L'union médicale du Canada, 1 novembre 1961, Novembre
[" ee a hn >.\" WEG Pa - LA and) EEE Lc ir GIES Wa rr a CL se set vo 5 char eX ro ere = rts ip SY = rec pe a a i A Spe el.A HE LS AY vt, ook A A 26 rd enr \u20ac .= nn \u2014 PRE .pe a =z Ck roan aa 95 ES fr made, ton Trl Pr ~ A We \u2014 as = rE EAN Tan vv are Tay me ~~ > ay oe - < = + Le wy, apie Sm yori = ro oy ~ = Ez C1 Ducs an - ap FES JR r= DES tl PA, oN PN a rs ar a ir rye em mes + App CR = ad ae apr es, me Pa 2 x Ta on A ME se.= rr ada _\u2014 mé ~~ A read.ace La Pa = res an on an rere n= op RE ary po ww = sa os Crp vo < on i PRE te 0 ts pr wt er 2a = * y ef PA ve mer nor ES om mme Ne Eee POP TA.er 2 aE regime par bn ol eC ve.ne ut ji Jar DL op \u201cAE, ä = co a a 45 rege >! Ae laser vo AE Re 7 ke Al pecan Prease dass 7 =.oe om \u201c2 vw que \u201c pa = x Radven au EST ARE art peu ave creme He res > z = = a mu > =.~~ rr ope as ee RE ht mer te Poe, on Pr aw anon EY cee pe #4 pat =.mme VS \u201coe Te a = pn a rors & + i.a acts ed PR Ed ne pres mére _ de pL PTT iki : mare acer Ts as Lor pe ins gs Le MIRE Poem \u2014_ us fige sn Le pris 156 or va ce pie pet 7 - x fo aA E ag nr Po \u2014 PE po = zac PERRET ine = ~ wn zen mt en ac PR Re ae Sam \u201cec a pr poe 2 - gr mare.fase, ar Mr 2A wm DEE po = am ee Apt = ot aaah rom 2764 Bru se WE 2 esse ae yn Le me en mette a exc po : - R fa.[oe on ~~ = ent 2X * Ter on \u201ca.i oY ze rer 5 # de a pes 14e are pws ë oh =.va 7 ot sx D ë rs + all sa vy Ca + oe at rr ps ue Rag nh Cob RN \u2014 ram ai rm a.ren A \"A i ; arn ite en prs re Lies pe ane pe an i DEA wn, a [rr \u201cxr zs gyri near Py ry ES a £2 = a xm rar 2e im ce ze avi ae AE Aer =k sx ne = lle car, ere À Ta an\u201d > wo ey Zee Su a ~ ee = ane oN = ré Te œ Lee Zr pi ar oT = _\u2014 py a\u2019 mous = ry ts, = 2 ons ng ES - ~- 5 Foes \u201ci ELE 2 % a pos = ~~ EA oar 20 = = on ~~ do = Les pr per appt VE Ms 4 # nr - AT _- py -~ ws + ae %4 pave x pr = er ai ae zac tr ë - ps xe = - re codes apte 1 i CSS Sn Pe = ws po se od \u2014 or ape z Br.Ps pes ma \u2014 = te = ses He he Tam RAR - ENE gL ps te ee ARE masse a pure gy or ~ x of 205 opin RE ap Ps ages x z x 2 PEN EA 2 mes oo a = gris F0 0245 \u201c 5 \u201c= EX Led ge A = À mes ; = a on ne ë se 2 ; \u201cre 2.x = x an = sé 20 ae ar as ny a ap es po As.FT Gt oo = her wa \u201c 2 pa ms = _\u2014 x po 2 $ po 3 I ARE x.= ts ~~ Ags * gE Ye i 455$ 3, => ae fn ES A \u2014 TC aman deat Gaaievigs Yom + \u2014\u2014gy a NS ig die a Wh RE = _ Ir IH == = LF Kl» © + hat 1 pre = DS qu, pd Sem se = alt Ee == = = =» = S - {À 1 ud b= SOR.A) \\ ih Lun + a \u20ac Su, - id el ~ 4 = ee \u2014\u2014.* x, pa + Vey Ae \u201c24 \u20ac LR ee -\u2014 ts \u201c© Ae sa, + ri ar XL pC APT] a, 7a, it Al > ae AP 3 HEY À wa =, VE aL».- NS ht 2e ac J PRR = ~ F [ht oi] = = = J 5X \u201cSel =a Foard ÿ => = 08 ps i = 8 pe x+ = vd 4 En x LETH KP > Le Ry LÉ, apr Ados 27 Erez Tie 2 a pee 224 x K 1Biblioth voue Rationale du Quebec Ea HN) \u2014 = di i OME 90 \u2014 NUMERO 11 MONTREAL, NOVEMBRE 1961 UNION MEDICALE DU CANADA 1872 - 1961 Fondée à Québec en 1902 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada ULLETIN ÉDITORIAL } JR UN POINT DE DEONTOLOGIE .1179 ENFIN UNE NOUVELLE FACULTE DE MEDECINE .__.1261 Edouard Desjardins Gérard-Ludger Larouche 3 ¢ ¢ oo L'ARCALINISATION DU MILI EU SANGUIN DANS LE TRAITEMENT 1e \u2018IE DE L\u2019ASSOCIATION DES MEDECINS DE LANGUE FRANÇAISE SE DU CANADA ee TE CASE 1181 Roma Amyot Pierre Smit , VARIETES RAVAUX ORIGINAUX LES HOPITAUX AU TRIBUNAL DE L'OPINION PUBLIQUE .1264 25 CHROMOSOMES DE L'HOMME (Ile PARTIE) .1183 Camille Laurin Jacques Gagnon IFECTIONS À ENTEROVIRUS (POLIOMYELITE, COXSACKIE, ECHO) E A L\u2019HOPITAL SAINTE-JUSTINE, EN 1959 .PS 1204 MEDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES : Bernard Martineau et Raymond Lafontaine ASSOC ANTON PE A EL ONCHO-DILATEUR DANS LE NEUMOTHORAX SPONTANE RECIDIVANT .1216 D'ASTHME .ee 1267 - Beaulieu M.Comeau, F.Grégoire et L.Roy | ECUEIL DE FAITS UN NOUVEL AGENT ANOREXIQUE: CAFILON .1269 § [DUBLE TRISOMIE AUTOSOMIQUE A 48 CHROMOSOMES (21 +18) .1220 J.-M.Beauregard Jacques Gagnon, Nathalie Katyk-Longtin, L\u2019INTUBATION OROTRACHEALE ET LES MAUX DE GORGE Jean André de Groot et André Barbeau POST OFERATOIRES B .he .© ©.ie .1 T 5 Ca A Ce 1272 } A LIPOMATOSE DE LA VALVULE ILEO-CAECALE .1226 J.-P.Brunelle, J.Boucher, G.Cossetle et ].Bessette O.Woloschuk et W.B.King, Jr CORRESPONDANCE Ï IOUVEMENT MÉDICAL LETTRE DES ETATS-UNIS .oii.1275 IOUVELLE TECHNIQUE DE BIOPSIE A L\u2019AIGUILLE TRANSCUTANEE.1230 Gilles Perreault, Maurice Leclair, e e © [Yves Piette et Claire Gélinas-Mackay ANALYSES ooo 1 111 LL LL ALL 1276 EVUE GENERALE NECROLOGIE Ce 1285 IMMUNO-ELECTROPHORESE, SA TECHNIQUE, SON INTERPRETA.TION ET SES APPLICATIONS LL LL A A A A A LA LA LL LA LL LL 1235 REVUE DES LIVRES PT 1289 X R.Barcelo, P.Riopel et L.-P.LeGresley COMMUNIQUES .oo ee 1290 \\ CIRCULATION EXTRA-CORPORELLE ET LA CHIRURGIE LIVRES REÇUS Cee ee ea eee eee 1296 CARDIAQUE .LL AAA NA LL LL LA LL 1245 L'UNION MEDICALE DU CANADA EN 1892 .1312 Claude Chartrand et Paul Stanley NOUVELLES PHARMACEUTIQUES .1313 Dans les états de stress i VITAMINOTHÉRAPIE B et C | \u2018Troubles nerveux \u2014 convalescence \u2014 alcoolisme chronique \u2014 Indications pré et post-opératoires \u2014 LL Plus d\u2019un demi-siècle consacré à l\u2019avancement des sciences médicales au Canada.Déséquilibres neurovégétatifs [| Régulateur fl émotionnel et 3 complément A = nutritif des N états d\u2019anxiété (avec PROMAZINE HCL 25 mg.) Mme M.R., âgée de 75 ans, présente une insuffisance pondérale: TTL QUE JE Édificateur de pi protéines + \u201celaine le: gain MTL LL note \u2018 \u201cchez 0) patient *attaibli ou débilité En 6 semaines, elle a repris les 13% livres qui lui manquaient Le Danabol est un nouvel agent anabolique possédant des avantages marqués sur les autres composés de sa catégorie.Le Danabol favorise l\u2019édification, la synthèse et l\u2019assimilation des protéines dans l\u2019organisme et s\u2019emploie utilement, de ce fait, chez le vieillard amaigri, souffrant ou non d\u2019une affection grave, de même que chez le sujet atteint d\u2019une affection chronique ou en convalescence.Son action anabolique se caractérise par: e La réparation des tissus dégénérés et l\u2019amélioration de Augmentation de 1'' l\u2019appétit, d\u2019où une augmentation pondérale sensible.à la mensuration du biceps , .ers .brachial droit, + Le rétablissement de la tonicité des tissus musculaires affaiblis ou relâchés.e La cicatrisation accélérée des blessures, la convalescence activée dans les états post-opératoires et après de nombreuses affections.e Le renforcement de la structure osseuse et partant, la disparition des algies et l\u2019augmentation de la mobilité dans l\u2019ostéoporose.L\u2019amélioration de l\u2019état général du patient, la régénérescence de l\u2019organisme et une sensation de bien-être général.ait monter la colonne de mercure Economique, d\u2019administration facile et pratiquement dépourvu 14 mm.plus fau dans le test de d\u2019effets virilisants, le Danabol supprime les inconvénients inhérents aux autres composés anaboliques nécessitant souvent la restriction de leur emploi.Le coût peu élevé de la thérapie au Danabol sera particulièrement apprécié du patient gériatrique dont les moyens financiers sont souvent limités.Renseignements détaillés fournis sur demande.PRÉSENTATION: Comprimés à 5 mg.(roses, sécables) ; flacons de 100 et 500.L\u2019état général est meilleur que durant les deux dernières années.Photographies publiées avec la permission de la patiente.Danabol (méthandrosténolone CIBA) Nouvel agent anabolique actif par voie orale Édificateur de protéines entraînant le gain pondéral chez le patient affaibli ou débilité CIBA 1514 eee A . BARISTODERM+ Triamcinolone Acetonide {9 a fluoro-16 à - 17 a hopropylidenedioxy /\\* hydrocortisor] FOAM FOR DERMATOLOGICAL USE ONLY MEDICAL PRODUCTS DEPARTMENT CAAMD OF CANADA LIMITED, Meats Pt Prêt à appliquer du flacon sous pression directement sur les lésions les plus sensibles, la MOUSSE ARISTODERM s\u2019étend facilement et également.Le produit n\u2019est pas gras et il est esthétiquement acceptable pour les malades les plus difficiles.L\u2019acétonide de triamcinolone est dix fois plus actif que l\u2019hydrocortisone en application locale pour réduire l\u2019inflammation dans divers troubles dermatologiques.Mousse ÆAristoderna\" Acétonide de triamcinolone Lederle Egalement disponible: Mousse de NÉO-ARISTODERM#* renfermant de la Néomycine pour supprimer l\u2019infection secondaire.Coders CYANAMID OF CANADA LIMITED Montreal 2 L'Union Méd.Canada L'Union Médicale du Canada Bulletin de l'Assuciation des Médecins de Langue Française du Canada DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Léon Binet, doyen, ; Jean-Baptiste Jobin, doyen, Faculté de Médecine, Université de Paris; Faculté de Médecine, Université Laval, Québec; H.Hermann, doyen, - ; LL, Jean-Charies Lussier, doyen, Faculté de Médecine, Université de Lyon; Faculté de Médecine, Université d'Ottawa; Maurice Roch (Genève), T.Parizeau, Pasteur Vallery-Radot (Paris), Paul Letondal R.Kourilsky (Paris)., ; Paul-Louis Chigot (Paris), Rosario Fontaire, Paul Lamarque (Montpellier), J.-M ; Laframboise.Wilbrod Bonin, doyen, Roméo Pépin, Faculté de Médecine.Université de Montréal ; J.-L.Petitclerc.BUREAU DE REDACTION Rédacteur en chef: Roma AMYOT Assistant-rédacteur en chef: Secrétaire de la Rédaction: Edouard Desjardins.Jean-Marc Bordeleau.BUREAU DE COLLABORATION MM.André Barbeau, J.-M Beauregard, M.Belisle, Jacques Bernier, MM.J.-Guy Laurin, Simon Lauzé, R.Lebeau, André Leduc, Marcel Berthiaume, Jean-Marc Bordeleau, Léandre Décarie, Charles Lépine, J.Mathieu, Gérard Mignault, André Proulx, Edouard-D.Gagnon, Jacques Gagnon, Maurice Gervais, Fernand Rosario Robillard, Henri Smith, Maurice St-Martin.Grégoire, Rol.Guy, P.-P.Julien, M.Kaludi, Camille Laurin, CORRESPONDANTS MM.A.Plichet et M.Pestel (Paris), MM.Georges-L.Dumont (Campbellton, N.-B.), P.Rentchnick (Suisse), Aug.Panneton, J.-A.Denoncourt (Trois-Rivières), Donat-P.Cyr (Boston, Mass.), D.Colin (Saint-Boniface).Charles-P.Mathé (San Francisco), L.-P.Mousseau (Edmonton), A.Fontaine (Woonsocket), Sylvio Leblond (Chicoutimi), L.Mantha, A.Lecours, L.Potvin (Ottawa).H.E.St-Louis (Vancouver), Jean-Paul Fortier (Sherbrooke).INDICATIONS: Maladies des voies biliaires et du foie, dyspepsies, affections intestinales.Indispensable dans les convalescences post-opératoires.NL (HS EAU MINERALE ALCALINE NATURELLE PROPRIÉTÉ DE L'ETAT FRANCAIS WIXI aE RECOMMANDEE ET PRESCRITE PAR LE CORPS MEDICAL DANS LE MONDE ENTIER Composition naturelle I-NI-MI-TABLE ! Méfiez-vous des substitutions, prescrivez toujours CELESTINS Importateurs: HERDT & CHARTON, INC.\u2014 2245, rue Viau, Montréal \u2014 CL.9-4641 L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 (chlorothiazide) CONSTITUE UN TRAITEMENT SUR ET EFFICACE DE L\u2019HYPERTENSION ET DE L\u2019OEDÈME DIURIL* est tout indiqué tant pour amorcer la diurèse que pour maintenir libres d\u2019œdème les patients souffrant d\u2019insuffisance cardiaque d\u2019origine congestive ou de toute autre affection pouvant provoquer de l\u2019œdème.DIURIL constitue également un traitement de base en vue d\u2019améliorer et de simplifier toute thérapeutique antihypertensive.DIURIL \u201c.semble être devenu le médicament de choix.\u201d! et \u201c.est décidément supérieur aux autres formes (de diurétiques) .\u201d* DIURIL est présenté en comprimés à 0.5 Gm.et 0.25 Gm., en flacons de 100 et de 1000.(117 1.Reinhardt, D.J., III: The Impact of ŒD Chlorothiazide (\u2018DIURIL\u2019) on Therapy in Arterial Hypertension, Delaware M.J.30:1, 1958.MERCK SHARP & DOHME OF CANADA LIMITED 2.Fishman, S.I, and others: Chloro- MONTREAL 30, QUE.thiazide: A New Approach to the Therapy of Edematous States, N.Y.State J.Med., 58:1679, 1958.*Marque de commerce L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 | L'Union Médicale du Canada Bulletin de I'Association des Médecins de Langue Francaise du Canada ADMINISTRATION OFFICIERS Président: Paul Dumas Vice-président: Origene Dufresne Secrétaire-trésorier: P.-R.Archambault COMITE EXECUTIF ET DE PUBLICITE MM.Paul Dumas, Roma Amyot, Origène Dufresne, P.-R.Archambault et Edouard Desjardins.BUREAU DE DIRECTION MM.Roma Amyot, P.-R.Archambault, Albert Bertrand, Emile Blain, E.-Roland Blais, Roméo Boucher, P.Bourgeois, Paul David, J.-A.Denoncourt, Edouard Desjardins, Origéne Dufresne, Roger-R.Dufresne, Paul Dumas, ADMINISTRATION et SECRÉTARIAT: PUBLICITÉ: Jacques-D.Clerk.MM.Jacques Genest, Albert Jutras, Wilfrid LeBlond, Jean- Louis Léger, Donatien Marion, J.-P.Paquette, Laurent Potvin, Jean Saucier, L.-Charles Simard, Henri Smith, Pierre Smith, J.-A.Vidal.326 est, boul.Saint-Joseph, Montréal.Téléphone: AVenue 8-9888 ensemencement massif de 100 MILLIONS de lactobacilli actifs vivants et de 50 mg.de vitamine C par capsule (stabilisés sous atmosphère inerte) FERMALAC est Je meilleur agent prophylactique pour accompagner toute thérapie aux antibiotiques; le meilleur correctif des diarrhées et autres complications ano-rectales.L\u2019innocuité de Fermalac en fait un médicament de choix pour les enfants et les nourrissons.Toute indication pour l'antibiothérapie est une indication pour FERMALAG.ADMINISTRATION: Adultes et enfants 1 à 2 capsules 2 fois par jour.Nourrissons 1 à 2 capsules 1 fois par jour.Dose massive jusqu'à 10 capsules par jour.PRÉSENTATION: flacons de 10 et 40 capsules.> + ROUGIER INC.MONTRÉAL M ZE L'Union Méd.Canada 5 Tome 90 \u2014 Nov.1961 l\u2019antibio-chimiothérapie combinée la plus conforme à l\u2019idéal pédiatrique ITÉ à SÉCURITÉ \u201cTRULFACILLIN\u201d PÉDIATRIQUE 3-200 TROIS SULFAS ET PÉNICILLINE pour le traitement des infections pneumococciques, staphylococciques et streptococciques hémolytiques; de la fièvre scarlatine, de l\u2019otite moyenne, de l\u2019amygdalite, de l\u2019angine de Vincent, ainsi que des infections des voies urinaires; et, la prophylaxie des infections secondaires durant la rougeole, I'influenza et la coqueluche.SÉCURITÉ PLUS GRANDE qu\u2019avec les antibiotiques 4 large spectre, les sulfamides simples ou la pénicilline injectable \u2014 quant aux effets secondaires, sensibilisation ou surinfection.EFFICACITÉ ACCRUE quant aux résultats cliniques parce qu\u2019une action bactéricide-bactériostatique complémentaire offre un \u201cprogramme de traitement idéal bien démontré.\u201d * *Koch, R.et Carson, M.J.: Meningococcal Infections in Children, New England J.Med.258:639, 1958.Chaque cuillerée à thé de 5 cc.renferme: Sulfadiazine.65 mg.Sulfamérazine.65 mg.3 gr.Sulfaméthazine.65 mg Benzathine pénicilline-G.200,000 unités POSOLOGIE \u2014 Bébés et jeunes enfants: une cuillerée à thé par jour en PRECAUTION: on doitréserverl'antibiochimiothérapie doses fractionnées par 4 livres de poids, par ex., un enfant de 8 livres: aux indications bien spécifiques, surtout en pédiatrie.L'emplei des préparations \u201cTrulfacillin\u201d réduit de V2 cuillerée à thé aux 6 heures; un enfant de 16 livres: 1 cuillerée à thé beaucoup le danger des réactions secondaires cousées par la sulfamidothérapie.Néanmoins, on aux 6 heures.Flacons de 60 CC.devra exercer une constante vigilance pour déceler la possibilité d'une agranulocytose ou toutes autres É em sponi les manifestations telles que fièvre, douleurs articulaires, Égal ent di ib éruptions cutanées, etc.Une anaphylaxie aiguë peut \u201cTRULFACILLIN\" PEDIATRIQUE 3-100 quelquefois résulter de l'administration parentérale de la pénicilline et, plus rarement encore, de l'admi- pour les grands enfants et les adultes: nistration orale.Les patients asthmatiques ou sujets aux allergies et aussi ceux déjà sensibilisés à lo s L : pénicifine semblent les plus prédisposés à cette Comprimés et Suspensions | réaction, \u201cTRULFACILLIN'' FORTE _ Chaque comprimé (ou c.à thé de 5 cc.) renferme es) PE | Ld MONTREA CANADA 72 gr.de trois sulfas et 500,000 unités de pénicilline-G.Maison entièrement caña \u201cTRULFACILLIN\u201d\u2019 72-300 \u201cTRULFACILLIN\"' 712-200 Îles comprimés renferment de la pénicilline-G potassique cristalline EBLE Les suspensions renferment de la benzathine pénicilline-G L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1981 CONDITIONS DE PUBLICATION \u201cL'Union Médicale au Canada\u2019 paraît tous les mois.Cette Revue est l'organe officiel de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada.eue publie les travaux des Congrès, tous les communiqués de l'Association et des articles médicaux inédits.L'abonnement est de dix dollars par année (douze dollars pour l'étranger): les membres déjà inscrits à l'Association des Médecins de Langue Française du Canada ont droit, ce ce fait, à la réception du ° tournal.Les manuscrits doivent être dactylographiés avec double interligne.Ils doivent être complétés par un résumé de l'article, rédigé en français et en anglais.\u2018L'Union Médicale du Canada\u201d assume les frais de cinq illustrations au maximum, pour chaque travail.Les illustrations supplémentaires sont payées par l'auteur.Nous n'acceptons pas de négatifs de clichés.Chaque illustration doit porter au verso le nom de l'auteur et les photographies devront être claires, de préférence noires et sur papier glacé.Les dessins doivent être effectués à l'encre de Chine sur papier blanc.Pour obtenir des extraits, l'auteur doit en faire la demande directement à l'éditeur.Tous changements du texte de la galée entraînent des frais supplémentaires pour l\u2019auteur.L'index bibliographique de chaque travail doit être restreint aux indications les plus importantes.Le journal se réserve toujours le droit de le limiter.Chaque indication bibliographique doit étre fournie comme suit: nom de l\u2019auteur, titre de l'article, nom du périodique, volume, page, mois (jour du mois si le périodique est hebdomadaire), année.Publicité: Le texte des annonces doit aller sous presse quinze jours avant la date de publication.Le barême des annonces est fourni sur demande à Jacques-D.Clerk, publiciste, 326 est, boulevard Saint-Joseph.Téléphone: AVenue 8-9888.Tout annonceur qui n\u2019observe pas l\u2019éthique professionnelle est exclu de notre publicité, et nous saurons gré à nos lecteurs d'attirer notre attention sur toute dérogation à cette ligne de conduite.Tout ce qui regarde la rédaction et l'administration doit être adressé franco aux bureaux de \u201cL'Union Médicale du Canada\u201d, 326 est, boulevard Saint-Joseph.\u2014 Téléphone: AVenue 8-9888.\u2014\\ Hôpital psychiatrique moderne de 152 lits, pleinement accrédité, offrant thérapie biologique u.clinique Ôe et psychologique.Situé dans un domaine Recherches ct dE majestueux, où les occupations et récréations thérapeutiques TRAITEMENTS psychiatriques sont en fonction des besoins, du confort et de l'agrément Oans la Banlieue © des patients.Affilié au département de ÔE MONTREAL.psychiatrie de l\u2019Université de Montréal, pour la formation de résidents, de psychologues, de travailleurs sociaux et d'infirmières spécialisées en psychiatrie.Brochures et tarifs sur demande.Demi-relief de Notre-Dame-de-la-Sérénité à l\u2019entrée principale.ALBERT PREVOST 6555 OUEST, BOULEVARD GOUIN, MONTRÉAL 9, CANADA. S HF 4! a » (8 (yx 9 Ÿ.N \u2026 0 ! SNS | X 8 Ï ) GC 7 7 ~ \\\u2026e COMPRIMES ORAUX à 250 MG N Ef TRAITEMENT ORAL ET LOCAL TRICHOMONACIDE PUISSANT \\d \\ À 3 | > \\ y ( TTX Fe SN A \u20182 MÉTRONIDAZOLE 2 18 ne 7 = | À .à j (a © \\ \\\\ A > w J \\ (0 A / 0 x dl -.\\ \u2019/ ° o /e ) \\4 ve Vij a sh (Jo N 2 NON ESPLANA SN.4 hi 3 4 À \u201c 2 \\ , DE S À.à Q 0) » Ÿ \u2014 À 7 7 au A si | > \u2014 Ob, \u2014 2 VO N GU/ 4 4 \\ \\ \\\u2019 i) 4 - gh LABORATOIRES PI AYERST, McKENNA & HARRISON, LIMITÉE « MONTREAL À de RECHERCHE PHARMACEUTIQUE À les plus vastes du Canada x - 4 +, ; Lr - 5 \"ASP ada i) ARS re - i } x, : Rl LC) : 27 Fry $ Yi \u2019 x * Lo A 6%, = Tu § Che 1 win; EE à #* , 4 \u201cIl s'ensuit donc que la Bona- mine est l'agent de choix en [ administration de routine contre le mal de l'air pour la majorité des gens.Une dose.unique de vingt-cing milli-! grammes semble adéquate.