L'union médicale du Canada, 1 décembre 1960, Décembre
[" TOME 89 \u2014 NUMÉRO 12 MONTRÉAL, DÉCEMBRE 1960 Union Médicale du Canada 1872 - 1960 Fondée à Québec en 1902 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Francaise du Canada TABLE ALPHABETIQUE DES MATIERES .1553 MOUVEMENT MÉDICAL TABLE ALPHABETIQUES DES ANALYSES 144 0 2 4 44 45 0 + 2 6 1559 ACTIONS PHARMACOLOGIQUES DES AMINES DERIVEES TABLE ALPHABETIQUE DES AUTEURS .1563 DE LA PHENOTHIAZINE i.10 BULLETIN Paul-R.Lévesque LE XXXe CONGRES DE L'ASSOCIATION DES MEDECINS EDITORIAL ACTUELLES SUR LE TRAITEMENT DE LANGUE FRANCAISE DU CANADA, A WINDSOR.SO ORMONAL DU CANCER DE LA PROSTATE 1615 ET SES LENDEMAINS .1111111001 LL 1567 Cee Jean-Paul Bourque cce A e ©e © L'ASSOCIATION HYGIÈNE ET MÉDECINE SOCIALE VOEUX ACCEPTES PAR LE CONSEIL DE L\u2019 LE VACCIN ANTIPOLIOMYELITIQUE VIVANT .1618 DES MEDECINS DE LANGUE FRANCAISE DU CANADA ETE Q LORS DU uae CONGRES 1569 Maven DE L\u2019ASSOCIATION DES MEDECINS DE £ A JATION DES MEDECINS DE LANGUE e VIE RE Les, CANAD DA ME EC S DEA © 10 1570 LANGUE FRANÇAISE DU CANADA: Pierre Smill Co | \u2014 SEANCE D'OUVERTURE .1624 terre Smith ll.\u2014 BANQUET DE CLOTURE 1629 e eo + NECESSITE D'UN INSTITUT DE RECHERCHES CLINIQUES 1632 LES VERSIONS PAR MANOEUVRES COMBINEES A L'HO- Jacques Genest PITAL MAISONNEUVE, D'AVRIL 1954 A JANVIER 1960 1573 oe eo eo | M.Ferron, G.Bernier et J.Vincent CONFRONTATION CLINICO- -PATHOLOGIQUE (HOPITAL ESSAI CLINIQUE D'UNE NOUVELLE PREPARATION ORALE NOTRE-DAME) .1637 DU LANATOSIDE C (\u201cCEDILANID SPACE TAB\") 1579 CONGRES y Osman Gialloreto.P.-Paul Allard et Paul Davul PREMIER CONGRES DE MEDECINE PSYCHOSOMATIQUE L'HYPOPHYSECTOMIE 111111 1587 DE LANGUE FRANÇAISE RES 1643 Bernard-R.Meloche Jean-François Saucier SOCIETE BELGE DE GASTRO-ENTEROLOGIE oo 1646 RECUEIL DE FAITS Cécil Gendreau LES ARTHRITES SEPTIQUES .111111111000, 1594 CORRESPONDANCE ___Edgar Lépine LETTRE DES ETATS-UNIS 1.1653 ENTERO-KYSTE DU MESENTERE CHEZ UN BEBE DE DEUX e © oo ; MOIS; OPERATION, GUERISON .1600 ANALYSES 1 1111.1656 Rosaire Lauzer NECROLOCIE .1 LL 1666 6 NOUVELLES .CL 1668 LES PORTES LEURS MANIFESTATIONS PSEUDO REE QUES RES 0 1000000007 107 - COMMUNIQUES RE 1676 CHIRURGICALES Ce 1602 L'Union Médicale du Canada en 1891 1678 Y.Wuidart, F.Castonguay et Laurent Pesant NOUVELLES PHARMACEUTIQUES .1680 Contre le SPECTRE 4: TA CN E COMPOSE Thérapie vitamino-thyroidienne et sédation Eloigne le danger de la lésion cutanée et psychique.Plus d\u2019un demi-siècle consacré à l\u2019avancement des sciences médicales au Canada.KERABEC SIMPLE vitamino-thérapie intensive A B, C J 1 CE _ _ GE 2 \\ \\ \u2026 A - | 4 7 Or ISU 7 (SULFAPHENAZOL) sss COLE LEE JE 7 7 i i 7 7 A 0 CE 7 a 7 i 7 7 \u2014 | 5 7 7 i 77 7 7 % % 7 7 CE 4 7 7 7 sat A 4 CE ous 0 EY Ta 0 apidité de son exc etio apres flirment qu\u2019 naire es au on une seule dose ora iform emen ga san nir es concen bons résultats dan mulation plasm ectio suivan des nt maintenues au-dessus chite pneumoni am vea to cent dali , sinusite ection oins 32 oies urinaires, quatre heures 10 entérales et otit so ADULY | RESE at Sus 6 oz 80 po IBLIOGRAPHIE Dtsch.23, 1497, 1958 858, | chw 1969.632 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 vaincue par le traiteme au Chaque once liquide renferme: pinus strobus.32gr.(2) \\G) prunus virginiana.32 gr.(2) sanguinaria canadensis.4 gr.(0.2 populus balsamifera.2gr.(0.& chioroformum.1 min.(0.06(CA\\\\ NA! \\ \\\\ codeinae phosphas.1gr.(60 m} N \\ base de sirop aromatisé.¥ \\ \\ © Prescription de narcotique permise por téléphonè N\\ POSOLOGIE \u2014 D'une à deux cuillerées à thé toutes ° les quatre heures.Présenté en flacons de 16 onces liquides.Chartes & Fhosst&Co.MONTRÉAL CANADA 9 L'Union Méd.Canada I.Union Médicale du Canada Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Léon Binet, doyen, ; _.Son.Exc.Philippe Panneton, Faculté de Médecine, Université de Paris; Wilfrid Bonin, doyen, H.Hermann, doyen, ; _L Faculté de Médecine, Université de Montréal ; Faculté de Médecine, Université de Lyon; Jean-Baptiste Jobin, doyen, Maurice Roch (Genève).Jean Faculté Tr rs Laval, Québec; Pasteur Vallery-Radot (Paris), Faculté de Médecine, Université d'Ottawa; R.Kourilsky (Paris), Parizeau, Paul-Louis Chigot (Paris), L Marin, Paul Lamaraue (Montpellier), Paul Letondal.BUREAU DE REDACTION Rédacteur en chef: Roma AMYOT Assistant-rédacteur en chef: Secrétaire de la Rédaction: Edouard Desjardins.Jean-Marc Bordeleau.BUREAU DE COLLABORATION MM.J.-M.Beauregard, M.Belisle, Jacques Bernier, Marcel MM.Camilie Laurin, J.-Cuy Laurin, Simon Lauzé, R.Lebeau, Berthiaume, Jean-Marc Bordeleau, Léandre Décarie.André Leduc, Charles Lépine.J.Mathieu, Gérard Mi- Edouard-D.Cagnon, Jacques Gagnon, Maurice Gervais, gnault, P.Poirier, André Proulx, Rosario Robillard, Fernand Grégoire, Roland Guy, P.-P.Julien, M.Kaludi, Henri Smith, Maurice St-Martin.CORRESPONDANTS MM.A.Plichet et M.Pestel (Paris), MM.Georges-L.Dumont (Campbellton, N.-B.).P.Rentchnick (Suisse), Aue.Panneton, P.-A.Denoncourt (Trois-Rivières), Donat-P.Cyr (Boston, Mass.) , D.Colin (Saint-Boniface), Charles-P.Mathé (San Francisco), L.-P.Mousseau (Edmonton), A.Fontaine (Wconsocket), Sylvio Leblond (Chicoutimi), L.Mantha, A.Lecours, L.Potvin (Ottawa).i H.E.St-Louis (Vancouver), Jean-Paul Fortier (Sherbrooke).INDICATIONS: | Maladies des voies biliaires et du foie, dyspepsies, affections intestinales.Indispensable dans les convalescences post-opératoires.| TRL CARS INERALE RALLULL at PROPRIETE NL ETAT FRAN RECOMMANDEE ET PRESCRITE PAR LE CORPS MEDICAL DANS LE MONDE ENTIER Composition naturelle I-NI-MI-TABLE ! Méfiez-vous des substitutions, prescrivez toujours CELESTINS Importateurs: HERDT & CHARTON, INC.\u2014 2245, rue Viau, Montréal \u2014 CL.9-4641 re > NN PE et >= 8 pa isa SOS SE ELIXIR PASMY INFANTILE ne Zig TL PY TL NTISP .@ 5.co NTENANCE ; oz [A4 YY TL [J Bi QUART A UNE LIXIR i fr LE $c rer \"3 re dette NEANTS ¢ Py ete MYL ¥ yx] RL Lite ti NEQ-SPAS LE PRL) RT RY Mo jQUE De 1QU hd pF IU ri ne grains Py I id (iif ar 1 de TE 8) 5 TL ) 2 PORT tnt Pi Fe TS > rte Pr rave Su \u201c GNA cANAG REM 3 8 A 7 Ÿ) 0 ÿ A AA D 73 Z 2, 7 Zi, 2 0.ZA 2 2m» 2 7; 7 | v3 7 > | « 3 2 7 | N I ) 2 xX ELIXIR \u201c LE SEDATIF DES ENFANTS\" A au délicieux goût d'orange DISTRIBUTEURS MELLIST., ROUX & CHC, LIMIT 4 MONTREAL, 18 P.Q. L'Union Méd.Canada #: Tome 89 \u2014 Déc.1960 #! pa L'Union Médicale du Canada Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada ADMINISTRATION OFFICIERS COMITÉ EXÉCUTIF ET DE PUBLICITÉ Président: Paul Dumas MM.Paul Dumas, Roma Amyot, Origène Dufresne, P.-R.Vice-président: Origène Dufresne Archambault et Edouard Desjardins.Secrétaire-trésorier: P.-R.Archambault BUREAU DE DIRECTION MM.Roma Amyot, P.-R.Archambault, Albert Bertrand, MM.Paul Dumas, Jacques Genest, Albert Jutras, Wilfrid Emile Blain, E.-Roland Blais, Roméo Boucher, P.LeBlond, Jean-Louis Léger, Donatien Marion, Bourgeois, Paul David, J.-A.Denoncourt, Edouard J.-P.Paquette, Laurent Potvin, Jean Saucier, Desjardins, Origéne Dufresne, Roger-R.Dufresne, L.-C.Simard, Pierre Smith, J.-A.Vidal.ADMINISTRATION et SECRETARIAT: J 326 est, boul.Saint-Joseph, Montréal.PUBLICITÉ: Jacques-D.Clerk.Téléphone: AVenue 8-9888 BSE a Un sedatif alcalin bien équilibre .Une demi-capsule-mesure (90 gr.ou 6 G.) renferme: phénobarbital de sodium carbonate de calcium bicarbonate de sodium citrate de sodium et tartrate de sodium q.s.(alcalis potentiels) PRÉSENTATION: flacons à capsule-mesure de 4 et 8 onces.\"SEDALKA EFFICACE .AGRÉABLE AU GOUT Indigestion nerveuse et hyperacidité: céphalée et nausée : associées au trop-manger et au trop-boire: comme supplé- Charles & Troost &Co.ment thérapeutique dans les rhumes ordinaires et la grippe.à a ADR LKA WEBEL POSOLOGIE: une capsule-mesure (4 cuillerées a thé) par jour, en dose unique ou fractionnée, dans de l\u2019eau. L'U \u2018Union Méd.Canada | Tom 89 \u2014 Déc.1960 Tetrex Phosphate Complexe de Tétracycline TTT Résultats inégalés en fait de rapidité efficacité sécurité dans la thérapie à la tétracycline SE WF a WF a see nmi Bristol ADORATORIES OF L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 CONDITIONS DE PUBLICATION \u2018L'Union Médicale du Canada\u2019 paraît tous les mois.Cette Revue est l'organe officiel de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada.que publie les travaux des Congrès, tous les communiqués de l'Association et des articles médicaux inédits.L'abonnement est de dix dollars par année (douze dollars pour l'étranger): les membres déjà inserits à Association des Médecins de Langue Française du Canada ont droit, de ce fait, à la réception du journal.Les manuscrits doivent être dactylographiés avec double interligne.|ls doivent être complétés par un résumé de l'article, rédigé en français et en anglais.\u2018L'Union Médicale du Canada\u201d assume les frais de cing illustrations au maximum, pour chaque travail.Les illustrations supplémentaires sont payées par l\u2019auteur.Nous n\u2019acceptons pas de négatifs de clichés.Chaque illustration doit porter au verso le nom de l\u2019auteur et les photographies devront être claires, de préférence noires et sur papier glacé.Les dessins doivent être effectués à l'encre de Chine sur papier blanc.Pour obtenir des extraits, l\u2019auteur doit en faire la demande directement à l'éditeur.Tous changements du texte de la galée entraînent des frais supplémentaires pour l\u2019auteur.L\u2019index bibliographique de chaque travail doit ètre restreint aux indications les plus importantes.Le Journal se réserve toujours le droit de le limiter.Chaque indication bibliographique doit être fournie comme suit: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, volume, page, mois (jour du mois si le , , périodique est hebdomadaire), année.Publicité: Le texte des annonces doit aller sous presse quinze jours avant la date de publication.Le barême des annonces est fourni sur demande à Jacques-D.Clerk, publiciste, 326 est, boulevard Saint-Joseph.Téléphone: AVenue 8-9888._.Tout annonceur qui n\u2019observe pas l'éthique professionnelle est exclu de notre publicité, et nous saurons gré à nos lecteurs d\u2019attirer notre attention sur toute dérogation à cette ligne de conduite.Tout ce qui regarde la rédaction et l'administration doit être adressé franco aux bureaux de \u2018L'Union Médicale du Canada\u2019, 326 est, boulevard Saint-Joseph.\u2014 Téléphone: AVenue 8-9888.traitements psychiatriques Hôpital psychiatrique moderne de 140 lits, pleinement accrédité, offrant thérapie biologique Ul.CLINIQUE ÔE et psychologique.Recherches et de Situé dans un domaine majestueux, où les occupations et récréations thérapeutiques sont en fonction des besoins, du confort et de l\u2019agrément DANS là BANlIEUE des patients.Affilié au département de O\u20ac montreal.psychiatrie de l\u2019Université de Montréal, pour la formation de résidents, de psychologues, de travailleurs sociaux et d\u2019infirmières spécialisées en psychiatrie.Brochures et tarifs sur demande.Demi-relief de Notre-Dame-de-la-Sérénité à l\u2019entrée principale.ERT PREVOST oll duh 6555 OUEST, BOULEVARD GOUIN, MONTREAL 9, CANADA. se + 7 F 4% py SN Es wb 3 Ca a » Se \\ /- PS wt ny WY oy © \u2018 = Zz a E POS sy WI wo\u201d < x se pp, x em serre \u201c# NA Si = ¥ see * y 4 > Soie.> a\u201d s We wi > > xt dy se EY Shee Tel 1 - sr sé Se = > a We PEE i Ps * = a A > 7 Tl % % = à > $ A Su se wg 4 pe vents es nb, Sd 4 «Ul oi %; a & » ss Es EY fe \u20ac > 5 vs ; SE \u20ac Sa a Ny Nad ze BN Hi El ; VF 2708 08 Hag 5 Ny, pates a & * PLENE $ =.se > = oy 5 NW = .a \"A wb ® WN Ne 4 > Fe WN hE oy WN ro .MY TH NP me ag wo ranges = # £3 > san J iy qd 0 pm a, - nes >} + + ei x = eon % qe a & ® \u201ca i Hi 9 a = » # Æ Due ae Pa me wi A * & ¥ 4 A Ê 4 Fu GS, + \u201c4 i S & se $ Ww § ge ?i\u201d Ton EX 50 + À ss E.sg : hg } = > NS f se wi \"a + iow 8 A DW gion oie S À 5 a ss = baie.ws 3 ine a By % + * Me 2 #w vis cr « > * me be # ® ++ æ a Tia pe IMBLE.OU AVÉC COD eS + w = x vu DR A ; + = 8 \u20ac ie JE x ~ « £- ze\u2019 3 Pas * sv À 2 at Ha * ae ¥.7 no se ee & A S$ #2 s = à + A So PI $ ; 5 = > ES i od of 1% 4, = Js W PN 3 OR % se pe A S a \u2019 a i mes é.& à, + 5 we -e > = ui © dh 3 + + + i 3 \u201ca fi Fat, rd = yr\" Sy + $ a, NE 7 a Wea Ne Fr 2 i$ Vv #; - TS 5 > =~ a me be \u20ac _ \u201d A 4 : Le © SS = = 2 # $ ! Low f + # Sa Law a i ++ * * Re @ \u2014 lS eme \u201cve a és Sh i -~ +\" PE > 7 2 \u201cRe - Cary Ay.Here Ren Se a Tr > #3 a EY es y ê $ = - ; = J 5 B® a ; os wg - 5 -& % Æ \u2019 S $ Ge ÿ* + > 4 «ing - #2 éd.wg, = 4 Sg # 5.af ect 4 \u201cBay + Lu, = 5 ta = 7 = - pr Xs ag ch\u201d SR # .= + ° + de sin ss 5 tr ; it = ow Se * hy wT wv , à ve rol EE, ag Ti 5 5 A, = de PE x sr tr et a.k Sg Pk .+ + i.TEETAsYINY Wy Tm reer ey TEE fi i Coll i f &s get i \u201cit LH] serene dé \u2014Ht smn 1\" arm Per: vg el RL Es AR SINT rig gé = AUAASAERIE VAS 570 MAN ts 3% i À ss Hy or / % ais = poste acte RE ai ii du # Ce 2 » 3 - = 4 5 a te UE Le + Gr A de > vA ret A a i # eme, Sud A | >, ns i ie gl a 2 pans +.tl.pa x m5 CE # 22 pp.Sim on ko ta, - .Sy Tag.Vir op.vo.aptes ® x dr ~~ Le vy Cu - \u201cr - 2m SE on E en PP Sheri e x yr.- oF > Gr -.oa 24 p= [ay Tray oh = + se PP In x vous.men I.247% æ A Jos ca aT Pour attrape\" ue rhume, bonne formule pour soulager un rhume.PHENERGAN expectorant SIMPLE OU AVEC CODEINE 5 mg.de PHENERGAN 10 mg.de chlorhydrate d'éphédrine par 5 ml.(c.à thé) dans un mélange bien équilibré | Agréable à prendre! AVEC CODEINE ® Méme formule plus 10 mg.de phosphate de CODEINE par 5 ml | Poulenc.| l 8580 Esplanade, Montréal } * Ne doit pas être administré aux enfants de moins de 2 ans id re ri Bufazolidine* Pour l'arthrife et les troubles 8 rattachant Dix ans d'expérience dans un nombre incalculable de cas\u2014plus de 1,700 rapports cliniques publiés \u2014ont maintenant établi la primauté de Butazolidine parmi les puissants agents non- hormonaux anti-arthritiques.À maintes reprises on a démontré que Butazolidine: Dans l'espace de 24 à 72 heures produit un soulagement remarquable de la douleur.Dans l'espace de 5 à 10 jours suscite une amélioratron marquée de la mobilité et une régression rapide de l\u2019inflammation et de l\u2019œdème et favorise une absorption de l\u2019épanchement.Même administré pendant des mois ou des années Butazolidine ne provoque pas de déséquilibre hormonal ni de tolérance.Documentation et renseignements supplémentaires disponibles sur demande.Butazolidine (phénylbutazone): Dragées rouges estampillées Geigy de 100 mg., flacons de 100, 250 et de 1,000 dragées.(a Montréal 10 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 L'Association des Médecins de Langue Française du Canada Fondee a Québec en 1902 DIRECTEURS GENERAUX HONORAIRES R.-E.VALIN, 165 est, ave Laurier, Ottawa.Donatien MARION, 326 est, boul.St-Joseph, Montréal.SECRETAIRE GENERAL HONORAIRE Hermile TRUDEL, 1990 est, rue Rachel, Montréal.OFFICIERS DE L'ASSOCIATION Emile BLAIN, directeur général, 400 est, rue Sherbrooke, Montréal.E.-Rolland BLAIS, secrétaire-trésorier général, 1779, avenue de l'Eglise, Montréal.André LEDUC, adjoint au directeur général, 156, avenue Willowdale, Outremont.Raymond CARON, adjoint au secrétaire-trésorier général, 2178 est, Mont-Royal, Montréal.EXÉCUTIF DE L'ASSOCIATION Emile BLAIN, Montréal.E.-Rolland BLAIS, Montréal.Andrée LEDUC, Montréal.Raymond CARON, Montréal.Directeur des Relations Extérieures: Pierre SMITH.Roma AMYOT, Montréal.Edouard DESJARDINS, Montréal.Pierre JOBIN, Québec.J.-M.LAFRAMBOISE, Ottawa.Armand RIOUX, Québec.Directeur de l'Exposition du Congrès: B.-G.BEGIN.ANCIENS PRÉSIDENTS Albert PAQUET, Richard GAUDET, A.-L.RICHARD, J.-A.VIDAL, J.-A.DENONCOURT, J.-B.JOBIN, Roma AMYOT, René-L.DuBERGER, J.-M.LAFRAMBOISE, L.-P.MOUSSEAU, Lucien LaRUE, Georges-L.DUMONT, Pierre SMITH, Alphonse-E.LeBLANC.COMITÉ DU XXXIe CONGRÈS Président: Pierre JOBIN, Québec.Secrétaire: Jacques TURCOT, Québec.Trésorier: Wilfrid CARON, Québec.Secrétaire-adjoint: Jean-Marie DELAGE, Québec.MEMBRES DU CONSEIL ARCHAMBAULT, François, 1150 est, boul.St-Joseph, Montréal.ARCHAMBAULT, Gérard, 472, avenue Laurier, St-Jean, Qué.BEAUDOIN, Robert-A., 375, ave Coolidge, Manchester, N.H.BEGIN, B.-G., 3440, rue Hutchison, Montréal.BEUGLET, Ernest, 605, Medical Arts Bldg., Windsor, Ont.BONIN, Wilbrod, 575, avenue Davaar, Outremont.BRETON, Gérard-J., North Battleford, Sask.BUNDOCK, Benoit, 33, rue Dupuis, Hull, P.Q.CAMPBELL, Maurice, 384, N.-Dame, Cap-de-la-Madeleine, P.Q.CARON, Wilfrid, 119T, des Erables, Québec, P.Q.CHEVALIER, Paul, Edifice Continental, Sherbrooke, P.Q.CHRETIEN, Maurice, 537, Station, Shawinigan, P.Q.DAVID, Paul, 3, avenue McCulloch, Outremont.DECARIE, Roland, 524 est, rue Sherbrooke, Montréal.DORION, J.-Ed., 609 est, boul.Charest, Québec, P.Q.DOUCET, Calixte, Campbellton, N.-B.DUFRESNE, Origéne, 4120 est, rue Ontario, Montréal.DUFRESNE, Roger, 418 est, rue Sherbrooke, Montréal.FONTAINE, Auray, 52, avenue Hamlet, Woonsocket, R.I.FOREST, |.-E., 366, de Lanaudière, Joliette, P.Q.GAUTHIER, ].-Dominique, Shippegan, N.-B.CAUTHIER, Vincent, 1100, Bougainville, Québec, P.Q.GOYETTE, Roger-B., 415 est, avenue Laurier, Ottawa, Ont.HAMEL, Jean-F., 168, Charlotte, Ottawa, Ont.ISABELLE, Gaston, 31, rue Montcalm, Hull, P.Q.JOANNETTE, Albert, Ste-Agathe-des-Monts, P.Q.LAFRAMBOISE, Jean, 249, River Road, Eastview, Ont.LAROCHELLE, Ls-Napoléon, 80, rue St-Louis, Québec, P.Q.LAROUCHE, Gérard-L., 126 sud, rue Brooks, Sherbrooke, P.Q.LAURIN, Camille, 66, ave Pagnuelo, Outremont, P.Q.LEBLANC, ].-B., 975, St-Prosper, Trois-Rivières, P.Q.LeBLANC, Philippe-H., Petit-Ruisseau, N.-E.LECOURS, ).-A., 538, King Edward, Ottawa, Ont.LEDUC, Aimé, 79, Ste-Cécile, Salaberry de Valleyfield, P.Q.LESSARD, Richard, 115 est, Grande-Allée, Québec, P.Q.MORISSET, Jean, Rimouski, P.Q.MORISSET, Pierre, Saint-Georges-de-Beauce, P.Q.NADEAU, Honoré, 55, rue Saint-Jean, Québec, P.Q.PAIEMENT, Horace, C.P.400, Sturgeon Falls, Ont.PELLETIER, Emile, 34, de la Fabrique, Québec, P.Q.PICHETTE, Lionel, 177, rue Principale, Hull, P.Q.| PILON, Jean-Louis, 389 est, boul.St-Joseph, Montréal.POTVIN, Laurent, 623, Noranda, Eastview, Ont.POWERS, Arthur, 11, rue Front, Hul|, P.Q.RIOUX, J.-Emile, 101, Grande-Allée, Québec (4), P.Q.ROULEAU, J.-Maurice, Saint-Grégoire (Nicolet), P.Q.ST-JEAN, Conrad, 210, rue Principale, Granby, P.Q.TERRIEN, Jean, 189, Bronson, Ottawa, Ont.THIBAULT, Eugène, 4070, boul.Lasalle, Verdun.TRUDEL, Hermile, 1990 est, rue Rachel, Montréal.WHISSELL, Georges-L., Westlock, Alberta.SECRETARIAT: 326 est, boul.St-Joseph, Montréal 14, Qué.\u2014 Tél.: VI.5-8076 l\u2019antibio-chimiothérapie combinée la plus conforme à l\u2019idéal pédiatrique TRULFACILLIN\u201d PÉDIATRIQUE 3-200 MARQUE DÉPOSÉE TROIS SULFAS ET PÉNICILLINE pour le traitement des infections pneumococciques, staphylococciques et streptococciques hémolytiques; la fièvre scarlatine, l\u2019otite moyenne, l\u2019amygdalite, l\u2019angine de Vincent et les infections des voies urinaires; et la prophylaxie des infections secondaires durant la rougeole, l\u2019influenza et la coqueluche.A PLUS SUR que les antibiotiques à large spectre, les sulfamides simples ou la pénicilline injectable \u2014 quant aux aléas d\u2019effets secondaires, de sensibilisation ou de surinfection.PLUS EFFICACE quant aux résultats cliniques parce que l\u2019action bactéricide-bactériostatique complémentaire offre un \u2018programme de traitement idéal bien démontré.\u2019 * Chaque cuillerée à thé de 5 cc.renferme: *Koch, R.et Carson, M.J: Meningo- Sulfadiazine 22 4 4 4 4 4 4 4 4 0 0 0 4 1 0 0 4 0 +0 65 mg.coccal Infections in Children, New Sulfamérazine.65 mg.3 gr.England J.Med.258:639, 1958.Sulfaméthazine.65 mg.Benzathine-pénicilline-G.200,000 unités POSOLOGIE: Bébés et enfants \u2014 une cuillerée à thé par jour pour chaque A livres de poids corporel, en doses fractionnées, par ex., un enfant de 8 livres\u2014 cuillerée à thé aux 6 heures; un enfant de 16 livres\u20141 cuillerée à thé aux 6 heures.Flacons de 60 cc.Également procurable , Chartes &.Frosst &Co.\u201cTRULFACILLIN\u201d PÉDIATRIQUE 3-100 SYNONYME DE DÉVOUEMENT À LA PROFESSION Même formule que le \u2018Trulfacillin\u201d 3-200, modifiée de façon à renfermer MÉDICALE CANADIENNE DEPUIS 1899 100,000 unités de benzathine-pénicilline-G.MONTRÉAL La liste complète des formules et des tableaux posologiques du \u2018\u2018Trulfacillin\u201d sont procurables sur demande au Département au Service des Professionnels, Montréal.CANADA MISE EN GARDE: Tout particulièrement en pédiatrie, on devrait réserver la chimiothérapie combinée aux antibiotiques aux indications bien définies et justifiables de cette médication, Bien qu'avec l'emploi des préparations de Trulfacillin le danger des phénomènes fâcheux associés à la sulfamidothérapie soit grandement réduit, il ne faut pas cesser d'exercer une constante vigilance dans la recherche et le diagnostic de ces phénomènes tels que l'agranulocytose, la fièvre, les douleurs articulaires, les manifestations cutanées, etc.Bien que rarement, l'admi- nistrotion de pénicilline par voie parentérale, et plus rarement encore par voie orale, peut occasionner une anaphylaxie aiguë.Les patients souffrant d'asthme bronchique ou d'autres allergies, et ceux qui se sont déjà montrés sensibles à la pénicilline, semblent les plus sujets à cette réaction.> l\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 se rapprochant le plus du lait maternel pour une alimentation genereuse et equilibree Une nouvelle formule alimentaire infantile, Mead Johnson Cinq années de recherches et d\u2019essais cliniques ont démontré les qualités nutritives exceptionnelles d\u2019Enfalac .la nouvelle formule alimentaire infantile, Mead Johnson.Au cours des études cliniques contrôlées, Enfalac a été comparé à trois formules alimentaires bien connues ressemblant au lait maternel.Enfalac a présenté des gains de poids plus que satisfaisants, des selles d\u2019une consistance normale, entre molle et ferme, et d\u2019une plus faible fréquence.Enfalac se rapproche plus du lait maternel e par sa distribution calorique des protéines, lipides et hydrates de carbone e par sa teneur en vitamines et minéraux (la vitamine D a été ajoutée afin de satisfaire les recommandations du Conseil National des Recherches) e par la composition des lipides (aucun gras de beurre\u2014 donc aucune régurgitation sure) e par son taux des acides gras saturés à non saturés e par son faible volume de soluté rénal Enfalac est disponible en boîtes d\u2019une livre avec mesure à l\u2019intérieur.Cette formule est toute indiquée pour l\u2019alimentation quotidienne des nourrissons nés à terme, l\u2019alimentation des prématurés, un complément à l\u2019allaitement maternel et pour les enfants tolérant mal le gras du lait.Spécifiez Enfalac \u2014formule alimentaire infantile se rapprochant le plus du lait maternel \u2014 qui s\u2019est avéré digne de confiance pendant 41,000 journées d\u2019essais cliniques.Mead Johnson Emblème de service à la profession médicale Ee données de sé traitemer \u201cmen périoë est recomman .contre- indiqu grossesse, cholestérol joue important dans tion du foetus.posologie: une capsule d # CL.> mg.par jour, avan [ | déjeuner.Présenté en fla con de 30.[ | REFERENCES: 1.Oaks, W.W.et Lisan, P.: Fed.Proc.18: 428, 1959.W.: ibid, p.612.4.Hollander, W.et Chobanian, A.c Boston M.Quart.10: 37, 104:527, 1959.6.Hollander, W.et al: Cardiovasc.Dis.2: (suppl) 618, 1940.7.Ha The Wm.S.Merrell Company, Weston, ( Division de Richardson-Merrell Inc.pala i MARQUE DE FABRIQUE: MER/29 CTI on hoffmann-la roche limitee montreal éc.1960 L'Union Méd.Canada CRE Tome 89 \u2014 in®' roche\u2019 |] JE) ose 0 2e Ca ORES SEP 28 73 es 3 RE EE gpa] gantr 3 5 Ÿ ge pm i + Û 2 * NH 0 ok = va E 3 J Es Er wl aX.8 He, Zo 7! y VEN ces m Vr -p v co :.nn Te Ré cos 4 A x.VN ce 3 f ot = IE > L E oN PNR w A La 7 \\ Lee 2 NN | = 24 a Ps i 14 de 4 PE = - i.= L\u2019Union Méd.Canada 15 Tome 89 \u2014 Déc.1960 .CONSACREE PAR LE TEMPS dans le soulagement des états suivants: OEDEME PULMONAIRE AIGU TROUBLES CARDIO-VASCULAIRES HYPERTENSIFS DEFAILLANCE CARDIAQUE ASTHME \u201cTHEOLAMINE\u201d MARQUE D'AMINOPHYLLINE .très soluble à l\u2019eau .rapidement absorbée .bien tolerée Un puissant vasodilatateur des coronaires.Un puissant bronchodilatateur.Un diurétique efficace.*\u201cTHÉOLAMINE\u201d Tablette N° 411 (enrobage entérique) \u201cTHÉOLAMINE\u201d Comprimé No 313 Théolamine.115 gr.(0.1 G.) Théolamine.3 gr.(0.2 G.) \u201cTHÉOLAMINE\u201d POSOLOGIE \u2014 Une tablette trois fois et PHÉNOBARBITAL par jour.Dragée N© 326 Théolamine.115 gr.(0.1 G.) ee 14 gr.(15 mg.) POSOLOGIE \u2014 Un ou deux comprimés, ou dragées, trois fois par jour.\u201cTHÉOLAMINE\u201d Ampoule NO 541 Théolamine.T6 gr.(0.5 G.) MISE EN GARDE \u2014 L\u2019injection intraveineuse de \u201cTHEOLAMINE\u201d doit se faire très lentement.Il faut de 3 à 5 minutes pour injecter la dose.*Spécialement enrobé de \u2018\u2018Polymère 37\u201d pour éviter l\u2019irritation stomacale tout en sedésagrégeant rapidement dansl\u2019intestin.POSOLOGIE \u2014 Injecter lentement 10 ce.(3 à 5 minutes), par voie intraveineuse, et répéter la dose toutes les 6 heures au besoin.Fy ond MONTREAL di .CANADA 16 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 \u201cLes xanthines agissent-elles dans l'ANGINE DE POITRINE ?\u201d {Résumé de l'article portant ce titre) Les malades atteints d'angine de poitrine réagirent de manière nettement favorable à l\u2019administration intraveineuse d\u2019= :minophyl- line.Mais, signale l\u2019auteur, renommé pour ses travaux de recherche originaux sur les affections cardio-vasculaires, 'administration orale se montra au contraire inefficace chez tous les sujets observés.Cet échec provenait sans doute des taux sanguins subliminaux de théophylline, obtenus avec l\u2019administration orale.Il a été démontré qu\u2019une solution de théophylline à 20% d\u2019alcool (Elixophylline) produisait des taux sanguins comparables à ceux qu\u2019entraîne l\u2019administration intraveineuse d\u2019aminophylline.Cette préparation orale et un placebo (identique au point de vue aspect, goût et teneur en alcool) furent soumis à un test de réaction électro-cardiographique et à une épreuve clinique à double inconnue.L\u2019auteur déclare: « À la lumière de nos résultats, les conclusions tirées des expériences de laboratoire et tendant à prouver que la théophylline serait un vaso-dilatateur coro naire « nocif » doivent être rejetées, quand il s\u2019agit de l\u2019homme ».En effet, l\u2019Elixophylline administrée par voie orale à 30 malades se révéla efficace «non seulement à combattre les symptômes mais encore à modifier la réaction électro-cardiographique à l\u2019exercice physique standard.L\u2019efficacité de cette préparation repose sur son absorption rapide, et sur les taux sanguins élevés qu\u2019elle produit, grâce au véhicule employé.» (Russek, H.I., Am.J.Med.Sc., fév.1960) REFERENCES DE TRAVAUX CLINIQUES SUR ELIXOPHYLLINE FORMULE: Solution hydro-alcoolique de théophylline.15 cc.(1 cuillerée à soupe) renferment 80 mg.de théophylline (équivalant à 100 mg.d\u2019aminophylline) et 20% d'éthyl-alcool.POSOLOGIE ORALE: Les 2 premiers jours \u2014 doses de 45 cc, 3 fois par jour (avant le petit déjeuner, à 3 heures p.m., et au coucher).( Par la suite \u2014 doses de 30 cc., 3 fois par jour {aux mêmes moments).PRÉSENTATION: Sur ordonnance seulement; flacons de 16 cnces liquides et de 1 gallon.DOCUMENTATION SPÉCIALE: Tiré à part de l\u2019article du Dr Russek, résumé ci- haut sur demande.Detroit 11, Michigan L'Union Méd.Canada 17 Tome 89 \u2014 Déc.1960 | Hygroton dans l'hypertension et l'oedème eiqu Action soutenue optimum \u2014 Régularité d'effet incomparable Hygroton est radicalement et foncièrement un nouvel agent chimique: un dérivé de la phthalimidine plutôt qu'un dérivé de la benzothiadiazine du groupe des sulfamidés.À cause de son action prolongée (60-72 heures) l\u2019administration de seulement trois doses par semaine (e.g.lundi, mercredi, vendredi) assure un contrôle soutenu, plus efficace et sûr de l'hypertension et de l\u2019oedème.Dans l'hypertension: \u2019 i + =A \u2019 : 2: 5 1 PL L'Hygroton seul est particulièrement efficace dans les cas d'hypertension bénigne ou tiodérée et souvent les malades réfractaires à d'autres agents répondent de façon satisfaisante à l'Hygroton.Dans les cas plus graves, l'association d\u2019Hygroton à un autre antihypertensif est de toute sécurité.Dans l'insuffisance cardiaque: L'Hygroton entraîne rapidement une diurèse prononcée.Les malades répondent avec d'excellents résultats qui se manifestent par une perte de l\u2019oedème et de la dyspnée.Son action prolongée permet de maintenir la courbe de perte de poids à un niveau plus égal évitant ainsi une réaccumulation d'oedème.Autres indications: Comme salurétique, Hygroton est indiqué dans tous les autres cas d\u2019oedème impliquant une rétention de sel et d\u2019eau tels que: affection rénale, cirrhose hépatique, oedème de la grossesse, tension prémenstruelle, obésité, oedème causé par les stéroïdes.Présentation: Comprimés rainurés blancs de 100 mg.en flacons de 50 et de 500.(els) Montreal 18 i ! ter nt tee ce sensiblement plus efficace qu'A.P.C.avec codéine ou que les substituts de la codéine J dose pour adultes: résentation: à douleur réelle.soulagement réel l L'Union Méd.Canada | Tome 89 \u2014 Déc.1960 TE 0 tablets chaque comprimé renferme: ES Acide acétylsalicylique -.200 mg.(8 grains) Phénacétine _______._.__._._.150 mg.(214 grains) Caféine ________ oo.30 mg.(14 grain) Chlorhydrate de Démerol 30 mg.(14 grain) 1 ou 2 comprimés; répéter dans les trois ou quatre heures, au besoin.Flacons de 100 comprimés sécables.Ordonnance orale pour narcotiques, acceptée.LT fn CANADA LTD ONTARIO Marque déposée au Canada Te, la?oJ LL gs 3 A ed + 3 - 0) ae S : : t ++ >* TY sr LW # 8 ca *# | EY 2 2 \" Le \u201c5 pe a ¥ > 29 Le Pa x 4 2) # 5 a vied ea fd v 73 11 6 , be! £0 s = 4 aile TM A / \\ wy Hid 4 A À, ik int 5 Eo AN Manin, Soe.all dE Ma « = Ii ay a es a on A li & à 295 a f te 47 Pe ig sq SR J #- 41 a\u201d A A og : wf uf / Uae TT Een SPASMES de é A Vy we cé, w ¥ E EC = & pe 5 em reve ANTISPASMODIQUE: Propanthéline bromide t phénobarbi tion (7.5 mg.) assure un contrd 2.) augmenta £5 maximum des spasmes maximum de | se gastrd-intestinaux nt smodid Présentation: C et aus comprimés re G.D.SEARLE A CO.OF CANADA L SEARLE 247 QUEEN ST.E, BRAMPTON, or I. 20 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 RSR SCIE ES i maintenant Fou i lus qu\u2019un le posit soulagement 5 n° rd [naire # FE gon ts 7, du rhum ko Srpdaseppae ord INaire de, wr COMPRIMES ¥, rapeu que complete congesti antihistaminique eu nalgésique tipyrét gement symptomatiq ourbature vre douleurs ongestion de spi toir ou de com ologie: Adu nfants dg lon s besol Enfa an co d.sel haque comprimé couches oranges et jaunes r udafed (Chlorhydrate de Pseudoéphédrine (Chlorhydrate de loreyclizine) 15 Phénacétine Ci URROUGHS WELLCOME & Montréal NADA) LTD, envoyée sur deman L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 Ne laissez pas la toux abattre votre patient COPHYLAC EFFICACITÉ SPÉCIFIQUE CONTRE LA TOUX Trois fois plus actif que la codéine, sans en avoir les effets constipants.SOULAGEMENT PERSISTANT DE LA TOUX PENDANT 8 À 12 HEURES.Action physiologique double: 1.par apaisement prolongé de la toux 2.par décongestion et relächement des bronches POSOLOGIE: adultes \u2014 15 gouttes b.i.d.enfants de 3 à 14 ans \u2014 5 à 10 gouttes (selon l\u2019âge) b.i.d.enfants moins de 3 ans \u2014 2 à 5 gouttes (selon l\u2019âge) b.i.d.Cu) SEULEMENT, La vu 21 COMPOSITION Chaque mi.de solution contient: norméthadone.eee .10 mg.(1%) suprifen®.20 mg.(2%) PRESENTE en \u2018pratiques flacons \u2018compte- gouttes de 15 ml.autre forme disponible COPHYLAC expectorant Présenté en flacons compte-gouttes de 15 ml.L'addition d\u2019émétine au Cophylac facilite l\u2019expectoration dans les toux sèches.HOECHST PHARMACEUTICALS OF CANADA LIMITED, MONTREAL *Marque déposée 22 L'Union Méd.Canada | Tome 89 \u2014 Déc.1960 le \u201cnouveau diabéfi pour, que af MGI TS facile rho ren ow Mob ol et le régime permettent au diabétique tolbutamide, de vivre des épondan nées sûres, aisées et sans ennui.Le peu de risque de de réactions hypoglycémiques, une plus gran liberté e n général un meilleur controle\u201d mette au diabétique traité au Mobenol de r une vie presque normale.Ne faut-il às conclure qu\u2019à la lumière de ces var es obje set bjectifs, chaque cas bète bénin, n kétotique, devrait bénéficier \u2018un traitement d\u2019essai approprié au Mobenol?11 suffirait de moins d\u2019un mois d\u2019essai pour d ide: Tr de la à plupart des cas.*du type bé non é ue an RAITEMENT ORAL DU DIABETE tolbutamide, Horner M O N T R E A RN ER | L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 23 dans L\u2019HYPERTENSION.et le DIABET Lille TXT ULE N 'HEMORRAGIE J À \"CERUTIN\" Rutine additionnée de Vitamine C ROPH ASSOCIES GMENT FR API nut ota ret Yow CERUTIN th 1e te bserv ¢ che le étiqu près la utinothéra pie, le it qu oucune pe ut isio augmentati pot ve it eme \"CERUTI 3 résultat tie ve as sensationnels.C es fraite Rutine, NF.$23 Vitamine C ue haleine q lf ous | atients souffrant d\u2019 POSOLOGIE ons l'espoir d éviter der pill en réb par jour.Présenté en flacons e 40 Chartes &.Frosst &Co 1.\u201cThe Effective Use of Retin Doneg Thomas, Am.J.Ophthal, 31:471 MONTREAL CANADA fe. 24 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 MÉDICATION HÉPATIQUE, CHOLACOGUE ET DIURETIQUE à base d\u2019extrait de feuilles d\u2019artichaut L\u2019Artichobyl se caractérise par l\u2019extrême douceur de son action.Il n\u2019a pas de contre-indication, et les hépatiques, pourtant si sensibles aux médicaments, peuvent en ingérer des doses élevées sans inconvénient.4 à 12 dragées par jour, réparties sur la journée.® J.EDDE, Limitée, 202 est, rue Laurier MONTREAL L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 25 Le nouveau Carnation Instantané offre des avantages diététiques impossibles à obtenir avec toute autre forme de lait Le manque de variété et l\u2019insipidité de plusieurs aliments permis aux patients qui suivent un régime entraînent souvent le mécontentement et une tendance à \u201ctricher\u201d.Carnation Instantané aide ces patients à suivre leur diète lorsque le mélange est renforcé de 20%.(11 constitue une source naturelle qui aide à fournir les éléments nutritifs supplémentaires requis.) Les patients difficiles s'accommodent bien de la saveur plus riche et plus agréable, familière aux adeptes du lait entier.Le mélange d\u2019un tiers de tasse de plus de cristaux par pinte liquide fournit 20% plus de calcium, de protéines et de vitamines D que le lait entier ou le lait écrémé ordinaire.Vos patients absorbent donc plus de ces éléments nécessaires, sans augmenter leur consommation de liquide.Carnation Instantané peut s\u2019employer dans les préparations culinaires, pour la cuisson au four et les garnitures fouettées (sans modifications dans les recettes).i $ INSTANT | PASTEURIZED | POWDERED | fy SKIM MILK fe Un produit entièrement canadien 26 COMPRIMES pour un traitement direct et glob L'Union Méd.Canada Tome 88 \u2014 Déc.1960 al des TROUBLES GASTRO-INTESTINAUX COMPOSITION: \u2018Stelabid\u2019 est une combinaison de Darbidt (isopropamide, SK&F), spasmolytique/antisécréteur puissant dont le dossier clinique révèle une efficacité et une innocuité impressionnantes et de Stelazinet (trifluopéra- zine, SK&F), composé anxiolytique/antiémétique que l\u2019on considère au- jourd\u2019hui comme l\u2019un des phénothiazines aux indications les plus variées.MODE D'ACTION: \u2018Stelabid\u2019 soulage promptement et efficacement les troubles gastro-intestinaux car il inhibe l\u2019hypermotilité, il réduit la gastrorrhée, il calme l'anxiété, enfin il prévient la nausée et les vomissements.Les principes actifs de \u2018Stelabid\u2019 possèdent tous deux une action prolongée inhérente, si bien que la plupart des patients obtiendront des résultats satisfaisants selon une posologie bi-quotidienne.PRÉSENTATION: Comprimés \u2018Stelabid\u2019 No 1 (5 mg.de \u2018Darbid\u2019 et 1 mg.de \u2018Stelazine\u2019) en flacons de 30 et de 250.Comprimés \u2018Stelabid\u2019 No 2 (5 mg.de \u2018Darbid\u2019 et 2 mg.de \u2018Stelazine\u2019) en flacons de 30 et de 250.Pour tous renseignements complémentaires sur \u2018Stelabid\u2019, veuillez vous référer à la documentation disponible à cet effet.ot Smith Kline & French - Montreal 9 & Marque de fabrique 0290F +Marque déposée au Canada L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 protection de l\u2019organisme avec.pour juguler l\u2019infection des voies respiratoires supérieures antibiose sûre Triacétyloléandomycine, équivalant à 125 mg.d\u2019oléandomycine.Voici, pour l\u2019IVRS, l\u2019antibiotique cliniquement efficace contre certains organismes résistants aux antibiotiques.décongestion rapide 25 mg.de Triaminic, dont les trois substances actives assurent une décongestion totale des voies nasales et paranasales.Le soulagement se manifeste en quelques minutes et dure de 6 à 8 heures.analgésie efficace 300 mg.d\u2019acide acétylsalicylique assurent une action antipyrétique et une prompte analgésie.TAIN apporte un soulagement rapide aux symptômes du rhume ordinaire (malaises, mal de tête, crampes et douleurs museu- laires) surtout lorsque des organismes susceptibles sont la cause probable d\u2019infection secondaire.Posologie habituelle pour adultes: 2 comprimés TAIN 4 fois par jour.Présentation: en flacons de 30.Sur ordonnance seulement.Rappelez-vous, pour juguler l\u2019infection des voies respiratoires supérieures .TAIN.ANCA Pharmaceuticals osHAWA, ONTARIO Une division de THE WANDER COMPANY of Canada Limited (Triacétyloléandomycine, Triaminic et A.S.A.27 28 Le eo.Ron I.Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 soulage promptement la toux et dégage les voies aérifères.Chaque cuillerée à thé (5 cc.) de cet élixir a la saveur de raisin renferme: | Chlorhydrate de phényléphrine 10 mg.| Maléate de prophenpyridamine 12.5 mg.®Bitartrate de dihydrocodéinone 1.66 mg.: Chloroforme (approx.) 13.5 mg.» 1-Menthol 1.0 mg.: POSOLOGIE Adultes: 2 cuillerées à thé, trois ou quatre fois par ! 4 PITMAN-MOORE OF CANADA LIMITED Jour, tel que recommandé.Enfants: ! cuillerée à thé.S ; = N S Kuttlowortf division Bébés: 14 à 1% cuillerée à thé, trois ou quatre fois par jour, selon les indications.DON MILLS ONTARIO L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 Cosa-Terramycine oxytétracycline et glucosamine 29 La pierre angulaire du traitement des infections des voies urinaires Abstracta Medica La tres forte proportion de Cosa-Terramycine (70% d\u2019une dose de 500 mg) qui se retrouve dans l\u2019urine* ?et son efficacité très élevée contre les germes pathogènes courants?* font de cet antibiotique la pierre angulaire du traitement des infections des voies urinaires.En raison de son efficacité à large spectrum, de la rapidité de son action et de son excellente tolérance, la Cosa-Terramy- cine est devenue l\u2019auxiliaire indispensable de l\u2019urologue.De nombreuses infections, résistantes aux autres antibiotiques, réagissent à la Cosa-Terramycinet* 5, même quand elles sont déjà devenues chroniques.\u201c La pyélite gravidique réagit rapidement et favorablement au traitement.\u201d L\u2019ampleur de son spectre anti-bactérien, la rapidité de son action et l\u2019étendue de sa diffusion tissulaire font de la Cosa-Terramycine un agent prophylactique insurpassable dans les interventions chirurgicales des voies génito- urinaires.® ?La Science pour le bien-étre universel PFIZER CANADA (Division de Pfizer Corp.) 5330, avenue Royalmount, Montréal 9, P.Q.(1) Kunin, C.M.et al., J.Clin.Invest.38: 1950, 1959.(2) Longley, J.R., p.26 Antibiotics Annual 1959-60.(8) Foret.J., p.437 Antibiotics Annual 1959- 60.(4) Aveta, G.and Sesia, G., Athena, Roma 20 :210, 1954, (5) Harkness, A.H., Brit.J.Ven.Dis.29:134, 1953.(6) Lazarus, J.A.& Wood W.A., Am.Pract.& Digest Treatment 3:445, 1952.(7) Douglas, R.G., Ball, T.L., and Davis I.F.California Med.73:463, 1950.(8) Blahey, P.R., C.M.A.J., 66:151.(9) Denck, Hand Hohenfellner, R., Second Surgical Clinic, Vienna Univ.1958, p.51.361P Diminution du risque d'hémorragie en anticoagulothérapie .la contribution du \u201cDANILONE\u201d \u201cLe plus grand obstacle à l\u2019anticoagulothérapie a été la crainte de l\u2019hémorragie\u201d.! De nos jours, toutefois, le risque d\u2019hémorragie grave est devenu très minime,?et même l\u2019usage prolongé des anticoagulants est maintenant largement considéré comme une thérapie sûre.* L\u2019augmentation simultanée de l\u2019expérience clinique et des facilités de laboratoire a amélioré la qualité du contrôle tandis que l\u2019efficace antidote, la vitamine K, \u2018\u201ca apporté un important élément de sécurité à l\u2019anticoagulothérapie.\u201d* Friedberg?rapporte que \u2018\u201cl\u2019hémorragie grave est rare lorsqu\u2019on respecte les contre-indications à l\u2019emploi des anticoagulants, et que la drogue est administrée par des personnes expérimentées dans ce domaine et que l\u2019on contrôle la thérapie par des tests de laboratoire continus et bien faits.\u201d La coopération intelligente du patient doit s\u2019ajouter à ces facteurs.Olwin et Paul5 ont observé que l\u2019emploi d\u2019un anticoagulant tel que la phénylindanedione (\u201cDANILONE\u201d) minimise le risque d\u2019hémorragie.L\u2019uniformité et la consistance exceptionnelle de son action en font une drogue beaucoup plus facile à contrôler que d\u2019autres anticoagulants.é Le prompt recouvrement de la prothrombine \u2014 généralement dans les 24 à 48 heures après l\u2019arrêt de la médication \u2014 facilite le réglage de la dose de \u201cDANILONE\u201d selon le changement de conditions.Un tel saignement s\u2019il se produit tend a étre \u201clent, et à ne jamais devenir une hémorragie grave en soi-même.\u201d La sécurité du \u201cDANILONE\u201d est accrue du fait qu\u2019il est possible de pronostiquer son action.Un effet consistant est généralement obtenu au moyen d\u2019une dose d\u2019entretien relativement constante.® Une expérience clinique étendue a confirmé la prédiction de Blaustein à l\u2019effet que les avantages de la phénylindanedione procurent un \u2018\u2018facteur de sécurité qui minimise considérablement tout risque attaché à son emploi.\u2019\u201d* 1.Manchester, B.: Ann.Int.Med.47:1202, 1957.2.Friedberg, C.K.: New York J.Med.58:877, 1958.3.Olwin, J.H.et Koppel, J.L.: A.M.A.Arch.Int.Med.100:842, 1957.4.Wright, LS.: J.A.M.A.163:918, 1957.5.Olwin, J.H.et Paul, O.: Surg.Gynec.& Obst.105:61, 1957.6.Oliver, M.F.: Brit.M.J.1:1176, 1959.7.Sise, H.S.Moloney, W.C.et Guttas, C.G.: Am.Heart J.53:132, 1957.8.McNichol, L.J., Finger, J.et Bazil, G.: J.Michigan M.Soc.56: 1559, 1957.9.Blaustein, A.: M.Times 81:605, 1953.10.Beamish, R.E.et Carter S.A.: Canad.M.A.J.74:39, 1956.\"DANILONE\u201d (marque de comprimés de phénylindanedione) Présentation: 50 mg.(blanc \u2014 divisible) 25 mg.(jaune \u2014 divisible) ANA L'ANTH \\ \u201cTHE RA \u201c.plus facilement controlé, beaucoup moins dispendieux .c\u2019est anticoagulant de choix en thérapie prolongée.\u201d Oliver, M.F.: Brit.M.J.1:1176, 1959 POSOLOGIE: \u2014 LA DOSE D'ATTAQUE est très élastique; Je plus souvent l\u2019on recommande 200 mg.divisés en deux doses prises à douze heures d\u2019intervalle.D\u2019après certains auteurs, des doses de 500 à 600 mg.peuvent être nécessaires durant les premières 24 heures dans environ 50% des cas.!° On doit user de prudence dans l\u2019administration de doses aussi fortes, et les éviter chez les patients souffrant d'insuffisance cardiaque et chez ceux de plus de 65 ans.LA DOSE D'ENTRETIEN est aussi très élastique \u2014 variant entre 25 et 250 mg.par jour.Flacons de 100.MISE EN GARDE\u2014-Si le temps de prothrombine est excessivement prolongé, la diminution de la dose ou l'arrêt de la drogue suffit généralement à corriger cet état.Dans le cas d'hémorragie grave, l\u2019administration orale ou intraveineuse de vitamine K1 est promptement efficace.Les réactions toxiques (éruption cutanée, prurit, diarrhée, agranulocytose, fièvre, jaunisse) sont extrêmement rares.od Chantes & Frost &Co.MONTREAL CANADA L'Union Méd.Canada 31 Tome 89 \u2014 Déc.1960 * A CEP HALÉES CHALEUR | TE FNAL Try ry 2 SUEURS a = = ts \u2014\u2014 N hk = ; 04, > \"we 5 2 Te = * 5 2 wo 3 iE = Cas 4, = sn ce a 7 i a > = GE > SE : À a iF.=; al ES = = a & A GR F ss es 22 a i, $ = SF = 3 Æ 7 = GRR = a % Pa 2 = 3 GE 5 ox \u20ac SR Re A ä is = 2e 5 a 2 > A oF 3x : po He 5 5; = 4 od Se i & Su i > = æ % HE 5, 24 2 = 5 = a a AE 7 2 a ps 7 A = # bo 2 es a sa se 5 22 7 ve 5 = 5 3 Pr Ce Si 2 = 8 = 2e ès, a eh 2 = = i he % 5 RX £3 = Xe ah i a 4 ; => 5 GE Ho i se + + a Gr 3 ZE He Fn, Si 2 A 2 2% i = 5% CE %.2 7 GE 4 FE = Ze 7 7% oh 7 % A 7 7 2 a % A SE a os 7 % Se 5 7 7 i # 5 7 2 \u20ac ie i A % Ge is 7 ® 5 EE es 23 2 # 5 as i a GE 2: i 5 + se A 2 a 5 ét, = i = 2 i 7 5 nv a BZ i # 2 a ; i Eo i 5 7k 2 5 > > 7 5 i; To + 'EXPECTORANT AMBENYL fait rapidement beaucoup le bien à ceux qui souffrent de la toux parce que a formule a été conçue pour soulager toutes les hhases de la toux causées par l\u2019infection ou l\u2019al- argie des voies respiratoires supérieures.Elle ;ssocie Ambodryl\u2014un puissant antihistaminique, t Benadryl\u2014l\u2019antihistaminique et antispasmodi- Jue éprouvé par l\u2019usage et trois agents reconnus Jontre la toux.#EXPECTORANT AMBENYL 4 soulage l'irritation - calme le réflexe de la toux ecran « les muqueuses nasales * facilite xpectoration » diminue le spasme bronchique est agréable au goût.pour toutes les phases de la toux.un soulagement étendu XPECTORANT AMBENYL Chaque once liquide de l'EXPECTORANT.AMBENYL CONtient: ; Chlorhydrate d'Ambodryl* Le, tu 24 me.(chlorhydrate de bromodiphénhydramine Parke- Davis) Chlorhydrate de Benadryl® .56 mg.(chlorhydrate de diphénhydramine Parke-Davis) Bitartrate de dihydrocodéinone .1, grain : Chlorure d\u2019'ammonium .1.112142 14 8 grains Gaiacolsulfonate de potassium de ee ca de 8 grains : Menthol.LR 64 EL PR Le mL q.s.Alcool .STARE SAE 5% Présentation: En flacon de 16 oz.ou en demi-gallon.Posologie: Toutes les trois ou quatre heures\u2014adultes, 1 ou 2c.athé enfants, d de YA alc.a the.CP27160 *Marque.déposée PARKE, DAVIS & CO., LTD.Montréal 8, P.Q.PARKE-DAVIS UNE MAUVAISE DIGESTION PREDISPOSE AU SCEPTICISME, À L'INCREDULITE, ENTRAINE DES PENSEES NOIRES ET DES IDEES DE MORT JOSEPH CONRAU] Si une mauvaise digestion provient d\u2019une déficience des enzymes digestifs, l'Entozyme permetträ d'éliminer les pénibles symptômes du pyrosis, de la fiatulence, de l\u2019éructation et des nausées, parc qu'il agit comme supplément naturel des enzymes digestifs.II se compose d'ingrédients possédan l\u2019activité des enzymes digestifs: 250 mg.de Pepsine, N.F, 300 mg.de Pancréatine, N.F et 150 mg.d Sels Biliaires.Entozyme étant un comprimé dans un comprimé, ses ingrédients sont libérés dans le endroits physiologiques de leur provenance.Entozyme s\u2019est avéré utile pour le soulagement de pusierg symptômes comme la cholécystite, le syndrome post-cholécystectomique, la gastrectomie subtotale, Ig pancréatite, l'hépatite infectieuse et plusieurs autre troubles métaboliques.ok i A.H.ROBINS CO., OF CANADA LTD., MONTREAL, QUEBEC ol.C3 ED y 0 \u2014 \u2026 ea \u2014, Du Jue l'obesité soit simple Ju compliquée Jiminue le problème de la fliminution de poids \u2014 Préludine Grâce à sa puissante action modératrice de l'appétit, Préludine augmente les chances de succès du traitement de l'obésité.Préludine suscite une légère élévation d'humeur qui pare à la lassitude produite par une diminution de la ration calorique.Ainsi, l\u2019adhérence au régime est plus facile.Les effets secondaires sont improbables.Dans l'obésité simple la perte de poids obtenue avec Préludine est 2 à 5 fois plus élevée qu'avec seulement un régime diététique.!»?Dans la grossesse l'augmentation de.poids est maintenue dans la norme sans affecter la mère ou le foetus.® Dans le diabète les réquisitions d'insuline ne sont pas modifiées sinon que parfois elles peuvent diminuer avec la perte pondérale.\u2018 Dans l'hypertension Préludine est bien tolérée et la tension artérielle peut même baisser avec Ja perte pondérale.