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Titre :
L'union médicale du Canada
Éditeur :
  • Montréal :[Revue L'union médicale du Canada],1872-1995
Contenu spécifique :
Juin
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Bulletin de l'Association des médecins de langue française de l'Amérique du Nord) ,
  • Gazette médicale de Montréal
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L'union médicale du Canada, 1961-06, Collections de BAnQ.

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[" 31e CONGRES DE L\u2019A.M.L.F.C.- E 90 \u2014 NUMÉRO 6 L'UNION MÉDICALE DU CANADA 1872 QUÉBEC, LES 4, 5, 6 et 7 JUIN 1961 PARIS, LES 21, 22 et 23 SEPTEMBRE 1961 MONTRÉAL, JUIN 1961 - 1961 Fondée à Québec en 1902 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada ETIN \u2018BAU SCANDALE .553 aul David ° ° e E L'ASSOCIATION DES MEDECINS DE LANGUE FRANÇAISE NADA LL L LL LL LL TI 557 lerre Smith .AUX ORIGINAUX : E DIAGNOSTIC RADIOGRAPHIQUE DU CANCER DE L'ESTOMAC 558 ené-A.Gutmann NEIL DE FAITS MRIATOSE DE LA VALVULE ILEO-CAECALE = A Béique, G.-R.Champoux et R.Plante : PROLONGEE PAR LA SUCCINYLCHOLINE ET TRAITEMENT LA TRANSFUSION angois Lafleur ERE GENERALE \\@:SARIENNE CONTEMPORAINE GO ha 0 rarles-A.Attendu IIQUES CHIRURGICALES FRANÇAISES EN O.-R.-L.an Brisson JPATHOLOGIE ET CLASSIFICATION DES TRAUMATISMES RACIQUES {INATION DES CELLULES CANCEREUSES »ger Plante /EMENT MÉDICAL :D DANS LES RHINO-BRONCHITES SAISONNIERES rnand Grégoire, Maurice Comeau et Louis Roy UN ISOMERE NON DEPRESSIF DE LA RESERPINE: 10-METHOXYDE- SERPIDINE DANS LE TRAITEMENT DE L\u2019HYPERTENSION .598 J.de L.Mignault ETUDE COMPARATIVE ENTRE REACTIONS SEROLOGIQUES CONVENTIONNELLES ET REACTIONS A ANTIGENES TREPONEMIQUE .602 Benoît Rousseau et Jean-Paul Desbiens ÉDITORIAL PROPOS SUR LES MENINGITES A VIRUS .606 Bernard Martineau VARIETES JUSTICE POUR LE MALADE MENTAL .609 Camille Laurin L\u2019EUTHANASIE OU LE MEURTRE PAR PITIE .613 Chanoine Philippe Delhaye MEDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES L'EMPLOI DE LA BIOTINE DANS LA MALADIE DE LEINER-MOUSSUS 623 E.Baril, P.Dagenais-Pérusse, E.Hazard, S.Ouadahi INTOXICATION AU PROMETHAZINE (PHENERGAN) .625 Francois Cliche L'ASEPSIE ET LE CHIRURGIEN .626 Roger Gagnon CORRESPONDANCE LETTRE DES ETATS-UNIS .628 ° e ° ANALYSES 1.121010 L LL LL LL LL A LA LA AR A 631 SOCIETES 221111 LL LL LL LL LA 639 NECROLOGIE 1.111111 LL 643 NOUVELLES .LL LL LL LL LL 643 REVUE DES LIVRES .ee 648 COMMUNIQUES .LA LL TT 652 LIVRES REÇUS .A NL LL 656 L'Union Médicale du Canada en 1892 .662 NOUVELLES PHARMACEUTIQUES .668 BRULURES + PLAIES ¢ ULCERES erisan Pour une activité bactéricide élargie er1San-antl (Tyrothricine \u2014 Bacitracine erisan antibiotique ¢ hydrocortisone (0.5% STIMULE LA REGENERATION TISSULAIRE que Plus d\u2019un demi-siècle consacré à l\u2019avancement des sciences médicales au Canada.DIOÏ \u2014 Néomycine) Dans leurs rapports sur le traitement avec Forhistal de 6,181 cas d\u2019'affections allergiques et prurigineuses diverses, plus de 700 cliniciens des Etats-Unis évaluent quele soulagement symptomatique fut \u2018\u201cnet\u2019\u2019à\u2018\u2018\u2019moyen\u2019\u2019 chez plus de 8 patients sur 10.Les réactions secondaires furent rares; 9 sur 10 des patients en furent indemnes.Pour tous renseignements détaillés sur Forhistal, veuillez consulter votre représentant CIBA ou écrivez à CIBA COMPANY LIMITED, Dorval, Québec.Posologie moyenne: Adultes et enfants de plus de 6 ans: Comprimés\u20141 ou 2 comprimés 1 à 3 fois par jour.Lontabs\u20141 Lontab matin et soir.Sirop\u20141 ou 2 cuillerées à thé 1 à 3 fois par jour.Enfants de moins de 6 ans: Gouttes pour enfants\u20140.25 mg.(0.3 ml.) a 0.5 mg.(0.6 ml.) 2 ou 3 fois par jour.Présentations: © Comprimés à 1 ma.(orange pâle, sécables); flacons de 100 et 500.e Lontabs à 2.5 mg.(orange); flacons de 100 et 500.® Sirop (rose), dosé à 1 mo.par cuillerée à thé; flacons de 16 oz.fl.Gouttes pour enfants (roses), dosées à 0.5 mg.par 0.6 mi.; flacons de Ô 30 ml.accompagnés d'un compte-gouttes gradué a 0.3 et 0.6 ml.FORHISTAL® (maléate de dimethpyrindéne CIBA) LONTABS (comprimés CIBA à action prolongée uniforme) OÙ LA RECHERCHE EST DE TRADITION avec le nouveau Forhistal\u201d soulagement symptomatique net à moyen dans plus de 8 cas sur 10 1808 mm BARISTODERM+ Triamcinolone Acetonide (9 a fluoro-16 à - 7 a iopropylidenediony /\\' hydrocortison) FOAM FOR DERMATOLOGICAL USE ONLY MEDICAL PRODUCTS DEPARTMENT UNAMID OF CANADA LIMITED, Monabe 7¢ Prêt à appliquer du flacon sous pression directement sur les lésions les plus sensibles, la MOUSSE ARISTODERM s\u2019étend facilement et également.Le produit n\u2019est pas gras et il est esthétiquement acceptable pour les malades les plus difficiles.L\u2019acétonide de triamcinolone est dix fois plus actif que l\u2019hydrocortisone en application locale pour réduire l\u2019inflammation dans divers troubles dermatologiques.Mousse ÆAristoderta\u201d Acétonide de triamcinolone Lederle Egalement disponible: Mousse de NÉO-ARISTODERM* renfermant de la N éomycine pour supprimer l\u2019infection secondaire.« dederle , CYANAMID OF CANADA LIMITED Montreal 2 l'Union Méd.Canada L'Union Médicale du Canada Bulletin de l'Assuciation des Médecins de Langue Française du Canada DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Léon Binet, doyen, Jean-Baptiste Jobin, doyen, Faculté de Médecine, Université de Paris; Faculté de Médecine, Université Laval, Québec; H.Hermann, doyen, ; _.Jean-Charles Lussier, doyen, Faculté de Médecine, Université de Lyon; Faculté de Médecine, Université d'Ottawa; Maurice Roch (Genève), T.Parizeau, Pasteur Vallery-Radot (Paris), Paul Letondal.R.Kourilsky (Paris), Paul-Louis Chigot (Paris), Rosario Fontaine, Paul Lamarque (Montpellier), J.- j La ramboise, Wilbrod Bonin, doyen, Roméo Pépin, Faculté de Médecine, Université de Montréal; J.-L.Petitclerc.BUREAU DE REDACTION Rédacteur en chef: Roma AMYOT Assistant-rédacteur en chef: Secrétaire de la Rédaction: Edouard Desjardins.Jean-Marc Bordeleau.BUREAU DE COLLABORATION MM.André Barbeau, J.-M.Beauregard, M.Belisle, Jacques Bernier, MM.J.-Guy Laurin, Simon Lauzé, R.Lebeau, André Leduc, Marcel Berthiaume, Jean-Marc Bordeleau, Léandre Décarie, Charles Lépine, J.Mathieu, Gérard Mignault, André Proulx, Edouard-D.Gagnon, Jacques Gagnon, Maurice Gervais, Fernand Rosario Robillard, Henri Smith, Maurice St-Martin.Grégoire, Rol.Guy, P.-P.Julien, M, Kaludi, Camille Laurin, CORRESPONDANTS MM.A.Plichet et M.Pestel (Paris), MM.Georges-L.Dumont (Campbellton, N.-B.}, P.Rentchnick (Suisse), Aug.Panneton, J.-A.Denoncourt (Trois-Rivières), Donat-P.Cyr (Boston, Mass.), D.Colin (Saint-Boniface), Charles-P.Mathé (San Francisco), L.-P.Mousseau (Edmonton), A.Fontaine (Woonsocket), Sylvio Leblond (Chicoutimi), L.Mantha, A.Lecours, L.Potvin (Ottawa).H.E.St-Louis (Vancouver), Jean-Paul Fortier (Sherbrooke).INDICATIONS: Maladies des voies biliaires et du foie, dyspepsies, affections intestinales.Indispensable dans les convalescences post-opératoires.RECOMMANDEE ET PRESCRITE PAR LE CORPS MEDICAL DANS LE MONDE ENTIER Composition naturelle I-NI-MI-TABLE ! Méfiez-vous des substitutions, prescrivez toujours C ELESTINS Importateurs: HERDT & CHARTON, INC.\u2014 2245, rue Viau, Montréal \u2014 CL.9-4641 D' après les essais cliniques! +2 \u2018comprimés seulement pris au coucher, enrayent, dans plus de 95% des cay, tout + symptôme de malaises matinaux.1} Nulsen, R.O.: Ohio State Med._\" 53:665 1957, : 2) Communications personnelles: 1956- 57.\u201cment de pyridoxine pour r prévenir â 3) Towne, J.E.: Internat.Rec.of Med.RB aa WEEE LR 171.584, 1958.ce malaise désagréable.action\u2019 antinauséeuse et un \u2018supplé ENÎTE u niger pis WM.S.MERRELL COMPANY U Burs Division de Richardson-Merrell Inc.e Ibrossesse.Weston, Ontario MARQUES DE COMMERCE: BENDECTIN, TENUATE 4 L'Union Méd.Canada |, Union Médicale du Canada Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada ADMINISTRATION OFFICIERS COMITÉ EXÉCUTIF ET DE PUBLICITÉ Président: Paul Dumas MM.Paul Dumas, Roma Amyot, Origène Dufresne, Vice-président: Origène Dufresne P.-R.Archambault et Edouard Desjardins.Secrétaire-trésorier: P.-R.Archambault BUREAU DE DIRECTION MM.Roma Amyot, P.-R.Archambault, Albert Bertrand, Emile MM.Jacques Genest, Albert Jutras, Wilfrid LeBlond, Jean- Blain, E.-Roland Blais, Roméo Boucher, P.Bourgeois, Louis Léger, Donatien Marion, J.-P.Paquette, Laurent Paul David, J.-A.Denoncourt, Edouard Desjardins, Potvin, Jean Saucier, L.-Charles Simard, Henri Smith, Origéne Dufresne, Roger-R.Dufresne, Paul Dumas, Pierre Smith, J.-A.Vidal.ADMINISTRATION et SECRETARIAT: J 326 est, boul.Saint-Joseph, Montréal.PUBLICITÉ: Jacques-D.Clerk.Téléphone: AVenue 8-9888 pour le CONTROLE RAPIDE et PROLONGE de [HYPERACIDITE COMPOSÉ d\u2019 \u201cALAMINO glycinate d'aluminium, basique*.7.7 gr.(0.5 G.) sulfate d'atropine.1/500 gr.(0.13 mg.) e non absorbable | butabarbital NND.Va gr.(16 mg.) e aucun danger d'alcalose POSOLOGIE: un comprimé avant chaque repas et un e prompt soulagement des ou deux comprimés au coucher.douleurs de l'ulcère Flacons de 100 comprimés.simple *Breveté en 1951 e contenu gastrique famponné à un pH auquel l'activité peptique est ao Charles &.Frosst &Co.complètement paralysée MONTRÉAL CANADA LU Méd Tom 9 \u2014 J 1961 Tetrex Phosphate Complexe de Tétracycline Résultats inégalés en fait de \u2018 rapidité efficacité sécurité dans | la thérapie à la i tetracycline | Bristol ANADA J L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 CONDITIONS DE PUBLICATION \u2018L'Union Médicale du Canada\u201d paraît tous les mois.Cette Revue est l'organe officiel de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada.i au publie les travaux des Congrès, tous les communiqués de l'Association et des articles médicaux inédits.L'abonnement est de dix dollars par année (douze dollars pour l'étranger): les membres déjà inscrits à l'Association des Médecins de Langue Française du Canada ont droit, de ce fait, à la réception du journal.Les manuscrits doivent être dactylographiés avec double interligne.!ls doivent être complétés par un résumé de l\u2019article, rédigé en français et en anglais.\u2018L'Union Médicale du Canada\u201d assume les frais de cinq illustrations au maximum, pour chaque travail.Les illustrations supplémentaires sont payées par l\u2019auteur.Nous n\u2019acceptons pas de négatifs de clichés.Chaque illustration doit porter au verso le nom de l'auteur et les photographies devront être claires, de préférence noires et sur papier glacé.Les dessins doivent être effectués à l'encre de Chine sur papier blanc.Pour obtenir des extraits, l'auteur doit en faire la demande directement à l'éditeur.Tous changements du texte de la galée entrainent des frais supplémentaires pour l'auteur.L'index bibliographique de chaque travail doit être restreint aux indications les plus importantes.Le Journal se réserve toujours le droit de le limiter.Chaque indication bibliographique doit être fournie comme suit: nom de l'auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, volume, page, mois (jour du mois si le périodique est hebdomadaire), année.Publicité: Le texte des annonces doit aller sous presse quinze jours avant la date de publication.Le barème des annonces est fourni sur demande à Jacques-D.Clerk, publiciste, 326 est, boulevard Saint-Joseph.Téléphone: AVenue 8-9888.» Tout annonceur qui n'observe pas l'éthique professionnelle est exclu de notre publicité, et nous saurons gré à nos lecteurs d\u2019attirer notre attention sur toute dérogation à cette ligne de conduite.Tout ce qui regarde la rédaction et l'administration doit être adressé franco aux bureaux de \u201cL'Union Médicale du Canada\u201d, 326 est, boulevard Saint-Joseph.\u2014 Téléphone: AVenue 8-9888.Hôpital psychiatrique moderne de 152 lits, pleinement accrédité, offrant thérapie biologique u.clinique Ôe et psychologique.Situé dans un domaine Recherches Et dE majestueux, où les occupations et récréations thérapeutiques TRAITEMENTS PSYCNIATRIQUES sont en fonction des besoins, du confort et de l'agrément DANS là BANLIEUE | des patients.Affilié au département de DE montreal.psychiatrie de l'Université de Montréal, pour la formation de résidents, de psychologues, de travailleurs sociaux et d'infirmières spécialisées en psychiatrie.Brochures et tarifs sur demande.Demi-relief de Notre-Dame-de-la-Sérénité à l\u2019entrée principale.ou = ALBERT PREV 6565 OUEST, BOULEVARD GOUIN, MONTRÉAL 9, CANADA. SE fn Fa EE 25 PEE TF \"hil PS + os HE wk F5 =+ pr Sill Lr Ta » Tom 400 & «+ hee SA = AUS Ha = is Pay wr \u201d We id DN WE , à ?oi A ST.8 + Re J > Pis te = Ep pg > & war a Lo =.v8 \u201c4 5 a A wk + it ai} PF Ea + a.EN * 4, se a\u201d i o 0 Be WE oo fan as =, M me aa + sé = we y qi fa: EN sa 5 GE 08 2 2 « A won * © e nr tm Ve LAN J Ce Pare, on fd LE) nC Ct = ba sa.ant hor.5 te ce A BS 5 5 We 353 AN i & wh ; Prag ey WE d ry der = © sage na: à à > 4 Pas SY encart _ Li iques sq +4, am del Tg .in RS + sf > + 7 a.Le 3 Fo +e.$ iN > 24 \u201c© tam a lg, A A, AE «* Ld IS ~ A2 ih May-June 1952 Rx se mt > a LA 24 : 2 wai 47 ov\u2019 Ld .He, A 2 ; £ tes ap 5S ; us Fy ne Se \u2014 48 A ; vy Ta »; Ft Allergy 10 ° i 5 les autres ant y To A Be oa ar A fo HP as su \u201cnif Sh vl Gr E., Ann a + ais [] sa, ASE a, dy =, 5 N ek} EP ES dans le rhume de \u2018 \"> sa æ- f Fi Py ésultats obtenus avec le Phénergan Tk, Se, 5 SRC ELC RY KY Ti A veu ly yrs Wy ç mu * 9 dre #e % Gon 4 3 va [NS Poy 5 5 = co an 7 bas Bids, wr = #7 \"pe au LE = SS =.Aza \u201d~ LW a PA = \u201ca fi nt a\u201d EF a 4 me # rd E> a i ES ~ a a\u201d 4 io Le A S 8 i = /% $ $ \u201c7 F mic 5 Sa oA se ae \u201c7 7 sl AN & wf ] } LE 7 Zi A = Ly 7 rs Ae ¥ oH 7 1 b : 4 & Ph if À s Vs = aps a\u2019 a a a0 hry $ - ut 3% i 7 i, pk SE a we Si Si sur à .i ™ +» WE Pa ly A> Fix Wp % + \u201coy hd SRE ; ag \u2014 a 510806 sat 4 \u20ac us SES du FF rata fi 24 vi § se K a i= os a A a ins ot / 7 Eo Sr a, Sw \u201c i \u201c9 SR yl rm À # 4 oa oF Ÿ nx ni a 7 AE #5 4; = F se \u201cqr EE - = 4 ae w 3 bé j se re wr >= + y eu = palier ces a 4 pe wor = 2?\u201d id # # \u201c # $ b Gi id ve.*\u201ce Z - \u2018 - + 2e > sh « a «> iy % «À - @ Waki » x sr x À é To NI dh ina.?db 8 a > FF paf sen es - 3 i} \u201cl'antihistaminique du soir\u201d unique en soh genre! ACTION PROLONGÉE PENDANT PLUS DE 14 HEURES favorise le repos de la nuit \u201d ~ comprimés à 10 mo.dragées à 25 mg.\u2018ampoules de 2 ml.à 25 mg.par «multidoses de 10 mi.à 25 mg.pa sirop à 10 mg.par 5 mi.(c.à thé \u2018recommandé spécialement en pée l\u2019action du Phénergan fut \u201cla plus efficace et la plus prolongée\u201d et de \u2018d'excellents résultats dans 193 cas d'allergies diverses.Peshkin, M M., Rappaport, H.G.et Grosbi Ann.of Allergy, 9: 727, 1951. L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 196\" NON-NARCOTIQUE , TES d\u2019éthoheptazine ef acide acétylsalicylique\u2019 Exerce une puissante action analgésique et anti-inflammatoire sans sédation, risque de pharmacomanie, d\u2019accoutumance ou de constipation.Et il est économique! POSOLOGIE : De 1 à 2 comprimés, 3 à 4 fois par jour, A (OD) selon l'intensité de la douleur Wyeth PRESENTATION: En flacons de 100 et de 1000 comprimés Marque déposée *Marque déposée WALKERVILLE, ONTARIO 10 L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 L'Association des Médecins de Langue Française du Canada Fondée à Québec en 1902 DIRECTEURS GÉNÉRAUX HONORAIRES R.-E.VALIN, 165 est, ave Laurier, Ottawa.Donatien MARION, 326 est, boul.St-Joseph, Montréal.SECRÉTAIRE GÉNÉRAL HONORAIRE Hermile TRUDEL, 1990 est, rue Rachel, Montréal.OFFICIERS DE L'ASSOCIATION Emile BLAIN, directeur général, 400 est, rue Sherbrooke, Montréal.E.-Rolland BLAIS, secrétaire-trésorier général, 1779, avenue de l'Eglise, Montréal.André LEDUC, adjoint au directeur général, 156, avenue Willowdale, Outremont.Raymond CARON, adjoint au secrétaire-trésorier général, 2178 est, Mont-Royal, Montréal.EXÉCUTIF DE L'ASSOCIATION Emile BLAIN, Montréal.E.-Rotland BLAIS, Montréal.André LEDUC, Montréal.Raymond CARON, Montréal.Directeur des Relations Extérieures: Pierre SMITH.Roma AMYOT, Montréal.Edouard DESJARDINS, Montréal.Pierre JOBIN, Québec.J.-M.LAFRAMBOISE, Ottawa.Armand RIOUX, Québec.Directeur de l'Exposition du Congres: B.-G.BEGIN.ANCIENS PRÉSIDENTS Albert PAQUET, Richard GAUDET, A.-L.RICHARD, J.-A.VIDAL, J.-A.DENONCOURT, J.-B.JOBIN, Roma AMYOT, René-L.DuBERGER, J.-M.LAFRAMBOISE, L.-P.MOUSSEAU, Lucien LaRUE, Georges-L.DUMONT, Pierre SMITH, Alphonse-E.LeBLANC.COMITÉ DU XXXIe CONGRÈS Président: Pierre JOBIN, Québec.Secrétaire: Jacques TURCOT, Québec.Trésorier: Wilfrid CARON, Québec.Secrétaire-adjoint: Jean-Marie DELAGE, Québec.MEMBRES DU CONSEIL ARCHAMBAULT, François, 1150 est, boul.St-Joseph, Montréal.ARCHAMBAULT, Gérard, 472, avenue Laurier, St-Jean, Qué.BEAUDOIN, Robert-A., 375, ave Coolidge, Manchester, N.H.BEGIN, B.-G., 3440, rue Hutchison, Montréal.BEUGLET, Ernest, 605, Medical Arts Bldg., Windsor, Ont.BONIN, Wilbrod, 575, avenue Davaar, Outremont.BRETON, Cérard-]., North Battleford, Sask.BUNDOCK, Benoit, 33, rue Dupuis, Hull, P.Q.CAMPBELL, Maurice, 384, N.-Dame, Cap-de-la-Madeleine, P.Q.CARON, Wilfrid, 1191, des Erables, Québec, P.Q.CHEVALIER, Paul, Edifice Continental, Sherbrooke, P.Q.CHRETIEN, Maurice, 537, Station, Shawinigan, P.Q.DAVID, Paul, 3, avenue McCulloch, Outremont.DECARIE, Roland, 524 est, rue Sherbrooke, Montréal.DORION, J.-Ed., 609 est, boul.Charest, Québec, P.Q.DOUCET, Calixte, Campbellton, N.-B.DUFRESNE, Origéne, 4120 est, rue Ontario, Montréal.DUFRESNE, Roger, 418 est, rue Sherbrooke, Montréal.FONTAINE, Auray, 52, avenue Hamlet, Woonsocket, R.I.FOREST, J.-E., 366, de Lanaudière, Joliette, P.Q.GAUTHIER, J.-Dominique, Shippegan, N.-B.GAUTHIER, Vincent, 1100, Bougainville, Québec, P.Q.COYETTE, Roger-B., 415 est, avenue Laurier, Ottawa, Ont.HAMEL, Jean-F., 168, Charlotte, Ottawa, Ont.ISABELLE, Caston, 31, rue Montcalm, Hull, P.Q.JOANNETTE, Albert, Ste-Agathe-des-Monts, P.Q.LAFRAMBOISE, Jean, 249, River Road, Eastview, Ont.LAROCHELLE, Ls-Napoléon, 80, rue St-Louis, Québec, P.Q.LAROUCHE, Gérard-L., 126 sud, rue Brooks, Sherbrooke, P.Q.LAURIN, Camille, 66, ave Pagnuelo, Outremont, P.Q.LEBLANC, J.-B., 975, St-Prosper, Trois-Rivières, P.Q.LeBLANC, Philippe-H., Petit-Ruisseau, N.-E.LECOURS, J.-A., 538, King Edward, Ottawa, Ont.LEDUC, Aimé, 79, Ste-Cécile, Salaberry de Valleyfield, P.Q.LESSARD, Richard, 115 est, Grande-Allée, Québec, P.Q.MORISSET, Jean, Rimouski, P.Q.MORISSET, Pierre, Saint-Georges-de-Beauce, P.Q.NADEAU, Honoré, 55, rue Saint-Jean, Québec, P.Q.PAIEMENT, Horace, C.P.400, Sturgeon Falls, Ont.PELLETIER, Emile, 34, de la Fabrique, Québec, P.Q.PICHETTE, Lionel, 177, rue Principale, Hull, P.Q.PILON, Jean-Louis, 389 est, boul.St-joseph, Montréal.POTVIN, Laurent, 623, Noranda, Eastview, Ont.POWERS, Arthur, 11, rue Front, Hull, P.Q.RIOUX, J.-Emile, 101, Grande-Allée, Québec (4), P.Q.ROULEAU, |.-Maurice, Saint-Grégoire (Nicolet), P.Q.ST-JEAN, Conrad, 210, rue Principale, Granby, P.Q.TERRIEN, Jean, 189, Bronson, Ottawa, Ont.THIBAULT, Eugène, 4070, boul.Lasalle, Verdun.TRUDEL, Hermile, 1990 est, rue Rachel, Montréal.WHISSELL, Georges-L., Westlock, Alberta.SECRÉTARIAT: 326 est, boul.St-Joseph, Montréal 14, Qué.\u2014 Tél.: VI.5-8076 ! PROPYLThYRACIL marque de propylthiouracil contrôle médical de la thyrotoxicose préparation du patient thyrotoxique à l'intervention thérapie adjuvante de l\u2019iode radio-actif (1\") VTT NT TS Comprimé N° 815 \"Frwowt\u2019 .100 mg.Comprimé N° 387 \"Grosst\u201d .50 mg.Comprimé N° 386 \"Grwosst\u201d .25mg.detle]Kolc]| 2m Dose d\u2019attaque: 100 mg.trois ou quatre fois par jour, jusqu'à rémission.Dose d\u2019entretien: 25 a 50 mg.trois ou quatre fois par jour.Flacons de 100 comprimés.; Malgré la rareté des réactions secondaires prove- a hiOuracil, il ne faut pas cesser d'user de vigilance dans la recherche de symptômes tels que la fièvre, les douleurs articulaires, les éruptions cutanées ou les maux de gorge; sur leur manifestation, discontinuer promptement le traitement.L'agranulocytose peut se déclarer soudainement, et des numérations globulaires réitérées ne semblent pas aider beaucoup à la prévoir.On doit avertir les patients de discontinuer la médication et consulter un médecin immédiatement sur manifestation d'un mal de gorge.Si l\u2019on dépiste de l'agranulocytose, la prompte administration de cortisone et de fortes doses de pénicilline peut sauver a vie du patient, DS Chartes &.Frosst &Co.MONTREAL CANADA Fe Les institutions autorisées peuvent se procurer de l'iode radio-actif ainsi que du radiophosphore et du radio-or de Charles E.Frosst & Co. 12 L'Union Méd.Canada {0 Tome 90 \u2014 Juin 1961 Tw QUAND LA DIURESE FAIT DEFAUT.ALDACTAZIDE marque de spironolactone (Aldactone*) avec hydrochlorothiazide En présence d\u2019une résistance acquise aux traitements diurétiques classiques, l\u2019Aldactazide devient la seule préparation capable d\u2019exercer une action diurétique positive dans les deux tubes contournés du rein, le proximal et le distal.Cette égalité d\u2019action au niveau des deux segments assure des effets diurétiques synergiques réels dans le traitement de l\u2019oedème et de l\u2019ascite, et engendre ainsi des résultats meilleurs que ceux obtenus avec l\u2019un ou l\u2019autre des deux constituants.L\u2019hydrochlorothiazide exerce une vigoureuse action diurétique confinée principalement au segment proximal du tube contourné du rein.L\u2019Aldac- tone*, constituant d\u2019Aldactazide, bloque l\u2019action de rétention du sodium et d\u2019excrétion du potassium, produite par l\u2019aldostérone dans le segment distal.Cette dualité d\u2019action diurétique, non seulement intensifie la diurèse quand l\u2019aldostérone est en cause, mais enraye aussi les effets de déplétion de potassium produits par les diurétiques à action proximale.Par conséquent, non seulement l\u2019apport complémentaire de potassium est-il inutile quand provoque l\u2019excrétion du sodium et de l\u2019Aldactazide est le seul médicament employé, mais il peut exceptionnellement l'eau dans engendrer de l\u2019hyperkaliémie.LES DEUX SEGMENTS, PROXIMAL ET DISTAL, En outre, étant donné que la résistance a la thérapeutique diurétique des tubules rénaux, et assure: est souvent causée par une activité accrue de l\u2019aldostérone, l\u2019Aldactazide @ Une DIURESE MAXIMALE RAPIDE produit des résultats spectaculaires chez les malades atteints d\u2019oedème ou d\u2019ascite qui ne réagissaient pas ou réagissaient à peine aux autres traitements diurétiques.@ Une SÉCURITÉ optimale continue La dose ordinaire d\u2019Aldactazide pour les adultes est d\u2019un comprimé Pour littérature détaillée et mode d'emploi, quatre fois par jour, bien que la posologie puisse varier d\u2019un à huit com- consulter la brochure documentaire No 32, primés par jour, et que, dans certains cas, un traitement intermittent suffise.publiée par L\u2019Aldactazide est présenté en comprimés dragéifiés par pression, renfermant chacun 75 mg.d\u2019Aldactone (marque de spironolactone) et 25 mg.G.D.SEARLE & COd\u2019hydrochlorothiazide.CHICAGO 30, ILLINOIS La Recherche au Service *Marque déposée de la Médecine L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 INSUFFISANCE CARDIAQUE DE NATURE CONGESTIVE \u201cLe chlorothiazide semble marquer un progrès important dans le traitement de l'insuffisance cardiaque de nature congestive .; ses avantages les plus évidents sont: (1) administration orale efficace, (2) absence apparente de toxicité, (3) grande faveur auprès des malades, (4) effet diurétique persistant.\u201d Keyes, J.W.and Berlacher, F.J.JAMA 169:109 (Jan.10) 1959.Posologie: un à deux comprimés de DIURIL 3 500 mg, une ou deux fois par jour.a CHLOROTHIAZIDE des témoignages constants viennent continuellement attester sa remarquable sécurité et son efficacité dans les cas de: Présentation : Comprimés divisibles de DIURIL (chlorothiazide) à 250 mg.et à 500 mg.Documentation complémentaire envoyée aux médecins qui en feront la demande.ID MERCK SHARP & DOHME OF CANADA LIMITED MONTREAL 30, QUE *Marque de commerce 13 Un malade à qui vous avez rendu son gagne-pain Soma soulage la raideur et les douleurs lombaires VOTRE BUT: Soulager promptement la douleur de votre client.Le rendre rapidement à son activité normale.L\u2019AIDE DE SOMA: Soma combat directement la douleur tout en favorisant le soulagement du spasme musculaire.LES RÉSULTATS: Une fois la douleur et la raideur éliminées, votre client peut aussitôt reprendre son activité normale \u2014souvent en quelques jours au lieu ® de quelques semaines.Le myo-résolutif qui a la propriété independante de soulager Soma est remarquablement sûr.Ses effets secondaires sont rares.Il peut se produire une certaine \u201ccarisopro dal, Wallace somnolence, mais en général après de fortes doses seulement.Soma est présenté en comprimés de 350 Wallace Laboratories, Toronto, Ontario mg.POSOLOGIE HABITUELLE: 1 COMPRIMÉ Q.LD. L'Union Méd.Canada 15 Tome 90 \u2014 Juin 1961 contrôle efficace de la diarrhée.souvent lorsque tous les autres agents ont échoué £1 i ! 8 PR 3 P } A en 4 À E .FE TW a PTE EE JI BE A A E ; LE = p A 1 « k.à \u201c 2e 2288 Ë 3 Pr iF BR À Ei La È 5 Bio.i a Le \" ce + =.pe \u20ac LE 8 p A i Bc 080 ES _ A RE ) XB 3 IE ER E NE 3 A D à # E 4 1 4 : ey UE F E ar B bu SOUS FORME PRATIQUE DE COMPRIMÉS M sur 800 cas étudiés; Sorboquel a contrôlé 84% des diarrhées chroniques et 94 0 des diarrhées aiguës 1.Le polycarbophil, nouvel agent synthétique qui possède une capacité hydro-absorbante exceptionnelle.2.Le méthylbromure de thihéxinol, inhibiteur de l\u2019hypermotilité intestinale, doué d\u2019une remarquable action sélective.Ces deux composants de Sorboquel procurent un contrôle efficace de la diarrhée aiguë et chronique.*références en dossier, Schering Corporation Limited ER 4 1 ° Sh \u20ac | iy WRI.CORPORATION LIMITED MONTREAL Sos TIRE TH RR RON EN l\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 le traitement précoce de L'HERPES ZOSTER et de la NEVRITE par le PROTAMIDE assure un prompt soulagement Dans les cas de douleur radiculaire accompagnée d\u2019inflammation, et dans herpes zoster, le Protamide procure un prompt soulagement s\u2019il est administré tôt * après le début de l'affection.Mieux encore, les résultats se font généralement sentir dans les trois ou six jours, et l\u2019effet thérapeutique est rapide, même dans l\u2019herpes zoster ophtalmique.\u201d Les articles publiés sur le Protamide démontrent que le médicament exerce un effet direct de suppression sur la névrite due à l\u2019inflammation aiguë de la racine nerveuse.Dans de tels cas, la réaction au traitement précoce par le Protamide est suffisante pour constituer un diagnostic de névrite inflammatoire.** Le Protamide \u2014 préparation colloïdale composée exclusivement d\u2019enzymes dénaturés \u2014 est en pratique sûr et indolore.Ce n\u2019est pas une thérapeutique aux protéines.Une ampoule par jour par voie I M pendant 2 à 5 jours, procure généralement un soulagement complet chez les sujets traités tôt après le début de l\u2019affection.PRÉSENTATION: boîtes de 10 ampoules (1.3 cc.).Pour plus de renseignements, consultez le Vademecum, p.319, ou écrivez à notre Service Médical.Références: 1.Baker, A.G.: Penn.Med.J.63:697 (mai) 1960.2.Smith, R.T.: New York Med.(20 août) 1952, pp.16-19.3.Smith, R.T.: Med.Clin.N.Amer.(mars) 1957.4.Lehrer, H.W.; Lehrer, H.G., et Lehrer, D.R.: Northw.Med.(nov.) 1955.5.Sforzolini, G.S.: Arch.Ophthal.62:381 (septembre) 1959.German Saloratores SL Windsor, Ontario Burazolidine rour l'arthrite at les troubles 8 rattachant Dix ans d'expérience dans un nombre incalculable de cas\u2014plus de 1,700 rapports cliniques publiés\u2014ont maintenant établi la primauté de Butazolidine parmi les puissants agents non- hormonaux anti-arthritiques.1 A maintes reprises on a démontré | que Butazolidine: Dans l'espace de 24 à 72 heures produit un soulagement remarquable de la douleur.Dans l\u2019espace de 5 à 10 jours suscite une amélioration marquée de la | mobilité et une régression rapide de 'inflammation et de I'cedéme et favorise une absorption de l\u2019épanchement.Même administré pendant des mois ou des années Butazolidine ne provoque pas de déséquilibre hormonal ni de tolérance.Documentation et renseignements supplémentaires disponibles sur demande.Butazolidine (phénylbutazone): ; Dragées rouges estampillées | Geigy de 100 mg., flacons de 100, | 250 et de 1,000 dragées.- ry Montréal L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 UN \u201cCLINIQUICK\u201d AMES RAPPORT-ECLAIR POUR LE PRATICIEN MODERNE POURQUOI LE DIABETIQUE EST-IL PARTICULIEREMENT EXPOSE A LA NEPHROPATHIE?Le rein est l\u2019organe le plus susceptible d\u2019être affecté, dans sa structure et ses fonctions, par le diabète.Soixante-quinze pour cent de tous les décès causés par le diabète résultent de complications cardiovasculaires-néphrétiques.Dans ce groupe, un cinquième des complications prennent naissance dans le rein.Source: Whitehouse, F.W.: Postgrad.Med.24:54, 1958.HISTOIRE NATURELLE D'UNE NEPHROPATHIE D\u2019ORIGINE DIABETIQUE | DIABETE NON MAITRISE | PHASE v ASYMPTOMATIQUE | PROTEINURIE | NF | AEDEME | A0 NS HYPERTENSION | | ANEMIE | | AZOTEMIE PHASE = 7 NEPHRETIQUE | INSUFFISANCE RENALE | DECES Adapté de Whitehouse, E W.: op.cit.examiner le diabétique pour la glycosurie et la protéinurie le meilleur indicateur de désordre néphrétique est probablement URISTIX MARQUE DÉPOSÉE Bâtonnets réactifs test colorimétrique combiné pour la recherche des protéines et du glucose dans l\u2019urine.Il suffit de plonger la bande dans l\u2019urine et de lire les résultats.1 PLONGEE.10 SECONDES.2 RESULTATS AMES Ne sont pas affectées par la turbidité, les métabolites d'origine médica- Company of menteuse ou par les autres constituants de l\u2019urine forema Omer Une gamme de couleurs standardisées fournit des points de références 4 à accélérant la lecture A Bâtonnets réactifs URISTIX en flacons de 125 CAO7361F \u2014 Enrayez les diarrhées aiguës et les maladies intestinales sans susciter de nouveaux problèmes FUROXONE marque de furazolidone L I Q U I D E antibactérien ET émollient COM PRIMÉS adsorbant a Bactéricide par voie orale contre une variété étendue de bactéries intestinales '» 2\u2014y compris les pathogènes habituels et les souches d\u2019Escherichia, de Salmonella et de Staphylocoques que les antibiotiques et les sulfamidés ne contrôlent pas efficacement.= N\u2019entraine aucune résistance bactérienne appréciable et ne favorise pas la pullulation de monilia ou de staphylocoques.» Aucune toxicité connue.= Pour les patients de tout âge (peut s\u2019ajouter aux boires du nourrisson .coule librement à travers les tétines).Présentation: Furoxone Liquide: flacons de 120 ou 240 cc.15 cc.contiennent 50 mg.de Furoxone avec kaolin et pectine.Saveur agréable de menthe et d'orange.Furoxone Comprimés: 100 mg.rainurés, flacons de 20 et 100.1.Ponce de Leon, E.: Antibiotic Med.& Clin.Therapy 4:816, 1957.2.H.W.McFadden et M.M.Musselman: Personal communication to Eaton Laboratories.NITROFURANS\u2014une catégorie unique d\u2019antibactériens AUSTIN LABORATORIES LIMITED + GUELPH, CANADA Usagers exclusifs de la marque de fabrique Furoxone de Norwich Pharmacal Compary, ltd., une division de Eaton laboratories. 20 L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 (betaméthasone) noue CELESTONE un progrès décisif dans l'histoire des corticostéroïdes Celestone, plus qu'aucun autre de ses prédécesseurs, se rapproch du stéroïde idéal, à savoir: action anti-inflammatoire plus intense e taux d'excrétion sodique plu élevée perte de potassium, négligeableeeffets secondaires indésira bles propres aux autres stéroïdes, généralement moins prononcé ou absents e prix du traitement nettement inférieur à celui de tou autre dérivé de la prednisolone e la substitution de Celestone à tout autre stéroïdothérapie ne présente aucun problème.Celestone permet à plus de malades de bénéficier d'une cortico stéroïdothérapie plus adéquate.Les effets secondaires indésirable inhérents aux stéroïdes plus anciens avec tendance à aggrave certaines affections communes chez les patients de plus de 40 ans, tels le diabète et l'hypertension, n'ont pas été observés avec Celestone.fee .et avec / Celestone, le traitement est des plus x» ÉCONOmIqUes. L'Union Méd.Canada 91 Tome 90 \u2014 Juin 1961 chez tout malade qui nécessite une thérapie aux corticostéroïdes \u2026Ôet particulièrement ine ese ise nice et CELESTONE que les effets secondaires provoqués par CONSTITUE une MESURE ADDITIONNELLE de SÉCURITÉ les stéroïdes sont susceptibles d'aggraver.Posologie: Avec Celestone, LE PREMIER r oo] Le patient allergique comme avec tous les au- \u2018 pe.°F atteint d'une maladie .2e cardio-vasculaireset tres corticostéroïdes, la qui ne doit pas .A .encourir le risque.posologie doit être ajustée d'une tension artérielle à chaque cas particulier.accrue.Lorsqu'on substitue Ce- lestone à un traitement en cours avec d'autres déri- vés de la prednisolone, on continue avec le même nombre de comprimés et Le patient asthmatique on ajuste par la suite la Ÿ ou tout autre malade : ; É i À Chez qui la stabilité posologie aux besoins du CORTICOSTEROIDE 1 émotive doit étre malade d\u2019après les résul- : 5 i | protégée contre les P qui répond aux trois 4 troubles psychiques tats obtenus.exigences fondamentales provoqués par les stéroïdes.Présentation: Celestone (be- taméthasone), comprimés de 0.5 mg.en flacons de 30 et de 100.efficacité - tolérance - économie res Le patient arthritique Ddorieg vr atteint d'œdème ou de *marque de commerce CORPORATION LIMITED MONTREAL A toute autre affection, @i tele l'insuffisance tf cardiaque, susceptible d'être aggravée par la rétention sodique. 22 L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 qui est indiqué dans tous les cas d\u2019anémie ferriprive AEX (SUCCINATE, FERREUX)( e La réaction la plus rapide de l\u2019hémoglobine avec du fer par voie orale e Le plus faible indice de toxicité e Les doses les plus faibles e Résultat, la cure est d\u2019un coût modique CEREVON, mis au point dans nos propres laboratoires de recherches, a pleinement démontré sa supériorité des points de vue clinique et réaction hématologique dans le traitement des cas d\u2019anémie par carence de fer durant la grossesse et l\u2019enfance, ainsi que dans tous les genres d\u2019anémie ferriprive Facilement absorbé, CEREVON offre un coefficient d\u2019utilisation vastement supérieur en ce qui concerne les divers sels de fer entrant dans sa composition; en outre, il ne provoque aucune irritation de la muqueuse intestinale.Sur demande, de la documentation et des échantillons seront envoyés avec plaisir.FORMES CAPSULES, COMPRIMÉS ET ÉLIXIR CEREVON Chaque capsule|comprimé/cuillerée à thé renferme 150 mg.de succinate ferreux CAPSULES, COMPRIMES ET ELIXIR CEREVON 'B\u2019 Chaque capsule/comprimé/cuillerée a thé renferme Succinate ferreux\u2014150 mg.Chlorhydrate de thiamine\u20141 mg.Riboflavine\u20141 mg.Niacinamide\u201410 mg.220 BAY STREET, TORONTO CREWE ET LONDRES, ANGLETERRE + SYDNEY, AUSTRALIE Lu i\" 4 [LZ CL3-59F L\u2019Union Méd.Canada 23 Tome 90 \u2014 Juin 1961 mais sans danger 1 Kevadon Merrell Aussi puissant que les barbituriques et pourtant, si sûr i que méme des surdoses massives n'ont pas provoqué 3 d'accident fatal: pas même de dépression respiratoire.; Dépression du système nerveux central qui ne dépasse jamais l'hypnose (chez un patient qui avait pris 144 fois la dose quotidienne recommandée, le seul effet de Kevadon 4 fut un sommeil profond et réconfortant).Le sommeil débute en 15 à 30 minutes, pour durer de 6 à 8 ] © heures .93% des patients se réveillent frais et dispos.aucune excitation préliminaire, aucune euphorie .jusqu'à 3 date, aucun rapport d'addiction, d'habituation ou de 1 symptômes de retrait.3 Posologie: un comprimé de 100 mg au coucher.Marque déposée: Kevadon (marque de thalidomide).depr .respiratg hate 24 + © D A Ed c (a) = (5) 2! E 3 9 £ Lo) œ « 4d Ci é, es © = et 0 pu L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 IER et delivre Ta A ati bod ted on st ve¥ de tous les jours,\u201d dans les troubles fonctionnels et pete [TE procuré rapidement I'équilibre psychique; administré & doses judicieuses, il aS d'effets CC LITT | rte l'anxiété et de la noso- libére de I'inhibition anxieuse et redonne de I'entrain hy exerce de stimulation directe.Capsules, 5 mg.(Verte et jaunes), 100 et 500.Capsules, 10 mg.(vertes et noires), 100 et 500.Librem@æehtorhydrate de 7-chloro-2-méthylamino-5-phényl- 3H-1,4-benzodiazépine 4-oxyde.LRA.EJ ®Marque déposée Hygroton° Geigy Dans l'hypertension et 55 2 dème = a 5 Eo ie Act on plus longue.et plus douce Commodité et économie dans le traitement d'entretien avec seulement trois doses par semaine Disponibilité: Hygroton, phényl) phthalimidine.3-hydroxy-3 (4-chloro-3 sulfamyl- Comprimés rainurés de 100 mg.en flacons de 50, 500 et 5,000. de choix\u201d LA NOUVELLE PÉNICILLINE SYNTHÉTIQUE BRISTOL LABORATORIES OF CANADA LIMITED, MONTRI DIMETHOXYPHENYL PENICILLINE SODIQ 99.9% + EFFICACE IN VITRO CONTRE LES STAPHYLOCOQUES RESISTANTS \u201cll semble que Staphcilline, en raison de son action bactéricide, de sa faible toxicité, de ses taux sanguins élevés et de son affinité pour les staphylocoques, comme de son immunité à l\u2019action de la pénicillinase, peut s'avérer comme le CC médicament de choix dans le traitement d'infections staphylococciques résistant aux autres pénicillines.\u201d | Arnold Branch, M.D.; K.C.Rodger, M.D; R.W.Lee, M.D.et Edna E.Power, B.A.Le Journal de l\u2019Association Médicale Canadienne 83:991-996, 5 novembre 1960. RECHERCHE AYERST travail d\u2019aujourd\u2019hui\u2014santé de demain Dans l'univers médical, le chercheur se tient à la frontière de demain.Le médecin, le pharmacien et le fonctionnaire de la santé publique, tous ont le regard tourné vers lui dans l'attente des armes nouvelles de lutte contre la maladie.Appréciant l'importance vitale de la recherche, AYERST met à la disposition de son personnel hautement qualifié les laboratoires les plus modernes du Canada.L'identification rapide et exacte de tout composé est rendue possible par des instruments de recherche tels que le spectrophotomètre dont les constatations viennent s'inscrire sur un tambour pivotant, sous forme de tracés spectraux.Par l\u2019analyse de ceux-ci, le chercheur termine en quelques minutes l'essai de médicaments qui autrefois aurait exigé des semaines, ceci avec une exactitude sensiblement plus grande.AYERST effectue, en matière de santé nationale, un placement à échéance différée dont les dividendes seront distribués aux Canadiens sous la forme d\u2019un bien-être général.Des laboratoires de recherche ultramodernes sont venus, en 1960, s\u2019ajouter aux installations antérieures déjà excellentes.(côté gauche de la photo) LABORATOIRES de RECHERCHE PHARMACEUTIQUE les plus vastes du Canada : Ton yer McKenna & Harrison, la compagnie qui en 1945 a porté Sur te marché l'estomac en ne le libérant que dans le milieu alcalin de I'intestin grêle supérieur.le pénicilline orale en suspension, pour usage pédiatrique.C\u2019est là Un processus qui, mis au point par Ayerst en ses laboratoires de recherche, rend possible la protection contre l'acide sans le recours aux sels de pénicilline lY L E N TA\u201d FO RT E L | Q U | D E No 905 plus coûteux.Ainsi, \u201cHylenta\u201d présente l\u2019avantage de la résistance 2 I'acide, les frais correspondants n\u2019excédant pas le bas prix de la pénicilline G potassique.2 dans l'eau, cette préparation \u2014 en poudre sèche pour raison de stabilité \u201cHylenta\u201d est présenté en une gamme complète de concentration (convenant présente en un liquide au goût délicieux de caramel, qui par cuillerée à thé au traitement de toute infection justiciable de la thérapeutique orale), avec base me 500 000 ui.de pénicilline G potassique.En accord avec sa politique à désagrégation réglée: \u201cHylenta\u201d2 (200 000 u.i.), \u201cHylenta\u201d4 (400 000 u.i.), @ nta\u201d dont le thème est \u201cune concentration pour chaque cas\u201d, AYERST \u201cHylenta\u201d\u20195 (500 000 u.i.), et \u201cHylenta\u2019\u20198 (800 000 u.i.).FS [1 \u201d 0 - z - .nte également \u201cHylenta\u201d n0 903 dont la cuillerée à thé contient 250 000 u.i.La plus forte concentration \u2014 \u201cHylenta\u201d10 (1 million d'unités au comprimé) lepuis leur apparition en 1955, les comprimés de pénicilline G potassique de est présentée sous un enrobage résistant aux acides qui également protège rque \u201cHylenta\u201d sont au Canada, dans leur catégorie, les plus largement l\u2019antibiotique de l'action des sécrétions stomacales.its.Leur popularité est due à leur désagrégation réglée, caractéristique , \u20ac qui permet de protéger I'antibiotique de la destruction au niveau de \u201cHYLENTA\u201d \u2014 LA PLUS GRANDE EFFICACITÉ \u2014 LES PRIX LES PLUS BAS F-R-3-1462 ee IL N'EXISTE QU'UNE \"PREMARINE\" POUR LA MENOPAUSE Comprimés de concentrations LABORATOIRES de RECHERCHE PHARMACEUTIQUE les plus vastes diverses; également en du Canada combinaison au méprobamate ou à la méthyltestostérone Ww A = » So \\ Nag $ ® qèx i ms 5 on ad NH iv 7 a Po x x E AF rer.= TRAIT er WERE J \\ NE pr 01} PE A so 29 L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 A la suite 3 de mon amygdalectomie, je nai presque pas été incommodé.Je pouvais manger et avaler sans douleur parce que mon docteur m°avait donne Xylocaine.(Cest ainsi Aau*il appelait cal) Xylocaine\u201d Visqueux, anesthésique topique pour administration orale (marque de lidocaïne*) (SV.Xylocaine Visqueux soulage presque immédiatement la douleur et permet d'avaler plus facilement après une ablation des amygdales et des végétations adénoïdes, car il se répand uniformément et adhère aux membranes.Ces Xylocaine Visqueux, à saveur de cerise, contient 297 de chlorhydrate de Xylocaine; miscible à l\u2019eau et de ee 7 5 2% 5 Sr 7 7 7 2! i 7 LE ve 2 Le i GE 5 = os 5 7 7 Zi a 7 a i = i 5% OR Ge ee 2 a or a 2 = 3 5 a ses ve RY 2 Le ges Lit 5 HEE a se oo 2 5 2 ee se Gr a ne a RS es i a i 2 88 ot igne ral, ies iogie, lg Hons \u20ac nee.RY Ba a se ss se 7 l\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 les résultats obtenus chez 104 cas L4 e épineux de diabète traités avec le furent bons à excellents chez 91 diabétiques sur 104 (88%).avec le DBI seul ou associé à de l'insuline exogène \u201cune destinée plus fructueuse et certes plus sereine \u2026 .\u2019 Nombreux furent les diabétiques chez qui \u2018la phenformine (DBI) a contribué à embellir la vie.Leurs moyens d'existence menacés et leur tranquillité d'esprit compromise par les aléas de leur maladie, ils retrouvèrent une destinée plus fructueuse et certes plus sereine.\u201d \u201caucune preuve de toxicité\u201d attribuable au DBI n'a été notée chez ce groupe.des réactions digestives relativement peu nombreuses furent constatées.Leur gravité ne justifia le retrait du médicament que chez cinq cas seulement sur 104.Ayez confiance dans le DBI qui, seul ou associé à l'insuline, procure chez un plus grand nombre de diabétiques, le confort pratique et ininterrompu du traitement oral par une bonne emprise sur.le diabète stationnaire de l\u2019adulte - les cas réfractaires aux sulfonylurés - le diabète labile , corporation of 1452 rue Drummon d, Montréal, 1.Barclay, P.L: LA.MA .u.s.vitamin 43 44 on oll; L'Union Méd.Canada § 4 Tome 90 \u2014 Juin 1961 nous vous présentons un antagoniste des ALLERGOTOXINES nouveau et vraiment exceptionnel dont l\u2019activité est également ANTIPRURIGINEUSE: Femtactin >> *Marque de commerce (CHLORHYDRATE DE CYPROHEPTADINE) indiqué en présence de toute allergie chronique ou aiguë ou de tout prurit, quelle que soit son étiologie. Union Méd.Canada bme 90 \u2014 Juin 1961 PERIACTIN* est un antagoniste des allergo- toxines aussi actif que les plus puissants antagonistes de la sérotonine et de l\u2019histamine.Le champ d\u2019activité antiallergique et anti- prurigineuse de PERIACTIN égale et surpasse méme celui de tout autre agent dépourvu de cette double activité.PERIACTIN est recommandée dans le traitement des affections suwvantes: ALLERGIES: m Dermatoses, y compris la neurodermatite et la neurodermatite circons- critemM Oedème angio-neurotiqueM Eczéma M Dermatite eczématoïdeM Réactions médicamenteuses et sériques® Urticaire® Dermatite de contact due à l\u2019herbe à la puce H Excoriations neurotiques M Piqûres et morsures d\u2019insectesmM Rhume des foins et autres rhinites saisonnièresM Rhinite vasomotrice chronique PERIACTIN est tout spécialement recommandée dans: LE PRURIT (quelle que soit son étiologie) anal mvulvaire massocié à la rougeole et à la varicelle On recommande l\u2019essai de PERIACTIN dans LA MIGRAINE L'ASTHME BRONCHIQUE POSOLOGIE: Dose initiale pour adultes: 1 comprimé (4 mg.) 3 ou 4 fois par jour, selon la réponse du patient.La gamme posologique est de 4 à 20 mg.(1 à 5 comprimés) par jour et la dose moyenne est de 12 à 16 mg.(3 ou 4 comprimés) par jour dans la majorité des cas.Dose initiale pour enfants (2 à 14 ans): 2 mg.(15 comprimé) 3 ou 4 fois par jour.La gamme posologique est de 6 à 16 mg.(115 à 4 comprimés) par jour selon le poids et la réponse du patient.PRÉSENTATION: No.CA 3276 Comprimés PERIACTIN (chlorhydrate de cyprohepta- dine) dosés à 4 mg.chacun, en flacons de 100.@ MERCK SHARP & DOHME OF CANADA LIMITED MONTRÉAL 30, QUÉ.45 L'Union Méd.Canada | Tome 90 \u2014 Juin 1961 Tom USA NIET SY a IIR Kil): La Là HLT SÛR AURALGAN GOUTTES AURALES 3] NEY THERAPIE A LARGE SPECTRE UIE MO SAN SANS ANTIBIOTIQUES BACTERICIDE FONGICIDE R) NU] Yl QU'UN a RHINALGAN VAPORISATION NASALE DECONGESTIF p OIE IEICE Dan ag) ARYLGAN JERE VAPORISATION DU LARYNX GARGARISME BADIGEONNAGE im LTD., W.MONTREAL 3, CANADA lo)\", cHemicat co L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 DANS L'AGITATION AIGUË SPARINE enraye rapidement les manifestations aiguës des troubles mentaux et émotifs; sert ensuite de traitement d\u2019entretien.Un des médicaments les plus souples qui soient.e supprime l\u2019excitation du système nerveux central, atténue l\u2019appréhension, calme l\u2019agitation e auxiliaire du traitement du delirium tremens, des hallucinations aiguës, des tremblements aigus de l\u2019ébriété e amende les symptômes créés par le sevrage de médicaments chez les narcomanes e enraye la nausée et le vomissement: se révèle utile dans le traitement de la douleur, par une potentialisation des analgésiques e facilite le diagnostic et le traitement des cas d\u2019urgence médicale, en atténuant l\u2019agitation et l\u2019appréhension Les résultats les plus rapides s\u2019obtiennent par la voie intramusculaire ou la voie intraveineuse; le traitement d\u2019entretien se donne d'habitude sous forme de comprimés ou de sirop.Æ Ordonnance obligatoire Chlorhydrate de INJECTION æ = ine = SIROP WALKERVILLE, ONTARIO Chlorhydrate de promazine I ypsona a_résiste A a aR DAS te Fe sonha Oe RAD le symbole de qualité dans : Jail II: Jlatre de Par IS Choisissez le GYPSONA RÉGULIER ou le GYPSONA L.P.L (faible perte de plâtre) YI & NEPHEW, Au YT (CRE TC Cer Qué _@ L'Union Méd.Canada 49 4 Tome 90 \u2014 Juin 1961 quand l'objectif est une diminution de poids ÉLUDINE accorde beaucoup d'avantages remarquables Perte pondérale satisfaisante Incidence peu élevée d\u2019effets secondaires Traitement facilité dans ] les cas compliqués Régime moins rigoureux Posologie et disponibilité Préludine® comprimés Un comprimé (25 mg.) 2 à 3 fois par jour une heure avant les repas.Préludine Endurettes® L Un comprimé (75 mg.) de Préludine Endurettes pris au lever PRODUITS BOEHRINGER INGELHEIM distribués par Geigy Produits Pharmaceutiques, Montréal L-1479F TT rT TT LT TT TT TT TT TTT TTT TTT AREEREN ARES 3l7 alg 319 410 ah alo als 414 415 7) 50 L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 en Agoanse à be demande gésrétalé de & protein SOLUTIONS DÉSINFECTANTES BARD-PARKER HALIMIDE Désinfectant concentré 5S Déarames 4 eatsd GYRE » cé .maintenant amélioré, le désinfectant HALI- MIDE sans aucune odeur désagréable\u2014est un concentré de basse tension superficielle ayant d'excellentes qualités pénétrantes.Idéal pour désinfecter a.peu de frais les instruments: 1 once mélangée à 1 gallon d'eau produit une solution stable, claire, non-corrosive qui ne tache pas.TUBERCULICIDE lorsque dilué avec de l'alcool.Pas de tablettes anti-rouille à ajouter \u2014aucun besoin.de changements fréquents.Désinfectant CHLOROPHENYL B-P .Une solution idéale pour désinfecter les instruments dans les bureaux professionnels.Il détruit rapidement les bactéries végétatives que l'on rencontre ordinairement\u2014 ne contient pas de phénol (acide carbolique) ni mercuriaux\u2014n'affecte pas la peau ni les tissus.On l'utilise non dilué\u2014son odeur est agréable\u2014son efficacité germicide n'est pas altérée par le savon.GERMICIDE FORMALDEHYDE B-P .sporicide tuberculicide « bactéricide « virucide et fongicide cette solution est spécifiquement indiquée, dans les hôpitaux, pour la désinfection chimique des instruments et pour la protection de leur tranchant.Employée non diluée, elle tue en moins de 5 minutes les BACILLES TUBERCULES, les microbes végétatifs pathogènes et reproducteurs de spores\u2014les spores elles-mêmes en moins de 3 heures.(BP) °*°P-EASSEF COMPANY, INC.BP DANBURY.CONNECTICUT A DIVISION OF BECTON DICKINSON AND COMPANY BARD PARKER e BP e CHLOROPHENYL e HALIMIDE sont des marques de fabrique ; IH L'Union Méd.Canada 51 Tome 90 \u2014 Juin 1961 INJECTABLE (21-phosphate de dexaméthasone) VA DROIT AU BUT.les avantages des corticostéroïdes et est destiné à l\u2019emploi immédiat dans la chirurgie d\u2019urgence, le choc, les états allergiques présentant un caractère d\u2019urgence, le status asthmaticus, les traumas physiques, certaines infections foudroyantes, les réactions transfusionnelles, l\u2019arthrite rhumatoide et son cortège d\u2019infirmités.Il s\u2019administre par voie intraveineuse, intramusculaire ou intra-articulaire (sauf dans les articulations intervertébrales) et produit en quelques minutes un effet thérapeutique d\u2019un ordre exceptionnel.Posologie courante: 4 mg.à 20 mg.selon les indications de chaque cas particulier.Présentation: Fioles de 2 cc.et de 5 cc., un centimètre cube renfermant 4 mg.de dexaméthasone sous la forme de sel biso- dique.«D MERCK SHARP & DOHME OF CANADA LIMITED MONTREAL 30, QUE. 52 L'Urion Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 les quatre \\, questions de & THOMAS TOULEMONDE sur l'assurance-hospitalisation GRATUITE QUI y a droit?1 Toute personne habitant la province depuis au moins frois MOIS.L'enfant nouveau-né d\u2019une telle personne a droit à l\u2019assurance- hospitalisation dès sa naissance.C\u2019est à vous de prouver à l\u2019hôpital que vous êtes citoyen de la province.+ 0 N Les \u2018gens en visite\u201d dans la province n\u2019ont pas droit à l\u2019assu- rance-hospitalisation.À eux, ou à leur province, de payer.Ÿ 7 QUAND N me faire hospitaliser ?1 Quand vous en aurez vraiment besoin.C\u2019est votre médecin qui décidera.Mais en cas d'accident grave, l'hôpital peut décider à sa place.Vous pourrez rester à l'hôpital aussi longtemps que votre médecin le jugera médicalement nécessaire.+ ON Quand on parle de \u201c\u2018votre médecin\u201d, on veut dire celui qui vous traîte.+6 CoA \\ Y 1 N'importe quel hôpital qui a signé un contrat avec notre ministre de la Santé.T QUEL Hopital choisir?\u2014\u2014 2 Les sanatoriums antituberculeux, les hôpitaux (ou asiles) pour maladies mentales, les foyers pour vieillards \u2014 et quelques autres institutions \u2014 n\u2019ont pas de contrat.S'il faut vous transférer d\u2019hôpital pour des raisons d\u2019ordre médical, on continuera quand même à payer vos frais.Si vous tombez malade dans une autre province canadienne, Québec vous remboursera l\u2019hospitalisation reçue \u2014 selon le taux en vigueur là-bas.& Si ça vous arrive d\u2019être hospitalisé en dehors du Canada, Québec paiera vos frais jusqu\u2019à concurrence de $15 par jour.2 QUOI me donne-t-on ?Un lit de salle ordinaire, \u2014 les repas y compris.Les soins infirmiers nécessaires (garde-malade, etc.).WN a Les services suivants: laboratoire, radiologie, autres procédés de diagnostic \u2014 ainsi que les interprétations nécessaires.H Médicaments, préparations et autres produits prescrits par le médecin et administrés sur place.Mais il faudra payer ce que vous emporterez chez vous.L'usage des salles d\u2019opération et d'accouchement, y compris l\u2019installation d\u2019anesthésie et le matériel ordinaire de chirurgie.S Radiothérapie et physiothérapie, c\u2019est-à-dire les traitements aux rayons-x, électricité, massages, etc.X Voici ce qu\u2019il faudra payer vous-même : A Le médecin, le chirurgien et l\u2019anesthésiste.B Les remèdes brevetés et l\u2019ambulance ou tout autre véhicule.C Les soins reçus au dispensaire ou en dehors de l\u2019hôpital.D Toute hospitalisation uniquement destinée à des examens du type \u2018check up\u201d.x Vous avez droit gratuitement à une chambre privée ou semi-privée seulement dans deux cas: si votre médecin affirme que votre état l\u2019exige, ou si l\u2019hôpital n\u2019a plus de place dans ses salles ordinaires.Dans tout autre cas, vous devrez payer la chambre au nouveau prix réduit accordé à nos assurés.000000000000000000000008000000000000000000000000000000000000000088000800000¢ SURTOUT, N'OUBLIEZ PAS! 1 A votre sortie de l\u2019hôpital, exigez toujours la formule AH-108.Vous y verrez ce que l\u2019Assurance-hospitalisation paiera pour vous et, s\u2019il y a lieu, ce que vous aurez à payer.æ@ Ne demandez jamais à un médecin de vous faire hospitaliser si ce n\u2019est pas strictement nécessaire.Ne restez jamais un jour de trop à l'hôpital: c\u2019est injuste et coûteux! CONSERVEZ CETTE PAGE DU QUÉBEC ASSURANCE-HOSPITALISATION Ç un service du , ; MINISTERE DE LA SANTÉ DU QUÉBEC ALPHONSE COUTURIER, m.d., ministre JEAN GREGOIRE, m.d., sous-ministre JULES GILBERT, m.d., directeur oS = = & Formule: COMPRIMES DONNATAL CAPSULES DONNATAL ELIXIR DONNATAL (par 5 cc.) Sulfate d\u2019hyoscyamine .0.1037 mg.Sulfate d\u2019atropine .0.0194 mg.Bromhydrate d\u2019hyoscine 0.0065 mg.Phénobarbital (344 gr).16.2 mg.DONNATAL EXTENTABS® - (Comprimés à action prolongée) Chaque Extentab (l\u2019équivalent de 3 Comprimés) produit des effets prolongés d'une durée de 10 à 12 heures \u2014 toute la journée ou la nuit durant, en une seule dose.offre le spasmolytique de choix! I par sa teneur en alcaloïdes naturels de la belladone en proportion parfaite, avec phénobarbital.A.H.ROBINS CO.OF CANADA, LTD., MONTREAL, QUEBEC OMINE octe besoins ort ant eZ une pides bh era ous s les pr pes nutri let enant de d\u2019ali- lay alqué sur t ren- hu \"| pré- bp on E Un Wiz urge déposé Wg KE - S lo ne de 16 onces e Provera n\u2019a pas donné lieu à des réac- dle P n\u2019 d lieu à des réac tions secondaires notables.Il est présenté sous une forme per os com- 1 mode.Il est quatre fois plus actif que tout autre produit lutéinique, d\u2019après l\u2019essai biologique sur le sujet castré.Le Provera est efficace à faible dose, d\u2019où une 2 .économie sensible.Le Provera est le seul agent progestatif existant dans le commerce qui parvienne à mener la gestation à terme chez les animaux ovariectomisés soumis à des expériences critiques.BUT ULTIME: foetus à mener à terme COMPLICATION: menace d\u2019avortement INDIQUE: Provera rovera (ACÉTATE DE MÉDROXYPROGESTÉRONE UPJOHN/ INDIQUÉ DANS: menace d\u2019avortement avortement habituel saignement utérin fonctionnel stérilité dysménorrhée aménorrhée secondaire tension pré-menstruelle épreuve de la grossesse QUEL QUE SOIT LE CRITÈRE D\u2019ÉVALUATION ADOPTÉ, PROVERA EST TRÈS SUPÉRIEUR AUX ANCIENS AGENTS PROGESTATIFS Activité: 4 fois plus actif que le noréthindrone chez la femme castrée Spécificité: - exclusivement progestatif: pas d\u2019effets androgènes ou oestrogènes notables Efficacité: provoque une modification lutéinique totale de l\u2019endomètre Tolérance: on n\u2019a rapporté aucune réaction secondaire fâcheuse POSOLOGIE: De 2.5 mg à 10 mg par jour PRÉSENTATION: comprimé à 5 mg sécable, en flacons de 24 et de 100 comprimés *MARQUE DE COMMERCE Upjohn BULLETIN FACE AU SCANDALE La médecine a fait l\u2019objet de larges manchettes dans nos journaux français de Montréal.Malheureusement, cette publicité tapageuse traitait de scandale.Il est facile d'imaginer l'énorme discrédit de ces nouvelles sur la profession médicale et les hôpitaux.Le public ne pardonnera pas de sitôt d'avoir été un complice inconscient de la charité au profit d'un homme plutôt que d'une oeuvre ou d\u2019une administration davantage intéressée à des bénéfices matériels qu\u2019à des progrès médicaux.Dans notre milieu qui s'éduque à peine à la philanthropie et à l\u2019action civique, ces scandales risquent fort de détruire bien des illusions et constitueront un excellent prétexte pour tous ceux qui n\u2019ont pas encore appris la joie de partager et l'importance de donner.Par la faute de plusieurs.médecins et non médecins.la profession médicale et l\u2019organisation hospitalière viennent d'être honteusement éclaboussées.Aux coupables nous souhaitons une peine exemplaire et juste.Cependant, tous, nous subirons les conséquences de cette publicité qui nous remplit de colère et de tristesse.La médecine qui traite l'homme a besoin de la confiance totale des hommes.Cette relation est fondamentale et ne saurait souffrir l\u2019exception.C\u2019est pourquoi, un seul scandale est superflu et incompréhensible pour le grand publie et pour nous.Face à lui, analysons nos fal- blesses, faisons le point et proposons quelques réformes susceptibles d\u2019empêcher de malheureuses répétitions.Le mal du matérialisme dans un après-guerre facile et dans les cadres d'un régime politique tout-puissant s\u2019exprime aujourd'hui par une explosion de scandales de tous les types.Ils alimentent les journaux avides de sensationnel mais, surtout, ils dégradent le Canada français.Malgré des rumeurs et des soupçons, nous avions l\u2019espoir que la profession médicale serait épar- onée.Maintenant qu\u2019il est trop tard, il faut faire face, bon gré mal gré, à la situation.Aucun membre de notre profession ou de notre organisation hospitalière ne peut rester indifférent ou passif.C\u2019est pourquoi, j'ose prendre position pour critiquer, défendre et sauvegarder notre profession pour laquelle il vaut la peine de se dévouer jusqu\u2019au dernier de son souffle.Depuis quinze ans, bien des optiques ont été faussées.Bien des succès ont eu des origines discutables.L'earichissement matériel est devenu le principal critère de l'évaluation humaine.La malhonnêteté a été largement exploitée par ceux qui n\u2019avaient ni l\u2019étoffe ni la volonté de réussir autrement.Les vérités essentielles qui font la grandeur de l'homme ont été oubliées pour des raccourcis qui permettent d\u2019arriver vite.En jouant la carte de l\u2019arrivisme, du matérialisme et de la facilité, notre génération s'est habituée à accepter la médiocrité et n\u2019a pas su reconnaître les rares hommes qui auraient pu devenir des exemplés de foi ou d'espérance.A force de se démolir 004 BULLETIN L'Union Méd.Canada v II Tome 90 \u2014 Juin 1961 mutuellement, notre groupe ethnique s'est nivelé.Les meilleurs ont souvent abandonné la lutte et laissé à des médiocres des responsabilités qui dépassaient leur maturité.Face au scandale et malheureusement grâce à lui, nous devons agir, réorganiser, renouveler, rebâtir et devenir une communauté sérieuse avec des buts et un idéal qui reflètent une vive spiritualité et une grande confiance dans nos traditions, notre culture, notre foi et notre avenir.Le Jour est venu d'empêcher solidairement le jeu malhonnête des intérêts individuels et d\u2019épauler l'effort de ceux aui ont encore assez d\u2019optimisme pour travailler à une destinée glorieuse du Canada français.La province de Québec n\u2019est pas ce qu\u2019en puissance elle pourrait et devrait être.C\u2019est à mes yeux, notre scandale le plus lourd et le plus douloureux.Malgré l\u2019avantage numérique, avons-nous obtenu le respect du fait français?Nos institutions françaises brillent-elles par leurs hommes et leurs réalisations?En somme, le Canada français du Québec cherche-t-il une survivance lucide et active des siens ou travaille-t-il pour une minorité qui, dans un silence calme et réfléchi, par un labeur patient et organisé, avec un entêtement clairvoyant et réaliste, contrôle et récolte les dividendes de nos richesses et de nos fantaisies.Face à la solidarité anglo-saxonne, l\u2019individualisme latin nous conduit lentement mais sûrement à l\u2019échec définitif.Ces scandales, les nôtres et les autres, auront-ils le mérite de nous faire réfléchir et d\u2019éveiller en nous un nationalisme non de parole mais d'action, non de critique mais de positivisme, non de sentimentalité mais de réalisme?Con- fondrons-nous plus longuement l'accessoire de l\u2019essentiel?Aurons-nous assez de coeur, de jugement et d\u2019intelligence pour nous mettre solidairement à la besogne afin d\u2019étudier avec lucidité nos lacunes et nos mérites dans le but de nous imposer une discipline de pensée et d\u2019action?Nous devons, nous médecins, jouer non seulement notre rôle individuel de thérapeutes mais aussi accepter nos responsabilités communautaires.Avec les formidables possibilités de la médecine moderne, il est facile, dans les hôpitaux en particulier, de protéger le malade contre toute action profes- slonnelle erronée ou inutile.Chacun dans notre sphère, il nous est possible de combattre l'irrégularité par l\u2019adhésion la plus stricte à l\u2019éthique morale et professionnelle.Car, si nous oublions les scandales d\u2019aujourd\u2019hui, nous courons vers ceux de demain et finirons par tout perdre dans l\u2019isolement et le mépris.Même si sa Charte ne lui permet pas d\u2019intervenir directement dans la pratique hospitalière de la médecine, le Collège des Médecins peut-il se dérober à ses responsabilités morales et sociales?Un journaliste serait-il en meilleure position que le Collège pour défendre les meilleurs intérêts de la Médecine et du Public?C\u2019est impensable.Le Collège a bataillé ferme pour protéger la population contre les charlatans, rabouteurs et chiropraticiens.Ne pouvait-il pas en faire autant et même davantage contre ses propres membres qui ne respectent pas le serment d\u2019Hippocrate?Nous avons suivi les dis- i\u2019Union Méd.Canada BULLETIN 555 Tome 90 \u2014 Juin 1961 cussions des gouverneurs du Collège par la lecture des procès verbaux publiés dans un journal d\u2019information médicale et résumés dans le rapport annuel.En rétrospective, il faut sincèrement admettre que les débats les plus longs et les plus orageux n\u2019ont pas toujours été liés aux sujets les plus sérieux.L\u2019urgence d\u2019une situation oblige souvent à des progrès qui ne se profilent pas ou ne sont guère souhaités lorsque la vie ne bousculant pas, y installe ses normes de confort et de médiocrité.L'évolution extrêmement rapide de la médecine et de sa pratique exige une équipe d'hommes lucides et unis pour affronter avec dynamisme les problèmes d\u2019aujourd'hui et prévoir avec sérénité ceux de demain.La Charte d\u2019une corporation hospitalière à but non lucratif est obtenue du Gouvernement Provincial.Presque tous les hôpitaux d'Assistance Publique ont reçu des octrois publics pour construire ou agrandir.Des abus ont été commis et d\u2019autres le seront encore si on ne trouve pas un moyen de créer un organisme indépendant pour recevoir les demandes des administrations hospitalières d\u2019une part, et aviser en connaissance de cause le ministère de la santé d\u2019autre part.Dans le meilleur intérêt de l'homme public, de l'hôpital et des médecins, ne serait-il pas souhaitable de créer une commission restreinte, plein temps, permanente et supra-politique pour conseiller le gouvernement sur tout projet hospitalier ou toute action médicale majeure?Depuis la mise en vigueur de l\u2019Assurance-Hospitalisation, l'Etat a, en fait, confié soit à des corporations laïques, soit à des communautés religieuses, l\u2019adm1- nistration de ses hôpitaux.L'Etat devient ainsi responsable de la qualité des services offerts à ses assurés et devra exiger toutes les garanties scientifiques offertes par la médecine moderne pour protéger ses malades.Une commission me semble le seul moyen de faire face aux énormes problèmes soulevés par les progrès de la médecine, la distribution des hôpitaux, la disponibilité des soins et les possibilités financières d\u2019un programme social à rendement optinum.La politique et la médecine doivent évoluer parallèlement puisque les contingences sociales les y forcent.Mais, ces deux mots ne sont pas et ne devraient jamais être synonymes.Enfin, nous médecins, qui élisons les gouverneurs du Collège et participons à l'élection de nos hommes publics, nous avons nos devoirs.Pour empêcher le mal et souligner le bien, ilfaut avoir le courage de prendre position, d'exprimer une opinion, de condamner avec charité et d\u2019agir avec prudence mais avec détermination.Nos actions individuelles ont une portée symbolique mais nos gestes communautaires peuvent avoir des répercussions pratiques.D'ailleurs, ce fut le point de départ et la raison même des nombreuses associations qui, sous prétexte de nous grouper, nous divisent à force de se multiplier.Nous admettons la plupart des associations qu\u2019 groupent les spécialistes, les médecins praticiens, les médecins d'une ville o1: d\u2019une région, les médecins de langue française et ceux de langue anglaise.Les diverses associations d\u2019Hôpitaux ont les mêmes origines.Mais, au-dessus de ces groupements, 1l serait souhaitable d'en arriver à une seule association de tous les médecins du Québec et à une seule association de tous les hôpitaux du Qué- 556 BULLETIN Hobos Méd, Canada bec afin d'ajouter le poids du nombre et la puissance de la solidarité dans toute transaction médicale importante.Mes dernières remarques s'adressent aux journalistes.Pour décrire le scandale médical, on a utilisé la première page et composé des titres qui ne risquent pas de passer inaperçus.Rarement ai-je vu cette mise en page pour souligner à Montréal les mérites d\u2019un acte médical, d\u2019une réalisation hospitalière ou d\u2019une découverte scientifique.Même si le mal avait pour le lecteur plus d'attrait que le bien, est-il juste, sain et éducatif de lui donner priorité?Le journalisme comme la médecine a ses devoirs et ses responsabilités.Il doit, lui aussi, travailler à faire du Canada français un peuple fort, solidaire, fier, idéaliste et clairvoyant.Le médecin traite l'homme malade dans son corps ou son esprit.Le journaliste peut rendre l\u2019homme malade dans son coeur et sa conscience.À côté du scandale vrai, il existe des faits dont l'interprétation est fort discutable.En prenant parti, sans bien connaî- : tre les deux côtés de la médaille et sous prétexte de protéger « un malade » ou « un médecin », le journaliste risque surtout de nuire « aux malades » et « à la médecine ».Nous n'avons pas craint d'exposer nos vues personnelles car nous savons que la profession médicale et nos hôpitaux ont à leur actif un immense capital de dévouement, de charité et d'humanisme.Il s\u2019agit, bien entendu, d'un capital « anonyme » qui soulage, guérit et prolonge les beautés ou les vicissitudes de toute vie humaine.Puisse la tempête devenir pour nous tous source d'inspiration et permettre la rédaction d\u2019une loi médicale et hospitalière qui soit l'expression la plus parfaite possible d\u2019une médecine adaptée aux problèmes difficiles et nombreux de notre époque.Paul DAVID VIE DE L\u2019ASSOCIATION DES MÉDECINS DE LANGUE FRANÇAISE DU CANADA ASSEMBLÉE DE L'EXÉCUTIF DE L'A.M.L.F.C.sous la présidence du Docteur E.Blain.L\u2019Exécutif s\u2019est réuni en assemblée régulière le samedi 6 mai dernier.Le procès- verbal de la réunion précédente (11 mars 1961) a été adopté tel que présenté par le Secrétaire-trésorier général, le docteur Rolland Blais, qui fit ensuite rapport du bilan financier pour la période de janvier à avril 1961; ce rapport montrait ur surplus encourageant de nos recettes sur nos dépenses.A propos de la correspondance le docteur Blain nous informe qu\u2019il a eu confirmation de la venue du Professeur André Lambling, comme Délégué officiel du Gouvernement Français au 31e Congrès à Québec au début de juin, à cette occasion, un doctorat honorifique lui sera décerné par l\u2019Université Laval, le samedi 3 juin au soir.Deux invitations officielles ont été adressées, l\u2019une au Ministère de la Santé et du Bien-être social à Ottawa, l\u2019autre au Ministère de la Santé à Québec, les invitant à se faire représenter au Congrès de Paris en septembre.Vu l'importance inusitée de cette manifestation, l\u2019Exécutif espère que ces Ministères sauront répondre favorablement à ces invitations respectives.A la suite d\u2019une demande formulée par le Ministère de la Santé et du Bien-être social, l'exécutif est heureux d'informer les membres de l\u2019Association qu\u2019il a choisi le docteur Jean Hamel pour la représenter au Comité de la Défense civile à Ottawa.Des rapports divers ont été ensuite soumis aux membres de l\u2019Exécutif.Ces rapports sont le résultat d\u2019un long travail méticuleux de la part de ceux qui les ont préparés, et seront portés à la connaissance des membres du Conseil et des membres de l\u2019Association lors du Congrès de Québec.Ces rapports concernent, l\u2019Assurance-santé, la codification des règlements revisés de l\u2019A.M.L.F.C.; les activités de la Filiale du Québec, et les directives générales pour l\u2019organisation des Congrès annuels de l\u2019'A.M.L.F.C.Nos prochains Congrès ont fait l\u2019objet de commentaires variés, de remarques et de suggestions diverses; celui de Québec est méticuleusement organisé et connaîtra sans nul doute un succès marqué; celui de Paris en septembre prochain suscite un intérêt grandissant dans tous nos milieux médicaux et plus de 600 inscriptions sont déjà enregistrées; celui de Montréal suivra le Congrès de Paris et aura lieu en novembre 1962.Nos Congrès prennent une ampleur remarquable, aussi l\u2019Association veille-t-elle à ce que chacun d\u2019eux fasse époque dans l\u2019Histoire de nos activités médicales.Pierre SMITH, Directeur des Relations Extérieures TRAVAUX ORIGINAUX SUR LE DIAGNOSTIC RADIOGRAPHIQUE DU CANCER DE L'ESTOMAC René-A.GUTMANN (Paris).J'ai lu avec le plus grand intérêt l\u2019article de M.Jutras, « Cancer gastrique et teléroentgen », paru récemment dans ce même journa! (novembre 1960) et j'ai trop de considération envers ses beaux travaux pour l'avoir lu légèrement.Je lui suis extré- mement reconnaissant de la place qu\u2019il donne à mes publications.Mais, si, sur beaucoup de points, nous sommes d'accord, il en est d\u2019autres où je suis plus éloigné de lui, en particulier sur certaines de ses interprétations de mes idées Comme ce qu\u2019il écrit n\u2019est jamais sans conséquences, on me permettra de préciser quelques détails Ainsi « l\u2019ulcéro-cancer ou cancer en diaphragme » ne correspond pas au « cancer muco-érosif à marche lente » que j'ai décrit avec Ivan Bertrand.Nous avions appelé de ce nom un cancer de la muqueuse où en quelques points, soit par le cancer, soit par l\u2019action du suc gastrique, la muqueuse était superficiellement rongée, tandis qu\u2019en d\u2019autres, cette action érodante ne se manifestait pas.Nous avions ajouté « à marche lente » parce que, à cette époque, l\u2019évolution prolongée nous paraissait anormale.Depuis, notre opinion a changé.On peut le voir dans notre dernier livre ! (je ferai à M.Jutras l\u2019amical reproche d\u2019avoir ignoré cet ouvrage pour ne se référer qu\u2019à celui que j'avais publié il y à plus de 20 ans.?D\u2019innombrables observations m\u2019ont en effet peu à peu prouvé que l\u2019évolution de la grande majorité des cancers gastriques s\u2019étendait sur une moyenne de 5 à 7 ans.Aujourd\u2019hui, je considère que notre «cancer muco-érosif » n\u2019est pas à marche plus « lente » que les autres.Il s\u2019agit simplement d\u2019un cancer limité à la muqueuse, et dont la seule particularité, non constante, est son extension en surface.Dans la description princeps d\u2019Ivan Bertrand (1939), fondée sur des pièces de malades que j'avais fait opérer entre 1933 et 1939, on note « l\u2019existence presque constante de la muqueuse, d\u2019un bout à l\u2019autre de la préparation ».Cette muqueuse est, 1.René-A.Gutmann.Le diagnostic du cancer d\u2019estomac à la période utile.Paris 1956, Doin édit.2.R.