait aux exigences de la science et de l\u2019éthique médicales.Dans tous les cas, il faut se garder des jugements hâtifs.Considérant la nature même de l\u2019acte médical, la difficulté de le gouverner par des règles générales, de lui poser des normes et d\u2019en vérifier les résultats, une extrême prudence s\u2019impose.L'évolution de certains cas ne répond pas toujours aux espérances les plus légitimes.Certains points, en médecine, restent mystérieux et certains facteurs, imprévisibles.Et puis un médecin doit parfois opter pour la solution la plus sûre et parfois agir avec audace malgré le doute.Il faut donc aux évaluateurs médicaux grande compétence L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 et grande sagesse.Et ce n\u2019est qu\u2019après évaluation d\u2019un nombre imposant de dossiers qu\u2019ils peuvent porter jugement sur la pratique médicale d\u2019un individu ou d\u2019un groupe.CONCLUSION De tout temps, les médecins ont pratiqué l\u2019évaluation médicale.Il reste que cette évaluation se faisait plutôt au hasard.Certes les comités de dossiers et de tissus se sont révélés très efficaces dans le contrôle de la chirurgie, mais la profession médicale en général se trouvait dans la peu scientifique situation de ne pas pouvoir estimer, d\u2019une manière rationnelle et systématique, les effets des instruments puissants et dangereux dont elle dispose.Les systèmes d\u2019évaluation médicale tentent de remédier à cet état de faits.Une pratique plus scientifique de la médecine et une amélioration de la qualité des soins médicaux ne peuvent résulter que d\u2019une étude critique de la certitude des diagnostics et de l\u2019efficacité des traitements.Le climat créé par l\u2019existence de ces contrôles contribue à l\u2019émulation professionnelle parmi le personnel médical.Enfin l'évaluation systématique renseigne les autorités médicales et administratives de l'hôpital sur la valeur du travail professionnel qui s\u2019effectue dans leur institution.L'évaluation médicale rend donc d\u2019inappré- clables services.Le profit scientifique justifie sans aucun doute la dépense matérielle occasionnée par l\u2019organisation d\u2019un tel système.D'ailleurs l\u2019évaluation médicale, d\u2019après plusieurs auteurs, serait moins dispendieuse que l'évaluation financière.Johnson (1956) parle d\u2019un « coût qui peut approcher celui de l\u2019évaluation financière » et Klicka (1948) déclare que « l'expérience du Woman\u2019s Hospital a démontré que le coût annuel de l\u2019évaluation médicale est moindre que celui de l\u2019évaluation financière ».Son importance toutefois se com- BLAIN: L\u2019EVALUATION MEDICALE 753 pare aussi peu à celle de l\u2019évaluation financière que des vies humaines se comparent à des sommes d\u2019argent.On peut donc à bon droit s\u2019étonner que tous les hôpitaux n\u2019aient pas encore compris la nécessité de l\u2019évaluation médicale qui protège le malade, renseigne le médecin et améliore 1\u2019hdpital.BIBLIOGRAPHIE J.R.BOUTIN: Le contrôle de la qualité des soins médicaux.Conférence non publiée, présentée au congrès de l\u2019Association des Hôpitaux du Québec, à Montréal, le 4 mars 1959.Winfred B.HARM: A Medical Audit is a Medical Education.The Modern Hospital, 85: 92 (nov.) 1955.Frederick T.HILL: The Professional Audit to Control Efficiency.Canadian Hospital, 25: 41 (fév.) 1948.Edna K.HUFFMAN: Manual for Medical Records Librarians.Physician's Record, Chicago, 1955.Lucius W.JOHNSON: Questions Concerning the Medical Audit.The Modern Hospital, 84: 106 (mars) 1955.Lucius W.JOHNSON: Prescription for Sick Hospitals: The Medical Audit.The Modern H ospital, 86: 88, (mai) 1956.Karl S.KLICKA: The Use and Mechanics of the Medical Audit.Hospitals, 22: 43 (1 janv.) 1948.Charles D.KRAUSE: The Merits of a Medical Audit.The Modern Hospital, 81: 85 (déc.) 1953.Paul A.LEMBCKE: A scientific Method for Ma- dical Auditing.Hospitals, 33: 65 (16 juin) 1959.Malcolm T.MacEACHERN: Hospital Organization and Management.Physician\u2019s Record, Chicago, 1957.Robert S.MYERS: Tissue Committee Gets Down to Essentials.The Mod.Hosp., 81: 56 (sept.) 1953.Robert S.MYERS et Vergil N.SLEE: The Medical Audit: Basic Ingredients and Methods.Bulletin of the American College of Surgeons, 41: 109, 1956.Daniel RUBENSTEIN et Theodore FABISAK : The Records Tell the Tale.The Modern Hospital, 81: 68 (sept.) 1953.Raymond P.SLOAN: This Hospital Business of Ours.Putnam, New York, 1952.George G.WARD: Audits Measure Our Results.The Modern Hospital, 69: 86 (juil.) 1947. MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES URGENCE EN PATHOLOGIE ABDOMINALE DIAGNOSTIC MÉDICO-CHIRURGICAL.Richard LESSARD, F.R.C.P.(C), F.A.C.P, Professeur de Pathologie Médicale à l'Université Laval, Chef du Service de médecine, Hôtel-Dieu de Québec.Le diagnostic médico-chirurgical de l\u2019urgence en pathologie chirurgicale est un sujet vaste, très vaste, aussi n\u2019avons-nous pas la présomption de croire qu\u2019il nous serait possible, même si c\u2019était là notre programme, de tout dire sur cette question.Il a toujours existé et 1l existera probablement toujours des drames abdominaux insondables.Nous avons plutôt l\u2019intention d\u2019établir quelques principes généraux, de semer quelques idées qui pourront être éventuellement reprises au cours de la discussion qui fera suite à cet exposé liminaire.Il faut quand même dire, dès l\u2019abord, que même s\u2019il s\u2019agit d\u2019une urgence abdominale, l\u2019urgence n\u2019est jamais telle qu\u2019elle puisse dispenser le médecin d\u2019utiliser à leur maximum les procédés d\u2019investigations d\u2019une sémiologie rationnelle.SYMPTOMATOLOGIE FONCTION NELLE La douleur représente un symptôme à peu près toujours présent, presque obligatoire.Ses irradiations sont multiples, ses descriptions parfois conditionnées par le tempérament du patient, tempérament qu\u2019il faut apprécier d\u2019emblée.Ce n\u2019est pas le temps de faire des études sur le seuil de la douleur en faisant des pressions progressives au niveau du bouquet de Riolan, comme le recommandait autrefois Libman.La douleur peut être assez intense pour déterminer un shock ou être accompagnée de réactions digestives: anorexie, nausées, vomissements, constipation, arrêt des gaz, diarrhée.1.Communication au XXIXe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Montréal, septembre 1959.Des troubles urinaires divers ne sont pas rares.Chez la femme, les relations avec le cycle cataménial doivent être précisées.L\u2019interrogatoire doit être méthodique, minutieux mais jamais suggestif.SYMPTOMATOLOGIE GÉNÉRALE Les réactions générales doivent être précisées d'emblée: dyspnée, orthopnée, trépopnée, bradycardie, tachycardie, irrégularité des pulsations radiales, présence ou non d\u2019hyperthermie, étude de la pression artérielle.SYMPTOMATOLOGIE PHYSIQUE Les étapes usuelles de l\u2019eramen clinique doivent être franchies: inspection abdominale, thoracique même dorsale, palpation sur l\u2019importance de laquelle il est inutile d\u2019insister, examen des orifices herniaires, des organes génitaux externes, touchers rectal et vaginal.LES EXAMENS DE LABORATOIRE Des examens d\u2019urines et de sang sont indispensables comme complément de l'examen somatique: Examen sommaire et microscopique des urines, formule sanguine complète, vitesse de sédimentation globulaire suffisent dans la grande majorité des cas, à moins d\u2019indications précises que nous retrouverons plus loin.Quant à l\u2019examen radiologique, il a une importance capitale, il lève souvent le voile sur un diagnostic jusque-là hésitant.Je ne m'\u2019aventure pas plus loin, nos confrères radiologistes vous en entretiendront dans un moment. L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 LES DRAMES ABDOMINAUX CHIRURGICAUX En matière de lésions abdominales aiguës, 11 y a des affections que l\u2019on peut considérer à bon droit comme classiques.Les principales sont les suivantes: appendicites, cholécystites, ruptures d\u2019un ulcère digestif, étranglements herniaires, volvulus, invaginations intestinales, affections pelviennes.déchirures viscérales traumatiques, occlusions intestinales et j'en passe.Les caractères distinetifs de ces lésions sont généralement bien précisés, aussi avons-nous cru qu\u2019il n\u2019y avait pas lieu de vous donner à leurs sujets des précisions fastidieuses, redites inutiles de syndromes connus.LES DRAMES ABDOMINAUX NON CHIRURGICAUX Nous avons pensé qu\u2019il serait plus intéressant et sûrement plus pratique de revoir avec vous certaines affections ou certains groupes d\u2019affections qui se présentent au clinicien avec une pathologie abdominale prédominante.Il y a ceci de particulier, c\u2019est que cette pathologie ne doit pas être sanctionnée par un acte opératoire.Voyons en premier lieu les affections thoraciques où les phénomènes douloureux ont une irradiation basse.Les points de côté abdominaux des pneumonies, des pleurésies sont bien connus.Le sont peut-être un peu moins les douleurs basses des pneumothorax spontanés ou des embolies pulmonaires.Une radiographie thoracique fixe le diagnostic.Les infarctus du myocarde seront reconnus par les tracés électro-cardiographiques, les dosages de la transaminase, parfois la chute de la pression artérielle et l\u2019apparition d\u2019un frottement péricardique.Les anévrysmes disséquants se rencontrent généralement chez des athéromateux hypertendus.Il y a des douleurs dorso-lombaires et souvent disparition d\u2019un ou des pouls fémoraux.Le tracé électro-cardiographique, rarement normal, ne donne pas les signes carae- téristiques de l\u2019infaretus du myocarde.Les crises abdominales du saturnisme (coliques de plomb) se reconnaîtront du fait qu\u2019il y a une contracture étendue plutôt qu\u2019une dé- LESSARD: URGENCE EN PATHOLOGIE ABDOMINALE 155 fense musculaire.L'abdomen est souvent rétracté.Il existe un liséré bleuâtre ou gris noirâtre des gencives (liséré de Burton).On retrouve dans le sang des ponctuations basophiles des hématies.Il faut savoir, qu\u2019à côté du saturnisme professionnel, il peut exister un saturnisme accidentel où l'agent incriminant n\u2019est pas reconnu, parce qu\u2019il est d\u2019apparence inoffensive.Le tabes avec ses crises gastriques peut déclencher des crises douloureuses abdominales accompagnées de nausées, vomissements, arrêt des gaz et des matières fécales, Le diagnostic est facilité par la présence des signes: d\u2019Argyll-Robertson (pupilles inégales, irrégulières, plutôt en myosis, réagissant mal à l\u2019accommodation et nullement à la lumière), de Romberg (station debout impossible les yeux fermés), de Westphal (absence du réflexe patellaire).Les réactions sérologi- ques sont généralement positives dans le sang et dans le liquide céphalo-rachidien.Il peut exister d\u2019autres stigmates de spécificité.La porphyrie à symptomatologie abdominale sera reconnue si le patient a subi une ou des interventions chirurgicales antérieures, si la crise abdominale est apyrétique \u2014 elle le sera également dans les crises saturnines et tabétiques \u2014 si les urines émises ont une coloration rouge Bourgogne ou contiennent à l'examen des uroporphyrines et surtout du porphobilinogène (réaction de Schwartz et Watson).Une extrême prudence s\u2019impose dans certains cas de forme abdominale de porphy- rie.Les erreurs sont possibles et quand on ne pense pas à cette maladie, et quand on y pense trop (A.Gadjos).Nous en arrivons aux thromboses mésentériques et aux pancréatites.Les thromboses mésentériques artérielles sont la conséquence d\u2019une endocardite, d\u2019une sténose mitrale, d\u2019un infarctus du myocarde.La notion de la maladie causale permet de préciser le diagnostic.Les thromboses mésentériques d\u2019origine veineuse ont une étiologie plus imprécise encore.On a même fait intervenir une thrombose herniaire autochtone.La diarrhée ou la présence 756 de sang dans les selles a été signalée.La thrombose mésentérique veineuse peut compliquer un abcès pelvien ou une appendicite.Il reste enfin la question des pancréatites aiguës, le drame pancréatique de Dieulafoy.La crise apparaît le plus souvent après un repas copieux.Il existe de la glycosurie dans un certain nombre de cas.Le dosage de l\u2019amylase sanguine fournira des chiffres élevés 1500 à 3000 unités Somogyi (normale: 80 à 150 unités).Après quelques heures, on peut voir au niveau des régions lombaires ou périombilicales, une ecchymose ou une décoloration des téguments, conséquence de l\u2019action irritante du suc pancréatique répandu dans l\u2019abdomen.Voilà, messieurs, un certain nombre de drames abdominaux qui relèvent d\u2019un traitement médical.Resumé et conclusion Les différentes phases du diagnostic mé- dico-chirurgical d\u2019une urgence abdominale ont LESSARD: URGENCE EN PATHOLOGIE ABDOMINALE L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 été passées en revue: Etapes clinique, chimique, hématologique, radiologique.Dans la très grande majorité des cas, seul l'acte opératoire sera salvateur après correction des déséquilibres sanguins et électrolytiques.Il faut reconnaître quand même que tous les drames abdominaux ne doivent pas ressortir des traitements chirurgicaux.En terminant, nous devons, en toute humilité, admettre qu\u2019un diagnostic exact n\u2019est pas toujours essentiel pourvu qu\u2019une thérapeutique adéquate soit instituée.BIBLIOGRAPHIE Robert CAOUETTE: La douleur thoracique ou abdominale.Laval médical, 28: 61, 1959.Bernard J.FICARRA: Diagnostic synopis of the acute surgical abdomen.Charles C.Thomas, édit., Springfield, Ill, 1949.A.LEMIERRE: Traité de Médecine.Masson et Cie, édit, Paris, 1949.William REQUARTH: Diagnosis of acute abdominal pain.The Year Book Pub., Inc, édit, 1953.LES ASPECTS CLINIQUES DE LA GOUTTE ! Maurice CAMPBELL (Trois-Rivières).Pour la majorité des profanes, et pour trop de médecins, la goutte est une maladie archaïque limitée aux gros orteils des viveurs, gourmands ou gourmets! S'il est vrai que ce sont là les signes classiques de la maladie, celle-ci comme bien d\u2019autres, a modifié son visage; c\u2019est précisément le but de ce travail, de souligner la variété des signes articulaires d'une affection très douloureuse, et d\u2019en esquisser les grandes lignes thérapeutiques.Les constatations cliniques chez 50 patients traités au bureau ou à l'hôpital m'ont révélé des faits intéressants concernant l\u2019âge, le sexe et les articulations touchées chez les goutteux.Je les soumets sans aucune prétention, espérant seulement qu\u2019ils aideront les médecins à soupçonner plus souvent la goutte chez leurs 1.Communication au XXIX®e Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Montréal, septembre 1959.malades qui consultent pour « du rhumatisme ».I \u2014 LE SEXE La première constatation, la plus frappante aussi, fut le grand nombre de femmes attein- \u2018tes de goutte.On avait coutume de nous enseigner que cette maladie est une maladie d'hommes dans 99% des cas.Hollander dans le volume de Comroe\u2019s fixe la proportion des femmes goutteuses à 5% ; au dernier congrès Pan-Américain de Rhumatisme à Washington, on admettait 7% de goutte chez le sexe féminin.Sur les 50 malades observés, qui font l\u2019objet de cette communication, 17 étaient des femmes, soit un pourcentage de 33% ! Disons tout de suite que c\u2019est trop élevé pour être vrai partout; et ce, pour deux raisons: d\u2019abord le L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 nombre de cas est trop restreint pour représenter un tableau fidèle de la population en général; puis le hasard de la clientèle a voulu que je dépiste six cas féminins de goutte à la fin de ma série d\u2019observations.Toutefois, je puis vous affirmer avec certitude qu\u2019en quatre ans de pratique rhumatologique, sur cinq cas de goutte diagnostiqués et traités, il y a une femme.La proportion de femmes souffrant de goutte dans notre région trifluvienne serait donc de 20% environ; les épreuves thérapeutiques le prouvent d\u2019ailleurs.II \u2014 L\u2019ÂGE Cet aspect clinique de la maladie, chez les 50 patients, est conforme à l\u2019opinion des rhumatologues qui situent 40 ans comme l\u2019âge de choix.En effet, 14 sujets ont de 30 à 40 ans; 10 de 50 à 60 ans, et 11 de 60 à 70 ans.Même ce facteur âge présente des surprises, ainsi que le démontre le tableau comparé des décades chez les deux sexes.TABLEAU COMPARE DE L\u2019AGE DE 50 GOUTTEUX Sexe Masculin Féminin 10-20 0 1 20 - 30 2 2 30 - 40 10 4 40 - 50 7 1 50 - 60 4 6 60 - 70 9 2 70-80 1 1 La jeune fille de 15 ans, qui se présenta à ma consultation, offrait les signes classiques de la goutte au gros orteil.Malgré tout, il fallut une hyperuricémie à 12 mgm.pour me convaincre.La réponse à la colchicine fut péremptoire.On ne peut certes affirmer que la goutte est une maladie exclusive des hommes gourmands et obèses! III \u2014 ARTICULATIONS TOUCHÉES Le tableau comparé des articulations touchées chez ces 50 malades, présente l\u2019autre constatation frappante: le gros orteil ne fut intéressé que chez 11 d\u2019entre eux, soit une proportion de 22% seulement: cf.tableau No II.CAMPBELL: LA GOUTTE 757 TABLEAU COMPARÉ DES ARTICULATIONS TOUCHÉES Articulation Masculin Féminin Gros orteil 6 5 Pied et cheville 10 4 Genou 14 4 Epaule 4 5 Main 2 1 Les rhumatologues réputés s'accordent tous pour affirmer: 1° que la goutte est une maladie des membres inférieurs surtout; 2° que le gros orteil est atteint le premier dans 53% à 70% des cas; 3° qu\u2019il le sera durant l\u2019évolution de la maladie dans 95% des cas.Ici dans notre série, c\u2019est le genou qui extériorisa d\u2019abord la maladie, suivi de près par la cheville incluant le pied.Il faut donc songer souvent à la goutte en face d\u2019une monoarthrite aiguë; car le gros orteil a perdu son cachet d\u2019exclusivité.Exceptionnellement, le début de l\u2019accès aigu de goutte intéresse deux articulations; cinq de nos malades ont eu ce début.Pour 31 d\u2019entre eux, c\u2019était leur première attaque; pour 13, leur deuxième; les autres consultaient pour leur 5e, 6e, ou 8e ou davantage.IV \u2014 DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL Lorsqu\u2019on a éliminé l'infection spécifique comme la tuberculose, la blennorragie, et les arthrites septiques, ce qui est facile, il reste deux maladies susceptibles de masquer \u2018la goutte: le rnumatisme articulaire aigu et l\u2019arthrite rhumatoïde atypique.Si l\u2019épaule est touchée seule, la goutte pourra prendre l\u2019aspect d\u2019une bursite aiguë calcifiante ou non.Deux malades ont failli nous tromper de la sorte; le traitement d\u2019épreuve à la colchicine a tranché le diagnostic.C\u2019est surtout la coexistence de la goutte avec une arthrite rhumatoïde bien établie, ou a forme monoarticulaire, qui causera le plus de soucis ou de déboires au praticien.Dans ces cas, le laboratoire est indispensable et le traitement a la colchicine est indiqué.V \u2014 L\u2019URICEMIE Même si ce facteur n\u2019est pas précisément clinique, il faut en parler.En effet, si la détermination de l\u2019uricémie peut confirmer une 758 arthrite goutteuse au lieu d'une rhumato de ou même d\u2019un rhumatisme musculaire, il faut également interpréter un chiffre normal en regard de la clinique.A ce propos, certains auteurs, dont Com- roe\u2019s, prétendent que 95% des goutteux ont une hyperuricémie; c\u2019est sûrement vrai lors de la troisième attaque, mais pas toujours aux deux premières.C\u2019est du moins ce qu\u2019ont affirmé deux rapporteurs au Congrès Pan- Américain de juin dernier à Washington; ceux-ci ont de plus énoncé que l\u2019hyperuricémie de la troisième attaque ne revient pas spontanément à la normale.Chez nos 50 patients, cette épreuve de laboratoire a pu être exécutée chez 36, soit chez près des trois quarts.Chez les 14 autres, des circonstances variées ont empêché sa réalisation, comme un accès aigu nocturne traité sur le champ par la colchicine; ou la consultation d\u2019un patient venant de l\u2019extérieur, ete.Des 36 déterminations, 20 donnèrent un chiffre élevé, allant même jusqu\u2019à 13 mgm.et 16 étaient normales.Puisque 44 sur 50 des malades étudiés en étaient à leur 1ère ou seconde attaque, nous pouvons conclure qu\u2019une uricémie normale n\u2019élimine pas la goutte.VI \u2014 MODALITES DU TRAITEMENT Puisque habituellement ces malades consultent en phase aiguë, il faut d\u2019abord juguler la crise.Nous avons trois moyens de le faire : 1° \u2014 La Colchicine, qu'on peut administrer en intra-veineuse à raison de 3 mgm., répétée après 24 heures, si nécessaire et ce qui est rare; si on utilise la voie orale, il faut donner 1 mgm.aux deux heures jusqu\u2019à intolérance ou arrêt de la crise.2° \u2014 La Butazolidine, dont la dose d\u2019attaque est de 600 mgm.par jour, divisée en trois; après deux ou trois jours, on réduit la dose quotidienne à 300 mgm., puis à la dose d\u2019entretien de 100 mgm.par jour.3° \u2014 L\u2019hormone corticotrope, ACTH, dont la dose de 50 mgm.i.m.aux 6 heures pour 3 doses supprime habituellement la douleur.On peut utiliser une quantité correspondante de CAMPBELL: LA GOUTTE L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 la préparation retard : Duracton.cortrophin-zine ou A cette mesure énergique, il faut adjoindre l\u2019ordonnance d\u2019un agent uricosurique, si l\u2019uricémie est élevée, afin de prévenir les récidives.Nous avons utilisé, chez les 50 malades traités, seules la colchicine et la butazolidine; dix reçurent la colchicine par voie veineuse; 17 par la bouche et 17 la butazolidine.Les dix autres reçurent une association de colchicine et aspirine que l\u2019on trouve sur le marché sous le nom de « Cinbisal ».Aucune des trois méthodes ne fut nettement supérieure aux autres, confirmant ainsi l\u2019opinion des principaux rhumatologues.Quant à l\u2019agent uricosurique, on peut choisir entre le « Benemid », l\u2019« Anturan» et la « Flexin ».La Flexin, nom breveté de la zoxazolamine, est le plus efficace des trois, en effet avec 50 mgm.par jour, on obtient une réduction de l\u2019hyperuricémie aussi rapide qu\u2019avec 250 mgm.de « Benemid ».La tolérance gastrique des trois médicaments est la même.CONCLUSIONS L'étude de 50 goutteux révèle que la « goutte» n\u2019est plus exclusivement réservée aux hommes; elle touche initialement le genou et le pied, aussi souvent que le gros orteil; par le fait même, elle peut présenter des signes locaux atténués, même si elle conserve le début brusque et brutal.Le médecin traitant fera bien de songer d\u2019abord à la goutte en face d\u2019une monoarthri- te aiguë ou d\u2019une polyarthrite atypique.Grâce à la colchicine et à la butazolidine, 1l pourra juguler la crise et prévenir les récidives en y adjoignant les nouveaux uricosuri- ques.BIBLIOGRAPHIE 1.JL.HOLLANDER: Comroe\u2019s Arthritis and Alhed Conditions, 5ème édit., 1953.lea and Febiger, édit.9 F.DELBARRE: Données modernes de la goutte.L'Information Médicale, 11: (4 août) 1959. À PROPOS DU TRAITEMENT DE LA \"TRICHOMONAS VAGINALIS\" N.R.BOUZIANE, Ph.D., F.C.I.C., F.1.S.H,, et Jean-Marc DESRANLEAU, F.A.A.S., bactériologiste.Nous avons eu l\u2019occasion d\u2019expérimenter à notre hôpital !, un nouveau produit contre le « Trinchomonas vaginalis », tant chez la femme que chez l\u2019homme.Ce nouveau produit portant le no.8823 R.P., ou Flagyl?sélectionné par Cosar et Julou dans les laboratoires de recherches de Rhone-Poulenc a Paris, s\u2019est révélé très actif tant in vitro qu\u2019in vivo contre le « Trichomonas vaginalis ».Durel et coll.furent les premiers à vérifier son action in vivo chez 45 malades atteintes de viginites et d\u2019urétrites à Trichomonas et démontrèrent que le Flagyl rend le sérum trichomacide a la dilution de 1/10 pendant 3 heures au moins et confére la méme propriété à l\u2019urine pendant plus de 4 heures pour des dilutions de 1/100 a 1/1000.Les résultats obtenus par Durel et coll.de même que ceux présentés par Sylvestre et coll.et Mme Fortier lors du ler Symposium Canadien sur les urétrites non-gonococciques et la Trichomonase humaine que s\u2019est tenu à Montréal, nous a incité à faire l\u2019essai de ce nouveau produit.MÉTHODE ET RÉSULTATS Tous les malades furent examinés avant d\u2019être soumis an traitement par le Fiagyl, l\u2019examen fut fait à l\u2019état frais entre lame et lamelle et par cultures.Dans le ces nosit'f, le traitement a été commencé immédiatement à la posologie suivante: Femme: 1 comprimé oral de 250 me.le matin et soir et un comprimé vaginal de 500 mg.le soir, pendant 10 jours.Homme: 1 comprimé oral de 250 mg le matin et soir pendant 10 jours.La durée de l\u2019infestation chez les 41 femmes était: de 0 à 6 mois dars 30 cas.de 6 mois à 1 an dans 8 cas.et de plus d\u2019un an 1.Hôpital Sainte-Jeanne-d\u2019Arc.2.Marque déposée par Poulenc Ltée, Montréal.dans 3 cas.Chez l\u2019homme, dans 2 cas, l\u2019infestation était de 2 mois et dans un cas, de plus d\u2019un an.Les résultats obtenus se voient dans le tableau no.1.TABLEAU 1 | Femme vaginites a Homme trichomonas urétrites et Total avec | sans Prostatites a urétrites trichomonas Disparition du T.V.et des symptômes cliniques 13 27 3 43 Disparition du T.V.mais persistance d'un peu de leucorrhée .1 1 Total .14 27 3 44 Nous avons traité au total 44 malades: 41 femmes atteintes de vaginites et urétrites à trichomonas, et 3 hommes atteints d\u2019urétrites à trichomonas.Chez les femmes: la disparition du T.V.fut constaté dans tous les cas.Les symptômes cliniques, tels que leucorrhée-prurit-brûlure à la miction, ont également disparu, mais dans 1 cas une légère leucorrhée persistait à la fin du traitement.Chez l\u2019homme: Dans les 3 cas la disparition du T.V.de même que de tous les symptômes cliniques (écoulement, brûlure à la miction» fut constatée.Donc sur 44 cas traités avec le Flagyl: 44 guérisons.Résultats excellents que nous n\u2019avons pas constatés avec un autre produit.Le contrôle fut fait dans tous les cas, 2 semaines après la fin du traitement à l\u2019état frais, entre lame et lamelle et par cultures.La tolérance fut bonne: aucun trouble gastrique ne fut constaté, l\u2019analyse sanguine, faite avant et à la fin du traitement, n\u2019a pres- cas aa, * ap _ 760 que pas montré de différence sauf dans quelques cas, une légère amélioration.Nos résultats obtenus par le Flagyl dans le traitement de vaginites et d\u2019urétrites à Trichomonas confirment les résultats obtenus par Durel et coll, Sylvestre et coll, et For- tier.Nous ne voulons pas entrer dans la discussion des résultats obtenus par divers traitements proposés avant l\u2019ère du Flagyl, car ce n\u2019est pas notre but.Nous avons voulu simplement vous donner nos résultats avec ce nouveau produit que nous avons eu l\u2019occasion d\u2019employer dans notre hôpital.Nous insistons sur l\u2019examen et le traitement du ou de la partenaire.Résumé Sur 44 cas traités par le Flagyl aux doses citées plus haut, nous avons obtenu 44 guérisons, résultats qu\u2019on n\u2019a jamais obtenus jusqu\u2019à présent avec aucun autre traitement.Nous tenons à remercier tous les confrères: les docteurs A.E.Desjardins, M.Laplante, J.Tétreault, G.Derome, M.A.L\u2019Archevêque, A.Lavallée, J.Maboubi, M.Remy, G.La- porte, D.Lizotte, J.G.Maillé, H.Séguin, et C.Ferron, qui ont participé à l\u2019expérimentation clinique de ces produits et qui ont permis de publier leurs résultats.BOUZIANE er DESRANLEAU: TRICHOMONAS VAGINALIS L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 Summary A new trichominacide, Flagyl-Poulenc, was used in 44 cases of trichomonas genitalis infestation in both sexes.The dosage consisted in 500 mg.per day administered per os during ten days with an added dose of 500 gm.per day intra vaginam during the same period.Laboratony studies consisted in the identification of the trichomonad both by direct microscopic examination and culture before and after therapy.Blood studies were also made before and after therapy as a check on toxicity.No ill effects were noted, all treated cases were cured clinically and cultures became negative.In our opinion, these results were never equalled by other conventional therapies.Acknowledgement is made of the indispensable participation of those herein mentioned.BIBLIOGRAPHIE 1) P.DUREL.V.ROIRON, A.SIBOULET et L.J.BOREL: Communication de la Socité Fr.des Gyné., 19 janvier 1959.2) C.COSAR et L.JULOU: Ann.de l'Institut de Pasteur, 96: 238, 1959.3) L.SYLVESTRE, Z.GALLAI et J.ETHIER: Livre du Symposium, Montréal, A.G.Karger, Bâle.1960.4) L.FORTIER: Livre du Symposium, Montréal.A.G.Karger.Bâle.1960.5) P.DUREL, V.BOIRON, A.SIBOULET et L.J.BOREL: Communication à l\u2019Assemblée Générale de l\u2019Union Inter.contre le Péril Vénérien et les Tréponématoses, Londres, 13-17 oct.1959. CORRESPONDANCE 6-6 ve LETTRE DES ÉTATS-UNIS Il est à la fois décevant et satisfaisant de constater que, quel que soit le nombre de problèmes médicaux résolus par la recherche, il en reste toujours d\u2019autres à résoudre.Un des domaines encore mal explorés est celur des maladies qui surviennent avant la naissance.Dans un communiqué fait à l\u2019Umiversité de Michigan, J.L.Wilson explique que de nombreuses anomalies sont peut-être dues à des maladies foetales, étant donné que le foetus m'est pas à l\u2019abri de la maladie.Il même possible qu\u2019une maladie bénigne pour l\u2019enfant peut être grave pour le foetus.Le docteur Wilson ajoute que des modifications du régime alimentaire de la mère peuvent aussi être à l\u2019origine d\u2019anomalies chez l\u2019enfant; il admet cependant que des recherches plus approfondies sont nécessaires pour vérifier cette théorie.Il est intéressant de noter que suivant la thèse du docteur Wilson, toutes les anomales de naissance ne sont pas forcément préjudiciables; ainsi le génie serait une anomalie congénitale.Les \u2018injections intraveineuses de Pitocin sont de plus en plus employées dans certains cas pour provoquer le travail chez les parturientes.C.Fields et A.Varga rapportent dans le numéro de janvier de l\u2019« American J.of Obstetrics and Gynecology » (73: 180, 1960) leur expérience dans Uemplor d\u2019injections intraveineuses de Pitocin pour provoquer le travail chez 50 parturientes atteintes de toxémie gravidique.Une seule ampoule de Pitocin, diluée dans un litre de sérum glucosé a 5%, fut administrée à toutes les femmes, sauf deux, et la plupart ont réagi à un débit de 40 à 60 gouttes-minute.Sur les 50 parturientes, 45 eurent un accouchement normal; 20 d\u2019entre elles étaient des primipares, 25 des mulhpares.Chez toutes la quantité de Pitocin admimistrée fut déterminée par la réaction utérine.