\" [ Ce d3 A Med.Clin.N.A., mars 1957 \u201cLa Bonamine semble I'agent de choix pour la prophylaxie, du mal de mer car ses pro- \u2018 priétés antiémétiques paraissent supérieures dans cette LE CUTE RC ELIT KC fets secondaires est moindre que dans le cas d'autres agents.\u201d Une prise (orale) de vingt-cinq milligrammes, une ou deux fois par jour, semble} adéquate.\u2019, \"a CI wg présentation | Comprimés (sécables, sans saveur) de 25 mg, en flacons\u2019 de 100 et 500.A JURE a.a Elixir (à la saveur de cerise), à 12.5 mg par cuil.& thé (5 cc),?\u201cen flacons de 4 oz.et 16 0z.¢ Wy PFIZER CANADA (Division de Pfizer Corp.) 5330,ave.Royalmount,} LCT IRA Aa [3 \u201d fr À di y K Op N IN y L'Union Méd.Canada 30 Tome 90 \u2014 Nov.1961 épreuves urinaires de base pH glucose albumine Le COMPANY OF A CANADA LTD Toronto Ortano STIX 0) IE Papiers réactifs 1 papier: 3 épreuves en 10 secondes méthode facile, rapide, précise *MARQUE DÉPOSÉE CA 079 F61 L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 ie 2.2 2.0 1.6 FOURNIT DES TAUX SANGUINS PLUS ÉLEVÉS EN TÉTRACYCLINE!.T UNE RÉPONSE RAPIDE ET SÛRE 1.4+ TETRACYCLINE HCI '3 études indépendantes sur 188 patients par P.S.Bunn, M.D., Sol Katz, M.D., et G.A.Cronk, M.D.2Cronk, G.A., Naumann, D.E., et Casson, K.; Antibiotics Apres 123 Annual, 1957-58, p.397.| | 1,11 6 8 heures TAUX SANGUINS APRÈS UNE SEULE DOSE L'efficacité clinique du TETREX s\u2019est avérée .une amélioration sur les anciens chlorhydrates de tétracycline et leur remplacement éventuel.\u201d\u2019?Même si le spectre an- timicrobien fondamental de TETREX est semblable à celui de la tétracycline HCI, les taux sanguins notablement plus élevés du TETREX lui confé- rent des avantages cliniques marqués.Le TETREX est doué d\u2019un haut facteur de sécurité.Il peut être administré en régimes b.i.d.dans une gamme de 4 formes adaptées à chaque cas particulier.TETREX CAPSULES TETREX SIROP TETREX INTRAMUSCULAIRE 31 32 L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 MAINTENANT VOICI LA \u201c\"NEURINASE\" en SOLUTION @ INDICATIONS: SEDATIF du SYSTEME NERVEUX INSOMNIES, NEVROSES, PALPITATIONS.@ FORMULE: Une cuillerée à café renferme: BARBITAL SODIQUE : 0.15 gm.VALERIANE FRAÎCHE (ex.fl.) : 4.85 gm.@ PRÉSENTATION: Flacon de 100 ml.(312 onces).Littérature et échantillons sur demande.J.EDDÉ LIMITÉE, 202, Avenue Laurier Est - - Montréal (CO 2 a Lil LES DU os oa NOMBREUSES SEQUELLES Qc a5 dl SEE JL 28 \u2014 [= Sn, A.in vOICI lcespagm | oats) ae wy 7 ot Vy - Sl, -» dR $ + CQVOIE] BUSCOPAI ne (bromure de N-butyl scopolamine, Xe\u201d A Sea du-spas yrgduit important pour le _soulagement du JE of > res sy © DYE es SIiOple yet FA Asa eo_nexcrceasurile, ss GL RE 9 eptral*aucumn de Shiels eg alk a lefirE wu a a \u2014 36 L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 BUSCOPAN un produit important pour le soulagement du spasme musculaire BUSCOPAN arrête le spasme des muscles lisses partout où il survient, dans les voies gastrointestinales, biliaires, urinaires ou génitales.Action spasmolytique puissante et sélective.Minimum d'effets secondaires.BUSCOPAN diminue l\u2019hypermotilité et soulage la douleur.BUSCOPAN est très efficace dans le traitement des ulcères gastriques et duodénaux, de la gastrite, du cardiospasme, de la colite muqueuse, du spasme associé à diverses affections malignes et de la constipation\" spasmodique.Les troubles biliaires fonctionnels associés à la cholélithiase, à la cholangite et à la pancréatite réagissent également bien à BUSCOPAN.* En outre, cet agent s\u2019est révélé utile pour maîtriser le spasme des muscles lisses associé à des troubles urogénitaux,*° y compris la dysménorrhée.\u201d\u201d* Dans chacun de ces cas, l\u2019utilité de BUSCOPAN est accrue par l'absence des effets secondaires communément observés tels que la sédation, la sécheresse de la bouche et les troubles de la vue.!**\u201d Posologie recommandée: 10 à 20 mg (1 ou 2 comprimés) semblent constituer la dose moyenne efficace; cette posologie peut toutefois être augmentée dans les cas aigus, particulièrement douloureux.Une dose de 10 mg, de 3 à 5 fois par jour, est recommandée dans les cas prolongés, comme l\u2019ulcère gastrique.Présentation: Comprimés BUSCOPAN de 10 mg en flacon de 100.References: (1) Block, A.: Fortschr.Med.71:202, 1953.(2) Léssl, H.J.: München.med.Wchnschr.(supp.) 94:653, 1952.(3) Birkner, E: Wien med.Wchnschr.102:893, 1952.(4) Bass, E., & Dietrich, H.: Deutsche med.Wchnschr.77:906, 1952.(5) Schmen- gler, EF E., & Kôster, K.: Med.Klin.47:121, 1952.(6) Kunz, A.: Wien med.Wchnschr.103:305, 1953.(7) Boning, H., & Kirch, A.: Fortschr.Med.70:351, 1952.(8) Schmidt, J.: Medizinische 21:1293, 1952, PARKE-DAVIS 0 PARKE.DAVIS & COMPANY.LTD.MONTREAL 9 ! L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 pour enrayer la toux et calmer le malade.Le PROMATUSSIN, expectorant non-narcotique, a été conçu pour enrayer - les toux secondaires aux affections respiratoires, notamment: le coryza, la pharyngite, la bronchite, la laryngite, la trachéite, l'asthme, etc.Le PROMATUSSIN exerce quatre actions bénéfiques distinctes .\u2019 béchique .expectorante .antihistaminique ° sédative PROMATUSSIN EXPECTORANT Chlorhydrate de prométhazine et Dextrométhorphan Uuyelft En flacons de 4 et de 16 onces liq.et de !/, gall.Imp.HA posologie \u2014Adultes\u2014de | à 2 cuillerées à thé toutes les 4 à 6 heures Marque déposée Enfants\u2014de 14 a | cuillerée à thé toutes les 4 à 6 heures WINDSOR, ONTARIO L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 Lt, ce d\u2019un » RE Nouveau XK Annon Produit AIDR@N Le (acetate de paraméthasone, Lily) gl une réalisation importante des recherches sur les corticostéroides Haldrone est un nouveau corticostéroide de synthèse doué d\u2019une activité anti-inflammatoire marquée.Dans les affections justiciables des stéroïdes, il procure un effet anti- inflammatoire prévisible avec un minimum d\u2019effets secondaires.Une réponse satisfaisante a été obtenue lorsque l\u2019on faisait passer les malades d\u2019autres corticostéroïdes à l\u2019Hal- drone.Il exerce relativement peu d\u2019effet défavorable sur le métabolisme des électrolytes.Lorsque l\u2019Haldrone est administré une rétention sodique est peu probable, les effets psychiques sont minimes et il ne cause apparemment pas de faiblesse musculaire ni de crampes.Haldrone, 2 mg, correspond à approximativement Cortisone .20 mg Hydrocortisone .20 mg Prednisone ou prednisolone.5 mg Triamcinolone ou méthylprednisolone .4 mg Dexaméthasone.0,75 mg Bien que le nombre d\u2019effets secondaires significatifs soit faible, les contre-indications usuelles de la corticostéroidothérapie s\u2019appliquent à l\u2019Haldrone.Haldrone est présenté en flacons de 30 comprimés à 1 mg, jaunes (rainurés), et en flacons de 30 et de 100 comprimés à 2 mg, orange (rainurés).Eli Lilly and Company (Canada) Limited Toronto, Ontario UNE ÈRE NOUVELLE EN ANTICOAGULOTHÉRAPIE .CONTINUITE DANS LE TRAITEMENT \u201cles patients soumis à l\u2019anticoagulothérapie prolongée vivront non seulement plus longtemps mais, dans l\u2019ensemble, mèêneront une existence plus utile et plus agréable.\u201d La vaste expérience acquise depuis plus de dix ans démontre la valeur et la praticabilité de l\u2019anticoagulo- thérapie prolongée, chez les cas choisis d\u2019infarctus du myocarde et des conditions associées, dans la prévention des épisodes thromboemboliques et l\u2019augmentation des probabilités de survie de ces patients.!-6 | Friedberg,?dans son étude sur 3,254 cas, déclare que la mortalité est au moins réduite du tiers a la moitié.\"De plus, il ajoute que les hémorragies graves sont rares lorsque l\u2019anticoagulothérapie est conforme à la poso- | logie et a lieu dans des conditions contrôlables.L\u2019expérience d\u2019une décennie révèle que la \u201cDanilone\u201d (phénylindanedione) est l\u2019un des piliers d\u2019une anti- coagulothérapie réussie en raison de son efficacité, de sa sécurité, de sa facilité d\u2019emploi et de son économie notable en emploi prolongé.Pour obtenir un exemplaire gratuit du nouveau rapport de 16 pages sur la \u2018\u2018Praticabilité Croissante de l\u2019Anti- coagulothérapie Prolongée\u2019\u201d, écrire au Service Médical, Charles E.Frosst & Co., C.P.247, Montréal 3, Québec.ICOAGULO Lo\u201d, 1ÉRAPIE / DANILONE (Marque de Comprimés de Phénylindanedione) 50 mg.(blanc-quadrisécable) \u201c,.plus facilement contrôlé, beaucoup moins coûteux .l\u2019anticoagulant de choix en anticoagulothérapie prolongée.\u201d Oliver, M.F.: Brit.M.J.1:1176, 1959, POSOLOGIE \u2014 La DOSE INITIALE varie sensiblement selon les individus: la dose initiale la plus fréquemment recommandée est de 200 mg., fractionnée en deux prises administrées a 12 heures d\u2019intervalle.Certains auteurs ont constaté que, chez environ 50% des cas, des doses de 500 à 600 mg.sont parfois nécessaires durant les premières 24 heures\u201d.On doit administrer d\u2019aussi fortes doses avec prudence et les éviter chez les patients atteints de défaillance cardiaque ainsi que chez les plus de 65 ans.La DOSE D'ENTRETIEN varie aussi sensiblement selon les individus: entre 25 et 250 mg.par jour.Flacons de 100 comprimés.PRÉCAUTIONS _ En cas d\u2019hémorragie: cesser l\u2019administration de la drogue immédiatement et, si nécessaire, donner 25 à 50 mg.de vitamine Ki.Des réactions de sensibilisation (éruptions cutanées, prurit, diarrhée, agranulocytose, fièvre, ictères) surviennent parfois mais elles sont très rares.N.B.L\u2019excrétion des sels alcalins ou des métabolites de la \u2018\u2018Danilone\u2019\u2019 donne parfois une teinte orange foncée aux urines alcalines.On ne doit pas confondre cette manifestation avec une hématurie.25 mg.(jaune-bisécable) Également disponible: \u201cDICUMAROL\u201d (marque de bishy- droxycoumarine USP) en comprimés à 50 et 100 mg, flacons de 100 comprimés.1.Connell, M.F.: Canad.M.A.J.76:664, 1957.2.Freidberg, C.K.: New York, J.Med.58:877, 1958.3.Stephens, C.A.L., Jr.: Arizona Med.17 :499, 1960.4.Report of the Working Party on Anticoagulant Therapy in Coronary Thrombosis to the Medical Research Council: Brit.M.J.1:803, 1959.5.Manchester, B.:Ann.Int.Med.47:1202, 1957.6.Nichol, E.S.et al: Am.Heart J.55:142, 1958.7.Beamish, R.E.et Carter, S.A.: Canad.M.A.J.74:39, 1956.: i\u201d rit \u2019 ym entièrement IE 4 en 1899 40 L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 I\u2019APN * SR ala néo myc i ne (composé a base d\u2019attapulgite et néomycine, Lilly) Combat la diarrhée .Rétablit le fonctionnement intestinal normal Posologie: Adultes: 2 cuillerées à soupe trois ou quatre fois par jour.Enfants de 2 à 12 ans: 4 à 1 cuillerée à soupe trois ou quatre fois par jour.Nourrissons: 1à 2 cuillerée à thé trois ou quatre fois par jour.Présentation: Flacons de 6 oz.et de 16 oz.Egalement disponible: M-114, Atasorb™ (sans néomycine).* APN\u2014Formule originale, associant aux propriétés hautement adsorbantes de l'attapulgite activée et \u201c\u201cmicronisée\u2019\u2019 et de la pectine, l'action anti-infectieuse de la néomycine en quantité thérapeutique.AtasorbTM (composé à base d'attapulgite, Lilly) Le, Eli Lilly and Company (Canada) Limited e Toronto, Ontario 6104F stimulation peristaltique douce par contact seulement Efficace, sûr et pratique dans tous les genres de constipation.Agit par contact avec la muqueuse du côlon.N\u2019agit pas par voie sanguine.Virtuellement non-toxique et libre d\u2019effets secondaires.Commodité des deux formes pharmaceutiques.@ Dragées \u2014 pour effet le lendemain.@ Suppositoires \u2014 pour effet rapide.AE) BOEHRINGER Geigy Produits Pharmaceutiques, Montréal Dragées de 5 mg.2 ou 3 dragées prises au coucher produiront une action le matin suivant, ou \u20ac prises une demi-heure avant le déjeuner | produiront un effet 3 dans une à six heures.Suppositoires de 0 mg.Un suppositoire est habituellement suffisant pour agir au bout d'une demi-heure.L-1476F 42 L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 2 Filmtabs d\u2019Iberol, par jour, donnent: Mononitrate de thiamine.6 mg La quantité recommandée de fer Riboflavine eee 6 mg Sulfate ferreux, U.S.P.1.05 g Niacinamide.eee 30 mg (Fer métal \u2014 210 mg) Chioryarate de Pyridoxine en 3 mg -Pantothénate calcium.Plus les vitamines du complexe B ate de calcium 6 mg Vitamine B12 .25 mcg Plus la vitamine C Extrait de foie, fraction 2, N.F.200 mg Acide ascorbique.150 mg Acide folique.0.50 mg Filmtabs* \u2014 Comprimés filmo-scellés Abbott Anémie de la grossesse Autre indication pour les Filmtabs da] B = RO 1\u201d (Fer, vitamine B,9 et autres vitamines Abbott) Puissant facteur anti-anémique plus les vitamines du complexe B; l'enrobage exclusif Filmtab protège la stabilité du médicament, tout en enfermant le goût et l\u2019odeur de la vitamine.*Nom déposé LABORATOIRES ABBOTT LIMITÉE Montréal e Toronto +» Winnipeg » Vancouver ABBOTT - L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 Décongestif / Antihistaminique aL procure un soulagement symptomatique de la congestion nasale et de la rhinorrhée d\u2019origine allergique ou infectueuse.Beaucoup de malades chez qui les symptômes ne sont qu\u2019imparfaitement maîtrisés par un décongestif ou un antihistaminique employé seul, réagissent promptement et favorablement à \u2018ACTIFED\u2019.dans dans chaque chaque c.à thé \u2018ACTIFED\u2019 renferme: comprimé de sirop \u2018Actidil\u2019 marque de chlorhydrate de triprolidine 2.5 mg.1.25 mg.\u2018Sudafed\u2019 marque de chlorhydrate pseudoéphédrine 60 mg.30 mg.Comme \u2018Actifed\u2019 a une marge de sécurité très étendue, la posologie peut être adaptée aux besoins de chaque cas particulier ce qui permet d\u2019obtenir un effet thérapeutique optimum dans les cas rebelles.Era BURROUGHS WELLCOME & CO.(CANADA) LTD., Montréal *Marque de fabrique 44 ARRÊTE LA CRISE D'ASTHME EN QUELQUES MINUTES.POUR DES HEURES .PAR VOIE BUCCALE SOULAGEMENT RAPIDE EN QUELQUES MINUTES \u2014 en 15 minutes!28, les niveaux sanguins moyens de théophylline deviennent comparables à ceux produits par l\u2019aminophylline I.V, de sorte que des crises aiguës ont pu être maîtrisées en 10 à 30 minutes.145,6 Note: Avec l\u2019Elixophyllin, le patient peut apprendre à prévenir une crise dès les premiers symptômes prémonitoires.SOULAGEMENT CONTINU \u2014 Après avoir été absorbée, la théophylline est lentement éliminée au cours d\u2019une période de 9 heures.\u201d Elle procure un soulagement et une protection cliniquement prouvés, pendant 24 heures sur 24, grâce à une posologie t.1.d,1.3-6,8,9 PAS D\u2019EFFETS SECONDAIRES SUPERFLUS \u2014 Comme l\u2019Elixophyllin n\u2019a pas besoin d\u2019 \u201cadjuvants\u201d, il ne contient ni éphé- drine \u2014 ni barbituriques \u2014 ni iodures \u2014 ni stéroides.Il est rare qu\u2019il provoque des embarras gastriques.8:9 Chaque cuillerée à soupe (15 cm8) contient 80 mg de théophylline (équivalant à 100 mg d'aminophylline) dans un excipient hydro- alcoolique (20% d'alcool).CRISES AIGUËS: Une seule dose de 75 cm: pour les adultes; 0,5 cm par livre de poids pour les enfants.CONTRÔLE DE 24 HEURES: Pour les adultes: doses de 45 cm8, avant le petit déjeuner, à 15h.et avant le coucher; après deux jours, doses de 30 cm8.Enfants: 6 premières doses, 0,3 cm?\u2014 ensuite, 0,2 cm?par livre de poids, comme ci-dessus.MINUTES = 5 15 .30 REFERENCES: 1.Kessler, F.: Connecticut M.J.21:205 (mars) 1957.2.Schluger, J., McGinn, J.T., et Hennessy, D.J.: Am.}).Med.Sci.233:296 (mars) 1957.3.Kessler, F.: Med.Times (oct.) 1959.4.Burbank, B., Schluger, J., et McGinn, J.: Am.J.Med.Sci.234:28 (juillet) 1957.5.Spielman, A.D.: Ann.Allergy 15:270 (juin) 1957.6.Greenbaum, J.: Ann.Allergy (mai-juin) 1958.7.Waxler, S.H., et Shack, J.A.: J.AMA.143:736 (1950).8.Bickerman, H.A., et Barach, A.L.dans Modell, W.: Drugs of Choice 1960-1961, St.Louis, The C.V.Mosby Company, 1960, p.516.9.Wilhelm, R.E.; Conn, H.F.: dans Current Therapy\u20141961, Philadelphie, W.B.Saunders Company, p.417.Tirés à part .sur demande @herman Léborateries Windsor, Ontario L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 Hquilibre vitamino-minéral parfait jusqu\u2019a terme rrace a T U TA M AT E MARQUE DÉPOSÉE (TUTAMINA MATRIS = PROTECTION DE LA MÈRE) Protège la mère et le bébé des carences nutritionnelles, durant la grossesse et l'allaitement.CHAQUE TABSULE PROCURE DES RÉSERVES DE: Vitamine Bis 2222 ee eee e eee aan 2 mcgm.Acide folique .Cee 1 mg.Fumarate de fer (fer a l'état ferreux, 30 mg.).\u2026 100 mo.(1% gr.) Sulfate de cuivre .Lena .2.5 mg.Stéarate de magnésium Lu Le a ana a 8 ma.Carbonate de manganése .0.3 mg.pour favoriser une hématopoiése optimale et aider a prévenir l'anémie microcytique et macrocytaire.* Vitamine C \u2014 Acide ascorbique .\u2026\u2026\u2026.\u2026.25mg.pour accroitre la résistance des capillaires, diminuer le risque d'hémorragie et protéger la mére contre le scorbut.Vitamine D .ooiiii anna aan .1000 U.I.Farined'os .130 mg.(2 gr.) (teneur moyenne: 44 mg.de calcium, 20 mg.de phosphore et 0.065 mg.de fluor.) pour aider à maintenir l'équilibre calcium-phosphore.Vitamine A.nana ana a .\u2026.\u2026\u2026.2500 U.l.pour aider à maintenir l'intégrité du tissu épithélial.Vitamine B1 .22.Le aan sea ana ana a .1 mg.Vitamine By \u2014 riboflavine .viene.15mg.Vitamine Bs \u2014 pyridoxine .1 mg.Niacinamide .een aa eee .6 mg.Succinate acide de d-alpha-tocophérol (anti-oxigéne) .2 mg.pour seconder le métabolisme au cours de cette période de stress physiologique.lodure de potassium .Cee .0.2 mg.pour aider a prévenir le goitre provenant d'une hypoiodémie.*Grâce à l'appoint nutritionnel fourni par Tutamate durant la grossesse \u2018on ne décela aucun cas d'anémie mégaloblastique gravidique ou puerpérale malgré les constantes analyses hématologiques pratiquées\u201d chez les patientes de la clinique et des salles d\u2019une grande maternité.(Lowenstein L., Pick, C.et Philpott, N.W .Am, J.Obst.and Gynec.70:1309, 1955) POSOLOGIE: En supplément: 1 tabsule par jour; en thérapeutique: 2 tabsules par jour ou plus, selon le besoin.Flacons de 50, 100 et 250 tabsules.wri PRODUITS PHARMACEUTIQUES DE QUALITE / Chartes E&.Frosst&Co.MONTREAL CANADA Maison entièrement canadienne - Fondée en 1899 / L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 comment l'intestin s'accommode-t-il des diètes sans \u201cvolume\u201d?L'intestin, dont le mécanisme naturel fonctionne au mieux sous le stimulus du bol fécal, est rarement au repos, en temps normal.Les diètes liquides \u2018sans volume\u2019, dont la vogue a balayé le pays, constituent sans doute un moyen utile d'obtenir une réduction de poids, mais elles peuvent également engendrer de la constipation ou de l\u2019irrégularité intestinale.Le Metamucil ajoute une masse molle et douce au contenu intestinal, ce qui a pour effet de stimuler le péristaltisme normal et de retenir l\u2019eau à l\u2019intérieur des selles, qui ainsi restent molles et faciles à évacuer.En conséquence, le Metamucil, avec une ingestion d\u2019eau suffisante, peut prévenir ou enrayer la constipation chez les sujets soumis à la diète.Grace a son action adoucissante, le Metamucil entraine également la régularité intestinale dans tous les genres de constipation.il 5.D.R=12-1-1M 28 à Co.MVMetamuci of Canada, Ltd .,.; J marque du psyllium hydrophile muciluide Brampton, Ontario qu psy yarop présenté sous forme de poudre Metamucil, en boites de 5 et 12 onces. L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 \"CEL Merrell sommeil profond.mais sans danger Aussi puissant que les barbituriques et pourtant, s! sûr } que même des surdoses massives n'ont pas provoqué \u20ac d'accident fatal: pas même de dépression respiratoire.Dépression du système nerveux central qui ne dépasse | jamais l'hypnose (chez un patient qui avait pris 144 fois la | dose quotidienne recommandée, le seul effet de Kevadon } fut un sommeil profond et réconfortant).Le sommeil débute en 15 à 30 minutes, pour durer de 6 à 8 â heures .93% des patients se réveillent frais et dispos .aucune excitation préliminaire, aucune euphorie .jusqu'à 3 date, aucun rapport d'addiction, d\u2019habituation ou de} | symptômes de retrait.Posologie: un comprimé de 100 mg au coucher.Marque déposée: Kevadon (marque de thalidomide).conf 3 L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 tissage équilib garantit un soutien uniforme FABRIQUE la proportion des fils de la chaîne AU CANADA (en long) et de ceux de la trame (en travers), déterminée de facon scientifique pour chaque Bande ACE assure une pression qui\u2014 garantit une élasticité égale et contrôlable s maintient sous pression - évite le tassement réduit au minimum la possibilité de constriction veineuse BECTON, DICKINSON & CO., CANADA, LTD.