-A.Gutmann, Ivan Bertrand et Péristiany.Le cancer de l\u2019estomac au début.Paris 1939, Doin édit.selon les endroits, atrophiée, abrasée superficiellement ou, de-ci de-là, subsistant « en touffes ».« Le trait commun de toutes ces manifestations » ajoute Ivan Bertrand, « c\u2019est qu\u2019elles réduisent dans de fortes proportions la hauteur de la muqueuse ».La muscularis mucosae n\u2019est pas dépassée, bien entendu, puisque c\u2019est la caractéristique du « cancer de la muqueuse ».Je ne vois pas là de différences avec une forme « décrite >» 10 ans plus tard, le superficial spreading carcinom, dénomination de Sprout qui «l\u2019a créée en 1943 », nous dit M.Jutras.Il est probable qu\u2019en 1943 les travaux européens antérieurs à la guerre n\u2019étaient pas lus aux Etats- Unis.Quant au terme même d\u2019« ulcéro-cancer », 1] ne veut, à mon avis, rien dire et devrait être rejeté de la nomenclature, ainsi que les expressions « ul- kus-karcinom », « malignant ulcer », ete.Ces termes s'appliquent.aussi bien au cancer primitivement ulcériforme qu\u2019à l\u2019ulcère bénin secondairement cancérisé et même à ces gros cancers banals qui, à un certain degré de leur développement, s\u2019ulcèrent presque toujours (cancers ulcérés).A propos de la cancérisation secondaire d\u2019un ulcère bénin, je ne considère pas que le cancer soit, à proprement parler, la « conséquence » de l\u2019ulcère, mais que le cancer naît sur ce point d\u2019irritation chronique que représente l\u2019ulcère.Il ne s\u2019agit pas non plus de « deux lésions qui vivotent côte à côte et se confondent par un point de leur périphérie ».Il s\u2019agit d\u2019un ulcère bénin authentique, avec ses parois coupées à pic, son fond granulomateux, et sur les bords duquel naissent ultérieurement des ilots cancéreux.La « preuve » de cette greffe cancéreuse ne me paraît pas « rester à faire ».J\u2019ai observé et souvent publié, avec Ivan Bertrand, avec Guy Albot, de trés nombreux cas où \u2014 écartant d\u2019ailleurs ceux, trop avancés, où un doute pouvait rester \u2014 nous trouvions de petits îlots cancéreux non discutables, apparaissant sur les bords d\u2019un ulcère bénin non discutable.Je rappellerai qu\u2019il y a plus de 20 ans déjà, dans notre premier livre sur le « Cancer de Jnion Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 l\u2019estomac au début », Ivan Bertrand consacrait 60 pages et 55 figures à ce sujet et je ne sache pas qu'aucun des cas étudiés ait été et puisse être À ces transformations possibles des bords de l\u2019ulcère préside certainement une cause de terrain local encore non définie.J\u2019ai précisé depuis longtemps Mon opinion à ce sujet.Le cancer peut naître sur un ulcère résistant à des traitements actifs, mais uniquement lorsque cet ulcère est situé sur l\u2019angle, sur la partie horizontale et sur le pylore, grande et petite courbure.Cette transformation est tout \u2018à fait exceptionnelle (je n\u2019en ai jamais vu d\u2019exemple) sur la partie verticale de l\u2019estomac.- Il ne peut pas s\u2019agir d\u2019une coïncidence.« Rien n\u2019empêche », dit M.Jutras, «un estomac ulcéreux d\u2019engendrer un cancer et rien ne protège un estomac cancéreux contre l\u2019éclosion d\u2019un ou plusieurs ulcères ».Je ne veux pas discuter ici cette opinion, que je ne partage d\u2019ailleurs pas, l\u2019une et l\u2019autre éventualité étant très rares.Mais dans l\u2019ulcère transformé, il ne s\u2019agit pas d'un cancer semé n'importe où par le hasard sur un estomac ulcéreux; c\u2019est toujours sur le bord même de l\u2019ulcère que se développent un ou plusieurs microscopiques îlots cancéreux.Il s'agirait là d\u2019une succession répétée de « coïncidences » vraiment inadmissible.De toutes façons, cette greffe cancéreuse possible \u2018est une notion capitale à retenir quand on soigne un ulcéreux et sur laquelle j'ai toujours insisté, aussi bien dans mes écrits que dans mon enseignement oral.En ce qui concerne le diagnostic radiographique de la nature d\u2019une niche, il est bien possible, comme le dit M.Jutras, que l'abondance des articles «ait fait durer la confusion ».Ma position, pourtant, est bien claire.Il est absolument impossible, sur aucun des caractères morphologiques de l\u2019image, de pouvoir affirmer qu'une niche est bénigne ou maligne.Grosse ou petite, régulière ou irrégulière, encastrée ou sail- Jante, «en plateau»* ou arrondie, entourée ou non d\u2019un bourrelet induré, offrant ou non l\u2019aspect du ménisque, toute niche, quel que soit son aspect, peut être aussi bien maligne que bénigne.L'idée, GUTMANN: DIAGNOSTIC RADIOGRAPHIQUE DU CANCER.559 grosses niches très irrégulières, saillantes ou non, qui disparaissent facilement par un traitement médical, des « ménisques » typiques qui sont bénins, ete.J\u2019ai, par contre diagnostiqué beaucoup de cancers sur des niches minuscules, régulières, mais persistantes.Ce n\u2019est pas le lieu de reprendre cette discussions que j'ai faite mainte fois.La seule exception est celle de la petite niche ronde, fortement saillante, réunie à la petite courbure verticale par une image de pédicule étroit.\u2018 Cette vieille image classique est, comme le dit M.Jutras, toujours bénigne et elle n\u2019offre pas de difficultés de diagnostic.Mais elle est bien loin d\u2019être la plus fréquente.C\u2019est dire que je ne puis pas malheureusement être d\u2019accord avec l\u2019idée que « toute niche qui ne correspond pas en tous points au schéma ci-dessus de l\u2019uleus doit être considérée à priori comme néoplasique ou contiguë à un petit néoplasme ».L\u2019immense majorité des niches ne correspond en rien à ce schéma et beaucoup sont bénignes.La conception générale de M .Jutras ne lui permet pas de réserver une place particulière, au moins comme « titre » dans sa nomenclature, à un type radiologique auquel j\u2019attache une très grande 1m- portance.C\u2019est le « cancer ulcériforme » qu\u2019il fait rentrer dans son groupe général des « ménisques » et qui, pour moi, forme un important chapitre autonome.En pratique, nous voyons tres souvent ici des cancers qui se traduisent par toutes sortes de niches, même les plus extériorisées, les plus saillantes, les plus « bénignes » d\u2019aspect; mais elles ne guérissent pas par traitements; on les fait opérer et on trouve un cancer primitif.Les uns correspondent aux schémas de M.Jutras, les autres non.Mais M.Jutras n\u2019avait pas l\u2019intention d\u2019écrire un article général sur le cancer gastrique et j'imiterai son exemple.Seul jusqu\u2019ici, le test thérapeutique m\u2019a permis de décider.M.Jutras dit qu\u2019en Amérique « les patients abandonnent vite les médecins hésitants ».En Europe probablement aussi.Mais ce n\u2019est jamais comme traduisant une «hésitation » que je présente aux malades le test thérapeutique.11 faut leur dire: « Vous avez une lésion.Il est probable qu\u2019elle disparaîtra par un traitement médical.Je vais vous le prescrire.Ensuite, on vous radiographiera, même si vous allez bien et l\u2019on verra le 4.Une niche typiquement ulcéreuse d'aspect, avec pédi- cule large peut parfaitement traduire un cancer ulcériforme. 560 résultat sur les clichés ».Les malades comprennent et apprécient parfaitement ce raisonnement qui leur paraît très simple et jamais aucun, à ma connaissance, ne m\u2019a quitté.Une telle attitude est bien différente de celle d\u2019un médecin « hésitant ».En tous cas, cette méthode ne m'a pas valu «semble-t-il, des triomphes »; elle m'a simplement permis de faire opérer beaucoup de cancers au début et, ce qui a aussi son importance, de conserver, à de plus nombreux malades encore, un estomac redevenu normal, qu\u2019il aurait été absurde et criminel de leur enlever.Pour les formes tumorales, je suis d'accord avec M.Jutras, Je dois ajouter qu\u2019elles sont rares comme manifestations de début; en général, la tumeur naît secondairement sur une lésion ulcériforme ou infiltrée.Quant aux images de « tumeur bénigne », Je pense aussi et cela a toujours été mon enseignement, que cette expression a une signification surtout morphologique: on ne sait jamais ce qu\u2019elle cache histologiquement.En ce qui concerne les rapports de l\u2019image avec la lésion, j'ai toujours affirmé que les dénominations imagées que j'ai proposées avaient une valeur exclusivement iconographique.J'ai dit et répété que des images dissemblables pouvaient être la traduction de lésions identiques.Ces dénominations n'ont pour but que de frapper le lecteur et de lui faciliter leur reconnaissance sur les clichés qu'il verra ou fera.Les réunir toutes sous la rubrique générale de ménisque est, bien sûr, une simplification dans les termes, mais un facteur d\u2019'imprécision et d'erreurs dans la pratique.Mes opinions ont été formées par l\u2019étude de nombreux malades, de leurs clichés avec leur évolution, des pièces opératoires.Je n'ai pas été inspiré par «les perfectionnements techniques mis en avant par d'autres gastro-entérologues et radiologues intéressés eux aussi aux cancers au début » et ce n\u2019est pas grâce à eux que je n\u2019ai « pas manqué d'en profiter pour étudier le détail des ménisques ».J'ai au contraire toujours critiqué pour le diag- nostie précoce, les « perfectionneinents techniques » ; j'ai nié les « avantages de la compression » (sauf pour l'étude des faces); je n\u2019ai prôné, et demandé GUTMANN: DIAGNOSTIC RADIOGRAPHIQUE DU CANCER.1 Union Med.da Tome 90 \u2014 Juin 1961 : qu'on utlise, que les méthodes classiques et je me suis surtout occupé du ménisque pour en contester la valeur diagnostique.Telles sont d\u2019ailleurs encore actuellement, à quelques nuances près, mes idées, comme on peut le voir dans mon livre de 1956.| Quant aux gastro-entérologues qui « s'intéres salent aux cancers au début », je n\u2019ai pas connaissance de travaux qui, depuis les anciens « cancers en assiette» et «cancers en selle» avaient fait faire de grands progrès à la question, lorsque mon livre a paru en 1939, fondé sur des observations dont les premières avaient été publiées en 1933.Si ce livre contient si étonnemment peu de bibliographie, c\u2019est qu il n y en av: ait pas Je n\u2019ai pas con- systématiquement diagnostiqué.fait opérer et 3 vérifié des cancers limités à la muqueuse, dont certains invisibles macroscopiquement.Je crois, comme M.Jutras, que la télé-ciné-radio- | graphie, non dangereuse, d\u2019 ailleurs, pour le radiologue, est destinée dans l'avenir, sinon peut-être à remplacer, du moins à aider beaucoup la radiographie classique.Mais je pense que ce n'est, ou ne sera, qu\u2019un progrès « technique ».Elle montrera, à l\u2019aide d\u2019un autre procédé, les images qui sont | déjà connues; elle définira avec plus de facilité les petites raideurs lésionnelles ou péri-lésionnelles.Mais comme, & mon avis, aucun caractère purement 1conographique ne permet de dire si la lésion est bénigne ou maligne, si un bourrelet est inflammatoire ou néoplasique, si un « ménisque » est ulcéreux ou cancéreux, ete, les mêmes problème se poseront, proposés par un film cinématographi que ou par la vision sur l\u2019écran doté de « brillance», au lieu de l\u2019être par des clichés.Jusqu\u2019au jour où l\u2019on trouvera un autre test qu radiologique pour détecter le cancer, le dilemme restera le même pour le cancer au début: ou faire enlever l'estomac d\u2019après l\u2019aspect de l\u2019image, s | un diagnostic soumis a lincertitude et demunder ensuite au microscope de quoi il s\u2019agissait \u2014 ou utliser le test thérapeutique et en peser dans cha que cas les résultats.Car \u2014 qu\u2019on me pardon de citer ce que j'écrivais il y a des années \u2014 «l diagnostic ne monte pas du film vers le cerveau: descend du cerveau vers le film ». À LA RECHERCHE DU TEMPS PERDU AVEC LE CANCER GASTRIQUE AU DÉBUT Albert JUTRAS.L'article précédent signé par René A.Gutmann me flatte à l'extrême; 1l débute par un témoignage d\u2019estime dont j'apprécie toute l\u2019importance.Monsieur Gutmann me fournit ainsi l\u2019occasion de le remercier pour tout ce qu\u2019il m\u2019a appris en gas- trologie depuis trente ans que je m\u2019inspire de son œuvre et contemple le polissage de ses principes.Même lorsqu\u2019il me chicane pour des subtilités dans | les expressions de ma pensée, il le fait avec l\u2019amitié d\u2019un grand frère.En même temps qu\u2019il adressait son travail au rédacteur en chef, M.Gutmann m\u2019écrivait pour me faire loyalement connaître son ges- ÿ te.J'aurais mauvaise grâce à chercher dans le texte de celui que je considère comme mon maître, justification à quelques mots d'esprit.Au lieu de jeter de l\u2019huile sur ce qui pourrait prendre la tournure d\u2019une polémique, je désire montrer à Monsieur Gutmann combien mon concept général de la question est près du sien.Le sujet est trop grave pour le réduire à une joute littéraire.Il y a toutefois un apophtegme à ne pas laisser passer sous silence car sous l\u2019aspect de l\u2019ingéniosité dans l\u2019arrangement des mots se dissimule la différence essentielle entre le point de vue du clinicien et le point de vue du radiologiste.M.Gutmann termine son article en répétant une sentence qu\u2019il a lui-même ciselée et à laquelle il semble beaucoup tenir.I] écrit: « Le diagnostic ne monte pas du film au cerveau; il descend du cerveau vers le film ».La formule bâtie pour le confort intellectuel du clinicien n\u2019est pas acceptable pour le radiologiste, qui refuse d\u2019être autre chose qu\u2019un photographe.Un radiologiste digne de son titre ne peut se contenter de chercher dans une radiographie ce que le clinicien désire y trouver d\u2019après un jugement pré-fabriqué.Le radiologiste façonne aussi scientifiquement que possible les images qu\u2019il devra interpréter en toute objectivité, puis, ayant réalisé des documents exacts, il s\u2019efforce de juxtaposer les minuscules détails morphologiques et les minimes particularités de motricité aux altérations tissulaires.Pour lui, les images vont du film au cerveau.Il commence par la recherche et l\u2019analyse des faits radiologiques et il évalue subséquemment les correspondances et les désaccords avec les faits cliniques.C\u2019est ainsi que très souvent il mettra la clinique sur une meilleure piste parce qu\u2019il n\u2019aura pas regardé ni jugé à travers une influence.Voilà donc la séparation fondamentale entre les deux disciplines.Si la radiologie devait rester à Jamais un procédé que chaque clinicien peut faire parler selon sa doctrine personnelle, elle n\u2019aurait pas droit de cité comme science, et devrait toujours s\u2019éclipser devant la clinique.Ces temps-là sont révolus.Pour mettre mes arguments à l\u2019abri du soupçon d\u2019être inspirés par l\u2019émotion que me cause le nouvel article de M.Gutmann, on me permettra de répéter ci-dessous quelques paragraphes d\u2019un éditorial que je faisais paraître dans ce journal en 1953.1 Depuis cette date, la fluoroscopie en télévision et la radiocinématographie sont entrées dans la pratique courante et augmentent merveilleusement la visibilité des imperfections digestives.Mieux voir c\u2019est voir plus.Toutefois, ces progrès récents ne changent pas la vérité histologique; ils permettent de s\u2019en approcher un peu plus.Voici donc ces extraits qui confirment ce que je pense encore après mes acquisitions et expériences des huit dernières années.Ils témoignent, je l\u2019espère, de mon accord avec M.Gutmann sur le fond du problème, les divergences en certains détails nous étant imposées à l\u2019un et à l\u2019autre par la disparité des circonstances, de lieux et de spécialités.« En parcourant l\u2019œuvre magistrale de Gutmann, qui contient un nombre prestigieux de diagnostics vérifiés de tout petits cancers de l\u2019estomac, on s\u2019étonne de n\u2019y pas trouver sa statistique des cas où il aurait diagnostiqué un cancer au début et que la gastrectomie n\u2019aurait pas confirmé; l\u2019on aimerait aussi qu\u2019il nous dise, en toute sincérité, s\u2019il n\u2019a jamais remporté que des victoires lorsqu\u2019il y eut conflit entre son opinion radiologique et l\u2019opinion du gastroscopiste.Ces deux questions ne sont pas posées par malice; les réponses seraient de haute importance et ajouteraient encore à l\u2019estime et à la reconnaissance que la médecine doit à Gut- mann.«11 semble invraisemblable aux chirurgiens et pathologistes que les rayons X puissent démontrer ce qui est considéré comme invisible à la vision directe et au toucher.« Gutmann, étudiant surtout les contours de l\u2019estomac dans les images de remplissage et les altérations segmentaires du péristaltisme, en est venu à 1.Albert Jutras: Le Problème du cancer de l\u2019estomac au début.L'Union Méd.du Canada, 82: 898-904 (août) 1953. 562 cataloguer toute une série de modifications dont la nomenclature est passée dans le language classique: niche et plateau, niche triangulaire, niche encastrée, niche dans une lacune, signe du bourrelet, lacune en arc, etc., etc.Ces images, telles que perçues par lui-même et à force d\u2019être confirmées par l\u2019anatomie pathologique, ont pris toute leur importance dans l\u2019esprit de Gutmann qui, dans une multitude de publications et de conférences, les a défendues avec tant de brillante éloquence que tous les radiologistes et gastrologistes d\u2019expression française en sont obsédés.« Sans atténuer la valeur de ces vocables, on peut leur reprocher d\u2019être plus littéraires (Gconographi- ques, dit M.Gutmann) qu\u2019anatomiques.Ce langage imagé qu\u2019on applique à des réalités crée beaucoup de confusion surtout chez les cliniciens qui n\u2019en connaissent pas toutes les subtilités; il a conduit à des gastrectomies inutiles et il a fait manquer ia phase de curabilité de certains cancers.en.France comme en Amérique.« A cela on peut objecter, comme Gutmann d\u2019ailleurs l\u2019a fait lui-même, que la mauvaise interprétation et l\u2019usage inadéquat que l\u2019on peut faire de l\u2019enseignement d\u2019une vérité n\u2019altèrent pas l\u2019essence de cette vérité.» Plus loin, je disais: « Des expressions comme ulcéro-cancer, cancer ulcériforme, cancer in situ, cancer muqueux érosif, cancer en diaphragme, cancer superficiel extensif (spreading superficial carcinoma), ete.etc., sans compter la profusion du vocabulaire relatif aux associations de l\u2019ulcère peptique et du cancer dans un même foyer lésionnel sont plus propres à entremêler le vrai et le faux qu\u2019à créer l\u2019unanimité des conceptions et la synthèse didactique.« Au carrefour des disciplines diagnostiques, se tient le chirurgien qui vit dans l\u2019anxiété.Il doit éviter deux écueils: d\u2019une part, ne pas enlever des estomacs indemnes; d\u2019autre part, ne pas manquer le cancer avant sa dissémination.Quoi faire ou plutôt quoi ne pas faire?La chose capitale à ne pas faire, c\u2019est de renvoyer chez lui un patient avec un traitement et la recommandation plus ou moins insistante de revenir dans un mois ou deux.«< Si le patient est mis au courant des incertitudes diagnostiques, il perd confiance, s\u2019affole et consulte ailleurs.S\u2019il est tenu dans l\u2019ignorance du danger qui le menace et pour peu que la thérapeutique ait produit de l\u2019amélioration, il sera rassuré, content de reprendre ses habitudes de vie et de travail et peu disposé à repasser par des examens pénibles et coûteux; il oubliera le conseil et la date du rendez- JUTRAS: À LA RECHERCHE DU TEMPS PERDU .I.Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 vous.S'il détient une asurance-santé, il n\u2019aura droit à une nouvelle hospitalisation payée, qu\u2019après un intervalle de trois mois.Quand, par bonheur, le patient tombe dans la catégorie des dociles, il viendra une deuxième fois, mais plus difficilement une troisième.Comme trois mois ne sont pas toujours suffisants pour changer la signification des images et les faire passer du doute à la certitude, on se retrouve au même point et l\u2019on devient perplexe à propos de ces répétitions d\u2019examens dont le risque est évident.» Et pour conclure, j'ajoutais: « Mais on se demande combien de temps et de palabres il faudra encore avant que les concepts très avancés de la gastrologie française dans le radio-diagnostie et l\u2019histopathologie soient universellement reconnus et mis à profit, quand on a vu les Français discuter durant vingt ans sans avoir compris les symboles de Carman et sans s\u2019être tout à fait entendus entre eux sur le sens et la forme des niches de Gutmann.« Comment en sortir?Un seul moyen offre quelque espoir d\u2019efficacité: une commission internationale constituée par les plus fortes autorités mondiales comme l\u2019avait fait la Société des Nations pour le cancer utérin.Cette commission, sous l\u2019égide des Nations Unies ou plus simplement peut- être par l\u2019intermédiaire de l\u2019Association Internationale contre le Cancer ou encore The World Medical Association, aurait pour but d\u2019établir la synthèse des connaissances de base, l\u2019uniformisation de la terminologie, la classification anatomo-pathologi- que, les correspondances des images radiologiques et gastroscopiques avec les altérations organo-fone- tionnelles, les bases de compilation et de standardisation statistiques; en outre, elle formulerait les indications sur la façon d\u2019organiser le dépistage des cancers occultes, la conduite à suivre dans la différenciation des états limites; avec l\u2019aide des pouvoirs publiques, elle édifierait une règlementation d\u2019asistance sociale en vue de réduire les risques du test-thérapeutique; enfin, but supréme, elle fournirait un code et des critères d\u2019indication opératoire afin que les chirurgiens ne soient ni blâämables ni blâmés, si, d\u2019aventure, ils enlèvent un estomac où l\u2019histopathologiste ne décèlera point de néoplasme.« Les précisions qui naîtraient d\u2019un tel organisme serviraient à la revision de l\u2019enseignement classique et avanceraient d\u2019au moins un quart de siècle l\u2019entente sur les méthodes les plus efficaces contre le cancer gastrique ».Huit années se sont écoulées\u2026 et l\u2019on continue d\u2019aggraver la mésentente au lieu de la dissiper. RECUEIL DE FAITS 2-0 ve LIPOMATOSE DE LA VALVULE ILÉO-CAECALE PRÉSENTATION ET DISCUSSION DE 7 CAS.L.BÉIQUE, G.-R.CHAMPOUX et R.PLANTE, Hôpital Notre-Dame (Montréal).La valvule de Bauhin ou valvule iléo-cæcale possède une pathologie rare et imprécise.Ses aspects radiologiques sont souvent difficiles d\u2019interprétation.R.Golden fut le premier à décrire, en 1943, un cas de lipomatose de la valvule iléo-cæcale.Plusieurs auteurs, par la suite, ont étudié cette entité ainsi que les différentes causes d\u2019élargissement de cette valvule.Certains doutent encore de la réalité de cette maladie.À l\u2019occasion de 7 cas opérés que nous avons eus, de juin 1956 à octobre 1958, et dont le diagnostic précis de lipomatose de la valvule a été fait ma- croscopiquement et microscopiquement, nous voulons présenter et discuter ces cas en les comparant avec ceux de Seabrook.La plus large statistique que nous ayons trouvée est, en effet, celle de Seabrook qui rapporte 21 cas publiés dans la littérature et qui commente 15 de ces cas de lipomatose.ETIOLOGIE Celle-ci est inconnue.Les auteurs français ont décrit des cas de bauhinite œdémateuse qu\u2019ils apparentent à une allergie.Ces auteurs trouvent de l\u2019ædème et une accumulation locale d\u2019éosinophiles.Notre série ne comporte pas d\u2019éosinophilie locale ou sanguine, ni d\u2019œdème, mais une infiltration graisseuse dont l\u2019origine reste obscure.PATHOGÉNIE Dans toutes les séries les patients présentent des signes de sub-occlusions irrégulières et de courte durée.La pathogénie de ce syndrome clinique est difficile à préciser.Il pourrait s\u2019agir d\u2019une obstruction à la progression normale du chyme par l\u2019accumulation lipidique.Comme nous retrouvons toujours des signes d\u2019obstruction intermittente il est permis de croire à un facteur associé d\u2019intussusception, qui serait créé par l\u2019accumulation graisseuse et par un prolapsus temporaire de la muqueuse ou de toute la paroi iléale dans le cæcum.Une réduction spontanée mettrait fin à la crise de sub-occlusion.PATHOLOGIE Au point de vue macroscopique, quand on regarde la valvule pathologique par cæcotomie, elle nous apparaît comme un col utérin de coloration plutôt jaunâtre.La valvule bombe dans la lumière cæcale et apparaît comme un bourrelet circulaire.La microscopie révèle une accumulation de cellules graisseuses normales dans la sous-muqueuse entre la muscularis mucosæ et les musculeuses.Il ne s\u2019agit pas de lipome, car on ne trouve pas de capsule propre.Cette infiltration diffuse s\u2019étend aux parois iléale et cæcale.SYMPTOMATOLOGIE Tous nos patients sont du sexe féminin; la moyenne d\u2019âge est de 4215 ans.12 des 15 cas de Sea- brook étaient des femmes et 2 seulement étaient plus jeunes que 45 ans.Le contexte clinique est assez précis: ballonnement surtout après les repas, douleurs abdominales sous forme de coliques, alternance de diarrhée et de constipation, parfois nausées et vomissements.Pas d\u2019hémorragie grave dans notre série, quoique une malade ait noté de l\u2019entérorragie et 3 autres du mæléna.Seabrook dans son article présente 3 cas avec hémorragies intestinales graves nécessitant une laparotomie d\u2019urgence; chacun présentait des érosions sur la valvule.Un de nos cas présentait une érosion (le 7e); celle-ci était de nature tubereu- leuse.De plus 7 de ces 15 cas ont présenté à un moment donné du mæléna ou une entérorragie.Aucun malade n\u2019a présenté de l\u2019obstruction intestinale complète.2 malades sur 7 pouvaient être considérés obèses; nous ne croyons donc pas à un rapport immédiat entre l\u2019adiposité de la valvule et l\u2019adiposité systémique.Toutes nos malades ont eu des douleurs abdominales et 6 sur 7 avaient de la sensibilité à la palpation de la fosse 1liaque droite. 564 Aucune masse ne fut palpée.Dans la série de Seabrook, 3 cas avaient une masse palpable.La symptomatologie existait en moyenne depuis 2 à 3 ans; dans la série de Seabrook, 9 patients ont des symptômes depuis 1 an ou moins, les autres 3 à 6 ans.Ces malades ont toutes été traitées pour un syndrome digestif fonctionnel.Certains auteurs ont parlé de syndrome de la valvule iléo-cæcale comprenant de la flatulence, des douleurs abdominales basses, une sensibilité à la palpation de la fosse lliaque droite et une image radiologique anormale de la valvule.Nos malades cadrent bien avec ce tableau clinique.DIAGNOSTIC Le diagnostic se fait par l'histoire clinique, des examens radiologiques précis, l\u2019élimination des autres pathologies de la valvule qui seront énumérées plus bas, et l\u2019absence de pathologie génitale ou urinaire.La valvule normale a une gueule de requin, la lèvre supérieure étant plus longue de 3.5 mm.que la valvule inférieure.L\u2019épaisseur anatomique varie de 0.3 à 0.5 cm, cette variation étant due à la quantité de graisse et cette quantité semble en rapport avec l\u2019adiposité du mésentère.Une étude radiologique des valvules normales a suggéré que si une des lèvres de la valvule mesure plus de 1.5 cm.d\u2019épaisseur, c\u2019est anormal.Anormal encore si la valvule en entier mesure plus de 4 em.d'épaisseur.Ces critères restent imprécis; ils dépendent de la distance du tube de rayons-x à la cassette, de l\u2019épaisseur de l\u2019abdnmen du sujet et de la position exacte de la valvule.Toutefois devant un contexte clinique de douleurs abdominales basses: coliques, constipation, diarrhée, en l\u2019absence de pathologie génito-urinaire avec une image anormale de la valvule.on doit penser à la lipomatose.L'aspect radiologique classique de la lipomatose est le suivant: il existe un défaut de remplissage au baryum, d\u2019aspect circulaire, à contour régulier, de face donnant une image en beigne ou en rosace et, de profil, une image en epsilon.Devant un élargissement anormal de la valvule qui n\u2019est pas caractéristique de la lipomatose, il ne faut pas oublier les autres causes pathologiques soit: 1.Oedème: a) Idiopathique Post-traumatique.(allergique); b) BÉIQUE er Cour.: LIPOMATOSE DE LA VALVULE ILÉO-CAECALE L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 2.Accumulation graisseuse (lipomatose).3.Invagination de l\u2019iléon terminal.4.Tumeur: a) Bénigne: lipome, polype; b) Maligne.5.Lésions inflammatoires: Iléite régionale, Colite ulcéreuse, Tuberculose cæcale, etc.Il va sans dire qu\u2019entre 1, 2 et 3, il est impossible de faire le diagnostic différentiel avant la cæco- tomie.Les lésions inflammatoires se reconnaissent par le contexte clinique et les signes radiologiques de lésions sur les anses voisines.Les tumeurs sont plus difficiles à préciser et surtout celles qui siègent au niveau de la valvule; un polype à surface régulière sera difficile à différencier de la lipomatose; souvent, seule la cæcotomie permettra de préciser la bénignité ou la malignité de la lésion.Les statistiques sur les tumeurs coliques montrent que de 1.1% à 242% des tumeurs du côlon origi- nent de la valvule.Ces statistiques sont imprécises; il est en effet difficile de savoir si une tumeur cæ- cale envahissant la valvule, origine de celle-ci ou de la paroi cæcale adjacente.OBSERVATIONS Observation 1.Il s'agit de Mme C.C., âgée de 48 ans, poids 128 livres, qui se présente pour constipation opiniâtre, ballonnement après les repas, coliques intestinales fréquentes et malaises généralisés à tout l\u2019abdomen.Ce syndrome existe depuis 214 ans environ.Elle aurait noté, à l\u2019occasion, la présence de sang dans ses selles.L'examen révèle une légère douleur à la palpation de la fosse 1liaque droite.Un lavement baryté montre la présence d\u2019une image suggestive de lipomatose.La patiente est alors soumise à la laparotomie: le cæcum est ouvert et laisse voir au niveau de la valvule, un élargissement arrondi donnant l\u2019impression d\u2019un museau de tanche.L\u2019orifice laisse à peine passer le bout de l\u2019index.On procède alors à une hémicolectomie droite avec anastomose termino-terminale.Le rapport anatomo-pathologique décrit une accumulation graisseuse entre la muscularis mucosæ et les musculeuses propres du cæcum.Les suites post-opératoires sont normales et la malade se porte bien après 38 mois. L'Union Méd.Canada BÉIQUE er Cour.: LIPOMATOSE DE LA VALVULE ILÉO-CAECALE 56 0 Tome 90 \u2014 Juin 1961 SIENS ARERR > s .= = ES = © x ra # § A 7.\" 4 J ; 4 %, se $ i ; # % aR ¥ % Zz Fig.1-2-3-4.\u2014 Aspect de la valvule iléo-caecale pathologique vu par caecotomie.SER % Rem SE Fe, = 5; NSN If 5 % 5 Fig.5.\u2014 Aspect microscopique de la valvule iléo-ca ecale, pathologique, représentant l\u2019infiltration graisseuse diffuse entre la muscularis muscosae et les musculeuses. 566 BÉIQUE Er CoLL.: LIPOMATOSE DE LA VALVULE ILEO-CAECALE Observation 2.Mlle T.W., agée de 38 ans, poids 134 livres, accuse depuis 114 an des douleurs vives à la fosse illaque droite, sous forme de crampes, accompagnées de flatulence et de constipation.La palpation de la fosse iliaque droite est douloureuse ; pas de masse.Le lavement baryté démontre l\u2019image d\u2019élargissement de la valvule et la malade est soumise à la laparotomie.A la cæcotomie, on note le bourrelet graisseux de la lipomatose et la malade subit une hémicolee- tomie droite segmentaire, avec anastomose termino- latérale.Le pathologiste est catégorique: il s\u2019agit d\u2019adiposité anormale de la sous-muqueuse au niveau de la valvule iléo-cæcale.Les suites post-opératoires sont normales et la malade se porte bien depuis 21 mois; ses symptômes sont disparus, il ne persiste que de rares douleurs à la fosse iliaque droite.Observation 3.Mme J.B.C., âgée de 53 ans, poids 168 livres, note depuis 4 ans, la présence de douleurs sous forme de coliques, à la région péri-ombilicale, accompagnées de flatulence, d\u2019alternance de diarrhée et de constipation; elle est fréquemment nauséeuse.Cette malade a présenté du mæléna à plusieurs reprises.L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 L'examen révèle une sensibilité à la palpation de la fosse iliaque droite.La radiologie est en faveur de la lipomatose.La patiente subit une hémicolec- tomie droite avec anastomose termino-latérale.Le rapport anatomo-pathologique est identique aux précédents.Les suites post-opératoires sont normales et, depuis 20 mois, la patiente se dit très améliorée; elle accuse toutefois, de petites douleurs occasionnelles dans le bas ventre ainsi qu\u2019une constipation légère.Observation 4.Mme C.C., âgée de 35 ans, poids 168 livres, présente depuis 2 ans une alternance de constipation et de diarrhée, du ballonnement et fréquemment des nausées avec vomissements alimentaires.La malade présente des douleurs à la palpation profonde de la fosse iliaque droite.Un lavement baryté révèle la lésion valvulaire et la malade est soumise à une hémicolectomie droite avec anastomose iléo-colique termino-laté- rale.Rapport anatomo-pathologique: lipomatose.Les suites post-opératoires sont normales et depuis 20 mois, la patiente ne ressent plus les SYNE tômes qu\u2019elle accusait avant l'intervention.Figure 6.Figure 7.Fig.6-7.\u2014 Aspect radiologique de la valvule iléo-caecale pathologique à remarquer le défaut de remplisage à la jonction de l\u2019iléum dans le caecum. L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 Observation 5.Il s\u2019agit de Mme D.G., âgée de 50 ans, qui accuse depuis environ 10 ans des douleurs abdominales sous forme de coliques, suivies de diarrhée, également de la flatulence post-prandiale; ce syndrome apparaît par période et la patiente est souvent, une à deux semaines, sans ressentir de malaises.A l\u2019examen, il existe une légère sensibilité à la palpation de la fosse iliaque droite.Le lavement baryté est superposable aux précédents et la patiente subit une hémicolectomie droite segmentaire avec anastomose termino-laté- rale.La microscopie décrit la lipomatose.Les suites post-opératoires sont normales et 16 mois après l\u2019opération, la patiente déclare ses symptômes disparus, sauf pour une diarrhée occasionnelle qu\u2019elle attribue à sa nervosité.Observation 6.Mme P.F., âgée de 36 ans, poids 122 livres, présente depuis 2 ans des vomissements fréquents avec ballonnement; une alternance de constipation et de diarrhée et des douleurs à la fosse iliaque droite.Elle aurait fait du mæléna à plusieurs reprises.La palpation de la fosse iliaque droite est douloureuse.Le lavement baryté révèle encore une fois la pathologie et la malade subit une hémicolectomie droite avec anastomose termino-terminale.Rapport anatomo-pathologique: lipomatose de la valvule iléo-cæcale.Les suites post-opératoires sont sans particularité et 15 mois après l\u2019intervention la patiente n\u2019accuse plus aucun symptôme antérieur.Observation 7.Mme R.D., âgée de 37 ans, poids 123 livres, présente depuis 3 ans des douleurs abdominales intermittentes, une constipation opiniâtre, de la flatulence, des nausées avec vomissements occasionnels, du mælénia à plusieurs occasions et de la rector- ragie.La palpation de la fosse 1liaque droite ne décèle aucune douleur.Le lavement baryté est suggestif de lipomatose.Elle subit une hémicoleetomie droite avec anastomose termino-latérale.Le rapport pathologique décrit l'état adipeux anormal de la valvule et aussi une petite ulcération où se trouvent des cellules épithélioïdes avec quelques cellules géantes.BÉIQUE er Corr.: LIPOMATOSE DE LA VALVULE ILÉO-CAECALE 567 On émet alors la possibilité de tuberculose cæ- cale; toutefois le reste du cæcum et du grêle est sans particularité.Les suites post-opératoires sont normales et, après 10 mois, la malade est en parfaite santé.TRAITEMENT Tous nos malades ont subi, après préparation intestinale adéquate, une résection segmentaire du côlon et de l\u2019iléon terminal avec anastomose 1iléo- colique.Cette décision fut prise après ouverture du cæcum et constatation de la lipomatose; l\u2019appréciation de celle-ci à travers la paroi cæcale est 1m- possible et il faut la cæcotomie pour arriver au diagnostic précis.L\u2019hémicolectomie droite pour une lésion si bénigne, nous paraît à première vue; une intervention outrée.Toutefois le tableau clinique de sub-occlusion intermittente après un traitement conservateur qui échoue chez des patients qui présentent une image radiologique anormale de la valvule iléo-cæcale, souvent difficile d\u2019interprétation, oriente vers une pathologie ou une malignité valvulaire, et plus encore, il incite à procéder à une laparotomie de diagnostic.Nos patientes ont vu disparaître les signes de sub-occlusion ; quelques-unes accusent encore de la constipation et des douleurs abdominales légères, mais toutes se disent grandement améliorées.Résumé Sept (7) cas de lipomatose de la valvule iléo- cæcale sont présentés.Tous souffraient de sub-occlusion chronique et les radiographie: ont montré un élargissement de la valvule 1léo-cæcale.L\u2019étiologie de la maladie est inconnue.Les symptômes les plus fréquents accusés par les patients sont: la douleur abdominale, le ballonnement, la constipation ou la diarrhée, les nausées et les vomissements et du mæléna.Notre série ne comporte que des femmes.La pathologie montre une infiltration graisseuse anormale.Toutes ont été traitées par une colectomie seg- mentaire avec résultats satisfaisants.Summary Seven (7) cases of lipomatosis of the ileo-caecal valve are presented.All were suffering from chronic sub-occlu- sion syndroma . 568 The X-rays showed in all cases a widening of the ileo- caecal valve.This is a disease of unknown etiology.Most frequent symptoms are: abdominal pain, distension, constipation and/or diarrhoea, nausea and vomiting, tarry stools.These were found in all cases of our series.Pathology shows a diffuse abnormal fatty infiltration of the tissues.All patients were treated by a segmentary colectomy.Postoperative results were good.BIBLIOGRAPHIE 1.Albert P.MARSH: The enlarged ileocaecal valve.Dis.of the Colon and Rectum, 3: 407 (oct.) 1960.2.P.G.CABAUD et L.T.HARRIS: Lipomatosis of the ileocaecal valve.Annals of Surgery, 150: 1092.1959.BEIQUE kr CoLL.: LIPOMATOSE DE LA VALVULE ILEO-CAECALE I\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 3.D.B.SEABROOK, R.STEVENS, V.SCHOLL: Lipo- matosis of the ileocaecal region.Amer.J.Surgery, 92: 214, 1956.4.E.C.LASSER et L.G.RIGLER: Ileocaecal valve sVvn- droma.Gastroenterology, 28: 1, 1955.5.5.STARK: Diagnostic implications of the ileocaccal valve.Gastroenterology, 35: 485, 1958.6.M.EDWARDS et H.ZANGARA: Lipomatous hypertrophy of the ileocaecal valve.Am.J.Surgery, 82: 533, 1951.7.Weekly clinicopathologic exercises: Redundant lipoma- tous ileocaecal valve.N, Eng.J.of Med., 248: 382.1953.8.W.FURSTE et T.HADDER: Submucosal lipoma of the ileocaecal valve causing intussusception and obstruction.Dis.of the Colon and Rectum.1: 262, 1958.9.R.GOLDEN: Enlargement of the ileocaecal valve.Am.J.Surgery, 50: 19, 1943.APNEE PROLONGEE PAR LA SUCCINYLCHOLINE ET TRAITEMENT PAR LA TRANSFUSION Francois LAFLEUR.L\u2019apnée prolongée attribuable à la suceinylcholi- ne employée au cours de l\u2019anesthésie, est une complication qui se présente, selon Bourne (1) dans environ 15 cas sur 1000.Dans la plupart de ces cas, l\u2019apnée est de durée relativement courte \u2014 soit une heure environ, mais dans quelques cas rares, elle se prolonge plusieurs heures et l\u2019anesthésiste se trouve devant une situation pour le moins ennuyeuse.Différents facteurs peuvent être mis en cause.Comme le souligne en particulier Davies (2) il peut s'agir: soit d\u2019acapnée par hyperventilation; soit de dépression du centre respiratoire par d\u2019autres médicaments employés au cours de l\u2019anesthésie: soit d\u2019un déséquilibre électrolytique; soit de dépres- slon du centre respiratoire même par la succinyl- choline; soit d\u2019une action prolongée de la succinyl- monocholine, par suite d\u2019une hydrolyse incomplète soit d\u2019une retention de COs et de l\u2019anoxie.Mais le plus souvent, si l\u2019on a employé de la suc- cinylcholine, l\u2019apnée prolongée est due à une diminution de la pseudo-cholinestérase dans le plasma.(Voir entr\u2019autres les références 3, 4 et 5).Le sang fraîchement prélevé contient cette enzyme qui a pour fonction de neutraliser, par hydrolyse, l\u2019action de la succinylcholine.Il consiste de ce fait un traitement très efficace de l\u2019année prolongée attribuable à une déficience de pseudo cholinesté- rase (6).Observation.Voici un cas qui démontre cet énoncé.Il s\u2019agit d'une patiente de 67 ans, pesant 197 lbs qui doit subir une intervention pour hernie dans une cicatrice d\u2019incision.L'état général est bon, et les analyses de laboratoire sont normales, (y compris le Na et le K).L\u2019anesthésie est faite au Fluothane, protoxyde d\u2019azote et oxygène.Pour obtenir un meilleur relâchement musculaire, on complète par de l\u2019Anectine en goutte à goutte (au total 400 mgms.) La respiration est contrôlée à l\u2019aide du respirateur Emerson.L\u2019anesthésie dure 2 heures et 5 minutes et ne présente aucune difficulté.A la fin de l\u2019intervention cependant, la patiente demeure en apnée et les réflexes sont complètement abolis.Le contrôle de la respiration est maintenu par pression manuelle puis par le respirateur Bird.Nous pensons alors qu\u2019il peut s\u2019agir d\u2019un cas où la succinylcholine a une double action (« dual action »), c\u2019est-à-dire qu\u2019au lieu d\u2019agir par dépolari- sation, elle agit par polarisation.Au bout d\u2019environ 30 minutes la patiente reçoit 10 mgms.de Ten- silon, tel que préconisé par certains auteurs (7,8) mais l\u2019état ne s\u2019améliore aucunement.Autre hypothèse alors: le taux de pseudo cho- linestérase serait-il abaissé?D'autant plus que durant l'intervention, le chirurgien avait noté une dégénérescence graisseuse du foie.Une transfusion de sang fraîchement prélevé est alors prescrite. a] Der.82.5, ii L'Union Méd.Canada \u2018Tome 90 \u2014 Juin 1961 Etant donné que la réserve de sang de l\u2019Hôpital ne possède que du sang prélevé il y a quelques jours, il s\u2019écoule environ deux heures et demie avant d'obtenir le sang frais.Or durant tout ce temps, soit durant les quatre heures qui suivent la fin de l\u2019intervention, l\u2019apnée et l\u2019aréflexie complète persistent.Environ cinq minutes après que le sang est installé, déjà on note des mouvements respiratoires qui graduellement s\u2019amplifient.Une heure après le début de la transfusion, la patiente obéit aux commandements et elle bouge ses membres.Trente minutes plus tard, elle semble très incommodée par le tube endotrachéal et d\u2019ailleurs son air courant est maintenant adéquat.(400 ce.) Alors le tube en- dotrachéal est enlevé.Après la transfusion, le taux de cholinestérase dans le plasma était de 68 unités, ce qui nous laisse soupçonner que le taux devait être inférieur à la normale durant la période d\u2019apnée.Nous regrettons de ne pas avoir demandé cet examen à ce moment.Il est évident, que dans ce cas, la transfusion de sang a rapidement changé une situation qui semblait devoir se prolonger encore longtemps.Nous avons voulu, dans cet article, souligner l\u2019importance de la transfusion dans l\u2019apnée prolongée.La transfusion ne doit pas être considérée comme un moyen désespéré, alors qu\u2019on ne sait vraiment plus quoi faire.Personnellement, nous croyons que la transfusion peut corriger rapidement plusieurs cas d'apnée prolongée.Résumé L'apnée prolongée à la suite d\u2019injection de suc- cinylcholine est souvent attribuable à une diminution du taux de cholinestérase dans le plasma (2, 3, 4, 5).Le sang fraîchement prélevé contient une quantité suffisante de cette enzyme pour hydrolyser la suceinylcholine.Pour illustrer cet énoncé, nous rapportons ici un cas où une transfusion de sang fraîchement prélevé LAFLEUR: APNÉE PAR LA SUCCINYLCHOLINE 569 a rapidement corrigé une apnée qui se prolongeait depuis quatre heures après la fin de l\u2019intervention.Summary Prolonged succinylcholine apnoea may be due to many different factors, but it seems that the usual cause is a lowered plasma cholinesterase level (2, 3, 4, 5).Fresh blood contains sufficient amount of this enzyme to hydrolyse succinylcholine in vivo.Therefore, it is indicated as a treatment for prolonged apnoea due to this deficiency.Case report: a patient still does not breath spontaneously four hours after the end of the operation, but as soon as she receives a fresh blood transfusion, she starts to breath gradually and is extubated 1 hour after.Fresh blood transfusion should not be considered as a treatment of the last resort but as a rapid and effective treatment of many cases of prolonged apnoea.BIBLIOGRAPHIE (1) J.G.BOURNE: Long action of suxamethonium (Sue- cinylcholine) Chloride.Brit.J.Anaesth.25: 116-129 (avril) 1953.(2) J.I.DAVIES: Untoward reactions to succinylcholine.Canad.Anaesth.Soc.J., 3: 287 (juillet) 1956.(3) F.T.EVANS, P.W.S.GRAY, H.LEHMANN et E.SILK: Sensitivity to succinylcholine in relation to serum cholinesterase.Lancet, 1: 1229, 1952.(4) Werner KALOW : The relation of plasma cholinester- ases to responses to clinical doses of succinylcholine.Canad.Anaesth.Soc.J., 3: 51, 1956.(5) RW.BORDERS, C.R.STEPHEN, W.K.NOWILL et R.MARTIN: The interrelationship of succinylchol- ine and the blood cholinesterases during anaesthesia.Anesthesiology, 16: 401, 1955.(6) W.D.WYLLIE, H.C.CHURCHILL-DAVIDSON: Practice of Anaesthesia.Year Book Pub.Inc., page 589, 1960.(7) S.G.PALETZ: Prolonged succynilcholine apnoea reversed by prostigmine.Canad.M.Assoc.J., 75: 44 (juillet) 1956.(8) Harold L'ENGEL, Samuel I.JOSEPH, J.S.DEN- SON: The effect of tensilon on prolonged apnea after use of succinylcholine.Anesth.and Analg, 37: 87 (mai-juin) 1958. à + , REVUE GÉNÉRALE + + LA CÉSARIENNE CONTEMPORAINE Charles-A.ATTENDU.Comme le dit si bien Greenhill: «II n\u2019y a pas une complication obstétricale qui n\u2019ait été traitée par l'opération césarienne.De fait, plusieurs chirurgiens ne connaissent qu\u2019une issue à une complication obstétricale: l\u2019extraction abdominale ».Et il donne 21 indications légitimes, quoique de degrés divers d'importance, pour intervenir.Jusqu\u2019à il y a 20 ans la césarienne n\u2019était pas assez employée parce que trop risquée.Depuis l\u2019avènement de la technique d\u2019opération segmen- taire et surtout de l\u2019antibiothérapie, l\u2019intervention à perdu graduellement de sa mauvaise réputation, au point où certains ne lui accordent pas plus de gravité qu\u2019à une hystérectomie ou à une appendicectomie.Cette notion d\u2019innocuité, jointe à une mauvaise compréhension du devoir de l\u2019accoucheur envers ses deux patients ont amené un taux de 12% à 15% en certains milieux.Actuellement dans les grands centres américains, l'incidence moyenne est de 3 à 5% et le comité d'accréditation des hôpitaux regarde d\u2019un œil soupçonneux un taux supérieur à 5%.Nous croyons qu\u2019un taux de césarienne n\u2019aura de la valeur qu\u2019en autant qu\u2019il réfiètera un taux de mortalité fœtale optimum; le meilleur taux sera accompagné des taux minima de mortalité fœtale et maternelle, ce taux devra aussi assurer un taux minimum de morbidité chez la mère et son enfant.Il n\u2019y a pas lieu de se glorifier d\u2019une incidence de 2-3% de césarienne si les statistiques nous montrent en regard nombre de patientes invalides génitalement ou de bébés qui portent toute leur vie la marque de leur accouchement.Par ailleurs un taux exagéré de césariennes correspondra à une hypothèque pour l\u2019avenir obstétrical de la mère, de même qu\u2019à une injustice pour la santé financière de la famille.Nous avons analysé 108 cas d\u2019opérations césariennes réalisées 4 I\u2019hdpital Notre-Dame durant les années 1958, 1959 de méme que durant les 4 premiers mois de 1960.Dans la méme période de temps il y a eu 3,982 accouchées, ce qui donne un taux de césarienne moyen de 2.80%.Une seule mère est décédée - 09% - il s\u2019agit d\u2019une primipare de 31 ans souffrant d\u2019une maladie congénitale cyanogène avec hypertension chez laquelle une radiographie prise hors de l\u2019hôpital avait montré un bassin aplati; elle est entrée en travail 1 mois avant la date prévue pour son accouchement; le travail ne progressant pas de façon satisfaisante, elle a subi une césarienne au cours de laquelle on a extrait un bébé de 3 livres 4 onces qui à survéeu; la mère est décédée d\u2019insuffisance cardiaque après 7 jours, ayant fait de la fièvre à partir du lendemain de sa césarienne.Le nombre des bébés décédés s\u2019élève à 14: 2 étaient morts avant le travail, 7 ont péri au cours du travail et avant la césarienne; 5 dans la période post-natale \u2014 ce qui donne un taux brut de mortalité péri-natale de 11% et un taux de mortalité fœtale post-césarienne de 4.6%.Sur ces 5 bébés on peut compter un fetus de 2 livres 8 onces, né 3 mois avant terme; un autre pesait 5 livres 12 onces, était prématuré de 5 semaines et provenait d\u2019une mère chez laquelle un placenta prævia avait provoqué des hémorragies importantes et prolongées, il a survéeu 12 heures ; enfin un troisième bébé pesant 4 livres provenait d\u2019une césarienne itérative élective et dans ce cas il semble qu\u2019il y ait eu erreur sur l\u2019âge réel de la grossesse.En aucun cas pourrait-on dire que la césarienne a eu un effet péjoratif sur la vie du bébé.Ces chiffres s\u2019accordent avec ceux de Pedowitz, Schwartz et Goldberg qui dans une revue de 583 sections primitives exécutées au Jewish Hospital de Brooklyn ont trouvé un taux de mortalité fæ- tale de 44%; dans les cas de césarienne itérative le taux n\u2019était que de 3.1%.D'après eux le risque fœtal inhérent à l\u2019opération césarienne elle-même n\u2019est guère plus de 0.2%.Aucun décès de leur série n\u2019a pu être imputé au mode de délivrance et les chiffres de mortalité périnatale ne réflètent que le risque fætal inhérent aux indications qui ont nécessité la césarienne.L\u2019étude des indications de césarienne nous montre la distribution suivante: \u2014> un mas Oo L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 43.7% 18.5% 3.7% 25.1% Dystocie Placenta praevia.20 Décollement placentaire Césarienne itérative Causes diverse: Primipare agée .________._________.2 Insuffisance respiratoire, Lobectomie 1 Diabète 1 Hydramnios et diabète .____.___ 1 Procidence du cordon .__.____\u2026.1 1 1 1 Rupture utérine .___.___.__.___.____ Accident cérébral grave .\u2026_____\u2026 Néoplasme et métastases 83% 108 100% Nous avons groupé ensemble tous les cas de dystocie, parce que nous considérons qu\u2019une dystocie, qu\u2019elle soit due au bassin, aux parties molles, à un bébé disproportionné ou monstrueux, ou à une tumeur prævia, amène les mêmes résultats; à savoir un accouchement difficile pour la mère, un danger pour la vie de son fœtus, et l\u2019éventualité d\u2019un accouchement par voie abdominale.Notre taux de 44% est assez voisin de celui de 50% raporté par E.G.Waters en 1958, à la suite d\u2019une étude portant sur les statistiques du « Margaret Hague Hospital » pour les années 1949 à 1955; son taux de mortalité péri-natale est de 6.55% alors que notre chiffre brut est de 11%.Il y aurait peut-être possibilité d\u2019améliorer nos résultats en étant un peu plus interventionnistes dans certains cas; ainsi dans notre série nous avons un cas de présentation transverse dite négligée, deux cas de placenta prævia traités par des méthodes conservatrices, un cas de décollement placentaire occulte, qui ont eu pour résultat le décès des bébés durant le travail.L'évaluation clinique d\u2019une dystocie s\u2019appuie sur des bases parfois difficiles à établir de façon satisfaisante.L'examen attentif de la parturiente en est un des facteurs les plus importants, de même que la connaissance du mécanisme de l\u2019accouchement dysto- cique.S'il y a lieu de s\u2019aider des données d\u2019un examen radiologique, encore faudra-t-il ne pas en accepter aveuglément les conclusions; il faudra voir les radiographies, les analyser, soi-même, s\u2019assurer qu\u2019elles sont de qualité technique suffisante pour donner tous les renseignements qu\u2019on en attend.En dernier ressort, l\u2019accoucheur les confrontera avec les données de son appréciation clinique.L\u2019incidence des placenta previa est de 18.5% dans notre série et s\u2019est maintenue assez constante 1 durant la période d\u2019étude.ATTENDU: LA CESARIENNE CONTEMPORAINE 571 Sur 20 cas il y en a deux qui ont été décelés cliniquement sans hémorragie et l'intervention a été faite de façon élective: 7 sont mentionnés comme « prævia total »; les autres doivent être présumés des prævia partiels; dans ces 18 cas une hémorragie plus ou moins importante a été le symptôme prédominant.Dans une grande proportion des cas, il y a eu tentative de localisation du placenta par placento- graphie directe ou indirecte, le plus souvent avec succès.Quatre bébés sont décédés de cette complication, soit 20%.Nous avons rencontré en 4 occasions des décollements placentaires: 3 bébés en sont décédés; un autre né 22 jours avant terme et pesant 6 livres 3 onces a survécu.Nous avons trouvé 28 cas de césarienne itérative, soit un taux moyen de 25% des césariennes.Il y a eu en quelques cas (3) une épreuve du travail; chez les autres patientes, la césarienne a été faite d\u2019emblée à cause d\u2019une dystocie ou tout simplement parce qu\u2019il y avait eu césarienne au préalable.Cette ligne de conduite s\u2019explique par le fait que dans certains milieux on a pour principe de césa- riser toute patiente qui a déjà subi une césarienne; ce n\u2019est pas notre opinion.Nous changerons peut- être d'idée si nous avons la preuve après étude que notre ligne de conduite est dangereuse; jusque là nous sommes toujours partisans de l\u2019individualisation des cas et de l'épreuve du travail sauf lorsqu\u2019il y a déjà eu césarienne corporéale ou qu\u2019il y a dystocie au moment de la décision.Nous avons rencontré 2 cas de césarienne chez primipares âgées: elles ont été faites de façon élective, en accord avec la donnée moderne de l\u2019importance d\u2019éviter tout risque au fœtus d\u2019une primipare ayant dépassé 35 ans.Par contre, chez une primipare de 41 ans, on a tenté l\u2019épreuve du travail qui s\u2019est avéré prolongé; un forceps manqué a fait penser à une dystocie; il y a eu lacération du vagin et enfin la césarienne à permis d\u2019extraire un bébé vivant de 8 livres 10 onces.Une intervention a été pratiquée un mois avant terme pour un bébé déjà gros chez une diabétique, avec survie.Une autre diabétique qui présentait de l\u2019hydram- nios a été césarisée, son bébé pesait 9 livres 12 onces: les membranes se sont rupturées 26 jours avant le terme estimé. 572 ATTENDU: LA CÉSARIENNE CONTEMPORAINE Le type de césarienne employé en général fut la césarienne segmentaire.Dans deux occasions une intervention corporéale a été réalisée, et ce par un chirurgien général de la vieille école; dans les deux cas il s\u2019agissait de primipares de 24 et 26 ans, l'indication était chez l\u2019une un bassin limite avec un bébé pesant 6 livres 1 once, chez l\u2019autre une dystocie de la contraction avec un bébé de 7 livres 2 onces.On peut spéculer sur l\u2019avenir de ces deux utérus.L'\u2019anesthésie employée à l'hôpital Notre-Dame pour les césariennes est la Racridienne supplémentée, lorsque le bébé est extrait, par du Pantothal et du mélange gaz-oxygène; l\u2019emploi de cette technique remonte à 15 ans, à ma connaissance; les anesthésistes ont toujours considéré qu\u2019il était imprudent de soumettre le fœtus aux risques de l\u2019anesthésie générale avant sa naissance; les résultats actuels leur ont donné raison, puisque dans notre série nous n\u2019avons pu trouver aucun cas où le décès fœtal ait pu être imputé à l\u2019intervention.Résumé et conclusions Nous avons analysé 108 cas de césarienne; nous avons choisi une période assez courte et assez récente pour montrer la ligne de conduite actuellement employée à l'hôpital Notre-Dame.L\u2019intervention s\u2019est révélée sans danger pour la mère; la mortalité fœtale qui pourrait lui être imputée est minime, les vies feetales qu\u2019elle a sauvées sont très nombreuses.Il ne faudrait pas conclure que toute difficulté obstétricale devrait être résolue à priori par inter- l\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 vention haute, mais de nos jours où l\u2019obstétrique et la chirurgie obstétricale ont fait tellement de progrès, on ne peut se contenter d\u2019améliorer les statistiques de mortalité et morbidité maternelles seulement; nous sommes en droit de faire en sorte que la mortalité et la morbidité fœtales atteignent le minimum irréductible voulu par la nature et pour cela l\u2019usage raisonné et tempestif de l\u2019intervention césarienne est un précieux atout.Summary We have analyzed 108 cases of caesarian section out of 3,982 deliveries that occurred in 1958, 1959 and the first 4 months of 1960.The rate of section was found to be 2.807% ; one mother died.There were 14 foetal deaths of which 2 before the beginning of labour \u2014 7 died during labour, which leaves 5 during the post-natal period for a rate of 46%.In no case was foetal death a result of operation.Dhystocia was present in 43.7% of caesareans, Placenta praevia in 18.5%; accidental hemorrhage in 3.7%.25% of the cases were \u201crepeat sections\u201d.Low caesarean section with transverse incision was the technique most frequently used.Spinal anesthesia was induced in most cases with a supplementany administration of Pentothal and gas-oxygen mixture, once the child was extracted.BIBLIOGRAPHIE J.P.GREENHILL: Obstetrics, 11e édit.W.B.Saunders, 1955.E.G.WATERS: Obst.and Gyn., 11: 650-656 (juin) 1958.Paul PEDOWITZ, Ralph SCHWARTZ et Morley GOLDBERG: Obst.and Giynce., 14: 764-772 (déc.) 1959.Ibid.: 14: 773-779 (déc.) 1959. - == TECHNIQUES CHIRURGICALES FRANCAISES EN O.-R.-L.Jean BRISSON (Hull, P.Q.).Il n\u2019est pas dans mon intention, ni d\u2019ailleurs de mon ressort, de tracer une étude comparative des techniques chirurgicales françaises avec les nôtres.Je voudrais seulement soulever l\u2019intérêt sur des modalités de techniques, de même que sur des conceptions de traitement différentes des nôtres, qu\u2019il m\u2019a été possible de remarquer comme Interne des Hôpitaux dans un service d\u2019ORL parisien; ce service était celui de Monsieur Maurice Aubry, professeur titulaire de la Chaire d\u2019'ORL, Hôpital Lari- boisière, Paris.Je ne mettrai l\u2019accent, bien entendu, que là où le contraste m\u2019a paru le plus évident, avec la chirurgie telle que je l\u2019ai observée durant mon entraînement en oto-laryngologie à Toronto, sous la direction du docteur P.E.Ireland, F.R.C.S., « Professor of Otolaryngology, Banting Institute, University of Toronto ».ANESTHÉSIE En France, l\u2019anesthésie locale est encore beaucoup plus populaire que dans nos milieux, où l\u2019anesthésie générale est devenue presque systématique.Je crois qu\u2019il s\u2019agit avant tout d\u2019une habitude, et de la part du malade qui n\u2019est nullement effrayé à la perspective d\u2019un acte chirurgical sans être endormi, et de la part du chirurgien qui trouve la locale plus commode, moins dangereuse, et qui ne voit réellement aucune raison de la délaisser.Un des principaux avantages est la diminution du saignement peropératoire.Dans la chirurgie cervicale, elle provoque le blocage des relais nerveux, point de départ de réflexes parfois mortels.Enfin, dans la chirurgie de la surdité, elle permet le contrôle du retour de l\u2019audition sur la table d\u2019opération.Au besoin, pour tranquilliser un malade nerveux, cette anesthésie locale est potentialisée par une injection intraveineuse lente (goutte à goutte) « d\u2019un cocktail », ainsi dénommé, comprenant 250 mg.de Di- parcol, 10 mg.de Dolosal et 50 mg.de Phenergan, dilués dans 250 ce.de sérum physiologique.Ainsi, la majorité des interventions oto-laryngologiques à Lariboisière sont effectuées sans l\u2019aide de l\u2019anesthésie générale, sauf les évidements pétromastoï- diens, les laryngectomies totales avec ou sans curage ganglionnaire, les fronto-ethmoïdectomies par voie externe ou trans-maxillaire.L\u2019anesthésie générale est maintenue par insufflation de vapeurs anesthésiques (éther-protoxyde d\u2019azote) avec oxygène, sous intubation endotrachéale, après induction préalable au thiopenthal sodique et relaxants.OREILLES En matière de chirurgie aurale, en France comme partout ailleurs, par le fait de la rareté croissante des mastoïdites aiguës, la mastoïdectomie simple à dû céder le pas aux évidements pétromastoïdiens dont les progrès de la technique sont largement attribuables à l\u2019usage du microscope opératoire, et surtout à notre meilleure compréhension de la physiologie de l\u2019oreille moyenne.De plus, cette chirurgie s'efforce de demeurer fonctionnelle, donc partielle, et de respecter les éléments intacts de la chaîne os- siculaire.Ces évidements partiels, que l\u2019on désigne en France sous les noms d\u2019antro-atticotomie et d\u2019évidement antro-attical (Ramadier), correspondent assez bien au terme anglais de Modified Radical Mastoidectomy.Ils peuvent aussi, suivant les indications, être complétés par l\u2019application d\u2019une greffe cutanée sur des osselets ou un étrier mobile, et portent alors le nom de tympanoplasties, qui comprennent toute une gamme d\u2019interventions applicables à certaines classifications (Wullstein).Si les principes et les buts poursuivis par cette opération sont les mêmes en France et ici, il n\u2019en existe pas moins de légères particularités techniques, comme par exemple, l\u2019ouverture de l\u2019antre et de l\u2019attique.Alors que les otologistes torontois ouvrent l\u2019antre' d\u2019abord et, en se guidant sur le canal semi-circulaire horizontal, entrent ensuite dans la région épitympanique, à Lariboisière, toute la région antro-atticale est ouverte d\u2019emblée, méthode sans aucun doute plus rapide entre des mains expertes, mais qui n\u2019est pas exempte de danger pour un débutant.La fraise, bien entendu, est l\u2019instrument préféré.COPHOCHIRURGIE FRANÇAISE La cophochirurgie française est parvenue au même degré de perfectionnement qu\u2019en Amérique, et les résultats de la mobilisation de l\u2019étrier et de la fenestration sont comparables aux nôtres.Dans l\u2019otosclérose, le Professeur Aubry suggère au malade la mobilisation de l\u2019étrier en un premier temps, et en cas d'échec de cette dernière, la fenestration lu canal semi-circulaire horizontal en un deuxième 574 temps.La voie d\u2019abord de la mobilisation de l\u2019étrier est endaurale, et il est intéressant de noter que la résection osseuse de la portion postero-supé- rieure du cadre tympanal est large et se fait, non pas à la curette, mais soit à la fraise électrique, soit à la gouge No 2, ce qui donne un jour excellent sur la platine de l\u2019étrier.On tente d\u2019abord la mobilisation indirecte de l\u2019étrier (col de l\u2019étrier-branche descendante de l\u2019enclume), et l\u2019ankylose cède dans environ 30% des cas.Si l\u2019ankylose résiste, on fracture la platine avec un stylet courbe très pointu, en essayant de rendre la moitié postérieure de la platine mobilisée solidaire de la branche postérieure de l\u2019étrier (Fowler).La platinofissure donne de meilleurs résultats immédiats (60%-70% ), surtout si la branche antérieure est intentionnellement fracturée.Enfin, la voie d\u2019abord de la fenestration est endaurale.Tandis que l\u2019équipe du docteur Sullivan à St.Michael, Toronto, procède à une exen- tération systématique de toutes les cellules mastoïdiennes avant de fenestrer le canal semi-circulaire horizontal, M.Aubry, au contraire, limite sa ré- Section osseuse à l\u2019attique (atticotomie), en épargnant et les cellules mastoïdiennes et l\u2019antre, qu\u2019il exclut de la caisse et de l\u2019attique au moyen de son lambeau tympano-mental.Ce détail technique lui permettrait de réduire le volume de la cavité, et d'isoler la mastoïde de toute infection post-opéra- toire possible.Nez Malgré quelques échecs, l\u2019acte chirurgical mérite tout de même considération dans certaines affections rhinologiques rebelles à tout traitement médical.Dans l\u2019ozène (rhinite atrophique), il vise à réduire le diamètre des fosses nasales, soit en mobilisant ses parois, soit en introduisant des implants organiques (os ou cartilage) ou inorganiques (acry- lic-teflon) dans les loges sous-muqueuses de la cloison ou de la paroi latérale des fosses nasales.Je me permets de signaler ici la méthode adoptée a Lariboisiére, car elle me semble intéressante et relativement facile d\u2019application.Les implants utilisés sont des batonnets d\u2019acrylic d\u2019environ 1 cm.de long et en général bien tolérés par la muqueuse nasale.Ces derniers sont introduits dans des loges sous-muqueuses, créées dans la paroi latérale et plancher des fosses nasales, par voie gingivo-labiale (incision de Caldwell-Luc) au pourtour du bord inférieur de l\u2019orifice piriforme.Cette méthode d\u2019inclusion fut décrite par Eyries et porte son nom, malgré ses nombreuses modifications apportées depuis.Personnellement, il m\u2019a.