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Titre :
L'union médicale du Canada
Éditeur :
  • Montréal :[Revue L'union médicale du Canada],1872-1995
Contenu spécifique :
Août
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Bulletin de l'Association des médecins de langue française de l'Amérique du Nord) ,
  • Gazette médicale de Montréal
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L'union médicale du Canada, 1960-08, Collections de BAnQ.

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[" les 20, 21, 22 et 23 septembre 1960 30e CONGRES DE L'A.M.L.F.C.WINDSOR, Ontario IME 89 \u2014 NUMERO 8 MONTREAL, AOUT 1960 L'Union Médicale du Canada EE 1872 - 1960 wl re Fondée à Québec en 1902 4 + Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada BULLETIN ÉDITORIAL POUR UNE FOIS, SI ON PARLAIT D'ASSURANCE- | _ HOSPITALISATION 2.111 Te 949 OLICOPHRE IE Por i PYRUVIQUE 1024 Roma Amyot an: LE PROFESSEUR STANISLAS, DE SezE DELEGUE VARIETES OFFICIEL DE FR E e ESD LA TUBERCULOSE DOIT DISPARAITRE .1026 L\u2019A.M.Lo C., A WINDSOR (ONT.9:2 aa Gauthier Pierre Smith , e eo oo MEDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES FRANÇAISE DU CANADA .956 ULES L'ŒULIIUS Pierre Smith L\u2019ESTRADURIN DANS LE TRAITEMENT DU CANCER DE LA PROSTATE .© 1031 FILMS MEDICAUX FRANGAIS .957 J.-P.Bourque PROGRAMME DU XXXe CONGRES DE L\u2019ASSOCIATION DES L\u2019HEMORRAGIE ~PCST-PARTUM .1033 MEDECINS DE LANGUE FRANCAISE DU CANADA .959 Martial Bachand QUELQUES DONNEES RECENTES SUR LA PHYSIOLOGIE L\u2019EFFICACITE CLINIQUE DE LA SPIRAMYCINE .1035 DU LOBE TEMPORAL _.A.C.Kristof et J.-M.Huot J .-Pierre Cordeau CONFRONTATIONS ETUDE ANATOMO-CLINIQUE DU SYMPATHOME .976 CONFRONTATION CLINICO-PATHOLOGIQUE, Hopital or Jy Notre-Dame (Montréal) .1038 Liliane Delaquerrière, Jacques Gagnon et Marie-France Dupal CONGRÈS LES ELECTROCARDIOGRAMMES DITS NORMAUX RAPPORT DU SYMPOSIUM DE L\u2019ACADEMIE DES CHEZ LES CORONARIENS .998 SCIENCES DE NEW-YORK SUR LES DIURETIQUES .1043 Y.Desrochers, D.Firat, CORRESPONDANCE M.Barbezat et L.Campeau LETTRE DES ETATS-UNIS .1045 =a ® ® © REVUE GENERALE ANALYSES 11.111101 LL LL LL LL LL 1046 LES INSUFFISANCES MEDULLAIRES .1005 SOCIETES : L.LLLLL LL LL LL LL ALL LA LL 1053 S.LeBlond et W.Lachance NECROLOGIE : 111111 1055 REACTIONS PSYCHOLOGIQUES DE L'ENFANT MALADE .1012 NOUVELLES 111111111111 1057 Laurent Houde LIVRES REÇUS 1111111111 LL LL LL LL ALL 1058 LES EFFETS SECONDAIRES, DES TRANQUILLISANTS COMMUNIQUES .1066 EN PRATIQUE GENERALE .\u2026.LL.1018 L\u2019Union Médicale du Canada, en 1891 .1072 Paul Rajotte et Herman C.B.Denber NOUVELLES PHARMACEUTIQUES .=.1074 TRIPLE Mme M.R., âgée de 75 ans, Présente une in suffisance pondér ale: Danabol RUE, COU LCT 7 JOULE A entraîne le gain \u2018pondérai = di | \u201cche: le patient MOTO CUS En 6 semaines, elle a repris les 1344 livres qui lui manquaient Le Danabol est un nouvel agent anabolique possédant des avantages marqués sur les autres composés de sa catégorie.Le Danabol favorise l\u2019édification, la synthèse et l\u2019assimilation des protéines dans l\u2019organisme et s\u2019emploie utilement, de ce fait, chez le vieillard amaigri, souffrant ou non d\u2019une affection grave, de même que chez le sujet atteint d\u2019une affection chronique ou en convalescence.Son action anabolique se caractérise par: e La réparation des tissus dégénérés et l\u2019amélioration de Augmentation de 1\" l\u2019appétit, d\u2019où une augmentation pondérale sensible.à la mensuration du biceps \u2018 .+407 .brachial droit, e Le rétablissement de la tonicité des tissus musculaires affaiblis ou relâchés.e Ja cicatrisation accélérée des blessures, la convalescence activée dans les états post-opératoires et après de nombreuses affections.e Le renforcement de la structure osseuse et partant, la disparition des algies et l\u2019augmentation de la mobilité dans l\u2019ostéoporose.e L\u2019amélioration de l\u2019état général du patient, la régénérescence de l\u2019organisme et une sensation de bien-être général.monter a colonne de mercure 14 mm.plus haut dans le test de la force musculaire.Economique, d\u2019administration facile et pratiquement dépourvu d\u2019effets virilisants, le Danabol supprime les inconvénients inhérents aux autres composés anaboliques nécessitant souvent la restriction de leur emploi.Le coût peu élevé de la thérapie au Danabol sera particulièrement apprécié du patient gériatrique dont les moyens financiers sont souvent limités.Renseignements détaillés fournis sur demande.PRÉSENTATION: Comprimés à 5 mg.(roses, sécables); flacons de 100 et 500.L\u2019état général est meilleur que durant les deux dernières années._- T.M.la permission de la patiente.' .(méthandrosténolone CIBA) Nouvel agent anabolique actif par voie orale Édificateur de protéines entraînant le gain ji 6 lent affaibli ou cébilité _ pondéral chez le pati \"Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 mr ra uand | oral\u20ac ES impraticat ble .Achromycin tra 250 Jioles.de 100 mg ou quan minutes com pten raveimecus files de 100 mg., 250 mg, 500 mg.\u201c Achromycines Tétracycline-HC1 Lederle la certitude parentérale de concentrations thérapeutiques immédiates *Marque déposée ontreal CYANAMID OF CANADA LIMITED 9 L'Union Méd.Canada L'Union Médicale du Canada Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Léon Binet, doyen, ; ; Son.Exc.Philippe Panneton, Faculté de Médecine, Université de Paris; Wilfrid Bonin, doyen, H.Hermann, doyen, ; i _, Faculté de Médecine, Université de Montréal; Faculté de Médecine, Université de Lyon; Jean-Baptiste Jobin, doyen, Maurice Roch (Genève), jean SEE de Médecine, Université Laval, Québec; Pasteur Vallery-Radot (Paris), Faculté de Médecine, Université d'Ottawa: R.Kourilsky (Paris), T.Parizeau Paul-Louis Chigot (Paris), A.Marin, \u2019 Paul Lamarque (Montpellier), Paul Letondal.BUREAU DE REDACTION Rédacteur en chef: Roma AMYOT Assistant-rédacteur en chef: Secrétaire de la Rédaction: Edouard Desjardins.Jean-Marc Bordeleau.BUREAU Di COLLABORATION MM.}.-M.Beauregard, M.Belisle, Jacques Bernier, Marcel MM.Camilie Laurin, ].-Guy Laurin, Simon Lauzé, R.Lebeau, Berthiaume, Jean-Marc Bordeleau, Léandre Décarie, André Leduc, Charles Lépine, J.Mathieu, Gérard Mi- Edouard-D.Gagnon, Jacques Gagnon, Maurice Gervais, gnault, P.Poirier, André Proulx, Rosario Robillard, Fernand Grégoire, Roland Guy, P.-P.Julien, M.Kaludi, Henri Smith, Maurice St-Martin.CORRESPONDANTS MM.A.Plichet et M.Pestel (Paris), MM.Georges-L.Dumont (Campbellton, N.-B.).P.Rentchnick (Suisse), Aug.Panneton, P.-A.Denoncourt (Trois-Rivières), Donat-P.Cyr (Boston, Mass.) , D.Colin (Saint-Boniface), Charles-P.Mathé (San Francisco), L.-P.Mousseau (Edmonton), A.Fontaine (\\Wconsocket), Sylvio Leblond (Chicoutimi), L.Mantha, À.Lecours, L.Potvin (Ottawa), H.E.St-Louis (Vancouver), Jean-Paul Fortier (Sherbrooke).INDICATIONS: Maladies des voies biliaires et du foie, dyspepsies, affections intestinales.Indispensable dans les convalescences post-opératoires.TE PROPRIÉTÉ DE L'ÉTAT FRANÇAIS RECOMMANDÉE ET PRESCRITE PAR LE CORPS MÉDICAL DANS LE MONDE ENTIER Composition naturelle I-NI-MI-TABLE ! Méfiez-vous des substitutions, prescrivez toujours CELESTINS Importateurs: HERDT & CHARTON, INC.\u2014 2245, rue Viau, Montréal \u2014 CL.9.4641 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 L\u2019 INSTITUTE A EE RN IDX Nel NE ve el ANATOXINE DIPHTERIQUE Boîte de 3 ampoules 1 cc Boîte de 6 ampoules 5 cc ANATOXINE DIPHTÉRIQUE (gouttes nasales) Boîte de 3 ampoules 1 cc ANATOXINE TÉTANIQUE Boîte de 3 ampoules 1 cc Flacon de 30 cc VACCIN ANTITYPHO-PARATYPHOÏDIQUE A et B (T.A.B.) Boîte de 3 ampoules 1 cc Flacon de 10 cc ANATOXINE DIPHTÉRIQUE - VACCIN ANTICOQUELUCHEUX ET ANATOXINE TÉTANIQUE (D.C.T.) Boîte de 3 ampoules 1 cc Boîte de 6 ampoules 5 cc VACCIN ANTITYPHO-PARATYPHOÏDIQUE A et B ET ANATOXINE TÉTANIQUE (T.A.B.T.) Boîte de 3 ampoules 1 cc Flacon de 25 cc VACCIN ANTIVARIOLIQUE Boîte de 5 capillaires Boîte de 10 capillaires VACCIN ANTI-INFLUENZA POLYVALANT Flacon de 10 cc VACCIN SALK (ANTIPOLIOMYÉLITIQUE) Flacon de 10 cc TOXINE DIPHTÉRIQUE POUR ÉPREUVE DE SCHICK (AVEC CONTRÔLE) \u2014 25 ÉPREUVES Boîte de 2 ampoules de 3 cc ANTITOXINE DIPHTÉRIQUE Flacons de 1,000, 5,000, 10,000 et 20,000 unités ANTITOXINE TÉTANIQUE Flacons de 1,500, 10,000 et 20,000 unités STRIBUTEURS EXCLUSIFS OL; PV re eu 23 LIMITEE® 1215, rue St-Denis, Montréal 18 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 I.Union Médicale du Canada Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada ADMINISTRATION OFFICIERS COMITÉ EXÉCUTIF ET DE PUBLICITÉ Président: Paul Dumas MM.Paul Dumas, Roma Amyot, Origène Dufresne, P.-R.Vice-président: Origène Dufresne Archambault et Edouard Desjardins.Secrétaire-trésorier: P.-R.Archambault BUREAU DE DIRECTION MM.Roma Amyot, P.-R.Archambault, Albert Bertrand, MM.Roger-R.Dufresne, Paul Dumas, Jacques Genest, Emile Blain, E.-Roland Blais, Roméo Boucher, P.Albert Jutras, Wilfrid LeBlond, Jean-Louis Léger, Bourgeois, Paul David, J.-A.Denoncourt, Edouard Donatien Marion, J.-P.Paquette, Laurent Potvin, Desjardins, | Edmond Dubé, | Origène Dufresne, Jean Saucier, L.-C.Simard, Pierre Smith, J.-A.Vidal.ADMINISTRATION et SECRETARIAT: J 326 est, boul.Saint-Joseph, Montréal.PUBLICITE: Jacques-D.Clerk.Téléphone: AVenue 8-9888 pour le CONTROLE RAPIDE et PROLONGE de HYPERACIDITE COMPOSÉ d\u2019 \u201cALAMINO\u201d glycinate d'aluminium, basique*.7.7 gr.(0.5 G.) sulfate d'atropine.1/500 gr.(0.13 mg.) e non absorbable butabarbital NND.Va gr.(16 mg.) e aucun danger d'alcalose POSOLOGIE: un comprimé avant chaque repas et un e prompt soulagement des ou deux comprimés au coucher.douleurs de l\u2019ulcère Flacons de 100 comprimés.simple *Breveté en 1951 e contenu gastrique famponné à un pH auquel l'activité peptique est complètement paralysée Chartes &.Frosst &Co.MONTRÉAL CANADA Va DROIT au but maléate de dextro-chlorphéniramine *POLARAMINE, REPETABS: MARQUES DE COMMERCE POLARAMINE l\u2019antihistaminique le plus sûr .le plus efficace au plus faible dosage Le nouvel antihistaminique isomère dextrogyre est 25 fois plus puissant que les autres antihistaminiques \u2014 une dose moyenne de 12 mg.par jour controle la plupart des allergies.I] n\u2019y a virtuellement pas d\u2019effets secondaires \u2014 plus grande sécurité de tous les antihistaminiques, telle que déterminée par l\u2019indice thérapeutique \u2014 3380.Pour la prévention et le traitement de toutes les conditions allergiques répondant aux antihistaminiques par vole orale.Présentation: Polaramine Répétabs \u2014 6 mg., flacons de 100 et de 1000 Polaramine, Comprimés 2 mg., flacons de 100 et de 1000 Polaramine, Sirop \u2014 2 ne flacon de 16 oz.A If Lm NTA CORPORATION LIMITED MONTREAL L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 CONDITIONS DE PUBLICATION \u201cL\u2019Union Médicale du Canada\u2019 paraît tous les mois.Cette Revue est l'organe officiel de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada.sie publie les travaux des Congrès, tous les communiqués de l\u2019Association et des articles médicaux inédits.L\u2019abonnement est de dix dollars par année (douze dollars pour l\u2019étranger) ; les membres déjà inscrits à | Association des Médecins de Langue Française du Canada ont droit, de ce fait, à la réception du journal.Les manuserits doivent être dactylographiés avec double interligne.|ls doivent être complétés par Un résumé de l\u2019article, rédigé en français et en anglais.\u2018l\u2019Union Médicale du Canada\u201d assume les frais de cinq illustrations au maximum, pour chaque travail.Les illustrations supplémentaires sont payées par I'auteur.Nous n\u2019acceptons pas de négatifs de clichés.Chaque illustration doit porter au verso le nom de l'auteur et les photographies devront être claires, de préférence noires et sur papier glacé.Les dessins doivent être effectués à l'encre de Chine sur papier blanc.Pour obtenir des extraits, l\u2019auteur doit en faire la demande directement à l'éditeur.Tous changements du texte de la galée entraînent des frais supplémentaires pour l\u2019auteur.L\u2019index bibliographique de chaque travail doit être restreint aux indications les plus importantes.Le Journal se réserve toujours le droit de le limiter.Chaque indication bibliographique doit être fournie comme suit: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, volume, page, mois (jour du mois si le périodique est hebdomadaire), année.Publicité: Le texte des annonces doit aller sous presse quinze jours avant la date de publication.Le barême des annonces est fourni sur demande à Jacques-D.Clerk, publiciste, 326 est, boulevard Saint-Joseph.Téléphone: AVenue 8-9888._.Tout annonceur qui n\u2019observe pas l\u2019éthique professionnelle est exclu de notre publicité, et nous saurons gré à nos lecteurs d\u2019attirer notre attention sur toute dérogation à cette ligne de conduite.Tout ce qui regarde la rédaction et l'administration doit être adressé franco aux bureaux de \u2018L'Union Médicale du Canada'\u2019, 326 est, boulevard Saint-Joseph.\u2014 Téléphone: AVenue 8-9888.Hôpital psychiatrique moderne de 140 lits, pleinement accrédité, offrant thérapie biologique U.clinique o¢ et psychologique.Situé dans un domaine Recherches et de majestueux, où les occupations et récréations thérapeutiques TRAITEMENTS PSYChIATRIQUES sont en fonction des besoins, du confort et de l\u2019agrément dans la Banlieue des patients.Affilié au département de psychiatrie de l\u2019Université de Montréal, pour la formation de résidents, de psychologues, de travailleurs sociaux et d\u2019infirmières spécialisées en psychiatrie.O\u20ac MONTREAL.Brochures et tarifs sur demande.Demi-relief de .Notre-Dame-de-la-Sérénité à l\u2019entrée principale.IT 6555 OUEST, BOULEVARD GOUIN, MONTRÉAL 9, CANADA. une phénothiazine active dans trois indications SPÉCIFIQUES 4 4 ~ PRURIT | Cn fat ( ec gt % 4 T La TRIMÉPRAZINE = AON = NN JU COMPRIMÉS à 2.5 mg.- 5 mg.- 10 mg.LIQUIDE a 2.5 mg.par c.a thé ( 5 ml.) Bu AMPOULES A hy de 5 mi., à 5 mg.par ml.mh FLACONS MULTIDOSES = 4 A de 10 mi., à 5 mg.par ml.pour INJECTION INTRAMUSCULAIRE | ee $ \u201c, l'administration de triméprazine [Panectyl] par voie buccale est un moyen nouveau et efficace d\u2019enrayer le prurit dans diverses dermatoses.\u201d HUDSON, A.L.\u2014Can.Med.Assn Jour., 80, 125, 15 janvier 1959 \u201c.Uadministration de la triméprazine [Panectyl] a donné de remarquables résultats dans 82% des cas .de maladies prurigineuses.\u201d PANACCIO, V.\u2014L'Union Méd.du Canada, tome 88, août 1959, p.964 ACTION ANTI-TUSSIVE .ACTION ANTI-DYSPNÉIQUE PRIE SE GL II) HET - .7 > me 7 5 3 pi sr 5 = \u201c .les résultats favorables obtenus (avec la triméprazine) dans l\u2019asthme bronchique, la rhinite et la toux chronique .suggèrent l\u2019emploi de ce médicament dans de telles affections.\u201d GREEN, Mayer A.\u2014Ann.Allergy, 16(6):619-25, nov.-déc.1958 POSOLOGIE - Voie Orale \u2014 Adultes: 2.5 mg.ou 5 mg.deux fois par jour, aux repas, plus 5 mg.au coucher.En général, une dose de 20 mg.en 24 heures donne de bons résultats.Enfants: une dose de 2.5 mg.ou 5 mg.au coucher est ordinairement suffisante.Sinon, on recommande d'y ajouter 2.5 mg.deux fois par jour, aux repas.Îl ne faut pas en général dépasser 15 mg.par jour.Voie Parentérale \u2014 recommandée dans les cas d'urgence ou quand des résultats rapides sont nécessaires.Adultes: 25 mg.(1 ampoule de 5 mil.) en injection i.m.profonde répétée, si nécessaire, dans les 24 heures.Enfants: de 10 à 25 mo.(2 à 5 ml.) selon le poids.Renseignements et échantillons sur demande OU | @ MN C Limitée 8580 ESPLANADE, MONTRÉAL Butazolidine Dix ans d'expérience dans un nombre incalculable de cas\u2014plus de 1,700 rapports cliniques publiés\u2014ont maintenant établi la primauté de Butazolidine parmi les puissants agents non- hormonaux anti-arthritiques.À maintes reprises on a démontré que Butazolidine: Dans l'espace de 24 à 72 heures produit un soulagement remarquable de la douleur.Dans l\u2019espace de 5 à 10 jours suscite une amélioration marquée de la mobilité et une régression rapide de l\u2019inflammation et de l\u2019œdème et favorise une absorption de l\u2019épanchement.Même administré pendant des mois ou des années Butazolidine ne provoque pas de déséquilibre hormonal ni de tolérance.Documentation et renseignements supplémentaires disponibles sur demande.Butazolidine (phénylbutazone): Dragées rouges estampillées Geigy de 100 mg., flacons de 100, 250 et de 1,000 dragées.Gris Montréal Pour l'arthrite at les troubles s y ratfachant Biqu * L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 L'Association des Médecins de Langue Française du Canada Fondée a Québec en 1902 DIRECTEURS GENERAUX HONORAIRES R.-E.VALIN, 165 est, ave Laurier Ottawa Donatien MARION, 326 est, boul.St-Joseph, Montréal SECRETAIRE GENERAL HONORAIRE Hermile TRUDEL, 1990 est, rue Rachel, Montréal.OFFICIERS DE L'ASSOCIATION Emile BLAIN, directeur général, 400 est, rue Sherbrooke, Montréal.E.-Rolland BLAIS, secrétaire-trésorier général, 1779, avenue de l'Eglise, Montréal.André LEDUC, adjoint au directeur général, 156, avenue Willowdale, Outremont.Raymond CARON, adjoint au secrétaire-trésorier général, 2178 est, Mont-Royal, Montréal.EXÉCUTIF DE L'ASSOCIATION Emile BLAIN, Montréal.E.-Rolland BLAIS, Montréal.Andre LEDUC, Montréal.Raymond CARON.Montréal.Directeur des Relations Extérieures: Pierre SMITH.Roma AMYOT, Montréal.Pierre JOBIN, Québec.J.-M.LAFRAMBOISE, Ottawa.Armand RIOUX- Québec.Directeur de l'Exposition du Congrès: B.-G.BEGIN.ANCIENS PRÉSIDENTS Albert PAQUET, Richard GAUDET, A.-L.RICHARD, I.-A.VIDAL, J.-B.JOBIN, J.-A.DENONCOURT, René-L.DuBERGER, Roma AMYOT, L.-P.MOUSSEAU, Lucien LaRUE, Georges-L.DUMONT, Pierre SMITH.J.-M.LAFRAMBOISE, COMITÉ DU XXXe CONGRÈS Président honoraire: Ernest BEUGLET, Windsor, Ont.Président: Alphonse-E.LeBLANC, Windsor, Ont.Secrétaire: Gilles POULIN, Détroit, Mich.Trésorier: Paul QENNEVILLE, Tecumseh, Ont.MEMBRES DU CONSEIL ARCHAMBAULT, Francois, 1150 est, boul.St-Joseph, Montréal.ARCHAMBAULT, Gérard, 472, avenue Laurier, St-Jean, Qué.BEALDOIN, Robert- A.375, ave Coolidge, Manchester, N.H.BEGIN, ~G., 3440, rue Hutchison, Montréal.BEUCLET.Ernest, 605, Medical Arts Bldg., Windsor, Ont.BIGUE, Germain, B.P.728, Val d'Or, Qué.BONIN, Wilbrod, 575, avenue Davaar, Outremont.BOURGEOIS, Clifford, 188, St- Georges, Moncton, N.-B.BRETON.Gérard- J., North Battieford, Sask.BUNDOCK, Benoît, 33, rue Dupuis, Hull, P.Q.CAMPBELL, Maurice, 384, N.-Dame, Cap-de-la- Madeleine,Qué.CARON, Wilfrid, 1191, des Erables, Québec.CHEVALIER, Paul, Edifice Continental, Sherbrooke, Qué.CHRETIEN, Maurice, 537, Station, Shawinigan, Qué.CORMIER , B.P.537, Sydney, N.-E.DAVID, Paul, 3 avenue McCulloch, Outremont.DECARIE, Roland, 524 est, rue Sherbrooke, Montréal.DESJARDINS.Edouard, 3484, avenue Laval, Montréal.DOUCET, Calixte, Campbellton, N.-B.DUFRESNE, Origène, 4120 est, rue Ontario, Montréal.DUFRESNE.Roger, 418 est, rue Sherbrooke, Montréal.FONTAINE, Auray, 52, avenue Hamlet, Woonsocket, R.l.FOREST, J.-E., 366, de Lanaudière, Joliette, Qué.FORTIER, Jean- Paul, 9, Gordon, Sherbrooke, Qué.GAUTHIER, J.-Dominique, Shippegan, N.-B.GOYETTE, Roger-B., 415 est, avenue Laurier, Ottawa, Ont.HAMEL, Jean- F., 168, Charlotte, Ottawa, Ont.ISABELLE, Gaston, 66, rue Notre-Dame, Hull, Qué.JOANNETTE, Albert, Ste-Agathe-des-Monts, Qué.LAFRAMBOISE, Jean, 249, River Road, Eastview, Ont.LAROCHELLE, Ls- Napoléon, 80, rue St- Louis, Québec.LAROUCHE, Gérard- L., 126 sud, rue Brooks, \u2018Sherbrooke, Qué.LAURIN, Camille, 66, ave Pagnuelo, Outremont, P.Q.LEBLANC, J.-B., 975, St-Prosper, Trois-Rivières, Qué.LeBLOND, Sylvio, Hôtel-Dieu St-Vallier, Chicoutimi, Qué.LECOURS, J.-A., 538, King Edward, Ottawa, Ont LEDUC, Aimé, 79, Ste-Cécile.Salaberry de Valleyfield, Qué.LESSARD, Richard, 115 est, Grande-Allée, Québec.MORISSET, Jean, Rimouski.Qué.MORISSET, Pierre, St- Georges- de-Beauce, Qué.NADEAU, Honoré, 55, rue St-Jean, Québec.PAIEMENT, Hcrace, C.P.400, Sturgeon Falls, Ont.PILON, Jean-Louis, \"389 est, boul.St-Joseph, Montréal.POTVIN, Laurent, 623, Noranda, Eastview, Ont.POWERS, Arthur, 11, rue Front, Hull, Qué RIOUX, J.-Emile, 101, Grande-Allée, Québec 4, P.Q.ROULEAU, J.-Maurice, St-Grégoire (Nicolet), Qué.ROULEAU, Yves, Hôpital St-Michel- Archange, Mastaï, Qué.ST-IEAN, Conrad.210, rue Principale, Granby, Qué.SIROIS, Jean, 580 est.Grande-Allée, app.1, Québec.TERRIEN, Jean, 189, Bronson, Ottawa, Ont.THIBAULT, Eugène, 4070, boul.Lasalle, Verdun.TRUDEL, Hermile, 1990 est, rue Rachel, Montréal.WHISSELL, Georges-L., Westiock, Alberta.SECRÉTARIAT: 326 est, boul.St-Joseph, Montréal 14, Qué.\u2014 Tél.: VI.5-8076 pour les patients qui, la nuit, réagissent comme des tigres agités un sédatif-relaxant doux à action rapide-retard pour toute une nuit de sommeil comprimé rapide-retard Vous pourriez tout aussi bien essayer de mettre un tigre au lit (et de l\u2019y faire rester) que de faire dormir naturellement la plupart des 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Limited couche externe fe désintègre rapidement pour provoquer la détente et le sommeil couche intern le sommeil se poursuit aisément lorsque la couche interne se dissout Chaque comprimé de Nebralin à action rapide- retard contient: 90 mg de Pentanca* et 425 mg de Méphénésine Posologie: un ou deux comprimés une demi-heure avant le coucher.Présentation: flacons de 50 comprimés de Nebralin à action rapide-retard.*marque Anca de pentobarbital.1.Schlesinger, E.B.: Tr.New York Acad.Sc.2:6 (nov.) 1948.2, Richards, R.K.et Taylor, J.D.: Anesthesiology 17:414, 1956.3.Shideman, F.E.: Postgrad.Med.24:207, 1958.4.Berger, F.: Pharmacol.Rev.1:243, 1949. se définit: a) une pondération de deux forces opposées; b) un état d'esprit ou des sentiments bien balancés.Lorsque l\u2019anxiété, la tension, les phobies, la crainte ou l'agitation viennent en conflit avec la personnalité normale, Librium restaure l'équilibre émotif sans entraîner de sédation ou diminuer l\u2019acuité mentale et sans occasionner de dépression.Librium® chlorhydrate de 7-chloro-2-mé- thylamino-5-phényl-3H-1,4-benzo- diazépine 4-oxyde Capsules, 10 mg., 100 et 500.Documentation sur demande Librium \u2018Roch Hoffmann-La Roche Limitée, Montréal L\u2019Union Méd.Canada 13 Tome 89 \u2014 Août 1960 Hrd rd rd pour la diarrhée absorbe arace aux propriétés spéciales des deux éléments qui le composent, SORBOQUEL.dans les cas de diarrhée, et absorbe les matières liquides provenant d\u2019une hypersécrétion des sucs intestinaux.sans diminuer la ; calme sécrétion gastrique ©* calme les contractions excessives de l'intestin ne gonfle pas dans le suc gastrique et n\u2019embarasse donc pas l'estomac, a un grand pouvoir absorbant au contact des sucs intestinaux, POLYCARBOPHIL n\u2019est pas absorbe par l'intestin.> calme les contractions excessives sans réduire la sécrétion gastriqué® THIHEXINOL METHYLBROMIDE HITE LABORATORIES OF CANADA LTD.MONTREAL 14 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 Le premier antagoniste spécifique de l\u2019aldostérone.\u2026 .ALDACTONE facilite grandement le contrôle médical de l\u2019oedème et de l\u2019ascite.Apporte un élément thérapeutique nouveau dans le traitement des affections suivantes: DÉFAILLANCE CARDIAQUE CONGESTIVE - CIRRHOSE HÉPATIQUE SYNDROME NÉPHROTIQUE ALDACTONE est un agent thérapeutique d\u2019un genre nouveau, un antagoniste de l\u2019aldostérone, capable d'apporter: un soulagement satisfaisant aux sujets atteints d\u2019œdème avancé ou rebelle, même à ceux qui dans le passé ont peu réagi ou se sont montrés réfractaires aux autres diurétiques, employés seuls ou en association.Activité thérapeutique d\u2019un genre nouveau ALDACTONE agit en bloquant l\u2019effet de l\u2019aldostérone, le principal minéralo-corticoïde à provoquer la réabsorption de l\u2019eau et du sodium dans le segment distal des tubules rénaux.De ce fait, Aldactone constitue une possibilité thérapeutique essentiellement nouvelle et efficace, dans le contrôle de Poedéme et de l\u2019ascite, même dans les cas rebelles ou peu sensibles aux diurétiques classiques.De plus, à cause de son centre et de son mode d'action différents, au niveau des tubules rénaux, Aldactone exerce une activité synergique réelle et très importante, quand il est employé conjointement avec un diurétique au mercure ou au thiazide.Ce que les médecins sont en droit d\u2019attendre d\u2019Aldactone On s\u2019attend fermement à ce qu\u2019Aldactone modifie les notions médicales actuelles sur les limitations thérapeutiques du traitement de l\u2019œdème.De nombreux malades vivant dans OEDÈME IDIOPATHIQUE un état plus ou moins prononcé d\u2019invalidité due à l\u2019ædème peuvent maintenant être débarrassés de cette affection.D\u2019autre part, chez les sujets gravement atteints, Aldactone peut sauver des vies.Employé seul, Aldactone provoquera une diurese satisfaisante chez environ la moitié des cas d\u2019œdème réfractaires jusqu'ici aux diurétiques classiques.Quand Aldactone est utilisé dans un régime thérapeutique rationnel, comprenant également un diurétique au mercure ou au thiazide, il peut amener une diurèse satisfaisante et un soulagement de l\u2019ædème dans environ 85 pour cent des cas qui autrement n\u2019auraient jamais réagi.POSOLOGIE: Chez la plupart des malades adultes, la dose optimale d\u2019Aldactone, marque de la spironolactone, est de 100 mg.quatre fois par jour.Il faut administrer Aldactone pendant au moins quatre ou cinq jours avant de chercher à en apprécier les premiers effets, car la réaction ne se fait sentir que graduellement quand il est employé seul.Aldactone manifeste une activité plus rapide et provoque une réaction plus hâtive, soit dès le premier et le deuxième jours, quand il est administré en association avec un diurétique au mercure ou au thiazide.PRESENTATION: Aldactone est présenté «mn comprimés jaunes à 100 mg., dragéifiés par pression.SEARLE/La Recherche au Service de la Médecine G.D.Searle & Co.of Canada, Ltd., 247 Queen St., E., Brampton, Ontario i L'Union Méd.Canada 15 Tome 89 \u2014 Août 1960 da \"HYPERTENSION.et le DIABETE | DIMINUE lL le risque d\u2019 'HEMORRAGIE \"CERUTIN\" Rutine additionnée de Vitamine C PROPHY IE DES ACCID AIRE EN emarq vi inuti e d mn serve diabéti pathie n'a res thérap ie, 1 qu aucune pert e la sion ou augmentah opathi is rq es utine ale tam ong tou tients souffran ype 510) diab OSOLOGI ans l'espoir d'évi ne ar jo es é Charles E.Frosst &Co » The Effective of Thomas m 1 MONTRÉAL CANADA 16 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 maintenant par voie buccale! un liquide broncho-dilatateur met fin â l'asthme aigu en quelques minutes, pratiquement sans risque de troubles gastriques ELIXOPHYLLINE liquide oral Après une dose orale de 75 ce.d\u2019Elixophylline, les moyennes des taux sanguins de théophylline à 15 minutes\u2019 dépassent celles produites par 300 mg.d\u2019amino- phylline I.V.?\u2014 et des niveaux thérapeutiquement efficaces persistent pendant plusieurs heures.\" ® Pas de stimulation sympathomimétique @ Pas de dépression barbiturique @ Pas de suppression de la fonction surrénale Chaque cuillerée à soupe (15 cc.) contient 80 mg.de théophylline (ce qui équivaut à 100 mg.d\u2019aminophylline) dans un véhicule hydro-alcoolique (alcool à 20%).Dans les crises aiguës: Une dose unique de 1.Schluger, J.et coll: Am.J.Med.Sei.233:29, 75 cc.pour les adultes; 0.5 cc.par livre de 1957.poids pour les enfants.2.Bradwell, E.K.: Acta med.scand.146:123, 1953.Pour un contrdle de 24 heures: Chez les 3.rut, XB.et coll.: J.Pharm.Exp.Ther.100: adultes, des doses de 45 cc.avant le petit \u2019 déjeuner, à 3 heures p.m.et au coucher; après deux jours, doses de 30 cc.Chez les enfants, Eherman Lab .les 6 premières doses de 0.3 ce.\u2014 puis 0.2 cc.000 2 EI (par livre de poids), comme plus haut.Windsor, Ontario Tofranil Pour dissiper les affres de la dépression va vs A y 5 Dans le traitement de la dépression, Tofränil a établi un record remarquable en provoquant une rémission ou une amélioration dans environ 80 pour-cent des cas.! 7 L'emploi de Tofränil est de toute sécurité\u2014 peut être utilisé aussi bien au bureau qu\u2019à l'hôpital \u2014 peut être administré par voie.orale ou intramusculaire.Tofranil\u2014thymoleptique puissant pas un inhibiteur de la mono-amino- oxydase.Agit efficacement et sûrement dans tous les genres de dépression quelle qu\u2019en soit la sévérité ou la chronicité.Il n\u2019inhibe pas l'amine oxydase dans le cerveau ou le foie; ne stimule pas le système nerveux central; et n\u2019a pas d'effet poten- tialisateur sur d\u2019autres facteurs tels que barbituriques et alcool.Documentation supplémentaire disponible sur demande.Tofränil (chlorhydrate d\u2019imipra- mine), dragées de 25 mg., flacons de 100 et de 1,000.Ampoules pour administration intramusculaire seulement, chaque ampoule renferme 25 mg.dans 2 cc.de solution, boîtes de 10 et de 50.Références: .Ayd.F.J.Jr.: Bull.School Med.Univ.Maryland 44:29, 1959.Azima, H., et Vispo, R.H.: À.M.A.Arch.Neurol.& Psychiat.81:658, 1959.Lehmann, H.E.: Cahn, C.H., et de Verteuil, R.L.: Canad.Psychiat.A.J.3:155, 1958.Mann, A.M., et MacPherson, A.S.: Canad.Psychiat.A.J.4:38, 1959.Sloane, R.B.: Habib, A., et Batt, U.E.: Canad.M.A.J.80:540, 1959.Straker, M.: Canad.M.A.].80:546, 1959.Strauss, H.: New York J.Med.59 :2906, 1959.Ein Montréal L'Union Méd.Canada 18 Tome 89 \u2014 Août 1960 I! f quand le diagnostic est DIABETE ( x i mala devra pas bén 1C d'un aitement d'essai obenol avant : ntendre prononcer op Moins Es cell entence le cas dn moi ssai et SLOOP SCIE dé rme akétotique bénign ODI telbutam de, Horner TRAITEMEN by DIABET E ; PAR va I OR, L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 \\ \u201cRemarquablement apte à tranquilliser sans affecter le sens de la responsabilité et des valeurs chez le malade.\u201d (hydroxyzine) Atarax est un ataraxique authentique et non une molécule modifiée.Son action pharmaco- thérapeutique unique diffère de celle de plusieurs autres tranquillisants connus.Atarax ne doit pas ses effets calmants à l\u2019hypnose mais produit plutôt une \u2018\u2018détente cérébrale\u201d\u201d sans affecter la conscience et sans provoquer le sommeil.Les avantages d\u2019Atarax, établis de façon convaincante après plus d\u2019un quart de milliard de doses, ont été confirmés à plusieurs reprises dans des comptes rendus publics.Ses principales caractéristiques sont la souplesse de son activité neurologique, neuromuscu- laire et cardiovasculaire et sa très faible toxicité.PRÉSENTATION: COMPRIMÉS 10 mg (orange) et 25 mg (vert); en flacons de 100 et 500.50 mg (rouge) en flacons de 24 et de 100.SIROP en flacons de 16 oz., 10 mg par c.à thé de 5 cc.SOLUTION PARENTÉRALE Fiole de 10 cc (25 mg par cc) à doses multiples.La science pour le bien-être universel PFIZER CANADA Division de Pfizer Corp.5330, avenue Royalmount, Montréal 9, Québec 1.Settel, E: Am.Pract.& Digest Treat.8:1584 (oct.) 1957.2160P 19 29 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 pour adultes et enfants Combat rapidement la diarrhée sur @ plans y Réprime l'excès de péristaltisme V Absorbe les gaz et les toxines v Calme l\u2019inflammation des muqueuses V Assure l'antisepsie de l'intestin OMALIN NOM DEPOSE .d.Liqui e FORMULE: Chaque cuillerée à soupe de 15 ce.ANTI-DIARRHÉIQUE EFFICACE renferme : Sulfaguanidine .2 Cm.Pectine .225 me.Kaolin.3 Gm, Teinture d'opium .0.08 cc.(équivaut 3 2 cc.de parégoric) POSOLOGIE: Adultes: Pour commencer, 1 ou 2 cuillerées à soupe quatre à six fois par jour, ou ! ou 2 cuillerées à thé vil après chaque selle diarrhéique; ré- Je.LABORATORIES ouramo duire les doses 3 mesure que régresse la diarrhée.Enfants: 15 cuillerée 3 thé ( = 2.5 cc.) par 15 livres de poids, toutes les quatre heures, jour et nuit, jusqu'à ce que la fréquence des selles soit tombée à 5 par jour; alors, administrer toutes les huit heures, pendant trois jours.OF CANADA PRÉSENTATION: Flacons de 8 onces liquides.PEUT ÊTRE OBTENU SUR ORDONNANCE VERBALE. L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 21 L'avènement DILODERM DICHLORISONE TOPIQUE pour emploi dermatologique seulement DILODERM, NEO-DILODERM, marques de commerce SPÉCIFICITÉ TOPIQUE UNIQUE.Telle que démontrée, la puissance de l\u2019action anti-inflammatoire topique du nouveau stéroïde, DICHLORISONE, ne produit pas les effets métaboliques habituels de la cortico-stéroïdothéra- pie généralisée, même lorsque administré par voie intramusculaire à des doses de 25 à 80 mg.par jour chez les humains.D\u2019une efficacité supérieure, DILODERM est relativement libre de risques d\u2019absorption généralisée; 1l procure un soulagement rapide et une action prolongée, son administration est facile, pratique et économique, il possède une grande souplesse posologique et est une préparation esthétiquement acceptable.INDIQUÉ pour le soulagement rapide de la démangeaison et de la diminution de l\u2019ædème, de l\u2019érythème et de l\u2019infiltration dans le traitement des dermatoses allergiques, inflammatoires et pruritiques.DILODERM Aérosol, (8.3 mg.de dichlorisone), vaporisateur de 50 gm.NEO-DILODERM Aérosol (8.3 mg.de dichlorisone avec 16.7 mg.de néomycine), vaporisateur de 50 gm.Crème DILODERM (0.25%, de dichlorisone), tube de 5 gm., boîte de 1.Crème NEO-DILODERM (0.25% de dichlorisone et 0.5% de néomycine), tube de 5 gm., boîte de 1.horing wr CORPORATION LIMITED MONTREAL 22 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 Un formulaire otique rationnel\u2026 OTOBIONE AVEC on DE PREDNISOLONE Dans l\u2019otite externe, l\u2019otite moyenne chronique, la mastoïdite chronique avec otorrhée.Otobiotic White additionné de prednisolone \u2014 anti-inflammatoire, antibactérien, antifongique.Chaque cm° renferme 5 mg d\u2019acétate de prednisolone, 3,5 mg de néomycine (comme sulfate), 50 mg de propionate de sodium.pH physiologique.Ne masque pas les points de repère anatomiques.Flacons compte- gouttes de 15 em°.OTODYNE Dans les affections prurigineuses et douleureuses de l\u2019oreille.Action antiprurigineuse et analgésique rapide et soutenue.Association de 1% de Zolamine et de 0.1% d\u2019Eucupin * dans un véhicule hygroscopique.Flacons compte- gouttes de 15 ce.OTOMIDE Dans les affections sulfamido-sensibles de l'oreille.Action antibactérienne sûre; débride chimiquement et nettoie.Contient 10% d\u2019urée (carbamide), 5% de sulfanilamide et 3% de chlorobutanol dans la glycérine.Flacons compte-gouttes de 15 em?OTOBIOTIC White Laboratories of Dans l\u2019otite externe et l\u2019otite moyenne chronique.Enraye de nombreuses infections fongiques et bactériennes gram-positives et gram-négatives.Renferme 3,5 mg de néomycine (sulfate) et 50 mg de propionate de sodium dans un véhicule stérile.pH physiologique.Flacons compte-gouttes de 15 cm?Canada, Ltd.5100, rue Sax, Montréal, Québec.*Marques déposées au Canada \u2014 EE TRE AE PET EEE rey © = Q Sf ak = wi - a * = +, pt J Ee DUAR RY ws «: ODOC PA AY TE Fon: 7, 2 i a t> A ra = = BI OCS FAL C va \u20ac « PERS 1 5a = # 5 SS i %; Ee 7% 2 ae Dimetane \u2018controle\u2019 tou i es symptômes de la rhinite de l\u2019urticaire, lergique, et des dermatites atopiques = = et de contact.Le grand nombre d études cliniques compilées date démontre que la puissance de l\u2019action antihistaminique de Dimetan est inégalée et comporte 5e : n mini mum d\u2019effets secondaires indésirables A Présentation: Extentabs® Comprimes (4 mg.lixir (2 mg./ 5 cc.A.H.Robins Co .of Canada ILL irre y Montréal, Québec Produits Pharmaceutique Robins de Choix Depu is 878 À rer ri) | armoiem \u201869 Dimet-re'A git maléate de yarabonr TT pre aucune insuline n\u2019est semblable celle du patient PR À RE ® EI J i Ace tal réajuste le thermostat\u201d chez les 50 ANNÉES DE RECHERCHES DANS LE DOMAINE DU DIABÈTE e diabétiques 200 Qui NS ar = = Zogp \\ at HOECHST PHARMACEUTICALS OF CANADA LIMITED à EC Présentation: Flacons de 50 et 500 comprimés *Marque déposée L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 VACCINATION OBLIGATOIRE CONTRE LA VARIOLE Déjà le mois d\u2019août avance et bientôt sonnera l\u2019heure de la nouvelle année scolaire.Le premier devoir des parents qui ont des enfants d'âge scolaire, c\u2019est de les faire vacciner contre la variole dès avant le commencement des classes.La loi l\u2019exige et le ministère provincial de la Santé a édicté des règlements à cet effet: toute corporation scolaire ou autres, ou toute personne ayant le contrôle d\u2019une école, d\u2019un collège, d\u2019un couvent, d\u2019une université ou d\u2019une autre maison d'enseignement, devra refuser d\u2019admettre dans cette institution tout élève qui ne fournit pas de certificat, signé par un médecin pratiquant dans la province, de vaccination antivariolique réussie depuis moins de sept ans.L\u2019admission de chaque élève non vacciné constituera une offense distincte.Les Unités sanitaires de chaque comté provincial tiendront au cours des prochaines semaines des cliniques auxquelles vous pourrez conduire vos enfants pour les faire vacciner.Profitez-en pour y conduire les futurs écoliers ou conduisez-les chez votre médecin de famille.Si vous voulez qu'ils soient admis à l\u2019école en septembre, obtenez, dès à présent, un certificat de vaccination.La prudence conseille de faire subir à chaque écolier un examen médical avant la rentrée.C\u2019est en vous conformant aux prescriptions de la loi et de l'hygiène que vous préparerez le mieux l'avenir de vos enfants.La population toute entière doit avoir à coeur de conserver à notre province l'excellente réputation, que, dans le domaine de la médecine préventive, elle s\u2019est acquise depuis que les unités sanitaires existent.LE MINISTÈRE DE LA SANTÉ DE LA PROVINCE DE QUÉBEC HONORABLE ALPHONSE COUTURIER, m.d., JEAN GRÉGOIRE, m.d.ministre sous-ministre IEE CREE \u2014 BE rr ESS EON PGCE (HTH) remain Zinédit,\"dont l'activité anti-inflammatoire_et_la\u201d sûreté sont_au moins aégales, voire supérieures à n'importe quel autre corticostéroide, et la (WJ LL incorporés au nouveau excipient simulant [TE | be Cilddn Ghd EEOC INGER avantages des lipides de la peau humaine=bien toléré, Iénitif, favorisant! M la dispersion des re Un tous les un nouveau principe en matière de traitement local Veriderm Neo-Medrol détrône à la fois les crèmes et les onguents a base de corticoide Etant homogène à la peau humaine, le nouveau Veriderm corrige physiologiquement les dermatoses sèches et adhère bien aux lésions eczémateuses.\u2018 Dermatite eczématoide infectée de la jambe gauche Présentation: en tubes de 5 et de 15 Gm., renfermant 0.259; d'acétate de Medrol, outre 0.5% de sulfate de néomycine incorporés dans le Veriderm (excipient aux lipides cutanés).Upjohn PIONNIERS DE LA RECHERCHE DANS LE DOMAINE DES STEROIDES 5 de traitement @ GAULLE Après 7 jours de traitement, «MARQUE DE COMMERCE THE UPJOHN \"vy- Nn sl 0 ap: ##MARQUE DEPOSEE i .EAT RL = \u2014\u2014 BE, Solution de dialyse péritonéaie Est efficace pour faire éliminer les métabolites cristalloides et les substançé# toxiques ordinairement excrétés par les reins à fonction normaje La dialyse péritonéale, rendue possible grâce à Dianeal, La solution d\u2019électrolytes Dig constitue une méthode relativement sûre et efficace concentrations de dextys ; de \u201ctraitement dialytique\u201d pour les malades souffrant Dextrose pour les cp# d\u2019urémie, d\u2019hyperhydratation et dans certains cas d\u2019em- poisons dialysablesy poisonnement.Cette méthode utilise la membrane pé- rose, pour les s# ritonéale pour transférer les cristalloides et l'eau.faciliter l\u2019admigigtration et l\u2019évacuation des solutions D\u2019autres ajustements osmotiques peuvent être effec- Dianeal, un néÆssaire spécial en \u201cY\u201d et un cathéter tués par l\u2019emploi des solutions Dianeal.abdominal sghf également disponibles.pelest présentée en deux #Dianeal avec 15% de d'insuffisance rénale aiguë, de off.et Dianeal avec 7% de Dex- Âs souffrant d\u2019oedème massif.Pour Pour renseignements détaillés y compris la technique d\u2019administration, écrire à BAXTER LABORATORIES of Canada, Ltd.Alliston, Ontario A eee en de Le tee éeUFTTTTTTITTTTTTS 30 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 LES UNITÉS SANITAIRES Qu'est-ce qu\u2019une Unité sanitaire?C\u2019est une organisation permanente d'hygiène composée d\u2019un personnel spécialisé, qui a pour tâche de surveiller et de protéger la santé publique.Du point de vue géographique dans la province de Québec, l'Unité sanitaire évolue dans le cadre d\u2019un comté, d\u2019où son nom d\u2019unité sanitaire de comté.Ce comté peut être rural ou semi-urbain.Le terrain à couvrir et la population à desservir varient avec la superficie du comté où est sise l\u2019Unité et avec le chiffre de sa population.Dans le cas de comtés de peu d\u2019étendue, une seule Unité sanitaire se verra confier la tâche d'étendre son action à deux ou trois comtés.Voici comment se répartit actuellement le personnel des 73 unités sanitaires desservant 78 comtés: 100 médecins diplômés en hygiène publique et 20 médecins non diplômés (spécialement entraînés dans les divers secteurs où évolue l'Unité sanitaire); 75 médecins-vétérinaires dont 71 sont \u201cà plein temps\u201d, 4 seulement étant \u201cà temps partiel\u201d; 60 inspecteurs sanitaires dont 6 sont des spécialistes préposés à la surveillance et au contrôle technique des usines de pasteurisation; 500 infirmières-visiteuses dont plus de 100 détiennent le diplôme d\u2019infirmière-hygiéniste et ont spécialement étudié les techniques particulières visant à en faire des éducatrices-hygiénistes; 79 dentistes dont 11 \u201cà plein temps\u201d et les autres \u201cà temps partiel\u201d, 25 cliniciens en tuberculose; 100 secrétaires.Toute cette équipe, le dentiste et certains vétérinaires execptés, donne tout son temps à l\u2019exercice de ses fonctions.LE MINISTÈRE DE LA SANTÉ DE LA PROVINCE DE QUÉBEC HONORABLE ALPHONSE COUTURIER, m.d., JEAN GREGOIRE, m.d.ministre sous-ministre PRES CE AN L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 31 l\u2019anxiété rend l\u2019anxieteé rend certains patients certains autres TENDUS Lo NONcHALANTS et : et AGITES APATHIQUES est particulièrement efficace dans le traitement de l\u2019anxiété, quelles qu\u2019en soient ses manifestations.La raison de cette efficacité semble être en rapport avec la zone d\u2019activité du médicament dans le cerveau.Les études pharmacologiques montrent que la \u2018Stelazine\u2019 est des plus actives sur le diencéphale et les ganglions de la base; il est probable qu\u2019elle a moins d\u2019effet sur le système réticulaire activateur que les autres tranquillisants.Il s\u2019ensuit que son action sédative est faible ou nulle.L'effet tranquillisant de la \u2018Stelazine\u2019 est primordial et, pour ainsi dire, spécifique; il se manifesterait, selon les cliniciens, par une restauration du niveau normal de l'activité.Par suite, les malades dont l'anxiété se traduit par de la tension psychique et par de l\u2019agitation, deviennent généralement calmes et détendus grâce à la \u2018Stelazine\u2019.L\u2019hyperactivité de leur psychisme a été \u201c\u2018abaissée\u2019\u2019 jusqu\u2019au niveau normal.En revanche, les patients chez qui l\u2019anxiété se traduit par de la nonchalance et de l\u2019apathie, font montre de plus d\u2019énergie et jouissent d\u2019une activité plus grande lorsqu\u2019ils sont traités par la \u2018Stelazine\u2019.Leur tonalité psychique a été \u2018\u2019élevée\u201d lusqu\u2019au niveau normal.& SMITH KLINE & FRENCH * MONTREAL 9 x Marque déposée au Canada de la trifluopérazine, S.K.F.0262AF 32 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 HONORABLE ALPHONSE COUTURIER, m.d., ministre sous-ministre HYGIENE ET DISCIPLINE Une vie régulière contribue notablement au bien-être physique.Les statistiques prouvent que la santé des individus qui accomplissent avec une parfaite régularité leurs fonctions quotidiennes dépassent, de beaucoup, le moyenne.Tels sont les bienfaits reconnus de la discipline et de l\u2019exactitude des habitudes journalières.La première règle de l'hygiène, c\u2019est de conserver ses forces.A chacun de régler en conséquence la dépense et l\u2019accumulation de ses énergies.La recherche de la santé n\u2019est jamais inutile.Rien n\u2019est aussi sûrement profitable que l\u2019observance méticuleuse des lois et prescriptions de l\u2019hygiène.Le soldat qui pratique tous les exercices physiques accumule des réserves de santé et de vigueur dont 1l bénéficiera, non seulement pendant son séjour dans l\u2019armée, mais également lors de son retour à la vie civile.Le corps est semblable à un dynamo.C\u2019est un réseau complexe de nerfs, de muscles, de vaisseaux et d'organes où se trouvent les phénomènes parallèles du magnétisme, de l'induction, de l'isolement, de la résistance et de la force.Le secret de la santé consiste à obtenir de ce mécanisme délicat son plein rendement.Les athlètes connaissent la valeur de la culture physique et du maintien de la santé.Or, dans un certain sens, tous les militaires doivent être des athlètes, soumis chaque jour à une série d\u2019efforts variés.Votre discipline assurera votre santé.LE MINISTÈRE DE LA SANTÉ DE LA PROVINCE DE QUÉBEC JEAN GREGOIRE, m.d.1 for L\u2019Union Méd.Canada 33 Tome 89 \u2014 Août 1960 C'est le choix qui compte dans le traitement des CEPHALEES Ne manquez pas d'essayer: CAFERGOT coupe l'accès migraineux CAFERGOT-PB contre les céphalées vasculaires mixtes FIORINAL soulage les cepnhalées psychogènes OP TALIDON calme toute douleur pure ane, Pour littérature et échantillons, écrivez à 5 ( i Ê : SANDOZ PHARMACEUTICALS, DORVAL, P.Q.\"en 34 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 NOUVREAUss.GLUCETHION © \u2014A BASE DE VITAMINE C\u2014 INDICATIONS: @ Carences vitaminiques @ Asthénies @ Douleurs musculaires POSOLOGIE: Dose moyenne par 24 heures chez l'adulte: 1 sachet.PRÉSENTATION: Boîte de 10 sachets de 5 gm.DOCUMENTATION ET ÉCHANTILLONS SUR DEMANDE.J.EDDE Limitée, 202, Laurier est, Montréal \u2014 Victor 9-7306 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 le cas ISOMER! contre allergie ordonnance: thérapie sans peine Le résumé des preuves cliniques réunies en faveur de DISOMER met en évidence les faits suivants: + DISOMER est un produit très efficace à doses exceptionnellement faibles.+ DISOMER a une action antihistaminique virtuellement exempte de réactions secondaires de quelque importance clinique.; DISOMER crée un précédent pour la thérapie sans peine.DISOMER existe sous deux formes: WHITE LABORATORIES OF CANADA LTD.e comprimés à effet soutenu, les \u2018\u201c\u201cChronotabs\u201d\u2019, de IT : LT 6 mg.MONTREAL e sirop en flacons de 16 onces.*d-isomer du maléate de bromphéniramine. pour un surcroît de vitalité pendant la periode de la grossesse .OBELINS\u201d de base OBELINS\u201d compréhensifs Lorsque vous spécifiez un supplément minéral-vitaminique pour un surcroît de vitalité pendant la période de la grossesse, le coût et la commodité sont des facteurs très importants.OBELINS offrent à vos patientes ces avantages sous la forme pratique d\u2019un comprimé par jour .au coût minime d\u2019environ .04 par jour pour les OBELINS de Base et .06 par jour pour les OBELINS Compréhensifs.Les OBELINS de Base contiennent deux vitamines importantes .les OBELINS Compréhensifs renferment dix vitamines importantes.Chacun de ces comprimés procure 40 mg.de fer et 250 mg.de calcium.Les deux formules sont exemptes de phosphore.Disponibles en bouteilles de 30 et 100 comprimés.Mead Johnson Emblème de service à la profession médicale *M.Dép. LA iz A JE oe MA Un test bien simple qui démontre de façon frappante la supériorité de l'emballage des aiguilles stériles Lederle à jeter après usage, est illustré ci-dessus.Immergez simplement dans de l'eau l'emballage Lederle et n'importe quel autre avec lequel vous voulez le comparer.Contrairement aux emballages avec dose en papier ou autres, l'unité Lederle entièrement en plastique et scellée hermétiquement ne peut absorber ou \u2018\u2018aspirer'\u2019 des contaminant .assure la stérilité dans toutes les conditions de manipulation.Comparez la nouvelle pointe acérée.Mis au point L'ÉDEALE THE Ter après des études exhaustives de pénétration et de résistance, le (LANCETTE nouveau biseau Lederle raccourci sur le haut-côté de l'aiguille (représenté ci-dessus) réalise l'optimum de résistance et de tranchant, tout en minimisant le malaise du patient.La point à côté large du Type \u2018'A\u2019' et du Type \u2018\u2018B'\u2019 en lancette entame la lumière .affaiblit la pointe .peut emporter un lambeau de tissu.Le type fragile en lancette, surtout, est sumet à CYANAMID OF CANADA LIMITED crochir \u2018\u2018en hamegon'\u2019 en perforant les bouchons des fioles.Montreal ou en pénétrant dans les tissus. 38 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 Il Va de bonnes raisons pour prescrire Le médecin doit pouvoir compter sur de rigoureux standards de pureté, d'efficacité et d'uniformité.Treize années d'expérience dans la préparation de CHLOROMYCETIN ont permis à Parke-Davis d'établir les techniques de fabrication les plus au point et le plus rigoureux con- trole de la qualité.Les 4,000,000,000 de doses de CHLOROMYCETIN prescrites par les médecins depuis plus de dix ans témoignent hautement de sa valeur thérapeutique de tout repos, éprouvés par le temps m L'abondance de renseignements cliniques, au Canada aussi bien que dans tous les autres pays du monde, confirme l'efficacité de CHLOROMYCETIN dans une grande variété d'infections m Lorsque vous prescrivez PARKE, DAVIS & COMPANY, LTD., MONTREAL 9, P.Q.YOETIN ~ CHLOROMYCETIN, vous pouvez être sûr que votre client recevra un médicament dont la puissance, la pureté et l'efficacité s'appuient sur la réputation du manufacturier = Chloramphénicol est un agent thérapeutique puissant et, en raison de certaines dyscrasies sanguines que l\u2019on a associées à son administration, on ne doit pas l'utiliser sans discernement ou pour des infections légères.En outre, comme avec certains autres médicaments, il faut procéder à une étude hématologique appropriée avant une administration prolongée ou intermittente.Assurez- vous bien que le malade reçoit CHLOROMYCETIN\u2014 le produit doit l'efficacité clinique s\u2019est maintenue depuis 13 ans.® MARQUE DEPOSEE CP-35560 PARKE - DAVIS Dulcolax: Dragées et Suppositoires Par simple contact avec la muqueuse du gros intestin, Dulcolax produit par action réflexe un mouvement péristaltique coordonné qui provoque une défécation.Habituellement une seule défécation de consistance molle et formée se produit sans purgatif et sans effort.\u2018Un laxatif doux mais efficace\" .* Les dragées Dulcolax sont pratiques lorsque l'effet n'est requis que le lendemain matin.Pour un effet plus rapide, les suppositoires agissent habituellement en l'espace d'une heure.Dulcolax® Bis(p-acétoxyphényl)- 2-pyridyl méthane, dragées à enrobage entérique, jaunes, de S mg.en flacons de 30 et de 100; suppositoires de 10 mg.en boîtes de 6 et de 50.*Archambault, R.: Canad.M.A.J.81:28, 1959.Produits Pharmaceutiques Geigy Sous licence de C.H.Boehringer Sohn, Ingelheim.Montréal Évacuation assurée sans purgation - joeulement par contact avec le côlon établi qu'en- produits dans d'approche hèse du 82 ed MER/29 POUR TOU RE = ë THE WM MERRE 42 L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 Hugrofon © y dans l'hypertension 4 of l'oedême Beiy Action soutenue optimum \u2014 Régularité d\u2019effet incomparable Hygroton est radicalement et fonciérement un nouvel agent chimique: un dérivé de la phthalimidine plutôt qu'un dérivé de la benzothiadiazine du groupe des sulfamidés.A cause de son action prolongée (60-72 heures) 1'administration de seulement trois doses par semaine (e.g.lundi, mercredi, vendredi) assure un contrôle soutenu, plus efficace et sûr de l'hypertension et de l\u2019oedème.Dans l\u2019hypertension: L'Hygroton seul est particulièrement efficace dans les cas d\u2019hypertension bénigne ou modérée et souvent les malades réfractaires à d'autres agents répondent de façon satisfaisante à l'Hygroton.Dans les cas plus graves, l'association d'Hygroton à un autre antihypertensif est de toute sécurité.Dans l'insuffisance cardiaque: L'Hygroton entraîne rapidement une diurèse prononcée.Les malades répondent avec d'excellents résultats qui se manifestent par une perte de l\u2019oedème et de la dyspnée.Son action prolongée permet de maintenir la courbe de perte de poids à un niveau plus égal évitant ainsi une réaccumulation d'oedème.Autres indications: Comme salurétique, Hygroton est indiqué dans tous les autres cas d\u2019oedème impliquant une rétention de sel et d\u2019eau tels que: affection rénale, cirrhose hépatique, oedème de la grossesse, tension prémenstruelle, obésité, oedème causé par les stéroïdes.Présentation: Comprimés rainurés blancs de 100 mg.en flacons de 50 et de 500.(eioy Montreal L'Union Méd.Canada 43 Tome 89 \u2014 Août 1960 contrôle prévisible du poids POUR LA VICTIME QUI MANGE TROP ET RESTE TROP INACTIVE.ANOREXIQUE A LIBERATION \u201cSTRASIONIQUE\u201d RESINE Grâce à la libération \u201c\u2018Strasionique\u2019, l\u2019action apaisante est LA qu\u2019exerce la Biphétamine sur l'appétit, et son léger effet nT stimulant se prolongent de façon uniforme pendant 10 à 14 IONIQUE: heures, à la dose d'une seule capsule.L'ingestion Ee EANT calorique est réduite et le rendement de l'énergie, accru.out La réduction de poids est prévisible .perte bienfaisante 1 CrERENCE de 1.3 livre par semaine, dans 9 cas sur 10.LA © BIPHETAMINE BIPHETAMINE BIPHETAMINE \u201820° Résine Chaque capsule noire contient: amphétamine .10 mg.ni 71/2\" Résine | | Chaque capsule blanche contient: 6 .12%\" Résine Chaque capsule noire et blanche contient: C= LC A amphétamine .6.25 mg.GJ amphétamine .3.75 mg.dextro-amphétamine .10 mg.% dextro-amphétamine : 6.25 me.dextro-amphétamine .3.75 mg.à l\u2019état de complexes résineux à l\u2019état de complexes résineux à l\u2019état de complexes résineux Une seule Capsule par jour, 10 à 14 heures avant le coucher Biphétamine\u2014fabriquée et exploitée UNIQUEMENT par STRA SENBEURGN AD = Créateurs de la Libération (ionique soutenue) \u201c\u2018Strasionique\u201d\u2019 Sur ordonnance seulement R.J.STRASENBURCH CO.OF CANADA LIMITED | ) 4126 BATHURST ST., DOWNSVIEW, ONTARIO Avec Tampax, les femmes peuvent mener une vie active et agréable .aussi à l'aise qu\u2019à n'importe quel autre moment 6 Des millions de femmes ont utilisé des billions de Tampax.Inventé par un médecin pour le bien-être de toutes les femmes .mariées ou célibataires, actives ou non.Eprouvé par plus de 25 années d\u2019études cliniques.La protection hygiénique interne Tampax est fabriquée exclusivement par la Canadian Tampax Corporation Limited, Brampton, Ontario.Des échantillons et de la documentation vous seront envoyés sur demande.TAMP JOUE UN RÔLE SI IMPORTANT DANS SA VIE L'Union Méd.Canada 45 Tome 89 \u2014 Août 1960 contrôle prévisible du poids POUR LA VICTIME QUI MANGE TROP.NOUVEAU lONAMIN ANOREXIQUE \u201c\u2018STRASIONIQUE\u201d RÉSINE DE PHENYL-TERT-BUTYLAMINE Grâce à la libération \u2018\u2018strasionique\u2019\u2019, l\u2019action apaisante LA ; ; Lu CEST ON qu'exerce lonamin sur l'appétit se prolonge de façon uniforme pérATIS oo pendant 10 à 14 heures, à la dose d\u2019une seule capsule.sion L'ingestion calorique est réduite à un niveau compatible 2 out ENT avec la dépense d'énergie du gros mangeur \u2018\u2018actif\u201d\u2019.qouT La réduction de poids est prévisible.perte bienfaisante EÉRENCE de .221 livre par jour, dans les cas moyens.Va S\u2019obtient sur IONAMIN™ ° IONAMIN\" ordonnance \u201830° \u201815\u2019 Chaque capsule jaune contient: Chaque capsule jaune et grise phényl-tert.-butylamine: 30 mg.contient: à l\u2019état de complexe résineux.phényl-tert.-butylamine: 15 me.à l\u2019état de complexe résineux Une seule Capsule par jour, 10 à 14 heures avant le coucher Tonamin\u2014fabriqué et exploité UNIQUEMENT par STRA SENBURGH A Lot Se Créateurs de la Libération (ionique soutenue) \u2018\u201cStrasionique\u201d eee R.J.STRASENBURGH CO.OF CANADA LIMITED 4126 BATHURST ST., DOWNSVIEW, ONTARIO 46 L\u2019Union Méd Tome 89 \u2014 Canada c : .ommunication clinique d'un pédi pédiatre sur: L'efficacité et la sûreté des malaises de la dentition (irritabilité bave J G.T.Fulford Co., Ltd.Brockville, Ontario, Canada Messieurs, Je suis heureux de vous communiquer personnellement que, de juin à décembre 1958, au cours de ma pratique en pédiatrie, j'ai continué de prescrire les Tablettes Baby's Own.J'ai conseillé l'administration des Tablettes Baby's Own à 68 mamans dont les bébés souffraient de troubles de la dentition.Voici quels étaient CeS malaises.selon les constipation, etc.) renseignements que j'ai obtenus: irritabilité, des selles- Je leur ai prescrit une Tablette Baby's Own par jour, pendant sept jours.A la lumière de mon expérience passée avec est efficace pour rétablir les habitudes intestinales, et qu'elle combat avec efficacité 1'irritabilité et la mauvaise humeur du bébé.Je n'hésiterai pas à la prescrire dans les troubles de la dentition.(Signé) K.S., M.D., New York, N.Y.LES TABLETTES BABY\u2019'S OWN tamponnée avec 2 grain de renferment 3/16 de grain de phé ç Agréables, commodes.Pour carbone de calcium précipité PE \\égérement chantillons et littérature ECRIRE en o sucre en poudre, q.s , itant les références 1-1 -15.G.T.FUL FORD CO., LIMITED, Brockville, Ontario L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 SUPPRESSION DE LA TOUX \u201cGOUTTES ZÉPHADON\u201d MARQUE OLPOSUT .BECHIQUES, ET SEDATIVES DE LA TOUX @ activité qui garantit Chaque cc.renferme: un soulagement méthadone, chlorhydrate de.1.2 mg.efficace scille (sous forme d'extrait).30 mo.POSOLOGIE.Une goutte pour chaque 3 livres de poids corporel toutes les quatre heures.Dose maximum pour les enfants de plus de 5 ans: acceptées \u2014 bien 25 gouttes toutes les quatre heures.folérées © très agréables au goût \u2014 bien Flacons de 15 cc.Compte-gouttes de précision fourni.MISE EN GARDE.Aux bébés de moins de 6 mois, ainsi qu'aux bébés plus âgés mais débilités, de même qu'aux la goutte, précise, enfants atteints de pneumonie, administrer les Gouttes facilement contrôlée, Zéphadon à doses plus légères et avec circonspection.Toe.pr rf rey ery QQ Narcotique MONTREAL ~~ © \u2018CANADA @ l'administration à assure plus de sécurité Protégez votre ordonnance Les contrôles rigides exercés à tous les échelons de la production garantissent un aliment éprouvé, de toute sécurité, dans chaque boîte de lait évaporé provenant de la compagnie Carnation.Le procédé de double stérilisation: Carnation signifie double sécu trés jeunes patients.; 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CLAYSORB LaCl CLAYSORB a un Tor rio [hey élève que Ie kaolin Que vous prescriviez le POLYMAGMA ou le DIAMAGMA pour enrayer la diarrhée, vous vous assurez un pouvoir d\u2019adsorption supérieur.Les deux produits renferment la Claysorb, nouvel adsorbant intestinal dont la supériorité sur le kaolin a été démontrée par des travaux considérables.'-?* Dans la diarrhée bactérienne, le POLYMAGMA est bactéricide vis-à-vis de nombreux germes pathogènes.Il a une action lénitive et protectrice sur la muqueuse irritée.Il contribue à restaurer la fonction intestinale normale.Extrêmement efficace, très agréable au goût.Présentation \u2014 En flacons de 3 et de 8 onces lig.& Ordonnance obligatoire.Dans la diarrhée non-bactérienne, c\u2019est le DIAMAGMA qui est indiqué.Même formule, mais sans l\u2019adjonction d\u2019antibiotiques.Présentation \u2014 En flacon de 6 onces liq.1.Barr, M,, et Arnista, E.S.: J.Am.Pharm.A.(Scient.Ed.) 46:493 (août) 1957.2.Barr.M., et Arnista, E.S.: Ibid.46:486 (août) 1957.3.Barr, M.: Ibid.46:490 (août) 1957.Polymagma\u2019 Sulfate de dihydrostreptomycine, sulfate de polymyxine B, pectine Ye et Claysorb (attapulgite activée, Wyeth) dans un gel d'alumine.S Morque déposée WALKERVILLE, ONTARIO ET Se >= 7 ed {7 ; 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elle espère aussi que l\u2019administration de nos hôpitaux n\u2019aura pas à subir, de la part de l\u2019Etat et surtout du fédéral, un contrôle tel qu\u2019il entraverait une juste liberté d\u2019action.On peut prévoir qu\u2019un droit de regard sera exercé sur la comptabilité probablement uniformisée.Et on devra voir en haut lieu que ce contrôle ou ce droit de regard s\u2019opère par le truchement du gouvernement provincial.Les journaux nous ont informés que l\u2019assurance-hospitalisa- tion pourrait bien être instauré en Québec sans contribution directe exigée de la population.Puis, quelques jours plus tard, au cours d\u2019une conférence de presse, le premier ministre affirma qu\u2019il n\u2019y aura pas de contribution annuelle et forfaitaire, mais qu\u2019il se pourrait qu\u2019on exige de chaque hospitalisé le versement quotidien d\u2019un montant très accessible.Tout médecin a l'expérience de l\u2019assurance-hospitalisation et 1] sait pertinemment qu'il doit, trop souvent, subir le désir plus ou 950 BULLETIN L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 moins justifié, parfois injustifié, de sujets assurés qui requièrent l\u2019admission à l\u2019hôpital.I1 n\u2019ignore pas non plus que la durée de l'hospitalisation peut être prolongée contre son intention, mais par insistance appuyée du malade qui « veut en avoir pour son argent », qui se trouve bien des soins, du repos et du confort hospitaliers.Dans un système d\u2019assurance-hospitalisation généralisée, 1'expérience des provinces de l\u2019ouest canadien a démontré que la grande facilité à l\u2019hospitalisation entraîne ces abus.Il serait donc judicieux d'imposer un élément modérateur sous forme d'un versement quotidien par l\u2019hospitalisé.C\u2019est d\u2019ailleurs la mesure adoptée en Colombie britannique en 1954 après avoir abandonné la contribution annuelle instaurée en 1949.Ce fut aussi ce que l\u2019Alberta a décidé en 1950, dès le début de son plan.Nous souserivons entièrement à l'effet modérateur de la contribution quotidienne.Qu\u2019elle soit associée ou non à une contribution annuelle et forfaitaire, c\u2019est l\u2019affaire de l\u2019Etat de décider.En plus, sur le plan administratif et financier, nous croyons que la contribution quotidienne de l'hospitalité apporte une part congrue de la population aux frais d\u2019opération du plan d\u2019hospitalisation infiniment plus facile de réalisation que la conribution annuelle de tous les citoyens d\u2019un pays ou d\u2019un Etat.Encore ici, nous savons que les provinces de Saskatchewar et de la Colombie-britannique ont éprouvé certaines difficultés sérieuses à recouvrer la part contributive de leurs citoyens.Forcément, la contribution quotidienne des seuls hospitalisés, par son caractère d'accessibilité pécuniaire et de restriction numérique, ne peut rendre autant qu\u2019une contribution annuelle de toutes les familles ou de tous les individus.Mais là peut intervenir le jeu de la taxation atteignant tous et complétant, jusqu'à une certaine limite, le budget d\u2019opération de l'assurance.C\u2019est ce qu\u2019a fait la Colombie-britannique en imposant une taxe de vente de 5% qui sert à arrondir les revenus venant des hospitalisés qui versent un dollar par jour de séjour hospitalier.Sans doute, on se servira de l\u2019expérience déjà éprouvée par ailleurs quand il s\u2019agira de mettre en branle notre plan d'assurance- hospitalisation; cependant, nous sommes en droit d\u2019espérer que nos hôpitaux conserveront une juste autonomie administrative, que Ea sue 51 la profession médicale ne sera pas asservie a des mesures de bureaucratie et de paperasserie tracassières et, qu'enfin, un ticket modérateur verra à restreindre au mieux, des abus éventuels, inhérents à une hospitalisation offerte à tous et qui, sous des apparences trompeuses, paraîtrait gratuite.x x Actuellement et avec la participation financière du gouvernement fédéral à l\u2019hospitalisation, neuf provinces ont instauré l\u2019assurance hospitalisation.Cinq provinces ont imposé une prime annuelle à leurs résidents.Tout dernièrement, le Nouveau-Brunswick, par son nouveau gouvernement, aurait aboli cette prime annuelle.T'erre- Neuve n\u2019exige aucune contribution d\u2019aucune nature.La Nouvelle- Ecosse impose une taxe de vente de 39%.L\u2019Alberta a gardé la contribution de l\u2019hospitalisé au taux de $1.50 a $2.00 par jour.La Colombie Britanique a réduit sa taxe de vente de 5 à 2% et a conservé l'imposition du versement d\u2019un dollar par jour d\u2019hospitalisation.Par ailleurs, l'assurance est facultative et offerte aux résidents de la province, en Colombie Britannique, Alberta, Nouvelle-Ecosse et Terre-Neuve.Elle est obligatoire dans les cinq autres provinces: pour tous les individus sans distinction de conditions de travail en Saskatchewan et Manitoba, pour les travailleurs formant groupe de pas moins que 15 individus en Ontario et Nouveau-Brunswick (du moins jusqu'à tout récemment dans cette dernière province).Et les autres citoyens peuvent participer aux avantages de l'assurance.