À la suite du succès de cette expérience, les auteurs suggérent que chez les par- turrentes atteintes de toxémie gravidique on tente l\u2019administration prudente de Pitocin avant de recourir à une opération césarienne.Une corrélation étroite a été observée chez les enfants entre les maladies du foie et une affection connue sous le nom de « rein spongieux ».Au cours de la réunion annuelle de l\u2019« American Roentgen Ray Society », qui s\u2019est tenue à Cincinnati, Ohio, B.J.Reilly a expliqué que l'examen physique ordinaire d\u2019un enfant apparemment en bonne santé ne permet pas d\u2019exclure automatiquement la possibilité d'un « rein spongieux », qui est une forme peu fréquente de maladie polykystique du rem.La fréquence hérédo-familiale de cette maladie indique l\u2019utilité pour le médecin d\u2019examiner les frères et soeurs des enfants qui en sont atteints, ainsi que leurs parents, et de pratiquer des tests de la fonction hépatique et des examens radiographiques des reins de façon à éliminer la possibilité de la présence de cette maladie chez eux.Suivant une commumicahon de E.Corday, faite à la treizième session clinique de l\u2019« American Medical Association », à Dallas, Texas, l'iode radioactive s\u2019est révélée efti- cace dans la tachycardie.Le traitement iodé est employé lorsque la fibrillation auriculaire est su rapide que la digitale et la quinidine m\u2019agissent pas.L'iode radioactive réduit les échanges chimiques du corps (métabolisme) et, pour des raisons qui ne sont pas tout à fait claires, 71 en résulte un ralentissement des battements cardiaques.Les résultats de cette médication, administrée par voie buccale, sont prometteurs.L\u2019auteur décrit le cas d\u2019un malade dont la fibrillation cardiaque avait résisté à tout autre traitement pendant 17 ans; à la suite du traitement par iode radioactive, le rythme cardiaque est revenu à la normale.Le repos prolongé au lit peut être efficace 762 dans le traitement des hypertrophies tenaces du coeur, selon une commumication de G.E.Burch et J.J.Walsh, parue dans le numéro du 16 janvier du « Journal of the American Medical Association » (172: 207, 1960).Avec l\u2019apparition de nouveaux médicaments dans le traitement des troubles cardiaques, le repos au lit a été de plus en plus négligé.L\u2019observation clinique montre que chez les malades atteints de dégénérescence non rhumatismale du muscle cardiaque et d\u2019hypertrophie cardiaque, le repos au lit pendant une période pouvant aller jusqu\u2019à un an a donné des résultats très encourageants.Les observations ont porté surtout sur de jeunes malades présentant une hypertropme grave et apparemment irréversible du coeur, qui, d\u2019ordinaire, provoque la mort dans les 2 à 12 mois suivant le début de la maladie.Les auteurs ont soumis cinq malades au repos au lit; le coeur de trois de ces malades est redevenu normal et celur des deux autres a présenté une amélioration considérable.Les soins aux nourrissons donnés par les LETTRE DES ÉTATS-UNIS L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 parents eux-mêmes constituent dans les hôpitaux une nouvelle méthode qui semble remporter un grand succès tant auprès des parents qu'auprès du personnel hospitalier.H.E.Wooden, au cours d\u2019un discours prononcé à l\u2019Université de Cincinnati lors d\u2019une réunion du « College of Nursing and Health », explique que ce nouveau programme représente une modification du système adopté dans de nombreux hôpitaux où la mère et l\u2019enfant partagent la même chambre.D\u2019après cette méthode, on commence par préparer le père et la mère en mettant à leur disposition des cours d\u2019enseignement pré-natal.Le père peut aussi assister au travail et à l\u2019accouchement.La mère assume l\u2019entière responsabilité des soins de l'enfant dès sa naissance et n\u2019est plus du tout considérée comme une malade.Non seulement ce nouveau programme a des conséquences heureuses pour les parents et pour le personnel hospitalier, mais encore pour des raisons inconnues, il semble réduire le nombre des infections staphylococciques chez le NOUTTISSON. ANALYSES Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complètes et utilisables, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le « Quarterly Cumulative Index Medicus » : nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, le volume, la page, le mois (le jour du mois si le périodique est hebdomadaire), l\u2019année.Exemple: J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.« Ann.Med.Psychol.», 94: 1 (juin) 1938.MEDECINE Paul L.RODENSKY et Fred WASSERMAN: Le syndrome de l'arc aortique.(Aortic Arch Syndrome.) \u201cA.M.A.Arch.of Int.Med.\u201d, 103: 962 (juin) 1959.Après avoir exposé l\u2019observation clinique d\u2019un malade de 46 ans présentant un syndrome de l\u2019arc aortique par oblitération artérielle diffuse, les deux auteurs passent en revue les conceptions actuelles sur la maladie de Ta- kayasu.Les causes prédisposantes, qui pour l\u2019auteur japonais ne dépassaient pas le cadre des infections tuberculeuses et syphilitiques, semblent très variées: l\u2019athérosclérose, l\u2019anévrisme cicatriciel, les traumas, l\u2019artérite à cellules géantes ainsi que la thrombophilie jouent un rôle indéniable.Le tableau clinique, très évocateur, comporte quatre catégories de symptômes: 1) les troubles visuels où dominent l\u2019atrophie optique, les pertes transitoires de la vision, la diplopie, la cataracte et les dystrophies cornéennes; 2) les perturbations du système nerveux central avec les vertiges, les céphalées, l\u2019aphasie, les convulsions, les hémiparésies et les hémiplégies transitoires; 3) l\u2019ischémie des extrémités supérieures ayant pour traduction la claudication intermittente et les troubles trophiques; 4) l\u2019ischémie des formations faciales, caractérisée par l\u2019atrophie cutanée faciale et les ulcérations de la cloison nasale.L\u2019affection, qui aux dires des auteurs japonais serait rare, semble, au contraire, très fréquente.La chirurgie moderne avec ses techniques osées, conjuguée aux antibiotiques et aux anticoagulants, est en train de modifier complètement le traitement, qui était fatal.M.KALUDI, E.W.WALTON et W.F.WALKER: Ulcères gastriques et stress.(Stress Ulcers in the Stomach.) \"Brit.Med.Journal\u2019, p.1362 (19 déc.) 1959.Après une brève allusion historique en relation avec l\u2019ulcère de Curling, les deux auteurs présentent six cas d\u2019uleus gastriques aigus où le stress comme cause déclenchante ne laisse pas l\u2019ombre d\u2019un doute, puisque les lésions furent constatées microscopiquement.Ceci leur permet de reprendre la question in extenso et tout en signalant la théorie de Cushing qui plaçait la lésion primitive au niveau du diencéphale, ils pensent que les lésions cérébrales diffuses constituent plutôt la cause la plus vraisemblable.Naturellement, la théorie de Selye, à base expérimentale, formulée en 1936 et ayant comme substratum les décharges, sous l\u2019effet du stress, d'hormones corticoïdes surrénaliennes, n\u2019a rien perdu de sa valeur.Bien entendu, le mécanisme intime de production de l\u2019ulcère demeure toujours aussi flou qu\u2019autrefois, car on ignore encore le processus qui empéche la cicatrisation de la muqueuse.Toutefois, il ressort des travaux de ces deux auteurs que les victimes du stress ont perdu leur pouvoir de neutraliser l\u2019acidité gastrique par les aliments ou par les boissons.Ceci conduit les deux auteurs à préconiser l\u2019usage des anti-acides dans le geste thérapeutique quotidien.M.KALUDI.CHIRURGIE Jacques GAGNON et Marcel RHEAULT: La lympho- pneumatose kystique intestinale avec éosinophilie chez l'enfant.(Lymphopneumatosis Cystoides Intes- tinalis with Oesinophelia in the Infant.) Pediatrics\u201d, 23: 710 (avril) 1959.Cet article, qui fait état de la littérature sur la lymphopneumatose intestinale chez l\u2019enfant, insiste particulièrement sur la présence de l\u2019éosinophilie chez certains des cinq cas rapportés.Les auteurs reconnaissent que la pathogénie 764 de la maladie est encore obscure.La théorie mécanique est l\u2019explication admise par la majorité des auteurs; elle est vraisemblable, mais elle a été impossible à reproduire expérimentalement.La lymphopneumatose semble résulter de plusieurs facteurs associés; elle apparaît chez les enfants qui souffrent de troubles gastro- intestinaux accompagnés d\u2019infection, d\u2019avitaminose et de diarrhée et chez ceux qui présentent une acidification du contenu gastrointestinal.Chez l\u2019enfant comme chez l\u2019adulte, les complications de la pneumatose intestinale sont l\u2019occlusion et le pneumo-péritoine.L'histoire clinique est celle d\u2019un enfant souffrant de diarrhée, d\u2019infections répétées et qui est dans un état marqué de débilité générale.La pneumatose est caractérisée par la présence de nombreux kystes à contenu gazeux situés dans la paroi intestinale et dans le mésentère.Ces kystes varient en nombre; on en compte parfois plusieurs centaines.Chez l\u2019enfant, ces kystes sont sessiles.On les rencontre surtout à l\u2019iléon terminal, mais ils peuvent se développer dans le mésentère, la citerne de Pecquet, le canal thoracique et sur le péritoine pariétal.Les auteurs ont le mérite d\u2019avoir fait des recherches poussées sur la question et ils apportent des faits intéressants, dont la coïnei- dence d\u2019éosinophilie.Edouard DESJARDINS.R.M.FAGGELLA, J.P.DEWAR et J.A.SCHILLING: La pneumatose kystique intestinale.(Pneumatosis Cystoides Intestinalis.) \u2018Am.J.of Surg.\u2019, 99: 283 (mars) 1960.La pneumatose kystique intestinale est reconnue cliniquement de plus en plus souvent.Cette maladie est connue sous différents noms; par exemple, certains l\u2019appallent la pneumatose péritonéale, l\u2019'emphysème à putréfaction, d\u2019autres la décrivent comme l\u2019emphysème intestinal, la lymphopneumatose kystique ou le kyste gazeux abdominal.Ces dénominations tiennent au fait que les ANALYSES L Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 lésions macroscopiques et microscopiques rencontrées dans la maladie montrent des kystes remplis de gaz, situés dans la paroi intestinale ou dans les ganglions lymphatiques mésentériques et régionaux.Ces lésions se rencontrent chez l\u2019enfant et chez l\u2019adulte dans une proportion inégale de sept adultes atteints pour un enfant.La maladie est considérée bénigne et elle est habituellement secondaire ou concomitante à d\u2019autres affections, comme la pneumonie, la colite ulcéreuse, l\u2019iléocolite, l\u2019entérite aiguë, l\u2019adénite mésentérique aiguë, la sténose pylorique congénitale, la néphrose ou la constipation chronique.La lympho-pneumatose kystique a été décrite par Pierre Masson en 1925.Koss, en 1952, a retracé 213 observations de pneuma- tose intestinale chez l\u2019adulte; depuis, 16 nouveaux cas ont été publiés dans les revues américaines.Koss a relevé 31 cas publiés chez l\u2019enfant; depuis, exception faite des cinq observations de Jacques Gagnon et Marcel Rheault, parues dans Pediatrics (1959), 16 cas ont été rapportés.L\u2019étiologie de la pneumatose kystique est incertaine et variable; les théories néoplasique, chimio-nutritionnelle, bactérienne et mécanique prédominent.La théorie mécanique semble fournir l\u2019explication la plus plausible.L\u2019air sous pression profite d\u2019une ulcération ou d\u2019une faille dans la muqueuse pour s\u2019introduire dans la paroi de l'intestin.Cet air, une fois dans la sous- muqueuse, se crée un chemin à travers les diverses couches pariétales ou s\u2019introduit dans les canaux lymphatiques.Les signes cliniques de la pneumatose kystique intestinale consistent en diarrhée, nausées et vomissements, distension abdominale, troubles respiratoires, atélectasie; la maladie se complique d\u2019occlusion intestinale, d\u2019entérite et parfois de volvulus.Le diagnostic se fait par les signes cliniques et par les examens radiologiques: pneu- mo-péritoine, images gazeuses kystiques. L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 Le traitement chez l\u2019adulte ne doit pas être radical, car la lésion est réversible et peut disparaître même en l\u2019absence de toute thérapeutique.Le traitement s\u2019impose à la période des complications; c\u2019est la même politique qui doit être suivie dans la forme infantile où la déhydratation doit être prévenue, ainsi que les infections respiratoires et gastro-intestinales.Edouard DESJARDINS.GASTRO-ENTEROLOGIE E.DELANNOY et M.MARTINOT: Les métastases osseuses des cancers du côlon et du rectum.\u2018La Presse Médicale\u201d, 67: 2049 (nov.) 1959.Les auteurs rapportent 4 observations.2 d\u2019entre elles concernent des métastases rachl- diennes et scapulo-humérale survenant respectivement 4 ans après résection d\u2019un cancer du sigmoide et amputation d'un cancer du rectum.Dans les 2 autres cas, les métastases étaient concomitantes à un cancer du côlon droit et à un cancer sigmoïdien, et situées respectivement sur une côte et au niveau du crâne et d\u2019une clavicule.Les statistiques montrent que de telles métastases ne se voient que dans 1 à 3% des cas.Elles sont beaucoup moins fréquentes que les métastases osseuses du sein, de la prostate, de la thyroïde et même du cancer gastrique.Les cellules cancéreuses peuvent coloniser par différentes voies : \u2014 par la veine porte, elles doivent franchir les deux filtres du foie et du poumon avant d\u2019atteinte la circulation générale; \u2014 par les veines hémorroïdales qui sont une dérivation portocave, seul le poumon est à franchir avant d\u2019atteindre la grande circulation; \u2014 enfin, les plexus veineux intra rachidiens constituent une autre voie pour les métastases.La symptomatologie de ces métastases est celle de toutes les métastases osseuses, mais la forme ostéolytique est radiologiquement la plus fréquente.La recherche d\u2019un cancer primitif en présence d\u2019une métastase osseuse doit comporter ANALYSES Lucien LEGER, Marcel CACHIN et 765 un examen colique et rectal lorsqu\u2019on a éliminé les localisations primitives habituelles.Guy ALBOT.Fred PERGOLA: Ulcères gastro-duodénaux après anastomose porto- cave.A propos de quelques documents personnels.\u2018La Presse Médicale\u2019, 68: 63 (16 janv.) 1960.Une hémorragie digestive survenant chez un sujet porteur d\u2019une anastomose porto-cave peut faire discuter non seulement une nouvelle rupture de varices oesophagiennes, mais aussi le développement d\u2019un ulcère gastrique ou duodénal.A l\u2019occasion d\u2019une observation personnelle, les auteurs étudient les multiples problèmes qui se posent.L'existence d\u2019ulcères chez les cirrhotiques est bien connue.Selon la statistique des auteurs, les examens radiologiques systématiques font ressortir un pourcentage de 10.8% d\u2019ulcères sur un groupe de 148 cirrhotiques.En ce qui concerne les découvertes d'autopsie, 9 ulcères (10%) ont été trouvés sur 94 malades morts par suite de cirrhose et n\u2019ayant pas subi de traitement par les corticoïdes.Dans des travaux récents, il est fait mention de la fréquence des ulcères après anastomose porto-cave et c\u2019est pourquoi les auteurs ont entrepris d\u2019étudier, chez des cirrho- tiques soumis a une anastomose porto-cave, la morphologie du tractus digestif, l\u2019acidité gastrique et les aspects endoscopiques de la muqueuse gastrique.Dans nombre de cas, ils ont pu observer une hyperacidité gastrique notable, avec gastrite, et un aspect tout à fait anormal de la muqueuse, qui est rouge et mamelonnée.Les travaux expérimentaux pratiqués par les auteurs américains semblent montrer que l\u2019arrivée directe, dans la circulation générale, du sang venu de l\u2019intestin, peut entraîner une hypersécrétion acide considérable de l\u2019estomac susceptible, dans certains cas, d\u2019être rendue responsable de la maladie ulcéreuse postopératoire.Guy ALBOT. 766 Guy ALBOT et M.KAPANDII: foie de la lithiase vésiculaire.469 (18 février) 1960.Relentissement sur le \"Sem.des Hop.\u201d, 36: A l\u2019occasion de onze observations de lithiase vésiculaire étudiées par la clinique, les auteurs montrent l\u2019importance pratique et théorique des hépatites satellites des cholécystites lithiasiques.Ils en décrivent deux grandes variétés: les hépatites mésenchymateuses sans retentissement fonctionnel biologique hépatique et les hépatites parenchymateuses diffuses au retentissement fonctionnel biologique constant.En ce qui concerne la pathogénie de ces lésions, ils confirment la précession des lésions vésiculaires sur les lésions hépatiques et montrent que les mécanismes de transmission de l\u2019inflammation sont variés: à chacun d\u2019eux correspond des lésions hépathiques particulières.Certains manchons fibreux péribiliaires dans les espaces portes peuvent être la conséquence de phénomènes de reflux enzymatiques non microbiens engendrés par une dyskinésie duo- déno-biliaire concomitante à la lithiase vésiculaire.Les lésions inflammatoires des espaces portes et de la capsule de Glisson semblent dues surtout à la propagation lymphangitique d\u2019une inflammation vésiculaire surajoutée à la lithiase; cette propagation pourrait se faire également par l\u2019intermédiaire de certaines veines portes accessoires allant de la vésicule au foie.Les phlébites portales intra-hépatiques décrites ici pour la première fois, semblent secondaires soit à une lymphangite des espaces portes d\u2019origine vésiculaire, soit à une phlébite des veines portes accessoires.Elles coïncident toujours avec une hépatite parenchymateuse diffuse, ictérigène ou non, accompagnées toujours de troubles fonctionnels des épreuves de traversée et quelquefois de troubles des épreuves de floculation.Cette phlébite portale apparaît donc comme une complication des phénomènes inflammatoires glissonines et por- taux propagés à partir de la vésicule et, comme la cause de l\u2019hépatite parenchymateuse diffuse.ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 Ainsi apparaît le rôle fondamental de la poche de rétention vésiculaire dans la diffusion de l\u2019inflammation; cette vésicule enflammée peut aussi retentir sur le duodénum et en exagérer les troubles fonctionnels.On peut done dire que le plus souvent il y a préce:sion des lésions vésiculaires sur les autres.Il n\u2019est done pas étonnant que la cholécystectomie entrapine le plus souvent la disparition des lésions hépatiques et l\u2019amélioration des phénomènes de dyskinésie duodénale.Toutefois, les troubles fonctionnels duodénaux peuvent précéder les lésions vésiculaires et même jouer un rôle dans leur apparition.Dans certains cas rares, les troubles biologiques ou les lésions hépatiques peuvent être prolengées et entretenues après choléeystecto- mie par la persistance de la dyskinésie duodénale et du reflux duodéno-biliaire qui doivent, de ce fait, être traités après intervention.HILLEMAND.P.HILLEMAND et Y.BARRE: Dystonies digestives et déséquilibres endocriniens.\u2018Sem.des Hôp.\u201d, 36: 162 (18 janvier) 1960.Les auteurs font une mise au point des travaux que depuis 1942, date de leur première publication, ils poursuivent sur les rapports entre certaines dystonies digestives et les déséquilibres endocriniens, rapports qui ont été étudiés récemment outre Atlantique.Sur le plan endocrinien, ils insistent sur le rôle essentiel de l\u2019hypothyroïdie, associée à la spasmophilie, sur le rôle accessoire des troubles génitaux.Ils montrent l\u2019importance de ées troubles dans les méga-estomacs, les méga- grêles, et surtout les dolicho-côlons, dans la pathogénie des hernies hiatales intermittentes, dans l\u2019étiologie de certaines cholélithiases.Ils montrent que dans toutes ces affections, 1l existe une hypotonie de la fibre lisse qui aboutit ou à l\u2019allongement, ou à la distension, ou au relâchement des nrganes.Ils discutent l\u2019action directe de l\u2019extrait thyroïdien ou son action indirecte par l\u2019intermédiaire du système nerveux.Ils insistent sur l'importance du trouble endocrinien dont la correction permet de trans- L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 former sur le plan général et digestif un certain nombre de malades.Guy ALBOT.NEUROLOGIE T.H.OTT, T.H.RABINOWICZ et B.MORAND: Etude clinique et histo-pathologique d'un cas de polynévrite survenu au cours du traitement par l\u2018isoniazide.\u2018Rev.Neurol.\u201d, 100: 103 (fév.) 1959.Le traitement de la tuberculose a bénéficié de l\u2019introduction de l\u2019isoniazide (I.N.H.hy- drazide 2 l\u2019acide isonicotinique).Mais malgré sa bonne tolérance habituelle, il peut provoquer des complications neurologiques très graves.Le tableau clinique de la polynévrite secondaire à l\u2019administration de l\u2019isoniazide est bien établi.Six a huit semaines après le début du traitement, apparition d\u2019engourdissement et de picotement dans les extrémités et douleur à type de brûlure.Trouble de la sensibilité apparaissant allant de l\u2019hypœsthésie à l'anesthésie avec atteinte prédominante des sensibilités tactiles, thermiques et douloureuses.Les troubles moteurs sont moins fréquents et moins accusés.Les réflexes sont dinminués, ou disparus.Ces troubles disparaissent sl on arrête le traitement par l\u2019isoniazide.Les recherches expérimentales prouvent que la polynévrite est liée à un dérèglement dans le métabolisme de la vitamine B6 sous l\u2019effet de l\u2019I.N.H.L\u2019administration d'un antagoniste de la vitamine B6, la désoxypyridoxine, donne des troubles névritiques comparables à ceux qui apparaissent lors du traitement par l\u2019IN.H.L\u2019administration d\u2019I.N.H.est suivie d\u2019une augmentation très nette de l\u2019élimination urinaire de pyridoxine, augmentation qui cesse si on arrête le traitement.De plus, il est démontré par l\u2019expérimentation et la clinique que l\u2019apport de pyridoxine provoque une régression des troubles nerveux périphériques.Les recherches anatomiques montrent des résultats concordants: démyélinisation des nerfs périphériques et des racines rachidiennes.Greenfield, en plus, a mentionné une démyélinisation du cordon postérieur de la moelle.Les documents histologiques en pathologie ANALYSES 767 humaine, sont rares, d\u2019où l'intérêt du cas rapporté.Il s\u2019agit d\u2019un homme de 59 ans, tuberculeux, amaigri, gros fumeur et alcoolique qui est hospitalisé pour tuberculose pulmonaire grave et insuffisance cardiaque.Ce malade est atteint cinq à six mois après le début de la cure, à l\u2019'IN.H., d\u2019une polynévrite motrice et sensitive grave, prédominante au niveau des extrémités, qui a régressé d\u2019une manière remarquable à la suite de l\u2019interruption du traitement et son remplacement par l\u2019administration de vitamines B1 et B12, plus tard de vitamines B6.Une reprise de la cure d\u2019IN.H., rendue nécessaire par l\u2019évolution défavorable de la tuberculose pulmonaire, a provoqué en quelques semaines une récidive grave de la polynévrite.Le malade a succombé à une hémoptysie.À l\u2019examen anatomique, on trouve une tuberculose pulmonaire bilatérale, un cœur augmenté de volume, un foie de dimensions moyennes ne présentant ni cirrhose ni stéatose.L'examen du système nerveux montre des lésions radiculaires dégénératives, remarquables par l\u2019irrégularité de leur répartition, importantes au niveau de la queue de cheval et de la région lombaire, minimes au niveau de la région dorsale.Au niveau de la moelle épinière proprement dite, les neurones de la substance grise, les faisceaux pyramidaux et les voies ascendantes de la sensibilité sont intacts, alors qu\u2019à la partie inférieure du bulbe, on note une démyélini- sation partielle mais systématique des faisceaux postérieurs.À tous les étages du névrax, il existe une atrophie pigmentaire des neurones et une hyalinose artériolaire.On ne trouve pas au niveau du cerveau les lésions caractéristiques secondaires à une atteinte éthylique.Chez ce malade éthylique, on pouvait se demander s\u2019il ne s\u2019agissait pas d\u2019une polynévrite éthylique, mais on n\u2019a trouvé ni cirrhose hépatique ni lésions cérébrales caractéristiques.Ce cas démontre la sensibilité toute partieu- lière à l\u2019IN.H.des malades chez qui l\u2019éthylisme, une déficience physique, peuvent en plus favoriser et augmenter la sensibilité à l\u2019IN.H.Annie COURTOIS. 768 F.J.WOHLWILL, J.BERNSTEIN et P.I.YAKOVLEV: Leucodystrophie dysmyélinogène.(Dysmyelinogenic Leukodystrophy.) \"J.of Neuropath.and Exper.Neur.