été rendu possible d'effectuer quelques-unes de ces opérations par BRISSON : TECHNIQUES CHIRURGICALES FRANÇAISES EN O-R-L.L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 cette voie d\u2019abord, et m\u2019adjoignant au témoignage de mes collègues Français, je dois dire que les résultats me semblent plus que satisfaisants, l\u2019inclusion entraînant la disparition quasi complète de la cacosmie et des croûtes.Monsieur Aubry utilise des implants de teflon qu\u2019il juge moins rigides et mieux tolérés par les tissus, et qu\u2019il introduit de préférence par voie endonasale sous la muqueuse de la cloison et du cornet inférieur.Il me serait impossible d\u2019aborder le sujet des rhinoplasties sans m\u2019arréter 4 chacune des déformations nasales à corriger, et sans faire le compte des variantes techniques dont l\u2019infinie multiplicité leur mériterait une étude spéciale.Je ne me limite lei qu\u2019à exprimer l\u2019opinion parisienne, et en particulier celle de Monsieur Aubry, en ce qui regarde la chirurgie plastique du nez en général, et qui se résume à ceci: les problèmes esthétique et fonctionnel vont de pair et ne devraient pas être résolus l\u2019un sans l\u2019autre.Ce principe s\u2019applique particulièrement bien aux déformations nasales associées aux déviations de la cloison, dont les corrections devraient être comprises dans le même cadre thérapeutique.J\u2019ajoute enfin que la résection sous- muqueuse de la cloison, pourtant si populaire dans nos milieux, est presque entièrement abandonnée par les otolaryngologistes parisiens, pour la reposi- tion de la cloison, opération que l\u2019on juge peut-être plus difficile, mais par contre plus physiologique, puisqu\u2019elle garde intact l\u2019élément cartilagineux de la charpente septale.D\u2019application relativement récente et d\u2019indication commune, dans les déviations et luxations antérieures de la cloison nasale, elle utilise une voie d\u2019abord plus antérieure que l\u2019incision de Killian, par une incision transfixiante de l\u2019interstice situé entre le bord inférieur de la cloison et la columelle.La muqueuse nasale n\u2019est décollée que sur un seul côté, et la portion déviée ou luxée du cartilage est libérée des attaches qui la maintiennent dans sa position anormale (épine et crête nasale du maxillaire-gouttière antérieure du vomer).Pour lui redonner plus de souplesse ou empêcher qu\u2019il gondole, ce cartilage libéré peut être soit aminci, soit croisillonné au bistouri, mais non pas réséqué «in toto».Lorsqu\u2019elle s\u2019impose, la résection est très minime et ne se limite qu\u2019aux éperons cartilagineux, effectuée au bistouri, ou aux éperons osseux (crête nasale-vomer), effectuée alors à la gouge.Utilisant soit une râpe, soit une pince de Ash, on termine en réduisant la cloison sur la ligne médiane, dans la gouttière antérieure du vomer ou de la crête nasale du maxillaire.L\u2019incision \u2014 TS ~~ roy roy a \u2014 \u2014 \u2014 ees \u2014 pe L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 est refermée par deux ou trois points transfixiants de soie ou de catgut.SINUS Les problèmes thérapeutiques des sinusites chroniques ne sont pas nouveaux, et sont loin d\u2019être résolus, surtout en ce qui regarde les indications chirurgicales et la technique opératoire à choisir.A Paris, l\u2019opinion générale considère que les sinusites chroniques d\u2019origine nasale (j\u2019exclus la sinusite maxillaire d\u2019origine dentaire) ne sont que rarement isolées aux sinus maxillaires, et sont en général associées à une atteinte simultanée, soit des groupes postérieurs (ethmoïde postérieur et sphénoïde), soit des groupes antérieurs (ethmoïde antérieur et frontal) ; cette conception rend done futile et inadéquate toute chirurgie restreinte au sinus maxillaire et épargnant les cellules ethmoidales.C\u2019est pourquoi depuis plusieurs années, les milieux parisiens donnent la préférence, dans les pansinu- sites chroniques, à une opération de Caldwell-Luc élargie, c\u2019est-à-dire, à une ethmoïdectomie trans- maxillaire, telle que décrite par Pietrantoni et De Lima, et dont le but principal est, avant tout, d\u2019établir un système de drainage unique entre tous les sinus, y compris le sinus frontal.Ses succès en France l\u2019ont rendue plus populaire que les opérations des sinus fronto-ethmoïdaux par voie externe, qui d\u2019ailleurs, n\u2019en gardent pas moins leurs indications, en cas d\u2019échec de la première opération, ou si la sinusite fronto-ethmoïdale devient une menace sur le contenu orbitaire ou le cerveau.Ajoutons enfin que l\u2019ethmoïdectomie transmaxil- laire, pour être complète, n\u2019est pas sans danger pour un débutant, en raison de la fragilité des limites séparant l\u2019ethmoïde de l\u2019orbite en dehors (os pla- num), du lobe frontal en haut (lame criblée), du nerf optique en arrière (sphénoïde).Son exécution exige donc une connaissance parfaite des rapports anatomiques de la région, préalablement acquise par de nombreux exercices sur le cadavre.Les sinusites frontales aiguës isolées qui ne cèdent pas aux antibiotiques au bout de plusieurs jours, sont attribuables, en général, à un drainage naso-frontal inadéquat.Dans les hôpitaux toron- tois, de tels cas ne portent à aucune hésitation et sont justifiables d\u2019une trépanation par voie sus- orbitaire, à l\u2019angle interne de l\u2019œil.A Paris, on préfère à la trépanation classique un autre procédé qu\u2019on appelle trépano-ponction du sinus frontal, décrite par Lemoyne et exigeant une instrumentation spéciale portant son nom.Les clous de Lemoyne sont des petites canules de 12 et 15 mm, BRISSON : TECHNIQUES CHIRURGICALES FRANÇAISES EN O.-R.-L.575 à mandrin arrondi, qui sont introduits dans le sinus frontal par sa paroi antérieure, préalablement percée par une vrille à main (chignole), sous anesthésie locale.Il m\u2019a été permis d\u2019effectuer plusieurs trépano-ponctions du sinus frontal et je suis con- vaineu de son efficacité et de ses avantages sur la trépanation frontale classique, parce que: 1.Elle est d\u2019exécution rapide et facile, sous anesthésie locale; 2.L\u2019étanchéité absolue de la canule, une fois mise en place, empêche toute fuite de liquide et nous permet mieux de nous rendre compte de la perméabilité naso-frontale en injectant du sérum physiologique par la canule.L\u2019injection de ce sérum sous pression fait souvent céder l\u2019obstruction du canal naso-frontal et le malade accuse un soulagement immédiat de ses symptômes; 3.La canule peut être laissée à demeure aussi longtemps que persiste l\u2019obstruction naso-frontale sans incommoder le patient, et permettre ainsi l\u2019injection d\u2019antibiotiques localement.La trépano-ponction ne doit jamais être faite sans radiographie préalable du sinus frontal, prise de face et de profil, afin de déterminer d\u2019une façon exacte le volume du sinus, son extension, l\u2019épaisseur de sa paroi antérieure et la distance qui la sépare de sa paroi postérieure.Le point précis de la trépano-ponction se mesure, selon Lemoyne, de la façon suivante: tracer d\u2019abord la bissectrice de l\u2019angle formé par deux lignes perpendiculaires l\u2019une à l\u2019autre, la première correspondant à une horizontale passant par les deux échancrures sus-orbi- taires; la deuxième correspondant à la sagittale médiane de la face (verticale).Le point recherché est à 1 cm.environ sur la bissectrice de l\u2019angle ainsi formé.LARYNX La chirurgie du cancer glottique, en France, comme d\u2019ailleurs aussi en Italie, s\u2019efforce volontiers de demeurer aussi conservatrice et partielle que possible, si ce n\u2019est que dans le but d\u2019éviter au malade un trachéostome permanent.Le professeur Aubry soumet presque systématiquement tous ses malades à une radiothérapie d\u2019épreuve de 3,000 R, avant d\u2019envisager toute intervention.L\u2019hémilaryngectomie, introduite en France par Hautant, modifiée et perfectionnée par Aubry, est et demeure une technique raffinée avec résultats comparables à la laryngectomie totale, pourvu que soient respectées certaines indications précises (elles sont peu nombreuses) et que l\u2019opération soit faite entre des mains expertes. 576 BRISSON : TECHNIQUES CHIRURGICALES FRANÇAISES EN O-R.-L.Les mêmes considérations s\u2019appliquent aux laryngectomies partielles frontales antérieures et fronto-latérales, décrites et effectuées par Leroux- Robert à Paris.Ces opérations, indiquées dans les cancers s\u2019étendant à toute une corde vocale, même à la commissure antérieure, correspondent à une cordectomie élargie.Elles constituent, à Paris, une intervention intermédiaire entre la laryngofissure et la laryngectomie totale.Cette notion de chirurgie conservatrice du larynx n\u2019est pas très en vogue dans les milieux canadiens et américains, et ceci probablement par acquit de sécurité.Entre la chirurgie totale et la chirurgie partielle conservatrice, s\u2019opposent deux problèmes aussi intéressants que controversés suivant les milieux: maximum de sécurité d\u2019une part, conservation de la fonction d\u2019autre part.En marge des laryngectomies, je ne saurais passer sous silence une voie d\u2019abord laryngée toute spéciale, qui fut décrite par Aubry et Sénéchal dans les « Annales d\u2019Otolaryngologie » en avril-mai 1956, sous le nom de « Laryngotomie inter-thyro- cricoïdienne ».Le principe et le but poursuivis par l\u2019opération se résument à l\u2019ouverture du larynx par la membrane crico-thyroïdienne, soit pour explorer le larynx, soit pour enlever une tumeur bénigne de la glotte, soit enfin pour recalibrer le larynx.Personnellement, j'ai eu l\u2019occasion d\u2019effectuer une telle laryngotomie pour extirper un polype sous-glotti- que.De technique facile, elle ne consiste qu\u2019à pratiquer une incision cervicale transverse, poursuivre la dissection médiane des muscles sous-hyoïdiens, décoller le périchondre du rebord inférieur du cartilage thyroïde, dont on résèque un petit triangle cartilagineux à base inférieure, et enfin ouvrir, par incision verticale médiane de la membrane crico- thyroïdienne, après cocaïnisation.L'intérêt de cette opération est dû à ses avantages sur la laryngofissure, de technique un peu plus difficile, et qui n\u2019est pas exempte de sequelles fonctionnelles possibles sur le larynx, car elle touche l'insertion des cordes vocales.Ces avantages ne sont justifiables qu\u2019à condition, bien entendu, d\u2019être compris dans le cadre d'indications précises qu\u2019il ne faudrait pas outre-dépasser.Ces indications, selon Aubry et Sénéchal, sont les suivantes: 1.« Tumeurs bénignes des cordes vocales », non extirpables par laryngoscopie, comme par exemple une tumeur trop grosse, à pédicule trop large, ou d'implantation sous-glottique, chez un malade non- coopératif, à réflexes exagérés; 2.« Tumeur dites précancéreuses » ; L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 3.« Exploration du larynx pour une lésion glottique d\u2019extension douteuse, ou une lésion n\u2019ayant pas fait cliniquement ou radiologiquement sa preuve (dans le ventricule par exemple) ».A ces trois indications initiales de cette voie d\u2019abord laryngée, posées par Aubry et Sénéchal en 1956, peut maintenant s'ajouter une quatrième: à savoir le recalibrage du larynx, par section verticale médiane du châton cricoidien et des muscles intera- rytenoidiens jusqu\u2019à la muqueuse œsophagienne, suivie par la mise en place d\u2019une canule de Rethi, dans les paralysies bilatérales des dilatateurs (abducteurs) et les sténoses cicatricielles du larynx.Cette méthode de recalibrage, conçue et décrite d\u2019abord par un chirurgien hongrois, Rethi, consistait essentiellement à ouvrir le larynx par thyro- tomie, sectionner postérieurement le châton cricoï- dien sur la ligne médiane jusqu\u2019à l\u2019æsophage, écarter le châton sectionné de façon à augmenter le diamètre transversal de la fente glottique, et finalement, maintenir le calibre obtenu par une canule de trachéotomie spéciale, décrite par Rethi et portant son nom (canule pourvue d\u2019un moule laryngé sur le versant supérieur de la chemise externe).Aux principes de ce procédé opératoire, Aubry apporte deux modifications importantes: 1.La voie d\u2019abord inter-thyro-cricoïdienne, au lieu de la thyrotomie, avec les avantages déjà mentionnés; 2.Interposition d\u2019une greffe cutanée dans la fente du châton cricoïdien sectionné, dans le but de réduire au minimum le bourgeonnement post-opé- ratoire, et d\u2019éviter la resoudure postérieure du cricoide.Les suites post-opératoires et les résultats immédiats sont excellents dans la majorité des cas, et permettent le retrait de la canule au bout d\u2019environ un mois.D\u2019avenir prometteur, sans aucun doute, dans les paralysies bilatérales des dilatateurs et dans certaines sténoses cicatricielles du larynx, cette opération n\u2019en est pas moins à son stage initial d\u2019épreuve à Lariboisière, et des statistiques ne sont pas encore établies.Le temps décidera.Mon stage comme médecin résident étranger à Lariboisière, Paris, fut agrémenté par une sollicitude dont je tiens à remercier mes chefs, de même que par une hospitalité cordiale et sincère de la part de mes collègues parisiens.Aux.nouvelles connaissances acquises se sont ajoutés des liens plus serrés avec mes amis francais. L\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 Résumé À Paris, l\u2019anesthésie générale est pratiquée moins souvent que dans nos milieux.La Mastoïdectomie partielle, la Tympanoplastie, la Fenestration et la Mobilisation d\u2019étrier, dans le cadre d\u2019indications et de résultats similaires aux nôtres, présentent des différences de modalité technique.Il est mention de la voie d\u2019abord d\u2019Eyries dans le traitement chirurgical de l\u2019ozène.La résection sous-muqueuse est indiquée moins souvent que la reposition de la cloison dans la correction d\u2019une déviation.Dans les pansinusites chroniques, la préférence va à l\u2019Ethmoïdectomie transmaxillaire plutôt qu\u2019à l\u2019opération de Caldwell-Luc, tandis que dans les sinusites frontales, la trépano-ponction est jugée plus commode que la trépanation classique par le plancher du sinus.Enfin, l\u2019'Hémi-laryngectomie et la laryngectomie partielle, quoique d\u2019indications restreintes, sont considérées plus fonctionnelles que la Laryngectomie totale dans le traitement de certains cancers glottiques.L\u2019intérét de la Laryngotomie inter-thyro-cricoi- dienne est signalé.Summary In Paris, the use of General Anesthesia is more restricted.Modified Radical Mastoidectomies, Tympanoplasties, Fenestration operations and Stapes Mobilizations, in spite of similarities of indications and results with ours, present differences with regard to techniques.The Eyries approach for implantation is mentioned in the surgical treatment of ozena.Submucous resections have fewer indications than midline repositions in the correction of deflected nasal septum.In chronic sinus diseases, Transantral Ethmoidectomies are considered preferable to Caldwell-Luc operations, BRISSON : TECHNIQUES CHIRURGICALES FRANÇAISES EN O-R-L.577 whereas in frontal sinusitis, trepano-punctures through the anterior wall are deemed more convenient than conventional trephines through the sinus floor.Finally, Hemi-laryngectomies and Partial Laryngectomies, in spite of restricted indications, are regarded as being more functional than total Laryngectomies in the treatment of some glottic carcinomas.The interest of the Inter-thyrocricoid Laryngotomy is brought to attention.BIBLIOGRAPHIE Maurice AUBRY: Chirurgie de VlOreille, du Nez, du Pharynz et du Larynz.Masson et Cie, édit, Paris, 1949; pp.143-152; pp.403-405; pp.586-589; pp.810-832.M.AUBRY et G.SENECHAL: Oto-Rhino-Laryngologie.G.Doin et Cie, édit., 1958.M.AUBRY et G.SENECHAL: Laryngotomie inter-thy- ro-cricoïdienne.Annale d\u2019Oto-Laryngologie, 73: (avril- mai) 1956.J.LEROUX-ROBERT: La chirurgie conservatrice du larynx.Annales d'Oto-Laryngologie, 74: 40-74 (janv.) 1957.P.CLERC: Platinofissure, avec ou sans stapedolyse.Ann.d'Oto-Laryngologie, 75: 220-242 (avril-mai) 1958.M.AUBRY et F.BACLESSE : Le choix du traitement du cancer endolaryngé fondé sur les résultats thérapeutiques après 5 ans.Ann.d\u2019Oto-Laryngologie, 76: 5-26 (janv.-fév.) 1959.J.A.SULLIVAN et J.K.BRYDON SMITH: Ten years experience with the Fenestration Operation.Proceedings of the Fourth International Congress of Oto-Laryngo- logy.London, juillet 1949.J.A.SULLIVAN: The Maintenance and Improvement of Hearing in Radical Mastoid Surgery.Can.Med.Ass.Journ., 64 : 113-118, 1951.J.A.SULLIVAN et J.B.SMITH: Causes for Failure in Fenestration Surgery.American Acad.of Ophtalmology and Oto-Laryngology, pp.24-34 (juillet) 1951.J.A.SULLIVAN: Treatment of the Chronic Discharging Ear.N.Y.8t.J.Med., 53: 2486-2491 (1 nov.) 1953.K.McASKILE: Management of Soft tissues in Temporal Bone Surgery.The Laryngoscope, 65: 935-969 (oct.) 1955.H.WULLSTEIN: Arch.Ohr., Nas, u Kehlkheilk, 159: 255, 1951; Ibidem, 161: 422, 1952. PHYSIOPATHOLOGIE ET CLASSIFICATION DES TRAUMATISMES THORACIQUES Jacques BRIÈRE, Hôpital Maisonneuve (Montréal).A cause de la solidamté existant entre les éléments de la cage thoracique et de son contenu, il est difficile de donner une classification des traumatismes thoraciques tout à fait exempte de chevauchement et de répétition.Dans la physiopathologire elle-même des différents traumatismes du thorax, on se voit contraint d\u2019utihser de multiples répétitions, et ce, à cause de l\u2019umté dominante constituée par la dynamique circulatoire et respiratoire.Voici donc une classification qui tente, dans la mesure du possible, d\u2019éliminer les chevauchements.CLASSIFICATION 1 \u2014 Traumatismes exclusivement pariétaux Ce sont ceux qui n\u2019intéressent que la paroi, sans participation des viscères ni de leurs séreuses.Nous groupons sous ce chapitre les tramautismes des tissus mous et de la charpente ostéo-cartilagineuse.II \u2014 Traumatismes viscéraux et leurs complications Ils sont habituellement, mais pas toujours, accompagnés de lésions pariétales.Ils peuvent être: 1) Internes ou fermés.Il n\u2019existe pas de communication entre la lésion et l\u2019extérieur: par exemple, une côte fracturée blessant une séreuse ou un viscere.2) Externes ou ouverts.Il existe une communication entre la lésion et l\u2019extérieur: par exemple, un projectile pénétrant dans la cavité thoracique.Les organes lésés peuvent appartenir à l\u2019appareil respiratoire, à l\u2019appareil circulatoire, à l\u2019appareil digestif.ou au système nerveux.Ces traumatismes viscéraux s\u2019accompagnent souvent de complications qui peuvent dominer le tableau clinique: pneumothorax, hémothorax, chylo- thorax, hémomédiastin, pneumopéricarde, hémopé- ricarde, emphysème médiastinal ou sous-cutané, asphyxie, traumatique, poumon noyé, « Wet Lung ».PHYSIOPATHOLOGIE Un court rappel des principaux éléments de la physiologie respiratoire est essentiel à la compréhension de la physiopathologie des traumatismes thoraciques.1 \u2014 PHYSIOLOGIE RESPIRATOIRE Les principaux points de physiologie à envisager sont: À \u2014 Les variations de pression intra-pulmonaire et intra-pleurale.B \u2014 La capacité pulmonaire.C\u2014 La cireulation pulmonaire.A \u2014 Les variations de pression 1°) Pression intra-pulmonaire: Les voies respiratoires étant en communication avec l\u2019air atmosphérique, il en résulte que, à l\u2019état d\u2019immobilité de la cage thoracique, la pression intra-pulmo- naire est égale à la pression atmosphérique.À l'inspiration normale, la pression intra-pulmo- naire est inférieure de 2 mm.Hg.à la pression atmosphérique.À l\u2019expiration normale, la pression intra-pulmo- naire est supérieure des 3 à 4 mm.Hg.à la pression atmosphérique.Au cours d\u2019une inspiration forcée, la pression intra-pulmonaire peut descendre à \u201440 et\u201450 mm.Hg.Au cours d\u2019une expiration forcée, avec la glotte fermée, comme lors d\u2019un effort de toux ou de défécation, elle peut atteindre +40 mm.Hg.Les variations de pression intra-pulmonaire, même au cours de l'inspiration et de l\u2019expiration normales, sont dues à la résistance qu\u2019offrent les voies respiratoires au passage de l\u2019air, en particulier les voies respiratoires supérieures.La trachéotomie supprime 75% de cette résistance, réduisant les variations de pression intra-pulmonaire jusqu\u2019à zéro.2°) Pression intra-pleurale: La cavité pleurale est une cavité virtuelle à l\u2019état normal.Seul un mince film de liquide est interposé entre les feuillets pariétal et viscéral, agissant à titre de lubri- flant au cours des glissements occasionnés par les mouvements respiratoires.En position intermédiaire, la pression intra- pleurale est inférieure à la pression atmosphérique.Nous expliquons cette pression négative de la façon suivante: A la naissance, le premier effort inspiratoire produit une augmentation marquée des diamètres de la cage thoracique.Comme 11 s\u2019agit d\u2019une cavité close, il s\u2019établit une pression négative à la surface des poumons.Les 2 feuillets pleuraux restant accolés, et, le tissu pulmonaire étant élastique, les poumons suivent la cage thoracique dans son agran- L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 dissement.Si le volume des poumons était égal à la capacité de la cage thoracique, la pression intra- pleurale serait égale à la pression atmosphérique, mais le volume des poumons est inférieur à la capacité de la cage thoracique.Il s\u2019ensuit que, même à mi-chemin entre l\u2019expiration et l\u2019inspiration, soit à l\u2019était de repos, le tissu pulmonaire est mis sous tension, et, à cause de son élasticité, tire continuellement en sens contraire pour reprendre son volume normal.A l\u2019état de repos donc, la pression intra-pleurale est de 4 à 5 mm.Hg.inférieure à la pression atmosphérique.Mentionnons que la pression négative augmente avec l\u2019âge, parce que la cage thoracique croît plus rapidement que les poumons.Il existe un facteur apparemment plus important que la pression négative, responsable de l\u2019accole- ment des feuillets pleuraux.Ce facteur, c\u2019est la traction hydraulique exercée par le film de liquide pleural.La traction hydraulique dépend de la tension superficielle du liquide en cause.On Ia met facilement en évidence lorsqu\u2019on tente de décoller deux lames de verre humides.Un film d\u2019eau peut soutenir une force de 3,600 mm.Hg./em*.L'introduction d\u2019air entre les deux surfaces permet de les décoller facilement.Une preuve que la pression négative intra-pleu- rale n\u2019est pas le seul, ni peut-être le plus important, facteur tenant les feuillets pleuraux accolés est apportée par le fait qu\u2019on peut réduire la prés- sion intra-pulmonaire à un niveau très inférieur à la pression intra-pleurale sans causer de collapsus pulmonaire.Variations de la pression intra-pleurale: position intermédiaire: \u20144 à \u20145 mm.Hg.inspiration ordinaire: \u20146 mm.Hg.expiration ordinaire: \u20142.5 mm.He.inspiration forcée, glotte fermée: \u201440 mm.Hg.expiration forcée, glotte fermée: +50 mm.He.La résistance opposée au passage de l'air par les voies respiratoires supérieures influence les variations de la pression intra-pleurale, par l\u2019intermédiaire de ses effets sur la pression intra-pul- monaire.Si bien qu\u2019en supprimant 75% de cette résistance par une trachéotomie, les variations de la pression intra-pleurale sont diminuées de plus de 50%, oscillant de \u20145 mm.Hg.à \u20144 mm.Hg, au lieu de \u20146 mm.Hg.à \u20142.5 mm.Hg.Ce qui signifie que, pour une ventilation égale, l\u2019effort à fournir de la part des muscles de la respiration sera beaucoup moindre.On reconnaîtra immédiatement importance de ce fait ehez le traumatisé BRIERE: TRAUMATISMES THORACIQUES 579 du thorax qui, à cause de la douleur, diminue ses efforts respiratoires.La diminution des variations de pression intra- pleurale par trachéotomie réduit de beaucoup l\u2019amplitude des mouvements paradoxaux chez les cas de « Stove-in-Chest », car ceux-ci sont dépendants des variations de pression intra-pleurale, comme nous le verrons plus loin.Il en résultera une moins grande perturbation de la physiologie respiratoire et circulatoire.La pression négative intra-pleurale exerce également ses effets sur les autres structures intra-thoraciques, en particulier sur les grosses veines du médiastin et sur les oreillettes, à cause de la minceur et de l\u2019élasticité de leurs parois, comparativement à celles des artères et des ventricules.La pression négative distend les parois des veines et des oreillettes, hâtant le retour veineux et le remplissage cardiaque: il se fait un appel de sang venant des régions extra-thoraciaues.De plus cette action se fait de façon intermittente à cause des variations de pression amenées par la respiration, ce qui ressemble beaucoup aux gestes du trayeur.Une augmentation de la pression intra-pleurale, par exemple au cours d\u2019une expiration forcée sur glotte fermée, provoque un collapsus des parois des oreillettes et des veines.Le sang est chassé dans les veines de l\u2019abdomen et du cou.B \u2014 La capacité pulmonaire On appelle air courant le volume d\u2019air pénétrant dans les voies respiratoires au moment d\u2019une inspiration ordinaire; c\u2019est aussi le volume d\u2019air expulsé hors des voies respiratoires lors d\u2019une expiration ordinaire.Ce volume est égal à 500 cc.Après une expiration ordinaire, le volume d\u2019air qu\u2019il est possible d\u2019inspirer au cours d\u2019une inspiration forcée est égal à 3,000 cc., c\u2019est l\u2019air complémentaire.Aprés une expiration ordinaire, il est possible d\u2019expulser encore 1,000 cc.d\u2019air en falsant une expiration forcée, c\u2019est l\u2019air supplémentaire ou air de réserve.La capacité vitale est la somme de l\u2019air complémentaire et de l\u2019air supplémentaire.Elle est égale à 4,000 ce.et représente le volume d'air qu\u2019il est possible d\u2019inspirer après une expiration forcée.L'air qui reste dans le tractus respiratoire après une expiration forcée est appelé air résiduel, il représente un volume de 1,000 \u2014 1,500 ce.d'air.Lorsque la cavité pleurale est ouverte, la pression s\u2019égalise des deux côtés du poumon et une grande partie de l\u2019air résiduel est expulsé.L'air qui reste 580 est appelé air minimum: 1l est responsable de la flottabilité du poumon.La capacité totale est égale à la somme de la capacité vitale et de l\u2019air résiduel, et représente 5,000 \u2014 5,500 ce.d'air.Volume minute, c\u2019est le volume d\u2019air respiré dans une minute.L\u2019air fonctionnel résiduel est la somme de l\u2019air supplémentaire et de l\u2019air résiduel soit à 2,500 cc.La notion d\u2019espace mort.L'espace mort anatomique est représenté par cette partie du tractus respiratoire qui s\u2019étend des narines aux bronchioles terminales, au sein de laquelle ne se produit aucun échange gazeux entre l\u2019air et le sang.Son volume est égal à 150 cc.et varie peu chez le même individu (Variations causées par l\u2019état de contraction ou de dilatation de l\u2019arbre bronchique).Donc des 500 ce.d\u2019air courant, 350 ce.seulement d\u2019air frais servent aux échanges respiratoires.La trachétomie supprime environ 100 ce.de cet espace mort, portant la quantité d\u2019air frais efficace à 450 ce.au lieu de 350 ce.au cours de la respiration normale.Pour un individu normal, cette augmentation est insignifiante si on la compare à la capacité vitale, mais chez un grand traumatisé du thorax, dont la capacité vitale est réduite au minimum, cette augmentation peut faire la différence entre la mort et la vie.L\u2019espace mort physiologique est différent du pré- cédent.Il représente l\u2019espace pulmonaire total contenant de l'air frais, à la fin de l\u2019inspiration.L\u2019espace mort physiologique varie avec la profondeur de la respiration.Lorsque celle-ci est tres superficielle, l\u2019air frais n\u2019atteint même pas les bronchioles terminales, mais au cours de la respiration ordinaire, l\u2019espace mort physiologique est de beaucoup supérieur à l\u2019espace mort anatomique.C \u2014 La circulation pulmonaire La surface capillaire exposée à l'air mesure 140 m?.Les vaisseaux pulmonaires jouissent d\u2019une grande élasticité.Leur capacité est altérée par: 1°) Les changements de la pression intra-thora- cique occasionnés par les mouvements respiratoires.2°) Les changements du volume-minute du ventricule droit par rapport à la résistance offerte aux cavités gauches du cœur.La pression artérielle pulmonaire est égale à 12 à 30 mm.Hg.pour la pression systolique et 10 mm.Hg pour la diastolique qui varie moins chez les différents individus.A cause de l\u2019absence de pression interstitielle au niveau des alvéoles pulmonaires, une pression BRIERE: TRAUMATISMES THORACIQUES L\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 plus élevée que les chiffres mentionnés plus hauts causerait un déséquilibre entre les forces hydrostatique et osmotique, avec comme résultat une transsudation plasmatique au niveau des alvéoles.La pression à l\u2019intérieur des veines pulmonaires est de \u20143 mm.H40 en inspiration et +4 mm.H»0 en expiration.Le tonus peu élevé des artério- lus pulmonaires permet la transmission rapide d\u2019une augmentation de pression du côté veineux au côté artériel.La grande élasticité du lit vasculaire pulmonaire entraîne deux conséquences: a) Dans différentes conditions, le sang contenu dans les poumons montre de grandes variations dans son volume.b) Les variations du volume sanguin pulmonaire n\u2019entrainent que peu ou pas de changement dans la pression artérielle pulmonaire chez les sujets sains.Mais chez les personnes souffrant de pneu- mopathies chroniques, les remaniements structuraux entraînent une perte d\u2019élasticité des parois vasculaires; il s\u2019ensuit qu\u2019une augmentation du volume sanguin pulmonaire amène une augmentation marquée de la tension artérielle pulmonaire.Sur cette observation est fondée l\u2019occlusion unilatérale de l'artère pulmonaire comme épreuve- pronostic des pneumonectomies pour pneumopathie chronique.L\u2019anoxie est un autre facteur qui, en augmentant la résistance vasculaire pulmonaire, cause une augmentation de la pression artérielle pulmonaire.À l\u2019état de repos, le volume sanguin pulmonaire représente: 6% du volume sanguin total, en expiration 9% du volume sanguin total, en inspiration Le volume sanguin pulmonaire peut atteindre jusqu\u2019à 20% du volume sanguin total.L\u2019augmentation de'la tension artérielle pulmonaire produit un engorgement des vaisseaux pulmonaires avec distension des capillaires et une diminution de la capacité vitale, conséquemment.À l\u2019inspiration la tension artérielle pulmonaire diminue malgré l\u2019augmentation de l\u2019apport sanguin au ventricule droit et l\u2019augmentation consécutive de son débit, parce que la distension des vaisseaux pulmonaires accompagnant l\u2019inspiration dépasse l\u2019augmentation du volume sanguin pulmonaire.L\u2019inverse se reproduit en tout point au cours de l\u2019expiration.II \u2014 PHYSIOPATHOLOGIE DES TRAUMATISMES THORACIQUES Les traumatismes des tissus mous ne présentent aucune particularité digne de mention. L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 Disons quelques mots des principaux traumatismes de la charpente ostéo-cartilagineuse : 1°) Fracture de côtes.Il peut y avoir une fracture par traumatisme direct: la fracture se produit au point d\u2019application de la force; ou par traumatisme indirect: la force est appliquée en un point quelconque du thorax et la fracture se produit à distance, habituellement au point de convexité maximum, soit au niveau de l\u2019angle antérieur ou postérieur de la côte.C\u2019est ce qui se produit généralement dans les traumatismes par écrasement.Comme autres causes moins fréquentes de fracture de côtes, mentionnons: l\u2019éternuement, la toux, un effort pour soulever un poids; l\u2019accouchement, en somme toute cause impliquant une contraction intense des muscles insérés sur les côtes.2°) Fractures du sternum.Elles résultent le plus souvent, dans la vie civile, du traumatisme causé par le volant de l\u2019automobile.3°) Respiration paradoxale « Stove-in-Chest ».Il résulte en général d\u2019un traumatisme par écrasement, causant l\u2019enfoncement d\u2019une partie de la paroi thoracique avec multiples fractures de côtes avec ou sans fracture du sternum.Il y a toujours plus de deux côtes fracturées, et chaque côte est fracturée au moins en deux endroits.Une partie de la paroi thoracique se trouve désolidarisée du reste, ne participe plus activement aux mouvements respiratoires, mais obéit passivement aux variations de la pression intra-pleurale.À l\u2019inspiration, à cause de la négativité de la pression intra- pleurale, cette partie de la paroi s\u2019enfonce à l\u2019intérieur.À l\u2019expiration forcée, que l\u2019on rencontre chez ces traumatisés à cause de la diminution de la capacité vitale, la pression intra-pleurale devient positive, le segment de paroi fait saillie à l\u2019extérieur, c\u2019est la respiration paradoxale, les mouvements du segment libre étant en sens inverse de ceux du reste de la cage thoracique.Les conséquences d\u2019un tel traumatisme sont importantes: le poumon du côté lésé se trouve en état de collapsus partiel, la pression négative intra- pleurale étant en partie ou totalement abolie par cet enfoncement d\u2019un segment de la paroi.À cause du mouvement paradoxal, l\u2019expansion pulmonaire est grandement réduite à l\u2019inspiration.Il se produit également un défaut de remplissage du cœur, le maintien d\u2019une pression négative normale deve- BRIÈRE: TRAUMATISMES THORACIQUES 581 nant impossible.Il en résulte un état d\u2019anoxie et de choc.4°) Lésions de la plèvre et des poumons.Elles sont causées par: a) Un traumatisme direct: côte fracturée venant léser le tissu pulmonaire; projectile; arme blanche.b) Un traumatisme indirect: traumatisme par explosion (« Blast injury ») ; traumatisme portant exclusivement sur la paroi.Les lésions de la plèvre et du poumon comprennent surtout: des exsudats sanglants, des hématomes, des plaies.Nous parlerons ici des traumatismes par explosion, qui présentent un intérêt particulier.Traumatismes par explosion Par quel mécanisme se produisent les lésions du parenchyme pulmonaire.Autrefois on acceptait la possibilité de 2 mécanismes: a) La distension des alvéoles par augmentation de la pression intra-pulmonaire au cours de la vague de choc, suivie d\u2019un affaissement brusque des alvéoles causé par la vague de décompression.Ce mécanisme s\u2019appuyait sur la continuité qui existe entre l\u2019air atmosphérique et l\u2019air contenu dans les voies respiratoires.b) L\u2019onde de pression positive frappant la cage thoracique.La première hypothèse est maintenant rejetée, une veste protectrice en caoutchouc-mousse absorbant l\u2019onde de pression sur le thorax étant capable de prévenir les lésions parenchymateuses.Il se produit, dans le poumon exposé au « traumatisme par explosion », une rupture des vaisseaux et des parois alvéolaires, les alvéoles et le tissu interstitiel étant envahis par des exsudats sanglants qui se répandent même dans les bronches; nous sommes engagés dans un sentier qui conduit au « poumon noyé » dont nous parlerons plus tard.En somme l\u2019explosion provoque une congestion pulmonaire généralisée avec hémorragies parenchymateuses et sous-pleurales.La vague de pression positive agit également sur le cœur, effectuant un tamponnement momentané.Les lésions du péricarde et du cœur, des gros vaisseaux du médiastin et du canal thoracique sont intéressantes par les complications qu\u2019elles entraînent et dont nous parlerons plus loin.5°) Lésions de l\u2019'æsophage Il peut s\u2019agir de rupture ou de perforation.On rencontre les ruptures de l\u2019æsophage au niveau de 2 endroits de prédilection: la région crico- pharyngée et la région de l\u2019hiatus œsophagien, en- 582 BRIERE: TRAUMATISMES THORACIQUES droits où la lumière de l\u2019œsophage est rétrécie et fixée.La rupture spontanée après un vomissement se présente sous forme de fente linéaire au niveau de la paroi postéro-latérale gauche au-dessus de la jonction œsophago-gastrique.Le segment œsophagien inférieur a une paroi plus faible anatomiquement: les fibres circulaires adoptent une disposition spirale pour former le sphincter du cardia.Les fibres longitudinales s\u2019écartent pour former les couches moyenne et externe de la musculeuse gastrique.Dans les ruptures, la musculeuse cède d\u2019abord, puis il se fait une hernie de la muqueuse formant diverticule qui cède à son tour.On rencontre exceptionnellement des ruptures retardées de l\u2019œsophage, se produisant plusieurs Jours après une contusion de la paroi œsophagienne.Une zone de nécrose se produit par interruption de la circulation locale, et la paroi cède.Les 2 facteurs principaux dans ces ruptures retardées seraient: a) la destruction de la musculeuse, conduisant à la nécrose.b) l\u2019infection.Les conséquences des perforations et ruptures de l\u2019æsophage sont: l\u2019emphysème médiastinal comme conséquence immédiate, la médiastinite et la fistule broncho-œsophagienne comme conséquences éloignées.Nous parlerons plus loin de l\u2019emphysème médiastinal.6°) Lésions du diaphragme Durant l\u2019expiration, la coupole diaphragmatique s\u2019élève au niveau des 4e et 5e articulations sterno- costales.La possibilité de sa perforation par un projectile ou une arme blanche pénétrant au niveau du thorax doit donc être considérée.I] est possible qu\u2019il y ait une lésion concomittante au niveau des organes abdominaux.Les conséquences de la perforation diaphragmatique varient selon l\u2019endroit de la perforation.Du côté droit le foie empêche la hernie des viscères abdominaux à travers l\u2019orifice de perforation, les hémorragies sont ordinairement peu graves.Du côté gauche, les viscères abdominaux constitués par: l\u2019estomac, le côlon, le rein, la rate, peuvent faire saillie dans la cage thoracique.La perforation de ces viscères est toujours possible.Une telle hernie diaphragmatique cause une diminution de la capacité vitale.Les lésions du pneumogastrique ou du phrénique sont rares.Nous ne nous arrêterons pas sur les con- L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 séquences des lésions du pneumo-gastrique qui sont surtout abdominales et sont les mêmes que celles d\u2019une vagotomie.Quant aux lésions du phrénique, elles entraînent une paralysie du diaphragme, temporaire ou définitive, causant une diminution de la capacité vitale.Passons maintenant aux complications des traumatismes thoraciques.COMPLICATIONS La première complication que nous étudierons est la plus fréquente: 1°) Pneumothorax Il se définit par la présence d'air dans la cavité pleurale.La première conséquence qu\u2019il entraîne est le collapsus du poumon du côté intéressé.Ce collapsus n\u2019est possible qu\u2019à une condition: l\u2019absence d\u2019adhérences pleurales dues à une réaction inflammatoire antécédente.La présence de telles adhérences interromprait dès le début la chaîne des modifications anatomo-physiologiques dont nous parlerons à propos des différents types de pneumothorax.On distingue en effet trois types de pneumothorax: pneumothorax fermé; pneumothorax sous tension; pneumothorax ouvert.a) Pneumothorax fermé.On reconnaît deux mécanismes de production du pneumothorax fermé: 1 \u2014 La perforation du poumon ou d\u2019une bronche par l'extrémité d\u2019une côte fracturée.2\u2014 Il peut également exister sans fracture de côte, surtout chez les enfants et les jeunes adolescents, dont la cage thoracique est plus malléable que celle de l\u2019adulte.L'application d\u2019une force sur la cage thoracique cause une augmentation subite de la pression intra-pulmonaire, vu le manque de résistance offert par la cage thoracique.Il se produit une rupture des parois alvéolaires et l\u2019air pénètre dans la cavité pleurale.C\u2019est un mécanisme analogue à celui du ballon qui éclate lorsqu\u2019on l\u2019écrase.La cavité pleurale est ainsi mise en communication avec l\u2019air atmosphérique par l'intermédiaire des voies respiratoires.La pression intra-pleurale devient égale à la pression atmosphérique; le poumon, qui n\u2019est plus retenu accolé à la cage thoracique par la pression négative ni par la traction hydraulique, revient sur lui-même à cause de son élasticité, et l\u2019air pénètre dans la cavité pleurale.On a donc une diminution de la capacité vitale par collapsus d\u2019un poumon.Le médiastin n\u2019est que légèrement déplacé du côté opposé.I] n\u2019existe qu\u2019un L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 léger balancement médiastinal, et celui-ci s\u2019opére dans le sens contraire du pneumothorax ouvert dont nous parlerons plus loin.A l\u2019inspiration, le médiastin se déplace du côté du pneumothorax, à l\u2019expiration, il se déplace vers le côté sain.En effet, au niveau de l\u2019hémithorax normal, tout l\u2019air est contenu dans le poumon et 1l est en communication avec l\u2019atmosphère par l\u2019intermédiaire de l\u2019arbre trachéo-bronchique.Du côté affecté, l\u2019air est contenu dans la cavité pleurale et demeure constant en volume, la plaie pulmonaire s\u2019étant habituellement scellée grâce au collapsus.Durant l\u2019expiration, l\u2019air laisse le poumon, l\u2019air dans le pneumothorax est comprimé, l\u2019augmentation de pression refoule le médiastin du côté normal.L\u2019inverse se produit à l\u2019inspiration.En expiration forcée, le déplacement médiastinal du côté opposé est maximum.Cette manœuvre est utilisée pour démontrer radiologiquement un pneumothorax douteux: l\u2019expiration forcée augmentant les dimensions du pneumothorax.b) Pneumothorax sous tension (à clapet).Il résulte de l\u2019accumulation rapide d\u2019air dans la cavité pleurale.L\u2019air pénètre durant l\u2019inspiration et ne peut sortir durant l\u2019expiration.Il peut être causé par une plaie de la paroi ou par une plaie du parenchyme pulmonaire mettant l\u2019atmosphère en communication avec la cavité pleurale.Cependant cette plaie joue le rôle de valve permettant l\u2019introduction de l\u2019air, mais pas son expulsion.L'augmentation continuelle de la pression intra- pleurale collabe progressivement le poumon du côté lésé, diminue le retour veineux au cœur en comprimant les veines médiastinales et les oreillettes, refoule le médiastin du côté opposé, à condition que ce médiastin ne soit pas fixé par des adhérences résultant de réactions inflammatoires antécédentes.Le refoulement médiastinal diminue la capacité pulmonaire du côté sain et nuit au remplissage du cœur par angulation des gros vaisseaux du médiastin.Il s\u2019établit également un cercle vicieux: la diminution de la capacité vitale entraîne une augmentation des efforts respiratoires, ce qui augmente le pneumothorax avec diminution subséquente de la capacité vitale et ainsi de suite.En général cependant, le pneumothorax sous tension se limite de lui-même lorsqu\u2019il vient d\u2019une plaie pulmonaire, à cause de l\u2019atélectasie progressive du poumon, qui scelle la plaie.Mais lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019une bronche ou bronchiole, ou de tissu pulmonaire inélastique, ou d\u2019une plaie de la paroi, BRIERE: TRAUMATISMES THORACIQUES 583 lair continue à pénétrer pour accroître la pression intra-pleurale.Une augmentation subite de la pression intra- pulmonaire par un effort de toux, de défécation ou un effort de la part du blessé pour se transporter, peut provoquer la réouverture de l\u2019orifice spontanément scellé.ec) Pneumothorax ouvert.La cavité pleurale est en communication directe avec l\u2019air atmosphérique par une plaie de la paroi, par où l\u2019air pénètre dans et sort de la cavité pleurale à chaque mouvement respiratoire.Ce type de pneumothorax comporte des conséquences multiples sur la physiologie car- dio-respiratoire.Ces conséquences sont proportionnelles à la grandeur de l\u2019ouverture dans la parol.Considérons d\u2019abord les conséquences d\u2019un pneumothorax avec grande ouverture de la paroi, comparable par exemple à la plaie d\u2019une thoracotomie.1\u2014 Il se produit un collapsus du poumon du côté intéressé.À cause de la perte de la pression négative, le tissu pulmonaire revient sur lui-même grâce à son élasticité et demeure atélectasique.La moitié de la capacité vitale se trouve perdue de ce fait.2 \u2014 La capacité du poumon du côté sain est compromise.En effet si le médiastin n\u2019est pas fixé par des adhérences, il représente une structure souple, relativement mobile.Dans la physiologie respiratoire normale, il est immobile parce que soumis à deux forces égales s\u2019exerçant en sens contraire.Dans un pneumothorax ouvert, une surface du septum médiastinal est exposé à la pression atmosphérique, et à cause de l\u2019inégalité des pressions, celle du côté sain étant normalement inférieure à la pression atmosphérique, le septum se déplace du côté sain, limitant l\u2019espace occupé par le poumon.3 \u2014 La ventilation du côté sain est compromise.La capacité d\u2019expansion pulmonaire en inspiration dépend de la pression négative qui elle-même dépend de l\u2019habileté du thorax à augmenter son volume interne.On peut comparer la cage thoracique à un soufflet: l\u2019écartement des parois rigides d\u2019un soufflet établit une pression négative à l\u2019intérieur de l\u2019appareil, et l\u2019air y pénètre.Si on remplace une paroi rigide du soufflet par une paroi souple, une grande partie de la pression négative est perdue parce que la paroi souple fait saillie à l\u2019intérieur, diminuant l\u2019augmentation du volume interne, donc diminuant la pression négative.La situation est analogue dans un pneumothorax ouvert: la cavité pleurale intacte a, comme une de ses parois, le médiastin, paroi souple; donc l\u2019habi- 584 leté de produire une pression négative intra-pleu- rale est diminuée du côté sain, le médiastin se déplaçant de ce côté à chaque inspiration, revenant vers la ligne médiane en expiration.4 \u2014 Air pendulaire.Dans une inspiration normale, l\u2019air atmosphérique est aspiré des deux côtés parce que les forces aspirantes sont égales.Dans un pneumothorax ouvert, l\u2019arbre bronchique du poumon non fonctionnel devient un canal inerte contenant de l\u2019air à l\u2019état de stagnation, obéissant passivement au jeu des pressions à l\u2019intérieur de l\u2019arbre trachéo-bronchique fonctionnel.Au cours de l'inspiration, la bronche souche fonctionnelle aspire non seulement l\u2019air de l\u2019extérieur par la trachée, mais aussi l\u2019air qui stagne dans l\u2019arbre bronchique non fonctionnel.A l\u2019expiration, la partie non fonctionnelle du tractus respiratoire sert de réservoir pour une portion de l'air expiré.Done à chaque cycle respiratoire, une certaine quantité d\u2019air va et vient de chaque côté de l\u2019éperon trachéal, en passant d\u2019une bronche à l\u2019autre.Cet air n\u2019a aucune valeur respiratoire.Cet air pendulaire constitue un facteur peu important par rapport aux autres, mais il contribue à l\u2019asphyxie.5 \u2014 Balancement médiastinal (Flutter).En plus d'être refoulé du côté sain, le médiastin exerce un mouvement pendulaire, obéissant aux variations de pression du côté sain, celles-ci n\u2019étant pas contre balancées par des variations semblables du côté du thorax ouvert.L\u2019effet de ce balancement sur la respiration a été mentionné plus haut lorsque nous avons parlé de la ventilation du côté sain.Les effets du balancement médiastinal sur la circulation se manifestent par une obstruction au retour veineux au niveau du cœur droit, le degré de cette obstruction dépendant du degré de déplacement médiastinal.La plus grande obstruction a lieu au sommet de l'inspiration, alors que le médiastin est attiré au maximum du côté sain.A l'expiration, il tend à regagner la ligne médiane.La moins grande obstruction existe donc à la fin de l\u2019expiration.Indépendamment du balancement médiastinal, le retour veineux est toujours diminué par un pneumothorax ouvert, à cause de l\u2019absence de pression négative qui normalement hâte le retour veineux par distension des parois veineuses et des parois des oreillettes.Le pneumothorax ouvert détruit non seulement la pression négative, mais aussi la pression intermittente appliquée aux parois des grosses veines par les mouvements respiratoires normaux.BRIERE: TRAUMATISMES THORACIQUES L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 En somme, cette série d\u2019événements entraîne un état de choc et d\u2019aphyxie pouvant se terminer par la mort.Les ouvertures thoraciques plus petites sont mieux tolérées parce que l\u2019hémithorax atteint est encore capable de créer une certaine pression négative par succion.Il existe une compétition entre l\u2019ouverture thoracique et les voies respiratoires.Si la résistance des voies respiratoires à l\u2019entrée de l\u2019air est plus grande que cette présentée par la plaie thoracique, la pression intra-pleurale aura tendance à s\u2019équilibrer plus rapidement avec la pression atmosphérique, et l\u2019expansion pulmonaire sera moindre.2°) Hémothorax et pneumohémothorax L\u2019hémothorax peut être dû à la rupture de vaisseaux: intercostaux, mammaires internes, pulmonaires, médiastinaux.Un hémothorax sans fracture de côte exclut habituellement les vaisseaux intercostaux comme source de l\u2019hémorragie.L\u2019hémorragie causée par la lésion de gros vaisseaux est souvent mortelle.Une hémorragie venant de la circulation pulmonaire a plus de chance de s\u2019arrêter spontanément, parce que la pression artérielle pulmonaire est très inférieure à celle de la circulation systémique.L\u2019accumulation de sang dans la cavité pleurale entraîne une augmentation de la pression intra- pleurale, un collapsus du poumon du côté intéressé avec une diminution de la capacité vitale, une augmentation de la résistance dans la circulation pulmonaire, une compression du médiastin diminuant le retour veineux au cœur avec diminution du débit cardiaque consécutif.Nous aboutissons encore une fois à l\u2019anoxie et au choc.Le tableau ressemble à celui du pneumothorax sous tension.Si l\u2019hémothorax est dû à une lésion du tissu pulmonaire, nous serons en présence d\u2019un pneumohé- mothorax.3°) Chylothorax Le débit de la lymphe dans le canal thoracique est de 60 a 190 cc./heure.L\u2019ingestion d\u2019aliments et d\u2019eau augmente le débit de lymphe.La lymphe transporte environ 70% des lipides ingérés et beaucoup de protéines, elle en contient 8 g./100 ce.Les cellules qu\u2019elle renferme sont des lymphocytes.L\u2019obstruction du canal thoracique entraîne une chute des lymphocytes et des éosinophiles du sang circulant.La chute du taux des éosinophiles n\u2019est pas expliquée. L\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 Le canal thoracique peut être rupturée: au cours d\u2019une fracture ou d\u2019une luxation de la colonne vertébrale, ou même au cours d\u2019une hyper-extension de la colonne vertébrale; par un projectile ou une arme blanche.Le canal thoracique serait plus exposé à la rupture après le repas, à cause du plus grand débit de lymphe à ce moment.Les symptômes du chylothorax sont de deux ordres: a) 3 à 4 jours après le traumatisme, les premiers symptômes font une apparition soudaine et sont dûs aux effets mécaniques de l\u2019épanchement pleural.Ils résultent de la diminution de la capacité vitale et du refoulement médiastinal.Les perturbations physiologiques ressemblent à celles causées par le pneumothorax sous tension.Nous n\u2019y reviendrons pas.b) Plusieurs jours plus tard un deuxiéme groupe de symptômes fait son apparition.Ils sont dis a la perte lipoprotidique et liquidienne: amaigrissement, déshydratation, réduction des protéines sanguines, chute des lymphocytes et éosinophiles; tout peut se terminer par une issue fatale.Comment expliquer le délai dans l'apparition des premiers symptômes.La lymphe s\u2019accumulerait dans le médiastin postérieur jusqu\u2019à ce que la plèvre médiastinale cède d\u2019un ou des deux côtés, et alors la lymphe s\u2019introduit dans la cavité pleurale.Cette explication n\u2019est pas très satisfaisante.On a en effet rapporté un cas de luxation complète de la colonne vertébrale avec déchirure de la plèvre des deux côtés et rupture du canal thoracique.Il y avait done, dès le début, possibilité pour la lymphe d\u2019envahir les cavités pleurales.Malgré cela, les premiers symptômes ne firent leur aparition qu\u2019après quatre jours.La quantité de lymphe trouvée à l\u2019autopsie dans les cavités pleurales aurait mis vingt-quatre heures à s\u2019accumuler, avec un débit normal de lymphe, ce qui aurait causé des troubles respiratoires progressifs.On est donc amené à penser que le débit lymphatique, très faible au début, a dû s\u2019accroître soudainement avant la mort.On explique ces modifications du débit de la façon suivante: immédiatement après le traumatisme s\u2019est produit un choc avec hémoconcentration et augmentation de la pression osmotique des capillaires sanguins, ce qui diminue la formation de la lymphe.L\u2019alimentation solide et liquide fut restreinte jusqu\u2019à l\u2019amélioration de l\u2019état du patient: donc diminution de la formation de la lymphe.Lorsque le malade BRIERE: TRAUMATISMES THORACIQUES 585 s\u2019améliora, l\u2019alimentation fut reprise, la pression osmotique redevint normale, le débit de lymphe se rétablit et la lymphe commença à s\u2019accumuler dans les cavités pleurales causant un collapsus pulmonaire bilatéral avec augmentation de la pression veineuse et anoxie.Or l\u2019augmentation de la pression veineuse augmente le débit lymphatique dans le canal thoracique d\u2019environ cinq fois; et l\u2019anoxie, de son côté, augmente la perméabilité capillaire, ce qui augmente la transsudation et la pression du liquide interstitiel, avec comme résultat, une augmentation de la formation de la lymphe et nouvelle augmentation de \u2019épanchement pleural; on aboutit done à un cercle vicieux accentuant les troubles cardio-respiratoires.4°) Emphysème médiastinal Il peut être causé par: une rupture ou une perforation de l\u2019œsophage, une perforation d\u2019une bron- che-souche ou de la trachée, un pneumothorax avec déchirure de la plèvre médiastinale.Inversement l\u2019emphysème médiastinal peut provoquer un pneumothorax par l'intermédiaire d\u2019une déchirure de la plèvre médiastinale.La présence d\u2019air dans le médiastin provoque une compression des gros vaisseaux, du cœur et de l\u2019æsophage.L\u2019obstacle au retour veineux cause une diminution du débit cardiaque avec état de choc et anoxie consécutifs.L'air fuse, par l'orifice supérieur de la cage thoracique, dans les tissus sous-cutanés du cou, peut s\u2019étendre aux membres supérieurs et au tronc de façon centrifuge.5°) Hémomédiastin Il résulte de lésions des vaisseaux médiastinaux.L\u2019hémorragie peut être mortelle, ou bien entraîner les mêmes conséquences que l\u2019emphysème médias- tinal.6°) Hémopéricarde L\u2019hémopéricarde est consécutif à une plaie du péricarde ou du cœur.La plaie du cœur entraîne une hémorragie mortelle, lorsque le sang parvient à s\u2019extérioriser, mais si l\u2019ouverture du péricarde est situé derrière les cartilages costaux ou le sternum, elle peut fort bien être déplacée par rapport à la plaie de la paroi, lorsque le néricarde s\u2019emplit d\u2019un premier flot de sang.L\u2019augmentation de la pression intra-péricardique accole l\u2019ouverture du péricarde à la structure rigide de la paroi thoracique, ce qui empêche l'issue du sang à l\u2019extérieur.Le péricarde normal est une membrane fibreuse, inélastique qui ne se laisse pas étirer par une aug- 586 mentation subite de pression.200 à 250 cc.de sang suffisent à provoquer un tamponnement cardiaque.L'augmentation de pression empêche le remplissage des cavités cardiaques.Le dCbit cardiaque est notablement diminué.La tension veineuse est augmentée, la tension artérielle est diminuée.Le sang est accumulé dans la circulation systémique.L\u2019administration de grandes quantités de sang est ici inutile et peut être nuisible.7°) Pneumopéricarde et pneumohémopéricarde On rencontre exceptionnellement un pneumopé- ricarde.Une lacération du poumon près du hile permet la sortie de l\u2019air qui dissèque les plans péri-vasculaires et pénètre par une déchirure du péricarde.On peut trouver un hémopéricarde associé au pneumopéricarde.8°) Emphysème sous-cutané Une déchirure de la plèvre pariétale, accompagnant un pneumothorax, permet le passage d\u2019air dans les tissus sous-cutanés.Il n\u2019en résulte aucune conséquence fâcheuse.9°) Asphyrie traumatique Un traumatisme par compression de la cage thoracique entraîne une augmentation de la pression intra-thoracique.Les veines médiastinales sont comprimés, de même que les oreillettes.Le sang est chassé du cœur droit et des veines caves dans les veines sans valves du cou et de la face.La face et le cou prennent une coloration pourprée; il se produit de la stase sanguine dans les capillaires distendus de la peau et des muqueuses buccales et pharyngées.On remarque également des pétéchies au niveau de ces structures.Il se fait des hémorragies sous-conjonctivales avec exophtalmie et chémosis.Le tout s\u2019accompagne parfois de cécité, d\u2019épistaxis et d\u2019otorragies.C\u2019est le type cyanotique.On décrit aussi un type pâle: la face et le cou sont pâles avec des plaques de coloration pourprée.Le pouls est rapide, filant, la peau est froide et moîte.Dans l\u2019asphyxie traumatique, le sang est chassé dans les tissus par une pression veineuse relativement basse de sorte que l\u2019extravasation est empêchée par tout moyen de support externe tel que collet, collier, ete.La peau sous ces objets reste de coloration normale.Apres quelques jours, la peau reprend sa coloration normale, les pétéchies et hémorragies sous- conjonctivales disparaissent sans présenter les changements de couleur habituels des résorptions d\u2019extravasation sanguines.BRIERE: TRAUMATISMES THORACIQUES IUnion Mé&d.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 10°) Le syndrome du « poumon noyé» (wet Lung) a) Definition.C'est le syndrome caractérisé par la persistance de liquide dans l'arbre trachéo-bron- chique, consécutivement à un traumatisme.Il s\u2019agit le plus souvent d\u2019un traumatisme thoracique, mais il peut également s\u2019agir d\u2019un traumatisme crânien ou abdominal.b) Causes.Les facteurs conduisant au « poumon noyé » sont de deux ordres: 1\u2014 Ceux qui favorisent l\u2019apparition de sécrétions ou d\u2019autres liquides en quantité anormale dans le tractus respiratoire.2 \u2014 Ceux qui empêchent l\u2019expulsion efficace de ces liquides.1 \u2014 Considérons tout d\u2019abord le premier groupe de facteurs.De Takats et ses associés ont montré que tout traumatisme appréciable de la cage thoracique est susceptible d\u2019engendrer un spasme bronchique généralisé avec augmentation des sécrétions bronchiques.Certains stimuli abdominaux tels que des tractions sur le cystique ou sur le mésentère aboutissent aux mêmes conséquences.Une hémorragie intra-pulmonaire provoque l\u2019accumulation de sang dans les bronches, ce qui irrite la muqueuse bronchique et cause une augmentation des sécrétions bronchiques.Les sujets porteurs d'infections respiratoires supérieures ou de bronchites voient leur arbre bronchique envahi de sécrétions muco-purulentes.L\u2019épanchement d\u2019un hémothorax peut envahir les bronches par l'intermédiaire d\u2019une fistule broncho- pleurale.Il peut y avoir également une accumulation de liquide dans les alvéoles.Le mécanisme des transsudats et des exsudats alvéolaires chez le grand traumatisé n\u2019est pas bien compris.Il existe cependant certains facteurs connus: On sait qu\u2019il se fait une extravasation locale de plasma au site d\u2019une blessure.Une lésion du tissu pulmonaire cause donc l\u2019accumulation de plasma et de sang dans les alvéoles de la partie pulmonaire intéressée.Drinker et Warren ont démontré qu'une obstruction trachéale provoquait des transsudats et des exsudats pulmonaires et pleuraux contenant des globules rouges.L\u2019exagération des mouvements respiratoires conduit également à la formation de transsudats pulmonaires.Enfin l\u2019anoxie cause une altération de la perméabilité des capillaires pulmonaires, ce qui aboutit à une extravasation de plasma.Donc il existe qua- J'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 tre facteurs connus d\u2019extravasation liquidienne dans les alvéoles: le traumatisme pulmonaire, l\u2019augmentation des efforts respiratoires, l\u2019obstruction trachéale et l\u2019anoxie.Nous sommes en face d\u2019un œdème pulmonaire qui peut être encore aggravé par l\u2019administration excessive de sang et de plasma, et par un état de choc avancé, provoquant un accroissement généralisé de la perméabilité capillaire.2\u2014 Le deuxième groupe de facteurs empêche l'expulsion adéquate des liquides accumulés dans l\u2019arbre bronchique.Cette expulsion dépend du mouvement des cils vibratiles de la muqueuse des voies respiratoires et du mouvement péristaltique des bronchioles, mais il dépend surtout de la toux.Le mécanisme de la toux est le suivant: il se fait une courte inspiration, suivi de fermeture de la glotte, et d\u2019une expiration forcée.La pression intra-pul- monaire augmente considérablement, et la colonne d\u2019air est expulsée bruyamment avec l\u2019ouverture soudaine de la glotte.Chez les traumatisés du thorax, la douleur empêche l\u2019inspiration et l\u2019expiration forcées.De même dans le traumatisme abdominal: la douleur empêche la contraction des muscles abdominaux, nécessaire à l\u2019expiration forcée.L'efficacité de la toux est diminuée si le diaphragme est blessé ou refoulé par dilatation intestinale ou gastrique.Dans les fractures de côte, la douleur à la toux ou à la respiration profonde est évidente.Dans les cas de «respiration paradoxale » le mouvement paradoxal empêche l\u2019efficacité de la toux ct est augmenté d\u2019ailleurs par celle-ci.L'exagération des doses d\u2019opiacés, donnés aux traumatisés très souffrants, diminue le réflexe de la toux.Le coma des malades en choc avancé ou des traumatisés du crâne permet, par l\u2019abolition du réflexe de toux, l\u2019aceumulation des liquides dans le tractus respiratoire.L'anesthésie prolongée avec réveil lent provoque la rétention des sécrétions bronchiques toujours par abolition du réflexe de la toux.Comme le mouvement augmente la douleur, les traumatisés ont tendance à s\u2019immobiliser dans une position.Il se fait alors une accumulation avec stase des sécrétions dans les parties déclives du poumon.ec) Les conséquences de cette accumulation de liquides dans les voies respiratoires sont précoces et tardives.BRIERE: TRAUMATISMES THORACIQUES 587 1] \u2014 Conséquences précoces.La présence de liquide dans le tractus respiratoire influence l\u2019état de choc et sa réversibilité.Il empêche l\u2019apport suffisant d\u2019oxygène au niveau des alvéoles, ce qui cause une anoxie anoxique, ayant pour effet une augmentation de la perméabilité capillaire avec transsudation de plasma dans les tissus de l\u2019organisme; il s\u2019ensuit un œdème pulmonaire augmentant encore l\u2019anoxie et le choc: un cercle vicieux est ainsi établi, si bien que le traitement ordinaire de choc par le sang ou le plasma intra-veineux devient inefficace, tant que le wet lung n\u2019est pas traité.On connaît les effets de l\u2019anoxie, en particulier sur le tissu cérébral.On a même rencontré des manifestations psychotiques à la suite de l\u2019anoxie.Le coma et la mort sont imminents.L\u2019accumulation du liquide dans les bronches peut réussir à les obstruer complètement et il s\u2019ensuit une atélectasie pulmonaire ce qui augmente l\u2019anoxie et le choc.Si l\u2019atélectasie est massive, le choc est augmenté par le déplacement médiastinal.2 \u2014 Conséquences tardives.Si le traumatisme est peu grave, l\u2019arbre pulmonaire peut réussir à se débarrasser des liquides accumulés et le premier choc régresse.L\u2019obstruction peut cependant récidiver si les facteurs mentionnés plus hauts persistent, une atélectasie tardive peut se produire avec infection secondaire, aboutissant à la pneumonie ou broncho-pneumonie.Ces complications ressemblent aux complications pulmonaires post-opératoires que l\u2019on rencontre occasionnellement.La trachéotomie s\u2019avère la méthode thérapeutique de choix dans ces cas de « poumon noyé »; elle permet aspiration des sécrétions bronchiques, améliore l\u2019oxygénation en supprimant une grande partie de l\u2019espace mort anatomique, diminue les efforts respiratoires et la douleur en supprimant 75% de la résistance a la circulation de lair.Résumé Une classification complète des traumatismes thoraciques et de leurs complications est donnée.Un rappel de physiologie respiratoire est ensuite fait, portant sur les variations de pression intra- pulmonaire et intra-pleurale, la capacité pulmonaire et la circulation pulmonaire.Ces notions acquises, on élabore la physiopathologie des traumatismes thoraciques, pariétaux et viscéraux, et de leurs complications: pneumothorax, épanchements pleuraux et péricardiques, complications médiastinales et en particulier le syndrome du « poumon noyé ». 588 Summary A complete classification of chest injuries and their complications is given, followed by a summary of the physiology of the respiratory system, considering mainly the variations of intrapulmonary and intrapleural pressures, the pulmonary capacity and the pulmonary circulation.With those basic notions in mind, the physiopa- thology of injuries of the chest wall and its content is exposed at length with their complications: pneumothorax, pleural and pericardial effusions, mediastinal complications, with special coverage of the \u201cWet Lung\u201d syndrome.BIBLIOGRAPHIE 1.BEST et TAYLOR: Physiological Basis of Medical Practice.Williams & Williams, édit., 6e édition, 1955.2.ZIMMERMAN et LEVINE: Physiologic Principles of Surgery.Saunders, édit., 1ére édition, 1957.3.MOSELEY: Textbook of Surgery.Mosby, édit, 2e édition, 1955.4.HORSLEY et BIGGER: Operative Surgery.Mosby, édit., 6e édition, 1953.BRIERE: TRAUMATISMES THORACIQUES L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 5.Ciba Collection of Medical Illustrations.6.BREWER, BURBANK, SAMSON et SCHIFF: The Wet Lung in War Casulaties.Annals of Surgery, 123: 343, 1946.7.WRIGHT, GARDNER: Traumatic Chylothorax.J.of Band Joint Surgery, 34: 64, 1952.8.OVERSTREET, OCHSNER: Traumatic Rupture of the Esophagus.J.of Thoracic Surgery, 30: 164, 1955.9.CRUTCHER, NOLEN: Traumatic Pneumothorax without Rib Fracture.J.Thor.Surgery, 29: 621, 1955.10.NEMIR, STONE, HAWTHORNE, MACKNELL: Unilateral Pulmonary Artery Occlusion.J.Thoracic Surgery, 32: 562, 1956.11.MULLER, BYRON, POWER: Delayed Traumatic Rupture of Esophagus.J.Thor.Surgery, 25: 371, 1953.12.SALYER, BLAKE, FORSEE: Pulmonary Hematoma.J.Thor.Surgery, 25: 336, 1953.13.J-L.LAMY: La trachéotomie temporaire.L\u2019Union Méd.du Canada, 86: 43 (janv.) 1957.14.WATSON, JONES: Fractures & Joint Injuries.Livingstone, édit, 4e édition, 1957.DISSÉMINATION DES CELLULES CANCÉREUSES Roger PLANTE.La dissémination des cellules cancéreuses est un sujet fort controversé depuis quatre ou cinq ans et sur lequel on entreprend beaucoup de recherches actuellement.Il s\u2019agit d\u2019un sujet captivant parce qu\u2019il semble nous rapprocher de la compréhension du cancer, intriguant, à cause de ses phénomènes extraordinaires et de ses multiples inconnues et très important, pour nous chirurgiens, qui traitons des cancéreux.Nous savons tous que les cancers tuent par leur dissémination, soit locale, soit générale.On sait également que chaque cancer agit bien différemment: l\u2019un tue rapidement en quelques semaines, l\u2019autre ne métastasie que 10 ou 20 ans plus tard: certains cancers régressent spontanément, l\u2019un mé- tastasie avec prédilection aux os, l\u2019autre dans les visceres, etc.Il y a énormément de facteurs inconnus: on ne connaît presque rien, par exemple, sur les conditions ou sur les causes qui déclenchent et favorisent les métastases.1.Résident en chirurgie à l\u2019hôpital Notre-Dame (Montréal).S'il y a beaucoup de facteurs inconnus dans le comportement des néoplasmes, il existe quand meé- me beaucoup de choses connues.On connait par exemple, les voies d\u2019envahissement des cancers.Boyd (2), dans son traité de pathologie chirurgicale, décrit six routes d\u2019envahissement: 1° \u2014 Infiltration des espaces tissulaires.C\u2019est la caractéristique principale de la néopla- sie.On explique cette facilité d\u2019envahissement par la diminution d\u2019adhésion entre les cellules cancéreuses: ceci permet aux cellules de s\u2019échapper de la masse principale et de s\u2019implanter dans les divers interstices cellulaires et tissulaires.Des études ont montré que ce manque d'adhésion est dû à une déficience en calcium des cellules cancéreuses.2° \u2014 Envahissement lymphatique.Celui-ci se fait de deux façons: a) par perméation, c\u2019est-à-dire, par croissance d\u2019une colonne de cellules tumorales le long du vaisseau lymphatique.Jit L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 b) ou par embolie aux gonglions régionaux: c\u2019est la voie habituelle.3° \u2014 Par voie sanguine.Les cellules tumorales peuvent atteindre le courant sanguin soit par le canal thoracique, soit par invasion directe des parois veineuses (rarement d\u2019une artère).Pour fins didactiques, on a divisé le système veineux en quatre territoires et on parle de métastases portales, pulmonaires, systémiques et dans le système de Batson.4° \u2014 À travers les cavités séreuses.On a, par exemple, l\u2019envahissement du cul-de- sac de Douglas dans les cancers d\u2019estomac; la car- cinomatose péritonéale dans les cancers de l'ovaire.Fig.1\u2014 Cellule cancéreuse libre dans le sang périphérique d\u2019un cas de cancer du sein.[D\u2019après Salgado (8)].pc 5° \u2014 Le long des passages naturels.Par exemple, un cancer peut progresser le long d\u2019une bronche, d\u2019un uretère.6° \u2014 La voie d\u2019inoculation.C\u2019est la voie d'implantation des cellules cancéreuses par le chirurgien.Au cours des dernières années, les théories pour expliquer certaines métastases ont bien changé.Quand nous étions en troisième année de Médecine (1955), le docteur Masson nous déclarait que les métastases sanguines étaient régies par les lois des embolies: et il nous parlait alors de métastase rétrograde, métastase paradoxale, nécessitant la présence d\u2019une communication vasculaire anormale (Trou de Botal ou canal artériel) pour expliquer le PLANTE: DISSÉMINATION DES CELLULES CANCÉREUSES 589 passage des cellules néoplasiques du système veineux cave dans la grande circulation.Vers 1940, Batson décrivait un système veineux péri et intra-rachidien qui expliquait certaines métastases.Aujourd\u2019hui, on explique les métastases plus simplement: plusieurs études ont démontré la présence de cellules cancéreuses libres, circulant dans le sang (fig.1).Ces cellules peuvent passer à tous les niveaux capillaires et peuvent s\u2019implanter partout.Leur diamètre varie de 10 à 36 microns: un neutrophile a un diamètre de 11 microns (7).Fig.2\u2014 Amas ou ilôt de cellules néoplasiques dans le sang périphérique: la flèche indique un lymphocyte.