L'union médicale du Canada, 1 janvier 1961, Janvier
[" \u2018 \u2018 MONTRÉAL, , JANVIER 1961 [CALF DU CANADA 1872 - 1961 Fondée à Québec en 1902 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada UVEAU FORMAT DE \u201cL\u2019UNION MEDICALE DU CANADA\u2019.1 EDITORIAL La Direction INCIDENCES PSYCHIATRIQUES DE LA PORPHYRIE .52 LLETIN Réal Gélinas et Camille Laurin es Are Bodclone LE EEE 2 LE SYSTEME EXTRA-PYRAMIDAL ET LES NEUROLEPTIQUES .54 ¢ \u20ac 4 Jean-Marc Bordeleau e © eo VARIÉTÉS DE L'ASSOCIATION DES MEDECINS DE LANGUE FRANÇAISE UN INSTITUT DE CARDIOLOGIE: POURQUOI?.56 Ce a.6 Paul David .Pi ioe Smith « o L'EVALUATION MEDICALE (\u201cMEDICAL AUDIT\u201d) AUX ETATS-UNIS 62 u Gübert Blain AVAUX ORIGINAUX , DYSPHAGIE SIDEROPENIQUE .9 MEDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES J.-M.Beauregard, C'.Gendreau et J.Manzi oe ATI 65 PRONOSTIC DE L'ADENOCARCINOME DE LA PROSTATE .\u2026 15 EFFETS DE L'ANOXIE SUR LE CERVEAU 0111200 e eee see Claude Piché et Roger-J.Gareau René Lebeau DES SUR LA COAGULATION SANGUINE .22 CORRESPONDANCE Léopold-A.Long et Guy Colpron LETTRE DE PARIS 67 SPECTIVES EN PNEUMOLOGIE .a Late es 29 LETTRE DES ETATS-UNIS ERE 68 Charles Lépine LAN LVL 2 4 4 414 444442 4 4 048640 4 ee 8 88888 e eo eo CUEIL DE FAITS LL LL LL LL LL LL LA La A A 4 Aa 4 0 8 4 ee 8 6 ee ee 00 00 70 ALUATION CLINIQUE DU SOUS-NITRATE DE BISMUTH EN El 79 NN 2935: ge eae Ce ee ee ee ee eee see » PO .°° Tors = W LL LL 121 4 4 1 4 4 44 4444 44 4 8 eee ee ea ee see 87 Pa eee (ENT MÉDICAL >.REÇUS, 12.1 LL LL LL ae a a ae N HESIE AU NUMORPHAN-PENTOTHAL-N:O .L'Ünion \u2018Médicalè EY \u201cCanada en 1892 111221001000 e a ee Ÿ won Rowden, Mare Knaff et Michael Keeri-Szanto NOUVELLES PHARMACEUTIQUES .ilieation * Ha SE.un Dans les dermatites infectées rapie cutanée \u2018R + * >.x * * = * a - _ ae a SAH TW - : a S = S S NR NR ER RE x N .= AE RN NN RN nN NRA N NN WN ORY a S RN NN nN N x NR S S = XX ss S NS 2 , X 2 = ., aN Ru EER = Rk © X RR Nay = S S NX HR a Sn .NR , S = RR S = SE S Nn N a Na : ë .N N od RR .BN Se = .Lo a 3 0 - NN XN a RN .= .\\ RN R : = S 3 S RR S = , .= RR RR , .Nn Nn : S BN L Ê = : = .î = Nh E \u20ac .Rn SN & Na S =.NS a = BW 2.ge N NH NR = 3 _ : NN oD = : : _ S ) 2 N .ne XN a RN RN = S S \\ RD : R S S a _ ., ENAZOL .e 4 xR : He = i .AR : RE X oO Aon: EN = N Soy 0H NS ISU .2 a S S : \\ .: .: 5 , x » A ité de 9 NS = (SULFAPH ) = d « \\ \\ Nh = ; 1 » S + 2 rapi : : ND RN > .âîÛ\"Œ S \u2026 .RX nN = \u2026 RN = , = RR g = S \\ x £ se » ° \u201c > N 8 : 3 RR 2 Ë S Ë a 0 Sen RO oN NE > 0 = & a RN 1 S >.= .Sa .2 É = = , 2 : 7 NX ., .s S : x : ; 5 = S : 4 >.= POUR ÉVITER LES NOMBREUSES SÉQUELLES DU : RHUME BANAL JL al { aque dragée renferme: JL CHROMYCINE* étracycline-HC1), 125 mg hénacétine, 120 mg.aféine, 30 mg.mide calicylique, 150 mg, irate de .hicrothéne, 25 \u2018se isuclle pour adultes: { } dragées ç.i.d.Lederle y préseutée en sirop.oll I CYANAMID OF CANADA LIMITED TETRACYCLINE\u2014ANTIHISTAMINE\u2014ANALGESIC COMPOUND LEDERLE 2 L'Union Méd.Canada I, Union Médicale du Canada | Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Léon Binet, doyen, 7 Faculté de Médecine, Université de Paris; |son.Exc.Philippe Panneton.| H.Hermann, doyen, Jean-Ba : .ptiste Jobin, doyen, Faculté de Médecine, Université de Lyon; Faculté de Médecine, Université Laval, Québec.Maurice Roch (Geneve), ; Jean-Charles Lussier, doyen, Pasteur Vallery-Radot (Paris), Faculté de Médecine, Université d'Ottawa: R.Kourilsky (Paris), T.Parizeau.Paul-louis Chigot (Paris) Paul Lamaraue ( Montpellier), Wilfrid Bonin, doyen, Faculté de Médecine, Université de Montréal; Paul Letondal.BUREAU DE REDACTION Rédacteur en chef: Roma AMYOT Assistant-rédacteur en chef: Secrétaire de la Rédaction: Edouard Desjardins.Jean-Marc Bordeleau.BUREAU DE COLLABORATION MM.J.-M.Beauregard, M.Belisle, Jacques Bernier, Marcel MM.Camilie Laurin, J.-Guy Laurin, Simon Lauzé, R.Lebeau, Berthiaume, Jean-Marc Bordeleau, Léandre Décarie, André Leduc, Charles Lépine, J.Mathieu, Gérard Mi- Edouard-D.Gagnon, Jacques Gagnon, Maurice Gervais, gnault, P.Poirier, André Proulx, Rosario Robillard, Fernand Grégoire, Roland Guy, P.-P.Julien, M.Kaludi, Henri Smith, Maurice St-Martin.CORRESPONDANTS MM.A.Plichet et M.Pestel (Paris), MM.Georges-L.Dumont A Campbeliton, N.-B.), P.Rentchnick (Suisse), Aug.Panneton, P.-A.Denoncourt (Trois-Rivières), Donat-P.Cyr (Boston, Mass.), D.Colin (Saint- Boniface.Charles-P.Mathé (San Francisco), L.-P.Mousseau (Edmonton), Fontaine (Woonsocket), Syivio Leblond (Chicoutimi), L.Mantha, À.Lecours, L Potvin (Ottawa).H.E.St-Louis (Vancouver).Jean-Paul Fortier (Sherbrooke).INDICATIONS: Maladies des voies biliaires et du foie, dyspepsies, affections intestinales.Indispensable dans les convalescences post-opératoires.RECOMMANDÉE ET PRESCRITE PAR LE CORPS MÉDICAL DANS LE MONDE ENTIER Composition naturelle I-NI-MI-TABLE ! Méfiez-vous des substitutions, prescrivez toujours C ELESTINS Importateurs: HERDT & CHARTON, INC.\u2014 2245, rue Viau, Montréal \u2014 CL.9-4641 * , D ATTÉNUEZ LE \u201cRISQUE PRÉVU\" SANS SACRIFICE D\u2019EFFICACITE la prescription pratique POUR LE TRAITEMENT DES infections & pneumocoque, staphylocoque, gonocoque et streptocoque hémolytique la fièvre scarlatine, l'otite moyenne, l'amygdalite, I'angine de Vincent et les infections du tractus urinaire ET POUR LA PROPHYLAXIE D\u2019INFECTIONS SECONDAIRES DURANT l'influenza, la rougeole et la coqueluche \"TRULFACILLIN\u2019 TROIS SULFAS ET PENICILLINE COMPRIMÉS et SUSPENSIONS de saveur agréable Chaque comprimé ou cuillerée à thé de 5 cc.renferme: sulfadiazine.167 mg.sulfamérazine.167 mg.7VY2 gr.sulfaméthazine.167 mg.*Pénicilline-G.300,000 unités MARQUE DÉPOSÉE g \u2014 \u201cTRULFACILLIN\u201d 7% -200 (200 000 unités *Les comprimés renferment de la pénicilline-G potassique cristalline o-_\u2014 Les suspensions renferment de la benzathine pénicilline-G POSOLOGIE\u2014Un ou deux comprimés ou cuillerées àthé toutes les 4 à 6 heures.Les comprimés de Trulfacillin doivent être administrés une demi-heure avant, ou deux heures après les repas.COMPRIMÉS \u2014 Flacons de 12.SUSPENSIONS \u2014 Flacons de 60 cc.\u201cTRULFACILLIN\u2019 PÉDIATRIQUE 3-200 Suspension de saveur agréable Chaque cuillerée à thé renferme: sulfadiazine.cee.65mg.sulfamérazine.cesses 65mg.3 gr.sulfaméthazine.cess 65 mg.benzathine pénicilline-G.200,000 unites (Également procurable \u2014 \u201cTRULFACILLIN'\u201d PÉDIATRIQUE 3-100, une préparation procurant 3 gr.des trois sulfas et 100,000 unités de pénicilline-G par cuillerée à thé de 5 cc.).POSOLOGIE \u2014 Bébés et enfants: une cuillerée à thé par jour en doses fractionnées, pour chaque 4 livres de poids corporel, soit, aux enfants de 8 livres, V2 cuillerée à thé toutes les 6 heures; aux enfants de 16 livres \u2014 1 cuillerée a thé toutes les 6 heures.Flacon: de 60 cc.\u201cTRULFACILLIN' 7, -300 MISE EN GARDE \u2014 Bien qu'avec I'emploi des préparations de \u2018Trulfacillin\u2019 le danger des phénoménes facheux associés & la sulfamidothérapie soit grandement réduit, il ne faut pas cesser d'exercer une constante vigilance dans la recherche et le diagnostic de ces phénomènes tels que l'agranulocytose, la fièvre, les douleurs articulaires, les manifestations cutanées, etc.Bien que rarement, on a signalé une anaphylaxie aiguë après l'administration de pénicilline par voie parentérale, et plus rarement encore par voie orale.Les patients souffrant d'asthme bronchique ou d'autres allergies, et ceux qui se sont déjà montrés sensibles à la pénicilline, semblent les plus - sujets À cette réaction.MONTRÉAL CANADA L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 I.Union Médicale du Canada Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada ADMINISTRATION OFFICIERS COMITÉ EXÉCUTIF ET DE PUBLICITÉ Président: Paul Dumas MM.Paul Dumas, Roma Amyot, Origène Dufresne, P.-R.Vice-président: Origène Dufresne Archambault et Edouard Desjardins.Secrétaire-trésorier: P.-R.Archambault BUREAU DE DIRECTION MM.Roma Amyot, P.-R.Archambault, Albert Bertrand, MM.Paul Dumas, Jacques Genest, Albert Jutras, Wilfrid Emile Blain, E.-Roland Blais, Roméo Boucher, P.LeBlond, Jean-Louis Léger, Donatien Marion, Bourgeois, Paul David, J.-A.Denoncourt, Edouard J.-P.Paquette, Laurent Potvin, Jean Saucier, Desjardins, Origéne Dufresne, Roger-R.Dufresne, L.-C.Simard, Pierre Smith, J.-A.Vidal.ADMINISTRATION et SECRETARIAT: ! 326 est, boul.Saint-Joseph, Montréal.PUBLICITE: Jacques-D.Clerk.Téléphone: AVenue 8-9888 Prophylaxie et soulagement de la mêle intimement à l\u2019eau, au lait ou au chocolat, chauds ou froids.Etant libre de sucre et d\u2019alcool, il peut être pris par les diabétiques.POSOLOGIE.Adultes: Une cuillerée à soupe soir et matin; diminuer la dose à une cuillerée à soupe le soir à mesure que l\u2019intestin se régularise.Enfants: D\u2019une à deux cuillerées à thé le soir suffit Le Kondrémul est une émulsion d\u2019huile généralement.minérale exceptionnelle à cause de sa n É \"ze grande stabilité, de l\u2019uniformité de ses KONDREMUL étiquette bleue globules d\u2019huile et de leur faible volume.KONDREMUL\"' au CASCARA\u2014 Il s\u2019infiltre dans les matières fécales, les étiquette verte amollit, et permet le passage, sans efforts É 1\" É É d\u2019une selle molle et bien formée.Le suin- \u201cKONDREMUL à la PHÉNOLPHTALEINE\u2014 tement anal, toujours embarrassant, est étiquette rouge extrêmement rare.Le Kondrémul est agréablement aromatisé; non oléagineux, il se verse facilement du flacon et se nion Méd.Canada on 90 \u2014 Janv.1961 Tetrex Phosphate Complexe de Tétracycline Results| Inégalés en fait de rapidité efficacité sécurité dans | la thérapie à la : tétracycline Bristol ANADA 5\" hy L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 CONDITIONS DE PUBLICATION \u201cL\u2019Union Médicale du Canada\u2019 parait tous les mois.Cette Revue est l'organe officiel de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada.; Sle publie les travaux des Congrès, tous les communiqués de l'Association et des articles médicaux inédits.L'abonnement est de dix dollars par année (douze dollars pour l\u2019étranger) : les membres déjà inscrits à l'Association des Médecins de Langue Française du Canada ont droit, de ce fait, à la réception du journal.Les manuscrits doivent être dactylographiés avec double interligne.|ls doivent être complétés par un résumé de l'article, rédigé en français et en anglais.\u2018\u2018L\u2019Union Médicale du Canada\u2019 assume les frais de cinq illustrations au maximum, pour chaque travail.Les illustrations supplémentaires sont payées par l\u2019auteur.Nous n\u2019acceptons pas de négatifs de clichés.Chaque illustration doit porter au verso le nom de l\u2019auteur et les photographies devront être claires, de préférence noires et sur papier glacé.Les dessins doivent être effectués à l\u2019encre de Chine sur papier blanc.Pour obtenir des extraits, l\u2019auteur doit en faire la demande directement à l'éditeur.Tous cnangements du texte de la galée entraînent des frais supplémentaires pour l\u2019auteur.L\u2019index bibliographique de chaque travail doit être restreint aux indications les plus importantes.Le Journal se réserve toujours le droit de le limiter.Chaque indication bibliographique doit être fournie comme suit: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, volume, page, mois (jour du mois si le périodique est hebdomadaire), année.Publicité: Le texte des annonces doit aller sous presse quinze jours avant la date de publication.Le barême des annonces est fourni sur demande à Jacques-D.Clerk, publiciste, 326 est, boulevard Saint-Joseph.Téléphone: AVenue 8-9888.12 Tout annonceur qui n\u2019observe pas l'éthique professionnelle est exclu de notre publicité.et nous saurons gré à nos lecteurs d'attirer notre attention sur toute dérogation à cette ligne de conduite.Tout ce qui regarde la rédaction et l\u2019administration doit être adressé franco aux bureaux de \u201cL\u2019Union Médicale du Canada\u2019, 326 est, boulevard Saint-Joseph.\u2014 Téléphone: AVenue 8-9888.Hôpital psychiatrique moderne de 140 lits, pleinement accrédité, U offrant thérapie biologique ne clinique dE et psychologique.Situé dans un domaine recherches et dE majestueux, où les occupations et récréations thérapeutiques TRAITEMENTS PSYCNIATRIQUES sont en fonction des besoins, - du confort et de l\u2019agrément dans la Banlieue des patients.Affilié au département de psychiatrie de l'Université de Montréal, pour la formation de résidents, de psychologues, de travailleurs sociaux et d\u2019infirmières spécialisées en psychiatrie.DE MONTREAL.Brochures et tarifs sur demande.Demi-relief de Notre-Dame-de-la-Sérénité à l'entrée principale.6555 OUEST, BOULEVARD GOUIN, MONTREAL 9, CANADA.\"ER\" 7) N NS  © 0 y NN RE D 3 7 > ce Ch Z ~~ NO A F7 \u201cx VC av NS MÉTRONIDAZOLE Ss > 3 = Naa > = ND Xe Fe NOUVEAU À mt J A.2 )6 HEC TRICHOMONACIDE PUISSANT D.\u2014T Foley 7 ps \u2014 < YZ RR Nn 7 ; TRAITEMENT ORAL ET LOCAL ; i\u201c j >>, J J = D LLC URETRITES es DUES AUALR VAGINITES C 4 £ 20 1-0 XE (> TT IT 52 de EF vi a {J 17 COMPRIMÉS ORAUX à 250 MG.COMPRIMÉS VAGINAUX à 500 MG.7 js ; pr SN = +9 = 4 a\u201d S73.SF = 7 < AC 9,7 = a C= 7 5 4 Le be =n Or =F 3 ce = 5 > NN J em NS \u2014 X 4 1-0 5 RD dq A 0s F 57 \u2014 y 8 de JP N° oulent ee hi X J of ® N a N 1,82 A 2/ ) LE »B eSPLARNDE, 4 ed £ \u2014 JE meer J \u201c & ©.2 «2 E er 6.9 + E Ih \u2014- \u201cody Cg À OF | 4 fe À SS 4 ZA | 19 u À ré pre mere rpm @ POSOLOGIE ET ADMINISTRATION CHEZ LA FEMME: Traitement mixte par voies générale et locale Traitement oral: 1 comprimé à 250 mg.matin et soir pendant 10 jours.Traitement local: 1 comprimé vaginal à 500 mg.par jour, inséré profondément dans le vagin, le soir, pendant 10 à 20 jours consécutifs, même pendant les menstruations.CHEZ L'HOMME: Traitement oral \u2014 la dose usuelle est de 500 mg.par jour en deux prises de 250 mg.chacune (1 comprimé) pendant dix jours consécutifs.Si nécessaire, la posologie peut être augmentée à 750 mg.ou même à 1 Gm.par jour, et le traitement, prolongé pendant dix autres jours.AVIS: Si le partenaire présente le moindre signe clinique d'une infestation a Trichomonas, il est important qu'il soit traité concurremment.Documentation et échantillons sur demande pp oulenc .8580 ESPLANADE, MONTRE PON Wr yw ul L'Union Méd.Canada 9 Tome 959 \u2014 Janv.1961 | Hugrofon: dans l'hypertension < et l'oedême Geigy Action soutenue optimum \u2014 Régularité d\u2019effet incomparable Hygroton est radicalement et foncièrement un nouvel agent chimique: un dérivé de la phthalimidine plutôt qu\u2019un dérivé de la benzothiadiazine du groupe des sulfamidés.A cause de son action prolongée (60-72 heures) 1'administration de seulement trois doses par semaine (e.g.lundi, mercredi, vendredi) assure un contrôle soutenu, plus efficace et sûr de l'hypertension et de l\u2019oedème.Dans l\u2019hypertension: L'Hygroton seul est particulièrement efficace dans les cas d'hypertension bénigne ou modérée et souvent les malades réfractaires à d\u2019autres agents répondent de façon satisfaisante à l'Hygroton.Dans les cas plus graves, l'association d\u2019Hygroton à un autre antihypertensif est de toute sécurité.Dans l'insuffisance cardiaque: L'Hygroton entraîne rapidement une diurèse prononcée.Les malades répondent avec d'excellents résultats qui se manifestent par une perte de l\u2019oedème et de la dyspnée.Son action prolongée permet de maintenir la courbe de perte de poids à un niveau plus égal évitant ainsi une réaccumulation d'oedème.Autres indications: Comme \u2018salurétique, Hygroton est indiqué dans tous les autres cas d'oedème impliquant une rétention de sel et d'eau tels que: affection rénale, cirrhose hépatique, oedème de la grossesse, tension prémenstruelle, obésité, oedème causé par les stéroïdes.Présentation: Comprimés rainurés blancs de 100 mg.en flacons de 50 et de 500.(ein) Montreal 10 L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 L'Association des Médecins de Langue Française du Canada Fondée à Québec en 1902 DIRECTEURS GÉNÉRAUX HONORAIRES R.-E.VALIN, 165 est, ave Laurier, Ottawa.Donatien MARION, 326 est, boul.St-Joseph, Montréal.SECRÉTAIRE GÉNÉRAL HONORAIRE Hermile TRUDEL, 1990 est, rue Rachel, Montréal.OFFICIERS DE L'ASSOCIATION Emile BLAIN, directeur général, 400 est, rue Sherbrooke, Montréal.E-Rolland BLAIS, secrétaire-trésorier général, 1779, avenue de l'Eglise, Montréal.André LEDUC, adjoint au directeur général, 156, avenue Willowdale, Outremont.Raymond CARON, adjoint au secrétaire-trésorier général, 2178 est, Mont-Royal, Montréal.EXÉCUTIF DE L'ASSOCIATION Emile BLAIN, Montréal.E.-Rolland BLAIS, Montréal.André LEDUC, Montréal.Raymond CARON, Montréal.Directeur des Relations Extérieures: Pierre SMITH.Roma AMYOT, Montréal.Edouard DESJARDINS, Montréal.Pierre JOBIN, Québec.J.-M.LAFRAMBOISE, Ottawa.Armand RIOUX, Québec.Directeur de l'Exposition du Congrès: B.-G.BEGIN.ANCIENS PRÉSIDENTS Albert PAQUET, Richard GAUDET, A.-L.RICHARD, J.-A.VIDAL, J.-A.DENONCOURT, J.-B.JOBIN, Roma AMYOT, René-L.DuBERGER, J.-M.LAFRAMBOISE, L.-P.MOUSSEAU, Lucien LaRUE, Georges-L.DUMONT, Pierre SMITH, Alphonse-E.LeBLANC.COMITÉ DU XXXIe CONGRÈS Président: Pierre JOBIN, Québec.Secrétaire: Jacques TURCOT, Québec.Trésorier: Wilfrid CARON, Québec.Secrétaire-adjoint: Jean-Marie DELAGE, Québec.MEMBRES DU CONSEIL ARCHAMBAULT, François, 1150 est, boul, St-Joseph, Montréal.ARCHAMBAULT, Gérard, 472, avenue Laurier, St-Jean, Qué.BEAUDOI!N, Robert-A., 375, ave Coolidge, Manchester, N.H.BEGIN, B.-G., 3440, rue Hutchison, Montréal.BEUGLET, Ernest, 605, Medical Arts Bldg., Windsor, Ont.BONIN, Wilbrod, 575, avenue Davaar, Outremont.BRETON, Gérard-J., North Battleford, Sask.BUNDOCK, Benoit, 33, rue Dupuis, Hull, P.Q.CAMPBELL, Maurice, 384, N.-Dame, Cap-de-la-Madeleine, P.Q.CARON, Wilfrid, 1191, des Erables, Québec, P.Q.CHEVALIER, Paul, Edifice Continental, Sherbrooke, P.Q.CHRETIEN, Maurice, 537, Station, Shawinigan, P.Q.DAVID, Paul, 3, avenue McCulloch, Outremont.DECARIE, Roland, 524 est, rue Sherbrooke, Montréal.DORION, J.-Ed., 609 est, boul.Charest, Québec, P.Q.DOUCET, Calixte, Campbellton, N.-B.DUFRESNE, Origéne, 4120 est, rue Ontario, Montréal.DUFRESNE, Roger, 418 est, rue Sherbrooke, Montréal.FONTAINE, Auray, 52, avenue Hamlet, Woonsocket, R.I.FOREST, J.-E., 366, de Lanaudière, Joliette, P.Q.GAUTHIER, J.-Dominique, Shippegan, N.-B.GAUTHIER, Vincent, 1100, Bougainville, Québec, P.Q.GOYETTE, Roger-B., 415 est, avenue Laurier, Ottawa, Ont.HAMEL, jean-F., 168, Charlotte, Ottawa, Ont.ISABELLE, Gaston, 31, rue Montcalm, Hull, P.Q.JOANNETTE, Albert, Ste-Agathe-des-Monts, P.Q.LAFRAMBOISE, Jean, 249, River Road, Eastview, Ont.LAROCHELLE, Ls-Napoléon, 80, rue St-Louis, Québec, P.Q.LAROUCHE, Gérard-L., 126 sud, rue Brooks, Sherbrooke, P.Q.LAURIN, Camille, 66, ave Pagnuelo, Outremont, P.Q.LEBLANC, J.-B., 975, St-Prosper, Trois-Rivières, P.Q.LeBLANC, Philippe-H., Petit-Ruisseau, N.-E.LECOURS, J.-A., 538, King Edward, Ottawa, Ont.LEDUC, Aimé, 79, Ste-Cécile, Salaberry de Valleyfield, P.Q.LESSARD, Richard, 115 est, Grande-Allée, Québec, P.Q.MORISSET, Jean, Rimouski, P.Q.MORISSET, Pierre, Saint-Georges-de-Beauce, P.Q.NADEAU, Honoré, 55, rue Saint-Jean, Québec, P.Q.PAIEMENT, Horace, C.P.400, Sturgeon Falls, Ont.PELLETIER, Emile, 34, de la Fabrique, Québec, P.Q.PICHETTE, Lionel, 177, rue Principale, Hull, P.Q.| PILON, Jean-Louis, 389 est, boul.St-Joseph, Montréal.POTVIN, Laurent, 623, Noranda, Eastview, Ont.POWERS, Arthur, 11, rue Front, Hul|, P.Q.RICUX, J.-Emile, 101, Grande-Allée, Québec (4), P.Q.ROU! EAU.|.-Maurice Saint-Grégoire (Nicolet).P.Q.ST-JEAN, Conrad, 210, rue Principale, Granby, P.Q.TERRIEN, Jean, 189, Bronson, Ottawa, Ont.THIBAULT, Eugène, 4070, boul.Lasalle, Verdun.TRUDEL, Hermile, 1990 est, rue Rachel, Montréal.WHISSELL, Georges-L., Westlock, Alberta.SECRÉTARIAT: 326 est, boul.St-Joseph, Montréal 14.Qué.\u2014 Tél.: VI.5-8076 L\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 11 SUPPRESSION DE LA TOUX \"ZEPHADON\u201d MARQUE DÉPOSÉE .BECHIQUES, ET SEDATIVES DE LA TOUX @ activité qui garantit un soulagement efficace @ très agréables au goût \u2014 bien acceptées \u2014 bien tolérées @ l'administration à la goutte, précise, facilement contrôlée, assure plus de sécurité ® Narcotique Chaque cc.renferme: méthadone, chlorhydrate de.1.2 mg.scille (sous forme d'extrait).cccc.30 mg.POSOLOGIE.Une goutte pour chaque 3 livres de poids corporel toutes les quatre heures.Dose maximum pour les enfants de plus de 5 ans: 25 gouttes toutes les quatre heures.Flacons de 15 cc.Compte-gouttes de précision fourni.MISE EN GARDE, Aux bébés de moins de 6 mois, ainsi qu'aux bébés plus âgés mais débilités, de même qu'aux enfants atteints de pneumonie, administrer les Gouttes Zéphadon à doses plus légères et avec circonspection.à Lo) rts oe ) MONTREAL &Co. L'Union Méd.Cunada 12 Tome 90 \u2014 Janv.1961 » Hs i a i & i 2 Es À Hee, of: II i gs per ASA 3 a o> x 25 M 245 nh 4 5 À # \u201cah, x AH 3 » G 2% 2 a, % te 5 in % 25% as Zs, Re 25 = AA] pos sn PS 65 se si.Pa x NE Sn Es PRE 5 5 2 % i PR Zr = 2 $i 5 = a ¥ = = oi 2 fe % 2 5 Aa ee £3 2 04 aa 3, A $ \u201c6e Ce TA LE er 2 a a + 5, i 7 a # Ls ay ol > 4e.na 3 CR on 3 #4 a pa 3 sa A i AF KX = = $ \u201c id > 8 ve os J 5 2 5, B Gt SH vii) % A 127 a WARP RE Bed A Se nie Les ES ¥ fe ey M- 5e Es es 5 we Te RS 7 Es HE pe 5 HE x 8 ERS HE 9 Sin 4 ve 2 $0 es + Ard As \u2018 SE rs ii Ris 73 4 be 2 = pa = Ko.# Re 5% ent pe \u20ac à se 5.by 22 + a cs E PROBITAL offre un traitement antispasmodique rationnel et efficace des spasmes des muscles lisses, portant sur le colôn irritable ou spasmodique, névrose gastrique, gastro-entérite, colite et gastrite.SEARLE 6.D.SEARLE & co.Recherche au Service de la Médecine .données de sécurité: À cause an : 504 mg.7 a 255.gos; % , une réduction moyenne de 71 ss 4 | \u2018Quelques malades ont éprouvé une diminution de la fréquence .et de la gravité des attaques d'angine; une amélioration de Ce l'ECG; une réduction des besoins en : BltrogLySérine ; sation accrue de bien-être.a .Selon certaines sberrvantons) \u2018 Te taux de mortalite à la suite d'une thrombose coronaire pourrait être abaissé.L'évaluation et la signification symptomatique de ces observations exigeront encore des études à long terme.Jusqu' a présent, une étude\u201d d'une durée de un an, à été consacrée à cette gnestion | .contre-indiqué pendant la traitement prolongé, l'examen périodique du malade est recommandé.posologie: une capsule de 250 grossesse, parce que le cholestérol joue un rôle important dans la formation du foetus.mg.par jour, avant le déjeuner.Présenté en fla- = tmp con de 30.REFERENCES: 1.Oaks, W.W.et Lisan, P.: Fed.Proc.18:428, 1959.2.Lisan, P.: Cardiovasc.Dis.2: {swppl] 618 ,1960.3.Oaks, W.W.: ibid, p.612.4.Hollander, W.et Chobanian, A.: Boston M.Quart.10:37, 1959.5.Oaks, W.W., et al: A.M.A.Arch.Int.Med.104:527, 1959.6.Hollander, W.et al: Cardiovasc.Dis, 2: (suppl.) 618, 1960.7.Halperin, M.H.: ibid., p.631.8.Toro, J.: ibid, p.544.Y Merrell The Wm.S.Merrell Company, Weston, Ontario Ltr Division de Richardson-Merrell Inc.MARQUE DE PABRIQUE: MER/29 14 L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 qui est indiqué dans tous les cas d\u2019anémie ferriprives e La réaction la plus rapide de l\u2019hémoglobine avec du fer par voie orale e Le plus faible indice de toxicité e Les doses les plus faibles e Résultat, la cure est d'un coût modique CEREVON, mis au point dans nos propres laboratoires de recherches, a pleinement démontré sa supériorité des points de vue clinique et réaction hématologique dans le traitement des cas d\u2019anémie par carence de fer durant la grossesse et l\u2019enfance, ainsi que dans tous les genres d\u2019anémie ferriprives.Facilement absorbé, CEREVON offre un coefficient d\u2019utilisation vastement supérieur en ce qui concerne les divers sels de fer entrant dans sa composition; en outre, il ne provoque aucune irritation de la muqueuse intestinale.Sur demande, de la documentation et des échantillons seront envoyés avec plaisir.: 3 FORMES CAPSULES, COMPRIMES ET ELIXIR CEREVON Chaque capsule/comprimé/cuillerée a thé renferme 150 mg.de succinate ferreux CAPSULES, COMPRIMES ET ELIXIR CEREVON 'B\u2019 Chaque capsule/comprimé/cuillerée à thé renferme Succinate ferreux\u2014150 mg.Chlorhydrate de thiamine\u20141 mg.Riboflavine\u20141 mg.Niacinamide\u201410 mg.220 BAY STREET, TORONTO CREWE ET LONDRES, ANGLETERRE + SYDNEY, AUSTRALIE NTT \u201c7 yf yu Sa 4 [LIS CL3-59F L'Union Méd.Canada Tome 9% \u2014 Janv.1961 LA TOU?vaincue par le traiteme RN au Chaque once liquide renferme: pinus strobus.\u2026.32 gr.prunus virginiana.32 gr.(2.1 sanguinaria canadensis.4 gr.(0.populus balsamifera.2gr.(ON chloroformum.1 min.(0.06 & codeinae phosphas.1gr.(60 base de sirop oromatisé.© Prescription de narcotique permise par télépho POSOLOGIE \u2014 D'une à deux cuillerées à thé toutes les quatre heures.Présenté en flacons de 16 onces liquides.Chantes &.Frosst &Co.MONTRÉAL CANADA 16 L'Union I!éd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 pour Le malade atteint de névrite Le \u201c Jour S\u201d peut être demain Le \u201cJour S\u201d \u2014 moment du soulagement \u2014 peut se produire tôt chez les malades atteints de névrite non inflammatoire (non-traumatique) si le traitement à la Protamide est institué rapidement après l\u2019installation de la maladie.La Protamide est la thérapeutique de choix pour un traitement précoce ou tardif, mais utilisée dès le début, elle assure une plus grande efficacité.Par exemple, au cours d\u2019études ayant duré respectivement À ans ' et 26 mois 2 un total de 374 malades névritiques traités à la Protamide la première semaine où apparurent les symptômes réagirent de la façon suivante: 60% n\u2019eurent besoin que de 1 ou 2 injections par jour pour obtenir un soulagement complet 96% accusèrent des résultats favorables ou excellents avec 5 injections ou moins Ainsi, la première consultation du sujet névritique \u2014 particulièrement au début de l\u2019attaque \u2014 permet de hâter l\u2019arrivée de son \u201cJour S\u201d.| La Protamide s\u2019obtient aux pharmacies ou aux dépots d\u2019approvisionnement en boites de 10 ampoules de 1.3 cc.Une ampoule par jour, par voie intramusculaire seulement.PROTAMIDE @herman Leborateries | Windsor, Ontario.Ve.en ROTAMIDE © haa og 1.Lehrer, H.W,, et coll.: Northwest Med.75:1249, 1955.2.Smith, Richard T.: New York Med.8:16, 1952. L'Union Méd.C.nad' 17 Tome 90 \u2014 Janv.1961 quand l'objectif est une 2 diminution de poids PRÉLU Ne accorde beaucoup d'avantages remarquables Perte pondérale satisfaisante Incidence peu élevée d\u2019effets secondaires Traitement facilité dans les cas compliqués Régime moins rigoureux Posologie et disponibilité Préludine® comprimés Un comprimé (25 mg.) 2 à 3 fois par jour une heure avant les repas.Préludine Endurettes® | Un comprimé (75 mg.) de Préludine Endurettes pris au lever A PRODUITS BOEHRINGER INGELHEIM i distribués par {EEEY Geigy Produits Pharmaceutiques, Montréal Fe ET TTT TT [TTT TI ITI IT TT TTT PTTITT TTI TTT rT L 317 318 319 410 ah lo 413 414 415 18 L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 rm 5 aintenant plus qu'un i > app oulagement ee ord naire ow Nn gyi TB RN du rhume me SEE gis S ord INaire ; è ciné, sci [IL COMPRIMES / à 7 ; érapeutique complète ; ê ge ntihistam inique décon æ stif a siqu pyrétiqu our le soulageme ymptomatiqu ourbatur or ouleurs ongesiio des voies respiratoire 08010, Adult enfants âgés: Un ou de comprim sel les besoi Enfants de com selon les besoins re neato Flacons de 100 haque comprimé a couches nges et jaunes adaf lorhydra Li phédr Chiorhydrate de Chloreyclizine 15 Fa mg RROUGHS WELLCOME Aside 20 NADA) LT ontréa r deman L'Union Méd.Canada 19 Tome 90 \u2014 Janv.1961 NOUVEAU un Anti-rhumatismal Analgesique PLANOLAR pour l'Arthrite Rhumatoïde Le Planolar associe l\u2019action anti- inflammatoire et anti-rhumatismale cumulative du Plaquenil* à la prompte action analgésique de l\u2019aspirine.Chaque comprimé contient: Plaquenil 60 mg.Aspirine 300 mg.(5 grains) Le Plaquenil \u201c.anti-paludique de choix pour le fraitement des froubles du fissu conjonctif .L'Aspirine appartient au \u201d.groupe des médicaments les plus utiles nour l'arthrite rhumatoïde.\u201d ECRIVEZ-NOUS pour renseignements détaillés (essais cliniques, réactions secondaires, précautions, etc.) PRÉSENTATION: Flacons de 100 comprimés.POSOLOGIE: Adultes, 2 comprimés deux RÉFÉRENCES: ou trois fois par jour.Après deux ou 1.Scherbel, A.L.; Schuchter, S.L., trois mois de traitement, il se peut que et Harrison, J.W.: Cleveland le malade n\u2019ait plus besoin de l\u2019action a additive de I'aspirine.Une thérapeutique Clin.Quart.24:98, April, 1957.d\u2019entretien au sulfate de Plaquenil 2.Waine, Hans: Arthritis, rheumatoid, uniquement (de 200 à 400 mg.par in Conn, H.F.: Current Therapy ; ee, 1959, Philadelphia, W.B.Saunders jour) peut alors étre instituée.*Marque déposée Co., 1959, p.565. e avec Sinuta Sinutab fait disparaître la douleur, décongestionne et rend le malade confortable.Sinutab réduit la douleur grâce à deux analgésiques, libère les voies aérifères pour soulager l'enchifrènement et la congestion et procure au patient une légère sédation qui le rend confortable.POS0LOGIE: Adultes: deux comprimés toutes les quatre heures.Dose prophylactique: un comprimé toutes les 4 heures.Enfants de 6 à 12 ans: la demie de la dose adulte.Présentation: Flacons de 30 comprimés.SINUTAB est composé de 150 mg.de N-Acétyl-p- amino-phénol, 150 mg.de Phénacétin, 25 mg.de Chlorhydrate de phénylpropano- lamine, 22 mg.de Citrate de phényltoloxamine bihydro- géné.TORONTO.ONTARIO L\u2019Union Méd.Canada 21 Tome 90 \u2014 Janv.1961 contrôle eflicace de la diarrhée.souvent lorsque tous les autres agents ont échoué SOUS FORME PRATIQUE DE COMPRIMES | sur 800 cas étudiés, Sorboquel a contrôlé 84% des diarrhées chroniques et 94% des diarrhées aiguës 1.Le polycarbophil, nouvel agent synthétique qui possède une capacité hydro-absorbante exceptionnelle.2.Le méthylbromure de thihéxinol, inhibiteur de l\u2019hypermotilité intestinale, doué d\u2019une remarquable action sélective.Ces deux composants de Sorboquel procurent un contrôle efficace de la diarrhée aiguë et chronique.Da ag SF CORPORATION LIMITED MONTREAL *références en dossier, Schering Corporation Limited Geldy Tof anil\u2019 10ma Nouveau de \\a vie Stabilité e dé M onso 4 dragée Pa\" it posologie rs) our, p effets dr gée | tré 235 drag® es uches seco de \\a bO sont: $ allo s doses yeriig .én r ascléros® Augme dans! el tiques ére produit a\\ Ge\\gy- M nire HYPERTENDU JI ny! NITRATE CL | pmmandé mémé pour le et Présentation: Sompr \\ertepdus obèses* ve EC er he > ) Référence 1.Spielman, A.D.\u201d Michifan Acad.\u201d Gena Pract.Sympesium, Détroit, 19%9, 2.Alfaia, R.D, Gracanin, ompromg V.et Schiueter, E.; J.Lancet (seus presse).3.Huels, G.: e sirée Michigan Acad.Geg.Pr Symposium, Détroit, 1939.ant les La RU NEA TTY TTS Cry NPS Y T TN A RTE CR LL ey LX RYN RR RE TL A J : TENUATE, AN (La formule de dosage 1 ôler la faim nocturne.déposée CET TEL LES) 24 L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 Kapseals* de CHLOROMYCETIN per 0S \u2014 capsules blanches opaques a bande grise \u2014 efficacité et pureté uniformes dans chaque dose e Palmitate de CHLOROMYCETIN\u2014 pour enfants et adultes qui préfèrent un médicament liquide \u2014 suspension à saveur crémeuse facile à administrer et facile à prendre.Succinate de CHLOROMYCETIN Da re nte Id | \u2014 adapté à l'administration intramusculaire, intraveineuse ou souscutanée.Pommade et solution 0 D htal mn | | B S de CHLOROMYCETIN d\u2019une efficacité remarquable .pénètrent facilement les tissus oculaires.a Creme topiq U BH de CHLOROMYCETIN à 1%, élimine rapidement les infections superficielles de la peau et les infections des plaies chirurgicales.e TOUS SONT DES MEMBRES IMPORTANTS D'UNE FAMILLE DISTINGUÉE | PARKE-DAVIS | PARKE, DAVIS & COMPANY, LTD.MONTREAL 9, P.Q.\u201cMARQUES DEPOSEES + L'Union Méd.Canada 25 Tome 90 \u2014 Janv.1961 Depuis que CHLOROMYCETIN a été mise sur le marché au début de 1949, l'étendue exceptionnelle de son action antibactérienne, sa pureté, ses remarquables propriétés de diffusion dans les tissus et le peu d\u2019effets secondaires gastro-intestinaux qu'elle provoque ont fait de cet antibiotique de Parke-Davis un agent de choix, au cours des années,!-!# dans une grande variété d'infections générales et locales.Les nombreuses formes posologiques de CHLOROMYCETIN \u2014 conçues pour répondre à presque tous les genres d'application clinique \u2014of- frent au médecin l'avantage additionel d'une posologie et d\u2019une administration très adaptables aux exigences du malade.\u201cIY POSOLOGIE APPROPRIEE À TOUT GENRE D'APPLICATION CLINIQUE (chloramphénicol, Parke-Davis) Le chloramphénicol est un agent thérapeutique puissant et, comme son administration a été associée à certaines dyscrasies sanguines, il importe de ne pas l'utiliser sans précaution ou dans des cas d'infections légères.De plus, comme pour certains autres médicaments, il faut procéder à des examens du sang lorsqu'il doit être administré d'une manière prolongée ou intermittente.Documentation professionnelle fournie sur demande.Bibliographie: (1) Ehrlich, J., et al.: Science 106:417, 1947.(2) Woodward, T.E., et al.: Ann.Int.Med.29:131, 1948.(3) Smadel, J.E.: Am.J.Med.7:671, 1949 (4) Parker, R.T., et al.: J.A.M.A.143:7, 1950.(5) Lewis, R.S., & Gray, J.D.: Brit.M.J.2:939, 1951.(6) Trice, E.R., & Shafer, J.C.: J.A.M.A.149:1469, 1952.(7) Robinson, H.M., Jr., et al.: Bull.School Med.Univ.Maryland 38:109, 1953.(8) Roper, K.L.: Indust.Med.23:50, 1954.(9) Costner, A.N.: South.M.J.48:1192, 1955.(10) Deacon, W.E., et al.: Antibiotic Med.2:143, 1936.(11) Josephson, J.E., & Butler, R.W.: Canad.M.A.J.77:367, 1957.(12) Blair, J.E,, & Carr, M.: J AM.A.166:1192, 1958.(13) Goodier, T.E.W., & Perry, W.R.: Lancet 1:356, 1959.(14) Rebhan, A.W., & Edwards, H.E.: Canad.M.A.J.82:513, 1960. 26 L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 étude de la survivance dans les cas inopérables du carcinome de la prostate.\u201d I= leur mémoire sur l\u2019action de TACE dans le traitement du carcinome de la prostate, Carroll et Brennan concluent comme suit: \u2018Ceci est un rapport d\u2019une étude de 80 mois sur un groupe de 50 malades souffrant du cancer de la prostate.Ces patients ont été traités au TACE, un oestrogène synthétique à action prolongée, à des doses quotidiennes variant de 24 à 144 mg., pour des périodes allant de 24 à 80 mois.Au moment de ce rapport, 28 d\u2019entre eux étaient encore en vie et 22 étaient décédés.(Dix-sept des survivants avaient subi une orchidectomie en plus de suivre un traitement au TACE).La réaction au médicament a été satisfaisante à tous les points de vue comme l\u2019attestent les améliorations suivantes: diminution de la douleur, gain de poids, réduction des niveaux de phosphatase acide et régression des lésions métastatiques.La médication est douée d\u2019une action prolongée et elle s\u2019est montrée précieuse dans le traitement de patients qui ne réagissaient pas aux autres oestrogènes.Une hypertrophie des seins s\u2019est manifestée chez 80% des patients environ.Autrement TACE a été bien toléré, même à des doses extrêmement fortes.Contrairement à d\u2019autres substances oestrogéniques, naturelles ou synthétiques, il n\u2019engendre pas d\u2019hypertrophie de la pituitaire ou de la surrénale.De plus, TACE n\u2019affecte pas la fonction surrénale corticale et ne provoque ni oedème, ni symptômes gastro-intestinaux.Pour une période de cinq ans, le pourcentage de la survivance est légèrement plus élevé chez les patients traités au TACE que chez ceux souffrant d\u2019une affection analogue et traités de façon similaire avec du diéthyl- stilbestrol.\u201d *Carroll, G., et Brennan, R.V.: TACE in the Treatment of Carcinoma of the Prostate: An 80-Month Survey, J.Urol.80:155-157.Dans le traitement du cancer de la prostate, TACE apporte au patient un peu plus de soulagement, un peu plus de temps a vivre et un peu plus d\u2019espoir .TACE (chlorotrianiséne) est un produit de la compagnie: The Wm.S.Merrell Company, Division de Richard- son-Merrell Inc., Weston, Ontario.Pour le traitement palliatif du carcinome de la prostate, la posologie habituelle est de 1 a 2 capsules (12 ou 24 mg.) par jour.Marque de fabrique déposée: TACE. x » ty a » bY + a se di.£3 A AF se sa +) x Ki mi a su age Fu, Se oF 3 = A a SE, = $ = = $ # wi N Se > AY & at ms 3 £ À >, £3 \u201c34 4 À Hs, solution du had ma ak 8 A nb Ve » | La $145 7] 5 sr PR NE = 0 * see a tt A an 1 + 4 2 fi _ a du 9 x % Fe, Le A 2! 3 + 4, 4 D; As PLÉGINE Fa à me A v f Fa © Ri R° % Q 8.Un comprimé (35 mg) de bitartrate 2 de phendimétrazine deux ou trois fois + par jour une heure avant les i repas offre a I'obése la possibilité > E Pe de mieux observer son régime = + alimentaire particulier.\u201c9 \u201cie \u201c à dr a Se ry y ab fr TAA CA Lars 9 ay ft! \"4 $ #5 a He + : pa Fp # Li (5 AE >4 aboratoires de Recherche JR AGRANDISSEMENTS es = 1960 IS Gl 5 Ps ETRE Zo iL oy?® vie, C ox) 4 v.x 2 oN a & ki %.ig A i 4 GE it + ou 2 574 pe 4e U Z i ok Vin hau ep 5 WAS ints NY Ho wo ~ vi 4, 2% PNA 4 \u2019 se, Dé A0 LEGER 2 pe \u201cHT co 4 N Shes ke a ase vis # hi Fr : NDI 355 RE es DS MP és 4 Loge Heth rg os AIH Z pr eu0n CL % any AR ne oA { a ze = HE SAU PANIIT: A BLN 7er.Ne INE à à = fn : 8 Sa = $n = us 2 > + Wa ¥ Re Soa lf 7 Lr a} fu oe get 7 DAE, x PR eu Es 9,0 51 2, \u201cd Fe, Pia aad Le it A =.- HI » go wf \u201c4e @ > PL.4 «FF Pa le médecin ayant décidé.son ordonnance vise \u2018'Prémarine\u201d * | | Le médecin expérimenté sait bien #- que \u201cPrémarine\u201d qui soulage les symptômes classiques de la ménopause procure en § outre une \u201csensation de bien-être\u201d.| : | Ce traitement tant psychique que ; somatique profite donc à l'organisme : w féminin tout entier.J a a 7 à à ; à en comprimés de .concentrations diverses; A » également en combinaison au méprobamate ou a la méthyltestostérone.Laboratoires de Recherche AGRANDISSEMENTS La [Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 29 CHEZ LE MEME PATIENT.SANS UREVERT \u2018Avant qu\u2019on ait commencé à employer l\u2019urée pour la décompression intra-cranienne.un patient fut admis pour crânioplastie, à cause d'un défaut crânien gauche.Au cours de l'intervention, le crâne se mit à se dilater\u2026 et on dut pratiquer une ponction lombaire.pour réduire la pression.La durée totale de l\u2019opération fut de deux heures, vingt minutes.\u201d AVEC UREVERT \u201cRécemment, le méme patient fut admis pour crânioplastie du côté droit.Pour cette deuxième intervention, on employa l'urée [Urevert].La cranioplastie s\u2019effectua sans difficulté.La ponction lombaire ne fut pas nécessaire.L'intervention dura cinquante mi- LA DUREE DE LA CRANIOPLASTIE FUT RÉDUITE DE 1% HEURE ! Le décompresseur intra-crânien nouveau et supérieur'\u201d \u201cL'emploi d\u2019urée [Urevert] pour la décompression du cerveau simplifie les manoeuvres neurochirurgicales et en étend les possibilités; il a même sauvé des vies dans certains cas.\u201d Nouveau film sonore, en couleurs \u2014 Description et illustration de la nouvelle méthode de réduction de la pression intra-crânienne, au moyen de sucre interverti et d\u2019urée [Urevert].Les affections traitées sont les suivantes: glioblastome multiforme, gliome du nerf optique, méningiome fronto-temporal, astrocytome cérébelleux et rhizotomie rétro-gassérienne.Pour organiser une présentation du film, s\u2019adresser à Medical Film Library, Travenol Laboratories, Inc., Morton Grove, Illinois.BAXTER LABORATORIES OF CANADA LTD.ALLISTON, ONTARIO I.Taheri, Z.E.: L\u2019Urevert dans le traumatisme crânien et la chirurgie du cerveau.J.International College of Surgeons 32:389 (oct.) 1959.2.Javid, M.: L\u2019Urée\u2014Nouvel emploi d\u2019un ancien produit, réduction de la pression intra-crinienne et intra- oculaire.The Surgical Clinics of North America, Philadelphia, W.B.Saunders Co., août 1958, p.907.Toronto ® Montréal ® Winnipeg INGRAM & BELL, LIMITED DISTRIBUTEURS: Calgary ® Vancouver ë ® .| OR 42 5 AER A \u201c pitied 20 > im 7 N « S 4 * ~o LS = tm .* + \u2014\u2014\u2014.À an A Lye oon CRIS rn LA + PA f \u2014 2 3 % J 8 ak iY Noh A [7 \u20acS INTECLIONS 3 AE ph: © seco a = y HEAR SPEED EEE ESP SOS RER SSR AR He SUE SAE EE BR LS NEF A a gantri 51 - > SRE CFA Tome 90 \u2014 Jan Ree eis JessjuO EE IIT VEL FRET VIVE IFT IT! 1961 L'Union Méd.Canada = tt Lens.de sir avis manner api ie seulement pris au y coucher, enrayent, \u201cdan \u201c plus de 95% des cas, tout symptôme malaises matinaux.; : 4 1) Nulsen, R Oo.Ohio State Med J 53:665 1957.C2 2) Communications personnelles: 1956- \u2018a 57.