À l'Ile du Prince-Edouard, l'assurance est obligatoire pour tout employé sans restriction numérique individuelle de groupe.Une dernière remarque: le budget pour l\u2019assurance hospitalisation pour 1959-60 en Ontrio a été de $210,000,000.On pourra figurer approximativement ce qu\u2019il sera en Québec.Roma AMYOT. LE PROFESSEUR STANISLAS DE SÈZE, DÉLÉGUÉ OFFICIEL DE LA FRANCE AU 30e CONGRÈS DE L'A.M.L.F.C., À WINDSOR (ONT.) Dans sa réponse au discours de réception à l\u2019Académie Française du professeur Jean Delay, Pasteur Vallery-Radot, qui aime citer le général de Gaulle, nous rappelle, à travers ses propres mots, que « la France a imprimé aux hommes qui l\u2019habitent sa marque d'équilibre dans les nuances et d\u2019union dans la diversité ».Tel est aussi notre sentiment lorsque nous considérons la longue liste de délégués officiels de la France, qui se sont succédés à nos congrès depuis 1904.Une pléiade de grands Patrons, aux talents si divers et de disciplines si variées, nous ont transmis, en réalité, un unique message: celui d\u2019une médecine française fortement humaniste, cliniquement très poussée et magistralement enseignée.Le professeur Stanislas de Sèze, qui viendra cette année à Windsor, appartient à la même grande tradition.Ceux qui ont lu son très bel « hommage à M.Guillain », extrait de la Leçon inaugurale qu\u2019il donnait à la Faculté en décembre dernier, auront admiré non seulement les séductions du style vif et imagé, mals un sens aigu du travail d\u2019équipe et un profond respect pour la filiation spirituelle qui le lie au patrimoine exemplaire de la science mé- L'Union Méd.Canada rp Tome 89 \u2014 Août 1960 BULLETIN 953 dicale française.Qu'il ait rappelé dans ce texte la fidèle amitié qui l\u2019unit au professeur Jean Delay \u2014 à travers un même maître, le professeur Georges Guillain \u2014 n\u2019est qu\u2019une référence de plus dans l\u2019ordre de la qualité et de la culture.D'ailleurs, ne trouvons- nous pas son nom associé, au cours de ses travaux, à quelques-uns de ceux qui l\u2019ont précédé parmi nous, notamment R.Cachera et André Lemaire?Héritier d\u2019un nom historique, puisqu'il compte parmi ses ascendants Romain de Sèze, avocat célèbre, défenseur du roi Louis XVI, en 1793, le professeur Stanislas de Sèze a néanmoins entrepris d\u2019y ajouter un lustre personnel.Né le 22 octobre 1903, à Paris, fils de Jules de Sèze, médecin, il a fait ses études au collège Stanislas avant de parcourir en tête de ligne tous les jalons de la carrière médicale.Docteur en médecine en 1931, médecin des Hôpitaux en 1935, professeur agrégé en 1946, M.de Sèze vient d\u2019être nommé, en 1960, professeur d'histoire de la Médecine à la Faculté de Paris.Neurologue averti, formé à l\u2019école des professeurs Guillain, Petit-Dutaillis, Lévy-Valensi et Alajouanine, son orientation rhumatologique devient définitive lorsqu\u2019il prend la direction de la Revue du Rhumatisme, fondée par le docteur Henri Dausset.Désormais, ses travaux, ses recherches, puis son enseignement hospitalier convergeront vers l\u2019étude des affections rhumatologiques.Deux grands problèmes ont surtout retenu son attention: \u2014 Les causes, les mécanismes, le diagnostic et le traitement des douleurs lombaires et sciatiques, les symptômes et les lésions de la détérioration du disque intervertébral.\u2014 L'étude radiographique de la colonne vertébrale normale et pathologique.En collaboration avec les chercheurs de l\u2019équipe du Centre de Rhumatologie Viggo Petersen, de l\u2019hôpital Lariboisière, 11 a consacré plus récemment des travaux à l\u2019étude de l\u2019Epaule douloureuse, de la Coxarthrose et des autres affections douloureuses de la hanche chez l'adulte ainsi qu\u2019aux problèmes des Décalcifications vertébrales.Il a publié, avec Petit-Dutaillis, en 1943, un livre sur les Hernies des disques intervertébraux; avec le professeur agrégé J.Debeyre, en 1956, un livre sur le Diagnostic et le traitement du Mal de Pott; avec son élève A.Ryckewaert, un traité sur les maladies ostéo-articulaires et un ouvrage sur les Rhumatismes inflammatoires; avec Maurice Maitre, en 1956, une « Connaissance élémen- 54 BULLETIN L'Union Méd.Canada 95 ULLETIN Tome 89 \u2014 Août 1960 taire du Rhumatisme».Il a publié en 1958 un « Bréviaire de Rhumatologie à l\u2019usage du praticien » et fait paraître, chez Masson.en 1959, un ouvrage sur « L\u2019épaule en pratique rhumatologique » : ler tome d\u2019une série de monographies où il compte résumer son expérience de la pathologie rhumatismale acquise au cours de nombreuses années au Centre de Rhumatologie Viggo Petersen qu\u2019il dirige depuis 1953.Tout au long de sa carrière, le professeur Stanislas de Sèze n'a cessé d\u2019accumuler les prix et les distinctions honorifiques.Depuis son Prix de Thèse (Médaille d'Argent) obtenu en 1933 pour sa thèse sur la « Pression artérielle et Ramollissement cérébral », il s\u2019est vu décerner le Prix Barbier, 1941, de l\u2019Académie des Sciences, le Prix Sicard, 1943, de la Faculté de Médecine, le Prix Montyon de Médecine et Chirurgie, 1946, de l\u2019Académie des Sciences, et le Prir Acqui International de Rhumatologie, en 1954.Membre de plusieurs sociétés savantes françaises et étrangères, président de la Société Nationale française de Médecine physique et vice-président de la Ligue française contre le rhumatisme, il est rédacteur en chef de la Revue du Rhumatisme depuis 1936.Médecin capitaine pendant la guerre de 1939, il a été décoré au titre de la Résistance et promu ensuite officier de la Légion d\u2019Honneur.Il est également chevalier de la Santé Publique et titulaire de plusieurs décorations étrangères.Sa communication au Congrès de Windsor a pour sujet : « L\u2019épaule douloureuse et l\u2019épaule bloquée (Périarthrite scapulo- humorale) » une étude anatomique, arthrographique et clinique portant sur l\u2019étude de 194 cas.Il s\u2019agit d\u2019un travail en équipe auquel le professeur S.de Sèze désire associer les noms de ses six collaborateurs: M.Caroit, A.Hubault, G.Poisard, J.C.Renier, A.Ryckewaert et J.Welfling.Quelques communications aux hôpitaux de Montréal et de Québec clôtureront son séjour parmi nous.Les sujets se réfèreront aux problèmes qui ont fait l\u2019objet des travaux et recherches du Professeur de Sèze et que nous avons exposés succinctement au cours de cet article.La collaboration que veut bien apporter à notre 30e Congrès le Professeur Stanislas de Sèze est celle d\u2019un animateur, d\u2019un chef d\u2019équipe, d'un enseigneur et d\u2019un savant de grande classe.Dieu merci, la race en est encore vigoureuse en France! A Windsor, si près des Etats-Unis, il est bon que nous nous souvenions que Mé- Ho VE Es pores os decins de Langue française du Canada nous pouvons nous enrichir avec profit de la science médicale et de la culture française.À l\u2019entrée du nouveau musée historique de Détroit, trois mats distincts 1llustrent une trilogie historique liée aux origines de la ville: le drapeau blanc semé de fleurs de lys d\u2019or rappelle que Détroit fut fondé en 1701 par Antoine de la Mothe Cadillac au nom du roi de France, le drapeau anglais marque ensuite une longue période d'occupation anglaise, enfin le drapeau étoilé des Etats-Unis domine la réalité d'aujourd'hui.En contemplant de Windsor le grande cité américaine, je suis persuadé que M.de Sèze, comme nous-mêmes, sera sensible à ce rappel historique qui justifie notre présence et la fierté que nous devons entretenir du fait français en Amérique.Pierre SMITH, Directeur des Relations extérieures. VIE DE L'ASSOCIATION DES MÉDECINS DE LANGUE FRANÇAISE DU CANADA L'A.M.L.F.C.À LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE LA REGION DE GRANBY La Société médicale de la région de Granby clôturait, le jeudi 16 juin dernier, sa saison d\u2019activités par une réunion spéciale tenue au Club Social.Les docteurs Jean Guertin et Marc Goyette, respectivement président et secrétaire-trésorier de cette société, avaient tenu, pour cette réunion, à inviter les représentants de l\u2019A.M.L.F.C.à venir rencontrer les médecins de Granby et de-la région et à échanger leurs vues sur leurs mouvements respectifs.A la suite du programme médical illustré notamment par un film très instructif sur les maladies allergiques, le docteur André Leduc, adjoint au directeur général de l\u2019A.M.L.F.C., fit un exposé de la nature, du role, des buts et des activités de l\u2019Association.Il insista en particulier sur les réalisations du Comité d\u2019Economie Médicale, sur la valeur de L\u2019Umon Médicale du Canada et sur la portée de nos grands congrès annuels dont celui de Windsor en septembre prochain et le Congrès conjoint ou jumelé de Québec-Paris, en 1961.Le docteur Roland Décarie parla de la genèse et de la formation actuelle de la Filiale du Québec de l\u2019A.M.L.F.C.dont il est le président; le docteur Rolland Blais entretint les nombreux médecins présents des questions d\u2019assu- rance-groupe et autres modalités d\u2019assurances très avantageuses dont peuvent bénéficier actuellement les membres de l\u2019Association.De cette prise de contact amicale et confraternelle naitra d\u2019heureux lendemains.Granby est ville jumelée avec Windsor, siège du Congrès de septembre.À l\u2019invitation déjà formulée officiellement à Monsieur Horace Boivin, sympathique maire de Granby, d\u2019honorer de sa présence notre Congrès de Windsor, se joint celle que nous réitérons ici tout particulièrement à l\u2019adresse des médecins de Granby et de la région.Pierre SMITH, Directeur des Relations extérieures. L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 BULLETIN 957 FILMS MÉDICAUX FRANÇAIS L\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada est heureuse de mettre à la disposition de tous les intéressés les films suivants.Les groupements médicaux qui voudraient emprunter ces films n\u2019auront qu\u2019à en faire la demande directement au secrétariat, 326 est, boulevard Saint-Joseph, Montréal 14, P.Q., a/s du Dr Raymond Caron, adjoint au secrétaire-trésorier général.ANATOMIE 1\u2014 Le péritoine, anatomie et embryologie 30\u201d Etude par dessins animés Prof.Duroux et Lacoste \u2014 Lyon Film « Art et Science » Kodachrome \u2014 16 m/m \u2014 son optique 2 \u2014 Os temporal 50\u201d Delmas et Eyries \u2014 Paris Film « Art et Science » Noir et blanc \u2014 16 m /m \u2014 son optique 3 \u2014 Anatomie de la hanche 15\u201d Dr Lacoste Film « Art et Science » Kodachrome \u2014 16 m/m \u2014 son optique 4 \u2014 Anatomie de l\u2019épaule 25\u201d Dr Lacoste Film « Art et Science » Kodachrome \u2014 16 m/m \u2014 son optique 5 \u2014 Anatomie du genou 30\u2019 Dr Lacoste Film « Art et Science » Kodachrome \u2014 16 m/m \u2014 son optique BIOLOGIE 6 \u2014 Mort cellulaire 15\u201d M.Bessis \u2014 Paris Directeur des recherches au Centre National de Transfusion sanguine Noir et blanc \u2014 16 m/m \u2014 son optique 7 \u2014 Cytophysiologie des phagocytes 15 M.Robineaux \u2014 Paris Noir et blanc \u2014 muet \u2014 16 m/m 8 \u2014 Globules blancs au microscope électronique 18\u2019 M.Bessis \u2014 Paris Noir et blanc \u2014 16 m/m son optique (CARDIOLOGIE ET CHIRURGIE CARDIOVASCULAIRE 9 \u2014 Traitement chirurgical du retrécisse- ment matral 30\u2019 Prof.Gaudard d\u2019Allaines \u2014 Paris Film « Art et Science » Kodachrome \u2014 16 m /m \u2014 son optique 10 \u2014 Nouveau coeur poumon à membrane pulmonaire artificielle 25\u201d Prof.J.-A.Thomas \u2014 Gaudart d\u2019Al- laines Film « Art et Science » Kodachrome \u2014 16 m /m \u2014 son optique 11 \u2014 Traitement chirurgical de la péricar- dite constrictive 25\u201d Prof.de Vernejoul \u2014 Henry \u2014 Marseille Film « Art et Science » Kodachrome 16 m/m \u2014 son optique 12 \u2014 Intérieur du cœur en activité spontanée 15\u2019 M.Rybak \u2014 Caen ENDOSCOPIE Urologre 13 \u2014 Cystoscome cinématographique 20° M.Jaupitre \u2014 Paris Film « Art et Science » Kodachrome \u2014 16 m/m \u2014 son optique 14 \u2014 Uréthroscopie a l\u2019air par étude cinématographique 15\u201d M.Jaupitre \u2014 Paris Film « Art et Science » Kodachrome \u2014 16 m /m \u2014 son optique 15 \u2014 Résection de la prostate sous controle endoscopique 20\u2019 L.Michon \u2014 M.Jaupitre \u2014 A.Dufour Film « Art et Science » Kodachrome \u2014 16 m/m \u2014 son optique 958 Bronchoscopie 16 \u2014 Pathologie bronchique non tumorale 15\u2019 R.Boucher \u2014 Paris Film « Art et Science » Kodachrome \u2014 16 m /m \u2014 son optique Gastroentérologie 17 \u2014 Oesophagoscopie cinématographique 18\u2019 l\u2019æsophagoscopie médicale systématique S.Segal, J.-M.Dubois de Montrey- naud, F.Pette Film « Art et Science » Kodachrome \u2014 16 m/m \u2014 son optique 18 \u2014 Laparoscomie cinématographique 15\u201d F.Pergola \u2014 Paris ilm « Art et Science » Kodachrome \u2014 16 m/m \u2014 son optique MÉDECINE 19 \u2014 La polyarthmte chronique évolutive 50\u2019 Prof.Serres \u2014 Montpellier Film « Art et Science » Don des laboratoires Latema NEUROLOGIE ET PSYCHIATRIE 20 \u2014 Electrocoagulation du cerveau pré- fontal 25 M.Bucaille \u2014 Paris BULLETIN L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 Film « Art et Science » Kodachrome \u2014 16 m/m \u2014 son optique 21 \u2014 Rééducation fonctionnelle en psychiatrie 25\u201d Dr Sivadon \u2014 Ville Evrard \u2014 Paris Film « Art et Science » Kodachrome \u2014 16 m/m \u2014 son optique 22 \u2014 Les épilepsies 30\u2019 M.Gastaut \u2014 Marseille Film « Art et Science » Kodachrome \u2014 16 m /m \u2014 son optique OBSTETRIQUE 23 \u2014 Accouchement sans crainte 25\u2019 Dr Lepage \u2014 Langevin Kodachrome \u2014 16 m /m \u2014 son optique OTO RHINO LARY NGOLOGIE 24 \u2014 Cancer du larynx 45\u2019 Leroux \u2014 Robert Kodachrome 16 m/m \u2014 son optique Resté en votre possession PHYSIOLOGIE 25 \u2014 Action des nerfs extrinsèques sur le cœur 15° ~ Kodachrome \u2014 16 m/m Film « Art et Science » PROGRAMME DU XXXe CONGRÈS DE L'ASSOCIATION DES MÉDECINS DE LANGUE FRANÇAISE DU CANADA les 20, 21, 22 et 23 septembre 1960 Cleary Auditorium and Memorial Convention Hall, Windsor, Ontario.Cher confrère, Voici, dans ses lignes essentielles, le programme scientifique du XXXe Congrès, tel que nous pouvons le formuler aujourd\u2019hur.Fruit d\u2019un patient travail de collaboration, il a été conçu dans l\u2019espoir de répondre aux exigences du plus grand nombre possible de ceux qui part- ciperont à ce Congrès.Co Du bon vouloir, du concours et de la présence de tous, reléve maintenant le succès de ce Congrès, où le plus confraternel accueil vous est réservé.Les Officiers du XXXe Congrès.* * * Mardi, 20 septembre 2 h.à 4 h.30 p.m.\u2014 Inscription.5 h.p.m.\u2014 Ouverture officielle.6 h.p.m.\u2014 Réception du Directeur Général et du Président du Congrès.Mercredi, 21 septembre 8 h.30 a.m.à 5 h.p.m.\u2014 Inscription.\u2014 Exposition.Président: L.-P.Mousseau (Edmonton, Alberta) 9 h.à 9 h.20 a.m.\u2014 Syndrome d\u2019hyperventilation.\u2014 N.Thibert (Windsor).9 h.20 à 9 h.40 a.m.\u2014 Maladies rénales chez les enfants.\u2014 A.Soucy (Montréal).Président: G.-L.Larouche (Sherbrooke) 9 h.40 à 10 h.a.m.\u2014 Analyse clinique des désordres du mouvement au point de vue neurologique.\u2014 M.Vulpé (Détroit).10 h.à 10 h.40 a.m.\u2014 Les cholécystoses et leur importance clinique.\u2014 A.Jutras, M.Longtin, H.-P.Lévesque (Hôtel-Dieu, Montréal).10 h.40 à 11 h.a.m.\u2014 Visite de l\u2019exposition.Président: D.Marion (Montréal) 11 h.à midi \u2014 L\u2019épaule douloureuse et l\u2019épaule bloquée.\u2014 Prof.de Sèze, délégué officiel de la France.Président: J.-D.Gauthier (Shippagan, N.-B.) 2 h.à 3 h.15 p.m.\u2014 Colloque en obstétrique: a) L\u2019incontinence du col comme facteur d\u2019avortement.\u2014 P.-E.Fortin (Québec). PROGRAMME L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 b) La provocation du travail.\u2014 P.Duchaine (Québec).c) La contraction utérine normale et pathologiques \u2014 M.Gagnier (Montréal).d) Oeuf pathologique dans les avortements.\u2014 R.Vadeboncoeur (Montréal).3 h.15 à 3 h.30 p.m.\u2014 Visite dè l\u2019exposition.Président: J.-Ed.Dorion (Québec) à h.30 à 3 h.45 p.m.\u2014 La consultation psychiatrique, relations entre internistes et psychiatres.\u2014 J.Fortin et L.Morissette (Montréal).3 h.45 à 4 h.p.m.\u2014 La biopsie pleurale à l\u2019aiguille.\u2014 G.Lorange, C.G.-Mac- kay, A.Mackay (Hopital Notre-Dame, Montréal).Président: A.Rioux (Québec) 4 h.4 h.20 pm.\u2014 Chirurgie d\u2019urgence du nouveau-né.\u2014 R.-D.LaRocque (Windsor).4 h.20 à 5 h.p.m.\u2014 Evaluation de l\u2019efficacité des analgésiques et des tranquillisants en laboratoire et en clientèle.A.Beaulnes et R.Dufresne (Université de Montréal).Jeudi, 22 septembre 8 h.30 a.m.à 5 h.p.m.\u2014 Inscription.\u2014 Exposition.Président: Eug.Thibault (Montréal) 9 h.à 10 h.20 a.m.\u2014 Le problème de la surdité.\u2014 Collaborateurs: Directeur et consultants du Centre de l\u2019Ouïe et de la Parole, ainsi que personnel auxiliaire.F.Montreuil, oto-laryngologiste, directeur, Consultants: P.Bru- nelle, oto-laryngologiste; M.Belzile, oto-laryngologiste; R.Amyot, neurologue; Claude Gauthier, neurologue (E.E.G.); A.Guilbeault, pédiatre; G.Lamarche, neuro-physiologiste; P.Fugère, oto-laryngologiste.Auxiliaires: M.C.Gilll, Mlle L.Brunelle, Mme F.Guérin, Mlle D.Daunais.10 h.20 à 10 h.40 a.m.\u2014 Visite de l\u2019exposition.Président : J.-M.Laframboise (Ottawa).10 h.40 à 11 h.a.m.\u2014 Les antibiotiques en pratique générale.\u2014 A.Leduc (Montréal).11 h.à midi \u2014 Colloque sur l\u2019alcoolisme : a) Physio-pathologie des lésions organiques associées à l\u2019alcoolisme.\u2014 L.Coutu (Montréal).b) Le médecin de famille et le problème de l\u2019alcoolisme.\u2014 A.Boudreau (Québec). L\u2019Union Méd.Canada .Tome 89 \u2014 Août 1960 PROGRAMME 961 Vendredi, 23 septembre 8 h.30 a.m.à 5 h.p.m.\u2014 Inscription.8 h.30 a.m.à 1 h.p.m.\u2014 Exposition.Président: E.-R.Blais (Montréal) 9 h.à 10 h.30 a.m.\u2014 Colloque: Plans prépayés d\u2019assurance-maladie \u2014 Plan du « Windsor Medical Services ».\u2014 E.Durocher (Windsor ).Plan de la Croix-Bleue.\u2014 M.Fortier (Montréal).Plan des Services de Santé de Québec.\u2014 E.Pelletier (Québec).10 h.30 à 10 h.50 a.m.\u2014 Visite de l\u2019exposition.Président: H.-J.Breault (Riverside, Ont.) 10 h.50 à 11 h.10 am.\u2014 Dermite atopique.\u2014 Y.Baillargeon (Montréal).11 h.10 à 11 h.30 a.m.\u2014 Le fer: son métabolisme et son application pratique.\u2014 Cl.Gendron (Montréal).Président: V.Gauthier (Québec) 11 h.30 à 11 h.45 a.m.\u2014 Considérations sur les cancers du tube digestif.\u2014 G.Gagnon, E.Simard, E.Beaudry, F.Brisson, A.Charbonneau (Hôtel-Dieu St-Vallier de Chicoutimi).11 h.45 3 12 h.15 p.m.\u2014 Maladie de Parkinson: a) Les mécanismes neuro-physiologiques du tremblement.\u2014 J.Hardy (Montréal).b) Expérience clinique avec le Tolbutamide.\u2014 A.Barbeau, J.Hardy, D.DeJong, D.B.Burns, O.Solis (« Montreal Neurological Institute »).2 h.à 4 h.p.m.\u2014 Assemblée générale de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada.(Tous les membres de l\u2019Association sont priés d'y assister.) 1.Rapport du Directeur Général: a) activités de l\u2019année; b) projets en cours; c) futurs congrès.2.Rapport du Secrétaire-Trésorier Général.3.Rapport du Comité d\u2019Economie Médicale: a) octroi de la Licence fédérale; b) enseignement médical en rapport avec l\u2019assurance-hospitalisation.8 h.p.m.\u2014 BANQUET Er BAL: Hôtel Prince Edward.ASSEMBLÉES DU CONSEIL Cleary Auditorium: Lundi, le 19 septembre, à 3 h.p.m.Mardi, le 20 septembre, à 10 h.a.m.Vendredi, le 23 septembre, à 11 h.a.m. 962 L'Union Méd.Canada PROGRAMME Tome 89 \u2014 Août 1960 PROGRAMME SOCIAL Mardi, 20 septembre 5 heures p.m.\u2014 Ouverture officielle.6 heures p.m.\u2014 Réception du Directeur Général de l\u2019A.M.L.F.C.et du Président du XX Xe Congrès.Mercredi, 21 septembre 9 h.15 a.m.\u2014 (*) Pour les dames: départ le matin pour Détroit.12 h.30 p.m.\u2014 Déjeuner à Greenfield Village.1 h.30 p.m.\u2014 Visite du Musée Ford.3 h.30 p.m.\u2014 Retour.7 heures p.m.\u2014 Buffet, suivi d\u2019une « soirée canadienne », au Centre Canadien- Français à Windsor.Jeudi, 22 septembre Avant-midi \u2014 (*) Pour les dames: visite de Détroit et déjeuner à midi suivi d\u2019une présentation de modes.3 h.30 à 5 h.p.m.\u2014 Réception en plein air chez Hiram Walker (transport organisé).5 heures p.m.\u2014 (*) Visite de Détroit, suivie d\u2019un dîner avec programme artistique.Vendredi, 23 septembre 11 h.30 a.m.\u2014 (*) Pour les dames: déjeuner-causerie à l\u2019Elmwood Casino.Conférencier: Albert-A.Thibault, docteur és lettres de l\u2019Université Laval, professeur de langues à l\u2019Université de l\u2019Assomption, Windsor.8 heures p.m.\u2014 (*)Banquet et Bal: Hôtel Prince Edward.(L\u2019habit n\u2019est pas de rigueur.) (*) Billets en vente au bureau de l'inscription.N.-B.\u2014 De nombreux médecins de langue anglaise ont manifesté le désir d'assister à notre congrès; pour cette raison, il y aura traduction simultanée de toutes les communications scientifiques. QUELQUES DONNÉES RÉCENTES SUR LA PHYSIOLOGIE DU LOBE TEMPORAL ÉVALUATION ACTUELLE DU SYNDROME DE KLÜVER ET BUCY.J.-Pierre CORDEAU, Laboratoire des Sciences Neurologiques et Département de Physiologie, Faculté de Médecine, Université de Montréal.INTRODUCTION En 1938 et 1939 Klüver et Bucy décrivaient le syndrome clinique produit par l\u2019ablation bilatérale des lobes temporaux chez le singe.Plusieurs années auparavant Brown et Schäfer (8) avaient déjà noté quelques- uns des changements du comportement causés par l\u2019ablation de ces structures nerveuses, mais Klüver et Bucy furent les premiers a en faire une étude systématique, étayée par de nombreux tests psychologiques.La publication de leurs résultats coincidant avec l\u2019article de Papez (45), dans lequel cet auteur spé- eule sur le rôle des structures dites «rhinen- céphaliques » dans la vie émotive à partir de données purement anatomiques, provoquât une série considérable de travaux dont le but sera d\u2019élucider les rôles respectifs du pa- léocortex limbique d\u2019une part et celui du néocortex temporal d\u2019autre part dans les phénomènes émotifs et perceptifs de la vie consciente.Ces travaux se poursuivent encore activement de nos jours.Le présent article veut résumer brièvement, à partir de la littérature récente, l\u2019état actuel des idées sur les principales composantes du syndrome bi- temporal telles que décrites il y a vingt ans par Klüver et Bucy.Afin de nous limiter nous ne considérerons ici que les altérations somatiques et végétatives et les changements du comportement que l\u2019on peut observer à la suite de lésions ou de stimulations nerveuses dans les régions temporales de l\u2019homme et de l\u2019animal de laboratoire.Nous ne mentionnerons pas les résultats d\u2019études purement anatomiques ou électrophysiologiques pour lesquels 1l existe d\u2019excellentes et récentes revues de question: Gloor (18), Pribram and Kruger (50).LE syNpDROME DE KLUVER ET BUCY On se souviendra des principales caractéristiques du syndrome bitemporal chez le singe telles que décrites par Klüver et Bucy (28, 29).Tout d\u2019abord une cécité psychique: l\u2019animal semble avoir perdu toute capacité de reconnaître ou d\u2019identifier, au moyen des seuls critères visuels, les objets qui lui sont familiers, l\u2019acuité et le champ visuels, restant par ailleurs intacts.Mis en présence d\u2019une série d\u2019objets divers,! parmi lesquels se trouvent quelques bouchées comestibles, là où l\u2019animal normal choisit immédiatement la nourriture et ignore le reste, le singe bitem- poral ramasse un à un et au hasard chacun de ces objets.Il les porte à sa bouche ou à son nez comme pour les identifier, ingère ceux que ont un intérêt gastronomique et rejette les autres.Les mêmes objets sont ramassés de nouveau et réexaminés à répétition, à quelques secondes d\u2019intervalle, comme si l\u2019animal ne les avait jamais vus.De plus, il s\u2019approche sans crainte ou se laisse approcher par toute une catégorie d\u2019objets qui provoquent la fuite de l\u2019animal normal: couleuvre, filet ou balais de l\u2019animalerie, ete.Klüver et Bucy attribuerent ce comportement anormal du singe bitemporal & un trouble de la perception visuelle qui rend l\u2019animal incapable d'identifier les objets qu\u2019il voit.En plus de cette cécité psychique, l\u2019on peut parfois observer un trouble correspondant dans le domaine auditif.Ces singes sont aphones et ne 1.Le «multiple object test» de Klüver consiste à offrir à l\u2019animal une planchette portant plusieurs petits objets variés tels que boulons et noix métalliques, clous, gommes à effacer, boules de plasticine ou de coton, etc.Parmi ces objets sont placées quelques bouchées de nourriture (morceaux de pomme ou de banane).Les choix et les temps de réaction de l\u2019animal sont notés. 964 reconnaissent plus la signification de sons ou bruits qui leur étaient pourtant familiers avant l'opération.Aucun déficit n\u2019est noté dans la perception des sensations tactiles et olfactives.La sensibilité gustative reste douteuse puisque l\u2019animal mange maintenant de la viande (bacon, foie, langue de bœuf) mais rejette les excréments et les pièces de tissu imbibées de quinine qu\u2019il a portées à sa bouche.D\u2019après Klüver et Bucy, le singe bitempo- ral manifeste aussi des tendances orales.Tous les objets qu\u2019il rencontre sont saisis, mis dans la bouche et mordillés légèrement avant d\u2019être rejetés.Les pièces inamovibles, comme les articles de mobilier par exemple, sont aussi contactées et examinées par les lèvres ou la langue de l\u2019animal avant qu\u2019il ne passe outre.L\u2019animal bitemporal réagit de cette façon devant tous les objets qui entrent dans son champ visuel comme sous l\u2019effet d\u2019une poussée irrésistible, d\u2019une compulsion, que ces auteurs appellent hypermétamorphose.Une autre caractéristique importante du syndrome bitemporal est l\u2019apparente docilité du singe opéré, alors que l\u2019animal normal est très aggressif ou peureux.Ces changements émotifs se manifestent par une absence marquée et permanente des réactions vocales et motrices habituellement associées à la peur ou à l\u2019aggressivité.L\u2019animal est d\u2019une placidité quasi-totale.Enfin mentionnons les changements du comportement sexuel qui apparaissent deux ou trois semaines après l\u2019opération et qui se manifestent dans le sens d\u2019une hypersexuali- té.Lorsque le singe est seul dans sa cage, le pénis entre souvent en érection et l\u2019animal se masturbe fréquemment.Si un mâle opéré et une femelle sont placés dans la même cage, il Ÿ a copulations fréquentes et presque sans arrêt.Enfin deux mâles opérés manifestent l\u2019un pour l\u2019autre des intérêts de nature homosexuelle.Cet ensemble de symptômes n\u2019apparait qu\u2019aprés ablation presque totale des lobes temporaux, c\u2019est-à-dire à la suite de lésions bilatérales comprenant à la fois les structu- CORDEAU: PHYSIOLOGIE DU LOBE TEMPORAL L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 res médio-basales, dites rhinencéphaliques, et le néocortex des surfaces latérales et inférieures de ces lobes.Toutefois la lésion chirurgicale ne touchant pas les systèmes de projection primaires auditif et visuel, l\u2019animal n\u2019est ni sourd ni aveugle.Notons que l\u2019on a pu retrouver le même groupe de symptômes chez l\u2019homme (25) après ablation des mêmes structures nerveuses sauf en ce qui concerne les tendances orales qui ne se manifestent pas.LA CÉCITÉ PSYCHIQUE À la lumière de faits d\u2019acquisition récente, il semble que la cécité psychique du syndrome de Klüver et Bucy soit la résultante de deux déficits distincts, déficits qu\u2019il serait possible d\u2019isoler par des lésions plus restreintes des lobes temporaux.Il s\u2019agirait d\u2019une part, d\u2019une agnosie visuelle vraie, dont dépendrait cette perte de la possibilité d\u2019identifier les objets connus par leurs seuls caractères visuels, et d\u2019autre part, d\u2019une perte de mémoire des faits récents, ou si l\u2019on veut, d\u2019une incapacité à retenir ou à enrégistrer les sensations ou perceptions au fur et à mesure que celles-ci se présentent à la conscience vigile.Le premier de ces déficits, l\u2019agnosie visuelle, serait la conséquence de lésions touchant le néocortex seul.Le singe privé de son néocortex temporal ne reconnait plus les objets qui lui sont présentés, et ne sait plus choisir les bouchées comestibles parmi une série d\u2019articles variés.Il ramasse ces objets au hasard et les identifie avec sa bouche mais apparamment sans répéter ce geste d\u2019identification indéfiniment comme le fait le singe - bitemporal (32).De plus, la présentation d\u2019une couleuvre ou d\u2019un serpent de caoutchouc le laisse indifférent, là où 1l réagissait par une fuite hâtive avant son opération.Toutefois, pour que se manifeste cette forme grossière d\u2019agnosie visuelle, l\u2019ablation du néocortex temporal doit être très étendu (32), et il semble que toute lésion plus limitée ne produise qu\u2019un déficit moindre, quoique important, des capacités visuelles discrimi- L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 natives de l\u2019animal.Dans ce domaine, les travaux de Pribram, Chow et Mishkin (10, 11, 35, 36) ont circonserit une zone critique du cortex située dans la partie inférolatérale et postérieure du lobe temporal, donc en dehors des aires visuelles proprement dites (aires striées et parastriées: 17, 18 et 19).Le singe porteur de telles lésions fait preuve d\u2019une perte parfois considérable de capacité discriminative visuelle, perte plus ou moins marquée selon les variétés de tests utilisées (discriminations de formes ou de couleurs, présentations simultanées ou successives des stimuli, etc.) mais qui semble être en relation avec la difficulté du travail discriminatif (37, 48, 51).C\u2019est dire que le cortex inféro- latéral du lobe temporal n\u2019a pas, dans la vision, un rôle spécifique à jouer, tel que la perception des formes ou la perception des couleurs, mais que sa présence est essentielle à la perception entière et totale d\u2019une situation « visuelle » complexe.Il faut noter 1ci l\u2019importance de cette notion nouvelle pour les théories psychophysiologiques du fonctionnement néocortical où une aire relativement restreinte, faisant partie du cortex associatif, donc située en dehors de toute projection sensorielle primaire, se voit attribuer un rôle essentiel dans la perception.Les connexions anatomiques et les mécanismes neuro- physiologiques à la base de ce fonctionnement nous sont inconnus.Les travaux récents de Sperry (60) semblaient démontrer l\u2019erreur de l\u2019ancienne hypothèse qui faisait appel à des voies cortico-corticales pour expliquer ce fonctionnement.Cet auteur rapporte en effet que de multiples sections subpiales du cortex visuel, de même que l'implantation de nombreuses lames de tantalum dans ce cortex, restent sans effet sur la capacité discrimina- tive de l\u2019animal tant que les voies cortico- sous-corticales restent intactes.A la suite de ces résultats les nouvelles hypothèses, comme celle de Pribram (18), s\u2019orientèrent vers une étude des connexions réciproques du cortex ct des centres sous-corticaux pour expliquer ce fonctionnement du cortex associatif.L\u2019on CORDEAU: PHYSIOLOGIE DU LOBE TEMPORAL 960 sait par exemple que le pulvinar et les corps quadrijumeaux supérieurs ont des projections communes au cortex visuel et au lobe temporal.Mais a date il a été impossible de démontrer un déficit visuel à la suite de lésions sous-corticales et bilatérales de ces structures (53).Au contraire Mishkin (34) dans une série de travaux récents, travaux d\u2019une ingénuosité remarquable, rapporte des faits expérimentaux qui plaident en faveur de l\u2019ancienne hypothèse qui, comme nous l\u2019avons déjà dit, voulait que le fonctionnement du cortex associatif soit assuré par des fibres d'associations cortico-corticales reliant ces aires au cortex sensitif primaire.Dans ce contexte les résultats de Sperry (60) ne peuvent s'expliquer que par une trop faible pénétration des lésions ou sections qui n\u2019attei- gnalent sans doute pas ces fibres longues d'association.La perte de la mémoire des faits récents, qui dans l'hypothèse actuelle constitue la deuxième composante de la cécité psychique du syndrome bitemporal, serait causée par une lésion bilatérale des structures médio- basales, dites « rhinencéphaliques », du lobe temporal.Le singe porteur de lésions bilatérales de l\u2019amygdale, de la corne d\u2019Ammon et de la circonvolution de l\u2019hippocampe, et soumis au « multiple object test », choisit d\u2019abord la nourriture.Il ne souffre donc pas d\u2019agnosie visuelle.Après en avoir disposé, il s'attaque ensuite aux objets qui lui sont inconnus et qui lui paraissent susceptibles d\u2019être mangeables, tels que boules de plasticine ou de coton, bouts de craie, morceaux de savons, ete.Ces objets 1l les ramasse un à un et les porte à sa bouche et y goûte avant de les rejeter.Jusqu'ici, il s\u2019agit de la méthode d\u2019investigation habituelle d\u2019un singe normal en présence d'objets qu\u2019il ne connait pas.Mais là où le comportement de l\u2019animal opéré diffère, c\u2019est qu'il continue ce manège d\u2019identification indéfiniment et pendant des heures, ramassant le même objet à répétition et à quelques secondes d'intervalle comme s\u2019il était incapable d\u2019enrégistrer, de se souvenir, de son 966 geste précédent.Pendant tout ce temps il ignore et laisse de côté les objets métalliques qu\u2019il reconnaît comme n\u2019étant pas comestibles (62).Nous avons pu démontrer dans une série de travaux récents, et d\u2019une façon plus évidente, ce déficit de la mémoire immédiate du singe privé des structures limbiques de ses lobes temporaux (62).Avant l\u2019opération l\u2019animal est d\u2019abord entrainé à distinguer deux catégories de stimuli auditifs ou visuels complexes.Chaque stimulus est composé de deux signaux séparés par un court intervalle de temps (1 à 5 secondes).Si les deux signaux sont identiques, par exemple deux sons de la même tonalité, le stimulus est positif et l\u2019animal doit ouvrir une porte fixée à sa cage afin de recevoir sa récompense (nourriture).Au contraire, deux signaux différents, par exemple deux sons de tonalité différentes, constituent un stimulus négatif et l\u2019animal doit s'abstenir de toucher la porte.Stamuli Positifs : Sx Sx 9 | LI Sy Sy > | 3 x ¥Z_ intervalle de à 5 secs.Stimuli Négatifs: Sx Sy ce) Sy Sx d) _\u2014 Le premier signal de chaque stimulus n\u2019a done aucune signification par lui-même, mais l\u2019animal doit le « retenir » pendant le court intervalle de temps qui sépare les deux signaux et le comparer avec le deuxième, afin que sa réponse soit adéquate et adaptée à la nature du stimulus.C\u2019est cette obligation de «retenir» le premier signal qui nous laisse croire qu\u2019il s\u2019agit bien là d\u2019un test de mesure CORDEAU: PHYSIOLOGIE DU LOBE TEMPORAL L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Avoûz 1960 de la mémoire récente.Le singe normal réussit très bien cet apprentissage.Après ablation bilatérale des régions rhinencéphaliques des lobes temporaux, le même animal ne peut plus faire la différence entre les deux catégories de stimuli et des expériences de contrôle nous ont permis de conclure à un déficit de la mémoire immédiate.Ces résultats du laboratoire ne font que confirmer les observations cliniques de Glees et Griffith (17), Scoville (56), Penfield et Mil- ner (46), Milner (57).Il à été démontré en effet que l\u2019ablation fonctionnelle ou chirurgicale de ces structures rhinencéphaliques chez l\u2019homme est également suivie d\u2019un trouble de la mémoire récente sans atteinte des autres facultés dites « supérieures» tels que l\u2019intelligence, le jugement, l\u2019attention, etc.(24).L'individu ainsi affecté garde très souvent un souvenir exact des faits qui ont précédé son opération mais ne peut plus « enregistrer » les événements actuels.C\u2019est ainsi qu\u2019il oubliera continuellement une nouvelle adresse ou un nouveau numéro de téléphone à la suite d\u2019un déménagement, et retournera ou téléphonera toujours à son ancien domicile.Présenté à un inconnu, il l\u2019oubliera complètement et niera l\u2019avoir déjà rencontré si ce dernier s\u2019éloigne pour revenir quelques instants plus tard.Inutile d\u2019insister sur les complications qui peuvent résulter d\u2019une aussi « mauvaise mémoire » dans l\u2019organisation de la vie de tous les jours.À ces perturbations produites par des lésions bilatérales de la zone hippocampique, doivent être rapprochées les observations plus anciennes qui localisent la lésion responsable des troubles de la mé- - moire du syndrome de Korsakov dans la région des corps mamillaires.On se souviendra que l\u2019une des principales zones de projection de l\u2019hippocampe par l'intermédiaire du for- nix est justement cette même région de l\u2019hypothalamus.Enfin, rappelons brièvement que la stimulation électrique de la zone pé- riamygdalienne chez l\u2019homme au cours d\u2019interventions chirurgicales sous anesthésie locale, s\u2019accompagne de confusion mentale et L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 d\u2019amnésie qui persistent tant que dure la stimulation.L'on connait aussi l\u2019amnésie qui suit l\u2019automatisme de la crise épileptique dite « psychomotrice », dont la lésion épileptogène siège presque toujours dans la région médiane et inférieure du lobe temporal (15).Il semble donc que l'intégrité fonctionnelle de ces structures du système limbique soit essentielle à l\u2019enregistrement mnémonique des événements au fur et à mesure que ceux-ci se produisent, mais le mécanisme intime de la formation de l\u2019engramme nous échappe.Ce qui a été dit de la cécité psychique du syndrome de Klüver et Bucy pourrait être répété mutatis mutandi au sujet de l\u2019agnosie auditive produite par l\u2019ablation bilatérale des lobes temporaux.Ici aussi l\u2019on a pu démontrer chez le chat que l\u2019ablation bilatérale d\u2019une zone du cortex associatif, située ven- tralement à l\u2019aire de projection auditive primaire (AI, AII et Ep), produit un déficit de la capacité de discrimination auditive (19, 38).La zone corticale correspondante du cerveau du singe se situerait dans la partie antérieure de la première circonvolution temporale (1), et nous avons montré en effet que de telles lésions bilatérales, sans atteinte du cortex auditif proprement dit, rendent l\u2019animal incapable de discriminations auditives complexes (62).La remarque précédente, quant au mystère qui entoure les mécanismes neurophysiologiques capables d\u2019expliquer importance de ces régions corticales dites d\u2019association pour une perception sensorielle complète, s\u2019applique aussi dans ce domaine de l\u2019audition.Les déficits dont nous avons discuté jusqu\u2019ici, troubles de la perception visuelle ou auditive, perte de la mémoire des faits récents, exigent pour se manifester des lésions bilatérales de régions homologues.A date l\u2019expérimentation psychophysinlogique chez le singe n\u2019a pas pu démontrer de déficit consécutif à une lésion unilatérale.Mais tel n\u2019est pas le cas chez l\u2019homme.Probablement à cause de son psychisme beaucoup plus évolué, dont les possibilités d\u2019expression verbale CORDEAU: PHYSIOLOGIE DU LOBE TEMPORAL 967 deviennent l\u2019apanage de l\u2019un des deux hémisphères, et probablement aussi à cause de la plus grande subtilité des tests psychologiques auxquels on peut le soumettre, il a été possible de démontrer chez l\u2019homme la présence de perturbations spécifiques, consécutives à des lésions temporales unilatérales.C\u2019est ainsi que Milner (33) a pu mettre en évidence un déficit de la mémoire verbale chez plusieurs épileptiques dont la lésion épileptogène siège dans la partie médiane du lobe temporal gauche, done dans l\u2019hémisphere dominant.Ce déficit persiste et peut même être aggravé par l\u2019ablation chirurgicale de ce lobe, ablation qui évite soigneusement de toucher aux zones classiques de l\u2019expression verbale et qui, par conséquent, ne s\u2019accompagne pas d\u2019aphasie vraie.Les lésions du lobe temporal droit, au contraire, ne produisent pas ce déficit verbal mais rendent l'individu incapable de localiser une anomalie dans un dessin à la plume qu\u2019on lui présente (McGill Picture Anomaly Series).Par exemple, en face d\u2019un dessin représentant un singe dans sa cage où un paysage est accroché à l\u2019un des murs, le malade est incapable de caractériser l\u2019incongruité de la scène.Les observations rapportées par Milner sont suffisamment caractéristiques pour aider à déterminer le côté de la lésion dans les cas de malades épileptiques souffrant de crises temporales où cette latéralisation est douteuse.Donc il semble que chez l\u2019homme, en plus de la perte de capacité mnémonique totale et étendue consécutive à des lésions bilatérales des structures rhinencéphaliques, on puisse noter un déficit mesurable de la rétention verbale à la suite de lésions unilatérales du lobe temporal de l'hémisphère dominant.On ignore encore la nature du déficit tel que mesuré par le « McGill Picture Anomaly Test ».TENDANCES ORALES D\u2019après Klüver et Bucy, les singes bitem- poraux manifestent aussi des tendances orales.Sous ce vocable ces auteurs décrivent la propension quasicompulsive de ces animaux 968 de tout porter à la bouche.Tous les objets qu'ils rencontrent sont saisis mis dans la bouche et mordus légèrement avant d\u2019être rejetés.Les pièces inamovibles, comme les articles de mobilier, sont aussi touchées et examinées par les lèvres ou la langue de l\u2019animal avant qu\u2019il ne passe outre.Dans le contexte de l'hypothèse actuelle, ces tendances orales n\u2019auraient pas d\u2019existence per se, mais seraient plutôt la conséquence de l\u2019agnosie visuelle d\u2019une part et de la perte de mémoire immédiate d'autre part.En effet, nous savons que l\u2019examen par la bouche est le mode d'investigation habituel d\u2019un singe normal placé en face d\u2019une série d\u2019objets qu\u2019il ne connait pas et qui sont susceptibles d\u2019être mangeables.Le singe bitemporal souffrant d\u2019agnosie visuelle, se voit done dans l\u2019obligation d'identifier tous les objets en les portant à sa bouche, même ceux qu\u2019il devrait reconnaître comme étant sans intérêt comestible.De plus, incapable d\u2019enregistrement mnémonique, il répète indéfiniment ce geste d\u2019identification, oubliant chaque fois qu\u2019il vient de laiser tomber l\u2019objet qu\u2019il examine de nouveau.D\u2019où cette pratique quasicompulsive, que Klüver et Bucy ont interpretée comme un trouble du comportement isolé et irréductible a d\u2019autres composantes du syndrome.L'observation de Terzian et Ore (63) est conforme à cette hypothèse.Ces auteurs rapportent la présente d\u2019un syndrome de Klüver et Bucy chez l\u2019homme après ablation chirurei- cale des lobes temporaux: le syndrome est complet sauf en ce qui concerne les tendances orales qui n\u2019y sont pas.Le malade se contente de prendre en main tous les objets qu\u2019il rencontre, les palpe et les examine avant de les déposer.I] faut noter toutefois qu\u2019il ne s\u2019agit là que d\u2019une hypothèse.Certains auteurs ont rapporté la présence des tendances orales après ablations isolées mais bilatérales du pôle antérieur des lobes temporaux (49, 20).Cependant ce dernier groupe (20) note que tous les singes affligés de ce syndrome oral sont aussi déficitaires au point de vue visuel, ce qui est conforme à notre hypothèse.CORDEAU: PHYSIOLOGIE DU LOBE TEMPORAL L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1980 CHANGEMENTS DITS « ÉMOTIFS » Plusieurs années avant les publications de Klüver et Bucy, on avait déjà pu démontrer l\u2019importance des structures mésencéphaliques et diencéphaliques dans les manifestations somatiques et végétatives de la vie émotive chez l\u2019animal.On se souviendra par exemple des travaux de Sherrington et de son école (67, 6) et de Keller (27), qui ont étudié la réaction de rage (sham rage) chez le chat décérébré (section mésencéphalique haute du tronc cérébral).Un peu plus tard, Dusser de Barenne (14), Cannon et Britton (9), et Bard et Rioch (2, 5), montrent que cette réaction de rage est plus complète et plus facile à provoquer, mieux organisée et plus adéquatement orientée, chez l\u2019animal qui a subit une décortication extensive néo et pal- léocorticale si l\u2019hypothalamus postérieur reste intact et relié aux structures inférieures du tronc cérébral et de la moëlle.Ranson et ses collaborateurs (23, 52) démontrent aussi que la stimulation hypothalamique chez le chat et le singe éveillés provoquent des manifestations de peur ou de rage, tandis que des lésions localisées à l\u2019hypothalamus postérieur et au corps mamillaires produisent une placidité totale de l\u2019animal.Il semble donc que certaines composantes de ces réactions émotives élémentaires soient élaborées à ce niveau mésodiencéphaliques, mais le tableau d'ensemble des manifestations décrites jusqu\u2019alors est relativement grossier et n\u2019a pas les nuances délicates de ces mêmes émotions telles qu\u2019elles se présentent chez l\u2019animal intact.A la suite des travaux de Kliiver et Bucy décrivant la placidité du singe bitemporal, l\u2019intérêt se porte sur le rôle des structures du système limbique dans ce domaine, et c\u2019est malheureusement à partir de ce moment que le tableau se brouille considérablement.L\u2019utilisation d\u2019espèces animales différentes et de lésions destructives de dimensions variables dont l\u2019étendue est parfois plus ou moins bien contrôlée, a produit des rapports en apparence contradictoires émanants de divers la- L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 boratoires.D\u2019une part, les travaux de Bard et Mountcastle chez le chat (3, 4) semblent démontrer que la décortication limitée au néocortex produit un animal placide, incapable de réactions émotives, tandis qu\u2019une ablation bilatérale des lobes pyriformes et des complexes amygdaliens, au contraire, abaisserait considérablement le seuil des réactions colériques.Ces résultats plaident en faveur d\u2019un rôle frénateur des structures limbi- ques sur la vie émotive.Des résultats semblables sont rapportés par Spiegel, Miller et Oppenheimer (61).D\u2019autre part, Kliiver et Bucy (28, 29) par ablation des lobes temporaux, Smith (59), Thompson et Walker (64, 65), Mishkin et Pribram (35, 36), par destruction bilatérale plus ou moins étendue des complexes amygdalo-hippocampiques chez le singe, obtiennent un animal placide et docile chez qui il est difficile de provoquer des réactions de rage ou de peur.Une revue complète de toute cette littérature en apparence contradictoire nous entraînerait trop loin, puisque dans plusieurs laboratoires l\u2019on est attaché à étudier en plus le rôle de la circonvolution du cingulum, des noyaux antérieurs et médians du thalamus, du cortex frontotemporal et des régions préchiasmatiques et septales dans l\u2019atténuation ou l\u2019exacerbation de l\u2019_émotivité (voir 7 pour une revue récente de ces résultats).Notons toutefois, sans vouloir trancher la question, que les lésions rhinencé- phaliques expérimentales sont beaucoup plus souvent suivies d\u2019une diminution ou d\u2019une disparition des réactions émotives que de leur exagération, et que les destructions touchant le complex amygdalien semblent être les plus efficaces à ce point de vue.Le travail récent de Woods (66) est une tentative de solution à ce problème et semble démontrer la présence de systèmes antagonistes à l\u2019intérieur même du complex amygdalien; la destruction limitée à l\u2019un des six groupes cellulaires de l\u2019amygdale produit une symptomatologie différente et parfois opposée à celle qui suit une lésion de l\u2019agrégation cellulaire voisine.CORDEAU: PHYSIOLOGIE DU LOBE TEMPORAL 969 Ces données du laboratoire démontrant importance des structures limbiques dans les manifestations psychomotrices de la vie émotive sont conformes aux observations de la clinique en pathologie humaine.On se souviendra en effet qu\u2019une sensation subjective de peur fait parfois partie de l\u2019aura de la crise épileptique temporale d\u2019une part, et que d\u2019autre part certains de ces malades manifestent une agressivité exagérée et parfois dangereuse avec ou sans provocation mais toujours disproportionnée à celle-ci.Ce chapitre de l\u2019émotion en fonction des structures dites rhinencéphaliques, resterait très incomplet sans une description brève du phénomène très intéressant « d\u2019autostimula- tion » tel que décrit il y a quelques années par Olds et Milner (44).La technique utilisée est la suivante.Des électrodes sont implantées à demeure dans certaines structures limbiques ou associées, et l\u2019animal (rat, chat ou singe) est placé dans une cage où il peut à volonté déprimer un levier et provoquer le passage d\u2019un courant faible dans les électrodes dont il est porteur, d\u2019où ce terme d\u2019autostimula- tion.Des expériences maintenant nombreuses (7, 30, 39, 40) ont démontré que pour certaines localisations des électrodes, l\u2019animal active continuellement le lévier comme si la stimulation qu\u2019il provoque de cette façon lui apportait une sensation de bien-être.Ce travail de l\u2019animal, qui peut atteindre les taux extraordinaires de 6,000 à 7,000 coups par heure, persiste habituellement d\u2019une façon ininterrompue pendant plusieurs heures jusqu\u2019à épuisement complet.L\u2019animal dort ensuite quelques heures et dès son réveil recommence le manège « autostimulateur ».Le contrôle anatomique de ces localisations intracé- rébrales montre que les zones les plus sensibles se situent dans la région du septum, les noyaux baso-latéraux du complex amygdalien et la partie antérieure de l\u2019hypothalamus.Cette dernière région correspond à la zone trophotrope ou parasympathique de Hess (22) et les travaux électrophysiologiques de Gloor (18) ont montré que la stimulation des premières produisait une activité électrique con- 970 CORDEAU: PHYSIOLOGIE DU LOBE TEMPORAL sidérable dans cette région de l\u2019hypothalamus.1] semble donc que l\u2019autostimulation la plus efficace soit celle qui contrôle l\u2019activité parasympathique de l\u2019organisme (41).Mentionnons aussi que lorsque les électrodes sont placées dans d\u2019autres régions du système lim- bique, telles que la circonvolution du cingu- lum ou l\u2019hippocampe, ce phénomène d\u2019auto- stimulation est présent mais à des taux moindres que pour les localisations précédentes.Enfin, il existe une troisième catégorie de structures, correspondant en général à la zone ergotrope ou orthosympathique de Hess, dont la stimulation a une influence négative.Après avoir déprimé le levier une première fois et ressenti l\u2019effet du courant stimulateur, l\u2019animal évite soigneusement tout contact avec ce dernier comme si la sensation produite était désagréable (41, 12).Les travaux récents de Olds (42) suggèrent qu\u2019il sera probablement possible de subdiviser les structures anatomiques sensibles à ce phénomène d\u2019autostimulation en plusieurs systèmes dont les propriétés et caractéristiques diffèrent.Par exemple, on a pu démontrer à date que pour certaines positions des électrodes, le taux de répétition ou la fréquence des dépressions du levier stimulateur augmente si l\u2019animal est privé de nourriture, diminue au contraire s\u2019il a mangé à satiété.L\u2019état nutritif ne joue plus pour d\u2019autres localisations des électrodes où cette fois la fréquence des mouvements augmente proportionnellement au taux sanguin des hormones androgènes, et le phénomène d\u2019autostimulation disparait complètement après castration.Ce sont respectivement le « food-reward system » et le « sex-reward system » de Olds (43).Mentionnons enfin que la présence de systèmes semblables a été démontrée chez l\u2019homme.Sem-Jacobsen (58) rapporte que la stimulation intracérébrale chez des malades mentaux a produit dans 25 cas une sensation de bien-être généralisé que le sujet ne peut pas définir exactement.Un seul malade identifie ces sensations agréables ou de plaisir à celles de la sphère sexuelle.Il semble qu\u2019au cours de ces stimulations, le mutisme et l\u2019autisme L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 du schizophrène disparaissent et les communications verbales avec le malade deviennent possibles.Des résultats analogues sont rapportés par deux groupes de neurochirurgiens, l\u2019un travaillant à Paris et l\u2019autre à Boston; la stimulation électrique intracérébrale au cours d\u2019interventions chirurgicales chez des malades parkinsoniens produit des sensations intenses de plaisir ou de bien-être indéfinissable localisées à l\u2019hémicorps opposé (13).Ces résultats sont encore trop récents pour qu\u2019il soit possible d\u2019apprécier leur signification exacte, mais il devient quand même un peu effarant d\u2019envisager qu\u2019un courant de quelques milliampères dans certaines structures cérébrales puisse produire de tels effets sur le psychisme individuel.« Il ne faut jamais ouvrir le ventre de sa poupée ».Cet aphorisme trouve peut-être ici sa meilleure justification.HYPERSEXUALITÉ: SYSTÈMES VÉGÉTATIF ET ENDOCRINIEN Les changements émotifs provoqués par la stimulation ou la destruction des structures limbiques, supposent qu\u2019en plus du contrôle qu\u2019elles exercent sur le système psycho-mo- teur, ces régions du système nerveux central peuvent influencer le fonctionnement du système végétatif et provoquer les réajustements ad hoc.L\u2019expérimentation animale confirme cette hypothèse.La stimulation électrique de ces régions dites rhinencéphaliques peut reproduire tous les phénomènes végétatifs obtenus par Hess (22) à la suite de stimulations hypothalamiques; mais il existe toutefois des différences notoires quant à la distribution des zones d\u2019influences, à l\u2019efficacité des différents paramètres de courant électrique et au rôle de l\u2019anesthésie dans les effets produits.Là où Hess obtenait un phénomène constant, facilement reproductible et bien localisé dans l\u2019espace, ce qui d\u2019ailleurs lui a permis de tracer cette cartographie exacte de la région hypothalamique, l\u2019expérimentateur sur le lobe limbique s\u2019aperçoit que la stimulation d\u2019un même point peut parfois provoquer des phénomènes tout à fait opposés L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 selon l\u2019intensité ou la fréquence du courant stimulateur ou encore selon la profondeur de l\u2019anesthésie.De plus, les zones punctiformes qui influencent la respiration, par exemple, voisinent avec celles qui ont une action sur le systéme cardio-vasculaire et les deux sont entremélées de points dont la stimulation provoque une augmentation ou une diminution de l\u2019activité gastrique, et ainsi de suite.Donc la distinction classique entre les systèmes parasympathique et l\u2019orthosympathique est disparue à ce niveau et il n\u2019existe pas dans le lobe limbique les régions ergotropes ou trophotropes bien délimitées de l\u2019hypothalamus, mais plutôt une mosaïque de points dont l\u2019influence sur le système végétatif peut varier d\u2019un instant à l\u2019autre selon l\u2019état de l\u2019animal ou de l\u2019organe cible, l'intensité de la stimulation, ete.Une revue complète de toute la littérature sur ce sujet, dont le volume est considérable, nous entraînerait trop loin.Le travail le plus complet dans ce domaine, quoique déjà ancien, est celui de Kaada (25) et on trouvera des revues de questions récentes dans Gloor (18) et Olds (41).L\u2019ablation des structures rhinencéphaliques ne perturbe pas de façon marquée le fonctionnement normal des viscères ou les équilibres humoraux sous le contrôle du système végétatif.Donc il semble que le lobe limbique ne soit pas essentiel à l\u2019intégration des processus d\u2019homéostasie et de régulation de base du système nerveux autonome, et ceci constitue une autre différence importante avec les résultats obtenus à la suite de lésions hypothalamiques.Des procédés spéciaux doivent être utilisés afin de mettre en évidence les déficits produits par des destructions lim- biques.Très souvent ces procédés ont ceci de particulier qu\u2019ils doivent provoquer une « émotion » et ce n\u2019est qu\u2019à partir de ce moment que le divorce entre l\u2019activité psychomotrice relativement normale et la manifestation végétative absente devient apparent.C\u2019est ainsi qu\u2019il y a quelques années Poirier a pu démontrer que l\u2019hyperglycémie qui accompagne normalement l\u2019immobilisation forcée chez le singe ne se produit plus après CORDEAU: PHYSIOLOGIE DU LOBE TEMPORAL 971 amygdalectomie bilatérale (47).Il est probable que la lésion nerveuse dans ce cas avait rendu inopérant le mécanisme de secrétion de l\u2019adrénaline normalement activé par ce stress psychique.L'influence qu\u2019exercent les différentes strue- tures limbiques sur le fonctionnement endocrinien reste encore assez mystérieuse.Ce secteur de recherches n\u2019en est qu\u2019à ses débuts, mais nous possédons déjà quelques indications montrant que cette influence est réelle et probablement du même type que celle que nous venons de décrire pour le système végétatif.L\u2019hypersexualité notée par Klüver et Bucy à la suite de l\u2019ablation bilatérale des lobes temporaux du singe a pu être reproduite chez d\u2019autres espèces animales et fait aussi partie du tableau clinique qui suit une intervention semblable chez l\u2019homme (63).Dans ce dernier cas il s\u2019agit d\u2019un érotisme un peu particulier qui est presque un retour à des formes infantiles et prépubertaires de l\u2019intérêt sexuel.Au laboratoire, cette hypersexualité se retrouve à la suite de lésions limitées au complex amygdalien (54) et même à l\u2019un de ses noyaux (66).Elle semble découler de la perturbation d\u2019un équilibre endocrinien puisque la castration subséquente de l\u2019animal la fait disparaître (55).Cependant d\u2019autres auteurs rapportent un niveau sanguin normal d\u2019hormones sexuelles en présence d\u2019une telle hyper- sexualité.Il est donc possible que ce trouble du comportement ressorte d\u2019un mécanisme purement nerveux mals exige pour se manifester la présence d\u2019un taux sanguin minimum de substances androgéniques et une imprégnation adéquate des centres nerveux par ces hormones.Les résultats récents de MacLean (31) sont révélateurs dans ce domaine.En effet 11 montre que la stimulation des régions préoptiques et septales du singe produit une érection quasi-immédiate du pénis.Les temps de latence (3 à 6 secs.) sont beaucoup trop rapides pour que cette érection soit le résultat d\u2019un changement hormonal.Notons que dans les expériences d\u2019autostimulation de Olds (41) la stimulation du « sex-reward sys- ten » produit aussi une érection du pénis. 972 Enfin l\u2019on connaît les résultats de Fisher (16), montrant que l\u2019injection locale d\u2019hormone dans l\u2019hypothalamus, peut changer le comportement de l\u2019animal mâle en celui d\u2019un animal femelle.Donc l\u2019imprégnation de certaines structures nerveuses par des substances hormonales peut être l\u2019un des mécanismes qui déterminent le comportement.Toujours dans ce domaine du contrôle endocrinien exercé par le lobe limbique, Koike- gami, Yamada et Usui (26) ont montré que la stimulation amygdalienne provoque l\u2019ovulation de la lapine, probablement par libération de LH hypophysaire.Enfin Heath (21) mentionne des résultats indicatifs d\u2019une libération d\u2019ACTH à la suite de stimulation électrique de la région du septum, et Brady (7) note des variations dans le taux sanguin de 17 hydroxy-corticosteroides par stimulations amygdaliennes.Il semble donc qu\u2019en plus de leur contrôle des mécanismes relevant du système nerveux autonome, les structures du lobe limbique soient capables d\u2019influencer le système endocrinien et d\u2019adapter son fonctionnement aux conditions changeantes de l\u2019organisme.Les mécanismes intermédiaires et les conditions exactes de cette influence restent à définir.Résumé Ce bref aperçu de la littérature récente sur le rôle des structures nerveuses des lobes temporaux et limbiques en regard du syndrome de Klüver et Bucy nous a conduit à formuler quelques hypothèses et conclusions qui peuvent se résumer comme suit.Le tableau clinique qui résulte de l\u2019ablation bilatérale des lobes temporaux chez le singe, tel que décrit il y a plus de vingt ans par Klüver et Bucy (28, 29), reste vrai.Les principales caractéristiques de ce syndrome se retrouve aussi chez l\u2019homme à la suite de lésions identiques (63).Toutefois l\u2019expérimentation neurophysiologique de ces dernières années a permis d\u2019isoler les composantes du syndrome et d\u2019attribuer chacune d\u2019elle à la destruction localisée et circonserite de structures anatomiquement bien définies.De plus et dans quelques circonstances, l\u2019inter- CORDEAU: PHYSIOLOGIE DU LOBE TEMPORAL L\u2019Union Med.