[D\u2019après Warren H.Cole (14)1.On rencontre aussi des amas ou des ilôts de cellules néoplasiques (fig.2), variant de 2 à 40 cellules avec un diamètre de 15 à 110 microns.Ceci n\u2019est pas nécessairement leur diamètre physiologique: c\u2019est leur diamètre mesuré sous microscope.On sait que ces cellules peuvent s\u2019allonger ct se déformer pour passer à travers des diamètres de moins de 10 microns.On a lancé des petites sphères de vitre dans la circulation et on a trouvé que des sphères de 150 microns peuvent passer à travers les capillaires hépatiques et des sphères de 500 microns à travers 590 PLANTE: DISSÉMINATION DES CELLULES CANCÉREUSEsS les capillaires pulmonaires: en conciusion, les cellules cancéreuses libres peuvent passer partout et la présence de ces cellules néoplasiques dans le sang peut expliquer les différentes métastases.Cette présence a été soupçonnée depuis longtemps: Ashworth en 1869 aurait décrit des cellules tumorales dans le sang (8).Mais le plus grand crédit revient à Engell (5) qui a publié une monographie sur le sujet en 1955 et qui a suivi 55 cas pendant plus de cinq ans.Plusieurs statistiques depuis ce temps ont été publiées et varient un peu selon les méthodes employées pour retrouver les cellules néoplasiques dans le sang.En général, 40 à 50% des cas de néoplasie possèdent des cellules cancéreuses dans le sang périphérique (8) (sang d\u2019une veine de l\u2019avant-bras) : d'autres auteurs ont des statistiques variant de 20 à 40% (9).Si on recherche les cellules dans le sang drainant la tumeur, le nombre de cas positifs augmente jusqu\u2019à 60 (5,9) et même 75% (7).Ce taux serait peut-être de 100%, si on faisait de très nombreux prélèvements: il est évident que plus on fait de prélèvements, plus on a de chances de trouver des cas positifs.Il y a certains facteurs qui font varier le nombre des cellules cancéreuses circulantes: par exemple, a) dans les cancers du côlon, le nombre de cellules est plus élevé selon la différenciation cellulaire (classification de Broders) que selon l\u2019envahissement local (classification de Dukes) (5).b) plus le cancer semble inopérable, plus il y a de cellules dans le sang (5, 9).c) la manipulation des tumeurs fait augmenter le nombre des cellules (8, 10, 14).Il ne fait aucun doute que ces cellules existent.Quelle en est donc leur signification?Voilà le point important.Jusqu'ici, aucun auteur n\u2019a pû démontrer d\u2019élément pronostic à l\u2019étude de ces cellules (11, 13).Engell (10, 11) à suivi 55 patients durant 5 à 9 ans, 51% de ces cas avaient des cellules néoplasiques dans le sang: leur survie est identique à ceux qui n\u2019avaient pas de cellules cancéreuses dans le sang.Il faut alors conclure que ces cellules ont été détruites ou que ces cellules ne soient pas vivantes.Moore de Buffalo pense qu\u2019elles seraient détruites dans la proportion de 99% ; mais par quoi?On ne le sait pas.Certains pensent au système réticulo- endothélial et ceci nous conduit au chapitre des relations entre la tumeur et son porteur: réaction L'Union Méd.Canada Tonie 90 \u2014 Juin 1961 d'immunologie, résistance du terrain, virulence de la tumeur, ete\u2026; c\u2019est probablement le chapitre de la cancérologie des dix prochaines années.Deuxième hypothèse: est-ce que ces cellules cancéreuses sont vivantes?Oui: on les a cultivées « in vitro » (8) et on les a fait pousser « in vivo » (12): elles peuvent donc métastasier et leur nombre est important: chez l\u2019animal, plus on injecte de cellules cancéreuses, plus ou obtient de métastases et ceci semble plus marqué si on emploie des ilôts ou des amas de cellules, plutôt que des cellules isolées.Les cellules isolées seraient détruites plus facilement par le système réticulo-endothélial.Quand un groupe de cellules néoplasiques entre dans une veine, il amène au lieu de pénétration, la formation d\u2019un petit caillot de fibrine; ceci formerait un nid où vont grandir les cellules cancéreuses.Le délogement subséquent de ce caillot pourrait créer une métastase (10).De là, Cole, de Chicago, a préconisé la ligature des vaisseaux drainant la tumeur avant toute manipulation.Ceci nous amène à la 6ième voie de dissémination cancéreuse: l\u2019implantation chirurgicale.Est-ce que les chirurgiens peuvent disséminer les cancers?Oui, car on sait que les cellules cancéreuses desquament facilement et l\u2019on sait que ces cellules sont viables puisqu\u2019on les a cultivées (15): les chirurgiens peuvent les ensemencer et voici quelques constatations: On passe des applicateurs sur la surface d\u2019une tumeur et on y trouve énormément de cellules néoplasiques.On a fait des lavages péritonéaux après intervention (10) et on a trouvé des cellules néoplasiques dans environ 50% des cas de cancers du côlon et de l'estomac, 75% des cas de cancers de l\u2019ovaire.On a retrouvé des cellules cancéreuses sur les bistouris, les instruments, les gants des chirurgiens, dans les plats de sérum physiologique, etc.On retrouve des cellules cancéreuses le long du trajet employé pour faire une biopsie à l'aiguille (16).On en retrouve à l\u2019endroit du greffon, lors de la prise d\u2019une greffe cutanée; au niveau d\u2019une cicatrice de laparotomie (17), ete.Les récidives locales après intervention sont très élevées et l\u2019on rapporte que les trois quarts de ces récidives seraient dûs à l\u2019implantation secondaire en tissu sain des cellules néoplasiques. L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 En voici des exemples: a) dans les cancers du côlon, où l\u2019on fait une résection suivie d\u2019une anastromose termino-termina- le, on a 10 à 16% des cas qui récidivent au niveau de l\u2019anastomose (4, 18, 20).Un travail récent (4, 15) a démontré que ces récidives se situaient au niveau des points de suture: expérimentalement, chez l\u2019animal, en passant la suture dans l\u2019acide picrique, on a noté une diminution importante de ces récidives.Fig.3\u2014 Ligature précoce des vaisseaux coliques droits irriguant la tumeur et mise en place de cordons ombilicauix de chaque côté de la tumeur.T: Tumeur.[D\u2019après Warren H.Cole (4)1.b) après mastectomie, ça varie de 5.7 à 26% (19).e) après dissection radicale du cou, ça monte jusqu\u2019à 40% (19).d) après gastrectomie sub-totale pour cancer de l\u2019estomac, on en trouve dans 60% des cas: 50% dans la poche gastrique et 10% dans le moignon duodénal (21).Voilà un nombre important d\u2019exemples qui portent à réflexion.Il est certain que le chirurgien n\u2019est pas le seul responsable de ces récidives, puisqu\u2019elles peuvent exister microscopiquement avant l\u2019intervention: toutefois, le chirurgien est responsable de certaines récidives et il se doit de prendre les PLANTE: DISSÉMINATION DES CELLULES CANCÉREUSES 591 moyens qui s\u2019inposent pour diminuer ce taux de récidive locale.Quels sont ces moyens?On a surtout fait des études sur le cancer du côlon: mais les principes qu\u2019on préconise ici, sont également applicables avec certaines modifications pour les autres cancers.On suggère: 1° \u2014 La ligature précoce des veines drainant la tumeur (fig.3).2° \u2014 La mise en place de cordons ombilicaux de chaque côté de la tumeur de façon à empêcher la dissémination dans la lumière colique (fig.3) (4, 22); en faisant des examens cytologiques au-delà des cordons, on retrouve beaucoup moins de cellules tumorales qu\u2019en faisant les mêmes examens entre la tumeur et le cordon ombilical.lock (17)].3° \u2014 La mise en place d\u2019un sac recouvrant la tumeur de façon à empêcher la desquamation des cellules cancéreuses (fig.4).4° \u2014 D\u2019éviter les manipulations de la tumeur (7).5° \u2014 De changer les instruments, les gants, les blouses pour fermer les parois.6° \u2014 De placer dans les plats de sérum physiologique des substances cancéricides dans lesquels on place les instruments ayant servi, avant de les utiliser une seconde fois.7° \u2014 D'irriguer les plaies avec des substances cancéricides au cours et à la fin des interventions.8° \u2014 De ne pas badigeonner brusquement les tumeurs superficielles.9° \u2014 De faire les biopsies à l\u2019électro-cautère quand c\u2019est possible.10° \u2014 De faire une biopsie à l\u2019aiguille en prévision de pouvoir enlever le trajet de l\u2019aiguille avec la masse primaire. 592 PLANTE: DISSÉMINATION DES CELLULES CANCÉREUSES 11° \u2014 De faire l\u2019exérèse élargie des voies lvm- phatiques en bloc avec la tumeur primaire.12° \u2014 De ne jamais sectionner en tissu cancéreux (1).13° \u2014 Pour éviter les récidives au niveau de l\u2019anastomose, on préconise un lavage des deux extrémités avec du Bi-Chlorure de Mercure ainsi que l\u2019exérèse du tissu écrasé par les pinces: car, il semble que les cellules néoplasiques peuvent s\u2019implanter plus facilement dans des tissus lésés que dans les tissus sains.En employant ces différentes méthodes chirurgicales, on peut contrôler certaines voies de dissémination cancéreuse: on peut contrôler l\u2019extension locale par des exérèses larges; on peut contrôler l'extension lymphatique en partie, on peut contrôler l'implantation chirurgicale, mais on ne peut contrôler la dissémination sanguine existant avant l'intervention.Il a done fallu s\u2019adjoindre dans le traitement du cancer, la chimiothérapie et grâce à celle-ci, on espère limiter et contrôler cette dissémination sanguine.Et c\u2019est sous cet angle que Cole (3) a introduit ce que l'on appelle le traitement prophylactique du cancer.Ce traitement est effectif chez l\u2019animal (3): Cole a utilisé les carcino-sarcome 256 de Walker qui pousse facilement dans le foie du rat.Il injecte une suspension de cellules cancéreuses dans la vei- ne-porte: 91% des animaux développent des métastases dans le foie; s\u2019il injecte du méthyl-bis dans la veine-porte après avoir injecté les cellules cancéreuses, seulement 17% des animaux développent des métastases.S'il injecte plus de cellules, il obtient plus de métastases (24).On a étudié (23, 24) une patiente avec le sarcome utérin; on lui a donné du méthyl-bis: en 72 heures, il y avait disparition des cellules cancéreuses dans le sang; le 14ième jour, les cellules réapparaissent et le 20ième jour, leur nombre est identique à celui qui existait avant le traitement.Il est évident devant ces expériences que les substances chimiques diminuent le nombre des cellules cancéreuses et qu\u2019elles ont une place dans le traitement du cancer.Cette place n\u2019est pas encore précise et on doit encore aujourd\u2019hui la considérer comme expérimentale.On a préconisé différentes formes d\u2019utilisation de ces substances dont la dose cancéricide est très près de la dose toxique.L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 On vante par exemple l\u2019utilisation du monochlo- rosène (Chlorpactin X.C.B.) à 1% en irrigation locale dans toutes les plaies et dans les cavités séreuses: chez l\u2019animal, cette substance a prouvé son efficacité (10).D'autres ont employé l\u2019hypochlorite de Na avec plus de succès que le Chlorpactin (6).À cette thérapie locale, on associe souvent une thérapie parentérale avec du gaz moutarde pré, per et post-opératoire.D'autres (19) ont employé le méchlorethamine par voie intraveineuse portale pour les cas de cancers digestifs métestasiant au foie.Dans les cancers du sein, on suggère le Thio- TEPA: cette thérapie ferait régresser les métastases hépatiques.Un auteur (25) va jusqu\u2019à dire que la durée de survie d\u2019un cas de cancer du sein avec métastases serait plus longue après chimiothérapie qu\u2019après hormonothérapie.Et, il ne faut pas oublier la perfusion locale de membres ou de viscères; cette méthode, encore expérimentale, permet de donner des doses plus fortes de substances chimiques en évitant les effets toxiques systémiques.En conclusion, nous pensons qu\u2019en dépit de l\u2019agressivité et de la politique radicale des chirurgiens, qu\u2019en dépit de l\u2019agressivité des radio-théra- peutes, on semble être arrivé à la fin des moyens capables d\u2019améliorer la survie des malades.Il faudra donc s\u2019adjoindre d\u2019autres moyens thérapeutiques.Aujourd'hui, on se penche sur la chimiothérapie; il est sûrement trop tôt pour parler de sa valeur exacte.Moore espère doubler la survie des malades en associant la chirurgie et la chimiothérapie prophylactique.Nous pensons qu\u2019il est utopique d'imaginer que l\u2019on puisse sauver des malades porteurs de métastases généralisées avec ces différents produits, mais nous espérons qu\u2019envisagés au point de vue prophylactique, ils seront efficaces.Résumé Cet article rappelle d\u2019abord les voies d'envahissement des cancers.L\u2019étude des cellules cancéreuses libres dans le sang peut expliquer les métastases; ces cellules n\u2019ont présentement aucun élément pronostic.Le chirurgien est responsable, en partie, de plusieurs métastases.Plusieurs exemples sont donnés, on préconise ensuite des moyens pour éviter ou diminuer ces métastases. L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 Pour terminer, on fait quelques commentaires sur le traitement prophylactique du cancer par la chimiothérapie.Summary Ws recall the routes of spread of malignant tumors.The study of the free cancer cell in the blood can explain any metastases; but, there is no prognosis significance.The surgeon is responsible for a number of metastases; many exemples are given with many ways to lower the number of those metastases.A word is finally said about the prophylactic treatment of cancer with chemotherapeutic agents.BIBLIOGRAPHIE 1.MORALES, COLE: The prophylactic treatment of cancer at the time of operation.Ann.Surg., 146: 588 (oct.) 1957.2.BOYD: Pathalagy for the Surgeon, 7e édit., 1955, p.88.3.CRUZ, McDONALD: Prophylactic treatment of cancer.Surgery, 40: 291, 1956.4.McGREW, COLE: Free malignant cells in relation to recurrences of carcinoma of the colon.J.A.M.A., 154: 1251, 1954.5.ENGELL: Cancer cells in circulating blood.Acta Chir.Scand., Suppl., 201: 1, 1955.6.COLE: Wound irrigation in cancer surgery.Arch.of Surg., 80: 920, 1960.7.MOORE: Spread of cancer cells and its relationship to chemotherapy.J.A.M.A., 172: 1729, 1960.8.SALGADO, WEBSTER: Tumour cells in the blood.Canad.Med.Ass.J., 81: 619, (oct.) 1959.9.POTTER, MALMGREN: The relationship of tumor type and resectability to the incidence of cancer cells in blood.8.G.and O., 111: 734, 1960.PLANTE: DISSEMINATION DES CELLULES CANCEREUSES 593 10.DELARUE: The free cancer cell.Can.Med.Ass.J., 82: 1175, 1960.11.ENGELL: Cancer cells in the blood.Ann.of Surg.149: 457, 1959.12.GRACE, KONDO: Investigations of host resistance in cancer patients.Ann.of Surg.148: 633, 1958.13.MOORE: The significance of cancer cells in the blood.S.G.and O., 110: 360, 1960.14.LONG, COLE: Cancer cells in blood.A.M.À.Arch.Surg., 80: 910, 1960.15.HAVERBACK, SMITH: Transplantation of tumor by suture thread and its prevention.Cancer, 12: 1029, 1959.16.ACKERMAN, WHEAT: The implantation of cancer: an avoidable surgical risk.Surgery, 37: 341, 1955.17.POMERANZ, GARLOCK : Post-operative recurrence of cancer of colon due to desquated malignant cells.J.A.M.A, 158: 1434, 1955.18.COLE: Carcinoma of the colon with special reference to prevention of recurrence.J.A.M.A., 155: 1549, 1954.19.COLLIER, COLE: Wound irrigation to prevent local recurrence of cancer.A.M.A.Arch.Surg., 78: 528, 1959.20.COLE: Recurrence in carcinoma of the colon and proximal rectum following resection for carcinoma.AM.A.Arch.Surg., 65: 264, 1952.21.SMITH, THOMAS: Cancer cell contamination of operative wounds.Cancer, 11: 53, 1958.22.LOFGREN: Local recurrence of carcinoma after anterior resection of the rectum and the sigmoid.A.M.A.Arch.Surg., 74: 825, 1957.23.LONG, COLE: Cancer cells in the blood stream.A.MA.Arch.Surg., 80: 639, 1960.24.McDONALD, COLE: The prophylactic treatment of malignant disease with nitrogen mustard and Thio- TEPA.Ann.Surg., 145: 624, 1957.25.BATEMAN: The role of chemotherapy in the treatment of breast cancer.Surgery, 13: 328, 1960. MOUVEMENT MÉDICAL oO > e + ACTIFED DANS LES RHINO-BRONCHITES SAISONNIÈRES Fernand GRÉGOIRE, Maurice COMEAU et Louis ROY.Un double blind study a été conduit à la clinique d'allergie de l\u2019Institut Lavoisier.Hôpital St-Joseph de Rosemont, au cours de l\u2019été 1960 sur 47 sujets dont la grande majorité étaient des patients allergiques dont la cure d\u2019hyposensibilisation remontait à une date trop récente pour les protéger suffisamment contre les manifestations de rhinite ou de rhinobronchite saisonnière causées par la forte concentration de pollens atmosphériques.patient recevant celui qu\u2019il n\u2019avait pas reçu la semaine précédente.Par conséquent, certains sujets ont reçu d\u2019abord A, puis B ou vice-versa.Les résultats étaient consignés immédiatement à la fin de l\u2019utilisation de chaque produit.Plusieurs fois, lorsque surtout l\u2019effet des deux produits avait été déclaré égal par le patient, une troisième semaine de cure a été essayée dans le but de corroborer les résultats consignés.RÉCAPITULATION Total Améliorés Non améliorés Effets secondaires Cessé T.B.M Nul \u2014 CL 3 cas Rhin°tes A 31 21 (67.7%) 5 (838%) 5 18 cas (par somnolence) B 23 5 3 15 8 cas 0 Bronchites A 20 9 (45%) 5 (70%) 6 B 19 3 2 14 A = 18 B=17 Somnolence 10 3 effets secondaires Excitation 1 Palpitations 4 5 Asthénie 1 Urticaire 1 Engourdissement 1 Total 18 Total 8 Quelques malades représentaient des cas plus anciens ou mal étiquetés parce que au moment de l'essai thérapeutique ils ont présenté une symptomatologie surajoutée à la leur, analogue à ceux des cas pris en considération, soit rhinite, obstruction nasale, écoulement nasal, etc.Le médicament à l\u2019étude a été fourni par B.Wet Cie sous forme de flacons de 25 comprimés étiquetés « Compound A » et « Compound B », ni les auteurs, ni les patients ne sachant, à aucun moment de l\u2019étude ou de la compilation des résultats, lequel des deux représentait le produit actif à l\u2019étude et lequel le Placebo.Le protocole établi, une fois les patients sélectionnés, a été d\u2019utiliser une semaine le À, la semaine suivante le B, à la dose de 3 comprimés par Jour pendant une semaine.La semaine suivante le Une fois même un patient, après avoir essayé les deux, a réclamé qu\u2019on lui redonne du À et a reçu exprès du B transféré dans un flacon de A.L'étude a porté sur 47 patients, mais 39 dossiers ont été jugés assez complets pour être analysés.De l'analyse des dossiers et des tableaux qui en ont été tirés, il ressort: 1) qu\u2019on a étudié avee le Compound A, 31 cas de rhinite et 20 cas de bronchite; avec le Compound B, 23 cas de rhinite et 19 cas de bronchite.2) Lorsqu\u2019on étudie les effets comparatifs de A et B suivant que les sujets ont reçu A ou B en premier, on constate que 17 fois, B a été commencé d\u2019abord, dont une fois la patiente a refusé d\u2019essayer À par la suite, parce qu\u2019elle s\u2019était jugée empirée par B (1).22 fois la cure a commencé par A, dont 1.Sur ces 17 cas, 5 ont été améliorés.soit 294%. L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 10 n\u2019ont pas reçu de B par la suite, soit 8 parce que tous les symptômes avaient disparu, et 2 parce que le sujet a refusé B, ayant trouvé À inutile.Sur ces 22 cas où A a été le premier employé, 16 (72.7%) ont été améliorés.3) Pas un seul sujet n\u2019a été amélioré par B s\u2019il ne l\u2019a pas été par À au préalable, ou sans que À, employé après, n\u2019ait pas eu pour le moins le même effet.4) Pas un seul échec de À n\u2019a obtenu une amélioration quelconque par B.Discussion 1) Les auteurs tirent de cette analyse une première série de conclusions: a) que le produit actif apparaît sans nul doute étre le Compound A.b) qu\u2019il parait étonnant a premiere vue, s1 B a été un placebo, qu\u2019il y ait eu à son actif quelques succès.L'explication qui peut être suggérée est que: 1) il y a dans toute médication des effets psychiques indéniables en dehors des effets pharmacologiques propres au produit.2) A ce sujet, il est à signaler que 3 des sujets qui avaient reçu B d\u2019abord et disaient en avoir tiré des effets favorables presqu\u2019autant qu\u2019avec À, ont reçu une deuxième cure de B, mais cette fois sans aucun effet.D\u2019autre part, certains ont une symptomatologie saisonnière très courte et la prise du médicament a pu coïncider avec la fin des symptômes.Quant aux effets secondaires s\u2019il nous a paru étonnant que l\u2019on en trouve en si grand nombre, soit 18 fois avec A, il faut signaler que les seuls à retenir définitive sont les 10 cas de somnolence et 4 palpitations, les autres ne pouvant pas être rapportés de façon certaine au produit à l'étude.De ces 14, seulement trois cas de somnolence ont dû discontinuer la cure à cause de l\u2019intensité du symptôme.Pour finir, notre étonnement a été plus grand de noter des effets secondaires analogues sur 8 cas au cours de l\u2019utilisation du Compound B, 5 d\u2019entre eux appartenant au groupe où le B avait été utilisé d\u2019abord.CONCLUSIONS Des effets favorables ont été notés par l\u2019utilisation du Compound A dans 83.89 des cas de rhini- GREGOIRE er CoLL.: ACTIFED DANS LES RHINO-BRONCHITES 995 te et 70% des cas de bronchite dont respectivement 67.7 et 45% très favorables.45.1% des cas ont manifesté des effets secondaires de somnolence et palpitations, dont seulement 9.7% nécessitèrent l'arrêt de la cure.Résumé Un double blind study a été conduit au cours de l\u2019été et de l\u2019automne 1960 dans le but d'étudier les effets symptomatiques de l\u2019Actifed sur une cinquantaine de sujets allergiques dont la plupart poursuivaient à titre ambulatoire, une cure d\u2019hypo- sensibilisation spécifique soit pour rhinite saisonnière ou perennéale, soit pour bronchite asthmatique.Tous les malades ont reçu alternativement le compound À et le compound B en ignorant, de même que les observateurs, lequel était le produit et lequel le placebo.Des effets favorables ont été notés avec le compound A, qui s\u2019est révélé être le produit actif dans 83% des cas de rhinite et 70% des cas de bronchite.45% des cas ont signalé des effets secondaires, somnolence et palpitations en particulier, dont 9.7% seulement furent assez marqués pour nécessiter l\u2019arrêt de la cure.Seulement 29.4% des cas recevant le placebo ont été soulagés mais tous se sont plaints d\u2019effets secondaires.Il s\u2019agit done là d\u2019un excellent produit pour aider momentanément au contrôle des symptômes désagréables ou pénibles de certaines allergies respiratoires.Summary A double blind study was performed during the summer and the fall of 1960 among 47 patients, in order to control certain unpleasant symptoms like wheezing or nasal obstruction and/or rhinorrhea while waiting for the effect of specific hyposensitization in asthmatic patients, and patients suffering from allergic rhinitis, seasonal or peren- neal.It was observed that 837; of the rhinitis and 70% of the bronchial asthma responded favorably to the drug which seems then to be very effective.Side effects, like drowsiness and palpitations were present in 45%, but were important enough to stop the cure in only 9.7% of the cases.On the other hand 294% of patients receiving placebo were improved, but all complained of side effects. Effets A Effets B Effets secondaires Conclusions Noms Age Sexe Diagnostic Rh'nite Bronchite |Rhinite Bronchite| A B A B Fièvre des foins 1) M.D.10 M Rhinite perennéale 75% \u2014 0 \u2014 0 Fièvre des foins Somnol.Somnol.2) Mme L.J.30 F Rhinite inf.et all.passager \u2014 \u2014 excit.palpit.3) Mme E.L.43 F Rhinite saisonnière 0 0 0 0 0 Rhinite saisonnière pris avec 4) A.D.39 F Bronchite secondaire 100% 25% 100% 25% 0 0 Sandostè Rhinite perennéale éternuements éternuements Somnol.Palpita- Cessé pour 2e fla 5) M.P.60 M Polypose nasale 100% 100% 80% 100% tions.somnol.nul Somnol.Fièvre des foins 100% 75% 100% 75% Nervosité 0 Cessé 3e 6) Mme R.B.42 M Bronchite asthmatique Agitation jour Rhinite Renouvelé 7) S.C.51 F Bronchite all.et inf.100% 100% 50% 0 0 Palpit.|sur demande Rhinite saisonnière Rhinite perennéale 2e cure 8) M.P.21 F Bronchite 100% 100% 0 0 0 0 100% dose rédui- 9) R.L.43 M Rhinite saisonnière 90% \u2014 50% \u2014 Somnol.0 tea2 Rhino-bronchite 2e flacon 10) M.H.8/5, F |asthmatique 90% 100% 90% 100% Somnol.Somnol.nul Pyrosis 11) Mme S.Y.63 F Fièvre des foins 50% \u2014 pas de B (refus) Asthénie 12) Sr M.42 F Fièvre des foins 100% \u2014 pas de B Palpitations Rhinite saisonnière 13) R.G.9 M Rhinite perennéale 75% \u2014 0 \u2014 0 0 Effet 14) Mme B.L.38 I' Bronchite asthmatique \u2014 50% \u2014 0 asthénie 0 passager autres symp.15) Mme L.P 31 F Rhume des foins 80% 100% 0 0 palpit.0 2e flacon 16) C.M.61 M Bronchite asthmatique \u2014 75% 0 0 0 0 75% urticaire 17) C.S.65 F Rhinite 75% \u2014 pas recu prurit 96¢ ) 1 ç SHLIHONOYE-ONIHY SAT SNVA AAALLOYV : T1100) Ia MHIODHA 1961 UInf \u2014 06 swo[, EpBUE]) \"PIN uotup),T Effets A Effets B Effets secondaires Conclusions Noms Age Sexe Diagnostic Rhinite Bronchite |Rhinite Bronchite| A B A B Rhino-bronchite insomnie palpita- 18) Mme À.L.25 F |asthmatique 0 0 0 0 palpit.tions 19) D.G.45 M Bronchite asthmatique \u2014 0 pas reçu 0 20) N.G.12 M Bronchite asthmatique \u2014 25% \u2014 0 0 0 21) Mme G.D.31 F Rhinite 0 \u2014 0 \u2014 0 0 Rhinite 22) M.G.24 F Bronchite asthmatique 50% 0 50% 0 0 0 23) Mme H.B.50 F Rhinite pire \u2014 0 \u2014 0 0 24) J.R.9 M Bronchite asthmatique \u2014 0 \u2014 0 0 palpit.25) Mme H.G.54 F Bronchite asthmatique \u2014 0 \u2014 0 dyspnée 0 26) P.T.38 M Rhinite 50% \u2014 0 \u2014 0 0 Rhinite obstruct.obstruct.somnol.palpit.27) A.P.47 M Obstruction nasale 80% 80% 0 50% cramp.est.28) Sr St-O.49 F Rhinite perennéale 80% \u2014 pas reçu somnol.Asthme saisonnier 29) L.F.17 F estival \u2014 60% \u2014 0 0 0 Rhino-bronchite 30) Mme G.S.129 TF allergique estivale 75% \u2014 0 \u2014 0 0 lég.31) Mme R.G.29 F |Fièvre des foins 75% \u2014 0 somnol.0 mêmes effets des 32) Mme G.J.36 F Fièvre des foins 100% \u2014 |100% \u2014 0 somnol.|deux produits 33) M.R.26 M Fièvre des foins 100% \u2014 pas reçu somnol.Fièvre des foins 34) A.P.69 M asthme 100% 100% pas reçu 0 Fièvre des foins 35) Fr.B.M.42 M Asthme second.contrô.0 \u2014 pas reçu engourd.36) L.L.9 I Rhinite 75% \u2014 pas recu 0 37) R.P.34 F Dyspnée paroxystique 100% \u2014\u2014\u2014 pas reçu 0 38) N.J.14 F Fièvre des foins pas reçu pire 0 larmoiement larmoiement 39) Mme R.N.54 F Fièvre des foins 50% 50% 0 0 somnol.0 cessé pour somnol 19] M 1961 UM, \u2014 06 WO], Bpeur\u201d \u2018PAIN UOIu()T 11100) 13 TUIODTHY SHLIHONOYI-ONIHY SH'T SNVA AHALLOV LOS UN ISOMÈRE NON DÉPRESSIF DE LA RÉSERPINE: 10-MÉTHOXYDÉSERPIDINE ! DANS LE TRAITEMENT DE L'HYPERTENSION ! Rapport préliminaire.J.de L.MIGNAULT ?En 1956, Woodward (1) réussit la synthèse chimique de la réserpine.Son procédé fut modifié en 1958 par Velluz (2), afin d\u2019en faciliter la production industrielle.Ce dernier (3) réalisa également en laboratoire, différentes substitutions et déplacements de radicaux de la formule chimique de la réserpine.Il obtint ainsi plusieurs composés dont les effets dépressif et hypotenseur furent éprouvés.Parmi ceux-ci, la 10-méthoxydéserpidine, un isomère de la réserpine dans lequel le groupe méthoxy passe de la position 11 à la position 10 dans le noyau À (figure 1), a paru dénué d\u2019effets dépressifs, bien que son action hypotensive chez le rat hypertendu soit supérieure à celle de la réserpine (4).Mir et Lewis (1960) ont démontré que la 10- méthoxydéserpidine possédait une action hypoten- sive identique à celle de la réserpine chez les chats et les rats anesthésiés, et causait une bradycardie, tandis qu\u2019elle n\u2019avait pas tendance à produire les autres effets parmacologiques des alcaloïdes naturels du Rauwolfia (tels que, diarrhée, réduction de l\u2019activité motrice et prolongation du sommeil causé par les barbituriques (5).Ces études suggéraient que le produit pouvait être utile dans le traitement de l\u2019hypertension humaine puisque son effet hypotenseur paraît dénué de symptômes dépressifs.MATÉRIEL ET MÉTHODES Le médicament fut prescrit à 20 patients, mais d furent éliminés à cause de leur manque de coopération par la suite.Sur les 15 autres (tableau 1), on trouve 5 femmes et 10 hommes.Les âges varient entre 39 et 60 avec un Âge médian de 44 pour les femmes et entre 31 et 66 avec un âge médian de 55 pour les hommes.Selon la sévérité de l\u2019affection, les malades peuvent être divisés en trois groupes: 1.Decaserpyl, produit par les Laboratoires Roussel.Nous sommes reconnaissants à Roussel (Canada) Ltée de nous avoir fourni la 10-méthoxydéserpidine.2.Cardiologue à l\u2019Institut de Cardiologie de Montréal, 5415, boul.de l\u2019Assomption, Montréal 36, et assistant-pro- fesseur en médecine à l\u2019Université de Montréal.a) Dans le premier groupe, on trouve les patients asymptomatiques, sans complications viscérales apparentes.b) Le groupe 2 comprend ceux qui présentent des symptômes légers (céphalées, étourdissements, légère dyspnée d\u2019effort) ou chez qui on a retrouvé une hypertrophie ventriculaire gauche sur l\u2019électrocardiogramme ou l\u2019examen radiologique du cœur.c) Le groupe 3 se compose de ceux chez qui l\u2019hypertension est compliquée d\u2019une rétinopathie de sévérité 34 (Keith & Wagener) d'une maladie de cœur athérosclérotique, d\u2019une insuffisance cardiaque ou d\u2019une athérosclérose cérébrale.Aucun patient ne souffrait d\u2019hypertension maligne.Trois patients appartenaient au groupe 1, six au groupe 2 et six au groupe 3.Cette proportion relativement élevée de patients dans le groupe 3 est probablement due à la répartition de l\u2019âge de nos patients.Le produit fut administré de deux façons selon que le patient n\u2019avait pas été traité au préalable ou qu'il l\u2019avait été.Pour une période allant de un à trois mois, selon la fréquence de lectures des ten- =:0ns, on administrait des placebos aux patients qui ne prenaient aucune médication auparavant.La pression artérielle était prise au moins une fois toutes les 3 semaines et chez certains, on a obtenu des lectures quotidiennes.Chez les patients recevant déjà d\u2019autres médicaments, on substitua le nouveau médicament à un autre ou on l\u2019ajouta aux autres, la dose de ces derniers étant graduellement réduite jusqu\u2019à cessation totale.Lorsque la 10-méthoxydéserpidine administrée seule se montra incapable de contrôler la pression artérielle, d\u2019autres produits furent ajoutés, en commençant par le chlorothiazide ou l\u2019hydrochlo- rothiazide.Dans un seul cas a-t-on dû avoir recours à l\u2019association d\u2019un ganglioplégique.Chaque fois que la 10-méthoxydéserpidine fut interrompue durant le traitement afin d\u2019obtenir un contrôle supplémentaire de la pression artérielle de base, elle fut remplacée par un placebo identique en ce qui concerne le goût, la forme et la couleur.Les résultats sont basés sur les variations obtenues dans la pression diastolique.Ceci est considéré comme un guide plus sûr que la pression systoli- L\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 que ou moyenne, puisque nombre de patients souffraient d\u2019une athérosclérose de l\u2019aorte, affection qui modifie la lecture de la pression systolique.Les résultats furent classifiés comme bons lorsque la pression diastolique tomba en dessous de 100 mm Hg, moyens lorsque la pression diastolique, tout en baissant de plus de 10 mm Hg, demeura au-dessus de 100 mm Hg.Les autres furent considérés comme mauvais résultats.0 0 OCH; 10- Methoxy -Déserpidine La 10-méthoxydeserpidine fut administré à une dose quotidienne maxima de 20 mg, en quatre prises séparées.Une étude avec des doses supérieures est actuellement en cours, et par conséquent, les cas qui n\u2019ont pas répondu au médicament pour- aient peut être répondre à des doses supérieures tel que démontré par d\u2019autres (6-9).A chaque visite, le questionnaire visait à retracer des effets secondaires, en attachant une attention toute particulière à ceux déjà décrits avec les alcaloides du Rauwolfia Serpentina.RESULTATS Parmi nos 15 patients, 10 suivirent un traitement avec la 10-méthoxydéserpidine seule.Sur ces MIGNAULT: UN ISOMERE DE LA RESERPINE 599 10 patients, 6 eurent de bons résultats, c\u2019est-a- dire que leur pression diastolique fut abaissée en dessous de 100 mm Hg.L'un eut une réponse moyenne, c\u2019est-à-dire que bien que sa pression sanguine fût abaissée de plus de 10 mm Hg, elle resta supérieure à 100 mm Hg.La pression sanguine des trois autres patients resta inchangée.Le patient no 13 qui eut seulement une réponse moyenne au traitement avec la 10-méthoxydéserpidine seule, tira profit de l\u2019addition d\u2019hydrochlorothiazide, ce qui abaissa sa tension artérielle en dessous de 100 mm Hg.Ce fut aussi le cas du patient no 9 chez qui la 10-méthoxydéserpidine seule n\u2019eut aucun résultat.Cette association ne fut pas tentée chez les deux autres patients qui ne répondirent pas au traitement (patients nos 6 et 12).e Moyennes Hebdomadaires o Pressions Artérielles isolees FEV.DEC.JUIN DEC.JUI.OCT.Nov.FEV.MAL |'OCT.JAN.MAI OCT.NOV.DEC.MARS AVR.1955 1955 1956 1956 1957] 1957 1957 1958 1958) 1958 1959 1959] 1959 1959 1969 1960 1960 240- 220 200 MYALGIE E NAN PENTOLINIUM 1000- CHLOROTHIAZIDE 500 \u2014 20 DECASERPYL 16 La 10-méthoxydéserpidine seule ne fut pas essayé chez les 5 autres malades.On transféra le patient no 4 d\u2019une association d\u2019hydralazine-réser- pine-chlorothiazide à une association chlorothia- zide-10-méthoxydéserpidine.Il est intéressant de noter que cette seconde combinaison se révéla plus efficace que la première, incluant de la réserpine.Malheureusement, le malade mourut à la suite d\u2019une opération du côlon, avant que l\u2019on pût cesser l\u2019administration du chlorothiazide.Dans le cas du patient no 5, on substitua une association d\u2019hydrochlorothiazide-10-méthoxydéserpi- dine à une association hydralazine-hydrochloro- thiazide.On peut être assuré que l\u2019effet hypotenseur qui en résulta n\u2019est pas dû uniquement à l\u2019hydro- chlorothiazide mais, jusqu\u2019à un certain point, aussi à la 10-méthoxydéserpidine puisque, lorsquelle fut 600 MIGNAULT: UN ISOMERE DE LA RESERPINE L'Union Méd.Canada donnée avec l\u2019hydralazine, l\u2019hydrochlorothiazide ne donna pas une réponse hypotensive aussi bonne.Cependant, on ne peut juger de l\u2019effet de la 10-mé- thoxydéserpidine donnée seule.Ceci est actuellement à l\u2019étude.Chez le patient no 8, (figure 2) la 10-méthoxy- déserpidine à la dose quotidienne de 20 mg, n\u2019aurait pas été efficace si elle avait été donnée seule, puisqu'elle n\u2019a pas eu d\u2019effet même lorsqu\u2019elle fut donnée en association avec la chlorothiazide.D\u2019autre part, il est intéressant de remarquer que l\u2019addition de 10-méthoxydéserpidine à l\u2019association préexistante de pentolinium et de chlorothiazide permit de réduire la dose de l\u2019agent de blocage Tome 90 \u2014 Juin 1961 déserpidine est supérieur à celui obtenu avec l\u2019hy- dralazine, mais démontrent seulement que le chlo- rothiazide ou l\u2019hydrochlorothiazide, conservés constants dans les deux associations, ne sont pas seuls responsables de l\u2019effet hypotenseur obtenu par la combinaison du chlorothiazide ou de l\u2019hydrochloro- thiazide avec la 10-méthoxydéserpidine.Par conséquent, chez les 5 patients chez qui on n\u2019étudia pas la 10-méthoxydéserpidine seule, on ne peut savoir l\u2019effet qu\u2019aurait eu ce médicament utilisé seul, mais on peut être sûr au moins d\u2019un effet partiel de la 10-méthoxydéserpidine dans le traitement associé.Cette association de chlorothia- x zide ou d\u2019hydrochlorothiazide à la 10-méthoxy- DECASERPYL PA TRAITEMENT ANTERIEUR SEUL TRAITEMENT FINAL Resultat No NOM |AGE SEXE| SEVERITE| Avant Rauwolfia Hydralazine Thiazide G.-plegique P.A.Dosage P.A Decaserpyl Thiazide G.-plegique P.A.Decaserpy mg/ jour mg/jour mg/jour mg/jour mg/ jour mg/jour mg/jour mg/ jour Seu FAR.31M | 170/105 20 145/87 + + 2(P.B.JY49 M 3 195/115 20 165/88 + + 3/R.C./39|F 3 200/110 R: 1.0 Ch.750 C.80 180/100 20 150/90 + + Y| AF |55| M 3 210/110 R: 1.0 200 Ch.500 180/110 - - 20 Ch.500 160/90 5|D.S.Ju4I|F 1 190/115 200 Ch.500 160/95 - - 20 Ch.500 145/90 6|P.N 61 MN 2 190/110 20 170/105 0 7|R.G.60 F 2 170/110 A: 2.0 150/95 10 150/85 + + 8/A.V.|60/ M 2 220/110 A: 6.0 Ch.500 P.600 180/100 - - 20 Ch.500 P.160 150/90 9 MW.|39]| M 2 180/110 H.75 160/100 20 170/108 20 H.75 145/85 0 10 A.P.55] F 3 180/110 R: 0.5 H.25 160/85 20 150/88 + 1H |R.P.66 M 190/130 R: 1.0 P.200 170/100 15 140/92 + + 12|R.L.44] M 1 210/110 20 190/110 0 13 N.P.| 53] M 2 240/140 Ch.1000 C.75 200/110 20 180/106 20 Ch.1000 160/90 + I$ |C.T.56] M 3 190/110 H.50 170/110 - - 20 H.25 150/85 I5|J.M.46] F 2 220/120 150 H.75 200/120 - - 20 H.75 150/102 NOTE: Les chiffres de pression artérielle rapportées dans ce tableau represente des moyennes de plusieurs lectures.Les abréviations employees ont la signification suivante.C : Chlorisondamine; Ch : Chlorothiazide; H : Hydro-chlorothiazide; A : Alseroxylon; R : Reserpine et P : Pentolinium.Dans la classification des resultats, 0: signifie aucun changement; + : diminution de la pression'diastolique d\u2019au moins 10 mm Hg; et ++ : retour de la pression arterielle diastolique dans les limites de 1a normale.ganglionnaire au quart de la dose donnée précédemment.L\u2019Alseroxylon essayé précédemment avait aussi permis de réduire, à un moindre degré, la dose nécessaire de pentolinium.L'hydrochlorothiazide donnée seule au patient no 14 fut entièrement inefficace.Par conséquent, le 10-méthoxydéserpidine fut au moins responsable en partie de l\u2019effet hypotenseur de l\u2019association.Le résultat de l\u2019association d\u2019hydrochlorothiazide à la 10-méthoxydéserpidine chez le patient no 15 fut seulement moyen.Toutefois, on peut être au moins d\u2019un effet partiel de la 10-méthoxydéserpidi- ne, puisque l\u2019hydrochlorothiazide associée à l\u2019hy- dralazine fut inefficace.Ces comparaisons entre l\u2019hydralazine et la 10- méthoxydéserpidine combinées à la chlorothiazide ou à l\u2019hydrochlorothiazide ne sont pas destinées à montrer que le résultat obtenu avec la 10-méthoxy- déserpidine donna de bons résultats chez trois patients, un résultat moyen chez un patient et n\u2019eut pas d'action définie chez l\u2019autre, si ce n\u2019est d\u2019avoir permis de réduire la dose nécessaire de l\u2019agent de blocage ganglionnaire utilisé précédemment.Les résultats obtenus avec l\u2019emploi de la 10-mé- thoxydéserpidine seule ou associée au chlorothiazi- de ou à l\u2019hydrochlorothiazide sont entièrement indépendants de la gravité de la maladie si l\u2019on considère la classification de sévérité mentionnée précédemment.La plupart des médicaments hypotenseurs causent des effets secondaires qui peuvent être suffisamment sévères en certains cas pour nécessiter l\u2019arrêt du traitement.Sur les 15 patients à qui la 10-méthoxydéserpi- dine fut administrée, le patient no 5 se plaignit, au début du traitement, d\u2019un malaise épigastrique L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 plus ou moins précis, qui ne fut jamais suffisamment grave pour nécessiter l\u2019arrêt de la thérapie et qui disparut graduellement après 2 mois de traitement.Une bradycardie modérée fut remarquée chez le patient no 2 mais ceci n\u2019avait aucun inconvénient subjectif.À partir de sa 4e journée de traitement, le patient no 7 eut des cauchemars à toutes les nuits.Après deux mois et demi, le traitement fut arrêté et les cauchemars disparurent en trois jours.Ce patient recevait seulement 10 mg de 10- méthoxydéserpidine par jour.Parmi les autres effets secondaires révélés dans la littérature on a mentionné des brûlements épigastriques et même des nausées et des vomissements, mais on attribua ceci plutôt au nombre de comprimés absorbés qu\u2019au produit lui-même, puisque les symptômes disparurent lorsque les patients reçurent la même dose mais sous forme de comprimés dosés à 10 mg au lieu de comprimés dosés à 2 mg.Les mêmes auteurs ont rapporté un cas de diarrhée chez un patient qui avait reçu 50 mg de 10-méthoxydéserpidine par jour durant trois semaines.Un cas de rhinite légère a été publiée.Parmi nos 15 patients, 6 reçurent des dérivés de Rauwolfia Serpentina avant le début du traitement par la 10-méthoxydéserpidine et l'un d'eux fut traité ailleurs avee de la réserpine.Chez la plupart d\u2019entre eux, l\u2019administration avait été suspendue à cause des effets secondaires suivants: rhinite vasomotrice sévère chez 4 patients, cauchemars chez 2 et symptômes dépressifs chez 4.Parmi les patients qui avaient présenté des symptômes de dépression, l\u2019un avait eu une psychose dépressive aiguë avec des idées de suicide et avait dû être traité par des électro-chocs.La 10-mé- thoxydéserpidine ne réveilla aucun symptôme dépressif chez les 4 patients qui en avaient eu avec la réserpine.Un des patients qui fut soulagé d\u2019une rhinite vasomotrice avec le nouveau médicament, eut à la place des cauchemars.Résumé Quinze patients furent traités avec la 10-mé- thoxydéserpidine.10 reçurent la 10-méthoxydéser- pidine seule et on nota 6 bons résultats, un résultat moyen et 3 résultats nuls.Lorsqu\u2019on associa du chlorothiazide ou de l\u2019hy- drochlorothiazide à la 10-méthoxydéserpidine, le patient chez qui on avait obtenu seulement un résultat moyen et l\u2019un de ceux qui n\u2019avait pas répondu virent leur pression diastolique descendre en dessous de 100 mm Hg.Les 5 patients chez qui la 10-méthoxydéserpidine seule ne fut pas expé- MIGNAULT: UN ISOMÈRE DE LA RÉSERPINE 601 rimentée reçurent le produit associé à la chloro- thiazide ou l\u2019hydrochlorothiazide et la réponse fut bonne chez 3, moyenne chez l\u2019un, tandis qu\u2019il fallut continuer le pentolinium chez le dernier.Chez celui-ci, la dose nécessaire de l'agent de blocage ganglionnaire fut réduite au quart de la dose précédemment utilisée.Dans cette étude préliminaire, la 10-méthoxy- déserpidine s\u2019est révélée un hypotenseur utile, dépourvue d\u2019action dépressive même chez 4 patients qui avaient présenté de tels symptômes avec la réserpine.Il est inutile d\u2019ajouter que le nombre de patients étudiés est encore insuffisant mais les résultats obtenus méritent de pousser l'étude plus loin.Summary Following the synthesis of Reserpine, Velluz has attempted different modifications of the chemical formula leading to the discovery of multiple compounds which were subsequently tested for hypotensive and depressive action.Among these, an isomere of Reserpine, 10-Methoxydeser- pidine, has proven to be in the rat, a good hypotensive agent without having any depressive effect on the central nervous system.This study was undertaken to verify the action of the drug in human hypertension.Twenty subjects have received the medication among which 5 had to be discarded because of lack of cooperation.In the 15 patients who received 10-Methoxydeserpidine, 10 had the drug alone.Off these 10, 6 had good results, that is their blood pressure returned to normal, 1 had a fair result, that is the blood pressure dropped by more than 10 mm.Hg.(diastolic) without returning to normal and 3 did not respond.When Chlor- othiazide or Hydrochlorothiazide was added to 10-Me- thoxydeserpidine, the one patient who had a fair result and one of the two who did not respond to 10-Methoxydeser- pidine alone had their blood pressure returned to normal by this combination.Five patients were not tried on 10- Methoxydeserpidine alone but received it in association with Chlorothiazide or Hydrochlorothiazide and the response was good in three, fair in one, whereas the fifth one had to continue on with pentolinium although the dosage of the ganglionie blocking agent could be reduced to one quarter of its original dosage.Although preliminary, this study leads to believe that 10-Methoxydeserpidine is a useful hypotensive agent without depressive action on the central nervous system.It is interesting to note that among our 15 patients, 4 had to discontinue because of severe depressive symptoms.One need not add that the number of patients studied so far is inadequate but the results justify to continue the study.BIBLIOGRAPHIE 1.R.B.WOODWARD, F.E.BADER, H.BICKEL, A.J.FREY et R.W.KIERSTEAD: J.Am.Chem.Soc., 78: 2023, 1956.2.L.VELLUZ, G.MULLER, R.JOLY, J.NOMINE, J.MATHIEU, A.ALLAIS, J.WARNANT, J.VALL.R.BUCCOURT et J.JOLLY: Bull.Soc.Chim.Fr, No 5, p.673.1958. 602 w .L.VELLUZ: Ann Pharm., 17: 15, 1959.4 L.VELLUZ, M.PETERFALVI et R.JEQUIER: Compte-Rendu Séan.Acad.Sc, 247: 1905, 1958.B.J.MIR et J.J.LEWIS: J.Pharm.(Lond.), 12: 677, 1960.6.R.TRICOT, D.COLONNA et B.ALDERETE: La Presse Méd., 68: 905, 1960.Ou MIGNAULT: UN ISOMERE DE LA RESERPINE L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 7.H.GROS, M.PETERFALVI et R.JEQUIER: Algérie Méd., 63: 297, 1959.8.P.MERIEL, F.GALIMER, J.M.SUC, J.PUTOIS et J.P.BOUNHOURE: Sem.Hép., Paris, 35: 747, 1959.9.A.GERARD, J.DELAHOUSSE et M.BERTRAND: Mouvement Thérapeutique, 4: No 4, 1959.10.G.GIRAUD, H.LATOUR, P.PUECH, M.DERMEN- GHEM, G.OLIVIER et I.SIMON: Non publié.ETUDE COMPARATIVE ENTRE REACTIONS SEROLOGIQUES CONVENTIONNELLES ET REACTIONS A ANTIGENE TREPONEMIQUE Benoit ROUSSEAU et Jean-Paul DESBIENS, Division des Laboratoires, Ministére de la Santé, Province de Québec.Il se sera écoulé près d\u2019un demi-siècle avant que la géniale application du phénomène classique de Bordet-Gengou que Wassermann a faite au diagnostic de la syphilis ne parvienne à son niveau actuel de sensibilité et de « spécificité pratique ».Cette lente évolution d\u2019une méthode qui a pu survivre et s'épanouir, malgré les controverses, a été Jalonnée le long des années par des mutations successives d'importance graduellement accrue et des découvertes vraiment remarquables.Qu\u2019il suffise de nous remémorer brièvement l\u2019émondage préliminaire de plusieurs prétendues modifications après les conférences internationales du début; les autres perfectionnements apportés par la suite dans les systèmes antigénique et hémolytique au moyen de dosages de mieux en mieux balancés; l\u2019éclatante poussée de popularité de la réaction de Kahn; la mise au point des réactions d\u2019élimination; l\u2019identification de la cardiolipine; la réputation mondiale qu\u2019est en train de se gagner le VDRL; les épreuves de contrôle entre les laboratoires d\u2019état ou de province dans le but d\u2019uniformiser les méthodes; les cours de rafraîchissement donnés aux centres de recherche, bref, un souci constant de perfectionnement et de progrès digne de la confiance du grand nombre des praticiens avertis qui ajoutent foi aux examens de laboratoire et en connaissent l\u2019interprétation.D'autre part, même s\u2019il demeure immuable qu\u2019il ne fut jamais dans le rôle du sérologiste de faire le diagnostic final de l\u2019infection syphilitique, l\u2019expérience de tous les jours prouve aussi combien exagéré est très souvent le cas que les praticiens non spécialisés font d\u2019un résultat positif aux réactions de séro-diagnostie, sans même le contrôler.Maintenant que le taux d\u2019incidence de la syphilis a considérablement regressé, l\u2019évaluation des résultats des réactions maintenant dites « réactions conventionnelles » s\u2019avère de plus en plus délicate.Peut-être leur sensibilité présente vient elle même après son heure.Qu'\u2019elles entraînent un certain nombre de faux positifs biologiques et des positivités résiduelles sans grande importance, inquiète les gens du métier et fait probablement tort à nombre de personnes.Par contre, il ne faut pas non plus perdre de vue que le siècle est aux antibiotiques les plus variés.Il s\u2019en prend chaque année pour des millions de dollars avec des effets difficiles à calculer sur un nombre inconnu de syphilis latentes, à faible taux de réagines, qui auraient pu, à l\u2019occasion, être décelées à temps aux réactions ordinaires et qui ne le seront peut-être plus, sinon trop tard.Le problème de l\u2019infection syphilitique, dès lors, en demeure presque aussi complexe d\u2019année en année.Il est donc doublement heureux que l\u2019effort soutenu de tout un groupe de chercheurs, sérologistes, biochimistes, immunologistes et cliniciens nous ait valu de voir successivement apparaître des réactions à spécificité biologique authentique que l\u2019on convient généralement de désigner par les sigles de leur appellation anglaise: TPI, TPA, TPIA, TPCF et RPCF.! La valeur de ces essais, la comparaison de leur sensibilité respective aux différentes phases de l\u2019infection syphilitique, les difficultés techniques inhé- 1.TPI: immobilisation du treponema Pallidum.TPA: agglutination du Treponema Pallidum.TPIA: adhérence- disparition du Treponema Pallidum.TPCF: fixation du Complément avec un extrait de Treponema Pallidum.RPCF: fixation du Complement avec l\u2019extrait Protéinique du T.P., souche Reiter.Tf.Ji L\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 rentes à leur réalisation, la multiplicité des anticorps dont ils ont servi à révéler l\u2019existence font le sujet d'une littérature déjà volumineuse et facile à répérer Le TPA et le TPIA semblent avoir été des expériences louables, mais qui ne resteront guère que des expériences.Jusqu'à très peu d\u2019années c\u2019est la réaction de Nelson et Mayer, le TPI, qui avait préséance et à qui l\u2019on demandait le mot de la fin lorsque les réactions conventionnelles présentaient des divergences ou étaient plutôt aptes à flucter sans éclaircir le diagnostic clinique.C\u2019est ainsi que, dès la fin de 1951, la Province d\u2019Ontario avait organisé une section de laboratoire aux fins de pra- ROUSSEAU Er DESBIENS: ÉTUDE COMPARATIVE.603 Sur 78 échantillons préalablement examinés aux réactions conventionnelles, auss! bien qu'au TPI, nous avons cru qu\u2019il serait intéressant de comparer tout d\u2019abord le TPCF et le RPCF.Ces échantillons provenaient pour la plupart de cliniques d\u2019hôpitaux.Les résultats obtenus sont donnés dans le tableau I.Dans ce premier groupe de résultats, les réactions ne sont comparées entre elles que pour leur valeur propre.Il n\u2019est tenu compte d\u2019aucun renseignement clinique.Aux fins d\u2019évaluer la sensibilité des méthodes employées, nous avons attribué au TPI une sensibilité de 100%, ce qui nous paraît d\u2019autant moins arbitraire que la moyenne d\u2019âge des cas soumis est de 45 ans.C\u2019est ainsi que, vis-à-vis TABLEAU l Comparaison entre TPI, TPCF, RPCF, Kolmer & Kahn.TPCF RPCF Kolmer CF Kahn P D N P D N P D N P D N P 35 4 5 37 1 6 34 1 9 16 17 11 Yo 44.9 5.1 6.4 47 4 1.3 77 43.6 1.3 11.5 20.5 218 14.1 TP N 5 2 27 5 3 26 4 3 27 10 12 12 Yo 6.4 26 34.6 6.4 3.9 33.3 5.1 3.9 34.6 12.8 154 154 Sensibilité: TPI: 100%; TPCF: 977%; RPCF: 101.2%: Kolmer: tiquer cette réaction qui venait tout juste d\u2019être publiée.Depuis le début de 1955, existe maintenant au Laboratoire d\u2019Hygiène du Ministère de la Santé et du Bien-Etre Social un service du même genre pour le bénéfice des médecins de tout le pays, pourvu que les échantillons de sang soient d\u2019abord soumis au contrôle du Laboratoire Central de Santé de chaque Province.Sous la direction du Dr R.H.Allen et la responsabilité immédiate du Dr G.Kimm, ce service fonctionne d\u2019une façon impeccable.Le nombre des cas où le test est indiqué est nécessairement peu élevé et les praticiens de la présente génération sont loin d\u2019être encore tous au courant de sa signification exacte.La mise au point du TPCF a créé une impression pour le moins très grande.À l\u2019encontre du TPI la réaction exige beaucoup moins de manipulations délicates et son usage est à la portée de la plupart des Laboratoires.Par la suite, des études sérieuses ont aussi démontré que le RPCF, une fois son antigène épuré, semblait sensiblement se rapprocher du TPCF, le tréponème avirulent de la souche Reiter contenant un antigène qui serait commun à celui du Tréponème virulent, et l\u2019extraction de sa fraction protéinique étant relativement simple.922%; Kahn: 92%.de la réaction de base, la sensibilité des autres, calculée suivant les normes habituelles, s\u2019établit, tel qu'indiqué ci-haut: TPI 100%; TPCF 97.7%; RPCF 101.2%; Kolmer 92.2%; Kahn 92%.Il importe de noter ici que la sensibilité de Kol- mer repose plutôt sur des cas franchement positifs, et peu de douteux, alors que l\u2019inverse se présente pour le Kahn.Impressionnés par la sensibilité véritablement remarquable du RPCF, nous avons par la suite entrepris de soumettre à ce test 443 échantillons ayant donné des résultats divergents au Kolmer et au Kahn.Les résultats obtenus sont compris dans le tableau IT.La concordance de sensibilité entre le RPCF et le Kolmer s\u2019est établie à 952%, tandis qu\u2019entre le RPCF et le Kahn elle n\u2019a été que de 54.1%.Ces résultats montrent aussi que 35 échantillons ont été trouvés négatifs au Kolmer (7.9%) et 156 au Kahn (35.2% ) alors qu\u2019ils furent trouvés positifs au RPCF.Par ailleurs, sur les échantillons négatifs, au RPCF, le Kolmer a donné 30 positifs et 11 douteux, au total 8%, tandis que le Kahn a donné 35 positifs et 33 douteux, soit 116%. 604 ROUSSEAU Er DESBIENS: ÉTUDE COMPARATIVE.l'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 TABLEAU 2 Résultats du RPCF sur 443 échantillons montrant une divergence entre les tests de Kolmer et de Kahn.Kolmer Kahn P D N P D N P 234 25 35 53 85 156 Ho 52.8 5.6 7.9 12 19.2 35.2 D 12 12 19 11 25 7 RPCF To 2.7 2.7 4.3 25 5.6 1.6 N 30 11 65 35 33 38 To 6.8 2.5 14.7 79 74 8.6 Concordance de sensibilité avec le RPCF: Kolmer 95.2%, Kahn 54.1%.Parmi les échantillons qui font l\u2019objet de notre première comparaison (tableau I), il nous a été possible d\u2019obtenir par la suite des renseignements plus précis sur la provenance d\u2019un certain nombre d\u2019entre eux.Trente avaient été prélevés chez des malades considérés comme syphilitiques, au point de vue clinique.Pour ces cas définis nous avons voulu mettre plus spécialement en regard les résultats obtenus tant aux réactions spécifiques qu\u2019aux réactions conventionnelles.C\u2019est ce qui constitue notre tableau III.trois réactions spécifiques; TPI, TPCF ct RPCF.Les observations offertes démontrent simplement que l'adoption de l\u2019une d\u2019entre elles, comme réaction de diagnostic, devient rapidement souhaitable pour un laboratoire d\u2019Hygiène Publique mais que, d\u2019un autre côté, étant donnée l\u2019habituelle rareté des renseignements nécessaires, certaine prudence devra être exercée avant qu\u2019il soit décidé de tout changement radical.Pour l'instant, il semble cependant y avoir peu de raisons pour désirer voir les « Unités » de TPI TABLEAU 3 Résultats comparatifs entre les tests conventionnels et le TPI, le TPCF et le RPCF, sur 30 échantillons provenant de patients considérés comme syphilitiques.P Vo D Te N Ye TPI 28 93.3 2 6.7 TPCF 24 80.2 6.7 4 13.3 RPCF 24 80.6 20.Kolmer 22 73.3 2 6.7 6 20.Kahn 14 46.7 7 233 9 30.Sans qu\u2019il ait toujours été possible d\u2019établir de façon certaine la phase de l'infection au moment des examens sérologiques il est intéressant de noter que, dans ce groupe d\u2019échantillons, le TPCF et le RPCF ont montré une concordance remarquable de positivité franche, soit 80%, tandis que les réactions conventionnelles ont accusé une sensibilité nettement inférieure.Résumé Cette courte étude n\u2019ajoute que bien peu aux comparaisons très élaborées déjà faites entre les se multiplier au pays.Quant au TPCF, d\u2019autres laboratoires peuvent avoir déjà fait leurs propres essais et lui avoir accordé leur préférence.En ce qui nous concerne, nous avons toutefois l'impression qu\u2019à sensibilité moyenne égale, sinon supérieure, le RPCF,! dont l\u2019exécution est comparable mais le coût notablement moins élevé, mérite la préférence.C\u2019est le test dont nous nous proposons de poursuivre plus spécialement l\u2019étude, en ayant recours, 1.Nous nous faisons un devoir de mentionner que nos essais avec le RPCF ont été faits avec l\u2019antigène que nous a gracieusement fourni Organon Inc, le Ryprogen. L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 pour les enquêtes auprès des médecins, aux bons offices du Service Social de notre Division des Maladies Vénériennes dont la constante collaboration nous est toujours extrêmement précieuse.Summary The purpose of this short study is merely to add a few more data to the very elaborate comparisons, already published, of results obtained from the three specific tests: TPI, TPCF and RPCF.The observations presented show simply that the adoption of one or another of them is rapidly becoming very desirable as a diagnostic test for public health laboratories but that, on the other hand, in view of the usual lack of necessary clinical information ROUSSEAU rr DESBIENS: ÉTUDE COMPARATIVE.605 regarding cases, a measure of prudence must be exercised before any radical change in tests is decided upon.For the present, there appears to be little reason for multiplying TPI centers throughout the country.As regards the TPCF test, other laboratories may already have made their own studies of it and accorded it their preference.So far as our own laboratory is concerned, we have the impression that the RPCF test, with its average sensitivity equal, if not superior, to the others, with its comparable performance and its mutch lower cost, is the method of choice.We propose to pursue, especially, the study of this procedure, with recourse to enquiries to physicians through the good offices of the Social Service of our Division of Venereal Diseases, the constant collaboration of which is always of the utmost value. 606 ÉDITORIAL L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) ° Bulletin de I\u2019Association des Médecins de Langue Francaise du Canada (Fondée a Québec en 1902) Tome 90, No 6 \u2014 Montréal, juin 1961 PROPOS SUR LES MÉNINGITES À VIRUS Il y a dix ans, Enders découvrait l\u2019action cytopathogène des virus sur des cellules de mammifères, cultivées en tube au laboratoire.Cette technique a permis la découverte de nombreux virus jusqu\u2019ici inconnus et qui causalent en pratique médicale des infections très fréquentes.Maintenant, le laboratoire clinique apporte une aide précieuse quant à la recherche des virus chez les patients ainsi infectés.En effet, il est très facile d\u2019isoler ces virus ou d\u2019en rechercher les anticorps correspondants, qui apparaissent dans le sang des patients.Le groupe des méningites virales dénommées aseptiques, quoique possédant une unité clinique, présente en réalité, une pluralité étiologique.Ces méningites donnent un liquide céphalo-rachidien clair, avec légère augmentation des leucocytes et de l'albumine, et un glucose normal ou légèrement élevé.Le clinicien devant tout syndrome méningé, même au cours d'épidémie de poliomyélite, doit exécuter l'analyse complète du liquide, en vue de détecter, par hasard, parmi ces cas, les méningites bactériennes, lesquelles contrairement aux virales, sont accessibles par l'antiblothéra- ple.Parmi les méningites à liquide clair, 1l faut différencier celles dues au bacille tuberculeux et aux leptospires, de celles provoquées par les virus.Il est difficile de faire une classification stricte entre les ménin- go-encéphalites et les méningites.Alors, nous diviserons les atteintes du système nerveux par les virus de la façon suivante: L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 1 \u2014 Les encéphalites transmises par les arthropodes: Encéphalite équine est, ouest, St-Louis, etc.Ces Infections sont inexistantes ou exceptionnelles au Canada.2.\u2014 La chorioméningite lymphocytaire due au virus d\u2019Armstrong et transmise par les souris.Cette méningite semble trés rare au Canada.3 \u2014 Les méningites ou méningo-encé- phalites survenant lors de certaines infections, à savoir: 1° Maladies virales éruptives telles que rougeole, varicelle, rubéole, vaceine; 2° Maladies à manifestations ganglionnaires, telles que mononucléose infee- tieuse, lymphoréticulose bénigne d\u2019inoculation; 3° L'hépatite infectieuse; 4° Maladies respiratoires virales, telles que l\u2019influenza et les maladies à Adénovirus.4 \u2014 Les méningites cliniquement primitives dues aux virus des Oreillons et de l'Herpès.5\u2014 Les méningites dues aux Entérovi- rus: Coxsackie, Echo, poliomyélitiques.S1 le laboratoire peut arriver à préciser le virus en cause dans les méningites ou méningo-encéphalites, le clinicien dans son questionnaire, en se basant sur les données épidémiologiques peut lui aussi parvenir à préciser l\u2019étiologie virale exacte; en effet.si le syndrome méningé peut être causé par différents virus, d'autre part, il faut connaître qu'un même virus peut être la cause de différents syndromes cliniques bien définis.Parmi les syndromes méningés les plus fréquemment observés, citons ceux causés par le virus des Oreillons, le virus de l\u2019Herpès, ceux consécutifs aux maladies virales éruptives et enfin, le groupe très important causé par les Entérovirus, qui sera étudié spécialement et qui se rencontre du mois de mai à octobre.Les virus poliomyélitiques au nombre de trois se cultivent bien sur les cultures de cellules (rein de singe et cellules Hela) et donnent des lésions chez le singe seulement.Ces virus causent en plus du syndrome méningé, de très nombreuses infections in- apparentes et indifférenciées, à savoir: état L\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 grippal, pharyngite, diarrhée.Cependant, ces virus ont la propriété de causer fréquemment des paralysies transitoires et surtout permanentes, signant une atteinte spinale ou bulbaire.Les virus Coxsackie découverts par Dall- dorf en 1948, se cultivent sur les cellules (rein de singe et cellules Hela), sauf plusieurs du groupe A, et donnent chez les souriceaux nouveau-nés, des lésions différentes suivant qu'il s\u2019agit du groupe A ou B.Les virus Coxsackie A au nombre de 24, dont quelques-uns seulement se cultivent sur cultures de cellules, provoquent une dégénérescence massive des muscles volontaires striés chez les souriceaux, caractérisés par une paralysie flasque.Ces virus provoquent des méningites et aussi l\u2019herpan- gine; maladie caractérisée par l\u2019élévation de la température et la présence de vésicules dans larriére-gorge.Le virus Coxsackie A7, considéré par les Russes comme un virus Polio type IV, serait dû à une variante plus virulente que le prototype Coxsackie A7 rencontré ailleurs dans le monde.Le virus Coxsackie Ais est aussi capable de provoquer des atteintes musculaires chez les Jeunes enfants.Disons que ces virus Cox- sackie A7 et À 14, en plus de leur pathogé- nicité pour les souriceaux, causeralent des atteintes du système nerveux chez le singe.Le virus Coxsackie As est une cause fréquente de méningites aseptiques avec parfois atteinte encéphalitique.Ce dernier virus, ainsi que les Coxsackie A» et As, provo- queralent, semble-t-il, des maladies fébriles accompagnées d\u2019exanthéme.Un cas de péricardite bénigne aurait été rapporté à la suite d\u2019une infection par le virus Cox- sacklie Ai.Enfin, les virus Coxsackie A sont souvent associés aux virus poliomyélitiques chez l'être humain, par conséquent, avant d'attribuer une paralysie à ces virus, on doit prendre soin de bien rechercher la présence de virus poliomyélitiques associés.Le groupe Coxsackie B au nombre de 6, se cultivent sur cultures de cellules (rein de singe et cellules Hela) et provoquent sur ÉDITORIAL 607 les souriceaux nouveau-nés, des lésions, en foyer, des muscles striés, des lésions inflammatoires de la graisse interscapulaire évoluant vers la nécrose, et une encéphalite diffuse intéressant la matière grise corticale et les lepto-méninges; il y a des tremblements, des spasmes et des paralysies chez les souriceaux.Ces virus provoquent en clinique des infections sérieuses et fatales, chez le nouveau-né, contrairement à la bénignité chez les adultes.En effet, les nouveau-nés présentent une myocardite inters- titielle (Myocardite de Fiedler), avec encéphalite associée souvent à une atteinte hépatique.Cette infection peut être transpla- centaire et alors, il est important de rechercher chez la mère un épisode grippal quelques jours avant la naissance.Aussi, en épidémie de Coxsackie B, le personnel atteint prenant soin des nouveau-nés peut leur transmettre l'infection.Chez les adultes, à côté des formes non caractérisées cliniquement et étiquetées « état grippal », ces virus causent la maladie de Bornholm: spasmes douloureux à intervalles variés, situés au niveau du thorax ou de la partie haute de l'abdoment, et exagérés par la respiration.Parfois, ces spasmes sont localisés aux membres.Le patient présente de la fièvre et de la céphalée.Chez 5% des individus atteints, un syndrome méningé se développe vers la fin de la 1ère semaine; cette complication est plus fréquente chez les enfants et souvent existe seule.Enfin 5 à 10% des adultes présenteraient, vers la fin de la 2e semaine, une orchite.Chez les enfants, il y eût des cas de péricardite et de myocardite observés.Dans les syndromes méningés dus aux Coxsackie B, il n\u2019est pas rare d'observer des faiblesses transitoires des membres ou du tronc, mais il existe aussi des cas d'atteinte paralytique plus sévère, mais exceptionnels, attribués à ces virus.Il est intéressant de noter, contrairement aux Coxsackie A, que les virus Coxsackie B ne s'associent pas aux virus poliomyélitiques: il y aurait une interférence entre ces deux virus.Par conséquent, l'existence d\u2019une épidémie de pleurodynie diminuerait le 608 taux d'incidence des infections poliomyélitiques.Enfin, les virus Echo au nombre de 28, dont le rôle en pathologie humaine commence à être connu, ne sont pas pathogènes pour les animaux de laboratoire et leur culture se fait sur les cellules de rein de singe et non sur les cellules Hela.Maintenant, nous savons que la plupart des Entérovirus sont neuropathogènes, de même que les Echo.Ces derniers semblent très répandus et se rencontrent plus souvent que les autres comme parasites transitoires du tube digestif sans y causer des syndromes infectieux différenciés.Les virus Echo, 4, 6, 9, 16, ont été rencontrés presqu\u2019exclusivement chez des individus atteints de méningite aseptique et possèdent une allure épidémique.Ces quatre virus et probablement les virus Echo 2 et 14 sont susceptibles de causer des syndromes méningés avec exanthème, surtout chez les jeunes enfants et même des paralysies légères transitoires.Un exemple typique est le virus Echo 9, dont l\u2019éruption apparaît durant la fièvre, sans adénopathie post-auriculaire et cause une atteinte encé- phalitique plus marquée que les autres virus Echo, avec vertige, nystagmus, ataxie, parfois coma.Dans certains cas, il y a atteinte hépatique et aussi l\u2019éruption prend l'aspect de pétéchies et simule une ménin- gococcémie.Quant au virus Echo 16, agent causal de l\u2019exanthème de Boston, l\u2019éruption apparaît quelques heures ou jours après la chute de la température.Les virus Echo 1, 3, 9, 7, 13 ont déjà été isolés dans des cas ÉDITORIAL L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 de méningites aseptiques.Parmi les autres entités morbides, il y a les diarrhées d\u2019 été, surtout chez les jeunes enfants en bas d\u2019un an.Un exemple type est une épidémie chez des prématurés avec isolement de virus Echo 18.D'autre part, certains virus Echo, à savoir Echo 8, 10 (Réovirus), 20, cause- ralent des symptômes respiratoires et entériques et se rencontreraient plus fréquemment durant la saison froide.En conclusion, les méningites virales présentent ordinairement un liquide céphalo- rachidien clair, contenant environ 300 cellules avec prédominance de lymphocytes, exception faite du début de l'infection à prédominance de polynucléaires.L\u2019albumi- norachie est environ de 100 mgms %.Le glucose est normal ou légèrement augmenté.Si les virus poliomyélitiques ne peuvent être isolés qu\u2019exceptionnellement du L.C.R., les virus Echo et Coxsackie méritent d\u2019être recherchés dans le L.C.R.Dans tout cas suspect de méningite virale, on doit prélever un sérum immédiatement pour qu\u2019il puisse être considéré comme sérum précose: plus ce sérum est prélevé au début de l'infection, plus la variation des anticorps en comparaison de ceux du sérum tardif prélevé 14 jours après le premier sérum sera significative.Aussi en plus de la recherche des virus dans le L.C.R,, citée ci-haut, des échantillons de lavage de gorge et des matières fécales doivent être envoyés au laboratoire de virologie, pour culture sur cellules de rein de singe et Hela et s\u2019il y a lieu inoculation aux souriceaux.Bernard MARTINEAU. VARIÉTÉS JUSTICE POUR LE MALADE MENTAL * Camille LAURIN.2 La psychiatrie s\u2019impose désormais à l\u2019attention générale.Elle envahit les journaux, les revues, les ondes, le cinéma et la télévision.Elle occupe une place importante dans le programme des Facultés de Médecine.Elle est pratiquée au sein même de l'hôpital général et de la communauté par des psychiatres dont le nombre est en rapide progression.Le fait est d'autant plus heureux que jusqu'ici médecine et société n\u2019ont guère eu à se glorifier de leur attitude à l'endroit de la maladie mentale.Avec Hippocrate, la médecine avait pourtant pris un bon départ.Le patriarche de Cos s\u2019était élevé contre les préjugés et les superstitions de l\u2019époque.Il ne voyait pas dans la maladie, physique ou mentale, un effet de la colère des dieux, mais un phénomène naturel qu\u2019il ne fallait observer et tenter d\u2019expliquer que par des méthodes et hypothèses strictement rationnelles.C\u2019est ainsi qu\u2019il fut amené à soupçonner l\u2019importance de l\u2019interaction des facteurs psychologiques et physiologiques dans la genèse de certaines maladies, ainsi qu\u2019en témoignent plusieurs de ses aphorismes, son refus d\u2019accoler à l\u2019épilepsie le terme alors courant de « maladie sacrée » et le nom de mélancolie (bile noire) qu\u2019il donna à ce désordre de l'humeur qu\u2019on appelle au- Jourd\u2019'hui dépression.Mais cette promesse devait demeurer sans lendemain.Les successeurs d\u2019Hippocrate piétinent sur place et après la mort de Galien en l\u2019an 200 après Jésus-Christ, la médecine s\u2019endort pour de longs siècles.Avec l\u2019avènement du christianisme, l\u2019accent est mis sur l\u2019âme et le salut.Il est enjoint au chrétien de prendre sa part de l\u2019œuvre de la Rédemption, de mortifier son corps, de pratiquer la vertu et de tout mettre en œuvre pour se mériter le bonheur éternel.Dans une société encore toute proche de la barbarie, cet idéal se heurtait aux traditions établies et à des instincts érotiques et agressifs dont la domestication était à peine commencée.L\u2019existence individuelle apparaissait donc comme un 1.Conférence prononcée le 20 avril 1961, devant le Club Richelieu-Montréal Inc.2.Directeur scientifique à l\u2019Institut Albert-Prévost et directeur du Département de Psychiatrie de l\u2019Université de Montréal.champ clos où les forces du bien et du mal se livrent un combat acharné.Comme le dit Zillboorg, même si l\u2019homme succombe à une maladie qui pervertit ses perceptions, son imagination et ses fonctions intellectuelles, on est alors d\u2019avis qu\u2019il le fait de son propre chef, qu'il se soumet volontairement aux désirs de Satan.Ce n\u2019est pas le démon qui trompe l\u2019homme.C\u2019est l\u2019homme qui choisit de succomber et il doit endosser cette responsabilité.Non seulement doit-il être puni mais 1l faut délivrer son âme de ce corps de mort.En brûlant