Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
L'union médicale du Canada
Éditeur :
  • Montréal :[Revue L'union médicale du Canada],1872-1995
Contenu spécifique :
Juillet
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Bulletin de l'Association des médecins de langue française de l'Amérique du Nord) ,
  • Gazette médicale de Montréal
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

L'union médicale du Canada, 1960-07, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" L'Union 187 Fondée à Québec en 1902 ; Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada 30e CONGRES DE L\u2019A.M.L.F.C.- WINDSOR, Ontario - les 20, 21, 22 et 23 septembre 1960 MONTREAL, JUILLET 1960 Médicale 2 1960 BULLETIN L\u2019'HYPNOSE EST-ELLE UNE METHODE DE TRAITEMENT ACCEPTABLE?Jean-Marc Bordeleau .e e ° VIE DE L'ASSOCIATION DES MEDECINS DE LANGUE FRANÇAISE DU CANADA Pierre Smith © e e RESULTATS DES 30 PREMIERES CIRCULATIONS EXTRA- CORPORELLES TOTALES PRATIQUEES DANS LE LABORATOIRE | Emile Bertho, Gérard Gagnon, Gaston Comtois, Wilfrid Lachance et Maurice Bélanger TRANSAMINASES ET AUTRES SYSTEMES ENZYMATIQUES DANS LES MALADIES CORONARIENNES André Proulx et Maurice Doray DOSAGE SIMULTANE DE S.L.D.H., S.G.O.T.ET DE S.G.P.T.DANS L\u2019INFARCTUS AIGU DU MYOCARDE L.Décarie, L.Trochu, G.Lachaine, Pierre Carignan et Bertrand Dumais ETUDE DU COMPORTEMENT DE LA C.R.P.ET DU FIBRINOGENE AU COURS DES MALADIES CORONARIENNES R.Johnson et G.Quenneville LE SYNDROME DE LA TENSION PRE-MENSTRUELLE EN REGARD DE LA MEDECINE PSYCHOSOMATIQUE Jean-N.Fortin et Eric D.Wittkower LA RADIOTHERAPIE DANS LE TRAITEMENT DU CANCER DU LARYNX .Paul Brodeur RECUEIL DE FAITS POLYCYTHEMIE ET FIBROMYOME UTERIN J.-G.Laurin, Y.Girard, G.Gatirgr MOUVEMENT MEDICAL ce.LES LESIONS BIOCHIMIQUES Arthur Gagnon sep.\u2026.8176 LE SYNDROME PREMENSTRUEL Roger Lapointe 805 ÉDITORIAL LES DYSCLOBULINEMIES .ci 883 Jean-Guy Laurin CURE DE LA METASTASIE CANCEREUSE PAR L'HYPO- 808 PHYSECTOMIE .2222000 00122 a aa ae 886 Pierre-Paul Julien MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES CORPS ETRANGERS DE L'ABDOMEN .889 809 Louis-Ivan Vallée LE TRAVAIL PROLONGE ET LA CONTRACTION UTERINE 892 Marc Gagnon PROPHYLAXIE DE LA PREECLAMPSIE .895 823 Maurice Gagnier LES INDICATIONS ET LE MODE D'EMPLOI DES OCY- TOCIQUES .222 0240244 L a eee eee eee ee eee 897 3 Jean-Jacques Larocqre 831 L\u2019HYPNOTHERAPIE DANS LA PREPARATION MATERNELLE DURANT LA GESTATION ET L\u2019ACCOUCHEMENT .899 Rodolphe Hotte L\u2019EMPLOI DES ANALGESIQUES DURANT LE TRAVAIL ET LEURS EFFETS SUR LE FOETUS .902 848 Maurice Gagnier T BIBLIOGRAPHIE REVUE TRIMESTRIELLE DES PUBLICATIONS MEDICALES 859 FRANÇAISES .111110 00224 d ea aa ae eee 905 Guy Godlewski secs, CORRESPONDANCE oo LETTRE DES ETATS-UNIS .112 224104111114 e ae 912 Clit sere oe e e ° +00 ANALYSES 1111111111 A LL LA La a ee 914 869.NEÇROLQGIE otitis 925 ttt NQUVELLES 121111002020 L AAA aa nee 926 *°* JSVRES RELAIS .11LLL LL LL LA a ea ee 932 COMMUNIQUES .22 11024141 L 4 ee Lea es eee 940 872 L\u2019Union Médicale du Canada en 1891 .940 NOUVELLES PHARMACEUTIQUES .944 EE | Une considération de BASE .-en corticothérapie cutanée CORTICREME 1 mg.d'Hydrocortisone par gramme Base spéciale hydrosoluble, évanescente: libère rapidement la concentration thérapeutique nécessaire.INFLAMMATIONS « PRURIT « ECZEMAS Tubes de 10 et 20 grammes Dans les dermatites infectées CORTICREME \u201cNROMYCIN Hydrocortisone 1 mg.\u2014 Sulfate de Néomycine 5 mg.Tuhes de 10 et 20 grammes Plus d\u2019un demi-siècle consacré à l'avancement des sciences médicales an Canada. poss | 4 É pou & pañont 54 Sissi EG oH EL x ea He * Fuir les regions des pollens ou een ° Soulager les symptoniesi eo.%2.\" oe Jo figure ° ® .eo .e des foins : : ; °°.° oe e?e \u2018, avec ~~ R) Comprimés à 50 mg., boîtes de 12 et flacons de 50 et 500.Comprimés Lontabs à 100 mg., flacons de 100 et 500.POUR LES ENFANTS, Elixir contenant 5 mg.par mi., flacons de 16 et 80 onces.CIBA ou la recherche est de tradition 1511 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 chro tramuscuiair 0m OU qua minutes compt em chrom ravcin Jours de 100 mg 230 mg.\u2018Achromy rcine* Tétracycline- HCL Lederle \u201cla certitude parentérale de concentrations therapeutiques immédiates Marque déposée D CYANAMID OF CANADA LIMITED Montre aire ae si Bei Mile.ew ri ee 2 L'Union Méd.Canada |, Union Médicale du Canada Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Léon Binet, doyen, Son.Exc.Philippe Panneton, Faculté de Médecine, Université de Paris; Wilfrid Bonin, doyen, H.Hermann, doyen, Faculté de Médecine, Université de Montréal ; Faculté de Médecine, Université de Lyon; Jean-Baptiste Jobin, doyen, Maurice Roch (Genève), Jean- Faculté 2 Métosihe, Université Laval, Québec; Pasteur Vallery-Radot (Paris), Faculté de Médecine, Université d'Ottawa: R.Kourilsky (Paris), T.Parizeau, Paul-Louis Chigot (Paris), A.Marin, Paul Lamarque (Montpellier), Paul Letondal.BUREAU DE REDACTION Rédacteur en chef: Roma AMYOT Assistant-rédacteur en chef: Secrétaire de la Rédaction: Edouard Desjardins.Jean-Marc Bordeleau.BUREAU DE COLLABORATION MM.J.-M.Beauregard, M.Belisle, Jacques Bernier, Marcel MM.Camille Laurin, ).-Guy Laurin, Simon Lauzé, R.Lebeau, Berthiaume, Jean-Marc Bordeleau, Léandre Décarie, André Leduc, Charles Lépine, J.Mathieu, Gérard Mi- Edouard-D.Gagnon, Jacques Gagnon, Maurice Cervais, gnault, P.Poirier, André Proulx, Rosario Robillard, Fernand Grégoire, Roland Guy, P.-P.Julien, M.Kaludi, Henri Smith, Maurice St-Martin.CORRESPONDANTS MM.A.Plichet et M.Pestel (Paris), MM.Georges-L.Dumont A Campbeliton, N.-B.), P.Rentchnick (Suisse), Aug.Panneton, P.-A.Denoncourt (Trois-Rivières) Donat-P.Cyr (Boston, Mass.! D.Colin (Saint-Boniface), Charles-P, Mathé (San Francisco), -P.Mousseau (Edmonton).A.Fontaine (Woonsocket), Syivio Leblond (Chicoutimi), L.Mantha, A.Lecours, L.Potvin (Ottawa).H.E.St-Louis (Vancouver), Jean-Paul Fortier (Sherbrooke) .INDICATIONS: Maladies des voies biliaires et du foie, dyspepsies, affections intestinales.Indispensable dans les convalescences post-opératoires.70 mt ALCALINE VTT RECOMMANDÉE ET PRESCRITE PAR LE CORPS MÉDICAL DANS LE MONDE ENTIER Composition naturelle I-NI-MI-TABLE ! Méfiez-vous des substitutions, prescrivez toujours C ÉLESTINS Importateurs: HERDT & CHARTON, INC.\u2014 2245, rue Viau, Montréal \u2014 CL.9-4641 MILLET, ROU; { & CIE., LIMITEE, Montreal NEO-SPASMYL fort - edium - faible - eli xir i nfantile 4 Formes \u2014 4 Alternat IVES.au trai tement prol P de ses i ongé.ment synergique ngrédients.Il convient idéalement té.dé pourvue d\u2019effets secondai res nuisi bles grâce à - l\u2019agence- Son action progress ve et durable est remarquablement tonique du syst ypnogène reconnu è me nerveux central dont i | modère l\u2019excitabi- produit un état de bien-être et de sé S repose en tranqui datif -H x NÉO- SPASMYL agit comme réni t IL P ê sant le syst Qa eme nerveux rs 2 CSTs sTET3 p rs LITE ETSI ETT cree era SCO EE ES Era Sa Se ES = Steere ros TIS EIS Teer arte tea 3 SEIT ITE El pr pel ret SIT STITT ere eer Pll rr el AY > eee toes EIT = es TE CS => a3 COR TSES teresa Ii riTt Creer ered Posi atre ris sd L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 L'Union Médicale du Canada Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada ADMINISTRATION OFFICIERS COMITÉ EXÉCUTIF ET DE PUBLICITÉ Président: Paul Dumas MM.Paul Dumas, Roma Amyot, Origéne Dufresne, P.-R.Vice-président: Origène Dufresne Archambault et Edouard Desjardins.Secrétaire-trésorier: P.-R.Archambault BUREAU DE DIRECTION MM.Roma Amyot, P.-R.Archambault, Albert Bertrand, MM.Roger-R.Dufresne, Paul Dumas, Jacques Genest, Emile Blain, E.-Roland Blais, Roméo Boucher, P.Albert Jutras, Wilfrid LeBlond, Jean-Louis Léger, Bourgeois, Paul David, J.-A.Denoncourt, Edouard Donatien Marion, J.-P.Paquette, Laurent Potvin, Desjardins, Edmond Dubé, Origène Dufresne, Jean Saucier, L.-C.Simard, Pierre Smith, J.-A.Vidal.ADMINISTRATION et SECRÉTARIAT: J 326 est, boul.Saint-Joseph, Montreal.PUBLICITE: Jacques-D.Clerk.Téléphone: AVenue 8-9888 pour le CONTROLE RAPIDE et PROLONGE de [HYPERACIDITE COMPOSÉ d\u2019 \u201cALAMINO glycinate d'aluminium, basique*.7.7 gr.(0.5 G.) sulfate d'atropine.\u2026.1/500 gr.(0.13 mg.) e non absorbable butabarbital NND.Ya gr.(16 mg.) e aucun danger d'alcalose POSOLOGIE: un comprimé avant chaque repas et un e prompt soulagement des ou deux comprimés au coucher.douleurs de l\u2019ulcère Flacons de 100 comprimés.simple *Breveté en 1951 e contenu gastrique tamponné à un pH auquel l'activité peptique est go Charles E.Jrosst &Co.complètement paralysée MONTRÉAL CANADA 11 Tur L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 A VE Transition d'un état vigilance paisible «Y de stress émotif à une avec MARQUE DE COMMERCE Dans la pratique quotidienne: soulage les symptômes de la tension, de l\u2019anxiété, de l\u2019agitation et de la fatigue émotive sans effet dépressif, euphorique et soporifique, ni ralentissement de la fonction intellectuelle.Présentation: comprimés de 0.25 mg., flacons de 50 et S eboring Ë mes Pace ELUNE ore + Agent anti-anxiété au plus faible dosage (0.25 mg.b.i.d.) « absence d\u2019effets secondaires aux doses recommandées action rapide; effet prolongé < commodité d\u2019une posologie b.i.d.« plus grand (et plus sûr) contrôle s\u2019étendant à un plus grand nombre d\u2019applications. L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 | CONDITIONS DE PUBLICATION \u201cL'Union Médicale du Canada\u201d parait tous les mois.Cette Revue est l'organe officiel de l'Association des Médecins de Langue Française du\u2019 Canada.; que publie les travaux des Congrès, tous les communiqués de l\u2019Association et des articles médicaux inédits.L\u2019abonnement est de dix dollars par année (douze dollars pour l'étranger) ; les membres déjà inscrits à l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada ont droit, de ce fait, à la réception du journal.Les manuscrits doivent être dactylographiés avec double interligne.Ils doivent être complétés par un résumé de l'article, rédigé en français et en anglais.\u201cL\u2019Union Médicale du Canada\u201d assume les frais de cinq illustrations au maximum, pour chaque travail.Les illustrations supplémentaires sont payées par l\u2019auteur.Nous n\u2019acceptons pas de négatifs de clichés.Chaque illustration doit porter au verso le nom de l'auteur et les photographies devront être claires, de préférence noires et sur papier glacé.Les dessins doivent être effectués à l'encre de Chine sur papier blanc.Pour obtenir des extraits, l\u2019auteur doit en faire la demande directement à l'éditeur.Tous changements du texte de la galée entraînent des frais supplémentaires pour l\u2019auteur.L\u2019index bibliographique de chaque travail doit être restreint aux indications les plus importantes.Le Journal se réserve toujours le droit de le limiter.Chaque indication bibliographique doit être fournie comme suit: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, volume, page, mois (jour du mois si le périodique est hebdomadaire), année.Publicité: Le texte des annonces doit aller sous presse quinze jours avant la date de publication.Le barême des annonces est fourni sur demande à Jacques-D.Clerk, publiciste, 326 est, boulevard Saint-Joseph.Téléphone: AVenue 8-9888.mw Tout annonceur qui n\u2019observe pas I'éthique professionnelle est exclu de notre publicité, et nous saurons gré à nos lecteurs d\u2019attirer notre attention sur toute dérogation à cette ligne de conduite.Tout ce qui regarde la rédaction et l\u2019administration doit être adressé franco aux bureaux de \u2018L\u2019Union Médicale du Canada\u2019, 326 est, boulevard Saint-Joseph.\u2014 Téléphone: AVenue 8-9888.Hôpital psychiatrique moderne de 140 lits, pleinement accrédité, offrant thérapie biologique u.clinique o¢\u20ac et psychologique.Situé dans un domaine Recherches Et dE majestueux, où les occupations et récréations thérapeutiques TRAITEMENTS PSYChIATRIQUES sont en fonction des besoins, du confort et de l\u2019agrément dans la Banlieue des patients.Affilié au département de psychiatrie de l\u2019Université de Montréal, pour la formation de résidents, de psychologues, de travailleurs sociaux et d\u2019infirmières spécialisées en psychiatrie.dE Montreal.i Brochures et tarifs sur demande.Demi-relief de Notre-Dame-de-la-Sérénité a entrée principale.TO 6555 OUEST, BOULEVARD GOUIN, MONTRÉAL 9, CANADA. une association médicamenteuse RA TIONNELLE pour le traitement des troubles nerveux banals.MÉTHOPROMAZINE 2 AMINC CODÉINE PHÉNOBARBITAL PIPERAZINE \u2014 pme \u2014f AMEN Wit § O A = ss S S © RN % Z y Wy 0, 2,4 Wy, % 4 7 4, 4 C 0, ha 0, % que 1, 4 4 et com 4 Un, o.i Pat oo me prime conti 4 U, cd .d\u2019éthi tie 4, 4 \u20ac in nt J, 3 compri yl oes so mg Wy, RO primé tradi d\u2019é 4 U cs iol this % WY, S L\u2019A pour ' téro U % \u2019 .un ne % % My, le no cure d 4, 4 4 %, ndo rone e | 4 W, 0 4, 7 1 mé F 3 jo 1,4, , 4 %, e et O u W, 5, 4, \u201ccu one Forte ag rs.XX 4 4 qui reta int git di 7 Y, 3, U 2, 1\u20ac ge err 1re U 4 %, 0, R st médi upti cte 1, 4 4 nm, % O n un 1 10 m 0, 7% % 4, U orm em cal\u201d nd ent 4,4 Wy, Dist SSEL d\u2019ac ale\u201d a décrit e la cu sur Jy, LC ri ti : ati r 5,4, Hy, ib ( ion si ; io pa e 4 2, ny, 0, 209 uteurs A CAN si la menor «phys pre procul 0, J, wn, st A ati e siol 1 Wh, SAR ,r ngl D en Fo ogi bri My,\" RR ue glo te rt g! righ Wy, NAN s Fr ne Forte 0 we 2 A) aR te e - encei a 4,0 AN \u201c -Cathe nch Dr TEE conte.| Wl Naa ri u 4,0 NS ne g C 5 4, ANS , M o Wh, RR on m WY, Nh tré pagni 4,0 \u2026 U U U % éal gni 4, % 4 n,n,\" 0, | e L 2, %, NaN , 18 té 4,0 rt .Te ee Wy, i él Wty, SNR VI 4,0 ANS ct 5 4, tan or 2- Wy, nat 2-7 4,4 SAS 90 4,0 SAN 2 yy, 4, 4 4,6 0,4, % 4, i 4,0 AN Hy, SAN 1,4, AA 4, 4 AN My, aaa Wy, ana 1, U WY 2 % U 4 SENS AN AZ 4, Gr, Un, L YE ra L 13 L'Union Méd.Canada f Tome 89 \u2014 Juillet 1960 LAMES >@ sé STERILES PTTL pour le le chirurgien CTT ° rl lame en A PONT Procure le maxi- - _mum d\u2019efficatité de coupe \u201cparce que.es : fournies: en.\u2018paquets RACK-PACK, \u201csoit 6 lames de même grosseur dans un emballage anthrouille.B.BACK sont des LET TW RELIST ITS L'Union Méd.Canada 19 Tome 89 \u2014 Juillet 1960 DIABINESE CHLORPROPAMIDE le plus favorable des anti-diabétiques oraux En clinique, il est devenu courant de constater que le chlorpropamide (DIABINESE) permet une Là où d'autres traitements oraux régulation efficace de la glycémie dans le cas où ont échoué.le tolbutamide a cessé d'agir.Par contre, si le \u201cDes malades qui ne répondaient chlorpropamide a échoué, les autres sulfonylurées plus bien au tolbutamide, 64% s\u2019avèrent généralement inactifs.ont pu etre traités avec succès au , .: ; chlorpropamide\u201d.N'est-ce donc pas faire preuve d\u2019un jugement »Sugar, S.J.N., Thomas, L.J.et clinique sain que de commencer le traitement Tatlier, S.: Ann.New York Acad.avec le Diabinèse ?Sc.74:625, 1959.1 Danowski, T.S.et Mateer, F.M.: Ann.New York Acad.Sc.74:971, 30 mars 1959.PRÉSENTATION: comprimés sécables de 250 mg en flacons Littérat fessionnelle sûr demand de 30 et de 100 comprimés sécables de ature professionne e sur demande.100 mg en flacons de 100.560P PFIZER CANADA /OVISION DE PFIZER CORP.\u20145330, AVENUE ROYALMOUNT, MONTREAL, P.Q. 20 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 tissage équilibré garantit un soutien uniforme la proportion des fils de la chaîne (en long) et de ceux de la trame (en travers), déterminée de façon scientifique pour chaque Bande ACE assure une pression qui\u2014 - garantit une élasticité égale et contrôlable - maintient sous pression - évite le tassement réduit au minimum la posstbilité de constriction veineuse BECTOY, DICKINSON & CO., CANADA, LTD.TORONTO 10, ONTARIO BANDE ELASTIQUE CAOUTCHOUTEE B.D GT ACE SONT DES MARQUES DE FABRIQUE 171000 FABRIQUE AU CANADA une goutte ou deux seulement \u2026 Coricidin CHLOR-TRIPOLON, CORICIDIN\u2014 Marque de Commerce SOULAGEMENT POUR LES DEUX \u2014 l\u2019enfant et la mère \u2014 pour les bébés dont les malaises sont dus à l\u2019inoculation, à la dentition, aux conditions allergiques et miliaires, ainsi que pour le soulagement symptomatique des courbatures.des douleurs et de la fièvre associées aux rhumes ordinaires.Une association de l\u2019antihistaminique sûr et éprouvé Chlor-Tripolon) et de salicylate de sodium tamponné par l\u2019acide aminoacétique .dans un véhicule aqueux arômatisé à la framboise.Administration orale facile avec compte-gouttes calibré en plastique.Administration: 0.5 à 1.5 ce.à toutes les 4 heures si nécessaire.Présentation : Flacon de 15 ce.avec compte-gouttes calibré en plastique.tg EN __ CORPORATION LIMITED MONTREAL 2 22 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 Un formulaire otique rationnel.OTOBIONE AVEC 0.5% DE PREDNISOLONE Dans l\u2019otite externe, l\u2019otite moyenne chronique, la mastoïdite chronique avec otorrhée.Otobiotic White additionné de prednisolone \u2014 anti-inflammatoire, antibactérien, antifongique.Chaque em° renferme 5 mg d\u2019acétate de prednisolone, 3,5 mg de néomycine (comme sulfate), 50 mg de propionate de sodium.pH physiologique.Ne masque pas les points de repère anatomiques.Flacons compte- gouttes de 15 cm\u201d.OTODYNE Dans les affections prurigineuses et douleureuses de l'oreille.Action antiprurigineuse et analgésique rapide et soutenue.Association de 1% de Zolamine et de 0.1% d\u2019Eucupin * dans un véhicule hygroscopique.Flacons compte- gouttes de 15 cc.OTOMIDE Dans les affections sulfamido-sensibles de l'oreille.Action antibactérienne sûre ; débride chimiquement et nettoie.Contient 10% d\u2019urée (carbamide), 5% de sulfanilamide et 3% de chlorobutanol dans la glycérine.Flacons compte-gouttes de 15 em?®.OTOBIOTIC White Laboratories of Dans l\u2019otite externe et l\u2019otite moyenne chronique.Enraye de nombreuses infections fongiques et bactériennes gram-positives et gram-négatives.Renferme 3,5 mg de néomycine (sulfate) et 50 mg de propionate de sodium dans un véhicule stérile.pH physiologique.Flacons compte-gouttes de 15 cm®.Canada, Ltd.5100, rue Sax, Montréal, Québec.*Marques déposées au Canada - EEE WT OEY NET Ev ocre reprenant tr 5 OC VORP UU VU US Lr Prescrire @addoksgd C est prescrire le sommeil SM EAD hes arbital EIR (I 1 AE, \u2018d\u2019Elixir), led lade \u2019endorment.* dorment toute la nuit 4.1 J eillent frais et URI - oD EVIE Co mgm ant OLGA.(5 \u20ac 62 7 a Æ sy, \u201c AS 2 se Be 3 % 7.a GE 7 1 7 si ax i s ès 7% ge 7 & > 5 a i Dimetane \u2018controle\u2019 tous 5 es symptomes de la rhinit 7 allergique, de l\u2019urticaire, .a et des dermatites atopiques 2 ; et de contact.Le grand nombr études cl iniques compi lées date démontre que la puissance de l\u2019action ane antihistaminique de Dim est inégalée et comporte n minimum d\u2019effets = secondaires indesi ble Présentation: Extentabs Comprimes (4 mg.), 5 Elixir (2 mg./ 5 cc.GE H.Rob ins Co.of Ca = = Mont bec a prêers \u201cLh Produits Pharmaceut que 2 obins de Choix De is 1878.rrr?7 \u201cpt 87 ares at po em iq I $ pi aucune insuline n'est semblable à celle du patient | LS réajuste le 2) \u201cthermostat chez les tee \"2007 PE tte diabétiques So 200 11, \u2014 00 SN EE % % ws \\ et\u201d HOECHST PHARMACEUTICALS OF CANADA LIMITED e 50 ANNÉES DE RECHERCHES DANS LE DOMAINE DU DIABETE À fo 3 ik Présentation: Flacons de 50 et 500 comprimés *Marque déposée 60-101F Tampax permet aux femmes de nager, de se baigner, même de faire de la plo sous-marine, comme en tout autre temps du Des millions de femmes ont utilisé des billions de Tampax.Inventé par un médecin pour le bien-être de toutes les femmes .mariées ou célibataires, actives ou non.Eprouvé par plus de 25 années d\u2019études cliniques.La protection hygiénique interne Tampax est fabriquée exclusivement TAM PA par la Canadian Tampax Corporation Limited, Brampton, Ontario.Des échantillons et de la documentation vous seront envoyés sur demande.JOUE UN ROLE SI IMPORTANT DANS SA VIE ACTI un-nouveau-{ rincipe en matière [dl EE Vexide Neo-Medr i ) © += es renf PT es I | =p Deas Tn ntièrement TN eo Ti nflam ot RE) ret sont WD mains egal Dp are, rE Jul téroid la Neomycin 8 InCorpQres ay nouveau excipien Ts C la peau qi GREENE TE avantages des lipides de peau humaine=bien toléré, lénitif, favorisant la dispersion des principes actifs Upjohn un nouveau principe en matière de traitement local Veriderm Neo-Medro détrône à la fois les crèmes et les onguents à base de corticoïde Etant homogène à la peau humaine, le nouveau Veriderm corrige physiologiquement les dermatoses sèches et adhère bien aux lésions eczémateuses.TH lh infectée de la jambe gauche * Présentation: en tubes de 5 et de 15 Gm., renfermant 0.25% d'acétate de Medrol, outre 0.59 de sulfate de néomycine incorporés dans le Veriderm (excipient aux lipides cutanés).Upjohn i \u201c # % 5 Après 7 jours de traitement PIONNIERS DE LA RECHERCHE DANS LE DOMAINE DES STEROIDES #MARQUE DE COMMERCE ##MARQUE DEPOSEE at FN Road, Dga Mj Torg nous vous présentons SOLUTION PHYSIOLOGIQUE POUR IRRIGATION nouvelle solution physiologique pour irrigation, mise au point spécifiquement pour usage au cours d\u2019interventions chirurgicales, afin de préserver la viabilité de la cellule.sk sk sk sk sk 3k 3k 3% Des études in vitro!*, au moyen de techniques reconnues pour la culture de tissus, démontrent que TiIs-U-soL, contrairement aux soi-disant solutions \u201cphysiologiques\u201d, ne provoque pas de ces menus changeaients tissulaires, susceptibles d\u2019entraîner des complications post-opératoires.Parce que la solution TIS-U-s0L est vraiment physiologique, elle protège les cellules mammifères, assurant une source d\u2019énergie et d'ions inorganiques, essentiels à la survivance des tissus.TIS-U-SOL s\u2019emploie dans les cas suivants: irrigation des plaies® // lavage chirurgical6 /\u201d trempage des greffes (autogreffes et homoegreffes)7 / irrigation au cours de fenestrations8 /\u201d préparation de milieux nutritifs pour la culture des tissus* / Egalement dans: l'irrigation quotidienne dans les cas de colostomies e l\u2019humidification d\u2019éponges et de pansements e milieux pour banques de tissus et d\u2019os.Références: 1.Solimann, T.: A Manual of Pharmacology, S8th Ed., W.B.Saunders Co., Philadelphie, 1957, p.1004.2.Hill, F.: Practical Fluid Therapy in Pediatrics, W.B.Saunders Co., Philadelphia, 1954, p.104.3.Harper, J.Y., and Pomerat, C.M.: Observations in vitro sur le comportement des cellules de la conjonctive et de la cornée vis-à-vis les électrolytes, American |.of Ophthalmology 46:269-275, 1958.4.Pomerat, C.M., and Overman, R.R.: Electrolytes et succédanés du plasma sanguin, I.Réaction des cellules humaines en perfusion dans un bain muni d\u2019un appareil ciné-enregistreur pour les laps de temps de la phase de contraste, Zeitschrift fur Zellforschung.Bd 463 2-17, 1956.5.Hild, W.: Les cellules épendymaires dans la culture des tissus.Zeitschrift fur Zellforschung, Bd.468 259-271, 1957.6.Rice, C.O.: Communication personnelle.7.DeWeese, M.S., and Hodgson, P.E.: Communication personnelle.8.Shambaugh, G.E., Jr.: Problèmes techniques dans le traitement chirurgical de l\u2019oto-sclérose, ].Internat.Col.Surgeons 25:772-776 (juin) 1956.BAXTER LABORATORIES of Canada.Ltd.Alliston, Ontario 30 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 Le Canada Ecclésiastigue Le répertoire religieux le plus complet au Canada vous donne des renseignements et des détails que vous ne trouvez nulle part ailleurs: 1.\u2014 Toutes les paroisses du Canada avec les institutions qui s\u2019y trouvent, la date de fondation, l\u2019adresse, la population, le numéro de téléphone, la liste du personnel ecclésiastique.2.\u2014 Toutes les communautés religieuses d'hommes et de femmes ainsi que les maisons qui en dépendent: couvents, collèges, hôpitaux, orphelinats, foyers, etc.3.\u2014 L\u2019adresse et le numéro de téléphone de chacune de ces maisons, le nombre d\u2019élèves, protégés et patients.4.\u2014 Le nom des supérieurs et des responsables des achats.Commandez dès maintenant, le tirage est limité.LIBRAIRIE BEAUCHEMIN, Limitée 251 EST, RUE VITRÉ, - MONTRÉAL patients qui, la nuit, réagissent comme des tigre un sédatif-relaxant doux à action rapide-retard pour toute une nuit de sommeil nebrall comprimé rapide-retard Vous pourriez tout aussi bien essayer de mettre un tigre au lit (et de l\u2019y faire rester) que de faire dormir naturellement la plupart des patients pendant toute la nuit.Un sommeil agité, interrompu, est l\u2019un des problèmes les plus courants de la pratique quotidienne.NEBRALIN \u2014 un comprimé à action rapide-retard \u2014 facilite la détente musculaire et le sommeil ininterrompu et calme.La combinaison de méphénésine et de Pentanca* dans NEBRALIN non seulement détend les muscles, surmonte la fatigue et la tension et prépare le corps au sommeil, mais encore procure un sommeil sain et détendu par une action sédative douce sur le système nerveux central.La méphénésine est capable de provoquer le sommeil,! et combinée à un barbiturique en augmente l\u2019action.En outre, l\u2019action intégrée des deux composés permet des doses plus faibles.* Ainsi, NEBRALIN \u2014 un sédatif-relaxant doux \u2014 évite le malaise matinal et fait dormir vos patients toute la nuit, spécialement ceux qui se plaignent de s'éveiller à deux heures du matin.ANCA Phar maceuticalS osxawa, ONTARIO Une Division de THE WANDER COMPANY of Canada Limited e désintègre rapidement our provoquer la détente pt le sommeil couche intern | le sommeil se Boursuit aisément lorsque la couche interne se dissout Chaque comprimé de Nebralin à action rapide- retard contient: 90 mg de Pentanca* et 425 mg de Méphénésine Posologie: un ou deux comprimés une demi-heure avant le coucher.Présentation: flacons de 50 comprimés de Nebralin à action rapide-retard.*marque Anca de pentobarbital.1.Schlesinger, E.B.: Tr.New York Acad.Sc.2:6 (nov.) 1948.2.Richards, R.K.et Taylor, J.D.: Anesthesiology 17:414, 1956.3.Shideman, F.E.: Postgrad.Med.24:207, 1958.4.Berger, F.: Pharmacol.Rev.1:243, 1949. 32 LUnion Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 Hygiène industrielle BIENFAITS DES SERVICES DE SANTÉ Que rapporte à l'employeur un service de santé bien organisé ?1] \u2014 Il contribue à améliorer l\u2019efficacité et la productivité du travailleur.2 \u2014 Il contribue à améliorer le moral des employés en leur prouvant que la direction leur porte un intérêt sincère à eux- mêmes et à leur bien-être.3 \u2014 Il contribue à réduire les primes d'assurance et de compensation des aceidents.4\u2014 T1 contribue à diminuer l\u2019absentéisme (des enquêtes ont indiqué jusqu\u2019à 29% de diminution).5\u2014 TI] contribue à réduire le mouvement de la main-d'oeuvre (labor turnover) (des enquêtes ont indiqué jusqu'à 27% de réduction).6 \u2014 Il contribue à réduire les maladies du travail (des enquêtes ont indiqué jusqu\u2019à 63% de réduction).7 \u2014 T1 contribue à améliorer la qualité de la main-doeuvre en attirant vers l\u2019industrie en question un personnel mieux qualifié.8\u2014 Il ajoute un important moyen de communication entre patrons et ouvriers, grâce aux méthodes éprouvées d\u2019observation utilisées par des médecins et infirmières de haute valeur professionnelle.9\u2014T] élève la réputation d\u2019une organisation aux yeux du public.LE MINISTÈRE DE LA SANTÉ DE LA PROVINCE DE QUÉBEC HONORABLE ARTHUR LECLERC, MD.JEAN GREGOIRE, M.D.ministre sous-ministre -_- Polanil ANTIHISTAMINE-STEROIDE POLARAMINE, POLANIL, DERONIL\u2014 Marques de Commerce ACTION SYNERGIQUE pour soulager les dermatoses allergiques POLANIL \u2014 lorsqu\u2019un antihistaminique seul n\u2019est pas adéquat et qu\u2019une stéroïdothérapie à pleine dose n\u2019est pas indiquée \u2014 pour le contrôle des malaises dus aux dermatoses allergiques, à la fièvre des foins et à l\u2019asthme saisonnier.POLANIL \u2014 est POLAramine, l\u2019antihistaminique au plus faible dosage actuellement disponible qui inhibe l\u2019action de l\u2019histamine là où la réaction est la plus intense, c.-à-d.au niveau de la peau, de la voie gi.supérieure et de l\u2019arbre respiratoire .associé à DeroNIL, le stéroïde au plus faible dosage actuellement disponible, à activité anti-inflammatoire intensifiée et influence minimale sur l\u2019équilibre de l\u2019eau et des électrolytes.POLANIL \u2014 rapide, plus efficace, risque moindre d\u2019effets secondaires \u2014 posologie plus faible que toute autre association de stéroïde-antihistamine.POLANIL \u2014 présentation: flacons de 30 et de 100 comprimés \u2014 Polaramine, 2 mg., Deronil, 0.25 mg., acide ascorbique, 75 mg.S Êt CORPORATION LIMITED mont REAL L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 NO UV RAU Sos GLUCETHION © \u2014À BASE DE VITAMINE C\u2014 INDICATIONS: @ Carences vitaminiques @ Asthénies @ Douleurs musculaires POSOLOGIE: Dose moyenne par 24 heures chez l'adulte: PRÉSENTATION: Boite de 10 sachets de 5 gm.DOCUMENTATION ET ECHANTILLONS SUR DEMANDE.J.EDDE Limitée, 202, Laurier est, Montréal 1 sachet.\u2014 VIctor 9-7306 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1 le 960 Cas ISOMER! th contre allergie donnance: .érapie sans peine Le résumé des preuves cliniques réunies en faveur de DISOMER met en évidence les faits suivants: e DISOMER est un produit très efficace a doses exceptionnellement faibles.e DISOMER a une action antihistaminique virtuellement exempte de réactions secondaires de quelque importance clinique.DISOMER crée un précédent pour la thérapie sans peine.DISOMER existe sous deux formes: e comprimés à effet soutenu, les \u201cChronotabs\u201d, de 6 mg.e sirop en flacons de 16 onces.*d-isomer du maléate de bromphéniramine.WHITE LABORATORIES OF CANADA LID.MONTRÉAL \u2014 ie Tt RK NL er l'épreuve Com Te CN GC le! MONS, 1RAQ CY le symbole de qualité dbs DET AEE Choisissez le GYPSONA REGULIER ou le GYPSONA L.P.L.(faible perte de plâtre) SMITH & NEPHEW, RT 1R 3 PERE 5640 A\" ar LLY LA L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 DANS L'ACNE NOUVEAU 4 L'application thérapeutique locale masque les lésions ou les fait disparaître.ÆAssèche la peau, la fait desquamer et en extirpe les germes.Employée avec pHisoHex* (détersif antiseptique) dans des lavages destinés à déloger les follicules, elle prévient les comédons, les pustules et les cicatrices.Les jeunes aiment la nouvelle Crème pHisoÂc.Elle est lisse, inodore, couleur de chair, et non graisseuse.Elle s\u2019étend et sèche rapidement.Demandez au représentant de Winthrop notre brochure intitulée \u2018\u2018Teen-aged?Have acne?Feel lonely?\u201d\u2019, qui renferme des instructions sur le traitement de base à la maison, et des conseils psychologiques.La nouvelle Crème pHisoÂc contient 6 pour cent de soufre colloïdal, 1.5 pour cent de résorcinol, 0.3 pour cent d\u2019hexa- chlorophéne, 0.3 pour cent d\u2019orthophénylphénol, et 10 pour cent d\u2019alcool (p/p).Présentée en tubes de 12 once.a dE AUTEUR PHISOAC, marque aeposee.AURORA.LABORATORIES ONtA&iO OF CANADA LTD aiguilles à sutures ATRALOC\" préenfilées \u2014 MOINS d e flexion \u2014 Moins d e casse rein 2, i \u201c, , 2 = my, 2 Es feo Bi Trad en its, Ee nacre Fous ied ny, im fils a suturer À oh x THICO rpg esse 3 DIVISION ETHICON DE JOHNSON & JOHNSON LIMITED, MONTREAL \\ ass 3 4 QS * Marque déposée ethylchlortetracycline Lederle sensibilité des pathogènes En plus de l\u2019efficacité à large spectre qui avait été prévue, la DÉCLOMYCINE l\u2019est avérée active contre des souches le Pseudomonas, de Proteus et d'A.herogenes ne répondant pas ou très résistantes aux autres antibiotiques.Département de Recherches Cliniques, Laboratoires lederle, F.M.Phillips, Directeur.Rapport Intérimaire sur ps Etudes Cliniques et Pharmacologiques.2.Finland, M.; irsch, H.A., and Kunin, C, M.: Read at Seventh Annual ntibiotics Symposium, Washington, D.C., November 5, 59.3.Hirsch, H.A.; Kunin, C.M,, et Finland, M.; La éméthylchlortétracycline: Un Nouvel Antibiotique Tétra- clinique Plus Stable Fournissant une Activité Anti- ctérienne Plus Grande et Plus Soutenue.Miinchen Med.thnschr.À paraître (en allemand).4.Roberts, M.S.; eneca, H., and Lattimer, J.K.: Read at Seventh Annual .ntibiotics Symposium, Washington, D.C., November 5, 59.5.Vineyard, J.P.; Hogan, J., and Sanford, J.P.; Ibid.apsules, 150 mg.Sirop, 75 mg./c.a thé de 5 cc.\u2014Gouttes bédiatriques, 60 mig./cc.\u2014Suspension Orale, 75 mg./c.à hé de 5 cc.onguent, 0.5%.Marque Déposée Wus grandé activité.beaucoup moins d\u2019antibiotique .attaque de pointe sans relâche \u2026.journée supplémentaire de protection contre la rechute WLP) CYANAMID OF CANADA LIMITED Montreal 40 L'Union Méd.Canada | Tome 89 \u2014 Juillet 1960 PARSTELIN\u201d anthidépresseur/antianxiogène lorsque la dépression se mêle à l\u2019anxiété \u2018 en?mie ~~ Parstelin\u2019 contient: A Nu 10 mg.de Parnate* ; (tranyleypromine, S.K.F.) ; antidépresseur nouveau, hautement #f / efficace et agissant avec une relative rapidité SN 1 mg.de Stelazinet | A.Ï (trifluopérazine, S.K.F.) | y.7 puissant tranquillisant qui bénificie aujourd\u2019hui d\u2019une grande renommée ° N comme spécifique de l\u2019anxiété A | Td \u2018Parstelin\u2019 est l\u2019aboutissement } logique d\u2019un courant de recherches (4 A dirigé vers un important objectif : y = employer un antidépresseur concurremment avec un tranquillisant.\u2018Parstelin\u2019 soulage la dépression anxiogène grâce à une action symptomatique efficace sur les deux éléments de ce syndrome fréquemment observé.C\u2019est ainsi que \u2018Parstelin\u2019 est tout indiqué dans les cas d\u2019asthénie tensionnelle et dans les complications affectives de la ménopause.Pour obtenir des renseignements précis sur la posologie, les effets secondaires et les .re précautions à prendre, veuillez consulter A0 \u2018 A0 Ia la documentation détaillée disponible Ç £ 3 à cet effet ou vous adresser à A | votre représentant S.K.F.format d\u2019ordonnances: om.R comprimés \u2018Parstelin\u2019, = en flacons de 50 @ SMITH KLINE & FRENCH « MQ# * Marque de fabrique {Marque déposée au Canada 0312AF L\u2019Union Méd.Canada 41 Tome 89 \u2014 Juillet 1960 contrôle prévisible du poids POUR LA VICTIME QUI MANGE TROP ET RESTE TROP INACTIVE.BPX ETAMIX ANOREXIQUE À LIBÉRATION \u2018STRASIONIQUE\u201d RÉSINE Grâce à la libération \u2018\u2019Strasionique\u2019\u2019, l\u2019action apaisante est LA qu\u2019exerce la Biphétamine sur l'appétit, et son léger effet RATIO stimulant se prolongent de fagon uniforme pendant 10 a 14 - IONIQUE heures, à la dose d'une seule capsule.L'ingestion hes AT calorique est réduite et le rendement de l'énergie, accru.Sout La réduction de poids est prévisible .perte bienfaisante aE de 1.3 livre par semaine, dans 9 cas sur 10.LA P! BIPHETAMINE BIPHETAMINE BIPHETAMINE \u201820\u2019 Résine Chaque capsule noire contient: amphétamine .10 mg.MN 7/2\" Résine | | Chaque capsule blanche contient: \u201c42%\u201d Résine Chaque capsule noire et blanche contient: A A amphétamine .6.25 mg.W@W amphétamine .\u2026.3.75 mg.dextro-amphétamine .10 mg.® dextro-amphétamine : 6.25 me.dextro-amphétamine .3.75 mg.à l\u2019état de complexes résineux à l\u2019état de complexes résineux à l\u2019état de complexes résineux Une seule Capsule par jour, 10 à 14 heures avant le coucher Biphétamine\u2014fabriquée et exploitée UNIQUEMENT par Si TRA SENBURGH ID - Ses, «Ne Créateurs de la Libération (ionique soutenue) \u2018\u201cStrasionique\u201d ~J Sur ordonnance seulement R.J.STRASENBURGH CO.OF CANADA LIMITED 4126 BATHURST ST., DOWNSVIEW, ONTARIO 42 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 9 .alors, c\u2019est le moment de faire confiance à SWIFT .Spécialiste en fait de viandes! Pour aider vos petits patients à profiter au maximum des nombreux avantages de la viande, Swift prépare cet aliment vital pour la croissance sous sa forme la plus délicieuse et la plus facilement assimilable.Avec toute sa compétence, Swift choisit de la viande extra-maigre, d\u2019une teneur plus élevée en protéines .la prépare soigneusement pour lui conserver ses valeurs nutritives .et la réduit en purée plus fine.Cela lui assure des saveurs si appétissantes qu\u2019elles aident à former de bonne heure de bonnes habitudes alimentaires.Seul Swift est spécialisé dans la préparation de viandes et de mets à la viande nourrissants et délicieux pour bébés.VIANDES 100% JAUNES D'OEUFS DINERS A LA VIANDE Les deux mots les plus dignes de confiance en fait de viande . L'Union Méd.Canada 13 Tome 89 \u2014 Juillet 1960 contrôle prévisible du poids POUR LA VICTIME QUI NOUVEAU OINVANMAUN ANOREXIQUE \u201cSTRASIONIQUE\u201d RESINE DE PHENYL-TERT-BUTYLAMINE Grâce à la libération \u2018\u2018strasionique\u2019\u2019, l'action apaisante cs, qu\u2019exerce lonamin sur l'appétit se prolonge de façon uniforme ERA pendant 10 a 14 heures, à la dose d\u2019une seule capsule.pain L\u2019ingestion calorique est réduite à un niveau compatible 2 Qu EAN, avec la dépense d'énergie du gros mangeur \u2018\u2018actif\u201d.qouT- La réduction de poids est prévisible .perte bienfaisante rérentT de .221 livre par jour, dans les cas moyens.Ab S'obtient sur IONAMIN™ IONAMIN\u201d ordonnance \u201830° 2 \u201c15° Chaque capsule jaune contient: i Chaque capsule jaune et grise phényl-tert.-butylamine: 30 mg.J contient: phényl-tert.-butylamine: 15 mg.à l\u2019état de complexe résineux Une seule Capsule par jour, 10 à 14 heures avant le coucher lonamin\u2014fabriqué et exploité UNIQUEMENT par STRA SENBURGH A= \u201ce Créateurs de la Libération (ionique soutenue) \u201cStrasionique\u201d rare * R.J.STRASENBURGH CO.OF CANADA LIMITED 4126 BATHURST ST., DOWNSVIEW, ONTARIO à l\u2019état de complexe résineux. i 44 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 ir 5 ou nn 4 on fera baptiser bientôt! Soigneusement, les parents choisissent le nom de leur bébé.Avec encore plus de soins, les médecins additionnés de vitamine D prescrivent la formule alimentaire du bébé.Lait entier 4 Seul, \u201c\u201cFarmer\u2019s Wife\u201d offre aux médecins un Lait partiellement écrémé choix de cinq laits spéciaux .facteur utile quand Lait écrémé il s\u2019agit de trouver la formule qui conviendra le | mieux à chaque bébé.additionnées de vitamines C et D Formule préparée \u2018\u2018Instant\u201d\u2019\u2019 (lait entier) , Formule preparee \u2018Instant\u2019 à , | r m r Wi f (lait partiellement écrémé) \u2018 4 ; à e 'S | e Préparation facile et rapide.Offerts en \u2018 boîtes d\u2019une livre, faciles à ouvrir.LES PREMIERS LAITS À FORMULE DE NOURRISSONS AU CANADA 0003F Ine Promesse Réalisée af) 7 N \\ ; TE PE PEER FCI Tous les corticostéroïdes fournissent un contrôle symptomatique de l\u2019arthrite rhumatoïde, des dermatoses inflammatoires et de l\u2019asthme bronchique.Ils diffèrent dans la fréquence et la sévérité de leurs effets secondaires.Introduit en thérapeutique en 1958, la Triameinolone ARISTOCORT promettait une grande efficacité et une sécurité relative.Les médecins reconnaissent aujourd\u2019hui que cette promesse s\u2019est réalisée .comme l\u2019atteste le taux élevé des répétitions des ordonnances pour l\u2019ARISTOCORT.Aristocort.aD CYANAMID OF CANADA LIMITED.Montréal \u201cMarque Déposée au Canada abli qu 'en- roduits dans \u2018approche hé Merrell T 1828 =» homas, ontario de | fabrique: Mano : Présent Ke et Laugh Chobanian, A: Bost MER/29, Progr.Card 1959.6) Oaks, W.W Lisan, R augh Blohm, T.R.; Kariya, T.; 11-28) Autres références f rn POUR TOUS RENSEIGNEMENTS PROFESSIONNE THE WM.S.MERRELL COMPANY, ST-THOMAS ONTARI EE émis ps = PE \u201c, 545 e A ne », 2 vo ER EY 53 iio = i 43 2 AM a A prs %, $ LS vs Fa ske EPP 6% \u201c Eo va, 2 REY gy i > 3, 3 A £ 3 % pe = sa LY om, od % PRE PEMEUCEU ES AT ia RE à AS À \u2014 .[11 Fen \u201cA \" N oat #4 os endo Ps * PAN CG A.oa 1 5 y pa N 53 % = & Pe 7 np spi oy ng x \u201c., sa 23 A bt Ra Ww TY LI A ps A 25 LO 5 & 5 WF, = \"4 ~.533 Te ae, eA ANA 7 ai Ses d x ous 44 > , ysmé et la pe \u2019 me \u2019 \u2014 rl .K da norrhée ph .\u201d eat e .VASODILAN .pour la e vascularres des maladies * ON éraqu U ji mean mes.eee wen TI SE.D { - tn nee = mr rer SL | Bl add , ein we ne 553 Pied.fs, A 3 ig % R of x3 * A % bi; py x Fh us det ey, \u2019 ! er vu qe =.% 2 4 | : Es à, (EF A # Si i 9 Ë sq \" Sat 5 4 sy, \u20ac ts pe LR A pe crerens as in % a?208 so, Nu ne Po pe = a oo & +4 A a ero ¥ ES > \u20ac or parts x 4 N 53 Pg 3 4 ance! Nd zx Pn & ie 23 GE LS pes and a Ta Nz > ent ee ey es fe El ES $ * a Se are, BL mp REA A, d ; egy 14d is Pa > $ , ysmé el la pe \u2019 me # \u2014 (A + # da norrhée ph [ /\u2019 cat ° * VASODILAN .pour la e vasculaires des maladies * ON éraqu U 4 msn +e oe ) pe oe | pani ( i D pr RES ms DE Las ere are eme v + .e QU .10M e .| LES \u2019 .er .UTES h .ca .2 3 d hée \u2019 # \u2014 pour la périp me ascula U et la des malad E- PE Pi dysménorr or ed ig Me.Ll VASODILAN 5 A 3 5] 2c # be, RES AH m se Les | A ere Se i be 2 $.ee x =$ 4 cri he.cr = A, sis Le EX \u201cSa os / 3 on, CIR SR { bt 3 < AVARCHE 1830 1400 / 1200 100C < IN \\ \\ / \\ AN 800 \\ yd x / \\ / \\ of oO \\ / ° x J \\ / NE 4 / Ne 7 / 600 Î \\ / v \\ / \\ / \\ / v \\.| | \\ / 400 No © ° o o oO ° ° o < ee © oO o o o o © < V Fib.mgr 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 maximum: minimum: \u2014\u2014\u2014\u2014 _Jours de maladie.moyenne: ===> INSUFFISANCE CORONARIENNE AIGUË Le syndrome d\u2019Insuffisance Coronarienne aiguë individualisé par Blumgart, Levy et autres, occupe maintenant une place d\u2019importance dans le diagnostic différentiel des syndromes angineux.Ses caractères cliniques et électrocardiogra- phiques sont assez bien établies pour permettre un diagnostic certain dans la grande majorité des cas.Comme bien d\u2019autres, nous croyons qu\u2019une nécrose myocardique plus ou moins étendue peut résulter de ce type d\u2019Insuffisance Coronarienne.Nous avons pratiqué ces tests chez onze cas qui présentaient les critères cliniques et électrocardiographiques du syndrôme, et chez qui nous avons pu éliminer de façon certaine les autres causes de positivité des tests.Nous avons obtenu une augmentation de la C.R.P.et une élévation du Fibrinogène chez sept cas (sur un total de 11).Les courbes obtenues (fig.VII) ne diffèrent de celles de l\u2019infarctus que par une normalisation généralement plus rapide pour la C.R.P.(entre 10 et 16 jours) et des dosages moins élevés du Fibrinogène. 854 Une leucocytose transitoire de même qu'une sédimentation anormale furent observées sauf pour un cas.Deux cas ont montré des tests tout-à-fait négatifs.Enfin, chez les deux autres cas, les tests sont devenus positifs au cours de l\u2019observation, sans altération électrique certaine de nécrose (cas 78 et 81).La fig.VIII est une illustration de ces cas (cas 81).Fige 7 1SCHEMIE Groupe B1 Courbes positives C R.P.A.6600666 6 60 06 6 0 6 06 0 © 0 0 © 0 O0 © 400 Fibrin, nr s 10 15 20 Jours de maladie X' Décès après 6 jours L'histoire se résume ainsi: Dans les 15 jours qui ont précédés son hospitalisation, ce patient, qui faisait des crises typiques d\u2019angine à l\u2019effort, depuis plusieurs années, a noté un changement dans le « pattern » de ses crises: elles se produisaient au repos, et ne répondaient plus à la Nitroglycérine et duraient entre 15 et 30 minutes.Les trois premiers tests effectués pendant l\u2019accalmie des premiers jours d\u2019hospitalisation étalent tous négatifs.(cf.fig.VII: entre le 7e et 15e jour).Les tests sont devenus positifs JOHNSON er QUENNEVILLE: CR.P.ET FIBRINOGENE L'Union Méd.Cunada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 à la suite d\u2019un autre épisode douloureux, (cf.fig.VII: entre le 15e et le 22e jour) et ceci en présence d\u2019un tracé qui n\u2019a montré aucune altération de nécrose.L'étude de ces 11 cas d\u2019insuffisance coronarienne aiguë nous permet de tirer les conclusions suivantes: 1.Pour un assez grand pourcentage des cas, l\u2019insuffisance coronarienne alguë s\u2019accompagne de nécrose myocardique plus ou moins étendue (63.6% dans notre série).2.L\u2019électrocardiogramme dans la plupart des cas ne nous permet pas ce diagnostic.3.Les dosages sériés de la C.R.P.et du Fibrinogène sont des témoins assez fidèles de cette nécrose pourvu que l\u2019on sache éliminer de façon certaine les autres causes susceptibles de les rendre positifs.ETUDE DES CAS DE DIAGNOSTIC ÉLECTRIQUE DOUTEUX En électrocardiographie, le problème des infarctus probables ou douteux se pose assez souvent.Ces doutes électriques se rencontrent dans les circonstances suivantes: 1.Les blocs complets de la branche gauche du faisceau de His qui masquent habituellement les signes de nécrose.2.Les infarctus anciens avec nécrose récente dans la même zone.3.Les infarctus intra-muraux, le plus souvent muets.4.Les infarctus à la paroi postéro-basale, avec signes électriques fugaces.\u20185.Les nécroses peu étendues.6.Et enfin la nécrose sous-endocardique.Les données cliniques ne sont pas toujours suffisantes pour résoudre ces problèmes de diagnostic.Nous avons pratiqué les tests chez six cas de diagnostic électrique douteux avec histoire clinique à notre expérience, typique d\u2019une thrombose coronarienne.Nos cas présentaient les problèmes suivants: 1.Deux cas d\u2019infarctus ancien avec récidive clinique récente et électrocardiogrammes non concluants. L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 2.Un cas cliniquement suspect d\u2019infarctus avec nécrose postérieure électriquement incertaine.3.Deux cas d\u2019infarctus cliniques avec anomalies électriques transitoires et non concluants: le premier était un infarctus postérieur Fig.VIII JOHNSON er QUENNEVILLE: C.R.P.ET FIBRINOGENE 855 La fig.IX illustre les résultats obtenus chez deux de ces cas.Ces expériences nous permettent de conclure à la valeur de ces deux tests en présence d\u2019un électrocardiogramme douteux ou non concluant.Ils apportent pour le moins un aide ISCHEMLE à l'E.C.G.cas no 91 T° E.C.G.> +++ +4 C.R.P.A 900 7001 500 \u2014f-mgr Clinique X: Douleurs angineuses avec B.B.G.et disparition compléte de cette anomalie le 7e jour; le second cas présentait comme seule anomalie un bloc aurieulo-ven- triculaire complet transitoire.Ces six « cas problèmes » ont tous montré des courbes positives de la C.R.P.et du Fibrinogène, nous permettant de conclure à une nécrose myocardique.Jours de maladie précieux au diagnostic de l\u2019infarctus du myocarde.Résumé et conclusions Cette étude que nous avons entreprise de la C.R.P.et du Fibrinogène au cours des maladies coronariennes ne présente pas un intérêt original.Le même travail a été fait par 856 JOHNSON Er QUENNEVILLE: C.R.P.ET FIBRINOGÈNE Fig.9 l'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 Groupe C E.C.G.: douteux - TESTS : positifs 2 exenples n ++++ \u201cÀ YN +++ \u2018 NS \\, JN \\ ++ / \\ x / NA + / NH \u201c = \u2014 \u2014\u2014 \u2014a\u2014\u2014 N ~~ \u201c ~~ C.R.P.A.AN ~g\u2014 \u2014\u2014 \u2014 \u2014 a = \u2014-\u2014\u2014\u2014-\u2014\u2014\u2014 = u 1200 AN SA AN = 1000 A Al ~ _ 27 SN A\u2014 _ 800 7 > Ass 9 @g°096600060505N9 9060900006 \u2014-\u2014A 09 5° 600 N A Jibrin, mgr ! La a se 060000600600 0po00 0900 5 10 15 20 25 Cas no 92 \u2014 ~~\" Jours de maladie Cas no 96 \u2014_\u2014_\u2014 plusieurs autres auteurs sur un grand nombre de cas.Nos conclusions sont en général en accord avec ces auteurs.Il existe cependant quelques discordances.La normalisation des tests dans notre série d\u2019infarctus classique s\u2019est effectuée entre le 16e et le 22e jour après l\u2019infarctus, ce qui dépasse de plusieurs jours le temps fixé par les autres auteurs.Notre étude de l'insuffisance coronarienne aiguë nous donne un pourcentage très élevé de courbes positives.Les autres rapporteurs donnent des résultats négatifs dans la majorité des cas et concluent à l\u2019importance de ces tests dans le diagnostic différentiel de ce syndrome et de l\u2019infarctus.Avec nos résultats, même si le petit nombre de cas étudiés en limite la valeur statistique, nous ne pouvons évidemment pas nous rallier à cette opinion.Au contraire, nous croyons que les tests sont un indice précieux de nécrose possible à la suite d\u2019une insuffisance coronarienne aiguê.Nous avons jugé d\u2019un certain intérêt pratique la détermination des moments du maximum d\u2019intensité des tests à la suite d\u2019un in- faretus.Nous croyons que ces données sont d\u2019une très grande utilité lorsque les tests ne peuvent être faits que d\u2019une façon isolée ou sporadique.RS L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 Enfin, nous tenons à insister sur la non- spécifité de ces deux examens de laboratoire.Leur étude au cours des maladies coronariennes n\u2019est utile qu\u2019en l\u2019absence des nombreuses causes susceptibles de les rendre positifs.Summary and Conclusions Following the publications of Kroop and Shack- man in 1954 on the level of the C.Reactive Protein as a measure of myocardial infarction and of Lossner and Volk in 1956, on the concentration of Fibrin- ogen in the same disease, we began a similar study of these two tests on 99 patients hospitalised at Notre-Dame Hospital.Our aims in this matter were threefold : 1.\u2014 We wanted to study the general behavior of these tests at the acute phase of myocardial infarction.2.\u2014 We were also interested in establishing their value as an index of necrosis in the Acute Coronary Failure syndrome.3.\u2014 Finally we wanted to evaluate their diagnostic aid in the doubtful or silent electrocardio- graphic cases of myocardial infarctive.Realising the \u201cnon-specifity\u201d of these tests for myocardial necrosis we took a special attention in the selection of our cases, eliminating every other causes susceptible of producing a positive test.For this reason and for other reasons which will be mentioned later, at the end of this study we had to reject 38 cases (table I).The diagnosis of each of the remaining 61 cases was based on the usual clinical and electrocardio- graphic features.We followed the classical method of McCarty and Anderson for the dosage of the C.R.P.and the grading of O to +++ was adopted.After testing normal individuals the normal range for fibrinogen was established between 450 to 750 mgm.% for the technique we used.Our cases were classified in the following three main groups (table II): 1 \u2014 The group of myocardial infarction.2 \u2014 The group of acute coronary failure.3 \u2014 The \u201cDiagnostic\u201d group.We fully realize that the study of the C.R.P.and Fibrinogen tests in Coronary Heart disease 1s not of an original interest.Many publications on the same subject can readily be found in the current literature.In general, our conclusions meet fairly well the conclusions of the other students of this matter.But there are a few discordant findings.For instance, the normalisation of the tests in our serie has an overlapping of five to six days (16th to 22th day) over the general findings.JOHNSON er QUENNEVILLE: C.R.P.ET FIBRINOGENE 857 Our cases of acute coronary failure gave a higher percentage of posititive tests than that reported by others.In this finding we must conclude to a high percentage of myocardial necrosis in this syndrome and the usefulness of these tests to establish this diagnosis.The establishment of the moments of the maximum of positivity of the test seemed to us of great practical interest.A negative test for C.R.P.between the 5th and 9th day following myocardial infarction and between the 4th and 13th day for Fibrinogen Is a very strong argument against myocardial necrosis.The clinico-pathological study of our seven autopsied cases showed that the tests have no pronostic value.In the silent or doubtful electrocardiographic group these tests were of great value in establishing the correct diagnosis.Finally, our experiences with these tests are in some ways deceiptfull on account of their lack of specificity \u2018but they have shown to be of some usefulness in the diagnosis of myocardial necrosis.BIBLIOGRAPHIE 1.1.G.KROOP, N.H.SHACKMAN : Level of C- Reactive Protein as a measure of acute myocar- dial infarction.Proc.Soc.Exp.Biol, 86: 95, 1954.2.S.LOSNER, B.W.VOLK: Fibrinogen concentrations in various clinical conditions.Amer.J.Med.Sct., 232: 276, 1956.3.P.HEDLUND: The appearance of acute phase protein in various diseases.Acta Med.Scand.