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 prétation des phénomènes observés telle que suggérée par Klüver et Bucy, devra être changée.Par exemple, la cécité psychique du singe bitemporal pourrait être la résultante de deux déficits distinets qu\u2019il serait possible d\u2019isoler par des lésions plus restreintes des lobes temporaux.Il s\u2019agirait d\u2019une part, d\u2019une agnosie visuelle vraie, conséquence de lésions touchant le néocortex seul, et d'autre part, d\u2019une perte de mémoire des faits récents, résultat de la destruction des structures médio-basales dites « rhinencéphaliques » des lobes temporaux.Dans ce contexte, les tendances orales n\u2019auraient pas d\u2019existence propre mais découleraient aussi des deux déficits déja mentionnés: l\u2019agnosie visuelle forçant l\u2019animal à tout identifier avec sa bouche, et la perte de la capacité d\u2019enregistrement mnémonique l\u2019obligeant à répéter ce geste d\u2019identification indéfiniment.Enfin les changements émotifs et l\u2019hypersexualté tout en gardant leur identité propre peuvent être obtenus par des lésions de dimensions beaucoup plus réduites et limitées au complexe amygdalien ou même à l\u2019un de ses noyaux (66).Cette discussion du syndrome de Klüver et Bucy nous a entraîné à décrire brièvement les effets psychiques, somatiques et végétatifs remarquables que l\u2019on peut obtenir par stimulation ou destruction des structures dites « rhinencéphaliques » ou limbiques.Sauf en ce qui concerne les phénomènes relatifs à la mémoire récente, c\u2019est-à-dire à l\u2019enregistrement des événements au fur et à mesure que ceux-ci se présentent à la conscience vigile, tous les changements observés ont trait au domaine de l\u2019affectivité ou aux manifestations motrices, végétatives ou endocriniennes qui accompagnent habituellement ces changements émotifs.Une tentative de synthèse serait sans doute prématurée.Notons toutefois l\u2019hypothèse intéressante de Gloor (18) suggérant que le lobe limbique est peut-être l\u2019intermédiaire essentiel entre le néocortex d\u2019une part, structure phylogènetiquement récente et dont dépend probablement les attributs dits « supérieurs » du psychisme, ct le carrefour L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 méso-diencéphalique d\u2019autre part composé de structures anciennes et dont les centres contrôlent les phénomènes élémentaires de la motricité somatique et de l'intégration végétative et endocrinienne.Summary This article summarizes some of the current literature on the functional role of temporal lobe structures and is oriented toward a present day reevaluation of the temporal lobe syndrome described some twenty years ago by Klüver and Bucy (28, 29).The following hypotheses and general conclusions are discussed.The original description of the overall clinical picture resulting from the bilateral ablation of the temporal lobes in monkeys is still, of course, very true today.It can be duplicated with only slight variations in man following similar lesions (63).However experimental results of recent years have dissociated the several components of this syndrome, and in quite a few instances each component can now be attributed to the destruction of a well localized and circumscribed region of the temporal lobe.Furthermore, from some of the recent data discussed, it appears that some of the original interpretations of the phenomena observed should probably be revised.For example, it would seem that the psychic blindness and the oral tendencies are the resultant of two elementary deficits which can be produced in isolation by different lesions of the temporal lobes.One of these, a true visual agnosia, would follow lesions limited to the neocortex of the lateral and inferior surfaces of these lobes while the second, a loss of recent memory, would be caused by bilateral ablation of the amygdalo-hippocampal complex.The assumption here would be that because of the visual agnosia the animal must identify all objects entering its field of vision through its senses of taste or smell.It keeps on doing so indefinitely because it is unable to record or register each new experience, and as soon as discarded an object is forgotten and must be identifed anew.The emotional changes and hypersexuality noted by Kliiver and Bucy can also be isolated from the remaining components of the syndrome by lesions limited to the amygdaloid complex.Furthermore, from a recent report by Woods (66), it would appear that it may be possible to dissociate the two and account for each by lesions of separate nuclei of the amygdala.In the course of this survey of current literature on the temporal lobe, the emotional, autonomic and somatic changes produced by limbic lobe stimulations or destructions are briefly described.CORDEAU: PHYSIOLOGIE DU LOBE TEMPORAL 973 BIBLIOGRAPHIE (1) K.AKERT, C.N.WOOLSEY, I.T.DIAMOND et W.D.NEFF: (sous presse).(2) P.A.BARD: On emotional expression after de- cortication with some remarks on certain theoretical views.Psychol.Rev., 41: 309, 424, 1934.(3) P.A.BARD: Central nervous mechanisms for the expression of anger in animals.In: Feelings and Emotions (Ed.: M.L.Reymert).McGraw- Hill, New-York, 1950.(4) P.A.BARD et V.B.MOUNTCASTLE: Some forebrain mechanisms involved in expression of rage with special refence to suppression of angry behavior.Res.Pub.Ass.Nerv.Ment.Dis., 27: 362, 1948.(5) P.A.BARD et D.M.RIOCH: A study of four cats deprived of neocortex and additional portions of the forebrain.Johns 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ÉTUDE ANATOMO-CLINIQUE DU SYMPATHOME PRÉSENTATION DE TRENTE OBSERVATIONS DONT QUATRE GUÉRISONS.Liliane DELAQUERRIÈRE,! Jacques GAGNON 2 et Marie-France DUPAL,2 Laboratoires d\u2019anatomie pathologique de I\u2019hdpital Sainte-Justine et de l\u2019Université de Montréal.INTRODUCTION L\u2019étude de l\u2019histogénèse normale du système nerveux sympathique chez l'embryon a permis à Kuester (1905), Wright (1910), Wiesel (1905) et à Landau (1912), de reconnaître la nature sympathique des sarcomes surrénaux décrits par Pepper (1901), Hutchison (1908) et Frew (1911), et de découvrir les liens de parenté qui existent entre ces tumeurs de structure très jeune et les ganglio-neuromes adultes.Une connaissance plus approfondie des divers dérivés des crêtes neurales allait par ailleurs élucider la nature des néoplasmes où voisinent cellules ganglionnaires, cellules chromaffines et cellules de Schwann.De la créte neurale dérivent en effet plusieurs groupes cellulaires: les neurones des ganglions spinaux, les cellules capsulaires, le neurilemme, les cellules chromaffines, les cellules ganglionnaires sympathiques et vraisemblablement les lepto-méninges et l\u2019ectomésen- chyme.Parmi les cellules plus jeunes qui participent à ces longues migrations, retenons la sympathogonie, petite cellule bipotente génératrice de la lignée sympathique (sympatho- blaste puis neurone multi-polaire) et de la lignée chromaffine (phéochromoblaste puis phéochromocyte) ; d\u2019où le polymorphisme cellulaire de certaines tumeurs.Plus de 800 cas de sympathomes peuvent aujourd\u2019hui être dénombrés dans la littérature, sous les étiquettes les plus variées, depuis le vague terme de neuroblastome, suggéré en 1910 par Wright et adopté par la plupart des auteurs américains, jusqu'aux sous-groupes plus complexes mais plus imagés de Fischer 1.Docteur L.Delaquerrière, actuellement au laboratoire d\u2019anatomie-pathologique de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.2.Hôpital Sainte-Justine, 3175, chemin Sainte-Ca- therine, Montréal.(1922), Pick (1912), Bielschowsky (1932) et Blacklock (1932), où le polymorphisme cellulaire est exprimé par un terme composé.Quant aux classifications en « grades (Scott, Oliver et Oliver, Broders), leur emploi est loin d\u2019être généralisé.Il ressort de tous ces travaux que le comportement biologique du sympathome est souvent paradoxal.Tumeur de système d\u2019origine souvent pluri-focale, son potentiel évolutif reste difficile à prévoir.Maturation de formes très jeunes en ganglio-neuromes bénins, régressions spontanées, réponse favorable à des traitements en apparence inadéquats, disparition de « métastases » par le seul traitement du foyer considéré primitif, voilà autant d\u2019alternatives possibles.Il faut ensuite reconnaître que, depuis 1940, la connaissance des guérisons observées par Farber a suscité un regain d\u2019activité dans la recherche de thérapeutiques nouvelles.Les cas même les plus désespérés sont désormais traités de façon intensive (chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie, vitamine By») et ce mode de conduite, joint au comportement biologique spontané imprévisible du sympathome, a fait monter à 10 ou 25% le pourcentage des survies parfois même en présence de métastases hépatiques, sous- cutanées et même osseuses.Le présent travail comprend une étude clinique et histo-pathologique de trente sympa- thomes (Tableau I) rencontrés parmi 400 cancers infantiles au Département d\u2019Anatomie pathologique de l\u2019Hôpital Sainte-Justine entre 1928 et 1959, avec description plus détaillée de quatre guérisons.Ces survies découvertes récemment après de patientes recherches viennent compléter le rapport sur les cancers infantiles de l\u2019un de nous (J.G.).Notre but est de signaler l\u2019incidence de ces tumeurs dans notre milieu où nous n'avons TABLEAU 1 Cas 20 Genre de traite- No Sexe Age Symptomes Durée Tumeur primitive M étastases ment Résultat Survie 1 M 4 ans Appendicite, vomisse- Quelques Surrénale gauche.Foie, reins, gang].(Laparotomie, Décès Mort opé- ments, douleurs abdo- jours appendicectomie) ratoire.minales.2 M 5 ans Masse abdominale, 25 jours Surrénale gauche.Foie, reins, plèvres, Nil.Décès 0 hémothorax.ganglions, rate.3 M 5 mois Augmentation de 2% mois Surrénale gauche.Foie, surrénale dr.Nil.Décès 0 l\u2019abdomen.4 M 14 an Tumeurs sous-cuta- 1 an Sous-cutanées multiples.?(Biopsie).Guérison 15 ans.nées multiples.en 6 m.5 F 2ans Masse abdominale.6 mois Surrénale droite.Foie, diaphragme, Radiothérapie.Décès.2 mois plèvres, pancréas, ganglions.6 M 5 mois Masse cervicale dr.5 mois Chaîne cervicale droite.Ganglions.(Biopsie).Guérison 11 ans en 13 m.7 F 3 ans Douleurs abdominales, 144 mois Surrénale gauche.Foie, poumons, rate, Nil.Décès 12 jours masse abdominale.pancréas.8 F 5 mois Masse abdominale, 3 mois Surrénale droite et g.Foie.(Laparotomie et Décès Mort opé- augmentation de vo- biopsie).ratoire.lume de l\u2019abdomen.9 M 3 ans Douleurs dans les 344 mois Surrénale gauche.Foie, os longs, crâne, Exérèse partielle Décès 1 mois.5 mois jambes, masse abdo- plèvres, reins, gan- de la tumeur et minale.glions, pancréas.radiothérapie.10 F 4 ans Douleurs abdominales, 3 mois Chaîne sympathique Foie, os longs, gan- Nil.Décès 1 mois.2 mois masse abdominale dr.abdominale haute g.glions, pancréas, duodénum.11 M 10 mois Masse abdominale.3 semain.Surrénale droite.Foie.Laparotomie Décès Mort opé- (biopsie).ratoire.12 F |2% mois| Augmentation de l'ab- 3 jours Surrénale droite.Foie.Nil.Décès 15 jours.domen, hépatospléno- mégalie.13 F 15 mois Masse abdominale.6 mois Pré-sacrée.0 Laparot.et exérè- Décès.Mort post- se partielle d\u2019une opératoire.poche kystique.14 F 17 mois Masse abdominale.11 mois Sympathique paralom- 0 Exérèse totale de Guérison.7 ans baire droite.la tumeur.15 F 3 ans Masse hypochondreg.15 jours - Surrénale gauche.0 Exérese tot.de la Guérison.7 ans 2 mois tumeur, radiothé- rapie, 3 séances.BpeUE) PIN UOIU[),'T 0961 IDOV -\u2014 68 SWUOI HNOHLVANAS HT \"1100 Id HYHTIIANDV TIA LL6 16 17 18 19 20 21 22 23 25 26 27 28 29 30 M 2 ans 2 mois 2 mois 5 ans 11 mois 2 ans 4 mois 5 ans 3 mois 3 mois 19 mois 17 mois 3 ans 9 mois 4 ans 3 mois 20 mois 5 ans 6 mois 13 ans 10 mois 3 ans 3 mois 14 mois Masse abdominale.Hépatosplénomégalie.Syndrome de Claude Bernard - Horner, tumeur région sous-cla- viculaire gauche.Exophtalmie g., tuméfaction frontale g.Masse abdominale.Masse abdominale.Diarrhée chronique, amalgrissement.Masse abdominale.Douleurs, hanche dr.Tumeurs crâniennes (frontale, occipitale, pariétale).Masse para-vertébrale dr, tuméfaction sur le crâne.Masse abdominale.Masse abdominale.Syndrome de Claude Bernard-Horner, paralysie du membre inf.Masse abdominale dr.1% mois 3 semain.15 jours 3 mois 3 mois 1 mois 6 mois 1 mois 3 mois 5 mois 2 mois 2 mois 2 mois 5 mois 1 mois Surrénale gauche.Surrénales droite et g.Chaîne cervicale g.Surrénale gauche.Surrénale droite.Surrénale gauche.Surrénale gauche.Surrénale droite.Surrénale gauche.Surrénale gauche.Surrénale droite.Petit bassin.Surrénale gauche.Surrénale droite.Crâne, poumons, rein.Foie.Ganglions.Orbitaire gauche.Foie, crane, os longs, ganglions.Surrénale g., foie, os longs, plévres, pancréas, ganglions.0 Diaphragme, plèvres, reins, pancréas, ganglions.Surrénale g., foie, os longs, crâne, plèvres, reins, ganglions, paroi abdom.postér.Foie, os longs, crâne, pancréas, ganglions.Foie, crâne, ganglions, poumons, pancréas.Plèvres.Diaphragme, plèvres, médiastin, vessie, rectum, ganglions.Os longs, crâne, ganglions.Crâne.Laparotomie et néphrectomie g.Nil.Exérèse, tumeur cervicale, radiothérapie post- opér., 10 séances.Craniotomie frontale g., radiothérapie, 2 séances.Nil.Laparotomie biopsie hépatique.Nil.Laparatomie (biopsie).(Biopsie hanche droite).(Biopsie ganglionnaire).Crâniotomie, ré- rection part.de la tumeur.Radiothérapie, 4 séances, nitromin, lapar.et biopsie.Lapar.et biopsie, radiothér.postopératoire.33 sé.Radiothérapie, 8 séances.Laparotomie (+ biopsie) radiothér.11 sé, vit.Br.Mort postopératoire.5 jours.10 mois.2 mois 3 mois.Mort postopératoire.8 jours.15 jours.9 mois.3 mois.8 mois.1 mois.9 mois.1 mois.3 mois.8L6 + HNOHLVANAS AT *T109 LE HYHIAHHAOVTHC 0961 370V \u2014 68 dwg, peut) \u2018PIN uworu)T L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 pas trouvé de rapport détaillé sur cette affection chez les canadiens-français.Nous présenterons d\u2019abord une étude clinique générale des trente observations suivie d\u2019une description anatomo-pathologique de tous les patients décédés.Puis nous étudierons séparément les quatre observations de guérison.Enfin, à l\u2019aide des données de la littérature et de notre matériel, nous essaierons de dégager les quelques faits saillants qui résultent de notre étude.ÉTUDE CLINIQUE 1.Caractères généraux Age: Dans notre série, l\u2019âge au début des symptômes varie de 0 à 14 ans; mais pour le tiers de nos malades, l\u2019âge est compris entre O0 et 1 an.Vingt-neuf des trente enfants sont âgés de moins de 6 ans et un seul de 13 ans.Il y en a quinze en bas de 2 ans et quinze au dessus de 2 ans (tableau no II).AGE AU DEBUT o I 2 3 4 5 6 7 Sexe: On note une légère prépondérance masculine: 18 garçons et 12 filles.Nous n\u2019avons noté aucune incidence familiale ou raciale.Une histoire de traumatisme récent a été relevée dans trois observations.Symptomatologie Les symptômes les plus fréquents sont l\u2019augmentation progressive de l\u2019abdomen, l\u2019anorexie et la fièvre (re: tableau III).Souvent DELAQUERRIÈRE Er Corr.: LE SYMPATHOME 979 TABLEAU III Symptômes au début de la maladie Nombre de cas Hyperthermie 13 Anorexie \u2014 perte d\u2019appétit 13 Augmentation de volume de l'abdomen 12 Amaigrissement 10 Pâleur Troubles neurologiques Douleurs abdominales Fatigue Douleurs dans les membres Vomissements Diarrhée Constipation Toux Dyspnée Nodules sous-cutanés crâniens Trroubles urinaires Céphalée Transpiration Exophtalmie HNN WWWER ER UIOO OI JI~I© on note de la pâleur et de l\u2019amaigrissement, plus marqués en présence de métastases au moment du diagnostic.Les douleurs dans les membres traduisent en général l\u2019envahissement osseux.Les troubles neurologiques consistent en perte d\u2019équilibre (2 cas), parésie suivie de paralysie des membres inférieurs (2 cas), signes méningés (2 cas).Signalons aussi deux syndromes de Claude-Bernard- Horner accompagnés d\u2019hypersudation faciale très intense, dûe à des lésions ou une compression du sympathique cervical.Quatre enfants souffrent d\u2019irritabilité et d\u2019insomnie et deux autres de somnolence.Les céphalées sont dûes le plus souvent à l\u2019augmentation de la pression intra-crânienne causée par la présence de métastases.On observe aussi des troubles urinaires comme dysurie (1 cas), et incontinence, associée à l\u2019incontinence fécale (1 cas).Les signes lors de l\u2019admission dépendent de la localisation (re: tableau IV).La palpation TABLEAU IV Signes notés à l\u2019examen physique Nombre de cas Masse abdominale palpable 19 Paleur 15 Hépatomégalie 11 Hépatomégalie + splénomégalie 4 Circulation collatérale abdominale 8 Hyperthermie 8 Adénopathies 7 Symptômes pulmonaires 5 Signes neurologiques 3 Exophtalmie 2 980 DELAQUERRIÈRE er CouL.révèle une masse abdominale dix-neuf fois, tandis qu\u2019on trouve onze fois une hépatomé- galle avec ou sans splénomégalie.Une cireu- lation collatérale abdominale est une constatation assez fréquente.La sémiologie pulmonaire consiste en signes d\u2019épanchement ou de matité correspondant à la masse tumorale primitive ou ganglionnaire métastatique.Les signes neurologiques traduisent l'atteinte des voies de l\u2019équilibre ou de la voie pyramidale : LE SYMPATHOME L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 atteinte toxique profonde sans éléments néoplasiques, soit un envahissement par le processus cancéreux.La radiologie est une aide précieuse (re: tableau V).Par une radiographie simple de l\u2019abdomen, la masse tumorale le plus souvent latérale, rarement médiane, est décelée huit fois sur douze.Dans un de nos cas de guérison (no 5) la tumeur contient de nombreuses cal- TABLEAU V Radiographies Nombre de cas| Radiographies Radiographies Anomalies trouvées examinés normales anormales Vertèbres 0 0 0 Bassin 7 2 5 Ostéoporose diffuse.Décalcification.oo Résorption osseuse avec réaction périostée.Ostéorésorption et ostéosclérose.Os longs 13 8 5 Résorption osseuse.| Ostéodestruction et ostéoraréfaction avec réaction périostée.Crane 10 3 7 Ecartement des sutures.Erosion du contour osseux de l\u2019orbite.Décalcification.; Ostéorésorption et ostéosclérose.Pyélographie 13 3 10 Abaissement du rein.intra-veineuse Refoulement du bassinet.Déformation des cavités rénales.Présence d\u2019une masse supra-rénale.Poumons 18 8 10 Image opaque arrondie.Opacité homogène d\u2019un hémithorax.Opacité médiastinale.Epanchements pleuraux.Abdomen simple 13 2 11 Opacité dans l\u2019un ou dans l\u2019autre flanc.avec ou sans Refoulement du côlon.lavement barvté Hépatomégalie.Splénomégalie.ou l\u2019envahissement des méninges.Un seul malade (no 28), présente de nombreuses crises convulsives type grand mal (par suite d\u2019un ramollissement cérébral).L\u2019exophtalmie (conséquence d\u2019une invasion de l\u2019orbite) s\u2019observe à deux reprises.Une anémie normochrome assez sévère, avec une formule blanche normale ou une légère leucocytose, complète souvent le tableau.Dans deux cas seulement, la formule sanguine s\u2019avère normale.La ponction de moelle pratiquée chez onze enfants montre soit une cifications radio-opaques.Selon Kincaid, le dépôt calcaire s\u2019observe dans un tiers des sympathomes.La radiographie simple de l\u2019abdomen permet également de déceler une hépatomégalie dans trois cas.La pyélographie intra-veineuse est pratiquée chez 13 enfants avec dix résultats positifs.En visualisant soit des anomalies de position du rein, soit des déformations plus localisées des calices ou du bassinet, elle permet de situer la tumeur avec plus de précision.Parfois, elle indique seulement la présence d\u2019une masse supra-rénale.em memes \u2014 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 La radiographie pulmonaire permet de déceler soit des métastases pulmonaires ou pleurales (no 2, 5, 27) soit des adénopathies mé- tastatiques du médiastin.Le crâne est examiné dix fois et à sept reprises on note des lésions.Ce sont tantôt des plages d\u2019ostéolyse et d\u2019os- téosclérose, tantôt une ostéoporose diffuse, tantôt une érosion des contours orbitraires.Assez fréquemment (présence de métastases intra-crâniennes), on note un écartement des sutures crâniennes.Pour Kincaid, l\u2019association de réaction périostée de type « Sunburst », d\u2019hypertension intra-crânienne, de lésions à bords irréguliers, associant lyse et production, est presque caractéristique du sympathome.Les os longs examinés treize fois sont atteints dans une proportion de 38%.L'humérus et le fémur le plus souvent touchés.Il s\u2019agit surtout d\u2019un processus d\u2019ostéolyse parfois associé à l\u2019ostéosclérose.Dans deux cas, il y a présence d\u2019une réaction périostée nette.Aucune fracture pathologique dans notre série.Enfin, on constate des lésions du bassin cinq fois sur sept examens.Evolution et traitement Parmi nos trente sympathomes, vingt-six sont morts et tous en moins d\u2019un an; vingt en moins de 6 mois.Leur survie moyenne (à l\u2019exception des morts opératoires) atteint six mois et ceci avec ou sans traitement.La plus longue évolution s\u2019étale sur onze mois.Huit malades ne reçoivent aucun traitement: leur survie moyenne est de 20 jours avec un maximum de 3 mois (la survie a été calculée à partir de l\u2019admission à l'hôpital et partant, du traitement éventuel).Le premier malade de cette série a subi une lapa- rotomie et appendicectomie.Il s\u2019agit d\u2019une mort opératoire.Six malades subissent une biopsie seule.Parmi ceux-ci, trois morts opératoires; les trois autres survivent de 15 jours à 9 mois avec une moyenne de 4 mois.Onze enfants seulement reçoivent un traitement (chirurgie, radiothérapie seule ou associée, DELAQUERRIÈRE Er CouL.: LE:SY MPATHOME 981 moutarde: azotée, vitamine B12).Les résultats comprennent deux morts opératoires et pour les autres, la survie varie de 1 à 10 mois avec une moyenne de 4 mois.Parmi ces neuf cas traités, trois ont une survie de 8, 9 et 10 mois.ÉTUDE ANATOMIQUE A.Macroscomie Le matériel examiné comprend 18 autopsies, 16 biopsies et 11 ponctions de moelle osseuse.A l\u2019autopsie, le tableau le plus fréquent représente un enfant amaigri, pâle, parfois couvert de pétéchies ou d\u2019ecchymoses, à l\u2019abdomen ballonné et dur avec, cependant, absence d\u2019ascite.La tête peut être déformée par de nombreuses tuméfactions qu\u2019accompagne occasionnellement une exophtalmie unilatérale avec ecchymoses orbitaires.Tumeur primitive 1.\u2014 Siege abdominal ou pelvien.La tumeur primitive peut être à siège unique ou multiple; son volume est sans rapport avec la rapidité d\u2019apparition et le nombre des métastases.Fréquemment, minuscule, elle passe inapercue et les lésions métastatiques dominent l\u2019image clinique.L\u2019examen des tumeurs prélevées chirurgicalement ou à l\u2019autopsie montre que leur poids varie de 2 à 2,000 gr.Une capsule lisse, parcourue de vaisseaux, entoure la tumeur en entier au début; avec le temps, de nombreux nodules tumoraux viennent la soulever, et finissent par la dépasser, envahissant alors les organes rétro- péritonéaux voisins.Quand le sympathome siège dans une surrénale, nous retrouvons parfois la capsule et le cortex étirés et amincis, coiffant la masse qui naît de la médulla sous-jacente.L\u2019invasion par voie sanguine et lymphatique peut précéder de longtemps l\u2019invasion locale.À la coupe, seules les petites tumeurs présentent une couleur homogène de blanc à blanc rosé, avec une sève plus ou moins abondante.Rapidement cependant, hémorragies, nécroses et calcifications viennent enpanacher la tranche et en modifier la consistance.Cette description vaut pour nos cas abdominaux et pelviens. 982 DELAQUERRIÈRE er Cou.2.Siège cervical.Nous ne disposons malheureusement pas de matériel autopsique ou chirurgical de la masse principale dans nos deux sympathomes cervicaux.Nous savons toutefois que dans les deux cas (dont une survie), linvasion s\u2019est faite au ganglions lymphatiques régionaux puisque ce sont des biopsies ganglionnaires que nous avons reçues.Tumeurs secondaires 1.Surrénale.L\u2019atteinte métastatique de la deuxième surrénale se produit-elle vraiment?Chez deux de nos malades où la surrénale du côté opposé à la masse principale contenait des petits nodules tumoraux et où existaient d\u2019autres métastases, ce mode de propagation semble fort probable.Mais dans deux autres observations, le poids à peu près égal des deux organes laisse plutôt croire à un sympathome multicentrique.2.Ganglions lymphatiques.Dans les sym- pathomes abdominaux, les ganglions régionaux latéro-aortiques, hépato-hilaires et rétro-péri- tonéaux sont fréquemment envahis.Les adénopathies superficielles montrent en phase terminale, le tableau de lésions inflammatoires non spécifiques, mais rarement d\u2019envahissement métastatique.3.Foie.Le foie pour sa part, peut être assiégé par vole lymphatique, veineuse (porte) ou enfin, plus rarement par voie directe.Les hépatomégalies les plus marquées qui pèsent 950 à 1,830 gr, soit de sept à dix fois le poids normal pour l\u2019âge de l\u2019enfant, furent découvertes chez cinq nourrissons de deux à cinq mois et dans chacun des cing cas la surrénale droite était touchée: une seule fois de façon isolée, deux fois parallèlement à la surrénale gauche; dans la quatrième observation, la masse principale siégeait a gauche avec un nodule à droite; dans le cinquième cas, elle était à droite avec un nodule à gauche.Quand le sympathome naît de la surrénale gauche seule, le foie peut être envahi, mais 1l n\u2019atteint jamais les poids ci-haut mentionnés.(Par exemple, chez des enfants de 2 à 5 ans, foies de 600, 700 et 800 gr., soit une fois et demi à deux fois le poids normal).Ces : LE SYMPATHOME TABLEAU VI M étastases L\u2019Union Méd.Cana la Tome 89 \u2014 Aoûc 1960 = csoocooco Oo | A 24 SE Sas omnm-os\u2014 © | | TRY \u2014 OSS P\u2014 | eo 5 sHooooco © | | & © 8.5 235 cco~oco © || NY < Sl: 1 > = ® = \u2014ir Se se-oo o | | 3 À S >> 3 N\u2014~oococo © | | RG = \"es S 6s-sooso o | | Ra JL S38 om\u2014~oco~ oo | | NS » § 5\u20ac £3 § wero \u2014~oo oo | | A D 2 % > = 2 tooo ~ © | | © Oo < 3 csacooso o|- 5 2 S wwaoc\u2014 © | | & Là S32 ow+aano- \u2014-o6 *zrH£5 Â, >> ~~ = De NN AH A C \u2014 = \u2014 © = D 2 9 pi S © D M .\u2014 ë co.= -S 2 oo = = - 0,250, 5 .D 3 D \u201c Oo 5 = 9 aR ESHRE = Oo Bw LQ 0 x= a © 5065287 Qu © 8% = 3H EP a FSD TT 7 «0 È 0 > > wD 82.8 5 & =~ SSE eRRE OS S00 oo 0 = 4d ag 9 9 2 DuDV£E£EES ELLE sn RR =e BO 553505527568 \u2014 ~ 1 #55 = RAO Vue Ce tableau compile les données radiologiques, chirurgicales et autopsiques.1: un survivant dans chacun de ces groupes. L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 gros foies sont le plus souvent criblés de nodules blancs, gris ou jaunes, hémorragiques ou nécrotiques, parfois encerclés d\u2019une auréole congestive et entre lesquels le parenchyme comprimé est réduit à de minces bandes plus ou moins saines.L\u2019atteinte des ganglions hila:- res est en général deux fois moins fréquente que celle du foie.4.Os longs et crane.L\u2019incidence de l\u2019atteinte des os longs, telle que rapportée dans le tableau n° VI correspond à leur dépistage radiologique, leur étude ayant rarement été faite à l\u2019autopsie.Ceci explique la fréquence moindre des lésions osseuses dans notre série, si nous la comparons avec celle de certains travaux.Au crâne, la diploe montre les premiers signes d\u2019invasion, puis il y a le tour des autres tables, de la dure-mère et très exceptionnellement du cerveau lui-même.Celui-ci est parfois déformé par la compression de ces nodules dont de fréquentes hémorragies viennent augmenter le volume.À ce moment, la voûte crânienne est toute bosselée, les sutures, écartées, les impressions digitiformes accrues.Des lésions orbitaires peuvent enfin provoquer une exophtalmie uni ou bilatérale.5.Plèvres.Les nodules métastatiques siègent plus souvent à la plèvre qu\u2019au poumon lui-même.Celui-ci peut toutefois en phase terminale, être inondé de cellules cancéreuses hématogènes.Aucune des localisations primitives, abdominales ou pelviennes ne semblent avoir d\u2019affinités particulières pour la plèvre contrairement à l\u2019assertion de Pepper.Dans quelques cas, l\u2019atteinte pleurale se propage au médiastin par contiguité.6.Pancréas.Les sympathomes de la région abdominale supérieure s\u2019infiltrent dans le pancréas de façon parfois massive.Et pourtant aucun signe de diabète clinique n\u2019a été signalé.7.Reins.Les reins demeurent longtemps tout-à-fait étrangers aux processus néoplasiques qui les coiffent et finissent par les englober, n\u2019en étant séparés que par la capsule rénale.À la longue, la barrière tombe, le hile et les lymphatiques regorgent bientôt de cellules DELAQUERRIÈRE Er Cour.: LE SYMPATHOME 983 malignes tandis que par voie sanguine les ilôts tumoraux se nichent dans le cortex.Si le sympathome naît dans la cavité pelvienne, le tableau rénal peut être tout différent avec hydronéphrose et pyélonéphrite ascendante.8.Diaphragme.Le diaphragme, comme le rein, demeure le plus souvent intact.Pourtant dans deux de nos observations (tumeur pré-sacrée et tumeur surrénale droite), il subissait une invasion avec la plèvre et le médiastin.Chez un troisième malade, l\u2019envahissement du diaphragme a été direct à départ de la surrénale gauche.9.Peau.La peau est libre de métastases dans notre série, l\u2019examen histologique révélant la nature lymphoïde des nodules enlevés chirurgicalement comme « nodules sous-cutanés ».L\u2019insuffisance hépatique et l\u2019envahissement de la moelle osseuse déterminent de leur côté les troubles hématologiques qui par ricochet peuvent donner du purpura, de la pyodermite ou une pâleur extrême.10.Rate.La rate reste en général indemne de toute métastase macroscopique.L'aspect lymphocytoïde des sympathogonies rend par ailleurs la démonstration de métastases microscopiques difficile à apprécier.B.Histologie et classification Les tumeurs du sympathique étant fréquemment formées de cellules immatures, une connaissance de l\u2019embryogénèse et de l\u2019his- togénèse normales est essentielle avant toute tentative de classification.De la crête neurale dérivent, nous l\u2019avons vu, la sympathogo- nie, petite cellule à noyau sombre, d'aspect lymphocytoïde, entourée de très peu de cytoplasme.Pendant leur migration, ces cellules prennent un arrangement alvéolaire, formant des nids ou des cordons cylindriques, avec ici et là, capsules ou sphères à centre fibrillaire: les rosettes.Ces fibrilles ne se laissent pas imprégner à l\u2019argent.La sympathogonie à destinée ganglionnaire, voit bientôt son noyau grossir, devenir vésiculeux, son cytoplasme s\u2019accroître et donner naissance à un axone visible à l\u2019argentation.Le sympathoblaste est né.Les neurites des sympathoblastes le plus 984 DELAQUERRIÈRE rr Cour.: LE SYMPATHOME souvent nus, forment de larges faisceaux qui font disparaître à la longue l\u2019image des rosettes sympathoblastiques.La cellule pousse ensuite de nouveaux prolongements, son cytoplasme augmente encore, se charge de blocs de Nissl et de neuro-fibrilles, son noyau se pourvoit d\u2019un beau nucléole: la cellule ganglionnaire atteint alors sa pleine maturité, entourée par ses amphicytes qui apparaissent en dernier ressort.Si nous songeons que très peu de tumeurs présentent un tableau histologique d\u2019une uniformité cellulaire quasi parfaite, mais que, au contraire, l\u2019image atteint le plus souvent un grand polymorphisme, nous réalisons vite la difficulté à élaborer une classification adéquate et surtout le danger d\u2019y cataloguer une toute petite biopsie.Pour l\u2019instant, voici la classification que nous avons adoptée d\u2019après l\u2019étude de notre matériel: 1.Sympathogoniome.Formé uniquement de sympathogonies.2.Sympathogonioblastome (sympathogo- nies et signes de maturation avec axones colo- rables à l\u2019argent).3.Sympathoblastome (sympathoblastes dont l\u2019âge n\u2019est jamais tout-à-fait uniforme).4.Sympathoblastosarcome (sympathoblas- tes associés à des formations cellulaires d\u2019aspects sarcomateux).5.Gangliogoniosympathoblastome.(Présence de gonies, de blastes et de cellules ganglionnaires.) 6.Gangliosympathoblastome.(Absence de sympathogonies, présence de sympathoblas- tes et de cellules ganglionnaires.) 7.Gangliogoniosympathoblastosarcome.(Toute la lignée sympathique additionnée d\u2019ilôts d\u2019aspect sarcomateux.) Les groupes IV et VII ont dû être créés peur permettre de classer deux cas spéciaux où le nombre incroyable de noyaux monstrueux suggère un sarcome sympathique.Ces cellules monstrueuses sont bien différentes des cellules ganglionnaires à trois ou cinq noyaux décrites par De Castro, comme normales chez le fœtus de cinq à sept mois.L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 1° Sympathogoniome.Un seul cas (n° 7).Tumeur très cellulaire, riche en mitoses, avec vastes plages de petites cellules et ébauches de rosettes.Zones de nécrose, de calcification, d\u2019hémorragie.Pas de prolifération adaptée du stroma vasculaire.A noter dans ce cas particulier, l\u2019invasion cancéreuse massive des capillaires pulmonaires et de la pulpe rouge splénique.2° Sympathogomoblastome.9 observations (n° 1, 2, 8, 10, 12, 20, 21, 28 et 30).Vastes plages sympathogoniques, souvent infiltrées de sang, à centre nécrotique, formant par endroits des amas en forme de capsule ou de rosettes, dont le centre fibrillaire se colore au trichrome bleu ou vert, mais ne prend pas l\u2019argentation ; vaisseaux proémi- nants dans les grosses travées qui divisent la tumeur en lobules, mais prolifération très pauvre des capillaires à l\u2019intérieur des zooglées tumorales.A côté de ces zones indifférenciées, ou en leur sein, apparition de cellules d\u2019aspect sympathoblastique, à nucléole bien défini, et qui forment des zooglées pauvres en neurites ou des capsules ouvertes d\u2019un côté par la prolifération de ces neurites.Les sympatho- blastes peuvent aussi s\u2019aligner à la file indienne entre des faisceaux de neurites ou encore, en de rares endroits, présenter un arrangement périthélial spécial, la pseudo-rosette.Ces pseudo-rosettes sont composées de deux à trois rangées de noyaux qui forment une sorte de gaine cylindrique autour de cordons de courts neurites centrés par un capillaire.Notons enfin la présence de mitoses et l\u2019absence de cellules ganglionnaires.À tout ceci s\u2019ajoutent des foyers hémorragiques, bordés d\u2019amas ferrugineux, de la nécrose sèche ou humide, des calcifications.L\u2019invasion sanguine et lymphatique se fait par le passage de neurites et de corps cellulaires à travers la paroi des vaisseaux et par leur prolifération subséquente dans la lumière même avec formation de faisceaux fibrillaires et de rosettes.Ici encore le stroma capillaire sanguin ne se développe pas parallèlement à la tumeur.Mentionnons aussi le fait que, dans la plupart de ces observations, les métastases offrent fréquemment L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 un aspect beaucoup plus indifférencié que la tumeur primitive.3° Sympathoblastome: 11 tumeurs (n° 3, 4, 5, 6, 11, 13, 17, 18, 19, 23, 27).(2 de nos survies (4 et 6) entrent dans ce groupe et seront décrites en détail plus loin).L\u2019image histologique n\u2019est pas aussi monotone que l\u2019étiquette de sympathoblastome peut le laisser supposer.À côté du sympathoblaste d\u2019âge intermédiaire, avec son noyau vésiculeux, son cytoplasme assez abondant et son délicat neurite, 11 y a le jeune sympathoblaste encore proche de la sympathogonie et le sym- pathoblaste ayant atteint le stade de cellule ganglionnaire, mais ou manquent encore les blocs de Nissl.Au début, les sympathoblastes forment des zooglées denses, des nids et des travées de cellules séparées par très peu de matériel fibrillaire.Une prolifération inadéquate des capillaires sanguins amène soit des pyenoses de cellules isolées au sein de congénères restés viables, soit des nécroses massives pouvant être suivies de liquéfaction ou d\u2019hémorragie.Cette nécrose touche fréquemment le centre de certains cordons cellulaires les transformant en cylindres remplis de sang ou de bouillie acidophile; elle laisse parfois intactes les seules cellules voisines des vaisseaux sanguins d\u2019où deux aspects histologiques possibles: a) une fausse impression de pseudo- rosettes périvasculaires (fausse, car les noyaux ne sont pas orientés par rapport aux vaisseaux) et b) des images rappelant des vésiceu- les thyroïdiennes, à cause de l\u2019aspect homoge- ne de la bouillie de liquéfaction.Dans les zones mieux vascularisées, les mitoses sont fréquentes, parfois multipolaires et associées ici et là, à quelques amitoses.Des rosettes sympathoblastiques élégantes, mais relativement rares, se rencontrent au sein des zooglées.Les neurites, en s\u2019allongeant, ont vite fait de les transformer en demi-sphère d\u2019où ils s\u2019échappent en faisceaux parallèles.Notons icl la présence occasionnelle de cellules à deux, trois et même quatre noyaux, ainsi que de rares cellules à noyau unique, mais monstrueux.Soulignons également l\u2019arrangement périthélial rencontré dans quelques observa- DELAQUERRIERE er CoLL.: LE SYMPATHOME 985 tions ou les corps cellulaires s\u2019orientent perpendiculairement aux vaisseaux dont ils ne sont séparés que par de courtes fibrilles d\u2019imprégnation argentique difficile.4° Sympathoblastosarcome: 1 cas (n° 24).A côté de rosettes, de zooglées sympatho- blastiques caractéristiques, et de faisceaux de neurites bien visibles au Cajal, nous voyons un nombre incroyable de cellules géantes à noyau monstrueux, unique ou multiple.Cette tumeur, née de la surrénale droite, a non seulement donné des métastases lointaines (crâne), mais a aussi montré un potentiel d\u2019envahissement local tout-à-fait étonnant, touchant le foie, le rein, le pancréas, puis la paroi abdominale postérieure et enfin, l\u2019os iliaque et le fémur.5° Gangliosympathogomoblastome: 2 cas (n° 25 et 29).Cette étiquette, ainsi que celle de ganglio- sympathoblastome, correspond au ganglioneu- rome malin jeune de Masson.De larges et nombreux faisceaux de neurites, parfois entourés d\u2019une gaine de Schwann, isolent de petites zooglées sympathogoniques et des nids de sympathoblastes et de cellules ganglionnaires.Des mitoses se voient encore ainsi que d\u2019occasionnelles anomalies structurales comme par exemple, des cellules ganglionnaires 1m- menses, à cytoplasme vitreux, sans bloc de Nissl.Contrairement à ce qu\u2019a observé Black- lock, dans les tumeurs où se côtoient cellules mûres et cellules immatures, les zones les plus différenciées sont presque invariablement situées à la périphérie de la tumeur avec envahissement capsulaire par les faisceaux de neurites.Dans ce groupe, comme dans la catégorie de gangliosympathoblastomes, il faut avant tout se rappeler que la présence de cellules ganglionnaires ne garantit en rien la quiescence du sympathome.Dans ces petites masses, souvent bien organisées, tout foyer sympathogonique ou sympathoblastique conserve son potentiel prolifératif et métastati- que.6° Ganglogoniosympathoblastosarcome : 1 cas (n° 23). 986 DELAQUERRIÈRE Er Corr.: LE SYMPATHOME A côté de régions jeunes, goniques et blas- tiques, de cellules ganglionnaires adultes et de faisceaux de neurites habillés de cellules de Schwann, existent un grand nombre de cellules à noyau monstrueux et d\u2019aspect sarcomateux.7° Gangliosympathoblastome: 5 cas (n° 9, 14, 15, 16 et 22).(les deux survies qui font partie de ce groupe seront décrites en détail plus loin.) La proportion entre les cellules ganglionnaires et les sympathoblastes varie beaucoup d\u2019un cas à l\u2019autre.Parfois, le tableau est dominé par les zooglées de sympathoblastes avec mitoses nombreuses, hémorragies, calei- fications, nécrose et invasion vasculaire, parfois, au contraire, le diagnostic pourrait presque être celui de ganglioneurome bénin, si ce n\u2019était la présence de nids plus jeunes.Cette classe de tumeurs peut prendre une structure plus complexe pour ainsi dire mixte, par la prolifération de lignée non sympathiques, comme le neurilemme et les phéochromoblas- tes.GUÉRISONS Sous ce titre nous décrirons quatre observations dont la survie dépasse largement la période de quatorze mois généralement considérée comme satisfaisante.Observation 1.L.D., un garçon âgé d\u2019un an et demi, est amené à l\u2019Hôpital Sainte-Justine le 12 août 1944 pour tumeurs sous-cutanées multiples.Les antécédents familiaux n\u2019offrent aucune particularité.L'enfant est né à terme le 22 janvier 1943, d\u2019une mère en bonne santé dont la grossesse et l\u2019accouchement furent normaux.Poids à la naissance, 1115 livres.Une semaine après la naissance, l\u2019enfant présente une adénite infectieuse inguinale qui disparaît rapidement sous l\u2019action de compresses chaudes.Jusqu\u2019à l\u2019âge de 6 mois, la croissance de l\u2019enfant se poursuit normalement.À cette époque, la mère constate l\u2019apparition d\u2019un nodule sous- L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 cutané para-ombilical droit, de la grosseur d\u2019un jaune d\u2019œuf, mobile, ferme, non douloureux et qui ne provoque aucune modification de la peau sus-jacente.Par ailleurs, l\u2019état général du bébé est excellent.Un médecin diagnostique un « kyste » et la tuméfaction reste stationnaire jusqu\u2019à l\u2019âge de 14 mois.À ce moment, plusieurs nodules sous-cutanés identiques au premier et à développement rapide apparaissent et en deux mois ils dépassent la cinquantaine.Ils sont dissiminés sur tout le corps, à l\u2019exception de la tête ct des faces palmaires et plantaires.L'enfant se développe par ailleurs normalement: il parle et marche.Deux tuméfactions plus volumineuses et peu mobilisables siègent dans les régions para-vertébrales lombaires droite ct gauche.Elles atteignent le volume d\u2019un poing d\u2019enfant.Notons l\u2019apparition d\u2019un gros ventre à la même époque.Au cours de l\u2019hospitalisation, l\u2019enfant présente de l\u2019amaigrissement; par suite d\u2019une gastro-entérite apyrétique.La formule sanguine révèle une anémie légèrement hypochrome, ainsi qu\u2019une leucocytose banale.Une radiographie pulmonaire revient normale.On pratique deux biopsies, l\u2019une et l\u2019autre sur des nodules de la paroi abdominale antérieure.Le diagnostic histologique révèle un sympathome embryonnaire.L'enfant ne reçoit aucun traitement et retourne à la maison.Peu après la sortie de l'hôpital, il se produit un aplatissement progressif des tumeurs, suivi de leur disparition complète, tandis que le ventre redevient normal.Tout ceci se passe en deux mois, si bien que vers l\u2019âge de deux ans, l\u2019en- fait paraît complètement guéri.La croissance se déroule normalement par la suite.Actuellement Âgé de 16 ans, il paraît en excellente santé.(fig.1) Un examen récent ne décèle que des petites calcifications radio-opaques et irrégulières au niveau du pôle supérieur du rein gauche.Les radiographies du crâne ct des poumons paraissent normales.La seule autre particularité réside dans une petite ché- loïde au niveau de la cicatrice abdominale.La maladie a duré en tout dix huit mois ct la survie actuelle atteint quinze ans. L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 Anatomie pathologique (C.10571) Deux nodules sous-cutanés abdominaux de 2 X 2 X 2 cm sont biopsiés.La présence d\u2019un ou deux follicules lymphoïdes permet de conclure à la nature lymphatique de l\u2019organe envahi.Chaque nodule est entouré d\u2019une cap- Fig.1.L.D., 16 ans (cas no 4).\u2014 Guérison spontanée datant de 15 ans.Les tumeurs sous-cutanées multiples apparues à Age de 6 mois ont complete- ment disparu.Photographie prise en aofit 1959.sule, mais dans l\u2019un elle est dépassée.La structure tout-à-fait homogène de cette tumeur a déjà étonné Monsieur le Professeur Masson lui-même.Partout en effet, nous constatons un arrangement périthélial très régulier.Les sympathoblastes forment des cordons cellulaires fréquemment entrecroisés, et tous centrés par un capillaire.Les noyaux, de volume égal, vésiculeux, se rangent à la périphérie, leur grand axe orienté vers le vaisseau et sont séparés de celui-ci par d\u2019assez longs neurites.(Fig.2).Les tentatives d\u2019imprégnation argentique se sont toutes avérées infruc- DELAQUERRIERE kr CoLL.: LE SYMPATHOME O87 tueuses, mais une étude attentive des coupes a permis de découvrir une cellule ganglionnaire adulte avec ses blocs de Nissl et de confirmer ainsi le diagnostic de sympathome.Tig.2.(cas no 4).\u2014 Biopsie ganglionnaire sous- cutanée faite le 14 août 1944.Sympathoblastome à structure homogène périvasculaire à longues fibrilles.Gross.400x, coloration trichrome de Masson au bleu d\u2019aniline.Cbservat.on 2.(Cas n° 6).J.-M.O., garçon âgé de 5 mois, entre à l\u2019Hôpital Sainte-Justine le 13 avril 1948, avec le diagnostic de maladie de Hodgkin.Les antécédents familiaux sont sans intérét.Deuxième enfant d'une famille de cing, il naquit le 19 novembre 1947, d\u2019une mère en bonne santé, sans histoire de grossesse ou d\u2019accouchement pathologique.Il pèse à la naissance 6 livres et 6 onces.L'enfant a reçu le B.C.G.à l\u2019âge de 5 jours.Vers l\u2019âge de 9 jours, les parents notent l\u2019apparition d\u2019un petit nodule sous-cutané de la grosseur d\u2019un pois, à la région cervicale droite.La peau sus-jacente est intacte.Le dossier d\u2019hospitalisation du nouveau-né (Hôpital St-Charles de St-Hya- cinthe) mentionne cette masse dure à augmentation progressive de volume dès le 13° jour après la naissance.L'enfant demeure apyrétique et en bonne santé apparente.Jusqu\u2019à l\u2019âge de 45 jours, l\u2019application quotidienne « d\u2019iodex » sur la région cervicale droite constitue le seul traitement, d\u2019ailleurs sans amélioration tangible.A l\u2019âge de 3 mois, la tumeur non douloureuse atteint la dimension 988 DELAQUERRIERE rr Cour.d\u2019un œuf de poule, en même temps que l\u2019enfant prend du poids et conserve un bon appétit.Toutefois, une légère dyspnée apparaît accompagnée selon la mère de plusieurs épisodes de cyanose.En avril 1948, les parents consultent un médecin qui dirige l\u2019enfant vers l\u2019Hôpital Sainte-Justine pour une biopsie de la tumeur.L\u2019examen objectif du bébé s\u2019avère négatif, mis à part une polyadénopathie c=rvi- cale droite, non douleureuse, très mobile, à nodules de dimensions variées.La formule sanguine montre une légère anémie normo- Fig.3.J.M.O., 12 ans (cas no 6).\u2014 Guérison spontanée datant de 11 ans.La tumeur cervicale droite est apparue à l\u2019âge de 9 jours.À sa place, on note une petite cicatrice déprimée.Photographie prise en novembre 1959.chrome (hémoglobine, 60% ; globules rouges, 3,480,000), ainsi qu\u2019une leucocytose modérée (14,600).On pratique une biopsie et le diagnostic histologique révèle un sympathome embryonnaire de type sympathoblastique.L\u2019enfant rentre chez lui avec un pronostic plutôt sombre.Puis la masse cervicale augmente de volume en même temps qu\u2019une dyspnée orthostatique avec tirage s\u2019installe.Alors que la situation semble désespérée, l\u2019enfant rejette subitement par la bouche plusieurs fragments blanchâtres, lardacés dont le plus volumineux mesure environ 6 X 2 x l em.Ces expectorations diagnostiquées « membranes » par le médecin de famille furent jetées sans examen histologique.L\u2019enfant peut alors : LE SYMPATHOME L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Aout 1960 immédiatement dormir en position couchée.Après cet épisode, la masse ramollit progressivement en même temps qu\u2019elle diminue de volume, si bien qu\u2019en mai 1949, elle a complètement disparu.En 1951, l\u2019enfant hospitalisé pour une gastro-entérite subit une radiographie de l\u2019abdomen qui ne révèle rien de pathologique.Depuis lors, la croissance ct le développement de l\u2019enfant s\u2019effectuent normalement.Maintenant âgé de 12 ans, il pèse 65 livres et mesure 5145 pouces (fig.3) L\u2019examen physique ne décèle aucune pathologie, mis à part un petit anévrisme artériel pulsa- tile situé a 3 cin en bas et en avant de la cicatrice cervicale opératoire.La durée totale de la maladie s\u2019étale sur 18 mois et la survie dépasse actuellement 11 ans.Anatomie pathologique (C.14195) * La biopsie porte sur un petit ganglion lymphatique de 1 X 2 X 2 cm, voisin de la masse principale laissée en place.À l\u2019histologie, il tel Fig.4.(Cas no 6).\u2014 Biopsie ganglionnaire cervicale droite faite le 15 avril 1948.Au bas de la figure, on note le tissu sympathique riche en cellules et fibrilles.Ce tissu envahit la capsule et devient surtout fibril- \u201c2% a dt laire (moitié supérieure de la figure).Gross.: coloration: trichrome de Masson au vert.400x, s\u2019agit d\u2019un ganglion dont l\u2019architecture est bouleversée par la prolifération de sympatho- blastes et de leurs neurites.Ces derniers souvent nus sont groupés en larges faisceaux entre lesquels les corps cellulaires s\u2019amassent en nids ou se rangent à la file indienne.Les cellules tendent à mûrir, à se pourvoir d\u2019un cytoplasme plus abondant, parfois piriforme L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 par l\u2019émergence du neurite, sans toutefois posséder de véritables corps de Nissl.Les lymphatiques de la capsule regorgent de corps cellulaires et surtout de prolongements axono- fibrillaires (fig.4).Observation 3.(Cas n° 14).G.F., petite fille de 17 mois, est admise à l\u2019Hôpital Sainte-Justine le 1°\" octobre 1952 avec un diagnostic de tumeur abdominale.La malade, la troisième de six enfants, appartient à une famille sans tare héréditaire apparente.Elle naquit le 15 mai 1951 à l\u2019Hôpital de Valleyfield d\u2019une mère en bonne santé sans accident pré-nataux ou obstétricaux particuliers.À la naissance, elle pesait 6 livres et 14 onces.Vers l\u2019âge de 6 mois, la mère constate un ventre anormalement gros.Cette augmentation de l\u2019abdomen progresse sans inquiéter la mère outre mesure; cependant, vers l\u2019âge de 1515 mois, « alors que le ventre du bébé lui tombait sur les jambes », la mère consulte un médecin.Notons par ailleurs un retard de croissance puisqu\u2019à l\u2019âge de 18 mois, elle ne se tenait même pas debout.Une radiographie montre une opacité abdominale centrale et de forme arrondie.* L'examen clinique fait à l\u2019entrée à Ste-Justine montre qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un bébé en bon état général, qui présente un abdomen bombé et plutôt tendu.On constate un début de circulation collatérale à la partie haute de l\u2019abdcmen.Une tuméfaction sous-ombilicale de cünsis- tance presque dure, de la grosseur d\u2019une orange ou d\u2019un pamplemousse se palpe facilement.Des radiographies de l\u2019abdomen ainsi qu\u2019une pyélographie endoveineuse révèlent une tumeur abdominale postérieure probablement indépendante du rein.Le 7 octobre 1952, l\u2019enfant subit une exérèse complète de sa tumeur.À l\u2019examen histologique, il s\u2019agit d\u2019un sympathoblastome.La formule sanguine révèle une anémie légère (hémoglobine, 60% ; globules rouges, 3,450,000), une leucocytose mo- * Nous tenons & remercier le docteur Y.Brassard radiologiste de l\u2019Hôpital de Valleyfield, pour les radiographies et les détails cliniques qu\u2019il nous a gracieusement fournis.DELAQUERRIÈRE gr CoLL.: LE SYMPATHOME 989 dérée.Les suites opératoires se déroulent normalement et la convalescence, rapidement.Depuis, quoiqu\u2019un peu plus gracile que ses frères et ses sœurs, l\u2019enfant se développe à un rythme normal.Actuellement, elle pèse 50 livres et mesure 4 pieds (fig.5).Un examen Fig.5.G.F., 8 ans (cas no 14).\u2014 Guérison apres exérèse chirurgicale d\u2019une tumeur abdominale apparue À l\u2019âge de 6 mois.Photographie prise en octobre 1959.récent ne découvre rien d\u2019anormal; aucune masse abdominale, foie et rate non palpables.La maladie a duré six mois et la guérison se maintient après 7 ans.Anatomie pathologique (C.18674) Une laparotomie découvre une volumineuse tumeur rétro-péritonéale retenue par un large pédicule à la région para-lombaire droite.Le docteur C.Bisson sectionne le pédicule et enlève la tumeur en entier.Elle pèse 300 gr, possède une capsule déformée par de nombreux nodules, certains violacés et rénitents. 990 La coupe prend une teinte bigarrée par la juxtaposition de placards hémorragiques, de flaques nécrotiques sèches ou liquéfiées ct de plages tumorales intactes blanchâtres.Au microscope, il s\u2019agit d\u2019une tumeur partiellement encapsulée, ou prédominent deux structures.D\u2019abord, des cordons sympatho- blastiques avec arrangement périthélial net à longues fibrilles sc dirigeant vers le vaisseau central (fig.6); ces cordons sont souvent Fig.6.(Cas no 14).\u2014 Région sympathoblastique à structure nettement péri-vasculaire à longues fibril- les, provenant de la tumeur enlevée le 7 octobre 1952.Gross: 400x, coloration : hémalun phloxine-safran.séparés par des cavités vides (liquéfaction, ar- téfact?).Ensuite, il y a des zones de cellules beaucoup plus mires, n\u2019atteignant jamais l\u2019âge adulte et présentant occasionnellement des signes de vieillissement tels que gonflement et aspect vitreux du cytoplasme ou encore multiplicité nucléaire.Par endroits, nous avons retrouvé une formation assez particulière où des touffes vasculaires bourgeonnent à l\u2019intérieur de cavités à contenu faiblement colorable.Nous ignorons pour l\u2019instant la nature de ces petits « pseudo-glomérules ».Ces deux structures principales ne sont fréquemment séparées que par une mince cloison conjonctivo-vasculaire.Le reste de la tumeur contient des zooglées et des rosettes de jeunes sympathoblastes, des faisceaux neuri- tiques nus ou enveloppés d\u2019une gaine de Schwann.Les mitoses sont assez fréquentes DELAQUERRIÈRE er Cour.: LE SYMPATHOME L'Union Méd.Canarla Tome 89 \u2014 Août 1960 dans les plages immatures.La tumeur envahit les vaisseaux sanguins et lymphatiques.Les capillaires prennent ici et là un aspect angio- matoïde.Enfin, les flaques hémorragiques et nécrotiques abondent.Observation 4.(Cas n° 15).Il s\u2019agit d\u2019une fillette de 3 ans, admise à l'Hôpital Sainte-Justine le 4 novembre 1952 avec un diagnostic de tumeur de l\u2019hypochon- dre gauche.Les parents et les quatre autres enfants jouissent d\u2019une bonne santé et l\u2019histoire familiale ne contient pas de tare héréditaire.La malade née à terme le 12 septembre 1949 d\u2019un accouchement normal, pèse 71 livres à la naissance.L\u2019enfant a présenté une gastro-entérite à l\u2019âge de 3 mois.En 1952, soit à l\u2019âge de 3 ans, on l\u2019hospitalise pour coqueluche du 2 octobre au 4 novembre à l\u2019Hôpital Pasteur de Montréal.L\u2019examen d\u2019entrée révèle la présence d\u2019une masse abdominale dure, épigastrique, qui dépasse de deux travers de doigt le rebord costal gauche.Le poids de l\u2019enfant est de 2915 livres.Une radiographie de l\u2019abdomen montre la présence d\u2019une masse dans le quadrant supérieur gauche avec multiples calcifications dans toute la région.Une pyélographie endoveineuse montre que le rein gauche est abaissé par une masse supérieure se confondant avec la rate.Par ailleurs, le reste de l\u2019examen paraît normal, quoique la tension artérielle demeure inconnue.L'enfant est alors dirigé vers l\u2019Hôpital Sainte-Justine pour y être opéré.Le 18 novembre 1952, on pratique une exérèse complète de la masse.L\u2019examen histologique diagnostique un sympathome embryonnaire montrant par ailleurs des cellules assez ditfé- \u2018renciées.La formule sanguine assez normale à l\u2019admission indique toutefois une leucocytose à 15,000.Les suites opératoires se déroulent normalement.L\u2019enfant reçoit trois séances post-opératoires de radiothérapie.En Janvier 1953, les radiographies du poumon et des os du bassin sont normales.Actuellement, l\u2019enfant âgé de 10 ans jouit d\u2019une excellente santé.(fig.7) Un examen récent associé à une pyé- lographie endoveineuse ne décèle aucune pa- L'Union Méd.C\u2018anada Tome 89 \u2014 Août 1960 thologie.La maladie a duré six mois et la survie dépasse sept ans.Fig.7.M.B., 10 ans (cas no 15).\u2014 Guérison après exérèse chirurgicale d\u2019une tumeur supra-rénale gauche à l\u2019âge de 3 ans.Photographie prise en octobre 1959.Anatomie pathologique (C.18833) Le chirurgien (docteur P.Bourgeois), trouve une masse dure, encapsulée, coiffant et abaissant le rein gauche sans l\u2019envahir.Une dissection délicate permet l\u2019exérèse totale de la tumeur.Celle-ci pèse 210 gr., possède une capsule bien définie où courent de nombreux vaisseaux et elle recouvre de multiples nodules.A la coupe, la masse a une architecture lobulée ou alternent des zones blanchâtres, rougeâtres ou hémorragiques.La consistance varie beaucoup depuis les petites aires calcifiées criant sous le couteau, jusqu\u2019aux régions ramollies par l\u2019hémorragie.Au microscope, on observe une tumeur en- capsulée où toute trace de surrénale a disparu.Prolifération sympathique, gangliosympatho- blastique, phéochromoblastique ct schawn- nienne s\u2019y mélangent.Les sympathoblastes, tous assez mürs, forment par endroits des DELAQUERRIÈRE er CoLL.: LE SYMPATHOME 991 pseudo-rosettes péri-vaseulaires à longs neu- rites (fig.8).La pycnose individuelle est fréquente, les mitoses, rares et la prolifération capillaire, adaptée à celle de la tumeur.Nous y rencontrons aussi de la fibrose interstitielle, des hémorragies, des calcifications, de l\u2019envahissement sanguin ct lymphatique, et enfin, Zi Fig.8 (Cas no 15).\u2014 Région sympathoblastique à structure nettement périvasculaire à longues fibrilles, provenant de la tumeur supra-rénale gauche enlevée le 18 novembre 1952.des lésions artérielles caractérisées par l\u2019ædè- me et la fibrose de la média, d\u2019aspect semblable aux lésions vasculaires décrites par Masson dans les paragangliomes.Malheureusement, aucune prise de tension artérielle n\u2019a pu venir confirmer ou infirmer l'hypothèse que cette tumeur secrétait de l\u2019épinéphrine, car les grains brun jaunâtre visibles après la fixation au bichromate et distribués uniformément à travers le cytoplasme de certaines cellules, indiquent très vraisemblablement leur nature phéochromocytaire.La dégénérescence pigmentaire tend en effet à se manifester plutôt 992 DELAQUERRIÈRE er Cou.à un pôle cellulaire, ce qui dans ce cas ne se retrouve pas.COMMENTAIRES 1.Clinique On sait que le sympathome demeure une des tumeurs les plus fréquentes chez l\u2019enfant en bas de 5 ans puisqu'elle se situe immédiatement après la leucémie dans le tableau des cancers infantiles.Dans la littérature, les observations s\u2019échelonnent toutefois a tout Age, du fœtus au vieillard.L\u2019âge moyen de nos cas se chiffre à 2 ans et 2 mois.Au point de vue sexe, la plupart des auteurs mentionnent une distribution égale pour les filles et les garçons.Pour Masson, le sexe féminin est le plus souvent atteint.Notons que Dodge, a signalé deux sympathomes dans la même fainille, tandis que Brody l\u2019a observé chez un seul membre d\u2019une paire de jumeaux.Bien que nous ayons relevé une histoire de traumatisme récent dans trois cas, on ne peut y attacher une grande importance du fait de la fréquence de tels accidents chez les jeunes enfants.Les symptômes observés au début de la maladie varient et ne possèdent pas de carac- teres bien distinctifs.Ils conduisent à des fréquentes erreurs de diagnostic.C\u2019est ainsi que le plus ancien de cette série, hospitalisé avec un diagnostic de péritonite d\u2019origine appendiculaire, subit une appendicectomie et meurt au cours de l\u2019intervention.L\u2019autopsie révèle une tumeur de la surrénale gauche avec métastases hépatiques, rénales et ganglionnaires.Parmi les diagnostics erronés, citons: tumeur cérébelleuse (n° 26), rhumatisme articulaire aigu (n° 18), arthrite de la hanche (n° 24), leucémie (n° 21, 17, 12), poliomyélite et syndrome de Guillain-Barré (n° 29 et 9).Le diagnostic de tumeur de Wilms se retrouve à deux reprises (n° 7 et 5).Dans quatre cas sur trente, le diagnostic se révéla exact lors de l\u2019admission (n° 11, 28, 20 et 15).Tout récemment, certains auteurs (Green et coll., Greenberg et coll.) ont signalé l\u2019association de diarrhée chronique, de ballonnement abdominal et parfois d\u2019hypertension chez des patients porteurs d\u2019un ganglioneuroblasto- : LE SYMPATHOME L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 me.Ces symptômes s\u2019accompagnent d\u2019une excrétion urinaire exagérée de catécholamines d\u2019où leur intérêt pour le diognostic.À ce propos, notons que le cas n° 22 de cette série présentait comme symptôme principal une diarrhée chronique et un amaigrissement progressif depuis six mois.Le cas n° 30 présentait également une diarrhée d\u2019apparition plus récente.Malheureusement, aucune mention de la tension artérielle n\u2019existe dans les dossiers de ces malades.Parmi les moyens de diagnostic utilisés dans notre série citons les ponctions médullaires qui ont précisé le diagnostic dans deux cas.Pour Philips, l'aspiration biopsique de tissus tumoraux ou métastatiques possède une grande utilité, tandis que pour Murray et Stout le diagnostic bénificierait grandement de la culture des tissus.En effet, ces auteurs ont remarqué que le sympathome avait in vitro une évolution différente de toutes les autres tumeurs, à savoir: la production en 24 heures ou moins de neurites typiques.Diagnostic différenciel.Ainsi qu\u2019on l\u2019a fait remarquer plus haut, les diagnostics a l\u2019admission varient souvent.La présence d\u2019une masse abdominale ou d\u2019une hépatomégalie suggère des diagnostics tels que tumeur de Wilms, lymphoblastome, leucémie, réticulo- endothéliose.Les difficultés diagnostiques s\u2019avèrent très grandes avec la tumeur de Wilms qui survient dans le même groupe d'âge.On a noté la différence au point de vue calcifications et métastases squelettiques.Ajoutons que dans le Wilms, la lésion osseuse prend presque toujours le caractère ostéolyti- que et est beaucoup moins symétrique que dans le sympathome.Le lymphoblastome très rare chez les jeunes enfants, et presque inexistant chez les nourrissons, survient dans un groupe généralement plus vieux.La leucémie s'accompagne de modifications sanguines parfois assez caractéristiques; d\u2019autre part, les lésions squelettiques montrent une déminéralisation généralisée et des lésions purement destructives.Dans la réticulo-endothéliose, les lésions crâniennes diffèrent de celles du sym- pathome.Lorsqu\u2019il s\u2019agit de l\u2019atteinte d\u2019un L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 membre, on peut penser au Ewing dont on discute la parenté avec le sympathome.