L'union médicale du Canada, 1 juillet 1961, Juillet
[" GI 31e CONGRES DE L'A.M.L.F.C.PME 90 \u2014 NUMÉRO 7 QUÉBEC, LES 4, 5, 6 et 7 JUIN 1961 PARIS, LES 21, 22 et 23 SEPTEMBRE 1961 MONTRÉAL, JUILLET 1961 L'UNION MEDICALE DU CANADA 1872 - 1961 Fondée à Québec en 1902 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada LLETIN + CONCRES ET LE NOTRE Roma Amyot = DE L\u2019ASSOCIATION DES MEDECINS DE LANGUE FRANCAISE PU CANADA Pierre Smith FEUX ACCEPTES PAR LE CONSEIL DE L\u2019ASSOCIATION DES MEDECINS DE LANGUE FRANCAISE DU CANADA LORS DU XXXe CONGRES TENU A QUEBEC, JUIN 1961 AVAUX ORIGINAUX » CANCERS DU TUBE DIGESTIF .~~.Gérard Gagnon, Emile Simard, Francois Brisson, Edouard Beaudry et Aubin Charbonneau > FORMES DEGUISEES DES PHEOCHROMOCYTOMES Murat Kaludi ANGIOGRAPHIE HEPATIQUE André Viallet \\CUEIL DE FAITS SYNDROME DE TROUSSEAU Murat Kaludi SYNDROME D'EMPOISONNEMENT PAR L\u2019OXYGENE François Léger DUVEMENT MEDICAL Ho RINIQUE DE LA PYRROLIDINO- METHYL.TETRACYCLINE Gilles Gosselin se, ti SE VUE GENERALE \u2026 ve Lee .\u2026\u2026 SERVICE DE PSYCHIATRIE D'UN HORI*T AS GENERAL, ET, ° ¢ LA THERAPEUTIQUE PAR LE MILIEU QD\" MJBIEBeS THÉRAPYE +.Georges-H.Turcot °c °° FCZEMA CHEZ L'ENFANT Gilles Huard .e oe e - by SEI LES ALGIES Pierre Lefebure EDITORIAL CONGRES MONDIAL DE PSYCHIATRIE Jean-Marc Bordeleau UN SECRETARIAT DES FACULTES CANADIENNES DE MEDECINE .Roma Amyot VARIÉTÉS EXTRAIT DU DISCOURS DU DOCTEUR PIERRE JOBIN, PRESIDENT DU 31e CONGRES ALLOCUTION DU PROFESSEUR ANDRE LAMBLING, DELEGUE OFFICIEL DE LA FRANCE AU 31e CONGRES MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES LA TACHYCARDIE VENTRICULAIRE Jean-D.Gratton et Gisèle Fournier A PROPOS DE LA FORME NEO-NATALE DE LA MALADIE DE MINKOWSKI-CHAUFFARD P.Dagenais-Pérusse, E.Baril, E.Hazard et S.Ouadahi DE L'IMPORTANCE DE LA VISITE PRE ET POST-ANESTHESIQUE.Gaston Carignan CORRESPONDANCE LETTRE DES ETATS-UNIS ANALYSES Logie 2e, INECROLOGIE NOUVELLES SREY UES ES LIVRES \"\"GoMmUNIQUES LIVRES \"REÇUS L'Union Médicale du Canada en 1892 NOUVELLES PHARMACEUTIQUES 726 Une considération de BASE .en corticothérapie cutanée CORTICREME 1 mg.d'Hydrocortisone par gramme Base spéciale hydrosoluble, évanescente: libère rapidement la concentration thérapeutique nécessaire.INFLAMMATIONS e PRURIT - ECZEMAS Tubes de 10 et 20 grammes Dans les dermatites infectées CORTICREME NEOMYCIN Hydrocortisone 1 mg.\u2014 Sulfate de Néomycine 5 mg.Tuhes de 10 et 20 grammes Ak kk HK EH Kk kk ok kk kk kk Plus d\u2019un demi-siècle consacré à l'avancement des sciences médicales au Canada. Dans leurs rapports sur le traitement avec Forhistal 1 de 6,181 cas d'affections allergiques et prurigineuses avec C nouveau diverses, plus de 700 cliniciens des Etats-Unis évaluent quelle soulagement symptomatique fut\u2018\u2018net\u2019\u2019à \u2018moyen\u2019 ® ® chez plus de 8 patients sur 10.Les réactions secon- \u2018( | daires furent rares; 9 sur 10 des patients en furent indemnes.Pour tous renseignements détaillés sur Forbistäl; is ca S TE ci oe veuillez consulter votre représentant CIBA ou- édrdvez LHS S üldgement à CIBA COMPANY LIMITED, Dorval, Québeg\u2026.: 2; olen CU MS Posologie moyenne: CS iki omatique Adultes et enfants de plus de 6 ans: Comprimés\u20141 ou 2 comprimés 1 a fois par jour.Lontabs\u20141 Lontab matin et soir.A Sirop\u20141 ou 2 cuillerées à thé 1 à 3 fois par jour.| ) e a | | ) O y el ) Enfants de moins de 6 ans: Gouttes pour enfants\u20140.25 mo.(0.3 ml.) a 0.5 mg.(0.6 ml.) 2 ou 3 fois par jour.Présentations: dans plus de 9 Comprimés à 1 mg.(orange pâle, sécables); flacons de 100 et 500.e Lontabs a 2.5 mg.(orange); flacons de 100 et 500.© Sirop (rose), dosé à 1 mg.par cuillerée à thé; flacons de 16 oz.fl, X ( as Gouttes pour enfants (roses), dosées a 0.5 mg.par 0.6 ml.; flacons de ® 30 mi.accompagnés d'un compte-gouttes gradué à 0.3 et 0.6 ml.FORHISTAL® (maléate de dimethpyrindène CIB A) LONTABS (comprimés CIB A à action prolongée uniforme) OU LA RECHERCHE EST DE TRADITION 1808 2 J f To L'Union Méd.Canada 1 Tome 90 \u2014 Juillet 1961 e les troubles gastro-intestinaux W fonctionnels peuvent être d\u2019origine psychosomatique et donner lieu à leur tour à des troubles émotionnels.Les personnes actives peuvent souvent, par suite de leur vie intense, tomber dans ce cercle vicieux.Le PATHIBAMATE relâche la tension et apaise l'anxiété tout en traitant les troubles fonctionnels en cause du tube gastro -intestinal.PATHIBAMATE\" #99500 PATHIBAMATE 400, Comprimés: PATHIBAMATE 200, Comprimés: PATHILON - Meprobamate Lederle PATHILON * (Chlorure de tridi- PATHILON 25 mg., méproba- *M Lo, hexéthyle) 25 mg., méproba- mate 200 mg., un comprimét.i.d.arque Déposée mate 400 mg., un comprimé t.i.d.aux repas et 2 comprimés hs.CYANAMID OF CANADA LIMITED, Montréal aux repas et 2 comprimés h.s. 9 L'Union Méd.Canada L'Union Médicale du Canada Bulletin de l'Assuciation des Médecins de Langue Française du Canada DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Léon Binet, doyen, ; _L ; Jean-Baptiste Jobin, doyen, Faculté de Médecine, Université de Paris; Faculté de Médecine, Université Laval, Québec; H, Hermann, doyen, ._.Jean-Charles Lussier, doyen, Faculté de Médecine, Université de Lyon; Faculté de Médecine, Université d'Ottawa; Maurice Roch (Genève), T.Parizeau, Pasteur Vallery-Radot (Paris), R.Kourilsky (Paris) Paul Letondal.Kourilsky (Paris), ; : Paul-Louis Chigot (Paris), oy ©.Fontaine, Paul Lamarque (Montpellier), dt rar , Wilbrod Bonin, doyen, Roméo Pépin, Faculté de Médecine, Université de Montréal; ).-L.Petitclerc.BUREAU DE REDACTION Rédacteur en chef: Roma AMYOT Assistant-rédacteur en chef: Secrétaire de la Rédaction: Edouard Desjardins.Jean-Mare Bordeleau.BUREAU DE COLLABORATION MM.André Barbeau, ).-M.Beauregard, M.Belisle, Jacques Bernier, MM.J.-Guy Laurin, Simon Lauzé, R.Lebeau, André Leduc, Marcel Berthiaume, Jean-Marc Bordeleau, Léandre Décarie, Charles Lépine, J.Mathieu, Gérard Mignault, André Proulx, Edouard-D.Gagnon, Jacques Gagnon, Maurice Gervais, Fernand Rosario Robillard, Henri Smith, Maurice St-Martin.Grégoire, Rol.Guy, P.-P.Julien, M.Kaludi, Camille Laurin, CORRESPONDANTS MM.A.Plichet et M.Pestel (Paris), MM.Georges-L.Dumont (Campbeliton, N.-B.), P.Rentchnick (Suisse), Aug.Panneton, |.-A.Denoncourt (Trois-Rivières), Donat-P.Cyr (Boston, Mass.), D.Colin (Saint-Boniface), Charles-P.Mathé (San Francisco), L.-P.Mousseau (Edmonton), A.Fontaine (Woonsocket), Sylvio Leblond (Chicoutimi), L.Mentha, A.Lecours, L.Potvin (Ottawa).H.E.St-Louis (Vancouver), Jean-Paul Fortier (Sherbrooke).INDICATIONS: Maladies des voies biliaires et du foie, dyspepsies, affections intestinales.Indispensable dans les convalescences post-opératoires.A FRANCAIS RECOMMANDEE ET PRESCRITE PAR LE CORPS MEDICAL DANS LE MONDE ENTIER Composition naturelle I-NI-MI-TABLE ! Méfiez-vous des substitutions, prescrivez toujours CELESTINS Importateurs: HERDT & CHARTON, INC.\u2014 2245, rue Viau, Montréal \u2014 CL.9-4641 \u201cmed états ais ei = L'Union Méd.Canada 3 Tome 90 \u2014 Juillet 1961 ensemencement massif de \u201cek 100 MILLIONS 3 de lactobacilli actifs vivants et de 50 mg.de vitamine C par capsule _ (stabilisés sous atmosphere inerte) °° FERMALAC cst le meilleur agent prophylactique pour accompagner toute thérapie aux antibiotiques; le meilleur correctif des diarrhées et autres complications ano-rectales.FERMALAC opère dans l'intestin un ensemencement massif de bacilles acidophiles de la fermentation lactique.Ces organismes, actifs, vivants t résistants.s'imvl dans l\u2019intesti mbattent les bactéri ADMINISTRATION: those\u201d s'implantent dans l'intestin et y combattent les bactéries Adultes et enfants \u2014 | 1 2 2 capsules 2 fois par jour.FERMALAC : Nourrissons\u2014 @ rétablit l'équilibre et stabilise la flore lactique de l'intestin 1 2 2 capsules 1 fois par jour.@ combat les accidents cutanés ou digestifs\u2014l'hypovitaminose\u2014différentes Dose massive\u2014 affections intestinales provoquées par les antibiotiques, particulièrement ceux à large spectre @ répare les pertes en vitamine C (particulièrement sévères au cours des PRESENTATION: infections intestinales).flacon de 10 et 40 capsules.L\u2019INNOCUITE DE FERMALAC EN FAIT UN MEDICAMENT pty\u2019 EL jusqu'à 10 capsules par jour.DE CHOIX POUR LES ENFANTS ET LES NOURRISSONS.Toute indication pour l'antibiothérapie est une indication pour FERMALAC.ROUGIER INC., MONTRÉAL L'Union Méd.Canada I, Union Médicale du Canada Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada ADMINISTRATION OFFICIERS COMITÉ EXÉCUTIF ET DE PUBLICITÉ Président: Paul Dumas MM.Paul Dumas, Roma Amyot, Origène Dufresne, Vice-président: Origène Dufresne P.-R.Archambault et Edouard Desjardins.Secrétaire-trésorier: P.-R.Archambault BUREAU DE DIRECTION MM.Roma Amyot, P.-R.Archambault, Albert Bertrand, Emile MM.Jacques Genest, Albert Jutras, Wilfrid LeBlond, Jean- Blain, E.-Roland Blais, Roméo Boucher, P.Bourgeois, Louis Léger, Donatien Marion, J.-P.Paquette, Laurent Paul David, J.-A.Denoncourt, Edouard Desjardins, Potvin, Jean Saucier, L.-Charles Simard, Henri Smith, Origéne Dufresne, Roger-R.Dufresne, Paul Dumas, Pierre Smith, J.-A.Vidal.ADMINISTRATION et SECRETARIAT: J 326 est, boul.Saint-Joseph, Montréal.PUBLICITE: Jacques-D.Clerk.Téléphone: AVenue 8-9888 AVIS CONCERNANT LES EXAMENS Les examens pour admission au Titre d\u2019As- CHANGEMENY D\u2019ADRESSE socié (Fellow) en Médecine ou en Chirurgie générale, avec modification de ces examens pour certaines spécialités, et pour la Certification dans les spécialités médicales et chirurgicales approuvées ont lieu à chaque automne.Les listes de candidats pour les examens de 1961 sont maintenant closes mais on acceptera les demandes d'admission aux examens de 1962 jusqu'au 30 avril 1962.Messieurs les médecins qui changent On peut se procurer, sur demande, les Règlements et Normes de Formation post-univer- de domicile sont priés de donner leur sitaire régissant les Examens, ainsi que les formules de demande d\u2019admission aux examens, la liste des hôpitaux canadiens reconnus par le Collège royal pour la formation post- nouvelle adresse sans retard au secré- universitaire et les formules de demande d\u2019é- tariat: 326 est, boulevard Saint-Joseph valuation de la formation.On doit spécifier la spécialité à laquelle on est intéressé.\u2014 AVenue 8-9888, afin de faciliter Le College Royal des Médecins ef exactitude de la liste d\u2019inscription.Chirurgiens du Canada 74, avenue Stanley, Ottawa 2, Ontario L\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 ELECTIVE ET TRAUMATIQUE employez XYLOCAINE d\u2019abord comme anesthesique local ou comme anesthesique topique TAMPONS PULVÉRISATEUR INFILTRATION BLOC DES NERFS É XYLOCAINE HYDROCHLORIDE | % Sani mr \u201cXylocaine HCI solution\u2019, l\u2019anesthésique souple pour usage en chirurgie de cabinet de consultation, soulage la douleur rapidement et efficacement et maintient l\u2019effet anesthésique pendant le temps nécéssaire.De toute sécurité et à effets prévisibles.La réaction des tissus de la région et les effets secondaires généralisés sont rares.Disponible en flacons de 20cc et 50cc; à 0.5%, 1% et 2% sans épinéphrine et avec de l\u2019épinéphrine 1:100,000; présenté également en ampoules de 2 cc; à 2% sans épinéphrine et avec épinéphrine 1:100,000.SUR VOTRE ÉTAGÈRE DES OUVRAGES À CONSULTER, AVEZ- VOUS LE MANUEL DE 64 PAGES: \u201cX YLOCAINE IN ANESTHESIA\u201d?A Ÿ T BE A Pharmaceuticals (Canada) Led.Toronto 4, Ont XYLOCAINE® HCI marque de lidocaine *#) ANADIAN PAT.NO.503,645 MADE IN CANADA #4.5.PAT.NO.2,441,498 MADE IN U S.A. L\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 CONDITIONS DE PUBLICATION \u2018L'Union Médicale du Canada\u201d paraît tous les mois.Cette Revue est l'organe officiel de l'Association des Médecins de Langue Française du Canaca.Co Elle publie les travaux des Congrès, tous les communiqués de l'Association et des articles médicaux inédits.L'abonnement est de dix dollars par année (douze dollars pour l'étranger) ; les membres déjà inscrits à l'Association des Médecins de Langue Française du Canada ont droit, de ce fait, à la réception du sOurnal.Les manuscrits doivent être dactylographiés avec double interligne.Ils doivent être complétés par un résumé de l'article, rédigé en français et en anglais.\u2018L'Union Médicale du Canada\u201d assume les frais de cinq illustrations au maximum, pour chaque travail.Les illustrations supplémentaires sont payées par l\u2019auteur.Nous n'acceptons pas de négatifs de clichés.Chaque illustration doit porter au verso le nom de l'auteur et les photographies devront être claires de préférence noires et sur papier glacé.Les dessins doivent être effectués à l\u2019encre de Chine su: papier blanc.Pour obtenir des extraits, l\u2019auteur doit en faire la demande directement à l'éditeur.Tous changements du texte de la galée entraînent des frais supplémentaires pour l'auteur.L'index bibliographique de chaque travail doit être restreint aux indications les plus importantes.Le journal se réserve toujours le droit de le limiter.Chaque indication bibliographique doit étre fournie comme suit: nom de l\u2019auteur, titre de l'article, nom du périodique, volume, page, mois (jour du mois si le périodique est hebdomadaire), année.Publicité: Le texte des annonces doit aller sous presse quinze jours avant la date de publication.Le barème des annonces est fourni sur demande à Jacques-D.Clerk, pubiiciste, 326 est, boulevard Saint-Joseph.Téléphone: AVenue 8-9888._.Tout annonceur qui n\u2019observe pas l'éthique professionnelle est exclu de notre publicité, et nous saurons gré à nos lecteurs d'attirer notre attention sur toute dérogation à cette ligne de conduite.Tout ce qui regarde la rédaction et l'administration doit être adressé franco aux bureaux de \u201cL'Union Médicale du Canada\u2019.326 est.boulevard Saint-Joseph.\u2014 Téléphone: AVenue 8-9888.\u2014 Hôpital psychiatrique moderne de 152 lits, pleinement accrédité, offrant thérapie biologique u.clinique Ôe et psychologique.Situé dans un domaine Recherches Et dE majestueux, où les occupations et récréations thérapeutiques TRAITEMENTS PSYCNhIATRIQUES sont en fonction des besoins, \u201c du confort et de l\u2019agrément dans la Banlieue des patients.Affilié au département de psychiatrie de l\u2019Université de Montréal, pour la formation de résidents, de psychologues, de travailleurs sociaux et d\u2019infirmières spécialisées en psychiatrie.ÔE MONTREAL.Brochures et tarifs sur demande.Demi-relief de Notre-Dame-de-la-Sérénité a l\u2019entrée principale.6565 OUEST, BOULEVARD GOUIN, MONTRÉAL 9, CANADA. AVANTAGES DU Panel] PRÉSENTATIONS COMPRIMÉS à 2.5 mg., 5 mg.et POSOLOGIE 10 mg.LIQUIDE à 2.5 mg.par c.à thé (5 ml.) AMPOULES de 5 ml.et MULTI- DOSES de 10 ml.à 5 mg.par ml.pour injection IM Le Panectyl, médicament efficace par voie buccale, est doué d\u2019une activité anti-prurigineuse spécifique intense, Il soulage le prurit, quelle qu\u2019en soit la cause.Les statistiques d'articles publiés jusqu\u2019à ce jour démontrent 709 d'excellents résultats.Le Panectyl est particulièrement utile dans les cas de prurit compliqué par l\u2019anxiété ou la tension nerveuse.Il a apporté un soulagement chez des sujets qui étaient restés réfractaires à toute autre thérapeutique.Le Panectyl met fin au cycle \u201cprurit-grattage- prurit\u201d et très souvent permet la cicatrisation des lésions cutanées.Le Panectyl permet souvent aussi de réduire ou de supprimer l\u2019administration de corticoïdes par voie locale ou générale.RENSEIGNEMENTS ET ÉCHANTILLONS SUR DEMAND AGIT À FAIBLE DOSE dose moyenne pour les adultes: 2.5 mg.deux fois par jour, après les repas, et 5 mg.au coucher ou lenc LIMITEE 8580 ESPLANADE, MONTREAL quel, J S qu'en \u201ci, WS ARS LL -\u2014 aq es ne -m\u2014 T= y TRIMEPRAZINE ès 45 \\ \" A .N \\ 3 EN =} soient le siège ou Ja cause pour soulager le prurit l\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 DANS L'AGITATION AIGUË SPARINE enraye rapidement les manifestations aiguës des troubles mentaux et émotifs; sert ensuite de traitement d\u2019entretien.Un des médicaments les plus souples qui soient.e supprime l\u2019excitation du système nerveux central, atténue l\u2019appréhension, calme l\u2019agitation e auxiliaire du traitement du delirium tremens, des hallucinations aiguës, des tremblements aigus de l\u2019ébriété e amende les symptômes créés par le sevrage de médicaments chez les narcomanes e enraye la nausée et le vomissement: se révèle utile dans le traitement de la douleur, par une potentialisation des analgésiques e facilite le diagnostic et le traitement des cas d\u2019urgence médicale, en atténuant l\u2019agitation et l\u2019appréhension Les résultats les plus rapides s\u2019obtiennent par la voie intramusculaire ou la voie intraveineuse; le traitement d\u2019entretien se donne d\u2019habitude sous forme de comprimés ou de sirop.Ordonnance obligatoire Chlorhydrate de INJECTION æ -\u2014 Sparine - SIROP WALKERVILLE, ONTARIO Chlorhydrate de promazine 10 L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 L'Association des Médecins de Langue Française du Canada Fondée à Québec en 1902 DIRECTEURS GÉNÉRAUX HONORAIRES R.-E.VALIN, 165 est, ave Laurier, Ottawa.Donatien MARION, 326 est, boul.St-Joseph, Montréal.SECRÉTAIRE GÉNÉRAL HONORAIRE Hermile TRUDEL, 1990 est, rue Rachel, Montréal.OFFICIERS DE L'ASSOCIATION Emile BLAIN, directeur général, 400 est, rue Sherbrooke, Montréal.E.-Rolland BLAIS, secrétaire-trésorier général, 1779, avenue de l'Eglise, Montréal.André LEDUC, adjoint au directeur général, 156, avenue Willowdale, Outremont.Raymond CARON, adjoint au secrétaire-trésorier général, 2178 est, Mont-Royal, Montréal.COMITÉ EXÉCUTIF Emile BLAIN, Montréal.E.-Rolland BLAIS, Montréal.Andre LEDUC, Montréal.Raymond CARON, Montréal.Directeur des Relations Extérieures: Pierre SMITH.Roma AMYOT, Montréal.Edouard DESJARDINS, Montréal.Pierre JOBIN, Québec.J.-M.LAFRAMBOISE, Ottawa.Armand RIOUX, Québec.Directeur de l'Exposition du Congrès: B.-G.BEGIN.ANCIENS PRÉSIDENTS DE CONGRÈS Albert PAQUET, Richard GAUDET, A.-L.RICHARD, J.-A.VIDAL, J.-A.DENONCOURT, J.-B.JOBIN, Roma AMYOT, René-L.DuBERGER, J.-M.LAFRAMBOISE, L.-P.MOUSSEAU, Lucien LaRUE, Georges-L, DUMONT, Pierre SMITH, Alphonse-E.LeBLANC.COMITÉ DU XXXIe CONGRÈS Président: Pierre JOBIN, Québec.Secrétaire: Jacques TURCOT, Québec.Trésorier: Wilfrid CARON, Québec.Secrétaire-adjoint: Jean-Marie DELAGE, Québec.MEMBRES DU CONSEIL ARCHAMBAULT, François, 1150 est, boul.St-Joseph, Montréal.ARCHAMBAULT, Gérard, 472, avenue Laurier, St-Jean, Qué.BEAUDOIN, Robert-A., 375, ave Coolidge, Manchester, N.H.BEGIN, B.-G., 3440, rue Hutchison, Montréal.BEUGLET, Ernest, 605, Medical Arts Bldg., Windsor, Ont.BONIN, Wilbrod, 575, avenue Davaar, Outremont.BRETON, Gérard-)., North Battleford, Sask.BUNDOCK, Benoit, Edifice Copeland, Ottawa, Ont.CAMPBELL, Maurice, 384, N.-Dame, Cap-de-la-Madeleine, P.Q.CARON, Wilfrid, 1191, des Erables, Québec, P.Q.CHEVALIER, Paul, Edifice Continental, Sherbrooke, P.Q.CHRETIEN, Maurice, 537, Station, Shawinigan, P.Q.DAVID, Paul, 3, avenue McCulloch, Outremont.DECARIE, Roland, 524 est, rue Sherbrooke, Montréal.DORION, ].-Ed., 609 est, boul.Charest, Québec, P.Q.DOUCET, Calixte, Campbellton, N.-B.DUFRESNE, Origéne, 4120 est, rue Ontario, Montréal.DUFRESNE, Roger, 418 est, rue Sherbrooke, Montréal.FONTAINE, Auray, 52, avenue Hamlet, Woonsocket, R.I.FOREST, J.-E., 366, de Lanaudière, Joliette, P.Q.GAUTHIER, J.-Dominique, Shippegan, N.-B.GAUTHIER, Vincent, 1100, Bougainville, Québec, P.Q.COYETTE, Roger-B., 415 est, avenue Laurier, Ottawa, Ont.HAMEL, Jean-F., 168, Charlotte, Ottawa, Ont.ISABELLE, Caston, 31, rue Montcalm, Hull, P.Q.JOANNETTE, Albert, Ste-Agathe-des-Monts, P.Q.LAFRAMBOISE, Jean, 249, River Road, Eastview, Ont.LAROCHELLE, Ls-Napoléon, 80, rue St-Louis, Québec, P.Q.LAROUCHE, Gérard-L., 126 sud, rue Brooks, Sherbrooke, P.Q.LAURIN, Camille, 66, ave Pagnuelo, Outremont, P.Q.LEBLANC, J.-B., 975, St-Prosper, Trois-Rivières, P.Q.LeBLANC, Philippe-H., Petit-Ruisseau, N.-E.LECOURS, J.-A., 538, King Edward, Ottawa, Ont.| LEDUC, Aimé, 79, Ste-Cécile, Salaberry de Valleyfield, P.Q.LESSARD, Richard, 115 est, Grande-Allée, Québec, P.Q.MORISSET, Jean, Rimouski, P.Q.MORISSET, Pierre, Saint-Georges-de-Beauce, P.Q.NADEAU, Honoré, 55, rue Saint-Jean, Québec, P.Q.PELLETIER, Emile, 34, de la Fabrique, Québec, P.Q.PICHETTE, Lionel, 177, rue Principale, Hull, P.Q.PILON, Jean-Louis, 389 est, boul.St-Joseph, Montréal.POTVIN, Laurent, 623, Noranda, Eastview, Ont.POWERS, Arthur, 11, rue Front, Hull], P.Q.RICUX, J.-Emile, 101, Grande-Allée, Québec (4), P.Q.ROULEAU, ].-Maurice, Saint-Grégoire (Nicolet), P.Q.ST-JEAN, Conrad, 210, rue Principale, Granby, P TERRIEN, Jean, 189, Bronson, Ottawa, Ont.THIBAULT, Eugène, 4070, boul.Lasalle, Verdun.TRUDEL, Hermile.1990 est, rue Rachel, Montréal.WHISSELL, Georges-L., Westlock, Alberta.SECRÉTARIAT: 326 est, boul.St-Joseph, Montréal 14, Qué.\u2014 Tél.: VI.5-8076 L\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 CONSACREE PAR LE TEMPS dans le soulagement des états suivants: OEDEME PULMONAIRE AIGU TROUBLES CARDIO-VASCULAIRES HYPERTENSIFS DÉFAILLANCE CARDIAQUE ASTHME \u201cTHÉOLAMINE\u201d MARQUE D'AMINOPHYLLINE .tres soluble & l\u2019eau .rapidement absorbée .bien tolerée Un puissant vasodilatateur des coronaires.Un puissant bronchodilatateur.Un diurétique efficace.\u201cTHÉOLAMINE\u201d Comprimé No 313 Théolamine.114 gr.(0.1 G.) \u201cTHÉOLAMINE\u201d et PHÉNOBARBITAL Dragée N© 326 Théolamine.114 gr.(0.1 G.) LA gr.(15 mg.) POSOLOGIE \u2014 Un ou deux comprimés, ou dragées, trois fois par jour.\u201cTHÉOLAMINE\u201d Ampoule NO 541 Théolamine.\u2026.714 gr.(0.5 G.Eau distilée.7 2 81.9 a POSOLOGIE \u2014 Injecter lentement 10 cc.(3 à 5 minutes), par voie intraveineuse, et répéter la dose toutes les 6 heures au besoin.*\u2018THÉOLAMINE\u201d Tablette NO 411 (enrobage entérique) Théolamine.3 gr.(0.2 G.) POSOLOGIE \u2014 Une tablette trois fois par jour.MISE EN GARDE \u2014 L\u2019injection intraveineuse de \u201cTHEOLAMINE\u201d doit se faire tres lentement.Il faut de 3 a 5 minutes pour injecter la dose.*Spécialement enrobé de \u2018\u201cPolymere 37\u201d pour éviter l\u2019irritation stomacale tout en sedésagrégeant rapidement dansl\u2019intestin.Chartes & FFroost &Co.MONTRÉAL .+ CANADA 11 12 L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 NOUVELLE FORMULE THERAPEUTIQUE CONTRE LA DIARRHÉE LOMOTIL » EXACT LRT ABAISSE ELECTIVEMENT LA MOTILITE DE PROPULSION Le LOMOTIL constitue un progres défini sur les dérivés opiacés parce qu\u2019il enraye l\u2019hypermotilité de propulsion qui se produit dans la diarrhée.Des études pharmacologiques quantitatives pré- vises démontrent que le Lomotil enraye la propulsion intestinale à une dose égale environ au \u2018/,, de celle de la morphine et au \u2018/, de celle de l\u2019atropine, et qu\u2019aux doses thérapeutiques, il n\u2019entraîne pas ou presque pas les réactions secondaires diffuses rencontrées avec ces deux produits.Des études cliniques effectuées chez 1,314 sujets confirment amplement ces données.Même dans le test d'activité antidiarrhéique très rigoureux que constitue l\u2019hyperactivité du côlon chez des malades ayant subi une colectomie, le Lomotil ralentit efficacement le courant fécal.Dans tous les cas où une action du type parégorique est indiquée, vous pouvez maintenant employer le Lomotil qui assure une action anti- diarrhéique certaine.plus la sécurité et une plus EFFICACITÉ À FAIBLE DOSE DU LOMOTIL LOW DOSAGE EFFECTIVENESS Eu OF LOMOTIL off LET body weight in mic |] ; LOMOTIL MORPHINE L\u2019EFFICACITE ET LA SÛÔRETÉ du Lomotil sont mises en évidence par sa dose moyenne efficace faible.D'après le degré d\u2019inhibition de la propulsion du charbon da bois obtenu chez la souris, le Lomotil est efficace à une dose égale environ au !/n de celle du chlorhydrate de morphine et au 1/5 de celle du sulfate d'atropine.grande commodité.De plus, comme le Lomotil est un produit qui ne peut être renouvelé sans une nouvelle ordonnance, cela donne au médecin l'avantage de pouvoir surveiller de près la médication prise par son malade.PRÉCAUTION: Bien que le Lomotil soit nécessairement classé comme narcotique, jamais il n\u2019a été observé d\u2019accoutumance chez les sujets soumis aux doses thérapeutiques.Le risque d\u2019abus avec le Lomotil se compare à celui de la morphine.Des malades ont absorbé quotidiennement des doses thérapeutiques de Lomotil pendant aussi longtemps que 300 jours sans présenter de symptômes de sevrage à l\u2019arrêt du traitement, même si on les soumettait dangereusement à la nalor- phine.Il ne faut pas dépasser les doses recommandées.POSOLOGIE: La posologie initiale recommandée pour les adultes est de deux comprimés (5 mg.) trois ou quatre fois par jour; cette dose sera réduite selon les besoins individuels à mesure que diminuera la diarrhée.La dose d\u2019entretien peut être aussi faible que deux comprimés par jour.Le Lomotil.marque du chlorhydrate de diphé- noxylate avec sulfate d\u2019atropine, est présenté en comprimés à 2.5 mg.non sécables, non dragéifiés, contenant chacun 0.025 mg.(\u2018a gr.) de sulfate d\u2019atropine pour prévenir le surdosage délibéré.Sujet à la loi Fédérale des Narcotiques.Littérature détaillée et instructions dans le \u2018Physicians\u2019 Brochure Documentaire sur le Produit No.81\u201d qu'on se procure en écrivant à: G.D.SEARLE & CO.OF CANADA LTD.247, Rue QUEEN Est, BRAMPTON, Ont.La Recherche au Service de la Médecine L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 conjonctivite aigué avant traitement photographies cliniques .pe .» .solution veritable\u2014destinée au soulagement rapide de I'inflammation SOLUTION OPHTALMO-AURICULAIRE 01% + + activité stéroïdienne sans égale i + solution véritable conçue en vue lieoDecadron : YJ d'une efficacité supérieure.assurant une concentration optima au siege même de la lésion + traitement qui INDICATIONS: Trauma-mécanique, chimique ou thermique; inflammation ; - de la conjonctive, de la cornée ou de l\u2019uvée antérieure; allergie; soulage le patient de façon remarqua (21-phosphate de dexaméthasone et sulfate de néomycine) blépharite.: ï AVERTISSEMENT: Les stéroïdes sont contre-indiqués en présence de ble et qui est exem pt de particules tuberculose ou d\u2019herpes simplex.irritantes + activité antimicrobienne NeoDECADRON est aussi en vente sous forme d'onguent ophtalmo- ., auriculaire (0.05%).rapide et étendue.PRESENTATION: Solution ophtalmo-auriculaire 0.1% en flacons de 5 cc.avec compte-gouttes.Onguent ophtalmo-auriculaire (0.05%) en tubes de 3.5 Gm.MERCK SHARP & DOHME OF CANADA LIMITED MONTREAL 30, QUE.4 jours après traitement _ *Marque de commerce Le myo-résolutif qui a la propriété independante de soulager \u20ac ed carisoprodal, Wallace BD Wallace Laboratories, Toronto, Ontario Un malade à qui vous avez rendu son gagne-pain Soma soulage la raideur et les douleurs lombaires VOTRE BUT: Soulager promptement la douleur de votre client.Le rendre rapidement à son activité normale.L\u2019AIDE DE SOMA: Soma combat directement la douleur tout en favorisant le soulagement du spasme musculaire.LES RÉSULTATS: Une fois la douleur et la raideur éliminées, votre client peut aussitôt reprendre son activité normale\u2014souvent en quelques jours au lieu de quelques semaines.Soma est remarquablement sûr.Ses effets secondaires sont rares.Il peut se produire une certaine somnolence, mais en général après de fortes doses seulement.Soma est présenté en comprimés de 350 mg.POSOLOGIE HABITUELLE: 1 COMPRIMÉ Q.I.D. L'Union Méd.Canada 15 Tome 90 \u2014 Juillet 1961 (betaméthasone) nouveau CELESTONE de tout malade qui nécessite un traitement aux corticostéroides.et particulièrement chez les plus de 40 ans\u2026lorsque la maladie justiciable d'une stéroïdothérapie s'accompagne d'une affection que les effets secondaires provoqués par les stéroïdes sont susceptibles d'aggraver, Celestone offre des avantages marqués, Jusqu'ici les études cliniques indiquent une absence quasi totale ou une fréquence négligeable d'effets secondaires tels que l\u2019ædème, l\u2019augmentation de la tension artérielle, la faiblesse musculaire, l\u2019ulcère peptique, le syndrome diabétique ou la dépression mentale par suite de l'administration de Celestone.Par ses propriétés pharmacologiques et par le champ étendu de ses applications médicales, Celestone offre des avantages remarquables sur les dérivés plus anciens de la prednisolone, à savoir: action anti-inflammatoire plus intense e taux d\u2019excrétion sodique plus élevé e perte négligeable de potassium e effets secondaires indésirables propres aux autres stéroïdes, généralement moins prononcés ou absents e prix du traitement nettement inférieur à celui de tout autre dérivé de la prednisolone e la substitution de Celestone à toute autre stéroïdothérapie ne présente aucun problème CELESTONE (betaméthasone) LE PREMIER .et avee 4 Celestone, le traitement est des plus économiques.p CORTICOSTEROIDE résentation: CELESTONE ré .(betaméthasone), compri- qui répond aux trois més à 0.5 mg.en flacons de exigences fondamentales v A *Marque de fabrique 30, 100 et 500.efficacité | tolérance | économie CORPORATION LIMITED MONTREAL 16 ARRÊTE LA CRISE D'ASTHME EN QUELQUES MINUTES.POUR DES HEURES .PAR VOIE BUCCALE SOULAGEMENT RAPIDE EN QUELQUES MINUTES \u2014 en 15 minutes!.23, les niveaux sanguins moyens de théophylline deviennent comparables à ceux produits par aminophylline I.V., de sorte que des crises aiguës ont pu être maîtrisées en 10 à 30 minutes.14,5,6 SOULAGEMENT CONTINU PENDANT DES HEURES \u2014 Après avoir été absorbée, la théophylline est lentement éliminée au cours d\u2019une période de 9 heures,\u201d rendant possible, au moyen de 3 doses par jour, une protection de 24 heures sur 24 pour les malades chroniques.Note: Avec l\u2019Elixophyllin, le patient peut apprendre à prévenir une crise dès les premiers symptômes prémonitoires.PAS D\u2019EFFETS SECONDAIRES SUPERFLUS \u2014 Comme l\u2019Elixophyllin n\u2019a pas besoin d\u2019\u201cadjuvants\u201d, il ne contient ni éphé- drine \u2014 ni barbituriques \u2014 ni 1odures \u2014 ni stéroides.Il est rarc qu\u2019il provoque des embarras gastriques.8»9 Chaque cuillerée à soupe (15 cmê) contient 80 mg de théophylline (équivalant à 100 mg d\u2019aminophylline) dans un excipient hydro- alcoolique (209% d\u2019alcool).CRISES AICUES: Une seule dose de 75 cmd pour les adultes; 0,5 cm3 par livre de poids pour les enfants.CONTROLE DE 24 HEURES: Pour les adultes: doses de 45 cms, avant le petit déjeuner, à 15h.et avant le coucher; après deux jours, doses de 30 cmê.Enfants: 6 premières doses, 0,3 cm8 \u2014 ensuite, 0,2 cm8 par livre de poids, comme ci-dessus.MINUTES 5 15 30 RÉFÉRENCES: 1.Kessler, F.: Connecticut M.J.21:205 (mars) 1957.2.Schluger, J., McGinn, J.T., et Hennessy, D.J.: Am.J.Med.Sci.233:296 (mars) 1957.3.Kessler, F.: Med.Times (oct.) 1959.4.Burbank, B., Schluger, J., et McGinn, J.: Am.J.Med.Sci.234:28 (juillet) 1957.5.Spielman, A.D.: Ann.Allergy 15:270 (juin) 1957.6.Greenbaum, J.: Ann.Allergy (mai-juin) 1958.7.\\Waxier, S.H., et Shack, J.A.: J.A.M.A.143:736 (1950).8.Bickerman, H.A., et Barach, A.L.dans Modell, W.: Drugs of Choice 1960-1961, St.Louis, The C.V.Mosby Company, 1960, p.516.9.Wilhelm, R.E.; Conn, H.F.: dans Current Therapy\u20141961, Philadelphie, W.B.Saunders Company, p.417.Tirés a part sur demande Sherman Laboratories Windsor, Ontario L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 stimulation peristaltique douce par contact seulement Efficace, sûr et pratique dans tous les genres de constipation.Agit par contact avec la muqueuse du côlon.N\u2019agit pas par voie sanguine.Virtuellement non-toxique et libre d\u2019effets secondaires.Commodité des deux formes pharmaceutiques.@ Dragées \u2014 pour effet le lendemain.@ Suppositoires \u2014 pour effet rapide.PRODUITS BOEHRINGER [AOL distribués par Geigy Produits Pharmaceutiques, Montréal Dragées de 5 mg.2 ou 3 dragées prises au coucher produiront une action le matin suivant, ou prises une demi-heure avant le déjeuner produiront un effet dans une a six heures.Suppositoires de 0 mg.Un suppositoire est habituellement suffisant pour agir au bout d'une demi-heure.L-1476F 18 L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 | épreuves urinaires de base pH glucose albumine COMPANY OF AMES CANADA LTD oronto Ontorio MBISTIX A Papiers réactifs 1 papier: 3 épreuves en 10 secondes méthode facile, rapide, précise \"MARQUE DÉPOSÉE CA 079 F61 L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 Pour combattre la peur et réduire la fréquence et la gravité des crises angineuses HFHoquanitrate Méprobamate et tétranitrate de pentaérythritol Wyeth L'EQUANITRATE contribue à supprimer la douleur et l\u2019anxiété que fait naître l\u2019angine de poitrine.Il réduit le nombre et la gravité des crises, augmente la tolérance à l\u2019effort et diminue la dépendance à l\u2019égard de la nitroglycérine.Dans une récente étude à double inconnuet, où l\u2019auteur compare le mépro- bamate, un placébo, le PETN et l'EQUANITRATE, l\u2019auteur déclare: \u201cLes meilleurs résultats, au double point de vue clinique et électrocardiographi- que, ont été obtenus avec l'association méprobamate-tétranitrate de pen- taérythritol (EQUANITRATE).\u201d Présenté en 2 concentrations pour augmenter la souplesse de la posologie: EQUANITRATE 10 (200 mg.de méprobamate et 10 mg.de tétranitrate de pentaéry- thritol), comprimés ovales blancs, en flacons de 50 et de 500 comprimés.EQUANI- fÿ@ TRATE 20 (200 mg.de méprobamate et 20 mg.de tétranitrate de pentacrythritol), D] comprimés ovales jaunes, en flacon de 50 comprimés.tRussek, H.1.: Am.J.Cardiol.3:547 (avril 1959).ad LS ° \u2019 Marque déposée Marque Déposée Ordonnance obligatoire WALKERVILLE, ONTARIO 19 20 se LI a ss ass a Sg PRO EE SE ES Era A ET SL ee poo on 3 Sn T m ion | 2 éd.Canada Fr i oT Rs Re 2 2 %, 5 3% : 4, % % ss osees En SL SERIA RIES pes es si CL ; ed eee = a ee ee ee SRE SEE Lia pit: = se 5: %, 5 \u201ca, % REE eee Raa Bs g ha azine B 0 Fi COMPOSE EFFICACE POUR LE SOULAGEMENT RAPIDE ET DURABLE DANS es.UN SPECTRE ÉTENDU DE CONDITIONS PRURITIQUES ET ALLERGIQUES Bx A HAR 5 a as Hp RE LS 4 RE seu PE ss SERRE Os RE SRE SRR hg BS a ot ATR OR ic i ates te hiss ae L'Union Méd.Canada 21 Tome 90 \u2014 Juillet 1961 Dilosyn est une préparation B.D.H.de chlorhydrate de methdilazine, un nouveau agent antipruritique et antiallergique.Son action de durée prolongée significative est due à son affinité inhérente pour les tissus.La pénétration et Dilosyn est à son maximum environ 30 minutes après son administration orale, et les excrétions du corps sont essentiellement complètes dans les 24 heures.Il n\u2019y a donc aucun danger d\u2019effets cumulatifs (1, 2).Des études en clinique ont défini l\u2019utilité de Dilosyn dans deux domaines principaux\u2014 elle est antipruritique et antiallergique.Howell (3) rapporte une efficacité antipruriti- que exceptionnelle dans 80.6% d\u2019un groupe de 373 patients.Quarante enfants souffrant de prurit dû à une dermatite atopique, à la varicelle ou à une dermatite par contact, ont obtenu un soulagement substantiel ou complet de la démangeaison.La methdilazine est efficace dans un spectre étendu de malaises allergiques (4, 5, 6).Un soulagement symptomatique a été constaté chez la majorité des patients sous observation.D\u2019après les observations sur les animaux (2), il est équitable de spéculer que l\u2019activité du \u201cspectre étendu\u201d de Dilosyn est prévue d\u2019après sa capacité de bloquer les effets non seulement de l\u2019histamine, mais aussi de la sérotonine.Indications: Conditions pruritiques et allergiques, sans égard à l\u2019étiologie.Dosage: 1 comprimé deux fois par jour pour adultes; 1 cuillerée à thé de sirop deux fois par jour pour enfants.Attention: Dilosyn peut causer la somnolence chez certains patients.Il peut aussi accentuer l\u2019effet des déprimants CNS tels que barbituriques et alcool.Présentation: Comprimés 8 mg en flacons de 60 et 250; sirop (4 mg /5 ml) en flacons de 16 oz.REFERENCES : (1) John H.Weikel, Jr., Allan S.Wheeler and Paul D.Joiner, Toxicology and Applied Pharmacology 2:68, 1960.(2) J.H.Weikel,Jr.and P.M.Lish, The Pharmacologist 1:64, 1959.(3) Charles M.Howell, Jr., North Carolina Med J.21:194, 1960.(4) Heinz W.Wahner and Gustavus A.Peters, Proc.Staff Meet.Mayo Clinic 35:191, 1960.(5) Report of the Committee on Drugs, American Academy of Allergy, J.Allergy 31:283, 1960.(6) Lloyd V.Crawford and Fred T.Grogan, J.Tennessce State Med.Assoc.53:307, 1960.BRITISH DRUG HOUSES 99 L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 ELLE A PENSE A TOUT, SAUF A SES PELLICULES (ed avait pourtant lritnste) Il est curieux de voir combien de personnes cataloguent leurs maladies (réelles et imaginaires) jour après jour, sans cependant jamais mentionner à leur médecin qu\u2019elles ont des pellicules.Elles en parleront à tous leurs amis, mais pas au docteur car elles ne se rendent pas compte que les pellicules relèvent de la médecine.Et elles se grattent et souffrent, se grattent encore et tentent des expériences aussi vaines que coûteuses.C\u2019est pourquoi vous pouvez leur en parler de vous-même .et prescrire Selsun.Elles vous en sauront gré.SUSPENSION LABORATOIRES ABBOTT LIMITÉE Montréal e Toronto e Winnipeg e Vancouver (Sulfure de sélénium Abbott) L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 LQELL Merrell sommeil profond.mais sans danger 23 Aussi puissant que les barbituriques et pourtant, si sûr ; que même des surdoses massives n\u2019ont pas provoqué } d'accident fatal: pas même de dépression respiratoire.| Dépression du système nerveux central qui ne dépasse } jamais l'hypnose (chez un patient qui avait pris 144 fois la § dose quotidienne recommandée, le seul effet de Kevadon j fut un sommeil profond et réconfortant).Le sommeil débute en 15 à 30 minutes, pour durer de 6 à 8 heures .93% des patients se réveillent frais et dispos .3 aucune excitation préliminaire, aucune euphorie.jusqu\u2019à, date, aucun rapport d'addiction, d'habituation ou de} symptômes de retrait.Posologie: un comprimé de 100 mg au coucher.Marque déposée: Kevadon (marque de thalidomide).pu c Cong - Lu = nd © pu Le \u2014 pe) Lu ® 1] * Q ° ° Q * [3 Q Q .° 3 ® ® [3 q O ® e e e Li Ld ° ° e C ° .Li Q Ld .° ° Li .° e ° e ° Li - ° e ° Q * CO 277F 24 L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 grossesse* mal deg transports chambre de recouvrance | IVR en Ai autre | ri re Ra 1 8 Ree LEECH a CLS - ouun: tranquillisant.I! ne possède \u201cÆ qu'une seule propriété pharmaestegi- XK que: \u2018inhibition\u2019 du mécaMeme éméti-R Æ que par action directe, ET axe g he déclenghdnte (ZCD) \u2018J située dans là moelle.!.Le Tigan.est a C fost CUE efficace Yond LVI, j eg : a chased hit être réa 8 danger méme dans les x SL IT) Lod TEE M A JS \"J.Phai [NT peng 3 PAT PE whos IT | ANS SEAL RS ANS ME FH INI CEE Rr REN BTU LAN REY a © EA Hoffmann-La Roche Limitée, Montreal a BTS fe.z FoR] A LT rhydrate IL injectable (chlorhydrate d\u2019amitriptyline) 10 mg./cc.est présenté en fioles de 10 cc.PRODUIT DES LABORATOIRES DE RECHERCHES DE MERCK SHARP & DOHME ap MERCK SHARP & DOHME OF CANADA LIMITED MONTREAL 30, QUE.w 8 548 ®c ulièrement utile en vu ue toujours liée \u2014\u2014\u2014 \u2014 \u2014\u2014 \u2014 \u2014_\u2014 \u2014_\u2014 | = \u2014_ _ \u2014_ \u2014_ \u2014_ \u2014_\u2014 f à ELAVIL ly traitement des états dépressifs.n outre doté de propriétés anxi eptionn a la dépression.iolytiques qui le rende ulagement de l\u2019anxiété e du so au et exc \\ \\ à 4 4 4 i 2% 1 ellement efficace nt won?NAN > f SNS Tome 90 \u2014 Juillet L'Union Méd.Canada 1961 indiqué dans la dépression 25 26 L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 Elastopla MARQUE DEPOSEE en Toute acecadion COUPURE + FOULURE : ENTORSE * MUSCLE ÉTIRÉ LIGAMENT DECHIRE * INFLAMMATION - LUXATION COLOSTOMIE + HERNIOTOMIE + LAPAROTOMIE Les BANDAGES ELASTOPLAST consti- Les BANDAGES ELASTOPLAST sont utilisés ici pour immobiliser Le DIACHYLON ELASTOPLAST pro- tuent la méthode la plus simple de partiellement le poignet, pour le traitement d\u2019une ténosynovite.tége et maintient immobile ce pouce fermer une plaie après une opération.foulé.Ici, les lèvres d\u2019une plaie abdominale sont rapprochées à l\u2019aide de bandages Elastoplast.Bandages adhésifs élastiques Flastoplast \u2014 poreux Pansements Elastoplast \u2014 en tissu poreux ou hydrofuge Pansements Elastoplast Airstrip \u2014 en plastique perméable à l\u2019air Diachylons Elastoplast \u2014 en tissu ou hydrofuge 77 TN (SeN) : SMITH & NEPHEW, LIMITED 5640, RUE PARE, MONTREAL 9, QUE.San\u201d AYERST ET LA RECHERCHE PURE La soif de connaissance et l\u2019imagination des hommes de science intéressés à la recherche pure sont souvent à l\u2019origine de la découverte de nouveaux médicaments.Entièrement dégagé des contingences pratiques et non gêné par des objectifs préconçus, le chercheur consacre ses efforts à la recherche méthodique de nouvelles connaissances.La recherche pure occupe une place prépondérante dans les travaux entrepris aux Laboratoires de Recherche Pharmaceutique Ayerst \u2014 les plus vastes du Canada.Un groupe de chercheurs scientifiques consacrent une partie importante de leur temps à la recherche pure, recedes équipes de recherche appliquée et de mise au point des produits.Des cen- vant l\u2019appui taines de nouveaux rapeutiques.FLUOTHANE\u201d \u2014 Ayerst Depuis la découverte de l\u2019anesthésie, les hommes de science ont recherché l\u2019agent idéal, un anesthésique unique à inhaler qui offrirait toute sécurité, serait puissant, ininflammable et non explosif.\u2018Fluothane\u201d que présente AYERST est la marque du progrès le plus significatif en anesthésie par inhalation, depuis l\u2019adoption de l\u2019éther.Offert pour usage général en chirurgie après essais cliniques en plus de 20 000 cas, la supériorité de \u2018\u2018Fluothane\u201d est maintenant confirmée après utilisation chez des centaines de milliers de patients.chimiques obtenus chaque année par synthèse, un ou deux seulement seront retenus et deviendront en fait des agents thé- produits LABORATOIRES de RECHERCHE PHARMACEUTIQUE les plus vastes du Canada répond à un besoin Administré par l\u2019anesthésiste compétent en vaporisateurs exactement calibrés, cet agent de précision pour inhalation produit rapidement et sans heurt l\u2019état anesthésique et le maintient de façon uniforme.\u201cFluothane\u201d permet encore le retour rapide à la conscience, avec le minimum de confusion, d\u2019excitation, de nausées, de vomissements et d\u2019hypersécrétion.Ces avantages simplifientfg très sensiblement le travail du personnel des salles de réveil.L'expérience de son emploi a créé la confiance dont il jouit.F-R-4.1484 Confiance fondée sur l\u2019expérience ane sthésie Éprouvé cliniquement dans des centaines de milliers > ° ° de cas (219 communications de pre ( IN au moins ont été C1S1 publiées à date) LABORATOIRES © © de RECHERCHE PHARMACEUTIQUE Y n a a t 1 O ee tes plus vastes a 1 Vendu au Canada selon accord avec IMPERIAL CHEMICAL INDUSTRIES LIMITED inex plosible \u2014 inin flammable \"Union Méd.Canada 29 Tome 90 \u2014 Juillet 1961 SIMILAIRES?OUI IDENTIQUES e NON Hi.St STAG ze gy gp ge: vaste eg A\"chadué ER 1en SOI Yee » Cluidels ON ET MINE ay?RC £ Qu DE DEXTR HG MINE Ry) Pre de IS, le TENTE antihistaminique RO LI nvenant EY) 141 Rtn ol chaqu patient AP PF 7) P OL I UES! Te 3 compriméd 4 PT né OYE FRS 12 mg ths OST Ce l 0 an me.qe OS 2m ix PS e, \u201ccomprimés, 2 mg., Répé abs, 6 Jur sirop, x mg.As A D ET 2°, rH MONTH it.tm cone.+ = # aid A Fe an \u201c> a # Se 2 So SE = ze a # RS i Sc 2 yn a & ee Zz % 2 > 2 A a + ce a Rs > i: 7 x 2 3 > a ES 4 % SE Ya 22 2g 2 ; > ST Ye Le 5 A «© \u201c 2 3 y % En = tg 53 wd 5 2 = © 5 AS Lz Er i p2 sa x a + % 4 GE i w 5 7 5% 223 i Ly %, N ti bu se 5 uk «4 4 * 3 pr De.x si \u201c2 a = 4 = + se fed EY a 3 te pe .i é es our le en ELIMINATION DE LA DOULEUR Pour le medec in ELIMINATION DE CHOIX ombinaisons anti- cou xes médecin =; tL Tien 180118 bact 1 na ce le plus Si 10 En faisant votre andelamine = D I D > FABRICANTS DE: TEDRAL, GELUSIL, PROLOID, NARDIL, PERITRAT i PY DRONTO ONTARIO marque de phénylazo-diamino-pyridine HCI supprime la douleur urinaire en 30 minutes L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 THÉRAPEUTIQUE LOCALE DIRECTE UN FONGICIDE TOPIQUE POUR LES INFECTIONS FONGIQUES TOPIQUES Les pieds d\u2019athlète sont dus à l\u2019envahissement, par les fongis, des couches calleuses et kératinisées de la peau, que ne rejoint pas l\u2019afflux sanguin normal.Le Desenex, appliqué localement sur les infections fongiques superficielles, met les antifongiques que sont l'acide undécylénique et l\u2019undécylénate de zinc, en contact direct avec les fongi.Des centaines de mille guérisons de pieds d\u2019athlète sont dues au traitement local avec le Desenex \u2014 démontré comme le moins irritant et le mieux toléré de tous les fongicides puissants.Un traitement coûte quelques sous \u2014 En effet, l'Onguent Desenex peut être appque généreusemen\u2019 sur les deux pieds tous les soirs, pendant une semaine et demi, méme un seul tube.onguent \u2014 poudre \u2014 solution Desenex(7# Maltbie Laboratories Division, Wallace & Tiernan Ltd., Scarborough, Ontario Distributeurs canadiens: Elliot-Marion Company, Ltd, Montréal 28, P.Q.La photographie est une gracieuseté du Département de Dermatologie de l\u2019Université de Pennsylvanie. L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 VACCINATION OBLIGATOIRE CONTRE LA VARIOLE Depuis près de trois décennies, la province de Québec n\u2019a pas un seul cas de variole, mais, au dire des hygiénistes du ministère provincial de la Santé, il ne faut pas conclure que notre population est maintenant à l\u2019abri des méfaits de cette infection.La loi exige toujours que tous soient vaccinés contre la variole; les règlements provinciaux d\u2019hygiène stipulent même que nul ne saurait être admis dans une école s\u2019il n\u2019est pas vacciné.Le texte de ce règlement se lit: \u201cTout maitre d\u2019école et toute personne ou corporation ayant le contrôle d\u2019une école doit, selon le cas, refuser d\u2019admettre dans l\u2019école tout étudiant qui ne peut produire un certificat médical attestant, soit qu\u2019il a été vacciné avec succès contre la variole, soit qu\u2019il est insusceptible de prendre la vaccine.Cependant, ce dernier certificat n\u2019est valable que pour un an à compter de la date à laquelle l\u2019opération a été pratiquée, à la condition que la vaccination ait été essayée au moins à deux reprises successives avec du vaccin frais.L\u2019admission de chaque étudiant en contravention avec le présent article constitue une offence distincte.\u201d Il appartient aux commissions scolaires de donner des ordres sévères à cet égard afin que le règlement soit respecté.Les hygiénistes comptent sur la collaboration étroite de tous, dans ce domaine, afin de protéger la collectivité.Le Ministère de la Santé de la Province de Québec Hon.ALPHONSE COUTURIER, m.d., JEAN GREGOIRE, m.d., ministre sous-ministre L'Union Méd.Canada 33 Tome 90 \u2014 Juillet 1961 Pr RÉDUCTION PHYSIOLOGIQUE DU CHOLESTÉROL SÉRIQUE choloXin Marque de sodium dextro-thyroxige ® UN NOUVEL AGENT CHOLESTEROPENIQUE réduisant a la fois les taux sérique et tissulaire du cholestérol, par des voies physiologiques @ ne gêne pas le métabolisme du cholestérol @ enlève le cholestérol sans nécessiter de régimes obligatoires.cholgXin \u2014 A l'étude depuis 1953.L'efficacité et la sécurité de la CHOLOXIN ont été bien établies par un programme de 8 ans où il a été fait à la fois des recherches de base et des recherches cliniques.Une brochure de 20 pages vous donne des renseignements complets sur la CHOLOXIN; cette brochure est pleinement illustrée et vous pouvez la demander soit par écrit, soit directement à votre représentant Baxter.Indication: Traitement de l'hypercholestérolémie, qu'elle soit idiopathique ou associée à l\u2019athérosclérose, à l'artériosclérose, à la maladie cérébro-vasculaire, au diabète sucré, à l'hypothyroïdisme ou à la xanthomatose.Dosage: 1 tablette journalière de 4 mg.Ce dosage peut être augmenté de 2 à 8 mg par jour, selon les prescriptions du médecin.Attention: Pour les malades souffrant d'une angine de poitrine, la dose doit être administrée graduellement.Contre-indication: Un infarctus myocardique aigu.Présentation: En paquets de 30 tablettes blanches de 4 mg, préparées de sorte à faciliter les dosages fractionnels.BAXTER LABORATORIES OF CANADA LTD., Alliston, Ontario L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 Le, une réalisation importante des recherches sur les corticostéroides Haldrone est un nouveau corticostéroide de synthèse doué d\u2019une activité anti-inflammatoire marquée.Dans les affections justiciables des stéroïdes, il procure un effet anti- inflammatoire prévisible avec un minimum d\u2019effets secondaires.Une réponse satisfaisante a été obtenue lorsque l\u2019on faisait passer les malades d\u2019autres corticostéroïdes à l\u2019Hal- drone.Il exerce relativement peu d\u2019effet défavorable sur le métabolisme des électrolytes.Lorsque l\u2019Haldrone est administré une rétention sodique est peu probable, les effets psychiques sont minimes et il ne cause apparemment pas de faiblesse musculaire ni de crampes.Haldrone, 2 mg, correspond à approximativement Cortisone .20 mg Hydrocortisone .20 mg I'rednisone ou prednisolone.5 mg Triamcinolone ou méthylprednisolone .4 mg Dexaméthasone.075mg Bien que le nombre d\u2019effets secondaires significatifs soit faible, les contre-indications usuelles de la corticostéroidothérapie s\u2019appliquent à l\u2019Haldrone.Haldrone est présenté en flacons de 30 comprimés à 1 mg, jaunes (rainurés), et en flacons de 30 et de 100 comprimés à 2 mg, orange (rainurés).Eli Lilly and Company (Canada) Limited Toronto, Ontario L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 NOUVEAU.et deux fois plus puissant.NORLUTATE (acétate de noréthindrone, Parke-Davis) progestinogène pour le traitement efficace, par voie buccale, de l\u2019aménorrhée\u2026de l\u2019irrégularité menstruelle\u2026 de l\u2019hémorragie utérine fonctionnelle NORLUTATE, Un produit nouveau, est l'acide acétique de l\u2019ester de noréthindrone\u201417-alpha-éthinyl de la 19-nortestostérone.Physiologiquement, c\u2019est un agent progestinogène très efficace par voie buccale.Il dépasse même les effets connus de la progestérone administrée par voie parentérale, ainsi que de l\u2019éthistérone et de la noréthindrone administrées par voie buccale.L'activité de NORLUTATE par voie buccale\u2014à peu près deux fois plus élevée que tout autre agent administré par voie buccale, milligramme pour milligramme\u2014en fait un médicament de choix dans les cas de troubles susceptibles de répondre à la progestinothérapie.On peut maintenant, grâce à lui, corriger plus efficacement les déficiences de progestérone endogène \u2026 sans augmenter les risques d\u2019effets secondaires.Indications de NORLUTATE: Troubles menstruels\u2014aménorrhée, irrégularité menstruelle, dysménorrhée, hémorragie utérine fonctionnelle Stérilité d\u2019origine endocrinienne s Avortement chronique ou danger d\u2019avortement « Tension pré-menstruelle « Endométriose « Test de grossesse.Pour les détails administration et de posologie, consulter la brochure médicale mise a la disposition des médecins.Présentation: Comprimés roses rainurés, de 5 mg, en flacon de 30.PARKE-DAVIS PARKE.DAVIS & COMPANY, LTD.MONTREAL 9 *Marque déposée 53061 36 L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 NOUVEAU.HYPOTENSEUR \u201c\"ANAPREL COMPRIMÉS Comprimés dosés à un quart de milligramme de 3-4-5 triméthoxycinnamate de Réserpyle.