(supp.), 196: 579, 1947.4.R.J.ROANTREE, L.A.RANTZ: Clinical Experience with the C-Reactive Protein test.Arch.Inter.Med., 96: 674, 1955.5.B.W.VOLD, S.LOSNER, P.CRASTNOPOS: Clot density determination of fibrinogen in experimental myocardial infarction.Proc.Soc.Exp.Biol., 89: 277, 1955.6.R.S.YOCUM, A.A.DOERNER: A clinical evaluation of the C-Reactive Protein test.Arch.Inter.Med., 99: 74, 1957.7.A.GRAYBIEL: The Intermediate Coronary Syndrome.U.8.Armed Forces Med.J., 6: 1, 1955.8.A.S.FREEDBURGH et coll.: The Clinical Syndrome of cardiac intermediate between angina pectoris and myocardial infarction.J.Amer.Med.Ass, 138: 107, 1948.9.D.SELMAN, A.HALPERN: Pitfalls in the determination of C-Reactive Protein an acute phase reactant.Angiology, 7: 292, 1956.10.M.LEFEBVRE, P.MAHEUX;: Définition et applications cliniques à la recherche du C.R.P.A.L'Union Méd.du Canada, 85: 1402, 1956. 858 11.S.LOSNER, B.W.VOLK: Plasma fibrinogen and serum aldolase in acute myocardial infarction.Angiology, 77: 454, 1956.12.I.G.KROOP, N.H.SHACKMAN: The C- Reactive proteine determination as an index of myocardial necrosis in coronary artery disease.Amer.J.Med., 20: 90, 1957.13.M.C.KOZONIS, I.GUVERIN: The Value of the C-Reactive Protein determination in coronary artery disease.Ann.Int.Med., 46: 79, 1957.14.E.GILCHRIST, J.A.TULLOCH: Observations of the plasma fibrinogen content after myocardial infarction.Edimb.Med.J., 59: 561, 1952.15.L.MEYERS: Blood fibrinogen in myocardial infarction.Arch.Int.Med., 82: 419, 1948.JOHNSON er QUENNEVILLE: C.R.P.ET FIBRINOGENE 16.17.18.L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 E.L.LEVINGER, H.LEVY, S.K.ELSTER: Study of C-Reactive protein in the sera of patients with acute myocardial infarction.Ann.Int.Med., 46: 68, 1957.T.HOLGER-MADSEN : Plasma fibrinogen and E.S.R.in myocardial infarction.Acta Med.Scand., 156: 351, 1957.H.L.BLUMGART et coll.: Studies on relation of clinical manifestations of angina pectoris; coronary thrombosis and myocardial infarction to pathologic findings, with particular reference to significance of collateral circulation.Am.Heart J., 19: 1, 1940. LE SYNDROME DE LA TENSION PRÉ-MENSTRUELLE EN REGARD DE LA MÉDECINE PSYCHOSOMATIQUE ! RAPPORT PRÉLIMINAIRE.JEAN-N.FORTIN?et ERIC D.WITTKOWERS Une définition précise du syndrome de la tension pré-menstruelle est, difficile en raison de plusieurs facteurs reliés à la variabilité des manifestations cliniques chez différentes patientes et encore chez la même patiente d\u2019un cycle à l\u2019autre.Le « STP » est caractérisé par des troubles émotifs associés à divers symptômes physiques apparaissant environ de 5 à 10 jours avant les mentruations (5).Frank (1931) a été le premier à le décrire comme une entité définie.Ses manifestations cliniques les plus saillantes sont la fréquence de la tension émotive, l\u2019irritabilité, la dépression et une certaine angoisse vague décrite comme une « peur de l'inconnu ».Les signes physiques mentionnés par l\u2019auteur qui accompa- gnalent ces manifestations étalent une sensation de gonflement dans l\u2019abdomen et d\u2019œdè- me dans les membres inférieurs, un prurit, une soif et diverses tendances soit à la migraine, à l\u2019asthme ou même à l\u2019épilepsie (4).En gynécologie, le critère sur lequel doit reposer le diagnostic est l\u2019apparition de la symptomatologie à chaque cycle pour au moins quatre cycles consécutifs.(9) Les auteurs rapportent une fréquence qui varie selon que l\u2019on attache plus d\u2019importance aux signes objectifs qu\u2019aux phénomènes subjectifs.Certains observateurs l\u2019ont décrit comme relativement peu commun, (12) d\u2019autres ont rapporté une fréquence variant de 33% au sein d\u2019une population de prison (11) à 73% chez un groupe d\u2019étudiantes infirmières.(8) Son étiologie étant encore obscure, les manifesta- 1.Communication au IIe Congrès Mondial de la Fédération Internationale de Gynécologie et Obstétrique et au XXIXe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Montréal, 1959.2.Chargé de service de psychiatrie, Hôpital No- tre-Dame.3.Professeur agrégé de psychiatrie: Allan Me- momal Institute, McGill University.tions cliniques et fonctionnelles favorisent une explication de causes multiples.Taylor (1949) souligne que le syndrome s'associe souvent à une congestion vasculaire des organes et tissus pelviens responsable de la variété des symptômes.Il n\u2019hésite pas à l\u2019attribuer à un effet psychosomatique agissant par voie du système nerveux autonome.(14) Morton (1950) a démontré de façon concluante certains phénomènes physiologiques.Ses observations cliniques et expérimentales lui ont permis de formuler l\u2019hypothèse suivante: il s\u2019agit d\u2019une déficience de progestérone en la présence d\u2019oestrogènes non compensées dans la circulation.Ce déséquilibre hormonal occasionnerait des troubles métaboliques provoquant secondairement la rétention hydrique.(10) La plupart des cliniciens ne sont pas sans ignorer combien la tension pré-menstruelle a des répercussions dans la vie domestique, sociale et économique.(3) Toutefois ces aspects du problème demeurent à peu près inexplorés.On lui reconnaît des facteurs de personnalité; 11 semblerait que des facteurs psychologiques aient une grande importance dans l\u2019apparition de ce syndrome.Cette brève communication nous permet d\u2019entrevoir la contribution d\u2019une approche psychosomatique.MÉTHODE DE TRAVAIL ET MATÉRIEL ÉTUDIÉ Notre étude est basée sur l\u2019examen de 45 employées d\u2019une compagnie de service public à Montréal.Toutes les jeunes femmes de notre étude étaient d\u2019un niveau d\u2019intelligence moyen ou supérieur avec un excellent dossier de travail qui exigeait une habileté technique et de la stabilité émotive.25 de nos 45 sujets souffraient de symptômes physiques et psychologiques durant la phase pré-menstruelle. 860 De ces 25, un tiers se plaignait de dysménorrhée alternant avec des cycles non douloureux.Par contre 20 sujets n\u2019accusaient ni tension pré-menstruelle, ni dysménorrhée.Les phénomènes subjectifs les plus fréquemment rapportés étaient: 1) irritabilité, 2) fatigue, 3) dépression et crises de larmes, 4) impatience, 5) un besoin de « sucreries ».Dans le même ordre les symptômes physiques étaient: 1) gonflement et sensations nouvelles aux seins, 2) sensation de gonflement abdominal, 3) crampes aux jambes, 4) céphalée, 5) signes dermatologiques locaux, 6) dysménorrhée.Pour les besoins de la recherche le groupe présentant des symptômes fut désigné: « groupe expérimental » et le groupe asymptoma- tique: « groupe témoin ».Les individus des deux groupes furent soigneusement sélectionnés afin de garder une égale proportion quant à l\u2019âge et l\u2019état marital.(Tableaux 1 et 2).TABLEAU Î DISTRIBUTION DES SUJETS SELON L\u2019ÂGE Age Groupe Groupe témoin |expérimental 15-19 6 10 20-29 1.11111111100000000 10 15 30- et plus _.111111100000 4 2 Total.0000000 20 27 Les moyennes d\u2019âge et les erreurs-types des moyennes sont de 24.0 = 1.4 années pour le groupe témoin et de 236 = 1.4 années pour le groupe expérimental.La différence entre les deux groupes n\u2019est pas significative au niveau 5%.Tous les sujets furent étudiés de façon identique.Elles furent soumises à 7 entrevues psychiatriques à caractère psychanalytique, au cours desquelles une importance spéciale était accordée aux facteurs psychologiques potentiellement en cause.L'histoire clinique se divisait en trois parties soit: a) l\u2019anamnèse - le.la description personnelle de la patiente des principaux faits de sa vie actuels et passés, b) ses attitudes conscientes et ses FORTIN er WITTKOWER: TENSION PRÉ-MENSTRUELLE L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 sentiments devant l\u2019expérience de la première menstruation et des périodes menstruelles subséquentes, c) le matériel inconscient recueilli par l\u2019association libre.(13) Les données de l\u2019histoire médicale furent aussi inscrites au dossier.Chacune avait subi un examen médical complet de la part du médecin de la compagnie ainsi que de son médecin de famille.Treize du groupe expérimental avaient reçu un examen pelvien.Un rapport complet fut compilé sur chacun des sujets et soumis plus tard à une analyse statistique plus détaillée.Certaines données physiologiques furent aussi étudiés.La rétention hydrique fut mesurée à l\u2019aide de deux méthodes: a) la courbe TABLEAU II DISTRIBUTION DES SUJETS SELON L\u2019ÉTAT CIVIL Etat civil Counc cle Célibataire 14 18 Fiancée _.______.111111100000 3 6 Mariée 1111111002 1 1 Séparée de corps 2 0 Total .__.20 25 La différence entre les deux groupes n\u2019est pas significative au niveau 5% (test chi-carré).du poids (avec un minimum de vêtements) fut enregistrée à tous les deux jours par une même infirmière, b) une mesure du temps de résorption après une injection sous-cutanée d\u2019une quantité définie de solution physiologique à laquelle on avait ajouté de l\u2019hyaluro- nidase (5 unités TRU dans 0.1 ml.de solution).Le temps de résoption qui est un indice de rétention hydrique fut enregistré au milieu du cycle menstruel ou à l\u2019ovulation et ensuite quelques jours avant le début des menstruations; ces données furent soumises par la suite à une analyse statistique.« Pré- mens » (un diurétique contenant du chlorure d\u2019ammonium et d\u2019autres ingrédients) fut administré au groupe expérimental pour con-\u2019 naître l\u2019effet de la médication chez nos sujets. L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 RÉSULTATS I.Augmentation du poids.Il est reconnu que cette augmentation durant la seconde phase du cycle peut varier de 1.5 lb et 3 lbs.L'augmentation de poids chez nos sujets n\u2019a varié que de 0.5 lb à 1 lb.Il n\u2019y eut pas de différence significative entre nos groupes, ni entre les sujets traités ou non.(Tableaux 3 et 4).TABLEAU III JUGEMENT PORTE PAR LES SUJETS SUR LEUR MILIEU FAMILIAL Jugement Gr oupe Group ° témoin |expérimental Absence de tension .______\u2026.9 6 Tension .__.1111112000.11 19 Total oo.20 25 Plus de sujets du groupe expérimental que du groupe témoin semblent considérer qu\u2019il existe un état de tension dans leur milieu familial (test chi- carré).TABLEAU IV RETENTION HYDRIQUE Accroisse- Taux de ré- Sujets N ment (h roi (poids) Vase ) Témoins 15 55% 38% Sans médication 16 50% 42% Avec médication .| 13 76% 38% IL.Temps de résorption de l\u2019injection.Trois injections sous-cutanées avec apparition d\u2019une bouffie cutanée furent administrées à nos sujets.La tendance à la rétention hydrique se manifestait par la résorption rapide.(6) Les différences chez les trois groupes, i.e.expérimental, témoin et médication n\u2019ont guère été significatives au point de vue statistique.(Tableaux 4, 7 et 8).La corrélation entre le changement de poids et le temps de résorption n\u2019est pas non plus significative.(Tableaux 9 et 10).FORTIN er WITTKOWER: TENSION PRÉ-MENSTRUELLE 361 III.Matériel psychiatrique.Les sujets du groupe expérimental furent interviewés par le psychiatre au moins 7 fois au cours d\u2019une période de 4 mois.Même sans médication, certains sujets avouèrent un soulagement et une diminution des symptômes.Des 25 patientes, 14 subirent une diminution et de la tension et des symptômes physiques, 8 n\u2019observèrent aucun changement et 3 jugèrent leur état aggravé.Seulement 13 sujets reçurent par la suite le médicament Pré-mens: 9 se dirent soulagées, 2 aucun changement et 2 étaient aggra- TABLEAU V EFFET EN TRAITEMENT SUR L\u2019ALLÉGEMENT DES SYMPTÔMES Entrevues Lae.psychiatri- Médication ques N -13 N - 25 Amélioration .______.11_2 55% 70% Aucune amélioration 35% 15% Aggravation _____________.___.10% 15% vées.Un phénomène intéressant se produisit dans notre groupe témoin.La tension prémenstruelle se manifesta pour la première fois chez une jeune femme qui après plusieurs entrevues au cours desquelles elle avait verbalisé un matériel psychologique « chargé ».Cet état persista pour plus de 4 mois.(Tableaux 5 et 6).Résultats psychatriques.a) Groupe expérimental.T1 y a deux variétés de tension pré-menstruelle: 1) celle qui apparaît avec la première menstruation et qui persiste \u2014 le syndrome est généralement accompagné d\u2019une dysménorrhée très marquée, 2) celle qui apparaît longtemps après les premières menstruations et souvent reliée à un événement troublant.Au cours de l\u2019entrevue les sujets du groupe expérimental montraient beaucoup de réserve et une tendance à retenir du matériel.Leur coopération fut difficile et longue à obtenir.On remarquait aussi une tendance à minimiser l\u2019importance 858 11.12.13.14.15.S.LOSNER, B.W.VOLK: Plasma fibrinogen and serum aldolase in acute myocardial infarction.Angiology, 77: 454, 1956.I.G.KROOP, N.H.SHACKMAN: The C- Reactive proteine determination as an index of myocardial necrosis in coronary artery disease.Amer.J.Med., 20: 90, 1957.M.C.KOZONIS, I.GUVERIN: The Value of the C-Reactive Protein determination in coronary artery disease.Ann.Int.Med., 46: 79, 1957.E.GILCHRIST, J.A.TULLOCH: Observations of the plasma fibrinogen content after myocardial infarction.Edimb.Med.J., 59: 561, 1952.IL.MEYERS: Blood fibrinogen in myocardial infarction.Arch.Int.Med.82: 419, 1948.JOHNSON er QUENNEVILLE: C.R.P.ET FIBRINOGENE L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 16.E.L.LEVINGER, H.LEVY, S.K.ELSTER: Study of C-Reactive protein in the sera of patients with acute myocardial infarction.Ann.Int.Med., 46: 68, 1957.T.HOLGER-MADSEN: Plasma fibrinogen and ESR.in myocardial infarction.Acta Med.Scand.156: 351, 1957.H.L.BLUMGART et coll.: Studies on relation of clinical manifestations of angina pectoris; coronary thrombosis and myocardial infarction to pathologic findings, with particular reference to significance of collateral circulation.Am.Heart J., 19: 1, 1940. LE SYNDROME DE LA TENSION PRÉ-MENSTRUELLE EN REGARD DE LA MÉDECINE PSYCHOSOMATIQUE ! RAPPORT PRÉLIMINAIRE.JEAN-N.FORTIN= et ERIC D.WITTKOWERS3 Une définition précise du syndrome de la tension pré-menstruelle est difficile en raison de plusieurs facteurs reliés a la variabilité des manifestations cliniques chez différentes patientes et encore chez la même patiente d\u2019un cycle à l\u2019autre.Le « STP » est caractérisé par des troubles émotifs associés à divers symptômes physiques apparaissant environ de 5 à 10 jours avant les mentruations (5).Frank (1931) a été le premier à le décrire comme une entité définie.Ses manifestations cliniques les plus saillantes sont la fréquence de la tension émotive, l\u2019irritabilité, la dépression et une certaine angoisse vague décrite comme une « peur de l\u2019inconnu ».Les signes physiques mentionnés par l\u2019auteur qui accompa- gnalent ces manifestations étaient une sensation de gonflement dans l\u2019abdomen et d\u2019œdè- me dans les membres inférieurs, un prurit, une soif et diverses tendances soit à la migraine, à l\u2019asthme ou même à l\u2019épilepsie (4).En gynécologie, le critère sur lequel doit reposer le diagnostic est l\u2019apparition de la symptomatologie à chaque cycle pour au moins quatre cycles consécutifs.(9) Les auteurs rapportent une fréquence qui varie selon que l\u2019on attache plus d\u2019importance aux signes objectifs qu\u2019aux phénomènes subjectifs.Cer- tams observateurs l\u2019ont décrit comme relativement peu commun, (12) d\u2019autres ont rapporté une fréquence variant de 33% au sein d\u2019une population de prison (11) à 73% chez un groupe d\u2019étudiantes infirmières.(8) Son étiologie étant encore obscure, les manifesta- 1.Communication au IIe Congrès Mondial de la Fédération Internationale de Gynécologie et Obstétrique et au XXIXe Congrés de 'A.M.L.F.C., Montréal, 1959.2.Chargé de service de psychiatrie, Hopital No- tre-Dame.3.Professeur agrégé de psychiatrie; Allan Me- monal Institute, McGill University.tions cliniques et fonctionnelles favorisent une explication de causes multiples.Taylor (1949) souligne que le syndrome s'associe souvent a une congestion vasculaire des organes et tissus pelviens responsable de la variété des symptômes.Il n\u2019hésite pas à l\u2019attribuer a un effet psychosomatique agissant par vole du système nerveux autonome.(14) Morton (1950) a démontré de façon concluante certains phénomènes physiologiques.Ses observations cliniques et expérimentales lui ont permis de formuler l\u2019hypothèse suivante: il s\u2019agit d\u2019une déficience de progestérone en la présence d\u2019oestrogènes non compensées dans la circulation.Ce déséquilibre hormonal occasionnerait des troubles métaboliques provoquant secondairement la rétention hydrique.(10) La plupart des cliniciens ne sont pas sans ignorer combien la tension pré-menstruelle a des répercussions dans la vie domestique, sociale et économique.(3) Toutefois ces aspects du problème demeurent à peu près inexplorés.On lui reconnaît des facteurs de personnalité; il semblerait que des facteurs psychologiques aient une grande importance dans l\u2019apparition de ce syndrome.Cette brève communication nous permet d\u2019entrevoir la contribution d\u2019une approche psychosomatique.MÉTHODE DE TRAVAIL ET MATÉRIEL ÉTUDIÉ Notre étude est basée sur l\u2019examen de 45 employées d\u2019une compagnie de service public à Montréal.Toutes les jeunes femmes de notre étude étaient d\u2019un niveau d\u2019intelligence moyen ou supérieur avec un excellent dossier de travail qui exigeait une habileté technique et de la stabilité émotive.25 de nos 45 sujets souffraient de symptômes physiques et psychologiques durant la phase pré-menstruelle. 860 De ces 25, un tiers se plaignait de dysménorrhée alternant avec des cycles non douloureux.Par contre 20 sujets n\u2019accusaient ni tension pré-menstruelle, ni dysménorrhée.Les phénomènes subjectifs les plus fréquemment rapportés étaient: 1) irritabilité, 2) fatigue, 3) dépression et crises de larmes, 4) 1mpa- tience, 5) un besoin de « sucreries ».Dans le même ordre les symptômes physiques étaient : 1) gonflement et sensations nouvelles aux seins, 2) sensation de gonflement abdominal, 3) crampes aux jambes, 4) céphalée, 5) signes dermatologiques locaux, 6) dysménorrhée.Pour les besoins de la recherche le groupe présentant des symptômes fut désigné: « groupe expérimental » et le groupe asymptoma- tique: « groupe témoin ».Les individus des deux groupes furent soigneusement sélectionnés afin de garder une égale proportion quant à l\u2019âge et l\u2019état marital.(Tableaux 1 et 2).TABLEAU 1 DISTRIBUTION DES SUJETS SELON L\u2019AGE Age Groupe Groupe témoin |expérimental 15-19 6 10 20-29 10 15 30-et plus.__.4 2 Total 20 27 Les moyennes d\u2019âge et les erreurs-types des moyennes sont de 240 = 14 années pour le groupe témoin et de 23.6 = 1.4 années pour le groupe expérimental.La différence entre les deux groupes n\u2019est pas significative au niveau 5%.Tous les sujets furent étudiés de façon identique.Elles furent soumises à 7 entrevues psychiatriques à caractère psychanalytique, au cours desquelles une importance spéciale était accordée aux facteurs psychologiques potentiellement en cause.L'histoire clinique se divisait en trois parties soit: a) l\u2019anamnèse - ie.la description personnelle de la patiente des principaux faits de sa vie actuels et passés, b) ses attitudes conscientes et ses FORTIN er WITTKOWER: TENSION PRÉ-MENSTRUELLE l'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 sentiments devant l\u2019expérience de la première menstruation et des périodes menstruelles subséquentes, c) le matériel inconscient recueilli par l\u2019association libre.(13) Les données de l\u2019histoire médicale furent aussi inscrites au dossier.Chacune avait subi un examen médical complet de la part du médecin de la compagnie ainsi que de son médecin de famille.Treize du groupe expérimental avaient reçu un examen pelvien.Un rapport complet fut compilé sur chacun des sujets et soumis plus tard à une analyse statistique plus détaillée.Certaines données physiologiques furent aussi étudiés.La rétention hydrique fut mesurée à l\u2019aide de deux méthodes: a) la courbe TABLEAU II DISTRIBUTION DES SUJETS SELON L\u2019ÉTAT CIVIL Etat civil Cae cone Célibataire 1.110200 14 18 Fiancée .__111111100000000 3 6 Mariée _.11112111110000 1 1 Séparée de corps \u2026.__.___ 2 0 Total 20 25 La différence entre les deux groupes n\u2019est pas significative au niveau 5% (test chi-carré).du poids (avec un minimum de vêtements) fut enregistrée à tous les deux jours par une même infirmière, b) une mesure du temps de résorption après une injection sous-cutanée d\u2019une quantité définie de solution physiologique à laquelle on avait ajouté de l\u2019hyaluro- nidase (5 unités TRU dans 0.1 ml.de solution).® Le temps de résoption qui est un indice de rétention hydrique fut enregistré au milieu du cycle menstruel ou à l\u2019ovulation et ensuite quelques jours avant le début des menstruations; ces données furent soumises par la suite à une analyse statistique.« Pré- mens » (un diurétique contenant du chlorure d\u2019ammonium et d\u2019autres ingrédients) fut administré au groupe expérimental pour connaître l\u2019effet de la médication chez nos sujets. L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 RÉSULTATS I.Augmentation du poids.Il est reconnu que cette augmentation durant la seconde phase du cycle peut varier de 1.5 1b et 3 lbs.L\u2019augmentation de poids chez nos sujets n\u2019a varié que de 0.5 lb à 1 lb.Il n\u2019y eut pas de différence significative entre nos groupes, ni entre les sujets traités ou non.(Tableaux 3 et 4).TABLEAU INT JUGEMENT PORTÉ PAR LES SUJETS SUR LEUR MILIEU FAMILIAL Jugement Gr oupe Group ê témoin |expérimental Absence de tension 9 6 Tension .__._.1111111100000 11 19 Total .20 25 Plus de sujets du groupe expérimental que du groupe témoin semblent considérer qu\u2019il existe un état de tension dans leur milieu familial (test chi- carré).TABLEAU IV RETENTION HYDRIQUE Accroisse- Taux de ré- Sujets N ment (h PO (poids) A ) Témoins 1.15 55% 38% Sans médication .__\u2026.16 50% 42% Avec médication | 13 76% 38% IT.Temps de résorption de l'injection.Trois injections sous-cutanées avec apparition d\u2019une bouffie cutanée furent administrées à nos sujets.La tendance à la rétention hydrique se manifestait par la résorption rapide.(6) Les différences chez les trois groupes, i.e.expérimental, témoin et médication n\u2019ont guère été significatives au point de vue statistique.(Tableaux 4, 7 et 8).La corrélation entre le changement de poids et le temps de résorption n\u2019est pas non plus significative.(Tableaux 9 et 10).FORTIN er WITTKOWER: TENSION PRÉ-MENSTRUELLE 861 III.Matériel psychiatrique.Les sujets du groupe expérimental furent interviewés par le psychiatre au moins 7 fois au cours d\u2019une période de 4 mois.Même sans médication, certains sujets avouèrent un soulagement et une diminution des symptômes.Des 25 patientes, 14 subirent une diminution et de la tension et des symptômes physiques, 8 n\u2019observèrent aucun changement et 3 jugèrent leur état aggravé.Seulement 13 sujets reçurent par la suite le médicament Pré-mens: 9 se dirent soulagées, 2 aucun changement et 2 étaient aggra- TABLEAU V EFFET EN TRAITEMENT SUR L\u2019ALLÉGEMENT DES SYMPTÔMES Entrevues 4 psychiatri- Médication ques N - 13 N -25 Amélioration 55% 70% Aucune amélioration ._\u2026 35% 15% Aggravation 11111110.10% 15% vées.Un phénomène intéressant se produisit dans notre groupe témoin.La tension prémenstruelle se manifesta pour la première fois chez une jeune femme qui après plusieurs entrevues au cours desquelles elle avait verbalisé un matériel psychologique « chargé ».Cet état persista pour plus de 4 mois.(Tableaux 5 et 6).Résultats psychiatriques.a) Groupe expérimental.T1 y a deux variétés de tension pré-menstruelle: 1) celle qui apparaît avec la première menstruation et qui persiste \u2014 le syndrome est généralement accompagné d\u2019une dysménorrhée très marquée, 2) celle qui apparaît longtemps après les premières menstruations et souvent reliée à un événement troublant.Au cours de l\u2019entrevue les sujets du groupe expérimental montraient beaucoup de réserve et une tendance à retenir du matériel.Leur coopération fut difficile et longue à obtenir.On remarquait aussi une tendance à minimiser l\u2019importance 862 FORTIN er WITTKOWER: TENSION PRÉ-MENSTRUELLE de l\u2019aspect émotif du syndrome.La réaction émotive à l\u2019expérience de la première menstruation apparaît étroitement reliée à la présence de la tension pré-menstruelle (7).Les individus du groupe expérimental révélèrent que leur mère les avait renseignées L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 maritale entre les parents.Chez certains su- Jets le syndrome augmentait d\u2019intensité proportionnellement à la tension à la maison.L'apparition du syndrome coïncidait avec la séparation des parents ou encore avec le départ de la maison après les études pour TABLEAU VI EFFET DU TRAITEMENT SUR LE POIDS CORPOREL ET LA DURÉE DE RÉSORPTION Poids moyen Durée moyenne de résorption (lbs nut Sujets N ) (minutes) Avant Pendant Avant Pendant menstruation l\u2019ovulation menstruation l\u2019ovulation Témoins 11111110.15 113.7 1132 32.7 292 Sans médication .__\u2026.16 117.1 116.6 39.8 38.7 Avec médication _._\u2026 13 1223 121.3 37.5 35.8 sur les choses sexuelles et les menstruations de facon a déprécier ces fonctions naturelles.Les menstruations leur étaient décrites par exemple comme une maladie ou « le prix que l\u2019on doit payer pour être femme».On en avait fait surtout ressortir les aspects dégradants, et susceptibles de restreindre les activités physiques.De plus le sexe opposé devenait dangereux avec le conseil « de surveiller les garçons ».chercher du travail.Chez d\u2019autres c\u2019étaient les tentations sexuelles durant les fréquentations qui marquaient le début de la tension.Celles- ci ressentalent leurs besoins instinctuels comme irrésistibles et blamables et craignaient de perdre controle.(1) D\u2019après leur évaluation personnelle, neuf sujets /20 du groupe témoin et six/25 du groupe expérimental s\u2019avouèrent bien adaptées à leur milieu familial.Les sujets du TasLeAaU VII ACCUMULATION DES FLUIDES SELON LE CRITERE DE LA VARIATION DU POIDS ENTRE LA PÉRIODE PRÉ-MENSTRUELLE ET LE MOMENT DE L\u2019OVULATION.Sujets N Variation Erreur-type Niveau de moyenne de la moyenne signification Témoins o_o.15 \u2014 55 39 20% Sans médication 1 111110002000000 16 \u2014 48 30 109 Avec médication .111111100000000 13 \u2014.96 42 5% En conséquence les patientes avaient réag! aux menstruations par du ressentiment et du dégoût devant cette fonction « sale».(15) La peur de répandre une odeur était fréquente et provoquait des soucis excessifs d\u2019hygiène corporelle.La fréquence familiale de la tension pré-menstruelle était marquée.Chez la majorité des individus, il y avait discorde groupe expérimental (19) beaucoup plus que ceux du groupe témoin (11) avaient tendance à décrire l\u2019atmosphère familiale comme source continue de tension.(Tableau 3).Consciemment ou inconsciemment, ces jeunes femmes avaient-beaucoup d\u2019agression pour leur mère.Elles avaient tendance à établir avec leur mère autoritaire une relation de L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 dépendance hostile.Elles enviaient à leurs frères leur condition masculine et avec ou sans fondement d\u2019être les favoris de la mère.A la question: « de quel sexe désirez-vous votre premier-né?» elles répondirent invariablement « un garçon parce qu\u2019il recevra plus que Je n\u2019ai reçu ».Elles répétaient souvent: «si J'étais un homme, je n\u2019aurais pas à subir cela chaque mois ».Même avec une éducation hy- FORTIN er WITTKOWER: TENSION PRE-MENSTRUELLE 863 le groupe expérimental mais bien plutôt « ma visite ».\u2014 Pour ce qui est de la réaction émotive initlale à la première menstruation c\u2019est plutôt un sentiment de fierté qui est provoqué au lieu de ressentiment devant les restrictions imposées \u2014 il n\u2019existe pas de sentiment de honte ou de dégoût.L'éducation sexuelle reçue de la mère avait un sens positif, faisant ressortir aussi les avantages de TasLrau VIII ACCUMULATION DES FLUIDES SELON LE CRITÈRE DE LA VARIATION DE LA DURÉE DE RÉSORPTION ENTRE LA PÉRIODE PRÉ-MENSTRUELLE ET LE MOMENT DE L\u2019OVULATION.; Variation Erreur-type Niveau de Sujets N moyenne de la moyenne signification Témoins 111111111111 LL LL LL LL 15 347 2.91 NS.Sans médication .__._._.1211111000000 0 16 \u20141.06 3.52 N.S.Avec médication 13 \u20141.77 2.97 N.S.glénique et biologique adéquate plusieurs la féminité et du rôle maternel ultérieur.On avaient des fantaisies de pathologie reliées à leurs fonctions menstruelles.Certaines craignaient même de saigner à mort.La présence de caillots dans le résidu sanguin était interprétée par certaines « que le mauvais sang TaBLEAU IX CORRELATION ENTRE LA VARIATION DANS LE POIDS ET LA VARIATION DANS LA DUREE DE RESORPTION.Coefficient de Sujets N corrélation Signification Témoins .____ 15 \u2014.181 NS.Sans médication | 16 \u2014 304 NS.Avec médication 13 \u2014 839 1% doit être rejeté ».Un sentiment de frustration et de futilité était souvent exprimé ainsi: « c\u2019est tellement inutile \u2014 pourquoi dois-je encore subir cela?» Toutes manifestaient des tendances à l\u2019auto-dépréciation et à la dépression.b) Groupe témoin.L\u2019acceptation de leur rôle féminin se fait plus spontanément chez les individus du groupe témoin.Ainsi, leur expression courante en parlant des menstruations ne sera pas « ma maladie » comme dans retrouve quand méme une relation de dépendance avec la mère mais avec moins d\u2019éléments hostiles.Leur attitude vis-à-vis leurs frères était aussi plus positive que celle des individus du groupe expérimental.Fréquemment, on constatait chez elles une profonde admiration pour leurs frères qu\u2019elles considéraient davantage comme protecteur.Elles acceptaient plus spontanément les tâches ménagères et les restrictions inévitables qui incombent à la jeune fille.Se basant sur le matériel obtenu on notait qu\u2019elles étaient mieux adaptées à leur rôle sexuel.Les tensions tant internes qu\u2019externes étaient plus facilement intégrées.Elles trouvaient satisfaction à leurs besoins de dépendance sans se sentir dépréciées et sans exprimer de tension émotive sous la forme d\u2019un syndrome pré-menstruel.Résumé et conclusion.1) Une expérience clinique sur l\u2019étiologie de la tension pré-menstruelle fut tentée chez 45 employées d\u2019une compagnie de service public.Le groupe entier fut divisé en deux, 25 Jeunes filles et jeunes femmes accusant des symptômes pré-menstruels et 20 autres asymptomatiques à cet égard. 864 FORTIN rr WITTKOWER: TENSION PRE-MENSTRUELLE 2) La rétention hydrique déterminée par des pesées quotidiennes et par la méthode de l\u2019hyaluronidase se retrouva chez tous les sujets et fut sensiblement du même ordre dans les deux groupes.3) Au cours d\u2019entrevues psychiatriques dirigées d\u2019une façon analytique les facteurs émotifs semblent impliqués dans la formation des symptômes.4) Il existe deux variétés de tension prémenstruelle: a) celle qui apparaît avec la première menstruation et qui persiste \u2014 le syndrome s\u2019accompagne généralement d\u2019une dysménorrhée très marquée b) celle qui ap- L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 restrictions imposées par la nature à la femme.Il montrait une certaine fierté à l\u2019égard des règles et accentuait les aspects positifs de la fonction féminine.On notait aussi une meilleure adaptation sexuelle.Les tensions tant internes qu\u2019externes étaient plus facilement intégrées.8) On a raison de croire qu\u2019un bon nombre des malades accusant de la tension prémenstruelle répond à la psychothérapie.Chez d\u2019autres, un simple diurétique administré per os suffit.9) Les auteurs recommandent d\u2019aborder le problème de la tension pré-menstruelle par TABLEAU X COMPARAISON ENTRE LES GROUPES., Lo.2 Erreur-type de Niveau de Groupes comparés Variables Différence la différence signification Sujets témoins Variation moyenne (N = 15) du poids \u2014 07 44 NS.vs Variation moyenne Sujets sans médication de la durée de ré- (N \u2014 16) sorption +241 4.60 N.S.Sujets sans médication Variation moyenne (N = 16) du poids \u2014 48 .50 NS vs Variation moyenne Sujets avec médication ||de la durée de ré- (N = 13) sorption \u2014 1 4.74 N.S.paraît longtemps après les premières menstruations et souvent reliée à un événement troublant.5) Dans la variété a) on trouve des antécédents de discorde entre les parents, une dépendance hostile à l\u2019endroit de la mère avec des sentiments de culpabilité intense issus de l\u2019hostilité envers elle.La répudiation du rôle féminin est à noter ainsi que des sentiments d\u2019envie à l\u2019égard du mâle.6) Dans la variété b) l'apparition des symptômes et les exacerbations sont souvent précipitées par des conflits dans la vie intime de la patiente, tout particulièrement par la culpabilité au sujet des tentations sexuelles.7) Le groupe témoin était mieux adapté au rôle féminin et acceptait de bon gré les l\u2019aspect psychosomatique afin de s'assurer de bons résultats.Les auteurs remercient docteur F.Kalz de son inlassable intérêt et docteur D.-C.Bews directeur médical de la compagnie Bell Telephone de sa collaboration constante dans le choix du matériel clinique.Cette recherche a bénéficié d\u2019un octroi des compagnies Purdue Frederick, (New York) et Ciba, (Montréal).Le travail statistique a été revisé par Monsieur Guy Lavoie de l\u2019Institut de Psychologie à l\u2019Université de Montréal.BIBLIOGRAPHIE (1) T.BENEDEK et B.B.RUBENSTEIN: The Sexual Cycle in Women.The Relation Between Ovarian Function and Psychodynamic Processes.Psychosomatic Medicine Monographs, Vol.III, JV ES EE Se er SI L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 No 1 et 2, National Research Council, Washington, D.C., 1942.(2) W.BICKERS: Menorrhalgia.Thomas Publ, Springfield, 1954.(3) P.M.F.BISHOP: Pre-Menstrual Tension, dans Modern Trends in Obstetrics and Gynecology.K.Bowes, édit.Butterworth & Co., London, 1955.(4) R.T.FRANK: The Hormonal Causes of Pre- Menstrual Tension.Arch.Neurol.Psychiat., 26: 1053, 1931.(5) AJ.C.GREGORY: The Menstrual Cycle and its Disorders in Psychiatric Patients \u2014 I.J.Psychosomatic Res., 2: 61, 1957.(6) F.KALZ et A.SCOTT: Cutaneous Changes During the Menstrual Cycle.A.M.A.Arch.Derm., 74: 493, 1956.(7) WS.KROGER et GS.FREED: Psychosomatic Gynaecology.The Free Press, Glencoe, Ill., 1956.(8) W.M.LAMB et coll.: Premenstrual Tensions: EEG Hormonal and Psychiatric Evaluation.Amer.J.Psychiat., 109: 840, 1953.FORTIN sr WITTKOWER: TENSION PRE-MENSTRUELLE 865 (9) M.MAYER: Premenstrual Tension.Progress in Gynaecology.JV.Meigs et SH.Sturgis, édit.Grune-Stratton, New-York, 1957, p.209.(10) J.H.MORTON: Premenstrual Tension.Am.J.Obstet.and Gynaec., 60: 343.1950, (11) JH.MORTON et coll.: A Clinical Study of Premenstrual Tension.Amer.J.Obstet.and Gyn., 65: 1182, 1953.(12) E.NOVAK et EK.NOVAK: Textbook of Gynaecology.Baillicie, Tindall and Cox, London, 1952.(13) L.SAUL: The Psychoanalytic Diagnostic Interview.The Psych.Quart., 26: 76, 1957.(14) H.C.TAYLOR: Vascular Congestion and Hy- peremia.Am.J.Obst.and Gynaec., 57: 637, 1949.(15) E.WITTKOWER et ATM.WILSON: Personality Studies of Dysmenorrhoea and Sterility.Brit.M.J., 2: 586, 1940. LA RADIOTHÉRAPIE DANS LE TRAITEMENT DU CANCER DU LARYNX! RÉSUMÉ DES CAS TRAITÉS À L'HÔPITAL NOTRE-DAME DE 1942 A 1958 INCLUSIVEMENT.Paul BRODEUR, Chargé de la Section de Radiothérapie, Hépital-Notre-Dame (Montréal).Nous avons délaissé l\u2019ancienne division des cancers du larynx en intrinsèque, extrinsèque et extra-laryngé en faveur de la nouvelle classification par stade clinique de l\u2019Union Internationale contre le Cancer (1958).Cette classification repose sur les régions anatomiques et les sub-divisions de chaque région anatomique, siège de la lésion primaire, ainsi que sur l\u2019adénopathie et les métastases à distance.CLASSIFICATION PAR STADE CLINIQUE DES TUMEURS DU LARYNX (1958) UNION INTERNATIONALE CONTRE LE CANCER Divisions anatomiques Régions | Subdivisions Surface postérieure de l\u2019épiglotte Bandes ventriculaires (dr.ou ge.) Cavités ventriculaires (dr.ou ge.) Sus-glottique ou supérieure Glottique ou moyenne Cordes vocales (dr.ou gc.) Commissure glottique antérieure Sous-glottique ou Sous-glotte.inférieure T \u2014 Tumeur T1 \u2014 Tumeur limitée à une subdivision anatomique du larynx.T2 \u2014 Tumeur limitée à une région anatomIi- que du larynx.T3 \u2014 Tumeur s\u2019étendant au-delà d\u2019une région anatomique mais limitée au larynx.T4 \u2014 Tumeur s\u2019étendant au-delà du larynx.Note 1 \u2014 La mobilité du larynx n\u2019est pas utilisée dans la définition générale de T car elle concerne seulement des localisations spécifiques.1.Communication au XXIXe congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Montréal, septembre 1959.Note 2 \u2014 Bien que la condition du cartilage joue un rôle important cliniquement, il ne semble pas désirable de l\u2019inclure dans la classification.N Adénopathie NO \u2014 Pas d\u2019adénopathie palpable.N1 \u2014 Adénopathie homolatérale mobile.N2 \u2014 Adénopathie homolatérale fixée ou Adénopathie bilatérale mobile N3 \u2014 Adénopathie bilatérale fixée.M \u2014 Métastases à Distance La lettre M est utilisée pour signaler la présence de métastases quelconques à distance.GROUPEMENT PAR STADES Stade I \u2014 T1 NO ve} Stade II \u2014 T1 NI1 \u2014 T2 NO Stade III \u2014 T1 N2 T2 Nl ou N2 T3 NO, N1l ou N2 T4 NO, N1 ou N2 Stade IV \u2014 Une combinaison quelconque des symboles T comprenant N3, ou Une -combinaison quelconque des symboles T et N comprenant M.GROUPEMENT PAR STADES Stade I: T1 NO: Tumeur limitée & une sub-division anatomique du larynx \u2014 pas d\u2019adénopathie palpable.Stade II: T1 N1 ou T2 NO: Tumeur limitée à une sub-division anatomique du larynx avec adé- ES L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 nopathie homo-latérale mobile ou bien tumeur limitée à une région anatomique du larynx sans adénopathie palpable.T1 N2: Tumeur limitée à une sub-division anatomique du larynx avec adénopathie ho- mo-latérale fixée ou adénopathie bilatérale mobile.T2 N1 ou N2: Tumeur limitée à une région anatomique du larynx avec adénopathie ho- mo-latérale mobile ou avec adénopathie homo- latérale fixée ou adénopathie bilatérale mobile.Stade III: T3 NO, T3 N1 ou T3 N2: Tumeur s\u2019étendant au-delà d\u2019une région anatomique mais limitée au larynx, sans adénopathie palpable ou adénopathie homo-latérale mobile ou adénopathie homo-latérale fixée ou adénopathie bilatérale mobile.T4 NO, T4 N1 ou T4 N2: Tumeur s\u2019étendant au-delà du larynx sans adénopathie palpable ou avec adénopathie homo-latérale mobile ou avec adénopathie homo-latérale fixée ou adénopathie bilatérale mobile.Stade IV: Une combinaison quelconque des symboles T comprenant N3 adénopathie bilatérale fixée ou une combinaison quelconque des symboles T et N, comprenant des métastases quelconques à distance (M).L'application de cette nouvelle classification permet une bien meilleure appréciation de l\u2019étendue des lésions primaires et secondaires et partant de l\u2019efficacité du traitement chirurgical, radiothérapique ou les deux combinés.En effet, pour nous en convaincre, il suffit de lire les statistiques publiées sur les cancers du larynx dits intrinsèques: alors que la lésion primaire peut s\u2019étendre à tout le contenu du cylindre cartillagieux thyroïdien, soit du vestibule laryngé jusqu\u2019à la sous-glotte, cancer qui par son étendue est certes d\u2019un stade plus avancé, donc plus grave, que le cancer limité à une corde vocale.Pourtant les deux étaient considérés comme intrinsèques, tandis qu'avec la nouvelle classification, nous sommes en présence d\u2019une part d\u2019un Stade III et d'autre part d\u2019un Stade I.Du point de vue BRODEUR: RADIOTHERAPIE DU CANCER DU LARYNX 867 strictement chirurgical, le Stade III requiert la laryngectomie totale, alors que le Stade I peut être traité, s\u2019il est limité à une corde vocale, par cordectomie.La présente étude porte sur 60 cas traités exclusivement par radiothérapie, de 1942 à 1958 inclusivement.C\u2019est dire que nous éliminons tous les cas traités par chirurgie seule ou par chirurgie associée à la radiothérapie.Tous nos malades ont eu un rapport histologique de la lésion primaire, lequel a montré qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019épithélioma sauf pour un cas de sarcome à forme réticulaire.L\u2019âge a varié de 25 à 80 ans, avec un maximum entre 55 et 65 ans.Du point de vue sexe, 5 malades du sexe féminin et 55 du sexe masculin, soit onze fois plus fréquent chez l\u2019homme.Pour fin de statistiques de survie, nous avons séparé la présente étude en deux groupes: Premier Groupe: 1942 à 1955.Deuxième Groupe: b) malades traités de 1956 à 1958.a) malades traités de PREMIER GROUPE a) 33 malades furent référés en radiothérapie au cours des années 1942 à 1955, par le Service O.R.L.pour cancer du larynx.De ce nombre, trois malades ont reçu un traitement si incomplet (moins de 800 r.dose-tumeur) que nous croyons devoir les éliminer de cette étude.Il reste donc 30 cas, lesquels sont classifiés comme suit: Stade I \u2014 2 malades Stade II \u2014 3 malades Stade III \u2014 19 malades Stade IV \u2014 6 malades Neuf malades furent traités par cyclothé- rapie avec l\u2019appareil Philips, 250Kv., C.D.A.3 Cu., Distance-tumeur 50em., Champ 4.5 x 9, rotation 220 à 240 degrés.Dose-tumeur 6,000 r.environ en six semaines.Les autres malades ont été traités par rœntgenthérapie conventionnelle, soit à 400Kv., soit à 250Kv., par deux ou quatre champs cervico-latéraux dr.& ge. 868 De ces 30 malades, 5 sont vivants alors que 24 sont morts de cancer et un cas apparemment guéri depuis 1952 est mort accidentellement (noyade).La moyenne de survie s\u2019établit donc & 17.2%.Les cing malades vivants et apparemment guéris sont classés comme suit: Stade I \u2014 2 malades, dont l\u2019un traité en 1944 compte 15 ans de survie et l\u2019autre traité en 1955 compte 4 ans de survie.Stade II \u2014 1 malade, traité en 1954, soit 5 ans de survie.Stade III \u2014 2 malades, l\u2019un traité en 1953 qui compte donc 6 ans de survie \u2014 l\u2019autre traité en 1954 compte 5 ans de survie.DEUXIÈME GROUPE b) De 1956 à 1958, 27 malades furent traités exclusivement par radiothérapie pour épi- thélioma du larynx et ils sont classifiés comme suit: Stade I \u2014 5 malades Stade II \u2014 5 malades Stade III \u2014 12 malades Stade IV \u2014 5 malades De ce nombre de 27 malades, 10 sont morts de cancer et 17 sont vivants, soit une proportion de 63%.Des 17 patients vivants, 7 furent traités par cyclothérapie, Philips, 250Kv., tel que précédemment décrit.Deux furent traités par rœntgenthérapie conventionnelle et 8 par télé- cobalthérapie conventionnelle.Cinq patients appartiennent au Stade I et sont apparamment guéris: 2 depuis trois ans, 1 depuis deux ans et 2 depuis un an.Quatre malades apparemment guéris appartiennent au Stade II: 2 furent traités il y a deux ans et deux il y a un an.Huit malades appartiennent au Stade III, dont 4 sans signe de cancer depuis deux ans et quatre depuis un an.CONCLUSION Il en est de même de la guérison des cancers du larynx comme pour tout autre site: cela dépend de l\u2019extension de la lésion, de la précocité à porter le diagnostic, puis à instituer sans plus tarder le traitement.Celui-ci sera BRODEUR: RADIOTHERAPIE DU CANCER DU LARYNX L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 radiothérapique, chirurgical ou les deux combinés.La radiothérapie a l'avantage sur la laryngectomie totale de conserver la voix.Certes, certains laryngectomisés récupèrent tant soit peu l\u2019usage de la parole et dans certains cas suffisamment pour se faire bien comprendre, mais je ne vois pas l'avocat plaidant en cour avec une canule de trachéotomie ni le dentiste se penchant sur un client pour obturer une carie ou extraire une dent.Il y à donc un facteur occupationnel qui doit entrer en ligne de compte avant de décider en faveur de la laryngectomie totale.D'ailleurs, en cas d\u2019échec de la radiothérapie, la laryngectomie totale pourra toujours être faite.Un certain nombre de nos malades ayant subi une laryngectomie totale, ont dû recevoir de la radiothérapie post-opératoire pour récidive.De même chez un malade traité par radiothérapie d\u2019abord et laryngectomisé par la suite, le pathologiste n\u2019a trouvé aucune évidence de cancer dans la pièce opératoire.En terminant, c\u2019est notre ferme conviction qu\u2019avec la nouvelle classification par stade clinique des tumeurs du larynx, les statistiques, publiées par les divers auteurs, permettront par suite de plus d\u2019uniformité dans l\u2019appréciation de l\u2019extension de la lésion cancéreuse, de choisir dans tel ou tel cas le mode de traitement ou la combinaison des deux modes de traitement (chirurgie et ou radiothérapie) aptes à guérir un plus grand nombre de malades: Résumé Après avoir exposé la nouvelle classification des cancers du larynx préconisé par l\u2019Union Internationale contre le Cancer (1958), nous avons groupé par stade clinique les 60 malades traités exclusivement par radiothérapie, de 1942 à 1958, et avons donné les résultats de survie.Summary After exposing the new classification of cancer of the larynx (1958) sponsored by the International Union against Cancer, we have grouped by clinical stages the 60 cases treated exclusively by radiotherapy from 1942 to 1958, and have shown the survival rate. RECUEIL DE FAITS POLYCYTHÉMIE ET FIBROMYOME UTÉRIN J.-G.LAURIN, Y.GIRARD, G.GAUTHIER, P.-E.LEDUC, Hôpital Général de Verdun (Montréal).L\u2019Association de formations tumorales bénignes ou malignes, à une érythrocytose, est connue depuis plus de trente ans.Les premières observations ont été rapportées en 1929, par Oppenheimer (1) et par Castex.(2) Il s\u2019agissait dans le premier cas, d\u2019un mé- dulloblastome cérébelleux, et dans le deuxième cas, d'une tumeur de la région hypophysaire.On retrouve par la suite, plusieurs cas de polyglobulie associée à des tumeurs neurologiques, (3, 4, 5, 6, 7, 8, 9,) à des hyperné- phromes (10, 11, 12,) et à des tumeurs endocriniennes.(13, 5) Enfin, Thomson et Marson (14) rapportaient, en 1953, le premier cas de polyeythémie secondaire ou associée à un fibromyone utérin.Jusqu'à ce jour, cinq autres cas semblables ont été observés.(15, 16, 17, 18) Nous désirons rapporter ici, un septième cas de polyglobulie associé à un volumineux fibromyome utérin.Observation.Madame A.G., 57 ans, ménopausée depuis 4 ans, se présente à l'hôpital en février 1955 pour métrorragies.L'examen montre une masse énorme dans 'abdomen, dure, bien délimitée, qui prend origine dans le petit bassin et remonte jusque sous les fausses côtes.Les analyses révèlent une formule rouge à 6,900,000, un taux d\u2019hémoglobine à 20.4% gms.Le reste des analyses est sans particularité.La patiente n\u2019est pas opérée et reçoit un congé temporaire pour permettre à une dermite exzématiforme généralisée de s\u2019amender.En mai 1955, la patiente est de nouveau hospitalisée.Sa formule sanguine est à 8,103,- 000, son taux d\u2019hémoglobine a 19.5% gms., l'hématocrite à 78%.La détermination du volume sanguin par la méthode au Bleu de Evans a montré un volume total à 8.955 mun, un volume plasmatique à 1,970 ml., une masse globulaire à 6,985 ml.Déticulocytes : 1,8%.L\u2019examen de la moelle sternale ne révélait qu'une hyperplasie normoblastique intense.Un Van Slyke était à 38.6% de la clearance normale.On note à l\u2019examen une certaine congestior de la face et des muqueuses (conjonctives et muqueuses pharyngées), une dyspnée d'effort, un cœur gauche hypertrophié, une masse ab- DISCUSSION dominale énorme telle que décrite plus haut, de l\u2019ædème des deux chevilles.Le reste de l\u2019examen et des analyses est sans particularité.La patiente subit quelques saignées pour la préparer à l\u2019intervention chirurgicale et elle reçoit un 2e congé temporaire.Troisième admission en août 1955.L\u2019examen physique est le même.Les analyses montrent: globules rouges à 5,300,000 (plusieurs phlébotomies antérieures), hémoglobine à 13.3 oms %, hématocrite à 50, glycémie a 152, 870 épreuve d\u2019hyperglycémie provoquée légèrement positive, azote uréique a 21.5% mgs, protéines plasmatiques et électrolytes dans les limites normales.Van Slyke à 44.5%.L\u2019analyse d\u2019urine est normale et le P.S.P.est à 31.5%.Le 22 août 1955, la patiente subit une hystérectomie totale abdominale avec salpin- go-oophorectomie bilatérale.À l\u2019intervention, il y avait présence d\u2019un volumineux fibrome utérin, bilobé, intra-ligamentaire, se développant en arrière du péritoine postérieur, du fond du bassin jusqu\u2019au foie.Le résultat de l\u2019examen anatomo-patholo- gique fut le suivant: volumineux fibromyome utérin partiellement sclérosé, pesant 4,700 grammes.Le lendemain de l'intervention, les globules rouges étaient à 4,900,000 avec un taux d\u2019hémoglobine & 12.9 gms %, et un hématocrite a 479%.Le 7 septembre, la veille du départ de la patiente, I\u2019hémoglobine était a 71.6%, I'hé- matocrite à 41% et les globules rouges à 4,- 200,000.A une autre admission en octobre 1957, pour contrôle de son diabète, les globules rouges étaient à 4,150,000 avec un taux d\u2019hémoglobine à 15.33% gms et un hématocrite à 48.5%.Dans les observations rapportées jusqu\u2019à ce jour, on note que l\u2019éxérèse chirurgicale des fibromyomes utérins est suivie d\u2019un retour permanent à la normale de la masse globulaire sanguine.L\u2019une de ces patientes était au début de la ménopause, une autre était dans la période post-ménopausique, comme notre malade, enfin, trois de ces patientes n'avaient pas atteint la ménopause.L'âge variait de 29 à 57 ans.Dans trois cas, on notait une élévation de la tension artérielle.Chez aucune patiente n\u2019a-t-on observé une spénomégalie.La polycythémie myomateuse [«myomatous polyeythemia », A.R.Fleming et J.C.Mark- ley (16)] se distingue facilement de l\u2019érythré- mie de Vaquez sur le plan clinique, hématologique et thérapeutique: absence de splé- LAURIN Er coLL.: POLYCYTHEMIE ET FIBROMYOME.L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 nomégalie, d\u2019accidents thrombotiques, de tendance hémorragique, d\u2019hyperleucocytose, de reliculocytose élevée, et amendement définitif après l'hystérectomie.Elle ne semble pas s\u2019identifier non plus aux autres polyglobulies secondaires à des maladies anoxemiantes (sulf- hémoglobinémie, méthémoglobinémie, cardiopathies congénitales, bronchopneumopathies chroniques, fistules artérioveineuses périphériques, syndrome d\u2019Ayerza, hautes altitudes).Aucune de ces patientes ne présentait des signes du syndrome de Cushing ou de tumeur intracranienne.La pathogénie de la « polycy- thémie myomateuse » demeure obscure.Hor- witz et McKelway (16) suggèrent la présence de shunts artérioveineux dans la tumeur utérine comme facteur étiologique de la polyglobulie.Dans les sept cas rapportés de poly- cythémie associés à des fibromyomes utérins, l\u2019hypothèse de shunts artério-veineux dans la masse tumorale n\u2019a pu être confirmée par les examens anatomo-histologiques.Une deuxième hypothèse mentionnée par d\u2019autres rapporteurs (18) est celle de l\u2019existence d\u2019un facteur humoral originant de la tumeur utérine et qui pourrait stimuler la lignée normoblastique de la moelle osseuse.On a tenté de réfuter ce mécanisme en alléguant que, s\u2019il en était ainsi, le retour à la normale de la masse globulaire sanguine ne se produirait pas aussi rapidement, soit vers le septième jour post-opératoire en moyenne, mais bien plusieurs semaines après l\u2019intervention chirurgicale.Nous croyons que l\u2019existence d\u2019un tel mécanisme demeure plausible et que le retour rapide à la normale du volume sanguin ne nous permet pas d\u2019éliminer cette hypothèse.Il faut se rappeler, en effet, que le volume sanguin de ces malades a déjà été réduit à la normale, avant même l'opération, par des phlébotomies répétées, et que l\u2019hémorragie peropératoire est susceptible d\u2019accentuer un peu cette réduction de la masse sanguine.D\u2019autre part, l\u2019exérèse chirurgicale de la masse fibromyomateuse, produisant la suppression soudaine de la source hypothétique d\u2019un facteur humoral, doit être suivie d\u2019une disparition rapide de l\u2019hyperplasie nor- L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 moblastique de la moelle.En admettant, à la rigueur, que cette hyperplasie puisse persister quelques jours après l\u2019hystérectomie, elle ne saurait amener une récidive de la polycythémie.Quoiqu\u2019il en soit, seule l'étude du pouvoir érythropoiétique du sérum ou du plasma de ces malades sur des animaux de laboratoire pourrait établir l\u2019existence ou l\u2019absence d\u2019un facteur humoral hématopoiétique dans la polyglobulie myomateuse.Résumé Un septième cas de polycythémie associée à un volumineux fibromyome utérin, chez une femme de 57 ans, a été rapporté.L\u2019'hystérectomie, pratiquée à la suite de nombreuses phlébotomies, a été suivie d\u2019une rémission complète et durable de la polyglobulie.Summary A seventh case of a voluminous uterine fibromyoma associated with polycythemia in a fifty seven years old female has been reported.Hysterectomy, after several venesections, has been followed by a complete cure of polycythemia.BIBLIOGRAPHIE (1) B.S.OPPENHEIMER: Trans.Ass.Am.Phys., 44: 338, 1929.