celui-ci, on permet à l\u2019Âme immortelle de se libérer de l\u2019emprise du mal et des ténèbres.Bien avant d\u2019être exposées dans le Malleus Male- ficarum, en 1484, ces thèses ont justifié l\u2019envoi au bûcher de milliers de malades mentaux.Pour leur part, les humanistes de la Renaissance s\u2019opposent a 1dentifier ainsi péché, maladie mentale, hérésie et sorcellerie.Paracelse (1493-1541) rejette la démonologie, Louis Vives (1492-1540) essaie d\u2019établir un lien entre émotions et comportements.Johann Weyer (1515-1588) démontre que les maladies mentales ne relèvent que de causes naturelles.Leurs efforts portent finalement leur fruit et le Malleus Maleficarum est relégué aux oubliettes.Mais ce n\u2019est là qu\u2019un progrès relatif.Si le malade mental échappe désormais au bras séculier, on n\u2019éprouve guère plus d'intérêt et de sympathie à son endroit.Ses symptômes continuent d\u2019inspirer l\u2019angoisse ou la terreur et on le retrouve dans les prisons, avec un boulet au pied, ou dans des colonies 1solées comme celle de Gheel, en Belgique, où on l\u2019utilise comme main-d'œuvre.La médecine se réveille au même moment de son long sommeil.Reprenant les idées de Francis Bacon (1561-1626), Descartes les pousse jusqu\u2019à leur terme logique.Il rejette les conceptions scholastiques et soutient que l\u2019union de l\u2019âme et du corps n\u2019est qu\u2019accidentelle, que la composante spirituelle de l\u2019homme doit rester l\u2019objet de la philosophie et de la théologie mais que les sciences de la nature, dont la médecine, doivent se réserver désormais l\u2019étude exclusive de sa composante matérielle.Ainsi limitée dans son objet et débarrassée de la tutelle des philosophes, la médecine se forge rapidement 610 ses propres méthodes d'investigation et jette les bases de ce merveilleux édifice scientifique que nous connaissons aujourd\u2019hui.Mais s\u2019il favorise l\u2019essor de l'anatomie et de la physiologie, le dualisme cartésien ne se prête pas à une véritable compréhension de la maladie mentale.Par ses aspects psychologiques, celle-ci échappe à la médecine et paraît davantage relever de la philosophie et de la psychologie.Si la médecine prétend malgré tout s\u2019en occuper, ce ne peut être que sous l\u2019angle de la causalité organique.Dans les deux cas, on n\u2019envisage qu\u2019une partie de la réalité et l\u2019on débouche sur des perspectives tronquées.Pendant qu\u2019on se dispute ainsi à leur propos, les malades mentaux croupissent encore dans les prisons.On tente parfois de secouer leur folie au moyen d'émétiques ou de chaises tournantes.Mais ces manœuvres cruelles ne guérissent personne.Philippe Pinel (1745-1826) fait enfin tomber leurs chaînes, humanise leurs conditions de vie et s\u2019attache à décrire minutieusement leurs symptômes.La psychiatrie réintègre alors le champ de la médecine mais pour y faire durant longtemps figure de parente pauvre.En même temps qu\u2019or décrit et classifie les maladies mentales, on essaie d\u2019en trouver le substratum organique.On y réussit pour la paralysie générale, les démences séniles et certains états d'arriération mentale, mais on y échoue pour la psychose maniaco-dépressive et la schizophrénie dont sont pourtant affectés la plupart des malades.Pour rester fidèle à la conception organiciste, il n\u2019y a plus alors qu\u2019à postuler l\u2019existence d\u2019une dégénérescence cérébrale de type héréditaire, dont la science arrivera bien un jour à faire la preuve.En attendant, le psychiatre se trouve en face de maladies mystérieuses ou réputées incurables pour lesquelles on ne connaît aucun traitement.C\u2019est ce défaitisme et ce nihilisme thérapeutique qui ont inspiré vers la fin du siècle dernier toute la politique de l'assistance psychiatrique.Le malade mental n\u2019est certes plus enchaîné mais son allénation n\u2019en reste pas moins totale.Dépossédé de ses droits civils, arraché à une société qu\u2019il effraie et scandalise, coupé de son milieu familial, il est parqué dans de gigantesques institutions asilaires où il mènera jusqu\u2019à la fin de ses jours une existence de reclus.Le médecin lui dispense les soins physiques qui l\u2019empêcheront d\u2019accéder trop tôt à une vie meilleure, contrôle ses débordements, surveille barreaux et verrous afin qu\u2019il n\u2019aille pas troubler la quiétude des hommes civilisés, l\u2019occupe aux travaux serviles qu\u2019exige la bonne marche de l'institution et essaie même de l\u2019intéresser aux ac- LAURIN: JUSTICE POUR LE MALADE MENTAL L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 tivités réeréatives.11 sait qu\u2019il ne peut faire davantage cet 1l finit souvent par se résigner lui-même à son Impuissance.Prisonnier de ses malades, lui aussi coupé du monde des vivants et de la science qui se fait, il arrive que son ressort s\u2019émousse et qu\u2019il s\u2019enkyste dans le rêve ou l\u2019amertume.Pendant ce temps, le malade continue sa marche régressive.Aux symptômes spécifiques de sa maladie, qui peuvent d\u2019ailleurs s\u2019être atténués à l\u2019insu de tous, s\u2019a- Joutent ceux de la déshumanisation qu\u2019amène forcément la prolongation d\u2019une existence aussi morne que désespérée.L'individu perd l'expérience du contact humain authentique, l\u2019habitude et le goût de la compétition et du dépassement.S\u2019il n\u2019aime plus assez pour se projeter vers un idéal, il a aussi trop peu d\u2019estime de soi pour s\u2019intéresser à son existence personnelle.Au terme du processus, il sombre dans un autisme, une inertie, un automatisme auxquels se heurte comme à un roc toute tentative de réhabilitation.Or, c\u2019est précisément au moment où dix-neuf siècles de civilisation chrétienne déposent ce pitoyable bilan, au moment où se multiplient dans tous les pays ces sinistres villes fermées bâties à prix d'or que la science psychiatrique prend son véritable élan.C\u2019est à un médecin juif, Sigmund Freud.que revient l'honneur d\u2019avoir brisé les reins à ce dualisme cartésien qui n\u2019avait profité, durant des siècles, qu\u2019à la médecine mécaniciste.Dans son approche de la névrose, il utilise d\u2019abord ses concepts de biologiste.Mais dès qu\u2019il se rend compte de leur inadaptation à l\u2019objet de son étude, il les corrige ou les abandonne, met au point une technique d'investigation qui lui permet de plonger dans l'univers du malade, articule les données de la vie inconsciente et consciente, actuelle et infantile, ins- tinétuelle et mentale, démonte la structure de la personnalité, débrouille l\u2019énigme des symptômes, énonce les lois de l\u2019interprétation et les conditions de la guérison.Bien que moins efficace dans le traitement des phychoses, la méthode psychanalytique classique permet du moins de mettre en lumière la fonction défensive et gratifiante des divers délires d\u2019influence, de persécution et de grandeur, les carences et traumatismes affectifs de la première enfance qui font le lit de la schizophrénie, de la manie et de la dépression.S\u2019appuyant sur ces données, Sechehaye, Federn, Rosen, From-Reichmann, Ackermann, ete.poussent davantage leur étude du processus psychotique, proposent une thérapeutique plus adaptée qu'ils modifient sans cesse à la lumière de l\u2019expérience et dont l\u2019efficacité ne cesse de s\u2019accroître. L\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 Avec le même courage et la même patience, on tente de scruter la nature, le mécanisme, les causes et les buts inconscients des perversions et de la conduite criminelle.Ces efforts inspirent un programme de réhabilitation dont l\u2019intérêt et le succès sont assez grands pour qu'il s\u2019impose à l'attention des juges et du législateur.Cette exploration des structures psychologiques ne fait pas oublier pour autant les facteurs somatiques.C\u2019est au niveau des organes que les conflits hystériques trouvent leur mode pathologique de résolution.Quand elle ne peut trouver à s\u2019exprimer suffisamment sur le mode psychique, l\u2019angoisse vient refluer, par l\u2019intermédiaire du système neuro-endo- crinien, vers des viscères dont elle altère plus ou moins le fonctionnement.Les conflits mal résolus, les tensions et les traits névrotiques que l\u2019on retrouve chez le malade organique sont tout aussi importants à étudier du point de vue de la causalité et de la thérapeutique que ne le sont les symptômes physiques qui acompagnent la névrose d\u2019angoisse, la dépression et la schizophrénie.La psychologie médicale jette ainsi le pont entre psychiatrie et médecine traditionnelle, inaugure l\u2019ère de la médecine psychosomatique et donne à la clinique la dimension humaniste qui lui manquait.Pendant que se prépare cette révolution, les disciplines pré-médicales se rapprochent elles aussi de la psychologie.L\u2019analyse procède de l\u2019organe au tissu, puis à la cellule, puis au chromosome, puis au gène, puis à la structure physico-chimique de la matière vivante.Une fois connues les propriétés des organes, on étudie le jeu subtil et varié de leurs rapports réciproques et les grands systèmes d\u2019intégration qui y président.Après avoir suivi leur propre voie, anatomie, physiologie, bio-chimie découvrent qu\u2019elles ne peuvent échapper à l'impasse que si elles conjuguent leurs ressources et intègrent leurs apports respectifs.Leur inéluctable évolution les amène à s\u2019interroger chaque jour un peu plus sur le cerveau, ce carrefour incroyablement compliqué où convergent et d'où partent toutes les routes, ce laboratoire parfaitement équipé qui dispense l\u2019instrumentation et les précieuses substances nécessaires aux échanges vitaux et surtout ce lieu secret où se déroule la mystérieuse alchimie qui transforme la matière en pensée.Les disciplines pré-médicales ne peuvent alors que faire droit à la variable psychologique et l\u2019introduire dans leurs schèmes conceptuels et expérimentaux, ainsi d\u2019ailleurs que l\u2019ont amplement démontré les travaux de Cannon, Pav- lev, Laborit et Selye.Ces investigations, depuis longtemps commencées, nous ont déjà valu la dé- LAURIN: JUSTICE POUR LE MALADE MENTAL 611 couverte de nombreuses substances possédant une action stimulante, inhibitrice, dépressive ou tonique sur le système nerveux central et périphérique.On a vite utilisé ces sédatifs, hypnotiques, antispasmodiques et euphorisants dans le traitement des maladies mentales.Des recherches récentes ont permis d\u2019ajouter a cet arsenal thérapeutique toute une série de neuroleptiques et tranquillisants qui inhibent l\u2019agitation, réduisent les délires, apaisent l\u2019angoisse et tonifient l\u2019humeur.Avec la convulsivothérapie qui reste l\u2019arme de choix dans la dépression psychotique, ces médicaments constituent de puissants moyens d'action dont on est actuellement à préciser l\u2019emploi.Cette première moitié du vingtième siècle aura donc été un âge d\u2019or pour la psychiatrie.La stérilité doctrinale et le défaitisme thérapeutique ont disparu de l'horizon scientifique.La médecine moderne est une médecine de l\u2019homme total en situation.Les chercheurs et praticiens de toutes disciplines ne pratiquent plus maintenant l\u2019ostracisme et contribuent, chacun selon son optique et ses méthodes propres, à l\u2019augmentation du savoir commun.Nos connaissances sur la structure et le développement de la personnalité normale et pathologique nous permettent une meilleure compréhension du processus morbide et des diverses psychoses, névroses, perversions et psychopathies.Grâce à la psychothérapie et à la pharmacologie, nous pouvons réduire rapidement les réactions psychotiques aiguës, épargnant le plus souvent au patient l\u2019internement et la perte de ses droits civils.Avec l\u2019aide du psychologue, du travailleur social, de l\u2019infirmière et du thérapeute d\u2019occupation qui constituent l\u2019équipe thérapeutique, nous pouvons faire un diagnostic exact, comprendre les besoins du malade, lui donner les satisfactions nécessaires à sa restructuration, modifier l'entourage familial et professionnel de façon à ce que celui-ci prenne sa part du travail de réhabilitation.Par une analyse bien conduite de la personnalité du malade, nous pouvons l\u2019amener à prendre une meilleure conscience de lui- même, lever les obstacles qui ont freiné ou gauchi son évolution, mobiliser ses forces vives et l\u2019aider à réaliser ses possibilités.Ces techniques permettent de guérir ou d'améliorer considérablement la plupart des névroses, un nombre très appréciable de psychotiques et en particulier de schizophrènes.La période d\u2019hospitalisation requise varie entre 10 jours et 3 mois, le traitement devant ensuite être continué en clinique externe ou au bureau.Les chances de guérison diminuent avec la prolongation de l\u2019accès.Mais elles demeurent bonnes, 612 à condition toutefois que la cure soit menée avec vigueur, par une équipe comportant tous ses éléments, dans un climat hospitalier où les préoccupations et activités de chacun sont centrées sur la resocialisation.On a pu obtenir ainsi des améliorations inespérées chez des schizophrènes hospitalisés depuis 20 ans.Il semble malheureusement qu\u2019il doive s\u2019écouler du temps avant que la totalité de nos malades mentaux ne profitent des ressources de la science.La société éprouve encore à leur endroit une crainte et une hostilité sourdes.Malgré toutes les bonnes raisons invoquées, leur exclusion du plan d\u2019assu- rance-hospitalisation accentue ces préjugés et confirme la conviction secrète de ces malheureux d\u2019appartenir à une espèce humaine inférieure.Il est vrai que l'hôpital général, les cliniques spécialisées, les psychiatres en pratique privée et l'hôpital mental lui-même traitent avec succès un nombre tou- Jours plus grand d\u2019affections psychiatriques prises à leur début.Mais cette organisation encore bien Imparfaite n\u2019existe que dans les grandes villes, ce qui augmente le coût et limite la durée, la fréquence et l'efficacité du traitement pour les malades des petits centres, quand d\u2019ailleurs ceux-ci arrivent à se le procurer.L'emploi massif des nouveaux médicaments a certes transformé l\u2019atmosphère des grands hôpitaux psychiatriques.Les malades y sont plus calmes, délirent moins, prennent un meilleur soin de leur tenue personnelle.Les mesures de sécurité ne sont plus aussi nécessaires, ce qui a été confirmé par les bons effets du régime de la porte ouverte dans certains hôpitaux anglais et américains.Mais il reste que ces hôpitaux ont été conçus pour un autre Âge, LAURIN: JUSTICE POUR LE MALADE MENTAL L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 qu'ils vont dans le sens des préjugés populaires, qu\u2019ils favorisent l\u2019aliénation et qu\u2019ils se prêtent mal à une politique de réhabilitation.Il faudrait done cesser d\u2019en construire, ce qui se fait encore malheureusement, y compris dans notre Province, comme en témoignent trois exemples récents.Quant à ceux que nous possédons, il faut les transformer au plus tôt en centres de traitement actif, les scinder en unités fonctionnelles diversifiées et dotées chacune du personnel scientifique adéquat, reviser les procédures d\u2019internement et de curatelle afin d\u2019y admettre des malades en cure libre, enlever barreaux, verrous, grilles et gardes dans les sections où sont traités les malades paisibles, rapprocher enfin par tous les moyens les malades de cette société à laquelle ils doivent éventuellement retourner pour y trouver leur place.Un effort analogue devrait être fait pour les déficients mentaux dont une proportion beaucoup plus grande qu\u2019on ne croyait est encore éducable.Il en coûtera certes beaucoup d'argent pour que l\u2019organisation de l\u2019assistance psychiatrique se mette au pas de la science, pour que nos universités forment le nombre de psychiatres, d\u2019infirmières, de travailleurs sociaux, de thérapeutes d\u2019occupation dont nos Institutions ont besoin, pour que nos hôpitaux psychiatriques puissent payer le nombreux personnel spécialisé qu\u2019exige le traitement de tous les malades pour qui existe encore une chance de réhabilitation.Mais nos vingt mille malades mentaux internés constituent un passif autrement plus lourd.Nous avons dépensé $450,000,000 depuis 25 ans pour leur seul entretien.Il est temps que nous dépensions davantage, mais cette fois pour les aider à retrouver la santé et le bonheur auxquels ils ont droit. da : L'EUTHANASIE OU LE MEURTRE PAR PITIE Chanoine Philippe DELHAYE, Institut supérieur de Sciences religieuses, Université de Montréal.LE PROBLÈME DE L\u2019EUTHANASIE Il n\u2019est pas rare de lire dans les journaux qu\u2019une personne a donné la mort « par pitié» à un être cher.Un coup de révolver, une piqûre, enlèvent ainsi un malade à ses souffrances ou un enfant à un avenir que l\u2019on suppose très pénible.Le 4 décembre 1949, par exemple, le docteur H.N.Sander « mit fin aux souffrances d'une cancéreuse » en lui injectant dans une veine 10 cm?d\u2019air.Le tribunal de Manchester dans le New-Hamp- shire (U.S.A.), l\u2019acquitta sur ses bonnes intentions tandis que le secrétaire de l\u2019Académie de médecine de Saint-Louis, saisi de la question, déclarait: « La question est morale et non scientifique.C\u2019est à l\u2019Eglise et non aux médecins de la trancher ».Vers la même époque (9 mars 1950), un journal suisse, l\u2019Ilustré, publiait cet écho qui résume à la fois des faits et des réflexions éthiques: « Miss C.À.Paight, de Stamford, dans le Connecticut (U.S.- À.) a tué son père d\u2019un coup de révolver parce que, convaincue qu\u2019il ne se remettrait pas de son mal, le cancer, elle ne pouvait plus le voir souffrir.Miss Paight a comparu devant ses juges sous l\u2019inculpation de meurtre mais elle a été acquittée.Sans doute dans son cas, son jeune âge (20 ans) a-t-il été considéré comme une circonstance atténuante, les jurés estimant qu\u2019elle a agi sans discernement.Il n\u2019en reste pas moins qu\u2019elle a tué son propre père ».1.Les caractères spécifiques de l'euthanasie.Ces faits et tant d\u2019autres du même genre que l\u2019on pourrait alléguer permettent de préciser les caractères essentiels de l\u2019euthanasie.! 1.Il s\u2019agit tout d\u2019abord d\u2019une mort douce.Tl n'est pas question ici d\u2019enlever la vie dans des 1.L\u2019euthanasie n\u2019est pas de ces problèmes que l\u2019on éclaire par l\u2019histoire.C\u2019est, pour une bonne part, un fait moral nouveau dû à une plus grande sensibilité à la douleur et à l\u2019invention de moyens aussi doux qu'\u2019efficaces de procurer la mort.Notons donc seulement qu\u2019avec son ironie coutumière, S.Thomas More a été le premier à traiter de ce problème sous son aspect actuel (Utopie, livre 2).Sur la vraie pensée de S.More sur ce point, on verra E.L.Surtzs, J., The Praise of Wisdom, A commentary on the Religions and Moral Problems and Backgrounds of St Thomas More\u2019s Utopia, Chicago, 1957, p.88 ss.François Bacon a créé le mot dans sa Dignité et accroissement des sciences (liv.2, chap.2).Plus près de nous, Nietzsche a eu une très grande influence pour la diffusion de l'euthanasie (Le crépuscule des idoles, no 36, Morale pour médecins, trad.H.Albert, Paris, 1952, p.162-163).supplices comme on l\u2019a fait ou le fait pour des condamnés à mort.Il ne s\u2019agit même pas de laisser faire la nature.On utilise les moyens les moins pénibles possibles.C\u2019est tout d\u2019abord une affaire d'intention puisqu\u2019on agit par pitié, bien ou mal éclairée d'ailleurs.Miss Paight a estimé que son père souffrirait moins d\u2019une balle reçue pendant qu\u2019il dormait qu\u2019en subissant l\u2019évolution d\u2019un cancer.Plusieurs utilisent d\u2019ailleurs encore des moyens plus doux comme leur en fournit la médecine moderne: la dose massive d\u2019anesthésiant est évidemment le moyen privilégié en ce cas.2.Il faut aussi noter ici l\u2019intervention d\u2019un tiers: un parent, un ami, un médecin.En cela l\u2019euthana- sle se distingue du suicide où le sujet est l\u2019auteur de l\u2019acte.Le malade n\u2019est plus capable de se donner la mort.Il répugne aux moyens violents.Il deman- à une autre personne de lui enlever la vie tout de suite ou plus tard, quand on le verra trop souffrir ou quand on pourra juger le cas désespéré.Cette intervention d\u2019un tiers rapproche évidemment l\u2019euthanasie de l\u2019homicide.C\u2019est la raison pour laquelle bien des tribunaux examineront les faits sous cet angle.Cependant 1l faut le noter \u2014 car ici nous décrivons avant de juger \u2014 la personne qui a commis cet acte se défend en prétendant, qu\u2019au niveau des intentions son geste est tout différent, elle a cru poursuivre le bien de la victime et n\u2019a pas cherché un avantage personnel comme l\u2019assouvissement d\u2019une haïne ou un motif de lucre.Le film « Justice est faite » permet de bien voir cette différence spécifique.L\u2019héroïne prétend avoir tué par amour tandis que l\u2019accusation prétend qu\u2019en donnant la mort elle a voulu s\u2019assurer un héritage et conquérir sa liberté.Dans le premier cas, il s\u2019agit d\u2019euthanasie, dans le second d\u2019homicide.3.Le débat d\u2019ailleurs mis en vedette par ce film permet de constater une troisiéme différence spécifique: la volonté de la victime d\u2019en finir avec la vie.Les débats du jury, en effet, portent aussi sur cette question: la victime a-t-elle vraiment demandé qu\u2019on l\u2019anesthésie si son cas s\u2019aggravait?Par là, l\u2019euthanasie s\u2019assimile plutôt au suicide puisque, en principe, c\u2019est l\u2019intéressé qui est à l\u2019origine de cette décision.Pour l\u2019en distinguer il y a cependant, en sus de l\u2019intervention d\u2019un tiers comme nous l\u2019avons dit, le fait que souvent la volonté de l\u2019intéressé est plus interprétée qu'énoncée.Tout 614 DELHAYE: L\u2019EUTHANASIE au moins n'est-elle pas exprimée au moment de l'acte puisque, toujours « par pitié », on frappe l\u2019individu dans son sommeil ou bien encore, on ne lui dit pas que l\u2019anesthésiant est administré à une dose telle qu\u2019il doit provoquer une issue fatale.Enfin, il peut se faire que certains s\u2019arrogent le droit de disposer de la vie des autres au nom d\u2019un « intérêt supérieur » alors que les intéressés, eux, n\u2019appellent nullement la mort de leurs vœux.Ainsi Napoléon voulait-il faire euthanasier les pestiférés de Saint- Jean d\u2019Acre.Les négriers des XVIIIe et XIXe siècles éliminaient par des moyens doux les malheureux esclaves qu\u2019ils amenaient d\u2019Afrique en Amérique quand ils les voyaient atteints d\u2019une maladie incurable et contagieuse.Ici, on le voit, la différence même purement logique entre l\u2019euthanasie et l'homicide se réduit de plus en plus.Elle réside uniquement dans la douceur des moyens.Peut-être aussi dans l\u2019intention dite humanitaire.Mais, en fait, ne s\u2019agissait-il pas plus d\u2019éliminer en cachette un danger de contagion que de rendre moins pénible une agonie?2.Les diverses formes d\u2019euthanasie.Nous avons surtout parlé de l\u2019euthanasie qui est appliquée à des malades.C\u2019est elle, en effet, qui frappe le plus l\u2019opinion et qui d\u2019ailleurs vérifie le mieux les notes spécifiques de ce «cas moral ».D'aucuns l\u2019appellent l\u2019euthanasie libératrice parce que, dans l'intention de ses auteurs, elle vise à libérer un malade de ses douleurs.D\u2019autres parlent plutôt d'euthanasie médicale tout au moins quand elle est pratiquée par un médecin.Celui-ci interviendra de son propre chef pour « libérer » le malade ou épargner à son entourage l\u2019affreux spectacle de l\u2019agonie.Il se peut aussi qu\u2019il ait reçu mandat à cet effet du malade ou de l\u2019entourage qui croit ainsi se décharger d\u2019une responsabilité ou, tout au moins, il est censé juge absolu du moment où il faudra pratiquer l\u2019intervention.Je m\u2019empresse de l\u2019ajouter, la plupart des médecins protestent contre ce terme d\u2019euthanasie médicale parce qu\u2019ils réprouvent cette manière de faire.Même ceux d\u2019entre eux qui, comme Duhamel, admettent le suicide, refusent au médecin le droit d\u2019agir ainsi contre son rôle qui est d\u2019aller dans le sens des forces de la vie.L'euthanasie peut aussi s\u2019appliquer à d\u2019autres cas et c'est pourquoi on a parlé d\u2019euthanasie préventive et d\u2019euthanasie eugénique.La première se distingue de l\u2019euthanasie libératrice en ce qu\u2019elle est appliquée beaucoup plus tôt.On n\u2019attend pas que le malade en soit arrivé à l\u2019agonie ou à de très L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 grandes douleurs.On le supprime dès qu\u2019on a diagnostiqué un mal incurable.Ces cas sont évidemment beaucoup plus rares car la plupart des malades conservent très longtemps l\u2019espoir de vivre.L'entourage se fait aussi souvent un devoir \u2014 à tort ou à raison \u2014 de ne pas révéler la situation véritable et d\u2019entretenir les illusions.Beaucoup de médecins croient avoir le droit de mentir à leur malade.En poussant à l\u2019extrême cette prétention de prévenir le mal, on en est arrivé à l\u2019euthanasie eugénique qui a pour but d\u2019éliminer les enfants tarés, les fous, les faibles.C\u2019est le triste privilège des Nazis d\u2019avoir érigé cette pratique en système.Le film « J\u2019accuse » lancé par le parti en 1935 ne se contentait pas de mettre en vedette le sort assurément lamentable des enfants incurables, il demandait leur suppression pure et simple par une « grâce de mort » eugénique.Ce programme, quoique réprouvé publiquement par plusieurs évêques, fut systématiquement appliqué sur l\u2019ordre du Führer.Les médecins du parti remplissaient des formulaires indiquant le nom du malade, son âge, sa maladie.Ils établissaient ainsi « le droit à la mort » de ces malheureux.On peut se demander s\u2019il s\u2019agit encore d\u2019euthanasie plutôt que d\u2019assassinat, d\u2019autant que les moyens mis en œuvre étaient d\u2019une douceur très relative.On laissait en effet ces malades mourir de faim, sous prétexte qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un moyen plus naturel que le poison ou l\u2019anesthésie.En fait, les Nazis, sur ce point-là comme sur celui des camps, étaient débordés par les tâches monstrueuses qu\u2019ils avaient assumées.Un seul médecin s\u2019est vanté d\u2019avoir délivré 2,109 de ces « droits de mort» en quinze jours (14 novembre \u2014 1 décembre 1940).L\u2019EUTHANASIE DEVANT LE DROIT ET LA MÉDECINE 1.Les juristes et l\u2019euthanasie Lorsqu'un acte d\u2019euthanasie est commis, il est ordinairement déféré au tribunal.Ce sont donc les Juristes et les avocats, pourrait-on dire, qui sont les premiers amenés à donner leur avis.Même s\u2019ils ne se prononcent pas définitivement sur le fond du problème, les textes législatifs et les opinions des juristes apportent un élément intéressant de discussion.\u201d a) Les textes législatifs.Dans la plupart des pays, les textes législatifs ne font pas une place 2.Signalons, comme plus particulièrement intéressants.les ouvrages de M.Humy, Le problème de l\u2019euthanasie en droit pénal, Montpellier, 1952, et R.Charles, Peut-on admettre l\u2019euthanasie?Paris, 1955.On verra aussi R.Lovene, L'\u2019homicide-suicide, dans la Revue de sciences criminelles et de droit pénal comparé, 1952, p.81-91, no 1.mimi es.a\" A Les ig fi I= 1 = > L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 spéciale à l\u2019euthanasie qui est donc traitée comme un assassinat.Il en va ainsi en France, par exemple, où, en principe, l\u2019auteur d\u2019un homicide est condamné à mort.On cherche souvent en ce cas à établir des circonstances atténuantes qui diminuent la peine mais, pour peu que la préméditation soit établie comme c\u2019est souvent le cas pour l\u2019euthanasie libératrice, on ne peut recourir à cette échappatoire.Pour peu que les jurés aient reconnu l\u2019accusé coupable du crime, les juges ne peuvent que l\u2019envoyer à la guillotine.Les défenseurs évidemment savent user de ce fait pour essayer d\u2019arracher au jury une réponse négative à la question fatidique (article 337 du code d'instruction criminelle): « L\u2019accusé est-il coupable d\u2019avoir commis tel crime?» On se trouve done devant cette situation paradoxale qu\u2019une législation sévère aboutit à une plus grande indulgence de fait.Les avocats font remarquer toute la différence qu\u2019il y a entre le « crime par pitié» et le « crime crapuleux » commis dans l\u2019intention de nuire et au mépris des droits de la victime.Aussi d\u2019autres codes, plus récents, essaient-ils, en punissant moins l\u2019euthanasie, de la punir néanmoins.C\u2019est le cas notamment pour le Code Pénal Suisse entièrement renouvelé en 1951.Le principe de distinction adopté vise ici les mobiles de l\u2019acte.Il y a «assassinat » lorsque le contexte du crime révèle les mauvaises intentions de son auteur.Il ÿ a «meurtre» seulement si celui qui donne la mort a évité les moyens odieux et a agi sans mobiles pervers.C\u2019est le cas de l\u2019euthanasie qui, exécutée a la demande de la victime (art.114), sera punie d\u2019un emprisonnement allant de 3 jours à 3 ans.En absence du consentement de la victime, l'euthanasie sera considérée comme un meurtre simple, passible d\u2019un maximum de 5 ans de prison (art.111).Cette peine sera réduite si le juge estime qu'il s\u2019agit d\u2019un meurtre passionnel, c\u2019est-à-dire commandé par une pitié et une affection qui ont influencé le jugement.En pratique, le juge se voit reconnu une large marge d\u2019interprétation.Il y a là certes un danger non négligeable d\u2019arbitraire et d\u2019excessive indulgence mais tout au moins le principe d\u2019une réprobation reste-t-il admis et son application ne souffre-t-elle pas de difficulté.Il est piquant de voir que ce principe reste acquis même en Russie.Le code pénal de la période post- révolutionnaire avait voulu établir (art.143) que l'euthanasie n\u2019était aucunement punissable.Il a bientôt fallu en revenir à d\u2019autres positions, et actuellement l\u2019auteur d\u2019un homicide euthanasique se voit appliquer les peines ordinaires d\u2019un meurtre DELHAYE: L\u2019EUTHANASIE 615 avec circonstances atténuantes, c\u2019est-à-dire 3 à 8 ans d\u2019emprisonnement.b) Les discussions des juristes.Les avocats et les juristes n\u2019ont évidemment pas été sans discuter le problème de l'euthanasie et de l'application des textes à pareil cas.Les premiers le feront à l\u2019audience et en appelleront souvent au sentiment.Les seconds entreront plus avant dans le problème en le traitant comme tel dans leurs cours ou leurs publications savantes.Quels arguments invoquent ici les partisans de l\u2019euthanasie?Certains défendent l\u2019euthanasie en prétendant que l\u2019homme est le maître absolu de sa vie.Cela se vérifie surtout dans les pays où le suicide n\u2019est pas puni par la loi.On étend cette indulgence à l'intervention de la personne qui donne la mort par le truchement de l\u2019adage juridique: « vo- lenti et scienti non fit injuria ».D\u2019autres \u2014 l\u2019école pragmatique américaine \u2014 croient résoudre le problème en niant toute morale fondée sur des principes.La loi devrait adapter les doctrines à la condition humaine au lieu de s\u2019arrêter à des normes fondamentales.On aurait tort de croire cependant que l\u2019ensemble des juristes et des civilistes adoptent cette manière de voir, Beaucoup de juristes, en effet, estiment que le droit à la vie qu\u2019a chaque homme implique aussi un devoir de vivre ou qu\u2019en d\u2019autres termes, il est intangible et inaliénable.L\u2019individu doit veiller sur sa vie; les autres, la respecter; l\u2019Etat, la protéger.Ainsi l\u2019homme ne peut ni disposer de sa vie, ni, a fortiori, déléguer à un tiers le droit d\u2019en disposer.Parfois aussi, mais plus rarement, on en appelle aux droits de la famille: celui qui se donne la mort ou se la fait donner fait peut-être fi des conséquences morales et matérielles que son acte entraînera pour les siens.Ou bien encore le membre de la famille qui sacrifie un parent ou un conjoint rompt les liens d\u2019une société où l\u2019on est nécessairement lié « pour le meilleur et pour le pire ».Déjà au siècle dernier, Ortolan faisait intervenir ici le droit de la société.® Il écrivait, en effet: « Si, dans le cas d\u2019une personne ayant consenti à l\u2019acte, on veut invoquer le brocard: « Volent: non fit injuria », 1] faudra demander si cette personne avait la libre disposition de l\u2019intérêt qui a été lésé.Ne s\u2019a- git-il que de ses biens, cette question de capacité ne serait pas sans importance; mais il s\u2019agit de son corps à livrer à des souillures, à des mutilations, à la destruction, qu\u2019y fait son consentement?A peine suffira-t-il en certains cas pour nuancer en moins 3.J.Ortolan, Eléments de droit pénal, tome 1, no 549.Paris, 1886. 616 la culpabilité.Derrière celui qui prie, à la manière antique, un de ses amis de lui donner la mort, on trouve la société lésée par de tels actes qui sont, en même temps, contraires à la loi morale de la justice ».2.Les Médecins et l\u2019euthanasie a) Une déclaration de principe.I] ne manque pas de médecins, surtout dans les pays anglo-saxons, pour vouloir établir la légitimité de l\u2019euthanasie.Cependant, en général, les médecins s\u2019y opposent et y voient un abus indigne du rôle qu\u2019ils doivent tenir dans la société.C\u2019est à la suite d\u2019une communication du professeur L.Portes, membre de l\u2019Académie de médecine, président du Conseil national de l'Ordre des médecins, que l\u2019Académie des Sciences Morales et Politiques de Paris votait la motion suivante le lundi 14 novembre 1949 (Documentation Catholique du ler janvier 1956, p.41).« I\u2019Académie des sciences morales et politiques: 1° Rejette formellement toutes les méthodes ayant pour dessein de provoquer la mort de sujets estimés monstrueux, malformés, déficients ou incurables, parce que, entre autres raisons, toute doctrine médicale ou sociale qui ne respecte pas de façon systématique les principes mêmes de la vie aboutit fatalement, comme le prouvent des expériences récentes, à des abus criminels, et même au sacrifice d'individus qui, malgré leurs infirmités physiques, peuvent, comme le montre l\u2019histoire, contribuer magnifiquement à l\u2019édification permanente de notre civilisation ; 2° Considère que l\u2019euthanasie et, d\u2019une façon générale, toutes les méthodes qui ont pour effet de provoquer par compassion, chez les moribonds, une mort « douce et tranquille » doivent être également écartées.« Il est assurément du devoir du médecin d\u2019atténuer, dans toute la mesure de ses possibilités techniques, les angoisses et les affres de l\u2019agonie quand elles existent.Dans ces circonstances, la crainte de voir la mort intervenir au cours de ses soins ne doit pas Inhiber ses initiatives thérapeutiques, mais il ne peut cependant considérer comme licite le fait de la provoquer délibérément.« Cette opinion catégorique repose, entre autres raisons, sur le fait que l\u2019incurabilité de ses sujets ne peut être toujours établie médicalement avec une certitude absolue et que, même dans l\u2019hypothèse où cette incurabilité serait certaine, la mise en œuvre de telles méthodes aurait pour effet d\u2019octroyer au médecin une sorte de souveraineté sur la vie et la mort, souveraineté contraire à son rôle réel, qui est de guérir, contraire à ses traditions DELHAYE: L\u2019EUTHANASIE L\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 196! professionnelles, à l\u2019ordre public et aux principes mêmes d\u2019une morale millénaire, qui reconnaît l\u2019espérance pour un de ses fondements.«3° Considère que, dans ces conditions, l\u2019état actuel de la législation française ne semble pas, sur ce point, devoir être modifié ».b) Arguments de raison.T1 y a bien des choses dans cette déclaration et tous les arguments présentés ne sont pas d\u2019égale valeur.Aussi est-il intéressant de les examiner de plus près et d\u2019en préciser la portée.a) ll y a tout d\u2019abord ceux qui font appel à l'honneur du médecin, à son rôle qui va dans le sens de la vie, à ses traditions professionnelles.Le serment d\u2019Hippocrate * dénonce toute action du médecin qui abrégerait ou supprimerait une vie: « Je ferai servir le régime diététique à l\u2019avantage des malades selon mon pouvoir et mon jugement; pour leur dommage et leur mal.non.Et je ne donnerai pas, quiconque m\u2019en prierait, une drogue homicide ni ne prendrai l\u2019initiative de pareille suggestion ; de même, je ne donnerai à aucune femme un penaire abortif ».Bien des codes modernes de déontologie médicale reprennent de pareilles prescriptions.Celui qui fut édicté en France après la dernière guerre oblige le médecin « à avoir le souci primordial de conserver la vie humaine, même quand il soulage la souffrance » (art.23) (5).C\u2019est à la même inspiration qu\u2019il faut rattacher le mot célèbre d\u2019Ambroise Paré, trop souvent cité hors de son contexte.Le prince de Rohan avait dans sa petite cour un gentilhomme qui, au cours d\u2019une échauffourée, fut blessé de sept coups d'épée.II voulait l\u2019abandonner et le laisser pour mort lorsque le grand médecin intervint.« Je lui fis office, écrit- 11, de médecin, d\u2019apothicaire, de chirurgien et de cuisinier.Je le pansai jusqu\u2019à la fin de la cure et Dieu le guérit ».Même attitude chez Desgenettes au cours du siège de Jaffa.Nous y avons fait allusion plus haut.Sollicité par Bonaparte de donner de l'opium aux pestiférés pour mettre fin à leurs souffrances et écarter le danger de contagion, il répondit simplement: « mon devoir est de conserver ».Ceci implique, on le voit, une conviction profonde du médecin sur la mission qu\u2019il a assumée.Il ne peut agir que pour aider les forces de vie.C\u2019est pour lui l\u2019impératif suprême.Bien sûr, il doit lutter aussi contre la douleur, mais il ne peut faire de la fuite devant la douleur son devoir premier.Car 4.Texte et commentaire, dans Cahiers Laennec, 1951, no.4.5.Cahiers Laennec, Code de déontologie, 1947, no 4. L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 parfois il doit faire souffrir pour sauver une vie.Cela marque une hiérarchie des valeurs à laquelle il doit absolument tenir.Il y a certainement là un argument très fort que l\u2019on pourra utiliser devant des médecins.Mais il ne faut pas se faire illusion, quand on a dit cela, on n\u2019a pas tout dit.On a éliminé l'intervention du médecin mais on n'a pas affirmé le devoir de vivre.On le voit bien par ces paroles de Georges Duha- mel, dans France-Illustration, du 4 mars 1950.« Quant à l\u2019euthanasie dite charitable, quant à cette euthanasie qui consiste à libérer de la vie, par une piqure, le malade jugé perdu, elle peut retenir et troubler le moraliste.Il me souvient d\u2019un confrère qui, lors du vote de l\u2019Institut, leva la main pour se prononcer en faveur de cette euthanasie.Il était d\u2019ailleurs le seul dans ce cas.Je lui demandai, après la séance, les raisons de ce parti qu\u2019il venait de prendre.« Si je dois souffrir sans espoir, me ré- pondit-il, je veux que l\u2019on me tue.Je suis donc partisan de l\u2019euthanasie.« À quoi je répondis aussitôt : « Nul ne saurait vous empêcher de vous tuer vous- même.Ne demandez toutefois pas à un médecin de commettre une action que réprouvent sa conscience, la déontologie de sa profession et la lo1 même de sa patrie.Ne demandez pas le suicide par procuration.» b) Aussi est-ce la raison pour laquelle les médecins veulent aller plus loin dans l\u2019examen de ce problème et présentent un autre tvpe d\u2019argument, basé sur le danger des abus.Dans ce même article, le docteur Duhamel écrivait encore: « \u2026 Ce qui domine ce problème dramatique, c\u2019est la crainte de l\u2019abus, la crainte du mauvais usage, de l\u2019usage extravagant, de l\u2019usage immoral, de l\u2019usage insensé et même de l\u2019usage maladroit.Que si, demain, le médecin s\u2019avise de céder aux pressions, ou aux commandements d\u2019un Etat despotique, il supprimera, par euthanasie, d\u2019abord, des êtres malformés; puis, engagé sur la pente, il acceptera de supprimer non seulement des malades ou des disgraciés, mais des hommes qu\u2019on lui représentera comme susceptibles de nuire au développement de la collectivité.Les Nazis en ont fait d\u2019autres! Ils ont pendant longtemps donné le nom d\u2019euthanasie à ces pratiques scélérates, jusqu\u2019au jour où, de forfaits en forfaits, ils ont abandonné la seringue pour en venir aux chambres à gaz et aux fours crématoires.Non! non! La règle morale nous commande, et cela depuis deux millénaires, de respecter la vie humaine, quand bien même cette vie nous offrirait un spectacle douloureux ou dérisoire.Le médecin ne peut pas être l\u2019exécuteur des basses œuvres.» DELHAYE: L\u2019EUTHANASIE 617 Qui ne voit, en effet, le danger de donner à l'Etat ou au médecin pareil pouvoir?Qui nous dira qu\u2019en « achevant » ce malade, peut-être « condamné » par les médecins, la famille ou l\u2019entourage obéit à un sentiment de pitié plutôt qu\u2019au désir assez sordide « d\u2019en finir »?Et ces enfants défavorisés par la nature, est-on certain de leur rendre service en les faisant mourir?On peut se demander si ces monstres, ou des fous, dont le cas est analogue, ne jouissent pas au moins d'un certain bonheur, de certaines satisfactions?Avons-nous le droit de les en priver parce qu\u2019ils ont le malheur de ne pas accéder à d'autres, plus hautes?Certes, on dira qu\u2019ils sont inutiles.Bien sûr, ils ne rendent pas de service: directs à la société.Mais n\u2019est-ce pas le fait de tant d'hommes qui ne vivent que pour leur seul plaisir?Il faudrait d\u2019ailleurs démontrer que le seul fait de ne pas rendre service à la communauté humaine est un crime qui mérite la peine de mort.Au point de vue social, d\u2019ailleurs, 11 faut le noter, ces malheureux sont l\u2019occasion d'un merveilleux apostolat de charité.La mère qui se penche sur son enfant paralysé et qui, souriant en refoulant ses larmes, essaie d\u2019éveiller une conscience, de faire trouver une joie de vivre, n\u2019apporte-t-elle pas quelque chose à l'humanité?Certes, pas en valeur économique! Mais en valeur humaine et même, on peut le dire parce qu\u2019elle est dans le courant de l\u2019amour de Dieu, en valeur divine?Nous avons tous eu l\u2019occasion\u2019 de rencontrer des personnes qui consacrent leur vie à des enfants déficients ou à des anormaux.Nous ne sommes pas étonnés lorsque, à certains moments de lassitude, elles ont laissé s'exprimer du découragement.Mais lorsqu\u2019on les a seulement pressées d'abandonner cette tâche pour en prendre d\u2019autres, moins austères, la plupart ont répondu: « J\u2019ai là un trop beau rôle à remplir.Je ne puis abandonner ces enfants, ces gens qui ont besoin de moi.» Le monde n\u2019est pas seulement mené par de grands intérêts, même légitimes.Il est aussi le jeu de forces morales, de nobles sentiments qui, dans le cas présent, « compensent », si l\u2019on peut dire, les déficiences physiques à propos desquelles 1ls se manifestent.c) Dans les mêmes perspectives des médecins soulignent la quasi-impossibilité de réaliser l\u2019euthanasie à bon escient, à supposer évidemment qu\u2019elle fût licite.Il y a tout d\u2019abord la difficulté du diagnostic.Malgré toute sa compétence et sa prudence, un médecin peut se tromper en déclarant un malade incurable.« Les exemples d\u2019erreurs de diagnostic 618 commises par des médecins techniquement et moralement incontestables aussi bien que par des groupes de médecins ayant simultanément examiné le même malade, sont nombreuses » écrit le Professeur Portes.Il ajoute: « Nous devons admettre qu\u2019en bien des cas il n\u2019y a pas de critère infaillible qui permettre au médecin, en tous domaines et spécialement en celui de l\u2019incurabilité, de sortir de la conjecture » (6).Supposons d\u2019ailleurs que le diagnostie soit correct, comme il l\u2019est évidemment dans l'immense majorité des cas.S\u2019ensuit-il que l\u2019on puisse formuler avec certitude des prévisions et déclarer que tel malade est inéluctablement incurable?Non, pour deux raisons.Tout d\u2019abord il y a le progrès constant de la médecine et de la chirurgie qui mettent constamment au point des thérapeutiques efficaces.Au cours de ces dernières années, la découverte des antibiotiques a révolutionné la thérapeutique.Une septicémie n\u2019est plus un verdict de mort.La poliomyélite vient à son tour d\u2019être efficacement attaquée par le sérum.L\u2019ablation d\u2019un lobe de poumon infecté, tenue jusqu'ici pour irréalisable est fréquemment entreprise, et avec succès, par les spécialistes.Notons le d\u2019ailleurs, c\u2019est la volonté de vain- ere le mal plutôt que de capituler par l\u2019euthanasie qui a bien souvent commandé ces recherches.En dehors même de ces progrès considérables, il y a évidemment le cas concret du médecin qui est devant un « cas désespéré ».Peut-il à ce moment formuler un verdict définitif et irréeusable que d'autres, peut-être, traduiraient par une volonté délibérée de procéder à l\u2019euthanasie?Nous avons tous remarqué combien les médecins sont prudents dans ce genre de jugement.Ils ont vu bien des cas semblables évoluer d\u2019une manière constante, mais ils ne sont pas certains que dans les circonstances où ils sont, un facteur nouveau n\u2019interviendra pas, qui modifiera le cours des évènements et peut-être permettra un retour à la santé.C\u2019est encore le docteur Portes qui cite le fait suivant: « Un homme de 68 ans fut projeté de son auto sur la chaussée et eut la tête prise entre un tas de pierres et sa voiture renversée.Relevé sans connaissance avec les signes d\u2019une fracture à la base du crâne, il fut soigné avec intelligence par quatre médecins qui ne négligèrent rien pour le tirer du coma.Malgré une médication active, la respiration devint irrégulière et se ralentit, le pouls s\u2019affaiblit et devint inégal et le râle agonique apparut.Devant l\u2019évidence des signes d\u2019une mort imminente, on suspendit toute tentative.À ce moment, le désir de faire durer le 6.Cahiers Laennec, L\u2019euthanasie.1949.no.2, p.13.14.DELHAYE: L\u2019EUTHANASIE l'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 moribond pendant quelques minutes encore jusqu\u2019à l\u2019arrivée d\u2019une parente, engagea à reprendre et à pratiquer, sans compter, piqures d\u2019éther et de caféine.A l\u2019étonnement de tous, l\u2019agonie se suspendit, le cœur reprit son activité, la respiration se rétablit et le blessé sortit du coma.Cet homme bénéficia depuis d\u2019une excellente santé » (7).Un autre cas pratique peut aussi être envisagé.Un malade est dans un état grave, quand faut-il intervenir?On dit d\u2019une façon assez notionnelle: quand il souffre trop.Mais à partir de quel moment souffre-t-il trop?Et sommes-nous capables de jauger et d\u2019apprécier la douleur des autres?Evidem- ment ici nous sommes devant une question difficile à résoudre.Des idées se communiquent assez facilement par des mots auxquels on donne un sens ob- Jectif et universel.Mais des sensations?Et des sentiments?On ne peut ici que raisonner par analogie.Lorsque un ami me dit qu\u2019il souffre des dents, j'imagine ce qu\u2019il ressent par ce que moi-même j\u2019expérimente en des circonstances analogues.Mais rien ne dit que les deux sensibilités vibrent de la même manière.Lorsque quelqu\u2019un manifeste les signes de la douleur, nous pouvons réaliser aisément qu\u2019il souffre, mais, si nous le trouvons douillet, est-ce parce qu\u2019il est moins courageux que nous ou parce que sa sensibilité est plus vive?Il y a donc ici une intercommunication diffeile à réaliser, notamment lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019un malade.« Les signes somatiques, fait remarquer le docteur Laumonier ne traduisent pas exactement cette intensité (de la douleur) » (8).D\u2019autre part il n\u2019est pas sûr que le malade à l\u2019agonie ressente la souffrance comme se l\u2019imaginent ceux qui l\u2019entourent.Le docteur Barbillon, qui a étudié ce problème, écrit: « L'agonie éteint d\u2019abord le cerveau et abolit toute sensibilité consciente.Elle éteint ensuite le pouvoir excito- moteur de la moëlle épinière et abolit toute sensibilité réflexe.Elle éteint en troisième lieu le bulbe rachidien; la respiration s\u2019embarrasse et s\u2019arrête, alors que le cœur ne va pas tarder lui-même à cesser de battre.Comme l\u2019éther, comme le chloroforme, l\u2019agonie est un bienfaisant narcotique.Qu\u2019'importent les râles, les spasmes, les hoquets, les yeux qui se convulsent, les pupilles qui s\u2019élargissent, les mâchoires qui s\u2019écartent, et toute l\u2019abominable mimique des derniers moments?Rien de tout cela n\u2019est perçu, rien de tout cela n\u2019émerge dans cette conscience à jamais anéantie, pas plus que ne sont ressentis par le patient en état de narcose les actes 7.Cahiers Laennec, L\u2019euthanasie, 1949, no 2, p.14.8.Dr Laumonier, L\u2019euthanasie, dans Gazette des Hopi- tauz, 18 nov.1913, page 2078. L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 chirurgicaux les plus barbares » (9).On le voit, les médecins ont senti tout le danger qu\u2019il y aurait à admettre l\u2019euthanasie.On peut même dire qu\u2019ils ont marqué souvent contre elle une répulsion qui ne restait pas seulement intellectuelle et devenait sentimentale.Avec la précision de l\u2019analyse scientifique, en raisonnant aussi « ad hominem » ou par l\u2019absurde, ils ont montré que l'euthanasie ne pouvait être réalisée sans rencontrer des difficultés insurmontables et des abus.S\u2019ensuit-il qu\u2019ils ont étudié la question jusqu\u2019au fond?Non, ils s\u2019en défendent, et, après être restés sur leur propre terrain, ils en appellent à la morale.C\u2019est elle qui examinera le problème fondamental du respect de la vie et cherchera éventuellement une solution de remplacement qui, arrivant au même but que l'euthanasie, a le mérite de ne pas recourir à un moyen mauvais.C\u2019est à la morale que nous nous adresserons donc maintenant.Pour faire court, nous présenterons le point de vue de la morale chrétienne.Nous ne négligerons cependant pas l\u2019enseignement de la morale philosophique: les exposés du pape Pie XII et des théologiens font, en effet, une large part à la loi naturelle.L\u2019EUTHANASIE DEVANT LA MORALE CHRÉTIENNE 1.Refus de principe.a) L'enseignement biblique.Pour juger du cas de l\u2019euthanasie à la lumière de la Révélation chrétienne, il suffit de se rapporter à l\u2019enseignement de la Bible.Il y apparaît que la vie de l\u2019homme est sacrée et que personne ne peut y toucher si ce n\u2019est l\u2019autorité intervenant contre un malfaiteur pour protéger la société.Nous reviendrons d\u2019ailleurs plus loin sur ce dernier point.Dès les premières pages de la Bible, il apparaît que Dieu, créateur de la vie sous toutes ses formes attribue une importance toute spéciale à l\u2019homme.Les animaux sont donnés à l\u2019homme comme des objets dont il dispose librement mais l\u2019homme est quelque chose de sacré dont Dieu demandera raison à tout violateur.Pourquoi?« parce que Dieu a fait l\u2019homme à son image » (Gen.9, 6).Quel que soit le sens immédiat de ce texte, il en ressort que l\u2019homme a une valeur unique due au fait qu\u2019il est un être raisonnable, libre et moral.Dans le décalogue, Dieu reprend l'interdiction d\u2019attenter à la vie humaine! « Tu ne tueras point » (Exode XX, 13).Cette interdiction est d\u2019ailleurs maintes fois citée au cours des Livres Saints: Deu- 9.Dr Barbillon, Agonie et anesthésie, dans Paris médical, 7 octobre 1922.t.46 (partie para-médicale).p.215-217.DELHAYE: L\u2019EUTHANASIE 619 téronome V, 17, Mathieu V, 21, XIX, 18; Marc X, 19, Luc XVIII, 20, Romains XIII, 9).Seul Dieu peut disposer de la vie humaine.« C\u2019est moi qui suis Dieu, déclare encore Yaveh dans le Deutéronome XXXII, 39, et 1l n\u2019y a pas d'autre Dieu à côté de moi, c\u2019est moi qui fais mourir et qui fais vivre.» L'auteur du livre de la Sagesse dira au Seigneur: « Vous êtes le maître de la vie et de la mort » (XVI, 13).Dieu peut déléguer ce droit de vie et de mort quand il s\u2019agit d\u2019un pécheur et d\u2019un criminel (par ex.Nombres XV, 35, 36; Romains XIII, 4) mais il ne le fait pas pour ceux qui n\u2019ont commis aucune faute.Dans 'Exode XXIII, 7, le Non occides est précisé: « Tu ne feras pas mourir l\u2019innocent et le juste, mais je n\u2019absoudrai pas le coupable.» De cet enseignement biblique, il appert que l'homme n\u2019a pas juridiction sur sa vie.C\u2019est Dieu qui donne l'existence, qui fait vivre qui il lui plaît.Mais c\u2019est aussi le Seigneur qui, selon les lois de la Providence et de la nature, fixe le terme de la vie de chacun.S'enlever la vie, supprimer la vie d\u2019autrui sans raison, sans une délégation de l\u2019autorité divine, c\u2019est usurper sur les droits du Maître et Seigneur.Sans doute, les auteurs sacrés visent tout d\u2019abord l\u2019homicide.Mais 1l est clair que les principes qu\u2019ils posent s\u2019appliquent aussi au suicide et à l\u2019euthanasie.La vie est un bien qui est confié à l\u2019homme et dont il n\u2019a pas le droit de disposer comme s\u2019il en était le maître absolu.b) L'enseignement de Pie NII.Il serait trop long de montrer comment, tout au long de l\u2019histoire, le Magistère ecclésiastique a rappelé et précisé cette leçon.Contentons-nous de citer quelques textes récents qui condamnent plus explicitement l\u2019eutha- nasle.On peut se référer tout d\u2019abord à un décret du Saint-Office porté en 1940.La question posée était celle-ci: « Est-il licite, avec mandat de l\u2019autorité publique, de tuer directement ceux qui, bien qu\u2019ils n'aient commis aucun crime digne de mort, ne sont plus capables, par suite de quelque déficience psychique ou physique, de servir la nation mais bien plutôt sont censés l\u2019alourdir et entraver sa force et sa vigueur?» La réponse est nette: « Négativement, parce que cela est contraire au droit naturel et au droit positif divin » (10).Parlant des enfants anormaux et des fous, dans l\u2019Encyclique sur le Corps Mystique, le Pape Pie XII leur appliquait le texte de S Paul I Corin- 10.Acta Apostolicae Sedis, 1940, t.32, p.553.Actes de S.S.Pie XII, Paris, Bonne Presse.tome 2, p.269. 620 DELHAYE: L\u2019EUTHANASIE thiens XII, 22-23.« Les membres du corps que nous prenons pour les moins honorables, ce sont ceux que nous entourons de plus de soins.» Et le pape continuait: « Affirmation très grave que, présentement, conscient de l'obligation impérieuse qui nous incombe, Nous estimons devoir répéter tandis qu\u2019avec une profonde affliction Nous voyons les êtres difformes, déments ou affectés de maladies héréditaires traités comme un fardeau importun pour la société, privés parfois de cette vie.Et cette conduite est exaltée par certains comme s\u2019il s\u2019agissait du progrès humain, tout à fait conforme à l\u2019utilité générale.Or quel homme de cœur ne comprend pas qu\u2019elle s'oppose violemment, non seulement à la loi naturelle et divine inscrite au cœur de tous mais aussi au sentiment de tout homme civilisé?Le sang de ces êtres, plus chers à notre Rédempteur précisément parce qu\u2019ils sont dignes de plus de commisération, « crie de la terre vers Dieu » (11).Recevant l\u2019Assemblée médicale mondiale le 30 septembre 1954, le même Pape félicitait ses auditeurs d\u2019avoir officiellement condamné l\u2019euthanasie (12).Trois ans plus tard (24 février 1957), Pie XII s\u2019adressait au Congrès des anesthésistes italiens pour proclamer: \u2026 « Toute forme d\u2019anesthésie directe, c\u2019est-à-dire l\u2019administration de narcotique afin de provoquer ou de hater la mort est illicite parce qu\u2019on prétend alors disposer directement de la vie.C\u2019est un des principes fondamentaux de la morale naturelle et chrétienne que l\u2019homme n\u2019est pas maître et possesseur mais seulement usufruitier de son corps et de son existence.On prétend à un droit de disposition directe, toutes les fois que l\u2019on veut l\u2019abrègement de la vie comme fin ou comme moyen » (13).2.Un autre solution: le recours aux anesthésiants.a) Le chrétien devant la douleur.On aurait tort de croire que le refus de principe opposé par Pie XII à l\u2019euthanasie dérive d\u2019un refus de voir un problème ou d\u2019une dureté de cœur.Le pape est le gardien suprême de la morale et ne peut transiger devant l\u2019emploi de moyens qui ne tiennent compte 11.Acta Apostolicae Sedis, 1943, t.35, p.238-239.Encyclique Mystici Corporis Christi, dans Actes de S.S.Pie XII, Paris, Bonne Presse, tome 5, p.176.12.Acta Apostolicae Sedis, 1954, t.46, p.587.Documents pontificaux de S.S.Pie XII, 1954, réunis et présentés par R.Kothen, Saint-Maurice, p.384.13.Acta Apostolicae \u2018Sedis, 1957, t.49, p.139, Documents pontificaux de S.S.Pie XII, 1957, réunis et présentés par Mgr S.Delacroix, Saint-Maurice, p.56.On verra encore d\u2019autres textes pontificaux dans A.F.Utz, J.F.Groner, A.Savigny, Relations humaines et société contemporaine, Fribourg, 1956, no 1390, 2436, 1388.L'Union Méd.Canada Tonie 90 \u2014 Juin 1961 ni de la valeur de la personne humaine ni de la sainteté de la loi.Il n\u2019en reste pas moins très sensible aux douleurs de l'humanité et propose une autre solution qui, sans enlever la vie, atténue ou supprime la douleur.Dans son fameux discours « sur les problèmes moraux de l\u2019analgésie », du 24 février 1957, en effet, le pape Pie XII permet et même préconise le recours aux analgésiques et aux anesthésiants: éther, chloroforme, éthylène, cyclo- propane, evipan, pentothal sodique, etc.Il y a presqu\u2019un siècle que le problème est posé car dès qu\u2019on eut découvert les moyens modernes de calmer la douleur en enlevant la sensibilité et la conscience du patient, certains se demandèrent si le recours à ces procédés était licite ou tout au moins digne d'un chrétien.Faut-il souhaiter que le moribond « escamote » les derniers moments de sa vie?Ne lui faut-il pas conserver toute sa lucidité pour mettre ordre a ses affaires, pour se confesser?La fuite devant la douleur est-elle acceptable chez un disciple du Maître qui, avant la crucifixion, a refusé le vin même de fiel?Plusieurs théologiens apportaient une réponse favorable à l\u2019usage des anesthésiants mais, il faut bien le dire, on avait impression qu'ils étaient un peu honteux de faire pareilles concessions à la faiblesse humaine.Le pape Pie XII, une fois de plus, a montré en cette circonstance comment il savait unir les exigences du message chrétien aux légitimes aspirations des hommes d\u2019aujourd\u2019hui.Il a montré comment on pouvait et, parfois même, on devait combattre la souffrance.Certes il y a des cas où l\u2019on ne peut transiger.Le martyr acceptera la douleur pour rendre témoignage au Christ et sauver son âme.La lutte contre des tendances déréglées s\u2019impose malgré les souffrances qu\u2019elle implique.Mais il n\u2019en va pas de même quand la souffrance n\u2019est pas l\u2019unique moyen d\u2019arriver à un but qui s\u2019impose et qu'il faut la considérer en elle-même.La souffrance est-elle toujours un bien?Faut-il l\u2019accepter parce que du seul fait qu\u2019elle se présente, Dieu veut que nous la supportions?Le pape Pie XII ne le pense pas.« L'homme conserve, méme apres la chute, le droit de dominer les forces de la nature, de les utiliser à son service, et donc de mettre à profit toutes les ressources qu\u2019elle lui offre pour éviter ou supprimer la douleur physique » (14).14.Acta Apostolicae Sedis, 1957, t.49, p.131, Documents pontificaux de S.S.Pie XII, 1957, réunis et présentés par Mgr S.Delacroix, Saint-Maurice, p.44.Pour simplifier, nous donnerons la seule indication de la page de cette édition après les autres citations.a \u2014\u2014 L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 Certes, il existe un héroïsme chrétien, un idéal très haut qui nous est proposé par la foi.Mais la perfection chrétienne consiste dans la charité.Accepter, peut-être même rechercher la souffrance expiatrice peut être un moyen de montrer à Dieu son amour.Mais il n\u2019est pas le seul.« Quand un chrétien, jour après jour, du matin au soir, s\u2019acquitte de tous les devoirs que lui imposent son état, sa profession, les commandements de Dieu et des hommes, lorsqu\u2019il prie avec recueillement, travaille de toutes ses forces, résiste aux passions mauvaises, manifeste au prochain la charité et le dévouement qu\u2019il lui doit, supporte virilement, sans murmurer, tout ce que Dieu lui envoie, sa vie est toujours sous le signe de la croix du Christ, que la souffrance physique y soit présente ou non, qu\u2019il la supporte ou l\u2019évite par des moyens licites.Même si l\u2019on ne considère que les obligations qui incombent sous peine de péché, un homme ne peut vivre ni accomplir son travail quotidien en chrétien sans être constamment prêt au sacrifice et, pour ainsi dire, sans se sacrifier continuellement.L\u2019acceptation de la douleur physique n\u2019est qu\u2019une manière, parmi tant d\u2019autres, de signifier ce qui constitue l\u2019essentiel: la volonté d\u2019aimer Dieu et de le servir en toutes choses.C\u2019est dans la perfection volontaire que consiste avant tout la qualité de la vie chrétienne et son héroïsme ».(p.45-46) \u2026 « L'homme doit accepter et boire le calice de douleur toutes les fois que Dieu le désire.Mais 1l ne faudrait pas croire que Dieu le désire toutes les fois que se présente une souffrance à supporter, quelles qu\u2019en soient les causes et les circonstances » (p.52).En effet, 11 est des cas où 1l est opportun d'éviter la douleur.Pourquoi?.\u2026.« A la longue, « la douleur empêche l\u2019obtention de biens et d'intérêts supérieurs (p.46) « \u2026 Dans les interventions (chirurgicales) importantes surtout, il n\u2019est pas rare que l\u2019anesthésie s'impose pour d\u2019autres motifs et le chirurgien ou le patient ne pourraient s\u2019en passer sans manquer à la prudence chrétienne.Il en va de même de l\u2019analgésie pré et postopératoire ».(p.49) « Préserver l\u2019équilibre psychique et organique, éviter qu\u2019il ne soit violemment ébranlé, constitue pour le chirurgien comme pour le patient, un Objectif important que seule la narcose permet d\u2019obtenir » (p.52).b) Application des principes au cas des mourants.Le pape applique alors les principes qu'il vient d\u2019énoncer au cas des mourants.Ceux-ci n\u2019ont pas plus que les autres hommes l'obligation d\u2019accepter la souffrance d\u2019une façon indéterminée.« Que des malades aient plus que d\u2019autres, l'obligation DELHAYE: L\u2019'EUTHANASIE 621 morale naturelle ou chrétienne d\u2019accepter la souffrance ou de refuser son adoucissement, cela ne ressort ni de la nature des choses ni des sources de la révélation » (p.54).Dira-t-on que le mourant perd ainsi l\u2019occasion d'augmenter ses mérites et de tendre à la perfection?Pie XII répond que si le moribond accepte spontanément la souffrance, on doit l'aider en ce sens et ne pas lui imposer l\u2019anesthésie.Mais le pape fait aussi remarquer que ce qui vaut devant Dieu, ce n\u2019est pas la souffrance comme telle.C\u2019est l'amour du Seigneur.Or celui-ci peut s\u2019exprimer plus aisément par la prière et le don de soi si les forces psychologiques ne sont pas mobilisées par la souffrance\u2026 En règle générale il en ira ainsi, si bien qu\u2019on ne conseillera à personne de refuser l\u2019anesthésie.C\u2019est une question essentiellement liée à la psychologie personnelle.Voici ce texte si important: « \u2026 La croissance de l\u2019amour de Dieu et l'abandon à sa volonté ne procède pas des souffrances mêmes, que l\u2019on accepte, mais de l\u2019intention volontaire soutenue par la grâce; cette intention, chez beaucoup de moribonds, peut s\u2019affermir et devenir plus vive, si l\u2019on atténue leur souffrance, parce que celles-ci aggravent l\u2019état de faiblesse et d\u2019épuisement physique, entravent l\u2019état de l\u2019âÂme et minent les forces morales, au lieu de les soutenir.Par contre, la suppression de la douleur procure une détente organique et psychique, facilite la prière et rend possible un don de soi plus généreux.Si des mourants consentent à la souffrance, comme moyen d\u2019expiation et source de mérites pour progresser dans l\u2019amour de Dieu et l\u2019abandon à sa volonté, qu'on ne leur impose pas l\u2019anesthésie; on les aidera plutôt à suivre leur voie propre.Dans le cas contraire, il ne serait pas opportun de suggérer aux mourants les considérations ascétiques énoncées plus haut, et l\u2019on se souviendra qu\u2019au lieu de contribuer à l\u2019expiation et au mérite, la douleur peut aussi fournir l\u2019occasion de pareilles fautes » (p.54).Les paroles du grand pape Pie XII doivent être méditées car, 1l faut avoir l'humilité de le reconnaître, pour beaucoup d\u2019entre nous, elles constituent une mise en garde contre un gauchissement.Aux yeux d\u2019un certain jansénisme qui n\u2019a pas cessé de nous imprégner, la douleur, par elle-même, est méritoire et nous préserve de dangers moraux.Qu'il y ait là une manifestation de courage, la volonté de réagir contre la tentation de facilité qui guette tout homme, c\u2019est bien évident.Si on a tant insisté sur ce point de vue, c\u2019est parce qu\u2019on a trop souvent vu les hommes préférer les compromissions ou le péché à la lutte et à la force.Mais 1l n'en reste 622 pas moins que le mérite d\u2019un acte vient de sa générosité et non de sa difficulté.Sinon, les saints qui ont acquis une telle habitude de la vertu qu\u2019elle leur en est devenue facile, n\u2019auraient plus de mérite à bien agir.Il y aurait danger à acquérir des habritus qui créent une facilité à bien agir.C\u2019est d'ailleurs l\u2019objection qui vient à l\u2019esprit de beaucoup d\u2019élèves qui, venant d\u2019une préparation purement ascétique, en viennent à étudier la morale de saint Thomas.D'autre part, le pape rappelle opportunément que la souffrance peut aussi présenter des dangers psychologiques.Elle use les forces psychiques, elle crée l\u2019atonie et ouvre les portes au désespoir.Pour qu'elle soit vraiment assumée avec bienfait, il faut que l'âme aie ses raisons personnelles de la rechercher et de l\u2019accepter.C\u2019est pourquoi, il est inopportun de donner un conseil en ce domaine et de vouloir imposer à autrui ce que Pie XII appelle si heureusement une « voie propre ».Me sera-t-il permis de faire état d\u2019un souvenir personnel?Il y a quelques années, 11 m\u2019a été donné d'assister aux derniers jours d\u2019une sainte âme qui s\u2019était beaucoup occupée du problème de la souffrance et s\u2019était même attachée, par ses écrits, à réaliser un authentique apostolat dc la souffrance.À l'hôpital, elle était rongée par un cancer extrêmement douloureux, et, avec beaucoup d\u2019humilité, reconnaissait qu'elle avait peut-être parlé de la souffrance sans bien la connaître.Personne, d\u2019ailleurs, ne fut scandalisé de la voir demander le secours d\u2019anesthésiants.Mais ce fut, pour moi comme pour d\u2019autres, l\u2019occasion de poser une question à laquelle Pie XII a apporté une solution qui est une véritable libération.Deux questions, il est vrai peuvent encore se poser: le discours de 1957 en traite aussi.Tout d\u2019abord, certains ont demandé ce qu\u2019il fallait faire quand le moribond n\u2019avait pas mis sa conscience en règle ou pris les dispositions nécessaires pour ses affaires.Le pape leur répond qu\u2019évidemment il faut rappeler au moribond le devoir qu\u2019il a de veiller d'abord à son salut éternel et aux impératifs de la charité et de la justice.Il n\u2019est d\u2019ailleurs pas normal que l\u2019homme refuse d\u2019envisager avec lucidité l\u2019approche de la mort.« C\u2019est d\u2019ailleurs le vœu des intéressés eux-mêmes lorsqu\u2019ils ont la foi; ils sou- DELHAYE: I EUTHANASIE L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 haitent la présence des leurs, d\u2019un ami, d\u2019un prêtre, pour les aider à bien mourir.Ils veulent garder la possibilité de prendre leurs dispositions ultimes, de dire une dernière prière, un dernier mot aux assistants.Les en frustrer, répugne au sentiment chrétien ct même simplement humain: on recourera donc alors à des anesthésies temporaires permettant au moribond d\u2019avoir des moments de lucidité et on ne recourera à l\u2019anesthésie prolongée qu\u2019une fois tous les problèmes réglés et si vraiment la douleur est trop forte.Ici encore, notons-le, la décision appartient au moribond.Et s\u2019il refuse de mettre sa conscience en règle, demandant une anesthésie totale, le médecin peut accéder à son désir (p.55).