\u2018 Préludine Endurettes® (marque de chlorhydrate de phenmétrazine) comprimés à effet prolongé de 75 mg.pour administration quotidienne unique, flacons de 30 et de 250.Préludine sous forme de comprimés carrés, roses de 25 mg.pour administration b.i.d.ou t.1.d., flacons de 100 et de 1,000.Produits Pharmaceutiques Geigy Sous licence de C.H.Boehringer Sohn, Ingelheim.Références: .Barnes, R.H.: J.A.M.A.166:898, 1958.Ressler, C.: J.A.M.A.165:135, 1957.Birnberg, C.H., et Abitbol, M.M.: Obst.& Gynec.11:463, 1958.Robillard, R.: Canad.M.A.J.76:938, 1957.a WN Montréal 36 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 YA Ji w } 24 prév o¥ \u201c1 enra ia / la diarrhée causée ot IQUES par les ant ey ou L en capsules N° sa L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 © B acid \u2014 Fournit par capsule La concentration disponible la plus élevée de Lactobacillus acidophilus viable.(une culture spéciale viable filtrée) avec 100 mg.de sodium carboxyméthylcellulose.Utiliser Bacid avec chaque Rx d\u2019antibioti- QUES, pour une protection efficace contre la diarrhée.Bacid favorise la ré-implantation de milliards de bacilles amicaux Lactobacillus acidophilus dans la voie intestinale.Ceci sert à créer une floré intestinale acide, hostile à la croissance d'organismes putréfactifs et aux microbes pathogènes résistant aux antibiotiques.Bacid est des plus utiles pour prévenir ou enrayer; diarrhée, flatulence, démangeaison périanale et autres symp- tomes dis a l'usage d\u2019antibiotiques, etc.Aussi d\u2019une grande valeur dans la constipation fonctionnelle, irritation du côlon, diverticulite.Aucune toxicité \u2014 Le physiologique Bacid est sûr et bien toléré même à des doses, plusiéurs fois celle suggérée soit: (2 capsules, deux ou quatre fois par jour, préférablement avec du lait.) Bouteilles de 50 capsules.Pour échantillons et littérature adressez-vous à arlington-funk laboratories, division u.s.vitamin corporation of canada, Itd.Montreal, Canada 37 38 L'Union Méd.Canada} Tome 89 \u2014 Déc.1960 Elastoplast L\u2019'ADHÉSIF POREUX Des années d\u2019essais cliniques consi- ® La porosité adéquate de toute la surface ; , ., de l'adhésif permet une libre évaporation dérables et d emploi couronné de de la sueur et réduit la réaction cutanée.succes, en Grande-Bretagne et au © La mesure parfaite d\u2019extension et de ré- Canada, confirment que seul, traction pour assurer une compression et , un support adéquat.l\u2019Adhésif Poreux Elastoplast ® Bords pelucheux \u2014 prévenant la traumati- procure tous les avantages suivants: sation de la peau dévitalisée.E ] a S t O0 pl a st Synonyme de qualité et de sûreté dans le domaine chirurgical.f 5640, rue Paré, Montréal 9, Qué.e © %00000® \u2018sn: SMITH & NEPHEW, LIMITED {CHEZ LE MEME PATIENT.: SANS UREVERT AVEC UREVERT \u201cAvant qu\u2019on ait commencé à employer l'urée \u201cRécemment, le même patient fut admis pour la décompression intra-cranienne.un pour cranioplastie du côté droit.Pour cette patient fut admis pour crânioplastie, à cause deuxième intervention, on employa l\u2019urée | d'un défaut crânien gauche.Au cours de [Urevert].La crânioplastie s\u2019effectua sans ; l'intervention, le crâne se mit a se dilater.difficulté.La ponction lombaire ne fut pas .et on dut pratiquer une ponction lombaire.nécessaire.L'intervention dura cinquante mi- pour réduire la pression.La durée totale de nutes.\u201d l\u2019opération fut de deux heures, vingt minutes.\u201d .illustre d\u2019une manière frappante la valeur.\u201d1 vert (Urée lyophilisée et Travert®) | Le décompresseur intra-crânien nouveau et supérieur\u2019\u201d \u201cL'emploi d\u2019urée [Urevert] pour la décompression du cerveau simplifie les manoeuvres neurochirurgicales et en étend les possibilités; il a même sauvé des vies dans certains cas.\u201d Nouveau film sonore, en couleurs \u2014 Description et 1.Taheri, Z.E.: L\u2019Urevert dans le traumatisme crânien et illustration de la nouvelle méthode de réduction de la la chirurgie du cerveau.J.International College of pression intra-crânienne, au moyen de sucre interverti et Surgeons 32:389 (oct.) 1959.\u2019urée [Urevert].Les affections traitées sont les suivantes: .\u2014 : a .nt orevert], Les aff gliome du nerf optique, 9.Javid, M.: L Urée\u2014Nouvel emploi d un ancien produit, méningiome fronto-temporal, astrocytome cérébelleux et réduction de la pression intra-crânienne et intra- rhizotomie rétro-gassérienne.Pour organiser une oculaire.The Surgical Clinics of North America, présentation du film, s\u2019adresser 8 Medical Film Library, Philadelphia, W.B.Saunders Co., aofit 1958, p.907.Travenol Laboratories, Inc., Morton Grove, Illinois.DISTRIBUTEURS: BAXTER LABORATORIES OF CANADA LTD.INGRAM & BELL, LIMITED Toronto ® Montréal ® Winnipeg ALLISTON, ONTARIO Calgary ® Vancouver 40 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 Allège la dépression is Un bon équilibre émotionnel Grâce à votre traitement et à l\u2019aide de Deprol, la patiente est soulagée de sa dépression.Son anxiété et sa tension ont été calmées.Elle mange bien, dort bien et peut retourner à ses activités normales.Ë L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 fout en calmant l'anxiété! ol.ec = nee et des stimulants psychiques.+ | y ® WALLACE LABORATORIES Toronto, Ontario Granbury, N.J.TMARQUE DE FABRIQUE Deprol\u201d Son action douce et équilibrée allège la dépression tout len calmant 'anxiété.rapidement et sûrem Maintient une humeur stable \u2014 évite l\u2019effet de \u201cbascule\u201d de l\u2019amphétamine-barbiturique Tout en stimulant la malade, l\u2019amphétamine et les stimulants J psychiques \u2014 aggravent souvent l\u2019anxiété et la tension.|'De même, bien qu\u2019étant capable de neutraliser un excès jide stimulation, la combinaison amphétamine-barbiturique \u2014 lintensifie souvent la dépression.En contraste avec de tels effets de \u2018bascule\u2019, l\u2019action douce et Jéquilibrée de Deprol allege la dépression tout en calmant l\u2019anxiété.lAgit rapidement \u2014la malade se sent mieux, dort mieux, souvent dans l\u2019espace de quelques jours.[Contrairement aux autres médicaments anti-déprimants dont l\u2019action lente ne se fait souvent sentir que deux à six |semaines plus tard, Deprol soulage rapidement la malade.souvent en quelques jours.On peut ainsi éviter à la malade des frais de médications à long terme.Agit sûrement \u2014 pas de dangers de troubles hépatiques.Deprol ne cause pas de troubles hépatiques, d\u2019hypotension, de réactions psychotiques ou d\u2019altérations de la fonction sexuelle \u2014 comme cela arrive avec d\u2019autres anti-déprimants.Posologie: La dose initiale habituelle est 1comprimé q.i.d.En cas de besoin, on peut graduellement augmenter la dose jusqu\u2019à un maximum de 3 comprimés q-i.d.Composition: 1 mg d\u2019hydrochlo- rure de benzilate 2-diéthylamino- éthyle (bénactyzine HCI) et 400 mg de méprobamate.Présentation: Flacon de 50 comprimés sécables, rose pâle.Documentation et échantillons sur demande.Co-2286 5 41 42 De ne le SEE re CS Pre emballage : ELL lui procure [= maxi- i.a x h \u2018mum defficatité de LU parce que.les\u201d enveloppes individuelle§S laminées, renforcées et\u2019 presque -imperforables sont une protection de plus pour.le tranchant traditionnellement meilleur de RS lames CONS ET NE , le mddéle de Ces paquets em (ITE TCT QUE faciles a ouvrir\u2014tout en réduisant au minimum la ih Dili de.re -contamination de US les paquets individuels non-Ouverts atk PELE RCL I'autoclave\u2014si désiré.L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 Tage à Ebay Les lames RIB-BACK sont aussi fournies en paquets RACK-PACK, soit 6.lames de méme grosseur : dans un emballage anti-rouille. \u2014 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 FORMULE NOUVELLE THÉRAPEUTIQUE CONTRE LA DIARRHÉE ES EXACT TABLET SIZE ! \u2014 ABAISSE ELECTIVEMENT LA MOTILITE DE PROPULSION Le LOMOTIL constitue un progrès défini sur les dérivés opiacés parce qu\u2019il enraye l\u2019hypermotilité de propulsion qui se produit dans la diarrhée.Des études pharmacologiques quantitatives pré- vises démontrent que le Lomotil enraye la propulsion intestinale à une dose égale environ au */, de celle de la morphine et au \u2018/, de celle de l\u2019atropine, et qu\u2019aux doses thérapeutiques, il n\u2019entraîne pas ou presque pas les réactions secondaires diffuses rencontrées avec ces deux produits.Des études cliniques effectuées chez 1,314 sujets confirment amplement ces données.Même dans le test d\u2019activité antidiarrhéique très rigoureux que constitue l\u2019hyperactivité du côlon chez des malades ayant subi une colectomie, le Lomotil ralentit efficacement le courant fécal.Dans tous les cas où une action du type parégorique est indiquée, vous pouvez maintenant employer le Lomotil qui assure une action anti- diarrhéique certaine.plus la sécurité et une plus EFFICACITÉ À FAIBLE DOSE DU LOMOTIL LOW DOSAGE EFFECTIVENESS XY XLRI \u2014 EDw in mg.per kg.of body weight in mice 0.8 LOMOTIL MORPHINE ATROPINE L'EFFICACITÉ ET LA SÛRETÉ du Lomotil sont mises en évidence par sa dose moyenne efficace faible.D'après le degré d\u2019inhibition de la propulsion du charbon de bois obtenu chez la souris, le Lomotil est efficace À une dose égale environ au 1!/,; de celle du chlorhydrate de morphine et au !/m de celle du sulfate d\u2019atropine.grande commodité.De plus, comme le Lomotil est un produit qui ne peut être renouvelé sans une nouvelle ordonnance, cela donne au médecin l\u2019avantage de pouvoir surveiller de près la médication prise par son malade.PRÉCAUTION: Bien que le Lomotil soit nécessairement classé comme narcotique, jamais il n\u2019a été observé d\u2019accoutumance chez les sujets soumis aux doses thérapeutiques.Le risque d\u2019abus avec le Lomotil se compare à celui de la morphine.Des malades ont absorbé quotidiennement des doses thérapeutiques de Lomotil pendant aussi longtemps que 300 jours sans présenter de symptômes de sevrage à l\u2019arrêt du traitement, même si on les soumettait dangereusement à la nalor- phine.Il ne faut pas dépasser les doses recommandées.POSOLOGIE: La posologie initiale recommandée pour les adultes est de deux comprimés (5 mg.) trois ou quatre fois par jour; cette dose sera réduite selon les besoins individuels à mesure que diminuera la diarrhée.La dose d\u2019entretien peut être aussi faible que deux comprimés par jour.Le Lomotil.marque du chlorhydrate de diphé- noxylate avec sulfate d\u2019atropine, est présenté en comprimés à 2.5 mg.non sécables, non dragéifiés, contenant chacun 0.025 mg.(20 Gr.) de sulfate d\u2019atropine pour prévenir le surdosage délibéré.Sujet à la loi Fédérale des Narcotiques.Littérature détaillée et instructions dans le \u2018Physicians\u2019 New Product Brochure No.81\u201d qu\u2019on se procure en écrivant à: G.D.SEARLE & CO.OF CANADA LTD.247 Queen St.E.BRAMPTON, Ont.La Recherche au Service de la Médecine 43 44.L'Union Méd Tome 89 Ce tr Communication clinique d'u édi n pédiatre sur: L'efficacité et la sûreté des malaises de la dentition (irri ilité tabilité bave, constipation, etc.) pe | G.T.Fulford Co., Ltd.Brockville, Ontario, Canada Messieurs, Je suis heureux de vous communiquer personnellement que, de juin à décembre 1958, au cours de ma pratique en pédiatrie, j'ai continué | de prescrire les Tablettes Baby's Own.J'ai è Bi 4 conseillé 1'administration des Tablettes Baby's Own à 68 mamans dont les bébés de la dentition.Voici i , selon les renseignements que j'ai obtenus: irritabilité, | mauvaise humeur , agitation, bave, et constipation et irrégularité occasionnellement prescrit une Tablette des selles- Je leur al Baby's Own par jour, pendant sept jours.A la lumière de mon expérience passée avec les Tablettes Baby's Own et des résultats | obtenus dans ces 68 cas très récents, je désire insister Sur le fait que, @ la dose prescrite, v la tablette n'est aucunement toxique, rétablir les habitudes L est efficace pour intestinales, et u'elle combat avec l'irritabilité et la mauv n'hésiteral pas à la preSC de la dentition.(Signé) K.S., M.D., New York, N.Y.i È | p i LES TABLETTES BABY'S OWN tamponnée avec ! renferment 3/1 ; , c 4 grain 6 de grain d éi Agréables, commodes.Pour à carbonate de calcium précipité PE légèrement chantillons et littérature ECRIRE en = sucre en poudre, q.s \u2019 itant les références 1-1 -15.G.T.FUL FORD CO., LIMITED, Brockville, Ontario Gelgy nil\" 10 ma ofr jouveau motivé St abilité © au dé consol ragée P2 posolo9 rs Ju our, pu drage® nis 3 5 dr gée P fréque es seco de \\a boV sont: $ 10 g doses vertige Augme 9 ans! et ytiquê ce réb produ! Get: Montréal 46 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 I all a - | i contribuent à arrêter.ou même a verser.les changements dus à a dégénérescence causée par le temps ou les éléments.l\u2019activité des glandes sébacées, améliorent très nettement la douceur naturelle de Pé épiderm ; i HORMONE CREAM \u2014 ces deux hormones vitales ont une ac- nergique et contribuent à combattre deux causes princi- ales du vieillissement prématuré de la peau.\u2026(a) une réduction de l\u2019hydratation des cellules et (b) un défaut de sécrétion des huiles naturelles.De nombreuses études cliniques ont démontré que les applications d\u2019ULTRA FEMININE chez les femmes provoquent d'ordinaire (a) un Tajeunissement du tonus cutané, une Employées simultanément-à des concentrations bien équi- : ibrées et éprouvées cliniquement \u2014dans PULTRA FEMININE tion des plus salutaires sur la peau.Elles agissent de façon Oger i \u201cmeilleure hydratation naturelle et une diminution des rides agissen sur les cellules et les glandes de l\u2019hypoderme et causées par le desséchement (effet de l\u2019oestrogène), ainsi que (b) Un accroissement de la douceur de I'épiderme (effect du progestérone)*.Les oestrogènes topiques.agissent | localement au travers des ; couches cutanées, restaurent une hydratation et un tonus \u2018ajeunissants et améliorent même l\u2019élasticité de la peau! - tandis que les applications de progestérone, en stimulant 7 1 dications: ULTRA FEMININE HORMONE CREAM est indi- \u201cquée eñ usage local pour traiter les états cutanés caracté- frisés par de la sécheresse, une diminution de la lubrification naturelle, des rides prématurées, une détérioration du grain de la peau et certains défauts de pigmentation: Insuffisance sébacée - Xérodermie - Défauts de pigmentation - Hyper- kératoses.Mode d'emploi: Appliquer la crème en massant doucement au coucher et laisser pendant la nuit.Il suffit d\u2019une petite quantité\u2014pas plus d'une 2 cuillerée à café chaque fois.Présentation: en pots de 2 onces.Références: (1) S.M.Pack et E.G.Klarmann: Practitioner /73:159, 1954.(2) H.J.Spoor: Proc.Scientific Section, Toilet Goods Association, No.27:1 (mai) 1957.(3) Divisien des Recherches Cliniques, Helena Rubinstein, Inc.Pour obtenir des renseignements supplémentaires sur les applications pratiques du traitement hormonal local, destinés à votre clientèle, écrivez à notre Division des Recherches Cliniques pour notre brochure spéciale.CLINICAL RESEARCH DIVISIONS HELENA RUBINSTEIN, ING- U.S.A./ HELENA RUBINSTEIN LTD - CANADA CWOSO58F L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 Ne vous contentez pas d'un appareil à rayons x a \u201cfaible pouvoir\u201d procurez-vous un équipement \u201cPatrician\u201d à ondes complètes de 200-ma Quand les mouvements du corps risquent de l\u2019extrême vitesse 200-ma \u2014 deux brouiller les radiographies, d\u2019exposition du \u201cPatrician\u201d fois celle de l\u2019équipement à 100-ma \u2014 permet de contourner la 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sence.tilages.39 Urobilinogène dans les 4c Hirsutisme.selles.59 Anémie hémolytique.Crises Post- F> M 19 Uroporphyrine I 1° Urines noires ou rouges virant au intermit- adolescence Porphyrine ITI noir par exposition au soleil.tentes Coproporphyrine III 20 Nervosité, indigestion, douleurs 20 Porphobilinogène + in- passagères.tense durant les crises, intermittente entre les 30 Troubles personnalité.4o Crises viscérales, constipation.crises.50 Paralysies, névrites, myélites.6° Convulsions.70 Hiypertensions.8° Tachycardie.9c Pigmentation de la peau.109 Anémie normocyte résistant aux traitements.Formes mixtes Age adulte rines.mittente.et qu'il serait plus judicieux de dire que 70% environ de ces manifestations abdominales se situent dans la région sus-ombilicale, encore qu\u2019il soit impossible d\u2019établir une limite nette entre la douleur primitive sus-ombilicale et ses irradiations sous-ombilicales.Quoiqu\u2019il en soit, le malade peut entrer d\u2019urgence à l\u2019hôpital en présentant d\u2019emblée des douleurs extrêmement violentes, à type M > F 1° Tous types de porphy- 20 Porphobilinogène présente d\u2019une façon inter- 39 Protoporphyrine: rare.19 Urines foncées.20 Photosensibilité modérée.30 Crises viscérables.40 Jaunisse.50 Altérations du système nerveux central.6° Pigmentation modérée.70 Anémie normocyte occasionnelle.tance qu\u2019ils retentissent rapidement sur l\u2019état général du patient par déshydratation.L\u2019examen d\u2019un tel patient permettra de noter un faciès anxieux un tympanisme abdominal en relation avec un météorisme plus ou moins marqué; toutefois, il ne pourra pas être mis en évidence de signe de Koernig.Dans d\u2019autres cas, le patient présentera un tableau de sub-occlusion sans arrêt des gaz, == ££ L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 et les douleurs pourront sièger dans la fosse iliaque gauche ou sur un point quelconque du trajet du côlon transverse.Une constipation opiniâtre faisant place à une débâcle diarrhéique, pourra orienter l\u2019esprit vers le diagnostic de cancer du sigmoide.La radiographie ne mettra en aucun cas en évidence de niveau liquide et le seul signe que l\u2019on pourra recueillir sera des images de lésions spasmodiques des côlons, et c\u2019est justement par cette absence de signes que la radiographie nous orientera vers le vrai diagnostic.Considérons en effet le cas des invaginations intestinales que l\u2019on peut, avec certaines réserves, classer dans notre chapitre des occlusions; il va de soi que nous n\u2019envisagerons pas la forme aiguë des invaginations du grêle dont le diagnostic est en général aisé, mais nous considèrerons la forme chronique de l\u2019adulte, de beaucoup la plus fréquente.Le praticien sera appelé auprès d\u2019un patient qui présentera des douleurs sourdes, continues et atténuées sur lesquelles viendront s\u2019ajouter des crises aiguës paroxystiques d\u2019une grande intensité à type de coliques; ces crises, si le malade est vu tardivement, peuvent être assez rapprochées.Il pourra mettre en évidence dans certains cas du tenesme rectal, mais ce signe est loin d\u2019être constant.Cet état s\u2019accompagnera de troubles digestifs avec nausées plutôt que vomissements, alternance de constipation et de diarrhée.Il est évident que la présence de sang dans les selles ou sa découverte à l\u2019occasion d\u2019un toucher rectal signerait le diagnostic, mais cette éventualité ne se présente que dans 20% des cas environ.L'examen pourra montrer sans que ce soit la règle, une tumeur palpable, sans que cette éventualité puisse nous faire rejeter à coup sûr le diagnostic de porphyrinurie car la littérature en compte au moins un cas (Furste et Ayres).La forme d\u2019invagination sub-aiguë, en exagérant les signes précédents, simulera encore mieux une crise abdominale due à une por- phyrinurie.WUIDART er CoLL.: LES PORPHYRIES 1605 La radiologie dans ces cas sera d\u2019un grand secours et pourra trancher le diagnostic en montrant des images caractéristiques d\u2019invagination intestinale.Un autre cas que pourra simuler une por- phyrinurie, est le volvulus du grêle avec ses signes d\u2019occlusion qui apparaîtront tardivement, après les vomissements qui serent très précoces, ses douleurs à type de coliques ou de torsions continues; le météorisme et le péristaltisme des anses intestinales seront souvent masqués par la paroi abdominale; le patient n\u2019aura pas de fièvre et l\u2019examen pourra révéler une légère voussure localisée et un certain degré de tympanisme.Encore une fois la radiologie fera le diagnostic en montrant soit une anse unique dilatée en forme de ballon, soit plusieurs anses dilatées avec présence de niveaux liquides alors que dans le cas des manifestations abdominales des porphyrinuries il n\u2019y a justement jamais de niveaux liquides, du moins dans les cas purs.B \u2014 Formes pseudo-pancréatiques Cette forme est plus méconnue que la précédente car plus difficile à mettre en évidence.Elle revêt une symptomatologie assez voisine de la précédente avec la triade classique: \u2014 Douleur.\u2014 Vomissements.\u2014 Constipation.Elle en diffère néanmoins par les points suivants: 1° \u2014 Le syndrome pseudo-occlusif n\u2019occupe pas le premier plan et peut même manquer totalement.2° \u2014 Les vomissements sont beaucoup plus constants et peuvent dans certains cas devenir incœrcibles.3° \u2014 Mais ce qui frappe surtout, c\u2019est la douleur, par son intensité et par son siège médian ou péri-ombilical, ses irradiations dorsales ou sous costales gauches à type de torsions ou de déchirures, qui évolue par poussées.Le patient est plié en deux, le faciès anxieux, et ne peut trouver aucune position 1606 antalgique; il est agité et s\u2019exprime souvent avec volubilité.Il présente également un certain état de choc caractérisé par la pâleur, des sueurs, un refroidissement des extrémités, une respiration superficielle et un pouls petit et rapide.Dans certains cas pour lesquels le diagnos- tie véritable n\u2019avait pas été posé et qui furent opérés, on a trouvé une pancréatite œdémateuse associée à la porphyrie.Une analyse d\u2019urine pratiquée dans ces cas montre en général un taux élevé de porphy- rine.C \u2014 Formes pseudo-appendiculaires C'est cette forme qui nous fournit le pourcentage le plus élevé d\u2019interventions chirurgicales, peut-être pour la raison que le chirurgien hésite moins à faire une appendicectomie qu'une autre intervention plus grave de conséquences.Cette forme fut illustrée en 1957 par une observation personnelle que voici: Observation 1.Mlle P., 15 août 1957, enfant présentant à deux reprises depuis le 14 août 1957 des accès de douleurs spasmodiques localisées à la fosse iliaque droite et à la région ombilicale.Le 14 aolt 1957, l'enfant accuse des nausées et une douleur péri ombilicale qui irradie bientôt vers la fosse iliaque droite où elle se localise et augmente en intensité.Une dizaine de minutes plus tard l\u2019enfant signale qu\u2019elle a la vue brouillée puis devient pâle et perd connaissance.Pas de convulsion, pas d\u2019écume à la bouche, pas de cyanose.La perte de connaissance dure de cinq à sept minutes.Redevenue consciente, l\u2019enfant à un regard vague, une démarche ébrieuse et est obnubilée.Elle ne conserve aucun souvenir de la crise.La douleur abdominale persiste pendant une période de douze à quinze minutes assez vive, puis une dizaine d\u2019heures plus atténuée.Elle disparaît finalement complètement.Le 15 août 1957, l\u2019enfant est à jouer lorsque brusquement, sa vue se brouille et elle perd WUIDART Er Cor.: LES PORPHYRIES L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 connaissance durant cinq à sept minutes.Elle présente ensuite les mêmes symptômes que la veille.La douleur persiste environ trois heures.L'interrogatoire ne révèle aucun traumatisme à la naissance mais met en évidence quelques crises épileptiques dans la première enfance.Examen général normal.Examen urinaire: Présence de porphyrine et d\u2019oxalate de calcium.La symptomatologie de cette forme appendiculaire est caractérisée par la localisation bien particulière de la douleur qui fait souvent porter le diagnostic d\u2019appendicite aiguë ou sub-aigué.Ces douleurs surviennent par crises d\u2019une extrême intensité donnant l\u2019impression au malade d\u2019un coup de poignard au point de Mac Burney; elles s\u2019accompagnent en général de nausées ou de vomissements, d\u2019une constipation opiniâtre sans arrêt des gaz.L'examen d\u2019un tel malade révèle en général qu'un météorisme discret; par contre la palpation met en évidence une douleur exquise au Mac Burney et, si l\u2019on tient compte d\u2019une légère élévation thermique associée à une leucocytose modérée, on se rend compte que si l\u2019esprit n\u2019est pas orienté vers le diagnostic de porphyrie, l\u2019erreur est extrêmement facile à commettre.D \u2014 Formes pseudo-vésiculaires Elles sont caractérisées par: des douleurs siègeant électivement dans l\u2019hypocondre droit, des vomissements bilieux, d'une constipation marquée, d\u2019un abdomen légèrement météorisé, d\u2019un sub-ictère confirmé par les examens de laboratoires, qui révèlent la présence de sels et de pigments biliaires.Les réflexes tendineux sont perturbés et l\u2019on note en général une abolition des réflexes achilléens, une diminution des réflexes rotuliens; de plus le malade accuse une diminution de la force segmentaire des membres. L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 FE \u2014 Formes pseudo-ulcéreuses L'observation que nous présentons dans cette rubrique ne réunit pas d\u2019une façon absolue tous les symptômes d\u2019une crise gastrique pure; la malade présentait des signes aigus du carrefour hépato-digestif sans qu\u2019il soit possible d\u2019établir d\u2019une façon définitive quel était l\u2019organe en cause.Voici cette observation.Observation 2.En octobre 1959, la jeune F., est hospitalisée d\u2019urgence pour syndrome abdominal algu.Agée de 16 ans, elle présente d\u2019une façon indéniable des signes de souffrance abdominale à localisation péri-ombilicale avec irradiations vers la fosse iliaque droite avec prédominance des phénomènes douloureux au point de Mac Burney.L'examen systématique révèle: Un état général bien conservé; un faciès inquiet et douloureux; une légère émotivité que l\u2019on met sur le compte de l\u2019entrée de cette jeune fille dans un service de chirurgie.Lorsque nous avons examiné cette jeune malade, la douleur avait envahi tout l\u2019abdomen et présentait des paroxysmes dans la région épigastrique, à type de coliques et de déchirures, différant complètement des douleurs initiales.La patiente est absolument apyrétique et ne présente pas d\u2019état nauséeux.Les réflexes tendineux sont normaux si l\u2019on excepte une légère exagération des réflexes rotuliens.Le psychisme est normal, mise à part une certaine irrascibilité et irritabilité.L\u2019interrogatoire nous apprend que la malade a présenté à deux reprises des crises semblables assez rapprochées mais d\u2019intensité moindre.Mictions normales et constipation discrète depuis le début de la crise abdominale.Cette douleur à type de coliques intestinales se manifeste d\u2019une façon permanente avec pa- WUIDART Er Cour.: LES PORPHYRIES 1607 roxysmes survenant plusieurs fois par jour d\u2019une manière irrégulière.La peau et les phanères sont normaux.C\u2019est en général la périodicité des douleurs survenant après les repas qui oriente tout naturellement l\u2019esprit vers le diagnostic d\u2019ul- cus gastrique; dans certains cas le patient se présente avec une douleur d\u2019un caractère si algu, avec un passé vaguement digestif, que l\u2019on porte le diagnostic d\u2019uleus perforé.Ces douleurs sont accompagnées d\u2019un état nauséeux ou de vomissements, de constipation, d\u2019un amaigrissement assez marqué.Dans ce cas, même la radiographie peut induire en erreur en montrant une image ulcéreuse douteuse sur un estomac hyperto- nique.De l'étude de ces formes principales, il ressort que les manifestations propres que l\u2019on trouve à chaque fois dans les symptômes de la porphyrie sont les suivants: 1° \u2014 Douleurs abdominales aiguës.2° \u2014 Etat nauséeux ou vomissements pouvant aller jusqu'aux vomissements incœrei- bles.3° \u2014 Constipation.La distinction entre ces différentes formes est d\u2019ailleurs loin d\u2019être aussi tranchée que pourraient le laisser croire les lignes qui pré- cedent; les divers symptômes peuvent être plus ou moins intriqués et créer ainsi des formes bâtardes présentant en même temps un ou plusieurs signes cliniques des formes précédemment passées en revue.C\u2019est d\u2019ailleurs cette intrication de syndromes qui permet en partie de poser le véritable diagnostic.Un autre élément qui permettra de clarifier la situation est la chronologie des diverses manifestations; en effet si un malade peut présenter plusieurs fois des crises abdominales semblables, il peut également présenter au cours de ces crises successives une symptomatologie différente; nombre de patients ont été opérés pour des affections fort différentes et la littérature nous rapporte le cas d\u2019un malade ayant subi une appendicectomie, puis une cholécystectomie, puis enfin 1608 une laparotomie pour pancréatite hémorragique.Certains caractères demeurent néanmoins anormaux et nous aideront à éliminer l\u2019éventualité d\u2019une intervention chirurgicale en présence d\u2019un patient atteint de porphyrie.Tout d\u2019abord nous serons frappés par l\u2019absence de signes objectifs et en particulier par l\u2019absence de contracture vraie.À ce propos il y aura lieu d\u2019insister sur cet examen car il ne faut pas perdre de vue que le malade porphyrique est un sujet anxieux qui risque de contracter volontairement son abdomen pour prévenir une douleur provoquée par l\u2019examen.La littérature ne nous a permis de relever au\u2019un seul cas de contracture vraie.I\u2019absence de cette contracture permettra à elle seule de différer l\u2019intervention en restant toutefois sur une prudente expectative armée.Puis, autre fait frappant, le comportement anormal de ces malades; ils sont en général anxieux, volubiles, réclamant parfois eux- mêmes l\u2019intervention; ils réagissent aux examens et en particulier au palper abdominal, d\u2019une façon exagérée; on a vu parfois un abdomen se tendre avant que la main ne l\u2019atteigne.Autre particularité qui éveillera notre attention: c\u2019est la disproportion et le contraste entre les signes cliniques extrêmement alarmants et l\u2019état général bien conservé, la température peu élevée, les pulsations régulières et le maintien de la pression artérielle autour de la normale.Enfin, comme nous l\u2019avons cité plus haut, l\u2019interrogatoire d\u2019un malade atteint de por- phyrie permettra quelquefois de mettre en évidence une variabilité des localisations douloureuses abdominales dans les crises antérieures.L\u2019esprit mis en éveil par ces particularités, voyons quelles seront les bases d\u2019un diagnostic positif.A côté des signes abdominaux, il nous faut considérer pour cela les signes neurologiques et les signes généraux que présenteront les malades atteints de porphyrie.WUIDART Er CouL.: LES PORPHYRIES L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 ] \u2014 SIGNES NEUROLOGIQUES a) Grandes manifestations périphériques et centrales Ces signes suivent la crise abdominale d\u2019assez loin et ne peuvent par conséquent aider à poser un diagnostic précoce.Ce sont en général des polynévrites, des quadriplégies, syndrome de Landry.b) Troubles des réflexes Ils consistent en une abolition complète ou une forte diminution des réflexes tendineux, abolition symétrique ou non, et en une diminution du tonus et de la résistance musculaire avec fatigabilité et tremblement des membres.c) Troubles psychiques Ces troubles se manifestent en général après la crise abdominale, mais, contrairement aux précédents, ils peuvent en être contemporains.Ce sont des troubles du caractère, nervosité, irritabilité, insomnies avec céphalées.Le malade présente des manifestations né- vropathiques, il est anxieux, agité, prolixe, hostile à l\u2019examen; il présente souvent des crises de larmes sans raison apparente et un état dépressif.II \u2014 SIGNES GÉNÉRAUX Comme nous l\u2019avons signalé, l\u2019état général est bien conservé.Tout au plus peut-on noter: souvent une légère tachycardie; température quelquefois légèrement élevée; pression artérielle en général modérément augmentée; algies précordiales par spasmes vasculaires qui ont souvent fait penser à une angine de poitrine; anorexie marquée et amaigrissement ; la formule sanguine montre une augmentation sensible du nombre des globules blancs (entre 10 et 15.000), une polyglobulie (7M de G.R.), une légère basophilie.Rarement la formule révèle une anémie.L\u2019interrogatoire de ces malades devra porter principalement sur leurs antécédents familiaux mais surtout sur leurs antécédents personnels; en effet, si l\u2019on peut retrouver dans L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 les collatéraux des porphyriques, on trouvera à coup sûr: des crises antérieures, semblables ou à topographie différente; un long passé de troubles digestifs; des antécédents psychiques et neurologiques; une constipation habituelle, accentuée au moment des crises, des urines foncées, à plusieurs reprises.III \u2014 SIGNES RADIOLOGIQUES Si les images radiologiques signent en général un diagnostic par des caractères particuliers et positifs, elles nous orienteront dans le cans d\u2019une crise abdominale de porphyrie, vers le diagnostic exact « par défaut ».En effet, en faisant radiographier un malade qui présente un syndrome abdominal à grand fracas, nous nous attendons à voir des images typiques de telle ou telle affection; or, que vont-elles nous fournir?Exécutées durant la crise, elles donneront des images de spasmes suivies d'images de dilatations du tube digestif.L\u2019estomac sera, soit atone, ptosé, soit hy- pertonique et spasmé.L\u2019intestin sera spasmé et montrera des images classiques de passages rétrécis alternant avec des images de dilatations intestinales par atonie.Il est extrêmement rare d\u2019obtenir des images d\u2019occlusion vraie avec niveaux liquides, mais le cas a déjà été signalé.IV \u2014 SIGNES URINAIRES Nous aurions pu les inclure dans le paragraphe réservé aux signes généraux, mais leur importance est telle que nous leur faisons l'honneur d\u2019un chapitre spécial.Malheureusement, ils sont inconstants; en effet, un porphyrique en crise peut très bien ne pas présenter d\u2019urines anormalement colorées.Néanmoins, d\u2019une façon générale, elles sont brun foncé et, en cas d\u2019hésitation, il faudra faire pratiquer un examen spectroscopique qui signera le diagnostic en révélant les quatre bandes caractéristiques.De plus, l\u2019examen de laboratoire mettra en évidence la présence de porphyrine dans les urines.WUIDART Er Cour.: LES PORPHYRIES 1609 CONCLUSIONS Nous voudrions souligner l'importance qu\u2019il y a à porter un diagnostic exact dans le cas de malades atteints de porphyrie.L\u2019agression chirurgicale associée à l\u2019agression chimique que fait subir à ces malades l\u2019anesthésie générale, si bien conduite soit- elle, risquent d\u2019aggraver la maladie causale et hâter en les amplifiant, l\u2019apparition des signes neurologiques qui suivent en général la crise à plus ou moins longue échéance.Mais le danger ne réside pas seulement dans ces complications immédiates; ces malades sont fragiles et prédisposés aux infections et l\u2019on pourra voir se développer chez eux, soit des abcès de paroi interminables, soit des infections pulmonaires beaucoup plus graves.Résumé Les porphyries et les signes cliniques associés sont de nouveau portés à l\u2019attention des chirurgiens.Trop souvent on oublie leur présence en face d\u2019un abdomen pseudo-chirurgical.Summary Once again, porphyria and associated symptoms are described.General surgeons should be aware of their presence.If not suspected, one can be misled in his surgical behaviour.BIBLIOGRAPHIE CALVY: Porphyries aiguës et ses manifestations chirurgicales.Surg., Gyn.and Obst., 90: 716 (juin) 1950.CATHAUD: Porphyrie et cancer.Bull.Algérien de Carcinologie, 8: 258-261, 1955.FURSTE et AYRES: Porphyrie intermittente aiguë avec tableau d\u2019abdomen aigu et masse palpable.Arch.of Surgery, 72: 462 (mars) 1956.GRAY et NEUBERGER: Effet de la splénectomie dans un cas de porphyrie congénitale.The Lancet, 262: 851 (26 avril) 1952.HERMANN: Porphyries aiguës et ses manifestations chirurgicales.Zentralblatt f.Chir, 83: 2197 (29 nov.) 1958.KERGIN : Porphyrie en chirurgie.C.M.À.J., 69: 146 (août) 1953.LAPEYRE: La porphyrie aiguë intermittente; ses incidences en pathologie chirurgicale.Société Chirurgicale de Montpellier, 27 nov.1953.MAZINGARBE: Manifestations pseudo-chirurgica- les des porphyries.Presse Médicale, 64: 627 (avril) 1956. MOUVEMENT MÉDICAL ACTIONS PHARMACOLOGIQUES DES AMINÉS DÉRIVÉES DE LA PHÉNOTHIAZINE LEUR INTÉRÊT EN ANESTHÉSIE Paul-R.LÉVESQUE, 1 Quand Bovet et Marie-Anne Staub découvrirent l\u2019action anti-histaminique de l\u2019an- tergan en 1935, ils ne se doutaient sûrement pas qu\u2019ils étaient à bouleverser la pharmacologie moderne, car ils ne soupçonnaient pas qu\u2019en développant des substances à action anti-histaminique puissante, ils aboutiraient à trouver des agents dont les actions secondaires, indésirables au début, prendraient une importance clinique aussi grande sinon plus que l\u2019action maîtresse elle-même.Puisque la plupart de ces agents ont une forte action anti-histaminique, voyons rapidement ce qu\u2019est l\u2019histamine.L\u2019histamine ne semble jouer aucun rôle physiologique.Lewis l\u2019appelait « l\u2019hormone catastrophique », à cause des syndromes spectaculaires auxquels elle donne naissance.Elle est formée dans l\u2019organisme par la dé- carboxylation d\u2019un corps aminé, l\u2019histidine.La formule est la suivante: N\u2014C / | « | N N \u2014 C \u2014 CH, \u2014 CH, \u2014 NH HISTAMINE La chaîne aliphatique aminée CH,\u2014CH,\u2014 NHz se retrouve presque invariablement dans tous les anti-histaminiques et semble essentielle à leur action.Ceci a fait émettre l\u2019hypothèse que ces agents agiraient par action compétitrice au niveau des cellules effectrices.Il n\u2019y a pas d\u2019action importante si le poids moléculaire dépasse 150.1.Résident en anesthésie, Hôtel-Dieu de Montréal.Tous ces faits expliquent la multiplicité toujours croissante de ces agents.L\u2019histamine serait la substance déclenchan- te du choc anaphylactique et de plus, certaines fibres à action antidromique seraient his- taminergiques.Ceci expliquerait assez bien le prurit ou l\u2019urticaire simple ou géant de certaines réactions allergiques.La sérotonine, dont on parle tant de nos Jours, a plusieurs liens de parenté avec l\u2019histamine.Elle provient d\u2019un acide aminé, le tryptophane et son action locale est très semblable à celle de l\u2019histamine.Elle ne semble avoir aucun rôle physiologique évident.Terminons ce préambule par un petit tableau commode résumant l\u2019action physio-pa- thologique de l\u2019histamine.Action sur les vaisseaux: dilatateur et augmentation de la perméabilité cellulaire.Action sur les muscles lisses: ocytocique et bronchoconstricteur.Action sur les glandes exocrines: surtout au niveau de l\u2019estomac par augmentation de la secrétion.LA PHÉNOTHIAZINE C\u2019est une substance apparentée au bleu de méthylène, et à plusieurs autres teintures.La chimie des teintures est d\u2019ailleurs à l\u2019origine des grandes compagnies pharmacologiques actuelles.En effet, si nous comparons les formules ci-dessous, cette parenté est évidente: De là, on peut imaginer les voies que cette ressemblance a pu ouvrir.On se mit à la recherche des substances bactéricides puissantes, d\u2019anthelminthiques, etc.mais ce n\u2019est que beaucoup plus tard que les recherches furent dirigées dans le sens connu aujourd\u2019hui. L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 CH, C S C N AN / XN / N\u2014C C C C\u2014N AL / | | N CH.C C C C NAN/N SN C N C La phénothiazine elle-même est un poison violent et n\u2019a aucune application clinique chez l\u2019homme.Sa seule valeur pharmacologique est dans le traitement des infestations helminthiques du mouton qui résistent à son action toxique.Nous pourrions évidemment être complet, et faire un tableau de tous les dérivés de la phénothiazine en passant par les teintures, ls antimalariques, les anthelminthiques, mais nous nous contenterons des « amines dérivées de la phénothiazine» (ADPH) qui ont des propriétés antihistaminiques.Ce sont toutes des amines tertiaires comme la plupart des agents qui agissent sur le système nerveux, et peuvent répondre à la formule générale suivante: C S C NAN AN Ÿ (2)C (1) Ÿ Ÿ (5) C(6) (3)C C C C(7) NNN C N C (4) | x \u2014 N(R),, où X est une chaîne hydrocarbonée divalente, et \u2014N(R)» est une amine tertiaire aliphatique.Les positions 1, 2, ete.peuvent être substituées par C,\u2014, CHz3, CHs,.Ce n\u2019est que par hasard que les propriétés multiples que l\u2019on connaît de ces substances furent mises en évidence par Bovet, Fournel et Pasteur Vallery-Radot et la propriété antihistaminique de ces dérivés émerveilla surtout au début.De là, on en fit l\u2019application à tous les syndromes anaphylactiques et de sensibilisation.Il faut aussi noter que Bovet fit l\u2019étude de plusieurs autres substances non dérivées de la phénothiazine, mais connues aujourd\u2019hui comme de puissants anti-histaminiques; citons la péribenzamine, le bénadryl, l\u2019antergan, le néo- antergan, la banthine et la probanthine, la bu- LÉVESQUE: AMINÉS DÉRIVÉES DE LA PHÉNOTHIAZINE CH, CH, Bleu de méthyléne 1611 C S C 7 XN.7 \\ C C C C | I | | C C C C MAO /N / NV # Phénotiazine C N C tazolidine, le pyramidon, l\u2019artane, et j'en oublie.La découverte des ADPH nous apparaît donc comme une aventure pharmacodynamique et thérapeutique, la plus curieuse des 20 dernières années.Leurs propriétés polyvalentes et la diversité étonnante de leur application n\u2019ont d\u2019égale que celle de l\u2019aspirine.ACTION PHARMACOLOGIQUE Ici, il faut pour bien se comprendre définir quelques termes.1.\u2014 Narcobrose.D\u2019après Decourt, c\u2019est la diminution de l\u2019activité cellulaire et mitosique due à une inhibition d\u2019une déhydrogénase.Cette action serait 760 fois plus marquée sur les cellules cérébrales.On a préconisé cette propriété qu\u2019auraient les ADPH pour conserver plus longtemps le sang des perfusions.2.\u2014 Neuroplégre.Inhibition multifocale du système nerveux végétatif aussi bien central que périphérique.Centralement, il y aurait un blocage des flavoprotéines et des cytochro- mes B au niveau de la substance réticulée.3.\u2014 Histoplégre.Une loi physiologique veut que l\u2019augmentation de l\u2019excitabilité d\u2019une cellule musculaire lisse ou striée entraîne nécessairement une diminution de son tonus.C\u2019est la définition de l\u2019histoplégie.Les ADPH réalisent ceci en favorisant la pénétration du K+ dans la cellule, réalisant ainsi une augmentation du potentiel de polarisation et de là une augmentation de l\u2019excitabilité et une baisse du tonus.Dosage, localisation.On peut les doser dans les urines grâce à une réaction colorimé- trique, avec l\u2019acide sulfurique.Le taux maximum sanguin est atteint en deux à trois heures, et tombe à 25% en 24 heures.Il faut noter ici la localisation surtout pulmonaire de ces substances.On en verra l\u2019application plus 1612 loin en parlant de leur emploi dans l\u2019ædème pulmonaire.Action sur le système nerveux sensitif Halpern a noté le pouvoir anesthésique lo- al des ADPH.Il est très élevé et de longue durée surtout pour le largactil et le phener- gan.Cette action est indépendante de leur action anti-histaminique.Plusieurs oto-rhino- laryngologistes européens se sont servi de ces agents en application locale pour faire des sous-muqueuses.Cependant, il faut doubler la concentration usuelle.Action sur le système neurovégétatif Bovet partage cette étude en chapitres correspondant aux trois chefs de file que sont l\u2019adrénaline, l\u2019acétyl-choline, et l\u2019histamine.Nous analyvserons successivement ces trois éléments.1.\u2014 Effets anti-adrénaline: Le phénergan diminue la toxicité de l\u2019adrénaline chez le lapin et le cobaye, aussi bien préventivement que curativement.Cependant, le largactil se montre vingt fois plus actif à cet égard.Cette action est due à la suppression de l\u2019ædème pulmonaire aigu provoqué par l\u2019adrénaline à dose toxique.Le largactil, même à faible dose, non seulement supprime complètement l\u2019hypertension, mais provoque l\u2019inversion des effets hypertenseurs de l\u2019adrénaline.Cependant, s\u2019il inhibe l\u2019effet hypertenseur de la nor-adréna- line, il n\u2019en provoque pas l\u2019inversion.Le phé- nergan réduit l\u2019hyperglycémie adrénalique mais le largactil ne sv oppose pas du tout.Tout ceci, ne l\u2019oublions pas, se fait sans altérer d\u2019une façon sensible le débit glandulaire de ces hormones.2.\u2014 Effets anti-acétyl-choline.Ici ces substances sont moins spectaculaires.Si les ADPH sont parasympathicolytiques, ce n\u2019est probablement pas à cause de leur action anti- cholinergique.En effet, ce n\u2019est qu\u2019à des doses énormes qu\u2019ils réussissent à inhiber l\u2019action de quelques microgrammes d\u2019acétyl-choline.Parlons plutôt ici des effets ganglioplégi- ques et de l\u2019abolition des réflexes neurovégé- tatifs de ces substances.C\u2019est alors qu\u2019il semble y avoir un blocus à un carrefour dange- LÉVESQUE: AMINÉS DÉRIVÉES DE LA PHÉNOTHIAZINE + Union Méd.Conade Lo Tome 89 Dée.1960 reux, car les opinions sont très partagées: L'action ganglioplégique parasympathique des ADPH a été mise en évidence par Bovet pour le diparcol et par Fournel pour le parsidol, par la suppression des effets cardio-inhibi- teurs dus à l\u2019excitation du bout périphérique du vague.Cependant Decourt ne trouve pas d\u2019action ganghoplégique au largactil en le sou- - mettant au test de la sécrétion salivaire par excitation de la corde du tympan.Comme les ADPH sont douées d'une activité adrénolytique puissante, leur éventuelle action ganglioplégique orthosympathique ne peut être mise en évidence par les tests classiques.La suppression de la sécrétion d\u2019adrénaline de la médullo-surrénale par des bonnes doses de largactil a été interprétée comme une action ganghoplégique sympathique par des auteurs qui assimilent la surrénale à un ganglion sympathique.Brunaud et ses collaborateurs attribuent ce phénomène à l'activité adrénolytique et narcobiotique du produit.En 1954, l\u2019activité ganglioplégique sympathique du largactil a été mise en évidence sans ambiguité par Wirth & Munich.Il ne semble pas que l\u2019on puisse étendre cet effet au phé- nergan.Quoi qu\u2019il en soit, les réflexes neuro- végétatifs sont abolis d\u2019une façon évidente par ces médicaments.D\u2019après Decourt, Chau- chard et Cathala, la suppression de ces réflexes serait d\u2019origine centrale.En effet, Ca- thala a perfusé les ventricules cérébraux du chien avec du largactil et a obtenu une suppression de tous ls réflexes, alors que la réponse périphérique à l\u2019adrénaline par voie in- tra-veineuse demeure normale.3.