@ PATHOLOGIE VASCULAIRE @ ABAISSE PROGRESSIVEMENT LA PRESSION SANGUINE ALCALOIDE RARE TIRE DE LA RACINE de RAUWOLFIA SERPENTINA DOCUMENTATION ET ÉCHANTILLONS SUR DEMANDE.LABORATOIRES SERVIER (PARIS) AGENT: J.EDDE LIMITÉE, 202 EST, LAURIER, Montréal VI.9-7306 grâce aux edrol renfermant une dose de 4 mg.de méthylprednisolone.qui est répartie en 135 doses minuscules et qui, de ce fait, étale l\u2019action pharmacologique du stéroide le rhume des foins est souvent enrayé tout le long de la saison de la pollénisation, après une seule cure de 6 jours.Autres produits à base de Medrol existants: Medrol en comprimés (méthylprednisolone) RENEE comprimés a 2 mg., en flacons de { 30 et de 100 comprimés 00 comprimés à 4 mg, en flacons de 30, de 100 et peg\u2019 de 500 comprimés ler jour Cordex amélioré Composition par comprimé: 0.5 mg.de Medrol, 300 mg.d'acide acétylsalicylique en flacons de 100 et ; de 1000 comprimés RA à 2ème jour x Cordex Forte améliore = Composition par comprimé : 1.5 mg.de Medrol, 300 mg.d'acide acétylsalicylique en flacons de 100 et de 500 comprimés Medroxine Un comprimé renferme : Medrol, 2 mg.etchlorhydrate d'Orthoxine (méthoxyphénamine), 75 mg.en flacons de 30 et de 100 comprimés.| 3ème jour À pws 000 » = Depo-Medrol Suspension aqueuse stérile acétate de Medrol, 40 mg.par c.c.en flacon-ampoule de 1 c.c., de 2 c.c.et de 5 c.c.Veriderm Medrol à 0.25% tubes de 5 et de 15 Gm.renfermant 0.25% d'acétate de Medrol dans un excipient lipidique Veriderm Neo-Medrol à 0.25% | a ::: Dans les régions où la , tubes de 5 et de 15 Gm.renfermant 0.25% \u2018* RY.) ; d\u2019acétate de Medrol et 0.5% de sulfate de e > tion sevit a état néomycine dans un excipient lipidique endémique, il peut se \u2018révfer nécessalre.de donner: une dose.d'entretien dune J ; capsule qui deux par.MARQUES DÉPOSÉES: CORDEX, MEDROL, MEDULES, MEDROXINE, NEO-MEDROL, ORTHOXINE, VERIDERM ® MARQUE DE COMMERCE: DEPO A hy a Presentation En flacons de 30 et de 100 capsules « ~~ % + : ; \u2014 pT CF 871X + / Upjohn se contre la diarrhée infectieuse contre la diarrhée simple, DELA AS PSEUDOMONAS AERUGINOSA STAPHYLOCOCCUS AUREUS ALCALIGENES FAECALIS SALMONELLA PARATYPHI B SHIGELLA STREPTOCOCCUS FAECALIS ESCHERICHIA COLI PROTEUS VULGARIS Kaomycin: Adulte\u2014de 2 a 4 cuillerées à tupe, quatre fois par eur.Enfants de plus de & angiwde 2 & 4 eulllerées a fonction.Enfants\u2014 à thés après chaque : Kaomycin: flacon de 16 onces liq.Kaopectate: en flacons de 8 et de 80 onces lig.; J = _\u2014 a \u2014 \u2014\u2014 rss \u2014 so \u2014_\u2014 Lee 7 me re =\u2014-\u2014\u2014\u2014\u2014\" %- RAN Rts Lu \u2014 ia $, Fail TS - Parai a æ LED Ee 8 tial aac d pr se pS Td PE US \u2014\u2014\u2014\u2014-\u2014= pret \u2014_\u2014\u2014 \u2014\u2014\u2014 a - = = === \u2014\u2014 \u2014 \u2014 em \u2014\u2014\u2014 _\u2014__ ss \u2014\u2014\u2014- EESTI ET ESS 00 _ _\u2014 - - ee wen a oe gait - - - nn.ma a cas \u2014=æ-.->-\u2014-.a ee Le Ce am im D \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 \u2014\u2014 \u2014 \u2014 \u2014\u2014 \u2014 \u2014 - == = pe na \u2014\u2014 mm = Er + EEE TN \u2014\u2014 \u2014_\u2014 Er of } \u2014\u2014\u2014\u2014 a \u2014 rm \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 = ee, A Xe fT NN Qf \u2014\u2014 \u2014\u2014 a _\u2014 =\u2014- => - \u2014 ras mm r\u2014\u2014\u2014 == = - = ar - a= \u2014 em HE seem rs ma cote PE Wn om ramen me -\u2014\u2014 = TTT reo EE amie.essa \u2014\u2014 _\u2014 \u2014_\u2014 Ta \u2014 ! Temes ts == me esrsesrsçrsetsçœrs\u2026ss eme es 0000 sr rm =e - es PvE er = \u2014_\u2014_ \u2014\u2014 -\u2014-\u2014 == mms r\u2014- - \u2014\u2014 me vo 3e Sv PPS Summa AEE RF SER SC Fa VINE Pa SEE LPS ate JIN JER \u2014 _-\u2014\u2014 \u2014 \u2014 \u2014_\u2014 \u2014- mem = TT \u2014 { 2 \u2014\u2014 vi SY NCIIL *Marque déposée phénéthicilline potassiqu \u201cDepvis LP Reva 1959 que À JAOUE AE \u2014 Tes Tabok A pies Bristol vous présentaient È \u2018 SYNCILLINE k= | synl Kissin de fails | dlinidues'onk contirmhé que SYNCILLINE | Pa ait pas \u201cjuste | VAE AUC \u20ac Bhi il] Ibe.mA d ; ~ _ D\" 3.N N B «Sur demande, e biblio détaillée sur I\u2019 ils ation n de \u201cSYNGILL LINE © Pre atique \u2018 | care au Canada et: aux États-Unis.Bristol} | BRISTOL LABORATORIES OF CANADA LIMITED, MONTREAL 42 L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 ï arlidin | augmente la circulation sanguine du cerveau chez les cas de syndrome senile accompagné d'insuffisance | \u2018Ç cerebrovasculaire D La circulation sanguine cérébrale incomplète \u2014 souvent causée par l\u2019artériosclérose cérébrale \u2014 risque d'entraîner le \u2018syndrome de la sénilité\u201d avec son tableau de confusion mentale, de perte de mémoire, de dépression, de fatigue, d\u2019apathie et de troubles du comportement.1-3 L'Arlidin accroît le flux sanguin cérébral de 43%* Eisenberg* administra de l\u2019Arlidin par voie orale pendant plus de deux semaines à des cas d'insuffisance cérébrovasculaire.La dose d\u2019attaque était de 12 mg t.i.d.qu\u2019il porta à 18 mg t.i.d.Il constata une augmentation de 43% du débit sanguin dans le cerveau après le traitement.La résistance vasculaire cérébrale diminua chez la plupart des cas.Winsor et ses collègues notèrent que l\u2019Arlidin \u2018\u2018est très précieux en clinique pour soulager quelques uns des symptômes de l'insuffisance vasculaire cérébrale (vertige, étourdissement, confusion mentale, diplopie).\u201d L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 L'Arlidin est un vasodilatateur unique et puissant qui augmente la circulation dans l\u2019encéphale.dans l'oreille interne et dans l'oeil.ainsi que dans la musculature striée périphérique. MERCK SHARP & DOHME OF CANADA LIMITED MONTREAL 30, QUE.45 46 L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 RÈGLEMENTS D'HYGIÈNE PROTECTION DE LA SALUBRITE PUBLIQUE Voici quelques-unes des dispositions des règlements provinciaux d\u2019hygiène touchant l\u2019eau potable, les égouts, l\u2019approbation des systèmes d\u2019eau et d\u2019égouts: Toute eau servant au breuvage et à la préparation des aliments dans un endroit public doit être potable, hygiénique et saine.Les conduites d\u2019égout et le procédé adopté pour disposer des eaux « usées » provenant des endroits publics doivent être conformes aux lois et règlements d'hygiène de la Province.Avant la construction d\u2019un hôtel, d\u2019un chalet et d\u2019un restaurant et avant la mise en opération d\u2019un campement pour touristes, l\u2019approvisionnement en eau et le mode de disposer et de traiter les eaux usées et gadoues doivent être approuvés par le Ministre ou son représentant.Le verre, gobelet, tasse ou coupe pour usage en commun est interdit dans les institutions publiques, les écoles et tout autre endroit public.\u2014 200 E 1gop a.COURBE MORMALE Lu !60 = y 140 g 9 120 L 5 100 $3 so .60 I 40 g 20 wn Oo 1/2 | 1/2 2 1/2 3 TEMPS (HEURES) Figures la-1b-lc. L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 L'intervention chirurgicale, malgré les nombreuses sollicitations, fut catégoriquement repoussée.Ainsi, celle fut suivie pendant trois mois, à titre de patiente externe, essayant tant bien que mal d\u2019endiguer les coups imprévus de cette tension artérielle capricieuse, variant entre 280/140 à 200/100 et se contentant, assez régulièrement, de faire faire des dosages de catécholamines urinaires (Fig.1 b) auxquels la malade se prêtait avec diligence.Figure 2a.Figure 2b.Figure 2c.Finalement, un beau jour de l\u2019été 1959, on la ramena à l\u2019hôpital dans le coma le plus profond en rapport avec une inondation ventriculaire.KALUDI: PHÉOCHROMOCYTOMES 689 Le docteur J.M.Verreault qui pratiqua l\u2019autopsie donna le compte-rendu ci-après: La surrénale droite pèse 4 grammes et semble normale macroscopiquement; quant à la surrénale du côté gauche, elle est très augmentée de volume et de forme sphérique, elle pèse 34 grammes.À la tranche de section: massif brunâtre, hémorragique, avec quelques petits foyers de dégénérescence kystique.Il ne persiste qu\u2019un mince liséré de tissu cortico-surrénalien de coloration chamois.Consistance molle et friable de la tumeur (Fig.2 a, 2 b, 2c).L'examen histolcgique confirme le diagnostic de phécchremocytome bénin.Cerveau: Les deux hémisphères sont normaux.La protubérance est tuméfiée et à la section on note une destruction massive par hémorragie avec inondation ventriculaire.(Fig.3).ligure 3.Remarques Les quatre cas de phéochromocytomes, présentés ci-dessus d\u2019une façon sommaire, font ressortir des physicnomies à peu près semblables; mais, néanmoins, en regardant de près, on remarque que chacun, tout en conservant l\u2019ébauche de l\u2019architecture générale, projette l\u2019ombre de son cachet personnel, faisant ainsi éloigner le diagnostic dans des proportions respectables.Le premier cas fut considéré, d\u2019un bout à l'autre, comme un diabète banal, facile à équilibrer avec un régime approprié et une petite quantité d'insuline.Le malade fut suivi pendant neuf mois sans le moindre incident dans l'évolution de son affection.L'existence, dans le passé, d\u2019une glomérulo-néphrite hypothétique post-scarlatineuse, malgré l\u2019absence de signes urinaires, fut acceptée avec beaucoup de complaisance, conduisant à une attitude téméraire, 690 KALUDI: PHÉOCHROMOCYTOMES heureusement corrigée par des cliniciens chevronnés.Pourtant il y avait bien, dans le tableau clinique, la notion d\u2019une tension artérielle anormale, l\u2019absence de diabète quatre ans auparavant, au moment de la conscription du malade; l\u2019absence d\u2019antécédents héréditaires et, surtout, 1l s\u2019agissait d\u2019un homme jeune.Voilà donc tout un faisceau de preuves qui n\u2019auraient pas dû permettre de fausser le jugement clinique.La deuxième observation a trait à une malade de 52 ans présentant, en apparerce, le tableau clinique d\u2019une hyperthyroïdie avec un métabolisme basal élevé, mais sans exophtalmie, et une « captation » d\u2019iode radioactif dans des limites normales.Le traitement, au surcroît, n'eut jamais de résultats patents.Ici, deux caractères nous poussèrent à envisager la possibilité de l\u2019existence du phéochromocytome: l\u2019ancienneté de l'hypertension artérielle d\u2019une part et les signes et symptômes vosomoteurs périphériques sous forme de transpirations, de palpitations, de bouffées de chaleur et de céphalées.Le fait de constater que cette hypertension artérielle, accompagnée de phénomènes hypermétaboliques ajoutant ainsi une note « fonctionnelle » particulière, n\u2019amenait, malgré sa longue durée, aucune répercussion secondaire, 11 devenait évident que les épreuves pharmacodynamiques réservées aux phéochromo- cytomes avaient l'indication majeure dans leur application.Que l'intervention chirurgicale ait eu des résultats fâcheux entre les mains d\u2019excellents chirurgiens, cela n\u2019a rien d\u2019insolite.L'histoire du troisième malade se résume dans l\u2019insuffisance cardiaque globale datant de quelques années.Ici, la tumeur fut une découverte fortuite de nécropsie, rejoignant en cela la statistique de Mino et de ses collaborateurs (11).D'ailleurs, l\u2019état du malade ne permettait aucune investigation en vue du diagnostic.On pourrait, bien sûr, épiloguer sur les nombreuses hospitalisations antérieures.Quant à la quatrième malade elle peut être plu- tot prise comme exemple de diagnostic posé avec des arguments cliniques, pharmacologiques et des indications de sanctions thérapeutiques.La tension artérielle anormale existait depuis environ 10 à 12 ans et les phénomènes secondaires, qui accompagnent habituellement les phéochromo- cytomes, étaient présents faisant passer la malade, à juste titre, de la gamme des névroses d\u2019angoisse à celle de la ménopause.Notons, en passant, que l\u2019hyperglycémie provoquée fut du type diabétique (Fig.1c) et que le taux des catécholamines, à L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 plusieurs reprises, était élevé (Fig.1 b).A signaler également que le test à l\u2019histamine faillit compromettre l\u2019évolution d\u2019une manière désagréable.La complication cérébrale terminale ne fait que constituer une étape banale dans l\u2019évolution de l\u2019affection.Enfin, ajoutons à titre posthume et aussi de consolation, que, savoir qui de la malade ou du clinicien eut raison, cela est profondément indifférent car on ignore qui nous émeut davantage: le refus de se faire opérer ou le danger que courait la patiente.DISCUSSION L'incidence des phéochromocytomes est diversement interprétée.Entre les assertions de Mino et de ses collaborateurs de la Clinique Mayo dont la statistique imposante porte sur 15,984 autopsies échelonnées sur une période de 23 ans et le compte- rendu de Berkheiser et Rappoport portant sur 2,012 nécropsies, il y a place pour les spéculations les plus imprévues.Aranow (1), dans une monographie consacrée aux phéochromocytomes, expose la question en nous en donnant une classification des plus intéressantes.Les phéochromocytomes: a) revêtant le masque qui leur est assigné classiquement; b) découverts fortuitement au cours d\u2019autopsies de malades décédés d\u2019une intervention chirurgicale ou après un traumatisme; c) traduisant une découverte inattendue de l\u2019examen radiologique systématique; d) dont le tableau clinique s\u2019identifie à une hypertension artérielle essentielle ou non; e) empruntant la symptomatologie de la maladie de Basedow, traitée comme telle pendant des années et sans succès thérapeutique; f) s\u2019emparant des attributs du diabète sucré, ayant été traités comme tels avec des résultats 1m- médiats satisfaisants.Comme on s\u2019en rendra compte, l'intérêt qui se dégage de l\u2019ensemble des observations colligées dans la littérature, réside surtout dans les formes déguisées, à note endocrinienne domirante, soit diabétique soit basedowienne.On a dit et répété que les phéochromocytomes sont des néoformations qui se caractérisent par l\u2019hypertension artérielle continue ou paroxystique suivant que la masse tumorale sécrète d\u2019une façon permanente ou intermittente.La forme paroxystique dont le tableau clinique est dominé par l\u2019anxiété, les palpitations, les nausées, les douleurs précordiales, les transpirations et les éblouisse- L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 ments, englobe un tiers des cas tandis que la forme continue s'empare des deux autres tiers.Il est bien évident que ces cadres ont toujours été considérés comme provisoires et artificiels, à la merci des contrôles anatomo-cliniques et des certitudes qui se font continuellement encore sur la nacure même de ces tumeurs complexes.Malgré les brillantes offensives techniques, cliniques et physiologiques, malgré les conquêtes inexpugnables de la chirurgie dues à l\u2019ingéniosité et à la virtuosité de ses adeptes, des chapitres totalement ignorés sont introduits dans la pathologie des phéochromocy- tomes.En effet, il n\u2019est pas rare de retrouver des formes avec des signes plus ou moins manifestes d'\u2019attente endocrinienne, réalisant de véritables endo- crinopathies difficiles à rattacher à leur origine réelle.On comprend aisément importance de la reconnaissance de celles-ci si on n\u2019oublie pas que l\u2019ablation de la tumeur peut entraîner la disparition de ces nombreuses anomalies.Il n'est d\u2019ailleurs pas dans nos intentions de dégager la part probable de vérité contenue dans ces observations, mais de la montrer subissant la loi presque fatale des déclins et des renaissances.Les arguments employés sont toujours au service de la théorie en honneur, par conséquent ces armes, peu sûres, sont à double tranchant.1 \u2014 Les phéochromocytomes s\u2019identifiant à un diabète sucré Il est de notion courante que les perturbatiens métaboliques des glucides s\u2019observent avec une fréquence relative au cours des phéochromocytomes: en effet, glucosuries et hyperglycémies transitoires survenant pendant les crises d\u2019hypertension paroxystique ne font que dénoter l\u2019origine médullo- surrénale de cette hypertension.Par contre, un diabète sucré ayant pour corollaire thérapeutique l\u2019administration d'insuline avec un régime de restriction glucidique, n\u2019est pas une éventualité fréquente.Il va sans dire que pareil diabète doit ne pas passer inaperçu puisque l\u2019ablation de la tumeur apporte une double série de prospections: elle fait disparaître le diabète et soumet à une norme raisonnable l'hypertension artérielle.C\u2019est ce qui eut lieu dans notre cas, au grand mérite de nos confrères californiens.De la lecture des 28 cas que nous avons pu trouver dans la littérature, nous pouvons tracer quelques-uns des caractères de ce diabète: a) il s'accompagne d\u2019une hypertension paroxystique ou permanente; KALUDI: PHÉOCHROMOCYTOMES 691 b) il se voit chez les sujets jeunes; c) c\u2019est un diabète simple, réductible par le régime alimentaire et une administration d'insuline à faibles doses, quoique le malade de Rogers (12) exigeait, en plus de son régime de Gl.140, P.80 et L.70, 63 unités d\u2019insuline.d) son évolution peut être longue: ainsi le malade de Duncan, Semans et Howard (6), âgé de 63 ans, fut suivi pendant 3 ans à l'hôpital Johns Hopkins.e) Le coma, l\u2019acidose et la dénutrition sont rarement signalés, ainsi que les caractères héréditaires.{) L\u2019ablation de la tumeur est grevée d\u2019une mortalité élevée, ce qui est bien compréhensible quand on sait que même le phéochromocytome isolé, confié aux mains des chirurgiens les plus expérimentés, présente déjà un bilan passif exorbitant.g) Après l\u2019ablation de la tumeur, le diabète guérit, dans la majorité des cas: il en est ainsi dans le premier cas publié, celui de Duncan.h) Rarement le diabète fait son apparition après l\u2019ablation de la tumeur.Ce fait est, cependant, signalé par Hutchison (7) à propos de son malade, mais l\u2019auteur précise qu\u2019il s'agissait d\u2019une forme maligne avec des métastases.Hutchison, dans son étude sur les phéochromo- cytomes, relève dans 9 cas sur 13 la présence de diabète.Parmi ces 9 cas, on note 7 hypertensions artérielles permanentes et 2 hypertensions paroxystiques.Signalons que dans 5 de ces 13 cas la tumeur médullo-surrénale s\u2019accompagne d\u2019augmentation du M.B.Le mécanisme qui régit la production de ce diabète n\u2019est pas à la portée des explications simplistes et faciles: si les perturbations cliniques qui ont lieu à la périphérie de l\u2019économie, sous forme d\u2019hypertension, sont sous la dépendance de la libération prodigieuse d\u2019adrénaline et de noradrénaline par l\u2019intermédiaire de la stimulation des terminaisons nerveuses du sympathique au niveau de la tumeur où ses cellules, ayant accumulé ces mimétiques, se déchargent presqu\u2019à un rythme continu, il n\u2019en est plus de même quand il s\u2019agit d\u2019aborder le problème pathogénique du diabète.Rappelons que la glycémie est une constante du milieu intérieur.Cette constante résulte de l\u2019équilibre entre les apports alimentaires, la synthèse des glycogènes hépatique et musculaire, la libération du glucose par glycogénolyse et, finalement, l\u2019utilisation glucidique tissulaire.Un mécanisme de régulation neuro-hormonale, hypo ou hyperglycémiant et un système de stockage essentiellement hépatique, 692 KALUDI: PHÉOCHROMOCYTOMES avec ses processus mal élucidés, rend cet équilibre possible.Les mécanismes régulateurs hormonaux hyper- glycémiants représentés tour à tour par l\u2019hypophyse, par l\u2019hormone de croissance et l\u2019A.C.T.H.; la cortico-surrénale, par la sécrétion des II-oxycor- ticostéroïdes; la médullo-surrénale, par l\u2019adrénaline; le pancréas, par le glucagon, tout cela peut provoquer un diabète sucré.Devant cet édifice à dédales compliqués, force est d\u2019admettre des hypothèses nombreuses, il est vrai, mais contenant chacune une part de vérité.Il se peut que l\u2019adrénaline provoque une libération d\u2019adrénocorticotropine qui, à son tour, stimule la production des corticosurrénales comme 1l se peut que cette même adrénaline en excès, en accélérant le métabolisme de l\u2019économie ainsi que son action sur le mécanisme entier des glucides, ne fasse que traduire l\u2019exacerbation d\u2019un diabète sucré latent.La tumeur agirait-elle par l\u2019intermédiaire du cortex en mettant en branle quelaue hormone ou, directement, en libérant ses décharges d\u2019adrénaline?Une chose est certaine: l\u2019adrénaline rehausse le taux du sucre sanguin en accélérant la glycogéno- lyse hépatique.Elle n\u2019intéresse ni la néoglucogénèse, ni l\u2019action de l'insuline, ni celle de l\u2019hexokinase.À cet égard elle n\u2019est pas diabétogène.De plus, elle rehausse le catabolisme du glycogène musculaire avec, comme résultante, la production exagérée d\u2019acide lactique.Pour arriver à cela, l\u2019adrénaline stimule l\u2019activité de la phosphorylase hépatique.Peu importe si cette hyperglycémie, induite et maintenue par l\u2019adrénaline, peut ou non occasionner secondairement l\u2019exhaustion et la dégénérescence des îlots de Langherans, comme certains le veulent.11 \u2014 Les phéochromocytomes qui revêtent des apparences d\u2019hyperthyroïdisme.Ils constituent une deuxième curiosité clinique.Signalons, à titre historique, que la malade de Lab- hé et Tinel, porteuse de phéochromocytome, présentait l\u2019aspect d\u2019une basedowienne.Mieux encore, la statistique de G.B.Hutchison.portant sur treize observations, dénombre trois malades hyperthyroi- diens dont un dut subir une thyroïdectomie pour adénome non toxique 14 mois après l\u2019extirpation de la tumeur médullaire (7).Depuis ces premières observations, cette notion a été portée d\u2019une façon péremptoire à l\u2019attention des chirurgiens et des médecins par E.C.Bartels et R.B.Catell (3).En cela, il n\u2019y a rien de surprenant: devant un tableau clinique où dominent la tachycardie, le L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 tremblement des extrémités, l\u2019amaigrissement, les bouffées de chaleur et l\u2019_émotivité on a vite fait de n\u2019y voir qu\u2019hyperthyroïdie, surtout quand un métabolisme basal élevé fait partie du syndrome.Pour que l'erreur ait été commise par des cliniciens d'envergure tel que Kvale, il faut bien admettre que, dans certains cas, la maladie prend une forme déroutante.Toutefois, la fixation d\u2019iode-actif demeure dans des cadres physiologiques et l\u2019exophtalmie n\u2019a été que rarement notée.À regarder de près, 11 faut tout de même dire que de telles manifestations thyroïdiennes constituent plutôt des réactions secondaires à l\u2019action des substances sympathico-mimétiques sécrétées par la tumeur.En effet, les relations plus ou moins étroites existant entre l'hormone thyroïdienne et les catécho- lamines sont de connaissance acque depuis longtemps.Les effets calorigènes et hémodynamiques de cette hormone, conduisant à la consommation exagérée d\u2019oxygène, dépendent pour une bonne part de la présence des catécholamines, surtout de l\u2019adrénaline.Une preuve d\u2019ordre physiologique nous est fournie par le processus de suppression en ayant recours au blocage du sympathique préganglion- naire.Mieux encore, l\u2019épreuve de Goetsch qui, somme toute, ne fait que traduire la tendance accusée de l\u2019hyperthyroïdien à réagir à l\u2019adrénaline, apporte un autre argument de valeur à cette interprétation.Bien entendu, dans un terrain aussi mouvant, d\u2019autres mécanismes peuvent entrer en jeu: ainsi l\u2019augmentation de la consommation périphérique de la thyroxine ou encore le jeu des relais hypotha- lamo-hypophysaires offerts par de nombreux auteurs ne semblent pas faciles à réfuter.Ce qui est beaucoup -plus troublant encore, c'est la description de cas authentiques de maladie de Basedow durant l\u2019évolution d'un phéochromoey- tome.Le cas de Gennes et collaborateurs, où exophtalmie et fixation d\u2019iode radio-actif signaient l\u2019affection, en est un exemple.La maladie, apparue bien longtemps après l\u2019ablation de la tumeur mé- dullo-surrénale, ne disparut qu\u2019après le traitement par l\u2019iode radio-actif.Cette éventualité, rare, ne paraît pas aisée à être expliquée.Les idées et les hypothèses formulées au sujet de son mécanisme de production sont nombreuses et plus ou moins aléatoires.Si, dans l\u2019affirmation des uns qui n\u2019y voient que pure coincidence on ne trouve que sortie facile, il n\u2019en est pas de même pour l\u2019interprétation des autres.Pour ceux-ci, les catécholamines ayant déclenché l\u2019hyperactivité thyroïdienne, celle-ci continue son évolution, en L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 quelque sorte pour son propre compte et d\u2019une façon indépendante.A ce point de vue le cas de Hut- chison (7) semble refléter ce que nous venons de dire.Enfin, la troisième hypothèse formulée prétend que phéochromocytome et maladie de Base- dow, subissant la même excitation diencéphalique, ne représentent que deux aspects à des étapes discontinues d\u2019un même processus.Résumé et conclusion Quatre cas de phéochromocytenies sont présentés et passés en revue.Le premier.celui d'un jeune homme dont affection revétait une forme purement diabétique; le deuxieme, celui d'une malade ayant été traitée, pendant des années, comme simple thy- roidienne; le troisiéme, cas diagnostiqué a l'autopsie d\u2019un patient décédé en état d'insuffisance cardiaque et, le quatrième, celui d'une malade hypertendue avec un aspect hyperthyrcidien apparent.À la faveur de ces observations, l\u2019auteur, après avoir rappelé le schéma des cadres classiques, insiste sur la fréquence des formes déguisées revêtant l\u2019aspect des endocrinopathies du type diabétique et basedowien.Les épreuves de laboratoires telles que M.B., glycémie, hyperglycémie provoquée, dosage des caté- cholamines, les tests pharmacologiques, quoique non spécifiques, ainsi que les examens radiologiques, méritent de figurer péremptcirement aux claviers des examens complémentaires.Il semble qu\u2019à la lumière de nos connaissances sans cesse accrues en physiopathologie, et à propos des mécanismes déclenchant les nombreuses perturbations métaboliques des glucides et des décharges adrénaliques, l\u2019aspect des conceptions cliniques concernant les phéochromocytomes doive être revisé.En effet, de la riche floraison contemporaine des publications médicales, que l\u2019abondance des faits montre un peu touffus, quelques tendances se dégagent: la multiplicité des formes déguisées et la perte de l'isolement splendide dans lequel était confinée la forme classique avec son allure dramatique qui lui conférait une certaine autonomie.Désormais, la description du phéochromocytome ne saurait se comprendre ni se faire si en ne la divisait en deux chapitres: la forme classique d\u2019une part et les formes endocriniennes, d\u2019autre part.Déterminer avec précision les cheminements vers le diagnostic, suivre jour après jour l\u2019évolution, jauger la résistance du malade, fixer le moment opportun d'intervenir et limiter, pendant l'acte opératoire, les décharges imprévues d\u2019adrénaline, tout cela est affaire de sens clinique et d\u2019expérience chi- KALUDI: PHÉOCHROMOCYTOMES 693 rurgicale qui s'intègre au sein de la thérapeutique générale.La richesse des symptômes, la finesse des conceptions pathogéniques, la rigueur des déductions physiologiques si l\u2019on ignore ces faits, risquent d\u2019éloigner le geste utile et souvent d\u2019aller à l\u2019encontre du seul but à atteindre: la guérison.Summary Four patients with proven pheochromocytoma are reviewed.In two cases, in which the patients had been treated for hyperthyroidism, the diagnosis was discarded; in one case, the principal clinical manifestation was diabetes mellitus; in a fourth case, the diagnosis was made following the post mortem.The patient had been considered and treated as a global cardiac insufficiency.On the basis of these observations, in accordance with classical conceptions, the author thinks that a suspicien of pheochromocytoma seems justified in any patient with vasomotor attacks who has such associated symptoms as excess sweating and fluctuant or no hypertension.Furthermore, this study reveals the diagnostic importance of a syndrome of hypertension associated with diabetes mellitus or hypermetabolic state.A number of potential sources for error in the interpretation of retroperitoneal pneumographic studies such as enlarged spleen or the duodenal shadow are well known.In addition, a silent biochemical phase of pheochromo- cytoma exists.Even if the pharmacological incitatory tests have been enhanced with both provocative tests and catecholamines, and if tomograms taken with an intravenous pyelogram might pick up these tumours more safety than presacral air studies, many pheochromocytomas remains anonymous and many patients still die from cardiovascular or cerebral complications.Both metabolic glycosuria and the precipitation of true clinical diabetes mellitus may be produced by pheochro- mocytoma.Finally, the numerous extrathyroidal causes of hyper- metabolisms constitue common condition which have, at times, been mistaken for thyrotoxicosis.Indeed, an endo- crinopathy may be the first significant clue to the solution of a perplexing diagnostic problem.After a period of dormancy, this field seems rapidly expanding.A classification based on pathophysiologic mechanisms seems justified which should not only serve to categorize aberrations but should also provide a framework for the incorporation of new findings as they emerge.BIBLIOGRAPHIE 1.H.ARANOW, Jr.: Pheochromocytoma.Monog.Med., pp.179-224.Williams and Wilkins Co., éditeurs, Baltimore, 1952.2.A.BARBEAU et Coll.: Le phéochromocytome bilatéral: présentation d\u2019un cas et revue de la littérature.L'Union Méd.du Canada, 87: 167, 1958.3.E.C.BARTELS et R.B.CATELL: Pheochromocy- toma: Diagnosis and Treatment.Ann.Surg, 131: 903 (juin) 1950. 694 KALUDI: PHÉOCHROMOCYTOMES 4.S.W.BERKHEISER et A.E.RAPPOPORT: Unsuspected Pheochromocytoma of the Adrenal: Report of 5 cases.Am.J.Clin.Pathol., 21: 657, 1951.5.CASE RECORDS OF THE MASSACHUSETTS GEN.HOSPITAL (Case 42231): New Eng.J.Med, 254: 1090, 1956.(Cushing\u2019s Syndrome Coexisting with Pheo- chromocytoma.) 6.L.E.DUNCAN, Jr, J.H.SEMANS et J.E.HOWARD: Adrenal Medullary Tumor.Ann.Int.Med., 20: 815, 1954.7.G.B.HUTCHISON, J.A.EVANS et D.C.DAVIDSON: Pitfalls in the Diagnosis of Pheochromocytoma.Ann.Int.Med., 48: 300, 1958.8.W.F.KVALE, G.M.ROTH, W.M.MANGER et M.T.PRIESTLEY: Present Day Diagnosis and Treatment of Pheochromocytoma: A Review of 51 cases.L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 J.A.M.A, 164: 854, 1957; Ibid: Pheochromocytoma.Circulation, 14: 622, 1956.9.LABBE, TINEL et DOUMER: Crises solaires et hypertension paroxystique en rapport avec une tumeur surrénale.Bull.et Mém.Soc.Méd.des Hôp.de Paris, 46: 982, 1922.10.P.MASSON et F.MARTIN: Paragangliome surré- nal: étude d\u2019un cas humain de tumeur maligne de la médullo-surrénale.Bull.Ass.Franç.Etudes Cancer, 12: 135, 1923.11.A.M.MINNO, W.A.BENNETT et W.F.KVALE: Pheochromocytoma: A Study of 15 Cases Diagnosed at Autopsy.New Eng.J.Med., 251: 959, 1954; Proc.Staff Meet.Mayo Clinic, 30: 394, 1955.12.E.ROGERS: Paroxysmal Hypertension Associated with a Ganglioneuroma of the Suprarenal Medulla.Am.Heart J., 8: 269, 1932.L'ANGIOGRAPHIE HÉPATIQUE ! I.\u2014 LA SPLÉNOPORTOGRAPHIE André VIALLET.?L\u2019exploration radiologique des vaisseaux hépatiques a permis, depuis une dizaine d\u2019années, de préciser, sinon d\u2019identifier un très grand nombre d\u2019affections vasculaires hépatiques.En 1951, Abea- tici et Campi (1) réalisèrent la première portogra- phie transplénique percutanée chez l\u2019animal, inaugurant ainsi l\u2019ère de l\u2019angiographie hépatique clinique.Quelques semaines plus tard, Léger (2) réussissait la première splénoportographie chez l\u2019homme pendant une laparotomie et par la suite il démontra, avec plusieurs autres chercheurs, l\u2019ino- cuité de cette méthode (3, 4, 5, 6).L'association de la splénomanométrie à la splénoportographie (7) et la démonstration que cette pression de la pulpe splénique correspond bien à la pression portale (7, 8, 9), apporta un nouvel élément à l\u2019étude clinique des syndromes portaux.Un très grand nombre de techniques furent ensuite proposées (tableau I) dont certaines conservent un intérêt considérable, mais dont l\u2019application ne peut être envisagée que pour un nombre restreint de malades.C\u2019est ainsi que l\u2019artériographie est indispensable pour le diagnostic d\u2019un anévrisme de l'artère hépatique ou d\u2019un hémangiome du foie 1.Travail du Service du Prof.René Fauvert, hôpital Beaujon, Clichy.2.Résident étranger, Service du Prof.René Fauvert.TABLEAU 1 ANGIOGRAPHIE HÉPATIQUE.Phlébographie : a) Portale: 1 \u2014 Splénoportographie (13) 2 \u2014 Portographie percutanée transhépatique \u2014 Voie antérieure (32) \u2014 Voie latérale (12) \u2014 Voie postérieure (33) b) Sus-hépatique: 1 \u2014 Splénoportographie (37) .2 \u2014 Cathétérisme sus-hépatique (34) 3 \u2014 Cathétérisme sus-hépatique avec occlusion de la veine cave par une sonde à ballonnet (35) 4 \u2014 Transhépatique percutanée (12) 5 \u2014 Angiocardiopneumographie « élargie » (36) 6 \u2014 Reflux auriculo-sus-hépatique (37) Artériographie : a) Voie directe: 1 \u2014 Aortographie percutanée lombaire (38) b) Voie indirecte: 1 \u2014 Fémorale : \u2014 transcutanée (39) \u2014 apres dénudation (40) 2 \u2014 Humérale (41).Méthodes accessoires : a) Cavographie : 1 \u2014 Voie trans-somatique lombaire (42) 2 \u2014 Voie saphène (43) 3 \u2014 Angiocardiopneumographie « élargie » (36) 4 \u2014 Cavographie-aortographie (44) b) Plébographie médullaire costale (45) L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 (10), la phlébographie sus-hépatique pour un syndrome de Budd-Chiari (11) et la portographie rétrograde transhépatique pour le diagnostic d\u2019une thrombose portale chez un splénectomisé (12).Cependant, de toutes ces techniques décrites et employées depuis dix ans, la splénoportographie, tant par sa facilité d\u2019exécution que par son innocuité presque totale, demeure la méthode de choix (13, 14).Nous lui consacrerons donc la plus grande partie de notre exposé en nous efforçant d'illustrer, à l\u2019aide de quelques observations, la valeur et l\u2019intérêt considérable de cet examen.Nous réserverons la description des autres méthodes d\u2019angiographie hépatique pour un second article.TECHNIQUE La technique de la splénoportographie est maintenant parfaitement mise au point et seuls quelques détails d\u2019exécution varient d\u2019un auteur à l\u2019autre (5, 13, 14, 15).Le malade étant hospitalisé, sa coagulation et sa tolérance au produit organo-iodé utilisé doivent être étudiées.Après une préparation adéquate (mépéridine et prométhazine), le malade à jeun est placé en décubitus dorsal sur la table de radiographie où l\u2019opérateur peut lui-même préciser la position de l\u2019hémicoupole gauche sur l\u2019écran ou sur un premier cliché sans préparation.La matité splénique est alors repérée.Une anesthésie locale (xylocaïne) est ensuite pratiquée et l\u2019aiguille est introduite dans le 9e ou 10e espace intercostal, sur la ligne axillaire postérieure, alors que le malade est en apnée complète.La position intrasplénique de l\u2019aiguille est reconnue par les mouvements assez amples, synchrones de la respiration, que décrit son pavillon et par l\u2019_écoulement spontané de sang, généralement plus rouge que le sang veineux périphérique (13, 14).Dans un premier temps, on procède à la splé- nomanométrie avec un manomètre anéroïde (type manomètre de Claude) ou mieux encore avec un manomètre à eau (type manomètre de Stookey).Dans un deuxième temps, l\u2019injection rapide de 30 à 50 ml.d'une solution iodée à 70% est pratiquée et les clichés sont pris à 1, 2, 3, 4, 6, 8, 10, 12, 24 et 36 secondes après le début de l\u2019injection.Le malade est ensuite laissé au lit et surveillé pendant 24 heures.De nombreuses variantes de cette méthode ont été proposées.L'association d\u2019un pneumopéritoine (16) d\u2019un rétropneumopéritoine (17) ou même d\u2019une insufflation gastrique (18) ont été préconisées sans pour cela que la nécessité de ces artifices soit démontrée.Cependant, le danger d\u2019une hémorragie VIALLET: L\u2019ANGIOGRAPHIE HEPATIQUE 695 splénique a incité un auteur (19) à pratiquer la splénoportographie sous contrôle laparoscopique.D'autres procèdent toujours à une anesthésie du nerf phrénique gauche avant l\u2019examen afin d\u2019obvier au danger des mouvements respiratoires involontaires du malade lors de la ponction splénique (20).Enfin, l\u2019injection d\u2019éther dans la rate avant la splé- noportographie a permis de mesurer le temps de circulation spléno-pulmonaire et de le comparer au temps de circulation spléno-hépatique radiologique (21).Toutes ces modifications ne présentent qu\u2019un intérêt très limité puisqu\u2019elles compliquent singulièrement la méthode, et en définitive, elles doivent être réservées à l\u2019étude de certains cas très particuliers.INDICATIONS La splénoportographie doit être pratiquée chez tout malade atteint d'hypertension portale globale ou segmentaire ainsi que chez tout sujet ayant une splénomégalie ou une hémorragie digestive d\u2019étiologie indéterminée (13, 14, 15).Elle présente un très grand intérêt dans l\u2019étude de certaines affections tumorales ou inflammatoires sous-diaphragma- tiques (13), notamment dans l\u2019exploration des néo- plasies pancréatiques.Parfois, elle peut élucider la cause d\u2019un syndrome abdominal douloureux ou l\u2019origine d\u2019une ascite inexpliquée.Elle peut nous renseigner sur la présence de masses intra-hépatiques, tumorales, inflammatoires ou kystiques, si elles sont suffisamment importantes pour entraîner un défaut d\u2019opacification au temps de l\u2019hépatographie (12 à 36 secondes).Au cours de la cirrhose, elle nous révèle d'importantes modifications de l\u2019arbre portal intra-hépatique dont l\u2019aspect morphologique «en arbre mort » (22) est l\u2019image la plus caractéristique.Mais c\u2019est surtout dans l\u2019étude de l\u2019hypertension portale et de son retentissement vasculaire que la splénoportographie trouve son indication majeure.Les données tensionnelles, morphologiques et fonctionnelles qu\u2019elle apporte sont indispensables pour l\u2019évaluation de ces syndromes, surtout depuis que l\u2019on opère volontiers les malades dont le degré d\u2019hypertension portale entraîne des accidents hémorragiques.Ces malades, d\u2019ailleurs, doivent souvent subir une splénoportographie de contrôle après leur intervention pour s\u2019assurer que l\u2019anastomose est bien fonctionnelle et que la pression portale a chuté (14,15).CONTRE-INDICATIONS ET COMPLICATIONS Les contre-indications de la splénoportographie sont essentiellement les mêmes que celles de la ponc- 696 VIALLET: L\u2019ANGIOGRAPHIE HEPATIQUE tion-biopsic du foie (23), c\u2019est-à-dire un trouble de la coagulation, la non-coopération du malade, un état de suppuration ou une tumeur au voisinage de la rate, un kyste hydatique splénique, une toux rebelle et incontrôlable, une ascite importante t enfin l\u2019intolérance au produit 10dé.Les complications à redouter sont peu nombreuses, mais une réaction allergique, parfois anaphylactique, à l\u2019icde peut entraîner un collapsus.L\u2019hémorragie de la capsule ou la rupture splénique nécessitant des transfusions (14) ou une intervention chirurgicale (13) sunt rares.Cependant, une fébricule pouvant durer de 24 à 36 heures n\u2019est pas Figure la.l'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 Observat'on 1.Mme Rolande M., 46 ans, éthylique, est admise le 18 septembre 1954 pour une hépatomégalie.Quinze mois avant son admission apparaissent une anorexic, une asthénic et des gingivorragies suivies d\u2019une première poussée ascitique.Quatre jours avant son hospitalisation dans le service, survient un épisode de delirium tremens.À l\u2019examen, le foie déborde de 8 em.le rebord costal et la rate est perçue en inspiration forcée; il existe une circulation collatérale très importante formée \u2018d\u2019un lascis veineux en «tête de méduse » entre l\u2019ombilic et l\u2019apophyse xyphoïde mais il n\u2019y a ILE 0] TIT Figure 1h.Splénoportographie (4e seconde) chez un sujet porteur d\u2019une anomalie veineuse de Cruveilhier, i.e.d\u2019une veine ombilicale originant de la branche gauche du tronc porte.Le tronc spléno-portal et le réseau intrahépatique sont normaux.Il n\u2019y a pas d\u2019hypertension portale.exceptionnelle (14).Une douleur locale, parfois irradiant vers l\u2019épaule gauche, peut survenir et s'accompagner d\u2019un frottement pleural.Enfin, un viscère voisin de la rate peut être ponctionné par erreur: l'intestin, le rein, et le lobe gauche du foie ont été ainsi injecté sans conséquence fâcheuse (5, 14, 15, 24).Peu d'auteurs ont publié des cas de mortalité à la suite d\u2019une splénoportographie (5, 14) mais Hil- lemand, dans une discussion (25) évoque trois décès directement attribuables à cette technique.Il est donc certain que cette manœuvre n\u2019est pas entièrement dépourvue de danger et qu\u2019elle ne doit être pratiquée que par des opérateurs expérimentés.Plus de 150 splénoportographies ont été pratiquées dans le service du Prcf.Fauvert, sans incident notable.pas de souffle ou de « thrill ».A part quelques angiomes stellaires, le reste de l\u2019examen est négatif.Les explorations biologiques fournissent les résultats suivants: Protides totaux: 7.4 g.% ; albumine: 26% ; alpha-1-globulines: 10% ; alpha-2-glo- bulines: 13% ; béta-globulines: 17% ; gamma-glo- oulines: 34% ; bilirubine totale: 0.8 mg.% ; cholestérol total: 118 mg.% ; cholestérol estérifié: 81 mg.% ; prothrombine (temps de Quick): 45% ; thymol-turbidité: 49 unités Vernes (N: 0 - 10); céphaline-cholestérol: 3 +.La splénoportographie (fig.2) révèle d\u2019une part la persistance d\u2019une veine ombilicale qui est très dilatée et d'autre part, l\u2019absence de toute autre voie de dérivation veineuse.Le réseau porte intra- hépatique est tout à fait caractéristique d\u2019une cir- L\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 Figure 2a.VIALLET: L\u2019ANGIOGRAPHIE HÉPATIQUE 697 DA ee Fo had figure 2b.Cirrhose de Cruveilhier-Baumgarten (observation 1).La veine ombilicale est dilatée et tortueuse.La trame vasculaire hépatique est apauvrie (en «arbre mort ») et il n\u2019y a pas de reflux dans la coronaire stomachique ou dans les mésentériques.La pression intrasplénique est de 22 cm.d\u2019eau.rhose et réalise cet aspect en «arbre mort» des auteurs algérois.La pression intrasplénique est à 22 cm.d\u2019eau (N: 10-20 em.) Diagnostic: Cirrhose de Cruveilhier-Baumgarten.Cette observation objective l\u2019intérêt de la spléno- portographie dans la cirrhose en général et dans la cirrhose de Cruveilhier-Baumgarten en particulier (26, 27).En effet, cette veine ombilicale persistante joue le rôle d\u2019une « soupape de sûreté » et a protégé la malade, pour un certain temps tout au moins, du retentissement vasculaire habituel du bloc intra- hépatique cirrhotique: sa tension portale est à peine élevée et aucune autre voie de suppléance hépato- fuge ne s\u2019e-t développée.Il est facile de comprendre que cette cirhose ne se soit pas compliquée d\u2019hémorragie digestive.On peut même supposer qu\u2019en l'absence de cette veine ombilicale, une pression portale plus élevée se serait développée, car au cours d'une laparotomie, Léger a constaté que l\u2019occlusion de la veine ombilicale, chez un sujet atteint d'une cirrhose de Cruveilhier-Baumgarten, faisait monter la pression portale de 39 à 45 cm.d\u2019eau (28).La veine ombilicale peut donc représenter, dans certains cas du moins, une anastomose porto- cave fenctionnellement efficace et doit done être respectée.Observation 2.M.Maurice L., 56 ans, est admis le 17 novembre 1960 pour douleurs abdominales.Ce malade a été hospitalisé dans un autre hôpital en septembre 1959 pour une pleurésie purulente gauche.Il fut de nouveau hospitalisé en janvier 1960 pour une splénomégalie.La pression intrasplé- nique est alers de 50 em.d\u2019eau et la splénoporto- graphie montre une thrombose spléno-portale complète.Une splénectomie est impossible en raison de l'importance de la circulation collatérale péri-splé- nique; une résection, après ligature de l\u2019artère splé- nique ezt réalisée.La biopsie hépatique per-opé- ratoire révèle que le parenchyme hépatique est normal, mais qu\u2019il existe une discrète sclérose portale.Depuis l\u2019opératien, le malade se plaint de douleurs dans l\u2019épigastre et l\u2019hypocondre gauche.Il n\u2019a Jamais présenté d\u2019ascite, d\u2019ictère ou d\u2019hémorragie digestive.À l\u2019examen, on retrouve une splénomégalie débordant le rebord costal de 9 em .non douloureuse et très dure.Il n\u2019y a ni hépatomégalie, ni circula- tien ccllatérale, ni ascite ni subictère.ni agiomes stellaires mais on note de discrètes hémorroïdes.La base gauche respire peu et on entend un discret scuffle systolique de pointe.Le reste de l'examen est négatif.L\u2019exploration biologique nous apporte les rensei- pnements suivants: Hémoglobine: 14.6 gr.%.Globules blancs: 5,800 avee une formule leucocytaire normale.Bilirubine totale: 08 mg.%, bilirubine indirecte (libre): 0.5 mg.%.Phosphatase alcaline: 1.3 unités PN.P.(N: 1-2).Cholestérol total: 254 , 1 Sp.\u201cpa I.Cnion Méd.Canada 698 VIALLET: L\u2019'ANGIOGRAPHIE HEPATIQUE Tome 90 \u2014 Juillet 1961 VE, gastriques NL Tt IN Aa inf re i dx Figure 3a.Figure 3b.Splénoportographie (1ère seconde) chez un malade ayant une thrombose spléno-mésaraïque complète (observation 2).La veine splénique n\u2019est pas injectée mais une énorme circulation collatérale spléno-portale hépatopète réalise un caver- nome péri-portal.Le liquide opaque reflue dans la mésentérique inférieure et dans une veine gastrique.Il n\u2019y à pas de dérivation dans la veine coronaire stomachique.La pression intrasplénique est de 26 cm.d\u2019eau.Figure 4a.Figure 4b.Même splénoportographie à la 12ième seconde (observation 2).Les varices gastriques tubérositaires dessinent la poche à air gastrique.Le produit de contraste, qui injectait la veine mésentérique inférieure (fig.3), opacifie un réseau hémorroïdaire pour finalement injecter la mésentérique supérieure et le tronc porte.Le foie est bien injecté.Dans ce cas, il existe donc 3 grands réseaux de suppléance spléno-portale, un direct (cavernome péri-portal) un gastrique et un autre mésentérique.Il n\u2019y a aucune voie de dérivation spléno-cave et il n\u2019y a pas de varices œsophagiennes. l\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 mg.%, cholestérol estérifié: 145 mg.%.Transa- minase G.O.T.: 5 unités, transaminase G.P.T.: 20 unités.Protides totaux: 7.56 gr.%; albumine: 52% ; alpha-1-globulines: 5% ; alpha-2-globulines: 10%; béta-globulines: 14%; gamma-globulines: 19%.Prothrombine (temps de Quick): 70% ; prothrombine vraie: 74% ; proaccélérine: 70% ; complexe VII (proconvertine et facteur Stuart): 78%.Thymol-turbidité: 12 unités Vernes.Céphaline- cholestérol: +.Une radiographie pulmonaire montre les séquelles importantes de la pleurésie gauche et la radiographie de l\u2019æsophage est normale.La splénoportographie (vg.3 et 4) démontre qu'il s\u2019agit bien d\u2019une chrombose splénique complète avec une énorme circulation spléno-portale hépatopète réalisant un véritable cavernome.Le reflux dans les veines gastriques postérieures entraîne l'injection d\u2019importarte: varicosités tubé- rositaires dessinant la poche à air gastrique.Le produit de contraste injecte également la veine mésentérique inférieure puis, les veines hémorroïdaires pour enfin opacifier la veine mésentérique supérieure et le tronc porte.Cette circulation collatérale considérable pallie l\u2019occlusion du tronc spléno-mésa- raïque car les vaisseaux portes intra-hépatiques apparaissent sur les clichés dès la 4ème seconde après l\u2019injection.La pression intrasplénique est de 26 cm.d\u2019eau.Dragnostic: Thrombose spléno-mésaraïque complète avec hypertension portale segmentaire (secondaire à une pleurésie purulente gauche).Ce cas montre bien à quel point la splénoporto- graphie est indispensable pour l\u2019étude de l\u2019hypertension portale (13, 14).Elle a permis l\u2019opacification de la circulation collatérale hépatopète spléno- portale qui, par des voies insoupçonnées, parvient à alimenter la circulation portale intra-hépatique de façon à peu près normale.Elle a permis, également, de constater l\u2019absence de dérivations spléno-caves, et en particulier, de vérifier l\u2019absence de varices œsophagiennes.La splénomanométrie a confirmé l\u2019efficacité du geste thérapeutique chirurgical, car la pression a chuté de 50 à 26 cm.d\u2019eau 11 mois après la section de l\u2019artère splénique.L'importance de la circulation de suppléance explique l'intégrité histologique et fonctionnelle du foie.Observation 3.M.Maurice R., 49 ans, est admis le 4 janvier 1960 pour une cirrhose.En mai 1956, survient une première hématémèse qui fait évoquer le diagnostic d\u2019ulcère duodénal.Une deuxième hémorragie, en février 1958 nécessite des transfusions (4.5 litres) et malgré l\u2019absence de VIALLET: L\u2019ANGIOGRAPHIE HEPATIQUE 699 signes cliniques et radiologiques d\u2019ulcère, le malade est opéré.Il n\u2019existe pas d\u2019ulcère, mais on découvre un foie cirrhotique.La biopsie per-opératoire révèle une cirrhose péri-portale avec discrète stéatose.Le malade nie toute intoxication éthylique.L'examen est entièrement négatif sauf la rate qui est palpée en inspiration.Il n\u2019y a pas de circulation collatérale, d\u2019ascite, d\u2019angiomes stellaires ou de subictère.L\u2019exploration fonctionnelle hépatique est perturbée: Bilirubine totale: 1.0 mg.% ; bilirubine libre (indirecte): 0.9 mg.%.Transaminase G.O.T.: 90 unités; transaminase G.P.T.: 70 unités.Cholestérol total: 125 mg.% ; cholestérol estérifié: 66 mg.%.Phosphatase alcaline: 1.4 unités P.N.P.; protides totaux: 7.46 gr.%; albumine: 39%; alpha-1-glo- bulines: 6% ; alpha-2-globulines: 7% ; béta-globu- lines: 10% ; gamma-globulines: 38%.Thymol-tur- bidité: 39 unités Vernes.Céphaline-cholestérol : ++; clearance de la B.S.P.: 0.063 (N: 0.145); clearance de l\u2019or colloïdal radioactif: 0.10 (N: 0.166) (29); ammoniémie: 14 microg.