« S1 le malade s\u2019y refuse obstinément et persiste à demander la narcose, le médecin peut y consentir sans se rendre coupable de collaboration formelle à la faute commise.Celle-ci, en effet, ne dépend pas de la narcose mais de la volonté immorale du patient: qu\u2019on lui procure ou non l\u2019analgésie, son comportement sera identique; il n\u2019accomplira pas son devoir.Si la possibilité d\u2019un repentir n\u2019est pas exclue, on n\u2019en possède toutefois aucune probabilité sérieuse; et même qui sait s\u2019i! ne s\u2019endurcira pas dans le mal?» (p.56).Une dernière question intéresse les médecins.Peut-on anesthésier un moribond si l\u2019on doit craindre que l\u2019action du narcotique abrégera la vie?Ici, le pape applique la règle du double effet que l\u2019on retrouve si souvent en morale et plus particulièrement en déontologie médicale.On pourrait la formuler ainsi.On peut accepter de poser une cause qui produira un effet mauvais si elle produit aussi et indépendamment un effet bon qui est proportionné en importance.En effet, Pie XII déclare ceci: « Si entre la narcose et l\u2019abrègement de la vie n\u2019existe aucun lien causal direct posé par la volonté des intéressés ou par la nature des choses (ce serait le cas, si la suppression de la douleur ne pouvait être obtenue que par l\u2019abrègement de la vie), et si au contraire, l\u2019administration des narcotiques entraîne par elle-même deux effets distincts, d\u2019une part le soulagement des douleurs et d\u2019autre part l\u2019abrègement de la vie, elle est licite; encore faut- il voir s\u2019il y a entre ces deux effets une proportion raisonnable, et si les avantages de l\u2019un compensent les inconvénients de l\u2019autre.» (p.57). MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES L'EMPLOI DE LA BIOTINE DANS LA MALADIE DE LEINER-MOUSSUS E.BARIL, P.DAGENAIS-PÉRUSSE, E.HAZARD, S.OUADAHI, Service de Pédiatrie de l\u2019hôpital Sainte-Jeanne-d\u2019Arc (Montréal).Le titre de cette communication répond bien aux exigences médicales modernes qui consistent à étiquetter une maladie par le nom de celui ou ceux qui en ont décrit une étape quelconque ou qui ont ajouté un symptôme de plus à la longue liste déjà existante de cette maladie.Nous pourrions done dire ici, avec tous les auteurs, dont particulièrement A.Nisenson (1) de Los Angeles, F.Thelin (2) de Genève, J.Delafin (3) de France, et bien d\u2019autres, que la maladie de Leiner-Moussus est la phase terminale ou généralisée de ce qui a été d\u2019abord souvent diagnostiqué comme un eczéma bénin et très localisé ou plus souvent une dermatite séborrhéique localisée ou dermatite exfolliatrice, donnant suite à une forme plus sévère ou érythrodermie exfolliatrice ou desquamative généralisée.En somme, la maladie de Leiner-Moussus est synonyme d\u2019une érythrodermie desquamative généralisée.Les lésions du début de cette maladie, qui a été décrite pour la première fois en 1908, par Leiner, sont d\u2019abord érythémateuses et suintantes et plus particulièrement localisées aux plis des aines, des fesses, des aisselles et du cou; c\u2019est la dermatite séborrhéïque.Rapidement elles deviennent des taches érythémato-squameuses d\u2019abord irrégulières, puis confluentes et envahissent les fesses, la racine des cuisses et le bas ventre puis à l\u2019extrémité supérieure du corps le cou, les joues, la face entière et le cuir chevelu.Dans une phase plus avancée, la peau des fesses devient reluisante et squameuse, prête à fendiller, l\u2019abdomen et le bas du dos sont envahis et le cuir chevelu se recouvre d\u2019une couche ou d\u2019un enduit plus ou moins épais, croûteux, jaunâtre et odorant.Finalement et rapidement la généralisation se produit, le corps entier présente une peau à la fois rouge homard, crevassée et squameuse, c\u2019est l\u2019éry- throdermie desquamative généralisée ou la maladie de Leiner-Moussus.Il faut ajouter que cette maladie s'accompagne dans la majorité des cas d\u2019infections secondaires, et plus particulièrement dans plus de 90% des cas, de gastro-entérite.Disons de plus, qu\u2019il ne faut pas la confondre avec l\u2019érythro- dermie exfolliatrice du nouveau-né non plus qu\u2019avec la dermatite séborrhéique du jeune enfant qui ne semble pas évoluer de la même façon ni répondre du tout à la même médication.FRÉQUENCE ET PÉRIODE D\u2019APPARITION Si on se base sur le nombre beaucoup plus imposant de publications européennes qu\u2019américaines, on peut affirmer que cette maladie est plus fréquente en Europe.Elle apparait chez le nourrisson de trois semaines à trois mois, et plus particulièrement chez le bébé nourri au lait maternel.Leiner (5) rapporte lui-même une série de 43 cas dont 41 étaient nourris au lait maternel sans autre alimentation.Ceci explique, sans doute, les nombreux cas observés dans les pays sous-alimentés ou ceux qui ont souffert des privations de la guerre et où l\u2019alimentation maternelle cherchait à compenser pour la pénurie de lait de vache et d\u2019aliments frais.On a déterminé en effet que le lait maternel était très pauvre en Biotine et qu\u2019en traitant la nourrice convenablement ou en corrigeant l\u2019alimentation On guérissait par le fait même le nourrisson souffrant d\u2019une telle dermatite.ETIOLOGIE Malgré que l\u2019on discute de cette maladie depuis très longtemps, l\u2019étiologie en est restée jusqu\u2019à ces derniers temps mal définie.Certains comme Worin- ger et Pityrosporone croyaient à une infection d\u2019origine fungique ou à une hypersécrétion des glandes sébacées; d\u2019autres à l\u2019absence d\u2019un facteur vitaminique ou alimentaire, d\u2019autres par contre avançaient l\u2019hypothèse d\u2019une contamination par un adulte, particulièrement la mère.Des recherches expérimentales et cliniques ont définitivement déterminé que la cause de la maladie est due à une déficience ou une absence de bio- tine, au début surnommée Vitamine H, ou à un défaut d\u2019utilisation de cette vitamine.C'est grace a leurs travaux que Kogl et Tonnis (6) des Pays Bas, en 1936 et Du Vigneaud et Gyorgy (7) en 1940 ont réussi à isoler à l\u2019état 624 BARIL ET Cour.chimiquement pur la Biotine, le premier du jaune d'œuf, le deuxième du foie de bœuf et du lait de vache constatant par la même circonstance que le lait maternel était très pauvre en biotine.Ceci explique plus clairement le pourquoi du plus grand nombre de cas rencontrés dans les périodes d\u2019après- guerre dans les pays dévastés et sous alimentés.Gyorgy a pu également reproduire expérimentalement chez l\u2019homme cette maladie en le soumettant à une diète spécialement carencée et autrement encore en prouvant les effets néfastes particulièrement du blanc d\u2019œuf qui entre autres protéines en contient une, appelée l\u2019avidine qui en se combinant à la biotine la rend inactive.L\u2019avidine, en effet, en se combinant à la Biotine donne une association stable qui empêcherait l\u2019absorption de cette dernière au niveau de l\u2019intestin.TRAITEMENT Plusieurs traitements ont été préconisés à date avec des résultats plus ou moins encourageants.On a même guéri une série imposante de cas en France, en mettant tout simplement le nourrisson complètement nu dans un incubateur à haute température et en le soumettant à une cure hygiéno-diététique des plus surveillée pendant une période de 40 jours (4).Méthode efficace peut-être, mais peu pratique.Certains, comme Palacki, Strycek, Hamolece en Tchécoslovaquie, ont été les premiers à obtenir d'excellents résultats en administrant de la Biotine à la nourrice d\u2019un bébé atteint de cette maladie.Notre expérience personnelle et très modeste avec la Biotine est venue confirmer les résultats merveilleux obtenus dans tous les autres centres de Pédiatrie de Suisse, de Belgique, de France et des Etats-Unis.RÉSULTATS Nous relevons les résultats de 15 cas traités dans notre Service durant les derniers six mois de l\u2019année 1960.a) L'âge d\u2019apparition varie entre trois semaines et trois mois chez 15 cas, dont 9 garçons et 6 filles.b) Localisation: 5 cas d\u2019éruption localisée aux fesses et à la figure et 10 cas d\u2019éruption généralisée.: LA BIOTINE L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 c) Infection secondaire: 2 cas seulement ne présentaient aucune infection secondaire.1 cas soufrait de broncho-alvéolite et tous les autres souffraient de gastro-entérite.Diagnostic Environ 30% des cas avaient au préalable été considérés et traités pour eczéma ou pour érythème fessier banal.Traitement 1) Biotine: 1 ce.ou 5 mgr im.par jour pendant une durée variable de 8 à 15 jours.2) Diète: anti-allergique mais qui n\u2019est pas indispensable, une diète adéquatement balancée est importante.Résultats Guérison absolue et définitive sans récidive après une période de traitement de 6 à 12 jours.Résumé Cette communication, qui n\u2019a rien d\u2019original, n\u2019avait pour but que de faire une synthèse de ce qui a été dit, fait et écrit à date sur la maladie de Leiner-Moussus et sur son traitement simple et efficace par la Biotine qui nous a été gracieusement fournie de même que la documentation par la Maison Hoffman La Roche que nous tenons à remercier.Summary Dermatitis seborrheic, erythroderma desquamativa or Leiner\u2019s-Moussus\u2019 disease are different degrees of the same disease.The authors now recognize that this disease is caused by an insufficiency or a disturbed utilisation by the digestive tract of the vitamin H or Biotin, mostly found in cow milk, liver yeast, kidney and egg yolk.Our clinical observations cover 15 cases of Leiner\u2019s disease; they have convinced us of the advantage of using Biotin, at the dosage of 1 c.c.or 5 mg., intramuscularly, daily for a period of 8 to 12 days.BIBLIOGRAPHIE 1.A.NISENSIN : J.of Pediatrics, 51: 537 (nov.) 1957.2.Fr.THELIN: Revue Int.de Pédiatrie, 72: (avril) 1949.3.J.DELAFIN: Gazette Méd.Française, 67: 1501 (juin) 1960.4.O.G.ROUGICHTCH et M.SOUBITCH: Arch.Fr.de Pédiatrie, 17: 516, 1960.5.C.LEINER : Brit.J.Dis.Child, 5: 244, 1908.F.KOGL et B.TONNIS: Phys.Chem, 242: 43, 1936.7.V.Du VIGNEAUD, D.B.MELVILLE, P.GYORGY et C.S.ROSE: Science, 92: 62, 1940.N INTOXICATION AU PROMETHAZINE (PHENERGAN) François CLICHE (Saint-Georges-Ouest, Beauce).Si les maladies infectieuses et parasitaires sont en régression chez l\u2019enfant, 1l n\u2019en est pas de même des empoisonnements; nous constatons plutôt, comme partout ailleurs, un accroissement régulier du nombre des enfants hospitalisés à cause d\u2019une intox- cation.Voici le cas d\u2019une intoxication au phénergan chez un garçon de 20 mois.L'intérêt de l\u2019observation, bien relatif cependant, réside en ce que nous n\u2019avons rien rencontré dans la littérature médicale qui se rapporte à une intoxication par ce médicament.Observation.Ce garçon (dossier 23432) est admis ici à 3 heures 30 de l\u2019après-midi le 9 février dernier; le médecin qui l\u2019envoie dit que l\u2019enfant a absorbé 23 comprimés de 25 mgs.de phénergan chacun, l\u2019ingestion de ces médicaments a eu lieu 2 heures 30 5 45 45 46 46 48 45 45 a LE LE LEE LE LÉ Heures 347 487 £00 47% (4° qb oT ut AT SITE T Ë P Pours O-O LEGEND Temr ®\u2014® (RECTALE) {40 1044 asp V4 IBOA (03 160 - {oz 1504 toi {40 100 C 130 99 ¢ (204 984 1104 q97 1004 96 qod co.Boi 50.70{ +40 604 30 50 WEN P R E 9 |s L P Ss auparavant, soit à 1 heure de l\u2019après-midi du même jour.À l'examen d\u2019entrée, nous constatons que l\u2019enfant est agité, avec périodes intermittentes de somnolence.Le facies est très rouge, légèrement cyano- tique même; le pouls est à 140/min., la respiration a 28, la température rectale à 99°F.Ces chiffres ont été mis en graphique et montrent, somme toute, peu de variations.Un lavage gastrique, aussitôt institué, ramène des débris en voie de désintégration.mais en petite quantité; l\u2019oxigène nasal corrige la teinte cyano- tique du début; un toni-cardiaque mineur, administré comme mesure de support, sera répété plus tard.En ce qui concerne le système nerveux, nous avons constaté de l\u2019hyperexcitabilité; l\u2019enfant a même présenté des hallucinations au cours de la soirée.La mère, qui collaborait très bien, rassurait alors l\u2019enfant, ce qui nous a permis d\u2019éviter l\u2019emploie de médication sédative, suivant en cela l\u2019expérience commune de n\u2019administrer que le moins de médicaments possible.Quant au système urinaire, la diurèse demeura abondante, aidée sans doute par la solute glucosé à 5% qui fut mis en route dès l\u2019arrivée du jeune patient à l\u2019hôpital.Cependant, vers 11 heures du soir, nous constatons que les urines prennent une teinte franchement rosée qui serait, avons-nous appris depuis, caractéristique de l\u2019empoisonnement au phénergan.Nous gardons ces urines pour examens; elles montrent de l\u2019albumime à 0.25% et des globules rouges \u2014++.Vingt-quatre heures après, la couleur des urines est normale, il n\u2019y a plus ni albumine ni globules rouges; nous n\u2019écartons pas cependant la possibilité que l\u2019enfant ait présenté de l\u2019albumine et des globules rouges antérieurement à l\u2019ingestion de phénergan.Quinze heures après les débuts de l\u2019intoxication, l\u2019enfant se comporte tout à fait normalement.On peut raisonnablement conelure que ce médicament s\u2019il n\u2019a pas d\u2019antidote spécifique n\u2019a pas non plus une toxicité très grande; aussi une observation attentive, une médication prudente, essentiellement symptomatique sont les points principaux dont il faut tenir compte en cette occurence dont l'issue ne semble jamais fatale.Résumé Ce garçon de 20 mois absorbe 575 mgs.de Phé- nergan; les signes vitaux semblent peu modifiés; en ce qui concerne le système nerveux, il y a agitation; du côté urinaire, l\u2019enfant présente une urine colorée rose, de l\u2019albumine et des globules rouges.Tout entre dans l\u2019ordre 15 heures après les débuts de l\u2019intoxication qui ne semblerait jamais fatale. 626 Summary This 20 months old child absorbs Phenergan 575 mgms.The examination on admission shows a slight modification of the vital signs.Where the nervous system is concerned, agitation is noted and periods of drowsiness.CLICHE: INTOXICATION AU PROMETHAZINE l\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 Urinary system: urine shows a pinkish color.traces of albumin and red blood cells +++.Within 15 hours after absorption of the drug.everything is under control, which would lead us to beleive that such an intoxication would never be fatal.L'ASEPSIE ET LE CHIRURGIEN Roger GAGNON.L'asepsie est l\u2019ensemble des méthodes consistant à prévenir les maladies septiques ou infectieuses, en empéchant par des moyens appropriés, l\u2019introduction de microbes dans l\u2019organisme.Pasteur et Lister ont jeté les bases de l\u2019asepsie en chirurgie.L\u2019on ne saurait trop exagérer l\u2019importance de l\u2019asepsie dans le développement de la chirurgie.Ce n\u2019est qu\u2019après l\u2019établissement d\u2019une asepsie sure, certaine, continuelle qu\u2019on a pû voir, en l\u2019espace d\u2019un demi-siècle, des techniques chirurgicales nouvelles, de plus en plus audacieuses, se développer; et cela, tout en voyant graduellement et systématiquement diminuer le taux de mortalité et de morbidité attribuable à l\u2019infection.En 1939, les sulfamidés apparaissent.En 1940 et dans les années qui suivent, les antibiotiques se répandent sur le marché.Et une fois de plus, la médecine croit avoir alors à sa disposition, une panacée contre toutes les infections.Avec ces antibiotiques qui au début semblent vouloir contrôler si bien l\u2019infection, l\u2019on constate naturellement un certain relâchement du côté asepsie et l\u2019on croit, pendant un certain temps, que le spectre de l\u2019infection post-opératoire est disparu.Cette fausse illusion cependant n\u2019est que de courte durée.Peu après, les infections post-opé- ratoires réapparaissent, ayant acquis un caractère nouveau: la résistance aux antibiotiques.C\u2019est alors qu\u2019on s\u2019aperçoit de l\u2019erreur, que l'on se souvient du mot asepsie dans sa plus stricte application, l\u2019on s\u2019aperçoit que les principes de base de l\u2019asepsie avaient été plus ou moins négligés et qu\u2019il fallait s\u2019en tenir à leur application stricte et rigoureuse et ne pas se fier aux antibiotiques pour les remplacer.Vous comprendrez certainement l\u2019importance que le chirurgien apporte à la science de l\u2019asepsie.Il s'agit, tout simplement pour lui, de penser un moment au patient.Ce dernier est venu le consulter pour une lésion chirurgicale élective et qui, dans l\u2019évolution post-opératoire, présente une complication infectieuse assez sévère pour mettre sa vie en danger.Depuis environ 10 ans, les rapports d\u2019infections hospitalières se multiplient à un rythme géométrique.La littérature médicale foisonne de travaux sur les infections dues aux Staphylocoques pyogènes résistant aux antibiotiques.En citant quelques chiffres sur l\u2019incidence des infections hospitalières, nous montrerons ainsi, qu\u2019il nous reste encore bien du travail à faire dans le développement et dans l\u2019application des principes d\u2019asepsie.L'incidence des infections rapportées est proportionnelle aux méthodes employées pour détecter ces infections.Godfrey, (J.A.M.A.mars 1958), sur 634 patients nous parle d\u2019infections à staphylocoques dans 11.1%.Le rapport des pathologistes démontre que 4% des décès sont dus directement à l\u2019infection Staphylococcique et 14% des décès ont été précipités indirectement par la présence d\u2019infection.Lee, de Washington, étudiant les cas d\u2019infection dans difféernts hôpitaux militaires aux Etats-Unis, note que si les rapports d\u2019infection sont laissés à tout le personnel médical, sans autorité vraiment responsable, l\u2019on a un taux d\u2019infection variant de 2 à 5% .Si par ailleurs, les rapports d\u2019infection sont sous le contrôle de cliniciens attitrés, des taux de 13% à 15% d'infection sont atteints.Si, en plus, les infections sont contrôlées par des visites régulières de lit en lit, les chiffres d\u2019infection évoluent entre 10 et 33%.Il semble done que les méthodes de contrôle des infections doivent être rigoureuses et bien ordonnées, si l'on veut avoir une idée juste des infections acquises à l\u2019hôpital et conséquemment reviser nos principes d\u2019asepsie s\u2019il y a lieu.Ayant démontré que l\u2019infection existe dans le milieu hospitalier et qu\u2019en plus elle semble vouloir se multiplier, nous sommes en droit de nous demander quand ct comment le patient s\u2019infecte? & = ore = => = L\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 Il est généralement admis que le patient s\u2019infecte dans le laps de temps qui s\u2019écoule entre son admission et son départ de l\u2019hôpital.Il est encore généralement admis que la période la plus critique est celle de l\u2019opération.C\u2019est pourquoi, en général, l\u2019idée de l\u2019asepsie dans le bloc opératoire est bien comprise et le personnel est au courant du rôle individuel qu\u2019il a à jouer dans le succès d\u2019une opération.À ce propos, les moindres détails sont d\u2019une importance capitale et la moindre défaillance, le moindre relâchement, peuvent entraîner un désastre.Il est bien que le personnel hospitalier, professionnel ou non, sache qu\u2019il est porteur dans 10 à 80% des cas, de Staphylocoques pyogènes, au niveau de sa peau et de ses sécrétions nasales.Si l\u2019asepsie est bien appliquée au niveau du bloc opératoire, le problème se complique singulièrement dans le reste de l'hôpital, au niveau des étages où l\u2019asepsie rigoureuse, stricte, est plus difficilement applicable.Il n\u2019est pas moins vrai cependant, que plusieurs sources d'infection existent au niveau des étages, telles les infections croisées de patient à patient, de porteur sain à patient.C\u2019est pourquoi encore là, l\u2019asepsie et l\u2019hygiène élémentaire ont un rôle prédominant à jouer.L\u2019isolement des infectés doit se faire systématiquement et l\u2019établissement d\u2019une technique basée sur les principes généraux de l\u2019asepsie doit être mis en pratique.Ayant peut-être dans mes remarques accusé le chirurgien, les gardes-malades et le reste du personnel, il est temps, je crois, que j'accuse le patient.Dans un article publié en mai 1959, Robertson s\u2019étonne de voir que malgré l\u2019application de méthodes aseptiques sévères, ainsi qu'une technique opératoire méticuleuse, il demeure en face d\u2019un problème infectieux toujours semblable, rapportant un taux d\u2019infection minima de 2% sans pouvoir l\u2019abaisser.Robertson mentionne done dans son article une source d'infection chez les patients chirurgicaux, source indépendante pour ainsi dire du Staphylocoque hospitalier.Il entend que le patient, dans bien des cas, possède déjà à son entrée à l'hôpital le Staphylocoque pyogène qui pourra, par la suite, contaminer sa plaie chirurgicale.Son étude porte sur 500 patients admis en chirurgie dont 15 se sont infectés; dès leur entrée, l\u2019on a fait un prélèvement des sécrétions nasales de ces patients.Chez ces 15 cas infectés, il y a eu « typage » du Staphylo.au niveau des sécrétions nasales et au niveau de l\u2019infection de la plaie chi- GAGNON: L\u2019ASEPSIE ET LE CHIRURGIEN 627 rurgicale.Et dans chaque cas, le staphylo.« typé » au niveau de la plaie correspondait au même type de staphylo.trouvé dans les sécrétions nasales.Cela explique donc, en partie je crois, un taux d\u2019infection qui persiste même si l\u2019on suit à la lettre les méthodes d\u2019asepsie et d\u2019hygiène élémentaire.Il y aurait aussi à mentionner la susceptibilité individuelle de certains patients, à développer une infection.Citons par exemple le nouveau-né, le vieillard, le patient souffrant d\u2019une maladie débilitante, le patient subissant le stress d\u2019une intervention majeure.La balance liquidienne et électrolytique, l\u2019anémie, le diabète sont tous des facteurs favorisant l\u2019infection.Quant au chirurgien, en plus de prêcher par son exemple et son enseignement, l'importance de l\u2019asepsie, 11 doit en plus avoir un respect religieux des tissus, il doit développer une technique méticuleuse et être convaincu de l'importance d\u2019une bonne hémostase.Ce sont tous des facteurs pouvant entrer en ligne de compte dans le développement d\u2019une infection.Et pour terminer, l\u2019on doit considérer l\u2019asepsie en médecine comme un dogme auquel on est obligé de croire sous peine de faute grave.Résumé 1° Les infections hospitalières augmentent depuis 10 ans.2° Les principes de base de l\u2019asepsie ne seront Jamais remplacés par les antibiotiques.3° Le taux des infections rapporté dans les différents centres est proportionnel aux moyens employés pour les découvrir.4° L\u2019infection endogène est une des raisons qui explique l'augmentation des infections hospitalières tel que démontrée par l'identité du type bactério- phagique du Staphylocoque.Summary 1st: Hospital infection has been increasing for the past ten years, 2nd: Antibiotic should not replace the basic principles of asepsis.3rd: The incidence of acquired infections reported in different statistics is in relation with the institution.organization and the team in charge.4th: The tvping of Staphylococeci has shown that endogenous infection is an important cause of wound infection.BIBLIOGRAPHIE Robertson H.ROCKE: The importance of endogenous Staphylococcal infections in Surgical Patients.Medical Services Journal Canada.15: 326 (mai) 1959. CORRESPONDANCE LETTRE DES ÉTATS-UNIS La maladie mentale est peut-être l\u2019un des problèmes les plus anciens que la médecine ait encore à résoudre; elle fut longtemps considérée comme une question sociale plutôt que médicale.Bien entendu, les théories ne manquent pas et, sv certaines finissent par être abandonnées, il en est qui contribuent dans une certaine mesure à la solution défimtive.Selon un article de B.Bursten, publié en mars dans les « Archives of General Psychiatry » (4: 267, 1961), il existerait un lien fonctionnel entre l'hyperthyroïdie et la maladie mentale.En fait, l\u2019incidence de la thyréotoxicose parmi les Psychopathes hospitalisés n\u2019est pas élevée, mais le nombre des cas de psychoses chez les thyroïdiens est suffisant pour permettre de penser qu\u2019un tel lien existe.Les deux syndromes peuvent être associés de trois façons différentes: 1) La thyréotoxicose peut précipiter l\u2019apparition de la psychose; 2) l\u2019an- riété et une certaine activité associées à une décompensation psychique peuvent précipiter l\u2019apparition de la thyréotoxicose; enfin 3) les deux syndromes peuvent survenir de façon simultanée et être synergiques chez de nombreux malades.* * * A.M.Kligman signale dans un article paru en février dans les « Archives of Dermatology » (83: 175, 1961) qu'une grande anxiété peut provoquer une chute temporaire des cheveux.Il se base sur les observations de 5 personnes chez lesquelles il fut impossible de déceler une cause physiologique susceptible d'expliquer la dépertition capillaire.L'auteur relate le cas particulièrement frappant d'un prisonnier qui fut jugé trois fois en trois ans et échappa chaque fois à la peine de mort grâce à un point de détail juridique.Jugé pour la quatrième fois, il fut reconnu coupable de meurtre.Environ 10 semaines après le jugement, ses cheveux commencèrent à tomber et il devint rapidement chauve.Près de 8 semaines après l\u2019arrêt de la chute des cheveux, ceux-ci commencèrent à repousser.Ses cheveux avaient complètement repoussé lorsqu\u2019il fut gracié et ultérieurement libéré.* * * Des crises d\u2019épilepsie, survenant pour la première fois chez des personnes de plus de 60 ans, sont signalés par E.D.Schwade dans le numéro de janvier de « Geriatrics » (15: 11, 1960).Les crises apparaissant chez ces malades sont causées le plus souvent par des lésions du cerveau qui compriment celui-ci, une dilatation des vaisseaux ou une thrombose locale.Ces malades âgés, atteints d\u2019épilepsie simple, ne sont pas diminués mentalement et le taux de la mortalité de l\u2019épilepsie est bas, surtout si les malades sont sous surveillance médicale.Il existe un certain nombre de médicaments qui permettent de traiter l\u2019épilepsie.Parmi ceux-ci il convient de noter un excellent anti-convulsif, le Dilan- tin Sodium (diphénylhydantoin sodium) (Epanu- tin) qui s'est révélé très efficace dans le traitement des crises du grand mal chez les malades d'un certain âge.Son administration ne s\u2019accompagne que rarement d\u2019effets secondaires, d\u2019ailleurs peu durables.L\u2019épilepsie chez les malades de plus de 60 ans peut donc être traitée avec succès si un diagnostic correct a été posé.* * #* R.Rand décrit dans la « University of Califor- ma Clip Sheet» du 21 février 1961 un nouveau procédé chirurgical permettant de diminuer le tremblement qui accompagne certaines maladies telles que la maladie de Parkinson.Il consiste à détruire une petite zone de matière cérébrale, le locus miger.En effet on suppose que cette partie du cerveau favorise les impulsions pathologiques qui causent le tremblement associé à la maladie de Parkinson.Une aiguille à électrodes bipolaires, imtroduite par un petit orifice de la calotte cré- menne, atteint le locus niger.On fait passer alors le courant par les électrodes et une zone rectangulaire de la substance noire de Soemmering est ainsi détruite.Les résultats cliniques de cette méthode sont encore à l\u2019étude.* * * Les enfants mongoliens placés dans des institutions spéciales progressent moins vite que ceux qui restent dans leur famille.R.B.Kugel et D.Reque rapportent dans le « Journal of the American Medical Association » du 18 mars (175: 959, 1961) une étude portant sur 65 enfants mongoliens dont 34 étarent chez eux et 21 en institutions.Ceux demeurés à la maison marchaient tous à 5 ans alors que 40% des enfants du second groupe ne mar- L'Union Méd.Canada Torre 90 \u2014 Juin 1961 chaient pas encore à 6 ans.De même, à 8 ans, 60% des enfants restés en famille pouvaient utiliser des phrases complètes en parlant alors que 10% seulement des enfants du second groupe pouvaient sS\u2019exprimer par phrases.Les auteurs en concluent que les enfants élevés à la maison se développent plus rapidement que ceux qui sont placés en institutions.* * * E.Gosline et ses collaborateurs rapportent dans le numéro de juillet-septembre du «Journal of Clinical and Experimental Psychotherapy » (21: 220, 1960) les observations de 45 cas de schizophrénie traités par un nouveau stimulant psychique, Catron (beta-phenilisopropylhydrazine), employé seul ou associé a un ataraxique.Les malades furent partagés en deux groupes: ceux dont la manifestation principale était seulement une dépression mentale et ceux qui étaient atteints de schizophrénie régressive marquée nécessitant une longue hospitalisation parce qu\u2019ils réagissaient mal au traitement.Les auteurs fixèrent la dose de Ca- tron à 6.25 mg, deux à trois fois par jour, comme étant celle permettant d\u2019obtenir les meilleurs résultats.Chez les malades recevant un mélange de Catron et d\u2019ataraxique, la dose de ce dernier fut modifié selon les besoins du malade alors que la dose de Catron restait constante.Grâce à son as- le 4 mai 1961 M.le docteur Roma Amyot Rédacteur en chef L'Union Médicale du Canada 326 est, boulevard Saint-Joseph Montréal, P.Q.Cher docteur, L\u2019 Industrie pharmaceutique a été en butte a de nombreuses critiques depuis quelque temps tant au Canada qu\u2019 aux Etats-Unis.Elle a été soumise à des enquêtes gouvernementales et a même partagé l\u2019honneur avec la profession médicale de former l\u2019objet de certaines promesses électorales.Ces cmi- tiques que l\u2019on entend encore dans des conférences et des conversations apparaissent de temps à autre dans les journaux, la radio ou la T.V.sous forme de déclarations émanant souvent de personnes mieux pourvues de bonnes intentions que d\u2019informations exactes.Même si quelques unes de ces remarques sont bien fondées, plusieurs reposent sur CORRESPONDANCE 629 sociation avec Catron, il fut possible de dimnuer la dose de l\u2019ataraxique de façon considérable chez certains malades, à un point tel qu\u2019on cessa même son administration.Mais à ce moment là, on constata une réapparition des symptômes mentaux qui continuèrent jusqu\u2019à la reprise du traitement associé.Les signes de l\u2019amélioration clinique constatée à la suite du traitement furent les suivants: disparition de la méditation dans le vide, amélora- tion des commumecations avec le malade, absence d\u2019effectation schizoïde et une meilleure pénétration à l\u2019intérieur de son monde égocentrique.* * * Lors de la 139ème assemblée nationale de l\u2019« American Chemical Society », qua s\u2019est tenu à St.Louis, Missouri, K.F.Gregory a décrit un test sanguin permettant de déceler facilement les maladies du coeur, du foie et d'autres organes.Une enzyme LDH (déhydrogénase lactique), qua règle certains processus chimiques de l\u2019organisme, est à la base de ce test.Cette enzyme se retrouve sous cinq formes distinctes et en proportions différentes dans différentes organes du corps.Quand une lésion existe dans l\u2019un de ces organes, LDH est libérée et circule dans le sang.Le dosage des différentes formes de LDH dans le sang permet de déceler quel est l\u2019organe atteint.une documentation inadéquate ou une conception erronée des rapports de cette industrie avec le corps médical d\u2019une part et avec le public d\u2019autre part.Il est évident qu\u2019une foule de préjugés disparaî- trarent à la lueur des faits.Afin de savoir à quel point engager le dialogue, l\u2019Association des manufacturiers de produits pharmaceutiques a décidé de pratiquer un sondage de la profession médicale.Elle a confié cette tâche à sa section médicale composé de directeurs médicaux des principales maisons; cette section semble tout désignée pour établir le lien qui peut exister entre les médecins et les fabricants de produits pharmaceutiques.La section médicale se propose d\u2019entrer en contact direct et personnel avec le plus grand nombre possible de médecins éminents qua voudront bien consacrer quelques moments de leurs loisirs à venir exposer leurs vues sur certains points litigieux.Nous aimerions connaître vos commentaires sur le coût des médicaments, les méthodes publicitaires courantes, l\u2019appur financier des recherches et au- 630 tres problèmes connexes.Nous comptons également envoyer un questionnaire à environ.cinq cents médecins de langue française choisis au hasard.Nous espérons que ceux qui le recevront voudront bien se donner la peine d\u2019en prendre connaissance, d\u2019y répondre et de nous le retourner au plus tôt.C\u2019est d\u2019abord en faisant le point dans le milieu médical que nous pourrons corriger les imperfections, combler les lacunes et améliorer les relations entre médecins et fabricants de médicaments.Je viens solliciter l\u2019hospttälité*de vos pages pour vous demander d\u2019accorder quelque publicité à cette entreprise auprès de vos lecteurs.Les possibilités CORRESPONDANCE L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 d'amélioration dépendront de la teneur et du nombre d\u2019opinions que nous pourrons recueillir ainsi que des suggestions qu\u2019on voudra bien nous proposer.Je vois ici pour le corps médical l\u2019occasion de régler certaines questions plus ou moins épineuses à l'avantage mutuel du public de la profession et de l\u2019industrie.Veuillez agréer, cher docteur, l\u2019expression de mes sentiments les plus distingués.M.R.Dufresne, M.D.Comité des relations extérieures Section Médicale C.P.M.A. ANALYSES Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complètes et utilisables, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le « Quarterly Cumulative Index Medicus»: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, le volume, la page, le mois (le jour du mois si le périodique est hebdomadaire), l\u2019année.Exemple : J.BEERENS: Tuberculose et démence précoce.« Ann.Med.Psychol.».94: 1 (juin) 1938.MEDECINE G.C.MORRIS, Jr.et M.E.De BAKEY: Angine abdominale, diagnostic et traitement.(Abdominal Angina \u2014 Diagnosis and Surgical Treatment.) \"J.A.M.A.\u201d, 176: 89 à 92 (15 avril) 1961.L\u2019angine abdominale est une manifestation d\u2019ischémie intermittente du système gastro-intestinal, analogue au rapport qui existe entre l\u2019angine de poitrine et l\u2019ischémie myocardique intermittente.En tant qu\u2019angine d\u2019effort.la douleur de l\u2019ischémie intestinale survient aux efforts de la digestion après les repas.Les maladies occlusives des artères caeliaque et mésentérique supérieure, produisent le syndrome d\u2019angine abdominale dans laquelle les signes principaux sont la douleur post-prandiale, la perte de poids, les troubles du péristaltisme intestinal et la mal- absorption.Le processus pathologique qui cause l\u2019angine abdominale, est un rétrécissement artériosclérotique de l\u2019orifice ou des deux premiers centimètres des artères caeliaque et mésentérique supérieure.L\u2019angine abdominale doit être envisagée dans le diagnostic différentiel des troubles gastro-intestinaux après 40 ans.La douleur abdominale post-prandiale, est le symptôme le plus fréquent.La perte de poids est progressive et sévère, provenant de l\u2019anorexie et de la malab- sorption.La constipation est habituellement sévère, mais peut être interrompue par des selles abondantes contenant une quantité excessive de graisse.On retrouve également, du sang occulte dans les selles.Un souffle ou un bruit est souvent audible à la partie supérieure de l\u2019abdomeen, en rapport avec le processus sténosant.Les radiographies de l\u2019intestin sont habituellement négatives.On met en évidence le processus sténosant par une aortographie en position latérale.Le traitement est chirurgical et consiste en une revascularisation des vaisseaux artériels.Dans la plupart des cas, l\u2019application d\u2019un «by-pass» est la méthode la plus sûre et la plus satisfaisante.La dérivation se fait entre l\u2019aorte abdominale inférieure et une anastomose rétro- péritonéale, avec les artères caeliaque et mésentérique supérieure.La revascularisation chirurgicale est souhaitable non seulement pour soulager les symptômes, mais également pour éviter une thrombose mésentérique éventuelle.Sylvio DESAUTELS.PNEUMOLOGIE E.E.ROCKEY, C.F.BLAZSIK, S.A.THOMPSON et S.VI- RABUTR: Revue rétrospective du traitement de l'emphysème et d\u2019autres insuffisances respiratoires par la fénestration trachéale.(Four and one half years\u2019 experience in the treatment of emphysema and other respiratory insufficien- cies by tracheal fenestration.) ''Dis.of the Chest\u2019, 39: 117 (fév.) 1961.Appliquant leur technique décrite en 1956 les auteurs ont soigné depuis 4 ans Y% 36 malades atteints d\u2019insuffisance respiratoire, dont 32 étaient des emphysémateux.Les résultats furent les suivants: 14 malades furent légèrement améliorés, 9 furent reprendre quelques activités légères, 6 purent jouir d\u2019une vie normale sans l\u2019aide de quiconque, 5 purent retourner à leur travail.Quelques malades ont porté leur fenêtre trachéale pendant plus de deux ans.Un bilan fonctionnel a permis d\u2019observer une amélioration de la capacité vitale de la courbe d\u2019expiration forcée, et de la capacité respiratoire maxima.Les échanges gazeux cependant ne furent guère modifiés.Les observations faites par les auteurs démontrent que l\u2019insuffisance respiratoire grave est souvent attribuable à l\u2019abondance et à la mauvaise élimination des secrétions trachéo-bronchiques.Le secret du traitement par la fénes- tration trachéale réside justement dans la faculté que possède le malade de pouvoir facilement et à volonté aspirer lui-même ces secrétions.Celles-ci peuvent même être recherchées sélectivement dans chacun des lobes au moyen d\u2019une sonde recourbée, fabriquée spécialement à cette fin.La fenêtre, une fois produite, ne constitue aucune entrave à la toux ni à la parole.Charles LEPINE.J.VIDAL et J.-C.MARTY: La fréquence des erreurs thérapeutiques initiales et leur influence sur l\u2019évolution ultérieure de la tuberculose pulmonaire.\u2018Revue de la Tuberculose\u201d, 23: 570 (mai-juin) 1959.L'emploi abusif systématique et désordonné des médicaments antibiotiques fait rater assez souvent des résultats thérapeutiques.Or les résultats sont loin des espoirs que l\u2019on pouvait légitimement fonder.Loisqu\u2019il s\u2019agit d\u2019employer des antibiotiques pour traiter une tuberculose pulmonaire, il faut selon les auteurs respecter trois règles élémentaires: l\u2019association thérapeutique ; la continuité; la durée.Or les auteurs sont frappés par la gravité et la fréquence des erreurs thérapeutiques commises ainsi.Bariéty et Chon- brac ajoutent que c\u2019est parfois une autre cause majeure dos reprises évolutives de la T B pulmonaire chez l\u2019adulte.Aussi les auteurs se sont-ils attaché à préciser le « passé thérapeutique » des malades qui ont été admis dans leur service pour dégager de cette étude le sort qui était réservé à ces malades en fonction de ce passé.Ainsi 300 malades ont été ivestigués (238 hommes ou 794% et 62 femmes ou 20.6%), 166 tuberculoses récentes, 55%, 102 tuberculoses de long cours, 34%, 17 rechutes, 56% (délai de 4 années), 15 tuberculoses cicatricielles, 5%. 632 Quant au passé thérapeutique de ces tuberculeux: malades déjà traités, 157 (523%); malades non traités, 243 (47.7%).Sont considérés comme mal traités ceux qui répondent à ces quatre conditions: 1) absence d\u2019association de deux au moins de trois antibiotiques majeurs; 2) administration discontinuée; 3) traitement manifestement trop court (décision médicale ou personnelle) ; 4) administration d\u2019antibiotiques sans cure de repos (condition de réussite indispensable selon les auteurs).Sur les 157 malades déjà traités, 118 (751%) avaient été traités de façon totalement incorrecte et 39 (24.9% de façon satisfaisante.Comment ont évolué les malades non traités et bien traités d\u2019une part et les mal traités d\u2019autre part en fonction des thérapeutiques antérieures?Les non traités (143) et bien traités (39): 45 ont été placés dans un sanatorium; 80 ont quitté sans congé; 57 ont suivi le traitement de façon correcte.Résultats?(excepté ceux qui ont quitté): 42 guérisons; 5 états stationnaires ou aggravation 8.77%; 10 décès 175%.Les déjà et mal traités (118): 26 placés au sana; 66 ont quitté malgré avis contraire; 26 ont suivi le traitement correctement.Résultats pour cette dernière catégorie: 11 guérisons; 3 états stationnaires ou aggravation 11.5% ; 12 décès 46.1%.Le pourcentage des guérisons passe pour les déjà ou mal traités de 423% à 73.6% pour les 3 traités.La proportion des décès est bien démonstrative.461% chez les sujets antérieurement mal traités, 17,5% chez les sujets antérieurement non traités ou bien traités.Pourquoi y a-t-il une telle différence?Comme ces malades sont tarés, il y a chez eux un état de déchéance physique et sociale importante.A la suite de ce travail, «il est banal d\u2019énoncer que les succès thérapeutiques s\u2019amenuisent si la tuberculose pulmonaire a d\u2019abord été mal traitée ».Ne serait-il pas intéressant.de savoir si une semblable étude a été entreprise.Si oui, arrive-t-on aux mêmes constatations?Paul-René ARCHAMBAULT.GASTRO-ENTEROLOGIE P.HILLEMAND, R.VIGUIE et J.BREUZARD: Etude analytique et étiologique des hémorragies ulcéreuses.\u2018Arch.Mal.App.Digestif'', 48: 9 (juillet-août) 1959.De cette étude nous pouvons conclure: La proportion des ulcères hémorragiques est plus grande chez l\u2019homme que chez la femme.Chez la femme, la poussée hémorragique gastrique est la plus fréquente que la poussée hémorragique duodénale et la localisation postérieure plus fréquente que chez l\u2019homme et toujours grave.La cause déclenchante la plus fréquemment reconnue est la reprise d\u2019une poussée évolutive, ulcéreuse, ce qui souligne la nécessité d\u2019un traitement prolongé.Parmi les affections associées l\u2019éthylisme a une part prépondérante.Nous ne pouvons incriminer que dans peu de cas une ingestion médicamenteuse mais notre enquête n\u2019a peut être pas été suffisamment dirigée dans ce sens.ANALYSES l'Union Méd.Canada Tonic 90 \u2014 Juin 1961 Les formes graves constituent une proportion importante (32 cas sur 75) leur pronostic est particulierement redoutable.HILLEMAND.R.PICARD, J.KERNEIS et Mme A.GORDEEFF: Substrat anatomique des grandes hémorragies ulcéreuses.\u2018\u2019Arch.Mal.App.Dig.\u201d 48: 19 (juillet-août) 1959.Le substratum anatomique des grandes hémorragies ulcéreuses est diversement apprécié par les auteurs.Pour beaucoup de chirurgiens la cause en est presque toujours une effraction artérielle.Pour la plupart des médecins, au contraire, et pour quelques chirurgiens.il s\u2019agit le plus souvent d\u2019érythrodiapédèse.Les auteurs ont étudié 48 cas de grandes hémorragies ulcéreuse.42 de ces malades ont été opérés entre la 12e et la 60e heure.Sur ces 48 cas, l'hémorragie était liée 31 fois à une érosion artérielle et 17 fois à une érythrodiapédèse.Dans les 31 cas ou l\u2019hémorragie était due à une effraction artérielle, celle-ci a été objectivée 7 fois, à l\u2019œil nu, par le chirurgien seul qui a enfoui l\u2019ulcère.Neuf fois l\u2019effraction artérielle a été contrôlée à la fois par le chirurgien et l\u2019histologiste.Huit fois l\u2019effraction artérielle n\u2019a été retrouvée que par l\u2019histologiste seul.Sept fois l\u2019histologiste n\u2019a pas constaté d\u2019effraction mais celle-ci était très vraisemblablement en raison de la proximité d\u2019une artère perméable ou oblitérée par un caillot jeune.Dans 17 cas, l\u2019hémorragie était due à une érythrodiapédèse, soit érythrodiapédèse péri-ulcéreuse en couronne, soit érythrodiapédèse à partir d\u2019un cal granu- lomateux hyperhémique.Les hémorragies distillantes en nappes diffuses, n'ont pas été observées dans les ulcères, mais elles ont été rencontrées 8 fois dans des gastrites hémorragiques non ulcéreuses que les auteurs ne font pas rentrer dans leur statistique.Il n\u2019existe pas de signes certaines cliniques et biologiques permettant d'affirmer l\u2019origine artérielle ou diapédique, ce qui serait cependant d\u2019un haut intérêt.Certes, les déglo- bulinisations au-dessous de 2 millions sont presque toujours en rapport avec une effraction artérielle, mais 2 de nos malades qui saignaient par érythrodiapédèse avaient une anémie de l\u2019ordre de 2,500,000.Cependant 2 seulement de nos 17 malades érythrodiapédétiques ont été opérés dans les 48 premières heures contre 21 sur 31 du premier groupe.Nous avons recherché les raisons de la méconnaissance par beaucoup de la fréquence de l\u2019effraction artérielle à l\u2019origine des G.H.U.Elles sont au nombre de 4: \u2014 La très grande rareté des G.H.U.non controlables par le traitement médical.\u2014 Les rares constatations d\u2019hémorragies diapédétiques à la gastroscopie et la gastrostomie.\u2014 La croyance erronée de la constance de l\u2019endartérite oblitérante au niveau et autour de l\u2019ulcère.\u2014 La notion moderne de brutales perturbations vasomotrices au niveau de l\u2019ulcère et plus récemment celle de dysfonctionnement de shunts artério-veineux (glomi).HILLEMAND.E.DELANNOY et F.VANDENDORP: Diagnostic clinique et radiologique dans les hémorragies digestives.\u2018Arch.Mal.App.Digestif\u2019, 48: 43 (juillet-août) 1959.Les auteurs codifient ainsi leur technique d\u2019examen d\u2019urgence des hématémèses: L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 1) L'examen est fait dans les douze heures après l\u2019hématémèse, sur malade déchoqué avec une T.A.de 10.2) Les décubitus latéral droit et dorsal sont pratiquement seuls utilisés.Cette technique leur a donné une proportion élevée de résultats positifs, les localisations doubles, les associations cirrhose-ulcère ont pu être décelées.Le point noir reste la détection des ulcérations simples, quelquefois mises en évidence par le double contraste.HILLEMAND.J.J.DESNEUX (Bruxelles): Hémorragies digestives aiguës: endoscopie d'urgence.\u2018Arch.Mal.App.Dig., 48: 53 (juillet- août) 1956.Des investigations endoscopiques ont été pratiquées chez 304 malades présentant des hémorragies digestives aiguës.Ces examens doivent être faits sous anesthésie générale.Un diagnostic précis de l\u2019origine de l\u2019hémorragie a pu être posé dans 185 cas; un diagnostic de présomption dans 44 cas; une affection gastro-æsophagienne a pu être exclue 42 fois.En cas de lésions hémorragipares multiples, l\u2019endoscopie est la seule méthode qui permette de préciser la lésion responsable du saignement, et d\u2019orienter donc valablement la thérapeutique.HILLEMAND.MM.MERCADIER et HAUTEFEUILLE: Indications et résultats du traitement chirurgical des hémorragies digestives ulcéreuses.Arch.Mal.App.Gig.\"\u201d, 48: 59 (juillet-aofit) 1959.Discussion de l\u2019attitude thérapeutique en présence de l\u2019hémorragie digestive.Les auteurs opposent les hémorragies à des plaies vasculaires gastriques ou duodénales secondaires à des ulcères aux hémorragies diffuses résultant d\u2019un processus de gastrite hémorragique.Ils posent le principe de l'intervention chirurgicale après l\u2019échec d'une réanimation importante et minutieusement controlée durant 36 heures, surtout lorsque la preuve a pu être faite de l\u2019existence d\u2019une plaie vasculaire.HILLEMAND.A.LAMBLING, S.BONFIILS, Cl.RICHIR, F.POTET, M.AN- DREJEVIC et B.BARATGIN: Les hémorragies des gastrites hémorragiques et de 1'\u201cexulceratio simplex\u201d.\u2018\u2019Arch.Mal.App.Dig.\u201d, 48: 73 (juillet-août) 1959.1) Il faut séparer complètement les hémorragies : \u2014 De l\u2019«exculceratio simplex » de Dieulafoy dues à l\u2019ulcération d\u2019une artère d\u2019assez gros calibre ayant un trajet anormale dans la paroi gastrique.\u2014 Et celles de la gastrite hémorragique où le saignement est lié avant tout à des perturbations capillaires fonctionnelles de la paroi stomachale.2) Anatomiquement, la gastrite hémorragique est « une ».Les lésions sont les mêmes quelle qu\u2019en soit l\u2019étiologie.Certaines d\u2019entre elles peuvent provoquer des altérations durables (infarctus avec ou sans ulcération concomittante).Mais d\u2019autres ont une allure strictement fonctionnelle: les « puits capillaires» en sont l\u2019élément le plus original, permettant une communication à plein canal des vaisseaux de la sous-muqueuse avec la cavité gastrique.Il s\u2019agit, en fait.d\u2019une vaso-dilatation massive des formations normalement présentes mais invisibles car peu actives.La réalité de leur intervention dans la genèse du saignement a pu ANALYSES 633 être démontrée expérimentalement (ulcère de contrainte, phénylbutazone, corticoïdes).Mais du fait de la nature fonctionnelle de ces lésions, la restitutio ad integrum peut être obtenue dans un délai très bref après la fin de l\u2019hémorragie, d\u2019où l\u2019inconstance du critère biologique.3) Les critères de diagnostic de la gastrite hémorragique sont par ordre de valeur décroissante : La constatation macroscopique du saignement muqueux per-opératoire ou en cours de gastroscopie ; \u2014 Les altérations histologiques qui ne sont pas celles d\u2019une gastrite mais celle d\u2019une hémorragie par trouble de la vaso-motricité capillaire ; \u2014 L'histoire clinique d\u2019une hématémèse à répétition, en l'absence de toute cause organique de saignement (ce critère ne vaut que pour la gastrite hémorragique primitive).4) Les gastrites hémorragiques symptomatiques sont étudiées dans différentes circonstances à l\u2019aide d\u2019un certain nombre d\u2019observations personnelles: ulcère, gastrectomie pour ulcère, cirrhose, actions médicamenteuses diverses.5) Douze observations de gastrites hémorragiques primitives (dont 3 avec contrôle opératoire et 9 avec gastroscopie et gastrobiopsie) servent de base à l\u2019étude de cette affection caractérisée par: \u2014 Le mode itératif du saignement.\u2014 La survenue habituelle chez le sujet jeune et dans le sexe masculin.Ces cas sont confrontés à 20 observations recueillies dans la littérature médicale.HILLEMAND.Ch.DEBRAY, J.-P.HARDOUIN et F.JOUBAUD: Les hémorragies des hernies hiatales chez l'adulte.\u2018Arch.Mal.App.Dig.\u201d, 48: 101 (juillet-août) 1959.Cette étude est basée sur 100 cas d\u2019hémorragies digestives survenant au cours de hernie hiatale de l\u2019adulte.Ces hémorragies sont rares au cours des hernies hiatales, mais comme ces dernières sont très fréquentes, l\u2019étiologie herbiaire doit être recherchée systématiquement dans toute hémorragie digestive au même titre que l\u2019ulcère ou la cirrhose.Ces hémorragies qui surviennent surtout chez l\u2019homme et chez l\u2019adulte âgé, sont habituellement d\u2019abondance moyenne.Elles ont une tendance à récidiver à plus ou moins longue échéance.Quelques caractères un peu spéciaux sont précisés, en particulier le rôle fondamental des causes dé- clenchantes (57%) parmi lesquels les efforts et les médicaments jouent un rôle essentiel.Les hémorragies peuvent survenir au cours d\u2019une hernie hiatale connue; souvent elles révèlent la hernie hiatale: 1l est rare qu\u2019elles représentent le signe unique de la hernie; plus souvent elles sont associées à des signes « hiataux » typiques ou non.On ne doit admettre le rôle de la hernie hiatale dans l\u2019hémorragie qu\u2019après avoir éliminé les autres causes de saignement (ulcère gastro-duodénal, cirrhose, ete.).Les signes radiologiques sont ceux de toute hernie hiatale sans aucune particularité.L\u2019endoscopie, œsophagoscopie et surtout gastroscopie, permet de découvrir assez souvent (40% des cas) des lésions de muqueuse du bas œsophage ou de la hernie.L\u2019estomac est très souvent gastritique (56% des cas).Le mécanisme des hémorragies des hernies hiatales est encore discuté; 1l semble que la hernie hiatale ne fasse que 634 fragiliser la région; d\u2019autres facteurs sont nécessaires ponr déclencher l\u2019hémorragie.La thérapeutique médicale est simple: c\u2019est celle de toute hémorragie digestive d\u2019abondance moyenne, avec quelques particularités tenant à la hernie La chirurgie ne sera employée que dans les hémorragies récidivantes.Les conditions d\u2019âge et de terrain jouent un rôle important dans la décision opératoire.Onze seulement de nos 100 malades ont été opérés 3 ont été perdus de vue, 3 hernies hiatales ont récidivé, le résultat paraît bon jusqu\u2019à présent dans les 6 derniers cas.HILLEMAND.J.VANDENBROUCKE, J.de GROOTE et R.FRANÇOIS: Les bémorragies des tumeurs gastriques.\u2018Arch.Mal.App.Dia.\u201d, 48: 117 (juillet-août) 1959.Les auteurs ont revu les cas de tumeurs gastriques de leur service sous l\u2019aspect de l\u2019hémorragie et comparent leurs données à celles de la littérature.Pour le carcinome, ils envisagent les saignements dans ou à la périphérie de la tumeur, dans le voisinage de l\u2019estomac ou dans le tractus digestif.Ils nosent la relation de ces hémorragies avec l\u2019anémie.Ils signalent la possibilité de deux espèces de diathèse hémorragiques dans les tumeurs.Enfin les modalités d\u2019hémorragies gastro-intestinales sont décrites plus amplement; la fréquence de l\u2019hématémèse est de 7%, du mélæna 16% et des hémorragies occultes 83.5.Les tumeurs du tiers supérieur et de la petite courbure saignent plus souvent que celles du tiers inférieur.Les sarcomes d\u2019origine lymphoïde saignent dans une proportion analogue, les léltomyosarcomes avec une fréquence double.Les tumeurs du voisinage (pancréas) peuvent également saigner dans l\u2019estomac.Pour les tumeurs bénignes, 11 est impossible d\u2019en dresser une statistique.HILLEMAND.G.ALBOT, Félix POILLEUX, Ed.CHERIGIE, Georges BER- THET et Claude SAINT-OUEN: Hémorragies par tumeurs bénignes de la deuxième portion du duodénum.Tumeurs de la papille exceptees.\"Arch.Mal.App.Dig.\u201d, 48: 129 (juil- let-août) 1959.Les auteurs, à la lueur de 10 cas de tumeurs bénignes hémorragiques de la seconde portion du duodénum, dont 4 personnelles, envisagent plus particulièrement les difficultés du diagnostic radiologique dans les cas où la tumeur est petite.Ils distinguent les images évidentes (lacune et niche en cocarde) et les images non évidentes de suspicion (encoche du bord de D2, signe du 3 à l\u2019envers, déformation polycyclique des plis).Ils discutent des mérites respectifs des procédés complémentaires de diagnostic radiologique (clichés debout, en procubitus et en decubitus, compression dosée et orientée, pharmacoradiographie, cholangiographie par ponction vésiculaire non opératoire de M.Kapandji et radiocinématographie).Le traitement ne saurait être que chirurgical.L\u2019intervention est délicate du fait de la difficulté de découvrir parfois la tumeur.Dans la majorité des cas, on se contentera après contrôle histologique extemporané d\u2019une ex- érèse localisée sauf dans les rares cas où la localisation ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 parapapillaire de la tumeur peut nécessiter une papillec- tomie ou une duodenectomie partielle.HILLEMAND.L.HOLLANDER et M.ADLOFF: Les hémorragies digestives post-gastrectomiques.\u2018Arch.Mal.App.Digestif\u2019, 48: 153 (juillet-août) 1959, L'apparition d\u2019hémorragies digestives dans les suites proches ou lointaines d\u2019une gastrectomie réalise une complication plutôt rare.Après avoir rapporté trois observations personnelles, les auteurs font une revue générale de la question qu\u2019ils divisent en deux chapitres: les hémorragies précoces et les hémorragies tardives.Les hémorragies précoces sont dans l\u2019immense majorité des cas, en rapport direct avec l\u2019acte opératoire et posent essentiellement un problème thérapeutique.Leur fréquence n'excède pas 2%.Leur cause principale est représentée par une hémostase insuffisante au niveau des tranches anas- tomotiques.D\u2019autres étiologies peuvent également entrer en ligne de compte telles la reprise de l\u2019hémorragie, soit au niveau d\u2019un ulcère laissé en place volontairement ou parce qu\u2019il a été méconnu, l\u2019ulcère jéjunal et la gastro-jéjunite précoces.Le traitement sera en premier lieu conservateur (lavages d\u2019estomac, transfusions, coagulants).En cas d\u2019échec, la réintervention s\u2019impose avec vérification de la bouche anatomique, exploration du moignon gastrique restant ainsi que du moignon duodénal.Si ces diverses investigations ne permettent pas la mise en évidence certaine de la source de l\u2019hémorragie, les auteurs préconisent une nouvelle recoupe très haute, ne laissant en place qu\u2019une minime partie de l\u2019estomac et associée à une double vago- tomie sus-diaphragmatique.Les hémorragies tardives post-gastrectomiques sont de l\u2019ordre de 3% environ.Parmi leurs facteurs étiologiques sont étudiés, par ordre de fréquence décroissante: l\u2019ulcère récidivant, la gastrojéjunite, la cancérisation du moignon restant, les formations polypoïdes du moignon gastrique.les hernies muqueuses, les hernies hiatales.L\u2019attitude thérapeutique sera fonction de l\u2019étiologie.C\u2019est ainsi qu\u2019il v aura lieu de pratiquer une dégastro-gastrectomie ou une double vagotomie transthoracique en cas de récidive ulcéreuse et une gastrectomie totale en présence d\u2019un néoplasme du moignon gastrique; la gastro-jéjunite relève d\u2019un traitement médical, et les autres lésions d\u2019une thérapeutique qui dépendra avant tout de l\u2019intensité de la symptomatologie clinique.HILLEMAND.R.BOURGEON: Les hémorragies digestives d'origine spléni- que et vasculo-splénique.\u2018Arch.Mal.App.Dig.\u201d, 48: 171 (juillet-août) 1959.Les hémorragies digestives d\u2019origine splénique et vasculo- splénique présentent des signes nettement caractérisées : \u2014 leur apparition survient à un moment où le malade est porteur d\u2019une splénomégalie; \u2014 leur contexte-hématotogique comporte, outre l\u2019anémie, des degrés divers de dysfonctionnement splénique, lié à un contexte histologique assez uniforme: la rate congestive.L\u2019exploration radio-manométrique permet de discriminer chez ces malades, dont le foie est apparemment intact: \u2014 soit une hypertension splénique élevée avec interruption complète du tronc splénoportal, mais apparition de volumineuses dérivations empruntant la paroi gastrique; \u2014 soit une hypertension splénique discrète avec permé- = St To emer emma. L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 abilité du tronc porte, mais existence d\u2019une dérivation veineuse corono-gastrique.Les premiers cas relèvent d\u2019une anomalie congénitale ou d\u2019une thrombose du pied de la veine porte par péritonite ou périadénite.Le traitement à envisager ne peut être qu\u2019une dérivation veineuse efficace, elle peut se réaliser selon des modalités diverses: \u2014 splénectomie simple si une dérivation spléno-rénale spontanée, \u2014 Splénectomie et anastomose spléno-rénale chirurgicale, \u2014 dérivation mésentérico-cave large avec splénectomie.Dans tous ces cas, les dérivations dangereuses (œsopha- giennes) doivent être liées.Les cas entrant dans la deuxième éventualité s\u2019accompagnent, en réalité, de lésions hépatiques de la trame qui font perdre son rôle régulateur portal à la glande hépatique.La dérivation qui apparaît est identique à celle de la cirrhose.Le traitement est mixte: splénectomie associée à une intervention à visée neuro-vaseulaire (à l\u2019égard des vaisseaux intra et sus-hépatiques), plutôt que l\u2019anastomose spléno-rénale.HILLEMAND.P.MALLET-GUY: Hémorragies digestives d'origine pancréatique \u2014 Documents anatomo-cliniques.\"Arch.Mal.App.Dig.\u201d, 48: 189 (juillet-août) 1959.Des hémorragies digestives peuvent survenir au cours de l\u2019évolution d\u2019un cancer du pancréas, le plus souvent en rétention biliaire elles n\u2019ont rien de caractéristique, d\u2019autres du fait de l\u2019envahissement gastro-duodénal, d\u2019autres enfin, et ceci seulement est plus particulier, par le mécanisme de la compression portale, du fait de la distension des veines cardio-cesophagiennes gastriques.Mais, à tous égards, le problème le plus intéressant est posé par les complications hémorragiques des lésions inflammatoires du pancréas: pancréatites aiguës, mais surtout pancréatites chroniques.Les travaux publiés récemment ont mis l\u2019accent sur la possibilité la fréquence même de ces hématémèses et mélæna qui viennent compliquer l\u2019évolution d\u2019une pancréatite chronique.Des pourcentages ont été avancés qui semblent très excessifs, tout au moins d\u2019après ma statistique personnelle.En fait, depuis 1932, je n\u2019ai observé personnellement que 4 cas précis d\u2019hémorragie gas- tro-duodénale au cours des états inflammatoires chroniques du pancréas.Une place particulière semble devoir être donnée à la lithiase du canal de Wirsung.J\u2019en avais publié une première observation typique en 1944.j'en ai observé un deuxième cas et l\u2019un et l\u2019autre de ces faits sont caractérisés par l\u2019association d\u2019une lithiase wirsungienne et de phénomènes nécrotiques ayant amené la constitution de cavités pseudo- kystique.Il s'agissait dans les deux cas de thrombose du système porte.Par contre, sur le grand nombre de cas de pancréatites chroniques récidivantes qu\u2019il m\u2019a été donné d\u2019opérer.je n\u2019ai décelé que 2 observations qui, l\u2019une et l\u2019autre, sont d\u2019ailleurs discutables et pas très caractéristiques.Il semble done qu\u2019il ne faille pas donner à cette complication hémorragique une plus grande place qu\u2019elle n\u2019en a en réalité.La juxtaposition de faits isolés peut faire penser à une fréquence que cette complication n\u2019a pas du tout en réalité.ANALYSES 635 Un problème particulier est posé du point de vue thérapeutique: faut-il lorsqu\u2019on se résout pour une raison ou pour une autre à une pancréatectomie gauehe, systématiquement se résoudre à la spléno-pancréatectomie?C\u2019est à coup sûr une opération un peu plus sérieuse et qui, spécialement lorsque les lésions pancréatiques sont infectées, peut être suivie de complications, parfois redoutables, de suppuration de la loge splénique.Mais la splénectomie reste, pour les complications d\u2019hémorragies gastro-intestinales des pancréatites, le traitement de choix.En cas d\u2019échec, il conviendrait d\u2019intervenir par action directe sur les veines œsophagiennes.HILLEMAND.L.LEGER: Hémorragies digestives d'origine pancréatique \u2014 Documents spléno-portographiques et spléno-manométriques, \"Arch.Mal.App.Dig.\u201d, 48: 199 (juillet-août) 1959.Spléno-manométrie et spléno-portographie ont permis de mettre en évidence le retentissement splénique des affections pancréatiques, isolant les hypertensions portales seg- mentaires qui peuvent être tenues pour responsables de nombreux cas d\u2019hémorragies digestives au cours des affections du pancréas, qu\u2019il s'agisse de pancréatites aiguës, de kystes du pancréas, de pancréatites chroniques, lithiasiques ou non, d\u2019affections néoplasiques du pancréas.La mise en évidence de pareils retentissements présente un intérêt thérapeutique certain car elle indique souvent la nécessité d\u2019une splénectomie associée à la pancréatectomie gauche que celle-ci soit suivie ou non de pancréato-jéju- nostomie.HILLEMAND.André PARAF et J.CHALUT: Les hémorragies digestives chez les splénectomisés.L'exploration non opératoire du système porte chez les splénectomisés.La portographie rétrograde transcutanée transhépatique.\"Arch.Mal.App.Dig.\"\u201d, 48: 207 (juillet-août) 1959.Les auteurs rapportent 6 cas d\u2019hémorragies digestives survenues un temps variable, 2 à 11 ans.après la splénee- tomie.Chez les splénectomisés, aucun procédé non-opératoire d\u2019exploration du système porte ne renseigne sur l\u2019état de la morphologie spléno-portale.Les auteurs montrent l\u2019intérêt de l\u2019hépato-portographie rétrograde trans-cutanée: dans deux cas, par l\u2019intermédiaire de véritables lacs sanguins développés aux dépens des veines cystiques et des veines portes accessoires, on a pu epaci- fier le système des veines collatérales satellite du tronc spléno-portal thrombosé.En cas d\u2019échec de l\u2019hépato-portographie, il faut d\u2019abord faire une portographie per-opératoire.Si une anastomose porto-cave est impossible, la ligature des veines gastriques et œsophagiennes nous semble actuellement avec M.Ser- velle, l\u2019opération la plus recommandable: chez deux de nos malades, il n\u2019y a pas eu de récidives d\u2019hémorragie 6 mois et 1 an après les ligatures veineuses.HILLEMAND.Lucien LEGER: Chirurgie directe des varices gastro-oesopha- giennes.\u2018\u2019Arch.Mal.App.Dig.\u201d, 48: 227 (juillet-août) 1959.L\u2019abord chirurgical direct des varices œsophagiennes apparaît justifié, puisque c\u2019est très souvent la rupture de l\u2019ulcération de pareilles varices qui doit être tenue pour 636 responsable des hémorragies graves survenant chez les cirrhotiques.Mais la notion de varices œsophagiennes doit être élargie.car une fois sur quatre environ, les varices responsables du saignement siègent au niveau de la grosse tubérosité gastrique, d\u2019où la nécessité pour le chirurgien, quand il ne trouve pas la varice responsable en cours d\u2019æsophagotomie de poursuivre son exploration pour aborder la grosse tubérosité et de pratiquer l\u2019hémostase de la varice responsable du saignement.L'interruption de ces varices œsophagiennes paraît n\u2019avoir aucun retentissement fâcheux sur le syndrome d\u2019hypertension portale responsable.Ainsi doit être mis en doute le soi-disant rôle vicariant de ces varices œsophagiennes.Après la tentative d\u2019hémostase immédiate que réalise le tamponnement par la sonde à double ballonnet, le chirurgien ne doit pas perdre son temps et aborder aussi rapidement que possible les varices cesophagiennes par voie thoracique ou abdominale, afin d\u2019en réaliser l\u2019hémostase.Mais celle-ci n\u2019est souvent que temporaire et ne constitue que le premier temps avant une intervention de dérivation du type anastomose porto-cave qui constitue le seul vrai traitement étiologique de ces lésions variqueuses.HILLEMAND.M.CHAMPEAU et P.PINEAU: Hémorragies digestives au cours des affections biliaires.\u201cArch.Mal.App.Dig.\", 48: 289 (juillet-août) 1959.Les auteurs étudient successivement les hémorragies digestives d\u2019origine biliaire, qu\u2019elles soient non traumatiques, traumatiques, ou consécutives à une intervention chirurgicale.Ils insistent plus particulièrement sur les problèmes que pose l\u2019hémobilie traumatique.Puis ils envisagent les hémorragies digestives d\u2019origine biliaire, apparaissant dans les suites opératoires.Dans ce chapitre, ils discutent de l\u2019aspect médical du problème de la préparation des malades, des différentes étiologies et du problème délicat des associations morbides.Enfin, ils essayent de dégager une attitude thérapeutique adaptée à chaque cas particulier où le cas échéant la réintervention ne doit pas être exclue.HILLEMAND.R.CATTAN, P.FRUMUSAN et M.BUCAILLE: Hémorragies digestives et système nerveux.\u2018Arch.Mal.App.Digestif\", 48: 309 (juillet-août) 1959.Les auteurs rappellent tout d\u2019abord brièvement les faits cliniques d\u2019hémorragies digestives coïncidant avec des Jé- sions macroscopiques de l\u2019axe cérébro-spinal.Ils exposent ensuite les principaux faits expérimentaux apportés dans la littérature et concernant des hémorragies ou des ulcérations aiguës du tube digestif réalisées par la destruction ou l\u2019irritation de tel ou tel centre nerveux.Vient ensuite le rappel des études de Speransky et surtout celles de Reilly et de son école sur le syndrome d\u2019irritation.L\u2019exposé des expériences des auteurs en ce qui concerne l'arrêt de certaines hémorragies digestives à la suite de la section diathermique des fibres blanches qui unissent le cortex au thalamus et à l\u2019hypothalamus, précède celui de l'explication physiologique que l\u2019on peut en donner.ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 Les auteurs discutent enfin la place qu\u2019il faut attribuer au système nerveux dans lu pathogénic de certaines hémorragies des cirrhotiques.HILLEMAND.M, LEVRAT et R.LAMBERT: Hémorragies digestives d'origine médicamenteuses.\u2018Arch.Mal.App.Dig., 48: 323 (juillet- août) 1959.L\u2019interrogatoire systématique des malades depuis quelques années a permis de mettre l'accent sur la responsabilité des produits médicamentaux dans le déclenchement d'hémorragies isolées ou ulcéreuses.Les médicaments habituellement responsables groupent l\u2019aspirine la phénylbu- tazone et les hormones cortico-surrénales.Les médicaments occasionnellement responsables sont très variables: réserpine, œstrogènes, antibiotiques et enfin médicaments divers cités à l\u2019occasion de faits disparates.Nous avons recueilli en 5 années 59 cas d\u2019hémorragies digestives.I faut distinguer trois types cliniques: les hémorragies occultes dépitées par les réactions systématiques, les hémorragies ulcé- leuses accompagnées de la preuve radiologique de l\u2019ulcère et les hémorragies isolées posant le problème de l\u2019intolé- lance médicamenteuse; de l\u2019ulcère aigu et de ses rapports avec la maladie ulcéreuse?Les hémorragies ont une évolution habituellement bénigne et surviennent le plus souvent sur un terrain prédisposé: nous :vons retenu des éléments en faveur du terrain ulcéreux personnel ou familial chez 75% de nos malades.La pathogénie permet de distinguer les hémoiragies déclenchées par unc réaction d\u2019into- lévance locale de la muqueuse au contact du produit et les hémorragies déclenchées par un processus général.HILLEMAND.OPHTALMOLOGIE E.RESLOB: Maladies qui se meurent.\u2018Annales d'occulisti- que\u201d, 194: 31 (janvier) 1961.L'auteur souligne l\u2019évolution de la fréquence des maladies oculaires courantes.Il note toutefois que certaines de celles-ci résistent à l\u2019évolution du temps et il cite conjonctivites, cataractes, tumeurs de lu choroïde, chalazions, pté- rvgions.Parmi les maladies en voie de disparition, il note l\u2019ophtalmie scrofuleuse ou phlyeténulaire, la kératite parenchymateuse, la conjonctivite a diplobacille de Morax, la conjonctivite gonococcique des nouveaux-nés, la conjonctivite printanière, l\u2019initis et la choroïdite syphilitique.L'auteur précise que dans son pays, le glaucôme aigu est devenu moins fréquent que le glaucôme chronique probablement parce que les moyens de dépister ce dernier sont plus efficaces.Claude MONFETTE.L.F.WATTS et C.J.J.MARTIN: La stabilité de l\u2019alpha- kymo-trypsine.(Stability of Alpha-Kymo-Trypsine.) \u2018Arch.of Ophthalmology\", 15: 24 (janv.) 1961.A la suite des premiers rapports de Barraquer & Jenkins sur l\u2019emploi de l\u2019Alpha-Kymo-Trypsine dans la chirurgie de la cataracte.les ophtalmologistes ont montré un intérêt considérable dans l\u2019utilité de cette drogue.Cette communication donne en détail les résultats qui indiquent par des essais biochimiques et l\u2019expérience eli- nique qu\u2019une préparation d\u2019Alpha-Kymo-Trwvpsine (Zolyse L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 Cie Alcon) peut-être employé à plus d'une reprise après dilution comme adjuvant chimique à la chirurgie de la cataracte.Cette enzyme a été mise en solution à 1/5000.Lors de ces expériences, on a employé deux échantillons distincts de ce produit, l\u2019un pour fin de stabilité à 25°C et l\u2019autre à 2°C.Par des épreuves spectro-photo-électriques, les auteurs cencluent que la zolyse diluée à 1/5000 est cliniquement utilisable pour une durée de 21 jours si la mise en storage est à 2°C.Toutefois, si le storage est à 25°C, elle n\u2019est utilisable que pour quatre Jours.Claude MONFETTE.BACTERIOLOGIE G.MOUSTARDIER, Ch.Dulong de ROSNAY, P.du PASQUIER et J.LATRILLE: Un milieu simple pour l'isolement des Streptocoques.