\u2014 Effets anti-histaminiques.Ici, nous ne nous attarderons pas puisque nous en avons parlé au début.Notons cependant que le phé- nergan est le plus puissant à cet égard et le largactil le moins puissant.De plus, notons que l\u2019histamine accroît fortement la perméabilité capillaire, et Halpern considère comme une propriété dominante des anti-histamini- ques effet antagoniste marqué qu\u2019ils exercent à cet égard.Le phénergan supprime tour- à-tour la triade de Lewis, l\u2019œdème aigu pulmonaire à l\u2019adrénaline, l\u2019albuminurie orthos- L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 tatique du lapin, protège contre le choc traumatique de Noble et Collip chez le rat, et supprime l\u2019éosinophilie post-opératoire.MODE D\u2019ACTION ET APPLICATION DES ADPH EN CHIRURGIE, EN ANESTHÉSIE ET EN RÉANIMATION Nous avons insisté durant ce bref exposé sur l\u2019action des ADPH sur le système neuro- végétatif à cause des nombreux troubles que ce système cause durant l\u2019anesthésie.Cependant, il ne faut pas oublier les multiples actions centrales de ces produits, actions qui ont été discutées maintes fois depuis quelques années; citons l\u2019action anti-émétique, anti- parkinsonnienne, comme potentialisateurs des agents anesthésiques généraux et adjuvants des curarisants et aussi, évidemment, l\u2019action psycho-physiologique, hypnotique et sédative de ces produits.Le mécanisme d\u2019action des ADPH fait encore l\u2019objet de plusieurs interprétations.Pour Laborit, il s'agirait d\u2019un effet neuro-endocri- noplégique, dont une des composantes essentielles reposerait sur un mécanisme artériolo- capillaire.On sait que le phénergan favorise la fermeture des sphincters pré-capillaires.Pour Decourt, ce serait une manifestation de l\u2019activité narcobiotique.Dell a mis en évidence l\u2019action de l\u2019adrénaline comme «lien continu entre la sphère végétative et la sphère de la vie de relation », et il interprète l\u2019action du largactil comme une inhibition centrale des réponses de l\u2019organisme aux excitations de la substance réticulée centrale.De très récents travaux de Laborit permettraient d\u2019affirmer que le largactil agit par une intervention sur le catabolisme des hydrates de carbone.Ici il est bien tentant de faire le rapprochement avec le découplage de la phos- phorylation oxidative causée par certains barbituriques, quand on sait que cette phospho- rylation prend son énergie du catabolisme des hydrates de carbone.De récents travaux en pharmacodynamie par les écoles américaine et française ont apporté une classification nouvelle des substances agissant sur le système nerveux central et divisant ces agents en agents synchronisants LÉVESQUE: AMINÉS DÉRIVÉES DE LA PHÉNOTHIAZINE 1613 ou désynchronisants suivant qu\u2019ils synchronisent ou désynchronisent le tracé de l\u2019électroencéphalogramme.Les ADPH, bien qu\u2019ils soient classés dans la première catégorie ne semblent pas agir d\u2019une façon très orthodoxe à ce point de vue, car ils semblent causer plutôt une activation de la substance réticulée.Leur action sur le système sensitif serait alors expliquée par l\u2019hypothèse qu\u2019ils favoriseralent la canalisation des influx périphériques vers les voies réticulées au détriment des voies lemniscales.Tout ceci nous attire vers des sphères plutôt spéculatives que pratiques, mais il demeure que ces produits sont dans la pharmacopée pour y rester semble-t-il, et que, si l\u2019on fait exception de l\u2019hibernothérapie il faut admettre que ces produits rendent de multiples services.Trois points semblent négligés de ce côté-ci de l\u2019Atlantique: 1.\u2014 L'absence d\u2019un dérivé de la phénothia- zine qui serait, à l\u2019instar du diparcol, neuroleptique et stimulant respiratoire, sans toutefois augmenter le métabolisme.2.\u2014 l\u2019emploi des ADPH, surtout du phé- nergan dans les cas potentiels d\u2019œdème pulmonaire.3.\u2014 l'emploi de ces agents comme anesthésiques topiques en oto-rhino-laryngologie.APPENDICE Nous ne serions pas à date si nous ne disions un mot des dernier-nés dans la famille des ADPH.Nous en citerons deux qui semblent vouloir s\u2019imposer dans la thérapeutique actuelle.1.\u2014 Le triméprazine (Panectil).C\u2019est un produit dont les propriétés centrales sont qualitativement superposables à celles de la chlor- promazine, bien que généralement moins puissantes; mals il présente l\u2019avantage d\u2019avoir une action plus équilibrée sur le système neuro-végétatif, ce qui laisse prévoir des effets secondaires moindres en clinique.De plus, contrairement à la chlorpromazine, il est doué d\u2019une puissante action anti-histaminique ce qui lui ouvre d\u2019autres possibilités d\u2019utilisation. 1614 2.\u2014 La lévomépromazine (Nozinan).Celui-ci a des propriétés pharmacologiques comparables a celles de la chlorpromazine, mais & plus faibles doses.De plus, il est beaucoup plus sédatif et analgésique et surpasse méme la réserpine à cet égard.En plus d\u2019être un anti-histaminique puissant, il est anti-séro- tonine et cette propriété doit en faire un agent antiphlogistique très puissant dans diverses manifestations allergiques.Résumé Après un bref exposé historique de la découverte des amines dérivées de la phénothia- zine et de leurs actions multiples, nous étudions l\u2019action de ces drogues à tous les niveaux du système nerveux et hormonal, et terminons par un bref exposé sur le mode d\u2019action et les applications nouvelles que l\u2019on peut prévoir pour ces médicaments.Un appendice donne le nom et les propriétés générales des dernier-nés parmi cette classe de médicaments.Summary After a brief historical review of the discovery of the amino derivatives of Phenothiazine and their multiple actions, we study the action of these drugs at every level of the nervous and hormonal systems, and conclude with a brief review of the mode of action and the new possibilities for the future with these drugs.LÉVESQUE: AMINÉS DÉRIVÉES DE LA PHENOTHIAZINE L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 An appendix gives the name and general properties of the newborns in this family of drugs.BIBLIOGRAPHIE Pierre VIAUD: Les amines dérivées de la Phéno- thiazine.The J.of Pharm.and Pharmacology, 6: 361, 1954.COURVOISIER, DUCROT, FOURNEL : Propriétés pharmacologiques générales de la Lévoméproma- zine.Soc.de Biol, 1378 (mars) 1958.S.COURVOISIER: Nouveaux aspects de l\u2019action centrale des ADPH.Cong.des médecins aliénistes et neurologues, Lyon, sept.1957.LABORIT et HUGUENARD: Pratique de 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L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 L'Union Médicale du Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) © Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada (Fondée à Québec en 1902) Tome 89, No 12 \u2014 Montréal, décembre 1960 CONCEPTIONS ACTUELLES SUR LE TRAITEMENT HORMONAL DU CANCER DE LA PROSTATE Le cancer de la prostate à ses débuts est désespérant par son silence et, malheureusement, c\u2019est à ce moment-là que la chirurgie radicale, soit la prostatectomie radicale par voie ou périnéale ou rétropubienne, peut guérir ce cancer; mais, malheureusement, ce n\u2019est qu\u2019exceptionnellement qu\u2019on voit les malades à ce stade.Ceci est tellement vrai que, dans mon service, après avoir consulté les statistiques de deux années, j'ai pu constater à regret que, chez 750 prostatiques hospitalisés, 127 présentaient des cancers de la prostate et, de ceux-ci, 7 cas seulement purent bénéficier de la chirurgie radicale curative; il en est bien différent à l\u2019hôp1- tal Walter Reed, à Washington, car sur le même nombre de prostatiques, ils ont réussi à opérer entre 50 et 60 cas dans la même période de temps.Pourquoi?\u2026.C\u2019est extrêmement simple, chez nous le diagnostic n\u2019est pas fait a temps, tandis qu\u2019à l'hôpital Walter Reed, qui est l'hôpital de l\u2019Armée américaine où tous les officiers sont examinés deux fois par année et qu\u2019à l\u2019occasion de cet examen, on fait un toucher rectal; c\u2019est là tout simplement le secret du succès de cette institution dans la lutte contre ce cancer.ÉDITORIAL 1615 Le diagnostic du cancer de la prostate n\u2019est pas un diagnostic difficile: 1l suffit de s\u2019en donner la peine et, plus que tout autre, il appartient au médecin praticien; c\u2019est lui qui peut le déceler, car c\u2019est lui qui voit le malade assez tôt pour faire ce diagnostie.On ne pourra répéter assez souvent, ni assez haut et sur tous les tons que tout homme qui dépasse quarante ans ne subit pas un examen médical complet si le toucher rectal n\u2019est pas fant.Le cancer de la prostate au début est facilement décelable, car à l'examen rectal, le doigt butte sur la tuméfaction qui siège immédiatement au bec de la prostate sur le lobe droit ou le lobe gauche indifféremment; il suffit d'en avoir examiné un cas pour ne jamais l\u2019oublier.Ce cancer diffuse rapidement dans les tissus avoisinant et, à ce mo- ment-là, toute chirurgie radicale curative est impossible et vouée à l\u2019échec, car dès qu\u2019il y a diffusion il y a déjà des métastases aux vésicules séminales et aux lymphatiques du petit bassin.Que nous reste-t-il?\u2026 D'abord lever l\u2019obstacle par la prostatectomie trans- uréthrale sub-totale, c\u2019est-à-dire celle qui enlève tout ce qui est permis d\u2019enlever par voie endoscopique, pour ensuite instituer le traitement hormonal chez le malade.En effet, aujour- d\u2019hui, la thérapeutique œstrogémique est appliquée immédiatement, dès que le diagnostic est fait, pour être poursuivie indéfiniment et on réserve l\u2019or- chiectomie, qui a une action tout particulièrement efficace sur les douleurs métastatiques, quand l\u2019œstrogénothé- raple a cessé d\u2019agir.Heureusement, l\u2019avènement des oestrogènes, avec Huggins, a modifié le pronostic dans cette affreuse maladie, 1616 en prolongeant la survie du malade.mais sans le guérir, car à notre connaissance, il n\u2019y a pas eu de guérison de cancer diffus de la prostate rapportée dans la littérature mondiale à date.L'action exacte des œstrogènes, à part celle de neutraliser les androgènes, n\u2019a pas encore été établie ; il semblerait que son efficacité résulte d'une action sur l\u2019'hypophyse par inhibition des gonadothrophines, peut-être aussi par une action sur la surrénale et la sécrétion des stéroïdes et peut-être enfin par une action directe sur le tissu prostatique.Il est aussi possible que son efficacité résulte d\u2019autres mécanismes qui nous sont encore inconnus.Tout de même, c\u2019est le mécanisme hypophysaire que l\u2019on admet le plus facilement aujourd'hui.Les œstrogènes le plus souvent employés sont des mono et bi-phosphates de stilbœstrol; ils agissent parce que libérés par l\u2019action enzymatique des phosphatases-acides dans le tissu riche en ces substances comme c\u2019est le cas de la prostate.C\u2019est done de cette façon qu\u2019on explique cette action cytolytique anticancéreuse démontrée expérimentalement par Druckey, Danneberg et Schmachl.Que peut-on espérer de l\u2019œstrogéno- thérapie?Nous pouvons dire, qu'en général, depuis l\u2019avènement de la thérapeutique hormonale, la survie est passée d\u2019un an à trois ou quatre ans, après l\u2019établissement du diagnostic; quelques rares cas heureux ont pu être contrôlés plus longtemps, mais c\u2019est l'exception.Comme tous les autres cancers, le cancer de la prostate se contrôle mieux chez un sujet âgé que chez un sujet ÉDITORIAL L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1950 jeune, du fait du moindre degré de vitalité dans l\u2019évolution anarchique des cellules néoplasiques malignes.Aujourd\u2019hui, le médicament se donne de deux façons: par voie orale et par injection, et dans les cas avancés, 1l vaut mieux combiner les deux.Comment doit-on donc administrer le médicament, quelles sont les doses et la durée du traitement?Dans les cas avancés, 1l n\u2019y a que les fortes doses qui donnent des résultats, c\u2019est-à-dire qu\u2019il faut donner un minimum de 50 mg.par vingt-quatre heures et, si possible, se rendre à 100 mg., ceci parce que, d\u2019abord, l\u2019action est plus intense, ensuite, nous n'avons pas noté d'effets toxiques et, enfin, le malade n'a rien à perdre.Deux autres faits intéressants sont à noter: d'abord, les grosses doses, contrairement aux petites, ne donnent pas de gynécomasties importantes et intolérables comme c'est le cas chez les malades chez qui on administre 5 à 10 mg.par jour et, ensuite, les troubles digestifs sont à peu près non existants avec les grosses doses.Inutile de dire que le traitement devra être donné indéfiniment et que son seul inconvénient c\u2019est d'être onéreux.Quand ce traitement cessera de donner des résultats et qu\u2019apparaîtront les douleurs osseuses métastatiques, c\u2019est alors qu\u2019il faudra avoir recours à l\u2019or- chiectomie, et il est préférable de pratiquer celle-ci par voie sous-capsulaire pour laisser dans le scrotum du pauvre malade les vestiges de sa virilité.Soit dit en passant nous avons pratiqué des surrénallectomies totales dans quelques cas, mais avec des résultats décevants au point que nous avons complètement abandonné ce traite- = Bo L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 ment.Nous n'avons pas d\u2019expérience avec l\u2019hypophysectomie, mais comme cette intervention est loin d\u2019être préei- se encore, nous n\u2019y avons pas encore eu recours.Dans ses grandes lignes, voici donc l\u2019allure que doit prendre le traitement du cancer de la prostate.Dès que le diagnostic est établi, si la tumeur n\u2019a pas dépassé les limites de la glande, il faut pratiquer immédiatement une prostatectomie radicale; si la tumeur a dépassé les limites de la glande, pratiquer une prostatectomie trans-uré- thrale sub-totale et y adjoindre immédiatement le traitement hormonal à la dose de 50 et, si possible, de 100 mg.par jour.Quand les douleurs métas- tatiques apparaîtront, il faudra avoir recours alors à l\u2019orchiectomie bilatérale et, si les résultats ne sont pas ceux que l\u2019on attend, comme il faut de toute façon empêcher de laisser souffrir le malade même si les opiacés ne suffisent plus, il faut alors avoir recours à la cordotomie antéro-latérale bi-latérale ou encore à la lobotomie pré-frontale.Nous n\u2019avons pas à discuter 1ci de la valeur de tel ou tel œstrogène, mais avec l'expérience que nous avons, nous ÉDITORIAL 1617 donnons aujourd\u2019hui notre préférence au traitement combiné oral et parentéral.Nous administrons habituellement 50 à 75 mg.de stilbœstrol par jour par la bouche et y adjoignons, par voie parentérale, un œstrogène à action prolongée, à raison de 40 mg.une fois ou deux par semaine, selon le cas et selon l\u2019évolution.En conclusion, nous pouvons dire que le cancer de la prostate est une maladie grave et que sa cure dépend de la précocité du diagnostic.Heureusement, l\u2019avénement des œstrogènes nous a permis de prolonger l\u2019existence de ces malades pendant quelques trois à quatre ans d\u2019une façon assez confortable, car autrement 1ls seraient morts péniblement dans l\u2019année qui a suivi le diagnostic.Malheureusement, ce n\u2019est pas encore la cure, mais nous espérons que les recherches qui continuent dans ce domaine nous amèneront un jour la solution du problème du cancer diffus de la prostate qui, dès qu\u2019il a dépassé le stade de l\u2019opérabilité radicale, est fatal à plus ou moins brève échéance.Jean-Paul BOURQUE. HYGIÈNE ET MÉDECINE SOCIALE LE VACCIN ANTIPOLIOMYELITIQUE VIVANT! Au cours des dernières années, des millions d\u2019enfants et de jeunes adultes ont été vaccinés contre la poliomyélite au moyen de virus inac- tivé par la formaldéhyde \u2014 vaccin de Salk \u2014, administré par voie sous-cutanée.Sous l\u2019effet du formol, ce virus a perdu ses propriétés infectantes et le pouvoir de se multiplier, mais il a gardé la faculté de stimuler dans l\u2019organisme la formation d\u2019anticorps, donc de protéger contre la poliomyélite.Cette protection s\u2019est avérée satisfaisante puisque dans de nombreux pays où l\u2019on a vacciné de vastes groupes de population, le nombre des cas paralytiques a diminué.Mais sa durée est probablement limitée, et il se peut que la vaccination soit impuissante à arrêter la progression d\u2019un virus épidémique très virulent.Une vaccination « idéal » doit conférer une immunité du même ordre que celle que procure la maladie naturelle, mais sans effets secondaires fâcheux.Les vaccinations antivariolique et antiamarile sont des exemples types de vaccinations efficaces contre des maladies à virus, dont les risques ont été réduits au minimum.Dans cette voie se sont engagés depuis plusieurs années les chercheurs qui se sont proposé de mettre au point un vaccin qui, contrairement au vaccin formolé, serait vivant, se multiplierait dans l\u2019organisme, y susciterait des anticorps, le protégerait à l\u2019égal d\u2019une infection naturelle.Mais, par choix des plages produites par les colonies de virus sur cultures de tissu, on aurait sélec- 1.Chronique O.M.S., 14: 135 (avril) 1960.On peut vraiment dire que l\u2019année passée (1958) a été l\u2019année internationale du vaccin antipoliomyélitique vivant, car jamais auparavant les chercheurs de différentes parties du monde n\u2019avatent mis en commun, de cette facon, leurs pensées, leurs efforts et leurs moyens, pour résoudre un problème de santé publique d'importance internationale.Albert SABIN.tionné les virus dont les propriétés paralyto- gènes seraient les plus atténuées, de sorte qu\u2019elles ne présenteraient pas de danger pour les vaccinés.Cette vaccination aurait l\u2019avantage de se faire par voie buccale et de se prêter mieux ainsi à l\u2019immunisation systématique des populations.Le virus poliomyélitique est un virus intestinal.Il appartient au vaste groupe des entérovirus comprenant des virus pathogènes et d\u2019autres dont le rôle pathologique est encore imprécis.Les virus poliomyélitiques paralytogènes ont la faculté d\u2019envahir le système nerveux central et de provoquer des phénomènes paralytiques par leur action cytopathogène.Les virus se multiplient en divers points de l\u2019organisme: les plaques de Peyer, le tissu amygdalien, les ganglions lympathiques, sans y déterminer pour autant des lésions visibles.La virémie peut être plus ou moins forte, son rôle dans l\u2019infection et l\u2019immunité est encore discuté.Le virus-vacein poliomyélitique, absorbé par voie buccale sous forme de liquide ou de liquide en capsules, rejoint son milieu naturel, l\u2019intestin, s\u2019y développe, puis est excrété dans les selles, éventuellement dans les sécrétions pharyngées.Dans les collectivités où les enfants vivent en étroite promiseuité, ces virus excrétés vont passer de l\u2019un à l\u2019autre.On assiste alors à ce fait jusqu\u2019à maintenant unique dans l\u2019histoire des vaccinations, d\u2019une immunisation naturelle « en série» qui, d\u2019un enfant vacciné peut s\u2019étendre à plusieurs autres enfants.Ce serait un avantage incontestable si l\u2019on était assuré que les virus-vaccins atténués restent stables et, évoluant librement dans leur milieu naturel, ne retrouvent pas une neurovirulence qui ferait d\u2019eux de redoutables agents pothogènes disséminés dans la population.Cette crainte s\u2019est manifestée à la suite d\u2019études de quelques chercheurs dans divers pays, indiquant que les virus excrétés L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 par les vaccinés présentaient pour le singe une neurovirulence plus forte que celle du vaccin.Toutefois, aucune observation n\u2019a été faite par ces auteurs, qui permettrait de redouter une augmentation graduelle de la neu- rovirulence pour le singe, soit au cours de la multiplication du virus durant une longue période chez le sujet vacciné, soit à la suite de pasages en série sur des sujets humains.Comment obtenir la certitude de la stabilité des virus-vaceins?Comment distinguer au laboratoire le virus du vaccin des virus entériques divers, et des variants éventuels du virus originel?Comment évaluer la protection acquise?Quel est le rôle des autres virus intestinaux et que se passe-t-il quand ils coexistent avec le virus poliomyélitique du vaccin dans l\u2019intestin ou les tissus?C\u2019est pour tenter de répondre à ces questions, pour discuter leurs expériences et confronter leurs résultats que les spécialistes les plus éminents, ceux qui ont «créé » le vaccin atténué, qui l\u2019ont vérifié et ont assumé la responsabilité de l\u2019appliquer, se sont réunis en une Première Conférence sur les Vaccins poliomyélitiques vivants, à Washington, D.C., du 22-26 juin 1959, sous les auspices de l\u2019Organisation panaméricaine de la Santé, de l\u2019Organisation mondiale de la Santé et de la Sister Elizabeth Kenny Foundation.Le rapport détaillé des discussions ainsi que ceux de quelque vingt campagnes de vaccination dans une quinzaine de pays viennent d\u2019être publiés en un volume intitulé Live Poliovirus Vaccines.En outre un récent numéro du Bulletin de l\u2019Organisation mondiale de la Santé contient plusieurs articles sur les vaccins antipoliomyélitiques vivants, en particulier un compte rendu de certaines campagnes de masse effectuées avec l\u2019aide de l'OMS.Campagnes de vaccination En 1957, le Comité OMS de la Poliomyélite avait estimé que les études étaient assez avancées pour que l\u2019on puisse entreprendre des essais à vaste échelle sur l\u2019homme, lorsqu\u2019il s\u2019agit de conditions énidémiologiques spéciales: population menacée d\u2019une épidémie LE VACCIN ANTIPOLIO.VIVANT 1619 imminente ou, dans les zones d\u2019endémie, signes avant-coureurs du passage de l\u2019infection à la forme épidémique.Selon les recommandations du Comité, les vaccins devaient avoir donné la preuve de leur innocuité sur les singes en laboratoire, et avoir été administrés à des petits groupes de population.Ainsi, au cours des deux années qui ont précédé les grandes campagnes dont il va être question, on avait effectué des essais limités dans des groupes familiaux, des institutions d\u2019enfants aux Etats-Unis (Louisiane et Minnesota en particulier), en Hollande, Pologne, Suède, URSS.Puis on avait vacciné des groupes plus importants, 3,000 enfants à Mexico, 150,000 en Tchécoslovaquie, 200,000 à Singapour.En Louisiane, on a constaté que la transmission des virus des vaccinés aux contacts était beaucoup plus fréquente dans des groupes de faible niveau socio-économique (51% de contacts familiaux infectés) que dans ceux où l\u2019hygiène était meilleure (8%).Plusieurs vaccins atténués ont été utilisés, en particulier ceux de Sabin, de Koprowski et de la Maison Lederle.URSS ) Dès 1956, le virus atténué de Sabin a été étudié sur des singes, à l\u2019Institut de Virologie de Leningrad, puis en 1957 il était administré à 150 nourrissons, en 1958 à 2,500 enfants d\u2019âge préscolaire, et, dès lors, au vu de fortes iprésomptions d\u2019innocuité et d\u2019efficacité, le Ministère de la Santé de l'URSS a autorisé la généralisation de la vaccination qui, à la fin de mai 1959, s\u2019était étendue à des millions d\u2019enfants dans plusieurs républiques de l\u2019URSS.Relatant ces expériences à la Conférence de Washington, Smorodintsev et ses collaborateurs ont souligné que le vaccin conservé à l\u2019état congelé à \u2014 12°C ou \u2014 15°C est extrêmement stable, que son titre d\u2019activité se maintient pareil durant 1-2 ans.Le vaccin utilisé contient 100,000 doses infectantes pour culture de tissu (DICTs0) par 0,1 ml.Il est administré au moyen d\u2019un compte-gouttes.La posologie comportait l\u2019administration successive des types de virus 1, 3 ct 2, à 3-4 1620 semaines d\u2019intervalle, ou bien l\u2019administration en deux fois: d\u2019abord \u2018du type 1, et un mois plus tard des types 2 et 3.Dans ces conditions, le pourcentage de réactions sérologiques est de 95 pour le type 1, de 80 pour le type 2 et de 75 pour le type 3.Si, avec cette posologie, le niveau d\u2019anticorps fléchit au point d\u2019être insuffisant au bout de quelque temps, il est possible de procéder à une nouvelle administration des trois types de virus un an plus tard.Les virus se multiplient facilement dans l\u2019intestin et atteignent de fortes concentrations chez les enfants qui ne possédaient pas d\u2019anticorps.On les trouve dans le contenu intestinal dès le lendemain de l\u2019ingestion, avec un titre maximum au 7-14° jour.La durée de l\u2019excrétion peut atteindre 50 jours.Cette multiplication abondante des virus et leur excrétion entraînent, comme il a été dit, une dissémination du virus.Dans le cas précis décrit par les auteurs russes, 50% des enfants non vaccinés étaient à leur tour porteurs de virus 30-50 jours après la vaccination.La plupart présentaient des anticorps.Les auteurs russes ont déclaré en outre que la propriété la plus importante du vaccin vivant est de créer une immunité locale dans le tractus intestinal.En effet, si on administre à des enfants, 6 mois après leur vaccination, le même type de virus, on constate que celui- ci se multiplie peu et lentement.Mais cette forme d\u2019immunité est encore mal connue.Léopoldville (Congo belge) La poliomyélite paralytique est endémique et épidémique à Léopoldville.Rodhain l\u2019a déjà décrite en 1919.Depuis 1951, on enregistre en moyenne 58 cas nouveaux par an, soit un taux de 18.8 par 100,000 habitants.Plus de 90% des cas surviennent chez des enfants africains de moins de 3 ans.Encouragé par le succès des campagnes de vaccination qui, en 1957, se sont étendues à quelque 250,000 habitants du Ruanda-Urundi et d\u2019autres territoires du Congo belge, on a décidé de vacciner la population la plus réceptive de Léopoldville, soit les enfants africains de LE VACCIN ANTIPOLIO.VIVANT L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 moins de 5 ans.Cette grande cité se prêtait particulièrement bien à l\u2019évaluation de l\u2019innocuité du vaccin et à l\u2019étude des virus pour diverses raisons: dans l\u2019« Ancienne Cité », la population africaine (125,000 personnes) vit dans des conditions de promiscuité et d'hygiène favorisant le passage du virus d\u2019un enfant à l\u2019autre, en outre, à la suite de mouvements de population, 21.79% des habitants appartiennent au groupe d\u2019âÂge de 0-5 ans, enfin les services sanitaires et les hôpitaux sont excellents.Les vaccinations ont été effectuées soit au centre de la communauté (école ou dispensaire), soit dans les centres de protection infantile, soit à l\u2019Institut d\u2019Hygiène Marcel Wanson où chaque habitant de Léopoldville est tenu de se présenter une fois l\u2019an pour examen, portant sur la maladie du sommeil, la tuberculose, la lèpre et les maladies vénériennes.Le vaccin était du virus atténué souche CHAT, de Koprowski.Le virus qui est l\u2019origine de ce vaccin provient du 4° passage humain d\u2019un pool de virus de type 1 (SM).Les fèces ont été passées sur culture de rein de singe, puis certaines plages (lésions cytopathologiques provoquées par le virus se développant en colonies sur culture de tissu) passées à nouveau plusieurs fois sur culture tissulaire.Les virus ainsi obtenus étaient remarquablement atténués et ne présentaient aucune pathogénicité par voie intracérébrale ou intrarachidienne.Des échantillons de sang ont été prélevés avant et après vaccination, afin d\u2019établir le pourcentage d\u2019enfants sensibles au type 1 du virus et aux trois types.À la fin d\u2019avril 1959, près de 46,000 enfants avaient été vaccinés, et environ un sur cinq de ces enfants a été suivi 8-15 jours après vaccination, soit au centre de vaccination ou soit par des visites d\u2019infirmières.Les cas de maladie signalés parmi ces enfants, dans les semaines qui suivirent la vaccination, n\u2019étaient ni de la poliomyélite paralytique ni de la méningite aseptique.La poliomyélite a aussi été exclue comme cause d\u2019une encéphalite aiguë survenue chez un enfant vacciné. L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 La campagne de vaccination était commencée depuis deux mois lorsque éclata une épidémie de poliomyélite paralytique à Léopold- ville, avec 99 cas et 4 décès, soit un taux de morbidité de 28.6 pour 100,000 et de 344 pour 100,000 chez les enfants d\u2019un an.Comme dans les épidémies précédentes, 90% des cas se trouvaient dans le groupe d\u2019âge de 0-3 ans.Quatre-vingt-neuf des cas sont survenus chez des enfants non vaccinés.La répartition des cas par âge a été la même que lors de précédentes épidémies, mais contrairement à ce qui se produisait d\u2019habitude, les cas ont été relativement moins fréquents dans l\u2019Ancienne Cité où habitaient la plupart des vaccinés.Les chiffres sont trop faibles pour donner la preuve statistique d\u2019une influence de la vaccination.Celle-ci reste plausible, sans que l\u2019on puisse exclure cependant l\u2019influence d\u2019un facteur épidémiologique inconnu.L'hypothèse selon laquelle la vaccination aurait été à l\u2019origine de la maladie, n\u2019a pas résisté, selon les auteurs, à l\u2019analyse sérologique et génétique, qui a montré que les virus pathogènes étaient différents du virus CHAT.A la surprise des enquêteurs, la réaction sérologique n\u2019a été positive que chez 60% des vaccinés de Léopoldville, alors que dans d\u2019autres groupes restreints de population aux Etats-Unis et en Pologne, la séropositivité atteignait 90-95%.Des négligences et des lacunes dans la technique de vaccination pouvant être exclues, on s\u2019arrête à explication la plus plausible, celle qu\u2019ont donnée divers auteurs observant des résultats analogues dans des régions où l'hygiène est peu développée: l\u2019interférence probable des entérovirus « sauvages », hôtes normaux de l'intestin des vaccinés, et du virus-vaccin poliomyélitique.À Léopoldville, cette compétition entre virus paraît plausible, à en juger d\u2019après la récente enquête effectuée par Vandeputte à Léopold- ville.Cet auteur a trouvé des virus entériques dans 37% de 1,200 échantillons de selles d\u2019enfants africains, de moins de 5 ans, de cette ville, recueillis au cours d\u2019une année, et parmi lesquels ont sévi des épidémies de diarrhées à virus.LE VACCIN ANTIPOLIO.VIVANT 1621 Ainsi, ce phénomène d\u2019interférence entre virus contribue à créer une situation paradoxale dans la protection contre la poliomyélite.Dans les milieux où l'hygiène est très développée et la promiscuité faible, ou les risques d\u2019intercontamination sont minimes, les enfants ne sont pas naturellement protégés par des infections inapparentes survenant dans le jeune âge, et restent dangereusement sensibles au virus.D'\u2019autre part, dans les collectivités où l'hygiène est rudimentaire, les enfants contractent souvent de bonne heure des infections inapparentes et hébergent des virus entériques, qui peuvent empêcher la formation d\u2019anticorps et faire échec à la vaccination antipoliomyélitique.Andes (Colombe) En Colombie, la poliomyélite paralytique n\u2019est guère qu\u2019une maladie d'importance mineure pour la santé publique.La fréquence la plus élevée a été de 1.6 pour 100,000 habitants en 1953.Si les phénomènes paralytiques sont rares, l'infection poliomyélitique semble très répandue dans certaines régions du pays, à en juger par le niveau des anticorps, observé dès l\u2019âge de 2 ans.À l\u2019âge de 7-9 ans, 88% des enfants ont des anticorps pour les trois groupes de virus, il en est d\u2019ailleurs ainsi dans la plupart des pays de conditions socio-économiques similaires.Or, en janvier 1958, des cas paralytiques furent signalés dans le Munici- pio de Andes (Etat de Antioquia) dans une commune à la fois urbaine et rurale d\u2019une zone montagneuse de 1,000-3,000 m d\u2019altitude.La crainte du passage de l\u2019infection de l\u2019état endémique à l\u2019état épidémique engagea les autorités à entreprendre, avec la collaboration du Bureau sanitaire panaméricain (Bureau régional de l'OMS pour les Amériques), une campagne de vaccination par virus atténué.Le vaccin utilisé était de même souche que celui qui avait donné des résultats satisfaisants au Minnesota.Plus de 7,000 enfants furent vaccinés, par trois doses orales successives des trois types de vaccin.Des enfants sérologiquement négatifs aux trois types avant vaccination, 91% ont répondu à l\u2019adminis- 1622 tration du type 1.72% au type 2.87% au type 3, et aucune réaction secondaire néfaste n\u2019a été signalée.Chez ceux qui avaient déjà des anticorps poliomyélitiques, le vaccin a eu un effet de rappel, quadruplant le taux primitif des anticorps.Les quelques cas de poliomyélite signalés à Andes depuis la vaccination n\u2019ont pas affecté des enfants vaccinés.Il est intéressant de comparer la virulence du virus utilisé pour le vaccin avec celle du poliovirus qui a provoqué l\u2019un des cas paralytiques de janvier 1958.Alors que 2 doses infectantes pour cultures de tissu (DICTs0) du virus pathogene paralysaient le singe infecté par vole intracérébrale, il fallait plus de 10 millions de doses de virus-vaccin atténué pour déclencher chez les singes de méme espèce, inoculés par la même voie, le moindre des symptômes paralytiques.Eventualité du retour à la virulence des virus atténués Les virus poliomyélitiques atténués, obtenus selon le principe décrit ci-haut, ont un neu- rotropisme affaibli ou nul pour les primates, y compris \u2019homme.Le neurotropisme n\u2019est pourtant pas une propriété fixe et immuable inhérente à un poliovirus donné et transmise à la souche qui en provient.Il peut présenter une gamme étendue de variations, et dépend en outre de la sensibilité des neurones avec lesquels il vient en contact.La résistance plus élevée des neurones moteurs inférieurs chez les primates a été établie sans conteste.I] semble certain que la sensibilité des neurones au poliovirus diminue et que la sensibilité du système digestif augmente à mesure que l\u2019on s\u2019élève dans l\u2019échelle évolutive.La localisation de l\u2019inoculation d\u2019épreuve au singe \u2014lors de l\u2019évaluation du neurotropisme d\u2019un virus \u2014 a une grande importance, et doit être indiquée avec précision dans les résultats des tests comparatifs d\u2019innocuité du vaccin, car la sensibilité des singes est différente suivant que l\u2019on procède à une injection intracérébrale dans la région thalamique ou à une injection intrarachidienne LE VACCIN ANTIPOLIO.VIVANT L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 dans la substance grise du renflement lombaire de la moelle épinière.On a vu qu\u2019un problème crucial se pose à propos de la vaccination par virus atténué: l\u2019éventualité d\u2019un retour à la virulence.Comment distinguer, dans les selles, les virus-vac- cins des virus « sauvages » alors qu\u2019aucun caractère morphologique, même ultramicroscopique, ne le permet?Cette question devient aiguë a) lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019établir si une attaque de poliomyélite survenue chez un vacciné pourrait être due à une mutation de virus atténué, b) lorsqu\u2019une augmentation de la fréquence de la poliomyélite survient dans une population vaccinée, c) quand on envisage de vacciner la population lors d\u2019une épidémie.Des méthodes sérologiques fines ont été mises au point, qui ont pour principe l\u2019action inhibitrice des sérums spécifiques de souches, sur des cultures de virus sur tissu rénal de singe.Le sérum spécifique empêche la formation de plages, s\u2019il s\u2019agit d\u2019un virus homologue; il est sans action s\u2019il s\u2019agit d\u2019un virus hétérologue.On recourt en outre à des méthodes génétiques, utilisant des « caractères marqueurs » qui paraissent stables.Parmi les caractères de référence du virus poliomyélitique, on a choisi: 1) la faculté de se développer, ou non, sous une couche de gélose pauvre en bicarbonate; 2) l\u2019aspect des plages, sur des premiers explants de tissu rénal de singe et surtout sur des lignées de cellules cultivées (MS) ; 3) la faculté de développer \u2014 ou non \u2014 à une température de 40-41°C.Il semble qu\u2019il y ait une étroite relation entre la faculté d\u2019un virus de type 1 de se développer à température élevée et sa neurovirulence; on peut même penser que ces deux caractères sont génétiquement identiques ou très voisins.La comparaison entre virus épidémiques et virus-vaccins s\u2019est imposée, on s\u2019en souvient, lors de l\u2019épidémie de Léopoldville, apparue en cours de campagne de vaccination.Koprowski et al.ont donné l'analyse de ces deux virus, montrant qu\u2019il s\u2019agissait de virus différents.Cette analyse a confirmé les indi- L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 cations selon lesquelles certains caractères seraient inhérents aux formes atténuées, et leurs contraires aux formes « virulentes ».Acquisitions et lacunes Le résumé des travaux de la Conférence de Washington auxquels est empruntée une grande partie de la documentation de cet article a mis en évidence ce qui paraît définitivement acquis et les questions qui restent ouvertes.Le vaccin inactivé (Salk) a fait ses preuves et peut être vivement recommandé.Mais son emploi n\u2019exclut pas celui d\u2019un vacein moins coûteux, plus facile à administrer, dont l\u2019utilisation laisserait espérer le remplacement des souches paralytogènes « sauvages », dangereuses pour la communauté, par des souches au neurotropisme atténué.Toutefois, le fait, avantageux en soi, que le vaccin se propage aux contacts n\u2019est pas exempt de risques, puisqu'il n\u2019est pas possible de contrôler sa propagation.Ces risques ont été longuement discutés et évalués.La neurovirulence du virus utilisé comme vaccin a été considérée jusqu\u2019à maintenant comme le facteur indiquant le risque le plus redoutable.Elle n\u2019est peut-être pas seule en cause, et il y aurait lieu d\u2019étudier d\u2019autres aspects: le pouvoir invasif du virus dans l\u2019organisme, la virémie chez les vaccinés, le pouvoir de contagion du virus et sa faculté de passer d\u2019un sujet à l\u2019autre, la stabilité génétique et la valeur de certains marqueurs comme critères d\u2019infecti- vité.Un des buts essentiels de l\u2019application de ces critères serait de pouvoir différencier LE VACCIN ANTIPOLIO.VIVANT 1623 les virus poliomyélitiques « sauvages » des virus excrétés par les vaccins.L\u2019évaluation des résultats des campagnes de vaccination reste difficile, surtout si l\u2019on veut obtenir des résultats d\u2019efficacité statistiquement valables.De telles estimations se fondent actuellement sur des comparaisons surtout qualitatives.La réponse sérologique qu\u2019il est possible de mesurer dans d\u2019importants échantillons de populations, a soulevé la question de l\u2019interférence des virus entériques avec le virus poliomyélitique et des virus poliomyélitiques entre eux.Il y a là aussi matière à de plus amples recherches.La propagation des virus-vaccins dans les collectivités partiellement immunisées avant vaccination, plus lente que dans les collectivités non immunes, est encore un sujet d\u2019étude.Si imparfaites que soient encore les expériences faites avec le virus vivant, aucun fait n\u2019est venu infirmer son innocuité et n\u2019a permis de nier son efficacité, lorsque l\u2019organisme a répondu au stimulus de la vaccination par la production d\u2019anticorps et l\u2019exécution du virus 3.3.Production du vaccin antipoliomyélitique vivant : « même si les impressions actuelles concernant l\u2019innocuité et (dans certaines circonstances épidémiologi- ques) l\u2019efficacité du vaccin [vivant] devaient être confirmées, certains problèmes concernant la production régulière d\u2019un agent sûr et actif doivent encore être résolus avant que ce vaccin puisse être préconisé pour un usage généralisé en santé publique.On envisage de réunir en 1960 un comité d\u2019experts, qui fera le bilan de la situation et formulera des recommandations sur la préparation et l\u2019emploi du Vaccin.» Rapport annuel du Directeur général de l'OMS Actes off.Org.mond.Santé, 1960, 98, 14. VARIÉTÉS XXX° CONGRÈS DE L'ASSOCIATION DES MÉDECINS DE LANGUE FRANÇAISE DU CANADA WINDSOR (ONTARIO), SEPTEMBRE 1960 1 \u2014 SÉANCE D'OUVERTURE ALLOCUTION DU DOCTEUR ALPHONSE E.LEBLANC, Président.Notre congrès débute sous le signe de l\u2019optimisme et de la fierté.Les éminentes personnalités officielles, qui honorent de leur présence cette séance d\u2019ouverture, nous permet- ten, en effet, de mesurer toute l\u2019importance qu\u2019elles confèrent à nos assises médicales et la confiance qu\u2019elles nous témoignent.Nous les remercions done de cette marque d\u2019estime et de leur patronage actif.Je salue aussi très cordialement tous les congressistes et leurs épouses qui sont réunis à Windsor cet après-midi.Certains sont venus de très loin, de l\u2019est, comme de l\u2019ouest du Canada et de la Nouvelle-Angleterre, et nous sentons que notre réputation d\u2019hospitalité est en jeu à leur égard.Qu'il me suffise de leur dire pour les mettre pleinement à l\u2019aise, que la note prédominante de notre congrès et l\u2019esprit qui a prévalu tout au long de sa préparation sont ceux d\u2019une parfaite collaboration.L\u2019appui constant que nous avons reçu du secrétariat de Montréal, du comité scientifique du congrès, des universités et des hôpitaux du Québec comme de l\u2019Ontario, en est un éloquent exemple.Merci done à tous ces confrères dont l\u2019appui généreux a fini par nous convaincre que ce congrès de Windsor reposait sur des bases solides et réaliserait notre défi audacieux.Car lorsque nous avons « fait campagne », sil j'ose dire, en 1958, au congrès de St-André- sur-Mer, pour que le même honneur nous échoit ici en 1960, nous risquions, je peux l\u2019avouer, le tout pour le tout.Notre délégation avait à sa tête le docteur Ernest Beuglet, dont la haute réputation a certainement dû inspirer confiance puisqu\u2019il a su obtenir l\u2019adhésion du conseil à notre projet.Il est l\u2019artisan de notre succes d\u2019aujourd\u2019hui et il sait l\u2019affectueuse reconnaissance que nous lui en gardons.En somme, St-André-sur-Mer nous a porté bonheur et il m\u2019est doublement cher, comme Acadien de Moncton transplanté en Ontario, d\u2019évoquer le souvenir du président du congrès de 1958.un Acadien qui, lui aussi a fait beaucoup de chemin récemment: le docteur GeorgesL.Dumont de Campbellton, devenu Ministre de la Santé du Nouveau-Brunswick.Même si rien n\u2019est impossible aux Acadiens, je m\u2019empresse tout de même de rassurer les représentants du gouvernement de l\u2019Ontario lc] présents sur mes ambitions personnelles: ma présidence d\u2019aujourd\u2019hui ne les menace pas encore tout a fait\u2026 Elle prouve seulement qu\u2019à tous les échelons du service médical et de la santé publique, l\u2019Association des Médecins de Langue française du Canada est un lien, une force culturelle et scientifique et qu\u2019elle est capable de susciter partout les enthousiasmes et les compétences nécessaires.* * * Je voudrais maintenant situer rapidement Windsor \u2014 et le comté d\u2019Essex \u2014 dans le \u2018 contexte historique des traditions françaises et de la vie médicale canadienne.Lorsque nous avons demandé à l\u2019Association des Médecins de Langue française du Canada de venir à Windsor pour son XXX° Congrès ce n\u2019était pas sous l\u2019impulsion d\u2019une sentimentalité superficielle.À ceux qui pourraient croire que toute autre ville de l\u2019Ontario eût aussi bien fait l\u2019affaire, nous tenons à rappeler que notre ville est issue de la plus vieille colonie française à l\u2019ouest de Montréal, L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 et que nulle part ailleurs l\u2019Association n\u2019est mieux chez elle qu'ici.En effet, Etienne Brûlé, en 1615, fut le premier explorateur à s\u2019aventurer, à la demande de Samuel de Champlain, dans cette région.Il fut bientôt suivi en 1640 de deux Jésuites, les pères Brébeuf et Chaumont, qui vinrent évangéliser la tribu des Neutres.De 1650 à 1700, les Iroquois occupèrent le territoire de la péninsule d\u2019Essex y exerçant leurs ravages.Mais en 1701 Antoine de la Mothe-Ca- dillac, à la tête de cent Français venant de Montréal, érigeait sur les bords de la rivière Détroit le fort Pont-Chartrain, aujourd'hui: Détroit.Le père Armand de la Richardie, jésuite, arrivait au fort en 1728 et concentra ses efforts sur l\u2019évangélisation des Hurons.Il fondait sa première mission, en 1748, qu'il nomma l\u2019Assomption de la Pointe de Montréal du Détroit.Avec la venue du père Jean Potier, en 1768, cette mission devenait la paroisse actuelle de l\u2019Assomption.Ainsi se manifeste de façon éclatante le courant qui n\u2019a cessé de relier notre région du Détroit à Montréal et qui l\u2019a marquée dès l\u2019origine du sceau français.Après l\u2019arrivée des Anglais, tard à l\u2019automne de 1760, la frêle colonie de l\u2019Assomption assistait, en 1763, au soulèvement de Pontiac contre les Anglais; à la remise de Détroit aux Américains, en 1796; à l\u2019invasion de 1812 par le général Hull et en 1838, à la bataille de Windsor, menée par les patriotes.Ces tragédies de l\u2019histoire, dont nos ancêtres ont été les acteurs ou les témoins, n\u2019ont pas réussi à entamer la vigueur de la première empreinte.Si le drapeau à fleur de lys flotte à Détroit, ss Montcalm y a droit de cité \u2014 puisqu\u2019une rue porte son nom \u2014, nous retrouvons à Windsor, dans le nom de l\u2019Assomption \u2014 si cher aux Acadiens \u2014 un rappel de notre mission culturelle.Car en effet, l\u2019Université de l\u2019Assomption de Windsor est née d\u2019un miracle de l\u2019énergie française.Qu\u2019il s\u2019agisse du Père Point ou de monsieur Théodule Girardot, homme d\u2019expérience venu de France, c\u2019est par eux surtout XXXe CONGRÈS DE L\u2019'AMLFC.1625 que l\u2019enseignement s\u2019est solidement implanté dans la péninsule d\u2019Essex\u2026 par eux et par tous les éducateurs venus de la Province de Québec.L\u2019orientation et l\u2019affiliation du collège ont pu varier depuis, avant qu\u2019il accé- dat à sa propre autonomie universitaire, mais le nom est resté le même et a conservé sa mystique historique.En 1953, la Législature Provinciale accorda au collège de l\u2019Assomption son statut d\u2019Université.C\u2019est ce qui mit fin à l\u2019affiliation avec la Western University de London, et dès lors l\u2019établissement commença à tracer ses propres cours et à conférer ses propres diplômes.Telle est l\u2019ambiance dans laquelle s\u2019est: déroulée notre vie médicale et sa propre évolution.Deux faits notables lui ont conféré une impulsion particulière, l\u2019un dans le domaine strictement médical, l\u2019autre dans le domaine hospitalier.C\u2019est d\u2019abord, la naissance, vers 1870 d\u2019une Association des Médecins de Windsor, fondée par les docteurs Carney, Casgrain et Coventry, qui manifesta tout de suite une grande vitalité.L\u2019autre événement survint justement a l\u2019apogée des activités de cette premiere association: et c\u2019est l\u2019arrivée de Montréal des Sœurs Hospitalières de St-Joseph pour fonder le premier hôpital de Windsor: l\u2019Hôtel-Dieu, en 1890.Et c\u2019est là encore un domaine où l\u2019élite canadienne-française devait jouer un grand rôle.Dès le début, les docteurs J.-O.Réaume et H.-R.Casgrain prirent charge de l'hôpital où, l\u2019année même de sa fondation, avait lieu la première intervention chirurgicale majeure.En 1906, notre Association médicale tombée en léthargle ressuscita, grâce au Jeune docteur Brien qui, dès la première assemblée, présenta sa nouvelle revue scientifique.Puis à partir de 19183 une fusion de diverses sociétés locales s\u2019opéra au sein de l\u2019Association des Médecins du Comté d\u2019Essex, dans le but d\u2019éviter un vain éparpillement.Cette Association qui compte plus de 250 membres aujourd\u2019hui a grandi au méme rythme que la 1626 vie médicale et hospitalière à Windsor.