(Wail- lis-Aitken).Cependant, cette tumeur rare en bas de 10 ans, n\u2019atteint ordinairement qu\u2019un seul os.Les diagnostics d\u2019encéphalite, poliomyélite, etc.relèvent de la présence de métastases et d\u2019un syndrome méningé sans modification du liquide céphalo-rachidien qui doit toujours inciter à la recherche d\u2019une tumeur primitive éventuelle.Pronostic et traitement.Farber en 1940 a modifié le pronostic sans espoir des sympa- thomes en signalant dix survies sur quarante observations.Bien que la régression spontanée existe, un traitement adéquat et précoce forme l\u2019élément majeur du pronostic.La thérapeutique est très variable selon les cas.Dans sa série, Farber considérait même la biopsie (d\u2019une tumeur inopérable) comme un traitement.Actuellement, la plupart des auteurs pensent que l\u2019exérèse de la tumeur suivie de radiothérapie constitue la meilleure forme de traitement.Toutefois, l\u2019ablation même partielle de la tumeur, avec ou sans radiothérapie, est parfois suivie de guérison.D\u2019autre part, depuis une dizaine d\u2019années l\u2019adjonction d\u2019agents chémothérapeutiques variés (moutarde azotée, antifoliques, TEM), a amélioré les résultats.Une nouvelle statistique de Farber (1951) en fait foi.On doit souligner le fait important que les métastases surtout hépatiques ne constituent pas une contre-indication au traitement.Et même si les métastases squelettiques ont un pronostic très fâcheux, elles ne signifient pas un processus nécessairement fatal puisqu\u2019on compte quelques survies, rares, 1l est vrai.Tout récemment, Bodian (1959) a préconisé l\u2019emploi de la vitamine B12 avec des résultats assez satisfaisants.Cependant, deux remarques s\u2019imposent: tout d\u2019abord le recul n\u2019est pas assez long pour apprécier le traitement à sa juste valeur et en second lieu, il faut noter la majorité des malades âgés de moins d\u2019un an parmi les survies (13 sur 17 cas).On sait que les séries de plusieurs auteurs (Farber, Philips, Gross, Koop) montrent toutes une évolution plus favorable chez les individus les plus jeunes et ceci sans rapport avec la forme de traitement.DELAQUERRIÈRE er CorL.: LE SYMPATHOME 993 2° Anatomie pathologique Depuis la publication du travail de Frew (1911) sur l\u2019existence d\u2019un syndrome de Hut- chison (tumeur de la surrénale gauche, métastases osseuses) et d\u2019un syndrome de Pepper (surrénale droite, métastases hépatiques), de nombreux auteurs revinrent à la charge pour en démentir la rigoureuse systématisation.Notre propre série révèle que, même si les deux surrénales donnent des métastases osseuses et hépatiques, il reste que le pourcentage des métastases osseuses y est légèrement plus élevé dans les lésions naissant à gauche et que nos hépatomégalies les plus marquées sont associées à des lésions de la surrénale droite ou des deux surrénales.Sur la question du rapport entre l\u2019âge du malade et l\u2019aspect histologique de la tumeur, Landau (1912) avait jadis suggéré que la malignité diminuait avec l\u2019âge du porteur.Des observations de formes très jeunes chez des adultes (Wright, 1910; Kuester, 1905; Capaldi, 1927) contredisent cette affirmation; nous avons pu nous-mêmes en vérifier l\u2019inexactitude, notre cas le plus âgé présentant un sympathome d\u2019aspect tres jeune, alors que chez certains nourrissons, nous avons retrouvé un certain degré de maturation cellulaire.Il reste néanmoins que dans l\u2019ensemble, le sym- pathome frappe avant tout le jeune enfant.L\u2019aspect histologique affecte-t-il la longueur des survies?Tout d\u2019abord il faut bien nous rappeler que tous les décès sont survenus moins d\u2019un an après la première admission des malades à l'hôpital.Une étude attentive des quatre guérisons et des vingt six décès nous a cependant permis de remarquer que, dans nos guérisons, le stroma vasculaire s\u2019adapte toujours bien à la prolifération tumorale, quelque soit le degré de maturation de celle-ci.L\u2019arrangement en pseudo-rosettes péri-vas- culaires à longues fibrilles a d\u2019ailleurs été retrouvé trois fois sur quatre.Au contraire, dans la grande majorité des cas léthaux, on observe un stroma vasculaire inadapté avec de vastes plages avasculaires.L'âge auquel apparaissent les premiers symptômes varie-t-il avec la localisation de la masse primitive?Dans la région du cou, le 994 dépistage paraîtrait plus facile et ceci semble se vérifier dans lu littérature.L\u2019un de nos cas présentait une masse cervicale notée dès l\u2019âge de 7 jours; dans le deuxième cependant, la lésion ne s\u2019extériorisa qu\u2019à 5 ans.Quant aux sympathomes surrénaux, la moyenne d'âge au moment de leurs premières manifestations se chiffre à 22 mois lorsqu\u2019ils siègent à droite et 33 mois à gauche.Cette différence vient peut-être de l\u2019hépatomégalie importante et précoce qui accompagne certaines tumeurs droites.Cette tendance a d\u2019ailleurs frappé d\u2019autres auteurs (Gross et Farber), qui y volent une chance de diagnostic plus précoce et partant, un meilleur pronostic, malgré la présence de métastases hépatiques.L'image histologique varie-t-elle avec la localisation de la tumeur?Malgré un léger chevauchement entre les groupes, nous avons été étonnés de voir dans notre série une nette tendance à la différenciation des tumeurs gauches, puisque, sur huit sympathomes possédant des nids de cellules ganglionnaires, sept siègent à la surrénale gauche et un seul à droite, dans la région para-lombaire.Ici encore il serait mal venu de vouloir faire loi, vu le petit nombre de nos observations.Coenen et Wegelin notent que la plupart des ganglio- neuromes se trouvent à gauche du rachis.Pour Wegelin, cette prédilection pour le côté gauche résiderait dans la pression asymétrique exercée par le cœur en développement sur l\u2019ébauche sympathique avec comme conséquence l'isolement de nids cellulaires potentiellement proliférateurs par la suite.Pour plusieurs auteurs, l\u2019isolement de ces amas de cellules très jeunes dans quelque localisation que ce soit résulterait du long trajet que celles-ci ont à parcourir, ce qui les rendrait plus sujettes aux hétérotopies embryogénéti- ques.À l'appui de cette hypothèse, Fox mentionne une observation où il trouve un sympa- thome extra-surrénal en l\u2019absence de la surrénale ipsilatérale.Quant à l\u2019origine multicentrique des sym- pathomes, elle semble non seulement possible, mais vérifiée dans les observations de Roussy et coll., Pick, Capaldi, Beneke et Kredel.La DELAQUERRIÈRE Er Couc.: LE SYMPATHOME L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1260 vaste distribution des branches du sympathique en soutient la plausibilité.Malgré tout, le sympathome continue à surprendre par son évolution souvent paradoxale.Roussy et coll.expriment leur perplexité en ces termes: « \u2026 tumeurs susceptibles d'apparition et de disparition, de poussées évolutives, de métamorphoses histologiques ou de diversités structurales; multiplicité habituelle des lésions, mais sans que la diffusion ait toujours le caractère accoutumé des métastases.Cette hypothèse est celle-ci: ces sym- pathomes ne rentrent pas dans le cadre noso- graphique dans lequel on les a jusqu'ici situés, tumeurs fort malignes et très métastatiques.» «\u2026 tous les sympathomes embryonnaires ne sont pas des tumeurs malignes » \u2026 même après embolies lymphatiques.D\u2019après nous, ces auteurs n\u2019ont pas tout-à-fait raison.Certes, on ne s\u2019explique pas encore la façon étrange dont ces tumeurs régressent parfois sans aucun traitement (Van Creveld, Stewart, Witten- borg, nos cas personnels 4 et 6), ni la disparition de lésions lointaines avec traitement appliqué uniquement sur la masse principale (Goldring, Chao), ni le passage à la bénignité par maturation (Fox, Wolbach et Cushing), ni la fonte rapide qui suit une biopsie.Les hypothèses de résistance de l\u2019hôte, de modifications du milieu, nous semblent encore bien insuffisantes pour élucider toutes ces éventualités.Il en est de même pour la notion de nécrose par mauvaise vascularisation.Ce n\u2019est vraisemblablement pas le cas dans notre observation n° 4 à nodules sous-cutanés multiples possédant une vascularisation on ne peut plus régulière.Quant au mode de régression de la masse cervicale de notre cas n° 6, la nécrose a peut-être joué un rôle mais nous n\u2019en avons aucune preuve tangible, la biopsie ayant montré dans un ganglion un tissu mé- tastatique très bien irrigué.Il reste que, laissé à lui-même, le sympa- thome évolue très souvent vers la mort à brève échéance, avec tous les signes d\u2019une grande malignité et la présence de véritables métastases. L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 Résumé Après un bref rappel de l\u2019histogénèse du tissu nerveux sympathique, les auteurs établissent d\u2019emblée l\u2019intérêt de ce travail en soulignant l'importance de cette affection dans la Province de Québec.Leur étude porte sur 26 cas de sympathome décédés et sur 4 guérisons.Le travail débute par l\u2019analyse clinique et anatomo-pathologique des décès.Tous les malades, sauf un, sont âgés de moins de 6 ans et 11 y a un peu plus de garçons que de filles.Les symptômes subjectifs sont des plus variés, mais n\u2019ont rien de pathognomoniques.Parmi les signes objectifs, notons que la fréquence d\u2019une masse abdominale.Outre la biopsie, les examens qui précisent ou confirment le diagnostic comprennent les radiographies (dans cette série, elles ont seules permis l\u2019affirmation de métastases osseuses) et les ponctions de moelle osseuse.Onze de ces malades reçurent un traitement et leur évolution semble peu influencée par la thérapie, soit qu\u2019elle ait été inadéquate ou mise en œuvre trop tardivement.Parmi ces 26 enfants, il y a eu 18 autopsies et 16 biopsies.Les tumeurs primitives à siège abdominal ou pelvien varient par la taille et l\u2019aspect, parfois même, elles peuvent passer inaperçues.La fréquence des hépatomégalies et celle des adénopathies régionales dans les sympathomes abdominaux est soulignée.La classification adoptée par les auteurs précède la description histologique des tumeurs.Le sympathogoniome, tumeur très cellulaire, n\u2019affecte qu\u2019un seul malade.Le sympathogo- nioblastome, où apparaissent certains signes de maturation, comprend 9 tumeurs.Quant au sympathoblastome, caractérisant 11 tumeurs, le sympathoblaste en représente l\u2019élément principal, mais d\u2019aspect variable selon l\u2019âge des cellules.Viennent ensuite les descriptions de deux gangliogoniosympathoblastomes et de d gangliosympathoblastomes, mélanges de gonies, blastes ct cellules ganglionnaires dans le premier groupe, mais absence de gonies dans le second.Deux catégories spéciales, le sympathoblastosarcome et le gangliogonio- DELAQUERRIÈRE er CoLL.: LE SYMPATHOME 995 sympathoblastosarcome, ont été créées pour classer deux tumeurs d\u2019aspect sarcomateux.Les observations cliniques et anatomo-pa- thologiques des 4 guérisons sont ensuite détaillées.Deux enfants présentaient des tumeurs abdominales classifiées gangliosympa- thoblastome à l\u2019histologie, un autre, une tumeur de la région cervicale où la biopsie d\u2019un ganglion régional révéla le diagnostie de sympathoblastome, tandis que le 4° était couvert de nodules sous-cutanés typiques histolo- giquement d\u2019un sympathoblastome.Chez les deux premiers, on pratiqua l\u2019exérèse de la tumeur à laquelle dans un cas, on ajouta quelques séances de radiothérapie.Les deux autres eurent une évolution favorable spontanée.Leurs survies varient de 7 à 15 ans.La discussion porte sur les deux aspects clinique et pathologique de cette étude.Dans un premier temps, les auteurs insistent sur le diagnostic différentiel et sur le traitement précoce et adéquat qui a modifié le pronostic réputé fatal des sympathomes.Ensuite, ils établissent un rapport entre la localisation ou l'aspect histologique de la tumeur et différents facteurs tel que, âge du sujet, age au début des symptômes, situation des métastases; ces relations confirment ou infirment les données de la littérature.Notons que dans 3 des 4 guérisons, l\u2019aspect histologique, traduisant l\u2019adaptation du stroma vasculaire à la prolifération cancéreuse, frappe par l\u2019arrangement péri-vasculaire 2 longues fibrilles des cellules tumorales, ce qui ne se retrouve pas dans les cas décédés.Pour finir, les auteurs pensent que même si la régression spontanée existe, il n\u2019y a pas à date d\u2019explications satisfaisantes à ce phénomène, et de ce fait, le comportement biologique du sympathome reste paradoxal, malgré l\u2019efficacité indubitable d\u2019un traitement précoce et adéquat.Summary After a brief review of the histogenesis of the sympathetic nervous system, the importance of neur- oblastoma among malignant neoplasms of children in the Province of Quebec is stressed.26 fatal cases and 4 survivals are reported.The pathological and clinical findings of the fatal cases are first presented. 996 DELAQUERRIÈRE er Cour.All but one were under 6 years of age with a slight predominance for the males.Symptoms were many and not characteristic.An abdominal mass was the most frequent sign.Besides biopsy, roentgenological examination and bone marrow aspiration proved very useful.Eleven of these patients were treated without much benefit on account of probable inadequacy or too late application.Among these 26 cases, 16 were biopsied and 18 autopsied.Size and appearance were so variable that the tumor could be readily overlooked.Hepatome- galy and regional lymphadenopathy are particularly stressed.A personal classification of these tumors is given together with their histological findings.Only one case of the very cellular sympathogonioma was found.The sympathogonioblastoma which contained both the sympathogonias and the more differentiated sym- pathoblasts comprised 9 cases.11 sympathoblastomas were found.The series contain also 2 cases of gan- gliogoniosympathoblastoma and 5 gangliosympatho- blastomas; the first being a mixture of gonias, blasts, and ganglions cells, the other composed only of blasts and ganglion cells.At last, 2 cases of sarcoma-like tumors are described under the rather clumsy terms sympathoblastos-rcoma and gangliogoniosympatho- blastosarcoma.The four surviving cases are then clinically and pathologically described.Two cases had abdominal gangliosympathoblastomas, one case, a cervical sym- pathoblastoma and the last case, a probable multi- centric subcutaneous sympathoblastoma.The first two had a complete surgical removal of the tumors followed by radiotherapy in one case.The last two cases had biopsy alone and represent spontaneous cure.The duration of survival varied from 7 to 15 years.The clinical aspects are then reviewed together with the differential diagnosis.The precocious and intensive treatment is advocated in the light of the good results reported in the literature.Different etiological and other factors such as age of onset, age of diagnosis, symptomatology, location of primary tumors and metastases are discussed.From the histological findings, the adaptation of the stroma to the malignant growth is emphasized especially, the long fibrillary perivascular arrangement, which was found in 3 of the 4 survivals.This peculiar arrangement was not found in our fatal cases.At last it is the opinion of the authors that although spontaneous regression exists, there is up to now no satisfactory explanation of this phenomenon; hence the paradoxal behavior of the neuroblastoma in spite of the true efficacy of precocious and adequate treatment.: LE SYMPATHOME L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 BIBLIOGRAPHIE 1.S.G.AITKEN: Metastatic Neuroblastoma in Bone.New Zealand M.J., 41: 209, 1942.(Cité par N.Poore.) 2.S.M.BECK et P.J.HOWARD: Neuroblastoma; Review of the literature and Report of a Six Year Cure by Roentgen Therapy.Am.J.Dis.Child, 82: 325, 1951.3.M.BIELSCHOWSKY: Neuroblastic Tumors of the Sympathetic Nervous System.In: Cytology and Cellular Pathology of the Nervous System (édité par W.Penfield), vol.3, section 24, p.1085, 1932.Paul B.Hoeber, Inc.New-York.4.J.W.S.BLACKLOKX: Neurogenic Tumors of the Sympathetic System in Children.J.Path.and Bact.,, 39: 27, 1934.5.M.BODIAN: Neuroblastoma.Pediat.Clin.North Amer.6: 449, 1959.6.H.BRODY: Congenital Malignant Neuroblasto- ma of the Suprarenal Gland in One of Twin Girls.Am.J.Human Genet., 2: 371, 1950.7.B.CAPALDI: Zwei Fille von Sympathikoblastom.Frankfurt Ztschr.f.Path, 35: 83, 1927.8.J.H.CHAO, J.A.NELSON, R.L.SCHMITZ et J.R.CHRISTIAN: Survival after Neuroblastoma with Widespread Metastasis.Am.J.Dis.Child.97: 223, 1959.9.H.COENEN: Die Geschwiilste, Lief 17 aus Die Chirurgie.Berlin, Urban und Schwarzenberg, 1927.(Cité par M.Bielschowsky).10.S.van CREVELD et R.van DAM: Prognosis in Sympathicoblastoma.1) Quart.Rev.Pediat.3: 313, 1948; 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LES ÉLECTROCARDIOGRAMMES DITS NORMAUX CHEZ LES CORONARIENS Yves DESROCHERS, Dincer FIRAT, Maurice BARBEZAT et Lucien CAMPEAU, Institut de Cardiologie de Montréal.Le pourcentage des électrocardiogrammes considérés comme normaux chez les coronariens est très élevé.D\u2019après certains auteurs, ce pourcentage varie de 25 à 70% (1, 2, 3, 4).Par ailleurs, Froment ne relève que 33% d\u2019épreuves d\u2019effort positives chez les coronariens alors que Lepeschkin (4) cite des chiffres de 40 a 80%.Wolff (5), enfin, conclut qu\u2019il n\u2019y a aucun signe spécifique d\u2019insuffi- Figure 1.sance coronarienne.Nous croyons qu\u2019il est possible de réduire considérablement ce pourcentage élevé d\u2019électrocardiogrammes dit normaux chez les coronariens en analysant minutieusement le complexe RST-T dont certaines anomalies de forme ou de contour pourraient suggérer une insuffisance coronarienne.Le complexe RST-T ou phase terminale de l\u2019électrocardiogramme a en effet une forme normale caractéristique (fig 1).Suivant Katz (6) et Lepeshkin (4), le segment RS-T normal quitte la ligne isoélectrique aussitôt après l'inscription du complexe QRS pour décrire une pente de plus en plus inclinée jusqu\u2019à l\u2019inscription de l\u2019onde T.Le segment RS-T atteint la moitié de l\u2019amplitude de l\u2019onde T à 70% de l\u2019intervalle qui sépare le point J du sommet de T.Ce pourcentage a été appelé par Lepeschkin (4) « The Halfwaytime of T ».Si la partie initiale du segment RS-T est horizontale ou en pente descendante, elle ne doit pas dépasser 80% du H.T., sauf en dérivation III, V1 et V2.Par ailleurs, un HT.inférieur à 60% signifie une élévation pathologique du segment RS-T.De plus, d\u2019après Lepeschkin (4), le point J est toujours élevé dans les précordiales.Par ailleurs, l\u2019onde T normale est habituellement asymétrique, sa branche ascendante étant d'une durée plus longue que la branche descendante; le sommet de l\u2019onde T est atteint à un moment correspondant à environ 80% de l\u2019intervalle QT.En comparant les électrocardiogrammes d'un certain nombre de malades avant qu\u2019ils 174 BL nev sell ligne sin Figure ne présentent un syndrome électrocardiogra- phique net d\u2019ischémie, de lésion ou d\u2019infare- tus myocardique, nous avons ainsi remarqué la fréquence de certaines altérations mineures de la phase terminale 1.e.: 1) segment RS- T rectiligne, ne quittant la ligne isoélectrique qu\u2019au moment de l\u2019inscription de l\u2019onde T; 2) segment RS-T relativement long ct raccordement brusque avec l\u2019onde T, anomalie - L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 décrite par Lenègre comme une cassure du segment RS-T; (fig.2) onde T symétrique parfois acuminée ou pointue et de fort voltage.(fig.3) Ces altérations de la phase ter- minale s\u2019observent en général dans plusieurs dérivations.Les dérivations V4 et V5 sont celles où les anomalies précitées sont le plus fréquemment notées, mais elles peuvent aussi s\u2019observer dans toutes les dérivations périphériques ou précordiales.Le nombre de malades que nous avons étudié avec électrocardiogrammes normaux avant leur épisode d\u2019infarctus du myocarde n\u2019est pas assez considérable pour pouvoir tirer des conclusions ayant une valeur statistique.Mais ces observations nous ont incité à rechercher l'incidence de ce syndrome chez deux groupes de malades souffrant pour la plupart d\u2019athérosclérose coronarienne: 1) Les malades ayant une preuve d\u2019effort positive.2) Les vieillards de 70 à 92 ans.ANALYSES DES ÉLECTROCARDIOGRAMMES, AU REPOS, DE MALADES PRÉSENTANT UNE ÉPREUVE D\u2019EFFORT POSITIVE.Quarante-six étaient de sexe masculin et cinquante-quatre de sexe féminin; leur âge variant de 30 ans à 70 ans.Nous avons trouvé, chez 85% de ces malades, un segment RS-T rectiligne, long relativement à l\u2019intervalle QT, avec onde T symétrique.(Tableau 1) Dix cas avaient seulement une onde T symétrique et pointue, alors que quatre cas pré- sentalent seulement un segment RS-T rectiligne ct long.Un seul cas ne présentait aucun DESROCHERS kr CoLL.: LES ÉLECTROCARDIOGRAMMES 999 TABLEAU | ECG \"DITS NORMAUX\" AU REPOS AVEC EPREUVE D'EFFORT POSITIVE: 100 CAS.Segment RS-T rectiligne, Onde T symétrique 85 RS-T rectiligne (isole) y Onde T symétrique (isole) 10 Sans alterations du complexe RS-T-T de ces critères.À titre d\u2019exemple, la figure (4) montre une épreuve d\u2019effort négative chez un malade ne présentant pas d\u2019anomalie de la phase terminale au repos.Par contre, dans la figure (5), il s\u2019agit d'une épreuve d\u2019effort positive chez un malade dont le segment RS-T et l'onde T sont perturbés au repos.L\u2019onde T demeure symétrique après l\u2019effort.Figure 4. 1000 Figure 5.COMPARAISON DES ÉLECTROCARDIOGRAMMES DE JEUNES PERSONNES À CEUX DES VIEILLARDS Parmi 98 jeunes malades de 20 à 30 ans dont l\u2019électrocardiogramme était considéré comme normal au repos et qui ont eu une épreuve d\u2019effort, quatre seulement présentaient des signes d\u2019insuffisance coronarienne à l\u2019effort.(Tableau 2) Par contre, chez 180 vieil- TABLEAU 2 EPREUVE D'EFFORT AVEC TRACE NORMAL AU REPOS No.de cas Positive Jeunes: 20-30 ans 98 y - 4% Vieillards: 70-92 ans 25 19 - 76% lards de 70 ans à 92 ans avec électrocardiogramme dits normaux, 25 épreuves d\u2019effort ont été faites dont 19 étaient positives.Chez DESROCHERS ET Couc.: LES ÉLECTROCARDIOGRAMMES L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 ces 19 cas, 18 avaient un segment RS-T long et rectiligne avec T symétrique au repos.Prenant pour acquis la fréquence moindre d\u2019athérosclérose coronaire chez les individus jeunes, nous avons examiné les électrocardiogrammes de 612 malades dont l\u2019âge variait de 20 ans à 30 ans, en vue de relever l\u2019existence ou non des signes électriques que nous venons de mentionner.« , , > \u2019 , (Tableau 3) 306 avaient été considérés TABLEAU ELECTROCARD |OGRAMMES \"DITS NORMAUX\" CHEZ LES VIEILLARDS ET CHEZ LES JEUNES 70 - 92 ans i 20 - 30 ans 180 cas sur 560 traces 306 cas sur 612 traces Segment RS-T rect ligne: 124 - (68.8%) 16 - (5.2%) Onde T symétrique: comme normaux.Nous avons éliminé de l\u2019étude 306 cas qui étaient définitivement anormaux.Parmi les 306 électrocardiogrammes normaux, 16 cas ou 5% montraient un segment RS-T rectiligne avec onde T symétrique alors que chez 15%, on notait une anomalie isolée de l\u2019onde T qui était symétrique.Chez les vieillards de 70 ans à 92 ans, 618 malades ont été revus au point de vue électrocardio- graphique.438 tracés étaient pathologiques, et 180 seulement étaient dans les limites de la normale, soit 29% alors que chez les jeunes de 20 ans à 30 ans, 50% étaient normaux.L\u2019analyse détaillée de ces 180 électrocardiogrammes dits normaux chez les vieillards montre que 68% avaient les altérations du segment RS-T et de l\u2019onde T déjà décrites.Discussion La fréquence élevée des altérations minimes de la phase de repolarisation, RS-T rectiligne, T symétrique, chez les malades ayant une épreuve d\u2019effort positive, ainsi que chez les vieillards où l\u2019athérosclérose coronarienne manifeste ou latente est probable, nous fait croire que ces changements sont très présomptifs d\u2019une pathologie coronarienne.En pré- L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 sence de telles anomalies, nous croyons nécessaire de soumettre le malade à une épreuve d\u2019effort si elle n\u2019est pas contre-indiqué par l\u2019histoire de la maladie.Il faut insister sur l\u2019importance d\u2019éliminer toute autre pathologie électrique, tel que: l\u2019hypertrophie ventriculaire, le bloc intra-ventriculaire, pour accorder une valeur spécifique à ces altérations.Nous pensons aussi que la Digitale peut réaliser cette altération primaire de la phase terminale.Nous croyons pouvoir confirmer ce que rapporte Lepeschkin (4) qu\u2019un segment RS-T horizontal relativement long, non abaissé avec onde T' positive, et nous ajoutons symétrique et possiblement acuminée, ce qui implique, tel que le dit Lenègre (7), un raccordement brusque du segment RS-T avec l\u2019onde T, constitue un syndrome qui est un stade précurseur de la lésion sous-endocardique.(Tableau 4) Si l\u2019on ajoute le décalage du seg- LESION SOUS ENDOCARDIQUE STADES EVOLUTIFS Tracé normal \u201cI Segment RS-T horizontal Ande T symétrique Ÿp\u201d A_ | [~~ J ment RS-T, il s\u2019agit alors de la lésion sous- endocardique.Le segment RS-T à l\u2019effort chez ces malades, le plus souvent ne demeure pas parallèle à la ligne isoélectrique mais décrit une pente descendante, l\u2019inverse de la normale; c\u2019est le 3e stade de la lésion.Par ailleurs, l\u2019onde T peut à l\u2019effort rester symétrique mais aussi devenir asymétrique avec une branche ascendante initiale rapide et descendante plus lente; encore, ici, l\u2019inverse de l\u2019onde T habituelle.Nous croyons que ces altérations de la morphologie du segment RS- Segment RS-T abaisse et rectiligne Ÿ Segment RS-T en pente descendante Onde T asymétrique DESROCHERS er Cou.: LES ELECTROCARDIOGRAMMES 1001 T et de l\u2019onde T ont beaucoup plus d\u2019importance pour qualifier une épreuve d'effort positive que le nombre de mm de décalage du segment RS-T ou que l\u2019aplatissement ou l\u2019inversion isolée de l\u2019onde T ce qui, à notre avis, n\u2019a aucune valeur spécifique dans le diagnostic de l\u2019insuffisance coronarienne.Pour illustrer avec un tracé ces divers aspects, voici, la figure (6) une épreuve d\u2019effort positive montrant les divers stades de la 1é- sion sous-endocardique.Notez les altérations qui sont majeures dans la premiere minute qui suit le Master\u2019s step Test, et qui s\u2019atténuent par la suite.Nous croyons pouvoir ajouter que ces altérations précoces de la phase terminale, si elles n\u2019existent que dans certaines dérivations localisent la lésion.Dans ce tracé (7), en effet, on peut remarquer que le segment RS-T est rectiligne et l\u2019onde T symétrique en dérivation II seulement.C\u2019est dans cette même dérivation II que l\u2019on note, deux mois plus tard, les signes d\u2019un infarctus récent.Il s\u2019agit, enfin, dans la figure (8) d\u2019un tracé dit normal mais avec les anomalies du segment RS-T et de l\u2019onde T déjà notées en 1955.Deux ans plus tard, nous retrouvons la preuve de l\u2019origine coronarienne de ces altérations minimes.Depuis le début de cette étude, nous avons à maintes reprises retrouvé ces anomalies chez des malades asymptômatiques.À quelques occasions, l\u2019évidence clinique et électrocardio- graphique de la maladie coronarienne s\u2019est manifestée six mois ou un an plus tard chez ces malades.Résumé Nous avons étudié la phase terminale de l\u2019électrocardiogramme et nous avons retrouvé certaines altérations du complexe RST-T, RS-T rectiligne et onde T symétrique, qui à notre avis suggère une insuffisance coronarienne.Premièrement \u2014 Nous l\u2019avons d\u2019abord observé chez des malades souffrant d\u2019infarctus du myocarde et qui avaient eu un tracé dit normal avant cette complication.Deuxièmement \u2014 Nous avons relevé 100 1002 # 219\u20ac DESROCHERS Er Cour.: LES ÉLECTROCARDIOGRAMMES L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 EPREUVE D 'EFFORI APRÈS ay Fann Figure 6.épreuves d\u2019effort positives chez des malades de 30 à 70 ans avec électrocardiogramme dit normal au repos pour observer que 85% d\u2019entre eux avaient un segment RS-T rectiligne avec une onde T symétrique.Troisièmement \u2014 Nous avons comparé la fréquence relative de ces anomalies mineures chez des jeunes de 20 à 30 ans et chez des vieillards de 70 à 92 ans avec électrocardiogramme normal au repos.Alors qu\u2019on les notait chez 5% des jeunes, on les retrouvait chez 68% des vieillards.Donc, augmentation de fréquence avec l\u2019âge parallèlement aussi à l\u2019athérosclérose coronarienne.Nous croyons qu'il pourrait s\u2019agir ici d\u2019un stade précoce dans l\u2019évolution du syndrome électrocardio- 443 os pluslaxe Firgure 7. L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 DESROCHERS er CouL.: LES ELECTROCARDIOGRAMMES 1003 Figure 8.graphique de la lésion sous-endocardique.C\u2019est en suivant ces cas cliniquement et avec des électrocardiogrammes de contrôle dans les années à venir que nous pourrons apprécier la valeur de ce syndrome.Summay We believe that certain anomalies of the RS-T complex of so called normal electrocardiograms suggest coronary insufficiency.These anomalies, hor- pi izontal RS-T segments and symmetrical T waves, were observed in three categories of patients.It was first recognized in normal tracings of patients who had subsequently developped a myocar- dial infarction.Secondly, we observed that 85 per cent of the electrocardiogram at rest of 100 patients aged 30 to 70 years, with a positive exercise test, had these anomalies.We finally compared the normal tracings of young individuals aged 20 to 30 years with the so called normal electrocardiograms of pa- 1004 tients aged 70 to 92 years.Only 5 per cent of the tracings from the young persons, whereas 68 per cent from the old patients revealed these anomalies.We observe that the incidence of this syndrome increases with age as does atherosclerosis.We believe that these anomalies represent an early stage of sub- endocardial injury.We realize that the validity of this concept will be proved only by follow up studies of patients who now demonstrate these signs suggesting coronary insufficiency.BIBLIOGRAPHIE 1.FRIEDBERG: Diseases of the Heart, 2e édition.Saunders, édit., 1956.2.Edmond DOUMER: Les principes de l\u2019Electro- cardiographie.Masson et Cie, édit, Paris, 1950.3.V.FATTORUSSO et O.RITTER: Atlas d\u2019Elec- trocardiographies.Masson et Cie, édit., Paris, 1955.4.LEPESCHKIN : Modern Electrocardiography.vol.I.Williams & Wilkins, édit.Baltimore, 1951.5.WOLFF: Electrocardiography, 2e édit.Saunders, éditeur, Philadelphie, 1956.6.KATZ: Electrocardiography.Lea & Febiger, édit., 1946.7.H.CHEVALIER et J.LENEGRE: Arch.Mal.du Coeur, 42: 613, 1949.P.CHICHE, J.BAILLET, R.SAUVIAN: Arch.du Coeur, 10: 894 (oct.) 1956.R.LESSARD et G.SAULNIER: De l\u2019utilité de l'épreuve de Master dans le diagnostic de l\u2019angine de poitrine en clientèle privée.L\u2019Union Méd.du Canada, 84 : 1389 (déc.) 1955.DESROCHERS er Cour.: LES ÉLECTROCARDIOGRAMMES L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 E.LEPESCHKIN et B.SURAWICZ: Characteristics of True Positive and False Positive results of Electrocardiographice Master Two Step Exercice Test.The New Eng.J.of Med, 258: 511 (13 mars) 1958.P.MAURICE, J.L.BEAUMONT, A.LEUPIN, J.LENEGRE: La période prémonitoire de l\u2019infarctus du myocarde.Arch.Mal.du Coeur, 48: 551 (juin) 1955.Paul WOOD, M.McGREGOR et coll.: The effort test in Angina Pectoris.Brit.Heart J., 12: 363 (oct.) 1950.J.HELLER, A.SALIH, J.LAHAM et J.LENE- GRE: Etude de 354 cas d\u2019angor d\u2019effort.La Sem.Hôp.de Paris, 27: 2565 (juillet-août) 1951.M.THAON et H.CHEVALIER: Le vecteur de lésion et la composante anormale de T dans l\u2019épreuve d\u2019effort chez l\u2019angineux.Arch.Mal.du Coeur, 42: 631, 1949.M.BLONDEAU, J.HIMBERT et J.LENEGRE: L\u2019électrocardiogramme dans l\u2019angine de poitrine d\u2019effort.Arch.Mal.Coeur, 51: 263 (mars) 1958.G.B.MYERS et F.TALMERS: The Electrocar- diographic Diagnosis of Acute Myocardial Ische- mia.Ann.of Int.Med., 43: 361 (aolit) 1955.Torgny SJOSTRAND: The Relationship between the Heart Frequency and the S-T level of the Electrocardiogram.Acta Medica Scand, 130: 138 (fasc.III), 1950.J.WENER et coll.: The Electrocardiographic response to the Standard Two Step Exercise Test.The Canad.Med.Ass.J., 68: 368, 1953. REVUE GÉNÉRALE LES INSUFFISANCES MÉDULLAIRES Sylvio LeBLOND et Wilfrid LACHANCE.Dès le troisième mois de la grossesse, la moelle osseuse pourvoit à la fabrication des éléments constitutifs du sang.Jusque-là le foie remplissait ce rôle hématopoïétique, mais à cette époque, il perd cette fonction qu\u2019il abandonne complètement à la moelle, du moins en ce qui concerne les hématies et les granulocytes.Le tissu réticulo-endothélial, la rate et les ganglions lymphatiques engendrent les lymphocytes et continueront de le faire toute la vie de l\u2019individu.Dans les mailles et les sinus du tissu réticulé de la moelle osseuse prennent naissance les éléments de la série rouge, les pronormo- blastes qui mûrissent en 7 à 10 jours pour en arriver à l\u2019hématie qu\u2019on retrouvera dans le courant circulatoire.Là aussi naissent les myéloblastes qui évolueront jusqu\u2019aux granulocytes ou polynucléaires, ainsi que les thrombocytes ou plaquettes sanguines.Ceux-ci se détachent du protoplasme de cellules médullaires géantes, les mégacaryocytes, en fragments menus de 2 à 3 y qui seront déversés dans le sang circulant au nombre de 180 à 200,000 au mms.L\u2019hématopoïèse est conditionnée: 1.\u2014 par la teneur en oxygène du sang circulant.Une diminution du niveau de cet élément provoque une stimulation marquée de la moelle.2.\u2014un facteur érythropoïétique du sang circulant qui au cours ou à la suite des déperditions sanguines amenant une diminution importante de la tension oxygénée des tissus, vient exciter la moelle osseuse et déterminer chez elle un travail de production intensifié.1.Communication au XXIXe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Montréal, septembre 1959.3.\u2014 des facteurs endocriniens.Les glandes génitales, l\u2019hypophyse, la thyroïde et les surrénales contribuent au maintient de l\u2019héma- topoièse.La rate favorise la maturation des cellules sanguines et leur libération dans la cireula- tion.C\u2019est là tout son rôle dans l\u2019hémato- poiese.La moelle osseuse, avec son tissu réticulé, ses éléments cellulaires, ses vaisseaux nourriciers, ses nerfs, constitue pratiquement un tissu complet.On l\u2019a confondue jusqu\u2019ici avec le tissu sanguin, mais elle peut avoir ses réactions hyperplasiques ou hypoplasiques propres et souvent le sang charroiera de ces éléments nombreux, insuffisamment mûris de la moelle hyperplasique.Par contre le sang circulant peut avoir ses troubles pathologiques propres sans que la moelle osseuse ne participe en rien au processus pathologique.TABLEAU I Insuffisances médullaires.Totales: Pancytopénies.Série rouge : anémies.Electives: Série granulocytaire: agranulocytose.Thrombocytes: thrombocytopénies.Le médullogramme obtenu par ponction au sternum ou dans un autre tissu spongieux, permet d\u2019établir l\u2019origine ou la participation médullaire à un état anormal dans l\u2019examen numérique et cellulaire des éléments sanguins.Les insuffisances médullaires par opposition aux hyperplasies de ce même tissu peuvent donc porter: 1.\u2014sur la moelle totale, comme dans les pancytopénies.2.\u2014 sur un des trois éléments qui la constituent ou même sur deux d\u2019entre elles à la fois. 1006 a) La série érythropoïétique peut être atteinte dès sa genèse médullaire, comme dans certaines anémies mégaloblastiques.b) La série myéloïde peut être paralysée dans sa production ou inhibée dans sa maturation, comme dans l\u2019agranulocytose.c) Les mégacaryocytes peuvent aussi produire des thrombocytes rares et de mauvaise qualité comme dans certaines thrombocyto- pénies.PANCYTOPÉNIES Une hémoglobinémie inférieure à 13.5% gm, s\u2019accompagnant d\u2019une leucopénie granulocy- taire à moins de 4,000 globules blancs, et une thrombocytose inférieure à 150,000 au mms, laisse suspecter une pancytopénie et commande un examen de la moelle osseuse.Cette atteinte globale de la moelle peut être attribuée à: 1.\u2014 Une leucémie aiguë subleucémique.2.\u2014 Une anémie aplastique.3.\u2014 Une infiltration médullaire par: a) un lymphome malin, la maladie de Hodgkin, le sarcome réticulé; b) le myélome multiple; c) le cancer métastatique de la moelle; d) la inyélosclérose.4.\u2014 Hypersplénisme.5.\u2014 L\u2019anémie macrocytaire mégaloblasti- que.6.\u2014 Le lupus érythémateux diffus.7.\u2014 Une tuberculose généralisée.TABLEAU II Pancytopénies.1 \u2014 Leucémie aiguë.II \u2014 Anémie plastique idiopathique.III \u2014 Anémie plastique toxique : Dépresseurs médullaires: Moutarde gazeuse, Triethyléne mélanine (T.E.M.) Aminoptérine, Purinéthol (6-mercaptopurine), Myleran.Anti-convulsants: Mésantoin, Tridione, Paradione, Malédone, Phénirone.LLEBLOND er LACHANCE: LES INSUFFISANCES .L'Union Méd.Canasla Tome 89 \u2014 Août 1960 Sulfamidés, chloromycétine, streptomycine, butazo- lidine, sels d\u2019or, atabrine, arsénicaux organiques, apresoline, diamox, protoxide d\u2019azote, benzol, trini- trotolene (T.N.T.), lindane, paraphénylenediamine.Rayons X, rayons gamma, neutrons, etc.La leucémie aiguë, même si elle donne l\u2019image sanguine d\u2019une pancytopénie, présente une moelle osseuse hypercellulaire blanche.Les érythrocytes et les mégacaryocytes sont très diminués, parfois absents, ce qui explique l\u2019anémie considérable qui accompagne ces leucémies parfois et la tendance précoce aux hémorragies graves et souvent fatales de cette maladie.L\u2019anémie aplastique est la cause la plus fréquente de la pancytopénie avec laquelle on la confond souvent.On l\u2019appelle primitive quand on ne peut lui trouver d\u2019agent étiologique plausible, mais elle est le plus souvent secondaire à une infection ou plutôt à une intoxication.La forme dite primitive se rencontre chez les adolescents de préférence et évolue rapidement.Chez les vieillards elle a une durée plus longue et une évolution plus lente.La forme secondaire ou toxique, peut se rencontrer à tout âge, évoluer d\u2019une façon rapide ou chronique.L'aspect clinique est le même dans les deux cas.Le malade est pâle, fatigué, dyspnéique au moindre effort.L'apparition précoce des ecchymoses spontanées de la peau, ct des TABLEAU II (B) IV \u2014 Syndrome de Franconi.V \u2014 Infiltration médullaire par: Lymphome malin, Maladie de Hodgkin, Sarcome réticulé, Myélome multiple, Cancer métastatique de la moelle, M yélosclérose.VI \u2014 Lupus érythémateux diffus.VII \u2014 Tuberculose généralisée.muqueuses, les hémorragies nasales, ete.sont d\u2019un pronostic grave.La neutropénie explique la fièvre, les ulcérations buccales et pharyngées, les complications pulmonaires.+ te.wr WE L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 L\u2019examen physique donne peu de renseignements à part la pâleur et les ecchymoses.La rate et les ganglions lymphatiques ne sont ni hypertrophiés, ni douloureux.L'existence d\u2019un rash, du prurit ou d\u2019arthralgie peut signifier une réaction allergique à l\u2019agent toxique causant l\u2019anémie aplastique.Le sang est pauvre de tous ses éléments et la moelle osseuse est nettement insuffisante.L'action prolongée de la substance toxique peut amener une hyperplasie temporaire de la moelle, qui cède bientôt la place à une hypoplasie marquée, parfois même à l\u2019aplasie, avec envahissement de la moelle rouge par la moelle jaune fibreuse et graisseuse, et un étalement médullaire peut ne présenter que du tissu réticulé avec quelques lymphocytes, une absence totale d\u2019éléments érythropoïétiques, myéloblastiques ou mégacaryocytaires.Dans les formes hypercellulaires du début les éléments n\u2019arrivent pas à maturité complète et le sang circulant présente des éléments non mûris des séries rouge et blanche, cellules peu vivaces qui meurent rapidement.La moelle est nettement insuffisante tant au point quantitatif que qualitatif.Les toxiques de la moelle osseuse sont nombreux.Certains ont une action bien spécifique reconnue et sont utilisés comme tels en thérapeutique.D\u2019autres ont une action toxique accidentelle au cours du traitement d\u2019une maladie qui n\u2019a rien à voir avec le système sanguin.On expliquerait ces réactions toxiques par une sensibilité particulière de l\u2019individu traité, à la substance elle-même, à la dose utilisée et à la période où elle est administrée.Cette sensibilité déclenchante peut s\u2019assimiler à une réaction allergique, et elle en présente souvent l\u2019allure symptomatique: rash, prurit, arthralgie, etc.La moutarde gazeuse, le triéthylène mélanine (T.E.M.) l\u2019uréthane, l\u2019aminoptérine, le Purinéthol ou (6-mercaptopurine) et le Myle- ran sont utilisés avec succès comme dépres- seurs médullaires dans les leucémies, les lym- phomatoses et la maladie de Hodgkin.Leur administration doit étre surveillée pour que LEBLOND er LACHANCE: LES INSUFFISANCES .1007 l\u2019action médicamenteuse recherchée ne dépasse pas le but en créant une anémie aplastique.Les substances anti-convulsives comme le Mesantoin, le Tridione, le Paradione, le Ma- ledone et le Phenurone; les surfamidés, la chloromycétine, la streptomycine, la Butazo- lidine et les sels d\u2019or, l\u2019Atabrine, les arséni- caux organiques, l\u2019Aprésoline, le Diamox, le protoxyde d\u2019azote peuvent tous, à un moment donné, paralyser la moelle osseuse et amener des aplasies totales ou électives de celle-ci.Certains vont s\u2019attaquer avec une prédilection particulière d\u2019abord aux granulocytes ou aux thrombocytes pour en arriver par la suite à une aplasie complète.Dans l\u2019industrie plusieurs produits sont utilisés qui ont une haute action toxique sur la moelle osseuse, comme, par exemple, le benzol et tous les produits composés qui en contiennent et qu\u2019on emploie comme solvants en tannerie, en photographie, en teinturerie, etc.; la trinitrotoluène (T.N.T.) qui entre dans la fabrication des explosifs, le Lindane qu\u2019on retrouve dans certains insecticides et le para- phénylènediamine que contiennent certaines teintures capillaires.La manipulation des radiations lonisantes: rayons X, rayons gamma, neutrons, etc, peuvent à la suite d\u2019expositions longues, nombreuses et répétées, amener des paralysies médullaires et des aplasies malignes.Le syndrome de Franconi est une anémie hypoplastique familiale qui se caractérise par une pancytopénie familiale apparaissant dans l\u2019enfance, s\u2019accompagnant d\u2019une hyperpigmen- tation de la peau, d\u2019une atrophie testiculaire et de malformations osseuses.Le pronostic est toujours grave et les accidents hémorragiques emportent habituellement ces malades.L\u2019anémie aplastique est la manifestation la plus fréquente de la pancytopénie, mais d\u2019autres conditions pathologiques peuvent donner l\u2019image sanguine de la pancytopénie sans que la moelle osseuse elle-même participe activement au processus.Dans l\u2019hypersplénisme, par exemple, l\u2019image sanguine pourrait laisser croire à une aplasie médullaire, mais la moelle osseuse présente au contraire une image nor- 1008 male ou même hyperplasique.La rate hypertrophiée et hyperactive détruit les éléments sanguins dès leur sortie du tissu médullaire dans le sang circulant.Les tumeurs lymphoïdes comme la lympho- sarcomatose, la maladie de Hodgkin, le lym- phome malin, le réticulo-sarcome, prennent naissance dans le tissu lymphoïde.La moelle ne participe en rien au processus destructeur des éléments du sang, à moins qu\u2019un traitement intensif n\u2019aie amené secondairement une aplasie médullaire, ou que le tissu tumoral n\u2019ait envahi les os et la moelle, réduisant considérablement le champ de production de celle-ci.Dans le myélome multiple, les plasmocytes d\u2019origine réticulée ou lymphoïde, envahissent avec prédilection la moelle osseuse et gêne progressivement la production hématopoiïéti- que de celle-ci.Il en est de même du cancer métastatique des os.Son extension détruit le tissu osseux et médullaire et peut donner le change à une aplasie plus ou moins complète.La myélosclérose, primitive ou secondaire à la polycythémie, est caractérisée par l\u2019envahissement de la cavité médullaire par du tissu osseux ou fibreux.Le tissu hématopoiétique est progressivement détruit, mais il en résulte une métaplasie myéloïde dans les viscères: la rate, le foie, le rein et les ganglions lymphatiques.La rate et le foie sont hypertrophiés.La formule sanguine montre une anémie leuco- érythroblastosique avec anisocytose, poïki- locytose, et l\u2019augmentation du nombre des globules blancs et des plaquettes sanguines peut donner l\u2019image d\u2019une leucémie myéloïde.La moelle est caractéristique et diagnostique: l\u2019étalement montre une moelle où abonde le tissu fibreux, même du tissu osseux là où normalement on ne devrait trouver que du tissu hématopoiétique.Le lupus érythémateux diffus et la tuberculose généralisée détruisent les éléments sanguins circulants et peuvent donner le change à une pancytopénie.La moelle osseuse cependant, continue de travailler normalement, et le médullogramme est normal.LEBLOND ET IACHANCE : LES INSUFFISANCES \u2026 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 INSUFFISANCE MÉDULLAIRE PORTANT SUR LA SÉRIE ÉRYTHROBLASTIQUE Dans l\u2019anémie ferriprive où la sidérophiline ou transferrine est insuffisante, la moelle osseuse qui a besoin de ce facteur pour fabriquer des globules rouges mûris s\u2019hyperplasie, mais elle produit en quantité des normoblastes de petite taille avec noyaux en pycnose.Les granulocytes et les mégacaryocytes ne sont nullement altérés dans leur genèse.La moelle a besoin de fer.L\u2019absence du facteur gastrique intrinséque empêche l\u2019absorption de la cyanocobolamine, ou vitamine B;».L'organisme se doit d\u2019avoir en réserve 1,000 à 2,000 microgrammes de ce facteur hématopoiétique, c\u2019est-à-dire, une concentration sérique moyenne de 320m.mgr/ml.Une concentration inférieure à 100 m.mgr/ mi.gêne le travail de la moelle osseuse qui, alors, fabrique de grandes cellules intermédiaires, des mégaloblastes, qu\u2019elle envoie dans la circulation.TABLEAU III Anémies: I \u2014 Anémie ferriprive.II \u2014 Anémie pernicieuse.III \u2014 Anémie par absence d\u2019acide folique.IV \u2014 Anémie par dénutrition.V \u2014 Maladie de Diamond-Blackfan.VI \u2014 Anémie par tumeur bénigne du thymus.L\u2019acide folique ou Lactobacillus caset factor qu\u2019on appelle encore l\u2019acide ptéroylglutami- que (P.A.G.) nous vient des légumes, du foie et des rognons.Il a une action reconnue sur le métabolisme des acides nucléiques et intervient dans la production de l\u2019acide désoxy- rubonucléique du noyau cellulaire.Son action n\u2019est possible que par l\u2019intermédiaire des enzymes et surtout de l\u2019acide ascor- bique qui le transforment en acide folinique actif.L'organisme n\u2019en a besoin que d\u2019un mg.environ par jour, mais son absence inhibe l\u2019érythropoïèse médullaire et il en résulte unc anémie macrocytaire semblable à celle résultant de l\u2019insuffisance de la vitamine Bi.La diarrhée profuse de la sprue tropicale L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 empêche l\u2019absorption intestinale des facteurs hématopoïétiques, et des protéines.Il en résulte une anémie macrocytaire par absence d\u2019acide folique, anémie qu\u2019on ne retrouve pas cependant au cours de la maladie cœliaque, où elle prend plutôt la forme normocytaire ferriprive.L\u2019alimentation insuffisante ou les déperditions abondantes privant l\u2019individu d\u2019un apport adéquat de tous ces facteurs érythro- polétiques, peuvent engendrer des anémies macrocytaires semblables par insuffisance médullaire.C\u2019est ainsi qu\u2019on peut expliquer les anémies macrocytaires de la grossesse, de l\u2019enfant athrepsique, du gastrectomisé, ou du fistuleux intestinal, etc.Les infections chroniques, la tuberculose, les maladies du collagène, les affections prolongées du foie et des reins, le cancer, s\u2019accompagnent presque toujours d\u2019une anémie due soit au fait que la moelle osseuse participe au processus ou à une insuffisance nutritionnelle chronique.Dans certains cas cependant, un facteur hémolytique vient aggraver le degré d\u2019anémie déjà existant.Il existe une forme congénitale d\u2019anémie hypoplasique dite maladie de Diamond- Blackfan ou Embryogenesis Imperfecta.C\u2019est une anémie persistante, progressive, qui apparaît tôt dans la vie et qui paraît s\u2019attaquer directement à la moelle osseuse, plus particulièrement à la genèse des hématies.On l\u2019a expliquée par un trouble du métabolisme du tryptophane tel que le laisse supposer la présence d\u2019acide anthranilique dans les urines.À l\u2019âge de 2 ou 3 mois, le nourrisson devient pâle, irritable, anorexique.L\u2019examen physique, par ailleurs, n\u2019apporte aucun renseignement supplémentaire: pas de rate, ni ganglions hypertrophiés.L\u2019anémie est normocy- taire.L\u2019hémoglobine peut descendre jusqu\u2019à à gm.La moelle osseuse est très pauvre en cellules rouges, les granulocytes et les méga- caryocytes ne sont pas atteints.Des transfu- LEBLOND er LACHANCE: LES INSUFFISANCES .1009 sions nombreuses et répétées constituent le seul traitement mais elles peuvent amener de l\u2019hémosidérose.Les corticoïdes ont semblé, paraît-il, avoir un effet favorable.Une forme d\u2019aplasie sélective de la série érythroblastique a été décrite chez l\u2019adulte qui serait en rapport avec l\u2019existence d\u2019une tumeur bénigne du thymus.Secondairement, on aurait vu la maladie se compliquer d\u2019une myasthénie grave.L\u2019ablation de la tumeur thymique n\u2019apporte pas toujours le résultat attendu, pas plus que la splénectomie d\u2019ailleurs.La chlorure de cobalt et la riboflavine auraient permis d\u2019obtenir des rémissions intéressantes.L\u2019affection ne paralyse que la fonction éry- throblastique tels que le montrent des étalements de moelle où on voit les éléments myé- loïdes mûrs et suffisants, mais une pauvreté marquée en érythroblastes.Dans la plupart des anémies la vie du globule rouge est raccourcie, par un défaut d\u2019ordre érythropoïétique ou autre.La moelle osseuse s\u2019hyperplasie d\u2019abord pour suppléer à la demande plus fréquente de l\u2019organisme et quand elle ne suffit pas à la tâche, l\u2019anémie survient.C\u2019est ainsi qu\u2019on explique l\u2019anémie des leucémiques, des cancéreux, des arthritiques, des brightiques, des hépatiques et des hémolytiques.Le globule rouge peut vivre de 100 à 120 Jours.Il semble cependant, dans certains cas, que sa vivacité soit réduite et qu\u2019il se laisse plus facilement phagocyter par le système réticulo-endothélial, par la rate en particulier.Ces cellules vieillies avant le temps relâchent leur hémoglobine qui se dissocie en ses éléments, fer et porphyrine, dont le métabolisme chambardé engendre l\u2019anémie hémolytique.Le globule rouge prend la forme sphéro- cytaire et se prête plus facilement à l\u2019hémolyse.On a attribué cette insuffisance fonctionnelle de la moelle à un trouble du métabolisme glycolytique local qui ne permettrait à la moelle de ne produire que des sphérocytes. 1010 INSUFFISANCE MÉDULLAIRE PORTANT SUR LES GRANULOCYTES Le granulocyte, le neutrophile, en particulier, constituent la premiére ligne de défense de l\u2019organisme.Il vit 4 jours dans la moelle osseuse, mais il peut vivre encore jusqu\u2019à 9 jours dans le sang circulant.Une leucopénie inférieure à 4,000 portant surtout, sur les neutrophiles est toujours suspecte et indique un examen de la moelle osseuse.Neutropénie ou agranulocytose Cette affection est habituellement, le fait d\u2019une action toxique directe sur la moelle osseuse qui alors, ralentit sa production gra- nulocytaire.Plus rarement, elle sera due à une destruction élective des granulocytes dans le sang circulant.La moelle montre une hypoplasie spécifique de la série granulocytaire sans atteinte de la série rouge et des mégacaryocytes du moins au début.Plusieurs substances chimiques utilisées en médecine peuvent déclencher une agranulocytose.Comme pour l\u2019anémie aplastique il semble que l\u2019individu atteint, ait présenté une sensibilité particulière spontanée ou acquise à la substance en cause.TABLEAU IV Agranulocytose.1 \u2014 Agranulocytose idiopathique.II \u2014 Agranulocytose toxique : Les mêmes substances qui engendrent 1\u201d\u2019anémie aplastique, peuvent créer une neutropénie sans pancytopénie.Aminopyrine, Les antithyroïdiens, Les antihistaminiques, L\u2019isoniazide, Les dérivés de la quinine, La promazine, Les sulfanylurées.Il a été démontré que l\u2019amidopyrine en particulier provoque chez les individus sensibilisés une leuco-agglutinine qui détruit ou agglu- LEBLOND ET LACHANCE: LES INSUFFISANCES.l\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 tine les globules blancs dans le sang cireu- lant.L\u2019amidopyrine, ou les préparations qui en contiennent, les thiouracils et les anti-thyroi- diens, les anti-histaminiques, l\u2019isoniazide et certains dérivés de la quinine, de la promazine ou des sulfonylurées peuvent produire des neutropénies.L\u2019infection secondaire qui survient à la gorge, au pharynx, à la peau, etc., donne souvent l\u2019éveil chez des malades fatigués, amaigris, fébriles.La formule sanguine montre une neutro- pénie nette.L'apparition de myélocytes et de métamyélocytes dans la moelle osseuse au cours du traitement est de bon augure et annonce la guérison.Il existe une forme chronique idiopathique d\u2019agranulocytose à laquelle on ne connaît aucune cause connue.Le patient est exposé à des infections répétées qui finissent par l\u2019emporter.On a cependant rapporté des guérisons spontanées de cette maladie.L\u2019éosinopénie, moins grave, moins fréquente, se rencontre surtout à la suite du choc traumatique, d\u2019une infection aiguë ou d\u2019un trouble de la cortico-surrénale comme dans le syndrome de Cushing.Il semble que les cor- ticoïdes aient une action paralysante sur la production des éosinophiles.INSUFFISANCE MÉDULLAIRE PORTANT SUR LES THROMBOCYTES Normalement on retrouve dans le sang circulant de 150,000 à 400,000 plaquettes sanguines.Il y a- thrombocytopénie quand ce chiffre n\u2019atteint pas 150,000 et le malade saigne quand leur nombre ne dépasse pas 30,000 à 40,000.On a constaté que dans le purpura throm- bocytopénique ou maladie de Wherlhof, les mégacaryocytes existent en nombre suffisant dans la moelle osseuse, mais les thrombocytes qu\u2019ils produisent, sont moins nombreux et de moindre qualité. L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 TABLEAU V Les thrombocytopénies.I \u2014 Purpura thrombocytopénique idiopathiqque.II \u2014 Thrombocytopénies toxiques: Sels d\u2019or, Sulfamidés\u2026\u2026 Quinine et ses dérivés, Salicylates, Barbituriques, Insuline, Ergotine, Digitoxine.III \u2014 Thrombocyto-Asthénie.Dans toutes les thrombocytopénies, primitives ou secondaires, s\u2019accompagnant presque toujours d\u2019une splénomégalie, il semble qu\u2019il existe un facteur thrombolytique qui détruit les plaquettes sanguines dès qu\u2019elles apparaissent dans la circulation ou même en empêchant la formation dans la moelle osseuse.Dans l\u2019anémie aplastique la thrombocyto- pénie fait partie du tableau hypoplasique ou aplasique de la moelle, mais certaines substances toxiques s\u2019attaquent avec prédilection aux mégacaryocytes, respectant les granulocytes et les érythrocytes.Les sels d\u2019or, les sulfamidés, les dérivés de la quinine, les salicylates, les barbituriques, l\u2019insuline, l\u2019ergotine et la digitoxine peuvent paralyser la formation des thrombocytes et les détruire par formation d\u2019anticorps spécifiques et amener des accidents hémorragiques graves.Dans la maladie hémorragique appelée thrombocyto-asthénie, les plaquettes sanguines existent en quantité normale mais elles ont perdu leur fonction habituelle dans la formation de la thromboplastine.LEBLOND er LACHANCE: LES INSUFFISANCES .1011 On fait grand cas aujourd\u2019hui des injections de moelle osseuse saine dans l\u2019anémie aplas- tique, car il ne suffit pas d\u2019enlever l'agent toxique pour voir revivre une moelle déjà fortement délabrée.La moelle aplastique répondrait s\u2019il lui reste encore quelques moyens de le faire à la stimulation apportée par les éléments hématopoïétiques d\u2019une moelle normale.La splénectomie ne ferait que retarder la destruction des éléments d\u2019un sang déjà trop pauvre.Les thrombocytopénies, en particulier, les thrombocytopénies idiopathiques répondent bien aux corticostéroïdes, 'ACTH et aux transfusions ou aux injections de plaquettes sanguines.La moelle osseuse a donc ses maladies propres, ses insuffisances qui peuvent être totales ou électives, et plusieurs maladies du sang sont en réalité des insuffisances médullaires.BIBLIOGRAPHIE A.K.FRAZER: Platelet Dysfunction.Lancet, 1: 502 (7 mars) 1959.G.C.De GRUCHY: Clinical Haematology in General Practice.Chs.C.Thomas, édit., Springfield, Ill.\u2014 1ère édition, 1958.Ed.K.REISNER, Jr.: Tissue Culture of Bone Marrow.Annals of the N.Y.Acad.of Sc., 77: 487.Jean BERNARD: Progrès récents dans l\u2019étude des transfusions et des greffes de moelle osseuse.Inf.Médicale, Montréal, 11: 81 (2 juin) 1959.A.FISHMAN et M.KINSMAN: Hypoplastic anemia due to Atabrin.Blood, 8: 970 (août) 1949.J.-M.DELAGE, P.D\u2019'AUTEUIL et R.TOURIGNY : Les aplasies médullaires, totales ou partielles.L'Union Méd.du Canada, 87: 414 (avril) 1958. RÉACTIONS PSYCHOLOGIQUES DE L'ENFANT MALADE Laurent HOUDE, Service de psychiatrie infantile de l\u2019hôpital Sainte-Justine (Montréal).Dans la vie de l\u2019enfant la maladie physique est une expérience spéciale dont les effets sur l\u2019équilibre psychique dépendront de nombreux facteurs.La gravité de la maladie, sa durée, l\u2019âge où elle survient, les attitudes qu\u2019elle provoque dans l'entourage de l'enfant, les mesures thérapeutiques diverses qu\u2019elle implique sont autant de points à prendre en considération pour en bien comprendre les conséquences.Nous ne discuterons ici que de quelques uns des aspects multiples que peut représenter ce problème.Il y a quelques années (1952), Anna Freud présentait une étude portant sur le rôle de la maladie physique dans la vie psychologique des enfants.Nous lui empruntons, en la modifiant quelque peu la division de la première partie de ce travail.Ensuite, nous envisagerons plus spécialement le problème de l\u2019hospitalisation et des opérations chirurgicales.Nous terminerons par quelques considérations sur les réactions de l\u2019enfant devant la maladie des autres.I.\u2014 LE RÔLE DES MALADIES PSYSIQUES DANS LA VIE PSYCHOLOGIQUE DES ENFANTS C\u2019est une observation commune que la maladie change, du moins temporairement, le « caractère » des enfants.La fièvre peut en assagir momentanément quelques uns; elle en rend d\u2019autres impossibles.Certains modes de comportement nouveaux pourront apparaître à la faveur d\u2019une maladie et s\u2019installer pour de longs mois si bien que les personnes constituant l\u2019entourage de l\u2019enfant s'accorderont à dire: « Comme il a changé depuis sa maladie; on ne le reconnait plus.» On peut se faire une idée de la nature de ces changements en essayant de comprendre ce que la situation de maladie peut signifier pour l\u2019enfant.1.Communication au XXTIXe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Montréal, septembre 1959.Un enfant est atteint d\u2019une maladie quelque peu inquiétante nécessitant la visite du médecin, des soins spéciaux et un régime de vie modifié pour une ou deux semaines.Que va-t-il se passer de nouveau pour l\u2019enfant?En vérité, sa Vie sera soumise à de nombreux changements.1\u2014 Un changement du climat émotionel.Les attitudes des parents changent envers l\u2019enfant qui devient malade.La plupart des parents deviennent alors beaucoup plus aimants et affectueux.Bien souvent la maman, à cause de l\u2019angoisse qu\u2019engendre en elle l\u2019état de santé de son petit, laissera de côté tous ses règlements de discipline et de bonne conduite pour gratifier les désirs parfois excessifs du malade.Dans d'autres cas son désir de voir l\u2019enfant guérir vite pourra l\u2019empêcher de bien comprendre les résistances de celui-ci à subir certaines formes de traitement (piqûres, lavements, etc.).L\u2019enfant ne comprendra pas qu\u2019on ne prenne pas ses sentiments plus en considération.De toute façon il se demandera ce qui se passe autour de lui et il est à prévoir que quels que soient les changements d\u2019attitude de ses parents il en sera un peu troublé.S\u2019il s\u2019'accomode des changements il trouvera parfois difficile de se réadapter à un climat normal quand la maladie sera finie.2.\u2014 L\u2019expérience de se faire soigner.L'adulte normal qui subit une maladie grave et qui doit se laisser soigner ne peut s'empêcher à certains moments de ressentir des sentiments de gêne et d\u2019indignation à l\u2019occasion de certains procédés auxquels il doit se soumettre à cause de son incapacité.Il lui arrive de penser qu\u2019on le traite comme un bébé.La situation n\u2019est pas tellement différente dans le cas de l\u2019enfant.Le contrôle graduel de diverses fonctions corporelles comme le fait de manger seul, d\u2019aller à la toilette seul.i ' i t L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 la capacité de se laver, de se vêtir et de se dévêtir, etc., marquent pour l\u2019enfant des progrès très significatifs dans son développement en même temps qu\u2019ils le confirment dans l'acquisition d\u2019une indépendance accrue à l\u2019égard de sa mère.La perte de ces capacités au cours de la maladie équivaut à un sentiment de perte de contrôle de soi et à un retour vers un état infantile passif plus primitif.Certains enfants sembleront ne pas vouloir se faire aider tout simplement parce qu\u2019ils auront peur de leurs tendances à regresser.D\u2019autres laisseront facilement aller les contrôles acquis.Ceci n\u2019est pas rare en effet chez les plus jeunes enfants.3 \u2014 Les restrictions d'activités, de mouvements.C\u2019est une autre observation courante qu\u2019il est bien difficile de garder certains enfants au lit même quand la chose a été prescrite par le médecin.Le petit garçon plein de vie qui souffre de la rougeole par exemple se soumettra très mal à cette contrainte.Il ne se couchera que lorsque les forces lui manqueront litéralement.A moins que l\u2019état de sa maladie ne l\u2019abatte réellement on ne peut s\u2019attendre à ce qu\u2019un enfant normalement actif puisse facilement inhiber ou contrôler les décharges de l\u2019énergie qui bouillonne en lui.Certains états contraignent cependant à une immobilité au moins relative.L\u2019immobilisation dans un plâtre à la suite d\u2019une fracture en est un exemple.La tension agressive engendrée par la contrainte se manifeste alors le plus souvent par une certaine agitation, une irritabilité acerue ou méme par l\u2019usage de mauvais langage.Il n\u2019existe pas de moyen facile pour faire accepter à l\u2019enfant des restrictions de ses activités ou de ses mouvements.On pourra toutefois, selon son âge, lui expliquer les raisons qui nécessitent de telles mesures et essayer de gagner sa collaboration plutôt que de lui imposer de force ce qui lui apparaîtra comme une punition.Dans bien des cas il faudra en arriver à un compromis tolérable pour le Jeune malade.HOUDE: PSYCHOLOGIE DE L\u2019ENFANT MALADE 1013 4 \u2014 Les restrictions diététiques.Habituellement ces restrictions ne représentent pas de problème important.Dans la plupart des maladies aiguës la diète ne sera pratiquement pas modifiée.En fait les changements physiologiques apportés par la maladie produisent généralement une diminution de l\u2019appétit qui prépare la voie à l\u2019acceptation d\u2019une diète rèduite.Un certain nombre d\u2019enfants pour qui la nourriture à une grande importance pourront réagir au stress de la maladie en demandant des satisfactions accrues sous forme d\u2019aliments.Dans ces cas des substituts non alimentaires (jouets, distraction) pourront être offerts à la place des aliments dont l\u2019ingestion en trop grande quantité pourrait être nuisible.Dans le cas de maladies chroniques telles le diabète, les allergies, les troubles rénaux, le problème des restrictions diététiques devient beaucoup plus sérieux parce que celles-ci doivent être souvent maintenues sur de très longues périodes de temps.Ces enfants se sentent habituellement différents des autres et quelque peu persécutés.Parfois ils adopteront une attitude contraire pour devenir des « ascètes» se privant non seulement de nourriture mais de nombreux plaisirs bien normaux pour leur âge.Il n\u2019existe pas de solution facile à un problème aussi complexe.Cette solution ne pourra venir qu\u2019apres une étude approfondie de chaque cas particulier.Dans la plupart des cas, toutefois, le problème de l\u2019alimentation durant la maladie n\u2019est pas grave.En vérité, le retrait temporaire de certains aliments a bien moins de conséquences que l\u2019attitude d\u2019une mère anxieuse qui veut absolument forcer son enfant à manger quand il n\u2019a pas faim.Cette dernière situation où chaque repas devient une bataille peut engendrer des difficultés d\u2019alimentation qui se prolongeront bien au delà de la durée d\u2019une courte maladie.C\u2019est un point important à surveiller et où, il faut adopter une attitude saine.5 \u2014 Les médicaments.Pour un certain nombre d\u2019enfants l\u2019ingestion de médicaments de- 1014 vient une véritable difficulté.Les raisons données par l\u2019enfant pour refuser un médicament portent habituellement sur le mauvais goût ou la mauvaise odeur de ce qu\u2019on veut le forcer à prendre.La plupart du temps les vraies raisons se situent à un niveau plus profond.Le médicament est vu comme quelque chose de dangereux, comme un poison dont le but est de détruire le corps ou de troubler l\u2019exercice de certaines fonctions.Les laxatifs, par exemple, peuvent enlever la capacité de contrôler volontairement l\u2019évacuation des selles.Cet effet puissant des laxatifs l\u2019enfant l\u2019attribue dans son imagination à d\u2019autres médicaments.Et qui sait ce que telle pilule peut produire dans un corps dont il connait à peine le fonctionnement?Prédisposé par ses anxiétés il s\u2019attend au pire et il en vient à s\u2019imaginer toute une série d\u2019intentions malfaisantes chez ceux qui veulent lui faire prendre ces comprimés ou sirop mystérieux et effrayants que sont les médicaments.Heureusement tous les enfants ne sont pas si difficiles à ce point de vue.De plus les présentations modernes des médicaments pour enfants sont de plus en plus attrayantes; ce qui contribue à faire paraître ceux-ci moins dangereux.Pour être pratique il convient dans l\u2019administration de médicaments de partir sur le bon pied.Il importe de ne pas tromper l\u2019enfant sur ce qu\u2019on veut lui faire prendre et de ne pas créer autour de l\u2019ingestion des remèdes une situation trop chargée émotive- ment.6 \u2014 Douleur et anxiété.T1 est toujours étonnant de réaliser jusqu\u2019à quel point un enfant peut charger d\u2019émotions les événements qui se déroulent dans son corps.Qui n\u2019a pas remarqué jusqu\u2019à quel point la sensibilité à la douleur peut varier d\u2019un individu à un autre; ce qui plonge tel enfant dans une agonie est ressenti comme négligeable par son copain.En réalité, le plus souvent il ne s\u2019agit pas ici de différences physiologiques dans la perception de la douleur mais de la signification aue chaque individu attache à ce phénomène.Les enfants ont tendance à attribuer à des agents HOUDE: PSYCHOLOGIE DE L\u2019ENFANT MALADE L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 extérieurs (ou à leurs représentants intériorisés) la cause des douleurs ou des blessures qu\u2019ils subissent.Ils en viennent à raisonner que souffrir équivaut à être maltraité, puni, rejeté, persécuté et même à être menacé de destruction.Il s\u2019ensuit que la réaction à la douleur devient bien plus une réaction à toutes ces fantaisies qu\u2019une réaction à la douleur elle-même, Quand donc l\u2019angoisse dérivée de ces fantaisies joue un rôle mineur dans le phénomène, la douleur même sévère est bien tolérée et oubliée rapidement.Par ailleurs une douleur même légère peut prendre des proportions fantastiques si l\u2019angoisse l\u2019augmente.Ceci explique pourquoi les piqûres ou lavements ou autres formes de traitement qui comportent des manipulations corporelles quelconques peuvent apparaître si effrayantes à l\u2019enfant et provoquer chez lui des réactions disproportionnées.Il convient ici d\u2019ajouter que la maladie elle- même, indépendamment de la douleur qu\u2019elle peut comporter, engendre à partir d\u2019un certain âge la crainte de la mort.Dans ces circonstances l\u2019enfant recherche la présence réconfortante de sa mère en qui il voit un agent de sécurité contre ce qu\u2019il appréhende le plus.Bien des enfants voudraient parler de ces fantaisies de mort ou de mutilation qui les effrayent.On a tendance habituellement à décourager l\u2019expression de ces craintes alors qu\u2019on devrait d\u2019abord permettre leur verbalisation.Les actes et paroles rassurantes deviendront alors beaucoup plus efficaces et au point.La même tactique devrait être employée en ce qui concerne les craintes d\u2019infirmité suscitées par la maladie.7.