\u2018Ann.de l'Institut Pasteur\u201d, 99: 444 (sept.) 1960.A l\u2019occasion de recherches sur la kanamycine, les auteurs ont remarqué la résistance régulière de toutes les souches de Streptocoques à cet antibiotique et la netteté des caractères de l\u2019hémolyse sur les milieux au sang kana- myciné.Ils ont pensé pouvoir appliquer ces données à la préparation d\u2019un milieu sélectif pour les streptocoques.La concentration de 25 mg de kanamycine par millilitre de milieu est suffisante pour inhiber la pousse de la majorité des germes saprophytes et par ailleurs la mycosta- tine à la concentration de 2 mg par millilitre inhibe la croissance des éléments fongiques.Ce milieu n\u2019est pas inhibiteur pour les streptocoques et se montre très sélectif: c\u2019est ainsi qu\u2019à partir de cinquante produits pathologiques polymicrobiens (crachats, prélèvements de gorge) le streptocoque a été isolé à l\u2019état pur dans tous les cas, en 2 heures et les caractères d\u2019hémolyse se sont montrés particulièrement nets.Il en a été de même à partir de mélanges de germes effectués au laboratoire.Ce milieu parait ainsi bien adapté à l\u2019isolement des streptocoques, aussi bien en pratique hospitalière qu\u2019au cours d\u2019enquêtes épidémiologiques.J.FONTAINE.E.ARON, R.VARGUES et P.L.LECHEVALLIER: La réaction au Latex.Application à l'étude de 1150 sérums.\u2018La Presse Médicale\u2018, 69: 54 (14 janv.) 1961.Les auteurs exposent la technique et les résultats de la réaction de fixation au latex (réaction de Singer et Plotz) qu\u2019ils ont effectuée sur 1150 sérums de sujets non sélectionnés qui pour l\u2019exposé des résultats sont divisés en trois groupes: le premier groupe comprend les sujets atteints d\u2019affections rhumatismales ou ostéoarticulaires; le second, ceux qui sont atteints d\u2019affections n\u2019intéressant pas la pathologie ostéoarticulaire, mais dont le sérum a donné lieu à des tests au latex positifs; le 3e groupe comprend l\u2019ensemble des autres malades présentant une réaction négative.Cette étude ne comprend que 21 cas de polyarthrite chronique rhumatismale: les résultats du test au latex indiquent la présence du facteur rhumatismal dans 81% de ces cas, les taux de positivité étant élevés, supérieurs au 1/40 ct atteignant huit fois 1/320.Chez quatre malades présentant un tableau typique de P.C.E.le test est de- ANALYSES 637 meuré négatif.Le taux de 80% de positivité s\u2019accorde avec les résultats d\u2019autres statistiques plus étendues.Dans toutes les affections ostéoarticulaires et rhumatismales autres que la P.C.E.trois sérums ont été trouvés latex positifs sur vingt-huit étudiés.Il s\u2019agissait d\u2019un cas de goutte et de deux cas d\u2019arthrose.La réaction s\u2019est aussi révélée positive chez des malades présentant des dysprotéinémies (54%) des hépatites virales (34%) des cirrhoses (32%).Les auteurs ont été également frappés par la fréquence avec laquelle ils ont décelé des tests positifs chez des sujets Agés (chez 17.5% des sujets agés de plus de 70 ans).Ainsi, 1l apparait bien que le test au latex est beaucoup plus souvent positif chez des malades atteints de P.CE.que chez les autres individus, mais il semble aussi que parmi ces autres un pourcentage non négligeable de cirrhotiques, d\u2019ictériques, de dysprotéinémiques et de vieillards ont un sérum qui agglutine, parfois à des taux de dilution élevés, les particules de latex sensibilisées par la fraction II.J.FONTAINE.ANESTHESIE Leonard Cecil JENKINS et Horace B.GRAVES: Une evaluation du traitement actuel de l'empoisonnement par les barbituriques, (An Appraisal of the Present Treatment of Barbiturate Poisoning.) \"The Canad.Anaesthetists Soc.J.\u201d, 5: 41 (janv.) 1958.La fréquence fortement croissante des empoisonnements aux barbituriques pose un problème thérapeutique dont la documentation est abondante d\u2019après les statistiques faites en Grande-Bretagne, dans les pays scandinaves et aux Etats-Unis.Aujourd\u2019hui, ces médicaments sont devenus la principale cause de l\u2019intoxication médicamenteuse aiguë dans le monde.Cette expansion universelle des empoisonnements aigus par les barbituriques est devenue un stimulant pour essayer d\u2019améliorer les traitements à prescrire.Pour instituer une thérapeutique intelligente, il est essentiel de connaître au préalable la physiopathologie de l\u2019empoisonnement aigu aux barbituriques.Le tableau clinique initial de la gravité de l\u2019intoxication, de son aggravation et de la réponse du malade à la thérapeutique sont des facteurs importants pour aider à faire le choix des traitements ultérieurs dans l\u2019empoisonnement aigu par les barbituriques.Les objectifs de cette thérapeutique sont: 1) Prévenir, autant que possible, une absorption plus considérable du médicament par l\u2019intestin.2) maintenir les échanges respiratoires et la tension artérielle.3) Corriger la dépression.4) Prévenir les complications.Il existe une tendance générale à donner trop de médicaments au malade empoisonné par des dépresseurs centraux.Dans les cas d\u2019intoxication légère et modérée, il peut y avoir peu à faire à part les mesures stimulantes.Le malade pourra peut-être en sortir mieux si on le laisse revenir seul sans administrer d\u2019analeptiques puissants que si l\u2019on institue un traitement bien intentionné mais susceptible de le rendre malade.Tous sont d\u2019accord sur les bienfaits et l\u2019utilité de la thérapeutique de support, soit: une oxygénation adéquate et des échanges respiratoires convenables (intubation 638 endotrachéale si les réflexes pharyngés et laryngés sont absents) la vidange de l\u2019arbre pharyngobronchique, l\u2019emploi de vasopresseurs pour corriger l\u2019hypotension et des antibiotiques à puissance étendue.Aujourd\u2019hui, la controverse réside dans l\u2019emploi des analeptiques centraux dont la picrotoxine et le metrazol sont les plus fréquemment employés soit ensemble, soit séparément.On ne les emploie pas sans danger.Ils ne sont pas toujours efficaces dans l\u2019empoisonnement avec les barbituriques.Tous sont d'accord pour affirmer que le succinate de sodium n\u2019est pas utile dans ces cas.On a préconisé, récemment, une électrostimulation non convulsivante mais 1l n\u2019est pas confirmé que, chez l\u2019humain, elle serait utile dans l\u2019intoxication aiguë par les barbituriques.ANALYSES l'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 Les deux principales acquisitions récentes dans le traitement de ces intoxications aiguës sont : 1) l'emploi du megimide (B-B methyl ethyl glutari- mide) et du D.APT.(2-4-diamino-5-phenylthiazole) comme antidotes chimiques.Au début, on croyait qu\u2019ils avaient un réel pouvoir chimique antagoniste aux barbituriques en se basant sur leur similarité de structure.Toutefois, maintenant, il semble bien qu\u2019ils sont des analeptiques centraux mais possédant une haute spécificité pour les barbituriques.De toute façon, ils ne constituent pas le traitement idéal puisque leur surdosage devient toxique.2) L\u2019hémodialyse qui semble un abord très rationnel de l\u2019intoxication aiguë par les barbituriques, a donné des résultats cliniques très encourageants dans ces cas.Malheureusement, telle qu\u2019elle se pratique aujourd\u2019hui, elle requiert une technique complexe.Léon LONGTIN. SOCIÉTÉS LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE MONTRÉAL Séance du 21 février 1961 tenue à l'Hôtel-Dieu, Présidence du docteur Gérard Morin Les cholécystoses et leur importance clinique.M.Albert JUTRAS Les histopathologistes continuent d\u2019appliquer le terme de « cholécyste chronique» pour un grand nombre d\u2019affections de la vésicule biliaire, lesquelles résultent plutôt d\u2019une prolifération excessive de tissu sain.Ces cholécystopathies chroniques secondaires à des réactions d\u2019hyperplasie, présentent plutôt un caractère dégénératif, au lieu d\u2019inflammatoire; c\u2019est pourquoi le terme de « cholécystoses hy- perplasiques » convient beaucoup mieux, parce qu\u2019il sert à mettre en relief, à la fois le caractère hyper- plasique et dégénératif, et que, très souvent, ces modifications se rencontrent simultanément dans la même vésicule biliaire, sans doute parce que ces deux affections possèdent la même étiologie, \u2014 d\u2019où l\u2019importance clinique de bien différencier ces différents types de cholécystopathies, car d\u2019un diagnos- tie précis découlera souvent un traitement adéquat.La cholestérolose, l\u2019adénomymatose et la neuro- matose représentent trois formes de « cholécystoses hyperplasiques » qui sont d\u2019un grand intérêt, à la fois pour le radiologiste, l\u2019interniste et le chirurgien.Ces conditions peuvent être diagnostiquées facilement grâce aux cholécystographies sélectives.Cependant, à cause du fait que ces trois conditions sont souvent associées, il est de première importance de bien saisir l\u2019influence de chacune dans les phénomènes radiologiques observés.La cholestérolose se caractérise par des dépôts d'ester de cholestérol, formant des taches jaunâtres (vésicule fraise), des polypes ou des pseudo- papillomes, qui sont solitaires ou multiples.L'adénomyomatosze, encore appelée « choléeystite glandulaire proliférante », consiste en une prolifération de l\u2019épithéllium de surface, avec des formations de forme glandulaire s\u2019étendant à la muqueuse et, parfois, à la couche musculaire (diverticules intramuraux).La neuromatose indique la prolifération du système nerveux autonome.L'association de ces trois conditions dans la vésicule favorise la concentration et l\u2019expulsion rapide de la substance de contraste et, ceci, sous une pression exagérée.L\u2019hyperplasie de la muqueuse est responsable de l\u2019hyperconcentration.La prolifération du tissu nerveux cause l\u2019hypers- timulation et, alors, l\u2019hypertrophie musculaire cause l\u2019évacuation rapide.Au point de vue clinique, cette hyperfonction de la vésicule peut causer des douleurs intenses et de longue durée, des coliques intermittantes, des vomissements, de la dyspepsie, ainsi que des troubles psychosomatiques.Chaque forme de « cholécystose » peut être isolée ou associée; elle peut être accompagnée d'une lithiase et la congestion de la muqueuse peut être présente ou absente.À l\u2019aide de plusieurs diapositives, le docteur Ju- tras 1illustra de façon nette et précise les images radiclogiques rencontrées dans la cholécystose hy- perplasique.I] mentionna, en outre, l\u2019effet antispasmodique de la nitroglycérine sur les voies biliaires.En effet, plusieurs spasmes des voies biliaires, causés par l\u2019injection rapide de la substance de contraste, ont cédé sous l\u2019effet de la nitroglycérine sublinguale.De plus, l\u2019association Atropine et Phé- nergan ont réussi à donner un soulagement marqué, sil le spasme des voies biliaires semble vouloir récidiver.Le docteur Louis-Philippe Bélisle remercia le conférencier et le félicita sur l\u2019excellence des travaux présentés.Après la séance, un excellent goûter fut offert par les autorités de l\u2019Hôtel-Dieu.Séance du 14 mars 1961 tenue à l'hôpital Jean-Talon, Présidence du docteur Gérard Morin Considérations sur cent cas de stérilité conjugale involontaire.M.Samuel LETENDRE Erviron 40% des cas de stérilité sont secondaires à un trouble des trompes.En effet, 11 existe une physiologie propre de la trompe et, en présence d\u2019une lésion de cette dernière, la contractilité peut être diminuée ou abolie.Le meilleur moyen pour mettre une telle pathologie en évidence consiste à faire une insufflation des trompes.Cette méthode 640 d'examen, en plus de renseigner sur la fonction, possède un effet thérapeutique.À l\u2019aide de plusieurs diapositives, le docteur Letendre explique les courbes normales, ainsi que les courbes de sténoses des trompes, rencontrés au cours de l\u2019insufflation tubaire.Parmi les autres causes de stérilité, les anomalies du sperme sont responsables dans 35% des cas.Il peut s'agir d'une concentration anormale ou d'une mobilité réduite des spermatozoïdes; c\u2019est ce dernier facteur qui est le plus important.La biopsie de l\u2019endomètre, faite avant les menstruation, peut parfois fournir des renseignements utiles, surtout s\u2019il s\u2019agit de tuberculose génitale.Parmi les moyens thérapeutiques, la physiothérapie, en particulier la diathermie, donne parfois d\u2019excellents résultats.Deplus, la conisation du col peut parfois permettre la grossesse.Dans tous les cas de cervicite, 11 faut être très prudent quand on cautérise le col, afin de prévenir les sténoses orificielles du col.Contrairement à ce que l\u2019on peut croire, le trichomonas joue un rôle peu important dans les cas de stérilité.Plusieurs cas de stérilité sont d\u2019origine psychiques et souvent un simple examen gynécologique peut les faire disparaître.Le problème de la stérilité demeure donc un problème assez complexe et très souvent 1l s\u2019agit de plusieurs facteurs chez les deux conjoints, au lieu d\u2019un seul facteur chez un seul conjoint.Le docteur Letendre préconise une collaboration plus honnête et plus intime entre la praticien et le gynécologue.Hyperparathyroïdite \u2014 investigation clinico- pathologique.MM.March HAMELIN et M.-C.PAQUETTE Le docteur Hamelin présente le cas d\u2019une femme de 46 ans qui accusait des douleurs osseuses à l\u2019humérus, ainsi qu\u2019une certaine voussure à cette région, ainsi qu\u2019aux omoplates, au thorax et au tibia.Elle présentait, en outre, de l\u2019asthénie, des nausées, ainsi que de la surdité.De plus, un calcul rénal a été découvert chez cette patiente.Ceci incita le clinicien à pousser les investigations, afin d\u2019éliminer l\u2019hyperparathyroïdie, d'autant plus qu\u2019un petit nodule était palpable à la région du cou.Les examens de laboratoire montrèrent une augmentation de calcium à 11.6, ainsi qu\u2019une baisse de phosphate à 2.6.Les phospatases alcalines étaient a 11.5.La patiente fut donc opérée et un adénome de type transitionnel fut enlevé.Les suites opératoi- SOCIÉTÉS L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 res furent sans particularité et, dans les jours qui suivirent, les douleurs osseuses disparurent.Les examens de laboratoire de contrôle montrèrent une baisse du calcium à 9, ainsi qu\u2019une élévation des phosphates à 3.1.Les phosphatases alcalines restèrent inchangées.Les radiographies de contrôle ne montraient pas de changement et montraient toujours des altérations compatibles avec, soit une maladie de Paget ou une dysplagie fibreuse.La malade quittait l\u2019hôpital quelques semaines plus tard, en voie de guérison.Le praticien devant la tachycardie paroxystique.M.J.-L.BORDUAS Depuis la découverte de cette maladie, par Bou- veret, en 1889, cette entité demeure souvent un problème déconcertant pour le clinicien.Les gens les plus souvent atteints sont les adultes, entre 20 et 45 ans.Cette maladie est habituellement d'apparition soudaine et dans des circonstances qui sont parfois bizarres.Parmi les facteurs qui peuvent provoquer cette maladie, 11 y a ceux qui sont intra-cardiaques, en particulier le rhumatisme articulaire aigu, le syndrome de Wolfe-Parkingson-White et les troubles coronariens.Parmi les facteurs extra-cardiaques, il y a l\u2019hyperthyroïdie, ainsi que l\u2019anaphylaxie.Dans tous les cas de tachycardie paroxstique, le questionnaire est très important et permettra de déterminer la nature et la gravité de l\u2019affection.L'apparition de cette maladie chez le nourrisson, ainsi que chez le coronarien, comporte un pronostic toujours grave.Au chapitre du traitement, il est bon de tenir compte de l\u2019aspect psychologique du problème, en expliquant au patient le mécanisme de la maladie, le rassurant sur la bénégnité habituelle de cette condition; ceci sera souvent plus efficace que tous les médicaments.La stimulation vagale doit toujours être tentée, mais elle est habituellement peu effective.Si la maladie est accompagnée d\u2019une chute de tension, 1l est préférable d\u2019employer d\u2019abord une substance vaso-pressive.Habituellement, 3 mg d\u2019Aramine i.m.donnent d\u2019excellents résultats.De plus, l\u2019emploi de l\u2019Atarax, en injection i.m., a la dose de 50 mg peut parfois faire disparaître la condition.Si les deux moyens ci-haut mentionnés échouent, 1l est indiqué de recourir à la digitaline.Après le traitement de la crise, il est toujours indiqué de faire chez ces patients, un bilan cardiaque complet. L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 La séance terminée, un excellent goûter fut servi gracieusement par les autorités de l\u2019hôpital Jean- Talon.J Séance du 28 mars 1961 tenue à l'hôpital Maisonneuve, Présidence du docteur Gérard Morin Réactions psychopathologiques \u2014 gravidiques et post-gravidiques.M.Fernand CÔTÉ La grossesse est habituellement une expérience heureuse pour la future mère; encore, faut-il, qu\u2019elle soit bien adaptée à sa condition de femme et qu'elle possède une grande maturité.La grossesse permet, parfois, à certains conflits de se révéler.Parmi les accidents gravidiques, c\u2019est l\u2019anxiété qui tient la première place.Dans les premiers mois, il peut se produire une véritable névrose d'angoisse: parfois, il s\u2019agit de phobie ou, encore, de réactions hystériques.C\u2019est ici l\u2019attitude de la femme-enfant, gênée par la maternité.Les vomissements gravidiques, surtout s\u2019ils persistent après le troisième mois, sont souvent une manifestation hystérique.Dans certains cas, la femme enceinte présentera plutôt des manifestations psychosomatiques, telles que dyspepsie, spasmes coliques, prurit, asthme ou allergie.C\u2019est la psychose post-partum, parmi les acei- dents puerpéraux, qui est la plus redoutable, bien qu'elle ne se produise que dans 5% des cas.Il s\u2019agit, le plus souvent, d\u2019une confusion initiale à caractère polymorphe et évoluant rapidement vers la mélancolie.La date d\u2019apparition des accidents psychotiques est la suivante: a) 17% durant la grossesse; b) 60% durant la période puerpérale; c) 10% durant la periode de lactation; d) 13% après la grossesse.De plus, 50% des manifestations psychotiques sont des cas de schizophrénie; dans 27% des cas, 1l s\u2019agit de réactions psychonévrotiques sérieuses, et dans les autres 30%, il s\u2019agit de troubles maniaques.Les troubles névrotiques répondent généralement assez bien à la psychothérapie superficielle et aux sédatifs.Dans les cas de psychose, il faut recourir à la sismothérapie ou à la cure de sommeil.Le pronostic immédiat de ces accidents gravidiques est habituellement satisfaisant; cependant, il faut être prudent pour le pronostic éloigné de ces affections.L\u2019attitude du médecin est très importante.Il devra montrer beaucoup de tact, de prudence et une grande compréhension humaine.SOCIÉTÉS 641 Papillomatose urémigène.M.Florent THIBERT La symptomatologie de la papillomatose consiste en: 1) des secrétions visqueuses provoquant des évacuations fréquentes et explosives; 2) des hémorragies, le plus souvent discretes; 3) des troubles de la défécation; il s\u2019agit de diarrhée alternant avec de la constipation; 4) expulsion de débris de tumeur; 5) atteinte de l\u2019état général.Le docteur Thibert cite l'observation d\u2019un homme de 53 ans qui, en plus de présenter les symptômes ci-haut mentionnés, avait en outre une azotémie très élevée avec une hypopotassémie.Le diagnostic fut porté grâce à la protoscopie et le patient fût opéré.Il s\u2019agissait d\u2019une tumeur villeuse du rectum sans caractère néoplasique.Thrombose mésentérique.M.Yves MARTINEAU Le diagnostic précoce de cette affection est de toute première importance.En effet, l'évolution clinique peut se faire à bas bruit et il peut s'écouler plusieurs jours avant qu\u2019une condition aussi grave soit suspectée.Les manifestations cliniques habituelles sont de fortes douleurs abdominales, accompagnées de vomissements et de diarrhées.Le ballonnement abdominal est souvent présent.S\u2019il s\u2019agit d\u2019une oblitération artérielle, l\u2019évolution est plus aiguë que s\u2019il s\u2019agit d\u2019une obstruction veineuse.Parmi les causes les plus fréquentes de l\u2019oblitération artérielle, il y a la fibrillation auriculaire, l\u2019endocardite bactérienne, l\u2019artériosclérose, la chirurgie abdominale.Malgré un pronostic ordinairement très sombre, cette affection peut être enrayée par l\u2019intervention chirurgicale qui consiste à enlever le segment intestinal dévitalisé.Parmi les seize cas rapportés par le docteur Martineau, il y eut survie chez quatre cas et mortalité dans douze cas.La thrombose mésentérique est donc une condition grave qui comporte un pronostic réservé, a cause de la gravité des lésions pouvant provoquer cette condition.L'hyperplaquettose.MM.Jean MATHIEU et Michel LACOMBE Les plaquettes sanguines agissent sur la formation et sur la rétraction du caillot.Les maladies touchant la qualité des plaquettes sont les « throm- bopathies », et les maladies touchant la quantité sont, ou les « thrombocytopénies ou les thrombocy- témies ». 642 Ie docteur Mathieu cite l\u2019observation d'un homme de 65 ans, admis à l\u2019hôpital pour hémorragie gastrique.Un ulecus peptique est trouvé et le patient subit une gastrectomie sub-totale; cependant, dix jours après l\u2019opération, le patient présente une nouvelle hémorragie gastrique.Une étude plus poussée du sang montra une hyperplaquettose à 880,000.ainsi qu\u2019une rétraction incomplète du caillot après 24 heures.Le patient fut traité par le phosphore radioactif et les plaquettes se sont maintenues à 500,000 depuis.Le docteur Lacombe explique, par la suite, que dans les thrombocytoses, il y a une élévation modérée et temporaire du taux des plaquettes, comme on le rencontre après la spénectomie et les traumatismes.Dans les thrombocytémies, il y a une augmentation notable et permanente du taux des plaquettes, accompagnée d\u2019une augmentation des mégakariocy- tes dans la moëlle.Le symptôme prédominant de cette affection est l\u2019'hémorragie.On peut aussi rencontrer des accidents thrombotiques, une spénomégalie et une hépatomégalie, avee parfois des douleurs osseuses.Le laboratoire montre habituellement une élévation des plaquettes au-dessus de 500,000, une agglutination des plaquettes ainsi qu\u2019une érythrémie.Le traitement de choix de cette condition est le phosphore radioactif.Collections sous-durales du nourrisson.MM.Bernard MELOCHE et A.SANSREGRET Dans l\u2019hémétome sous-durale, il y a formation de néo-membrane, tandis que dans l\u2019hygroma, il n\u2019y à pas de néo membrane; cependant, la symptomatologie de cette affection reste habituellement assez vague.Ce sont surtout les signes d\u2019hypertension intracrânienne qui prédominent.Pour établir le dia- gnostie, il faut faire la ponction sous-durale d\u2019abord; s\u2019il y a présence de membranes, on doit les SOCIÉTÉS L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 enlever avant l\u2019âge de 18 mois pour prévenir la paralysie cérébrale.Le docteur Sansregret analysa les résultats d\u2019études pneumo-encéphalographiques chez 29 cas de collection sous-durale.Vingt-six cas présentaient une dilatation ventriculaire avec atteinte des espaces sous-arachnoïdiens.En résumé, s\u2019il existe une dilatation ventriculaire avec déplacement du septum, avec, en plus, un niveau aérique et une dilatation élective d\u2019une corne temporale, on peut conclure à la présence d\u2019une collection sous-durale.Hypothermie profonde et chirurgie intra-cardia- que avec coeur-poumon artificiel.MM.J.-L.LAMY et Gilles LEPAGE Dans la réparation de certaines anomalies cardiaques congénitales, l\u2019appareil cœur-poumon artificiel suffit la plupart du temps; cependant, pour certaines anomalies particulières, il est parfois nécessaire d\u2019avoir aussi recours à l\u2019hypothermie qui a, pour avantage, de diminuer les besoins circulatoires des centres vitaux et ainsi permettre une intervention plus longue.L'hypothermie périphérique permet de refroidir le patient à 30 degrés C., mais ceci laisse un court laps de temps au chirurgien, soit environ dix minutes.Toutefois, dans l\u2019hypothermie profonde, en utilisant de la glace à la surface péri-cardique, on peut obtenir des températures aussi basses que 7 degrés C.\u2014 Ceci a permis au docteur Lamy de prolonger de beaucoup le temps opératoire chez cinq cas opérés avec cette technique et de donner une correction plus adéquate des anomalies congénitales du cœur.La séance se termina à 11.10 heures p.m.et un excellent goûter fût ensuite servi par les autorités de l\u2019hôpital Maisonneuve.Le Secrétaire des séances.Gilles LEDUC NÉCROLOGIE LE DOCTEUR A.-R.BELLEMARE Le docteur A.-R.Bellemare des Trois-Rivières est décédé le 17 février 1961.Le docteur Bellamare avait fait ses études médicales à l'Université Laval de Québec, où il avait obtenu son doctorat en 1927.LE DOCTEUR LOUIS-GEORGES BERGERON Le docteur Louis-Georges Bergeron est décédé à St-Joseph d\u2019Alma.Il avait obtenu son doctorat en médecine en 1948 de l\u2019Université Laval de Québec.LE DOCTEUR GEORGES DE BLOIS Le 8 avril 1961, le docteur Georges de Blois est décédé aux Trois-Rivières.Le docteur Georges de Blois avait fait ses études classiques aux Trois-Rivières et sa médecine à l\u2019Université de Montréal.Il obtint son doctorat en 1933 et il a toujours exercé sa profession aux Trois-Rivières, y continuant une tradition familiale.LE DOCTEUR ALPHONSE-DELPHIS TESSIER A Montréal, le 10 avril 1961 est décédé à l'âge de 75 ans le docteur Alphonse-Delphis Tessier.Le docteur Tessier avait fait ses études de médecine à l\u2019Université Laval de Montréal et 1l les termina en 1911.Le docteur Tessier a exercé sa profession à Montréal.LE DOCTEUR JOSEPH-ALBERT TOUSIGNANT Le docteur Joseph-Albert Tousignant est décédé à Québec le 14 avril 1961 à l\u2019âge de 73 ans.Diplômé en médecine de l\u2019Université Laval de Québec en 1915, le docteur Tousignant, qui s\u2019était spécialisé dans le traitement des maladies de la tête, avait cessé toute pratique médicale depuis quelque temps.NOUVELLES LE COLLÈGE INTERNATIONAL DES CHIRURGIENS HONORE LE DOCTEUR ALPHONSE COUTURIER Lois de son 26e Congrès annuel tenu à Chicago du 14 au 18 mai 1961, le Collège Internationai des Chirurgiens x décerné quelques « fellowships » honoris causa a des personnalités du monde médical, dont le docteur Alphonse Couturier.ministre de la Santé de la province de Québec.La remise du parchemin attestant cette nomination honorifique du docteur Alphonse Couturier a eu lieu au Civic Opera House à l\u2019occasion de la séance solennelle dite de convocation.le jeudi 18 mai 1961.Le.docteur Lyon H.Appleby de Vancouver, C.B., a fait valoir à l\u2019auditoire de congressistes les titres du docteur Alphonse Couturier.__ LE DOCTEUR JEAN-PAUL LEGAULT ÉLU PRÉSIDENT DE LA SECTION CANADIENNE DU COLLEGE INTERNATIONAL DES CHIRURGIENS Lors de l\u2019assemblée générale annuelle du Collège International des Chirurgiens tenue à Chicago, la section canadienne s\u2019est réunie le 16 mai 1961 pour le choix de ses officiers.Le docteur Jean-Paul Legault, de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, secrétaire de l\u2019Association des Chirurgtens de la Province de Québec a été élu président de la section.Le docteur E.N.C.McAmmond de Vancouver a été choisi comme secrétaire.Le docteur Jean-Paul Legault est également membre du bureau des gouverneurs du Collège International des Chirurgiens.LE DOCTEUR JEAN-LÉON DESROCHERS, NOUVEAU PRÉSIDENT La Montreal Neurological Society vient de faire le choix de ses officiers pour le terme courant.La présidence de la Société a été Jean-Léon Desrochers, neurologue de l\u2019Hôpital Sainte-Justine.confiée au docteur l\u2019'Hôtel-Dieu et de LE DOCTEUR Z.S.LEVICKI, DE MONTRÉAL, RAPPORTEUR AU CONGRÈS DE CHICAGO DU COLLÈGE INTERNATIONAL DES CHIRURGIENS Parmi les nombreux rapporteurs au 26e Congrès annuel du Collège International des Chirurgiens tenu à Chicago du 14 au 18 mai 1961 on remarque le nom du docteur Zbigniew S.Lewicki, résident chef de la section d\u2019urologie de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.Le docteur Z.S.Lewicki, ancien président de la Société Médicale de Pologne, a présenté un travail qui lui a valu une mention et qui s\u2019intitulait: « Prevention of hemorrage 644 NOUVELLES prior lo transvesical or retropubic enucleation of prostatic adenoma: a new approach ».ee ++ LE DOCTEUR JULES HARDY, BOURSIER DE LA FONDATION Mc LAUGHLIN Le docteur Jules Hardy, qui termine présentement son entraînement de spécialisation en Neurochirurgie, a mérité la bourse d\u2019études post-graduées (Travelling fellowship) octroyée par la Fondation Mec Laughlin, de Toronto.II Ira poursuivre une année d\u2019études complémentaires dans les grands centres neurochirurgicaux en Europe.++ ++ ASSEMBLÉE ANNUELLE DU COMITÉ PROVINCIAL DE DÉFENSE CONTRE LA TUBERCULOSE, TENUE À L'HÔPITAL LAVAL, SAMEDI LE 29 AVRIL, 1961 Le docteur H.Gauthier, Président de cette Association, déplore que 445 personnes soient décédées de tuberculose en 1960 dans la province de Québec, soit plus de la moitié des décès dûs à cette maladie dans tout le Canada.Tout en soulignant les progrès substantiels dans le dia- gnostie et le traitement de la tuberculose, le but ultime à atteindre est la prévention de cette infection et aucune solution miraculeuse n\u2019a été découverte à date.Il faut encore, aujourd\u2019hui, isoler les contagieux, les traiter adéquatement et faire l\u2019éducation des gens en contact avee les tuberculeux si l\u2019on veut assurer le contrôle de cette maladie.Le docteur Gauthier a proposé pour l\u2019année 1961-1962 le slogan suivant: « AIDEZ-NOUS À PRÉVENIR; AIDEZ-VOUS À GUERIR ».Ceci s'applique non seulement à la tuberculose mais également à toutes les autres maladies pulmonaires.Le docteur Gauthier insiste sur le fait que le public s\u2019est un peu trop rapidement fait à l\u2019idée que grâce aux nouveaux médicaments, le danger de tuberculose avait pratiquement disparu; trop de malades guérissables deviennent chroniques ou font des rechutes à cause de thérapeutique mal dirigée ou utilisée sur une période de temps trop brève.En résumé, dit le docteur Gauthier, l\u2019objectif de la lutte antituberculeuse doit être la disparition complète de la tuberculose et tous les moyens à notre disposition doivent être utilisés à leur maximum.A l\u2019occasion de cette réunion, les membres ont accepté avec plaisir l'affiliation de l\u2019Association de la Croix de Lorraine qui s\u2019occupe du bien-être des tuberculeux guéris et qui groupe plus de 10,000 membres dans la province.Le Comité de Résolutions de cette Association recommande fortement qu\u2019un fichier central provincial des tuberculeux soit mis en opération le plus tôt possible.Une résolution demande que tous les nouveaux patients hospitalisés dans les hôpitaux généraux bénéficient d\u2019une radiographie pulmonaire et qu\u2019enfin une campagne du Timbre de Noël uniforme dans toute la Province soit confiée à cette Association.La Campagne du Timbre de Noë! de 1960 a rapporté $200,216.46, soit 1% de moins que l\u2019an dernier.Officiers et Directeurs élus pour l\u2019année 1961-62 Docteur Roland Guy, Montréal, président; M.Paul Des- rochers, Québec, vice-président; Docteur Fernand Grégoire, Montréal, vice-président; Docteur Philippe Landry, Mont- l'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 réal, secrétaire-trésorier; Docteur A.L'Espérance, Québec, président de la Section Médicale.M.Jean Ayotte, Trois-Rivières; Docteur Guy Cardinal, Macamic; M.François LaRoche, Arvida; Docteur Camille Lessard, Québec; M.Francois Paradis, Montréal; Docteur Don Thurber, Baie Comeau; Docteur Ruben Laurier, vice- président de la Section Médicale; Docteur Lionel Mont- miny, secrétaire de la Section Médicale: Docteur H.Burke, Montréal; Docteur Avelin Dalcourt, Louiseville; M.André Lesage, Notaire, Hull; Docteur André Mackay, Montréal; Docteur Emile Poisson, Sherbrooke.\u2014_\u2014\u2014 CENTRE D'ENREGISTREMENT DES TUMEURS À L'UNIVERSITE LAVAB DE QUEBEC Le ministre de la Santé du Québec vient de doter la province d\u2019un système d\u2019enrégistrement qui va permettre de connaître le nombre des cance:s reconnus chaque année et d\u2019évaluer les résultats thérapeutiques.L'idée d\u2019un centre provincial d\u2019enrégistrement vient du docteur A.J.Philipps, statisticien de la Société Canadienne du Cancer; elle à été fortement approuvée lors du congrès organisé à Montréal en novembre 1960 sous les auspices de l\u2019Institut du Cancer du Canada, qui a réuni les délégués des 24 institutions de la province de Québec habilitées pour le traitement du Cancer.Le docteur Carlton Auger, président national de l\u2019Institut du Cancer et professeur d\u2019anatomie pathologique à l\u2019Université Laval de Québec aura la haute direction du Centre d\u2019Enregistrement des Tumeurs.\u2014\u2014#+e; NOMINATION DU DOCTEUR ROLAND DESMEULES Le docteur Roland Desmeules professeur titulaire de clinique de la tuberculose et chargé du cours de phtisiologie à l'Université Laval vient d\u2019être nommé par les autorités de la Province, conseiller médical spécia! pour les services antituberculeux du Québec.\u2014_\u2014e\u2014 LE DOCTEUR MARC TARDIF, NOMME ASSISTANT DIRECTEUR ADMINISTRATEUR Le Conseil Canadien \u2018d\u2019accréditation des hôpitaux fait part de la nomination du docteur Marc Tardif au poste d'assistant directeur administrateur.Le docteur Mare Tardif, après l\u2019obtention de son doctorat en médecine à Laval de Québec en 1949.a exercé la médecine pendant neuf ans à Granby.En septembre 1957, il a été nommé assistant directeur médical de l\u2019hôpital Notre-Dame de Montréal; en mars 1959, il a été promu directeur des consultations externes de l'hôpital Notre-Dame.En septembre 1960, sur recommandation de l\u2019American Hopital Association, 11 a occupé le poste d\u2019administrateur médical et d\u2019interprète de International Hospital Federation Study Town of the United States.et LE DOCTEUR JACQUES GENEST, CONFERENCIER INVITE Le docteur Jacques Genest, directeur du Département de Recherches Cliniques de l\u2019Hôtel-Dieu a été invité à participer à une discussion-forum sur les causes et le mécanisme de l'hypertension artérielle au Congrès de l\u2019Ame- L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 rican College of Physicians qui s\u2019est tenu à Miami du 8 au 12 mai.Le docteur Jacques Genest a aussi présenté une communication en collaboration avec les docteurs Pierre Biron, W.Nowaczyienki, Erich Koiw Roger Boucher et Michel Chrétien, sur les relations entre l\u2019angiotensine, les surrénales et le sel.Le docteur Genest et M.Roger Boucher ont participé à un symposium sur l\u2019hypertension rénale expérimentale à Brook Lodge, Michigan.Le docteur Jacques Genest a également pris part au 2e Symposium Hahnemann sur l\u2019hypertension qui s\u2019est déroulé à Philadelphie du 4 au 8 mai 1961.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014+\u2014\u2014 LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE L'UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE En mars, un Comité Consultatif a été nommé par l\u2019Université de Sherbrooke qui avait pour mission de préparer les voies à la création d\u2019une Faculté de médecine.Ce comité était composé des docteurs Guy Bertrand, T.J.Quintin, Jacques Sylvestre, Jean-Pierre Tremblay, Gaston Masson, Clovis Dagneau et Gérard Ludger Larouche.Ce comité devient maintenant le Comité dit des fondateurs de la Faculté de Médecine.Le Conseil de l\u2019Université de Sherbrooke a nommé les docteurs Gérard-Ludger Larou- che, doyen de la nouvelle faculté, Clovis Dagneau, représentant de l\u2019Hôtel-Dieu et Paul Chevalier.représentant de l\u2019Hôpital St-Vincent-de-Paul.\u2014_\u2014 LE DOCTEUR GAÉTAN JASMIN, ÉLU PRÉSIDENT DE LA SOCIÉTÉ DE BIOLOGIE La Société de Biologie de Montréal a tenu récemment sa dernière réunion de l\u2019année académique et a élu son conseil pour le prochain terme.Le docteur Gaétan Jasmin, du département d\u2019anatomie pathologique de l\u2019Université de Montréal, a été choisi comme président.Le docteur Georges Pearson.président sortant de charge, a été nommé aviseur.\u2014\u2014=+#+- ASSEMBLÉE ANNUELLE DE LA CANADIAN ANAESTHETIST'S SOCIETY L'assemblée annuelle de la Canadian Anaesthetist\u2019s Society s\u2019est tenu au Club Seigneurial de Montebello, les 15, 16, 17 et 18 mai 1961.Le programme scientifique était très élaboré; on remarquait parmi les rapporteurs, les docteurs Fernando Hudon, J-P.Dechène et Maurice Trahan de Québec ct le docteur Léon Longtin de Montréal.\u2014\u2014_# JOURNÉE MÉDICALE À L'HÔTEL-DIEU DE SAINT-JÉRÔME Une journée médicale à l'intention des praticiens de la région, a été organisée à l\u2019Hôtel-Dieu de St-Jérôme et elle a eu lieu le 20 mai 1961.Le programme scientifique était le suivant: Diagnostic clinique des lésions mammaires.Dr Gaston Forget, F.R.C.S.(Chirurgie).Anesthésie moderne et sciences de base Dr Paul Marcoux, (Anesthésie).Thyroïde et métabolisme.Dr Charles Filteau.F.R.C.P.(C) (Médecine).NOUVELLES 645 Les lombalgies et sciatalgies.Dr Paul Mailhot, F.R.C.S.(C) (Orthopédie).Infections à streptocoques chez l'enfant.Dr Roger Blanchard, (Pédiatrie).Ulcères d\u2019estomac et du duodénum\u2026 Dr Jean-Paul Thibault, F.R.C.S.(C) (Chirurgie).Dysménorrhée et traitement.Dr Marcel Laurence, (Gynécologie).Les syncopes.Dr Marcel Barrette.(Cardiologie).Les urgences abdominales.Dr Paul Mare St-Pierre, (Chirurgie).Déclanchement du travail en obstétrique.Dr Jacques Champagne, (Obstétrique).Traitement des brûlures thermiques.Dr Yves Prévost, F.R.CS.(C) (Chirurgie plastique).Rétention urinaire.Dr Jean Mercier, (Urologie).Traitement d\u2019urgence des traumatismes thoraciques.Dr Léo Richer LaFlèche, (Chirurgie thoracique).ÉLECTIONS AU BUREAU MÉDICAL DE L'HÔTEL-DIEU ST-VALLIER DE CHICOUTIMI Lors de la séance annuelle du Bureau médical tenue le 20 décembre 1960, les membres du personnel médical ont choisi leurs officiers pour le terme 1961.Ce sont: les docteurs Emile Simard, président, Lucien Savard, premier vice-président, Maurice Tremblay, second vice-président, Robert Claveau, trésorier, Jean-Baptiste Gagnon, secrétaire et Vincent Guimond, président sortant de charge.NOUVEAUX PRÉSIDENTS DE SOCIÉTÉS MÉDICALES On nous apprend que les docteurs Marc Goyette de Granby et Henri Robinson de Pointe Gatineau viennent d\u2019être élus présidents des sociétés médicales, le premier, de Granby et le second de l\u2019Ouest du Québec.RÉUNION DE L'ASSOCIATION DU DIABÈTE DE LA PROVINCE DE QUÉBEC, INC.Une réunion scientifique de l\u2019Association du Diabète de la Province de Québec, Inc, s\u2019est tenue à Pamphithéatre du nouveau pavillon de l\u2019Hôpital Notre-Dame.le jeudi 18 mai 1961 à 8.30 h.p.m.Le programme était le suivant: 1.Hémochromatose, par les docteurs Rosario Robillard, Martin Hoffman, Gilles Gosselin.9 Présentation de deux cas problèmes de diabète, par les docteurs Armand Gratton, Angelo Kakos.\u2014 LA SOCIÉTÉ DE PHTISIOLOGIE ET DE PNEUMOLOGIE DE MONTRÉAL Une réunion de la Société de Phtisiologie et de Pneumologie de Montréal eu lieu le vendredi 19 mai, à 8 h.55 p.m.à l\u2019auditorium de l'Hôpital Maisonneuve, sous la présidence du Docteur Philippe Manseau.Le programme comportait le rapport du secrétaire général, le rapport du trésorier, la mise en candidature de nouveaux membres, la fondation d\u2019une association des pneu- mo-phtisiologues de la province de Québec et un « Quiz » animé par le Dr Paul Robert. 646 NOUVELLES Les cas furent présentés par les Docteurs Roland Char- bonneau et Luc Lafortune et discutés par les équipes suivantes: De l\u2019hôpital Notre-Dame: les docteurs A.Mackay, A.Trépanier, E.-D.Gagnon, F.Léger.De l'hôpital Hôtel-Dieu: les docteurs F.Laramée, J.Bruneau, P.Nadeau, P.Roy.De l'hôpital du Sacré-Coeur: les docteurs B-G.Bégin, J.Lambert, R.Laurier, O.Raymond.ÉLECTIONS DU BUREAU MÉDICAL DE L'HÔTEL-DIEU DE MONTMAGNY Lors de l\u2019assemblée annuelle, le bureau médical de l\u2019Hôtel-Dieu de Montmagny a choisi ses officiers pour le terme courant.Ce sont les docteurs G.Courcy, président réélu, P.Dupuis, vice-président réélu et A.Fiset, secrétaire réélu.6-6 ++ BOURSIERS DE L'ASSOCIATION CANADIENNE DE L'ASSURANCE-VIE L\u2019Association Canadienne de l\u2019Assurance-Vie vient de distribuer des bourses d\u2019étude à 15 chercheurs médicaux appartenant à onze universités canadiennes.Cinq médecins de la province de Québec sont parmi les récipiendaires de ces octrois; trois sont de McGill, un de l\u2019Université de Montréal et l\u2019autre de Laval de Québec.Le docteur J.-R.Ducharme de l\u2019Université de Montréal et le docteur Guy Lamarche de l\u2019Université Laval ont obtenu leurs bourses, afin de continuer leurs recherches, le premier sur la fonction des glandes surénales chez les enfants et sur l\u2019excrétion des hormones pendant le développement de l\u2019enfant et le second sur les cheminements sensoriels dans la formation réticulaire du cerveau.Le docteur P.de Bellefeuille de l\u2019Université d\u2019Ottawa a également été choisi comme boursier, ce qui lui permettra de continuer ses travaux sur l\u2019évaluation critique des études prénatales.Le docteur Jean-Marie de Margerie de l\u2019Université Queen\u2019s de Kingston, aussi boursier, complétera grâce à cette aide, son travail sur la vascularisation rétiniennes dans l\u2019hypertension.Le fonds de bourses de recherches médicales de l\u2019Assu- rance-Vie du Canada existe depuis 13 ans.6-6 ++ CONFÉRENCE DU DOCTEUR R.GANDER À L'UNIVERSITE DE MONTREAL Sur invitation spéciale du Docteur Jacques Gagnon et sous les auspices de la Société de Biologie de Montréal, une conférence sur la microphotographie a été donnée par le Dr R.Gander, directeur du département de recherches microscopiques, Wild Heerbrugg Limited, Heerbrugg, Suisse à 5 heures p.m.dans l\u2019amphithéâtre G\u2019604 de l\u2019Université de Montréal, faculté de médecine, mardi le 17 mai 1961.LE DOCTEUR ÉMILE PELLETIER, ÉLU PRÉSIDENT DU BUREAU MÉDICAL Le Bureau médical de l\u2019Hôpital de Ste-Anne des Monts vient de se choisir un nouveau président dans la personne du docteur Emile Pelletier de Cap Chat.L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 LE DOCTEUR AVELLIN DALCOURT, CHOISI COMME PRÉSIDENT DU BUREAU MÉDICAL Le Bureau médical de l\u2019Hôpital Comtois de Louiseville à choisi récemment ses officiers pour l\u2019année courante.Le docteur Avellin Dalcourt a été élu président.rr CONGRES A MONTREAL DE LA SOCIETE CANADIENNE DES CHIRURGIENS PLASTIQUES La Société Canadienne des Chirurgiens plastiques \u2014 The Canadian Society of plastic Surgeons a tenu son assemblée annuelle à Montréal les 27.28 et 29 avril 1961 sou la présidence du docteur Armand Genest, chef de la section de chirurgie plastique de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.Le programme était ainsi rédigé.Jeudi, 27 avril \u2014 9 h.am.Hôpital Maisonneuve Président: Dr J.-Gérard Hébert 1.\u2014 Bienvenue par le Dr Marcel Lamoureux, Chef du Service de Chirurgie.2.\u2014 Les greffes osseuses du nez.\u2014 Dr J.-Gérard Hébert.3.\u2014 La greffe cutanée en forme de beigne pour la cavité orbitaire.\u2014 Dr Raymond Ricard (sur invitation).4.\u2014 Le recouvrement cutané du pouce par tissu de voisinage.\u2014 Dr R.M.McFarlane.5.\u2014 Les difformités du pénis à la suite de circoncision.\u2014 Dr R.J.Cowan.6.\u2014 La Cryothérapie des angiomes plans à l\u2019aide de « Dermathane » (Freon).\u2014 Dr Jacques Dansereau (sur invitation).7.\u2014 Une évaluation des résultats des sutures nerveuses.\u2014 Dr R.M.McFarlane, Dr W.Stromberg (sur invitation).8.\u2014 Un support pratique pour la photographie à la salle d\u2019opération.\u2014 Dr Marcel Dion (sur invitation).9.\u2014 Urétrectomie pour épithélioma suivie d\u2019une reconstruction urétrale (film silencieux).\u2014 Dr R.J.Cowan.12 h.pm.Déjeuner à l\u2019Hôpital Maisonneuve.Jeudi, 27 avril \u2014 2 h.p.m.Hôpital Notre-Dame Président: Dr G.-E.Cloutier I.\u2014 Bienvenue par le Dr François Archambault, Chef du Service de Chirurgie.2.\u2014 Nouvelle évaluation du traitement des brûlures graves par la méthode ouverte.\u2014 Dr Claude Dupont (sur invitation).3.\u2014 Notre expérience avec l\u2019abord endaural de l\u2019articulation temporo-mandibulaire.\u2014 Dr G.-E.Cloutier.4.\u2014 Le traitement des brûlures de la face dorsale de la main et de leurs complications.\u2014 Dr Yves Prévost.5.\u2014 Traitement des brûlures électriques du cuir chevelu.\u2014 Dr Leslie Chasmar.6.\u2014 La chirurgie de la glande parotide dans le service de chirurgie plastique de l\u2019hôpital Notre-Dame.\u2014 Dr Claude Dupont.7.\u2014 Une évaluation des différentes méthodes de traitement des ostéites et une description d\u2019une nouvelle technique.\u2014 Dr Yves Prévost.8.\u2014 Résultats des sections des fléchisseurs de la main.Dr W.R.N.Lindsay, Dr J.F.Murray. i l\u2019Union Méd.Canada {ome 90 \u2014 Juin 1961 9.\u2014 Une revue de cinquante réparations de fléchisseurs de la main.\u2014 Dr W.J.Brown.Vendredi, 28 avril \u2014 9 h.am.Hôpital Général de Montréal Président: Dr John W.Gerrie 1.\u2014 Bienvenue à McGill et au Montreal General Hospital par le Dr H.Rocke Robertson.Professeur de chirurgie et Chirurgien-en-Chef.2.\u2014 L'organisation et le fonctionnement d\u2019un service de Traumatologie.\u2014 Dr F.M.Woolhouse.3.\u2014 Pharyngoplastie.\u2014 Dr Bruce Williams (sur invitation).4.\u2014 Les fissures labiales bilatérales.\u2014 Dr Albert Cloutier (sur invitation).5.\u2014 Quatre cas choisis de « cross finger».\u2014 Dr R.W.Waters (sur invitation).6.\u2014 Un relevé des fractures des os de la face dans quatre hôpitaux montréalais \u2014 Drs Hakstian, Stephenson, Williams et Gerrie.7.\u2014 La tomographie des fractures des os de la face.\u2014 Dr E.Crutchlow.12.80 h.p.m.Lunch au Livingston Hall.2h pm.Réunion d\u2019affaires.Samedi, 29 avril \u2014 9 a.m.Hôtel-Dieu de Montréal Salle des conférences Pavillon De Bullion Président: Dr Armand Genest 1.\u2014 Bienvenue par le Dr Jacques Bruneau, Chef du Service de Chirurgie.2.\u2014 Les greffes cutanées du pénis et du scrotum.\u2014 Dr J.D.M.Alton.3.\u2014 Rétablissement de la circulation sanguine aux extrémités.\u2014 Dr Paul Cartier (sur invitation).4.\u2014 Epithélioma verruqueux du sinus maxillaire.\u2014 Dr Armand Genest, Dr Roger Gareau (sur invitation).5.\u2014 Reconstruction de l\u2019æsophage cervical en une seule opération, six semaines après la résection.\u2014 Dr W.A.Brown.6.\u2014 Ligne de conduite devant des problèmes inusités de traumatismes.\u2014 Dr Colette Perras (sur invitation).7.\u2014 Granulomes pseudo-tumoraux des organes génitaux externes.\u2014 Dr Jean Charbonneau (sur invitation).8.\u2014 L\u2019enclouage des fractures de la branche montante.\u2014 Dr Armand Genest.+ CONGRÈS DE LA CANADIAN PHYSIOTHERAPY ASSOCIATION Le Congrès de la Canadian Physiotherapy Association s\u2019est tenu à l\u2019Hôtel Le Reine Elizabeth de Montréal les 27, 28 et 29 avril 1961.Au nombre des conférenciers au programme, on note les noms des docteurs Paul Stanley et Carrol A.Laurin de l\u2019Hôtel-Dieu et de l\u2019Hôpital Sainte-Justine.NOUVELLES 647 Le docteur Paul Stanley a parlé de « la chirurgie cardio- vasculaire chez l\u2019enfant » et le docteur Carroll A.Laurin a traité du « vrai problème de la scoliose ».\u2014_\u2014m CONFERENCES PAR LE DOCTEUR D.M.BOSWORTH DE NEW-YORK Sous les auspices de la Société d\u2019Orthopédie et de traumatologie de la Province de Québec, le docteur D.M.Bosworth des Hôpitaux Sea View et St.Luke de New-York a donné deux conférences, l\u2019une le 28 avril 1961 à l\u2019Hôpital de la Reine Marie et l\u2019autre le 29 avril à l\u2019Hôpital Mai- sonneuve.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 NOMINATION À L'HÔPITAL ST-JOSEPH DE LA PROVIDENCE Les autorités de l\u2019Hôpital St-Josenh de la Providence de Bordeaux font connaître qu\u2019elles ont, le 6 février 1961, nommé le docteur Roger Pontbriand, directeur médical et le docteur Lambert Archambault, assistant directe:r médical.ee NOUVEAUX MEMBRES DE L'AMERICAN ACADEMY OF PEDIATRICS Quatre médecins de Montréal viennent d\u2019étre élus membres de l\u2019American Academy of Pediatrics.Ce sont les docteurs André L.Davignon, P.W.Junger, A.Q.Hewiston et D.K.Clogg.Le docteur Jacques Charles Ducharme a été élu membre associé dans la section de chirurgie.SOUTENANCES DE THÈSE À L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL M.le docteur Eôrs Bajusz a soutenu devant la Faculté de médecine de l\u2019Université de Montréal une thèse pour l\u2019obtention d\u2019un doctorat (Ph.D.) en médecine et chirurgie expérimentales.Cette soutenance a eu lieu le 18 mai 1961 \u2014 Le sujet de la thèse se lisait: « Conditioning Factors for Cardiac Ne- CTOSES ».Le 18 mai 1961, le docteur Plinio Prioreschi a soutenu également à la Faculté et en vue de l\u2019obtention d\u2019un doctorat Ph.D.une thèse intitulée: « Les cardiopathies cal- cifiantes expérimentales ».L'ART ET LES MÉDECINS De concert avec le Musée des Beaux-arts de Montréal, l\u2019Association médicale du Canada expose au Musée, 1379 ouest, rue Sherbrooke, du 6 au 30 juin 1961, une sélection de peintures et sculptures provenant de collections personnelles d\u2019un certain nombre de médecins de la métropole.Le Musée est ouvert sur semaine, tous les jours de 10 heures a.m.à 5 heures p.m.et le dimanche de 2 heures p.m.a 5 heures p.m.L\u2019entrée est libre. REVUE DES LIVRES \u2014\u2014\u2014\u2014-#6.- La Radiculographie lombo-sacrée par substance iodée hydrosoluble et résorbable.Par J.FERRAND, J.Robert D'ESHOU- GUES et J.BARSOTTI.L'Expansion Scientifique Française, édit., Paris, 1961.Travail basé sur une expérience de 300 explorations par cette méthode.Elle consiste, comme le titre l'indique, à injecter dans l'espace sous-arach- noïdien lombaire un mono-iodo-méthane sulfonate de sodium à 20% (dont la dénomination commer- clale est Méthiodal), le malade étant placé en position demi-assise sur la table radiographique inclinée a 40 degrés.Pour éviter la douleur radiculaire due a l'irritation par le produit de contraste, les auteurs préconisent une injection préalable de seurocaïne à 4% à la quantité de 1 à 1.5 ce.Cet ouvrage est bien illustré par une iconographie radiographique et par des dessins qui la rendent plus explicite.Les auteurs « sont vendus » à la méthode qu\u2019ils Jugent moins apte à produire des complications ra- diculo-méningées que par l\u2019emploi des suspensions lvdées dans une huile la plus fluide soit-elle.La substance iodée utilisée par eux est laissée en place et se résorberait rapidement.Les clichés présentés dans leur ouvrage font voir des images précises et nettes de la région de la queue de cheval où le faisceau des racines est visualisé dans son ensemble et dans presque chacun de ses constituants radiculaires.Le texte est clairement présenté sans longueurs et il s\u2019efforce d\u2019être objectif.T1 est appuyé par une documentation française et étrangère qui cite les plus importants travaux sur la myélographie et sur les algies lombo-sacrées avec ou sans irradiation douloureuse aux membres inférieurs.Le plaidoyer paraît objectif et sincère et incite à essayer une méthode utilisée sur une échelle encore plus vaste dans certains centres radiographiques européens comme la Suède où un auteur aurait eu une expérience de 2000 myélographies ou radiculographies par l'usage de cette méthode.À tout prendre, cette édition de 93 pages de texte scientifique sur une méthode d\u2019exploration toujours utile, bien souvent nécessaire, complémentaire à l'examen clinique, apporte une contribution objective à la solution diagnostique des syndromes algiques lombo-sacrés avec ou sans projection neurologique aux membres inférieurs.Les avantages de cette méthode sont présentés de même que les incidents qu\u2019elle peut occasionner sont comparés à ceux des procédés plus classiques et plus largement utilisés.Roma AMYOT.Georges MARCHAL et Gérard DUHAMEL: Le sang.Presses Universitaires, édit, Paris, 1961.Autre édition de la série « Que sais-je » destinée à vulgariser divers sujets scientifiques à l\u2019adresse d'un publie accessible et déjà préparé à bénéficier de cet enseignement; à l'adresse aussi du médecin non spécialisé en cette discipline en constante et rapide évolution, et d\u2019une grande complexité de structure parce qu\u2019elle est actuellement en pleine maturation.Dans le domaine de l\u2019anatomie, de la physiologie, de l\u2019histologie, de la biochimie, de la génétique que de progrès depuis la découverte de la cireu- lation sanguine par Harvey en 1628 et celle des globules rouges par Van Leuwenhoeck en 1674.Ce fut plus tard la connaissance des globules blancs, des plaquettes sanguines, l\u2019utilisation des colorants par les dérivés de l\u2019aniline due à Ehrlich, la notion des leucémies, des groupes sanguins, l\u2019hé- patothérapie de Whipple et depuis 15 ans les progrès extraordinaires découlant des ressources procurées généreusement par la nhysique, la bio et la physico-chimie, l\u2019immunologie et la génétique.Ce petit livre raconte en un raccourci de synthèse lucide ces merveilleux progrès de l\u2019hématologie qui aboutissent aux notions actuelles.Les auteurs affirment que la pathologie sanguine est à la fois la plus vieille et la plus neuve des pathologies.Cette assertion ouvre la seconde partie de l'ouvrage concernant la pathologie proprement dite, les maladies sanguines.Après avoir pris connaissance des notions de base fondamentale, on est ainsi préparé à être instruit sur la pathologie ac- tuclle en hématologie, sur la constellation de faits et d'hypothèses qui entourent la coagulation du sang, les incompatibilités sanguines, la transfusion et les traitements employés, de plus en plus actifs, aboutissant à la greffe de moëlle osseuse en cours d\u2019expérimentation après certains succès sensationnels déjà obtenus.Ce petit livre saura instruire utilement tout médecin non spécialisé, mais qui désire se tenir au courant de l\u2019actualité hématologique.Roma AMYOT. L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 Exposés d\u2019anesthésiologie.Par H.HUGUENARD et P.JAGUE- NOD.Masson et Cie, édit, Paris, 1960.Cet ouvrage est susceptible de rendre service au praticien et a l'étudiant anesthésiste; au premier, il rappelle certaines notions essentielles de pharmacologie et de physiologie; au second, il fournit un enseignement pratique en vue de son certificat comme spécialiste.La premiere série offre d\u2019abord un glossaire qui définit et explique de fagon précise un grand nombre de termes couramment utilisés en anesthésiolo- gle, ainsi qu\u2019une liste des synonymes usuels.Le chapitre de la « consultation écrite », où l\u2019élève prend connaissance du patient et rédige ses notes personnelles, est particulièrement intéressant.Les auteurs étudient aussi l\u2019aspect pharmacologique de quelques anesthésiques: l\u2019éther-diéthylique, l\u2019éther divinylique, le pentothal.Les myorésolutifs, ie.la d-tubocurarine et la succinylcholine, y sont traités avec beaucoup d\u2019attention: définition, classification, propriétés physiologiques, posologie.Une mention spéciale est réservée aux ganglioplégiques, au métabolisme des hydrates de carbone et à l\u2019ion potassium en anesthésie.Les auteurs présentent également une technique simple d\u2019intubation avec images à l\u2019appui.La seconde série traite des problèmes suivants souvent posés à l\u2019anesthésiologiste: chirurgie du nouveau-né, du vieillard et de l\u2019alcoolique, état de choc et complications pulmonaires; la première série mentionne, en outre, la chirurgie du malade neurologique, du brûlé grave, du diabétique, la chirurgie abdominale d\u2019urgence.Il y à aussi un chapitre consacré aux sympathi- comimétiques, aux dérivés de la belladone, aux opiacés, aux substituts du plasma et aux anesthésiques halogénés.La douleur, le réveil, les hormones cortico-surré- naliennes, la maladie opératoire, la mécanique ven- tilatoire sont autant de sujets présentés ici avec beaucoup d\u2019intérêt.Les auteurs terminent par quelques notes de technique très instructives: la trachéotomie et les appareils de ventilation artificielle.Le présent manuel s\u2019avère très profitable, à notre avis, pour celui qui possède des connaissances de base sur la spécialité; c\u2019est en somme une excellente revue pharmacologique et physiologique.Il serait souhaitable cependant que les auteurs y ajoutent un troisième tome consacré aux questions de chimie, de biologie, d\u2019anatomie, de physique et aux méthodes expérimentales qui ressortissent à l\u2019anesthésiologie.René LEBEAU, REVUE DES LIVRES 649 Radio-diagnostic en rhumatologie: 400 images de base.Pat De SEZE, A.DJIAN, PHANKIM, M.CHAPUIS.Un album in-16, de 188 pages, 400 figures, édité en 1959, à Paris.L'Expansion Scientifique Française, édit, Paris, 1959.Grâce à l\u2019iconographie incomparable rassemblée au Centre de Rhumatologie Viggo Petersen à l\u2019Hôpital Laribosiére, les A.nous présentent cet ouvrage remarquable qui étend bien loin leur enseignement oral dont on sait la très grande audience.Plutôt qu\u2019aux rhumatologues chevronnés, il s\u2019adresse aux débutants et aux omnipraticiens: ils y trouveront des images précieuses pour leur pratique, qui embrassent non seulement tous les rhumatismes, mais encore les principales maladies ostéo- articulaires, cancers, tuberculose, ostéomyélite, syphilis, dont il leur faut établir soigneusement le diagnostic différentiel.Annexées aux clichés, les notices sont des modèles de didactisme et de clarté: en quelques mots elles résument non seulement le signalement radiographique mais encore la clinique, bien souvent aussi l\u2019étiologie et le traitement de l\u2019affection considérée.Ce livre portera bien haut le pavillon de la Médecine Française: il faut lui souhaiter très bientôt une suite, les deux albums supplémentaires que nous promet la préface.François FRANÇON.Massage, manipulation and traction.Par Sidney LICHT (avec la collaboration d'I.Bischof, E-J.Crisp, James H.Cyriax, D.-M.Leslie Daran, Ginette Elmiger, François Françon, M.Fuchs, R.Harris, H.-L.Kamenetz, W.Ritchie Russell, J.-B.Rogoff, Khalil G.Wakin, C.-S.Wynn Parry T.V.de la Bibliothèque de Médecine physique, édité en 1960 à New- Haven, Conn., par Elizabeth Licht.Un vol.de 276 pages, 104 figures.J'ai déjà souvent signalé la très haute valeur de cette Bibliothèque qui constitue une véritable somme unique au monde: c\u2019est le cinquième volume qui paraît et que j'ai l\u2019honneur et le plaisir d\u2019analyser.Le suivant sera consacré à la Balnéologie et il faut en souhaiter ensuite un autre sur la Climatologie pour former le cycle de la Médecine Physique.Dans sa Préface pleine d\u2019humour, Light souligne le caractère difficile, controversé, des trois sujets abordés: s\u2019ils sont tous les trois aussi anciens que la Médecine, du moins dans la plupart de leurs aspects ils restent encore très discutés.Il est précieux pour le praticien de trouver rassemblée ici la meilleure documentation qui, avec l\u2019expérience clinique et l\u2019esprit critique, lui permettent de se faire une opinion personnelle qualifiée.Peu à peu massage, manipulation et tractions reposeront sur des bases strictement scientifiques, sans plus mé- 650 riter « ni cet excès d'honneur, ni cette indignité », à mesure que se préciseront mieux techniques, indications et contre-indications.Dans cette direction la remarquable monographie de Maigne sur les manipulations constitue en France une étape à Fr 5 \\ i P rs ; p24 Ye on ie vo a ee REMPLACE AVANTAGEUSEMENT LE PANSEMENT HUMIDE pare 5 A ee Herdt Cha Inc! RUE VIAU MONTRÉAL 2245, LIVRES RECUS Les diurétiques.Par R.TRICOT et J.-P.MAURAT.Un vol.de 140 pages.\u201cLes Précis du Praticien\u201d, édit, Paris, 1961.De nombreuses substances, douées d\u2019une remarquable activité, sont venues récemment enrichir la thérapeutique diurétique.Dans le même temps, celle-ci trouvait de nouvelles indications.R.Tricot et J.-P.Maurat exposent avec clarté et concision tout ce que le médecin doit savoir des propriétés pharmacodynamiques, du mécanisme d\u2019action, de la posologie, des indications, des incidents et des accidents des diverses médications diurétiques.Après un rappel de la physiologie de la diurèse et du mécanisme des œdèmes, indispensable pour comprendre l'intérêt et les principes d\u2019un traitement diurétique, les auteurs précisent les conditions générales dans lesquelles les diurétiques doivent être utilisés; puis ils exposent successivement les données qui s\u2019attachent aux médicaments xantiques, mercuriels, sulfamidés, dérivés de la triazine, etc.L\u2019ouvrage se termine par un chapitre concernant la conduite et la surveillanse du traitement.Le médecin trouvera dans ce livre un guide pratique aux énoncés schématiques, Tl y trouvera aussi le résumé de nos connaissances biologiques actuelles.Le glaucome \u2014 Etude critique sur les hypertensions oculaires.Par P.DESVIGNES.Un vol.de 182 pages, avec 3 tableaux: 35 NF.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1961.Il ne s\u2019agit pas d\u2019un traité sur le glaucome; mais cet ouvrage contient l\u2019essentiel des connaissances actuelles sur cette redoutable maladie.L\u2019auteur y a rassemblé son expérience de vingt-cinq années sur les différents types de glaucome qu\u2019il a eu à traiter.Considérant que l\u2019hypertension oculaire est l\u2019élément le plus nocif, il étudie successivement les hypertensions que l\u2019on voit survenir dans les maladies oculaires très différentes.Il aborde ensuite l\u2019étude des glaucomes dits primitifs par leur aspect clinique.L'idée directrice est de rechercher s\u2019il existe dans les différents types d\u2019hypertension oculaire secondaire une cause que l\u2019on retrouve dans tous les cas, ce qui permettrait d'en conclure avec vraisemblance que cette même cause intervient dans le glaucome dit primitif.Cette approche de l\u2019origine de l\u2019hypertension oculaire en allant du connu vers l'inconnu amène l\u2019auteur à faire une critique, qui essaie d\u2019être constructive, des causes de l'hypertension oculaire.Le lecteur est donc amené à suivre les développements de cette idée directrice.Cette étude critique lui permettra également de faire le point des connaissances actuelles: le fil d\u2019Ariane qui a guidé l\u2019auteur permettra au lecteur de ne pas s\u2019égarer dans les multitudes de rapports, de communications, parus sur le problème.Il était nécessaire de simplifier et de schématiser les indications thérapeutiques, tout en sachant que celles-ci n\u2019ont qu\u2019une valeur temporaire.La conclusion présente une ébauche d\u2019une théorie métabolique ou enzymatique du glaucome, qui fait espérer une thérapeutique qui serait non plus symptomatique mais vraiment étiologique.à ® + v Grandes divisions de l'ouvrage I.Rappel de physiologie sur la tension oculaire.\u2014 II.Physio-pathologie de l\u2019hypertension oculaire.\u2014 III.Les glaucomes secondaires.Les uvéites hypertensives.L\u2019aniridie.Les atrophies de l'iris.Les enclavements iriens.Le glaucome par altération ou déplacement du cristallin.Glaucome par tumeur intra-oculaire.Glaucomes post-traumatiques.Glaucomes post-opératoires.Glaucomes d\u2019origine vasculaire.Le glaucome pigmentaire.Le glaucome congénital (hy- drophtalmie ou buphtalmie).Glaucomes infantiles.Glaucomes juvéniles.Le glaucome dans l\u2019epidemic dropsy.\u2014 IV.Le glaucome primitif de l\u2019adulte.Le glaucome congestif aigu.Le glaucome chronique simple.La gonioscopie dans le glaucome dit primitif.Recherches modernes.Stade terminal.Les modifications générales dans le glaucome dit primitif.Point de vue psycho-somatique.Glaucome et myopie.Histopathologie.Traitement du glaucome chronique.L\u2019hérédité du glaucome.\u2014 V.Conclusions.\u2014 Essai patho- génique.Prévention et traitement des complications de la chirurgie oculaire.Par R.-M.FASANELLA et coll.Traduction et adaptation de Henry Saraux et Henry-Georges Hamard.Un vol.de 362 pages, avec 208 fig.Cartonné toile demi-souple: 65 NF, \u2014 Masson et Cie, édit., Paris, 1961.Cet ouvrage traduit de l\u2019américain se présente comme un livre de référence pour tous ceux qui s\u2019efforcent d\u2019éviter les pièges de la chirurgie du globe oculaire et d\u2019en traiter les complications.Chaque aspect des difficultés et des complications rencontrées en chirurgie et en traumatologie oculaires est successivement étudié par un spécialiste faisant autorité en la matière.Sur chaque sujet, l\u2019étude rappelle brièvement les principes de l\u2019intervention selon la technique considérée comme la plus courante.Il est admis que le lecteur est capable d'effectuer l\u2019intervention et les auteurs ne font qu\u2019en rappeler les principes pour aider à la discussion, sans s\u2019arrêter aux techniques abandonnées par la plupart des opérateurs, ou destinées à l\u2019être.Ils ont essayé d\u2019illustrer clairement chaque détail utile pour éviter un piège ou traiter une complication, en laissant le moins de place possible à l\u2019imagination.Des idées neuves, des faits, des conclusions sont apportés sur nombre de points controversés.Des références bibliographiques donnent au lecteur la faculté d\u2019approfondir certains sujets et de se faire ainsi une opinion personnelle.Des avis divergents sur un même problème ont été donnés par certains des auteurs, les résultantes d\u2019opinions différentes n\u2019étant pas très éloignées.Dans le chapitre traitant des problèmes de médecine générale et du métabolisme au cours des interventions oculaires, ces problèmes médicaux sont abordés en même temps que le problème chirurgical, et l\u2019individu est considéré comme un tout.Les thérapeutiques actuelles par les antibiotiques et les hormones ont considérablement simplifié le problème des complications de la chirurgie oculaire.Les auteurs insistent cependant sur les complications que peuvent créer ces médicaments. pour obtenir une action laxative sans effet drastique ® .D OXI DA N le laxatif tensio-actif Assure |'évacuation de selles molles et \u201cnormales\u201d grace a I'action synergique de Danthron® \u2014 un péristaltogène léger \u2014 et de Surfak \u2014 l'agent tensio-actif (amollissant fécal) supérieur.N'entraine ni coliques ni crampes \u2014 aucun ballonnement \u2014 ne provoque aucun suintement huileux et ne fait pas obstacle à l'assimilation des vitamines.POSOLOGIE: Adultes et enfants de plus de 12 ans: une ou deux capsules.Enfants de 6 à 12 ans: une capsule.À prendre au coucher pendant 2 ou 3 jours ou jusqu'à régularisation des fonctions intestinales.Présenté en flacons de 30 ou de 100 capsules gélatineuses.Cn Us ani RES lorsque seul un effet tensio-actif (amollissant fécal) est désiré SURFAK calcium bis-(sulfosuccinate de dioctyl) principe actif nouveau assurant une meilleure homogénéisation et un amollissement optimal des matières fécales durcies.HOECHST PHARMACEUTICALS OF CANADA LIMITED « MONTREAL 61-811 Oritiutok tolbutamide, Hoechst Fruit des recherches qui, pendant plus de 50 ans, furent effectuées sur le diabète.i (ig {nc LILI Po Un oy A Q; at Set 2 i 314, 33 a RG patients) 1 anifestatién; ite, le foie Te faire.hh AR 10 ye rasabler ri atoxiq ue, Ge AT, Se PEEL \u201c CN être LIU bk 3 pr re Federa- Me pli 19 y B tig n F ik Quo = 7) : Faia [ETH IE IT du NEEL le¥ plus ré- PRR Re ati Vi provBqué hol HS ghia | apparaîtra que le tglbutarfid Sv FI a Air WEN lhl JIE Ppd'in- Nar a JF 1.Y Ann\"ef the at Th) gi 2 EFT AP LLL AM; Toe 5 1 ges exceptiénnels du PT sut Je £1 d@urrence des compli \u2019weMarblË, ed.Clinics (1 WAV Ho G 7/7 (sep.pi) 088.13-0 ar.lycémie hèz le ay recev&pt uhe Pure d'en- treti telbutamide revét ane telle im- sIe]g fai.A pratique LL le tolbutandde serait ET TE I | par I'adje \u2018euglycé- mique aque par 'hyp émique.\u201d) oO am, C.J.vy gr Inter- \\natfone Federatio of Diabetes, (23-28 juillet) 1958.efficacité FUTLx ry PIL as gris fai Kant méde.ats gfe Fld Fp ok Red of Sc., Vol.7 eR (10 pe tn Ted FY le ide qu yew b Al Kt An at l'Orinase par jour .Marble, A.: Med.Clinic North Am.5: HOECHST PHARMACEUTICALS OF CANADA LIMITED «- MONTREAL 61-106 ÿ UN PRODUIT DES LABORATOIRES DE RECHER E MERCK SHARP & DOHME CD MERCK SHARP & DOHME OF CANADA LIMITED MONTRÉAL 30, QUÉ.* 0 Cs >< 3S 55 or o% a oO Q ~~ 520 presque toujours liée à particulièrement utile en vue propriétés anxi du so ulagement de l\u2019an olytiques qui le rendent xiété Il est en o utre doté dans le traitement des états dépressifs.de ptionne (CHLORHYDRATE D\u2019AMITRIPTYLINE) est un li antidépresseur n veau et exce llement efficace I mnt?_ Wy, , 5 _ 2e {Li SN A 22 A SN eo = RE SECT RRP NTs ers a cr oie IA Tr Hrd LAs À da 4 + ze Ze Ar PE A GA CAC a CAN a TT aa HAA SH AAA 202% AAA pests prs ole ri 4 \u2018AH A AAA 7 \u201cA 4 | : L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin indiqué dans la dépression 1961 65 660 Cet ouvrage.fruit d\u2019une large collaboration de spécialistes qui y ont apporté leur expérience, transmettra à tous les ophtalmologistes une part au moins de cette expérience, pour les aider dans les situations difficiles.Chapitres de l'ouvrage I.Les complications anesthésiques.\u2014 II.Les complications médicales.\u2014 TII.Aspects psychiatriques de la chirurgie oculaire.\u2014 IV.Complicatiouns des corps étrangers intra-oculaires.\u2014 V.Les complications de la chirurgie du ptosis.\u2014 VI.Difficultés et complications de la chirurgie des traumatismes de l\u2019appareil lacrymal.\u2014 VII.Complications de la kératoplastie.\u2014 VIII.Complications de la chirurgie des traumatismes de iris.\u2014 IX.Réinterventions et complications après les interventions pour glaucome.\u2014 X.Les complications de la chirurgie de la cataracte.\u2014 XI.Retard de la formation de la chambre antérieure.\u2014 XIL.Complications de la chirurgie des muscles extrinsèques.