À la suite de l\u2019Hôtel-Dieu qui fut un pionnier chez nous, surgirent le premier sanatorium du comté d\u2019Essex; le Grace Hospital, le East Windsor Hospital pour les maladies chroniques et incurables; le Metropolitan Hospital avec, plus tard, sa clinique du cancer, un des centres les plus efficaces de l\u2019Amérique du Nord.Or après avoir conféré à la vie médicale chez nous son premier élan, nos médecins canadiens-français n\u2019ont rien perdu de leur dynamisme et de leur entregent.S\u2019ils ont accumulé les présidences à l\u2019Essex Medical Society et se sont distingués par leur compétence et leur dévouement dans les différents services hospitaliers du comté, ils ont senti croître leurs exigences sur le plan culturel et aussi bien que sur le plan scientifique.C\u2019est pourquoi sans renoncer pour autant à leur collaboration locale, ils se sont tournés vers l\u2019Association des Médecins de Langue fran- caise du Canada afin de permettre à leurs aspirations légitimes de s\u2019épanourr pleinement.XXXe CONGRÈS DE L\u2019A MLFC.L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 Héritiers d\u2019une grande tradition française, nous estimons que dans la position géographique qui est la nôtre, c\u2019est être fidèle à l\u2019histoire et faire œuvre nationale que de préserver certaines valeurs spirituelles et d\u2019affirmer le rayonnement de la Médecine humaniste.C\u2019est ainsi que nous tenons à faire entendre notre voix, celle de nos savants canadiens, celle des représentants de la France dont le message est aussi celui du progres.Pour le plus grand bien de tous, ce congrès nous en fournit l\u2019occasion.Je souhaite qu\u2019il impressionne par sa haute tenue scientifique et qu\u2019il se déroule dans l\u2019harmonie et la confiance réciproque.Face aux inquiétudes et aux problèmes de notre temps, 11 a une mission à remplir.Au moment de déclarer ouvert le XXX° Congrès de l\u2019Association des Médecins de Langue française du Canada, j'exprine le vœu qu\u2019il contribue au prestige de la langue et de la culture françaises à l\u2019échelle du Canada tout entier et qu\u2019il justifie tous les espoirs que nous plaçons en lui.ALLOCUTION DU DOCTEUR ÉMILE BLAIN, Directeur général de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada.Le congrès qui s'ouvre aujourd\u2019hui est un témoignage d\u2019estime et de solidarité que l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada a voulu rendre aux médecins d'Ontario, et particulièrement aux confrères de la partie méridionale de cette province.C\u2019est aussi un hommage à tous les autres dont la présence ici atteste la bienveillante compréhension.Notre association est consciente du bel apport spirituel, intellectuel et matériel que cette fertile péninsule d\u2019Essex fournit à la prospérité canadienne, et elle a désiré le reconnaître publiquement en tenant dans ce magnifique coin de notre pays son 30e congrès annuel.Ce congrès, nous le voulons fructueux, et souhaitons que de ses délibérations jaillisse toute une gerbe de bienfaits pour la population de chez nous.C\u2019est dans cet esprit que nous l\u2019inaugurons ce soir.Les sujets qui seront à l\u2019étude pendant les trois jours qui vont suivre sont d\u2019une grande variété et ne sont pas emprisonnés dans les cadres d\u2019un thème unique.Il y sera question de bien des choses, tantôt d\u2019intérêt pratique, tantôt d\u2019aspect plus théorique; mais tous les problèmes traités le seront en vue d'améliorer la santé individuelle ou collective, et la poursuite d\u2019une si noble fin nous semble justifier amplement les présentes assises. L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 La partie scientifique de nos réunions demeure la base essentielle de notre programme.Bien sûr, elle sera agrémentée de quelques moments de saine détente, comme 1l se doit.Mais la principale préoccupation des participants sera de se renseigner eux-mêmes ou de renseigner les autres sur les nouveautés médicales en cours, de sorte qu\u2019en définitive, les malades et les moins bien portants en seront les bénéficiaires ultimes.Au nom de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada, je souhaite à ce congrès tout le succès possible; et formule le vœu que la cité de Windsor y trouve l\u2019occasion d\u2019ajouter encore, si possible, à sa réputation de ville progressive, hospitalière, et toujours charmante.* * * A chacun de nos congrès annuels, nous tenons à redire les mérites et le dévouement XXXe CONGRÈS DE L\u2019AM.LF.C.1627 des principaux officiers du congrès précédent.C\u2019est une modeste récompense pour les services qu\u2019ils ont rendus.Aussi, sommes-nous heureux de présenter ce soir aux docteurs Pierre Smith, Origène Dufresne, André Leduc et Camille Laurin, respectivement président, secrétaire, trésorier et secrétaire-adjoint de notre congrès de 1959 à Montréal, une médaille commémorative frappée en leur honneur.C\u2019est une façon de reconnaître officiellement le beau travail qu\u2019ils ont fait l\u2019an dernier.Nous espérons que ce souvenir d\u2019or, d\u2019argent ou de bronze leur rappellera une date heureuse, en même temps que la gratitude durable de leur association.Nous prions les trois premiers titulaires nommés de venir chercher leur écrin avec nos plus cordiales félicitations.Le docteur Camille Laurin, actuellement en dehors du Canada, se voit décerner le sien in absentia.ALLOCUTION DE SON EXCELLENCE M.FRANCIS LACOSTE, Ambassadeur de France au Canada.L'un des plus grands ministres du Canada fut sans doute le duc de Sully, puisqu\u2019il fut l\u2019un des plus grands ministres de la France, et qu\u2019en son temps la Nouvelle France relevait de Paris.Cet administrateur avisé, prudent, cet.ad- - mirable financier, dont l\u2019adresse et l\u2019autorité firent la fortune de la France, en même temps qu\u2019elles rendirent possible la réalisation des grands desseins politiques de son souverain d\u2019alors, le bon roi Henri IV, cet homme d\u2019Etat éminent, dont les mémoires portent le titre significatif de « Sages et royales économies d\u2019Etat », avait coutume de dire que «le labourage et le pastourage étaient les deux mamelles de la France, les vraies mines et trésors du Pérou ».Or, c\u2019est du vivant de Sully, et on est tenté de dire, tant fut haut son prestige, sous son règne, que se déroula tout entière la carrière historique de notre illustre compatriote, qui n\u2019alla pas chercher fortune au Pérou, mais qui ouvrit aux premières semailles le sol fertile de la Nouvelle France.Et je dis bien notre compatriote: qui, donc, en effet, oserait dire que ce Parisien n\u2019était pas français?Et qui pourrait prétendre que le premier fermier de l\u2019Acadie et du Québec n\u2019était pas canadien?Car la gloire de Louis Hébert demeurera d\u2019avoir été, tout au début du XVIIème siècle, le premier à tracer un sillon dans la terre canadienne, d\u2019abord près de Port-Royal, où il était arrivé, venant de l\u2019_établissement initial de Sainte-Croix, avec Pierre de Monts et Poutrincourt; puis quelques années plus tard, à Québec, où il alla rejoindre Champlain.Mais ne pensez pas que ce colon de la première vague, que ce pionnier du labourage et du pastourage en Amérique du Nord, 1628 que ce premier venu de tous les « habitants » du Canada, qui avait fauché sa première moisson plusieurs années avant que les passagers de la « May Flower» ne missent pied sur le Rocher de Plymouth \u2014 ne pensez pas que ce devancier de tous les fermiers canadiens d\u2019aujourd\u2019hui, fût lui-même né sur la glèbe.Louis Hébert était l\u2019un de vous, Messieurs.C\u2019était un homme de la ville, et même un homme de Cour.Son père était apothicaire du roi.Il était apothicaire lui-même, et ce fut son intérêt pour les simples, pour ces herbes médicinales qu\u2019il recueillait pour en extraire les principes actifs, analgésiques et curatifs, de ses poudres et de ses onguents, qui le conduisirent à l\u2019agriculture.Ici, Messieurs, pas de chuchotements outragés, pas de susceptibilités de boutique.En ce temps là, l'homme qui préparait les médicaments était bien souvent aussi celui qui en prescrivait l\u2019emploi.Et voici, Messieurs, grâce à Louis Hébert, votre docte et noble profession dans un nouveau rôle \u2014 vous voilà, de pharmaciens-mé- decins, devenus bâtisseurs d\u2019empires! Si j'ai ainsi évoqué, parmi les beaux et grands souvenirs de l\u2019histoire du corps médical canadien français, ce trait à la fois initial et inattendu, ce type original du médecin colon et laboureur, c\u2019est que nous y trouvons un caractère permanent de notre esprit, duquel procède une forme assez constante de notre action.Et là encore, Messieurs, ne vous « choquez » pas: vous ne pouvez m\u2019en vouloir d\u2019utiliser ce pronom et ce possessif pluriels, ce « nous », et ce « notre ».Car si les Français de la France d\u2019aujourd\u2019hui ont, au plus haut point, le respect de votre appartenance au Nouveau Monde, au monde nord- américain, et à l\u2019entité nationale canadienne, vous gardez, vous, Je le sais, non moins grand, le respect de votre descendance française, de votre filiation, et non seulement de votre appartenance à l\u2019histoire passée de la France, mais de votre inhérence à cette grande famille spirituelle française qu! ne connaît, elle, des limites ni dans l\u2019espace ni dans le temps.XXXe CONGRÈS DE L\u2019AM.LFC.L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 Elle est, en effet, de tous les temps, d\u2019au- jourd\u2019hui comme d\u2019hier.Demain, elle sera encore.Et à ses enfants, par le droit du sang, comme vous et comme nous, elle en ajoute sans cesse d\u2019autres, qu\u2019elle recrute, ou, plutôt qui se recrutent partout.dans l\u2019élite de tous les peuples, dans le monde entier.Or, c\u2019est précisément dans ces perspectives que la figure de Louis Hébert, le médecin- défricheur, prend tout son sens.Car nous voyons singulièrement illustrés, dans le cas de cet homme simple et courageux, la démarche de l'esprit créateur, le cheminement de la connaissance abstraite au geste concret et productif, la transposition de la pensée à la réalisation.Et en même temps, nous discernons, dans son aventure, les prémisses des grandes entreprises civilisatrices de la France hors de ses frontières, dans les siècles suivants, et surtout à la fin du XIXème et au commencement du XXème: dès le début de chacune, on trouve, côte à côte, le médecin et le colon, l\u2019homme en blouse blanche et l'homme en blouson de travail \u2014 et tout près d\u2019eux, l\u2019éducateur.La première maîtresse d\u2019école du Canada a été la femme de Louis Hébert, Marie Rollet, qui enseignait aux enfants des Indiens voisins de sa ferme: autour de cette petite maison des bords de la rivière Saint-Charles, vous voyez une scène à la fois réelle et symbolique \u2014 un fait historique réellement premier, et un raccourci de l\u2019histoire de plus de trois siècles de geste française au delà des mers.En ce moment de l\u2019évolution du monde où le mot «colonial» prend figure d\u2019invective, je crois bon de rappeler son sens original, et la valeur insigne de son contenu, si riche de courage, de générosité physique et morale, et de bienfaits.Ceux d\u2019entre vous, Messieurs, qui partent aujourd\u2019hui de leur patrie canadienne pour se rendre aux quatre coins du monde en réponse à l\u2019appel de la charité, sont appelés bien souvent, parce qu\u2019ils sont Canadiens, et aussi parce qu\u2019ils sont Canadiens français. L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 Etre Canadien français, ce n\u2019est pas seulement être un Canadien de langue française.Etre Canadien français, c\u2019est aussi, et c\u2019est peut-être plus encore, avoir une certaine forme d\u2019esprit, et dans le coeur quelque chose d\u2019original, qui ne se définit pas, mais qui s\u2019éprouve.Cet esprit, ce coeur, nous l\u2019avons en commun.Ceux d\u2019entre vous qui partent pour l\u2019Asie, pour l\u2019Afrique, pour l\u2019Amérique méridionale, XXXe CONGRÈS DE L\u2019A M.LFC.1629 trouveront partout des traces profondes de l\u2019oeuvre de leurs cousins de France \u2014 et en maints lieux ils se mettront à la tâche à côté d\u2019eux.Il est beau qu\u2019ils se rejoignent.Et il vous sera bon, Messieurs, à vous tous qui vous rendrez si prochainement en France pour y tenir avec vos confrères français, et d\u2019expression française de partout, des assises communes, de parler avec eux le même langage, et de bouche, et d\u2019esprit, et de coeur.II \u2014 BANQUET DE CLOTURE ALLOCUTION DU PROFESSEUR S.De SÈZE, Délégué de la France au XXX° Congrès.Présent aujourd\u2019hui parmi vous sous les auspices de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada, 1l m'est agréable d\u2019exprimer ma reconnaissance à tous les membres de cette Association, particulièrement au docteur Emile Blain, son Directeur Général, et de les remercier du grand honneur qu\u2019ils m\u2019ont fait en me désignant pour être le délégué officiel de la France à ce XXX° Congrès de Windsor.J\u2019adresse aussi mes remerciements au docteur Pierre Smith, directeur des relations extérieures, qui, dans un article récemment paru dans votre Bulletin, a su parler d\u2019une façon touchante de cette Culture et de cette Médecine Françaises, qui sont notre patrimonie commun.Au président du Congrès, le Directeur Alphonse Leblanc, aux officiers de l\u2019Association à MM.les docteurs Blais, Leduc, Caron, Jobin, à M.le Secrétaire Gilles Poulin, au docteur Donatien Marion, à tant d\u2019autres confrères qui depuis mon arrivée à Windsor m\u2019ont donné les témoignages d\u2019une franche et cordiale amitié, j\u2019adresse aussi \u2019expression de ma reconnaissance.Mais je serais un ingrat, si je ne réservais une part de ma gratitude pour les deux hommes dont l\u2019amitié a compté pour beaucoup dans le choix si flatteur dont j\u2019ai été l\u2019objet, Monsieur le Professeur Jean-Baptiste Jobin, doyen de la Faculté de l\u2019Université Laval à Québec, et son frère le docteur Joachim Jobin; de l\u2019amitié qui nous lie depuis plus de 10 ans, je recueille aujourd\u2019hui les fruits.Quand un français vient au Canada pour la première fois, 11 est d\u2019abord saisi par la majesté des eaux, par la beauté du fleuve, par l\u2019opulence des forêts, la beauté calme des lacs; il est enchanté par le charme de Québec.Mais quand il arrive à Montréal, devant l\u2019activité portuaire, industrielle et commerciale de cette immense Métropole, il s\u2019enquiert de l\u2019ampleur du trafic, il considère l\u2019immensité des terres et l\u2019étendue fabuleuse des lacs, les distances vertigineuses qui séparent les provinces.Il est impressionné par l'ampleur des chiffres.Il réalise enfin qu\u2019il a pris pied sur le Continent Américain.Poursuivant sa route vers le lieu de votre Congrès, il arrive à Windsor, et de l\u2019autre rive du fleuve, il voit s\u2019élever dans la brume les masses fantastiques de gratte-ciels de Détroit.Et c\u2019est alors qu\u2019il prend conscience du miracle: se trouver là, en Amérique, dans un pays de race, de langue et de culture françaises.I] rappelle à sa mémoire l\u2019histoire fabuleuse du Canada français, et l\u2019histoire plus merveilleuse encore de la survivance française au Canada.Il rend hommage aux qualités, aux mérites, aux efforts qui depuis le XVI° siècle ont permis au 1630 rameau français de s'implanter sur cette terre, d\u2019y durer, d\u2019y résister à toutes les tentatives de submersion, de réaliser enfin cette expansion victorieuse qui fait aujourd\u2019hui l\u2019étonnement du monde.Il admire cette vitalité triomphante, cette insurpassable vitalité de la race, qui a permis aux quelques milliers de français laissés sur cette rude terre, de résister aux duretés du climat, de triompher de la solitude, de se multiplier à une allure prodigieuse, jusqu\u2019à peupler presque entièrement l'immense province de Québec, et surtout \u2014 chose plus admirable encore \u2014 de maintenir intactes leurs traditions, leur langue et leur culture dans les îlots de survivance française épars dans l\u2019immensité du pays, depuis les provinces maritimes jusqu\u2019aux plus lointaines provinces de l\u2019Ouest\u2026 À plus de 16.000 kilomètres des côtes de la Bretagne et de la Normandie, le français se livre à la douceur d\u2019entendre parler sa langue natale, il en éprouve d\u2019autant plus de joie que cette langue est pour lui rénovée, rafraichie et comme rajeunie par cette savoureuse pointe d\u2019accent heritée des ancêtres normands, bretons, vendéens ou saintongeais.Il est heureux d\u2019apprendre qu\u2019une Ligue du Bien Parler défend ici contre les affadissements de l\u2019habitude et contre les contaminations étrangères le trésor sans prix que représente une langue aussi belle dans un aussi parfait état de conservation.Ainsi, songeant aux difficultés inouïles que les Canadiens français ont du vaincre, aux qualités de bravoure, de courage et de ténacité qu\u2019il leur a fallu, d\u2019abord pour conquérir cette terre hostile, puis pour arracher à ses forêts les vastes étendues de terres fertiles, enfin pour s\u2019y maintenir et pour y propager victorieusement leurs mœurs, leur langue et leur culture, le français reste confondu d\u2019admiration.Mais une autre surprise l\u2019attend qui n\u2019est pas moins agréable.Quand il prend contact avec le pays, le français, s\u2019il était léger comme on le dit, pourrait se laisser illusionner par ce vernis d\u2019américanisation qui recouvre en surfaces la vie canadienne: buildings, la publicité lumineuse obsédante, les journaux XXXe CONGRÈS DE L\u2019AMLFC.I Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 de 50 pages, les luxueux centres d\u2019achat.Mais il ne lui faut pas longtemps pour s\u2019assurer que derrière cette mince façade américaine, le tréfonds de l\u2019âme canadienne résiste victorieusement à cette emprise.S'il sait observer, il voit que les parents ont gardé l\u2019autorité sur leurs enfants, que la femme canadienne française est restée l\u2019âme et la joie du foyer, il voit surtout que les hommes, du Canada français, ne sont pas gagnés par ce conformisme un peu engourdi et par cet ennui intellectuel qui accable tant de leurs voisins.Il suffit d\u2019avoir assisté à l\u2019une de vos réunions franco-canadiennes pour être assuré que le Canadien est vif et gai.ami des traditions joyeuses, ami des plaisanteries, bienveillant, hospitalier, toujours prêt à la discussion vive, aucunement réceptif à l\u2019ennui\u2026 Mais qu'est-ce donc que cela veut dire, sinon que sous le vernis américain, les Canadiens, tout simplement, sont restés français?Je dis les choses comme je les ai vues, sans vanité, mais aussi sans fausse modestie: tous ces traits que le français a remarqués chez le Canadien, ce sont exactement les mêmes que ceux qui caractérisent le peuple français, sur « l\u2019autre bord », en Normandie et en Bretagne, aux rives de la Seine ou de la Marne, de la Loire ou de la Charente.En définitive, après quelques jours passés sur votre sol et en votre compagnie, le français se sent plus près du canadien et infiniment plus près de lui qu\u2019il n\u2019avait oser l\u2019espérer.I] souhaite alors de tout son coeur, la fin de cette équivoque, de ce malentendu qui pendant longtemps, du moins à ce que l\u2019on m\u2019a dit, a nui au rapprochement pourtant si souhaitable et si nécessaire entre \u2018le Canada et la France A l\u2019égard de leurs frères de race du Québec et des autres provinces canadiennes, les français, je puis en témoigner, n\u2019éprouvent qu\u2019un seul sentiment, c\u2019est celui de l\u2019amitié fraternelle.Aucun pays n\u2019est plus aimé en France que le Canada.Mais quand on parle, en France, des sentiments des Canadiens à notre égard, les avis sont quelquefois contradictoires.Certains \u2014 et en général ce sont ceux qui sont allés au Canada \u2014 disent qu'à l\u2019égard de la France, les sentiments du canadien L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 français sont ceux d\u2019un fils envers sa mère et que cela dit tout.Mais d\u2019autres, qui se disent mieux informés, laissent entendre que les Canadiens éprouvent envers la France un curieux sentiment mêlé d\u2019amour et de méfiance.Ils pensent que trop de Canadiens restent obsédés par l\u2019image périmée d\u2019un français léger, trop content de soi-même, turbulent et ingouvernable.Ils assurent même que la France continue d\u2019être ici considérée par certains canadiens attardés, comme le pays de l\u2019enfant unique du septicisme intellectuel et de la persécution religieuse.Et ils concluent que beaucoup de canadiens détournent leur amour de la France d\u2019aujour- d\u2019hui, de la France telle qu\u2019elle est, pour reporter toute leur tendresse sur les images du passé, sur la France monarchique et sur l\u2019histoire glorieuse, et sur les valeurs de son héritage littéraire.À ce malentendu je ne vois que deux remèdes: la révélation du vrai visage de la survivance française au Canada.Mais aussi que les Français viennent davantage, pour y recevoir, comme je l\u2019ai reçue, la révélation du vrai visage de la Survivance française au Canada.Mais aussi que les Canadiens viennent davantage en France, qu\u2019ils y soient reçus dans l'intimité de nos foyers, et qu\u2019ils y découvrent à quel point nos vies familiales sont semblables aux leurs, qu\u2019ils visitent nos provinces où nos traditions sont restées, aussi vivaces qu\u2019elles le sont 1ci, qu\u2019ils observent avec sincérité nos mœurs politiques assagiles.Qu'ils découvrent, s\u2019ils l\u2019ont méconnu jusqu\u2019à présent, le vrai visage de la France actuelle, qu\u2019ils reconnaissent que sur les 2 rives de l\u2019Atlantique, dans l\u2019ancienne France et dans la Nouvelle France, c\u2019est le même peuple qui vit et qui travaille et la même race, parlant une même langue, et pareillement attaché à la défense de la même culture et des mêmes humanités dans le monde menacé, d\u2019un côté comme de l\u2019autre par plusieurs sortes de barbaries.Sur le plan médical, si vous venez chez nous, vous éprouverez, comme j'ai pu l\u2019éprouver moi-même en suivant les débats de votre XXXe Congrès, que le médecin français et XXXe CONGRÈS DE L\u2019AM.LFC.1631 les médecins canadiens de langue française défendent la même médecine: une médecine qui, tout en devenant de plus en plus scientifique, c\u2019est-à-dire de plus en plus technique, ne veut pas devenir de plus en plus sèche, de plus en plus abstraite, de moins en moins humaine.Nous ne croyons, et vous, médecins Canadiens de langue française vous ne le croyez pas non plus, à la faillite de la pensée, ni à l\u2019inconscience de la statistique, nous ne proclamons pas la faillite du cerveau de l\u2019homme au profit du cerveau électronique, nous n\u2019abdiquons pas les droits du sens clinique devant l\u2019automatisme du « check-up », puisque nous pensons qu'il appartient à la clinique, au contraire, d'orienter les difficiles appels du laboratoire et d\u2019interpréter ses réponses.Pour défendre cette position dans un monde où la survie n\u2019est possible dans tous les domaines qu\u2019en proportion de la qualité des machines et du progrès des techniques, les médecins français et les médecins canadiens de langue française ont tout avantage à se donner la main.Venez donc en France, venez-y nombreux l'an prochain, à l\u2019occasion de votre XXXIe Congrès, on y souhaite votre présence, on vous y attend.Dans nos foyers, dans nos services, vous trouverez l\u2019accueil d\u2019une amitié cordiale et fraternelle, et vous n\u2019aurez qu\u2019à ouvrir vos oreilles pour savoir ce que nous pensons, nous autres, du combat héroïque et victorieux que vous menez depuis trois siècles pour le triomphe de la survivance française sur le Nouveau Monde.Ce que nous en pensons je ne saurais mieux l\u2019exprimer qu\u2019en paraphrasant un passage de Péguy, écrivain que vous devez aimer comme Je l\u2019aime, puisque toute sa vie ne fut qu\u2019une lutte sans défaillance pour la défense des positions françaises menacées: « Les Canadiens français, dit Dieu, le jour où il n\u2019y en aurait plus, il y a des choses que je fais, il n\u2019y aurait plus personne en Amérique pour les comprendre.» Vive le Canada français, et vive la France notre Mère commune. NÉCESSITÉ D'UN INSTITUT DE RECHERCHES CLINIQUES ' Jacques GENEST Il y a sept ans, au retour d\u2019un séjour prolongé à « Johns Hopkins Hospital » et au « Rockefeller Institute » et d\u2019un voyage d\u2019enquête entrepris à la demande de notre gouvernement, vous me faisiez l\u2019honneur de m\u2019inviter parmi vous.Je tiens à vous dire combien je suis heureux de vous rencontrer à nouveau.Cette fois, je vous présenterai la nécessité d\u2019un nouveau progrès scientifique chez-nous, je veux parler de la création d\u2019un Institut de Recherches Cliniques.Il y a sept ans, je vous faisais part de la décision qu\u2019avait prise les autorités de l\u2019Hô- tel-Dieu de Montréal, en créant un Département de Recherches Cliniques, de leur courage et de leur rôle de pionnières en posant un tel geste.Je vous faisais aussi part de l\u2019espoir que j'avais dans l\u2019avenir de la médecine dans notre pays, espoir basé sur notre richesse de talents prometteurs, sur nos facilités économiques et matérielles, sur le fait de notre voisinage avec un pays où les progrès techniques et scientifiques se développent à un rythme étourdissant et du développement hospitalier considérable dans notre province depuis la dernière guerre.Depuis sept ans, bien des choses ont changé.Deux événements principaux vont accélérer la transformation de notre province, d\u2019abord la transformation sociale par l\u2019assurance-hospitalisation et en second lieu, le progrès scientifique qui résultera d\u2019une aide plus grande et plus généreuse à la recherche médicale et à l\u2019investigation clinique, aide qui entraînera tôt ou tard la création d\u2019un Institut de Recherches Cliniques à Montréal.Nous aurons sous peu, on dit en janvier 1961, l\u2019Assurance-hospitalisation dans notre province.Pour un, j'ai manifesté mon adhésion à un tel plan depuis plusieurs années.Il ne faut pas oublier que cette assurance- hospitalisation est devenue nécessaire par suite des nombreuses découvertes des savants du monde médical.Si le coût des soins hospitaliers est devenu excessif pour la majeure par- 1.Conférence présentée devant les membres du Club Richelieu-Montréal.le jeudi, 6 octobre, 1960.tie de la population, cela est dû à la complexité des examens radiologiques, biochimiques, bactériologiques, hématologiques, pathologiques, ou autres, et aux instruments dispendieux nécessaires pour un diagnostic précis et un traitement adéquat.Le contrôle et la prévention de si nombreuses maladies depuis les vingt-cinq dernières années, sont dus uniquement aux efforts des chercheurs de la profession médicale.Il est sûr que les barrières économiques étant abolies, la population en général pourra mieux recevoir tous les soins rendus nécessaires par les maladies de ses membres.Mais on ne doit pas toutefois penser que du coup tout le monde guérira de toutes les maladies, que tous le monde survivra à des âges avancés, et que tous recevront les meilleurs soins.Il faut encourager de toutes nos forces l\u2019idée qu\u2019a le gouvernement actuel de créer un Conseil Supérieur de la Santé, formé d'experts dans les différentes disciplines de la médecine scientifique et dans l\u2019administration hospitalière, et qui servirait de comité consultatif au Ministre de la Santé et à ses collaborateurs.La population doit se rendre compte que la qualité des soins hospitaliers qu\u2019elle recevra sera en proportion directe de la qualité de la recherche et du nombre de chercheurs compétents et des facilités de laboratoire qu\u2019on leur donnera.Si l\u2019on ne meurt plus ou très rarement de pneumonie, de méningite, de péritonite, etc, cela est dû aux découvertes des chercheurs.Si l\u2019on prévoit d'ici peu de temps, la prévention totale de la polyomyélite, on le doit surtout aux efforts de nombreux chercheurs médicaux, en particulier des Docteurs Salk et Sabin.Cette importance de la recherche est tellement claire, qu\u2019elle faisait dire au Dr Bayne- Jones, ancien directeur médical du « New York Hospital» et du Centre Médical de Cornell, lors de l\u2019ouverture des Laboratoires Ziskind à Boston, en mai 1959: « Dans l\u2019ensemble, il est clair que les recherches dans les laboratoires ont tellement amélioré les soins L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 médicaux que les exemples deviennent superflus ».Le docteur Robert Morison, directeur de la Division Médicale de la Fondation Rockefeller, mentionnait à la même occasion qu\u2019en 1959, les facultés de médecine réputées pour la part qu\u2019elles consacrent à la recherche, avaient dix fois plus d\u2019applications par année qu\u2019il y avait de places disponibles pour les internes et les résidents.De même, les hôpitaux où l\u2019enseignement et la recherche sont encouragés à fond, ont toutes les facilités pour obtenir les services des meilleurs médecins et des meilleurs résidents.Par contre, les hôpitaux où il ne se fait pas de recherche et peu d\u2019enseignement, ne reçoivent aucune demande d\u2019application ou se voient forcés de prendre ceux qui ne peuvent trouver place ailleurs.Le docteur Morison y allait plus directement et plus précisément en affirmant: « Un groupe de professeurs sans une forte proportion de chercheurs, est presque condamné à n\u2019enseigner que la médecine d\u2019hier.Et la médecine d\u2019hier est tout simplement insuffisante pour Boston ou tout autre centre».Pourquoi done, nous Canadiens- Français, nous satisferions-nous en 1960 de la médecine d\u2019hier?Il faut bien admettre que nous avons peu fait pour encourager et aider la recherche médicale et l\u2019investigation clinique jusqu\u2019à présent.Je n\u2019ai qu\u2019à vous citer les paroles graves prononcées par un cbservateur objectif de notre milieu.Monsieur Philippe Gari- gue, doyen de la Faculté des Sciences Sociales à l\u2019Université de Montréal, déclarait à la réunion annuelle de la Société des Artisans, le 26 septembre dernier: « La situation actuelle des Canadiens-Français pose de nouveau, comme elle l\u2019a souvent été posée par le passé, la question brûlante de leur survivance.Mais, cette fois, ce n\u2019est pas la religion des Canadiens-Français qui est sous attaque, le danger ne vient pas non plus de leur assimilation culturelle aux Canadiens anglais.Leur survivance ne serait pas non plus assurée par une distribution plus équitable des taxes entre le fédéral et le provincial, quoique ce problème soit d\u2019une importance majeure.Le grand danger actuel est l\u2019écart grandissant GENEST : UN INSTITUT DE RECHERCHES CLINIQUES 1633 entre les Canadiens-Francais et les autres dans le domaine de la connaissance scientifique, du développement de la recherche, de la préparation nécessaire pour obtenir les positions de contrôle dans la société contemporaine ».A ces paroles, il faut ajouter une réflexion d\u2019André Laurendeau (Le Devoir, 26 septembre, 1960) : « Toute œuvre de science est faite d\u2019échanges: accepter d\u2019être nourris, gavés par les autres sans rien donner en retour, c\u2019est se résoudre à un état d\u2019infériorité permanente ».Ne serait-il pas temps d'aider effectivement et grandement ceux qui font des contributions scientifiques d'importance et qui contribuent au progrès de la science médicale et au prestige de notre communauté?Peut-être aussi, n\u2019avons-nous pas toujours eu notre part des fonds publics pour le support et l\u2019établissement de laboratoires de recherche?Que l\u2019on réfléchisse sur cet exemple: le budget des « National Institutes of Health» à Bethesda, Etats-Unis, est passé de $126,- 000,000.00 en 1956 à près de 500,000,000.00 en 1959! Cela n\u2019a été possible que par la pression et l\u2019encouragement d\u2019un public éclairé et exigeant auprès des représentants publics et des politiciens.Il faut bien nous rendre compte que nous sommes à peu près 20 ans en retard.Les deux candidats à la présidence américaine se font la lutte à qui promettrait le plus pour aider et développer davantage la recherche médicale et scientifique aux Etats-Unis.Monsieur Nixon en particulier, insiste sur la nécessité urgente d\u2019Instituts de Recherches où seraient intégrées les diverses disciplines fondamentales de la médecine.Vous êtes-vous demandés ce que serait la réputation de Toronto dans le monde médical et scientifique s\u2019il n\u2019y avait eu un Banting et un Best qui ont découvert l\u2019insuline, celle de Hopkins, s\u2019il n\u2019y avait eu un Welch et un Blalock ou celle de la France, s\u2019il n\u2019y avait eu un Claude Bernard et un Institut Pasteur?Qui de vous ne recueille les fruits de ces découvertes pour lesquelles les chercheurs désintéressés ont consacré leurs vies à trouver des solutions aux problèmes apportés par les maladies ? 1634 Ceci s'applique en particulier aux cliniques spécialisées d\u2019hypertension artérielle, de car- .diologie, de cancer, de l\u2019athérosclérose et autres, à qui les centres de recherches pharmaceutiques envoient leurs nouveaux médicaments pour évaluation scientifiquement contrôlée à des malades.Par suite des nombreuses publications scientifiques provenant de ces cliniques et par les contacts personnels, les médecins canadiens-français sont aussitôt qu courant des progrès thérapeutiques en même temps ou avant même ceux des autres pays.Les premiers à en bénéficier sont les patients eux-mêmes.Vous devez vous rendre compte que le patient s\u2019il souffre d\u2019une maladie un tant soit peu compliquée et qui dépasse les connaissances du médecin praticien, ne sera réellement bien traité que si l\u2019institution où il est admis possède de nombreux laboratoires et des chercheurs compétents pour mettre à son service les tout derniers progrès de la science médicale et tenter de découvrir la cause des malaises dont il souffre! Nous avons fondé l\u2019an dernier le Club de Recherches Cliniques du Québec qui comprend la très grande majorité de tous les chercheurs médicaux et des investigateurs cliniques canadiens-français.D'accord avec la section du Québec de la « Canadian Society for Clinical Investigation », nous avons présenté avant-hier au Ministre de la Santé, l\u2019Honorable Alphonse Couturier, un Mémoire qui insiste sur la nécessité plus grande encore de la recherche dans les hôpitaux et dans les facultés de médecine, alors que nous allons implanter chez-nous l\u2019assurance-hospitalisa- tion.Nous espérons que le gouvernement soutenu par un public éclairé acceptera que dans le plan d\u2019assurance-hospitalisation, une partie du budget soit consacrée à la recherche.Car, sans chercheurs compétents et laboratoires bien équipés, les soins hospitaliers ne pourront pas être d\u2019une qualité supérieure et comparable à celle qu'on peut trouver dans d\u2019autres pays plus mûrs et plus avancés à ce point de vue.Nous proposons que dans le budget de l\u2019assurance-hospitalisation, une fraction minime de seulement 3% du budget total, aille à soutenir la recherche clinique et médi- GENEST : UN INSTITUT DE RECHERCHES CLINIQUES L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 cale.Cette petite fraction du budget total permettrait l\u2019expansion des laboratoires de recherches et la formation de jeunes chercheurs qui assureraient la relève.Pour ces fins, nous avons besoin de votre compréhension du problème et de votre appui, pour mieux servir la nation canadienne-fran- çaise et nous permettre de donner à tous et à nos enfants les meilleurs soins possibles.Car n\u2019oubliez pas que les maladies qui font les plus grands ravages dans vos rangs et chez ceux qui vous sont chers, en particulier le cancer, les maladies du cœur, l\u2019artériosclérose, et l'hypertension, ne seront conquises que par les efforts des chercheurs dans les hôpitaux et dans les Ecoles de médecine.Pour réussir pleinement dans leurs efforts, les chercheurs doivent être groupés pour mieux collaborer et bénéficier des facilités communes d'instruments trop coûteux pour n'être utilisés que par un seul ou seulement par un seul groupe.D'où la nécessité d\u2019un Institut de Recherches Cliniques chez-nous.Sir Charles Harrington, directeur, actuel du « National Institute of Medical Research » d\u2019Angleterre, précise que le principe fondamental de la recherche académique universitaire est l\u2019accroissement de nos connaissances pour elles- mêmes, sans aucune préoccupation utilitaire immédiate.Mais le principe fondamental d\u2019un Institut de Recherches Cliniques est celui de trouver une solution immédiate aux problèmes suscités par les malades et qui ont trait à une meilleure connaissance de leurs maladies et à leur guérison.Sir Charles Harrington, en concluant une conférence donnée à l\u2019Université de Cambridge en mai 1958, exprimait l\u2019opinion que la formation d\u2019Instituts de Recherches Cliniques associés aux instituts de recherches fondamentales serait d\u2019une aide plus efficace et plus puissante pour l\u2019avancement de la science médicale que tout ce que nous avons à date.Mais vous vous demanderez, pourquoi donc un Institut de Recherches Cliniques quand 1! y a des laboratoires dans différents hôpitaux et dans les facultés de médecine?Avons-nous d\u2019abord les éléments voulus pour créer un tel Institut?Excellentes questions. L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 La nécessité intrinsèque d\u2019un tel Institut de Recherches Cliniques dans n'importe quel milieu, et en particulier dans la province de Québec, n\u2019est plus à démontrer.Un tel Institut est nécessaire pour assurer une collaboration essentielle entre chercheurs, les échanges de vue, les critiques saines et une concentration soutenue du travail chez les chercheurs qui n\u2019éparpillent pas leurs efforts et leur temps dans la pratique médicale.La complexité et le coût de certains instruments de recherche sont énormes et il est impossible pour les chercheurs d\u2019entreprendre certains travaux sans ces instruments.Laissez-moi vous donner un exemple.Sil faut utiliser certains 1so- topes radioactifs pour le traitement ou l\u2019étude d\u2019une maladie, le coût d\u2019un détecteur à scintillation est d\u2019environ $30,600.00, sans compter son installation et les accessoires nécessaires.Un tel instrument peut servir à plusieurs groupes de chercheurs.Il y aurait avantage à ce qu\u2019il soit dans un Institut où plusieurs départements pourront l\u2019utiliser à leurs fins.De même, le microscope électronique devient un instrument de plus en plus courant et nécessaire dans certaines recherches d'ordre histologique.Or, un microscope électronique de bonne qualité coûte environ $40,000.00 à $50,000.00 en plus des frais d\u2019installation d\u2019un tel instrument.Chaque hôpital qui n\u2019a que deux ou trois chercheurs dans son personnel ne peut se payer le luxe de tels instruments dispendieux.Mais, par contre, un institut entièrement consacré à la recherche clinique pourrait facilement avoir ces instruments dispendieux qui peuvent rendre service à tous les groupes de chercheurs.Une autre raison de la nécessité d\u2019un tel Institut est que l\u2019organisation actuelle de la recherche clinique conduit à un fractionnement des efforts et des recherches.Dans chaque laboratoire, on n\u2019étudie, à cause du manque de facilités et de collaboration, qu\u2019un petit aspect du problème.Il est maintenant nécessaire, et cela tous l\u2019admettent, que pour étudier les maladies importantes qui ont défié jusqu\u2019à date les efforts des chercheurs, telles que l'hypertension artérielle, l\u2019athérosclérose, le cancer, etc, de faire converger les efforts des chercheurs qui doivent attaquer un problème selon plusieurs asperts différents GENEST : UN INSTITUT DE RECHERCHES CLINIQUES 1635 à la fois.Laissez-moi donner un exemple en ce qui concerne l\u2019athérosclérose qui est responsable des thromboses coronariennes tellement fréquentes dans le milieu des hommes d\u2019affaires.Si l\u2019on veut faire une étude adéquate du problème, il ne suffit pas d\u2019étudier simplement l\u2019effet de telle diète ou de tel médicament sur le cholesetérol du sang.Il faudrait plusieurs équipes de chercheurs qui étudieraient en même temps tous les para- mêtres de la maladie, par exemple, le cholestérol, les mucopolysaccharides, les «-lipopro- téines, les facteurs de la coagulation, la diète, l\u2019effet des hormones sur la coagulation et le développement de l\u2019athérosclérose, l\u2019étude au microscope électronique des lésions du début de la maladie, etc.Mais cela demande évidemment des équipes de chercheurs et de biochimistes qui combineront leurs efforts simultanés pour aider à la solution des grands problèmes.Or, de telles recherches sont à peu près inexistantes par suite du manque d\u2019instituts hautement spécialisés où cette collaboration peut être créée.De plus, la recherche clinique ne peut plus se faire avec une ou deux personnes.Il faut la collaboration intime et journalière du clini- cien-chercheur, du biochimiste, du physicien, du physiologiste, de l\u2019histo-chimiste et autres experts, sans compter l\u2019assistance de techniciennes, de diététistes et d\u2019infirmières spécialisées.Si l\u2019on veut que le plan d\u2019assurance- hospitalisation soit autre chose qu\u2019une organisation de routine, la population doit comprendre la nécessité de la recherche clinique et il faut espérer que le gouvernement accède à la recommandation unanime de tous les chercheurs de la province de consacrer une fraction minime, d\u2019environ 3% seulement du budget total de l\u2019assurance-hospitalisation, à la recherche médicale.Où seraient actuellement les patients souffrant de rhumatisme et d\u2019allergie si le Dr.Hench, à la Clinique Mayo, qui est un clinicien chercheur d\u2019envergure, n\u2019avait trouvé l\u2019application de la cortisone dans ces maladies?Où en seraient les patients porteurs d'infections diverses sl un médecin, le docteur Fleming, n\u2019avait fait une observation cruciale qui aboutit à l\u2019isolement de la pénicilline.L'Institut de Recherches Cliniques dont 1636 nous vous faisons voir l\u2019urgente nécessité, serait consacré à la recherche des causes et du traitement des maladies causées par la haute pression, l\u2019athérosclérose, les lésions des reins, les désordres endocriniens et métaboii- ques.Une attention particuliere serait portée à l\u2019emploi des isotopes radioactifs.Dans ces domaines surtout ceux de l\u2019hypertension artérielle et des hormones, le département de recherches cliniques de l\u2019Hôtel-Dieu s\u2019est déjà acquis une réputation internationale.Il ny a aucun symposium international d'experts dans ces domaines, sans qu\u2019un des membres du Département de Recherches Cliniques de l\u2019'Hôtel-Dieu n\u2019y soit invité pour exposer les travaux du groupe.Les découvertes récentes faites par notre département ont mis la science canadienne-française au premier plan dans le domaine de la haute pression.Il en est de même aussi dans le domaine des hormones, des glandes surrénales et des maladies du rein.Les méthodes d\u2019isolement et de détermination de certaines hormones qui ont été mises au point par des membres de notre département, sont maintenant employées dans un grand nombre de laboratoires de recherches dans tous les pays du monde.Me permettriez-vous d\u2019énumérer quelques- unes des invitations à des symposium fermés et limités à 25-40 experts venant du monde entier, reçues depuis moins d\u2019un an: « New York Academy of Sciences », Symposium International sur l\u2019Hypertension Essentielle a Berne, Symposium International sur le Cortex Surrénalien Humain à Glasgow, Symposium International sur l\u2019aldostérone à Boston, « Council for High Blood Pressure Research » de l\u2019 « American Heart Association », « Cleveland, American Medical Association ».Depuis l\u2019établissement du Département, le Conseil National de Recherches d'Ottawa a accordé près de 25 bourses de recherches à des jeunes qui se sont initiés aux disciplines seien- tifiques dans notre département et qui sont allés continuer leur entraînement en recherche dans les meilleurs centres au monde.Je ne puis que mentionner rapidement les honneurs recherchés, tels que les Bourses Allan Blair du «National Cancer Institute», George Strong de la « National Heart Foundation », GENEST : UN INSTITUT DE RECHERCHES CLINIQUES L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 MeLaughlin, Markie, bourses accordées à des anciens « fellows » de recherche du Département de l\u2019Hôtel-Dieu.Presque tous les jeunes qui ont obtenu des bourses du Conseil National de Recherches dans notre Département, ont par la suite consacré quatre à sept ans à des études ultérieures dans les plus grands centres de la recherche clinique et médicale dans le monde.Deux jeunes « fellows» du Conseil National de Recherches viennent de recevoir une maîtrise en Sciences de 1'Université McGill pour leurs travaux de recherches menés à bien dans notre Département.Le personel scientifique qualifié, nous l\u2019avons déjà; le prestige international, on nous le reconnaît de partout.Il nous manque l\u2019espace, les facilités, les possibilités de développer nos recherches, d'attaquer la même maladie sur plusieurs fronts simultanément.Il nous manque certains collaborateurs spécialisés dans l\u2019emploi d\u2019instruments extrêmement complexes et coûteux, tel qu\u201din microscope électronique, un détecteur à scintillation, un ultra-centrifuge.Cet Institut de Recherches Cliniques doit être annexé à un hôpital général d\u2019enseignement universitaire, à cause de la collaboration nécessaire des cliniciens des diverses disciplines.N\u2019oubliez pas le mot du Dr.Morison, directeur de la Fondation Rockefeller: « Un groupe de professeurs sans une forte proportion de chercheurs est presque condamné à n\u2019enseigner que la médecine d\u2019hier.Et la médecine d\u2019hier est tout simplement insuffisante pour Boston ou tout autre centre ».N\u2019oubliez pas que les découvertes des chercheurs cana- diens-français constituent une des principales marques de progrès pour notre groupe et de prestige pour nos institutions hospitalières.Nous avons bien plus de chance d'être reconnus et respectés par les Anglo-Canadiens des autres provinces du Canada s\u2019ils voient comment, par la recherche de l'excellence, nous entendons ne pas nous laisser dépasser ni en sciences, ni en résultats pratiques.I] y a des pas en avant qui doivent être faits.En recherche, c\u2019est le temps ou jamais.Nous les chercheurs, nous sommes prêts.Vous, êtes- vous prêts à nous aider pour l\u2019avenir de la science et pour l\u2019honneur du Canada français? CONFRONTATION CLINICO-PATHOLOGIQUE (Hopital Notre-Dame *) Observation Il s\u2019agit d\u2019un malade âgé de 33 ans.A l\u2019exclusion de vagues symptômes de fatigue, il était en bonne santé apparente jusqu\u2019à deux semaines avant l\u2019hospitalisation alors qu\u2019il a présenté une toux sèche en quintes, sans expectorations.3 jours avant l\u2019admission, le malade accuse des céphalées, est pris de nausées, il vomit et est secoué d\u2019un frisson violent.La veille de l\u2019admission, il se plaint d\u2019une grande faiblesse.Dans la soirée, il se sent engourdi du côté gauche et note une diminution de la vision dans le champ visuel gauche.Il commence à présenter des convulsions jacksonniennes du bras et de la jambe, à gauche.Au moment de l\u2019admission, le malade est somnolent.La température est à 102°, le pouls à 102 et régulier.Les poumons et le cœur sont normaux.On ne constate aucune adénopathie, ni aucune lésion cutanée.Il y a raideur modérée de la nuque.L\u2019examen neurologique montre un malade confus.On remarque un léger flou papillaire a droite.Il y a hémianopsie gauche, une lége- re parésie faciale gauche de type central, une faiblesse apparente des membres gauches avec diminution du tonus.A gauche, les réflexes ostéotendineux sont plus vifs et le réflexe plantaire est en extension.Il est impossible d\u2019apprécier 1\u2019état de la sensibilité.Une ponction lombaire est pratiquée.Elle montre une pression initiale de 450 mm, un liquide xanthochromique et 300 éléments dont 90% sont des polynucléaires.Le glucose est de 97.56% mg, mais le malade recevait alors un soluté intra-veineux.Les protéines sont à 475% me, Les examens de laboratoire complémentaires donnent les résultats suivants: hémoglo- 1.12 janvier 1960.bine: 13.6 gm; hématocrite: 41%; G.B.: 18,200; neutro: 84% ; lympho: 10%; mono: 6% ; sédimentation corrigée: 9 mm.Le lendemain de son admission, le malade présente une mydriase à droite et les deux pupilles sont fixes à la lumière.Des signes de décérébration sont présents des deux côtés.On note des mouvements cloniques intermittents de la lèvre supérieure gauche.Le pouls est à 96 et la respiration à 10.La P.A.est de 150/90.La culture du L.C.R.montre un bacille Gram négatif que l\u2019on interprète comme un contaminant.On pratique une artériographie carotidienne droite qui indique une formation expansive pariétale postérieure droite.Une artériographie vertébrale droite est sans particularité.