(N: 10 - 20 microg.).Les radiographies de l\u2019œsophage révèlent la présence de volumineuses varices œsophagiennes.La splénoportographie (fig.5) confirme l\u2019existence de varices œsophagiennes et gastriques importantes.La pression intra-splénique est de 48 em.d\u2019eau.Le malade quitte le service le 6 janvier 1960 pour être réadmis, 3 jours plus tard, pour une hématémèse.Il reçoit un litre de sang et l\u2019hémorragie s\u2019arrête spontanément.Le ler février une anastomose porto-cave termino-latérale est pratiquée.Une nouvelle biopsie hépatique per-opératoire montre cette fois une cirrhose portale constituée.Le 25 mai 1960, la splénoportographie (fig.6) démontre que l\u2019anastomose porto-cave est bien fonctionnelle et que le reflux coronaire stomachique et les varices œsopha- giennes ont complètement disparu.La pression in- trasplénique a chuté à 10 cm.d\u2019eau Diagnostic: Cirrhose portale; hypertension por- tale avec varices œsophagiennes et gastriques (décompression chirurgicale).L'indication absolue de la splénoportographie chez les malades devant subir une anastomose por- to-cave est parfaitement démontrée par cette observation.Cet examen permet de constater que le tronc porte est libre et que le chirurgien pourra pratiquer une intervention correctrice sur ce vaisseau.Par ailleurs, le succès de l\u2019opération dépendra de la perméabilité de l\u2019anastomose et de la chute tension- nelle qu\u2019elle entraînera.Il est donc indispensable de pratiquer une splénoportographie avant et après VIALLET: L\u2019ANGIOGRAPHIE HÉPATIQUE l'Union Méd.Canada 700 ET:1 GIOGR TIQUE Tome 90 \u2014 Juillet 1961 l Varice oesophagiennes £ 4 a0\" Figure 5a.Figure 5b.Splénoportographie (4ième seconde) chez un cirrhotique (observation 3).La pression intrasplénique est de 48 cm.d\u2019eau.La dérivation porto-cave par la veine coronaire stomachiqu> détermine le developpement de volumineuses varices œso- phagiennes.Il n\u2019y a pas de reflux dans les mésentériques.Figure 6a.Figure 6b.Splénoportographie (lére seconde) du méme malade (observation 3) aprés intervention.I\u2019anastomose porto-cave ter- mino-latérale est fonctionnelle et les varices cesophagiennes ont disparu.La pression intra-splénique est maintenant de 10 «m.d\u2019eau.PSE \u2014 etape tt oser AE rt DA L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 l\u2019intervention (14).Cet examen est d\u2019ailleurs insuffisant comme unique exploration hémodynamique portale pré-opératoire, et il est devenu nécessaire de compléter l'exploration par un cathétérisme des veines sus-hépatiques et par une mesure du débit hépatique (30, 31).Ce n\u2019est qu\u2019en multipliant ces examens qu'il sera possible d\u2019évaluer physiologiquement les gestes thérapeutiques fondés le plus souvent sur de simples notions anatomiques et d\u2019arriver ainsi à des conclusions valables sur la valeur de ces interventions.Résumé et conclusion Depuis 10 ans, la splénoportographie est utilisée dans l\u2019exploration des affections hépato-spléniques.Cette méthode est rapidement devenue indispensable pour l\u2019étude de l\u2019hypertensior: portale et de divers syndromes abdominaux.Presque totalement dépourvue de danger, si elle est pratiquée par une équipe médico-radiologique expérimentée, la splé- noportographie apporte des renseignements très précieux ainsi que l\u2019illustrent nos trois observations.Summary and conclusions For the past ten years, splenoportography has been used for the investigation of hepato-splenic diseases.In a short time.1t became indispensable for the study of portal hypertensicn and of different abdominal syndromes.Splen- oportography 1s almost completely devoid of danger when performed by a well-trained group and our 3 cases show the considerable interest of this technique.BIBLIOGRAPHIE 1.S.ABEATICI et L.CAMPI: La Visualizzazinone ra- diologica della porta per via splenica.Minerva Med, 92: 593 (avril) 1951.2.L.LEGER: Phlébographie portale par injection spléni- que intra-parenchymateuse.Mém.Acad.Chir, 77: 712 (mai) 1951.3.R.BOULVIN, M.CHEVALIER, P.GALLUS et M.NAGEL: La portographie par voie splénique transpa- riétale.Acta Chir., Belg.50: 534 (nov.) 1951.4.B.DREYER et O.E.BUDTZ-OLSEN : Splenic Veno- graphy.Lancet, 262: 530 (mars) 1952.5.B.S.ZEID, 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RECUEIL DE FAITS LE SYNDROME DE TROUSSEAU Murat KALUDI, Hôpital Saint-Luc (Montréal).La phlegmatia alba dolens des cancéreux peut accompagner toutes les néoplasies, surtout quand elles sont ulcérées.Elle apparaît quelquefois alors que le cancer est cliniquement avéré; mais elle peut être le premier symptôme, le signe révélateur de la maladie et à ce point de vue, on devine facilement l'intérêt qu\u2019elle présente.C\u2019est Trousseau qui a montré, dans ses Leçons Cliniques de l'Hôtel-Dieu de Paris, la valeur sémé- iclogique de cette thrombophlébite dans le diagnostic du cancer de l'estomac.Par une cruelle ironie du sort, 11 devait, quelques années plus tard, constater chez lui la justesse de ce qu'il avait si bien décrit.Il est curieux de noter en passant que les ouvrages didactiques d\u2019expression française n\u2019en font pas mention.Il est encore plus curieux de voir que c\u2019est la littérature de langue anglaise qui a créé, dans le clavier de la nomenclature, le Syndrome de Trousseau.En effet, le premier cas rapporté est celui d'Osler et de McCrac, en 1900.En 1932, Thoenes en Allemagne publie deux cas de thromboses segmentaires multiples, localisées aux membres supérieurs, chez des malades ayant un cancer de la tête du pancréas.Fn 1933 Umlauft, en Allemagne, relate deux observations chez des malades atteints, eux-aussi, de cancer de la tête du pancréas.La même année Moser présente un travail d\u2019ensemble sur les thromboses veineuses multiples au cours du cancer de l\u2019estomac.En 1938 Spraul fait une large enquête sur les relations existant entre les thromboses veineuses et les diverses affections médicales.Dans un document intéressant portant sur 4,258 autopsies pratiquées au Presbyterian Hospital de New-York, on y note que le cancer du pancréas fournit à 30% près, autant de phlébites que le cancer de l\u2019estomac, que 36% des thrombophlébites du cancer du pancréas sont du type plurisegmentaire alors que ce même type ne se retrouve que dans 6% des throm- bophlébites du cancer de l\u2019estomac.Spraul signale que malgré ses recherches minutieuses, 11 n\u2019a trouvé que d\u2019une façon inconstante des cellules cancéreuses sur les parois thrombosées.Il insiste d\u2019autre part sur le fait particulier qu\u2019il n\u2019a pas rencontré de processus inflammatoire.En 1943, Kennedy publie deux cas de thromboses multiples chez deux malades atteints, l\u2019un de cancer du corps et l\u2019autre de la queue du pancréas.Enfin, avec une confrontation anatomo-clinique des « Case Records» de « Massachusets General Hospital », affection entre dans les discussions habituelles des cénacles médicaux Observation 1.Le 12 septembre, M.J.K., âgé de 51 ans, se présente accusant de vives douleurs abdominales qui surviennent sous forme de crises.On le voit traverser le cabinet de consultation, courbé en deux, à un point tel qu\u2019on le prendrait pour un traumatisé de la voie publique.Assis sur une chaise, tout recroquevillé, le corps penché en avant et le faciès grimaçant de souffrances, 1l nous apprend que durant un séjour dans la Légion Etrangère, il y a contracté le paludisme et l\u2019amibiase.Il y a quatre mois environ, sont apparues à la partie postérieure de l\u2019hémithorax droit des douleurs continues, avec impression de transfixion an- téropostérieure empêchant le sommeil et obligeant le malade à interrompre son travail.Malgré de nombreuses consultations chez des médecins différents, son état ne subit aucune amélioration.Au contraire, 11 y a un mois à peu près, ce syndrome s'est brusquement aggravé.Les douleurs se sont étendues à l\u2019abdomen où à présent elles prédominent.Enfin leur caractère a complètement changé puisque des crises paroxystiques se sont greffées au point de devenir subintrantes.Elles surviennent d\u2019une façon spontanée, sans cause provocatrice apparente.Rien ne peut les soulager, hormis une piqûre de morphine.Il n\u2019y a pas d\u2019autres troubles fonctionnels.L\u2019appétit est conservé, les selles sont normales, mais l'état général semble assez atteint: il aurait maigri de 15 lbs.La palpation abdominale est normale.Le foie et la rate sont normaux et les divers autres appareils ne mettent en évidence aucune anomalie.T.A.145/80. 704 VIALLET: L\u2019ANGIOGRAPHIE HEPATIQUE On soulève comme diagnostic celui de thrombose veineuse mésenthérique et séance tenante, on admet le malade à l\u2019hôpital.Au bout de quelques jours, tout semble rentrer dans l\u2019ordre, ceci permettant de pousser les investigations biochimiques, radiologiques et hématologiques assez loin.On ne décèle aucune cause.Au quinzième jour d\u2019hospitalisation l\u2019état du malade semble tellement amélioré que sur la demande de la famille l\u2019autorisation de départ faillit être accordée, mails à ce moment précis, l\u2019interne signale l\u2019apparition d\u2019un syndrome algo-dyspnéique thoracique droit accompagné de toux, d\u2019expectoration sanglante et d\u2019hyperthermie en rapport avec un infarctus pulmonaire.Sous l\u2019action des anticoagulants, tout rentre dans l\u2019ordre, en deux semaines environ, mals une thrombophlébite du membre inférieur droit fait son apparition avec son cortège habituel des phénomènes généraux et locaux.Douze Jours après, au déclin de l\u2019évolution de la phlébite de la jambe droite, la jambe gauche à son tour présente la même atteinte.À son 48e jour d\u2019hospitalisation, alors que la décision d'une laparatomie exploratrice est prise, le malade présente d'une façon brusque une hémiplégie avec aphasie.Bientôt son état décline de Jour en jour et au bout d\u2019une semaine le patient s'éteint.L'autopsie découvre: Pancréas.L\u2019organe est augmenté de volume au dépens du corps et de la queue.Une section à ce niveau, montre un parenchyme remplacé par un tissu blanc-grisâtre de consistance très ferme.La tumeur envahit le méso-côlon et on note de nombreux ganglions métastatiques autour de la tête de l'organe.A l\u2019histologie: prolifération d\u2019éléments canaliculaires atypiques.Foie.Présence en surface, de multiples nodules ombiliqués de type métastatique.Rate.Présence de petits nodules blanchâtres mé- tastatiques.Au microscope il y a invasion vaseu- laire par des éléments tumoraux.Veine cave inférieure.Gros thrombus accolé à l'intima et situé à 6 em.de l\u2019abouchement de la veine rénale droite.Observation 2.Homme de 57 ans, platrier, admis pour thrombo- phlébite de la jambe droite, remontant à dix jours environ.Dans ses antécédents à signaler une pneumonie lobaire aiguë, deux mois avant l\u2019admission ainsi L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 qu'une cure radicale de hernie inguinale gauche, il y a 4 semaines.A l'examen le malade paraît émancié et pâle.Son appétit est devenu capricieux et le malade a maigri de douze livres depuis son épisode pneumonique.Un léger clocher thermique se dessine tous les soirs, avec des transpirations abondantes.L'abdomen est souple, le foie et la rate ne sont pas palpables.Il n\u2019a jamais éprouvé de ténesmes, de vomissements ou d\u2019émissions de selles diarrhéiques ou sanglantes.Sa T.À.se situe à 140/75.Tous les examens de laboratoire, l\u2019électrocardiogramme ainsi que les diverses radiographies pulmonaire et du tube digestif en entier, sont normaux.Cinq jours après son admission, un infarctus pulmonaire de moyenne intensité fait son apparition.Au dix-septième jour de son hospitalisation, un processus thrombophlébitique analogue au premier a lieu au niveau du mollet gauche durant deux semaines.Au décours de sa maladie.le patient quitte l'hôpital malgré un avis médical contraire, pour revenir trois semaines après, cette fois-c1 avec une troisième attaque au niveau de la cheville droite.Quatre jours après, une laparatomie exploratrice met en évidence un cancer du corps et de la queue du pancréas, avec des métastases hépatiques et 1no- pérable.DTAGNOSTIC Il n\u2019est pas dans notre intention de passer en revue la symptomatologie du cancer du pancréas avec ses diverses localisations; tous les ouvrages didactiques en font assez abondamment mention.Disons toutefois que le diagnostic clinique demeure difficile à cause de la rareté des symptômes et des signes, tout en ajoutant que les examens radiologiques et autres sont d\u2019un maigre apport.Il est vrai que la douleur à caractère transfixiant et à localisation particulière, que l\u2019amaigrissement, les perturbations du transit intestinal, les hématémèses inexpliquées forment un ensemble de preuves qui, bien interprétées, aident grandement à l\u2019établissement du diagnostic.C\u2019est surtout la présence des thrombo-phlébites qui mérite une plus grande attention.Ces thromboses veineuses apparaissent de bonne heure, bien avant la période terminale.Elles se développent insidieusement, elles sont multiples, segmentaires et souvent fugaces en ce sens qu\u2019elles disparaissent en quelques jours, sans laisser de traces.Ces thrombophlébites multiples nous mettent en présence d\u2019un tableau clinique auquel nous ne sommes pas habitués.Impressionnés par la multiplicité, nous sommes naturellement enclins à leur re- more cmt rat ce l'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 chercher une étiologie importante telle qu\u2019une leucémie atypique, une polyglobulie, une goutte ou une septicémie.Toute thrombophlébite multiple et fugace qui, pour employer l\u2019expression consacrée, n\u2019a pas fait sa preuve, doit faire songer à un cancer du pancréas, lors même que l\u2019état général demeure satisfaisant.Restent ensuite les autres moyens d'investigations à mettre en œuvre qui d\u2019ailleurs, ne constituent que le prélude de la laparatomie exploratrice.À ce propos, il ne serait pas superflu de rappeler que dans le domaine des épreuve: enzymatiques, un pas en avant semble avoir été fait.En effet, on se souvient des controverses suscitées lors des publications des premiers investigateurs concernant les modifications pondérales du taux de la leucine- aminopeptidase au cours du cancer du pancréas et des viscères du carrefour pancréatico-cholédocien.On peut dire sans se tromper que l'unanimité en est faite.Si l\u2019on exclut les modifications constatées quelquefois au cours des métastases hépatiques on peut affirmer que le cancer de la queue et du corps du pancréas provoque une mobilisation exagérée de la leucine-aminopeptidase sérique.Ainsi, le taux élevé de cet enzyme associé à la douleur caractéristique et à l\u2019amaigrissement accusé, impriment un cachet quasi pathognomonique à la maladie.Pathogénie.Sur l\u2019étiologie du cancer du pancréas, on sait peu de choses.À plus forte raison, on ne fait que se leurrer d\u2019hypothéses quand on essaie de fournir une explication pathogénique relative aux throm- bophlébites multiples et segmentaires.On sait, uniquement, que dans la majorité des cas, il n\u2019existe aucune infiltration des parois des vaisseaux atteints.De plus, le processus inflammatoire est, pour ainsi dire, inexistant.Bien sûr, on à fait appel aux divers facteurs incriminés habituellement dans la pathogénie des thromboses veineuses tels que l\u2019altération de la parois veineuse, la stase sanguine, le ralentissement du courant sanguin, ete.Tout cela fait parti de l\u2019ensemble de nos connaissances dans le cadre classique d\u2019une pathologie générale, mais n\u2019offre pas l'explication attendue.Il est indiscutable que le courant sanguin est animé d\u2019une tendance spéciale à la formation des thromboses, mais le mécanisme réel demeure hors de la portée de nos connaissances Déjà, Spraul en 1938 se basant sur la statistique de 125 cas de cancer de la tête et surtout du corps du pancréas, avait KALUDI: LE SYNDROME DE TROUSSEAU 705 émis l\u2019hypothèse de l\u2019existence d\u2019un facteur spécial libéré par les cellules néoplasiques.Il faut admettre que ce facteur n\u2019a jamais été mis en évidence.Innerfield dans son travail récent, montre qu\u2019il y a une relation étroite entre le taux de trypsine sanguine et le taux de l\u2019antithrombine.À l\u2019appui de son hypothèse, 1l fournit l\u2019exemple de la pancréatite hémorragique où les taux de la trypsine et de l\u2019antithrombine sont élevés.Par contre, en ce qui concerne le cancer pancréatique, le même auteur a toujours trouvé une chute significative de ces deux facteurs.Toutefois, McLachlin, Paul et Paterson ayant repris ce même travail, semblent donner l\u2019impression d\u2019éprouver des difficultés pour confirmer les assertions du premier.D'ailleurs, des objections majeures ne manquent pas: à ce point de vue le cancer bronchique qui s\u2019accompagne quelquefois de thromboses veineuses multiples et segmentaires peut en constituer une.Résumé Deux cas de thrombophlébites segmentaires multiples traduisant la présence d\u2019un cancer de la queue et du corps du pancréas, sont rapportés.Le premier cas fit son entrée en scène par un infarctus pulmonaire, tandis que le deuxième se manifesta d\u2019emblée par des thrombo-phlébites multiples et segmentaires.L'auteur passe ensuite en revue les symptômes fonctionnels classiques attribués à ces localisations néoplasmiques.Une courte incursion dans la littérature lui permet de dégager les données essentielles sur le diagnostic, la pathogénie et la séméiologie du Syndrome de Trousseau.Finalement, il insiste sur la valeur énorme qui doit s\u2019attacher à la présence des thrombophlébites segmentaires, multiples et fugaces.Summary Two personally observed cases of migrating, recurrent and multiple thrombophlebitis associated with visceral carcinoma, are reported.The two concern carcinoma of the tail and the body of the pancreas.In the first case, the pulmonary embolism was the initial complaint whereas in the second case veinous thrombosis was the common complication.The author recall that there are several classical important clues which can build up the diagnosis.These include: persistent pain in either the abdomen or back; a rapid weight loss; an unexplained change in the bowel habit; an unexplained thrombophlebitis; significant gastrointestinal bleeding may result from infiltration of the alimentary tract either by secondary deposits or by the primary neoplasm.In addition to the occurrence of repeted and ocult thrombophlebitis, carcinoma of the pancreas may 706 KALUDI: LE SYNDROME DE TROUSSEAU become manifest by the feature of a cerebral embolism and hemiplegia.The presence of an idiopathic thrombophlebitis with the characteristics of the variety associated with carcinoma, constitutes an indication for further investigations and laparatomy must be performed to discover the neoplasm.BIBLIOGRAPHIE 1.CASE RECORDS OF THE MASSACHUSETTS GENERAL HOSPITAL (Case 33491): New Engl.J.Medicine, 237: 875, 1947.2.W.F.KENNEDY: Association of Carcinoma in the Body and Tail of Pancreas with Multiple Venous Thrombosis.Surgery, 14 : 600, 1943.L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 3.5.MOSER: Multiple Venenthrombosen als Fruhssymp- tom von Magenkarcinom.Munch.Med.Wohenschrift, 1: 2022, 1933.4.SPRAUL: Carcinoma and Venous Thrombosis.Amer.J.of Cancer, 34: 566, 1938.5.R.THOENES: Multiple Venethrombosen, ein bisher unbekanntes Fruhsymptom beim Pankreaskarcinom.Munch.Med.Wohenschrift, 2: 1677, 1932.6.A.TROUSSEAU: Clinique Médicale de l\u2019'Hôtel-Dieu de Parts, 3-8 octobre, 1877, p.379.7.UMLAUF: Thrombosen und Pankreaskarcinom.Munch.Med.Wohenschrift, 1: 607, 1933.LE SYNDROME D'EMPOISONNEMENT PAR L'OXYGÈNE François LÉGER.Cela fait bien quinze ans qu\u2019on a décrit et documenté le syndrome d\u2019empoisonnement par l\u2019oxygène; ce n\u2019est nullement une nouveauté.Cependant, le fait qu\u2019on en ait encore des cas dans nos hôpitaux, nous justifie de vouloir attirer l\u2019attention sur ce sujet.Trop de médecins sont trop prompts à prescrire l\u2019administration d\u2019oxygène à toutes les catégories de malades, et le cathéter nasal ou la tente sont souvent des mesures d\u2019urgence que l\u2019on emploie sans discrémination.Pourtant, à une certaine catégorie de malades, cette mesure thérapeutique peut être non seulement nuisible, mais dangereuse et fatale.L\u2019emphysémateux chronique ventile mal ses alvéoles.Cette hypoventilation, non seulement diminue la quantité d\u2019oxygène qui atteint la membrane al- véolo-capillaire, mais elle réduit surtout la vidange du CO».L\u2019emphysémateux retient donc du CO» dans ses alvéoles mal ventilées; ce CO.alvéolaire étant en équilibre avec le CO» artériel, l\u2019emphysémateux retenant du CO, développe de l\u2019hypercapnie.Cette hypercapnie, dans certains cas, peut aller jusqu\u2019à et même dépasser quatre-vingt volumes pour cent.Evidemment l\u2019hypercapnie s\u2019accompagne d\u2019une anoxémie importante.À l\u2019état normal, c\u2019est l\u2019augmentation du gaz carbonique dans le sang qui stimule le centre resp1i- ratoire, provoquant une augmentation de la ventilation et des échanges gazeux.Cependant, chez un malade qui maintient pendant des mois une hypercapnie chronique, le centre respiratoire « s\u2019habitue » et ne répond plus au stimulus normal.Ce sont alors les chémorécepteurs de l\u2019arc aortique et des sinus carotidiens qui deviennent responsables de la stimulation respiratoire.Ces chémorécepteurs ne sont sensibles qu\u2019à l\u2019ano- \\ xémie et non pas à l\u2019hypercapnie.On comprend que lorsqu\u2019on donne à respirer à un malade dont le centre respiratoire est « paralysé » par la rétention de CO», de l\u2019oxygène à cent pour cent, on satisfait ses chémorécepteurs.L\u2019anoxémie, corrigée par l\u2019oxygène ne stimulera plus la respiration; il n\u2019y aura plus de stimulus à la respiration.Alors, rose et bien oxygéné, le patient respirera de moins en moins, augmentant sa rétention de CO, jusqu\u2019à des niveaux dangereux.Les symptômes de cette intoxication sont variables.Ils comprennent des phénomènes moteurs: tremblements, trémulations, myoclonies; des changements psychologiques: dépression, irritabilité, ballucinations, agitation; enfin, cele peut aller à la stupeur et le coma.Le traitement n\u2019est pas facile.Il faut d\u2019abord cesser l\u2019administration d\u2019oxygène.Ensuite, il est essentiel de provoquer l\u2019hyperventilation.Il sera souvent nécessaire d\u2019utiliser des méthodes de respiration artificielle; les respirateurs de type Drinker peuvent être utilisés, mais les appareils à pression positive intermittente sont beaucoup plus commodes.Un cas parmi nombre d\u2019autres sera maintenant relaté pour illustrer l\u2019état de chose décrit plus haut.Observation Monsieur A.B., âgé de 67 ans, fut admis à l\u2019hôpital, le 11 mai 1960.Ce patient souffrait d\u2019une L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 bronchite chronique de longue date; en 1946, soit 14 ans auparavant, alors qu\u2019il était hospitalisé pour prostatite, on notait qu\u2019il toussait et crachait abondamment.Il se plaignait aussi de dyspnée d\u2019effort.Une radiographie pulmonaire faite en 1949 montrait entre autres choses, un aplatissement des coupoles diaphragmatiques.Environ cinq semaines avant \"admission, le malade fut traité pour une infection des voies respiratoires avec forte élévation de température; probablement une pneumonie.Depuis cet épisode, il n\u2019avait pas complètement récupéré sa condition normale; il toussait et crachait beaucoup, se sentait faible et avait de fréquents étourdissements.La veille de l\u2019admission, il fit une chute.Cette chute fut suivie d\u2019une période de désorientation, légère déviation de la bouche vers la gauche et légère dysarthrie.Ces signes avaient régressé au moment de l\u2019examen d\u2019admission ; ii persistait une céphalée occipitale et une certaine difficulté à finir ses phrases; pas de troubles moteurs ni sensitifs.Le diagnostic provisoire d\u2019accident vasculaire cérébral fut porté, et entre autres manœuvres thérapeutiques, on administra par cathéter nasal, de l\u2019oxygène à 100%.Loin de s'améliorer, l\u2019état de conscience se détériora.Le lendemain, le patient était très confus, bredouillant des paroles incompréhensibles.Un neurologue nota à ce moment, un examen fundos- copique normal, un régime de réflexes normal, des cutanés plantaires en flexion et l\u2019absence de troubles sensitifs et moteurs.On suggéra un diagnostic d\u2019abcès cérébral frontal métastatique ou de thrombose évolutive de la carotide.Un électroencéphalogramme objectiva une souffrance cérébrale diffuse de forte intensité (grade III), et la possibilité d\u2019anomalies localisées sur la région temporo-pariétale gauche.La radiographie du crâne était négative.Le 15 mai, l\u2019état du malade oscillait entre une agitation extrême et une profonde stupeur.A cause d\u2019une expansion thoracique limitée, d\u2019une hyper- sonorité des bases, d\u2019une rétraction vers le bas du cartilage thyroïde, on cessa l\u2019oxygène.Le malade redevint un peu cyanosé, mais retrou- Va ses esprits.Le 16 mai, on nota qu\u2019il était calme et bien éveillé; l\u2019examen neurologique n\u2019avait pas changé.L'état psychique du malade demeura nor- LÉGER: LE SYNDROME D\u2019EMPOISONNEMENT PAR L\u2019OXYGÈNE 707 mal par la suite et le malade fut congédié le 25 mai, après guérison d\u2019une infection urinaire.Un second électroencéphalogramme fait le 23 mai montra une amélioration considérable de l\u2019élec- trogénèse par rapport au tracé précédent; il ne persistait qu\u2019une dysfonction diffuse modérée.Après un an, le patient demeure parfaitement bien et sans séquelle neurologique.Ayant cessé de fumer, il ne tousse plus, ne crache plus, a engraissé de plusieurs livres et malgré ce gain de poids, n\u2019accuse pas une plus forte dyspnée.On peut résumer le cas comme suit: un homme de 67 ans, tousseur et emphysémateux était plus ou moins bien compensé du point de vue de sa fonction respiratoire.Une infection respiratoire aggrava sa rétention de CO», le rendant plus sensible à une intoxication à l\u2019oxygène qui ne manqua pas de se produire quand on le lui administra.* * * De tout ceci, il ne faut pas conclure que les em- physémateur ne doivent jamais recevoir d\u2019oxygène.Mais on peut affirmer que l\u2019oxygène, comme toutes les drogues et les méthodes de traitement, a des indications et des contre-indications.Celui qui le prescrit doit en connaître les dangers comme les bienfaits et savoir en varier le débit, la concentration et le mode d\u2019administration selon les besoins de chaque cas.Résumé Le malade souffrant d\u2019emphysème obstructif chronique développe parfois une importante hypercapnie.Cette hypercapnie « paralyse » le centre respiratoire; c\u2019est alors l\u2019anoxémie, à laquelle répondent les chémo-récepteurs de l\u2019arc aortique, qui devient le stimulus de la respiration.Chez un tel malade, administration d\u2019oxygéne peut être dangereuse.Un cas d\u2019empoisonnement par l'oxygène est présenté.Summary The chronic emphysematous patient often develops a high degree of CO2 retention.In such a case, the respiratory center becomes \u201cparalyzed\u201d or anesthetized, and the anoxemia is the only stimulus of respiration.The administration of pure oxygen can then be a danger, suppressing that stimulus.A case of oxygen poisoning 1s presented. MOUVEMENT MÉDICAL ÉTUDE CLINIQUE DE LA PYRROLIDINO-METHYL-TETRACYCLINE (REVERIN)! Gilles GOSSELIN, Hôtel-Dieu de Montréal.L'objet de ce travail est un nouveau dérivé des tétracyclines, la pyrrolidino-méthyi-tétracycline.Depuis 1953, un grand nombre de travaux ont été publiés sur les propriétés biologiques du chlorhydrate de tétracycline en tant que substance fondamentale de toute la série des tétracyclines.Ils remontent à une publication de Finland (1), ainsi qu\u2019à dix études d\u2019un groupe de chercheurs américains qui ont exposé les résultats de leurs travaux sur la tétracycline au cours d\u2019un symposium tenu à Washington, en octobre 1953.Fussgaenger (2) a tenté de comparer les différentes actions biologiques de la tétracycline elle- même, et de la pyrrolidino-méthyl-tétracycline obtenue par voie synthétique.Ces examens comparatifs ont montré que la pyrrolidino-méthyl-tétracy- cline correspond par ses propriétés antibiotiques à la substance fondamentale de la série, le chlorhydrate de tétracycline.Par ailleurs, des expériences comparatives sur l\u2019appareil de Warburg ont montré que cette action est due a la pyrrolidino-méthyl- tétracycline elle-même, sans qu\u2019il y ait scission préalable de la chaîne latérale (3).Enfin, Dimmling (4) affirme, à la suite d\u2019études comparatives faites « in vitro » par la méthode des dilutions croissantes sur 169 couches de streptocoques, staphylocoques, colibacilles et protéus, isolées sur du matériel pathologique, qu'il est impossible de reconnaître des différences d\u2019action significatives entre la pyrrolidino-méthyl-tétracycline et le chlorhydrate de tétracycline.La concentration de la pyrrolidino-méthyl-tétra- cycline dans le sang et dans l\u2019urine après une seule injection intraveineuse fut étudiée par Strauch et Koch (5).Il ont noté, dans les premières heures, après une seule injection de 275 mg.de Reverin intraveineux, une concentration sanguine 10 fois plus élevée qu\u2019après l\u2019administration par voie buccale d\u2019une dose unique de 250 mg.de tétracycline- HCI.Dans les 4 à 6 heures qui suivirent, les taux sanguins étaient encore 2 fois plus élevés, et même après 24 heures, on pouvait déterminer, dans tous les cas examinés, des concentrations actives envers 1.Produit gracieusement fourni par la maison Hoechst Pharmaceuticals of Canada Limited, Montréal.les germes sensibles.Strauch et Koch ont mesuré dans l\u2019urine des concentrations de pyrrolidino-mé- thyl-tétracycline particulièrement élevées, de sorte qu\u2019on peut envisager son emploi dans les maladies des voies urinaires, puisqu'elle est de même ordre de grandeur que celle du sérum.D'autre part, il est prouvé qu\u2019une élévation de la dose unique intraveineuse, au-dessus de 275 mg.n\u2019entraîne pas une augmentation durable de la concentration sanguine, ce dont il faut tenir compte du point de vue clinique et économique (6) En outre, la fluctuation incalculable des taux sanguins (Welch) contatée au cours du traitement per os à la tétracycline ne s\u2019observe pas avec la pyrrolidino- méthyl-tétracyecline.Un test particulier au Reverin, à côté de ceux pratiqués pour les autres tétracyclines n\u2019a pas de valeur pratique, car le spectre des 4 dérivés de ce groupe est identique.Les tests usuels des antibiotiques n\u2019indiquent jamais quelle concentration peut être obtenue «in vivo».C\u2019est ainsi qu\u2019avec un halo d\u2019inhibition faible pour les tétracyclines, le Reverin peut quand même avoir une bonne efficacité, précisément à cause de la concentration initiale 4 fois plus élevée, c\u2019est-à-dire le rapport de 275 mg.de Reverin pour 1 gm.de n\u2019importe quelle autre tétracycline administrée par voie buccale.Holly et Fussgaenger (9) ont démontré qu\u2019il n\u2019existe pas de relations entre la résistance «in vitro » et l\u2019action « in vivo » des téiracyclines, surtout du pyrrolidino-méthyl-tétracycline.En effet, leurs travaux ont démontré que les souches de staphylocoque doré employées (285, 8655, 8633) étaient toutes résistantes in vitro aux quatre types de tétracyclines utilisées (oxytétracycline, tétracycline, chlortétracycline, pyrrolidino-méthyl-tétra- cycline).In vivo, les résultats furent tout a fait différents.Après administration intra-péritonéale de 0.3 ce.d\u2019une suspension bactérienne, 100% des souris non traitées mouraient en moins de 24 heures.D\u2019autre part, le pourcentage des souris (protégées par les tétracyclines), qui survécurent a cette méme inoculation intrapéritonéale de bactéries, varia selon le type de tétracycline administré.75% des souris, protégés par la pyrrolidino-méthyl-té- L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 tracycline survécurent à l\u2019inoculation, tandis que 20%, 18% et 13% des souris protégées respectivement par l\u2019oxytétracycline, le chlortétracycline et la tétracycline (à des doses analogues) survécurent.Les auteurs démontrent par ailleurs que dans tous les cas, les taux sanguins n\u2019étaient pas statistiquement différents.ETUDE CLINIQUE L'évaluation clinique d\u2019un antibiotique est naturellement difficile du fait de l\u2019absence de possibilité de comparaisons exactes (7, 8).Nous avons maintenant plus de 90 malades à qui nous avons administré par voie intraveineuse de la pyrrolidino-méthyl-tétracycline.Ces malades furent choisis: 1) soit parce qu\u2019ils étaient des cas d'infections prouvées bactériologiquement, ou à staphylocoque doré, ou à d\u2019autres microbes pyogènes, 2) soit parce qu'ils présentaient une insuffisance rénale aiguë et ses complications, 3) soit parce qu'ils recevaient des agents cytotoxiques, par voie intraveineuse et/ou intra-portale et/ou intra-péritonéale, pour épithélioma du poumon, du côlon, de l\u2019estomac, etc, 4) soit parce qu\u2019ils étaient diabétiques et présentaient des complications de leur artériosclérose oblitérante.Le premier groupe comprend surtout des malades atteints de furonculose et de pneumonie, quelques cas de septicémie, de méningite purulente et d\u2019infections osseuses.Nous avons aussi inclus quelques cas d\u2019infection à streptocoque hémolytique (angines, cellulites périphériques).En général, nous pouvons affirmer que la majorité de ces malades du premier groupe ont grandement bénéficié du traitement au Reverin, qu\u2019ils ont évolué vers la guérison, sans séquelle et sans récidive, sauf pour deux cas de méningite purulente aiguë post-cpératoire.Pour ce qui est du deuxième groupe de malades, ie.les 12 cas d'insuffisance rénale aiguë, il faut comprendre la situation à laquelle nous devons faire face chez chacun de ces malades.Ceux-ci nous arrivent habituellement 4 ou 5 jours après l\u2019installation de leur insuffisance rénale aiguë, avec une urée et une créatinine sanguines très élevées, des désordres métaboliques importants (hypochlorémie, hyponatrémie, hyperkaliémie, etc.).Ils sont habituellement pyrétiques, déshydratés et porteurs d\u2019une sonde urinaire qui leur fut installée peu après l\u2019accident.Lorsque le malade arrive à l'hôpital, nous changeons la sonde, installons une dissection veineuse, un tube de succion gastrique, etc.Ces différents procédés sont tous des sources de contamination.D\u2019autre part, certains de ces malades devront être dialysés par des méthodes artificielles GOSSELIN : ÉTUDE CLINIQUE DU REVERIN 709 (hémodialyse, dialyse péritonéale) qui comportent de grands dangers de contamination.Pour cette raison et à titre prophylactique, nous avons tenté d\u2019administrer du Reverin à chacun de ces malades, même après avoir pris toutes les précautions nécessaires pour éviter la contamination infectieuse par ces différents orifices.Des 12 malades que nous avons ainsi traités avec le Reverin, seulement 3 des malades décédés présentaient, à l\u2019autopsie, des lésions infectieuses importantes.Par ailleurs, les 4 malades qui ont survéeu à leur insuffisance rénale aiguë, n\u2019ont présenté aucune séquelle extra-rénale de cette affection.Quant au troisième groupe, celui des cancéreux, des leucémiques et des lymphomateux, à qui nous devons, à certains moments, administrer des cyto- toxiques, à hautes doses, nous avons cru, dans un bon nombre de cas, devoir administrer de la pyrro- lidino-méthyl-tétracyeline à titre prophylactique, surtout si des réactions dépressives sévères de la moelle (hypoplasie médullaire transitoire) se produisaient.La leucopénie est habituellement le fait le plus marquant et ces malades opérés ne peuvent se défendre contre les infections que peuvent susciter les intervention chirurgicales délabrantes qu\u2019ils ont subies.Nous avons décidé, chez les malades qui étaient soumis à une intervention chirurgicale et qui recevaient du Mustargen ou autres produits analogues, de prescrire de routine des doses prophylactiques de pyrrolidino-méthyl-tétracycline, et les doses sont habituellement de 2 ampoules par jour, pour une période d\u2019environ 8 à 10 jours.Jusqu\u2019à date, nous avons très probablement évité des désastres, c\u2019est-à-dire des infections importantes qui pourraient survenir lorsque les leucocytes tombent aux environs de 1,000 ou de 750 par mm°, temps idéal pour la pullulation des microbes dans un organisme qui ne peut se défendre Le quatrième groupe est composé de diabétiques de 50 à 70 ans, porteurs de lésions ischémiques ou neuro-trophiques des membres inférieurs.La pyrro- lidino-méthyl-tétracycline leur fut administrée par voie intraveineuse et/ou intra-artérielle et/ou localement.En général, les résultats furent, à notre avis, beaucoup plus satisfaisants qu'avec les autres moyens habituellement employés, mais le nombre de cas traités reste encore trop infime pour nous permettre de tirer des conclusions valables.Des 90 cas que nous avons étudiés, nous voulons présenter un résumé de deux observations.Cas no 32 Il s\u2019agit d\u2019un malade de 37 ans, qui fut transféré le 31 mai 1959, d\u2019un hôpital régional vers l\u2019Hôtel- 710 GOSSELIN : ÉTUDE CLINIQUE DU REVERIN Dieu, pour investigation diagnostique.Le début des symptômes datait déjà de quelque trois semaines, et ceux-ci avaient été caractérisés par un état grippal, accompagné de toux productive, d\u2019expectorations L\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 chymateux.Le diagnostic clinique fut celui de broncho-pneumonie avec épanchement pleural droit.Les analyses de laboratoire révélaient une polynucléose à neutrophiles, une sédimentation à 50 mm.à la SUCCES BB INSUCCES 25 VA w \u2018wl z £ 20 > U 15 wv « O w [a] 3 wv) w Ww wu = oO z z = 2 x Oo J I z 2 xz * 8 10 U > œ a 5 wl oO z Zz wi = § SYSTEMIQUES LOCALISEES INFECTIONS verdâtres, d\u2019asthénie progressive et d\u2019hyperthermie oscillant entre 101° et 104°.A Varrivée, l\u2019examen du malade nous laissait voir une atteinte profonde de l\u2019état général, une tachypnée, et auscultation pulmonaire montrait les signes d'un épanchement pleural droit.Par ailleurs, on entendait aux deux plages pulmonaires, des râles bronchiques et paren- INSUFFISANCE , MALADIES DIABETE RENALE HEMATOLOGIQUES & AIGUE A.S.0.minute, une hémoculture positive avec croissance de staphylocoque doré, de même que la présence de ce même type de bactérie dans le liquide pleural.Des tests hépatiques pratiqués le lendemain de l\u2019arrivée du malade étaient tous anormaux.En effet, le brome-sulfaléine à 18%, l\u2019électrophorèse des protéines était nettement perturbée, avec une L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 augmentation des gamma et bêta globulines et diminution du rapport albumine/globuline.Par ailleurs, les urines montraient de nombreux cylindres granuleux et hyalins, des leucocytes en très grande quantité, du pus, des bactéries (Staphylo doré).Une radiographie pulmonaire faite le lendemain de l\u2019arrivée du malade, montrait un épanchement pleural d\u2019intensité modérée à droite.Cependant, une deuxième radiographie pulmonaire nous laissait voir, le 3 juin 1959, que toute la plage pulmonaire droite était maintenant voilée par un épanchement massif.Le liquide retiré à ce moment était franchement purulent.Les chirurgiens thoraciques demandés en consultation voyaient le malade le 4 juin 1959, et portaient le diagnostic d\u2019empyème pleural post-septicémique.Tous étaient d\u2019accord pour affirmer l\u2019atteinte hépatique et rénale.Un drainage ouvert fut pratiqué avec d\u2019excellents résultats, tant du point de vue clinique que radiologique.Ce malade fut traité au Reverin, du 4 juin 1959 au ler août 1959; 1l recut une dose totale de 24.25 grammes.Le malade quitta l\u2019hôpital le 3 août 1959 et fut, par la suite, suivi à la Clinique Externe.Des radiographies de contrôle montrèrent une régression graduelle des lésions pleurales, mais en aucun temps, n\u2019a-t-on pu retirer, à partir de septembre 1959, de liquide pleural purulent.Enfin, les dernières radiographies pulmonaires ont montré une disparition à peu près complète des images notées antérieurement, et le malade reprenait son travail en avril 1960, et il travaille régulièrement depuis.En résumé, il s\u2019agissait d\u2019un malade qui a présenté une septicémie à staphylocoque doré avec localisations métastatiques multiples, à prédominance pleuro-pulmonaire, hépatique et rénale.Guérison après drainage ouvert et administration de Reverin pendant près de 2 mois.Cas no 44 Il s\u2019agit d\u2019un diabétique de 43 ans, qui présentait à son entrée à l'hôpital, les symptômes et signes d\u2019un état septicémique, dont l\u2019agent étiologique fut prouvé être du staphylocoque doré.Ce type de bactérie fut isolé tant du pus de l\u2019abcès dorsal (sous-scapulaire droit) que des 4 hémocultures qui furent pratiqués dès son entrée.Le malade reçut un traitement intensif au Reverin du 23 octobre au / novembre 1959, avec disparition complète des symptômes généraux, et guérison de la lésion dorsale suppurée.Les investigations ultérieures, tant du point de vue pulmonaire que rénal, n\u2019ont montré aucune évidence de séquelle à ces niveaux.GOSSELIN : ÉTUDE CLINIQUE DU REVERIN 711 En conclusion, abcès staphylococcique important de la région dorsale chez un diabétique, le tout compliqué de septicémie à staphylo doré; disparition des symptômes systémiques et locaux avec l\u2019administration de Reverin.COMMENTAIRES La préparation est fournie sous forme d\u2019une poudre jaune clair, en ampoule contenant 275 mg.de Reverin.L\u2019ampoule est fermée par un bouchon de caoutchouc perforable.Son contenu est dilué dans 10 em.d\u2019eau bi-distillée.La dissolution est immédiate et produit un peu de mousse.La solution ainsi préparée, limpide, du jaune au jaune foncé, doit être injectée dans la veine lentement et régulièrement en 1 minute.En général, l\u2019injection quotidienne de 257 mg.de Reverin est suffisante, tant du point de vue curatif que préventif.Cependant, au cours des infections graves ou en présence de germes présentant une sensibilité moindre vis-à-vis de la tétracycline (affirmé par un test de résistance), on a eu recours à 2 injections intraveineuses par jour.Dans quelques cas exceptionnels, on a pratiqué 4 à 5 injections par jour.Le traitement fut arrêté, dans la majorité des cas, après 6 ou 7 jours.Dans quelques cas, le Reve- rin fut administré durant une période de 9 à 15 jours.Dans 2 cas, les malades furent traités au Reverin pendant plus de 2 mois.Aucune réaction hématologique (leucopénie, thrombocytopénie) ne fut observée, même chez les malades à qui le Re- verin fut administré pendant plusieurs semaines.En raison de son excellente solubilité à des pH neutres ou faiblement alcalins, le Reverin est facilement toléré et l\u2019on peut injecter par voie intraveineuse des quantités élevées de substances actives avec moins de dissolvant.Aucune des 4,800 injections intraveineuses pratiquées n\u2019a entraîné de manifestation d\u2019irritation locale, même pas dans les cas où, par suite de mauvaise condition veineuse, une petite partie du médicament se répandit à côté de la veine, ou lorsque toutes les injections furent pratiquées dans la même veine du même bras.Un effet secondaire de la pyrrolidino-méthyl-té- tracycline qui est signalé par environ 80% des malades, est une saveur Âpre, amère, qui se fait sentir encore après l\u2019injection intraveineuse et qui disparaît quelques minutes après la fin de l'injection.Chez les malades au goût très sensible, on peut compenser cet inconvénient par un morceau de sucre qu\u2019ils laissent fondre sur la langue pendant l\u2019injection. 712 Il faut insister sur un domaine particulier d\u2019application de Reverin: les différentes maladies hématologiques, avec défaut de maturation des granulocytes, telles l\u2019agranulocytose, les pancytopénies, les différentes formes de leucémies, etc.L\u2019agranulocytose, maladie encore assez souvent rencontrée, est une affection particulièrement dangereuse, du fait que les composées toxiques circulent particulièrement longtemps en liaison avec les protéines sanguines et entretiennent ainsi, durant des semaines, la destruction des granylocytes du sang et de la moelle osseuse.À titre prophylactique, nous avons également pu tirer grand profit de l\u2019effet protecteur antibiotique du pyrrolidino-méthyl-tétracycline intraveineux dans les cas d\u2019extractions dentaires, de cystoscopies ou de pyélographies rétrogrades de même que chez les malades cachectiques, les cardiaques à système circulatoire défaillant, pour prévenir les pneumonies de stase.Résumé Quatre-vingt-dix malades furent traités par la pyrrolidino-méthyl-tétracycline, injectée par voie intraveineuse.Grâce à sa bonne tolérance générale et locale, le Reverin est le premier dérivé de la tétracycline qui peut être injecté en 1 minute par vole intraveineuse, dans une quantité normale de solution, sans qu\u2019apparaissent des manifestations locales d\u2019irritation.Dans les cas bénins de gravité moyenne, l\u2019injection intraveineuse de 275 mg.par jour fut suffisante.Dans les cas graves, on pratiqua, les premiers jours, 2 injections quotidiennes, à intervalles de 12 heures.En accord avec d\u2019autres auteurs, nous n\u2019avons pas observé de troubles hématologiques ou gastro-intestinaux attribuables au seul Reverin, complication très redoutée jusqu\u2019à présent, au cours des traitements par la tétracycline.Nous possédons maintenant avec le pyrrolidino- méthyl-tétracycline un antibiotique à large spectre dont l\u2019action biologique est tout à fait analogue à GOSSELIN : ÉTUDE CLINIQUE DU REVERIN L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 celle du chlorhydrate de tétracyeline; son intérêt particulier pour le praticien réside dans ses taux sanguins élevés.On n\u2019a jamais constaté de manifestation d\u2019irritation veineuse, après des injections répétées dans la même veine.