| TORONTO 10, ONTARIO BANDE ELASTIQUE CAOUTCHOUTE EE 2-0 et AcE sont DES MARQUES DE FABRIQUE 227607 La a L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 RÉSULTAT DES RECHERCHES CALMIC POLYBACTRIN Poudre antibietique a pulvérisation, hautement efficace, présentée en contenant pressurisé.Pour traitement préventif et curatif.le recours a la poudre Polybactrin en # chirurgie représente une méthode / positive d\u2019assurer l\u2019inhibition des / germes pathogènes des plaies et d\u2019en / éviter l\u2019implantation dans les tissus./ ® Finesse de broyage de 8 a 20 microns.® La poudre est seche lorsque déposée a la surface des tissus.© Economique.Un jet bref donne une application prophylactique.Pi iy, @ Trois ans d\u2019études cliniques.- ; LT i INDICATIONS: Prophylaxie et traitement des brûlures et dans les cas de chirurgie plastique et reconstructrice neurologique- thoracique-orthopédique-abdominale- gynécologique et otho-laryngologique.BIBLIOGRAPHIE FORMULE: Teneur en poudre, 1.5 gm.Chaque gramme renferme: Sulfate de néomycine (comme excipient), 330 mg.Sulfate de polymixine B, 100,000 unités Zinc-bacitracine, 25,000 unités Aseptiques.ForBEs, G.B.(1961) LANCET 11, 505 Turk, D.C.(1959) c.M.A.J.80, 194 GILLESPIE, W.A.ET COLLABORATEURS (1959) LANCET II, 781 Pressurisée à l\u2019aide de gaz disperseurs chlorofluorohydrocarbure inertes.GiBsoN, M.R.(1958) B.M.J.1, 1326 CONTENU NET 110 gm.CALMIC LIMITED TORONTO.CANADA Crewe et Londres, Angleterre Sydney, Australie Documentation envoyée sur demande L'Union Méd.Canada 50 Tome 90 \u2014 Nov.1961 4 jésormais \u2026 F \u201c ACTION PROLONGÉE DIGITALINE ROUGIER digitoxine D.N.C.POUR UNE ACTION RAPI ROUGOXIN digoxine D.N.C.action rapide e e absorption totale élimination rapide e e taux de déperdition uniforme e effet soutenu entre les doses Une action toni-cardiaque PLUS EFFICACE dans l'insuffisance cardiaque.Les normes rigoureuses de pureté et d\u2019homogénéité régissant les produits ROUGIER garantissent une marge de sécurité maximum.UN PRODUIT DE MONTRÉAL L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 Puissant contre les pathogènes.Doux pour les tissus Employé en clinique depuis plus de 13 ans, le Furacin est l\u2019antibactérien non complexe pour usage topique le plus recommandé aujourd\u2019hui.Il demeure efficace contre les pathogènes tel que le staphylocoque qui ne répond plus adéquatement aux autres substances antimicrobiennes.Le F'uracin est doux, non-toxique pour les tissus en croissance, accélère la guérison par une pro- miscible à l\u2019eau permet une pénétration profonde, une activité durable dans l\u2019exsudat des lésions, sans masquer la lésion ou macérer les tissus environ- phylaxie efficace ou par un contrôle rapide de l\u2019infection.Un véhicule unique nants.Crème HC (avec hydrocortisone) / Suppositoires vaginaux / Comprimés | Pansement soluble / Poudre soluble / Solution / Crème | | urétraux / Suppositoires FURESTROL R (avec diéthyl stilbestrol) bactéricide à large spectre exclusivement pour usage topique posologie adaptée à toutes les applications topiques.Préparations spécifiques pour les yeux, les oreilles, le nez.FURACI marque de nitrofurazone AUSTIN LABORATORIES LIMITED Guelph Canada WINNIPEG\u2014CALGARY\u2014VANCOUVER Usagers exclusifs de la marque de fabrique FURACIN de Norwich Pharmacal Company, Ltd., division Eaton Laboratories. L\u2019Union Méd.Canada | Torre 90 \u2014 Nov.1961 : + és IE SE analgésie et des atouts en plus SPARIDOL Chlorhydrate de promazine et chlorhydrate de mépéridine, Wyeth.À vos malades en proie aux affres d\u2019une vive douleur et à vos opérés, SPARIDOL 50 assure une analgésie plus profonde plus e des actions sédative * amnésique * anti-émétique PRESENTATION Le SPARIDOL 50 injectable, réservé a la voie intramuseu- laire, renferme 50 mg.de chlorhydrate de promazine et 50 mg.de chlorhydrate de mépéridine par c.c.\u2014 présenté en boîte de 6 tubex-aiguille stérile, en flacons-ampoules de 1, de 10 et de 30 c.c.Wiel *Marque Déposée Marque déposée o Soumis aux règlements sur les narcotiques WALKERVILLE, ONTARIO WINNIPEG MONCTON - MONTRÉAL - + VANCOUVER jte\" [IN TRAVESTI QUE VOUS RECONNAISSEZ Depuis le moment où Rx: Monase, un comprimé t.i.d.pendant deux semaines, puis un lle a signalé qu\u2019elle souffrait constamment de mal de tête, vous comprimé b.i.d.pendant 6 semaines.Résultats: Un cas réglé, vez soupçonné la nature même de son trouble.Vous poursuivez [a céphalée a disparu léanmoins votre examen par acquit de conscience et pour ne pas et vous comptez une le nouveau \u2018asser à côté d\u2019une lésion organique, mais sa tension artérielleet patiente reconnais- 3s autres constatations organiques sont virtuellement normales.santedeplus.Morale: \u2018otre impression première se raffermit.La malade semble an- Songez toujours à une leuse, car sa céphalée gêne son travail.Les analgésiques, les dépression cachée, ranquillisants, le phénobarbital qui lui avaient été précédem- puis, une fois celle-ci agent psycho-somatotrope \"ent prescrits ne l'avaient guère soulagée.Impressions: Cé- découverte, prescrivez halée psycho-somatique secondaire à une dépression latente.le Monase. UN TRAVESTI QUE VOUS RECONNAISSEZ .mais vos impressions sont mixtes.Vous voilà heureux d'apprendre que le malaise gastrique n'est pas un ulcère gastro-duodénal et que la fatigue chronique n\u2019a pas son explication dans une anémie, mais vous n'êtes certes pas enthousiaste à la perspective de traiter un autre cas, au dossier complexe, par des médicaments symptomatiques.Votre expérience vous a appris que vous devez appliquer à ces troubles dépressifs cachés une médication globale, plus causale.C'est alors qu'intervient le Monase.En faisant disparaître le trouble émotif profond, vous parvenez, grâce au Monase, à éliminer les symptômes superficiels.Par exemple, la plupart des malades qui réagis- % sent bien au Monase, se débarrassent de leurs divers malaises 4 psycho-somatiques.Ils retrouvent les plaisirs de la table et reprennent le poids qu'ils avaient perdu.Leur libido et leur capacité sexuelle redeviennent normales.Bref, le malade traité % au Monase se sent de nouveau bien, souvent dans les deux ou trois jours qui suivent le début du traitement, plus souvent après une quinzaine de jours.Sans doute existe-t-il des médi- \u2018 caments plus rapides qui peuvent apporter un soulagement #; partiel, mais le rythme d'action du Monase est plus régulier, plus rapide à la longue et, de beaucoup, plus complet.La sécurité du 20 251 LES d | Monase est celle-là même qu'on peut attendre d\u2019un dérivé de substances organiques naturelles comme la tryptophane, la tryp- 1 amine et le sérotonine.Sur plus de 4,000 malades traités, pas un 1 seul cas d\u2019agranulocytose, de réaction toxique au niveau du foie I Ju des reins.Aucun rapport de réactions secondaires graves.On J n'a pas signalé davantage un seul cas de syncope relevant d\u2019hypo- I tension orthostatique, méme si on a constaté, chez les malades traités au Monase, de faibles fluctuations de la tension artérielle, I an plus ou en moins.Il est rare qu\u2019on observe d'autres effets ÿ secondaires et ils se produisent aux posologies supérieures à 60 FMg par jour (quatre comprimés): malaises digestifs, bouche sèche, troubles de la vision, agitation, insomnie, sudation et stimulation secondaire du SNC (système nerveux central) au moment du sevrage des fortes doses.Pour traiter ce syndrome psycho-somatique courant qu'est la dépression, vous disposez aujourd\u2019hui d'un médi- camentexceptionnelle- ment sûr et efficace.M le nouveau agent psycho-somatotrope UN TRAVESTI QUE VOUS RECONNAISSEZ |! ne faut pas considérer le moral déprimé comme la condition sine qua non pour diagnostiquer la dépression.Des travestis psycho-somatiques comme I'insomnie sont bien plus caractéristiques de la forme cachée du syndrome que l'atteinte du moral, qui peut, du reste, être présente ou absente dans la forme de l'anxiété et de la tension.!-* \u201cUne dépression, après tout, n\u2019est pas une entité morbide définie, mais plutôt un ensemble de symptômes dont la complexité déborde les cadres de tous les syndromes connus ou proposés.\u201d! Il n\u2019est aucun autre trouble du comportement qui frappe ses victimes sous des déguisements aussi variés.* Bien au courant de la nature protéiforme de la dépression latente, le médecin aura d'autant plus de chances de réussir précocement CF 1246 MARQUE DÉPOSÉE: MONASE avec le Monase.Aujourd\u2019hui que la dépression a mis au rancart la syphilis comme \u201cle grand trompeur diagnostique\u201d*, l'expérience prouvera que le Monase est aussi efficace contre la première que l'a été la pénicilline contre la seconde.Le Monase est présenté en comprimés à 4 mg, par flacon de 50 comprimés.1.Yonge, K.A.: Canad.M.A.J., 71:430, 1954.2.Cleghorn, R.A.: Curtis, G.C.: Canad.Psychiatric Assoc.Jnl, 4:S13, 1959.3.Barry, M.J.et al.Proceedings of the Staff Meetings of the Mayo Clinic, 34:83- 95 (Février) 1959.4.Adamson, G.L.Canad.Med.Jnl., 57:1-4 (Juillet) 1947.5.Sloan, R.B.: Canad.Med.Assoc.Jnl., 83:1084 (Nov.) 1960.a le nouveau INonas agent psycho-somatotrope Upjohn BULLETIN SUR UN POINT DE DÉONTOLOGIE L\u2019attitude ferme et clairement définie de nos organismes professionnels soulève habituellement des commentaires discordants.Une prise de position récente, étayée sur une base philosophique, a été l\u2019objet de controverses amères, où l\u2019argument économique s\u2019entendait plus que la jurisprudence déontologique.La polémique, engagée au sein des cadres médicaux, est une source de malaise et de dissension; elle est grave et de mauvais aloi, quand elle atteint la place publique; des prises de position s\u2019établissent a droite et à gauche; la confiance du malade envers son médecin y est même en péril.La question, au plan de l'actualité, est celle de l\u2019exclusivisme en chirurgie.Le problème est simple et se résume en une formule lapidaire: la chirurgie est une arme thérapeutique dont le maniement ne doit être confié qu\u2019aux seuls habilités.Cette politique de redressement apparaît exagérée à l\u2019entendement des non-initiés.Selon une tradition séculaire, le parchemin remis au médecin le déclare apte à exercer médecine, chirurgie et obstétrique.Ce qui apparaissait louable et dénué d'aventures autrefois, alors que les opérations étaient rares et pratiquées sous l\u2019impératif de l\u2019urgence plus p ] que sous le signe électif, s'avère totalement différent de nos jours.La raison distance a cessé d\u2019être, grâce à l'avion; il y a partout des centres adéquatement équipés, dirigés par un personnel qualifié.Sauf l\u2019extrême urgence, le malade a le droit moral de recevoir les soins conformes aux données actuelles de la médecine scientifique.Tiberghien insiste sur la notion essentielle que la vie humaine est une chose sacrée; il explicite sa pensée en écrivant que « c\u2019est cette notion du sacré qui fonde le respect de la vie humaine; qui n\u2019a pas le sens du sacré, n\u2019a pas le sens de l\u2019humain ».Portes abonde dans le même sens, quand 1l dit: « Le contrat médical correspond nécessairement à un acte de confiance double: celui d\u2019un ignorant envers un savant, celui d\u2019un faible envers un protecteur.Tout acte médical normal n\u2019est, ne peut être et ne doit être qu\u2019une confiance qui réjouit librement une conscience ».L\u2019exclusivisme repose sur cette conception que le malade a le droit absolu d\u2019être traité selon les règles rigides de la technique moderne.Et ce qui vaut pour la chirurgie s\u2019entend également des spécialités comparables.L\u2019exclusivité ne condamne pas l'acte diligent et honnête; il fournit la réponse à celui qui veut le mieux; il apporte une protection complémentaire. LL N L'Union Méd.Canad 1180 BULLETIN Tome 90 \u2014 Nov.1961 Cette attitude d\u2019exclusion apparaît fondée d\u2019autant plus qu\u2019elle est seule capable d\u2019endiguer la tendance grandissante, 110 à 150 cas par année, au recours judiciaire.La responsabilité médicale est contractuelle, mais elle est aussi délic- tuelle; cet aspect est trop souvent ignoré; d\u2019ailleurs l\u2019enseignement de la déontologie est relégué à un palier inférieur et n'apparaît pas dans la formation du jeune médecin comme de première utilité.Bien peu savent que s\u2019il est vrai qu'en droit, il faut prouver que la faute commise a été « lourde, inadmissible, inexcusable et marquée d\u2019impé- | ritie évidente » selon les termes choisis par Savatier, ce qui n\u2019est pas toujours facile à prouver, il n\u2019en reste pas moins que « la faute médicale consiste dans la violation d\u2019une obligation générale de prudence et de diligence », d\u2019autant plus « que le Tribunal rejette tout privilège d\u2019immunité envers le médecin » et Crépeau, qui l\u2019affirme, est un expert en matière de responsabilité | médicale et hospitalière.| En quelle que discipline que ce soit, l\u2019exclusivisme apparaît, selon des normes justes et raisonnables, fondé en droit et justifié sur le plan moral; | il constitue le meilleur bouclier devant l'assaut des revendicateurs.La loi médicale et la loi des hôpitaux du Québec fourniront bientôt l\u2019appui nécessaire au médecin, conscient de ses responsabilités, qui connaît ses limites.Edouard DESJARDINS VIE DE L'ASSOCIATION DES MÉDECINS DE LANGUE FRANCAISE DU CANADA L'ASSOCIATION DES MÉDECINS DE LANGUE FRANÇAISE DU CANADA AU CONGRÈS DE PARIS, 21-23 SEPTEMBRE 1961 C\u2019est un aveu unanime: la participation médicale canadienne au congrès de Paris a été un succes.succes du nombre, du travail et des relations culturelles.Plus de 300 membres de \u2019A.M.L.F.C.sont venus a Paris et leur nombre a dépassé celui de la totalité des médecins de langue française d\u2019Europe inscrits.Nos amis français, belges, suisses en étaient à la fois éblouis et émus.Le grand hall de la Nouvelle Faculté de Médecine de Paris retentissait d\u2019exclamations joyeuses: c\u2019étaient les Canadiens qui prenaient possession d\u2019une terre d\u2019élection que beaucoup voyaient pour la première fois.Je ne relaterai pas dans le détail l\u2019ordre du jour d\u2019un congrès que tous connaissent déjà, soit pour l\u2019avoir vécu, soit par la voix des journaux.Il y a des textes qui mériteront d\u2019être relus et médités: le discours inaugural du Professeur Pasteur Vallery-Radot, par exemple, consacré au Médecin de Médecine générale, ce grand négligé de notre médecine actuelle.Les propos pertinents de son collègue canadien, notre confrère Pierre Jobin, qui, au banquet de clôture a insisté sur le problème du livre médical français au Canada et sur le « problème du professeur et de l\u2019enseigneur qui ont besoin pour s\u2019accomplir d\u2019un climat de sécurité ».Les paroles de notre directeur général, le docteur Emile Blain, soulignant la constance des relations de l\u2019A.M.L.F.C.avec la France, de notre ambassadeur M.Pierre Dupuy et de notre ministre de la Santé, le docteur Alphonse Couturier, ont été également très appréciées, Nos rapporteurs, les docteurs Paul David, Louis Lamoureux, Marcel Longtin, Jean Mathieu, Jacques Turcot et Fernand Hudon ont présenté des travaux scientifiques bien préparés et qui ont suscité beaucoup d\u2019intérêt parmi leurs collègues européens.Enfin, il convient de souligner avec quelle chaleureuse sympathie nos congressistes ont été accueillis à l\u2019Hôtel-de-Ville de Paris par le Président du Conseil Municipal, avec quelle élégance ils ont été reçus à l'Ambassade du Canada par Son Excellence et madame Pierre Dupuy et combien la réception offerte par le professeur Pasteur Vallery-Radot et celle à France-Amérique par notre Ministre de la Santé et l\u2019Association des Médecins canadiens faisant leur stage en France ont été appréciées.Mais ce que je crois surtout opportun de souligner c\u2019est la portée même de ce congrès.Qu'il ait précédé de quelques jours seulement l'inauguration de la Délégation générale du Québec à Paris n\u2019est pas une coïncidence fortuite.Alors que la Province s\u2019installe brillamment à Paris comme une entité culturelle distincte, nous pouvons dire, sans forfanterie, que l\u2019A.M.L.F.C.lui a tracé la voie.Depuis 1902 l\u2019A.M.L.F.C.a proclamé la nécessité d\u2019une association médicale de langue française distincte et a résisté à toutes les pressions d\u2019assimilation.Nous voyons qu\u2019elle a eu raison aujourd\u2019hui.Elle a aussi établi avec la médecine française des liens si forts que même les plus imperméables de nos confrères ont été heureux d\u2019entrer en contact avec la France, grâce à elle, et n\u2019ont pas eu à le regretter.Cette prise de contact ne sera-t-elle qu\u2019une flambée?Comme le disait le docteur Emile Blain, au banquet de clôture, c\u2019est au Canada que devra se faire, maintenant un des prochains congrès jumelés.Mais en attendant, nous savons que nous sommes conviés à Lyon, en 1963, pour le XXXIV° Congrès français de Médecine, et, déjà plusieurs confrères canadiens parlent de reprendre le chemin de la France à cette occasion.C\u2019est un signe qui ne trompe pas et notre Association demeure l'intermédiaire de choix pour établir la jonction entre notre corps médical et les congrès européens qui le sollicitent.Il y a là de grandes possibilités d\u2019avenir. 1182 BULLETIN L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 Je dois également noter à quel point ce congrès de Paris a permis à nos médecins de constater l'identité de leurs préoccupations avec celles de leurs collègues belges et suisses, notamment dans le domaine de l\u2019enseignement.Tous sont conscients de l\u2019urgence de ne pas laisser leurs étudiants s\u2019égarer hors des sentiers de la culture médicale française quand celle-ci est en mesure de répondre à leurs exigences et à leurs besoins.Des publications intéressantes et utiles sont en projet et un comité a été formé, où figurent plusieurs de nos universitaires, membres de l\u2019Association, qui suivront cette question.Enfin, grâce à ce Congrès, plusieurs médecins canadiens ont pu visiter les services des grands hôpitaux de Paris et rencontrer des Grands Patrons français et tous en ont recueilli de sérieux bénéfices.Le travail considérable que représente la mise au point d\u2019un congrès jumelé, aussi bien sur le plan matériel que culturel a permis également à l\u2019A.M.L.F.C.d\u2019assouplir et d\u2019étendre ses moyens d'action et de compter ses forces.