À 3 hrs 30 P.M., le même jour, on fait une biopsie cérébrale droite, au niveau de la région pariétale supérieure.L\u2019aiguille ramène un tissu hémorragique.L\u2019examen histologique après congélation, montre une nécrose de la substance blanche et des extravasations de sang des Vaisseaux.Quelques minutes après la fin de l\u2019intervention, le malade fait un arrêt respiratoire et meurt.Docteur Roma Amyot En parcourant cette observation, je retiens certains faits qui pourront servir de jalons pour la discussion et surtout pour nous diriger vers l\u2019identification de la pathologie qui en fait l\u2019objet.Le début fut brusque, marqué de céphalée, de vomissements et d\u2019un frisson.Trois jours plus tard, apparition de convulsions localisées au côté gauche, suivies d\u2019une hémiplégie gauche et d\u2019une hémianopsie gauche.A l\u2019admission, le malade était pyrétique et présentait une légère raideur de la nuque.Le liquide céphalo-rachidien était hypertendu, xanthochromique et contenant 300 leucocytes 1638 dont 90% de polynucléaires.On trouva une hyperleucoeytose sanguine a 18.200 avec polynucléaires neutrophiles à 84%.Le lendemain, il mourut après avoir présenté des phénomènes de décérébration et une pupille droite en mydriase.Une artériographie carotidienne droite avait révélé une image d\u2019une lésion expansive.Unc biopsie cérébrale avait ramené un tissu hémorragique dans lequel on identifia une nécrose de la substance blanche et une extravasation sanguine périvasculaire.Pour passer du plus évident au plus obscur, admettons dès maintenant que ce malade est mort de son hypertension intracranienne causée par une lésion expansive cérébrale droite.Il s\u2019en suivit une hernie des uncus temporaux dans la fente de Bichat, plus manifeste du côté de la lésion, une compression du mésencéphale, une compression du 3° nerf crânien droit avec mydriase pupillaire consécutive, et des accidents de décérébration.Cela, encore une fois, paraît incontestable et se montre d\u2019une sémiologie élémentaire.Mais quelle fut la nature de cette lésion expansive d\u2019installation si dramatique et à évolution si rapidement mortelle?On connaît bien les plus communes des lésions expansives intracräniennes.Etait-ce une tumeur?Je ne crois pas.La biopsie n\u2019a pas décelé histologiquement des figures néoplasiques.Le début a été bien subit pour une tumeur, bien que certains gliomes du cerveau puissent être asymptomatiques pendant une certaine période de leur évolution et révèlent subitement leur présence soit par la survenue d\u2019une hémorragie intra-tumorale, soit par l\u2019installation rapide d\u2019un œdème de leur masse et du tissu avoisinant.D'autre part, l\u2019évolution d\u2019une tumeur peut s\u2019accompagner d\u2019un liquide xanthechromique, mais n'aurait pa: été marquée d\u2019un tel syndrome apparemment infectieux, ni d\u2019une aussi riche hypercytose liquidienne à prédominance de polynucléaires.Etait-ce un hématome?J\u2019élimine l\u2019hématome extra-dural et sous- dural qui suit l\u2019effet d\u2019un traumatisme crânien, bien que l\u2019hématome sous-dural puisse CONFRONTATION CLINICO-PATHOLOGIQUE L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1969 prendre le caractère de spontanéité chez les vieillards ou les alcooliques soumis préalablement à un traumatisme crânien banal, de faible intensité, dont ils n\u2019ont gardé aucun souvenir.D'autant moins que l\u2019artériographie cérébrale est bien caractéristique dans ces deux localisations de l\u2019hématome en montrant l\u2019éloignement pathologique de la convexité du cerveau, de la surface interne de la voûte crânienne.Ce déplacement du cerveau ne fut pas observé sur les clichés de l\u2019artériographie.Remarquons en passant que l\u2019artériographie cérébrale peut procurer le critère majeur du diagnostic de l\u2019hématome sous-dural ct extra- dural.Etait-ce un hématome intra-cérébral?Sûrement pas rattachable à une artériosclérose et à une hypertension artérielle, mais chez un sujet jeune, plutôt par l\u2019effet d\u2019une dystrophie vasculaire comme un anévrisme d\u2019origine congénitale, d\u2019un angiome ou d\u2019un hémangiome.Je ne crois pas qu\u2019on ait cu affaire à une telle pathologie.L\u2019exploration biopsique n\u2019a pas pénétré dans une masse de sang, mais plutôt dans un tissu nécrosé et hémorragique.Au surplus, il faut revenir encore une fois au syndrome clinique et biologique d\u2019apparence infectieuse qui incite à rejeter cette hypothèse.Un abcès?Abcès épidural.Il est rare, de faible épaisseur et sans pouvoir provoquer une telle hypertension intracrânienne, ni une telle réaction liquidienne.Il se développe, au surplus, à partir d\u2019une infection des parties voisines.L\u2019abcès épidural aurait eu les mêmes caractères évolutifs que l\u2019abcès épidural, beaucoup plus progressifs et également il n\u2019aurait pas provoqué une telle hypertension intracranien- ne.La biopsie, dans l\u2019un comme dans l\u2019autre cas, aurait extérioris¢ la présence de pus.J\u2019élimine aussi l\u2019abcès cérébral, bien formé, circonserit, qui aurait pu s\u2019articuler avec d\u2019autres éléments généraux et biologiques du syndrome, mais qui n\u2019a pas eu le temps de se former si on fait remonter la maladie'à quel- L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 ques jours et surtout qui ne s\u2019est pas révélé par la biopsie.Cependant une opinion première aurait pu arrêter l\u2019attention sur cette hypothèse, ren de l\u2019abcès bien constitué, mais de l\u2019abcès en gestation, soit d\u2019une encéphalite localisée, d'une cérébrite.Le malade a toussé, il a été pyrétique, il montrait des critères d\u2019infection et on doit se rappeler I'hypercytose liquidienne qui peut prendre des caractères semblables au début de l\u2019évolution de l\u2019abcès cérébral.On doit aussi se souvenir des crises jackson- niennes du début de l\u2019affection, ce qui, pour reverir à nos réflexions précédentes, est peu commun aux hématomes, aux abcès épiduraux et sous-duraux, mais peut marquer l\u2019installation d\u2019un abcès intra-cérébral.Retenons l'hypothèse de la cérébiite ou de l\u2019encéphalite localisée, Nous y reviendrons plus loin.S\u2019agissait-il alors d\u2019un infarcissement hémorragique avec œdème sévère concommi- tant?Peut-être bien.Mais par quel mécanisme?Par le truchement d\u2019une thrombose artérielle ?Aucun substrat ne peut être décelé chez ce malade jeune, non hypertendu, non syphilitique, non diabétique, qui pourrait faire soup- conner un tel processus.Peut-être b:en par l\u2019effet d\u2019une embolie.Cependant son origine ne serait pas du cœur, comme c\u2019est habituellement le cas, ni du poumon où l\u2019examen clinique et la radiographie n\u2019ont trouvé aucune pathologie.À tout événement, si on admettait qu\u2019il y eut embolie, il serait vraisemblable qu\u2019elle fut septique provoquant au cerveau un infarcissement hémorragique septique, cette encéphalite localisée que j'ai mentionnée plus haut et à potentiel d\u2019abcès dans les quelques jours à venir.D\u2019où serait venue cette embolie?Je ne puis le préciser.A moins que cet infarcissement hémorragique avec œdème cérébral secondaire, qui d\u2019ailleurs se rallierait assez bien avec le produit de la biopsie, ait été la résultante d\u2019un processus encéphalique auquel on ne pense pas assez souvent dans la survenue des syndromes CONFRONTATION CLINICO-PATHOLOGIQUE 1639 cérébraux d'installation rapide et dramatique, c\u2019est-à-dire d\u2019une thrombo-phlébite cérébrale.On sait qu\u2019une telle lésion s\u2019installe très fréquemment par des crises convulsives, qu\u2019elle peut produire un infarcissement hémorragique avec œdème lobaire ou hémisphérique, pouvant aussi, comme l\u2019embolie septique, donner lieu à une réaction méningée, à la présence de sang dans le liquide qui devient xanthochro- mique et à un tissu biopsique de caractère hémorragique et nécrotique.Bref, je crois que ce malade a été l\u2019objet soit d\u2019une embolie septique au cerveau, soit d\u2019une thrombo-phlébite cérébrale qui ont provoqué, l\u2019une ou l\u2019autre, un infarcissement hémorragique ou une encéphalite localisée à caractère hémorragique.Je ne puis préciser l\u2019origine de l\u2019embolie ou le point de départ de la thrombo-phlébite, vraisemblablement à distance du foyer.Le diagnostie anatomo-pathologique me paraît difficile à préciser et je demande à mes collègues neurologiques de venir à mon secours en apportant leur opinion qui aidera sûrement à formuler le diagnostic exact.En attendant, j'attends avec impatience la vérité de l\u2019anatomo-pathologiste qui éclairera les obscurités de ma spéculation.Docteur Francoise Robert A l\u2019autopsie, les seules lésions viscérales étaient localisées aux poumons où l\u2019on retrouvait une bronchite aiguë Le cerveau était le siège d\u2019un œdème généralisé.Les uncus étaient tous deux herniés mais ceci était plus marqué à droite.Il y avait engagement des amygdales cérébelleuses.Trois coupes transversales successives passant respectivement par les lobes frontaux, la partie antérieure et la partie postérieure des lobes pariétaux montrent l\u2019aplatissement des circonvolutions, la hernie de l\u2019uncus et de la circonvolution du corps calleux à droite.(Fig.1).On remarque que la substance blanche du centre ovale à droite et à gauche ainsi que du corps calleux a un aspect anormal.La lésion linéaire, franchement hémorragique que l\u2019on 1640 voit à droite, est une lésion surajoutée qui correspond au trajet de l\u2019aiguille de la biopsie.Une photo grossie de la tranche du bas montre que la substance blanche est grise, et qu\u2019elle est semée d\u2019un piqueté hémorragique.Ces changements sont surtout apparents au niveau de la circonvolution du corps calleux Fig.1 et du corps calleux lui-même.Les lésions sont plus marquées à droite où elles intéressent la partie supérieure du lobe pariétal ainsi que la circonvolution de l\u2019hippocampe.Le cortex est partout intact.(Fig.2).Il s\u2019agit donc d\u2019une maladie démyélinisante à composante hémorragique affectant principalement la substance blanche des lobes pa- CONFRONTATION CLINICO-PATHOLOGIQUE L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 riétaux.Les lésions sont asymétriques, et.sont beaucoup plus marquées à droite où elles s\u2019étendent jusqu\u2019au bout du lobe occipital.L\u2019examen microscopique de préparations de Loyez qui colore la myéline normale en noir montre dans les régions affectées, des lésions de deux ordres.Il existe d\u2019une part des lésions de démyélinisation périvasculaire étendues avec peu ou pas de globules rouges correspondant aux « lésions anémiques » décrites par Dorothy Russell (Fig.3-A).D\u2019autre part on voit des hémorragies en manchon autour des vaisseaux (Fig.3-B et C).Avec l\u2019hématoxyline-éosine, le violet de Cresyl et la technique de Mallory on remarque que les petites veines et aussi certaines artérioles sont le siège d\u2019une nécrose partielle de leur paroi qui s\u2019imprègne de fibrine.Il se forme alors un exsudat fibrino-hémorragi- que périvaseulaire.De nombreux polynucléaires pénètrent le parenchyme ramolli.Les mi- crogliocytes prolifèrent et s'accumulent autour des vaisseaux en dedans des globules rouges qui restent en périphérie.L'image histologique est celle d\u2019une nécrose étendue de la substance blanche résultant de la confluence de plusieurs lésions périvaseu- laires de taille réduite.Cet ensemble de lésions anatomo-patholo- giques correspond à la maladie reconnue pour la première fois par Hurst en 1941.Celui-ci lui donna le nom de « leucoencéphalite aiguë hémorragique ».Cette maladie est une des affections démyé- linisantes les plus aiguës qui soient.Elle atteint généralement le jeune adulte.Bien qu\u2019elle puisse n\u2019être précédée d\u2019aucun prodome, elle survient le plus souvent, après une infection banale des voies respiratoires supérieures.Après un intervalle de 2 à 15 jours pendant lesquels le malade paraît en voie de guérison, il y a exacerbation aiguë avec pyrexie, céphalée et atteinte profonde de l\u2019état général.La nuque est raide, le malade devient somnolent, confus, stuporeux et généralement comateux.Puis apparaissent hémiplégie ou qua- driplégie et convulsions.La maladie évolue très rapidement, la mort survenant générale- L'Union Méd.Canada CONFRONTATION CLINICO-PATHOLOGIQUE Tome 89 \u2014 Déc.1960 1641 A.Fig.2 se 2 2 25 # FH Bak 2 x 7 4.+ = ke CY Rs 2 oi Git a ae SE Gps Tn PE PE x de ee BA 2 2; £1 Re SR 0 x 5 g dd 24 per fd Fig.3 1642 ment quelques jours après l'apparition des signes neurologiques.Le laboratoire montre une neutrophilie sanguine.La pression du liquide céphalo-rachidien est augmentée.Il y a une hypercytose qui peut aller jusqu\u2019à 1,00) ou 2,200 éléments avec prédominance polynucléaire.Les protéines sont élevées.Le glucose est bas ou normal.L\u2019étiologie de cette maladie est encore discutée.On n\u2019a encore jamais pu mettre en évidence de virus ou d'agent infectieux.Ce type de lésion vasculaire accompagné de démyé- linisation suggère une inflammation de nature allergique.D'ailleurs Hurst lui-même dans sa description originale considérait cette hypothèse.On connaît déjà une maladie démyélinisan- te, allergique.C\u2019est l\u2019encéphalomyélite disséminée post-vaccinale ou post-exanthémateuse dans laquelle la lésion fondamentale est une démyélinisation périveineuse.De nombreux expérimentateurs ont pu reproduire cette maladie chez plusieurs espèces animalez par inoc- culation répétée d\u2019émulsions homologues ou hétérologues de tissu cérébral.Or 1l arrive que chez le chien, le singe et même le lapin on puisse occasionnellement produire des réac- tios plus intenses.Les lésions pathologiques prennent alors l\u2019aspeet hémorragique que l\u2019on retrouve dans notre cas.D'\u2019un autre côté Dorothy Russell a observé chez certains malades atteints de leuco-encé- phalite aiguë hémorragique des lésions typiques d\u2019encéphalomyélite.Elle pense donc, et c\u2019est la tendance actuelle, que la leucoencé- phalite aiguë hémorragique et l\u2019encéphalomyé- lite disséminée sont des variantes d\u2019un même processus pathologique.La maladie qui fait l\u2019objet de cette étude représenterait la réponse la plus intense dans un phénomène CONFRONTATION CLINICO-PATHOLOGIQUE L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 de sensibilisation dont l\u2019origine et le mécanisme restent inconnus.BIBLIOGRAPHIE E.W.HURST: Acute Haemorrhagic leucoencephal- itis; a previously undefined entity.Med.J.Australia, 2: 1.1941.D.S.RUSSELL: The nosological untiy of Acute Haemorrhagic leucoencephalitis and Acute Disseminated Encephalomyelitis.Brain, 78: 369, 1955.R.D.ADAMS et C.S.KUBIK: The morbid anatomy of the Demyelinative Diseases.Am.J.Med, 12: 510, 1952.B.H.WAKSMAN et R.D.ADAMS: Studies of the effect of the generalized Schwartzman reaction on the lesions of Experimental Allergie Encephalo- myelitis.Am.J.Path, 33: 131.1957.Epilogue Je tiens à féliciter le docteur Françoise Robert de nous avoir éclairés si lucidement par l\u2019entendement et la vue sur ce difficile problème pathologique.J'avoue que j'aurais éprouvé un réel contentement si j'avais pu l\u2019élucider.Une quinzaine de cas similaires avec contrôle anatomique seraient rapportés dans la littérature.Aucun ne fut diagnostiqué cliniquement.On évoque un processus d\u2019encéphalite sans plus de précision, un abcès, une thrombo-phlébite, ete.Greenfield dans son magnifique ouvrage Neuropathology affirme: \u201c.but the clinical signs and symptoms are not distinctive enough for a diagnosis to be made during life\u201d.Cela, sans intention d\u2019excuse de ma part, mais en toute objectivité scientifique.Cependant, je crois qu\u2019en présence d\u2019une évolution semblable qui d\u2019ailleurs offre en général une certaine stéréotypie syn- dromique, je ne manquerais pas de penser sérieusement à cette très intéressante, rare et grave entité.Et je remercie le hasard et le docteur Robert de nous avoir ouvert cette perspective.(Roma Amyot) CONGRÈS PREMIER CONGRÈS DE MÉDECINE PSYCHOSOMATIQUE DE LANGUE FRANÇAISE VITTEL (FRANCE), 8 - 10 JUILLET 1960 Si le mouvement psychosomatique n\u2019était apparu à son début que comme une protestation humaniste contre un certain scientisme médical mécanisé; si ce retour à l\u2019hippocratisme, au malade concret plutôt qu\u2019à la maladie, ne laissait pas prévoir, avant la guerre, de radicales découvertes, le développement récent de ce mouvement en aura surpris beaucoup par l\u2019élargissement des perspectives et l\u2019approfondissement constan\u201d des principes de la médecine.Ayant été plus rapidement pénétré des recherches freudiennes, le continent nord-américain en fut le premier terrain d\u2019élection mais l\u2019enthousiasme des néophytes nuisit parfois à la rigueur scientifique des travaux.Il s\u2019en faut, d\u2019autre part, que les centres européens alent été étrangers à ces préoccupations, mais leur attitude traditionnellement plus réservée et plus critique en retarda l\u2019épanouissement.Cependant depuis la guerre les discussions se multiplialent dans les services, les psychiatres délaissant leur isolement séculaire organisaient des confrontations avec les internistes, puis l\u2019an dernier paraissait à Paris une Revue de médecine psychosomatique, tout cela pour aboutir enfin cet été au premier congrès de médecine psychosomaätique de langue francaise, sous la distinguée présidence du Professeur Jean Delay.Le congrès s\u2019ouvrit par un imposant rapport de Brisset et Sapir sur une enquête approfondie de trente-quatre questions sur les aspects cliniques, l\u2019étiologie, l\u2019être et le milieu, les aspects neurophysiologiques et expérimentaux, les doctrines et théories psychosomatiques, les aspects philosophiques et enfin l\u2019aspect thérapeutique.À cette enquête il y 1.Revue de médecine psychosomatique, no 2, Tome 2 (Maloine, Paris 1960), dont toutes les citations suivantes ont été tirées.eut soixante-six réponses françaises et trente- quatre étrangères, dont plusieurs soviétiques et une du Canada, celle de Wittkower.1 La psychosomatique qui d\u2019après Held « considère l\u2019homme comme sujet et non comme objet» est, de l\u2019avis de la plupart des consultés, une méthode d\u2019approche à toutes les maladies mais comme le fait remarquer l\u2019équipe Kourilsky-Gendrot « La médecine psychosomatique n\u2019est pas une spécialité, c\u2019est entendu: il s\u2019agit d\u2019une évolution générale de la médecine.Mais il ne faut pas minimiser le fait que cette évolution s\u2019est produite sous l'impulsion de spécialistes d\u2019un genre très particulier, les psychanalystes.» (p.13).De son côté, Darmstadter soutient qu\u2019elle est une « spécialité provisoire » (p.17) par suite d\u2019une déficience de formation d\u2019une partie de la profession médicale.Le Professeur J.de Ajuriaguerra montre comment la connaissance médicale n\u2019est pas en rupture lorsqu\u2019elle s\u2019élargit jusqu\u2019aux dimensions psychosomatiques: « La médecine psychosomatique analyse le problème de l\u2019intuition clinique classique, afin de mieux s\u2019en servir, montre qu\u2019il ne suffit pas d\u2019être bon pour bien agir, mais qu'il faut également bien manier le matériel à notre disposition pour être bon médecin » (p.15).Brisset ajouta la remarque pertinente que « l\u2019intégration de la médecine psychosomatique dans la culture médicale paraît assez généralement plus facile à nos correspondants étrangers qu\u2019aux médecins français » (p.17).Au sujet du problème de l\u2019étiologie multiple de la maladie, Wittkower distingue dans l\u2019origine de cette dernière « plusieurs paramètres étiologique, biologique, psychologique, socio-culturel, dont l\u2019un peut être prédominant» (p.21), alors que Kourilsky et Gen- drot soutiennent que « le désir d\u2019explication 1644 moniste et de thérapie uniciste correspondent en profondeur à des tentations pulsionnelles d'explication totale par une équation unique, et de maîtrise toute puissante des phénomènes par un seul: pratiquée dans cet esprit, la thérapeutique psychosomatique nous renverrait à la magie » (p.20).L\u2019épineuse question de la « névrose d\u2019organe », c\u2019est-à-dire de la différenciation entre hystérie de conversion et maladie psychosomatique est ainsi abordée par Held: « La maladie psychosomatique serait conditionnée par des frustrations importantes de besoins dans les premiers mois de la vie, tandis que la névrose proprement dite pourrait être de formation plus tardive et en rapport avec des frustrations de désirs » (p.32).De son côté, Ajuriaguerra rappelle importance cruciale des données culturelles pour le type et la profondeur du mouvement régressif: la conversion hystérique s\u2019observe de moins en moins et les troubles psychosomatiques de plus en plus dans nos pays, mais il n\u2019en va pas de même dans certains autres, fait sur lequel Schmitz rapporte son expérience de la Guyanne où on trouve au contraire beaucoup d\u2019hystérie, peu ou pas de troubles psychosomatiques.(p.32).Enfin le, notion de spécificité étiologique de chaque maladie psychosomatique, (notion des « profils» d\u2019Alexander) est niée par la plupart des auteurs.Ce rapport exhaustif, dont on ne peut ici qu\u2019effleurer les principaux thèmes, fut suivi de multiples communications concernant la réforme de l\u2019enseignement dans les facultés, la thérapeutique, les voies ouvertes à la recherche, ete.La suite du congrès révéla par les travaux présentés une caractéristique qui nous semble différencier actuellement le mouvement européen de l\u2019américain: toute la deuxième partie fut consacrée à d\u2019importantes communication sur la relaxation, et fut présidée alors par le promoteur d\u2019une de ses techniques les plus connues, le Professeur J.H.Schultz de Berlin.On se souvient que ce dernier a mis au point dès 1920 le « training autogène », CONGRÈS L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 alors que Jacobson de Chicago est l\u2019auteur de la méthode de « relaxation progressive ».Dans une introduction magistrale, le Professeur Schultz démontra « que le principe central des méthodes « organismiques » (Le.de relaxation consiste à amener l\u2019homme à se retirer du monde extérieur par la concentration sur une impression monotone ou par la fermeture des yeux, et alors à observer intensément ses propres fonctions physiologiques, à s\u2019identifier avec elles.Ce processus nous le désignons par « somatisation » et il peut être observé sur les fonctions physiologiques les plus diverses, comme cela se fait dans le « training autogène » de façon particulièrement intense ».(p.86-87).Puis J.de Ajuriaguerra et Cahen présentèrent un exposé très fouillé sur « le tonus corporel et la relation avec autrui: l\u2019expérience tonique au cours de la relaxation ».Commentant l'aspect évolutif de la maturation, ces auteurs soutiennent que « les formes d\u2019hypertonie émotionnelle de l\u2019enfance ne sont pas en soi pathologiques: ce qui est anormal, c\u2019est leur persistance sous une forme primitive, lors d\u2019un degré élevé d\u2019évolution, leur existence sous la forme d\u2019un tonus interne lors d\u2019une situation non réelle, mais figurée, leur irréversibilité suivant les situations.Si à un niveau d\u2019évolution et dans une situation donnée, une certaine attitude et une certaine réaction tonique enrichissent l\u2019expérience, à un autre niveau, elles peuvent se présenter comme énergétiquement épuisantes et défavorables ».(p.90).Plus loin, les mêmes auteurs expliquent «qu\u2019il y a lieu de faire une séparation entre les méthodes de relaxation passives et subies par l\u2019individu telles que celles obtenues par certains curarisants, tranquillisants ou par des massages, par exemple, et celles qui sont le fruit d\u2019une technique qu\u2019on apprend, telles les méthodes de relaxation progressive de Jacobson et l\u2019auto-relaxation concentrative de Schultz.Dans ces dernières méthodes, la dissolution tonique est le résultat d\u2019une enquête rationelle et fragmentaire, dissociative dans la technique de Jacobson, aboutissant au re- L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 pos global, « organismique », dès le début même lorsqu\u2019on tente d\u2019agir sur des segments de membres, aboutissant à l\u2019apaisement par diminution de la résonance affective dans la méthode de Schultz, qui a en outre une valeur formative pouvant être utilisée, auto-dirigée et auto-dominée par le sujet aussi bien dans la relation que dans la contemplation créatrice » (p.91).Comme indication thérapeutique «la méthode s\u2019appliquera de préférence a des malades dont les expériences pathologiques très précoces ont gravement affaibli le moi, ceci à la différence de la technique psychanalytique».(p.103).Quant à l\u2019efficacité du traitement « la relaxation est une psychothérapie qui peut permettre un remaniement profond.Elle offre par conséquent un moyen d\u2019'assomption que n\u2019offrent pas les thérapeutiques d\u2019invigoration verbale ou médicamenteuse.Le vé- eu corporel, dans le cadre d\u2019une relation originale, en fait une expérience parfois plus complète que la psychothérapie verbale qui classiquement ne se permet d\u2019interprétation qu\u2019extérieure à la relation thérapeutique.Il est évident, d\u2019autre part, que la relaxation se propose un remaniement beaucoup plus modeste que la psychanalyse» (p.121).Kammerer et Durand de Bousingen, de Strasbourg, traitèrent du sujet « Training autogène et psychothérapie » présentant l\u2019idée de l\u2019association des deux, même quand la dernière est une psychanalyse de type orthodoxe, surtout au moment de certaines résistances.Stokvis parlant des « Possibilités et limitations de la relaxation dans la médecine psychosomatique » exposa en détail l\u2019expérience du centre psychosomatique de Leyde: 10 à 12% des malades seulement sont capables de psychanalyse orthodoxe.« Le refoulement du conflit nucléaire étant chez le malade psychosomatique très fort, si fort qu\u2019on pourrait parler de refoulement double parce qu\u2019il va tellement en profondeur qu\u2019il attaque le corps.C\u2019est pourquoi est nécessaire et meilleure une méthode « organismique » basée sur des mé- CONGRÈS 1645 canismes primitifs, pré-verbaux, tels que hypnose et relaxation » (p.143).Dans un travail intitulé « Valeur et signification du training autogène » basé sur une expérience de quatre ans chez trois cents sujets de l'hôpital Ste.Anne (Paris), Sapir, Reverchon, Philibert et Javal concluent que « l\u2019évaluation clinique et les tests psychologiques (MMPI) se recoupent: ceux qui ont abandonné le traitement de relaxation semblent être essentiellement anxieux, ceux qui sont restés fidèles au traitement se caractérisent surtout par des tendances hystériques.En gros, les sujets suggestibles à préoceupa- tions somatiques multiples se prêtent bien à cette thérapeutique » (p.155).Ils ajoutent qu\u2019ainsi «le training autogène prend tantôt figure de traitement majeur, tantôt de thérapie secondaire ou de point de départ » (p.168).Binswanger de Zurich, célèbre pour ses travaux sur l\u2019analyse existentielle, était présent au congrès.Au cours de sa remarquable communication sur les « Applications du training autogène à des affections psychosomatiques », il fit remarquer que « dans la relaxation, il y a passage du système sympathique au parasympathique, passage à l\u2019arrière-plan des fonctions du cervelet, si bien qu\u2019il n\u2019y a plus d\u2019activité dirigée de la pensée mais seulement un déroulement d\u2019images, une contemplation (par oppositoin à l\u2019effet de regarder).Cette attitude.opposée à celle du « stress » de Selye, peut aussi être comparée à celle que produit l\u2019absorption des « tranquilizers »: détente, calme et éventuellement passivité contemplative.Cette méthode est très efficace dans de nombreux cas de maladie psychosomatique, étant comprise non comme thérapie causale, mais symptomatique.Elle permet, en outre, dans certaines limites, d\u2019exercer une influence autogène sur les fonctions végétatives, telles que le rythme cardiaque dans une tachycardie, ou sur le tube digestif, dans une crampe douloureuse, non par effort de la volonté, mais par cette « déconnection » qui physiologiquement apparaît au moment de l\u2019endormissement ». 1646 Enfin une sous-section du congrès, sous la présidence du Professeur H.de Watteville (Genève) traita de l\u2019apport des techniques de relaxation à la pratique obstétricale.À noter les communications de Chertok et Notter.Ce premier congrès qui est l\u2019aboutissement de multiples tendances rénovatrices de la médecine de langue française y consacre donc l\u2019avènement de la psychosomatique.Vers quelle direction évoluera-t-elle?On peut faire de multiples conjectures, telles que Denis Leigh, qui déclare: « En ce moment, la médecine psychosomatique est basée sur la psychanalyse.Cela changera quand nous obtien- CONGRÈS l\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 drons une connaissance croissante de ces désordres et je crois que cela progressera dans la voie où la neurologie a progressé, c\u2019est-à- dire vers l\u2019étude de l\u2019activité nerveuse de haut niveau, pas forcément dans le sens pavlovien du terme » (p.39).Mais quelle que soit l\u2019évolution future du mouvement, on peut être assuré, et la rigueur scientifique de ce congrès le prouve, que la psychosomatique est maintenant servie par des équipes médicales compétentes et qu\u2019ainsi pourvue, elle provoquera un renouvellement fécond de la médecine de ce siècle.Jean-François SAUCIER SOCIÉTÉ BELGE DE GASTRO-ENTÉROLOGIE Bruxelles, 24 - 25 septembre 1960.LES PANCRÉATITES CHRONIQUES A Bruxelles, au Palais des Congres, les 24 et 25 septembre 1960, se tenait une séance « extraordinaire » de la Société Belge de gas- tro-entérologie.Ce jour-là, alors que dans une atmosphère de conte de fées Bruxelles réservait au roi Baudoin et à sa fiancée un accueil délirant, gastro-entérologues belges et français abordaient les problèmes des pancréatites chroniques et des iléites non spécifiques.Il n\u2019est pas sans intérêt de donner un compte-rendu assez détaillé des rapports et discussions qui ont animé la journée consacrée à l\u2019étude des pancréatites chroniques.On verra que les auteurs des rapports, présentant une moisson abondante de faits vécus, se sont efforcés de dégager les idées qui s'imposent actuellement.Si ces études ne permettent pas de conclure de façon formelle, 11 y a tout lieu de croire que laboratoire et clinique révèle- ront un jour les mystères que recèle le pancréas.1.Pathogénie des pancréatites chroniques, par J.Caroli, A.Mortiaux et M.Prigent (Paris).Dans une critique aussi impartiale que possible, Caroli rappelle le caractère mouvant des théories sur les pancréatites chroniques.Une discussion préliminaire dominera tout son rapport, \u2014 à savoir l\u2019unicité d\u2019origine de la pancréatite chronique établie par Comfort, Gambill et Baggentoss mise en doute par les travaux de Sarles.Pour Sarles, la pancréatite avec calcifications est une affection différente de la pancréatite chronique seléreuse, \u2014 l\u2019une et l\u2019autre étant sans relation avec la pancréatite aiguë; pour Comfort la pancréatite chronique est la conséquence et la séquelle des poussées de pancréatite aiguë.Alors que les auteurs américains groupent sous le terme de « chronic relapsing pancreatitis », l\u2019ensemble des pancréatites aigués, subaigués et chroni- \u2018ques, \u2014 il y a, dans la conception de Sarles, un hiatus entre les pancréatites aiguës et les pancréatites chroniques.Si Sarles « a raison en tant qu\u2019il affirme, il a peut-être tort en tant qu\u2019il nie ».Aussi Caroli se dit-il amené à étudier la physiologie des pancréatites chroniques par segments juxtaposés; il envisage successivement le facteur obstruction du Wirsung, le facteur biliaire, les causes extracanaliculaires, nutritionnelles et métaboliques. L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 Tant sur le plan expérimental que physio- pathologique, les lésions au niveau du pancréas secondaires à une stricture permanente du canal de Wirsung («pancréatites d\u2019amont») sont accessoires: elles ne commandent ni la clinique, ni le pronostic de la maladie.En somme, il n\u2019y a pas de lésion spécifique en faveur de l\u2019origine obstructive d\u2019une pancréatite.Mais au cours de pancréatites chroniques calcifiantes ou non, peut-on découvrir une obstruction du Wirsung?Menée sur des pièces anatomiques, une étude de Berens, Baggens- toss et Gray a montré que l\u2019obstruction du Wirsung n\u2019est pas une condition expressément fondamentale et obligatoire des pancréatites chroniques; autrement dit, la lésion canalaire est plus une conséquence de la pancréatite qu\u2019une cause, plus une complication qu\u2019un facteur pathogénique en soi.Rien, chez l\u2019animal et sans doute chez l\u2019homme, ne s\u2019oppose à ce que les conditions déterminant une pancréatite aiguë dite biliaire n\u2019entrent en jeu dans la production de certaines pancréatites calcifiantes ou non.Les facteurs à considérer sont des troubles dont le siège est au niveau de la papille.Le reflux de la bile dans le canal pancréatique paraît jouer chez l'homme un rôle fondamental (quoique non suffisant) dans le déclenchement des pancréatites à rechute; ce qui domine \u2014 selon la conception de Caroli \u2014 c'est le trouble fonc- tronnel d\u2019origine hormonale.On sait qu\u2019une double commande hormonale régit l\u2019évacuation de la bile, chez l\u2019homme; la cholécystokinine d\u2019une part et l\u2019anti- cholécystokinine, son inhibiteur d\u2019autre part.Dans le jeu normal ou pathologique des voies biliaires, l\u2019anticholécystokinine tient un rôle sanguin ou sérique au moins aussi important que la cholécystokinine.Or, tant pour le taux de la cholécystokinine que de son inhibiteur, les pancréatites en poussée ont un comportement que l\u2019on ne retrouve ni chez l\u2019homme normal, ni chez l\u2019homme dans divers états pathologiques: une augmentation différentielle de l\u2019efficacité hormonale viendrait témoi- CONGRÈS 1647 gner d\u2019un syndrome dyskinétique brutal qui atteindrait & la fois la vésicule et le sphincter d\u20190Oddi.(sphincter d\u2019Oddi).Sans doute, lintensité exceptionnelle du reflux bilio-pancréatique permet d\u2019expliquer un des éléments provocateurs des poussées pancréatiques.Toutefois, il ne faut pas oublier que ce reflux (même s\u2019il existe confirmation du déclenchement hormonal) ne peut être qu\u2019un des facteurs de la pancréatite; que le désordre associé le plus important est une activation anormale des ferments, activation actuellement mal précisée chez l\u2019homme.Nombre de faits disparates sont incriminés dans l\u2019étiopathogénie des pancréatites chroniques.Les auteurs américains ont rapporté une forme héréditaire (à prédominance féminine) de pancréatites chroniques.Forme ne se distinguant de la pancréatite chronique habituelle ni par les signes cliniques, ni par les complications.La transmission se ferait sur le mode dominant.On a constaté chez de telles malades des troubles métaboliques: une amino-acidurie anormale, principalement caractérisée par l\u2019excrétion excessive de lysine.Mais la relation étiologique de ce trouble biochimique avec la pancréatite n\u2019est pas établie avec certitude .L\u2019hyperparathyroïdie conduit-elle à la pancréatite?L'association est rare; St.Goar, en 1957, ne la mentionne même pas dans une étude des signes gastro -intestinaux de l\u2019hy- perpathyroïdie primitive.En dehors de la conception d\u2019une association fortuite des deux maladies \u2014 que peu d'auteurs admettent \u2014 la diversité symptomatique et la précession soit de l\u2019atteinte pancréatique, soit de l\u2019hy- perparathyroïdie rendent malaisé l\u2019étude de la pathogénie.Dans la littérature, on relève une vingtaine de cas d'association entre pancréatite et hyperlipémie.L\u2019hyperlipémie porte avant tout sur une élévation des graisses neutres.Les observations cliniques et les expérimentations ne permettent pas de conclure que la pancréatite soit responsable de l\u2019hyperlipémie, ou l\u2019hyperlipémie soit à la base des pancréatites. 1648 L'alcool a souvent été incriminé à l\u2019origine de pancréatites chroniques.En relation avec la duodénite qu\u2019il provoque, il favoriserait l\u2019obstruction du canal de Wirsung par œdème de la papille; de plus, il augmenterait la sécrétion pancréatique dans le système cana- liculaire.Ces deux facteurs se combinant entraîneraient des lésions de rupture par hy- perpression.Mais il n\u2019y a pas que ce rôle mécanique; on ne peut négliger le facteur nutritionnel dans la pathogénie des pancréatites.À défaut d\u2019expérimentation avec l\u2019alcool, on en a mené une avec l\u2019éthionine, l\u2019inhibiteur compétitif de la méthionine dont le métabolisme joue un rôle au niveau du pancréas.La méthode des isotopes (méthionine radioactive) a montré que c\u2019est au niveau du pancréas que se fait le plus rapidement la synthèse protéique.L\u2019éthionine, agissant spécifiquement sur les cellules acineuses, déprime cette synthèse protéique Du point de vue anatomo-pathologique, on trouve de la nécrose graisseuse et de l\u2019ædème; quand la survie est assez longue, du tissu fibreux apparaît.L'administration prolongée de petites quantités d\u2019éthionine amène une atrophie pancréatique modérée, par destruction aci- neuse; celle de doses importantes, une destruction rapide et complète de la glande, entraînant une mortalité importante en dix à vingt-trois jours.Chez le rat, Wachstein et Meisell ont étudié la relation expérimentale entre le taux de la diète protéique et les lésions pancréatiques.Comparées avec celles obtenues par l\u2019éthio- nine, on constate que les lésions atrophiques apparaissent plus lentement; qu\u2019il n\u2019y a aucune nécrose des cellules acineuses.Chez l\u2019homme, à la suite des observations de Zuidema en Indonésie, on peut imaginer que des régimes très carencés en protéines animales depuis l\u2019enfance puissent amener, à l\u2019âge adulte, des lésions de fibrose pancréatique avec calcifications.Thal, Murray et Egner ont mis en évidence des anticorps spécifiques au cours de pancréa- CONGRÈS L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 tites, tant expérimentales que cliniques.Les anticorps sont objectivés par la réaction de précipitation - qu\u2019il donnent, si on met en présence le sérum du imalade et un antigène obtenu par un broyat de pancréas humain.Pour expliquer les réactions, on a suggéré la formation, par le pancréas malade, de plusieurs anticorps spécifiques de ce viscère.Les uns sont particuliers à l'individu (auto-anti- corps qui ne seraient pas circulants); les autres spécifiques de l\u2019espèce (iso-anticorps), en circulation dans le sérum.Seuls ces derniers sont responsables de la positivité des réactions.Le rôle que jouent les 1s0-anticorps dans la pathogénie des pancréatites chroniques est loin d\u2019être établi, l\u2019interprétation des faits n\u2019en étant qu\u2019au stade des hypothèses.Envisageant d\u2019un façon fragmentaire la physiopathologie des pancréatites chroniques, il a semblé difficile à Caroli et à ses collaborateurs de ne pas admettre l\u2019existence réelle d\u2019une pancréatite récurrente passant à la chronicité.2.Le radiodiagnostic des pancréatites chroniques, par L.Léger (Paris) et R.Crismer (Liège).Le radiodiagnostie apporte une contribution importante au diagnostic des pancréatites chroniques.L\u2019étude radiologique d\u2019une lthiase pancréatique démontre qu\u2019il faut distinguer au niveau du pancréas deux variétés de calcifications: les grosses calcifications (caleuls du Wirsung), les fines- calcifications qui siègent soit dans les fines ramifications du Wirsung, soit au niveau du stroma.Le diagnostic différentiel doit étre fait avec les calculs du cholédoque, les calculs rénaux, les ganglions mésentériques calcifiés, les foyers de tuberculose rénale gauche calcifiés, les calcifications de l\u2019aorte abdominale ou de l\u2019artère splénique.Il faut insister sur les côtés moins évoqués du problème de la lithiase du pancréas, tels que l\u2019apparition retardée de la lithiase par rapport au syndrome de pancréatite chronique, ou la disparition des images de calcifications.Enfin; L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 il est des cas où la lithiase, non décelable radiologiquement, constitue une découverte histologique.Inconstants, manquant de spécificité, les différents signes indiquant des modifications du gastro-duodénogramme (signe de Gutman, signe de la jante, signe du rideau, signe de la pelote, élargissement de l\u2019espace rétrogas- trique) sont loin de s\u2019associer régulièrement et ne se rencontrent que dans une minorité de cas de pancréatites chroniques.Toutefois, la duodénographie hypotonique selon Liotta fournit, dans ce domaine, des documents plus démonstratifs.L'étude des déformations du cholédoque rétropancréatique dans les pancréatites chroniques est rendue possible par diverses méthodes médicales et chirurgicales de cholan- giographie, à savoir la cholangiographie intraveineuse à la biligrafine, la cholangiographie laparoscopique, la cholangiographie transpa- riétohépatique, la radiomanométrie biliaire peropératoire.A la condition qu\u2019il y ait hypertrophie de la glande, la stratigraphie axiale fournit des documents des plus intéressants.Cependant cette technique a l\u2019inconvénient d\u2019un prix de revient prohibitif.Les altérations radiologiques décelables à la pancréatographie intéressent à la fois les canalicules primaires (qui se renflent en des sinant des macules) et le canal de Wirsung, plus ou moins dilaté, tortueux, parfois sténosé.À la lumière de deux observations privilégiées, les auteurs discutent la précession des lésions de pancréatite chronique parenchymateuse sur la dilatation canalaire.3.Indications opératoires dans les pancréatites chroniques, par P.Leonard, A.Gelin, J.Buisseret et G.Daumerie (Bruxelles).Comme l\u2019a dit Cattell, « la sélection d\u2019un ou de plusieurs procédés opératoires qui sont les plus appropriés dans un cas donné peut se révéler extrêmement difficile aussi bien avant qu\u2019au moment de l'opération ».Aussi tous les efforts doivent tendre à réunir avant l\u2019opération le maximum d\u2019éléments d\u2019orienta- CONGRÈS 1649 tion que viendra compléter l\u2019ensemble des données opératoires.Maladie essentiellement évolutive, la pancréatite chronique commande plusieurs symptômes dont l\u2019association entre eux oriente souvent vers le diagnostic.Paraît le plus caractéristique, l\u2019association de la douleur à un amaigrissement brutal, une asthénie subite inexpliquée, une glucosurie insolite, une hémorragie digestive ou une diarrhée grasse.La valeur des éléments fournis par la biologie reste très ambiguë; et devant l\u2019inconstance ou le manque de spécificité de ses résultats, certains auteurs \u2014 dont Mallet Guy \u2014 lui dénient toute signification pratique.La préférence doit rester à la recherche des ferments pancréatiques au niveau du duodénum, isolée ou couplée au dosage de l\u2019amylase sanguine lors des poussées.Notons la fréquence (30-50 p.100) des courbes paradiabétiques dans certaines formes primitives évoluées de pancréatites.Les formes des pancréatites chroniques qui commandent un acte chirurgical sont celles où prédomine le symptôme douleur rebelle à tous les traitements médicaux, celles où surviennent des complications (compression d\u2019organes de voisinage et les hémorragies), certaines formes particulières, telles les formes non douloureuses mais cachectisantes avec diabète et stéatorrhée.Mais la multitude des formes anatomo-cliniques impose des modes opératoires propres.Certains modes opératoires s\u2019adressent directement à la glande.En présence de formes évoluées, irréversibles, des résections partielles ou totales signeront en quelque sorte un aveu d\u2019impuissance.S\u2019il y a obstacle à l\u2019écoulement du liquide pancréatique vers le tube digestif, une opération sur le canal de Wirsung tentera de freiner \u2014 en levant l\u2019obstacle \u2014 révolution du processus parenchymateux.D'autres modes opératoires portent sur les voies biliaires: les investigations pré-opéra- toires faisant le partage entre l\u2019affection biliaire et la maladie pancréatique, guidant le chirurgien vers celle-ci, vers celle-là ou parfois vers les deux.Des interventions mè- 1650 nent à une section des fibres du système nerveux autonome, généralement du système splanchnique ou sympathique.4 La tactique opératoire dans le traitement chirurgical des pancréatites chroniques, par J.Hepp, M.Mercadier et J.Moreaux (Paris).Dans le traitement chirurgical des pancréatites chroniques, 1l faut que la tactique opératoire se conforme aux lésions anatomiques découvertes lors de l\u2019intervention.C\u2019est le seul terrain solide.Pas de traitement univoque, partant ni tactique uniforme, mais adaptation de celle-ci à chaque circonstance particulière.Avant le déclenchement de l\u2019action chirurgicale proprement dite, deux étapes représentent en quelque sorte l\u2019_étude du champ de manœuvres: la découverte du pancréas, l\u2019exploration visuelle, manuelle et radiologique de la glande et des viscères qui l\u2019entourent.Dans le cas des pancréatites secondaires, l\u2019exploration permet de mettre à jour une lésion extrapancréatique précise et une réaction qui semble d\u2019accompagnement pancréatique.En général, il suffira de traiter la lésion causale pour que s\u2019améliore ou s\u2019atténue, ou même disparaisse la lésion pancréatique secondaire.La tactique opératoire lors de pancréatite primitive est à peu près codifiée.Une fois établie la nature, maligne ou non, de l\u2019atteinte pancréatique, (ce qui n\u2019est pas toujours facile), les rapporteurs sont d\u2019avis qu\u2019il n\u2019est pas nécessaire de faire, à l\u2019instar de Sarles, une distinction précise dans la manière d\u2019envisager la tactique opératoire \u2014 selon que la pancréatite est lithiasique ou purement scléreuse: le degré de pétrification visible est en règle inférieur à la réalité.Ce qui doit dominer le débat thérapeutique n\u2019est pas le fait lithiasique, mais bien plutôt la localisation et le retentissement canalaire de la pancréatite.(D\u2019où une action contemporaine sur la stase ou biliaire, ou portale sera considérée en fonction des découvertes radiologiques).En présence de lithiases pancréatiques à gros calculs, sans altérations parenchymateu- CONGRÈS L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 ses ou presque, ct où on peut dire que la lithiase canalaire prend le pas sur la réaction glandulaire, la tactique se voit commandée par le siège des calculs et leur nombre: le but du chirurgien devient alors essentiellement leur extraction.Mais ce point mis à part, reste à envisager le centre du problème: le traitement d\u2019une pancréatite où la lithiase, si elle existe, n\u2019est qu\u2019un élément accessoire des données.La tendance actuelle est de s\u2019efforcer soit de supprimer les lésions pancréatiques lorsqu\u2019elles sont localisées et aisément extirpables, soit de lutter contre la stase pancréatique \u2014 quand elle existe \u2014 par une anastomose de dérivation.Les pancréatites localisées à gauche sont de traitement facile: pancréatectomie gauche (Mallet-Guy, 1934).Localisation rare, car les pancréatites sont, la plupart, diffuses ou apparemment telles.Dans les pancréatites diffuses, si le canal est dilaté, la tendance des rapporteurs est de rechercher & réaliser une anastomose pancré- ato-digestive sans sacrifice parenchymateux: parmi les types de dérivation interne, Hepp et ses collaborateurs préfèrent l\u2019anastomose wirsungo-jéjunale latérale dans la continuité de la glande.Devant une pancréatite atrophique rétractile dont le Wirsung est étroit, sténosé de façon diffuse, l\u2019opérateur est en droit d\u2019envisager deux types d\u2019intervention: les unes d\u2019exérèse pancréatique, les autres d\u2019énervation pancréatique.Trois types de pancréatectomie peuvent être réalisées: la pancréatectomie gauche, la duodéno-pancréatectomie céphalique, la pan- créatectomie totale.La pancréatectomie gauche, lorsque les lésions sont diffuses, semble illogique et insuffisante.Les risques immédiats et ultérieurs d\u2019une pancréatectomie totale sont démesurés pour une lésion histologiquement bénigne et d\u2019évolution lente.La duodéno- pancréatectomie céphalique ne doit être envisagée que chez les malades ayant un syndrome douloureux intense et rebelle, porteurs de lésions pancréatiques localisées surtout à la L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 tête: intervention majeure, délicate (la sclérose pancréatique rend souvent ardue la libération de la glande des plans veineux), qui a le mérite de supprimer le territoire pathologique et sans doute de préserver l\u2019avenir du parenchyme sain.Aussi semble-t-il légitime d\u2019être hostile à de tels sacrifices pancréatiques et de diriger ses efforts vers la réalisation d\u2019une énervation pancréatique.