\u2014 XIII.Complications de la chirurgie du décollement de la rétine.\u2014 XIV.Chirurgie du vitré.\u2014 XV.Complications de la chirurgie orbitaire.\u2014 XVI.Complications de l\u2019énucléation et de l\u2019éviscération.\u2014 XVII.Complications de l\u2019exentération de l\u2019orbite.\u2014 XVIII.Complications de la chirurgie plastique des paupières.\u2014 XIX.Complications de la chirurgie intra-oculaire justiciables d\u2019un traitement médical.\u2014 XX.Place des radiations dans le traitement des complications post-opératoires et post-traumatiques.\u2014 XXI.Complications des exophtalmies endocriniennes.\u2014 XXII.Amélioration des insuffisances visuelles \u2014 XXIII.Calcul de la perte de l\u2019efficacité visuelle.\u2014 Index alphabétique.Le désinsectisation des aéronefs.Onzième rapport du Comité d'experts des Insecticides.O.M.S.: Série de Rapports techniques, 1961, No 206; 28 pages.Prix: $0.30.Publié également en anglais et en espagnol.Le transport fortuit d\u2019insectes entre territoires pose des problèmes de santé publique dont l\u2019importance est considérable, car il pourrait compromettre le succès de dive:s programmes tels que ceux de l\u2019éradication du paludisme et de la destruction de l\u2019Aedes gypti.Les conséquences de ce transport peuvent être particulièrement désastreuses lorsque les insectes véhiculés entre pays appartiennent à des souches résistantes.Si les dispositions du Règlement sanitaire international concernant la protection contre les moustiques vecteurs de maladies étaient rigoureusement appliquées dans tous les aéroports internationaux, les risques de transport de tels insectes par la voie aérienne seraient bien moindres et la désinsectisation ne jouerait que le rôle d\u2019une deuxième ligne de défense.Mais la documentation dont disposait le Comité OMS d\u2019experts des Insecticides révélait que tel n\u2019est malheureusement pas le cas et qu\u2019en fait la situation actuelle est insuffisante dans un certain nombre d\u2019aéroports internationaux en ce qui concerne la lutte contre les vecteurs.Dans son onzième rapport, le Comité préconise donc vivement qu\u2019un service de lutte contre les vecteurs soit organisé dans chaque aéroport international sous l\u2019égide des autorités sanitaires et.que l'OMS fournisse.sur demande, aux gouvernements l\u2019aide technique dont ils pourraient avoir besoin.Il note que de nombreuses réglementations nationales prévoient encore la désinsectisation des aéronefs « en l\u2019air » LIVRES REÇUs L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 par aérosols, malgré son manque d\u2019efficacité.Par ailleurs, le traitement par insecticide des aéronefs après l\u2019arrivée non seulement provoque des retards fâcheux mais encore permet l\u2019évasion des moustiques avant l\u2019application des mesures insecticides.Quant au mode actuel de désinsectisation avant le départ, il n\u2019exclut pas toute possibilité de réinfestation ultérieure.Le Comité préconise donc que la désinsectisation soit effectuée après le verrouillage des portes qui suit l\u2019embarquement, immédiatement avant le décollage (désinsectisation «cales enlevées»).Il recommande un mode d\u2019application destiné à obtenir de cette désinsectisation un degré d\u2019efficacité maximum, mais il reconnaît que l\u2019emploi d\u2019aérosols présente inévitablement des limites et un certain nombre d\u2019inconvénients auxquels l'application d\u2019un insecticide à l\u2019état de vapeur permettrait de parer.Or, un dérivé récent du phosphate de dichloro- vinyle (DDVP), pour l\u2019application duquel un dispositif automatique satisfaisant à été mis au point, paraît répondre à ces desiderata.La technique de désinsectisation par vapeurs est extrêmement prometteuse; plus efficace que la désinsectisation par aérosols et applicable pendant que l\u2019aéronef est «en lair», elle est préférable du point de vue des autorités sanitaires.Le Comité en recommande l\u2019adoption dès que les dernières mises au point seront achc- vées.Après avoir indiqué un certain nombre d\u2019améliorations à apporter à cette technique, le Comité formule d\u2019autres recommandations pour des recherches et des enquêtes futures.Toutefois, compte tenu de la probabilité d\u2019utilisation des aérosols pendant quelque temps encore, le Comité a joint à son onzième rapport: a) une méthode provisoire d'essai biologique des aérosols proposés pour la désinsectisation des aéronefs; b) des méthodes d\u2019épreuve des aérosols et des diffuseurs d\u2019aérosols; c) une liste d\u2019aérosols dont l'efficacité pratique est avérée.La surveillance médicale du personnel professionnellement exposé aux radiations.Deuxième rapport du Comité d'experts des Radiations.O.M.S.: Série de Rapports techniques, 1960, No 196; 33 pages.Prix: $0.30.Existe aussi en versions anglaise et espagnole.Les risques sanitaires liés à l\u2019action des rayonnements ionisahts ont été étudiés bien plus en détail que ceux de la plupart des autres agents nocifs, chimiques ou physiques, qui se rencontrent couramment dans l\u2019industrie et dans la vie moderne; aussi le bilan sanitaire exceptionnellement favorable des établissements utilisant des radiations n\u2019a-t-il d\u2019équivalent dans aucune autre branche d\u2019industrie.Mais pour qu\u2019il reste aussi favorable, il est indispensable de donner à la surveillance médicale toute l\u2019ampleur que requiert le développement rapide des activités faisant appel aux substances radioactives et à l\u2019énergie nucléaire.Le deuxième rapport du Comité d\u2019experts des Radiations est destiné à servir de guide à tous ceux qui participent à l\u2019élaboration ou à la revision des programmes de protection sanitaire.Pour que cette protection soit cfficace.il doit y avoir une coopération aussi complète que possible entre le médecin responsable des aspects médicaux du programme, les physiciens et les chimistes spécialisés dans la mesure de la radioactivité et les radiobiologistes qui étudient les effets des radiations et le comportement des matières radioactives dans le corps humain.Selon le tvpe d\u2019activité et selon la nature et la quantité des rayonnements émis ACTION PROLONGÉE DE LA PÉNICILLINE QUI SE MESURE EN SEMAINES POUR.e les infections streptococciques et pneumococciques e la prophylaxie du rhumatisme articulaire aigu e la syphilis (primaire et secondaire) et la blennoragie durée ; dose injectée de la pénicillinémie 600,000 unités.0.16 jours 1,200,000 unités.35 jours 2,400,000 unités.4.000 AA jours pénicilline à longue action conçue pour supplanter les injections à renouveler constamment de pénicilline procaïnique e dans la salle d'urgence e dans les salles à la clinique externe e à domicile ou au bureau WALKERVILLE, ONTARIO INJECTABLE À LONGUE ACTIO Pénicilline G benzathine, Wyeth Tg Y 662 LIVRES REÇUS dans le milieu de travail, on doit pouvoir déterminer les risques auxquels sont exposés les travailleurs et instituer les mesures appropriées de protection.Les principales catégories de travaux passées en revue dans le rapport sont les suivantes: l\u2019utilisation en radiologie médicale des émetteurs de rayons X et des sources scellées de radium et de cobalt, l\u2019étude et le traitement des maladies par les radioisotopes; les emplois industriels de la radiographie et des radio-isotopes; l\u2019utilisation des radiations et des radioisotopes dans la recherche, et l\u2019exploitation de l\u2019énergie atomique.Dans tout programme de protection sanitaire, il est essentiel de prévoir une surveillance médicale régulière et divers autres examens, afin de contrôler l\u2019état de santé du personnel et de déceler tout effet physiologique et pathologique des radiations; les maladies et accidents profes- L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 sionnels doivent être traités rapidement et efficacement.Le Comité, dans son rapport, examine dans le détail le rôle du médecin et de son équipe, ainsi que la sélection du personnel professionnellement exposé aux radiations; cette dernière question est importante pour la prévention.Le rapport traite également de la nature des examens médicaux à organiser et passe en revue un certain nombre de méthodes de laboratoire.Il contient certaines recommandations relatives à la tenue des dossiers médicaux, qui devront être exacts, complets et bien organisés et dont le caractère confidentiel devra être strictement respecté.On y trouve également quelques indications sur les services médicaux adaptés aux diverses catégories d\u2019établissements qui utilisent des radiations, notamment en ce qui concerne les installations de décontamination.Enfin, le rapport donne quelques brèves recommandations sur les mesures préliminaires à prendre en cas d\u2019accidents.L\u2019Union Médicale du Canada en 1892 LA NOUVELLE LOI SUR L'EXERCICE DE LA MÉDECINE EN FRANCE Juin 1892 La Chambre des députés et le Sénat français viennent de remanier d\u2019une façon assez sérieuse la loi concernant l\u2019exercice de la médecine dans notre ancienne mère-patrie.Nous tenons à mettre sous les yeux de nos lecteurs les points principaux sur lesquels ont porté les amendements, tels que nous les trouvons reproduits dans nos échanges de Paris.D'après le titre premier, « nul ne peut exercer la médecine en France s\u2019il n\u2019est muni d\u2019un diplôme de docteur en médecine délivré par le gouvernement français, à la suite d\u2019examens subis devant un établissement d\u2019enseignement supérieur médical de l\u2019Etat ».Le titre deuxième stipule que «nul ne peut exercer la profession de dentiste s\u2019il n\u2019est muni d\u2019un diplôme de docteur en médecine ou de chirurgien dentiste.Le diplôme de chirurgien dentiste sera délivré par le gouvernement français à la suite d\u2019études organisées suivant un règlement et d\u2019examens subis devant un établissement d\u2019enseignement supérieur médical de l\u2019Etat ».Dans le titre troisième, nous trouvons que «les sages- femmes ne peuvent pratiquer l\u2019art des accouchements que si elles sont munis d\u2019un diplôme de lère ou de 2e classe délivré par le gouvernement à la suite d\u2019examens subis devant une Faculté de médecine, une Ecole de plein exercice ou une Ecole préparatoire de médecine et de pharmacie de l\u2019Etat.Il est interdit aux sages-femmes d\u2019employer des instruments.Dans les cas d\u2019accouchement laborieux, elles feront appeler un docteur en médecine ».En vertu du titre quatrième, «les médecins, dentistes et sages-femmes diplômés à l\u2019étranger, quel que soit leur nationalité, ne pourront dorénavant exercer leur profession en France qu\u2019à la condition d\u2019y avoir obtenu le diplôme de docteur en médecine, de dentiste ou de sage-femme, et en se conformant aux dispositions prévues par les articles précédents.Des dispenses de scolarité et d\u2019examens pourront cependant être accordées par le ministre, mais en aucun cas les dispenses accordées pour l\u2019obtention du doctorat ne pourront porter sur plus de trois épreuves.« Les étudiants étrangers qui postulent le diplôme de docteur en médecine, de \u2018chirurgien-dentiste ou de sage- femme sont soumis aux mêmes règles de scolarité et d\u2019examens que les étudiants français.D\u2019autres part, il pourra leur être accordé, en vue de l\u2019instruction dans les Facultés et Ecoles de médecine, soit l\u2019équivalence des diplômes ou certificats obtenus par eux à l\u2019étranger, soit la dispense des grades français requis pour cette inscription, ainsi que des dispenses partielles de scolarité correspondant à la durée des études faites par eux à l\u2019étranger ».« Le grade de docteur en chirurgie est et demeure aboli.« Tout docteur.officier de santé ou sage-femme est tenu à faire à l\u2019autorité publique, son diagnostic établi, la déclaration du cas de maladies épidémiques tombées sous son observation et visés dans le paragraphe suivant: « La liste des maladies épidémiques, dont la divulgation n\u2019engage pas le secret professionnel sera dressée par arrêté du ministre de l\u2019intérieur après avis de l\u2019Académie de Médecine et du Comité consultatif d\u2019hygiène publique de France ».| EEE | Pour d'excellents résultats cliniques H pi Veriderm\u2019 Medrol\u201d pour les dermatoses non-infectées Veriderm Neo-Medrol\u2019 | pour les dermatoses infectées Veriderm Medrol Avant traitement Névrodermite de la cheville accompagnée d'éruptions et de plaques étendues d'érythème induré et squameux.Après traitement Guérison après trois semaines de traitement au Veriderm Medrol, 0.25%.Le Veriderm, par sa composition et son action en clinique, se rapproche beaucoup des lipides cutanés.Il adoucit la peau, adhère aussi bien aux lésions suintantes qu'aux lésions sèches et ne laisse pas de traces inesthétiques.L\u2019acétate de Medrol est, d'après plusieurs cliniciens, le corti- costéroïde topique idéal.I! donne d\u2019excellents résultats en dermatologie grâce à la rapidité et à l'efficacité de son action.La Néomycine (qui figure dans le Veriderm Neo-Medrol) est sans égal pour traiter et prévenir les infections cutanées secondaires.Avant traitement Dermatite atopique infectée intéressant une grande partie de la tête.Après traitement Guérison après deux semaines de traitement au Veriderm Neo-Medrol, 0.25%.Le Veriderm Medrol est conditionné en tubes de 5 et de 15 grammes, renfermant 0.25% d'acétate de Médrol (méthylprednisolone) dans le Veriderm, excipients reproduisant les lipides cutanés.Le Veriderm Neo-Medrol est conditionné en tubes de 5 et de 15 grammes, renfermant 0.25% d'acétate de Medrol (méthylprednisolone) avec 0.5% de sulfate de néomycine dans le Veriderm, excipient reproduisant les lipides cutanés.SITES MARQUE DÉPOSÉE **MARQUE DE COMMERCE C.Q.F.D.La méthode de traitement idéale de l\u2019infection devrait comporter la détermination de la sensibilité des germes aux antibiotiques préalablement au choix définitif de l\u2019antibiotique, mais cette méthode est loin d\u2019être toujours réalisable en pratique.De nombreux médecins ont choisi de prescrire en premier lieu l\u2019Albamycin T en raison de son caractère logique et ont persisté dans cette voie en s'appuyant sur les succès cliniques qu\u2019elle leur a donnés.Une étude bactériologique approfondie vient de démontrer la sagesse de leur choix.Dix hôpitaux canadiens Indépendants, totalisant 3202 lits et d\u2019une capacité moyenne de 320 lits, ont accepté de procéder à un travail de vérification courante de la sensibilité bactérienne.La compilation de leurs résultats montre que l\u2019Albamycin T est nettement supérieure aux quatre autres antibiotiques qui ont été essayés.An yet sue La.ad.+ NTIÉIONUQUES Ne vow id ark Wy NS ALBAMYCIN T (2546 souches) 8 5 3% .O ENE A SER ES Les laboratoires des dix hôpitaux en question ont déterminé la sensibilité par la méthode classique des disques.Les disques utilisés étaient identiques à ceux qu'employait couramment le laboratoire avant d'entreprendre l'essai, chaque disque étant imprégné de la concentration suivante d\u2019antibiotique: ALBAMYCIN T.15 mcg de tétracycline 15 mcg de novobiocine CHLORAMPHENICOL.30 mcg ERYTHROMYCINE .15 mcg NOVOBIOCINE .30 mcg TETRACYCLINE.30 mcg aphylocoque pyogène Chloramphénicol 77.7% Erythromycine 75.8% Novobiocine 95.3% Tétracycline 67.6% Ee .99.1% richia coli 70.5% 12.1% 14.2% 69.7% 77.2% des straptocoques 85.3% 95.6% 91.5% 86.0% 95.7% ye des Proteus 66.7% 51.5% 24.0% 74.1% e des pseudomonas 37.9% 5.6%* 5.0% 29.0% 55.1% 61.5% 26.3%\" 24.6% 67.6% 80.8% 100.0% 100.0% 100.0% 100.0% 100.0% 57.1% 37.0% 62.5% 84.8% 100.0% 100.0% 100.0% 100.0% 100.0% 82.5% 69.6% 42.1% 72.7% 81.0% NOVOBIOCINE/ TETRACYCLINE AlbamycinT - Granulé aromatisé - présenté en flacons de 40 et de 60 c.c.(après solu- ilisation).Comprids- présents en flacons de 16 et de 100 comprimés.THARQUE DÉPOSÉE Shakespeare n\u2019entendait probablement pas grand chose aux médicaments, mais, chose certaine, il connaissait la nature humaine.Nous réagissons presque tous avec scepticisme quand on nous présente quelque chose\u2014et les médicaments n\u2019y font pas exception\u2014paré du plumage chatoyant des superlatifs.Nous croyons cependant que le Medrol est le stéroïde le plus sûr et le plus efficace qui soit et, pour confirmer cette affirmation, nous disposons de documents cliniques sérieux.Sans autre exagération de notre part, nous vous demanderions simplement de prescrire une des nombreuses formes de Medrol.Une fois votre opinion faite, vous renchérirez \u201cthe lady doth protest too much, methinks\u201d cette dame exagere vraiment, il me semble\u201d cc Hamlet, acte 3, scene 2 peut-être à notre place ajoutant même quelques superlatifs de votre cru.| Pour couvrir vos besoins en matière de cortico-thérapie PAR VOIE ORALE Medrol en comprimés (méthylprednisolone) Comprimes à 2 mg.en flacons de 30 et de 100 comprimés.Comprimés à 4 mg.en flacons de 30, de 100 et de 500 comprimés.Medrol Medules Capsules à 4 mg.en flacons de 30 et de 100 capsules.Medroxine Un comprimé renferme: Medroi, 2 mg.etchlorhydrate d'Orthoxine (méthoxyphénamine), 75 me.en flacons de 30 et de 100 comprimés.MARQUE DE COMMERCE: DEPO * MARQUES DÉPOSÉES: MEDROL, MEDULES, MEDROXINE, NEO-MEDROL, ORTHOXINE, VERIDERM | PAR VOIE PARENTÉRAL Depo-Medrol Suspension aqueuse stérile acétate de Medrol, 40 mg.par c.c.en flacon-ampoule de 1 c.c.et de 5 c.c.COMME TOPIQUE Veriderm Medrol 2 025% tubes de 5 et de 15 Gm.renfermant 0.25% d\u2019acétate de Medrol dans un excipient lipidique.Veriderm Neo-Medrol : 02% dans les dermatoses infectées tubes de 5 et de 15 Gm.renfermant 0.25% d'acétate de Medrol et 0.5% de sulfate de néomycine dans un excipient lipidique À L'AVANT GARDE DES RECHERCHES DIN SUR LES CORTICOSTÉROÏDES The Upjohn Company of Canada « Don Mills (Toronto), Ontario L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 si 2 onguents renferment Jes mêmes antibiotiques, comment l\u2019un des deux peut-il être plus efficaces La base unique* du Neo-Polycin libère dans les lésions une plus grande concentration d'antibiotiques.à droite: onguent Neo-Polycin à gauche: onguent ordinaire à base de graisse Les plaques de gélose, après incubation, démontrent que l'onguent Neo-Polycin est plus efficace contre les pathogènes topiques courants.Cette plaque de gélose, contenant le Staph.doré, fut soumise à l'incubation pendant 24 heures à la température ambiante.Remarquez la zone d'inhibition plus prononcée autour de l\u2019onguent Neo-Polycin (à droite) qu\u2019autour de l'onguent à base de graisse possédant la même teneur antibiotique (à gauche).Des épreuves sur les pathogènes suivants donnèrent des résultats similaires: strep.hémolytique béta, E.coli, Proteus vulgaris, Pseudomonas aeruginosa.En plus de son action bactéricide sur les pathogènes courants, le Neo-Polycin, libérant des concentrations plus grandes d\u2019antibiotiques, a tendance à inhiber la croissance des souches relativement résistantes et à diminuer la résistance antibactérienne que développent les concentrations moins efficaces.formule: Chaque gramme d'onguent Neo-Polycin contient 4.28 mg.de sulfate de néomycine (3 mg.de néomycine), 400 unités de bacitracine de zinc, 8000 unités de sulfate de polymyxine B.Présenté en tubes de 5 et 15 gm.Pour les infections topiques avec inflammation, utiliser le Neo-POLYCIN HC (1% d'acétate d'hydrocortisone).Présenté en tubes de 5 gm.*FUZENE\u2014une base brevetée, miscible au sang, au pus, aux exsudats tissulaires.PITMAN-MOORE OF CANADA LIMITED ss Don Milis, Ontario 73 668 Dans le titre sixième enfin, il est stipulé que «les médecins venus de l\u2019étranger, autorisés à exercer leur profession en France avant l'application de la présente loi, continueront à jouir de cette autorisation dans les conditions où elle leur a été donnée ».Nous ne voyons, pour notre part, rien que de très juste dans la plupart des amendements précités.Si le gouvernement de la République trouve bon et opportun de protéger les médecins français en exigeant que les médecins diplômés a l\u2019étranger soient soumis à de nouvelles épreuves -t à de nouveaux examens, il a toute raison et tout droit de le faire.Cela justifie, à nos yeux, la ligne de conduite adoptée par notre Bureau provincial de médecine le 11 mai dernier, et en vertu de laquelle tout diplômé étranger devra dorénavant être soumis à un examen avant que d\u2019avoir la licence provinciale.Si la profession médicale est encombrée en France, elle l\u2019est bien davantage ici, et la même mesure préventive est bonne dans l\u2019un et l\u2019autre pays.Comme le fait observer notre confrère du Scalpel, le titre premier de la nouvelle loi est la mort de l\u2019enseignement libre et la reconnaissance de l\u2019omnipotence de l\u2019Etat en matière d'\u2019instruction, attendu qu\u2019il oblige tous les étudiants des Facultés libres à subir leurs examens terminaux devant un établissement de l\u2019Etat.Ce titre supprime aussi l\u2019officiat de santé, les seuls officiers de santé reçus antérieurement à l'application de la présente loi, et les élèves qui ont pris à l\u2019époque actuelle leur première inscription, pourront continuer la pratique.Après quoi, par voie d\u2019extinction, l\u2019officier de santé aura vécu.La clause relative à la déclaration des cas de maladies épidémiques, en dépit du dogme du secret professionnel, L'UNION MÉDICALE DU CANADA EN 1892 L\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 fait, comme on le voit, bon marché de celui-ci, aussi cette disposition est-elle accueillie en France avec une réserve des plus significatives par la profession médicale.Ici, également, beaucoup de médecins se plaignent de Ja nécessité où ils sont de déclarer au Bureau de santé les cas de maladies contagieuses, et se retranchent volontiers derrière le secret professionnel.Mais il paraît qu\u2019il n\u2019y a pas de secret qui tienne en face d\u2019un danger menaçant le public, et il faut s\u2019exécuter.Salus populi suprema lex esto! Toute réflexion faite, c\u2019est peut-être encore mieux comme cela.Les journaux politiques nous apprennent qu\u2019un médecin étranger, gradué, paraît-il, de la Faculté de Paris, et auquel le Bureau provincial de médecine vient de refuser l\u2019octroi de la licence ad praticandum, a pris un bref de mandamus contre le Bureau, à l\u2019effet de forcer celui-ci à lui accorder anstanter la licence susdite.S1 la nouvelle est vraie, ce que nous ignorons absolument, celui-là peut se vanter d\u2019être fin de siècle, et nous sommes curieux de voir en vertu de quelle loi le Bureau sera mis en demeure d\u2019accéder au désir de l\u2019exigeant étranger.On dira peut-être que jusqu\u2019à aujourd\u2019hui l\u2019usage a été d\u2019accorder la licence à tout porteur d\u2019un diplôme étranger.Si l\u2019usage fait loi, fort bien.Mais tel n\u2019est malheureusement pas le cas, et si le Bureau a eu naguère des faiblesses et des complaisances, il ne saurait être forcé d\u2019en avoir indéfiniment.Le texte de la loi lui permet seulement mais ne l'oblige pas d\u2019accorder, dans ce cas présent, la licence sans examen, et s\u2019il se refuse absolument, comme il vient de le faire, à ouvrir ses portes aux gradués étrangers, ce ne sont pas les cours de justice qui peuvent l\u2019y forcer.NOUVELLES PHARMACEUTIQUES 6 + AZO-MANDELAMINE Azo-Mandelamine associe, dans un comprimé glutinisé, en forme de capsule, 50 mg.de chlorhydrate de phénylazo- diamino-pyridine (Pyridium) et 500 mg.de mandélate de méthénamine (Mandelamine).Un seul comprimé d\u2019Azo-Mandelamine produit l\u2019effet analgésique de Pyridium tout en exerçant l\u2019activité anti- bactérienne de Mandelamine sur les voies urinaires.Ainsi, en plus de maîtriser l\u2019infection.Azo-Mandelamine soulage la douleur, la brûlure et diminue la fréquence des mictions qui accompagnent plusieurs types d\u2019infection des voies urinaires.L\u2019activité analgésique spécifique de Pyridium se limite à la muqueuse urogénitale, le comprimé ne présente aucun des risques que comportent les analgésiques exerçant une action centrale.Dans Azo-Mandelamine, le composant Mandelamine détruit la plupart des microbes pathogènes des voies urinaires, y compris plusieurs souches résistant aux antibiotiques et aux sulfamides.Plus de vingt ans d\u2019utilisation clinique n\u2019ont permis d\u2019observer aucune diminution de la sensibilité bactérienne à Mandelamine, et l\u2019on n\u2019a rencontré aucune variété résistante.Dans Azo-Mandelamine, 'Mandelamine est transformée, comme d\u2019habitude, en ses deux composants \u2014 la méthéna- mine et l\u2019acide mandélique.L\u2019acide mandélique, excrété tel quel dans l\u2019urine, accroit l\u2019acidité urinaire; la molécule d\u2019acide urique et d\u2019acide mandélique, dans un milieu acide, exerce un effet inhibiteur sur les bactéries.Lorsque la mé- thénamine atteint l\u2019urine acide, elle est hydrolysée en formaldéhyde, assurant une concentration antibactérienne de formalhéhyde dans l\u2019urine.Pour une efficacité maximum, il faut maintenir un pH urinaire de 5.5 au maximum.Azo-Mandelamine est particulièrement indiquée dans les cas d\u2019infections courantes des voies urinaires inférieures, habituellement associées à la dysurie \u2014 cystite, prostatite, urétrite non spécifique, calculs de la vessie et autres états irritants de la région vésicale et prostatique.Azo-Mandelamine est un agent thérapeutique idéal à la suite d\u2019une intervention sur la vessie ou la prostate; elle soulage les malaises uro-génitaux en même temps qu\u2019elle procure les avantages prophylactiques d\u2019une urine active du point de vue antibactérien.La prophylaxie devient de plus en plus importante avant et après l\u2019emploi d\u2019un cathétère ou d\u2019un cystoscope.Azo- nouvel espoir thérapeutique dans la céphalée sinusale la congestion et la céphalée sinusale ou frontale \u2014 la douleur avec rapidité et efficacité, décongestionne provenant d\u2019une sinusite vraie ou d\u2019une rhinite \u2014 les muqueuses et relâche le patient.Constatez par se résorbent rapidement à l\u2019aide de Sinutab.En vous-même l'efficacité du Sinutab; vous et vos pa- thérapeutique ou en prophylaxie, le Sinutab éloigne tients en serez enchantés.inutab pour la céphalée sinusale et frontale Fabricants de TEDRAL GELUSIL PROLOID PERITRATE MANDELAMINE TORONTO, ONTARIO ih tarax CIH.d'Hydroxyzine Le tranquillisant a action anti-allergique exceptionnelle A TN SN A ra pa eZ wots ~_\\ py RYN J Gris SON À Ce \u201cRN ) A A | / \\ / GI CONTRE \\V/ M, N 7 \u2019 NS Fos ira\u201d NS = =~) J [Allergie oR prit [mm AN urticaire ORT eA pI a da dermatite diffuse asthme bronchique Desk æ x bs % à L 2161 P2 Pour votre patient souffrant d\u2019affections allergiques, considèrez les témoignages en faveur de l\u2019 Atarax (CIH.d'Hydroxyzine) __ on attribue à l'hydroxyzine une valeur clinique considérable dans le traitement de l\u2019urticaire chronique.\u201d J.H.Toogood et al, Applied Therapeutics, aodt 1960.\u2018\u201c résultats sensationnels dans Purticaire.L'hydroxyzine joint des propriétés antihistaminiques soulageant les états allergiques à des effets de relaxation musculaire et de tranquillité, une combinaison d'effets qui apaise les réactions de stress physique et mental associées à ces troubles.\u201d Santos, |.M.H.et Unger, L., F.A.C.A.Ann.Allergy 18:172 (fév.) 1960.\u201c l\u2019un des (tranquillisants) les plus efficaces dans Purticaire chronique.\u201d \u201cLe soulagement de la démangeaison et de l'urticaire est souvent dramatique.\u201d Current Therapy, édition 1960, pp.498.\u201c .(Atarax), qui est également un antihistaminique, semble être le plus efficace dans le soulagement de la démangeaison .\u2026 .\u201d Anning, S.T., F.R.C.P.\u2014Drug Treatment of Eczema, British Med.Journal, 21 nov.1959.\u201cUne série de 151 patients allergiques furent traités (à l'hydroxyzine).La drogue fut efficace dans la rhinite allergique, l\u2019urticaire, et le prurit d'origine allergique.\u201d Grater, W.C., Postgraduate Medicine, novembre 1960.\u201cdans l\u2019urticaire chronique .Le soulagement de la démangeaison et de l'urticaire est souvent sensationnel.\u201d Eisenberg, B.C., Management of Chronic Urticaria, JAMA, 3 janv.1959, Vol.169, N° 1.\u201cL\u2019hydroxyzine soulagea les symptomes pruriteux chez 70 patients sur 77 souffrant de différents troubles cutanés ordinaires.\u201d Behling, R., Clinical Medicine, août 1959.\u201cDans l'ensemble les résultats démontrent des effets heureux chez soixante-douze des soixante- quinze patients traités (96%).\u2018L'hydroxyzine est une préparation antipruriteuse et tranquillisante efficace, entraînant une toxicité exceptionnellement faible.\u201d Shapira, |., Medical Times (Vol.87, N° 12), décembre 1959.\u201c .chlorhydrate d\u2019hydroxyzine.Une estimation objective chez 140 patients permit de conclure à la grande utilité du chlorhydrate d\u2019hydroxyzine en thérapie adjuvante dans le traitement de patients atteints de dermatoses associées à une tension émotive.\u201d Robinson, H.R.Jr, Robinson, R.C.V.et Strahan, J.F., Southern Medical Journal, Vol.50, 1282-1287.\u201cEn général, les effets du chlorhydrate d'hydroxy- zine sur Purticaire chronique ont été très satisfaisants et utiles.\u201d Bottomiey, H.W., M.D., F.A.C.P., \u2018Chronic Urticaria\u201d, The Winnipeg Clinic Quarterly\u2014 décembre 1960.PRÉSENTATION: Comprimés à 10, 25 et 50 mg.Sirop dosé à 10 mg/5 cc.Solution parentérale dosée à 25 mg/cc.en fioles de 10 cc.a= PFIZER CANADA NOUVELLES PHARMACEUTIQUES 671 \u2014 77 Mandelamine non seulement exerce une activité antibac- térienne qui réduit les possibilités d'infection, mais soulage également l\u2019irritation et les malaises associés à ces interventions.Les infections causées par les organismes gram-négatifs et gram-positifs, révélant une sensibilité aux disques « Sen- si-Discs » Mandelamine (que l'on peut se procurer sans frais), réagiront au traitement avec Azo-Mandelamine.Azo-Mandelamine est contre-indiquée dans les cas d\u2019insuffisance rénale, d\u2019urémie, d\u2019hépatite grave et dans la pyélonéphrite de la grossesse associée à des troubles gastro- intestinaux.Adultes \u2014 Deux comprimés quatre fois par jour.Enfants de plus de 60 lb.\u2014 Un comprimé par 15 lb.de poids, chaque jour, en doses fractionnées.Il n\u2019est pas nécessaire de recourir à des mesures spéciales comme une acidification supplémentaire, des restrictions sur l\u2019absorption des liquides, une thérapeutique alcaline ou un régime particulier.Toutefois, si l\u2019infection est causée par un organisme qui cause une fermentation ammoniacale, l\u2019emploi d\u2019un agent acidifiant durant une période de 24 à 36 heures facilitera le maintien de l\u2019acidité urique.Flacon de 100 comprimés.(Warner-Chilcott Laboratories Co.Limited, Toronto, Ontario).FILM SUR UNE NOUVELLE MÉTHODE DE MASSAGE EXTERNE DU COEUR Smith Kline & French, une compagnie montréalaise de produits pharmaceutiques vient de présenter un film concernant une nouvelle méthode qui pourrait être appelée à révolutionner le traitement de nombreux cas de crises cardiaques.Intitulé « External Cardiac Massage », ce film traite d\u2019une toute récente technique permettant au cœur, qui a cessé de battre, de reprendre ses battements, sans pour cela qu\u2019on ait recours à l\u2019ouverture du thorax et au massage cardiaque direct.Fait en coproduction avec les promoteurs de cette méthode \u2014 R.Jude, W.B.Kouwenhover et G.Guy Knickerbocker, tous attachés au Johns Hopkins Medical Institutions \u2014 ce film illustre la façon par laquelle cette technique substitue une pression externe aux contractions rythmiques normales du myocarde normal, maintenant ainsi un flot circulatoire suffisant à la conservation de la vie.Cette technique, que l\u2019on a qualifiée « d\u2019étonnamment efficace » fut employée, au Johns Hopkins Hospital, sur plus de 100 malades ayant subi un arrêt du cœur.Soixante- deux pour cent des sujets furent ranimés et retrouvèrent, tant du point de vue du cœur que du système nerveux central, l\u2019état dans lequel ils se trouvaient avant la crise.Ce film illustre comment la compression de la partie inférieure du sternum comprime le cœur et force le sang dans les vaisseaux pulmonaires et organiques.Le relâchement de la pression permet au thorax de s\u2019élargir et au cœur de se remplir.Si la méthode est appliquée dans les quatre minutes qui suivent l\u2019arrêt cardiaque, accompagnée d\u2019une ventilation pulmonaire, elle peut véritablement renverser le pronostic fatal.«External Cardiac Massage» énumère les étapes qui doivent être suivies pour ranimer les malades dont le cœur a cessé de battre ou qui souffrent d\u2019une crise de fibrillation ventriculaire, tant à l\u2019hôp?tal qu'en dehors.Ce 672 NOUVELLES PHARMACEUTIQUES film médical éducatif SK&F fait également une distinction entre l\u2019arrêt du cœur et la fibrilllation ventriculaire, il illustre l\u2019emploi d\u2019un défibrillateur externe comme partie intégrante de la technique de réanimation, il montre enfin l\u2019application de cette technique aux bébés et aux enfants.Un groupe de huit experts \u2014 médecins éminents \u2014 ont participé à l\u2019élaboration du script en donnant des conseils.Ces experts sont: le Docteur Claude S.Beck, Western Reserve University; le Docteur Donald W.Benson, the Johns Hopkins Medical Institutions; le Docteur Alfred Blalock, the Johns Hopkins Medical Institutions; le Docteur Gilvert S.Blount, Université du Colorado; le Docteur Peter For- sham, Université de Californie; le Docteur Edgar C.Hanks, Presbyterian Medical Center; le Docteur C.Walton Lille- hei, Université du Minnesota et le Docteur Mason Sones, The Cleveland Clinic.Ce métrage, produit par SK & F, est le quatrième d\u2019une série de films médicaux éducatifs réservés exclusivement au corps médical.Il s\u2019agit d\u2019un film parlant et en couleurs, d\u2019une durée de 21 minutes.Il peut être obtenu par un système de location gratuite en s'adressant aux représentants locaux de la firme ou en communiquant directement avec Smith Kline & French, 300 boul.Laurentien, Montréal.La version française de cette production sera bientôt disponible sous le titre: « Massage cardiaque transthora- cique ».Les autres films de cette série sont: \u2014 « Resuscitation of the Newborn »; « Human Gastric Function » et « Recognition and Management of Respiratory Acidosis ».Ces films ne font allusion à aucun produit pharmaceutique.UN TRIO DISTINGUÉ ACCEPTE L'INVITATION À JUGER LE \"PHYSICIANS' ART SALON\" 1961 Hommes de talent, trés bien qualifiés et sympathiques aux intérêts de l\u2019amateur pour la peinture et la photographie, voilà un exposé bref mais précis en faveur des membres du jury choisis pour évaluer les oeuvres qui seront inscrites au dix-septième « Physicians\u2019 Art Salon » annuel.Tenu à l\u2019occasion du congrès annuel de l\u2019Association Médicale Canadienne, pendant la semaine du 19 juin, le Salon occupera cette année toute la mezzaine des quartiers- généraux du congrès, à l\u2019Hôtel Reine Elizabeth à Montréal.Ce Salon est une évènement de plus en plus popu- L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 laire et les médecins et étudiants en médecine canadiens y voient une véritable attraction et une occasion de mettre en évidence leurs talents artistiques et photographiques.Le but du Salon étant de stimuler l\u2019intérêt des médecins pour les arts et d\u2019encourager les efforts des artistes par des récompenses, le comité et la maison Horner sont vivement honorés du fait que des juges aussi hautement qualifiés que Harold Beament, RCA, Albert Cloutier, RCA, et Geoff.F.Rogers, aient consenti à faire le choix de quelque quarante-cinq oeuvres dans les diverses catégories, pour l'attribution de prix.M.Beament, artiste canadien accompli et respecté, a beaucoup voyagé dans le monde occidental où il a enregistré et interprété les scènes qui se sont présentées à lui.Après avoir fait du service actif lors des deux guerres mondiales, M.Beament s\u2019est retiré de la Marine en 1947, avec le titre de Commandant.Une de ses nombreuses fonctions à été celle d\u2019Artiste Naval Senior de Guerre.M.Beament a commencé à peindre en 1924 après une brève carrière légale.M.Albert Cloutier a été élevé et a fait ses études à Montréal.Il est connu pour ses descriptions remarquables de la scène canadienne.Après avoir occupé le poste de Surveillant des Arts et de I'Imprimeri= au Département des Services Nationaux de Guerre, de 1940 à 1943, il a servi, pendant les deux années qui suivirent, comme Artiste de Guerre attaché au C.A.R.C.M.Cloutier est un ancien Président du Art Directors\u2019 Club of Montreal et du Arts Club of Montreal.Geoff.Rogers, Président de Arnott & Rogers Limited, photographes commerciaux de Montréal, apporte au jury une richesse d\u2019expérience et de succès dans le domaine de la photographie.Au cours de la deuxième guerre mondiale il a servi comme Officier-Photographe en charge des renseignements aériens, avec l\u2019Armée Canadienne en Europe.M.Rogers a reçu de nombreux trophées en photographie, parmi lesquels le Ansco Award pour monochromes, et le Eastman Award pour photographie en couleurs.Les quarante-cinq oeuvres primées, parmi les huit cent inscriptions ou plus attendues, auront vraiment reçu une évaluation judicieuse par le jury.Les médecins et étudiants en médecine qui désirent s\u2019inscrire, et qui n\u2019ont pas encore reçu un blanc d\u2019inscription, peuvent en obtenir un en écrivant à Frank W.Horner Limited, C.P.959, Montréal 3, PQ.LIVRES RECUS DEPUIS LE ler AVRIL 1961 Le Sang.Par Georges MARCHAL et Gérard DUHAMEL.Coll.Que sais-je?Presses Universitaires de France, édit, Paris, 1961.Comité d'experts des drogues engendrant la toxicomanie, lle rapport.Organisation mondiale de la Santé, édit, Genève, 1961.Le glaucome \u2014 Etude critique sur les hypertensions oculaires.Par P.DESVIGNES.Masson et Cie, édit, Paris, 1960.Prévention et traitement des complications de la chirurgie oculaire, Par R.-M.FASANELLA.Masson et Cie, édit, Paris, 1960.Histoire de la chirurgie.Par Claude D'ALLAINES.Coll.Que sais-je?Presses Universitaires de France, édit, Pris, 1961.De la genèse des maladies.\u2014 Le rôle des métabolites intermédiaires toxiques.Par E.DAUBRESSE et J.-L.DAUBRESSE.Librairie Maloine, édit, Paris, 1961.La méningite purulente traitée.Par Pierre MOZZICON ACCI et François GIRARD.Masson et Cie, édit, Paris, 1961.Comment prescrire les formules magistrales modernes.Par G.CUVIER.Expansion Scientifique Française, édit.Paris, 1961.Les ulcères de jambe de cause circulatoire.Par Pierre GERARD.L'Expansion Scientifique Française, édit, Paris, 1961.Les ictères post-opératoires précoces.Par F.POILLEUX et A.KAPANDIJI.L'Expansion Scientifique Française, édit, Paris, 1961.sun L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 pour une r [YL rapide Com comprimé contient 50 mg.d'éthistérone plus 0.05 mg.ery L\u2019Aménorone Forte agit directement sur I\u2019endométre.L\u2019interruption de la cure produit le \u201c\u201c curetage médical\u201d décrit par Fuller Albright qui est une menstruation * \u2018physiologique normale\u201d .L\u2019Aménorone Forte n\u2019a pas d'action si la patiente est enceinte.Boîte de 3 comprimés pour une cure de 3 jours.ROUSSEL (CANADA) LTÉE 209 EST, RUE SAINTE-CATHERINE, MONTRÉAL 18, P.Q.1 comprimé par jour pendant 3 jours 79 380 he Pansements L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 À , \\ non adhérents CARBONET ET JELONET D ENLEVENT EN DOUCEUR CARBONET, un pansement imprégné de polyéthylène glycol hydrosoluble, convient à tous les genres de plaies.Fabriqué d'un tissu à base de rayonne multi-filament, CARBONET n'adhère pas à la plaie.Il s'enlève en douceur, sans causer de douleur au patient et sans traumatiser le tissu.[| ne provoque pas de macération sous le pansement.Tout résidu peut être enlevé rapidement et sans douleur, laissant la plaie propre.DISPONIBILITE: CARBONET: boîte C.T.3: 30 pansements de 3%\" carrés JELONET: boîte J.1: 36 pansements de 3%\" carrés SMITH & NEPHEW LIMITED JELONET est également un pansement non adhérent.C\u2019est un pansement du genre tulle gras qui ne se coagule pas.Jelonet est entièrement et uniformément imprégné de molle paraffine jaune.JELONET et CARBONET sont tous deux STÉRILISES et prêts à servir.Ils peuvent être stérilisés de nouveau sans dommage.boîte C.T.2: bande de 74\" x 4 verges boîte J.6: 10 pansements de 3% \" carrés boîte J.2: bande de 3%\" x 8 verges \u2014 - ~ ne S \u2019 * i .SeN \\ & / \\ \u2019 ~ 7 a 7 5640, RUE PARE, MONTREAL 9, QUE.| Es : SL POUR L'INFLAMMATION Vln === AIGUE RESULTANT D'UNE bi), INFECTION OU D'UN OGG A TRAUMATISME Commencé So traitement 1 ala Ln VARIDASE | on bid -\u2014 a= a.= > (I) Cellulite VARIDASE pendant un jour et demi Ulcère variqueux chronique après VARIDASE pendant 3 mois Abces de suture à la suite de la gastrectomie VARIDASE pendant 4 jours oq après À 3 semaines 7 | de traitement 5 * conventionnel co Cn corrida tie BI.AAI, SGA A \u201c oe rin. Hématome severe VARIDASE pendant 4 jours Commencé | .traitement Te | Thrombo-phlebite ala - oo apres 4 jours VARIDASE Ce ~ (malade ambulant) RENDEZ LA CONVALESCENCE CONFORTABLE \u2014 HATEZ LE RETABLISSEMENT Un rétablissement \u2018\u2018normal\u2019\u2019 ne suffit pas.Maintenant, en associant la VARIDASE à votre traitement, vous pouvez délivrer votre malade du stress et de la douleur d\u2019un rétablissement \u2018normal\u2019 \u2014 rendre la convalescence confortable, abréger le cycle du rétablissement, et être récompensé par la reconnaissance de votre malade.Dans le traitement des affections chroniques rebelles, la VARIDASE accélère le rétablissement.Dans les affections autolimitatives ordinaires, la VARIDASE facilite la convalescence et permet de reprendre plus rapidement une vie constructive.Cela peut avoir une importance considérable, même pour le malade atteint d\u2019une affection \u2018\u2018mineure\u201d.Les Comprimés Buccaux de VARIDASE sont indiqués pour enrayer l\u2019inflammation à la suite d\u2019un traumatisme ou d\u2019une intervention chirurgicale, et dans le cas de lésions purulentes ou inflammatoires des tissus sous-cutanés ou profonds./ A \\ | | LAd | Dose: Un comprimé buccal quatre fois par jour ordinaire- ] ment pendant cinq jours.Pour faciliter l'absorption, le Streptokinase-Streptodornase Lederle malade devrait retarder d'avaler sa salive.Présentation: Chaque comprimé renferme 10,000 unités de Streptokinase, 2,500 unités de Streptodornase.Boîtes de 12 et de 100 Comprimés.n e /ederle G aonnn M Wl CYANAMID OF CANADA LIMITED, Montreal Précautions: La VARIDASE n'a aucun effet défavorable sur >k la coagulation du sang normal.|! faut user de prudence dans | le cas de malades en traitement par les anticoagulants, ou dont le mécanisme coagulant est défectueux.En présence | } 3 d'infection, les Comprimés Buccaux de VARIDASE devraient être associés aux antibiotiques.CC æ\u2018 COMPRIMES J *MARQUE DEPOSEE À L'Union Méd.Canada 83 Tome 90 \u2014 Juin 1961 LX, v seuls ~~ tissage équilibré garantit un soutien uniforme la proportion des fils de la chaîne (en long) et de ceux de la trame (en travers), déterminée de façon scientifique pour chaque Bande ACE assure une pression qui\u2014 - garantit une élasticité égale et contrôlable - maintient sous pression - évite le tassement - réduit au minimum la possibilité de constriction veineuse BECTON, DICKINSON & CO., CANADA, LTD.TORONTO 10, ONTARIO BAN DE ELASTIQUE CAOUTCHOUTEE B-D ET ACE SONT DES MARQUES DE FABRIQUE 77760F FABRIQUE AU CANADA 84 $52 Durant la puberté, la jeune fille est la proie d\u2019une pénible confusion.Cette transition \u2014 rapide et pourtant mystérieuse de bien des façons \u2014 appelle sûrement des conseils particuliers.Et quand vous conseillez l\u2019usage de Tampax \u2014 la méthode de protection moderne sous forme de tampon \u2014 vous offrez de plus à votre malade l'assurance d\u2019une hygiène menstruelle discrète, complète et sans danger.Avec Tampax, pas de friction ni d'irritation.Il ne cause aucune érosion et n'arrête pas l'écoulement.Parce que Tampax procure une protection interne, il ne favorise le développement d'aucune odeur ni l\u2019invasion de bactéries pathogènes.Il est facile de se servir de Tampax et de s'en débarrasser.Et puisque de nombreuses constatations cliniques confirment que L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 % l\u2019adolescence féminine\u2014période de désarroi la virginité n\u2019est pas une contre-indication, Tampax convient à tout âge durant la menstruation.Les jeunes filles apprécient surtout Tampax lorsqu\u2019elles font de la culture physique et de la natation.Rien d'encombrant ne les embarrasse; rien ne gêne leur activité.La jeune fille plus âgée préfère Tampax à cause de l\u2019aplomb qu\u2019il lui permet d\u2019avoir en société, en tout temps.Tampax est disponible en trois degrés d'absorption pour répondre aux différentes exigences.Pourquoi ne conseilleriez-vous pas \u201cTampax\u201d à vos malades adolescentes?Sa simplicité pratique et sa sécurité sont des avantages hors de pair qu'on apprécie sûrement de nos jours et qu\u2019on appréciera aussi dans l'avenir.Canadian Tampax Corporation Limited, Barrie, Ontario L'Union Méd.Canada 85 Tome 90 \u2014 Juin 1961 .a tout coup, le \u201cPatrician 200\u201d vous assure des clichés de rayons x d\u2019une précision \u201cde cadran\u201d C\u2019est lors d\u2019examens périodiques chez un même teur automatique .économie d\u2019achat et de malade que vous étes le plus a méme d\u2019apprécier manipulation.expression \u201cprécision de cadran\u201d appliquée à \u2019équipement \u201cPatrician 200\u201d G-E.La comparaison des clichés est plus facile parce que vous avez assurance que le débit des rayons X est constant.Le rendement en est prévisible d\u2019une série de clichés à l\u2019autre.et même d\u2019un appareil G-E à l\u2019autre ! Et de plus, vous profitez de tellement d\u2019autres avantages avec le \u201cPatrician\u201d: table à bascule, pleine taille, de 81\u201d.tube de suspension indépendant, écran fluoroscopique équilibré par contrepoids, et non pas par jeu de masse.accessoire de film sur place .rayons confinés à la région de l\u2019écran, grâce à un obturateur limi- Vous pouvez louer un \u201cPatrician\u201d.Le plan de location G-E Maxiservice* vous permet une alternative intéressante à l\u2019achat au comptant.Il comprend, pour un paiement mensuel raisonnable, l\u2019installation, l\u2019entretien, les accessoires, les lampes, l\u2019assurance, les taxes locales.Pour plus de renseignements, voyez le représentant G-E de votre localité ou retournez-nous le coupon ci- dessous.General Electric, Service des Rayons X Milwaukee 1, Wisconsin, Suite F.F.61 S.V.P.m\u2019envoyer: [7] le Bulletin Patrician | [J le Bulletin Maxiservice Le Progrès est le plus Important de nos Produits GENERAL @3 ELECTRIC J \u2014 L\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 HYGIÈNE ET PROPRETÉ SONT INDISPENSABLES AU COMMERCE Le respect des prescriptions de l'hygiène dans l\u2019achat, la vente et la manutention des marchandises est la plus belle publicité que puisse se faire un établissement de commerce.Rien n\u2019est plus propre à fortifier la confiance de la clientèle.Le marchand, soucieux d\u2019accroître ses affaires, n'accepte pas de marchandises en mauvais état, garde d\u2019une manière sanitaire les denrées en vente et ne livre jamais de produits avariés.Le premier devoir social du marchand, envers sa clientèle, est de ne pas mettre en circulation des marchandises contaminées par des germes infectieux.Le second devoir social du marchand, c\u2019est de se prémunir lui-même et sa famille contre les maladies contagieuses évitables.Il y va de son intérêt et de celui de ses clients.Dans toutes les professions et dans tous les états, l'examen médical périodique est indispensable.Quand on entretient des relations quotidiennes avec le grand public, il faut être encore plus prudent.Que le marchand et ses employés veillent donc sur leur santé avec soin, qu'ils ne négligent jamais de prendre les précautions que suggère la médecine préventive et le succès couronnera leur entreprise.LE MINISTÈRE DE LA SANTÉ DE LA PROVINCE DE QUÉBEC Hon.ALPHONSE COUTURIER, m.d., JEAN GREGOIRE, m.d., ministre sous-ministre = ce 3% 59 Sas fo 8 = I = a LE ee 7 Na = = NTS = = HG So .- À 5 a 2 Ent, Xe & bo Sak = 5 = Se 2 2 5 2% a Ei Ps > Hon a = 3 = 5 = RX = == $ = SEY be RR = aoe RE 5 2 + a 5 we 208 0 AY ¥ 2\u201d % # Ne 3 i 5 : i 5 i i Se ER: HE 2 5 pe A 3 = 3 SR.Re E SEX a 5 u \u201ca N on > ss.va SE = ss se a Se = $ % 5 % 7 SE EE 3 Pe 5 ë % & = 2 2 = t Ë = i 5 D 2 Re Ho SE = > Si it: & 5 2 © i sd er = Eh i 2458 $ = & us Si Phiten si se # a fo i = 2.5 5 É ore sa 5e a HE ; i ; i 2 3 6 fo 5 = 5 # SS io i Es a 5 $ we Ce HL 3 E i s § SES 2 > se = > so i sg = rn sn ts ax = STE 5 2 Es 5 iis BS se i i fod 5% it & 5 = 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Johnson of Canada Ltd.annonce Le mois prochain verra une série d\u2019articles publiés par Mead Johnson dans les publications destinées au public, et les messages seront du même genre que la reproduction à la page suivante.Le thème de la campagne sera \u201cVotre médecin joue plusieurs rôles auprès d\u2019un grand nombre de gens\u201d.Ces articles feront connaître les responsabilités importantes mais moins connues du travail et de la vie du médecin, ses divers rôles comme homme de science, éducateur, confident, responsable de décisions importantes et chercheur.Par cette série, nous espérons favoriser les relations entre le médecin et le patient, grâce à une meilleure compréhension de la part du public, envers le médecin et les rôles variés qui incombent aujourd\u2019hui à sa profession.En même temps, nous voulons attirer l\u2019attention sur le fait que le système de choisir librement son médecin est la clé pour continuer l\u2019excellence des soins médicaux dont nous profitons tous.Certaines critiques envers la profession médicale, soit par ignorance soit par intérêt personnel, ont parfois donné un tableau injuste et faux du médecin.Cette situation a pu semer le doute et la confusion chez certaines personnes incapables de discerner la vérité.Une telle attitude mal fondée pourrait alors, si elle n\u2019est pas corrigée, entraver le progrès de la médecine libre et agir au détriment des médecins ainsi que des patients.R.M.Anderson, M.D.Directeur médical votre médecin joue plusieurs rôles auprès d\u2019un grand nombre de gens La pratique de la médecine est une profession unique.Les demandes qui sont imposées au médecin sont plus | exigeantes que les responsabilités qui nous incombent dans nos travaux .et la tâche du médecin devient un fardeau considérable s\u2019il ne remplit pas bien chacun des rôles qui | lui incombent envers la vie et aussi envers la mort.Considérons par exemple quelques-unes des fonctions qui lui sont demandées.UN HOMME DE SCIENCE.qui applique son savoir scientifique et complexe au bien-être des gens dont les maladies sont aussi variées qu\u2019imprévues.{ UN ÉDUCATEUR.dont le sujet couvre la santé, les maladies et même la vie, dont la salle de cours est tout endroit { sur son passage, et dont les auditeurs sont les patients qui doivent comprendre cet enseignement pour sauvegarder leur vie et leur santé.UN CONFIDENT.la seule personne à qui l\u2019on peut se confier absolument et de qui l\u2019on sollicite des conseils importants.UN CHERCHEUR.qui a fait des études très longues, { ardues et rigoureuses en plus d\u2019un entraînement fatigant, et qui pourtant doit sans cesse poursuivre ses recherches afin d\u2019être au courant des nouvelles découvertes médicales.UN RESPONSABLE DES DÉCISIONS.il doit souvent prendre des mesures vitales affectant la vie et le bien-être de toute votre famille.N\u2019est-il pas juste de réaliser alors que la pratique de la médecine est un service personnel d\u2019une importance plus grande que d\u2019ordinaire pour nous tous?N\u2019est-il pas juste aussi de considérer que cette profession demande .et regoit.les plus hauts standards de compétence et d\u2019éthique professionnelle ?La pratique de la médecine est vraiment le service le plus intime envers une autre personne .le genre de service que vous devez choisir vous-même .et changer librement selon vos besoins individuel.C\u2019est le genre de service entre les gens qui demande le respect, la confiance et la-considération individuels qui ne sauraient être sou- misauxrigiditésd\u2019 unedirectiveimposée parunelégislation.L\u2019un des articles au sujet de votre médecin présenté à titre de service public, par Mead Johnson of Canada Ltd., fabricants de produits pharmaceutiques et alimentaires.HOMME BF SBIENGE HOME dé yf oe so ft DE SOLENGE a \u2014\u2014 ÉDUCRFEUT ÉDDONTEUR EDUCATEUR EDUCATED) SEOUCAELS EN UATE ÉDUGATEUE | CONFIDENT GOYFIDENT CONFIDENT CONFDENT, pe [CONEY je Eda eméremsnd ensnenaon RESPONSABLE DES DECISITNS RESPONSABLE DES ve assé D Mead Johnson of Canada Ltd.Emblème de service à la profession médicale © Mead Johnson of Canada Ltd.adhère à sa devise d\u2019offrir | un service à la profession médicale, ce qui constitue un principe de base de cette entreprise.| Aujourd\u2019hui, Mead Johnson offre un double service | la profession médicale: réaliser et développer des produits utiles pour répondre aux nouveaux besoins de la médecine et de la santé; offrir un service au médecin dans l\u2019exercice de ses fonctions, en lui fournissant sur- toutuneorganisation de ressources et de renseignements.Ces ressources sont fournies par l\u2019entremise du Programme de Service à la Profession Médicale, administré par le Service Médical, et comprennent une aide bibliographique et des références pour la rédaction d\u2019ar- | ticles, des publications\u2019 techniques reconnues, des imprimés utiles en pratique qui sont fournis pour l\u2019emploi quotidien au bureau, et l\u2019attribution de bourses an- | nuelles substantielles pour perfectionner les diplômés.Si vous désirez plus de renseignements au sujet du Programme de Service à la Profession Médicale, écrivez à: Service Médical, Mead Johnson of Canada Ltd, 111 St.Clair Avenue West, Toronto, Ontario.Mead Johnson of Canada Ltd.Embleme de service a la profession médicale Union Méd.Canada \u2018ome 9 \u2014 Juin 1961 une thérapeutique plus souple dans le controle du poids la famille PROBESE Probèse, l\u2019ordonnance anorexigène préférée, offre aux sujets trop gras une gamme étendue de régimes, grâce au choix de ses médicaments de base: sulfate d\u2019amphétamine \u2014 ou chlorhydrate de phenmetrazine, anorexigène idéal dans les cas où l\u2019amphétamine n\u2019est pas recommandée \u2014 en association avec de la thyroïde, qui stimule légèrement le métabolisme, de l\u2019atropine qui accroît l\u2019effet antispasmodique et augmente le contrôle de la stimulation centrale, plus du phénobarbital dans le comprimé du soir.PROBESE A.B.C.Trois comprimés de couleur, dont les formules répondent aux besoins du sujet, au moment de l\u2019absorption.Posologie: 3 c.par jour \u2014 en 48 et en 300.PROBESE T.D.(Timed disintegration \u2014 désagrégation réglée).Capsules à dose quotidienne unique dont les effets de répression sur l\u2019appétit sont prévisibles pour 10 à 12 heures, à raison d\u2019une seule capsule avant le petit déjeuner.En 30 et en 500.PROBESE T.D.FAIBLE.Pour doses initiales ou usage pédiatrique.Contient tous les ingrédients de la capsule à dose quotidienne unique mais en quantités plus faibles.PROBESE V.M.Même formule que Probese T.D.plus 8 vitamines et 9 minéraux, en quantités répondant aux besoins journaliers moyens.NOTE Dans les cas où l\u2019amphétamine est contre-indiquée, l\u2019anorexigène de choix est le chlorhydrate de phenmetrazine.PROBESE P-25.Chaque comprimé contient 25 mg.de chlorhydrate de phenmetrazine.Dose quotidienne : deux à quatre comprimés.PROBESE P-75 (Désagrégation réglée).Chaque capsule contient 75 mg.de chlorhydrate de phenmetrazine dont le pouvoir répresseur sur l\u2019appétit s\u2019exerce pendant toute la journée, à raison d'une seule capsule par jour.TORONTO 28 91 DETENTE AISEE VOUS FAIT DORMIR SURVOS DEUX OREILLES Plexonal Forte agit rapidement et uniformément sans provoquer d'effets secondaires immédiats ou tardifs, Il peut être employé quotidiennement pendant longtemps sans que son efficacité ne s'atténue.Indication: Toute surexcitation du système central sauf lorsqu\u2019il s\u2019agit soit d'un état aigu justifiant un traitement par voie parentérale, soit d\u2019un état psychotique nécessitant du Mellaril.Posologie habituelle: 1 comprimé au coucher.Conditionnement: Dragées: flacons de 50, 250 et 1,000 Suppositoires: boîtes de 6 et de 30 SANDOZ PHARMAGEUTICALS SANDOZ DORVAL, P.Q. 92 L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 Les personnes âgées- et la manière naturelle de résoudre leurs problèmes d\u2019alimentation Quand on avance en âge, on peut s\u2019attendre à avoir certains problèmes particuliers d\u2019alimentation.L\u2019appétit devient capricieux, on peut souffrir de troubles dentaires ou autres.Même le prix élevé des aliments contribue parfois à la mauvaise alimentation.Le lait écrémé en poudre Carnation Instantané \u2014 en un mélange de 20% plus riche que la formule ordinaire \u2014 leur permet d\u2019améliorer leur régime de facon agréable et économique.: En ajoutant un tiers de tasse de plus de cristaux par pinte de liquide, on obtient 20% de plus de calcium, de vitamines B et de protéines qu\u2019avec un lait écrémé en poudre ordinaire.Ainsi, vos clients bénéficient d\u2019éléments nutritifs supplémentaires, sans un excès de calories de lipides.Le Carnation Instantané de formule enrichie est un breuvage plus savoureux qui ne coûte que la moitié du prix du lait entier.N UN PRODUIT ENTIEREMENT CANADIEN L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 93 POUR LES MALADIES OCULAIRES @ CHANGEMENT D\u2019ADRESSE Messieurs les médecins qui changent de domicile sont priés de donner leur nouvelle adresse sans retard au secrétariat: 326 est, boulevard Saint-Joseph \u2014 AVenue 8-9888, afin de faciliter l\u2019exactitude de la liste d\u2019inscription.\" manne HEE x vk xX be Depuis 1715, les hôtes accueillants offrent du Martell MIS EN BOUTEILLE À COGNAC, FRANCE.| L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 RY .les qualités du lait maternel alliées à la souplesse d\u2019une formule .Dryco possède les qualités digestives et nutritives du lait maternel; Il y allie les avantages d\u2019une formule.la haute teneur en protéines et sa faible teneur en matières grasses (un rapport de 2.7 à 1) lui permet de s'adapter à des formules riches en protéines et pauvres en matières grasses.- .la teneur modérée en lactose permet au médecin de régler à volonté la quantité des hydrates de carbone.- .combinées, les trois caractéristiques précédentes aident à éliminer la diarrhée infantile.chaque pinte de Dryco reconstitué renferme 3,000 u.i.de vitamine À et 480 u.i.de vitamine B.En boîtes métalliques scellées à vide de 1 liv.et de 2% liv.Service des aliments pour régimes \u2014 « La Compagnie Borden, Limitée, 6290, rue Périnault, Montréal 9, P.Q. L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 VACCINATION OBLIGATOIRE CONTRE LA VARIOLE Depuis près de trois décennies, la province de Québec n\u2019a pas un seul cas de variole, mais, au dire des hygiénistes du ministère provincial de la Santé, il ne faut pas conclure que notre population est maintenant à l\u2019abri des méfaits de cette infection.La loi exige toujours que tous soient vaccinés contre la variole; les règlements provinciaux d\u2019hygiène stipulent même que nul ne saurait être admis dans une école s\u2019il n\u2019est pas vacciné.Le texte de ce règlement se lit: \u201cTout maître d\u2019école et toute personne ou corporation ayant le contrôle d\u2019une école doit, selon le cas, refuser d\u2019admettre dans l\u2019école tout étudiant qui ne peut produire un certificat médical attestant, soit qu\u2019il a été vacciné avec succès contre la variole, soit qu\u2019il est insusceptible de prendre la vaccine.Cependant, ce dernier certificat n\u2019est valable que pour un an à compter de la date à laquelle l\u2019opération a été pratiquée, à la condition que la vaccination ait été essayée au moins à deux reprises successives avec du vaccin frais.L\u2019admission de chaque étudiant en contravention avec le présent article constitue une offence distincte.\u201d Il appartient aux commissions scolaires de donner des ordres sévères à cet égard afin que le règlement soit respecté.Les hygiénistes comptent sur la collaboration étroite de tous, dans ce domaine, afin de protéger la collectivité.Le Ministère de la Santé de la Province de Québec Hon.ALPHONSE COUTURIER, m.d., JEAN GREGOIRE, m.d., ministre sous-ministre 96 L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juin 1961 RAPPORT CLINIQUE SUJET: Sur un avantage précis de la viande dans le régime du nourrisson \"Ces résultats portent à croire que l'addition de viande au régime a fourni une réserve de fer en vue de la synthèse ultérieure d'hémoglobine, et qu'une augmentation des réserves de fer s'est produite chez les nourrissons pourvus d'un tel supplément.L'expansion du volume d'hématuries et de la masse d'hémoglobine en circulation a été plus grande chez les enfants nourris à la viande que chez les nourrissons-témoins, \"! Tiré de \"Meat in the Diet of Premature Infants\", Sisson & Whalen, A.M.A.Journal of Diseases of Children, vol.95, p.635, 1958.Disponible sur demande.TAPASÉ ET BOUL Qt DE BOES Le nom le plus réputé en boucherie- charcuterie.Des médecins dans des universités, des associations de recherches et des hôpitaux réputés ont effectué une série d\u2019études cliniques au cours desquelles les viandes Swift pour bébés furent servies à des nourrissons.Les comptes rendus de ces études ont permis de mieux apprécier les avantages de la viande dans le régime du nourrisson. L\u2019Unicn Méd.Canada 97 Tome 99 \u2014 Juin 1961 À TOUT ÂGE DANS L'ANÉMIE FERRIPRIVE MOL-IRON (sulfate ferreux et oxyde de molybdène) SUPÉRIORITÉ CLINIQUE SOUTENUE \u2014 Au cours des derniers 12 ans, la tolérance supérieure et l\u2019efficacité exceptionnelle de MOL-IRON ont été confirmées par un nombre plus considérable de rapports cliniques édités* qu\u2019on n\u2019en compte pour toute autre préparation ferrugineuse.Formes de présentation de MOL-IRON: conçues pour répondre aux besoins variés de malades souffrant d\u2019anémie\u2014 MOL-IRON sous forme de COMPRIMÉS, de LIQUIDE, de GOUTTES et MOL-IRON avec VITAMINE C.Pour obtenir de meilleurs résultats, choisissez\u2014MOL-IRON\u2014 il ne coûte pas plus cher que les préparations ferrugineuses ordinaires.CONDITIONNEMENT: GOUTTES\u2014en flacons de 15 et de 50 cc avec compte-gouttes gradué.LIQUIDE \u2014en flacon de 16 onces.-_ COMPRIMES\u2014en flacons de 100, Produit mis au point par: de 1,000 et de 5,000.WHITE LABORATORIES, INC.COMPRIMES avec VITAMINE C\u2014 KENILWORTH, N.J.Fabriqué et distribué par: en flacon de 100.SCHERING CORPORATION LIMITED *Bibliographie compléte sur demande.MONTREAL, QUEBEC FACTEURS DE LA VITAMINE sigs AVEC ASSOCIATIONS DIVERSES elixirs: BETAGENE BETAGENE FER ET FOIE BETAGENE ET Br: comprimés: BETAGENE ET FOIE BETAGENE FER ET FOIE BETAGENE SUPER mjectables: BETAGENE (10cc.) .-BETAGENE ET B,, (10cc.) TITY.LTE LTDOMONTREALE TABLE DES ANNONCEURS Pages Pages Abbott Laboratories Ltd.(Selsun \u2014 Pramitabs) ._._\u2026.37-38 Maltbie Laboratories (Desenex) 1110200002 000000 31 Ames Co.of Canada Ltd.(Uristix) oo.0 18 Mead Johnson of Canada Ltd.(Un nouveau Ames Co.of Canada Ltd.(Decholin) 111111111100 32 service) .\u2026.\u2026.0scscsss senc conne 87.88, 89, 90 Anca Co.of Canada Ltd.(Kanulase) 111111110000 34 Merck, Sharp & Dohme (Diuril) _._._.__.____ 13 Arlington-Funk Laboratories (OBI) __ _ _______ ________._._._ 42-43 Merck, Sharp & Dohme (Cremomycin) .111120000000 39 Astra Pharmaceuticals (Canada) Ltd.(Xylocaine) _._.29 Merck, Sharp & Dohme (Periactin) _.__._._._._._____.44-45 Austin Laboratories Ltd.(Furoxone) 11.111111 19 Merck, Sharp & Dohme (Decadron) 51 Ayerst, McKenna & Harrison Ltée (Hylenta \u2014 Merck, Sharp & Dohme (Elavil) ___.____._.__.__._____________ 65 Premarine) _.___.L.11111111100 1 LL LL LL LL 27-28 Merrell Co., Wm.S.(Bendectin) __._ 3 Bard-Parker Co.Inc.(Halimide) .____.1 111111010111 11100 50 Merrell Co., Wm.S.(Kevadon) ooo.23 Baxter Laboratories of Canada Ltd.(Choloxin) _____________ 1 33 Ministère de la Santé du Québec (Assurance-hospitalisation) 52 Becton, Dickinson & Co.Canada Ltd.(Ace) ____________1 83 Ministère de la Santé du Québec (Hygiène et propreté) .86 Bell-Craig Limited (Probese) ______ LL 91 Ministère de la Santé du Québec (Vaccination obligatoire) 95 Borden Company Ltd.(Dryco) ._._______ 1111111100 94 Ortho Laboratories (Sporostacin) ooo 1000 40 Bristol Laboratories of Canada Ltd.(Tetrex) _._____.__.______ 5 Parke, Davis & Co.Ltd.(Elase) o.oo 35 Bristol Laboratories of Canada Ltd.(Staphcilline) ______\u2026.26 Pfizer Canada Ltd.(Atarax) ___.L111111 1 LL 0 76.77 Calmic Limited (Cerevon) _._._._._.______ 22 Pitman-Moore of Canada Lid., E.B.Shuttleworth division Canada Drug Limited (Betagene) _._.___.11111 LL 97 (Neo-polycin) 1.111111 LL LL LL LL 73 Canada Drug Limited (Paveral)._._______._.111100.98 Poulenc Limitée (Phenergan) _.7-8 Canadian Tampax Corporation Ltd.(L'adolescence) ._____\u2026.84 Redpath & Son (Cognac) ._._.__.11 0 93 Carnation Milk (Les personnes &gées) _.__.__._.92 Robins Co.of Canada Lid., A.H.(Donnatal) _.__________.53 Ciba Limitée (Forhistal) ._.______.2éme page de la couv.Rougier Inc.(Herisan) 1 lére page de la couv.College Royal des Médecins et Chrurigiens du Canada Roussel (Canada) Limitée (Amenorone) 000 79 (Avis concernant les examens).1111110 34 Dohow Chemical Co.Ltd.( Avralgan) 17 ag Sandoz Pharmaceuticals (Plexonal Forte) _._._._.______.91 Eddé, J.Limitée (Anaprel) .9g Schering Corporation Ltd.(Sorboquel) ._._._._._._________ 15 Endo Drugs (Canada) Lid.(Percodan) .ag Schering Corporation Ltd.(Celestone) ._.esse 20-21 Frosst, Chas.E.& Co.(Alamino) 1111000000 4 Schering Corporation Ltd.(Metimyd) _._.________.___.__.__.93 Frosst, Chas.E.& Co.(Thyrotoxicose)_._.__._____ 1111 11 Schering Corporation Ltd.(Mol-Iron) _._._._______.87 Geigy Pharmaceuticals (Butazolidine) oo.17 Searle Co.of Canada Ltd., G.D.(Aldactazide) __.__.12 Geigy Pharmaceuticals (Hygroton) _.110110 25 Sherman Laboratories (Protamide) _.__._.___________.__ 16 Geigy Pharmaceuticals (Tandearil) ._ 111111111000 41 Smith & Nephew Ltd.(Gypsona).48 Geigy Pharmaceuticals (Preludine) .__.___ 49 Smith & Nephew Ltd.(Carbonet et Jelonet)._._______.80 General Electric (X-Ray Follow-up) o.oo 85 Swift (Canada) Ltd.(Rapport clinique) ._._._._._._._.______.96 Herdt & Charton, Inc.(Vichy Célestins) __ 2 Upjohn Company Ltd.(Provera) 1.111110 55-56 Herdt & Charton, Inc.(Hyper-prostal) _._ 11111 57 Upjohn Company Ltd.(Medrol - Albamycin T) 69, 70, 71, 72 Herdt & Charton, Inc.(Sulfarlem) ._.____.111011111000 59 Wallace Laboratories (Soma) ooo 14 Herdt & Charton, Inc.(Osmopak) 11111 1111 61 Warner-Chilcott Laboratories (Sinutab) __.75 Hoechst Pharmaceuticals of Canada Ltd.(Doxidan) _.63-64 Wyeth & Bros.(Canada) Ltd., John (Zactirin) ._._____.__.9 Hoffmann-La Roche Limitée (Librium) ._._ 11000 24 _Wyeth & Bros.(Canada) Ltd, John (Sparine) 47 Institut Albert-Prévost (Hôpital psychiatrique) ._.________ 6 Wyeth & Bros.(Canada) Ltd.John (S.M.A.) 1-2 54 Lederle Laboratories (Aristoderm) _____ 1 Wyeth & Bros.(Canada) Ltd.John (Bicillin) .__________\u2026 67 Lederle Laboratories (Varidase) ________._.111111111000 81-82 Wyeth & Bros.(Canada) Ltd, John (Oxaïne) _____._________ Lederle Laboratories (Declomycine) 4ème page de la couv.ooo 3ème page de la couv.reste toujours un médicament de chrix pour le traitement scientifique de la COQUELUCHE - - est journellement prescrit avec succés pour les cas de coqueluche et des toux coqueluchoides.\u2014 Ne cause ni intolérance ni complications.e Littérature sur demande.\\ CANADA DRUG LTÉE LTD., MONTRÉAL ER SERRE ESL nbhimée dans les Ateliers de la.Aus vis ow sv we see sess Librairie Beauchemin Limitée, Montréal.os Suet >.3 ere 3 ties ARAN oes , MAL , : pre * arm = a soulagement rapide et sûr O de la Gastrite et des troubles connexes, notamment; indigestion * pyrosis * spasmes du côlon nausée et vomissement * oesophagite * irritabilité intestinale dyspepsie * duodénite quand la succession des symptômes se manifeste en DOULEUR * ALIMENTS - DOULEUR Al anesthésique de la muqueuse \u2014 L'OXAINE soulage la douleur, et rompt le cercle vicieux douleur-aliments-douleur caractéristique de la gastrite.Leur douleur étant soulagée, les malades peuvent jouir d\u2019une plus grande variété et d\u2019un plus grand volume d\u2019aliments, de sorte que leur moral s\u2019en trouve amélioré.L'OXAINE est également efficace dans nombre d\u2019autres troubles apparentés à la gastrite.Vous la trouverez particulièrement précieuse dans les troubles gastriques que ne parviennent pas à traiter convenablement le régime, les anti-acides et les anticholinergiques.À Oxéthazaïne dans un gel d\u2019alumine POSOLOGIE\u2014 La dose recommandée est de 1 PRÉSENTATION \u2014 En flacons de à 2 cuillerées à thé 4 fois par jour, 15 minutes 12 onces lig.et Higeth avant les repas et au coucher.Ne pas dépasser'® de 1 gall.Imp.ET cette posologie.*Marque déposée WALKERVILLE, ONTARIO LE # on > 2 AA À Ain, 4 a vÈE RE es \u201cRé À +, a, ES 5% Rete se 40 ê Lhe 5 x ff A pe os 3 2%, + 25 25 FA XK 3 R a 22 = oor 2220 7 = \u20ac # Zz ee ps CI SS DIAGNOSTIC: Abce it S «a Xv S æ + ETIOLOGIE: Bactérien Ref] \\/ inairement stre 5 NS co SEE x Clg BW #5 staphyl 05 x» % a rw gs \\ 4; Rs x £ Kp A § i LS y 4 & x K/ Ie 8 3 IP vr. 44524 Ç pes Rs À ee BK Syd 5e LX 23 aa! ; L AN, { Æ ESS # ae pa CS > \u201cx += A oan ) A LE, fio > v se a.3 $ 2 5 ; NN NI) La Les A À % / ni BESOINS THÉRAPEUTIQU ES: \u2018Suppression des germes causals.S\u2019ilya \u2019 ; CE Ed des symptomes oxiques, Te repos, r élévation de la partie affectée si possible et l'application locale de chaleur sont recommandables.| ANTIBIOTIQUE DE CHOIX CLOMY CINE tparce quelle s \u2018est montrée cliniquement efficace dans 87% de 280 cas d\u2019abcès avec cellulite {DÉMÉTHYLCHLOR CYCL LEDERLE CYANAMID OF CANADA LIMITED, Montréal *MARQUE DEPOSER ie "]
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