À ce point de vue elle ne regrette donc pas d\u2019avoir accompli un tel effort.Il ne peut que servir de tremplin à des élans nouveaux.Mais en définitive nous voulons conclure en évoquant la chaleur de l\u2019amitié qui a réuni médecins français et médecins canadiens durant tout ce XXXIIT° congrès français de Médecine.Pas un instant nos médecins canadiens n\u2019ont fait figure de « collègues étrangers ».Nous nous sentons désormais tous porteurs du même message, celui qui consiste, comme le disait le Professeur Pasteur Vallery-Radot, «à allier la Science, le jugement et les élans du cœur» grâce à notre profession médicale.Pierre SMITH Directeur des Relations extérieures TRAVAUX ORIGINAUX LES CHROMOSOMES DE L'HOMME ! Ile partie Jacques GAGNON, Laboratoire de Cytogénétique Humaine de l\u2019hôpital Sainte-Justine et de l\u2019Université de Montréal.Le lecteur pourra consulter notre première communication dans l\u2019Union Médicale du Canada (tome 89, page 1286, octobre 1960).Dans cette présentation, nous avons donné un bref aperçu historique soulignant en particulier la croyance au nombre diploïde 48 qui a régné depuis Painter en 1921 jusqu\u2019à la découverte du nombre 46 par Tjio et Levan en 1956.Puis nous avons signalé quelques techniques auxquelles nous aimerions ajouter la technique directe (1) qui consiste à soumettre d\u2019abord des cellules de moelle osseuse dans une solution hypnotonique pour provoquer un éclatement iminédiat, puis passer directement à la fixation et à l\u2019écrasement pour obtenir des préparations permanentes.On récolte ainsi des mitoses en métaphase sans recourir à la culture des tissus.De plus, outre les techniques habituelles qui utilisent le sang, la moelle osseuse ou les biopsies de peau ou de fascia lata, une technique toute simple de scarification a été utilisée par Robinson (2, 55).Cette technique consiste à abraser l\u2019épi- jusqu\u2019au derme sur une surface de 1 cm.par 1 mm.Puis, après 72 heures, la « croûte » est prélevée stérilement et mise en culture après trypsinisation.Les fibroblastes qu\u2019elle contient pcussent bien et donnent des cultures transplantabies et pouvant être congelées pour étude ultérieure.Enfin, il semble que ni la culture des tissus, ni la colchicine n\u2019ont d\u2019effet sur l\u2019aspect morphologique des chromosomes (3).Nous avons aussi donné la nomenclature et la classification « standard » telles qu\u2019énoncées à la Réunion de Denver en avril 196C.Cette nomenclature a été attaquée en particulier par K.Patau (4) parce qu\u2019elle avance un numérotage pour tous les chromosomes comme s\u2019il était possible de les identifier tous avec sûreté.Patau reconnaît qu\u2019on ne peut identifier avec plus ou moins de certitude que 10 chromosomes, soit les numéros 1, 2, 3, 4, 5, 1.Travail subventionné par le Fonds Joseph Rhéaume de l\u2019Université de Montréal (projet no 51).16, 17, 18, 19, 20.Il a donc proposé une nomenclature par groupes À B C D E F G qui remplacerait les groupes du système Denver (1-3, 4-5, etc.) Les observations de Patau sont en grande partie exactes, mais il serait difficile de multiplier les nomenclatures et préférable de faire comme la revue Lancet qui recommande aux auteurs d\u2019utiliser la nomenclature de la Réunion de Denver.D\u2019un autre côté, nous maintenons qu\u2019il est assez facile de reconnaître la plupart du temps le chromosome no 21 du chromosome no 22 par les masses hétéro- chromatiques que l\u2019on voit assez facilement au Bleu de Unna.De plus, de la Chapelle (6) a récemment remarqué une constriction sur les longs bras du chromosome no 7 qui pourrait permettre son identification.Muldal (7) a trouvé aussi un étranglement sur les petits bras du numéro 6.Il semble donc qu\u2019il y ait quelques critères morphologiques qui puissent permettre une meilleure identification des chromosomes et en particulier ceux du groupe 6-12.ANOMALIES CHROMOSOMIQUES L\u2019euploïdie chez l\u2019homme paraît établie à 2 A + xy ou xx \u2014 46 (diploïde).Parfois, il y a des multiples entiers du nombre haploïde qu\u2019on désigne sous le vocable polyploide.Ces états polyploïdes ne dépasseraient pas 3% du nombre de mitoses chez les mammifères (Tjio et Puck} (8).Le terme hétéroploïde désigne, semble-t-il, des multiples non- entiers du nombre haploïde.Ce nombre hétéro- ploïde est constant dans toutes les cellules somatiques et lorsqu\u2019il varie selon les cellules, on le considère comme aneuploïde (Robinson) (2).À toute fin pratique, l\u2019aneuploïdie désigne un nombre anormal de chromosomes.Ceux-ci peuvent présenter aussi des perturbations de forme.Les aneuploïdies (variation de nombre) et les changements structuraux peuvent provenir de plusieurs mécanismes qui ont lieu pendant la méiose ou la mitose.Ceux qui à date paraissent d\u2019importance pour l\u2019homme sont: 1° la non-disjonction, 2° la translocation réciproque et, 3° la délétion. 1184 1° La non-disjonction se produit quand les deux chromosomes homologues ne se séparent pas pendant la méiose, de sorte que les gamètes contiennent un nombre inégal de chromosomes, soit 22 ou 24, pour le chromosome concerné.Le même phénomène peut se produire pendant la mitose et donner naissance à deux cellules filles différentes.En cytogénétique humaine, Turpin et Lejeune (9) préfèrent employer le terme de ségrégation anormale, car le mécanisme est lui-même impossible à démontrer, quoique postulé.Découlant de la non- disjonction est le mosaïcisme qui dépend d\u2019une ségrégation anormale lors de la mitose après la fécondation.Il en résulte pour l\u2019organisme un mélange de cellules à nombres chromosomiques différents.2e La translocation réciproque résulte d\u2019un échange de parties d\u2019un chromosome non pas avec son homologue, mais avec un autre chromosome (non homologue).Il est évident, à l\u2019heure actuelle, à cause de l\u2019imperfection de la méthode, qu\u2019une translocation de parties strictement égales n\u2019est pas visible.3e La délétion est la perte d\u2019une partie d\u2019un chromosome.Il est clair que la perte d\u2019un fragment minuscule n\u2019est pas visible avec les méthodes actuelles.Les autres mécanismes, tels que les inversions, ne sont pas décelables et les duplications (une partie d\u2019un chromosome est doublée) et les délétions ne peuvent être perceptibles que si elles sont au moins de l\u2019ordre de 1% de la longueur haploïde (Turpin et Lejeune) (9).Les anomalies numériques (aneuploïdie ou hété- roploïdie), de même que les anomalies structurales (par translocation ou délétion) sont presque tou- Jours accompagnées d\u2019état pathologique chez l\u2019homme.Il faut souligner que le terme « associé » ne signifie pas une relation causale nécessaire ou suffisante entre un état pathologique donné et une modification chromosomique spécifique.C\u2019est ainsi que Penrose et Coll.(10) ont observé des translocations chez trois femmes phénotypiquement normales (45 chromosomes et translucation 15/21), alors que les descendants sont mongoliens.Fraccaro (12) et Coll.ont rapporté une observation d\u2019un fils mongol à 46 chromosomes (possiblement translocation 21/21).et de son père phénotypiquement normal, mais dont le caryotype révèle une trisomie pour le numéro 19.Carter a aussi signalé les cas d\u2019une grand\u2019mère et de deux de ses filles normales dont le carotype s\u2019établit à 45 chromosomes avec la translocation 15/21 et qui ont donné naissance à trois enfants mongols dont un à 46 chromosomes GAGNON: LES CHROMOSOMES DE L'HOMME L\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 avec cette translocation 15/21.Récemment Forss- man (13) a aussi rapporté un père phénotypique- ment normal avec un génotype à 45 chromosomes (trisomie pour le numéro 19 et perte de deux chromosomes no 21 ou 22) et dont le fils est mongol.Il y a donc des états porteurs sans modification spécifique du phénotype avec des anomalies chromosomiques transmissibles.PRINCIPALES ABERRATIONS CHROMOSOMIQUES CHEZ HOMME Nous diviserons les données selon qu\u2019elles concernent les autosomes ou les gonosomes (chromosomes sexuels).Puis, à l\u2019intérieur de ces groupes, nous grouperons d\u2019abord les anomalies numériques résultant de la ségrégation anormale (non-disjone- tion).Enfin, les anomalies structurales seront classées selon qu\u2019elles dépendent de translocations ou de délétions.Autosomes NON-DISJONCTIONS AUTOSOMI QUES A) Trisomies des tout petits autosomes 1° La trisomie 22 observée par Hayward (20) dans le syndrome de Sturge-Weber a été contestée par de nombreux auteurs.Lehman (115), Zellweger (116), Gustavson (117), Hall (118), Hayward et Bower (119) ont repris cette analyse dans 7 cas du syndrome de Sturge-Weber, où ils ont trouvé des caryotypes normaux.Ces auteurs concluent qu\u2019il peut s\u2019agir d\u2019un chromosome supplémentaire de type B, sans répercussion sur l\u2019organisme.Turner (21) et Coll.ont aussi rapporté une trisomie pour le chromosome no 22 chez un garçon schizophrénique à faciès particulier et myope.Sur un malade semblable, ils n\u2019ont pas retrouvé cette anomalie chromosomique.Les auteurs signalent que les anomalies de leur patient sont beaucoup moindres que dans le mongolisme.Il s\u2019agirait peut-être aussi d\u2019un chromosome de type B, sans expression phénotytique.2e Mongolisme (trisomie 21) Le mongolisme est la première aberration chromosomique décrite chez l\u2019homme par l\u2019école fran- caise, avec Lejeune, Gautier et Turpin (16) en 1959.Il s\u2019agit d\u2019une trisomie du chromosome no 21, et le nombre chromosomique s\u2019établit à 47.Depuis, cette observation a été vérifiée par de nombreux chercheurs [Jacobs (17), Book (18)].Il s\u2019agit du mongol classique trisomique pour le no 21 et à 47 chromosomes.Plus tard, cependant, on à observé d\u2019autres types de mongolisme, soit un type ih | L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 GAGNON: LES CHROMOSOMES DE L'HOMME TaBLEAU Î TRISOMIES AUTOSOMES PAR NON-DISJONCTION AUTOSOMIQUE 1185 Nombre de Chromatin chromoso- Anomalies Gonosomes romatine Phénotype Auteurs sexuelle mes 38 Môle hydatiforme.L.A.M.Stolte et coll.(14) 45 Trisomie 19, perte XY Normal, père d\u2019un mongol.H.Forssman (13) de 2 (21 ou 22) 46 Trisomie 21, XX Mongoloide (incomplet), retard mental et |Book et coll.(15) monosomie 15 physique, dégénérescence rétinienne.47 Trisomie 21 XX Mongol (syndrome de Down).Lejeune, Gautier, XY Turpin (16),Jacobs (17), Book (18).47 Trisomie 21 Mongol et leucémie aigué.Tough et coll.(13) 47 Trisomie 22 XY Sturge Weber.Hayward (20) 47 Trisomie 22 XY Squizophrénie, myopie, menton fuyant, na- |B.Turner (21) rines larges, occiput aplati, hyperextention des coudes.47 Trisomie 19 XY Normal, père d\u2019un mongol.M.Fraccaro (12) 47 Trisomie 19 Communication inter-auriculaire du type |Book et coll.(22) ou 20 septum secondum.47 Trisomie 18 XX Oreilles basses et malformées, micrognathe, |D W.Smith et XY doigts en flexion, pieds anormaux, communi- |coll.(23) cation inter-ventriculaire, spasticité, diverticule intestinal.47 Trisomie 18 XX Né d\u2019une hyperthyroïdienne, bec de lièvre, |van Wijek (1) fissure palatine, oreilles basses, hypertéloris- me, méningomyélocèle lombaire, paralysie des extrémités inférieures, hydrocéphalie.47 Trisomie 17 à XX + 32% Déficience mentale, cavité orbitaire peu pro- |M.d\u2019A.Crawfurd 20, 18?fonde, ptose palpébrale bilatérale, oreilles |(24) basses et difformes, micrognathe, scaphocé- phalie, ptérygium du cou, dextrocardie, communication interventriculaire, hydronéphrose | gauche, faulx du cerveau incomplète.47 Trisomie 17 XX Crâne difforme, scapocéphalie, racine du nez |J.H.Edwards et élargie, oreilles basses et malformées, micro- |coll.(25) gnathe, communication inter-ventriculaire, hépatite néonatale, orteil malformé, ptéry- ; gium collu.47 Trisomie pour les XX Défaut d\u2019ossification du crâne, anophtalmie, |K.Patau (26) télocentriques 13- bec de lièvre, fissure palatine, paumes si- 14-15.miesques, pouce à ressort (trigger thumb), | | polydactylie, hémangiome, cardiopathie.47 Trisomie pour 13, XX Défaut de la peau du crâne, colobome, sur- |E.Therman (27) 14, 15.dité, myoclonie, fissure palatine, plis palmaire horizontal, pouce à ressort, hémangio- me, spinabifida occulta, malformation des | | pieds (rocker bottom feet), retard mental.47 Trisomie 13-14- XX Bec de lièvre, fissure palatine, oreilles bas- |J.R.Ellis (28) 15.ses, doigts surnuméraires à la main et au pied gauches, communication inter-ventricu- laire et colobome bilatéral.47 Trisomie 10 ou XX + une seule Aménorrhée primaire, seins et organes gé- |Jacobs (29) 11.masse.nitaux d\u2019aspect normal, quelques anomalies somatiques.48 Trisomie 21 + XY chromatine Hypertélorisme, hyperthricose, racine du nez |J.Gagnon et trisomie 18.négative.élargie, micrognathe, oreilles basses et mal- coll.(30) formées, cou court, ptérygium, communication inter-ventriculaire, diverticule de Mec- kel, imperforation anale, plis simiesques des mains, malformation des pieds et des jambes (valgus et absence de péroné possible), doigts LL Co courts et trapus, ilôts de pancréas ectopique.69 Triploidie (possibi-| yxy |négative.Retard mental, syndactylie, porencéphalie.[Book (31) lité de mosaïque), le sang et la moelle donnant 46 XY.69 Triploïdie.XXY Avortement, foetus macéré.Penrose et coll.(32) 69 Triploïdie.XXY 25% posi- Avortement, foetus normal.Delhanty (33) tive. 1186 GAGNON : LES CHROMOSOMES DE L'HOMME L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 MOSAIQUES AUTOSOMIQUES NON-DISJONCTIVES Nombre de 4 ñ Gono- Chrome Ph Chromo- nomalies ne énotype Aut somes somes sexuelle vp ureurs 46/47 |Cellule a 47 montre XX Mongoloïde, typique pour les yeux et les |[C.M.Clarke (34) une trisomie 21.Cel- mains, mais patiente intelligente.lule à partir du sang, normale (46).46/47 |Cellules à 47 = 44% Macroglobulinémie de Waldenstrom.German et coll.Chromosome supplé- (35) mentaire comme no 1.46/47/49 |Cellule a4 47 =1 chro- Macroglobulinémie de Waldenstrôm.Bottura (36) mosome supplémentaire aussi grand que le no 1 à centromère distal.47/48 |47 = trisomie 21 XY Arriération mentale, brachycéphalie, fente |K.H.Gustavson 48 = trisomie 21 et palpébrale oblique, oeil mongoloïde, racine |(37) trisomie 19 ou 20.du nez aplatie, grosse langue fissurée, auriculaire court, laxité articulaire.46/47/48 |46 = normal XY Mongol incomplet.F.H.Fitzgerald 47 = trisomie 21 (38) 48 = tétra 21 ou 22.TRANSLOCATIONS AUTOSOMIQUES Nombre de Gono- Chroma- Chromo- Anomalies somes tine Phénotype Auteurs somes sexuelle 45 Translocation 13/22 XY Polydysspondylie, arriération mentale, retard |Turpin et coll.(39) staturo-pondéral.45 Translocation 14/18 XX Hypotonie musculaire, retard du développe- |H.Zellweger (40) ment psychomoteur.45 Translocation 15/21 XX Mères normales avec enfants mongols.Carter et coll.(11), Penrose et coll.(10) 45 Translocation 13/22 Troubles de la parole et retard mental |P.S.Moorhead et (mère et 4 enfants + 1 mongol a 47).coll.(41) 46 Translocation 15/21 XY Mongol (mères à 45 sont normales).Carter et coll.(11) + 2 (21) Mongol.Ek (42) 46 Translocation 21/21 XY Mongol (père à 47 chromosomes, normal).|Fraccaro (12) 46 Translocation 15/21 XX Mongol.P.E.Polani (43) + 2 (21) 46 Translocation 16/21 XX Mongol, arriération mentale et physique.[Book (15) 46 Translocation entre XY no 2 et no 9 (échange des bras).Ostéogénése imparfaite; l\u2019origine de la trans- |J.M.Trujillo (44) i ; location serait in vitro.46 Satellites 13, satellites XY 21, translocation de satellites ou duplication.Syndrome de Marfan.Tjio et coll.(45) 46 Translocation 21/22 ou 22/22.Mongol dont la père est normal.H.Forssman (15) Mongol, mères normales.Penrose (10) 46 Translocation 21/?ou Leucémie chronique myéloide.Tough (19) délétion 21 (pH x) Ohno (46) i | L'Union Méd.Canada GAGNON: LES CHROMOSOMES DE L\u2019HOMME 1187 Tome 90 \u2014 Nov.1961 GONOSOMES DISCORDANCES ENTRE LE PHÉNOTYPE ET LE GÉNOTYPE Nombre de Chroma- Chromo- Anomalies Gono- tine Phénotype Auteurs somes sexuelle 46 XX + Hermaphrodisme vrai.De Assis et coll.(47), Harnden (48) Hungerford (49) Ferguson-Smith (50) 46 XY \u2014 Hermaphrodisme vrai avec ovaires et testi- {Grumbach (51) cules 46 XX + Pseudohermaphrodisme féminin associé à |Tjio et coll.(52) hypertrophie congénitale des surrénales.46 XY Pseudohermaphrodisme mâle.Lejeune et coll.(53) 46 XY Féminisation testiculaire.Chu et coll.(54) Puck et coll.(55) Jacobs et coll.(56) Jacobs (29) 46 XX + Hypoplasie sexuelle avec gonade résiduelle |Jacobs (19) (streak gonad) 46 XY \u2014 Dysgénèse gonadique primaire ressemblant |Harnden (57) au Turner avec aménorrhée primaire et hy- poplasie ovarienne.Présence d\u2019utérus, de trompes et de vagin.46 XY \u2014 Cou court, oedème de la face dorsale des |Chu (58) mains et des pieds, peau du cou lâche, pouce bifide, palais ogival, communication inter- ventriculaire, Turner mâle avec organes génitaux externes mâles et normaux.46 XY \u2014 Dysgénèse gonadique mâle ou Turner mâle.{Court Brown (59) Fraccaro (60) Steiker (61), Oika- wa et coll.(62) 46 XX + Phallus, replis scrotal vide, orifice vaginal, |P.N.Shah (63) testicule à l\u2019intérieur, intra-abdominal, eu- nochoïde, arriération mentale, peu de polosité pubienne, L'Union Méd.Canada con + SATII: .ne be on RR \\ GAGNON: LES CHROMOSOMES DE L\u2019HOMM 1188 0 E Tome 90 \u2014 Nov.1961 ABERRATIONS NUMERIQUES NON-DISJONCTIVES Nombre de Gono- Chroma- ; Chromo- Anomalies somes tine Phénotype Auteurs somes sexuelle 45 Monosomie X XO \u2014 Syndrome de Turner.Ford (64), Stewart (65), Tjio (52), Fraccaro (66), J.Gagnon (67) : 45 Monosomie X XO \u2014 Syndrome de Bonnevie Ulrich.Jacobs (68) Ï 45 Monosomie X XO + Syndrome de Turner.Grumbach (69) | 45 Monosomie X XO \u2014 Garçon avec testicules embryonnaires, petit |Bloise (70) pénis, serotum bifide, utérus rudimentaire, cheveux bas insérés oreilles basses, palais ogival, naevi, syndrome de Turner?45 Monosomie X XO \u2014 Femme fertile, apparemment normale, mais |Bahner (71) de courte taille.45 Monosomie X XO Hypospadias du périnée, organes génitaux |M.A.Ferguson- | externes ambigus, un testicule avec peu de (Smith (72), Com- cellules germinales et un reste de stroma |munication person- ovarien, trompes et utérus présents.nelle & Griboff(72a) 47 Trisomie X (autrefois| XXX ++ Arriération mentale, cou palmé, occiput apla- |Sandberg et coll.trisomie pour le no ti, faciès mongoloïde.(73) 47 6).: 47 Trisomie X (autrefois| XXX ++ Paramongol, arriération mentale hypodéve- |De Carli (74) trisomie 11).loppement des seins et des organes génitaux.47 Trisomie X XXX ++ « Superfemelle », infantilisme génital, amé- |Jacobs (75) norrhée secondaire.Fraser (76) 47 Trisomie X XXX ++ Arriération mentale et menstruation.Jacobs (77) + Arriération mentale, fertile (4 enfants).Stewart (78) \\ ++ Arriération mentale.Fraser (76) | 47 XXY + Klinefelter.H.Nowakowski (79), Jacobs (80), Leon (81) 47 XXY + Hypospadias pénoscrotal, testicule gauche |J.Gray (82) scrotal testicule droit inguinal.47 XXY + Klinefelter et leucémie aiguë myéloïde.P.Mamunes (83) Kemp (84) 47 XYY \u2014 Mâle normal avec des anomalies dans la |A.Sandberg descendance.} 48 Trisomie X et T.XXYY + Klinefelter, « double mâle ».Muldal (85) | 48 XXXY ++ Klinefelter (microorchidée avec déficience |Ferguson-Smith mentale prononcée).(86) 48 Trisomie X XXXY ++ Arriération mentale et cou palmé.| XXXY ++ Klinefelter.Our Barr et coll.48 XXXX +++ Déficience mentale.Carr, Barr (88) 49 Autrefois trisomie 8, |IXXXXY +++ Arriération mentale, organes génitaux inter- |M.Fraccaro (89 trisomie 11.sexués, scrotum bifide, pénis avec urèthre, |et 90) testicule sans cellules germinales, canal artériel perméable, abdomen saillant, yeux mongoloïdes, légère hydronéphrose droite.49 XXXXY| +++ Arriération mentale, fissure palatine, stra- |O.J.Miller (91) dans4% bisme, malformation squelettique eunochoide (père leucémique et 3 cousines paternelles mongoles). L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 GAGNON: LES CHROMOSOMES DE L\u2019HOMME MOSAIQUES NON-DISJONCTIVES DES GONOSOMES 1189 Nombre de Chroma- ; Chromo- Anomalies Gonosomes tine Phénotype Auteurs somes sexuelle 45/46 XY/XO \u2014 Hermaphrodisme vrai avec ovaire et testis.|Hirschhorn (92 et 92a) 45/46 XY/XO \u2014 Hermaphrodisme vrai.Miller (93) XX/XO + Turner.Ford (96) XX/XO + 16-18% Turner, sous-développement statural, amé- |J.de Grouchy (95) norrhée, agénésie gonadique.XX/XO + Turner.Fraccaro (97) XX/XO + Turner.Sandberg (98) XX/XO + Turner.Ferrier (99) XX/XO0 + 41% Jacobs (29) XX/XO + Oikawa (62) 45/46 XY/XO _ Aménorrhée primaire, gonade résiduelle [Jacobs (29) (streak), hypoplasie sexuelle courte stature.45/46 XY/XO _ Arriération mentale, courte stature, poitrine |C.E.Blank (94) large, seins peu développés, long clitoris, petit vagin, petit col.45/47 XO/XXX +et ++ Turner et superfemelle, proportions mascu- {Jacobs (77) ines.45/47 XO/XXX ++ 30% Aménorrhée, hypoplasie génitale, gonade ré- Jacobs (29) siduelle (streak), courte taille.45/47 XO/XYY \u2014 Courte stature, cou palmé, hypoplasie gé- |Jacobs (29) nitale, aménorrhée.46/47 XX/XXY + Klinefelter.Crooke (100) XX/XXY + Klinefelter.Ford (101) 46/47 Présence de chro- XY/XXY Klinefelter et leucémie myéloïde chronique.