\u201d, 18: 359 (juillet) 1959.Les scléroses diffuses du systéme nerveux central ont été groupées en trois classes par Hallervorden, soit 1° le groupe inflammatoire (Schilder, Balo), 2° le groupe dégénératif a produits de dégradation myélinique normaux (Perlizaeus-Merzbacher) ou anormaux (Scholz, Krabbe) et enfin 3° les cas spéciaux avec composante dysplasique.En reprenant les quatre cas de ce dernier groupe (cas d\u2019Alexander, Crome, Stevenson et Vogel, Stevenson, Vogel et Kao) et en y ajoutant le leur, les auteurs essaient d\u2019illustrer dans cet article, la « dysmyélinogénèse » qui les caractérise.Il s\u2019agit de cinq cas ayant en commun la présence d\u2019une substance anormale, très réfringente, extra-cellulaire, qui se dépose dans tout le névraxe au niveau de la substance fondamentale de la matière blanche, avec maximum sous la pie-mère et autour des vaisseaux.Une faible quantité se retrouve aussi dans la matière grise.Résumons brièvement le cas rapporté: il s\u2019agit d\u2019un enfant de deux ans, avec grosse tête (51 cm., sans hydrocéphalie), retard mental marqué, Babinski droit et parésie du membre supérieur droit.Il meurt à 2 ans et trois quarts après un bref épisode de vomissement.Outre les trouvailles autopsiques, l\u2019intérêt réside dans le fait que, sur les 9 enfants de cette famille, 4 sont normaux et vivants alors que 4 autres sont morts aux âges respectifs de 4, 5, 5 et 234 ans, avec des étiquettes « d\u2019hydrocéphales ».Le cerveau du patient est gros (1690 g.) et gris pâle.À la coupe, les centres semi-ovales sont mollasses et rétractés, les zones frontales étant les plus atteintes.L\u2019étude microscopique met en évidence plusieurs faits intéressants: 1° les zones décrites plus haut montrent une carence nette en myéline.Cette non-myéli- nisation s\u2019étend au tronc cérébral et à la moelle épinière.Il est à noter que les zones les plus frappées sont les dernières à se myé- liniser normalement.2° Les grains de produit ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 anormal ne se retrouvent jamais dans les espaces de Virchow-Robin, ni ailleurs dans l\u2019organisme.Ils ne semblent donc pas être apportés par le sang et leur présence à l\u2019intérieur du névraxe laisse croire qu\u2019ils naissent sur place.3° Les cylindraxes et les vaisseaux sont intacts; il n\u2019y a ni manchon inflammatoire péri-vasculaire, ni produit de dégénérescence de la myéline, ni réaction de la glie, ni anomalie quantitative de l\u2019oligodendroglie.4° Par contre, l\u2019activité marquée de la microglie au sein d\u2019un foyer de démyélinisation véritable du bulbe (dans une zone de myélinisation normalement très précoce) montre que le système d\u2019élimination de déchets est intact.Tout ceci laisse supposer que ce produit anormal est fort voisin de la myéline, puis- qu\u2019il ne provoque aucune réaction inflammatoire.Des études histo-chimiques détaillées le prouvent d\u2019ailleurs.Notons seulement que la substance anormale n\u2019est pas métachromati- que, se colore plus fortement que la myéline au Soudan noir, beaucoup plus facilement au Loyez, intensément au PAS et, qu\u2019enfin, le réactif de Millon et le DDD sont positifs.De ces analyses, on peut conclure que le produit en cause est un glycolipide hydrosoluble lié à une protéine et associé à un matériel hydrophile.Cette hydrophilie expliquerait, par appel d\u2019eau, la grosseur et le poids du cerveau (mégalobarencéphalie).Une carence enzymatique d'origine génétique, à manifestation néonatale (au moment des derniers stages de la myélinisation) causerait accumulation de cette « prémyéline » et justifierait l\u2019emploi du terme « dysmyélinogénèse » pour qualifier ces cinq cas de leucodystrophie.Hérédité, nutrition, enzymes.le problème de la myélinisation demeure encore très complexe; mais la lumière commence à se faire grâce à des études comme celle-ci ou comme celle faite récemment par Van Bogaert (Brain, mars 1959), sur les rapports entre la myéli- nisation et le métabolisme de la tyrosine, dans l\u2019oligophrénie phénylpyruvique.L.DELAQUERRIERE. L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 NEURO-CHIRURGIE Frank M.ANDERSON: Ventriculo-auriculostomie dans le traitement de l\u2018hydrocéphalie.(Ventriculo-auriculos- tomy in Treatment ot Hydrocephalus.) \"J.of Neurosurgery\u201d, 16: 551 (sept.) 1959.L'auteur rapporte ses deux années d\u2019expérience dans le traitement de l\u2019hydrocéphalie (communicante et non communicante), par la ventriculo-auriculostomie de Pudenz.Rappelons que ce shunt comprend trois morceaux: 1° un tube cardiaque en silicone portant pres de son extrémité, une fente latérale dont les lèvres ne s\u2019écartent que lorsque le liquide céphalo-rachidien atteint une pression de 4 à 8 em.d\u2019eau; 2° un tube ventriculaire perforé; et 3° un raccord en nylon.Trente-six patients ont subi cette opération relativement simple et dépourvue de complications post-opératoires immédiates.De ce nombre, douze sont morts dont sept de septicémie.L\u2019autopsie a révélé par ailleurs, 1° plusieurs cas porteurs de thrombi pariétaux de l\u2019oreillette droite; 2° de la fibrose occasionnelle autour de la valve intra-cardiaque (fibrose plus intense dans les cas où le tube était de Teflon).Deux cas sont décédés deux semaines après une anastomose ventriculo- urétérale rendue nécessaire par un blocage du tube.Un cas a succombé à une poussée aiguë d\u2019hypentension intra-crânienne causée par l\u2019obstruction du tube de Teflon.Les vingt-quatre autres opérés sont vivants avec des survies variant de 1 à 24 mois.De ce groupe, 5 ont requis de fréquentes révisions de leur ventriculo-auriculostomie (adhérence des lèvres de la valve, thrombus), et deux, un shunt urétéral subséquent.Côté résultats, 17 vont bien, 5 sont retardés mentalement et enfin, un cas présente les mêmes signes qu\u2019avant son opération.(Evidemment les ventriculogrammes sont hors de question après l\u2019intervention).Les inconvénients de la méthode sont surtout: 1° les révisions nécessitées par l\u2019adhérence des lèvres de la valve; 2° la croissance de l\u2019enfant, qui fait remonter la valve dans la jugulaire et demande une réintervention ANALYSES 769 chirurgicale; 3° le danger d\u2019une généralisation de toute méningite ou ventriculite dormante; et enfin, 4° la réaction à « corps étranger » qui se constitue autour du tube.Les avantages cependant, sont réels: 1° technique délicate, mais relativement simple, même chez un nourrisson; 2° utilisation possible dans toute espèce d\u2019hydrocéphalie; 3° absence de troubles électrolytiques grâce à la récupération du liquide céphalo-rachidien et; 4° réin- tervention rendue plus facile par l\u2019accessibilité du champ opératoire.Liliane DELA QUERRIERE.GYNECOLOGIE J.De BRUX, I.DUPRE-FROMENT, J.BRET: Déciduose du col utérin: aspects histologiques et cytologiques.\u2018Gynécologie et Obstétrique\u2019\u2019, 58: 304 (juin-juillet) 1959.La déciduose du col utérin est une entité clinique, histologique et cytologique décrite par Lapan en 1949.Les auteurs en considèrent les différents aspects histologiques et cytologiques.I.\u2014 Aspects histologiques.La déciduose du col revêt trois aspects principaux.1.Forme pseudo-tumorale.Il s\u2019agit alors d\u2019une formation arrondie qui bombe sous la muqueuse.On y voit des cellules déciduales tantôt tassées les unes sur les autres, tantôt séparées par un stroma conjonctif peu abondant et lâche.Cette formation est recouverte par un épithélium cylindrique ou malpighien, qui est mince et parfois ulcéré en surface, laissant parfois sourdre un exsudat séro-fibri- neuq.Parfois aussi, la masse peut faire hernie à travers l\u2019épithélium.2.Forme de pseudo-caduque.Elle est formée de cellules déciduales qui donnent l\u2019aspect d\u2019une caduque: les cavités glandulaires sont alors disparues ou complètement comprimées.L\u2019épithélium de bordure est presque toujours abrasé.Ici aussi, on note une nappe de cellules déciduales soit en amas, soit séparées par du tissu conjonctif lâche.3.Forme d\u2019ectropion ou de polypoide.C\u2019est la plus fréquente.On peut alors mettre en évidence des amias de cellules déciduales au niveau de l\u2019ectropion. 770 Quelle que soit la forme histologique, la cellule déciduale revêt presque toujours la même morphologie: c\u2019est une cellule assez volumineuse, à noyau excentrique.Le cytoplasme est micro-vacuolaire.Les bords de la cellule sont nets et montrent un double contour à limite interne légèrement sinueuse.On peut rencontrer des anomalies dystrophiques de cellules déciduales: elles peuvent être arrondies, fusiformes, polygonales.Elle sont parfois vacuolées dans les formes d\u2019ectropions.On retrouve aussi des anomalies dysplasiques des zones de bordures: on y note une dyska- ryose avec maturation nucléaire incomplète.Il.\u2014 Aspects cytologiques.Ceux-ci ne sont pas pathognomoniques en soi.C\u2019est surtout le contexte de grossesse qui, allié à certains aspects cellulaires un peu particulier, fait soupçonner la transformation déciduale du col.Les cellules déciduales sont de forme ovalaire, a cytoplasme rosé ou lége- rement basophile, finement granuleux et mi- cro-vacuolaire.On reconnaît la plupart du temps le double contour à limite externe linéaire et à limite interne sinueuse.Le noyau est excentrique, arrondi ou ovalaire.Le diagnostic cytologique est parfois impossible quand la cellule déciduale présente des anomalies.Il faut aussi penser à la déciduose du col utérin lorsque l\u2019on constate au niveau du col utérin chez une femme enceinte, des anomalies d\u2019ordre uniquement dyskariotique et non dysplasique.Bernard GASCON.R.VOKAER: La cytologie du post-partum.\u2018La Presse Médicale\" ,68: 378 (24 fév.) 1960.La morphologie du récepteur vaginal est influencée par l\u2019imprégnation hormonale qui caractérise le post-partum et par le traumatisme mécanique que représente l\u2019accouchement.Il semble que la quantité d\u2019oestrogène excrétée après le quatrième jour du post-partum soit extrêmement faible, de l\u2019ordre de 5 à 10 gamma, et qu\u2019il faille attendre le retour des règles chez la femme qui n\u2019allaite pas pour ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 voir cette quantité revenir progressivement à des valeurs identiques à celles observées pendant la phase proliférative du cycle menstruel.D\u2019un autre côté, les métabolites de la progestérone ont été retrouvées dans les urines à des taux semblables à ceux que l\u2019on rencontre au cours de la phase folliculinique du eycle.D'où l\u2019on déduit au cours du postpartum immédiat et tardif l\u2019absence de tout corps jaune fonctionnel.Pendant ce temps, les transformations subies par le vagin et l\u2019endomètre au point de vue histologique et cytologique se poursuivent ainsi: Endomètre.Immédiatement après l\u2019accouchement, il n\u2019en reste que quelques éléments déciduaux rapidement recouverts par un épithélium de surface, développé soit à partir des fonds de glandes résiduels, soit par métaplasie des cellules du chorion.Cette caduque en régression est infiltrée de nombreux leucocytes.Dès le cinquième jour apparaissent des signes de régénération: prolifération hy- perplasique des glandes du chorion, mitoses nombreuses et noyaux géants pseudo-néopla- siques dans les cellules du stroma.L\u2019infiltration leucocytaire persiste toujours.De ce moment au vingt-cinquième jour, l\u2019endomètre continue de présenter une prolifération cicatricielle anarchique.La muqueuse se développe de plus en plus, les glandes sont nombreuses et très ramifiées, l\u2019infiltration leucocytaire persiste.Le chorion fibrocytaire subit une intense réaction histiocytaire dont certains se transforment en macrophages bourrés de pigments hémosidériniques.Le stroma est bien vascularisé et parsemé de nodules éosinophiles qui seraient des remaniements hyalins de caillots sanguins.Vagin.L'épithélium vaginal, de son côté, involue beaucoup plus: constitué immédiatement après l\u2019accouchement d\u2019une moyenne de trente couches cellulaires, il n\u2019en possède plus qu\u2019une quinzaine dix jours après l\u2019accouchement.La cytologie pendant ce temps passe du type gravidique pur au type gravido-puerpéral: L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 mélange de cellules naviculaires et de postnatal cells.Si la femme allaite, cette involution se prolongera sur plus de temps pour s\u2019étendre sur environ 25 jours.Dans le cas contraire, des phénomenes régénératifs commencent a se manifester dès le deuxième jour.Au vingt-einquième jour du post-partum s\u2019établit une prolifération harmonieuse de la muqueuse utérine et de l\u2019épithéllium vaginal, telle que nous la connaissons après les règles et avant l'ovulation.Au quarante-cinquième jour, l\u2019endomètre est du type prolifératif comme au dix ou douzième jour du cycle normal.L\u2019épithélium vaginal présente des signes de maturation tant s\u2019il y a lactation que s\u2019il n\u2019y en a pas, et la muqueuse comprend une trentaine de couches cellulaires; à ce moment, les frottis prennent une allure oestrogénique.Enfin, s\u2019il y a lactation, l\u2019endomètre entre à ce moment dans une période de repos et l\u2019épithéllum vaginal contient de nombreuses couches cellulaires intermédiaires dont la cytologie est spécifique.S'il n\u2019y a pas de lactation, on assiste à la reprise des cycles d\u2019abord anovulaires puis ovulaires au niveau de l\u2019endomètre.Et dans le vagin apparaissent de grandes cellules superficielles, reflets de l\u2019activité cyclique.En conclusion.Il faut noter la dissociation étonnante à première vue de l\u2019évolution comparée de l\u2019endomètre et du vagin, le premier involuant pendant 5 jours et le second pendant 25 jours environ.La prolifération de l\u2019endomètre apparait du 5e au 25e jour comme anarchique, correspondant pour les auteurs à une cicatrisation précoce se faisant malgré l\u2019absence de stimulation hormonale; ce qui explique l\u2019involution poursuivie de l\u2019épithélium vaginal moins traumatisé.Vers le 25e jour se produit un réveil de l\u2019activité hormonale et alors la maturation vaginale et la prolifération endométriale reprennent harmonieusement.Raymond FARMER.ANALYSES 771 ORTHOPEDIE Rudolph LEFFMANN: La dysplasie congénitale de la hanche.(Congenital Dysplasia of the Hip.) \"The J.of Bone and Joint Surg.\u201d, 41-B: 689 (nov.) 1959.L'article débute par le rapport du cas d\u2019un bébé observé il y a vingt ans où l\u2019on avait soupçonné une luxation congénitale des deux hanches.Cliniquement, cet enfant présentait une limitation de l\u2019abduction des deux hanches.Cependant, les radiographies n\u2019ont pas montré de véritable luxation.L'enfant a été gardé sous observation et ses deux hanches ont montré une amélioration spontanée et dans l\u2019espace de quelques semaines il devint apparent qu\u2019aucun traitement n\u2019était nécessaire.Les radiographies subséquentes ont montré un développement normal! des deux hanches.Ceci fut considéré comme un cas assez exceptionnel.Cependant, l\u2019attention sur ce sujet a été attirée par Lenk, en 1943, et Nassau, et ces auteurs en ont fait une entité clinique nouvelle qu\u2019ils ont nommé pseudo-luxation congénitale de la hanche.Ces auteurs insistaient pour qu\u2019on évite des traitements non nécessaires sur de telles hanches qui, avant la deuxième année d\u2019âge, sont, la plupart du temps, normales.Bien que seulement dix-sept cas eurent été rapportés à ce moment, les auteurs suggéraient que cette condition est beaucoup plus fréquente qu\u2019on peut le croire.C\u2019est donc à partir de cette première publication de Lenk et Nassau que M.Rudolph Leffmann a décidé de reviser le matériel de son hôpital.Il rapporte, dans son article, 80 cas observés et relevés dans les dossiers.On y trouve quelques notes sur le diagnostic précoce des luxations congénitales.L\u2019auteur insiste surtout sur la limitation de l\u2019abduction comme un symptôme constant, dans les premiers jours de la vie, dans le cas d\u2019une luxation congénitale complète.Ceci dit, pour attirer l\u2019attention sur les limitations légères d\u2019abduction, surtout lorsque unilatérales, pour arriver au diagnostic de l\u2019affection considérée 772 dans cet article, soit, la dysplasie congénitale de la hanche.L\u2019auteur insiste surtout sur l\u2019image radio- graphique dans de tels cas, image qui souvent demeure équivoque.L'auteur fait remarquer que certains radiologistes et chirurgiens s\u2019en remettent trop à des lignes géométriques tracées sur les radiographies pour établir un diagnostic précoce, en particulier avant que le noyau épiphysaire de la tête fémorale soit apparu.Il est d\u2019accord avec Ponseti et Sir Harry Platt pour affirmer que la ligne de Shenton brisée n\u2019est pas nécessairement indicatrice d\u2019une hanche qui peut se disloquer.Et quant à l\u2019excentricité de la tête fémorable par rapport à la cavité, il signale l'information incomplète que donne l\u2019apparence des structures cartilagineuses à la radiographie.Ainsi dit-il, le chirurgien ne doit pas hésiter à s\u2019en remettre à son sens clinique pour une décision provisoire.Le progrès clinique est sensiblement uniforme, en ce sens que la limitation de l\u2019abduction disparaît spontanément dans les six à huit mois qui suivent.Et la station debout et la marche sont commencées sans délai.| Et radiographiquement, la suite des événement se résume ainsi: habituellement, à l\u2019âge de un an à un an et demi et parfois plus tard, les images radiographiques deviennent normales.Au point de vue traitement, l\u2019auteur insiste surtout sur la nécessité d\u2019un contrôle régulier et prolongé, par des radiographies mensuelles \u2018ou à tous les deux mois, jusqu\u2019à l\u2019Âge de huit mois environ.Par une révision annuelle des cas de luxation congénitale, l\u2019auteur en est arrivé à une critique très sévère sur les indications déjà posées de traitement.Il affirme qu\u2019un nombre assez important d\u2019enfants auraient pu être épargnés d\u2019un traitement prolongé en suivant ces règles d\u2019observations radiographiques et cliniques pour les cas de dysplasie de la hanche.On trouve dans cet article quelques mots au sujet de la cause de ces malformations congénitales.Et l\u2019auteur rapporte que, sur les ANALYSES L'Union Méd.Cunada Tome 89 \u2014 Juin 1960 cas observés, neuf cas de luxation congénitale de hanche ont été rencontrés chez des jumeaux.Donc, en conclusion, la dysplasie de la hanche peut avoir deux évolutions: 1.un retour à la normale; 2.une évolution vers une luxation complète.Et l\u2019auteur met ainsi en doute l'exactitude de certaines statistiques montrant d\u2019excellents résultats dans des cas semblables.Il en arrive ainsi à la recommandation sul- vante, que les indications d'un traitement actif de ces cas doivent être très précises.Et il termine par ces deux propositions: 1.dans le but d\u2019arriver a un diagnostic précoce, on ne doit pas s\u2019en remettre a une seule radiographie mais bien à plusieurs images prises à intervalles réguliers qui montrent la tendance du développement de la hanche.Il s\u2019agit donc d\u2019une courbe de départ et non d\u2019un point de départ; 2.aussitôt que cette tendance évolue vers la luxation vraie, montrée par la progression de l\u2019excentricité de la tête et l\u2019absence de développement du toit de la cavité, le traitement classique de la luxation congénitale doit être engagé.Autrement, sans indication suffisante ce traitement n\u2019est pas permis.Edgar LEPINE.ANESTHESIE John H.HARLAND et MEWETT: Les relations légales l'anesthésiste.(The Legal Relationship between the Surgeon and Anaesthetist.) Can.Anaest.Soc.J., 6: 299 (octobre) 1959.entre le chirurgien et Nous avons décrit la façon pour le chirurgien et pour l\u2019anesthésiste de créer une entente implicite avec le malade.Le premier contact s\u2019opère avec le chirurgien concernant les détails opératoires et une entente collatérale indépendante se fait avec l\u2019anesthésiste en ce qui concerne l\u2019anesthésie.La croyance répandue que, en général, il existe, entre le chirurgien et l\u2019anesthésiste, un rapport légal ou contractuel n\u2019est pas exacte.Le rapport qui existe entre eux concerne d\u2019autres facteurs.Le rapport qui existe entre eux a toujours été accepté comme évident, dans le passé, L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 dans tous les cas qui ont conduit au procès, non pas comme matière de loi, mais comme matière de fait.Nous avons tenu compte du terrain légal de négligence, y compris le devoir de soins et la différence entre la responsabilité directe et vi- variante.En parlant de responsabilité vicariante, la compréhension de ce qui est impliqué dans le «contrôle » est cruciale.Ainsi s\u2019exprime Friedman: « Que le médecin l\u2019exerce ou non, c\u2019est son droit de contrôle qui peut être le facteur déterminant de l\u2019étendue de sa responsabilité».Nous avons cité de nombreux jugements de sources canadiennes, anglaises, australlennes et américaines affirment que le chirurgien et l\u2019anesthésiste ne sont pas responsables des actes et des omissions de l\u2019un et de l\u2019autre.En dépit du fait qu\u2019ils soient des personnes visant un but commun, au service du même malade, ils travaillent dans des domaines très spécialisés, particuliers à chacun, et leurs responsabilités ne sont pas liées de façon inextricable.Ces citations nous indiquent qu'il n\u2019y a pas de bien-fondé par croire qu\u2019il y a ou qu\u2019il y a eu de rapport légal de maître à serviteur entre le chirurgien et l\u2019anesthésiste.Ces citations laissent entendre de plus que la notion que le chirurgien délègue ses devoirs à l\u2019anesthésiste en ce qui regarde l\u2019anesthésie n\u2019est exacte que s\u2019il s\u2019agit d\u2019une infirmière anesthésiste.S\u2019il avait existé substance à un tel concept, le chirurgien aurait été tenu responsable dans chacun des cas cités puisque la délégation d\u2019un tel devoir direct n\u2019aurait pas exclus le devoir de soins du chirurgien.Ainsi, dans le cas ordinaire, le chirurgien n\u2019a ni une responsabilité directe ni une responsabilité vicariante en ce qui concerne l\u2019anesthésie.En passant, nous avons discuté un nombre d\u2019autres faussetés populaires.Entre autres choses: La croyance que le chirurgien est responsable de tout ce qui peut arriver dans la salle d\u2019opération: la croyance que l\u2019anesthé- site est responsable de tout ce qui arrive dans la salle d\u2019opération, en dehors du domaine chirurgical: la croyance que la responsabilité ANALYSES 773 du médecin est limitée à ce qu'il fait de ses propres mains.Nous avons essayé de découvrir les prinei- pes régissant le partage de la responsabilité des différents membres de l\u2019équipe chirurgicale; à ce point de vue, la question de conflit entre le chirurgien et l\u2019anesthésiste a été exposée plus longuement.Les auteurs diffèrent d\u2019opinion avec Mushin sur la meilleure façon d\u2019agir s\u2019il existe désaccord entre les deux et ils vont même jusqu\u2019à donner leurs conseils personnels.Nous avons la conviction que si les responsabilités légales du chirurgien et de l\u2019anesthésiste étaient plus exactement précisées qu\u2019elles ne le sont dans le moment, l\u2019attitude de conflit serait diminuée.Si chacun évaluait exactement que l\u2019autre ne doit pas modifier son devoir de soins au malade, une entente amicale de travail pourrait exister puisque ni l\u2019un ni l\u2019autre n'\u2019essaierait de forcer l\u2019autre à agir contrairement à l\u2019opinion professionnelle qu\u2019il exprime.I] a été démontré que si un médecin choisit ou accepte comme un ordre une demande que, dans son jugement professionnel, il estime fausse, il demeure entièrement responsable de ses actes et de ses omisions.Il n\u2019y aura pas de défense à plaider qu\u2019il a commis un acte à tort comme protêt.A l\u2019avenir comme par le passé d\u2019ailleurs, un chirurgien qui manifeste une préférence pour une technique anesthésique se rendra à l\u2019évidence qu\u2019une demande polie, supposant comme elle le fait, la reconnaissance du domaine propre de l\u2019anesthésiste, sera plus susceptible de recevoir une adhésion qu\u2019une demande péremptoire.Dans cet article, on a discuté des aspects légaux impersonnels en relation avec une situation professionnelle des plus rapprochées.En pratique, ce ne sera pas l\u2019existence ou l\u2019absence de leur statut légal qui présidera au commerce entre ces deux médecins mais plutôt d\u2019autres considérants qui régissent ordinairement les affaires humaines et qui influencent leurs intentions réciproques.Chacun doit, dans son propre domaine, remplir son devoir envers le malade, comme le lui dicte sa cons- 774 clence professionnelle.Ainsi seront sauvegardés les meilleurs intérêts du malade lorsque chacun, en collaboration avec l\u2019autre, se sert de sa dextérité professionnelle pour permettre à son collègue de réaliser sa part de devoirs.SI quelqu\u2019un acquiesçait à la soumission indue d'un collègue, cette heureuse alliance laisserait nécessairement planer des doutes sur son but.Léon LONGTIN.ANATOMIE PATHOLOGIQUE I.SALGADO, J.F.HOPKIRK, R.C.LONG, A.C.RIT- CHIE, S.RITCHIE et D.R.WEBSTER: Cellules tumorales dans le sang.(Tumour Cells in Blood.) \"Can.Med.Ass.J., 81: 619 (15 oct.) 1959.La possibilité de dissémination sanguine de cellules tumorales lors d\u2019interventions chirurgicales a été discutée depuis fort longtemps.Cependant, des méthodes satisfaisantes pour la démonstration de telles cellules dans le courant sanguin n\u2019existent que depuis quelques années.Les auteurs présentent dans leur rapport une série de 100 malades dont l\u2019étude a été faite à l\u2019hôpital Royal Victoria et à l\u2019Université McGill (1958-1959).Cette étude porte sur le sang de drainage de la région tumorale aussi bien que sur le sang périphérique.La méthode technique employée de l\u2019exa- ment cytologique fut celle de Malmgren et coll.: 1.Aspiration de 15 a 20 cc.de sang dan une séringue contenant de l\u2019héparine; 2.Centrifugation et lavage répétés d\u2019éléments cellulaires descendus; 3.Incubation des éléments cellulaires lavés avec la streptolysine O (agent hémolysant) ; 4.Filtration (filtre milipare) ; 5.Fixation et coloration par la méthode de Papanicolaou.Les avantages de cette méthode sont l\u2019emploie d\u2019une quantité relativement grande de sang et la possibilité d\u2019examiner chaque fois tout le matériel cellulaire obtenu.Cet examen est largement facilité par le fait que la strep- tolysine O détruit les globules rouges et les leucocytes polymorphonucléaires, ne laissant indemnes que les leucocytes mononucléaires ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 et les cellules tumorales.Les résultats obtenus sont résumés par les auteurs dans les tableaux suivants: TABLEAU 1 Cellules tumorales retrouvées dans le sang de drainage de la région tumorale.Nombre Nature de la tumeur de cas Positif Négatif Cancer du côlon \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026 4 3 1 Cancer du rectum 1 0 1 Cancer de 'estomac .1 0 1 Carcinomatose abdominale généralisée \u2026\u2026\u2026\u2026 1 1 0 Fibrosarcome de la hanche mener» 1 1 0 Mélanome malin (pied) .1 0 1 Cancer du poumon .1 0 1 Total eee.19 ô 5 TABLEAU 2 Cellules tumorales retrouvées dans le sang périphérique.Nombre Nature de la tumeur de cas Positif Négatif Cancer du gros intestin \u2026 8 5 3 Cancer du sein \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026 32 17 15 Cancer de l\u2019estomac \u2026\u2026\u2026 6 3 3 Cancer du poumon \u2026\u2026\u2026\u2026 5 2 3 Cancer du rein oo.1 1 0 Fibrosarcome rétro-péritonéal .1 0 1 Cancer du pancréas .1 1 0 Séminome du testicule \u2026 1 1 0 Cancer de la thyroïde \u2026\u2026 1 0 1 Mélanome malin 1 1 0 Rhabdomyo- sarcome alvéolaire \u2026\u2026\u2026 1 1 0 Cancer d\u2019origine indéterminée un 1 1 0 Cancer du cor utérin \u2026\u2026 1 1 0 TOLL eer.60 34 26 TABLEAU 3 Cellules tumorales retrouvées dans le sang périphérique de malades souffrant du cancer du sein.Nombre de cas Positif Négatif 2 heures après mastectomie radicale \u2026 18 12 6 1-9 jours après mastectomie radicale \u2026.6 3 3 Cas avancés avec métastases généralisées \u2026 8 2 6 TOLAL terres 32 17 15 L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 En plus, les auteurs citent cinq cas dans lesquels les cellules tumorales dans le sang périphérique furent recherchées avant aussi bien qu\u2019après la mastectomie radicale.En voici les résultats sous forme de tableau: Nombre de cas Positif Négatif _ | Avant intervention 0 0 9 | Après intervention 3 2 Les auteurs concluent que les cellules tumorales dans le courant sanguin de malades cancéreux peuvent exister aussi bien avant qu\u2019après l\u2019intervention chirurgicale, mais que leur nombre augmente après de telles interventions.Cependant, 11 ne faut probablement pas attacher aucune signification pronostique à de telles cellules pour l'instant.Rien que de longues années d\u2019observation ne permettront de tirer des conclusions définitives en ce qui concerne la valeur pronostique des constatations décrites par les auteurs.Georges BERDNIKOFF.T.H.SCHWEDENBERG: Leucoencéphalopathie survenant à la suite de l\u2019asphyxie au monoxyde de carbone.