(2) M.R.CASTEX: Preusa Med.Argent., 16: 693, 1929.LAURIN er corL.: POLYCYTHEMIE ET FIBROMYOME.871 (3) O.Da RIN et L.COSTA : Clin.Med.étal., 65: 303, 1934.(4) F.SALUS: Deutsch.Arch.f.klin.med, 175: 214, 1933.(5) G.GUILLAIN et coll.: Ann.de Méd., 32: 100, 1932.(6) A.BASERGA: Policlinico (sez.med.), 41: 17, 1934.(7) E.MEINER: Schwerz, Med.Wchnschr, 66: 338, 1936.(8) G.CARPENTER et coll.: Ann.Int.Med, 19: 470, 1943.(9) J.H.DREW et F.C.GRANT: Arch.Neurol.and Psychiat., 54 : 24, 1945.(10) J.FORSELL: Nord.Med, 30: 415, 1946; 35: 1479, 1947.(11) A.VIDEBACK: Acta Med.Scand., 138: 239, 1950.(12) J.H.LAWRENCE: J.A.M.A.141: 13, 1949.(13) H.CUSHING: Bull.Johns Hopkins Hosp., 50: 137, 1932.(14) A.P.THOMPSON et F.B.W.MARSON: Lancet, 2: 759, 1953.(15) H.W.ENGEL et K.SINGER: J.A.M.A, 159: 190, 1955.(16) Alec.HORWITZ et Willam McKELWAY: J.A.M.A, 158: 1360, 1955.(17) A.R.FLEMING et J.C.MARKLVY: Am.J.Obst.and Gynec., 74: 677, 1957.(18) C.BABUNA et G.H.GARDNER: Am.J.Obst.and Gynec., 77: 424, 1959. MOUVEMENT MÉDICAL LES LÉSIONS BIOCHIMIQUES Arthur GAGNON, Professeur de biochimie, Faculté de Médecine, Université de Montréal.Il est connu aujourd\u2019hui que l\u2019existence des êtres vivants est liée à une suite de réactions chimiques intimement reliées les unes aux autres.On sait également que d\u2019une espèce à l\u2019autre, d\u2019un individu à l\u2019autre, d\u2019une cellule à l\u2019autre, cette série de réactions est fondamentalement la même et qu\u2019elle se réduit à une longue chaîne de réactions oxydo- réductrices couplées qui permet, selon les conditions, l\u2019utilisation ou la mise en réserve de l\u2019énergie chimique.Dans cette chaîne on peut individualiser une première étape (anaérobi- que) qui ne requiert pas l\u2019action de l\u2019oxygène, c\u2019est la phase glycolytique; et une seconde étape (aérobique) qui requiert l\u2019action de l\u2019oxygène, c\u2019est la phase du cycle des acides tricarboxyliques.Ces deux étapes coexistent et se complètent harmonieusement dans une même cellule.Cependant la phase aérobique est effectuée par les mitochondries tandis que la phase anaérobique n\u2019est pas réservée à une partie bien délimitée du cytoplasme.Une étude plus poussée de la question nous permettrait de constater que cette chaîne de réactions réalise en définitive des transferts successifs d\u2019électrons et d\u2019atomes d\u2019hydrogène.Ceci constitue ce qu\u2019on pourrait appeler le squelette biochimique de nos cellules.Sur ce squelette viendront se greffer d'autres réactions qui caractériseront les espèces, les individus, les cellules et l\u2019ensemble déterminera le métabolisme de l\u2019individu.Une fois reconnu que ces réactions sont à la base de notre existence, il faut également reconnaître que notre activité et même notre survie seront conditionnées par la vitesse à laquelle pourront procéder ces réactions.De là, le rôle fondamental de chacun des enzymes qui catalyse une de nos réactions métaboliques.Dans la plupart des cas, sans la présence de l\u2019enzyme spécifique, la réaction serait beaucoup trop lente ou même ne se ferait pratiquement pas.L'absence d\u2019un enzyme ou d\u2019un transporteur d\u2019électrons comme le cytochrome C est incompatible avec notre survie.Mais il y a plus.I] ne suffit pas que l\u2019enzyme ou le transporteur soit présent, il faut qu\u2019il soit intact et en mesure d\u2019opérer.Ainsi un chien vivant a bel et bien dans ses cellules le cytochrome C requis, mais si on lui injecte une quantité minime de cyanure, ce dernier se fixe sur le cytochrome et l\u2019empéche d\u2019opérer le transfert des électrons.Comme ce transfert d\u2019électrons est une des réactions fondamentales du métabolisme, le chien meurt immédiatement.Ces enzymes et ces coenzymes sont synthétisés par la cellule conformément à une tradition transmise héréditairement, mais avec les matériaux dont elle dispose dans son milieu intérieur et extérieur.De même que la structure anatomique et tissulaire d\u2019un individu varie depuis sa conception jusqu\u2019à sa mort, de même le métabolisme chimique d\u2019un.individu varie par transformations progressives de ses systèmes enzymatiques.On a aussi démontré que certains organismes inférieurs répondent à certains changements de composition du milieu nutritif, par la synthèse d\u2019enzymes appropriés, (enzymes d\u2019adaptation).Donc à cause tout d\u2019abord de son hérédité, à cause du milieu où il se sera développé, à cause de la diète qu\u2019il aura reçue, un individu pourra avoir dans ses cellules une quantité variable de tel ou tel enzyme, supérieure ou L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 inférieure à ses besoins, et pourra même parfois en être complètement dépourvu.Ainsi s\u2019explique-t-on en partie, que chaque individu puisse avoir un métabolisme individualisé, c\u2019est-à-dire effectuer certaines réactions chimiques plus rapidement ou plus lentement que son voisin, en réaliser d\u2019autres que le voisin ne peut pas et vice versa.Un individu sera considéré comme normal pourvu que les différences qui lui sont propres ne l\u2019empêche pas de vivre, et de vivre dans des conditions pas trop différentes de celles des autres.Prenons le cas, rare il est vrai, de certains nourrissons souffrant de galactosémie grave.Issus de père et mère dont la tolérance au galactose est faible, ils sont incapables de métaboliser le galactose d\u2019une façon satisfaisante.Apparamment normaux à la naissance, ils ne gagnent pas de poids, demeurent apathiques et vomissent fréquemment.Leur urine contient du galactose, des protéines et une quantité anormale d\u2019acides aminés.Leur rate est augmentée de volume ainsi que leur foie qui est souvent cirrhotique.Ils meurent généralement très tôt ou encore s\u2019améliorent après sevrage.Leur déficience métabolique consiste en une incapacité de transformer le galactose-1-phosphate à l\u2019UDP glucose, ce qui amène une accumulation de galactose et de galactose-1-phosphate.Galactose > Galactose-1-phosphate Galactose-1-Phosphate + UDP glucose > UDP galactose + glucose-1-phosphate Soumis à une diète ne contenant pas de galactose ces nourrissons se développent normalement.Pour eux le galactose est « toxique ».Plusieurs autres anomalies analogues résultant de l\u2019absence héréditaire d\u2019un enzyme ont été groupées sous le nom d\u2019erreurs innées du métabolisme.On peut mentionner l\u2019alcapto- nurie, la cystinurie, la phénylcétonurie, la maladie de Gaucher, la maladie de Von Gierke etc.Les trois premières sont caractérisées par l\u2019apparition dans l\u2019urine d\u2019une substance particulière; les deux dernières sont caractérisées GAGNON: LES LESIONS BIOCHIMIQUES 873 par accumulation dans certaines cellules de l\u2019organisme d\u2019une substance particulière.Ce n\u2019est pas par hasard que ces modifications apparaissent.Elles sont déterminées par une lésion biochimique définie.Soit la suite des réactions métaboliques suivantes: c' M dans laquelle A est appelé à se transformer en B, puis B en C, puis C en D, puis D en E, puis E en F, F se combinant avec M peut donner G et ainsi de suite.Or supposons que l\u2019enzyme requis pour transformer C en D soit absent.Alors C s\u2019accumulera dans l\u2019organisme et si c\u2019est une petite molécule et surtout si elle est soluble dans l\u2019eau, on pourra la trouver telle quelle dans l\u2019urine ou sous une forme légèrement transformée, disons C!, Si C est une grosse molécule (glucogène) et surtout si elle est insoluble dans l\u2019eau, elle aura tendance à s\u2019accumuler dans certaines cellules.Une autre conséquence du manque de ce même enzyme, ce sera la disparition ou peut être au moins la diminution de E, F et G avec toutes les conséquences que cela peut amener, comme par exemple l\u2019accumulation de M qui normalement a besoin de F pour se transformer en G.Par exemple, C peut représenter la bilirubine.Normalement elle doit être transformée par le foie en un composé mono ou diglucu- ronique (que l\u2019on peut assimiler à D) que l\u2019on sait aujourd\u2019hui être la bilirubine directe, plus soluble que la bilirubine elle-même (indirecte).Chez certains nouveau-nés, le foie est incapable de transformer la bilirubine en glucuronide de la bilirubine.La bilirubine n\u2019étant pas transformée en composé glucuro- nique, elle s\u2019accumule dans l\u2019organisme et en particulier dans certains centres du système nerveux qu\u2019elle colore en jaune.On a réussi à démontrer qu\u2019à de pareilles concentrations la bilirubine inhibe la respiration des mitochondries laquelle est aérobique; ainsi les cellules 874 nerveuses qui ne peuvent pas compter sur une grande réserve de glycogène, pour combler, par une respiration anaérobique suffisante, la perte de la respiration aérobique des mitochondries, seront naturellement les premières affectées.Ainsi s\u2019expliqueront les convulsions et les autres signes d\u2019irritation cérébrales qui caractérisent cette déficience.À côté de ces accumulations anormales de substances, peuvent également se produire des carences de substances, comme nous l\u2019avons vu dans le cas de D.E.F.G.Les recherches sur les vitamines, sur les acides aminés essentiels, sur les acides gras essentiels ont réussi à nous convaincre que l\u2019absence d\u2019un métabolite essentiel peut avoir des résultats extrêmement fâcheux et peuvent se traduire par un état pathologique.Pensons seulement à tous les désordres bio- chimiques que peut amener dans le métabolisme l\u2019absence relative ou absolue d\u2019une seule substance comme l\u2019insuline! Mais pourquoi le diabète a-t-il un aspect héréditaire?Qu\u2019est- ce qui fait que le diabétique n\u2019arrive pas à élaborer toute l\u2019insuline dont il a besoin ou pourquoi en aurait-il plus besoin qu\u2019un autre?De nombreux autres exemples peuvent être apportés.Ainsi durant la deuxième guerre mondiale les recherches furent intensifiées en vue de la mise au point de médicaments contre la malaria.Des substances comme la pa- maquine, la pentaquine, l\u2019isopentaquine et là primaquine se montrèrent très actives comme agents prophylactiques.Par contre leur administration, surtout chez les nègres, fut suivie de l'apparition de plusieurs cas de réactions hémolytiques.Le phénomène fut étudié surtout avec la primaquine et l\u2019on trouva que cette susceptibilité était due apparemment à une perte d\u2019activité de la déshydrogénase du glucose-6-phosphate au niveau de l\u2019érythrocyte, qui pouvait être facilement évaluée par une diminution de la teneur en glutathion réduit du globule rouge apres incubation avee de l\u2019acétylphenylhydrazine.Une autre susceptibilité, cette fois une susceptibilité alimentaire à une certaine fève, se retrouve dans les populations du bassin mé- GAGNON: LES LÉSIONS BIOCHIMIQUES L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 diterranéen et se manifeste également par une anémie hémolytique grave.On a montré récemment que les individus chez lesquels on peut observer cette réaction appelée favisme, manquent apparemment du même enzyme que ceux qui sont sensibles à la primaquine.Finalement, il devient aussi de plus en plus évident que d\u2019autres réactions hémolytiques comme celles que l\u2019on peut rencontrer à la suite de l\u2019administration de la sulfanilamide, de l\u2019acétanilide, ou après ingestion accidentelle de napthaline, peuvent toutes être reliées à la déficience de cette même déshydrogénase.C\u2019est là un exemple qui illustre comment toute une série de phénomènes apparemment disparates peuvent être unifiés par la reconnaissance d\u2019une déficience enzymatique d\u2019origine génétique.Et combien plus encore de ces systèmes restent à découvrir?Il est normal que les premiers cas ou une relation a été établie entre une anomalie enzymatique donnée et un syndrome patholo- glque reconnu soient précisément des cas ou l\u2019enzyme faisait complètement défaut.D\u2019autres relations semblables seront établies.Viendront s'ajouter d\u2019autres cas ou l\u2019enzyme sans être absent sera altéré d\u2019une certaine façon, ou ce sera un coenzyme qui fera défaut, ou ce sera une substance endogène ou exogène se comportant comme inhibiteur ou activateur de telle ou telle réaction enzymatique.Ainsi va s\u2019établir à la longue toute une série de relations entre certains états pathologiques et certaines lésions biochimiques permettant une classification plus poussée des états pathologiques.On ne se contentera plus de la constatations des lésions anatomiques cellulaires parce que trop tardives et trop souvent irréversibles.Petit à petit on arrivera à dépister les lésions avant qu\u2019elles aient produit dans la structure cellulaire et tissulaire des dommages irréparables.Actuellement, une fois admis que le spectre enzymatique de chaque individu peut être légèrement différent de celui du voisin, on s\u2019explique facilement les variations biologiques d\u2019un individu à l\u2019autre, les sensibilités L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 différentes vis à vis un toxique, un médicament, un anesthésique ou tout autre agent.A l\u2019époque pas très lointaine où les médicaments consistaient en des mélanges de substances diverses peu spécifiques et peu actives, les malades réagissaient peu et pratiquement tous de la même façon.Aujourd'hui de nombreux médicaments, tirés de l\u2019économie animale ou constitués par des substances chimiques pures synthétiques auxquelles on a donné une structure permettant de mettre à profit certains phénomènes de compétition enzymatique, se montrent beaucoup plus puissants, plus spécifiques, mais plus dangereux pour certains individus.Il est probable que cette tendance ira s\u2019accentuant dans les années à venir et que la prescription des médicaments deviendra chose encore plus délicate.Avant de prescrire il faudra connaître plus en détail les particularités du métabolisme de chacun.Les résultats pourront être meilleurs mais nécessiteront une étude plus approfondie de chaque malade et l\u2019établissement de son bilan métabolique par des analyses de laboratoire plus nombreuses et plus adéquates.Il ne suffira plus de savoir que telle ou telle substance est augmentée ou diminuée chez le malade, il faudra rechercher GAGNON : LES LÉSIONS BIOCHIMIQUES 875 le système enzymatique responsable de cette augmentation ou de cette diminution.Le jour est arrivée, où des analyses biochi- miques dynamiques pratiquées sur des fragments de tissus vivants, prélevés chez le malade, vont nous aider à orienter le diagnostic, le pronostic et le traitement.Résumé Les recherches biochimiques des dernières années ont fait ressortir l\u2019importance de l\u2019action enzymatique de certains composants cel- Julaires, ainsi qu\u2019une certaine dépendance génétique des mêmes composants.Aujourd\u2019hui plusieurs désordres métaboliques dus à l\u2019absence héréditaire d\u2019un enzyme sont connus.Des progrès récents laissent entrevoir que la relation entre la maladie et la déviation métabolique va s\u2019éclaireir de plus en plus.Summary One can agree that biochemical research in recent years has brought us a more definite picture of the chemical reactions taking place in our cells and of the enzymes that catalyse them.A relation between certain diseases and hereditary lack of certain enzymes has been recognized.It is to be expected that the biochemical mechanism of many more diseases will be explored and many more relations revealed. LE SYNDROME PRÉMENSTRUEL ÉTUDE CLINIQUE DE L'EMPLOI DU CHLORMÉRODRIN (NÉOHYDRIN)! DANS LE TRAITEMENT DU SYNDROME PREMENSTRUEL 2 Roger LAPOINTE, F.R.C.S.(C), Service de Gynécologie, Hépital Notre-Dame (Montréal) .Depuis quelques années, la littérature médicale semble attacher de plus en plus d\u2019importance au syndrome prémenstruel.Cet ensemble de symptômes complexes et polymorphes qui survient quelques jours avant les menstruations chez un grand nombre de femmes et de filles, est connu depuis longtemps.Hippocrate le décrit à sa façon quand il parle de «ce sang poison qui s\u2019agite dans toutes les parties du corps avant de s'enfuir par l'utérus ».Mais, c\u2019est à Frank (1) semble-t-il qu\u2019on attribue le mérite d\u2019avoir décrit le premier le syndrome prémenstruel en 1931.Par la suite, W.A.Thomas, (2) en 1933 rapporte deux cas d'œdème considérable survenant régulièrement à la période prémenstruelle.Puis en 1936, Gilbert-Dreyfus (35) de France en dresse un premier tableau clinique d\u2019ensemble.Aujourd'hui la médecine semble s\u2019intéresser davantage à ce syndrome, non seulement à cause de sa fréquence, mais surtout à cause des conséquences sociales, économiques et familiales souvent importantes qui en résultent.Depuis une dizaine d\u2019années, de nombreux auteurs tentent de préciser la pathogénie de ce syndrome et d\u2019en arriver à des fins pratiques; mais on doit reconnaître que malgré la précision de certains problèmes, d\u2019autres demeurent encore bien obscurs.C\u2019est pourquoi nous allons repasser rapidement les principales notions générales avant d\u2019aborder le sujet de notre étude clinique.1.Ce travail a été réalisé avec une subvention des Laboratoires Lakeside.2.Travail présenté au XXIXe congrès de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada.Montréal, septembre 1959.DÉFINITION Le syndrome prémenstruel est l\u2019ensemble des perturbations physiques et mentales qui surviennent environ 4 a 10 jours avant les menstruations, s\u2019accentuent progressivement et disparaissent avec l\u2019apparition de ces dernières.SYMPTÔMES Les principaux symptômes se rencontrent à la tête et consistent en céphalées frontales ou hémicrâniennes ou sous forme de migraine, étourdissement, larmoiement, œdème de la figure et des paupières, rhinorhée ou coryzas, inflammation des conjonctives; ou en troubles psycho-névrotiques: irritabilité, angoisse, dépression, instabilité, pleurs, nervosité, anxiété, agitation, manque de concentration.L'état général est touché et les malades ont de l\u2019asthénie, de la fatigue, de l\u2019insomnie et de la diaphorése.Des troubles circulatoires apparaissent; ils se manifestent par de l'ce- dème des membres inférieurs, accompagné de douleurs et d\u2019une augmentation de poids.Il y a aussi apparition de varices et d\u2019hémor- roides.Au niveau des seins, les symptômes consistent en tension, gonflement, mastodynie; parfois la douleur est plus marquée d\u2019un côté et s\u2019irradie vers l\u2019aisselle entraînant une gêne fonctionnelle du bras.Souvent il existe aussi une hyperesthésie des mamelons avec sensation de picotements.À l\u2019occasion, on constate une circulation collatérale plus marquée.Si on prend soin d\u2019examiner les aisselles, on a parfois la surprise de palper des ganglions durs et douloureux.Les troubles gastro-intestinaux peuvent être présents; ce sont l\u2019inappétence, les nau- L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 sées, les vomissements, la soif, la diarrhée ou la constipation, la distension abdominale, les crampes ou coliques.Les troubles urinaires se résument en polla- kurie et oligurie.Au bassin, apparaissent des douleurs vagues, parfois plus marquée à droite ou à gauche et irradiées dans les cuisses.Les douleurs lombatres sont fréquentes chez les multipares et s\u2019irradient dans les cuisses.Il est remarquable de noter l'apparition d\u2019éruptions cutanées, de prurit et d\u2019acné.La leucorrhée est constante à cause d\u2019une sécrétion plus abondante de l\u2019endomètre, des glandes cervicales et d\u2019une congestion vaginale plus intense.Il faut cependant souligner que tous ces symptômes polymorphes ne surviennent pas également chez toutes les femmes, mais tous peuvent exister à des degrés différents, passent souvent inaperçus chez les unes et parfois exagérés chez les autres.Etiologie Tout comme dans la toxémie de la grossesse, la véritable cause est encore à l\u2019étude.Plusieurs explications et théories ont été émises, et on admet de façon générale aujour- d\u2019hui que le syndrome prémenstruel est dil a une rétention de sodium dans les tissus de l\u2019organisme, causant ainsi une augmentation du liquide intercellulaire et c\u2019est cet œdème plus ou moins marqué qui provoquerait tous les phénomènes physiques et psychiques de ces malades, mais les auteurs ne sont pas tous d\u2019accord sur l\u2019agent causal de cette rétention de sodium.Frank, (1) Thorn et Nelson (3) semblent vouloir attribuer la rétention d\u2019eau et de sodium à l\u2019hyperfolliculinie et Morton (5) (4) appuie cette théorie après avoir constaté la présence d\u2019œdème chez plusieurs patientes soumises aux œstrogènes durant une longue période.Pour confirmer cette théorie, Thorn et Engel, (6) en injectant 5 mg.d\u2019alpha-es- tradiol ou 15 mg.d\u2019cestrone a des chiens, ont remarqué une diminution d\u2019excrétion de sodium, de chlore, de phosphate, d\u2019azote et d\u2019eau, mais ils prétendent d\u2019autre part que la LAPOINTE: LE SYNDROME PREMENSTRUEL 877 progestérone contribuerait aussi à réduire l'excrétion du chlore et du sod:um; ils ont fait aussi les mémes observations chez la femme.Philips et al.(7) ont fait 'étude des taux de concentration du chlore, du sodium, du potassium et du calcium dans le sérum à différentes phases du cycle menstruel durant 18 cycles chez des femmes ne manifestant aucun trouble gynécologique et ils ont remarqué que le taux des chlorures diminue lors des menstruations et qu\u2019il augmente graduellement jusqu\u2019à la menstruation suivante d\u2019une moyenne de 3.5mEq/litre en atteignant son point maximum le 24e jour.Le taux de sodium atteint son plus haut point de concentration vers la période d\u2019ovulation et son point minimum survient juste avant les menstruations avec une chute moyenne de 1.2mlEq/litre.Quand au potassium, il augmente tres faiblement d\u2019une moyenne de 0.31mlEq/litre du début des menstruations jusqu\u2019à l\u2019ovulation pour ensuite diminuer graduellement jusqu\u2019aux prochaines menstruations.De même, le calcium atteint son sommet au moment de l\u2019ovulation et diminue dans la phase prémenstruelle d\u2019une moyenne de .28mg/100cc.Morton (9) en 1950, a introduit une nouvelle théorie en attribuant la cause non pas aux œstrogènes seuls, mais à un désordre folliculo-lutéinique c\u2019est-à-dire à un désordre progesterone et Dupoz a apporté certaines précisions à la théorie de Morton, en remarquant une baisse plus marquée de la progestérone que de la folliculine, donnant ainsi une hyperfolliculinie relative et secondairement une augmentation œstrogène | progesterone dans l\u2019inter-relation du rapport du rapport Israel, (10) d\u2019autre part a prétendu que le déséquilibre folliculolutéinique pouvait être attribué à un excès de sécrétions des gonadotrophines hypophysaires.Il est établi expérimentalement aujourd\u2019hui que le chlorure de thiamine ou vitamine B1 est essentiel pour métaboliser les œstrogènes au niveau du foie.Se basant sur ce fait, Bis- kind (11) prétend que ces hormones seraient 878 mal métabolisées par une carence en vitamine B1 ou par une insuffisance hépatique.Zondek (12) et Heckel (13) prétendent que la tension prémenstruelle serait tout simplement un phénomène allergique dû aux œstro- gènes ou selon Gillman (14) à la progestérone.Plusieurs chercheurs comme Bickers, (15) Pendergrass, (16) Robinson, (17) et Thomas (18) ont prouvé que l'hormone antidiu- rétique sécrétée par le lobe postérieur de l\u2019hypophyse, de même que la pitrescine favorisent la retention d\u2019eau dans l\u2019organisme par augmentation du pouvoir de résorption des tubes contournés de deuxième ordre.Lloyd et Ladotsky (19) rapportent qu\u2019il y a une diurèse physiologique qui s\u2019établit durant les menstruations par diminution de l'hormone anti-diurétique et que l\u2019inverse se produit durant la phase prémenstruelle.D\u2019autres auteurs comme Rennie (20) et Morton, (21) ont trouvé une hypoglycémie chez les femmes qui présentent un syndrome prémenstruel même à la suite d\u2019injection de glucose et ils attribuent ce phénomène à de l\u2019hyper- insulinisme.Long (8) et Zukerman semblent faire jouer un rôle important aux cortico-surrénales dans la rétention de l\u2019eau.INCIDENCE La fréquence du syndrome prémenstruel varie grandement avec les auteurs.Les uns prétendent que 75% des femmes durant leur période de vie génitale active souffrent de tension prémenstruelle.D\u2019autres au contraire estiment que 15% à 20% seulement présentent ce syndrome.Israel admet 40%, Suarez- Marias 85% (22).Lamb (23) a fait un relevé chez 127 étudiantes et a trouvé que 73% avaient des symptômes, dont le plus commun (52% ) était la distention douloureuse de l\u2019abdomen, puis (49%) l\u2019irritabilité, (47%) des douleurs abdominales, (43%) la mastodynie, (42%) la dépression.Fait remarquable, (87%) présentaient des troubles psychiques.Cependant la plupart des auteurs semblent trouver que le nombre (80%) de femmes pré- LAPOINTE: LE SYNDROME PRÉMENSTRUEL L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 sentant un syndrome prémenstruel crée dans la société des problèmes importants qu\u2019il faut solutionner.Il est évident qu\u2019une femme qui souffre de migraine, d\u2019irritabilité, d\u2019insomnie et de dépression ne peut donner le même rendement de travail qu\u2019une personne normale et souvent ces maux peuvent être une cause de désordre au foyer, au travail ou dans la société.Bickers et Wood, (24) rapportent que (36% ) des femmes employées de bureau ou d'industrie doivent se faire remplacer ou requièrent de l\u2019aide, ou donnent un rendement de travail inférieur au temps normal.Pollak, (25) va plus loin en rapportant que la plupart des actes criminels accomplis par les femmes surviennent durant leur phase prémenstruelle.Naturellement, toutes les femmes ne ceci- vent pas nécessairement être soumises à une thérapeutique, mais celles qui présentent un gain de poids appréciable avec ou sans œdè- me, ou des troubles psychiques et nerveux importants peuvent aujourd\u2019hui bénéficier d\u2019une thérapeutique efficace.ETUDE THÉRAPEUTIQUE A cause des nombreuses théories émises pour établir la cause du syndrome prémenstruel, inévitablement la thérapeutique s\u2019est présentée sous des formes bien variées.Ainsi Gillman, Gray (26) et Israel ont utilisé la progestéronne; Thorn, les gonadotrophines chorioniques; Freed, (27) Greenblatt, (28) et Newman, (29) se sont servis de testostérone dans le but de diminuer la prétendue hyperfolliculinémie.Zondek a tenté la désensibilisation et Heckel a préconisé les antihistaminiques.D\u2019autres ont employé les œstro- gènes et les vitamines; de façon générale toute cette thérapeutique ne semble pas avoir donné les résultats attendus; elle a créé dans bien des cas au contraire des troubles de la fonction menstruelle, tels que: aménorrhée, ménorragie, métrorragie et hyperménorrhée.C\u2019est pourquoi pour obtenir des résultats plus pratiques, on s\u2019est attaqué directement au problème de la rétention d\u2019eau et de so- L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 dium en augmentant la diurèse à l\u2019aide de diurétiques.Greenhill et Freed, (30) en 1940 furent les premiers à utiliser le chlorure d\u2019ammoniurn avec de bons résultats.Par la suite, Bickers (31) Hambler, (32) Taylor, (33) et Jones, (34) ont fait des études cliniques avec la théophylline et ses dérivés pour arriver à des résultats semblables.Puis est apparu l\u2019usage des inhibiteurs de l\u2019anhidrase carbonique qui chez un certain nombre donne de bons résultats.Depuis 1955 nous avons fait une étude clinique thérapeutique avec un diurétique mercuriel employé par voie orale; le néohy- drin (chlormérodrin) N.N.R.(3 chloromer- curi-2-methoxypropylurée).Le Néohydrin est un produit résultant de la combinaison de l\u2019acétate de mercure avec l\u2019allylurée dans l\u2019alcool méthylique.La préparation prend la forme d\u2019une tablette contenant 18.35 mg.équivalant à 10 mg.de mercure.PROCÉDÉ TECHNIQUE Cette étude clinique d\u2019une durée de 4 années (1955-1959) est basée sur un choix de 72 patientes présentant un syndrome prémenstruel important accompagné d\u2019un gain de poids avec ou sans œdème apparent et sans lésions génitales cliniquement appréciables.Sur ce nombre 14 patientes ont refusé toute collaboration; 5 ont dû cesser le traitement par intolérance gastrique et 3 autres à cause d\u2019une réaction cutanée allergique.Par conséquent le nombre de patientes soumises à cette étude thérapeutique a été res- treimnt à 50, mais leur collaboration a été remarquable.Chaque mois, elles ont consulté à leur phase prémenstruelle durant une pé- ricde variant de 8 mois à 2 ans.TABLEAU I Tension prémenstruelle I \u2014 Etat civil: célibataires 18 mariées 32 IL \u2014 Parité: nullipares 16 primipares 9 multipares \u2026 25 (13 toxémies gravidiques antérieures) LAPOINTE: LE SYNDROME PRÉMENSTRUEL 879 IIT \u2014 Age: 15 - 19 ans 7 20 - 24 ang 10 25 - 29 ans 16 30 - 34 ans 8 35 - 39 ans 6 40 - 44 ans 3 Nos observations ont porté principalement: 1.sur la courbe du poids durant le cycle menstruel, 2.sur les différents symptômes subjectifs et objectifs, 3.sur la qualité des urines et de la formule sanguine, 4.sur les contrôles avec placebo.Le mode d\u2019administration a varié selon l\u2019importance et la gravité des symptômes.Nous avons donné une dose variant de 3 à 9 comprimés par jour avec une moyenne de 4 comprimés par jour.Pour obtenir des résultats efficaces, nous avons constaté qu\u2019il fallait commencer la médication environ 10 à 15 jours avant les règles.TABLEAU II Variation du poids durant le cycle menstruel et résultats thérapeutiques.Perte moyenne Gain après Gain de poids Patiences moyen traitement 2 lbs et plus en.4 23 2.1 3 lbs et plus ee cn 3 3.12 3.0 4 lbs et plus 16 4.9 3.8 5 lbs et plus 12 5.7 45 6 lbs et plus cr 5 6.6 6.2 7 lbs et plus es 3 74 6.6 8 lbs et plus ee 2 8.10 7.14 9 lbs et plus nn 0 10 lbs et plus ee.1 10 10 Dans le tableau II, il est intéressant de noter le gain considérable de poids qu\u2019une personne peut atteindre dans les jours qui précèdent les menstruations.Thomas (2) en 1933 a rapporté 2 cas où il a observé un gain de 14 lbs et plusieurs admettent aujourd\u2019hui que 25% à 30% des femmes gagnent de 2 à 3 lbs de poids durant leur phase prémenstruelle. 880 LAPOINTE: LE SYNDROME PRÉMENSTRUEL Dans notre étude, nous avons observé chez nos cinquante patientes un gain de poids variant de 2.3 livres à 10 livres, avec un gain moyen de 5.2 livres.Après l\u2019administration du néohydrin nous avons constaté une perte de poids variant de 2.1 à 10 livres sur le gain de poids observé avant traitement.Il faut noter que la perte moyenne de poids est presque parallèle au gain moyen; ce qui semble mettre en évidence que le diurétique est d\u2019autant plus efficace que le gain de poids est plus élevé.Notre patiente qui avait un gain de 10 livres par mois le prouve bien en conservant son même poids durant tous ses cycles à l\u2019aide de néohydrin à raison de 4 comprimés par jour, 15 jours avant les règles.TABLEAU III Symptômes observés durant la phase prémenstruelle avant et après traitement.Systemes ou organes No.cas Resultats cliniques Nuls Partiels Complets Tête Céphalée .rset 36 0 10 26 Etourdissement \u2026\u2026\u2026 23 0 4 19 Vision trouble \u2026\u2026\u2026 7 0 0 7 Troubles mentaux Instabilité nerveuse et émotionnelle \u2026 50 0 12 38 Irritabilité 42 0 6 36 Pleurs eon, 15 2 2 11 Manque de concentration \u2026\u2026 12 2 4 6 Agitation nee 21 0 5 16 ANGOISSE i, 8 1 1 6 DÉPression =.26 3 3 20 Etat général Asthénie 18 5 3 10 Insomnie on.15 0 4 11 Faiblesse .18 5 5 8 Troubles circulatoires Douleurs des membres inférieurs \u2026\u2026 28 5 11 12 Oedéme oe.32 0 2 30 Varices mn.6 0 3 3 Hémorroides .10 0 4 6 Seins Tension eee.43 0 12 31 Gonflement .27 0 8 19 Mastodynie .36 2 6 28 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 Troubles gastro- intestinaux Inappétence .8 3 2 3 N'AUSÉE veer 9 2 1 6 Vomissements .7 3 0 4 Diarrhée \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026- 4 1 0 3 Constipation .13 4 5 4 SOI eee 6 0 3 3 Distension abdominale 43 3 12 28 Coliques ro, 44 4 10 30 Troubles urinaires Pollakiurie .22 6 7 9 Ohgurie cee, 50 0 0 50 Bassin.Douleur pelvienne.18 5 3 10 Lombalgie \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026 12 5 4 3 Peau Prurit on.8 3 2 3 ACNE eer 23 10 6 7 Le néohydrin par son action diurétique, no seulement élimine l\u2019eau et le Na des tissus, mais secondairement élimine une foule de symptômes et de malaises dont les principaux, d\u2019après le tableau III sont: 1.la céphalée et les troubles psychiques, nerveux et émotionnels dus sans doute à la diminution de l\u2019ædème cérébral.Mc Call et Tatum à la suite de leurs travaux de recherches sur la circulation cérébrale durant la toxémie gravidique ont prouvé qu\u2019également durant la phase prémenstruelle il se produit de l\u2019ædème cérébral qui amène secondairement une très légère ischémie suffisante pour expliquer les céphalées et les perturbations psychiques.2.également les troubles circulatoires de même que la distention abdominale et l\u2019œdè- me des membres inférieurs ont été grandement améliorés.Parmi les contrôles d\u2019analyses d\u2019urines et des formules sanguines, nous n\u2019avons trouvé aucune altération après traitement.CONCLUSION 1.Le syndrome prémenstruel est une entité réelle et un syndrome bien défini que les médecins d\u2019aujourd\u2019hui n\u2019ont plus le droit de méconnaître ou de négliger. L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 2.Le néohydrin demeure un diurétique de choix dans le traitement de la tension prémenstruelle, médication qu\u2019il faut cependant administrer avec précautions et surveillance, bien que nos tests n\u2019aient produit aucune complication.« C\u2019est là nous semble-t-il, écrit Guilleman (36) le moyen le plus sûr de réduire les conséquences d\u2019un syndrome qui, tout en restant essentiellement bénin, grève d\u2019une lourde hypothèque la vie sociale et familiale d\u2019un grand nombre de jeunes femmes ».Résumé La Tension Prémenstruelle est un syndrome fréquent dont la véritable cause demeure encore assez obscure.Cependant 11] semble que la rétention d\u2019eau et de sodium au niveau de tous les tissus de l\u2019organisme soit responsable de tous ces symptômes.Plusieurs théories ont été émises pour essayer de l\u2019expliquer, telles que l\u2019hyperfolliculinie, l\u2019hyperprogestéroné- mie, l\u2019excès d\u2019hormone anti-diurétique, la pi- tressine, les phénomènes allergiques l\u2019insuffisance hépatique ete.L'emploi d'hormones, d\u2019antihistaminiques et de vitamines ne donnent pas les résultats attendus; les diurétiques semblent plus favorables et plus pratiques.Notre étude clinique de l\u2019emploi d\u2019un diurétique mercuriel par voie orale, le Néohydrin, chez 50 patientes présentant un syndrome prémenstruel important, a démontré une efficacité remarquable et bienfaisante dans 85% des cas avec régression presque complète des symptômes principaux: le gain de poids, la distention abdominale et les troubles psychiques.Summary Premenstrual tension is a symptom complex related to abnormal water storage during the premenstrual period.The true etiology remains unknown.It may be the result of an estrogen-progesterone imbalance with a relative excess of estrogen.Many others theories allow Increased retention of water and sodium to some ovarian-pituitary-adrenal complex altering electrolyte and water metabolism.A new finding in premenstrual tension is hypoglycemia manifester by a craving for sweets, trembling of the hands, weakness and fatigue.Clinical study.A study was made on fifty ambulatory patients ranging for 18 to 44 years of age LAPOINTE: LE SYNDROME PREMENSTRUEL 881 with severe premenstrual syndrome.These patients were clinically free from diseases of the heart, lung, kidney, liver or blood.A daily weight chart was kept by all of them.The average weigth gain in the premenstrual period was 52 pounds, the largest individual gain was 10 pounds.The drug used was a mercurial diuretic Neohydrin (Chlormerodrin).The usual dosage was four tablets daily 10 to 15 days before menstruations.Many of the weight charts showed a drop in the weight from 2.1 to 10 pounds, with relief in any specific symptom.With the careful administration of Neohydrin, approximately 85% of the cases reported good results.BIBLIOGRAPHIE 1.R.T.FRANK: Arch.Neuroll.and Psych., 26: 1053, 1931.2.W.A.THOMAS: J.A.M.A., 101: 1126, 1933.3.GW.THORN, K.R.NELSON et DW.THORN: Endocrinology, 22: 155, 1938.4.J.H.MORTON: Premenstrual tension.Am.J.Obst.and Gynecv., 60: 343, 1954.5.J.H.MORTON et coll.: A clinical study of Premenstrual tension.Am.J .Obst.and Gynec., 65: 1182, 1953.6.G.W.THORN et L.L.ENGEL: J.Exper.Med., 68: 299, 1938.7.Robert S.PHILLIPS, A.B.McCOORD et W.T.POMMERENKE: Fertl.and Steril., 3: 402-418, (sept.-oct.) 1952.8.C.N.H.LONG et S.ZUKERMAN : Nature, 139: 1106, 1937.9.J.H MORTON: Am.J.Obst.and Gynec., 60: 343, 1950.10.S.L.ISRAEL: J.A.M.A.110: 1721, 1938.11.M.S.BISKIND: J.Chn.Endoc., 3: 227, 1943.12.B.ZONDEK et Y.M.BRANBERG: Allergy, 16: 1, 1945.13A.G.HECKEL: Endogenous Allergy to steroid hormones.Surg., Gynec.and Obst., 92: 191, 1951.13B.G.HECKEL: Endocrine Allergy and the therapeutic use of pregmandiol.Am.J.Obst.and Gynec,.66: 1297, 1953.14.J.GILLMAN: J.Clin.Endoc., 2: 157, 1942.15.W.BICKERS: N.Eng.J.Med., 243: 645, 1950.16.E.P.PENDERGRASS, P.J.HODES et J.Q.GRIFFITH, Jr.: Amer.J.Recent.46: 673, 1941.17.F.H.ROBINSON, Jr., et L.E.FAIR: Am.Int.Med.14: 42, 1940.18.W.A.THOMAS: J.A.M.A., 101: 1126, 1933.18.C.W.LLOYD et J.LODOTSKY: Am.J.Med.7: 45, 1949.20.T.A.C.RENNIE et J.E.HOWARD: Psychos.Med., 4: 273.1942.21.J.H.MORTON, H.ADITON, R.G.ADDISON, L.HUNT et J.J.SULLIVAN: Am.J.Obst.and Gynec., 65: 1182, 1953. 882 22.E.L.SUAREZ-MARIAS: Internal.Rec.Med, 166: 475, 1953.23.W.M.LAMB: Am.J.Psychotherapy, 11: 840, 1953.24.W.BICKERS et M.WOODS: Texas Rek.on Brol.and Med., 9: 406, 1951.25.O.POLLAK: The criminology of Woman.Univ.Penna.Press, Philadelphie, 1950.26.L.A.GRAG: South.M.J., 34: 1004, 1941.27.S.C.FREED: J.À.M.A., 127: 377, 1945.28.R.B.GREENBLATT: J.A.M.A., 115: 120, 1940.29.G.T.NEWMAN: Am.J.Obst.and Gynec., 62: 607, 1951.LAPOINTE: LE SYNDROME PREMENSTRUEL I Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 30.J.P.GREENHILL et S.C.FREED: Endoc., 26: 529, 1940.31.W.BICKERS: South.M.J., 36: 192, 1943.32.E.C.HAMBLEN: Endocrinology of Woman.Charles C.Thomas, édit, 1945 \u2014 p.470.33.H.C.TAYLOR, R.C.WARNER et C.H.WELCH: Am.J.Obst.and Gynec., 38: 748, 1939.34.H.E.JONES: J.Tenessee M.A., 45: 221, 1952.35.GILBERT-DREYFUS et coll.: C.R.Soc.Méd.des Hop.de Paris, 10-7-1956, p.1234.36.P.GUILLEMAN : Revue du Praticien, 7: 2558. L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 L'Union Médicale du Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) © Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada (Fondée à Québec en 1902) Tome 89, No 7 \u2014 Montréal, juillet 1960 ÉDITORIAL LFS DYSGLOBULINEMIES Au cours de divers états pathologiques, on retrouve des perturbations quantitatives ou qualitatives des protéines sériques.Ces désordres protidiques peuvent s\u2019observer dans des conditions aussi disparates que des hémopathies (le myélome multiple, certaines leucémies, des lymphomes malins, le purpura hyperglobulinémique et la macro- globulinémie de Waldenstrom) des maladies du collagène (le lupus érythémateux, la périartérite noueuse, l'arthrite rhumatoïde), la cryoglobuliné- mie, la sarcoïdose, l\u2019endocardite sub- aiguë, des affections du foie (hépatites, cirrhoses), la maladie du sérum, des affections du rein (la néphrite chronique, la néphrose lipoidique), le Kala- Azar.Le seul dénominateur commun que comportent tous ces états, c'est une hyperglobulinémie ou la présence d'une globuline anormale.Grâce aux méthodes analytiques de l\u2019électrophorèse sur papier, de l\u2019ultracentrifugation, de l\u2019immuno-électrophorèse et de l'immu- nosérologie, le fractionnement des globulines sériques a pu être réalisé en ces dernières années.Ces méthodes fines nous ont permis de dégager les caractéristiques biologiques, physico-chimiques, hématologiques et immunologi- 883 ques de ces globulines.C\u2019est ainsi qu\u2019on a pu établir, dans la plupart de ces entités, qu\u2019il existe, non pas une simple augmentation des globulines normales du sérum, mais que celles-ci comportent des caractères patholog1- ques, d\u2019où le nom de « dysglobuliné- mies », terme introduit par Jean Bernard en 1952.Il n\u2019est pas possible de nous retrouver dans cette diversité de troubles humoraux, sans une connaissance, au moins élémentaire, des données de l\u2019électrophorèse du sérum normal.Les techniques biochimiques anciennes nous avaient permis de diviser les protéines sériques en deux variétés principales: l\u2019albumine et la globuline.La découverte de l\u2019électrophorèse nous a révélé l\u2019hétérogénéité des globulines sériques, dénommées, depuis Thisélius *: gamma, béta, alphaz, alphai, albumine.Cet auteur a pu, dès cette époque, reconnaître aux gamma-globulines leur rôle de porteurs d'anticorps.Ces travaux, qui furent jugés dignes d'un prix Nobel en 1948, permirent à Cohn * d\u2019isoler la gamma-globuline humaine sous une forme injectable dans la prophylaxie et le traitement d'un grand nombre de conditions infectieuses.Des techniques électrophorétiques plus raffinées ont réussi à fractionner davantage les globulines et à identifier la B-globuline.Puis, l\u2019ultracentrifugation nous a révélé l'existence de gam- ma-globulines à petit poids moléculaire et à gros poids moléculaire (macroglo- bulines).Enfin, l'immuno-électropho- 1.Jean Bernard et coll.: Les dysglobulinémies malignes hémorragiques.Revue d\u2019Hématologre, 7: 264, 1952.2.A.Thiselius: Electrophoresis of serum globulin.II.Electrophoretic analysis of normal and immune sera.Biochem.J., 31: 1464, 1937.3.M.Cohn et coll.: J.Immunol.64: 381, 1950. 884 ÉDITORIAL rèse, introduite par P.Grabar® de l\u2019Institut Pasteur de Paris, a permis de mettre en évidence plus de 25 constituants différents du sérum humain normal.Cette analyse immuno-électro- phorétique a précisé certains aspects physiologiques importants.Ainsi la zone des globulines alpha: renferme l'haptoglobine (glycoprotéine formant un complexe avec l\u2019hémoglobine), et la céruloplasmine, qui contient du cuivre.Dans la zone des globulines bèta, on retrouve la sidérophylline, protéine contenant du fer.Dans la zone des globulines gamma à petit poids moléeu- laire, sont situés les anticorps au virus des oreillons, à l\u2019histoplasma capsula- tum, à l'antigène Salmonella H et la Thyroglobuline.Les gamma-macroglo- bulines contiennent le facteur rhumatoïde, la plus grande partie des isohé- magglutinines des groupes sanguins À et B et plusieurs anticorps Rh, enfin le facteur LE.Ces acquisitions récentes sur les constituants normaux du sérum sanguin ont donné lieu à des développements féconds et à une meilleure compréhension des dysglobulinémies.LE MYÉLOME MULTIPLE Dans la majorité des cas, l'anomalie protidique du myélome multiple est représenté par une hyperglobulinémie de type gamma, occasionellement de type beta: À.Les protéines de Bence- Jones sont des gamma (ou betaz) globulines incomplètes, anormales.Les globulines présentes en grand excès dans le sérum de ces malades, sont pathologiques, (paraprotéines) et ces sujets ont un déficit en gamma-globuli- nes normales, en anticorps, d\u2019où la par- 40.A.Williams, P.Grabar: J.Immunol., 74: 158, 1955.L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 ticulière propension aux infections à pyogènes.Les globulines myélomateu- ses originent d'une synthèse protéique aberrante dans les plasmocytes malins.Leur poids moléculaire voisine celui des gamma globulines normales (160,- 000).Mais on a rapporté chez des malades atteints d\u2019un myélome multiple, l'existence d'une macroglobulinémie.® Les anomalies protidiques du myélome ne portent pas seulement sur les globulines mais aussi sur la sérum-albumine.En effet, la constitution en acides aminés de la sérum- albumine de myélome se différencie nettement de celle de la sérum-albumine normale.\u201c LES MACROGLOBULIN ÉMIES On a signalé la présence de macro- globulinémies dans le sérum de malades atteints de divers états patholog1- ques, les unes malignes (maladie de Waldenstrom, lymphosarcomes, plas- mocytomes, leucémie lymphoide chronique, épithéliomas variés), les autres bénignes (cirrhoses du foie et hépatites, lupus érythémateux, polyarthrite chronique évolutive, néphroses (al- phaz-macroglobuline).La macroglobulinémie de Waldens- trom est un syndrome qui semble bien individualisé et qui est caractérisé par une tendance hémorragique, des adénopathies, la présence dans le sang d'un taux très élevé de macroglobulines de type béta: et par une infiltration de la moelle osseuse par des cellules ressemblant aux lymphocytes plutôt qu'à des plasmocytes.Les frontières entre la macroglobulinémie de Waldenstrôm et 5.R.Raymond et coll.: sur un cas de dvsglobu- linémie maligne hémorragique associant maladie de Kahler et macroglobulinémie.Le Sang, 30: 822 (août) 1959.6.A.Caputo et R.Zito, Bull.Soc.Chim.biol.37: 1255, 1955. L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 le myélome multiple ne nous paraissent pas encore bien délimitées.Les deux syndromes peuvent présenter une tendance aux saignements spontanés, un excès de globulines sériques anormales, différentes dans la plupart des cas, mais occasionnellement identiques\u201d, enfin une évolution fatale dans les deux entités.Aussi, en dépit des progrès réalisés, le classement des ces syndromes de- meure-t-il fragile.Des chevauchements sont parfois observés: ainsi, au cours de lymphosarcomes ou de leucémies lymphoïdes chroniques, des auteurs ont pu constater des lésions ostéolyti- ques, une protéinurie de Bence-Jones et une hyperglobulinémie de type myé- lomateux'.D'autre part, on a décelé d'authentiques macroglobulinémies chez des malades atteints de myélome, de leucémie lymphoïde chroniques ou de cancers épithéliaux variés.Enfin, la macroglobulinémie peut être observée au cours de divers états pathologiques qui ne sont sûrement pas de nature maligne.LA CRYOGLOBULIN ÉMIE La cryoglobulinémie représente une autre dysglobulinémie remarquable.Lerner et Watson\u201c ont proposé le terme de cryglobulines pour désigner certaines protéines sériques anormales, susceptibles de précipiter sous l\u2019action du froid.Ces auteurs ont pu constater cette propriété particulière du sérum chez un malade atteint d\u2019un purpura étendu, provoqué par l\u2019exposition au froid.Depuis, la symptomatologie de la cryoglobulinémie s\u2019est enrichie, et 1949 J.Bernard et coll.: Revue du Praticien 9: 1717.8.A.B.Lerner et C.J.Watson.Am.J.Med.Sci, 214: 410, 1947.ÉDITORIAL 885 en plus des purpuras, on a décrit des syndromes de Raynaud, des hémorragies oculaires, des ulcérations des membres, des surdités et des troubles neurologiques divers\u201d.À l'heure actuelle, à part de rares cas de cryoglobulinémie essentielle, cette dysglobulinémie particulière se rencontre au cours de trois variétés principales de maladies\u2018: 1) des hémopathies malignes (myélome, maladie de Waldenstrom, lymphosarcome, leucémie lymphoide chronique), 2) des maladies du collagene (lupus érythémateux périartérite noueuse, scléroder- mie), 3) des infections et parasitoses (endocardite maligne Kala-Azar, paludisme).Les analyses électrophoréti- ques et immunochimiques nous révèlent que ces paraprotéines correspondent à des gamma-globulines, sauf dans les cas de cryomacroglobulinémie ou elles semblent étre constituées par la globuline betas M.\u201d On admet que les accidents observés au cours des cryoglobulinémies sont liés à la gélification dans les vaisseaux, de la cryoglobuline, sous l\u2019action du froid\".D'autres états pathologiques sont accompagnés d'anomalies importantes des globulines sériques.Dans la néphrose lipoïdique, on observe une baisse de la sérum-albumine, de la globuline beta: A et surtout des globulines gamma, alors que les globulines alpha- sont élevées'\u2019.Récemment, on a décrit le « syndrome dysgammaglobulinémi- que »** chez des patients particuliére- 9.G.Boudin et coll.: 594, 1959.10.P.Grabar, Triangle, 4: 185, 1960.11.R.Volpé et coll.: Essential Cryoglobulinémia, Am.J.Med.p.533.(avril) 1956.12.W.S.Hommack et coll.: The Dysgammaglob- ulimemic Syndrome Am.Int.Med, 50: 288.1959.La Presse médicale, 67: 886 ÉDITORIAL ment susceptibles aux infections et dont le tracé électrophorétique présente une discrète hypergammaglobulinémie, sans qu\u2019il soit possible de mettre en évidence une condition associée ou sous-jacente.L\u2019image clinique est à rapprocher de celle de l\u2019'hypogammaglobuli- némie.Citons enfin, l\u2019'hyperglobuliné- mie signalée dans certains cas d\u2019anémie hémolytique acquise, de la thyroi- dite d\u2019Hashimoto, de la sarcoïdose, de l\u2019hépatite « lupoïde ».En l\u2019état actuel de nos connaissances, tout essai de corrélation ou de classement des dysglobulinémies nous paraît vain et prématuré.Certains faits cependant nous portent de plus en plus à penser que tous ces désordres protéiques, qu\u2019ils soient primitifs ou secondaires, relèvent d\u2019un mécanisme d\u2019auto-immunisation.En effet, ces globulines semblent originer d\u2019une même famille de cellules, celles qui sont disséminées à travers l\u2019organisme et qui sont capables de synthétiser les anticorps: les cellules réticulaires et lympho-plas- mocytaires.D'autre part, les études immuno- sérologiques et l'analyse immuno-élec- trophorétique suggèrent un tel mécanisme.Dans la cryoglobulinémie, on a mis en évidence une grande activité anticomplémentaire \", signe d\u2019une fixation du complément par les gamma- globulines.De plus, dans le syndrome dysgammaglobulinémique **, on note une activité anticomplémentaire du sérum, un taux abaissé de la properdine et une similarité antigénique entre ce syndrome et le myélone multiple.Un auteur avait observé une activité anti- complémentaire du sérum pendant dix- L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 sept ans, chez un patient avant l\u2019apparition d\u2019un myélome multiple.