© ment de pyridoxine pour préveni 3) Towne, J.E.: Internat.Rec.of Med.co fers 171.584, 1958, \u2018 ce malaise désagréable.@ NUATE voa r CETTE ntrôler poids WM.S.MERRELL COMPANY cours Division de Richardson-Merrell Inc.la grossesse.Weston, Ontario MARQUES DE COMMERCE : BENDECTIN, TENUATE L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 REMISSION CLINIQUE Cas d\u2019arthrite rhumatoïde rendu impotent Cas d\u2019arthrite rhumatoïde compliqué de dia- Un imprimeur de 62 ans, impotent depuis trois ans, bète sucré : est traité au moyen de 0.75 mg.par jour de DEcapron.Il s\u2019agit d\u2019une diabétique de 54 ans, arthritique depuis Depuis le début du traitement au DECADRON, quatre ans.En vue d'amender les symptômes graves, il y a un an, il n\u2019a pas perdu une journée de On commence un traitement au DECADRON à raison de \u2018 travail.Les analyses d\u2019urine et de sang sont 0.75 mg.par jour.| normales et le temps de sédimentation est Après une année d\u2019un traitement comportant tombé de 36 à 7.des doses quotidiennes de 0.5 à 1.5 mg.de | DECADRON, la glycosurie a complètement disparu et la malade n\u2019a pas ressenti d\u2019effets | secondaires.Il est en rémission clinique* Elle est en rémission clinique* Cas d\u2019arthrite rhumatoïde rebelle Une ménagère de 29 ans, arthritique depuis cinq ans, abandonne la triamcinolone pour prendre 2 mg.par jour de DECADRON.Une amélioration quasi immédiate est suivie d\u2019une augmentation de la mobilité articulaire.Onze mois plus tard, elle ne prend plus que 1 mg.de DECADRON par semaine.Elle est en rémission clinique* Nouvelle posologie commode de deux doses par jour: le degré d\u2019amélioration qu\u2019on obtient du DECADRON permet l\u2019adoption d\u2019une posologie d\u2019entretien b.i.d.chez nombre de malades qualifiés de \u201cchroniques\u201d.On commence par attaquer les symptômes aigus au moyen d\u2019une posologie t.i.d.ou q.i.d.i [ MERCK SHARP & DOHME OF CANADA LIMITED S MONTREAL 30, QUE L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 Cas d\u2019arthrite rhumatoïde graduellement résistant Après avoir graduellement \u2018\u2018échappé\u201d\u2019 aux effets thérapeutiques d\u2019autres corticostéroïdes, une comptable de 52 ans affligée d\u2019arthrite depuis cinq ans, commence un traitement au DECADRON, à raison de 1 mg.par jour.Après dix mois, toujours avec la même posologie de DECADRON, elle garde un poids cons- ant, n\u2019a pas perdu une seule journée de travail et n\u2019a ressenti aucun effet secondaire.Elle est en rémission clinique* Marque de commerce pr A eee fans 5 cas d'arthrite \u201cembarrassants\u201d Cas d\u2019arthrite rhumatoïde entaché d\u2019effets secondaires sérieux Très amaigrie et souffrant de troubles digestifs aigus après un traitement à la prednisolone, une comptable de 45 ans, souffrant d\u2019une grave arthrite depuis cinq ans, commence à prendre du DECADRON, 1 mg.par jour.La posologie peut être réduite rapidement à 0.5 mg.par jour.Après dix mois de cette cure au DECADRON, elle a repris onze livres, se sent parfaitement bien et n\u2019a plus présenté de symptômes gastriques.Elle est en rémission clinique* *Extrait d\u2019un rapport clinique soumis à Merck Sharp & Dohme Four médecin qui en fait la demande recevra des renseignements détaillés sur le DEcaprON.Présentation: Comprimés pentagonaux, sécables, à 0.75 mg.et à 0.5 mg., en flacons de 30, 100 et 1000 comprimés.PERMET DE TRAITER PLUS DE MALADES PLUS EFFICACEMENT 34 L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 pour juguler l\u2019infection des voies respiratoires supérieures (Triacétyloléandomycine, Triaminic et A.S.A.antibiose sûre Triacétyloléandomycine, équivalant à 125 mg.d\u2019oléandomycine.Voici, pour I'TVRS, l\u2019antibiotique cliniquement efficace contre certains organismes résistants aux antibiotiques.décongestion rapide 25 mg.de Triaminie, dont les trois sub- de l\u2019organisme stances actives assurent une décongestion totale des voies nasales et paranasales.Le soulagement se manifeste en quelques avec.minutes et dure de 6 à 8 heures.protection analgésie efficace 300 mg.d\u2019acide acétylsalicylique assurent une action antipyrétique et une prompte analgésie.TArN apporte un soulagement rapide aux symptômes du rhume ordinaire (malaises, mal de tête, crampes et douleurs museu- laires) surtout lorsque des organismes susceptibles sont la cause probable d\u2019infection secondaire.Posologie habituelle pour adultes: 2 comprimés TAIN 4 fois par jour.Présentation: en flacons de 30.Sur ordonnance seulement.Rappelez-vous, pour juguler l\u2019infection des voies respiratoires supérieures .\u2026 .TAIN.ANCA Pharmaceuticals osHAw A, ONTARIO Une division de THE WANDER COMPANY of Canada Limited AVIS CONCERNANT LES EXAMENS Chaque année ont lieu les examens pour admission au Titre d\u2019Associé (Fellow) en Médecine ou en Chirurgie générale, avec modification de ces examens pour certaines spécialités, et pour la Certification dans les spélialités médicales et chirurgicales approuvées.Les demandes d'admission aux examens de 1961 seront acceptées jusqu'au 30 avril 1961.On peut se procurer, sur demande, les \u2018\u2018Règlements et Normes de Formation post- universitaire régissant les Examens\u2019, ainsi que les formules de demande d'admission aux examens, la liste des hôpitaux canadiens reconnus pour la formation post-universitaire et les formules de demande d\u2019évalution.On doit spécifier la spécialité à laquelle on est intéressé.Le Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada 74, avenue Stanley, Ottawa 2, Ontario vX marque de propylthiouracil la préparation la plus uniformément efficace pour le contrôle médical de la PROPYLTRYRACIL contrôle médical de la thyrotoxicose préparation du patient thyrotoxique à l'intervention thérapie adjuvante de l\u2019iode radio-actif (1\"\u201d) \\ PROPYL-THYRACIL' Comprimé N° 815 \"Frost Comprimé N° 387 \"Frost Comprimé N° 386 \"Frost .100 ma.50 mg.25 mg.dele l eld IY Dose d\u2019attcque: 100 mg.trois ou quatre fois par jour, jusqu'à rémission.Dose d\u2019entretien: 25 à 50 mg.trois ou quatre fois par jour.Flacons de 100 comprimés.NL 712% Malgré la rareté des réactions secondaires prove- Ant du propylfhlouracil, il ne faut pas cesser d'user de vigilance dans la recherche de symptômes tels que la fièvre, les douleurs articulaires, les éruptions cutanées ou les maux de gorge; sur leur manifestation, discontinuer promptement le traitement.L'agranulocytose peut se déclarer soudainement, et des numérations globulaires réitérées ne semblent pas aider beaucoup à la prévoir.On doit avertir les patients de discontinuer la médication et consulter un médecin immédiatement sur manifestation d'un mal de gorge.Si l'on dépiste de l'agranulocytose, la prompte administration de cortisone et de fortes doses de pénicilline peut sauver MONTRÉAL CANADA XD Les institutions autorisées peuvent se procurer de l'iode radio-actif ainsi que du radiophosphore et du radio-or de Charles E.Frosst & Co. L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 EI MEDICATION HEPATIQUE, CHOLAGOGUE ET DIURETIQUE à base d\u2019extrait de feuilles d\u2019artichaut L\u2019Artichobyl se caractérise par l'extrême douceur de son action.Il n\u2019a pas de contre-indication, et les hépatiques, pourtant si sensibles aux médicaments, peuvent en ingérer des doses élevées sans inconvénient.4 à 12 dragées par jour, réparties sur la journée.© | J.EDDÉ, Limitée, 202 est, rue Laurier MONTRÉAL 36 L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 MÉDICATION HÉPATIQUE, CHOLAGOGUE ET DIURÉTIQUE à base d\u2019extrait de feuilles d\u2019artichaut L\u2019Artichobyl se caractérise par l\u2019extrême douceur de son action.Il n\u2019a pas de contre-indication, et les hépatiques, pourtant si sensibles aux médicaments, peuvent en ingérer des doses élevées sans inconvénient.4 à 12 dragées par jour, réparties sur la journée.J.EDDÉ, Limitée, 202 est, rue Laurier MONTRÉAL i Sultrin\u2019 Triple Sulfa Cream AMELIORE HRAPIE RATIONNELLE EFFICACE.PREVIENT OU ANE LES MICROBES PATHOGENES DU VAGIN Le produit TRIPLE SULFA CREAM a été amélioré et son nom changé a SULTRIN CREAM.Pour vous assurer l\u2019exécution de vos prescriptions par le produit amélioré veuillez spécifier SULTRIN CREAM.ORTHO PHARMACEUTICAL (CANADA) LTD., Sultrin COMPRIMÉS VAGINAUX de TROIS SULFAS QUAND ON PREFERE UN COMPRIME.BIANC DE SOLUBILITE RAPIDE 19 GREEN BELT DRIVE, DON MILLS, ONTARIO 38 L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 ALME LA DOULEUR ACTIVE LA CICATRISATION IL APPORTE À LA FOIS LES 4 ACTIONS CICATRISANTES ESSENTIELLES EN UN SEUL MÉDICAMENTY, savoir: 1) arrête le spasme et calme la douleur; @) neutralise l'acidité par une opération anti-acide, prompte et durable, ne provoquant ni constipation ni diarrhée: 3) enraye l'érosion; refrène les effets nécrotiques de la pepsine et de la lysozyme; 4) hâte la cicatrisation au moyen d\u2019un filtre protecteur et adoucissant sur la surface ulcérée.Posologie: 1 cuillerée à soupe de gel, ou 2 comprimés, toutes les trois heures selon le besoin.1.Hufford, À.E.: Rev.of Gastroenterology 18: 588 au goût agréable de menthe: KOLANTYL GEL Merrell EI Formule: Chaque comprimé ou 10 cc.de gel renferme: Bentylol (dicyclomine) chlorhydrate.5 mg.Gel d\u2019hydrate d\u2019aluminium.400 mg.Oxyde de magnesium.200 mg.Meéthylcellulose.100 mg.Sulfate de lauryl sodium.25 mg.WM.S.MERRELL COMPANY Division de Richardson-Merrell Inc.Weston, Ont.MARQUES DE FABRIQUE DÉPOSÉE: KOLANTYL, BENTYLOL de azine, IO 2 Ea] = More Her ¥ \u2018 o% ÿ 5 vy £ ko POF Le 2.52 40 L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 intermittente la distance d'une rue lui semblait un mille de long.[| IE maintenant avec.arl id 1 nN cette distance lui parait plus courte.il peut marcher plus longtemps \u2014 plus loin \u2014 avec plus de confort.ARLIDIN est disponible en comprimés de 6 mg.\u2014 striés et en solution parentérale de 5 mg.par cc.Voir Vademecum International pour dosage et présentation.Protégé par brevet Canadien No.516,824. L\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 arlidin marque d'hydrochlorure de nylidrin N.N.D.augmente d'une manière sûre l\u2019approvisionnement local de sang et d'oxygène, là où il est le plus nécessaire .principalement en profondeur du muscle, pour un soulagement agréable et soutenu de la douleur et du spasme dans: claudication intermittente de crampes nocturnes des jambes artériosclérose oblitérante ulcères ischémiques trombo-angéite oblitérante syndrome de Raynaud diabète athéromateux mains, jambes et pieds froids arlington-funk laboratories, division u.s.vitamin corporation of canada, ltd.1452 Drummond Street, Montreal, Que.41 L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 SERS souffrant de claudication intermittente la distance d'une rue lui semblait un mille de long.|| |_| maintenant avec.aril id 1 a cette distance lui parait plus courte.il peut marcher plus longtemps \u2014 plus loin \u2014 avec plus de confort.ARLIDIN est disponible en comprimés de 6 mg.\u2014 striés et en solution parentérale de 5 mg.par cc.Voir Vademecum International pour dosage et présentation.Protégé par brevet Canadien No.516,824. L\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 arlidin marque d\u2019hydrochlorure de nylidrin N.N.D.augmente d'une manière sûre l\u2019approvisionnement local de sang et d'oxygène, là où il est le plus nécessaire .principalement en profondeur du muscle, pour un soulagement agréable et soutenu de la douleur et du spasme dans: claudication intermittente de crampes nocturnes des jambes artériosclérose oblitérante ulcères ischémiques trombo-angéite oblitérante syndrome de Raynaud diabète athéromateux mains, jambes et pieds froids arlington-funk laboratories, division u.s.vitamin corporation of canada, itd.1452 Drummond Street, Montreal, Que.41 SE a] L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 Puissant contre les pathogènes .Doux pour les |.tissus \u2014\u2014 Employé en clinique depuis plus de 13 ans, le Furacin est l\u2019antibactérien non complexe pour usage topique le plus recommandé aujourd\u2019 hui.Il demeure efficace contre les pathogènes tel que le staphylocoque qui ne répond plus adéquatement aux autres substances antimicrobiennes.Le Furacin est doux, non-toxique pour les tissus en croissance, accélère la guérison par une prophylaxie efficace ou par un contrôle rapide de l\u2019infection.Un véhicule unique miscible à l\u2019eau permet une pénétration profonde, une activité durable dans l\u2019exsudat des lésions, sans masquer la lésion ou macérer les tissus environnants.Pansement soluble / Poudre soluble / Solution / Crème Crème HC (avec hydrocortisone) / Suppositoires vaginaux / Comprimés urétraux / Suppositoires FURESTROL R (avec diéthyl stilbestrol) Préparations spécifiques pour les yeux, les oreilles, le nez.bactéricide à large spectre exclusivement pour usage topique posologie adaptée à toutes les applications topiques.marque de nitrofurazone AUSTIN LABORATORIES LIMITED Guelph k Canada WINNIPEG\u2014CALGARY\u2014VANCOUVER Usagers exclusifs de la marque de fabrique FURACIN de Norwich Pharmacal Company.Ltd., division Eaton Laboratories. L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 INSUFFISANCE CARDIAQUE DE NATURE CONGESTIVE \u201cLe chlorothiazide semble marquer un progrès important dans le traitement de l'insuffisance cardiaque de nature congestive \u2026 .; ses avantages les plus évidents sont: (1) administration orale efficace, (2) absence apparente de toxicité, (3) grande faveur auprès des malades, (4) effet diurétique persistant.\u201d Keyes, J.W.and Berlacher, F.J.: JAMA, 169:109 (Jan.10) 1959.Posologie: un à deux comprimés de DIURIL à 500 mg, une ou deux fois par jour.CHLOROTHIAZIDE des témoignages constants viennent continuellement attester sa remarquable sécurité et son efficacité dans les cas de: Présentation : Comprimés divisibles de DIURIL (chlorothiazide) à 250 mg.et à 500 mg.Documentation complémentaire envoyée aux médecins qui en feront la demande.\u201cMarque de commerce ŒD MERCK SHARP & DOHME OF CANADA LIMITED MONTREAL 30, QUE insuffisance N cardiaque congestive Gite + (a 43 44 SANS DANGER AGREABLE EFFICACE Belnaÿvlol Comme sédatif Bentylol avec Phénobarbital même en présence de glaucome\u2014 A n\u2019accroiît nullement la = tension intraoculaire, ni ne dilate la oupille.*! remarquablement exempt d\u2019incidents secondaires désagréables y compris la sécheresse de la bouche.soulage les douleurs et spasmes gastro- intestinaux JT chez 17 sur ; \\ 20 des es J malades.L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 soulagement rapide des douleurs et spasmes gastro-intestinaux.(20 mg.t.i.d.) BENTYLOL supprime le spasme et la douleur rapidement.agit par une double action! BENTYLOL détend le muscle lisse directement et bloque les stimulations nerveuses parasympathiques sélectivement.BENTYLOL est supérieur à l\u2019atropine quant à son efficacité ?sans toutefois présenter les inconvénients d\u2019effets secondaires.* Absence totale de troubles de la vision, sécheresse de la bouche, de tachycardie, ou rétention urinaire.BENTYLOL ne dilate pas la pupille, n\u2019augmente nullement la tension intraoculaire et a été reconnu sans danger .même en présence de glaucome.' danger.*Plus d'un million de personnes âgées de plus de 40 ans sont atteintes de glaucome\u2014l'une des causes principales de la cécité\u2014l'incidence augmente rapidement avec l'âge.Les antispasmodiques produisant des effets secondaires oculaires peuvent provoquer des attaques de glaucome.BENTYLOL a été reconnu sans 1) Cholst, i} | Merrell IN2B M., Goodstein, S., Berens, C.et Cinotti, A.: J.A.M.A.166:1276, 1958.2) Chamberlin, D.T.: Gastroenterology 17:224.3) Hufford, A.R.: Am.J.Digest.Dis.19:257.(2) THE WM.S.MERRELL COMPANY Division de Richardson-Merrell Inc.Weston, Ontario MARQUE DE FABRIQUE DEPOSEE: BENTYLOL vez + £> bi (l 1 valeur de 'EQU A] rgement démon x > son efficacité EQUANI IL est indiqu é émotifs modérément gra de l\u2019anxiété simple une symptomatologie qt \\médicalement ou des opé {des spasmes musculaire: notamment dans des af l'EQUANIL n\u2019 \u2018entraîne pa a somnolence ne se produit qu exceptio prement observées.Lacuitém ntale et p RESENTATION RUANIL en comprimés\u2014a 400, mg, comprimés : ordina jcables, en flacons de 50 et de 500 comprimés.| YSEALS EQUANIL en comprimés \u2014 à 200 mg.(rose te.(jaune), en flacons de 50 et de 500 comprimés.ps WYSEALS EQUANIL sont des comprimés spécialeme ten ]bés qui ne portent aucune marque distinctive.ls s\u2019a cilement au simple contact de la langue.B Ordonnance obligatoire Sa MEPROBAMATE *Marque déposée PD or *Marque Déposee WALKERVILLE, ONTARIO L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 Allège la dépression.@ Un bon équilibre émotionnel Grâce à votre traitement et à l\u2019aide de Deprol, la patiente est soulagée de sa dépression.Son anxiété et sa tension ont été calmées.Elle mange bien, dort bien et peut retourner à ses activités normales.# L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Jauv.1961 out en calmant l'anxiété! calmant l\u2019anxiété cee pidement et sûrement Mintient une humeur stable \u2014 évite l\u2019effet 1l\u201cbascule\u201d de l\u2019amphétamine-barbiturique >Hies stimulants psychiques.it en stimulant la malade, l\u2019amphétamine et les stimulants y{chiques \u2014 aggravent souvent l\u2019anxiété et la tension.même, bien qu\u2019étant capable de neutraliser un excès stimulation, la combinaison amphétamine-barbiturique \u2014 Aensifie souvent la dépression.contraste avec de tels effets de \u2018\u2018bascule\u2019\u201d\u2019, l\u2019action douce et dilibrée de Deprol allège la dépression tout en calmant l\u2019anxiété.| Nit rapidement \u20141a malade se sent mieux, mieux, souvent dans l\u2019espace de quelques jours.Mtrairement aux autres médicaments anti-déprimants dont tion lente ne se fait souvent sentir que deux à six fraines plus tard, Deprol soulage rapidement la malade.vent en quelques jours.On peut ainsi éviter à la malade ; frais de médications à long terme.Mit sûrement \u2014 pas de dangers de troubles hépatiques.prol ne cause pas de troubles hépatiques, d\u2019hypotension, réactions psychotiques ou d\u2019altérations de la fonction sexuelle :omme cela arrive avec d\u2019autres anti-déprimants.A Posologie: La dose initiale habituelle est 1comprimé q.i.d.En cas de besoin, on peut graduellement augmenter la dose jusqu\u2019à un maximum de 3 D A: un e ro comprimés q.i.d.P Composition: 1 mg d\u2019hydrochlo- rure de benzilate 2-diéthylamino- éthyle (bénactyzine HCl) et 400 mg de méprobamate.Présentation: Flacon de 50 comprimés WALLACE LABORATORIES sécables, rose pâle.Documenta- Toronto, Ontario tion et échantillons sur demande.anbury, N.J.c0-2266 L hue DE FABRIQUE 47 L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 Fi RI TREN l'enveloppe extérieure se désagrège rapidement pour provo- ; quer la détente et 1 ) | favoriser le sommeil COMPRIME A LIBERATION MESUREE le sommeil se continue paisiblement pendant que le apporte, toute la nuit, un sommeil Dovel inférieur se dissout ininterrompu et reposant Chaque comprimé Nebralin à libération mesurée renferme: Pentanca*, 90 mg.; aux patients qui \u2018\u2018s\u2019éveillent 4 deux heures\u201d Méphénésine, 425 mg.ainsi qu\u2019à ceux qui se \u2018\u201clevent fatigués\u2019\u2019 ou se Posologie: Un ou .\u201c> ., ry 139 deux comprimés 44 plaignent de \u2018\u2018n\u2019avoir pas fermé l\u2019oeil de la nuit\u201d.heure avant le coucher., : 4 : : : Présentation: En L\u2019action douce et sédative de Nebralin favorise flacons de 50 com- la détente et le sommeil naturel .réduit au primés Nebralin à .libération mesurée.minimum la \u2018\u2018lourdeur matinale\u201d.*Marque Anca de pentobarbital.ANCA Pharmaceuticals OSHAWA, ONTARIO Une division de THE WANDER COMPANY of Canada Limited CHANGEMENT D\u2019ADRESSE Messieurs les médecins qui changent de domicile sont priés de donner leur nouvelle adresse sans retard au secrétariat: 326 est, boulevard Saint-Joseph \u2014 AVenue 8-9888, afin de faciliter l\u2019exactitude de la liste d\u2019inscription. L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 AUX PREMIERS SYMPTOMES DU RHUME.SOULAGE LE COMPRIMÉ\u201c PB Tr ,rtnon\u201d à la Codéine à 1/8 de gr.) FORMULÉ POUR SOULAGER PROMPTEMENT 1 Analgésique-antipyrétique-antitussigène préféré Acide acétylsalicylique .+ + + .\u2026 +.200mg.Phénacétine .2224 4 + + + + + + + .150 mg.Caféine .2 2224444 4 + 4 + o + « « BOmg.Phosphate de codéine .+.+ « + + + + = 1/8 gr.2 Antihistaminique supérieur Maléate de carbinoxamine .3 mag.3 Facteur essentiel pour la régénération des tissus VitamineC .0 100 mg.LORSQUE LES MALAISES SONT PLUS GRAVES a © COMPRIMÉ WL 24 77(\"Pyrithen\u201d a la Codéine à 1/4 de gr.) Même formule de base, additionnée de 1/4 de gr.de codéine POSOLOGIE D'ADULTE-Un comprimé trois ou quatre fois par jour.MISE EN GARDE: Le maléate de carbinoxamine produit une somnolence minime.Éviter alors la conduite d\u2019une auto, la manoeuvre d\u2019un mécanisme compliqué ou tout travail exigeant une grande application.© Prescription de narcotique permise par téléphone Chartes &.Frosst &Co.Montréal « Canada 50 L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 AMÉLIORATION SUR LA NATURE Ce fleuve majestueux est devenu plus utile à l\u2019homme parce qu\u2019un barrage permet d'en contrôler le pouvoir.Proloid, la seule thy:og'obul'ne améliorée et entière.est un autre exemple frappant de l\u2019ingéniosité de l'homme dans sa recherche à dépasser la nature.Proloid rétablit le malade dans un état euthyroïdien \u2014 sûrement et doucement.Les essais doubles et exclusifs assurent une activité uniforme pour toutes les ordonnances.Pour les patients atteints d\u2019hypothyroïdisme bénin, la posologe moyenne est de trois grains de Proloid par jour.Sûrg sans danger économique Bale oy JY R @) FIOE CID, 50 L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 AMÉLIORATION SUR LA NATURE Ce fleuve majestueux est devenu plus utile à l'homme parce qu\u2019un barrage permet d\u2019en contrôler le pouvoir.Proloid, la seule thy:og'obul'ne améliorée et entière.est un autre exemple frappant de l\u2019ingéniosité de l'homme dans sa recherche à dépasser la nature.Proloid rétablit le malade dans un état euthyroïdien \u2014 sûrement et doucement.Les essais doubles et exclusifs assurent une activité uniforme pour toutes les ordonnances.Pour les patients atteints d\u2019hypothyroïdisme bénin, la posologe moyenne est de trois grains de Proloid par jour.tere L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 51 Soulagement en quelques minutes qui dure pendant des heures .lin cas de \u2018rhume ordinaire\u201d, d\u2019allergies nasales, de sinusite et d\u2019écoulement dans le rhino-pharynx, un comprimé de Triaminic, libération mesurée, procure en quelques minutes le soulagement voulu de ces symptômes.Les nez qui coulent, s\u2019arrêtent de couler, les nez bouchés sont dégagés\u2014et le demeurent de 6 à 8 heures.Le patient peut de nouveau respirer librement.Avec des décongestionnants topiques, la période de décongestion est souvent suivie d\u2019une phase de réaction secondaire pendant laquelle la congestion peut être égale sinon supérieure à celle de l\u2019état initial .\u201d\u2019* Le patient doit alors utiliser le médicament à nouveau et le cercle vicieux se répète, provoquant un excès de traitement local, des altérations pathologiques dans la muqueuse nasale, et souvent \u2018Tasservissement\u201d aux gouttes nasales.Le Triaminic ne provoque pas de congestion secondaire, élimine l\u2019excès de traitement local et la pathologie nasale engendrée par cet état.*Morrison, L.F.: Arch.Otolaryng.59:48-53 (Jan.) 1954.Chaque comprimé TRIAMINIC, libération mesurée, contient Phénylpropanolamine HCI .50mg Maléate de Pheniramine .25 mg Maléate de Pyrilamine .25 mg Posologie: 1 comprimé le matin, au milieu de l'après-midi et le soir, si nécessaire.Doit être avalé intact pour préserver les propriétés de libération mesurée.Triaminic Chaque comprimé, libération mesurée, empêche l\u2019obstruction nasale pendant 6 à 8 heures\u2014 grâce à 8 comprimés seulement par jour, le patient ne souffre pas de congestion pendant 24 heures.tout d\u2019abord \u2014la couche externe se dissout en quelques minutes pour provoquer un soulagement qui durera de 3 à 4 heures ensuite \u2014le centre se désagrège pour procurer 3 à 4 heures de soulagement supplémentaire À la disposition des patients qui préfèrent une médicamentation liquide, se trouve aussi notre délicieux Sirop TRIAMINIC sans alcool.comprimés, libération mesurée ANCA Pharmaceuticals oshawa, Ontario.« Une division de THE WANDER COMPANY of Canada Ltd.* Marque de fobrique deposée Spécialités Pharmaceutiques Directeur Médical Adjoint Une vieille Maison de produits pharmaceutiques, ayant son siège social à Montréal, offre un poste intéressant à certaines conditions: 1.Médecin bilingue âgé de 30 à 40 ans; 2.Une aptitude pour la recherche clinique et de base; 3.Un goût pour le voyage afin de rencontrer des cliniciens canadiens; Adresser réponse à: L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA, 326 est, boul.Saint-Joseph, Montréal, P.Q.4.Semaine de 5 jours et de 37 V2 heures.Plan de retraite, assurance groupe et autres bénéfices.Salaire à discuter; 5.La date du début du contrat reste à discuter pour accommoder le candidat; 6.Prière de répondre de donner toutes les confidentiellement et qualifications requises.Une photographie récente est réclamée. L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 augmentation de l\u2019analgésie en obstétrique \u201cDans le travail, la promazine et la mépéridine associées constituent un moyen de provoquer l\u2019analgésie et la détente qui est supérieur et plus sûr que toute autre méthode couramment employée.\u201d\u201d! raccourcissement de la période de travail \u201cLa durée du travail, tant chez des primipares que chez des multipares, est notablement raccourcie,\u201d\u201d?méthode plus sûre pour la mère et pour l\u2019enfant \u2018On ne constate pas de dépression respiratoire ou circulatoire chez le foetus, même chez des prématurés.Aucun effet nocif sur la mére.\u201d\u20192 | N= actions analgésique, amnésique, anti-émétique et et sédative mépéridine-promazine associées SPARIDOL : chlorhydrate de promazine et chlorhydrate de mépéridine, Wyeth Pour de plus amples renseignements concernant la prescription et l'administration du SPARIDOL 50, prière de consulter la littérature complète, envoyée sur demande.1.Wegryn, S.P.et Marks, R.A.: J.A.M.A.167:1918-21 (16 août 1958).2.Sippel, W.H.: Rocky Mountain Med.Jrni.55:60-63, novembre 1958.présentation: Le SPARIDOL 50 injectable, réservé exclusive- gd ment à la voie intramusculaire, renferme 50 mg.de chlorhydrate de promazine et 50 mg.de chlorhydrate de mépé- Marque deposée à dt ; ; ARR WALKERVILLE, ONTARIO ridine par c.c.,, est présenté en assemblage Tubex-aiguille stérile de 1 c.c.par paquet de 6; en fioles de 1 c.c., de 10 c.c.et de 30 c.c.*Marque déposée ® Soumis aux règlements des narcotiques Medroxine Apporte plus de confort a l\u2019asthmatique, par suite des actions complementaire et additive du Medrol* (methylprednisolone) et de l\u2019Orthoxine*, medicaments qui exercent en meme temps des effets anti-allergiques, anti-inflammatoires et broncho-dilatateurs, a posologies faibles des deux constituants.Preuve clinique: Des malades atteints d\u2019asthme et de rhinite allergique et traites a la Medroxine, 92.5% ont reaga favorablement au traitement, sans ressentir de reactions secondarres graves.! Indications: Traitement symptomatique de l'asthme et de la rhinite allergique.Posologie: La posologie habituelle de l'adulte est de 1 comprimé, trois à quatre fois par jour.Dans les cas graves, on peut donner en supplément du Medrol, sous forme de comprimés ordinaires ou de Medules.** La dose globale quotidienne de cortico-stéroïde ne doit pas dépasser 16 mg.Précautions: Les précautions habituelles relatives à la cortico-thérapie s'appliquent à la Medroxine.Présenté en flacons de 30 et de 100 comprimés.Composition par comprimé: Medrol (méthylprednisolone) 2 mg.et chlorhydrate d'Orthoxine (méthoxyphé- namine) 75 mg.Autres formes: Medules de Medrol\u2014libération du Medrol soutenue, permettant un traitement doux et sûr des pathologies justiciables des cortico-stéroïdes.Présenté en capsules à 4 mg., en flacons de 30 et de 100 capsules.Medrol en comprimés \u2014 que maints médecins préfèrent pour leur activité corticoïde immédiate.Présenté en comprimés à 2 et à 4 mg., en flacons de 30 et de 100 comprimés.Depo-Medrol**\u2014Le Medrol à longue action, administrable par voies intra-musculaire, intra-synoviale et rectale.Présenté en flacons-ampoules de 1 c.c.et de 5 c.c.(dosé à 40 mg.par c.c.) 1.GRATER, WILLIAM C., ANN.ALLERGY 18:615-619 (JUIN) 1960 *MARQUE DÉPOSÉE **MARQUE DE COMMERCE À votre disposition pour traiter les dermatoses non-infectées Veriderm Medrol™ \\ssocie le cortico-stéroide Medrol a I'exc ient unique Veriderm, qui reproduit | Epides cutanés.À l\u2019encontre d'autres Excipients renfermant des cires et des Braisses susceptibles d\u2019entraver l'ef lacité et la dispersion du stéroïde, le Ver] Ë lerm permet au principe actif d'exercéj Bon action anti-inflammatoire intégrale Un gramme renferme: cétate de Medrol (méthyl- prednisolone) corporé au Veriderm, excipient simul nt les lipides cutanés n tube Fiche clinique relative au Veriderm de Medrol Avant: dermatite de contact de la jambe rebelle aux traitements antérieurs.On prescrit le Veriderm de Neo-Medrol a 0.25% b.i.d.4 jours après: les lésions chroniques ont quasi complètement disparu *MARQUE DE COMMERCE **MARQUE DÉPOSÉE et dermatoses secondairement infectées Veriderm Neo-Medrol™ fficacité méme du Veriderm de Ned drol, outre la protection supplémen re de la néomycine qui permet de pré Renir et de traiter l'infection secondaire En gramme renferme: Bcétate de Medrol (méthyl- 1 prednisolone) .2.5 me.(0.25% Ifate de néomycine oo 3 torrespondant à 3.5 mg.de néomycing fure) incorporés au Veriderm (excipien Eux lipides cutanés) 3 Presenté en tubes de 5 et de 15 Gnj Fiche clinique relative au Veriderm de Neo-Medrol TS Avant: Eruptions eczématoides de la joue droite avant traitement au Veriderm de Neo-Medrol a 0.25% 2% jours plus tard: Dermatite très améliorée NOUVEAU FORMAT DE L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA Par cette première livraison de 1961, L'Union Médicale du Canada agrandit son format.Elle prend la dimension physique comparable à celle des grandes revues médicales.Depuis sa fondation en 1872, c\u2019est la quatrième fois qu\u2019elle se couvre d\u2019un revêtement plus large.En fait, 1883, 1896 et 1938 furent les étapes de ses expansions successives.Comme les êtres qui croissent, elle doit ajuster, à certaines périodes de son évolution, des cadres qui s\u2019approprient à son progrès.Autrement, elle serait gênée dans les entournures, ce qui la rendrait mal adaptée à ses exigences.Cette croissance marque indubitablement sa jeunesse, malgré ses 89 ans d\u2019âge.Cette jeunesse est celle de notre groupe médical, de nos facultés et de nos centres hospitaliers, qui se renouvelle sans cesse en apportant, d\u2019une génération à l\u2019autre, des éléments nouveaux constamment en progrès sur ceux qui les ont précédés.L'Union Médicale du Canada est ainsi destinée à un avenir prometteur en qui nous avons une confiance indéfectible.Cet avenir sera celui de notre entité médicale que notre journal continuera de refléter en s\u2019efforcant d'illustrer.La modification que nous apportons dans la forme est un indice de l'essor qu\u2019elle prend dans le volume et la qualité de son enseignement.Sous cette nouvelle tenue, nous la présentons pour mieux servir ceux qui ont confiance et foi en elle.La Rédaction.203316 BULLETIN LA FORCE DE L'ÉVOLUTION Cette livraison de janvier vous présente une Union Médicale du Canada qui a gagné quelques centimètres en hauteur et en largeur; ce changement a été décidé pour qu'elle puisse se comparer aux autres grandes revues officielles.Nous croyons cependant que cette évolution de la revue est une chose d'importance secondaire lorsque nous nous arrêtons à penser aux nombreux bouleversements que l'assurance-hospitalisation apportera à la médecin du Québec.Nous savons maintenant que nous devrons nous adapter à une pratique de la médecine modifiée par cette loi bouleversant des habitudes de travail très anciennes et nous sommes un peu effrayés par la rapidité d'établissement du nouveau système.Les médecins auxquels j'ai parlé de la loi d\u2019assurance- hospitalisation approuvent ou désapprouvent cette mesure avec aussi peu de convictions que s'ils parlaient de la politique belge au Congo.Autrefois, on disait non pour nous et maintenant le oui est donné sans que nous soyions davantage consultés; nous avons le sentiment d\u2019être des élèves de Jardin d'Enfance qu\u2019on fait marcher à la claquette.L'assurance-hospitalisation découle des pressions du syndicalisme sur les pouvoirs publics et nous reconnaissons que la maladie était devenue une catastrophe pour les ouvriers non spécialisés qui, en général, ne pouvaient pas défrayer le coût d\u2019une assurance de protection familiale.Les pauvres étaient protégés par la loi d\u2019Assistance Publique; les soins que les médecins leur donnaient avaient une qualité scientifique réelle et témoignaient de la charité séculaire de ceux-ci.À quelques exceptions près, la maladie a tou- Jours plongé dans la misère l\u2019ouvrier non spécialisé puisqu\u2019il doit vivre au jour le jour, qu\u2019il a souvent une famille nombreuse et qu\u2019il est, en général, incapable de prévoir l\u2019avenir.Lorsqu\u2019il ne peut plus travailler, il demande de l\u2019aide au Service des Allocations Sociales et sa vie se termine dans la grisaille et la limitation.La loi de l\u2019assurance-hospitalisation ne réglera sûrement pas les difficultés de cette importante portion de notre population; au contraire, elle les aggravera puisque l\u2019ancien protégé de l\u2019Assistance Publique deviendra un patient privé et sera susceptible de recevoir un compte d'honoraires de son médecin.Nous nous demandons aussi avec anxiété ce qu\u2019il adviendra de l\u2019enseignement de la médecine et de la recherche clinique.Nous croyons que ces deux points constituent les fondements de la médecine de demain et nous ne pouvons supprimer l\u2019un ou l\u2019autre.Le gouvernement prévoit-il un statut particulier pour ceux qui acceptent la tâche absorbante et peu rémunérée de la formation des médecins et des spécialistes, car nous craignons que les administrations hospitalières, frustrées dans plusieurs de leurs droits, il a Tor L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 BULLETIN veuillent ou doivent appliquer une politique d'économie qui forcerait chercheurs et professeurs à ne plus s'occuper que de cette innombrable clientèle privée qui aura des exigences auxquelles le médecin traitant devra se plier.Jusqua'ici, l\u2019enseignement de la médecine constituait une entente tacite entre le malade et le médecin: l\u2019un donnait ses soins gratuitement et l\u2019autre, en échange, acceptait de participer à une démonstration.Cet arrangement avait la force de toutes les traditions et les médecins n\u2019abusaient généralement pas du privilège qu'on leur accordait.Les nouveaux patients privés n\u2019accepteront sûrement pas ces conditions et il est probable que leurs exigences seront inversement proportionnelles à la durée de leur statut de malades privés.Bien d'autres questions nous inquiètent et se présenteront à l\u2019état de crise les unes après les autres.Qui servira d\u2019arbitre et qui dirigera cette lourde machinerie?Qui prévoiera l\u2019avenir à plus longue échéance que la vie d\u2019un gouvernement?Quand aurons-nous l\u2019assurance-santé qui constitue l\u2019évolution normale de cette nouvelle loi et, cette fois, une telle mesure sera- t-elle étudiée longtemps à l\u2019avance par un comité spécialisé?Quoique nous ayions fait quelques critiques, nous ne pouvons nous empêcher d'admirer l\u2019audace de ceux qui ont su décréter une telle loi.Cette ligne de conduite, aussi hâtive soit-elle, constitue le témoignage d\u2019une réelle vitalité politique.Les problèmes surgiront nombreux, mais ils devront être réglés immédiatement et, à la longue, l\u2019équilibre se rétabliera sûrement.Jean-Mare BORDELEAU. L'AUTRE CONJOINT Certains de nos confrères ont pu se demander quel était cet autre conjoint qui nous attirait à Paris en septembre 1961 et qui justifiait, par son prestige et son importance, un jumelage de notre prochain congrès.Peut-être, en effet, n\u2019ont-ils entendu parler que très vaguement de cette Association des Médecins de Langue française qui porte, certes, un titre très proche du nôtre, mais dont les activités sont inconnues d\u2019un très grand nombre parmi nous.I\u2019 Association des Médecins de Langue française a été fondée à Lyon, en 1911, donc quelques années à peine après notre propre Association.Elle a pour but le groupement de tous les médecins orientés vers la médecine de langue française.Elle se propose de développer les relations entre ses membres et de faciliter l'échange des documents.Le Bulletin trimestriel qu\u2019elle publie y contribue d\u2019ailleurs puissamment.De plus, elle se manifeste tous les deux ans par l\u2019organisation d\u2019un Congrès général qui se tient dans un des principaux centres médicaux de France ou de l\u2019un des pays où la langue française est employée usuellement.Le dernier congrès avait lieu à Lausanne, en Suisse, en 1959.Celui de cette année aura lieu à Paris.Très tôt, le Canada figurait au Comité de Direction, à côté de la Suisse et de la Belgique.Le doyen Albert LeSage assura, en effet, notre représentation durant de longues années.Depuis, la composition du Comité ayant été élargie, notre pays compte trois membres, soit les doyens de Québec et de Montréal: les docteurs Jean-Baptiste Jobin et Wilbrod Bonin, ainsi que le docteur Donatien Marion.L'Afrique d\u2019expression française est également représentée par le professeur E.Benhamou, d'Alger, auquel a succédé le Professeur R.Raynaud et par le Professeur R.Payet, de Dakar.Le docteur R1- voalen, de Saigon, fait aussi partie du Comité de Direction.Enfin, le Comité de Rédaction du Bulletin compte deux Canadiens représentant leur Faculté de Médecine respective: le docteur Roger Dufresne pour Montréal et le docteur G.-A.Bergeron pour Québec.L'Association a également profité de ses congrès pour prendre contact avec des présidents ou délégués mandatés de diverses sociétés médicales, et susciter au cours de réunions communes de fructueux échanges de vues.C\u2019est ainsi qu\u2019assistalent au congrès de Lausanne en 1959 le docteur Donatien Marion et le docteur Albert Joanette.Comme on peut le constater, l'Association des Médecins de Langue française, qui va célébrer cette année son cinquantenaire, entretient des relations permanentes avec l'A.M.L.F.C.auxquelles elle attache beaucoup d'importance.C\u2019est que depuis le congrès jumelé de Québec, en 1934, qui avait fort impressionné la délégation française dirigée par le Professeur Emile l\u2019Union Méd.Canada BULLETIN ome 90 \u2014 Janv.1961 Sergent, notre maturité professionnelle n'a cessé de s'affirmer.Ainsi le désir de rééditer pareille rencontre était-il resté très vif de part et d'autre.Vu dans cette perspective, le congrès Québec-Paris 1961 est donc un geste d\u2019émulation parfaitement logique qui nous permet à notre tour de faire poids dans la balance.Car si, depuis quelque temps, nous parlons beaucoup de refrancisation dans la province de Québec, la France, de son côté, affirme de plus en plus la solidarité culturelle qui la relie à toutes les ethnies françaises du globe.Si à une pareille échelle, le rôle de l'A.M.L.F.C.peut sembler modeste, il a du moins le mérite de n\u2019avoir pas attendu les périodes d'urgence pour se manifester avec constance.Comme le disait le Professeur Moreau, président du XX Xe Congrès français de médecine de Paris: « Parler la même langue est déjà un gage d\u2019entente réciproque.Les méthodes de travail, les doctrines, la manière de penser, d\u2019envisager un problème, les sentiments peuvent être différents et même opposés: la nécessité de les exprimer en une même langue spontanée facilite les comparaisons et les discussions; elle doit conduire plus facilement à un travail cohérent et à des conclusions logiques.» Ainsi, grâce à l\u2019Association des Médecins de Langue française, ver- rons-nous l\u2019axe Québec-Paris se prolonger partout où il existe une tradition culturelle française vivante dans le domaine médical.Pour l\u2019A.M.L.F.C., c\u2019est une perspective extrêmement stimulante.Pierre SMITH, Directeur des Relations extérieures.EXPOSITION DE LIVRES DE MÉDECINE FRANÇAIS La Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal organise présentement une grande exposition de livres de médecine français avec le concours du Comité Permanent des Expositions du Livre Francais et le groupe des éditeurs de médecine du Syndicat des Edi- teurs de France.Cette exposition sera en montre au hall d\u2019honneur de l\u2019Université du mardi 14 février au jeudi 23 février inclusivement.Elle comprendra plus de 900 volumes et périodiques représentant l\u2019essentiel de la production française dans le domaine du livre médical dpuis cinq ans.Elle sera ouverte de 1 h.p.m.4 9 h.et demie p.m.tous les jours.Le dimanche, les heures d\u2019ouverture seront de 2 h.