(Leukoencaphalopathy Following Carbon Monoxide Asphyxia.) \"J.Neuropath.and Exp.Neurol.\u2018\u2019, 18: 597 (octobre) 1959.Les lésions de la substance blanche dans l\u2019intoxication oxycarbonée ont été décrites par Grinker en 1925.Les observations humaines étant plutôt rares, il est difficile d\u2019étudier l\u2019évolution des lésions à toutes les étapes de sorte que quatre nouvelles observations peuvent servir à jeter de la lumière sur ce problème.Observation 1.Nourrisson de sexe féminin, né à terme, d\u2019une mère qui, 15 jours auparavant, avait tenter de se suicider au gaz d\u2019éclairage avec comme résultat une inconscience de 5 heures.Le nouveau-né cyanosé, dyspnéique et aux extrémités flasques présentait de la bradycardie.Après quelques heures, on observe un clonus bilatéral des pieds et des genoux.L\u2019enfant décéda à l\u2019âge de 13 heures.A l\u2019autopsie, on a trouvé de l\u2019atélectasie pulmonaire et un petit cerveau congestif de 170 grammes (nor- ANALYSES 775 mal: 400 grammes).Les méninges paraissaient un peu fibrosées.A la section, on a noté une hydrocéphalie modérée et une substance friable et granuleuse.À l\u2019histologie, les vaisseaux sont congestifs, la substance blanche est liquéfiée, farcie de corps granuleux.On a observé quelques as- trocytes volumineux et dans le lobe temporal quelques cellules gliales géantes.Quelques granules possèdent les propriétés tinctoriales du calcium ou pseudo-calcium et sont radio- opaques.La substance grise ne contient que quelques rares neurones le plus souvent incrustés de calcium.On a aussi reconnu quelques foyers de ramollissement dans le tronc cérébral et la moelle épinière.Observation 2.Femme de 62 ans admise inconsciente à l'hôpital à la suite d\u2019une asphyxie provenant du gaz de son poêle.Au bout de 36 heures, elle reprit conscience et retourna chez elle sans séquelles apparentes.Pendant trois semaines, elle parut normale quand elle s\u2019affaissa subitement en pleine rue et fut alors hospitalisée.Elle parut désorientée, confuse, partiellement amnésique et aphasique.Seule une rigidité modérée des bras et des jambes attira l\u2019attention.Les autres examens et les épreuves de laboratoires, y compris l\u2019E.E.G,, parurent normaux.Au treizième jour, on note de la fièvre et elle décède 48 heures plus tard, soit 49 jours après l\u2019épisode d\u2019asphyxie.A l\u2019autopsie, on trouve une broncho-pneumonie bilatérale.Le cerveau montre une substance blanche grisatre, œdémateuse et rugueuse et très vascularisée.Le Pallidum, thalamus et putamen présentent des taches brunâtres.A l\u2019histologie, les vaisseaux cérébro- méningés paraissent très congestifs et le centre semi-ovale spongieux.Les espaces péri-vaseu- laires sont dilatés, fibreux et infiltrés de cellules rondes.On trouve ici et là des aires con- fluentes de démyélinisation indépendantes des vaisseaux et épargnant des fibres en U.Les axones sont bien conservés et la gliose réactionnelle fibro-cellulaire est importante.Les corps granulo-graisseux sont nombreux.Le 776 globus pallidus gauche mollissement de 2 mm.tent des modifications ischémiques particulièrement graves dans la circonvolution de l\u2019hippocampe.Le tronc cérébral et la moelle épinière sont intacts.contient un petit ra- Les neurones présen- Observation 3.Ménagère de 26 ans trouvée comateuse après une tentative de suicide au gaz d\u2019éclairage.On a observé une déviation oculaire à gauche et des râles pulmonaires.Le sixième Jour, apparut une forte hyperthernie et elle mourut sans avoir repris conscience.L'autopsie révéla une broncho-pneumonie bilatérale massive des signes d\u2019hypertension cérébrale avec conus cérébelleux et des pétéchies dans la substance blanche.Au microscope, les vaisseaux cérébro-mé- ningés sont congestifs et entourés de manchons hémorragiques.L\u2019endothélium vaseulai- re est souvent gonflé et l\u2019adventice infiltré de cellules rondes.D'ans le centre ovale, on note un état spongieux et une dilatation des espaces de Virchow-Robin.La substance blanche présente de multiples petits foyers de démyé- linisation confluents en profondeur et accompagnés dé prolifération astrocytaire.Les cylindraxes sont parfois rompus.Le pallidum gauche présente un petit foyer nécrotique.Observation 4.Homme de 37 ans trouvé inconscient dans sa chambre à coucher, se rétablit trois heures plus tard.Le lendemain, après un séjour de 12 heures dans la même chambre, on le retrouve encore comateux.On découvrit plus tard une fuite de gaz dans le plancher.L\u2019examen, outre le coma, a révélé un Ba- binski gauche.On observe aussi plusieurs crises extensives du bras gauche avec rotation gauche de la tête et des vomissements à répétition.Le patient toujours comateux, entre en choc et meurt 4 jours après sa première asphyxie.L\u2019autopsie révèle une broncho-pneumonie bilatérale, une hyperhémie cérébrale et une nécrose symétrique des régions antéro-média- nes des pallidum.ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 Au microscope, les vaisseaux de la substance blanche sont dilatés avec gonflement endothélial et infiltrations lymphocytaires péri- vasculaires.Tout le centre ovale est lâche et spongieux.On ne décèle que quelques petits foyers de démyélinisation au début dans les pôles frontaux sans réaction gliale importante.Les granules graisseux sont minimes et les axones épargnés.Les neurones corticaux sont rétracés et d\u2019aspect ischémique.En somme, la substance grise ne montre que des changements habituels observés dans l'intoxication oxycarbonnée.La substance blanche présente trois modifications principales: 1° l\u2019état spongieux; 2° la démyélinisation en plaques mais confluente; et 3° la prolifération astrocytaire.La destruction des cylindraxes et la gliose fibrillaire sont inconstantes.Les lésions ne concernant pas seulement la myéline, on doit parler d\u2019une leucoencéphalopathie.Ces quatre observations montrent la gradation de la démyélinisation à peine perceptible (cas 4) progressant jusqu\u2019à la dissolution totale de la substance blanche (cas 1).Une revue comparative de la littérature révèle une atteinte préférentielle de la substance blanche.Le tableau clinique comprend surtout la perte de la conscience, un état mental et une mémoire diminués.La cause de la mort est attribuable à une infection intercurrente.De plus 1l est évident qu\u2019une évolution itérative ou une nécrose pallidale ne sont pas pathognomoniques de l\u2019intoxication oxycar- bonnée.Pathogeme La leucœncéphalopathie paraît une séquelle inhabituelle de l\u2019intoxication oxycarbonnée.Des facteurs autres que la durée et l\u2019intensité de l\u2019intoxication paraissent en cause.L\u2019expérimentation n\u2019a pas solutionné le problème.Ce dernier tourne autour de 4 hypothèses.1° L'hypoxydose hypoxémique ne paraît pas en cause parce que la substance blanche résiste mieux à l\u2019anoxie.2° L\u2019effet histotoxique du CO peut réaliser des plaques de démyélinisation, mais non l\u2019é- L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 tat spongieux ni la prolifération astrocytaire.3° L\u2019action des autres gaz que le CO peut étre importante si on se souvient que seul un petit nombre des cas sont dûs au CO seul, la majorité étant causés par des mélanges comme dans le gaz d\u2019éclairage.4° L\u2019effet du CO sur les vaisseaux paraît certain.Ces changements seuls ne seraient pas suffisants.II semble que l\u2019œdème cérébral qui l\u2019accompagne aurait un rôle à jouer.Ce rôle est d\u2019autant plus probable que le site de prédilection de l\u2019ædème réside justement dans le centre semi-ovale.On sait aussi que ANALYSES 777 l\u2019ædème répété peut produire la démyélini- sation en plaque, l\u2019état spongieux et la prolifération astrocytaire, i.e.les trois caractéristiques de la leucœncéphalopathie oxycar- bonnée.Si on considère que le CO extra-vas- culaire dans le liquide d\u2019ædème ne peut être éliminé facilement, on peut concevoir un effet histotoxique plus prononcé.Il semble donc que l\u2019on puisse attribuer un rôle prépondérant à l\u2019ædème dans la leucœn- cépalopathie oxycarbonnée.Jacques GAGNON. NECROLOGIE LE DOCTEUR JEAN COLLETTE Le docteur Jean Collette est décédé à Saint- Hyacinthe mardi le 4 mai 1960, à l\u2019âge de 82 ans.Après ses études poursuivies au Collège de Saint-Hyacinthe, il étudia la médecine à l\u2019Université Laval de Montréal et il obtint son doctorat en 1902.Il s'installa à Saint-Hyacinthe en 1914 et il y a toujours exercé sa profession depuis cette date; 1l était le doyen des médecins de la région.LE DOCTEUR JAMES O'NEILL Le docteur James O'Neill est décédé le 6 mai 1960 à l\u2019hôpital de la Reine-Marie.Il était âgé de 43 ans.Né à Québec, il y fit ses études classiques et sa médecine.Il obtint à Laval son doctorat en 1943.Après un séjour post-scolaire a Toronto, il s\u2019enrôla dans l\u2019armée et 1l fut affecté, pendant la deuxième guerre mondiale à un hôpital militaire de Londres.Le docteur James O'Neill s\u2019était spécialisé en neuro-psychiatrie; il exerça d\u2019abord à l\u2019hôpital St-Vincent-de-Paul de Sherbrooke, puis depuis quelques années à l\u2019hôpital St-Jean-de- Dieu de Montréal.LE DOCTEUR WILLIE VERGE Le 2 mai 1960 est décédé à Québec le docteur Willie Verge à l\u2019âge de 76 ans.Le docteur Willie Verge fit ses études à Québec et l\u2019Université Laval lui octroya son doctorat en médecine en 1911.Le docteur Willie Verge participa activement à la fondation de l\u2019hôpital de l\u2019Enfant- Jésus, dont il était l\u2019aîné des chirurgiens et où il est décédé, de l\u2019hôpital Saint-François- d\u2019Assise et de l\u2019hôpital Notre-Dame de l\u2019Espérance.Le docteur Willie Verge est mort quelques Jours avant de recevoir de la Division du Québec de l\u2019Association Médicale Canadienne un diplôme de membre honoraire.NOUVELLES FONDATION D'UNE BOURSE D'ÉTUDE EN CHIRURGIE: LE \u201cPRIX DOCTEUR B.-G.BOURGEOIS\" Le doyen de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal, le docteur Wilbrod Bonin, nous annonce qu\u2019il vient de recevoir de la succession de Madame B-G.Bourgeois, un chèque de mille dollars pour la fondation d\u2019une bourse d\u2019étude en chirurgie.La disposition testamentaire se lit comme suit: « À la mémoire de mon mari, feu le docteur Ben- Jamin-Georges Bourgeois, je lègue, à titre particulier, à l\u2019Université de Montréal, la somme de mille dollars pour constituer une bourse d\u2019étude qui sera attribuée comme prix de chirurgie, en stipulant que l\u2019Université de Montréal devra payer chaque année, jusqu\u2019à épuisement de ladite somme de mille dollars en capital et intérêts la somme de cinquante dollars laquelle somme sera attribuée sous le nom de: «Prix docteur B-G.Bourgeois» à l\u2019étudiant de la faculté de médecine qui se sera distingué dans l\u2019étude de la chirurgie.» CONFÉRENCES DU PROFESSEUR PIERRE MALLET-GUY À CHICOUTIMI, MONTRÉAL, OTTAWA ET SHERBROOKE Le professeur Pierre Mallet-Guy, de Lyon, délégué officiel de la France au Congrès de Québec, n\u2019a pas hésité à répondre aux nombreuses demandes de conférences qui lui furent faites de partout.Lundi, le 9 mai, il parla à l\u2019Hôtel-Dieu Saint- Vallier de Chicoutimi; mardi, le 10 mai, il était l\u2019invité du Royal Victoria Hospital et de la Société Médicale de Montréal à l\u2019hôpital Notre-Dame; mercredi, il se fit entendre au Montreal General Hos- L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 pital; jeudi, le 17 mai, 1l présenta à l\u2019Hôtel-Dieu un travail sur le traitement chirurgical de la pancréatite chronique et il fut, le soir, invité au Windsor de l\u2019Association des Chirurgiens de la Province de Québec \u2014 Association of Surgeons of the Province of Quebec.Vendredi, le 13 mai, 11 prononça, l\u2019avant- midi.une causerie à l'hôpital Saint-Lue de Montréal, et le soir, il était le conférencier d'honneur à l\u2019Université d'Ottawa.Lundi, le 16 mai, la Société Cana- dienne-Française d\u2019Electrologie et de Radiologie et la Société de Gastio-Entérologie de Montréal le re- eurent à l\u2019hôpital Notre-Dame.Mardi, le 17 mai, le professeur Mallet-Guy se rendit à l\u2019Hôtel-Dieu de Sherbrooke, où il parla de la radiographie peropéra- toire et, mercredi, le 18 mai, il termina à l'hôpital Maisonneuve le cvcle de ses causeries fort documentées et enrichies d'illustrations et de films.es LE DOCTEUR JACQUES GENEST, RAPPORTEUR A L'UNIVERSITE DE MEMPHIS Le docteur Jacques Genest, directeur du département de Recherches cliniques de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, a été invité à présider, le 22 avril 1960, une des séances d\u2019un Symposium sur les thérapeutiques nouvelles de l\u2019hypertension artérielle.Ce symposium s\u2019est tenu à l\u2019Université de Memphis, Tennessee.Le docteur Jacques Genest a également présenté avec ses collaborateurs un travail sur un des aspects du problème.LE DOCTEUR JEAN-JACQUES LAURIER, DE RETOUR DU MAROC Le docteur Jean-Jacques Laurier, arrivé récemment à Ottawa, pour s\u2019acquitter de ses nouvelles fonctions de directeur médical à l\u2019Hôpital Général d'Ottawa, a fait de grands éloges de l\u2019Organisation Internationale de la Croix-Rouge.Quatorze nations ont largement participé à l\u2019oeuvre d\u2019assistance aux sinistrés d\u2019Agadir.LE DOCTEUR BERTRAND PRIMEAU, DÉLÉGUÉ AU MAROC Le docteur Bertrand Primeau, directeur de la réhabilitation médicale au ministère de la Santé Nationale, a quitté Ottawa le 27 avril 1960 pour se rendre au Maroc, où il remplacera le docteur Max Desmarais, de Winnipeg, comme directeur principal du programme international de réhabilitation auprès du ministère de la Santé du Maroc.NOUVELLES 779 HONNEUR CONFÉRÉ AU DOCTEUR GUSTAVE GINGRAS Le 2 mai 1960, le docteur Gustave Gingras, directeur de l\u2019Institut de Réhabilitation de Montréal, a été élu membre honoraire de la Société Canadienne de la Croix-Rouge.Sa nomination a été annoncée au cours de l'assemblée annuelle marquant le 50e anniversaire de la filiale canadienne et le 100e anniversaire de la Croix- Rouge Internationale.\u2014\u2014 mes ne \u2014\u2014 SÉANCE SCIENTIFIQUE À L'HÔPITAL SAINTE-JUSTINE Une séance d\u2019étude du Bureau médical de l\u2019hôpital Sainte-Justine s\u2019est tenue le 7 mai 1960.Il s'agissait d\u2019un symposium sur l\u2019oxygénothérapie auquel participèrent les docteurs Loyola Perras.Emilien Labelle et Paul Letondal.CONFÉRENCES À L'ASSOCIATION DES INFIRMIÈRES Les docteurs Edouard D.Gagnon, Yves Piette et Michel Bérard furent les conférenciers d\u2019honneur lors de l\u2019Assemblée annuelle de l\u2019Association des Infirmières de la Province de Québec qui s\u2019est tenue le 26 avril à l'hôpital Notre-Dame.\u201c LE DÉPARTEMENT DE RECHERCHES CLINIQUES DE L'HÔTEL-DIEU À L'ACADÉMIE DES SCIENCES DE NEW-YORK Le docteur Jacques Genest et ses collaborateurs du Département de Recherches cliniques de l\u2019Hôtel- Dieu de Montréal, ont été invités à présenter les résultats de leurs travaux sur le traitement des maladies rénales surtout en ce qui regarde les oedèmes d\u2019origine rénale et l'emploi des nouveaux diurétiques, à un Symposium organisé par l\u2019Académie des Sciences de New-York, les 5 et 6 mai 1960.Ce fait est un autre témoignage de la valeur des recherches cliniques faites dans les hôpitaux canadiens-français et contribue au prestige de notre médecine à l'étranger.++ ++ JOURNÉE CLINIQUE DU PRATICIEN À L'HÔPITAL SAINT-VINCENT-DE-PAUL DE SHERBROOKE Une assemblée scientifique, connue sous le nom de Journée clinique du praticien et consacrée à l\u2019étude des problèmes courants d\u2019urologie, de gynécologie, d\u2019obstétrique et de pédiatrie, s\u2019est tenue samedi, le 30 avril 1960, sous le patronage de l\u2019Association médicale Canadienne et du Collège de Pratique Générale, à l\u2019Hôpital Général St-Vincent-de-Paul de Sherbrooke.La séance de l\u2019avant-midi, présidée par le docteur Emile Bruneau, comportait quatre communications.Le docteur Philippe Lagassé, urologue de Sherbroo- 780 ke, à parlé de «la fréqence ct du traitement du cancer de la prostate dans la pratique courante ».Le docteur Jacques Gagnon, pathologiste de l\u2019hôpital Sainte-Justine, a donné les « Aspects historiques et génétiques des malformaticns congénitales avec conseil d\u2019ordre pratique pour les parents ».Le docteur Jean-Paul Bourque, directeur du service d\u2019urologie de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, a fait une communication sur «les divers segments intestinaux utilisés en urologie », et le docteur Guy Joron, du Montreal General Hospital, a traité, en fin de séance, du diabète et grossesse.Le programme de l\u2019après-midi s\u2019est déroulé sous la présidence du docteur T.James Quintin et se lisait comme suit: «Les dysménorrhées », par le docteur Pierre Meunier, de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal; «le problème des tumeurs osseuses en clientèle», par le docteur Robert L\u2019Abbé, de l\u2019Hôtel- Dieu de Montréal; «les psychoses de la grossesse », par le docteur Roger Moffatt, de Sherbrooke; « les anémies de l\u2019enfance », par le docteur Albert Royer, de l'hôpital Sainte-Justine, et « l\u2019accouchement naturel», par le docteur Marcel Ferron, de l\u2019hôpital Maisonneuve.SÉANCE À L'HÔPITAL MAISONNEUVE DE LA SOCIÉTÉ DE NEUROLOGIE DE MONTRÉAL Une séance clinique de la Montreal Neurological Society s\u2019est tenue le 27 avril 1960 à l\u2019hôpital Mai- sonneuve.Les docteurs Raymond Robillard, B.Meloche et P.Le Gresley étaient au programme.Le docteur Robillard a parlé de Considerations on carotid steno- sis; les docteurs B.Meloche et Le Gresley présentèrent un cas de Hypertrophied ligamentum flavum.\u2014\u2014-\u2014\u2014- ASSEMBLÉE À MONTRÉAL DE LA SOUTHERN SOCIETY OF CLINICAL SURGEONS La 30e réunion annuelle de la Southern Society of Clinical Surgeons s\u2019est tenue à Montréal les 2, 3 et 4 mai 1960.Le 2 mai 1960, le docteur Newell W.Philpott a été le conférencier d'honneur au dîner donné à l\u2019hôtel Sheraton-Mont-Royal.Une séance clinique s\u2019est déroulée au Montreal General Hospital le même jour, à laquelle ont participé les docteurs H.Rocke Robertson, P.Blahey, F.N.Gurd, J.D.Palmer, J.C.Dickison, L.G.Hampson, A.G.Thompson et R.W.Estrada.Le mardi, 3 mai 1960, la réunion s\u2019est tenue à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.Le programme comportait des cliniques opératoires l\u2019avant-midi et l\u2019après-midi des communications scientifiques, présentées dans l\u2019ordre suivant: NOUVELLES L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 1.\u2014 Extra-hepatic Portal Hypertension, par le docteur Jean-Paul Cholette; 2.\u2014 Treatment of Rectal Prolapse, par les doe- teurs Claude Cholette et Jean-P.Fauteux ; 3.\u2014 The use of bowel in Urologic Surgery, par le docteur Jean-Paul Bourque ; 4.\u2014 Late results of Thrombo-Endarterectomy, par les docteurs G.-Etienne et Paul Cartier; 5.\u2014 Essential lipemia and the acute surgery, par le docteur Gilles Gosselin; 6.\u2014 Surgery and Steroid therapy, par le docteur Gérard Mignault.La réunion du 4 mai a eu lieu au Royal Victoria Hospital, où il y eut comme à l\u2019Hôtel-Dieu des séances opératoires et des leçons théoriques.Les docteurs Webster, Tabah, Long.Hopkirk, Ritchie, Moseley, Lawson, McCorriston, Entin.Vineberg, Fraser, C.B.Pierce et Jean Bouchard ont présenté des communications.\u2014\u2014 ÉLECTIONS À L'ASSOCIATION CANADIENNE DES RADIOLOGISTES Lors de son vingtroisième congrès annuel qui s\u2019est tenu en janvier 1960 à Toronto, les officiers suivants de l\u2019Association Canadienne des Radiologistes ont été élus pour l\u2019année 1960: Président: le docteur A.E.Childe; Vice-président: le docteur D.I.McRae; Secrétaire-trésorier: le docteur Robert G.Fraser; Assistant-sec.-trésorier: le docteur Jean-Louis Léger.ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE LA DIVISION DU QUÉBEC DE L'ASSOCIATION MÉDICALE CANADIENNE La 22e assemblée générale annuelle de la division du Québec de l\u2019Asosciation Médicale Canadienne s\u2019est tenue au Château Frontenac de Québec, les 5,6 et 7 mai 1960.Des séances cliniques ont eu lieu à l'hôpital .de l\u2019Enfant-Jésus, à l'hôpital Laval et à l'hôpital St-Sacrement, à celles-ci, les docteurs Jean Sirois, Harold Elliott, J.Pennybacker.Alphonse L\u2019Espérance, Edouard D.Gagnon, M.Aronovitech, Frank Pack et Pierre Mallet-Guy ont pris la parole.Le docteur Edouard-D.Gagnon, de l\u2019hôpital N.- Dame de Montréal, a présenté une communication, le 5 mai, intitulée: « Résultats éloignés (10 ans) de la chirurgie dans le cancer pulmonaire ».Le professeur Pierre Mallet-Guy, de Lyon.à présenté à Québec deux travaux d\u2019importance, intitulés, le premier: « Dix-huit années de pratique de la chirurgie biliaire sous contrôle manométrique et radiologique peropératoire », suivi d\u2019un film en couleurs sur «la radioscopie télévisée des voies biliaires ».et L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 le second: «l\u2019aspect chirurgical de l\u2019hépatite infectieuse chronique et récidivante ».Au nombre des rapporteurs à ce congrès, on remarquait les noms des docteurs René Simard et Roger Belcourt, de Québec; Vincent Guimond, de Chicou- timi; G.Strean, K.T.MacFarlane, J.A.P.Paré, J.Smith, A.H.Neufeld et Albert Royer, de Montréal.Le conférencier d'honneur au banquet a été le doyen d'Ottawa, le docteur Jean-Jacques Lussier, qui a parlé de «l\u2019enseignement de la médecine en face de l\u2019assurance-hospitalisation »._\u2014_\u2014\u2014\u2014 SOUTENANCES DE THESE A L'UNIVERSITE DE MONTREAL La soutenance de thèse du docteur Serge Renaud pour l\u2019obtention du doctorat (Ph.D.) en médecine et en chirurgie expérimentales, a eu lieu mardi le 10 mai 1960, celle de M.André Chagnon pour l\u2019obtention du doctorat (Ph.D.) en bactériologie, lundi le 16 mai 1960.La thèse du docteur Renaud était intitulée: « Stress et toxicité des antibiotiques »; celle de M.Chagnon avait pour titre: « Mode d\u2019action du «facteur déchaînant» dans le déclenchement de la gangrene gazeuse expérimentale à Bacille Perfringens ».\u2014_ RAPPORTEURS AU 93e CONGRÈS DE L'ASSOCIATION MÉDICALE CANADIENNE Le 93e congrès annuel de l\u2019Association Médicale Canadienne se tiendra à Banff les 13, 14, 15, 16 et 17 juin 1960.Au nombre des rapporteurs au programme, on remarque les noms des docteurs Jacques Léger et Edouard D.Gagnon, de Montréal, et du docteur Jean-Paul Dechêne, de Québec.NOUVELLES 781 REPERTOIRE DE CONFERENCIERS L\u2019International College of Surgeons est en train de dresser une liste de médecins susceptibles de devenir conférenciers à ses réunions régionales.Les médecins, désireux de s'inscrire sont priés de faire parvenir au siège social du Collège leur curriculum vitae et les sujets particuliers qu\u2019ils seraient prêts à exposer à ces réunions scientifiques.ASSEMBLÉE ANNUELLE DE L'ASSOCIATION DES CHIRURGIENS DE LA PROVINCE DE QUÉBEC L\u2019assemblée générale annuelle de l\u2019Association des Chirurgiens de la Province de Québec \u2014 Association of Surgeons of the Province of Quebec aura lieu à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, samedi le 5 novembre 1960.eo\u2014 ELECTIONS DES OFFICIERS DE LA SECTION DE GAS- TRO-ENTEROLOGIE DE THE MONTREAL MEDICO- CHIRURGICAL SOCIETY La réunion annuelle de la section de Gastro-Enté- rologie de la Montreal Medico-Chirurgical Society a eu lieu, mardi le 26 avril 1960.On v a procédé à l\u2019élection des officiers pour les années 1960-61 et 1961-62.Le docteur Antonio Cantero président sortant de charge, a été réélu.COLLOQUE SUR L'HÔPITAL ET LE MÉDECIN L\u2019Association des Hôpitaux du Québec annonce la tenue d\u2019un Colloque bilingue sur l'Hôpital et le Médecin.Cette réunion se tiendra à l\u2019Université de Montréal, les 9, 10 et 11 juin 1960.Ce colloque est organisé pour faciliter les échanges d\u2019idées ou d\u2019opinions entre administrateurs et membres de la profession médicale. REVUE DES LIVRES Techniques et thérapeutiques en pneumologie.Sous la direction de Pierre BOURGEOIS et J.TURIAF.Expansion Scientifique Française, édit, Paris, 1959.Les auteurs ont voulu étudier un certain nombre de techniques et thérapeutiqces en pneumologie, mais n\u2019ont pas eu la prétention de couvrir le champ immense de la pneumologie.Ils ont cependant attaqué des problèmes très importants tant du point de vue médical que chirurgical.Dans le premier chapitre sur le traitement médical de la dilatation des bronches, ils insistent tout spécialement sur la cure de déclivité comme moyen efficace de diminuer la rétention et l\u2019infection.Une étude statistique étendue aux 14 dernières années est des plus intéressantes.Elle porte sur 907 sujets.La complication le plus souvent rencontrée est la sinusite.Ces auteurs affirment que les sinus sont atteints dans 80 pour cent des cas de bronchectasie chez les enfants.A noter qu\u2019ils utilisent le lipiodol pour la bronchographie.Quant au traitement chirurgical, ils ne conseillent de le faire qu\u2019après une préparation adéquate ce qui signifie le traitement des complications comme les sinusites, adénoïdites, otites, mastoïdites, etc.Ils recommandent fortement la disparition préopératoire de la bronchite inflammatoire des zones intactes des poumons chez les enfants.Ils recommandent tout particulièrement de restreindre l\u2019emploi des antibiotiques dans les cas chroniques aux jours précédant immédiatement l\u2019opération, mais conseillent fortement leur emploi lors de poussées infectieuses aiguës.Une étude statistique donne une excellente idée des résultats obtenus comme des causes d\u2019échec.Le chapitre des candidases bronchopulmo- naires est peu développé.Il n\u2019y est pas question d\u2019Amphotéricine B, qui n\u2019était pas encore connu au moment de la mise en page de ce manuel.On y fait ressortir avec beaucoup d\u2019à propos le rôle des antibiotiques comme agents étiologique de plusieurs mycoses.Si un asthmatique doit subir une intervention chirurgicale, on devra le préparer de façon spéciale, éviter les antibiotiques auxquels il est allergique, et s\u2019il prend des corti- costéroïdes, les remplacer par ACTH dans la période préopératoire.Comme anesthésique, on évitera l\u2019éther, la morphine et les opiacés.L\u2019on continuera l'usage des corticostéroïdes dans les suites postopératoires tout en prévenant la rétention bronchique.Dans le chapitre 5, l\u2019auteur fait une distinction claire et nette entre l\u2019asthme intermittent et l\u2019emphysème pulmonaire chronique obstructif.Cependant, il y a des cas intermédiaires qui s\u2019acheminent après plusieurs années vers l'insuffisance respiratoire.Le traitement comprend: l\u2019antibiothérapie, la corticothérapie, la rééducation fonctionnelle respiratoire, les thérapeutiques climatiques.Il est évident ici encore que l\u2019auteur n\u2019a pas voulu traiter ce chapitre in extenso, mais donner quelques indications pratiques.Dans le chapitre sur l\u2019asthme professionnel, les auteurs montrent la difficulté de différen- cler la cause professionnelle des autres.Ils ne disent pas pourquoi l\u2019industrie devait être responsable des crises d\u2019asthme dans les cas où il y a prédisposition individuelle ou héréditaire.Le chapitre des anévrismes de l\u2019aorte thoracique est plus élaboré et appuie sur les signes cliniques et radiologiques, et sur une classification étiologique adéquate.Les techniques chirurgicales sont discutées ensuite.En allergie respiratoire, l\u2019auteur conclut qu\u2019en dépit des inconvénients possibles de l\u2019usage des corticostéroïdes, leur emploi s\u2019impose là où 1l est nécessaire, i.e.dans l'état d\u2019asthme et dans l\u2019asthme à dyspnée continue associé aux autres médicaments. L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 Le traitement continu ne sera institué qu\u2019après réflexion et élimination des contre-indications connues.Dans la sacoïdese, la corticothérapie a donné d'excellents résultats de même que dans la périartérite noueuse et le lupus disséminé.Il n\u2019en est pas de même dans les manifestations pulmonaires de la sclérodermie, de la dermatemyosite et de la maladie d\u2019Hamman- Rich.Il signale aussi le danger, mais en certains cas l'utilité de l\u2019'hormonothérapie sur- rénalienne en présence d\u2019infection.L'auteur du chapitre intitulé lobectomie -upérieure droite élargie pour cancer, donne une technique spéciale qui consiste à adjoindre à la lobectomie supérieure droite une résection anastomose de la bronche souche.Comme traitement de l'insuffisance respiratoire chez les opérés du thorax, l\u2019auteur insiste sur la prévention, tant dans le choix des interventions que dans les indications.Comme traitement actuel des pneumopa- thies aiguës, l\u2019auteur souligne à bon droit le bouleversement des notions anciennes depuis l\u2019ère des antibiotiques.Il passe en revue les divers antibiotiques et les doses appropriées en insistant tout spécialement sur le traitement des pneumoies à staphylocoques.Les derniers chapitres traitent de la tuberculose pulmonaire.Ils montrent les progrès immenses dans la guérison des différentes formes de tuberculose depuis la découverte de la Streptomycine, de l\u2019acide para-aminosalyeili- que et de l\u2019isoniazide.Par contre, les indications chirurgicales ont été plus nombreuses et les résultats meilleurs.I] faut cependant refuser d\u2019opérer les cas où l\u2019intervention est inutilement dangereuse.Une étude statistique est faite des ceuses de REVUE DES LIVRES 783 rechutes postopératoire.Le pourcentage des premières années est de l\u2019ordre de 5 à 10 pour cent.Le 1314 Th ou thioamide de l\u2019acide alpha- ethyl-isonicotinique est un nouveau remède antituberculeux, synthétisé et expérimenté à l\u2019Institut Pasteur.Son activité se situe entre celle de l\u2019isonia- zide et de la Streptomycine et son emploi évite la résistance aux autres.En somme, c\u2019est un volume dû à la collaboration de plusieurs auteurs qui font bénéficier le lecteur de leur expérience respective.Ce manuel pourra être lu avec beaucoup d'intérêt par les étudiants en médecine, les praticiens et même par les spécialistes.Fernand GREGOIRE.Exercices post-nataux.Par Gertrude BEHN.E.