\u2014 Les effets de la maladie.Quand la maladie s\u2019installe, le corps devient le centre d\u2019intérêt de l'enfant.II semble que le corps accroisse ses demandes pour qu\u2019on s\u2019occupe de lui.Devant cette demande de la part du corps, le malade pourra réagir de deux façons.a) Là où l\u2019enfant était intéressé à son entourage, ses jouets, ses occupations, on le voit se retirer de son milieu dans sa chambre ou L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 dans son lit, nerveux et ennuyé.Il pourra refuser qu\u2019on s\u2019occupe de lui, repoussant caresses tout autant que nourriture.Survenant souvent au cours des maladies banales, ces réactions feront croire que l\u2019enfant est gravement malade.En fait, la maman n\u2019aura aucune raison de s\u2019alarmer car cette mesure sert un but utile et facilite la guérison.Ce qui se passe est que l\u2019enfant concentre toute son émotivité sur son corps malade qui en a besoin à ce moment-là.Le reste ne l\u2019intéresse plus guère car il faut voir au plus important.b) D\u2019autres enfants emploient une manière différente pour arriver aux mêmes résultats.Incapable de répondre eux-mêmes aux demandes de leur corps, ils réclament que leur mère réponde à ce besoin par un surplus d\u2019amour et d\u2019attention.On décrit ces enfants comme difficiles et extrêmement exigeants.Dans les deux cas, le retour à la santé s\u2019accompagne par un retour à la normale du comportement.Il arrive parfois, cependant, que l\u2019amélioration du comportement soit en retard et que des attitudes maussades et exigeantes se prolongent bien au delà de la convalescence.Nous avons insisté jusqu\u2019ici plutôt sur les effets négatifs de la maladie.Mais la maladie peut produire de bons effets.Si l\u2019enfant s\u2019y adapte avec réalisme, elle pourra être l\u2019occasion d\u2019une épreuve aguerrissante résultant en une maturité accrue.II.\u2014 HOSPITALISATION ET OPÉRATION Hospitalisation ne signifie pas nécessairement opération, mais comme les deux vont souvent de pair, nous en parlerons dans un chapitre commun.Il y a ici trois aspects principaux à considérer, trois sources de traumatisme auxquelles l\u2019enfant sera particulièrement sensible: la séparation des parents qu\u2019occasionne l\u2019hospitalisation, l\u2019opération elle-même à laquelle le malade pourra être soumis et l\u2019anesthésie que nécessite habituellement une opération.Des études nombreuses ont été faites au cours des dernières années sur les effets que peut engendrer chez l\u2019enfant la séparation HOUDE: PSYCHOLOGIE DE L\u2019ENFANT MALADE 1015 causée par l\u2019hospitalisation.Disons tout de suite que chez l\u2019enfant de moins de quatre ans, c\u2019est le facteur séparation qui est le plus susceptible d\u2019être traumatisant.Chez l\u2019enfant plus âgé, les sentiments déplaisants seront beaucoup plus centrés autour des opérations et de l\u2019anesthésie.Il faut s\u2019attendre à noter chez l\u2019enfant hospitalisé les mêmes réactions à la maladie que nous avons mentionnées précédemment.À ces réactions s\u2019en ajouteront d\u2019autres causées par l\u2019hospitalisation.Chez le petit enfant, l\u2019angoisse de séparation de la mère accentuera les tendances à la régression (suçage du pouce, perte du contrôle des sphincters, etc.) et pourra engendrer une certaine dépression se manifestant par un état de tristesse, une perte de l\u2019appétit et des troubles de sommeil.On a décrit (Bowlby) comment le petit enfant de deux ans réagit à la séparation de sa mère.Pour quelques jours, il la demandera souvent, puis il semblera l\u2019oublier.Quand elle visitera, il pourra la recevoir sans intérêt au grand désespoir de cette dernière.Il pourra prendre plusieurs minutes avant de recouvrer envers elle son attitude normale.Si les séparations se prolongent, cette attitude de froideur envers la mère pourra croître en intensité et en durée.Le retour à la maison sera témoin de nombreuses manifestations agressives envers la mère à qui on ne pardonnera pas tout de suite la séparation.Ce traumatisme de la séparation sera diminué si l\u2019enfant a été préparé à son hospitalisation, si, quand c\u2019est possible, on lui en a parlé d\u2019avance.Les visites fréquentes sont souvent utiles même si elles se terminent par de petites ou grosses crises.De même, on devrait permettre au jeune malade d\u2019apporter avec lui un souvenir de la maison qui représentera pour lui un symbole d\u2019union avec ceux qui lui manquent.À l'hôpital même, la présence d\u2019un compagnon de chambre, l\u2019organisation d\u2019activités récréatives, l\u2019attention du personnel seront autant de facteurs facilitant une bonne adaptation. 1016 Chez l\u2019enfant plus âgé, il faut une préparation à l\u2019anesthésie et à l\u2019opération.Ces expériences sont habituellement comprises par l'enfant comme des actes fort dangereux et hostiles.Opération est synonyme de destruction et l\u2019anesthésie par le masque est facilement perçue comme une épouvantable tentative d\u2019égorgement, ou un moyen d\u2019enlever à l\u2019enfant tous ses contrôles.Ces idées effrayantes pourront être grandement réduites si quand c\u2019est possible, on choisit le meilleur temps pour l\u2019opération et si le malade y est bien préparé.Dans le cas d\u2019opération pour amygdales par exemple, il est bien rarement question d\u2019urgence.Il est préférable d\u2019attendre l\u2019âge de 5 ans et demi environ avant de recourir à cette intervention.A cet âge, le psychisme de l\u2019enfant est plus organisé et il pourra plus facilement intégrer une expérience possiblement traumatisante.On tendra aussi à remettre une opération non urgente dans les cas où l'enfant a souffert d\u2019une expérience traumatique récente: naissance ou mort d\u2019un frère ou d\u2019une sœur, séparation de la mère à cause de son hospitalisation pour chirurgie ou accouchement ou si l\u2019enfant a déjà subi une opération qu\u2019il n\u2019a pas encore eu le temps d\u2019assimiler.Le futur opéré devra aussi être préalablement averti de son opération afin de pouvoir assimiler d\u2019avance cette expérience.Plus l\u2019enfant est jeune, plus la période de préparation sera courte.Une journée ou deux suffit chez le petit de trois ans, à peu près une semaine sera convenable vers 6 ou 7 ans.On prépare l\u2019enfant en lui parlant un peu de l\u2019opération et en lui expliquant les routines de l\u2019hôpital.Tl existe certains petits illustrés fort utiles pour décrire ces sujets.On expliquera aussi les méthodes et le but de l\u2019anesthésie.Dans toutes ces explications il n\u2019est pas nécessaire d\u2019entrer dans des détails inutiles.T1 importe que l\u2019enfant réalise que ses parents envisagent la situation calmement et qu\u2019ils n\u2019ont pas l\u2019intention de lui jouer de tour ou de lui cacher quelque chose de terrible.HOUDE: PSYCHOLOGIE DE ENFANT MALADE L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 Durant I'hospitalisation il sera bon de permettre au malade de parler de son expérience.On acceptera qu\u2019il exprime directement ses sentiments en pleurant ou en se fâchant mais on ne l'encouragera pas a le faire en deca des limites non convenables pour son âge.Il n\u2019est pas bon d\u2019exagérer en l\u2019encourageant à être bon et brave mais d'autre part une certaine mesure d\u2019inhibition et d\u2019efforts pour suivre l'idéal du soldat, de la grande fille ou du bon enfant diminue les angoisses en donnant à l\u2019enfant un sentiment de maîtrise de ses émotions et la satisfaction d\u2018une bonne conscience où l\u2019espoir de récompense voisine l\u2019idée qu\u2019on ne méritera pas de punition.De toute façon il n\u2019est pas bon de supprimer complètement les anxiétés et les impulsions hostiles car à travers ces réactions l\u2019enfant essaye réellement d\u2019assimiler l\u2019expérience vécue.Après l\u2019hospitalisation des phénomènes semblables à ceux décrits après une maladie ordinaire se présenteront.Certains enfants parleront beaucoup de leur hospitalisation dans un effort pour l\u2019assimiler.D\u2019autres agiront comme si rien de semblable ne s\u2019était jamais passé dans leur vie.Ce refoulement n\u2019est pas toujours de bon augure et il est bon alors d'encourager l\u2019enfant à parler s\u2019il fait quelque allusion même indirecte à ses expériences.Il n\u2019est pas rare que l\u2019enfant parle de son hospitalisation ou de son opération des mois seulement après sa sortie de l\u2019hôpital.III.\u2014 RÉACTIONS EN FACE DE LA MALADIE DES AUTRES S'il réagit psychologiquement à sa propre maladie l\u2019enfant peut aussi fort bien réagir sur le plan émotionnel à la maladie des autres.Les maladies tant soit peu graves des parents, par exemple, pourront devenir source de graves inquiétudes pour un jeune être dépendant dont la sécurité intérieure est directement liée à la présence constante d\u2019un adulte fort.L\u2019hospitalisation d\u2019un père ou d\u2019une mère avec la séparation et bien d\u2019autres bouleversements que ce fait implique ne sera pas L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 sans susciter des émois variés chez l'enfant.Des sentiments de culpabilité, la crainte de perdre un être cher susciteront divers types de comportement et des troubles des fonctions physiologiques plus ou moins graves selon les individus.Il n\u2019est pas tellement rare de retrouver alors chez l\u2019enfant des symptômes fort semblables à ceux du parent malade.Dans ce cas l\u2019enfant s\u2019approprie symboliquement la maladie du parent dans un geste d\u2019autopunition.Des phénomènes semblables pourront surgir à l\u2019occasion de maladies des frères ou des sœurs.À cette occasion les désirs hostiles engendrés par la rivalité ou la jalousie sembleront se réaliser ou sur le point de l'être.Ici aussi on assistera a des manifestations d'angoisse ou de dépression.On pourra s\u2019identifier au malade ou bien on développera des symptômes réactionnels pouvant se traduire par une attention exagérée envers le malade.La plupart de ces réactions et bien d\u2019autres sont pratiquement normales et n\u2019entrent pas dans le domaine de la pathologie mentale.Une attitude positive en face de ces comportements pourra prévenir leur aggravation.Par exemple il sera facile de parler à l\u2019enfant dans ces circonstances et de clarifier pour lui que la maladie de son parent est un phénomène du à des réalités extérieures et non pas le fruit de ses désirs ou de ses fantaisies.Il est certainement nocif, d\u2019autre part, d\u2019exploiter la culpabilité naturelle que peut alors éprouver l\u2019enfant pour l\u2019inciter à être sage, à écouter, ete.C'est entrer dans le jeux de l\u2019irréalisme et favoriser en lui la naissance de conflits émotifs pathologiques.La répercussion psychologique de la maladie physique chez l\u2019enfant est un fait d\u2019observation courante autant pour les parents que pour le médecin.La plupart du temps on la constate sans trop la comprendre ou bien on néglige relativement cet aspect de l\u2019épisode maladif comme s\u2019il n\u2019y avait rien à y faire.Pourtant un mode d\u2019action approprié peut alors revêtir un caractère éminent de thérapie préventive.On mésestime trop souvent les ef- HOUDE: PSYCHOLOGIE DE L'ENFANT MALADE 1017 fets salutaires qu'une attitude saine à ce moment là pourra signifier pour le bien être mental de l\u2019adulte de demain.On ne traite pas au hasard une infection; de même on ne devrait pas laisser au sort de régler ce qui peut entrainer des infirmités dans une personnalité en évolution.On gagnera beaucoup plus, de toute façon, en faisant face à ces réalités psychologiques au lieu de les considérer comme des entraves ennuyantes à l\u2019application d\u2019un traitement matériellement scientifique.Si beaucoup de parents et de médecins usent de leur bon sens et traitent l\u2019enfant malade comme une personne 1l reste qu\u2019une conscience plus éveillée à ce sujet ne pourra qu\u2019ouvrir la porte à de nombreuses améliorations.Résumé L\u2019enfant malade a des réactions psychologiques spéciales qu\u2019il importe de bien comprendre.Par son attitude et ses remarques appropriées le médecin peut jouer un rôle important auprès de parents et d\u2019enfants anxieux et désemparés par la maladie.Comprenant la nature des aspects psychologiques de la maladie il lui sera facile de conseiller les méthodes de manipulation indiquées en face de divers comportements.Cet article passe brièvement en revue ce que peut impliquer pour l'enfant la maladie physique: changement de climat émotionnel; l\u2019expérience de se faire soigner; les restrictions d\u2019activités et de mouvements; les restrictions diététiques; les médicaments; la douleur et l\u2019anxiété; les effets de la maladie.Une deuxième partie de l\u2019article considère la signification pour l\u2019enfant de l\u2019hospitalisation et des opérations et contient quelques suggestions pour atténuer les effets de ces expériences possiblement traumatiques.Dans une dernière partie le problème des réactions de l\u2019enfant envers les maladies de ses parents ou de ses frères et sœurs est abordé de façon rapide.Summary Bodily illness engender in the child some psychological reactions that must be recognized and understood.Through appropriated remarks and at- 1018 titudes the physician has an important role to play in helping anxious parents and children who are bewildered by this situation.Understanding the psychological nature of various behaviors related to illness he will be better able to recommend how to react to them.This paper briefly reviews the implications of bodily illnesses for the child: change in the emotional climate; the experience of being cared for; activity and movement restraints; dietary restrictions; drugs; pain and anxiety; the effects of illness.In a second part the meaning of hospitalisation and operations is considered.À few suggestions are offered to attenuate the effects of these possibly traumatazing experiences.À third part rapidly describes the child\u2019s reactions when his parents or siblings are sick.BIBLIOGRAPHIE J.BOWLBY, J.ROBERTSON et D.ROSEN- BLUTH: A.Two-year-old Goes to Hospital.The HOUDE: PSYCHOLOGIE DE L\u2019'ENFANT MALADE L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 Psychoanalytic Study of the Child.International Universities Press, New-York.Vol.VII, 1952 \u2014 82-95.A.FREUD: The Role of Bodily Illness in the Mental Life of Children.The Psychoanalytic Study of the Child.Vol.VII, 1952 \u2014 69-82.L.JESSNER, S.KAPLAN: Observation on the Emotional Reactions of Children to Tonsillectomy and Adenoidectomy, in Problems of Infancy and Childhood.Josiah Macy Jr.Foundation, New York, Senn, S.E.Ed.L.KANNER: Child Psychiatry.Charles C.Thomas, Springfield, Ill.G.H.S.PEARSON: Emotional Disorders of Children, W.W.Norton, New-York.B.SPOCK: Comment soigner et éduquer son enfant.Collection Marabout.LES EFFETS SECONDAIRES DES TRANQUILLISANTS EN PRATIQUE GÉNÉRALE ! Paul RAJOTTE et Herman C.B.DENBER.C\u2019est déjà devenu un lieu commun de dénoncer les abus des « tranquillisants » ?et de jongler avec les chiffres astronomiques qui traduisent concrètement leur importance actuelle.On se plait à répéter qu\u2019aux Etats-Unis trois milliards de ces comprimés furent vendus en 1956 et qu\u2019en 1957 ils formaient le tiers de toutes les ordonnances médicales (3).Cette marée, loin de s\u2019affaiblir, va se renforcissant, chaque jour gonflée de nouvelles substances que le monde pharmaceutique déverse sur le marché à un rythme accéléré.1.Service de Recherches, Manhattan State Hospital, Ward\u2019s Island, New York City 35, N.Y.et College of Physicians and Surgeons, Columbia University, New York, N.Y.2.Nous conservons ce terme \u2014 que l\u2019usage public a consacré \u2014 à toute une famille de médicaments qui diffèrent entre eux par leur structure chimique et leur mode d\u2019action (1).Si beaucoup de ces produits ne réprésentent aucun problème majeur dans leur maniement \u2014 nous excluons leurs indications \u2014 certains sont doués d\u2019effets secondaires explosifs et souvent imprévisibles qui requièrent une posologie prudente et hautement individualisée.Il semble que cette symptomatologie et son traitement soient fort mal connus du grand public médical.Encore fréquemment l\u2019interne de garde se perd en conjectures en face des symptômes bizarres du malade que la famille effrayée vient d\u2019amener au dispensaire: trismus, extériorisation de la langue, crises de torticolis, etc.Ainsi, une ambulance d\u2019une petite ville du Connecticut amenait d\u2019urgence à l\u2019Institut Neurologique, de l\u2019hôpital Columbia Presbyterian, un malade en opisthotonos (4), où on reconnut immédiatement une réaction secondaire à une phénothiazine; en quelques minutes le malade était guéri! L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 Deux articles récents, signés l\u2019un par un interniste, l\u2019autre par un pédiatre, et qui décrivent quelques-unes de ces complications, ne font aucune mention des traitements de pratique courante en psychiatrie (5) (6).Et encore, ces incidents dramatiques, assez rares somme toute, ne pèsent pas lourd en comparaison de la fréquence de symptômes plus subtils, le plus souvent non reconnus ou mis sur le compte de l\u2019« hypochondrie » du patient: somnolence, impatience dans les jambes, gêne de l\u2019accommodation, ete.Ennuis qui peuvent coûter une position alors qu\u2019une facile correction eut pu éviter un tel désastre.Immanquablement ces symptômes ajoutent à l\u2019anxiété qu\u2019on veut calmer, annulant ainsi l\u2019intention thérapeutique, quand ils ne créent pas de toute pièce une condition iatrogéni- que.La faute en revient partiellement aux psychiatres dont l\u2019expérience a été rapportée uniquement dans des revues spécialisées.Cet, aspect très important de la thérapeutique par les tranquillisants n\u2019a trouvé que très rarement le chemin d\u2019une publication destinée à toute la profession médicale.Nous allons donc tenter de brosser un tableau aussi pratique et complet que possible de ces symptômes indésirables, indiquant les moyens de les prévenir et de les neutraliser lorsqu\u2019ils surviennent.Nous laissons délibérément de côté la question de la valeur respective des différents tranquillisants et leurs indications.Dans un excellent exposé, le docteur Lehman répond à la plupart de ces questions (3).Nous tenons à indiquer aussi que nous ne traiterons que des effets secondaires et non des complications des tranquillisants; les premiers représentent des modifications neurophysiologiques et endocrinologiques facilement réversibles, tandis que les secondes tombent dans le domaine de la pathologie (ictère, agranulocytose).Avant d\u2019entamer le chapitre de la séméiologie des réactions secondaires, nous voulons énoncer quelques principes généraux que nous devons à notre expérience: RAJOTTE ET DENBER : EFFETS SECONDAIRES DES.1019 1.Quels que soient la dose ou le médicament employés, on ne peut jamais prévoir avec certitude la réaction du malade; 2.Si le malade présente des réactions secondaires à un médicament, il présentera vraisemblablement les mêmes réactions aux autres médicaments.3.S'il faut mettre le malade au courant des réactions possibles du médicament, 1l faut toujours le faire avec une grande discrétion surtout chez les malades prompts à reproduire tout ce dont ils auront été instruits; 4.Le malade cessera de prendre son médicament, tout en affirmant le contraire, si le médecin ne prend pas au sérieux ses plaintes au sujet des effets secondaires.I.SÉMÉIOLOGIB 1.\u2014 Somnolence La somnolence est sûrement la plainte la plus souvent entendue des malades sous médication tranquillisante! Cette somnolence va d'un léger appesantissement des paupières jusqu\u2019à la véritable narcolepsie.Une règle pharmacologique veut que les phénothiazines sans noyau pipérazine, v.g.: chlorpromazine (Largactil), soient surtout caractérisées par un effet sédatif, tandis que cet effet ne se retrouve pas chez les composés avec noyau pipérazine, v.g.: prochlor- pérazine (Stémétil), perphénazine (Trilafon), trifluopérazine (Stélazine).(Figure I) Cependant, les exceptions à cette règle se révèlent assez courantes pour qu\u2019on ne s\u2019y repose pas sans discrimination.Par exemple, 15 mg.de prochlorpérazine administrés deux fois par jour plongèrent une de nos malades dans un sommeil presqu\u2019ininterrompu.2 \u2014 Symptômes neurologiques Le polymorphisme des manifestations d\u2019ordre neurologique engendrées par certains tranquillisants appelle à l\u2019esprit la comparaison avec la syphilis et sa symptômatologie de l\u2019ère pré-pénicilline.En effet, si plusieurs de ces phénomènes reproduisent certains syndrômes extra-pyramidaux analogues au parkinsonis- 1020 me postencéphalitique (7), d\u2019autres signes témoignent d\u2019un mode d\u2019action plus complexe.Un tel débat relève de la neurophysiologie dont le sujet déborde les cadres de cet article.Akathisie.Ce symptôme ou mieux ce syndrome (8) mérite la première place, non pas tant par sa plus grande fréquence, mais à cause de sa nouveauté et de son étrangeté, car il passe inaperçu au diagnosticien non averti.L\u2019akathisie se caractérise dans sa forme aiguë par le besoin impératif d\u2019une déambulation incessante et dans sa forme bénigne par des malaises d\u2019impatience dans les membres inférieurs; dans sa forme la plus subtile on doit lui rattacher certaines insomnies.Le malade se plaint qu\u2019il a des « fourmis dans les jambes », qu\u2019il « se tourne et se retourne » dans son lit.Certains patients au pauvre vocabulaire descriptif se diront «nerveux» et le médecin est porté à augmenter la dose pour les « calmer»! On devra done questionner soigneusement le malade, afin de découvrir si l\u2019agitation motrice est d\u2019origine émotionnelle ou neurologique, diagnostic d\u2019autant plus difficile qu\u2019il s\u2019y ajoute l\u2019anxiété provoquée par le symptôme lui-même.Les tremblements apparaissent fréquemment lorsqu\u2019on dépasse les limites de la posologie courante, et il le faut souvent dans les états d\u2019agitation, même avec les doses d\u2019entretien des psychosés en rémission.Ces tremblements ne présentent rien de caractéristique: fins ou véritablement parkinsoniens, ils surviennent tout aussi bien dans les extrémités inférieures que supérieures, ou concomitament.La rigidité parkinsomienne correspond la plupart du temps à la dose maximum administrée.Cependant, sans atteindre la grande rigidité, différents degrés d\u2019hypertonie peuvent compliquer une médication tranquillisante.Parfois le syndrome s\u2019installe insidieusement; les muscles de la face perdent leur souplesse, les mouvements se font plus automatiques.La profondeur de cet état se mesure par l\u2019hyperréflexie tendineuse.Par leur apparition soudaine et leur caractère dramatique, les crises toniques (7) provoquent parfois de véritables paniques dans RAJOTTE er DENBER: EFFETS SECONDAIRES DES.L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 l'entourage du malade.Rappelons qu\u2019elles ne durent que quelques minutes et que la suggestion peut interrompre momentanément l\u2019accès tonique, propriété que le médecin doit mettre à profit pour rassurer le malade.En résumé, ces crises consistent en du trismus, l\u2019ouverture forcée de la bouche, l\u2019extériorisation de la langue, le plafonnement forcé du regard, le torticolis, une torsion des membres, une torsion du tronc, l\u2019opisthotonos.L\u2019empâtement du débit et la fatigue douloureuse de certains groupes musculaires correspondent plus ou moins à des états intermédiaires, à des crises avortées.L\u2019asthénie, différente de la somnolence et de différents états purement psychiques, se rattache selon nous à cette catégorie de symptômes.Elle traduit la fatigue des fibres musculaires et elle est décelée par l\u2019électromyo- graphie.Selon les mots du patient, c\u2019est une fatigue dans les jambes et l\u2019épuisement physique à la fin de la journée.3 \u2014 Symptômes endocrinologiques Le métabolisme endocrinien est affecté par les drogues tranquillisantes, à preuve l\u2019apparition chez les malades de polyphagie, de poly- dypsie, d'augmentation du poids, de perturbations de la fonction ovarienne, d\u2019engorgement des seins et de lactation.Trois de nos patientes présentèrent même un utérus augmenté de volume.Une hypothèse séduisante (9) veut que les neuroleptiques agissent au niveau de l\u2019hypothalamus qui, sous leur influence, déclanche la mise en liberté des hormones emmagasinées dans la neurohypophyse et dans l\u2019adénohy- pophyse.La stimulation de l\u2019appétit ne paraît pas parallèle à l\u2019augmentation du poids.Des patients devenus voraces gagnent relativement peu de poids, tandis qu\u2019un changement à peine appréciable des habitudes alimentaires peut conduire à l\u2019obésité.Gagner du poids est toujours mal vu, surtout des malades du sexe féminin, et justifie souvent à leurs yeux un arrêt de la médication. L'Union Méd.Canada ;Ç E DENBER Tome 89 \u2014 Août 1960 RAJOTTE er La sécheresse de la bouche constitue un symptôme fort ennuyeux; les lèvres se dessèchent et se fendillent, la langue colle au - palais et la pauvre victime, réveillée aussi dans son sommeil, boit sans répit.Une sécrétion diminuée de vasopressine expliquerait cette polydypsie qui s'accompagne également de polyurie.Les irrégularités du cycle, l\u2019'hyperménorrhée, l\u2019oligoménorrhée ou l\u2019aménorrhée trahissent les perturbations de la fonction ovarienne.Reste à savoir si, chez les aménorrhéiques, il s\u2019agit d\u2019un cycle ovulaire ou non.Ce problème fait l\u2019objet d\u2019un projet d\u2019étude et nous espérons publier nos résultats sous peu.4 \u2014 Symptômes neuro-végétatifs Toute médication tranquillisante entraîne de nombreuses modifications végétatives d\u2019un caractère sympathicolytique.L\u2019hypotension artérielle, orthostatique généralement, ne mérite pas les mises en garde répétées en certains milieux, sauf chez les vieillards et chez les athéromateux, où d\u2019occasionels incidents sont possibles.Paradoxale, la paralysie de l\u2019accommodation est, rarement rencontrée, bien qu\u2019elle soit souvent une complication des médications antiparkinsoniennes (parasympathicolyti- ques).Qu\u2019il suffise de mentionner encore: la constipation, la sialorrhée, les sécrétions sudoripares et séborrhéiques exagérées.Cette énumération peut paraître inquiétante; elle ne doit cependant pas décourager le praticien d\u2019utiliser les tranquillisants à bon escient, car la solution est beaucoup plus simple que le problème lui-même ne le laisse présager.II.AGENTS NEUTRALISANTS Nous n\u2019avons pas voulu à bon droit coiffer ce chapitre du titre « traitement », préférant parler de neutralisation, car voilà bien l\u2019action du médicament jumellé avec le tranquillisant.1 \u2014 Les stimulants Les amphétaminiques et les autres stimulants de synthèse, en plus de sortir le malade de sa somnolence, diminuent son appétit, éli- : EFFETS SECONDAIRES DES.1021 minant d\u2019un seul coup deux effets secondaires des plus indésirables.Grâce à son action sym- pathicomimétique, l\u2019amphétamine soulage à la fois la sécheresse de la bouche et la constipation.Avec l\u2019emploi du sulfate d\u2019amphétamine dextrogyre, nous n\u2019avons jamais eu besoin de dépasser la dose quotidienne de 10 mg., dont 5 mg.pris au réveil et 5 mg.plus tard dans la journée.Il va de soi que les contre-indications usuelles d\u2019une telle médication doivent être respectées; il faut également exercer un contrôle rigoureux des ordonnances, car il y a risque de l\u2019accoutumance et possibilité d\u2019épisodes paranoïdes (10), si les doses requises sont très élevées (50 mg.et plus).2 \u2014 Les antiparkinsoniens Les symptômes neurologiques décrits plus haut disparaissent presque toujours dans les soixante minutes suivant l\u2019administration d\u2019un antiparkinsonien de synthèse.La procyclidine (Kemadrine) nous a donné d\u2019excellents résultats.En d\u2019autres milieux (11) (12) on se sert du trihexyphénidyle (Artane) et de la benz- tropine (Cogentin).Lorsqu\u2019il faut maintenir une posologie capable de produire des réactions extra-pyramidales, il est bon de faire suivre chaque dose de neuroleptique d\u2019un comprimé de l\u2019antiparkinsonien de son choix.L\u2019élimination des tranquillisants est lente, même après cessation; aussi faut-il prolonger l\u2019administration des antiparkinsoniens quelques jours après arrêt du traitement, si l\u2019on veut éviter une réapparition soudaine de la symptomatologie adventice.L'action parasympathicolytique des anti- parkinsoniens explique la paralysie de l\u2019accommodation visuelle; heureusement nous ne l\u2019avons notée que dans un quart de nos cas environ, mais chez quelques malades elle constitua une gêne suffisante pour suspendre la cure.L\u2019ingéniosité du médecin est souvent précieuse.Ainsi en a-t-il été chez une de nos malades, très bonne céramiste, qui sombrait dans une psychose hypocondriaque chaque fois que cessait l\u2019emploi du seul neuroleptique efficace chez elle, mais d\u2019autre part, une mydriase importante l\u2019empéchait de pratiquer 1022 son art; dans son cas, l\u2019instillation, trois fois par jour, de quelques gouttes de pilocarpine a résolu le problème.En face des symptômes de caractère alarmant, tels que les crises toniques, il faut s\u2019efforcer par suggestion de faire cesser momentanément la crise, puis profitant de cette accalmie, de faire avaler un comprimé ou S SNC NN YY | lot NON AN A NS NX NS | CHs CH: | CH.| N /N cd © Hz Hs Noyau phénothiazine Groupe A \u2014 v.g., chlorpromazine (Largactil) RAJOTTE er DENBER: EFFETS SECONDAIRES DES.L\u2019Unioa Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 lement réversible.En effet, 15 mg.de Stil- boestrol par jour pendant 5 ou 6 jours suffisent pour faire cesser définitivement l\u2019écoulement de lait.Sans dénier toute valeur aux agents pharmacologiques, nous voulons rappeler que de puissants facteurs psychologiques entrent en jeu, sitôt que s\u2019établit la relation patient- S SNC NC MN \u201cYY | | B NN A N° VON WV oh.Len Cu.| / TN MQ SNe NN 7/ Noyau pipérazine Groupe B \u2014 v.g., prochlorpérazine (Stémetil} Figure 1.deux d\u2019un antiparkinsonien, tout en répétant que la crise va cesser dans quelques minutes.Nous n\u2019avons jamais eu recours à l\u2019administration intraveineuse de benzoate de caféine préconisée par Freyhan (13), grâce à la technique décrite ci-haut qui a été efficace dans tout les cas.Enfin, chez un certain nombre de malades, la somnolence engendrée par les tranquillisants du groupe B disparut avec l\u2019addition d\u2019un antiparkinsonien; aussi avant de prescrire un amphétaminique convient-il d\u2019avoir d\u2019abord recours à cette méthode.La combinaison des deux sera parfois nécessaire.3 \u2014 Le stilboestrol La lactation représente parmi les phénomènes endocrinologiques le seul symptôme faci- médecin.La maladie met le patient en position de dépendance auprès du tout-puissant médecin:dans le langage psychanalytique elle produit une régression, établissant un « transfert », situation semblable en plusieurs points à celle du jeune enfant et de ses parents (14); d\u2019où l\u2019importance pour le médecin de surveiller autant ses propres réactions que les besoins \u2018infantiles de son malade.Ce dernier vient chercher sollicitude et réconfort et non seulement une pilule.Souvent il n\u2019acceptera la médication qu\u2019à cette condition.Le médecin qui déçoit cette attente voue à l\u2019insuccès ses efforts thérapeutiques.Résumé L'usage généralisé des tranquillisants rend de plus en plus fréquente l'incidence des L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 RAJOTTE er DENBER effets secondaires souvent liés à leur action.Une connaissance de cette nouvelle séméiologie devient impérative, car l\u2019on peut ériger en postulat que quels que soient la dose et le médicament employés, on ne peut jamais prévoir avec certitude la réaction du malade.Toutes considérations neurophysiologiques laissées de côté, la symptomatologie adventice des tranquillisants est décrite sous quatre chefs: 1° Somnolence, 2° Symptômes neurologiques, 3° Symptômes endocrinologiques, 4° Symptômes neurovégétatifs.L'emploi judicieux en doses très modérées du sulfate d\u2019amphétamine ou/et d'\u2019antipar- kinsoniens neutralise dans la grande majorité des cas les effets indésirables décrits plus haut.Summary The increasing generalized use of psychotropic drugs makes it necessary to gain a more comprehensive understanding of their action.The side effects are frequently a function of the general properties of the drug and it is virtually impossible to predict the manner in which a patient will react to any particular compound.The former, as distinguished from toxic effects, may be divided into four groups: a) drowsiness, b) neurological symptoms, c) endocrin- ological symptoms, and d) autonomic system dysfunction.The careful use of amphetamines and/or anti-Parkinson agents will neutralize by and far most of the side reactions described.BIBLIOGRAPHIE 1.James P.CATTELL : Psychopharmacological Agents: A selective survey.Amer.J.Psychiat.116: 352, 1959.2.J.DELAY et P.DENIKER: Efficacity of To- franil in the treatment of various types of Depression: A comparison with other antidepressant : EFFETS SECONDAIRES DES.1023 drugs.Canad.Psychiat.A.J., 4: Special Supp., S100, 1959.3.H.E.LEHMANN: Tranquillizers and other psychotropic drugs in clinical practice.Canad.M.A.J., 79: 701, 1958.4.P.C.HERENSON : Communication personnelle.5.M.KALUDI: Intoxication aiguë par le Stémétil.L'Union Méd.du Canada, 88: 691, 1959.6.Robert M.EHRLICH: A neurological complication in children on phenothiazine tranquillizers.Canad.M.À.J., 81: 241, 1959.7.J.DELAY, P.DENIKER, R.ROPERT, M.EURIEULT et R.BARANDE: Syndromes neurologiques produits par un nouveau neuroleptique majeur, le 7843 RP.Comptes-rendus du Congrès de Psychiatrie et de Neurologie de langue fran- caise, Strasbourg, 1958.Masson et Cie, édit, p.765.8.James R.HODGE: Akathisia: the syndrome of motor restlessness.Am.J.Psychiat, 116: 337, 1959.9.Frank J.AYD: In: Clinical clues as to a mode of action of the ataractic drugs.Psychiat.Quart., 32: 51, 1958.10.F.ASKEVOLD: The occurrence of paranoid incidents and abstinence delirium in abusers of amphetamine.Acta Psychiat.et Neurol.Scand., 34: 145, 1959.11.G.J.SARWER-FONER, E.K.KORANYI, J.MACKAY et H.GRAUER: Clinical Investigation of Trifluoperazine (Stelazine) in open psychiatric settings.Canad.M.A.J., 81: 717, 1959.12.J-M.BORDELEAU et L.GRATTON: Etude d\u2019un puissant neuroleptique: la Stélazine.L\u2019Union Méd.du Canada, 88: 855, 1959.13.F.FREYHAN: Occurrence and management of extra-pyramidal syndromes in psychiatrie treatment with trifluoperazine.In: Trfluoperazine, clinical and pharmacological aspects.Lea & Fe- biger, Philadelphie, 1958, p.54.14.S.NACHT: Ce que le malade attend du médecin.Rev.fr.de Psychanalyse, 23: 479, 1959. 1024 L'Union Médicale du Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) e Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada (Fondée à Québec en 1902) Tome 89, No 8 \u2014 Montréal, août 1960 OLIGOPHRÉNIE PHÉNYL-PYRUVIQUE Histoire d'une maladie Les affections groupées sous le nom de débilité mentale ou oligophérie ont longtemps constitué une énigme pour le médecin, mais les développements de la biochimie nous permettent, maintenant, d'isoler un groupe important de maladies pour lesquelles le trouble majeur consiste en une déficience métabolique innée (inborn error of metabolism) .En 1902, Garrod * énonçait en postulat que l\u2019alcaptonurie était un trouble biochimique héréditaire transmis par des gènes spécifiques.Les dysmétabolies ont été étudiées avec beaucoup d\u2019intérêt et l\u2019oligophrénie phényl-pyruvique a longtemps tenu la vedette en ce domaine depuis sa description par Foeling ?, en 1934.Plusieurs chercheurs se sont intéressés à ce chapitre et, parmi ceux-ci, nous pouvons citer Jervis, aux Etats-Unis, Penrose, en Angleterre, et Delay, en France.Cliniquement, la maladie se manifeste par l'élimination urinaire de phénylpyruvate et par une arriération mentale constante et très souvent profonde.Le trouble enzymatique est dû à l\u2019absence d\u2019une enzyme hépatique, la 1.A.E.Garrod: Lancet, 2: 1616, 1902.2.A.Foeling: Zschr.phys.Chem., 227: 169, 1934.EDITORIAL L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 15\u20ac0 phénylalanine hydroxylase qui, normalement, permet la conversion de phé- nylalanine en tyrosine.La maladie est transmise par un gène simple et la phénylcétonurie constitue un caractère récessif également réparti dans les deux sexes.Les malades souffrant d\u2019oligophrénie phényl-pyruvique représentent environ 0.5 à 3% des débiles mentaux, soit 4: 100,000 de la population générale.Les parents de ces enfants sont apparemment normaux, mais transportent un gène hétérozygote anormal ; lorsque deux parents hétérozygotes se rencontrent, un sur quatre de leurs enfants sera oligophrénique, deux seront apparemment normaux, mais porteurs hétérozygotes et un seul sera génétiquement normal.On évalue à 0.5 ou 1% de la population les porteurs de gènes hétérozygotes.\u2018 Le tableau clinique est assez caractéristique et les enfants malades ont les cheveux pâles, les yeux bleus, la peau claire et de texture fine.Ce caractère est présent même lorsque les autres membres de la famille ont un teint foncé.Sauf quelques rares exceptions,\u201d cette maladie semble être limitée à la race blanche.Le développement physique général est symétrique et harmonieux, sauf pour un léger degré de microcéphalie.Un tableau neurologique est constitué par une hypertonie avec tremblements, mouvements athétosiques, démarche à petits pas et perte de l\u2019automatisme.Les crises convulsives sont présentes dans .G.A.Jervis: Arch.Neur.Psych., 38: 944, 1937.A.Meister: Pediatrics, 21: 178, 1958.H.E.Stadler et coll.: J.Nerv.Ment.Dis., 124: 1956.J.F.Fernandes: Brasil Medico, 64: 225, 1950.3 4 5 205, 6 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 20% des cas.Delay \u2018 a décrit un maniérisme digital stéréotypé et une attitude pithécoide avec flexion des hanches et des genoux.Le quotient intellectuel de ces malades est inférieur à 20 dans 70% des cas et, pour les autres, 1l dépasse rarement 50.L\u2019arriération mentale peut être présente dès la naissance ou se manifester pendant les premières années de la vie, rarement après cinq ans.À cause de la déficience enzymatique, la phénylalanine s\u2019accumule dans le sang et de grandes quantités de cet acide aminé et de ses dérivés: acide phényl-pyruvique, acide phényl-lacti- que et acide phényl-acétique, sont éliminés dans les urines.La présence de ces substances phénylcétoniques est facilement mise en évidence en ajoutant une solution de 10 pour cent de chlorure ferrique aux urines; si le réactif passe du bleu au vert, le test est positif.Le test est assez spécifique quoiqu'on ait démontré que certains métablites de la chlorpromazine peuvent donner de fausses réactions positives.\u201d L'intérêt de ce test consiste en son application facile puisqu\u2019une seule goutte de chlorure ferrique peut être appliquée à n\u2019importe quelle couche mouillée de nourrisson et servir ainsi au dépistage des cas de phénylcétonu- rie.Ce test devrait être fait de routine dans toutes les pouponnières et dans les cliniques d'hygiène publique.Le diagnostic précoce de la maladie permet de donner un traitement diététique approprié avant que les troubles mentaux deviennent irréversibles.194 J.Delay et coll.: Sem.Hép., Paris, 23: 1749, on; J.H.Fellman: J.Nerv.Ment.Dis., 123: 575, 1956.EDITORIAL 1025 Jusqu'en 1954, le traitement de l\u2019oligophrénie phényl-pyruvique a été décevant et quelques tentatives ont été faites avec l\u2019acide glutamique, mais avec des résultats fort discutables.Depuis 1950, plusieurs auteurs * ** \" ont démontré que le taux de phényl- alanine dans le sang et la quantité d'acide phényl-pyruvique dans les urines pouvaient être diminués par une diète appropriée.En réduisant au minimum le phénylalanine sanguine, il devenait ainsi possible de contrôler certains symptômes mentaux et, surtout, d'empêcher leur apparition chez les enfants présentant ce trouble métabolique.L'inconvénient majeur de cette diète sans phénylalanine est son mauvais goût et les enfants qui doivent s\u2019y soumettre présentent souvent des signes de malnutrition chronique.Dodge et ses collaborateurs \u2018\u201d ont rapporté deux cas de crises hypoglycémi- ques, dont une fatale, qui seraient secondaires à la malnutrition plutôt qu\u2019à la maladie.Quoique le traitement ne soit encore que préventif, depuis sa description en 1934, l\u2019oligophrénie phényl-pyruvique est maintenant une maladie dont nous connaissons l\u2019étiologie et la séméiologie.À la lumière des études faites pour comprendre cette maladie, d\u2019autres syndromes dysmétaboliques ont été découverts et un nouveau chapitre de la médecine est en voie de s\u2019écrire.Jean-Marc BORDELEAU.9.J.Delay et P.Pichot: Sem.Hôp.Paris, 26: 1962, 1950.10.H.Bickel et coll.: Acta Pediat., 43: 64, 1954.11.M.D.Armstrong et F.H.Tyler: J.Clin.Inv.34 : 565, 1955.12.P.R.Dodge et coll.: New Eng.J.Med., 260: 1104, 1959. VARIÉTÉS LA TUBERCULOSE DOIT DISPARAÎTRE Herman GAUTHIER.La lutte antituberculeuse dans notre Province a évolué en deux périodes assez distinctes: la première époque, qui va de 1905 à 1944, fut principalement l\u2019œuvre des organismes bénévoles.Le Comité provincial de défense contre la tuberculose fut fondée en 1938; les ligues et les dispensaires étaient les châteaux forts contre la tuberculose.De 1945 à 1959, le fait saillant fut la participation très active des autorités gouvernementales à la lutte antituberculeuse.En 1960, résultat d\u2019une publicité intense faite depuis quelques années sur la baisse rapide du taux de mortalité par tuberculose, le public en général et méme certains médecins ont été amenés à croire que la tuberculose n\u2019était plus un problème.Malheureusement, quelques statistiques que nous avons compilées, vous démontreront que les apparences sont trompeuses et que le problème de la tuberculose est toujours très sérieux.Les dernières statistiques, soit celles compilées au 31 décembre 1959, montrent que 477 personnes sont décédées l\u2019an dernier de tuberculose, représentant un taux de mortalité de 9.6 par 100,000 de population.Si nous considérons le problème de la morbidité, la situation n\u2019est pas sous contrôle.En 1959, 2,746 nouveaux cas de tuberculose ont été déclarés, soit un taux de dépistage de 55.4 par 100,000 de population et, comme nous le faisaient remarquer les Autorités du Ministère de la Santé, ces chiffres sont incomplets puisqu\u2019un bon nombre de tuberculeux ne sont pas déclarés.Nous avons collaboré à une étude sur le nombre des tuberculeux actifs et bacillaires dans la Province de Québec.Saviez-vous qu\u2019au 31 décembre 1959, dans les quinze sanatoriums de la Province, aux quatre dispensaires antituberculeux et dans quarante-huit unités sa- 1.Allocution prononcée à l\u2019Assemblée générale annuelle du Comité provincial de défense contre la Tuberculose, Québec, mai 1960.nitaires, nous pouvions compter 5,419 tuberculeux actifs dont 1,486 étaient bacillaires.Ce chiffre ne tient pas compte des tubereu- leux actifs résidant dans les vingt-quatre autres unités sanitaires, ni des patients traités à domicile pour lesquels nous n\u2019avons pu obtenir de statistiques.C\u2019est donc dire qu\u2019une personne sur mille dans la Province est attente de tuberculose pulmonaire active et qu\u2019une personne sur trois mille non seulement est sous traitement, mais est contagieuse pour son entourage.En plus, des enquêtes récentes faites aux Etats-Unis et au Canada ont montré qu\u2019un cinquième de la population a été infecté par le microbe de Koch; cette affirmation a été basée sur les cuti-réactions positives en série qui ont été faites.Il est évident qu\u2019aussi longtemps qu\u2019il se trouvera des milliers de tuberculeux susceptibles de contaminer leurs parents, leurs amis et surtout nos enfants, le danger de la tuberculose subsistera et la lutte devra se continuer.Cette situation, que nous partageons d\u2019ailleurs avec les autres provinces du Canada et avec nos voisins des Etats-Unis, a nécessité une réévaluation des problèmes de la lutte antituberculeuse et nous avons vu successivement s\u2019organiser du 29 novembre au 2 décembre 1959 une conférence américaine tenue à New-York; du 5 au 6 février 1960 une réunion provinciale tenue à Montréal; du 20 au 23 mars 1960 une réunion nationale tenue à Ottawa.La réunion de Montréal avait été organisée par votre Association, en étroite collaboration avec le Directeur des Services antituberculeux, le Dr J.-A.Vidal.I\u2019Honorable Ministre de la Santé, le Dr A.Leclerc, nous a fait l\u2019honneur d\u2019assister à l\u2019une des réunions.Les motions les plus importantes adoptées furent les suivantes: 1) la nomination d\u2019un directeur de la lutte antituberculeuse, à temps complet, avec l\u2019au- L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 torité nécessaire pour réorganiser la lutte et en assurer le fonctionnement dans toute la Province; 2) la création d\u2019un fichier central des tuberculeux pour permettre l\u2019étude géographique de la mortalité et de la morbidité, pour s\u2019assurer que les tuberculeux déclarés reçoivent une surveillance adéquate, pour faciliter l\u2019_échange de renseignements entre les différentes autorités responsables et pour évaluer les problèmes de dépistage.La base de ce fichier central serait le fichier local de chaque unité sanitaire dont la responsabilité incombe au Directeur médical de cette unité; 3) l\u2019organisation d\u2019une campagne uniforme du Timbre de Noël dans toute la province; 4) la précision des responsabilités du directeur médical du sanatorium, particulièrement à ce qui touche ses relations avec les unités sanitaires; 5) la nécessité d\u2019organiser des cliniques antituberculeuses et des cliniques du thorax de plus en plus nombreuses dans chaque unité sanitaire, étant donné que ces cliniques seront de plus en plus les pivots de la lutte; 6) la réorganisation du dépistage dans toute la Province; 7) la nécessité de l\u2019hospitalisation sanato- riale pour prévenir la contagion et pour faire l\u2019éducation du patient; 8) la nomination d\u2019un bactériologiste pour améliorer les standards de laboratoire au point de vue recherches du B.K.et de la surveillance du traitement par antibiotiques.Quant à la Réunion nationale tenue à Ottawa, les conclusions furent superposables en grande partie à celles énumérées sur le plan provincial.On a souligné: 1) la nécessité d\u2019un fichier central; 2) l\u2019extension des cliniques du thorax; 3) le dépistage par la radiographie et par la cuti-réaction chez les groupes les plus exposés et les moins résistants; 4) la radiographie pulmonaire à l\u2019admission dans les hôpitaux généraux; 5) le traitement sanatorial au début de la maladie et plus tard à domicile lorsque les conditions sociales le permettent; 6) le follow-up indéfini des tuberculeux GAUTHIER : TUBERCULOSE 1027 actifs et inactifs par une infirmière graduée en hygiène publique; 7) la nécessité d\u2019une éducatrice en santé publique; 8) l\u2019organisation de recherches pour préciser: a) le temps d\u2019hospitalisation des tuber- euleux; b) les conditions de réactivation; c) le dépistage massif dans certains groupes; d) l\u2019emploi préventif des antibiotiques chez les réacteurs positifs récents; e) l\u2019avenir du B.C.G.Notre travail n\u2019est pas terminé et nous devrons réaliser le plus tôt possible cette réorganisation sil nous voulons que la tuberculose disparaisse comme maladie majeure et d\u2019importance nationale.Nous croyons qu\u2019il y a aujourd\u2019hui un be- soïn urgent d\u2019unité d\u2019action pour 1) empêcher la désintégration de l\u2019équipe médicale spécialisée; 2) préciser les conditions du traitement à domicile et 3) assurer la coordination entre les différentes organisations et secteurs de la lutte antituberculeuse.Il serait opportun, dans cet ordre d'idée, que des personnes autorisées donnent des directives précises et en surveillent la mise en pratique par les responsables des cliniques antituberculeuses des unités sanitaires.Ces responsables sont: a) le directeur médical de l\u2019unité sanitaire au point de vue administratif; b) le clinicien en tuberculose au point de vue médical; c) l\u2019infirmière hygiéniste au point de vue médico-social.Si nos gouvernements ont fait leur part, vous devez également être félicités de votre coopération puisque depuis 1938 plus de $2,864,000 on été perçus grâce aux souscriptions du Timbre de Noël.Ce facteur financier serait toutefois bien négligeable s\u2019il ne servait pas à supporter les campagnes d\u2019éducation et de dépistage qui sont à la base de la lutte.Tous les moyens d\u2019action doivent être utilisés aujourd\u2019hui au maximum et c\u2019est quand l\u2019ennemi faiblit qu\u2019il est nécessaire de prendre une avance décisive.C\u2019est pourquoi, permet- tez-moi de vous suggérer comme mot d\u2019ordre pour l\u2019année 1960-61 le slogan suivant « Au- Jourd\u2019hui plus que jamais, il faut que la tuberculose disparaisse ». MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES CONSIDÉRATIONS SUR LA SCHIZOPHRÉNIE DES RURAUX ' Gilles PAUL-HUS, F.R.C.P.(C).La vie rurale introduit une variante quant au conditionnement infantile, aux systèmes de sécurité élaborés, aux valeurs de base acceptées.Il nous a semblé intéressant de comparer la production de la schizophrénie tant dans la société rurale que dans la société urbaine.Il s\u2019agit forcément d\u2019une étude préliminaire, car assez rapidement sont apparues les difficultés d\u2019une telle observation et nous avons dû nous limiter à l\u2019examen sommaire du schizophrène dans la société rurale.Après un aperçu de la dynamique de groupe de la société rurale, nous verrons ce que révèle l\u2019histoire sociale des schizophrénies dans ce milieu.Dans un dernier temps, nous dégagerons quelques constatations susceptibles d\u2019améliorer le traitement de ces malades.LA SOCIÉTÉ RURALE La condition rurale est historiquement et logiquement la condition de base d\u2019une société.En effet, pour que la ville existe, il faut qu\u2019une partie de la société produise plus de nourriture qu\u2019elle n\u2019en consomme.La culture rurale est une culture d\u2019une société étroitement unie, petite, isolée dans laquelle les relations de personne à personne prévalent et le sentiment d\u2019appartenir au milieu, d\u2019avoir un lien de parents avec tous, est dominant.Par ailleurs, les institutions politiques sont peu développées.C\u2019est une dé- .mocratie primitive où il y a coexistence d\u2019un maximum d\u2019égalité combiné à un minimum d\u2019autorité et de contrôle.Un tel mode fonctionne, car il y a une forte intégration du petit groupe concerné; tous se connaissent et la plupart sont parents ou alliées.1.Communication au congrès de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada, Montréal, septembre 1959.C\u2019est la petitesse de l\u2019unité sociale qui tient la population rurale homogène et uniforme avec très peu de spécialisation et de division du travail.Les ruraux sont attachés à la terre tant par des liens émotionnels que par des liens économiques.En conséquence, ils s'identifient avec force à leur coin de terre où ils sentent que sont fixés leurs racines.Le sens moral et religieux de même que les croyances magiques sont plus fortes chez eux que chez les urbains.Ils croient davantage dans les choses sacrées; leur sens du bien et du mal naît de racines inconscientes du sentiment social, d\u2019où est-il irraisonné, compulsif et fort.La culture rurale demande à ses membres une participation totale qu\u2019en même temps elle encourage et stimule.Le fonctionnement de l\u2019individu, quoique limité, incomplet, inadéquat demeure satisfaisant et personnel.La pauvreté du milieu culturel, la participation étroite des membres et la limitation des buts, tout tient lieu de patterns mieux définis.LE CHOIX DES MALADES En étudiant les réactions schizophréniques en milieu rural, trois possibilités nous étaient offertes.La première: beaucoup de jeunes ruraux à l\u2019âge de 15, 16 ans sont déplacés vers la ville par leurs études, le travail ou le déplacement des parents; quelques années plus tard éclate la schizophrénie.- Inversement, il y a eu entre 1930 et 1938 une certaine émigration vers les campagnes et plusieurs jeunes ont pu se trouver désadaptés par ce changement.L'élément «stress» de changement de milieu et d\u2019habitudes nous fait écarter ces deux formes d\u2019apparition de la schizophrénie pour étudier les ruraux qui déclenchent leur psychose ayant toujours vécu en milieu rural. L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 BILAN MÉDICAL ET DÉVELOPPEMENT MENTAL La multiplicité des enfants rend le plus souvent les parents incapables de préciser les anomalies de développement dans les sphères physique et psychique.Les maladies contagieuses sont signalées assez bien, mais on évoque de façon générale que tous les autres enfants de la lignée en ont souffert.D\u2019une façon générale, il n\u2019y eut pas d\u2019hospitalisation avant l\u2019avènement de la psychose.On soulignera parfois que très tôt, le sujet n\u2019était pas comme les autres.D\u2019après le faible échantillon prélevé, toute la lignée est vulnérable à la schizophrénie; seules des études démographiques plus poussées pourraient nous permettre d\u2019isoler s\u2019il existe une vulnérabilité spéciale.La personnalité du futur schizophrène est décrite comme timide, repliée.Il s\u2019agit d\u2019un sujet qui a peu d\u2019amis qu\u2019il visite rarement le samedi et le dimanche.Il fréquente encore moins les jeunes filles.On note un alcoolisme épisodique de fin de semaine, dans une tentative d\u2019affirmer une certaine virilité ou d\u2019établir des ponts sociaux faibles.Le facteur héréditaire est assez fort en comparaison avec la classe urbaine.À cela, deux explications possibles: d\u2019abord les mariages entre parents sont plus fréquents et les familles, se connaissant mieux, conservent de meilleurs contacts entre eux; elles peuvent mieux suivre les allées et venues du clan.LA SCOLARITÉ L\u2019éloignement de l\u2019école rurale, les besoins des semailles et des récoltes, les troubles de communication, la classe unique où toutes les années sont mêélées font souvent que la scolarité est réduite au minimum, soit à la cinquième ou sixième année.Pas de lectures après la classe et peu de fréquentations d\u2019école d\u2019agronomie ou de cours spécialisés; ce qui limite le développement culturel.Du point de vue thérapeutique, les méthodes psychologiques, si elles ne sont.pas totalement contre-indiquées sont difficiles.Le niveau de communication demeure simple, superficiel; la discussion des attitudes émo- PAUL-HUS: SCHIZOPHRÉNIE DES RURAUX 1029 tionnelles du patient et de ses parents est très laborieuse et les guérisons avec insight i.e.avec une certaine compréhension des processus morbides, sont très rares.LE TRAVAIL Il est d\u2019ordinaire mixte.Celui de fermier, engagé sur la terre du printemps à l\u2019automne, celui de bûcheron ou employé à la ville durant la saison hivernale.Les cultivateurs d\u2019Abitibi travaillent parfois dans les mines: on observe chez eux quelques accidents psychotiques déclanchés dans les camps de bûche- rons ou dans les mines: sont-ils dus à l\u2019isolement du malade, à l\u2019éloignement de sa famille, à la fatigue intense, au stress de la promiscuité ou encore à la hache qui stimule les pulsions agressives du schizophrène en évolution, peut-être à tous ces facteurs réunis.D\u2019ordinaire, l\u2019adaptation au travail est assez bonne jusqu\u2019à la psychose chez les paranoïdes et les catatoniques, pauvre dans les formes simple et hébéphrénique.La maladie est considérée comme quelque chose d\u2019exogène, comme un « poison » qui a pénétré l\u2019organisme, comme un accident traumatisant à provenance exogène.Le malade se sent accablé, mais ne se rend pas responsable de cette situation maladive qu\u2019il éprouve comme imposée de l\u2019extérieur.Lui-même et ses proches acceptent avec difficultés de relier les éléments de la psychose à des tensions psychologiques du milieu familial ou du patient lui-même.Le mode de début est rarement attribué à une cause émotionnelle; quelque accident, de la fatigue, du surmenage sont reconnus comme le primem movens.Parfois on mentionnera un chagrin amoureux, comme facteur qui déclanche la schizophrénie.Si vous poussez l\u2019enquête un peu plus loin, on verra, par exemple, que le sujet n\u2019a vu la jeune fille qu\u2019une fois, qu\u2019il l\u2019a invitée et qu\u2019elle a dit non.Cela satisfait la famille comme raison suffisante du déclanchement de sa maladie.LA PSYCHOSE Le milieu culturel rural se projette bien dans les communications délirantes du schi- 1030 zophrène.L\u2019influence religieuse y est particulièrement marquée.Un tel prétend qu\u2019il peut chanter la messe comme un prêtre, se dit le deuxième Bon Dieu, fait des sermons à sa famille, les accuse de la mort de Jésus Christ.Un autre se croit damné, ceci ne l\u2019empêche pas d\u2019avoir des visions de la Sainte Vierge et du Bon Dieu, du diable, et d\u2019affirmer qu\u2019il a un ostensoir dans l\u2019abdomen et des images saintes dans l\u2019estomac.Et celui-ci qui, persécuté par tous ses voisins, jeûne, veut aider les pauvres, construire des églises et clame partout que les gens doivent faire pénitence.Et cet autre encore qui fait des miracles, récite des rosaires de façon constante pendant que la radio et la télévision, le monde entier l\u2019admire et l\u2019écoute.D\u2019autres exemples: ce jeune schizophrène qui persécuté, accusé de meurtre et menacé de mort se sent comme Notre Seigneur à l\u2019agonie.Et cette femme qui passe sa journée les bras en croix, jeûne, se mertifie et est gratifiée de visions de la Vierge, elle demeure assez pratique pour attacher son mari au lit conjugal par la jambe, de peur que, la nuit, il lui soit infidèle.Comme on peut le voir, la religion prend une part importante et se mêle chez les schizophrènes, à leurs idées de grandeur, à leur sentiment de culpabilité, à leur estime personnelle.Les idées de persécution sont d\u2019ordinaire moins élaborées dans la société rurale.Le schzophrène ne peut préciser qui lui en veut, pourquoi on le persécute.Il ne peut s\u2019expliquer ce qui arrive et sa projection sur autrui demeure vague, peut structurée.Il n\u2019y a pas de patron, guère de gendarmes ou de criminels sur qui se projeter.Contrairement à ce qui se passe chez les paysans normands, on a peu noté de délire de revendication à propos de terrain et de bornage.Les idées de grandeur sont presque toujours liées à la religion; quelques exceptions bizar- \u2018res: un tel se prétend un fameux ingénieur, un autre se dit le roi de l\u2019électricité.PAUL-HUS: SCHIZOPHRÉNIE DES RURAUX L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 Parmi les stéréotypies, on note des mouvements primitifs de saut et de danse, difficiles d\u2019interprétation.ATTITUDE DES PARENTS De façon générale, le milieu rural est plus accueillant et plus tolérant pour le malade mental.À ce point de vue, l\u2019attente et la réception des parents est beaucoup plus sympathique que pour le schizophrène qui doit être réintégré dans un milieu urbain.Une promiscuité moins constante avec le sexe opposé, I'étendu du domaine familial, la prépondérance d\u2019un travail assez souvent solitaire, non spécialisé et ne nécessitant pas de communication ni profonde ni subtile, permettent au schizophrène, s\u2019il montre une certaine capacité de travail, de se réhabiliter.La famille rurale a aussi plus de facilités pour placer le schizophrène marié.Il y a toujours sur une des terres paternelles, une petite maison dont on peut disposer et qui protégera le malade timide et soupçonneux.CONCLUSION De l\u2019ensemble du travail se dégagent quelques données: 1.\u2014 Le contenu culturel pauvre et la scolarité réduite rendent aléatoires les thérapies d'inspiration psychanalytique et psycho-thé- rapeutique.2.\u2014 La réception cordiale de la famille et le travail tout trouvé devraient nous inciter à retourner rapidement chez lui le rural après sa phase de psychose aiguë terminée.3.\u2014 Les idées religieuses du schizophrène en milieu rural peuvent masquer son délire et un examen plus attentif de ces dites idées faciliteraient l\u2019exploration des désordres de leur personnalité.4, \u2014 La désorganisation hébéphrénique chez les ruraux rétrocède rapidement et n\u2019a pas nécessairement un pronostic plus sombre que la réaction paranoïde.5.