|Tough (19) mosomes de Phi- ladelphie.46/47 XY/XXY + dans un| Klinefelter.Maclean (102) faible % 48/49 XXXY et + Klinefelter.Jacobs (103) XXXXY TRANSLOCATIONS GONOSOMIQUES Nombre de Chroma- Chromo- Anomalies Gonosomes tine Phénotype Auteurs somes sexuelle 46 Translocation pour XX + Aménorrhée primaire, cou court, infantilisme |Fraccaro (104) (3 cas) |long bras de X ou génital, augmentation des gonadotrophines |Jacobs (29) duplication ou tri- urinaires, diminution des oestrogènes urinaires.somie pour no 3.46/45 |Mosaique.XX + 91% Courte stature, sous-développement des |C.E.Blank (105) 10% = 45 XO 10% |augmentée| seins, signes de puberté pas encore établie, peu de poils pubiens ou axillaires, gonadotrophines normales.46/45 |Mosaique.XX + Dysgénésie ovarienne, 1 patient aveugle pour |J.Lindsten (106) 20% = 45 isochromo- les couleurs.(2 cas) some 46 Pas de mosaïque.XX + 20% Hypoplasie sexuelle et courte stature.Jacobs (29) isochromo- grande some dimension.46 Comme le no 9 plus XX Volume Aménorrhée primaire, intelligente et phy- |Edwards (107) les longs bras du augmenté sique normal.X.souvent dédoublé.46 XX + Oikawa (62) avec une mosaïque 46 à 47. 1190 GAGNON : LES CHROMOSOMES DE L'HOMME L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 DÉLÉTIONS GONOSOMIQUES Nombre de Gono- Chroma- Chromo- Anomalies somes tine Phénotype Auteurs somes sexuelle 46 Délétion d\u2019une partie XN + 7% et Hypoplasie _ sexuelle, gonade résiduelle |Jacobs (77) des longs bras.petite (streak), taille moyenne.+ 30% plus| Hypoplasie sexuelle, courte taille.Jacobs (29) 46 Délétion des petits Xai ) bras de X.petite que normal.45 + |Possiblement délétion X.\u2014 1 fragment partielle du Y.Retard staturo-pondéral, implantation basse des cheveux, fente palpébrale descendante latéralement, maxillaire inférieur hypoplasi- que, gros clitoris ou phallus, lèvres de la vulve soudées en arrière, pronation des pieds.T.Vaharu (108) 46/45 |Délétion partielle du X \u2014 Habitus musculaire, aménorrhée, poils pu- |P.E.Conen (109) Y avec mosaïque.Xx biens féminins, gros clitoris et méat uréthral (20%) postérieur, petit vagin, grandes lévres lumineuses, utérus, trompes a gauche, testicule a droite, stroma ovarien.CAS COMPLEXES (AUTOSOMES ET GONOSOMES) Nombre de Chroma- Chromo- Anomalies Gonosomes tine Phénotype Auteurs somes sexuelle 46 Translocation 14/ XXY + Gynécomastie, pilosité pubienne féminine, |Lejeune (110) 15 donne 1 chromo- 2 petits testicules, hyalinisation des tubes et some comme no 3.prolifération des cellules de Leydig (Kline- felter).Translocation 21/Y X?Pseudohermaphrodisme, dextrocardie.Lejeune (9) 48 Trisomie 21 XXY + Mongol et Klinefelter.Ford (111) mongol Lehmann (112) Lanman (113) 46-48 |Plus trisomie 0O/X/YY/ +52%| Arriération mentale, microcéphalie, myopie, |Anders (114) pour 15-17 YYY/XX/| +-+21%]| hypotonie, synostose bilatérale du radius et XXX/ |+++ 9%] cubitus, cryptorchidie, petit scrotum.XXXX/ XXXXX À et un type B selon la classification de Ferguson- Smith.Le type À a été observé par Fraccaro (12).Le garçon mongol possède 46 chromosomes et une translocation 21/21, ce qui donne un chromosome ressemblant au no 19-20.Forssman (13) a aussi noté un mongol à 46 chromosomes avec translocation 21/21, plus un chromosome 21 supplémentaire.Le type B a été observé par Polani (42) et concerne une fille mongolienne à 46 chromosomes avec une translocation 15/21.Carter (11) et Ek (42) ont aussi trouvé chez un enfant à 46 chromosomes, une translocation 15/21.Ces 5 mongols à 46 chromosomes présentent les caractéristiques classiques du mongolisme.Par contre, 2 observations de mongols atypiques montrent des mosaïques de 46 à 47 chromosomes.Le premier décrit par C.M.Clarke (34) sur une fillette qui possède les traits et les lignes de la main du mongolisme, mais dont l\u2019intelligence est normale.Les examens de chromosomes ont révélé une mosaïque à 46-47 sur des cellules provenant de la peau et des cellules normales (46) en prove- L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 nance du sang.Les cellules à 47 sont trisomiques pour le no 21.Le second cas [Fitzgerald (38)] concerne un homme qui n\u2019a pas les yeux mongoloïdes ni les plis anormaux de la main, mais que présente par contre, une arriération mentale nette.Les cellules provenant du sang ont révélé des noyaux à 46, 47 et 48 chromosomes.Celles qui sont à 46 sont normales, celles à 47 sont trisomiques pour 21, et celles à 48, possiblement tétrasomiques pour le 21.Il semble donc qu\u2019il faille une triple dose constante du chromosome no 21 pour qu\u2019apparaisse le tableau classique du mongolisme.En effet, les cas classiques sont, soit trisomiques pour les 21 libres, ce qui donne 47 chromosomes, ou trisomiques pour le no 21 par translocation, soit avec deux no 21 libres et un troisième fusionné à un no 15, ou un seul libre et deux no 21 fusionnés.A toute fin pratique, il y a toujours ce 2% supplémentaire de matériel chromosomique fourni par la trisomie 21.La translocation seule, lorsqu\u2019il n\u2019y a pas de surdosage, ne paraît pas causer le mongolisme ainsi que les observations de Carter (11) le montrent.En effet, les mères et la grand\u2019mère d\u2019enfants mongoliens présentent une translocation 15/21, et sont monosomiques pour le no 21.Elles sont saines phé- notypiquement.On remarque le même tableau dans les cas de Penrose (45 chromosomes, translocation 15/21).Dans les cas de Forssman (13), le père a 45 chromosomes avec probablement une translocation 21/21 et absence de deux petits acrocentriques.L'observation de Fraccaro est plus délicate.Le père phénotypiquement normal possède 47 chromosomes, et est en même temps trisomique pour le no 19.Il est possible que ce dernier soit surnuméraire et inerte, mais celà paraît peu probable.L'importance de ces translocations ou anomalies chromosomiques se concrétise par la production fréquente de mongols dans les descendants.Il semble en effet, que l\u2019anomalie chromosomique des parents favorise la trisomie pour le no 21.L\u2019observation d\u2019une famille où il y a un homme à formule XXXXY (91), un leucémique et deux mongols plaident en ce sens.Les études sur la reproduction des individus mongols par Forssman (120), semblent montrer que le chromosome 21 supplémentaire agit comme un autosome dominant.Enfin Hanhard (121), montre qu\u2019une mère mongole tri- GAGNON: LES CHROMOSOMES DE L\u2019'HOMME 1191 somique pour le no 21 et à 47 chromosomes a donné naissance à une fille mongole à caryotype identique.Ce serait un exemple d\u2019une non-disjonction secondaire.B) Trisomies des petits et moyens autosomes Les trisomies pour les petits et les moyens chromosomes concernent surtout les télocentriques (13- 14-15) et les petits 17 ou 18.Le groupe du Wisconsin, avec Patau, Smith, Therman ont déjà compilé 11 observations dont 4 du groupe télocen- trique et 7 du groupe 17-18, (123).A ceux-ci, s\u2019ajoutent les observations de Ellis (28), Atkins (164) pour les télocentriques, et de Edwards, van Wijck, Crawfurd et Gagnon pour le no 18.Ainsi qu\u2019on peut le voir dans ce tableau, l\u2019arriération mentale et les communications interventri- culaires sont présentes dans les deux groupes et font partie également du tableau mongoloïde.En propre, au syndrome 13-14-15, appartiennent surtout les malformations oculaires, bec de lièvre, la fissure palatine, puis les déformités des ongles, des plis anormaux de la main.Le syndrome 17-18 possède au contraire, la petite bouche, le maxillaire inférieur réduit, la racine du nez élargie, les oreilles basses et malformées et, à un moindre degré, la poitrine difforme et le cou court.Il existe parfois des chevauchements entre ces syndromes.C) Trisomies à grands autosomes Les trisomies pour les grands chromosomes de 1 à 13 sont rares, et presque toutes ont été considérées comme des trisomies du chromosome X, lequel est analogue à ceux du groupe 6-12.Presque tous ces cas ont été attribués au chromosome X à cause de la présence d\u2019une chromatine nucléaire anormale en taille ou en nombre.Ainsi, les cas rapportés par Sandberg (73) (autrefois trisomie pour le no 6, maintenant XXY à 47 chromosomes, et De Carli (74), (autrefois trisomie pour le no 11, maintenant XXX à 47 chromosomes), présentent deux corpuscules chromatiniens de Barr dans certains de leurs noyaux en intercinèse.Jacobs (122) et Coll.soulignent que l\u2019addition d\u2019un corpuscule de chromatine s'accompagne d\u2019un X supplémentaire et que la trisomie pour un grand chromosome devrait s\u2019accompagner d'anomalies importantes.De même l\u2019observation de Fraccaro (89) portant sur un enfant à 1192 GAGNON : LES CHROMOSOMES DE L'HOMME L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 TapLEAU II 8 = LE 2 z Ss |% 3 = © g's a ay 2 2 3 E 2 c = 2 = = = = x AE Ra \u2014 < AEC MR 5 O SÉEa Arriération mentale.4/4 ?7/7 + ?+ ?Spasmes.4/4 ?9 ?9 9 Hypertonicité.?7/7 9 ?+ ?Surdité.4/4 ?\u2014\u2014 possible \u2014\u2014 9 9 Malformations oculaires.4/4 + + \u2014\u2014 _ \u2014\u2014 \u2014\u2014 9 Ongles convexes.4/4 ?9 9 ?Fissure palatine.4/4 + \u2014\u2014 __ _\u2014 \u2014\u2014 _ Bec de lièvre.3/4 + \u2014\u2014 \u2014 + a _\u2014_ Hémangiomes.3/4 \u2014\u2014 + \u2014\u2014 _ \u2014 \u2014\u2014 __ Plis palmaires horizontaux.3/4 possible + \u2014\u2014 \u2014 \u2014\u2014 \u2014\u2014 + Communication inter- ventriculaire.3/4 + 6/7 + \u2014\u2014 + + Dextrocardie.2/4 ?\u2014 \u2014\u2014 oo - + - Doigts et mains en flexion.2/4 \u2014\u2014 7/7 + + _\u2014 _\u2014 Polydactylie.2/4 + + \u2014\u2014 _ \u2014_ \u2014 \u2014\u2014 Pied malformé (Rocker- bottom).2/4 \u2014\u2014 \u2014\u2014 \u2014_ \u2014 + + Malformation vertébrale.2/4 \u2014\u2014 + Syndactylie.-\u2014 \u2014\u2014 + + _\u2014_ _\u2014_ \u2014 Survie difficile.?+ 7/7 + _\u2014_ + + Oreilles basses et malformées.\u2014- + + 7/7 + + \u2014\u2014 + Petit maxillaire inférieur.\u2014-\u2014 \u2014\u2014 7/7 + 9 + + Diverticule de Meckel.\u2014\u2014\u2014 ?5/5 _\u2014\u2014 ?\u2014\u2014 + Canal artériel perméable.\u2014\u2014 \u2014\u2014 5/6 + \u2014\u2014 \u2014\u2014 + Hernies.\u2014\u2014 \u2014\u2014 + 5/7 \u2014- \u2014\u2014 \u2014_ __ Occiput prohéminant.- \u2014\u2014 5/7 + Hydroce- + \u2014\u2014 Anomalie rénale.- 0 4/7 \u2014_ 9 + + Eventration diaphragmatique.TT \u2014\u2014 3/7 \u2014\u2014 sv \u2014\u2014 \u2014\u2014 Petite bouche.\u2014\u2014 \u2014\u2014 +r dans + \u2014\u2014 + + Cou court et palmé.?+ \u2014\u2014 + + Défaut de la faulx du cerveau.?+ ?+ ?Poitrine difforme.?+ + \u2014\u2014 + + Gros orteil court.?_\u2014\u2014 + + ?Racine du nez large.\u2014\u2014 + _\u2014\u2014 + + _\u2014\u2014 + Hirsutisme.\u2014\u2014 \u2014\u2014 \u2014\u2014 _\u2014 - _ + Imperforation anale.\u2014 \u2014 \u2014\u2014 _\u2014\u2014_ _\u2014_ \u2014 - + cr AMI riveted OO L\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 49 chromosomes avec un faciès particulier, des organes sexuels un peu ambigus, des malformations cardiaque et rénale, a d\u2019abord été considéré comme une double trisomie (8 et 11) autosomique avec un complément XXY.Fraccaro (90) a revisé son interprétation, car le plus grand nombre des noyaux en intercinèse d\u2019un frottis buccal a révélé trois masses de chromatine.Le cas est donc classé maintenant comme XXXXY.De même, les observations où il y a en surplus un grand chromosome médiocentrique identique au no 3, ont été en fin de compte attribuées à un super ; X formé par la fusion des grands bras des 2 chro- | mosomes X.Le mécanisme responsable est possiblement une translocation centromérique, une du- | plication ou une scission transversale des X.Dans | ces cas, la chromatine est présente (104) [Blank ; (105), Lindsten (106), Jacobs (31) |.Dans l\u2019observation de Jacobs (31), la chromatine est énorme ; dans 20 à 30% des noyaux et des leucocytes (20%), et dans celle de Blank (105), elle est anormalement plus fréquente (91% selon leur méthode, au lieu de 50 à 80%).Il reste deux observations ou il y a de grands autosomes non attribuables au chromosome X.~~ La premiere [Lejeune (110)] serait due à une translocation 14/15 associée au complément du Kli- nefelter XXY, de sorte que le nombre atteint 46.La seconde est celle de Jacobs où il y a 47 chromosomes avec trisomie probable des nos 10 ou 11.Cette observation concerne un cas d\u2019aménorrhée primaire avec organes sexuels normaux, mais présence d\u2019anomalies somatiques que l\u2019auteur ne décrit pas.La chromatine sexuelle ne comporte qu\u2019une seule masse dans 42% des cellules.Les auteurs promettent une étude attentive de ce cas apparamment exceptionnel.Translocations autosomiques Nous avons vu qu\u2019il y a des porteurs normaux de translocations, en particulier à 45 chromosomes.Ainsi, la translocation 15/21 [Penrose (10), Carter (11)], et la translocation 21/22 ou 21/21 [Forss- man (13)] avec trisomie 19 ne paraissent pas avoir d\u2019effets visibles.Par contre, les translocations à 45 chromosomes 13/22 [Turpin (39).Moorhead (41)], et 14/18 (Zellweger) (40) sont dommageables.GAGNON: LES CHROMOSOMES DE \u2019HOMME 1193 Enfin, toutes les translocations & 46 chromosomes, que ce soit 15/21 (Carter) (11), (Polani) (42), 16/21, (Book) (15), 21/21 ou 22/22 (Penrose) (10), (Fraccaro) (12) sont nocives et pour ainsi dire équivalentes a des trisomies.Ces translocations concernent toujours des chromosomes acrocentri- ques (13-14-15-21-22) soit pour les deux membres d\u2019une translocation, soit pour l\u2019un d\u2019eux seulement.C\u2019est probablement parce qu\u2019ils sont facilement reconnaissables avec les méthodes actuelles (Turpin) (124).Les autres translocations donnent naissance à des chromosomes que l\u2019on ne peut que trop aisément confondre avec les autres.Les translocations des télocentriques qui se font par fusion centromérique impliquent une perte réciproque des petits bras.Or, les chromosomes 13-14 et 21 ont des masses hétérochromatiques (les satellites) justement placés à ces endroits.Ferguson- Smith prétend que tous les acrocentriques possèdent des satellites.Mais ces observations ne sont faites qu\u2019à partir du sang.Nos observations sur culture de fascia lata ne le confirment pas.Petersen (119) dans des cultures de moelle osseuse a réduit aux chromosomes 21-22, 13 ou 14 les porteurs de satellites.Ohno (46) et Coll.n\u2019ont trouvé que 6 chromosomes à satellites.Ils suggèrent qu\u2019un chromosome à satellites a son homologue sans satellite, de sorte que les six porteurs d\u2019hétérochromatine sont répartis aux paires 13-14-15-21-22.La perte des satellites dans les translocations 21/21, 13-14 ou 15/21 (Pen- rose) (10) (Carter) (11) semble bien montrer qu\u2019elle est sans conséquence, probablement à cause de la faible teneur en substance génétique.Par contre, les translocations 13/22 comme la polydys- spondilie de Turpin et Coll.ou celles de la déficience mentale et les troubles de la parole [Moor- head (41)], et celle pour les no 14/18 associée avec l\u2019hypotonie musculaire et le retard psychomoteur [Zellweger (48)], montrent que la perte des petits bras est dommageable.Ces pertes minimes, compatibles avec la vie, permettraient de pouvoir situer certains gènes sur certains chromosomes, et d\u2019établir une carte génétique des chromosomes humains, (Turpin, Lejeune) (127).Satellites La présence de gros satellites sur un 13 ou un 21 (Tjio) (45) dans deux syndromes de Marfan, n\u2019a {194 pu être vérifiée dans d\u2019autres cas par les mêmes auteurs.Ferguson-Smith en a aussi observés, sans anomalie.Enfin, MeKusik (127), tout en admettant la réalité de gros satellites, nie cependant l\u2019existence du syndrome de Marfan dans ces cas.Les satellites (ou masses hétérochromatiques) ne paraissent pas avoir de rôle très précis.Cependant, Ferguson-Smith (125) a souligné la fréquente association des chromosomes, porteurs de satellites, soit deux à deux ou trois à trois, etc.Nous avons aussi souvent constaté cette assoc'a- tion dans nos préparations à partir de fascia lata.Cette tendance associative ou cette force adhésive serait pour Ferguson-Smith un facteur important de non-disjonction lors de la méiose ou de ia mitose.Ce même facteur serait aussi responsable de la fréquence de la translocation qui affecte ces chromosomes.Cette tendance associative a été cou- firmée par Petersen (126).L'association de chromosomes hétérochromatiques avec la région centro- mérique du no 1 a été constatée par Shaw (128).Cet auteur souligne que cette association est plus rare à partir des cultures de fibroblastes que de leucocytes.Par contre, l\u2019association de chromosomes à satellites entre eux est plus fréquente dans les cultures fibroblastiques.Le rôle des chromosomes à satellites paraît surtout évident dans l\u2019organisation du nucléole (Ohno) (45).L\u2019immersion des bras hétérochromatiques dans le nucléole et leur extension parfois extrême expliquerait les ruptures fréquentes et parfois même dans des régions non incluses dans le nucléole, comme les grands bras.Ces ruptures de chromosomes si voisins expliqueraient leur fusion subséquente et la production de chromosomes anormaux, comme la translocation des acrocentriques.Cette activité dans l\u2019organisation des nucléoles qui ont tendance eux-mêmes à se fusionner pour donner un seul nucléole, explique les associations décrites par Fer- guson-Smith (125).Gonosomes (chromosomes sexuels) Griboff et Lawrence (129) ont présenté une théorie unificatrice pour expliquer sur une base chromosomique les anomalies sexuelles congénitales.En effet, si on prend en considération les facteurs qui régissent le développement des organes génitaux, on réalise qu\u2019il y a plusieurs étapes successives et interdépendantes.On sait que le sexe féminin est caractérisé par la formule XX qui provoque le développement des ovaires à partir de la région corticale des ébauches génitales primitives.De la même façon, la formule GAGNON: LES CHROMOSOMES DE L\u2019HOMME L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 XY induit la région centrale (médullaire) des ébauches génitales au développement testiculaire.Cette ébauche médullaire testiculaire sécréterait des hormones spéciales qui favoriseraient le développement d\u2019éléments de Wolfien (épididyme, canal déférent, vésicules séminales), alors que le cortex provoquerait le développement des canaux de Müller (trompes, utérus et vagin).Ces hormones testiculaires spéciales affectent aussi le développement des organes génitaux externes.Les expériences de Jost semblent bien prouver que la présence de testicules embryonnaires est nécessaire au développement des organes génitaux masculins.Leur absence (castration embryonnaire) entraîne la formation d\u2019un individu d'apparence féminine (phénotype féminin).De plus, si on transplante un testicule dans un embryon préalablement castré avant la différenciation, il se produit une différenciation masculine locale autour du transplant.Le même phénomène paraît se passer chez l\u2019homme lorsqu\u2019il y a hermaphrodisme vrai latéralisé.Les organes masculins ne se développent que du côté testiculaire.Il y a donc 3 étapes principales dans le développement sexuel à savoir: l° Le sexe chromosomique qui détermine la pousse de la gonade.2¢ Le sexe gonadique ou les hormones induisent la différenciation locale.3° Le sexe apparent: le phénotype avec les organes sexuels internes et externes.Des perturbations dans les 2 premières étapes provoquent des modifications dans la troisième.Les perturbations génétiques qui influencent le reste du développement peuvent être en partie reconnues par l\u2019analyse numérique des chromosomes.Ainsi XO, XXX, XXY donnent naissance à des anomalies comme le Turner, le Klinefelter, qui atteignent avant tout les organes sexuels, et à des degrés variables, d\u2019autres organes.Moins visibles, mais parfois observables, sont les changements gé- niques causés par des fractures chromosomiques qui conduisent aux translocations, aux délétions, etc.Enfin, des mutations dominantes ou récessives peuvent être observées surtout s\u2019il y a linkage.