& S.Livingstone Ltd., Edimbourg et Londres (Macmillan Co.of Canada Ltd.), édit., 1959.I] est illusoire de penser que toutes les mères puissent se confier aux soins de la physiothérapie après la naissance de leurs enfants.Cette brochurette décrit les exercices susceptibles de faciliter à la femme, durant le post partum, le retour de son équilibre physiologique normal.Le médecin et l\u2019infirmière peuvent contribuer à domicile à la réhabilitation des jeunes mères.Donatien MARION.Relaxation et exercices pour l'accouchement naturel.Par Helen HEARMAN.E.& S.Levingstone Ltd, Edim- bourg et Londres (Macmillan Co.of Canada Lid.) édit, 1960.Nous accusons simplement réception de cette brochurette.La traduction et les légendes explicatives des exercices ne nous paraissent pas d\u2019un calibre supérieur.Donatien MARION. LIVRES REÇUS Problèmes de réanimation \u2014 Compte-rendus des rapports, communications, discussions.Journées de Réanimation médico-chirurgicale, Nancy, 25 et 26 avril 1959.Publiés sous la direction du Prof.P.MICHON et du Prof.agrégé A.LARCAN.Un vol.de 405 pages, avec figures: 30 NF.\u2014 G.Doin et Cie, édit., Paris, 1960.La réanimation médico-chirurgicale, branche relativement nouvelle de l\u2019activité médicale, nécessite de fréquentes mises au point, avec confrontations d\u2019opinions, sur des sujets qui relèvent de la pratique quotidienne.Les Journées de Réanimation de Nancy ont eu pour but de s\u2019attacher à certains de ces problèmes.L'équilibre acido-basique a été particulièrement étudié dans deux rapports des Professeurs Largan et Sadoul.Les circonstances d\u2019apparition, les signes cliniques, les moyens de surveillance biologique, la thérapeutique sont décrits après un rappel sur l\u2019équilibre acide-base, fondé sur les données biochi- miques les plus récentes.Les auteurs soulignent l\u2019importance des désordres cellulaires et proposent une conduite thérapeutique.De nombreuses communications attirent l\u2019attention sur les troubles acido-basiques dans l\u2019intoxication salicylée, les toxicoses, le coma diabétique, les suites opératoires en chirurgie thoracique, les opérations à coeur ouvert.Une place de choix est réservé à l\u2019alcalose (essai de correction précise) et aux compensations des différents troubles métaboliques.Les hémorragies importantes (dans la pratique médico-chirurgicale) sont ensuite envisagées, surtout sous leurs aspects physiopathologiques et thérapeutiques, dans le rapport de E.Remigy.Certains aspects particuliers: hémorragies des hépatiques, des urinaires, des hémophiles, intoxication citratée, sont ensuite détaillés.Les délires aigus et leur traitement font l\u2019objet d\u2019un quatrième rapport.D\u2019importantes précisions concernant la bzo-énergétique cellulaires sont apportées par le Professeur Coirault.Enfin, quelques problèmes sont encore évoqués: choc obstétrical, intoxication phalloïdienne, trachéotomie, place et valeur des analeptiques, critères de la mort, séméiologie de l'EC.G.métabolique et de l\u2019excitabilité neuro-musculaire.Les rapports et les communications, abondamment illustrés, sont suivis des discussions intégrales, relatant les expériences d\u2019équipes nancéennes, parisiennes et lyonnaises.Ce livre varié, documenté, pourvu d\u2019une riche bibliographie, complète les traités classiques de réanimation.Il est susceptible d\u2019intéresser non seulement les réanimateurs et les anesthésistes, mais aussi les internistes, chirurgiens ou pédiatres, pour lesquels les problèmes métaboliques et les nécessités de la réanimation s\u2019inscrivent de plus en plus dans leurs préoccupations quotidiennes.Précis de botanique pharmaceutique.Par H.ROQUES.Tome I: Cryptogamie.Un vol.de 509 pages, 428 fig.Broché: 28 N.F.; cartonné: 35 N.F.\u2014 Librairie Ma- loine S.A., édit., Paris, 1960.Après les récentes et sensationnelles découvertes réalisées dans le vaste domaine de la Cryptogamie nul ne saurait actuellement contester l\u2019intérêt primordial qui s'attache à l\u2019étude de cette science botanique.L\u2019ouvrage du professeur H.Roques est à ce point de vue d\u2019un intérêt incontestable, non pas tant par l\u2019étendue des connaissances qui s\u2019y trouvent traitées que par le choix retenu pour une œuvre d'initiation scientifique des plus remarquable.C\u2019est dire que l\u2019auteur a su limiter son champ d\u2019action aux faits essentiels et avec la préoccupation constante d\u2019une sélection particulièrement heureuse.De nombreuses clefs de classification, des descriptions stylisées selon les principes mêmes de la nomenclature botanique ainsi que de très nombreux dessins illustrent et facilitent grandement l\u2019étude d\u2019un monde végétal aux innombrables mais combien intéressantes espèces et dont l\u2019auteur a su avec à-propos ne retenir que l\u2019essentiel et avec le seul souci de ne considérer la taxanomie que comme un moyen d'investigation scientifique indispensable et mis au service de diverses disciplines scientifiques comme par exemple la pathologie, la chimie, la génétique, la toxicologie et plus généralement encore la biologie.La première partie de l\u2019ouvrage est plus spécialement consacrée à l\u2019étude nécessaire de généralités de base concernant surtout la morphologie, la sexualité, les différents modes de reproduction, les cycles évolutifs des Cryptogames cellulaires ou vasculaires classés en trois embranchements.La deuxième partie, la plus vaste et aussi la plus importante, conceme l\u2019étude détaillée des Champignons ou Mycètes divisés en Archimycètes, Sipho- mycètes, Basidiomycètes et Adélomycètes.On mentionnera plus spécialement dans le domaine de la Phytopathologie ou Phytopharmacie l\u2019étude des principaux parasites avec toutes indications utiles des moyens de lutte les plus efficaces; dans le domaine de la Parasitologie, l\u2019étude des principaux mycètes parasites de l\u2019homme et des animaux avec les différents traitements des maladies provoquées; dans le L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 domaine de la T'oricologie, l\u2019étude des champignons vénéneux avec les différents syndromes qu\u2019ils provoquent et leurs traitements; dans le domaine de l\u2019économie alimentaire l\u2019étude des principales espèces fongiques comestibles et l\u2019étude des principales fermentations simples ou symbiotiques ayant un intérêt pour notre alimentation; dans le domaine de la thérapeutique l\u2019étude des espèces médicinales et des espèces productrices d\u2019antibiotiques.La troisième partie se rapporte à l\u2019étude des Algues divisées en Chlorophycées, Cyanophycées, Phéo- phycées et Rodophycées.L\u2019étude de la sexualité de ces thallophytes chlorophylliens est ici particulièrement poussée en raison de son importance biologique et systématique.L'auteur décrit également avec tous les détails désirables les Algues présentant un intérêt pratique évident.La quatrième partie de l'ouvrage s\u2019adresse à l\u2019étude des ZLichens considérés surtout sous une incidence biologique en raison de leur constitution bien spéciale d\u2019êtres symbiotiques.L\u2019auteur insiste non seulement sur leur classification.sur leur anatomie, sur leur synthèse et leur analyse, mais également sur leur biologie particulière sur leur chimisme cellulaire et sur leurs propriétés parfois utilitaires.La cinquième partie traite succinctement des Mus- cinées divisées en Mousses et Hépatiques considérées exclusivement d\u2019un point de vue taxonomique et descriptif.La sixième et dernière partie de l\u2019ouvrage, beaucoup plus vaste que la précédente, se rapporte à l\u2019étude des Cryptogames vasculaires et dans cet embranchement à l\u2019étude des Fougères, des Lycopodes et des Prèles considérés d\u2019un point de vue théorique et pratique.Limité aux frontières les plus essentielles de la spécialité, particulièrement instructif et fruit d\u2019une longue expérience, cet ouvrage sera à n\u2019en point douter un merveilleux outil de travail pour les étudiants, un guide sûr et également un ferment de vocation des plus agissant pour tous ceux que la «ryptogamie intéresse.Tome Il: Phanérogamie.Un vol.de 944 pages, 694 fig.Broché: 58 N.F.; cartonné: 65 N.F.Les ouvrages classiques destinés à l\u2019étude des Phanérogames sont actuellement peu nombreux et le plus souvent épuisés dans leurs éditions.Par ailleurs, quoique remarquablement conçus, ils ne représentent généralement qu\u2019une trop brève et incomplète initiation ou au contraire de véritables monuments scientifiques avant tout destinés à des spécialistes.C\u2019est pour éviter de tels inconvénients et pour répondre à une nécessité d\u2019enseignement de la botanique phanérogamique que l\u2019auteur a rédigé dans la même collection et postérieurement au Précis de LIVRES REÇUS 785 Cryptogamie, un ouvrage de Phanérogamie dont la systématique basée sur les divisions anciennes de A.L.de Jussieu et de A.P.de Candolle, présente néanmoins un caractère moderne par l\u2019adoption des classifications de Bentham et Hooker et plus spécialement de Engler et Prant! C\u2019est ainsi par exemple que chez les Angiospermes l'étude des Apétales ne comporte que les plantes dont la corrolle est congénitalement absente et par conséquent sans retour possible à la forme Dialypétale.Par ailleurs, l\u2019auteur a réunis les Apétales et les Dialypétales dans une même sous-classe: les Archi- chlamydées tandis que les Métachlamiydées forment la sous-classe des Gamopétales.Ayant pour cadre systématique stable la définition des genres, l\u2019ouvrage s\u2019éloigne des idées présidant à la conception habituelle d\u2019un catalogue.Il n\u2019est par conséquent pas une « flore » analytique et synoptique conçue pour une détermination morphologique, ni une monographie mais bien l\u2019expression dans le cadre de la classification adoptée, d\u2019une étude d\u2019espèces sélectionnées basée sur des caractères de morphologie, d\u2019organisation interne, de physico- chimie, de biologie.En ce qui concerne l'étude de chaque famille, l\u2019auteur a adopté le plan suivant : 1.Distribution géographique.2.Etude de une ou plusieurs espèces types.3.Classification au moyen de clefs simplifiées.4.Enumération et description sommaires des espèces.5.Propriétés et usages des espèces retenues avec indications sur leur composition chimique.6.Particularités anatomiques.Comme pour toute science à morphologie dominante, le texte de l\u2019ouvrage est accompagné d\u2019un grand nombre de figures originales ou empruntées aux meilleurs auteurs.Un lexique explicatif des prinei- paux termes techniques mentionnés dans l\u2019exposé complète fort heureusement l\u2019ouvrage.D'une présentation faisant le plus grand honneur aux Editions Maloine, parfaitement adapté au but poursuivi et fruit d\u2019une longue expérience de la « systématique » indispensable aux progrès dans les différents domaines de la Science botanique, l\u2019ouvrage du prof.H.Roques rendra certainement les plus grands services aux étudiants et à tous ceux que l'étude de la botanique générale intéresse.Microbiologie médicale.Par G.MOUSTARDIER.2ème édition entièrement revue et augmentée.Préface du Prof.R.Sigalas.2 vol: 1150 pages, 66 figures.38 N.F.\u2014 Librairie Maloine S.A., édit, Paris, 1960.La deuxième édition du Petit Précis de Microbiologie Médicale du Prof.G.Moustardier vient de paraître. 786 Devant l\u2019excellent accueil fait à la première édition, cet ouvrage, malgré l\u2019ampleur du texte, a été réédité dans la Collection des Petits Précis.En raison des progrès importants réalisés au cours de ces dernières années, cette nouvelle édition a été entièrement revue et considérablement augmentée.Ce Petit Précis comporte, comme le précédent, deux tomes qui se complètent heureusement: le tome I, de 472 pages, est consacré à la Microbiologie générale, à Immunologie, aux Techniques bactériologiques générales et spéciales.et à la Systématique bactérienne; le tome 2, de 678 pages, est réservé à l\u2019étude détaillée des Microbes pathogènes pour l\u2019homme.Ce second tome comprend l\u2019étude microbiologi- que des bactéries aérobies et anaérobies des spirochètes, des rickettsies et des ultravirus, avec les applications pratiques au diagnostie, au traitement et à la prévention biologiques des maladies infectieuses provoquées par ces microorganismes.Comme le souligne l\u2019auteur dans son Avant-propos, ce Précis permettra au lecteur de retrouver facilement les connaissances microbiologiques actuelles, indispensables pour bien comprendre les mécanismes d\u2019action des microbes ainsi que les réactions de défense de l\u2019organisme agressé, en vue du dépistage judicieux des différentes infections microbiennes, de leur traitement rationnel et de leur prévention efficace.Ce Petit Précis de Microbiologie Médicale, très didactique et facile à consulter, n\u2019a certes pas la prétention de remplacer les importants traités de Microbiologie, déjà existants, mais, comme l\u2019a écrit, dans la préface, le Prof.Sigalas, doyen de la Faculté de Médecine et de Pharmacie de Bordeaux, l\u2019auteur a réalisé le double but qu\u2019il s\u2019était proposé: simplifier la tâche des étudiants pendant leur séjour à la Faculté et tenir les médecins praticiens au courant de l\u2019évolution d\u2019une science, sans cesse en évolution, dont la connaissance leur est indispensable.La pratique de l\u2019homoeopathie.Par le docteur Léon VANNIER.5e édition revue, corrigée et augmentée.Un vol.de 720 pages: 29 NF.\u2014 G.Doin et Cie, édit., Paris, 1960.La pratique de l\u2019homoeopathie nécessite la connaissance profonde de la matière médicale, mais aussi un esprit particulier.Le médecin qui désire s\u2019initier à l\u2019homoeopathie ne doit pas faire table rase de tout ce que ses Maîtres lui ont appris, mais il doit accepter une nouvelle discipline de pensée.Il doit se pénétrer des principes qui dirigeront ses actions, il doit acquérir la compréhension véritable de l\u2019être humain, apprendre à reconnaître dans toutes les manifestations qui lui sont présentées, la genèse exacte des troubles morbides observés.LIVRES REÇUS L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 La clinique homoeopathique est enrichie d\u2019une séméiologie thérapeutique qui.exprime au praticien \u2014 très significativement \u2014 le remède qui convient au malade celui qui est particulièrement adapté à ses propres réactions.Non seulement le remède est signifié, mais aussi le malade lui-même dont il est possible de connaître par la seule observation les prédispositions naturelles et morbides.Fantômes et doubles.Par le Prof.Max MIKOREY.Traduction française d'après l'édition allemande, par le Dr J.L.Wolf-Fried.Un vol.de 64 pages: 9 N.F.\u2014 G.Doin et Cie, édit, Paris, 1960.Les sensations illusionnelles, le plus souvent douloureuses, des amputés sont connues depuis longtemps.Déjà, Ambroise Paré les mentionne dans ses écrits.Le phénomène du double, c\u2019est-à-dire la perception de sa propre image, est décrit dans les légendes cosmogoniques et dans la littérature.On l\u2019observe chez des sujets sains et chez des malades.Ch.Féré et P.Sollier l\u2019ont décrit sous le terme d\u2019hallucinations spéculaires; le terme d\u2019héautoscopie, ou vision de soi-même, créé par Menninger-Lerchen- thal, est plus précis.Dans le présent ouvrage, l\u2019auteur, professeur de clinique neurologique de l\u2019Université de Munich.étudie ces deux phénomènes, dont il met en relief la parenté.Le fantôme d\u2019amputation ne serait ni le résultat d\u2019excitations périphériques ni la conséquence d\u2019une réponse centrale à l\u2019interruption, du fait de l\u2019amputation, des messages normalement transmis par le membre.Il ne s\u2019agirait donc ni d\u2019un phénomène nerveux ni d\u2019un fait psychique, mais d\u2019un phénomène d\u2019ordre biologique qu\u2019il faut situer dans la perspective du problème de la régénération et de l'autonomie.Le pouvoir de régénération matérielle, qui, chez les animaux inférieurs, est réel, aboutit, chez l'homme.à la structure immatérielle du fantôme.Le fantôme est un régénérat imaginaire.Le double est également interprété suivant le même schéma; il serait l\u2019aboutissement d\u2019une série de processus d\u2019autonomie et de régénération non matérialisés.A la lumière de cette théorie «entéléchiale» \u2014 version moderne d\u2019un vieux concept aristotélien \u2014 l\u2019auteur essaie de dégager les éléments d\u2019une caractéristique anthropologique permettant d\u2019éclairer la position de l\u2019homme dans la nature et d\u2019approfondir la connaissance intime de sa personnalité.Précis de technique radiologique.Par A.NEGRE et F.ROUQUET.Quatrième édition entièrement remaniée.Un vol.de 386 pages avec 243 fig.: 39 N.F.\u2014 G.Doin et Cie, édit., Paris, 1960.La quatrième édition de ce livre, maintenant classique, a conservé les mêmes caractéristiques qui ont fait le succès des précédentes éditions et.principale- L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 ment, son esprit pratique.Il a été tenu le plus grand compte des acquisitions récentes.Après un exposé aussi simple que possible des données physiques indispensables et des appareillages, une large place a été faite à la description des techniques d\u2019examen.Les «incidences» décrites, qui permettent une investigation radiologique complète de toutes les régions de l\u2019organisme, sont celles dont l\u2019exécution a paru la plus aisée et le rendement le plus sûr.Quelques renseignements pratiques permettant d\u2019obtenir des clichés photographiquement excellents complètent cet exposé qui constitue, pour l\u2019étudiant et le débutant, la meilleure initiation et, pour le radiologiste, le meilleur aide-mémoire existant actuellement.Thérapeutique stomatologiques \u2014 Directives médico- chirurgicales.Par M.DECHAUME et M.GRELLET.Avec la collaboration de J.Cauhépé.Un vol.de 254 pages: 28,50 N.F.\u2014 G.Doin et Cie, édit, Paris, 1960.La stomatologie est, en règle générale, ignorée de tout praticien non spécialiste; or, celui-ci peut avoir son rôle à jouer dans un certain nombre d\u2019affections stomatologiques; aussi, les auteurs ont-ils voulu réaliser un guide de directives générales thérapeutiques en excluant toutes les techniques qui ne relèvent que du spécialiste.Dans la première partie sont étudiées les maladies de la muqueuse buccale: les gingivo-stomatites sont trop souvent actuellement traitées par la seule anti- biothérapie; pour ne pas aboutir à des échecs ou à des demi-succès, cette thérapeutique doit être associée à des soins locaux et à la suppression des causes irritatives.Les localisations buccales d\u2019affections der- matologiques relèvent, elles, avant tout, de thérapeutiques générales.Dans la deuxième partie sont réunies un certain nombre de maladies que leur localisation aux lèvres, à la langue, aux gencives, au palais, au plancher de la bouche rend as:ez pa:ticulières pour exiger une thérapeutique spéciale.Si les maladies propres de la dent et du ligament alvéolo-dentaire ne sont qu\u2019esquissées (car leur thérapeutique actuelle est surtout affaire de technique), les possibilités de la thérapeutique orthodon- tique, en plein remaniement, sont longuement exposées par le docteur Cauhépé.La quatrième partie envisage la thérapeutique des cellulites péri-mazillaires; en dehors des principes généraux sont envisagées là, les différentes incisions que peuvent nécessiter ces infections.Si quelques rares syndromes infectieux graves d'origine dentaire peuvent poser des preblèmes pronostiques sérieux, la répercussion à distance des infections dentaires est plus banale dans ses modalités LIVRES REÇUS 787 chroniques: là, le recours à une thérapeutique sans excès paraît souhaitable.La pathologie osseuse fait l\u2019objet d\u2019un développement important, car les fractures de la face se multiplient: les thérapeutiques modernes, qui font appel aux méthodes chirurgicales, doivent permettre d\u2019obtenir d\u2019excellents résultats avec des techniques simples.De même, sont encore envisagées les thérapeutiques des affections de l'articulation temporo-maxil- lavre, des glandes salivaires et de certaines affections de la face et du cou.Enfin, sont étudiées les répercussions stomatologi- ques des principales maladies générales, et les répercussions des interventions stomatologiques chez les sujets atteints de ces maladies; ainsi apparaîtront au praticien non spécialisé certains aspects « buccaux » de maladies générales et les thérapeutiques qui peuvent être opposées à ces manifestations, tandis que le stomatologiste pourra apprécier les dangers ou les effets heureux que ses interventions peuvent avoir sur certaines affections générales.En résumé, un livre qui est tout à la fois une mise au point destinée au stomatologiste et une initietion s\u2019adressant au praticien.Paralysies avec dyskaliémie.Par M.TOURNILHAC.Un vol.de 236 pages, 21 tableaux: 24 N.F.\u2014 Librairie Maloine S.A., édit, Paris, 1960.Les paralysies avec hyper ou hypokaliémie figurent parmi les domaines les plus récemment explorés de la pathologie nerveuse.Le présent ouvrage leur consacre la première grande étude synthétique.Reconnaître ces paralysies, dont la fréquence n\u2019est point négligeable, permet un geste thérapeutique d\u2019une rare efficacité, car il s\u2019agit de paralysies typiquement fonctionnelles, d\u2019évolution souvent très grave spontanément mais totalement reversibles sous un traitement approprié.Se fondant sur une vaste documentation (nombreuses observations personnelles et revue de la littérature), l\u2019auteur s\u2019attache à préciser avec le maximum d\u2019objectivité les nuances sémeiologiques permettant de prévoir, à l\u2019origine d\u2019un syndrome paralytique, l\u2019existence d\u2019une anomalie du métabolisme potassique et le sens de cette anomalie.Le contexte clinique fournit à ce sujet de précieux éléments d\u2019orientation; aussi fallait-il envisager une à une les différentes affections susceptibles d\u2019engendrer une dyskaliémie affections d\u2019une grande diversité appartenant aux disciplines les plus variées: néphrologie, endocrinologie, gastro-entérologie, pédiatrie, chirur- gle.Quels sont les mécanismes biologiques qui président a la constitution de la dyskaliémie?Comment inter- vient-elle pour entraver le jeu neuro-musculaire?Telles sont les questions que l\u2019auteur s\u2019efforce de résoudre. 