À l\u2019effet antalgique de la section splanchnique, Mallet-Guy, le promoteur de la méthode, espérait voir s\u2019ajouter « l\u2019amélioration des conditions fonctionnelles du pancréas exocrine malade ».Les résultats favorables furent loin d\u2019être retrouvés avec constance.Les auteurs américains, après avoir accepté l\u2019origine nerveuse de la pancréatie chronique, ont préconisé des sympathectomies plus larges, allant de la gangliectomie cœlia- que aux sympathectomies thoraco-lombaires étendues et bilatérales.Les rapporteurs n\u2019ont aucune expérience des sympathectomies élargies, se contentant de la splanchnicectomie gauche ou droite: ils résèquent grand et petit Splanchniques ainsi que la corne externe du ganglion semi-lunaire.Les résultats obtenus par Hepp et ses collaborateurs (sur 96 interventions, ils n\u2019ont enregistré que 2 morts) justifient pareille attitude tactique.Sans doute, s\u2019ils ne se croient pas autorisés de prononcer le mot de guérison, peuvent-ils espérer la plupart du temps soulager un malade par un acte chirurgical qui ne comporte pas de risque prohibitif.5 Discussion médicale des rapports, par H.Sarles (Marseille).Les données de la littérature, confrontées avec l'étude minutieuse d'observations personnelles, ont conduit Sarles à penser que plusieurs théories invoquées à l\u2019origine des pancréatites chroniques n\u2019étaient que des dogmes reposant sur un support de faits bien fragiles.« La filiation, admise par Comfort, Gambill, Baggenstoss, Cattell et Warren, des pancréatites aiguës hémorragiques ou œdémateuses aux scléroses du pancréas sans calcifications CONGRES 1651 et aux lithiases pancréatiques reposent sur des arguments qui sont tout au plus des présomptions ».A partir de documents personnels, Sarles a comparé les pancréatites avec calcifications, les scléroses du pancréas sans calcifications (avec controle histologique), et les scléroses du pancréas secondaires à une oddite scléro- rétractile.Une étude mathématique de ses données lui a montré qu\u2019il n\u2019existe aucun rapport fondamental entre les groupes, qui représentent trois groupes pathologiques différents.Pour Comfort et ses collaborateurs, les pancréatites calcifiantes signent une étape évolutive tardive des pancréatites sans calei- fications; selon la statistique du rapporteur marseillais, (statistique s'appuyant sur des différences cliniques, radiologiques et histologiques précises), les pancréatites calcifiantes apparaissent 22 ans, en moyenne, ayant les pancréatites sans calcifications ni oddite.Qu'il existe aussi des différences histo-pa- thologiques est un argument de plus pour admettre l\u2019autonomie des pancréatites calei- fiantes vis-à-vis du groupe moins homogène des pancréatites non calcifiantes.Les pancréatites calcifiantes sont d\u2019une évolution moins grave que les formes non calci- fiantes, ne sont accompagnées qu\u2019inconstam- ment et de façon incomplète par un syndrome de rétention biliaire.Sur le plan anatomique, le plus souvent, le canal de Wirsung est, semble-t-il secondairement dilaté.Prédominant toujours dans le tissu interlobulaire, éloignant les plages du tissu exocrine, la sclérose est un phénomène important mais cette sclérose n\u2019est pas d\u2019aspect inflammatoire.Images de distension canalaire, relative conservation du tissu exocrine sont aussi des traits essentiels.Les concrétions calciques sont l\u2019élément caractéristique de cette pancréatite.Une lésion, à personnalité pathologique, associée à la fréquence des dépôts calciques, frappe par son caractère précis: elle intéresse le tissu exocrine et se traduit par la dislocation des acinis des lobules, \u2014 lésion de « pseudo-adé- nomatose ». 1652 Les pancréatites chroniques non calcifiantes forment un groupe moins homogène que les pancréatites calcifiantes.L'absence radiologique et histologique de calcifications n\u2019est pas le seul élément d\u2019opposition entre ces deux groupes.Leur évolution est généralement plus grave; l\u2019ictère, plus fréquent.Le Wirsung est moins fréquemment dilaté.De plus, la destruction du tissu exocrine généralement importante, la note inflammatoire plus accusée, les canaux plus altérés dans leur vêtement épithélial et l\u2019absence de transformation kystique des acinis sont des éléments principaux de différenciation avec la pancréatite calei- fiante.(Il paraît surtout important de retenir qu\u2019il existe entre ces deux groupes des différences profondes).Les pancréatites en amont d\u2019une oddite sont responsables de sclérose assez modérée, de caractère inflammatoire, de topographie surtout péricanalaire.La place véritable des « pancréatites en amont » est précisée moins par des caractères lésionnels que par la mise en évidence du facteur à l\u2019origine de la sténose des voies excrétrices et des lésions du parenchyme sus-jacent.Au terme de cet exposé, on peut retenir que le groupe des scléroses pancréatiques comprend des lésions secondaires à un facteur CONGRÈS L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 étiologique défini, des pancréatites scléreuses dont l\u2019analyse lésionnelle permet de distinguer les scléroses évolutives du pancréas sans calcifications et les pancréatites calcifiantes disséminées.Sans doute, à la pauvreté des connaissances dans le domaine des pancréatites chroniques s\u2019oppose la multiplicité des théories invoquées à l\u2019origine de cette pathologie.Et l\u2019hypothèse voulant démontrer le passage des pancréatites aiguës hémorragiques ou œdémateuses aux pancréatites chroniques et aux lithiases pancréatiques en est une de « simplification certes ingénieuse mais qui ne paraît pas confirmée par les faits ».Plutôt qu\u2019une conception uni- ciste, un dénombrement anatomo-pathologi- que rigoureux et une étude précise des observations permettront de faire progresser les connaissances sur cette pathologie.Il faut séparer les constatations évidentes des interprétations incertaines.\u2018 Cecil GENDREAU 1.La Société belge de gastro-entérologie fait paraître les rapports de ses séances dans la revue Acta Gastro-enterelogica Belgica.Tout récemment, Monsieur Henri Sarles a publié avec Monsieur Maurice Mercadier, une monographie : Les pancréatites chroniques de l'adulte.Expansion Scientifique Française, Paris, 1960 \u2014 265 pages. CORRESPONDANCE LETTRE DES ÉTATS-UNIS Les résultats obtenus au cours de recherches médicales sont souvent inattendus et même parfois paradoxaux.Tel est le cas de la théorie selon laquelle le mécanisme qui produit les anticorps peut provoquer des maladies chez l'homme; cette thèse gagne chaque jour de nouveaux adeptes.Selon un article de Willam Dameshek, paru dans le numéro d\u2019août de l\u2019« American Medical Association, Archives of Internal Medicine » (106: 162, 1960), il existe déjà assez de preuves pour considérer le lupus érythémateux généralisé comme un trouble complexe d\u2019auto-immuni- sation « atteignant inégalement les différents éléments du sang et les capillaires et produisant ainsi un trouble protéiforme ».Bien que cette observation soit fort intéressante, les raisons pour lesquelles certains groupes de cellules anormales produisent des anticorps sont encore des plus obscures.Un article publié par l\u2019« American Dental Association », décrivant les résultats obtenus en pratique par un certain nombre de dentistes, montre que de nouveaux instruments extra-rapides leur permettent ae traiter plus de malades.Deux dentistes sur trois, et en particulier les plus jeunes, emploient des instruments perforants rapides ou extra-rapides.Plus de la moitié d\u2019entre eux estiment que ces nouveaux instruments leur permettent de traiter plus de malades; un tiers d\u2019entre eux ont pu même diminuer leurs heures de travail.De plus, ces praticiens déclarent que leurs clients s\u2019en trouvent mieux, qu\u2019eux-mêmes sont moins fatigués et que cela représente un gain de temps pour tout le monde.W.B.Kouwenhoven et ses collaborateurs décrivent dans le numéro du 9 juillet du « Journal of the American Medical Association » (173: 1064, 1960i, une nouvelle technique permettant de masser le coeur sans ouvrir le thorax.Cette méthode est des plus utiles car elle peut être appliquée en toutes circonstances.IL suffit de placer le talon de la main sur le sternum et l\u2019autre main sur la première, près de l\u2019appendice xyphoïde.Exercer une pression et relâcher au rythme d'environ 60 fois par minute; à chaque pres- ston le sternum se rapproche de la colonne vertébrale de 3 a 4 cm.Cette manœuvre comprime le cœur entre le sternum et la colonne vertébrale et provoque l\u2019évacuation du sang.Le sang reflue dans le cœur lorsque la pression est relâchée.La paroi thoracique est tres mobile chez les malades sans connaissance ou ceux qui ont été anesthésiés, ce qui permet d\u2019exercer, sans aucun danger, des pressions chez tous les malades.Les auteurs ont employé cette méthode pour masser le cœur de 20 malades dont l\u2019âge variait de 2 mois à 80 ans.Tous ont été ranimés et au moment de cette communication 14 sont en- ccre vivants et ne présentent aucun signe d\u2019attcinte du système nerveux central.La conclusion que C.J.Devinson et K.Kawabe « The Wisconsin Medical Journal » (59: 431, 1960) tirent de l\u2019examen des dossiers de 162 femmes ayant présenté une hémorragie immédiatement après l\u2019accouchement est que le traitement doit être avant tout préventif.Le travail ne doit pas se prolonger au delà de 18 heures.Si le travail est lent, l convient de faire des injections intraveineuses appropriées.Si l\u2019on doit provoquer le travail, il est indiqué de continuer l\u2019admi- mistration de ces injections pendant le travail et pendant les 80 minutes qui suivent l\u2019accouchement.Pratiquer les injections intraveineuses au moyen d\u2019une aiguille No 18 en prévision d\u2019une transfusion de sang éventuelle.Faire l\u2019accouchement lentement et dès le dégagement de la tête et de l\u2019épaule antérieure, pratiquer des aspirations des bronches de l\u2019enfant.Au même moment administrer à la mère 1654 une injection intramusculaire de Pitocine (10 unités) ou, si une perfusion intraveineuse est en cours, en profiter pour ajouter 10 unités dans le flacon.Recourir à une transfusion de sang st, en cas d\u2019atonie utérine, la parturiente a perdu 500 cc.de sang ou plus.Examiner le col utérin et le vagin avec soin; un pansement utérin n\u2019est pas indiqué mars un pansement vaginal peut être nécessaire dans certains cas.D.Oken publie dans le numéro d\u2019avril de l\u2019« American Medical Association, Arch.Gen.Psych ».(2: 41, 1960) une étude montrant le rapport étroit existant entre l'élévation de la tension artérielle et la suppression de la colère.L\u2019auteur a étudié les réactions physiologiques de 10 malades psychiatriques, dont la tension artérielle était normale, pendant des accès de colère, d\u2019anxiété ou de dépres- ston.Les malades qui réprimaient le mieux leur colère étaient ceux qui présentaient une pression diastolique plus élevée et une résistance périphérique plus grande que ceux qui donnaient libre cours à leur émotion.L\u2019hypertension essentielle, caractérisée par une résistance vasculaire périphérique élevée, semble avoir un rapport avec la suppression de la colère, bien qu\u2019il soit impossible de prouver, à l\u2019heure actuelle, que celle-ci ait un rôle dans l\u2019apparition d\u2019une hypertension essentielle.L'influence de l\u2019hérédité sur apparition de la maladie, comparée à celle du milieu, fait l\u2019objet de travaux constants dont les progrès, parfois lents sont cependant évidents.Un nouveau pas en avant vient d\u2019être accomplh grâce à l\u2019uhilisation de l\u2019électro-cardiographe pour déceler les malformations congénitales du coeur chez le foetus.S.D.Larks et L.Longo, dans le numéro du 16 juillet du « Journal of the American Medical Association » (173: 1217, 1960), estiment que non seulement les améliorations apportées aux électro-car- diographes mais aussi les progrès techniques et la meilleure compréhension des problèmes ont permis d\u2019obtemir un électrocardiogramme CORRESPONDANCE L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 exact du fœtus dès la 22e semaine de la grossesse.La constatation précoce de troubles cardiaques présente un grand intérêt.Tout d\u2019abord, elle permet de préparer une intervention chirurgicale immédiatement après la naissance du nourrisson, épargnant ainsi de nombreuses vies.Du point de vue de la recherche, cette nouvelle technique peut permettre de déterminer exactement à quel moment certaines anomalies congénitales surviennent au cours de la grossesse.Ceci permettrait éventuellement de savoir si l\u2019anomalie en question est héréditaire ou est le résultat d\u2019une infection contractés pendant la grossesse.B.H.Kean, après avoir étudié les différents agents thérapeutiques en usage dans la pratique courante pour le traitement des parasites intestinaux, décrit le résultat de ses travaux dans le numéro de juillet de « Postgraduate Medicine » (28: 35, 1960).Le nombre de nouvelles préparations qui viennent d\u2019enrichir la thérapeutique antiparasitaire a motivé cette étude.L\u2019auteur estime que 40 millions environ des habitants des Etats-Unis sont actuellement les hôtes de parasites intestinaux.Etant donné ce fait, auquel il convient d\u2019ajouter l\u2019augmentation des voyages inter- natronaux et l\u2019affluence d\u2019environ un million de Porto-Ricains aux Etats-Unis, les méde- eins, en établissant leur diagnostic, ne doivent pas oublier la possibilité d\u2019une parasitose.L\u2019un des parasites les plus communs est UEnterobius vermicularis, connu sous le nom d\u2019ascaris.Les récidives rendent la gué- raison difficile et sont la cause de traitements prolongés.Il existe un nouvel agent thérapeutique, le pamoate de pyrvinium (Van- quine) pour le traitement de l'ascaridiose qui doit s\u2019ajouter aux mesures d\u2019hygiéne courantes.Le Dr.Kean déclare qu\u2019une seule dose de Vanquine guérit 90% des malades de l\u2019ascaridiose.La dose prescrite est de 5 mg.de la base anhydre de pyrvinium par kilo de poids du corps; ou 1 cuillerée à café (5 cc.) dune émulsion de Vanquine par 10 kilos de poids du corps; ou 1 comprimé de 100 mg.par 18 kilos de poids du corps.Les doses peu- L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 vent être arrondies étant donné que le produit west que très rarement toxique s\u2019il est pris à dose plus élevée.La goutte est plus fréquente chez la femme qu'on ne le pense d'habitude: telle est la conclusion d\u2019une étude portant sur 74 malades atteints de rhumatisme goutteux.Cette étude, entreprise par R.E.Turner et ses collaborateurs, est publiée dans le numéro de septembre de l\u2019« A.M.A.Archives of Internal Medicine » (106: 400, 1960).Dans la plupart des études portant sur des goutteux, les femmes représentent environ 10% du nombre des cas, mats dans celle-ci il y avait 19 femmes sur un total de 74 malades.La plupart des auteurs ont observé que lorsque la goutte survient chez la femme c\u2019est en général après la ménopause.Au cours de l\u2019étude actuelle, la goutte fut cependant constatée avant la ménopause chez 4 des 19 femmes.L'accroissement du nombre des crises cardiaques est associé à un durcissement accéléré de l'aorte.Cette conclusion est basée sur l\u2019autopsie de 285 hommes dont S.L.Walens et C.M.Plair rapportent les résultats dans le numéro d\u2019août de I\u2019 « A.M.A.Archives of Pathology » (70: 149, 1960).Normalement, l\u2019artériosclérose s\u2019installe progressivement toute la vie durant chez un homme sur deux.Dans quelques cas exceptionnels, envi- CORRESPONDANCE 1655 TON UN sur huit, ce processus est retardé ou accéléré dans la même proportion.Les auteurs ont constaté que l\u2019infarctus du myocarde survenait 5.5 fois plus souvent chez les sujets qui présentaient une sclérose aortique en avance de 15 ans ou plus pour leur âge que chez ceux présentant une sclérose de l\u2019aorte en retard de 15 ans ou plus pour leur âge.Certains auteurs pensent que les psychoses nécessitant l\u2019hospitalisation surviennent plus fréquemment chez les jumeaux.Ceci serait dû à un état connu sous le nom de « confusion de l\u2019rdentité de la personnalité » qui appa- raitrait le plus souvent chez les jumeaux identiques, habillés et traités de façon identique.Cependant, D.Rosenthal, qui a récemment examiné les études faites en Suède et en Allemagne, conclut, dans un article publié en septembre dans l\u2019 « A.M.A.Archives of General Psychiatry » (3: 297, 1960), que cette théorie n\u2019est pas fondée D\u2019après les données actuelles il ne semble pas, en effet, que la schizophrénie ou les psychoses nécessitant l'hospitalisation surviennent avec une plus grande fréquence chez les jumeaux.L\u2019auteur estime donc que la « confusion de l\u2019iden- té de la personnalité » n\u2019a pas de rôle dans l\u2019étrologie de la schizophrénie et qu\u2019elle est plutôt un des symptômes et non la cause d\u2019une maladie mentale. ANALYSES Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complètes et utilisables, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le « Quaterly Cumulative Index Medicus» : nom de volume.la page, le mois (le jour du mois si le périodique est hebdomadaire), l\u2019année.Exemple: J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.« Ann.Med.Psychol.», 94: 1 (juin) 1938.MÉDECINE Oscas BODANSKY, Morton K.SCHWARTZ, Saul KRUG- MAN, John P.GILES et A.JACOBS: Etude comparative de l\u2019activité de la Déhydrogénase isocitrique et de la Transaminase oxalacétique flutamique dans le sérum des hépatites infectieuses.(Comparison of Activities of isocitric Dehydrogenase and Glutamic- Oxalacetic Transaminase in Serum in Intectious Hepatitis.) Pediatrics\u201d, 23: 807 (mai) 1960.En 1957-58, dans la littérature médicale, on rapporta qu\u2019une nouvelle enzyme, c\u2019est-à- dire la déhydrogénase isocitrique se retrouvait en plus grande quantité chez les patients souffrant d\u2019une hépatite infectieuse.Les auteurs nous rapportent donc leurs travaux en évaluant l\u2019activité de la déhydrovénase isocitrique chez les enfants souffrant d\u2019hépatite infectieuse.Trois points seront considérés: 1° le moment de l\u2019élévation, 2° la durée de cette élévation; 3° le rapport avec la transaminase glutaminique-oxalacétique.Matériel et méthode.Les travaux portent sur 42 patients classifiés comme ceci: a) 9 patients qui recevront 1 cc.sous-cutané de sérum de patients ayant fait une hépatite infectieuse et 5 autres patients seront témoins; b) 3 patients seront nourris avec 0.5 gm.de préparation No 1 Willowbrook et 3 autres patients seront nourris avec 0.5 gm.de la préparation ci-haut mentionnée, mais ils recevront préalablement 0.06 cc.de gamma-glo- buline par livre; ¢) 10 patients seront nourris avec .25 gm.de la préparation Willowbrook et 4 patients seront témoins; d) 8 patients seront nourris avec 0.2 gm.de la préparation Willowbrook et 5 patients seront nourris avec 0.2 gm.ayant recu 0.06 cc.de gamma-glo- buline par livre.Solution Willowbrook No 1: il s\u2019agit du sérum, obtenu 3 à 7 jours après un ictère, chez un patient ayant fait l\u2019hépatite infectieuse.Prélèvement régulièrement: 1° avant administration des virus; 2° 5 a 7 jours durant I'incubation; 3° lorsque la maladie était évidente et cecil a tous les 2 ou 3 jours.Résultats.Dans un tableau No 1, les auteurs rapportent les activités de l\u2019acide glutamique et de la transaminase.Neuf patients ayant une hépatite clinique et laboratoire- ment évidente.aL période la plus élevée pour la transaminase se chiffre de 57 jours à 33 jours minimum, andis que pour la déhydrogé- nase, elle se chiffre de 51 jours a 33 jours minimum.Le jour le plus élevé chez la tran- saminase est vers le 48e jour et dans la déhy- drogénase, se chiffre aussi au 48e jour.Avec la transaminase, on obtient des chiffres aussi élevés que 49 fois la normale et au minimum 21 fois la normale; avec la déhydrogénase, on obtient des chiffres aussi élevés que 38 fois la normale et le minimum 10 fois la normale.Dans le tableau No 2, c\u2019est-à-dire chez les patients ayant été exposés au virus de l\u2019hépatite infectieuse, mais ne montrant pas de signes évidents d\u2019hépatite.Les auteurs rapportent quatre cas: l\u2019élévation de la transaminase et de la déhydro- génase se chiffre de 42 à 26.Dans un cas seulement, l\u2019élévation de la transaminase n\u2019a rien donné; dans les autres cas, les élévations ont donné de 42 à 26 jours; l\u2019élévation n\u2019a pas été plus que 1 fois la normale.Discussion et conclusion.La détermination de la transaminase et de la déhydrogénase dans le sérum s\u2019avère évidente.De plus, l\u2019une ne semble pas avoir avantage sur l\u2019autre, mais techniquement parlant, la déhydrogénase est devenue laborieuse, elle se conserve moins bien d\u2019où il est préférable selon les auteurs de se servir de la transaminase.Gérard TREMBLAY. L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 GASTRO-ENTEROLOGIE Paul SANTY et Pierre MARION: Hémorragies oeso- gastriques d'origine portale.Résultats éloignés de la chirurgie.\"Arch.Mal.App.Dig.\u201d, 48: 265 (juillet- août) 1959.Les auteurs présentent: \u2014 des faits cliniques choisis parmi les résultats éloignés des dérivations porto-caves pour hémorragies œsogastriques, par hypertension portale; \u2014 des exemples de succès et d\u2019échecs d\u2019anastomoses spléno-rénales pour sténoses congénitales de la veine porte.Des échecs traités avec succès par dérivation mésentérico-cave ou par œsogastrectomie polaire supérieure: \u2014 des thromboses veineuses essentielles, qui posent le problème difficile de leur traitement chirurgical; \u2014 enfin des observations suivies depuis plus de 5 ans après l\u2019opération: de cirrhoses infantiles (hépatite fœtale) \u2014 de cirrhoses post- virales \u2014 de cirrhoses alcooliques.Les observations sont choisies parmi plus de 192 observations d\u2019hypertension portale dont 178 opérés.HILLEMAND.J.L.LORTAT-JACOB, J.N.MAILLARD et M.DROMER: Indications et résultats des anastomoses porto-caves.\u201cArch.Mal.App.Dig., 48: 247 (juillet-août) 1959.Les auteurs présentent 25 cas d\u2019anastomoses porto-caves, dont 15 tronculaires et 10 radiculaires.La principale indication de l\u2019anastomose porto-cave est la cirrhose avec varices œso- phagiennes.La voie d\u2019abord postéro-latérale donne un jour excellent, et permet de réaliser facilement l\u2019anastomose, qui est le plus souvent termino-latérale.La mortalité opératoire a été de 46%.Elle doit pouvoir être diminuée par une meilleure sélection et une meilleure préparation des malades, et par la confection d\u2019une anastomose latéro-latérale, beaucoup plus physiologique.La principale indication de l\u2019anastomose radiculaire est la trombose portale sous hépa- ANALYSES 1657 tique où le tronc porte est inutilisable.L'anastomose a été spléno-rénale terminolatérale.La mortalité est nulle mais l\u2019action sur les varices est très faible, ceci étant dû au petit calibre de l\u2019anastomose et à la fréquence de sa thrombose.Elle doit être réservée aux cas où aucune dérivation porto-cave directe n\u2019est possible, et peut être vaut-il mieux lui substituer la splénectomie avec action directe sur les varices.HILLEMAND.P.VESIN: Le traitement des cirrhoses ascitiques éthyliques par la delta cortisone.\u2018Arch.Mal.App.Dig.\u201d, 48: 1497 (déc.) 1959.Après un court historique des raisons qui ont amené à introduire la delta cortisone dans le traitement des cirrhoses ascitiques, l\u2019auteur rapporte les résultats cliniques et biologiques observés chez 100 malades.Les différents modes évolutifs sont détaillés: assèchement complet (44 cas), succès transitoire (10 cas) échec (46 cas).L'action porte avant tout sur le syndrome œdémateux, mais aussi sur les signes généraux de l\u2019affection.Par contre, les lésions anatomo-pathologiques ne sont pas modifiées, à l\u2019exception de la stéatose.Une étude biologique étendue est faite de l\u2019action anti-cedémateuse de la delta-corti- sone.Ce corps exerce essentiellement une action de déplétion hydrique (diurèse, et accessoirement sudation), l\u2019élimination considérable du sodium observée dans les cas favorables (où elle remplace la rétention intense du sodium) est indirecte et due au retour à la normale de l\u2019hypersécrétion d\u2019aldostérone.Cependant, la diurèse sodique paraît relever aussi d\u2019autres mécanismes qui sont étudiés.Le rôle de cette hypersécrétion dans la rétention sodique est fondamental.Le mécanisme de cette hypersécrétion, sans signification phy- siopathologique sont discutés :enfin, une conception d\u2019ensemble sur le processus d\u2019assèchement de l\u2019ædème est présentée, en particulier le mécanisme indirect par lequel la delta cortisone entraîne, dans les cas favorables, le retour à la normale de l\u2019hyperaldostéronisme. 1658 Les causes des échecs sont également diseu- tées.Dans un dernier chapitre thérapeutique sont envisagés successivement la posologie, les associations thérapeutiques (diurétiques, ponctions, régime désodé) et les accidents thérapeutiques (infections, tuberculose, diabète, lésions du tube digestif, thrombose).La grande valeur de ce traitement est soulignée, sans méconnaître ses limites.HILLEMAND.M.LEVRAT, R.LAMBERT et C.BOURRAT: La maladie ulcéreuse \u2014 Influence de l'hérédité et de l\u2019environnement \u2014 L'ulcère gastro-duodénal des jumeaux.\u2018La Presse Médicale\", 68: 431 (15 mars) 1960.Nous connaissons dans la littérature 28 cas publiés d\u2019ulcères gastro-duodénaux survenus chez des jumeaux univitellins, dont 4 observés par nous, nous publions la 29ème observation.Il s\u2019agit de 2 jumeaux présentant l\u2019un et l\u2019autre depuis plusieurs années un ulcère duodénal évoluant d\u2019une façon assez rigoureusement parallèle avec 2 périodes douloureuses simultanées par an.L\u2019un d\u2019eux est hospitalisé pour une hémorragie grave consécutive à l\u2019ingestion d\u2019aspirine au cours d\u2019une poussée ulcéreuse, alors que son frère présente dans le même temps une évolution ulcéreuse habituelle sans complication.Cette observation est très instructive pour la compréhension de l\u2019étiopathogénie des ulcères gastro-duodénaux.On y retrouve le rôle de l\u2019hérédité expliquant l\u2019évolution simultanée et avec la même localisation duodénale de l\u2019ulcère chez deux jumeaux.L\u2019hérédité est une hérédité de prédisposition créant le terrain ulcéreux sur lequel l\u2019ulcère peut ou non apparaître.Parmi les facteurs qui peuvent révéler l\u2019ulcère sur un terrain prédisposé ou en modifier l\u2019évolution ceux que nous connaissons le mieux sont les facteurs médicamenteux.La Cortisone ou la Phénylbutazone peuvent réveiller une poussée ulcéreuse chez un ancien ulcéreux ou révéler une prédisposition héréditaire latente comme nous en avons publié des cas.Dans notre observation la prise d\u2019aspirine, facteur péristatique, a rendu différente l\u2019évo- ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 lution jusque-là parallèle de 'ulcére chez nos deux jumeaux en déterminant une hémorragie grave chez l\u2019un d\u2019eux.Des observations de ce type sont très instructives, mais très rares et le resteront tant que nous ne disposerons pas d\u2019un test biologique précis pour faire la preuve du terrain ulcéreux constitutionnel.Guy ALBOT.NEUROLOGIE I.BERTRAND, S.LHERMITTE, B.ANTOINE, H.DUCROT: Nécroses massives du système nerveux central dans une survie artificielle.\u2018Revue Neurologique\", 101: 101 (août) 1959.Les auteurs présentent ce cas pour montrer une lésion du système nerveux qui se développe à la faveur d\u2019une survie artificielle.Il s\u2019agit d\u2019une jeune fille de 17 ans qui a présenté une angine-otite avec température.10 Jours plus tard elle fait un collapsus cardio- vasculaire avec subictère et anurie qui dispa- rait en 48 heures mais laisse après lui une insufficance sévère et persistante des fonctions rénales.8 jours après le début de l\u2019anurie, crise d\u2019épilepsie suivie de torpeur progressive.3 jours plus tard, la malade est dans le coma et au cours d\u2019une séance d\u2019épuration extra- rénale par le rein artificiel, la respiration s\u2019arrête définitivement.La réanimation est poursuivie pendant 3 jours tant que l\u2019activité cardiaque persiste.Pendant ces 3 jours il n\u2019existe plus aucun signe témoignant d\u2019une activité du système nerveux central.La conscience est abolie, la malade ne réagit à aucun stimuli.Tous les réflexes sont abolis.Plusieurs eeg ne recueillent -aucune activité électrique cérébrale et sont réduits à la ligne iso-électri- que.La respiration artificielle est arrêtée lorsque toute activité cardiaque clinique et électrique est cessée.L\u2019autopsie faite 5 heures après la mort, montre une congestion diffuse des reins avec nombreux placards hémorragiques ct des foyers de condensation au niveau du lobe inférieur pulmonaire droit.Le cerveau et le cervelet sont d\u2019une mollesse et d\u2019une fragilité extrême.Cette mollesse est atténuée après L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 fixation formolée.À la coupe on note un état malacique très accentué des formations grises suivantes: pôle et face inférieure du lobe temporal, des diverses circonvolutions arbitraires, du tuber, des tubercules mamillaires, de la corne d\u2019Ammon, de la majeure partie du lobe occipital, de la circonvolution du corps calleux.La limite profonde des territoires nécrosés est souvent marquée par une légère fissure les séparant de l\u2019axe blanc sous-jacent relativement indemne.Il n\u2019y a aucun signe de ramollissement hémorragique.En plus des territoires mentionnés plus haut, les autres territoires corticaux ont une consistance diminuée.Les noyaux gris centraux et les divers segments du trone cérébral semblent à peu près indemnes.Le cervelet montre d\u2019énormes lésions malaciques.À l\u2019examen histologique on se trouve en présence d\u2019un processus nécrotique généralisé des éléments neuro-ganglionnaires, portant avant tout sur le corps cellulaire et contrastant avec l'intégrité relative des divers prolongements.Ces lésions portent sur les différents segments du névraxe.Fait essentiel, il n\u2019y a aucune réaction de la part des éléments gliaux ou mésenchymateux.Il n\u2019y a aucune trace de satellitose de gliose ou de périvaseu- larite.La discussion porte sur la nature de ces dégénérescences neuro-ganglionnaires.Le diagnostic d\u2019encéphalite nécrosante ne parait pas soutenable car s\u2019il y a une certaine similitude en ce qui concerne les zones d\u2019élection topographique, il n\u2019y a aucune réaction essentielle de l\u2019encéphalite nécrosante (périvascularite, réaction gliale et microgliale.Inclusion nucléaire, ramollissement hémorragique).Les lésions observées se rapprochent des aspects signalés au cours de l\u2019anoxie, de l\u2019hypohémie et des processus toxi-infectieux.Les dégénérescences constatées après syncope chlorofor- mique prolongée se rapprocheraient des lésions actuelles par leur généralisation et l\u2019absence de toute réaction satellitaire mais elles sont loin d\u2019atteindre à un degré de nécrose aussi massif.Les aspects histologiques constatés ANALYSES 1659 dans le cas rapporté, sont l\u2019aboutissant des lésions élémentaires développées au cours des stades cliniques successifs.Si la malade avait succombé dès le début du collapsus, on aurait observé une dégénérescence neuro-ganglion- naire banale, mais la malade ayant survécu, les dégénérescences ont continué à évoluer vers un état de nécrose avancée et généralisée.Annie COURTOIS.G.MORIN, R.M.VERCEL: Encéphalite rhumatismale gravissime guérie par hibernation prolongée et corti- cothérapie.\"Presse Médicale\u201d, 67: 2023 (21 nov.) 1959.Observation.Francois P., 18 ans, lycéen, fait le 22 février 1958 une angine avec température.Quelques jours plus tard à la suite d\u2019une épreuve sportive fatigante, apparition de douleurs musculaires et température.Dans les jours suivants, érythème polymorphe du tronc et des membres, et douleurs articulaires surtout aux genoux.Traité par pénicilline et cortancyl.Rémission de 2 semaines puis la température remonte.L\u2019enfant reçoit alors une visite qui le bouleverse.Il se plaint alors d\u2019algies précordiales et fait un état confuso- onirique pour lequel il est hospitalisé.À son entrée il présente une désorientation temporo- spatiale avec délire de mort.Hallucinations auditives et visuelles.À l\u2019examen le malade est pâle et amaigri.Il y a une discrète atteinte polynévritique des membres inférieurs.Un cœur rapide, une tension normale.La P.Lest normale.La formule sanguine de type inflammatoire.L\u2019EEG désynchronisé.Il reçoit un traitement avec pénicilline, salitropine, vitamines B tonicardiaque.Dans la nuit on note une élévation de la température, de l\u2019agitation, un état catatonique pendant 24 heures.Le cœur présente un souffle télésystolique.Un EKG indique une myocardite au début.Dans les jours qui suivent s\u2019installent un délire aigu avec pancardite et hyperazotémie à 0.gr 80.La température s\u2019élève toujours.On décide l'hibernation qui est poursuivie 12 jours.Après 48 heures on essaie de l\u2019interrompre mais il y a une aggravation des signes 1660 cardiaques et neurologiques et une infection pyogène et mycosique respiratoire.Au bout de 12 jours l\u2019enfant est sauvé, son psychisme est encore perturbé et il a des troubles de conscience et de la vigilance.Il persiste une insuffisance aortique.6 mois après le début restitution ad integrum presque complète en dehors d\u2019une légère insuffisance aortique bien compensée.Il n\u2019y a aucune séquelle psychique.Commentaires.Les particularités cliniques sont constituées ici par le rôle déclenchant d\u2019une fatigue musculaire excessive et la survenue de manifestations encéphalitiques après un choc émotif important.Le traitement sali- cylé et par les corticoides spécifiques du rhumatisme articulaire aigu, n\u2019ont pas empêché l\u2019évolution de la maladie.Pour certains auteurs, l\u2019encéphalite aiguë hyperazotémique entre dans le cadre général des syndromes d\u2019irritation de Reilly, mode de réaction non spécifique à un stress toxi-infectieux ou émotionnel intense.Selon les conceptions de La- borit et de Huguenard, l\u2019application de l\u2019hy- bernation serait considérée comme le traitement le plus efficace du délire aigu et de l\u2019encéphalite hyperazotémique.Dans les cas de rhumatisme cérébral grave elle agirait surtout sur les troubles neuro-végétatifs mettant la vie du malade en danger, et donnerait le temps nécessaire à l\u2019action de la médication spécifique.Annie COURTOIS.Dora HSI-CHIH CHAO: Syndromes neuro-cutanés congénitaux de l'enfance.Chap.Il: Sclérose tubéreuse.(Congenital Neurocutaneous Syndromes in Childhood.Chap.II: Tuberous Sclerosis.) ''].of Ped.\u201d, 55: 447 (octobre) 1959.Chez le jeune enfant, le tableau complet de la sclérose tubéreuse existe rarement et seul, un esprit averti, saura reconnaître dans un cas d\u2019épilepsie, les lésions cutanées discrètes qui précèdent souvent de plusieurs mois l\u2019apparition des adénomes sébacés caractéristiques.Ce n\u2019est qu\u2019en 1908 (Vogt), que fut décrite la triade désormais classique: épilepsie, retard mental, adénomes sébacés, et, en 1932, ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014- Déc.1960 la nature exacte des lésions rétiniennes.Quant à la tendance hérédo-familiale et aux manifestations rudimentaires et incomplètes du syndrome, elles étaient déjà reconnues en 1913.Côté pathologie rappelons que la localisation des nodules (surtout au niveau du cortex et le long de l\u2019épendyme) déterminera des modifications particulières au ventriculogram- me; histologiquement, on voit s'associer de l\u2019hypoplasie et de l\u2019atrophie des cellules neuronales et de leurs axones à une prolifération de cellules géantes.Quant à l\u2019adénose sébacé, il s\u2019agit plutôt, d\u2019après Jadassohn, d\u2019un naevus fibro-angiomateux.Rappelons enfin l\u2019association occasionnelle de la sclérose tubéreuse à des fibro-adénomes rénaux, à des rhabdomyomes cardiaques et à des kystes pulmonaires ou squelettiques, qui peuvent ne se manifester que plus tard.Suit un exposé clinique détaillé des 8 observations: 1) crises épileptiques difficiles à contrôler, mais où il peut y avoir des rémissions spontanées; 2) déficience mentale nette; 3) signes neurologiques variables; 4) lésions cutanées (adénomes sébacés rouges ou rose; plaques chagrinées; fibromes sous-inguéaux; taches café au lait ou vitiligo) ; 5) lésions rétiniennes (nodules de prolifération de cellules neuronales et gliales).Des examens parallèles viendront confirmer le diagnostic: à la radiographie, calcifications intra-crâniennes, épaississement osseux crânien, déformations nodulaires du profil des ventricules cérébraux; à l\u2019EEG, des lésions d\u2019autant plus marquées que l\u2019enfant est jeune; \u2018enfin, anomalies possibles à la pyélographie et à l\u2019ECG.Côté pronostic, des infections intercurrentes ou un mal épileptique emportent le plus souvent le patient avant l\u2019âge de 25 ans.Quant au traitement, il en est plutôt un de soutien, mise à part la possibilité d\u2019une pallidotomie.Les répercussions familiales et sociales du broblème ne doivent pas non plus être oubliées.Liliane DELAQUERRIERE. I\u2019 Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 O.T.BAILEY: Lésions tardives secondaires à la thrombose du sinus longitudinal supérieur.(Results of Long Survival after Thrombosis of the Superior Sagittal Sinus.) \"Neurol.\u201d, 9: 741 (nov.) 1959.Autrefois, on considérait fatale la thrombose du sinus longitudinal supérieur et on estimait l\u2019_étendue des lésions proportionnelle à la progression du processus thrombosant aux veines cérébrales supérieures.Certains auteurs ont cependant signalé des survies de plusieurs mois et même d\u2019années.L'auteur décrit dans le présent travail trois observations qui en complètent trois précédentes datant de 1939.Observation I \u2014 Garçon de 7 ans hospitalisé pour perte de mémoire et troubles moteurs.On signale un épisode aigu fébrile avec angine huit mois auparavant.De retour à l\u2019école, on relate une diminution de l\u2019intérêt et des déficiences motrices qui rendent l\u2019alimentation et l\u2019écriture difficiles.Peu à peu s\u2019installe une rigidité de décérébration, une amaurose et un opisthotonos prononcé.L\u2019enfant meurt 11 mois après l\u2019épisode infectieux.L\u2019autopsie révèle une thrombose organisée et recanalisée des sinus latéraux et sagittal supérieur qui se prolonge dans les veines cérébrales supérieures.On observe une destruction cérébrale étendue dans les deux hémisphères, moins importante dans les noyaux gris centraux et de l\u2019œdème accompagné de gliose dans le tronc cérébral et le cervelet.Observation II \u2014 Fillette décédé à 5 ans 8 mois.L\u2019amamnèse révèle un épisode fébrile grave d\u2019aspect encéphalitique neuf mois auparavant.Au bout de 17 jours, l\u2019état général s\u2019améliora et la fièvre disparut.Par après, on note des clochers thermiques hebdomadaires.La «guérison» paraît incomplète, alors que s\u2019installent progressivement une paralysie cérébrale, puis une quadriplégie spastique qui se termine en opisthotonos.A l\u2019autopsie, on constate des thromboses organisées et recanalisées du sinus longitudinal supérieur, des sinus latéraux et des veines cérébrales supérieures.On observe des lésions destructives dans les hémisphères et les noyaux gris centraux.Fait à signaler, des ANALYSES 1661 thremboses récentes ont oblitéré les voies de recanalisation et déterminé des lésions cérébrales fraîches.Observation III \u2014 Fillette de 6 ans 7 mois au décès.Il s\u2019agit d\u2019un mongol qui a présenté un épisode aigu de léthargie et de perte de forces dans les membres du côté droit.Rapidement une hémiparésie droite fit son apparition.Grabataire et émacié, elle fut emportée par une rougeole.À l\u2019autopsie, on a trouvé une appendicite aiguë perforée, un sinus longitudinal supérieur thrombosé et recanalisé et des lésions étendues des deux hémisphères.Discussion Alors que les thromboses des sinus latéraux ne produisent pas de lésions cérébrales, celles du sinus longitudinal supérieur s\u2019accompagnent souvent de nécrose et d\u2019hémorragie de l\u2019encéphale.L\u2019étendue des lésions varie beaucoup et paraît maximale lorsque le tiers moyen du sinus longitudinal supérieur et de ses veines tributaires sont thrombosés.Les lésions le plus souvent bilatérales, ne sont pas toujours symétriques.Les hémorragies et les nécroses atteignent par prédilection les circonvolutions, mais n\u2019épargnent pas toujours la substance blanche profonde.Les lésions nécrotiques, souvent associées aux hémorragies, sont essentiellement secondaires à l\u2019infarcissement.Souvent les hémorragies atteignent la pie-mère et s\u2019épanchent dans les espaces sous-arachnoïdiens.Lorsque les veines cérébrales supérieures sont thrombosées, on trouve des lésions parenchymateuses profondes.Ces lésions sont celles du ramollissement.avec cavitation où on trouve beaucoup de corps granuleux et du liquide jaunâtre.Les parois sont formées par un réseau astrocytaire dense très riche en néocapillaires, parfois accompagné de sclérose collagène et le plus souvent de pigments ferrugineux.Courville a signalé la nécrose corticale de la 3e à la 6e couche et l\u2019a attribuée à des ischémies secondaires.Le site de prédilection des lésions concerne les circonvolutions supé- 1662 rieures.La fibrose et l\u2019hémosidérose méningée sont fréquentes.Correlations anatomo-cliniques La symptomatologie ressemble aux lésions dégénératives cérébrales acquises des enfants.Successivement, on reconnaît un épisode infectieux aigu, une convalescence graduelle et imparfaite, des troubles neurologiques et mentaux progressifs et une hydrocéphalie légère ou modérée.La maladie se termine par une rigidité de décérébration et l\u2019opisthoto- 10S.Si la clinique de la thrombose aiguë est bien établie, elle est par contre plus difficile en rétrospection, alors que l\u2019enfant présente des troubles psychiques et neurologiques avancés.Bien plus troublant est le fait que des patients peuvent mourir de thrombose du sinus longitudinal supérieur sans troubles neurologiques évidents.Seul le liquide céphalo-rachidien hémorragique ramené à la ponction lombaire peut orienter le diagnostic.L'amélioration observée après l\u2019épisode fébrile aigu du début, paraît correspondre à la résorption de l\u2019ædème et des hémorragies en même temps que s\u2019opère la recanalisation du thrombus.La maladie neurologique et mentale progressive qui suit reconnaît plusieurs causes dont la néerose laminaire corticale progressive produite par une ischémie secondaire et les thromboses successives paraissent les mieux connues.À cette période de l\u2019évolution, on peut observer une hydrocéphalie modérée ou légère décelable au pneumæœncéphalo- gramme.Le tableau neurologique comporte souvent des hémiplégies, convulsions, la rigidité de décérébration et l\u2019opisthotonos.Il n\u2019est donc pas surprenant que le diagnostic le plus souvent posé soit celui de lésions dégénératives ou d\u2019encéphalite infantile surtout en présence d\u2019hyperthermie.Jacques GAGNON.ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.196) Ben.W.LICHTENSTEIN et Paul R.ROSENBLUTH: Maladie de Schilder avec mélanodermie.(Schilder\u2019's disease with Melanoderma.) ''].Neuropathology and Experimental Neurology\u2019, 28: 384 (juillet) 1959.Les auteurs présentent trois observations de maladie de Schilder, associée à la mélanodermie.La revue de la littérature leur a permis de retrouver seulement deux observations analogues.Observation I \u2014 Garçon de 9 ans, admis à l'hôpital pour baisse des facultés intellectuelles et spasticité généralisée.Dix mois auparavant, il semblait normal.Peu à peu son rendement scolaire a diminué, puis en dedans de six mois, 1l devint incapable de parler et de s\u2019asseoir.L\u2019examen révèle un enfant dont la peau est bronzée et la face inexpressive.Incapable de parler, il pouvait comprendre les ordres simples.L'examen neurologique découvre des membres faibles et spastiques, des réflexes tendineux exagérés, un Babinski bilatéral.Les réflexes cutanés sont absents et l\u2019enfant, incontinent.Les épreuves de laboratoire pour les encéphalites virales ct les ricketsioses sont négatives.L'enfant se détériore rapidement et meurt lors d\u2019une crise convulsive trois semaines plus tard.Observation II \u2014 Un garçonnet de 5 ans fut admis à l\u2019hôpital pour surdité progressive et démarche instable.I] présenta ensuite un état démentiel et une spasticité progressive et mourut au bout de deux mois.L\u2019examen montre un enfant bien développé à la peau bronzée.L'examen neurologique révéla une surdité complète, une hémianopsie homonyme, une exagération des réflexes tendineux en même temps que l\u2019absence de réflexes cutanés et un Babinski bilatéral.La vision baissa rapidement et la démarche devint très instable.Grabataire, il mourut deux mois plus tard.Observation III \u2014 Garçon de 7 ans admis pour infection respiratoire fébrile, démence progressive et spasticité généralisée.L\u2019examen révéla un grand enfant à la peau extraordinairement basanée, souffrant de sinusite et d\u2019amygdalite.Vingt mois plus tard, L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 des changements nets de personnalité furent observés.Il avait tendance à l'isolement et son rendement scolaire diminua rapidement.Hospitalisé deux mois plus tard, on constata une démence avec comportement régressif où la somnolence alternait avec l\u2019agitation.La démarche était quasi impossible et la jambe droite fauchait.Le Chaddock et le Babinski étaient bilatéraux.Le pneumoencéphalo- gramme révéla une légère distension ventri- eulaire et l\u2019électroencéphalogramme, une activité dysrythmique lente diffuse.L\u2019examen des urines ne révéla ni mélanine ni porphy- rine.Un examen ultérieur a montré une hy- peréflexie tendineuse et l\u2019absence de réflexes cutanés.Les analyses de laboratoire furent à peu près normales, sauf un Pandy dans le L.C.R.Les épreuves pour les différentes encéphalites virales furent négatives tout comme le B.W.L\u2019enfant devint de plus en plus stuporeux et présenta quelques crises convulsives gauches avant de décéder.Autopsie L\u2019autopsie a révélé une bronchopneumonie, une mélanodermie généralisée, l\u2019absence de surrénales et une encéphalopathie.Le cerveau a montré un ramollissement du centre ovale des régions frontales ainsi que des foyers grisâtres dans la substance blanche cérébelleuse, les pédoncules cérébelleux moyens et la base de la protubérance.À l\u2019histologie, les lésions sont localisées au centre ovale des lobes frontaux, aux ganglions de la base, au cervelet, protubérance et les régions cervicales de la moelle.Au microscope on distingue, dans les foyers lésionnels, trois zones: centrale, moyenne et périphérique.La région centrale est complètement dé- myélinisée et contient de nombreux capillaires et cellules mononucléés.Les cellules ressemblent pour la plupart aux corps granuleux.On y trouve aussi quelques lymphocytes et plasmocytes.Les cellules mononucléées prennent le P.A.S.et rarement les colorants pour les lipides (oil red 0).ANALYSES 1663 La zone moyenne (ou inflammatoire) contient de nombreux vaisseaux (veines) entourés de manchons lymphoplasmocytaires.Entre les vaisseaux, 11 y a de nombreuses cellules mononucléées qui ressemblent aux corps granulo-graisseux et des grosses cellules P.A.S positives.La région périphérique (surtout sous-corti- cale) ou zone réactionnelle, est caractérisée par l\u2019œdème et le gonflement des fibres myé- liniques.La macro et microglie prolifèrent et les lipides dus à la dégénérescence, secondaire à l'interruption des fibres en provenance du centre ovale, sont très abondants.Les fibres en U ne sont pas respectées lorsque les zones inflammatoires atteignent les régions sous-corticales.La démyélinisation atteint aussi la capsule interne, les noyaux gris de la base, le tronc cérébral et le cervelet.Les trois zones décrites dans le centre ovale s\u2019y retrouvent mais avec moins de netteté.Parmi les cellules mo- nonucléées, on peut distinguer deux variétés: les cors granuleux et les cellules globoïdes P.A.S.positives.Les cellules de l\u2019adventice vasculaire se mélangent graduellement aux éléments inflammatoires et globoïdes.Dans toutes ces régions, les cellules ganglionnaires ne sont que peu modifiées.On note aussi de nombreuses cellules en batonnets dans la protubérance.Discussion Il s\u2019agit d\u2019une leucœncéphalopathie où la présence de cellules globoïdes P.A.S.possiti- ves sont les éléments particuliers.La substance P.A.S.positive serait probablement un cérébroside.La topographie diffuse des lésions ne concorde pas avec la description classique de la maladie de Schilder.Les cellules globoïdes seraient d\u2019origine mésoder- mique.La maladie en question entre dans le groupe IIT de la classification de Greenfield.Le probleme de la pigmentation cutanée parait reliée à la disparition des surrénales et comparable à la mélanodermie addisonnienne. 