\" On peut se demander si les dysglo- bulinémies ne représentent pas le résultat ultime d\u2019une série d\u2019insultes an- tigéniques répétées, au cours desquelles l\u2019organisme a répondu si souvent à un antigène, qu\u2019il en est résulté une prolifération persistante de cellules productrices d\u2019anticorps (plasmocytes, lymphocytes), prolifération souvent bénigne, mais manifestant à l\u2019occasion des tendances malignes d\u2019envahissement.Jean-Guy LAURIN CURE DE LA MÉTASTASIE CANCÉREUSE PAR L'HYPOPHYSECTOMIE Le problème du cancer demeure et n\u2019est pas près, à mon sens, d'être solutionné, hélas! La cellule, cette unité vitale dont le moindre petit constituant occasionne de par le monde entier des recherches innombrables qui rendent la médecine moderne de plus en plus compliquée, la cellule, dis-je, à encore d\u2019indéchiffrables secrets.Ce qui fait qu\u2019en 1960 nous en sommes encore à une thérapeutique symptomatique ou empirique dont les résultats parfois, cependant, ne peuvent que nous émerveiller et qui nous permet de déclarer que de temps en temps nous sommes grossièrement près de la vérité sans, hélas, la tenir dans nos mains.Le titre de cet éditorial est, d\u2019ailleurs, fallacieux.La métastasie cancéreuse a toujours été et demeure ineura- ble.L\u2019hypophysectomie a donné des résultats surprenants, extraordinaires 13.M.L.Bloom et coll.: Anticomplementary activity of multiple myeloma.Clin.Res., 6: 206, 1958. L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 dans certains cancers, mais, hélas, aucune guérison n\u2019est survenue.C\u2019est en 1951 que J.Lebeau rapportait le premier cas d\u2019hypophysectomie pour cancer du sein avec métastases.\u2018 Cette première expérience ne fit pas grand bruit, mais sembla très encourageante.L'école américaine ne tarda pas à suivre, avec plus de tapage cependant et en 1952, Luft et Olive- crona pratiqualent leur première intervention sur \u2019hypophyse dont les premiers rapports paraissaient dans le Journal of Neurosurgery, en 1953.2 Depuis ce temps, plusieurs expérimentateurs ont publié leurs résultats.Tous admettent que les cancers du sein et de la prostate sont les seuls influencés par cette intervention qui n\u2019a aucun effet sur les autres cancers de l\u2019organisme.* L\u2019explication de cet effet spécifique demeure encore très mystérieuse.Au début, il a été logique de croire que les métastases de ces cancers devaient être dépendantes d\u2019une stimulation hormonale et que cette stimulation pour ce qui est du sein devait être les œstrogènes.L\u2019ablation des ovaires ne donne-t-elle pas souvent des rémis- slons remarquables?Donc, en supprimant l\u2019'hypophyse, on se trouvait du même coup à faire disparaître la sécrétion hormonale ovarienne et surréna- lienne.Malheureusement, cette théorie ne tient pas complètement puisqu\u2019il a été prouvé qu\u2019après hypophysectomie chez 11 patientes, 7 de ces patientes avaient encore des œstrogènes dans leurs urines même chez celles qui avaient subi auparavant une ovariec- 1.La Presse Médicale, 66: 1079, 1958.2.Journal Neurosurgery, 10: 301, 1953.3.Surgery, Gynecology and Obstetric, 108: 393 (avril) 1959.ÉDITORIAL 887 tomie et une surrénalectomie.\u201d Comme on sait, la vie peut être parfaitement normale à la suite de cette intervention maintenant que nous avons à notre disposition des extraits thyroïdiens et surrénaliens.Mais est- ce que cela en vaut la peine?Voyons quelques résultats obtenus jusqu\u2019à date.En 1958, dans le Lancet, il est rapporté 25 cas qui n'ont, malheureusement, que de quatre à neuf mois de recul ce qui, à mon sens, est tout à fait insuffisant pour en tirer quelque conclusion que ce soit\u201d En 1958, Baron, Gurling et Smith nous parlent de 64 malades dont 42% montrent une amélioration objective après hypophy- sectomie mais chez lesquels la rémission moyenne post-opératoire n\u2019est que de 8.1 mois, la plus longue étant de 27 mois.Les auteurs terminent en disant que cette opération ne peut être faite de routine, et qu\u2019elle ne peut servir actuellement qu\u2019à élucider le métabolisme du calcium.Ils vont même jusqu\u2019à affirmer que de nouvelles méthodes de traitement doivent être employées.® À Boston, les résultats semblent avoir été un peu plus favorables.Sur 47 cas en 1959, les survies allèrent de 7 mois à 3 ans.La rémission la plus longue ayant été de 15 mois et la survie la plus prolongée de 3 ans.Le travail le plus important a été rapporté dans Cancer de février 1959 par Pearson et Bronson S.Ray.Entre mars 1954 et mars 1958, 218 cas de cancer du sein avec métastases ont subi l\u2019hypophy- sectomie.Dans les premiers 109 cas, 35% ont eu des rémissions de six mois 4.British Medical Journal: 662 (22 mars) 1957.5.Lancet, 1: 462 (mars) 1958.6.British Journal of Surgery, 593, 1958.7.New England Journal of Medecine, 261: 1199, 1959. 888 ou plus, et dans les 109 autres, des rémissions de quinze mois et plus.La survie moyenne étant de 21 mois.\u201d Cette statistique est intéressante et plus encourageante, les auteurs cons- tatalent en plus que les résultats étalent plus dramatiques si une ovariectomie ou une surrénalectomie tentée auparavant avait donné un soulagement temporaire réel.D'ailleurs, cette constatation a été faite par tous ceux qui se sont occupés de ce problème.Les résultats demeurent donc satisfaisants, mais non concluants.Ils se comparent assez bien avec ceux qui suivent la surrénalectomie ou l'ovariectomie.L'hypophysectomie n'est donc pas le premier moyen palliatif à préconiser dans les cancers du sein ou de la prostate avec métastases.L'ovariectomie, l'orchidectomie et la surrénalectomie ont préséance, d'autant plus qu\u2019il semble prouvé aujourd\u2019hui que l'hypophy- sectomie a plus de chance de réusssite si un effet bienfaisant a succédé à ces interventions.Nous irons même plus loin, 11 nous parait évident que l'ablation de ces glandes-cibles amène une disparition plus complète de leurs sécrétions que ne pourrait le faire l\u2019ablation de la glande stimulatrice, l\u2019'hypo- 8.Cancer, 12: 85 (jan.-fév.) 1959.ÉDITORIAL L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 physe, quand on sait que l'amputation complète de cette glande est loin d\u2019être chose facile.\u201d Elle n'est pas, d'ailleurs, sans complication.La mortalité opératoire a atteint dans certains cas jusqu'à 18.19; .° L\u2019anosmie, l\u2019atrophie optique, les paralysies extra-oculaires, la rhinor- rhée, le diabète insipide, les dommages au lobe frontal, sont toutes des complications trop fréquentes de cette intervention.Je ne parlerai pas des dépenses parfois exorbitantes qu'entraîne l\u2019hospitalisation, les frais médicaux, etc., ce à quoi un médecin consciencieux doit toujours penser avant de soumettre un malade condamné à une intervention dont les résultats efficaces ne sont pas encore démontrés.Avec Samuel G.Taylor nous croyons que cette chirurgie n'en est qu'au stade expérimental, qu\u2019elle a donné parfois des résltats surprenants, trop rares cependant, pour devenir le traitement capital de la métastasie du sein et de la prostate.Elle peut être jugée pour le moment, une dernière tentative acceptée par le malade lui-même s\u2019il désire prolonger de quelques mois une existence malheureuse qui ne l'a pas gaté.Pierre-Paul JULIEN 9.Surgical Clinic of N.A.39: 7 (fév.) 1959.10.American Journal of Medecine, 21: 688.1956. MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES CORPS ÉTRANGERS DE L'ABDOMEN ' Louis-|van VALLÉE, Radiologiste en chef, Hôpital Saint-Luc (Montréal).L\u2019examen par cliché simple en radiologie révèle très souvent la présence de corps étrangers au niveau de l\u2019abdomen.Nous devons donc considérer plusieurs possibilités; je les ai groupées pour en rendre l\u2019étude plus objee- tive et plus facile.Dans un premier groupe de corps étrangers rencontrés sur les clichés simples de l\u2019abdomen se trouvent ceux d\u2019objets, de particules ou fragments opaques contenus ou adhérents aux vêtements, lingerie, pansements, immobilisation d\u2019urgence, cordons religieux.Ceux- ci se situent en dehors des limites cutanées de l\u2019abdomen.Nous incluons également dans cette catégorie les objets ou particules opaques pouvant se glisser sur la table d\u2019examen radiologique ou les accessoires servant à la manipulation des films comme les écrans et cassettes.Ils ne font pas partie de cette communication.Doivent être également non compris dans ce travail tous les corps étrangers rencontrés lors de diagnostic radiologique de l\u2019abdomen, en provenance de substances ou d'objets (comme les protaises dentaires, sous,clous, épingles, etc.), avalés par les patients par inadvertance ou lors d\u2019abus éthylique, sommeil naturel ou lors d\u2019anesthésie.Ce groupe comprend également les médicaments opaques per os non résorbés (nombreux et parfois inmtant des calculs de la vésicule et du rein) les traces d'injection de substances médicamenteuses opaques non résorbées.Cette catégorie englobe la plus grande variété et le plus grand nombre de corps étrangers que le radiologiste rencontre habituellement dans sa pratique médicale.1.Communication au XXIXe Congrès de l'A.M.I.F.C.Montréal.-eptembre 1959.Je n\u2019inclus pas dans ce travail scientifique un autre groupe comprenant tous les corps étrangers que certains malades mentaux, sadiques, maniaques sexuels, introduisent dans la peau, les muscles et l\u2019abdomen.J\u2019ai déjà présenté une communication détaillée à ce sujet lors du Congrès de Sherbrooke où j'avais montré de multiples radiographies et de nombreux cas de cette catégorie.Nous rencontrons beaucoup dans ce groupe ceux que certains prisonniers de nos maisons de détention montréalaises se servent pour obtenir un séjour à l\u2019infirmerie ou dans un hôpital de la ville, loin du régime des cellules de la prison.Ce travail ne comprend pas non plus ces corps étrangers provenant des plaies par arme à feu: balles, fragments de balle (les suites de l'épidémie de « hold up») non plus les souvenirs de guerre, de chasse, comme les plombs de chasse, fragments d\u2019obus.Tous ces corps étrangers énumérés précédemment rencontrés au moment de l\u2019examen radiologique de l'abdomen, exclus de la présente communication scientifique, comprennent à eux seuls ceux que nous rencontrons habituellement.Aujourd'hui, cet exposé scientifique n\u2019inclus que les corps étrangers d\u2019origine chirurgicale rencontrés lors des examens radiologiques de l'abdomen.Ils comprennent ceux que le chirurgien peut placer dans un but thérapeutique ou encore perdre par accident de bris d\u2019instrumentation par exemple, mais surtout ceux qui sont oubliés.Ces corps étrangers (d\u2019une rareté relative) doivent être étudiés avec un très grand soin ct une grande objectivité par le radiologiste. 890 Celui-ci doit savoir reconnaître la présence, les différents aspects sur les clichés; éviter certaines erreurs.Tous comprennent l\u2019importance entre autre du point de vue légal dans ce domaine.Nous reconnaissons pour cette catégorie de corps étrangers, les mêmes possibilités que pour les autres groupes, à savoir: 1) les corps étrangers opaques aux rayons X ou métalliques, comme les pinces chirurgicales; 2) les semi-opaques, c\u2019est-à-dire peu con- trastants par rapport aux tissus avoisinants, comme les pansements contenant des antiseptiques ou traités spécialement; 3) les non opaques, c\u2019est-à-dire non visibles parce que de même densité que les tissus avoisinants comme les compresses habituelles de l\u2019hôpital (ceux-ci ne peuvent être étudiés par le radiologiste par cliché simple) ; 4) les transparents: ceux de densité moindre que les tissus avoisinants comme les tiges de substance plastique, les tiges creuses en verre.Ces différents corps étrangers médico-chirurgicale au niveau de l\u2019abdomen, je les ai rencontrés chez plusieurs patients externes venus consulter à l\u2019Hôpital St-Luce de Montréal ou encore hospitalisés.Ces cas, Je les ai divisés arbitrairement en quatre groupes pour l\u2019étude dans ce travail.Le premier groupe comprend des corps étrangers d\u2019origine chirurgicale placés volontairement par le chirurgien dans un but thérapeutique dans les parois de l\u2019abdomen ou dans la cavité abdominale.Pour illustrer ceci, je vais vous montrer d\u2019abord une série de clichés d\u2019images données par du « gelfoam» imprégné de substance médicamenteuse opaque.Le « gelfoam » avait été employé pour arrêter de petites hémorragies en nappe, entr\u2019autre au niveau du tissu hépatique.Pendant un certain temps, le chirurgien et le radiologiste dans un de ces cas, ont été bien inquiets.La patiente a été sauvée d\u2019une autre intervention chirurgicale car le « gel- foam » s\u2019est résorbé sur les examens de con- d\u2019origine VALLÉE: CORPS ÉTRANGERS DE L'ABDOMEN L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 trôle.Ces radiographies montrent la facilité avec laquelle une substance non-opaque aux rayons X peut le devenir si elle est imprégnée de produits médicamenteux opaques aux radiations.Voici un autre exemple: un patient lors d\u2019un accident d'automobile a une perte de tissu mou importantes sous la peau.D\u2019urgence, un chirurgien recouvre cette perte de substance de compresses iodées sous la peau.Il referme avec des points, recouvre le tout d\u2019une bande abdominale.Ce patient est transporté à l\u2019Hôpital St-Luc sans autre renseignement que celui d\u2019un cas de traumatologie.Le radiologiste dans son rapport note l\u2019absence de fracture au niveau des os du bassin, mais la possibilité d\u2019un ancien hématome calcifié.Comme vous le constaterez sur les clichés, même à la loupe, les fibres du textile des mèches iodées ne sont pas décelables.Le tout donne l\u2019aspeet d\u2019une volumineuse caleification.Le radiologiste doit toujours avoir l\u2019esprit ouvert à toutes les possibilités, à toutes les exceptions et également aux méthodes de traitements inhabituels, ou de fortune que parfois les médecins doivent employer dans des cas d'urgence, ou dans des endroits éloignés des facilités hospitalières.Ce groupe de corps étrangers comprend en- tr'autre également les plaques métalliques chirurgicales.Nous avons quatorze cas de plaques métalliques en forme de treillis que les chirurgiens ont utilisées pour fermer une éventration ou une hernie abdominale.Dans six cas, ces plaques se sont fracturées en multiples fragments causant de vives douleurs et des cellulites abdominales.Dans d\u2019autres cas, les fils chirurgicaux métalliques se sont arrachés et sont devenus libres.J\u2019ai apporté les radiographies de plusieurs de ces cas pour montrer aux radiologistes la présence de ces plaques métalliques en treillis; pour leur montrer les fractures de plaques et aussi leur éparpillement dans les parois de l\u2019abdomen.J\u2019ai été surpris de constater que plusieurs des patients ignoraient la présence de ces parois abdominales partielles métalliques. L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 Un deuxième groupe comprend les corps étrangers d\u2019origine chirurgicale provenant d\u2019un bris d\u2019instrument.J\u2019ai apporté les radiographies de deux cas de fracture d\u2019olive de petites sondes métalliques lors d'exploration du cholédoque, de l\u2019ampoule de Vater.Ces corps étrangers sont tombés dans le duodénum, ont suivi le tube digestif et ont été éliminés sans trouble par les voies naturelles.Les plus fréquents, dans ce deuxième groupe, sont les fragments d\u2019aiguilles et les aiguilles chirurgicales, surtout au niveau des parois de l\u2019abdomen.Parfois, ces aiguilles ont été laissées soit par des gardes-malades ou des internes lors d\u2019injections ou lors de petite chirurgie d'urgence à l\u2019endroit de l'accident, au dispensaire d\u2019urgence.Un troisième groupe de corps étrangers métalliques comprend les instruments chirurgicaux complets oubliés dans l\u2019abdomen: écarteurs ou pinces en général, rarement des tubes de plastique ou de verre, comme vous le verrez par les cas que je vous présente.J\u2019attire votre attention sur une pince hémostatique laissée sur le pédicule vasculaire lors d\u2019une néphree- tomie avec formation de granulome néoplasique de pourtours.Un quatrième groupe sur lequel j'insiste comprend les éponges.Celles qui ne sont pas fabriquées spécialement de manière à permettre de déceler leur présence aux rayons X ne peuvent pas être étudiées.C\u2019est malheureux pour le patient et le médecin.Il serait souhaitable que toutes les éponges sans exception qui peuvent servir à l\u2019intérieur d\u2019une cavité opératoire soient traitées ou fabriquées d\u2019une manière à être décelable en tout ou en partie sur un film radiologique simple de l\u2019abdomen.Le radiologiste devrait insister auprès de ses confrères.De sorte qu\u2019un médecin ou un chirurgien devant l\u2019allure inexplicable des suites postopératoires abdominales chez un patient pour- VALLÉE: CORPS ÉTRANGERS DE L\u2019ABDOMEN 891 rait demander une radiographie simple de l\u2019abdomen.Cet examen rapide, sans ennui ni douleur pour le patient, pourrait alors éliminer totalement toute possibilité de corps étrangers d\u2019origine chirurgicale dans l\u2019abdomen, en plus de donner souvent d\u2019autres renseignements utiles comme le diagnostie d\u2019illéus, d\u2019abcès sous-diaphragmatique, d\u2019atélectasie ou de condensation au niveau d\u2019une base pulmonaire, ete.Je vous al apporté les radiographies de quatre patients venant de différents endroits de la province qui ont été examinés à l\u2019Hôpital St-Luc et chez lesquels (depuis trois ans), le diagnostic de présence d\u2019éponge dans l\u2019abdomen a été fait grace au point de repere opaque de celle-ci.J'insiste sur la forme actuelle de ce point de repère en forme de bande dentelée.Il existe d\u2019autres points de repère sous forme de fils opaques entre-mêlés.Nous pouvons avoir des patients qui ont des éponges dans l\u2019abdomen depuis parfois des années dont les points opaques peuvent être différents de ceux employés alors dans votre hôpital.J\u2019insiste donc sur la connaissance de l\u2019aspect radiologique des signes d\u2019identification opaques des éponges spécialement fabriquées pour être décelables aux rayons X.Résumé Ce travail a pour but d\u2019attirer l\u2019attention des radiologistes sur les corps étrangers d\u2019origine chirurgicale au niveau de l\u2019abdomen.Les radiographies permettent facilement le diagnostic de ces corps étrangers s\u2019ils sont opaques.Un chirurgien dans le doute devrait demander immédiatement un cliché radiologique simple de l\u2019abdomen de son patient.Il serait désirable que les hôpitaux n\u2019emploient à la salle d\u2019opération que des éponges décelables radiologiquement. LE TRAVAIL PROLONGÉ ET LA CONTRACTION UTÉRINE ' Marc GAGNON, Hôpital Sainte-Justine (Montréal).Le travail prolongé est probablement une des complications les plus complexes de la pratique de l\u2019obstétrique et constitue toujours un défi au jugement et au sens clinique du médecin qui en a la responsabilité.Au cours du travail prolongé, nous observons toujours un trouble plus ou moins grave de la contraction utérine; c\u2019est un signe constat et important, du point de vue clinique, car le rétablissement de la contraction normale est à la base même du traitement.Ces anomalies de la contraction peuvent être rarement la cause primaire et unique du travail prolongé, mais le plus souvent les contractions anormales sont secondaires et la résultante d\u2019un trouble situé ailleurs dans le mécanisme du travail.Les contractions utérines coordonnées et efficaces sont une condition essentielle et fondamentale de la dilatation du col et du progrès normal du travail.L\u2019utérus est un tissu excitable et contractile identique a tous les autres tissus musculaires et il répond aux mémes stimulus de base qui contrôlent le repos et l\u2019activité d\u2019un muscle.Dans le cas de l\u2019utérus, les séroïdes ovariens et les ocytociques semblent être les agents régulateurs les plus actifs.Les observations de Csapo s\u2019accordent avec les lois fondamentales qui gouvernent l\u2019excitabilité et la contractilité musculaire en général et ceci, jusqu\u2019au jour où on pourra exprimer en termes biophysiques et biochimiques que l\u2019utérus est différent des autres muscles.A date.le mécanisme de base de la contraction utérine et de sa régulation est encore obseur et, en attendant, la pratique obstétricale reste un art conservateur qui s\u2019est tout de même développé, depuis des siècles, à un degré raffiné de précision.1.Communication au XXIXe Congrès de l\u2019A.M.I.F.C.Montréal.septembre 1959.A cause de la difficulté de reconnaître le début du travail, on en est a définir le travail prolongé come tout travail dont la durée se situe dans les limites extrémes variant entre 18 et 48 heures.Un travail normal dépasse rarement 19 heures.Le point de départ pour déterminer la longueur du travail est bassé sur 2 signes: le premier et le plus important est l\u2019établissement des contractions utérines régulières, intermittentes et coordonnées et le deuxième signe est l\u2019observation des changements phy- slologiques sur le col, c\u2019est-à-dire la dilatation et l\u2019effacement.D\u2019après la qualité de la contraction et la rapidité de la dilatation, on peut classifier le travail en 3 grandes variétés d\u2019après Calkins: 1° \u2014 Le travail de bonne qualité où les con- contraction sont fortes, efficaces et coordonnées aux 3 minutes.La dilatation se termine en dedans de 10 heures.2° \u2014 Le travail de qualité moyenne ou les contractions apparaissent à intervalles de 5 minutes ou plus et d\u2019intensité moyenne.La dilatation est terminée en dedans de 19 heures.Ici le vrai travail est précédé d\u2019une phase de latence ou d\u2019une période de faux travail et ce genre de travail peut facilement évoluer vers le travail prolongé.3° \u2014 Le travail de qualité faible où les contractions inefficaces surviennent à intervalles de 10 minutes ou plus.La durée de cette variété de travail est souvent plus courte qu\u2019anticipée à cause du col qui est mou, dilatable et plus favorable à une dilatation rapide.Une erreur fréquente dans l\u2019étiologie du travail prolongé est de ne pas reconnaître un col rigide dont la cause est.encore inconnue.Ces cols rigides se rencontrent très souvent au cours du travail prématuré et jouent un rôle important lors d\u2019une présentation du siège avant terme.Re L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 Dans la majorité des cas de col rigide, des contractions de bonne qualité parviennent à amener le ramollissement du col et le travail évolue alors assez normalement.Toutefois la triade, composée d\u2019un travail prolongé, d'un col dur et de contractions de faible intensité, produit dans 80% des cas une mortalité foetale élevée.L'ancienne classification arbitraire d\u2019inertie primaire et secondaire a été supplantée par le concept clinique et plus physiologique de dysfonction hypotonique et de dysfonction hypertonique.D\u2019après Reynolds et Friedman, le travail hypotonique se manifeste par des ondes de type normal, mais d\u2019intensité faible.L\u2019utérus est facilement dépressible au sommet de la contraction qui est peu ou pas douloureuse.Le travail hypertonique d\u2019autre part est caractérisé par une prédominanee d\u2019ondes anormales, d\u2019intensité forte, avec tonus de base élevé.La contraction est très douloureuse et la patiente se plaint constamment et anormalement.La douleur n\u2019est pas proportionnée à la force de la contraction.La paroi utérine est peu ou pas dépressible au sommet de la contraction.L\u2019apparition de la dysfonction et le diagnostic de sa variété est important et doit étre fait tot.Le médecin seul est qualifié pour faire ce diagnostic et un examen attentif est promordial.Il doit en établir la cause et instituer le traitement approprié rapidement.Les causes les plus fréquentes de ces 2 variétés de dysfonction utérine sont celles qui amènent une mauvaise adaptation entre la présentation et le bassin, comme les rétrécissements mineurs et les présentations du bregma, où le fléchissement complet de la tê- te fait défaut.Une patiente doit toujours être traitée de façon que, si le travail se prolonge, elle n\u2019entre pas dans la période critique dans un état de fatigue, de déshvdratation, d\u2019infection ou d\u2019épuisement émotionnel.GAGNON: CONTRACTION UTÉRINE 893 Il n'y a pas de traitement unique et radical du travail prolongé.L\u2019expérience, un jugement sûr et des principes basés sur la physiologie et l\u2019observation sont la clef du succès.Le traitement du travail prolongé repose sur certains moyens efficaces et nécessaires.Ce sont: Le rétablissement de la fonction utérine normale, une nutrition adéquate, une séda- tion suffisante, la prévention de l'infection, la rupture artificielle des membranes, la stimulation au Pitocin, les incisions du col et la césarienne.Il serait trop long de détailler chacun de ces moyens.Toutefois, la dysfonction hypotonique est rétablie, dans la plupart des cas, par la rupture artificielle des membranes qui, seule, suffit à améliorer les contractions.Cette manœuvre est suivie d\u2019une perfusion de Pitocin, si les contractions normales ne s\u2019installent pas après une heure.Si 2 à 3 heures après l\u2019institution du traitement, la dilatation et la descente ne progressent pas à un rythme relativement rapide, il faut s\u2019attendre à un travail prolongé.La césarienne peut être alors le traitement subséquent surtout si la souffrance foetale complique le tableau.Dans la dysfonction hypertonique, il faut arrêter les contractions au moyen des narcotiques associés ou non aux potentialisateurs.SI après une période de repos raisonnable, c\u2019est-à-dire de 6 à 8 heures, le travail ne reprend pas normalement, une tentative de stimulation au Pitocin peut être instituée sous surveillance étroite.Ici encore, les rétrécissements mineurs du bassin sont la cause la plus commune et si le diagnostic est bon, l\u2019usage du Pitocin est indiqué et efficace.Si, au contraire, la dystocie est plus grave qu\u2019on le pense, le Pitocin peut troubler davantage le mécanisme du travail et le danger imminent réside dans l\u2019amincissement extrême du segment inférieur et la rupture utérine.Le Pitocin ne doit jamais être utilisé pour prouver la capacité du bassin, mais il procure des ondes normales coordonnées et de bonne qualité ct 894 permet à la tête de franchir un canal légèrement déficient ou de fléchir la tête complètement.L'apport calorique est trop souvent négligé ou même oublié durant un travail prolongé.Il ne faut pas perdre de vue que l'énergie dépensée par l\u2019utérus en travail doit être remplacée et qu\u2019un utérus fatigué se contracte mal ou pas du tout.La quantité de calories nécessaire par 24 heures doit approcher 2,400 et les liquides 3,000 cc, qui doivent être donnés per os en solutions hypertoniques ou en injections intraveineuses.Les sédatifs les plus en vogue actuellement sont la morphine, le démérol, le nisentil associé ou non aux potentialisateurs comme la sparine, le largactil et le phenergan.Ils doivent être donnés en quantité suffisante pour calmer la douleur et procurer un repos lorsque l\u2019épuisement est imminent.Les antibiotiques à large spectre sont indiqués si le travail dure depuis douze heures et s\u2019annonce encore long, que les membranes soient rompues ou non.Les pathogènes sont présents dans l\u2019utérus après douze heures de travail, même si les membranes sont intactes.L\u2019oxygène est un facteur isolé qui peut contribuer à diminuer la mortalité fœtale.McClure a montré que l\u2019oxygène donné à la mère par le masque durant les dernières 15 à 68 minutes d\u2019un travail normal augmente la pression partielle d\u2019oxygène du cordon de 33 pour cent au moment de l\u2019accouchement.La rupture des membranes, acte trop souvent exécuté sans indication valable, peut contribuer à prolonger un travail normal ou compliquer davantage un travail déjà prolongé.L\u2019amniotomie pratiquée à un mauvais moment peut amener un anneau de constriction ou une hypertonie avec œdème du col et souffrance fœtale irréversible, au point que l\u2019accouchement avant la dilatation complète devient impératif.Dans de rares cas où le col est le seul obstacle à l\u2019accouchement, les incisions cervicales sont l'intervention de choix.Les conditions GAGNON: CONTRACTION UTERINE L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 absolues qui justifient une telle manœuvre sont: une présentation qui a franchi le détroit moyen, une dilatation de 6 em.ou plus, un col complètement effacé et non œdé- matié, un bassin adéquat ou des contractions de bonne qualité.La césarienne est le moyen radical de terminer un travail prolongé.C\u2019est la seule méthode indiquée et permise lorsque l\u2019accouchement doit se faire avant la dilatation complète.C\u2019est aussi l\u2019opération qui s'impose lorsque les autres méthodes sont impossibles ou ont échoué.Il faut des indications bien précises pour y recourir et savoir que le facteur horaire seul ne peut être accepté comme la seule indication.Il est de toute évidence que c\u2019est un moyen facile de terminer un travail prolongé; mais lorsque la césarienne est utilisée de routine, uniquement parce que le travail traîne en longueur, elle reflète l\u2019impatience de l\u2019accoucheur, pour ne pas dire son ignorance.La césarienne n\u2019a pas sa raison d\u2019être, si d\u2019autres moyens de faciliter l\u2019accouchement sont possibles et sans danger pour l\u2019enfant; en effet, le danger de rupture utérine durant une grossesse subséquente est un danger réel mais trop souvent ignoré de la césarienne.BIBLIOGRAPHIE 1.L.A.CALKINS: Importance of firm cervix in prolonged labor.Am.J.Obst.and Gynec., 67: 801 (avril) 1954.2.M.Charles STEER: The electric activity of the human uterus in normal and abnormal labor.Am.J.Obst.and Gynec., 68: 867 (sept.) 1954.3.L.A.CALKINS: The value of estimating the length of labor.Clin.Obst.and Gynec., 21: 322 (juin) 1959.4.Edward G.WATERS: Management of prolonged labor and its effects on Neo Natal Mortality.New York J.Med., 55: 506 (fév.) 1955.5.Harold L.GAINEY et Ehret O.RAMEY: Prolonged and difficult labor.Clin.Obst.and Gynec., 21: 322 (juin) 1959.6.Louis HELLMAN: Oxytocin in dysfunctional labor.Clin.Obst.and Gynec., 21: 343 (juin) 1959. PROPHYLAXIE DE LA PRÉÉCLAMPSIE ! Maurice GAGNIER, Professeur agrégé d\u2019obstétrique à l\u2019Université de Montréal.Cet entretien est intitulé prophylaxie de la prééclampsie, et non de l\u2019éclampsie.Nous croyons que la prééclampsie est la manifestation préliminaire d\u2019une seule et même entité morbide, même si l\u2019éclampsie ne fait pas toujours son apparition; par ailleurs, nous sommes convaincus qu\u2019il est déjà trop tard pour parler de prophylaxie, alors qu\u2019apparait la prééclampsie.Dans la Province de Québec, l\u2019éclampsie reste une maladie encore fréquente puisque, en 1956, elle fut responsable de 27 morts maternelles.Pendant la même période, on eut à déplorer 28 morts par hémorragies chez les femmes enceintes ou en suites de couches.A l\u2019Hôpital de la Miséricorde, la même année, il y eut 12 cas d\u2019éclampsie, dont un décès sur 3,912 accouchements, c\u2019est-à-dire un cas d\u2019é- clampsie sur 326 accouchements.A l'Hôpital des Femmes de Sydney, en Australie, l\u2019incidence de l\u2019éclampsie, de 1936 à 1947, était de un cas sur 350 femmes inscrites à la Maternité.En quatre années, de 1948 à 1952, une prophylaxie bien faite de la prééclampsie réduisit le taux à un cas sur 7,000.Combien de vies maternelles épargnées, et encore plus de vies fœtales, quand on songe qu\u2019environ 30 pour cent des éclamptiques accouchent de fœtus morts ou qui mourront dans les heures qui suivent la naissance.Combien d\u2019enfants n\u2019ont pas eu à souffrir de paralysie cérébrale ou d\u2019arriération mentale quand on sait que la toxémie gravidique est une cause très importante d\u2019anoxie in utero.Comment a-t-on pu parvenir à des résultats aussi spectaculaires en Australie?Il a fallu d\u2019abord à Hamlin et à ses collaborateurs oublier les données classiques et reconsidérer le problème de la prééclampsie.S\u2019il est exact que la toxémie gravidique se manifeste ordi- 1.Communication au XXIXe Congrès de l'A.M.L.F.C., Montréal, septembre 1959.nairement dans le troisième trimestre de la grossesse, 1l est aussi très vrai qu\u2019à ce moment il est déjà trop tard pour entreprendre des mesures prophylactiques.Il faut alors se contenter d'un traitement plus ou moins précoce.L\u2019œdème et l\u2019albuminurie sont des signes tardifs de la maladie.C\u2019est à partir de la quatorzième semaine de la grossesse, et probablement avant, que la prééclampsie se prépare; par conséquent longtemps avant l\u2019apparition de la triade symptomatique classique : hypertension, œdème, albuminurie.Celui qui questionne les femmes toxémiques sur leur régime alimentaire au cours de la grossesse, constate que les hydrates de carbone sont à l'honneur.Au début, la femme enceinte mange souvent pour diminuer ses nausées, même si elle n\u2019a pas beaucoup d\u2019appétit, puis plus tard elle éprouve des fringales.A certains moments de la journée, elle avale des biscuits, des gâteaux, du pain, des pâtisseries « entre les repas».Ces divers aliments, riches en glucides, contiennent également du sodium; ce que Hamlin appelle le sodium caché qui s\u2019accumule.En effet, il n\u2019y a pas que le sel de table dont il faut se méfier, mais la poudre à pâte contient aussi du sodium.Celui qui abuse des féculents est porté à diminuer la viande; régime riche en calories, mais pauvre en protéines.La prophylaxie, selon l\u2019école de Sydney, permet de diminuer de façon dramatique la fréquence de l\u2019éclampsie.Tout de suite, à la première consultation externe, le médecin s\u2019occupe de l\u2019éducation diététique de la nouvelle gestante.Il insiste sur l\u2019importance de la diète dans la première moitié de la grossesse et non pas dans la seconde partie comme c\u2019est la coutume.Il recommande un régime riche en protides et en vitamines, pauvre en sel et en calories.Il explique à la jeune femme que durant toute sa grossesse elle ne doit pas 896 prendre plus d\u2019une demi-livre de poids par semaine, chose facile dans les trois premiers mois, mais beaucoup plus difficile par la suite.Pour frapper l'imagination, il emploie des slogans: fuir le boulanger et cultiver le boucher, jeter le couteau à pain, garder le couteau à viande.Au lieu de manger des gâteaux, des biscuits, des sucreries, la gestante doit plutôt prendre de la viande maigre non salée, des œufs bouillis, du café au lait écrémé; les produits provenant du blé contiennent un supplément de sel caché qu\u2019elle ne doit pas 1gnorer.Puis, durant les vingt premières semaines de la gestation, à chaque visite, le clinicien continue à s\u2019enquérir de la diète, à surveiller attentivement la courbe de poids et toute patiente qui prend plus de trois quarts de livre par semaine est hospitalisée.Durant son séjour dans l'institution, on tâche de parfaire son éducation.Entre la vingtième et la trentième semaine, on continue l\u2019observation attentive de la ges- tante, non par le sphygmomanomètre ou l\u2019analyse d\u2019urine, mais par la balance et l'examen des paupières, afin de découvrir la prééclampsie préhypertensive.Selon Hamlin, cette phase est toujours décelable facilement pour celui qui a chassé de son esprit cette conception surannée que la prééclampsie s\u2019apprécie au GAGNIER : PRÉÉCLA MPSIE l\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 sphygmomanomètre.Toujours selon lui, il existe trois signes pathognomoniques de la prééclampsie préhypertensive : le premier est un accroissement de poids de 8 livres ou plus durant toute période de 10 semaines, avant la trentième semaine de grossesse; le second est une légère difficulté à faire glisser l\u2019alllance ou la bague dans l\u2019annulaire, et peut-être aussi un peu d\u2019æœdème aux membres inférieurs, et le troisième consiste en un léger \u201cœdème sous-cutané de la paupière inférieure déterminant un cercle blanchâtre.Ce signe n\u2019est pas constant, mais il est généralement observé entre la vingt-huitième et la trente- deuxième semaine dans la prééclampsie qui s\u2019installe.L'apparition d\u2019un ou de plusieurs signes de la prééclampsie préhypertensive nécessite une hospitalisation immédiate d\u2019une durée de une à trois semaines pendant lesquelles la patiente suit une diète de 1,000 à 1,500 calories, avec très peu d\u2019hydrates de carbone et de sel.Dans bien des cas, la maladie est enrayée ou du moins l\u2019apparition de l\u2019hypertension artérielle est retardée parfois jusque pendant le travail.Hélas! même dans les centres urbains de notre province, nous sommes encore très loin de la réalisation d\u2019une prophylaxie semblable.L'éducation populaire reste à faire, et nos moyens pour y parvenir sont minimes. LES INDICATIONS ET LE MODE D'EMPLOI DES OCYTOCIQUES ! Jean-Jacques LAROCQUE, Hôpital Saint-Luc (Montréal).Les substances dites ocytociques, qui agissent spécifiquement sur le muscle utérien en stimulant les contractions utérines, sont celles qui sont employées le plus souvent au terme de la grossesse, mais qui peuvent quelquefois compliquer la fin de la grossesse si elles sont prescrites arbitrairement.Par conséquent il est bon de rappeler leur mode d\u2019action sur le myomètre, leur indication spécifique et leur mode d\u2019emploi afin que ces substances médicamenteuses soient employées pour le plus grand bien de la parturiente et du foetus.Il y a deux catégories bien distinctes d\u2019ocy- tociques plus communément employés, ce sont chronologiquement: 1.les dérivés de Uergot; au début on employait les préparations dérivées de l\u2019ergot de seigle, tandis qu\u2019aujourd\u2019hui on utilise des alcaloides purifiés; 2.les extraits de l\u2019hypophyse postérieure; en effet des substances de l\u2019hypophyse postérieure dont on extrait la pituitrine, on peut obtenir deux principes actifs qui sont le « Pitocin » et la « Pi- tressine ».Le principe ocytocique du « Pitocin » étant libéré de l\u2019action vasopressive et antidiuréti- que de la Pitressine, est partant, le plus utilement et le plus favorablement employé en obstétrique.Plus récemment on a pu déterminer la formule chimique de l\u2019extrait utéro- tenseur et ce produit synthétique comparable au pitocin est le syrftotmon (Sandoz).Pour pouvoir rapidement-+es-imditätions et le mode d\u2019emploi de ces deux principales substances ocytociques: le pitocin et l\u2019ergonovine, il est absolument nécessaire de donner séparément leurs indications et leur mode d\u2019emploi, puisque leur mode d\u2019action sur le muscle utérin est différent.1.Communication au XXIX° Congrès de l\u2019A.M.L.F.C.\u2026.Montréal.septembre 1959.LE PITOCIN Les conditions obstétricales essentielles qui permettent l\u2019emploi de ce produit ocytocique sont: 1.un foetus en bonne condition; 2.un col souple, dilaté de 2 ems au moins et dilatable; 3.une présentation normale; 4.s'assurer qu\u2019il n\u2019existe aucune obstruction du canal, soit osseuse, soit tissulaire; par conséquent, un bassin osseux suffisant qui peut être contrôlé radiologiquement au besoin; 5.aucune hyperdistension utérine (v.g.grossesse gémellaire, hydramnios, dystocie foetale); 6.la multiparité (IV pare et plus) et la parturiente âgée qui constituent toujours un risque plus ou moins grave de rupture utérine; 7.l\u2019hypertonie utérine c\u2019est-à-dire lorsque le tonus de base est élevé au-dessus de la normale et l'hypercinésie, c\u2019est-à-dire lorsque la fréquence des contractions et le tonus de base sont à la fois augmentés.A) Principales indications.Les principales indications du pitocin se résument à trois.T1 peut servir à provoquer l\u2019induction du travail, à diriger le travail ou à accélérer la délivrance et diminuer l\u2019hémorragie du post-partum.1.Provoquer l\u2019induction du travail Le pitocin est utile pour provoquer l\u2019induction du travail: a) à terme, c\u2019est-à-dire chez une parturiente entre la 38e et la 42e semaine, s\u2019il y a des raisons sociales importantes ou s\u2019il y a des problèmes de distance et de transport; b) avant-terme, l\u2019induction du travail ne doit pas être provoquée à moins d\u2019indications médicales bien définies: s\u2019il s\u2019agit de diabétiques, de néphrétiques et chez les patientes qui présentent des signes de toxémies gravidiques; ainsi dans la pré-éclampsie qui dure malgré un traitement médical intensif et dans 898 LAROCQUE: OCYTOCIQUES l\u2019éclampsie, lorsque cette toxémie est incontrôlable malgré un traitement médical adéquat.2.Pour diriger le travail Le pitocin est indiqué pour diriger le travail: a) lorsqu\u2019il se produit une hypo-activité utérine, c\u2019est-à-dire lorsque l\u2019intensité des contractions diminue (v.g.plus basse que 30 mm.de Hg) ou lorsque la fréquence des contractions diminue au cours du travail (v.g.moins que deux contractions par dix minutes) ; b) lorsqu'il y a anomalies de l\u2019onde contractile.Nous savons que la contraction utérine normale débute au niveau d\u2019un pace maker situé près de l\u2019orifice de la trompe dans le muscle utérin, d\u2019un côté ou de l\u2019autre; cette onde contractile se propage vers le fond utérin, puis vers le corps et ensuite vers le segment inférieur.La durée de la contraction est plus longue au niveau du fond qu\u2019au niveau du corps, et aussi plus longue au niveau du corps qu\u2019au niveau du segment inférieur.Il en est de même de l\u2019intensité de la contraction.Il existe certaines anomalies de la contraction, où la propagation, la durée et l\u2019intensité de la contraction peuvent être perturbées.Il arrive aussi que l\u2019onde contractile au lieu de débuter d\u2019un seul pace maker débute simultanément ou avec un certain décalage des deux pace maker normaux, ce qui aura pour résultat de déterminer une mauvaise contraction utérine.Il y a d\u2019autre cas où il existe des pace maker aberrants donnant des ondes contractiles irrégulières et de qualité encore moindre.Dans ces diverses anomalies de contraction, l\u2019extrait hypophysaire nous rend de précieux services.3.Pour accélérer la délivrance et aussi pour diminuer l\u2019hémorragie du post-partum.Cette indication est connue de longue date et n\u2019a plus besoin d\u2019explication.B) Mode d\u2019emploi du pitocin.Le pitocin s\u2019emploie selon des normes qui varient avec sa raison d\u2019être.L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 1.Pour provoquer le travail Le pitocin en injection intra-musculaire à dose progressive de 1-2-3-4 unités internationales et a des intervalles de 20 minutes donne de bons résultats, parce que le pitocin méme en injection intra-musculaire agit assez rapidement au bout de deux à cinq minutes et s\u2019élimine complètement après 30 à 45 minutes.Le pitocin se donne aussi en injection intraveineuse dilué dans un sérum glucosé à 5% à raison d\u2019une solution à 1/1000, c.a.d.10 unités de pitocin dans 1000 cc.de sérum glu- cosé à 5% et donné avec un débit de 10 à 30 gouttes/minute.Il stimule, selon la réceptivité de l'utérus, le processus physiologique de la sécrétion hypophysaire et permet un contrôle adéquat parce que l\u2019action du pitocin est immédiate et qu\u2019il ne peut pas y avoir d\u2019aceumulation dans l\u2019organisme.Lorsque l\u2019utérus est près du terme le sérum pitociné donne rapidement des contractions régulières à des intervalles de deux minutes.On note quelquefois une période d\u2019hypertonie légère au début de la perfusion, mais les contractions se régularisent normalement après une demi- heure.Une surveillance étroite de la parturiente doit porter sur la contraction utérine, le pression artérielle et le C.F.pendant ce traitement.2.Pour diriger le travail.Lorsque la parturiente présente au cours de son travail une hypo-activité utérine ou des anomalies de contractions, l\u2019injection de pito- cin intra-veineuse est très souvent employée et elle s\u2019avère adéquate.Il faut dire cependant que l'injection intramusculaire du pitocin à raison de 1 ou 2 un.intern.lorsque le col est souple et dilaté de 8 ems et plus, donne encore de bons résultats dans les cas d\u2019inertie secondaire.3.Pour accélérer la délivrance et aussi pour diminuer l\u2019hémorragie du post-partum.Le pitocin, à cette période de l\u2019accouchement, se donne en injection intra-musculaire lors du dégagement de la tête; il produit une SU tn at L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 LAROCQUE accélération de la délivrance et partant une diminution de l\u2019hémorragie du post-partum.En somme, le pitocin demeure une arme précieuse entre les mains d\u2019un accoucheur prudent.Les antidotes du pitocin sont utiles à connaître; ils consistent dans la lévoephédrine, l\u2019adrénaline et l\u2019éther en inhalation.L'ERGOT Les extraits d\u2019Ergot employés déjà au début du siècle comme ocytociques durant le : OCYTOCIQUES 899 travail causèrent de nmobreuses mortalités.Ils ne sont utilisés, aujourd\u2019hui, qu\u2019à la période de délivrance.Mode d\u2019emplor de l\u2019Ergot On l\u2019emploie en injection intra-veineuse, au dégagement des épaules pour hâter la délivrance et diminuer l\u2019hématome rétro-placen- taire et en injection intra-musculaire ou in- tra-veineuse après la délivrance pour assurer le globe de sûreté.L'HYPNOTHÉRAPIE DANS LA PRÉPARATION MATERNELLE DURANT LA GESTATION ET L'ACCOUCHEMENT ! Rodolphe HOTTE.En obstétrique, de tout temps les plus grands ennemis des femmes sont les autres femmes.En effet, quelle jeune adolescente en puissance d\u2019être mère un jour n\u2019a pas reçu les conseils si rassurants de la femme d\u2019expérience qu\u2019elle fut sa mère, sa grand-mère ou tout simplement une amie ayant déjà reçu la plénitude de la féminité.Conseils pratiques, sûrs, éprouvés depuis le début de l\u2019ère humaine.De mère en fille, l\u2019on perpétue la notion des douleurs agonisantes de l\u2019accouchement.Cette jeune mariée, qui a une période d'aménorrhée d\u2019un jour, a bien hâte au lendemain, car elle sait depuis longtemps la valeur des nausées et vomissements du matin.Et si par hasard ce signe infaillible venait à manquer, elle pourra toujours se fier aux changements subits d\u2019humeur.Ceux-ci faisant défaut, il restera les goûts tyranniques qui ne souffrent pas de remise au lendemain.Ce sera alors le sceau de la coutume apposé par des siècles de croyance et de superstition sur le diagnostic de grossesse.Et la jeune mère n\u2019aura qu\u2019à poursuivre selon les us et coutumes 1.Communication au XXIXe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Montréal, septembre 1959.ce vieux rite de la maternité bien établi dans toutes ses normes et observé par toutes ses sœurs.Il est bien normal que, vivant dans un milieu, notre ligne de conduite soit influencée par ce milieu.Il est bien normal d\u2019accepter les suggestions du milieu, ou encore de les subir.Il est également très facile d\u2019absorber comme siennes toutes ces suggestions.Pourquoi alors serait-il si difficile d\u2019opposer aux notions fausses de la grossesse des notions saines basées sur la physiologie et psychologie féminine.Nous voyons sûrement beaucoup moins de ces idées fausses chez nos patientes que n\u2019en voyaient nos maîtres.Pour ma part, j'ai rencontré maintes grand- mères ayant d'urgence fait lever grand-père pour aller cueillir tel légume au jardin.Question de satisfaire un goût qui, dans le temps, semblait physiologique et accepté de tous.Je n\u2019ai pas encore rencontré ces goûts chez leurs petites-filles.Il y a sûrement eu une éducation positive qui a porté fruit.Il y a encore beaucoup à faire.Je crois qu\u2019il est du devoir de l\u2019obstétricien de bien préparer la femme enceinte à son rôle 900 de maternité, seul endroit où la femme atteint la plénitude de sa maturité psycho-sexuelle.Certaines femmes entreprennent leur grossesse dans un état d\u2019esprit empreint de crainte et d\u2019anxiété extrême non seulement à cause d\u2019une préparation inadéquate mais aussi à cause de conceptions erronnées et de vieilles superstitions transmises souvent malicieusement et d\u2019une façon sadique par des femmes dites d\u2019expérience.Le facteur dominant dans ces cas est la peur et la crainte.Peur d\u2019accoucher un enfant infirme, peur de perdre sa grâce féminine, etc., etc.La première question que la mère nous pose après l\u2019accouchement n\u2019est-elle pas habituellement: « Est-ce que mon enfant est infirme?» Et combien d\u2019autres peurs conscientes et inconscientes ne font-elles pas de l\u2019évolution de la grossesse un état de tension et d\u2019anxiété extrêmes.Il existe plusieurs bonnes méthodes pour la préparation à l\u2019accouchement conscient et aussi à la bonne évolution de la grossesse.La méthode d\u2019accouchement sans crainte par les exercices respiratoires et physiques, la méthode psycho-prophylactique sont toutes deux, je crois, de la suggestion faite à la patiente.Je crois qu\u2019il faut se servir de cette magnifique arme qu\u2019est la suggestion par hypnotisme pour aider nos patientes à atteindre leur but qui ne devrait pas être « accoucher avec le moins de douleur possible » mais bien accoucher sans crainte et sans douleur.C\u2019est permis.La femme qui suit la méthode Read ou la méthode psycho-prophylactique, élève sûrement son seuil de douleur.Les réflexes conditionnés sont ici, je crois, le résultat d\u2019autosuggestion.D'ailleurs, le fait qu\u2019un ordre ou suggestion durant l'hypnose amène des changements organiques laisse croire que les phénomènes hypnotiques sont des réflexes conditionnés.Cette théorie de réflexes conditionnés n\u2019explique pas tous les phénomènes de l\u2019hypnose.HOTTE: HYPNOTHÉRAPIE DURANT LA GESTATION ET.L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 Le docteur Read maintient que sa méthode n\u2019est pas basée sur aucun phénomène d\u2019hypnotisme parce que son sujet est conscient.Cependant, durant la transe hypnotique légère ou même moyenne, le sujet reste conscient, répond facilement à toutes les suggestions tout comme dans la méthode Read.Il peut converser, vaguer consciemment à ses besoins physiologiques.Sa méthode est basée sur une bonne éducation de la patiente, sur la détente et sur la suggestion.L\u2019hypnotisme est basé également sur la détente et la suggestion.Le seuil de la douleur peut également être élevé par de l\u2019autosuggestion.C\u2019est autant d\u2019anxiété, de craintes non fondées, de complexes enlevés qui permettent une meilleure compréhension \u2018de la psycho-dynamique de l\u2019accouchement.La meilleure façon d\u2019aider l\u2019autosuggestion est par la suggestion hypnotique et post- hypnotique.Par l\u2019hypnotisme, les craintes et complexes inconscients peuvent être facilement découverts et il s\u2019ensuit une plus grande confiance vis-à-vis de l\u2019obstétricien.S\u2019il est bon de mesurer le bassin, il est aussi impérieux de connaître l\u2019état mental de la patiente.Bon nombre de cas de nausées et vomissements sont facilement traitables par l\u2019hypno- thérapie où la suggestion fait appel au monde inconscient pour faire accepter une grossesse rejetée ou encore aplanir les craintes de l\u2019accouchement.Par des suggestions répétées durant les visites au bureau, l\u2019on pourra éliminer ce fameux syndrome crainte-tension-douleur.Cependant, si l\u2019on veut se servir de l\u2019hypnotisme pour le travail et l\u2019accouchement, il est bon d'attendre que la demande vienne de la patiente.Lorsque la patiente aura exprimé le désir d\u2019accoucher selon cette méthode, il faut que certaines conditions soient remplies.Il faut savoir: 1) pourquoi la patiente choisit l\u2019hypnotisme; 2) savoir ce qu\u2019elle connaît de l\u2019hypnotisme; 3) ce qu\u2019elle pense du rôle de l\u2019hypnotiste; 4) ce qu\u2019elle doit faire. L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 Tout ceci pour éliminer la simple curiosité et vérifier le terrain de suggestibilité, car une patiente qui veut accoucher selon cette méthode est déjà un sujet propice et sa suggestibilité sera d\u2019autant plus grande.L'obstétricien doit ensuite bien orienter sa patiente.Il faut lui expliquer ce qu'est l\u2019hyp- notizme et ses possibilités en obstétrique.Il faut également expliquer à la patiente ce qu'on attend d\u2019elle.Une très grande coopération de sa part est une condition essentielle.Il faut lui faire comprendre qu\u2019on peut lui enlever ses appréhensions et qu\u2019elle pourra ainsi avoir une évolution tout à fait normale de sa grossesse.Il faut surtout lui expliquer qu\u2019elle sera consciente au moment de son accouchement et qu\u2019elle pourra s\u2019apercevoir de ce qui se passe car elle ne dormira pas.Elle pourra ressentir ses contractions, sentir que son bébé descend dans la filière génitale, qu\u2019elle pourra également pousser à dilatation complète.A la deuxième visite, l\u2019on peut commencer les séances d\u2019hypnotisme et, par suggestion, lui faire faire des exercices de relâchement progressifs selon certaines techniques.On lui fait aussi des suggestions post-hypnotiques en lui disant qu\u2019à la prochaine visite ce sera plus facile et rapide pour elle d\u2019entrer dans un état d\u2019hypnose plus profond.A la troisième visite, l\u2019on fait des exercices pour approfondir les transes.A une visite subséquente, il est bon de faire l\u2019exercice en groupe et de leur expliquer que le but varie avec chaque patiente.Certaines veulent avoir une profonde anesthésie avec amnésie, d\u2019autres veulent l\u2019anesthésie sans amnésie, d\u2019autres enfin préfèrent ressentir quelques contractions au moment du travail.A ce moment, il est très utile d\u2019avoir une période de discussion en groupe.Plus tard, vers le huitième mois, il est nécessaire de faire un exercice de l\u2019évolution du travail proprement dit.Une répétition ni plus ni moins, et aussi exacte que possible dans tous ses détails en y incluant l\u2019atmosphère de l\u2019hôpital.Cette séance est très importante HOTTE: HYPNOTHERAPIE DURANT LA GESTATION ET.901 surtout pour la primipare qui, au moment de son travail, ne sera pas perdue dans un monde étranger.On lui explique qu\u2019il faut qu\u2019elle fasse de l\u2019autohypnotisme en lui suggérant que le début du travail sera pour elle le signal de l\u2019autohypnotisme.I] faut également expliquer tous les phénomènes internes de l\u2019accouchement, à savoir: contraction et expulsion.Il ne faut pas non plus oublier de parler du phénomène cutané au périnée lors de l\u2019expulsion.Selon le désir de la patiente et du degré d\u2019anesthésie voulu, l\u2019on détermine la profondeur de la transe hypnotique nécessaire.C\u2019est, en autant que je sache, le seul anesthésique sans aucun danger pour la mère et l\u2019enfant.Le forceps, l\u2019épisiotomie et la réparation peuvent se faire et, par un phénomène inexpliqué, l\u2019hémorragie de la délivrance est moins profuse.La suggestion posthypnotique peut également régulariser la sécrétion lactée.Après le troisième stage du travail, l\u2019on peut suggérer un repos bienfaiteur avec sommeil de quelques heures en prenant bien soin d\u2019y insérer une suggestion posthypnotique d'une expérience vécue, riche en émotions saines et très plaisantes.La suggestibilité de l\u2019être humain doit être mise à profit chez la femme enceinte.Comme l\u2019imagination est plus forte que la volonté et que l\u2019inconscient l\u2019emporte sur le conscient, il faut se servir du pouvoir de suggestion pour bien mener à terme une grossesse qui risque de bouleverser à tout jamais l\u2019esprit de certaines patientes.Imaginons un peu l\u2019effet produit chez un patient sain de corps et d\u2019esprit à qui on annonce qu\u2019il souffre de cancer.Il devient malade.Imaginons donc aussi le pouvoir de la suggestion saine chez un esprit sain.Il ne peut y avoir qu\u2019enrichissement.En suggérant une évolution normale et un accouchement normal par des techniques d\u2019hvpnotisme à nos patientes, nous chassons de leur inconscient des craintes mal fondées, des tensions inutiles et des peurs gratuites transmises par leurs ennemis communs, les autres femmes et aussi peut-être involontairement sans doute les médecins. 