788 L'ouvrage est divisé en cinq parties.La première partie concerne un bref rappel des principales caractéristiques du métabolisme potassique.La seconde partie est réservée aux paralysies avec hyperkaliémie: étude clinique, circonstances étiologiques (insuffisances cortico-surrénalienne et rénale, apport potassique excessif, adynamia episodica here- ditaria), traitement.La troisième partie est scindée en deux chapitres.D\u2019une part sont traitées les paralysies avec hypoka- liémie par perte de potassium: étude clinique, circonstances étiologiques: syndromes digestifs (vomissements, diarrhées, abus de laxatifs, lavements répétés, usage de résines échangeuses de cations); néphropathies (tubulopathies chroniques acquises ou congénitales, anastomoses urétéro-coliques, néphropathies tubulaires anuriques, néphropathies traitées par les méthodes d\u2019épuration extra-rénale); syndromes endocriniens (acidose diabétique traitée, obésités, hyperparathyroïdie, aldostérarisme primaire, surcharge en hormones cortico-surrénaliennes, ingestion abusive d\u2019extrait de réglisse.D\u2019autre part est étudiée la paralysie périodique de Westphal, paralysie avec hypokaliémie par transminéralisation du potassium extra-cellulaire dans le secteur cellulaire.La quatrième partie est consacrée à l\u2019étude électro- myographique.La cinquième partie comporte le rappel de l\u2019action exercée par le potassium sur l\u2019excitabilité neuro- musculaire et la contractilité, suivi d\u2019un essai d\u2019interprétation physiopathologique des paralysies avec dys- kaliémie.Comité d'experts des Drogues engendrant la Toxicomanie.Dixième rapport.O.M.S.: Série de Rapports techniques, 1960, No 188; 18 pages.Prix: $0.30.Publié également en anglais et en espagnol.Dans son dixième rapport, le Comité d\u2019experts des Drogues engendrant la Toxicomanie a recommandé que soient placées sous contrôle international, huit nouvelles substances dérivées de différents groupes chimiques et ayant toutes des effets morphiniques.Il s\u2019agit de l\u2019allylprodine, de la benzéthidine, de la furéthidine, du lévophénacylmorphane, de la méta- zocine, du norlévorphanol, de la phénazocine et de la piminodine.Le Comité estime qu\u2019en matière de contrôle, le critère fondamental est de savoir à quel point les troubles de comportement provoqués par la drogue sont un risque pour la collectivité.Mais pas plus qu\u2019une définition, même très descriptive, la structure chimique en soi n\u2019est un guide suffisant pour savoir quelles substances il faut placer sous contrôle.Il est donc nécessaire d\u2019entreprendre des recherches de divers ordres dans le domaine de la toxicomanie.LIVRES REÇUS L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 Le Comité a besoin en particulier, pour aider l\u2019Organisation mondiale de la Santé à s\u2019acquitter de ces fonctions, de connaître les résultats des recherches fondamentales, théoriques et pratiques.Mais jusqu\u2019à présent ces recherches n\u2019ont pas reçu un appui suffisant.Le Comité insiste donc fortement pour qu\u2019elles soient intensifiées et élargies, car la toxicomanie reste un sérieux problème international de santé publique.Comité d'experts de la Lèpre.Deuxième rapport.O.MS.: Série de rapports techniques, 1960.No 189: 30 pages.Prix: $0.30.Publié également en anglais et espagnol.Bien que l\u2019origine de la lèpre soit connue et qu\u2019une thérapeutique efficace ait été découverte, la maladie n\u2019en continue pas moins de poser nombre de problèmes dont deux en particulier sont traités dans le rapport.Il s\u2019agit tout d\u2019abord du degré de contagiosité, qui semble dépendre de trois facteurs dont l'importance respective n\u2019a pas encore été exactement déterminée: le degré de contagiosité individuelle des malades, la réceptivité des sujets exposés à l\u2019infection, le type de contact.L\u2019autre problème, très controversé, est celui de la classification des multiples formes de lèpre.Une section du rapport est consacrée à la réaction à la lépromine.Celle-ci fournit une indication de pronostic, un critère de classification et sert d\u2019indice de l'aptitude de l\u2019individu à réagir au bacille de Hansen.Efficacité de la vaccination BCG et de la chimioprophylaxie de la lèpre, méthodes actuelles de traitement et de réadaptation des lépreux, organisation d\u2019une campagne antilépreuse, enseignement en léprologie et éducation de la population, tels sont les autres sujets examinés dans ce rapport.La fatigue \u2014 physiologie - psychologie et médecine sociale.Par Pierre BUGARD.Un volume de 308 pages, avec 33 figures.NF.32,00.Masson et Cie, éditeurs, Paris, 1960.La fatigue prend dans la vie actuelle une importance majeure qui commande une étude d\u2019ensemble du problème: son domaine s\u2019étend de la physiologie à la psychologie et à la médecine sociale.L'activité musculaire dans le sport, mais plus encore dans le travail à l\u2019intérieur des entreprises industrielles, commerciales et administratives, dans l\u2019aviation, dans les formes modernes de combat, est génératrice d\u2019une fatigue où dominent les phénomènes nerveux: ce facteur limitatif de l\u2019activité humaine demande une appréciation quantitative et conduit à des mesures individuelles et collectives de prévention, d\u2019organisation du travail et du repos d\u2019une extrême importance pratique.D'autre part, la médecine s\u2019oriente vers la détection de la maladie à son stade préclini- que: la fatigue, syndrome non-spécifique réactionel qui apparaît en réponse aux agressions physiques et L'Union Méd.Canada 55 Tome 89 \u2014 Juin 1960 $e ) ic 4 59, 5 > ss x pi x x Lu 4 11 = NW contient & 70 SULFATE MAGNESIUM 3 + VERT BRILLANT 3 ; 4} 24 + BENZOCAINE a > %) (M A Eo?LS] ss # A 7 5 4 «> Lo ; = ÿ I xy & KK) PE AS ti 4 À, + à Li 2 ; N Qi a A kas «© REMPLACE AVANTAGEUSEMENT LE PANSEMENT HUMIDE Fed (J ry © ar ton Herdt2 Ch Sa I 2245 RUE VIAU MONTREAL 790 nerveuses de la vie moderne, est le prélude à la maladie et constitue un nouveau chapitre de pathologie générale.L'ouvrage du Dr Bugard, d\u2019une particulière actualité, se fonde sur l\u2019étude d\u2019une abondante littérature récente, mais aussi sur des expériences personnelles portant sur la pathologie du bruit, sur la psychologie et l\u2019endocrinologie de la fatigue La psychologie de la fatigue a donné lieu, notamment dans les pays anglo-saxons, à des études expérimentales portant sur l\u2019individu et sur le groupe de travail: la méthode des tests individuels, la sociométrie, l\u2019étude de la psychopathologie collective conduisent alors à des observations pénétrantes sur l\u2019absentéisme, les grèves et d\u2019autres réactions collectives mal adaptées qui touchent au problème de la fatigue.Le système nerveux autonome est abordé grâce à des méthodes de mesure de la résistance circulatoire, ou aux dosages des médiateurs (catécholamines) qui permettent d\u2019envisager une appréciation quantitative de la tension émotionnelle dans plusieurs activités humaines.Un important chapitre est consacré à l\u2019Endocrinologie de la fatigue, et notamment à l\u2019intervention du cortex surrénal aux divers stades d\u2019adaptation ou d\u2019épuisement.Il existe une Clinique de la fatigue qui est passée en revue dans tous ses détails, en insistant à la fois sur l\u2019unité du syndrome sur les plans psychologique, LIVRES REÇUS Tome 89 \u2014 Juin 1960 L'Union Méd.Canada autonomique, endocrinien et métabolique, mais aussi sur l\u2019infinie variété des formes évolutives et étiologiques: la fatigue chez le sportif, dans l\u2019industrie, chez le dirigeant, le combattant, l\u2019aviateur; la fatigue due à la chaleur, l\u2019asthénie tardive des déportés, les états hypométabloïques, l\u2019asthénie neuro- circulatoire, la sénescence.Toutes ces formes demandent un diagnostic positif et différentiel très rigoureux.L'auteur sépare le physiologique du pathologique, rappelle les tests qui ont été proposés dans la fatigue, et insiste sur quelques méthodes valables telles que l\u2019analyse physiologique du mouvement volontaire, l\u2019électrocardiographie, l\u2019excitabilité neuro-musculaire et la chronaxie, la réaction de Donaggio, l\u2019uropepsine; ces méthodes sont recoupées par les dosages hormonaux et métaboliques.Le traitement de la fatigue est, pour finir, envisagé en fonction des données les plus récentes: prévention et organisation du travail, psychotérapie et méthodes de relaxation, médicaments psychotoniques, sédatifs et tranquilisants, ATP et nucléotides voisins, agents du métabolisme intermédiaire, thérapeutique hormonale.Dans un volume limité, cet ouvrage de synthèse porte sur un domaine étendu.Mais il conserve malgré son originalité, un caractère avant tout pratique et utile.Une abondante bibliographie complète chaque chapitre et donne les références essentielles des multiples aspects envisagés.LIVRES RECUS DEPUIS LE 20 AVRIL 1960 Paralysies avec dyskaliémie.Par M.TOURNILHAC.Librairie Maloine, édit, Paris, 1959.Précis de botanique pharmaceutique, Tome Il: Phané- rogamie.Par H.ROQUES.Librairie Maloine, édit.Paris, 1959.Microbiologie médicale, Tome I et tome II, par Georges MOUST ARDIER Librairie Maloine, édit., Paris, 1960.Nosographie de l'humanité balzacienne, par M.Le YA- OUNAC.Librairie Maloine, édit., Paris, 1959.Le réel passe la mesure ou Les surprises de la \u2018\u2019qualité\u201d naturelle transformée ou non.Par J.JOUBLIN.Lib.Maloine, édit, Paris, 1960.Anormaux et malades mentaux devant la justice pénale.Par Antoine POROT et Charles BARDENAT.Librairie Mailocine, édit, Paris, 1960.Territoires pulmonaires \u2014 Bronches et vaisseaux fonctionnels du poumon (un dépliant de 4 pianches en couleurs avec textes correspondants en regard).Par G GORDIER et C.CABROL.Masson et Cie, édit.Paris, 1959.Radioisotope Studies of Fatty Acid Metabolism.Par James F.MEAD et David R.HOWTON.Pergamon Press Inc, édit, New-York, Londres, Paris, Los An- geles, 1960.Problèmes d'ultrastructures et de fonctions nucléaires.Publiés sous la direction de J.André Thomas, par C.-A.Baud, A.FICQ, H.Lenormant, P.P.Grassé, J.-P.Faure et A.-D.Glinos.Masson et Cie, édit., Paris, 1959.Le phénomène de Raynaud.Par Paul LANGERON et Lucien CROCCEL.L'Expansion, édit, Paris, 1960.Les pancréatites chroniques de l'adulte, par Henri SAR- LES et Maurice MERCADIER, avec la collaboration de J.-CI.Sarles, R.Muratore et Cl.Guien.L'Expansion, édit., Paris, 1960.Chromatographie en chimie organique et biologique, volume II, publié sous la direction de E.LEDERER.Masson et Cie, édit, Paris, 1960.Staining Procedures used by the Biological Stain Commission, par H.J.CONN, A.DARROW et Victor M.EMMEL.The Williams and Wilkins Co., édit., Baltimore, 1960.Guide d'hygiène et de salubrité dans les transports aériens.Organisation mondiale de la Santé, édit.Genève, 1960.Epidémiologie des troubles mentaux.8ème rapport du Comité d'experts de la Santé mentale.O.M.S., édit.Genève, 1960. L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 INDICATIONS: Toutes les phases du prostatisme, sénilité précoce, troubles dépressifs, etc.POSOLOGIE: AMPOULES: 1 à 2 ampoules par jour dans un peu d\u2018eau sucrée, à jeun, une demi-heure avant le petit | 3 i ] SUPPOSITOIRES déjeuner.SUPPOSITOIRES: un ou deux par jour.Préparé par RB Documentation et échantillon à LES LABORATOIRES DAUSSE, Paris, France 4 Messieurs les médecins sur demande.Représentants exclusifs ov Canada COMMUNIQUÉS Xe CONGRÈS INTERNATIONAL DE' BIOLOGIE CELLULAIRE \u2014 PARIS, 4 - 9 SEPTEMBRE 1960 Le congrès est organisé par la Société Internationale de Biologie Cellulaire et se tiendra au Centre de Conférences Internationales, 19 avenue Kléher, Paris XVIe.Les douze sujets mis au programme sont les su1- vants: 1.\u2014 Le mécanisme de l\u2019action antimitotique.\u2014 Rapporteur: Chèvremont; corapporteurs: Sentein, Biesèle.2.\u2014 Rapports entre la structure fine des gènes et leur expression biochimique au niveau moléculaire.Rapporteurs: Monod et Jacob; corapporteurs: Ben- zer, Pontecorvo.3.\u2014 Les rapports nucléo-cytoplasmiques dans la physiologie cellulaire.Rapporteur: Danielli; corap- porteurs: Michaelis, Plaut.4.\u2014 Le transport des molécules à travers les membranes des systèmes vivants.Rapporteur: Wilbrandt ; corapporteurs: Rosenberg, Ussing.5.\u2014 Cellules normales et tumorales en culture.Rapporteur: Gey; corapporteurs: Paul, (.).6.\u2014 La base cellulaire de la réponse aux hormones.Rapporteur: Gaillard; corapporteurs: Wolff, Lasfargues.7.\u2014 La réponse cellulaire à l\u2019infection virale.Rapporteurs: Oberling et Bernhard; corapporteurs: Sy- verton, Commoner.8.\u2014 Morphogénèse et physiologie de la ciliation.Rapporteur: Faure-Fremiet; corapporteurs: Randall, Fawcett.\u2018 9.\u2014 L'application de la microcinématographie à l\u2019étude de la cellule.Rapporteur: Pomerat; corap- porteurs: Frederic, Robineaux.10.\u2014 Dégénérescence et mort cellulaire.Rapporteur: Glucksmann; corapporteurs: Saunders, Howard.11.\u2014 Membranes et pinocytose.Rapporteur: Hol- ter; corapporteurs: Bennett, Palade.12.\u2014 Repeuplement des tissus irradiés.Rapporteur: Loutit; corapporteurs: Van Bekkum, Mathe.Un important volume contenant les résumés substantiels des rapports et communications sera édité.Pour toutes demandes, s\u2019adresser à: L\u2019Expansion Scientifique Française, 15, rue Saint-Benoît, Paris, VIe.SANTÉ PUBLIQUE ! POLIOMYÉLITE PARALYTIQUE Canada Soixante-seize cas de poliomyélite paralytique ont été rapportés au Canada pour la période du ler 1.Communiqué du Ministère de la Santé Nationale et du Bien-Etre social, Ottawa.23 avril 1960.&- + © + janvier au 9 avril 1960.On en comptait 34 en Colom- bie-Britannique, 13 en Alberta, 16 au Québec, six à Terre-Neuve, quatre au Nouveau-Brunswick et un cas dans chacune des provinces de la N.-Ecosse, de l\u2019Ontario et du Manitoba.Suivent les totaux cumulatifs à cette date pour chacune des années de 1949 à 1960.1949: 9; 1950: 39; 1951: 11; 1952: 19; 1953: 39; 1954: 64; 1955: 39; 1956: 30; 1957: 16; 1958: 13; 1959: 20, et 1960: 76.On constate que le nombre de cas rapportés en 1960 excède de beaucoup tout ce qui avait été rapporté auparavant.Source: Bureau fédéral de la statistique, Ottawa.INFLUENZA Alberta Une éclosion sévère d\u2019influenza est rapportée d\u2019Edmonton dans un foyer pour vieillards; elle a atteint quelque 30 personnes.La surveillante et une pensionnaire âgée de 74 ans ont toutes deux été gravement malades et ont dû être hospitalisées.Deux hommes sont morts.Un virus hémagglutinant a été isolé de prélèvements pharyngés de 5 malades, dont les deux cas décédés.Chez l\u2019une des malades hospitalisés, on a trouvé une élévation du titre sérologi- que de 1:16 à 1:25 contre le virus grippal type A.Chez cinq autres membres du personnel militaire des casernes Curry à Calgary et un cas de Jasper, déjà rapporté, on a également constaté une élévation du titre sérologique contre le virus grippal type A.Source: Dr.E.S.Orford Smith, directeur, Division des services de santé locaux, ministére provincial de la santé.SERVICES DE SANTE DES INDIENS ET DU NORD.Coppermine, T.-N.-O.\u2014 L\u2019éclosion d\u2019une affection d\u2019allure grippale déjà rapportée a maintenant atteint environ 250 personnes, tant des Blancs que des Esquimaux.Trente personnes environ ont été hospitalisées sur place.Il n\u2019y a pas eu de décès et les malades se remettent sans incident.Des éclosions d\u2019une affection d\u2019allure grippale sont rapportées de : Bathurst Inlet, T.-N.-O.\u2014 Toute la population, soit 60 Esquimaux, est atteinte.Six cas de pneumonie ont du être évacués à Cambridge Bay.Cambridge Bay, T.-N-O.\u2014 Environ 60 Esquimaux sont malades.Il y a eu 17 cas de pneumonie et ils ont été hospitalisés au poste infirmier.Spence Bay, T.-N.-O.\u2014 Soixante cas environ chez des Esquimaux; un déces.Gjoa Haven, Ile King William, T.-N -0.\u2014 Quinze cas sont déclarés, dont deux prétres catholiques.Trout Rock, Yellowknife, T.-N.-O.\u2014 Cinquante- 5e \u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 UE [ af Cholérétique - Cholestérolytique - Azoturique ABAISSE LE TAUX Du CHOLESTEROL SANGUIN DE 30 à 50°.BTOUTESQLESHHYPERCHOLESTÉROLEMIESŸ Voie intramusculaire profonde, ampoule tous les 2 jours associée au traitement péroral de 1 3 2 granules avant chaque repas Dernière référence bibliographique ALGÉRIE-MÉDICAL N°2 - 1953, p.117.Tube de 40 granules Boîte de 6 ampoules Représentants exclusifs au Canada: HERDT & CHARTON, INC.2245.rue Viau, Montréal-4, Canada. __ \u2018 L'Union Méd.Canada 58 794 COMMUNIQUÉS Tome 89 \u2014 Juin 1960 six personnes environ, toutes de race Indienne, ont avril et cinq autres pour la semaine terminée le 23 été atteintes.avril 1960, ce qui porte le total jusqu\u2019ici à 27 cas.Old Crow, Territoire du Yukon \u2014 Toute la popu- Source: Chef, Section de la Santé publique, Bu- lation du village a été frappée.Les vieillards sont reau fédéral de la statistique, Ottawa.plus gravement atteints et il y a eu 8 cas de pneu- : os INFLUENZA monie.Aucun décès., 8 : Etats-Unis Source: Dr P.E.Moore, directeur, Services de Depuis 1 .: , : epuis la mi-mars environ, aucun autre r: 1, santé des Indiens et du Nord, Ottawa.p Le 42e si.> 8 , autre rapport de grippe épidémique n\u2019a été signalé à la Section de CRYPTOCOCCOSE surveillance (C.D.C.).Il paraît vraisemblable que le Colombie-Britannique point culminant de morbidité nationale pour cette On rapporte de New Westminster un cas de mé- affection ait été atteint à la fin de janvier ou au ningite imputable au Cryptococcus neoformans (To- début de février, cas le nombre de cas s\u2019est abaissé rula histolytica), chez un officier de la Gendarmerie graduellement depuis cette époque.royale du Canada.Le jeune homme est gravement Des 45 Etats d\u2019où l\u2019on a rapporté soit l\u2019influenza malade et est actuellement à Phôpital Royal Co- clinique, soit l'isolement du virus grippal, le virus lumbian.La maladie est apparue le 7 avril et a été grippal A2 a été isolé dans 37 Etats, le virus A dans diagnostiquée le 12, lorsque l\u2019agent causal a été six, Al dans trois, et le virus B dans deux Etats.Le isolé.virus grippal A2 semble donc être l\u2019agent étiologique Source: Dr E.Wylde.directeur, unité sanitaire responsable de la majeure partie de l\u2019épidémie cons- de Simon Fraser.tatée aux Etats-Unis durant les mois d\u2019hiver de 1960.PALUDISME Source: C.D.C.Influenza Surveillance Report, le On rapporte de l\u2019unité sanitaire de North Fraser, 13 avril 1960.C.-B, un cas de paludisme chez une femme.; INSTITUT DE CARDIOLOGIE DE MONTRÉAL TRICHINOSE Québec Septième Semaine Annuelle du Médecin Praticien Cinq cas de trichinose sont rapportés de la pro- 11 au 15 octobre 1960 vince de Québec pour la semaine terminée le 16 9.00 am.\u2014 5.00 p.m.ELLE EST LIBRE DES SYMPTOMES ET DES EFFETS SECONDAIRES AVEC MED La victime du pollinosis saisonnier asymptomatique sou Medrol ne présente que rarement, méme a l'oeil du clinicie averti, les changements perturbateurs en apparence, comport ment ou métabolisme souvent associés avec une thérapeutiqu corticoide.Les réactions secondaires sont moindres et moins graves ave des doses thérapeutiquement efficaces \u2014 voila la marque d distinction de Medrol.Présenté sous forme de comprimés de 2 et 4 mg.en flaconÿ de 30 et de 100 comprimés.Au Premier Rang en Recherches Stéroïdes 865 YORK MILLS ROAD, DON MILLS (TORONTO), ONTARIO, CAN Marque déposée, Méthylprednisolone, Upjohn LES AIGUILLES - STÉRILISÉES À JETER APRES USAGE de pé snétration faci le et douce EMBOUCHURES PLUS SÛRES assurant une meilleure prise ENVELOPPES SCELLÉES permettant l\u2019utilisation immédiate ¥ ÉTUIS PROTECTEURS l'aiguille reste dans l\u2019étui après le remplissage jusqu\u2019au moment de l'injection.\u201c\u2026 Dimensions répondant à la plupart des besoins parentéraux._ Fabriquees, stérilisees et contrôlées par BECTON, DICKINSON & 50 GANADA, LTD., TORONTD 10, ONTARIO un em B-D, YALE, LUER-LOK, MULTIFIT ET DISCARDIT SONT DES MARQUES DEPOSEES DE BECTON, DICKINSON AND COMPANY Y4859 60 \u2014 796 Tout l\u2019enseignement sera donné en Langue Anglaise.Conférenciers Spéciaux Dr Wilfred G.Bigelow __.__._.Toronto Dr Jacques Genest ____.______.Montréal Dr John D.Keith .__.111121222200020 Toronto Dr Harold N.Segall 22.2 Montréal Dr Hans Selye .__._._._.1.111100100000000000 Montréal Dr Paul D.White .___.22222202 Boston Inscription: Ouverte à tous les Médecins.Limitée à un nombre maximum de 45.Frais: Cinquante dollars.COMMUNIQUÉS L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 UN HÔPITAL DU QUÉBEC REÇOIT UNE SUBVENTION FÉDÉRALE À L'HYGIÈNE Le ministère de la Santé nationale et du Bien- être social annonce aujourd\u2019hui, qu\u2019une subvention fédérale d\u2019un montant de $84,200, avait été accordée à l'hôpital Notre-Dame de Chartres (Inc.) de Mara (P.Q.).Une somme d\u2019environ $61,700 servira a payer une partie du coût de la construction d\u2019un immeuble qui contiendra 77 lits d\u2019infirmières et une école d\u2019infirmières.On pourra installer également 16 nouveaux lits de malades et deux lits d\u2019internes, au moyen d\u2019une réfection des quartiers maintenant occupés par le personnel de nursing.Faire chèque à: Institut de Cardiologie de Montréal a/s Dr Paul David, 5415, boul.de l\u2019Assomption, MONTREAL 36.P.Q.L'hôpital dessert les régions de Maria, Restigou- che et Matapédia.L'Union Médicale du Canada en 1891 LA MEDECINE AU XXe SIECLE lequel l\u2019humour de l\u2019orateur a su tenir son auditoire nombreux et choisi.Appelé à inaugurer la série des conférences que la société espère rendre mensuelles, l\u2019aimable et spin- tuel conférencier a voulu traiter, non une question spéciale, mais un sujet historique.Malheureusement, l\u2019orateur manquait des documents et des annales Juin 1891.La Société médico-chirurgicale de Liege a eu, le 26 février, l\u2019heureuse aubaine d\u2019une conférence donnée par M.le Prof.von Winiwarter.Un compte- rendu ne peut traduire l\u2019impression du charme sous ELLE EST LIBRE DES SYMPTOMES ET DES EFFETS SECONDAIRES AVEC MEDROL La victime du pollinosis saisonnier asymptomatique sous Medrol ne présente que rarement, même à l'oeil du clinicien averti, les changements perturbateurs en apparence, comportement ou métabolisme souvent associés avec une thérapeutique corticoïde.Les réactions secondaires sont moindres et moins graves avec des doses thérapeutiquement efficaces \u2014 voilà la marque de distinction de Medrol.Présenté sous forme de comprimés de 2 et 4 mg.en flacons de 30 et de 100 comprimés.Upjohn Au Premier Rang en Recherches Stéroides 865 YORK MILLS ROAD, DON MILLS (TORONTO), ONTARIO, CANADA Marque déposée, Méthylprednisolone, Upjohn L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 ans LA dIarrnée .61 KAOLIN Le 1050 1000 Adsorption des toxines au moyen de 100 mg.d adsorbant! 500 -\u2014\u2014\u2014 \u2014 228 \u2014 \u2014 +0 ue veus 000 CLAYSORB | 2 bj» : UD \u20ac DOUVOIr À àC i a - + | a a : i Que vous prescriviez le POLYMAGMA ou le DIAMAGMA pour enrayer la diarrhée, vous vous assurez un pouvoir d\u2019adsorption supérieur.Les deux produits renferment la Claysorb, nouvel adsorbant intestinal dont la supériorité sur le kaolin a été démontrée par des travaux considérables.!.?- Dans la diarrhée bactérienne, le POLYMAGMA est bactéricide vis-à-vis de nombreux germes pathogènes.Il a une action lénitive et protectrice sur la muqueuse irritée.Il contribue à restaurer la fonction intestinale normale.Extrêmement efficace, très agréable au goût.Présentation \u2014 En flacons de 3 et de 8 onces lig.@ Ordonnance obligatoire.Dans la diarrhée non-bactérienne, c\u2019est le DIAMAGMA qui est indiqué.Même formule, mais sans l\u2019adjonction d\u2019antibiotiques.Présentation \u2014 En flacon de 6 onces liq.1.Barr, M., et Arnista, E.S.: J.Am.Pharm.A.(Scient.Ed.) 46:493 (août) 1957.2.Barr.M., et Arnista, E.S.: Ibid.46:486 (août) 1957.3.Barr, M.: Ibid.46:490 (août) 1957.Polymagma\u2019 Sulfate de dihydrostreptomycine, sulfate de polymyxine B, pectine et Claysorb (attapulgite activée, Wyeth) dans un gel d'alumine.Holt # Mosque déposer WALKER VILLE, ONTARIO 62 \u2014 798 écrites, nécessaires à élucider son sujet, mais il a appelé à la rescousse le droit de fiction, et nous a tracé un désopilant tableau de l\u2019état de la médecine et des médecins au XXe siècle.Au XXe siècle, les maladies avaient augmenté, malgré les progrès thérapeutiques, car le nombre des affections, jadis inconnues, s'était accru de toutes les maladies nouvelles que la perfection des méthodes d'investigation permettait de déceler.On connut des maladies qui ne :e manifestaient par aucun symptôme morbide, mais seulement par des troubles dans les instruments perfectionnés servant à l\u2019exploration des individus soumis à l\u2019examen du médecin.La psychopathie fit de tels progrès qu\u2019elle connut les maladies de l\u2019âÂme; mais toutes les insanités morales se démontraient par la mensuration d\u2019une partie quelconque du corps.L\u2019homme criminel était un malheureux malade qui ne pouvait emporter la responsabilité d\u2019actes posés sous l'influence d\u2019une âme déviée.Bien mieux, il v avait des criminels latents, dont la face prognate, les doigts allongés et le crâne suturé pouvaient seuls être mis en cause dans les actes délictueux qu\u2019ils étaient exposés à commettre.Au XXe siècle revint l'honneur de la découverte de l\u2019âme humaine.Un heureux hasard la fit trouver à un jeune physiologiste, qui aussitôt la fixa par la photographie instantanée.Dès que le monde savant fut absolument assuré de l\u2019authenticité de l\u2019existence de l\u2019âme, tous les physiologistes la virent à leur L'UNION MÉDICALE DU CANADA EN 1891 L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 tour, et cela dans les organes les plus divers.Chez les uns, l\u2019âme siège dans le cerveau; chez d\u2019autres, elle avait sa résidence dans l\u2019estomac.Les organes sexuels avaient quelquefois l\u2019honneur de l\u2019héberger.Le XXe siècle connût toutes les intoxications médicamenteuses.Les hommes ne se contentaient plus d\u2019abuser des alcooliques.Tous les narcotiques passèrent dans l\u2019usage courant.Les membres des lignes anti-alcooliques continuaient à lancer l\u2019anathème sur l\u2019alcool, qu\u2019ils se contentaient de consommer à huis-clos; tous les poisons avaient leurs fervents, le chloroforme et le chloral avaient leurs adorateurs, comme l\u2019opium ses fumeurs.Aussi le nombre des pharmacies s\u2019était si notablement augmenté qu\u2019elles faisaient la plus sérieuse concurrence aux cafés et aux lieux de réunions publiques.Le système de la division du travail en médecine fut particulièrement en honneur en ce siècle.Chaque organe du corps humain avait son spécialiste, et, au grand jamais, le médecin soignant le côté droit du corps n\u2019aurait consenti à empiéter sur le domaine du spécialiste traitant le côté gauche.Les gens riches prirent même l\u2019habitude, en cas de maladie, de réunir en consultation plusieurs médecins, pour se voir indiquer le siège du mal, l\u2019organe souffrant, et leur tâche déterminée, ces médecins, dont les listes étaient bien en règle, indiquaient le spécialiste traitant l'organe atteint.Il y avait des médecins dont l\u2019unique ELLE EST LIBRE DES SYMPTOMES ET DES EFFETS SECONDAIRES AVEC EDROL La victime du pollinosis saisonnier asymptomatique sous: Medrol ne présente que rarement, même à l'oeil du clinicien averti, les changements perturbateurs en apparence, comportes ment ou métabolisme souvent associés avec une thérapeutique corticoïde.Les réactions secondaires sont moindres et moins graves avec des doses thérapeutiquement efficaces \u2014 voilà la marque d distinction de Medrol.Présenté sous forme de comprimés de 2 et 4 mg.en flacon de 30 et de 100 comprimés.Au Premier Rang en Recherches Stéroides 865 YORK MILLS ROAD, DON MILLS (TORONTO), ONTARIO, C *Marque déposée, Méthylprednisolone, Upjohn L'Union Méd.Canada 63 Tome 89 \u2014 Juin 1960 SOULAGEMENT DES DOULEURS W 4 COMPRIME 2 r dans un noyau a lent désagrégement PROLONGE NOUVEAU Le comprimé \u201c292\u201d plus 44 grain additionnel de codéine dans un noyau de coloration rose à lent désagrégement.Acide acétylsalicylique.315 gr.Phénacétine \u2026\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026 215 gr.Caféine, citrate de.LA gr.Codéine, phosphatede.A gr.PLUS 2: 1 ; _ Codéine, phosphatede.o.- gr.Procure un soulagement PROLONGÉ dans un noyau à lent désagrégement 4 L\u2019effet prolongé protége votre patient des douleurs qui interrompent son sommeil NOUVEAU w \u2018 \u201d coment 283 o Le comprimé \u201c282\u201d plus 44 de grain additionnel de codéine dans un noyau de coloration jaune à lent désagrégement.Acide acétylsalicylique bhareroreneasmesenerensnrecesenvnes 3% gr.Catéime, citrate da.a Er Procure un soulagement RAPIDE Codéine, phosphate de.14 gr.PLUS Codéine, phosphate de.La gr.3 Procure un soulagement PROLONGÉ Posologie pour le \u201c293\u201d: Un comprimé toutes les 6 à 8 heures, en raison de la gravité des douleurs et des effets.Posologie pour le \u201c283\u201d: Un ou deux comprimés toutes les 6 à 8 heures, en raison de la gravité des douleurs et des effets.Chantes &E.Frosst &Co.Montréal, Canada @ Prescription de narcotique permise par téléphone. 