À part une sensation de goût désagréable qui apparaît dans 80% des cas, on n\u2019a pas observé de réaction secondaire notable chez tous les malades traités.Summary The literature on pyrrolidino-methyl-tetracycline and its antibiotic properties is reviewed.Pyrrolidino-methyl-tetracycline was administered to more than 90 patients presenting with severe acute staphylococcal or other types of bacterial infections.The results are analyzed.No major side effects were encountered even in patients who received intense and prolonged dosage.BIBLIOGRAPHIE 1.FINLAND, M., et Coll.: Clinical and laboratory observations on a new antibiotic: Tetracycline.J.A.M.A, 154: 561, 1954.2.FUSSGAENGER, R.: Examens microbiologiques comparatifs de la pyrrolidino-méthyl-tétracycline et du chlorhydrate de tétracycline.Muench.Med.Woch., 100: no 17, 1958.3.HERGOTT, J.,, et THER, L.: Contribution à la pharmacologie de la pyrrolidino-méthyl-tétracycline.Muench.Med.Woch., 100: no 17, 1958.4.DIMMLING, Th.; HUENER, H.; LUTZEYER, W.et SIMON, G.: Etudes expérimentales et cliniques sur la pyrrolidino-méthyl-tétracycline.Muench.Med.Woch., 100: no 17, 1958.5.STRAUCH, D., et KOCH, E.: La concentration du Reverin dans le sang et l\u2019urine après injection intraveineuse unique.Muench.Med.Woch., 100: no 17, 1958.6.BOHN, H., et KOCH, E.: Le traitement intraveineux avec la pyrrolidino-méthyl-tétracycline.Muench.Med.Woch., 100: no 17, 1958.7.FUCHS.G., et KAEMMERER: Expériences cliniques obtenues avec le Reverin.Medizinische Klinik, 54: 260, 1959.8.ALBRECHT.K.F.: Expérimentation clinique en milieu chirurgical du Reverin.Der chirurg., 29: 445, 1958.9.HOLLY, H.et FUSSGAENGER, R.: The action of the tetracyclines on resistant staphylococci.Dtsch.Med.Wdschr., 85: 1762, 1960. REVUE GÉNÉRALE LE SERVICE DE PSYCHIATRIE D'UN HÔPITAL GÉNÉRAL ET LA THERAPEUTIQUE PAR LE MILIEU OU \"MILIEU THERAPY\" Georges-H.TURCOT, Psychiatre à l\u2019hôpital Notre-Dame (Montréal).Le numbre des malades hospitalisés dans les services de psychiatrie des hôpitaux généraux at- tent maintenant le chiffre total des patients admis dans les hôpitaux psychiatriques (1).L'hôpital général, en ouvrant ses portes aux malades psychiatriques, a contribué à l\u2019intégration des maladies mentales ou émotionnelles dans le domaine de la pratique courante.L\u2019atmosphère psychothérapique des services spécialisés y est d'un apport précieux pour la cure du malade.Dans un service de psychiatrie, le milieu hospitalier se distingue par l\u2019importance qu\u2019il accorde aux rapports du personnel soignant avec les malades.Cet aspect pratique, parfois négligé des traitements psychiatriques, est connu dans la littérature médicale américaine sous le nom de Milieu Therapy.Le présent article est consacré à cette thérapeutique; et la description des méthodes de traitement des malades en milieu spécialisé par le personnel psychiatrique permanent y est faite à l\u2019exclusion des procédés physiques.Les membres actifs du Mrleu Therapy sont les infirmières, les thérapeutes d\u2019occupation, les travailleuses sociales et les psychologues.La thérapeutique du milieu résulte non seulement des attitudes et des interventions psycho- thérapiques du personnel soignant dans ses rapports avec les malades, mais également de toutes les activités du service: thérapeutiques d\u2019occupation et de récréation, psychothérapie de groupe, psychodrame, groupes de discussion avec les malades.La convergence de tous ces efforts vers la réadaptation des malades à la vie sociale exige un travail d\u2019équipe, sous la direction des médecins.Une certaine harmonie fonctionnelle s\u2019obtient par une formation de base donnée à tous les membres de l\u2019équipe.BREF RAPPEL HISTORI QUE Les auteurs américains rattachent la pratique du Milieu Therapy a initiative de Pinel qui, & la fin du dix-huitième siècle recommandait l\u2019adoption de méthodes plus humanitaires.Le « traitement moral» qu\u2019il préconisait comprenait toutes les méthodes non médicales destinées à améliorer le psychisme des malades et ainsi il avait jeté les bases de la thérapeutique par le milieu.Esquirol, entre autres, définissait le « traitement moral »: l\u2019application de la faculté de l\u2019intelligence et de la sensibilité dans le traitement de l\u2019aliénation mentale.Aichorn, (2) guidé par les principes psychanalytiques, nous a montré comment il avait réussi a modifier le milieu d\u2019une institution pour jeunes délinquants à des fins thérapeutiques.Mais c\u2019est à Bet- telheim (3) que nous devons une notion plus précise de Milieu Therapy où, à la faveur d\u2019un milieu approprié, le personnel soignant et les malades sont considérés comme des personnes ayant leur identité propre et leurs réactions aux rapports interhumains.Dans son remarquable travail The Therapeutic Community, Maxwell Jones (4) nous montre l\u2019avantage thérapeutique qu'il y a à mettre en commun les ressources et les connaissances du personnel travaillant en équipe et la valeur de la participation de chaque malade à son traitement et à celui des autres.Powles (5) a dépassé Jones en insistant sur l\u2019idée d\u2019interaction.LE CADRE La thérapeutique de milieu suppose l\u2019aménagement d\u2019un cadre qui réponde aux besoins spécifiques du service de psychiatrie.Comme les salles d'opérations modernes, les salles de réveil et une instrumentation adéquate sont indispensables en chirurgie, de même, en psychiatrie, les salles de thérapie d'occupation et de récréation et les salles de réunion de service constituent les moyens modernes de travail.En mil neuf cent cinquante-quatre (1954), Moll (6), peu de temps avant l\u2019organisation du service psychiatrique du Montreal General Hospital, fai- salt la recommandation suivante: « À mon sens, on n\u2019attache pas d'habitude assez d'importance au besoin d'espace.Pourtant, la liberté de circuler est une bonne façon d\u2019atténuer la tension nerveuse.» Cet espace doit satisfaire au double besoin d\u2019intimité et de société.I] faut aussi que la disposition, la décoration et l\u2019ameublement du service psychia- 714 trique rappellent l\u2019atmosphère d\u2019un foyer ou d\u2019un centre social.Tout cela guidera les plans d\u2019un hôpital psychiatrique.LE PRINCIPE La nécessité d\u2019une thérapeutique de milieu découle de la notion suivante: la maladie mentale résulte ordinairement de difficultés interpersonnelles actuelles ou passées et son traitement logique ne se conçoit pas sans l'intervention de méthodes interpersonnelles (7).Quand la psychothérapie, associée ou non à la psychopharmacothérapie se re- vèle inefficace et que l\u2019hospitalisation s'impose, l\u2019aspect social du traitement devient des plus importants.Dans les cas où la maladie commande l\u2019utilisation intensive de traitements physiques, y compris les psychomédicaments, ces traitements se font quand même dans l\u2019optique des problèmes psychologiques et sociaux des malades: observation prolongée en milieu hospitalier, étude approfondie des conditions de vie des malades et de leurs réactions à l\u2019entourage (8).On sait le grand rôle que jouent les nouvelles médications psychiatriques dans l\u2019amélioration de l\u2019atmosphère des milieux « thérapeutiques ».Cependant, ces moyens faciles ne devraient pas nous faire perdre de vue la primauté des rapports avec les malades.LES MÉDECINS Une thérapeutique du milieu suppose des médecins gagnés à la psychologie relationnelle ainsi qu\u2019à la psychiatrie dynamique.L'objectif de l\u2019administrateur du service est d\u2019organiser dans un esprit démocratique le travail d\u2019équipe où chaque membre remplit une fonction et un rôle défini, tout en gardant une certaine autonomie (9).La psychothérapie individuelle est du ressort exclusif des médecins et résidents du service.Les différentes formes de psychothérapie collective sont dirigées selon les besoins, soit par les médecins, soit par les travailleuses sociales ou par les psychologues compétents.Il revient aux médecins traitants de subordonner les différents aspects de la thérapeutique du milieu aux besoins psychologiques de chaque malade.Les communications entre les différents membres du personnel naissent de fréquentes réunions du service.Les directions précises et plus particulièrement les décisions prises en groupe concourent à la création d\u2019un milieu thérapeutique actif.Cette TURCOT: LA THÉRAPEUTIQUE PAR LE MILIEU L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 thérapeutique n\u2019est pleinement efficace que par une collaboration étroite des membres de l\u2019équipe entre eux et par des mises au point périodiques concernant les interactions multiples des malades entre eux, des malades avec les membres du personnel, des infirmières entre elles et des infirmières avec les médecins.La différence entre la psychothérapie individuelle et la thérapeutique du milieu est grande; dans la première, le médecin limite sa présence auprès du malade à l\u2019heure qu\u2019il lui consacre quotidiennement, tandis que, dans la seconde, les membres de l\u2019équipe soignante vivent avec les malades.Autrement dit, la thérapeutique du milieu souligne « l'importance de ce qui se passe autour du malade durant les vingt-trois heures par jour ou il n\u2019est pas entre les mains de psvchothérapeutes » (10).Dans la thérapeutique du milieu, l\u2019infirmière devient une collaboratrice indispensable du médecin, et elle participe à l\u2019élaboration des plans de traitement.La qualité des soins administrés par elle est en relation étroite avec sa formation spécialisée dans les techniques de nursing psychiatrique moderne.Morris B.Parloff (11), à la suite d\u2019une analyse des facteurs de réussite ou d\u2019échec dans la réorganisation d\u2019un milieu psychiatrique, fait les suggestions suivantes: « Pour créer une nouvelle atmosphère thérapeutique, l\u2019administrateur se guidera dans le choix des infirmières à l\u2019aide de tests psychologiques ».On recrutera de préférence parmi les étudiantes en stage celles qui montrent de la compréhension, de l\u2019intérêt dans le soin des malades.Mais les qualités personnelles de caractère sont tout aussi importantes que les aptitudes intellectuelles.Comme dans les autres services, l\u2019hospitalière est chargée de l\u2019administration matérielle et de l\u2019organisation sociale du service.Elle partage ses responsabilités avec toute l\u2019équipe thérapeutique et réserve la majeure partie de son temps à l\u2019étude spécifique des relations humaines entre les différents membres de la communauté thérapeutique.Son attitude exerce un effet certain sur l\u2019atmosphère du service (12).Une de ses principales fonctions, c\u2019est d\u2019élaborer un programme d\u2019enseignement dynamique et pratique.Dans les services de psychiatrie moderne, l\u2019enseignement du nursing est avant tout clinique et se donne sur les lieux mêmes du travail, au moment où les problèmes se présentent dans toute leur acuité.L'enseignement théorique ne peut être vraiment L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 utile sans sa contre-partie clinique.M.Kalkman (13) dit, dans son manuel Nursing Education: « L\u2019enseignement didactique des méthodes académiques ne doit pas être dispensé au personnel soignant.Souvent les infirmières peuvent interpréter ces cours comme une méthode destinée à souligner leur ignorance ou leur infériorité.Les groupes de discussion spontanée, dirigée par le psychiatre ou l\u2019infirmière du service sont plus utiles ».Lebovici (9), qui s\u2019est intéressé particulièrement au travail d\u2019équipe en psychiatrie, recommande fortement que la formation du personnel soignant soit « orientée essentiellement dans un sens concret et pratique.Plus que de techniques psychothéra- piques, dit-il, le personnel a besoin de connaître les bases émotionnelles de son identification avec les malades, identification qui repose sur le phénomène de la connaissance émotionnelle de l\u2019autre, qu\u2019on pourrait appeler l\u2019empathie ».Par ses relations étroites avec le malade, l\u2019infirmière peut recueillir des renseignements cliniques importants, tels que troubles de la mémoire, erreurs de jugement, peurs, même idées délirantes non avouées au médecin.Elle doit rendre compte de l\u2019état du malade à son arrivée, de ses réactions au milieu psychiatrique, de son amélioration ou sa régression, de son intérêt aux activités suggérées, de son degré de coopération ou d'opposition (14).Le médecin a intérêt à connaître dans le détail les critiques du malade à son endroit ou contre le milieu psychiatrique.Tous ces renseignements importent au travail diagnostique ou thérapeutique du psychiatre.Une méthode complémentaire d\u2019observation nous vient des travaux de Moreno sur la sociométrie (10).L\u2019étude du climat social du service psychiatrique révèle qu\u2019il existe entre le personnel et les malades des courants affectifs d\u2019attrait ou de répulsion qui peuvent servir à une classification des malades selon la nature des rapports qu\u2019ils établissent avec les membres du personnel.Le questionnaire sociométrique auprès des infirmières révèle l'intensité des contacts, les choix ou les rejets et sert de base à l\u2019_étude sociopathologique du service.Certains malades sont des préférés, d\u2019autres des rejetés, d\u2019autres encore des isolés.La connaissance de ces faits et leur discussion entre les membres de l\u2019équipe soignante servent à rajuster leurs attitudes envers les malades.Au cours de ses rapports quotidiens avec les malades, l\u2019infirmière s\u2019applique à atténuer leur angoisse et à favoriser des attitudes positives.Elle se prête aux confidences des malades qui aiment à TURCOT: LA THÉRAPEUTIQUE PAR LE MILIEU 715 parler de leur hospitalisation, de leurs malaises physiques ou psychologiques, de leurs problèmes familiaux ou conjugaux, de leurs théories personnelles ou de leur philosophie de la vie.Toujours, elle accepte le malade comme 1l est.Quant au malade, il s\u2019attend à être compris et respecté.Il ne retrouvera pas à moins sa fierté personnelle et l\u2019assurance intérieure si nécessaire à sa guérison.D'ailleurs, la monitrice explique à l\u2019infirmière les motivations de comportements apparemment irrationnels, ne manquant pas à cette occasion de souligner l\u2019effet nocif de certaines contre-atti- tudes.Lors de la première conférence sur le nursing psychiatrique, à l\u2019Université McGill en novembre 1958, E.L.Brown (15) insistait sur la nécessité de soutenir le moral des infirmières.Elles ont besoin d\u2019être appréciées, non seulement des malades, mails aussi de leurs supérieurs.On a observé, chez les groupes d\u2019infirmières qui s\u2019entendent bien.un intérêt plus marqué pour leur travail.La liberté d\u2019exprimer leur opinion en réunion du service favorise chez les étudiantes une participation plus active au traitement.Un aspect des plus important de la contribution des infirmières au Milieu Therapy consiste dans l\u2019application des techniques du « Marginal Interviewing » de Redl.Au cours des rapports quotidiens dans le service, l\u2019infirmière se permet d\u2019attirer l\u2019attention du malade sur la répétition de certaines conduites pathologiques, tentera d\u2019en élucider les motivations pour l\u2019aider à prendre conscience de son état.Ce dialogue cordial, libre de toute tonalité critique peut avoir lieu dans la salle de thérapie d\u2019oceupation, à la salle à manger ou au lit du malade.Nombre de malades psychiatriques se présentent à l\u2019hôpital dans un esprit de soumission et de démission.Abandonnés à eux-mêmes durant les longues heures où ils ne reçoivent aucun traitement spécifique, ils risquent de devenir plus ou moins indifférents à leur sort.Ils ont moins besoin de repos que de changement d\u2019occupation.Pour éveiller leur intérêt, on les invite à discuter en groupe leurs problèmes.La valeur thérapeutique de ces réunions s\u2019est révélée telle que des nouveaux services de psychiatrie ont décidé d\u2019y consacrer une heure tous les jours (17).Le climat de ces réunions est fait d\u2019optimisme et de confiance.Leur utilité est de favoriser des attitudes adultes, d\u2019habituer les malades à compter sur eux-mêmes et de favoriser leur réadaptation sociale.Les malades, mis à leur aise, expriment librement leurs opinions et 716 TURCOT: LA THERAPEUTIQUE PAR LE MILIEU leurs sujets de mécontentement.Les thèmes ne manquent pas: la T.V.fonctionne mal, la nourriture est froide, on devrait faire ceci, on devrait faire cela, etc.À partir de ces récriminations, un esprit de groupe se forme; des malades qui jusque-là étaient repliés sur eux-mêmes se joignent à la discussion.L\u2019orientation de la discussion est faite par le personnel soignant au besoin.THERAPIE D'OCCUPATION La thérapie d\u2019occupation et de récréation dans l\u2019unité psychiatrique moderne est un atout en thérapeutique de milieu.L\u2019apprentissage et l\u2019exécution d'occupation productive éveillent l\u2019intérêt des malades, les tire d'eux-mêmes et leur fournit une occasion naturelle de contact avec l\u2019entourage.Cette activité utile aux malades favorise la détente, stimule l\u2019humeur et distrait des préoccupations morbides.Elle peut également servir de dérivatif à l\u2019hostilité ou à l'agressivité en la transformant en activité constructive.Il s\u2019agit d\u2019abord pour la thérapeute d\u2019intéresser les malades aux différents métiers de l\u2019occupation thérapeutique.Le choix de l\u2019activité sera déterminé par le principe empirique suivant: le malade déprimé se livre volontiers à des activités ingrates, tandis que le malade euphorique recherche des activités stimulantes.Chez les malades déprimés ou schizoïdes, les activités thérapeutiques machinales tendent à renforcer les moyens de défenses obsessionnelles indispensables à leur récupération.Par ailleurs, les activités plus libres comme la céramique et la peinture peuvent amorcer la solution de certains conflits de façon symbolique.La thérapeute d\u2019occupation cherchera alors à favoriser l\u2019expression des sentiments déclenchés au cours du travail, puis encouragera le malade à poursuivre le dialogue avec son psychiatre.Enfin, dans la thérapie de récréation, il ne s\u2019agit pas principalement d\u2019amuser les malades, mais surtout de profiter de facteurs psycho-dynamiques de la situation hautement significative du jeu pour amener leur reso- cialisation (18).S1, au début, le travail thérapeutique tient une place de premier choix dans le traitement, au fur et à mesure de l\u2019amélioration, il le cède aux relations interhumaines.Les auteurs américains, Jeasen et Kerschbaum (19) entre autres, considèrent que l\u2019aspect le plus important de l\u2019occupation thérapeutique est l\u2019interaction avec la thérapeute d\u2019occupation, consciente de par sa formation, des effets psychothérapiques de ses rapports avec les malades.L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 Discussion L'établissement d\u2019un nouvel atmosphère thérapeutique dans un service de psychiatrie déjà existant est une tâche délicate et demande beaucoup de prudence, de travail d\u2019éducation et de réorganisation.Les techniques de thérapeutique du milieu en usage dans les instituts psychiatriques avancés où le temps d\u2019hospitalisation des malades n\u2019est pas limité, ne sont pas toutes applicables telles quelles dans un service de psychiatrie d\u2019un hôpital général.Cependant, la thérapeutique du milieu est compatible avec un temps limité d\u2019hospitalisation.Les modalités de l\u2019organisation découlent des objectifs thérapeutiques du service et des catégories de malades à traiter, à l\u2019exclusion des malades chroniques.La thérapeutique du milieu réussira d\u2019autant mieux que le médecin admettra plus volontiers que l\u2019infirmière y joue un rôle de collaboratrice.Powles (5) résume bien l\u2019esprit de cette philosophie psychiatrique: « Plus le milieu thérapeutique est actif, moins on a besoin de se servir de techniques impersonnelles comme l\u2019élextroplexie, l\u2019insulinothérapie ou la psychopharmacothérapie ».Résumé Dans cet article, nous avons tenté de donner un bref aperçu des conditions de la thérapeutique du milieu.Nous avons insisté sur l'importance de la formation et de la contribution des infirmières au traitement et de la participation active des malades à leur guérison psychologique.Summary We have attempted, in this paper, to illustrate briefly the ideal conditions under which Milieu Therapy can take place.We have insisted on the importance of expert training for the psychiatric nurse, on the value of the nurse\u2019s contribution to the treatment and also the participation of the patients to their treatment.BIBLIOGRAPHIE (1) CAMERON, D.Ewen: Research and The Nurse.Proceedings of First Can.Conf.on Nursing in Psychiatric Div.of Gen.Hosp., Nov.1958.(2) AICHORN, August: Wayward Youth.Viking Edit.New-York, 1935.(3) BETTELHEIM, B.: Milieu Therapy \u2014 Indication and Illustration.Psychoan.Revw., 36: 54, 1949.(4) JONES, Maxwell: The Therapeutic Community \u2014 A New Treatment Method in Psychiatry.Basic Books, New-York, 1953.JE des tt L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 (5) POWLES, William E.: An Examination of the Concept of Milieu Therapy.The Can.Psy.Ass., 5: 203, 1960.(6) MOLL, Albert E.: Therapeutic Management of a Psychiatric Ward in a General Hospital.C.M.A.J, 71: 555, 1954.(7) SCHWARTZ, M.S, et SCHWARTZ, C.G.: Consideration in Determining a Model for the Mental Hospital.A.J.Psy, 116: 435, 1959.(8) RASHKIS, H.A.: A General Theory of Treatment in Psychiatry.Neurol.and Psychiat., 78: 491, 1959.(9) LEBOVICI, S.: Le travail d\u2019équipe en psychiatrie.L\u2019Evol.psy., fasc., 11: 253, 1959.(10) RACAMIER, P.C.: Introduction à une sociopatho- logie des schizophrènes hospitalisés.L\u2019Evol.psy, fase.1: 47, 1957.(11) PARLOFF, B.Morris: The Impact of Ward Milieu Philosophies on the Nursing Role Concepts.Psychiatry, 33: 141, 1960.TURCOT: LA THERAPEUTIQUE PAR LE MILIEU 717 (12) SCHWART, M.S, et LANNING, E.M.: The Nurse and the Mental Patient.Russell Sage Foundation, édit., New-York, 1956.(13) KALKMAN, Marion E.: Nursing Education in the Practice of Psychiatry in General Hospitals.Univ.of Calif., édit, Berkeley et Los Angeles, 1956.(14) TUDBURY, Mary A.: The Psychiatric Nurse in the General Hospital.Thomas, édit, Springfield, Ill, 1959.(15) BROWN, E.L.: Psychological and Sociological Methods of Improving Patient Care.Proceed.of First Can.Conf.on Nursing in Psychiatric, Div.of Gen.Hosp., nov.1958.(16) NOSHPITZ, Joseph: Milieu Therapy.Amer.J.Occup.Ther., 14: 221, 1960.(17) BOAG, T.J.: Further Developments in the Day Hospital.Am.J.Psychiat., 116: 801, 1960.(18) DAVIS, J.E.: Thérapeutique divertissante, :n Dunton, W.W., et Lights: Occupational Therapy.Thomas, édit., Springfield, I11., 1950.L'ECZÉMA CHEZ L'ENFANT Gilles HUARD, Service de Pédiatrie, Hôpital Notre-Dame (Montréal).L\u2019eczéma est une dermatite polymorphe causée par des facteurs multiples et atteignant des sujets sensibilisés et prédisposés.Cliniquement, l\u2019éruption eczémateuse peut se présenter d\u2019une façon aiguë, sub-aiguë ou chronique.On peut distinguer la dermatite atopique et la dermatite de contact.L\u2019ato- pie indique une tendance allergique transmise par l\u2019hérédité où l\u2019on retrouve en plus des anticorps spécifiques circulant dans le sérum, tandis que la dermatite de contact est une sensibilité épidermique, acquise au contact continu ou intermittent de substances variables du règne minéral, végétal ou animal.Nous voulons traiter ici de l\u2019eczéma atopique.L\u2019éruption peut apparaître à tout âge.Chez le Jeune enfant, elle débute sur les joues, puis se répand aux paupières, sur le front et derrière les oreilles.Elle peut s\u2019étendre aux surfaces de flexion des coudes, des genoux et du cou.Quelquefois même la maladie peut se généraliser sur tout le corps.L'évolution de l\u2019eczéma est souvent imprévisible.Nous assistons à des rémissions spontanées surtout vers la deuxième année où les lésions peuvent disparaître définitivement.Mais le plus souvent la maladie a un caractère chronique avec des poussées aiguës fréquentes.Plus tard, même lorsque les lésions s\u2019atténuent, l\u2019allergie persiste et peut revêtir une forme respiratoire, tels l\u2019asthme et la polli- nose.Dans la dermatite atopique, la sensibilisation a lieu aux couches vasculaires de la peau, l\u2019épiderme n\u2019étant touché que secondairement.Les anticorps spécifiques sont fixés aux cellules des parois vasculaires et aux tissus avoisinants et lorsqu'un antigène spécifique vient en contact avec eux, il se produit une substance irritante vaso-dilatatrice, voisine chimiquement de l\u2019histamine, qui cause l\u2019éruption et par irritation des terminaisons nerveuses, la démangeaison.Le prurit est le symptôme le plus constant de l\u2019eczéma, 1l est responsable à la fois des lésions secondaires dues au grattage et des transformations psychiques de l\u2019enfant.La morphologie de l\u2019eczéma est très variable.La vasodilatation capillaire cause de l\u2019érythème si le processus est diffus, ou seulement une macule si la rougeur n\u2019a lieu qu\u2019à un petit point de la peau.Au cours de cette congestion capillaire, le sérum transsude et éloigne les cellules du derme et de l\u2019épiderme causant de l\u2019ædème ou un soulèvement urticarien en plaques.Des globules sanguins vont suivre ce mouvement et en se déposant aux couches superficielles du derme, provoquent un épaississement étendu ou limité à de petites surfaces pour former des papules.Ce processus inflammatoire entraîne ensuite la formation de vésicules due à l\u2019exsudat de sérum sous l\u2019épiderme Le contenu de ces vésicules peut se résorber, et leur toit former une squame ou il peut s\u2019écouler de la vésicule rupturée 718 et recouvrir la lésion d\u2019un exsudat épais et jaunâtre qui, en s\u2019asséchant, forme une croûte.Telles sont les images de l\u2019eczéma.Elles peuvent être concomitantes dans un cas donné où chacune peut à elle seule créer la maladie.Si d\u2019autres lésions accompagnent ces images, elles sont le résultat du grattage, du frottement ou de l\u2019infection secondaire.De cette morphologie, les vésicules sont les lésions les plus constantes de l\u2019eczéma atopique infantile et aussi les plus caractéristiques.L'enfant eczémateux a habituellement un bon état général et est souvent hypernourri.Par ailleurs, l\u2019hyponutrition est possible à la suite d\u2019anorexie, de désordres psychiques, de restriction alimentaire prolongée ou d\u2019infections respiratoires associées.Il existe trois conditions nécessaires à l\u2019apparition de la dermatite atopique.Il faut tout d\u2019abord une cause spécifique, facilitée ou non par des causes précipitantes, puis un état de sensibilisation et finalement une base constitutionnelle transmise par hérédité.Les causes spécifiques sont multiples.On doit les rechercher par une histoire très détaillée du début de la maladie.Puis il faut suivre son évolution durant des semaines et des mois pour reconnaître les différents facteurs qui, dans les mêmes circonstances, produisent les mêmes effets.Les aliments sont souvent en cause, et parmi eux, le lait, les céréales et l\u2019œuf sont les plus responsables.La sen- sibilsation à ces allergènes se fait ordinairement à la fin de la première semaine d\u2019administration.On les reconnaît lorsqu\u2019après une période de retrait heureux d\u2019un aliment suspect, suivie d\u2019une reprise de ce même aliment, l\u2019épreuve entraîne la réapparition des signes cliniques.L\u2019investigation porte aussi sur des causes spécifiques d\u2019un autre ordre, tels les irritants externes, produits de toilette, vêtements, couvertures, poussières de maison, plumes, poils d\u2019animaux et même les allergènes bactériens.Ces irritants exogènes ou externes peuvent produire une allergie par absorption de l\u2019allergène à travers l\u2019épiderme avec dissémination dans le courant sanguin.Ces antigènes spécifiques sont parfois favorisés par la présence de facteurs précipitants.Ainsi, il n\u2019est pas rare d\u2019assister à une exacerbation des symptômes atopiques lors d\u2019une émotion, d\u2019une tension nerveuse, d\u2019une fatigue, ou après une période d\u2019épuisement ou de maladie ou même sous l\u2019influence d\u2019un changement de climat et de température.L\u2019eczémateux voit sûrement beaucoup d\u2019améliora- HUARD: L'ECZEMA CHEZ L\u2019ENFANT L\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 tion de son état au cours d\u2019une vacance ou durant les mois d\u2019été.Les facteurs déclenchants agissent comme allergènes sur un sujet déjà sensibilisé.Ceci explique pourquoi les signes cliniques se manifestent après quelques jours d\u2019administration d\u2019un aliment donné ou à une deuxième exposition d\u2019un contact aller- génique.En troisième lieu l\u2019apparition de l'eczéma, est fonction de la eonstitution même de l\u2019enfant reçue par hérédité, c\u2019est-à-dire, de sa tendance à l\u2019hypersensibilité, de la réponse différente de son organisme vis-à-vis un ou plusieurs allergènes spécifiques.Si l\u2019histoire clinique approfondie ne peut offrir les renseignements nécessaires quant à l\u2019étiologie d\u2019une allergie, on a recours aux épreuves cutanées.Celles-ci permettent de découvrir les agents de sensibilisation par la réaction érythémateuse qu\u2019ils causent au contact de la peau.Elles ont fait avancer la connaissance de la maladie et son traitement en le plaçant sur une base rationnelle.L\u2019amélioration des techniques et des préparations d\u2019extraits, ainsi qu\u2019une meilleure interprétation des résultats ont rendu les épreuves plus fiables.Il existe quatre variétés d'épreuves utilisées pour le diagnostic d\u2019une allergie.La première épreuve à choisir est la seari- fication.Elle ne cause pas de réaction systématique et fournit des renseignements cliniques utiles.Elle est simple et bien acceptée.La deuxième épreuve est l\u2019intra-dermo-réaction.Elle offre une grande sensibilité.d\u2019où son importance en pédiatrie, où les sujets allergiques ont un développement récent de leur affection.Par ailleurs, il y a danger de réaction systématique et peu d\u2019épreuves peuvent être effectuées en même temps par cette méthode, ce qui diminue d'autant les chances d\u2019un diagnostic rapide.Une troisième épreuve est très utile lorsque l\u2019eczéma est généralisé, ou si l\u2019état clinique est sévèrement atteint.C\u2019est l\u2019épreuve de transfert passif.Par cette méthode, un allergène est déposé en des sites choisis d\u2019un sujet sain, préalablement sensibilisés par le sérum d\u2019un sujet allergique et en des sites de la peau non sensibilisés et servant de contrôle.Les réactions positives sont une fois plus grandes sur les sites sensibilisés que sur les endroits de contrôle.Enfin l\u2019_épreuve de contact, ou timbre, n\u2019est employée que dans les dermatites de contact et dans les sensibilités médicamenteuses.Cette méthode est très spécifique, si l\u2019on utilise un produit standardisé quant à sa qualité de pureté et de concentration. L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 Le laboratoire apporte aussi ses données pour aider au diagnostic de l\u2019eczéma atopique.Citons l\u2019index leucopénique qui diminue de 1000 le compte leucocytaire après l\u2019ingestion d\u2019un aliment-allergè- ne.La valeur de ce renseignement n\u2019a pas l\u2019approbation de tous les allergistes.L\u2019éosinophilie est acceptée plus généralement.Les lésions qui pourraient ressembler à l\u2019eczéma atopique sont celles de la dermatite de contact, mais celle-ci est une sensibilité acquise due à un allergène exogène.Elle apparait plus tardivement que la dermatite atopique.Elle est limitée au début au site de contact.L\u2019épreuve de contact est positive.La scarification et l\u2019intra-dermo-réaction n\u2019ont aucune valeur.L\u2019épreuve du transfert passif est négative par 'absence d\u2019anticorps circulant dans le rérum et anatomiquement la dermatite de contact siège au niveau du tissu épidermique, tandis que la dermatite atopique atteint les tissus vasculaires.On doit aussi différencier la dermatite atopique de la dermatite séborrhéique.Celle-ci se localise aux surfaces de flexion, mais ses plaques squameuses et grasses sont mal définies et moins infiltrées que dans l\u2019eezéma atopique.La maladie atteint le cuir chevelu et cède facilement au traitement saly- cilé.Avant d\u2019aborder le traitement de l\u2019eczéma chez l\u2019enfant, nous allons exposer les possibilités prophylactiques de cette maladie.Connaissant son terrain allergique, la femme enceinte doit éviter les aliments allergisants.Cette précaution évitera la sensibilisation trop précoce de son bébé.Plus tard, durant l\u2019allaitement au sein, la maman doit conserver les mêmes restrictions alimentaires.Si on choisit l\u2019alimentation artificielle pour nourrir le nouveau-né, il faut éviter le lait de vache, hautement allergisant, puis les œufs, le blé et autres allergènes possibles.Les céréales doivent être installés plus tardivement chez l\u2019enfant possédant un terrain allergique, pas avant deux à trois mois, et chaque aliment nouveau par la suite doit être augmenté très lentement pour dépister les moindres signes d\u2019allergénicité.Il convient pour les mêmes raisons prophylactiques d\u2019offrir les aliments à l\u2019état pur, donc d\u2019éviter les céréales mélangées, ou les légumes et les fruits variés présentés sous une même étiquette.Finalement, il est préférable d\u2019offrir les aliments cuits.Comme autre mesure préventive, il faut éviter tout inhalant, comme les poussières, les animaux, les plumes, la fumée et toute substance de contact possiblement capable de sensibiliser un enfant de famille allergique, tels la laine, la flanelle, le nylon, HUARD: L\u2019ECZEMA CHEZ L\u2019ENFANT 719 la soie, le savon, l\u2019eau, les parfums.Un allergène spécifique peut avoir besoin d\u2019un facteur précipitant pour prouver sa nocivité.D\u2019où il faut épargner à l\u2019enfant les émotions vives, les déceptions amères, les contradictions inutiles.On doit lui ménager un bon climat et une température égale, soigner précocement tout foyer d'infection, surtout respiratoire, prévenir la fatigue et les exercices trop violents.Notons ici qu\u2019il est très dangereux pour un enfant eczémateux de venir en contact avec un vacciné de la variole dans sa phase réactionnelle.Le virus peut se propager à une lésion d\u2019eczéma, porte d\u2019entrée facile d\u2019une infection généralisée, contre laquelle on ne connait aucun traitement spécifique.Pour la même raison, un enfant eczémateux ne peut être vacciné lui-même contre la variole.Le traitement curatif de l'eczéma impose trois voies à suivre avec des indications assez précises pour chacune.Il faut d\u2019abord éliminer ou éloigner tous les allergènes connus lors de l\u2019histoire de la maladie ou par des épreuves cutanées.Ainsi, les aliments et les substances de contact que l\u2019on sait allergisants peuvent être exclus efficacement.Les inhalants doivent être éloignés dans la mesure du possible.Lorsqu\u2019il est impossible de supprimer totalement un allergène de l\u2019entourage d\u2019un enfant eczémateux, on a recours au deuxième mode de traitement, c\u2019est-à-dire, à la désensibilisation.Malheureusement, c\u2019est un moyen thérapeutique peu praticable chez le tout jeune enfant psychiquement fragile en cette matière.L\u2019anxiété et la peur se- ralent une entrave au succès du traitement lui- même.Par contre, l\u2019enfant plus âgé qui accepte ce mode.de traitement voit son état s\u2019améliorer progressivement.Il lui procure une immunité active qui sera utile non seulement pour combattre l\u2019eczéma déjà existant, mais aussi pour prévenir l\u2019apparition de toute autre manifestation ultérieure d\u2019allergie.Le troisième moyen de traiter l\u2019eezéma atopique, c\u2019est l\u2019emploi de médicaments.C\u2019est un traitement symptomatique, souvent prolongé, mais toujours suivi d\u2019amélioration, sinon de guérison.Car on ne guérit pas une allergie, on corrige et contrôle la tendance allergique.Les médicaments employés sont sous forme de pommades, lotions, crèmes ou vaporisations.L\u2019apparence de chaque lésion indique le choix de ces différentes présentations.Les principales bases médicamenteuses efficaces sont l\u2019amidon, l\u2019oxyde de zinc, la calamine, le goudron et les cortico-stéroïdes.Une médication orale peut être utile contre le prurit.On choisit les anti-histamini- ques.Les cortico-stéroïdes par voie orale peuvent 720 être données pour une courte période, au cours d\u2019une phase aiguë de la maladie et en doses décroissantes.Mais si l\u2019on prévoit un traitement prolongé, il vaut mieux éviter leur emploi, à cause des complications inévitables qu\u2019ils entraînent: ulcérations digestives, désordre électrolytique, perturbations hormonales.Il est opportun de bien soigner ces petits malades, car il est toujours possible de le> soulager.La patience et la persévérance du trio: enfant, parents, médecin sont les conditions du succes.L\u2019observation quotidienne de toutes les réactions de l\u2019enfant permet la reconnaissance des facteurs allergéniques puis leur élimination.La plupart des malades peuvent être maintenus dans un état très tolérable avec ce maximum de prophylaxie et de précaution thérapeutique.Résumé Nous avons fait une brève étude de l\u2019eczéma, indiquant sa morphologie et ses conditions d\u2019appari- HUARD: ECZEMA CHEZ ENFANT [Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 tion.Puis nous avons décrit la valeur des épreuves cutanées qui permettent le diagnostic étiologique de la maladie et la différencient de certaines lésions similaires.Nous avons exposé le traitement prophylactique et curatif de l\u2019eczéma infantile.Summary A brief study of eczema has been advanced in this paper, with special mention of its morphology and its causes.The various skin tests have been mentioned in regard to their reliability in the etiology of the disease and differentiation with similar diseases.Preventive and curative treatment of infantile eczema has been exposed.BIBLIOGRAPHIE 1.BRENNEMAN, J.: Practice of Pediatrics, 4, W.I.Prior Company, Inc, Hagerstown, Md., 1944.9 MITCHELL-NELSON: Textbook of Pediatrics.W.B.Saunders Co., édit., Philadelphie, 1945.3.HILL, L.W.: Children with eczema.Ped.Clin.N.Am, 6: 3, 1959.4.TUFT, Louis: Environmental allergens as causes of atopic dermatitis.Ped.Clin.N.Am., 6: 3, 1959.LES ALGIES! Pierre LEFEBVRE, Institut Albert-Prévost (Montréal).Je dois aujourd\u2019hui vous parler des algies.Mais qu\u2019est-ce qu\u2019une algie?Voilà un terme que l\u2019on connaît bien comme suffixe d\u2019une série de vocables d\u2019usage courant en médecine: gastralgie, précordial- vie, céphalalgie, ete, mais j'ignore s\u2019il a acquis, une fois débarrassé de son préfixe, un sens précis et sûr.Donnons-lui en un, si vous voulez, pour la commodité de cette présentation, et disons qu'il s\u2019agit de douleurs localisées, persistantes, auxquelles le malade attache une grande importance, mans dont il west pas possible de retracer la cause, en s\u2019en tenant à l\u2019examen physique et aux analyses de laboratoire les plus consciencieuses.En somme, l\u2019algie serait une douleur sans maladie physique démontrable.En séméiologie, il y a les signes et les symptômes.Les signes fournissent au praticien des données sûres, objectives, grâce auxquelles son sens clinique peut s\u2019orienter sans trop de difficultés.Mais les symptômes, pour leur part, font intervenir 1.Communication aux « Journées d\u2019études» à l\u2019adresse de médecins praticiens sous les auspices de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal et en collaboration avec le Collège de Médecine générale du Canada, Hôtel- Dieu, 20-23 mars 1961.Organisateur, docteur de Guise Vaillancourt.Nous publierons les autres conférences dans les éditions qui suivront.un facteur déformant, si vous me permettez cette expression, facteur qui est constitué par la personnalité totale du malade, avec ses émotions, ses passions, ses idées, la conception qu\u2019il a de lui- même et son mode de relations avec les autres.Parmi les symptômes, la douleur est certainement celui qui est soumis à la plus forte variation subjective.Tous les jours, il vous est possible d\u2019observer combien le seuil douloureux varie d\u2019un individu à un autre, pour une stimulation qu\u2019on peut imaginer égale, et tous les jours, vous constatez qu\u2019un individu pourra n\u2019accorder que fort peu d\u2019importance aux douleurs, parfois sérieuses, qu\u2019il ressent, alors qu\u2019un autre n\u2019en finira plus de raconter, décrire, monter en épingle le plus petit mal.Dans la majorité des cas, je suis sûr que votre expérience vous permet de ne pas vous laisser influencer par ces variations subjectives, et vous devinez à qui vous avez affaire.Mais entre l\u2019hystérie la plus pure, d\u2019une part, et la simulation la plus crasse, à l\u2019opposé, il existe un domaine moins théâtral, plus indis- tinet, où il n\u2019est pas toujours facile de faire le partage du psychique et de l\u2019organique.La psychiatrie, y rejoint la pratique générale, et c\u2019est, je crois, un L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 terrain d'échange tout indiqué entre les deux disciplines.Walters, de Toronto, distingue 3 composantes dans la douleur vécue: 1) La sensation elle-même, découlant de l\u2019excitation ou de la stimulation de certains éléments du système nerveux.2) Le sentiment douloureux, éprouvé sur le plan des émotions, et qui accompagne la douleur, l\u2019intensifie, ou même parfois la précède.par le jeu de souvenirs et des associations d'idées.3) La réaction devant la douleur qui peut être aussi bien le retrait-réflexe de la partie du corps soumise à une stimulation douloureuse que l\u2019attitude générale du malade devant la douleur qu\u2019il ressent, sa façon de la rationaliser et de l'intégrer dans son expérience globale.Ces trois composantes vont toujours de pair, et correspondent aux trois plans classiques de la sensation, de l\u2019émotion et de la pensée; 1l y a, cela va de soi, influence réciproque de chacun des plans sur les autres, si bien qu\u2019il y a de vraies douleurs, ressenties physiquement et facilement localisables, qui proviennent d\u2019un stimulus purement mental.Par exemple, une jeune fille qui ne peut s\u2019avouer consciemment l'éveil de son désir sexuel peut le ressentir sous la forme d\u2019une douleur pelvienne intolérable.À ce moment, la représentation mentale, porteuse d'une émotion forte (honte ou culpabilité) aura complètement déformé le sens de la sensation initiale.Les communications étant limitées à dix minutes, Je ne parlerai aujourd'hui que de 3 types d\u2019algies, qui sont d\u2019ailleurs les plus courantes, et jJ\u2019essaierai de vous faire voir comment elles s\u2019articulent aux problèmes éommotionnels et psychologiques de beaucoup de malades.Ce seront donc: les céphalalgies les rachialgies et les précordialgies.CÉPHALALGIE Le mal de tête est-il oui ou non le symptôme le plus courant en pratique médicale?On a dit que 50% des malades, qui vont chez le médecin se plaignent de mal de tête.Il n\u2019y aurait que la constipation qui pourrait, à la rigueur, battre ce record de justesse.Il arrive à tout le monde d\u2019avoir mal à la tête, à un moment ou l\u2019autre, et 1l arrive souvent qu\u2019on connaisse bien la raison de cette céphalée.Cette raison n\u2019est pas toujours liquide, elle peut être émotive et la langue populaire nous offre une série d\u2019expressions qui nous démontrent que le rapport céphalée-émotion est reconnu par LEFEBVRE: LES ALGIES 721 tout le monde: « en avoir plein la téte, ou le casque, donner mal à la tête à quelqu\u2019un, monter sur la téte, to be a pain in the neck, casser la tête, ete.».Beaucoup de céphalées, c\u2019est entendu, s'expliquent par des causes physiques, et la prudence impose dans tous les cas un examen médical! attentif: 1l y a les lésions organiques de l\u2019encéphale, les troubles cérébro-vaseulaires, les facteurs toxiques et, bien entendu, les traumatismes et leurs séquelles.Il y a aussi la migraine qui constitue un type de céphalalgie noble, si l\u2019on peut dire, mais on sait que la migraine est entrée depuis longtemps dans le champ de la médecine psychosomatique.Tous ces facteurs, pourtant, n\u2019expliquent qu'une fraction des céphalées que l\u2019on rencontre en pratique courante.Autrefois, le praticien avait recours, devant une explication qui se dérobait, à des hypothèses commodes, qui ont été populaires chacune à leur tour, mais qu\u2019on a dû abandonner par suite du peu de preuves que l\u2019on trouvait pour les étayer.La constipation, la fatigue oculaire, la sinusite, la « basse pression » ont chacune leur tour connu leur heure de vogue, mais on se méfie de plus en plus de ces explications.Dans beaucoup de cas, l\u2019effet placebo est encore le meilleur outil du praticien.Pierre Marty s\u2019est intéressé longtemps, dans une série d\u2019articles publiés dans « l\u2019Evolution psychiatrique » et « La Revue Française de Psychanalyse» à l\u2019aspect psycho-dynamique dans l\u2019étude clinique de certains cas de céphalalgie.L'auteur, après avoir éliminé de son étude les cas chez lesquels la céphalée s\u2019explique par un trouble organique précis, constate l'existence, chez les malades qui restent, d'une double participation, dys- fonctionnelle organique, d\u2019une part, névrotique d\u2019autre part.La céphalée est pour lui une «wnhi- bition douloureuse de l\u2019acte de penser ».Ft ceci pourrait être vrai aussi pour les céphalées d\u2019origine organique, si l\u2019on se met à la place du malade.Si la céphalée est une « inhibition douloureuse de l\u2019acte de penser », on constate qu\u2019elle peut être liée à certaines situations de motricité bloquée.Par exemple, une impulsion à agir, surtout dans un sens agressif, peut très bien déclancher un mal de tête si elle est bloquée non pas consciemment, mais inconsciemment.Le malade, à ce moment, n\u2019est conscient ni de la pulsion agressive, ni du blocage qui intervient, mais il a bien mal à la tête.Ce genre de céphalalgies apparaît parfois au cours de séances d\u2019analyse, et s'accompagne dans la pensée du malade, d'images sans mouvement.Celles-ci ne seraient que le reflet visuel de la double inhibition, intellectuelle et motrice, à laquelle se trouve soumis le 722 malade.En somme, un mouvement de colère que l\u2019on ne peut pas admettre consciemment est court- circuité vers les terminaisons sensitives avant d'\u2019avoir atteint la pensée consciente.Il se produit d\u2019ailleurs, et certains auteurs l\u2019ont noté, (allant jusqu\u2019à en recueillir des preuves électromyographiques), une contracture des muscles cervicaux d\u2019insertion crânienne, qui constituerait l\u2019élément dysfonction- nel organique de beaucoup de céphalées.Donc, chez les céphalalgiques, il faut toujours envisager la possibilité d\u2019un élément psychogénique.Ces malades sont presque toujours d\u2019un niveau intellectuel qui dépasse la moyenne.Les enfants, les débiles mentaux ont rarement mal à la tête.Il faut aussi, semble-t-il (et je cite Marty) une certaine qualité de pensée, une certaine puissance intellectuelle, et la douleur paraît proportionnée à l\u2019inhibition, c\u2019est-à-dire à la puissance de l\u2019instinet psychique.RACHIALGIES Ces facteurs psychogéniques pouvant provoquer des céphalées concourent, pour une bonne part, dans l\u2019apparition d\u2019un autre symptôme douloureux, lui aussi extrêmement fréquent: les « rachialgies ou low-back pain»: le «mal des rognons » de nos grands-pères.Weiss et English remarquent plaisamment que la douleur lombaire tourmente l\u2019humanité depuis que notre ancêtre le plus lointain s\u2019est redressé sur ses pattes de derrière pour se distinguer des quadrupèdes.C\u2019est un fait que la région lombaire est pour l\u2019être humain un point de fortes pressions, done un point faible.C\u2019est une région richement museularisée et innervée, qui est intéressée par toutes les décharges motrices importantes, qu\u2019il s\u2019agisse de l\u2019agression, de la fuite ou de l\u2019activité sexuelle.L\u2019'inhibition psychique de l\u2019une ou l\u2019autre de ces activités provoque souvent une tension douloureuse des muscles de la région lombaire, tension qui peut devenir une hypertonie persistante.Marty et Fain voient comme facteur prémordial de ces algies (une fois que l\u2019investigation clinique a pu éliminer toute organicité) un besoin de décharge motrice immédiate, dont la satisfaction se trouve entravée.Comme pour les céphalées, c\u2019est le plus souvent une pulsion agressive qui est en jeu, et si l\u2019on se donne la peine de laisser ces malades nous parler un peu d\u2019eux-mêmes et de leur vie, on retrouvera très souvent une hostilité mal contenue contre tel ou tel membre de la famille ou de l\u2019entourage, hostilité que le malade essaiera de dissimuler au médecin, comme il se la dissimule à lui-même, mais dont on retrouvera la preuve inversée dans la force même de ses dénégations.LEFEBVRE: LES ALGIES L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 Dans le monde animal, la riposte immédiate e:t une valeur positive; il faut frapper vite pour survivre.Il n\u2019en est pas de même dans la société hu maine, où cela deviendrait plutôt une valeur négative.Pour l\u2019être humain normal, les impulsions agressives sont ressenties consciemment et maîtrisées d\u2019une façon délibérée.Mais certains malade- ont trop peur de leurs pulsions pour se les admettre à eux-mêmes: leur capacité de contrôle conscient est trop faible, et les peurs désordonnées du jeune âge ont déterminé un circuit plus primitif de la pulsion agressive, qui se transforme en hypertonie musculaire douloureuse.Les symptômes dont se plaignent ces malades n\u2019ont que très peu tendance à la rémission.Une des meilleures thérapeutiques pratiques est incidement la gymnastique médicale, qui fait passer la contracture du plan inconscient au plan conscient.Il se crée alors des circuits nouveaux dans lesquels l\u2019énergie motrice peut être canalisée sans éveiller d\u2019angoisse.PRÉCORDIALGIES Le problème des précordialgies d\u2019origine fonctionnelle se situe sur un plan un peu différent.La névrose cardiaque, comme on l\u2019appelle, se relie de façon moins précise à l\u2019agressivité et représente, de façon presque constante, un équivalent somatl- que de l\u2019angoisse.La maladie de cœur, entraînant si souvent une mort foudroyante est, avec le cancer, un de ces avatars de l'existence humaine qui frappent le plus les imaginations.Combien de malades recevez-vous en consultation, qui se présentent chez vous dans un état de panique à faire pitié, accusant des points au cœur, des palpitations à leur faire sauter le thorax, et allant maintes fois jusqu\u2019à décrire, en termes cliniques, de savantes irradiations de la douleur le long du bras gauche.Une fois que l\u2019examen physique vous a quelque peu rassuré sur l\u2019état de ce cœur, vous apprenez, après quelques minutes d\u2019interrogatoire, que la mort subite d\u2019un parent ou d\u2019un compagnon de travail aura bouleversé le malade, l\u2019aura poussé à lire tout ce qu\u2019il a pu découvrir sur le sujet des maladies de cœur, puis a ressentir à peu près tous les symptômes dont il vient de lire la description.Toutes sortes de facteurs peuvent déclencher cet investissement pathologique du cœur par l\u2019angoisse.L\u2019exemple de la maladie cardiaque chez un autre, ou les propos imprudents d\u2019un médecin qui, à l'occasion d\u2019un premier examen, communiquera au malade certaines observations sur le fonctionnement de son cœur, propos qui sont amplifiés et déformés dans l\u2019esprit du malade jusqu\u2019à devenir l\u2019annonce d\u2019une maladie grave. L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 En fait, il y a un type de personnalité qui s\u2019avère plus vulnérable que les autres à la névrose cardiaque, ou à ses multiples équivalents, tels l\u2019asthénie neuro-circulatoire, la névrose tachycardique, le cœur irritable, etc.Cette personnalité est marquée avant tout par l'intensité des besoins de dépendance, besoins qui la poussent à rechercher la protection d\u2019une image maternelle, image perdue mais qui demeure indispensable, et que le malade recherche dans son entourage ou dans le cabinet du médecin.Le lien particulier qui unit ce type de malade à l\u2019image maternelle est d\u2019ailleurs équivoque.Fait surtout de dépendance, de passivité, 1l n\u2019en comporte pas moins une forte dose d\u2019agressivité ou, si vous voulez, de revendication agressive.Avec leur médecin, par exemple, ces malades témuigneront toujours d\u2019une sorte d\u2019insatisfaction : leur agressivité s\u2019exprimera subtilement par une tendance à culpabiliser le médecin.à lui faire sentir qu\u2019il ne fait pas tout ce qu'il faudrait faire.Mais qui dit agressivité dit, par voie de conséquence, culpabilité d\u2019être agressif, besoin de se punir: angoisse.LEFEBVRE: LES ALGIES 723 Pour ces malades, le trouble cardiaque polarise l\u2019angoisse et la rend plus supportable.Leur symptôme leur permet aussi d\u2019obtenir les égards de l\u2019entourage et l'attention du médecin, sans compter d'autres bénéfices secondaires (inconscients, notez-le blen) qui pourront aller jusqu\u2019à l\u2019exemption totale du travail.Donc, chez ces malades qui souffrent d\u2019une précordialgie purement fonctionnelle, on retrace un caractère dépendant, passif et agress { tout à la fois.La meilleure façon de traiter leur symptôme n\u2019est certainement pas, vous le savez autant que moi, de les expédier après un examen superficiel en leur disant qu\u2019ils n\u2019ont rien au cœur.Il convient plutôt de procéder à un examen physique et à un interrogatoire minutieux, que des recherches de laboratoire viendront étayer lorsque la chose est possible.Les paroles de réassurance que le médecin pourra alors prononcer seront doublement efficaces.Encore plus si le praticien s\u2019est donné la peine d\u2019écouter le malade avec sympathie, de s\u2019intéresser aux difficultés de sa vie, de fournir en somme à cet être dépendant l\u2019assurance d\u2019une protection bienveillante contre ses angoisses. 