à 6 h.p.m.Un catalogue complet comprenant la description et le prix de chaque volume sera remis aux visiteurs.C\u2019est une exposition à ne pas manquer qui fera voir l\u2019effort considérable que fait la France dans le domaine de la médecine. VIE DE L\u2019ASSOCIATION DES MÉDECINS DE LANGUE FRANÇAISE DU CANADA SÉANCE DU COMITÉ EXÉCUTIF DE L'A.M.L.F.C.Le Comité exécutif s\u2019est réuni le samedi 26 novembre dernier, au siège social de l\u2019Association, sous la présidence du docteur Emile Blain, directeur général.Parmi les questions inscrites à l\u2019ordre du jour, plusieurs méritent d\u2019être soulignées icl.On se rappelle qu\u2019au nombre des initiatives, prises en 1960 par l\u2019Exécutif de l\u2019AM.L.F.C., figure lattribution de deux prix, renouvelables chaque année, et décernés à l\u2019élève finissant en médecine qui a conservé le plus grand nombre de points dans l\u2019ensemble de tous ses examens.La remise de ces prix est accordée par l\u2019Université de Montréal et par l\u2019Université Laval, lors de la cérémonie de la collation des grades.Elargissant ce geste, l'Exécutif offre, à partir de 1961, un prix similaire à l\u2019Université d'Ottawa, qui sera attribué dans des conditions identiques.Ce geste, tout à la louange de l\u2019Association, prolonge ainsi son action en milieu universitaire et marque l'intérêt qu\u2019elle porte au jeune médecin dès l\u2019aube de sa carrière.L\u2019assurance-hospitalisation \u2014 et son corollaire l\u2019assurance-santé \u2014 domine actuellement chez nous le tableau de l'actualité.L\u2019A.M.L.F.C.suit toujours de très près l\u2019évolution de cet événement capital.Nul n\u2019ignore les longues études faites à ce sujet par son Comité d\u2019Economie médicale.L\u2019on se souvient également du rapport présenté l\u2019an dernier au Premier Ministre de la Province.Dans ce rapport, l\u2019Association préconisait la formation d\u2019un Conseil supérieur de la Santé, qui jouerait un rôle consultatif auprès du M1- nistre provincial de la Santé.Or un « Mémoire » concernant la formation et les buts de ce Conseil supérieur de la santé a été adressé récemment par la filiale du Québec de l\u2019A.M.L.F.C.à la fois au Premier Ministre et au Ministre de la Santé de la Province.Profitant de cette séance de l\u2019Exécutif, le docteur Rolland-E.Blais, secrétaire-trésorier général, donna lecture et commenta la teneur de ce « Mémoire » qui sera publié incessamment dans L\u2019Union Médicale du Canada.L'organisation du Congrès jumelé ou conjoint de Québec-Paris progresse méthodiquement.La session de Québec qui se déroulera au Château Frontenac, au début de juin, nous réserve, grâce au dynamisme averti de son président, le docteur Pierre Jobin, un programme scientifique comportant des formules inédites, et des manifestations sociales heureuses.Quant à la session de Paris, elle se concrétise aussi chaque semaine davantage.D\u2019abord, excellente nouvelle: le nombre de médecins canadiens qui s\u2019inscrivent pour cette session d\u2019outremer est déjà imposant et promet de dépasser les prévisions les plus optimistes.La participation scientifique de nos collègues canadiens, les nombreuses activités sociales prévues, les avantages économiques du voyage en groupe, tout se concerte pour faire de cette grande manifestation de l\u2019A.M.L.F.C.un succès sans précédent.Rappelons que les présidents conjoints des deux sessions sont le Professeur Pasteur Vallery-Radot, de Paris, et le docteur Pierre Jobin, de Québec.RÉUNION DU COMITÉ D'ÉCONOMIE MÉDICALE (26 NOVEMBRE 1960) Cette réunion, la première de l\u2019exercice courant, était présidée par le docteur Roma Amyot.Son but essentiel était d\u2019élaborer le programme de l\u2019année en cours et le choix des sujets d\u2019étude proposés aux membres du Comité pour les mois à venir.RS En Union Méd.Canada ome 90 \u2014 Janv.1961 BULLETIN Après échanges de vues, les deux sujets d\u2019étude proposés furent les suivants: l\u2019utilisation des volumes français pour les étudiants des Facultés de Médecine de nos Universités et l\u2019Assurance-santé.C\u2019est un fait: les ouvrages médicaux de langue anglaise sont de plus en plus en usage dans nos Facultés de Médecine d\u2019expression française.Cette fréquentation continue du texte anglais n\u2019est pas sans entraîner chez nos étudiants, chez nos internes, et partant chez nos futurs médecins, une difficulté croissante à s\u2019exprimer avec aisance et correction dans leur langue maternelle, et une négligence évidente dans la rédaction des articles médicaux.Plusieurs motifs sont à l\u2019origine de cette lacune dans l\u2019emploi des livres français.Quelques-uns se veulent légitimes; il reste à s\u2019en assurer.Mais de toutes façons, les moyens à prendre pour remédier à cet état de chose ne devraient pas être inaccessibles.Ce sera justement la tâche du Comité d\u2019Economie médicale de préciser ces motifs et ces moyens et de faire ensuite les recommandations appropriées aux organismes responsables de la formation culturelle générale et médicale de nos futurs professionnels.En attendant, il n\u2019est pas inutile de mentionner qu\u2019il y aura une exposition de près d\u2019un millier de volumes médicaux français à l\u2019Université de Montréal, en février 1961 et qu\u2019une semaine plus tard la même exposition se tiendra à l\u2019Université Laval.Ces expositions seront une reprise de conscience en face de la Médecine d\u2019expression française, d\u2019une richesse fondamentale qui n\u2019exclut pas la fréquentation plus facile de la médecine d\u2019expression anglaise, parce que géographiquement plus voisine.Toutefois, il serait fort dommage qu\u2019une inattention déjà trop longtemps persistante laisse s\u2019effriter ainsi un patrimoine culturel et linguistique que tant d\u2019esprits et des mieux avertis nous envient de plus en plus.D\u2019où l\u2019intérêt majeur de cette exposition et de notre enquête.L'Association des Médecins de Langue Française reconnaît qu\u2019ici encore elle a un devoir à remplir et que son actualité rend sa tâche pressante.Quant au deuxième sujet: l\u2019assurance-hospitalisation, son fonctionnement est maintenant commencé.Et on parle, désormais, d\u2019assurance-santé.Demain, peut-être, les grands mots synonymes d\u2019étatisation de la médecine coifferont les manchettes de nos grands quotidiens, toujours alléchés par des titres prometteurs.Le ralliement de notre classe médicale est-il encore possible devant cette évolution échelonnée qui se généralise et s\u2019accélère de plus en plus?Sur cette deuxième question, le Comité d\u2019Economie médicale fera rapport à sa prochaine réunion fixée au samedi 14 janvier.SÉANCE DU COMITÉ DE LA FILIALE DU QUÉBEC DE L'AML.F.C.Une importante réunion des membres du Comité de la filiale du Québec avait lieu le samedi 3 décembre dernier, au petit amphithéâtre de l\u2019hôpital Notre-Dame.Plus d\u2019une vingtaine de médecins dont plusieurs venus de centres éloignés ont manifesté leur intérêt au travail de ce Comité en répondant avec empressement à l\u2019appel du président, le docteur Roland Décarie.Après les souhaits de bienvenue, le président rappela le concours de circonstances et l\u2019enchaînement des faits qui amenèrent la Fédération des Sociétés médicales de la Province de Québec à cesser de fonctionner comme telle; et pourquoi elle demanda sa fusion à l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada et son intégration à la Filiale du Québec de l\u2019A.M.L.F.C.Puis le secrétaire donna lecture des règlements qui devront régir la Filiale; ces règlements furent, séance tenante, commentés, discutés, et arrêtés dans leurs lignes essentielles; le mode d\u2019élection des officiers fut étudié, de même que la tenue d\u2019une assemblée générale annuelle de la Filiale à l\u2019occasion des congrès de l\u2019Association.À cette assemblée générale annuelle dont la prochaine se tiendra le 6 juin lors du congrès de Québec, toute question intéressant les membres de la Filiale pourra être présentée et étudiée chacune selon son mérite. L'Union Méd.Canada BULLETIN Tome 90 \u2014 Janv.1961 Et ainsi l\u2019on voit déjà l'importance du rôle que peut et doit jouer la Filiale; ses représentants dans chaque région entreront en contact avec les médecins des centres plus ou moins éloignés pour les tenir au courant des réalisations de 'A.M.L.F.C.et des avantages qu\u2019elle peut offrir à ses adhérents.; Le président donna ensuite lecture du Mémoire sur l\u2019assurance-hospitalisation soumis au Premier Ministre de la Province de Québec, le 16 août 1960, par la filiale du Québec, de même que du Mémoire adressé respectivement au Premier Ministre et au Ministre de la Santé, le docteur Alphonse Couturier, concernant le Conseil supérieur de la Santé.Le président rappela aux membres présents que notre cinémathèque médicale s\u2019enrichit constamment de films nombreux et variés; la liste de ces films sera publiée prochainement dans L\u2019Union Médicale du Canada.Toute société médicale désireuse d\u2019obtenir ces films pour fins d\u2019enseignement, n\u2019ont qu\u2019à en faire la demande au Secrétariat de l\u2019Association.Il fut aussi question de l\u2019assurance-groupe; pour y être éligibles, les médecins doivent faire partie d\u2019un groupe médical; ils ne peuvent être assurés à titre individuel aux mêmes avantages dont peut bénéficier le groupe.Les taux actuels fixés pour au moins cinq ans sont extrêmement avantageux en raison des nombreuses sécurités et multiples avantages qu\u2019ils comportent.Pour terminer, les membres présents furent informés des caractères essentiels du prochain congrès Québec-Paris, et furent invités à s'inscrire à ce congrès le plus tôt possible.Cette manifestation, sans nul doute, fera époque dans les annales de l\u2019Association.La prochaine réunion du Comité de la Filiale aura lieu à l\u2019occasion du congrès à Québec, en juin prochain.COMITÉ SCIENTIFIQUE DE L'A.MLF.C.Cette année, le comité scientifique de l\u2019A.M.L.F.C., présidé par le docteur Roger Du- fresne, doit faire face & une situation inusitée.Le congrès de 1961, comportant deux sessions, doit envisager un programme scientifique double et de présentation totalement différente.L'un est de collaboration exclusivement canadienne, l\u2019autre, celui de Paris, est le partage des différentes délégations de langue française qui participent au congrès.À notre réunion du 10 décembre dernier, le docteur Pierre Jobin, président de la session de Québec, nous a informés que le programme scientifique qui le concerne est arrêté dans ses grandes lignes et que les sujets de communications et les rapporteurs sont déjà choisis pour la plupart.Pour la session de Paris, je rappelle les titres des trois thèmes exclusifs des rapports et communications: le rein des diabétiques, l\u2019athérosclérose, la réanimation.Une dizaine de rapporteurs canadiens participeront au programme scientifique de cette session sous forme de communications libres se rapportant aux trois en question.Selon son habitude, L\u2019Union Médicale du Canada publiera en temps opportun les détails du programme scientifique du congrès en précisant bien ce qui est inscrit au calendrier de chaque session.1961 est appelée à avoir une très grande signification dans l\u2019évolution scientifique de la médecine canadienne d\u2019expression française.Pierre SMITH, Directeur des Relations extérieures. TRAVAUX ORIGINAUX LA DYSPHAGIE SIDÉROPÉNIQUE SYNDROME DIT DE PLUMMER-VINSON J.-M.BEAUREGARD, F.R.C.P.(C), C.GENDREAU et J.MANZI, Service de Médecine, Hôpital Général de Verdun (Montréal).Il arrive assez souvent qu\u2019un malade accuse une sensation de boule, une sensation de « blocage » au niveau de l\u2019arrière-gorge.Or a parfois vite fait de ranger ce malade parmi les « fonctionnels », alors qu\u2019un bon examen clinique et quelques analyses de laboratoire auraient suffi pour prouver l\u2019existence d\u2019une dysphagie sidéropénique et pour instituer une thérapeutique appropriée.L'ensemble symptomatique dit syndrome de Plummer-Vinson a été d\u2019abord décrit par Kelly et Paterson, indépendamment l\u2019un de l\u2019autre, à la Section Laryngologique de la Société Royale de Médec ne de Londres, le 2 mai 1919 (19, 30).Deux éléments constituent l\u2019essence de ce syndrome: une dysphagie et une anémie.Ce qui n\u2019avait pas échappé aux médecins du temps passé.Dès 1681 (1681), Sydenham écrivait (39) que les esprits animaux accumulés se jettent avec impétuosité sur les muscles du pharynx et du larynx pour provoquer des spasmes dans les régions qu\u2019ils parcourrent.Ces accidents se rencontrent, dit-il, chez des femmes qui ont perdu trop de sang ou qui se sont trop longtemps abstenues de viande.Aussi suggère-t-1l une thérapie martiale: le fer fortifie le sang et porte remède aux pâles couleurs.Plus tard Bouveret (1891) et Gilles de la Tou- rette (1895) serreront de près le problème, l\u2019un sur l\u2019existence de spasmes cloniques, l\u2019autre sur la fréquence de l\u2019association des états anémiques avec les dysphagies spasmodiques (27).Mais les inventeurs du syndrome sont Kelly et Paterson.Dès 1906, Paterson (29) mentionne une difficulté de la déglutition souvent secondaire à un catarrhe atrophique du pharynx supérieur.En 1919, Kelly (19) et Paterson (30) fournissent une étude complète du syndrome.S\u2019inspirant d\u2019une communication orale de Plummer, Vinson en 1922 (43), affirme l\u2019influence hystérique (hysterical inability to swallow) dans un syndrome à prédominance féminine où sont associées anémie et dys- phagie.Waldenstrom et Kjell':erg (47) établiront les différents signes radiolog'ques du syndrome.Waldenstrôm proposa, en 1939 (47), de remplacer le terme de syndrome de Plummer-Vinson par celui de dysphagie sidéropénique.ETIOLOGIE L\u2019étiologie du syndrome dit de Plummer-Vinson a donné lieu à de longues discussions, mais on s\u2019est perdu en conjectures suv le mécanisme des lésions sans parvenir à une conclusion définitive, à une interprétation satisfaisante (42).Dans sa description originale (43) et même récemment (37, 42, 44), Vinson soutient que la dysphagie est d\u2019origine hystérique.Tarlé (41), analysant les interrelations des signes et symptômes de la dysphagie sidéropénique, émet l\u2019hypothèse que « c\u2019est au d'encépha!e, dans cette région des centres neuro-végétatifs ct plus spécialement au niveau de l\u2019hypothalamus qu\u2019i° faut chercher la clé, la synthèse de tout ce qui touche de près ou de loin le syndrome de Plimmer-Vinson ».Paterson (30) voit dans cette pathologie un état de spasme associé à des chaugements de la muqueuse.Kelly (19) croit que la maladie résulte d\u2019un déséquilibre local au niveau des plexus d\u2019Au- erbach et de Meissner, déséquilibre à l\u2019origine des spasmes œsophag'ens.Par ailleurs, Benhamou (4) affirme que le syndrome de Plummer-Vinson ne traduit pas un spasme, mais une parésie de la bouche œsophagienne secondaire à l\u2019atrophie et aux plaques d\u2019hyperkératinisation de la muqueuse du pharynx, de l\u2019hypopharynx et de l\u2019æsophage, ainsi qu\u2019à l\u2019absence de tonicité des fibres musculaires sous-jacentes.Dans une observation de Savilahti publiée en 1946 (33), l\u2019épithéllium de l\u2019æsophage présentait une dégénérescence marquée des tuniques superficielle et moyenne et, dans le tiers moyen du conduit, la paroi musculaire était très atrophiée.Cet auteur pense que la dysphagie, dans des cas de cette nature, est due à la dégénérescence mus- 10 culaire de l\u2019æsophage.Aussi signale-t-il une autre observation personnelle où un malade, en plus de présenter un syndrome de Plummer-Vinson, était porteur d\u2019un diverticule œsophagien: ce divert:cule était situé au niveau où il avait noté, à l\u2019autopsie de l\u2019autre malade, une dégénérescence musculaire de l\u2019æsophage.Pour plusieurs auteurs, le syndrome serait secondaire à diverses carences.Il s\u2019agirait d'une maladie de carence complexe où l\u2019on trouverait d\u2019une part une carence ferriprive (46), d\u2019autre part une avitaminose B (24).La dysrhagie limitant l\u2019absorption de certains aliments, surtout de la viande, provoquerait de la sidéropénic: ainsi l\u2019anémie serait l\u2019effet plutôt que la cause de la dysphagie (31).Dans plusieurs observations, celle de Hurst par exemple (12), on a démontré l\u2019existence de l\u2019anémie avant l\u2019apparition de la dysphagie.De plus, Wynder (51) étudiant 150 malades faisant un syndrome de Plummer-Vinson.a prouvé que la sidéropénie existait chez la moitié des malades, mais que 70 p.100 d\u2019entre eux présentait une histoire d\u2019anémie.Malgré les obscurités qui l\u2019entourent, le rôle du métabolisme du fer dans le métabolisme cellulaire semble devoir être incriminé dans les déviations cancéreuses affectant le territoire de l\u2019œso- phage supérieur et de l\u2019hypopharynx dans les années qui suivent l'installation du syndrome de Plummer-Vinson (27, 34).Waldenstrom et Kjell- berg ont vu dans la thérapeutique martiale, un geste prophylactique essentiel contre la transformation maligne de la dysphagie sidéropénique.Mais les observations de Moutier (27), de Siguier (34) atténuent cet espoir, mettant en lumière la dissociation entre les effets de la thérapeutique martiale sur l\u2019effacement de la dysphagie et le développement d\u2019un épithélioma au niveau de l\u2019hy- popharynx.ANATOMIE-PATHOLOGIQUE L\u2019anatomie pathologique de ce syndrome a été l\u2019objet de rares études: les cas avec nécropsie sont rares.Les lésions intéressent les tissus muqueux et sous-muqueux non seulement au niveau de l\u2019æso- phage, mais de la cavité buccale, du rectum, de la vulve (38).Les documents anatomo-patholo- giques ont montré au niveau de l\u2019æsophage, qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une œsophagite diffuse (6) ou atro- phique (25, 33), avec formation de membranes semi-lunaires ou palmures à la paroi antérieure de l\u2019hypopharynx (6, 47).BEAUREGARD er Cort.: DYSPHAGIE SIDÉROPÉNIQUE L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 L\u2019examen histologique montre une hyperkéra- tinisation et une atrophie partielle de 1'épithélium avec atrophie dégénérative du muscle sous-jacent (38, 42).CLINIQUE Les auteurs semblent voir une influence géographique, dans la prédominance nordique (pays scandinaves, Amérique du Nord) du syndrome de Plummer-Vinson (25, 46).Certains parlent d\u2019une immunité dont serait protégée la race juive (5).Le syndrome peut évoluer eur une période de plusieurs années, voire même quarante ans ainsi que le démontre l\u2019observation d\u2019une patiente âgée de 90 ans (23).C\u2019est surtout entre l\u2019âge de 40 et 50 ans qu\u2019apparaît la maladie (15, 27, 49, 50).Tous les travaux confirment de façon unanime la prédominance féminine (47).Les incidents de la vie génitale \u2014 dysménorrhée, ménométrorragies \u2014 sont fréquemment associés au syndrome (27), ce qui incite certains auteurs à invoquer les troubles hormonaux comme facteur éticlogique (6, 42).Dysphagie La dysphagie est le grand symptôme de la maladie.On ne peut dire que cette dysphagie ait des caractéristiques bien définies et spécifiques: elle prend des nuances très variées.Elle peut revêtir la forme d\u2019une répulsion pour les aliments solides à cause de difficultés mécaniques lors de la déglutition (27).Ou encore elle peut ressembler à une sensation de gêne légère, prendre la forme d\u2019un simple picottement accompagné d\u2019une sensation de brûlure rétrosternale.épigastrique (11), ou irradiant vers le maxillaire inférieur (21).Devant cette dysphagie progressive, le malade décide de diviser ses aliments en petits bols, restreint de plus en plus la consommation des solides (33).Des facteurs, comme la fatigue (8) et les menstruations (40) accentueront cette dysphagie.Vinson se croyait en présence d\u2019une dysphagie à composante hystérique (37, 43), alors que Kelly pensait plutôt à une faiblesse de la paroi œsopha- gienne (19) et Paterson affirmait la présence de spasmes avec formation de membranes (30).Plus tard, Hurst invoqua l\u2019achalasic comme mécanisme de la dysphagie (12).Aujourd'hui les auteurs rejettent la théorie du spasme peur admettre que la gêne, lors de la déglutition, serait causée par la présence de plis et de membranes (28, 35, 38, 47).Lésions de la peau, des muqueuses et des phanères A l\u2019examen du malade, on note la pâleur des téguments, aussi des cheveux secs et cassants, par- Union Méd.Canada rome 90 \u2014 Janv.1961 Fois une calvitie précoce (27), une peau sèche sur- out aux chevilles et aux coudes (9).Les ongles 2) sont fragiles et écailleux, présentant parfois Hes striations longitudinales; dans certains cas, on rouvera une koïlonychie franche.L\u2019examen de la bouche offre un intérêt assez particulier: on note des lèvres minces, une chéilite \u2019accompagnant de perlèche, de croûtelles, de rha- Fades au niveau des commissures; le malade a même une impression d\u2019étroitesse de la bouche (27).La langue a parfois un aspect inflammatoire; blle est alors douloureuse et cedématiée (7).Mais plus souvent, elle est lisse, vernissée et luisante; l y a écrasement des papilles (27).Plusieurs ont signalé la fréquence des caries Hentaires, ou encore que la majorité des patients Était édenté (25, 37).On a rapporté, chez certains, une sensation de sécheresse et le brûlure au niveau Hes yeux (4), soulignant parfois la parenté du syndrome de Gougerot-Sjôgren avec la dysphagie sidéropénique (10).Rarement a-t-on fait mention de la présence de doigts cyanotiques (4).Enfin, Siguier et d\u2019autres auteurs font état d\u2019un prurit fanal et vulvaire, chez certaines malades (34, 40).Szgnes généraux La pâleur anémique du patient est un signe ssez constant associé à un amaigrissement modéré (32).Le malade se sent asthénique, mais algré tout conserve un bon appétit (27).Une plénomégalie est souvent rapportée, qui disparaît près traitement (15, 27, 31, 37, 43, 50).On peut retrouver de l\u2019ædème de la face (50), e l\u2019œdème malléolaire (27).Le patient se plaint Joccasionnellement de fourmillement dans les membres, se sent essoufflé (27).Les vomissements sont rares; on a signalé l\u2019aérophagie nocturne (49) et l\u2019association du syndrome avec un ulcère gastrique (42).Sotgiu (36) a parlé des formes frustes de la maladie de Plummer-Vinson.Elles sont présentées par des sujets qui accusent seulement ou presque eulement une dysphagie, ou mieux une brûlure ou un prurit à la gorge.Il n\u2019y a ni anémie, ni troubles généraux.À l\u2019æsophagoscopie, on ne voit presque rien: une muqueuse plutôt pâle, parfois faiblement atrophique.LABORATOIRE Anémie, sidéropénie, achlorhydrie ou hypochlorhydrie, voilà ce que les ana'yses de laboratoire révèlent dans la majorité des cas.BEAUREGARD kr CoLL.: DYSPHAGIE SIDEROPENIQUE 11 L\u2019anémie est le plus souvent, mais pas toujours une anémie hypochrome (27).Car on a aussi rapporté des cas avec anémie normochrome (21, 51), avec anémie hyperchrome chez un malade dont la ponction sternale avait éliminé biermérienne (18).La carence martiale a été signalée par presque tous les auteurs, surtout depuis les travaux de Waldenstrôm (46).Toutefois Wynder et Fryer affirment (51) que, dans un syndrome de Plum- mer-Vinson, on peut avoir un taux d\u2019hémoglobine et de fer sérique normaux.L'étude du chimisme gastrique montre que « l\u2019a- chlorhydrie est fréquente mais ne se rencontre pas dans tous les cas.Il existe de toute façon une hypochlorhydrie marquée.Une sécrétion plus ou moins normale peut se rétablir après traitement par le fer » (27).RADIOLOGIE L'image radiologique est typique.Kjellberg (47) a défini les études et techniques nécessaires pour mettre en évidence les membranes œsophagiennes pathognomoniques.Dans le stade de formation, les membranes apparaissent comme de petites indentations émanant de la parci antérieure de l\u2019hy- popharynx.Quand elles se développent, elles se projettent dans la lumière œsophagienne et sont d'habitude implantées sur la paroi opposée à l'impression du muscle crico-pharyngien, c\u2019est-à-dire au niveau de la 5e ou Ge vertèbre cervicale.À la longue, l'existence de membranes semi-lunaires (webs) peut constituer une bande circulaire pour former un diaphragme œsophagien, l\u2019infiltration des parois pouvant produire une constriction (6, 14, 27, 32, 42).OESOPHAGOSCOPIE Vinson n\u2019a jamais remarqué de lésions au niveau.de l\u2019æsophage; tout au plus a-t-il rapporté que le passage de l\u2019æœsophagoscope soulageait de façon quasi dramatique, le patient de ses malaises de déglutition (37).Toutefois, à !a même époque que Kelly, Paterson insistait sur la friabilité de la muqueuse œsophagienne liée au manque de souplesse et aux spasmes qui augmentent les risques de blessure, étant donné la fragilité des tissus (31).Aussi l\u2019æsophagoscopie demeure un examen de premier plan pour éliminer un changement organique de l\u2019œsophage, dans la dysphagie sidéropénique, ou pour en surveiller l\u2019évolution (21).COMPLICATIONS Déjà Kelly et Paterson signalaient comme complication majeure de la maladie, la dégénérescence 12 BEAUREGARD er CoLL.: DYSPHAGIE SIDEROPENIQUE maligne de la muqueuse cesophagienne (19, 30).Quelques années plus tard, en 1933, Suzman (38), à l\u2019occasion d\u2019une autopsie de patiente ayant un syndrome de Plummer-Vinson, confirmait cette hypothèse, ainsi que Ahlbom (1), Waldenstrôm et Kjellberg (47).Simpson a élargi les cadres du problème, en attirant l\u2019attention sur le fait que l\u2019état précancé- reux de l\u2019affection n\u2019est pas confiné à être un phénomène exclusivement local, mais qu\u2019il exerce aussi son effet sur toute la partie supérieure du tractus digestif.À cet effet, il rapporte dans une série de 19 cas de Plummer-Vinson, 10 cancers: 4, du segment post-cricoïdien; 1, du tiers inférieur de l\u2019æsophage; 5, du cardia (35).Mais encore là, la dégénérescence ne se limiterait pas au tractus digestif supérieur, à preuve l\u2019observation d\u2019Azerad rapporté par Moutier (27): un homme de 69 ans, dysphagique devient asthénique, tardivement anémique puis cachectique; il est opéré pour un cancer de l\u2019antre pylorique.Chez d\u2019autres malades a évolué non pas un cancer digestif, mais un cancer du col (22).THERAPEUTI UE Tous reconnaissent à l\u2019administration de fer à haute dose une action rapide et efficace.En quelques semaines, on voit des améliorations non seulement de l\u2019état général, mais de l\u2019état local.Cette guérison clinique de la dysphagie ne s\u2019accompagne pas nécessairement d\u2019une régression anatomique des membranes qui peuvent persister encore très longtemps après la disparition de la dys- phagie (6, 14).D\u2019après Meulengraecht et Bichel (24), la vita- minothérapie a une action sur les lésions commissurales, mais n\u2019en a pas sur la dysphagie; aussi, dans le traitement, plusieurs auteurs adjoignent au fer, de la vitamine B (42).La présence de palmures ou de membranes semi- lunaires permanentes à la bouche œsophagienne peut causer une obstruction sérieuse au passage des aliments: d\u2019où l\u2019emploi de mesures mécaniques pour remédier à cet état.Habituellement le seul passage d\u2019une bougie dans l\u2019orifice, sous contrôle visuel direct, est suffisant.Rarement, pour extraire ces membranes, doit-on procéder par æœsophagoto- mie longitudinale (42).OBSERVATIONS Nous présentons trois observations de malades où nous avons recontré ce syndrome.L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 Observation 1.Pel, Mme R., âgée de 36 ans, est admise à l'Hôpital le 26 mai 1958, à cause de dysphagie, asthénie, céphalée, étourdiscement, lipothymie, fourmillements dans les jambes et vomissements.En 1955, elle avait subi l\u2019exérèse d\u2019un kyste de l\u2019ovaire droit; depuis, elle se plaint de tension pré-menstruelle.Par ailleurs, elle a remarqué que souvent elle a les yeux, la figure et les mains enflés.Elle n\u2019accuse pas de dyspnée; son appétit est conservé.À l'examen, il s\u2019agit d\u2019une patiente anxieuse, aux téguments pâles.La malade est édentée.L\u2019examen gynécologique décèle une cervicite superficielle.Il n\u2019existe pas de déformation au niveau des ongles.L\u2019examen hématologique révèle une anémie hypochrome; la ponction sternale, une image compatible avec un état ferriprive.Le dosage du fer sérique donne 0.09 mg.p.100 (N: 0.05-0.25 mg.p.100).L\u2019étude du chimisme gastrique montre une hypochlorhydrie très prononcée.L'examen radiographique laisse voir en-dessous de la bouche crico-pharyngienne, sur la paroi antérieure, deux petites encoches superposées qui ont les caractères des membranes notées dans la dys- phagie sidéropénique (Dr L.Hamelin).Une endoscopie est pratiquée, le 6 juin 1958: l\u2019æsophage peut être considéré normal, excepté une muqueuse plus pâle qu\u2019à l\u2019ordiraire.Il n\u2019y à aucune résistance exagérée au niveau du muscle crico- pharyngien; par ailleurs le péristaltisme est très peu marqué.Le traitement ferrique d\u2019épreuve ramena les résultats des examens hématologiques à des valeurs proches de la normale et soulagea la malade, ce qui lui conférait une valeur de test.Depuis cette époque, le traitement est continué; la clinique et le laboratoire confirment l\u2019amélioration.Observation 2.But, Mme CL, âgée de 37 ans, se présente à l'Hôpital le 15 juillet 1957, à cause de dysphagie, de dysménorrhée, d\u2019asthénie et d\u2019essoufflement.Symptômes qui persistent depuis 1951.La dysphagie s\u2019est installée de façon progressive.Au début, la malade se plaignait d\u2019une sensation de brûlure le long de l\u2019æœsophage lors de la déglutition.Peu à peu le phénomène douloureux augmentant, la malade passa d\u2019une alimentation solide (1951) à une alimentation semi-solide (1955), puis à une alimentation liquide (1957).De plus, la malade a noté !a présence d\u2019ædème malléolaire; elle se plaint de sécheresse et d\u2019une A a 00 nL 2m BAL ie me be EE (oie.A rE ern MW: L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 sensation de brilure au niveau des yeux, mais il existe du larmoiement.À l\u2019examen, il s\u2019agit d\u2019une vatiente anxieuse.Les téguments sont pâles; la peau sèche.Il y a présence de rhagades aux commissures des lèvres; la langue est dépapillée, rouge, vernissée, luisante.La |ratade éprouve une sensation d\u2019étroitesse.La rate est palpable, elle est augmentée de volume.Il n\u2019y a pas de déformation au niveau des ongles.L\u2019exa- jmen gynécologique décèle une cervicite moyenne.La formule sanguine révèle une anémie hypochrome; la ponction sternale, ure image compatible pvec un état ferriprive.Le dosage du fer sérique onne 0.05 mg.p.100 (N: 0.05-0.25 mg.p.100).L\u2019étude du chimisme gastrique montre une hypo- zhlorhydrie très prononcée.L'examen radiographique lsisse voir au transit pharyngo-æœsophagien une image en languettes en- dessous de la bouche crico-pharyngée et qui correspond à un syndrome de Plummer-Vinson (Dr IL.Hamelin).Le traitement ferrique d\u2019épreuve ramena les résultats des examens hématologiques à des valeurs proches de la normale et soulagea la malade.La splénomégalie régressa.Depuis cette époque, le raitement est continué; l\u2019amél'ioration persiste.Observation 3.Jul, Mme S., âgée de 38 ans, se présente à l\u2019Hô- \u2018pital en 1957, à cause de céphalées, d\u2019étourdisse- nents et de dysphagie.Cette dysphagie se mani- este surtout au début des repas et s\u2019accompagne l\u2019une sensation de brûlure retrosternale.De plus, F malade accuse de l\u2019essoufflement, et, depuis 953, se plaint de dysménorrhée.À l\u2019examen, il s\u2019agit d\u2019une patiente pâle.Il n\u2019ex- te ni splénomégalie, ni déformation au niveau des ingles.L\u2019hématologie montre une anémie hypochrome; e fer sérique est à 0.07 mg.p.100 (N: 0.05-0.25 1g.p.100).Le chimisme gastrique décèle une typochlorhydrie.L'examen radiologique révèle la présence d\u2019une aembrane sur la paroi antérieure de l\u2019æsophage upérieur à quelques centimètres en-dessous de la ouche crico-pharyngienne, signe de Plummer-Vin- [on (Fig.1).Sur la paroi antéro-latérale droite, mmédiatement en-dessous de la bifurcation tra- héale, on note (Fig.2) la présence d\u2019un diverti- ule.(Dr L.Hamelin).Une thérapie martiale est instituée.Il y a amé- oration clinique, quant à la dysphagie; de plus, p formule sanguine est corrigée.Mais là malade BEAUREGARD ET CouL.: DYSPHAGIE SIDÉROPÉNIQUE 13 continue de se plaindre de dysménorrhée et de ménorragies.Le 2 juin 1959 est pratiquée une hystérectomie abdominale, ainsi qu\u2019une annexec- tomie bilatérale; on porte le diagnostic pathologique d\u2019endométriose ovarienne bilatérale, d\u2019endo- métriose myométrale et d\u2019endocervicite.Depuis juin 1959, la thérapie mart:ale est continuée; la malade n\u2019accuse aucun symptôme; la formule sanguine est normale.Fig.1 Fig.1.\u2014 En-dessous de la bouche crico-pharyngienne, encoches superposées ayant les caractères notés dans la dys- phagie sidéropénique (Obs.3).Fig.2.\u2014 Diverticule oesophagien, en-dessous de la bifurcation trachéale.(Obs.3).Fig.2 Résumé La nature organique du syndrome dit de Plum- mer- Vinson semble maintenant bien établie (42), quoiqu\u2019en affirme Vinson.Mais tout n'est pas dit sur le sujet et la communication de ces quelques cas ne vise qu\u2019à confirmer, sans prétendre la compléter, une symptomatologie clinique déjà bien détaillée.Il demeure évidemment bien des points à éclaircir tant sur la nature exacte du syndrome que sur sa fréquence et son étiologie.Chose certaine, la dysphagie sidéropénique peut représenter aux yeux du clinicien le signe avant- coureur d\u2019un état précancéreux.Il serait intéressant d\u2019étudier sous l\u2019angle de la patholog'e générale les relations qui peuvent exister entre des affections bénignes d\u2019origine probablement carentielle et une dégénérescence maligne.Summary The organic nature of the Plummer-Vinson Syndrome is now established despite Vinson\u2019s opinion.We present three cases.Many points remain obscure: the exact nature of this syndrome, its frequency and etiology.Since this 14 dysphagia may represent a precancerous state, it should be interesting to study the relations between benign deficiency lesions and their neoplastic degeneration.BIBLIOGRAPHIE 1.H E.AHLBOM: Simple achlorydric anemia, Plummer- Vinson syndrome and carcinoma of the mouth, pharynx and oesophagus in women.Brit.Med.J, 2: 331, (8) 1936.2.N.P.ANDERSON: Syndrome of spoon nails, anemia, cheilitis and dysphagia.Arch.Derm.and Syph., 37: 816 (5) 1938.3.N.S.E.ANDERSON: Experimental and clinical investigations into the effect of parenterally administred iron.Act.Med.Scand., Supp., 241, 1950.4.E.BENHAMOU et G.COHEN-SOLAL: Anémie hypochrome avec syndrome de Plummer-Vinson.Bull.Mém.Soc.Méd.Hôp.Paris, 52: 504 (11) 1936.5.J.M.F.BOTET: Considération sur le syndrome de Plummer-Vinson.Ann.Oto-Laryng., 66: 23 (1-2) 1949.6.M.BROMBART: La radiologie clinique de l\u2019oesophage.Masson et Cie, édit., Paris, 1956; 330-335.7.M.CAMERON: Dysphagia and anaemia.J.Laryng.and Otol., 44: 168 (3) 1934.8.F.B.COLEMAN: Post-cricoid carcinoma following Patterson-Plummer-Vinson syndrome in a man.Guy's Hosp.Rep.106: 75 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prostate.Cette classification, légèrement dif- fot \u2014 = fl.cme Dre { 1.Résident en Pathologie à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.ji férente de celles de leurs prédécesseurs, Broders (2), Foot (4), etc, semble avoir une signification assez précise quant à la malignité intrinsèque et au pronostic de ces tumeurs.Nous avons étudié leurs critères pour les appliquer à notre matériel chirurgical.Au cours de cette étude, nous avons constaté qu\u2019il est facile, dans la plupart des cas, de classifier ces adénocarcinomes.De plus, sauf pour quelques [exceptions chez nos patients, cette classification implique un pronostic assez défini.Il est donc important d\u2019ajouter au dossier ees données supplé- \u201c[mentaires sur la malignité intrinsèque du cancer.MATÉRIEL ET MÉTHODES.Nous avons entrepris la revision histologique de 167 adénocarcinomes prostatiques opérés, le plus ouvent par résection transurétrale, à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, de 1948 à 1953.Tout le matériel a Été examiné au miscroscope après inclusion à la baraffine et coloration à l\u2019Hémalun-Phloxine-Sa- [en (H.P.S.).Aucune coloration histochimique n\u2019a été faite.Les statistiques sur l\u2019évolution des lésions 2.Pathologiste à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.LE PRONOSTIC DE L'ADÉNOCARCINOME DE LA PROSTATE ÉTUDE DE 167 CAS OPÉRÉS, DE 1948 À 1953 Claude PICHÉ,! et Roger-J.GAREAU,* Département d\u2019Anatomie pathologique de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.et la surv.e des patients ont été compilées à la Clinique des Tumeurs de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.Un classement histologique d\u2019essai a d\u2019abord été fait selon les critères d\u2019Auerbach (9) puis un classement définitif.La distribution des lésions s\u2019est faite assez facilement entre les classes I, II et III, notre grand souci étant de meubler aussi la Classe IV.Neuf cas semblaient remplir à peu près les critères d\u2019anaplasie extrême de cette classe.En les revisant soigneusement, nous avons constaté que ce groupe n\u2019était pas homogène, mais que tous les cas avaient deux caractères en commun: a) Les modifications cellulaires post-œstrogéno- thérapiques (5), 1.e.gonflement et aspect plus ou moins vacuolaire du cytoplasme avec état pycno- tique du noyau, rupture de la membrane cytoplasmique et diffusion du matériel cellulaire dans le stroma.b) L\u2019envahissement des zones tumorales dévitalisées par une nouvelle souche de cellules apparemment hormono-réfractaires à noyau plus gros, vésiculeux, nucléolés, assez souvent en mitose, avec cytoplasme relativement peu abondant.Faisant abstraction des phénomènes dégénératifs, nous n\u2019avons tenu compte que des cellules non dégénérées pour le classement.Chaque cas se range alors dans le groupe II ou III dont il possède les caractéristiques et il n\u2019en reste aucun pour la classe IV.Nous avons donc résolu de supprimer cette classe faute de cas et faute de raisons valables de la conserver. 16 « Grade » 1.3 L\u2019adénocarcinome « grade » I de la prostate est habituellement petit.Sa structure est micro-glan- dulaire (fig.2), et ses cellules prises individuellement semblent à peu près normales quant à leur forme, leur taille, leur rapport nucléo-cytoplasmi- Fig.1.\u2014 Lobule prostatique humain normal.Le stroma fibro-museulaire est modérément abondant.(H.PS.X 25.2) Fig.2.\u2014 Adénocarcinome « Grade » I de la prostate Noter l'augmentation en nombre des glandes et leur petit calibre.