\u2014 L\u2019hérédité semble plus marquée chez eux car les familles se connaissent mieux et les mariages entre proches sont plus fréquents.Rien ne prouve qu\u2019elle soit plus pathogène; on la connaît mieux, c\u2019est tout. L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 Résumé Il s\u2019agit d\u2019une étude préliminaire sur le développement schzophrénique en milieu rural canadien francais.Après un examen de la croissance physique et mentale, de la scolarité et des habitudes sociales, des maladies physiques, on a porté une attention toute spéciale à la psychopathologie des idées délirantes et à l\u2019acceptation du malade par les siens.Certaines conclusions se dégagent; à savoir que la psychothérapie intensive et profonde et la psychanalyse s\u2019avèrent peu efficaces chez les ruraux.La phase aiguë de la maladie étant résolue, il faut retourner rapidement le schizophrène à son milieu.Les idées religieuses revêtent une importance particulière chez lui et doivent être examinées avec attention.La réaction hébéphréniques n\u2019indique pas chez eux un pronostic plus sombre qu\u2019une réaction paranoïde.L\u2019hérédité n\u2019est pas un facteur plus actif chez les ruraux, mais elle semble plus connue chez eux.PAUL-HUS: SCHIZOPHRÉNIE DES RURAUX 1031 Summary This is a preliminary study about the schizophrenic reaction as developped among French Canadian farmers.We have examined the social history, paying special attention to growth, schooling, social habits, delusional ideas and acceptance by the family.Some tentative trends are indicated.Deep psychotherapy and psychoanalysis are not usually indicated or successful.When the acute phase is cleared by biological treatment, the patient should be returned home rapidly.We should scrutinise his religious ideas, to get a better understanding of his emotional problems.An hebephrenic reaction does not indicate necessarily a poor prognosis then a paranoid one.Heredity seems better known among them, not more productive of schizophrenia.BIBLIOGRAPHIE (1) Silvano ARIETI: Interpretation of schizophrenia.Robert Brunner, édit., 1955.(2) Abram KARDINER: The Psychological Frontiers of Society.Columbia University, édit., 1945.(3) AL.KROEBER: Anthropology.Harcourt, Brace, Ine., édit., 1948.(4) David RIESMAN: The Lonely Crowd.Yale University Press, édit., 1950.(5) The International Journal of Social Psychiatry, Vol.V, No 2, 5: 5, 1950.L'ESTRADURIN DANS LE TRAITEMENT DU CANCER DE LA PROSTATE \" J.-P.BOURQUE,?F.R.C.S.(C), F.A.C.S., F.1.C.S.L\u2019Estradurin est une marque de phosphate de polyestradiol; c\u2019est un œstrogène injectable à action prolongée.Dans son mode d\u2019action, il semble qu\u2019il stimule la libération d\u2019œstro- gène de façon physiologique, il agirait comme une glande synthétique secrétant un œstro- gène naturel et maintiendrait ainsi des niveaux sanguins efficaces par sa libération soutenue du système rédiculo-endothélial où 1l semble être stocké.1.Chef et directeur du Service d\u2019urologie à l\u2019Hô- tel-Dieu.Professeur titulaire d\u2019urologie à la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal.MATÉRIEL UTILISÉ Nous l\u2019avons utilisé depuis trois ans chez 62 cas de cancer diffus de la prostate tous prouvés histologiquement.Ces cas se répartissent comme suit: 1°\" groupe: 32 cas avec symptômes urinal- res seulement et phosphatases acides normales.2° groupe: 12 cas avec douleurs métastati- ques seulement et phosphatases acides élevées mais sans évidence radiologique de métastase. 1032 3° groupe: 18 cas avec symptômes urinaires et douleurs métastitiques ainsi que des phosphatases acides élevées avec métastases rachidiennes radiologiquement évidentes.De ces 62 cas, 56 furent soumis à une opération palliative, c\u2019est-à-dire qu\u2019on pratiqua une prostatectomie trans-uréthrale sub-totale et chez 3 cas du 1°® groupe on a pû pratiquer une prostatectomie-périnéale-radicale, tandis que chez 3 malades du dernier groupe rien n\u2019était possible localement et, nous avons dû nous résoudre à ne pratiquer qu\u2019une orchiec- tomie sous-capsulaire-bilatérale.Les doses utilisées dans le 1°\" groupe furent les doses recommandées, soit 40 mg intramusculaire toutes les semaines; chez les malades du 2° groupe on administra le médicament deux fois par semaine et dans le 3° groupe où il n\u2019y avait aucune amélioration avec les doses prescrites et qui étaient des cas désespérés, nous l\u2019avons administré une fois par jour pendant des périodes de trois ou quatre semaines comme traitement d\u2019attaque pour ensuite poursuivre le traitement à raison de deux injections par semaine.RESULTATS Les résultats obtenus, dans cette série de malades, furent encourageant car 41 patients soit 66.1% sont encore vivants et confortables et continuent à recevoir le traitement à raison d\u2019une injection une ou deux fois par semaine depuis les trois dernières années sans manifester d\u2019effets nocifs; 6 patients, soit 9.6% sont décédés au cours de la deuxième année de traitement et 15 patients soit 24.3% sont décédés au cours de la troisième année.Chez 3 cas du 1 groupe où il n\u2019y avait qu\u2019un début de diffusion, l\u2019æœstrogène a pu réduire la tumeur assez pour permettre une chirurgie radicale, soit une prostatectomie radicale par voie périnéale; ils sont bien portants depuis.Chez les 38 autres cas aussi encore vivants, nous avons observé cliniquement une amélioration du malade et à l\u2019examen rectal, chez 22 de ceux-ci, un certain degré de régression de la tumeur; chez les 16 autres la tumeur n\u2019a pas BOURQUE: L\u2019ESTRADURIN L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 augmenté de volume et la diffusion semble stabilisée.Parmi les 30 cas avec.douleurs dues à des métastases, 11 y a eu une diminution marquée de celles-ci chez 11 cas, chez 18 malades on constata une disparition complète des douleurs et cet état se maintient, mais dans 1 cas, il semble que la thérapeutique ait accéléré le processus néo-plasique car le malade est mort quelques mois après le début du traitement avec une tumeur prostatique augmentée du triple de son volume initial.DISCUSSION Après trois ans d\u2019expérience avec Estra- durin nous croyons que les résultats observés sont à peu près les mêmes que nous avons pu observer avec les autres œstrogènes, mais avec cette différence, qu\u2019on a pu administrer de très fortes doses du médicament pendant de longues périodes de temps, sans observer d\u2019effets nocifs.Nous n\u2019avons pas observé des gynécomasties assez importantes pour être obligé de cesser la médication.Aucune sensation périnéale désagréable ne fut éprouvée par nos malades, pas plus que des malaises digestifs.En ce qui a trait aux douleurs, c\u2019est l\u2019œstro- gène qui nous a donné à date les meilleurs résultats.Chez quelques cas, les niveaux des phos- phatases acides ne furent pas influencées même si les douleurs furent diminuées; chez les autres, la douleur a disparu soit sans noter de changements radiologiques au niveau des métastases osseuses, soit sans changements notables dans les niveaux des phosphatases acides.CONCLUSION Il semble bien que l\u2019Estradurin a une action toute aussi efficace que celle de n'importe lequel des autres œstrogènes utilisés dans le traitement du cancer de la prostate et, il est manifestement supérieur aux autres dans trois domaines: 1) De très fortes doses pendant de longues périodes ont été administrées sans effets nocifs dignes de mention. L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 2) Le degré de gynécomastie observé ne fut jamais assez important pour nous obliger à cesser la médication.3) Son action sur les douleurs métastati- ques sont infiniment supérieures à tous les autres œstrogènes que nous avons utilisé et ce sans sensations de malaises au périnée ou de troubles digestifs.Résumé L\u2019Estradurin administré à 62 malades présentant un cancer diffus de la prostate a donné d\u2019aussi bons résultats thérapeutiques que les autres cestrogénes, il semble supérieur & BOURQUE: \u2019ESTRADURIN 1033 ces derniers du fait que des fortes doses prolongées ne sont pas nocives, n\u2019amènent pas de gynécomastie intolérable, ni de troubles digestifs, ni de sensations de malaises perinéaux tout en agissant remarquablement bien sur les douleurs métastatiques.Summary Estradurin utilised in 62 cases of cancer of the prostate with diffusion has given results just as good as the ones observed with other oestrogens; it seems superior to others by the fact that prolonged large doses can be given with no noticeable side effects, that no.gynecomastia, digestive troubles or perineal uneasiness were observed and it has a remarkable action towards metastatic pains.L'HÉMORRAGIE POST-PARTUM Martial BACHAND, C.S.P.Q., F.R.C.S., F.A.C.S.L\u2019hémorragie post-partum, immédiate ou qui se rencontre au cours des douze premières heures après l\u2019accouchement est une complication très fréquente qui augmente le taux de mortalité maternelle en obstétrique.Le taux de mortalité est d\u2019ailleurs supérieur à celui que causent l\u2019éclampsie et la septicémie.Il est donc important, après l\u2019accouchement, de faire un examen très minutieux des organes génitaux, car c\u2019est après l\u2019extraction du placenta que survient le danger d\u2019hémorragie.La patiente bien anesthésiée permet un examen aisé de la filière génitale; une lacération importante peut fort bien exister même avec un périnée intact et les lacérations vaginales suivent également parfois les accouchements spontanés.La révision utérine de routine s\u2019impose-t- elle après un accouchement?Toujours à domicile lorsque le milieu et les conditions de travail le permettent et de façon obligatoire dans un milieu hospitalier dans les cas suivants: premièrement, s\u2019il y a eu application d\u2019un forceps au détroit supérieur ou au détroit moyen; deuxièmement, dans tous les cas où il y a eu version ou abaissement des pieds; troisièmement, dans tous les cas de césariennes antérieures, pour bien s\u2019assurer que la cicatrice n\u2019a pas cédé; quatrièmement, dans tous les cas où il y a eu intervention chirurgicale sur le myomètre utérin; cinquièmement, dans tous les cas où l\u2019on craint une rétention partielle du placenta ou des membranes; et sixièmement, dans tous les cas, où il y a une hémorragie utérine importante.TECHNIQUE DE LA RÉVISION UTÉRINE Pour bien faire une révision utérine, il faut se servir de sa main gauche pour examiner le côté gauche de l\u2019utérus et de sa droite pour le côté droit.Cette façon d\u2019agir peut paraître sans importance et prêter à la critique, mais elle est facile d\u2019application, pratique et adéquate et elle donne d\u2019excellents résultats.Le premier examen important consiste dans examen du col et du segment inférieur.Utilisez alors la main gauche pour écarter le périnée et avec une pince en cœur dans l\u2019autre main, faites systématiquement le tour du col utérin pour s\u2019assurer qu\u2019il n\u2019existe aucune lacération, cause possible d\u2019hémorragie.Si, en fait, il y a une déchirure, il faut la réparer immédiatement par des points de suture séparés au catgut chromé I.L\u2019examen du vagin est également important.Pour le bien faire, même technique que précé- 1034 demment: en écartant le périnée de la main gauche et tenant une pince en cœur dans la main droite, vous pouvez repousser facilement, avec deux ou trois compresses pliées, le col utérin et ainsi bien examiner les culs-de-sac.Il est très important alors de bien vérifier si l'application d\u2019un forceps ou si l\u2019extraction du bébé n\u2019ont pas causé de déchirures.L\u2019examen des parties molles vient ensuite et il concerne l\u2019état des grandes lèvres, des petites lèvres du clitoris et du bulbe uréthral.Les petites déchirures sont particulièrement fréquentes à ce niveau et la rupture de vaisseaux importants peut causer une hémorragie importante.Le but premier de tous ces examens est de déceler rapidement et facilement la cause d\u2019une hémorragie post-partum, facile à contrôler, et partant d\u2019éliminer des ennuis sérieux, tels que la rupture utérine, une rétention placentaire partielle ou totale des membranes, les lacérations du col ou les lacérations vaginales.Si, par hasard une hémorragie persiste, 1l faut penser à l\u2019atonie utérine provoquée par un travail prolongé, en particulier chez une patiente épuisée ou chez une patiente anémiée.Cette atonie utérine se rencontre également lors d\u2019une distention secondaire à une grossesse gémellaire, à un hydramnios et aussi surtout lorsqu\u2019il y a présence d\u2019une tumeur utérine v.g.un fibrome.Il ne faut pas oublier non plus que l\u2019afibrinogénie peut être cause d\u2019une hémorragie grave, mais heureusement l\u2019afibrinogénie peut se corriger assez rapidement, à condition que les examens de laboratoire rapides et adéquats l\u2019aient mise en évidence.Ces examens complétés permettent de penser chez une patiente qui saigne quelques heures après son accouchement et dont l\u2019utérus, le col, le vagin et les parois sont intacts ou ont été réparés adéquatement, à une dyscrasie sanguine ou à une atonie utérine.Prophylaxie: Une précaution importante au cours de tout accouchement, susceptible des manœuvres laborieuses (v.g.utérus cicatriciel), est de placer un sérum avant d\u2019agir et BACHAND: L\u2019HEMORRAGIE POST-PARTUM L\u2019Union Méd.Canala Tome 89 \u2014 Août 1960 il vous sera facile de remplacer au besoin ce sérum par une transfusion.Il est également très -important d\u2019exiger chez toute patiente enceinte, au cours de sa grossesse, une formule sanguine; cet examen essentiel sert à prévenir des complications et à permettre de corriger avant terme une anémie préexistante.La prévention demeure toujours le meilleur traitement médical; elle permet le plus souvent de conduire une grossesse à terme sans aucun trouble et une délivrance sans complication.Résumé L\u2019hémorragie post-partum est une cause de mortalité plus élevée que l\u2019éclampsie et la septicémie.Méthode à suivre: a) examen de la filière génitale après l\u2019accouchement; b) revision utérine dans tous les cas de: 1) forceps au détroit supérieur; 2) présentation du siège; 3) césarienne antérieure; 4) myomectomie antérieure; 5) rétention placentaire probable; 6) hémorragie utérine importante.Technique de la revision utérine: a) examen de l\u2019utérus; b) examen du col.Examen du vagin et des parties molles.Si l\u2019hémorragie persiste, éliminer: 1) l\u2019atonie utérine; 2) une tumeur utérine; 3) l\u2019afibri- nogénie; 4) la dyscrasie sanguine.Prophylaxie.a) dans tous les cas d\u2019accouchement difficile, installer un sérum avant de procéder; b) formule sanguine durant la grossesse.Summary Hemorrhage is a higher cause of mortality than eclampsia and septicemia.Plan to follow: a) Examination of the genital parts after delivery; b) Uterine revision: 1.high forceps; 2.breech; 3.Previous cesarian section; 4.previous myomec- tomy; 5.probable retention of cotyledons; 6.uterine hemorrhage.Technique of uterine revision: a) uterus; b) cervix.Examination of vagina and soft parts.If hemorrhage continues, eliminate: 1) uterine atony; 2) uterine tumor; 3) afibrinogenia; 4) blood dyscrasia.Prophylaxis: a) install serum before any difficult delivery; b) blood count during pregnancy. L'EFFICACITÉ CLINIQUE DE LA SPIRAMYCINE ! A.C.KRISTOF et J.-M.HUOT (Saint-Boniface, Man.).La spiramycine est un nouveau venu parmi les antibiotiques.Elle provient des extraits de Streptomycines ambofaciens.Ce nouvel antibiotique est caractérisé par son excellente tolérance, même en traitement prolongé; les effets secondaires se rencontrent rarement et sont peu importants (légers troubles digestifs) (14, 8).La spiramy- cine n\u2019est pas novice pour la flore intestinale utile, et elle ne donne pas lieu, à la longue, à la pullulation de levures (3).Les résultats obtenus in vivo avec la Rova- mycine sont meilleurs que ceux qu\u2019on pouvait prévoir de son activité in witro (2, 13, 16).Dans les tissus, des taux élevés sont atteints en relativement peu de temps et ils persistent beaucoup plus longtemps que ceux obtenus avec d\u2019autres antibiotiques (2).Cette propriété du médicament fournit peut-être l\u2019explication de ses résultats cliniques.L'action de la spiramycine s\u2019exerce surtout sur les germes Gram positifs (2, 8, 13, 14).Son spectre d\u2019activité est semblable à celui de l\u2019érythromycine, mais des résultats favorables ont été rapportés dans des cas où l\u2019érythromycine avait échoué.L'impression de Benazet et Dubost (2) est que la Rovamycine est plus efficace que tout autre antibiotique contre les streptocoques, mais moins efficace contre les staphylocoques que le groupe comprenant l\u2019érythromycine, la carbomycine et l\u2019oléandomycine.Ravina et coll.(14) concluent que la Rova- mycine manifeste sa plus grande efficacité dans les infections à: Streptococcus pyogenes et fecalis, Staphylococcus aureus et albus, Diplococcus pneumoniae, Méningocoques, Gonocoques, Corynébactéries, 1.La spiramycine est vendue au Canada par Pou- lenc Limitée, Montréal, sous le nom déposé de Rovamyecine.Comme il y avait lieu de s\u2019y attendre, d\u2019après son spectre antibactérien, la spiramycine donne de très bons résultats cliniques dans toutes les formes d\u2019infections des voies respiratoires supérieures (16,17,20), dans les diverses formes de pneumonie et dans les corti- co-pleurites, les bronchiectasies, les pleurites purulentes, les abcès du poumon, etc.(8, 10, 14, 15, 17), causés par un ou plusieurs des germes ci-dessus mentionnés.Des résultats favorables ont été rapportés dans des pneu- mococcies pénicillino-résistantes chez des personnes âgées, ainsi que dans des congestions pulmonaires infectées (12).Les résultats obtenus par la Rovamycine dans le traitement de la coqueluche ont une importance pratique (6, 19).Warembourg et Niquet (20) ont rapporté des effets bienfaisants de la spiramycine dans des infections virales bénignes.Rayel (15), à la suite d\u2019essais cliniques chez des enfants, conclut que la spiramycine produit le même effet, sur les pneumonies atypiques, que la Chloromycétine, la Terramycine ou l\u2019Auréomycine.Après les pneumopathies, le champ où la Rovamycine donne les meilleurs résultats est celui des dermatoses staphylococciques.L\u2019impétigo, les diverses pyodermies, les eczémas infectés et les atteintes lympathiques régionales qui leur sont associées, cèdent promptement au traitement par la spiramycine.Mrsevic et Drnderski (9) ont rapporté que des souches staphylococciques, dont 83% se sont avérées résistantes à la pénicilline, étaient toutes sensibles à la spiramycine.Flamant et Javelier (8) ont estimé que l\u2019activité antistaphylococcique de cet antibiotique était égale à celle de la néomycine, du chloramphénicol, et supérieure à celle de l\u2019Auréomycine, de la Terramycine et de la pénicilline.Dans la scarlatine, les résultats semblent égaler ceux obtenus avec l\u2019érythromycine (12). 1036 Il y a lieu de souligner l\u2019efficacité de la spiramycine contre le gonocoque (7, 18, 21).Les investigateurs jugent que son activité sous ce rapport est aussi élevée que celle de la pénicilline et de la streptomycine, mais qu\u2019en outre la spiramycine conserve son efficacité envers les souches pénicillino-résistantes (2, 14).Le typhus exanthématique répond à la spi- ramycinothérapie, mais celle-ci échoue dans la fièvre typhoïde (16).Dans le syndrome dysentérique, la fièvre et la diarrhée ont pu être enrayées avec des doses supérieures à la moyenne (4-5 g.par jour).PosoLoGIE Il y a une posologie généralement acceptée: La dose moyenne pour adultes est de 2-3 g.par jour, et elle peut sans inconvénient être augmentée à 4 g.par jour (1, 8, 12, 13, 14).La dose quotidienne est habituellement fractionnée en deux à quatre prises.Certains investigateurs ont trouvé que des doses un peu plus faibles, 1.5-3 g.étaient suffisantes dans les pneumopathies (17), mais que dans certaines affections de la peau et dans le syndrome dysentérique une dose quotidienne plus élevée (4 g.) était nécessaire.La posologie reconnue pour les enfants est de 50-100 mg./kg.corporel (3, 4, 12, 14, 17).Rayel a employé une dose quotidienne globale de 500 à 750 mg.Soulages et coll.(17) ont trouvé que la dose requise était plus élevée par voie rectale: enfants de moins de 6 mois, 1 g.; de 6 mois a 1 an, 2 g.; plus de 6 ans, 3 g.Invoquant des taux tissulaires élevés et persistants, on a proposé l\u2019administration de la dose quotidienne (2 g.) en une seule prise le matin.Mais Chaptal et coll.(3) ont trouvé que ce mode d\u2019administration ne fournissait pas des taux sanguins adéquats.Presque tous les investigateurs sont d\u2019accord que la tolérance est excellente, même en traitement prolongé, seuls quelques légers dérangements digestifs ont été observés.KRISTOF Er HUOT: LA SPIRAMYCINE L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 RÉSULTATS Nous avons essayé la Rovamycine chez 62 malades comprenant 39 adultes et 23 enfants, dont certains étaient hospitalisés.Le médicament a été employé dans des cas où, à en juger d\u2019après les publications antérieures, on pouvait espérer une bonne réponse: 49 des malades souffraient d\u2019infections des voies respiratoires supérieures (broncho-pneumonie, laryngite, trachéite, sinusite, etec.), d\u2019infection amygdalienne ou d\u2019otite.Ils ont été traités au cours des cinq premiers mois de 1959.Ces infections respiratoires étaient en partie associées à l\u2019épidémie de grippe qui sévissait alors.Huit des 49 malades avaient précédemment été traités sans succès avec d\u2019autres antibiotiques: 4 à la pénicilline, 3 à la pénicilline + sulfas, 1 à la pénicilline + Terramycine.Il y avait 9 infections staphylococciques de la peau se présentant cliniquement sous forme de furoncles, de cellulite et d\u2019abcès.Trois d\u2019entre elles ont été incisées.Quatre cas dans le groupe des infections diverses comprenaient deux ostéomyélites et deux infections uinaires.Le résultat d\u2019ensemble a été comme suit: bon, 50; assez bon, 8; nul, 4.Les résultats détaillés sont présentés dans le tableau suivant: Les résultats ont été jugés bons lorsqu'il y avait défervescence rapide avec régression des symptômes prédominants (24-48 heures) dans les cas aigus (pneumonie, amygdalite), ou lorsqu'il y avait amélioration d\u2019un état chronique par la Rovamycine après échec d\u2019autres thérapeutiques (bronchiectasie).D'accord avec les publications antérieures, on n\u2019a noté que peu d\u2019effets secondaires: trois \u2018des adultes ont eu des troubles digestifs, deux d\u2019entre eux ont eu des nausées et le troisième des vomissements répétés qui ont nécessité l\u2019arrêt de la médication.Dans les autres cas, y compris les enfants, le produit a été bien toléré.La dose employée par nous, chez les adultes, a varié de 1.5-3 g.par jour et était en moyenne de 2 g.; chez les enfants, 50-100 mg./kg.corporel.Trente-deux malades ont L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 KRISTOF er HUOT: LA SPIRAMYCINE 1037 Diagnostic Résultats Adultes Enfants bon assez nul bon assez nul bon bon Total Pneumonie 5 3 8 1 17 Infections respiratoires supérieures 9 3 3 1 16 Otite 4 4 Amygdalite 4 4 8 Bronchiectasie 2 1 3 Coqueluche 1 1 Infections staphylococciques de la peau 8 1 9 Ostéomyélite 1 1 2 Pyélite 1 1 2 Total 29 7 3 21 1 1 62 reçu la dose quotidienne en une seule prise le matin; pour les 30 autres, elle a été fractionnée en 2 a 4 prises.Aucune différence n'a été constatée dans la réponse thérapeutique, que le médicament ait été pris en une seule dose de 2 g.le matin ou en doses fractionnées.Le médicament est présenté en capsules de 250 et 500 mg.et en suppositoires de 500 mg.L'administration rectale est très commode pour les jeunes enfants, mais cette voie exige une posologie un peu plus élevée.Une présentation en suppositoires de 250 mg.pour usage pédiatrique faciliterait l\u2019ajustement des doses.Résumé Avec la Rovamycine, on dispose d\u2019un excellent antibiotique pour toutes les formes d'infections des voies respiratoires supérieures, pour une grande variété de pneumopathies et pour diverses infections streptococciques.Elle donne de très bons résultats dans toutes les formes d\u2019infections staphylococciques de la peau.Elle est aussi efficace que l\u2019érythromycine dans la fièvre scarlatine et que la pénicilline et la streptomycine dans la blennorragie, et elle conserve son efficacité contre les germes devenus résistants à ces antibiotiques.Elle mérite d\u2019être essayée dans certaines formes du syndrome dysentérique, contre certaines souches de typhus exanthématique et dans certaines infections virales bénignes.La tolérance est généralement excellente et il n\u2019y a lieu de s\u2019attendre qu\u2019à quelques incidents digestifs.Le médicament peut, sans inconvénient, être associé à d\u2019autres antibiotiques.D\u2019après les rapports antérieurs, les résultats ont été excellents dans les infections des voies respiratoires supérieures et dans les pneumo- pathies, y compris la broncho-pneumonie des nourrissons.Le produit s\u2019est avéré efficace dans les infections staphylococciques de la peau.Nous n\u2019avons constaté aucune différence entre l\u2019administration de la dose quotidienne en une seule prise le matin et la dose fractionnée en 2-4 prise.Summary In Rovamycine, we have an antibiotic which is excellent in all forms of upper respiratory infections, a wide variety of pneumonopathies, and various streptococcal infections.It is very effective in all forms of staphyloceus infections of the skin.It 18 as effective as erythromycine in scarlet fever and as penicilline and streptomycine in gonorrhea and retains its effectiveness where resistance has developed to these antibiotics.Some forms of dysenteric syndrome, certain strains of typhus exanthematous, and mild viral infections are worth a trial.Tolerance is generally excellent, only a few gastrointestinal side effects are to be expected The drug can be freely combined with other antibiotics.According to previous reports, results have been excellent in upper respiratory infections and pneu- monopathies including bronchopneumonia in infants.The drug was effective against staphylococcus skin infections.We did not find any difference between the single, massive morning dose and the 2-4 divided doses. 1038 BIBLIOGRAPHIE .D.BARBIERI: Atti.della Soc.Lombarda di Sci.E.Bio, 10: 93, 1955.2.L.BENAZET et M.DUBOST: Symposium sur les antibiotiques, Washington, 1958.3.J.CHAPTAL et coll.: Rev.du Praticien, 6: 3329 (21 nov.) 1956.4.A.DARBON et R.CROSNIER: La Presse Méd., 63: 681 (7 mai) 1955.5.A.DALLOZ-BOURGUIGNON : La Sem.des Hôp.de Paris, 32: 443 (mai) 1956.6.R.DUPOUX et N.KHIARI: La Sem.des Hôp.de Paris, 33: 49 (1 janv.) 1957.7.P.DUREL: Journées T'hérap.de Paris, p.437-454.G.Doin et Cie, édit., Paris, 1955.8.J.FLAMANT et A.JAVELIER: La Sem.des Hôp.de Paris, 32: 252 (mars) 1956.9.E.MARCHIS et A.QUARTA: Riforma Med, 72: 499 (3 mai) 1958.10.S.MRSEVIC et K.DRNDERSKI: Acta Pharm.Jugosl., 7: 193 (avril) 1957.11.R.MARTIN et coll.: La Presse Med, 63: 1615 (nov.) 1955.KRISTOF er HUOT: LA SPIRAMYCINE L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 12.M.PESTEL: Laval Médical, vol.22, 54 (janv.) 1957.13.J.PIERI et J.CASALONGA : Rev.Médicale de France, 63: 295 (juillet-août) 1956.14.A.RAVINA et coll.: Third Annual Symp.on Antibiotics, Washington, nov.2-4, 1955.15.L.RAYCE: Thèse, Nancy, 1957.16.G.RENOUX et coll.: Journées Thérapeutiques de Paris, p.544-558.G.Doin et Cie, édit, Paris, 1955.17.J.SOULAGE et coll.: La Presse Méd., 64: 103 (21 janv.) 1956.18.L.SYLVESTRE et J.ETHIER: L\u2019'Uniton Méd.du Canada, 86: 659 (juin) 1957.19.M.TREMBLAY et J.EDOUARD: L\u2019Union Méd.du Canada, 86: 1387 (déc.) 1957.20.H.WAREMBOURG et G.NIQUET: Lille Mé- decal, 1: 79 (fév.) 1956.21.R.R.WILLCOX: Brit.J.of Ven.Dis, 32: 117 (avril) 1956.Nous tenons à remercier la maison Poulenc Limitée qui a gracieusement mis à notre disposition la Rovamycine requise pour ces essais cliniques.CONFRONTATIONS + + + + CONFRONTATION CLINICO-PATHOLOGIQUE ! Hôpital Notre-Dame (Montréal).Histoire de cas.Un malade âgé de 25 ans, caissier, présente le 20 juillet un état grippal: mal de gorge, myalgie, courbature, fièvre de 102-103.Après traitement aux tétracyclines, tout rentre dans l\u2019ordre au bout de 2 ou 3 jours.Sept jours après le début de sa maladie, il consulte de nouveau son médecin pour légères 1.Nous sommes redevables de cette histoire clinique aux Docteurs J.P.Richard, J.G.Hévey et R.Germain, de St-Hyacinthe, que nous tenons à remercier.douleurs dans la partie haute de l\u2019abdomen.Après une surveillance de quelques jours, son médecin autorise son client à entreprendre un voyage de vacances de 150 milles.Le 5 août, alors qu\u2019il sort du bain, il fait une lipothymie d\u2019une durée de 20 minutes.Lorsqu\u2019il reprend conscience, il ressent un léger malaise dans la partie haute de l\u2019abdomen analogue à celui qu\u2019il avait déjà eu.Il mande un médecin qui constate les faits suivants: malade détendu, peu souffrant, température 99.Microadénopathie à la région cervicale postérieure, à l\u2019angle des maxillaires L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 et aux aisselles.Lorsque le malade est couché sur son côté gauche, il ressent une douleur dans l\u2019hypochondre gauche irradiant dans l\u2019épaule gauche.La percution révèle une matité dans la moitié supérieure de l\u2019abdomen.La rate est percutable sur 8 cm de hauteur, le foie sur 12 em.La palpation de la partie haute de l\u2019abdomen est douloureuse.Etant donné le tableau, le médecin s\u2019abstient d\u2019une palpation profonde.Il réfère le malade à un chirurgien en vue d\u2019une opération qui est pratiquée d\u2019urgence.Docteur R.Gagnon Si vous voulez, nous allons discuter du diagnostic en commençant par la fin, pour nous mettre à la place du chirurgien au moment où il a été consulté pour le syndrome douloureux abdominal.Le texte nous dit que la palpation de la partie haute de l\u2019abdomen est douloureuse et que l\u2019on s\u2019abstient de pratiquer le palper profond à cause du tableau clinique.Nous avons peu de détails au sujet de cette manœuvre et nous devons nous résigner à discuter d\u2019une douleur à la région haute de l\u2019abdomen.La douleur abdominale est soit localisée, soit généralisée.Elle sera localisée dans le calcul rénal, le calcul vésiculaire, I'inflammation appendiculaire, l\u2019ulcère duodénal ou gastrique, etc.La douleur sera généralisée dans la péritonite généralisée, la colique intestinale, l\u2019obstruction aiguë ou sub-aiguë, la colique de plomb, les crises gastriques des tabétiques, ete.Nous pouvons aussi mentionner les douleurs abdominales aigués rencontrées dans la malaria, le diabète, la porphyrie et dans certaines dyscrasies sanguines comme le purpura d\u2019He- noch.Mais entre ces deux extrêmes, c\u2019est-à-dire entre la douleur localisée et la douleur généralisée, il existe un moyen terme.La douleur peut être plus ou moins localisée ou plus ou moins généralisée.C\u2019est pourquoi l\u2019on emploie souvent des descriptions comme douleur située à tout l\u2019hémi-abdomen droit ou gauche, à la CONFRONTATION CLINICO-PATHOLOGIQUE 1039 région inférieure de l\u2019abdomen et, comme dans le cas présent, à la partie haute de l\u2019abdomen.Les causes d\u2019une douleur abdominale haute aiguë ou chronique sont multiples: nous avons le foie avec son abcès, sa congestion, l\u2019abcès sous-diaphragmatique, le calcul vésiculaire, l\u2019ulcère duodénal, les inflammations du pancréas, l\u2019ulcère, la sténose, le volvulus, de phlegmon de l\u2019estomac, | l\u2019occlusion du colon, l\u2019infarctus, l\u2019augmentation de volume ou la rupture de la rate.Pensons aussi qu\u2019une obstruction, qu\u2019un appendice qui se rupture peuvent provoquer une douleur abdominale haute.Il ne faudrait pas oublier les causes extra- abdominales telles que la névralgie intercostale, la lésion vertébrale, le zona, la pleurésie, la pneumonie, la thrombose coronarienne, le gros ventricule droit.Les causes de douleur haute dans l\u2019abdomen sont donc nombreuses.Mais le patient, en nous disant qu\u2019il ressent une douleur à l\u2019hypo- chondre gauche avec irradiation à l\u2019épaule gauche nous donne un précieux renseignement.En présence de cette douleur abdominale haute que le patient localise à l\u2019hypochondre gauche avec irradiation à l\u2019épaule, nous devons penser à une irradiation péritonéale en contiguité avec le diaphragme et les plus grandes probabilités sont : 1l.\u2014 l\u2019ulcère gastrique perforé avec abcès sous-diaphragmatique, 2.\u2014 la pancréatite aiguë avec suffusion dans l'arrière cavité des épiploons, 3.\u2014 une rate rupturée, 4.\u2014 la hernie diaphragmatique.L\u2019examen pulmonaire et cardiaque n\u2019étant pas décrit dans le texte, nous supposons qu\u2019ils sont négatifs; ce qui nous fait éliminer d\u2019emblée la pleurésie diaphragmatique, la pneumonie, la thrombose coronarienne.Voilà donc pour le syndrome douloureux.Passons maintenant à la percussion qui nous révèle une matité à la partie supérieure 1040 de l\u2019abdomen, une rate de 8 em, un foie de 12 em.La percussion normale d\u2019un foie est de 10 à 11 em.Nous avons peut-être une légère hépatomégalie bien que la matité notée dans la partie supérieure de l\u2019abdomen puisse être un facteur d\u2019erreur dans l'interprétation de la percussion et bien que le bord inférieur du foie ne semble pas avoir été palpé.La rate est percutable sur 8 cm, c\u2019est-à-dire le double de la normale; l\u2019on peut penser que la rate est augmentée de volume, bien qu\u2019on ne l\u2019ait pas palpée et que les conditions de percussion soient les mêmes que celles du foie.Etant donné que c\u2019est la première fois que l\u2019on note une rate augmentée de volume depuis le début de sa maladie, c\u2019est-à-dire il y à 15 jours, cette splénomégalie semble s\u2019être produite d\u2019une façon aiguë ou sub-aigué.Quelles sont donc les causes d\u2019une splénomégalie aiguë ou sub-aiguë?1.\u2014 La septicémie (T° à 105, 106, nausées, vomissements, arthrite, émaciation, phénomènes emboliques, abcès métastatiques).2.\u2014 La typhoïde (T° en escalier, lésions cutanées, diarrhées, distension abdominale).3.\u2014 L\u2019endocardite bactérienne aiguë (mêmes que septicémie ainsi que souffle systolique et diastolique).4.\u2014 L\u2019endocardite chronique (souffle cardiaque, pétéchies, embolie mycotique).5.\u2014 T.B.miliaire (l\u2019examen pulmonaire).6.\u2014 Malaria aiguë (frissons, accès de fièvre, 104-106, transpirations profuses).7.\u2014 La leucémie lymphoïde aiguë (ressemble à maladie infectieuse aiguë, prostration, stomatite, pâleur, douleurs osseuses, phénomènes hémorragiques, adénopathie, évolution rapidement fatale).8.\u2014 Leucémie myéloïde aiguë (mêmes que leucémie lymphoïde mais souvent sans adénopathie).9.\u2014 Purpura thrombocytopénique idiopathique (cette maladie débute par pharyngite, amygdalite avec phénomènes purpuriques ou hémorragiques apparaissant spontanément, T° 100 à 102, pétéchies, temps de saignement et de coagulation augmenté, absence de ré- CONFRONTATION CLINICO-PATHOLOGIQUE L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 tractilité du caillot.La forme viscérale (ici le purpura d\u2019Henoch) avec ses crises douloureuses abdominales pourraient entrer en ligne de compte mais il y a de la diarrhée, du méléna qu\u2019on ne mentionne pas dans le texte).10.\u2014 L\u2019infarctus de la rate (qu\u2019on oublie parce que ceci exige au moins une maladie embolique que nous ne pensons pas avoir d\u2019après l\u2019histoire).11.\u2014 Le thrombose de la veine-porte (où le début est brutal, avec hématémèse, méléna et ascite.12.\u2014 La mononucléose infectieuse (qui semble ici la plus grande probabilité si l\u2019on considère sa forme pharyngée qui peut se présenter comme l\u2019état grippal décrit dans le premier paragraphe de l\u2019anamnèse).Donc dans l\u2019élément splénomégalie il nous reste un diagnostic: la mononucléose infectieuse.Si nous considérons l\u2019hypertrophie ganglionnaire cervicale, sous-angulo-maxillaire et axillaire qu\u2019a présentée ce malade, il faut rechercher sa cause dans: 1.\u2014 Une infection buccale (amygdalite, pharyngite, pyorrhée, qui donne une adénopathie localisée surtout à la région sous-an- gulo-maxillaire).2.\u2014 Les maladies contagieuses (scarlatine, rougeole, rubéole) donnent une micro-adéno- pathie généralisée mais la présence d\u2019une éruption cutanée les met dans une catégorie à part.Quelles sont les autres maladies pouvant provoquer cette adénopathie telle que décrite dans l\u2019histoire?1.\u2014la mononucléose infectieuse, 2.\u2014 la maladie de Hodgkin, 3.\u2014 la leucémie lymphatique aiguë ou chronique.Sur ces trois dernières possibilités, en regard de l\u2019élément ganglionnaire, éliminons d\u2019emblée la leucémie lymphatique aiguë parce que l\u2019état général serait plus profondément atteint que celui de notre patient et la symptomatologic déjà mentionnée aurait été notée.La leucémie lymphatique chronique qui se rencontre surtout en haut de 40 ans est aussi oubliée. L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 Dans le syndrome infectieux comportant la splénomégalie et l\u2019hypertrophie ganglionnaire, il reste deux possibilités: Par l\u2019élément splénomégalie j'en suis arrivé à une possibilité de mononucléose infectieuse.Pour l\u2019élément ganglionnaire, je retiens la mononucléose et la maladie de Hodgkin.Maintenant rapportons-nous aux premières lignes du texte qui nous disent que le patient a présenté le 20 juillet un état grippal avec mal de gorge, myalgie, fièvre à 102 et 103°.En général, dans la maladie de Hodgkin, le début est insidieux et c\u2019est l\u2019apparition des ganglions qui se manifeste en premier lieu et la température n\u2019apparaîtra habituellement que plus tard.C\u2019est pourquoi je prends le risque d\u2019oublier cette hypothèse pour me rabattre sur le diagnostic de mononucléose infectieuse.x Si nous revenons à l\u2019histoire, nous voyons que le 5 août, c\u2019est-à-dire 15 jours après son état grippal, le patient présente en sortant de son bain une lipothymie de 20 minutes, suivie d\u2019une sensation de malaise dans la partie haute de \"abdomen.Enumérons les causes de lipothymie: la fatigue excessive, la chaleur, le froid, le traumatisme, les maladies cardio-vasculaires (sténose aortique, Stoke-Adams, du sinus coroti- dien), les médicaments (nitrite d\u2019amyle, tri- nitrine, insuline), les gaz (comme le mono- xyde de carbone), les tumeurs cérébrales, l\u2019é- piplepsie, une perte sanguine avec hémorragie externe (hématémèse, hémoptysie, hémorragie intestinale, hématurie, etc.), une perte sanguine avec hémorragie interne (ulcère duodénal, anévrisme rupturé, rupture du foie, rupture de la rate), les lésions viscérales brusques telles qu\u2019ulcères gastrique ou duodénal perforé, hernie étranglée, obstruction abdominale aiguë, embolie pulmonaire, pneumo-tho- rax aigu, thrombose mésentérique.Je m\u2019occuperai des causes les plus plausibles, soit les lésions viscérales brusques et la perte sanguine.Nous pouvons éliminer les lésions viscérales brusques parce que le premier symptôme ac- CONFRONTATION CLINICO-PATHOLOGIQUE 1041 cusé a été celui de perte de connaissance et non pas de douleur.Et d\u2019ailleurs cette douleur n\u2019a été qu\u2019un léger malaise.Il ne nous reste donc qu\u2019à expliquer la lipothymie par une perte sanguine interne puis- qu\u2019il n\u2019y a pas eu d\u2019hémorragie externe.Et les deux causes pouvant s\u2019intégrer avec le reste de l\u2019histoire sont: 1.\u2014 l\u2019ulcère duodénal qui saigne, 2.\u2014 la rupture de la rate.Dans un ulcère duodénal qui saigne, la lipothymie peut être la première manifestation de la pathologie ulcéreuse, et ce n\u2019est que lorsque le patient remarque du moelena que le diagnostic est posé.En admettant que notre patient n\u2019ait pas observé le caractère de ses selles, s\u2019il y a eu défécation, nous restons avec deux hypothèses: rupture de la rate\u2014 ulcus duodénal qui saigne.En résumé, le syndrome douloureux nous laisse avec 4 diagnostics: 1.\u2014 l\u2019ulcère gastrique perforé, 2.\u2014 la pancréatite aiguë, 3.\u2014 la rupture de la rate, 4.\u2014 la hernie diaphragmatique.Le syndrome infectieux nous permet un diagnostic: mononucléose infectieuse.Le syndrome d\u2019hémorragie probable fait penser à l\u2019uleus duodénal et à la rupture de la rate.Si on tient compte de tous les éléments, il faut donc penser qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019un cas de mononucléose infectieuse compliqué d\u2019une rupture de la rate- Il y a plusieurs cas de rapportés dans la littérature et l\u2019on peut dire d\u2019une façon assez certaine qu\u2019une mononucléose accompagnée d\u2019une douleur abdominale assez marquée avec irritation phrénique et un pouls au-dessus de 100 signifie une rupture de la rate.Maintenant, si je considère l\u2019élément infectieux comme étant un détail insignifiant et fortuit à oublier dans l\u2019histoire, il reste les autres possibilités: a) l\u2019uleus duodénal; mais la douleur aurait été épigastrique ou à droite et l\u2019on n\u2019aurait pas eu d\u2019irritation diaphragmatique gauche à moins d\u2019une contamination de toute la cavité abdominale par péritonite généralisée et dou- 1042 leur généralisée.Ceci ne cadre pas avec l\u2019histoire subjective et objective.b) On peut éliminer la hernie diaphragmatique par l\u2019absence de signes pulmonaires, par l\u2019absence de signes occlusionnels et par l\u2019absence d\u2019histoire traumatique ou de troubles antérieurs.c) Dans l\u2019ulcère gastrique perforé, nous n\u2019aurions pas un malade détendu, peu souffrant et la palpation aurait révélé de la rigidité.D'ailleurs il n\u2019y a pas de passé digestif.d) La pancréatite aiguë doit entrer en ligne de compte dans le diagnostic différentiel d\u2019une rate rupturée parce qu\u2019il y a plusieurs cas de rapportés de rupture splénique avec des amylases à 600 unités et des diastases urinaires au-dessus de 2,000 mais encore une fois dans ces cas le malade n\u2019est pas détenu et peu souffrant.Je crois donc à une rupture splénique chez un malade faisant une mononucléose infectieuse.Docteur L.-P.Morissette Deux affirmations du Dr Gagnon me frappent: 1) La percussion de la rate à 8 em représente le double de la normale.Dans les normes auxquelles je suis habitué, ce n\u2019est pas un signe bien net de splénomégalie.2) Le Dr R.Gagnon a éliminé l\u2019infaretus de la rate en l\u2019absence de maladie emboli- sante.Je pense que les pathologistes ic1 présents vont être d\u2019accord avec moi pour affirmer qu\u2019on peut avoir des infarctus dans des leucémies en l\u2019absence d\u2019embolie.Docteur Gagnon Dans « Pasteur - Valery - Radot », on note qu\u2019une rate normale se percute sur une largeur de deux travers de doigt.Pour ce qui est de la deuxième remarque du Dr Morrissette, je suis en plein accord avec lui.Mais je dois dire que par ailleurs dans mon texte, j\u2019excluais les maladies qui donnent des infarctus par stase.Lorsque j'ai fait cette affirmation, je voulais exclure les infarctus par embolie.CONFRONTATION CLINICO-PATHOLOGIQUE LUnion Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 Docteur Y.Piette J\u2019avals toujours cru qu\u2019un hémopéritoine était douloureux.Le Dr Gagnon estime que le malade étant bien détendu et calme, cela plaide en faveur d\u2019un hémopéritoine.Docteur Gagnon Nous voyons au dispensaire des traumatisés avec rupture de rate ou de foie.Souvent si le malade a cessé de saigner et n\u2019est pas en choc, on constate que la douleur va prendre un certain temps à apparaître.La palpation durant cette période permet de déprimer assez profondément le ventre et la douleur provoquée par cette manœuvre est plutôt subjective.Cependant les différents examens sanguins font penser qu\u2019il y a hémorragie et ce n'est qu\u2019au bout d\u2019un certain temps que le traumatisé présente une défense musculaire.Docteur A.Kakos Il me semble que le Dr Gagnon n\u2019a pas parlé de sarcoïdose de la rate.Docteur Gagnon En effet je n\u2019ai pas mentionné cette possibilité.On a rapporté effectivement des ruptures de rate dans la sarcoïdose.Docteur L.-C.Simard Dans ces cas, il y a en général traumatisme, léger il est vrai, mais traumatisme tout de même.Docteur Simon Lauzé, pathologiste.À l'opération on a trouvé un hémopéritoine de 800 ce secondaire à une rupture de la capsule de la rate.Cette rate mesurait 15 cm de hauteur et pesait 450 gm; soit trois fois le poids normal.Le lendemain de l\u2019opération on a fait les \u2018examens de laboratoires suivants: Les urines sont normales.Sang: Hém.9.2; Hématocrite 28; V.G- 85; Gl.rouges 3,500,000; Gl.blancs 7,450; Segmentés 38% ; Lymphocytes 53% ; Mono 9%.Plusieurs cellules monocytaires sont atypiques.Le Paul et Bunnel est positif à une dilution 1/448. L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 A l\u2019histologie, on note que partout et notamment au niveau de la rupture, la capsule est indemne d\u2019infiltration de cellules mononu- cléées.Les septa sont discrètement infiltrés de cellules rondes surtout au pourtour des artères.D\u2019une façon constante, l\u2019intima des veines est infiltré d\u2019un coussin épais de cellules mononucléées.Les follicules lymphoides sont diminués en nombre et en volume.Ils ne possédent pas de centre germinatif.CONFRONTATION CLINICO-PATHOLOGIQUE 1043 Les sinus sont dilatés, possèdent un endothélium hyperplasique et les cordons de Bill- roth sont trois à quatre fois plus larges que normalement et ils sont bourrés de cellules rondes: quelques-unes sont des plasmocytes francs; d\u2019autres possèdent des caractères nucléaires de plasmocytes sans en avoir dans le cytoplasme.Conclusion Mononucléose infectieuse suivie d\u2019une rupture spontanée de la rate.CONGRÈS RAPPORT DU SYMPOSIUM DE L'ACADÉMIE DES SCIENCES DE NEW-YORK SUR LES DIURÉTIQUES ! La surabondance de diurétiques et d\u2019anti- hypertensifs à la portée du médecin aujour- d'hui n\u2019est pas sans prêter a la confusion parfois et cet état de confusion n\u2019a pas été tout à fait éclairei à la conférence de deux jours tenue à New-York les 6 et 7 mai sous les auspices de l\u2019Académie des Sciences de New- York et portant sur les nouveaux diurétiques et agents antihypertensifs.La plupart des participants à cette conférence étaient des Etats-Unis, mais l\u2019un des conférenciers de marque est du Canada, le docteur Jacques Genest de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.La contribution du docteur Genest était une étude détaillée et minutieuse sur l\u2019emploi des plus nouveaux diurétiques chez 13 cas de syndrome néphrotique.Il a insisté sur la nécessité absolue et impérieuse d\u2019être au courant de la lésion en cause dans de tels cas avant de tenter de les traiter.Il a particulièrement insisté sur la valeur de la biopsie 1.Symposium tenu à New-York, mai 1960.percutanée rénale pour élucider le diagnostic.La biopsie empêcherait l\u2019erreur thérapeutique par exemple d\u2019administrer des stéroides aux cas de néphrose causés par l\u2019amyloïdisme, par une thrombose veineuse rénale ou par une péricardite constrictive.Les médicaments qu\u2019il à particulièrement étudiés cliniquement dans ses cas étaient du groupe des thiazides et le nouvel agent diurétique chlorthalidone (Hy- groton).L'effet combiné d\u2019un thiazide avec un spirolactone a donné de bons résultats dans les cas de néphrose diabétique, et dans un autre cas réfractaire au spirolactone l\u2019asso- ciaition du chlorthalidone avec le spirolactone à provoqué une diurèse marquée de sodium et une fonte de l\u2019edème.Le docteur Genest a analysé en détail l\u2019emploi de corticostéroïdes dans ces cas, notant qu\u2019une amélioration marquée peut être obtenue, particulièrement avec des doses plus élevées, mais le docteur Genest s\u2019est posé la question à savoir si dans tous les cas l\u2019enthousiasme que l\u2019on apporte au traitement prolongé et intensifié avec les corti- 1044 CONGRÈS costéroïdes est, justifié, si l\u2019on considère les réactions graves qui s\u2019ensuivent.Depuis l\u2019avènement des diurétiques récents, il ne voit pas la nécessité d\u2019un tel traitement intensifié.Ses observations cliniques indiquent que ces diurétiques soulagent effectivement l\u2019æœdème.Plusieurs des participants ont insisté sur la valeur des diurétiques récents dans le traitement de l'hypertension allant même jusqu\u2019à affirmer que ces diurétiques ont un effet anti- hypertensif spécifique qui mettent favorablement en relief le bien-être du patient sous traitement avec ces médicaments comparé à l\u2019état désagréable et aux inconvénients inhérents au traitement avec seulement les agents de blocage ganglionnaire.Les agents diurétiques qui ont attiré le plus d\u2019attention autant au point de vue fonte de l\u2019ædème que antihy- pertensif furent le groupe thiazide tels que le chlorothiazide, l\u2019hydrochlorothiazide et agents congénères, le nouveau phthalimidine connu sous le nom de chlorthalidone, et les antagonistes de l\u2019aldostérone tel que le spironolac- tone (Aldactone).Plusieurs participants ont loué l'association de ces médicaments y compris le spironolactone.Les participants ont aussi signalé la difficulté du problème en cause lorsqu\u2019il s\u2019est agi de faire l\u2019évaluation clinique d\u2019un diurétique étant donné les deux variables impliqués à savoir le médicament même et le patient dont l\u2019état varie continuellement.Néanmoins, quoique la puissance des plus nouveaux médicaments a pu être mise en doute si on la compare à celle des mercuriels antérieurs, tous les participants ont convenu sans contestation aucune de l\u2019administration facile des nouveaux médicaments qui peuvent être pris par voie buccale, qui sont moins dispendieux et - plus acceptables pour le malade.Le médicament qui a un effet soutenu de plus longue durée est le chlorthalidone, qui peut être administré trois fois par semaine seulement avec beaucoup de succès.L\u2019un des participants a divisé en quatre l\u2019ordre de puissance d\u2019action des nouveaux médicaments, plaçant dans le premier groupe les trois agents suivants: le benhydrofluméthiazide, le trichlorméthiazide L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 ct le chlorthalidone.Un autre collaborateur a mentionné que les spirolactones renversaient tous les effets de.l\u2019aldostérone et étaient les seuls diurétiques à ce faire.Néanmoins, il était évident quil y avait peu de renseignements au sujet du mécanisme d\u2019action de la plupart de ces nouveaux agents.Il était aussi évident que le rôle même de l\u2019aldostérone à la fois dans l\u2019œdème et dans l\u2019hypertension n\u2019était pas tout à fait mis au point.De plus, le fait d\u2019administrer des hormones cortico- adrénales peut provoquer le système à produire des composés qui lui sont ensuite antagonistes.Un débat organisé qui termina la conférence a provoqué quelque peu de désaccord parmi les participants.L\u2019un opinait que tous les cas où la pression artérielle est souvent au- delà de 150/90 mm Hg devraient être traités, tandis qu\u2019un autre s\u2019objectait à cette approche stéréotypée.L\u2019un des participants à la discussion suggérait que l\u2019ordre du traitement commence par un des plus nouveaux diurétiques; et si inefficace qu\u2019un autre agent anti- hypertensif soit ajouté, et si cette association n\u2019apporte pas les résultats attendus que la chirurgie soit ensuite employée suivie par un traitement prolongé avec médicaments.Il semble y avoir eu évidence à démontrer que la sympathectomie chirurgicale ait prolongé la vie de ces patients mais il n\u2019y a encore aucune évidence définitive que ce soit le traitement avec médicament qui soit responsable de ce fait.Un participant a produit une analogie utile avec le diabète, faisant remarquer que cet état avait été traité avec de l\u2019insuline pendant quatre ans sans effacer cette maladie ou en abolir les complications.Il y a peu de doute que nous prolongeons la vie dans les cas d\u2019hypertension grave mais la situation n\u2019est pas trop claire dans les cas légers.Tous les membres du débat impliqués dans la discussion ont été d\u2019accord à affirmer que le traitement des cas légers d\u2019hypertension devrait être institué avec un diurétique nouveau, quoique les membres aient été plus tard accusés par le président de la conférence d\u2019atta- chi fl Hl lhe Sa Ty tee L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 quer le problème de l'hypertension à la périphérie sans en atteindre l\u2019essentiel.Parmi les plus nouveaux agents antihyper- tensifs discutés furent le guanéthidine, le to- sylate de brétylium qui malheureusement ont CONGRÈS 1045 vite produit de la tolérance et les agents inhibiteurs d\u2019enzyme tels que les inhibiteurs de la monoamine oxidase et de la décarboxylase.Ces agents sont cependant encore au stage expérimental.CORRESPONDANCE LETTRE DES ÉTATS-UNIS A l'heure actuelle, le médecin est contraint de s\u2019adapter sans cesse aux tendances nouvelles de la médecine, à une spécialisation accrue, aux nouveaux produits pharmaceutiques et aux diverses inventions mécaniques modernes.L'utilisation de la calculatrice les classer et de les analyser avec une rapidi- électronique est un exemple caractéristique de la transformation des conditions de travail du médecin.Grâce à sa mémoire prodigieuse, à sa capacité, non seulement d\u2019enregistrer une multitude de renseignements, mais encore de té surprenante, elle constitue pour les médecins et les chercheurs un auxiliaire inappré- cable.C\u2019est ainsi que la calculatrice peut, en quelques minutes, fournir un renseignement ou une série de renseignements là où les méthodes traditionnelles auraient exigé plusieurs années de travail.Un article paru dans le numéro du 7 mai 1960 du « Journal of the American Medical Association» (173: 58, 1960) décrit les possibilités d\u2019utilisation en climque et au laboratoire de la calculatrice électronique.L'oxytocine (Pitocine) occupe aujourd\u2019hui une place de premier plan en obstétrique.Elle west cependant que peu employée à l\u2019heure actuelle pour provoquer le travail.Néanmoins, G.Schaefer rapporte, dans le numéro d\u2019avril 1960 d\u2019« Obstetrics and Gynaecology » (15: 465, 1960), que, dans 277 cas, le travail fut provoqué avec succès chez des femmes traitées par de l\u2019oxytocine pour des affections non obstétricales.Les sujets furent choistes avec le plus grand soin en se basant sur les critères suivants: multipare ayant eu au moins un et moins de cinq accouchements vaginaux; col utérin présentant une dilatation d\u2019au moins 8 cm.et un effacement d\u2019au moins 60%; col situé au centre par rapport à lVaxe du vagin; présentation du sommet s\u2019engageant normalement; poids du foetus estimé entre 6 et 8 livres et demi; bassin normal et rapport céphalo-pelvique semblant normal; parturiente se trouvant à moins de 10 jours de la date prévue pour l\u2019accouchement et préparée psychologiquement à la provocation de l\u2019accouchement.La technique des deux flacons fut employée pour administrer l\u2019oxytocine, le médecin ne quittant pas la malade.Dès que des contractions régulières se prodursirent, les membranes furent rompues artificiellement.La durée du travail chez ces parturientes fut de moins de quatre heures dans 93.5% des cas et elles accouchèrent toutes d\u2019un enfant vivant et bien portant.W.M.Whitehouse et ses collaborateurs ont mis au point une méthode simple et peu coûteuse pour repoduire les radiographies avec une finesse de détails suffisante pour établir un diagnostic.Leur rapport publié par l\u2019Université de Michigan, où ils ont effectué leurs pie 1046 CORRESPONDANCE travaux, fait observer qu\u2019il est important de pouvoir faire des copies de certaines radiographies parce que cela permet une plus grande diffusion d\u2019images de cas rares et facilite ainsi les consultations et l\u2019enseignement.L\u2019emploi de ce film nouveau permet d\u2019obtenir en deux minutes un positif sec de la radiographie.Le film ainsi obtenu diffère de Uoriginal seulement par sa teinte bleue et par sa texture plus fine.Une nouvelle technique facilitant le diagnostic précoce du cancer de l'œsophage a été présentée par H.J.Moersch au cours de la 120e réunion annuelle de U« Illinois State Medical Society » à Chicago, Illinois.Un dérivé de l\u2019hémoglobine l\u2019hématoporphy- rine, peut être injecté dans le sang.Cette substance s\u2019accumule au niveau de la tumeur et est visible sous forme d\u2019une lumière ultraviolette.Bien que cette méthode facilte beaucoup le diagnostic, la difficulté d\u2019un diagnostic précoce vient de ce que les malades 2gno- rent les premiers symptômes.Le symptôme le plus précoce est généralement la.difficulté pour le malade d\u2019avaler de grosses bouchées, L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 mais il peut obtenir un soulagement spontané qui dure des semaines et même des mois en avalant des bouchées plus petites.Ce n'est que lorsque les signes réappararssent de façon persistante que les malades viennent généralement consulter.Il existe toute une variété de produits anti- cholinergiques pour le traitement de l\u2019ulcère peptique.L\u2019action pharmacologique de ces produits est variée et très diverse, mais is agissent tous surtout sur le système nerveux parasympathique.Une étude comparative de ces divers produits anticholinergiques a été entreprise par A.P.Klotz et est rapportée dans le numéro de décembre de l\u2019« American Journal of Digestive Diseases » (4: 1048, 1959).Le principe de l\u2019action anti-sécrétrice de ces drogues est l\u2019inhibition de la sécrétion de l\u2019acide libre du suc gastrique et l\u2019augmentation du ph.Se basant sur une série d\u2019observations, l\u2019auteur déclare que Piptal est un produit anti-sécréteur puissant et sûr.Comparé à sept autres produits similaires, Piptal est celui qui produit le moins d\u2019effets secondaires.ANALYSES Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complètes et utilisables, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le « Quarterly Cumulative Index Medicus » : nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, le volume, la page, le mois (le jour du mois si le périodique est hebdomadaire), l\u2019année.Exemple: J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.« Ann.Med.Psychol.», 94: 1 (juin) 1938.MÉDECINE Leonard D.OSLER et Alvin D.SIDELL: Le syndrome de Guillain-Barré.Nécessité de critères de diagnostic.(The Guillain-Barré Syndrome.The need for Exact Diagnostic Criteria.) \u201cThe New Eng.J.of Med.\"\u201d, 262: (12 mai) 1960.La description d\u2019une nouvelle entité pathologique suscite chez tout clinicien, légitime- e- © e + ment d\u2019ailleurs, un certain enthousiasme lui dictant une conduite constructive.Mais il arrive souvent qu\u2019à côté de quelques esprits timorés, il en existe d\u2019autres qui finissent par donner libre cours à leur zèle, si bien qu\u2019avec le temps on perd la notion même de la concentration primitive.C\u2019est ce qui s\u2019est passé avec le syndrome de Guillain-Barré.N\u2019a-t-on pas assisté plus d\u2019une fois à des controverses épuisantes où sont venus s\u2019affronter pêle- mêle des écrits osant même nier l\u2019existence de ce syndrome?Pour ma part, je n\u2019oublierai jamais le sourire ironique affiché par un étudiant de troisième année me lançant à la volée: « vous y croyez encore à ce syndrome », L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 un jour que j'\u2019exposais le cas clinique d\u2019un malade.Les deux auteurs du Massachusetts Memorial Hospital and Boston City Hospital, ont épluché les dossiers de leur service de neurologie allant de l\u2019année 1956 à l\u2019année 1959.Se basant sur les criterrums assignés par Guillain et Barré, ils n\u2019ont retenu que dix cas.Ces conditions s\u2019élèvent à douze: 1.Le syndrome débute presque toujours quinze jours après une infection, la plupart du temps des voies respiratoires.2.L\u2019age et le sexe ne partagent aucune prédilection et le malade à son entrée à l\u2019hôpital ne présente plus de température pathologique.3.La dysesthésie des pieds et des mains précède la paralysie.4.La perte de la motilité prédomine au niveau des muscles des parties proximales des jambes et souvent des bras et elle est symétrique dans sa distribution.L\u2019atteinte sévère des muscles du tronc n\u2019est pas fréquente.5.La perte de sensibilité objective est minime et transitoire.Tous les modes de sensibilité peuvent être en cause, mais dans la majorité des cas, c\u2019est l\u2019hyperesthésie en doigt de gant qui prédomine.6.La vessie n\u2019est jamais sérieusement atteinte.Il peut y exister de la difficulté dans l'évacuation de celle-ci, mais elle est plutôt due à la faiblesse des muscles de la paroi abdominale et à l\u2019immobilité.7.Les réflexes tendineux sont abolis ou, dans les formes légères, diminués symétriquement.8.Les nerfs crâniens, surtout le VII®, sont souvent atteints d\u2019un côté ou des deux.Les nerfs optique et auditif échappent à cette atteinte.La névrite rétrobulbaire n\u2019est pas du tableau clinique.Quant à l\u2019ædème papillaire il traduit une autre cause.9.L\u2019amélioration commence avant la troisième semaine et continue sa marche sans rémission.10.Le liquide céphalo-rachidien montre constamment une augmentation du taux des ANALYSES 1047 protéines, sans modification cytologique.Toute cytologie au-dessus de dix éléments, doit tenir le diagnostic en suspicion.11.La guérison complète, sans séquelles, a lieu au bout de six mois.Les réflexes peuvent demeurer diminués pendant longtemps.Dans les premiers stades de la maladie, rare est la mort par insuffisance respiratoire.12.Si l\u2019examen clinique ou si les examens complémentaires mettent en évidence d\u2019autres anomalies, le diagnostic est à réviser ou 1l faudrait chercher une autre affection venant compliquer la première.M.KALUDI.PEDIATRIE Joseph TANNENBERG: Atélectasie foetale et post-natale; étude des facteurs essentiels à l'installation de la respiration spontanée et de la signification des membranes hyalines pulmonaires du nouveau-né, (Fetal and post-natal atelectasis: factors essentials in inia- ting spontanious respiration and the significance of the hyalin membrane in the lung of the newborn.) \u201cAm.J.Clin.Path.\u201d, 32: 305 (oct.) 1959.L\u2019atélectasie pulmonaire paraît souvent comme la seule constatation nécropsique 1m- portante chez les nouveau-nés.On l\u2019a souvent considérée comme la cause de la mort et dénommée atélectasie fœtale.Depuis vingt ans, les membranes hyalines ont semblé être responsables de cette atélec- tasie, surtout chez les prématurés dont la respiration initiale parut normale.Ainsi raquit le syndrome des membranes hyalines malgré l\u2019opposition de Gruenwald et d\u2019autres.Le travail se divise en cinq parties, soit: a) le poumon pendant la vie fœtale; b) les mécanismes de la respiration à la naissance; c) l\u2019atélectasie post-natale; d) l\u2019atélectasie post-natale accompagnée de phénomènes exsu- datifs; e) les membranes hyalines pulmonaires.A) L\u2019auteur a examiné de nombreux embryons et fœtus.Chez les embryons de 3 à 6 em, les poumons sont séparés de la cage thoracique par un grand espace rempli d\u2019un liquide très pauvre en protéines.Les bronches sont béantes et dilatées par le même liquide. 