1664 Dans les présentes observations, le syndrome addisonien est cependant incomplet.N.B.L'article est illustré par plusieurs microphotographies en couleur.Les références bibliographiques sont nombreuses et variées.Les auteurs paraissent cependant n\u2019avoir pas eu connaissance de nos travaux où les caractères héréditaires de la maladie sont mis en évidence (Union Médicale 88 (392) avril 1959).Enfin les auteurs paraissent ignorer plusieurs publications sur le même syndrome.Jacques GAGNON.R.GARCIN et S.LAPRESLE: Sur un cas de surcharge ferrique du système nerveux central.\u2018Rev.neur.\u201d, 97: 417 (juin) 1957.Les auteurs rapportent l\u2019observation d\u2019une variété particulière de surcharge ferrique du système nerveux central dont sept autres cas seulement sont signalés dans la littérature.Observation \u2014 Chez un malade, présentant un diabète d\u2019intensité modérée, mais de très longue durée, apparaissent 8 ans après l\u2019installation de ce diabète, des troubles de l\u2019équilibre cérébello - labyrinthiques auxquels s'associèrent par la suite des signes médullaires à la fois pyramidaux cet sensitifs réalisant le tableau d\u2019une sclérose combinée de la moelle.L'évolution de ces signes neurologiques qui s\u2019est poursuivie pendant une dizaine d'années, semble avoir été progressive, mais la notion d\u2019un accident vasculaire cérébral résolutif, en 1952 avec coma et paralysie de l\u2019'hémicorps gauche ayant duré quelques jours, n\u2019est pas douteuse.La P.L.à ce moment là n\u2019avait pas été faite.La malade meurt à l\u2019âge de 57 ans en juillet 1955.L'étude anatomique montre une cirrhose atrophique du foie sévère et dans tous les viscères de petites hémorragies fraîches et an- cienues.Le type de la cirrhose et l\u2019absence de lésions pancréatiques caractéristiques du diabète bronzé, permettent d\u2019éliminer une hé- mochromatose.L'examen du système nerveux central montre des dépôts ferriques associés à une spongiose tissulaire et à une gliose, siégeant essentiellement dans la périphérie de la moelle et du tronc cérébral, le cervelet, à la base des hémisphères près de la ligne médiane et ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 dans les cortex insulaires, avec dans toutes ces régions, un maximum dans les espaces périvasculaires et sous-méningés.On note aussi une prolifération lepto-mé- ningée avec présence par endroits d\u2019hématies normales et en voie de désintégration.Il s\u2019agit done d\u2019une sidérose du système nerveux dont l'intensité et la topographie plaident en faveur d\u2019une origine hématogène par voie sous-arachnoïdienne, autrement dit d\u2019une hémosidérose régionale, séquelle d\u2019hé- moragie sous-arachnoïdienne.Les auteurs soulignent le fait, que si on compare ce cas avec les sept autres cas rapportés qui sont presque superposables, on se trouve en présence d\u2019une entité clinique et anatomo-pathologique bien définie même si son interprétation est discutée.Deux interprétations sont proposées.Celle de Lewey et Gowons défendue par Miss Neumann qui considèrent ces cas comme des hé- mochromatoses du système nerveux central.Celle de Noetzel à qui se rallie la plupart des auteurs, qui fait de cette lésion la séquelle vraisemblable d\u2019une hémorragie méningée.Annie COURTOIS.ANESTHÉSIE C.R.STEPHEN, D.C.GROSSKREUTZ, J.H.LAWRENCE, L.W.FABIAN, M.BOURGEOIS-GAVARDIN, J.COUGHLIN: Evaluation du fluothane en clinique.(Evaluation of Fluothane for Clinical Anaesthesia.) \"The Canad.Anaesth.Soc.J.\u201d, 4: 246 (juillet) 1957.Le Fluothane, CF,CHCIBr, est un agent anesthésique par inhalation; il est puissant, non explosif et non inflammable; à l\u2019Université Duke, il a été administré à 500 malades pour en étudier les effets.Toutes sortes d\u2019opérations ont été pratiquées chez des malades dont l\u2019âge variait de 8 mois à 73 ans.Une prémédication ordinaire a été prescrite en surveillant toutefois que des doses adéquates de médicaments anticholinergiques soient administrées pour prévenir la bradycardie durant l\u2019anesthésie.Chez 27 enfants, l\u2019induction a été faite en employant la technique du goutte à goutte. L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 Chez le plus grand nombre des malades, l\u2019induction a été faite en administrant une dose anesthésique de thiobarbiturate, puis en employant, en circuit semi-fermé, du protoxyde d\u2019azote 2 litres, de l\u2019oxygène 2 litres pour vaporiser le fluothane.Différents vaporisateurs ont été employés dont la plupart avaient été jaugés antérieurement.Pour l'induction, il a fallu employer des concentrations de deux à quatre volumes pour cent.Pour le maintien de l\u2019anesthésie, la même technique, mais des concentrations de 0.5 à 1.5 volumes pour cent.De cette façon, on a obtenu un certain degré de paralysie musculaire; mais, au cours des opérations sur la partie haute de l'abdomen, il a fallu employer un paralysant musculaire, la succinylcholine, employée également dans la chirurgie thoracique pendant les explorations hilaires pour prévenir les réactions sur le tube endotrachéal.Le fluothane permet une induction rapide de l\u2019anesthésie, sans sécrétions salivaires; il calme précocement les réflexes pharyngés et laryngés et aux plans d\u2019anesthésie chirurgicale, il procure un certain degré de relâchement musculaire; il permet un contrôle facile de la profondeur de l\u2019anesthésie; le réveil est rapide et s'accompagne d\u2019un minimum de nausées et de vomissements.Quand l\u2019anesthésie est aux plans chirurgicaux, le centre respiratoire est déprimé au point que, chez presque tous les malades, il faut assister la respiration.Cette propriété nc doit pas être un inconvénient pour l\u2019anesthésiologiste.Plus particulièrement au cours de l\u2019indue- tion, on a observé de l\u2019hypotension qui a dépassé 20 mm.Hg chez 41% des malades.Chez tous les malades, à l\u2019exception de 16, la pression sanguine est revenue à la normale sans que nous ayons dû recourir à une thérapeutique spéciale.L\u2019incidence de l'hypotension a diminué à mesure que le personnel est devenu plus familier avec le pouvoir du médicament.ANALYSES 1665 En cmployant les composés halogénés, il faut porter une attention spéciale aux manifestations hépatotoxiques.Au cours de cette épreuve, les tests de glycémie et le bromesul- phaléine n\u2019ont pas donné de résultats différents des cas témoins.La sécurité de l\u2019administration du fluothane tient à la reconnaissance de sa puissance anesthésique.Dans le moment, l\u2019appareil utilisé aux Etats-Unis ne donne pas assez de précision pour l\u2019administration des faibles concentrations nécessaires.I] faudrait avoir des vaporisateurs nouveaux ou modifier ceux qui servent dans le moment.Nous avons la conviction que le fluothanc va avoir sa place comme anesthésique.Léon LONGTIN.Il.M.MACKAY: Evaluation clinique du fluothane en employant un vaporisateur dont le débit est contrôle.(Clinical Evaluation of Fluothane with Special Reference to a Controlled Percentage Vaporizer.) \u201cThe Can.Anaesth.Soc.Journal\u201d, 4: 235 (juillet) 1957.Dans le but d\u2019apprécier les effets du nouvel anesthésique liquide volatile « Fluothane », on a, à l'hôpital Toronto General, fait des épreuves cliniques de deux cents cas.Tous les cas ont été anesthésiés par l\u2019investigateur lui-même.Les méthodes d\u2019administration employées ont été le goutte à goutte, le circuit semi-fer- mé avec absorption du gaz carbonique, le circuit fermé avec absorption du gaz carbouique et le flot continu sans réinspiration.On a aussi employé les techniques de pression positive et négative dans quelques cas de chirurgie à thorax ouvert.Cette substance a été évaporée dans des appareils variés dont la bouteille à éther Heidbrink, la bouteille Rowbottom, la bouteille «'Irilène », la bouteille des machines Boyle et Marrett.L'appareil le plus utile a été le vaporisateur à pourcentage contrôlé Cyprane (Fluotec).On a employé ce vaporisateur, possédant une grande précision et Un système compensateur pour la température et la vitesse du courant gazeux, aussi 1666 bien en circuit semi-fermé qu\u2019en flot continu et, cela, avec d\u2019excellents résultats.Avec ce vaporisateur, le flot continu constitue la méthode de choix pour l'administration du « Fluothane ».On trouve, dans la série de cas, tous les types de chirurgie majeure et mineure.On a employé l'appareil Cyprane pour 145 de ces cas.Les observations permettent de dire que ce médicament peut être à la fois utile et dangereux.Les avantages les plus transcendants du « Fluothane » sont: qu\u2019il n\u2019est pas inflammable ni explosif et il permet une induction agréable et un réveil rapide.La faible ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 incidence des vomissements post-opératoires est surprenante.Ses pires inconvénients sont: une tendance à produire de l\u2019hypotension ct à avoir des effets imprévisibles sur les systèmes respiratoire et cardiovasculaire.L'effet hypotenseur est difficile à exploiter car il s\u2019accompagne d'un suintement sanguin marqué dans le champ opératoire.Selon toute apparence, l\u2019évaporation du médicament sur l\u2019appareillage est sans conséquence Ce médicament constitue une addition a notre armamentarium.Il ne remplacera pas l'éther mais il pourra jouer un rôle important.Léon LONGTIN.NÉCROLOGIE GERMAIN BLECHMANN (1883-1959) Avec Germain Blechmann disparaît l\u2019un des plus brillants représentants de l\u2019Ecole de Pédiatrie de Marfan en France.Interne, puis chef de clinique du Professeur A.-B.Marfan, Blechmann, qui aurait pu suivre la voie des concours ou faire de la recherche, a préféré d\u2019être essentiellement un praticien.Praticien, Blechmann l\u2019a été à un degré éminent et l\u2019on peut dire que dans ce domaine il a atteint un sommet.Doué d\u2019un esprit vif et pénétrant, d\u2019un jugement sur, et toujours à l\u2019avant-garde en pédiatrie, il avait une clientèle prodigieuse et de choix, qu\u2019il conserva jusqu\u2019à son Âge avancé.Cet homme, qui nous honora de son amitié, aimait passionnément la vie et travaillait dans la joie.Dans ses moments de détente, 1l aimait recevoir des amis; il se révélait alors fin connaisseur en musique et en peinture et bibliophile averti.S\u2019exprimant dans un style limpide et imagé, original, parfois mordant, Germain Blechmann s'était d\u2019abord fait connaître des praticiens par ses Feuillets du pédiatre dont le premier parut dans la revue l\u2019Hôpital, en octobre 1922.Ces notes sur la diététique et la pathologie du nourrisson eurent un tel succès qu\u2019on le pria de les réunir en volume.Par la suite, on l'invita à publier un livre sur Les maladies des nourrissons et des enfants dans la collection «Les Consultations journalières ».Les nombreuses éditions de ce dernier volume, traduit en espagnol et en grec, en disent plus long que tous les éloges qu\u2019on pourrait en faire.Parmi les autres ouvrages qu\u2019il a publiés, il y a lieu de citer sa remarquable thèse sur Les Epanchements du péricarde (1913), sa collaboration au Précis d\u2019hygiène et des maladies du nourrisson de Marfan et Lemaire (1930), à l\u2019année médicale pratique de Lian (1922- 1940) et au Traité d\u2019Histoire Générale de la L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 Médecine de Laignel - Lavastine (Tome 111, 1949).Il y a plus.Germain Blechmann était une personnalité et surtout un caractère.« La médecine libre », qu'il représentait avec tant d'autorité, n\u2019eut pas de plus ardent défenseur en France, si bien qu\u2019il succéda au professeur Jean Lhermitte à la présidence de cette association.Grand voyageur, Blechmann était venu a Montréal en 1934, pour assister aux fétes du quatrième centenaire de la découverte du Canada par Jacques Cartier.Celles-ci coinel- daient avec le Congrès de l\u2019Association des Médecins de Langue Française de l\u2019Amérique du Nord, qui avait lieu conjointement avec celui des Médecins de Langue Française d\u2019Europe.À cette occasion, notre distingué confrère de France avait tenu à visiter l\u2019H6- pital Sainte-Justine et le service de pédiatrie de l\u2019Hôpital Général de Verdun, dont j'avais alors la direction.Le docteur Germain Blechmann laissera le souvenir d\u2019un éminent praticien et d\u2019un gentilhomme cultivé.Par son enseignement écrit qui eut un extraordinaire succès, il a su faire connaître et apprécier la Pédiatrie Française, en particulier l\u2019Ecole de Marfan qu\u2019il représentait avec éclat.Au nom de L\u2019Union Médicale du Canada et en mon nom personnel, je désire exprimer à Mme Germain Blechmann, à sa sœur Mme Montlaur, et à ses nombreux amis, mes sincères condoléances.Paul LETONDAL.LE DOCTEUR CHARLES-ARTHUR BOURDON Le docteur Charles-Arthur Bourdon est décédé à Longueuil le 18 novembre 1960.Il était âgé de 67 ans.Docteur en Médecine de l\u2019Université de Montréal, promotion de 1917, il avait fait du service militaire au cours de la lère guerre mondiale.En 1919, ct 1920, il avait exercé sa profession dans l\u2019Ouest Canadien.En 1921, il était entré au Service de Santé de la Cité de Montréal.En 1932, il obtint sa maîtrise en NÉCROLOGIE 1667 lyygiène publique de l\u2019Université Johns Hopkins de Baltimore.Au moment de sa retraite en 1956, le docteur C.A.Bourdon était chef de la division des districts sanitaires du Service de Santé de Montréal.LE DOCTEUR J.EUGÈNE DIONNE Le 3 novembre 1960, est décédé à Sainte- Marie de Beauce, à l\u2019âge de 87 ans, le docteur J.Eugène Dionne.Il naquît à Cacouna, fit ses études classiques au Collège de Sainte-Anne de la Poca- tière et sa médecine à l\u2019Université Laval de Québec où 1l obtint son doctorat en 1900.Il exerça sa profession durant 60 ans a Sainte- Marie de Beauce et sa mort enlève à la profession médicale un véritable « médecin de famille ».Il laisse deux fils, Charles, agronome, et le docteur Ls.Philippe Dionne également de Sainte-Marie de Beauce, à qui nous offrons toutes nos sympathies.LE DOCTEUR JEAN-GUILLAUME DUFOUR Le docteur Jean-Guillaume Dufour est décédé à la Baie St-Paul le 24 octobre 1960 à l\u2019âge de 56 ans.Il avait obtenu son doctorat en Médecine de l\u2019Université Laval de Québec en 1930.LE DOCTEUR J.EMMANUEL GAGNÉ Le docteur J.Emmanuel Gagné est décédé à Montréal le 19 novembre 1960.Il était âgé de 79 ans.Le docteur J.E.Gagné fit ses études classiques au Collège Bourget de Rigaud et sa philosophie au Collège Ste-Marie Il poursuivit ses études médicales à l\u2019Université Laval de Montréal, où il fut reçu médecin en 1904.De 1904 à 1908 1l s\u2019occupa du laboratoire médical de la Crêche de la Miséricorde.Il entra ensuite au service d'hygiène de la Cité de Montréal; il permuta plus tard au département médical de la police et demeura en cette fonction jusqu\u2019a sa retraite en 1952. 1668 LE DOCTEUR ALFRED E.JUTRAS Le docteur Alfred E.Jutras est décédé le 16 octobre 1960, à l\u2019hôpital du Sacré-Cœur de Plessisville.Il était âgé de 86 ans.Le docteur Jutras avait obtenu son doctorat en 1906 de l\u2019Université Laval de Québec ct il avait exercé sa profession à Laurierville et à Plessisville.LE DOCTEUR CHARLES-HENRI LAURIN Le docteur Charles-Henri Laurin cest décédé à Québec le 16 novembre 1960 à l\u2019âge de 71 ans.NÉCROLOGIE L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 Le docteur Charles-Henri Laurin, diplômé en 1911 de l'Université Laval de Québec, avait été pendant de nombreuses années médecin attaché du ministère de l'Immigration.LE DOCTEUR JOSEPH E.LAVOIE Le docteur Joseph E.Lavoie de Mont-Joli est décédé à l\u2019âge de 88 ans le 12 octobre 1960.Reçu médecin en 1898 après ses études à l\u2019Université Laval de Québec, il avait tou- Jours pratiqué à Mont-Joli et il était jusqu\u2019à récemment vice-président du Sanatorium St- Georges.NOUVELLES HONNEURS CONFÉRÉS AUX DOCTEURS GEORGES DUMONT ET ALPHONSE COUTURIER Les docteurs Georges L.Dumont de Campbellton et Alphonse Couturier de Rivière-du-Loup ont été appelés à remplir la fonction de Ministre de la Santé, le premier au Nouveau Brunswick et le second au Québec.Le docteur Georges L.Dumont a été président du Congrès de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada tenu à St-André-sur-Mer et il est en ce moment président du New Brunswick Medical Council.Le docteur Alphonse Couturier a toujours participé à toutes les activités scientifiques et professionnelles; il est en ce moment directeur de l\u2019Association des Chirurgiens de la Province de Québec.JOURNÉE MÉDICALE 1960 DE LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE MONTRÉAL La « Journée Médicale 1960 » de la Société Médicale de Montréal a eu lieu à l\u2019Hôpital Sainte-Justi- ne, samedi le 19 novembre 1960.Le programme a consisté en des exhibits scientifiques, une causerie par le docteur J.M.Eylaud de \u2018Bordeaux (France) et en un Colloque Médico-phar- maceutique auquel ont participé M.Roger Laro- + + + + se, le docteur Gérard Morin, M.Georges Chalifoux, M.Roger Charbonneau, M.J.C.Cusson et le docteur Roger Dufresne.CONSEIL DE RECHERCHES MEDICALES Le Conseil national de recherches annonce la formation d\u2019un Conseil de recherches médicales qui se chargera de toutes les recherches qu\u2019effectue présentement le Conseil national de recherches dans le domaine de la médecine.Le nouvel organisme, qui comptera quelques Québecois parmi ses membres, sera totalement indépendant du Conseil de recherches, en ce qui concernera son fonctionnement.Du point de vue administratif, il relèvera cependant du Conseil, du moins jusqu\u2019à l'adoption de cadres plus autonomes encore.On y verra 15 médecins qui travailleront sous la présidence du docteur R.F.l\u2019arquharson, professeur émérite de l\u2019Université de Toronto et présentement vice-président du Conseil national de recherches, section médicale.Parmi les membres du nouveau conseil, on remarque: le docteur L.-P.Bouthillier, professeur et directeur du service de biochimie à l\u2019Université de Montréal; le docteur Rosaire Gingras, vice-doyen de la Faculté de médecine de l\u2019Université Laval; le L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 docteur Roger W.Reed, directeur du Service de bactériologie à l\u2019Université McGill; le docteur F.C.MacIntosh, directeur du service de physiologie à l\u2019Université McGill, et le docteur J.Auer, professeur d\u2019anatomie et vice-doyen de la Faculté de Médecine à l\u2019Université d\u2019Ottawa.LE DOCTEUR EMILE BERTHO, RÉCIPIENDAIRE DU PRIX DE L'ASSOCIATION DES CHIRURGIENS DE LA PROVINCE DE QUÉBEC Lors de l\u2019Assemblée Générale Annuelle tenue à Québec le 19 novembre 1960 de l\u2019Association des Chirurgiens de la Province de Québec, le président sortant de charge de l\u2019Association, le docteur Mason Couper a proclamé le docteur Emile Bertho, de Chi- coutimi lauréat du prix pour 1960 de l\u2019Association.Le travail du docteur Emile Bertho portait sur ses observations personnelles concernant les 30 premiers cas expérimentaux de circulation extra-corporelle.\u2014_\u2014_\u2014-\u2014\u2014\u2014\u2014 CONFERENCE A BOSTON ET A CLEVELAND DU DOCTEUR JACQUES GENEST Ie directeur du Département de Recherches Cliniques de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, le docteur Jacques Genest a été invité à présenter les résultats des découvertes faites dans son département sur le mécanisme de l\u2019hypertension lors d\u2019un symposium sur l\u2019aldostéronisme qui s\u2019est tenu à Boston.Le 19 novembre, le docteur Jacques Genest a été le conférencier invité du \u201cCouncil for High Blood Pressure research\u201d de l\u2019Américan Heart Association qui tenait sa réunion annuelle à Cleveland.LE DOCTEUR GÉRARD GAGNON DE CHICOUTIMI, ÉLU PRÉSIDENT DE L'ASSOCIATION DES CHIRURGIENS A Tissue de l\u2019assemblée générale annuelle, tenue à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec le 19 novembre 1960, l\u2019Association des Chirurgiens de la Province de Québec \u2014 Association of Surgeons of the Province of Quebec a procédé au choix de ses officiers pour l\u2019année courante, qui sont: Président: Gérard Gagnon (Chicoutimi); ler Vice- président: François Archambault (Montréal); 2e Vice-président: Guy Bertrand (Sherbrooke); Secrétai- re-trésorier: Jean-Paul Legault Montréal; Directeurs: Germain Bigué (Val d\u2019Or), Wilfrid Caron (Québec), Mason Couper (Montréal), Alphonse Couturier (Ri- NOUVELLES 1669 vière-du-Loup), Edouard Desjardins (Montréal), Edouard D.Gagnon (Montréal), Fraser N.Gurd (Montréal), Paul Poliquin (Québec).LE DOCTEUR GOULD, CONFÉRENCIER \"CLAUDE BERNARD\" Les « Conférences Claude Bernard » tenues à l\u2019Université de Montréal les 22 et 23 novembre 1960, ont été l\u2019occasion d\u2019entendre le professeur S.E.Gould, directeur des Laboratoires de Pathologie de l\u2019Hôpital Général de Wayne, à Eloise dans le Michigan.Le docteur Gould a traité le 22 de « quelques problèmes non encore résolus de la pathologie cardiaque » et le 23, il a donné des conseils et fait des suggestions à ceux qui doivent écrire des articles ou faire des travaux sur des sujets médicaux.ASSEMBLÉE GÉNÉRALE À L'HÔTEL-DIEU DE QUÉBEC DE L'ASSOCIATION DES CHIRURGIENS DE LA PROVINCE DE QUÉBEC \u2014 ASSOCIATION OF SURGEONS OF THE PROVINCE OF QUEBEC Le programme de l\u2019Assemblée Générale Annuelle de l\u2019Association des Chirurgiens de la Province de Québec comportait une réunion scientifique et une séance administrative et professionnelle qui se sont tenues le 19 novembre 1960 à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec.Le programme scientifique se lisait comme suit: Bienvenue par le docteur François Roy, Chef du Service de Chirurgie, qui présida la séance.1 \u2014 Considérations sur 100 cas ayant présenté des hémorragies par ulcère gastro-duodénal.Docteur Paul Lespérance.Docteur Louis Dionne.2 \u2014 Manipulation de la colonne vertébrale dans la hernie discale.Docteur Jean Leclerc.3 \u2014 Epithélioma du clitoris.Docteur Grégoire St-Arnaud.4 \u2014 Diagnostic précoce du cancer du poumon.Docteur J.-André Gravel.Docteur J.-Louis Bonenfant.5\u2014 Un cas de rhabdo-myo-sarcome.Docteur Arthur Bédard.6 \u2014 Indications de la ventilation pulmonaire dans les suites opératoires.Docteur Fernando Hudon.7 \u2014 Répercussions de la lithiuse biliaire sur la cellule hépatique.Docteur Jacques Turcot.Docteur J.-Louis Bonenfant. 1670 Le déjeuner fut gracieusement offert par l\u2019administration de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec.Une seconde réunion scientifique eut lieu l'après- midi qui comportait le programme suivant: 1 \u2014 Cancer de l'angle splénique.Docteur Martin Laberge.2 \u2014 Traumatismes osseux du poignet.Docteur Louis-Philippe Roy.3 \u2014 Lymphome malin.Docteur Euchariste Samson.Docteur J-Louis Bonenfant.4 \u2014 Epithélioma colloïde du sein.Docteur René Tremblay.Docteur J.-Louis Bonenfant.A trois heures, les membres s\u2019entretinrent avec le Ministre de la Santé, l\u2019honorable Alphonse Couturier, des problèmes de l\u2019Assurance-hospitalisation.Les docteurs Jules Gilbert et R.Goyette, d'Ottawa, participèrent à la discussion.La réunion administrative qui suivit a été présidée par le docteur Mason Couper du Royal Victoria Hospital de Montréal, président sortant de charge.6-6 ee CONFÉRENCE SUR LA GREFFE DE LA CORNÉE PAR LE DOCTEUR MICHEL MATHIEU Le docteur Michel Mathieu, président du Bureau Médical de l\u2019Hôpital Maisonneuve et chef du service d'Ophtalmologie du même hôpital a fait une Conférence récemment au dîner-causerie hebdomadaire du Club Richelieu \u2014 St-Laurent.Présenté par le docteur Robert Pager, il parla de la Greffe de la Cornée, dont la 89e venait d\u2019être faite à l'Hôpital Mai- sonneuve.Le docteur Mathieu a été remercié par le docteur J.R.Poirier.ASSOCIATION DES INTERNISTES DE LA PROVINCE DE QUÉBEC L'Assemblée Générale Annuelle de l'Association des Internistes de la Province de Québec Association of internists of the Province of Quebec aura lieu le 10 décembre 1960 au Cercle Universitaire de Montréal.L\u2019ordre du jour comprend les rapports du sé- crétaire, du trésorier.des comités, les élections et l\u2019étude des affaires nouvelles.À cette réunion, doit être soumise pour adoption le définition de ce qu\u2019est un médecin interniste.-+ + \u2014\u2014 LE DOCTEUR GÉRARD PELLETIER, NOMMÉ DIRECTEUR MÉDICAL Le Conseil d\u2019Administration de l\u2019Hôpital St-Jo- seph-du-Lac de St-Eleuthère annonce la nomination NOUVELLES L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 à titre de directeur médical du docteur Gérard Pelletier.\u2014\u2014#\u2014 LE DOCTEUR MOSER, CONFÉRENCIER \u201cHINGSTON MEMORIAL\u201d La Conférence à la Mémoire du docteur D.A.Hingston a été donnée au St.Mary's Hospital le 14 novembre 1960.Le conférencier invité était le docteur Kenneth Moser de Washington, D.C.que avait choisi comme sujet: « Thrombo-embolic diseases wilh particular reference to fibrinolysin therapy ».\u2014_\u2014 SÉANCE DE LA SOCIÉTÉ D'ORTHOPÉDIE ET DE TRAUMATOLOGIE La Société d\u2019Orthopédie et de Traumatologie de la Province de Québec \u2014 The Province of Quebec Society for Orthopedics and Traumatology a tenu à l'Hôtel-Dieu de Montréal une réunion le 12 novembre 1960 à 9.30 a.m.Le programme était le suivant.| \u2014 Lésions ostéolytiques.Problèmes de diagnostic, docteur Paul Mailhot.2 \u2014 Ostéomyélite fémoro-pelvienne fistulisée.Observations.Complications et traitement, docteur André Derome.3 \u2014 Luxations de l\u2019épaule et paralysie brachiale.docteur C.Laurin.4.\u2014 Résection de la hanche.Résultats éloignés.Indications technique opératoire, docteur Roger Gu- riepy.5 \u2014 Démonstration de cinéradiographie avec télévision, Service de radiologie, docteurs Jutras, Long- tin et Lévesque.CONFÉRENCE À L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL PAR LE DOCTEUR E.A.ASRATIAN Le Laboratoire des Sciences Neurologiques de l\u2019Université de Montréal a reçu la visite du docteur Fzras Asratovitch Asratian, directeur de l\u2019Institut de Recherche sur l\u2019Activité Nerveuse Supérieure de l\u2019Académie des Sciences de l\u2019'U.R.SS.\u2026.à Moscou.A cette occasion, le docteur Asratian a prononcé le 10 novembre 1960 une conférence intitulé: « Con- (htioned Reflex Mechanisms.» COLLOQUES DU DÉPARTEMENT DE RECHERCHES CLINIQUES DE L'HÔTEL-DIEU DE MONTRÉAL Le docteur Jacques Genest.directeur du Département de Recherches Cliniques de l\u2019'Hôtel-Dieu de L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 Montréal a invité un certain nombre de personnalités médicales à participer aux colloques de son département.Le 16 novembre 1960, à un Symposium sur l\u2019aldostérone, les conférenciers invités étaient les professeurs Hans Wolff de Munich et Alex Muller de Genéve; le 23 novembre 1960, le conférencier invité était le docteur Sydney M.Friedman professeur à l\u2019Université de la Colombie Britannique qui a traité de « Cationic exchange and control of blood pressure.» CONFÉRENCE DU DOCTEUR MARCEL LAPOINTE Jeudi.le 17 novembre 1960, le docteur Marcel Lapointe, directeur médical de l\u2019Hôtel-Dieu St-Val- lier de Chicoutimi, a donné une conférence dans le grand salon de l\u2019Université Laval de Québec; il inaugurait la saison 1960-61 des « Jeudis artistiques et littéraires.» Le docteur Lapointe avait intitulé sa causerie: « Le violon d\u2019Ingres d\u2019un médecin.» JOURNÉES D'ÉTUDES SUR LE CANCER Trois journées d\u2019études sur le cancer ont été tenues à l\u2019Hôtel Sheraton Mont-Royal les 23, 24 et 25 novembre 1960.Le docteur Carlton Auger, professeur de pathologie à la Faculté de Médecine de l\u2019Université Laval de Québec et président de l\u2019Institut National du Cancer du Canada a présidé la séance inaugurale.\u2014\u2014\u2014\u2014#\u2014e\u2014\u2014.PARTICIPATION DE L'INSTITUT DU CANCER DE MONTRÉAL AU SYMPOSIUM DE MADISON M.Gaston de Lamirande, Ph.D.de l\u2019Institut du Cancer de Montréal a participé à un Symposium sur la Biochimie des tumeurs humaines qui s\u2019est tenu à Madison, Wisconsin.Le docteur de Lamirande a présenté une étude sur l'interprétation des résultats d\u2019analyses en fonction de la structure des tissus normaux et cancereux.\u2014\u2014 RÉUNION DE LA SOCIÉTÉ CANADIENNE DES EXPERTS AUPRÈS DES TRIBUNAUX Récemment, s\u2019est tenue au Centre Social de l\u2019Université de Montréal l\u2019assemblée annuelle de la Société Canadienne des experts auprès des tribunaux NOUVELLES 1671 (Canadian Society of Forensic Sciences); elle était sous la présidence du docteur Jean-Marie Roussel, directeur-adjoint du Laboratoire de Médecine Légale de la Province de Québec.Les travaux ont porté sur l'alcoolisme, les tranquillisants et les autres produits employés par les criminels.COLLOQUE INTERNATIONAL SUR LE SYSTÈME EX- TRA-PYRAMIDAL ET LES NEUROLEPTIQUES Du 15 au 19 novembre 1960 s\u2019est tenu à l\u2019Université de Montréal un Colloque international sur «le système extra pyramidal et les neuroleptiques», qui avait été organisé par le Département de psychiatrie de l\u2019Université de Montréal.Les présidents de séance ont été les docteurs Ro- ma Amyot, Jean Saucier, Herbert H.Jasper, R.J.Melville, Karl Stern et Camille Laurin.Le doyen Wilbrod Bonin a souhaité la bienvenue aux délégués qui venaient d\u2019Europe et d\u2019Amérique; le docteur Jean-Marc Bordeleau a fait l\u2019exposé du problème.DUSCUSSION SUR LES MALADIES AIGUËS DU SYSTÈME RESPIRATOIRE Une réunion conjointe des Comités d\u2019immunisation et de santé industrielle de la Ligue canadienne de santé (section de la province de Québec) a eu lieu à l\u2019Ecole d\u2019Hygiène de l\u2019Université de Montréal.Sous la présidence conjointe des docteur F.J.Tourangeau, directeur de la section industrielle du ministère provincial de la Santé et du docteur C.F.Shortt, médecin-chef des Chemins de fer Nationaux, cette réunion portait sur les maladies aiguës du système respiratoire et plus particulièrement celles du type influenza.Quelque 25 médecins industriels ainsi que d\u2019éminents épidémiologistes, bactériologistes et virologistes y ont participé.Ils ont constaté que ces maladies sont l\u2019une des causes évidentes d\u2019absentéisme.Le docteur Armand Frappier, directeur de l\u2019Institut de Microbiologie; le docteur V.Pavilanis, chef du service de virologie de ce même Institut, et le docteur A.R.Foley, épidémiologiste du ministère provincial de la Santé, ont fait l\u2019exposé des découvertes récentes concernant la vaccination pour prévenir ces maladies.Des médecins attachés aux services de santé de diverses sociétés industrielles, ont aussi fait rapport de leurs expériences en ce domaine.Parmi ceux-ci on remarquait particulièrement ceux de la Compagnie 1672 de téléphone Bell du Canada, de l\u2019Imperial Oil, de l\u2019Aluminum Company of Canada, des Chemins de fer nationaux et du Pacifique Canadien.Un comité d\u2019experts qui s\u2019occupera plus spécialement d\u2019études épidémiologiques dans ce champ d\u2019activités, y compris l\u2019élaboration d\u2019un programme de vaccination a été formé.Par ce programme à long terme, le Comité espère obtenir la réduction de ces périodes de maladies déprimantes, souvent de nature bénigne, mais source fréquente d\u2019une diminution de l\u2019efficacité de l\u2019employé et de la perte de nombreuses heures de travail.+ + UN CHIMISTE AMÉRICAIN ÉMINENT À L'UNIVERSITÉ Le professeur Willam Mosher, directeur du département de chimie de l\u2019Université du Delaware, a été le premier invité des Conférences Herbert H.Lank à l\u2019Université de Montréal.Spécialiste de la chimie organique, le professeur Mosher, qui détient un Ph.D.de l\u2019University of Pennsylvania State, est membre de plusieurs sociétés savantes.Il a donné quelques cours et séminars au département de chimie de la Faculté des sciences.Durant l\u2019année académique, trois autres professeurs seront les invités des Conférences Herbert H.Lank.Ce sera d\u2019abord le professeur Lanzetta, directeur du Fels Group Dynamics Center de l\u2019Université du Delaware, qui donnera des cours à l\u2019Institut de Psychologie et à la Faculté des sciences sociales (département de sociologie).Par ailleurs, le professeur Michel Brunet, directeur de l\u2019Institut d\u2019histoire, participera à l\u2019Université du Delaware au programme Winterthur sur la culture américaine au début de la colonie, et un autre professeur de l\u2019Université de Montréal à être désigné plus tard sera également l\u2019invité de cette université américaine.Ce programme d\u2019échanges de professeurs a été établi à l\u2019Université de Montréal grâce à la générosité de M.Herbert H.Lank, homme d\u2019affaires bien connu de Montréal.+ + RÉUNION À L'HÔTEL-DIEU DU MONTREAL UROLOGICAL CLUB Le Montreal Urological Club s\u2019est réuni à l\u2019Hôtel- Dieu de Montréal, le 23 novembre 1960.Le programme des communications se lisait ainsi: Docteur Paul Roy: Renal arteriography: Technique and demonstration of a few cases.Docteurs J.P.Bourque et Lewicki: One case of Ureteral Substitution.NOUVELLES L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 Docteur J.-E.Gauthier: Colo-Cysto-Plasty: Complications of a few cases.Docteur J.-P.Legault: Renadidin: its use in urinary stones.Docteur Guy Lemieux: Calcium Metabolism and urinary lithiasis.Docteur Pierre Biron: Relationship Between renal pressor system and Aldosterone Secretion.Docteur Jean Charbonneau: One case of congenital bilateral hydronephrosis: Critical study of surgery performed.Docteur F.Schneiderman: A case for diagnosis.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014) CONFERENCE DU DOCTEUR M.EYLAUD Le docteur M.Eylaud, secrétaire général pour la France du Comité Médical International pour l\u2019étude scientifique du vin et du raisin a donné sous les auspices de l\u2019Association Canadienne des Médecins Amis des Vins une conférence au Ritz Carlton le 24 novembre 1960.LE ler PROFESSEUR \"ITINÉRANT\u201d SERA LE DOCTEUR ILLINGWORTH Le docteur Charles F.W.Illingworth, professeur de chirurgie à l\u2019Université de Glasgow, sera le premier professeur étranger invité à donner des cours dans des universités canadiennes grâce au nouveau poste de professeur itinérant créé, plus tôt cette année, par la Fondation R.Samuel McLaughlin.C\u2019est ce qu\u2019a annoncé le docteur Donald A.Thompson, président du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada.Le nouveau poste de professeur a été créé en l\u2019honneur de feu le docteur William Edward Gallie, célèbre chirurgien canadien et ancien professeur de l\u2019Université de Toronto.Le but de cette initiative est de permettre aux écoles de médecine et aux institutions hospitalo-universitaires de bénéficier de la visite de maîtres étrangers réputés.7 CONGRES ANNUEL DU COLLEGE ROYAL DES MEDE- CINS ET CHIRURGIENS DU CANADA Le Congrès Annuel du Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada se tiendra au Châ- teau-Laurier d\u2019Ottawa les 19, 20 et 21 janvier 1961. L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 ÉTATS-UNIS: 2,500 MÉDECINS ÉTRANGERS, JUGÉS INAPTES, SONT ÉCARTÉS DE LA PRATIQUE Quelque 2,500 médecins ayant obtenu leurs diplômes dans des pays étrangers et qui exercent présentement dans les hôpitaux américains ont reçu l\u2019ordre d\u2019abandonner leur pratique parce qu\u2019ils ont échoué à l'examen auquel ils ont récemment dû se soumettre.I! s'agissait d\u2019éprouver leur compétence suivant les normes américaines.Plusieurs d\u2019entre eux séjournent aux Etats-Unis dans le cadre de programme d\u2019échanges et seront probablement contraints de rentrer dans leurs pays.D\u2019autres, qui détiennent des visas permanents d\u2019immigrants, seront priés de quitter l\u2019hôpital ou d\u2019accepter des postes inférieurs dont les titulaires ne sont pas obligatoirement diplômés en médecine.Le directeur du Conseil de surveillance des diplômés étrangers en médecine, a précisé que, sur 8,713 candidats, 3,776 ont obtenu 75 p.c.ou davantage.On dénombre 2,456 candidats qui ont obtenu de 70 à 75 p.c.Ces derniers devront se présenter de nouveau à l\u2019examen dans deux ans.S'ils n\u2019obtiennent pas 75 p.c.ils devront se retirer.XIXe CONGRÈS INTERNATIONAL DE CHIRURGIE Le XIXe Congrès de la Société Internationale de Chirurgie se tiendra à Dublin du 2 au 9 septembre 1961.Il sera présidé par le professeur E.Dahl-Iver- sen de Copenhague.Le programme indique des travaux sur la maladie de Cushing, l\u2019hyperparathyroïdie, l\u2019hyperthyroïdie ; la chirurgie du pancréas endocrine et sur le traitement chirurgical de la myasthénie.LA SOCIÉTÉ D'ORTHOPÉDIE ET DE TRAUMATOLOGIE DE LA PROVINCE DE QUÉBEC Séance du 8 vctobie 1960.Hôtel-Dieu de Québec Docteur R.Pagé: Syndrome du tunnel carpien et cortisone.Docteur L.P.Roy et P.E.Patry: Considérations sur l\u2019ostéome ostéoïde.Docteur L.Lemieux: Ostéume ostéoïde du col fémoral.NOUVELLES 1673 Docteur L.Ls.Larochelle: Utilisation du péroné dans les greffes tibiales.Docteur G.Morissette : come chez les jeunes.Docteur G.Goulet: Syndrome pulmonaire post traumatique.Discussion de cas.Docteur J.M.Lessard: Lésions vasculaires et fractures.Traitement de l\u2019ostéosar- + + TROISIÈME CONGRÈS DE « PROCTOLOGICA LATINA » Le troisième congrès international de « Proctolo- gica Latina Collegium », consacré à la chirurgie recto-colique et anale, aura lieu du 18 au 20 mai 1961, au Palais du Marshan, à Tanger, Maroc.Le président est le docteur G.Gabanié, de Tanger.Pour tout renseignement s\u2019adresser au docteur G.B.E.Simonetti, secrétaire général, 3, Via S.Raf- faele, Milan, Italie.+ + LES OCTROIS DU « WELLCOME TRUST » POUR LA RECHERCHE MÉDICALE Les administrateurs du « Wellcome Trust» signalent qu\u2019au cours des six mois écoulés entre le ler mars et le 31 août 1960, ils ont accordé des octrois s\u2019élevant à plus de 1,134,000 dollars, pour venir en aide à la recherche médicale.Fait intéressant à souligner, sur ce montant, pas moins de 453,600 dollars furent distribués entre le Canada, la Jamaïque et les Etats-Unis.De ces dons venus d\u2019outre-atlantique, 108,000 dollars ont été versés à l\u2019Université McGill de Montréal pour prolonger de cinq ans le fonds accordé au « Wellcome Research Department » en anesthésie, tandis que 164,700 dollars ont été remis au « Medical Research Council » de la Jamaique, aux fins de construire un laboratoire de Recherches Epidémio- logiques, ainsi qu\u2019une maison pour loger les chercheurs.De plus, 135,00 dollars ont été octroyés au « Massachusetts General Boston », de Boston, U.S.A., pour créer une chaire de recherche « Wellcome » pour dix ans, et 45,900 dollars, à l\u2019Université de Pennsylvanie, Philadelphie, U.S.A.pour prolonger de trois ans le fonds accordé au « Wellcome Associate Professorship of Research», en anesthésiologie. REVUE DES LIVRES Pratique obstétricale, 2 volumes.Par M.LACOMME.Masson et Cie, édit., Paris, 1960.Tous les obstétriciens étaient intéressés à la parution de ce volume.Car l\u2019auteur n\u2019est pas inconnu; depuis de nombreuses années, attaché à la revue Obstétrique et Gynécologie, il a su mettre au profit des lecteurs sa vaste érudition.Clinicien prestigieux dont on retrouve la magie à chaque page de ce traité.D\u2019embryologie, point; l\u2019auteur plonge de plein front dans le domaine obstétrical.Sur le ton de la conversation, Lacomme aborde un chapitre quelconque, l\u2019analyse, le dissèque, fait les mises en garde qui s'imposent, tout en jetant un œil vers tous les angles.Et voilà qu\u2019à l\u2019épuisement du sujet, nous acceptons tout naturellement sa dialectique, car l\u2019auteur possède l\u2019art délicat de nous faire comprendre que demain, peut-être après-demain, nos idées seront modifiées par une conception nouvelle, sous un éclairage différent.A quelle distance sommes-nous de ces Pontifes consacrés ou non consacrés qui ne voient point de salut hors de leurs opinions préconçues ou personnelles! Et durant 1,700 pages, vous vous promènerez sans effort, souvent surpris de vous attarder sur les sujets les plus simples dont le fonctionnement, le mécanisme font l\u2019objet de disertes explications.En cours de route, vous rencontrerez le Pédiatre et vous apprendrez qu\u2019en collaboration vous serez intéressé, dans les premiers jours de la vie de l\u2019enfant, à surveiller les résultats de vos interventions ou des complications survenues chez la mère qui peuvent entraîner des troubles chez le nouveau-né.A la dernière page de ce traité, vous souhaiterez que tous les Obstétriciens, voire les Gynécologues, les Médecins de Pratique générale, les Etudiants trouvent ce volume dans leur bibliothèque privée ou dans les bibliothèques hospitalières.Donatien Marion Les Entretiens de Bichat, 1960 \u2014 Médecine: 562 pages; Chirurgie: 536 pages; Thérapeutique: 168 pages.Expansion Scientifique française, édit, Paris, 1960.« Les Entretiens de Bichat » se poursuivent chaque année, à l\u2019automne, depuis 1947.Ils ont obtenu, à bon droit, une réputation excellente, par leur portée pratique d\u2019un enseignement accessible à tout médecin, surtout au médecin généraliste, d\u2019un enseignement qui se renouvelle chaque année à la lumière des notions récentes et des acquisitions dont la qualité et l\u2019utilité ont été consacrées par l\u2019expérience de leur usage.Cette année, c\u2019est en octobre que seront tenues les réunions, appréciées et fréquentées à ce point qu\u2019on est obligé de les organiser dans de vastes amphithéâtres et d\u2019en exposer la matière deux fois par jour à deux groupes différents de médecins.Et pour la première fois en 1960, prenant conscience de l\u2019intérêt des auditeurs aux sujets de thérapeutique, on décida de les détacher des groupes de médecine et de chirurgie et d\u2019en faire une troisième catégorie distincte.Enfin ces courts exposés en médecine, chirurgie et thérapeutique dont le caractère est, avant tout, pratique, objectif et d\u2019intérêt actuel, sont publiés.au bénéfice de ceux qui n\u2019auraient pas eu l\u2019avantage d\u2019assister aux entretiens ou qui voudraient consulter et lire à tête reposée cet enseignement éminemment utile.Les très nombreux sujets des « Entretiens » sont réunis en trois volumes: un pour la thérapeutique, les deux autres, pour la médecine et ses spécialités, pour la chirurgie et ses spécialités.On trouvera dans cette matière abondante, de multiples renseignements traités briève- L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 ment, sans longueurs inutiles et encombrantes, comportant des notions nouvelles et apportant les solutions aux difficultés de plus en plus nombreuses et complexes que la science médicale présente quotidiennement à la perplexité du médecins.REVUE DES LIVRES 1675 Nous recommandons ces publications, parce que nous croyons qu\u2019elles pourront rendre service et ne tromperont pas la confiance des lecteurs qui décideront d\u2019y recourir.Roma Amyot LIVRES REÇUS DEPUIS LE 25 OCTOBRE 1960 Evacuation des excréta dans les zones rurales et les petites agglomérations.Par E.G.WAGNER et J.N.LANOIX.O.M.S., édit, Genève, 1960.Les Entretiens de Bichat, 1960 \u2014 Thérapeutique.Expansion Scientifique Française, édit.Paris, 1960.Les Entretiens de Bichat, 2 vol.\u2014 Chirurgie \u2014 Médecine.Expansion Scientifique Française, édit Paris, 1960.A Textbook of Clinical Pathology.Par Seward E.MILLER.The Williams and Wilkins Co, édit, Baltimore, 1960.Les chondrodystrophies génotypiques.Par Maurice LA- MY et Pierre MAROTEAUX.L'Expansion Scientifique Française, édit, Paris, 1960.Préliminaires à une psychologie médicale, par A.LA- MACHE, A.BURLOUD et P.-H.DAVOST.L'Expansion Scientifique Française, édit, Paris, 1960.Situation et valeur de la psychologie en médecine.Par G.BERGER, W.BOVEN, P.NAYRAC et L.de PINA.L'Expansion Scientifique Française, édit, Paris, 1960.L'approche psycho-sociale en médecine.Par G.HEU- YER, A.MISSENARD, P.PICHOT, R.QUERO.L'Expansion Scientifique Française, édit, Paris, 1960.Atlas of Medical Mycology.Par Emma Sadler MOSS et Albert Louis McQUOWN, 2e édition.Williams and Wilkins Co., édit, Baltimore, 1960.Principes d'administration des services infirmiers.Par H.-A.GODDARD.O.M.S., Genève, 1960.L\u2019Année endocrinologique.Par M.ALBEAUX-FERNET, L.BELLOT, P.BUGARD, L.CANET, J.CHABOT, J.DE- RIBREUX, M.GELINET et J.-D.ROMANI.Masson et Cie, édit., Paris, 1960.L'Année thérapeutique.Par A.RAVINA.Masson et Cie, édit, Paris, 1960.Analyse immuno-élecirophorétique \u2014 Ses applications aux liquides biologiques humains.Par P.GRABAR et P.BURTIN.Masson et Cie, édit, Paris, 1960.Les fonctions de nidation utérine et leurs troubles.Colloque de la Société nationale pour l'étude de la stérilité et de la fécondité, Bruxelles, 1960.Masson et Cie, édit, Paris, 1960.juin Les troubles fonctionnels urétro-vésicaux en gynécologie.XXe Assises françaises de gynécologie, Limoges, juin 1960.Masson et Cie, édit, Paris, 1960.La radiculographie lombaire dans la sciatique.Par J.ECOIFFIER.Masson et Cie, édit.Paris, 1960.Lithiase du cholédoque \u2014 Lésions paralithiasiques du foie, du pancréas et de la voie biliaire principale.Sous la direction du Guy ALBOT, F.POILLEUX et coll.Masson et Cie, édit, Paris, 1960.Le foie alcoolique.Par P.ETIENNE-MARTIN et CI.KLEPPING.Masson et Cie, édit, Paris, 1960. COMMUNIQUÉS Ville CONGRÈS INTERNATIONAL DE MICROBIOLOGIE MONTRÉAL, 19 - 25 AOÛT 1962 Le Huitième Congrès International de Microbiologie aura lieu à Montréal (Canada) du 19 au 25 août 1962 sous les auspices de la Société Canadienne des Microbiologistes.Le congrès aura pour cadre principal l\u2019Hôtel Reine Elizabeth.Il y aura cinq sections: Structures et fonctions; Microbiologie agricole; Microbiologie industrielle: Microbiologie médicale et vétérinaire; et Virologie.On trouvera ci-joint une liste provisoire des Symposiums et des Thèmes de discusion.Les personnes qui ont l'intention d\u2019assister au Congrès sont priées de remplir et de retourner la carte ci-jointe au Secrétariat du Congrès avant le 31 janvier 1961.La réception de cette carte avant la date indiquée facilitera beaucoup les préparatifs en cours.La deuxième circulaire sera envoyée uniquement aux personnes qui se seront fait inscrire sur la liste d\u2019envoi et à celles qui auront renvoyé la carte ci-jointe dûment remplie.Cette circulaire donnera le programme des travaux scientifiques ainsi que le programme des activités sociales et elle sera accompagnée d\u2019une formule d\u2019inscription, d\u2019une demande de réservation de chambre, et d\u2019une formule d'inscription de communication proposée.Deux symposiums, au moins, seront organisés dans chaque section.Il y aura ainsi un minimum de deux symposiums durant chaque matinée.Seules les personnes spécialement invitées feront les exposés à ces séances.La plupart des symposiums.sinon tous, seront publiés.Pour assurer la rapidité de la publication, les auteurs de tous les exposés devront soumettre leurs manuscrits revêtus du «Bon à tirer» durant le Congrès.Quatre après-midi seront consacrés à la présentation de communications lors de séances simultanées de chacune des sections.Les communications se rapportant aux thèmes de discussion énumérés dans le programme provisoire et portant sur des travaux inédits, feront l\u2019objet d\u2019un examen de la part du Comité d\u2019organisation.Ce comité choisira les communications présentant le plus d\u2019intérêt (compte-tenu de la section et du thème de discussion concernée), et celles qui peuvent le mieux se prêter à la présentation en séance pendant le Congrès; les autres communications acceptées figureront au programme et pourront faire l\u2019objet de discussions.Les sommaires des communications présentées seront publiés.Ils seront disponibles à l\u2019arrivée à Montréal.Un local sera réservé pour les expositions d'intérêt scientifique.Si les futurs participants sont suffisamment intéressés on pourra organiser des séances de démonstration de méthodes et de techniques.Les intéressés sont priés de bien vouloir communiquer avec le Secrétaire quant à leur projets.Les membres du Comité du programme choisiront les projets qui leur sembleront les plus dignes d\u2019intérêt.Une exposition d\u2019instruments ct autres pouvant intéresser les microbiologistes cest en voie d\u2019organisation.Les firmes commerciales qui désirent exposer sont priées d\u2019écrire à l\u2019adresse suivante: Huitième Congrès International de Microbiologie, Casier Postal 77, Station H, Montréal.Canada.Un service d\u2019interprétation simultanée du français à l\u2019anglais et de l\u2019anglais au français (les deux langues officielles du Canada) sera probablement mis à la disposition des délégués au cours des Symposiums seulement.Les communications pourront être présentées dans n\u2019importe quelle langue, cependant il y a lieu de noter que l\u2019anglais et le français seront les langues les plus employées et les mieux comprises par la majorité des congressistes.Les prochaines notices et publications du Congrès seront rédigées uniquement en anglais et en français.Correspondance Toute la corespondance relative au Congrès doit être adressée comme suit: Dr.N.E.Gibbons, Secrétaire Général, VIIIe Congrès International de Microbiologie.Conseil National de Recherches, Ottawa 2, Canada.Comité exécutif Canadien: Président: E.G.D.Murray; Vice Présidents: T.W.M.Cameron, A.Frappier, A.G.Lochhead; Secrétaire Général: N.E.Gibbons; Trésorier: R.W.Reed; Membres: E.T.Bynoe, V.Fredette, R.G.E.Murray, M.Panisset, J.W.Stevenson.COLLOQUES EN SCIENCES NEUROLOGIQUES FACULTÉ DE MÉDECINE, UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL ANNÉE 1960-1961 Le jeudi soir de 8.00 à 10.00 h.dans la salle D\u2019525 de l\u2019Université de Montréal.Thème général: LA MYÉLINE ET LES MALADIES DE LA MYÉLINE Le 1 décembre, 8 à 9 h.: Aspects cliniques des scléroses cérébrales diffuses.Dr.J.Saucier. L'Union Méd.Canada 53 Tome 89 Déc.1960 Nouvelle forme CES Drag sans goût,\u2018\u2019sans odeur Va 2 SULFARLEM-CHOLINE 7 LIPOTROPE CHOLERETIQUE COTES O0 \\N MEDICATION TOTALE ASSIMILABLE DE LA CELLULE HEPATIQUE 2 à 4 dragées avant chaque repas FORMULE Trithioparaméthoxyphénylprop 0.005 g Bitartrate de choti 030 ¢ po drag mama | LABORATOIRES DE THÉRAPEUTIQUE MODERNE Pre ONE Inc: 2245.RUE VIAU.MONTRÉAL 1678 9 à 10 h.: Aspects cliniques des lipidoses cérébrales.Dr.R.Lafontaine.Le 15 décembre, 8 à 9 h.: Aspects cliniques de la sclérose en plaques et de l\u2019encéphalomyélite allergique.Dr.J.