(H.PS.X 10).que et l\u2019absence de mitoses (fig.3).Tout au plus, a fort grossissement, remarque-t-on dans le noyau un nucléole discret et, le long de la basale, la disparition inconstante de l\u2019assise de cellules cubiques non différenciées qu\u2019on retrouve dans les glandes normales.La présence de sécrétion dans une petite glande suspecte n\u2019est pas nécessairement un critère de bénignité.Certaines glandes néoplasiques en contiennent.Des 167 adénocarcinomes étudiés, trente-cinq (20.9%) sont du « grade » I.Parmi ces patients, 3.Le mot «Grade» conserve sa signification anglaise.Conséquemment, il est entre guillemets.PICHÉ er GAREAU: ADÉNOCARCINOME DE LA PROSTATE L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 trente-et-un (88.5%) ont survécu 3 ans et vingt-six (74.3%) ont survécu 5 ans (tableau IV).Dix-sept vivent encore; cinq après 6 ans, deux après 7 ans, Fig.3.\u2014 Adénocarcinome « Grade » I de la prostate.F'ort grossissement de la fig.2.Glandes petites, tassées mais dont les cellules semblent presque normales.(H.PS.X 252) Cis rp A a 2 HE Re a Fig.4.\u2014 Adénocarcinome « Grade » II de la prostate.Noter la disparition de l\u2019assise de cellules basilaires et l\u2019augmentation du rapport nucléo-cytoplasmique.Certaines glandes, contiennent de la sécrétion.(H.PS.X 25.2).Fig.5.\u2014 Adénocarcinome « Grade » II de la prostate.Les! noyaux sont volumineux, nucléolés et parfois en mitoses (HPS.X 192).eis Sr hh Union Méd.Canada \u2018ome 90 \u2014 Janv.1961 ing aprés 8 ans et un apres 11 ans.Les quatre Hécès survenus en deçà de tro:s ans sont dus, l\u2019un , l\u2019hypertension artérielle, l\u2019un à des troubles vas- ulaires cérébraux et les deux autres à l\u2019insuffisance énale.Les deux premiers ne semblent pas dus au lancer.Quant aux deux autres, l'insuffisance rénale Deut être secondaire, soit au cancer lui-même ce jui est loin d\u2019être certain, soit à une adénomyo- Inatose associée.Faute d\u2019autopsie, nous ne pouvons yréciser la cause exacte.Si on élimine les deux Hécès qui ne sont pas dus au cancer, notre taux He survie pour trois ans est de 94.3%.«Grade » II.L\u2019adénocarcinome « grade » II diffère du « gra- He » I par une tendance évidente à l\u2019envahissement Hu stroma fibro-musculaire et de la capsule.L\u2019as- A vB Fig.6.\u2014 Adénocarcinome « Grade» III forme papillaire, de la prostate.Les mitoses sont toujours présentes.(H.PS.X 252).pect micro-glandulaire s\u2019y retrouve mais les formes micro-cordonales existent également.Les glandes sont souvent plus volumineuses et leur contour plus irrégulier (fig.4).Les plages néoplasiques sont, à faible grossissement, un peu plus basophiles que dans le « grade » I.Mais c\u2019est à fort grossissement qu\u2019on peut apprécier plus facilement la différence entre le « grade » I et le « grade » II (fig.5).Dans ce dernier, les cellules ont un noyau plus gros, hyperchromatique avec nucléode évident, rapport nucléo-cytoplasmique augmenté et mitoses toujours présentes même si parfois elles sont peu nombreuses.Des 167 adénocarcinomes étudiés, soixante-dix- neuf (47.4%) sont du « grade » II.Parmi ces patients, quarante-deux (53.2%) ont survécu 3 ans et vingt-huit (35.4%) ont survécu 5 ans ou plus (tableau IV).Neuf vivent encore: six apres 5 ans, un après 6 ans, un après 8 ans ct un apres 10 ans.PICHE rr GAREAU: ADENOCARCINOME DE LA PROSTATE 17 Fig.7.\u2014 Adénocarcinome « Grade» III de la prostate, forme comédonienne.(H.P.S.X 10).Fig.8.\u2014 Adénocarcinome « Grade» III de la prostate.Aspect cribriforme.(H.P.S.X 96).Fig.9.\u2014 Adénocarcinome «Grade» III de la prostate.Sécrétion de mucus.(P.AS.et HS.X 252).« Grade » III.L\u2019adénocarcinome « grade » III, plus volumineux, envahit souvent la capsule et les lymphatiques péri-neuraux (9).Les cellules néoplasiques, considérées individuellement, ressemblent à celles du 18 PICHÉ er GAREAU: ADÉNOCARCINOME DE LA PROSTATE « grade» II.Elles peuvent être plus atypiques avec mitoses plus nombreuses.Elles peuvent former de petites glandes ou de petits cordons comme dans le « grade » II.Mais ce qui caractérise cette tumeur c\u2019est la présence d\u2019énormes cordons cellulaires tantôt pleins (fig.7), tantôt cribriformes (fig.8), tantôt comédoniens (fig.7).Sont également caractéristiques du « grade » III, les formations papillaires (fig.6) et la sécrétion de mucus (fig.9).Ce dernier phénomène est plutôt rare.Franks (6) l\u2019a observé deux fois et, chaque fois, l\u2019évolution a été rapidement fatale (5 mois et 3 ans) malgré un traitement hormonal intensif.Des 167 adénocarcinomes étudiés, cinquante-trois (31.7%) sont du « grade » III.Parmi ces patients, vingt-et-un (39.6%) ont survéeu 3 ans et onze (20.7%) ont survécu 5 ans ou plus.Deux vivent encore: un après 6 ans et un après 7 ans.CAUSES D'ERREURS DANS LE DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL HISTOLOGIQUE.Il faut être extrêmement prudent quand on fait un diagnostic d\u2019adénocarcinome de la prostate.Il faut surtout connaître les images histologiques non- néoplasiques qui peuvent simuler le cancer.Ce sont : La métaplasie épidermoïde.Elle résulte de l'hyperplasie des cellules basales des glandes avec différenciation épidermoïde subséquente des cellules superficielles.Ces lésions peuvent exister (10) à la suite des résections tran- surétrales (51% des cas), au pourtour des infarctus (36% des cas) ou à la suite d\u2019æstrogénothérapie.Elles peuvent simuler l\u2019adénocarcinome « grade » IIT.Les petites glandes atrophiques.On trouve ces petites glandes dans la capsule des adénomes, des myomes, ou à l\u2019intérieur des adéno- myomes atrophiques.Elles sont tassées les unes sur les autres comme dans le cancer, mais leurs cellules ne sont pas atypiques.Elles pourraient donner le change, à fort grossissement pour un adénocarcinome « grade» I ou II.C\u2019est en les examinant avec soin à faible grossissement qu\u2019on aperçoit l\u2019adénomyome atrophique ou la capsule de refoulement dont elles font partie.La dégénérescence hyperplasmique du muscle lisse.Dans les résections transurétrales, le tissu musculaire lisse est parfois en dégénérescence hyper- plasmique.Les cellules musculaires ont alors un I.Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 cytoplasme clair, abondant et un noyau petit, hy- perchromatique.Leur agencement pseudo-cordonal résulte de la coupe transversale d\u2019un faisceau musculaire modifié.Ceci peut les faire confondre avec l\u2019adénocarcinome « grade » II.Elles s\u2019en distinguent par l\u2019absence de mitoses, l\u2019aspect pycnotique du noyau, le défaut d\u2019arrangement glandulaire et le : voisinage de fibres musculaires normales avee lesquelles elles sont en continuité.L'aspect pseudo-éprthéliomateux des capillaires.Dans certaines résections transurétrales, il existe des agglomérations de capillaires à endothélium tuméfié qui, coupés transversalement, ont à s\u2019y méprendre, l\u2019aspect glandulaire.Le tassement de ces capillaires, leur petit calibre, le nucléole volumineux des cellules endothéliales et les mitoses occasionnelles qu\u2019on y rencontre suggèrent fortement le diagnostic d\u2019adénocarcinome « grade » II.Bien peu de pathologistes expérimentés dans l\u2019examen microscopique des prostates chirurgicales peuvent se vanter de n\u2019avoir jamais été confrontés avec ce problème épineux.C\u2019est l\u2019infiltration lymphocytaire abondante et l\u2019œdème interstitiel marqué qui confirment la nature inflammatoire de la lésion.La stroma-réaction de l\u2019adénocarcinome de la prostate est remarquablement peu inflammatoire.DISCUSSION.L\u2019âge de nos patients atteints d\u2019adénocarcinome de la prostate (tableau I) varie entre 50 et 89 ans, avec une moyenne de 71.2 ans.À l\u2019intérieur des trois «grades», nos cas se distribuent de la facon suivante (tableau II) : trente-cing (20.9%) sont du « grade » I; soixante- dix-neuf (47.4%) sont du « grade » II et cinquante- trois (31.7%) sont du « grade » III.Nous n\u2019avons trouvé aucun cas où l\u2019anaplasie était assez grande pour en faire un « grade » IV.Il est à remarquer qu\u2019Auerbach, qui emploie la Classe IV, n\u2019a que deux cas (2.4%) dans cette classe.Par contre, il est surprenant de constater pour la même classe des pourcentages élevés chez G.J.Thompson (204%) et chez Pool et Thompson (14.1%), ce qui démontre un certain désaccord entre les auteurs.Nous croyons que les pourcentages élevés sont incompatibles avec le degré d\u2019anaplasie extréme que suppose le « grade » IV.Nous avons inclus dans le tableau II les statistiques de Greene (7).Celui-ci ne traite que des adénocarcinomes occultes.Il est intéressant de [Union Méd.Canada PICHÉ er GAREAU: ADÉNOCARCINOME DE LA PROSTATE fome 90 \u2014 Janv.1961 TABLEAU I AGE 50-59 60-69 1 70-79 80 & plus No.de Cas No.No.| % No.| % No.] % G.J.Thompson (1942) 887 101 11.4 361) 40.7] 338 38.1 87 9.8 L.F.Greens (1955) + 83 7 39 47 32 38.6 5i6 Hôtel-Dieu Montréal (1960) 167 1 69 41.3 64 38.3 23 |13.8 Age des patients au moment de l'intervention chirurgicale qui a conduit au disgnostic histologique.+ Adénocarcinames occultes de la prostate.TABLEAU II GRADES No.de Cas I II III Iv * * % x G.J.Thompson (1942) 881 12.7 31.4 35.5 20.4 Pool & Thompson (1956) 1560 20 33.7 32.2 14.1 Shelley & Auerbach (1958) 83 32.6 42 23 2.4 L.F.Greene (1955) + 83 85.6 13.2 1.2 0 Hôtel-Dieu Montréal (1960) 167 20.9 47.4 31.7 + Adénocarcinomes de la prostate.Répartition des 167 cas selon les différents \"grades\" de malignité et canparaison avec les constatations d'autres auteurs.+ Adénocarcinomes occultes de la prostate.++ Nous employons trois grades au lieu de quatre.TABLEAU III Survie GRADE I II III IV globale \u201cWo ream.e 5 ang de Lasi] 3 ans 5 ans 3 ans > ans 3 ans > ans 3 ans 5 ans £ * $ * * * % « £ G.J.Thompson (1942) 881 75 60.9 41.9 22.5 27.3 7.7 9.8 0 1.1 Pool & Thompson (1956) 1534 72.3 59.5 52.2 34,1 37.7 16.2 17.9 5.6 29 Hôtel-Dieu, Mtl.(1960) 167 88.5 74.3 53.1 35 39.6 20.7 + ++ 38.9 Prod para de la prostate.Survie après 3 ans et 5 ans pour chaque grade.Moyenne de survie globale + Nous employons trois grades au lieu de quatre.19 20 noter qu\u2019ils sont en majorité du « grade »I1 (85.6%), ce qui explique les longues survies observées.La survie de 5 ans pour nos cas s\u2019établit comme suit: Dans le « grade » I, 74.33% des patients survivent après 5 ans.PICHE er GAREAU: ADENOCARCINOME DE LA PROSTATE Tome 90 \u2014 Janv.1961 tement.C\u2019est vers 1942 que l\u2019œstrogénothérapie est venue s\u2019ajouter à la castration thérapeutique dans le traitement du cancer de la prostate.La même amélioration de la survie s\u2019est révélée dans la série de Pool et Thompson (8).Leur survie globale de 5 ans était de 13.8% pour la période de 1926 à TABLEAU IV 100 88.5% 88.5% 90 0 oO © j 84.8% 83.5% 83% ¢ 80 77.18 9 T~\u2014, 74.3% 70 SURVIVANTS 5 40 72.14 f \\ 52.8% © N \\ 53.18 NN me 30 30.1% © 0 : grade 1 JS: grade II © : grade III 20.7% 20 10 ox Années : 1 2 3 k 5 SURVIE - Survie de 3 et 5 ans pour les adénocarcinomes de la prostate.- Comparaison entre le \" grade \" I, le \" grade \" II et le \" grade \" III.Dans le « grade » II, 35% des patients survivent après 5 ans.Dans le « grade » III, 20.7% des patients survivent après 5 ans.Le pourcentage de survie moyenne est également intéressant à noter.Il est de 389%.En 1942, 1l était de 14.1% et en 1956 (8), de 29%.Cette meilleure survie doit être attribuée à la précocité du diagnostic et aux nouvelles méthodes de trai- 1936, de 27.1% pour la période de 1937 à 1941 ct elle a grimpé à 39.2% pour la période de 1942 à 1946.Il est intéressant d\u2019analyser la courbe de survie des « grades » I, II et III.Plus la malignité est élevée, plus la courbe s\u2019abaisse rapidement (tableau IV).La survie de 5 ans pour le « grade » I est de 74.3% et la moyenne d\u2019âge des sujets est de 712 ans.Cette survie correspond à celle des L'Union Méd.Canada Tr A Tome 90 \u2014 Janv.1961 épithéliomas occultes qui est, suivant les auteurs, e 70.7% (Greene) et de 75% (Bauer).Ce dernier hiffre indique la survie des épithéliomas occultes « bien différenciés» qui correspondent histologi- quement à nos adrénocarcinomes « grade» I.La survie est approximativement la même dans les feux cas.Il est bon de noter, comme le mentionne Greene (7), qu\u2019un individu de 68 à 69 ans en bonne santé apparente a 75.4% chances de vivre 5 ans.La vie du porteur d\u2019un adénocarcinome « grade » 1 de la prostate n\u2019est donc pas raccourcie sensiblement.Devant une telle constatation, il est à se demander si l\u2019adénocarcinome « grade» I est vraiment un cancer.Ne serait-il pas plutôt une lésion adénomateuse précancéreuse équivalant pour les adénocarcinomes « grades » II et III de la prostate à l\u2019adénome à cellules claires pour la tumeur de Grawitz du rein.On retrouve dans la même prostate des adénocarcinomes « grades » I et II, celui-ci prenant apparemment naissance sur celui-là qu\u2019il envahit secondairement.Nous avons même observé un cas où voisinaient les « grades » I, IT et III dans la méme prostate.Par contre, cette lésion adénoma- teuse pourrait persister pendant de nombreuses années sans nécessairement devenir maligne.C\u2019est ce qui explique le pourcentage élevé des adénocar- {| cinomes occultes « grade » I de la prostate trouvés à l\u2019autopsie (3).Ces considérations au sujet de l\u2019adénocarcinome « grade » I de la prostate ont un intérêt plus qu\u2019académique.Elles peuvent conduire à une attitude thérapeutique bien définie.Bauer (1) a démontré que ces tumeurs ne sont influencées quant à la survie, ni par la castration, ni par l\u2019œstrogénothé- rapie.Chaque fois que ce diagnostic est posé et qu\u2019on est raisonnablement certain qu\u2019il n\u2019existe pas d\u2019adénocarcinome de « grade » plus élevé ailleurs [dans la prostate, le patient devrait échapper à l\u2019œstrogénothérapie et à la castration.Sommaire et conclusions Cet article traite de l\u2019aspeet histologique et du pronostic de l\u2019adénocarcinome de la prostate.Il est basé sur 167 cas opérés de 1948 à 1953.Après avoir divisé ces cancers en trois « grades » histologiques suivant une modification personnelle de la classification de Shelley, Auerbach et coll., nous avons étudié la survie des patients qui en sont atteints.Nos résultats sont les suivants: « Grade » I, 35 cas (20.97) ont eu une survie de 74.3% pour 5 ans.§L Union Méd.Canada PICHÉ er GAREAU: ADÉNOCARCINOME DE LA PROSTATE 21 « Grade » II, 79 cas (47.4%) ont eu une survie de 35.0% pour 5 ans.« Grade » III, 53 cas (31.7%) ont eu une survie de 20.7% pour 5 ans.La survie moyenne de 5 ans pour tous les cas d\u2019adénocarcinome de la prostate est de 38.9%.Les critères histologiques des différents « grades » sont donnés en détail.Les lésions bénignes qui peuvent ressembler au cancer sont également mentionnées avec leurs caractéristiques histologiques.L\u2019adrénocarcinome « grade» I est particulièrement important, car son indice de longévité est comparable à celui d\u2019un homme de 68 ou 69 ans en bonne santé.Ce pronostic est le même pour les patients traités ou non traités par œstrogénothérapie et/ou castration, même si la tumeur a été enlevée incomplètement par la résection transurétrale.On doit se demander sérieusement si \u2019adénocarcinome «grade» I est un cancer et s\u2019il n\u2019est pas à la prostate ce que l\u2019adénome à cellules claires est au rein, i.e.une tumeur bénigne sur laquelle peut se développer une tumeur maligne.Dans les « grades» II et III, certaines survies sont extraordinairement prolongées, parfois jusqu\u2019à dix ans.Nous n\u2019avons pas trouvé d\u2019explication histologique à ces exceptions.Summary and conclusions This article deals with the microscopie appearance and prognosis of the carcinoma of the prostate gland.167 cases have been studied.They were operated on from 1948 to 1953 mostly by transurethral resection.These cancers were divided in three grades of malignancy according to our own classification modified from Shelley, Auerbach et al.Our results are as follows: Grade I: 743% of the 35 cases were living after 5 years.Grade II: 35.0% of the 79 cases were living after 5 years.Grade IIT: 20.7% of the 53 cases were living after 5 yeas.The mean survival for all the cases is 38.9% after five years.The histological criteria for the different grades are given in detail.Benign lesions resembling carcinoma are also mentioned with their main histological features.Most important is adenocarcinoma grade I.The life expectancy for those cases is similar to the life expectancy of a man 68 or 69 years of age in a good state of health.This prognosis is the same for patients treated or not treated by estrogen therapy and/or orehiectomy.This is true even if the tumor has been incompletely removed by transurethral resection.One must question the fact that adenocarcinoma grade I is a caneer.We believe that it resembles clear cell adenoma of kidney.It looks like a benign tumor that may persist as such and on which a malignant tumor may develop at any time.No explanation has been given on histological grounds to a certain number of grade II and III carcinomas with unusual long survivals. 22 BIBLIOGRAPHIE 1.W.C.BAUER, M.H.McGAURAN et M.R.CARLIN: Unsuspected Carcinoma of the Prostate in Suprapubic Prostatectomy Specimens.Cancer, 13: 370 (mars-avril) 1960.2.A.C.BRODERS: The Grading of Carcinoma.Minnesota Med., 8: 726 (nov.) 1925.3.C.N.EDWARDS: An Autopsy Study of Latent Pros- tatic Cancer.Cancer, 3: 531 (3 mai) 1953.4.N.C.FOOT, G.A.HUMPHREYS et E.C.COATS: Review of 162 cases with Pathologic Classification.N.York J.Med., 50: 84, 1950 5.L.M.FRANKS: Some Comments on the Long-Term Results of Endocrine Treatment of Prostatic Cancer.Brit.J.of Urol., 30: 383, 1958.PICHÉ er GAREAU: ADÉNOCARCINOME DE LA PROSTATE L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 6.L.M.FRANKS: Estrogen-Treated Prostatic Cancer.Cancer, 13: 490 (mai-juin) 1960.7.F.GREENE et H.B.SIMON: Occult Carcinoma of the Prostate.J.A.M.A, 158: 1494 (27 août) 1955.8.T.L.POOL et G.J.THOMPSON : Conservative Treatment of Carcinoma of the Prostate.J.A.M.A., 160: 833 (10 mars) 1956.9.H.S.SHELLY, S.H.AUERBACH, K.L.CLASSEN, C.H.MARKS et R.E.WIEDERANDERS: Carcinoma of the Prostate.A.New System of Classification.| Arch.of Surg., 77: 751, 1958.10.D.B.STEARNS et S.K.GORDON: Changes in Microscopic Pathology of Prostatic Carcinoma Following | Estrogen Thepary and Surgery.J.or Urol., 79 : 333, 1958.ÉTUDES SUR LA COAGULATION SANGUINE I \u2014 FACTEURS IMPLIQUÉS DANS LA CONVERSION DE LA PROTHROMBINE EN THROMBINE ET DU FIBRINOGÈNE EN FIBRINE ! Léopold-A.LONG 2 et Guy COLPRON.3 Les recherches entreprises en coagulation sanguine, depuis la derniére décade, ont été le sujet de multiples controverses (1-2).Cependant, on a pu interpréter par des tests in vitro, certains mécanismes intimes jouant entre eux lors de la coagulation.Les conclusions tirées de ces diverses études étaient de toute évidence sujettes à discussion.Douglas (3), en 1955, distinguait déjà deux systèmes de formation de la « thromboplastine » nécessaires à la conversion de la prothrombine en thrombine, l\u2019une produite im vivo et l\u2019autre in vitro.Il en est donc venu au concept de deux thromboplastines, l\u2019une intrinsèque et l\u2019autre extrinsèque.La première serait le résultat de l\u2019interaction des facteurs « prothrom- boplastique » (globuline antihémophilique, facteur Christmas, facteur des plaquettes, proaccélérine et proconvertine).La dernière proviendrait d\u2019un mélange constitué d\u2019un extrait tissulaire (brain tissue extract), de la proaccélérine et de la proconvertine, les deux réactions se passant en présence de calcium 1.Service de Médecine, section d\u2019hématologie, Hôtel- Dieu de Montréal.2.Professeur agrégé en médecine, Université de Montréal, et chef de la section hématologie, Hôtel-Dieu de Montréal.3.Technologiste en charge, section d\u2019hématologie, Hôtel- Dieu de Montréal.Cette étude fut possible grâce au Fond de Recherche, no 34, Fondation Rhéaume, Université de Montréal.ionisé.Par contre, Ackroyd (4) démontra, plus tard, que la proconvertine n\u2019était nécessaire que | lorsque les tests étaient effectués en présence d'extrait tissulaire et in vitro.Dans le but de préciser davantage nos connaissances sur l\u2019action de certains facteurs de la coagulation sanguine, nous avons entrepris, il y a quelques années, une étude portant surtout sur les propriétés réactionnelles des facteurs suivants : proaccélérine, proconvertine, facteurs II et IV des | plaquettes sanguines.MATÉRIEL: SOURCES D\u2019INGRÉDIENTS 1.Thromboplastine tissulaire: extraction en milieu salé physiologique de cerveau humain macéré à l\u2019acétone.2.CaCls: 0.025 M.3.Prothrombine: plasma de bœuf passé au filtre d\u2019amiante 20% ; le filtrat est adsorbé sur du sulfate de barium.On lave deux fois le sulfate de barium au soluté physiologique.Ce dernier est alors élué au citrate de sodium 0.2 M.L\u2019éluat est dialysé à rt à a at te rt At l\u2019eau bi-distillée pendant 24 heures à 4 degrés C.Æ On reprend la même opération en omettant la filtration sur filtre d\u2019amiante.4.Proconvertine: a) sérum de bœuf conservé pendant 10 jours à 5 degrés C en présence de 1/10 Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 He volume de thromboplastine tissulaire ou b) plasma de bœuf traité au sulfate de barium, lequel est lavé par la suite avec du soluté physiologique salé.Le sulfate de barium est alors élué par du sitrate de sodium 0.2 M.On dialyse l\u2019éluat à l\u2019eau pi-distillée pendant 24 heures à la température du aboratoire.On conserve la dialysat à 5 degrés C endant 10 jours en présence de thromboplastine tissulaire.5.Proaccélérine: plasma de bœuf passé au filtre d\u2019amiante 20%.On adsorbe le filtrat sur du sulfate de barium.Le liquide surnageant est saturé avec du sulfate d\u2019amonium à 45%.Le précipité est dissout en présence d\u2019eau distillée et dialysé 24 heures \\ oy degrés C.On répète la dialyse en présence de aCl pendant deux heures.6.Thrombine: thrombine topique, Parke, Davis Ke Cie.7.Fibrinogène: Armour Cie, Limitée.8.Facteur des plaquettes: technique de Stéfanini (2).RÉSULTATS A.\u2014 Etudes sur la proaccélérine (FV).1.Effet de la thromboplastine tissulaire sur l\u2019activité de la proaccélérine.|Technique.Mélange réactionnel: Proaccélérine 1/5 come.0.5 ce.Thromboplastine tissulaire .0.5 ce CaCle eee 0.5 cc De minute en minute, 0.15 cc.du mélange réac- ftionnel est transféré dans une éprouvette contenant un substrat composé de: 0.05 ce.de prothrombine, 0.05 ce.de fibrinogène et 0.05 ce.de proconvertine 1/5.LONG Er COLPRON : COAGULATION SANGUINE 23 Résultats.TABLEAU 1 Effet de la thromboplastine tissulaire sur Uactivité de la proaccélérine.Mélange Temps d\u2019incubation en minutes réactionnel 1 2 3 4 5 8 Temps de coagulation en secondes Substrat 427 423 418 503 436 420 On peut donc conclure, d\u2019après les résultats du tableau 1, que la thromboplastine tissulaire n\u2019a aucune influence sur l\u2019activité de la proaccélérine.2.Effet de la thrombine sur la proaccélérine.Technique.Mélanges réactionnels: Mélange À : Proaccélérine 1/5 1.11 111111000000 0.5 ce Thrombine (1 unt/ce.ooo.0.5 ce Controle: Proaccélérine 1/5 ooo.0.5 cc Soluté salé 0.85% ooo.0.5 ce Mélange B: Proconvertine 1/10 _._____.___.1111111000000 0.5 ce Thromboplastine t.0.5 ce CaCl, mmm mmm meme = 0.5 cc Substrat: Prothrombine ooo.0.05 cc Fibrinogéne oie 0.05 cc On laisse incuber le mélange À pendant 30 à 90 secondes respectivement, après quoi, 0.5 ce.du mélange A est mis en contact du mélange B.De minute en minute 0.2 ce.de la solution A-B est transféré dans une éprouvette contenant le substrat.On répète la même expérience avec le contrôle.Résultats.TABLEAU 2 Effet de la thrombine sur la proaccélérine.Temps d\u2019incubation en minutes Mélanges réactionnels 1 9 3 4 5 6 7 8 additionnés au substrat Temps de coagulation en secondes 90 sec.+ mélange B Contrôle + mélange B 240 \u2014 \u2014 129 \u2014 \u2014 71 \u2014 Mélange A incubé 30 sec.+ mélange B ms \u2014 70 \u2014 70 68.2 Mélange A incubé 936 \u2014 743 __ 649 _ _ 24 LONG er COLPRON: COAGULATION SANGUINE En analysant les temps de coagulation obtenus au tableau 2, on constate que l\u2019incubation de la proaccélérine par la thrombine produit une transformation plus rapide de la prothrombine en thrombine.Par contre, la durée d\u2019incubation n\u2019a aucune influence sur la quantité totale de thrombine formée mais elle accélère la production.3.Interaction du complexe proconvertine-proaccé- lérine dans la transformation de la prothrombine en throbine.Technique.Mélanges réactionnels: Mélange A: Thromboplastine t.____.11222200000000000 0.5 ce CaClao es 0.5 cc Proconvertine 1/5 __.1111102100000000000 0.5 cc Mélange B: Thromboplastine t._.__._.1112000000000000 0.5 ce Proconvertine 1/5 Proaccélérine 1/5 LL.0.5 ce Mélange C: Thromboplastine t.111111100000 0.5 cc CaClo ll.0.5 ce Proconvertine 1/5 ._._.11111112101000 0.5 cc Proaccélérine 1/10 _._.11111102100 0.5 cc Mélange D: Thromboplastine t._.____.11110020000000 0.5 ce CaCla 0.5 cc Proconvertine 1/5.0.5 ce Proaccélérine 1/25.0.5 ce Substrat À : Prothrombine ._.\u2026__._.1110121111000000000000 0.05 Fibrinogène _.____ LL LL 0.05 Proaccélérine 1/5 ._.__1111111000000000000 0.05 Substrat B: Prothrombine .______.1111110100000000002 0.05 Fibrinogène 111111020000 0 00000000 0.05 De minute en minute 0.15 cc.du mélange A est transféré au substrat A et 0.20 cc.des mélanges B, C, D est aussi transféré au substrat B et l\u2019on note les temps de coagulation.Résultats.L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 Le tableau 3 démontre que pour obtenir une quantité maxima de prothrombinase, la proconver- tine doit être en contact avec la proaccélérine, la thromboplastine tissulaire et le CaCl, mais en proportion bien définie.En effet, une variation de concentration en proaccélérine amène une diminution de prothrombinase, laquelle cependant s\u2019obtient après des mêmes temps d\u2019incubation (cf.mélanges C-D).Les temps de coagulation les plus courts obtenus pour les mélanges B, C, D, surviennent après une période d\u2019incubation comprise entre 4 et 5 minutes.Il semble donc assez évident, d\u2019après les trois expériences précédentes, qu\u2019il existe une interaction entre la proconvertine, la proaccélérine, la thromboplastine tissulaire et le calcium ionisé.B.\u2014 Etude sur la proconvertine (FVII) 1.Effet de la thromboplastine tissulaire sur la proconvertine.Technique.Mélanges réactionnels: Mélange À : Proconvertine LL.0.5 cc Thromboplastine t.111111120002 05 cc CaCla cons nnllLnn 0.5 ce Mélange B: Proconvertine 1/10 111221101100 0.5 ce Thromboplastine t._._._.1112111_2 0.5 ce CaCls._.111110000000000000 0e LL 000000 0.5 ce Mélange C: Proconvertine 1/10 .__.___.1112222100000 0.5 cc Proaccélérine ._._._.__.1.1111110000000000000 0.5 ce Thromboplastine t.___.0.5 cc CaCla oe.0.5 cc Substrat 1: Prothrombine .____.L11111L1.0010000000000 0.5 cc Proaccélérine _._.L.100.2000001000000 0.5 cc Fibrinogéne______.0.5 cc \u201c Substrat 2: Prothrombine oo.0.5 cc Fibrinogéne eo.0.5 cc.De minute en minute 0.15 ce.du mélange À ou du mélange B est additionné au substrat 1, et, 0.2 ce.du mélange C est transféré au substrat 2 et l\u2019on note les temps de coagulation.TABLEAU 3 Activité du complexe proconvertine-proaccélérine dans la transformation de la prothrombine en thrombine.Temps d\u2019incubation en minutes Mélange Substrat 1 3 4 5 6 7 10 15 20 Temps de coagulation en secondes A A 803 60.1 \u2014 \u2014_ 42.6 \u2014 2907 251 268 B B 69.7 26.1 23.6 21.1 \u2014 223 \u2014 \u2014 \u2014 C B 82.0 32.0 26.4 28.1 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 D B 909 470 300 320 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 préstats Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 LONG er COLPRON: COAGULATION SANGUINE 25 TABELAU 4 Effet de la thromboplastine tissulaire sur la proconvertine.Temps d\u2019incubation en minutes Les résultats figurant au tableau 4 indiquent qu\u2019une diminution de concentration en proconver- tine n\u2019amène pas nécessairement une diminution parallèle dans la formation de la prothrombinase mais un retard manifeste dans la formation de cette dernière.Par contre, si l\u2019on compare les résultats des expériences des mélanges B et C, on note que l\u2019incubation simultanée de la proconvertine et de la proaccélérine, en présence de thromboplastine tissulaire et de CaCls, produit des temps de coagulation trois fois plus courts et dans un temps d\u2019incubation 6 à 7 fois moindre.Il semblerait donc que la production de la prothrombinase soit dépendante de l\u2019interaction proconvertine-proaccélé- rine telle que démontrée au tableau 3.Dans le but de confirmer les conclusions des expériences précédentes, on a utilisé, comme source prothrombine et de proaccélérine, un plasma dé- fibriné de patientes souffrant d\u2019hypoproconverti- némie congénitale (5).Technique.Mélange réactionnel: Mélange D: Proconvertine ____________ 0.20 cc Thromboplastine t.____._ 0.20 cc CaCls _._.1L.cccccsecc cn L La LL 0.20 cc Plasma défibriné (hypo.FVII) __._.___.0.20 cc Substrat : Fibrinogène _.__.___ 0.10 cc.De minute en minute, 0.10 cc.du mélange D est ajouté au substrat.Résultats.TABELAU 5 Effet de la proconvertine dans la production de la prothrombinase.Temps d\u2019incubation en minutes 1 2 3 4 5 Temps de coagulation en secondes convertine non diluée Mélange D + pro- 350 234 176 192 \u2014 Mélange D + pro- convertine 1/2 520 \u2014 293 243 253 Mélange D + pro- convertine 1/5 80.2 \u2014 60.0 \u2014 57.0 Mélange Substrat 1 2 3 4 5 7 9 12 17 22 27 Temps de coagulation en secondes A 1 80 54 52 47 \u2014- \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 B 1 335 303 \u2014 243 \u2014 163 141 121 99 98 95 C 2 23.1 92 89 84 83 85 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 Les temps de coagulation compilés au tableau 5 indiquent qu\u2019une différence de concentration en proconvertine, en présence de thromboplastine tissulaire, provoque non seulement un retard mais aussi une diminution dans la formation de la pro- thrombinase.Il est démontré par ailleurs, dans le test de Biggs (6), que la proconvertine n\u2019est pas nécessaire à la production de la prothrombinase.La thromboplastine tissulaire n\u2019est pas utilisée au cours de ce test.TABELAU 6 Formation de la prothrombinase d'après Biggs.Temps d\u2019incubation en minutes 1 2 3 4 5 Temps de coagulation en secondes Controle normal 60.0 \u2014 17.5 95 \u2014 ler sujet hypo FVII 60.4 \u2014 16.3 9.0 \u2014 2ème sujet hypo FVII 772 \u2014 29.4 13.4 9.6 Au tableau 6 figurent les résultats du thrombo- plastin generation test de deux patientes souffrant d\u2019hypoproconvertinémie congénitale.Les trois courbes étant identiques, on peut conclure que la pro- convertine n\u2019est pas essentielle à la formation de la prothrombinase étudiée au moyen du test de Biggs.C.\u2014 Etude des facteurs plaquettaires.Ces études portent sur l\u2019action des facteurs II et IV des plaquettes sanguines dans la génération de la thrombine et la gélification du fibrinogène.On a en plus recherché leur effet antihéparinique.1.Action de F.II et F.IV plaquettaires sur la formation de la thrombine.Technique.Mélanges réactionnels: Mélange À : Plasma dépourvu de plaquettes Soluté salé, 0.85% 26 LONG Er COLPRON : COAGULATION SANGUINE Mélange B: Plasma dépourvu de plaquettes .________ 0.4 ce.Facteur II des plaquettes 04 ce.CaCle_\u2026.\u2026.n 0.4 ce.Mélange C: Plasma dépourvu de plaquettes 04 cc.Facteur IV des plaquettes __._._______ 0.4 cc.CaCl ooo 000 0.4 ce.Mélange D: Plasma dépourvu de plaquettes .0.4 cc.Sérum de boeuf vieilli, 1/3 .__._.__.0.4 cc.CaCle.\u2026.__._.04 ce Substrat A : Fibrinogène 11111111 0.05 cc.L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 Substrat B: Fibrinogène 11000 0.05 cc.Facteur II des plaquettes 1 0.05 ce.De minute en minute, O.1 ce.des mélanges sont transférés au substrat.Les courbes de la figure 1 illustrent les résultats obtenus et, d\u2019après ces derniers, nous pouvons nous permettre les observations suivantes: a) Le facteur II des plaquettes augmente la quantité de thrombine formée dans un plasma dépourvu de plaquettes sanguines.b) Le facteur IV des plaquettes manifeste une action similaire au facteur II et au sérum de bœuf vieilli dans les conditions expérimentales données.= - a i 2e es it L'Union Méd.Canada N: Tome 90 \u2014 Janv.1961 LONG Er COLPRO Ces deux facteurs sont-ils identiques?Puisque le sérum de bœuf vieilli démontre le même effet, les facteurs II et IV des plaquettes seraient-ils des facteurs stables non utilisés au cours de la coagulation et que l\u2019on retrouverait dans le sérum?2.Effet du facteur II des plaquettes sur la réaction thrombine-fibrinogène.Dans le but d\u2019observer plus spécifiquement l\u2019effet du facteur IT des plaquettes sur la réaction throm- bine-fibrinogène, nous avons entrepris d\u2019autres expériences dont les résultats figurent au tableau 7.COAGULATION SANGUINE 27 bien que les temps de coagulation n\u2019étaient pas plus court lorsque nous ajoutions à nos systèmes de coagulation de la proaccélérine préalablement incubée avec de petites quantités de thrombine, la transformation maxima de la prothrombine s\u2019obtenait dans un plus bref délai.Dans nos systèmes réactionnels, la transformation de la prothrombine se faisait beaucoup plus rapidement si la proaccé- lérine réagissait avec la proconvertine au lieu de réagir avec la prothrombine.Ce qui laisse supposer que la proaccélérine concoure à l\u2019activation de la proconvertine et que celle-ci transforme la pro- TABELAU 7 Mélange réactionnel Substrat Temps coagulation (sec.) Thrombi- Soluté Fibrino- Soluté ne 1 U/ce.salé F.11 géne salé F.11 0.1 cc.0.5 ce.\u2014 0.1 cc.0.1 ce.\u2014 62.5 0.1 \u2014 05 0.1 0.1 \u2014 28.0 0.1 0.6 \u2014 0.1 0.4 \u2014 269.8 0.1 0.6 \u2014 0.1 0.0 0.4 21.9 En marge de ces derniers résultats, nous ne pouvons que conclure que le facteur II des plaquettes favorise l\u2019action de la thrombine sur le fibrinogène dans sa conversion en fibrine.L\u2019ineu- bation du facteur II au mélange réactionnel n\u2019a pas accéléré les temps de coagulation.3.Effet anti-héparinique du facteur II des plaquettes.Au cours de cette expérience, l\u2019action anti-hépa- rinique du facteur II des plaquettes fut étudiée au moyen d\u2019une technique de Quick modifiée.Les résultats figurent au tableau 8 et expriment bien que le facteur II des plaquettes est un anti-héparine.thrombine en thrombine, ou encore, que la proaccé- lérine, étant présente lorsque la convertine se forme, se combine immédiatement avec elle pour donner naissance à la prothrombinase.Confirmant celles de Hardesty (12), nos expériences ont démontré que la transformation de la prothrombine en thrombine était proportionnelle à la quantité de proaccélérine présente dans le système de coagulation.En effet, une diminution de proaccélérine entraîne une moindre transformation de la prothrombine mais le temps requis pour l\u2019obtention de cette transformation ne semble pas influencé par une diminution de proaccélérine.Nos recherches sur la proconvertine nous ont TABELAU 8 Soluté Héparine Thrombo- Temps de coag.Plasma salé F.II 4 U/cc.plastine T.CaCl, (sec.) 0.1 cc.0.4 cc.\u2014 \u2014 0.1 ce.0.1 cc.15.2 0.1 03 \u2014 0.1 0.1 0.1 83.0 0.1 \u2014 03 0.1 0.1 0.1 32.0 Discussion démontré que ce facteur, sous l\u2019influence de la Nos études sur la proaccélérine nous ont démontré que la thromboplastine tissulaire ne transformait pas la proaccélérine en un facteur plus actif, l\u2019ac- célérine, ce qui est en accord avec la majorité des auteurs comme Owren (1), Stefanini (2), Quick (3) et Seagers (7).Contrairement aux récents travaux de Gray, Scheafer et Jensen (3), nous avons constaté que la thrombine exerçait une action manifeste sur l\u2019activation de la proaccélérine.En effet.thromboplastine tissulaire et de calcium ionisé, donnait naissance à un facteur plus actif, la con- vertine, et qu\u2019une diminution de proconvertine, non seulement retardait, mais aussi diminuait la transformation de la prothrombine.Il était, depuis quelques années, de notion courante que la pro- convertine était essentielle à la coagulation sanguine.Biggs et Douglas (5) ont même stipulé qu\u2019une génération anormale de prothrombinase chez 28 LONG ET COLPRON : COAGULATION SANGUINE des patients traités aux dérivés du coumarin réflé- tait une déficience en proconvertine.Récemment cependant, Hicks (6), Jurgens (7) et Ackroyd (8) mirent en doute cette affirmation.Nous avons nous mêmes été témoins d\u2019un test normal de génération de la prothrombinase (thromboplastin generation test) chez deux patientes souffrant d\u2019hy- poproconvertinémie congénitale.Il semble donc que la proconvertine ne soit nécessaire à une coagulation normale qu\u2019en présence de thromboplastine tissulaire.Même en effectuant des temps de Quick avec une thromboplastine tissulaire diluée au 1/200, l\u2019anomalie des tests était proportionnelle à la dilution de la thromboplastine.Comme le mentionnait Ackroyd (8), il se peut que la proconvertine soit un facteur manifestant son activité dans l\u2019hémostase qu\u2019en relation avec la thromboplastine tissulaire et qu\u2019in vitro, dans les tests ne nécessitant pas la présence de thromboplastine tissulaire pour accélérer la coagulation, l\u2019absence de proconvertine ne modifie en rien la coagulation sanguine.En définitive, la proconvertine serait nécessaire seulement pour permettre à la thromboplastine tissulaire d\u2019exercer son rôle d\u2019accélérateur pour une coagulation et une hémostase rapides.L'étude des facteurs IT et IV des plaquettes sanguines nous a révélé que ces facteurs, réagissant dans un plasma dépourvu de plaquette, favorisent une plus grande formation de thrombine.En effet, les temps de coagulation sont plus courts.Cependant, la période d\u2019incubation produisant des temps de coagulation maxima n\u2019est pas diminuée.L\u2019activité du facteur II des plaquettes se fait surtout sentir si celui-ci est ineubé avec du plasma plutôt qu\u2019avec du fibrinogène.Les résultats sont les mêmes avec du sérum normal.Les facteurs II et IV des plaquettes sanguines semblent être des anti-hépariniques efficaces en milieu plasmatique.Cette propriété, toutefois, ne se manifeste pas si elle est étudiée au moyen d\u2019un système de coagulation composé de thrombine, d\u2019héparine et fibrinogène.Les résultats obtenus par l\u2019incubation prolongée du facteur II des plaquettes et de la thrombine seraient l\u2019indice qu\u2019il n\u2019existe pas de réaction active entre ces deux facteurs puisqu\u2019une incubation prolongée ne change rien de significatif au produit terminal.Les facteurs II et IV des plaquettes sanguines et le sérum normal favorisent à peu près la même quantité de thrombine produite dans un plasma dépourvu de plaquettes.Il se peut donc que ces L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 deux facteurs plaquettaires soient identiques et qu\u2019ils ne soient pas utilisés lors de la coagulation et qu\u2019on les retrouve dans le sérum normal.Le facteur Il des plaquettes étant efficace en temps qu\u2019antihéparine et pour la formation de thrombine il se peut qu\u2019en plus de favoriser l\u2019action de la thrombine sur le fibrinogène ce dernier réagisse avec un facteur plasmatique pour entraver l\u2019action de l\u2019héparine ou de l\u2019antithrombine.Résumé Au cours de recherches sur la proaccélérine, la proconvertine, les facteurs II et IV des plaquettes sanguines, nous avons tiré les conclusions suivantes: 1.La proaccélérine semble être activée par la thrombine et une diminution de la première abaisse la transformation de la prothrombine en thrombine, soit par manque d\u2019activation de la proconvertine en convertine, soit par défaut de formation de prothrombinase.2.La thromboplastine tissulaire et le calcium lonisé activent la proconvertine.En présence de ces deux facteurs, une déficience en proconvertine entraîne une baisse et un retard dans la conversion de la prothrombine.La proconvertine semblerait nécessaire à une coagulation normale qu\u2019en présence de thromboplastine tissulaire.3.Il appert que les facteurs II et IV des plaquettes sanguines soient identiques et qu\u2019ils favorisent la coagulation au niveau d\u2019action de la thrombine.Summary From our researches on proaccelerin, proconvertin and platelet factors II and IV we have drawn the following conclusions: 1.Proaccelerin seems to be activated by thrombin.