64 \u2014 800 spécialité était de poser un diagnostic sans établir une thérapeutique.La perfection apportée à la méthode des inoculations préventives contre les maladies infectieuses fut poussée si loin au XXe siècle, que ces inoculations prirent une part importance dans la vie.L\u2019enfant, dès sa naissance, était soumis aux inoculations préventives contre les maladies de l\u2019enfance.Il en mourait bien quelques-uns de ces inoculés, mais c\u2019était les plus faibles.À peine la première période achevée, il fallait reprendre les inoculations contre les affections menaçant la jeunesse et l\u2019âge mûr.Aussi plusieurs inoculés de cette série disparurent encore, mais c\u2019étaient les épuisés de la première catégorie.La vie se passait ainsi à subir des inoculations, car certains parents poussaient la prudence jusqu\u2019à la préservation de la rage et du tétanos.Toutes les méthodes médicales atteignirent un tel degré de perfectionnement que l\u2019homoeopathie en arriva à ériger, en principe, qu\u2019il suffisait de suggérer à un malade l\u2019idée de prendre un médicament, pour voir les effets de celui-ci se produire.Pour la classe riche, les pharmaciens délivraient des hosties sur lesquelles était imprimé le nom de la drogue, et le malade ingérait ces hosties; pour la classe pauvre, on inscrivait les noms des médicaments sur des feuilles de parchemin, qu\u2019il suffisait de laver après expulsion, pour pouvoir les utiliser à nouveau.Sous l\u2019impulsion vigoureuse de l\u2019école de Nancy, L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA EN 1891 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 l\u2019iypnotisme et la suggestion devaient réaliser d\u2019immenses progrès.Un hypnotiseur découvrit qu\u2019il suffisait, pour agir chez les jeunes enfants malades, de leur faire ingurgiter de l\u2019eau magnétisée, expliquant les résultats curatifs obtenus par une suggestion inconsciente de la mère à son nourrisson.À cette époque, l\u2019Etat reconnut les services rendus par les médecins hypnotiseurs en les nommant médecins des prisons.Soustrayant les prisonniers à l\u2019auto-suggestion de la cellule, on les soumit tous a des cures d\u2019hypnotisme.Les ivrognes, les vagabonds, les prostituées, simplement fourrés au poste, ne quittaient cet asile passager et involontaire que munis d\u2019une excellente séance de suggestion.Vers 1830, un médecin qui avait beaucoup cultivé l\u2019art de guérir dans la Nouvelle-Calédonie, vint transplanter en Europe une thérapeutique nouvelle de toutes les maladies.Il pratiquait la cure de toutes les affections les plus rebelles par la dilatation du sphincter de l'anus.Bientôt de toutes parts affluèrent les malades, venant se soumettre à l\u2019influence des doigts bienfaisants de l\u2019habile novateur, et proclamant ses succès.Quelques médecins voulurent protester parce que l\u2019étranger était dépourvu de diplôme; on leur répondit de haut qu\u2019il n\u2019était pas besoin de diplôme pour guérir, qu\u2019il suffisait d\u2019un diplôme pour tuer.Le XXe siècle vit la magnifique efflorescence du ELLE EST LIBRE DES SYMPTOMES .ET DES EFFETS SECONDAIRES AVEC EDROL La victime du pollinosis saisonnier asymptomatique sous Medrol ne présente que rarement, même à l'oeil du clinicien averti, les changements perturbateurs en apparence, comportement ou métabolisme souvent associés avec une thérapeutique corticoïde.Les réactions secondaires sont moindres et moins graves avec des doses thérapeutiquement efficaces \u2014 voilà la marque de distinction de Medrol.Présenté sous forme de comprimés de 2 et 4 mg.en flacons de 30 et de 100 comprimés.Up} hn Au Premier Rang en Recherches Stéroides © 865 YORK MILLS ROAD, DON MILLS (TORONTO), ONTARIO, CANADA Marque déposée, Méthylprednisolone, Upjohn L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 voyez vous-même comment cette nouvelle formule d'ensemble maitrise la toux! | l\u2019agent antihistaminique | À qui offre le plus / | de chances de succès , Ë i | deux agents décongestifs | hautement approuves | L I'agent expectorant qui | produit le meilleur | « \u2014 | a.m.nosis comeany ; effet augmente de pres | ee | de 200% les secretions | | des voies respiratoires | bh \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 \u2014 \u2014 3 fr TT -\"\"-\"\"-\"\"\"\"=\"-\"\"-\"-\"\u2014-\"\"\u2014\"\"=\"== 1 \\ d\u2019une saveur delicieuse! | | L\u2014 oor me \u2014 ven mm mm = \u2014\u2014 \u2014 A \u2014\u2014 \u2014\u2014 J pour une toux plus productive, moins fréquente DIMETANE EXPECTORANT DIMETANE EXPECTORANT-DC: | contenant en plus 1.8 mg./5 cc.1 | | de dihydrocodéinone pour une | | intensité d\u2019action plus grande =~ | contre la frequence de la toux.| 66 \u2014 802 traitement et de la régénération de la race humaine par la méthode de Brown-Séquard.Cet illustre savant, vieillard cacochyme à l\u2019époque de sa merveilleuse découverte, se présenta au Congrès de Berlin ayant la verdeur d\u2019un hômme mûr, accompagné de ses quatre jeunes enfants; l\u2019impression produite par sa communication fut si profonde, qu\u2019aussitôt tous voulurent se soumettre au traitement par les testicules de cobaye broyés et délayés.Le premier résultat de cette communication et de cet enthousiasme fut la destruction complète en Europe de la race des cochons d\u2019Inde qui disparut en trois ans.L\u2019Etat, reconnaissant l\u2019urgente nécessité de parer au dépeuplement, porta en ce siècle de nombreux décrets et des lois sévères pour l\u2019utilisation du liquide séminal.Les hommes de 20 à 33 ans furent soumis au régime de la reproduction gratuite et obligatoire.Leur service civique accompli, ils pouvaient se donner une compagne; mais ce n\u2019était qu\u2019après avoir versé, au compte de l'Etat, une suffisante quantité de liquide vital dont l\u2019emploi était tout indiqué par la fécondation artificielle.L\u2019Etat reconnut aussi la nécessité d\u2019élever lui- même les enfants nés de ces unions personnelles et obligatoires.La chirurgie et l\u2019obstétrique avait tant progressé à la fin du XIXe siècle, que le siècle nouveau ne vit que la substitution de l\u2019asepsie à l\u2019antisepsie.Les microbes pathogènes, dégoûtés de la guerre acharnée qu\u2019on leur faisait depuis longtemps avec succès, L'UNION MÉDICALE DU CANADA EN 1891 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 s'étaient modestement retirés à lu campagne où ils vivaient paisiblement.Toutefois, ce siècle connut les extirpations temporaires et les transplantations de substances diverses.On transplantait des dents, ce qui supprimait les rateliers; on fabriquait des larynx en nickel à l\u2019usage spécial des chanteurs.Bref, les audaces n\u2019en étaient plus.Que dire de la position du médecin au XXe siècle?La médecine était un sacerdoce.Et les malades ne savaient comment témoigner leur reconnaissance aux médecins, les comblaient des attentions les plus délicates, et payaient leurs honoraires.Aussi ce fut l\u2019âge d\u2019or.Les confrères ne connaissaient plus d'envie.Lorsqu'ils se rencontraient au chevet d'un malade, ils tombaient dans les bras l\u2019un de l\u2019autre avant d\u2019examiner leur client.Chose curieuse, le XXe siècle ne connut point les doctoresses, mais avec raison.Les médecins occupaient une position si haute, si rémunérée, que les jeunes filles préféraient épouser un médecin plutôt que la médecine.* x # Ces notes caricaturales sur la médecine au XXe siècle, ne font que tracer les lignes bien pâles de l\u2019étourdissante causerie de l'aimable conférencier.Sarcey portait des conférences, comme un pommier des pommes; ses conférences étaient mûres.La causerie de jeudi avait, elle.la saveur d\u2019un fruit nouveau, et l\u2019auteur y a manié l\u2019épigramme comme un satirique.SCALPEL.ELLE EST LIBRE DES SYMPTOMES ET DES EFFETS SECONDAIRES AVEC La victime du pollinosis saisonnier asymptomatique sous Medrol ne présente que rarement, même à l'oeil du clinicief averti, les changements perturbateurs en apparence, comporte ment ou métabolisme souvent associés avec une thérapeutiq corticoide.Les réactions secondaires sont moindres et moins graves ave des doses thérapeutiquement efficaces \u2014 voilà la marque \u20ac distinction de Medrol.Présenté sous forme de comprimés de 2 et 4 mg.en flaco de 30 et de 100 comprimés.Au Premier Rang en Recherches Stéroïdes 865 YORK MILLS ROAD, DON MILLS (TORONTO), ONTARIO, C * Marque déposée, Méthylprednisolone, Upjohn Tofranil Dans le traitement de la dépression, Tofränil a établi un record remarquable en provoquant une rémission ou une amélioration dans environ 80 pour-cent des cas.!»?L\u2019emploi de Tofranil est de toute sécurité\u2014peut étre utilisé aussi bien au bureau qu\u2019à l'hôpital \u2014 peut être administré par voie: orale ou intramusculaire.Tofränil\u2014shymoleptique puissant pas un inhibiteur de la mono-amino- oxydase.Agit efficacement et sûrement dans tous les genres de dépression quelle qu'en soit la sévérité ou la chronicité.Il n\u2019inhibe pas l'amine oxydase dans le cerveau ou le foie; ne stimule pas le système nerveux central; et n'a pas d'effet poten- tialisateur sur d\u2019autres facteurs tels que barbituriques et alcool.Documentation supplémentaire disponible sur demande.Tofränil (chlorhydrate d\u2019imipra- mine), dragées de 25 mg., flacons de 100 et de 1,000.Ampoules pour administration intramusculaire seulement, chaque ampoule renferme 25 mg.dans 2 cc.de solution, boites de 10 et de 50.Références: .Ayd.F.J.Jr.: Bull.School Med.Univ.Maryland 44:29, 1959.Azima, H., et Vispo, R.H.: À.M.À.Arch.Neurol.& Psychiat.81:658, 1959.Lehmann, H.E.: Cahn, C.H., et de Verteuil, R.L.: Canad.Psychiat.A.J.3:155, 1958.Mann, A.M., et MacPherson, A.S.: Canad.Psychiat.A.J.4:38, 1959.Sloane, R.B.: Habib, A., et Batt, U.E.: Canad.M.A.J.80:540, 1959.Straker, M.: Canad.M.A.J].80:546, 1959.Strauss, H.: New York J.Med.59:2906, 1959.Gen) Montréal dissiper les affres e la dépression Cogs WRT LER we NOUVELLES PHARMACEUTIQUES COMPRIMÉS DE NALDECOL Naldecol est un nouveau décongestif nasal administré par voie buccale.Naldecol se présente sous forme d\u2019un comprimé rainuré, formé de deux parties distinctes: le noyau et l\u2019enveloppe extérieure, qui ont chacune une composition identique.Chaque comprimé de Naldecol contient: Phényléphrine HC1 \u2014 10 mg.; Phénylpropanolamine HC1 \u2014 40 mg.; Citrate de Bristamine* \u2014 15 mg.; Maléate de Carbinoxamine \u2014 5 mg.\u2014 *Marque déposée par Bristol pour la phényltoloxamine.La formule de Naldecol est concue de telle sorte que la moitié de la formule est contenue dans l\u2019enveloppe extérieure du comprimé et par conséquent immédiatement absorbée par l\u2019estomac, produisant un effet immédiat qui dure pendant 3 à 4 heures.L\u2019autre moitié des ingrédients se trouve dans le noyau; l\u2019absorption progressive se poursuit pendant une période additionnelle de 3 à 4 heures.Un comprimé de Naldecol proeure donc un soulagement immédiat dont l\u2019effet est soutenu pendant 6 à 3 heures.Pour le soulagement de la fièvre des foins et autres allergies dues au pollen et pour le traitement immédiat du rhume de cerveau, de la sinusite chro- ee ++ nique et autres troubles des voies respiratoires supérieures, tels que: rhinorrhée, écoulement postnasal, congestion des sinus, larmoiement, éternuement, démangeaison des yeux et du nez, enchifrènement, etc.Hypertension grave, hyperthyroidisme, maladie organique du cœur, et diabète sucré grave (méliturie).Adultes et enfants au-dessus de 12 ans: un comprimé matin, midi et soir.Enfant 6-12 ans: un demi- comprimé matin, midi et soir.Au-dessous de 6 ans: employer le Sirop Naldecol.Pour obtenir un effet soutenu, le comprimé de Naldecol doit être avalé, non croqué.(Bristol Lab.Canada Ltd) SIROP NALDECOL Naldeeol \u2014 un nouveau décongestif nasal administré par voie buccale \u2014 est présenté sous forme d\u2019un sirop délicieusement aromatisé, pour usage pé- diatrique et pour les patients qui préfèrent une médication liquide.Chaque cuillerée à thé (5cc.) de Sirop Naldecol contient: Phényléphrine HC1 50 mg.\u2014 Phényl- propanolamine HC1 20 mg.\u2014 Citrate de Bristami- ELLE EST LIBRE DES SYMPTOMES ET DES EFFETS SECONDAIRES AVEC MEDROL La victime du pollinosis saisonnier asymptomatique sous Medrol ne présente que rarement, même à l'oeil du clinicien averti, les changements perturbateurs en apparence, comportement ou métabolisme souvent associés avec une thérapeutique corticoïde.Les réactions secondaires sont moindres et moins graves avec des doses thérapeutiquement efficaces \u2014 voilà la marque de distinction de Medrol.Présenté sous forme de comprimés de 2 et 4 mg.en flacons ÿ de 30 et de 100 comprimés.1 ol) = Au Premier Rang en Recherches Stéroides : Upj 865 YORK MILLS ROAD, DON MILLS (TORONTO), ONTARIO, CANADA |\u2018 *Marque déposée, Méthylprednisolone, Upjohn | i EE ouvrir nouvelle boîte carrée pus fa » fermer et à ranger.nouveau dispositif, dans | fae et au fond qui \u201csuspend\u201d le rouleau au centre de la boîte: le galon ne t donc toucher les côtés de la boîte du t la livraison où I'entreposage, et si conserve la méme tension jusqu'a éroulem ent complet.@ \u201cTension Co ôlée\u201d qui facilite la manipulati et prévient le gaspillage (< wn e\u2014 LONAS «commtace GALON GALON ADHESIF ADHESIF FABRICATION CANADIENNE 12 Pouces 10 vERGES 12 Pouces 10 v£rGes (11/72 QU 2p 1 NS Lp I axé - le FE, sl, 70 I\u2019 Union Méd.Canadu Tome 89 \u2014 Juin 1960 es Tablettes Baby's Own onstipation et soulagent l\u2019agitation et les malaises dus à la dentition DES DONNÉES CLINIQUES SUBSTANTIELLES démontrent clairement l\u2019efficacité des TABLETTES BABY\u2019S OWN à rétablir l\u2019habitude intestinale régulière chez les bébés constipés, de 2 à 24 mois .et à soulager rapidement les malaises dus à la dentition.Tous les 75 bébés observés (à l\u2019exception d\u2019un seul) accusèrent un soulagement de l\u2019effort à l\u2019évacuation, et une diminution des gaz, de l\u2019agitation et de la bave.Ils redevinrent joyeux et retrouvèrent le sommeil et l\u2019appétit.SÉCURITÉ COMPLETE .À la dose suggérée, soit un comprimé chaque soir au coucher, il n\u2019a jamais été observé quelque réaction secondaire que ce soit.LES TABLETTES BABY'S OWN renferment %, de grain de Phénolphtaléine, légèrement tamponnée avec }; grain de Carbonate de Calcium précipité, et du Sucre en Poudre, q.s.Ils sont agréables et commodes.ECRIVEZ-NOUS pour obtenir quelques échantillons et de la documentation avec références.1-15 G.T.FULFORD CO., LIMITED, Brockville, Ontario Le traitement prescrit étant \u2018Prémarine\u201d les troubles ménopausiques de la mere n'immobilisent pas toute sa famille.Lr AG La \u201csensation de bien-étre\u201d GR que mentionne si souvent la malade, se communique a son entourage qui, évidemment, l'apprécie.(æstrogènes en comprimés de concentrations diverses; également en combinaison au méprobamate ou à la méthyltestosté- rone.Laberstowos do che AGRANDISSEMENTS 1960 lr.AI.7.tH ! rl ; ; \\ \u201ca Nt Ÿ -, 3 Nive i SE hare Re, LSS AU Ps, ar\u201d A Mies ere i.700 Ra if lg ht 3e o FI ! fon?41 À ve > N° - CF ad NUN VA oT A i SOU mn Has +» A \u201cax OY { \\, FETE, WR x SH Hoy RJ à i 4% fs A \\ N A > ms 4 ÿ J + re , \u201c wd {y 7 i bi doe 7 41 Sert un +, #7 = AY de n a a AL int a) Me Le a RON 1 ae 1 CAFO 5 a AL i aie 3 ; SR ATI a.ts TTR a at ery \u201ci 5 caf Manan * > f - Ear { $# AP \"6 pd / 6\u201d ~~ + \u201ca v5 te t cote 7 | : i à ; mt eo wph g \"2 \u201c4 3 3 Pat 2 LE 4% y j / b 28 Ft # 4 y (Og yy | KE # 4 2 2 #47 SE AT i J WW } 5 % x + C { 4 î Le \\ Af LA WES sani i ary au 5 5 LY / = A à 2e N / WX À LR : ha | nt 7A J / 5 x WA pa re se en ote y À Ly 5 rs / / ; J fi XX # i Lo 3 ds 4 / 3 AM À Lo ) by A x ho, 5 ff if LH Wu ANA VAE ¥ HE ey i ot di 3 $ +f i if hg 4 À 74 # 2 # | fH 7 4 4 x #2 w / 2! sr  y dure # % % Xi x sh PREY Ry di oN 2 i iY LE 3 ; La détente musculaire 5 et la sérénité d\u2019esprit AF Ka peuvent naître de l\u2019emploi de wi nn Li\u201d mm ha OJ LE A & en £57 3% NY (méprobamate) Contre la tension nerveuse aggravée par _ Laboratoires de Recherche RANDISSEMENTS « \"7 \u201cac oy 1960 mad l\u2019'avitaminose\u2014\u2018\u2018Béminal\u2019, avec \u2018\u2018Miltown\u2019\u2019 4 Ry LT \u2014 SSS I et 7 i ~ ets a wt a ey L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 ne* 75 mg.\u2014 Maléate de Carbinoxamine 2.5 mg.Pour le soulagement de la fièvre des foins et autres allergies dues au pollen, et pour le traitement immédiat du rhume de cerveau, de la sinusité chronique et autres troubles des voies respiratoires supérieures, tels que: rhinorrhée.écoulement post-na- sal, congestion des sinus, larmoiement, éternuement.démangeaison des yeux et du nez, etc.Hypertension grave, hyperthyroïdisme.maladie organique du cœur, et diabète sucré grave (méliturie).Adultes et enfants au-des us de 12 ans: une cuillerée à thé (5cc.) aux 3 ou 4 heures.Enfants 6-12 ans: une demi-cuillerée à thé (25cc.) aux 3 ou 4 heures.Au-dessous de 6 ans: proport.onnellement.(Bristol Lab.Canada Ltd \u2014 Montie.l) LE COMPLEXE D'ACIDES GRAS \u201cLENIC\u201d DANS LE TRAITEMENT DE L'HYPERCHOLESTEROLEMIE Worne.Smith et Greenleaf (Am.J.M.Sc.238:45.1959) ont observé chez 50 sujets la baisse du cholestérol pioduite par une préparation a teneur élevée en glycérides et acides gras non saturés, dont la formule comporte quatre, cinq et six liaisons doubles, en plus de la double liaison éthylénique de l\u2019acide linoléique.Une dose quotidienne de quatre capsules à un gramme, jointe à une diète modérée en graisses, provoqua une chute satisfaisante du cholestérol sanguin chez 80% des sujets.Quelques-uns d'entre eux éprouvèrent une amélioration subjective d'une claudication intermittente ou de douleurs d\u2019angine.L\u2019administration de 100 mg.d\u2019acide nicotinique quatre fois par jour, en association avec le complexe d\u2019acides gras non saturés, amena une chute plus considérable du cholestérol! sanguin que l\u2019un ou l\u2019autre des deux produits donné séparément.L'administration de cette association abaissa les niveaux du cholestérol sanguin chez 25 sujets et la médication fut bien tolérée pendant une période de 50 semaines, Les réactions secondaires se limitèrent à de légères bouffées de chaleur dues à l\u2019acide nico- tinique, et qu\u2019on enraya en faisant prendre les capsules après les repas.L\u2019emploi de capsules au lieu de quantités considérables d\u2019huile permit d'obtenir une meilleure collaboration de la part des sujets traités.Ces préparations concentrées permettent d\u2019éviter l\u2019indésirable augmentation de poids associée à l\u2019ingestion de fortes quantités d\u2019huiles, dont la teneur en calories est élevée.Le maintien d\u2019un équilibre approprié entre le cholestérol sanguin et les phospholipides semble être d\u2019une importance plus grande pour empêcher le dépôt de cholestérol dans les artères.que le maintien d\u2019une norme absolue du cholestérol seul.Les acides gras non saturés sont considérés comme essentiels à une synthèse optimale des phospholipides.*Marque déposée par Bristol pour la phényltoloxa- mine.NOUVELLES PHARMACEUTIQUES Identification spectroscopique de la molécule L\u2019absorption des radiations infra-rouges est une propriété spécifique du composé chimique.Le tracé du spectre infra-rouge au moyen du spectrophotomètre peut être comparé à l\u2019empreinte digitale humaine car il permet l\u2019identification des corps chimiques organiques.La recherche médicale actuelle réclame des instruments sûrs, exacts et sensibles qui isolent les éléments chimiques, évaluent l\u2019activité, contrôlent la qualité d\u2019un produit et répondent aux exigences constantes de l\u2019exploration pharmaceutique.Le spectrophoto- mètre infra-rouge n\u2019est que l\u2019un des nombreux appareils modernes utilisés en vue du progrès de la science médicale.Aux nouveaux Laboratoires de Recherche Ayerst La mise en œuvre des vastes projets du nouveau centre de recherche Ayerst nécessite des échanges de vues journaliers entre les membres du personnel dirigeant.Notre photo montre le Dr Roger GAUDRY en conférence avec ses collaborateurs.Les efforts de tous ces spécialistes tendent sans cesse au progrès dans le domaine de la science médicale.809 \u2014 73 ie \u201cOE ns : Les femmes qui utilisent Tampax peuvent prendre un bain ou une douche, et aussi librement qu'à n'importe quel autre moment d Des millions de femmes ont utilisé des billions de Tampax.Inventé par un médecin pour le bien-être de toutes les femmes.mariées ou célibataires, actives ou non.Eprouvé par plus de 25 années d\u2019études cliniques.La protection hygiénique interne Tampax est fabriquée exclusivement par la Canadian Tampax Corporation Limited, Brampton, Ontario.Des échantillons et de la documentation vous seront envoyés sur demande.TAMP/ JOUE UN RÔLE SI IMPORTANT DANS SA VIE / L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 n choix Ais Parmi ceux qui achétent un équipement de rayons X, peu ont le temps de vérifier minutieusement la qualité des matériaux, le travail de fabrication et le rendement technique des différentes marques d\u2019appareils à rayons X.Et heureusement, cela n\u2019est pas nécessaire.La réputation du fabricant vaut plus que tout dans le choix de l\u2019_équipement de rayons X, un des placements professionnels les plus complexes que vous puissiez jamais envisager.General Electric a créé \u201cexactement ce que le médecin a prescrit\u201d, le Patrician 200-ma, tant au point de vue modicité du prix que bon fonctionnement.Ici, le diagnostic par rayons X est adapté de façon idéale aux exigences de la clientèle privée.Le Progrès est le plus Important de nos Produits GENERAL @ ELECTRIC l'équipement de rayons-x pour diagnostics, conçu pour la clientèle privée! 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D\u2019autres marques de lait évaporé partiellement écrémé coûtent jusqu\u2019à 1; de plus.LAIT.SEMI-ÉCRÉMÉ rose E usé \u2018ist CONCENTRÉ \" Carnation Company Limited Spécialistes dans l\u2019alimentation du nourrisson depuis plus d\u2019un demi-siècle ide sc La compagnie The Wm.S.Merrell Company annonce la disponibilité de MER/29 (Marque de triparanol) le premier agent réducteur de cholestérol capable d'inhiber la formation d'un excès de cholestérol dans l'organisme, en réduisant à la fois les taux de cholestérol dans les tissus et le sérum.aucun conflit apparent n'a été constaté jusqu'à présent, avec les autres processus biochimiques vitaux.posologie commode: une capsule par jour.tolérance et absence de toxicité appuyées par 2 années d'investigations cliniques.Les pages qui suivent font état des résultats cliniques obtenus par traitement avec le MER/29, de malades atteints d'hypercholes- térolémie et d'affections que l'on croit y être associées, telles que: e maladie des artères coronaires (angine de poitrine, état consécutif à l'infarctus du myocarde) e athérosclérose généralisée LES FAITS AU SUJET DE MER/29'*° Différences fondamentales entre le MER/29 et d'autres substances réductrices du cholestérol Le cholestérol produit dans l'organisme - par biosynthèse - est environ trois fois plus considérable que celui qui provient de sources alimentaires.Avant le MER/29, on ne connaissait aucune méthode pour modifier la production totale du cholestérol dans l'organisme.Les moyens employés pour abaisser le cholestérol (acides gras nonsaturés ou autres régimes diététiques, vitamines, stérols végétaux, hormones, etc.) ont réussi seulement à modifier les sources exogènes du cholestérol ou à en accélérer le métabolisme.MER/29 est fondamentalement différent du fait qu'il inhibe la biosynthèse du cholestérol.Ainsi, pour la première fois, MER/29 offre un moyen de contrôler la quantité totale de cholestérol contenue dans l'organisme.MER/29 réduit le cholestérol sanguin chez 89% des malades, avec ou sans restrictions alimentaires.Des études avec radioisotopes indiquent aussi une réduction du cholestérol tissulaire \u201c57%031,34 Les taux de cholestérol sont considérés élevés lorsqu'ils dépassent 250 mg.pour cent.Voici un tableau sommaire des renseignements préliminaires sur le traitement au MER/29 des malades atteints d'hypercholestérolémie (plus de 250 mg.pour cent.) Moyenne du cholestérol avant l\u2019administration de MER/29\u2014324 mg.% Moyenne du cholestérol après l'administration de MER/29\u2014253 mg.% représentant une reduction moyenne de 71 mg.% ou 21.9%.300 350 | J Cholestérol sanguin mg.%. Études sur la sécurité et la toxicité.LES FAITS AU SUJET DE MER/291-35 Des études cliniques montrent que, généralement, la diminution du cholestérol commence au bout de deux semaines.L'effet maximum est atteint après cinq à huit semaines et se maintient aussi longtemps que le traitement est continué.Des études faites par Hollander, Chobanian et Wilkins, ainsi que celles faites par Kountz, ont démontré que les taux de cholestérol étaient abaissés par le traitement au MER/29, indépendamment du régime alimentaire.La réduction de l'ensemble miscible du cholestérol dans l'organisme a été confirmée par des études radioisotopiques.Hollander et Chobanian, par exemple, ont établi que l'ensemble miscible du cholestérol parait avoir été abaissé de 184 gms.à 100 gms.pendant la période d'expérimentation avec le MER/29.Des études chez les animaux ont montré les valeurs tissulaires suivantes: niveaux de cholestérol des érythrocytes, réduction de 40%; cholestérol sanguin, réduction de 62%; foie, réduction de 40%; muscle squelettique, réduction de 27%; poumon, réduction de 33%; aorte, réduction de 219%.Remarque importante: le cerveau et les tissus adipeux ne furent pas touchés durant la période d'observation.5,7,10,12-35 MER/29 est bien toléré.I1 ressort d'une analyse récente de rapports sur 576 cas individuels, que 165 des patients avaient été traités au MER/29 sans interruption pendant plus d'un an.Certains ont reçu de deux à quatre fois la dose quotidienne recommandée, et ce pendant une période allant jusqu'à 16 mois.On a rarement observé des réactions secondaires et celles qui se sont produites (nausée, dermatite) eurent une incidence trop faible pour qu'on puisse affirmer qu'il existe une corrélation avec l'administration du médicament.Dans aucun cas, a-t-on observé, en clinique, des effect toxiques sur la fonction de n'importe quel LES FAITS AU SUJET DE MER/291-35 organe ou système vital.Il est à remarquer que l'excrétion de MER/29 ou de ses métabolites peut provoquer une fausse réaction positive d'albuminurie.Observations cliniques sur MER/29 dans les cas d ' athé rosc 1 é ros e57,10,12,17-19,21,23-25,28-34 Beaucoup considérent qu'il serait souhaitable de pouvoir abaisser, en clinique, les taux élevés de cholestérol.De plus, une partie importante de l'opinion médicale considère qu'un taux élevé de cholestérol est un élément qui contribue aux maladies des artères coronaires et à l'athérosclérose généralisée.Puisque le MER/29 abaisse l'ensemble du cholestérol dans l'organisme, peut- il modifier les affections athérosclérotiques?Quoique la réponse définitive dépende des résultats des expériences cliniques à long terme, les observations préliminaires ont été rapportées = a.La conférence de Princeton sur le MER/29 Pour trouver une réponse, 18 équipes de chercheurs de renom s'assemblèrent pour discuter du rapport de MER/29 avec le métabolisme du cholestérol et de l'athérosclérose.La conférence, dont le modérateur était le Dr.Irving S.Wright et dont le sommaire fut préparé par les docteurs Konrad Bloch, Robert W.Wilkins et Irving S.Page, eut lieu en décembre dernier, à Princeton, N.J.