(Ainsi, la cécité pour les couleurs et l\u2019hémophilie sont liées au chromosome X).Les chromosomes X paraissent porteurs de génes sexuels responsables du développement des ovaires lorsqu\u2019ils sont au nombre de deux, car XO ne produit que des résidus de stroma ovarien (pas constamment, car il y a des XO chez les femmes fertiles ou menstruées).do eI.oN caw.Ee Se ow ay L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 Le chromosome Y d\u2019autre part paraît lié à la formation des éléments testiculaires.Néanmoins, le Y comme tel peut faire défaut malgré la présence de testicules comme dans l\u2019hermaphrodisme vrai à formule XX (De Assis) (47), Harnden (48), Hungerford (49), Ferguson-Smith (50), dans la formule XO (Bloise) (70) associée à des testicules embryonnaires, dans la formule XX (Schah) (63) avec testicules immatures.L\u2019action masculinisante du Ÿ est aussi un peu prise à défaut dans le syndrome de la féminisation testiculaire avec formule XY, la dysgénèse gonadique primaire avec formule XY, et la femelle avec aménorrhée avec XO/XYY.Dans l\u2019éventualité de l\u2019absence de Y en présence de testicules, on suppose que les gênes du Y sont fixés sur 1 ou les 2 X ou sur un autosome.Ainsi, en présence de XX, il peut y avoir formation testiculaire.Cette dernière observation (Schah) (63) repose cependant sur un petit nombre de mitoses, et il n\u2019est pas sûr qu\u2019il n\u2019y ait pas de mosaïque XX/XXY comme dans le Klinefelter.La formule XO conduisant à une atrophie gona- - dique donne un phénotype féminin.De même, la = formule XXY, en produisant l\u2019atrophie de la gonade, surtout si elle survient avant la différenciation, peut donner un phénotype féminin, ou de pseudo- hermaphrodite avec hypospadias (Gray) (82).De même XY dans la féminisation testiculaire ou le pseudohermaphrodisme mâle.Il y a donc nécessité de gênes sexuels sur les chromosomes XX et XY pour assurer le développement de gonades et d\u2019organes génitaux normaux, à condition toutefois qu\u2019il y ait équilibre avec les autosomes.Ceux-ci doivent être aussi normaux, quant à leur contenu génétique.Le jeu de tous ces facteurs couplés avec l\u2019action des gênes non sexuels (pour le développement sta- tural, anomalies somatiques, gênes récessifs pour la cécité aux couleurs, l\u2019hémophilie, etc.), permet de classer les anomalies gonosomiques selon la théorie unificatrice de Griboff et Lawrence.(Voir Tableau IIT) Deux observations n\u2019entrent pas dans ce cadre.L'une d\u2019elles comprend un pseudohermaphrodisme féminin à formule XX, mais s\u2019accompagne d\u2019une hyperplasie des surrénales (52).Les facteurs hormonaux sont ici évidents et responsables des modifications des organes génitaux.La seconde des observations, celle de Shah (63), formule XX est associée à la présence de testicules.Les deux cas avec déplétion partielle du Y (108, (109) n\u2019appartiennent pas tant à la dysgénèse gonadique qu\u2019à l\u2019intersexualité.À la rigueur, ils pour- ralent entrer dans le pseudohermaphrodisme mâle GAGNON: LES CHROMOSOMES DE L\u2019HOMME 1195 ou la féminisation testiculaire incomplète si on admet comme Griboff, que le stroma ovarien ne représente pas un ovaire et ne peut être considéré comme la preuve de différenciation dans le sens ovarien, c\u2019est-à-dire (cortical) ou testiculaire (médullaire).Les formules à grand X (104, 105, 106, 29) et à petits x, méritent de retenir l\u2019attention.On considère en effet que ces grands X résultent de la fusion des longs bras de deux chromosomes X pour former un isochromosome.Cette fusion centromérique peut s\u2019accomplir par translocation ou scission transversale.De toutes façons il en résulte une perte des petits bras.Donc, ces formules XX sont trisomiques pour les longs bras et monosomiques pour les petits bras.Cinq de ces six patients ont une eourte stature, c\u2019est-à-dire moins de cinq pieds.Le patient de Jacobs avec un petit x par délétion des petits bras est aussi de courte stature, alors que la patiente avec un petit x (délétion partielle des longs bras) a une taille normale.Enfin, les patients à formule XO ont en général une courte taille, mais pas toujours.Il semblerait donc que les gènes responsables de la taille soient situés sur les petits bras du X.Stewart (130) se basant sur les observations de Lindsten (106) et de Jacobs (29) est allé plus loin en suggérant qu\u2019il y a des facteurs actifs concernant la taille, le développement ovarien et le locus pour la cécité aux couleurs, situés sur les petits bras du X, alors que le facteur pour la chromatine sexuelle est situé sur les longs bras.Polani et Hamerton (131) ont émis l\u2019hypothèse qu\u2019un gène pour la cécité aux couleurs pourrait être aussi bien situé sur les longs bras du X.Ils ont de plus souligné que les facteurs sur le X qui influencent le développement des ovaires sont plutôt refutés par les formules XO chez les femmes menstruées et fertiles.Stewart (132) est revenu sur la question refutant partiellement ces objections.En somme, 11 semble bien qu\u2019il faille aussi tenir compte des autres gènes sur les autosomes et des équilibres géniques.Chromatine sexuelle de Barr La chromatine sexuelle découverte par Barr et Bertram en 1949 (133) est une aide précieuse dans l'estimation du sexe des patients en particulier par la méthode des frottis buccaux.Cette méthode s\u2019est avérée fort utile pour l\u2019appréciation des soi- disant trisomies autosomiques et a permis la correction en faveur du X.On a d\u2019abord cru que cette hétérochromatine résultait de la fusion des régions hétérochromati- oues des deux X (134).Seulement, la présence de 1196 GAGNON: LES CHROMOSOMES DE L\u2019HOMME TABLEAU III L\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 CLASSIFICATION DES ABERRATIONS GONOSOMIQUES Mécanismes génétiques à la base d\u2019anomalies sexuelles.Personnes possédant la chromatine sexuelle (chromatine +).Personnes dépourvues de la chromatine sexuelle (chormatine \u2014).Turner (Grumbach) ® Superfemme (Jacobs, Sandberg, De Carli) 9 Arr.mentale (Carr, Barr) 9 Klinefelter (Nowakowski, Jacobs, Leon) 3 Klinefelter (Muldal) & Klinefelter (Ferguson- Smith, Carr, Barr) & Fraccaro et Miller & Klinefelter (Crooke et Ford) à Klinefelter (Jacobs) Dysgénèse gonadique % (Ford, de Grouchy, Frac- caro, Sandberg, Ferrier et Jacobs) Dysgénèse gonadique (Jacobs) Non disjonction durant XO la gamétogénèse.XXX XXXX XXY XXYY XXXY XXXXY Non disjonction chez le XX/XXY zygote (mosaïques).XXXY/XXXXY XX/XO X0/XXX Délétion ou mutation XX des gênes sexuels sur le X ou le Y.XXX XX, (perte des petits bras) Dysgénèse gonadique, hy- poplasie ovarienne(Jacobs) Ménopause précoce (Jacobs) Dysgénèse gonadique (Fraccaro, Blank, Lind- sten et Jacobs) XO (dysgénèse gonadique) (Bloise et Ferguson-Smith) & ?XO (dysgénèse gonadique) (Turner et Bonnevie-Ullrich).Jacobs, Bah- ner.Ferguson-Smith.© XY/XO Turner.$ Dysgénèse gonadique (Jacobs, Blank.Miller).XO/XYY Aménorrhée.Dysgénese gonadique.2 .Jacohs.XY 1.Dysgénèse gonadique pure (Harnden) (hypoplasie ovarienne).2.Dysgénèse gonadique incomplète.a) dysgénèse des tubes séminifères.Klinefelter (Court Brown).Aplasie germinale.Xx Dysgénèse gonadique (Jacobs) Xn Hypoplasie sexuelle 1.Turner mâle (Chu, Fraccaro (Jacobs) et Steiker).2.Faible fertilité masculine?Pseudohermaphrodite mâle (Lejeune).Féminisation testiculaire (Chu, Puck, Jacobs).Délétion du Y: X.Vaharu.Xx Conen).Crossing over ou trans- *XXy 46 chromosomes, herma- *XYx Hermaphrodisme (Grumbach).locations concernant les phrodisme vrai (De Assis, er.Hirsch chromosomes X et Y (gè- Harnden, Hungerford et XY/X0.Miller, Hirsehorn.nes sexuels spécifiques Ferguson-Smith) pour la latérisation).Translocation des gènes XO (avec ovaires bilatéraux) sexuels du X à un au- (Bahner) = tosome.fertile et Stewart = 2 avec menstruations.Translocation des gènes XO (pseudohermaphrodisme mâle?) sexuels du Y à un au- (Bloise).tosome.Mutation autosomique.XX.Dysgénèse gonadique et anomalies XY Turner mâle (Chu, Court Brown, somatiques possibles chez les patients.Fraccaro, Steiker).*XXy gène du Ÿ sur un X.XYx gène d\u2019un X, sur le Y.} i L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 deux masses de chromatine comme on la trouve dans la formule XXX serait inexplicable tout comme la formule XO avec une masse de chromatine.Actuellement, plusieurs auteurs reconnaissent que la chromatine sexuelle des cellules somatiques ne dépend que d\u2019un seul X tout comme chez le rat (Ohno) (135).Chez l\u2019homme, il y a aussi une petite masse visible tant pendant l\u2019intercinesse que pendant prophase.Elle est cependant beaucoup plus petite que chez la femme et attribuée au Y.Stewart (136) l\u2019a observée dans 10% des cellules germinales (spermatogonie et spermatocytes) chez l\u2019homme.Il a aussi constaté la présence de masses hétéro- pycnotiques plus petites, attribuables au Y ou aux autosomes pendant la prophase précoce de la méiose.Par contre, dans l\u2019ovogonie, Ohno (135) n\u2019a pas observé de masses.Tout semble se passer comme chez le rat où dans les cellules germinales femelles, il n\u2019y a pas d\u2019hétéropycnose, alors que chez le mâle X et Y sont hétéropycnotiques pendant la méiose.Ces auteurs concluent donc que le corpuscule de Barr ne dépend que d\u2019un seul X.Cet X ne serait pas d\u2019origine paternelle comme l\u2019ont démontré Ohno et Coll.(137) chez la souris XO (ou le chromosome X est d\u2019origine paternelle) qui ne possède pas de chromatine sexuelle.Edwards (107) dans son cas avec un X normal et un grand X (formé par l\u2019addition des grands bras d\u2019un X sur les grands bras d\u2019un autre) avait montré qu'il n\u2019y avait pas de relation numérique entre le nombre de grands bras et le nombre de corpuscules de Barr.D\u2019autre part, d\u2019aprés Stewart (130), les facteurs pour le développement de la chromatine sexuelle se situent sur les grands bras du X (elle augmente lorsque les grands bras sont nombreux comme dans la formule XX et diminue lorsque les grands bras subissent des délétions partielles, c\u2019est- à-dire Xx).Lorsque la chromatine augmente de volume, elle est souvent dédouklée (Edwards) (107).James (138) pense que le corpuscule de Barr est formé de deux masses qui représentent deux chromosomes différents.De nombreux cas à multiples X ont révélé qu\u2019il y avait autant de corpuscules de Barr que de X-1 (Stewart) et (Barr) (88).Dans un éditorial du Lancet (139), on a exprimé l'hypothèse qu\u2019une équipe d\u2019autosomes (2 A.44) supprime l\u2019hétéropycnose d\u2019un X, alors que l\u2019autre ou les autres le sont (2 A + XX = 1 massa, 2 A + XXX = 2 masses, etc.).Cependant, l\u2019observation de Grumbach (69) 2 a + XO avec un corpuseule de Barr va à l\u2019encontre de cette théorie.Il est vrai qu\u2019il n\u2019est pas prouvé que ce cas ne soit pas un exemple de mosaïque XO/XX.Enfin, GAGNON: LES CHROMOSOMES DE L'HOMME 1197 l\u2019observation de Book (140) vient jeter un peu de lumière sur cette question.Il s\u2019agit d\u2019un enfant triploide a 69 chromosomes et à formule sexuelle XXY.Cette formule identique au Kline- felter devrait s'accompagner d\u2019un corpuseule de Barr.Il n\u2019en n\u2019est rien car toutes ou presque toutes les cellules des frottis ou des cultures (ou les leucocytes) ne montrent pas de corpuseules.Il semble que la différence provienne des autosomes (Kline- felter 2 A + XXY et l'enfant triploide 3 A + XXY).D\u2019autre part, Mittwoch ct Delhanty (141) ont trouvé chez un fœtus triploïdique (3 À + XXY) la chromatine de Barr dans 25% des noyaux.Il y a donc probablement des facteurs autoso- miques qui participent à la différenciation sexuelle.A l'heure actuelle, 11 semble que la présence du corpuscule de Barr dépende de l\u2019équilibre entre les autosomes et les gonosomes.Cancers Les études de Levan en 1956 (142) avaient montré des anomalies importantes des chromosomes dans les cellules néoplasiques en culture.Il avait trouvé jusqu\u2019à 5,000 chromosomes dans des cellules cancéreuses.Par après, il avait émis l\u2019hypothèse que les changements chromosomiques précédaient les propriétés néoplasiques dans des expériences de culture de longue durée.Makino (143) dans 30 cas de néoplasie humaine avait trouvé un nombre chromosomique prédominant (Modal Number) pour chaque tumeur.Bayreuther (144) d\u2019autre part, a nié les relations entre les changements chromosomiques et le développement tumoral.En somme, il semble bien que l\u2019aneuploïdie domine dans les tumeurs.Leucémies aiguës Les leucémies aiguës ont d\u2019abord fait l\u2019objet d\u2019études chromosomiques à cause de leur fréquente association avec le mongolisme (Stewart) (145).Baikie avait présenté des leucémies aiguës avec des variations numériques et structurales, alors que les leucémies chroniques n\u2019avaient pas montré d\u2019anomalies.En général, dans la leucémie aiguë, il y a nombre prédominant différent du nombre normal et des anomalies telles que la fragmentation, translocation, etc.Ford (148) a trouvé dans 4 de 6 leucémies à cellules blastiques deux nombres dominants (46 et 48) à la fois dans les cellules du sang et de la moelle.Les chromosomes supplémentaires étaient un petit acrocentrique (groupe 21-22) et un métacentrique.Sandberg (98) et Coll.ont aussi trouvé une aneuploïdie importante dans les leucémies.Ford (146) avait signalé dans un cas de 1198 leucémie aiguë des anomalies de nombre (44) et des formes anormales surtout sur les plus petits chromosomes.Tough (19) a trouvé dans la leucémie myéloïde en transformation aiguë une double lignée prélominante à 46 et 49.La ligne à 46 montre un petit chromosome spécial et la ligne à 49, trois chromosomes supplémentaires, un moyen sub-mé- dian, un petit médian et un petit acrocentrique.Court Brown (149) avait aussi noté que la trisomie 21 constituait la seule anomalie dans un cas de leucémie aiguë associée au mongolisme.Johnston (150) a constaté sur les cellules du sang d'une enfant mongole atteint de leucémie aiguë une prédominance de cellules à 47 chromosomes possédant la trisomie mongolienne 21.Il a de plus observé, en plus de la trisomie no 21, un chromosome supplémentaire (du groupe 6-12) des fragments et des fractures.Après traitement aux antifoliques et stéroïdes (4 mois après l\u2019institution du traitement), il n\u2019a constaté que la trisomie 21.Tough et Coll.(19) n\u2019ont pas observé d\u2019autres anomalies que la trisomie 21 dans 5 cas de mongolisme associé à la leucémie aiguë.Dans le cas de Johnston (150), seules les anomalies autres que la trisomie 21 ont disparu après traitement, ce qui laisse supposer leur origine leucémique.Il est donc probable que la leucémie des mongols s\u2019accompagne parfois des mêmes anomalies que les autres leucémies aiguës.Il faut aussi souligner que le mongolisme ne s\u2019accompagne pas seulement de leucémie aiguë, mais aussi de leucémie chronique granulocytaire ou lymphocytaire (Wald) (151).Dans le mongolisme, la leucémie paraît avoir une incidence plus élevée que dans la population en général.Enfin, il n\u2019y a pas que le mongolisme qui soit associé à la leucémie.Touglh (19) et Coll.ont aussi observé une leucémie myéloïde chronique associée au syndrome de Klinefelter (XY/XXY).Mamunes et Coll.(83) ont signalé une Jeucémie myéloïde aiguë chez un patient présentant lu syndrome de Klinefelter à formule XXY.Le même phénomène vient d\u2019être récemment rapporté par Kemp.Dans le premier cas, il y a une anomalie chromosomique de la leucémie inyéloide chronique (chromosome de Philadelphie) ; dans le sécond, il n\u2019y a que la formule XXY.Dans toutes ces associations, il semble que le déséquilibre chromosomique favorise le développement de la leucémie.L\u2019accumulation de mongols, de leucémie et d\u2019autres anomalies dans la même famille plaide en faveur de cette hypothèse [Miller (91)].GAGNON: LES CHROMOSOMES DE HOMME L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 Leucémie chronique La leucémie chronique qui n\u2019avait pas révélé d\u2019anomalies chromosomiques lors d\u2019études faites à partir de la moelle osseuse a montré au contraire, une anomalie quasi constante dans les recherches chromosomiques à partir du sang.Nowell et Hun- gerford (152) ont observé un nombre chromosomique normal qui comportait un petit chromosome anormal dans 7 cas de leucémie myéloïde chronique.Cette découverte a été corroborée par Tough (19) dans 13 cas et par Ohno (46) dans 5 cas.Ce petit chromosome nommé pH 1 (pour Philadelphie où se trouve le laboratoire de Hungerford et Nowell).Ce chromosome paraît dérivé d\u2019un petit acrocen- trique (21 ou 22).Il résulterait de la perte d\u2019une partie des longs bras, soit par délétion ou translocation.Ce chromosome n\u2019existe pas dans les fibro- blastes, mais seulement dans les cellules sanguines.Ohno et Coll.(46) sont d\u2019avis que le chromosome de Philadelphie proviendrait d\u2019une translocation des longs bras d\u2019un 21 sur les petits bras d'un 14 ou 15.Ce serait donc une autre translocation des chromosomes pourvus de satellites et engagés dans la formation du nucléole.De plus, ces auteurs ont constaté que les cellules présentant un chromosome de Philadelphie ne montrent pas l'association des acrocentriques.Le groupe d\u2019Edinbourg (Tough, Court Brown, Baikie, ete.) ont voulu voir des relations entre le chromosome de Philadelphie dérivé du chromosome 21 et le mongolisme qui est souvent associé à la leucémie aiguë.Comme les leucémies aiguës des mongols ne sont caractérisées que par la trisomie 21, ils concluent à un facteur leucopoïétique sur le chromosome 21.Malheureusement, le chromosome de Philadelphie n\u2019existe pas dans la leucémie aiguë du mongolisme.Le chromosome pH 1, paraît donc une caractéristique de la leucémie myéloïde chronique.Cela ne signifie pas qu\u2019il soit la cause de cette leucémie.Radiations Grâce aux cultures qui donnent des caryotypes constants, on a pu étudier directement les effets des radiations.Ainsi Puck (154) avec une dose aussi faible que 25 à 50 r a réussi à provoquer des anomalies structurales importantes des chromosomes (fragmentations, chromosome annulaire, etc.).Ces expériences montrent que les cellules humaines in vitro sont aussi sensibles sinon plus sensibles que les cellules d\u2019autres espèces.Il semblerait que ce soit aussi le cas in vivo (Robinson) (2).a Wm A A Pl aoe i A we L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 Il est probable que la structure génétique de la cellule soit le point le plus vulnérable aux radiations.Par conséquent, la reproduction cellulaire s\u2019en trouve la première perturbée.Cette grande sensibilité des éléments de reproduction (Reproductive Killing) explique le temps de latence du syndrome des radiations de même que le temps nécessaire pour que les cellules reprennent leur activité mitotique et alors manifestent des lésions profondes.C\u2019est aussi ce qui explique la raison pour laquelle les manifestations apparaissent d\u2019abord dans les tissus dont les cellules se multiplient rapidement; à savoir la moelle osseuse et les éléments sanguins qui en dérivent [Robinson etPuck (154)].Les observations chez l\u2019homme portent surtout sur les effets de radiothérapie, de l\u2019administration d\u2019iode radioactif et des expositions pour radiodiagnostics.Radiothérapie Tough et Coll.