À reduction of proaccelerin reduces the transformation of prothrombin into thrombin either by a lack of proconvertin activation or a deficiency of prothrombinase formation.2.Proconvertine is activated by tissue thromboplastin and calcium chloride and reacts in blood coagulation only in the presence of these two factors.Proconvertin deficiency brings a reduction and a delay in prothrombin conversion.3.It seems that platelet factors II and IV are identical.These factors would intervene in blood coagulation at the thrombin reacting site.BIBLIOGRAPHIE 1.P.A.OWREN: Prothrombin and accessory factors.Am.J.Med., 2: 201, 1953.2.M.STEFANINI: Mechanism of blood coagulation in normal and pathologic conditions.Am.J.Med., 1: 64, 1953. L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 3.A.S.DOUGLAS: Mode of action of Dicoumarin drugs.Brit.Med.Bull, 1: 39, 1955.4.J.F.ACKROYD: The function of Factor VII.Brit.J.Haemat., 4: 397, 1956.5.L.A.LONG, G.COLPRON et P.LETENDRE: Hypo- proconvertinémie congénitale.Acta Haemat, 13: 242, 1955.6.R.BRIGGS, A.S.DOUGLAS: The thromboplastin generation test.J.Clin.Pat., 1: 23, 1955.7.QUICK et SEEGERS: cités par Stéfanini.8.Cités par Stéfanini (2).LONG ET COLPRON : COAGULATION SANGUINE 29 9.E.J.GRAY, E.H.SCHAEFER, H.JENSEN: Studies on the role of an accelerator factor in the blood clotting mechanism.Acta Haemat., 5: 314, 1956.10.Kongenitaler factor VII (SPCA) Wangel als Ursache einer hämophilieartigen hämorrhagischen diathese.Jur- gens J.Acta Haemat., 3: 181, 1956.11.J.F.ACKROYD: The function of factor VII.Brit.J.Haemat., 4: 397, 1956.12.R.M.HARDESTY: The reaction of blood coagulation factors with brain extract.Brit.J.Haemat., 3: 323, 1955.PERSPECTIVES EN PNEUMOLOGIE ! Charles LEPINE, C.S.P.Q., Chef du service de physiopathologie cardio-pulmonaire, Institut Lavoisier, hôpital Saint-Joseph de Rosemont (Montréal).Lorsque je préparais ce texte, j'étais hanté par le désir de ne pas livrer en pature des idées techniques, je sais que notre jargon de physiopatholo- giste rebute encore un certain nombre de médecins, ni même de proposer sereinemer.t quelques notions scientifiques sur les sujets de pneumologie qui me tiennent le plus chaudement à cœur Mes ambitions sont tout autres.Elles consistent à faire part de considérations qui me sont nées tout au long de ma carrière encore assez brève de physiopatho- logiste et à l\u2019occasion de discussions avec des confrères sur le rôle et l\u2019avenir de la pneumologie dans notre milieu.Si l\u2019on fait rapidement un tour d\u2019horizon sur l\u2019histoire de la pneumologie, on constate aisément que cette science, et c\u2019est à dessein que j'emploie le mot science, est encore toute jeune.Elle a quinze ans d\u2019existence.En effet, jusqu\u2019à la fin de la deuxième guerre mondiale, l\u2019exercice de la pneumologie consista:t avant tout à prodiguer les soins requis aux malades atteints de ce que l\u2019on avait convenu d'appeler la Peste Blanche.Cette appellation qu\u2019on lui donnait dit assez ce que représentait alors pour l'humanité la tuberculose pulmonaire.Je laisserai à de plus compétents que moi de vous dire si cette époque est révolue.Ces soins pouvaient se partager en deux classes concurrentes.Premièrement, il y avait le traitement passif qui consistait surtout, pour les malades, en de la cure au lit et en milieu 1.Conférence prononcée le 21 octobre 1960 devant la Société de Phtisiologie et de Pneumologie de Montréal.isolé; cure au lit, parce que les lésions pulmonaires étant très lentes à rétrocéder, à se négativer et à se cicatriser, on était convaineu que l\u2019immobilisation du corps était de nature à amener un apaisement de la respiration qui favoriserait leur guérison.Evidemment, on tentait aussi, sans toujours y parvenir, d\u2019assurer le repos de l\u2019esprit dont le calme absolu a des répercussions heureuses sur la respiration.D\u2019autre part, cette cure devait s\u2019effectuer en milieu isolé, de préférence en sanatorium; premièrement parce que les dangers de contagion étant très grands, il fallait protéger le milieu familial du malade et la société; deuxièmement, parce que l\u2019immobilisation parfaite n\u2019était pas facile à réaliser dans le milieu du malade, ie.dans son habitat naturel; troisièmement, parce qu\u2019il était plus facile, en milieu sanatorial, de prodiguer aux malades les soins appropriés.Plusieurs écoles soutenaient que la cure sanatoriale devait se faire à la montagne et même parfois en assez grande altitude, parce que croyait-on, l\u2019air y était plus pur; Je n\u2019ai jamais vu écrit nulle part en quoi cet air pouvait être plus pur, sûrement pas en oxygène en tous cas.Très souvent, la cure devait se faire dans des solariums ou des chambres bien aérées, fenêtres toutes ouvertes, méme en hiver.On ignorait a ce moment-là que l\u2019air froid a des propriétés bron- choconstrictrices, donc nuisibles, du point de vue physiopathologique.De nos jours cependant, cette cure à la montagne offrirait au moins l\u2019avantage 30 LÉPINE: PERSPECTIVES EN PNEUMOLOGIE d\u2019éloigner les malades de l\u2019atmosphère tapageuse et polluée et parce que polluée bronchoconstric- trice, de nos grands centres urbains.À part ce traitement passif le séjour en sanatorium permettait le seul traitement actif dont disposait alors la médecine, la collapsothérapie, soit par pneumothorax provoqué soit par thoracoplastie.Il n\u2019est pas étonnant que cette situation qui s\u2019imposait de toute nécessité pour les malades tuberculeux, les seuls pneumopathes à pouvoir bénéficier alors d\u2019un traitement actif et efficace, ait fait des pneumologues de ce temps-là presque exclusivement des phtisiologues.Par le fait même qu\u2019ils étaient pour la plupart confinés au sanatorium pour exercer leur spécialité, ces phtisiologues entrevoyaient rarement les autres maladies pulmonaires, sauf lorsque d\u2019aventure :ls étaient sollicités en consultation par des confrères.Leur tâche consistait alors la plupart du temps à établir un diagnostic différentiel.Le confinement de leur spécialité se reflétait jusqu\u2019au niveau des cours qu\u2019ils faisaient dans les facultés de médecine, comme me faisait remarquer récemment un collègue.C\u2019est ainsi que des générations de pneumologues se consacrèrent presque exclusivement à la phtisiologie, et que des générations d\u2019étudiants en médecine ne s\u2019éveillèrent jamais à la pneumologie intégrale.Puis vint, quelques années après la fin de la deuxième guerre mondiale, l\u2019avènement de la streptomycine avec son cortège de drogues antituberculeuses plus ou moins bactériostatiques ou plus ou moins bactéricides.Ce fut pour la carriere d'un certain nombre de ces pneumologues une espèce de Hiroshima, une espèce d\u2019amour devenu impossible, et plusieurs d\u2019entre eux durent chercher refuge dans les rangs des omnipraticiens ov des internistes ou d\u2019autres spécialistes.Celà est dommage.Celà est vraiment dommage, parce que c\u2019est justement depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, donc depuis quinze ans, que la pneumologie existe comme spécialité intégrale, une spécialité en expansion constante, avec des assises sc:entifiques éprouvées et solides.Le flot mouvant, souvent désemparé et en montée continue des malades atteints de broncho-pneumopathie nous dira peut-être à quel point celà était vraiment dommage.Depuis 15 ans, l\u2019éventail des maladies broncho- pulmonaires s\u2019est déployé d\u2019une façon sensationnelle.Plusieurs maladies qui étaient restées enfouies dans le fatras des entités dites essentielles ou idiopathiques ou bien qui avaient toujours été considérées comme une forme bâtarde de tuber- L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 culose ou qui étaient restées dissimulées derrière le spectre de la tuberculose, sont tout à coup apparues en pleine lumière, avec une identité propre et une évolution caractérisée.D'autre part, des syndromes qui avaient toujours existé à une petite échelle ou dont seules les formes tardives pouvaient être identifiées, ont vu leur importance grandir et leur fréquence augmenter rapidement.À celà, il y a bien des raisons.Il y a tout d\u2019abord la survie des cas de pathologie respiratoire dont le taux de mortalité était auparavant très élevé.Il y a ensuite le mouvement des populations qui depuis quelques années a changé manifestement la face du globe.Il y a enfin certaines conditions inhérentes à notre civilisation, que nos ancêtres n\u2019avaient pas connues et contre lesquelles nous nous débattons actuellement.En plus de cet enrichissement par l\u2019intérieur, si je puis dire, un autre facteur est venu s\u2019ajouter pour favoriser l\u2019épanouissement de la pneumologie.C\u2019est l\u2019apport des sciences fondamentales.En effet toutes les sciences médicales fondamentales, pour ne pas dire toutes les sciences tout court, ont contribué considérablement au progrès de la pneumologie.On ne peut s\u2019empêcher de citer au premier titre le développement des notions de physiologie respiratoire.Ces notions se sont formées très lentement.Parce qu\u2019elles se sont élaborées en marge de la pneumologie, elles ont très peu influencé l\u2019évolution de cette dernière au cours des derniers siècles.Ce n\u2019est que depuis la dernière guerre qu\u2019elles ont acquis droit de cité en clinique pulmonaire.Cependant les origines de cette science remontent très loin en arrière; près de deux siècles même avant la découverte du stéthoscope par Laënnec.Car déjà en 1666, les principes fondamentaux de la respiration étaient définis.En effet, c\u2019est cette année-là que Robert Boyle établissait que la présence de la vie dans l\u2019organisme était reliée à la respiration de l\u2019air.Une année plus tard, son collaborateur immédiat, Robert Hooke, démontra au moyen d\u2019un soufflet raccordé à la trachée d\u2019un chien à thorax ouvert, que l\u2019entrée de l'air dans les poumons et la survie de l\u2019organisme sont conditionnés par les mouvements du souffiet respiratoire.Par la suite, il fallut plus d\u2019un siècle pour voir apparaître la notion des échanges gazeux, découverte en 1775, par Antoine-Laurent Lavoisier.Tout essentielles qu\u2019elles fussent, ces découvertes n\u2019eurent à peu près pas de répercussion sur la compréhension, l\u2019investigation et le traitement des maladies pulmonaires.Ce n\u2019est qu\u2019en 1846, l\u2019année où L\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 Hutch nson inventa la notion de capacité vitale et un spiromètre pour la mesurer, que la médecine posséda la première méthode pour apprécier les troubles de la fonction pulmonaire.Il ne faut pas croire cependant que cette méthode fut adoptée d\u2019emblée.Car dans la littérature du 19e siècle et du début du 20e siècle, les communications rapportant l\u2019utilisation de cette technique sont rares.Ce n\u2019est que sous l\u2019impetus de la Première Guerre Mondiale, que cette mesure de la capacité vitale commença à rendre les services depuis longtemps attendus.Pendant toutes les années de la guerre, les hommes appelés sous les drapeaux étaient si nombreux qu\u2019on n\u2019avait pas toujours le temps de les soumettre à un examen clinique complet.Par la mesure de leur capacité vitale, on espérait pouvoir éliminer tous les candidats présentant une maladie pulmonaire ou cardiaque graves.Cette lenteur dans le développement et le cheminement clinique des méthodes de mesure de la fonction respiratoire ne signifie cependant pas que l\u2019évolution de la physiologie respiratoire s\u2019était décrochée.Bien au contraire, une multitude de travaux s\u2019effectuaient dans l\u2019ombre, menés par des hommes dont les noms passeront à la postérité.Il y eut entre autres Hering et Breuer, Henderson, Krogh, Haldane; Dautrebande dont le livre publié en 1930 sur les échanges respiratoires a été pendant longtemps la seule étude complète sur ce sujet; il y eut aussi Boothby, Rosenthal, Davies, pour arriver à l\u2019école allemande et finalement à l\u2019école américaine qui donna à la physiologie respiratoire un essor dont l\u2019élan se poursuit encore de nos jours.Cette vitalité au niveau de la physiologie respiratoire s\u2019est communiquée à des sciences subsidiaires dont les contributions sont venues à leur tour étayer les concepts physiologiques.C\u2019est ainsi par exemple que l\u2019histologie a démontré que la structure du poumon était admirablement adaptée à sa fonction.Miller, dans sa monographie éditée en 1937 et rééditée en 1947, a décrit l\u2019unité fonctionnelle du poumon qu\u2019il a désignée sous le nom de lobule primaire.Il a de plus fait ressortir le rôle de la musculature bronchique dans la mécanique de la respiration.Sa description de la terminaison en sphincter du muscle bronchiolaire au niveau du canal alvéolaire a nermis de comprendre le mécanisme de la constriction bronchiolaire dans l\u2019asthme bronchique.Je m\u2019en voudrais de ne pas citer aussi les contributions scientifiques de Poli- card qui font encore école en Europe.LÉPINE: PERSPECTIVES EN PNEUMOLOGIE 31 Une autre science auxiliaire de la pneumologie, qui a beaucoup puisé a la physiologie respiratoire et qui d\u2019ailleurs l\u2019a bien payée en retour, c\u2019est l\u2019anatomie pathologique.Un des grands rôles de la physiologie respiratoire a été de s\u2019attacher à saisir les modifications fonctionnelles qui n\u2019avaient pas de base anatomo-patholegique perceptible par les moyens d\u2019investigation classiques.Cette situation était surtout vraie pour les cas d\u2019asthme, de bronchite chronique et d\u2019emphysème pulmonaire.En effet, il y a un grand nombre de poumons auxquels on a faussement apposé l'étiquette de l\u2019'emphysème, parce que la technique de fixation par immersion du matériel pathologique était insuffisante.Les conclusions de ces examens d\u2019autopsie n\u2019étaient pas toujours concordantes avec les bilans fonctionnels établis avant la mort des malades.Mais depuis quelques années, l\u2019examen de coupes très larges du poumon tel que fait par Gough, la fixation du poumon par voie intra-bron- chique et en position physiologique, selon les techniques de Hartroft, Heppleston, McLean et Heard, de même que les examens après fixation par voie intraveineuse par McLean, ont permis de mieux comprendre les modifications pathologiques engendrées par l\u2019emphysème et de mieux saisir les mé- can:smes de cette maladie.Il est infiniment regrettable que nos anatomo- pathologistes dont les contributions sont si frue- tueuses pour le maintien d\u2019une médecine canadien- ne-française de qualité, ne se soient pas adonnés à ces techniques qui se sont avérées si fécondes dans d\u2019autres milieux.Une autre science qui contribue beaucoup en ce moment à vérifier certaines données de la physiologie respiratoire et qui est encore peu connue chez nous, c\u2019est la microscopie électronique.Dans ce domaine, ce sont les allemands qui sont à l\u2019avant- garde.Des études faites, entre autres, à l\u2019Institut des Sciences Pathologiques de Dusseldorf, ont permis de voir ce qui se passe dans l\u2019intimité des cellules alvéolaires lorsque le poumon est soumis à une certaine hypoxie.Il y a jusqu\u2019à la bronchoscopie et la radiologie dont les progrès sont influencés par la physiologie.En Angleterre en ce moment, des travaux extrêmement intéressants sont faits qui utilisent la technique de la bronchoscopie pour mesurer le débit de l\u2019air au niveau de bronches secondaires et même de bronches segmentaires.Il est à prévoir qu\u2019avec des techniques nouvelles qui iront en se simplifiant sans cesse, les bronchoscopistes pourront un de ces Jours prochains non seulement nous décrire les 32 lésions qu\u2019ils voient mais aussi nous renseigner sur la dynamique bronchique et sur la fonction pulmonaire régionale des malades que nous leur soumettrons.La radiologie d\u2019autre part n\u2019est pas aussi sans bénéficier de cette évolution vers l\u2019étude de la fonction en médecine.La cinédensigraphie, par exemple, telle que proposée par Marchal, radiologiste à St-Antoine à Paris, après des découvertes et des affrmations qui se sont révélées inexactes, connaît en ce moment un rebondissement nouveau avec la mesure radioscopique de la ventilation régionale des poumons.Celà se fait à quelques endroits en France et aux Etats-Unis, à Chicago notamment.Il y a aussi l\u2019avènement de la radiographie et de la radioscopie dynamique utilisant\u2019 l\u2019amplificateur d\u2019image et l\u2019écran de télévision.A mon point de vue, le grand mérite du Dr Jutras est Justement d\u2019avoir mis au point une technique qui permet d\u2019examiner à loisir un organe en mouvement.Espérons que la technique sera prochainement assez au point pour nous permettre de voir distinctement sur un écran suffisamment grand les mouvements respiratoires, la vitesse d\u2019expulsion et le degré de rétention de l\u2019air dans les diverses régions du poumon.Il y a deux autres domaines où la physiopathologie respiratoire a joué un rôle incommensurable, ce sont la chirurgie thoracique et l\u2019anesthésie.Si la chirurgie thoracique a fait les progrès qu\u2019on lui reconnaît présentement c\u2019est premièrement à cause du perfectionnement des techniques chirurgicales, deuxièmement, à cause de toute la gamme de drogues antibiotiques et autres auxquelles on peut recourir facilement et troisièmement à cause des moyens qui sont mis & la disposition des médecins et des chirurgiens pour connaître la silhouette fonctionnelle des malades et pour prévoir l\u2019apparition de l\u2019insuffisance respiratoire dans les suites prochaines et même éloignées des interventions chirurgicales sur le thorax.Le Dr Gamain, de Paris, prononçait l\u2019aphorisme suivant: « En mettant les choses au mieux (c\u2019est-à-dire s\u2019il n\u2019y a pas de complication), le risque opératoire dépend de deux éléments: la valeur de la fonction avant l\u2019intervention; l'importance du déficit causé par l\u2019intervention; ou si on veut: l\u2019importance du parenchyme sain qu\u2019on enlève; la qualité du parenchyme qui reste ».La physiopathologie respiratoire rend des services quotidiens au chirurgien thoracique: 1) en lui montrant l\u2019état fonctionnel du malade qu'il devra opérer; 2) en le rendant conscient des mécanismes d\u2019insuffisance respiratoire qui entrent en jeu bien plus souvent qu\u2019on ne le croit, même LÉPINE: PERSPECTIVES EN PNEUMOLOGIE L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 chez des malades qui finissent par sortir sains et saufs d\u2019une intervention chirurgicale; (ici il y aurait tout un chapitre à écrire sur les petits symptômes apparaissant immédiatement après une intervention et qui sont attribuables à une acidose hypercapnique secondaire à la gêne ventilatoire qu\u2019éprouve alors le malade); 3) en l\u2019empêchant parfois de poser un geste chirurgical susceptible d\u2019avoir des conséquences fâcheuses, pour ne pas dire néfastes, pour son malade.L\u2019anesthésiste, de son côté, est un véritable praticien hors du laboratoire de la physiologie respiratoire.Soit qu\u2019il produise au niveau du thorax un nouveau mode d\u2019accommodation pour l\u2019air res- -piré et qu\u2019il modifie les conditions de la ventilation pulmonaire, ou qu\u2019il intercepte le libre jeu du centre respiratoire, il fait constamment de la physiologie expérimentale.De là l\u2019importance vitale pour lui d\u2019être au courant de toutes les notions essentielles de la physiologie respiratoire.C\u2019est lorsqu'il sera véritablement imbu de toutes ces notions que son champ d'action deviendra pratiquement illimité.À tel point qu\u2019on est en mesure d\u2019affirmer qu\u2019actuellement, avec les connaissances acquises et les moyens mécaniques à sa disposition, il n\u2019y a pas de malade qu\u2019il ne puisse soumettre à l\u2019anesthésie, quel que soit le degré d\u2019insuffisance respiratoire du malade.Durant ces 15 dernières années, le domaine qui a été le plus fécondé par les nombreuses recherches physiopathologiques c\u2019est évidemment celui de la pneumologie.Effectuées simultanément et souvent de concert par des cliniciens et par des physiopa- thologistes, ces recherches ont conduit à des notions qui sont maintenant à la base de la pneumologie moderne et font de cette spécialité une des plus solidement établies.Si l\u2019on considère un peu ce qui se fait ailleurs, on se rend compte que c\u2019est cette conception de la pneumologie qui prévaut de plus en plus.En France, en Angleterre et en Allemagne, tous les grands centres de maladies pulmonaires sont jumelés avec un service de physiopathologie respiratoire.Reliés à ces services de physiopatholcgie, on trouve très fréquemment des centres de traitement par aérosol et même parfois par rééducation respiratoire, de même que des centres de réanimation.Ces centres de réanimation sont sous la dépendance et sous la surve:llance constante des physiopathologistes.Y sont dirigés tous les malades souffrants d\u2019insuffisance respiratoire grave, que celle-ci soit d\u2019oni- gine neurologique (comme dans le syndrome de Guillain-Barré, dans la poliomyélite, dans les mé- L\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 ningo-encéphalites ou dans les intoxications par les barbituriques ou par les opaciés) ou qu\u2019elle soit d\u2019origine purement thoracique (les affections broncho-pulmonaires avec hypoxie et hypercapnie ou les insuffisances respiratoires aiguës post chirurgicales).Ces centres de réanimation sont en général munis de plusieurs resp:rateurs, de tout l\u2019outillage indispensable pour les trachéotomies et aussi évidemment des canalisations nécessaires pour l\u2019administration de l\u2019oxygène.Les services de physiopathologie respiratoire ont habituellement des internes stagiaires à qui incombe par rotation la surveillance des malades en réanimation.De plus, fréquemment, les stagiaires en pneumologie sont tenus de fréquenter le laboratoire et de s\u2019ini- ter à la physiopathologie respiratoire.Dans un grand nombre de centres, presaue tous les malades ont au moins un bilan fonctionnel d\u2019orientation générale établi à chaque séjour à l'hôpital.Car très souvent on ne se fie pas à la clinique, surtout dans les cas d\u2019insuffisance respiratoire.Voici ce que disait à ce sujet, le professeur Mollaret, du centre de réanimation de l'hôpital Claude Bernard, à Paris: « Personnellement, je m'inscris parmi ceux qui s\u2019engagent dans la croisade de l\u2019excès des dosages, du recours aux contrôles biologiques, et à induire par définition un certain manque de confiance même dans une clinique qui paraîtrait éloquente ».Il y a surtout que la clinique est trompeuse et que tous les malades ne se comportent pas de la même façon avec la même pathologie.Pour vous prouver la véracité de cet assertion, je me permets de citer le cas d\u2019une malade examinée récemment dans notre service.Quoiqu\u2019elle se dit dyspnéique et qu'à première vue elle ne semblât pas très génée par sa respiration, cette malade nous a donné une capacité vitale de 1.36 litre, un volume résiduel de 61%, un débit expiratoire très diminué à 200 cc./sec., une pCO, artérielle à 65 mm.Hg et une saturation artérielle d\u2019oxyhémoglobine à 79%.Mais me dira-t-on, tous les cas de pneumopathie ne sont heureusement pas des cas d\u2019insuffisance respiratoire.On aura partiellement raison.Cependant, Je dois ajouter que tous les cas de bronchopathie ou de pneumopathie, que ce soit par tuberculose, par pleurésie, par bronchiectasie, par exposition aux poussières ou par bronchite, évolueront tôt ou tard vers une insuffisance respiratoire.Ces malades doivent donc être considérés comme des insuffisants respiratoires en puissance et être suivis attentive- LÉPINE: PERSPECTIVES EN PNEUMOLOGIE 33 ment et soignés énergiquement à la première alerte.Seule cette ligne de conduite pourra ralentir la montée constante du nombre des invalides respiratoires qui sont toujours un fardeau pour leur milieu et toute la société, surtout lorsque cette invalidité les frappe à l\u2019âge de l\u2019adulte jeune.Le monde médical, de plus en pius, s\u2019émeut devant cette montée de l\u2019insuffisance respiratoire.En Angleterre, où les cas de bronchite chronique constituent plus de 20% de la population, on multiplie les enquêtes, les études et les recherches afin de lutter contre cette nouvelle Peste Blanche.En France, on a entrepris une vaste étude, sous la direction du Professeur Kourilsky et de Mlle Brille, afin de dépister dans l\u2019industrie tous les cas de bronchite chronique.Un peu partout, on organise des congrès et des confrontations afin de bien mesurer l\u2019ampleur du problème, d\u2019étudier les facteurs étiologiques et de trouver des moyens de lutter contre cette maladie de plus en plus envahissante.C\u2019est ainsi qu\u2019à Groningen, en Hollande se tenait en avril dernier, un congrès qui réunissait presque tous les spéc:alistes de la question en Europe, et qu\u2019à Denver, Colorado, tous les mois de juin, depuis trois ans, se rencontrent tous les grands spécialistes de l\u2019emphysème du continent nord-américain.On est loin d\u2019avoir obtenu une réponse à toutes les questions.Bien au contraire, plus on les fouille ces questions, plus on réalise toute leur complexité.Cependant, il n\u2019est pas nécessaire d\u2019attendre les réponses des chercheurs.Car une des solutions du problème consiste dans le dépistage hâtif des malades et en un traitement approprié entrepris précocement.et continué parfois très longtemps.Cette lutte contre la maladie pulmonaire la plus répandue de nos jours doit se faire dans un véritable esprit de recherche scient'fique, c\u2019est-à-dire dans un esprit de doute, de prudence, de patience et de modestie, même dans les victoires, dans un véritable esprit scientifique dont le seul synonyme est amour de la vérité.Cette croisade doit être entreprise en utibl'sant tous les moyens du bord et surtout en ne redoutant pas d'avoir recours à des méthodes qui, il n\u2019y a pas si longtemps, étaient cons'dérées chez nous comme ressortissant uniquement à la médecine « académique ».Il est de toute évidence que nous allons nous buter à des problèmes insolubles, du moins temporairement insolubles.C\u2019est alors que la recherche entreprise dans un esprit de coopération et d\u2019équipe pourra nous venir en aide, et que notre médecine pourra se hausser au niveau de la méde- 34 LÉPINE: PERSPECTIVES EN PNEUMOLOGIE cine des peuples soi-disant plus scientifiques.À cet égard, voici ce que le professeur Donald, de l\u2019Université d\u2019Edimbourg, écrivait en octobre 1959: « Medicine now moves so rapidly that many procedures which were considered « pure » research à few years ago are now essential to modern investigation and treatment.If there is no constant background of research, then these procedures are simply not understood or available and investigation and treatment become outdated.Adequate concepts and highly specialised techniques cannot be evolved overnight, and without this constant background of research and its application leadership 1s lost ».L\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 Afin de ne pas étre écrasés sous le poids des problémes auxquels nous nous devons de trouver une solution, afin de ne pas nous laisser devancer dans un domaine qui est encore à pied d\u2019œuvre.et surtout afin de ne pas nous laisser vaincre sur notre propre terrain par un adversaire souvent indigne, il n\u2019y a qu\u2019une seule ligne de conduite à suivre: nous mettre au pas de la pneumologie moderne.Nous devons à nos malades, nous devons à la société et nous nous devons à nous-mêmes de devenir des spécialistes d\u2019une compétence indiscutable.Car, comme disait le Frère Untel: « L\u2019instrument de la libération, de toutes les libérations, c\u2019est la con- Naissance ». RECUEIL DE FAITS ÉVALUATION CLINIQUE DU SOUS-NITRATE DE BISMUTH EN GASTRO-ENTÉROLOGIE ! J.-Jacques TREMBLAY, Assistant professeur à l\u2019Université de Montréal, Hôtel-Dieu de Montréal.Dans le traitement des maladies du tube digestif, surtout des troubles gastriques et duodénaux, on a préconisé un nombre considérable de médicaments qui ont été mis sur le marché, les uns avec un succès plus ou moins marqué, d\u2019autres n\u2019ayant que peu de valeur mais jouissant d\u2019une bonne publicité.Dernièrement, on a introduit en médecine des anticholinergiques qui ont rendu de grands services dans le traitement des ulcères peptiques, des troubles digestifs fonctionnels, des côlites et dans le traitement d\u2019affections annexes, comme la pancréatite.Quand on relit la physiopathogénie des troubles digestifs gastriques: ulcères gastrites, duodénites, on se rend compte de la difficulté d\u2019approcher le problème, car on sait que comme étiologie, tout est obscur.Mais on connaît de multiples facteurs qui prédisposent à la formation des ulcères.Il a été établi scientifiquement que le traitement des ulcères ou des gastrites, le traitement fondamental, est la diète sévère, le repos physique et moral.Chacun de nous a expérimenté le traitement des ulcéreux à l\u2019hôpital, alors qu\u2019un régime bien balancé, la tranquillité physique et le repos moral amenaient un regain de vie chez ces malades.Par contre, chacun doit admettre que ces guérisons n\u2019ont été souvent que temporaires, qu\u2019au moment où le malade reprend ses activités, retombe dans son milieu, les troubles recommencent.Il va de soi que le traitement d\u2019un ulcère en phase aiguë doit être sévère et intensif.Cependant, les cas les plus fréquents que les médecins rencontrent dans leur clientèle sont les rechutes, ou du moins, l\u2019aggravation des symptômes, alors que le malade est revenu à ses occupations et à son milieu.À notre point de vue, il s\u2019agit bien plus en traitant un ulcère ou un ulcéreux, de trouver une méthode, un traitement logique avec lequel notre malade pourra vivre une vie sociale presque normale, remplir ses occupations tout en suivant une médication qui ne soit pas trop onéreuse et qui 1.Sous-nitrate de bismuth fourni par la compagnie Roter de Hollande (Anglo-French).- puisse être suivie au bureau, à l\u2019usine, à tout travail, et enfin, qui ne demande pas une surveillance, une tension continuelle, un horaire quasi impossible à maintenir.Les anticholinergiques ont été mis sur le marché avec l\u2019espoir qu\u2019un malade, avec une diète mitigée, pourrait diminuer quelques-uns des facteurs qui prédisposent à la maladie ulcéreuse, c\u2019est-à-dire la sécrétion trop élevée et l\u2019hypermoti- lité.On a associé les tranquillisants pour diminuer le facteur émotionnel.Dans notre expérience, déjà ces médicaments, même prestigieux, demandaient trop d'attention, donnaient souvent des réactions secondaires difficilement tolérables au point d\u2019être abandonnés par le malade.Nous pensons donc que si les recherches amenaient sur le marché, une médication de prix abordable, facile à ingérer, ne causant pas d\u2019effets secondaires, non-toxique, qui pourrait aider les ulcéreux entre les consultations avec leur médecin, qui pourrait aussi les aider à poursuivre une vie presque normale tout en favorisant la guérison, ce serait un grand pas de fait en gastro-entérologie.Un médicament a été mis à notre disposition, médicament bien simple qui se compose de sous- nitrate de bismuth (lequel d\u2019ailleurs est un produit sur le marché depuis au moins 1776) s\u2019associant au carbonate de magnésie, au bicarbonate de soude, au rhizome de calamus et à l\u2019écorce de rhizome de frangule.Dans toute cette composition, on ne trouve que le sous-nitrate de bismuth qui pourrait donner des effets secondaires.Cependant, ce produit a été préparé sous une forme en suspension colloïdale tenue, adhérant fortement aux muqueuses, causant une protection des muqueuses contre les processus nocifs, tout en accélérant le processus de cicatri- sat:on des tissus lésés.On a ajouté de la frangule, un laxatif léger qui enraie la constipation fréquemment associée à la pathologie de l\u2019ulcère.On sait que le sous-nitrate dc bismuth a déjà été condamné pour ses effets toxiques comme la méthémoglobinémie qui a suivi son abus.Plusieurs cas ont été fatals.Cette méthémoglobinémie qui peut survenir par la conversion des nitrates cn 36 TREMBLAY: SOUS-NITRATE DE BISMUTH EN GASTRO-ENT.nitrites sous l'action des organismes de l\u2019intestin, ne semble pas, selon Miller, en 1945, être une contre-indication à son usage.Les cas de Miller, de Marcus et Joffe, de Wallace, en 1947, étaient des enfants d\u2019une semaine et plus qui présentaient des diarrhées et le sous-nitrate avait été administré intra-rectalement.Un cas de notre clientèle a présenté une intoxication au sous-nitrate, mais comme le dit Roderick Hamilton de Hawick, il n\u2019y a pas d\u2019effets toxiques graves si la médication est donnée a bon escient, à des malades ne souffrant pas d\u2019occlusion intestinale ou de sub-occlusion.Les seuls signes toxiques qu\u2019il a observé étaient une céphalée qui a cessé dès que la médication a été interrompue, ou une diarrhée légère due à la frangule qui a nécessité l\u2019arrêt de la médication dans un cas sur quatre-vingt-dix-huit.Apres avoir consulté les travaux de G.Roi qui a démontré l\u2019action cicatricielle du sous-nitrate sur des ulcères provoquées chez les rats et après avoir lu les résultats encourageants de travaux faits par les docteurs G.Otto, de l\u2019hôpital général de Heidberg, par Roderick Hamilton de Hawick, La- barre et ses associés, à Bruxelles, Vassen Gronen, en Allemagne, et plusieurs autres dont Kupersmith, de Brooklyn, qui a publié un intéressant travail en 1957, nous avons été tenté de profiter d\u2019une opportunité qui nous était offerte d\u2019utiliser ce produit.Nous avons poursuivi notre étude essayant de démontrer l\u2019effet des anticholinergiques dans les maladies du tube digestif, comprenant les ulcères gastriques, duodénaux, les côlites, les entérites et les troubles fonctionnels associés.Nous avons étudié un groupe de trente malades, la plupart, des malades ambulants, quelques-uns hospitalisés, quelques-uns de notre clientèle privée.Nous avons choisi surtout des malades souffrant d\u2019ulcéres prouvés, soit qu\u2019ils eussent subi des opérations pour des ulcères, soit qu\u2019ils eussent été suivis régulièrement pour des ulcères avec toutes les médications nouvelles possibles, surtout des malades qui présentaient une pathologie ulcéreuse s\u2019associant souvent à des troubles fonctionnels après le traitement intensif de l\u2019ulcère ou des malades qui bien qu\u2019améliorés par le régime et leur médication présentaient encore des lésions ou des symptômes pouvant se rattacher à l\u2019ulcère lui-même ou à des troubles digestifs fonctionnels consécutifs.* * À Ici, nous incluons une série d\u2019observations personnelles.L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 Observation 1.M.D.23 ans, célibataire, poseur d\u2019armature, qui depuis un an environ, à des périodes plus ou moins rapprochées, accuse des douleurs épigastriques, deux heures après les repas, calmées par l\u2019alimentation, l\u2019ingestion de lait et d\u2019alcalins.Depuis l\u2019été dernier, il présentait des épisodes de nausées, de vomissements, de la flatulence post-pran- diale, des alternances passagères de diarrhée et de constipation et surtout des pesanteurs.Pas de melaena ni de sang dans les selles.Aucun autre symptôme à noter dans l\u2019examen subjectif.A l'examen objectif, il présentait une légère pyorrhée, des caries dentaires et des amygdales cryptiques.Au creux épigastrique, douleur à la palpation profonde sus-ombélicale.Le Gaïac a toujours été négatif chez ce malade.Un repas baryté a été fait le 9 septembre 1959, montrant un relief muqueux gastrique très accentué et irrégulier, témoignant de la présence d\u2019une gastrite hypertrophique, une déformation ulcéreuse bulbaire chronique avec des plis convergeant vers une nappe barytée centrale, représentant probablement une ulcération ancienne.Nous l\u2019avons vu au mois de septembre alors que nous avons donné une diète sans irritant, représentant trois repas et trois collations.