1048 Des embryons et fœtus de 17, 31 et 39 em possèdent la même architecture fondamentale à l\u2019exception de l\u2019augmentation du nombre des ramifications bronchiques et bronchiolaires.Les bronches et les alvéoles rudimentaires sont remplies de liquide de sorte que les poumons ne flottant pas sur l\u2019eau.Les alvéoles des fœtus humains matures sont ouvertes, de forme anguleuse et paraissent vides.C\u2019est ce qu\u2019on appelle l\u2019atélectasie fœtale physiologique.Par contre, les alvéoles des fœtus morts d\u2019anoxie intra-utérine contiennent des cellules et du liquide albumineux colorables; leur forme est plus arrondie et leur taille plus grande.C\u2019est l\u2019atélectasie fœtale pathologique.L\u2019auteur discute de la signification des mouvements respiratoires in utero qu\u2019il considère comme la conséquence de l\u2019anoxie et non de la maturation des centres nerveux.Une des causes d\u2019anoxie temporaire in utero paraît être la torsion du cordon.Lorsque celle-ci est très serrée, elle peut causer la mort du fœtus.B) Mécanismes de la respiration à la naissance La stimulation des mouvements respiratoires par les centres bulbaires et le remplacement aérique du liquide intra-bronchique et pulmonaire, paraissent les facteurs déterminants de la respiration à la naissance.Immé - diatement après la naissance, le poumon reçoit à lui seul autant de sang que le corps entier.Cette perfusion massive a été préparée par le développement considérable du lit capillaire pulmonaire pendant les derniers mois.Ce sang pulmonaire en général épaissi (ainsi que le prouvent les micro-hématocrites), peut absorber rapidement une grande quantité d\u2019eau et de minéraux.Ainsi le liquide intra-bronchi- que et intra-pulmonaire peut être absorbé rapidement pour faire place à l\u2019air.En général, quelques respirations (quelques minutes) suffisent à remplir les poumons d\u2019air.C) Atélectasie post-natale C\u2019est l\u2019atélectasie qui survient des heures ou des Jours après la naissance.L'image histo- ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 logique très variée, révèle toutes les étapes entre l\u2019aération totale, partielle ou nulle.Flle survient à la suite d\u2019une oblitération bronchique que ce soit par un bouchon muqueux, un caillot, l\u2019aspiration de substances étrangères ou même la contraction des bronches à la suite d\u2019un traumatisme du système nerveux central.Il s\u2019en suit alors une atélectasie simple, sans exsudat alvéolaire.D) Atélectasie post-natale accompagnée de phénomènes exsudatifs Le plus souvent chez l\u2019enfant qui a bien respiré pendant quelques jours, on observe une atélectasie accompagnée d\u2019exsudat.Expérimentalement, Tannenberg et Binner obtinrent une atélectasie partielle accompagnée d\u2019exsudat alvéolaire après ligature artérielle ou veineuse.Il semble donc possible qu\u2019une défaillance cardiaque puisse produire le même effet chez les enfants.L\u2019auteur a étudié la viscosité sanguine en relation avec l'hémato- crite et a pu constater des valeurs élevées des hématocrites témoignant d\u2019une grande viscosité sanguine chez les enfants en difficulté respiratoire après une période initiale de respiration normale.Cette viscosité entraînerait une défaillance cardiaque et la stase pulmonaire.L\u2019auteur suggère aussi que l\u2019hypoglycémie néonatale puisse affecter le système nerveux et le cœur.E) Les membranes hyalines pulmonaires La formation des membranes hyalines ne serait qu\u2019une forme de l\u2019atélectasie exsudative.Les membranes hyalines surviennent surtout chez les prématurés et les enfants nés par césarienne.On les rencontre aussi chez les adultes dans la grippe ou chez les intoxiqués au gaz de guerre.L\u2019examen morphologique fait au début des lésions montre des membranes (riches en fibrine) limitées aux endroits de transition entre l\u2019épithélium bronchique cubique et l\u2019épithélium alvéolaire.Dans ces endroits, on retrouve souvent des débris cellulaires nécroti- ques dans les membranes.L'auteur a observé ces mêmes membranes sur les villosités pla- L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 centaires de trente cas de césarienne.Toujours il a trouvé des petites nécroses ou des arrachements de l\u2019épithélium au siège même de l\u2019implantation des membranes.Chez le prématuré, l\u2019épithélium alvéolaire n\u2019est pas encore complètement remanié, de sorte qu\u2019à la naissance le brusque afflux sanguin peut mettre à nu certaines régions par lesquelles peut sourdre un exsudat.Chez les enfants nés par césarienne, 1l se peut que des maladies maternelles, l\u2019anesthésie et la résorption trop lente du liquide secondaire au fait que le sang de ces enfants a une teneur aqueuse plus élevée que ceux qui naissent normalement, jouent un rôle.La croissance ultérieure de ces membranes dépend surtout de la décompensation cardiaque.Il semble donc que l\u2019atélectasie avec membranes hyalines ne dépende pas de la présence de ces membranes, mais plutôt d\u2019une défaillance circulatoire.Jacques GAGNON.CANCEROLOGIE S.DOUBROW, M.ROUX et C.L.CHATELIN: Les problèmes d'immunobiologie des cancers: Effets allergiques des implants antigéniques dévitalisés.\u2018Presse Méd.\u201d, 67: 1867 (28 oct.) 1959.Les auteurs avancent tout d\u2019abord que le cancer est un organoïde vivant de sa vie propre auquel sa relative indépendance confère une physionomie cyto-chimio-biologique susceptible de le rendre vulnérable aux agressions de l\u2019hôte qui l\u2019héberge; et ils essaient de voir si une tumeur maligne peut provoquer ehez le malade l\u2019apparition de phénomène réactionnel qui, en définitive, aboutiraiït à la formation d\u2019anticorps dirigés contre ce néoplasme.Obtenir un antigène spécifique à partir de l\u2019acide désoxyribonucléique des noyaux néoplasiques, devient impossible parce que toute hydrolyse détermine une dépolarisation de ce composé altérant en même temps les nucléoprotéines et dénaturant un grand nombre d\u2019albumines.Cependant des expériences avec des greffes néoplasiques leur ont donné l\u2019idée d\u2019utiliser un ANALYSES 1049 greffon dévitalisé comme réactogène pour provoquer chez un porteur de néoplasme malin, la formation d\u2019anticorps spécifiques de celui- cl.Voici trois de leurs observations: Tout d\u2019abord une femme de 71 ans, admise pour néoplasme ulcéré au sein droit avec énorme adénopathie axillaire soudée au gril costal.On lui fait une opération de propreté (mastectomie simple) et huit jours après son admission on lui fait une implantation des cellules néoplasiques dévitalisées.Six mois plus tard, son état général est bon, l\u2019adénopathie axillaire est réduite des 4/5 et la masse qui n\u2019est plus adhérente s\u2019enlève facilement ; à l\u2019histologie, cette masse présente l\u2019image générale d\u2019un adéno-carcinome ou le stroma est remplacé par des nappes hémorragiques dans lesquelles baignent des cellules néoplasiques.La tumeur est toute entourée d\u2019une épaisse coque de péri-adénite qui la sépare du tissu adipeux avoisinant.Chez cette femme on a pu enlever même l\u2019implant qui, au microscope, se présente comme un granulome giganto-cellulaire où se retrouvent encore des dizaines de cellules épithéliales de la tumeur, dépourvues de toute vitalité.Observation N° 2: Femme de 67 ans, opérée en 1956 pour cancer du côlon droit, réadmise en 1958 pour une énorme masse occupant tout le centre et le côté gauche de l\u2019abdomen.L\u2019exploration ramène d\u2019une énorme métastase hépatique et d\u2019un gros foie nodulaire, une biopsie qui montre un épithélioma cylindrique atypique dépourvu de stroma-réaction: immense nappe de cellules néoplasiques, toutes pareilles sans variations ni mitoses avec seulement ça et là de petits foyers de nécrose.Neuf jours plus tard, on lui fait une implantation.La malade semble alors se remettre.Pendant six mois sa condition générale est meilleure et la masse diminue.Au bour de ce temps, la masse augmente de nouveau.On fait alors une nouvelle exploration qui ramène une biopsie présentant une toute autre image que la première fois: on voit de larges plages de nécrose séparées par des bandes de sclérose riche en fibrilles collagènes et 1050 pauvre en éléments cellulaires; les cellules elles-mêmes sont très polymorphes, présentant de nombreuses mitoses dégénératives et de nombreuses images de cytodiérèses c\u2019est-à- dire des noyaux nus avec chromatine pulvérulente et souvent rejetée en périphérie.Observation N° 3: Homme de 53 ans, opéré pour un cancer de l\u2019estomac en 1956 qui revient en 1959 pour dysphagie extrême.A l\u2019exploration on voit des adénopathies énormes et multiples qui s\u2019étendent depuis le cou jusqu\u2019à la bifurcation de l\u2019aorte.A l\u2019histologie, ces ganglions présentent des sinus remplis de guirlandes néoplasiques: cellules peu volumineuses à noyau rond avec un seul nucléole, pas de mitoses, pas de stroma-réaction.Sept jours plus tard, on lui fait un implant qui un mois plus tard est complètement résorbé.Malheureusement, le patient fait alors de l\u2019anurie et décède.À l\u2019autopsie, les uretères sont comprimés par le néoplasme.Mais l\u2019image histologique montre des altérations nucléaires très étendues où l\u2019on voit toutes les phases de la cytodiérèse: des noyaux nus rejetés en périphérie et souvent entourés de polyblastes et de masses pulvérulentes de chromatine.De ces trois observations, 1l tirent les conclusions suivantes: de 1 à 5 mois après l\u2019implantation de la tumeur antigénique dévitalisée, la tumeur primitive montre de grandes perturbations vasomotrices, un remaniement de la charpente conjonctive, et une profonde altération des noyaux néoplasiques, ce qui selon eux répond grosso-modo au tableau anatomo-pathologique des lésions de sensibl- lisation.S\u2019intéressant ensuite surtout à l\u2019image des transformations nucléaires, ils avancent à la suite des travaux de Hargraves, qu\u2019il ne s\u2019agit pas là uniquement d\u2019une perturbation du quotient volumétrique nucléo-cytoplasmique de la cellule mais d\u2019un trouble de respiration cellulaire en rapport avec les agents transporteurs d\u2019oxygène.Raymond FARMER.ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 ANESTHÉSIE S.J.MARTIN: Propos sur l'étiologie et la thérapeutique du collapsus cardiaque aigu.(Considerations of the etiology and treatment of Sudden Cardiac Collapse.) \"Anesthesia and Analgesia, Current Researches\u2019, 39: 23 (janv.-fév.) 1960.Prélimnaires « Les activités sans cesse croissantes de l\u2019anesthésiologie ne sont pas de nature, dit l\u2019auteur, à minimiser les erreurs et les complications inhérentes à cette spécialité ».Un des problèmes les plus dramatiques de la chirurgie est le collapsus cardiaque aigu, qui demeure encore « une énigme de la médecine moderne » (Sadove).Définition Qu'est-ce que le collapsus cardiaque aigu?Le docteur Martin répond à cette question en ces termes: « C\u2019est bien la défaillance soudaine, inattendue d\u2019une fonction myocardique préalablement efficace, laquelle peut atteindre un point irréversible sans l\u2019application urgente d\u2019un traitement adéquat ».Aujour- d\u2019hui, on délaisse de plus en plus l\u2019expression imprécise d\u2019arrét cardiaque.Cette défaillance subite du myocarde est, en effet, due à l\u2019asystolie cardiaque ou à la fibrillation ventriculaire.Dans le premier cas, il y a cessation complète des contractions du cœur; celui-ci est alors réfractaire ou presque à toute stimulation; le seconde instance révèle d\u2019un muscle cardiaque excessivement irritable dont les fibres se contractent d\u2019une façon désordonnée et inopérante.Fréquence du collapsus cardiaque aigu.Un grand nombre de facteurs contribuent à rendre cette catastrophe apparemment plus fréquente.Le docteur Martin en mentionne ici les principaux: 1) la multiplicité des substances anesthésiques; 2) l\u2019usage de procédés hypoxiques et d\u2019agents cardiotoxiques; 3) les interventions diverses sur les poumons, le cœur et les gros vaisseaux; 4) la variété des sujets soumis, de nos jours, à l\u2019acte chirurgical; 5) l\u2019emploi de méthodes et d\u2019instruments de précision pour un diagnostic plus précoce en l\u2019oceurrence. L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 A l\u2019Hôpital Saint-François (Hartford, Con- nectieut, E.U.), où l\u2019auteur est le directeur du service d\u2019anesthésie, il se produisit 20 cas de collapsus cardiaque aigu pour un total de 83,442 anesthésies (1954-1959) \u2014 chiffre figurant un pourcentage approximatif de 1:4172.D\u2019après les mêmes statistiques, le taux de l\u2019asystolie cardiaque fut de 1:6418 (13 cas) et celui de la fibrillation ventriculaire fut un peu moindre 1:11920 (7 cas).Seize sur vingt patients ont été ressuscités; il est intéressant aussi de noter qu\u2019il y eut neuf survies permanentes sans séquelles ou associées seulement à des troubles mineurs.Etiologie « Il existe une loi biologique fondamentale qui peut s\u2019exprimer ainsi: tous les tissus vivants réagissent à n'importe quel stimulus, qu\u2019il soit nerveux, chimique ou physique, mais c\u2019est toujours le métabolisme intrinsèque des cellules du myocarde qui, en définitive, est perturbé » (Martin).Dans la présente étude, il appert que la cause la plus commune de l\u2019asystolie cardiaque est un facteur neurogène, ie.un phénomène réflexe \u2014 vagal \u2014, survenant au cours d\u2019une anesthésie légère (9 cas); quant à la fibrillation ventriculaire, elle est le plus souvent mise sur le compte d\u2019un mécanisme chimique, telle l\u2019hypoxie ou l\u2019hypercarbie (rétention de CO?).L'auteur partage les causes du collapsus aigu en deux catégories: les facteurs prédisposants et les facteurs déterminants.1.\u2014 Facteurs prédisposants: A.\u2014 Conditions pré-opératoire du malade.a) Troubles cardiovasculaires: ° Sang \u2014 hypovolémie, anémie, dyscrasie sanguine, déséquilibre électrolytique.Cœur \u2014 arythmie, insuffisance cardiaque, infarctus du myocarde.Vaisseaux \u2014 artériosclérose, thrombose, embolie.Divers \u2014 hypertension, hypotension, choc.b) Troubes respiratoires: asthme, emphysème, hypertension pulmonaire, déformation thoracique.c) Affections du système nerveux central: tumeur, épilepsie.ANALYSES 1051 B.\u2014 Nature, site et durée de l\u2019opération.a) Chirurgie des poumons, du cœur et des gros vaisseaux; b) Position du patient: assise, Fowler, Trendelenburg; c) Interventions complexes, laborieuses et prolongées.C.\u2014 Période pré-opératoire et conduite de l\u2019anesthésie.a) Evaluation insuffisante de l\u2019état physio- pathologique du candidat; b) Prémédication incorrecte; c) Mauvais choix de l\u2019agent et de la méthode anesthésique; d) Anesthésie et oxygénation inadéquate de l\u2019opéré; e) Déficience des fluides: sang, plasma, électrolytes.II.\u2014 Facteurs déterminants: A \u2014 Réflexes de nature neurogène: stimulation surtout vagale provenant des régions cervicale et thoracique, des viscères et du périoste.B \u2014 Causes chimiques: a) Hypoxie; b) Hypercarbie; c) Hypersécrétion thyroïdienne ou adrénalinique; d) Insuffisance thyroiï- dienne ou surrénalienne; e) Agents anesthésiques.C \u2014 Causes physiques: a) Défectuosité auriculaire et ventriculaire, dextrocardie, hernie diaphragmatique; b) Pression et traction du cœur et de ses structures adjacentes, au cours de la chirurgie; c) Changements brusques de position de l\u2019opéré.Signes cardinaux du collapsus cardiaque.1° \u2014 Disparition soudaine du pouls et de la tension artérielle; 2° \u2014 Pâleur des téguments ou cyanose, surtout si le patient se trouve en position Trendelenburg; 3° \u2014 Apnée ou respiration subitement haletante; 4° \u2014 Pupilles dilatées et fixes; 5° \u2014 Absence de saignement actif au niveau du champ opératoire.Le diagnostic clinique peut être confirmé ou renforcé par des appareils moniteurs: électrocardiographe et cardioscope, lesquels toutefois, selon l\u2019auteur, n'auraient pas une valeur absolue.Thérapeutique du collapsus cardiaque.Les mesures correctives ici sont d\u2019ordre prophylactique et curatif. 1052 A \u2014 Traitement préventif: 1° \u2014 La visite pré-opératoire est essentielle: elle permet de connaître l\u2019état somatique et mental du futur opéré et d\u2019y apporter les remèdes qui conviennent; 2° \u2014 La médication pré-anesthés1- que bien dosée sert à diminuer l\u2019appréhension naturelle du patient et à prévenir les réflexes adverses qui peuvent accompagner l\u2019acte chirurgical; 3° \u2014 La sélection de l\u2019agent et du procédé anesthésique sera en toute circonstance judicieuse et individuelle; 4° \u2014 L\u2019induction sera douce et faite avec minutie, mettant le patient à l\u2019abri de toute altération cardiaque et respiratoire; 5° \u2014 La surveillance constante du patient et du degré de la narcose, aidée à l\u2019occasion d\u2019un instrument moniteur, est indispensable pour l'issue heureuse de lintervention; 6° \u2014 Le réveil de l\u2019opéré doit être paisible, en attachant une observation particulière au fonctionnement cardiovasculaire et respiratoire.B.\u2014 Traitement d\u2019urgence.Pour fin de clarté et d\u2019efficacité, l\u2019auteur présente, sous forme de tableau synoptique, la conduite & tenir en pareil cas; celle-ci est étayée sur l\u2019expérience de 1\u2019équipe chirurgicale et anesthésique de l\u2019Hôpital St-François a Hartford (1954-1959).I \u2014 L\u2019anesthésiologiste: a) Il importe d\u2019avertir sans délai le chirurgien lorsque le pouls et la pression sanguine disparaissent; b) Tout anesthésique doit être à l\u2019instant interrompu; c) Aussitôt on donnera au patient de l\u2019oxygène à 100 pour cent, de préférence au moyen d\u2019un tube endotrachéal en circuit fermé; d) On doit, dès le début, tenir compte du temps et le signaler au chirurgien à toutes les 15 secondes; e) Il faut administrer sans faute une infusion endoveineu- se; f) On doit également se munir de l\u2019instrumentation cardiaque: défibrillateur, électrocardiographe, cardioscope.II \u2014 Le chirurgien: a) Dès que le diagnostic est établi, une thoracotomie est pratiquée et cela en moins de 3 minutes; b) Le chirurgien vérifie « de visu » si le coeur est en asystolie ou en fibril- ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 lation ventriculaire; c) Le massage cardiaque doit être maintenu au rythme de 60 à 70 à la minute, pour une période de trois minutes; le myocarde doit être bien oxygéné avant l\u2019usage de toute médication ou du défibrillateur électrique; d) La compression de l\u2019aorte à l\u2019aide d\u2019une pince ou de la main est souvent utile pour augmenter l\u2019apport sanguin vers les centres cérébraux.III \u2014 Traitement supplémentaire de l\u2019asystolie cardiaque.S\u2019agit-11 d'une asystolie qui persiste apres le massage cardiaque, il est alors indiqué d\u2019injecter dans la cavité du ventricule gauche les médicaments suivants: a) La chlorure de calcium a 10% = 3 à 6cc; b) L\u2019isoprel (iso- propylevartérénol): 0.02 mg (1:5000) ; c) Le sulfate d\u2019atropine: 0.3 mg (1/200 grain) dans 10cc de soluté salin isotonique; d) L\u2019adrénaline ou épinéphrine: 1ce à 1/10000.IV \u2014 Traitement supplémentaire de la fibrillation ventricularre.Si la fibrillation ventriculaire continue après une ou deux minutes de massage cardiaque, ou si l\u2019asystolie change en fibrillation ventriculaire, on doit à ce moment injecter dans le ventricule gauche l\u2019une des drogues suivantes ou bien utiliser le défibrillateur électrique: a) Le chlorure de potassium à 10%: 2 à 4 cc; b) La procaine amide: 500 mgm dans 10cc de sérum salin physiologique; c) L'hydrochloru- re de procaine à 1%: 10cc dans une solution saline; d) Le défibrillateur est d\u2019ordinaire appliqué à l\u2019aire cardiaque de façon intermittente: 1.5 ampères durant 1/10 à 1/2 seconde, à trois ou cinq reprises.Si l\u2019asystolie cardiaque réapparaît, on conseille de revenir alors au massage, pendant une ou deux minutes et de recourir, au besoin, à la technique III, mise en œuvre auparavant.V \u2014 Mesures additionnelles: a) Position Trendelenburg; b) Correction de l\u2019hypovolémie par une transfusion sanguine; c) Electrocardiogramme en permanence, d) Appareil électro-encéphalographique; e) Emploi de l\u2019hypothermie.René LEBEAU. SOCIÉTÉS LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE MONTRÉAL Séance du 16 février 1960 Tenue à l'hôpital Saint-Joseph de Rosemont.Présidence du docteur Albert Royer.Rapport du Jury du Prix de la Société Médicale de Montréal, offert par la Maison Nadeau.Lecture est faite du rapport du Jury destiné à octroyer ce Prix et l\u2019heureux récipiendaire en est le docteur Jacques Genest pour son travail intitulé: « Progrès récents dans le traitement de l\u2019hypertension artérielle ».* > * Biopsie pleurale à l'aiguille; étude de 48 cas.Drs Gilles LORANGE, André MacKAY et Claire GELINAS-MacKAY Les méthodes conventionnelles, telles que la radiologie et la ponction pleurale ordinaire, sont très souvent insuffisantes pour poser un diagnostic précis dans certains cas de lésions pleurales; c\u2019est pourquoi les auteurs ont eu recours à la biopsie pleurale à l'aiguille chez 48 patients.Chez 17 cas, ils ont retrouvé une néoplasie; il s\u2019agissait, soit de mésothéliome, de métastases ou de lymphoblastome.Chez 10 cas, ils ont retrouvé une pachypleurite non spécifique.Dans 3 cas, il existait une tuberculose pleurale et, chez 2 cas, il s\u2019agissait d\u2019un hématome.Les autres cas étudiés étaient négatifs.Quoique plusieurs négatifs furent trouvés, on me découvrit aucun faux positif.Aucune complication ne fut rencontrée par la technique employée et le procédé fut bien toléré chez tous les patients.Cette méthode a servi de critère d\u2019inopérabilité chez plusieurs patients; cependant, cette méthode adjuvante, dans bien des cas, n\u2019élimine pas d\u2019emblée la nécessité d\u2019une biopsie pulmonaire pour certains patients.Les kystes pulmonaires.Drs B.-G.BEGIN et Roland GUY Les kystes pulmonaires sont des formations ovalaires contenant de l\u2019air ou du liquide.Bien qu\u2019ils soient assez fréquents, le diagnostic demeure souvent erronné.Les abcès pulmonaires, ainsi que les pleurésies, sont les complications les plus souvent rencontrées.La thérapeutique efficace de ces kystes repose sur la précocité du diagnostic.Les symptômes les plus souvent rencontrés sont les hémoptysies, les expectorations abondantes, la dyspnée et parfois la cyanose.Tous les traumatismes infligés à la région thoracique peuvent provoquer des hémorragies dans ces kystes.La bronchographie demeure un moyen de diagnostic précieux car les kystes ne s\u2019injectent pas par la substance opaque, sauf s\u2019ils sont infectés.Au point de vue thérapeutique, l\u2019exérèse chirurgicale s'impose dans la majorité des cas.Le diagnostic précoce du cancer pulmonaire.Dr Roger PAULIN Le cancer pulmonaire demeure encore un problème difficile pour le médecin.En effet les statistiques actuelles révèlent que la survie pour cette infection n\u2019est que de 5% pour cinq ans; il devient donc excessivement important de pouvoir poser un diagnostic précoce lorsqu\u2019il s\u2019agit du cancer du poumon.Les signes cliniques sont peu nombreux.On doit toujours soupçonner le cancer du poumon chez un patient de 40 ans et plus qui présente des pneumonies récidivantes.Les différentes formes histologiques rencontrées sont: 1) l\u2019adénocarcinome, 2) le cancer à cellules squameuses, 3) le cancer indifférencié et 4) « l\u2019oat-cell-carcinoma ».Le cancer bronchogénique est certainement le plus fré- quent- Il semble toujours exister un facteur d\u2019irritation locale dans la production d\u2019une lésion maligne du poumon. 1054 Parmi les moyens de diagnostic qui permettent de faire un diagnostic précoce, il faut citer: 1) le cliché pulmonaire de routine, 2) la bronchoscopie, 3) la biopsie pulmonaire, 4) l\u2019analyse cytologique des expectorations, 5) la ponction pleurale avec examen cytologique et 6) l\u2019angio-cardiographie.On tiendra pour très suspect tout changement dans l\u2019aspeect radiologique de lésions considérées comme bénignes.De plus, toute lésion nummulaire sur un cliché doit être explorée chirurgicalement.Malgré tout ceci le pronostic du cancer du poumon demeure très mauvais.On considère, cependant, que 30% des patients atteints de cette affection pourraient avoir une survie supérieure à cing ans si le diagnostic était plus précoce.Après l\u2019assemblée un goûter fut gracieusement offert par les autorités de l'hôpital St-Joseph de Rosemont.* * * Séance du ler mars 1960 Tenue à l'hôpital Sainte-Justine.Présidence du docteur Albert Royer Les arthrites septiques.Edgar LEPINE Malgré l\u2019usage assez répandu des antibiotiques, l\u2019incidence des arthrites septiques n\u2019a pas sensiblement diminué.Parmi les sept cas rapportés par le docteur Lépine, cinq étaient dus à du staphylocoque, deux à du streptocoque; deux de ces cas étaient consécutifs à des manoeuvres urologiques \u2014 un cas était secondaire à une otite suppurée, et \u2014 un autre cas était secondaire à une infection traumatique de l\u2019index.Le traitement précoce de cette affection consiste en une ponction articulaire faite aux deux jours, accompagnée de lavage articulaire avec instillation d\u2019antibiotiques dans l\u2019articulation.Quand le diagnostic est retardé, la fonction articulaire est souvent compromise.Une complication fréquente est l\u2019ankylose, SOCIÉTÉS L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 qui peut être complète ou partielle.Dans le traitement, on doit avoir recours à la traction continue ou à une immobilisation plâtrée \u2014 même parfois, à l\u2019ouverture et au drainage.Le diagnostic précoce de cette affection demeure une garantie de succès thérapeutique.La médication orale du diabète a-t-elle profité aux diabétiques?Armand GRATTON Le traitement du diabète, à l\u2019aide de comprimés, se fait en clinique depuis 1955.La découverte de ces médicaments oraux est due au docteur Jambon, de Montpellier, qui, en 1942, nota l'apparition d\u2019une hypoglycémie inconstante chez des patients qui étaient traités avec des sulfamidés.Malgré les nombreuses recherches effectuées à l\u2019aide de ces médicaments, leur mode d\u2019action demeure encore mal connu.Ils diffèrent de l\u2019insuline par une baisse inconstante de la glycémie et par l\u2019apparition d\u2019effets toxiques occasionnels.Ces médicaments oraux ne sont indiqués que pour les diabètes débutant après l\u2019âge de 40 ans et nécessitant moins de 40 unités par jour.Ils ne sont jamais indiqués pour les diabètes sévères et instables.De plus, il ne faut pas oublier que la diète demeure nécessaire chez ces patients.Environ 50 pour cent des diabétiques sont susceptibles d\u2019être aidés par ces médicaments.Ils sont particulièrement utiles pour les diabétiques aveugles ou atteints d\u2019une baisse profonde de la vision.Parmi les désavantages, il faut citer la fausse sécurité que.ces médicaments procurent, soit au patient, soit au médecin.En effet, ils inciteront souvent le patient à négliger sa diète et à se cramponner aux pillules.Très souvent, après six mois d\u2019emploi de ces médicaments, il faut revenir à l\u2019insuline.Il n\u2019en demeure pas moins que ces nouveaux médicaments ont grandement aidé les diabétiques, mais que le médecin doit toujours être judicieux dans l\u2019emploi de ceux-ci. L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 Le traitement chirurgical des varices.Normand-J.BELLIVEAU Les varices peuvent être dues à des facteurs primaires, telle une faiblesse hériditaire, ou, encore, à des facteurs secondaires, tels que la thrombophlébite ancienne, l\u2019augmentation de la pression veineuse par compression, ou, encore, par certains facteurs endocriniens.Chez les gens souffrant de varices, le retour veineux se fait de façon anormale.Il est toujours très important de déterminer ce retour veineux avant d\u2019envisager une correction chirurgicale.Très souvent, il est utile de recourir à la phlébographie.À l\u2019aide d\u2019un excellent film, le docteur Bel- liveau expliqua la technique chirurgicale qu\u2019il utilise et qui consiste dans la ligature des veines saphènes à la jonction saphéno-fémo- rale, avec ligature des tributaires et des perforantes.SOCIÉTÉS 1055 Il montra ensuite la technique du stripping, qui consiste dans une saphénectomie radicale.Les caprices aortiques.Emilien LABELLE À l\u2019aide d\u2019un excellent film, tourné au laboratoire d\u2019hémodynamique de l\u2019hôpital Sainte- Justine, le docteur Labelle se servit de cette pellicule pour expliquer les différentes malformations que l\u2019on peut rencontrer au niveau de la crosse de l'aorte.A l\u2019aide de cinéangiographie sélective, il illustra de façon nette et précise, les malformations suivantes: 1) Les sténoses aortiques; 2) le chevauchement aortique; 3) la dextroposition de l\u2019aorte; 4) les anneaux vasculaires; 5) le canal artériel; 6) la fenêtre aortico-pulmonaire; 7) la coartation de l\u2019aorte.Le Secrétaire des séances, Gilles LEDUC.NÉCROLOGIE PROFESSEUR PIERRE DELORE (Lyon \u2014 France) C\u2019est avec un profond regret que nous avons appris la mort du Professeur Pierre Delore, de la Faculté de Médecine de Lyon, survenue le 30 juin dernier.Tous ceux qui l\u2019ont rencontré à Québec, lors du 27e Congrès de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada dont il était un des invités d\u2019honneur, se souviennent de sa brillante personnalité, de sa parole claire et précise et de la grande portée de ses « Considérations pratiques sur l\u2019alcoolisme et son traitement: l\u2019expérience d\u2019un centre de désintoxication et d\u2019éducation sanitaire ».Au banquet de clôture de ce même congrès, le Professeur Delore transmettait officiellement à notre Association tous les regrets de l\u2019Association des Médecins de Langue Fran- caise (d'Europe) de n\u2019avoir pu se rendre, cette année-là, à Québec, en délégation massive pour un congrès conjoint, mais exprimait le désir de voir ce projet repris tôt ou tard.Hélas, il ne verra pas son souhait exaucé lors du Congrès de Québec-Paris de 1961, après avoir tant travaillé à le rendre réalisable, à titre de secrétaire général de l\u2019Association des Médecins de Langue Française (d\u2019Europe).Mais le Professeur Delore demeurera l\u2019exemple même de l\u2019animateur infatigable qui n\u2019a pas craint d\u2019aller au devant des problèmes de son époque et de se préoccuper des dures tensions qui menacent « la santé de l\u2019homme ».On retrouve, d\u2019ailleurs, dans la revue du même nom qu\u2019il dirigeait, toute l\u2019expérience du Professeur d'Ecologie sociale de la Faculté de Médecine de Lyon et du directeur de l\u2019Institut de Médecine sociale, ainsi que la somme 1056 des débats qu\u2019il dirigeait au cours de symposiums organisés notamment à Vittel, Evian, Lausanne.C\u2019est d\u2019ailleurs au congrès de Lausanne que Pierre Delore fit adopter par le Comité de Direction de l\u2019Association des Médecins de Langue Française (d'Europe) le projet du Congrès jumelé en septembre 1961 à Paris.Enfin, il assumait également la rédaction du Bulletin de l\u2019Association des Médecins de Langue Française, édité par la Gazette médicale de France.Parfait gentilhomme et représentant cette aristocratie de l\u2019esprit et du savoir, dont la province française nous donne encore tant de réconfortants exemples, le Professeur Pierre Delore laissera parmi nous le souvenir d\u2019un ami dévoué du Canada.A sa famille, à la Faculté de Médecine de Lyon, à l\u2019Association des Médecins de Langue Française (d\u2019Europe), l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada et L\u2019Union Médicale du Canada offrent leurs sincères condoléances.Pierre SMITH, Directeur des Relations extérieures.LE DOCTEUR HENRI-L.GIRARD Le docteur Girard, de Manchester (N.-H.), est décédé le 14 juillet à l\u2019âge de 54 ans.Il NÉCROLOGIE L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 avait obtenu son doctorat en 1933 de « Georgetown University School of Medicine».Le docteur Girard était un ancien président de l\u2019Association médicale franco-américaine, membre de l\u2019A.M.L.F.C.et, en dépit de ses études médicales poursuivies dans une université américaine et de sa vie professionnelle écoulée aux Etats-Unis, avait conservé un attachement solide au Canada français.LE DOCTEUR J.-M.-P.ALLAIRE Le docteur Allaire, diplômé de l\u2019Université Laval de 1907 et ayant exercé la médecine à Joliette, vient de mourir à l\u2019âge de 80 ans.LE DOCTEUR CAMILLE LAROSE Le docteur Larose est décédé le 11 juillet à l\u2019âge de 78 ans.Il reçut son doctorat en 1910.Le docteur Larose se destina à la psychiatrie et passa sa vie professionnelle à traiter les malades à l\u2019hôpital St-Jean-de-Dieu.LE DOCTEUR ANDRE BELANGER Le docteur Bélanger est disparu en juin de cette année aprés une courte maladie.Ayant reçu son doctorat de l\u2019Université de Montréal en 1956, le docteur Bélanger s\u2019était consacré à l\u2019exercice de la médecine générale avec une activité incessante. NOUVELLES FÉLICITATIONS À NOTRE RÉDACTEUR EN CHEF Le Conseil de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal vient de causer une agréable surprise aux lecteurs de L\u2019Union Médicale du Canada.A l\u2019unanimité des membres, le docteur Roma Amyot à été élu Professeur titulaire de Clinique Neurologique, à l\u2019hôpital Notre-Dame.Nul doute que cette nomination couronne le mérite d\u2019un collègue dont toute la carrière fut consacrée exclusivement au service de la science médicale.D.M.COMPAGNIE D'ASSURANCE CANADIAN LIFE INSURANCE La compagnie d\u2019assurance Canadian Life Insurance possede un fonds pour des bourses en vue d\u2019études médicales.Cette année, elle a versé des bourses à 13 médecins pour recherches médicales, appartenant à 11 écoles de médecine canadiennes.Le montant total accordé cette année a été de $67,000 et les bourses individuelles ont varié de $3,500 à 86,000.De nos universités canadiennes, le docteur Jean- Marie Loiselle, de l\u2019Université Laval, a reçu une bourse en vue de continuer ses recherches sur la protection contre les radiations, et le docteur J.-R.Ducharme, de l\u2019Université de Montréal, en a reçu une entre autres pour travaux de recherches: 1° pour étudier les fonctions adrénocorticales chez les prématurés, les nouveaux nés durant la première et la seconde enfance; 2° une étude comparée sur les aspects biochimique de C-21 et C-19 de l\u2019excrétion stéroide au cours de maturation.D\u2019autre part, le docteur Paul de Bellefeuille, de l\u2019Université d\u2019Ottawa, a reçu lui aussi une bourse en vue de l\u2019étude critique des recherches déjà effectuées sur la mortalité périnatale.PRÉSIDENT DE LA SOCIÉTÉ CANADIENNE D'OTO-LARYNGOLOGIE C\u2019est bien de cette société que fut récemment nommé président le docteur Fernand Montreuil et non de l\u2019Association canadienne des oto-rhino-laryngologistes qui n\u2019existe pas et que nous avions mentionnée par erreur dans une note précédente.LE DOCTEUR ROLAND GUY, PRÉSIDENT DE L'ASSOCIATION CANADIENNE ANTITUBERCULEUSE Au cours de la 60e réunion de cette association tenue à Ottawa, le docteur Roland Guy, de l\u2019hôpital du Sacré-Coeur, de Cartierville (Montréal), et collaborateur à L\u2019Union Médicale du Canada, fut élu président de la section médicale de cet organisme scientifique, qui porte également le nom de Société canadienne de thoracologie.CONFÉRENCIER À DEUX CONGRÈS INTERNATIONAUX Le docteur Jacques Genest a présenté, au cours de juillet, une communication au «Symposium sur les glandes surrénales », tenue à Glascow, du 11 au 15 juillet, et une autre à Copenhague, à l\u2019occasion du Premier congrès international d\u2019endocrinologie, qui eut lieu du 16 au 23 juillet 1960.CONGRÈS INTERNATIONAL DE PSYCHIATRIE À MONTRÉAL C\u2019est le troisième.Il aura lieu à Montréal du 4 au 10 juin 1961, sous les auspices de l\u2019Association canadienne de psychiatrie et de l\u2019Université McGill.On s\u2019attend à réunir 3,000 inscriptions.Le premier congrès mondial de psychiatrie se tint à Paris, en 1950, et le second à Zurich, en 1957.LE DOCTEUR ROGER PAULIN AU CONGO Le docteur Paulin, chirurgien à l'hôpital Saint- Joseph de Rosemont et à l\u2019hôpital de la Miséricorde, a été délégué au Congo belge, à la demande de PONU et par la voix de la Croix Rouge.Accompagné de deux autres médecins de langue anglaise, 1l y passera quelques mois, afin de collaborer à l\u2019organisation des services hospitaliers.Six gardes-malades dont 5 de langue française, complèteront cette équipe médicale à laquelle nous souhaitons plein succès. LIVRES REÇUS Pratique obstétricale.Par M.LACOMME.Deux volumes formant 1720 pages avec 305 figures et 4 planches en couleurs.Cartonnés toile: 230 NF.Masson et Cie, édit, Paris, 1960.L'oeuvre d\u2019un seul.Le premier caractère de ce livre est son unité, car malg'é ses 1700 pages il est l\u2019œuvre d\u2019un seul.Parfaitement homogène, il est le reflet de l\u2019enseignement clinique quotidien de l\u2019auteur, qui a adopté le ton familier et personnel, particulièrement propre à rendre vivant l\u2019exposé et à établir le contact avec le lecteur.Ce ton \u2014 très inhabituel à ces sortes d\u2019ouvrages \u2014 permet une lecture étonnamment facile, en sorte que les notions les plus ardues se dégagent progressivement sous l\u2019aspect de la simplicité, et se trouvent acquises presque sans effort.Une pratique.Qu\u2019est-ce à dire?Un livre qui réponde aux besoins du praticien ou futur praticien légitimement désireux d\u2019être sérieusement instruit, mais non d\u2019absorber des chapitres de science pure; désireux done avant tout que lui soient développés en profondeur les problèmes quotidiens, et traités plus succinctement, mais avec une précision suffisante, les autres.Tous étant envisagés dans un esprit qui ne soit ni celui des gros ouvrages scientifiques, ni celui des simples recueils de conseils empiriques.L'auteur a aussi toujours pris soin d\u2019accrocher les règles de la pratique aux notions physiologiques, simplement mais suffisamment exposées, qui les expliquent et les justifient.Connaissance de la grossesse Un des besoins primordiaux de la pratique est une bonne connaissance de la grossesse.Et pas seulement une connaissance clinique, mais bien aussi une connaissance biologique permettant d\u2019aborder utilement les difficiles problèmes \u2014 pierre d\u2019achoppement de la pratique quotidienne \u2014 des évolutions pathologiques de la gestation: évolutions interrompues par un avortement ou une mort fœtale, évolutions prolongées se terminant par un accouchement retardé, évolutions perturbées aboutissant à la naissance d\u2019enfants dystrophiques ou malformés, évolutions compliquées enfin par un syndrome médico- chirurgical quelconque.Le plus important: l\u2019accouchement banal.La grande dystocie, les techniques d\u2019extraction ont certes encore leur importance.et la « Pratique » leur consacre de longues pages.Mais le plus grand développement (prés de 300 pages) a été donné aux accouchements de la pratique quotidienne.Dans une première partie l\u2019auteur en démonte le mécanisme afin d\u2019en bien faire comprendre le fonctionnement et de poser les bases d\u2019un conduite logique, en marche normale et en marche plus ou moins déviée de la norme.Après quoi peut être étudiée la clinique du travail: le diagnostic, l\u2019évolution avec ses formes cliniques diverses, suivant la qualité de la contraction (hypokinétique, hyperkiné- tique, spasmodique) et suivant les diverses attitudes de la tête (en OI.G.A., en OI.D.P, ete.).La conduite à tenir fait ensuite l\u2019objet de longues explications: la conduite traditionnelle, la direction par les méthodes psychophysiques, la direction par les méthodes obstétrico-médicamenteuses, l\u2019analgésie, le tout étant illustré de diagrammes (voir plus loin page spécimen) et d\u2019exemples à propos desquels sont discutées de façon concrète les indications d\u2019intervenir et les modalités de «l\u2019accouchement dirigé ».Le nouveau-né.Il constitue «les suites opératoires de l\u2019accouchement ».Indépendamment du souci primordial qu\u2019il doit avoir des suites de couches de la mère et de l'avenir de sa fonction génitale, l\u2019accoucheur doit observer l\u2019enfant qui est le résultat de son intervention, en collaboration avec le pédiatre.La « Pratique » réserve quelques pages à cette question.Les questions à l\u2019ordre du jour.Tout en se maintenant au plus près de la clinique quotidienne, un tel livre se devait d\u2019envisager avec des détails suffisants, et malgré leur rareté relative, certains problèmes qui sont aujourd\u2019hui à l\u2019ordre du jour, et dont l\u2019étude est encore dispersée dans des articles de journaux ou des comptes rendus de congrès.C\u2019est ainsi qu\u2019est faite une assez large place à la maladie hémolytique par incompatibilité sanguine, aux avortements à répétition par insuffisance cervico-isthmique, au « synéchies » utérines, etc.L'aspect social.Le côté social est lui aussi d\u2019actualité.C\u2019est pourquoi un chapitre important, qui sert de conclusion à l\u2019ouvrage, permet de se faire une idée des progrès accomplis depuis quelques dizaines d\u2019années, tant en ce qui concerne la sécurité des mères que la prévention de la mortalité fœto-néo-natale.La pratique: un acte.Tout le livre est imprégné de cette idée que la pratique est un acte, et un acte personnel impliquant une décision que l\u2019on ne saurait enfermer en général dans des règles rigides valables pour toutes les patientes et tous les médecins.C\u2019est un des mérites de cet ouvrage de montrer comment se posent les problèmes, de faire vivre les hésitations d\u2019un diagnostic ou d\u2019une décision thérapeutique difficile, et de proposer la solution indiquée par la physiologie et la L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 clinique, confrontées avec les possibilités matérielles et morales des circonstances.Divisions de l'ouvrage Tome I I.La grossesse normale (79 pages).\u2014 II.L\u2019accouchement.Etude mécanique (96 pages).\u2014 III.L\u2019accouchement en pratique quotidienne.L\u2019accouchement en présentation du sommet.Etude clinique (188 pages): Examen clinique de la femme avant l\u2019accouchement.Etude clinique générale du travail: diagnostic, évolution et formes cliniques.Conduite à tenir au cours du travail: La direction du travail (observations commentées).\u2014 IV.Quelques autres accouchements de la pratique quotidienne (90 pages): La présentation du siège.Présentation de la face.Grossesses et accouchements gémellaires.Grossesses et accouchements des très jeunes primipares, des femmes âgées et des grandes multipares.Accouchement après rupture prématurée des membranes.\u2014 V.Gestations et accouchements compliqués par un syndrome hémorragique (42 pages).\u2014 VI.Accouchements compliqués par des anomalies organ1- ques ou fonctionnelles susceptibles de déterminer une dystocie majeure (195 pages): (Anomalie du fœtus.Présentation vicieuse.Anomalie du bassin.Anomalie de la contraction et de la dilatation).\u2014 VII.Accidents de l\u2019accouchement.Lésions des voies génitales dues à l\u2019accouchement (48 pages).\u2014 VIII.Délivrance et suites de couches normales et pathologiques.Tome II IX.Les grossesses pathologiques, maladies ovulaires, prolongations et interruptions de la grosesse, mole, chorio-épithéliome, grossesse extra-utérine (157 pages).\u2014 X.Les affections gynécologiques dans leurs rapports avec la grossesse et l\u2019accouchement (91 pages).\u2014 XI.Dysgravidies ou toxémies de la grossesse (57 pages).\u2014 XII.Etude des affections médi- co-chirurgicales associées à la grossesse (192 pages).\u2014 XIII.Opérations obstétricales.Techniques opératoires (118 pages).\u2014 XIV.Le nouveau-né (147 pages).\u2014 XV.En maniére de conclusion.Les progrès de l\u2019obtétrique évalués par la baisse des mortalités maternelle et fœto-néo-natale (44 pages).Index alphabétique.Evaluation des bourses d'étude et de perfectionnement, rapport d'un groupe d'étude.O.M.S.: Série de Rapports techniques, 1960, No 186; 16 pages.Prix: $0.30.Publié également en anglais et en espagnol.Au cours des dix dernières années beaucoup de temps, d\u2019énergie et d\u2019argent ont été consacrés au développement de programmes organisés pour aider des personnes qualifiées à faire des stages d\u2019études ou de formation professionnelle à l\u2019étranger.Pour justifier la continuation de ces programmes de bourses e* LIVRES REÇUS 1059 veiller à l\u2019utilisation optimum du temps et de l\u2019argent qu\u2019ils demandent, une bonne évaluation des méthodes employées et des résultats obtenus est essentielle.Le rapport dont il s\u2019agit examine les problèmes qui se posent aux administrateurs chargés de la planification d\u2019un système d\u2019évaluation des programmes de bourses et propose pour cette évaluation certains critères.En raison des frais qu\u2019elle entraîne, il est peu vraisemblable que l\u2019on procède fréquemment à une évaluation de grande envergure.En revanche, nombreuses sont les techniques d\u2019organisation des programmes de bourses «au jour le jour» qui doivent être soumises 4 un examen critique incessant.Pour porter sur une bourse un jugement satisfaisant, il faut d\u2019abord préciser les fins auxquelles cette bourse a été créée.Les questions posées devront alors être soigneusement choisies de manière à obtenir les renseignements désirés tout en éliminant autant que possible les jugements subjectifs, bien qu\u2019ils aient aussi leur intérêt.Les évaluations peuvent être fondées sur la documentation puisée dans le dossier du boursier, sur des questionnaires, des rapports, etc.sur les résultats d\u2019entrevues ou sur les renseignements recueillis au cours de visites sur place effectuées par des personnes qualifiées.Le rapport analyse les diverses méthodes possibles et conclut que chacune a ses mérites et ses lacunes.La méthode à choisir dépendra donc de la nature des programmes de bourses et du genre d\u2019évaluation projetée.Parmi les critères d\u2019évaluation qui sont proposés figurent le choix et les qualifications des boursiers, la valeur du programme d\u2019étude et des dispositions administratives, l\u2019adaptation du boursier aux conditions des études ou de la formation professionnelle, les notes du boursier pendant sa période de formation, les résultats de cette formation dans l\u2019emploi et les travaux ultérieurs de l\u2019ancien boursier, l\u2019influence de celui-ci sur la collectivité, les avantages retirés de la bourse par l\u2019intéressé et par le pays d\u2019accueil.De nombreux aspects de l\u2019évaluation exigent une étude plus approfondie.Le rapport recommande que soit poursuivie l\u2019étude des questions suivantes: constitution d\u2019une série de dossiers individuels sur le \u201csuccès\u201d ou \u201cl\u2019échec\u201d de telles ou telles bourses; élaboration de critères spécifiques pour chacune des phases des bourses; appréciation du boursier dans son propre milieu, avant et après sa bourse; placement des boursiers; échec ou succès des bourses; méthodologie des évaluations.Epidémiologie des troubles mentaux.Huitième rapport du Comité d'experts de la Santé mentale.O.M.S.: Série de Rapports techniques, 1960, No 185; 32 pages.Prix: $0.30.Publié également en anglais et en espagnol.Dans le passé, la psychiatrie s\u2019est préoccupée avant tout de soigner l\u2019individu malade.Mais vers la fin 1060 du XIXe siècle, certains psychiatres ont commencé à étudier les troubles mentaux en tant que phénomènes de masse, s\u2019attachant d\u2019abord à leurs aspects génétiques et prenant ensuite, progressivement, en considération les facteurs étiologiques liés au milieu.Aujourd\u2019hui, on admet que la prévention des troubles mentaux doit s\u2019appuyer sur une connaissance précise de leur fréquence, donc on reconnaît la nécessité d\u2019une méthode « épidémiologique ».Le hui- tieme rapport du Comité O.MS.d\u2019experts de la Santé mentale analyse les applications de cette méthode en psychiatrie.La méthode épidémiologique peut être utilisée en psychiatrie à deux fins principales: a) mettre en évidence, pour les maladies mentales, les données de fait indispensables à une administration rationnelle des services psychiatriques; b) découvrir dans le mode de vie, l\u2019organisation ou le milieu extérieur des populations, les caractéristiques qui influent sur l\u2019apparition ou le cours des troubles mentaux et apprécier l\u2019importance étiologique relative de ces facteurs.Etant donné que sous certains rapports les troubles mentaux diffèrent des autres maladies, leur étude épidémiologique pose des problèmes particuliers.Toute recherche sur les maladies mentales exige la mise au point de méthodes et de concepts techniques satisfaisants.Le rapport contient des suggestions à cet égard ainsi qu\u2019une étude des questions de personnel et de formation professionnelle.Le cortex cérébral \u2014 Etude neuro-psycho-pathologique.Par J.DE AJURIAGUERRA et H.HECAEN.Deuxième édition entièrement refondue.Un vol.de 458 pages, avec 58 figures.46 NF.Masson et Cie, édit, Paris, 1960.Cette nouvelle édition respecte le plan de la première, c\u2019est-à-dire qu\u2019elle comprend toujours deux parties essentielles: la première constituée des syndromes anatomocliniques étudiés lobe par lobe, la seconde réservée à l\u2019exposé des troubles du langage, du geste et de la perception, où l\u2019accent a été surtout mis sur les problèmes physio-psychopathologi- ques.Mais, en dix ans, les données de la pathologie corticale se sont considérablement modifiées.Aussi, dans ce cadre général, et à l\u2019exception des parties purement historiques, la transformation est complète.Les données de la littérature, comme l\u2019expérience des auteurs, les ont obligés à refondre les différents chapitres non seulement en raison des adjonctions, mais aussi parce que de nouvelles conceptions obligeaient à revoir et présenter différemment les problèmes.En outre, l\u2019exposé de chaque syndrome anatomo- clinique est, dans cette nouvelle édition, suivi d\u2019une description des divers aspects cliniques plus partieu- liers aux différentes étiologies.LIVRES REÇUS L'Union Méd.Canada Tome 89 Août 1960 Grandes divisions de l'ouvrage Syndrome anatomo-cilinique : Le syndrome frontal (37 pages).\u2014 Les syndromes rolandiques (22 pages).\u2014 Le syndrome calleux (9 pages).\u2014 Le syndrome pariétal (14 pages).\u2014 Le syndrome temporal (28 pages).\u2014 Le syndrome occipital (22 pages).Problèmes neuro-psycho-pathologiques: L\u2019aphasie (89 pages).\u2014 Praxies et gnosies (12 pages).\u2014 L\u2019apraxie (39 pages) \u2014 Les astéréognosies (14 pages).\u2014 L'agnosie auditive (5 pages).\u2014 Les agnosies visuelles (62 pages).\u2014 Troubles de la somato- gnosie (36 pages).\u2014 Hallucinations et lésions corticales focales (22 pages).Index alphabétique des auteurs et des matières.Approches pathogéniques des troubles mentaux.Par Paul COSSA.Un vol.de 156 pages.16 NF.Masson et Cie, édit, Paris, 1960.Historiquement, les théoriciens de la psychiatrie se partagent entre deux tendances: ceux pour qui les lésions du cerveau expliquent tout, ou du moins doivent tout expliquer un jour; ceux pour qui au contraire, tout est affaire de psychogénèse, les altérations cérébrales demeurant contigentes.Le but de P.Cossa a été de rechercher ce qui, dans ces deux groupes complémentaires de théories, peut être considéré comme actuellement valable, et, si faire se peut, de les lier.A l\u2019aide d\u2019une série d\u2019exemples (concomittants psychologiques des aphasies; troubles somesthésiques des hémiplégies gauches; syndrome de Korsakoff; crises psychiques de l\u2019épilepsie temporale; confusion mentale infectieuse\u2026), P.Cossa recherche d\u2019abord, pour les maladies mentales de pathogénie organique connue, quelles sont les lésions, quels sont les mécanismes admissibles: dissolution; libération; excitation et sans doute irritation à distance.Parmi ces phénomènes, ceux qui marquent une libération permettent d\u2019entrevoir le jeu de mécanismes intermédiaires d\u2019ordre purement psychologique.Abordant ensuite les troubles mentaux où paraît dominer le psychique, les névroses, l\u2019auteur pour déblayer le terrain doit d\u2019abord faire un raccourci historique, et critique, des thèses: Janet, Freud, Adler, Jung, les Phénoménologistes.Un chapitre plus per- .sonnel suit, où la rentrée en scène d\u2019une vieille notion, le « dictamen » de la conscience morale tend à modifier de la façon suivante le mécanisme psychanalytique traditionnel du conflit: \u2014 le conflit est habituel au psychisme infantile; \u2014 le conflit se produit entre, d\u2019une part, les pulsions instinctives quelles qu\u2019elles soient et telles qu\u2019elles sont, et, d\u2019autre part, cet impératif intime par lequel l\u2019enfant valorise les contraintes et interdits sociaux tels qu\u2019il peut se les représenter.L'auteur peut ainsi isoler ce qui lui semble devoir être retenu des théories psychogénétiques: il syn- L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 thétise d\u2019abord neuf notions de base sur l\u2019instinct, l\u2019inconscient, le conflit et leurs acteurs; puis, à l\u2019aide d\u2019une vingtaine d\u2019observations, il expose un schéma génétique de névroses, non sans souligner dans un dernier paragraphe ce qu\u2019il est possible d\u2019envisager au delà.Le chapitre «interférences» est consacré à montrer qu\u2019il n\u2019y a pas de maladie mentale organique sans concomittants psychiques et, qu\u2019en revanche, il n\u2019y a pas de maladie mentale psychogénétique sans concomittants organiques, la trame organique et la chaîne psychique étant indissolublement liées dans la genèse des troubles mentaux.Ensuite est abordée l\u2019étude des maladies mentales dont l\u2019origine nous échappe; l\u2019auteur le fait en s\u2019attaquant au problème pathogénique des hallucinations, puis des délires (tout en soulignant la liaison qui unit ces deux ordres de troubles).Il soutient que si, dans toutes les variétés d\u2019hallucinations, la présence est constatée d\u2019une chute de niveau psychique et d\u2019une excitation sensorielle, il n\u2019existe par contre pas d\u2019explication univoque: ce qui vaut pour l\u2019onirisme ne vaut pas totalement pour les autres activités hallucinatoires; les différentes variétés de délire sont envisagées ensuite, avec, comme conclusion à cette étude: « À mesure que nous nous éloignons des premiers types étudiés, nous avons senti nos connaissances devenir de plus en plus incertaines jusqu\u2019à ne garder que la valeur des jeux brillants de l\u2019esprit.Sans doute avons-nous pu déterminer quelle était la part de l\u2019organique dans beaucoup d\u2019hallucinations et de délires; sans doute, avons-nous vu, d\u2019autre part, s\u2019éclairer le déroulement psychologique de certains de ces phénomènes pathologiques; mais le passage de l\u2019une à l\u2019autre de ces séries de faits, le passage de l\u2019organique au psychique continue à échapper ».Le chapitre final s\u2019ouvre sur une constatation : « Les explications proposées, qu\u2019elles soient organis- cistes ou psychologiques sont valables pour tel ou tel symptôme, pour tel ou tel syndrome considérés isolément.Elles ne valent plus rien quand on atteint 4 ce point ultime de la question qu\u2019est le trouble global et «essentiel» du psychisme: «la folie».Au fond, nous pouvons définir pourquoi notre malade présente certains troubles mentaux plutôt que certains autres.Nous ne savons pas pourquoi ce malade est «fou» et nous ne le savons pas parce que, pour le savoir, il faudrait d\u2019abord connaître la liaison subtile par laquelle s\u2019unissent le cerveau et l\u2019Esprit.Or cette connaissance nous est impossible sur le plan scientifique.« Nous est-elle possible sur d\u2019autres plans?C\u2019est à le rechercher que sont consacrées les dernières pages du livre, en un très bref survol des grandes positions métaphysiques, pour conclure par un constat de modestie: « comme les modernes bâtisseurs de ponts nous avons dressé sur les berges abruptes de la vallée, les deux moitiés LIVRES REÇUS 1061 d\u2019are d\u2019un cintre.Savamment haubannées, nous les avons abaissées l\u2019une vers l\u2019autre.Mais nous ne pouvons pas les joindre.La clavette nous manque.Et sans doute, ici bas, manquera-t-elle toujours à la joie humaine de la connaissance ».L\u2019électrorétinographie dynamique en ophtalmologie.Par G.E.JAYLE, Raoul L.BOYER et René L.CAMO.Préface de H.E.Henkes.Un volume de 162 pages, avec 42 figures et 7 planches 26 NF.Masson et Cie, édit., Paris, 1960.L\u2019électrorétinographie n\u2019est pas entrée dans la pratique courante et malgré les travaux extrêmement précis de Karpe et de tous ceux qui l\u2019ont suivi, elle a pu aider les cliniciens dans le diagnostic, mais seulement à propos de certains cas très particuliers.Ceci tient à ce que les méthodes utilisées jusqu\u2019à présent ont interrogé l\u2019œil, d\u2019une façon pourrait-on dire statique, c\u2019est-à-dire dans des conditions de stimulation toujours identiques et à un niveau d\u2019adaptation toujours semblable à lui-même.Le type classique de l\u2019électrorétinographie est done «statique ».Les auteurs de cette étude lui ont opposé un mode « dynamique » d\u2019exploration des réponses électriques de la rétine.En variant les stimuli utilisés et surtout en interrogeant le globe oculaire au cours des différents étiages de son adaptation, ils ont pu étudier les réponses de l\u2019ensemble des cellules rétiniennes, non plus seulement à un moment donné de leur status physiologique, mais dans différentes circonstances de fonctionnement, ce qui permet de différencier la réponse des cônes et celle des bâtonnets.Cette perspective est extrêmement fructueuse en clinique et permet d\u2019inscrire l\u2019Electrorétinographie «dynamique» parmi les méthodes d\u2019exploration électriques utilisées en pratique courante, au même titre que l\u2019Electrocardiographie et que l\u2019Electrœncé- phalographie.Plus encore, les auteurs ont été conduits à suivre l\u2019influx nerveux à travers les voies optiques et à étudier les réponses du cortex occipital, au niveau duquel ils ont pu mettre en évidence des variations très définies au cours de l\u2019adaptation à l\u2019obscurité.Sur le plan de la pratique courante, l\u2019Electroréti- nographie « dynamique » permet d\u2019isoler trois grands syndromes types: l\u2019un, entièrement nouveau, qui est un syndrome d\u2019atteinte sélective des cônes rétiniens, un autre, à peine dégagé jusqu\u2019ici, qui est un syndrome d'atteinte sélective des bâtonnets, un troisième qui est un syndrome mixte d\u2019atteinte des cônes et des bâtonnets.Ces trois syndromes peuvent être plus ou moins intenses.Il ressort de la comparaison de leur intensité et de leur qualité, non seulement des éléments de diagnostic, mais aussi des éléments de pronostic au cours des affections du globe. 1062 Les différents aspects des réponses électrorétino- graphiques et rétino-corticales sont étudiés à propos des principales maladies oculaires.Par ailleurs, sont dégagées certaines réponses physiologiques, encore mal connues, de la rétine normale.La technique proposée n\u2019a été possible que grâce aux travaux antérieurs qui sont cités en référence et dont tous ceux qui pourraient intéresser le lecteur désireux d\u2019approfondir ses connaissances ont été analysés.Cet ouvrage est non seulement destiné aux Ophtalmologistes et aux étudiants soucieux de connaître cette nouvelle méthode d\u2019investigation, mais aussi à tous ceux que peut intéresser un nouveau moyen essentiel d\u2019investigation diagnostique et physiologique.Grandes divisions de l'ouvrage I.Données générales actuelles sur l\u2019électrorétino- gramme normal et pathologique.\u2014 II.Principes et technique de l\u2019exploration électrorétinographique dynamique.\u2014 III.L\u2019électrorétinographie dynamique chez le sujet normal.\u2014 IV.L\u2019électrorétinographie dynamique en pathologie oculaire.\u2014 V.Corrélations électrographiques de la rétine et du cortex visuel.\u2014 Bibliographie.Références commentées.Références récentes non commentées.La lèpre: activités internationales, 1948-1959.Tiré à part de la Chronique O.M.S., 1960, vol.14, No 1.39 pages.Prix: $0.30.Publié également en anglais.La crainte et la répulsion inspirées par la lèpre continuent malheureusement à se manifester dans le monde; peu à peu, toutefois, l\u2019idée se répand que la lèpre est une maladie guérissable, d\u2019ailleurs moins contagieuse que la tuberculose.Traitée à temps, elle provoque rarement des difformités et, même lorsqu\u2019elle n\u2019est pas dépistée avant l\u2019apparition de ces déformités, il est encore possible dans une large mesure d\u2019éliminer ou de réduire les incapacités qui en découlent.Depuis qu\u2019on a découvert la valeur curative des sulfones, la lèpres retient davantage l\u2019attention.On estime que 10 à 12 millions de personnes sont atteintes par cette maladie dans l\u2019ensemble du monde.Des campagnes ont été lancées pour traiter la majeure partie d\u2019entre elles, et le nombre des médecins qui s\u2019attachent à résoudre les problèmes non encore élucidés ne cesse de s\u2019accroître.L\u2019OMS a joué un rôle actif dans la diffusion des progrès accomplis en thérapeutique et elle a prêté son aide aux pays les plus affectés pour leur permettre d\u2019organiser des campagnes antilépreuses.La présente brochure décrit justement l\u2019action de l'OMS, après avoir briève- LIVRES REÇUS L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 ment exposé l'historique de la lèpre, sa fréquence, son traitement, ainsi que les problèmes qu\u2019elle pose et les recherches dont elle fait l\u2019objet.Technique et pratique de la correction prothétique des surdités.Par Jacques DEHAUSSY.Préface du Pr.P.Fabre.Un vol.de 266 pages, avec 75 fig.30 NF.Masson et Cie, édit., Paris, 1960.L\u2019application rationnelle des prothèses électro-acoustiques aux malentendants est devenue, depuis quelques années, une spécialité nouvelle dont la technicité, la complexité et les exigences sont encore trop souvent méconnues.L\u2019ouvrage de J.Dehaussy s\u2019est efforcé de faire le point de la question sous ses divers aspects techniques, pratiques et professionnels.La première partie du volume est consacrée à l\u2019audiométrie prothétique qui groupe l\u2019ensemble des techniques audiométriques utilisées pour la correction prothétique rationnelle des surdités.L'auteur y expose d\u2019abord les méthodes d\u2019examens audio-métriques d\u2019orientation prothétique dont le but principal est de déterminer les caractéristiques fonctionnelles de chacune des oreilles du Malentendant (ce qui est essentiel pour «orienter » l\u2019Acousticien au cours des essais d\u2019appareillage).Il décrit ensuite les multiples épreuves audio-téléphonométriques de contrôle prothétique en champ libre qui sont à la base de la technique de sélection et d\u2019adaptation rationnelles des prothèses en fonction de chaque cas particulier.Dans la deuxième partie, l\u2019auteur aborde le vaste problème de la pratique de l\u2019appareillage.Toutes les questions importantes susceptibles d\u2019embarrasser l\u2019Acousticien y sont exposées: choix de l\u2019oreille à appareiller \u2014 choix entre prothèse à amplification «linéaire» ou « comprimée » \u2014 difficultés particulières à l\u2019appareillage des surdités accompagnées de recrutement, des presbyacousiques et des enfants sourds.Viennent ensuite l\u2019étude de l\u2019appareillage sous son angle humain, la description des perfectionnements récents apportés aux prothèses modernes et, pour terminer, quelques conseils pour remédier à leurs pannes les plus fréquentes.La troisième partie, est consacrée aux aspects professionnels du problème.