900 de maternité, seul endroit où la femme atteint la plénitude de sa maturité psycho-sexuelle.Certaines femmes entreprennent leur grossesse dans un état d\u2019esprit empreint de crainte et d\u2019anxiété extrême non seulement à cause d\u2019une préparation inadéquate mais aussi à cause de conceptions erronnées et de vieilles superstitions transmises souvent malicieusement et d\u2019une façon sadique par des femmes dites d\u2019expérience.Le facteur dominant dans ces cas est la peur et la crainte.Peur d\u2019accoucher un enfant infirme, peur de perdre sa grâce féminine, ete, etc.La première question que la mère nous pose après l\u2019accouchement n\u2019est-elle pas habituellement: « Est-ce que mon enfant est infirme?» Et combien d\u2019autres peurs conscientes et inconscientes ne font-elles pas de l\u2019évolution de la grossesse un état de tension et d\u2019anxiété extrêmes.Il existe plusieurs bonnes méthodes pour la préparation à l\u2019accouchement conscient et aussi à la bonne évolution de la grossesse.La méthode d\u2019accouchement sans crainte par les exercices respiratoires et physiques, la méthode psycho-prophylactique sont toutes deux, je crois, de la suggestion faite à la patiente.Je crois qu'il faut se servir de cette magnifique arme qu\u2019est la suggestion par hypnotisme pour aider nos patientes à atteindre leur but qui ne devrait pas être « accoucher avec le moins de douleur possible » mais bien accoucher sans crainte et sans douleur.C\u2019est permis.La femme qui suit la méthode Read ou la méthode psycho-prophylactique, élève sûrement son seuil de douleur.Les réflexes conditionnés sont ici, je crois, le résultat d\u2019autosuggestion.D'ailleurs, le fait qu\u2019un ordre ou suggestion durant l'hypnose amène des changements organiques laisse croire que les phénomènes hypnotiques sont des réflexes conditionnés.Cette théorie de réflexes conditionnés n\u2019explique pas tous les phénomènes de l\u2019hypnose.HOTTE: HYPNOTHERAPIE DURANT LA GESTATION ET.L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 Le docteur Read maintient que sa méthode n\u2019est pas basée sur aucun phénomène d\u2019hypnotisme parce que son sujet est conscient.Cependant, durant la transe hypnotique légère ou même moyenne, le sujet reste conscient, répond facilement à toutes les suggestions tout comme dans la méthode Read.Il peut converser, Vaguer consciemment à ses besoins physiologiques.Sa méthode est basée sur une bonne éducation de la patiente, sur la détente et sur la suggestion.L\u2019hypnotisme est basé également sur la détente et la suggestion.Le seuil de la douleur peut également être élevé par de l\u2019autosuggestion.C\u2019est autant d\u2019anxiété, de craintes non fondées, de complexes enlevés qui permettent une meilleure compréhension de la psycho-dynamique de l\u2019accouchement.La meilleure façon d\u2019aider l\u2019autosuggestion est par la suggestion hypnotique et post- hypnotique.Par l\u2019hypnotisme, les craintes et complexes inconscients peuvent être facilement découverts et il s\u2019ensuit une plus grande confiance vis-à-vis de l\u2019obstétricien.S\u2019il est bon de mesurer le bassin, il est aussi impérieux de connaître l\u2019état mental de la patiente.Bon nombre de cas de nausées et vomissements sont facilement traitables par l\u2019hypno- thérapie où la suggestion fait appel au monde inconscient pour faire accepter une grossesse rejetée ou encore aplanir les craintes de l\u2019accouchement.Par des suggestions répétées durant les visites au bureau, l\u2019on pourra éliminer ce fameux syndrome crainte-tension-douleur.Cependant, si l\u2019on veut se servir de l\u2019hypnotisme pour le travail et l\u2019accouchement, il est bon d\u2019attendre que la demande vienne de la patiente.Lorsque la patiente aura exprimé le désir d\u2019accoucher selon cette méthode, il faut que certaines conditions soient remplies.TI] faut savoir: 1) pourquoi la patiente choisit l\u2019hypnotisme; 2) savoir ce qu\u2019elle connaît de l\u2019hypnotisme; 3) ce qu\u2019elle pense du rôle de l\u2019hypnotiste; 4) ce qu\u2019elle doit faire. L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 Tout ceci pour éliminer la simple curiosité et vérifier le terrain de suggestibilité, car une patiente qui veut accoucher selon cette méthode est déjà un sujet propice et sa suggestibilité sera d\u2019autant plus grande.L\u2019obstétricien doit ensuite bien orienter sa patiente.Il faut lui expliquer ce qu\u2019est l\u2019hypnotisme et ses possibilités en obstétrique.Il faut également expliquer à la patiente ce qu'on attend d\u2019elle.Une très grande coopération de sa part est une condition essentielle.Il faut lui faire comprendre qu\u2019on peut lui enlever ses appréhensions et qu\u2019elle pourra ainsi avoir une évolution tout à fait normale de sa grossesse.Il faut surtout lui expliquer qu\u2019elle sera consciente au moment de son accouchement et qu\u2019elle pourra s\u2019apercevoir de ce qui se passe car elle ne dormira pas.Elle pourra ressentir ses contractions, sentir que son bébé descend dans la filière génitale, qu\u2019elle pourra également pousser à dilatation complète.A la deuxième visite, l\u2019on peut commencer les séances d\u2019hypnotisme et, par suggestion, lui faire faire des exercices de relâchement progressifs selon certaines techniques.On lui fait aussi des suggestions post-hypnotiques en lui disant qu\u2019à la prochaine visite ce sera plus facile et rapide pour elle d'entrer dans un état d\u2019hypnose plus profond.À la troisième visite, l\u2019on fait des exercices pour approfondir les transes.A une visite subséquente, il est bon de faire l\u2019exercice en groupe et de leur expliquer que le but varie avec chaque patiente.Certaines veulent avoir une profonde anesthésie avec amnésie, d\u2019autres veulent l\u2019anesthésie sans amnésie, d\u2019autres enfin préfèrent ressentir quelques contractions au moment du travail.A ce moment, il est très utile d\u2019avoir une période de discussion en groupe.Plus tard, vers le huitième mois, il est nécessaire de faire un exercice de l\u2019évolution du travail proprement dit.Une répétition ni plus ni moins, et aussi exacte que possible dans tous ses détails en y incluant l\u2019atmosphère de l\u2019hôpital.Cette séance est très importante HOTTE: HYPNOTHERAPIE DURANT LA GESTATION ET.901 surtout pour la primipare qui, au moment de son travail, ne sera pas perdue dans un monde étranger.On lui explique qu\u2019il faut qu'elle fasse de l\u2019autohypnotisme en lui suggérant que le début du travail sera pour elle le signal de l\u2019autohypnotisme.Il faut également expliquer tous les phénomènes internes de l\u2019accouchement, à savoir: contraction et expulsion.I] ne faut pas non plus oublier de parler du phénomène cutané au périnée lors de l\u2019expulsion.Selon le désir de la patiente et du degré d\u2019anesthésie voulu, l\u2019on détermine la profondeur de la transe hypnotique nécessaire.C\u2019est, en autant que je sache, le seul anesthésique sans aucun danger pour la mère et l\u2019enfant.Le forceps, l\u2019épisiotomie et la réparation peuvent se faire et, par un phénomène inexpliqué, l\u2019hémorragie de la délivrance est moins profuse.La suggestion posthypnotique peut également régulariser la sécrétion lactée.Après le troisième stage du travail, l\u2019on peut suggérer un repos bienfaiteur avec sommeil de quelques heures en prenant bien soin d\u2019y insérer une suggestion posthypnotique d\u2019une expérience vécue, riche en émotions saines et très plaisantes.La suggestibilité de l\u2019être humain doit être mise à profit chez la femme enceinte.Comme l\u2019imagination est plus forte que la volonté et que l\u2019inconscient l\u2019emporte sur le conscient, il faut se servir du pouvoir de suggestion pour bien mener à terme une grossesse qui risque de bouleverser à tout jamais l\u2019esprit de certaines patientes.Imaginons un peu l\u2019effet produit chez un patient sain de corps et d\u2019esprit à qui on annonce qu\u2019il souffre de cancer.Il devient malade.Imaginons donc aussi le pouvoir de la suggestion saine chez un esprit sain.Il ne peut v avoir qu\u2019enrichissement.En suggérant une évolution normale et un accouchement normal par des techniques d\u2019hvpnotisme à nos patientes, nous chassons de leur inconscient des craintes mal fondées, des tensions inutiles et des peurs gratuites transmises par leurs ennemis communs, les autres femmes et aussi peut-être involontairement sans doute les médecins. L'EMPLOI DES ANALGÉSIQUES DURANT LE TRAVAIL ET LEURS EFFETS SUR LE FOETUS ! Maurice GAGNIER, Professeur agrégé d'obstétrique à l\u2019Un.versité de Montréal.L'emploi des analgésiques durant le travail demeure une coutume courante de nos jours.Loin de nous l\u2019idée de l\u2019inutilité de la préparation à l\u2019accouchement.Tout ce que l\u2019on peut faire pour éliminer la peur doit être fait, afin d\u2019assurer la meilleure collaboration possible durant le travail.Il demeure cependant que des femmes équilibrées et convenablement éduquées au cours de leur grossesse peuvent bénéficier d\u2019une médication analgésique durant un travail normal.La quantité d\u2019analgésique est alors minime et n\u2019a pas d\u2019effet nocif sur un fœtus à terme.Les analgésiques soulagent la parturiente, lui permettent de rester plus calme, de mieux collaborer.La morphine est moins utilisée qu\u2019autrefois, parce qu\u2019elle déprime davantage le centre respiratoire, tandis que les narcotiques synthétiques ont plus de popularité.Le demerol, le nisentil, la léritine, la nadéine, ete, ont leurs adeptes.Selon certains observateurs, leur valeur antispasmodique sur l'utérus est faible, et, si elle existe, il est probable que c\u2019est par l\u2019intermédiaire du système nerveux central.Talvert et ses associés affirment que « la morphine, la scopolamine, le demerol, l\u2019atropine, le phénobarbital ne produisent aucun effet appréciable sur l\u2019activité et le tonus du muscle utérin gravide ou non gravide ».À noter que ces expériences ont été faites sur du tissu utérin in vitro.D\u2019autre part, nous ne pouvons oublier d\u2019emblée tous les travaux cliniques du passé.L'école de Strasbourg, avec Kreiss et Schickelé qui ont introduit l\u2019accouchement médical, puis l\u2019école de Lyon, avec Pigeaud, qui a défini l\u2019accouchement dirigé, prouvent cliniquement la valeur des analgésiques et des antispasmodiques comme régulateurs de la contraction utérine.Récemment, Merger, dans son précis d\u2019obstétrique, affirmait: « En cas 1.Communication au XXIX° Congrès de 'A.M.L.F.C.\u2026.Montréal.septembre 1959.d'anomalies dynamiques, les spasmolytiques peuvent, dans les anomalies par excès, faire cesser la souffrance fœtale.» Cette souttrance fœtale durant le travail est conditionnée par le manque d'oxygène au niveau du sang et des tissus fœtaux.Le fœtus n\u2019a qu\u2019une source d\u2019approvisionnement d\u2019oxygène: le sang maternel au niveau du placenta.Il faut se rappeler que les vaisseaux maternels qui apportent le sang au niveau des lacs sanguins sont creusés dans la couche musculaire moyenne de l'utérus.Les veines n'ont pas de structure propre, ce ne sont que des espaces bordés par un endothélium, situés entre les faisceaux musculaires utérins.La paroi des artères est déterminée par une structure musculaire circulaire, fibres musculaires non différentiables avec les fibres musculaires utérines du voisinage.Lorsque l\u2019utérus se contracte, ces vaisseaux se contractent également.Il existe de plus un appareil nerveux local, genre glo- mus, qui règle la circulation au niveau de cette couche plexiforme.La circulation sanguine reste suffisante si la contraction utérine demeure dans les limites de la normale.Cependant, dans un travail normal, une contraction utérine énergique entraîne un arrêt de la circulation placentaire pendant quelques secondes, se traduisant par un ralentissement momentané des bruits du cœur fœtal.La pression sanguine au niveau des artères de la couche musculaire moyenne est d\u2019environ 100 mm.de mercure tandis qu\u2019une forte contraction de travail porte la pression intramyométriale à 120 mm.de mercure et davantage.Ce n\u2019est que pendant la phase de relâchement du muscle utérin, et entre deux contractions utérines, que la circulation sanguine au niveau des lacs sanguins est à son maximum, partant aussi l\u2019apport d\u2019oxygène au fœtus.Caldeyro-Barcia, dans sa conférence magistrale sur la contraction uté- L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 rine au II° congrès mondial de la Fédération Internationale d\u2019Obstétrique et de Gynécologie, disait: « La réduction de la circulation placentaire diminue l'apport au fœtus, d\u2019oxygène, de glucose et d\u2019autres anabolites; et réduit aussi l\u2019excrétion fœtale en gaz carbonique, péruvate, lactate et autres catabolites.Les deux métabolismes aérobique et anaéro- bique du fœtus sont perturbés.Le fœtus peut mourir ou, dans des cas moins graves, il peut se produire une détérioration au niveau du cerveau, laquelle entraînera la paralysie cérébrale, l\u2019arriération mentale et d\u2019autres séquelles neurologiques et mentales.» Nous comprenons maintenant pourquoi les spasmolytiques peuvent faire cesser la souffrance fœ- tale dans les anomalies contractiles par excès.Pour notre part, nous croyons que l'association pantopon, papavérine, atropine, a de bons effets dans l\u2019hypertonie utérine et la tachy- systolie.Toutefois, dans les formes graves, l\u2019anesthésie générale à l\u2019éther reste encore le plus sûr moyen d\u2019arrêter un utérus qui se cabre, surtout si l\u2019accident est survenu après l\u2019usage abusif de pitocin.L\u2019emploi des analgésiques et des spasmolytiques durant le travail peut donc être utile et parfois nécessaire.Mais l\u2019abus de ces substances déprime le centre respiratoire et peut provoquer une anoxie fœtale importante.Cette dépression s\u2019explique d\u2019une part par le passage des narcotiques ou des barbituriques au travers de la barrière placentaire et d\u2019autre part par la diminution encore plus marquée de la basse tension en oxygène chez le fœtus, parce que la dépression respiratoire chez la mère entraîne une baisse d\u2019oxygène dans le sang maternel.Une anoxhémie maternelle légère peut être fatale pour le fœtus.Ce dernier vit in utéro dans un état permanent de eyanose.La tension d\u2019oxygène du sang fœtal est d\u2019environ 35 à 40 mm.de mercure, ce qui correspond à la vie en montagne à 33,000 pieds d\u2019altitude.L\u2019adaptation progressive produit des modifications importantes au niveau du sang fœtal.Les globules rouges, aux environs de 1,500,000 vers la dixième semaine de GAGNIER: ANALGESIQUES DURANT LE TRAVAIL 903 gestation, augmentent jusqu\u2019à 5,500,000 à terme.Le diamètre dès globules atteint alors 9 microns et I\u2019hémoglobine 18 grm.par 100 cc.de sang.Ce qui signifie que la capacité de transport d\u2019oxygène du sang fœtal à terme est considérable.Mais ce sang n\u2019est jamais saturé.Il existe une basse tension d'oxygène au niveau du sang artériel et une très basse tension d\u2019oxygène au niveau du sang veineux.Le fœtus prématuré est plus exposé lors de l\u2019emploi des barbituriques ou des narcotiques que le fœtus à terme parce que d\u2019abord son centre respiratoire se déprime plus facilement, et aussi parce que sa capacité de transport d\u2019oxygène est moindre que celle du fœtus à terme.Par conséquent, que devons-nous faire lorsque l'emploi des analgésiques devient nécessaire?Les barbituriques sont de nos jours moins employés et c\u2019est heureux.Comme le disait Montgomery, de Philadelphie: « Une des pages les plus sombres de l\u2019obstétrique américaine fut écrite au temps de l\u2019emploi intensif des barbituriques.» Pour ce qui est des dérivés de l\u2019opium et des narcotiques synthétiques, nous sommes convaincus que la venue de la nor-allyl-morphine (Nalline) et ensuite du tartrate d\u2019hydroxy-nor-allyl-mor- phinan (Lorfan) nous donnent la possibilité d\u2019éviter en grande partie la dépression respiratoire et circulatoire tant chez la mère que chez le fœtus, que ce soit pendant le travail ou à la naissance.Le mécanisme d\u2019action de ces substances n\u2019est pas complètement élucidé.I] semble bien qu\u2019elles déplacent les narcotiques au niveau des centres nerveux.Le Lorfan, au contraire de la Nalline, ne diminue pas la valeur analgésique des narcotiques ce qui permet de l\u2019employer en même temps que ces derniers à des doses spécifiques pour chacun.La Nalline ne doit pas être utilisée en surdosage, parce qu\u2019elle déprime & son tour.Il ne faut jamais oublier que ces deux substances n\u2019ont aucune action lorsque la dénression est causée par les barbituriques ou les anesthésiques.L'emploi du phénergan ou du largactil, simultanément avec les narcotiques, potentialise 904 l\u2019effet de ces derniers et permet ainsi de diminuer les dosages.À notre avis, l\u2019action du largactil sur telle parturiente est beaucoup plus inégale et imprévisible que celle du phé- nergan.Ces deux dérivés de la phénothiazine ne dépriment pas le centre respiratoire et possèdent en plus leur propre action sédative.Si l\u2019analgésie idéale au cours du travail n\u2019existe pas encore, il faut reconnaître que l\u2019accoucheur d\u2019aujourd\u2019hui possède des moyens thérapeutiques bien améliorés.Nos efforts doivent continuer de tendre vers le plus grand bien de la mère et du fœtus.BIBLIOGRAPHIE (1) D.D.BACKNER et coll.: The Combined Use of Alphaprodine (Nisentil) Hydrochloride and Levallorphan (Lorfan) Tartrate for Analgesia in Obstetrics.Am.J.Obst.and Gynec., 74: 271, 1957.(2) A.C.BECK, A.H.ROSENTHAL: Obstetrical Practice.The Williams and Wilkins Co., édit., Baltimore, U.S.A., 1958.(3) R.CALDEYRO-BARCIA : Uterine Contractility in Obstetrics.II World Congress of Gynecology and Obstetrics, Montréal, juin 22-28, 1958.GAGNIER: ANALGESIQUES DURANT LE TRAVAIL L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 (4) N.J.EASTMAN: Williams Obstetrics.Apple- ton-Century-Crofts, Inc.édit, New-York, 1956.(5) J.P.GREENHILL: Obstetrics.W.B.Saunders Co., édit., Philadelphie et Londres, 1955.(6) B.B.HERSHENSON : Obstetrical Anesthesia.Its Principles and Practice.Charles C.Thomas, édit.Spingfield, I11., 1955.(7) R.KELLER, A.GINGLINGER: La chirurgie en obstétrique.Masson et Cie, édit, Paris, 1946.(8) R.MERGER, J.LEVY, J.MELCHIOR: Précis d'obstétrique.Masson et Cie, édit., Paris, 1957.(9) N.F.MILLER, T.N.EVANS, R.L.HAAS: Human Parturition.The Williams and Wilkins Co., édit., Baltimore, US.A., 1958.(10) T.L.MONTGOMERY : Physiologic Considerations in Labor and the Puerperium.Am.J.Obst.and Gynec., 76: 706, 1958.(11) H.PAUCOT, H.BEDRINE: Obstétricie pratique.Librairie Le François, Paris, 1949.(12) H.PIGEAUD: Physiologie obstétricale.Masson et Cie, édit, Paris, 1953.(183) L.M.TALBERT et coll.: Effects of Anesthetic and Sedative Agents Commonly Employed in Obstetric Practice on Isolated Human Uterine Muscle.Am.J.Obst.and Gynec., 75: 16, 1958. BIBLIOGRAPHIE REVUE TRIMESTRIELLE DES PUBLICATIONS MÉDICALES FRANÇAISES Guy GODLEWSKI, Ancien chef de la clinique à la Faculté de Médecine de Paris.PÂTHOLOGIE CARBIO-VASCULAIRE R.Gérard et ses Coll, en cherchant à agir sur les atteintes cervicales ou scapulaires présentes chez certains de leurs sujets souffrant d\u2019angor coronarien, ont été conduits à appliquer à la douleur angineuse elle-même des infiltrations intradermiques d\u2019un produit nouveau, qu\u2019ils n\u2019avaient utilisé jusqu\u2019alors qu\u2019à titre de médication rhumatismale.C\u2019est l\u2019association d\u2019un vaso-dilatateur (nicotinate de mono-éthanol- amine) et d\u2019un anticoagulant (Héparinate de soude (Péridil-Héparine) 1.Aprés une recherche patiente des points douloureux électifs ou de la zone de projection douloureuse, recherche essentielle pour la réussite du traitement, les auteurs réalisent une série d\u2019infiltrations, à la dose de 75 mg d\u2019héparinate de soude.15 à 20 papules donnent un résultat satisfaisant.Les injections sont répétées initialement tous les 3 ou 4 jours; la conduite du traitement est ensuite guidée par la durée de l\u2019amélioration obtenue.Les auteurs ont observé 25 malades atteints de coronarite rebelle, présentant plusieurs crises par jour, non calmées par les thérapeutiques habituelles.Ils ont été divisés en trois groupes.Il s'agissait de : 1° 10 cas d\u2019angor associé à une périarthrite sca- pulo humérale, à une arthrose cervicale ou dorsale.2° 6 cas de malades porteurs d\u2019angor rebelle, quelques-uns en état de mal angineux.3° 9 observations de syndromes angineux, au décours de l\u2019évolution d\u2019un infaretus du myocarde.Dans le premier groupe, les auteurs ont vu disparaître à la fois la douleur, le blocage articulaire et la douleur angineuse, chez 7 malades.Chez 2 malades la douleur angineuse a régressé.Ils ont observé un échec.Dans le deuxième groupe, 5 malades ont vu disparaître complètement leur douleur angineuse; la douleur a été atténuée et les crises ont été seulement espacées dans le sixième cas.Dans le troisième groupe, dans 5 cas, les résultats ont été satisfaisants et rapides; 2 cas ont présenté 1.Un traitement des crises angineuses, par R.Gérard, A.Gras et L.Galinier.Presse Médicale, No 29, 13 juin 1959.une amélioration légère; les auteurs ont observé deux échecs.* * * J.A.Huet présente les réultats obtenus dans le traitement des troubles vasculaires, avec une nouvelle médication dont l'élément intéressant est la peptone pancréatique iodée de sangsues (préparée à partir de sangsues médicinales), associée aux vitamines P et C (Hirudinase vitaminée P.C.) 2.L\u2019auteur a sélectionné 30 malades répartis en trois séries, présentant des angiopathies nettement déterminées pour un traitement de 20 jours, à la dose moyenne de 6 à 8 dragées par jour.La première série comprenait des malades âgés atteints de capillaropathies séniles; la seconde, ceux d\u2019un Age variant entre 45 et 55 ans, porteurs d\u2019ar- téropathies, de phlébopathies de caractère dynamique: la troisième enfin comprenait un groupe de jeunes gens atteints de neuro-angiopathies périphériques avec acrocyanose, acroparesthésie, erythro- mélalgie.L\u2019auteur a tenté de dissocier les activités particulières des états pathologiques abservés.\u2014 les uns étaient dus à un trouble du contenant, c\u2019est-à-dire de la paroi vasculaire.\u2014 les autres à la qualité du contenu (modification de la viscosité sanguine et de l\u2019équilibre de ges métabolites).L\u2019auteur a observé enfin les modifications du tonus et de la sensibilité nerveuse péri-vasculaire, ainsi que celles du métabolisme liquidien cellulaire du voisinage (œdèmes localisés).Dans la totalité des cas, si les phénomènes organiques n\u2019ont pas tous rétrocédé, les phénomènes fonctionnels ont toujours été amenés à des degrés divers.Les malades ont été soumis aux examens suivants\u2019 \u2014 numération avec formule, \u2014 vitesse de sédimentation, \u2014 temps de saignement et de coagulation, \u2014 dosage du cholestérol, \u2014 lipoprotéinogramme, \u2014 prothrombinémie.2.A propos du traitement des angiopathies, par J.A.Huet.Revue Médicale Francaise, No 4, avril 1959.tT CN 906 La statistique générale est satisfaisante puisque : \u2014 les bons résultats sont de l\u2019ordre de \u2026\u2026 60% \u2014 les résultats satisfaisants .ooooooevevevieenn.n, 20% \u2014 les résultats médiocres .ooovevoeereereenannn.10% \u2014 les résultats nuls \u2026\u2026enenes 10% x * > CI.Rouzaud s\u2019est penché sur le problème de l\u2019athérosclérose et de ses complications vasculaires; il a traité 30 malades par un complexe aminé, le corps 67-82 (Solvostérol) 2.Les connaissances pathogéniques de l\u2019auteur sur la maladie athéromateuse s'appuient sur trois vérités fondamentales: 1° On ne peut pas produire l\u2019athérosclérose expérimentale chez les mammifères sans élévation importante de la cholestérolémie.2° Les lésions athéromateuses chez l\u2019homme contiennent une forte proportion de lipides et de cholestérol.3° Les malades atteints d\u2019infarctus du myocarde ont gén\u2018ralement un taux de cholestérol élevé.L\u2019auteur a utilisé au début de ses essais cliniques des cures prolongées de 10 à 15 injections intramusculaires de corps 67-82 (une par jour).Ultérieurement, il a adopté l\u2019administration de 2 OU 3 cures successives de 5 injections intramuseu- laires en les espacant chaque fois de 10 à 15 Jours.L'auteur n\u2019a rencontré aucune manifestation d\u2019intolérance; ce médicament est absolument atoxique.Les observations ont porté sur 22 hommes et 8 femmes, âgés de 37 à 69 ans.Ils ont été répartis en trois groupes: \u2014 8 malades diabétiques, dont 3 présentaient des artérites des membres inférieurs et 2 coronariens avérés.\u2014 13 malades étaient atteints d\u2019affections hépato- biliaires.\u2014 9 malades présentaient des manifestations coronariennes.L'influence thérapeutique sur la chute du taux de cholestérol total, et surtout de sa fraction libre, est progressive en fonction de la répétition des injections et du traitement d\u2019entretien par voie buccale.Si l\u2019on considère qu\u2019une chute de la cholestérolémie supérieure à 30%, après 2 ou 3 cures de 5 in- Jections.est suffisamment significative, l\u2019auteur estime qu\u2019avec le corps 67-82, il a obtenu dans 24 cas des résultats favorables, soit 80%.L'importance de la baisse de la cholestérolémie a été inégale: elle fut plus sensible chez les malades souffrant d\u2019affections hépato-bilïaires et coronarienne que chez les diabétiques.3.Le traitement de l\u2019athérosclérose par le corps 67-82, par CI.Rouzaud.Gazette Médicale de France, No 12, 25 juin 1959.BIBLIOGRAPHIE I.Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 CORTICOTHÉRAPIE J.Rondelet rapporte l\u2019expérimentation faite dans dix services hospitaliers lyonnais d\u2019un nouveau cor- ticostéroïde: l\u2019acétate de dexaméthasone (Dectan- cyl) 4.La dexaméthasone est un dérivé 16 - alfa-méthylé et 9-alfa-fluoré de delta-hydrocortisone.La présence d\u2019un atome de fluor, en position 9, renforce considérablement les propriétés anti-inflammatoires de la delta-hydrocortisone, mais 'acétate de dexamé- thasone ne posséde pas d\u2019action rétentionnelle hy- dro-sodée.La dexaméthasone exerce une activité inflammatoire 7 à 8 fois plus élevée que la delta-cortisone et, de ce fait, est active en clinique à des doses 7 à 8 fois plus faibles.L'auteur comparant les doses utilisées, de 2 à 4 mg par jour de dexaméthasone, à la delta-cortisone, à la dose de 15 à 30 mg, en tire les avantages suivants: \u2014 l\u2019effet rétentionnel hydrosodique est encore plus réduit.\u2014 la déperdition protéique est moins importante.\u2014 le pouvoir diabétogéne est diminué.La dexaméthasone est cependant un puissant fré- nateur de la fonction cortico-surrénalienne (environ 30 fois supérieure à la delta-cortisone).L'auteur a regroupé 51 observations dans les diffé- vents services hospitaliers, suivant les affections suivantes: \u20149 PCE, \u2014 14 asthmes, \u2014 6 eczémas, \u2014 3 réticuloses, \u2014 3 psoriasis, \u2014 5 cirrhoses, \u2014 6 pleurésies (dont 5 tuberculeuses), \u2014 3 adénopathies tuberculeuses, :\u2014 1 tuberculose pulmonaire évolutive, \u2014 1 miliaire tuberculeuse.L'activité anti-inflammatoire est intense.Dans la P.C.E., le coefficient d\u2019activité de la déxaméthasone par rapport à la delta-cortisone est de 4 à 6.Dans l\u2019asthme elle est comprise entre 10 et 12.L\u2019action sur la vitesse de sédimentation paraît plus rapide que celle de la delta-cortisone.L\u2019action diurétique est plus intense, une dose de 4 mg entraîne une diurèse aux environs de 2 litres.L\u2019élimination sodée est aussi plus importante, par contre la fuite potassique est plus réduite.Cette observation a été faite chez deux malades; l\u2019une de 53 ans atteinte de P.C.E., l\u2019autre de 52 ans hospitalisée pour cirrhose.4.Premiers résultats de l\u2019étude clinique d\u2019un nouveau corticostéroïde: l\u2019acétate de dexaméthasone, par J.Rondelet.Semaine des Hôpitaux, No 20, 28 avril 1959. L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 L'activité rétentionnelle hydrosodée est moindre que celle de la delta-cortisone.La dose d\u2019attaque est de 4 mg par jour, fractionnée en 4 à 6 prises égales, dans les affections aiguës, mais certaines affections ont bien réagi à des doses de 2.5 mg par jour.La dose d\u2019entretien varie entre 1 mg pour un eczéma à 3 mg pour une P.C.Æ.sévère.Les effets secondaires persistent et l\u2019auteur a enregistré quatre gastralgies.Le pouvoir diabétogène est inférieur à celui de la delta-cortisone, mais pas négligeable.L\u2019effet sudoral varie suivant les individus.Les indications sont celles de la corticothérapie classique.Il semble plus actif : \u2014 en allergie, \u2014 dans les épanchements pleuraux, \u2014 les adénopathies tuberculeuses.DIABÈTE E.Azerad et J.Lubetzki, reprenant l\u2019étude expérimentale sur l\u2019animal de J.Sterne ont utilisé le N-N-diméthyl-diguanide (LA 6.023) (Glucophage) 5, nouvel agent hypoglycémiant, pour le traitement de 88 diabétiques.Présentée sous forme de comprimés dosés à 0,50 g.la dose d\u2019attaque était de 2 à 3 g par jour répartis en 3 ou 4 prises, de préférence au milieu des repas, et diminuée jusqu\u2019à un minimum compatible avec le maintien du contrôle du diabète (15 g à 0,50 g par jour).Des doses élevées (5 g) n\u2019ont pas été efficaces en cas de résultat négatif.Pour l\u2019appréciation des résultats les malades ont été classés: a) selon leur âge: inférieur à 40 ans; entre 40 et 50 ans; supérieur à 50 ans.b) en fonction de l\u2019ancienneté du diabète et de son intensité.c) compte tenu du fait que les sujets recevaient ou non de l\u2019insuline.Les résultats ont été jugés bons : \u2014Ssi le malade ne recevant pas d\u2019insuline \u2014 la glycosurie avait disparu complètement.\u2014la courbe des glycémies de 24 h se maintenait au dessous du seuil rénal (160 mg %) pour le glucose.\u2014 si le malade recevant de l\u2019insuline \u2014 le LA 6.023 a pu être substitué complètement à l\u2019insuline sans que la glycosurie réapparaisse, et avec une courbe des glycémies satisfaisante.Ils ont été jugés assez bons: \u2014 si, en l\u2019absence d\u2019insulinothérapie: la glycosurie persistait, mais inférieure à 10 g par jour, la courbe des glycémies au dessous du seuil.5.Traitement du diabète par le N-N-diméthyl- diguanide (LA 6.023) par E.Azerad, J.Lubetzki et Coll.(Paris).Presse Médicale, No 19, 18 avril 1919.BIBLIOGRAPHIE 907 \u2014 si la dose d\u2019insuline a pu être fortement diminuée, sans toutefois pouvoir être supprimée.Ils ont été jugés mauvais : \u2014 si une glycosurie importante persistait et si les doses d\u2019insuline ne pouvaient être réduites.Chez 88 malades traités, les résultats ont été les suivants : soit 38.6% soit 39.8% soit 21.6% \u2014 34 résultats bons \u2014 35 assez bons \u2014 19 échecs L\u2019action hypoglycémiante s\u2019est manifestée dans 69 cas sur 88, soit un pourcentage de 784% de l\u2019ensemble des sujets soumis au traitement.Parmi les facteurs susceptibles d\u2019influencer l\u2019efficacité de la thérapeutique, les auteurs ont dégagé : L'âge : Le nombre des succès, faible au-dessous de 40 ans (13%), s\u2019élève à 40 et 48% au-dessus de cet âge.Les échecs complets sont de moitié moindre (15.5 contre 30%) chez les sujets ayant dépassé 50 ans, que chez les sujets jeunes.L\u2019ancienneté du diabète : La proportion des échecs augmente assez régulièrement avec la durée d\u2019évolution et inversement la proportion de résultats bons est deux fois et demie plus forte dans les diabètes récemment découverts que dans les diabètes anciens.L'activité du médicament reste élevée (65%), malgré la longue durée d\u2019évolution.La gravité du diabète : Elle est difficile à « jauger ».Deux critères peuvent être choisis : \u2014 l\u2019obésité : le diabète bénin des sujets obèses est plus sensible à la thérapeutique par le LA 6.023 que le diabète sévère à tendance acidosique.\u2014 l\u2019insulinothérapie : sur 88 malades, 46 recevaient de l\u2019insuline.La proportion de pleins succès a été 5 fois plus forte chez les sujets ne recevant pas d\u2019insuline.Mais la proportion des échecs complets est assez voisine (186 contre 24%).L\u2019insulinothérapie ne s\u2019oppose pas au LA 6.023: dans 63% des cas, les doses d\u2019insuline ont pu être réduites notablement.La tolérance : Pas d\u2019accidents sérieux, ni de fièvre, ni éruptions, ni accidents hématologiques ou hépatiques d'aucune sorte.Seuls ont été observés des troubles digestifs: nausées et anorexie, assez fréquents, mais qui ne constituent pas un obstacle à la poursuite du traitement et disparaissent avec elle.Ils ne sont devenus importants (vomissements, diarrhées) que dans 10 cas sur 88 et ont entraîné l\u2019arrêt du traitement quatre fois (4.5%).Par rapport aux sulfamides, il semble que le « spectre» des diguanides soit plus étendu: les auteurs 908 entendent par là que la limitation par l\u2019âge est moins stricte avec les premiers qu\u2019avec les seconds.GASTRO-EN TÉROLOGIE P.Navarranne et J.Perrot ont expérimenté, dans le traitement des ulcères gastro-duodénaux, une association de sérum glucosé isotonique et de complexe vitaminé B (Totalbé-glucose)6, à la dose de 5 ce par ampoule, injectée soit par voie intramusculaire, soit par voie veineuse.Le traitement a toujours été parfaitement supporté.Sur 13 observations de maladie ulcéreuse en pleine évolution clinique, concernant toutes des sujets jeunes (12 ulcères duodénaux, un ulcère gastrique), l\u2019auteur note trois échecs et une récidive dans les trois mois.Les 9 autres cas ont évolué favorablement et 4 d\u2019entre eux peuvent être jugés avec un recul de 5 à 10 mois.En l\u2019absence de test absolu de guérison, l\u2019auteur pense que l\u2019effet sédatif du traitement est indiscutable et que cette thérapeutique mérite de trouver sa place dans le traitement des maladies ulcéreuses.HYPERTHYROÏDIE J.L.de Gennes et ses Coll.exposent leur minutieuse analyse clinique et biologique de 138 cas d\u2019hyperthyroïdies de l\u2019âge adulte, soumis au traitement par l\u2019I 131 (fourni par la pile atomique de Saclay) entre les années 1954 et 1956 7, avec un recul moyen de l\u2019ordre de 15 mois, et pouvant atteindre 3 et 4 ans.L\u2019étude pratique est fondée sur un double système de contrôles, à la fois cliniques et biologiques, de facon à retracer, d\u2019une manière suffisamment véridique, l\u2019évolution post-thérapeutique.L\u2019estimation du résultat final : euthyroïdien ou hy- pothyroïdien, fut exclusivement confié aux critères cliniques centrés essentiellement sur l\u2019évolution pondérale, l\u2019évaluation de l\u2019état circulatoire, calorique -t sudoral cutané, les signes cardio-vasculaires, les signes musculaires, et de manière moins absolue, sur les signes neuro-végétatifs, souvent en partie constitutionnels et préexistants.Deux tests biologiques furent admis comme prolongement de l\u2019estimation clinique : \u2014 le métabolisme basal, entouré de toute la perfection technique possible.et plus accessoirement : \u2014 la cholestérolémie (technique de Bloor), sous l\u2019angle de son évolution vis-à-vis de la cholestérolémie préthérapeutique du même individu.6.Essai de traitement d\u2019ulcères gastro-duodénaux par l\u2019association complexe vitaminique B-glucose, par P.Navarranne et J.Perrot.Gazette des Hôpitaux, No 17, 20 juin 1959.7.Etude statistique de 138 hyperthyroïdies traitées par l\u2019iode radioactif (expérience de six ans de traitement), par J.L.de Gennes, C.Cocovinis, R.Faubert et Coll.Semaine des Hôpitaux, No 20, 28 avril 1959.BIBLIOGRAPHIE l'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 Sur cette base fut alors entreprise la confrontation des autres tests biologiques usuels de la fonction thyroïdienne.Ces tests comprennent : 1° le test traceur de la fixation thyroïdienne de l\u2019'I 131, compté de façon standard, à la deuxième heure (N = 20% = 5) et à la 48e heure (N = 40% + 10), suivant l'injection intra-veineuse de la dose traceuse.2° le test traceur de l\u2019indice hormonal I 131 établi sur ses valeurs de la 48e heure et exprimé en % de la dose injectée par litre de plasma (valeur normale: 0.05%/1 + 0.03%).3° le dosage de l\u2019iode protéique stable sanguin.Sur 138 cas, deux échecs ont été enregistrés, soit 14% des cas, et cing résultats incomplets, soit 36%.Tous les autres cas ont vu la suppression thérapeutique de l\u2019hyperthyroïdie, sous le mode suivant: \u2014 16% d\u2019hypothyroïdies permanentes post-théra- peutiques, facilement corrigées d\u2019ailleurs par le traitement thyroïdien substitutif.\u2014 789% d\u2019euthyroidies, dont : \u2014 523% avec une seule dose thérapeutique.\u2014 477% avec des doses répétées: le plus souvent deux doses thérapeutiques (33%), mais parfois trois ou quatre (14.7%).\u2014 55% des euthyroïdies récupérées ont été guéries, avec effacement de toutes les séquelles de Basedow.\u2014 Les 45% d\u2019euthyroïdies restants voient persister des séquelles cliniques: \u2014 l\u2019exophtalmie: (30% des cas avec séquelles).\u2014 le goitre: (7% des cas avec séquelles).\u2014 l\u2019arythmie complète peut s\u2019effacer par le seul traitement par I'l 131, mais le plus souvent elle persiste comme séquelle.Les incidents thérapeutiques sont rares.Deux cas de tétanie ont été observés, et d\u2019ailleurs vite résolus.L\u2019exophtalmie peut s\u2019aggraver.Les accidents ovariens sont rares.Par contre, le myxœdème transitoire est fréquent entre le troisième et sixième mois.Sa résolution spontanée donne la preuve de sa bénignité.C\u2019est l\u2019hypothyroïdie permanente post-thérapeutique qui a représenté l\u2019aléa le plus sérieux du traitement par l\u2019I 131.NEUROLOGIE Cl.Frileux et P.Series ont expérimenté, dans le Service de Chirurgie de l\u2019Hôpital Corentin Celton, le pectinate de dihydrone (Pancodone retard) 8.pendant quatre mois, au double titre de : \u2014 médication analgésique.\u2014 et composant de la prémédication de leurs opérés.Le pectinate de dihydrone a été employé comme médication analgésique dans 46 cas, chez les fracturés 8.Essai clinique d\u2019un nouvel analgésique: le peec- tinate de dihydrone, par Cl.Frileux et P.Series (Paris).Presse Médicale, No 18, 11 avril 1959. L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 et pour calmer les douleurs post-opérutoires, en particulier après les interventions orthopédiques et sus- ombilicales.Les doses initiales et d\u2019entretien ont été très variables selon le terrain et l\u2019intensité des douleurs.Elles ont rarement dépassé une ampoule (24 mg) de pectinate de dihydrone en une seule fois.La dose d\u2019attaque a été généralement de 24 mg, les réinjections d\u2019entretien de 12 mg, et chez les sujets particulièrement résistants 36 mg d\u2019emblée.Le pectinate de dihydrone a présenté deux avantages importants sur le chlorhydrate de morphine.D\u2019abord une action nettement plus prolongée qui permet d\u2019espacer les injections et de diminuer la dose quotidienne nécessaire, ensuite un minimum d\u2019effets secondaires: pas d\u2019agitation, de dépression respiratoire, de diminution de diurèse, de nausées ou de vomissements.Le pouvoir analgésique est égal à celui des autres drogues.Sur une série de 38 malades, devant subir, sous anesthésie générale, des interventions mineures ou graves, les auteurs ont utilisé la prémédication suivante : \u2014 Pectinate de dihydrone: 24 mg.\u2014 Sulfate d\u2019atropine: 4 ou % mg.(avec ou non 0.05 de prométhazine).Elle a été injectée environ une heure avant l\u2019intervention, par voile intramusculaire.Le produit donne un état pré-anesthésique légèrement moins déprimant que celui que donne la morphine, mais n\u2019entraîne aucune diminution des doses nécessaires, procure une analgésie et un calme postopératoires prolongés et semble bien toléré par les malades supportant mal la morphine.Enfin chez les vieillards, il établit un état préanesthésique, sans dépression respiratoire nocive, il permet donc de diminuer les doses de produits anesthésiques dans des proportions importantes.Les auteurs ont été conduits à élargir les indications de la prémédication avec le pectinate de dihy- drone et à expérimenter son action par voie intraveineuse sur ce terrain.* * Depuis septembre 1957, A.Ravina a étudié les applications cliniques d\u2019un nouvel hypnotique: la méthyl-2 orthotolyl-3 quinazolone-4 (TR 495) (Hyp- tor) 9.dont les recherches expérimentales avaient été menées par J.R.Boissier et Coll.Le médicament a été administré sous la forme de comprimés à 0.15 g, ou de suppositoires à 0.15 g ou 0.20 g.Les sujets étaient des malades graves, souvent al- 9.Etude clinique d\u2019un nouvel hypnotique de synthèse non barbiturique, la méthyl-2 orthotolyl-3 qui- nazolone-4.par A.Ravina.Presse Médicale, No 22, 2 mai 1959.BIBLIOGRAPHIE 909 g ques, en général cancéreux hospitalisés en salle commune, peu propice au sommeil.L\u2019auteur donne les conclusions générales suivantes: \u2014 le temps d\u2019endormissement est de 10 4 20 minutes, nullement précédé d\u2019excitation motrice ou psychique.\u2014 la durée du sommeil varie entre 6 et 8 heures, le réendormissement étant spontané en cas de réveil nocturne.\u2014 le réveil matinal ne s\u2019accompagne ni d\u2019étour- dis-ement, ni de céphalée; pas de sensation de somnolence, ni d\u2019engourdissement.Le sujet est lucide, apte à un travail physique ou intellectuel.Sur les 100 cas étudiés, 20 fois les résultats ont été excellents; dans 34 cas, les résultats ont été très bons et supérieurs aux hyypnotiques usuels; dans 28 cas, les résultats ont été moyens, soit que la durée du sommeil obtenu ait été aisez courte, soit que le TR 495 ne se soit pas montré plus efficace qu\u2019un autre hypnotique utilisé antérieurement.Douze fois les effets de la médication ont été médiocres, soit que d\u2019autres hypnotiques aient eu une action supérieure, soit qu\u2019ils aient possédé des propriétés adjuvantes leur valant la faveur des malades; enfin, 6 échecs, le TR 495 n\u2019ayant provoqué qu\u2019un sommeil court et profond, suivi parfois d\u2019une certaine obnubilation.Tous les résultats favorables ont été obtenus chez des malades traités sans succès par des hypnotiques divers.Les phénomènes secondaires sont rares; l\u2019auteur a observé deux malades ayant des troubles digestifs; encore ces malades étaient-ils cancéreux, soumis à une thérapeutique antimitotique intense.Il n\u2019a jamais relevé de modification de la tension artérielle, des éléments du culot urinaire, du taux de l\u2019urée sanguine.La formule sanguine de certaines malades a été vérifiée, elle n\u2019était pas influencée.L\u2019auteur ne signale pas de phénomènes d\u2019accoutumance, même pendant la durée d\u2019un traitement pouvant atteindre deux mois.Enfin l\u2019action synergique du TR 495 est supérieure à celle des autres hypnotiques.L\u2019association chlorpromazine - TR 495 s\u2019est révélée très efficace.Dans d\u2019autres cas, associé à des médications anti- algiques, il a été très apprécié.Mais l\u2019association la plus remarquable est la codéine : les résultats obtenus sont très satisfaisants et permettent d\u2019utiliser de plus faibles doses.L\u2019administration au coucher d\u2019un suppositoire contenant 40 mg de codéine et 30 mg de TR 495 a supprimé la toux nocturne et assuré un sommeil tranquille.PHLÉBOLOGIE Le traitement sclérosant des varices reste la thérapeutique majeure de la plupart des dilatations veineuses des membres inférieurs. 910 P.Sicard se limite à trois solutions sclérosantes : \u2014 le salicylate de soude.\u2014 la solution iodée sodique.\u2014 le tétradéeyl sulfate de sodium (Trombovar)10.Le salicylate de soude, bien toléré par l\u2019organisme, est d\u2019un emploi facile.La dose moyenne injectée est de 3 cc environ d\u2019une solution à 30%.L\u2019auteur le réserve aux petites dilatations.Le tétradécyl sulfate de sodium se présente sous trois concentrations.Son injection est indolore.L\u2019auteur emploie la concentration à 1%, à une dose variant de 1 à 5 ce: dose à laquelle il n\u2019a jamais rencontré de réactions inflammatoires, ni de phénomènes allergiques.La solution iodo-iodurée sodique à 1 et 2%, sans toxicité, permet une gamme de dosages variant de 2 à 15 ce d\u2019une solution à 1%.L'auteur injecte en moyenne 3 à 5 ce par séance.Pour des doses plus importantes, il utilise, de préférence, la solution à 2%.Ces trois produits alternés, chez le même malade, ont permis d\u2019obtenir des scléroses favorables.Le matériel est simple: \u2018une table de type gynécologique, des seringues stériles de 3, 5 et 10 cc et surtout de très bonnes aiguilles, à biseau de calibre variant de 4 à 8/10 mm, pour une longueur de 15 à 20 mm.L\u2019injection doit être faite le malade couché de préférence, au niveau de la région moyenne de la jambe, remontant progressivement vers les varices de la cuisse.L\u2019injection doit se faire d\u2019un coup sec, dans la région intravariqueuse.Deux ou trois injections par séance constituent une moyenne.L\u2019auteur insiste sur l'importance qu\u2019il y a à soigner non seulement les varices apparentes, mais à rechercher, par un palper minutieux, la saphène interne et sa crosse; ce traitement évite les récidives.L\u2019auteur recommande la prudence en cas de maladie infectieuse, de cardiopathie mal compensée, de troubles rénaux ou de terrain allergique.Les anciens phlébitiques ne seront soulagés qu\u2019après examen approfondi de la circulation profonde.L\u2019évolution de la sclérose se fait vers une induration de résorption plus ou moins rapide, peu douloureuse qui peut s\u2019accompagner de pigmentations, faciles à éliminer au bistouri.L\u2019accident majeur exceptionnel est l\u2019escarre, qu\u2019un traitement bien conduit peut éviter.Les réactions allergiques sont rares.PSYCHIATRIE La multiplication des corps chimiques de synthèse en thérapeutique psychiatrique a amené À.Fernandez et ses Coll.