À ce moment, le produit au sous- nitrate de bismuth a été ajouté, un comprimé après chaque repas.Nous l\u2019avons revu aux périodes de quinze jours et nous avons maintenu la même médication trois fois par jour alors qu\u2019il présentait une amélioration marquée de tous les symptômes subjectifs.D\u2019abord, les nausées et vomissements ont disparu, l\u2019appétit est revenu, la sensation de bien-être est améliorée et les intestins présentent un fonctionnement normal, sans diarrhée.Une radiographie de contrôle a été faite après six semaines, montrant une amélioration de la muqueuse gastrique et duodénale.Donc, un malade amélioré sensiblement seulement à la diète banale et à l\u2019administration de sous-nitrate de bismuth trois fois par jour.Observation 2.HE.D.32 ans, malade qui a consulté le 11 septembre 1959, pour des douleurs épigastriques.Il a été hospitalisé pendant sept semaines au mois de mai précédent, pour hématémèse et mélaena.Depuis, il accuse des douleurs au creux épigastrique qui commencent environ deux heures après les repas.Pas de mélaena actuellement ni d\u2019hématémèse, cependant sensation de flatulence et gros facteur anxieux.Dans tout l\u2019examen objectif, on ne trouve qu\u2019une douleur épigastrique avec un abdomen plus ou moins ballonné.Ce malade a été vu par nous le 3 novembre 1959 pour ces douleurs alors que nous lui avons prescrit une diète sans résidu, sans irritant et un comprimé de sous-nitrate de bismuth une heure après chaque repas.A la diète et à la médication, les douleurs sont disparues et, quinze jours plus tard, nous avons constaté une grande amélioration.Cependant, le malade a développé une maladie, une dermite acnéiforme qui a aggravé son anxiété et causé beaucoup d\u2019aérophagie.Comme la radiographie ne montrait pas de lésion ulcéreuse, les parois étant souples et régulières, le produit a été continué dans le but de diminuer les troubles subjectifs. L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Junv.1961 Nous croyons que le malade présentait une gastrite importante qui a été soulagée avec le sous-nitrate et cependant, son anxiété causant une aérophagie marquée a fait retomber le malade dans d\u2019autres troubles subjectifs.Malgré tout, depuis qu\u2019il prend le sous-nitrate, il n\u2019accuse plus que l\u2019aérophagie et l\u2019état général s\u2019est amélioré au point de vue du poids et du comportement.Observation 3.M.D., 32 ans, marié, qui présente depuis des années, des brûlements d\u2019estomac passagers dont les détails nous sont impossibles à contrôler, s\u2019est présenté à l'hôpital au mois de mai, pour une douleur aiguë et brûlements au creux épigastrique, douleur en barre, avec irradiation dans le dos, sous forme de crampes et de ballonnements.Depuis ce temps, les douleurs persistaient de même que les irradiations, quelques brûlements, un amaigrissement léger, de l\u2019asthénie et de la somnolence.Pas de mélaena.Appétit conservé.Pas d\u2019autres symptômes subjectifs.Objectivement, rien à part la sensibilité épigastrique n\u2019a été noté.Toucher rectal et Gaïac négatifs.Une radiographie pratiquée à ce moment a montré une ulcération de la petite courbure gastrique sur la partie verticale de l\u2019estomac et des irrégularités au bulbe duodénal.Le 25 mai, ce malade a été mis à la diète des ulcéreux, lait et crème aux heures.Malgré cette diète, dont nous n\u2019avions aucun contrôle, le malade continue de présenter des brûlements intermittents.A la diète de six petits repas par jour avec les antiacides, le patient n\u2019accuse qu\u2019une légère amélioration quoique le contrôle radiologique nous ait montré une amélioration de la paroi gastrique.Les troubles subjectifs fonctionnels et digestifs continuent de plus belle.Au mois d\u2019octobre dernier, nous l\u2019avons mis à une diète régulière sans irritant et nous avons ajouté du sous-nitrate, un comprimé une heure après les repas.Dès sa visite du mois de novembre suivant, le malade a dit qu\u2019il ne s\u2019était jamais senti mieux que depuis qu\u2019il prenait ce médicament.Nous l\u2019avons revu à des intervalles réguliers et depuis ce temps, il n\u2019a pas manqué son travail.Après avoir cesssé les médicaments pendant trois semaines, les troubles sont revenus.La reprise du sous-nitrate a facilité l\u2019évolution vers la normale.Une radiographie de contrôle faite en janvier 1960 a montré une amélioration radiologique de tout l\u2019estomac.La petite courbure ne montre plus d\u2019irritation ni d\u2019ulcération et le bulbe duodénal présente une muqueuse plus régulière quoiqu\u2019elle montre encore des signes d\u2019irritation.Observation 4.H.B., 23 ans, journalier de son métier, s\u2019est présenté à l'hôpital au mois de septembre 1959 pour des troubles urinaires consistant en de la dysurie initiale, des brûlements à la miction.Pas d\u2019hématurie.En plus, depuis l\u2019hiver pré- cédent, il présentait des nausées sans vomissements, des flatulences post-prandiales, des douleurs vagues épigastriques sous forme de brûlements sans irradiations, vingt minutes à une heure après les repas et enfin, une constipation opiniâtre.Pas de dysphagic ni de régurgitations, pas d\u2019hématémèse ni de mélaena.Cependant.il présentait une asthénie marquée.A tout autre point de vue.tout semblait normal.TREMBLAY : SOUS-NITRATE DE BISMUTH EN GASTRO-ENT.37 Au point de vue objectif, à part une légère hyperesthésie à la palpation épigastrique, tout était normal et les loges rénales étaient silencieuses.Dans les urines, pas de pus.L\u2019image pulmonaire était aussi normale.Une radiographie faite au début d\u2019octobre a montré la convergence du relief muqueux du bulbe duodénal par une niche ulcéreuse centrale mesurant environ 2 à 3 mm.de diamètre.Les analyses sanguines étaient normales.Ce malade a été mis à une diète sans irritant et un comprimé de sous-nitrate une heure après les repas et les collations.Comme 1l présentait beaucoup de troubles subjectifs autres que ceux de nature digestive, il ne peut encore travailler, mais depuis qu\u2019il prend ces comprimés de sous- nitrate, les troubles digestifs sont presque entièrement disparus.Il n\u2019a plus de sensation de flatulence, les intestins fonctionnent régulièrement et l\u2019amélioration subjective est marquée.Observation 5.J.N., malade de 69 ans, a été opéré pour une hernie en 1945, pour une cholécystite calculeuse en 1958 et il présentait alors des signes d\u2019ulcus duodénal ancien contrôlé radiologiquement.Il fut aussi opéré pour une hernie incisionnelle en 1959.Il nous a été référé au mois d\u2019août 1959 parce qu\u2019il présentait des douleurs à la région épigastrique depuis quinze jours, des douleurs continuelles très intenses, sous forme de brûlements sans irradiation.Les brûlements d\u2019estomac, qui apparaissaient environ une à deux heures après les repas, s'accompagnaient parfois de nausées et de vomissements.La radiographie pratiquée montrait une niche centrale dans un bulbe présentant des réactions ulcéreuses anciennes.Ce malade a été mis à la diète des ulcéreux avec un untiacide, qui a beaucoup amélioré son état, mais il présentait toujours des troubles au mois d\u2019octobre parce que la diète ne pouvait plus être suivie.C\u2019est alors que même sans diète, le sous-nitrate fut donné à forte dose, c\u2019est-à-dire un comprimé aux deux heures entre les repas.Nous l\u2019avons revu au mois de novembre alors qu\u2019il présentait des selles noires sur lesquelles le Gaïac a été pratiqué et a donné un résultat négatif.Cependant, il ne présentait pas de vomissements, pas de nausées.Il y avait grande amélioration de l\u2019état subjectif, les douleurs étant disparues et les intestins fonctionnant régulièrement.Le sous-nitrate fut équilibré à un comprimé après chaque repas et le malade s\u2019est mis à gagner du poids.Au mois de novembre, il fut de nouveau radiographié pour contrôler son ulcère.Nous avons alors noté la persistance des réactions ulcéreuses du bulbe duodénal, mais aucun ulcère visible.Nous l\u2019avons revu un mois plus tard, le 12 janvier 1960, alors que les troubles, vomissements alimentaires, la céphalée occipitale étaient revenus.Nous croyons cependant, vu que le malade engraissait et que les brûlements épigastriques étaient disparus, qu\u2019il s\u2019agissait plutôt d\u2019une réaction légère d\u2019intoxication.Chez ce malade, le sous-nitrate semble avoir aidé l\u2019évolution de la maladie pendant trois mois et comme les troubles sont revenus et que nous n\u2019avons pas de contrôle récent, nous ne pouvons évaluer s\u2019il s\u2019agit de troubles di- 38 TREMBLAY : SOUS-NITRATE DE BISMUTH EN GASTRO-ENT.gestifs par ulcération ou de troubles digestifs fonctionnels ou toxiques.Observation 6.G.L., 65 ans, un bronchitique de longue date, est venu à l\u2019hôpital en 1956 pour un ulcère de la petite courbure de l\u2019estomac et un gros uleus bulbaire qui étaient alors associés à un mélaena.Le malade n\u2019a pas été opéré à cause de son état pulmonaire précaire et parce qu'avec la diète et le traitement médical ulcéreux intensif à cette date, 1l y eut amélioration de l\u2019état général et de l\u2019uleus gastrique et même régression presque complète après trois mois de traitements.Depuis ce temps, nous suivons ce malade au point de vue pulmonaire et digestif.Il présente des symptômes d\u2019ulecus, des poussées de brûlements épigastriques périodiques à intervalles plus ou moins rapprochés, une alternance de diarrhée et de constipation.Il a été traité aux anticholinergiques avec amélioration passagère et superficielle, aux antiacides multiples et répétés avec un résultat sensible parfois, mais instable.La radiographie montrait toujours une persistance de réactions bulbaires.Il n\u2019y avait pas de rechute ulcéreuse grave et les symptômes consistaient en de légers brûlements épigastriques, surtout au moment des bronchites.Il n\u2019y avait pas de nausées, de vomissements ni de mélaena.En novembre 1959, il présentait des réactions fibro- plastiques, la persistance d\u2019une petite ulcération sur une des faces du bulbe, un estomac montrant un relief muqueux assez accentué, mais sans image d\u2019ulcération.Il accusait aussi de légères douleurs et brûlements épigastriques.Nous avons alors prescrit le sous-nitrate, un comprimé une heure après les repas, tout en continuant la même diète sans irritant, sans résidu qu\u2019il suivait depuis déjà quatre ans.Nous l\u2019avons revu aux intervalles réguliers depuis ce temps et il nous a affirmé qu\u2019il n\u2019a jamais pris de médicaments qui l\u2019eussent aidé autant.Il y a disparition complète des brûlements, une augmentation du bien-être, une amélioration subjective du poids, de la digestion et du fonctionnement intestinal.Nous revoyons ce malade régulièrement »t aucune rechute ne s\u2019est produite malgré qu\u2019il ait passé par une période bronchitique assez marquée et il nous demande à chaque visite de renouveler sa prescription.Observation 7.J.G.O.25 ans, vu en juillet 1959 pour des symptômes d\u2019anxiété, des troubles digestifs vagues, avec un ulcus duodénal trouvé à la radiographie.Malgré la diète et le traitement, très peu d\u2019amélioration subjective.Toutes les formes de diètes, médications, antiacides, diminution de la consommation de tabac ont été essayés.Il présentait une érosion superficielle sur une des faces du bulbe.Toutes les analyses étaient normales et, en plus, il accusait des symptômes de côlite spasmodique.Il fut revu au dispensaire, en octobre, alors qu\u2019il présentait les mêmes troubles et un tube digestif a montré un relief muqueux accentué, une image susceptible de niche ulcéreuse au niveau du bulbe.A ce moment, le malade a été mis au sous-nitrate, un comprimé une heure après chaque repas, ce qui semble l\u2019avoir beaucoup aidé.Cependant, le contrôle nous a été L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 impossible à faire parce qu\u2019il était hospitalisé dans un autre service, présentant des troubles du caractère et des céphalées qui pourraient être une réaction toxique aux médicaments.Observation 8.Mme A.B., connue du service depuis longtemps, malade de 40 ans, hospitalisée à l\u2019Hôtel-Dieu en 1957, pour un ulcère pré-pylorique.Le traitement médical a été institué avec très peu d\u2019amélioration.La maladie consistait surtout en de la flatulence, des nausées, des troubles digestifs, de la diarrhée et de la constipation.La gastroscopie a été tentée afin d\u2019évaluer la lésion gastrique, mais n\u2019a pu être réussie à cause du comportement de la malade.Elle a été vue en chirurgie et, comme en 1956, l\u2019ulcère avait semblé disparaître en majeure partie sous le traitement médical, elle a été remise au traitement médical intensif, contre l\u2019avis des chirurgiens qui avaient conseillé la gastrectomie.Nous l\u2019avons vue à des épisodes assez réguliers.Radiolo- giquement, elle présentait toujours des formations ulcéreuses de la région pré-pylorique.Elle fut suivie à la clinique externe pour des douleurs abdominales diffuses sous forme de crampes et de constipation, avec en plus, une boule rétro-sternale.Nous avons conclu qu\u2019il s'agissait de troubles digestifs probablement ulcéreux avec un gros facteur psychogénique.La diète étant suivie plus ou moins fidèlement, nous l\u2019avons tenue sous surveillance avec des contrôles radiologiques répétés.En septembre 1957, les radiographies ne montraient pas d\u2019image de niches ulcéreuses bien que la muqueuse de la région pré-pylorique semblait plus souple, mais encore douteuse.Nous l'avons revue en novembre 1959 pour les mêmes troubles.Nous avons alors institué le traitement au sous- nitrate espérant que la malade suivrait la diète mieux qu\u2019auparavant.Nous l\u2019avons revue un mois plus tard alors qu\u2019elle ne présentait aucune douleur depuis la prise du sous-nitrate.Il y avait amélioration subjective des troubles digestifs de l\u2019estomac et de l\u2019intestin.Nous avons fait faire un examen radiologique pour contrôler une réapparition possible d\u2019un uleus et nous avons trouvé un ulcus bénin sur la petite courbure verticale de l\u2019estomac immédiatement au-dessus du plan angulaire, une persistance de lésion ulcéreuse superficielle et enfin des déformations ulcéreuses chroniques importantes du bulbe.Depuis qu\u2019elle prend le sous-nitrate, nous l\u2019avons fait radiographier de nouveau au mois de janvier 1960 et nous avons trouvé une disparition presque totale de l\u2019ulecus de la petite courbure et amélioration de la gastro-duodénite- ulcéreuse.L\u2019état de la malade est meilleur qu\u2019auparavant.Elle se sent très bien, s\u2019alimente bien, ce qu\u2019elle n\u2019avait pu faire depuis 1955; son caractère a changé et se réajuste très bien à son milieu social.Observation 9.W.C., 54 ans, hospitalisé en août 1959 pour des ulcères gastriques.L'opinion du radiologiste était: « maladie poly- ulcéreuse de l\u2019estomac avec gastrite érosive superficielle ».Ce malade présentait des troubles digestifs depuis sept ou huit ans, sous forme de vomissements post-prandiaux périodiques.De temps à autre, il ressentait des brûlements.Les selles étaient normales.Il avait eu une hématémèse l\u2019année précédente. = \u201c®e- L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 Ce malade a été mis à la diète sévère, à des anticho- linergiques et des antiacides.Nous l\u2019avons suivi assez régulièrement depuis.Nous avons cessé les antiacides et les anticholinergiques et le 13 octobre, nous avons institué le traitement au sous-nitrate, un comprimé entre les repas et les collations.Le 27 octobre, le malade nous a avoué avoir eu une amélioration de tous les troubles, amélioration qu\u2019il n\u2019avait jamais ressentie même avec la diète ou les autres médicaments.Nous l\u2019avons revu régulièrement aux quinze jours alors que les troubles subjectifs présentés continuaient de s\u2019améliorer.Le malade pouvait vaquer à ses occupations.Une radiographie, pratiquée le 26 décembre 1959, a montré à une exploration radiocinématographique, aucune évidence de niche ulcéreuse le long des parois gastriques alors qu\u2019un mois auparavant, avant l\u2019installation du sous- nitrate.il présentait encore des ulcérations.Ce malade a suivi la cure au sous-nitrate depuis trois mois sans effets secondaires et avec toujours la même sensation de bien-être.Observation 10.V.D., 40 ans, malade référé par un médecin de l\u2019extérieur pour des troubles digestifs fonctionnels consistant en des régurgitations, brûlements épigastriques sans horaire, gonflements et douleurs épigastriques, réaction dépressive et amaigrissement de trente-cinq livres en huit mois.Il a été radiographié dès son admission à l'hôpital en novembre 1959.La radiographie n\u2019a montré aucune évidence d\u2019ulcération.L'examen cinématographique et l\u2019exploration oesophago-gastro-duodénale étaient sans particularités.Le malade a été mis aux tranquillisants avec très peu de succès au début.Le Gaïac était négatif.La diète n\u2019amenait pas beaucoup d\u2019amélioration.C\u2019est alors que le sous-nitrate a été institué le 23 novembre 1959, un comprimé après chaque repas associé aux tranquillisants.Le malade s\u2019est remis à manger, à prendre goût à la vie et soulagé de tous ses troubles, incluant nausées, régurgitations, douleurs épigastriques avec régularisation du mouvement intestinal.Une amélioration subjective généralisée.Ce malade a été revu en février 1960 alors qu\u2019il avait repris entièrement son travail et ne présentait que des vestiges de tous ses troubles antérieurs.Observation 11.H.D., 38 ans, hospitalisé en 1954 sous le diagnostic de gastro-duodénite, c\u2019est-à-dire pour des troubles consistant en des brûlements épigastriques et rétro-sternaux depuis trois ans, une heure après les repas et surtout le soir, soulagés par l\u2019ingestion alimentaire et le lait.Ces douleurs étaient régulières et s\u2019accompagnaient de nausées et de vomissements.Ce malade avait des habitudes alimentaires bien spéciales: ingestion de coca-cola, gros fumeur, mauvais régime alimentaire.Dès son hospitalisation, il a été mis à la diète et aux anticholinergiques.Après quelque temps, tout est rentré dans l\u2019ordre.Il y eut reprise des mêmes symptômes en décembre 1959.La radiographie n\u2019a pas révélé d\u2019image définie d\u2019ulcère à ce moment.Il y avait turgescence marquée des plis gastriques et du relief muqueux bulbaire et de la deuxième portion du bulbe duodénal représentant probablement des TREMBLAY : SOUS-NITRATE DE BISMUTH EN GASTRO-ENT.39 phénomènes 1rritatifs, mais sans image définie d\u2019ulcération.Nous avons tenté de pratiquer unc gastroscopie qui s\u2019est révélée négative à cause du manque de collaboration de la part du patient.Nous avons institué le traitement au sous-nitrate le 7 décembre 1959 et le malade est sorti de l\u2019hôpital le 14 décembre suivant présentant une amélioration subjective marquée.Nous l\u2019avons revu en janvier 1960 alors que les troubles subjectifs n\u2019étaient pas réapparus et qu\u2019il conti- puait à se sentir soulagé de ses troubles digestifs, sous l\u2019administration de sous-nitrate.Observation 12.A.B.\u2026, malade hospitalisé à maintes reprises depuis 1953, pour un uleus pyloro-bulbaire, des troubles vaseu- laires, de l\u2019artérite avec artério-sclérose oblitérante pour laquelle il a subi une sympathectomie.L\u2019ulcus bulbaire donnait tous les troubles habituels.Le malade fut étudié au point de vue acide et il présentait un taux d\u2019acide élevé, des brûlements épigastriques périodiques, intermittents et toujours depuis 1954, des réactions ulcéreuses du bulbe duodénal.Ce malade est un impotent qui vit dans des conditions sociales bien spéciales.Il a été suivi régulièrement à la clinique externe mais n\u2019a répondu aux anticholinergiques et aux antiacides qu\u2019avec un succès relatif.Le malade présentait depuis 1954, des brûlements épigastriques, des douleurs abdominales, des périodes de constipation et de diarrhée avec des contrôles radiologiques montrant toujours la persistance des lésions du bulbe.En septembre 1959, vu que les troubles digestifs, fonctionnels et ulcéreux persistaient, nous avons essayé, avec la collaboration du malade, l\u2019administration du sous-nitrate de bismuth, un comprimé une heure après les repas et les collations.Un mois après l\u2019administration du sous-nitrate, le patient nous dit qu\u2019il se sent beaucoup mieux avec ce produit qu\u2019avec tous les autres médicaments qu\u2019il a essayé depuis 1954.Il a même subi des attaques grippales et bronchitiques et malgré tout il n\u2019a pas eu les troubles habituels.Nous l'avons revu à des intervalles réguliers et, chaque fois, 1l nous dit avoir moins de douleurs et moins de difficultés a s\u2019alimenter.La radiographie faite le ler décembre 1959 n\u2019a montré aucune amélioration objective des ulcères du bulbe.Cependant le sous-nitrate a été continué et nous avons revu le malade à la fin de janvier pour un état grippal banal.Il n\u2019accusait pas de troubles intestinaux, pas de brûlements malgré les formations ulcéreuses constatées aux rayons X et malgré la diète généreuse et moins sévère que celle qu\u2019on avait l\u2019habitude de lui prescrire dans les périodes difficiles.Ce malade semble avoir été grandement aidé par l\u2019ingestion de sous-nitrate de bismuth.Il est à espérer que nous pourrons le suivre régulièrement afin d\u2019évaluer l\u2019effet du médicament.Observation 13.A.M., 64 ans, hospitalisé en 1957 avec un diagnostic d\u2019ulcus duodénal et hypertrophie de la prostate.présentait des déformations post-uleéreuses du bulbe duodénal.En 1959.1l présentait en plus, des troubles digestifs pouvant suggérer des ulcères, douleurs épigastriques brûlantes entre les repas, calmées par l\u2019alimentation. 40 TREMBLAY : SOUS-NITRATE DE BISMUTH EN GASTRO-ENT.Nous avons institué le traitement avec le sous-nitrate de bismuth au mois de novembre 1959 et le malade a été revu régulièrement depuis et se sentirait beaucoup mieux, même s\u2019il ne suit pas la diète qui avait été instituée depuis 1957 et pour laquelle il présentait une certaine intolérance.Le contrôle radiologique n\u2019a pas montré d\u2019amélioration objective, mais subjectivement, le malade est beaucoup mieux portant depuis l\u2019addition du sous-nitrate à la diète.Observation 14.Mme R.C., 41 ans, s\u2019est présentée le 21 octobre 1959 pour des douleurs épigastriques aiguës, sous forme de brûlements s\u2019accompagnant parfois de nausées et vomissements pendant environ huit jours.Cette malade a subi de plus, une cholécystectomie il y a onze ans.Nous l'avons fait radiographier à cause des symptômes ulcéreux, le rapport nous montrant un gros uleus gastrique sur la petite courbure de l\u2019estomac qui semblait présenter tous les caractères de bénignité.Un traitement médical d\u2019ulcère a été institué consistant en une diète sévère, lactée.Le 24 novembre, la diète de six petits repas a été donnée alors que la malade présentait une légère amélioration au point de vue digestif, c\u2019est-à-dire que les douleurs étaient disparues en grande partie.Les symptômes d\u2019hypersécrétion et d\u2019hypermotilité persistaient.Le 4 décembre 1959, toute médication antiacide a été cessée, une diète hyperprotéinée a été instituée.Le sous- nitrate a été donné, un comprimé après les repas et au coucher.Le 23 décembre, une radiographie de contrôle a été faite qui s\u2019est avérée complètement négative.La malade ne présentait plus aucun trouble subjectif.Pas de diarrhée, pas de constipation, pas de sensation de faim, pas de douleurs.L\u2019appétit était augmenté.Une sensation de bien-être persistante malgré des troubles sociaux assez graves.Un mois plus tard, la malade continuait à présenter un bon état général.Observation 15.J.P.F., 32 ans, hospitalisé en décembre 1958 pour un uleus duodénal avec ses symptômes subjectifs classiques.Traité intensivement aux antiacides et au lait.Quand le malade suit régulièrement sa diète sévère avec les antiacides aux heures, entre les repas, les malaises sont moindres.Par contre, il y a des périodes de brûlements intenses le soir.Le 8 janvier 1960, malgré l\u2019observance de la diète, il a accusé des brûlements épigastriques avec une selle noire.La reprise de la diète et des anticholinergiques n\u2019a pas semblé améliorer totalement le malade.C\u2019est alors que le sous-nitrate a été ajouté à une diète comprenant six petits repas, soit un comprimé trois fois par jour.Depuis ce temps, malgré l\u2019apparition d\u2019une forte grippe, le malade peut travailler, manger tout dans la diète sans irritants et il n\u2019accuse aucun trouble subjectif.Observation 16.Mlle Y.G., vue en 1954 pour des douleurs épigastriques intenses s\u2019accompagnant de vomissements alors que nous avons trouvé, aux rayons X, un gros uleus à l\u2019antre gastrique et un uleus au bulbe duodénal.Depuis ce temps, après avoir été guérie de son ulcus gastrique médicalement, L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 elle a été suivie régulièrement et présentait des brûlements, des douleurs, de la flatulence périodiquement avec amélioration partielle par l\u2019association à la diète ulcéreuse, d\u2019antia- cides ou d\u2019anticholinergiques.A la reprise des troubles épigastriques consistant en douleurs brûlantes, nausées et vomissements, nous avons fait faire un tube digestif qui a montré la persistance d\u2019un ulcus en évolution au bulbe duodénal.Nous avons alors ajouté le sous-nitrate, un comprimé une heure après les repas et immédiatement, les troubles subjectifs ont complètement disparu et la malade peut vaquer à ses occupations presqu\u2019à volonté.Malheureusement, nous n\u2019avons pu contrôler radiologiquement l\u2019effet curatif du médicament sur l\u2019uleus duodénal.5% * Plusieurs autres malades diagnostiqués ulcéreux ont été vus dans notre service depuis le début de l'étude et, à part deux échecs, tous ont avoué présenter une amélioration subjective avec le sous- nitrate.Un malade qui se sentait très bien avec le sous-nitrate a dû l\u2019abandonner à cause d\u2019une diarrhée persistante.CONCLUSION Lors des expériences de G.Roi et de Shay employant le sous-nitrate de bismuth après avoir pratiqué une ligature pylorique chez des rats, il fut trouvé que le sous-nitrate de bismuth de la formule employée chez nos malades, dans les mémes conditions, avait une action protectrice supérieure, réduisait le développement des ulcères beaucoup plus que le sous-nitrate de bismuth standard, que le sous-nitrate de cette formule adhérait plus entièrement à la muqueuse gastrique, comme on a pu le voir en appréciant les résidus, que la protection qu\u2019il donnait était beaucoup plus prolongée, même sept heures après l\u2019ingestion du médicament et que l\u2019acide total gastrique semblait légèrement diminué.En nous basant sur tous ces détails, nous pouvons affirmer que dans tous les cas étudiés, il y a eu amélioration subjective des symptômes sans aucune exception, que l\u2019amélioration se poursuivait aussi longtemps que cette médication était donnée, même sans l\u2019adjuvent d\u2019une diète spéciale ou d\u2019autres médications, que l\u2019amélioration était soutenue malgré les épisodes de stress causés par des agents nerveux ou infectieux.Il y a eu amélioration générale du bien-être des malades, c\u2019est-à-dire reprise de l\u2019appétit et, dans plusieurs cas, amélioration objective des images radiologiques, même parfois meilleures que celles notées après un traitement sévère et intensif à l\u2019hôpital.De plus, nous n\u2019avons noté qu\u2019une réaction nocive, soit une céphalée qui pourrait faire penser à une intoxication\u2019 légère, L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 mais chez ce malade, la médication avait été trop intensive et trop répétée, la dose de sous-nitrate de bismuth ayant dépassé de beaucoup la dose préconisée.Nous avons été obligé de cesser la médication pour un cas de diarrhée assez prononcée bien que ce cas fut cependant amélioré.Nous pouvons conclure que dans tous nos cas étudiés, l\u2019amélioration fut soutenue et tellement remarquable que nous croyons que le sous-nitrate de cette formule a sa place dans le traitement des troubles digestifs gastriques, duodénaux, intestinaux, de nature irritative ou ulcéreuse.Nous avons trouvé, ce qui est bien consolant, qu\u2019en leur apportant cette amélioration subjective efficace, nos malades ont pu être aidés plus facilement dans leurs troubles psychologiques à cause de la sensation de bien-être persistante.Notre étude est peut-être trop sommaire pour tirer une conclusion définitive.Cependant, si on se fie sur les rapports de Roderick Hamilton, en 1955, alors qu\u2019il nous présente 79 cas d\u2019ulcères peptiques et 19 cas d\u2019ulcères peptiques présumés traités avec le sous-nitrate de la formule précitée pendant près d\u2019un an, sans effets toxiques graves, une diminution marquée des rechutes chez tous les malades étudiés, cette médication peut certainement être très utile.Les études de Kupersmith, à Brooklyn, en 1957, montrent que sur 155 cas d\u2019ulcères peptiques, il y eut 92 pour cent d'amélioration subjective dans l\u2019état gastrique et général, corroborant les rapports précédents.Résumé Nous avons fait une étude suivie des effets du sous-nitrate de bismuth dans les affections digestives de nature ulcéreuse, post-ulcéreuse, de même que dans les gastrites et les côlites.En vue de démontrer les avantages d\u2019un médicament peu onéreux et facile à prendre, nous avons présenté une série de cas avec leurs symptômes, leurs rapports radiologiques et leur évolution.Il nous a semblé que, dans la majorité des cas, le sous-nitrate de bismuth pouvait être pris régulièrement, donnait des résultats satisfaisants et permettait aux malades de poursuivre leurs activités habituelles sans cesser leur traitement.TREMBLAY : SOUS-NITRATE DE BISMUTH EN GASTRO-ENT.41 De plus, nous avons pu conclure que l\u2019ingestion prolongée du médicament, même pendant plus d\u2019un an, ne causait pas de troubles secondaires comme une diarrhée intolérable, des nausées ou de la mé- thémoglobinémie.Il semble que nos résultats corroborent les études de Coopersmith qui, en 1957, a noté plus de 92 pour cent d'amélioration subjective prolongée.Pour conclure, nous pensons que le sous-nitrate de bismuth de la préparation utilisée devrait faire partie de notre formulaire des maladies digestives.Summary For the past two years, we made a continuous study of the effects of Bismuth subnitrate (Roter) in the treatment of digestive diseases such as ulcers, post-ulcerative complaints, gastritis and colitis.In view of demonstrating the advantages of a medication easy to take and not too expensive, we have presented a number of cases with their symptoms, their radiologic reports and their evolution.It seemed that in the majority of cases, the Bismuth subnitrate could be taken regularly, gave satisfying results and allowed the patients to carry on with their usual activities without any interruption of the treatment.In addition, we have been able to conclude that a prolonged ingestion of the medication, even for longer than a year, did not cause any secondary effects such as intolerable diarrhea, nausea of methemoglobinemia.The results of our studies corroborate those of Cooper- smith who in 1957 noted a prolonged subjective improvement in 92% of cases.To conclude, we think that the Bismuth subnitrate, should be included in our list of medication in the treatment of digestive diseases.BIBLIOGRAPHIE .G.E.MILLER: Gastroenterology, 4: 430, 1945.H.MARCUS et J.R.JOFFE: N.Eng.J., 240: 599, 1949.W.M.WALLACE: Am.J.Med.Ass, 133: 1280, 1947.R.HAMILTON: Brit.Med.J., 2: 927, 1955.G.ROI: Tiré à Part de Gazetta Medica Italiana, 1954.G.OTTO: Traitement des malades gastriques par les tablettes Roter, 1953.7.J.LABARRE et Coll.: Comptes rendus des Séances de la Société de Biologie, 150: 1019, 1956.8.S.Ch.WOSSEN-GRONEN : Die Medizinische.Nr 4: (janvier) 1955.9.I.H.KUPERSMITH: Am.J.of Gastroenter., 28: 439, 445 (oct.) 1957.10.H.SHAY : Gastroenterology, 5: 43, 1945.11.H.M.FEINBLATT: The Jr.Lancet, 80: 37.1960. LES PRÉSENTATIONS TRANSVERSALES Gilles AMYOT et Jean LAMONDE, Service d\u2019Obstétrique de l'hôpital Notre-Dame (Montréal).INTRODUCTION Les présentations transversales ont toujours été considérées comme un des problèmes les plus sérieux de la physiologie obstétricale, à cause des nombreux décès maternels qu\u2019elles ont entraînés et des morts fœtales qu\u2019elles persistent encore à produire de nos jours.Il est donc inutile d\u2019insister sur le fait que la présentation transversale est éminemment dys- tocique vu que l\u2019accouchement spontané, par voie basse, est, dans la très grande majorité des cas, mécaniquement impossible.L\u2019avènement des antibiotiques et des transfusions, une meilleure organisation des soins pré-nataux, une surveillance plus étroite des patientes en travail et, enfin, le recours plus fréquent à la césarienne ont réduit quasi à zéro la mortalité maternelle.Les mortalités fœtales, cependant, sont encore trop nombreuses: voilà pourquoi nous devons concentrer tous nos efforts en vue d\u2019assurer la survivance du fœtus tout autant que celle de la mère.Nous avons relevé tous les cas de « présentations transversales » du service d\u2019Obstétrique au cours des deux dernières années.Nous essaierons maintenant, d\u2019après les résultats obtenus, d\u2019en déduire une conduite à tenir, logique et sûre, et pour la mère et pour le bébé.De janvier 1958 à janvier 1960 inclusivement, nous avons relevé treize cas de présentation transversale, chez des patientes privées et publiques, en proportion presqu\u2019égale, et ils ont été faits sous la surveillance de plusieurs obstétriciens différents.INCIDENCE La plupart des travaux publiés sur ce sujet démontrent que la présentation transversale arrive dans un sur 200 à 300 accouchements.Des 3,400 accouchements qui ont eu lieu dans le service au cours des deux dernières années, les 13 cas relevés nous donnent une incidence d\u2019un cas sur 292 accouchements.ETIOLOGIE 1) La multiparité est un facteur étiologique reconnu à l\u2019unanimité dans la littérature sur les présentations transversales.En effet, le relâchement des parois utérines, devenues flasques à la suite de grossesses répétées, favorise cette position transversale du fœtus in utero.sur les 13 cas relevés, toutes les patientes sont des multipares: 3 seulement avaient eu un ou deux accouchements antérieurs; les dix autres avaient accouché trois fois et plus.2) La prématurité: l\u2019on rencontre, en général, plus de mauvaises présentations dans les cas d\u2019accouchements prématurés que lors des accouchements de grossesses à terme.Trois des cas de notre série de treize avaient moins de trente-sept semaines de gestation.3) Le rétrécissement du bassin.En 1932, dans l\u2019une des premières publications américaines sur les présentations transversales, Eastman et Harris notaient le rétrécissement du bassin comme facteur étiologique important et fréquent.Par contre, en 1957, Calkins et Pearce, de Kansas City, rappor- talent que l\u2019association rétrécissement du bassin et présentation transversale n\u2019existait à peu près pas et donc qu\u2019il ne fallait plus tenir compte de ce facteur osseux.Parmi nos treize cas, aucune note au dossier ne révèle ou ne laisse soupconner la présence d\u2019un rétrécissement du bassin.4) Le placenta praevia.La présence d\u2019un placenta praevia, ou d\u2019une insertion basse du placenta, peut sûrement favoriser l\u2019apparition d\u2019une position transversale à cause d\u2019une mauvaise accommodation possible du pôle céphalique ou pelvien au niveau du détroit supérieur.Un cas sur treize était associé à un placenta praevia central total.La patiente avait eu trois épisodes d\u2019hémorragie durant la grossesse.Une placentographie ayant révélé la présence d\u2019un placenta praevia et une présentation transversale, la patiente eut une césarienne élective.5) La gémellite.Les grossesses gémellaires sont aussi accompagnées, assez fréquemment, de présentation transversale du deuxième jumeau, après accouchement du premier bébé.La surdistension utérine et le poids plutôt petit du fœtus concourent à produire une présentation transversale.Deux de nos cas rapportés avaient cette association de grossesse gémellaire et présentation trans- sale du deuxième jumeau.6) Les malformations fætales.Les malformations congénitales du fœtus peuvent également être invoquées comme facteurs favorisant l\u2019apparition d\u2019une présentation transversale. I Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 Un cas de notre série présentait de l\u2019hydrocéphalie.7) Les tumeurs praevia et 8) Les malformations utérines sont aussi rapportées dans l\u2019étiologie des présentations transversales.Aucun de nos cas cependant ne présentait de telles complications.PRONOSTIC MATERNEL Disons que le pronostic maternel est bon.En 1932, Eastman rapportait une mortalité maternelle de 3.7%.Nous avons souligné déjà que l\u2019usage des antibiotiques et des transfusions, que le recours plus fréquent à la césarienne, ainsi qu\u2019une attitude nouvelle en face du problème, ont fait diminuer l'incidence de la mortalité maternelle presqu\u2019à zéro.Parmi nos treize cas, aucune mortalité maternelle.I] y eut cependant un cas de rupture utérine à la suite d\u2019une version par manœuvre interne (podalique), complication qui, évidemment, a nécessité une hystérectomie d\u2019urgence et dont nous reparlerons plus loin, en discutant du traitement.Le pronostic maternel correspond donc au risque inhérent à un accouchement opératoire, soit par version podalique, soit par césarienne.Fort heureusement, nous ne rencontrons que dans de rares cas, ce que l\u2019on était convenu d\u2019appeler autrefois une « épaule négligée ».Ce terme suppose alors: 1° que le diagnostic de la présentation transversale a été ignoré depuis un laps de temps plus ou moins long; 2° que les membranes sont rompues; 3° qu\u2019il existait un certain degré de rétraction utérine; 4° que le fœtus était déjà mort, dans la plupart des cas.À ce moment, le pronostic maternel devient beaucoup plus sombre.Un cas de notre série pourrait être classifié comme « épaule négligée ».À son arrivée à l\u2019hôpital, la malade avait les membranes rompues depuis douze heures.L\u2019utérus était moulé et il existait des signes de souffrance fœtale.PRONOSTIC FŒTAL Huit bébés sur 13 ont quitté l\u2019hôpital en bon état: ce qui donne donc une mortalité fœtale de 38%.Parmi les cinq bébés décédés, un était mort avant le début du travail, chez une patiente diabétique; un deuxième était prématuré et pesait deux livres; AMYOT er LAMONDE : PRESENTATIONS TRANSVERSALES 43 enfin, un troisième présentait de l\u2019hydrocéphalie.Il reste alors deux décès fœtaux qu\u2019on pourrait attribuer à la présentation transversale, soit une mortalité corrigée de 20%.Si l\u2019on considère que la mortalité fœtale totale du service d\u2019obstétrique varie entre 1.5 à 2.5%, on peut en déduire que la présentation transversale comporte pour le bébé un risque très accru.L'\u2019incidence augmentée de la procidence du cordon et des conséquences attribuables à la présentation dite de « l\u2019épaule négligée » seraient les facteurs responsables de cette mortalité fœtale élevée.Deux patientes sur treize ont présenté une pro- cidence du cordon, et dans l\u2019un des cas, celle-ci peut être considérée comme la cause immédiate de la perte fœtale.Une autre patiente, admise à l\u2019hôpital avec rupture des membranes depuis douze heures, utérus moulé sur le fœtus, procidence d\u2019un bras et signes de souffrance fœtale, a mis au monde un mort-né à la suite d\u2019une césarienne pratiquée quelques heures après son arrivée à l'hôpital.Ceci nous amène alors à envisager quelle doit être la conduite à tenir en face de cette présentation dystocique pour tenter d\u2019en améliorer le pronostic fœtal.CONDUITE À TENIR Le premier principe à poser est évidemment de pouvoir découvrir les présentations dystociques par l'examen répété des patientes enceintes durant le dernier mois de la grossesse.Je n\u2019insiste pas sur les signes cliniques qui nous permettent de faire un diagnostic de présentation transversale; mais il est à souligner que, dans le cas de doute, une plaque simple de l\u2019abdomen confirmera ce diagnostic.L'importance de celui-ci, durant le dernier mois, réside dans le fait que, dans une forte proportion de cas, cette anomalie pourra être corrigée par une version par manœuvre externe.L\u2019école américaine est unanime sur ce point que la version par manœuvre externe doit être tentée avant le début du travail.Calvin et Johnson (1949), E.C.Garber et Hundelware (1951), Calkins et Pearce (1957), Wilson et Updike (1957) sont tous d\u2019accord pour préconiser la version par manœuvre externe, avant le début du travail.On doit cependant la pratiquer avec certaines réserves.D\u2019abord, il va de soi, on doit éliminer le placenta praevia.En second lieu, on doit faire cette manœuvre « gentiment >» 1.e.qu\u2019on doit immédiatement l\u2019abandonner si l\u2019on rencontre quelque résistance ou quelque difficulté.Une douleur importante ressentie par la patiente est l\u2019indice le plus précieux qui doit alerter 44 AMYOT er LAMONDE: PRESENTATIONS TRANSVERSALES le médecin et aussi lui faire cesser toute intervention.C\u2019est la raison pour laquelle une version par maœuvre externe ne doit jamais être pratiquée sous anesthésie.Evidemment, l\u2019inconvénient de la manœuvre est qu\u2019elle est aveugle et dans certains cas rares, on a noté des signes de souffrance fœtale.Toutes ces réserves étant faites, on peut affirmer que ce procédé ne doit être tenté que dans les cas de présentations transversales, près du terme et avant le début du travail; dans la majorité des cas, on pourra l\u2019effectuer avec une étonnante facilité.Notre relevé de cas ne tient compte que des patientes qui ont eu une présentation transversale au cours du travail.Nous pouvons donc affirmer que chez une patiente en travail, si les membranes sont intactes, elles doivent être scrupuleusement conservées.C\u2019est là un principe fondamental.Si le diagnostic est douteux, on doit également s\u2019abstenir car on ne doit rompre artificiellement des membranes que si l\u2019on connaît la présentation et que si celle-ci est engagée.Et maintenant, abordons le problème crucial de la question: quelle est la place respective de la « Version podalique» ou version par manœuvre interne, et celle de la césarienne, comme mode d\u2019accouchement?Sur les treize cas de notre série, dix ont eu une version par manœuvre interne et trois ont eu une césarienne.Des dix bébés nés à la suite de la version, six sont vivants; trois décès fœtaux ne sont pas attribuables à la version: hydrocéphalie, prématurité et mort fœtale in utero avant le début du travail.Un autre décès est survenu à la suite d\u2019une procidence du cordon.Il y eût un cas de rupture utérine à la suite d\u2019une version.Un décès fœtal à la suite d\u2019une césarienne fut attribué au syndrome de « l\u2019épaule négligée », la patiente ayant été admise à l\u2019hôpital après rupture des membranes depuis douze heures et travail prolongé avec signes de souffrance fœtale (cf.ante).Doit-on procéder à une césarienne d\u2019emblée et immédiatement, chez une patiente à terme, en travail, avec une présentation transversale?La littérature actuelle semble répondre par l\u2019affirmative à cette question.Les auteurs insistent pour recommander de procéder assez rapidement, vu que la rupture des membranes s\u2019accompagnerait d\u2019une incidence de 25% de procidence du cordon: ce qui entraînerait, à ce que l\u2019on observe, une mortalité fœtale en haut de 50%.D\u2019après Wood et Foster, d\u2019Angleterre, la procidence du cordon est L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 la première cause de mortalité fœtale dans les cas de présentations transversales.Si, de toute évidence, une patiente est en travail prématurément, i.e.avant huit mois de gestation, et, que de toutes façons, la vie de l\u2019enfant sera compromise par sa prématurité, l\u2019on pourra alors prendre une risque calculé, i.e.: conserver les membranes intactes et attendre la dilatation complète pour procéder ensuite à une version par manœuvre interne ou version podalique.Il faut se souvenir cependant que, même au cours d\u2019un travail prématuré, la dilatation pourra ne pas se compléter et qu\u2019ainsi on ne devra pas tenter la version podalique.Mais alors, cette même version a-t-elle encore une place dans les présentations transversales?A cette question, nous répondons «oui», mals que ses indications sont limitées et que son application comporte certaines conditions.Quelles sont d\u2019abord les indications?1° Chez un deuxiéme jumeau en position transversale; 2° lorsque la patiente est vue pour la première fois à dilatation complète, ou presque complète, avec membranes intactes.Il est à noter qu\u2019on rencontre assez souvent de ces cas.Ainsi quatre de nos patientes sont arrivées à l'hôpital avec ce tableau clinique et la version podalique a donné, dans tous ces cas, des résultats excellents, tant du point de vue maternel que fœtal; 3° dans les cas de travail prématuré (cf.ante); 4° lorsqu\u2019il existe une anomalie fœtale congénitale; 5° enfin, dans les cas de mort fœtale an utero avant le début du travail.La version podalique comporte évidemment un danger de rupture utérine; effectivement, un cas de notre série a présenté cette complication.La plupart des statistiques consultées révèle une incidence de rupture utérine allant de 1 à 4%.Nous croyons que ces accidents sont dus au fait que les versions podaliques ont été effectuées alors que les conditions nécessaires pour permettre une version sans danger n\u2019étaient pas observées.Dans la série rapportée par Eastman en 1932, sur cinq morts maternelles, deux étaient dues a des ruptures utérines à la suite de version.Dans l\u2019un des cas, les membranes étaient rompues depuis onze heures et la dilatation du col était de six centimètres, au moment de la version.La deuxième mort maternelle par rupture utérine était survenue à la suite d\u2019une version de Braxton-Hicks, avec dilatation du col de quatre centimètres. L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 Le seul cas de rupture utérine au cours des dix versions effectuées dans le service d\u2019obstétrique, durant les deux dernières années, a sans doute comme cause une hydrocéphalie méconnue.L\u2019extraction de cette tête fœtale volumineuse a été la cause immédiate de la rupture utérine.En résumé, les conditions requises pour faire une { version sans danger sont: 1° dilatation complète; 2° membranes intactes ou rompues depuis peu de temps; 3° absence de rétraction utérine; 4° pas de disproportion fœto-pelvienne.Et voici ce que déclarait, en 1951, le docteur Rudolph Holmes, de Charlottsville, Va.: « Il serait opportun de garder à l\u2019esprit que la césarienne n\u2019est pas une panacée à toutes les complications obstétricales et l\u2019on doit reconnaître que les interventions obstétricales ont encore une place définie comme mode d\u2019accouchement.La version par manœuvre externe, durant les dernières semaines de la grossesse, est d\u2019une valeur marquée dans la correction des mauvaises présentations et positions et peut souvent être accomplie avec une facilité surprenante.De la même façon, la version par manœuvre interne est une intervention idéale dans son champ approprié.Elle est de toute sûreté pour la mère et pour le fœtus lorsque les conditions d\u2019intervention sont respectées.Quand les membranes sont rompues depuis longtemps et qu\u2019un travail dystocique a amincit le segment inférieur, la version par ma- nœuvre interne devient complètement contre-indiquée.» OBSERVATIONS RÉSUMÉES Observation 1.Mme A.M., 38 ans, secondipare.Arrive à l\u2019hôpital à 8 h.30 a.m., le 12 septembre 1958, à 24 semaines de gestation.Dilatation complète à l\u2019arrivée.Présentation transversale.Membranes rompues au moment de l\u2019accouchement.Procidence du cordon.Version par manœuvre interne et grande extraction du siège.Naissance à 9 h.10 a.m.d\u2019un bébé mâle qui pèse 1 livre et 8 onces.Le bébé meurt deux heures après l\u2019accouchement.Délivrance artificielle après un travail qui a duré trois heures en tout.La patiente reçoit son congé cinq Jours après l\u2019accouchement.Observation 2.Mme R.C., 24 ans, multipare, à 39 semaines de gestation.Deux accouchements antérieurs sans particularité.Suivie régulièrement à la clinique AMYOT er LAMONDE : PRESENTATIONS TRANSVERSALES 45 externe ou le diagnostic de grossesse gémellaire fut posé au septième mois.Confirmation radiologique deux semaines avant terme.Arrive à l'hôpital le 2 août 1958, à 4 h.10 a.m.Accouchement par le siège d\u2019un premier bébé de sexe féminin, deux heures après l\u2019arrivée de la patiente.Avant la rupture de la deuxième poche des eaux, on pose le diagnostic de présentation transversale du deuxième jumeau.Rupture artificielle des membranes après avoir constaté chez ce dernier des signes de souffrance fœtale.Version par manœuvre interne et grande extraction du siège.Mauriceau.Naissance à 7 h.02 a.m.d\u2019un bébé mâle qui respire spontanément et pèse cinq livres et douze onces.Observation 3.Mme D.McC., 32 ans, troisième grossesse, 42e semaine de gestation d\u2019après la date des dernières menstruations.Arrive à l\u2019hôpital à 10 h.30 a.m,, non en travail, avec dilatation cervicale à deux centimètres.Présentation céphalique à l\u2019arrivée.Membranes rompues artificiellement au début du travail et installation d\u2019un sérum pitociné.