(155) ont signalé que l\u2019administration de 250 rad.sur la colonne vertébrale pour traitement d\u2019une spondylite ankylosante a provoqué l\u2019apparition d\u2019anomalies structurales (chromosomes annulaires, dicentriques, fragments, etc.) et numériques des chromosomes leucocytaires.En général, le nombre diploïde diminue avec l\u2019apparition d\u2019anomalies structurales.Ces dernières sont plus lentes à apparaître et persistent plus longtemps que les anomalies numériques.Court Brown et Doll (156) ont noté une augmentation dans l'incidence des leucémies chez des patients ayant subi des irradiations rachidiennes.Dans leur étude sur les leu- | cémies myéloïdes chroniques Tough (19) et Coll.n\u2019ont constaté la présence d\u2019anomalies structurales y que dans 4 cas et numériques dans 2 cas.Ces ; patients avaient reçu de la radiothérapie pour leur .; leucémie moins de deux mois avant leur premier examen chromosomique.Toutes les études chromosomiques qui ont révélé des anomalies ont été faites pas moins de deux semaines et pas plus de 17 semaines après les derniers traitements.Ils ont | souligné que les anomalies diminuent avec le temps | (dans deux cas 14 et 17 semaines) et peuvent dis- @ pariître après 22 semaines.Ceci rappelle l\u2019obser- | vation de Johnston (150) où après un traitement aux antifoliques et stéroïdes, la leucémie aiguë ne | présentait plus d\u2019anomalies en même temps qu\u2019il | y avait rémission.D'autre part, Tough et Coll.(19) ont souligné l'absence d\u2019anomalies dans trois cas de leucémie myéloïde chronique apparue après radiothérapie (colonne dans deux cas, rate un cas).Ces leucémies ont été découvertes respectivement 10 ans, 3 ans GAGNON: LES CHROMOSOMES DE L\u2019HOMME 1199 et 14 mois après la radiothérapie.Ces leucémies étaient également caractérisées par une évolution lente et assez bénigne.Dans la leucémie aiguë au contraire, lorsque le traitement aux rayons-x a eu lieu moins de 12 ans avant l\u2019éclosion de la maladie, il y a une incidence plus élevée d\u2019anomalies que dans les cas sans exposition aux radiations [Baikie (157)].Iode radioactif Boyd (158) et Coll.ont constaté des anomalies chromosomiques dans les jours (1 à 7 jours) qui ont suivi l\u2019injection d\u2019iode radioactif.Dans deux cas, la dose a atteint 100 mC.Ils ont observé des anomalies numériques et structurales (chromosome dicentrique, fragments, etc.).Ils ont comparé l\u2019action de l\u2019iode radioactif (100 mC) a celle des rayons-X (250 rad.).Ils ont émis l\u2019hypothèse que les radiations pourraient causer des anomalies susceptibles de déclancher des leucémies.Cependant, Herschberg (159) souligne que les changements observés ne paraissent pas permanents et déjà diminuent dans les quelques jours qui suivent l\u2019administration d\u2019iode 131.Radro-diagnostic Stewart (160) et Coll.ont présenté un patient atteint d\u2019un syndrome de Klinefelter qui a subi 10 radiographies dont (1,870 mrad.) huit heures avant la prise de sang pour les recherches chromosomiques.Deux mitoses sur 31 ont révélé un grand chromosome dicentrique qu\u2019ils n\u2019avaient jamais vu auparavant.Ils concluent à la possibilité de l\u2019action des rayons-X dans la génèse de ce chromosome anormal.Conen (161) a trouvé chez un petit patient affecté de malformations multiples des cellules à 46 et d\u2019autres cellules hyperdiploïdes.Ces cellules présentaient souvent des chromosomes dicentriques et des fractures de chromatides.Le patient avait eu en tout 22 radiographies.Les études chromosomiques ont été faites quelques semaines après ces examens.Malheureusement, il n\u2019y a pas d\u2019étude avant les examens radiologiques et l\u2019enfant est décédé.Il est possible que ces anomalies soient dues aux radiations.Cet auteur prétend que les moutardes azotées ont un effet analogue.En somme, il semble bien que les cellules sanguines manifestent rapidement des anomalies chromosomiques après irradiations.Ces cellules lésées paraissent souvent peu viables, ce qui explique leur disparition fréquente après un certain temps.Néanmoins, des changements plus profonds paraissent augmenter l\u2019incidence des leucémies après irradiations. 1200 CONCLUSIONS Le ler juillet 1961, le Lancet a publié un éditorial intitulé « Complicating the Chromosomal Anomalies ».L\u2019article souligne qu\u2019au début de 1959 à 1960, il y avait principalement quatre anomalies; le mongolisme (trisomie 21), le Klinefelter XXY, la formule XXX et la formule XO, c\u2019est-à-dire le syndrome de Turner.À l\u2019heure actuelle, on a non seulement trouvé des variantes à ces entités, mais nombreuses sont les nouvelles aberrations.Les mosaïques sont apparues très nombreuses ainsi que les formes atypiques de ces syndromes.En plus de la trisomie 21, les trisomies 17 ou 18 et 13-15 ont été découvertes.La découverte d'une translocation (la polydyspondylie par Turpin, Lejeune et Gautier) a été suivie d\u2019une foule d'autres.Presque toutes concernent les autosomes à satellites et les gonosomes (isochromosomes).Enfin, une autre forme est venue s\u2019ajouter, soit la délétion.Elle est en particulier apparente sur le X et le Y.Le chromosome de Philadelphie peut aussi jusqu\u2019à un certain point représenter une délétion.Enfin, le chapitre des néoplasies révèle des associations avec d\u2019autres anomalies chromosomiques.Déjà l\u2019ère de la cartographie génétique du chromosome humain est ouverte.En terminant, certaines recommandations appuyées sur les découvertes récentes s'imposent, tant au cytogénéticien qu\u2019au médecin.Le cytogénéticien doit désormais se préoccuper d\u2019améliorer ses techniques, en tenant compte des erreurs dues à l\u2019écrasement.Il doit aussi surveiller la qualité des associations des acrocentriques, répéter les prélèvements à différents intervalles, tenir compte de la durée des cultures et du nombre des transplantations, faire des études chromosomiques chez les membres de la famille, multiplier ces études sur plusieurs tissus, dont le sang, la moelle osseuse, le fascia lata, la peau, ete., pour s\u2019assurer de la présence ou de l\u2019absence de mosaïque.De son côté, le médecin qui dernande des examens chromosomiques devrait autant que possible, dans tous les cas: | 1¢ Faire la description précise du phénotype (y compris les mesures antropométriques et empreintes palmaires).2° Obtenir des renseignements sur la famille (le pédigree).3° Posséder une évaluation de l\u2019état mental du patient.4° Connaître les groupes sanguins du malade et de sa famille.GAGNON : LES CHROMOSOMES DE L'HOMME L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 5° Faire un comptage de la chromatine sexuelle.6° Tenir compte du nombre, de la date et dose des irradiations (radiodiagnostic, thérapie, isotopes).7° Consigner l\u2019emploi de stéroïdes, antimitotiques, etc.En plus, pour les recherches sur les chromosomes sexuels, il convient de faire: 1° l\u2019histoire gynécologique (avortements, ménopause, ménarque, aménorrhée, etc.) ; 2° l\u2019étude endocrinienne; 3° l\u2019étude histologique des gonades; 4° la preuve de la cécité aux couleurs ou d\u2019hémophilie; 5° et d'indiquer le côté du prélèvement des organes génitaux en cas d\u2019hermaphrodisme.BIBLIOGRAPHIE (1) Van WIJCK, J.A.M.; STOLTE, L.A.M.; Van KESSEL, H.I.A.M,, et TIJDINK, G.A.J.: A trisomic child of a hyperthyroid mother.Lancet, 1: 887, 1961.(2) ROBINSON, A.: The human chromosomes.Am.J.Dis.Childth., 101: 133, 1961.(3) POWSNER, E.R., et BERMAN, L.: Number of chromosomes in the human cell.Nature, 188: 1045, 1960.(4) PATAU, K.: Chromosome identification and the Denver report, Lancet, 1: 933, 1961.(5) The numbering of chromosomes.Lancet, 1: 928, 1961.(6) DE LA CHAPELLE, A.: Constrictions in normal human chromosomes, Lancet, 2: 460, 1961.(7) MULDAL, S., et OCKEY, C.H.: The Denver classification and Group III.Lancet, 2: 462, 1961.(8) TJIO, J.H., et PUCK, T.T.: The somatic chromosomes of man.Proc.Nat.Acad.Sc., 44: 1229, 1958.(9) LEJEUNE, J., et TURPIN, R.: Chromosomal aberrations in man.Am.J.Hum.Gen., 13: 175, 1961.(10) PENROSE, L.S.; ELLIS, J.R., et DELHANTY, J.: Chromosomal translocations in mongolism and in normal relatives.Lancet, 2: 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Bernard MARTINEAU ?et Raymond LAFONTAINE.* La vague épidémique qui s\u2019est abattue sur la Province de Québec en 1959, a atteint un grand nombre d\u2019enfants.D\u2019après Kubryk (1), il y a eu au Canada en cette année 1890 cas de poliomyélite paralytique avec 178 morts, dont 1159 cas venaient de la Province de Québec.L'hôpital Sainte- Justine fut obligé d\u2019aménager le septième étage ea vue de recevoir les nombreux cas de poliomyélite.Les infirmières et surtout les religieuses qui avaient connu la dernière grande épidémie de 1946 ont immédiatement prêté leur concours et éduqué le personnel en vue de prodiguer les meilleurs soins possibles.Cette vague épidémique, malgré l\u2019existence d'interférence entre certains virus (2) nous apporta simultanément des patients atteints de poliomyélite et de Coxsackie Bs.Une étude de 536 cas sera présentée dans ce travail.Parmi ces cas, 446 ont eu des analyses virologiques se rapportant a la poliomyélite: 368 furent classés comme poliomyélites; 48 classés, surtout comme méningites aseptiques d\u2019étiologie imprécise; 30 classés comme maladies diverses.Il y efit 63 cas d\u2019infection & Coxsackie Bs; 5 cas d\u2019infection par Coxsackie B autre que Bs ainsi que 3 cas avec isolement de Coxsackie A.Enfin, pendant cette période, on a isolé 19 fois des virus Echo.Laboratoire: Une routine fut établie afin de faire parvenir au laboratoire 3 échantillons de selles pour chaque patient ainsi qu\u2019un prélèvement de la gorge; ce dernier obtenu surtout par écouvillonnage et rarement par gargarisme.Un prélèvement sanguin fut exécuté chez chaque patient à l\u2019admission, suivi d\u2019un second 10 à 14 jours plus tard.Les selles reçues au laboratoire dans des bocaux à large ouverture, étaient émulsionnées, au moyen de billes de verre, à raison de 5 grammes de selles pour 50 ml.d\u2019eau saline stérile.Une fois la suspension rendue homogène, une centrifugation à 4000 tours par minute pendant 1 heure et à la température de + 5° C permettait de prélever 5 ml.du liquide surnageant.De la pénicilline à raison de 1000 1.Ce travail a été rendu possible grâce à la générosité de la succession J.Hubert Biermans.2.Médecin, bactériologiste à l\u2019hôpital Sainte-Justine, et professeur agrégé à l\u2019Université de Montréal.3.Médecin neurologiste à l\u2019hôpital Sainte-Justine.unités et de la Streptomycine à raison de 1 mgm.par ml.étaient ajoutées au liquide surnageant.Après incubation de 18 à 24 heures au réfrigérateur, 0.2 ml.était inoculé dans chacun des 2 tubes de cellules de rein de singe et de deux cellules Hela.Une lecture quotidienne était pratiquée durant l\u2019incubation.Dans les cas ou on décelait une contamination résistante, le liquide de culture était mis en contact toute la nuit en présence de 3 volumes d\u2019éther pour 1 volume de culture.Apres évaporation sous vide, on réensemencait d\u2019autres tubes de cellules.Les prélèvements de gorge étaient reçus dans un tube vissé contenant l\u2019écouvillon immergé dans un milieu à l\u2019hydrolysat de lactalbumine à base de Hanks.Les antibiotiques ajoutés, une incubation de 18 à 24 heures au réfrigérateur suivait, et on ensemençait les cellules à raison de 0.2 ml.Lorsque les cultures de cellules présentaient une dégénérescence typique et accélérée lors des passages, on pratiquait l\u2019identification du virus présent, par les immums-sérums poliomyélitiques et Coxsac- kie.Au début de l\u2019épidémie, le prélèvement de gorge et le premier prélèvement de selles étaient ensemencés systématiquement sur les cultures de cellules.Cependant, vu le grand nombre de patients, on décida par la suite de rechercher les virus, d\u2019abord dans le premier échantillon de matières fécales.Si la recherche demeurait négative, on passait au deuxième puis au troisième échantillon de matières fécales.Le lavage de gorge était analysé en dernier ressort, si on n\u2019avait trouvé aucun virus dans les selles.Si d\u2019autre part, un des échantillons des matières fécales donnait un résultat positif, les autres échantillons n\u2019étaient pas étudiés.En excluant les cas avec isolement des virus \u2018Coxsackie et Echo et aussi les cas ayant eu des analyses virologiques où le virus isolé ne permettait pas l'inclusion dans cette étude, on obtient 328 isolements de virus poliomyélitiques, à savoir 302 Polio I, 1 Polio II et 25 Polio III sur 448 échantillons de matières fécales examinés.L'analyse de 226 prélèvements de gorge nous donna un isolement de 45 virus poliomyélitiques comprenant 41 Polio I; 4 Polio III.La recherche des anticorps neutralisants sur 390 paires de sérums vis-a-vis les 3 types de virus po- oT L\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 liomyélitiques fut exécutée au laboratoire de diagnostic virologique de l\u2019Institut de Microbiologie et d\u2019Hygième de l\u2019Université de Montréal.Il y eût concordance complète entre le type de virus isolé et les anticorps détectés.Parmi les non-vaccinés, 163 cas de Polio I isolé, n\u2019avaient dans leur sérum que des anticorps pour le type I; 15 cas de Poliv III isolé, n\u2019avaient dans leur sérum que des anticorps pour le type III.L'étude de l\u2019augmentation des anticorps nous démontre qu\u2019une augmentation quadruple des anticorps n\u2019a été observée que sur 89 cas de Polio I et que sur 11 cas de Polio III.Selon une étude de Brown (3), 52% seulement des patients atteints de poliomyélite ont montré une augmentation des anticorps durant leur convalescence et selon lui, un titre élevé d\u2019anticorps pour un seul type serait en faveur d\u2019un diagnostic de poliomyélite.En établissant le pourcentage de cas avec augmentation quadruple des anticorps en regard de la précocité du prélèvement du premier sérum, on retrouve chez 66% des cas une augmentation quadruple lorsque le premier sérum est prélevé les premier et deuxième jours de l\u2019apparition clinique de la maladie, soit fièvre ou autres symptômes; 33% lorsque le prélèvement est fait les troisième et quatrième jours; 25.5% lorsqu\u2019il est fait les cinquième et sixième jours; 32% lorsqu'il est fait les septième et huitiènie jours.Après le dixième jour, on n\u2019observe que très exceptionnellement, une augmentation quadruple.Dans presque tous les cas, le sérum tardif a été prélevé 10 à 14 jours aprs le premier sérum.D\u2019autre part, l\u2019étude de la courbe des anticorps dans les vingt-cinq jours qui suivent l\u2019infection n\u2019indique pas une baisse du MARTINEAU Er LAFONTAINE: INFECTIONS À ENTÉROVIRUS 1205 taux des anticorps et par conséquent les cas où 1! y eût chute quadruple des anticorps sont très rares.En plus chez certains patients à isolement positif, on observe une augmentation d\u2019anticorps parfois quadruple, non seulement pour le type isolé, mais aussi pour un ou les deux autres types.D\u2019après Lennette et coll.(4), les anticorps neutralisants apparaissent très rapidement et le taux maximum est souvent présent lorsque la maladie est cliniquement détectable.D\u2019après ces auteurs, 58% des cas étudiés dans cette série ont présenté des anticorps stables sur la paire de sérums examinée et ils sont d\u2019avis que les anticorps fixateurs du complément qui apparaissent plus tardivement aident au diagnostic de l\u2019infection si les antigènes utilisés possèdent un haut degré de spécificité de type.Selon Melnick (5), la recherche des anticorps par les deux méthodes, faciliterait le diagnostic en présence d\u2019un taux stable d\u2019anticorps neutralisants.CAS DE POLIOMYÉLITE Le nombre de patients atteints de poliomyélite type I dans cette étude s\u2019élève à 323 dont 306 avec isolement positif et 17 d\u2019après la sérologie.Ceux atteints de poliomyélite type II comportent 1 cas avec isolement positif et 2 cas basés sur la sérologie, tandis que 30 cas de poliomyélite type III ont été décelés, dont 27 avec isolement positif et 3 par la sérologie.En se basant sur la clinique, 12 autres patients ont présenté des atteintes paralytiques, avec une culture négative pour les virus, mais la recherche des anticorps neutralisants exécutée chez 9 de ces patients a donné un taux élevé et stable aussi bien pour le type I et III, et TABLEAU Î CLASSIFICATION CLINIQUE DES CAS DE POLIOMYÉLITE.368 cas.Forme spinale Forme Trachéo- Pulmo- Forme bulbo-spinale méningée tomie mètre Décès Att.respirat.Sans att.respiratoire importante à prédominance Sévère Légère spinale bulbaire Poliomyélite type I isolé: 71 114 15 14 29 63 2 10 2 non isolé: 5 4 \u2014 \u2014 1 7 \u2014_ 1 1 Poliomyélite type II isolé: 0 1 0 0 0 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 non isolé: 0 1 0 1 0 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 Poliomyélite type III isolé: 3 11 6 3 1 3 9 5 3 non isolé: \u2014 1 2 0 0 \u2014 1 1 \u2014_\u2014 Poliomyélite paralytique : 0 6 3 0 3 \u2014 9 1 1 type inconnu Total : 79 138 26 18 34 73 7 18 7 1206 par conséquent, il fut impossible de les classifier selon le type en cause.Cette étude comporte donc 368 cas de poliomyélite que l\u2019on peut distribuer suivant la provenance des patients: 123 venaient de Montréal; 77 venaient de la banlieue et 168 venaient d\u2019ailleurs dans la Province.Les cas de poliomyélite type I étaient au nombre de 112 pour Montréal, 63 pour la banlieue et 148 pour l\u2019extérieur.Ceux de type III, au nombre de 10 provenaient de Montréal; au nombre de 3 de la banlieue, et au nombre de 17 de l\u2019extérieur.Nous avons classifié les 368 patients atteints de poliomyélite selon les types de virus en cause.Cliniquement, nous nous servirons de la classification employée couramment.Le tableau no I, sous le titre de forme spinale, comprend les atteintes musculaires des membres et du tronc; le terme sévère veut dire une perte fonctionnelle d\u2019un ou plusieurs membres, soit une paralysie; alors qu\u2019une atteinte MARTINEAU er LAFONTAINE: INFECTIONS À ENTÉROVIRUS L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 cérébral où il peut s'agir d\u2019une lésion de centres ou noyaux situés plus haut que le bulbe.D\u2019autre part, pour cette même raison et le fait qu\u2019il est parfois difficile d\u2019en faire la distinction, tous les types de poliomyélite avec difficultés respiratoires, qu\u2019ils soient dus à une atteinte bulbaire ou des muscles intercostaux et diaphragmatiques qui dépendent de la moelle dorsale et cervicale sont inclus dans la forme dite « Bulbo-spinale ».La troisième subdivison comprend les malades à forme méningée simple n\u2019ayant présenté aucun signe d\u2019atteinte neuro-musculaire.Le tableau no I nous indique en plus, le nombre de trachéotomies pratiquées ainsi que la fréquence d\u2019utilisation des pulmomètres.Un total de 7 décès fut enregistré parmi ces 368 patients souffrant de poliomyélite.Il est à noter que pour un nombre restreint de cas de poliomyélite type III en comparaison au grand nombre de cas de poliomiélite TasLeau II CAS DE POLIO CHEZ VACCINES.No.doses Extérieur Banlieue Montréal 1 dose 1 16 21* 2 doses * 7 3 3 doses 10* 4 2 * 1 cas de polio III.légère indique une faiblesse où le membre, en général, est encore fonctionnel.La forme bulbo-spinale comprend d\u2019abord les malades présentant une difficulté respiratoire sévère, soit due à une paralysie grave du pharynx, ou d\u2019une atteinte du centre respiratoire ou encore des muscles intercostaux ou diaphragmatiques, associée ou non à d\u2019autres signes d\u2019une atteinte de la moelle épinière.Ces patients ont exigé pour la plupart le pulmomètre ou la trachéotomie.