à utiliser le tartrate d\u2019aliméma- 10.Traitement sclérosant des varices des membres inférieurs.par P.Sicard.Semaine des Hôpitaux, No 16.4 avril 1959.BIBLIOGRAPHIE L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 zine (6.549 R.P.Théraléne) !! sur 50 malades.Le tartrate d\u2019alimémazine se présente en ampoules de 5 cm3, dosées à 25 mg, de produit actif pour la vole intraveineuse ou intramusculaire et en comprimés dosés à 10 mg.La posologie a oscillé entre 60 et 600 mg par jour.Le produit est volontiers administré par vole parentérale intramusculaire, généralement bien supporté a la dose de 4, 6, puis 8 ampoules par jour, pendant 6 a 8 jours, puis continué per os en doublant les doses et en augmentant progressivement jusqu\u2019à 400, 500 ou 600 mg.Ces doses sont bien supportées.Les malades ont reçu conco- mitamment de la decoxycorticostérone ou de l\u2019hep- taminol à petites doses quotidiennes.Les 50 malades comprennent exclusivement des femmes à longue évolution psychopatique.19 d\u2019entre elles présentaient un sombre pronostic, 16 étaient déprimées, 5 psychoses à structure délirante ou schi- zophrénique, 2 états d\u2019excitation, enfin 8 malades à personnalité psychopatique ou à manifestations névrotiques graves.Les résultats enregistrés ont été d\u2019abord : \u2014 une action décontractante sur la tonicité musculaire, action qui assure une bonne régulation tonico- émotionnelle avec modification heureuse du comportement.\u2014 une action sédative centrale qui assure un sommeil nocturne régulier, non perturbé par l\u2019hypertonie musculaire extra-pyramidale, sans somnolence diurne accusée.\u2014 une action anti-dépressive et hallucinolytique, dans certains cas avec euphorie contenue et meilleure intégration des conduites dans l\u2019environnement.Les inconvénients habituellement liés aux cures de chlorpromazine et de réserpine n\u2019ont pas été constatés.Quelques tendances lipothymiques, sans chute tensionnelle chez les personnes âgées, et deux paroxysmes comitiaux chez deux malades présentant des processus organiques évolutifs, ont été les seules manifestations d\u2019intolérance relevées, ayant exigé une adaptation meilleure de la posologie sans interruption du traitement.un groupe de RADIOLOGIE A.Liquier et C.Cinqualbre ont étudié, d\u2019une façon systématique, l\u2019action \u2018accélératrice du méthane-tétra- méthylol (Auxinutril) 12 sur le transit digestif.Les auteurs ont adopté la dose de 20 mg, incorporée au repas baryté: gélobarine diluée dans les 11.Le tartrate d\u2019alimémazine (6.549 RP.) en thérapeutique psychiatrique, par A.Fernandez Zoila, J.Basset et Mlle M.Lebreton.Presse Médicale, No 23, 9 mai 1959.12.Premiers essais sur l\u2019utilisation du méthane- tétra-méthylo! en radiologie digestive, par A.Li- quier et C.Cinqualbre.Semaine des Hôpitaux, No 16.avril 1959. L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 proportions de 50%, lors de l'examen gastro-duo- dénal.Les auteurs n\u2019ont pas fait de sélection, mais sen- lement éliminé les sujets déficients pour leur éviter un surcroît de fatigue.L\u2019Age moyen était de 40 ans.L'examen a été pratiqué selon la technique habituelle pour la région gastro-duodénale, puis deux heures après l\u2019absorption du repas baryté, les auteurs pratiquaient un cliché d\u2019ensemble de l\u2019abdomen en procubitus.Les premières constatations furent les suivantes : \u2014 1° le transit gastro-duodénal ne subit aucune influence par addition de méthane-tétra-méthylo! au repas baryté.\u2014 2° l\u2019accélération du transit, au niveau de l\u2019intestin grêle est pratiquement constante; dans tous les cas étudiés, la dernière anse iléale est opacifiée à la deuxième heure.Dans 13 cas sur 19, la colonne barytée se trouve au niveau du colon droit, c\u2019est-à-dire qu\u2019elle a atteint soit le coecum, soit la moitié de l\u2019ascendant, soit l\u2019angle droit.Dans 8 cas, l\u2019index opaque arrive au niveau du BIBLIOGRAPHIE 911 transverse et dans 4 cas, l\u2019ensemble du cadre colique est opacifié, le rectum imprégné.L\u2019addition de méthane-tétra-méthylol ne semble pas provoquer, au niveau de la muqueuse, de phéna- mènes entraînant une modification de l\u2019image ba- rytée.L\u2019étude des différents dossiers n\u2019a pas permis de démontrer l\u2019influence des lésions gastro-duodénales sur l\u2019accélération du transit entéral.Dans 4 cas, où le rectum est atteint en deux heures, il y a deux cas ou les malades n\u2019étaient porteurs d\u2019aucune lésion gastro-duodénale, un cas de lésion ulcéreuse du bulbe duodénal, et le dernier malade avait subi une gastrectomie.Les auteurs ont pu remarquer que cette intervention n\u2019avait aucune influence sur l'accélération du transit: deux observations l\u2019ont démontré: chez l\u2019un la baryte atteignait le cœcum en deux heures, chez l\u2019autre elle se trouvait dans le même temps au niveau de la dernière anse iléale.marquer que cette intervention n\u2019avait aucune in- marquent une hernie hiatale, un ulecus du bulbe, une hypertrophie muqueuse du bulbe. CORRESPONDANCE LETTRE DES ÉTATS-UNIS Une large part de la recherche moderne est consacrée aux travaux sur le cancer.En attendant de trouver la solution de ce problème si difficile, on s\u2019applique à mettre au point des méthodes de diagnostic précoce de cancer.W.Sussman a décrit, lors de la 12e réunion scientifique annuelle de l\u2019« American Academy of General Practice » à Philadelphie, Pennsyl- vama, une méthode nouvelle d'examen en masse pour le dépistage précoce du cancer.Le procédé à l\u2019acridine-orange (technique A- O) est un test de fluorescence bicolore que re mécessite qu\u2019une simple coloration organique pour déceler les cellules atypiques ou malignes.Ce test est le premier procédé simple que l\u2019on ait trouvé pour l\u2019examen en masse par cytologie exfoliative.A la même réumion, des chirurgiens de la.« Baylor University » ont rapporté que l\u2019intervention chirurgical pouvait permettre d'éviter les lésions cérébrales graves souvent associées aux embolies cérébrales.Quand la lésion obstrue une seule artère d\u2019un abord facile, comme cela arrive quelquefois, cette artère est réparée comme une chambre a air de pneu, de facon a rétablir une circulation normale.Sil s\u2019agit d\u2019une obstruction arté- melle importante, on insère une greffe en Dacron tressé, pour détourner le flot artériel autour du segment bouché.L'observation des signes d\u2019alarme qui peuvent précéder les attaques graves risquant d\u2019atteindre le cerveau, tels que parésie passagère et troubles visuels, permettra de recourir au traitement avant que les lésions me deviennent \u2018irréversibles.Cette intervention, pratiquée chez 136 malades, a permis de rétablir une circulation normale dans 165 cas de lésions oblitérantes sur 172, le résultat obtenu variant suivant le degré des lésions existant au moment de l\u2019intervention.Chez quelques malades ce traitement, pratiqué dès la phase aiguë, a permis de faire régresser complètement une hémiplégie.Un nouveau produit antidépresseur, Catron (béta-phénylisopropylhydrazine), est une oxydase monoaminée inhibitrice qui s\u2019est révélée d\u2019une grande efficacité dans le traitement des dépressions et de l\u2019angine de poitrine.J.Mackinnon et ses collaborateurs ont publé dans le numéro du 23 janvier du « British Medical Journal » (1:243, 1960) les résultats d\u2019une étude chez 27 malades présentant une angine d\u2019effort typique qui ne s\u2019était pas modifiée depuis au moins six mois.La dose administrée était de 6 mg.deux fois par jour, les malades servant de contrôles ne recevant qu\u2019une dose de lactose.Les résultats obtenus ont été encourageants.Le nombre des malades qui éprouvèrent une amélioration fut presque deux fois plus grand chez ceux traités par Catron que chez les autres.Les réactions secondaires observées furent insignifiantes et peu nombreuses.Les auteurs pensent qu\u2019il serait utile de soumettre ce produit à une expérimentation approfondie.J.F.Dickson III et ses collaborateurs ont présenté, lors de la session clinique annuelle de l\u2019American Medical Association qui s\u2019est tenue à Dallas, Texas, une pompe artérielle portative pesant 50 livres.Cet appareil, qui en est encore au stade des essars, peut procurer une aide prolongée au coeur défaillant.Grâce à lui, la circulation sanguine a pu être entretenue pendant 26 heures chez un être humain sans dommage pour le sang qui traversait la pompe.Etant donné qu\u2019il a pour but essentiel de permettre au cœur de se reposer, l\u2019appareil doit se montrer très utile pour les malades présentant une défaillance cardiaque et circulatoire grave au cours d\u2019états réversibles, tels qu\u2019une occlusion coronarienne avec défaillance cardiaque due à une lésion cardra- que susceptible d\u2019amélioration.Au cours de l\u2019opération, l\u2019appareil détourne 50% du sang retournant au cœur et l\u2019envoie directement dans les artères, sans passer par le cœur mi L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 les poumons.Le cœur et le cerveau reçoivent un sang riche en oxygène alors que les organes intra-abdominaux (y compris le foie et les reins) sont irrigués par un mélange de sang artériel et de sang veineux provenant de l\u2019appareil.Ce procédé permet d'élever la tension artérielle, de réduire la quantité de sang qui passe par le cœur et d'augmenter le débit sanguin.Les nourrissons, les enfants et les adultes ze plaignent souvent de douleurs abdominales ; si celles-ci surviennent de façon continue, le médecin doit penser à un certain nombre de diagnostics possibles, y compris allergie alimentaire, syndrome menstruel, constipation, parasitisme intestinal, ulcère peptique, hy- CORRESPONDANCE 913 dronéphrose, douleur psychogénétique et peut- être épilepsie abdominale.G.H.Schade et H.Gofman dans un rapport paru dans le numéro de janvier de « Pediatrics » (25:151, 1960) décrivent 46 malades présentant des crises paroxystiques de douleur abdominale chez qui ils portèrent le diagnostic d\u2019épilepsie abdominale.Le traitement fut différent su- vant les cas, mais dans l\u2019ensemble les meilleurs résultats furent obtenus grâce à un mélange de Dilantin et d\u2019un barbiturique.Une dose de 100 mg.de Dilantin administrée seule deux fois par jour a permis d\u2019obtemr un soulagement complet des symptômes chez l\u2019un des malades. ANALYSES Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complètes et utilisables, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le « Quarterly Cumulative Index Medicus » : nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, le volume, la page, le mois (le jour du mois si le périodique est hebdomadaire), l\u2019année.Exemple: J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.« Ann.Med.Psychol.», 94: 1 (juin) 1938.MEDECINE S.J.FLEISHMAN, B.SENIOR et M.M.SUZMAN: Acidose tubulaire rénale.(Renal Tubular Acidosis.) \u201cArch.Int.Med.\u201d, 104: 613 (nov.) 1959, Les trois auteurs, rapportent le cas clinique d'une malade de 35 ans atteinte d\u2019acidose rénale, du type tubulaire, accompagnée de né- phrosclérose et d\u2019hypokaliémie.Dans les sécrétions salivaires furent découvertes des taux élevés de potassiuin et faibles en sodium.La sécrétion urinaire de l\u2019aldostérone était exagérée, mais le pouvoir rénal de conservation du sodium était défectueux.Cette sécrétion accusée de l\u2019aldostérone est due à la réduction des liquides extracellulaires dépendant à leur tour du taux du sodium.Le défaut essentiel résiderait au niveau de la portion proximale du tube rénal où la résorption sodique est perturbée.Voici comment les trois auteurs envisagent l\u2019enchaînement des événements bio-chimiques responsables des manifestations de l\u2019acidose rénale tubulaire: la sécrétion exagérée de l\u2019aldostérone provoque une sécrétion accusée du potassium, au niveau de la portion distale des tubes.Il s\u2019ensuit un appauvrissement de l\u2019organisme en K.Mais le chlore, possédant toujours une résorption normale, donne naissance à de l\u2019hyperchlorémie qui réduit ainsi le sodium, restant et disponible, des bicarbonates.D\u2019où l\u2019acidose.Mais il y a mieux: le potassium dont la sécrétion est exagérée, déplace, à l\u2019intérieur de la lumière des tubes, les ions H.D\u2019où l\u2019alcalinité des urines.Le pH urinaire, ainsi élevé, amène une réduction du NH, puisque la formation et la diffusion de ce dernier dépend de la concentration urinaire des ions H.M.KALUDI.W.H.SUMMERSKILL, Charles S.DAVIDSON et coll.: La cirrhose hépatique.Etude des malades alcooliques et non alcooliques à Boston et à Londres.(Cirrhosis of the Liver.) \"The New Eng.J.of Med.\u201d, 262: (7 janvier) 1960.Deux équipes de chercheurs, l\u2019une de la Nouvelle-Angleterre et l\u2019autre de Grande-Bre- tagne, ont entrepris une étude assez intéressante et d\u2019actualité, concernant 70 malades divisés en deux lots de 35.Le groupe des malades de Boston se compose d\u2019alcooliques invétérés, tandis que celui de Londres a exclu de son sein tous ces malades et n\u2019a gardé que ceux qui sont atteints de cirrhose cryptogène.Voici résumées, les conclusions auquelles les auteurs sont arrivés: 1.Dans le premier groupe, le sexe maseu- lin prédomine et les conditions matérielles d'existence de ces malades ont été plus que précaires.tous ont été pendant longtemps sous-alimentés.Cette forme de cirrhose est caractérisée cliniquement par l\u2019ictère profond, la neutrophilie élevée, la fièvre, l\u2019anémie macrocytaire, l\u2019hépatomégalie, la parotidite, la gynécomastie et souvent la rétraction de l\u2019aponévrose palmaire de Dupuytren.La concentration de l\u2019albumine sérique tend vers la normale avec l\u2019amélioration de l\u2019état du malade.L\u2019anatomie pathologique met en évidence un foie augmenté de volume, parsemé de petits foyers nodulaires régénérés simulant ainsi la cirrhose porte.Les cellules hépatiques sont exagérément chargées de graisses et même nécrosées.2.Dans le groupe des auteurs anglais, les trouvailles sont presque diamétralement opposées: ici prédomine le sexe féminin, la sous- alimentation est rare et dans onze cas on trouve dans les antécédents un passé d\u2019hépatite.Le tableau clinique est en relation directe avec l\u2019hypertension porte et les épiso- L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 des de pré-coma sont mentionnés très souvent.En plus, c\u2019est la splénomégalie qui l'emporte sur l\u2019hépatomégalie.Le foie est petit et parsemé de foyers vastes, irréguliers de nodules régénérés.La nécrose et la surcharge graisseuse sont inéxistantes.L\u2019évolution est de beaucoup moins alternante, mais elle s\u2019achemine inéxorablement vers le dénouement fatal.M.KALUDI.J.O.ALVSAKER: Macroglobulinémie de Waldenstrom: résumé succinct avec \u2018observation d'un cas.\u2018Tidsskr.norske laegefor, 78: 1171 (1 déc.) 1959.(Traduction).La macroglobulinémie de Waldostrom est une affection chronique a issue fatale, survenant dans les deux sexes, mais prédominant néanmoins chez l\u2019homme âgé.Le tableau clinique est caractérisé par un ensemble de symptômes, de prime abord vagues où l\u2019asthénie, la dyspnée, l\u2019anorexie et l\u2019amaigrissement forment la charpente nue.Après un temps assez long pouvant englober des années, une tendance aux hémorragies prend place.Elles se localisent surtout au niveau de la peau, des muqueuses, de la rétine, du système nerveux central et du tube digestif.Quelques malades finissent même par devenir très sensibles aux infections intercurrentes, tandis que d\u2019autres deviennent victimes de l\u2019hémolyse intravaseulaire.A l\u2019examen, on est frappé par la présence d\u2019adénopathies multiples avec péri-adénite, par la splénomégalie et par l\u2019hépatomégalie.La sédimentation globulaire est très accélérée et l\u2019hyperglobulinémie avec inversion du rapport A/G sont typiques de la maladie.Mais c\u2019est l\u2019ultracentrifugation, en mettant en évidence la présence de la macroglobuline, qui constitue le cachet particulier, pathognomonique de l\u2019affection.Des modifications du métabolisme des lipides avec réduction du cholestérol sanguin viennent compléter le schéma biochimique.Le trouble essentiel réside au niveau du système réticulo-endothélial.L'attention doit toujours être attirée devant toute affection mal étiquetée, à symptomatologie vague où existent une accélération ANALYSES 915 globulaire inexpliquée et des manifestations hémorragipares disparates.Bien entendu, le diagnostic de certitude exige l\u2019ultracentrifugation.Néanmoins, des épreuves de laboratoires à la disposition de tout hôpital, telles que la sédimentation et la formogélification positive en un temps de moins de dix minutes, constituent des données de forte présomption.L'auteur, à la fin, relate le cas de son malade qui, somme toute, ne fait qu\u2019apporter l\u2019argument pratique.M.KALUDI.M.J.ALBRINK et E.B.MAN: Les triglycérides sériques dans les affections artérielles coronariennes.(Serum Triglycerides in Coronary Artery Disease.) ''Arch.Int.Med.\u201d, 103: 4 (8 janvier) 1959.On sait que le transport des lipides dans l\u2019organisme humain a lieu sous trois formes: le cholestérol et ses esters, les phospholipides et les triglycérides ou graisses neutres, qui ne sont que les triesters du glycérol.Presque tous les chercheurs ont porté continuellement leur attention sur le rôle joué par le cholestérol dans la génèse des affections atteignant les artères coronaires.Mais quand on sait que les triglycérides constituent la portion la plus importante des B-lipopro- téines et que ce sont eux qui donnent naissance a la flocculation du sérum, on se demande pourquoi les divers auteurs les ont ainsi négligés.C\u2019est justement cette idée cui est le fil conducteur de l\u2019étude entreprise par les deux auteurs pré-cités.Cette étude concerne cent malades dont les antécédents sont lourdement entachés d\u2019infarctus du myocarde.Le premier lot de malades comprend 82 hommes et 18 femmes et leur âge va de 21 ans à 78 ans.Le deuxième groupe, le contrôle, est composé d\u2019individus jouissant d\u2019une excellente santé, recrutés dans la classe des étudiants en médecine et dans celle des hommes d\u2019affaires.Le taux des triglycérides présente des variations accusées entre les sujets normaux ct ceux pris comme point de départ du travail.En effet si ce taux ne dépassait le chiffre de 5,6 mEq, que dans 5% des adultes jeunes, dans la proportion de 30% des adultes sains 916 ANALYSES au-dessus de 50 ans, par contre chez les malades en investigation il le dépassait dans la proportion de 85 à 90%.Ainsi donc, il s\u2019ensuit qu'un trouble du métabolisme des triglycérides en est le primum movens.C\u2019est lui qui tient comme corollaire l\u2019anomalie des autres lipides.L'augmentation du taux du cholestérol sanguin, la densité basse et l'index de flotaison des lipoprotéines, la lipémie alimentaire intense et soutenue ne sont que secondaires et dépendent de l\u2019utilisation défectueuse des triglycérides.A titre spéculatif les deux auteurs notent en vassant que les triglycérides sont utilisés à un rythme accéléré par le tissu cardiaque, témoin la lipase lipoprotéique qui s\u2019y trouve à une concentration élevée et aussi l\u2019énergie métabolique du muscle cardiaque où les lipides \u2018our- uissent une des sources essentielles.M.KALUDI.CHIRURGIE H.S.DORADO et C.MORGANTI: L'invagination jéjuno- gastrique aiguë post-gastrectomie.(Invaginacion je- junogastrica aguda post-gastrectomia.) \u2018La Prensa Med.Argentina\u2019, 45: 4007 (déc.) 1958.C\u2019est le sort des patients opérés pour l\u2019estomac d\u2019être souvent prédisposés à toute une série de complications, intimement liées à l\u2019intervention, qui apparaissent tantôt dès les premiers jours, tantôt plus tard.L\u2019invagination jéjuno-gastrique aiguë post- gastrectomie est une complication rare, qui peut survenir immédiatement ou après des mois ou des années.Son apparition soudaine en fait une des lésions de l\u2019abdomen aiguës.Le diagnostic en est difficile et cependant il est essentiel de le faire rapidement, si la thérapeutique chirurgicale doit être efficace.La pathogénie de cette forme d\u2019invagination s\u2019explique par la rencontre de divers facteurs qui déclenchent le mécanisme permettant à l'intestin de s\u2019introduire dans l\u2019estomac par la bouche anastomotique; ces facteurs sont les altérations fonctionnelles ou organiques des deux viscères qui amènent des modifications de leur motilité physiologique et qui créent des problèmes mécaniques et L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 humoraux.Ainsi en est-il alors que l\u2019évacuation rapide du contenu acide de l\u2019estomac dans le Jéjunum produit une action intense d\u2019anté- péristaltisme.A cela s\u2019ajoute un spasme jéju- nal qui facilite le prolapsus de la muqueuse intestinale dans l\u2019estomac.Le tableau clinique de la forme aiguë consiste en une douleur épigastrique brusque, en des nausées et vomissements incoercibles, alimentaires d\u2019abord, puis liquides incolores, parfois acides, parfois bilieux, en des vomissements teintés de sang ou en des hématémèses franches.L'état général est vite altéré, le déséquilibre électrolytique apparaît ainsi qu\u2019un syndrome de choc.Une tumeur épigastrique est parfois palpable.L'histoire clinique est celle d\u2019une occlusion intestinale haute.L\u2019invagination jéjuno-gas- trique doit être soupçconnée ou recherchée chez tous les opérés de l\u2019estomac qui présentent, à un moment donné, un tableau abdominal aigu.Dans ces cas, l\u2019apport radiologique est précieux.Le traitement est chirurgical et consiste dans la désinvagination, si possible; la résection pose de sérieux problèmes.Les auteurs présentent un cas ayant subi 18 ans auparavant une suture l\u2019uleus perforé et une gastrectomie consécutive.Edouard DESJARDINS.GASTRO-ENTEROLOGIE M.LEVRAT et R.LAMBERT: Hémorragies digestives et ulcères gastro-duodénaux déclenchés par la Réserpine.\"Arch.des Mal.App.Dig.\u201d, 48: 426 (avril) 1959.La réserpine, alcaloide Rauwolfia serpen- tina, exerce chez l\u2019homme une influence ulcé- rigène.Le traitement médicamenteux peut déclencher une poussée ulcéreuse, accompagnée ou non d\u2019hémorragie ; il peut également provoquer des hémorragies gastro-intestinales isolées qui posent le problème de l\u2019ulcère aigu hémorragique.Nous pensons que ces hémorragies isolées surviennent sur un terrain prédisposé, l\u2019hypersensibilité étant souvent liée à l\u2019existence d\u2019un terrain ulcéreux latent transmis héréditairement.Si les accidents digestifs peuvent se produire sous l\u2019influence d'une dose minime de L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 réserpine, il faut surtout les redouter lorsque le médicament est administré à une posologic élevée, supérieure à 2 mg.par jour.En pratique, la fréquence réelle des accidents est basse et ils ne constituent pas une complication fré - quente du traitement par la réserpine; ils seront cependant redoutés car la perforation paraît assez fréquente.Le médicament ne sera done utilisé chez l\u2019ulcéreux sans nécessité absolue.La connaissance de ces accidents ajoute un nouveau chapitre à l\u2019étude des ulcères d\u2019origine médicamenteuse, ou plus précisément des poussées ulcéreuses déclenchées par les agents médicamenteux?Parmi tous ces corps ulcéri- gènes, butazolidine, aspirine, cortisone, la réserpine est celui dont l\u2019influence sur la sécrétion gastrique est la plus importante et la plus constante.Il nous paraîtrait pourtant simpliste de ramener la genèse de l\u2019ulcère au simple effet de l\u2019hyperchlorhydrie et il faut tenir compte des phénomènes intrapariétaux avec troubles vasomoteurs ou trophiques dans l\u2019intimité même de la muqueuse.HILLEMAND.L.LEVRAT, R.BRETTE et P.GRANDMOTTET: Le traitement des cirrhoses alcooliques avec ascite.À propos d\u2019une statistique de 449 observations comportant 85 survies maintenues plus de deux ans.\"Arch.Mal App.Dig.\u201d, 48: 1265 (nov.) 1959.Les auteurs ont revu, avec un recul minimum de un an, 449 observations de malades hospitalisés de 1945 à 1957 pour une cirrhose alcoolique avec ascite.Cette étude permet de préciser le pronostic actuel de l\u2019affection ct sa transformation au cours des dix dernières années sous l\u2019influence des acquisitions thérapeutiques successives: diète hyperprotidique, diurétiques mercuriels, perfusions intraveineuses de plasma humain et delta-cortisone.Ils discutent du mécanisme d\u2019action de la plasma ct de la delta cortisone, ainsi que de la signification de l\u2019assèchement dans le processus de guérison de la maladie.La persistance pendant plusieurs semestres le l\u2019assèchement de l\u2019ascite leur fait décrire des aspects évolutifs nouveaux à la cirrhose alcoolique: rechutes œdémateuses, avee ou ANALYSES 917 sans reprise de l\u2019intoxication, hémorragies des asséchés, ainsi que certains comas hépatiques sans ascite et l\u2019éventualité de la greffe d\u2019un hépatome malin sur le foie cirrhotique guéri.Les auteurs font enfin état de 85 malades ayant bénéficié d\u2019une survie de plus de deux ans après l\u2019apparition de l\u2019ascite, dont 40 présentent actuellement tous les signes cliniques de la gnuérison avec un recul qui va de 2 à 8 ans.Ils précisent l\u2019évolution des bilans biologiques successifs de ces malades.Ils estiment que le pronostic actuel de la cirrhose alcoolique décompensée est le suivant: 50% d\u2019asse- chements, 25% de survies supérieures à un an et 15 à 20% de guérisons de plus de deux ans.HILLEMAND.Lucien LEGER, Philippe DETRIE et Mlle Paulette GUYET: Hemorragies des varices oesophagiennes et gastriques.\u2018Arch.Mal.App.Dig.\u201d, 48: 1304 (nov.) 1959.Les hémorragles des cirrhotiques semblent le plus souvent relever de l\u2019ulcération d\u2019une varice œsophagienne.Pareille hémorragie localisée, relève d\u2019un hémostase chirurgicale; la ligature de la varice responsable.Mais une fois sur quatre la varice rompue siège sur la grosse tubérosité gastrique et non sur l\u2019æœso- phage.Aussi le chirurgien ne doit pas hésiter à pratiquer une gastrotomie de la grosse tubérosité, si l\u2019exploration œsophagienne n\u2019a pas révélé la source de l\u2019'hémorragie.Le tamponnement à la sonde ballon n\u2019a qu\u2019une efficacité temporaire ct constitue logiquement le premier temps d'urgence avant le nécessaire recours à une anastomose porto- Cave.A ce prix seulement pourra être amélioré le pronostic actuellement très sombre des hémorragies de l\u2019hypertension portale.HILLEMAND.Lucien LEGER, Pierre MONTETE et Paulette GUYET: Valeur et signification des varices oesophagiennes.\u2018Presse Médicale\u2019, 67: 2272 (25 déc.) 1959.Les auteurs rapportent un ensemble de constatations anatomiques ct physiopathologi- ques qui les autorise à mettre en doute la valeur effective des varices œsophagiennes en 918 tant que voie de dérivation porto-cave.Celles- ci leur paraissent plutôt représenter une ré- glon « tampon », une zone de stase portale où viennent dans une certaine mesure s\u2019amortir les à coups tensionnels du système porte.Parfois, ce rôle est dépassé \u2014 les auteurs n\u2019entendent pas par là que la pathogénie des hémorragies est purement mécanique \u2014 et les varices saignent.C\u2019est alors, sans arrière pensée, sur les conséquences possibles de leur interruption, que l\u2019on pourra envisager l\u2019hémostase et le « sauvetage » du malade.HILLEMAND.René FAUVERT: Le traitement médical des grandes hémorragies digestives des cirrhotiques.\u2018La Presse Médicale\u2019, 68: 525, 1960.Les cirrhotiques ont deux grandes façons de mourir: l\u2019hémorragie et le coma hépatique.Et, en fait, l\u2019'hémorragie digestive provoque souvent, chez les cirrhotiques, le coma hépatique.Dans environ 80% des cas, l\u2019origine de ces hémorragies est la rupture d\u2019une varice du bas œsophage, du cardia ou de la grosse tubérosité de l'estomac.L\u2019abondance de l\u2019hémorragie peut s'expliquer par la masse du sang dérivé des anastomoses porto-caves supérieures, par la probabilité des shunts artério-veineux, par des troubles de la coagulation.La pathogénie de ces hémorragies conditionne les modalités du traitement qui doit répondre à trois impératifs: obtenir la cessation de l\u2019hémorragie, combattre l\u2019anémie, lutter contre les conséquences de la présence de sang dans le tube digestif.L'auteur étudie surtout la première et capitale indication: stopper l\u2019hémorragie.Après avoir présenté la technique, les avantages et les échécs de l\u2019emploi de la sonde de Sengsta- ken-Blakemore, il discute de l\u2019intérêt d\u2019une autre technique médicale de l\u2019hémostase des hémorragies digestives des cirrhotiques.Il s\u2019agit d\u2019une technique fondée non plus sur l\u2019obturation mécanique des varices saignantes, mais sur l\u2019abaissement drastique de la pression portale par action pharmacodyna- ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 mique.Kehne ct 1956 et Seymour en 1959 ont proposé d\u2019utiliser à cet effet l\u2019action de la pituitrine.On met en place une sonde de Blakemore non gonflée et une aspiration gastrique continue par cette sonde; puis on fait une perfusion, en une demi-heure, de 20 unités de pituitrine Parke et Davis dilué dans 200em* de solution glucosée à 5%.Injectée lentement, la pituitrine ne semble entraîner aucune réaction nocive.Kehne et Seymour ont traité de cette façon 25 hémor- ragics chez 9 malades, et ont contrôlé (en 5 à 20 minutes), cette hémorragie, 22 fois sur 25.Cecil GENDREAU.W.R.BEISEL, E.G.HERNDON et J.E.MYERS: Insuffisance rénale aigué.(Acute renal failure as a complication of acute pancreatitis.) \u201cArch.Int.Med.\u201d, 104: 539, 1959.W.R.Beisel et ses coll.ont observé au cours de pancréatites aiguës, 5 cas de défaillance rénale aiguë; pendant la même période (3 ans), 32 cas de pancréatites aiguës avaient été hospitalisés.Les 5 cas rapportés furent mortels: 4 de ces cas concernaient des sujets de moins de 50 ans.Le choc prolongé, l\u2019hémoconcentration, l\u2019anoxie habituelle au cours de pancréatite algué sont autant de facteurs prédisposant à l'insuffisance rénale aiguë: même si la réhy- dratation est correcte, la persistance d\u2019une oligurie doit faire .redouter une défaillance rénale.Dans les 5 cas, l\u2019examen histologique des reins a montré des lésions ischémiques de nécrose des cellules tubulaires rénales.Il y avait une nécrose corticale bilatérale des reins, dans le cinquième cas; chez ce malade, l\u2019anurie s\u2019installa en même temps que la douleur abdominale initiale et avant la période de shock.Dans un seul cas, deux hémodialyses furent faites mais n\u2019empéchèrent pas l\u2019évolution fatale.| Cecil GENDREAU. L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 J.M.RUMBALL, C.M.STONE et C.HASSET: Le fer sérique dans l'hépatite aiguë.(The behavior of serum iron in acute hepatitis.) \"Gastroenterology\", 36: 219 (février) 1959.Plusieurs publications font l\u2019état d\u2019une élévation du fer sérique au cours des ictères par hépatite.Ce fait est-il assez constant pour servir d\u2019épreuve diagnostique?Les auteurs ont fait des dosages de fer sérique chez 50 malades atteints d\u2019hépatite ictérigène, dosages en série pour 37 d\u2019entre eux.Le fer sérique, d\u2019une façon générale, a été trouvé élevé; au cours de l\u2019évolution, les différents taux s\u2019inscrivent suivant une courbe caractéristique.Mais, dans un trop grand nombre de cas il y a des résultats aberrants; aussi il semble que ce dosage ne puisse servir au diagnostic entre hépatite virale et ictère par rétention extra-hépatique.Cecil GENDREAU.R.L.DURRET: L'emploi de la coproporphyrine comme test d'insuffisance hépatique (méthode et critiques).\u201cRev.Intern.Hépat.\u201d, 9: 741 (août) 1959.Les auteurs montrent l\u2019intérêt de la détermination du taux de coproporphyrine urinaire dans la mise en évidence qualitative et quantitative des anomalies métaboliques du fonctionnement hépatique.Leur étude porte sur 234 sujets, dont 80 atteints d\u2019anomalies fonctionnelles hépatiques.Ce test est d\u2019exécution technique simple, n\u2019exige pas l\u2019emploi ni l\u2019injection de substances étrangères.Aisément quantifiable, il possède une marge quantitative étendue qui va de quelques grammes au litre, à plusieurs centaines.Sa sensibilité paraît le placer en dessous de l\u2019épreuve à la bromesulfonephta- léine, mais au-dessus des autres tests habituellement utilisés Basé sur le métabolisme fondamental des substances tétrapyrroliques, ce test explore une fonction hépatique qui n\u2019est pas en rapport avec les fonctions de détoxication, d\u2019excrétion, ou de synthèse protidique communément interrogées.La coproporphyrinurie paraît utile pour mettre en évidence une insuffisance hépatique sans ictère, pour suivre l\u2019évolution d\u2019une cir- ANALYSES 919 rhose ou d\u2019une hépatite, pour apprécier les séquelles biochimiques tardives de l\u2019hépatite, pour prévoir l\u2019imminence d\u2019une insuffisance hépatique grave.Elevée en cas d\u2019obstruction des voies biliaires, elle ne permet pas de différencier entre l\u2019ictère parenchymateux et l\u2019ictère par obstruction.En dehors de toute insuffisance hépatique, les hémolyses, les intoxications au plomb, à l\u2019oxyde de carbone, l\u2019alcoolisme, les porphy- ries idiopathiques peuvent donner une augmentation de la coproporphyrinurie.La sensibilité du test est diminuée en présence d\u2019oligurie sévère, des grandes insuffisances rénales avec azotémie, des anémies post-hémor- ragiques graves.Cecil GENDREAU.PEDIATRIE Robert P.BOLANDE: Présence d'inclusions cellulaires dans l'urine de patients souffrant de certaines infections virales.(Inclusion Bearing Cells in the Urine in Certain Viral Infections.) \"Pediatrics, 24: 7 (juillet) 1959.Au cours d\u2019une épidémie printanière d\u2019infections virales dans la région de Cleveland, l\u2019examen de routine des urines d\u2019un enfant apparemment en bonne santé, révéla la présence de grandes cellules particulières contenant des inclusions cytoplasmiques assimilables à des inclusions virales.Cet enfant, quelques jours plus tard, développa une rougeole classique.Les auteurs étudient alors un groupe de nourrissons et d\u2019enfants qui présentaient une maladie virale clinique (rougeole, rubéole, varicelle, oreillons, herpangine et méningite aseptique), ainsi qu\u2019un groupe contrôle, comprenant des enfants en bonne santé et des enfants souffrant d\u2019infections bactériennes banales, de tuberculose, de maladies des voies urinaires, parmi lesquelles pyélonéphrites, cystites, glomérulo-néphrites et néphroses, ainsi que tumeurs des voies urinaires.Après avoir décrit cette cellule anormale (15-40 ju d) et l\u2019inclusion (5-10 y, D) cytoplasmique qu\u2019elle renferme, ils analysent les résultats obtenus et constatent que cette cellule à inclusion est pee 920 très constamment rencontrée (16/20 cas) dans les cas de rougeole surtout aux stades prodromique et éruptif.Dans les autres maladies virales, elle est aussi observée très fréquemment au stade d\u2019invasion de la maladie, sans être pathognomonique toutefois, ainsi que le démontre sa rencontre occasionnelle dans le groupe contrôle.Les auteurs considèrent cette cellule à inclusion comme un élément monocy- toïde dérivé du stroma du tractus urinaire ou du sang.Quelle est la signification de ces inclusions?Est-ce une réaction non spécifique à une lésion ou les inclusions représentent-elles l\u2019effet cytopathique de l'infection virale sur les cellules dérivées du sang ou des voies urinaires?Pour l\u2019auteur, cette dernière hypothèse est à considérer d\u2019autant plus que des inclusions identiques à celles qu\u2019il décrit ont été observées dans les lésions viscérales de la rougeole et dans les monocytes sanguins au stade éruptif.Marie-France DUPAL.Samuel O.SAPIN: L'usage de la digitale en pédiatrie.(Digitalis Therapy in Pediatrics.) \u2018Quarterly Rev.of Ped.\u201d, 15: 41 (janv.-mars) 1960.Des enfants avec des malformations cardiaques, 50% en décèdent avant l\u2019âge de deux ans.Théoriquement, cependant 75% de toutes ces malformations pourraient être opérées.Le problème principal: c\u2019est la défaillance cardiaque qui a comme remède majeur la digitale et ses dérivés.Physiologiquement, la digitale agit de plusieurs façons.Si le patient est en voie de se décompenser, la contraction myocardique sera augmentée ainsi que le flot « débit », ce premier effet entraînera un rythme plus lent et plus régulier et une diminution de la pression veineuse.Ces effets ne se retrouveront pas chez l\u2019individu normal.Au point de vue rénal, le premier effet va nécessairement entraîner un flot sanguin plus constant au niveau du rein et la filtration glomérulaire sera améliorée.A dose toxique, la digitale produira de l\u2019anorexie, des vomissements et de la diarrhée.\u2026 Les indications thérapeutiques sont au nombre de deux.D\u2019abord la défaillance cardiaque ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 (sauf s\u2019il a déjà des signes de toxicité digitale) ct ensuite les arythmies supraventriculaires.Il ne faut jamais oublier que la tachycardie sinusale n\u2019a pas elle-même une indication pour ce genre de thérapie.La principale difficulté réside dans le fait que le dosage n\u2019est pas directement proportionnel à l\u2019âge du patient.Il ne faut pas non plus perdre de vue que les premiers signes de toxicité peuvent passer pour des symptômes de la maladie elle-même.De toute façon, la réponse attendue devrait être satisfaisante chez 60% des patients et passable chez un autre 15%.Les cas de malformations cardiaques acyanogènes sont les sujets idéaux et, viennent en second lieu, les maladies myocar- diques primaires et les tachycardies supra- ventriculaires.Le pédiatre ne devrait apprendre qu\u2019à manier un des dérivés de la digitale et le digoxin semblent retenir tous les suffrages.En effet, c\u2019est d\u2019abord le glucoside purifié d\u2019une action égale, puis comme l\u2019absorption intestinale est très bonne, les doses orale et intramuseulaire sont, pour toute fin pratique, égale.Pour ces deux modes d\u2019administration, le début de l\u2019effet pharmacologique se situe entre une demi-heure ou une heure avec une pointe à la sixième heure.Cependant, donné par voie intraveineuse, l\u2019action initiale se situe entre cinq et dix minutes et la pointe entre deux et quatre heures, c\u2019est la route de toute urgence.Puis le digoxin est éliminé même à dose partiellement toxique entre douze et quarante heures.Le dosage des enfants est difficile à cause surtout des réactions personnelles, c\u2019est pourquoi tous les dosages recommandés sont relatifs; certains ont besoin de moins, d\u2019autres de plus: de la naissance à 5 ans: 0.08 mg à 0.06 mgm/ kg/par 24 heures.de 5 à 15 ans: 0.06 mgm à 0.05/kg/ par 24 heures.La meilleure façon de procéder c\u2019est de donner un tiers à une demie de la dose totale, puis le reste encore après six à huit heures.Par voie intraveineuse, on obtiendra le L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 même résultat en employant un tiers à unc demie de la dose buccale ou intramusculaire, on le divisera ensuite en deux parts données à six et huit heures d\u2019intervalle.Au moindre signe de toxicité, on arrête, pour reprendre avec une dose diminuée dite d\u2019entretien dès l\u2019absence de symptômes de cette toxicité.Après la digitalisation totale, la dose d\u2019entretien sera de 25 à 30% de la totale par jour.Il faut se rappeler qu\u2019à doses toxiques, la digitale entraîne des troubles métaboliques et des pertes d\u2019électrolytes.Si la diurèse est trop abondante, il faut surveiller le potassium et en donner au besoin.Dans les grandes intoxications, en plus de cesser la digitale, on peut employer le chlorure de potassium, le sulfate de magnésie, le disodium EDTA.Paul DAGENAIS-PERUSSE.DERMATOLOGIE J.HORNEZ: Lichen plan et corticostéroides.Annales de Dermatologie et de Syphiligraphie\u201d, 87: 44 (janv.- fév.) 1960.Les corticostéroïdes ont une action favorable sur le lichen plan ( surtout dans les formes disséminées de la maladie.Le docteur Hornez rapporte les observations de cinq malades qu\u2019il a traités soit avec la cortisone, soit avec la prednisolone.La première observation concerne un jeune homme de 17 ans qui est traité pendant un mois par la cortisone, pour un lichen plan très prurigineux des membres supérieurs et du tronc.Trois mois plus tard le prurit a complètement cessé et les lésions ont disparu.Chez un homme de 40 ans qui fait un lichen plan très étendu depuis 11 ans, le résultat ne fut pas tout à fait aussi bon: persistance de quelques lésions sur les bras et le genou gauche un mois après l\u2019arrêt du traitement par la cortisone, traitement qui avait duré 6 semaines.Une jeune fille de 18 ans, par contre, a été complètement guérie d\u2019un lichen plan disséminé très prurigineux, par la corticothérapie poursuivie pendant un mois.La quatrième observation se rapporte à un ANALYSES 921 enfant de 11 ans qui a été guéri d\u2019un lichen plan, disséminé sur le tronc et les membres, par la prednisolone.Le médicament, chez ce malade, a été administré pendant un mois et demi.La dernière observation est particulièrement intéressante et mérite que nous en fassions un résumé substantiel: Une femme âgée de 30 ans, aménorrhéique, a l\u2019aspect d\u2019une jeune fille de 15 ans.Elle consulte, en janvier 1958, pour un lichen plan extraordinairement étendu, sur les membres, le cou, le visage, autour des ongles, très pru- riginenux, avec hyperkératose palmo-plantaire et lésions de la muqueuse buccale.Le traitement par la prednosolone est commencé le 8 janvier 1958.Le 5 février on note une grande amélioration.Le 24 mars l\u2019amélioration s\u2019est accentuée et on suspend la prednisolone.La malade a été vue pour la dernière fois le 5 août, c\u2019est-à-dire huit mois après le début du traitement, complètement guérie des lésions cutanées, avec persistance de rares lésions linguales.En conclusion, les corticostéroides ont une action favorable sur le lichen plan.Des 3 cas traités par la cortisone, 2 ont été guéris et 1 très amélioré.Deux cas traités par la pred- nisolone ont été complètement guéris.Nous ignorons actuellement le mode d\u2019action des corticostéroïdes dans le lichen plan.L'auteur les a employés sans idée préconçue et, à ce sujet, il ne peut que reprendre la pensée de M.Pautrier: « Je suis amenée à conclure qu\u2019à l\u2019heure actuelle, souvent sans la moindre idée préconçue ou la moindre hypothèse valable, mais dans l\u2019empirisme le plus absolu, on essaye tout médicament nouveau contre toute affection, et dans cette loterie 1l sort de temps en temps un numéro gagnant ».Henri SMITH.M.B.SULZBERGER, V.H.WITTEN et A.W.KOPF: Alopécie diffuse chez les femmes.(Diffuse Alopecia in Women.) \"A, M.A.Arch.of Dermat.\u201d, 81: 556 (avril) 1960.Les auteurs ont constaté une augmentation assez importante des cas d\u2019alopécie diffuse 922 chez les femmes dans leur clientèle privée.Cette augmentation aurait débuté il y a cinq ans environ.D\u2019autre part, un questionnaire auquel ont répondu 106 dermatologistes a révélé que plus de la moitié de ceux-ci avaient fait la même constation.Ce genre d\u2019alopécie ne se voit que chez les femmes qui ont doublé le cap de la puberté.Habituellement la chute des cheveux est lente et progressive.Quand elle a duré quelques mois ou années il devient évident que les cheveux sont clairsemés.L\u2019alopécie peut s'étendre à tout le cuir chevelu mais, le plus souvent, le processus se limite au vertex ct aux régions frontopariétales.Quand la chute des cheveux a atteint un certain degré les auteurs ont noté, chez plusieurs de leurs malades, que le cuir chevelu devenait séborrhéique.Chez d\u2019autres, par ailleurs, l\u2019alopécie s\u2019accompagnait de différents symptômes subjectifs: démangeaison, sensation de cuisson, etc.Le degré d\u2019alopécie est extrêmement variable d\u2019un sujet à l\u2019autre, mais 1l n\u2019atteint jamais la calvitie complète.Dans quelques cas la repousse est complète après quelques mois ou années; dans d\u2019autres cas elle est incomplète.Il n\u2019a pas été possible aux auteurs de préciser la cause ou les causes de cette alopécie.Un examen clinique complet et des recherches de laboratoire très poussées n\u2019ont rien décelé d\u2019important ou de significatif chez ces malades.La pathogénie également est inconnue, et la thérapeutique inexistante.Henri SMITH.ANESTHESIE EDITORIAL: L'enseignement de l\u2018anesthésiologie.(The Teaching of Anaesthesia.) \"The Can.Anaesth.S.J.\u201d, 4: 185 (juillet) 1957.On peut se rendre compte de plus en plus que les professeurs de clinique médicale, de façon générale, s\u2019attardent davantage sur le problème de savoir quot enseigner aux différents niveaux de l\u2019entraînement que sur le problème de savoir comment enseigner.Cette remarque générale concerne aussi bien les ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 professeurs d\u2019Anesthésiologie que ceux des autres spécialités de la profession médicale.Notre programme universitaire moderne est devenu tellement chargé qu\u2019aucun professeur d\u2019une école de médecine ne peut prétendre, aujourd\u2019hui, servir à ses élèves les connaissances détaillées de sa spécialité dans la pratique médicale.S'il est impossible de fournir des connaissances particulières détaillées, quelle sorte d'entraînement, alors, doit recevoir l\u2019étudiant en médecine?Il semblerait que le plus grand service que le professeur d\u2019une spécialité médicale puisse rendre à un élève serait d\u2019aider cet élève à étudier les problèmes que cette spécialité soulève en rapport avec la physiologie, la pharmacologie, la biochimie et l\u2019anatomie qu\u2019il sait déjà (ou qu\u2019il devrait savoir) et de faire la relation, de façon logique, de ces problèmes spéciaux avec les connaissances de la médecine générale, connaissances qu\u2019il est en train d'acquérir et qui, elles-mêmes, systématiquement, devraient être basées sur ses connaissances des sciences de base.Au cours de ses entretiens avec l\u2019élève, le professeur doit insister sur le «quoi» et le «pourquoi» du sujet et, autant que possible, habituer l\u2019élève à raisonner pour en venir au « comment » en toute circonstance.« Savoir comment » peut être très précieux pour un technicien, mais pour qu\u2019un médecin soit compétent, il faut qu\u2019il sache également « pourquoi ».Les façons d\u2019enseigner aux élèves du cours post-universitaire d\u2019une spécialité demandent encore plus d\u2019attention.On est passé de l\u2019ère de la compresse et de la bouteille et de la bouffée de gaz aux problèmes complexes de l\u2019anesthésie moderne en suivant des décades de progrès.Aujourd'hui, le problème du professeur envers le futur anesthésiste est de lui faire parcourir la même route en deux ou trois ans.Cette façon de faire ne peut conduire au succès qu\u2019à la condition que les « quoi » et le « pourquoi » demeurent les thèmes dominants de l\u2019enseignement, que les problèmes du « comment » ne demeurent pas seulement des tours de force de la technique, L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 mais des réponses logiques découlant des autres facteurs par l\u2019intermédiaire de la raison.Il a existé de grandes divergences d'opinion au sujet de la meilleure méthode de réaliser cette organisation logique de l\u2019enseignement.Certains professeurs auraient tendance à considérer l\u2019anesthésie clinique uniquement comme de la pharmacologie appliquée et l\u2019implantation des méthodes apprises au laboratoire et apportées à la salle d\u2019opération comme une solution logique et adéquate.En pratique, nous réalisons que ce programme a produit plusieurs hommes de science distingués, mails de piètres anesthésistes cliniques.Par contre, nous connaissons de nombreux anesthésistes cliniques de première qualité dont les capacité sont dues à une intuition supérieure et à un jugement pratique, mais qui sont incapables d\u2019expliquer leurs décisions en des termes précis et logiques.Sans doute, le mieux à faire pour l\u2019anesthésiste en formation, c\u2019est de lui donner la meilleure part de ces deux types extrêmes.On doit lui faire acquérir une formation solide dans les sciences de base médicale et une grande expérience dans la salle d\u2019opération.De plus, on doit exiger de lui, au cours de son travail clinique, l\u2019explication et la justification de tous ses gestes.C\u2019est de cette façon seulement que l\u2019on peut espérer réaliser, chez eux, en quelques années d\u2019entraine- ment le niveau atteint par leurs prédécesseurs au cours de plusieurs décades.Puis, c'est seulement en réalisant un entraînement de cette qualité que le professeur remplit adéquatement son rôle.Léon LONGTIN.ANATOMIE PATHOLOGIQUE P.E.STEINER et J.HIGGENSON, M.C.R.P.: Cancer cholangiolo-cellulaire du foie.(Cholangiolo Cellular Carcinoma of the Liver.) Cancer\u2019, 12: 752 (juillet- août) 1959.Bien que les tumeurs du foie montrent une grande variété d\u2019images histologiques, les publications récentes se réfèrent toutes à la terminologie de Goldzieher et Von Bokay et suivent les deux grandes classes de cancer hépato-cellulaire et cholangiocellulaire.Du point de vue descriptif, il devrait théoriquement exister dans le corps autant de sortes ANALYSES 923 de tumeurs qu\u2019il existe de cellules capables de se diviser; cependant dans le foie, on n\u2019a pas encore décrit de tumeur correspondant à l\u2019ép:- thélium des canalicules ou des canaux de Hering.Ces canaux apparaissent sur les préparations ordinaires comme de petits cordons faits de cellules cuboïdes aplaties, avec une membrane basale; ils sont parfois solides et parfois montrent une mince lumière.On accepte généralement que ces canaux se développent à partir des bourgeons héva- tiques primitifs, mais de cellules qui se différencient rapidement.Dans de nombreux troubles hépatiques, on voit une prolifération abondante de ces canaux biliaires que d\u2019aucun croit être une prolifération des canaux eux-mêmes, alors que d\u2019autres disent que c\u2019est une prolifération de cellules hépatiques atypiques et altérées.Cependant, jusqu\u2019à maintenant, il n\u2019y a aucune preuve pour supporter l\u2019une ou l\u2019autre théorie.Il reste, indépendamment de leur origine que les tumeurs de ces cellules sont très rares.Les auteurs présentent ici 11 cas qu\u2019ils appellent des cancers cholangiolo-cellulaires du foie en s'appuyant sur les aspects macroscopique et microscopique.Ces 11 cas ont été sélectionnés dans 1,030 cancers du foie; 10 étaient des noirs d\u2019Afrique et un blanc; 4 sont des femmes et 7 des hommes.L\u2019âge varie de 22 à 64 ans avee une moyenne de 49.5 ans, ce qui est environ 10 ans plus vieux que les cancers du foie vus chez les nègres.Aspect macroscopique : A la coupe on trouve dans ces foies, de nombreux nodules de dimensions variables, plus ou moins confluents, habituellement fermes et d\u2019aspect crémeux, blanchâtres.Tout autour il existe une fibrose et une certaine irrégularité des travées hépatiques non infiltrées.Le poids moyen de ces foies est de 2,916 gr., ce qui est environ 500 gr.de moins que dans les cancers hépato-cellulaires et 500 gr.de plus que dans les cancers des voies biliaires.Ainsi, macroscopiquement ces tumeurs ressemblent aux cancers des voies biliaires avec la différence qu\u2019ils sont plus pâlés, plus blanes et que les nodules sont plus petits mais plus 924 nombreux.De plus, il est rare qu\u2019ils s\u2019accompagnent de cirrhose vraie.Histopathologne : La caractéristique de ces cancers, c\u2019est la tendance des cellules néoplasiques à former de petits cordons habituellement solides mais pouvant présenter une petite lumière et ressembler à des canalicules.Les cellules tumorales sont plus petites que des cellules hépatiques et avec moins de cytoplasmes.Elles sont cuboïdes ou légèrement aplaties mais montrent beaucoup de variations dans leur forme.De plus, quelques cellules apparaissent allongées, difficiles à différencier d\u2019un fibro- blaste, comme 1l est caractéristique de voir lors de la prolifération des canaux hépatiques dans un foie cirrhotique; mais à l'inverse du cancer des canaux biliaires, le cytoplasme est plutôt acidophile et on ne voit pas de cellules columnaires.Une autre particularité de ces tumeurs est la qualité et la quantité abondante du chorion qui sépare les cordons: il est pâle, œdé- mateux, mais une coloration pour la réticu- line montre un grand nombre de fibres réticulaires entourant des cellules épithélioides.Ce chorion est tantôt cellulaire, tantôt fibreux.Dans les nodules le centre est surtout fibreux mais il peut être parfois nécrotique.Le nodule tumoral grossit en s\u2019infiltrant dans le parenchyme voisin ou il détermine le plus souvent une stroma-réaction inflammatoire œdémateuse.Souvent dans le tissu fibreux qui limite l\u2019extension du nodule, 11 se fait de petites cavités qui font penser au cancer cana- liculaire.Il faut garder à l\u2019esprit que ces tumeurs bien que tumeurs des canalicules, peuvent parfois montrer des potentialités beaucoup plus grandes et former des canaux biliaires ou des cordons à cellules très larges, à cytoplasmes éosinophiles comme dans un cancer hépa- to-cellulaire, surtout si la tumeur prolifère dans un espace déjà libre comme par exemple dans un canal biliaire ou une veine.En conclusion, les auteurs notent que la classification proposée dans cet article correspond seulement à une image descriptive, puisqu\u2019on ne connaît rien de l\u2019histogénèse de ces tumeurs.Evidemment, on pourra dire que l\u2019on a observé dans des cirrhose et dans des ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 cancers hépato-cellulaires, de nombreuses formations canaliculaires mais les auteurs croient que les aspects macroscopique et microscopique de leurs tumeurs sont assez caractéristiques pour les classer à part.Raymond FARMER.GENETIQUE D.MARSHALL, G.B.SAUL, E.SACHS, Jr.: Sclérose tubéreuse: rapport de 16 cas dans deux groupes familiaux où l'on retrouve une dominance génétique.