À sept centimètres de dilatation, procidence du cordon.À ce moment, sous anesthésie générale, tentative de dilatation artificielle du col.Diagnostic de présentation transversale.Version par manœuvre interne et grande extraction du siège.Difficulté sur tête dernière.Application de forceps.L\u2019enfant meurt au cours des manœuvres.Accouchement à 9 h.02 p.m.Post-partum sans particularité.L\u2019enfant s\u2019est donc placé en transverse au cours du travail.Accouchement provoqué dix jours passés terme.Observation 4.Mme L.J., 22 ans, secondipare.Arrive à l\u2019hôpital le 6 juillet 1959 à 10 h.30 a.m., à 37 semaines de gestation.La dilatation est complète et les membranes intactes.Diagnostic de présentation transversale fait à la salle d\u2019accouchement.Après un travail qui a duré trois heures, rupture artificielle des membranes.Procidence immédiate du bras gauche.Version par manœuvre interne.Grande extraction du siège.Mauriceau.Naissance à 12 h.55 p.m.d\u2019un bébé mâle qui pèse 51, livres.Postpartum sans particularité.Départ cinq jours après l\u2019accouchement.Observation 5.Mme L.B.,, 36 ans, Grav.XI, para IX; arrive à l\u2019hôpital le 4 février 1960, à 4 h.a.m.La patiente n\u2019est pas en travail à ce moment.La dilatation du col est de 4 centimètres et les membranes sont 46 AMYOT er LAMONDE : PRÉSENTATIONS TRANSVERSALES intactes.Aucune présentation décelable au toucher vaginal.Présentation transversale confirmée radio- logiquement ainsi qu\u2019une hydrocéphalie soupçonnée radiologiquement.À onze heures p.m., la patiente entre en travail actif.Après 5 heures, la dilatation se complète.Version par manoeuvre interne après rupture des membranes.Grande extraction du siège très laborieuse et forceps sur tête dernière.Complications : rupture utérine.Hydrocéphalie importante.Naissance d\u2019un bébé hydrocéphale de douze livres, mort durant les manœuvres.Hystérectomie subtotale.Ovariectomie bilatérale.Suites opératoires sans particularité.Départ de l\u2019hôpital huit jours après l\u2019intervention chirurgicale.Observation 6.Mme G.D.Gr.III, Para.IT, 31 ans.Grossesse de 42 semaines.Arrive à l\u2019hôpital le 7 juillet 1959, à 4 h.40 p.m.Hémorragie importante à l\u2019arrivée.Histoire de trois épisodes d\u2019hémorragie durant sa grossesse.Radiographie: placenta praevia et présentation transversale.Césarienne cinq heures après son arrivée à l\u2019hôpital.Aucun travail.Naissance à 9 h.35 p.m.d\u2019un bébé de sexe féminin qui pèse 6 livres et 13 onces.Suites post-opératoires normales.Observation 7.Mme E.V., 29 ans, troisième grossesse, 36e semaine de gestation.Arrive à l\u2019hôpital le 22 mai 1959, à 2 h.30 p.m.Membranes rompues spontanément dans un autre hôpital vingt heures auparavant.L\u2019examen, à l\u2019arrivée, montre un col long, épais, dilaté à cinq centimètres.Cœur fœtal positif à 144/min.Travail d\u2019une durée de treize heures.Tentative infructueuse de version par manœuvre interne sur un utérus moulé.Césarienne décidée.Naissance à 5 h.45 p.m.d\u2019un bébé de sexe féminin pesant cinq livres et quatorze onces et ayant respiré spontanément.Suites opératoires sans complication.Observation 8.Mme J.-P.P., 33 ans, para VI.Grossesse gémellaire de 40 semaines.Arrive à l\u2019hôpital le 5 octobre 1959, à 1 h.45 a.m,, après avoir accouché à domicile d\u2019un premier bébé mâle, le 4 octobre à 11 h.30 p.m.Référée à l\u2019hôpital pour présentation transversale du deuxième bébé.Membranes rompues à domicile.Version par manœuvre interne et grande extraction du siège.Mauriceau.Naissance à 2 h.14 a.m.d\u2019un bébé mâle de 5 livres et 2 onces.Etat satisfaisant du bébé.Jumeaux identiques à l\u2019inspection du placenta.Congé le 10 octobre 1959.L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 Observation 9.Mme J.A., 35 ans, grav.IV, para III.40e semaine de gestation.Hospitalisée du 28 janvier au 17 février 1959.Patiente diabétique traitée à l\u2019insuline.Pèse 300 livres et plus.Ne perçoit plus les mouvements de son fœtus depuis deux semaines.Admise à l'hôpital non en travail, sous observation.Impossibilité de faire le diagnostic de la présentation cliniquement.Une plaque simple de l\u2019abdomen montre un fœtus en présentation transversale avec tous les signes radiologiques de mort fœtale (chevauchement des os du crâne, halo autour de la tête fœtale, présence d\u2019air dans les cavités cardiaques et dans les gros vaisseaux).Aucune induction du travail.A 1 h.am, le 12 février, début du travail.Après 7 heures, la dilatation est complète et les membranes sont rompues artificiellement.Liquide amniotique rougeâtre.Version par manœu- vre interne.Grande extraction du siège.Accouchement à 6 h.30 a.m.d\u2019un bébé mâle macéré.La patiente reçoit son congé le 17 février avec instruction de se faire suivre à la clinique externe de nutrition re: diabète.Observation 10.Mme D.B., 32 ans, grav.VI, para V.Sulvie régulièrement durant sa grossesse au dispensaire de l\u2019Assistance maternelle.Référée à l'hôpital pour travail laborieux et rupture spontanée des membranes depuis 24 heures à domicile.Arrive à l'hôpital le 3 août 1959, à 8 h.30 p.m.La dilatation cervicale est lente.Le diagnostic de présentation transversale avec procidence du membre supérieur droit est fait à la salle d\u2019accouchement.Version laborieuse par manœuvre interne.Grande extraction du siège.Naissance d\u2019un bébé mâle le 5 août 1959.à 2 h.am.Respiration artificielle, intubation trachéale.Séquelle obstétricale: parésie brachiale gauche.Enfant opéré un mois après la naissance pour sténose hypertrophique du pylore.Régression totale de la parésie brachiale.Observation 11.Mme F.C., secondipare de 38 ans.Arrive a l\u2019hôpital le 9 mai 1959, à 2 h.p.m.Membranes rompues depuis 12 heures.Présentation transversale notée à l\u2019arrivée à l\u2019hôpital et dilatation à 7 centimètres.Tentative de version par manœuvre interne à dilatation complète.Manœuvre infructueuse à cause d\u2019un utérus moulé.Cœur fœtal à 100/min.Césarienne faite deux heures après l\u2019arrivée à l\u2019hôpital.Bébé mâle mort à la naissance. L'Union Méd.Canada FTome 90 \u2014 Janv.1961 Observation 12.Mme M.F., 35 ans, grav.VII, para VI.40e semaine de gestation.Arrive à l\u2019hôpital le 22 juillet 1958, à 6 h.45 p.m,, à dilatation complète et avec membranes intactes.L\u2019examen abdominal révèle une tête au niveau du flanc droit.Rupture artificielle des membranes.Version par mañœuvre interne.Grande extraction du siège.Mauriceau.Naissance à 7 h.50 p.m.d\u2019un bébé de sexe féminin de 8 livres qui respire spontanément.Post-partum normal.Congé cinq jours après l\u2019accouchement.Observation 13.Mme R.P., 19 ans.Quatrième grossesse.D\u2019après la date des dernières menstruations et d\u2019après le volume utérin, la patiente nous semble à terme.Elle arrive à l\u2019hôpital le 7 octobre 1958, à 8 h.30 p.m.Dilatation de 6 centimètres.Deux heures après, la dilatation est complète et les membranes sont encore intactes.Après rupture des membranes, on pratique une version par manœuvre interne et une grande extraction du siège.À 11 h.p.m., apres fun travail qui a duré 7 heures, la patiente accouche {d\u2019un bébé mâle qui pèse 6 livres.Délivrance artificielle.Post-partum normal.Résumé Nous avons relevé les treize cas de présentation transversale durant les deux dernières années, dans le service d\u2019Obstétrique.Nous avons retrouvé, comme facteurs étiologiques importants, la multi- parité, la prématurité, la gémellité, le placenta praevia et les malformations fœtales.majorité des cas vu que le syndrome de « l\u2019épaule négligée » se rencontre de plus en plus rarement.Le pronostic fœtal demeure grave.Une mortalité fœtale de 20% semble attribuable à l\u2019incidence augmentée de procidence du cordon.La conduite à tenir: la version par manœuvre externe, durant le dernier mois de la grossesse, Le pronostic maternel est bon dans la grande AMYOT er LAMONDE : PRÉSENTATIONS TRANSVERSALES 47 trouve ici une indication de choix; la césarienne semble être le mode d\u2019accouchement qui pourra améliorer la survivance fœtale; par contre, la version par manœuvre interne demeure l\u2019intervention idéale lorsque les conditions pour la pratiquer sont respectées.Summary Thirteen cases of transversal presentation were seen in the obstetrical service during the last two years.Etiology revealed to be multiparity, prematurity, multiple pregnancy and foetal abnormalities.Maternal prognosis is good, the \u201cneglected shoulder\u201d being almost completly disappeared.Fetal prognosis remains serious since the incidence of prolapse of the cord is encountered more frequently.External version has his best indication during the last month of pregnancy.Cesarian section seems to be the accurate type of delivery for a better fetal salvage, although internal version has some indications in certain specific circumstances.BIBLIOGRAPHIE 1.Nicholson J.EASTMAN: édition, 1956.2.Robert MERGER, Jean LEVY et Jean MELCHIOR: Précis d\u2019obstétrique, 1957.3.N.J.EASTMAN: Transverse presentations.Amer.J.of Obstet.and Gynec., 24: 40 (juillet) 1932.4.Calvin M.JOHNSON: Transverse presentations of the fetus.Amer.J.of Obst.and Gynec., 57: 765 (avril) 1949.5.E.C.GARBER: Transverse presentations of the fetus.Amer.J.of Obst.and Gynec., 61: 62 (janv.) 1951.6.HOLMES: Transverse presentations of the fetus.Discussion.Am.J.of Obst.and Gyn., 61: 62 (janv.) 1951.7.L.H.CALKINS et E.W.J.PEARCE: Transverse presentations.Am.J.of Obst.and Gynec.9: 124 (fév.) 1957.8.Charles L.STEVENSON: Transverse or oblique presentation of the fetus in the last 10 weeks of pregnancy.Amer.J.of Obst.and Gynec., 58: 432, 1949.| 9.Bruce A.HARRIS et John W.W.EPPERSON: An analysis of 131 cases of Transverse Presentation.Amer.J.of Obstet.and Gynec., 59: 1105, 1950.10.WOOD et FOSTER: Oblique and transverse foetal lie.The J.of Obst.and Gynec.of the Brit.Empire, 66: 75 (février) 1959.Williams \u2014 Obstetrics.1le MOUVEMENT MÉDICAL L'ANESTHÉSIE AU NUMORPHAN-PENTOTHAL-Ns,O ! Yvon RONDEAU, Marc KNAFF et Michael KEERI|-SZANTO ?La recherche constante d\u2019agents thérapeutiques augmentant l\u2019action des anesthésiques par inhalation a doté l\u2019anesthésie moderne de méthode combinées fort avantageuses.Depuis quelques années déjà, était en vogue dans plusieurs milieux, la méthode associant le pouvoir analgésique du protoxyde d\u2019azote à celui de la mépéridine avec un myorésolutif comme adjuvant.Tout récemment, est venu s\u2019ajouter à l\u2019arsenal analgésique une substance de synthèse partielle qui, tout en ayant moins d\u2019effets secondaires que la morphine, possède une action analgésique dix fois plus puissante: cette substance, appelée Numorphan (oxymorphone), nous a tout de suite intéressés en ce qu\u2019elle pouvait être avantageuse pour l\u2019anesthésiste durant la phase peropératoire.Les recherches cliniques que nous avons menées sur une centaine de cas à l'Hôpital Notre-Dame, se sont avérées très satisfaisantes et prometteuses.Nous pouvons dire d\u2019emblée que nous avons été frappés par la grande rapidité d\u2019action, par la précision de la méthode et par une remarquable stabilité des signes hémodynamiques: ce qui comporte, à notre avis, un progrès appréciable sur les autres techniques employant en association au protoxyde un potentialisateur.Après une description sommaire de la méthode que nous avons développée, nous en discuterons les inconvénients, les avantages ainsi que les indications.TECHNIQUE ANESTHÉSIQUE.I.\u2014 Prémédication.a) La veille de l\u2019opération: Tuinal 100 mg.per os.b) Le matin de l\u2019opération: avant 8 h.a.m., un barbiturique (per os, 100 mg.) d\u2019action rapide, intermédiaire ou lente, selon l\u2019heure prévue de l\u2019opération.Une heure avant l\u2019opération: Phenergan 50 mg.et Scopolamine 1/150 gr.intramusculaire.Cette médication qui ne comporte aucun narcotique nous amène en général, à la salle d\u2019opération, un patient sans appréhension, somnolent et 1.Cette étude a été subventionnée par un don du Laboratoire Endo, Richmond Hill, N.Y.2 Service d\u2019Anesthésie de l\u2019Hôpital Notre-Dame, Montreal.qui répond bien à nos questions.L'effet clinique se classe en cinq groupes, ce qui nous donne un critère d\u2019appréciation pour les doses nécessaires de mixture Pentothal-Numorphan durant la phase de maintien.1 \u2014 Prémédication non satisfaisante.II \u2014 Patient manifestant une légère appréhension.III \u2014 Patient calme mais non somnolent.IV \u2014 Patient somnolent.V \u2014 Patient sur-dosé et déprimé.II \u2014 Mixture employée (P/N ).Pour 10 cc.de solution: Pentothal 2.5% - 9.7 cc.; Numorphan 0.15% - 0.35 cc., ajouté à l\u2019aide d\u2019une seringue à tuberculine.Chaque ce.de mixture donne 24 mg.de Pentothal \u2014 50 microgram de Numorphan.IIT \u2014 Induction et intubation.L\u2019opéré reçoit une dose initiale de 3 ce.de mixture et dès le début respire du protoxyde d\u2019azote (2 litres/min.) en circuit semi-fermé et de l\u2019oxygène (1 litre/min.).La respiration, assistée au début, est bientôt contrôlée.Les premières doses successives de mixture se donnent en quantité de 2 cc.aux 3 minutes environ.L\u2019intubation s\u2019effectue quand l\u2019apnée survient, en général, après 6 à 8 minutes.A ce moment, un curarisant de synthèse (Brevidil) s\u2019administre à la dose moyenne de 50 mg.La dose moyenne de mixture P/N nécessaire avant de procéder à l\u2019intubation est de 5 à 7 cc.IV \u2014 Maintien.L\u2019anesthésie se continue avec le même mélange de gaz (N20-O;).Nous ajoutons de I\u2019Anectine en perfusion à 0.2% selon les besoins.D\u2019après ses réact ons, le patient reçoit 1 cc.à la fois de mixture P/N.Sa respiration est contrôlée soit manuellement, soit mécaniquement.La perfusion d\u2019A- nectine est arrêtée après la fermeture du péritoine.Le protoxyde d\u2019azote n\u2019est arrêté qu\u2019à la fin de l\u2019opération et alors le patient s\u2019éveille spontanément.Nous laissons le patient reprendre sa respiration, soit à la fermeture du péritoine, soit à la toute dernière minute de l\u2019opération si la narcose semble trop légère. L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 CRITIQUE DE LA MÉTHODE.I \u2014 Contre-indications absolues.Elles sont assez rares, mais très précises: a) Inexpérience de l\u2019anesthésiste avec les dépres- seurs et les narcotiques.b) Une histoire de sensibilité spéciale aux opiacés ou aux thiobarbituriques.II \u2014 Contre-indications relatives.a) Déficience hépatique grave.b) L\u2019extrême jeunesse du patient.III \u2014 Inconvénients.Quoique mineurs, les inconvénients doivent être signalés tout de même.a) Difficulté surtout au début (environ dans les 20 premières minutes) de bien équilibrer la profondeur d\u2019anesthésie de façon à éviter la toux sur le tube endotrachéal ou des réactions lors du badigeonnage.Cet inconvénient peut exister pour un novice dans l\u2019emploi de la méthode et disparaîtra avec une plus grande expérience.b) Nécessité d\u2019avoir, à la portée de la main, un myorésolutif au cours de toute intervention sinon, on risque de voir réagir le patient lors d\u2019un stimulus chirurgical assez intense.Ceci, en somme, est un bien faible désavantage, car la succinylcholine en perfusion s\u2019administre facilement et s\u2019élimine très rapidement.ec) Difficulté pour l\u2019anesthésiste de maintenir le niveau idéal de narcose chez son patient en évitant les sous-dosages ou les sur-dosages.En effet, la dose d\u2019anesthésiques intraveineux dont le patient a besoin suit une courbe très précise (1, 2) suivant la surface corporelle, la rapidité du métabolisme et l\u2019état général.Cette courbe, dont nous connaissons maintenant les variantes principales, s\u2019exprime mathématiquement ainsi: Y \u2014 At + B (1-e- New Brunswi \u201c> = Lid a he) © Sr\u201d Le Distributeurs bdnada a + 8 cs Cri Eras o © , Herdt, Ehirtog Inc, Montréal 100 Traitement des cancers \u2014 Epithéliomas \u2014 Leucémies \u2014 Sarcomes.Directives médico-chirurgicales.Travail de l'Inst.Gustave Roussy (Centre clinique et thérapeutique) de la Chaire de cancérologie médicale et sociale, et de la Chaire de clinique chirurgicale cancérologique.Un vol.de 384 pages: 50 N.F.\u2014 G.Doin et Cie, édit., Paris, 1960.La conception du traitement des cancers est encore fondée, actuellement, sur la notion du passage successif par trois phases: locale, ganglionnaire et de généralisation, et de l\u2019utilité qu\u2019il y aurait à avancer le moment du traitement afin d\u2019esayer de limiter l\u2019extension redoutée.Mais, à notre époque, les malades sont examinés de plus en plus près de leur premier symptôme clinique.La thérapeutique a vu son action s\u2019étendre considérablement et, cependant, la qualité moyenne des résultats observés ne s\u2019est pas améliorée en proportion.Bien des médecins ont pensé qu\u2019il fallait dès lors reviser ces données cliniques.La maladie cancéreuse passerait d\u2019abord par la première phase précancéreuse biologique, où il n\u2019est pas possible de prévoir le développement prochain d\u2019une lésion maligne, bien que certaines recherches expérimentales puissent permettre de penser que des modifications biologiques existent déjà.Une seconde phase correspond au pré-cancer morphologique, où se manifestent des modifications cellulaires qui peuvent (et ne doivent pas nécessairement) évoluer vers une lésion évolutive, donc maligne.La phase suivante est celle du cancer pré-clinique, caractérisée par des lésions malignes pré-évolutives, mais dont les faibles manifestations n\u2019ont pas attiré l\u2019attention du malade qui en est l\u2019hôte.Enfin, dans la dernière phase, le cancer émerge, se manifeste.Cette dernière phase est de courte durée en moyenne par rapport à l\u2019ensemble des autres périodes silencieuses.Lorsque la maladie se manifeste, bien des choses ont eu lieu, conséquence des relations hôte-tumeur.Ces circonstances déterminent les probabilités évolutives de la maladie qui pourrait être une forme loco-régionale « non-lym- phophile », ou à tendance loco-régionale «lymphophile » ou dans la troisième catégorie, la forme « diffuse ».Ces notions nouvelles vont influencer nos conceptions thérapeutiques.La chirurgie et les radiations doivent guérir les formes loco-régionales, doivent être employées dans les formes lymphophiles avant une extension trop importante, mais ne nous permettent pas d\u2019agir dans les formes diffuses.Il est donc de première importance de connaître au plus tôt à quelle catégorie chaque cancer appartient et 1l n\u2019est pas possible d\u2019envisager le cancer comme une entité globale à laquelle s\u2019adapte un traitement univoque que l\u2019on essaie de réaliser de plus en plus tôt et de plus en plus largement.Voulant rester tout à fait pratique, ce livre traite, après une importante introductien sur l\u2019histoire naturelle du cancer et sur les possibilités du diagnostic précoce, successivement des possibilités d\u2019action thérapeutique, du rôle et des indications de la chirurgie.Le problème de l\u2019utilisation des radiations est évoqué depuis son aspect théorique et didactique jusqu\u2019au rôle LIVRES REÇUS L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 des radiations sur les tissus en général, jusqu\u2019aux techniques d\u2019emploi des radiations, et se termine par leurs indications pratiques.Un important chapitre est ensuite consacré à l\u2019aspect médical du traitement; c\u2019est-à-dire non seulement à l\u2019emploi des différents produits chimiques qui sont successivement évoqués, mais aussi à la chimiothérapie des antibiotiques.Des indications thérapeutiques sont reprises point par point suivant les différentes localisations.D\u2019importantes tables des matières guident le lecteur à travers ces différents problèmes.Evacuation des excreta dans les zones rurales et les petites agglomérations.Par E.G.WAGNER et J.N.LANOIX, Genève, 1960.(O.M.S.: Série de Monographies, No 39), 196 pages.Prix: $4.00.Publié également en anglais et en espagnol.De quelque origine qu\u2019ils soient, les déchets ont toujours été, pour la santé de l\u2019homme, une source de dangers réels ou potentiels.Cenpendant, il a fallu du temps pour que lon s\u2019avisit de les traiter, pour leur enlever toute nocivité.Depuis quelques années les risques auxquels l\u2019exposent les déchets radioactifs préoccupent beaucoup le grand publie.Moins frappant, mais beaucoup plus ancien, le problème des excreta humains et animaux qui sont à l\u2019origine de tant de maladies est aussi d\u2019importance capitale.Dans les agglomérations urbaines, l\u2019évacuation de ces déchets se fait le plus souvent dans des conditions satisfaisantes mais la menace de contamination qu\u2019ils représentent continue de peser, dans le monde entier, sur les populations de bien des régions rurales.Dans sa Série de Monographies, l\u2019Organisation mondiale de la Santé vient de publier, sous le titre: Evacuation des excreta dans les zones rurales et les petites agglomérations, par E.G.Wagner et J.N.Lanoix \u2014 un ouvrage qui devrait servir de guide pratique à tous ceux qui s\u2019occupent de ce problème.Ses auteurs ont essayé d\u2019épuiser un sujet qui n\u2019avait été traité que partiellement jusqu'ici; leur objet a été de fournir une documentation technique précise sur tous les types d\u2019installations sanitaires qui conviennent pour les régions rurales et les petites collectivités, en tenant compte des obstacles sociaux et psychologiques à surmonter pour amener l\u2019individu à changer ses habitudes et pour gagner la confiance des populations.L\u2019ouvrage commence par un aperçu de l\u2019importance de l\u2019évacuation des excreta: on y verra que dans de vastes régions du monde et même dans certaines localités de pays avancés, il est urgent d\u2019organiser convenablement l\u2019évacuation des excreta et que les aménagements recommandés se traduiront non seulement par une amélioration de la situation sanitaire générale mais aussi par des avantages économiques et sociaux appréciables.Suit un examen du rôle de la famille, de la collectivité et des organismes publics dans les programmes de construction d\u2019installations sanitaires et dans les campagnes d\u2019éducation propres à assurer l\u2019utilisation correcte de ces installations.Un important chapitre technique décrit les divers types de latrine, installations qui s'imposent dans beaucoup de régions rurales du seul fait que les méthodes à entraînement par l\u2019eau y seraient trop coûteuses.Le choix et la constructions des latrines y sont examinés, ainsi que les L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 FORMULE ADULTES ENFANTS Calcium acétylsalicylate.0.40 gr.0.20 gr.Dihydroxypropylthéophylline 0.15 gr.0.10 gr.GRIPPE Quinine sulf.0.10 gr.0.06 gr.Racine d'aconit pulv.0.02 gr.0.005 gr.BRONCHO-PNEUMONIES Guaiacol.0.05gr.0.003 gr.Eucalyptol.0.05 gr.0.03 gr.REFROIDISSEMENTS Camphosulfonate de Na.0.05 gr.0.02 gr.Excipient spécial q.s.LARYNGITES INDEX THERAPEUTIQUE TRACHEITES De par la synergie existant entre ses composants, le Broncho-Grippol est doué des propriétés les plus BRONCHITES efficaces comme antipyrétique, comme antiseptique des voies respiratoires, comme eupnéisant et comme PNEUMONIES cardio-protecteur.Formule exclusive préparée por LES LABORATOIRES JUNOD, Genève, Suisse Seuls distributeurs au Canada | Herdt:Charton Ee 2245 ®ue¥viav@-Smontreal® MEDICATION DE CHOIX 59 102 aspects fondamentaux du problème de l\u2019évacuation: décomposition des excreta, quantité des déjections humaines; pollution du sol et des eaux souterraines; emplacement des latrines; facteurs techniques, humains et économiques.Viennent ensuite une brève analyse des critères à observer dans le choix d\u2019un mode d\u2019évacuation particulier et un exposé général sur les types de latrine les plus répandus, suivi de descriptions détaillées de chacun d\u2019eux.Une bonne partie du chapitre est consacrée à l\u2019étude du cabinet à fosse et du cabinet à eau, les deux installations les plus fréquemment adoptées.Parmi les types de latrine moins indiqués, sont étudiés la latrine à siphon hydraulique, à trou foré, à eau, les feuillées, ou latrines à tranchée, et la latrine suspendue.Les auteurs ont également décrit des installations répondant à des situations spéciales, par exemple le cabinet à compost, qui permet de conserver aux vidanges leur valeur d\u2019engrais sans risques excessifs pour la santé, et la toilette chimique, trop coûteuse pour être installée dans la plupart des régions rurales.L\u2019ouvrage comprend aussi un chapitre très documenté sur les systèmes à entraînement par l\u2019eau convenant pour les régions rurales, les institutions et les petites collectivités, où sont étudiées en détail la fosse septique et l\u2019évacuation de ses effluents.Les questions examinées comprennent en particulier: le traitement des résidus entrai- nés par l\u2019eau, les processus biologiques intervenant dans le fonctionnement des fosses septiques, les plans de fosse septique, les modes d\u2019évacuation de l\u2019effluent, y compris l\u2019irrigation sub-superficielle, les tranchées filtrantes, les filtres à sable et les filtres percolateurs.Dans la dernière partie de la monographie, l\u2019évacuation des excreta est envisagée du point de vue de la santé publique; on y trouve une liste des principaux éléments de tout programme d\u2019évacuation des excreta dans les zones rurales ainsi qu\u2019un exposé sur la formation et le rôle du personnel d\u2019assainissement chargé de ces programmes.Abondamment illustré, l\u2019ouvrage renferme suffisamment de détails techniques pour être d\u2019un grand secours à ceux qui s\u2019occupent pour la première fois de programmes d\u2019évacuation des excreta dans les zones rurales; il expose aussi quelques idées et conceptions nouvelles pouvant intéresser des spécialistes qui ont déjà une longue expérience du problème.Le texte a été revu par un grand nombre d\u2019experts de différents pays; leurs observations et suggestions ont aidé les auteurs à faire de leur ouvrage un véritable guide pratique pour les administrateurs de la santé publique, les médecins des services de santé, les ingénieurs sanitaires et les techniciens de l\u2019assainissement.Comité d\u2019experts de la Tuberculose.Septième rapport.O.M.S.: Série de rapports techniques, 1960, No 195, 19 pages.Prix: $0.30.Publié également en anglais et en espagnol.Il est vrai que d\u2019autres facteurs, en particulier l\u2019élévation générale des niveaux de vie, ont contribué au succès de la lutte antituberculeuse, mais l\u2019action directe contre la maladie joue toujours un rôle très important et, en fait, est devenue de plus en plus efficace.Naguère encore, on s\u2019employait surtout à soigner les malades en sanatorium ou à l'hôpital.Aujourd\u2019hui, il est possible d\u2019étendre l\u2019action antituberculeuse à la collectivité tout entière.En outre.les progrès accomplis depüis dix ans, principalement LIVRES REÇUS L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 la mise au point de médicaments efficaces, permettent désormais de combattre la tuberculose dans des pays où la lutte n\u2019avait pas encore pu être activement engagée.En septembre 1959, l'OMS a réuni à Genève un Comité de la tuberculose pour faire le point de la situation et revoir à la lumière des faits nouveaux le programme de lutte antituberculeuse de l\u2019Organisation.Dans son rapport, le Comité examine la valeur des enquêtes de fréquence globale comme moyen de déterminer l\u2019ampleur du problème tuberculeux ainsi que les facteurs qui influent sur l\u2019épidémiologie de la maladie.Dans une analyse des méthodes d\u2019examen pour le dépistage de la tuberculose pulmonaire, le Comité met en parallèle l\u2019épreuve tuberculinique (test de Mantoux en particulier), l'examen radiologique et l\u2019examen bactériologique des crachats.Passant en revue les mesures préventives \u2014 notamment la vaccination par le BCG et la chimioprophylaxie \u2014 il souligne que les mesures prophylactiques traditionnelles, par exemple l'isolement des contagieux, n\u2019ont rien perdu de leur importance.Le Comité estime que, dans les pays aux ressources limitées où la tuberculose constitue un problème grave, il est préférable, au début, de consacrer les moyens disponibles à l\u2019administration à domicile de médicaments antituberculeux plutôt qu\u2019à la construction d\u2019hôpitaux.Parmi les autres sujets traités par le Comité figurent notamment le dépistage des cas de tuberculose par des dispensaires fixes et des formations mobiles, l\u2019organisation d\u2019un programme antituberculeux et le rôle de l'OMS dans la lutte antituberculeuse sur le plan mondial.Comité d'experts des Maladies vénériennes et des Tréponé- matoses, cinquième rapport.O.M.S.: série de rapports techniques, 1960, No 190; 82 pages.Prix: $0.60.Egalement publié en anglais et en espagnol.Le Comité examine dans ce rapport diverses questions relatives à sa spécialité, en se référant aux acquisitions récentes de la médecine.Il analyse l\u2019Arrangement de Bruxelles de 1924 (relatif au traitement des maladies vénériennes chez les gens de mer) en fonction des possibilités de traitement simplifié dont on dispose actuellement ; 1 Ireléve qu\u2019il est nécessaire d\u2019améliorer la déclaration des cas et de tenir compte du développement des normes sérologiques internationales et des méthodes de laboratoire et autres.Le rapport passe en revue l\u2019état actuel du traitement des principales maladies vénériennes et note en particulier la difficulté de lutter contre la blennorragie, ainsi que les raisons et les solutions possibles de ce problème.Un exposé est consacré aux méthodes à employer pour l\u2019éradication des tréponématoses endémiques et la conduite des campagnes de masse, spécialement contre le pian; à cette occasion, le rapport examine la question de l\u2019accroissement des risques de réactions allergiques à la pénicilline la suite de la généralisation de l\u2019emploi de cet antibiotique et des applications inconsidérées de celui-ci.Des indications sont données sur la nature et la fréquence de ces réactions, sur les moyens de les prévenir de l\u2019échelon de la santé publique et à l\u2019échelon individuel; le Comité formule à ce sujet des recommandations sur les recherches à entreprendre.L\u2019emploi de médicaments autres que la pénicilline pour le traitement >, x\" 5 Te Ae «Fa Ys Yr \u2014 = Ea TET Ta err \u2014e CE \u2014 ~~ \u2014 ==.= = \u2014 FT ce = > - nie rpm 2 oy i SEES = 2 Be 55.ses A 5 5 0 22 A a = ses ; ve 3 1 iS8 x: a.wr % A M3 4 gr ae a £ a ss, ak 2 a 3 FKL 5 Ta oa 355 à A 9 HT fi 2.8 a 55 ve LH À % 2 = ee A * à © = So a ve x: go: SY JE 5 ES Fares A + 53 3 34 a i = s£ 3 Ww SH = ae a = 3 3 Te 5 A es Cr w a 3 5% 5 29 CTR ES iis 23 3 us SE A RF Se 7 iE 38 % À Se 7 LE 5 KE 6 ei = 5 A 2 8 ce > A US 5 es ce i Li I Ra TY SE UE ss.Se 3 Sa SO a Sr es 5 A x = 3 5 CS i x LS 1 Vi 2 os 7 5 & ES RS SA 7 Ss 7 5 i Sy Si oh Rs & yi i, 5: NE 5 3 = PES EE GE x hos Se a.vs 2 Re a Net ete à 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RE fir: CE 2 se = SHE id = rs eh > Eo 5 ge IR RE: fis 3 ques 7 Es 4 sa SR sis se 2X te So oH 2 i ci i es = meilleure utilisation du fer dans les cas d'anémie Grâce à l'effet de l'érythropoïetine fabriquée à l'aide du cobalt, le Roncovite permet une meilleure utilisation du fer en activant le processus physiologique normal, ce qui s'avère très favorable pour le patient anémique.Le \u201cCycle physiologique\u201d ne \u201cA notre avis, l'association fer-cobalt (Ron- covite) s'avère sûre et très efficace dans le traitement de routine des cas d\u2019anémie hypochromique et de la majorité des cas d\u2019anémie normochromique.\u201d Gosselin, G.et Long, L.A.Applied Therapeutics, 2:453 (juin) 1960.Posologie: Un comprimé après chaque repas et au coucher.Présentation: Dragées rouges, entériques, contenant 15 mg.de chlorure de cobalt et 0.2 Gm.de sulfate ferreux pulvérisé, flacons de 100 et 1000.On peut aussi se procurer: Roncovite MF (formule modifiée).Dragées vertes, entériques, contenant 15 mg.de chlorure de cobalt et 100 mg.de sulfate ferreux pulvérisé, flacons de 100 et 1000.Ce Hoechst Pharmaceuticals of Canada Limited, Montreal ; .fe * Cobalt aide à la formation de l'érythropoïotine. J/Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 Suppositoires a l'hydrocortisone de Les Wyanoids HC sont une association d'hydroi lénitifs de la formule des Wyanoids qui ont sub lis soulagent la démangeaison, la \u2018sensation réduisent l'inflammation et l'oedèm En boîte de 12 suppositoires CONTRE LES HÉMORROÏDES Suppositoires anti-hémorroïdoires ; les Wyanoids soulagent rapidement a \u201cdémangecison, la sensatio.cuisson et la douleur qui accompagnent les hémorroïdes simples; ils agissent localement contre le spasme du sphincter rectal et exercent une acti O1 décongestive sur la muqueuse rectale.En boîte de 12 suppositoires Autre forme: Onguent Wyanoid, en tube do \" Well | Marque déposée _ WALKERVILLE, ONTARIO | 106 des tréponématoses est également envisagé.On trouve dans le rapport un aperçu de l\u2019état actuel des travaux de l'OMS concernant, d\u2019une part, la standardisation internationale et, d\u2019autre part, les problèmes de sérologie et de laboratoire que posent les maladies vénériennes.Un chapitre spécial est consacré à l\u2019organisation des recherches et des suggestions sont présentées pour les activités suivantes: échange d\u2019informations scientifiques, établissement d\u2019une nomenclature et d\u2019une classification uniformes applicables au pian et à la syphilis, formation du personnel auxiliaire et de ses instructeurs en vue des campagnes de masse, et enfin communication de renseignements sur les maladies vénériennes et œuvre d\u2019éducation sanitaire à accomplir auprès des groupes d\u2019âge spécialement exposés au risque d\u2019infection.Comité mixte FAO/OMS d'experts de l'Hygiène du Lait, deuxième rapport.O.M.S.: série de rapports techniques, 1960, No 197, 60 pages.Prix: $0.60.Publié également en anglais et en espagnol.Les problèmes de l\u2019hygiène du lait et de sa contamination par les micro-organismes, les royonnements, les insecticides ou les antibiotiques retiennent constamment l\u2019attention des autorités nationales comp\u201ctentes et des organisations internationales intéressées.Le Comité mixte FAO/OMS d\u2019experts de l\u2019Hygiène du Lait a réuni récemment des participants venus de neuf pays.Le rapport de ce Comité vient compléter, mais non remplacer, le premier rapport d\u2019un Comité mixte d\u2019experts FAO/OMS, publié en 1957, qui traitait prineipalement des règles d'hygiène à observer pour la production du lait liquide à la ferme et pour sa manutention et son traitement dans les laiteries.Outre qu\u2019il met à jour la documentation concernant notamment l\u2019intoxication par l\u2019entérotoxine staphylocoe- cique et les infections à streptocoques, le nouveau rapport signale la découverte récente de la transmission possible par le lait de l\u2019encéphalite à tiques; y sont également abordés la question du contrôle de l\u2019hygiène de la préparation des produits laitiers (beurre, fromage, vrème glacée, lait sec et laits fermentés) ainsi que les problèmes spéciaux de l'hygiène du lait et des produits laitiers dans les pays chauds où l\u2019industrie laitière se développe de plus en plus rapidement et présente la plus haute importance pour une population en constante expansion.Le rapport est accompagné d\u2019un code de principes concernant le lait et les produits laitiers, établi sous les auspices de la FAO, ainsi que de définitions et notes très utiles concernant les moins connus des produits laitiers utilisés dans divers pays d\u2019Europe et d\u2019Asie.Groupe d\u2018étude de l\u2019Epidémiologie du Cancer du Poumon.Rapport.O.M.S.: série de rapports techniques, 1960, No 192; 14 pages.Prix: $0.30.Publié également en anglais et en espagnol.Un groupe d\u2019experts provenant de sept pays différents s\u2019est réuni à Genève en novembre 1959 pour passer en revue les connaissances actuelles sur l\u2019étiologie du cancer du poumon et pour suggérer les moyens appropriés pour développer ces connaissances.Le rôle de la fumée de cigarette et celui d\u2019autres facteurs tels que la pollution de l\u2019air, certaines causes indus- LIVRES REÇUS L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 trielles spécifiques, les radiations ionisantes, certaines maladies pulmonaires chroniques et enfin le rôle de l\u2019hérédité en tant que facteur étiologique possible du cancer du poumon, ont été discutés.Le Groupe d\u2019étude a souligné l\u2019intérêt qu\u2019auraient des études spéciales sur la morbidité pour procurer des renseignements épidémiologiques permettant d\u2019expliquer la fréquence de plus en plus grande de cette maladie dans certaines contrées.Ces études spéciales devraient porter sur les raisons pour lesquelles il existe dans la distribution géographique du cancer du poumon des différences parfois importantes.Il serait également intéressant d\u2019entreprendre des études fondées sur le typage histologique et le Groupe d\u2019étude a recommandé que l\u2019on entreprenne des enquêtes sur la fréquence relative du cancer du poumon en utilisant les techniques de typage utilisées au Centre international des Tumeurs du Poumon créé par l'OMS à Oslo sous la direction du Professeur L.Kreyberg.Le Groupe d\u2019étude a également suggéré que soient menées des enquêtes dans des populations peu exposées à un agent spécifique et dans des populations particulièrement exposées, au contraire, à un tel agent.Enfin il serait utile d\u2019étudier des populations exposées de façon significative à plusieurs agents à la fois, de même que des études génétiques et expérimentales.Résistance aux insecticides et lutte contre les vecteurs.Dixième rapport du Comité OMS d'experts des Insecticides.