-L.Desrochers.9 à 10 h.: Syndromes psychiatriques dans les maladies démyélénisantes.Dr.J.-M.Bordeleau.Le 12 janvier, 8 à 10 h.: Morphologie, ultrastrue- ture et histogénèse de la myéline et des éléments associés.Myéline périphérique et myéline centrale.Dr.L.-J Poirier.Le 19 janvier, 8 à 10 h.: Neurochimie et métabolisme normal de la myéline.Dr.A.D'\u2019Iorio.Le 26 janvier, 8 à 10 h.: Pathologie générale de la myéline.Dégénérescence wallérienne, abiotrophie : troubles métaboliques et anoxiques, intoxications exo et endogénèse; démyélinisation péritumorale et dans l\u2019ædème cérébral; infections, etc.Dr.F.Robert- Robillard.Le 2 février, 8 à 10 h.: Pathologie des scléroses diffuses.Dr.J.Gagnon.Le 9 février, 8 à 10 h.: Pathologie des scléroses diffuses.Dr.J.Gagnon.Le 16 février, 8 à 10 h.: Pathologie des lipidoses cérébrales.Dr.L.Lemieux.Le 23 février, 8 à 10 h.: Pathologie de la sclérose en plaques.Dr.F.Robert-Robillard.Le 2 mars, 8 à 10 h.: Pathologie de l\u2019encéphalo- myélite allergique.Dr.F.Robert-Robillard.Le 9 mars, 8 à 10 h.: La génétique appliquée aux maladies démyélinisantes.Dr.J.Metrakos.Le 16 mars, 8 à 10 h.: Allergiz et immonologie du système nerveux.Dr.S.Sonea.INSTITUT DE MICROBIOLOGIE ET D'HYGIÈNE DE L'UNIVERSITE DE MONTRÉAL Service de l'Enseignement LISTE DES « MricR0-HEBDO-ACTUALITÉS » POUR L\u2019ANNÉE SCOLAIRE 1960-1961 M.Maurice Panisset, « L\u2019éradication des maladies infectieuses et l\u2019équilibre biologique».12 octobre 1960.M.Ly-Thanh-Dang, « Traitement du tétanos.Etat actuel».19 octobre 1960.M.F.Blank, « Recherches épidémiologiques et mycologiques sur les teignes dans la Province de Québec.26 octobre 1960.M.V.Fredette, « Pollution microbienne de l\u2019air ».2 novembre 1960.M.J.-C.Benoît, « L\u2019infection tuberculeuse de la souris.Application au diagnostic de la tuberculose et à la systématique des mycobactéries ».9 novembre 1960.M.L.Kato, « Cinétique de la perméabilité capillaire ».16 novembre 1960.COMMUNIQUÉS L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.196% M.J.Sternberg, « Maladie de la radiation et immunité ».23 novembre 1960.M.W.Smirnoff, « Lutte biologique contre les insectes ».30 novembre 1960.\u2019 M.A.Boudreault, « Interféron: connaissances actuelles ».7 décembre 1960.M.A.Borduas, « Le facteur antihémophilique ».14 décembre 1960.M.J.deRepentigny, « La microscopie à fluorescence.Techniques et applications en microbiologie ».11 janvier 1961.M.F.Somlo, « Les virus oncolytiques ».18 janvier 1961.M.Paul Marois, « Le Rouget de porc ».25 janvier 1961.M.Paul Lemonde, « Cancer: résultats et perspectives ».ler février 1961.M.Sorin Sonea, « Le problème de la virulence des staphylocoques ».8 février 1961.Mme M.O.Podoski, «Le mécanisme du diagnostic en virologie ».14 février 1961.M.V.Portelance, « Considérations biochimiques et microbiologiques sur les protéolipides».22 février 1961.M.Lionel Forté, « La valeur des épreuves de stérilité ».ler mars 1961.M.E.di Franco, « La leucémie en pathologie animale ».8 mars 1961.M.G.Nogrady, « Recherches sur la différenciation culturale des staphylocoques coagulase positifs et coagulase négatifs ».15 mars 1961.M.G.Boulay, « L\u2019Iimmunité dans les infestations parasitaires ».22 mars 1961.Mme Lise Davignon, «Leucémie \u2014 problème d\u2019hygiène publique ».5 avril 1961.M.Sylvio Cloutier, « Pathogénicité des staphylocoques pour les animaux de laboratoire ».12 avril 1961.M.A.Guérault, « Standardisation du vaccin anti- coquelucheux ».19 avril 1961.M.M.Cantin, « Chimioprophylaxie de la tuberculose et vaccination par le B.C.G.» 26 avril 1961.POSTE NOUVELLEMENT CREE OFFERT A UN MÉDECIN AU CONSEIL CANADIEN D'ACCRÉDITATION DES HÔPITAUX Le Conseil Canadien d\u2019Accréditation des Hôpitaux demande un médecin, de préférence bilingue, pour remplir les fonctions d'assistant du Directeur Exécutif (Executive Director) et celles de visiteur officiel des hôpitaux canadiens; entrée en fonctions, le ler février 1961.Cet emploi exige une connaissance suffisante de l\u2019organisation, de l\u2019administration et des activités professionnelles hospitalières en rapport notamment avec les exigences de l\u2019accréditation. I.Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 HORMONOTHÉRAPIE TOTALE AMPOULES BUVABLES SIROP AROMATISÉ COMPOSITION i Extrait de foie de veau titré en vitamine Extraits totaux de sang: B1» native; de taureau titrés en fer Extrait spécial de levure de bière; de génisse | | hémoglobinique: Extrait spécial de cuticules de céréales.de veau VITAMINE*B12%: FER HEMOGLOBINIQUE INDICATIONS THÉRAPEUTIQUES Déficience organique, Anémies, Asthénies des convalescents, des vieillards, des dyspeptiques, des néoplasiques, des déficients endocriniens et contre les insuffisances ovariennes, les retards de croissance et tous états de sidéropénie.POSOLOGIE: Ampoules buvables Sirop Adultes: 2 à 3 cuillerées à soupe par jour.Adultes: 2 ampoules par jour.Enfants: de 10 à 15 ans, 1 à 3 cuillerées à dessert; de 5 à 10 ans, 1 à 3 cuillerées à café; jusqu\u2019à 5 ans, 2 demi-cuillerées à café par jour.Enfants: 1 ampoule par jour.Sous l\u2019une ou l\u2019autre forme, HORMODAUSSE doit étre pris un quart d\u2019heure avant les repas après dilution dans Y4 de verre d\u2019eau.Le médicament est bien supporté par le tube digestif et ne présente pas de contre-indication.PRÉPARÉ PAR LES LABORATOIRES DAUSSE, PARIS, FRANCE Représentants exclusifs au Canada 1680 COMMUNIQUÉS Une majeure partie du temps sera employé aux visites officielles, aux examens et aux rapports en vue de l\u2019accréditation des hôpitaux.Les émoluments sont en rapport avec les qualifications et l\u2019expérience du titulaire qui bénéficiera en outre d\u2019un mois de congé par an.A votre lettre de demande, joignez votre curriculum vitae, les recommandations dont vous pouvez vous prévaloir et le salaire que vous désirez.Adressez S.V.P.votre demande au Docteur W.I.Taylor, Conseil Canadien d\u2019Accréditation des Hôpitaux, 150, rue Saint-Georges, Toronto 5, Ontario.HÔPITAL DU SACRÉ-CŒUR Séminaire des Internes \u2014 Année Académique 1960-61 Service d'Orthopédie Chef du Service docteur U.Frenette F.R.C.S.(C.) Docteur R.Roy: Les ostéopathies hormonales, le 17 septembre 1960.Docteur P.A.Gagnon: Les algies de croissance, le 24 septembre 1960.Docteur G.Blanchard: Les vascularisations de la tête et du col fémoral, le 1er octobre 1960.Docteur B.Blanchard: Les fractures de l\u2019astragale, le 15 octobre 1960.Docteur C.Fortin: La paralysie cérébrale, le 22 octobre 1960.Docteur Bertrand: Les fractures du col fémoral, le 29 octobre 1960.L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 Docteur K.Germanos: Les ostéochondrites (sauf Legg Perthes), le 5 novembre 1960.Docteur J.M.Cloutier: Les ostéotomies, le 19 novembre 1960.Docteur M.Saphai: Traitement chirurgical de la luxation congénitale de la hanche chez les enfants, le 26 novembre 1960.Docteur Vicas: Les fractures du cou-de-pied, le 3 décembre 1960.Docteur R.Guy: Les tumeurs malignes des tissus mous, le 17 décembre 1960.Moderateur Guy Lafond F.R.CS.(C.) PRIX ANNUEL DU CINÉMA MÉDICO-CHIRURGICAL DE \u201cLA PRESSE MEDICALE\" Le « Prix annuel du Cinéma Médico-Chirurgical », doté de 1.000 NF.en espèces (pouvant éventuellement être partagé) et de divers autres prix, sera attribué (comme les années précédentes) lors de la dernière séance du « Cours d\u2019Actualités médico- chirurgicales» à la Faculté de Médecine de Paris (45, rue des Saint-Pères) le 14 mars 1961.Le Jury s\u2019attachera autant à la valeur didactique du film qu\u2019à sa qualité proprement cinématographique.Seuls les films tournés en 16 mm.seront acceptés.Leur durée de projection ne devra en aucun cas excéder 30 minutes.Les candidatures et les films devront être adressés au Secrétariat du Journal, La Presse Médicale, 120, Boulevard Saint-Germain, à Paris VI°, avant le 1er février 1961.Les prix seront remis aux auteurs des meilleurs films.Tous les films peuvent être présentés, y compris ceux qui ont été subventionnés ou réalisés par un laboratoire ou une firme.L\u2019Union Médicale du Canada en 1891 ASSOCIATION DES INTERNES DE L'HÔPITAL NOTRE-DAME Décembre 1891 Séance du 18 juin 1891 Présidence du docteur I.Cormier.ECLAMPSIE PUERPÉRALE Le docteur Louis Désy communique l\u2019observation suivante: Le sujet de cette communication est une jeune primipare, Agée de 20 ans et mariée depuis dix mois.L\u2019histoire de la famille ne révèle aucune maladie héréditaire; elle-même a toujours joui d\u2019une bonne santé jusqu\u2019à cette époque.Ce n\u2019est que vers le huitième mois de sa grossesse qu\u2019elle s\u2019aperçut d\u2019une enflure qui débuta aux paupières pour ensuite se généraliser à tout le corps.À huit mois et demi elle avait des convulsions.Quant j'ai été appelé auprès de la malade, elle en était à sa quatrième attaque d\u2019éclampsie, chaque attaque ayant été espacée d\u2019à peu près une heure.La malade étant dans le coma, je prescris 60 grains de bromure de potassium et 15 grains de chloral, à prendre en injection rectale, toutes les deux heures. L'Union Méd.Canada 55 Tome 89 \u2014 Déc.1960 _ = A |! Lo) = fm at AY ce Ltd 7.le .: 2) Ctl d - : a.WF Ed feo le] ) Le \u201cdF jal op 4 se 4.- a tA 0 + > $F * ne pol = 3 4 x i A 7 3 ; # J 3 I A nd d E À > 2 7 Py ps que.Lait, al A \u20ac ue * = x À 7, ; Pl on oe He a e éhoi - es \u201cTraitemesf xipô > ad on Mz + (iL PO PROCS ay Les SINUSITE AGEs ou CHRON ee ~Z oi u ES, En 8 es ARINGITES, PHARYNGITES, A.« => % YGDAL etPles S © © ve ea à ONC TIQUES \u201ca se rnd JES ASTIN A Re tv x \u201c4 CAMIR ?Li LA > (YT SONTREMD's XT hd hid + rR] CA 4 FORM Iodoforme Camphre - me ol - fodures, Jog (Solution huileuse de faible acl > N OSOLO IE ; Adfhinistrer 1 ou 2 \" SONS intra- usculaires deux ou 018, fois pa semaine;-selon le cas.\u20ac mi-dose.LE Lo x ore & =) LE = rN ey ag, KD EXC esPflurs les MË ui \u201cRogumentat 0 by Sut nde op = LAS = 4 4 Man > par H Dunham Smith.Phermacal Company, ar 28 Lt New Brunswi SA El Les = ie Pd Distributeurs Piet E> go} Montréal ve Herd, Chari Inc, 56 \u2014 1682 L'UNION MÉDICALE L'analyse des urines révêla une grande quantité d\u2019albumine.Le col de l\u2019utérus ne présentait alors qu\u2019une très légère dilatation, et par l\u2019auscultation je ne découvris aucun signe de vie de l\u2019enfant.Le traitement ci-haut prescrit ayant été suivi pendant huit heures et l\u2019état de la maladie ne s\u2019améliorant pas, les attaques continuant toujours à peu près dans les mêmes intervalles, je pratiquai alors une salgnée abondante.Une très courte attaque eut lieu pendant la saignée mais ce fut la dernière.Le travail de l\u2019accouchement commença alors à se faire régulièrement et la malade, quoique n\u2019ayant pas conscience de son état, accusait certaines douleurs qui n\u2019étaient autres que celles du travail de l\u2019accouchement.Treize heures après la saignée, le col étant complètement dilaté, j\u2019appliquai le forceps et terminai l\u2019accouchement.Quelques heures après la malade reprenait connaissance.Aucun accident n\u2019est survenu durant la convalescence qui a été celle d\u2019un accouchement naturel.7 NT L'Union Méd.Canada DU CANADA EN 1891 Tome 89 \u2014 Déc.1960 Séance du 22 octobre 1891 Présidence du Dr Desrosiers IXYSTE DE L'OVAIRE ; ABLATION SUIVIE DE GUÉRISON ; COMPLICATIONS GASTRO-INTESTINALES DE LA CON VALESCENCE M.le Président communique une note relative à un cas de kyste uniloculaire de l\u2019ovaire gauche, opéré le 29 mai dernier.La malade, célibataire.âgée de 32 ans, était d\u2019un tempérament nerveux des mieux accusés.À eu des attaques d\u2019hystérie convulsive a plusieurs reprises depuis quelques années.Etat général bon, du reste, sauf plus ou moins d\u2019anémie et l\u2019apparition, depuis deux ou trois ans, d\u2019hémorrhoides saignantes.La maladie actuelle date de décembre 1890.Le développement fut graduel; aucun signe de péritonite; pas de douleurs appréciables.L\u2019opération fut pratiquée par M.le Prof.Brosseau, assisté des Drs Brennan, Laberge et Chagnon; le Dr Desrosiers au chloroforme.Elle dura une heure et quart.Pas d\u2019adhérences.Le kyste est uniloculaire.INCONTESTABLE.ALBAMYCIN T EST I\u2019ANTIBIOTIQUE | QUI POSSEDE LA PLUS GRANDE VARIÉTÉ D\u2019EMPLOIS CLINIQUES © A/T 14CF La plupart des infections bactériennes qui répondent \u2026 et plusieurs des infections bactériennes qui ne répondent pas à d\u2019autres antibiotiques à large spectre sont maîtrisées et détruites par AlbamycinT (chlorhydrate de tétracycline lus Albamycin) L'ANTIBIOTIQUE À LARGE SPECTRE À EMPLOYER TOUT D'ABORD Chaque comprimé d\u2019Albamycin T contient: 125 mg.de chlorhydrate de tétracycline et 125 mg.de novobiocine (sous forme de novobiocine calcique).Également disponible sous forme de granules délicieusement aromatisés.#MARQUE DE COMMERCE DEPOSEE e Produits Fharmaceutiques Supérieurs Depuis 1886 Up hn THE UPJOHN C A jo 865 YORK MILLS ROAD, DON MILLS (TORONTO), ONTARIO CECI?où.bien.une bonne nuit dee sommeil pour le malade, sa famille.et le médecin 1iCA: MANUPAE, ov « C e .0 utunene® PROMATUSSIIN\u201d i 9 CAHAON Prat, © ® douvisouss 80?* pour enrayer la touzz EXPECTORANT Chlorhydrate de prométhazine avec dextrométhorphan Marque déposée 4 onces lig.« 16 onces lig.« % Gal.imp.WALKERVILLE, ONTARIO action expectorante - action béchique - action antihistaminique - action sédative *Marque déposée 58 \u2014 1684 L'UNION MÉDICALE DU CANADA EN 1891 L'Union Méd.Canada Très peu d\u2019hémorrhagie, l'hémostase opératoire étant assurée aussi complètement que possible.Le pédi- cule, assez petit, est ligaturé à la soie, et le pansement fait à l\u2019iodoforme.Immédiatement après l\u2019opération, nausée et efforts de vomissements, calmés par la glace.Douleurs calmées par % gr.de morphine en injection hypodermique.Le soir, à 10 h.le pouls est à 80 et la température à 98° F.Respiration 30.Du 29 mai au 31, l\u2019état de la malade, tant général que local, est des plus satisfaisants, la température ne dépassant pas 100° F.et le pouls se maintenant entre 80° et 84°.Le 31, survint de la nausée puis des vomissements opiniâtres qui persistèrent jusqu\u2019au 4 juin, et qui, après avoir résisté aux boissons gazeuses, au cidre, au champagne, au bismuth, à l\u2019eau de Vichy, à la glace, céda à l\u2019emploi d\u2019une infusion concentrée de café froid pris à petites doses fréquemment répétées.A ces accidents gastriques, peut-être de nature nerveuse, peut-être aussi provoqués par la morphine que l\u2019on continuait à donner en injections sous- cutanées, pour calmer les douleurs, succédèrent, du 4 au 7, des coliques plus ou moins violentes accompagnées de borborvgmes et de diarrhée bilieuse.Le 5, les selles étaient grises et la conjonctive ictérique ainsi que la peau, l\u2019urine, passée avec effort et dou- Tome 89 \u2014 Déc.1960 leur, étant fortement pigmentée de bile.Les coliques et la diarrhée furent calmées par la morphine aidée d\u2019une diète liquide.La menstruation se rétablit dès le ler juin, à 4 heures p.m., et dura cinq jours.Le 6 juin, la malade était pleinement convalescente, et l\u2019on enleva les sutures.Du moment où l\u2019opération fut pratiquée jusqu\u2019au 8 juin, la température moyenne varia entre 98° et 99.5°, F.Une seule fois, le ler juin au soir, elle atteignit 101°, mais pour tomber à 98° le lendemain matin, le pouls montant à 108° les ler et 2 juin p.m., ce qui constitua son maximum de vitesse durant toute la durée de la guérison, la moyenne étant de 84 à 88.La réunion de la plaie opératoire se fit par première intention, sans une seule goutte de pus, même au niveau des sutures.Seulement un peu de sensibilité à la pression ct quelques tiraillements.À dater du 7 juin, quelques symptômes intestinaux continuèrent à se montrer: coliques, envie fréquente de défécation, ténesme rectal, et proci- dence des hémorrhoïdes déjà existantes, ce qui exigea l'examen minutieux du rectum et l\u2019ablation, le 17 juin, des hémorrhoïdes en procidence.Depuis cette deuxième intervention la convalescence s\u2019est achevée sans encombre.INCONTESTABLE.ALBAMYCIN T EST L\u2019ANTIBIOTIQUE O A/T 14CF QUI POSSEDE LA PLUS GRANDE VARIETE D\u2019EMPLOIS CGLINIQUES La plupart des infections bactériennes qui répondent \u2026 et plusieurs des infections bactériennes qui ne répondent pas à d\u2019autres antibiotiques à large spectre sont maîtrisées et détruites par Albamyein T (chlorhydrate de tétracycline plus Albamycin) L'ANTIBIOTIQUE A LARGE SPECTRE À EMPLOYER TOUT D'ABORD Chaque comprimé d\u2019Albamyein T contient: 125 mg.de chlorhydrate de tétracyeline et 125 mg.de novobiocine (sous forme de novobiocine calcique).Egalement disponible sous forme de granules délicieusement aromatisés.\u2019 \u2019 MARQUE DE COMMERCE DEPOSEE ® Produits Pharmaceutiques Supérieurs Depuis 1886 Upjohn THE UPJOHN COMPANY OF CANADA 865 YORK MILLS ROAD, DON MILLS (TORONTO), ONTARIO L'Union Méd.Canada 59 ON ANNONCE DES BOURSES DE MÉDECINE par les Compagnies canadiennes d\u2019Assurance-Vie Depuis 1949, les compagnies d\u2019assurance-vie du Canada accordent un certain nombre de bourses dans le but de développer et d\u2019accroître les programmes de recherche médicale, dans les diverses universités du Canada.Ces bourses sont octroyées par l\u2019intermédiaire de la Commission Permanente de la Santé Publique de l\u2019Association canadienne des Directeurs des Compagnies d\u2019Assurance-Vie.D\u2019après le projet maintenant établi, il est prévu que des bourses d\u2019un montant total de 60,000 dollars seront distribuées chaque année, et que chacune des douze facultés ou écoles de médecine du Canada n\u2019aura droit qu\u2019à une seule bourse.Cependant, si certaines facultés ou écoles de médecine n\u2019étaient pas en mesure de présenter des candidats, ou soumettaient des demandes ne remplissant pas les conditions exigées par le Comité Médical Consultatif, il se pourrait qu\u2019alors, une deuxième, ou même une troisième demande provenant de la même faculté ou école, soit prise en considération.Qualifications Les candidats doivent posséder un doctorat en médecine, ou dans une des sciences de base de la médecine, ou l\u2019équivalent.Ils devront manifester des aptitudes spéciales et un intérêt marqué pour la recherche ou l\u2019enseignement, et être considérés par les autorités de leur institution, comme des candidats possibles pour l\u2019enseignement ou la recherche dans une faculté de médecine.De plus, au cours de leur travail comme boursiers, ils devront, à un titre quelconque, être chargés d\u2019enseignement ou participer à des recherches, dans l\u2019école ou la faculté de médecine où ils séjourneront.Octrois Le montant de la bourse de médecine offerte par les Compagnies canadiennes d\u2019Assurance-Vie est de 5,000 dollars.Durée Les bourses sont octroyées sur une base annuelle, mais peuvent être renouvelées pour une période de deux ans, selon les rapports fournis sur la marche des travaux.Les bourses couvriront la période s\u2019étendant du 1er juillet au 30 juin, chaque année (exception pourra être faite dans les cas spéciaux).Rapports Il sera exigé des rapports réguliers sur la marche des travaux entrepris.La longueur de ces rapports ne devra cependant pas dépasser deux pages, et les renseignements donnés devront être limités au travail subventionné.Tableaux détaillés, figures, photographies, et manuscrits dactylographiés d\u2019articles ne sont pas nécessaires.Demandes Des formules de demande et des renseignements sur les règles à suivre pour obtenir une bourse de médecine des Compagnies canadiennes d\u2019Assurance-Vie, peuvent être obtenus auprès des doyens des différentes facultés ou écoles de médecine.Les candidats devront soumettre leur demande au doyen qui, à son tour, les recommandera.Les demandes doivent nous parvenir au plus tard le 14 février, chaque année, et être adressées comme suit: Monsieur le Secrétaire Commission Permanente de la Santé Publique Association canadienne des Directeurs des Compagnies d\u2019Assurance-Vie 302 Bay Street, Toronto, Ont.ASSOCIATION CANADIENNE DES DIRECTEURS DES COMPAGNIES D\u2019ASSURANCE-VIE NOUVELLES PHARMACEUTIQUES ARLIDIN Eisenberg a pu déterminer chez les malades souffrant d\u2019insuffisance cérébro-vasculaire et chez des personnes normales, une augmentation de 43 pour cent dans la circulation du sang au cerveau, apres administration orale d\u2019Arlidin (chlorhydrate de nylidrin), sur une période de plus de deux semaines.(Eisenberg, S.: American J.Med.Sciences, (juillet 1960).L\u2019investigateur considère ce changement comme «très significatif».La dose initiale fut de 12 mg.t.1.d.et augmentée à 18 mg.t.1.d.La perfusion cérébrale fut «accompagnée d\u2019une diminution de la résistance cérébro-vasculaire et dans presque tous les cas d\u2019une diminution de la tension artérielle».L'\u2019investigateur attribue l\u2019augmentation de la circulation cérébrale à un effet direct d\u2019Arlidin sur les vaisseaux du cerveau ou à une augmentation du volume cardiaque.Eisenberg démontra en plus que «dans certaines circonstances, une vaso-dilatation cérébrale peut être distinctement avantageuse.chez les personnes souffrant d\u2019attaques récurrentes d\u2019ischémie cérébrale, une augmentation de la circulation cérébrale peut prévenir ces épisodes fugaces ou même l\u2019infarctus ultime et peut servir comme adjoint précieux à la thérapie anticoagulante.En plus, chez les malades a infaret multiples, l\u2019augmentation de la circulation cérébre peut diminuer la tendance à d\u2019autres épisodee rapportant à la thrombose ».ll est à noter qu\u2019aucun effet secondaire 1ut uv- servé, et que les personnes souffrant d\u2019angine de poitrine purent tolérer la dose entière (18 mg.t.i.d.) sans aucun effet sur la fréquence ou la gravité de leurs attaques d\u2019angine.MODITEN Bichlorhydrate de fluphénazine Squibb Un tranquillisant très énergique et d\u2019action prolongée pour le traitement de l\u2019anxiété et de la tension.C\u2019est une création de l\u2019Institut de la Recherche médicale Squibb qui soulage les symptômes anxieux sans troubler le psychisme ni gêner le malade debout, dans ses occupations journalières.Le Moditen est efficace contre l'anxiété et la tension chez le malade debout et alité.Il agit également sur les états manifestés par l\u2019appréhension, la nervosité, l\u2019irrnitabilité, l\u2019insomnie, la nausée et le vomissement en l\u2019absence de trouble organique.Et 1l INCONTESTABLE.ALBAMYCIN T EST L\u2019ANTIBIOTIQUE O A/T 140F QUI POSSÈDE LA PLUS GRANDE VARIÉTÉ D\u2019EMPLOIS CLINIQUES La plupart des infections bactériennes qui répondent\u2026 et plusieurs des infections bactériennes qui ne répondent pas à d\u2019autres antibiotiques à large spectre sont maîtrisées et détruites par Albamyein T (chlorhydrate de tétracycline plus Albamycin) L\u2019ANTIBIOTIQUE À LARGE SPECTRE À EMPLOYER TOUT D'ABORD Chaque comprimé d\u2019Albamyecin T contient: 125 mg.de chlorhydrate de tétracyeline et 125 mg.de novobiocine (sous forme de novobiocine caleique).Également disponible sous forme de granules délicieusement arom: 1tisés.*MARQUE Di COMMERCE \u2018PostE THE UPJOHN COMPANY OF CANADA Up Produits Pharmaceutiques Supérieurs Depuis 1886 ohn J 865 YORK MILLS ROAD, DON MILLS (TORONTO), ONTARIO L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 Protégez votre ordonnance Les contrôles rigides exercés à tous les échelons de la production garantissent un aliment éprouvé, de toute sécurité, dans chaque boîte de lait évaporé provenant de la compagnie Carnation.Le procédé de double stérilisation: Carnation signifie double sécurité pour vos tres jeunes patients.Une homogé- Le Lait Evaporé C fournit tous les élém tritifs et toute la te lipides du beurre frais entier; la pro la vitamine D a ét 800 unités inter par chopine.\\ J AN EVAPORATED MILK \u201cir A MIN D INCREASED - HOMOGÉEZ CCE LAIT MORNING La teneur en lipides du beurre a été réduite à 4%.La vitamine D a été portée à 800 unités par chopine.Le Lait Morning est écono- LAIT ; mique, aussi! D'autres mar- Q né f ques de lait évaporé par- EMI-ÉCREM tiellement écrémé coûtent is CONCENTRÉ *°* jusqu\u2019à Y5 de plus.suo hg Carnation Company Limited Spécialistes dans l\u2019alimentation du nourrisson depuis plus d\u2019un demi-siècle 62 \u2014 1688 NOUVELLES PHARMACEUTIQUES L'Union Méd.Canada combat l\u2019anxiété et la tention associées aux états somatiques tels que l\u2019hypertension et l\u2019affection car- diovasculaire.Voie orale.La dose adulte recommandée, contre l\u2019anxiété et la tension, est d\u2019un mg.par jour.On peut porter la dose totale quotidienne à un mg.b.à.d.si cela est nécessaire ou deux comprimés d\u2019un mg.en une prise unique chez les cas aux symptômes relativement graves et qui ont reçu des doses d\u2019essai plus faibles.Comprimés d\u2019un mg.enrobés de sucre; flacons de 30.TENUATE DOSPAN Comprimé en forme de capsule, imprimé Merrell.Chaque comprimé renferme 75 mg.de diéthylpropion dans un véhicule à désintégration continue.L\u2019anorexie est la seule action thérapeutique de Tenuate.Tenuate aide à diminuer la ration calorique dans tous les cas où une réduction progressive de poids est souhaitable, et ce, sans nécessiter de régime alimentaire strict.Tenuate Dospan, grâce à sa désintégration continue, assure une action prolongée du Tenuate.L\u2019humidité suffit pour déclencher la désintégration du véhicule hydrophile qui libère alors la médication active à une cadence uniforme, Tome 89 \u2014 Déc.1960 la maintenant à un niveau efficace et procurant ainsi un contrôle uniforme et ininterrompu de l\u2019appétit.Tenuate Dospon est indiqué dans tout cas où une réduction progressive de poids est souhaitable au moyen d\u2019une ration calorique diminuée, avec le minimum de nécessité de compter sur un régime alimentaire strict.Comme il n\u2019exerce pratiquement aucune stimulation sur le système nerveux central, Tenuate Dospan est particulièrement utile au traitement de l\u2019obésité dans les cas de maladie cardio- vasculaires, de diabètes, ou durant la grossesse.La faim est contrôlée sans qu\u2019il n\u2019y ait de stimulation du snc.Une posologie pratique, administrée au milieu de la matinée procure un contrôle uniforme et continu de l\u2019appétit pendant une période de 10 à 12 heures.Aucun cas ayant nécessité une augmentation progressive de la dose n\u2019a été rapporté.Idéal dans les traitements à longs termes.N\u2019entraîne pas d\u2019accoutumance.L\u2019humidité suffit pour déclencher la libération du médicament actif dont l\u2019action est prompte, prolongée et uniforme.Les facteurs variables, tels la motilité gastrique et le pH n\u2019influent pas sur la libération du médicament.C\u2019est pourquoi Tenuate Dospan ne provoque ni poussées soudaines, ni pé- INCONTESTABLE.ALBAMYCIN T EST L\u2019ANTIBIOTIQUE Oo A/T 14CF Upjohn QUI POSSEDE LA PLUS GRANDE VARIETE I\u2019EMPLOIS CLINIQUES La plupart des infections bactériennes qui répondent \u2026 et plusieurs des infections bactériennes qui ne répondent pas à d'autres antibiotiques à large spectre sont maîtrisées et détruites par Albamycin T (chlorhydrate de tétracycline lus Albamycin) L'ANTIBIOTIQUE À LARGE SPECTRE A EMPLOYER TOUT D'ABORD Chaque comprimé d\u2019Albamyein T contient: 125 mg.de chlorhydrate de tétracycline et 125 mg.de novobiocine (sous forme de novobiocine calcique).Également disponible sous forme de granules délicieusement aromatisés.*MARQUE DE COMMERCE DÉPOSÉE Produits Pharmaceutiques Supérieurs Depuis 1886 THE UPJOHN COMPANY OF CANADA 865 YORK MILLS ROAD, DON MILLS (TORONTO), ONTARIO > Un grand pas dans l\u2019alimentation des tout-petits [Céréale additionnée de protéines.Infantsoy contient une généreuse proportion de protéines dégraissées.C\u2019est une source importante de fer et de vitamine B12.L'absence de germe de blé, qui est un allergène, indique qu'Infantsoy peut être recommandée comme céréale énergétique pour les enfants souffrant d\u2019affections coeliaques.LES MAMANS apprécient toujours des échantillons et Heinz est heureux de vous en offrir sur demande.Ecrire à Heinz Baby *Foods, Professional Services Dept., Leamington, Ontario.ALIMENTS HEINZ POUR BEBES @ BFM-161F Un spécial pour vous.LA NOUVELLE BROCHURE HEINZ SUR L'ALIMENTATION Un manuel de référence complet qui couvre tous les aspects de l'alimentation.Un ouvrage concis qui fait autorité.C'est une synthèse complète des derniers renseignements cliniques, régimes typiques, graphiques et statistiques.On peut se procurer cet opuscule de: McGRAW-HILL CO.OF CANADA LTD.253 Spadina Road, Toronto, Ontario 1690 riodes de dépression dans le niveau de concentration du médicament.Tenuate Dospan (à action prolongée), 75 mg.dié- thylpropion: un comprimé par jour, en entier, au milieu de la matinée.Tenuate Dospan (à action prolongée), 75 mg.en flacon de 30 comprimés blancs en forme de capsule.Marques de fabrique: Tenuate, Dospan (formule de dosage a désintégration continue).PRÉVISIONS \"FROSST\u201d La maison Charles E.Frosst and Company fournira dorénavant des renseignements fort utiles aux médecins canadiens.Elle envoie en effet, chaque mois, un bulletin météorologique de quatre pages, qui renferme des renseignements précis concernant les conditions atmosphériques régionales prévues pour trois mois d\u2019avance.La maison Frosst, le plus important manufacturier canadien de produits pharmaceutiques, distribue les « Prévisions Frosst» dans le but de rendre de précieux services aux médecins.Ces derniers connaissent l\u2019effet des variations climatiques sur certaines maladies telles que la pneumonie et la grippe.Jusqu\u2019à présent toutefois ils ne pouvaient pas savoir quand ces variations se produiraient et pourraient favoriser certaines maladies.C\u2019est là la fonction des « Prévisions Frosst ».Conçu spécialement pour le Canada, le bulletin analyse avec précision le temps qu\u2019il fera dans les principales villes et régions géographiques.Le territoire ainsi analysé va de St-Jean, Terre-Neuve, à Prince-Rupert et Victoria en Colombie-Britannique, et des Territoires du Nord-Ouest jusqu\u2019au Golfe du Mexique.Jusqu'ici, ces pronostics se sont avérés d\u2019une précision étonnante.Les médecins qui s\u2019en prévaudront, pourraient bien, s\u2019ils le désiraient, facilement vérifier la précision des pronostics mentionnés.Les prévisions, pour chaque mois, se lisent facilement, à première vue.La première page des « Prévisions Frosst» contient un résumé des prévisions atmosphériques pour le mois qui vient.De plus, on analyse brièvement le temps probable pour les deux mois suivants.Les Dingbats \u2014 ces amusants petits bonshommes qui animent les calendriers Frosst depuis 45 ans, NOUVELLES PHARMACEUTIQUEs L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 prennent de nouveau la vedette dans ce bulletin.Grâce à leurs espiègleries bien personnelles, ils servent à illustrer chacun de ces mois de prévisions.Les «Prévisions Frosst» n\u2019échapperont jamais à l\u2019attention des médecins, dans leur courrier, car l\u2019enveloppe révèle son contenu en caractères bien voyants.L'analyse du temps probable pour la période de trois mois est fournie par un organisme qui a fait ses preuves dans les pronostics à longue portée \u2014 Weather Trends Inc.Depuis quelques années, ses prévisions ont été utilisées avec succès par d\u2019importantes entreprises commerciales, dont des fabricants de climatiseurs, d\u2019imperméables, et d\u2019autres produits saisonniers qui doivent orienter leur production et leur promotion selon de telles prévisions météorologiques.Les « Prévisions Frosst », publiées en français et en anglais, occupent une place de choix sur les bureaux des médecins des deux langues car elles constituent un guide météorologique utile et très pratique.STAPHCILLINE (X-1497 ou BRL-1241) (pour injection) La Staphcilline est une nouvelle pénicilline parentérale synthétique qui s\u2019est montrée efficace à 100% contre les souches résistantes de staphylocoque doré.Cliniquement efficace dans une grande variété d\u2019infections causées par les staphylocoques.Chaque fiole de poudre sèche contient 1 Gm.de Stapheillime (diméthoxyphényl pénicilline sodique) équivalant à l\u2019activité de 900 mg.de diméthoxyphé- nyl pénicilline.Traitement spécifique des infections staphylococciques causées par des organismes résistants.Voie intramusculaire: La dose usuelle pour adultes est de 1 Gm.toutes les 4 ou 6 heures.Bébés et enfants: 25 mg.par Kg.(approximativement 12 mg./ lb) aux 6 heures.Voie intraveineuse: 1 Gm.aux 6 heures employant 50 ml.d\u2019eau physiologique stérile, au taux de 10 ml.par minute.Une attention particülière doit être donnée aux patients sujets à la fièvre des foins, l\u2019asthme, l\u2019urticaire ou à des réactions à la pénicilline.Fioles de 1.0 Gm.poudre sèche.No de liste: 950.(Bristol Laboratories of Canada Ltd, Montréal.) AVIS \u2014 Médecin, possédant la collection complète de la Revue Crba, désirerait recevoir ou acquérir quelques numéros manquants: soit les numéros 4, 31, 33, 35 et 36.Confrères possédant ces numéros et qui consentiraient à s\u2019en départir, prière de communiquer avec le docteur L.-P.Bélisle, 522 est, rue Sherbrooke, Montréal \u2014 Téléphone: VIctor 5-8998. L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 65 L'ASSOCIATION MÉDICALE CANADIENNE annonce la vacance d'un poste de RÉDACTEUR ASSOCIE aux PUBLICATIONS DE L\u2019ASSOCIATION MEDICALE CANADIENNE (incluant le Journal de l\u2019Association Médicale Canadienne et le Journal Canadien de Chirurgie) Les candidats à ce poste doivent: 1 \u2014 Etre docteur en médecine ; 2 \u2014 Avoir une certaine expérience de la pratique de la médecine; 3 \u2014 Posséder couramment le français et l\u2019anglais ainsi que la faculté d\u2019écrire correctement et rapidement ces deux langues.Une connaissance du journalisme médical serait souhaitable.Le Rédacteur Associé devra revoir des manuscrits français et anglais en vue de leur publication, composer des résumés français d\u2019articles écrits en anglais, corriger des épreuves et dépouiller la littérature médicale courante pour en extraire des notes et des abrégés de communication importantes, Cet emploi à temps complet exige la résidence à Toronto ou dans la banlieue.Le salaire dépendra des qualités et de l\u2019expérience du candidat, L\u2019Association offre un plan de retraite contributif ainsi qu\u2019une assurance groupe de santé et d\u2019hospitalisation.Les postulants devront fournir tous les renseignements nécessaires par écrit et y joindre une photographie récente.Ils sont priés de communiquer avec le Rédacteur en Chef.Le Journal de l\u2019Association Médicale Canadienne 150 St.George Street Toronto 5, Ontario.INCONTESTABLE.ALBAMYCIN T EST L\u2019ANTIBIOTIQUE O A/T 14CF QUI POSSEDE LA PLUS GRANDE VARIÉTÉ D\u2019EMPLOIS CLINIQUES La plupart des infections bactériennes qui répondent.et plusieurs des infections bactériennes qui ne répondent pas à d'autres antibiotiques à large spectre sont maîtrisées et détruites par Albamyein T (chlorhydrate de tétracycline plus Albamycin) L'ANTIBIOTIQUE À LARGE SPECTRE À EMPLOYER TOUT D'ABORD Chaque comprimé d\u2019Albamyein T contient: 125 mg.de chlorhydrate de tétracyecline et 125 mg.de novobiocine (sous forme de novobiocine calcique).Egalement disponible sous forme de granules délicieusement aromatisés.\u2019 \u2019 *#MARQUE DE COMMERCE DEPOSEE ® Produits Pharmaceutiques Supérieurs Depuis 1886 Upjohn THE UPJOHN COMPANY OF CANADA 865 YORK MILLS ROAD, DON MILLS (TORONTO), ONTARIO en pina 5 SE sa Ea sg se Sx a Sis EHR Se ER Se A ih ome Ee - i ca Sa = = a Simona a Sais i i = SHE a Le i - = 5 Sik SA ge ce 2 a pe y A a E a .À = = 7 = = a 2 = à se > .en 43 oo % oe = i on = 5 = Eo oo 2 ce ge 2 Fo oo = \u2018 \u201c 5 2 a td Co a bo .i a 8 a # ss Ti Se 5 = 2.= i i 3 Se 2 fo = So a he = a > > = .2 2 5 bie a fan = = Sis E ; 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and Kimberly, R.C.: Ann.Surg.151:796, May 1960.DAVIS & GECK BRAND SUTURES 68 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 .alors, c\u2019est le moment de faire confiance à SWIFT .Spécialiste en fait de viandes! Les 105 années d\u2019expérience de Swift comme spécialiste en fait de viandes de qualité profitent à vos petits patients dans deux domaines importants.D\u2019abord, pour une valeur nutritive optimum, nous choisissons de la viande plus maigre, d\u2019une teneur plus élevée en protéines .et nous la préparons soigneusement pour lui conserver ses propriétés nutritives vitales.Deuxièmement, pour assurer la satisfaction émotionnelle qui résulte de repas plus faciles à prendre, nous réduisons nos viandes en purée plus lisse.Seul Swift est spécialisé dans la préparation de viandes et de mets à la viande pour bébés.Les deux mots les plus dignes de confiance en fait de viande .VIANDES 100% JAUNES D'OEUFS DÎNERS À LA VIANDE L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 69 weal CONSTIPATION EMULSION DE CHONDRUS ET D'HUILE MINERALE mêle intimement à l\u2019eau, au lait ou au chocolat, chauds ou froids.Etant libre de sucre et d\u2019alcool, il peut être pris par les diabétiques.POSOLOGIE.Adultes: Une cuillerée à soupe soir et matin; diminuer la dose à une cuillerée à soupe le soir à mesure que l\u2019intestin se régularise.Enfants: D\u2019une à deux cuillerées à thé le soir suffit Le Kondrémul est une émulsion d\u2019huile généralement.minérale exceptionnelle à cause de sa nw É nz, grande stabilité, de l\u2019uniformité de ses KONDREMUL étiquette bleue globules d\u2019huile et de leur faible volume.\u2018\u2018KONDREMUL\u201d\u2019 au CASCARA \u2014 Amol.of permet 1s pha os, las étiquette verte a S e or S, z + fr rz d\u2019une selle molie et bien formée.Le suin- \u201c'KONDREMUL'' d la PHENOLPHTALEINE\u2014 tement anal, toujours embarrassant, est extrémement rare.Le Kondrémul est agréablement aromatisé; non oléagineux, il se verse facilement du flacon et se étiquette rouge O A/T 1407 INCONTESTABLE.ALBAMYCIN T EST L'ANTIBIOTIQUE QUI POSSÈDE LA PLUS GRANDE VARIETE D\u2019EMPLOIS CLINIQUES La plupart des infections bactériennes qui répondent \u2026 et plusieurs des infections bactériennes qui ne répondent pas à d'autres antibiotiques à large spectre sont maîtrisées et détruites par Albamycin T (chlorhydrate de tétracycline plus Albamycin) L'ANTIBIOTIQUE À LARGE SPECTRE À EMPLOYER TOUT D'ABORD Chaque comprimé d\u2019Albamycin T contient: 125 mg.de chlorhydrate de tétracycline et 125 mg.de novobiocine (sous forme de novobiocine caleique).Egalement disponible sous forme de granules délicieusement aromatisés.*MARQUE DE COMMERCE DÉPOSÉE Produits Pharmaceutiques Supérieurs Depuis 1886 Upjolhn| THE UPJOHN COMPANY OF CANADA 865 YORK MILLS ROAD, DON MILLS (TORONTO), ONTARIO 70 L'Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 mh Co LG du régime cg méprobamate plus red reat set - .réprime iL Jolie relève le moral.«relâche la tension due au régime sans stimulation ex érée, égi ag insomnie ou as d'effet comm 1 anorexique- oer eS AVE xt BE D- AMPHETAMINE peli ) fie 0 2 SA, obomate .fe, rN TE 2 mg.D> Pil repdhntied pes nn LIMITED, Montreal sdresic le complément du traitement antidiabétique par voie buccale VERIFICATION JOURNALIERE de la GLYCOSURIE.AMES COMPANY OF MARQUE avec les comprimés réactifs CANADA, LTD T Ontario de TACETONURIE.CA91060F maroue avec les comprimés réactifs 49; & = voici le lubrifiant chirurgical par excellence hermétiquement scellé pour >.assurer , une stérilité \\ .complete \\ \"en ws ow ww om + ne graisse pas n'abime pas le caoutchouc TRage rss : 7 n'irrite pas STERILE soluble dans l'eau LUBRICANT transparent DISPONIBLE CHEZ VOTRE FOURNISSEUR Ë 5.& FABRIQUE AU CANADA 2 Te ihe 72 L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 une ordonnance logique pour les patients trop corpulents .méprobamate plus d-amphétamine .réprime l'appétit.relève le moral.relâche la tension due au regime.sans stimulation exagerée, insomnie ou réliquat d'effet comme les barbituriques.anorexi que-atara xique BAMADI MEPROBAMATE AVEC su LFATE DE D- AMPHETAMINE LEDERLE By \u2018Chaque dracée (rose) vantemis, méprobomate 400 mo.sulfate de d- amshétanigg is mg.Dase: Une dragée une demi-heure a une heure avant chaque repgs.; Lie oi MARQUE REPOSEL =.GE CYANAMID OF CANADA A LIMITED, Montreal AVIS CONCERNANT LES EXAMENS Chaque année ont lieu les examens pour admission au Titre d\u2019Associé (Fellow) en Médecine ou en Chirurgie générale, avec modi- C CGI fication de ces examens pour certaines spécialités, et pour la Certification dans les spécialités de Lannie: médicales et chirurgicales approuvées.Les demandes d\u2019admission aux examens de 1961 seront acceptées jusqu\u2019au 30 avril 1961.On peut se procurer, sur demande, les \u2018Règlements et Normes de Formation post-uni- versitaire régissant les Examens\u201d, ainsi que les formules de demande d'admission aux examens, la liste des hôpitaux canadiens approuvés et les formules de demande d\u2019évaluation.On doit spécifier la spécialité à laquelle on est intéressé.Le Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada Depuis 1715, les hôtes accueillants offrent du Martell | MIS EN BOUTEILLE À COGNAC, France.J 74, avenue Stanley, Ottawa 2, Ontario 10 L'Union Méd.Canada 73 Tome 89 \u2014 Déc.1960 A CR E FRR TN BE TE og) FACTEURS DE LA VITAMINE \u201c\u201cB\u201c\u201d AVEC ASSOCIATIONS DIVERSES elixirs: BETAGENE BETAGENE FER ET FOIE BETAGENE ET Br: comprimés: BETAGENE ET FOIE BETAGENE FER ET FOIE BETAGENE SUPER injectables: BETAGENE (10cc.) BETAGENE ET B,, (10cc.) RRL TG reste toujours un médicament de chrix pour le traitement scientifique de la « « COQUELUCHE °° ° est journellement prescrit avec succès pour les cas de coqueluche et des toux coqueluchoïdes.\u2014 Ne cause ni intolérance ni complications.e Littérature sur demande.CANADA DRUG LTÉE LTD., MONTRÉAL 74 Régression permanente des hémorroïdes, Vd ° médicalement, par \u201cALCOS-ANAL Alcos Anal permet au médecin de procurer un soulagement des symptômes au tout début du traitement .ainsi qu\u2019une régression permanente des hémorroides apres une application prolongée.Une action sclérosante, autrefois obtenue seulement par injection, l\u2019est maintenant par un suppositoire ou un onguent grâce à ce traitement moins rapide, mais moins douloureux.L'action sclérosante permet la croissance de fibres collagènes à l\u2019intérieur de la paroi vasculaire et des nodules amenant une contraction et la formation de cicatrices qui préviendront les rechutes.Présenté sous forme de suppositoires et d\u2019onguent.Echantillons et renseignements sur demande.c CRAIG TORONTO 2B L\u2019Union Méd.Canada Tome 89 \u2014 Déc.1960 TABLE DES ANNONCEURS Pages Pages bbott Laboratories Lid.(Vitamines \u2014 Erythrocine) .51-52 Hoechst Pharmaceuticals of Canada Ltd.(Cophylac) -.-_-\u2026- 21 Ames Co.of Canada Ltd.(Clinitest \u2014 Acetest) ._.\u2026-\u2014- 70 Hoffmann - La Roche Ltée (Gantrisin \u2018Roche\u2019) ooo.14 Anca Co.of Canada Ltd.(Tain) .-.-\"-000000 5000 27 Horner Lid., Frank W.(Mobenol) coors 22 Association Canadienne des Directeurs des Compagnies Institut Albert-Prévost (Hopital psychiatrique) -.- 6 LA sn 1111112000 59 d'Assurance-vie (Bourses) .-.-.oooo- Johnson & Johnson Ltd.(K-Y, Lubrifiant) -_.oooeea 71 .# ze ; ° Réd t , Association Médicale Canadienne, L' (Poste de Hédac or 65 Le Collége Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada Cetet et (Examens) _._.1000000000000000000c een eee e seen S eee e SES 72 - .Srilés, Rib-Back) ._\u2014- 42 , .Bard-Parker Co.Inc.(Lames steriles, Rib-Bac ) Lederle Laboratories (Déclomycine) Troisieme page de la couv.ck (Trevert) 0 9 Baxter Laboratories of Canada Ltd.(Urevert 3 Lederle Laboratories (Produits vitaminiques Lederle) 48-49 Craig Ltd.(Alcos-Anal) ooo 74 Bell-Craig Ltd.(Alcos-Anal) Lederle Laboratories (Dermaléne) -.- 66 - 67 t tori § Canada Lid.(Tetrex) _._- 5 Bristol Laboratories o anada (Tetrex) Lederle Laboratories (Bamadex) LL LLLLLLLL LL LL LL 000000 70 - 72 .iy 20 Burroughs Wellcome & Co., Canada Ltd (Emphrazil) Mead Johnson (Enfalac) ooo wooo meee 12 Canada Drug Limited (Betagene \u2014 Paveral) -.-.- 73 Merrell Co.The Wm.S.(Mer/29) ooooooooiooe oon 13 Carnation Milk (Lait Carnation Instantané) .-.25 Millet, Roux & Cie Ltée (Néo-Spasmyl) o.oo.3 Carnation Milk (Lait Morning semi-écréme) ._.- 61 Parke, Davis & Co.Ltd.(Expectorant Ambenyl) .32.33 Ciba Limitée (Orisul) _.__.Deuxième page de la couverture pfizer Canada Limited (Cosa-Terramycine) o.oo.- 29 Desbergers Limitée (Agobyl) -.Quatrième page de la couv.pian Moore of Canada Ltd.E.B.Shuttleworth division Eddé, J.Limitée (Artichobyl) o.oo ga (NovahistineDH) ooo eee eee 28 Frosst.Chas.E.& Co.(Pinocodéine) _._._._.1 Poulenc Limitée (Phénergan) .oocooocoooooooooooes 7-8 Frosst.Chas.E.& Co.(Sedalka) 4 Redpath & Son (Cognac Martell) ._-.-.-.-4100 000000 - = 72 \" , Robins Co.of Canada Ltd., A.H.(Entozyme) - 34 Frosst.Chas.E.& Co.(\u201cTrulfacillin\u2019 pédiatrique) ._.11 Rougier Inc.(Kerabec) ._.- Première page de la couverture Frosst.Chas.E.& Co.(Théolamine) _._._ 15 Rubinstein Ltd., Canada, Helena (Ultra féminine Hormone Frosst, Chas.E.& Co.(Cerutin) __._ __._.23 Cream) ooo ooo eee 46 Frosst, Chas.E.& Co.(Danilone) _ ____ ._._.30 Sandoz Pharmaceuticals (Bellergal) oo.oo 31 Frosst, Chas.E.& Co.(Kondrémul).___ 69 Searle Co.of Canada Ltd.G.D.(Probital) __.18 Fulford Co.Ltd., G.T.(Tablettes Baby's Own) .44 Searle Co.of Canada Ltd.G.D.(Lomotil.- 43 Geigy Pharmaceuticals (Butazolidine) __.g Sherman Laboratories (Elixophylline) _.oooo- 16 Geigy Pharmaceuticals (Hygraton) 17 Smith, Kline & French Inter-American Corp.(Stelabid) -.26 it Limi Gelgy Pharmaceuticals (Préludine) 120200 3s Smith & Nephew.Limited (Elastoplast) _.38 : Swift Canada Ltd.(Viand r bébés) ._.112122200 68 Geigy Pharmaceuticals (Nouveau Tofranil) .__.45 lances pos shes) Upjohn Co.Limited (Albamycin T) _.56, 58, 60, 62, 65, 69 General Electric (Pratician \u2014 Rayons X) 1.111 47 U.S.Vitamin Limited (Bacid) ._ 36 - 37 Heinz Baby Foods (Aliments pour bébés) .\u2026._.__.63 Wallace Laboratories (Deprol) oo._\u2026 40-41 Herdt & Charton.Inc.(Vi : ' arton.Inc.(Vichy Célestins)
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