(Tuberous Sclerosis: A report of 16 Cases in two Family Trees Revealing genetic Dominance.) The New Eng.J.Med.\u201d, 261: 1102 (nov.) 1959.Les auteurs rappellent d\u2019abord que la mala- cie n\u2019est pas limitée à la triade symptomato- logique de convulsions, débilité mentale et adénome sébacé, mais qu\u2019elle se manifeste diversement, pouvant atteindre tous les organes.C\u2019est en fait une dysplasie tissulaire d\u2019étiologie inconnue, qui atteint toutes les couches germinales de l\u2019embryon humain.Les auteurs rapportent deux cas qui satisfont aux exigences symptomatologiques de la sclérose tubéreuse.L\u2019un d\u2019eux est issu d\u2019une famille où l\u2019on retrouve 13 cas dont 8 gravement atteints dans 4 générations.Dans la famille de l\u2019autre, on relève 3 cas dont 2 gravement atteints, dans 3 générations.On retrouve 4 croisements entre un individu normal et un individu gravement atteint, qui donnent 12 individus normaux, 7 gravement atteints et 3 légèrement atteints.Les croisements de 3 individus légèrement atteints et de 3 normaux ont donné 7 individus normaux, 2 gravement atteints et 2 légèrement atteints.D\u2019un autre côté, le mariage entre personnes atteintes dans ces familles ont donné 16 enfants normaux.Les auteurs soulignent qu\u2019il est important de.connaître les formes frustres pour bien apprécier la tendance héréditaire de cette maladie.Ils concluent que la sclérose tubéreuse est transmise par un gène dominant, et que ce gène dominant est par ailleurs déterminé en quelque sorte par deux gènes indépendants.Ces deux gènes déterminent la sévérité de la maladie: le sujet atteint, le sera gravement ou légèrement ou encore il ne sera qu\u2019un porteur sain de la maladie.Bernard GASCON. NÉCROLOGIE LE DOCTEUR LOUIS-PHILIPPE BEAUDOIN Le docteur Louis-Philippe Beaudoin est décédé à Hawkesbury le 9 juin 1960 à l'âge de 68 ans.Le docteur Louis-Philippe Beaudoin a toujours exercé sa profession à Hawkesbury; il était le beau-père du docteur Charles Smith de Montréal, à qui vont toutes nos sympathies.LE DOCTEUR PIERRE BÉGIN Le 18 avril 1960, le docteur Pierre-Roméo Bégin est décédé à Hull à l\u2019âge de 59 ans.Le docteur Bégin avait fait ses études classiques à Ste-Anne-de-la-Pocatière et sa médecine à l\u2019Université Laval de Québec.Il obtint son doctorat en 1927; il pratiqua d\u2019abord à Rimouski, puis à Hull.LE DOCTEUR ANDRÉ BÉLANGER Le docteur André Bélanger, capitaine de l\u2019Armée Canadienne, est décédé à Montréal le 19 mai 1960 à l\u2019âge de 31 ans.Après ses études secondaires au Collège Sainte-Marie de Montréal, il étudia la médecine à l\u2019Université de Montréal, où il obtint son doctorat en 1956.LE DOCTEUR J.-ANTOINE BÉLANGER A Cadillac est décédé subitement à l\u2019âge de 63 ans le docteur J.-Antoine Bélanger, qui avait obtenu son doctorat de l\u2019Université Laval en 1924.LE DOCTEUR EVARISTE-G.LARIVIÈRE Le docteur Evariste-G.Larivière est mort le 13 mars 1960, âgé de 71 ans, à l\u2019Hôpital St-Luc de New Bedford, Mass., dont 1l était un des membres-visiteurs.Le docteur E.-G.Larivière fit ses études de médecine à Georgetown School of Mede- cine, Washington, D.C.et il y reçut son doctorat en 1914.2e 0e LE DOCTEUR FERNAND HÉMOND Le docteur Fernand Hémond est décédé en mars 1960 à West-Warwick, R.-I.Il avait obtenu en 1931 son doctorat en médecine de l\u2019Université Laval de Québec.LE DOCTEUR ADRIEN THIBODEAU Le docteur Adrien Thibodeau est décédé à I\u2019'Hopital St-Luc de Montréal, dont il faisait partie à titre de médecin visiteur, le 12 juin 1960.Le docteur Adrien Thibodeau était âgé de 74 ans et il exerçait sa profession à St-Eus- tache des Deux-Montagnes depuis 1912, alors qu\u2019il obtint son doctorat de l\u2019Université Laval de Montréal.LE DOCTEUR MAURICE PAGER Le docteur Maurice Pager est décédé à Saint-Hermas comté des Deux-Montagnes le 4 juin 1960 à l\u2019âge de 33 ans.Après ses études classiques au Collège de Sainte-Thérèse, il fit sa médecine à l\u2019Université de Montréal, où il obtint son doctorat en 1953.Le docteur Maurice Pager était le fils du docteur Antonio Pager qui pratique sa profession à St-Hermas depuis 1922 et celui-ci avait succédé à son père qui avait fait toute sa carrière au même endroit.Toutes nos sympathies sont acquises au docteur Antonio Pager.LE DOCTEUR AIMÉ PERRIER Le docteur Aimé Perrier est décédé à St- Jean d\u2019Iberville le 22 mai à l\u2019âge de 66 ans.Le docteur Perrier avait fait ses études de médecine à l\u2019Université Laval de Montréal qui lui conféra son doctorat en 1921. NOUVELLES ÉLECTIONS ET NOMINATIONS À L'HÔPITAL NOTRE-DAME DE MONTRÉAL Le Bulletin de Nouvelles médicales de l'hôpital Notre-Dame, publié en mai 1960 nous fait part des élections et nominations suivantes: Membres de l\u2019exécutif du bureau médical pour 1960-61: président, docteur Jean-Louis Léger; vice- président, docteur François Archambault; secrétaire- trésorier, docteur Jean-Paul Brault.Autres membres de l\u2019exécutif: les docteurs Roland Décarie, Charles-E.Grignon, Léopold Morissette, Louis-Charles Simard.Représentants du bureau médical au conseil d\u2019administration: les docteurs Jean-Louis Léger, François Archambault, Charles-E.Grignon, Léopold Morissette, Jean-Paul Brault.Nominations a) Nominations hospitalières: Le docteur Roland Simard, a été nommé chef du service de Gynécologie.Le docteur Jean-Noël Fortin, a été nommé au poste de chargé de service en Psychiatrie.Le docteur Louis-J.Papineau, nommé médecin éligible en Chirurgie.Le docteur Jean Fontaine, nommé médecin éligible en Bactériologie-Hématologie.Le docteur Jacques Baillargeon, nommé médecin attaché à la clinique du personnel de l'Hôpital.Le docteur Paul Bourgeois, réélu président de l\u2019Association des Hôpitaux de la province de Québec.Le docteur J.-R.Boutin, nommé vice-président de l\u2019Association des Diplômés de l\u2019Université de Montréal.Le docteur J.-B.Boulanger, réélu président de la Société Canadienne de Psychanalyse (1960).Nommé président du Comité des fêtes du IIIe Congrès international de psychiatrie \u2014 Montréal du 4 au 10 juin 1961.Le docteur Jules Brahy, nommé éditeur-adjoint pour les Transactions of the Canadian Otolaryngo- logical Society.Nommé membre du Comité en Eco- nomie médicale \u2014 Canadian Otolaryngological Society.Le docteur Armand Gratton, réélu vice-président général de l\u2019Association du Diabète de la province de Québec Inc.Le docteur André Lanthier, membre de la Canadian Society for Clinical Investigation.Le docteur Jacques Léger, nommé président de l\u2019Association des Allergistes de la province de Québec.Nommé vice-président de la Canadian Academy of Allergy.Nommé président de l\u2019Association des Bu- 2e ee reaux médicaux des hôpitaux de la province de Québec.Le docteur Claude Faribault, nommé membre de la « Radiological Society of North America ».Le docteur C.Allard, nommé représentant de la Faculté des Sciences au sein de l\u2019Association des diplômés de l\u2019Université de Montréal.Le docteur Maurice Leclair, a obtenu le titre de Fellow en Médecine interne du Collège Royal du Canada.LE DOCTEUR CARLTON AUGER, ÉLU PRÉSIDENT DE L'INSTITUT DU CANCER DU CANADA L'Institut national du Cancer du Canada a tenu ses élections à Toronto, fin mai 1960.Le docteur Carlton Auger, professeur d\u2019anatomie pathologique à l\u2019Université Laval de Québec a été élu président pour succéder au docteur H.E.Rawlinson d\u2019Alberta.Parmi les 40 membres de l\u2019Institut choisis pour le prochain terme, on note les noms des docteurs Ross Flemington de Sackville, N.B.et R.B.Kerr, professeur de médecine à l\u2019Université de la Colombie Britannique.+-e- ++ LE DOCTEUR ARMAND GENEST, LLU PRÉSIDENT DE CANADIAN SOCIETY OF PLASTIC SURGEONS Le Congrès annuel de la Société Canadienne de chirurgie plastique Canadian Society of Plastic Surgeons s\u2019est tenu à Winnipeg les 26, 27 et 28 mai 1960.Les élections du Bureau de la Société ont eu lieu pendant le Congrès.Il nous fait plaisir d\u2019annoncer que le docteur Armand Genest, chef de la section de chirurgie plastique de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, a été élu président pour l\u2019année courante.Le prochain Congrès de la Société Canadienne de chirurgie plastique aura lieu à Montréal en 1961.CHOIX DE DEUX NOUVEAUX GOUVERNEURS À L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL Le chancelier de l\u2019Université de Montréal, S.E.le Cardinal Paul-Emile Léger, a fait part le 31 mai 1960 de la nomination au Conseil des Gouverneurs de l\u2019Université de Montréal de Messieurs Aristide Cousineau et Maurice Chartré, en remplacement de Mgr Papineau de Joliette, démissionnaire et de Mgr Percival Caza de Valleyfield dont le terme d\u2019office vient d\u2019expirer et qui a manifesté le désir de ne pas être renommé. L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 LE DOCTEUR JACQUES GENEST, RAPPORTEUR AU CONGRÈS INTERNATIONAL DE BERNE Le docteur Jacques Genest, directeur du département de recherches cliniques de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, a été invité à participer au Congrès International sur l\u2019Hypertension Artérielle qui s\u2019est tenu en Suisse à Berne du 7 au 10 juin 1960.Seul expert canadien invité, le docteur Jacques Genest a présenté un travail sur les découvertes importantes faites à son département de recherches cliniques sur la participation des hormones surréna- liennes et des reins dans le mécanisme de l\u2019hypertension artérielle humaine.#2 LES \u201cMATINS DU PRATICIEN\u201d À L'HÔPITAL DU SACRÉ-COEUR DE MONTRÉAL Le bureau médical de l'Hôpital du Sacré-Coeur de Cartierville, présidé par le docteur Roland Guy, a organisé à l'intention du médecin généraliste, trois avant-midi cliniques.Le Comité d'organisation comprenait, outre le docteur Guy, les docteurs B.-G.Bégin, secrétaire, Fernand Hébert, Jacques Gougioux, Ruben Laurier, Jean-Paul Venne.Julien Lambert et Paul Gagnon.Le programme des « matins du praticien » se lisait ainsi: Mardi, 31 mai 1960, sous la présidence du docteur René Foisy, allocution de bienvenue par le docteur Fernand Hébert; la pancréatite, point de vue chirurgical par le docteur E.Radacorrici; le traitement du diabète: progrès ou régression par le docteur Rosario Robillard; surveillance du cardiaque à domicile, par le docteur Noël Varin; l\u2019endométriose par le docteur Berchmans Laforest; les appendicites, par le docteur Yvon Chartrand.Forum sur les sujets présentés dirigé par le docteur Marcel Fortier.Jeudi, le 2 juin, présidence du docteur Georges Deshaies.Les cholécystites, par le docteur Maurice Laporte; les souffles cardiaques, par le docteur André Proulx; les examens en urologie, par le docteur Jean Joyal; les sinusites par le docteur Léopold Marchand; les laryngites striduleuses par le docteur Henri-Paul Bazinet.Forum consécutif à ces présentations avec le docteur Odilons Raymond comme modérateur.Samedi, le 4 juin, présidence du docteur Ulric Frenette.Les grossesses ectopiques par le docteur Maurice Provost; comment établir un diagnostic de tuberculose par le docteur Jacques Gougoux; la pancréatite, point de vue médical, par le docteur Adrien Ruel; les algies de croissance par le docteur Paul A.Gagnon; indications médicales de la transfusion par le docteur J-G.Laurin.Forum dirigé par le docteur Ruben Laurier.rer NOUVELLES 927 CONFÉRENCES À MONTRÉAL DU PROFESSEUR JULES FRANÇOIS DE GAND, BELGIQUE Le docteur Jules François, professeur d\u2019ophtalmologie de Gand, Belgique, a donné trois conférences à Montréal.Le lundi, 6 juin 1960, il a parlé à l\u2019Hôpital Notre-Dame de «la vascularisation des voies optiques », le mardi 7 juin, il a traité à l\u2019Hôtel-Dieu de « L\u2019électrophorèse et l'humeur aqueuse » et le même soir, il était l\u2019invité d\u2019honneur de « la Société d\u2019ophtalmologie de Montréal», et il a exposé son opinion de « la transmission des gênes en ophtalmologie ».Cette conférence fut donnée également à l\u2019Hôtel-Dieu.ee ee LE DOCTEUR LÉO GAUVREAU, PROFESSEUR DE MICROBIOLOGIE Le docteur Léo Gauvreau, directeur du département de microbiologie à la Faculté de Médecine et assistant du Service des laboratoires de l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement, a été nommé professeur titulaire de microbiologie à l\u2019Université Laval de Québec.e-e- © LE DOCTEUR FERNAND MONTREUIL, ÉLU PRÉSIDENT- DÉSIGNÉ DE L'ASSOCIATION CANADIENNE DES OTO-RHINO-LARYNGOLOGISTES L'Association Canadienne des oto-rhino-laryngologistes a tenu son Congrès annuel à Banff, à l\u2019occasion de l\u2019assemblée générale de l\u2019Association Médicale Canadienne.Lors des élections, le docteur Fernand Montreuil, directeur du service d\u2019oto-rhino-laryngologie de l\u2019Hôpital Notre-Dame a été élue président désigné.ee + LE DOCTEUR GAÉTAN JASMIN, ÉLU VICE-PRÉSIDENT DE LA SOCIÉTÉ DE BIOLOGIE La Société de Biologie de Montréal vient de tenir son assemblée générale annuelle.Le nouveau Conseil se compose comme suit: président, M.Jean-Marie Demers; ler vice-président, le docteur Gaëtan Jasmin; 2e vice-président, M.A.Mockle; secrétaire-trésorier, M.Pierre Couillard: conseillers, M.Pierre Dansereau et M.Victorin Fre- dette.CONFÉRENCE DU DOCTEUR HANS SELYE AU CONGRÈS DE L'ASSOCIATION DE DIÉTÉTIQUE Le congrès annuel de l\u2019Association Canadienne de Diététique s\u2019est tenue à l\u2019Hôtel Reine Elizabeth de Montréal, les 14, 15 et 16 juin 1960. 928 NOUVELLES Parmi les conférenciers invités, on remarquait le professeur Hans Selye qui a parlé du «Stress de la vie moderne », les docteurs Gilbert Turner, Jean F.Webb et Paul G.Weil.6-6 ++ LE DOCTEUR PAUL GENEST, NOMMÉ PROFESSEUR AGRÉGÉ Le docteur Paul Genest, assistant au département de pathologie, a été nommé professeur agrégé à la Faculté de médecine.Le docteur Paul Genest était antérieurement professeur agrégé de bactériologie à l\u2019Ecole d\u2019Hygiène de Montréal.ee + CONFÉRENCE À L'HÔTEL-DIEU DU DOCTEUR JACQUES GAGNON Mardi, le 24 mai 1960, le docteur Jacques Gagnon, anatomo-pathologiste de l\u2019Hôpital Sainte-Justine a prononcé à la séance de conférence de l\u2019Hôtel-Dieu, une causerie scientifique intitulée: « Encéphalites subaiguës ».ee ++ CONFÉRENCIERS INVITÉS AU CONGRÈS DES TECHNOLOGISTES DE LABORATOIRE L\u2019Association canadienne des Technologistes de laboratoires a tenu son Congrès à l\u2019Hôtel-Mont-Royal les 15, 16 et 17 juin 1960.On remarque parmi les noms des conférenciers invités, ceux des docteurs Mario Stefanini, André Leduc, A.Cooperberg, Jacques Gagnon, M.B.MacKenzie, Jean-Louis Bonen- fant et Blandine Gosselin.ee + LE DOCTEUR A.BOUDREAU, DÉLÉGUÉ DU QUÉBEC Le docteur André Boudreau, directeur de l\u2019Office provincial de l\u2019Alcoolisme, participera en Europe à d'importantes manifestations, comme délégué du ministre de la Santé, le docteur Leclerc, notamment au congrès international sur « l\u2019alcoolisme et l\u2019industrie », du 8 au 11 juin, à Paris.A une session des cours patronnés par l'UNESCO, du 13 au 24 juin, le docteur Boudreau dira ce qui se fait dans le Québec pour combattre l\u2019alcoolisme.Puis du 27 au 30 juillet, il participera au congrès de la Ligue internationale catholique contre l\u2019Alcoolisme, qui se déroulera à Munich.A Stockholm, du 31 juillet au 5 août, il assistera aux réunions du Bureau international contre l\u2019Alcoolisme.Entre temps, le docteur Boudreau visitera les principales organisations et cliniques de réhabilitation et prendra contact avec les commissions nationales avec lesquelles l\u2019Office québecois est déjà en rapport.Cet Office, de fondation récente, a déjà, sous la direction L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 du docteur Boudreau et de son adjoint, le docteur Léon Dugal, imprimé un élan considérable à la lutte contre l\u2019alcoolisme._\u2014\u2014\u2014\u2014 CONFERENCES A MONTREAL DU DOCTEUR JAMES ROBERTSON Le docteur James Robertson, anesthésiste consultant de Edinburg Royal Infirmary a donné des conférences sur l\u2019anesthésie les 26 et 27 mai 1960 au Royal Victoria Hospital de Montréal.NOMINATIONS À L'HÔPITAL JEAN-TALON Le docteur Jean-Louis Rochefort directeur médical de l\u2019Hôpital Jean-Talon annonce la nomination approuvée par le conseil d\u2019administration de huit chefs de service.Sont nommés: chef du service de chirurgie, le docteur Jean Darche; chef du service de médecine, le docteur Jean-Louis Borduas; chef du service d\u2019obstétrique, le docteur Simon Gold; chef du service de pédiatrie, le docteur Paul W.Guilbert; chef du service de radiologie, le docteur Guy Duck- ett; chef du service d\u2019anesthésie, le docteur Jean- Louis Rochefort; chef du service d\u2019anatomie pathologique, le docteur Arcadia Neaga et chef du service de biochimie, le docteur Joseph Pellerin, Ph.D.\u2014_\u2014 ÉLECTIONS À L'ASSOCIATION DE MÉDECINE INDUSTRIELLE DE LA PROVINCE DE QUÉBEC L\u2019Association de Médecine Industrielle de la Province de Québec a tenu récemment son assemblée générale annuelle.À cette occasion, il y eut élections des Officiers de l\u2019Association; ceux-ci sont pour l\u2019année courante: président, le docteur Milton G.Townsend; ler vice- président, le docteur Raymond Caron; 2e vice-président, le docteur D.C.Bews; trésorier, le docteur Peter Vaughan ; secrétaire, le docteur L.Birmingham.\u201c ÉLECTIONS DES OFFICIERS DE LA DIVISION DU QUÉBEC DE L'ASSOCIATION MÉDICALE CANADIENNE Lors de la 22e réunion annuelle tenue à Québec, de la division du Québec de l\u2019Association Médicale Canadienne, les officiers suivants ont été élus pour 1960-61: président, le docteur Gerald W.Halpeurry; président désigné, le docteur René Duberger; trésorier honoraire, le docteur J.F.MeaKius; secrétaire honoraire, le docteur Norman J.Belliveau; conseil- L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 lers, les docteurs Renaud Lemieux, Sylvio LeBlond, T.James Guintin, Paul-Emile Côté et J.A.Davidson.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 NOMINATIONS A LA COMMISSION PROVINCIALE D'ENQUÊTE SUR L'ASSURANCE-HOSPIT ALISATION La nouvelle «Commission d'enquête sur l\u2019assu- rance-hospitalisation » que préside M.Gérard Fa- vreau, vient de procéder à une série de nominations et de constituer plusieurs services et comités.Son secrétaire général est M.Gérard Nepveu, de Montréal.La Commission a d\u2019abord formé un «Service des recherches» qui sera dirigé par M.Roland Paren- teau, de l\u2019école des Hautes études commerciales, assisté de M.Jean Mercille, également de la métropole.M.César Simon, des « Services de santé de Québec », spécialiste du problème des assurances, sera attaché à ce service.Un « Comité des finances » a été créé.Il aura pour président M.Paul-Emile Courtois, C.A., et pour autres membres Mère Berthe Dorais, économe générale de la communauté des Soeurs grises de Montréal, M.Paul-T.Shannon, C.A., administrateur du Royal Victoria Hospital, M.Gérard Brais, administrateur de l\u2019hôpital Notre-Dame de la métropole, M.Paul-Emile Olivier, administrateur de l\u2019hôpital Jean- Talon de Montréal, Soeur Marie-Joseph, de l\u2019Ordre St-Augustin, de Chicoutimi, le colonel B.Lyon, administrateur du Sherbrooke Hospital, Soeur St-Fran- çois-d\u2019Assise, économe de l\u2019hôpital Notre-Dame-de- Beauce à St-Georges-de-Beauce.Du « Comité des finances », dépendront deux sous- comités: a) Un sous-comité qui s\u2019occupera des sanatoriums et qui se composera de M.Jacques Bouchard, président du conseil d\u2019administration du sanatorium St-Jean de Macamic, le docteur H.-E.Burke, directeur général du Royal Edward Laurentian Hospital, le docteur Herman Gauthier directeur général du sanatorium St-Georges de Mont-Joli, Mère Marie-Aimée de Jésus, supérieure de l\u2019hôpital St- Joseph de Rosemont, le docteur Alphonse L\u2019Espérance, directeur médical de l'hôpital Laval à Ste- Foy près de Québec.b) Un second sous-comité qui aura pour champ d\u2019activité les questions relatives aux établissements psychiatriques, comptera les membres suivants: le docteur Charles-A.Roberts, surintendant du Verdun Protestant Hospital, Soeur Marie Florida, des Soeuis de la Providence de Montréal, Sr Marie de l\u2019Ange- Gardien, économe de I\u2019hOpital Saint-Michel-Archange (Mastaï), Frère Jacques, assistant du provincial des Frères de la charité dans la métropole, et M.Gérard Saint-Antoine, de l\u2019Institut Albert Prévost.La commission d\u2019enquête constitue, de plus, un NOUVELLES 929 « Comité des services hospitaliers » ayant à sa direction le docteur Victor Radoux, de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, et dont font partie le docteur Marcel Lapointe, directeur général de l\u2019Hôtel-Dieu de St-Val- lier à Chicoutimi; le docteur W.Storrar, directeur médical du Montreal General Hospital; M.Albert Nantel, administrateur de l\u2019hôpital Ste-Jeanne-d\u2019Arc 3 Montréal; Soeur Noémie de Montford, des Filles de la sagesse, assistante de l\u2019administratrice de l\u2019hôpital Ste-Justine dans la métropole; M.K.-M.Nicholson, administrateur du Jeffery Hale Hospital de Québec; Soeur Trottier, supérieure de l\u2019Hôtel- Dieu de St-Jérôme.Le «Comité des services hospitaliers» s\u2019adjoint deux organismes: a) Un sous-comité s\u2019intéressant aux sanatoriums et comprenant les mêmes membres que le sous-co- mité des sana travaillant pour le comité des finances.b) Un sous-comité pour les chroniques et les incurables.Il sera présidé par le docteur Victor Ra- doux, déjà mentionné, et sera formé, en outre, du docteur Edmond Laurendeau, surintendant médical de l\u2019hôpital Notre-Dame-de-la-Merci de Montréal, le docteur Douglas-G.Cameron, du Montreal General Hospital; le docteur Benoît Boucher, directeur médical de lhôpital St-Augustin de Québec, Soeur Jacquemont, supérieure de l'hôpital Ste-Catherine Labouré, de Coaticook.c) Un sous-comité pour les établissements psychiatriques: M.Charles-A.Roberts, président; docteur Camille Laurin, de la faculté de Médecine à l\u2019Université de Montréal; le docteur Yves Rouleau, de la Vieille Capitale; le docteur Fernand Côté, le docteur Ewen Cameron, Soeur Ste-Marguerite d\u2019E- cosse, de l\u2019hôpital St-Michel Archange (Mastaï).Il y aura aussi un « Comité des services de l\u2019éducation » sous la présidence du docteur Jean Bou- chard, du Royal Victoria Hospital.En feront partie: le docteur C.-A.Gauthier, directeur médical de l\u2019hôpital de l\u2019Enfant-Jésus à Québec, Soeur Denise Le- febvre, directrice de institut Marguerite d\u2019Youville à Montréal, Mlle Alice Girard, directrice de la section « Nursing» à l\u2019hôpital St-Luc de la métropole, le docteur Roland Dussault, de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, le docteur Robert Ingram, autrefois directeur du Montreal Children\u2019s Hospital, M.J.-M.Partlo, administrateur du Saguenay Hospital a Ar- vida.De ce comité, dépendront deux organismes: a) Un sous-comité pour l\u2019éducation médicale avec le docteur Jean Bouchard, président, le docteur Lucien Coutu, directeur médical de l\u2019Hôtel-Dieu de la métropole, le docteur Yves Morin, de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, le docteur Georges Lachaine, de l\u2019Hôpital général de Verdun, le docteur Rocke Robertson, du Montreal General Hospital, le docteur Wilfrid Caron, de l\u2019hôpital St-Sacrement de Québec. 930 NOUVELLES b) Un sous-comité du « Nursing».formé de la présidente Soeur Mance Décary, de l\u2019hôpital Notre- Dame de la métropole, Mlle Geneviève Lamarre, de l\u2019hôpital de l\u2019Enfant-Jésus de la Vieille capitale, le docteur W.-R.Flatkoss, directeur médical du Jew- 1s General Hospital de Montréal, Mlle Helen Rei- mer, secrétaire de l\u2019Association des infirmières licenciées de la province, Soeur St-Eugène, de l\u2019Hôtel- Dieu de Sherbrooke, le docteur Marcel Langlois, directeur médical de l\u2019hôpital St-François d\u2019Assise de Québec.Par ailleurs la Commission d\u2019enquête sur l\u2019assu- rance-hospitalisation s\u2019est choisi en plus du secrétaire général, M.Gérard Nepveu.plusieurs secrétaires permanents spécialisés: M.Arthur Alain, C.A, de Montréal, pour les problèmes financiers Mme Yolande Taylor, du Royal Victoria Hospital, pour les questions touchant aux services hospitaliers, et Soeur Ste-Fabienne, des Soeurs de la Charité de Québec, pour ce qui concerne les services d\u2019éducation.La commission a enfin nommé un secrétaire permanent dans la Vieille Capitale: M.Pierre Talbot, de la Chambre de commerce de Québec.BOURSES ATTRIBUÉES POUR ÉTUDES SUR L'ALLERGIE Trente étudiants en médecine des Etats-Unis et du Canada ont reçu des bourses d\u2019été pour consacrer de 8 à 12 semaines à acquérir de l\u2019expérience dans le domaine de l\u2019allergie.Ces bourses sont accordées par l\u2019Allergy Foundation of America.Parmi les étudiants canadiens récipiendaires de ces bourses on note les noms de Pierre Band, de l\u2019Université de Montréal.Fernand Côté de l\u2019Université Laval de Québec et Alfred J.Fish de l\u2019Université McGill.M.Band travaillera sous la direction du docteur Gaëtan Jasmin et M.Fernand Côté sous celle du docteur Jacques Leblanc.ee ee COMITÉ PROVINCIAL DE DÉFENSE CONTRE LA TUBERCULOSE ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ANNUELLE, 7 MAI 1960 RÉSOLUTIONS ET NOMINATIONS Les résolutions suivantes sont proposées: 1.\u2014 Qu\u2019une réévaluation des moyens de lutter contre la tuberculose soit faite en regard de la situation actuelle, que des directives soient données pour obtenir le maximum d\u2019efficacité de l\u2019organisation actuelle.2.\u2014 Qu'un fichier central de tous les tuberculeux soit mis sur pied le plus tôt possible.3.\u2014 Que le dépistage soit orienté vers les groupes d'individus où l\u2019incidence est la plus élevée tant à L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 cause des conditions sociales que de l\u2019âge de ces personnes.4.\u2014 Qu\u2019une recommandation soit faite à la commission d\u2019étude de l\u2019assurance-hospitalisation pour que tous les nouveaux patients hospitalisés dans les hôpitaux généraux bénéficient gratuitement d\u2019une radiographie pulmonaire, que les autres patients trouvés porteurs d\u2019images anormales soient suivis adéquatement.5.\u2014 Que tout patient diagnostiqué tuberculeux en activité, particulièrement les bacillaires, soient sous la surveillance d\u2019un médecin spécialiste en maladie pulmonaire et en tuberculose.Le traitement à domicile peut être admis à condition qu\u2019on soit assuré d\u2019une surveillance médicale adéquate et de conditions sociales satisfaisantes.6.\u2014 Que les cliniques antituberculeuses et les dispensaires intensifient leurs efforts non seulement dans le diagnostic des maladies pulmonaires, y compris la tuberculose, mais surtout dans la surveillance des patients sortis du Sanatorium.7,\u2014 Que des directives précises soient données aux directeurs médicaux des unités sanitaires, aux cliniciens en tuberculose et aux infirmières hygiénistes pour qu\u2019il existe une collaboration essentielle à la protection de la famille du tuberculeux et à la surveillance du traitement recommandé au patient.8.\u2014 Que les laboratoires soient équipés pour donner les renseignements nécessaires aux spécialistes en tuberculose dans le diagnostic de cette maladie et dans les tests employés pour la conduite du traitement.9.\u2014 Que la cuti-B.C.G.et la vaccination par le B.C.G.soient surveillées étroitement et employées le plus tôt possible.10.\u2014 Que l\u2019Association de la Croix de Lorraine obtienne les moyens nécessaires à l\u2019accomplissement de son oeuvre de réadaptation.11.\u2014 Qu\u2019une campagne du Timbre de Noël, uniforme dans toute la Province, soit confiée à notre association selon un système de contrat entre les organisations locales et l\u2019Association Provinciale.12.\u2014 Que la section médicale intensifie ses activités, principalement à l\u2019item de l\u2019éducation et des recherches; ce sous-comité mérite une mention spéciale pour l\u2019excellence du travail accompli cette année.13.\u2014 Qu\u2019une section d\u2019éducation soit constituée.14.\u2014 Qu\u2019une section de relations extérieures soit constituée; sa mission serait d\u2019intéresser nos facultés médicales universitaires, les autres groupes médicaux et para-médicaux au problème de la tuberculose.ELECTION Le docteur Herman Gauthier, de Mont-Joli, a été élu président.Le docteur Roland Guy, de l\u2019Hôpital du Sacré- Coeur de Montréal, vice-président.SIRI. L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 M.Charles Demers de Québec.vice-président.Le docteur Philippe Landry de Montréal, secré- taitre-trésorier.SANTÉ PUBLIQUE ! POLIOMYÉLITE PARALYTIQUE Canada Au cours de la semaine terminée le 28 mai 1960, deux cas (dont un rapport retardé) ont été signalés à la Division de l\u2019épidémiologie.Six cas avaient été rapportés la semaine précédente.Le total cumulatif pour 1960 s\u2019établit maintenant à 102.DYSENTERIE BACILLAIRE Manitoba Une éclosion de gastro-entérite a été signalée au pensionnat indien Guy chez environ 50 enfants et 10 adultes.Quatre spécimens de selles se sont montrés positifs au Shigella flexneri II.ANGINE A STREPTOCOQUES Nelson House (Man.) \u2014 Environ 40 cas d\u2019angine à streptocoques ont été signalés dans cette réserve indienne, chez des enfants et des adultes.Source: docteur H.N.Colburn, Services de santé des Indiens et du Nord, Le Pas (Manitoba).Docteur R.M.Creighton, Directeur des services médicaux préventifs, Ministère provincial de la Santé et du Bien-être public.FIÈVRE POURPRÉE DES MONTAGNES ROCHEUSES On a recu, de Lethbridge (Alb.), de plus amples renseignements sur le cas de fievre pourprée des Montagnes rocheuses.signalé dans notre Rapport de surveillance du 7 mai.Une tique a été recueillie le 19 avril.Le malade, admis à l\u2019hôpital le 21 avril, se plaignait de céphalée et de douleurs au côté gauche.Il avait une fièvre de 104°.la rate était palpable et sensible.Quelques taches disséminées sont apparues sur le poignet et la main gauches le 23 avril et ont duré 48 heures.Après un traitement à l\u2019achromy- cine, à raison de 250 mg.toutes les 6 heures, la température redevint normale le 22.Les résultats des épreuves de fixation du complément ne sont pas encore disponibles.Source: docteur H.M.Brown, médecin-hygiéniste, unité sanitaire de la ville de Lethbridge.Docteur E.S.Orford Smith, Directeur des Services de santé locaux, Ministère provincial de la Santé.INFLUENZA Services de santé des Indiens et du Nord Foxe Main (T.N.-O.) \u2014 Une maladie ressemblant à l\u2019influenza a été signalée chez une famille composée de 4 personnes.Une fillette de 10 ans est morte 1.Du Ministère fédéral de la Santé et du Bien- Etre Social.NOUVELLES 931 en 12 à 15 heures après une cyanose extrême, de la dyspnée et un oèdeme pulmonaire.La fièvre a varié entre 99 et 102 degrés.On s\u2019attend que l\u2019infection se propage parmi la population esquimaude locale.Des études virales ont été entreprises.Source: docteur J.W.Roche, Ligne Dew.Docteur P.E.Moore, directeur des Services de santé des Indiens et du Nord, Ottawa.TRICHINOSE Québec Quatre nouveaux cas de trichinose ont été signalés dans la province de Québec pour la semaine terminée le 28 mai.Source: Chef de la Section de la santé publique, Bureau fédéral de la statistique, Ottawa.RAGE CHEZ LES ANIMAUX Ontario Depuis le ler janvier de cette année, on a constaté la rage chez 126 animaux sauvages et 74 animaux domestiques, soit une réduction de 65 p.100 par rapport à la période coriespondante de 1959.C\u2019est la plus faible incidence de rage en Ontario que l\u2019on ait constatée depuis cinq ans.On explique cette diminution remarquable au plus faible nombre de renards atteints de cette maladie dans le sud de l'Ontario.Au cours des trois dernières années, les régions du nord de l\u2019Ontario ont été comparativement exemptes de rage; cependant, depuis le début de l\u2019année, le cycle de la rage a de nouveau fait son apparition dans Timiskaming, Sudbury, Algoma et Parry-Sound, où l\u2019on a trouvé des renards atteints de la rage.Bien qu\u2019il se soit produit une diminution d\u2019ensemble très prononcée dans les rapports de rage prouvée dans le sud de l\u2019Ontario, cette diminution se fonde sur la réduction marquée (72 p.100) du nombre de cas de rage prouvée chez le renard.Au cours de l\u2019année, on n\u2019a constaté aucune diminution de cette maladie chez les mouffettes atteintes de la rage.Ces animaux donc constituent un grave problème pour les municipalités.Dans onze comtés de l\u2019Ontario, les mouffettes ont été les seuls animaux sauvages que l\u2019on ait trouvés atteints de la rage.SIx de ces comtés ont signalé des cas de rage prouvée chez des bêtes à corne, des chiens, des chats et des chevaux L\u2019apparition continue de mouffettes enragées dans le sud de l\u2019Ontario constitue une menace pour l\u2019homme et les animaux.L\u2019été approchant, les propriétaires de chats et de chiens devraient être avertis de protéger leurs animaux et aussi d\u2019empêcher ceux- ci de se promener en toute liberté.La mouffette est moins sauvage que d\u2019autres animaux et on en voit souvent dans les grandes et les petites villes.Il faut avertir les parents du danger que ces animaux représentent pour leurs enfants.Personne ne devrait toucher à ces animaux ou en faire des favoris.Les 932 mouffettes peuvent être dans le stage d\u2019incubation de la rage lorsqu\u2019on les sort de leur habitat.Source: docteur R.P.Hardman, épidémiologiste, Division de l\u2019épidémiologie, Ministère provincial de la Santé.LA POLIOMYÉLITE AU CANADA EN 1960 Selon les renseignements du Département fédéral de la Santé et du Bien-être, l\u2019incidence de la poliomyélite cette année jusqu\u2019au 11 juin a été de 121 cas NOUVELLES L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 en regard de 44 en 1959, comportant 8 décès en comparaison de 8 également l\u2019année dernière.En Québec, le nombre de malades est de 21, il était de 23 en 1959 de janvier au 11 juin.C\u2019est en Alberta et en Colombie Britannique que l\u2019infection semble être plus active cette année ; en Alberta on a compté, jusqu\u2019à date, 19 cas et en Colombie Britannique 48 comparativement à 4 et 1 cas l\u2019année dernière dans l\u2019une et l\u2019autre provinces durant les 23 premières semaines de l\u2019année.LIVRES Sémiologie.Par M.BARIETY et R.BONNIOT.Un vol.de 492 pages, avec 109 fig.Cartonné toile demi- souple: 39 NF.\u2014 Nosologie.Un vol.de 552 pages, avec 47 figures.Cartonné toile demi-souple: 40 NF.Masson et Cie, édit., Paris, 1960.Ces deux ouvrages sont totalement indépendants l\u2019un de l\u2019autre, et ils ne sont présentés groupés ici que parce qu\u2019ils ont été conçus et rédigés, dans le même esprit pratique et didactique, par deux cliniciens ayant l\u2019expérience de l\u2019enseignement et de la médecine hospitalière quotidienne.Ils constituent, ensemble, un manuel élémentaire de clinique destiné à l\u2019étudiant et aussi, à bien des titres, au médecin praticien.SÉMIOLOGIE La \u201cSémiologie\u201d est spécialement destinée à l\u2019étudiant de première année qui ignore tout de la médecine, même le vocabulaire, et pénètre pour la première fois à l\u2019hôpital où tout est nouveau pour lui.L\u2019ouvrage lui rendra les plus grands services pour la préparation de l\u2019examen des stages de médecine de première et de seconde année, puis du concours de l\u2019externat.Mais 1l sera consulté aussi avec profit par les étudiants plus chevronnés et même les médecins, chaque fois qu\u2019en dehors de leur spécialité ils chercheront un renseignement sur la signification exacte d\u2019un symptôme ou d\u2019un signe clinique, ou qu\u2019ils voudront interpréter un examen de laboratoire.La première partie est consacrée à l\u2019examen clinique dans son ensemble.Le lecteur y trouvera les questions à poser à son malade, la façon d\u2019examiner les différentes régions du corps, et des conseils pour rédiger son observation.Un exemple d\u2019observation termine ce chapitre.Le reste du livre concerne la sémiologie propre à chaque appareil (maladies infectieuses, maladies de l\u2019appareil respiratoire, de l\u2019appareil circulatoire, système nerveux, etc.).+ + RECUS Le plan est toujours le méme: les chapitres débutent par un rappel des notions anatomiques et physiologiques qui expliquent les symptômes et les signes fondamentaux.Viennent ensuite la description des signes cliniques, la façon de les rechercher, de les interpréter et leur signification pathologique.Pour chaque appareil, les examens para-cliniques sont signalés avec les circonstances dans lesquelles ils doivent être demandés, les chiffres normaux, les cas dans lesquels ils sont élevés, les cas dans lesquels ils sont abaissés.Pour faciliter la lecture, de nombreux tableaux et schémas illustrent le texte.Un glossaire des termes usuels de médecine, avec leur étymologie permettra au néophyte d\u2019utiles et parfois bien nécessaires mises au point.Il est suivi d\u2019un index alphabétique très détaillé, et d\u2019un index des tableaux.NosoLOGIE Ce manuel présente, dans le méme esprit pratique que celui de Sémiologie, l\u2019exposé méthodique des symptômes et des signes propres aux principales maladies.Il est destiné à permettre au jeune étudiant qui aura acquis préalablement (grâce au premier volume) l\u2019art de recueillir sur le malade ces signes et de les interpréter, de faire la synthèse qui l\u2019amènera à l\u2019acte médical par excellence: le diagnostic.Ce sont par conséquent les maladies elles-mêmes, classées par appareils, que les auteurs étudient d\u2019une façon simple et schématique dans ce second volume.L\u2019étudiant peut ainsi \u201capprendre\u201d telle ou telle maladie, et voir si les signes qu\u2019il a recuillis et analysés rentrent bien dans son cadre.Pour rendre plus aisées ces \u201ccorrespondances\u201d de nombreux renvois ont été faits d\u2019un livre à l\u2019autre.Les rappels histoiriques ou les hypothèses patho- géniques sans intérêt clinique ou thérapeutique ont été évités, et seules les maladies observées couramment en France ont été décrites.Pour chaque maladie le plan est identique.Le L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 chapitre débute par quelques lignes de généralités résumant, les grands traits de l\u2019affection.Se succèdent ensuite: les circonstances du diagnostic, les éléments (cliniques et para-cliniques) du diagnostic, les principales formes cliniques, le diagnostic différentiel, enfin le traitement.Chaque chapitre présente en outre un schéma sur lequel sont notés les principaux signes cliniques et, pour certaines affections, un tableau résumant les signes de laboratoire.Un index alphabétique des matières facilite également la consultation de ce volume.Plus encore que le volume de \u201cSémiologie\u201d, ce manuel de \u201cNosologie\u201d intéressera, indépendamment de l\u2019étudiant, le médecin praticien pour qui il constitue un véritable \u201cmemento\u201d de référence.Notions de radiobiologie.Par Henry ROUX.Un vol de 176 pages, avec 38 figures.25 NF.\u2014 Masson et Cie, édit., Paris, 1960.Comme il est de règle pour toute discipline d\u2019apparition récente, les connaissances qui s'accumulent dans ce domaine demeurent longtemps l\u2019apanage des seuls spécialistes.Cette règle est encore plus stricte lorsque la dispicline trop jeune encore pour s\u2019être définitivement individualisée est tributaire d\u2019autres disciplines: la physique, la chimie, la biologie dans le cas de la radiobiologie.Langage, méthodes, unités, expression des résultats ne sont pas encore unifiés et l\u2019ensemble de la discipline apparaît quelque peu disparate à l\u2019étudiant qui ne possède pas toujours simultanément les connaissances suffisantes de physique, chimie et biologie nécessaires.Cet ouvrage a précisément pour but de rendre accessible à l\u2019étudiant l\u2019abord de la discipline radio- biologique.L\u2019auteur ne pouvait évidemment le faire qu\u2019en schématisant tout d\u2019abord les notions de physique, de chimie et de biologie sur lesquelles repose l\u2019édifice de la radiobiologie; qu\u2019en les réunissant ensuite dans le même ouvrage; qu\u2019en essayant enfin de dégager le plus simplement possible les liens qui relient ces notions, qu\u2019elles appartiennent à la physique, à la chimie ou à la biologie.Cet ouvrage s\u2019adresse essentiellement aux candidats au Certificat d\u2019Etudes Spéciales d\u2019Electro-Ra- diologie.Il s\u2019adresse également à tout radiologue soucieux de suivre l\u2019évolution d\u2019une partie de sa spécialité.Il s\u2019adresse d\u2019ailleurs d\u2019une manière plus générale à tout médecin ou biologiste qui désire acquérir des connaissances élémentaires sur la radio- biologie, qui désire connaître et situer le risque d\u2019une exposition aux radiations ionisantes, dont les applications s\u2019étendent chaque jour, en particulier dans le domaine du diagnostic et de la thérapeutique.Il s'adresse enfin à l\u2019étudiant en médecine désireux d\u2019étendre ses connaissances au delà du programme de physique dans une voie qui prend chaque jour plus d\u2019importance.LIVRES REÇUS 933 Grandes divisions de l\u2019ouvrage I.Atomes et associations d\u2019atomes: Notions élémentaires sur la constitution de l\u2019atome.Liaisons interatomiques.II.Les fragments transformations , moléculaires.Moyens d\u2019étude.III Transformations moléculaires par les radiations jonisantes: Activation et excitation moléculaires.Les radiations ionisantes.Excitations produites par les radiations ionisantes.IV.Radiochimie de certains systèmes; en phase gazeuse; liquide aqueuse.V.Dosimétrie: Problème de la dosimétrie biologique.Dosimétrie des radiations ionisantes corpuseu- laires, électromagnétiques; des radiations émises par les éléments radioactifs.VI.Action biologique des radiations ionisantes : Effets somatiques.Effets génétiques.Interprétation.VII.Dangers des radiations: Doses maxima admissibles.Protections contre le danger des radiations.Index.moléculaires : Molécules et Les radicaux libres.Colposcopie.Par Jules BRET et Fernand COUPEZ.Préface du prof.P.Funck-Brentano.Un vol.de 270 pages, avec 121 figures, dont 2 planches en couleurs: 45 NF.Masson et Cie, édit, Paris, 1960.La colposcopie est loin d\u2019avoir conquis, en France, la place qu\u2019elle mérite dans la lutte contre le cancer du col utérin.Née en Allemagne des travaux d\u2019Hin- selmann, elle reste encore un mode d\u2019exploration pratiqué surtout par les gynécologues de langue germanique.L\u2019absence d\u2019un ouvrage conçu et écrit directement dans notre langue ayant sans doute été un obstacle à la diffusion de ce moyen d\u2019exploration, les auteurs ont réalisé, non point un atlas mais un livre dont le texte puisse permettre de comprendre la genèse des aspects observés.Grâce à la connaissance de ces derniers, le clinicien pourra reconnaître 2 séries de lésions particulièrement intéressantes: les unes, invisibles à l\u2019œil nu et représentant déjà un stade pré-clinique du cancer, qui entraîneront une biopsie au plus juste point; les autres, visibles ou invisibles à l\u2019examen au spéculum, qui pourront être identifiées directement et faire l\u2019économie d\u2019examens microscopiques complémentaires.C\u2019est en effet un des avantages majeurs de la colposcopie de déborder largement le dépistage des lésions précancéreu- ses et de permettre le diagnostic immédiat d\u2019états inflammatoires, dystrophiques ou cicatriciels bénins, cytologiquement silencieux.Grâce à leur traitement précoce on évitera souvent le développement de complications infectieuses secondaires, on réalisera aussi la prophylaxie la plus efficace du cancer cervical.Dans leur exposé, les auteurs se sont efforcés d\u2019avoir recours à une terminologie adaptée aux gyné- 934 cologues français et de définir certains aspects qui peuvent être isolés de concepts trop généraux, gênant la précision du diagnostic.Leur plan a été le suivant: Manuel opératoire, technique photographique, puis description des images observées suivant leur gravité croissante.Sont ainsi décrits les processus inflammatoires, les aspects dystrophiques bénins, la cicatrisation spontanée de ces derniers dans ses modalités et ses séquelles, la cicatrisation atypique et son évolution, enfin les lésions suspectes.Quelques notions d\u2019histologie ont été annexées à chaque chapitre pour la compréhension des aspects visuels.\u201cT] est particulièrement heureux que l\u2019œil du col- poscopiste ait été en même temps celui de l\u2019accoucher\u201d, déclare dans sa préface le Professeur Funck- Brentano.Au cours de la grossesse en effet et dans les suites de couches on assiste à une accélération extraordinaire de la cinétique cicatricielle normale ou anormale, que permet de comprendre la naissance, l\u2019organisation et l\u2019évolution de toutes les atypies épithéliales du col utérin.Le chapitre consacré à cette période de la vie génitale comporte donc l\u2019étude des réactions physiologiques normales, celle de la naissance des épidermisations atypiques, celle du comportement des dysplaisies antérieures à la grossesse, en envisageant les conséquences évolutives ou régressives de cet état sur des aspects histologiques variés, allant de l\u2019atypie simple à l\u2019épithelioma in situ.L'aspect colposcopique des déciduoses enfin, montre et confirme l\u2019intérêt de cette technique d\u2019exploration pratiquée pendant la grossesse.D\u2019autres chapitres sont consacrés à la puberté, à la ménopause, aux suites opératoires et à l\u2019examen du vagin.L\u2019illustration qui accompagne le texte est répartie suivant les besoins de la démontration.Elle est constituée uniquement de documents photographiques originaux.Cet ouvrage, le premier livre français de colposcopie s\u2019adresse à tous les spécialistes, gynécologues, chirurgiens, cancérologues, et aux étudiants de spécialité désirant se familiariser avec une méthode d\u2019exploration devenue indispensable à tous ceux qu\u2019intéresse la pathologie du col depuis ses aspects les plus bénins jusqu\u2019au cancer confirmé.Grandes divisions de l\u2019ouvrage I.Introduction : Définition.Historique.But.Le colposcope.Conduite de l\u2019examen.\u2014 Terminologie colposcopique.\u2014 Colpophotographie et stéophoto- graphie.II.Les aspects colposcopiques: Col normal \u2014 L\u2019inflammation.\u2014 Les lésions bénignes.\u2014 Les lésions douteuses.\u2014 Les atypies colposcopiques suspectes.IIT.Cas particuliers: Grossesse et suites d\u2019accouchement.\u2014 La puberté.\u2014 La ménopause.\u2014 Les LIVRES REÇUS L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 tumeurs bénignes du col.\u2014 L\u2019examen vaginal.\u2014 Surveillance post-opératoire.; IV.Synthèse: Colposcopie et cytologie.\u2014 Correspondance histologique des aspects colposcopiques.Bibliographie.\u2014 Index.\u2014 Tables.Exploration du cerveau humain par électrodes profondes.Par Michel RIBSTEIN.Préface de Earl Walker.\u2018\u2019Electroencephalography and Clinical Neurophysiol- ogy\u201d an International Journal, supplément no 16.Un vol.de 130 pages, avec 46 figures: 30 NF.Masson et Cie, édit, Paris, 1960.Cet ouvrage présente l\u2019intérêt de situer, avec l\u2019appui d\u2019une expérience personnelle, une question complexe par ses résultats.Il se compose de deux parties, dont la première relate l\u2019expérience que l\u2019auteur a acquise auprès du Professeur A.E.Walker de Baltimore, sur la méthode des électrodes profondes chez l\u2019homme.Les malades étudiés par M.Ribstein sont des épileptiques, mal contrôlés par le traitement médical et devant subir une intervention neurochirurgicale.Les électrodes profondes, placées dans un premier temps, permettent de préciser le ou les foyers d\u2019origine et facilitent l\u2019acte chirurgical.Ainsi est atteint le but essentiel de cette technique, à savoir la détermination de l\u2019intervention neurochirurgicale à accomplir.L'auteur a très objectivement et très soigneusement présenté ses observations d\u2019après les manifestations cliniques et le problème thérapeutique, ainsi que d\u2019après les résultats des enregistrements profonds et ceux des stimulations.Certains résultats personnels sont ainsi isolés.Ils concernent: la mise en évidence de foyers multiples au cours de certaines épilepsies jaksonniennes, l\u2019étude de crises spontanées ou provoquées d\u2019origime amygdalienne et d\u2019o- rigne hippocampique, l\u2019existence de discordances entre l\u2019activité de surface et l\u2019activité de profondeur, ainsi qu'entre l\u2019activité critique électrique et l\u2019expression clinique.La deuxième partie est une revue très complète des résultats acquis récemment par la méthode des électrodes profondes.L'aspect descriptif de telle ou telle observation y côtoie l\u2019essai synthétique et, au milieu de la diversité des faits, certains éléments sont particulièrement isolés.La différence entre l\u2019activité de surface et l\u2019activité de profondeur est significative: les rythmes lents, anormaux au scalp, sont communs dans la profondeur du lobe frontal.L\u2019activité électrique varie d\u2019un point à un autre, même très voisins, et ne présente pas l\u2019uniformité des vastes régions de l\u2019écorce.Les résultats de la stimulation électrique de diverses structures sont soigneusement analysés.C\u2019est au cours de l\u2019épilepsie et des maladies mentales que les électrodes profondes ont été le plus couramment utilisées.Aussi l\u2019étude des résultats obtenus au cours de ces affections constitue-t-elle L\u2019Union Méd.Canada Se Tome 89 \u2014 Juillet 1960 fe $ + É us B® Fy 3e £5 Soe 11 SŸ SULFATE_MA | RN k 5 K sr pi [4 » / La REMPLACE AVANTAGEUSEMENT LE PANSEMENT HUMIDE are ton Ine 2245, RUE VIiIAU MONTRÉAL 936 deux importants chapitres riches de documentation et d\u2019étude critique.L\u2019isolement d\u2019un foyer épileptique, but essentiel de cette méthode, est particulièrement souligné au cours des épilepsies focales, et indiqué pour certains cas de Petit-Mal.Les difficultés de repérage et les difficultés d\u2019interprétation des données électriques sont indiquées et discutées.L\u2019apport de la méthode des électrodes profondes pour la physiopathologie de l\u2019épilepsie est nettement dégagée.En ce qui concerne les maladies mentales, les données apportées par les électrodes profondes sont d\u2019interprétation difficile, et les résultats obtenus ont été groupés d\u2019après les régions explorées: lobe frontal, lobe temporal, et diencéphale, et non d\u2019après le le type de maladie mentale.Les enregistrements profonds ont toutefois permis d\u2019isoler des modifications électriques précises et insoupçonnées par les enregistrements de surface: telles les décharges frontales et temporales constatées chez les schizophrènes et comparées aux décharges provoquées par le L.D.S.25.Grandes divisions de l'ouvrage Observations personnelles : Electrogrammes profonds des hémisphères cérébraux.