©.M.S.: série de rapports techniques, No 191, 1960; 106 pages.Prix: $1.00.Publié également en anglais et en espagnol.Le dixième rapport du Comité OMS d\u2019experts des Insecticides est consacré essentiellement aux problèmes pratiques que pose la résistance aux insecticides et aux moyens de la combattre.Il y est surtout question des méthodes d\u2019épreuve types pour déterminer la sensibilité ou la résistance des insectes aux insecticides.A la suite de nombreuses expériences, on a modifié quelque peu les méthodes utilisées pour les moustiques adultes et les larves.La méthode applicable aux poux du corps reste valable, mais il en existe d\u2019autres qui devront être mises à l\u2019essai car elles semblent présenter certains avantages.Le Comité a préparé des techniques d\u2019épreuve provisoires pour les punaises de lit, les puces et les phlébotomes et en a recommandé Jl\u2019application expérimentale.Il a également été prévu des méthodes analogues pour les larves de simulies, la mouche tsé-tsé et les conorhines, mais elles ne sont pas encore au point.Dans l\u2019essai biologique des dépôts d\u2019insecticides sur les surfaces murales, l\u2019expérience a démontré la supériorité de la chambre d\u2019exposition conique sur la chambre en forme de boîte de Petri.On recommande donc l\u2019emploi de la chambre d\u2019exposition conique.Le rapport discute de l\u2019expression « résistance de comportement ».Dans son sens strict, elle doit être réservée à des populations de moustiques dont le comportement a été modifié par sélection de telle façon qu\u2019elles évitent d\u2019absorber des doses létales d\u2019insecticide.Dans un sens plus large, on l\u2019a appliquée à l\u2019irritabilité accrue au DDT que manifestent certaines populations d\u2019insectes.En cas d\u2019apparition d\u2019une résistance aux hydrocarbures chlorés, on pourrait remplacer ces derniers par du pyrèthre.Vu son faible effet rémanent, ce produit ne peut être employé que si l\u2019on désire étourdir rapidement et éliminer temporairement les insectes.À l'heure actuelle, il serait (Suite à la page 111) L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 65 4 A un nez enchifrené } \u2019 n'a plus sa raison d'être aujourd hui L'adolescent qui cesse de renifler et commence à respirer librement en quelques minutes avec libération des voies aérifères .sans aucune sensation d'énervement ni irritation nasale .est sous |\u2019 \u201cEffet du Novahistine\u2019\u2019 obtenu avec les capsules Novahistine Fortis ou I'élixir Novahistine au goût agréable.Chaque petite capsule de Novahistine Fortis, que les enfants avalent facilement, contient 10 mg.de phényléphrine HCI et 12.5 mg.de maléate de phénira- mine.Posologie: 5 à 12 ans, 1 capsule q.i.d.Pour le jeune enfant ou quand il y a une préférence marquée pour un médicament liquide, prescrivez l'élixir Novahistine au goût agréable, renfermant la moitié de la dose de phényléphrine (5 mg.) ÉLIXIR M DON MILLS Formerly E.B.Shuttleworth Limited sets | FORTIS en capsules Novahistine P ef PITMAN-MOORE OF CANADA LIMITED ONTARIO 66 Polyindicateurs colorimétriques instantanés pour la recherche de la protéinurie et de la glycosurie Bâtonnets réactifs MARQUE Présentation: Flacons de 125 1 trempement.10 secondes.2 résultats CA91760F COMPANY OF ©.CARABALTY Foronto -Qntaris f véritable cholérèse et spasmolyse sûre AMES DECGHOLIN avec Belladone 5 MARQUE DÉPOSÉE soulage la douleur spasmodique des muscles lisses - apaise l'intestin nerveux » facilite l\u2019évacuation biliaire et pancréatique présentation: comprimés DECHOLIN avec Belladone: acide déhydrocholique AMES: 334 gr.(250 mg), et extrait de belladone: Ve gr.(10 mg).En flacons de 100 et 1,000.activation thérapeutique de la sécrétion biliaire DECHOLI N (acide déhydrocholique ÂMES) MARQUE DÉPOSÉE - régulation médicale et postchirurgicale des troubles de la fonction biliaire - complément physiologique en gériatrie - constipation: détente physiologique naturelle sans purgation présentation: comprimés DECHOLIN, acide déhydrocholique AMEs: 3% gr.(250 mg).Flacons de 100 et 1,000.CA90260F L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 De plus en plus, le premier choix dans la pénicillo-thérapie orale à Ordonnance obligatoire *Marque déposée Brevetée en 1953 e la rapidité d'action que vous cherchez la sûreté d\u2019action dont vous avez besoin < une plus grande économie pour votre malade La PEN VEE**Oral peut se prescrire dans toutes les infections qui réagissent à la pénicilline per os .et même dans de nombreux cas habituellement traités à la pénicilline parentérale.PEN-VEE*Oral en comprimés, pénicilline V cristallisée, à 125 mg.(200,000 U.I.) et à 300 mg.(500,000 U.1.), en flacons de 12 et de 100 comprimés.Suspension PEN*VEE*, suspension per os de pénicilline V benzathine, à 90 mg.(150,000 U.I.) et à 180 mg.(300,000 U.I.) par cuillerée a thé de 5 c.c., en flacons de 2 onces liq.PEN-VEE - Oral ma COMPRIMÉS et SUSPENSION XXE. (OXYTETRACYCLINE ET GLUCOSAMINE) traitement efficace « sûr et bien toléré de la bronchite chronique enn PRESENTATION CAPSULES DE COSA-TERRAMYCINE 250 mg en flacons de 16 et de 100; 125 mg en flacons de 25 et de 100.\u201c GOUTTES PEDIATRIQUES DE COSA-TERRAMYCINE Flacons de 10 cc avec compte-gouttes.100 mg par cc.SIROP DE COSA-TERRAMYCINE 125 mg par 5 cc, en flacons de 60 cc et de 16 onces.La Science pour le bien-être universel PFIZER CANADA, Division de Pfizer Corp.5330, avenue Royalmount, Montréal 9, P.Q.An 40 i ol Fil Ra EE e EP POSOLOGIE PAR LVOIE BUCCALE Le dede di Bronchite IDOSE 50 mg (DURÉE: Il.\u201cDeux ; Une caps es six he semaine.Ce tre utile d :ntre autres \u2018hat, sans ré ence constante, :endance à urant les mois 2.\u201cUne semaine Une capsule de mg es six heures, durant sept jours, une semaine par mois, »ppose une utile barrière pé- lodique à l\u2019infection.Pp.\u201cTraitement a longue Pchéance\u201d.Une capsule de 250 mg toutes les six heures, durant les mois où le risque ast le plus grand.Cette poso- ogie doit être considérée dans es cas où, le crachat révèle une purulence durant tout \u2019hiver lorsque le malade est aissé sans traitement.N.B.: La posologie ci-dessus indique la dose moyenne pour les adultes.Elle peut être modifiée suivant l\u2019âge, le poids et l\u2019état du malade.2361PF LIVRES REÇUS 111 \u2014 69 (Suite de la page 106) bon de mettre à la disposition de tous les intéressés des informations récentes sur l\u2019utilité du pyrèthre dans la lutte contre les vecteurs.Les huit annexes au rapport comprennent, outre la description détaillée de méthodes pour déterminer la résistance aux insecticides, une version revisée des « Méthodes recommandées pour combattre les vecteurs».L\u2019Union Médicale du Canada en 1892 ASSOCIATION DES INTERNES DE L'HOPIT AL NOTRE-DAME Séance du 10 décembre 1891 Présidence du Docteur H.-E.Desrosiers.Janvier 1892.DE LA FÉCONDATION ARTIFICIELLE COMME MOYEN DE CORRIGER CERTAINS DÉPLACEMENTS UTÉRINS.Le docteur M.T.Brennan communique la note suivante : Je n\u2019ai nul désir d\u2019entrer dans l\u2019histoire de ce point de thérapeutique gynécologique, le but de notre Association étant de donner des travaux pratiques et originaux.Voici donc en quelques mots les résultats de mon expérience personnelle au sujet de cette mesure thérapeutique, que je crois avoir employée, sinon le premier à Montréal, au moins un des premiers, car je ne retrouve, dans nos journaux, aucun rapport de cas semblables à ceux que je présente ce soir.Observation I.\u2014 Il s\u2019agit d\u2019une jeune dame protestante, âgée de 25 ans, mariée depuis six ans, sans grossesse.Dans sa jeunesse, cette dame se promenait beaucoup à cheval, et, l\u2019année avant son mariage, elle avait souffert de constipation, de dysménorrhée, etc, sans toutefois en avoir fait part à personne.Mariée, elle a souffert pendant quelques mois de douleurs pendant le coït ou survenant le matin, après le lever, lorsque le coït avait été pratiqué même le soir.Ces douleurs duraient quelques heures; une selle les soulageait souvent, et alors la malade éprouvait le besoin d\u2019aller à la garde-robe le matin.Depuis, elle a toujours eu plus ou moins de douleurs, de pesanteurs dans le bas ventre, etc.Elle s\u2019était mise sous les soins de plus d\u2019un médecin et avait été traitée, comme elle le dit elle-même, pour mal de matrice, ayant même porté un pessaire pendant plusieurs mois.Le traitement subséquent n\u2019ayant pas été surveillé, la malade fut forcée d\u2019enlever elle-même ce pessaire.Quand je la vis pour la première fois, elle me consulta au sujet des douleurs qu\u2019elle éprouvait, en me demandant aussi pourquoi elle n\u2019avait pas d\u2019enfants.Un examen minutieux révéla l\u2019état suivant: rétroversion au second degré avec légères adhérences sacrées et prolapsus de l\u2019ovaire droit; aucune inflammation périutérine apparente; pas de sténose du col, ni d\u2019endocervicite, ni d\u2019endométrite; col un peu congestionné passivement.J\u2019explique à la malade la cause qui chez elle peut entraîner la stérilité.Elle me demande s\u2019il existe un moyen 70 \u2014 112 POUR TRAITER AU BUREAU OU A L'HÔPITAL la gamme des troubles psychiques des plus légers aux plus graves.thioridazine POSOLOGIE 2 MOYENNE GENERALE LIMITES Psycho-névrose traitée au bureau 10 mg.t.i.d.(30-75 ma.) 25 mg.b.i.d.(75 mg.) Psychoses\u2014 malades ; non hospitalisés 25 mg.t.i.d.(75-200 mg.) Psychoses\u2014 malades | hospitalisés 100 mg.t.i.d.(200-800 mg.) Troubles du comporte- ; ment chez l\u2019enfant 10 mg.b.i.d.(20-40 mg.) *Mellaril\u2014tranquillisant à champ d\u2019action élargi et pratiquement dépourvu de tout effet secondaire.CONDITIONNEMENT: Dragées de 10 mg., 25 mg.et 100 mg.SANDOZ SANDOZ PHARMACEUTICALS DORVAL, P.Q.L'UNION MÉDICALE DU CANADA EN 1892 L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 certain grâce auquel elle pourrait avoir des enfants.Je lui explique alors les moyens ordinaires de traitement de sa maladie et énumère les chances de succès.Fatiguée de ces traitements, elle n\u2019en veut plus.Je lui propose alors la fécondation artificielle comme mesure ultime, ayant soin cependant de bien établir que je ne me tiens en aucune façon responsable des désagréments ou accidents qui pour- ralent survenir par suite de l'emploi de ce traitement.A ce, elle et son mari consentent, tous deux voulant avoir à tout prix un héritier.M\u2019étant déclaré prêt à faire l\u2019opération, je demande un examen du sperme du mari.Je trouve les spermatozoaires de monsieur aussi vigoureux que possible et ne demandant qu\u2019un bon parti pour fabriquer un petit Ecossais.Tout étant donc propice, je procède à féconder artificiellement madame le 16 mai 1890, à 7 h.p.m.Je l\u2019avais préparée par des lavages vaginaux antiseptiques pendant plusieurs jours.Je dépose à l\u2019intérieur de l\u2019utérus le sperme recueilli immédiatement après le coït.L\u2019opération réussit pleinement en une seule séance; les spermatozoaires paraissaient ne pas avoir eu besoin de coup de fouet pour arriver au but, étant empressés de jouer leur rôle.Le 4 février 1891, à 10 h.a.m, je livre aux parents joyeux un fiston vigoureux qui, avant d\u2019être sorti de la vulve, proclamait à hauts cris l\u2019utilité de la fécondation artificielle, à laquelle il devait son être; un instant après, comme pour me remercier, il me serrait le doigt dans sa petite main pendant que j\u2019opérais la section du cordon; je l\u2019avais créé à coups de seringue, je le livrais au monde à coups de ciseaux.La grossesse avait été normale et nullement compliquée; les suites furent également normales.C\u2019est alors que j'instituai un traitement pour empêcher la reproduction des adhérences sacrées et prévenir une nouvelle rétroversion.Dans ce but, j'ai gardé la patiente dans la position horizontale pendant une trentaine de jours, mais par intervalles.évitant avec soin le decubitus dorsal, et préférant faire coucher la patiente de côté, et de temps à autre sur le ventre.Lorsque l\u2019involution utérine fut considérée complète, je fis de la faradisation pour tonifier les ligaments et appliquai un pessaire en 8 que je surveillai attentivement.Au bout d\u2019un mois et demi je pus enlever le pessaire et ne pas revoir le déplacement se reproduire.Cette femme est actuellement enceinte de six mois, naturellement cette fois.Elle me dit un jour: « Docteur, pouvez-vous me dire combien je vais en avoir?» \u2014 « Comment, lui répondis-je, c\u2019est difficile, cela; je vous ai mise sur la voie, mais ne sais quand vous arréterez.» \u2014 « Mais alors, reprit-elle tout bas, je croyais que vous pouviez en juger par la provision que vous aviez déposée dans ma matrice.» Elle croyait que j'avais compté les spermatozoaires et qu\u2019à chacun, je suppose, devait correspondre un bébé.Observation II.\u2014 Mon second cas, fécondé le 26 juillet 1890.était à peu près semblable au premier, mais il y avait des adhérences plus fortes de l\u2019utérus.Craignant un avortement possible, je n\u2019ai cédé qu\u2019aux instances des conjoints (des Allemands cette fois).Mêmes précautions préalables.Grossesse un peu plus orageuse au point de vue des vomissements.Madame accoucha d\u2019une fille qui me grogha « guten morgen» le 25 avril 1891.Traitement consécutif à peu près semblable au premier.| Ces derniers bons parents m\u2019avaient rémunéré pour la fécondation.et m\u2019avaient donné toute facilité pour suivre L'Union Méd.Canada LIVRES REÇUS 113 \u2014 71 Tome 90 \u2014 Janv.1961 attentivement la grossesse; mais quand il s\u2019agit de payer la délivrance, ils étaient si heureux qu\u2019ils ont oublié le fécondateur et ils sont partis pour le pays de la liberté sans songer à m\u2019indemniser, et emportant à la fois mon pessaire et mon bébé Abbott vous Conclusions.\u2014 1.La fécondation artificielle me paraît utile, sous toute réserve, dans les déplacements utérins avec , - - .e adhérences pas trop fortes de l'utérus aux parties voisines.2.Elle ne me paraît pas devoir être employée lorsqu\u2019il renselgne existe les moindres complications inflammatoires.3.II faut surveiller attentivement les suites de couches et profiter de l\u2019aide que la grossesse nous a donné pour Sur un corriger et maintenir corrigés les déplacements utérins.4.Il ne faudra employer la faradisation que lorsque l\u2019involution sera complète.di , ti h t 5.Afin de favoriser celle-ci, il faut traiter soigneuse- ure 1que Ypo enseur ment toute subinvolution.6.Il importe de n\u2019assumer aucune responsabilité au sujet du résultat de l'opération ou des conséquences naturelles administré ou sociales qui pourraient en résulter.7.Dans un cas, la durée de la grossesse a été de 264 jours; dans l\u2019autre, de 273 jours.44 fi ° ° 99 9.Le résultat de la fécondation, comme acte opératoire, Une OIS par jour a été parfait.9.Comme moyen thérapeutique, elle a favorisé la rup- >» ture lente des adhérences et a rendu possible un traitement plus efficace par la suite.(METHYCLOTHIAZIDE, ABBOTT) le thiazide dont l\u2019action est NOUVELLES PHARMACEUTIQUES KENALOG PARENTÉRAL la plus prolongée ; excrétion accrue de sodium, perte moins (Acétonide de triamcnolone Squbb) élevée de potassium Un corticoïde synthétique doué de vertu antiphlogistique marquée.Etats inflammatoires des articulations, des bourses et des gaines tendineuses que l\u2019on traite avec des injections dans la synoviale ou dans les bourses.L\u2019emploi spécifique de cette préparation vise le soulagement de la douleur articulaire.de l\u2019enflure et de la raideur qui accompagnent l\u2019arthrite rhumatoïde, l\u2019ostéo-arthrite, la bursite, la syno- vite, la ténosite et d\u2019autres états qui réagissent à l\u2019injection corticostéroïde.Injection dans la synoviale ou les bourses.Ne pas administrer par voie intraveineuse.Elle dépend du volume de l\u2019articulation et de la gravité des symptômes.Une dose de 2,5 à cinq mg.pour les petites articulations, et de cinq à 15 mg.pour les grosses a ordinairement suffi pour alléger les symptômes.On a administré, sans répercussion, une injection allant jusqu\u2019à 20 mg.ou davantage contre des processus épars dans plusieurs articulations.On peut augmenter la dose si les premiers résultats sont insuffisants ou de trop courte durée.Suspension aqueuse stérile titrant 10 mg./ce.d\u2019acétonide de triamcinolone.La préservation est assurée par de l\u2019alcool benzylique et du chlorure de benzalkonium.Bou- Voir autres détails teilles de cinq ce.page suivante. L'Union Méd.Canada 72 Tome 90 \u2014 Janv.1961 Nous présentons URETIC (METHYCLOTHIAZIDE, ABBOTT) pour un meilleur traitement de l\u2019ædème et de l\u2019hypertension une fois par jour, tous les jours Si vous avez trouvé utile l\u2019emploi des diurétiques au thiazide, vous apprécierez particulièrement DURÉTIC.Il procure les bienfaits connus de la thérapeutique orale des thiazides, mais d\u2019une manière nouvelle et, croyons-nous, plus pratique.# La posologie, par exemple, est la plus pratique possible: \u201cUne fois par jour, tous les jours\u201d.C\u2019est facile à retenir et facile à observer.m Mais le plus important, c\u2019est que la durée d\u2019activité de cette dose quotidienne unique dépasse 24 heures, ce qui veut dire qu\u2019une dose continue d\u2019exercer son action diurétique ou hypotensive jusqu\u2019au moment où la dose du lendemain commence à exercer la sienne.H Une dose unique de 10 mg produit une natrurése maximum du sodium.Autrement dit, le maximum possible d\u2019effet se produit avec 10 mg et des doses plus élevées n\u2019augmenteront pas cette excrétion.Chez la plupart des malades, toutefois, on obtient une réaction satisfaisante avec 5 mg par jour.Pour quelques-uns même, il suffit de 2.5 mg.D\u2019aussi faibles doses donnent des résultats thérapeutiques de tout repos.M Quant au potassium, vous apprécierez le fait que, de tous les thiazides sur le marché, DURÉTIC est celui qui produit l\u2019excrétion minimum de potassium; il se produit rarement de déperdition inquiétante.DURETIC methycLoTHIAZIDE ABBOTT) le sommet logique de la thérapeutique des thiazides ont APRÈS ADMINISTRATION DE 10 MG DE DURETIÉ mr tion sodium-potassium en 24 heures, relevé par un seul chercheur chez: les malades soigneuseme = choisis.QHdHx3Cco wi = LE Fw = \u201c25 2z = 2.2 z= = L'ACTION LA PLUS PROLONGÉE DE TOUS LES THIAZIDES Pour qu\u2019une dose quotidienne unique soit réellement satisfaisante, elle doit prolonger ses effets thérapeutiques durant plus de 24 heures.Autrement, il pourra se produire une intermission jusqu\u2019à ce que la dose du lendemain ait eu le temps d\u2019exercer son activité.DURÉTIC élimine cette intermission.Son activité reste bien au-dessus du niveau de contrôle (avant médication), même à la fin d\u2019une période de 24 heures.IL SUFFIT DE 10 MG POUR OBTENIR L'EXCRETION MAXIMUM DU SODIUM A poids égal, DURETIC est environ 20 fois plus puissant que I\u2019hydrochlorothiazide.Il est aussi plus puissant si on compare les doses maximums.Comme nous l\u2019avons expliqué précédemment, nous entendons par doses maximums les plus petites quantités propres à produire une natrurése maximum.Avec DURETIC, il suffit de 10 mg seulement (voir tableaux).Les doses de plus de 10 mg ne produisent pas plus d\u2019effet et elles sont inutiles.DE TOUS LES THIAZIDES C'EST CELUI QUI EPARGNE LE PLUS LE POTASSIUM DURÉTIC favorise l\u2019excrétion de sodium, mais n\u2019élève pas proportionnellement l\u2019excrétion de potassium.Le rapport entre l\u2019excrétion du sodium et celle du potassium est le plus favorable parmi tous les thiazides.En d\u2019autres termes, DURETIC produit une plus grande excrétion de sodium par unité de potassium éliminée, et une perte de potassium inférieure à celle que produisent les autres thiazides.La déperdition de potassium est rarement inquiétante.Les indications de DURÉTIC et ses effets secondaires se comparent généralement à ceux des thiazides antérieurs.La diurèse est rapide mais, comme avec les autres thiazides, le plein effet hypotensif peut se faire attendre durant quelques semaines.En raison des propriétés activantes de DURÉTIC, vous aurez peut-être à adapter la posologie des autres hypotenseurs que vous utiliserez en même temps.Présentation: Comprimés carrés de 2.5 mg (No 6827) et de 5 mg (No 6812), en flacons de 100 et de 1000.Notre documentation vous fournira plus de détails.Veuillez la demander au représentant d\u2019Abbott ou écrire aux Services Professionnels d\u2019Abbott, Laboratoires Abbott Limitée « Montréal « Toronto e Winnipeg « Vancouver ABBOTT I 5 pe } A 3 = Tome 90 \u2014 Janv .es 1961 L'Union Méd.Canada 3 = A 2 a, a x 3 cède 15 RS gi 3 &.J À 7 3 Se 3 $ Ke + \u20ac # a s 8 © L 8 = = A &% 8 > 2 oro = FANS as 5 i STs te = à cs ay RY 5 * ES = a 3 = Se ot es Sa 9 > DE $ 2 LS os à NU * Sd TS 3 + NS = ss es > = C7 es à, # on & SE a 2e nn -_ en i STELABID\" 5 5, HG pour | aitement al de L'ULCÈRE GASTRO-DUODÉNAL df v uit le be | \"hypermo 7 DS spasmes as ise la tension psychique et l\u2019anxiété £ EN \u2014 rent la nausée YY e ents simultanés Part i A bid\u2019 est une combinaison rat elebres co k F cliniquement éprouvés\u2014le parasympatholytique Darbi quillisant et antiémétique Stelazine*.écifiquem wii quc pour maitriser aussi A bles digestifs provoqués, ou S; AF v la tensi ÿc ique ili SA TATION, Darbid\u2019 e primés \u2018Stelabia de acons de 30 et de 250, Comprimés 0 2 conienan > mg.de *Därbid\u2019 et 2 mg.de \u2018Stelazine\u2019) en flacons de 30 et de 250, Pour de plus amples renseignements veui us referer a la dû sur \u2018Stelabid\u2019, ve Smith Kline & F « Montréal 9 * Marque déposée au Canada \u201cTR ren MAALOX\" rs la es souffrant l\u2019antiacide idéal pour les D\u2019'ULCERE GASTRO-DUODENAL me u sation e cace de \u2018hype ondai sans produire =n : adoucit et protège les muqueuses enflammées, sans provoquer de constipation ou de diarrhée.lox\u2019 représente une eutr gement employés \u2014 I hydtonyde d\u2019alumin et I'hydroxy a magnésium.Les nombreuses préparations ne tenant quu és éléments thérapeutiques ne sauraiern 4 put de \u2018Maalox\u2019 dans l'inhibition l\u2019acide gastrique u- cissante et émollienté permet une protection durable de a stomacale.Sauf en.de rates cas 2 \u2018Maalox\u2019 n \u2018entraine p ni de constipation.PRESENTATION: Suspension \u2018Maalox\u2019, en flacons quides.Comp \u2018Maalox\u2019, en flacons de 50 Chaque comprimé \u2018Maalox équivaut à deux cuillerées % thé de la\u2019 suspension.2 Smith Kline & French Montréal 9 * Marque déposée au Canada 76 L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 Polyindicateurs colorimétriques instantanés pour la recherche de la protéinurie et de la glycosurie 5 BE B Batonnets réactifs MARQUE MARQUE DEPOSEE Présentation: Flacons de 125 1 trempement.10 secondes 2 résultats CA91760F COMPANY OF CANADA ATE véritable cholérèse et spasmolyse sûre \u2014 AMES DECHOLIN avec Belladone MARQUE DEPOSEE - soulage la douleur spasmodique des muscles lisses + apaise l\u2019intestin nerveux * facilite l\u2019_évacuation biliaire et pancréatique présentation: comprimés DECHOLIN avec Belladone: acide déhydrocholique AMES: 334 gr.(250 mg), et extrait de belladone: Ve gr.(10 mg).En flacons de 100 et 1,000.activation thérapeutique de la sécrétion biliaire DECH OLI N (acide déhydrocholique AMES) MARQUE DÉPOSÉE - régulation médicale et postchirurgicale des troubles de la fonction biliaire - complément physiologique en gériatrie - constipation: détente physiologique naturelle sans purgation présentation: comprimés DECHOLIN, acide déhydrocholique AMEs: 3% gr.(250 mg).Flacons de 100 et 1,000.CA90260F En théorie, le risque qu\u2019une seule et même bactérie devienne résistante simultanément à deux antibiotiques est extrêmement faible: il ne serait que de un sur 10 quadrillons*.Dans une tentative de traduire sur le plan de l'expérience pratique les résultats de la théorie, les autorités en matière d'antibiothérapie conseillent d\u2019employer des doses fortes de deux antibiotiques non-appa- rentés et considèrent que c'est la meilleure méthode de retarder ou de prévenir la résistance.Pour cette raison, les deux antibiotiques sont souvent prescrits ensemble et nombre de médecins spécifient l'Albamycin T, où les deux antibiotiques figurent dans le rapport de | à 1.*Pour se faire une idée de l'immensité de ce chiffre de 10 quadrillons (10'°), on peut se représenter toutes les étoiles de 200,000 voies lactées.Albamycin (NOVOBIOCIN/TETRACYCLINE) Granulé aromatisé\u2014en flacon de 60 c.c.(une fois solubilesé) Comprimés\u2014en flacons de 16 et de 100 comprimés Upjo hn *MARQUE DÉPOSÉE \u201c Absorption soutenue du steroide et posologie reduite drol N/Aedules Quarante pour cent des malades peuvent, grâce aux Medules** de Medrol*, recevoir un traitement d'entretien efficace à une posologie réduite en cortico-stéroïde.Lentement absorbés, les Medrol Medules évitent les fluctuations des concentrations sériques en cortico- stéroïde, si fréquentes avec les comprimés ordinaires.Ils sont présentés en comprimés à 4 mg., par flacons de 30 et de 100 comprimés.AUTRES PRESENTATIONS : Comprimés de Medrol, dosés à 2 et 3 4 mg., divisibles, par flacons de 30 et de 100 comprimés.Comprimés de Medroxine* indiqués en cas d'asthme et de rhinite allergique.La composition par comprimé est la suivante : Medrol (méthylprednisolone), 2 mg.et chlorhydrate d\u2019Orthoxine (méthoxyphéna- mine), 75 mg.Présentés en flacons de 30 et de 100 comprimés.*MARQUE DÉPOSÉE **MARQUE DE COMMERCE , TCAPSULES DE MÉTHYLPREDNISOLONE L\u2019Union Méd.Canada 79 Tome 90 \u2014 Janv 1961 la ligne importante entre la sécurité.et une compresse égarée Un indice qui ne trompe jamais .ne peut être confondu avec les os, ou des taches, sur la plaque radiographique.\\ alban Seconde la main qui soulage ULL fabriquées au Canada (ohmwonfohmon A AY par LIMITED MONTREAL dépistable PTE rayons ex RAY-TEC est une marque de commerce de Johnson & Johnson Limited L\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 \u201cet un cornichon!\u201d Les goûts bizarres d\u2019une future maman sont parfois frivoles.Cependant, le choix de la formule de son Avec vitamine D bébé ne l\u2019est pas.Lait entier Farmer\u2019s Wife offre le plus grand choix de laits Lait partiellement écrémé spéciaux .cinq en tout .pour vous permettre Lait écrémé de prescrire la formule qui convient le mieux à : tami t D chaque nourrisson.Avec vitamines C e Formule préparée Instant (lait entier ) Formule préparée Instant (partiellement écrémée ) © y Préparation facile et rapide.Offerts en boîtes de 1 Ib.spécialement conçues pour s'ouvrir commodément.LES PREMIERS LAITS À FORMULES DE NOURRISSONS AU CANADA 0004F Régression permanente des hémorroïdes, Vd e médicalement, par ALCOS-ANAL Alcos Anal permet au médecin de procurer un soulagement des symptômes au tout début du traitement .ainsi qu\u2019une régression permanente des hémorroïdes après une application prolongée.Une action sclérosante, autrefois obtenue seulement par injection, l\u2019est maintenant par un suppositoire ou un onguent grâce à ce traitement moins rapide, mais moins douloureux.L'action sclérosante permet la croissance de fibres collagènes à l\u2019intérieur de la paroi vasculaire et des nodules amenant une contraction et la formation de cicatrices qui préviendront les rechutes.Présenté sous forme de suppositoires et d\u2019onguent.Echantillons et renseignements sur demande.C| CRAIG TORONTO 2B conserver HÉMOSTATIQUE PARENTÉRAL controle et préfienit les pertes sang es hémorragies cq Cites ou veineuses sans cRgstriction des vaisseaux.@ moins de transfusions \u2014 élimine les dangers des transfusions* @ Aucune réaction secondaire en 18 ans d'usage.KOAGAMIN une solution aqueuse des acides oxalique et malonique pour usage parentéral, est présenté en fioles de 10 cc.Il agit sur les derniers stages du mécanisme de la coagulation.*Crisp, W.E.: Obst.& Gynec.7:216, 1956.AUSTIN LABORATORIES LIMITED coer [isha Usagers exclusifs de la marque de fabrique Koagamin de Chatham Pharmaceuticals Inc.CANADA 82 L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 L'ASSOCIATION MÉDICALE CANADIENNE annonce la vacance d'un poste de RÉDACTEUR ASSOCIÉ aux PUBLICATIONS DE L\u2019ASSOCIATION MÉDICALE CANADIENNE (incluant le Journal de l\u2019Association Médicale Canadienne et le Journal Canadien de Chirurgie) Les candidats à ce poste doivent: 1 \u2014 Etre docteur en médecine; 2 \u2014 Avoir une certaine expérience de la pratique de la médecine ; 3 \u2014 Posséder couramment le français et l\u2019anglais ainsi que la faculté d\u2019écrire correctement et rapidement ces deux langues.Une connaissance du journalisme médical serait souhaitable.Le Rédacteur Associé devra revoir des manuscrits français et anglais en vue de leur publication, composer des résumés français d\u2019articles écrits en anglais, corriger des épreuves et dépouiller la littérature médicale courante pour en extraire des notes et des abrégés de communication importantes.Cet emploi à temps complet exige la résidence à Toronto ou dans la banlieue.Le salaire dépendra des qualités et de l\u2019expérience du candidat.L\u2019Association offre un plan de retraite contributif ainsi qu\u2019une assurance groupe de santé et d\u2019hospitalisation.Les postulants devront fournir tous les renseignements nécessaires par écrit et y joindre une photographie récente.Ils sont priés de communiquer avec le Rédacteur en Chef.Le Journal de l\u2019Association Médicale Canadienne 150 St.George Street Toronto 5, Ontario.FACTEURS DE LA VITAMINE \u201c\u2018B\" AVEC ASSOCIATIONS DIVERSES elixirs: BETAGENE BETAGENE FER ET FOIE BETAGENE ET B12 comprimés: BETAGENE ET FOIE BETAGENE FER ET FOIE BETAGENE SUPER injectables: BETAGENE (10cc.) BETAGENE ET B,, (10cc.) TCANADA'DRUG LTEE LTD®MONTREALS L\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 Quand le régime d\u2019un convalescent ou d\u2019un opéré indique \u201cpas de thé nt de café 299 Le Postum est un remplacant non stimulant RRR VR et satisfaisant Lorsqu'il faut restreindre ou supprimer certains breuvages du régime d\u2019un convalescent, le Postum est un remplaçant agréable.Le Postum aide à rétablir l\u2019équilibre physiologique des liquides et, par le sucre et la crème qu\u2019on y ajoute, il devient un moyen de nutrition.Le Postum instantané est non stimulant et sans danger.Il ne contient pas de caféine, de théobromine, de théophylline ou de tanin\u2014les purines qui rendent les breuvages les plus usuels indésirables dans certains cas.Le Postum est fait de blé, de son et de mélasse.Chaque tasse de breuvage contient 10 mg.de sodium et 13 calories.Le Postum est offert à vos clients dans les marchés alimentaires d\u2019un bout à l\u2019autre du Canada.POSTUM INSTANTANÉ Pour recevoir sans obligation un ÉCHANTILLON MÉDICAL écrivez à: Postum Instantané, General Foods Limited, Box UM370, Cobourg, Ontario.0714F vx (arnation : ® a, Sl pc Oe NS EVAPORATED MILK L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Janv.1961 Exigez Carnation .si vous voulez donner à bébé un lait vraiment complet.Un rigoureux contrôle de la qualité garantit la présence dans le lait Carnation de tous-les éléments nutritifs reconnus.Une double stérilisation vous assure une sécurité totale.Les hôpitaux emploient plus de Carnation dans leurs formules que toutes les autres marques de lait réunies.re D'INCREASED - HOMO\" | Exigez Morning _ | le lait évaporé partiellement écrémé pour les formules à faible teneur en corps gras.La quantité de gras dans ce lait a été réduite à 4%.Et il est économique: il vous épargne jusqu\u2019à 25% du prix des autres marques de lait évaporé partiellement écrémé.Le lait Morning porte la garantie Carnation.Les meilleurs laits pour l\u2019alimentation au biberon 561F TABLE DES ANNONCEURS Pages Pages Abbott Laboratories Ltd.(Durétic) ._._._.11112 71, 72, 73 L Association Médicale Canadienne (Poste de Rédacteur 82 mes o> 2 mada Le De PTT ho \u2019 a Le Coliège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada .ta eee \u2019 (Les Examens) oor 34 Anca Co.of Canada Ltd.(Tain) oo.34 Lederle Laboratories (Declomycine) Quatrième page de la couv.Anca Co.of Canada Limited (Nebralin).48 Lederle Laboratories (Achrocidin) «ooo 1 Anca Co.of Canada Ltd.(Triaminic) .__.1.1000 000 51 Merck, Sharp & Dohme (Decadron) .__.__.111100 32, 33 Austin Laboratories Ltd.(Furacin) PE DO 42 Merrell Co., The Wm.S.(Bentylol) LL LL 44 Austin Laboratories Ltd.(Koagamin) ._.1111200000 000000 81 Merck, Sharp & Dohme (Diuril) o.oo.43 Ayerst, McKenna & Harrison Ltée (Plegine \u2014 Prémarine) 27.28 Merrell Co.The Wm.S.(Mer/29) ooo 13 Baxter Laboratories of Canada Ltd.(Urevert) ._._.____.__._ 29 Merrell Co., The Wm.S.(Tenuate Dospan) .23 Bell-Craig Limited (Alcos-Anal) _.81 Merrell Co., The Wm.S.(TAC) ooo.26 Bristol Laboratories of Canada Ltd.(Tetrex) Lac Lc Lac LL 0000 5 Merrell Co., The Wm.S.(Bendectin) oe 31 Burroughs-Wellcome & Co.of Canada Lid.(Emprazil) _._\u2026.18 Merrell Co., The Wm.S.(Kolantyl) ooo 00000000 38° Calmic Limited (Cerevon) _.o.o.o.___.14 Ortho Laboratories (Sultrin) «oo 37 Canada Drug Limited (Betagene) 82 Parke, Davis & Co.Limited (Chloromycetin) ._.__\u2026.24, 25 Canada Drug Limited (Paveral) _._.__._\u2026_.meme 85 Pfizer Canada Limited (Cosa terramycine) .68, 69 Carnation Milk (Lait Carnation \u2014 Lait Morning) ._._._ 84 pitman-Moore of Canada Limited, E.B.Shuttleworth division Ciba Limitée (Orisul) ___._.Deuxième page de la couverture (Novahistine) ee 65 Cow & Gate (Canada) Limited (Lait Farmer's Wife) _______.80 Poulenc Limitée (Flagyl) ae.7.8 Eddé, ].Limitee (Artichobyl) 36 Rougier Inc.(Corticreme \u2014 Neomycin) ._.Frosst, Chas.E.& Co.(Trulfacillin) 11.121210.go -_.\u2026.0eeeeessessssee ee Première page de la couverture Frosst, Chas.E.& Co.(Kondrémul) 4 Sandoz Pharmaceuticals (Mellaril) _._._.02000000 70 Frosst, Chas.E.& Co.(Gouttes Zéphadon) .__.__.11 Schering Corp.Limited (Sorboquel) __._._.___._.21 Frosst, Chas.E.& Co.(Pinocodéine) ._.15 Searle Co.of Canada, G.D.(Probital) .________.__.___ 12 Frosst, Chas.E.& Co.(Propyl-Thyracil) 111111000000 35 Sherman Laboratories (Protamide) _._._.__.16 Frosst, Chas.E.& Co.(Comprimé \"123\") __.1111000000000 49 Smith, Kline & French Inter-American Corp.(Stelabid) .__.74 Geigy Pharmaceuticals (Hygroton) _-.11111111111000 9 Smith, Kline & French Inter-American Corp.(Maalox) _.75 Geigy Pharmaceuticals (Preludine) _.______.1111 111111100000 17 Upjohn Co.Limited (Medroxine \u2014 Medrol) .__________.53, 54 Geigy Pharmaceuticals (Nouveau Tofranil).___.__._.__.22 Upjohn Co.Limited (Albamycine \u2014 Veriderm Medrol) 77, 78 General Foods Limited (Postum Instantané) _.__._.11112 83 U.S.Vitamin Limited (Arlidin) ________________.____._._.40, 41 Gerber Products of Canada Ltd.(Nourriture pour bébés) .86 Wallace Laboratories (Deprol) ._.____________________________ 46, 47 Herdt & Charton, Inc.(Vichy Célestins) ._._._._______.___._.2 Warner-Chilcott Laboratroies (Sinutab) _.__._____._.__.__.20 Herdt & Charton, Inc.(Hormodausse) ._._.___.55 Warner Lambert (Preloid)__.__.__._._.__.11211200000000000 50 Herdt & Charton, Inc.(Camirol) ._.____.1.111111L1LLLL00 57 Winthrop Laboratories of Canada (Planolar) ._\u2026.19 Herdt & Charton, Inc.(Broncho-Grippol).__ ______._._._.59 Wyeth & Bros.(Canada) Limited, John (Aliment pour bébés, Hoechst Pharmaceuticals of Canada Ltd.(Orinase - S-M-A) oo ns Troisieme page de la couverture Roncovite) oo LL LL LL LL 61, 62 Wyeth & Bros.(Canada) Limited, John (Sparine) _._.__.__._.39 Hoffmann - La Roche Limitée (Gantrisin \u2018Roche\u2019) ._._ ._.30 Wyeth & Bros.(Canada) Limited, John (Equanil) ._._.__\u2026.45 Horner Limited, Frank W.(Directeur médical adjoint) _.51 Wyeth & Bros.(Canada) Limited, John (Sparidol) .______.__\u2026.52 Institut Albert-Prévost (Hopital psychiatrique) ._.__.6 Wyeth & Bros.(Canada) Limited, John (Wyanoids) ._____\u2026.63 Johnson & Johnson Limited (Compresses Ray-tec) ._.___.__.79 Wyeth & Bros.(Canada) Limited, John (Pen-Vee Oral) _.67 reste toujours un médicament de chrix pour le traitement scientifique de la « + COQUELUCHE °° est journellement prescrit avec succés pour les cas de coqueluche et des toux coqueluchoides.\u2014 Ne cause ni intolérance ni complications.e Littérature sur demande.J CANADA DRUG LTEE LTD., MONTREAL & GS) Imprimée dans les Ateliers de la Librairie Beauchemin Limitée, Montréal. 86 L'Union Méd.Canada AIDEZ À PREVENIR L'ANEMIE PAR CARENCE DE FER CHEZ LES BEBES AVEC LES CEREALES GERBER POUR BEBES Les Céréales Gerber constituent une excellente source de fer, capable de prévenir la carence de fer chez les bébés.Cette formule exclusive de IXED CEREAL céréales comprend un sel de fer de choix (le pyro-phosphate de fer sodique) qui est aussi facilement absorbé, et au méme degré, que le fer de provenance naturelle! Une demi-once (6 cuillerées a soupe) renferme 7 mg.soit 100% de la quantité recommandée dans la Diète Alimentaire Quotidienne pour bébés.?Enrichies de Vitamines.Les Céréales Gerber sont additionnées de thiamine, de riboflavine et de niacine, ce qui constitue un complément vitaminique au régime du bébé.FPREA0Y 10 SCH 31 ASR LIQU Les Céréales Gerber sont entièrement pré-cuites, ce qui les rend facilement digestibles.Il est donc possible de les donner au bébé dès qu\u2019il est indiqué de lui faire prendre de la nourriture.Au début, on recommande tout spécialement: les Céréales au Riz et les Céréales à l\u2019Orge \u2014 à un seul grain et hypo-allergènes.LES BÉBÉS SONT NOTRE AFFAIRE .NOTRE SEULE AFFAIRE! GERBER BABY FOODS NIAGARA FALLS, CANA 1.A.M.A.Journal of Diseases of Children 95: 109-119, 1958 2.Publication 589, National Academy of Sciences, National Research Council J\\out comme le lait maternel, le S-M-À (aliment pour bébés, de Wyeth) apporte les protéines, les hydrates de carbone, les vitamines et les minéraux qui doivent couvrir les besoins nutritifs du nourrisson.Par ses pourcentages de protides, de lipides, de lactose et de cendres, le S-M-AÀ est en tous points comparable au lait maternel Aliment pour bébés lyellf Marque déposée WALKERVILLE, ONTARIO DIAGNOSTIC: Amygdalite Aiguë |.ÉTIOLOGIE: Bactérienne ; (ordinairement streptococcique mn dx: | Pau Bu 'MIVER i ES | : aque prompte et énergique contre les lliative - repos at TP it - ent : ~ANTIBIOTIQU DE CHOIX: Tor OMYCINE arce qu\u2019e fle | fournit des taux d\u2019activité élevés soutenus, même lorsque le besoin de rep 0S, fait retarder une dose de temps a autre.CYANAMID OF CANADA LM i ave #DÉMÉTHYLCHLORTÉTRACYCLINE £ ¥ "]
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