724 L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) Bulletin de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada (Fondée à Québec en 1902) Tome 90, No 7 \u2014 Montréal, juillet 1961 CONGRÈS MONDIAL DE PSYCHIATRIE Du 4 au 10 juin dernier avait lieu à Montréal le IIIe Congrès Mondial de Psychiatrie, organisé par l'Association Canadienne de Psychiatrie et l'Université Me Gill.L'organisation d'un congrès d'une telle envergure permet de constater la vitalité de l'A.C.P., la plus jeune de toutes les assocla- tions de spécialistes canadiens puisqu'elle fétait son dixième anniversaire cette année.Jeunesse, vitalité, réévaluation pourraient d'ailleurs caractériser ce congrès pendant lequel toutes les disciplines psychiatriques exposalent à plus de 3.000 délégués, venant de 60 pays, les différents aspects de leur évolution.En écrivant cet éditorial, ]e constate qu'il me faudra plusieurs mois avant d'assimiler les centaines de résumés des conférences qui étaient données dans une quinzaine de salles, toutes les discussions libres des tables-rondes, toutes les conférences que J'ai pu entendre et finalement toutes les conversations faites d\u2019une façon unpromptue dans un coin de corridor.Je ne saurais dire à ce moment ce qui a été le plus utile, des conférences académiques ou de ces rencontres humaines qui permettent de faire des comparaisons, de confronter des expériences de la vie de tous les jours ne pouvant faire l'objet d\u2019une présentation magistrale.Ce que j'écris constitue uniquement des impressions préliminaires qui valent pour le moment.La première journée était réservée aux grands maîtres: Jean Piaget, de Genève, H.C.Rumke, d'Utrech, J.H.Masserman, de Chicago et Henri Ey, de Paris.Ils donné- rent chacun brièvement la synthèse de leur ÉDITORIAL l'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet-1961 œuvre et vouloir résumer ici ce qu'ils ont dit serait une offense à ces hommes qui restent des chefs de file.La deuxième journée marquait le début de la ronde des sujets et le premier thème discuté était celui de l'hôpital mental.Nous ne pouvons pas envisager l'avenir de la psychiatrie sans tenir compte de la population psychiatrique actuelle, logée pour une très forte majorité dans les hôpitaux mentaux.Ces hôpitaux avaient été abandonnés à eux- mêmes pour plusieurs raisons dont la plus importante est sans doute la pauvreté de la thérapeutique spécifique.Cet abandon a permis aux administrateurs d'augmenter progressivement le nombre des lits, et des hôpitaux qui avaient au moment de leur fondation 700 ou 800 lits ont pu atteindre des chiffres aussi: effarants que 14.000 lits.Comme les traitements étaient limités et peu efficaces.le nombre des admiss:ons dépassait toujours de beaucoup celui des sorties et des mortalités naturelles: il est difficile de blâmer ceux qui ava/ent une tâche impossible à remplir.Par ailleurs nous devons maintenant chercher des solutions à cette hypertrophie monstrueuse et, sil est impossible de démolir ces vastes asiles, nous devons chercher à les utiliser de la manière la plus pratique et la plus heureuse.En Russie, les hôpitaux psychiatriques ne dépassent pas 1,000 lits et partout dans le monde on préconise la construction de petits hôpitaux pour traitement rapide des syndromes aigus.La tendance actuelle ne consiste plus à attendre que le malade soit détérioré au point de n'avoir d\u2019autre solution que l\u2019internement, mais plutôt à se rendre auprès du malade, à lui offrir toutes sortes de possibilités de traitement ou de support.Parmi les pays occidentaux, l'Angleterre a pris l'initiative, en 1959, de changer sa Loi de la Santé Mentale (Mental Health Act) et les modifications apportées au système permettent de prévoir qu'en 1971 les lits psychiatriques seront réduits de moitié.Il est évident qu\u2019une telle réalisation est l'œuvre d'un comité d\u2019experts qui sont conscients des possibilités de la psy- L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 chiatrie moderne et qui sont incapables d\u2019accepter la domination d'un gouvernement qui chercherait à faire de la pseudo- économie.Pour réduire le nombre des lits psychiatriques dans un pays, 1] faut absolument donner des soins psychiatriques adéquats dès le début de la maladie et continuer un traitement intensif.Cette attitude permet au malade de rester dans son milieu ou dans la communauté.Le fractionnement des grands hôpitaux en unités indépendantes est également nécessaire et le docteur D.R.Gunn, du « New Toronto Hospital », m'apprenait que cet hôpital de 1,200 lits était maintenant divisé en cinq sections absolument indépendantes ies unes des autres à tous les points de vue.Dans le même ordre d'idée, la réhabilitation et le « follow-up » du malade mental deviennent des problèmes majeurs en psy- ehiatrie.Lorsque le malade est suivi d'une facon adéquate après sa sortie de l'hôpital, il peut recevoir le support ou la thérapeutique nécessaire; si les symptômes psychotiques réapparaissent, à la place d'un nouvel internement, un séjour de quelques semaines dans une clinique ou dans un hôpital de jour (day hospital) permettra un retour de l\u2019équilibre sans qu'on risque de voir s\u2019installer la chronicité malgré toute la bonne volonté du personnel de l'endroit.Pour traiter la maladie mentale, il est fondamental d\u2019avoir certaines conceptions ou hypothèses sur ce qu'elle peut être.De ces conceptions découleront les méthodes de traitement.Sur ce chapitre, l'accord est loin d'être absolu quoique le fossé entre les diverses écoles soit parfois moins profond.Les écoles analytiques varient du freudisme le plus orthodoxe aux récentes théories de l'analyse existentielle.Lorsque nous pourrons faire la synthèse de toutes les théories \u2014 dynamiques et organicistes \u2014 nous aurons sans doute une meilleure compréhension de la maladie mentale.Une telle synthèse est sûrement possible et toutes les conceptions péniblement accumulées pendant les dernières décennies nous permettent maintenant d'aborder sans crainte les ÉDITORIAL 125 facteurs étiologiques de la schizophrénie.Nous ne croyons plus qu\u2019il s'agisse d'une démence qui deviendra irréversible et parce que nous comprenons mieux la maladie nous pouvons faire l'analyse d\u2019un délire, sal- sir partiellement le sens des hallucinations.Nous parvenons souvent à contrôler la panique du paranoïde et nous avons ainsi appris que notre présence vaut parfois beaucoup plus que l'injection du meilleur des neuroleptiques.L'évolution de la psychopathologie et les besoins innombrables créés par le désir de traiter le malade mental posent le problème de l'enseignement de la psychiatrie et de nombreuses sessions ont été consacrées à ce sujet.L'enseignement ne peut pas se limiter seulement aux futurs psychiatres, mais doit être généralisé et toucher aussi bien l\u2019étudiant en médecine que le médecin praticien, les garde-malades et les infirmières, les travailleurs sociaux et les psychologues.Depuis le Ier Congrès Mondial de Psychiatrie, tenu à Paris en 1950, le champ d'action qui a sans doute le plus évolué est la recherche psychiatrique.Etudes des psychoses expérimentales produites par l\u2019isolement sensoriel, par les ha!lucinogènes ou par la privation de sommeil, études pharmacologiques de base ou recherches cliniques en psycho-pharmacologie, recherches neuro-physiologiques, psychopathologie expérimentale, recherches biochimiques ou neuroendocrinologiques, études psychosomatiques, ete, tous ces sujets constitualent une large part de la contribution scientifique des psychiatres à ce congrès.La psychiatrie était habituée à la spéculation pure, mais elle a rapidement accepté les principes de la recherche la plus stricte et les observations souvent empiriques d'autrefois sont maintenant soumises à des contrôles rigides.La recherche psychiatrique.par sa rigueur, influence déjà la psychiatrie générale et 1l est devenu urgent de préciser les cadres nosologiques et la symptomatologie des maladies mentales.Seulement citer les têtes de chapitre constitue une tâche difficile et 11 faudrait donner 726 certaines précisions à propos de la psychiatrie infantile, des problèmes de la délin- quence juvénile, de la psychiatrie légale, des rapports qui existent entre la psychiatrie et les diverses religions, de l\u2019art psycho- pathologique, de l'hypnose comme méthode de traitement et comme moyen d\u2019investigation du psychisme, etc.L'aspect social de la psychiatrie devient de plus en plus important et on s'occupe beaucoup des phénomènes transculturels.Le rôle de la famille dans la genèse des maladies mentales est toujours étudiés et les facteurs morbides sont mieux compris.Parce que les Russes n'ont pas souvent participé aux divers congrès dans le passé, la présence de dix psychiatres de ce pays a soulevé beaucoup d\u2019intérêt et surtout de la curiosité, aussi bien chez les délégués que chez les journalistes.Je n\u2019al pas entendu tous les délégués russes, mais j'ai écouté deux de leurs conférences à propos de la schizophrénie et j'en ai gardé une impression malheureuse.L'approche surtout descriptive et les conceptions uniquement or- ganicistes ont provoqué une discussion qui aurait pu être interminable parce que les conceptions sont tellement différentes.Les Russes nient la possibilité d'une influence étiologique par les facteurs psychologiques; à partir de là ils expliquent la schizophrénie par la présence de facteurs physiologiques, circulatoires, métaboliques, héréditaires, ete\u2026 Lorsqu'ils parlent de traumatisme psychologiques, ils voient le phénomène émotionnel comme la résultante des mêmes perturbations physiologiques, métaboliques, cireulatoires, ete.Les théories analytiques et les théories pavloviennes sont loin d'être réconciliées! Enfin à l\u2019occasion du IIIe Congrès Mondial de Psychiatrie est née « l'Association Mondiale de Psychiatrie » dont le premier président est le docteur D.Ewen Cameron.Nous profitons de cet éditorial pour féliciter le docteur Cameron de cette importante nomination ainsi que du succès du Congrès dont 1l était le président du Comité exécutif.Il a eu l'audace d\u2019accepter une charge EDITORIAL l'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 très lourde et il a su s\u2019adjoindre des collaborateurs qui ont permis que tous les rouages de l'organisation fonctionnent avec une souplesse remarquable.Jean-Marc BORDELEAU UN SECRÉTARIAT DES FACULTÉS CANADIENNES DE MÉDECINE Le docteur G.H.Ellinger, doyen de la Faculté de Médecine de « Queen's University » et président de l'Association des Facultés canadiennes de Médecine, annonçait tout récemment la nomination du docteur Wendell MacLeod, doyen de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Saskatchewan, à la direction d'un secrétariat général de l'Association, dont le siège sera à Ottawa.Le rôle de ce secrétariat sera multiple mais surtout de promouvoir l\u2019enrôlement d'un plus grand nombre de jeunes dans la carrière médicale.Il est à noter que 35% des médecins qui débutent dans l'exercice de la médecine seraient des diplômés d'universités étrangères.On s'en émeut et un des rôles principaux de ce secrétariat sera de favoriser auprès des jeunes canadiens l'inscription dans les écoles de médecine, d'en établir les moyens et d'améliorer la situation actuelle.Le coût des études, leur longue durée qui comporte 6 années d'études universitaires et cinq autres années d'entraînement post- universitaire pour atteindre la formation d'un spécialiste sont des éléments qui doivent être étudiés sérieusement.L'enseignement clinique dans les hôpitaux devient une autre difficulté à surmonter depuis que l'assurance-hospitalisation est instaurée dans toutes les provinces et a supprimé l\u2019existence des salles publiques qui servalent à cet enseignement clinique.On étudiera les moyens propres à restaurer un mode d\u2019enseignement standardisé de la médecine dans toutes les Facultés.Au surplus, le secrétariat s'emploiera à l\u2019instauration d\u2019une accréditation des Fa- eultés canadiennes selon des standards ou L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 normes canadiennes, au lieu de recourir aux bons offices d\u2019une évaluation de leurs critères et de leur valeur par des visiteurs délégués de « Association of American Medical Colleges ».On ajoute qu\u2019une fondation américaine non identifiée assistera financièrement l'instauration de ce secrétariat.Nous avons peu de commentaires à formuler sur cette initiative.Il va sans dire que bien des problèmes doivent être étudiés en regard de la situation actuelle dans l'\u2019enseignement de la médecine et en perspective surtout de ce que réserve un avenir prochain.Il semble que la profession attire beaucoup moins les jeunes canadiens depuis quelques années.Serait-ce que la durée des études se prolonge de plus en plus?que les exigences académiques sont de plus en plus sévères pour obtenir le diplôme à mesure que la science médicale se développe et se complique?serait-ce surtout que les développements à venir laisseront moins de liberté au médecin et limiteront ses revenus?Les étrangers ont tout à gagner en venant exercer au Canada.Leur standard de vie se valorise et ils n'ont pas à lutter contre une concurrence aussi serrée que dans leur pays d'origine, qu'il s'agisse d\u2019Européens ou de nationaux des Iles Britanniques.ÉDITORIAL 727 L'enseignement clinique se modifiera sûrement de lui-même dans des conjonctures nouvelles.En fait, déjà il change et les cliniciens se sentent limités dans leur role en présence d\u2019un matériel humain moins accessible à la démonstration.De nouvelles méthodes devront être employées et 11 apparaît comme si la leçon auprès du malade devra dorénavant se faire par groupes de quelques unités d'étudiants introduits à titre d\u2019associés du clinicien ou du médecin traitant.Enfin, comme terme à ces commentaires formulés en survol, 'accréditation des Facultés par un organisme et selon des normes canadiennes nous semble présenter une signification analogue à celle de l\u2019accréditation des hôpitaux canadiens par un Conseil canadien, instaurée il y a quelques années.C\u2019est dans cette perspective que ce projet nous paraît-être non seulement un symbole, mais aussi une mesure relevant d\u2019une indépendance et d'une maturité culturelles désirées.Tout cela à condition que les responsables de nos Facultés d'expression francaise prenant part à ce mouvement, sachent sauvegarder une saine liberté de l\u2019enseignement et de principes qui relèvent de notre entité française au sein de la communauté universitaire canadienne.Roma AMYOT VARIÉTÉS + + XXXIe CONGRÈS DE L'ASSOCIATION DES MÉDECINS DE LANGUE FRANÇAISE DU CANADA Québec, juin 1961 BANQUET DE CLÔTURE EXTRAIT DU DISCOURS DU DOCTEUR PIERRE JOBIN Président du 31° Congrès.Nous avons placé tout notre congrès sous le signe de l\u2019enseignement et nous nous en félicitons, car nous avons vu, durant ces trois derniers jours, les spécialistes et les généralistes, les chercheurs et les praticiens, étudier et vivre en commun les problèmes les plus actuels et les plus difficiles de la médecine d\u2019aujourd\u2019hui.Quand on se rend compte que plus de 160 médecins ont pris une part active à cet enseignement devant un auditoire toujours nombreux, parfois trop, on ne peut que se réjouir du travail accompli et se consoler des fatigues de l\u2019organisation.La soif du savoir est grande chez nous.Il est vrai que les formules employées étaient attrayantes parce que dynamiques, v.g.symposium, forum, colloque, cours de médecine, cours de chirurgie, et la télévision.Deux innovations ont marqué notre congrès: les cours spécialisés en médecine et en chirurgie, et la télévision en couleurs sur écran géant.Le succès peut être attribué à l\u2019attrait de leur nouveauté, mais j'en doute, ou à la compétence des responsables et des exécutants, j'en suis convaineu.Mais leur succès met aussi en évidence le goût de s\u2019instruire, l\u2019appétit d\u2019un savoir nouveau, en somme le besoin de s\u2019éduquer soi- même, de s\u2019élever toujours plus haut dans l\u2019échelle des valeurs scientifiques, humanitaires et morales.C\u2019est en cela, M.le Premier Ministre, que nous rejoignons le sujet de votre discours de tout à l\u2019heure et que nous nous sommes préparés pendant trois jours à vous entendre parler d'éducation.Je tiens simplement à rappeler une idée fondamentale qui me tient à coeur.La présence à la tribune de notre congrès de deux conférenciers officiels est le reflet patent de notre conviction et de notre patriotisme: le Prof.André Lambling, de Paris, et le Prof.Rocke Robertson, de McGill.Hs ont connu l\u2019un et l\u2019autre, et nous en sommes fiers, un succès éclatant par leur science et la limpidité de leurs présentations.Ils sont les brillants témoins de notre difficile position dans le contexte canadien: au degré universitaire, en effet, lorsqu'un Canadien français est à la recherche d\u2019une fine spécialisation et d\u2019un supplément de culture, c\u2019est vers la France qu\u2019il doit se tourner pour v puiser aux sources pures de la civilisation qui nous a donné naissance.D\u2019autre part, l\u2019histoire a voulu qu\u2019en terre canadienne vivent deux grandes races: l\u2019histoire, 1.e.la Providence de Dieu; par conséquent, notre devoir est de vivre en paix, en harmonie, en parallèle, avec nos compatriotes.Je dis bien «en parallèle », car s\u2019il fallait par malheur que les deux grandes races viennent à se fondre en une seule, à se confondre, ce serait au détriment de la civilisation canadienne.Chaque groupe ethnique a le devoir de développer ses valeurs culturelles, naturelles, morales et linguistiques propres, afin d\u2019enrichir d\u2019autant le patrimoine canadien.C\u2019est l\u2019union de deux races qui constitue l\u2019unité canadienne; c\u2019est l\u2019union de deux cultures qui enrichit la civilisation canadienne.Voilà comment nous sommes fiers d\u2019avoir mis en ceuvre dans notre congrès ce concept de nos positions nationales.Les bien pensants croient avec nous qu\u2019il ne peut jamais être au bénéfice du Canada de fusionner en les mélangeant deux lignes de force qui, pour être pures et efficaces, doivent progresser parallèlement; que notre parallélisme culturel soit donc la conséquence naturelle de notre compréhension du problème canadien, car en matière d\u2019éducation et de valeurs morales, il ne peut pas être question de juger par le nombre.C\u2019est un droit historique que chacune de nos deux grandes races a acquis, et un devoir corollaire, de développer au maximum les valeurs morales que nous ont légués nos ancêtres en venant nous déposer, à 200 ans d\u2019intervalle, sur le sol du plus beau pays que j'aie jamais visité, notre cher Canada. ALLOCUTION DU PROFESSEUR ANDRÉ LAMBLING, Délégué officiel de la France au 31e Congrès.Le délégué de la France cède d\u2019autant plus volontiers à la pressante et amicale insistance de votre Président qu\u2019il avait bien pris la ferme résolution de s\u2019emparer du microphone pour vous exprimer tout ce dont son cœur éclate.Comment, Français ou Française, rester muet au terme d\u2019un premier séjour à Québec! Excellence, Monseigneur le peu de jour, au soir de ma carrière, après une longue pratique, vous m\u2019avez solennellement confirmé dans ma profe:sion.Au médecin, au Français, le diplôme de Docteur Honoris Causa de l\u2019Université Laval, la doyenne des universités canadiennes, est source de profonde et intime émotion, justification qu\u2019il est pour moi d\u2019un long effort dont le seul mérite fut d\u2019avoir eu pour opiniâtre propos, mais sans y atteindre, tout ce que dans votre bienveillance, vous avez estimé devoir récompenser en me décernant ce titre.Croyez bien que votre nouveau récipiendaire mesure le grand honneur que vous lui avez réservé en l'admettant dans votre Collège de Docteurs et laissez-moi vous exprimer sa gratitude pour votre distinction.Je la tens pour la plus grande marque d\u2019estime que j'aie jamais reçue.Meagieur le Doyen de la Faculté de Médecine de l'Université Laval, dès notre première rencontre qui date maintenant d\u2019un lustre, j'ai senti incontinent que je ferais amitié avec vous.La simplicité de votre abord, la finesse de votre regard, la netteté de vos paroles, expression d\u2019une pensée réfléchie, compréhensive et efficiente, parce que tournée vers l\u2019action, promettaient à cette amitié les plus grandes satisfactions.Cette intuition ne comporta pas de déceptions.Chancelier, il y a Dut votre modestie foncière en souffrir, je m'en veudrais de ne pas vous traduire en ce moment, avec cette amitié, mon estime, mon admiration pour la réalisation d\u2019une exceptionnelle portée à laquelle vous avez consacré de longues années de votre vie de grand médecin et de grand administrateur.Il ne faut pas être un clere bien subtil pour prévoir que dans un avenir prochain la Faculté de Médecine de l\u2019Université Laval se classera parmi les centres les plus renommés d\u2019enseignement et de recherche.Aver vous mon orgueil de Français s\u2019en réjouit! Mensieur le Président du Congrès, votre gentillesse.votre sourire se sont répandus pendant ces jcurnées, grâce à une infatigable ubiquité dont vous seul avez le secret, dans toutes les salles de travail et les ont éclairées.Cette élégance du cœur masquait avec grâce la charge éprouvantable de l\u2019organisation de ces assises que vous avez pu heureusement partager avec vos fidèles collaborateurs, les docteurs Turcot et Caron que j'associe dans les remerciements que je vous adresse.Ce 31e Congrès que vous avez présidé, votre Congrès, cher monsieur Pierre Jobin, est un grand succès, un exceptionnel succès, je puis en parler en connaissance de cause, pour en avoir fréquenté sur bien des méridiens et sous bien des latitudes.C\u2019est un grand succès aussi pour l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada aux destinées de laquelle préside avec tant de talent votre Directeur Général, le Dr Emile Blain.Nous sommes, ma femme et moi, les hôtes très favorisés de votre Association et les trop brefs remerciements que nous lui adressons ce soir nous savons que dans peu de jours, nous pourrons les lui renouveler.Mesdames, mesdemoiselles, messieurs.Au cours des semaines qui ont précédé notre départ pour Québec, en un accord unanime et nullement prémédité, de nombreux amis qui avaient le privilège de déjà connaître votre pays, nous ont vanté la chaleur de votre accueil, l\u2019intimité familiale de vos foyers, le charme du vieux Québec, la saveur de vos villages, la limpidité et la finesse de vos ciels.Mais combien, si convaincantes qu\u2019elles puissent être, les paroles sont loin de la réalité.Dès notre arrivée, ce fut de la part de votre ville, de votre fleuve, de votre campagne, de votre forêt, une prise de possession totale, irrésistible, émouvante.Avant que nous ayons pu reprendre notre souffle, nous étions conquis, nous étions des vôtres.Oserais-je ajouter, mes chers collègues, combien les Français sont sensibles au charme et à la grâce de vos épouses qui me permettront de les remercier \u2014 et mes remerciements s\u2019adressent très spécialement à madame Pierre Jobin, des attentions délicates qu\u2019elles ont tout au long de chaque jour, réservées à ma femme.Elles m\u2019ont été au cœur.Mes chers amis, Je vous convie à lever avec moi votre verre au Canada, au Canada Français et à la vieille terre de France, à l\u2019amitié indissoluble de nos deux pays et à leur avenir, je veux dire à la jeunesse de nos deux pays, à cette jeunesse que nous voulons ardente car nous savons avec Bernanos que « c\u2019est la fièvre de la jeunesse qui maintient le reste du monde à la température normale et lorsque la jeunesse se refroidit, le reste du monde claque des dents ». MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES LA TACHYCARDIE VENTRICULAIRE Jean-D.GRATTON, Cardiologue et Gisèle FOURNIER, Interne, Service de Médecine Hôpital Notre-Dame (Montréal) DÉFINITION La tachycardie ventriculaire est le rythme rapide ventriculaire le plus grave.Elle se caractérise par: a) un début et une fin brusque; b) une abolition du contrôle ventriculaire par le nœud auriculo-ventriculaire; c) des contractions ventriculaires rapides, quasi régulières (alternance d\u2019une irrégularité de 4 à 8 cont./min.selon Levine) ; d) sur électrocardiogramme par un QRS élargi où l'onde P est souvent noyée.MÉCANISME ET PHYSIOPATHOLOGIE Ce désordre consiste en une série rapide de contractions prématurées partant d\u2019un foyer ectopique dominant qui maintient le rythme ventriculaire de 160 à 240/minute.Ce foyer ectopique peut se trouver n\u2019importe où dans le ventricule et même alterner d\u2019un point à un autre et d\u2019un ventricule à l\u2019autre.On a fait ici les mêmes expériences que pour les arythmies auriculaires.Les conclusions sont que le mouvement circulaire était peu probable, l\u2019enregistrement synchrome en divers points faisant opter pour un foyer ectopique, surtout à cause de la contraction simultanée (et non successive) des deux ventricules.Le rythme auriculaire est habituellement indépendant.Une conduction rétrograde, ventricule \u2014 oreillette, avec ondes P inversées peut cependant être observée.Le résultat de cette anarchie de contraction est: a) Un débit cardiaque/minute diminué à cause de la courte durée de la diastole ct des battements indépendants des oreillettes qui ne coïncident pas toujours avec ceux du ventricule.b) Un temps de circulation allongé sans avoir par ailleurs augmentation de tension veineuse pulmonaire, à moins de défaillance cardiaque.c) Une dilatation cardiaque avec élongation des fibres.Elle favorise des foyers ectopiques augmentant la force de contraction.d) Une chute de la tension artérielle entraînant rapidement une défaillance cardiaque et la mort.CLASSIFICATION ET ÉTIOLOGIE La tachycardie ventriculaire est paroxystique avec un début et une fin soudaine, soit pour un retour au rythme sinusal, soit pour la défaillance cardiaque et la mort.La tachycardie ventriculaire se greffe rarement sur un cœur intact.Elle accompagne surtout les cardiopathies organiques telles que: 1) Maladies coronariennes (50%) dues à l\u2019artériosclérose.Une thrombose coronarienne entraînant un infarctus peut être la cause ou l\u2019effet de la tachycardie ventriculaire.Le même mécanisme joue au début une chute de tension artérielle avec diminution de la circulation coronarienne et de l\u2019apport d\u2019Os aux ventricules et plus tard, l\u2019infaretus agit, comme Irritant, soit mécanique (inflammation, cicatrice) soit chimique avec ses produits toxiques.On observe parfois le syndrome de Wolff-Par- kinson-White dans les maladies coronariennes.Il s\u2019agit d\u2019un élargissement du complexe QRS avec raccourcissement de l'intervalle PR, accompagnée de tachycardie ventriculaire.2) Les vices valvulaires découlant du rhumatisme articulaire aigu, en particulier l'insuffisance mitrale, engendrent plus de 4% des tachycardies ventriculaires.L\u2019hypertrophie du ventricule donne une mauvaise conduction de l\u2019influx et provoque des battements prématurés des ventricules.3) Les sujets normaux comptent pour 12% des tachycardies ventriculaires.Il s\u2019agit ici de salves d\u2019extrasystoles ventriculaires d\u2019origine inconnue, peut-être vagales.4) La digitale à haute dose en réduisant trop la conduction auriculo-ventriculaire, oblige le ventricule à compenser.De plus, le myocarde altéré favorise les foyers ectopiques.5) La quinidine en augmentant trop la période réfractaire du nœud A.V.peut obliger le ventricule à recourir à un rythme ventriculaire rapide compensateur.6) Les anesthésiques comme le cyclopropane et le chloroforme prédisposent à la tachycardie ventriculaire, s\u2019il y a administration d\u2019épinéphrine à l\u2019anoxie et à l\u2019intoxication.L\u2019épinéphrine cherchant L'Union Méd.Canada GRATTON er FOURNIER: LA TACHYCARDIE VENTRICULAIRE 731 Tome 90 \u2014 Juillet 1961 Pronestyl - 1 3.45 a.m, 3/1/59 Pronestyl ~ 1 gm.1i.Ve 4.30am 3/1/59 om, 3/1/59 Pronestyl - 1 gm.5.55 a.m.3/1/59 Fig.1.\u2014 Malade en crise de tachycardie ventriculaire apres un infarctus du myocarde.Pronestyl - 2 gil.is 11.30 a.m, 3/1/59 FEE 11.45 a.m.3/1/59 12.00 (midi) 3/1/59 | 2,00 pom.3/1/59 Pronestyl - 1 gn.emer ovis sro mens.ra ae 1 3.00 pom.3/1/59 4.00 p.m, 3/1/59 Fig.2.\u2014 Retour à un rythme sinusal après administration de 5 grammes de Pronestyl par voie intra-veineuse. 732 GRATTON Er FOURNIER: LA TACHYCARDIE VENTRICULAIRE à augmenter la tension artérielle avec des fibres 1épondant mal, cause une surcharge relative qui peut être diminué par l\u2019atropine.7) Le potassium sanguin élevé produit un ralentissement du rythme obligeant le ventricule à une tachycardie compensatrice.TRAITEMENT Il ext d'urgence, s'il y a cardiopathie sous-jacente à cause du danger de défaillance cardiaque.Le médicament le plus rapide et le plus effectif est le Prenestyl (Amide Procaïne).On emploie la voie intra-veineuse, s\u2019il y a intoxication digitalique avec rythme bidirectionnel.Le rythme redevient normal durant l\u2019injection contrôlée par l\u2019électrocardiogramme.Si on a une hypotension, on emploie un vaso-presseur.La voie orale est employée, si la cause est une angine de poitrine avec salves d\u2019extrasystoles.On a plus rarement de l\u2019hypotension à cause du délai d'une heure pour obtenir un niveau thérapeutique.On peut aussi employer la quinidine.L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 Résumé Le mécanisme et la physiopathologie de la tachycardie ventriculaire paroxystique sont étudiés dans ce court article.En faisant l\u2019étude de l\u2019étio- logic de cette maladie, nous constatons qu\u2019elle se greffe rarement sur un cœur sain.Ce sont plut*t les maladies coronariennes artériosclérotiques ct les maladies valvulaires qui sont touchées le plus souvent.Des médicaments tels que la digitale, la quinidine et quelques anesthésiques généraux peuvent prédisposer à la tachycardie ventriculaire.Le traitement le plus efficace s\u2019est avéré être le Pre- nostyl par voie intra-veineuse.Summary A review of the mechanism and physiopathology of paroxysmal ventricular tachycardia is made.A normal heart is rarely afflicted with this arythmia.It is mostly coronary, arteriosclerotic and rhumatic heart diseases which may produce it some drugs as digitalis, quinidine and some anesthetics also may be responsible.The best treatment so far has been with intra-venous Pionestyl.A PROPOS DE LA FORME ICTERIQUE NEO-NATALE DE LA MALADIE DE MINKOWSKI-CHAUFFARD P.DAGENAIS-PÉRUSSE, E.BARIL, E.HAZARD et S.OUADAHI (Montréal).La maladie de Minkowski-Chauffard, ou sphéro- cytose héréditaire, est connue de tous; elle se manifeste classiquement au cours de la deuxième enfance ou plus tard.Ces dernières années, divers auteurs ont insisté sur la relative fréquence des manifestations néonatales et sur les difficultés de diagnostic.Il est en effet habituel devant un ictère apparaissant dans les vingt-quatre à quarante-huit premières heures de la vie, d\u2019évoquer divers diagnostics: incompatibilité fœto-maternelle, hépatite infectieuse, lcteére par obstruction.Mais le sphérocytose?Nous avons eu l'occasion d\u2019observer récemment dans le service, un nouveau-né ayant présenté un ictère que ncus avons pu rattacher secondairement à la maladie de Minkowski-Chauffard.Nous allons en résumer l'observation, puis rappeler les principaux éléments du diagnostic, à l\u2019aide de récentes publications.Observation L'enfant D., Louise, est née ie 18 juillet 1960; accouchement normal, primiparité, grossesse de 35 semaines.A noter que la mere, pendant le travail, avait reçu une injection de 75 me.de « synkavit »! A la naissance le nouveau-né est cliniquement sain.Antécédents familiaux Les antécédents sont banaux au premier abord; la mère aurait eu plusieurs épisodes d\u2019'anémie non vérifiés par examens de sang.Evolution Le 19 juillet, vers la 12e heure de la vie, on note Papparition d'un ictere qui va, dans les heures suivantes, se généraliser et s\u2019intensifier.L\u2019examen clinique est par ailleurs strictement normal: pas d'hépatomégalie, pas de splénomégalie.La formule sanguine est de 5,000,000 de globules rouges, 15,400 de globules blancs, 3 erythroblastes, \u2019hémoglobine est de 15.9 grammes et la bilirubine est de 21.2 mg.pour cent.L'érythroblastose est éliminée car la mère est du groupe B Rh + ct l'enfant du groupe A Rh +; d\u2019ailleurs le test de Coombs est négatif. L'Un'\u2018on Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 Le 20 juillet, l\u2019ictère est très intense, flamboyant.L'examen clinique est identique (le foie déborde légèrement le rebord costal), la température est normale.Les jours suivants, alors aue l\u2019ictère reste stationnaire, la bilirubiménie monte jusqu\u2019à 28 mg.(le 23 juillet), sans signes cliniques, neurologiques ou autres, sans modification de la formule sanguine et notamment, pas d\u2019anémie.À dater du 24 juillet, l'ictère décroît parallèlement à la bilirubinémie; pas d\u2019incidents évolutifs, si ce n\u2019est l\u2019apparition de petites taches purpuriques périanales, d'ailleurs transitoires (taux de prothrombine: 95%).La derniére formule sanguine est de 6,000,000 de globules rouges et de 30,000 de globules blancs, l'hémoglobine est de 19 gr.et il y a 6 érythroblastes.L\u2019enfant sort du service le 29 juillet.Le diagnostic étiologique reste méconnu; cependant avaient été éliminés: l\u2019ictère physiologique, par la date d'apparition précoce de l\u2019ictère, et son intensité, l\u2019incompatibilité fœto-maternelle, l'ictère obstrue- tif, la maladie des inclusions cytomégaliques.(L\u2019examen clinique était resté négatif: pas d\u2019inclusions dans les urines).S'était-il agi d'une hépatite infectieuse?d'une hépatite toxique due à la vitamine K?Certains examens sanguins n\u2019avaient pu être pratiqués en raison des difficultés de prélèvement.L'enfant est revu le 5 août.Il présente alors une pâleur intense et généralisée, sans ictère, isolée cliniquement.La formule sanguine est de 2,500,000 globules rouges, de 19,600 globules blancs et 1'hémoglobine est de 7.65 gr.En plus l\u2019hématologiste note: thrombocytose; sphérocytes; potkilocytose; polychromatophilie; anisocytose; normoblastes: 4%.Lors d\u2019une nouvelle hospitalisation le 9 août, l\u2019examen clinique est normal; pas de splénomégalie, la fragilité globulaire est très marquée.Une transfusion de 150 ce.de sang A Rh + est pratiquée.Le lendemain, nous assistons a apparition d'un ictère généralisé, mais peu intense.Il va regresser en quelques jours, sans que nous ayons pu mettre en évidence une hépatomégalie ou splénomégalie.La formule sanguine du 12 août montre 4,100,000 globules rouges, 9,000 globules blancs et l\u2019hémoglobine est à 12 gr.L\u2019hématologiste note: 7 érythroblastes \u2014 3 sphérocytes, réticulocytes \u2014 30%.Voici le compte rendu de la consultation de l\u2019hématologiste: « Nouveau-né: ictère (bilirubine séri- qué élevée) reticulocytose 30% \u2014 sphérocytose.Fragilité globulaire en solution hypotonique, très accrue.Pas d\u2019hémolysines.Sensibilisation chez la DAGENAIS-PÉRUSSE Er CorL.: MALADIE DE MINKOWSKI.733 mère: négative, d\u2019où ictère hémolytique congénital ou sphérocytose congénitale.Histoire génétique: L'enquête familiale révèle que la mère aurait été anémique et maladive durant son enfance.Soupçon: le sang de la mère contient quelques sphérocytes actuellement.les autres causes habituelles de l\u2019ictère ont été éliminées.La forme classique exigerait en plus des données ci-dessus une sphénomégalie et une histoire familiale.Car la mère, ici, serait suspecte! Quand à la splénomégalie chez le nouveau-né la rate pourrait ne pas être palpable, car chez l'enfant, elle ne l\u2019est que dans 60% des cas ».Opinion: anémie hémolytique congénitale.Ce diagnostic est donc proposé.Il se confirmera dans les mois suivants par la survenue de deux nouveaux épisodes anémiques sévères.Ces épisodes n\u2019ont pas permis de retrouver une hépatomégalie ou une splénomégalie, mais les hémogrammes pratiqués ont montré la persistance de la sphérocytose, et de la fragilité globulaire.* * * Quarante-trois cas de manifestations néonatales de la maladie de Minkowski-Chauffard avaient été publiés jusqu\u2019à maintenant; récemment, Bernheim et ses collaborateurs, à propos de quatre cas personnels, ont fait l\u2019étude de ces publications, et ont pu ainsi mettre en évidence les principaux éléments de diagnostic clinique et biologique.La plupart de ces éléments sont retrouvés dans notre observation.Les antécédents famihaux Des antécédents familiaux nets sont présents dans près de trois cas sur quatre, leur connaissance a un orand intérêt diagnostique.Pour notre part, nous n'avons retrouvé que des épisodes anémiques chez la mère de l\u2019enfant (sans contrôle sanguin) mais des sphérocytes ont été mis en évidence lors de l\u2019hémogramme d\u2019août 1960.Les signes cliniques Trois dominent le tableau: l\u2019ictère, l\u2019anémie, et à un degré moindre, la sphénomégalie.1) L\u2019ictère.S'il n\u2019est pas constant, il est très fréquent.Apparaissant le plus souvent dans les dix- huit premières heures de la vie, il est très intense, s\u2019accompagnant d\u2019une bilirubinémie pouvant atteindre les taux élevés nécessitant une ex-sanguino transfusion (plusieurs ictères nucléaires ont été observés).La durée de l\u2019ictère est variable: en général quelques jours à plusieurs semaines, elle a pu se prolonger jusqu\u2019à 2 mois. 734 2) L'anémie.Si elle s\u2019associe à l\u2019ictère, elle est cependant décalée par rapport à lui de quelques jours a quelques semaines.Alors que notre nouveau- né avait 6,000,000 de globules rouges et 19 grammes d\u2019hémoglobine lors de son ictère, 11 a présenté 2,500,000 de globules rouges et 7 grammes d\u2019hémoglobine à l\u2019âge de trois semaines.Cette anémie sévère survenant dans les semaines suivant l\u2019ictère est très évocatrice de la maladie.3) La Splénomégale.Elle est rarement retrouvée à la période néonatale; elle apparaît le plus souvent dans les mois qui suivent\u2019 cependant, après 7 mois d\u2019évolution, la petite D.Louise, ne présente pas de splénomégalie.Les signes biologiques Puisqu\u2019aucun signe clinique n\u2019est spécifique de la maladie, les données biologiques prennent de l'importance; mais là encore, il n\u2019existe pas de spécificité absolue de ces signes lors de la période néonatale 1) La sphérocytose.Elle oriente d\u2019emblée le diagnostic.Mais elle n\u2019existe pas toujours dans les premiers Jours; nous ne l\u2019avons pas d\u2019ailleurs retrouvé lors de la première hospitalisation de notre cas (soit pendant les onze premières journées de la vie).D'autre part, la sphérocytose n\u2019est pas spécifique.Cependant, sa constatation devra faire rechercher la fragilité osmotique.2) La fragilité osmotique.Elle est retrouvée dans la presque majorité des cas, plus ou moins accentuée.Mais la fragilité naturelle des hématies du nouveau-né, quoique discutée, est bien connue; et de plus, l\u2019administration de transfusions antérieures peut perturber le test.Bernheim insiste donc sur les difficultés d\u2019interprétation des signes biologiques.D\u2019autres ont été proposés, mais le diagnostic de la maladie de Min- kowski-Chauffard dans sa forme néonatale reste délicat, et sera parfois posé après avoir éliminé les autres causes d\u2019ictère et d\u2019anémie.Le traitement Outre les transfusions habituelles, l\u2019ex-sanguino transfusion et la splénectomie sont les deux principales indications thérapeutiques.1) L\u2019ex-sanguino ne constitue qu\u2019un traitement symptomatique et permet de prévenir les complications neurologiques de l\u2019ictère nucléaire.Ses indications sont variables selon les auteurs; certains la pratiquent lorsque le taux de bilirubinémie in- DAGENAIS-PÉRUSSE er Corr.: MALADIE DE MINKOWSKI.L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 directe s\u2019élève qu\u2019au delà de 20 mg., d\u2019autres préfèrent baser leur conduite sur la courbe évolutive des bilirubinémies indirectes.2) La splénectomie a été l\u2019objet de nombreuses publications ces dernières années, en raison des accidents infectieux survenants dans les mois ou les années suivant l\u2019intervention.L\u2019indication de la splénectomie ne s\u2019est pas encore posée pour notre cas, de simples transfusions réparatrices ont été pour l\u2019instant suffisantes, après sept mois d\u2019évolution (nombre de transfusions).3) Dans le cadre de la maladie de Minkowski- Chauffard, retenons les conclusions de Bernheim: la splénectomie, restant notre seule arme efficace vis-a-vis de la tare sphérocytaire, doit être décidée sans arriere-pensée devant des troubles séveres et récidivantes.La splénectomie peut être réalisée précocement en attendant, si possible, le second ou troisième semestre de la vie.L\u2019opéré doit faire l\u2019objet d\u2019une surveillance particulière au cours de l\u2019année qui suit l\u2019intervention; tout épisode infectieux sera prévenu, dépisté et traité avec le maximum d\u2019efficacité.L\u2019injection préventive de gamma-globulines ne paraît pas justifiée dans l\u2019état actuel de nos connaissances.Résumé Les auteurs tirant avantage d\u2019un cas difficile de diagnostic, en profitent pour reviser la littérature à date.Ils résument les signes cliniques à un trépied, ictère, anémie, splénomégalie, et suggèrent trois traitements: l\u2019échange-transfusion à la naissance, les transfusions simples et la splénectomie.Summary The authcis describe a case of spherocytic anemia at birth and also revise present literature on the subject.The clinical symptoms are usually icterus anemia and an enlarged spleen.They discuss the indications of exchange- transfusion, transfusion and splenectomy.BIBLIOGRAPHIE Marcel LELONG, D.ALAGILLE, G.DORMONT: La forme ictérique néonatale de la maladie de Minkowski- Chauffard.Arch.Françaises de Pédiatrie, 16: 577, 1959.M.BERNHEIM, R.FRANÇOIS, O0.MOURIQUAND, D.GERMAIN, M.HERMIER: Les manifestations néonatales de la maladie de Minkowski-Chauffard.Ann.de Pédiatrie, 37 : 476, 1960.NELSON: Textbook of Pediatrics, Te édition.Saunders, édit, 1960. DE L'IMPORTANCE DE LA VISITE PRÉ ET POST-ANESTHÉSIQUE Gaston CARIGNAN, Service d\u2019Anesthésie, Hôpital Notre-Dame (Montréal).Depuis la dernière guerre, la recherche clinique et expérimentale, la découverte des curares et l\u2019application de nouvelles techniques, ont révolutionné l\u2019anesthésie.Quantité d\u2019interventions chirurgicales jugées impossibles 11 y a à peine quinze ans, sont maintenant réalisables et avec succès.Un nombre encore important d\u2019individus, identifie l'anesthésiste, les uns avec un masque imbibé d\u2019éther et de chloroforme, les autres, un peu plus évolués, avec une seringue de penthothal.La plupart ignore que l\u2019anesthésiste moderne doit connaître et manier des appareils susceptibles de causer des accidents, s\u2019il ne peut en déceler les imper- fecticns.Les agents anesthésiques sont plus nombreux et plus puissants, ils demandent plus de connaissances et plus de doigté de la part de ceux qui doivent les administrer.L\u2019anesthésie que doit recevoir le malade est en fonction de l\u2019opération qu\u2019il doit subir et la technique à suivre pour maintenir l\u2019anesthésie sera influencée par la technique opératoire elle-même.D\u2019où, chaque futur opéré doit être examiné par l\u2019anesthésiste pour établir les bilans psychique, physique, physiologique et biologique du malade.De là, importance de la visite pré-anesthésique.VISITE PRÉ-ANESTHÉSIQUE L\u2019anesthésiste ne se présente pas au chevet du malade pour une simple visite de courtoisie.Il s\u2019y rend à titre de consultant.Il doit porter une attention spéciale aux problèmes posés par les vieillards, les cardiaques, les insuffisants respiratoires, les débiles et les traumatisés.Il ne s\u2019est à peine présenté, que déjà le patient lui fait part de ses craintes, non pas sur les dangers opératoires mais sur les dangers anesthésiques.Tel patient garde peut-être un mauvais souvenir d\u2019une anesthésie générale ou régionale antérieure.I] sied alors à l\u2019anesthésiste de faire préciser les incidents malheureux qui ont accompagné ou suivi cette expérience antérieure.Il s\u2019agit le plus souvent, par ordre de fréquence, de nausées, vomissements, céphalées, plus rarement de perte de mémoire et d\u2019algies.Avec l\u2019anesthésie moderne, nous pouvons facilement diminuer et même supprimer les premiers, prévenir les seconds.Dès cette prise de contact, l\u2019anesthésiste peut évaluer le psychisme de son patient, son état d\u2019anxiété.Il doit par la même occasion, le rassurer et lui expliquer son rôle dans le travail d\u2019équipe avec le chirurgien.Il peut même discuter du genre d\u2019anesthésie possible.Une incursion dans les antécédents personnels permet à l'anesthésiste d\u2019explorer les séquelles possibles de maladies antérieures qui peuvent fournir d'importants renseignements sur les médicaments pris par le patient et par ricochet éviter à celui-ci des synergismes ou des antagonismes désastreux.Retenons, entr\u2019autres, les corticoides.S\u2019ils ont été administrés d\u2019une façon régulière de trois à six mois avant l'intervention proposée.il faut administrer de la cortisone la veille et le matin de l\u2019in- terventicn en quantité suffisante pour éviter une hypotension grave lors de l\u2019induction et de la maintenance par des agents anesthésiques.Si le patient a reçu ou reçoit des tranquillisants ataraxiques, il s'agit peut-être d\u2019un hyperémotif, d\u2019un psychosé ou d\u2019un hypertendu.Dans ce cas, une anesthésie régionale pourrait être mal supportée par le patient.La coopération nécessaire du patient pour réussir cette technique pourrait laisser à désirer.De plus, connaissant l\u2019effet potentialisateur des ataraxiques, il faudra diminuer la prémédication.Le patient prend-il des anti-histaminiques?Si oui, 11 possède un terrain allergique.A-t-il déjà fait des réactions aux anesthésiques, à une transfusion, à des détergents?Prend-i! régulièrement de la digitale, des barbituriques, des extraits thyroi- diens, pour traiter soit son cœur, soit son petit-mal ou son hypothyroïdie?L'interrogatoire sur les systèmes cardio-vaseu- laire et respiratoire est très important pour l\u2019appré- clation du risque.C\u2019est pourquoi, l\u2019anesthésiste doit pouvoir déceler les troubles ou les états morbides qui peuvent être néfastes au cours de l\u2019intervention.Citons, par exemple, la fibrillation auriculaire qui peut devenir le point de départ d\u2019une embolie pulmonaire; les aortites qui peuvent être suivies d\u2019un collapse cardio-vaseulaire lors d\u2019un changement de position; les infarctus anciens, les insuffisances cardiaques grades I et II, l\u2019hypertension artérielle.Certaines affections du système respiratoire, considérées comme entité négligeable par le patient, sont parfois des causes d\u2019embêtement pour l\u2019anesthésiste.Dans notre pratique quotidienne, il nous arrive de déclencher par quelques centimètres cubes 736 CARIGNAN : VISITE PRÉ ET POST-ANESTHESIQUE de pentothal des spasmes bronchiques et bronchio- laires violents qui ne cèdent qu\u2019à administration rapide de broncho-dilatateur.Une enquête ultérieure révèlera alors un bronchitique chronique, un allergique respiratoire, un asthmatique ou un bron- chiectasique.Les autres systèmes comportent peu de difficultés pour l'anesthésiste.Cependant, les maladies des glandes endocrines telles la thyrotoxicose, le diabète, le syndrome de Cushing, le phéochromocytome, la myasthénie grave, les hypophysectomisés doivent faire le sujet d\u2019une discussion avec l\u2019interniste qui traite le malade.Nous possédons déjà une foule de renseignements.Un examen physique sommaire nous aidera à préciser la nature des troubles subjectifs du patient.L'auscultation du cœur, des poumons et la prise de la tension artérielle sont de rigueur.Il faut aussi évaluer l\u2019état d\u2019hydratation du patient, les infections cutanées, les malformations, l\u2019aspect du malade et sa coloration.On recherchera la présence de varices qui peuvent favoriser l\u2019apparition de phlébites post-opératoires.On étudiera l\u2019état du réseau veineux pour apprécier la facilité des injeec- tions intra-veineuses dont l\u2019importance est maintenant considérable tout au long de la période chirurgicale.Il nous reste par la suite, à compléter notre investigation par l\u2019examen du dossier qui peut encore nous révéler des inconnus.L'anesthésiste, s\u2019il le juge nécessaire, se doit aussi de demander certains examens de laboratoire qui pourraient l\u2019éclairer davantage sur l'appréciation du risque.Un nombre encore trop imposant de patients de plus de 50 ans ayant présenté des épisodes vagues de douleurs pré-cordiales, arrivent à la salle d'opération sans E.C.G.La formule sanguine, la glycémie, l\u2019azotémie et l\u2019examen des urines doivent être demandés de routine avant chaque opération.S'il s\u2019agit d\u2019une intervention majeure, la groupement sanguin doit être inscrit sur le dossier du malade.Nous connaissons maintenant assez bien le malade pour ordonner une prémédication adéquate.La prémédication a pour but de procurer au malade une bonne sédation la veille et le matin de l\u2019opération, sans déprimer sa respiration.De plus, nous ajoutons un parasympathicolitique pour diminuer les sécrétions des glandes salivaires et des voies respiratoires, pour couper les réflexes vagaux, Un analgésique nous permettra une induction plus facile.L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 Depuis la dernière décade, nous disposons de médicaments tranquillisants ataraxiques qui sont de précieux adjuvants dans la prémédication.Plusieurs théories ont été suggérées concernant le mode d\u2019action de ces agents.La plus probable, situerait le site d'action dans le sous-cortex du cerveau, particulièrement dans l'hypothalamus et le système réticulé.Il semblerait qu\u2019en inhibant la transmission d\u2019influx nuisibles, moteurs, sensitifs ou psychiques, les ataraxiques atténueraient la tension nerveuse, et de ce fait l\u2019appréhension et l'anxiété.Les plus employés, des anesthésistes, sont ceux du groupe phénothyazine.La plupart diminue l'incidence des vomissements post-opératoires, incident important dans la chirurgie du cerveau, de l\u2019oeil et dans les réparations de plaies de la figure.Toutefois, 11 faut éviter leur emploi dans certains cas bien spécifiques.Chez l\u2019insuffisant cardiaque, ils peuvent provoquer une décompensation fatale; interdiction absolue dans le coma diabétique, barbiturique et éthylique.Chez les déprimés, ils risquent d\u2019augmenter la dépression.Un surdosage cause habituellement une dépression du système respiratoire et cardiovaseulaire, une hypotension posturale, de l\u2019hypothermie.Dans la chirurgie abdominale, plusieurs chirurgiens interdisent l'emploi du largactil qui aurait pour effet de prolonger l\u2019ileus paralytique post-opératoire.Enfin, avant d\u2019appliquer la prémédiation, il faut d\u2019abord et avant tout tenir compte du poids et de l\u2019état général du patient s\u2019il s\u2019agit d\u2019un enfant; de l\u2019âge, du tempérament et de l\u2019état général s\u2019il s\u2019agit d\u2019adulte.VISITES POST-ANESTHÉSIQUES Beaucoup d'hôpitaux ont une Salle de Réveil dans le bloc opératoire qui recoit.les opérés au sortir de la salle d'opération.Cette première phase de réanimation fait l\u2019objet d\u2019une surveillance soutenue dont le premier responsable est l\u2019anesthésiste.Au cours de ses visites, l\u2019anesthésiste doit se rendre compte de l\u2019état d\u2019éveil du patient.L\u2019étude de la feuille d\u2019anesthésie le renseignera sur le type d\u2019anesthésie, l\u2019agent anesthésique employé, l\u2019association d\u2019ataraxiques ou de narcotiques, l\u2019adjonce- tion de curares.L'étude du pouls et de la tension artérielle est de première importance.Les fluctuations de la courbe en hyper doivent faire éliminer: soit l\u2019accumulation de CO» par mauvaise ventilation causée par dépression respiratoire, encombrement trachéo- bronchique ou par douleurs, excès de vaso-pres- seurs ou de liquides.Il faut remarquer une hypo- _\u2014 - - L\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 tension progressive consécutive à une hémorragie interne, un mauvais pansement compressif.Les drainages, l\u2019état des pansements doivent être l\u2019objet d\u2019une surveillance continuelle.Lorsque le patient a récupéré divers réflexes tels les pharyngés, les conjonctivaux, qu\u2019il réagit à de légères stimulations et mieux encore lorsqu\u2019il peut exécuter des ordres simples comme ouvrir et fermer les yeux, tirer la langue et enfin que sa tension artérielle et le pouls sont stables, on peut alors le faire reconduire à sa chambre.Les visites faites au patient le lendemain de l\u2019opération sont souvent riches de renseignements de toutes sortes.Elles sont souhaitables pour toutes les interventions mineures, elles sont nécessaires et indiscutables chaque fois qu\u2019il y a une complication anesthésique per ou post-opératoire.Ces visites sont un réconfort moral pour le patient et quelles que soient les éventualités, elles marquent l\u2019intérêt que leur porte l\u2019anesthésiste.Souvent lors de ses visites, l\u2019anesthésiste peut calmer l\u2019appréhension du patient au sujet de tels malaises comme les nausées, la céphalée, les algies, les érythèmes allergiques, les maux de gorge et les ecchymoses.Par contre, s\u2019il y a complication plus grave comme l\u2019atélectasie, les troubles neurologiques, psychiques ou autres, il devra accepter ses responsabilités et suivre le traitement et l\u2019évolution de ces complications d\u2019accord avec le médecin traitant.Conclusion Ces dernières années, la mortalité per et postopératoire s\u2019est nettement améliorée malgré la gravité des opérations dont la chirurgie du cœur, la chirurgie pulmonaire et le neuro-chirurgie.Ceci est dû pour une grande part au développement de l\u2019anesthésie qui a dû se perfectionner pour pouvoir s'adapter aux problèmes créés par les progrès de la chirurgie.CARIGNAN: VISITE PRÉ ET POST-ANESTHÉSIQUE 737 Pour tous les cas électifs, le malade doit se présenter à la salle d\u2019opération bien équilibré et demeurer durant et après l\u2019opération dans un état physiologique le plus près de la normale.Les visites pré-anesthésiques au cours desquelles l\u2019anesthésiste fait un bilan complet de l\u2019état du malade peuvent concourir à garder cet équilibre par le choix rationnel d\u2019une technique et d\u2019agents anesthésiques appropriés.Summary Notwithstanding the magnitude of present-day surgical procedures, the decline in operative and post-operative mortality rates demonstrated in recent years has been notable.In large measure, this significant decrease in mortality rates may be attributed to the realisation of concomitant advances in the realm of Anaesthesia to meet the challenge of modern surgical technique.In order to diminish operative and post-operative risk to a minimum, and to preserve a near normal physiological state regardless of the nature of surgical aggression, all elective cases must receive adequate medical preparation before surgery.The thorough pre-operative assessment of the patient by the Anaesthetist and the appropriate selection of anaesthetic agents and techniques contribute to the safety of the patient undergoing surgery.BIBLIOGRAPHIE 1.A.E.KERCHER: Tranquillizing Drugs in Psychiatry.Med.Service J., 16: 631 (août) 1960.2.Allen B.DOBKIN: Efficacity of Ataractic Drugs in Clinical Anaesthesia: A review.Canad.Anaesth.Soc.J., 5: 117 (avril) 1958.3.Ronald A.MALT: Effect of preanesthetic Medication on Cardiovascular Force.Anesthesiology, 19: 353 (mai- juin) 1958.4.J.GRENIER et R.RUELLAND: Iléus paralytique et chlorpromazine.Laval Médical, 27: 600 (mai) 1959.5.N.DU BOUCHET et J.LE BRIGAND: Anesthésie et réanimation.Edition Médicale Flammarion, Paris, 1957.6.Otto C.PHILLIPS: The Anesthesiology Department of a Private Hospital.Problems of Organization and Dev- eiopment.Anesthesia and Analgesia, 37: 379 (nov.