\u2014 Activité électrique sous-corticale au cours de crises Bravais-jakson- niennes et d\u2019état de mal jaksonnien.\u2014 Activité électrique de l\u2019amygdale et crises amygdaliennes.\u2014 Activité épileptique de l\u2019hippocampe.Exploration au moyen des électrodes profondes: Indications et techniques d\u2019enregistrements profonds.\u2014 Activité électrique profonde à l\u2019état normal (veille, sommeil).Stimulations de structures profondes.\u2014 Activité électrique profonde au cours des épilepsies: épilepsie partielle; petit-mal; grand mal; épilepsie temporale.\u2014 Enregistrements profonds au cours des maladies mentales: lobe frontal et maladies mentales; lobe temporal et maladies mentales; diencéphale et maladies mentales.\u2014 Enregistrements profonds au cours d\u2019affections autres que les épilepsies et les maladies mentales.Bibliographie.Nosographie de l'humanité balzacienne \u2014 Balzac et la médecine de son temps.Moise Le YAOUANC.Un vol.de 524 pages: 40 NF.Librairie Maloine S.A.édit, Paris, 1960.«Ce Musée Dupuytren in-folio », a dit Taine à propos de la Comédie humaine, en songeant à la foule des malades qu\u2019elle met en scène.M.Moise Le Yaouanc nous invite aujourd\u2019hui à visiter attentivement les pièces de ce musée.Auparavant il a procédé à de longues recherches.Il s\u2019appuie sur la lecture de maints romans et d\u2019une bonne partie de la littérature médicale de l\u2019âge romantique; il a scruté les documents recueillis à Chantilly et étudié LIVRES REÇUS L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 la maladie dans la vie de Balzac, de ses parents, de ses amies.La Nosographie est construite simplement.Une première partie examine les principes de la médecine balzacienne, envisagée d\u2019abord sous ses aspects positifs M.Le Yaouanc replace la théorie de la « pensée qui tue» dans le contexte littéraire et scientifique de l\u2019époque; ailleurs il montre le soin mis par le romancier à signaler chez nombre de ses personnages, victimes d\u2019une émotion ou d\u2019une idée, l\u2019existence de tares physiques dues au tempérament, à l\u2019héridité, à l\u2019âge.Après le côté positif, le côté occulte.Chez Balzac la médecine ne peut se détacher de la métaphysique, c\u2019est-à-dire de la théorie de la Volonté: les déplacements du fluide nerveux à l\u2019intérieur de l\u2019organisme, la projection de cette substance invisible constituent les causes ultimes de la faiblesse, de la maladie, de la mort des individus.Dans la seconde partie de l\u2019ouvrage M.Le Yaou- anc étudie les maladies particulières, en commençant par celles qui attaquent «notre enveloppe », selon l\u2019expression de Balzac.Sur le cancer de Mme de Mortsauf, l\u2019épuisement d\u2019un jeune disciple d\u2019Onan, la chlorose de Pierrette Lorrain, l\u2019apoplexie du père Goriot, l\u2019hépatite du cousin Pons, il apporte plus d\u2019un point de vue nouveau; de même quand 1l s\u2019arrête sur la mystérieuse maladie de la Rabouilleuse, sur la fin horrible de Valérie Marneffe, et qu\u2019il fait l\u2019histoire du thème des maladies vénériennes.Son analyse n\u2019est pas moins neuve lorsqu\u2019il considère les névroses ou, en un langage plus balzacien, les maladies de l\u2019être intérieur.L\u2019on retiendra en particulier les pages qu\u2019il consacre à l\u2019étrange amnésie de l\u2019héroïne d\u2019Adieu, à l\u2019extase de Louis Lambert, à l\u2019hypoconderie de M.de Mortsauf, aux misères changeantes, vagabondes de Wanda de Mergi.Comme le prouve la conclusion du livre, une telle enquête permet de mieux connaître le créateur que fut Balzac, de constater aussi bien la stabilité de sa pensée que l\u2019évolution de son art.Dernière production de la critique balzacienne, la Nosographie s'adresse à tous les lecteurs fervents de la Comédie humaine, à tous les médecins curieux de l\u2019histoire de leur science et de ses rapports avec l\u2019art littéraire.Le réel passe la mesure ou Les surprises de la \u201cqualité\u201d naturelle transformée ou non \u2014 À propos de la déroutante thérapeutique analogue.Par J.JOUBLIN.Un volume de 128 page: 9 NF.Librairie Maloine S.A., édit., Paris, 1960.Cette étude s\u2019adresse exclusivement à l\u2019élite intellectuelle médicale, certes sans restriction de convention ni de technique pure \u2014 et par là, mais par là seulement à l\u2019élite intellectuelle tout court; à l\u2019élite qui n\u2019est pas soumise au conformisme mental et au «conditionnement» psychique du « progressisme » en vogue: parce qu\u2019elle s\u2019est aperçue L'Union Méd.Canada 56 Tome 89 \u2014 Juillet 1960 IY 5 \u2018 8 EXTRAIT HYDRO-GLY TIQUE (correspondant glande fraiche) (Sérum de Taureäu) - Ne is pour un tube scellé de-$ INDICATIONS: Toutes les phases dv prostatisme, sénilité précoce, troubles dépressifs, etc.POSOLOGIE: AMPOULES BUVABLES, 5 c.c.AMPOULES: 1 à 2 ampoules par jour dans un peu d\u2019eau sucrée, à jeun, une demi-heure avant le petit déjeuner.SUPPOSITOIRES: un ou deux par jour.SUPPOSITOIRES Documentation et échantillon à Messieurs les médecins sur demande.Préparé par w\u2026$ LABORATOIRES DAUSSE, Paris, France Représentants exclusifs au Canada 938 LIVRES REÇUS qu\u2019il est anormal et trouble de se réclamer en même temps de la seule science et de l\u2019optimisme; à l\u2019élite qui s\u2019est avisée que sous prétexte de « transformer le monde» au lieu de le « comprendre », on nie les faits, (ou on les voile, ou on les déforme) lorsqu\u2019ils manifestent trop crûment la stabilité inébranlable apparemment des espèces vivantes (autant qu\u2019elles restent vivantes) alors qu\u2019on postule leurs aptitudes à transformation par nécessité psychologique et au profit de romans diversement sentimentaux.N\u2019admettre pour réellement scientifique que ce qui vaut dans la cornue ou le relais en langage de physique et de chimie, c\u2019est admettre que la vie notamment s\u2019y réduit ce qui est simplement un préjugé faux - même à s\u2019en tenir au seul corporel (ou « physique » si l\u2019on préfère); et le médecin attenti n\u2019est pas mal placé pour le voir.Le présent exposé fournit précisément un exemple entre autres de l'impossibilité de comprendre en termes de laboratoire (qui n\u2019en retiennent qu\u2019un reflet indirect) une réalité physique expérimentale irréfutable qu\u2019il ne suffit pas de nier pour la détruire: l\u2019action extra-psychologique de dilutions évanescentes; - et de là conduit à la science complémentaire de celle des mesures; à la Science qualitative du monde; qui seule peut donner un sens au progrès, non pas abstrait, mais humain.Anormaux et malades mentaux devant la justice pénale.Par Antoine POROT et Charles BARDENAT.Un vol.de 260 pages.Broché: 25 NF; cartonné: 32 NF.Librairie Maloine S.ÀA., édit, Paris, 1960.Cet ouvrage vient compléter la Psychiatrie Médico Légale donnée par les mêmes auteurs à la même Librairie en 1959.Son objet s\u2019y restreint, comme le titre l\u2019indique, aux applications que le Droit Pénal est appelé à faire des constatations effectuées par les experts (le pluriel est désormais la loi) sur la personnalité de l\u2019auteur d\u2019une infraction.Médecins et Juristes y trouveront, chacun selon ses préoccupations, matière à confronter leurs points de vue dans les limites propres à faciliter leur entente.Celle-ci reste la base d\u2019une saine Justice en dépit L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 des variations de doctrine et de vocabulaire.Qui ne voit en effet que si le Psychiatre fut longtemps gêné par l\u2019exigence du Législateur de lui faire employer sa science à trancher du problème de la responsabilité par un singulier renversement des rôles, le commentateur officiel du Nouveau Code de Procédure Pénale invite aujourd\u2019hui le Juge à se saisir lui-même du diagnostic de démence au temps de l\u2019action?L\u2019approche de la psychiatrie est malaisée.Un effort doit être fait pour la rendre possible à ceux qui ont la charge d\u2019assurer les effets de ses interférences avec le Droit.C\u2019est ce que tentent ici les autres.Ecartant toute sujétion de classification nosologique doctrinale, 1ls présentent les situations et les groupements morbides d\u2019abord avec leurs symptômes, puis les aspects variés sous lesquels chaque groupe peut s\u2019offrir à l\u2019observation.L'ouvrage se termine sur un chapitre où sont traitées certaines réactions carcérales comme la grève de la faim et les psychoses dites pénitentiaires, quelquefois franchement morbides dans leur nature, d\u2019autres fois pouvant faire suspecter la simulation.Certains reprocheront peut-être aux auteurs d\u2019avoir utilisé le terme d\u2019Anormaur en raison de ce qu\u2019il est vague et imprécis et lui pourraient préférer ceux d\u2019Inadaptés sociaux ou de psychopathes.Mais en fait, l\u2019inadaptation sociale n\u2019est que la conséquence des anomalies psychiques gênant la vie en société sans constituer pour autant d\u2019authentiques maladies mentales.D\u2019autre part, si l\u2019usage s\u2019est établi à l\u2019étranger d\u2019appeler psychopathes les anormaux en les opposant aux malades mentaux, les psychiatres fran- cais, depuis Regis, ont donné au mot psychopathie le sens général de maladie mentale.C\u2019est pour éviter toute confusion et toute équivoque que le terme d\u2019anormaux a été conservé.La présentation des différents cas morbides est illustrée de nombreux documents cliniques tirés des expertises personnelles des auteurs qui estiment, avec Ch.Vallon, que « des exemples valent mieux que des préceptes ».Ceux-ci n\u2019en sont pas moins énoncés au terme de chaque étude dans le but d'affronter toujours les constatations cliniques au texte de l\u2019article 64 du Code Pénal qui demeure encore la pierre angulaire de notre Justice répressive. L'Union Méd.Canada 57 Tome 89 \u2014 Juillet 1960 Nouvelle forme Dragees sans goat,\"sans odeur fi HA De SULFARLEM-CHOLINE YJ CHOLÉRÉTIQUE-LIPOTROPE COTE 0 \\S MEDICATION TOTALE ASSIMILABLE DE LA CELLULE HEPATIQUE 2 a 4 dragées avant chaque repas FORMULE ; Trithioparaméthoxyphénylpropène 0.005 g Bitartrate de choline.veee.030 g pour une dragée.man | LABORATOIRES DE THERAPEUTIQUE MODERNE ITT Ih Charton Inc.A 2245, RUE VIAU.MONTRÉAL COMMUNIQUÉS UN HÔPITAL DE MONTRÉAL REÇOIT UNE SUBVENTION FÉDÉRALE Une subvention fédérale, d\u2019un montant de $19 400.vient d\u2019être donnée à l\u2019Hôpital général juif de Montréal, annonce le ministère de la Santé nationale et du Bien-être social.Cette subvention permettra l'achat de matériel de laboratoire à l\u2019usage des services de biochimie, d\u2019hématologie et de pathologie en vue du diagnostic et du traitement.SUBVENTION FÉDÉRALE ACCORDÉE AUX RECHERCHES EN HYGIÈNE INDUSTRIELLE ET EN POLLUTION DE L'AIR Le ministère de la Santé nationale et du Bien- être social a annoncé à Ottawa qu\u2019une subvention d\u2019un montant de $28,600 venait d\u2019être accordée à l\u2019Ecole d\u2019hygiène de l\u2019Université de Montréal.Cette subvention contribuera à l\u2019établissement d\u2019un Institut de recherches en hygiène industrielle et en pollution de lair, au sein de l\u2019Ecole d\u2019hygiène, qui mettra sur pied une organiisation qui utilisera le savoir du personnel de l\u2019Université et d\u2019experts dans ces domaines.On estime que la première phase du travail durera trois ans.ee ee UN HÔPITAL DE QUÉBEC REÇOIT UNE SUBVENTION FÉDÉRALE Le ministère de la Santé nationale et du Bien- être social a annoncé, à Ottawa, qu\u2019une subvention fédérale d\u2019un montant de $38,560, venait d\u2019être accordée à l\u2019hôpital du Christ-Roi, de Québec.Cette subvention servira à l\u2019achat d\u2019un nouvel appareil de radiographie, avec chambre noire et autres accessoires requis.L'hôpital du Christ-Roi est l\u2019ancien hôpital fédéral de la Quarantaine et de l'Immigration.La province de Québec l\u2019a acheté tout dernièrement et en a fait un hôpital général régional à la disposition des résidents de Québec-Ouest.UN HÔPITAL DU QUÉBEC REÇOIT UNE SUBVENTION FÉDÉRALE Le ministère de la Santé nationale et du Bien-être social a annoncé, à Ottawa, qu\u2019une subvention fédérale d\u2019un montant de $4,333 avait été accordée à l\u2019Hôtel-Dieu de Montmagny.Cette subvention contribuera à des réfections d\u2019une valeur de $13,000, pour doter l\u2019hôpital d\u2019ascenseurs et d\u2019un système de climatisation pour la salle d\u2019opération.L'Union Médicale du Canada en 1891 DE LA RÉSECTION DU SOMMET DU POUMON juillet 1891 Nous empruntons à la Semaine médicale une intéressante leçon clinique faite à l\u2019hôpital Beaujon, par M.Tuffier sur la résection du sommet du poumon.Il y a plus de trente ans qu\u2019un médecin de la Ferté-Gaucher, le Dr Amédée Joux, l\u2019avait tentée sur des moutons et l\u2019avait proposée, comme moyen curatif de la tuberculose du sommet des poumons.« Vous m\u2019avez vu pratiquer le 5 mai dernier la résection du sommet du poumon droit pour une tuberculose au début localisée à ce niveau.Je veux vous présenter aujourd\u2019hui le malade complètement rétabli de mon intervention, et vous donner quelques détails sur l\u2019opération que j'ai pratiquée.2-e ve La chirugie ne s\u2019est encore adressée que timidement à l\u2019appareil pulmonaire; nos incursions dans cette voie ont été généralement repoussées avec fortes pertes, et, à cet égard, le poumon est certainement l\u2019un des organes qui s\u2019est le mieux défendu.Aussi l\u2019ouverture des collections purulentes plus ou moins vastes, le débridement des larges cavernes sont les seules interventions auxquelles on se livre d\u2019une façon suivie.La voie dans laquelle est dirigée actuellement la chirurgie étrangère la conduit à attaquer des altérations graves et étendues ayant détruit une grande partie des tissus.Les faits dont je veux vous entretenir sont d\u2019un ordre nouveau et absolument opposé; ils ont trait à l\u2019intervention contre les lésions initiales, presque à l\u2019état naissant et, en tout cas, très limitées, et les moyens que nous pro- \u2014_ \u2014 =\u2014 pe L'Union Méd.Canada 58 Tome 89 \u2014 Juillet 1960 EN GYNECOLOGIE \u201cL\u2019ensemble des propriétés pharmacologiques de la dihexyvérine: atropi- nique, papavérinique et procainique, et de ses diverses propriétés cliniques nous ont conduit à l\u2019utiliser systématiquement en gynécologie dans tous les cas où les éléments : douleurs.spasme ou crainte étaient réunis, ou dissociés.dans les dysménorrhées.En conclusion, nous pensons que ja dihexyvérine, \u2018produit sûr et d\u2019une atoxicité totale aux doses employées, peut être utilisée avec succès dans tous les cas gynécologiques de spasmes, avec ou sans douleurs.\u201d Henri Meunier, Gazette Médicale de France, septembre 1957.EN OBSTETRIQUE \u201cLa dihexyvérine, médication essentiellement symptomatique, s\u2019est révélée dans la très grande majorité de nos cas \u2014 de vomissements et gastrites gravidiques, contractions utérines douloureuses prés du terme \u2014 d\u2019un intérêt incontestable, du fait de l\u2019intensité de ses propriétés antispasmodiques, antivomi- tives et anesthésiques local.\u201d A.François, Sem.des Hôp.de Paris, No 57, 1955.Contre les spasmes utérins: METAS PAS chlorhydrate de Constitution chimique: appartient à la série des esters d\u2019amino-alcools, le chlorhydrate de cyclohexyl-1-cyclohexane carboxylate de Béta (N-pipéridino) éthyle.Propriétés pharmacologiques : atropmique (neurotrope), papavérinique (musculotrope), antiémétique, antihistaminique, procainique.Indications cliniques: dans le traitement des dysménorrhées, syndromes prémenstruels et inter- menstruels, vomissements et gastrites gravidiques, contractions douloureuses près du terme.Contre-indication : le glaucome.Posologie: 3 à 9 comprimés par jour en 3 prises, au début des repas.Présentation : en flacons de 50 comprimés.Un produit du CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE, Paris.Matériaux pour essai clinique sur demande.LEEMING MILES PHARMACEUTICALS INC., Montréal 28, Québec 942 posons sont également différents, puisqu\u2019ils reposent avant tout sur une opération simple, ne nécessitant pas de grands délabrements, opération devant être suivie d\u2019une réunion par première intention et d\u2019une guérison très rapide.Elle doit faire place de suite aux moyens médicaux, qui seuls peuvent mettre les malades en état de défense contre une nouvelle incursion de la maladie.Je reviens alors à l\u2019idée d\u2019une résection du poumon; mais une pareille intervention nécessitait l\u2019éclaircissement préalable de plusieurs questions.Comment le parenchyme pulmonaire normal sup- porterait-il une ligature?Quels sont les modes et la rapidité de la réparation de ses pertes de substance ?Que devons-nous craindre de ses innombrables vaisseaux?Que diraient les réflexes respiratoires sous l\u2019influence de cette striction chez un malade chloroformé?Et surtout, comment se comblerait l\u2019espace laissé vide dans la cage thoracique par suite de l\u2019ablation d\u2019une partie du poumon?Sans doute les faits cliniques publiés et des recherches antérieures pouvaient répondre en partie à ces questions, mais avec une rigueur insuffisante pour établir une base certaine.Aussi, pour les résoudre, je me suis adressé à l\u2019expérimentation sur les animaux.Je ne fais que vous signaler incidemment cette première intervention, qui m\u2019enhardit dans cette voie, et j'arrive à la résection que vous m\u2019avez vu pratiquer.Voici d\u2019abord l\u2019histoire de mon malade: c\u2019est un jeune homme de vingt-cinq ans, de taille moyenne, assez vigoureux encore et dont les accidents pulmonaires ont débuté il y a deux mois.Il n\u2019est pas issu d\u2019une souche tuberculeuse; nous ne relevons dans son passé aucun stigmate avéré de scrofule.Son état général était parfait quand il vint exercer à Paris, il y a trois ans, la profession de cuisinier.Il subit progressivement l\u2019anémie liée à sa profession, puis tomba dans la misère il y a trois mois environ.C\u2019est depuis cette époque seulement que l\u2019amaigrissement, la faiblesse, les sueurs nocturnes, une raucité de la voix et une toux quinteuse sans hémoptysie se sont manifestés.Dans ces conditions, il est entré à l\u2019hôpital Beaujon, le 25 avril, dans le service de M.Gombault, qui constata une tuberculose au début.Les signes stéthoscopiques étaient les suivants: Au sommet du poumon droit et en avant, sub- matité, respiration rude et saccadée, expiration prolongée, craquements secs pendant la toux; ces si- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA EN 1891 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 gnes sont limités à la région sous-claviculaire; en arrière, mêmes symptômes exactement localisés à la fosse susépineuse.Le sommet gauche paraît intact.Le malade, peu amélioré par les divers traitements qu\u2019il a subis, accepte une intervention dont toutes les chances lui sont exposées Le 5 mai vous m\u2019avez vu opérer ce malade au pavillon Dolbeau, avec le concours de M.Théophile Anger et de nos internes.Les suites ont été aussi bénignes qu\u2019on peut le désirer, la température n\u2019a pas dépassé 37°5;il n\u2019y a eu aucune réaction locale ou générale: le malade n\u2019a pas toussé.Au sixième jour, j'ai enlevé le pansement et les crins; nous en avons profité pour ausculter le malade, ce qui, jusqu\u2019alors, était impossible a cause du pansement.La respiration s\u2019étendait dans toute l\u2019étendue du poumon depuis la fosse sus épineuse jusqu\u2019à la base, sans aucun bruit anormal.sans souffle, sans frottement, sans aucun signe d\u2019épanchement pleural.Toutefois, le murmure vésiculaire est légèrement affaibli dans toute l\u2019étendue du poumon, comme cela se rencontre dans les cas d\u2019affections douloureuses du thorax, où le malade immobilise partiellement sa cage thoracique.Le pansement est supprimé au neuvième jour le patient a pu sortir et monter les deux étages de la Société de chirurgie où j'ai pu présenter sa guérison opératoire (séance du 13 mai 1891).La pièce a été examinée au laboratoire de M.le professeur Cornil, à la Faculté.Le sommet enlevé mesure 5 centimètres de hauteur, il contient une nodosité tuberculeuse du volume d\u2019une noisette, sans excavation; autour de ce noyau siègent des tubercules disséminés.La présence des bacilles ne permet aucun doute sur la nature de la lésion.Je ne veux entrer à propos de ce fait dans aucune discussion.Je sais parfaitement les objections à faire et les arguments à donner.Je me garderai également de poser des indications qui seront restreintes à des formes rares de tuberculose ou d\u2019hémoptysies graves.Je ne puis que poser le problème que l\u2019avenir seul pourra juger.J\u2019avais un tuberculeux avec une lésion localisée, je l\u2019ai débarrassé de sa lésion.A-t-1l maintenant plus de chance de résister, grâce à des moyens médicaux, à une nouvelle incursion du mal?C\u2019est ce que nous verrons; pour le moment, je n\u2019ai la prétention que de -signaler un résultat opératoire et une voie nouvelle.\u2014 Paris médical. L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 MONILIA \u2018(CANDIDA ALBICANS) 59 VAGINALIS HEMOPHILUS VAGINALIS TRICOF TRICHOMONAS Poudre et Suppositoires Vaginaux 85% DE GUERISONS CLINIQUES.* Sur 219 patientes atteintes de vaginite à trichomonas, de vaginite à monilia ou des deux, on obtint 187 guérisons cliniques.71% DE GUÉRISONS CONTRÔLÉES PAR CULTURE.* 157 patientes eurent des cultures négatives au bout de trois mois.Certaines patientes furent rapidement soulagées des brûlements et du prurit, souvent en moins de 24 heures.Le double traitement facile apporte vite un soulagement et contrôle la moniliase et la trichomoniase vaginale.86% DE GUÉRISONS CONTRÔLÉES PAR CULTURE* dans le traitement de 36 cas d\u2019infections à He- mophilus vaginalis.SUPPOSITOIRES: Boîte de 24 suppositoires en forme d'obus, chacun scellé hermétiquement dans une feuille lamée verte; avec amplicateur.POUDRE: insufflateur en plastique, avec embout a jeter, 15 Gm.NITROFURANS: une nouvelle catégorie d\u2019antimi- erobiens \u2014 ni antibiotique, ni sulfamidé.* Résultats combinés de 13 investigateurs cliniques indépendants.Renseignements sur demande.AUSTIN LABORATORIES LIMITED GUELPH LU CANADA Usagers exclusifs de la marque de fabrique Tricofuron de Norwich Pharmacal Company Ltd., division Eaton Laboratories. NOUVELLES PHARMACEUTIQUES ISMELIN Description: Ismelin (guanéthidine) est un nouvel agent antihypertensif dont l\u2019effet thérapeutique s\u2019exerce à raison d\u2019une seule dose quotidienne.Ismelin s'adresse au traitement ambulatoire comme au traitement hospitalier de l\u2019hypertension.Chimiquement différent des autres agents thérapeutiques actuels, il agit par inhibition sélective du système sympathique prériphérique, entraînant un abaissement graduel, soutenu et prolongé de la tension artérielle.Sympa- thoplégique spécifique, il n\u2019engendre aucun des phénomènes secondaires, tels: constipation, impuissance, troubles de l\u2019accommodation, manque de salive et rétention urinaire, résultant du blocage du système parasympathique.Indications: Toutes les formes d\u2019hypertension artérielle et particulièrement les cas moyens et sévères sont justiciables du traitement avec Ismelin.Son emploi est toutefois exclus en présence de phéochro- mocytome.Posologie: L\u2019effet hypotenseur d\u2019Ismelin se manifestant de facon graduelle et prolongée, la dose initiale est faible et est augmentée progressivement, en jours de thérapie, selon le schéma suivant: 10 mg.par jour (un comprimé) la première semaine.Cette dose est suffisante chez certains patients; dans les autres cas, on l\u2019augmente à 20 mg.par jour la deuxième semaine (2 comprimés) et toutes les semaines ensuite à raison de 10 mg.par jour maximum jusqu\u2019à obtention de l\u2019effet désiré.Dans la plupart des cas, la posologie quotidienne se situe entre 30 et 60 mg.On peut l\u2019augmenter, si nécessaire, selon le schéma recommandé ci-haut, jusqu\u2019à 100 mg.ou même, dans des cas exceptionnels, jusqu\u2019à 150 mg.Toutefois, à ces doses, l\u2019administration concomitante d\u2019autres agents antihy- pertensifs tels Esidrix (hydrochlorothiazide), Serpa- sil (réserpine) ou Apresoline (hydralazine) doit être envisagée.Effets secondaires: Si les recommandations concernant son administration sont rigoureusement suivies, Ismelin ne doit pas provoquer d\u2019hypotension orthostatique excessive.Si le patient éprouve de la faiblesse en se levant, il doit être averti d\u2019avoir à garder la position assise.Une faiblesse persistante dénote une hypotension excessive et nécessite une réduction de la dose.Le patient doit également éviter tout effort physique brusque qui peut accentuer sa réaction hypotensive au médicament.Ismelin diminuant l\u2019opposition du sympathique au parasympathique, un dosage excessif peut provoquer de la diarrhée.Cet effet secondaire est cependant facilement enrayé par l\u2019emploi d\u2019un anticholinergique tel Antrényl.Quelques cas de congestion nasale ont été observés apres l\u2019administration d\u2019Ismelin.Par ailleurs, contrairement aux ganglioplégiques, il n\u2019a pas occasionné d\u2019impuissance, bien que le réflexe éjacula- toire ait été complètement inhibé dans certains cas.Chez quelques patients, un œdème léger s\u2019est manifesté; dans ces cas, Esidrix s\u2019est révélé un adjuvant utile du traitement.D\u2019autres effets secondaires tels que myalgies, faiblesse musculaire, et très rarement des troubles de l\u2019accommodation n\u2019ont été observés qu\u2019avec de fortes doses.Contre-indications: Ismelin reforçant l\u2019action hypertensive de l\u2019épinéphrine, il faut éviter de l\u2019administrer dans l'hypertension causée par le phéochro- mocytome.Par ailleurs, comme tous les agents an- tihypertensifs, il peut augmenter le risque d\u2019une nouvelle formation de caillot chez les patients présentant une histoire d\u2019infarctus récent du myocarde ou d\u2019infarctus cérébral.Présentation: Comprimés à 10 mg.(jaune pâle, sécables) et à 25 mg.(blancs, sécables) ; flacons de 100 et 500.UN PUISSANT TRICHOMONACIDE: LE FLAGYL (8823 R.P.) Le 8823 R.P.ou Flagyl (nom déposé par Pou- lene Limitée), dérivé de la série des nitro-imida- zoles, possède tant in vitro qu\u2019in vivo, une propriété trichomonacide extrêmement puissante.Le Flagyl est le seul produit qui rend le sérum trichomonacide à la dilution de 1/10 pendant 3 heures au moins et confère la même propriété à l\u2019urine pendant plus de 4 heures pour des dilutions de 1/100 à 1/1000.Le Flagyl constitue un progrès décisif dans le traitement local et général des vaginites et urétrites à Trichomonas.Il en est de même pour leurs complications comme, par exemple, les cystites ou les pros- tatites.Les résultats cliniques obtenus, tant en France (Durel et coll.) qu\u2019au Canada (Sylvestre et coll, Fortier, etc.) sur un nombre de cas très important, sont remarquables et les autres admettent unanimement que le Flagyl possède une activité trichomo- nacide jusqu'ici inégalée.Le traitement par le Flagyl varie selon les sexes: Chez la femme (vaginite et urétrite à Trichomonas): le traitement doit être mixte, c\u2019est-à-dire administré par voies locale et générale.La posologie, par voie locale est: un comprimé vaginal à 500 mg.inséré chaque soir au fond du vagin, pendant 10 à 20 jours, et cela, même pendant la période des règles. Après chirurgie ou longue maladie, un supplément dietétique aux facteurs du complexe B et à la vitamine C peut abréger sensiblement la convalescence.Sm mem enn La capsule renferme: Vitamine B12.ovo even.Thiamine.2.2200 1002000 Riboflavine.cco.Niacingmide.Pyridoxine.d-Pantothénate de calcium.10.0 mcg 25.0 mg 12.5 mg 50.0 mg 1.0 mg 10.0 mg Vitamine C.250.0 mg Une a trois capsules par jour TONIQUE NUTRITIF DELECTABLE Laboratoires de Recherche avec C FORTIS 817 ACTUELLEMENT EN VENTE: ÉLIXIR \"BÉMINAL\u201d FORTIS NO 925 AGRANDISSEMENTS = dé sir à adds .'\u2018Miltown\u2019 semble étre le médicament le plus efficace et le plus sûr dans les états d'anxiété et tension.\u2019 Tucker, W.l.: South.M.J.50: 1111, 1957.(méprobamate) détend le muscle entretient la sérénité d'esprit Contre la tension nerveuse aggravée par l\u2019avitaminose \u2014\u2018\u2018Béminal\u201d avec \u2018Miltown\u201d Laboratoires de Recherche AGRANDISSEMENTS 1960 L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 LIVRES RECUS DEPUIS LE 31 MAI 1960 Evaluation des bourses d'études et de perfectionnement, rapport d'un groupe d'étude.O.M.S., édit, Genève, 1960.Traitement des maladies de la rate.Par Jean OLMER, M.MONGIN, P.CASANOVA, R.MURATORE et Y.CARCASSONE.G.Doin et Cie, édit.Paris, 1960.La méningite tuberculeuse et son traitement.Par Jean FOUQUET.G.Doin et Cie, édit., Paris, 1960.Chirurgie de l'étage supérieur de l'abdomen.Par Henri FRUCHAUD.G.Doin et Cie, édit., Paris, 1960.Services psychiatriques et architecture.Par A.BAKER, R.L.DAVIES et P.SIVADON.O.M.S., édit.Genève, 1960.La méthode épidémiologique dans l'étude des troubles mentaux.Par D.D.REID.O.M.S., édit.Genève, 1960.Neuroradiologie \u2014 Radio \u2014 Anatomie normale et Pathologie du crâne.Par A.WACKENHEIM.G.Doin et Cie, édit., Paris, 1960.Les services de santé en U.R.S.S., rapport rédige par les participants à un voyage d'étude organisé par l'Organisation mondiale de la Santé.O.M.S., édit.Genève, 1960.Exposés d'anesthésiologie \u2014 première série.Par P.HU- GUENARD et P.JAQUENOUD.Masson et Cie, édit.Paris, 1960.Exposés d\u2019anesthésiologie \u2014 deuxième série.Par P.HUGUENARD, P.JAQUENOUD et coll.Cie, édit, Paris, 1960.Le radiocalcium dans l'étude des os.Par R.PONLOT.Masson et Cie, édit., Paris, 1960.Masson et Formulaire pratique de thérapeutique et de pharmacologie.Par M.LOEPER et J.LESURE.G.Doin et Cie, édit., Paris, 1960.Morphologie et physiologie du système nerveux.Par Paul GLEES \u2014 traduction française par le docteur P.A.Chatagnon et E.M.Castagnol.G.Doin et Cie, édit, Paris, 1960.A Primer of Electrocardiography.Par George E.BURCH et Travis WINSOR.Lea and Febiger, édit.(The Macmillan Co.of Canada Ltd.), Philadelphie, 1960.62 Le coeur solitaire Dans l\u2019appareil spécialement conçu pour l'isolement du coeur, l\u2019organe du lapin reçoit une perfusion de solution oxygénée de Locke.Dans ces conditions, le coeur continue de battre au rythme normal durant plusieurs heures.De faibles doses de divers composés peuvent être administrées afin de permettre l\u2019observation de leurs effets cardiaques ce qui permet aux chercheurs Ayerst d\u2019étudier les effets des médicaments sur les fonctions cardiaques et la circulation coronarienne.(Les lignes verticales enregistrées au bas du kymographe représentent les contractions cardiaques.) Cet exemple est typique des travaux scientifiques ayant pour but l\u2019étude de l\u2019action des composés sur les glandes et tissus animaux dans la recherche de substances aux propriétés thérapeutiques.aux nouveaux laboratoires de recherche Ayerst, Montréal Les procédés modernes d\u2019investigation pharmaceutique au nouveau centre de recherche Ayerst sont de nature si complexe et spéciale que même les éprouvettes représentent un problème dans les laboratoires.174F-60 948 La posologie par voie générale est: un comprimé oral à 250 mg.2 fois par jour, dont 1 le matin et 1 le soir pendant 10 jours.Chez l\u2019homme (urétrite et prostatite à Trichomonas): le traitement se fait uniquement par voie orale.La posologie est: un comprimé de 250 mg.2 fois par jour, dont 1 le matin et 1 le soir, pendant 10 jours consécutifs, mais il est parfois nécessaire d\u2019élever à 750 mg.ou à 1 g.la dose journalière, ou de prolonger la durée du traitement, ou encore d\u2019instituer une nouvelle cure de 10 jours.Il est recommandé de traiter systématiquement le partenaire, même si l\u2019analyse de laboratoire ne révèle pas la présence du parasite, afin de prévenir tout risque de réinfestation.Le Flagyl est bien supporté et aucun trouble de quelque importance, susceptible de lui être imputé, n\u2019a été rapporté jusqu\u2019ici.Toutefois, étant donné qu\u2019il s\u2019agt d\u2019un produit nitré, il est a priori utile de contrôler la formule sanguine, notamment en cas de traitement prolongé ou de reprise du traitement.Présentations: Le Flagyl est présenté sous les formes suivantes: 1) Pour la voie buccale: comprimés oraux dosés à 250 mg.2) Pour les traitements locaux: comprimés vaginaux dosés a 500 mg.HYGROTON La maison des Produits Pharmaceutiques Geigy annonce la mise sur le marché d\u2019un nouvel agent antihypertensif salurétique oral: Hygroton.C\u2019est un dérivé phthalimidine plutôt qu\u2019un benzothiazide du groupe des diurétiques sulfamidés.Hygroton se caractérise par son effet soutenu (60 à 72 heures) ce qui le rend idéal pour les patients qui ne peuvent pas s\u2019astreimdre à prendre des médicaments fréquemment.Hygroton s\u2019administre trois fois la semaine tel que le lundi, le mercredi et le vendredi et l\u2019effet est soutenu de façon plus égale grâce à son action prolongée.Hygroton est indiqué dans l\u2019hypertension, dans l\u2019insuffisance cardiaque congestive et dans les œdè- mes de toute origine.Hygroton est disponible sous forme de comprimés blanes rainurés de 100 mg.en flacons de 50 et de 500.PARSTELIN Une nouvelle et remarquable spécialité pour le traitement de troubles émotifs variés impliquant la dépression anxiogène a été présenté aujourd\u2019hui au corps médical par Smith, Kline & French.Parstelin est une des préparations les plus utiles jamais créées par Smith, Kline & French; c'est un médicament à double action contenant de la Ste- lazine \u2014 anxiolytique renommé \u2014 et du Parnate \u2014 un composé nouveau, conçu par S.K.F.pour le traitement de la dépression.NOUVELLES PHARMACEUTIQUES L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 Seion S.K.F., la dépression et l\u2019anxiété sont les deux éléments fondamentaux des troubles émotifs ordinaires.Elles peuvent se manifester isolément mais, plus souvent, elles viennent s\u2019intriquer et produisent ainsi un état émotif qui participe de ces deux éléments.Parnate, le composant antidépresseur de Parstelin, a permis d\u2019obtenir de précieux résultats \u2014 parfois même saisissants \u2014 dans le traitement symptomatique des dépressions pures, légères ou modérées.Stelazine, le composant anxiolytique, possède une efficacité incomparable dans le soulagement de l\u2019anxiété.Eprouvé par des essais cliniques sur plus de cinq mille patients, Parstelin s\u2019est révélé particulièrement efficace contre: 1) l\u2019asthénie tensionnelle et autres asthénies d\u2019étiologie affective; 2) les dépressions réactionnelles; 3) les complications émotives de la ménopause; 4) les troubles psychosomatiques.La Compagnie Smith, Kline & French a affirmé qu\u2019avee Parstelin de nettes rémissions se manifestent généralement en l\u2019espace d\u2019un à trois jours.Elle a toutefois précisé que les effets secondaires ne sont pas inexistants; mais, étant donné le caractère bénin de ces manifestations \u2014 dont la principale est l\u2019insomnie \u2014 les patients les supportèrent comme un faible et raisonnable tribut payé à l\u2019efficacité de la thérapeutique.Chaque comprimé Parstelin contient 1 mg.de Stelazine (trifluopérazine) et 10 mg.de Parnate (tranyleypromine).La posologie recommandée est d\u2019un comprimé deux fois par jour, le matin et au milieu de l\u2019après-midi.Les comprimés Parstelin sont présentés en flacons de 50.\u2018 DESITIN Weiss appliqua de l\u2019Onguent Desitin sur la région entourant l\u2019anus artificiel après iléostomie, colosto- mie, et dans les cas d\u2019irritation récurrente, et constata que cette thérapeutique externe à base d\u2019huile de foie de morue « contribua nettement à faire régresser l\u2019ædème, les excoriations, et la démangeaison ».Il nota un soulagement de la douleur associée, de la brûlure et de la démangeaison, ainsi qu\u2019une amélioration du moral, de l\u2019appétit et de la nutrition des malades.(Weiss, J.: Amer.J.Gastroent., juillet 1960).« C\u2019est dans les cas où l\u2019on utilisa cette association à base d\u2019huile de foie de morue qu\u2019on obtint le plus rapidement une cicatrisation complète », comparativement aux résultats produits par la vaséline, l\u2019acide borique, la pâte d\u2019alumine, et l\u2019oxyde de zinc.L\u2019Onguent Desitin entraîna la cicatrisation en moins de quinze jours et «apporta un soulagement subjectif marqué de la démangeaison, de la brûlure, et de la douleur, symptômes des plus ennuyeux aux premiers stades du traitement ». Un grand pas dans l\u2019alimentation des tout-petits ! Céréale additionnée de protéines.Infantsoy contient une généreuse proportion de protéines dégraissées.C\u2019est une source importante de fer et de vitamine B12.L'absence de germe de blé, qui est un allergène, indique qu\u2019Infantsoy peut être recommandée comme céréale énergétique pour les enfants souffrant d\u2019affections coeliaques.LES MAMANS apprécient toujours des échantillons et Heinz est heureux de vous en offrir sur demande.Ecrire à Heinz Baby Foods, Professional Services Dept., Leamington, Ontario.ALIMENTS HEINZ POUR BÉBÉS & BFM-161F Un spécial pour vous.LA NOUVELLE BROCHURE HEINZ SUR L'ALIMENTATION Un manuel de référence complet qui couvre tous les aspects de l'alimentation.Un ouvrage concis qui fait autorité.C'est une synthèse complète des derniers renseignements cliniques, régimes typiques, graphiques et statistiques.On peut se procurer cet opuscule de: McGRAW-HILL CO.OF CANADA LTD.253 Spadina Road, Toronto, Ontario L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 hémorragie capillaire en cas d'ulcère duodénal dues à la fragilité et la .perméabilité anormales des capälaires dans les eas de PCY UG colite ulcéreuse saignement chronique du nez urpura (non-thrombocytopénique) cystite hémorragique ecchymoses ménorragie menace d\u2019avortement spontané af L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 Duo-C.V.P.aide a réduire MN perméabllité et da fragilité Bein Sannin et les saignements i} résuitent; gon effet est IR Cn Ta intégrité WP ory de base intercelulaires (giment) des EIT RoE AAAS RILEY NCR ER d\u2019agrumes, unique et exclusif, goluble dans l'eau.D'abgorption facile et d\u2019'veage pratique, Duo-C A A2 ce à un pracegeusupécial) est à peu près dépeurvu d'hespédri M naringine et autres flavonoides relativement LT qu = les agrumes.A GA 1004 capsules 68 4 .V.P.me a V.P.(plain) en capeu Duo-C.V.P.avec Vitamine K en sirop a res disponible: arlington-funk laboratories, «Won © u.s.vitamin corporation of canada, Itd.452 Drummagnd Street, Montreal, Quebec, 65 66 véritable cholérèse et spasmolyse sûre DECHOLIN avec Belladone MARQUE DÉPOSÉE L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 AMES COMPANY OF CANADA, LTD Toronto Ontario - soulage la douleur spasmodique des muscles lisses - apaise l\u2019intestin nerveux » facilite l\u2019évacuation biliaire et pancréatique présentation: comprimés DECHOLIN avec Belladone: acide déhydrocholique AMES: 33%; gr.(250 mg), et extrait de belladone: Ve gr.(10 mg).En flacons de 100 et 1,000.activation thérapeutique de la sécrétion biliaire D E C H 0 LI N (acide déhydrocholique AMES) MARQUE DEPOSEE - régulation médicale et postchirurgicale des troubles de la fonction biliaire - complément physiologique en gériatrie < constipation: détente physiologique naturelle sans purgation présentation: comprimés DECHOLIN, acide déhydrocholique AMES: Flacons de 100 et 1.000.Ÿ SOULAGEMENT EN PERRET METIER DE LA Bristol Laboratories of ay LY - Montréal 1, Québec 3% gr.(250 mg).CA90260F pour le traitement des patients trop corpulents e la d-amphétamine réprime l\u2019appétit et relève le moral e le méprobamate relâche la tension due au régime (sans toutefois produire de stimulation exagérée, d\u2019insomnie ou de reliquat d\u2019effet comme les barbituriques) méproluemate avec sulfate de d-amphétamine LEDERLYE une association logique pour réprimer l\u2019appétit Chaque dragée (rose) renferme: méprobamate, 400 mg.; sulfate de d-amphétamine, 5 mg.Dose: Une dragée une demi-heure à une heure avant chaque as.rep *Marque déposée CYANAMID OF CANADA LIMITED Montreal L'Union Méd.Canada 67 Tome 89 \u2014 Juillet 1960 DRYCO-formule idéale pour les nourrissons et les prématurés 0 Teneur élevée en protéines, faible en matières grasses: le dosage des protéines et du gras, dans un rapport de 2.7 contre 1, facilite la préparation de formules contenant peu de matières grasses tout en permettant une forte absorption de protéines \u2014 pour répondre aux exigences normales de la croissance au cours des premiers mois chez les nourrissons normaux et assurer la formation des tissus chez les prématurés et les nourrissons sous-alimentés.0 Teneur variable en hydrates de carbone: la proportion relativement peu élevée de lactose qui entre dans le Dryco permet au médecin de régler à sa guise la teneur en hydrates de carbone de la formule.Dryco peut être employé: seul; avec des hydrates de carbone supplémentaires; avec du lait entier; ou avec des hydrates de carbone supplémentaires et du lait entier.© Digestibilité supérieure: les globules de matières grasses et les caillés protéiques contenus dans le Dryco sont plus digestibles.Globules de matières Globules de matières grasses dans le Dryco 8 grasses dans le lait Caillés protéiques \u201c | M Caillés protéiques dans le Dryco by dans le lait DRYCC Pour plus de renseignements, écrivez 4: THE BORDEN COMPANY LIMITED Service des aliments pour régimes, 6290.rue Périnault, Montréal 9, P.Q.Spadina Crescent, Toronto, Ont. 68 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 une association logique pour la répression de l\u2019appétit méprobamate plus d-amphétamine .réprime l\u2019appétit .relève le moral .réduit la tension .sans insomnie, stimulation exagérée ou reliquat d\u2019effet comme les barbituriques.anorexique-ataraxique og = | BAMADE: Ja Ce: TA ay EUR fi | 2 A Dose: Une dragée une demi-heure à une heure avant chaque repas.k Bristol Laboratories of Canada Ltd.a TENTE | CYANAMID OF CANADA LIMITED Monreal 4 MEBROBAMAFE AVEC SULFATE DE dMPHBTAMI Chaque dragée (rose) renferme: méprobamate, 400 me.; sulfate de d-amphétamine, 5 mg.DEPUIS PRÈS D'UN DEMI-SIÈCLE Toujours le même but: RÉDUIRE LE TAUX DE LA MORTALITE INFANTILE Par la Qualité de nos Produits BUREAU CHEF: SUCC.N.-D.-DE-GRACES: LA.3-3121 HU.4-3561 L\u2019Union Méd.Canada 69 Tome 89 \u2014 Juillet 1960 AVIS CONCERNANT LES EXAMENS Chaque année ont lieu les examens pour admission au Titre d\u2019Associé (Fellow) en Médecine ou en Chirurgie générale, avec modification de ces examens pour certaines spécialités, et pour la Certification dans les spécialités médicales et chirurgicales approuvées.Les listes pour les examens de 1960 sont maintenant closes, mais on acceptera les demandes pour les examens de 1961 jusqu\u2019au 30 avril 1961.ed La | : O t , d de, | SOULAGEMENT EN \u201cRèglements et Normes de Formation post-uni- versitaire régissant les Examens\u2019\u2019, ainsi que les f les de demande d\u2019admission aux examens, = RO FO N D E u R D E LA la liste des hôpitaux canadiens approuvés et les formules de demande d'évaluation.On doit Ou T7 ces spécifier la spécialité à laquelle on est intéressé.Le Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada 74, avenue Stanley, Ottawa 2, Ontario Gaye == Laboratories of Canada Ltd.Montréal 1, Québec FACTEURS DE LA VITAMINE \u201c\u2019B\u201d\u201d AVEC ASSOCIATIONS DIVERSES elixirs: BETAGENE BETAGENE FER ET FOIE BETAGENE ET B1z comprimés: BETAGENE ET FOIE BETAGENE FER ET FOIE BETAGENE SUPER injectables: BETAGENE (10cc.) BETAGENE ET B,, (10cc.) 'CANADA®DRUG \u2018LTEE:LTD®MONTREALS 70 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 ak = _ SOULAGEMENT EN» PROFONDEUR DE LA ae Laboratories of rhe, Montréal 1, Québec reste toujours un médicament de chrix pour le traitement scientifique de la < « COQUELUCHE °° * est journellement prescrit avec succès pour les cas de coqueluche et des toux coqueluchoïdes.\u2014 Ne cause ni intolérance ni complications.© L Littérature sur demande x CANADA DRUG LTEE LTD., MONTREAL LOPAVER AIS so ee =>\u201d = = = wr ER BS ts; TABLE DES ANNONCEURS Pages | Abbott Laboratories Ltd.(Erythrocine \u2014 Vitamines).53 - 54 | Ames Company of Canada Ltd.(Decholin) ._.___.66 Anca Pharmaceuticals (Nebralin) a.31 : Austin Laboratories Ltd.(Tricofuron) ._._.11200000000000 59 .Ayerst, McKenna & Harrison Ltée (Béminal \u2014 Miltown) 60 - 61 Ayerst, McKenna & Harrison Ltée (Laboratoires de Recherche) ees .62 ; Bard-Parker Company, Inc.(Lames Rib-Back, B.P.) Baxter Laboratories of Canada Ltd.(Tis-U-Sol) i Becton, Dickinson & Co.Canada Ltd.(Ace) _.__._.____.__.20 Borden Co.Limited (Dryco) oo.67 | Bristol Laboratories of Canada Lid.(Naldecol) 66, 68.69, 70 Canada Drug Limited (Paveral) ____ a.70 Canada Drug Limited (Betagene) .___._.1.1111102 69 Canadian Tampax Corp.Ltd.(Tampax) ___._._______.26 Ciba Limitée (Pyribenzamine) .Deuxiéme page de la couv.Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada (Examens) Cow & Gate (Canada) Ltd.(Lait Farmer's Wife) Desbergers Limitée (B-Totum concentré \u2014 Iodaminol) SP Quatrieme page de la couverture | Eddé, J.Limitée (Glucethion) _._ i.34 Frosst.Chas.E.& Co.(\"Alamino\u2019) __________.__.4 Frosst, Chas.E.& Co.(Cerutin) .__\u2026_.__.11110110000000 15 Geigy Pharmaceuticals (Preludine) .__._.1.11111111000 9 Geigy Pharmaceuticals (Hygroton) ._._._.111111100 11 Heinz Baby Foods (Aliments pour bébés) .63 Herdt & Charton.Inc.(Vichy Célestins)._._.2 Herdt & Charton, Inc.(Osmopak) oo ooo.55 Herdt & Charton, Inc.(Hyper-Prostal) .__._.L.1111100 56 Herdt & Charton, Inc.(Sulfarlem \u2014 Choline) 57 Hoechst Pharmaceuticals of Canada Ltd.(Orinase) .25 Hoffmann-La Roche Limitée (Librium '\u2018Roche\u2019) .__._._.12 Institut Albert Prévost (Hopital psychiatrique) .__.6 Johnson & Johnson {(Atraloc \u2014 Ethicon) __________________.__.38 Joubert, J.J., Limitée (Qualité de nos produits) ___.__.68 Lederle Laboratories (Declomycin) Troisieme page de la couv.Lederle Laboratories (Achromycine) oo ieee.1 Lederle Laboratories (Declomycin notes:) Lederle Laboratories (Aristocort) Lederle Laboratories (Bamadex) ._.66 - 68 Leeming Miles Pharmaceuticals Inc.(Metaspas) Le Ministère de la Santé de la Province de Québec (Bienfaits des Services de Santé} .__.32 Le Ministère de la Santé de la Province de Québec (Prenez soin de votre coeur) .__-.__._-.20000000 000000 50 Librairie Beauchemin Ltée _____ 30 Mead Johnson (Vasodilan) ._._._._.222000000000 00 48 49 Merrel Co.Wm.S.(Mer/29) ._.____._.111121000000 46 - 47 Millet, Roux & Cie Ltée (Neo-Spasmyl) .___.2120 3 Parke.Davis & Co.Lid.(Carbrital) ._._.111 0 23 Pfizer Canada Ltd.(Diabinese) _._._.02 000 19 Poulenc Limitée (Méphécol) ._._.12220000000000000 7-8 Robins Co.of Canada Ltd.(Dimetane) .oo _.24 Rougier Inc.(Corticrème-Neomycin) a Premiére page de la couverture Roussel (Canada) Ltée (Aménorone Forte) _____._._.__.17 Sandoz Pharmaceuticals (Cafergot, Cafergot-P.B., Frorinal, Optalidon) ieee 51 Schering Corp.Ltd.(Trancin) .10000000000 00000 5 Schering Corp.Ltd.(Coricidin) _.____._._.2.220000000000000 21 Schering Corp.Ltd.(Polanil} lo.33 Searle Co.of Canada Lid., G.D.(Pro-Banthine avec Dartal} 14 Sherman Laboratories (Protamide) _._ 16 Smith Kline & French Inter-Americain Corp.(Parstelin) ___.40 Smith & Nephew Limited (Gypsona) .__.36 Strasenburgh Co.of Canada Lid.(Biphetamine) .__._.41 Strasenburgh Co.of Canada Ltd.([lonamin) ._._._.- 43 Swift Canada Co.(Viandes pour bébés) .__.42 Upjohn Company Limited (Veriderm Neo-Medrol) -.27 - 28 U.S.Vitamin Limited (Duo-CVP) ._.____.112222- 64 - 65 White Laboratories of Canada Ltd.(Sorboquel) White Laboratories of Canada Ltd.(Otobione-Otodyne- Otomide-Otobiotic) meee White Laboratories of Canada Ltd.(Disomer) _ _ __._._.35 Winthrop Laboratories of Canada (Phisoac} .___.___.__\u2026.Wyeth & Bros.(Canada) Ltd.John (Purodigin-Thiomerin) 52 Wyeth & Bros (Canada) Ltd.John (Zactirin) 72 or Imprimée dans les Ateliers de la ; Librairie Beauchemin Limitée, Montréal. 79 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Juillet 1960 Aujourd'hui, combien de malades se sont plaints de douleur?non-narcotique \u2014 soulagement de la douleur équivalent à celui de la codéine bien toléré, tant comme traitement court que comme traitement de longue haleine vaste gamme d\u2019indications \u2014 en pratique générale et dans les spécialités analgésie plus action anti-inflammatoire Hyelh \u201cMarque Deposre Présentation: En flacons de 100 comprimés.| wae ono Le comprimé renferme 75 mg.de citrate d\u2019éthoheptazine et 300 mg.(5 grains) d\u2019acide acétylsalycilique.Za Li e * souvenez-vous de C ir Citrate d\u2019éthoheptazine et acide acétylsalycilique, Wyeth meilleure action de protection pendant activité tolérance digestive pointe soutenue un jour de plus plus grande contre les rechutes MAINTENANT.LES BIENFAITS SUPPLEMENTAIRES DE LA le) CLOMYCIN À LA R G E S P E CT R E Déméthylchlortétracyline Lederle DANS LE NOUVEAU ; | RO I 75 mg./c.à thé de 5 cc., en flacons de 2 onces 3-6 mg.par livre par jour en quatre doses AROMATISE A LA CERISE {actionnées CYANAMID OF CANADA LIMITED Montreal *Marque Déposée Dédié au service de la Profession Médicale depuis 35 ans.Laboratoire de recherches et de contrôle où chaque produit DESBERGERS est soumis à des tests rigoureux durant et après la fabrication, selon des méthodes scientifiques les plus avancées pour assurer la plus grande efficacité et le maximum de sécurité.-TOTUM CONCENTRE PLUS 160 MGM DE VITAMINE \"C\u201d PAR DRAGÉE indiqué dans toutes les manifestations nerveuses, digestives, névrites, perte d\u2019appétit, perte de poids, gingivite, etc., imputables directement ou indirectement à une déficience des vitamines B et C.Aussi dans les cas où il y a perte de vitamines hydrosolubles par transpirations profuses, diarrhées, états fébriles, etc.Chaque dragée contient: POSOLOGIE: Mononitrate de Thiamine (Vitamine Bs.) Niacinamide Chlorure de Pyridoxine d-Pantothénate de Calcium , ACIDE ASCORBIQUE (VITAMINE C) 160.0 mgm Flacons de 50 dragées.Ce 7.5 mgm 1 - 3 dragées par jour 30.0 mem selon le cas.rte 0.5 mgm CONDITIONNEMENT: IODAMI Comprimés TRIPLE FORCE (19 grain d'iode) SIMPLE et AVEC PHÉNOBARBITAL INDICATIONS: Hyperthyroïdie; goitre toxique.POSOLOGIE: Un à trois comprimés par jour.CONDITIONNEMENT: Flacons de 100 comprimés.COMPRIMES: AMPOULES 5 cc.Co 0, Solution à 5% d'acides aminés iodés.1/6 grain d\u2019iode par comprimé.Teneur en iode: 18.75 mgm.par ampoule.INJECTION INTRAVEINEUSE Trois comprimés par jour.Trois a six ampoules par semaine."]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.