\u201c Les principales méthodes d\u2019appareillage actuellement pratiquées \u2014 de « l\u2019empirisme » aux méthodes rationnelles \u2014 sont d\u2019abord passées en revue, puis l\u2019auteur traite de l\u2019organisation et de l\u2019aménagement d\u2019un service de prothèse auditive et décrit, en parti- eulier, l\u2019installation d\u2019une cabine isonore.Vient enfin l\u2019exposé des réglementations en vigueur pour la fabrication et la vente des appareils de correction auditive.Un dernier chapitre aborde avec objectivité et franchise les principaux problèmes qui s'imposent L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 actuellement à l'attention des Otologistes et des Acousticiens: indication de la prothèse, pratique Jde l\u2019audiométrie, etc.Ce n\u2019est pas un ouvrage de vulgarisation; il constitue essentiellement une documentation de technique et de pratique d\u2019appareillage d\u2019où ont été volontairement écartées les notions théoriques faisant l\u2019objet du nouvel enseignement spécialisé d\u2019Acoustique appliquée à l\u2019appareillage de correction auditive, de même que l\u2019aspect clinique de certaines questions.] C\u2019est, en fait, UN «ouvrage de complément» qui se révèle indispensable à tous ceux qui pratiquent ou s\u2019intéressent à l\u2019audiométrie prothétique et à la prothèse auditive: Otologistes, Acousticiens, Rééduca- teurs, etc.Grandes divisions de l\u2019ouvrage 1.Audiométrie prothétique: Généralités sur l\u2019au- diométrie.Audiométrie d\u2019orientation prothétique.\u2014 Audio-téléphonométrie de contrôle prothétique en champ libre.Technique de sélection et d\u2019adaptation rationnelles des appareils de correction auditive.\u2014 II.Pratique de l\u2019appareillage de correction auditive: Les «5 problèmes-clefs» de l\u2019appareillage.Les 6 étapes d\u2019un appareillage-type.Problèmes particuliers à l\u2019appareillage de certaines catégories de surdité.L\u2019appareillage auditif est aussi un problème humain.Quelques aspects des prothèses auditives modernes.\u2014 III.Aspects professionnels de l\u2019appareillage de correction auditive: Aménagement et organisation d\u2019un service de prothèse auditive.Réglementations concernant la fabrication et la vente des appareils de correction auditive.La question de la publicité.L\u2019o- tologiste et l\u2019acousticien face aux problèmes de l\u2019appareillage.\u2014 Conclusion.\u2014 Bibliographie.\u2014 Index alphabétique des matières.Précis de botanique.Par P.CRETE \u2014 Tome II: Systématique des angiospermes.Un vol.de 430 pages, avec 81 planches dans le texte.Cartonné toile demi- souple: 34 NF.Masson et Cie, édit, Paris, 1960.La « Systématique des angiospermes » est une partie seulement du Précis de Botanique dont un autre volume (1) traitera de l\u2019anatomie, de la reproduction des plantes vasculaires, de la systématique, enfin des Ptéridophytes et des Gymnospermes.L\u2019ouvrage présente les mêmes caractéristiques, répond aux mêmes soucis que ceux qui l\u2019ont précédé dans la « Collection de Précis de Pharmacie ».Il est d\u2019un emploi facile grâce à ses dimensions réduites qui en font le type même du manuel.Sa présentation, inspirée à l\u2019auteur par les remarques qu\u2019il a accumulées au cours de ses années d\u2019enseignement a été rendue aussi claire que possible.L'étudiant en pharmacie verra son travail facilité par l\u2019utilisation rationnelle de ce précis.LIVRES REÇUS 1063 La systématique doit être, avant tout, l\u2019introduction à l\u2019étude de la matière médicale.Comme c\u2019est le propre d\u2019une classification de rapprocher les uns des autres les êtres qui se ressemblent le plus, il est évident que la connaissance des principes qui ont mené à son établissement facilite la diagnose des nombreuses espèces qui sont utilisées en thérapeutique.Mais, à côté des plantes médicinales, le pharmacien doit connaître également celles qui sont des toxiques sans être des médicaments.C\u2019est son rôle de savoir que certaines sont dangereuses pour l'homme, pour les animaux qui lui sont utiles, que d\u2019autres peuvent être employées à la destruction de parasites des animaux ou des végétaux.Les connaissances que le pharmacien acquiert nécessairement sur le monde végétal font qu\u2019on lui demande souvent plus et que l\u2019on s\u2019attend à trouver près de lui les renseignements sur n\u2019importe quelle plante appartenant à la flore du pays qu\u2019il habite.Pour ces diverses raisons, la « Systématique des angiospermes » ne se limite pas à l\u2019étude des groupes renfermant des espèces médicinales.D'ailleurs, la systématique est un tout et elle n\u2019a de valeur que prise dans son intégralité: certaines familles, malgré leur faible intérêt apparent, sont cependant les indispensables chaînons de l\u2019ensemble conçu par le systématicien.Aussi ce manuel est-il assez complet pour servir aux étudiants en science, comme aux étudiants en pharmacie.Un soin tout particulier a été apporté à rendre suffisamment clair un sujet que nombre d\u2019étudiants abordent avec appréhension.Les caractères généraux des familles sont, autant que possible, limités à ceux qui sont pratiquement universels.L\u2019indication de ces nombreuses variantes qui, pour beaucoup de débutants, rendent l\u2019étude de la systématique particulièrement ardue, est faite à propos des principaux genres cités.Genres et espèces ont été régulièrement décrits après l\u2019énoncé des caractères généraux, dans un paragraphe nettement séparé.Pour les plantes utilisées en pharmacie, un rappel est fait de leurs indications thérapeutiques.L\u2019illustration est abondante.Aussi souvent que possible, les figures correspondent à des espèces officinales, en sorte que l\u2019ouvrage puisse servir également.aux étudiants qui, abordant l\u2019étude de la matière médicale, doivent connaître les caractères botaniques des espèces utilisées.Le travail de l\u2019étudiant est également facilité par la présence, en tête de chaque famille, d\u2019un résumé très court qui met en évidence les notions qui doivent être obligatoirement retenues.Quelques genres sont cités en fin de chaque résumé: ce sont ceux dont il conviendra de connaître l\u2019origine géographique et les caractères particuliers; c\u2019est à eux qu\u2019il 1064 LIVRES REÇUS conviendra de se référer si l'on veut étudier une espèce-type.Plus spécialement à lintention de l\u2019étudiant en pharmacie, des astérisques, en nombre variable, témoignent de l\u2019ordre d\u2019importance qu\u2019il faut attribuer à chaque famille.L'absence d\u2019astérisque indique que le groupe ne présente pas, pour le moment, d\u2019intérêt en thérapeutique.Comme pour les autres précis de la Collection, on peut dire de celui-ci qu\u2019il sera certainement consulté par les praticiens, pharmaciens et médecins, qui y trouveront une mise au point actuelle et un rappel de leurs connaissances de base facilemnt accessible.Précis de Botanique \u2014 Tome II Sous-embranchement des Angiospermes I.Classe des Monocotylédones (62 pages): Série des Monocotylédones hypogynes.\u2014 Série des Monocotylédones épigynes.II.Classe des Dicotylédones (337 pages).Sous- classe des Apétales: Série des Apétales unisexuées.Série des Apétales hermaphrodites (pour la plupart).__ Sous-classe des Dialypétales: Série des Thalami- flores.Série des Disciflores.Série des Caliciflores.Sous-classe des Gamopétales: Série des hypogynes.Série des Epigynes.Bibliographie.\u2014 Table alphabétique des noms des classes, ordres, familles, tribus et genres cités, ainsi que des noms vulgaires des espèces.Indications thérapeutiques en pratique quotidienne.Par Maurice PESTEL.Préface du Pr.Raymond Garcin.Un vol.de 374 pages: 32 NF.Masson et Cie, édit.Paris, 1960.Lessor actuel de la médecine tient à la découverte et à la mise en pratique des médications puissantes L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 qui ont transformé radicalement le pronostic de nombre d\u2019affections, quand elles n\u2019en ont pas modifié complètement l\u2019allure.De cette puissance, le praticien maintenant à même de l\u2019exercer, doit connaître l\u2019étendue et surtout les limites.C\u2019est dans le but de lui préciser les ressources dont il dispose, en restant toujours dans le cadre d\u2019une thérapeutique utile et sûre, que cet ouvrage a été conçu.Il présente, sous forme d\u2019un répertoire alphabétique de 114 maladies courantes, les principales indications thérapeutiques de la pratique médicale quotidienne.Mais ce n\u2019est pas un recueil d\u2019ordonnances.L\u2019étude thérapeutique de chaque maladie repose sur la notion préalable d\u2019une orientation diagnostique qui est fournie en traits essentiels pour chaque éventualité.La conduite à tenir et les médications à prescrire apparaissent ainsi comme l'aboutissement logique d\u2019un examen bien conduit.Ainsi se trouve remis à sa vraie place le rôle du praticien de médecine générale qui n\u2019a jamais été aussi nécessaire qu\u2019à cette époque de spécialités intensives.En même temps se trouve revalorisée la prescription magistrale adaptée à chaque cas.Les brefs rappels de physiologie et de pharmacologie ne sont là que pour éclairer les indications en fournissant par surcroît l\u2019occasion d\u2019approfondir ou de rénover ces connaissances.Il se dégage ainsi une méthode de travail et d\u2019examen susceptible de conserver aux actes si divers de la médecine de tous les jours toute leur dignité.Dans un but de clarté et de précision, les spécialités ont été dénommées par leur appellation commerciale courante.LIVRES REÇUS DEPUIS LE 28 JUIN 1960 Comité d'experts de la standardisation biologique.13e rapport.Organisation mondiale de la Santé, édit, Genève, 1960.Préparation des enseignants à l'éducation sanitaire.Rapport d'un comité d'experts mixte OMS/UNESCO.Organisation mondiale de la Santé, édit, Genève, 1960.Classification des préparations pharmaceutiques.Aperçu dé la législation sanitaire comparée.Tirage à part du Recueil international de Législation sanitaire.Or- ganisatien mondiale de la Santé, édit, Genève, 1960.Tumeurs malignes du pharynx et du larynx.Etude ana- tomo-topographique et radiographique, par F.BAC- LESSE.Masson et Cie, édit, Paris, 1960.Oto-rhino-laryngologie, par Georges PORTMANN, tome 1.G.Doin et Cie, édit., Paris, 1960.Le service de santé local.3e rapport du Comité d'experts de l'Administration de la Santé publique.Organisation mondiale de la Santé, édit.Genève, 1960.Traitement des cancers.épithéliomas.Leucémies, Sarcomes, Directives Médico-Chirurgicales.Travail de l'Institut Gustave Roussy, de la Chaire de Cancérologie Médicale et Sociale e de la Chaire de Clinique Chirurgicale Cancérologique.G.Doin et Cie, édit.Paris, 1960.Nouvelle pratique chirurgicale illustrée, fasciule XV, par Jean QUENU.G.Doin et Cie, édit, Paris, 1960.Résistance aux insecticides et lutte contre les vecteurs.10e rapport du Comité OMS d'experts des Insecticides.Organisation mondiale de la Santé, édit.Genève, 1960.Oeil et virus, par R.NATAF, P.LEPINE et G.BON- AMOUR.Masson et Cie, édit, Paris, 1960. L'Union Méd.Canada 55 Tome 89 \u2014 Août 1960 -DAUSSE MAINTENANT PRÉSENTÉ SOUS FORME DE DRAGÉES LA PRÉPARATION LA PLUS RICHEYEN VITAMINES «pr NATIVE 11,000 DE VIJAMINE P PAR CC.DE SOLUTION OU PAR DRAGÉE CRISES HÉMORROÏDAIRES AIGUES TRAITEMENT D'ENTRETIEN VARICES « PHLEBITES ° ET TOUS LES TROUBLES CIRCULATOIRES VEINEUX FRAGILITE CAPILLAIRE + ENGELURES Posologie: 1 ou 2 dragées deux ou trois fois par jour, aux repas.DRAGEES Présentation : Solution : Flacons de 1 oz.et 4 oz.POMMADE Pommade : Tubes de 40 grammes avec canule spéciale.Suppositoires : Boîte de 10 suppositoires.Dragées : Flacons de 50, 100 et 500 dragées.S Echantillon et documentation sur demande.Préparé par les LABORATOIRES DAUSSE, Paris, France SUPPOSITOIRE Représentants exclusifs au Canada : Herdt :Charton Inc.SOLUTION G 2245, RUE VIAU + MONTREAL COMMUNIQUÉS COURS DE CARDIOLOGIE À L'INSTITUT DE CARDIOLOGIE DE MONTRÉAL PROGRAMME MARDI, 11 OCTOBRE 1960 9.00 - 9.15 a.m.\u2014 Registration.9.30 - 10.00 a.m.\u2014 Opening Remarks \u2014 Dr.Paul David.10.15 - 10.45 a.m.\u2014 Diagnosis of Rheumatic Fever.\u2014 Dr.Mare Savard.11.00 - 11.30 a.m.\u2014 Medical Treatment of Rheumatic Fever \u2014 Dr.Ghislaine Gilbert.11.45 am.- 12.45 p.m.\u2014 SURGICAL TREATMENT OF RHEUMATIC VALVULAR DISEASE \u2014 DR.WILFRED G.Bic- ELOW.230 - 3.15 pm.\u2014 Results of Rheumatic Valvular Surgery \u2014 Dr.Osman Giallorete.330 - 430 pm.\u2014 General views on rheumatic fever.\u2014 Dr.John D.Keith.MERCREDI, 12 OCTOBRE 1960 9.00 - 10.00 a.m.\u2014 Diagnostic Procedures in Cardiology \u2014 Dr.Osman Gialloreto.10.15 - 11.15 a.m.\u2014 Selection of Congenital Malformations for Surgery \u2014 Dr.Ghislaine Gilbert.11.45 am.- 12.45 p.m.\u2014 PROTEIN MANIFESTATIONS OF ATHEROSCLEROSIS \u2014 Dg.PAurL D.WHITE.230 - 3.00 pm.\u2014 Presentation of Anatomical Specimens of Congenital Malformations \u2014 Dr Lucien Campeau.3.15 - 4.15 pm.\u2014 Surgery of Congenital Heart Malformations \u2014 Dr.Jean-Louis Lamy and Dr.Gilles Lepage.6.00 p.m.\u2014 Cocktail.7.00 p.m.\u2014 Banquet.JEUDI, 13 ocTOoBRE 1960 9.00 - 10.00 a.m.\u2014 Clinical Demonstration \u2014 Dr.Paul David.10.15 - 10.50 a.m.\u2014 Indications and Results of Renal Dialysis \u2014 Dr.Yves Piette.10.55 - 11.30 a.m.\u2014 Management of Secondary Hypertension \u2014 Dr.Jean de L.Mignault.11.45 a.m.- 12.45 p.m.\u2014 PATHOGENESIS OF HYPERTENSION \u2014 DR.JACQUES GENEST.230 - 3.20 pm.\u2014 Diagnosis and Treatment of Cardiac Arrhythmias \u2014 Dr.Yves Desrochers.3.30 - 430 p.m.\u2014 Forum on Rheumatic and Congenital Heart Disease \u2014 Dr.Osman Gialloreto, Dr.Ghislaine Gilbert, Dr.Jean-Louis Lamy.Chairman: Dr.Arnold Johnson.VENDREDI, 14 OCTOBRE 1960 9.00 - 10.00 a.m.\u2014 Clinical Demonstration \u2014 Dr.Lucien Campeau.10.15 - 10.50 a.m.\u2014 Use and Abuse of Digitalis.\u2014 Dr.Marc Savard.10.55 - 11.30 a.m.\u2014 Diuretics in Heart Failure.\u2014 Dr.Jean de L.Mignault.11.45 am.- 1245 p.m.\u2014 STRESS AND CARDIOVASCULAR DISEASES \u2014 DR.HANS SELYE.2.30 - 320 p.m.\u2014 Our Concepts on Coronary Disease \u2014 Dr.Paul David.330 - 430 pm.\u2014 Forum on Hypertensive and Coronary Disease \u2014 Dr.Lucien Campeau, Dr.Paul David, Dr.Jean de L.Mignault.Chairman: Dr Harold Pomerantz.SAMEDI, 15 OCTOBRE 1960 9.00 - 9.45 a.m.\u2014 Electrocardiography in Coronary Disease.\u2014 Dr.Yves Desrochers.10.00 - 10.40 a.m.\u2014 Anticoagulotherapy in Coronary Disease \u2014 Dr.Yvette Lemire.10.50 - 11.30 a.m.\u2014 Diet and Coronary Disease \u2014 Dr.Gaston Choquette.11.45 am.- 1245 p.m.\u2014 PRINCIPAL PATTERNS OF CARDIAC PAIN RELATED TO CORONARY DISEASE \u2014 DR.HaroLp N.SEGALL.1.00 p.m.\u2014 Lunch.Frais d'inscription: 50 dollars.S'inscrire en écrivant à: Institut de Cardiologie de Montréal, a/s docteur Paul David, 5415, boul.de l\u2019Assomption, Montréal 36, P.Q.Inscriptions limitées à 45.Nous avons reproduit ce programme en anglais tel qu\u2019il nous fut adressé et parce que les exposés seront prononcés en langue anglaise.LE CENTRE INTERNATIONAL DE L'ENFANCE _ Information des éducateurs sur les problèmes du développement de l\u2019enfant.Les 12 et 13 mai 1960, le Centre International de l\u2019Enfance a organisé au Château de Longchamp, un colloque consacré à l\u2019information des éducateurs sur les problèmes du développement de l\u2019enfant.A cette réunion, présidée par le professeur R.Debré, ont participé des représentants de 29 pays d\u2019Europe, de Méditerranée Orientale et d\u2019Amérique Latine et des observateurs du Bureau Européen de l\u2019Assistance Technique des Nations-Unies, de l'UNESCO, de l'OMS. 56 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 4: 4 5% = 3 fa 3 20355 # Xn Roy pe 3 fa AK * Bey A ty, 44 « 3% 7 * 5$ % SULF/ MAGNESIUM La Li 5 RY 4 ¥ bis Rs< + BENZOCAINE â % a : i % % \u20ac 7e a en a § 4 + = 2 1 FY bed + li ê LE AILS 3% 4 =, = pe LÀ < te 4 % \u20ac nier Ste vi Coir aon ar REMPLACE AVANTAGEUSEMENT LE PANSEMENT HUMIDE Tee 2245 RUE VIAU MONTREAL 1068 Educateurs, pédiatres, psychologues et médecins d'hygiène scolaire ont pendant deux jours étudié ensemble: \u2014 l\u2019information des éducateurs sur la physiologie et la psychologie de l\u2019enfant et sur la protection de la santé de l\u2019enfant, \u2014 l'information des médecins d\u2019hygiéne scolaire sur les questions psychologiques et pédagogiques, \u2014 les rapports des membres du corps enseignant et du corps médical, \u2014 la place de linfirmiére et de l\u2019assistante sociale dans le rôle d\u2019intermédiaire entre l\u2019éducateur, le médecin et les parents.R.Mande et W.D.Wall, dans une synthèse de la réunion, ont souligné la nécessité d\u2019intégrer des connaissances physiologiques et psychologiques plus étendues et de meilleure qualité dans les programmes de formation des enseignants, tout en cherchant à développer chez le médecin scolaire une conscience plus nette de son rôle dans la vie de l\u2019école.Il apparaît indispensable qu\u2019éducateurs et médecins coopèrent plus étroitement pour une meilleure compréhension du comportement de l\u2019enfant; que le médecin confie à l\u2019éducateur tous les éléments de son observation susceptibles d\u2019aider celui-ci dans sa tâche d\u2019enseignant et qu\u2019il prennent une part plus active dans la vie de l\u2019école et la formation des enfants.Prix \u201cENFANCE DU MONDE\u201d 1960 Pour la sixième fois depuis sa création par le Centre International de l\u2019Enfance, grâce à une donation privée, le Prix \u201cEnfance du Monde\u201d a été décerné au Château de Longchamp le 16 mai 1960.Il est attribué cette année à Monsieur Jean Ollivier pour son ouvrage: \u201cDeux oiseaux ont disparu\u201d qui sera édité par les Editions G.P.dans sa collection \u201cRouge et Or\u201d.Deux autres manuscrits retenus par le Jury ont également obtenu des voix: \u201cEcoute, petit loup\u201d de M.Maurice Vautier, et \u201cToukaram ou l\u2019Age de l\u2019Amitié\u201d de M.Jean-François Pays.Règlement du Prix pour l\u2019année 1961 Le Prix \u201cEnfance du Monde\u201d 1961 couronnera un manuscrit ou un livre édité entre le 1er janvier 1960 et le ler janvier 1961, écrit directement en langue française.L\u2019ouvrage devra s\u2019adresser à des enfants de 8 à 12 ans.Le sujet est libre mais il ne devra en aucune façon nuire à l\u2019entente internationale ni à la coopération entre les êtres humains.Le concours est ouvert à toute personne, sans distinction de nationalité.L\u2019ouvrage devra comprendre entre 250.000 et 300.000 signes.Les volumes publiés doivent être adressés par leurs éditeurs à tous les membres du Jury et au COMMUNIQUÉS L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 Centre International de l\u2019Enfance avant le 15 janvier 1961.Les manuscrits seront envoyés en trois exemplaires, dactylographiés si possible, au Centre International de l\u2019Enfance, avant le 15 janvier 1961.Les ouvrages devront être présentés par leurs auteurs qui se déclareront prêts, au cas où ils obtiendraient le prix, à faire les corrections que le jury estimerait indispensables.Faute de cet engagement, les manuscrits soumis seront tenus pour définitifs, au même titre que les volumes publiés.Le jury est présidé par Monsieur Georges Duha- mel, de l\u2019Académie Française.Il se réunit autant de fois qu\u2019il le juge nécessaire et établit souverainement ses méthodes de travail.Le Prix sera décerné en avril ou mai 1961.Dans le cas où aucun ouvrage ne donnerait satisfaction au Jury, le Prix ne sera pas décerné et sera reporté à l\u2019année suivante.Tout envoi de livre ou de manuscrit devra porter la mention: Prix Enfance du Monde.SEMAINE MÉDICALE DE PARIS 1960 Consacrée depuis 11 ans par un intérêt croissant de la part des praticiens de France et de l\u2019étranger, la Semaine médicale de Paris va réunir, à partir du vendredi 30 septembre 1960, d\u2019importantes manifestations médicales qui vont se tenir simultanément, comme l\u2019an dernier, pour la plupart à la Sal- pétrière.Les unes s\u2019inscrivent dans le domaine de l\u2019Enseignement post-universitaire, tels les Entretiens de Bichat, placés sous la double égide de la Faculté de Médecine et de l\u2019Assistance Publique de Paris, les Entretiens de Pédiatrie, les Entretiens de Psychologie médicale, les Entretiens de Thérapeutique, les Actualités de Médecine interne, les Actualités de Biologie médicale, les Colloques avec le Praticien, les Journées de Pneumologie de l\u2019Hôpital Bi- chat, la Journée de Diététique de l\u2019Hôtel-Dieu, la Semaine d\u2019Enseignement médical des Hôpitaux de Paris patronnée par le Collège de Médecine des Hôpitaux de Paris et l\u2019Association d\u2019Enseignement médical des Hôpitaux de Paris.Les autres comme les Assises Nationales de Médecine, la Journée médico-militaire qui y est associée, les Journées médicales latines, la Journée du Comité national de l\u2019Enfance, la Réunion de Médecine rurale, la Réunion d'Information du Conseil de l\u2019Ordre des Médecins et de la Confédération des Syndicats médicaux, le Festival du Film médico-chirurgical, les démonstrations d\u2019Actualités thérapeutiques, rassemblent des praticiens intéressés par les grandes questions d'actualité.Il s\u2019y ajoute encore cette année une Journée d\u2019Enseignement supérieur des Infirmières, organisée les vendredi 30 septembre et samedi L\u2019Union Méd.Canada 57 Tome 89 \u2014 Août 1960 TIQUE (corresp glande\u2019 fraîche) .- SERODAUSSE.(Sérum de TaUreay) pour un tube scell INDICATIONS: Toutes les phases du prostatisme, sénilité précoce, troubles dépressifs, etc.AMPOULES BUVABLES, 5 c.c.POSOLOGIE: AMPOULES: 1 à 2 ampoules par jour dans un peu d\u2018eau sucrée, à jeun, une demi-heure avant le petit déjeuner.SUPPOSITOIRES: un ou deux par jour.SUPPOSITOIRES Documentation et échantillon à Préparé par Messieurs les médecins sur demande.LES LABORATOIRES DAUSSE, Paris, France Représentants exclusifs au Canada 1070 ler octobre par la Croix-Rouge Française et l\u2019Assistance Publique de Paris.La date de cette Semaine médicale de Paris (30 septembre - 14 octobre 1960) coïncide avec divers Congrès, Expositions et le Salon de l\u2019Automobile qui attirent à Paris de nombreux médecins.À l\u2019occasion de leur présence prennent place deux grands évé- nements culturels: \u2014 d\u2019une part, une exposition consacrée au « Troisième Centenaire de la mort de saint Vincent de Paul » rassemblera des documents et des pièces de collections d\u2019un intérêt exceptionnel prêtés par les Musées nationaux, l\u2019Assistance Publique de Paris et les collections particulières de toute la France ; \u2014 d'autre part, un concert sera donné par l\u2019Orchestre Symphonique de la Garde Républicaine, sous la direction de François-Julien Brun, sous la Coupole historique de l\u2019église Saint-Louis de la Salpétrière.Les Comités de ces différentes manifestations, réunis sous la présidence de M.E.Lesné, de l\u2019Académie de Médecine, ont établi en commun le calendrier de cette Semaine médicale de Paris, de telle sorte que l'emploi du temps du praticien en séjour à Paris au début d\u2019octobre s\u2019en trouve facilité.Le Comité d\u2019Organisation de la Semaine Médicale de Paris.On pourra consulter le programme complet de cette Semaine médicale, au Secrétariat de L'Union Médicale du Canada.Ce programme offre un intérêt pratique et scientifique indiscutable.6e CONGRÈS INTERNATIONAL D'ALIMENTATION ET DES SUBSTANCES VITALES DU 5 AU 9 OCTOBRE 1960 PROGRAMME PROVISOIRE DU CONGRES BADEN-BADEN (Kurhaus) Mardi, 4 octobre 1960: Séance de Présidence.Mercredi, 5 octobre 1960: Séance du conseil scientifique \u2014 assemblée générale.Jeudi, 6 octobre 1960: Séance d\u2019ouverture.lère séance, avant-midi: Prophylaxie et thérapeutique des maladies de civilisation.\u2014 La respiration.L\u2019eau.\u2014 Discussion.2e séance, après-midi: La réforme de l\u2019alimentation.Problèmes d\u2019établissent de régime.Thérapeutique par substances vitales et diététiques de la sclérose artérielle, du cancer, des maladies du métabolisme et de la digestion.Thèmes particuliers: Graisses et semences végétales.Lait caillé et fromages.Céréales.Légumes et fruits.\u2014 Discussion.1ère Round-table entretien: Problèmes créés par la situation générale toxique : industrie et technique.COMMUNIQUÉS L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 Vendredi, 7 octobre 1960, 3ème séance, avant-midi : Problèmes particuliers du monde extérieur.Activité de rayons et de particules.Le spectre électro-magné- tique.Les maladies de rayon.\u2014 Discussion.2ème round-table entretien: Aliments congelés.Conservation de la fraîcheur.3ème round-table entretien: Algues, levure, foie, lait.4ème séance, après-midi: Le brocycle, tenant surtout compte de la minéralisation.Omniprésence des éléments.L\u2019édaphone (microflore et microfaune).Le métabolisme de sels minéraux.La prophylaxie des éléments essentiels et des éléments de trace et des vitamines.\u2014 Discussion.4ème round-table entretien, soir: Critique des législations alimentaires.Conférences publiques sur la santé.STRASBOURG (Université) Séance simultanée des biologues, médecins et dentistes.Samedi, 8 octobre 1960: Introduction.5e séance, avant-midi: Situation toxique générale.L'influence des microsubstances sur les dents et leur formation.Le nuisances de la civilisation et les suites nocives de l\u2019industrialisation pour la santé.L\u2019allergie par les substances de trace.\u2014 Discussion.5e round-table entretien, après-midi: Phytothé- rapie.La plante médicinale \u2014 porteur de substances vitales.Action complète et action partielle.6e séance, après-midi: Le cancer.Origine \u2014 biochimie \u2014 et prophylaxie.Le cancer de la bouche et ses causes.\u2014 Discussion.6e round-table entretien, avant-midi et après-midi: La dent, partie de l'entité biologique.L'eau et la dent.Soirée divertissante à Baden-Baden.BADEN-BADEN (Kurhaus) Dimanche, 9 octobre 1960, 7e séance, a.m.: Les problèmes généraux des maladies de civilisation.\u2014 Discussion.7ème round-table entretien, avant-midi: Les aspects du principe d\u2019entité dans le vital vus par les sciences naturelles, psychologiques et philosophiques.\u2018 Sème séance, avant-midi: Séance de clôture, avec les conférences: Maladies de civilisation.Sciences naturelles et principe d\u2019entité.Avant et pendant le Congrès, siégeront les comités pour: Le lait cru.Le lait pasteurisé.L\u2019eau.Cancer.Antibiotiques.Eau marine.Substances étrangères dans l\u2019alimentation.Empestement de l\u2019air.Méthodes microtoxicologiques. L'Union Méd.Canada 58 Tome 89 \u2014 Août 1960 EN GYNECOLOGIE \u201cL\u2019ensemble des propriétés pharmacologiques de la dihexyvérine: atropi- nique, papavérinique et procainique, et de ses diverses propriétés cliniques nous ont conduit a utiliser systématiquement en gynécologie dans tous les cas où les éléments : douleurs, spasme ou crainte étaient réunis, ou dissociés.dans les dysménorrhées.En conclusion, nous pensons que ia dihexyvérine, produit sûr et d\u2019une atoxicité totale aux doses employées, peut être utilisée avec succès dans tous les cas gynécologiques de spasmes, avec ou sans douleurs.\u201d Henri Meunier, Gazette Médicale de France, septembre 1957.EN OBSTETRIQUE \u201cLa dihexyvérine, médication essentiellement symptomatique, s\u2019est révélée dans la très grande majorité de nos cas \u2014 de vomissements et gastrites gravidiques, contractions utérines douloureuses près du terme \u2014 d\u2019un intérêt incontestable, du fait de l\u2019intensité de ses propriétés antispasmodiques, antivomi- tives et anesthésiques local.\u201d À.François, Sem.des Hôp.de Paris, No 57, 1955.Contre les spasmes utérins: METAS PAS Care de Constitution chimique: appartient à la série des esters d\u2019amino-alcools, le chlorhydrate de cyclohexyl-1-cyclohexane carboxylate de Bêta (N-pipéridino) éthyle.Propriétés pharmacologiques : atropinique (neurotrope), papavérinique (musculotrope), antiémétique, antihistaminique, procaïnique.Indications cliniques: dans le traitement des dysménorrhées, syndromes prémenstruels et inter- menstruels, vomissements et gastrites gravidiques, contractions douloureuses près du terme.Contre-indication : le glaucome.Posologie: 3 à 9 comprimés par jour en 3 prises, au début des repas.Présentation : en flacons de 50 comprimés.Un produit du CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE, Paris.Matériaux pour essai clinique sur demande.LEEMING MILES PHARMACEUTICALS INC., Montréal 28, Québec L'Union Médicale DES MONSTRES Juillet 1891 Tout Paris a entendu parler et même a pu voir sur des affiches de deux mètres de haut, deux jeunes filles réunies entre elles par une sorte de pont au niveau des reins.Ce phénomène n\u2019est pas nouveau et Rosa-Josepha ont de nombreux et célèbres prédécesseurs.Aujourd\u2019hui, simple objet de curiosité, les monstres ont compté parmi! leurs ancêtres un bouffon en titre d\u2019office.Mais avant, rappelons brièvement ce qu\u2019il faut entendre par ce mot: monstres.Sous ce titre, on entend désigner des êtres bizarres qui présentent une conformation insolite dans la totalité de leurs parties ou seulement dans quelques- unes d\u2019entre elles.Les monstres, d\u2019après ces différentes conformations, ont été divisés en: Monstres par défaut, c\u2019est-à-dire qui sont privés d\u2019un ou plusieurs organes ou de diverses parties du corps.Monstres par excès, qui ont des organes plus nombreux qu\u2019à l\u2019ordinaire.Monstres doubles, individus qui ont été liés l\u2019un à l\u2019autre d\u2019une façon plus ou moins complète.Ce sont ces derniers qui présentent le plus d\u2019intérêt, ce sont eux aussi que nous étudierons plus spécialement.Il y a quelques années, l\u2019attention publique a été rappelée sur ces individus étranges par la communication que M.P.Bert a faite sur l\u2019un de ces phénomènes observés par lui.Il s'agissait d\u2019un enfant de cinq ans, du sexe masculin, qui avait deux têtes, deux thorax, quatre bras, un seul abdomen et une seule paire de jambes.La fusion de ces deux individus se faisait à l\u2019ombilic, ou si l\u2019on veut, c\u2019était un être double au-dessus de l\u2019ombilic, simple au-dessous.Il y avait deux coeurs, quatre poumons, deux estomacs, deux duodénums.Au-dessous, l\u2019unité anatomique était nette pour l\u2019anus, les organes génitaux et les membres inférieurs.Mais si, dans cette partie inférieure, il y avait nettement unité anatomique, il y avait dualité physiologique.Chacun de ces deux montres se rapportait au membre inférieur qui était de son côté.Ils jouaient, se battaient à l\u2019aide de leurs jambes qu\u2019ils opposaient l\u2019une à l\u2019autre.Ces deux être se ressemblaient par les traits du visage.Ils jouissaient d\u2019une intelligence assez développée.Ils parlaient français, italien et allemand.Ils étaient bien portants.Ils ne pouvaient marcher; ils étaient distincts et indépendants l\u2019un de l\u2019autre dans leurs efforts intellectuels; ils dormaient et mangeaient alternativement.La sensation de la faim et de la soif étaient également du Canada, en 1891 + * indépendantes.Si l\u2019un mangeait, ça ne suffisait pas à l\u2019autre.La dualité de l\u2019estomac entraînait la dualité de la réplétion et de la satisfaction.Sous le rapport physique, les monstres doubles, quand ils parviennent à vivre, peuvent avoir des constitutions psychiques différentes.Sans vouloir faire l\u2019histoire des monstres doubles les plus célèbres, citons parmi eux les frères Siamois, qui vécurent jusqu\u2019à l\u2019âge de 63 ans, se marièrent et eurent des enfants.Distinets et indépendants l\u2019un de l\u2019autre dans leurs efforts intellectuels, la dualité morale était chez eux bien tranchée; tristesse de l\u2019un, Joie de l\u2019autre, le calme et la colère, l\u2019entretien entièrement différent qu\u2019ils pouvaient soutenir avec plusieurs personnes, la sobriété de l\u2019un et la tendance de l\u2019autre à se livrer à la boisson, etc.De même en était-il de Retta et de Christina, observées par M.Serres.Les jumelles de Presbourg, qui étaient réunies seulement par l\u2019extrémité postérieur du thorax, différaient complètement de caractère.L\u2019une était belle, douce, posée, peu sensuelle; l\u2019autre, laide, méchante, querelleuse, ardente.Les violences de la dernière contre sa soeur et leurs disputes étaient si fréquentes que, dans le couvent où le cardinal de Saxe, Zeits, les avait placées, on se vit obligé de leur affecter une surveillante qui ne les quittait pas.Elles vécurent, en dépit de leur désunion, jusqu\u2019à l\u2019âge de 22 ans.Paris n\u2019a pas encore oublié Millie-Christine, ce monstre double qui, il y a quelques années, se fit voir dans divers théâtres.Chez elles aussi il y avait dualité psychique bien marquée.Enfin, nous disions en commençant que les bouffons comptaient dans leurs ancêtres un monstre double.C\u2019était le fou en titre d\u2019office du roi Jacques IV d\u2019Ecosse (1488-1513).Des deux êtres qui le composaient, l\u2019un était plein d\u2019intelligence et de verve; 1l était bon musicien et, par sa beauté, aussi bien que par son esprit, charmait les dames de la cour.L'autre, au contraire, était lourd, idiot, ivrogne, à.tel point qu\u2019il finit par tuer son frère en mourant lui-même alcoolique.(Dans ces cas, lorsque l\u2019un des deux êtres est mortellement atteint, c\u2019est l\u2019autre, celui qui est bien portant qui meurt le premier.C\u2019est là un fait d\u2019observation qui n\u2019a pas encore reçu d\u2019explication satisfaisante, la mort de l\u2019un entraîne la mort de l\u2019autre, presque instantanément.) Ces deux frères n\u2019étaient jamais d\u2019accord.Ils se battaient et s\u2019arrachaient la bouteille des mains, l\u2019un pour boire, l\u2019autre pour la jeter. L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 MONILIA (CANDIDA ALBICANS) 59 HEMOPHILUS VAGINALIS = \u201cPoudre et Suppositoires Vaginaux 85% DE GUÉRISONS CLINIQUES.* Sur 219 patientes atteintes de vaginite à trichomonas, de vaginite à monilia ou des deux, on obtint 187 guérisons cliniques.71% DE GUÉRISONS CONTRÔLÉES PAR CULTURE.* 157 patientes eurent des cultures négatives au bout de trois mois.Certaines patientes furent rapidement soulagées des brûlements et du prurit, souvent en moins de 24 heures.Le double traitement facile apporte vite un soulagement et contrôle la moniliase et la trichomoniase vaginale.86% DE GUERISONS CONTROLEES PAR CULTURE* dans le traitement de 36 cas d\u2019infections à He- mophilus vaginalis.SUPPOSITOIRES: Boîte de 24 suppositoires en forme d\u2019obus, chacun scellé hermétiquement dans une feuille lamée verte; avec applicateur.POUDRE: insufflateur en plastique, avec embout à jeter, 15 Gm.NITROFURANS: une nouvelle catégorie d\u2019antimi- crobiens \u2014 ni antibiotique, ni sulfamidé.* Résultats combinés de 13 investigateurs cliniques indépendants.Renseignements sur demande.AUSTIN LABORATORIES LIMITED GUELPH i 5 2 CANADA Usagers exclusifs de la marque de fabrique Tricofuron de Norwich Pharmacal Company Ltd., division Eaton Laboratories.TRICHOMONAS VAGINALIS NOUVELLES PHARMACEUTIQUES RAPPORT D'UN MÉDECIN SUR UN NOUVEAU TRANQUILLISANT EFFICACE DANS LE TRAITEMENT DE L'ANXIÉTÉ CHEZ LES FEMMES ENCEINTES Un médecin de New York décrivait récemment l\u2019utilité d\u2019un nouveau tranquillisant pour traiter certains symptômes d\u2019anxiété qui se manifestent chez les femmes enceintes et qui ne répondent pas à un traitement conventionnel.Le 6 mai, à Mexico, le docteur Richard D.Gri- maldi s\u2019adressait aux membres du Pan American Medical Congress et déclarait que l\u2019emploi de Per- mitil à une dose minimum de 0.25 mg.par jour chez 142 femmes enceintes avait produit d\u2019excellents résultats chez 113, de bons chez 8 et de pauvres chez 21.En augmentant le dosage à .5 mg.deux fois par jour, une réponse excellente fut obtenue chez 21, bonne chez 6 et pauvre chez 14.On obtint une réponse excellente chez trois patientes recevant une dose initiale de 5 mg.deux fois par jour.À la suite d\u2019observations faites chez des patientes au New York Medical College du Metropolitan Hospital Center, New York, le docteur Grimaldi déclara que: \u201cc\u2019est un fait depuis longtemps reconnu que les femmes souffrent de craintes et d\u2019appréhensions durant la grossesse.que ces craintes sont bien compréhensibles et d\u2019un mode presque universel \u2014 concernant l\u2019appréhension à l\u2019égard du travail et de l\u2019accouchement, la crainte de donner naissance à un enfant difforme ou encore que le foetus meure avant la naissance.Ces patientes réagirent favorablement à un programme de réassurance et d'éducation pré-natale.Il rapporta qu\u2019environ cinq pour cent des patientes rencontrées en clinique \u201cprésentaient des manifestations anxieuses aiguës très apparentes ou une multiplicité de complaintes d\u2019origine inorganique et qu\u2019elles ne répondirent pas au traitement conventionnel.Ce groupe comprenait aussi des patientes réticentes, apathiques et souffrant de fatigue émotive qui révélèrent spontanément ou après un interrogatoire une peur et un rejet prononcés de la grossesse\u2026 Le but était de soulager les symptômes, en tenant compte que les conflits émotionnels de la patiente n\u2019étaient pas résolus.\u201d Le docteur Grimaldi déclarait que le choix porta sur ce tranquillisant parce qu\u2019il est un dérivé du groupe des phénothiaziniques et qu\u2019il exhibe le moins d\u2019effets secondaires, cause peu ou pas de sé- dation (ce qui est spécialement important pour ee ++ les femmes au travail et pour celles qui ont des responsabilités familiales), et à cause de sa facilité d\u2019administration permettant ainsi un schème poso- logique facile.Le docteur Grimaldi mentionne que \u201cles plaintes spécifiques étaient soulagées lorsqu\u2019un très fort facteur d\u2019anxiété était présent.\u201d \u201cLes nausées et vomissements furent grandement soulagés\u2026 l\u2019insomnie due à l'anxiété fut réduite, permettant ainsi un sommeil paisible.\u201d Permitil (fluphénazine) est un produit de White Laboratories of Canada Ltd.RAPPORT D'UN MÉDECIN DE PHILADELPHIE SUR UNE NOUVELLE DROGUE ANTI-DIARRHÉIQUE Un éminent médecin de Philadelphie rapportait récemment au congrès annuel du \u201cPan American Medical Congress\u201d tenu à Mexico le 6 mai, qu\u2019une nouvelle drogue anti-diarrhéique avait été trouvée efficace dans 78% des 50 cas de diarrhée chronique fonctionnelle et chez qui plusieurs autres agents thérapeutiques avaient été inefficaces.Le docteur Donald Berkowitz rapporta que ces cas furent choisis parmi des patients privés ainsi que des patients du Sidney Hillman Medical Center, à Philadelphie.L\u2019âÂge des patients variait entre 17 à 74 ans, mais la majorité étaient âgés de moins de 40 ans.Seulement quatre patients souffraient de diarrhée depuis moins d\u2019un an, tandis que 40 du même groupe en étaient atteints depuis plus de deux ans.Il rapporta que \u201cchaque patient avait été traité dans le passé avec différents agents thérapeutiques et qu\u2019il n\u2019y avait eu aucun résultat marqué avec ces agents excepté lorsque les opiacés furent employés.\u201d Dans les cas ordinaires, la dose initiale était de trois ou quatre comprimés Sorboquel par jour, mais dans certains cas, la dose fut plus élevée.Il n\u2019y eut pas de restriction diététique, sauf les épices, les breuvages froids et les aliments qui n\u2019auraient pu être tolérés par les patients.Le docteur Berkewitz rapporta qu\u2019avec la nouvelle drogue, \u201cl\u2019amélioration fut excellente\u201d chez trente patients et qu\u2019il y eut en plus une certaine amélioration chez quatorze.Les effets secondaires furent minimes, consistant en sécheresse occasionnelle de la bouche et d\u2019embrouillement de la vision.Cependant, ces effets désagréables disparurent avec des doses réduites.Dix patients qui avaient reçu la drogue durant une période de plus de six mois furent soumis à des tests urinaires, hématologiques et hépatiques et aucun effet secondaire nuisible fut noté. le médecin ayant décidé.son ordonnance vise \u2018Prémarine\u201d Ÿ Le médecin expérimenté sait bien que \u2018\u201c\u2018Prémarine\u201d\u2019 qui soulage les symptômes classiques de la ménopause procure en outre une \u201csensation de bien-être\u201d.Ce traitement tant psychique que somatique profite donc à l'organisme féminin tout entier.en comprimés de concentrations diverses; également en combinaison au méprobamate ou à la méthyltestostérone.Laboratoires de Recherche AGRANDISSEMENTS 25,4 DS \u201c» 4 =~ x A * 5 EH ¥ Hay A \u201chay w og os a = 0 \u2014 GP 45 Ag) $.os 4 : « ë 1 aw wv ~ ty, AY % \u2018 Ÿ | ss ae | , A Adi Ny, ; es Ww 7 Hg À te, 44 A -\u201d 3 # 45 \"gay M hid Fr 3, solution du : \u201cpe : | AY = Sry bd 2 = , ERIE wk L200) oh AL Nil wo x LA y= \u2018LA Ji du | )S ô A ATR tre a ES $ Lei J ps à Sy + 5, i ; | 4 PLÉGINE NO à 0) SER ; J Un comprimé (35 mg) de bitartrate x $4 rz de phendimétrazine deux ou trois fois Eo bg par jour une heure avant les repas offre a I'obése la possibilité I de mieux observer son régime alimentaire particulier.A \u201c¥ a 5 » 4 \u201c4 LE + ¥ Laboratoires de Recherche 4 A + AGRANDISSEMENTS ta # 1960 cc EU # 2 Jo a RS 4.Gag, + ™ i ss\u201c a 4 CE £ # # Ae I 0 ri $+ 3 an NS Lu À es pie BEC ane #7 & a sais 2e SE\u201d 2 pom Ww 4 SES #8, + RES ia A ah x > 3 > ERB SE J ve IS = Pope a sors pl A 1 STB REN Li = SE EYY.tad où Iv da = * AY le + Bt en FFE 4 : CRE 37 pH | se aly oo \" @ se L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 UN NOUVEAU PRÉVENTIF DE L'ANGINE Une nouvelle forme de la Metamine, Metamine avec Butabarbital à action soutenue, est maintenant à la disposition des médecins du Canada.D\u2019un grand intérêt dans le traitement des cas d\u2019angine de poitrine, où la tension et l\u2019anxiété semblent compliquer ou influencer l\u2019affection, la Metamine avec Buta- barbital à Action Soutenue, est une association de 10 mg.de trinitrate-biphosphate de triéthanolamine (Metamine) et de 34 de grain de butabarbital, dans un comprimé-gaine à libération soutenue.Cette association amène une dilatation uniforme et prolongée des artères coronaires, ce qui améliore l\u2019apport du sang au myocarde et entraîne simultanément une douce sédation.L\u2019effet de la Metamine avec Bu- tabarbital à Action Soutenue est électif et ne provoque pas de chute de la pression sanguine.L\u2019effet de chaque comprimé dure de 8 à 12 heures.Il est donc possible de maîtriser l\u2019angine, à une posologie de deux doses par jour.Des études sur l\u2019emploi de la Metamine dans la prévention de l\u2019angine ont paru récemment aux Etats-Unis et en Union Soviétique.Elles confirment les résultats de dix années d\u2019expérience clinique au Canada, soit que l\u2019on peut s\u2019attendre à ce que la Metamine rende service dans 4 cas d\u2019angine sur 5 (80 pour cent).Un travail sur la Metamine à Action Soutenue fut publié par H.W.Eisfelder et coll.en janvier de cette année, dans le J.Am.Geriatrics Society, 8: 62, 1960).Il porte sur 35 sujets, d\u2019un âge moyen de 61 ans, qui furent suivis de très près.Parmi eux, 33 cas furent considérés comme « notablement améliorés » pendant le traitement à la Me- tamine et 12 furent exempts de crises.La grande majorité de ces malades purent à nouveau mener une vie normale ou à peu près normale, sans restreindre leurs activités.Des travaux effectués en Union Soviétique sur la Metamine (chez un total de 242 sujets) furent analysés dans l\u2019édition du 12 mars 1960 du Canadian Medical Association Journal.Ces études comprenaient.outre des appréciations subjectives.un bon nombre d\u2019observations objectives: électrocardiogramme avant, pendant et après l\u2019administration de Metamine; pléthysmographie ; capillaroscopie; pression sanguine, rythme du pouls et de la respiration.L\u2019effet de la Metamine fut comparé à celui de la nitroglycérine et, dans un des groupes, on administra un sédatif afin d\u2019éliminer la possibilité d\u2019un effet placebo.Parmi les 242 hommes et femmes des trois groupes étudiés, 99 furent entièrement ou presque entièrement exempts de crises (41%); en tout, 212 ou 88%, bénéficièrent d\u2019une diminution considérable de la fréquence et de l\u2019intensité des crises.On estima NOUVELLES PHARMACEUTIQUES 1077 \u2014 62 ILLUSTRATION DU PROGRÈS MÉDICAL IDENTIFICATION DE LA MOLÉCULE ou reconnaissance au spectrophotomètre de l'identité des corps chimiques organiques.LE COEUR SOLITAIRE ou étude, à l\u2019aide de l'appareil \u201ccoeur isolé\u201d, de l\u2019effet des médicaments sur les fonctions cardiaques et la circulation coronarienne.et les échanges de vue réguliers parmi le personnel scientifique entrent dans le cadre des enquêtes et des plans de recherche permanents.AUX NOUVEAUX LABORATOIRES DE RECHERCHES AYERST à Montréal, des spécialistes de la recherche médicale permanente travaillent dans l'intérêt de la santé universelle. 1078 que l\u2019effet de chaque comprimé à 2 mg.de Meta- mine durait de 2 à 4 heures, et les réactions secondaires furent minimes.Voici les différentes formes pharmaceutiques de la Metamine: Metamine (à 2 mg.de trinitrate-biphos- phate de triéthanolamine); Metamine à Action Soutenue (renfermant 10 mg.de trinitrate-biphosphate de triéthanolamine, incorporés dans un comprimé- gaine à libération soutenue); et la nouvelle Meta- mine avec Butabarbital à Action Soutenue (Pr), comprimés bleu pâle à libération soutenue, dosés à 10 mg.de trinitrate-biphosphate de triéthanolamine associés à 34 de grain de butabarbital, \u2018en flacons de 50.LE CHLORHYDRATE DE DIHEXYVÉRINE DANS L'HYPERMOTILITÉ UTÉRINE Le chlorhydrate de dihexyvérine, substance non narcotique et non hormonale (au nom déposé de Metaspas, de Leeming Miles) est un relaxant des muscles lisses auquel on a démontré un effet sur le tonus utérin.Selon des recherches effectuées en France, la dihexyvérine a donné de bons résultats dans le traitement de la dysménorrhée spasmodique primaire (H.Meunier: Gazette Médicale de France, vol.64, no 18, p.1533), et dans le faux travail (A.François: La Sem.des Hôp.de Paris, vol.31, no 57, p.2980).La dihexyvérine a également été utilisée dans le travail véritable afin de régulariser le tonus utérin, de rendre les contractions plus régulières et plus efficaces, et l\u2019accouchement plus facile et plus rapide (J.Bilweis: Le Concours médical, 8 mars 1958, p.1193).Dans une étude sur 286 patientes dont 85 servaient de témoins, il a été constaté que chez celles qui avaient reçu de la dihexyvérine, la dilatation fut plus complète et la délivrance de 20 pour cent plus rapide que chez le groupe ayant reçu du placebo.Des études dynamométriques préliminaires ont confirmé l\u2019effet de la dihexyvérine sur les contractions utérines.Au Canada, des recherches sont actuellement en cours sur l\u2019emploi de la dihexyvérine (Metaspas) NOUVELLES PHARMACEUTIQUES L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 dans la dysménorrhée, le faux travail et le travail proprement dit.Les médecins intéressés à faire l\u2019essai du produit dans l\u2019une ou l'autre de ces indications sont invités à nous écrire pour obtenir des échantillons.Adresser: à l\u2019attention de M.C.H.Wales, Leeming Miles Pharmaceuticals Inc.DANABOL Danabol (méthandrosténolone) est une nouvelle substance anabolisante se caractérisant par la rareté de ses effets secondaires.Danabol est le plus puissant des agents anaboliques à activité orale actuellement disponibles et cependant, aux doses thérapeutiques, il est remarquablement exempt d\u2019effets andro- géniques.Restaurateur de l\u2019organisme chez le patient amaigri, débilité, il favorise le gain pondéral par la réparation des tissus musculaires, améliore l\u2019appétit en même temps qu\u2019il renforce la structure osseuse et régénère l\u2019activité.Débilité; états pré et postopératoires; brûlures graves, escarres de décubitus; traumas; ostéoporose et algies dorso-lombaires de la post-ménopause; prévention et traitement des troubles du métabolisme protidique engendrés par les corticostéroïdes.Chez l\u2019adulte, la dose moyenne est de 1 ou 2 comprimés par jour.Dans les états graves, 2 à 4 comprimés par jour sont généralement efficaces.En traitement prolongé, il est recommandé d\u2019adopter une administration discontinue, une période de repos alternant avec une période de cure.L'administration prolongée du médicament peut occasionner quelques légers symptômes de virilisation chez la femme; ces symptômes sont toutefois réversibles avec l\u2019arrêt du traitement.On n\u2019observe que très rarement des nausées et de l\u2019oedème.Carcinome de la prostate ou lésions hépatiques graves.Il convient également d\u2019user de précautions lorsque l\u2019on soupçonne des troubles de la fonction hépatique; dans ce cas, il y a lieu de suivre de très près le patient en le soumettant régulièrement au test de la BS.P.S\u2019il y a rétention excessive, suspendre le traitement.Comprimés (roses, sécables) à 5 mg.; flacons de - 100 et 500.(Ciba Co.Limitée).EP.Burn an aps 63 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 Un nouvel agent thérapeutique provoquant la lyse des THROMBI VASCULAIRES RE REP > ER i RE Te A Gs 1 77 Le 0 TTI AS PL ee ; GMA qu 4 ! WELT on y 0 of, Hen A oes A Le NE ; A La THROMBOLYSIN, complétée par des anticoagulants, peut réduire considérablement la morbidité et la mortalité résultant de thrombophlébite, de phlébothrombose, d\u2019embolie pulmonaire et de certains thrombi artériels.f Des thrombi de formation récente sont rapidement lysés, d\u2019ordinaire en 24 heures.pour lyser les thrombi % FIBRINOLYSINE HUMAINE #Marque de commerce L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Avuût* 1960 spi FIBRINOLYSINE HUMAINE le traitement institué dès le début permet de réduire considérablement la morbidité et la mortalité résultant de thrombophlébite, de phlébothrombose, d\u2019embolie pulmonaire et de certains thrombi artériels.Résultats du traitement Alitement \u2014\u2014\u2014 \u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 me Fo mme mu \u2014\u2014 So \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 a Fo ro\u2014 Tp \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 T\u2014 Tr, St Tt en tn te tr et tt et en wees Le thrombus peut entraver la circulation de façon permanente, De nouveaux thrombi ; peuvent se former.Effet sur les thrombi \u2014 mE MILNE SANE SENN EINE ENE WOME SLED MONE CHIN TEE SEEN MD SAA SENS SE SEES BASED SIE GEE SIS seem PUS GENE SENN TENE SI COS EE CES SER EE GEE GHEE Sue OCTO NO COTE OO CROIRE CAR STE Sen SEAR SERS VEE L\u2019embolie pulmonaire est un danger constant.Un épisode d\u2019embolie pulmonaire, méme s'il n\u2019est pas fatal, peut entraîner une lésion pulmonaire irréversible ou une pneumonie secondaire.| Effet sur I'embolie pulmonaire | | I | Il faut souvent plusieurs semaines d\u2019hospitalisation ou d\u2019alitement à domicile pour traiter la thrombophilébite, la phlébothrombose, l\u2019embolie pulmonaire et la thrombose artérielle, Durée de la maladie et de la convalescence L\u2019oedème chronique de la jambe, des varices secondaires étendues et | des ulcères de la jambe sont des séquelles fréquentes.Fréquence et gravité du syndrome post-phlébitique L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 Anticoagulants -}- alitement Les anticoagulants ne peuvent éliminer le thrombus.Ils contribuent cependant à prévenir son extension et à minimiser THROMBOLYSIN + anticoagulants + alitement Les thrombi de formation récente sont lysés et la formation de nouveaux thrombi se trouve enrayée.La circulation une fois 65 rétablie, l'amélioration symptomatique est rapide.la formation de nouveaux thrombi.La fréquence et la gravité de l'embolie pulmonaire sont considérablement réduites, car la THROMBOLYSIN élimine les thrombi avant qu\u2019ils ne deviennent des emboli.Employés prudemment, les anticoagulants diminuent le risque d\u2019embolie pulmonaire, On observe une réduction frappante de la durée de l'hospitalisation, de | | La durée de la maladie | | l\u2019alitement et de la | | | | thrombo-embolique et la convalescence sont abrégées.convalescence.af; tee ares mes AE ES LYE SE ES St Sm SA ESE SPAS EEE SECS Em AS EE SE CES RÉ EE ee SEI EE GI SEA EE GUE SEE SE CRC CSSS VEN EVE ES ES GUE SEI ES GEER SUR SEND SMR Sm La fréquence et la gravité des symptômes sont diminuées, | | | Les complications sont, ! ou bien prévenues, ou bien grandement réduites.| I 1 66 L'Union Méd.Canada Î Tome 89 \u2014 Août 1960 F Qu'est-ce que la THROMBOLYSIN ?La THROMBOLYSIN est de la fibrinolysine humaine.On la prépare en activant, au moyen d\u2019une streptokinase très purifiée, la profibrinolysine qu\u2019on trouve en grande quantité dans le plasma.Elle est ensuite soumise à la lyophilisation.La THROMBOLYSIN rétablit l\u2019équilibre naturel entre la formation de thrombi et la thrombolyse et, partant, favorise une circulation sanguine normale.Quelles sont ses indications ?La THROMBOLYSIN est indiquée dans la thrombophlébite, la phlébothrombose, l\u2019embolie pulmonaire et certains thrombi artériels.T(NOTE: On a signalé avoir réussi à lyser des thrombi au niveau de gros vaisseaux cérébraux.Il faudra cependant attendre quelque temps encore pour pouvoir définir les indications et les contre-indications du traitement en pareils cas.On a également employé la THROMBOLYSIN chez des malades atteints d\u2019un infarctus aigu du myocarde, mais le cadre de ce travail est par trop limité pour qu\u2019on puisse en tirer des conclusions concernant ses avantages et sa sécurité).Quand faut-il commencer le traitement ?Il importe de commencer le traitement à la THROMBOLYSIN le plus tôt possible après e la formation du thrombus.En effet, les thrombi commencent à s\u2019organiser peu de temps après leur formation et risquent de s\u2019incruster dans l\u2019endothélium, où ils deviennent moins accessibles à l\u2019action de la THROMBOLYSIN.On peut s\u2019attendre habituellement à une lyse plus rapide quand le traitement est entrepris dans un délai de cinq jours après la formation du thrombus.On a cependant réussi à lyser des thrombi alors que le traitement n\u2019avait été entrepris que plusieurs semaines après la formation du thrombus.Peut-on donner la THROMBOLYSIN à des malades qui sont en même temps traités aux anticoagu lants ?Oui.On peut espérer que l\u2019addition de THROMBOLYSIN au traitement de malades recevant des anticoagulants améliorera leur état.La THROMBOLYSIN augmente-t-elle la fréquence de l\u2019embolie ?Non, si l\u2019on en juge d\u2019après les études cliniques.En fait, si des symptômes d\u2019embolie devaient apparaître, il importerait de poursuivre le traitement à la THROMBOLYSIN jusqu\u2019à disparition des symptômes.Quelle est la posologie ?La posologie la plus fréquemment employée par les chercheurs a été de quatre fioles (soit 200,000 unités MSD) par jour, cette dose étant donnée en perfusion intraveineuse, habituellement à raison d\u2019une fiole par heure, durant quatre heures consécutives.On peut aussi donner une fiole (50,000 unités MSD) à l\u2019heure durant deux heures consécutives, et renouveler après un laps de temps de trois à six heures.La posologie varie d\u2019une fiole (50,000 unités MSD) à deux fioles (100,000 unités MSD) ar heure, en perfusion intraveineuse, qu\u2019on administre en une à six heures, selon la nature du thrombus et la réaction du malade au traitement.Celle-ci se manifeste On peut désormais traiter rapidement les thrombi vasculaires grâce à un nouvel agent Pour plus amples détails, consulter la circulaire incluse dans l'emballage ou écrire au Service professionnel de Merck Sharp & Dohme, C.P.899, Montréal 3, P.Q. Union Méd.Canada me 89 \u2014 Août 1966 généralement en une journée.Si le malade ne réagit pas dans ce délai, il peut être nécessaire de poursuivre le traitement pendant trois ou quatre jours successifs.Malades qui ne sont pas traités aux anticoagulants au moment de l\u2019apparition de l\u2019épisode thrombo-embolique: Il est peu probable que de nouveaux thrombi se forment au cours du traitement à la THROMBOLYSIN, de sorte qu\u2019il est inutile de donner des anticoagulants durant cette période.Toutefois, comme l\u2019action fibrinoly- tique de la THROMBOLYSIN Cesse trois à quatre heures après la dernière perfusion, il sera bon de prendre les mesures nécessaires pour assurer a ce moment une médication anticoagulante adéquate chez les malades prédisposés a la thrombose.Malades trautés aux anticoagulants: Aux posologies recommandées, la THROMBOLYSIN n\u2019entraine que des modifications minimes au mécanisme de la coagulation: le temps de prothrombine n\u2019est généralement augmenté que de quelques secondes, e temps de coagulation par la méthode de Lee-White ne s\u2019allonge que de une minute à quatre minutes et le fibrinogène du plasma diminue d\u2019environ 30% de sa valeur initiale pré-thérapeutique.Par elles-mêmes, ces modifications n\u2019ont probablement aucune répercussion clinique.Chez les malades qui sont simultanément traités aux anticoagulants, et dont le mécanisme de coagulation est inhibé jusqu\u2019à un niveau thérapeutique moyen, la faible inhibition supplémentaire résultant de la THROMBOLYSIN ne devrait pas augmenter le danger.Toutefois, là où l\u2019addition de la THROMBOLYSIN peut présenter un réel danger est le cas où la médication anticoagulante a déjà atteint un niveau limite du point de vue sécurité.Quelles sont les autres précautions à prendre?La THROMBOLYSIN est contre-indiquée en présence d\u2019un syndrome hémorragique ou d\u2019un état d\u2019hypofibrinogénémie.On sait que la fibrinolyse augmente spontanément durant un bref laps de temps après une anesthésie ou une intervention chirurgicale.On ne devra alors employer la TTHROMBOLYSIN qu\u2019avec circonspection pour ne pas courir le risque de la lyse du thrombus au niveau de la brèche opératoire.Une hémorragie peut se produire au niveau de plaies ouvertes ou de brèches opératoires récentes.On n\u2019a généralement constaté ceci que chez des malades qui recevaient en méme temps un anticoagulant et la THROMBOLYSIN.L\u2019hémorragie, en pareil cas, a pu étre enrayée par des transfusions de plasma ou de sang.On peut aussi a recourir à un antagoniste spécifique de l\u2019anticoagulant utilisé.Quels sont les effets secondaires observés ?Parfois des réactions fébriles, mais elles sont rarement graves.Le cas échéant, la température atteint rapidement un sommet, pour redevenir normale en 24 heures.Chez certains malades, une élévation de température supérieure à 1.5 ou 2 degrés Fahrenheit s\u2019accompagne de frissons, de nausée, de vomissement, d\u2019étourdissement, de céphalée, de douleurs musculaires, de dorsalgie, de tachycardie ou d\u2019hypotension.Quelle est sa présentation ?Fiole de 100 cm* renfermant 50,000 unités MSD.pour lyser les thrombi FIBRINOLYSINE HUMAIQE CD Merck sharp & Dohme Montréal 30, Que.Division de Merck & Co.Limited THROMBOLYSIN est une marque de commerce de Merck & Co.Limited L'Union Méd.Canada 68 Tome 89 \u2014 Août !960 - x > DBI 2 i CTL) I Fy hypoglycémique | \u201c 5 Cr AU etendu BY = 23 \u20ac UCCÈS LE DIABÈTE ADULT 01) CT TTR 5.oil pm di a =, + 5 $ \u2014 # Ti 58 x 5 Ra An L'Union Méd.Canada 69 Tome 89 \u2014 Aout 1960 efficac simp lif ontrô diabete adult stable \u2018Selon notre expérience, action de DBI sur le typ iabète adulte stable est DBI marque: mpressionnant 8% de: gi UCU jen contrôlés DB marque déposéesde Phenformin HCI et | osé de biguanide (D y x ar Senn nse au tolbuta edu iabet uelle que fut lace es pogly bête tel aint ole aug ra d st ent bi erm iques rapi ral 3111: iabete adulte stab} diabete resistant aux sulfonyl ittle abete instabie (b diabète juvenit -B-phénéthylbig er rlington-funk laboratories itamin corporat rummond St, Montre et Walk R, 2:405, 1959 Odell, W.D.eariman, W Lambert 1 ibid man G, eta Su 70 L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 ::et demeure le champion L\u2019ONGUENT DESITIN prévient et guérit l\u2019érythème fessier causé par les couches.e entrave les irritations provoquées par l\u2019urine et les excréments.e combat l\u2019action de l\u2019ammoniaque ainsi que les bactéries causant les éruptions.e contre-attaque et fait disparaître les irritations, les écorchures et les excoriations.L\u2019onguent Desitin, le premier des onguents thérapeutiques à base d\u2019huile de foie ® de morue, adoucissant, protecteur et curatif.Désirez-vous des échantillons?Veuillez vous adresser à LESLIE A.ROBB 54 Baby Point Rd., Toronto 9, Canada Le seul représentant et distributeur canadien. L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 6 = \\ 8 la lighe importante entre la sécurité.et une compresse égarée Un indice qui ne trompe jamais.ne peut être confondu avec les os, ou des taches, sur la plaque radiographique.ADR ATE Seconde la main qui soulage OLE fabriquées au Canada Ag par (fofmronafofnson A LIMITED MONTREAL PIE, aux Tayons 4 RAY-TEC est une marque de commerce de Johnson & Johnson Limited 72 - une ordonnance logique pour les patients trop corpulents .reprime I appétit\u2026 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Août 1960 méprobamate plus d-amphétamine relève le moral.relâche la tension 1 regime.sans stimulation exagérée, insomnie ou pat d\u2019 set à comme les harbituriques.i .mnorexique-ateraxique TE ; XMARQUE DÉPOSÉE.AVIS CONCERNANT LES EXAMENS Chaque année ont lieu les examens pour admission au Titre d\u2019Associé (Fellow) en Médecine ou en Chirurgie générale, avec modification de ces examens pour certaines spécialités, et pour la Certification dans les spécialités médicales et chirurgicales approuvées.Les listes pour les examens de 1960 sont maintenant closes, mais on acceptera les demandes pour les examens de 1961 jusqu\u2019au 30 avril 1961.On peut se procurer, sur demande, les \u2018Règlements et Normes de Formation post-uni- versitaire régissant les Examens\u2019\u2019, ainsi que les formules de demande d'admission aux examens, la liste des hôpitaux canadiens approuvés et les formules de demande d\u2019évaluation.On doit spécifier la spécialité à laquelle on est intéressé.Le Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada 74, avenue Stanley, Ottawa 2, Ontario *SOULAGEMENT EN 1 À PROFONDEUR DE LA Ly 1 FIEVRE DES FOTNS GLE) Laboratories of rr) Ltd.Montréal 1, Québec 3 PSS tt 1 L'Union Méd.Canada 73 Tome 89 \u2014 Août 1960 * .contre les allergies dues aux pollens Soulagement plus efficace que les antihistaminiques seuls - .action plus profonde que les gouttes nasales ou les pulverisations.Les malaises angoissants que provoque \u2018\u2018Pâturin Pollen\u2019 par les réactions allergiques qu\u2019il déclenche dans l\u2019appareil respiratoire peuvent être très efficacement soulagés par Triaminic.}* Triaminic renferme deux antihistaminiques et le décongestif phénylpropanolamine, afin d'aider à dégonfier les capillaires hypertrophiés, atténuer la congestion et apporter un soulagement à la rhinorrhée et la sinusite.! Etant administré par voie buccale, le médicament se trouve dirigé vers toutes les membranes respiratoires, sans risquer de \u2018\u2018former d\u2019accoutumance aux gouttes nasales\u201d\u2019 ni de provoquer de congestion récurrente.*-* \u2019 Chaque comprimé Triaminic À DEGAGEMENT PROGRESSIF renferme: Chlorhydrate de phénylpropanolamine .50 mg.Maléate de phéniramine.cae 25 mg.Maléate de pyrilamine.200000 00e sans ane nes 25 mg.Chaque cuil.à thé (5 mi.) de sirop Triaminic est l\u2019équivalent d\u2019L4 de comprimé Triaminic.Bibliographie: 1.Fabricant, N.D.: E.E.N.T.Monthly 37: 460 (juillet) 1958.2.Lhotka, F.M.: Illinois M.J.112: 259 (déc.) 1957.3.Farmer, D.F: Clin.Med.5:1183 (sept.) 1958.4.Fuchs, M; Bodi, T.; Mallen, S.R.; Hernando, L., et Moyer, J.H.: Antibiotic Med.& Clin.Ther.7:37 (jan.) 1960.5.Halpern, S.R.et Rabino- witz, H.: Ann.Allergy 18:36 (jan.) 1960.ANCA Pharmaceuticals Oshawa, Ontario Une division de THE WANDER COMPANY of Canada Limited reste toujours un médicament de choix pour le traitement scientifique de fa
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