- déc) 1958. CORRESPONDANCE LETTRE DES ÉTATS-UNIS L\u2019un des chapitres les plus intéressants de la médecine moderne est celui de la substitution de certains organes par des appareils de prothèse.Certes, les appareils de prothèse artificielle sont employés depuis longtemps pour remplacer les parties externes du corps, mais ils sont d\u2019un usage relativement récent pour la substitution des organes internes.Suwvant une commumication faite le 2 mai 1961 dans « l'Umversity of Calhforma Clip Sheet », I'implantation dans le coeur d'une valvule artificielle a été couronnée de succès.Avant l\u2019opération, le malade présentait un état cardiaque alarmant dû à une lésion aortique d\u2019origine rhumatismale.Huit mors après l\u2019implantation de la valvule artificielle, son invahdité cardiaque a considérablement diminué et on considère qu\u2019elle comporte un excellent pronoshe.La mise au point de cette valvule artificielle a été le résultat de cinq années de recherche et sa valeur réelle ne pourra être établie définitivement qu\u2019à la suite d\u2019études prolongées chez un plus grand nombre des malades.Bien que le résultat obtenu soit plein de promesses pour l\u2019avenir, il n\u2019est pas envisagé, pour le moment, d\u2019utiliser cette prothèse dans les cas où Uinsuffisance aortique peut être traitée par les moyens classiques.* * * P.M.Johnson et ses collaborateurs ont décrit, lors de la Glième réunion annuelle de l\u2019« American Roentgen Ray Society » qui s\u2019est tenu récemment à Atlantic City, un procédé nouveau pour « voir » la rate.Il n\u2019était pas possible auparavant de concentrer dans la rate d\u2019une substance radro-active permettant de l\u2019examiner aux rayons-X.La méthode décrite par les auteurs permet de concentrer une substance radio-active, le chromium-51, dans la rate normale ou malade.Cette méthode ouvre des horizons nouveaux à l\u2019étude du fonctionnement, non.seulement de la rate, mais aussi du fore.L\u2019an dernier, l\u2019utilisation de ze procédé chez 80 malades s\u2019est révélée être sans danger.* * * Un antibiotique qui semble, à la fois, être un amibrcide puissant et posséder une activité anti- bactérienne étendue, la paromomycine (Humatine), s'est montré des plus efficaces dans le traitement de l'amibiase intestinale aiguë.Dans le numéro de novembre de l\u2019« Antibiotic Medicine and Clinical Therapy » (7: 681, 1960), A El Sheikh rapporte les résultats du traitement de 62 malades atteints d\u2019amibrase intestinale aiguë par l\u2019Humatine, administrée pendant § jours, à la dose de 25 mg.par kilo et par jour.La guérison fut obtenue dans 60 cas, y compris 5 cas qui nécessitèrent une répétition du traitement.La paromomycine agit à la fois contre les ambes et contre les bactéries associées.Le traitement ne s\u2019est accompagné d\u2019aucun effet défavorable au niveau du système hématopoiétique, des reins ou du fore.Les médecins présents à la réunion qui a eu lieu à Bal Harbour, en Floride, à l\u2019occasion du dixième anmwversawe de l\u2019« American College of Obstetricians and Gynecologists », ont pu assister à la présentation, à la télévision, d\u2019une technique gynécologique nouvelle.J.H.Ferguson et ses collaborateurs ont mis au point un procédé permettant de prélever, au niveau du col utérin, une quantité de tissu suffisante pour permettre un diagnostic précis de cancer ou de toute autre affection de cet organe.La technique employée permet une grande précision dans les résultats, s'accompagne raement de complications et le saignement, pendant ou après le prélèvement, est négligeable.Le procédé est sans danger et a même pu être utilisé, avec certaines légères modifications, chez une femme enceinte, sans complication pour la mère ou l\u2019enfant.W.R.Eyler a décrit, au cours d\u2019une communication faite à Cincinnati, a la « Radiological Society of North America », une excellente méthode pour déceler la calcification des valvules cardiaques.Cette méthode, appelée laminographie, consiste, en fait, à rendre visible à la radiographie, les différentes couches ou sections du tissu cardiaque.La laminographie est des plus utiles lorsque le malade a un gros coeur ou présente un épanchement pleural important.Elle sert aussi: 1) à confirmer un diagnostic radioscomque quand la lecture de celui-ci est difficile; 2) à distinguer les calcifications valvulaires des autres calcifications; enfin, et ce qui est peut-être sa plus grande utilité, à identifier les calcifications valvulaires multiples.* # * ERR. L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 60 malades atteints de maladie de Ménière ont été traités avec succès par les ondes ultra-sonores.Jusqu'à présent, dans les cas où le traitement médicamenteux ne donnait pas de bons résultats, il fallait recourir à la chirurgie qui, en détruisant l\u2019oreille interne, rendait inévitable la perte de l\u2019ouïe.Dans le « Journal of the American Medical Association » du 22 avril (176: 215, 1961), F.Altman communique la disparition des vertiges chez 80% de ces 60 malades à la suite du traitement par les ultra-sons.Le nouveau procédé comporte la pose d\u2019un applicateur spécial le long du canal sem- circulaire latéral, mis à jour par une incision mas- toidienne.La destruction de l\u2019oreille interne est alors obtenue par le passage des ondes ultra-sonores.L\u2019ouie n\u2019est pas altérée par le traitement et même parfois légèrement améliorée par suite de l\u2019atténuation des bruits internes de l\u2019oreille.* * * CORRESPONDANCE 739 J.P.McGovern rapporte dans le « Journal of the American Medical Association » du 1er avril 175: 1155, 1961) l'apparition d\u2019un nouveau problème sanitaire posé par une chenille venimeuse dans le sud des Etats-Unis.La chenille, appelée parfois « hérissone », possède de nombreux piquants qui libèrent un poison au contact.Chez l\u2019homme, la piqûre peut provoquer une douleur locale aiguë, un gonflement de la céphalée, un véritable état de shock et des convulsions.Etant donné la sévérité des symptômes, il west pas impossible que la piqûre puisse entraîner la mort, bien qu'aucun cas de mort n'ait été signalé jusqu\u2019ici.Environ 2,130 cas de piqures par cette chenille venimeuse ont été signalés dans la partie sud-est du Texas au cours de l\u2019été 1958.Le nombre des chenilles semble augmenter périodiquement et de manière considérable tous les 4 ou 5 ans. ANALYSES Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complètes et utilisables, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le « Quarterly Cumulative Index Medicus»: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, le volume, la page, le mois (le jour du mois si le périodique est hebdomadaire), l\u2019année.Exemple : J.BEERENS: Tuberculose et démence précoce.« Ann.Med.Psychol.», 94: 1 (juin) 1938.MEDECINE R.BARNES et W.W.SCHOTTSTEADT: L'influence de l'état émotif sur I'excrétion de l'eau et des électrolytes chez les patients souffrant d'insuffisance cardiaque.(The relation of emotional state to renal excretion of water and electrolytes in patients with congestive heart failure.) \"Am.J.of Med.\", 29: 217, 1960.Une corrélation franche entre certains états d\u2019esprit et l\u2019apparition d\u2019insuffisance cardiaque avait déjà été démontrée dans des travaux antérieurs.Il s'agissait de démontrer que certains états d\u2019esprit, autre que la colère, la honte ou la peur, pouvaient avoir un effet déterminé sur l\u2019apparition de l\u2019insuffisance cardiaque en favorisant la rétention d\u2019eau et d\u2019électrolytes.Huit patients hospitalisés pour insuffisance cardiaque furent choisis; ceux-ci, une fois rétablis à un état de compensation furent soumis à une étude minitieuse.D'abord, études métaboliques: dosages des liquides et du sodium ingérés et excrétés; et enfin, complètement à part, des observations quotidiennes sur l\u2019état d\u2019esprit des patients.Les résultats compilés en moyenne pendant vingt jours, montrent une diminution des liquides excrétés, mais encore plus de sodium excrété, quand les patients étaient dans des états anxieux ou déprimés.Des dosages du potassium ne montrèrent aucune fluctuation importante.Si vraisemblablement une telle relation existe, elle prendrait d\u2019autant plus d\u2019importance que les patients souffrant d'insuffisance cardiaque sont souvent exposés à l\u2019anxiété ou à la dépression.P.E.BERTRAND.E.CORDAY et J.H.WILLIAMS: Etudes directes de la circulation du cerveau, du coeur, du rein et du foie pendant l'état de choc et l\u2019administration de vaso-constricteurs.(Effect of shock and of vasopressor drugs on the regional circulation of the brain, heart, kidney and liver.) \"Am.J.of Med.\u201d, 29: 228, 1960.L\u2019usage des Vaso-constricteurs pour combattre les états de choc, étant de plus en plus répandu de nos jours, il convenait d\u2019établir directement leur action sur la circulation des divers organes principaux.L\u2019étude fut fait sur 46 chiens chez lesquels on canulait une ratére coronaire, une carotide, une veine rénale, l\u2019artère hépatique et la veine porte; ou enregistrait simultanément le débit de ces vaisseaux alors que l\u2019animal était en choc et ensuite sous vaso-constricteurs.ee ++ Pendant l\u2019état de choc le débit rénal et splanchique diminue considérablement en faveur du débit cérébral et cardiaque; celui-ci diminue aussi, mais moins.Après l\u2019administration de vaso-constricteurs, le flot sanguin augmentant au cerveau, au cœur et légèrement dans l\u2019artère hépatique, il continue à diminuer dans la veine portale et au rein.La circulation portale et rénale ne revient à la normale que lorsqu\u2019on cesse les vaso-constric- teurs.Ceux-ci ne feraient donc qu\u2019accentuer la réponse normale de l\u2019organisme au choc.D\u2019où l\u2019effet dangereux d\u2019ischémie hépatique ou rénale si on abuse de ces substances.P.E.BERTRAND.Arne FRETLAND: Thrombocythémie essentielle, avec anémie importante et évolution rapide.\u2018Le Sang\u2019, 4: 349, 1960 Cet article concerne un cas de thrombocythémie essentielle.La malade, âgée de 78 ans, est admise à l'hôpital en octobre 1958.Contrairement à ce qui est signalé jusqu'ici dans la littérature, elle avait une importante anémie et l\u2019évolution de la maladie a été brève.Aucune histoire d\u2019hémorragie et d\u2019anémie n\u2019a guère répondu aux thérapeutiques classiques.Aussi, la malade a- t-elle eu, à titre symptomatique, plusieurs transfusions.La malade meurt 11 mois après l\u2019admission A l'admission, 1,600,000 plaquettes/mm3 dans le sang périphérique et on a noté une augmentation considérable des mégacaryocytes dans la moelle sternale.Au cours de la maladie, le chiffre des plaquettes descendit à des vale\u2018wrs normales et subnormales.Malgré tout, à l\u2019autopsie: Augmentation considérable des mégacaryocytes dans la moelle osseuse.Anthony ALCINDOR.ELLENBERG et BOOKMAN: Diabète avec diarrhée et stéator- rhée (Sprue).(Diabetic diarrhea with malasorption syndrome.) \"Diabetes\u201d, 1: 14, 1960.1 \u2014 Deux patients diabétiques de longue date développent une diarrhée avec stéatorrhée, lésions radiologignes du Tractus digestif, amaigrissement, ete, bref diabète et sprue.2 \u2014 Après l\u2019échec des Rayons-X classiques, réponse dramatiquement favorable avec cortisone.3 \u2014 Discussion de la pathogénie.Suggestion de l\u2019auteur.Antony ALCINDOR.KORELITZ et JANOWITZ: Dilatation du côlon: complication grave de la côlite ulcéreuse.(Dilatation of the Colon.a Serious Complication of Ulcerative Colitis.) \u201cAnn.Int.Med.\u201d, 53: 153 (juillet) 1960.Aux complications naturelles et connues de la colite ulcéreuse (perforations \u2014 abcés péricolonique \u2014 péritonite \u2014 hémorragie massive \u2014 carcinome) s\u2019ajoute la dilatation rapide et considérable avec extrême toxicité du côlon.On constate que cette complication coïncide avec l'apparition de la corticothérapie. L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 Seize patients au cours de 19 épisodes aigus sont étudiés dans cet article au point de vue clinique, radiologique, pathologique et thérapeutique.La dilatation du côlon survient au cours d\u2019une exacerbation de la maladie, elle devient évidente après l\u2019apparition des symptômes toxiques; d\u2019ailleurs tous les patients ici étaient fébriles, toxiques, déshydratés, la plupart d\u2019entre eux en tachycardie, anémiques, hypotendus.Les bruits intestinaux étaient hypotoniques ou absents: un abdomen tendu et silencieux est un signe imminent de perforation.Une selle sanglante ou non coïncide souvent avec la distension.Au point de vue radiologique une dilatation importante du transverse avec les signes habituels de colite ulcéreuse grave est pathognomonique, fait à remarquer le rectum n\u2019est jamais touché par cette distension.Le diagnostic différentiel se fait avec l\u2019ileus paralytique, l\u2019obstruction côlonique, la dilatation sentinelle de la pancréatite aiguë, la dilatation du grêle dans l\u2019iléo-jéjunite, la dilatation du côlon dans la sprue.Les ulcérations multiples de la côlite ulcéreuse atteignent jusqu\u2019à la muscularis, les perforations sont rares; les auteurs ont remarqué une destruction des ganglions de la sous- muqueuse et musculeuse.Cette atteinte ganglionnaire est-elle spécifique et responsable de la dilatation du transverse, ou doit-on l\u2019attribuer à une hypopotassémie, problème non résolus par les auteurs.Et pourquoi le transverse comme site l\u2019élection?Est-ce la laxité de son mésentère qui fait emprisonner les gaz entre les deux angles spléniques et hépatique à la faveur d\u2019un amincissement de la paroi.Des 16 patients, 5 subirent un traitement médical aux antibiotes, liquides et électrolytes, intubation par long tube et stéroïdes.3 furent améliorés, 2 durent subir une colec- tomie, les autres subirent un traitement chirurgical: iléo- stomie et colectomie sub-total, ou décompression par cé- costomie.Tous furent améliorés, un décès post-opératoire.Tous reçurent des stéroïdes, ceux-ci sont-ils la cause de la distension, mais nous n\u2019avons aucune preuve à offrir, disent les auteurs.Voici leurs conclusions: la dilatation du côlon est grave, on doit d\u2019abord décomprimer le patient par intubation par long tube, la décision d\u2019intervenir est très difficile, quand la perforation est imminente, il faut procéder.Il est établi que les stéroïdes sont bons dans l\u2019exacerbation de la maladie mais ils nuisent au processus de guérison.Done 1° Si une dilatation toxique survient chez un patient déjà aux stéroïdes, il faut continuer les stéroïdes et intuber; si aucun succès ne vient il faut opérer en continuant les stéroïdes avant comme après l\u2019opération.2° Si une dilatation toxique survient chez un patient qui ne reçoit pas de stéroïdes et si on soupçonne une perforation, ne pas donner de stéroides; quand on croit que 'a perforation n\u2019est pas encore survenue, les stéroïdes peuvent améliorer de façon dramatique l\u2019état du patient, on peut intuber prudemment.3° Le patient en colite ulcéreuse aiguë et fulminante avec ulcérations profondes prouvées au lavement baryté ne doit pas recevoir de stéroïdes.P.MASSICOTTE.ANALYSES 741 Wesley W.SPINK: Thérapie par les adrénocorticostéroides chez certains patients ayant des maladies infectieuses.(Adrenocortical stéroids in the management of selected patients with infectious diseases.) \"Ann.Int.Med.\u201d, 53: 1 (juillet) 1960.Il ne fait plus de doute que l\u2019A.C.T.H.et les corticoïdes apportent fréquemment chez les patients atteints d\u2019infections graves une amélioration immédiate dramatique mais ces médicaments restent dangereux en vertu même des inconvenues qui planent sur leur mécanisme d\u2019action.Une étude faite à l\u2019Université du Minesota Medical Center entre 1950-1959 sur 81 patients choisis a donné les résultats exposés ici: 38 d\u2019entre eux étaient atteints de collapsus vasculaire périphérique aigu dû à des infections accablantes à bactéries Gram négatif.(Coli-pseudomonar-méningo-Salmo- nella ainsi qu\u2019à Staphilo et un LE.compliqué de septicémie et à Clostridia).43 autres patients étaient atteints de réactions inflammatoires indésirables en présence d\u2019infections graves dont 9 réactions médicamenteuses (aux antibiotiques surtout) les autres, (mononucléose infectieuse compliquée (encé- phalo-méningite ou d\u2019ictére, oreillons aussi compliquée d\u2019en- céphalo- méningite avec ou sans orchite, brucellose, T.B., R.A.A., hépatite).En première analyse, il ressort de cette étude que les stéroïdes administrés le furent en doses importantes et que la fonction surrénalienne de ces patients étaient habituellement normale mais insuffisante en présence de stress grave.1° Le premier groupe, (38 patients) atteint de choc dû à l\u2019infection présentaient un état mal compris dit de « choc bactérien », les auteurs rapportent quelques expériences sommaires effectuées sur le chien; \u2014 la seule référence connue est le syndrome de Waterhouse-Frederickson bien que l\u2019hémorragie intra-surrénalienne fut rare chez les patients étudiés, de même que les troubles marqués de Ja fonction surrénalienne.Dans ce premier groupe, 25 furent atteints d\u2019infection à bactéries Gram (nég.) (coli-pseudomonar et protéus), 17 d\u2019entre eux moururent, fort avancés en âge d\u2019ailleurs; les facteurs principaux qui contribuérent au décès furent d\u2019abord la défaillance rénale, ensuite ia rétention d\u2019urine, les infections urinaires, les cathétérismes vésicaux et les opérations.Voici les traitements utilisés: antibiotes, infusion de sang, plasma, sérum glucosé et salin vaso-constricteurs, corticoïdes et O9.Notons qu\u2019au stage initial du « choc bactérien ou endo- toxique » nous assistons à une vaso-constriction importante suivie d\u2019une vaso-dilatation, une chute de la tension artérielle avec « pooling » du sang du côté veineux.Les auteurs font remarquer que dans le traitement du choc par les vaso-constricteurs (norepinéphrime ou méta- ramisol) il faut s\u2019exercer chez les normol-ndus à maintenir la T.A.à 90.Quant aux corticoïdes, des doses de 300 à 500 mg.d\u2019hydrocortisone I.V.aux 12 heures pendant deux ou trois jours furent nécessaires.Une monographie de la plupart des patients suit: sur 38, 23 moururent, âgés pour la plupart, 15 furent améliorés; la pathogénie du choc et le mécanisme d\u2019action des cor- ticoïdes restent un mystère. 742 2° Les deuxième groupe 43 patients présentaient des réactions inflammatoires indésirables en présence de maladies infectieuses.L\u2019inflammation est habituellement reconnue comme un facteur essentiel de la défense normale de l\u2019organisme contre l'infection mais il arrive parfois que l\u2019inflammation soit nuisible, ainsi les réactions inflammatoires au niveau des valvules mitrales ou des articulations dans le R.A.A.Souvent il s\u2019agit de type retardé d\u2019hypersensibilité microbienne acquise, la T.B.par exemple.Les patients étudiés ici étaient dans un état fébrile et toxique critique: atteints de mononucléose infectieuse avec encéphaloméningite, d\u2019oreillons, aussi avec encéphalomé- ningite avec ou sans orchite, de T.B.de brucellose, de R.A.A., d\u2019hépatite, de trichinose et de méningite a pneumo.Le traitement aux corticoïdes ajouté au traitement spécifique de la maladie en question a amélioré tous les patients sauf quelques cas désespérés: tuberculeux âgés présentant ulcere rectal ou L.E.discoide, méningitique à pneumo.Les patients présentant des réactions médicamenteuses (pénicilline pour la plupart) ont tous été guéris par les corticoïdes.L\u2019hydrocortisone a été le médicament de choix; d\u2019ailleurs dans les infections avec choc il fallait utiliser un stéroïde rapidement métabolisable : l\u2019hydrocortisone fut ainsi donnée à raison de 500 à 1,000 mg.I.V.par 24 heures en deux ou trois doses pendant 4 à 5 jours.Quand de fortes doses sont ainsi administrées en peu de temps, 1l n\u2019est plus besoin de retirer le médicament graduellement ou d\u2019ajouter de l\u2019A.C.T.H Dans les réactions inflammatoires en présence d\u2019infection, les auteurs ont aussi donné dans les cas critiques de l\u2019hydrocortisone I.V.100 à 200 mg.aux 8 à 12 heures; dans les cas moins graves les corticoïdes furent administrés par la bouche; rarement crurent-ils nécessaire de produire une stimulation additionnelle de cortex surrénalien par l\u2019A.C.- TH.Enfin les effets secondaires indésirables des corticoïdes furent à peu près nuls en raison de la brièveté du traitement même si des doses importantes furent parfois utilisées.P.MASSICOTTE.A.VACHON, C.BESSET, H.BRONDEL et B.HERNETTE: La lithiase pancréatique \u2014 Données anatomiques, cliniques et biologiques.Possibilités thérapeutiques actuelles.\u2018La Rev.Lyonnaise de Méd.\u201d, 9: 1105 (30 déc.) 1960.À propos de 15 observations personnelles sont exposées des notions concernant l\u2019étiologie, l\u2019anatomie pathologique, les symptômes cliniques et biologiques qui servent de base au diagnostic et à la thérapeutique de la lithiase pancréatique.Du point de vue étiologique le rôle de l\u2019alcoolisme, !a prédominance masculine, sont soulignés et la place.de la pancréatite primitive, secondairement lithogène, à côté de la pancréatite secondaire par stase canaliculaire est discutée.Du point anatomique, il faut retenir à côté de la sclérose du tissu parenchymateux frappant les acini et les ilôts Langerhansiens, la distension canaliculaire due à la rétention pancréatite et la constitution de kystes, dépendant du même facteur, et de pseudo-kystes par nécrose pancréatique.ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 La localisation des calculs permet d\u2019opposer les lithiases localisées de la moitié droite et les lithiases diffuses souvent secondaires à un empierrement progressif qui se fait de droite à gauche, notion qui à côté des lésions anatomiques secondaires à la stase, plaide en faveur des interventions d\u2019exérèse précoce par pancréato-duodénectomies céphaliques.Sur le plan clinique, la lithiase beaucoup plus fréquemment et précocement que les pancréatites chroniques non caleifiantes, associe aux manifestations douloureuses des signes traduisant le dysfonctionnement pancréatique.La stéatorrhée clinique ou décelée par l\u2019examen des selles est fréquente et la lithiase est de beaucoup la plus dia- bétogène des affections pancréatiques (67% dans notre statistique personnelle qui sur 15 cas comporte 2 diabètes précoces et sévères).Bien que rares (3 sur 15) les formes analgiques, généralement décelées par des signes de dysfonctionnement pancréatique, doivent être connues.Parmi les nombreux examens de laboratoire habituellement utilisés, les plus fidèles concernent la mise en évidence des troubles de la glycorégulation et de la digestion lipi- dique.C\u2019est dans ce cadre que prend place l'épreuve utilisant les graisses marquées à l\u2019I 131 et la comparaison des courbes à l\u2019acide oléique et à la trioléine.Les différents types d\u2019opérations proposées, qui doivent s\u2019adapter aux conditions anatomiques \u2014 interventions indirectes portant sur les voies biliaires ou le splanchnique, interventions pancréatiques de drainage ou d\u2019exérèse \u2014 sont exposées avec leurs indications respectives.Guy ALBOT.André PARAF et B.BONNEVILLE: Etude clinique des thromboses spléno-portales.\u2018Bull.Mém.Soc.Méd.Hop.de Paris\u201d, 76: 1281 (2 déc.) 1960.Etude de 54 cas de thromboses spléno-portales diagnostiquées 44 fois par splénoportographie, 3 fois par hépato- portographie rétrograde chez des sujets splénectomisés, 7 fois par iléoportographie per-opératoire.Au point de vue topographique, les 54 observations se répartissent ainsi: 19 thromboses spléniques, 21 thromboses.portales, 14 thromboses spléno-portales diffuses.Contrairement aux données classiques, l\u2019ascite est rare, 10 fois sur 35 thromboses portales.La circulation veineuse sous-cutanée abdominale est exceptionnelle, 5 fois sur 54.Les douleurs abdominales (18 fois sur 54) et la fièvre, (12 fois sur 54) ont une grande importance diagnostique, surtout quand ces deux symptômes sont associés réalisant le syndrome « fièvre-douleurs abdominales » inexpliqué.La splénomégalie est presque constante dans les thromboses portales et spléno-portales diffuses.32 fois sur 35.Au contraire, la splénomégalie est rare, 6 fois sur 19, dans les thromboses de la veine splénique.Les hémorragies digestives sont fréquentes, 30 fois sur 54, sur l\u2019ensemble de cette série; mais elles sont rares dans les thromboses de la veine splénique (6 sur 19), elles sont très fréquentes dans les thromboses portales (17 sur 21, soit dans 80 p.100 des cas), elles sont moins fréquentes dans les thromboses spléno-portales diffuses (7 sur 14).Guy ALBOT. L\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 L.L.LOWBEER: Tumeurs extra-pancréatiques produisant de l'hypoglycémie.(Hypoglycemia-producing Extrapancreatic Neoplasms.) \"Am.J.C.Path.\u201d, 35: 233-43, 1961.C\u2019est une revue des néoplasmes qui s\u2019accompagnent d\u2019hypoglycémie.Il y a 25 tumeurs mésodermiques et 23 tumeurs épithéliales rapportées dans la littérature à cet égard.Définition de l\u2019hypoglycémie.\u2014 C\u2019est un glucose sanguin en bas de 55 mg.% par la méthode Folin-Wu ou 40 mg.% par la méthode Somogyi-Nelson s\u2019accompagnant de troubles du système nerveux central ou du système nerveux autonome à l\u2019état de jeûne et s\u2019amendant par l\u2019administration de glucose (triade de Whipple) Le type de syndrome dépend du taux du glucose, de la vitesse de sa chute et de la durée de l\u2019hypoglycémie.Dans les chutes rapides, il y a de la transpiration, de la faiblesse, du tremblement et de la tachycardie (hyperadré- nalisme).Dans les baisses plus lentes, on note des céphalées, des troubles visuels, de la confusion, des convulsions et du coma, (troubles cérébraux).Si l\u2019hypoglycémie dure trop longtemps, il s\u2019ensuit des troubles neurologiques ou psychiques, allant jusqu\u2019à l\u2019hémiplégie.Seize tumeurs hépatiques primitives de grande taille ont entraîné de l\u2019hypoglycémie, qui survient quand 80% du parenchyme est détruit.Le test de la tolérance au glucose montre une augmentation rapide suivie d\u2019une chute rapide.(Dans les dysfonctions hépatiques, la montée rapide est suivie d\u2019une baisse lente.) Ces tumeurs, contiennent une grande quantité de glycogène alors que le parenchyme hépatique restant est pauvre en glycogène.La plupart des auteurs pensent que le glucose est storé dans les cellules tumorales.À remarquer qu\u2019on n\u2019a pas rapporté d\u2019hypoglycémie dans les cas de foie farci de métastases.(Note: il semble que toutes ces tumeurs hypoglycémiantes soient des hépatomes à l\u2019exception d\u2019un cas où il s\u2019agit d\u2019un cho- langiome).Cinq cancers surrénaliens de grande taille ont entraîné une hypoglycémie.Il ne s\u2019agit pas d\u2019une hypoglycémie par déficience surrénalienne, puisque l\u2019autre surrénale était intacte.(Dans un cas, la tumeur contenait beaucoup de glycogène: dans un second cas, l\u2019extrait de la tumeur a entraîné une hypoglycémie chez l\u2019animal).Vingt-cinq sarcomes extrapancréatiques.\u2014 Tous ces cas ont fait des épisodes d\u2019hypoglycémie spontanée corrigée rapidement par l\u2019injection de glucose, corrigée par l\u2019ablation de la tumeur et réapparaissant avec les métastases pourvu que ces métastases fussent extensives.Caractères généraux: toutes ces tumeurs étaient de grande taille.Site: 7 (28%) proviennent de la cavité pleurale ; elles étaient toutes reliées au diaphragme, à la plèvre pariétale et au poumon.Les autres au nombre de 18 (72%) étaient localisées dans l\u2019abdomen; 8 intrapéritonéales; 10 rétro-péritonéales.Aucune n\u2019avait de relation avec le pancréas.Celui-ci quand il fut examiné soit macroscopique- ment, soit microscopiquement, y compris l\u2019examen à l\u2019autopsie dans certains cas, ne présentait rien d\u2019anormal.Type de tumeur: 5 tumeurs étaient bénignes; 20, malignes, le plus souvent d\u2019une malignité réduite.Le diagnostic histologique le plus souvent posé fut celui de fuso- sarcôme.Souvent on a noté des cellules épithélioïdes autour des vaisseaux.Dans 6 cas, la tumeur a été cataloguée comme étant d\u2019origine mésothéliale.Pathogénie de l\u2019hypoglycémie.Plusieurs hypothèses explicatives ont été proposées: a) que la tumeur serait as- ANALYSES 743 soiffée de glucose; b) que la glycolyse serait plus rapide dans le tissu tumoral que dans un tissu normal; c) que le cortex surrénalien serait en cause (association dans quelques cas de goître nodulaire, gynécomastie, hirsutisme léger); d) que la tumeur exerçant des pressions sur le splanchnique et le ganglion caeliaque: il s\u2019en suivrait une non mobilisation du glycogène hépatique; e) et enfin que la tumeur sécréterait une substance hypoglycémiante s\u2019apparentant à l\u2019insuline: l\u2019insulinoïde.Trois auteurs ont récemment rapporté avoir trouvé une substance s\u2019apparentant à l\u2019insuline dans ces tumeurs.Dans une tumeur, l\u2019un des auteurs (Volk.) a trouvé 16 unités « d\u2019insulinoïde ».Les rapports entre ces tumeurs mésodermiques et les tumeurs hépatiques ou surrénaliennes sont encore obscures.S.LAUZE.Ch.DEBRAY, J.-P.HARDOUIN, G.CHARLIER et Et.MARTIN: Maladie de Hodgkin gastro-duodénale (un cas reconnu par le cysto-diagnostic du liquide d\u2019ascite.) \"Arch.Mal.App.Dig.\u201d, 50: 197 (3) 1961.Une femme de 58 ans est porteuse d\u2019une infiltration gastrique étendue d\u2019aspect néoplasique, mais la lésion déborde sur le duodénum jusqu\u2019à la jonction du deuxième et du troisième duodénum.Les antécédents tuberculeux de la malade orientent d\u2019abord vers un diagnostic de tuberculose gastrique.Les explorations sont poursuivies.La laparoscopie ne montre rien.La gastroscopie montre de vastes ulcérations et une infiltration, mais ne permet pas de diagnostic spécifique.La ponction-biopsie hépatique est normale.Un cyto-diagnostic du liquide d\u2019ascite laisse voir des cellules de Sternberg et révèle qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une maladie de Hodkin gastro-duodénale.Les auteurs rappellent les difficultés de ce diagnostic clinique et radiologique.Ils soulignent les particularités anatomiques des Hodgkin digestifs: le processus lymphogra- nulomateux reste assez localisé à la paroi et aux ganglions satellites.Ils mentionnent les rapports fort controversés entre tuberculose et lymphogranulomatose maligne.Cecil GENDREAU.PNEUMOLOGIE J.VIDAL, J.-J.GUIN et J.-C.MARTY: Les possibilités réelles d'un traitement antibiotique correctement conduit, dans la tuberculose pulmonaire.\u2018Revue de la Tub.et de Pneum.\u201d, 24: 668 (mai-juin) 1960.Depuis l\u2019emploi des antibiotiques (douze ans après les débuts de l\u2019antibiothérapie et huit ans après la découverte de l\u2019isoniazide), des rapports plus ou moins contradictoires sont venus entretenir la confusion quant aux résultats ultimes de cette thérapeutique.À cause du mauvais usage que l\u2019on fait des antibiotiques, il en découle des erreurs thérapeutiques qui nuisent aux succès curatifs.Dès l\u2019abord, les auteurs veulent établir un parallèle entre deux catégories de malades.Le premier groupe: ce sont les initialement mal traités.Le deuxième groupe: ce sont les non traités ou ceux qui ont bien été traités avant l\u2019admission à l\u2019hôpital ou au sana. 744 La différence dans les deux cas est importante puisque pour le premier groupe on obtient 27 pour 100 de guérisons, tandis que pour le deuxième, 65 pour 100.Le but de ce travail, c\u2019est de connaître les résultats de la cure chez des sujets qui ont conservé leur « virginité antibiotique » lorsque le traitement antituberculeux a été institué.Ce sont des malades «neufs» qui n\u2019ont reçu à leur admission aucun traitement antibiotique d\u2019après une enquête très poussée.Les auteurs ont dû refuser de compter pour fins statistiques de nombreux tuberculeux quand on sait combien les antibiotiques sont employés sans discernement.Ils ont recueilli 100 observations qui ont pu répondre à leurs normes, c\u2019est-à-dire sans passé thérapeutique.Chaque fois, la tuberculose pulmonaire a été confirmée bactériologiquement chez 86 parmi les 100 malades étudiés.Chez les 14 autres, la clinique et la radiologie sont venus confirmer le diagnostic de T.B.La routine thérapeutique: perfusion quotidienne I.V.de P.A.S.et d\u2019isoniazide avec une injection intra-musculaire de Streptomycine (1 gramme) 3 fois par semaine.La cure de repos a été rigoureuse.Le traitement a été contrôlé mensuellement.Quant aux résultats thérapeutiques sur les 100 cas, nous constatons 94 guérisons et 6 échecs.Chez les guéris, 15 (16%) ont été traités durant moins d\u2019un an, 48 (51%) durant 12 à 15 mois, 19 (20%) durant 15 à 20 mois, enfin 9 (95%) pendant plus de 20 mois.Les résultats thérapeutiques sont plus spectaculaires en milieu sanatorial (40 sur 60, soit 66% ont guéri en moins de 15 mois, tandis que nous obtenons 14 guérisons sur 40% à l'hôpital).Les six échecs semblent être secondaires au type de tuberculose: ulcéro-caséeuse commune.C\u2019est la preuve que l\u2019hôpital antituberculeux et surtout le sanatorium ont encore leur utilité de nos jours.Paul-René ARCHAMBAULT.GASTROENTEROLOGIE MM.LEVRAT, BRETTE, DALLOZ, GRANDMOTTET, PASQUIER: Le traitement des formes graves de recto-côlite ulcéro-hé- morragique.\u2018La Rev.Lyonnaise de Méd.\u201d, 9: 1227 (déc.) 1960.Sun un total de 80 recto-colites hémorragiques traitées dans leur service depuis 7 ans, les auteurs ont étudié spécialement 17 observations qu\u2019ils pensent légitime de qualifier de formes graves de l'affection; en raison soit de l\u2019évolution fatale (10 cas) soit de la gravité de l\u2019état général, de l\u2019intensité du syndrome dysentérique ou de la survenue de complications sévères, locales ou générales.Ils se livrent à une étude critique de l\u2019attitude thérapeutique qu\u2019ils ont adoptée (indication de colectomie posée 3 fois mais n\u2019ayant été réalisée qu\u2019une seule) traitement purement médical (réanimation, antibiothérapie, corticothéra- pie, chocs thermiques, etc.) dans les 14 autres observations.L\u2019indication de colectomie ne leur paraît pouvoir être posée sans la certitude que l\u2019abstention chirurgicale comporte un risque vital pratiquement certain.Or cette conviction ne peut s'appuyer sur aucun élément pronostique tiré des antécédents ni de l\u2019état clinique ou biologique du sujet lors de son hospitalisation et avant que l\u2019évolution ne rende la mortalité opératoire prohibitive.Ils ne retien- ANALYSES I.Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 draient que la gravité particulière des toutes premières atteintes de la maladie et celle de la coexistance d\u2019une psychose caractérisée: or, en soi, ces 2 éléments constituent plutôt des contre indications à une intervention précoce.Ils soulignent par contre (et ils en rapportent 2 observations particulièrement démonstratives) que les atteintes les plus graves comportent toujours la possibilité de les voir tourner court et d\u2019obtenir une guérison dont on désespérait.L\u2019impossibilité pratique d\u2019établir à temps un pronostic sûr et la nature capricieuse de la maladie les poussent à faire confiance au seul traitement médical dans presque tous les cas.Guy ALBOT.Ch.DEBRAY, P.HOUSSET, S.SEGAL, J.-A.PAOLAGGI et F.PETTE: La photographie et la cinématographie endoscopique digestive.Etat actuel en France.\u2018Sem.Hôp.Paris\u201d, 37: 963 (16) 1961.En France, les progrès de l\u2019iconographie endoscopique digestive sont liés à plusieurs facteurs: appareillage plus maniable et standardisé, perfectionnement des caméras de prises de vues, émulsions plus sensibles et, avant tout, amélioration de l\u2019éclairage et de l\u2019optique.L\u2019augmentation de l\u2019intensité lumineuse disponible a été obtenue soit en transmettant la lumière par un guide lumière (Eclairage universel de Fourestier, Gladu et Vul- miére), soit en introduisant dans la cavité explorée un tube éclair électronique.Aux endoscopes rigides (cesophagoscope, rectosigmoido- scope, laparoscope), on peut adapter deux types d\u2019éclairage: lumière proximale transmise et lumière distale.Les endoscopes digestifs rigides à lumière distale ont un système d'éclairage interne intra-corporel.De dimensions assez faibles, ce système ne peut être utilisé pour le cinéma; il n\u2019est employé que pour la photographie.En France, deux appareils de ce type sont utilisés: le rectoscope photographique de Mme M.Albot et le laparoscope photographique de Fourès-Caroli.Ces appareillages permettent la prise de films en couleur.Les endoscopes digestifs rigides à lumière proximale transmise ont une source lumineuse extra-corporelle.Le flux lumineux (soit une lampe survoltée, soit une lampe éclair électronique ou au magnésium) est transmis par une tige de quartz à l\u2019extrémité interne de l\u2019endoscope.Avantages de ce procédé: lumière intense, diamètre de l\u2019endoscope non augmenté, utilisation des optiques endoscopiques usuelles et des appareils de prises de vues du commerce.Et avec semblable appareillage, on peut, au cours d\u2019une même endoscopie, passer en quelques secondes de l\u2019examen visuel à l\u2019iconographie, \u2014 celle-ci pouvant être de la photographie ou du cinéma.Des conditions particulières liées au caractère propre du gastroscope font que le système d\u2019éclairage en photo- cinématographie gastroscopique ne peut être que distal, endo-corporel.Pour prendre des photographies gastriques, deux techniques ont été employées.L'une, la caméra introduite dans l\u2019estomac, a pour inconvénient que les photographies sont prises à l\u2019aveugle sans aucun contrôle visuel gastroscopi- que.L\u2019autre, mise au point en 1956 par MM.Debray et Housset, permet d\u2019obtenir des images grice a un tube éclair électronique miniature qui, placé à l\u2019extrémité du L\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 gastroscope à côté de la lampe de veille, est introduit dans l\u2019estomac: un système de synchronisation permet de prendre la photographie au moment choisi par la simple pression sur le déclencheur de la caméra.(La sécurité du malade et de l\u2019opérateur est assurée, comme l\u2019attestent des milliers de gastrophotographies prises sans incident depuis plusieurs années).La gastrocinématographie est réalisable mais les difficultés techniques n\u2019ont pas toutes été résolues.Le premier film gastrocinématographique a été fait par MM.Debray et Housset en 1955.L\u2019appareillage comporte un gastro- scope standard muni de deux lampes que l\u2019on survolte au moment opportun.Les séquences obtenues montrent bien la mobilité de l\u2019estomac et l\u2019aspect des lésions gastriques sur le vivant.Mais de gros progrès restent à faire dans ce domaine pour gagner de la lumière, soit par l\u2019utilisation de lampes plus puissantes, soit par celle de films plus sensibles.Tous ces perfectionnements expliquent que les méthodes endoscopiques digestives \u2014 et surtout l\u2019æsogastroscopie \u2014 n\u2019aient cessé de se développer dans ces dernières années.Cecil GENDREAU.Ch.DEBRAY, J.-P.HARDOUIN et A.DEPORTE: Les indications chirurgicales au cours de la diverticulose côlique.\u2018Vie Méd.\", 42: 329 (3) 1961.Maladie du vieillissement, la diverticulose côlique a vu sa fréquence augmenter avec la prolongation de la durée de la vie.Un certain nombre de ces formations herniaires se compliquent.Rarement des hémorragies, beaucoup plus souvent des phénomènes inflammatoires (plus ou moins aigus, souvent récidivants), ces complications peuvent aller jusqu\u2019à l\u2019abcédation, la perforation ou l\u2019occlusion.L\u2019indication opératoire sera formelle dans les perforations en péritoine libre, dans les formes occlusives, dans les fistules internes, dans les formes obstructives subaigués ou à répétition.Les indications opératoires méritent discussion dans les poussées de diverticulite aiguë, dans les formes frustes de sigmoïdite avec diverticulite, dans les accidents sub-occlu- sifs répétés.Chaque malade devra faire l\u2019objet d\u2019une discussion particulière: à des considérations d\u2019ordre général vont alors s\u2019ajouter des arguments, favorables ou hostiles à la chirurgie, tirés d\u2019un bilan complet clinique, radiologique, biologique et viscéral.Cecil GENDREAU.CARDIOLOGIE Alfred BLALOCK: Massage cardiaque externe.(External Cardiac Massage.) \"J.A.M.A., 176: 609 (20 mai) 1961.Le principe permettant le massage du coeur à thorax fermé, est basé sur le fait que le coeur est plus ou moins ancré entre le sternum en avant et la colonne vertébrale en arrière et que ses mouvements latéraux sont limités par le péricarde.Par conséquent, le coeur peut être comprimé par pression sur la partie inférieure du sternum.La cage thoracique des enfants est très mobile de même que celle d\u2019un adulte inconscient.Une pression rapide sur le sternum à la vitesse de 60 compressions à la minute, chasse le sang des cavités cardiaques dans les artères.Les résultats sont meilleurs lorsque le patient est étendu sur une surface dure.L'opérateur se place à angle droit du ANALYSES 745 bassin du malade et applique le talon d\u2019une main sur 'e sternum, juste au-dessus de l\u2019appendice xyphoïde.Une pression ferme et rythmique est appliquée de haut en bas.La pression est relachée a la fin de chaque contraction, afin de permettre au thorax de se dilater et aux cavités cardiaques de se remplir.La pression doit se faire sur le sternum avec le talon de la main et on ne doit pas peser sur les cotes avec les doigts.Le sternum peut être déprimé même chez l\u2019adulte, sur une distance de 14 à 2 pouces sans provoquer de fractures de côtes.Chez les malades où la ressuscitation cardiaque réussit, mais chez qui l\u2019on trouve des dommages au système nerveux central, l'emploi de l\u2019hypothermie à 32° C et l\u2019injection intraveineuse d\u2019urée peut diminuer l\u2019oedème cérébral et les dommages qui peuvent en résulter.Chez la plupart des malades, l\u2019activité cardiaque et la respiration reviennent en dedans de vingt minutes.Cependant, si l\u2019électrocardiagramme montre une détérioration myocardique progressive ou s\u2019il y a indice d\u2019atteinte cérébrale grave, on doit cesser les efforts de réanimation.La valeur de ce procédé de massage cardiaque externe est dû à sa simplicité et à sa sécurité.Si on combine ce procédé avec la ventilation pulmonaire bouche à bouche, on n\u2019a pas besoin d\u2019équipement spécial à moins que l\u2019on doive se servir d\u2019un défibrillateur externe.Ce procédé pourra sauver de nombreuses vies.Sylvio DESAUTELS.Paul MILTON, Robert A.MILLES et Willis J.POTTS: Résultats lointains des anastomoses aortico-pulmonaires dans la teé- tralogie de Fallot.(Long-term results of Aortic-Pulmonary Anastomosis for Tetralogy of Fallot.) 525 (avril) 1961.\u201cCirculation\u201d, 23: Les auteurs rapportent les 100 premiers cas successifs de tétralogie de Fallot, chez lesquels une anastomose aortico- pulmonaire fut entreprise à 1\u2019hdpital Children\u2019s Memorial de Chicago.Une appréciation clinique et physiologique fut faite, 11 à 13 ans après l\u2019opération.Les auteurs réussirent à retrouver 92 des patients opérés.Parmi ceux-ci, 9 moururent au moment de l'intervention chirurgicale et, de 1946 à 1957, 10 malades moururent surtout de défaillance cardiaque.Seulement 3 patients eurent besoin d\u2019une seconde intervention pour soulager une cyanose récidivante.Les résultats cliniques ont été considérés de bons à excellents dans 68% des survivants, moyens dans 30% et médiocres dans 2%.Les résultats médiocres à longue échéance et les cas de mortalités furent attribués à une anastomose initiale trop grande qui a provoqué à la longue une surchage ventriculaire gauche avec défaillance cardiaque, ou une hypertension pulmonaire sévère et une obstruction vasculaire pulmonaire progressive.Un cathétérisme du coeur droit, fait sur un groupe de 18 patients, montra une résistance vasculaire pulmonaire normale chez 15 de ces malades.En conclusion, malgré l\u2019avènement de la chirurgie correctrice à coeur ouvert, les auteurs rappellent l\u2019importance que peut avoir l\u2019opération par shunt chez certains malades porteurs de tétralogie de Fallot ou d\u2019autres cardiopathies cyanogènes.Sylvio DESAUTELS. 746 PEDIATRIE R.K.SLUNGAARD et J.L.JAECK: Hypoplasie renale bilatérale.(Bilateral Dwarfed Kidneys.) \"J.Dis.Child.\u201d, 97: 75 (mai) 1959.Il s\u2019agit d\u2019un garçon de 10 ans, mesurant 48 pouces de longueur et pesant 50 lbs, qui présente de l\u2019albuminerie depuis 3% ans, une densité urinaire à 1.010, quelques érythrocytes dans son urine, une urée à 140 mgm, et une pression artérielle à 115/85.La pyélographie rétrograde a montré des petits reins avec bassinets étroits et allongés.La radiologie montra aussi une maturation osseuse retardée, et une fibrose de la moelle osseuse: à la ponction iliaque, on vit une baisse de la lignée rouge et de la lignée blanche.Il est à noter qu\u2019à la naissance, l\u2019enfant avait présenté quelques malformations: d\u2019abord une phalange surnuméraire à la phalange distale du pouce droit, et une déviation cubitale de pouce gauche.Il avait de plus une difformité aux deux pieds.Autopsie.Les deux reins pèsent ensemble 18 g.et mesurent 3 X 2 X 1 em.Les artères, veines et bassinets sont absolument normaux, tandis que la capsule adhère aux reins.À la coupe, la coloration est gris jaunâtre et le cortex granuleux.On ne trouve ni kyste, ni infarctus, ni pétéchie, ni abcès, ni calcification.Chaque rein est composé de 4 à 5 pyramides auxquelles correspondent de petits calices.Au microscope, on voit de l\u2019atrophie tubulaire et de l\u2019hyalinisation des glomérules.On rencontre ici et là, de petits ilots lymphocytaires.Les auteurs considèrent les reins hypoplasiques, vu le petit nombre de pyramides et l\u2019absence de calices majeurs.A cette hypoplasie s\u2019est ajoutée une glomérulo-néphrite chronique, qui a contribué à rendre les reins encore plus petits.Le tableau clinique appuie ce diagnostic microscopique.Conjointement à cette maladie rénale, l\u2019enfant a développé une hyperparathyroïdie avec hyperplasie des cellules parathyroïdiennes.Cependant, le calcium sanguin ainsi que le phosphore sont toujours demeurés normaux.Les auteurs considèrent que l\u2019acidose créée par la perte de CO, et l\u2019augmentation de l\u2019urée dans le sang, a pu causer cette hyperplasie des parathyroïdes.De même la fibrose de la moelle osseuse a elle aussi pu être causée par l\u2019acidose de l'insuffisance rénale.Pierre GAUVIN.NEUROLOGIE MEYER, Jr., JOHNSON, BRAWFORD et DASCOMBE: Syndrome du système nerveux central d'étiologie virale.(Central Nervous System Syndromes of \u201cViral\u201d Etiology.) Am.J.Med.\u201d, 29: 334 (août) 1960.Cette étude très intéressante fut faite de 1953 à 1958; on y trouve 713 cas.Les malades étaient divisés en trois grandes classes: 1° Ceux présentant un épisode fébrile avec légers signes méningés entraient dans la classe des méningites aseptiques: 430 cas.2° Les cas avec signes d\u2019atteinte méningo-encéphalique plus marquée: (convulsions, coma, signes méningés violents, etc.), étaient considérés comme des encéphalites: 139 cas.ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 3° Enfin les cas avec paralysie flasque sans signes d\u2019atteinte centrale étaient classés comme poliomyélites: 144 cas.On réussit à mettre en évidence, par culture ou sérodia- gnostique, l\u2019agent causal dans 521 cas sur 713, donc 739 cas.1° Eliminons d\u2019abord les 116 cas de polio puisqu\u2019ils comportent moins d\u2019intérêt, ayant tous comme agent causal un des virus de la polio.2° Les agents les plus souvent retrouvés dans les cas d\u2019encéphalites furent les virus des oreillons, de la méningite aseptique, de l\u2019herpès simplex, et.enfin ceux transmis par les insectes (St-Louis, Equine est et ouest, fièvre du Colorado, ete.).3° Enfin, dans la classe des méningites aseptiques nous relevons les agents par ordre de fréquence: coxsakie B.oreillons, Echo, chorioméningite lymphocytaire et enfin les virus de la polio.À noter qu\u2019aucun coxsakie A ne fut mis en évidence.On discute aussi des divers degrés de virulence des agents responsables d\u2019encéphalites: le virus d\u2019herpès simplex semble être le plus dangereux avec 5 décès sur 13 cas.Pour ce qui est du rôle des saisons, on note une hausse marquée des entéro-virus l'automne.Rien de trop particulier par ailleurs.Donc, un article passablement intéressant qui jette un peu de lumière sur le problème des maladies virales.P.-E.BERTRAND.ENDOCRINOLOGIE MUIRHEAD et STIRMAN: Propriété antihypertensive d'extrait de la médulla rénale.(Antihypertensive property in reno- prival hypertension of extract from renal medulla.) ''].Lab.and Clin.Med.\u201d, 56: 167, 1960.1 \u2014 Après néphrectomie bilatérale, une hypertension ré- noprive se développe.2 \u2014 Un tissu rénal intact sans voie d\u2019excrétion (comme après l\u2019anastomose urétéro-cave) n\u2019est pas suivi d\u2019hypertension.3 \u2014 L\u2019hypertension rénoprive est rapidement corrigée après réimplantation de rein normal par transplantation de rein homogène ou par perfusion rénale.4 \u2014 Des extraits de rein entier ou de médulla rénale protègent de l'hypertension rénoprive alors que les extraits corticaux sont inefficaces.L'hypothèse d\u2019une secrétion de la médulla rénale antihy- pertensive fut donc soulevée et semble se prouver par les expériences faites.En effet, cet extrait: 1° protège contre l\u2019hypertension rénoprive pour une période de 9 à 10 jours, 2° abaisse à son niveau normal une hypertension rénopri- ve lorsqu\u2019injectée par voie endoveineuse en assez grande quantité.Guy LOISELLE.CARREON et CANAY: Fonction adrénocorticale après thérapeutique stéroïdienne de longue durée.(Adrenocortical Function after Long-term Corticoid Therapy.) \"I.Lab.and Clin.Med.\", 56: 235, 1960.L\u2019hypofonction adrénocorticale après thérapie stéroidien- ne de longue durée est bien connue.L'administration subséquente d\u2019A.C.T.H.fut suggérée pour y remédier, mais il est douteux que la surrénale re- \u201c vienne à une fonction normale après arrêt d\u2019A.C.T.H. L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 L\u2019étude de 3 patients révèle en effet les faits suivants, tous ayant été soumis à une thérapeutique stéroïdienne soutenue.Après arrêt brusque: les 17 hydroxystéroïdes et kétosté- roïdes étaient tous abaissés.Une stimulation I.V.de 8 heures à l\u2019A.C.T.H.donna une excrétion sub-normale.Une stimulation soutenue de 4 à 5 jours à l\u2019A.C.T.H.Gel donna une excrétion élevée.L'arrêt de l\u2019A.C.T.H.: retour à l\u2019hypofonction.Et 4 à 11 jours après, 2 des 3 malades ont encore une réponse inadéquate au test de l\u2019A.C/T.H.de 8 heures.Il n\u2019est donc pas certain que l\u2019A.C T.H.offre une assurance de restauration permanent de la fonction surréna- lienne.Guy LOISELLE.UROLOGIE R.GURLY: Les complications urologiques des sigmoidites.\"Vie Méd.\u201d, 42: 307 (3) 1961.Les complications urologiques des sigmoidites sont la péricystite et la fistule sigmoido-vésicale.Leur diagnostic sera évoqué devant un malade se plaignant soit de cystite, soit de signes coliques (syndrome infectieux associé à des troubles du transit).Parmi les explorations à pratiquer, deux sont essentielles: la cystoscopie, le lavement opaque.Le traitement sera mixte: médical et chirurgical.Médical, anti-infectieux local et général, afin de permettre au malade de supporter une intervention.Chirurgical, soit une colectomie avec rétablissement de la continuité colique et suture de la brèche vésicale, soit l\u2019exérèse en bloc de la masse inflammatoire avec réparation de la vessie sur sonde à demeure et rétablissement de la continuité colique par une colorraphie.Cecil GENDREAIJ.BACTERIOLOGIE L.A.ROBIN et H.MAGARD: Contribution au diagnostic bactériologique des méningites a Listeria monocytogènes.\u2018\u2019Ann.de l'Inst.Pasteur\u2019\u2019, 99: 905 (déc.) 1960.Six souches de Listeria monocytogénès ont été isolées par les auteurs, deux chez des adultes et quatre chez des prématurés ou des nouveau-nés.Les caractères culturaux répondent aux données classiques et l'étude antigénique révèle que 2 souches sont de type I et 4 de type IV.Les auteurs ont reproduit chez l\u2019animal les stades septicémiques, méningoencéphalitiques et le début de la forme nodulaire disséminée.Pour les six souches une conjonctivite suppurée a été observée chez le cobaye ou le lapin après instillation oculaire de II gouttes d'une culture de Listeria.L\u2019étude de la sensibilité aux antibiotiques et aux sulfamides révèle que parmi les antibiotiques, la kanamycine, l\u2019érythromycine, la spiramycine paraissent in vitro les plus actifs de façon constante et que toutes les souches sont sensibles aux sulfamides.Les auteurs étudient ensuite le diagnostic différentiel entre Listeria, Erysipèlothrix rhusiopa- thiae, diphtérimorphes et Streptocoques, le Streptocoque zymogènes D étant parmi ces germes celui qui possède le plus grand nombre de caractères communs avec Listeria monocytogènes.ANALYSES 747 Après avoir rappelé les éléments classiques de ce diagnostic, les auteurs rapportent d\u2019autres caractères qui permettent une différenciation rapide et sûre entre Listeria et Streptocoque zymogènes D: Culture à 45° C sur le milieu simple de Hajna-Perry, culture à 47° C sur milieu de Ro- chaix liquide, culture a 37° C sur milieu au vert brillant.Sur ces données nouvelles et en utilisant certains caractères classiques déjà connus, les auteurs ont mis au point une méthode permettant un diagnostic rapide et sûr des x méningites bactériennes dont celles à Listéria.I.FONTAINE.ANATOMIE PATHOLOGIQUE C.M.PEARSON: L\u2018incidence et les types d\u2019altérations pathologiques dans les muscles lors d'une revue d\u2019autopsies de routine.(Incidence and Type of Pathologic Alterations observed in Muscle in a Routine Autopsy Survey.) \"Neurology\", 9: 757 (novembre) 1959.L\u2019auteur fait une interprétation diagnostique des biopsies musculaires, en ce qui concerne la réaction musculaire envers les différents états pathologiques de l\u2019organisme.L'étude concerne 110 autopsies de routine qui sont utilisées pour en prélever des biopsies musculaires de 9 endroits prédéterminés.107 des patients sont de sexe masculin et tous les âges sont représentés à peu près également dans la série.Dans 54 des cas (donc, dans 49%) l\u2019on retrouve une pathologie musculaire quelconque.Le type de la maladie varie largement, aussi bien que l\u2019intensité de la lésion.Les altérations décelées sont dans la plupart des cas non spécifiques et les plus fréquentes en sont des lésions dégénératives.Les seules lésions spécifiques retrouvées sont les métastases tumorales sanguines et quelques infestations parasitaires (trichinose).Les lésions dégénératives peuvent être divisées en trois groupes: 1) dégénérescence hyaline ou cireuse (Zenker), 2) dégénérescence granuleuse et 3) dégénérescence vacuolaire.Souvent deux ou trois de ces lésions sont présentes dans le méme muscle en méme temps.A la limite entre les régions dégénérées et les régions saines, l\u2019on retrouve souvent des zones de régénération (réapparition de basophilie dans les fibres dégénérées ct prolifération des noyaux du sarcolemme).Une myosite interstitielle focale est rencontrée dans 7 cas.Des lésions inflammatoires péri-vasculaires sont présentes dans 12 autopsies de la série.La trichinose est trouvée dans 5 cas, les métastases tumorales dans 6 cas.Une correlation nette entre la maladie de base et la lésion musculaire est généralement difficile à reconnaître.La présente étude démontre cependant que de telles correlations existent dans nombre de cas.Il faut donc, avant de poser le diagnostic histologique d\u2019une maladie musculaire spécifique, songer à la possibilité de réaction musculaire envers une autre maladie de base quelconque.L\u2019auteur termine son article en postulant qu'une telle dégénérescence musculaire accompagnant une maladie de base est responsable de la perte de force musculaire qui s\u2019observe souvent lors des maladies graves et chroniques.Georges BERDNIKOFF, ANALYSES L'Union Méd.Canada 748 Tome 90 \u2014 Juillet 1961 GENETIQUE la musculature, qui est certainement présent avant la pu- J].S.S.STEWART: Les chromosomes chez l\u2019homme.(The Chromosomes in Man.) \u201cLancet\u201d, 1: 833 (18 avril) 1959.Une patiente « aveugle pour les couleurs» avec une dys- génèse gonadique a eu une étude cytologique.Elle avait une moelle osseuse hétéroploide avec seulement 45 chromosomes et ses parents, tous les deux, avaient un nombre normal de chromosomes.La malade et son frère souffraient de dentéranomalie extrême de type régulier; le père avait une vision pour les couleurs normale et la mère montrait un déficit mineur à l\u2019examen dites anoma- loscopique, ce qui est en accord avec l\u2019opinion qu\u2019elle est une hétérozygote.Ces rapports suggèrent fermement que le déficit s\u2019est produit comme conséquence d\u2019une anomalie de la sper- matogénèse.Une anomalie de l\u2019oogénèse expliquerait un cas de dysgénèse gonadique avec un père aveugle pour les couleurs, et la possibilité d\u2019une mosaïque est suggérée par le rapport d\u2019un patient avec deutéranopie irrégulière et qui est chromatine négative.Le rapport de patient aveugle pour les couleurs avec un syndrome de Klinefelter chromatine positive, suggère un déficit de l\u2019oogénèse avec anomalie de la seconde division mélotique, mais une grande série de malades normaux pour les couleurs, suggère que quelques-uns sont dûs à une anomalie de la première division mélotique, soit de l\u2019oogénèse, soit de la spermatogénèse.Marie-France DUPAL.J.M.TANNEK, A.PRADER et Coll: Genes sur le chromosome Y influengant le rythme de la maturation chez l\u2019homme.(Gene on the chromosome Y influencing rate of maturation in man.) Lancet\u201d, 2: 141 (août) 1959.On sait que le développement du squelette, ainsi que la maturation physique de la fille, dépassent ceux du garçon: ceci dès avant la naissance et jusqu\u2019à l\u2019âge adulte.Pour éclairer le mécanisme de ce dimorphisme sexuel, les auteurs ont étudié 27 individus âgés de 6 à 18 ans, atteints du syndrome de Klinefelter et 16 individus avec un syndrome de Turner, ainsi que des enfants normaux.Les Klinefelter, avec une formule XXY, ont un âge squelettique équivalent à des mâles XY; les Turner, avec une formule XO, ont un âge squelettique qui correspond aux filles XX.Par conséquent, les gènes sur le chromosome Y sont responsables de cette différence de développement chez l\u2019homme.D'ailleurs, le chromosome Y produit la différenciation de la gonade primitive en un testicule vers la 7e semaine de vie intra-utérine et le retard de développement chez le garçon commence probablement à cette période.On sait également que, bien avant la puberté, il se manifeste une différence entre le degré de musculature de la fille et du garçon.Or, les auteurs pensent que la grande majorité des Klinefelter ont un aspect féminin et que leur degré de musculature est inférieur à la normale.Les Klinefelter ont aussi des jambes plus longues que normalement (comparé à tous les sujets d\u2019âge différent étudiés), bien que la longueur du tronc reste normale.Comme ceci apparaît avant la puberté, il ne s\u2019agit donc pas d\u2019un retard dans la fusion épiphysaire, mais bien d\u2019une différence fondamentale dans le rythme de la croissance.Si cela est vrai.cela signifie que le dimorphisme sexuel au point de vue de berté, est dû avant tout non pas à l\u2019action du chromosome Y (puisque cette différence existe entre des individus XXY et XY), mais à une double dose de chromosome X qui inhiberait la différenciation musculaire et le développement.Marie-France DUPAL.ANESTHESIE W.C.GIBSON: Réflexions électrocardiographiques concernant I'hypoxie cérébrale.(Electrographic reflections of cerebral hypoxia.) \"Can.Anaes.Soc.J.\u201d, 8: 14, (janv.) 1961.L'auteur fait une description d\u2019études électrographiques sur les modifications s\u2019opérant dans les neurones de la région corticale et sous-corticale du cerveau humain au cours du passage de l\u2019hypoxie à l\u2019anoxie complète.Les conditions expérimentales employées ont consisté en une anémie cérébrale provoquée par la compression de l\u2019artère et du sinus carotidiens ou à la suite d\u2019un arrêt cardiaque temporaire provoqué par la compression des globes oculaires, par l\u2019expiration forcée Valsalva, l\u2019hypoxie pai hyperventilation et l\u2019anoxie par l\u2019inhalation de 100% d\u2019azote.Toutes ces épreuves peuvent produire des effets sérieux sur le cerveau surtout chez les personnes sensibles Ces phénomènes soulèvent un problème sérieux pour les anesthésistes; l\u2019auteur suggère des mesures préventives et, tout particulièrement, conseille de couper les arcs réflexes vagaux avec de l\u2019atropine.Léon LONGTIN.Brian M.MARSHALL et R.A.GORDON: Les vomissements, les régurgitations et l'aspiration.(Vomiting, Regurgitation and Aspiration.) \"The Can.Anaes.Soc.J.\u2019, 5: 274 (juillet) 1958.Dans la littérature la plus ancienne sur le sujet, ceux qui ont traité des complications pulmonaires à la suite d\u2019anesthésie générale ont attribué, pour une part importante, la cause de ces complications à l\u2019aspiration dans les poumons de matériel venant des voies digestives.Les auteurs ont passé en revue la littérature sur le suiet des régurgitations et de l\u2019aspiration de débris alimentaires durant l\u2019anesthésie.En 1957, à lhôpital Général de Toronto, on a fait une étude pour déterminer la fréquence des vomissements, des régurgitations et de l'aspiration de débris chez les malades sous anesthésie générale.Chez deux cent dix-neuf malades consécutifs, candidats à la chirurgie générale ou à l\u2019obstétrique, on a donné aux malades, en capsules ou en suspension par un tube duodénal, trente minutes avant l\u2019opération ou l\u2019accouchement, 10 mgm de teinture bleue Evans.Après l\u2019anesthésie, afin de trouver de la teinture bleue Evans, on a examiné le pharynx et, quand il était possible, la trachée.Culver, Makel et Beecher (8) ont déjà décrit cette méthode.Sur ce nombre de deux cent dix-neuf malades, trente-six ont fourni des signes évidents de régurgitation et de vomissements au cours de l\u2019anesthésie ou immédiatement après.Parmi ces derniers, douze malades n\u2019ont présenté à l\u2019anesthésiste aucun signe qu\u2019il se passait quelque chose d\u2019anormal.La chose est arrivée plus souvent en anesthésie obstétricale (Table I).D\u2019autres auteurs (8) (9) ont mentionné un certain nombre de facteurs pouvant favoriser les régurgitations, entr\u2019au- EPO NE er L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 tres: une induction difficile, des efforts et des haut-le- coeur durant l\u2019anesthésie, la chirurgie abdominale haute, la position de Trendelenbour, la position latérale ou ventrale, les manipulations des organes abdominaux et la présence d\u2019un tube duodénal.On a considéré comme prédisposés à des régurgitations et à de l'aspiration de débris ceux dont la préparation à l\u2019opération avait été moins élaborée et dont la surveillance post-opératoire avait été moins attentive.Parmi les cas cités par les auteurs, on a tenu compte de tous ces facteurs.Il est évident que, chez les malades en obstétrique, malades moins bien préparées à l\u2019anesthésie et plus exposées à avoir quelque chose dans l\u2019estomac, il s\u2019observe un nombre beaucoup plus grand de vomissements et de régurgitations.Dans cette série de cas, l\u2019administration de l\u2019agent anesthésique semble être un facteur moins important ce qui peut être expliqué par le fait que l\u2019induction de routine, chez les malades de chirurgie générale, se fait par une dose anesthésique de thiopentone.On a l\u2019impression que chacun des facteurs suivants peut avoir déclanché des régurgitations et des aspirations: la position de Trendelenbourg, la manipulation des organes abdominaux et la mise en place d\u2019un tube duodénal.On a observé que les malades opérés dans la partie supérieure de l\u2019abdomen présentaient des régurgitations plus fréquentes que ceux opérés en chirurgie générale.On a observé, au cours des suites opératoires, un groupe de soixante dix-neuf cas de chirurgie abdominale haute et on à noté une fréquence de complications pulmonaires bien inférieure à celle qu\u2019on avait obtenue pour un groupe semblable de malades observés entre juillet 1938 et juin 1939.Bien qu\u2019il soit impossible de démontrer ces conclusions, les auteurs ont la conviction que le contrôle des aspirations par les méthodes actuelles d\u2019anesthésie peut être responsable de la diminution de fréquence des complications pulmonaires.Pour le premier groupe de malades: 76% avaient eu une rachianesthésie et 21%, une rachianesthésie complétée par de l\u2019éther, du cyclopropane ou du protoxyde d'azote et de l\u2019oxygène.Dans ce groupe-!là, on avait placé un tube dans la trachée à trois cas seulement.Dans le dernier groupe, on a placé un tube avec ballonnet dans la trachée et on a pratiqué une respiration contrôlée chez soixante-quatorze malades, et ce tube n\u2019a été enlevé que lorsque le malade avait des réflexes à la toux et que ses muscles respiratoires avaient repris leur tonus.On a pratiqué l\u2019intubation en administrant une dose anesthésique de thiopentone et une dose apnéique de myorésolutifs de ANALYSES 749 sorte que l'induction se faisait sans effort et que la trachée était protégée sans retard en gonflant le ballonnet du tube endotrachéal.Léon LONGTIN.Roland L.KENNEDY et V.K.STOELTING: L'anesthésie pour la correction chirurgicale de l'atrésie de l'oesophage et de la fistule trachéo-oesophagienne.(Anaesthesia for Surgical Repair of Oesophageal Atresia and Tracheo-oesophageal Fistula.) \"The Can.Anaes.Soc.J.\u201d, 5: 132 (janv.) 1958.De nombreuses techniques ont été préconisées pour pratiquer l\u2019anesthésie en vue de la correction chirurgicale de l\u2019atrésie de l\u2019æsophage et de la fistule trachéoesopha- gienne.Les anesthésiologistes et les chirurgiens ne sont pas encore d\u2019accord sur les avantages qu\u2019il y aurait à pratiquer chez ces malades l\u2019intubation endotrachéeale.Ceux qui s'opposent à l\u2019intubation donnent pour raison que l\u2019intubation peut provoquer de l\u2019oedème laryngé.Les auteurs ont analysé les résultats de ces opérations pratiquées chez deux groupes de malades traités pour de telles anomalies dans les hôpitaux universitaires de l\u2019Indiana.Dix-sept de ces malades ont été opérés entre les années 1940 et 1948 et seulement deux ont survécu, ce qui fait un taux de mortalité de 88.3%.Chez ces malades, on avait fait une infiltration à la procaïne jusqu\u2019à l\u2019ouverture du thorax et, une fois la dissection terminée, on donnait de l\u2019éther en goutte à goutte durant l\u2019anastomose.De 1948 à 1956, on a intubé tous les malades et pratiqué de la respiration contrôlée.Durant ces années soixante-neuf malades ent été opérés dont vingt-neuf sont morts soit un taux de mortalité de 42%.La principale cause de la mort a été les complications pulmonaires.Une analyse critique de ces mortalités démontre qu\u2019il n'y a eu qu\u2019une mort attribuable directement à l\u2019anesthésie.Il ressort que les avantages de l\u2019intubation endotrachéale sont évidents au cours de l\u2019anesthésie en vue de la réparation de l\u2019atrésie de l\u2019oesophage et de la fistule trachéo-oeso- phagienne.La respiration contrôlée procure des conditions de travail idéales au moment où on a besoin de toutes les facilités pour travailler dans un petit espace.Il est possible de conserver une ventilation adéquate en dépit parfois de maladies pulmonaires sérieuses.Un minimum d\u2019anesthésie est nécessaire.L\u2019oedème laryngé ne peut pas être considéré comme un obstacle quand on songe à tous les avantages que procure l\u2019intubation.Léon LONGTIN. SOCIÉTÉS LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE MONTRÉAL Séance du 11 avril 1961 Tenue au Cercle Universitaire de Montréal Présidence du docteur Gérard Morin.FORUM SUR LES ACQUISITIONS NOUVELLES EN ALLERGIE Animateur: M.Jacques Léger.MM.Gérard Casgrain, Paul Brunelle, Yvon Baillargeon, Jean-Luc Leblanc, François Léger.En guise d'introduction, le docteur Jacques Léger rappelle que l\u2019allergie a été découverte il y a soixante ans.En effet, la mise en évidence des anticorps avec leurs métabolites donne lieu au phénomène que l\u2019on appelle « allergie » chez l\u2019homme, et « anaphylaxie » chez l\u2019animal.Il ne s\u2019agit pas d\u2019un caprice de diagnostic, car la sensibilisation est un véritable phénomène qui s\u2019appuie sur des faits phy- siopathologiques.En outre, l\u2019allergie fait partie intégrante de la médecine interne.Il n\u2019est pas impossible que, dans les maladies du collagène, 1] s\u2019agisse d\u2019une sensibilisation à une substance étrangère, provoquant de l\u2019ædème dans les tissus.Le docteur Gérard Casgrain discute ensuite des différentes sortes d\u2019allergènes.1) Le règne animal qui comprend les animaux vivants, tels le chat, le chien, le cheval, les abeilles et les animaux morts, \u2014 de plus, les poissons; 2) Le règne végétal comprenant certains fruits et légumes, ainsi que les pollens, les moisissures et l\u2019herbe à puce; 3) D'\u2019origine médicamenteux comprenant surtout la pénicilline, le phénobarbital, l\u2019aspirine et certains onguents; 4) D'origine chimique comprenant les teintures, en particulier les dérivés de l\u2019aniline: 5) Les agents physiques: le froid et les rayons ultra-violets; 6) D'origine bactérienne, comprenant surtout le staphylocoque et le Neisseia catharalis.Le docteur François Léger, par la suite, discuta des principales maladies respiratoires, en particulier de l\u2019asthme.Il souligna d\u2019abord que l\u2019asthme n\u2019est pas toujours d\u2019origine allergique.En effet, certaines compressions sur la trachée peuvent provoquer des phénomènes asthmatiques et aussi l\u2019hypersensibilité à la toxine bactérienne.Pour déterminer l\u2019étiologie à + e- + J de l\u2019asthme, l\u2019anamnèse et les examens radiologiques sont souvent plus utiles que de faire des cuti-réac- tions.Le docteur Jean-Luc Leblanc traita de l\u2019asthme chez les enfants en bas de deux ans.Il souligna que 25% des enfants qui feront de l\u2019asthme plus tard font leur première crise avant l\u2019âge de un an.En règle générale, cependant, la bronchite asthmatique est mieux supportée par l\u2019enfant que par l\u2019adulte.Elle est souvent associée à l\u2019eezéma.Le diagnostic différentiel doit se faire avec le stridor congénital (stridor laryngé et anneau vasculaire), la fibrose sclérokystique du pancréas, l\u2019hypo-gammaglobuli- némie et, enfin, les corps étrangers.Le docteur Paul Brunelle mentionna que les différentes infections des voies respiratoires supérieures étaient la rhinite, la sinusite, ainsi que la laryngite.La polypose est souvent associée à la rhinite vaso-motrice.Le traitement de ces infections, ainsi que l\u2019ablation des polypes, permettront de faire disparaître les crises asthmatiques.Le docteur Yvon Barllargeon traita des manifestations cutanées.Ces dernières peuvent toucher I\u2019épiderme pour donner une dermite eczématoïde, ou des dermites non spécifiques, ou encore des dermites de sensibilisation.Elles peuvent aussi toucher le derme et causer des érythèmes morbiliformes ou de l\u2019urticaire et du purpura allergique.Quand cette affection touche l\u2019hypoderme, il s\u2019agit, le plus souvent, d\u2019un érythème induré de Bazin ou d\u2019un érythème noueux médicamenteux.Les membres du panel répondirent à plusieurs questions de l\u2019animateur, le docteur Jacques Léger.En ce qui concerne les tests allergiques, le docteur Casgrain souligne que, pour l\u2019asthme, deux séries de tests suffisent en général.Pour la fièvre des foins, une dizaine de tests doivent être faits, dont quelques-uns comportent un certain danger.Il faut retenir, de plus, qu\u2019un test positif n\u2019a pas toujours une signification clinique et que les tests aux aliments sont moins fiables que les tests au pollen.Le docteur Leblanc ajouta que le test à la poussière est souvent positif chez le jeune enfant.Par contre, les tests cutanés, en général, étaient peu valables en bas de deux ans; de plus, l\u2019amygdalite chronique doit être opérée surtout s\u2019il s\u2019agit d\u2019un terrain allergique.Une autre cause qu\u2019il ne faut pas oublier chez l\u2019enfant, c\u2019est l\u2019oxyurose. L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 Au chapitre du traitement, les panellistes furent tous d\u2019accord pour affirmer que les stéroïdes sont beaucoup trop employés pour traiter les cas d\u2019allergie.En effet, ces derniers ne devraient être utilisés qu\u2019en dernier recours.Le traitement de base dans les cas d\u2019allergie comprend, soit l\u2019adrénaline, l\u2019aminophyline et les antihistamiques.Il est à noter, SOCIÉTÉS 751 cependant, que l\u2019aminophyline est mal toléré chez l\u2019enfant.Les autres traitements comprennent des méthodes d\u2019hyposensibilisation qui s\u2019appliquent évidemment aux pollens et non pas aux aliments et aux médicaments.La désensibilisation aux pollens doit être entreprise au moins trois mois avant la saison.Le Secrétaire des séances, G:lles LEDUC NÉCROLOGIE LE DOCTEUR GABRIEL FOURNIER Le docteur Gabriel Fournier est décédé subitement le 25 mai 1961 à l\u2019âge de 45 ans.Fils d\u2019un dentiste fort réputé de St-Hyacinthe et d'une mère musicienne, Gabriel Fournier commença ses études dans sa ville natale et les compléta à Montréal.Il étudia la médecine à l\u2019Université de Montréal et il y obtint son doctorat en 1941.Le docteur Gabriel Fournier fit son internat à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal et il demeura toute sa vie membre du service de médecine de cette institution, où il s\u2019occupa d\u2019endocrinologie; depuis quelques années, il était attaché à la clinique du glaucome de l\u2019Hôtel-Dieu à titre de consultant en médecine interne.LE DOCTEUR LOUIS LEGRIS Le docteur Louis Legris est décédé à West Warwick (Rhode Island) le 22 mai 1961 à l\u2019âge de 75 ans.Le docteur Legris avait fait ses études classiques au Collège Ste-Marie de Montréal et sa médecine à Baltimore et à Chicago.Le docteur Louis Legris participa à la guerre de 1914-18 dans le corps médical américain.Il a toujours pratiqué la médecine générale à West Warwick.LE DOCTEUR JOSEPH-ÉLIE MALTAIS Le docteur Joseph-Elie Maltais est décédé subitement, le 20 juin 1961 à l\u2019âge de 41 ans.Né à La Malbaie, le docteur Maltais après ses études primaires faites à sa place natale fit ses études classiques au Collège Jean-de-Brébeuf de Montréal et sa médecine à l\u2019Université de Montréal, où il reçut son doctorat en 1951.Après trois ans d\u2019internat à l\u2019Hôpital Sainte- Justine, le docteur Maltais fit un stage post-sco- laire à l\u2019Université de Washington et à l\u2019Hôpital Maisonneuve où il étudia la chirurgie plastique.En 1957, le docteur Maltais revint à l\u2019Hôpitai Sainte-Justine, où il entra dans le service de chirurgie, section de chirurgie plastique.Le docteur Joseph-Elie Maltais était spécialiste certifié du Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec.LE DOCTEUR JAMES L.McINTOSH Le docteur James L.Melntosh est décédé à Montréal le 26 mai 1961 à l\u2019âge de 66 ans.Né au Connecticut, le docteur McIntosh fit ses études classiques au Collège de Montréal et ses études médicales à l\u2019Université de Montréal qui lui conféra le doctorat en 1918.Après avoir fait partie du corps médical durant la guerre de 1914-18, il s\u2019était établi en 1921 à Ville-Emard et il y a toujours exercé sa profession.Le docteur James L.MeIntosh était attaché à l'Hôpital Général de Verdun à titre de médecin consultant.LE DOCTEUR LOUIS-PAUL SÉNÉCAL Le docteur Louis-Paul Sénécal, est décédé le 29 mai 1961 à l\u2019âge de 67 ans après une très longue maladie.Le docteur Sénécal avait fait ses études classiques au Collège de Montréal et ses études médicales à l\u2019Université de Montréal, où il obtint son 752 doctorat en 1919.Après quoi, il fit un stage d\u2019internat à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal; suivirent deux années d\u2019études de perfectionnement en chirurgie à Paris.De retour à l\u2019Hôtel-Dieu en 1923, il fut attaché au service de chirurgie générale.Le docteur Louis-Paul Sénécal était également membre du personnel médical de l\u2019Institut Bruchési.A titre de chirurgien consultant en phtisiologie, il fut un des pionniers à Montréal dans la thérapeutique opératoire de la tuberculose pulmonaire.Il fut parmi les premiers chez nous à exécuter la thoracoplastie.Peu enclin à l\u2019enseignement, le docteur Sénécal ne laisse pas d\u2019œuvre écrite.Il participa à la formation des jeunes chirurgiens en leur donnant des leçons verbales et techniques; mais pris par une clientèle qui ne lui laissait que peu de loisirs, il se NÉCROLOGIE L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 tint à l\u2019écart des organisations médicales.Il se réjouissait toutefois d\u2019être un membre à charte du Collège Royal des Chirurgiens du Canada et c\u2019est peut-être à ces seules assises qu\u2019il se permettait un éloignement de son hôpital.Le docteur Louis-Paul Sénécal resta toujours fidèle à l\u2019Hôtel-Dieu et servit loyalement l\u2019hôpital fondé à Montréal par Jeanne Mance et l\u2019Hôtel- Dieu conservera de lui le souvenir d\u2019un serviteur dévoué, charitable et profondément humain.E.D.LE DOCTEUR J.-J.TRUDEL Le docteur J.-J.Trudel, habitant aux Chutes Shawinigan depuis nombre d\u2019années, est décédé récemment.Il avait obtenu sa licence du Conseil médical du Canada en 1911.NOUVELLES L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL CONFÈRE DES DOCTORATS HONORIFIQUES À TROIS ÉMINENTS PSYCHIATRES A l\u2019occasion du IlIe Congrès Mondial de psychiatrie qui s\u2019est tenu à Montréal à l\u2019Hôtel Reine Elizabeth, le Recteur de l\u2019Université de Montréal a décerné des doctorats honorifiques en sciences médicales aux professeurs Ugo Cerletti, président de la Société Italienne de Psychiatrie, Jean Delay, membre de l\u2019Académie de Médecine et de l\u2019Académie Française et Daniel Lagache, co-directeur de l\u2019Institut de Psychologie de l\u2019Université de Paris.+ + DOCTORAT HONORIFIQUE CONFÉRÉ PAR LAVAL AU PROFESSEUR LAMBLING Samedi le trois juin 1961, Monseigneur le Recteur de l\u2019Université Laval de Québec a conféré un doctorat honorifique au professeur André Lambling, secrétaire du Collège de Médecine des Hôpitaux de Paris et délégué officiel de la France au Congrès de Québec de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada.+ + L'UNIVERSITE McGILL CONFERE UN DOCTORAT HONORIFIQUE AU DOCTEUR HENRI EY À l\u2019occasion du 3e Congrès Mondia! de Psychiatrie tenu à Montréal, l\u2019Université McGill a conféré un doctorat honorifique au docteur Henri Ey de Paris, secrétaire général du Comité International d\u2019Organisation du Congrès Mondial.LE DOCTEUR PAUL BOURGEOIS, ÉLU DIRECTEUR DU CONSEIL DES HÔPITAUX CATHOLIQUES DU CANADA Le premier laïc appelé à faire partie du Bureau de Direction du Conseil National des Hôpitaux Catholiques du Canada est le docteur Paul Bourgeois, directeur général de l\u2019Hôpital Notre-Dame de Montréa.Il a été élu récemment lors du congrès de cette association tenu à Montréal.ÉLECTION DU DOCTEUR JEAN SAUCIER À LA PRÉSIDENCE DE LA CANADIAN PSYCHIATRIC ASSOCIATION L'Assemblée annuelle de l\u2019Association Canadienne de Psychiatrie \u2014 The Canadian Psychiatric Association s\u2019est tenue à Montréal à la veille du 3e Congrès International mondial de Psychiatrie.A cette occasion, le docteur Jean Saucier, professeur à l\u2019Université de Montréal et chef de neuro-psychiatrie à l\u2019Hôtel-Dieu, a été élu président de l\u2019Association.+ + CONFÉRENCES À MONTRÉAL DU PROFESSEUR ANDRÉ LAMBLING Le professeur André Lambling, délégué officiel de la France au 31e Congrès de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada, tenu à Québec du 5 au 7 juin 1961, a prononcé des conférences à Montréal le mardi 13 juin sous les auspices de la Société Médicale de Montréal et de la Société de Gastro-Entérologie de Montréal, le jeudi 15 juin à l\u2019Hôpital Notre-Dame et le vendredi 16 \u2026- 7 \u2014 # m Fondée en 1902 Association des Médecins de Langue Française du Canada BULLETIN D\u2019ADHESION Je, soussigné, vous prie de m'inscrire comme membre de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada.Je vous inclus mon chèque au montant de vingt dollars ($20.00), ce qui me donne droit aux privilèges de l'Association durant une année (de juin à juin).Date.oe IN OI Soe emmemaeeomaeoommneememmeeemnesesommesemmmesessecceesescoeses BUT AU ooo eee eee eee eee eee eee eee ere rene den eee seen One Cane eee ere eee ee One eee CCE Domicile:\u2026.____.___1111110 000 00ee nos clean neo clean eee caeme eee anne re rene ares eee ee eee ne eee eee eee e eee eee eee ee esse eee OC area eee TO mere ne ae a nee CSC Caen En quelle année avez-vous obtenu votre diplôme et de quelle Université?.een cesse ess essences (S.V.P.RETOURNER CE BULLETIN À: 326 EST, BOULEVARD SAINT-JOSEPH, MONTREAL 14, P.Q.) OO x rn EE ce J mr atimaataniee ge cine L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 juin à l\u2019Hôtel-Dieu, à l\u2019invitation du département de médecine de chacun de ces hôpitaux.Le professeur André Lambling a parlé des acquisitions nouvelles en Gastro-Entérologie et de l'apport scientifique français en regard de cette spécialité.=== ÉLECTIONS DES OFFICIERS DE L'EXÉCUTIF MÉDICAL À L'HÔPITAL NOTRE-DAME Les membres de l\u2019Exécutif du Bureau médical pour 1961- 1962; élus récemment, sont les docteurs Roma Amyot, président; Francois Archambault, vice-président; Georges Le- clere, secrétaire-trésorier; Jacques Léger, Jean-Paul Brault, André Leduc et Léopold Morissette.LE DOCTEUR HICKLER DONNE UNE CONFÉRENCE À L'HÔTEL-DIEU DE MONTRÉAL Le docteur Jacques Genest, directeur du département de recherches cliniques de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal a invité le docteur Roger Hickler du Peter Bent Brigham Hospital de Boston à donner le 11 juin 1961 une conférence sous forme de colloque devant les membres du bureau médical.Le titre de la communication se lisait: Ortho- static hypotension.ee LE DOCTEUR SERGE LEBOVICI, CONFERENCIER \u201cFRANCOISE BOULANGER\" Le docteur Serge Lebovici, médecin assistant des Hôp1- taux de Paris, secrétaire scientifique de l\u2019Institut de Psychanalyse de Paris, a été le 5 juin 1961, le conférencier d'honneur à la 6e Conférence à la mémoire de Françoise Boulanger.Cette conférence, tenue sous les auspices de la Société Canadienne de Psychanalyse, à eu lieu à l\u2019Université de Montréal.Présenté par le docteur Jean-Baptiste Boulanger, le docteur Serge Lebovici a parlé de l\u2019Abord psychanalytique des obsessions chez l\u2019enfant.Le docteur Lebovici a été remercié par M.Théo Chen- trier.La Séance était présidée par le docteur Miguel Prados.CONFÉRENCE À MONTRÉAL DU PROFESSEUR HENRI LAUGIER Le fondateur de la Revue Cunadienne de Biologie et l'ancien professeur de physiologie à l\u2019Université de Montréal, M.Henri Laugier, devenu depuis recteur de l\u2019Université d\u2019Alger et professeur de physiologie générale à la Sorbonne, à donné une conférence à l\u2019Université de Montréal sous les auspices de la Société Canadienne de Biologie.M.Laugier a parlé des projets gouvernementaux francais de recherche physiologique.NOUVELLES 753 ÉLECTIONS AU CONSEIL DES HÔPITAUX DE MONTRÉAL L'assemblée annuelle du Conseil des Hôpitaux de Montréal, tenue récemment a permis le renouvellement des termes d\u2019office de ses officiers.Le docteur Jacques Gélinas, directeur médical de l\u2019Hôpital Maisonneuve, a été élu président du Conseil pour l\u2019année courante.6-6 ++ CONGRÈS À MONTRÉAL DE L'ASSOCIATION CANADIENNE D'UROLOGIE Le Congrès Annuel de l\u2019Association Canadienne d\u2019Urologie s\u2019est tenu à l\u2019Hôtel Reine Elisabeth de Montréal, les 11, 12 et 13 juin 1961 sous la présidence du docteur Jean- Paul Bourque, professeur titulaire d\u2019Urologie à l\u2019Université de Montréal et directeur de la section d\u2019Urologie de l\u2019Hô- tel-Dieu de Montréal.Les collaborateurs du président, lors de l\u2019organisation du Congrès étaient, entre autres, les docteurs Jean-Paul Le- gault, Jean-Paul Brault, Jean Charbonneau, Albert-Edouard Desjardins et Georges-Etienne Gauthier.+ ++ CONGRÈS DE LA SOCIÉTÉ CANADIENNE DE NEUROLOGIE Le Congrès de la Société Canadienne de Neurologie s\u2019est tenu à Montréal, les 15 et 16 juin 1961 à l\u2019Hôpital Notre- Dame et à l\u2019Institut Neurologique de Montréal.Parmi les participants au programme scientifique, on remarque les noms des docteurs Bernard Martineau, L.Des- chênes, Jeliu, Guy Courtois, Claude Gauthier, Françoise Robert, Raymond Robillard, Gilles Bertrand, Gordon Thompson, André Parenteau, Bernard Meloche, André Barbeau, Yves Duchastel, Cartier Giroux, Jean-Louis Léger, Emile Berger, William Feindel et Preston Robb.Le docteur Claude Bertrand, président de la Société Canadienne de Neurologie, a fait le discours inaugural.Le docteur Paul Castaigne, professeur titulaire de neurologie à l\u2019Université de Paris, était l\u2019invité d\u2019honneur de cette 13e réunion annuelle de la Société.ee + LE DOCTEUR PAUL-HENRI CREVIER, DIPLÔMÉ DE L'« AMERICAN BOARD OF NEURO-SURGERY » Le docteur Paul-Henri Crevier, membre de la section de neuro-chirurgie de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal vient d\u2019obtenir, après examens, le titre de diplômé « diplomate» de l\u2019American Board of Neuro-Surgery.ee LE DOCTEUR ULRIC FRENETTE, ELU PRESIDENT DE L' ASSOCIATION CANADIENNE DES ORTHOPEDISTES I\u2019Association Canadienne des Orthopédistes a tenu récemment son Congrès annuel à St-André-sur-Mer.À cette occasion, les officiers de l\u2019Association ont été choisis pour le terme courant.Le docteur Ulric Frenette, de l\u2019Hôpital du Sacré-Coeur de Montréal, a été élu président en remplacement du docteur E.W.Ewart de Moncton. 754 NOUVELLES CONFÉRENCE DU DOCTEUR GEORGES-ÉTIENNE CARTIER Le docteur Georges-Etienne Cartier, chef de la Section de chirurgie cardio-vasculaire de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, a prononcé le 15 juin 1961 au Manoir Notre-Dame-de- Grâces, sous les auspices du Comité Médical et du Comité d\u2019Education de la Fondation du Québec des maladies du coeur, une conférence sur certaines maladies vasculaires.Le docteur Georges-Etienne Cartier a été présenté par le docteur Lucien L.Coutu, directeur médical de l\u2019Hôtel- Dieu.HONNEUR CONFÉRÉ AU DOCTEUR N.-R.BOUZIANE Le docteur N.-R.Bouziane, Ph.D, directeur des laboratoires de l\u2019Hôpital Ste-Jeanne-d\u2019Are, vient d\u2019être promu « dean» de l\u2019American College of Bio-Analysts.BOURSES D'ÉTUDES ACCORDÉES AUX DOCTEURS JACQUES BRIÈRE, CAMILLE DUFAULT ET BERNARD LAMBERT Trois jeunes médecins de Montréal viennent d\u2019obtenir des bourses d\u2019études.Le docteur Jacques Brière a obtenu la bourse McLaughlin Travelling Fellowship; le docteur Camille Dufault a été choisi par la Fondation Nuffield pour bénéficier dun « Dominion Travelling Fellowship », le docteur Bernard Lambert a reçu une bourse de quatre mille dollars de la Société Canadienne du Cancer, bourse tirée du fonds John S.McEachern.L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 VISITE À LILLE DE MÉDECINS CANADIENS, ÉTUDIANTS À PARIS Une vingtaine de médecins canadiens qui effectuent des stages de perfectionnement à Paris ont visité récemment les principales institutions médicales de Lille.Sous la direction du président de l\u2019Amicale des Médecins Canadiens à Paris, le docteur Roger Dufresne et du représentant du gouvernement provincial québecois à Paris, M.Charles Lussier, ils ont en particulier visité l\u2019Institut Pasteur et l\u2019Institut de Stomatologie de Lille.CONFÉRENCE À L'INSTITUT PRÉVOST DU PROFESSEUR EY Le professeur Henri Ey a prononcé à l\u2019Institut Albert Prévost vendredi le 2 juin 1961, une conférence intitulée: «Tendances nouvelles de Jl\u2019assistance psychiatrique en France ».\u2014\u2014\u2014e\u2014\u2014\u2014 COMMISSION-CONSEIL CONCERNANT LES SOINS D'URGENCE Le ministre de la Santé et du Bien-Etre, l\u2019honorable S.Waldo Monteith vient de former un Comité aviseur concernant les soins d\u2019urgence l\u2019Emergency Health Services Advisory Committee.Ce Comité va servir d\u2019agent de liaison entre le gouvernement et la profession médicale en vue d\u2019assurer la coordination des soins d\u2019urgence en cas de catastrophe nationale.La première assemblée du Comité a eu lieu à Ottawa le 29 mai 1961 et le docteur Jean F.Hamel y assistait à titre de représentant de l\u2019Association des médecins de Langue Française du Canada.REVUE DES LIVRES -e Essential Pathology: par D.Baker, professeur de Pathologie, Duke University School of Medecine, The Williams & Wilkins Co., Baltimore, 1961.C\u2019est un petit bouquin sympathique par ses dimensions: 20 cm.x 14 em.et 3 cm.d\u2019épaisseur.Il a 638 pages.C\u2019est une première édition que l\u2019auteur présente en se proposant de traiter de la pathologie courante et de le faire succinctement, tout en invitant le lecteur à d\u2019autres lectures plus approfondies dont il fournit la bibliographie à la fin de chaque chapitre.Ce livre rend compte de l\u2019évolution de la médecine et de la pathologie; il omet ou mentionne simplement les maladies infectieuses qui tendent à disparaître et traite des maladies qui, autrefois négligeables, tendent à les remplacer.Ainsi il y a un chapitre portant sur les maladies du tissu conjonctif et l\u2019allergie, un chapitre sur l\u2019hérédité, la croissance et la sénescence et un chapitre sur les malformations.Il faut souligner un chapitre sur l\u2019obstruetion des viscères creux: chapitre inhabituel qui témoigne du souci de l\u2019auteur d\u2019être pratique en abordant la pathologie non par l\u2019étiologie comme la logique latine nous avait habitués à le faire, mais par le côté effet ou conséquence comme il se présente dans le quotidien.Ce livre est abondamment illustré.Les photos, notamment les macroscopiques, sont splendides; l\u2019auteur dans la préface s\u2019en fait une gloire, non sans raison, en rendant hommage à son maître Mac Collum qui lui a appris à photographier les spécimens immergés pour éviter les reflets.Un livre aussi concis s\u2019adresse-t-il à un étudiant en médecine?Un traité fait dans cet esprit est forcément rempli d\u2019affirmations ne laissant pas de place aux points d'interrogation et aux hypothèses et, sans doute, les énoncés qu\u2019il contient sont-ils I.Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 aussi exacts que possible, mais un éleve en pathologie qui ne donnerait qu\u2019une réponse de 13 lignes à la question: goître simple, risquerait d\u2019être considéré comme faible.Les cirrhoses sont traitées en trois pages.Ce livre s'adresserait plutôt aux élèves en sciences para-médicales: art dentaire, réhabilitation, à cause de sa brièveté et sa concision.Paradoxalement et pour ces mêmes raisons il serait très utile aux mé- REVUE DES LIVRES 755 decins qui préparent un examen post-scolaire dans une spécialité.Dans ces circonstances où le temps est précieux, la clarté de l\u2019exposé important, ce livre s'avérerait très utile dans la préparation de l'examen.Ne concourrait-il qu\u2019à inciter le candidat à être bref et « ad rem» lors de son examen que déjà il rendrait un grand service et à l\u2019examiné et à l\u2019examinateur! S.LAUZE.COMMUNIQUÉS LE PRÉCEPTORAT EN MÉDECINE GÉNÉRALE FORMULE D'APPLICATION Les médecins qui désirent devenir précepteurs doivent faire application immédiatement.Rappelons les buts du préceptorat : a) pour l'étudiant 1) Lui fournir l\u2019occasion d\u2019observer un médecin praticien et de vivre à ses côtés afin de connaître de façon expérimentale (dans la mesure du possible en pareille circonstance) en quoi consiste le travail du médecin de pratique générale.2) Lui permettre de connaître la maladie dès ses premiers stades (ce qui est exceptionnel à l'hôpital) et tous ces malades que rencontre chaque jour le médecin mais qui ne quittent pas le foyer.3) Lui apprendre à suivre un patient vers la guérison, de telle sorte qu\u2019il commence à savoir de façon vivante ce que représentent les relations « patient-médecin », ce que malheureusement l\u2019hôpital ne lui fournit guère.4) Lui faire prendre conscience de l\u2019importance réelle, en pratique courante, du milieu familial, des croyances religieuses, du statut social et des conditions économiques.b) pour le médecin 1) L\u2019encourager à ne pas cesser de se perfectionner par l\u2019étude.2) Lui procurer le plaisir qu\u2019espère tout médecin compétent: celui de transmettre à d\u2019autres le fruit de ses connaissances et de son expérience, les synthèses scientifiques et humaines inappréciables qu\u2019il a pu réussir.FONCTIONNEMENT a) Candidats Etudiant.Tout élève de 3ième année.Médecin.Tout médecin de médecine générale dont le sérieux, l\u2019honnêteté et le dévouement sont reconnus.b) Date du préceptorat Au cours de l\u2019été et plus spécialement durant la dernière semaine d\u2019août et la première semaine de septembre.Nous sommes convaincus que les praticiens s\u2019honoreront de leur rôle de précepteur.Nous invitons très particulièrement nos praticiens des milieux ruraux à ne pas négliger cette occasion de démontrer leur nécessité dans la formation les étudiants en médecine.Si certains praticiens désirent de plus amples informations, nous nous ferons un grand plaisir de les leur procurer.J.-G.Bonnier, M.D., DP.H.13, avenue Strathyre, LaSalle, P.Q.RAPPORTS DE SURVEILLANCE DES MALADIES CONTAGIEUSES EPIDEMIQUES OU EXCEPTIONNELLES MINISTERE DE LA SANTE NATIONALE ET DU BIEN-ETRE SOCIAL DE L'ÉPIDÉMIOLOGIE (le 20 mai 1961) GRIPPE Alberta En mars.on a isolé le virus grippal A2 chez deux malades, l\u2019un de Lancaster Park (Station de ARC), Namao et l'autre de Vilna.Des études sérologiques du sérum d\u2019un malade à l\u2019état aigu, et d'un convalescent, à l'hôpital militaire d\u2019Alberta (Calgary), ont montré une hausse quadruple du titre de l\u2019anticorps fixateur du complément à la grippe du type A (avril 1961).Source: Dr M.E.Williams, virologue, Laboratoire provincial d'hygiène publique, Université de l\u2019Alberta.Edmonton.\u2018 Services de santé des Indiens et du Nord FIÈVRE TYPHOÏDE Fort Qu'\u2019Appelle (Sask.) \u2014 Au cours d\u2019un examen en vue de rechercher les sources de la shigellose à la réserve de Moscowpetung, on a découvert quatre porteurs de para- typhoide S.Le traitement par la chloromycétine a été institué.Les membres de la famille et les contages des porteurs ont été examinés et l\u2019on a commencé à pratiquer les inoculations de TAB.Nota: Cinq cas de fièvre paratyphoïde due au S.para- typhà B ont été signalés en février et mars à la réserve indienne de Moose Woods, 13 milles au sud de Saskatoon.Source: Surintendant de zone, Fort Qu\u2019Appelle.HÉPATITE INFECTIEUSE Inuvik (T.N-O.) \u2014 Cinq autres cas d\u2019hépatite infectieuse ont été signalés, deux dans la ville d\u2019Inuvik, un a l\u2019hôtellerie catholique et un cas à Arctic Red River.Cette éclosion a débuté en octobre 1960 et jusqu\u2019ici on en a constaté 61 cas.Source: Mlle M.Docherty, infirmière-hygiéniste.Inuvik.TÉTANOS Atyansh (C.-B.) \u2014 Un décès attribuable au tétanos a été signalé chez un enfant non immunisé à la suite de brûlures subies lorsque l\u2019enfant est tombé contre un poêle. 756 Source: Surintendant de zone, Miller Bay.T'erre-N euve Un cas de tétanos a été signalé à St-Jean, chez une femme de 49 ans.Ontario Un cas de tétanos a été signalé pour la semaine terminée le 29 avril 1961.TULAREMIE Un cas de tularémie a été signalé pour la semaine terminée le 6 mai 1961.Source: Chef, Section de la santé publique, Bureau fédéral de la statistique.TRICHINOSE Québec Trois autres cas de trichinose ont été signalés dans la province de Québec, soit un cas à chacune des trois villes de Jonquière, de Kénogami et de Montréal.Source: Dr A.R.Foley, épidémiologiste, ministère de la Santé du Québec.Colombie-Britannique Un cas de trichinose, prouvé par une biopsie musculaire et huit suspects ont été signalés au cours d\u2019avril dans la région d\u2019Abbotsford.Source: Dr G.Donald Kettyls, directeur de l\u2019Unité sanitaire de la Haute-Fraser, Chilliwack.PALUDISME Un cas de paludisme tertiaire bénin a été signalé à Duncan.Le malade, âgé de 32 ans, a probablement contracté cette infection en Nouvelle-Guinée, en février 1961, en dépit d\u2019un traitement prophylactique contre le paludisme.Source: Dr J.F.Burrows, directeur adjoint, Unité sanitaire centrale de l\u2019île de Vancouver, Nanaimo.POLIOMYÉLITE PARALYTIQUE Canada Un total provisoire de 906 cas de poliomyélite paralytique et 74 décès, ont été signalés à la Division de l\u2019épidémiologie en 1960.Le classement final avec les rapports de surveillance de 60 jours, ont été reçus pour 92 p.100 des cas.Il y a eu paralysie résiduelle dans 80 p.100 des cas.Le tableau suivant indique en résumé ce qui est arrivé en 1960 sous le rapport de la poliomyélite paralytique.CAS DE POLIOMYÉLITE PARALYTIQUE ET DÉCÈS TAUX D'ATTEINTE PAR 100,000 ÂMES ET MORTALITÉ Taux par Mortalité Cas 100,000 Décès (p.100) âmes Canada 112100000000 906 51 74 82 Terre-Neuve 1.49 10.7 4 8.2 Ile du Prince-Edouard \u2026 1 1.0 \u2014 \u2014 Nouvelle-Ecosse _.