(La transcription complète de cette conférence est publiée en supplément à l'édition de mai 1960 de \"Progress in Cardiovascular Diseases\".) Résultats objectifs L'équipe, composée du Dr.William Hollander, du Dr.Aram V.Chobanian, et du Dr.Robert W.Wilkins, tous du Massachusetts Memorial Hospitals, a présenté la diapositive No.1, (à droite).Elle montre un renversement des anomalies de l'ECG provoquées par l'exercice chez un malade atteint d'angine de poitrine, après un traitement de trois mois au MER/29.En tout, ils ont signalé TABLEAU Hl DERIVATION ESS CES cn LES FAITS AU SUJET DE MER/29!-35 que trois malades sur neuf ont montré un renversement des anomalies de l'ECG provoquées par l'exercice, après un traitement de trois mois au MER/29.APRES 3 SEMAINES APRES 8 SEMAINES APRES 14 SEMAINES APRES 16 SEMAINES TRAITEMENT PLACEBO PLACEBO AU MER/29 AU MER/28 AU MER/29 AU MER/29 REPOS EXERCICE REPOS EXERCICE REPOS EXERCICE REPOS EXERCICE REPOS EXERCICE REPOS EXERCICE Lil Bi TABLEAU | ANGINE CHOLESTEROL SANGUIN Le Dr.Philip Lisan et le Dr.Wilbur W.Oaks, du groupe du Dr.John E.Moyer, de l'Hôpital Hahnemann, ont présenté la diapositive No.II.Elle indique aussi un renversement des anomalies de l'ECG chez un malade atteint d'angine de poitrine.AVANT LE TRAÎTEMENT APRÈS LE TRAITEMENT AVANT LE TRAITEMENT APRÈS LE TRAITEMENT AU MER/29 AU MER/29 AU MER/29 AU MER/29 __DERIVATION 1 À _ DERIVATION 3 Le Dr.A.C.Corcoran, de l'Hôpital St.Vincent Charity, de Cleveland, et le Dr.Arthur Ruskin, de l'Université du Texas, ont signalé des résultats objectifs semblables.Tous ont observé que les malades fournissaient des preuves subjectives qu'ils éprouvaient une sensation de meilleure santé avec le traitement au MER/29 et que leur dépendance à l'égard de la nitroglycérine diminuait.Des résultats négatifs ont été présentés par le Dr.Henry I.Russek, de Staten Island, N.Y.Il a fait part d'une étude d'épreuves à l'exercice, suivies d'électrocardiogrammes chez LES FAITS AU SUJET DE MER/29!-35 14 sujets choisis, traités au MER/29.Aucun de ces malades n'a montré plus qu'une amélioration passagère à la tolérance à l'exercice, après 5 mois de traitement.L'on devra se rappeler que ces patients, souffrant d'angine de poitrine, ont été choisis parmi un groupe sélectionné de personnes qui se plaignaient de symptômes depuis très longtemps.Résultats subjectifs Le Dr.Meyer P.Halperin, de Lynn, Mass., a étudié un groupe de 18 malades souffrant d'angine de poitrine.Neuf d'entre eux ont ressenti un soulagement subjectif non équivoque des symptômes, après des traitements au MER/29 de durées variables.Une analyse de la durée des symptômes chez ces malades a révélé que la réaction était plus fréquente quand l'ischémie cardiaque était plus récente.Spécifiquement, ceux qui ont réagi souffraient de cet état depuis 2.9 ans en moyenne, tandis que ceux qui n'ont pas réagi en étaient atteints depuis 5.2 ans en moyenne.Cette étude suggère que l'amélioration dans les cas d'angine de poitrine, quand elle se produit, a plus de chance d'être observée chez les malades dont les symptômes existent depuis moins longtemps.Il faudra de nouvelles expériences pour déterminer si un traitement à long terme peut modifier la symptomatologie qui existe depuis longtemps.Le Dr.William B.Kountz, de 1'Ecole de Médecine de l'Université de Washington, à St - Louis, a étudié un groupe de 79 malades atteints, à des degrés divers, d'hypertension, d'angine de poitrine, de diabète, d'athérosclérose ou d'infarctus du myocarde.\"Une amélioration clinique a été observée et nous a aussi été communiquée par les malades.Dans certains cas, la douleur angineuse a été atténuée de beaucoup.\" LES FAITS AU SUJET DE MER/291-°5 Des résultats subjectifs semblables sont aussi mentionnés par le Dr.Corcoran, dont huit malades sur neuf ont éprouvé une sensation de meilleure santé et une plus grande tolérance à l'exercice avec le MER/29.Chez trois de ces malades, les besoins en nitroglycérine ont été réduits de façon remarquable.EN RÉSUMÉ.Le MER/29 abaisse vraiment, d'une façon constante, l'ensemble du cholestérol dans l'organisme, en inhibant la formation du cholestérol endogène.Des malades atteints de maladie des artères coronaires ont obtenu aussi, pendant le traitement au MER/29, des bienfaits cliniques additionnels, tels qu'une diminution des attaques d'angine, en fréquence et en gravité, une dépendance moindre à l'égard de la nitroglycérine, un renversement des anomalies de l'ECG, aussi bien au repos qu'après les changements provoqués par la tolérance à l'exercice, et une plus grande sensation de santé et de bien-être.La raison de ces améliorations cliniques est encore inconnue; cependant, plusieurs hypothèses ont été suggérées.Un groupe de chercheurs prétendent que le MER/29 \"peut, en fait, améliorer la qualité de la circulation coronaire.\" Un autre chercheur croit que le MER/29 exerce une action vasodilatatrice, bien que, pharmacologiquement, le MER/29 ne produise qu'une vasodilatation temporaire.Quelle que soit l'explication, l'observation de ces bienfaits ressentis par certains malades a provoqué un intérêt grandissant dans MER/29, comme agent nouveau important dans le traitement de l'hypercholestérolémie et de l'athérosclérose.MER/29 peut être administré à vos malades atteints d'hypercholestérolémie et d'affections supposées connexes à des taux de cholestérol élevés, y compris la maladie des artères coronaires (angine de poitrine et état consécutif à l'infarctus du myocarde), et l'athérosclérose généralisée. La Compagnie The Wm.S.Merrell Company annonce la disponibilité de MER/29 (triparanol) .le premier agent réducteur de cholestérol capable d'inhiber la formation d'un excès de cholestérol dans l'organisme, en réduisant à la fois les taux de cholestérol des tissus et du sérum.INDICATIONS: Peut étre employé pour les malades atteints d'hypercholes- térolémie et d'affections que l'on croit associées à un métabolisme anormal du cholestérol.Elles comprennent: maladie des artères coronaires (angine de poitrine et état consécutif à 1l'infarctus du myocarde), athérosclérose généralisée.AVERTISSEMENT: MER/29 est un médicament nouveau qui inhibe la biosynthèse du cholestérol dans l'organisme.Comme le cholestérol joue un rôle important dans le développement du foetus, le médicament ne doit pas être administré pendant la grossesse.L'hypercholestérolémie et les conditions associées peuvent exiger un traitement de longue durée au MER/29.Le MER/29 s'est révélé absolument sans danger au cours des périodes étudiées, mais les effets à long terme ou à vie sont encore inconnus.Par conséquent, un examen périodique est nécessaire pour les malades qui re- goivent un traitement prolongé au MER/29.En clinique l'on a constaté aucune atteinte au foie.Cependant, des tests périodiques des fonctions du foie seraient indiqués jusqu'à ce que des renseignements de sécurité établis sur une période prolongée soient disponibles.Note: L'endroit spécifique où MER/29 agit est maintenant reconnu être le desmostérol (que l'on croit être le dernier précurseur dans le processus de synthèse) et le cholestérol.?Quoiqu'une quantité plus que normale de desmostérol puisse être qualitativement observée dans le foie et le sang des animaux, ainsi que dans le sang des êtres humains traités au MER/29, la réduction de l'ensemble des stérols totaux semble indiquer qu'il y a peu, ou pas, d'accumulation.La signification de la présence de cette substance est inconnue et spéculative.COMPATIBILITE AVEC LES AUTRES MEDI- CAMENTS CARDIOVASCULAIRES.Le MER/29 ne doit pas être considéré comme un substitut aux mesures ordinaires de contrôle de l'anxiété, de l'hypertension, de l'obésité et des autres états liés à des désordres cardio- vasculaires.Toutefois, le MER/29 est compatible avec les médicaments employés dans ces affections, y compris les anticoagulants, la nitroglycérine, et le PETN.POSOLOGIE: Une capsule par jour avant le déjeuner.Chaque capsule contient 250 mg.de triparanol.PRÉSENTATION: Flacon de 30 capsules gris perle.Références:1.Blohm, T.R., Kariya, T., Laughlin, M.E.et Palopoli, F.P.: Reduction of blood and tissue cholesterol by MER/29, a cholesterol synthesis inhibitor.Fed.Proc.18:369, 1959.2.MacKenzie, R.D., et Blohm, T.R.: Effects of MER/29 on cholesterol biosynthesis, Fed.Proc.18:417, 1959.3.Van Maanen, E.F., Blohm, T.R., Kuhn, W.L., Greslin, J.G., Smith, J.K., Lerner, L.J., et Holtkamp, D.E.: Cardiovascular, adrenal, and general biological effects of MER/29, a cholesterol synthesis inhibitor.Fed.Proc.18:454,1959.4.Oaks, W.W,, et Lisan, P.: Anew cholesterol synthesis inhibitor.Fed.Proc.18:428, 1959.5.Hollander, W.et Chobanian, A.: The effects of an inhibitor of cholesterol biosynthesis, MER/29, in subjects with and without coronary artery disease.Présenté au Symposium sur l\u2019Hypertension tenu à l\u2019Indiana University School of Med., Indianapolis, 1959: Boston Med.Quart.10:37, 1959.| of MER/29, a cholesterol synthesis inhibitor, on mammalian tissue lipides.Arch.Biochem.Biophys.85:245, 1959.Moyer, J.H.: Inhibition of cholesterol synthesis with the use of MER/29.Arch.Int.Med.104: 527, 1959.6.Biohm, T.R., Kariya, T.et Laughlin, M.W.: Effects 7.Oaks, W.W., Lisan, P.et 8.Blohm, T.R.et MacKenzie, R.D.: Specific inhibition of cholesterol biosynthesis by a synthetic compound (MER/29).Arch.Biochem.Biophys.85:245, 1959.9.Palopoli, F.P.: Délibérations de la Conférence sur MER/29.Prog.Cardiov.Dis., Mai, 1960, Supp.10.14.Avigan, 20.McDevitt, E.: 12.Frantz, |.D., Jr.: ibid.13.Blohm, T.R.: ibid.Kountz, W.B.: ibid.18.Toro, J.: ibid.19.Ford, R.V.: 23.Leckert, J.T.: ibid.24.Corcoran, A.C.: ibid.ibid.25.Russek, H.1.: ibid.Gould, R.G.: ibid.11.King, W.: ibid.15.Portman, O.W.: ibid.16.Bloch, K.E.: ibid.17.ibid.21.Todd, M.D.: ibid.22.Estes, J.E.: ibid.26.Steinberg, D.:ibid.27.Wilkins, R.W.: ibid.28.Wad- : ibid.dell, W.R.: ibid.29.Rosenman, R.H.: ibid.30.Oaks, W.W.: ibid.31.Lisan, P.: ibid.32.Ruskin, A.: ibid.33.Halperin, M.H.: ibid.34.Hollander, W.: ibid.35.Page, |.H.: ibid.©) Co.: .Merrell THE WM.S.MERRELL COMPANY Cincinnati e St-Thomas, Ontario ont Marque de fabrique: MER/29 C-0-134 L'Union Méd.Canada 85 l'ome 89 \u2014 Juin 1960 Allergie Infantile Au Lait De Vache Eczéma RECONNAISSABLE asthme - rhinite persistante e hyperirritabilité « coliques < diarrhée e vomissements (pylorospasme) « toux e enchifrénement.tous ces symptômes remontent, d\u2019après les preuves recueillies, .à une allergie au lait de vache pouvant être TRAITÉE avec le MULL-SOY & Border Deux Formules: Liquide ou en Poudre Plusieurs enquêteurs ont rapporté qu\u2019à la suite de la substitution du MULL-SOY au lait de vache, lorsque ce dernier est la cause de l\u2019allergie, un soulagement rapide et souvent impressionnant de ces symptômes se manifeste habituellement.MULL-SOY.le premier substitut hypo-allergénique au lait de vache.est maintenant meilleur que or jamais.Plus agréable au goût, de couleur plus claire, il ne provoque pas de selles liquides et contribue à la croissance normale des nourrissons.Très digestible et facilement assimilable, il ne contient pas d\u2019éléments allergènes et est d\u2019une haute teneur en acides gras non saturés.Deux formules: liquide ou en poudre.MULL-SOY - LAIT PROTÉINÉ EN POUDRE - DRYCO LAIT EN POUDRE À L\u2019ACIDE LACTIQUE LA COMPAGNIE BORDEN LIMITÉE Service des aliments pour régimes, 6290, rue Périnault, Montréal 9, Qué. 86 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 .alors, c\u2019est le moment de faire confiance à SWIFT .Spécialiste en fait de viandes! Les 105 années d\u2019expérience de Swift comme spécialiste en fait de viandes de qualité profitent à vos petits patients dans deux domaines importants.D\u2019abord, pour une valeur nutritive optimum, nous choisissons de la viande plus maigre, d\u2019une teneur plus élevée en protéines .et nous la préparons soigneusement pour lui conserver ses propriétés nutritives vitales.Deuxièmement, pour assurer la satisfaction émotionnelle qui résulte de repas plus faciles à prendre, nous réduisons nos viandes en purée plus lisse.Seul Swift est spécialisé dans la préparation de viandes et de mets à la viande pour bébés.Les deux mots les plus dignes de confiance en fait de viande .VIANDES 100% JAUNES D'OEUFS DINERS A LA VIANDE L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 EN GYNECOLOGIE \u201cL\u2019ensemble des propriétés pharmacologiques de lu dihexyvérine: atropi- nique, papavérinique et procaïnique, et de ses diverses propriétés cliniques nous ont conduit à l\u2019utiliser systématiquement en gynécologie dans tous les cas ou les éléments : douleurs.spasme où crainte étaient réunis, ou dissociés.dans les dysménorrhées.En conclusion, nous pensons que ia dihexyvérine, produit sûr et d\u2019une atoxicité totale aux doses employées, peut être utilisée avec succès dans tous les cas gynécologiques de spasmes, avec ou sans douleurs.\u201d Henri Meunier, Gazette Médicale de France, septembre 1957.EN OBSTETRIQUE Contre les spasmes utérins: METAS PAS LEEMING MILES \u201cLa dihexyvérine, médication essentiellement symptomatique, s\u2019est révélée dans la très grande majorité de nos cas \u2014 de vomissements et gastrites gravidiques, contractions utérines douloureuses près du terme \u2014 d\u2019un intérêt incontestable, du fait de l\u2019intensité de ses propriétés antispasmodiques, antivomi- tives et anesthésiques local\u201d A.François, Sem.des Hôp.de Paris, No 57, 1955.chlorhydrate de dihéxyvérine % Constitution chimique: appartient à la série des esters d\u2019amino-alcools, le chlorhydrate de cyclohexyl-1-cyclohexane carboxylate de Bêta (N-pipéridino) éthyle.Propriétés pharmacologiques : atropinique (neurotrope), papavérinique (musculotrope), antiémétique, antihistaminique, procainique.Indications cliniques: dans le traitement des dysménorrhées, syndromes prémenstruels et inter- menstruels, vomissements et gastrites gravidiques, contractions douloureuses près du terme.Contre-indication : le glaucome.Posologie: 3 à 9 comprimés par jour en 3 prises, au début des repas.Présentation : en flacons de 50 comprimés.PHARMACEUTICALS INC., Montréal 28, Québec se.te - oe a l= FTE \u2014 - vy SA + it + cig, d= \u201ca air +7 Le i Ci: + et \u201c4 ERE *E = * = ha fe ; * + 7 > ea fa : hy Rous Wy #3 ta 05 aille 105 hat ¥ samy Fes Bg \u20ac Sa.> qi ud = $ ' \u201c0e Le radar A « = om a ey Tre > eo \u2014 dé cup «i Sot] Foote gen ss py és na Sv à 4 ; des sa ; \u2018a, Wn: - q 4% fF 3 or the +8: 2 mA id qF us or at | Tey RT 23 48 « Ane B : 0% 14e \u201d tenir = WY gy.LN.So = sol or RR, Wa.os 4 se apr SAE bi do ve, \u2014 son À Me i\u201d fh à : # gt pére\u201d its Pas, igs BY \u2018 4 Sl, Sor.#4 * .+ Fees we #v.; * a 1%, LI ; AE i WOR be 4 } 4 ms \u20ac * % 4 Pa de 4 ; sat hve ad elit 47 mE Ne BE epg © Rs 2 \"dell Léa RF Fogg Fag \u201ci hy * x, We a a gaa mah TW th ww 4 a wt ke Sill ess + ai ASE Wh TUR 4 8 x\" Hay * F 2 we esta 53 : z 5 5 weg as rag Ah ag.q = ; de ré AEE M se Hin ni ar £ ar i.Ty SE, +4 see te * aft dE der ar # A ss + ge i 4 us 5e dé * & wa Les #4 mé à ge ver i\u201c \u20182 né # $8 Ha # ms à a\" ê & y a fe 8 = hE Fee on stead PL io re sf igh wi 5 Pr FL rd ¥ (a, = 7 Ÿ 4 a a 4 He i be { iF ps ee Pt get Bs # a ae ta AF se + \u201cAy 4 1.FE ( + £ Fgh Aor pr >, wi rr ad § : # A 7 oF SE > = 3 Fe Ë Ta 2 \u20ac À ral ot à 4\" hn # Ca pg / / a P; 7 Aa Ee 4 i À 4 & \u2018| ; sa \u201cfe # 1 # / # / 3 La Za AA 4 kites: Ee À PA j1 4 du\u201d & b; + a 7 Ls Ww 3 se wa #i pe af ; oF #6 + = 75 iy 2 A iF oF i f #4 dt: Ea TO rt 4 ov 4 \u2019 ve : A \u2018 4 4; A 4s / ea FF { 1855 i] TF 8 vg 4 7 # A 2 h Fa # + ge af oor Wy 4 de * iy : / { \" , À : i ; + te # x \u201ca & + si $y pr 2 Fo di \u2018 Gi oo _ Les dons du Canada erber 2 RICE CEREAL\".transformés en nourriture pour bébés C\u2019est le Canada qui fournit à la fois les céréales dorées entrant dans les six variétés de Céréales Gerber et les compétences requises pour les transformer en produits de qualité destinés aux bébés canadiens.Mais Gerber a aussi son mot à dire: 30 ans de spécialisation dans la fabrication d\u2019aliments pour bébés est un record dont aucun autre concurrent ne peut se prévaloir.Gerber y bide 1 Gerber of { Gerber | Lu D CEREAL \u2018Gerber BARLEY CEREAL : pp er ee Gerber se spécialise dans la production d\u2019aliments conformes aux besoins nutritifs des bébés.De ce fait, Gerber s\u2019avère la maison la plus importante du genre au monde se consacrant uniquement à l\u2019alimentation des bébés.Les médecins canadiens connaissent Gerber comme la première maison à lancer les céréales de riz et d\u2019orge aux propriétés hypo-allergéniques.Gerber of Canada, qui est depuis longtemps \u2018\u2018en tête\u201d pour les céréales et autres aliments pour bébés est fier de vous dire: Nous nous occupons uniquement de l\u2019alimentation des bébés.À Gerber Products of Canada, Ltd.Usine de préparation à Niagara rails, Ontario 90 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 et, après l'intervention chirurgicale, vous pouvez obtenir une réparation plus rapide des tissus, avec AMIGEN Solutions (d\u2019hydro- lysat de caséine) Amigen à 5%, Dextrose, 5% Amigen à 5%, Dextrose, 5% Alcool, 5% Amigen à 5%, Levugen, 10% Amigen 800 (800 calories au litre) Amigen, 5% Levugen, 12.5% Alcool, 2.4% Amigen 2 313 9%, Dextrose, 313% AMIGEN AMIGEN assure une nutrition complète en proté:nes après l'intervention (et dans tous les cas où un repos complet des voies alimentaires est indiqué).dans une solution AMICEN, de faible teneur en calories, aide à corriger les carences en pro- injectable de téines et prévient les nouvelles pertes possibles.|! rétablit l'équilibre azoté Ringer lactosé et fournit les principaux électrolytes, en quantités requises par l'organisme.BAXTER LABORATORIES OF CANADA, LTD., Alliston, Ontario Distribué au Canada exclusivement par INGRAM & BELL Limitée, Toronto - Montréal - Winnipeg - Calgary - Vancouver L'Union Méd.Canada 91 Tome 89 \u2014 Juin 1960 AU FIR logique OUR 2 amaigrissant | méprobamate plus d-amphétamine \u2018 er TEL at © te her TE IE: CL] due au régime\".sans stimulation exagérée, nsomnie ou reliquät d\u2019éffet co les barbituriques.i | i 3 Cu anorexique- ataraxique AVIS CONCERNANT LES EXAMENS Chaque année ont lieu les examens pour admission au Titre d\u2019Associé (Fellow) en Médecine ou en Chirurgie générale, avec modification de ces examens pour certaines spécialités, et pour la Certification dans les spécialités médicales et chirurgicales approuvées.Les listes pour les examens de 1960 sont maintenant closes, mais on acceptera les demandes pour les exa- Toujours le topique mens de 1961 jusqu\u2019au 30 avril 1961.(de choix) On peut se procurer, sur demande, les \u201c\u201cRèglements et Normes de Formation post-uni- SULAMYD versitaire régissant les Examens\u2019\u2019, ainsi que les _ SODI QUE formules de demande d\u2019admission aux examens, la liste des hôpitaux canadiens approuvés et les formules de demande d\u2019évaluation.On doit spécifier la spécialité à laquelle on est intéressé.Marque de sulfacétamide sodique, U.S.P.préparation antibactérienne pour le traitement topique des Le Collège Royal des Médecins et infections oculaires Chirurgiens du Canada 74, avenue Stanley, Ottawa 2, Ontario vy CORPORATION LIMITED MONTREAL 92 ball J l'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 fr Pour Ci J 3 HULL \u201d OAL a Lda) QU Le nouveau Carnation Instantané offre des avantages diététiques impossibles à obtenir avec toute autre forme de lait Le manque de variété et l\u2019insipidité de plusieurs aliments permis aux patients qui suivent un régime entraînent souvent .le mécontentement et une tendance à \u2018\u2018tricher\u201d Carnation Instantané aide ces patients à suivre leur diète lorsque le mélange est renforcé de 20%.(Il constitue une source naturelle qui aide à fournir les éléments nutritifs supplémentaires requis.) Les patients difficiles saccommodent bien de la saveur plus riche et plus agréable, familière aux adeptes du lait entier.Le mélange d\u2019un tiers de tasse de plus de cristaux par pinte liquide fournit 20% plus de calcium, de protéines et de vitamines D que le lait entier ou le lait écrémé ordinaire.Vos patients absorbent donc plus de ces éléments nécessaires, sans augmenter leur consommation de liquide.Carnation Instantané peut s\u2019employer dans les préparations culinaires.pour la cuisson au four et les garnitures fouettées (sans modifications dans les recettes).Un produit entièrement canadien - \u2014\u2014 \u2014\u2014 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 x prime l'appétit.\u201cdue au régime\u2026sems st st pulation exagérée, insomnie ou ES reliques d d sets ¢ comme les horhinitiques = 93 d'amphétanine le moral.relâche a tension.: \u201canore xi ique-a at ara xi Lu er CHANCEMENT D\u2019ADRESSE Messieurs les médecins qui changent de domicile sont priés de donner leur nouvelle adresse sans retard au secrétariat: 326 est, boulevard Saint-Joseph \u2014 AVenue 8-9888, afin de faciliter exactitude de la liste d\u2019inscription.MARTELL Le cognac 6 dus demandé dau monde Depuis 1715, les hôtes accueillants offrent du Martell MIS EN BOUTEILLE À COGNAC, FRANCE.| 94 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 ADAM ER HNN | FACTEURS DE LA VITAMINE \u201c\u2018B*/ AVEC ASSOCIATIONS DIVERSES elixirs: BETAGENE BETAGENE FER ET FOIE BETAGENE ET Br: comprimés: BETAGENE ET FOIE BETAGENE FER ET FOIE BETAGENE SUPER injectables: BETAGENE (10cc.) BETAGENE ET B,, (10cc.) {CANADADRUG LTEE:LTD®MONTREALS § \"DENA ZPYENE reste toujours un médicament de chrix pour le traitement scientifique de la «- « COQUELUCHE ~- ° est journellement prescrit avec succès pour les cas de coqueluche et des toux coqueluchoïdes.\u2014 Ne cause ni intolérance ni complications.e Littérature sur demande.CANADA DRUG LTÉE LTD., MONTRÉAL L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juin 1960 95 DANS LA GASTRITE et les troubles connexes, notamment: duodénite spasmes du colgf quand la succession de symptômes épouse le cycle DOULEUR-ALIMENTATION-DOULEUR XAINE Oxéthazaine dans un gel d\u2019alumine anesthésique de la muqueuse ® En de nombreux cas de gastrite que le régime, les anti-acides et les anticholinergiques ne soulagent pas entiérement e Réalise une anesthésie de la muqueuse qui se prolonge durant plusieurs heures; une posologie de quatre doses par jour suffit généralement e Renferme un anesthésique très actif: l\u2019oxétha- zaine est 4000 fois plus actif que la procaine e N\u2019étant pas une \u201ccaine,\u201d est sans danger; on n\u2019a signalé que deux cas de sensibilisation au cours d'essais cliniques étendus Même après un traitement prolongé, le produit est doux et reste agréable à prendre.*Marque de commerce annees: de seche POSOLOGIE: La posologie courante est de l cuillerée à thé ou deux, 4 fois par jour, 15 minutes avant les repas et au coucher.Ne pas dépasser la posologie recommandée.Wiel Marque déposée WALKERVILLE, ONTARIO rehes et d'essais cliniques * .e os TABLE DES ANNONCEURS Page Abbott Laboratories Ltd.(Iberol \u2014 Pentothal sodique) 52-54 Austin Laboratories Ltd.(Crème Furacin) .__.2220000 13 Ayerst, McKenna & Harrison Ltée (Prémarine \u2014 Miltown) 71 - 72 Ayerst, McKenna & Harrison Ltée (Laboratoires de recherche) Page Hoffmann-La Roche Limitée (Noludar '\u2018Roche\u2019) ._.12 Institut Albert-Prévost (Hôpital psychiatrique) .__.__._\u2026.6 Johnson & Johnson (Galon adhésif Zo-Zonas) __.___ .69 Lederle Laboratories (Declomycin) Troisième page de la couv, TT STI Lederle Laboratories (Achromycine) .__.111111.200000000 1 Boo onan on So Canada Ltd.(B.D.Yale, 59 Lederle Laboratories (Filibon) ooo.42 Baxter Laboratories of Canada Ltd.(Amigen) go Lederle Laboratories (Bamadex) SRE 91-93 Bell.Craig Lid.(Alubarb Plus, Probese) 1100102 40 Leeming Miles Pharmaceuticals Inc.(Metaspas) -.87 Berrols-Diets Ltd.(Menus équilibrés Berrols) _.__.36 Le Ministere de la Santé de la Province de Québec Borden Co.Lid., The (Mull-Soy) 85 (Bienfaits des services de Santé) ._\u2026_.120000000000 38 Bristol Laboratories of Canada Ltd.(Saluron) gs Mead Johnson (Enfalac) oo.18 British Drug Houses (PGA) 48 Merrell Co., Wm.S.(Mer/29) .77.78, 79, 80, 81, 82, 83, 84 Ct Toon many a Mille, Rowe & Cie, Lée (NéoSpasmyl) ; Canada Drug Limited (Betagène) .11111110000000000 94 poke Davis & co He (Benadryl) PTTTTTT TITI TT TT TT TOUT TT a Canada Drug Limited (Paveral) .___.1111111100100000 94 1zer anada td.( ONAMUNG) -.oooooooooiii oes Canadian Tampax Corp.Limited (Tampax) .____.___._ ___._._.74 Poulenc Limitée (Nozinan) _.7-8 Carnation Milk (Lait instantané) 1100100000 92 Redpath & Son (Cognac Martell) 93 Carnation Milk (Lait évaporé) ] ] 76 Robins Co.of Canada Ltd.(Entozyme) ____._ _.________.34 Ciba Limitée (Ismelin) ._.Deuxieme page de la couverture Robins Co.of Canada Ltd.(Robaxin) IST 43 Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada Rougier Inc.(Herisan) _.Premiere page de la couv.i (Examens) oie.ie 91 Robins Co.of Canada Ltd.(Dimetane) 65 Crookes-Barnes Canada Ltd.(L-Glutavite) __._____.__._._____ 24 Roussel (Canada) Ltée ( Aménorone Forte) 1.44 Crookes-Barnes Canada Ltd.(Argyrol S.S.) _._.1101020000 32 Sandoz Pharmaceuticals (Mellaril) ._.2120020200000000 50 Desbergers Limitée (Bonum Diagnosticum, Hémo-Somaton, Schering Corp.Ltd.(Polaramine) _._ oo.5 lodaminol) .____.___.Quatrième page de la couverture Schering Corp.Ltd.(Trilafon) o.oo.27 - 28 Desitin Chemical Co.(Onguent Desitin) .__.111110000000 30 Schering Corp.Ltd.(Rela) ooo 0000000 31 Dobow Chemical Co.Le (Auralgan, O-tos-mo-San, 4g Schering Corp.Ltd.(Sulamyd sodique) -.o.ooooeoo oo 91 E TR Searle Co.of Canada Ltd, G.D.(Mornidine) 20 ddé, J., Limitée (Anaprel) ooo 41 Sherman Laboratories (Elixophylline) .__.111220000000 16 Endo-Drugs (Canada) Ltd.(Percodan) 26 F L Ch E à C Sed Kea) TS 4 Smith, Kline & French Inter-American Corp.(Parstelin) .39 rosst, s.E._ Proust Chaa E.& Ce, (Falapen) 15 Squibb & Sons Ltd.(Raudixin} o.oo 25 Zonal Cha.E & Co.(Tutamate) oo 17 Strasenburgh Co.of Canada Ltd.(lonamin) .__.- 45 .° ° DTTTTTTTTTTTITTTTTTTTTUTTTTTTTTT .\u2018 ine) _.1 2 4 Frosst, Chas.E.& Co.(Thyrotoxicose, Propyl-thyracil) -.19 Strasenburgh Co of Canada Ltd.(Bip hetamine] 7 02 4 Swift Canada Co.(Viandes pour bébés) .\u2026 86 Frosst, Chas.E.& Co.(Comprimé 293 \u2014 Comprimé 283) __.63 Upichn Co.Li ted :{Medrol 58.60.62, 64, 66, 68 Fulford Co.Ltd.G.T.(Tablettes Baby's Own) 70 Upiohn Co.Limited (Medrob 1 DCE DÉCOR 0% A .U.S.Vitamin Limited (Lufa, .1.L.12120000000000000 22-23 Geigy Pharmaceuticals (Tofranil) __.______________________ 9-67 ; ; General Electric (Patrician \u2014 Rayons X) 110000 75 White Laboratoires of Canada (Sorboquel) _._.29 Gerber Products of Canada Ltd.(Aliments Gerber pour Winthrop Laboratories of Canada (Trancopal) A bébés) ._.11111111110000000000000 LL LL LL LL LL 0 88.89 Wyeth & Bros.(Canada) Ltd., John (S-M-A) _.11 Herdt & Charton, Inc.(Osmopak} __ 55 Wyeth & Bros.(Canada) Ltd.John (Bicillin) ._._.21 Herdt & Charton, Inc.(Hyper-Prostal) _._._._,.\u2026.- 56 Wyeth & Bros (Canada) Ltd, John (Wyanoids HI - Herdt & Charton, Inc.(Sulfarlem \u2014 Latema) __._._._ _.57 Wyanoids) =._.11110000000000000000000 0000 Lacs 0000000 52 Herdt & Charton, Inc.(Vichy Célestins) _._._.111122000000 2 Wyeth & Bros (Canada, Ltd.John (Polymagma) =.61 Hoechst Pharmaceuticals of Canada Lid.(Orinase) _.__ 51 Wyeth & Bros (Canada Ltd.John (Oxaine) .95 \u201d Es ENO Imprimée dans les Ateliers de la ;
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