__.9 12 1 11.1 Nouveau-Brunswick _.96 16.0 2 2.1 Québec 111111211002 277 54 33 11.9 Ontario.39 0.6 2 5.1 Manitoba 1111 13 14 1 7.9 Saskatchewan .56 6.1 8 14.3 Alberta _._._.11111_2 201 15.7 11 5.5 Colombie-Britannique .165 10.3 12 73 COMMUNIQUÉS L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 ATTRIBUTION D'UNE SUBVENTION FÉDÉRALE A UN ETABLISSEMENT PSYCHIATRIQUE DE MONTREAL La Retraite Saint-Benoît de Montréal a bénéficié d\u2019une subvention fédérale à la construction hospitalière qui l\u2019aidera à bâtir une école et une résidence d\u2019infirmiéres, annonce aujourd\u2019hui le ministère de la Santé nationale et du Bien-être social.Une somme de $48,700 a été mise à disposition de l\u2019in= titution pour l\u2019aider à construire un nouvel édifice qui abritera une école et des logements pour les infirmiers de l'Ordre des Frères de la Charité.Lorsqu'elle sera terminée, la résidence comprendra 34 lits destinés au personnel infirmier.La Retraite Saint-Benoît est un hôpital psychiatrique.LA SOCIÉTÉ CANADIENNE POUR L'ÉTUDE DE LA FERTILITÉ La Sième réunion annuelle de cette société aura lieu a l\u2019hôtel Sheraton-Brock de Niagara Falls (Ontario) les 27 et 28 octobre 1961.Des renseignements complémentaires seront fournis sur demande écrite adressée au Dr George H.Arronet, « Infertility Centre, Royal Victoria Hospital », Montréal.COURS POST-SCOLAIRE AU ROYAL VICTORIA HOSPITAL L\u2019Hôpital Royal Victoria organise un cours de perfec- tionneemnt destiné aux Praticiens de Médecine Générale du 6 au 11 novembre prochain.Ce cours sera essentiellement pratique.Les progrès médicaux récents applicables en pratique générale seront tout spécialement traités.Droit d\u2019inscription: $75.00 Le Collège de Pratique Générale du Canada donne crédit pour ce cours ainsi que « The American Academy of General Practice ».Un cours de Cardiologie Clinique sera donné par les services Cardio-Respiratoires de l\u2019Hôpital Royal Victoria et de l\u2019Hôpital Montreal Children\u2019s du 13 au 16 novembre 1961.Droit d'inscription : $50.00 Ces cours seront donnés en anglais.Pour de plus amples renseignements, s'adresser au Post Graduate Board, Royal Victoria Hospital, 687 ouest, ave Pine, Montréal 2, P.Q.SUBVENTIONS NATIONALES À L'HYGIÈNE POUR AIDER LES HÔPITAUX DU QUÉBEC Trois hôpitaux du Québec se sont vu attribuer un total de $601,700 au titre des subventions nationales à l\u2019hygiène pour construction et modifications ainsi que pour l\u2019extension de services de réadaptation.C\u2019est ce qu\u2019a annoncé aujour- d\u2019hui ici hon.J.Waldo Monteith, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social.Une subvention de $557,200 a été accordée a 1'Hopital du Christ-Roi, Québec-Ouest, pour la construction d\u2019un nouvel hôpital de 221 lits et 36 berceaux.La nouvelle construction abritera un laboratoire, une pharmacie, des salles de conférence, une clinique externe, des logements d\u2019infirmières et autres services connexes.L\u2019Hôpital du Christ-Roi dessert une population de 75,000 personnes qu\u2019on s\u2019attend à voir atteindre 100,000 au cours des dix prochaines années. L'Union Méd.Canada 57 Tome 90 \u2014 Juillet 1961 \u2018Nouvelle forme Drag ees 2 sans goût,\u201d sans.odeur À SULFARLEM-CHOLINE CHOLÉRÉTIQUE-LIPOTROPE FR 0 \\'S MEDICATION TOTALE ASSIMILABLE DE LA CELLULE HEPATIQUE 2 a 4 dragées avant chaque repas FORMULE ; Trithioparaméthoxyphénylpropène 0.005 g Bitartrate de choline.030 y pour une dragée.| LABORATOIRES DE THERAPEUTIQUE MODERNE He dt r3 Tvl Inc 2245.R UE viau.MONTREAL h 758 COMMUNIQUÉS La Retraite St-Benoit de Montréal recevra une subvention de $33,300 pour modifications et améliorations à son édifice.Lorsqu\u2019elles auront été faites, le chauffage sera plus facile et l\u2019aspect général de l\u2019édifice sera amélioré.L\u2019Hôpital Ste-Justine.Montréal, recevra une subvention nationale à l\u2019hygiène de $11,200 pou raider à développer sa clinique d\u2019orthophonie pédiatrique La clinique assure l\u2019examen et le traitement de tous genres de difficultés orthophoniques pour les enfants de Montréal et de la région.Le personnel supplémentaire permettra à l\u2019hôpital de prendre soin d\u2019un plus grand nombre de malades.CONGRÈS INTERNATIONAL DE PHLÉBOLOGIE 1960 Texte intégral, en langue française, suivi des résumés en anglais et en allemand, 400 pages de texte, 100 pages d\u2019illustrations en noir et en couleurs.1\u2014 Etude physiopathologique de la stase veineuse.Cette partie, capitale pour l\u2019intelligence de la phlébologie moderne, représente à elle seule près de 300 pages.2 \u2014 La douleur dans les affections veineuses des membres inférieurs.3\u2014 La méthode sclérosante dans ses applications extra- vasculaires.Au total, 20 rapports et 36 communications.Nécessaire à tout spécialiste des affections vasculaires, ce volume est indispensable à toute Bibliothèque de Faculté.Un fort volume 16 x 24, sur papier couché, à paraître au cours du premier semestre 1961.Pour la commande s\u2019adresser au Docteur Suzanne Bourgeois, 8, Boulevard du Théâtre à Chambery (Savoie).Et verser en même temps la somme de: 50 NF.pour la France, 60 NF.pour l\u2019Etranger, soit par virement bancaire L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet, 1961 à l\u2019ordre du Congrès International de Phlébologie, compte No 96388 de la Banque de Savoie à Chambery, soit au Compte Chèque Postal Lyon No 31 de la Banque de Savoie en inscrivant au verso du chèque: « pour le Congrès International de Phlébologie ».Le tirage étant limité, le volume ne sera sans doute pas vendu en librairie.Fac-similé sur demande.BOURSE NESTLE Une bourse de recherches de dix mille nouveaux francs est accordée chaque année par la Société Nestlé française à un médecin désirant se perfectionner dans le domaine de la nutrition.Le Jury d\u2019attribution de la bourse Nestlé a retenu pour l\u2019année 1961-1962 la candidature du Docteur Juan Rodriguez Soriano (Barcelone).La bourse 1962-1963 sera attribuée au cours du printemps 1962.Les candidats devront faire parvenir au Centre International de l\u2019Enfance, Château de Longchamp, Bois de Boulogne, Paris XVIe: a) un Curriculum Vitae, faisant état de leurs travaux sur les problèmes biologiques et sociaux concernant l\u2019alimentation ou la nutrition des nourrissons et des enfants: b) une lettre de présentation d\u2019un de leurs Maîtres: e) l'indication des études qu\u2019ils voudraient poursuivre grâce à la bourse.Les candidats devront avoir une connaissance suffisante de la langue française.Le ou les boursiers devront, à l\u2019expiration de leur bourse, faire parvenir au Centre International de l\u2019Enfance, un travail scientifique sur le sujet qu\u2019ils auront étudié au cours de l\u2019année.LIVRES Comité d'experts de la Poliomyélite, troisième rapport.O.MS.: Série de Rapports techniques, 1960, No 203; 54 pages.Prix: $0.60.Existe aussi en versions anglaise et espagnole.Depuis la dernière réunion du Comité d\u2019experts de la Poliomyélite, qui a eu lieu en 1957, la lutte contre la maladie a marqué des progrès considérables: large utilisation des vaccins à virus poliomyélitique inactivé, recherches intensives sur les vaccins à virus poliomyélitique vivant atténué, dont l\u2019emploi a maintenant pris dans certains pays une extension que l\u2019on n\u2019aurait guère envisagée il y a trois ans.Le troisième rapport du Comité d\u2019experts donne un aperçu complet des problèmes nouveaux ainsi posés.Dans la plupart des pays où les vaccins à virus inactivé ont été largement utilisés, on a obtenu un taux de protection voisin de celui que les essais pratiques contrôlés laissaient espérer.L\u2019expérience paraît avoir progressivement triomphé des problèmes de production et de contrôle, mais les essais récents de fabrication de vaccins polyvalents contenant l\u2019antigène poliomyélitique se sont heurtés à des obstacles particuliers.Les connaissances sur ces antigènes + + REÇUS multiples sont encore trop limitées pour permettre une évaluation précise de leur action.L\u2019innocuité des vaccins à virus poliomyélitique vivant semble démontrée de façon satisfaisante dans un certain nombre de régions où ils ont été employés sur une grande échelle, dans toutes, sauf deux, on a obtenu une diminution de l\u2019incidence de la poliomyélite.Toutefois, il est encore trop tôt pour évaluer les effets à long terme de ces vaccins.Le rapport propose des critères permettant d\u2019en évaluer l\u2019innocuité et l\u2019efficacité.Il est indispensable de poursuivre, dans ce domaine, les recherches sur les marqueurs et sur les taux de virémie produits par les différentes souches.Il reste également à étudier l\u2019aptitude des diverses souches à contaminer l\u2019entourage des sujets vacei- nés et la collectivité.Le Comité propose des critères permettant la sélection de souches appropriées et le classement des diverses souches des trois séries de vaccins en usage.Il a également étudié la contamination possible des vaccins à virus poliomyélitique vivant pari les virus simiens et il a recommandé d\u2019étudier la pathogénicité de ces derniers ainsi que les méthodes d\u2019inactivation différentielle.EE COS 59 [a » TE I pa Ce a { + o 4 ry Z3 A) 1S >> A ; + ï el FC i @ RE 2} .i ! ¥ 1 + rh > YR Pre tr 4 t.+.\u201cÇa 2 x Lk 3 Ne + 5 FAO yy EY + ®æ © ws & we 4 a\" 4- x.\u201c6 td J y Ai \u2018 to +8 J) i oe 3 + eH nt J ke À r- % 3 i - 43 ça FE 7 \u20ac A MR y 3 o 5 hi 549 > \"0 x! (dake aah 2 ÇA 3 Sy 0 3 AK LE 3 Ar ou À ww % Li = WY D, a PIA : A 2 re che AR 3 LE a3 3% 3 PRY né CREER = Savon ve ran ly: À 4 pt ELE 3 3 Dy by: RN ¥ wits Ÿ ¥ Ÿ \u201cQO.3 A ME a 5 } e 4 ay SX 4 = 9 3 rt wt v so > ! E ¥ #4 AA: 5; « î wa à V4 oy S \\¢ 252 A 2ow A x 4 ME v % © 10° or = OU » * 5 if) Qi à +, 2 i M : hy\") Fn 0 & & Ÿ % | À LS iy voie LR a Y oy X La 15 Prousd « gin 3 Lime fis {0 æ =5 En set ou Ge Ad a # TA Whe 4 J.2, 29 F7 a \u201cy 3; Ke SE Ya SET A5 2 Ri ACNE \u2019 ts, se \u201c lade ve ax } bu ste : ~~ « a\" « Ca 3: «33, 3 uit dt Ë 10 4% 5 ta nr A 2% 8e \u2019 h safe \u20ac br 3 Fi yf ry 0 =A $ \u2018 >.sk?0 \u201c.à fut Û Sr as es 4 = I NNEL DE L ' 2 a > A MYL = 35 $2 Man ie $7 8 t aucun corps gras 3» es) 5 >a oo VO S wt ls ; Es pus af ad tN 2 Sr WE ges A TR .en we v5 19, Ge ans as 9 A pt PS CA Se + 9 \u201c Le ve is 1 i pr ve, WA « in a 5 6} J.À is + Pet +d >> ri ¢ 2 Whe 2% rE } 5 2344 5 Ra + = a 04 ne Fk X/ a % >) *E are Oy 3 Ne cont 00 LY.F5 RIE Wir a va G3 Old ef: J] 2) 37 uk D Ÿ x Ng 2 = ve A s+ -\\ Co \\ 4 \u201cA TRAITEMENT RATIO ; 4 ht «5 A Le g ASE \\ ; + : & CN $ 4e 4 Hd.) » y > GG a tr a = 4 ri i % [4 x nl 3 : â Se.À at 44 3 La pV.5 Oe 9 3h + PA a S30 tH Lx iy [71.1 a, Pommade ssh go > .722) i oR a ob * i Aye ; 2 phot 2, 3 us 4 #5 9 x ha A: pt = 7 2k es, : a 1 « Lad ER ¢ 3 $5 & 3 pu + LE ¢ BY Aa 1) A LX N x n 3 ; 5 a Ty wa t % 427 æ ee 4 À HERDT & CHARTON INC., 2245, rue Viau, Montréal 4, Canada + 2.Ra = 5) Xd PT 1 à.Is: Fe, pd v 14h ve a ok 74 sais Ve 0) 0) 7 of RY s,m JP 3 i S bY ve an EZ XA 4 > AS +, à va 4 1G bi £ + VERT BRILLANT \u20ac es ¥ + BENZOCAINE 4 2 2 Se 3, 2 # $3 te es æ i A4, i A ë 2 4 25 7 4 i) NE 7 Ex re Pers Te ee ee REMPLACE AVANTAGEUSEMENT LE PANSEMENT HUMIDE A w 4 (Be HevdtTC 2245 RUE VIAU MONTREAL 762 LIVRES REÇUS nature même du problème, il n\u2019est pas possible de définir maintenant un code plus précis de techniques à employer.Le Comité a estimé qu\u2019il n\u2019y avait pas actuellement de t'aison convaincante pour que cannabis soit mis à disposition en vue de l\u2019extraction d\u2019antibiotiques, et qu\u2019il y avait lieu de maintenir l\u2019interdiction ou la restriction de son usage médical recommandées par les organes internationaux compétents.Examinant la question du contrôle médical des toxicomanes, le Comité s\u2019est déclaré favorable à une proposition prévoyant que ces derniers seraient placés sous la tutelle obligatoire d\u2019un groupe de médecins, comme les malades mentaux d\u2019une façon générale.Cette mesure a pour objet d\u2019assurer aux toxicomanes un traitement adéquat, et non de se substituer aux sanctions prévues pour violation des lois.La sénescence prématurée et ses traitements à la lumière des observations faites chez les anciens déportés et internés.Par L.F.FICHEZ et A.KLOTZ.Editions Fir, Vienne 1961.Les auteurs de cet ouvrage sont deux médecins qui depuis la Libération ent examiné de nombreux anciens déportés ou internés, et d\u2019une facon générale quantité de victimes de l'occupation nazie en Europe.Tous deux sont d\u2019anciens résistants; de plus l\u2019un d\u2019entre eux a connu les camps d\u2019extermination.Ils ont ainsi été amenés à reconnaître la réalité de l\u2019anormale précocité du vieillissement de tels sujets.Ce fait les a conduits à tenter de comprendre la raison de ce phénomène, et à envisager la place que la «sénescence prématurée » doit occuper dans les processus généraux du vieillissement humain.Partant du cas très spécial qu\u2019ils avaient principalement en vue, les auteurs ont essayé avant tout de mettre en relief les raisons de l\u2019apparition prématurée de la sénescence; mais cette prématuration ne leur apparaît que comme un cas particulier du vieillissement envisagé de facon générale, ce qui les amène à présenter du vieillissement une conception faisant une très large part à l\u2019influence psvcho-ne: veuse.L'importance des connaissances actuellement acquises en gérontologie dépasse à de nombreux points de vue le cadre plus limité du groupe des victimes de l'Allemagne nazie; si bien que ce livre est d\u2019intérêt général, tant pour le gérontologue que pour le médecin non spécialisé.Les auteurs ont donné dans leur travail «un exposé vraiment exemplaire des idées-guides sur le vieillissement et sur la sénescence, sur leurs facteurs psycho-neurotiques et biochimiques, exposé très utile pour tout médecin cultivé ».Professeur E.Grepp1 Président de la Société Internationale de Gérontologie Médecine d'\u2019entrevrise \u2014 Un médecin du travail s'interroge.Par Docteur BREHIER.Préface du Docteur J.-J.Gillon, médecin inspecteur général de la médecine du travail.Li brairie Lefrançois, édit, Paris 1961.Sur la Médecine du Travail.outre les textes qui la régissent.il existe de nombreuses études des questions particulières; ici il s\u2019agit surtout de l'attitude du médecin du Travail à leur égard, et de sa mission avec ses possibilités, ses difficultés, ses moyens.L'Union Méd.C'anada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 L'auteur a groupé ses réflexions touchant ces problèmes, soit pour discuter de la réalisation, soit pour en reprendre la valeur envers l\u2019individu, ou envers le travail, ou envers l\u2019entreprise.Ainsi, dans un tour d\u2019horizon qui s\u2019efforce de ne rien négliger d\u2019essentiel, il nous donne, avec quelques exemples vécus, le résultat de son expérience et aussi des occasions de méditer quelques points qui méritent attention.Successivement, 11 envisage les examens individuels au cabinet médical avec leurs diverses circonstances: visites systématiques, embauches, visites de contrôle; puis les études touchant la sécurité ou le travail et la documentation qu\u2019il doit poursuivre.Dans une seconde partie, il étudie sur le lieu de travail les conditions et circonstances qu\u2019il lui importe de connaître.Il y a là une vue d\u2019approche du poste de travail qui va, en plusieurs chapitres, des conditions générales d\u2019ambiance au travail du sujet lui- même à son poste, et qui offre un aspect assez original.Il y résume un ensemble de connaissances visant non pas à être complet, mais à être systématique dans l\u2019étude poursuivie.De sorte que, sans être un vade-mecum, ce livre donne une vue assez complète de la médecine du travail à l\u2019échelon d\u2019exécution.Il soulève des questions qui devraient évoluer vers leurs solutions.Il suscite une meilleure compréhension du médecin à l\u2019égard de son rôle, et des divers échelons de l'Entreprise à l\u2019égard du médecin.Les avplicaticns du courant électrique en odonto-stomatologie.Par A.MALENCON, Professeur à l'Ecole de Chirurgie dentaire et de Stomatologie de Paris.Préface du Docteur L.Lebourg, Stomatologiste des Hôpitaux.Librairie Lefrançois, édit, Paris 1961.Il n\u2019est certes pas indispensable d'être un physicien éminent pour utiliser, à bon escient, les applications les plus courantes de l\u2019électricité en Odonto-stomatologie.Au surplus, n\u2019est-il pas toujours possible, à qui le veut, de compléter ses connaissances par l\u2019_étude d\u2019ouvrages spé- clalisés ?A la réflexion pourtant, il semble qu\u2019il y ait là, une faille.Certaines connaissances élémentaires, certaines définitions mêmes, n\u2019ont laissé qu\u2019un souvenir imprécis et mal coordonné.Faute de cela, il apparaît bien peu profitable et à coup sûr bien avide de tenter une assimilation des connaissances ainsi rassemblées.Des erreurs d\u2019interpréta- tien seront commises qui ne manqueront pas d\u2019engendrer des erreurs de technique opératoire: ce sera une erreur de diagnostic, ce sera un échec dans le traitement entrepris.Sans doute le plus grand mérite de cet ouvrage sera-t-il d\u2019être à la fois pour le praticien un véritable mémento à garder à portée de main et un excellent plan de travail personnel.L'exposé est d\u2019une extrême concision, évitant avec soin les descriptions qui se trouvent aisément dans les traités classiques.La lecture reste aisée cependant et l\u2019intérêt soutenu car l\u2019auteur souligne à toute occasion son souci de justifier sa rigueur technologique par la nécessité qu\u2019il v a à bien comprendre ce que l\u2019on fait si l'on veut pouvoir agir avec éclectisme. CASNOTRE@AVIS® ONE 4 RAN (RCI RENE tnerapeutique sure el Inn i, al ull or req [1 Erement les anemre Quis NA TO TE des anemies NOTMOChTOMES Pi RONCOVITE Dans I ané 3 Eat an or Ju tili ma ferriqu Se fa alll Dit hails eg route sun rot ay ODOC ° i gy fers Phot POSOLOGIE: LA posolog an ets chez le adultes, est dung drag Nee ox «dirigé EME JM: eu au COUChet.| (entéroSolublek contien di lego le dalle 09 gS) de Sulf ferreux anhvdre Go®elin, os WORRY Iron Therapy FOOT A a: aL i \u201c HOECHST PHARMACEUTICALS OF CANADA LIMITED MONTREAL 61-711 I NSIC IONE) PAY \\UOA NCA NUN IRIER \\; BCTIONS DESRVE® IE ot {LAMA x RIES BNET FECTHIONS PCIUNIG EAN CTO EN @y ui, antibiotique universel, à large spectre, pour injection intraveineuse directe en une minute Reverin remplit toutes les conditions d'efficacité, de sécurité, de tolérance et de polyvalence qu'on est en droit d'exiger.Cet antibiotique à large spectre est l'aboutissement des recherches systématiques, entreprises dans le but précis de surmonter les dernières difficultés qui entravaient encore l'utilisation thérapeutique des tétracyclines.Documentation sur demande.Reverin est la pyrrolidinométhyl-tétracycline, Hoechst.[yo PHARMACEUTICALS OF CANADA LIMITED - MONTREAL 61-602 L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 Analyses médicales.Par Pierre FONTY.Troisième édition revue et augmentée.Librairie Lefrançois, édit, Paris 1961.Les recherches de laboratoire se multiplient en même temps qu\u2019évoluent les techniques et aussi parfois les indications accordées aux divers examens pratiqués.Par ailleurs, il n\u2019est pas toujours aisé pour le clinicien de faire un choix parmi les tests qui lui sont proposés.Le but de ce petit livre est de donner des précisions au sujet des examens les plus aptes à être utilisés par le médecin en pratique journalière.L'auteur a placé en tête de chaque chapitre ou paragraphe important un bref rappel physiologique du sujet traité afin de mieux pouvoir définir les termes employés et de situer dans leur contexte les diverses recherches envisagées.Pour chaque examen on trouvera: \u2014 La technique du prélèvement; \u2014 Le chiffre normal; \u2014 Les variations physiologiques et pathologiques.Chapitres de l'Ouvrage Examens hématologiques et ponction sternale.\u2014 Groupes sanguins et facteur Rhésus.\u2014 Coagulation sanguine et phénomènes connexes.\u2014 Examens chimiques du sang (Mouvements de l\u2019eau dans l\u2019organisme.\u2014 Constantes hydro-électriques.\u2014 Protides et dérivés.\u2014 Lipides et dérivés.\u2014 Glucides et dérivés).\u2014 Diastases, \u2014 Examens sé- rologiques.\u2014 Etude des protides par les réactions dites non spécifiques.\u2014 Cuti et intradermo-réactions.\u2014 Examens de pus.\u2014 Examens d\u2019expectoration.\u2014 Liquides d\u2019épanchements.\u2014 Mycoses.\u2014 Résistance des germes aux antibiotiques.\u2014 Hémocultures.\u2014 Parasites dans le sang et dans les humeurs.\u2014 Suc gastrique.-\u2014 Examen de selles.\u2014 Examens d\u2019urine.\u2014 Epreuves rénales.\u2014 Exploration fonctionnelle du foie.\u2014 Exploration de la glande thyroïde.\u2014 Liquide céphalo-rachidien.\u2014 Hormonologie.\u2014 Hormonologie de la grossesse.\u2014 Frottis vagmaux.\u2014 Exsudats génitaux-urinaires.\u2014 Calculs \u2014 Examens de sperme.\u2014 Examens anatomo-pathologiques.\u2014 Autovaccins, auto-sérums.\u2014 Intoxications.\u2014 Analyses d\u2019eau.\u2014 Documents physiques et chimiques.LIVRES RECUS DEPUIS LE 16 MAI 1961 Vaso-seminal Vesiculography in Hypertrophy and Carcinoma of the Prostate with Special Reference to the Ejaculatory LIVRES REÇUS 765 Ducts, by GUNNAR WILLER VESTBY.Oslo University Press, édit, Norvège, 1960.Essential Pathology, by Roger D.BAKER.The Williams and Wilkins Co., édit, Baltimore, 1961.La radiculographie lombo-sacrée par substance iodée hydrosoluble et résorbable, par J.FERRAND, J.Robert D'ESHOU- GUES et J.BARSOTTI.L'Expansion Scientifique Française, édit, Paris, 1961.Le coude en pratique rhumatologique, par S.de SEZE et M.MAITRE.Masson et Cie, édit, Paris, 1960.Eléments de radiobiologie appliquée, par R.BUCHET, avec la collaboration de G.BREITMAN.Masson et Cie, édit, Paris, 1960.Le diagnostic différentiel du pian, par C.J.HACKETT et L.J.A.LOEWENTHAL.Org.Mondiale de la Santé, édit, Genève, 1961.Les virus, par Pierre LEPINE: Collection \"Que sais-je?\".Presses Universitaires de France, édit, Paris, 1961.Experiencias sobre enfermedades tropicales en zonas rurales de Venezuela, par Luis DAO L.Recopilacion de Publica- ciones Del Autor, édit, Caracas, Vénézuéla.Précis de bactériologie, par R.Le GUYON.G.Doin et Cie, édit, Paris, 1961.La désinfectisation des aéronefs, d'experts des Insecticides.Org.Mondiale de la Santé, édit.Genève, 1961.L'asthénie chronique progressive.\u2014 Données tirées des Conférences Internationales de Copenhague et de Moscou, par le Secrétaire médical de la Féd.Iniernationale des Résistants \u2014 Fascicule I.F.N.D.I.R.P., édit, Paris, 1959.La sénescence prématurée et ses traitemtnts, par L.F.Fichez et A.Klotz.Editions F.I.R., édit, Vienne, 1961.lle rapport du Comité Le coeur pulmonaire chronique \u2014 Rapport d'un Comité d'experts.Org.Mondiale de la Santé, édit.Genève, 1961.Pharmacodynamie biochimique, par Z.M.BACQ, J.CHEY- MOL, N.J].DALLEMAGNE et coll.Masson et Cie, édit., Paris, 1961.La grosse tubérosité de l'estomac \u2014 Etude clinique et radiologique, par T.SCHOPS.G.Doin et Cie, édit., Paris, 1961.Comité d'experts du paludisme, 8e rapport.Org.M.de la Santé, édit., Genève, 1961.Organisation de l'enseignement post-universitaire de la santé publique, 10e rapport.Org.Mondiale de la Santé, édit.Genève, 1961.L\u2019Union Médicale du Canada en 1892 LE TRAITEMENT DE LA CHORÉE DANS LES HÔPITAUX DE PARIS Juillet 1892 D\u2019après le professeur G.Sée, dans les cas ordinaires, l\u2019antipyrine et l\u2019arsenic sont les substances qui procurent le plus rapidement un bon résultat; mais dès qu\u2019on peut soupçonner le rhumatisme, c\u2019est à l\u2019antipyrine associée au salicylate de soude qu\u2019il faut avoir recours.M.G.Sée recommande aussi les bains sulfureux.Dans les chorées cardiaques, il ordonne d\u2019abord le choral et l\u2019hydrothérapie, associés à des médicaments cardiaques: iodure de potassium et surtout iodure de calcium.La chorée vulgaire, de l\u2019avis de M.Gilbert Ballet, tend spontanément vers la guérison; il faut donc s\u2019abstenir de toute médication perturbatrice.Il repousse l\u2019antipyrine.L\u2019arsenic à doses modérées (10 à 12 gouttes, par jour, de liqueur de Fowler, chez les enfants au-dessus de dix ans; 6 à 8 gouttes au-dessous de cet âge) La gymnastique est rarement utile.Les toniques et le fer sont très utiles chez 766 L'UNION MÉDICALE DU CANADA EN 1892 les choréiques anémiques.M.Ballet réserve les pulvérisations d\u2019éther le long de la colonne vertébrale pour les cas intenses.Quant aux bromures, ils ne sont actifs que dans les formes compliquées de troubles psychiques, d\u2019hallucinations.Une bonne hygiène, alimentation reconstituante, absence de fatigue, promenades courtes au grand air, voilà ce qu\u2019il y a de mieux à prescrire.Chez les enfants, selon M.Déjérine, toute médication spéciale est inutile.Il se borne à recommander les toniques; il y ajoute le massage, les bains salés, la gymnastique suédoise, les frictions sèches.Il insiste sur la nécessité d\u2019une bonne hygiène.M.Joffroy, dans les formes légères ou de moyenne intensité, s'attache particulièrement à faire dormir les enfants un grand nombre d\u2019heures; dans ce but, il prescrit à la fin des trois repas de la journée: 1 gramme, 1.50 gr., 1.75 gr.(suivant l\u2019âge) de chloral hydraté, dans du sirop ou de la gelée de groseille.Pendant que les enfants sont levés, il faut éviter toute fatigue, toute excitation physique ou intellectuelle.Dans les cas plus graves, l\u2019antipyrine est inefficace.Il faut recourir alors à l\u2019enveloppement dans le drap mouillé, à deux reprises dans la journée.Pour les cas graves, M.Joffroy recourt au drap mouillé, à l\u2019antipyrine et aux lotions avec une solution antiseptique.C\u2019est l\u2019antipyrine qui satisfait le mieux M.Albert Robin.Il la donne aux doses maxima de 2 grammes par jour, en quatre prises de 50 centigrammes, associées chacune & 25 centigrammes de bicarbonate de sonde.On l\u2019administre pendant huit à quinze jours, puis on la remplace par l\u2019arséniate de soude en solution à 5 centigrammes pour 300 grammes d\u2019eau, dont on fait prendre deux cueillerées à soupe par jour.Cette solution épuisée, on revient à l\u2019antipyrine et ainsi de suite.M.Raymond pense qu\u2019on ne peut compter que sur deux médicaments; le chloral et l\u2019antipyrine; l\u2019acétanilide lui à réussi dans quelques cas.M.Luys a un traitement des plus simples.Toute la thérapeutique de la chorée tient dans ces quelques mots: transfert par les aimants et par les miroirs rotatifs.M.Sevestre ne croit pas qu\u2019on puisse juguler la chorée: mais on peut en atténuer les symptômes, et quelquefois abréger sa durée.Il donne la préférence à l\u2019antipyrine.Il commence par la dose de 1 à 2 grammes par jour (par prises de 50 centigrammes en solution dans l\u2019eau sucrée), et arrive assez rapidement à 3 ou 4 grammes par jour.En même temps, il donne de l\u2019arsenic, il emploie soit la liqueur de Fowler (6 à 12 gouttes par jour), soit la solution d\u2019arséniate de soude (2 à 3 cuillerées à café d\u2019une solution de 5 centigrammes pour 250 grammes d\u2019eau).Il faut éviter toutes les causes d\u2019excitation et même.au besoin, isoler le malade.L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 M.Ollivier fait surtout masser ses choréiques, et il est très satisfait des résultats obtenus par ce moyen.D\u2019une façon générale, il prescrit le fer, l\u2019arsenic et l\u2019hydrothérapie.M.d\u2019Heilly insiste surtout sur l\u2019hygiène, les toniques; il recommande un sommeil prolongé Dans les cas légers, l\u2019arsenic, le fer, les amers, les bains de Barèges suffisent.Dans les cas intenses, c\u2019est l\u2019antipyrine et le chloral qui réussissent le mieux.C\u2019est M.Legroux qui, le 27 décembre 1887, a fait connaître à l\u2019Académie de Médecine les bons résultats obtenus par l\u2019antipyrine.M.Legroux continue à avoir recours à ce médicament (4 grammes par jour).Selon lui, l\u2019anti- pyrine amène la guérison en quinze à vingt jours, à la dose de 3 à 4 grammes dans des sirops de punch (chaque gramme étant pris à chacun des repas) Chez les hystériques, le bromure (2, 3, 4 grammes par jour, aux repas) et les douches froides donnent les meilleurs résultats.Pour M.Comby, il y à deux séries d\u2019indications dans la chorée vulgaire: 1° faire de l\u2019hygiène morale; isoler l\u2019enfant en le soustrayant au milieu scolaire et mettre son esprit au repos; 2° viser la sédation du système nerveux.M.Comby essaye d\u2019abord le bromure de potassium à la dose de 2, 3, 4 grammes par jour, suivant l\u2019âge, et les douches froides quotidiennes très courtes.Si la maladie résiste, 11 a recours à l\u2019antipyrine (2 à 3 grammes) ou à l\u2019arsenic.M.Jules Simon conseille: 1° Dans les premiers jours, le séjour au lit pendant une quinzaine, une révulsion sur le dos, dans la partie supérieure, à l\u2019aide de frictions chaudes ou de cataplasmes sinapisés, ou de ventouses sèches, cela tous les jours; l\u2019usage des préparations d\u2019aconit et de ciguë dans la proportion de 10 à 15 gouttes en vingt-quatre heures.2° Au bout de quinze jours, l\u2019enfant doit se lever, et M.Simon administre l\u2019antipyrine à des doses progressives (1, 2, 3, 4, 5 grammes en vingt-quatre heures).Cette médication est continuée pendant plusieurs semaines.3° A la fin, quand les mouvements sont très atténués, il faut avoir recours à la gymnastique rythmique.En même temps, M.Simon prescrit des toniques peu excitants, comme les bains salés, les frictions sèches, etc.Mais il interdit le séjour au bord de la mer.\u2014 Dr Marcel Beaudoin in Semaine médicale.A ce propos, ajoutons que la Médecine moderne a publié un important travail de M.Junien sur le méme sujet.Voici ses conclusions en quelques mots: Dans les chorées vulgaires: antipyrine et arsenic.Dans les chorées rhumatismales: antipyrine d\u2019abord, puis salicylate de soude et bains sulfureux.Dans les chorées de nature hystérique: bromures.Dans les chorées cardiaques: 1odure de potassium et de calcium ; éviter l\u2019hydrothérapie.a 1 Union Méd.Canada 65 Tome 90 \u2014 Juillet 1961 si 2 onguents renferment les mêmes antibiotiques, comment l'un des deux peut-sl être plus efficaces .La base unique* du Neo-Polycin libére dans les lésions une plus grande concentration d'antibiotiques.à droite: onguent Neo-Polycin 7 à gauche: onguent ordinaire 7\u201d à base de graisse Les plaques de gélose, après incubation, démontrent que l'onguent Neo-Polycin est plus efficace contre les pathogènes topiques courants.Cette plaque de gélose, contenant le Staph.doré, fut soumise à l'incubation pendant 24 heures à la température ambiante.Remarquez la zone d'inhibition plus prononcée autour de l'onguent Neo-Polycin (a droite) qu'autour de l'onguent à base de graisse possédant la même teneur antibiotique (à gauche).Des épreuves sur les pathogènes suivants donnèrent des résultats similaires: strep.hémolytique bêta, E.coli, Proteus vulgaris, Pseudomonas aeruginosa.En plus de son action bactéricide sur les pathogènes courants, le Neo-Polycin, libérant des concentrations plus grandes d'antibiotiques, a tendance à inhiber la croissance des souches relativement résistantes et à diminuer la résistance antibactérienne que développent les concentrations moins efficaces.formule: Chaque gramme d'onguent Neo-Polycin contient 4.28 mg.de sulfate de néomycine (3 mg.de néomycine), 400 unités de bacitracine de zinc, 8000 unités de sulfate de polymyxine B.Présenté en tubes de 5 et 15 gm.Pour les infections topiques avec inflammation, utiliser le Neo-POLYCIN HC (1% d'acétate d'hydrocortisone).Présenté en tubes de 5 gm.*FUZENE\u2014une base brevetée, miscible au sang, au pus, aux exsudats tissulaires.PITMAN-MOORE OF CANADA LIMITED cs Don Mills, Ontario NOUVELLES PHARMACEUTIQUES LE C.V.P.EST SALUTAIRE CONTRE L'ATTAQUE BÉNIGNE Des milliers de personnes ont éprouvé des petites attaques mais, d\u2019après un récent rapport clinique, un grand nombre de victimes peuvent maintenant espérer se soustraire aux accidents cérébrovasculaires périodiques.B.H.McConnell (J.Am.Geriatrics Soc.9: 110, 1961) découvrit, après une étude systématique de plus de quatre ans, qu\u2019une préparation de substances bioflavonoïdes solubles dans l\u2019eau, ex- vraites du citrus, et d\u2019acide ascorbique: C.V.P.(Arlington- Funk Laboratories) exerçait un effet bienfaisant et prononcé sur l\u2019évolution du syndrome.L\u2019investigateur s\u2019adressa à 151 sujets qui avaient eu une à quatre petites attaques dues à l\u2019hémorragie cérébrale.Un les répartit en deux groupes dont un de 89 cas qui reçurent du C.V.P.et l\u2019autre de 62 cas (groupe-témoin) qu\u2019on traita avec d\u2019autres moyens y compris des anticoagulants.A l\u2019issue de l\u2019expérience, on comptait chez le groupe- témoin de 62 personnes: 18 cas d'attaques graves; 12 cas d\u2019attaques bénignes réitérées et cinq décès.Le groupe plus nombreux (89) de ceux qui reçurent le C.V.P.ne comprit, par contraste, aucun cas d\u2019attaque grave; seulement trois cas de petites attaques réitérées et pas de décès.On attribua les remarquables résultats du traitement prophylactique avec le C.V.P.à la propriété de celui-ci d\u2019atténuer la fragilité capillaire qui, d\u2019après l\u2019investigateur, est la cause principale de l\u2019attaque bénigne.Le taux de fragilité anormale descendit durant cette série d\u2019observations, de 80 à 17% chez le groupe auquel on administra le C.V.P.alors qu\u2019il demeura à 80% chez le groupe-témoin.ÉTUDE SUR LES PERTURBATIONS DU SOMMEIL PAR LE DR F.J.MICHAEL WINZENRIED, À L'UNIVERSITÉ DE HAMBOURG La fréquence marquée des perturbations du sommeil dans les cliniques de psychiatrie et chez les personnes en santé entraîne un usage croissant des soporifiques.Le sommeil n\u2019est pas un état d\u2019inconscience relié à des changements pathologiques, mais un phénomène actif d\u2019autorégulation physiologique.La réaction aux stimulations durant le sommeil est reliée à la diminution d\u2019intensité de celui-ci.Chez le déprimé, les perturbations du sommeil consistent principalement en la difficulté de s\u2019endormir, et de se rendormir après dérangement du sommeil.Dans son cas, le sommeil n\u2019est pas une source de détente et de délassement.Le traitement des perturbations du sommeil repose sur des médicaments sûrs.La valeur des somnifères doit être éprouvée dans des essais cliniques à long terme.Un somnifère de découverte récente, le Kevadon, a démontré on efficacité et sa sécurité au cours de trois années d\u2019étude dans nos cliniques.On n\u2019a pu en établir le degré de toxicité dans les expériences avec les animaux.Dans un cas que j\u2019ai suivi personnellement, une personne de 40 ans de sexe féminin, affligée de psychose déprimante.tenta de se suicider en absorbant 140 comprimés (140 fois ee ++ la dose recommandée) de Kevadon.(Le comprimé est de 100 mg.).Elle dormit profondément durant dix heures puis fut pendant six heures dans un état de somnolence.On n\u2019a pas relevé de dérèglement d'ordre circulatoire ou respiratoire.Des cas identiques ont été signalés.Le Kevadon a été soumis à des applications très diverses \u2014 depuis les légers dérangements symptomatiques du sommeil jusqu\u2019à l\u2019insomnie grave de personnes psychosées.Des patients affligés de psychoses graves se sont endormis après absorption de 200 à 300 mg.de Kevadon, alors que de fortes doses d\u2019acide barbiturique avee de la scopolamine et de la phénothiazine étaient sans effet.Le sommeil est survenu rapidement sans excitation.On n\u2019a pas déterminé si le Kevadon agissait de façon qualitative à l\u2019égard du sommeil, ou de façon quantitative comme l\u2019acide barbiturique.La durée active varie selon les cas.D\u2019ordinaire, il suffit d\u2019un à deux comprimés dans les cas d\u2019insomnie grave.On n\u2019a jamais administré plus de trois comprimés.Les réactions secondaires ont été extrêmement rares dans les applications à court terme.Il s\u2019agissait: 1) d\u2019une légère somnolence matinale disparaissant après quelques heures; 2) de lègères réactions d\u2019allergie communes à tous les médicaments; 3) d\u2019une augmentation de la tendance existante à la constipation.On a accordé plus d\u2019attention aux réactions secondaires du Kevadon utilisé durant des périodes prolongées.Des 200 patients alités ou non qui ont reçu 100 mg.de Kevadon chaque soir durant un an, onze seulement ont manifesté de l\u2019intolérance.Les perturbations du sommeil chez eux étaient d\u2019origine diverse.Le faible pourcentage de patients manifestant des réactions secondaires après usage de Kevadon durant de courtes ou de longues périodes n\u2019a pas été plus élevé qu'avec les autres somnifères efficaces.500 patients souf- Les perturbations deux phases.Ces résultats sont fondés sur l'étude de frant de dépression de nature psychique.du sommeil étaient communes dans les KANULASE Produit biochimique employé pour diminuer les fermentations gazeuses intestinales chez les personnes bien portantes ainsi que chez les malades souffrant de troubles digestifs.Chaque comprimé de Kanulase contient de la Cellulase.La Cellulase peut lyser la cellulose des membranes cellulaires des aliments d\u2019origine végétale.Cette lyse empêche la fermentation gazeuse intestinale par les entéro-bactéries.La Cellulase diminue donc la formation de gaz au cours de la digestion de la cellulose par les bactéries au niveau du côlon et atténue les malaises du ballonnement et de la dyspepsie par fermentation.Formule: Cellulase \u2014 320 unités, combinés aux éléments suivants: pepsine N.F.150 mg.; HCl d\u2019acide glutamique 200 mg.; pancréatine N.F.500 mg; extrait de bile de bœuf 100 mg. L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 Exigez Carnation .si vous voulez donner a bébé un lait vraiment complet.Un rigoureux contrôle de la qualité garantit la présence dans le lait Carnation de tous-les élé- Nee » (arnation te > BEDS * Eom BING = V ey ments nutritifs reconnus.Une double stérilisation OF UN vous assure une sécurité totale.Les hôpitaux EVAPORATED emploient plus de Carnation dans leurs formules que toutes les autres marques de lait réunies.MILK 19 D INCREASED + HOMOGE 4 RTE TEE Exigez Morning Cc.le lait évaporé partiellement écrémé pour les formules a faible teneur en corps gras.La quantité de gras dans ce lait a été réduite à 4%.Et il est économique: il vous épargne jusqu\u2019à 25% du prix des autres marques de lait évaporé partiellement écrémé.Le lait Morning porte la garantie Carnation.Les meilleurs laits pour l\u2019alimentation au biberon 561F 770 Kanulase réduit les gaz intestinaux; facilite l\u2019hydrolyse des protéines; aide à l\u2019émulsification et à la digestion des graisses, augmente l\u2019activité des lipases; transforme le pep- sinogène en pepsine; aide à maintenir un péristaltisme normal; est carminatif ; aide à fluidifier le bol côlique.a Posologie: 1 à 2 comprimés à chaque repas.Conditionnement: Flacons de 50 comprimés de Kanulase.Les comprimés doivent être avalés entiers pour obtenir un effet maximum.Si on note un ramollissement des fèces, il faut diminuer la dose.(Anca Pharmaceuticals).AQUAMEPHYTON La société Merck Sharp & Dohme of Canada Limited vient de mettre sur le marché une solution colloïdale cristalline de la vitamine K, \u2014 AquaMephyton \u2014 destinée au traitement de l\u2019hémorragie ou du danger d\u2019hémorragie par suite d\u2019hypoprothrombinémie.Cette forme injectable, et grandement améliorée, de Mephyton, la vitamine K, naturelle, s\u2019est montrée d\u2019une efficacité plus grande et plus uniforme dans le traitement de l\u2019hypoprothrombinémie que les composés analogues à la vitamine K, et son activité thérapeutique se manifeste non pas en quelques jours mais bien en quelques heures.AquaMephyton peut s\u2019administrer par voie intraveineuse, intramuseulaire ou sous-cutanée.L\u2019injection par voie intraveineuse est recommandée en cas d\u2019urgence, en présence d\u2019hémorragie ou d\u2019hémorragie imminente On aura recours aux voies intramusculaire ou sous-cutanée pour maintenir les niveaux de prothrombine en l\u2019absence d\u2019hémorragie ou de danger imminent d\u2019hémorragie, comme simple mesure prophylactique.AquaMephyton neutralise efficacement les effets des médicaments dépresseurs de la prothrombine, tels que les NOUVELLES PHARMACEUTIQUES L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 dérivés de la coumarine et les indanediones.Il contrôle les effets toxiques des salicylates et des barbituriques sur l\u2019élaboration de la prothrombine.En pratique obstétrique, l\u2019administration prophylactique d\u2019AquaMephyton, à la mère prévient l\u2019hémorragie néonatale.On peut aussi l\u2019administrer par voie intraveineuse au nouveau-né en vue d\u2019enrayer l\u2019hémorragie, ou l\u2019employer chez la mère dans le traitement de l\u2019hémorragie.On recommande l\u2019administration préopératoire d\u2019Aqua- Mephyton aux patients ayant été traités aux anticoagulants ainsi qu\u2019à ceux souffrant d\u2019hémorragie ou chez qui elle est imminente ou à prévoir par suite des bas niveaux de prothrombine.On recommande également AquaMephyton dans le traitement d\u2019états divers en présence d\u2019hypoprothrombinémie résultant d\u2019une déficience quelconque de vitamine K, comme, par exemple, par suite d\u2019une déficience d\u2019absorption secondaire à une pathologie gastro-intestinale ou à une affection chronique des voies biliaires; par suite de l\u2019absence de synthèse chez le nouveau-né; ou chez des patients ayant été traités à l\u2019aide de sulfamidés ou d\u2019antibiotiques à large champ d'activité.La posologie varie selon l\u2019état et la réponse clinique du patient.La posologie d\u2019AquaMephyton devra être maintenue aussi basse que possible lorsqu\u2019on l\u2019administre pour remédier à une hypoprothrombinémie provoquée par les anticoagulants et il faudra déterminer régulièrement le temps de prothrombine de façon à maintenir l\u2019équilibre entre, d\u2019une part, le niveau protégeant le patient contre la formation anormale d\u2019un thrombus et, d\u2019autre part, celui d\u2019une hypoprothrom- binémie pouvant amener l\u2019hémorragie.AquaMephyton injectable, en vente sur ordonnance seulement, est présenté en ampoules de 1 cc.et en fioles de 5 ce.contenant 10 mg.de vitamine K, par cc. Li IDE POUR L'INFLAMMATION UNS Lm oUF RESULTANT D'UNE INFECTION OU D'UN TRAUMATISME Commencé traitement VARIDASE Cellulite VARIDASE pendant un jour et demi Ulcère variqueux remontent chronique à 15 ans après \u2019 7 VARIDASE pendant 3 mois Abces de MA 3 semaines ut suture F : a.à la suite de J de traitement ot la castrectomie + conventionnel : 5 VARIDASE pendant 4 jours Hématome severe VARIDASE pendant 4 jours Commencé traitement àla VARIDASE ;0.2.h Thrombo-phlébite après 4 jours (malade ambulant) RENDEZ LA CONVALESCENCE CONFORTABLE \u2014 HÂTEZ LE RÉTABLISSEMENT Un rétablissement \u201cnormal\u201d ne suffit pas.Maintenant, en associant la VARIDASE à votre traitement, vous pouvez délivrer votre malade du stress et de la douleur d\u2019un rétablissement \u2018\u201cnormal\u201d\u2019\u2014 rendre la convalescence confortable, abréger le cycle du rétablissement, et être récompensé par la reconnaissance de votre malade.Dans le traitement des affections chroniques rebelles, la VARIDASE accélère le rétablissement.Dans les affections autolimitatives ordinaires, la VARIDASE facilite la convalescence et permet de reprendre plus rapidement une vie constructive.Cela peut avoir une importance considérable, même pour le malade atteint d\u2019une affection \u2018\u2019mineure\u201d\u2019.Les Comprimés Buccaux de VARIDASE sont indiqués pour enrayer l\u2019inflammation à la suite d\u2019un traumatisme ou d\u2019une intervention chirurgicale, et dans le cas de lésions purulentes ou inflammatoires des tissus sous-cutanés ou profonds.de Streptokinase, 2,500 unités de Streptodornase.Boîtes L À À de 12 et de 100 Comprimés.- ER J =n Irma \"M SEX: 4 [ CYANAMID OF CANADA LIMITED, Montreal Précautions: La VARIDASE n'a aucun effet défavorable sur sk la coagulation du sang normal.Il faut user de prudence dans le cas de malades en traitement par les anticoagulants, ou ( dont le mécanisme coagulant est défectueux.En présence | d'infection, les Comprimés Buccaux de VARIDASE devraient être associés aux antibiotiques.Dose: Un comprimé buccal quatre fois par jour ordinairement pendant cinq jours.Pour faciliter l'absorption, le Streptokinase- Streptodornase Lederle malade devrait retarder d'avaler sa salive.Présentation: Chaque comprimé renferme 10,000 unités æ COMPRIMES *MARQUE DEPOSEE 00e \u2014 SEIN a L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 71 Nouveau Nireateur awe Laboratoires \u201cPoulenc Sse Francois Avon Monsieur Francois AVON, Vice-Président exécutif de POULENC LIMITEE qui était aussi Directeur Général de cette compagnie depuis 1953, annonce son remplacement a ce dernier poste par M.Jacques FOSSARD, a partir du ler juillet 1961.Pharmacien de la Faculté d'Aix- Marseille, M.FOSSARD a exploité sa propre pharmacie à CASABLANCA (Maroc) de 1951 à 1957.Arrivé au CANADA en 1958, il était depuis lors directeur commercial de POULENC Limitée.Jacques Fossard 79 L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet i961 FACTEURS | DE LA VITAMINE ges AVEC ASSOCIATIONS DIVERSES elixirs: BETAGENE : BETAGENE FER ET FOIE BETAGENE ET Br: comprimés: BETAGENE ET FOIE BETAGENE FER ET FOIE BETAGENE SUPER injectables: BETAGENE (10cc.) BETAGENE ET B,, (10cc.) YCANADA'DRUG LTEE LTD®MONTREALS = PYAN ) reste toujours un médicament de chrix pour le traitement scientifique de la « + COQUELUCHE °° - est journellement prescrit avec succés pour les cas de coqueluche et des toux coqueluchoides.\u2014 Ne cause ni intolérance ni complications, e Littérature sur demande.J \\ CANADA DRUG LTEE LTD., MONTREAL L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Juillet 1961 73 La plus commode et la plus précise des formules de nourrissons! Formule Préparée Farmer\u2019s Wife additionnée de vitamines C et D La prochaine fois que vous aurez à prescrire une formule de nourrisson, songez aux avantages de la formule préparée Farmer\u2019s Wife.Tout y est pour le biberon de bébé, sauf l'eau bouillie qu'il faut ajouter.Cette formule, la plus récente de Farmer's Wife, est le seul produit du genre contenant de la vitamine C, essentielle pour prévenir le scorbut.Elle contient également de la vitamine D dont on connaît l'importance en croissance.La formule est offerte en deux teneurs: une au lait complet, l'autre au lait partiellement écrémé.Toutes deux contiennent déjà le sucre à bébés.Ainsi, la précision de la formule est assurée.Les pédiatres, les hôpitaux et plusieurs mamans ont essayé avec succès la formule préparée Farmer's Wife.Ces épreuves ont démontré que la formule est soigneusement équilibrée et convient à la plupart des enfants normaux.En prescrivant la formule dont seront nourris vos petits clients, considérez la sécurité, la précision et la commodité de la formule préparée Farmer's Wife.Formule préparée\u2014bande rouge (lait entier) Formule préparée \u2014bande bleue (lait partiellement écrémé) Lait entier Lait partiellement écrémé Lait écrémé Farmer's Wife LES PREMIERS LAITS A FORMULE DE NOURRISSONS AU CANADA 1005F FORMULE PREPAREE \u2018 T INSTANT TABLE DES ANNONCEURS Pages Abbott Laboratories Ltd.(Selsun) -.22 Ames Co.of Canada Ltd.(Combistix) -.-.18 Ames Co.of Canada Ltd.(Albustix) .48 Arlington-Funk Laboratories (Arlidin) .42 - 43 Astra Pharmaceuticals (Canada) Ltd.(Xylocaine HCI) .5 Ayerst, McKenna & Harrison Ltée (Recherches Ayerst \u2014 Fluothane) 1122002204 a aan aa Lee 27 - 28 Baxter Laboratories of Canada Ltd.(Choloxin) .33 British Drug Houses (Dilosyn) .20 - 21 Bristol Laboratories of Canada Ltd.(Syncilline) .40 - 41 Bristol Laboratories of Canada Lid.(Staphcilline) .52 Canada Drug Limited (Betagene \u2014 Paveral) .72 Canadian Tampax Corp.Ltd.(L'adolescence) .; 50 Carnation Milk (Morning) .0200042 40144 LL La eee 67 Ciba Limitée (Forhistal) .Deuxième couverture Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada (Avis concernant les médecins) .4 Eddé, J.\u2026.Limitée (Anaprel) .36 Eli Lilly and Company (Canada) Ltd.(Haldrone) .34 Cow & Gate (Canada) Lid.(Lait Farmer's Wife \u2014 Formule PIEDATEE) «ce te eee ee e La La ae a a Le 73 Frosst, Chas.E.& Co.(Théolamine) .11 Geigy Pharmaceuticals (Dulcolax) .17 Herdt & Charton, Inc.(Vichy Célestins) -.2 Herdt & Charton, Inc.(Sulfarlem) .57 Herdt & Charton, Inc.(SulphoLac) .59 Herdt & Charton, Inc.(Osmopak) - «oot 61 Hoechst Pharmaceuticals of Canada Ltd.(Roncovite \u2014 REVETIN) + + ce eee eee eee Le LL LL La La 63 - 64 Hoffmann - La Roche Limitée (Tigan \u2018Roche\u2019 .24 Institut Albert-Prévost (Hôpital psychiatrique) .6 Lederle Laboratories (Pathibamate) .1 Lederle Laboratories (Déclomycine) Quatrième couverture Lederle Laboratories (Geviral) .53 Pages LedeMe Laboratories (Varidase) -.69 - 70 Maltbie Laboratories (Desenex) .21020 0000 31 Merck, Sharp & Dohme (Néo-Décadron) .13 Merck, Sharp & Dohme (Elavil) .25 Merck, Sharp & Dohme (Decadron) -.39 Merck, Sharp & Dohme (Periactin) .44 - 45 Merrell Co.Wm.S.(Kevadon) .oo.23 Ministére de la Santé de la Province de Québec (Vaccination obligatoire) -.«ovo ee 32 Ministère de la Santé de la Province de Québec (Protection de la salubrité) .Le Lee 46 Parke, Davis & Co.Lid.(Norlutate) -.35 Pfizer Canada Ltd.(Bonamine) -.- «vin.47 Pitman-Moore of Canada Ltd.E.B.Shuttleworth division (Neo-Polycin) «vv eee etme eee eee eee 65 Poulenc Limitée (Panectyl) .7-8 Poulenc Limitée (Nouveau directeur) .-.«.71 Robins Co.of Canada Ltd.A.H.(Pabalate) .51 Rougier Inc.(Corticréme Néomycin) .Premiére couverture Rougier Inc.(Fermaldc) «voir e ea as aan 3 Schering Corp.Lid.(Celestone) -.-.-.1111001 e 1 eee eee 15 Schering Corp.Ltd.(Chlor-Tripolon) .29 Schering Corp.Ltd.(Metreton) -.oon 49 Searle Co.of Canada Lid., G.D.(Lomotil) .12 Sherman Laboratories (Elixophyllin) .16 Smith & Nephew Ltd.(Flastoplast) .26 Upjohn Co.Ltd.(Medrol Kaomycin) .37 - 38 Upjohn Co.Ltd.(Medrol Albamycin T) .55 - 56 Wallace Laboratories (Soma) :.22042 0241441 L ee Lan 14 Warner-Chilcott Laboratories (Pyridium) .30 Wyeth & Bros.(Canada) Ltd.John (Sparine) .9 Wyeth & Bros.(Canada) Ltd., John (Equanitrate) .19 Wyeth & Bros.(Canada) Ltd., John (Purodicin) .54 Wyeth & Bros.(Canada) Ltd., John (S.M.A.) Troisieme couv.Imprimée dans les Ateliers de la ; Librairie Beauchemin Limitée, Montréal. Quoi de neuf ?Le Liquide Concentré S-M-A, voilà ce qu\u2019il y a de neuf! Partout, les mamans seront ravies de constater avec quelle facilité, quelle simplicité, elles pourront désormais préparer l\u2019aliment de Bébé.Il leur suffit d\u2019ajouter au S-M»A en liquide un volume égal d\u2019eau préalablement bouillie et, en un clin d'oeil, voilà prêt l\u2019aliment de Bébé.L\u2019aliment SeM°A a toujours une composition identique, qu\u2019il soit préparé à partir de la Poudre SeM»A ou du Liquide S*M-A \u2014 c\u2019est toujours le même aliment complet, celui qui se rapproche le plus du lait maternel.SMA en LIQUIDE boîte de 13.5 onces lig.(mesure Impériale) SHH TET à BROTRER (© VAS ENÇILLE: OUT Viet Marque déposée WALKERVILLE, ONTARIO ir IAGNOSTIC: Abc \u2018 av e BESOINS TH ÉRAPEUTIQU ES: Suppression des germes causals.S\u2019il y a des symptômes toxiques, le repos, l\u2019élévation de la partie affectée si possible et l'application locale de chaleur sont recommandables.ANTIBIOTIQUE DE CHOIX: CLOMYCINE parce qu\u2019elle s\u2019est montrée cliniquement efficace dans 87% de 280 cas d\u2019abces avec cellulite.FDÉMÉTHMLCHLORTÉTRACYOLINE LÉDERLE | GYANAMID OF CANADA LIMITED, Montréal \u201cMARQUE DÉPosée "]
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