À côté de ce groupe, il y a les cas avec atteinte bulbo-spinale sans difficulté respiratoire importante ou notable, comprenant les cas « bulbaires » quasi purs, à savoir le type limité au facial ou au voile du palais, le type pharyngé ou laryngé peu grave, ete.Cependant si une de ces paralysies était associée a une atteinte assez marquée des muscles des extrémités, on classifiait de tels cas parmi les bulbaires, mais dans un groupe & prédominance spinale.Le terme de poliomyélite « bulbaire » est consacré tel que dans la littérature médicale (6) quoique du point de vue neurologique il ne soit pas exact.On s\u2019en sert en fait pour indiquer une atteinte du tronc Forme Forme Forme méningée spinale bulbo-spinale Décès 1 29 8 \u2014 1 10 6 1 1 12 3 \u2014 type I, les indications thérapeutiques majeures ainsi que le nombre des décès ont été proportionnellement plus nombreux.Quant aux formes encéphalitiques et de Landry- Guillain-Barré, elles étaient très peu nombreuses et leur discussion ici nous conduirait trop loin de l\u2019idée principale de ce rapport.Elles sont incluses parmi les autres formes.Sur le nombre de 368 patients de poliomyélite observés à l\u2019Hôpital Sainte-Justine, 71 avaient reçu une ou plusieurs doses de vaccin Salk.Vu le programme de vaccination intensif, lors de l\u2019épidémie, 38 patients avaient reçu une dose de vaccin, 17 avaient reçu 2 doses et 16 avaient reçu 3 doses.Parmi les vaccinés, 3 cas ont fait une infection à virus Polio type III, tandis que tous les autres sont dus au virus Polio type I.Les vaccinés ayant reçu 3 doses représentent 4.33% du total des cas de poliomyélite; ceux ayant reçu 2 doses représentent 4.6% ; alors que ceux ayant reçu une dose représentent 10.3%.Le tableau no II nous donne pour les vaccinés en plus du groupement par nombre d\u2019injections de vaccin reçues, la provenance L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 MARTINEAU er LAFONTAINE: INFECTIONS A ENTEROVIRUS 1207 INCIDENCE DES CAS DE POLIOMYELITE EN 1959 368 CAS No.de cas wm wu Total (polio) 48 \u2014 Polio I 4 4 _ 5 == Polio III 40 A o\u2014\u2014e Coxackie Bg 36 i» 32 J e 28: 24\u2014 20- 6 A 124 - ol 4] ot + *, 04 Ou, mm: came cames ss * RTL Ns SRT Nm\u201d po *, IT T TRg815 [12T19]26 [2 T9 ]16 [23 [3016 [13 [2012714 [a 1812571 1 1 Jan.Fév.Moi Juin Juillet Août Septembre Octobre Nov.Déc.Figure 1.INCIDENCE SELON L'AGE DES CAS DE POLIOMYELITE EN 1959 368 CAS No.de cas wna Total (polio) 44 \u2014 Polio I 404 = en, ==: Polio IIT J IR § % e\u2014\u2014e Coxackie Bs 3 2 - i > 5 28 7 : = ot 244: 2043 \u201cÀ | 6 3 I 24 = 8 J as WX ot \u201cJ 4 1.N a v -r ow + \u2019 =, = =, a ot O dl.% (RRENNNN] | [23 |415|6|7/|8 [9 [10 | 1 | 12 [13 [14 [15 Ji6 | 17 [18 [19 | 24 et + Âge Figure 2. 1208 de ces malades ainsi que le degré de sévérité de l\u2019infection.Chez les vaccinés, il y eût un décès, concernant un patient ayant reçu 2 doses de vacein.L\u2019épidémie de poliomyélite de 1959 nous démontre dans la figure no 1 que le grand nombre des patients atteints se situent entre le 26 juillet au 13 septembre 1959 avec un maximum de cas, pour la semaine du 9 août, soit 45 cas.Cette figure indique aussi, la répartition dans le temps des Infections poliomyélitiques du type I et III.La figure no 2 nous donne, d\u2019autre part, le groupement par âge des patients atteints de poliomyélite.CAS DOUTEUX Ce groupe comprend l\u2019étude de 48 cas ayant présenté pour la plupart, soit un liquide céphalo-rachidien pathologique, soit une irritation méningée avec MARTINEAU er LAFONTAINE: INFECTIONS A ENTEROVIRUs L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 tion lombaire; l\u2019un âgé de 5 ans à ponction lombaire négative et ayant reçu 3 doses de vaccin, présentait une pleurésie interlobaire enkystée, avec raideur de la nuque.Les anticorps étaient les suivants: Polio I et III: 0-0; Polio II 1/79 - 1/112.Un cas âgé de 20 mois, ayant reçu 2 doses de vaccin, aurait présenté des convulsions et une raideur de la nuque et de la colonne, avec ponction lombaire contenant un taux de protéines à 59 mgm %.A la radiographie, il y avait une petite infiltration bronchique et péri-bronchique à la base droite.Ses anticorps poliomyélitiques étaient pour Polio I et III; 0-0; Polio II 1/46 - 1/128.Enfin un cas âgé de 17 ans ayant reçu 2 doses de vaccin et présentant les anticorps suivants: Polio I 1/12 - 1/16, Polio II 1/81 - 1/361, Polio III 1/2048 - 2048 accusait une douleur à la colonne vertébrale TapLEaU III AUTRES CAS, NON INCLUS, DANS L\u2019ÉTUDE DE POLIOMYÉLITE AVEC ISOLEMENT NÉGATIF POUR LES VIRUS.Recherche d'anticorps 1 \u2014 Augmentation pour type II 6 1 2 1 2 \u2014 Absence anticorps ou titre plus bas que 10 9 0 1 1 3 \u2014 Anticorps stables pour 3 types 14 2 3 6 4 \u2014 Pas de recherche anticorps 19 1 5 4 * 1 cas a présenté boiterie.No.de cas vaccinés avec No.cas 1 dose 2 doses 3 doses L.C.R.Raideur Faiblesse Douleurs Pathol.Diarrhée patho** nuque et transitoire abdomin.pulmonaire dos membres 1/3 3 1 3 5 1 6/9 4 3* 1 0 2 9/13 13 5 9 0 3 5/12 11 8 13 0 5 #4] iquide céphalo-rachidien pathologique = protéine plus élevé que 55 mgm % ou/et cellules augmentées.ou sans faiblesse transitoire des membres.Le tableau no III nous présente ces cas qui sont demeurés négatifs pour la recherche des virus dans le lavage de gorge et les selles.Le premier groupe, comprenant 6 cas, nous laisse soupçonner, d\u2019après les anticorps, une infection par le virus poliomyélitique type II.Cependant, 5 cas présentaient une pathologie pulmonaire; l\u2019un âgé de 6 ans avait une augmentation double pour les anticorps type II et stable pour les types I et III; son frère âgé de 4 ans, aussi présentait une pathologie pulmonaire franche, avec anticorps pour Polio II 1/46 - 1/723 et stable pour Polio I et III.Ces deux cas n'avaient pas été vaccinés.Un autre cas de 4 ans, ayant reçu une dose de vaccin présentait une infiltration péri- bronchique marquée à la base pulmonaire droite avec des hémagglutinines froides négatives et des anticorps pour Polio II 1/52 - 1/512 et stable pour Polio I et ITI.Les 3 derniers cas ont eu une ponc- et une faiblesse des 2 jambes.Une seule ponction lombaire était normale.Le deuxième groupe au nombre de 9 cas comprend des méningites aseptiques avec recherche négative pour les virus et absence d\u2019anticorps neutralisants pour les 3 types de poliovirus ou du moins à un taux très faible.Malheureusement, la recherche des anticorps neutralisants pour le virus Cox- sackie B; n\u2019a pas été pratiquée.Ces patients ne sont pas des poliomyélitiques, mais sont probablement des cas de méningites aseptiques dues au virus Coxsackie B; à cause de l\u2019épidémicité de celui-ci à cette période.Aussi dans le tableau III, nous retrouvons 14 cas avec des anticorps stables pour les 3 types de virus poliomyélitiques et la majorité de ces patients ont reçu une ou plusieurs doses de vaccin Salk.Ces cas de méningites aseptiques, avec isolement négatif pour les virus, ne sont probablement pas des L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 poliomyélites; l\u2019étiologie à virus Coxsackie B; n\u2019est pas à rejeter.Quant aux 19 autres cas avec isolement négatif et sans recherche d\u2019anticorps pour les 3 types de poliovirus, les signes cliniques sont suggestif de méningites aseptiques.Un certain nombre parmi les non-vaccinés peuvent être des cas de poliomyélite, mais il y a sûrement des cas d\u2019étiologie à entérovirus autres qu\u2019à poliovirus.dans ce groupe.CAS D\u2019ÉTIOLOGIE DIVERSE Lors du relevé des cas de poliomyélite nous avons retenu 30 cas, où des analyses virologiques soit par culture ou sérologie, ont été exécutées et dont le diagnostic final était très éloigné de celui de la poliomyélite.On peut diviser ce groupe de 30 en deux classes.L'une comprenant 18 cas, avec cultures des selles et de la gorge négatives et avec absence d\u2019anticorps pour les 3 virus de la Polio.Les diagnostics finaux de ces cas sont: 2 cas de méningites à Hemophilus Influenzae; 1 cas de paralysie faciale de Bell; 3 cas d\u2019infection des voies respiratoires avec convulsions; 1 cas de corps étranger; 2 cas d\u2019arthrite toxi-infectieuse; 2 cas de paralysie cérébrale; 1 cas d\u2019hémiplégie gauche, 1 cas de méningite aseptique post-varicelle; 2 cas d\u2019encéphalite; 1 cas de Guillain-Barré; 1 cas d\u2019intoxication & aminophylline; 1 cas avec des vésicules sur la peau.L\u2019autre classe, au nombre de 12, avec cultures de la gorge et des selles négatives mais avec taux stables d\u2019anticorps pour un ou plusieurs types de poliovirus et dont 4 cas n\u2019avaient aucun anticorps pour le virus Polio I, avaient les diagnostics suivants: 1 cas de Werdnig-Hoffmann; 2 cas d\u2019infection respiratoire avec convulsions; 1 cas de stomatite herpétique; 1 cas de diphtérie; 1 cas de malformation de l\u2019arc postérieur de l\u2019Atlas; 1 cas de méningite aseptique avec zona: 1 cas de psychose; 2 cas d\u2019épilepsie; 1 cas de Salmonellose; 1 cas de polynévrite.Dans ce dernier groupe, il y avait 2 individus ayant reçu 3 injections de vaccin Salk, 1 avait reçu 2 injections et 1 seul avait reçu 1 seule injection.INFECTIONS À COXSACKIE B; Durant l\u2019année 1959, nous avons isolé le virus Coxsackie B; chez 59 patients; la recherche de ce virus à partir des matières fécales fut positive dans 57 cas, tandis que la recherche à partir du lavage de gorge le fut dans 12 cas.La sérologie, c\u2019est-à-dire, la recherche des anticorps neutralisants, nous a permis d\u2019inclure 4 autres cas dans cette étude.Parmi ces 63 patients, 37 MARTINEAU er LAFONTAINE: INFECTIONS A ENTÉROVIRUS 1209 n\u2019avaient pas reçu la vaccination anti-poliomyé- litique; les 26 autres se répartissaient de la façon suivante: 16 avaient reçu 3 doses; 3 avaient reçu 2 doses et 7 n\u2019avaient reçu qu\u2019une dose.TaBLEAU IV PRÉSENCE D\u2019ANTICORPS NEUTRALISANTS POLIOMYÉLITIQUES PARMI LES CAS DE COXSACKIE Bs.No.cas Polio Polo II Polio III Vaccinés .8 8 7 5 8 0 0 0 Non vaccinés | 6 0 6 0 11 8 10 5 La recherche des anticorps neutralisants pour les virus poliomyélitiques fut exécutée chez 33 patients (tableau IV).D\u2019autre part, la recherche des anticorps neutralisants pour le virus Coxsackie B; chez 23 patients, nous donna la répartition suivante: chez 7 patients, il y elit apparition d\u2019anticorps dans le deuxiéme sérum avec absence dans le premier sérum; chez 7 autres patients, il y cût une augmentation de 4 fois du taux des anticorps dans le deuxième sérum par comparaison au premier sérum; tandis qu\u2019il y eût taux stable d\u2019anticorps chez 9 autres patients.Dans la figure III, nous avons groupé les symptômes observés chez ces 63 patients.On note, en dehors de la fièvre, la fréquence élevée de pharyngites, de troubles méningés; céphalée, vomissements, raideur et douleur du dos et de la nuque et aussi, des myalgies soit abdominales, les plus fréquentes, soit thoraciques.On note en plus quelques cas avant présenté des convulsions.PARALYSIE L\u2019étude de l\u2019atteinte musculaire est intéressante dans les infections à Coxsackie.Parmi les 63 cas observés, 4 cas ont attiré notre attention.Deux d\u2019entre eux, doivent être éliminés, car l\u2019étiologie est due à d\u2019autres causes.Dans l\u2019un des cas, il s\u2019agit d\u2019un enfant de 4 ans qui a présenté 6 semaines auparavant, de la fièvre avec boîterie; à l\u2019arrivée à l'hôpital, son membre inférieur droit est atrophié et les réflexes ostéo-tendineux sont absents.On isole un virus Coxsackie Bs des selles de cet enfant et les anticorps neutralisants recherchés sur une paire de sérums, sont 1/178 - 1/178 pour Coxsackie B; et 1/512 - 1/512 pour Polio I, avec absence d'anticorps pour Polio II et III; il s\u2019agit fort probablement dans ce cas d\u2019une atteinte poliomyélitique du type I avec infection inapparente plus ou moins récente à Coxsackie B;.Dans l\u2019autre cas, il s\u2019agit d\u2019un enfant de 2 ans, qui présente depuis 1210 3 semaines une claudication et parésie de la jambe droite sans épisode thermique d\u2019après le questionnaire.Il souffre de constipation depuis 115 mois et à l'examen on note de la raideur de la nuque et de la colonne.Le liquide céphalo-rachidien contient 12 cellules, avec 234 mgr.% de protéines et 73 mgr.% de glucose.On isole un virus Coxsackie B; des selles; la recherche des anticorps sur une paire de sérums est négative pour les 3 virus de la polio et positive à 1/256 - 1/355 pour le virus Coxsackie Bs.Devant une aggravation de l\u2019état du patient, on pratique une seconde ponction lom- COXACKIE Bs SYMPTOMES OBSERVES CHEZ 63 % 60 - 55 - 50 4 45 - 40 A 357 307 25 20 - 154 1 01 5 04 = 10,000 Nuque Vomissement Faiblesse Pharyngite Diarrhee Cephalee Leucocytose MARTINEAU er LAFONTAINE: INFECTIONS A ENTEROVIRUS v Q oO Douleur L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 commencé à boîter de la jambe droite.A l\u2019admission, le patient ne présente pas de raideur de la nuque et de la colonne vertébrale, il présente une hypotonie des deux jambes, et il ne peut se tenir sur ses jambes.Le liquide céphalo-rachidien est clair; il contient 18 cellules avec 53 mgr.% de protéines et 55 mgr.% de glucose.La recherche des anticorps s\u2019est révélée négative pour les virus poliomyélitiques, mais à partir des selles, il y eût isolement du virus Coxsackie B; avec présence d\u2019anticorps au taux de 1/178 - 1/1412 dans la paire de sérums.Lors de son congé, après 17 jours d\u2019hospi- PATIENTS Thorax Abdomen membre Paralysie Encephalite Myocardite Paralysie Autre cause Spasme Convulsion Figure 3.baire qui revient avec 2280 mgr.% de protéines.Un myélogramme nous montre que l\u2019air s\u2019arrête au niveau de la 1ère vertèbre lombaire.Une laminectomie est exécutée allant de D,1 à Le; on trouve une tuméfaction gris-rosé, compatible avec le diagnostic de gliome?Cet enfant aurait fait comme le précédent une infection inapparente & Coxsackie Bs.Cependant, deux cas ont présenté des atteintes musculaires dues au virus Coxsackie Bs.Dans le premier cas, il s\u2019agit d\u2019un enfant âgé de 2 ans, qui a présenté une semaine auparavant un état grippal avec rhinorrhée; deux jours plus tard, l\u2019enfant a talisation, cet enfant présente une très légère boiterie droite sans déformation.Dans l\u2019autre cas, il s\u2019agit d\u2019un enfant de 18 ans, qui a présenté 3 jours avant son admission, de la fièvre avec douleurs localisées au dos, à la nuque et au creux épigastrique, accompagnées de nausées.À l\u2019arrivée à l'hôpital, il est pyréitque, anorexique.La gorge est hyperhémiée; il y a spasme et douleur à la colonne cervico-dorsale.Les réflexes ostéo- tendineux sont diminués au membre inférieur gauche.Le liquide céphalo-rachidien présente 3 cellules, 43 mgr.% de protéines et 54 mgr.% de glu- MARTINEAU gr LAFONTAINE: .Un virus Coxsackie Bj est isolé des selles: jeu reusement, une seule ponct:on lombaire et 1 sérum sont obtenus et l'enfant quitte l\u2019hô- près un séjour de 4 jours.Lorsqu'il est revu mois plus tard, il présente une très légère se des deux membres inférieurs sans défor- ENCÉPHALITES inq cas ont présenté des atteintes encéphali- ques parmi les patients retenus dans cette étude.\u2018ler cas: Un enfant de 6 mois qui présente le patin de son admission à l\u2019hôpital, une diarrhée erdâtre puis de la fièvre à 106° F.Le liquide céphalo-rachidien révèle 7 cellules avec 124 mgr.% \u20ac protéines et 123 mgr.% de glucose.L\u2019électroencéphalogramme révèle de légers signes de dvsfonc- tion dans les régions postérieures de la tête.Les iticorps vis-a-vis les virus poliomyélitiques sont absents et on 1sole un virus Coxsackie Bj; a partir du lavage de gorge et des selles de ce patient.Malheureusement, les anticorps Coxsackie n'ont pas été recherchés.2e cas: Il s s\u2019agit d\u2019une fille de 215 ans qui a présenté 15 jours avant son admission, un épisode fébrile avec céphalée d\u2019une durée de 5 à 6 jours.Puis dans la suite, l\u2019enfant est devenue irritable et n a noté un changement du caractère et des tremblements involontaires des membres et de la tête, vec difficulté à la marche.A l\u2019admission, l\u2019enfant ne peut se supporter sur ses jambes; le liquide halo-rachidien est normal ainsi que l\u2019électroencé- alogramme.On isole un Coxsackie B; des selles ivec absence d\u2019anticorps poliomyélitiques; un taux e 1/178 - 1/178 pour les anticorps neutralisants sackie Bj.Le diagnostic clinique posé fut celui axie cérébelleuse aiguë post-infectieuse; à la ie, il y avait amélioration de la démarche et la éventuellement récupéré lente a Je cas: Il s\u2019agit d\u2019un enfant de 7 ans ayant pré- nté le matin de son hospitalisation, de la fièvre compagnée de nausées et de vomissements avec fortes douleurs abdominales vagues.Il existe ne douleur et raideur de la nuque.Durant l\u2019après- idi, l'enfant est très agité, présente de la céphalée dl a des cauchemars durant son sommeil.Il est XIeux et présente aussi des tremblements légers s membres.Le liquide céphalo-rachidien contient llules avee 38 mgr.% de protéines et 69.5% glucose.On isole un virus Coxsackie B; des Îles Les anticorps poliomyélitiques sont présents stable et faible pour les 3 types, l\u2019enfant u une dose de vacein Salk.D\u2019autre part, les INFECTIONS À ENTÉROVIRUS 1211 anticorps Coxsackie B; sont à 1/16 dans le ler sérum et 1/355 dans le 2e sérum.4e cas: Il s\u2019agit d\u2019un enfant de 115 an, prématuré de 8 mois avec cyanose à la naissance.L'enfant aurait présenté des convulsions à l\u2019âge de 14 mois lors d'un épisode fébrile.Huit jours avant son hospitalisation, il fait de la fièvre et présente 2 crises convulsives latéralisées à 6 jours d\u2019intervalle.A l'arrivée à l'hôpital, l\u2019enfant est pyrétique, somnolent, ne réagissant presque pas aux stimuli extérieurs.Il existe une pharyngite et une otalgie bilatérale.Le liquide céphalo-rachidien contient 16 cellules avec 48 mgr.% de protéines et 64 mer.% de glucose.Par la suite, on note une hémiplégie droite à peu près complète.L\u2019électroencéphalogramme démontre des signes de souffrance cérébrale à l'hémisphère gauche avec diffusion à l\u2019hémisphère droit.On isole chez ce patient, un virus Coxsackie Bs, mais malheureusement, un seul sérum reçu n\u2019a pas été analysé; cependant, l\u2019enfant a reçu le vaccin Salk.A l\u2019exametn, 115 mois plus tard, l\u2019enfant peut se tenir debout, mais il se sert peu de sa main droite.Dans le questionnaire de ce patient, on relève une opération pour angiome à la région orbitaire supérieure gauche à l\u2019âge de 6 mois.ôe cas: Il s\u2019agit d\u2019un enfant de 445 ans n\u2019ayant pas reçu le vaccin Salk.Quinze jours avant son hospitalisation, l\u2019enfant devenait plus faible de sa jambe gauche et trébuchait.Il y a 7 jours, apparition d\u2019une pharyngite avec 104° de température, après un gros « coup de soleil ».L'enfant présenta alors aussi de la céphalée, des douleurs dorso-lombaires et abdominales; la faiblesse de la jambe gauche s\u2019accentue et le bras gauche semble faible.À l\u2019admission, il existe une pharyneite avec rhinorrhée.Le liquide céphalo-rachidien est normal et la formule blanche est à 7,350.On isole un virus Coxsackie B; et il existe des anticorps stables à 1/361 pour le virus poliomyélitique type II avec absence d\u2019anticorps pour les 2 autres types.Il n\u2019y eût pas de recherche pour les anticorps Coxsackie B;.Dans la suite, l\u2019enfant présente 3 crises convulsives et est réadmis à l\u2019hôpital 4 mois après sa lère hospitalisation.A l\u2019électroencéphalogramme, on note une souffrance cérébrale sévère aux régions temporale et pariéto-occipitale droites sans activité ¢pileptique.Un pneumoencéphalogramme révèle une atrophie corticale diffuse à droite avec attraction légère des ventricules latéraux.L\u2019enfant présente une légère spasticité de la jambe et du bras gauches.Il marche le pied en varus et la jambe en rotation interne et il présente des mouvements choréo-athétosiques. 1212 Dans le tableau V, nous avons réparti les 63 cas suivant les symptômes observés.Il y eût 41 cas avec symptômes méningés dont 9 cas présentaient des douleurs abdominales ou thoraciques.Le liquide céphalo-rachidien fut trouvé normal dans 16 de ces cas.Dans les cas où le liquide céphalo-rachidien fut trouvé pathologique, on note un taux de protéines en bas de 100 mgr.% pour la grande majorité des cas, sauf pour quelques enfants en bas d\u2019un mois où le taux le plus élevé fut de 150 mgr.% de protéines.Un cas a présenté 234 mgr.% de protéines, mais il y avait alors une tuméfaction (gliome) au niveau de la moelle entre D, et Lu.Quant aux cellules, un seul cas a présenté des cellules supérieures à 1,000 éléments; dans la plupart des cas, les cellules se situaient en bas de 300 éléments.MARTINEAU er LAFONTAINE: INFECTIONS À ENTÉROVIRUS L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 douleurs à l\u2019hémithorax gauche; ces douleurs spontanées étaient aggravées par la respiration forcée.En plus de la céphalée, elle a présenté de l\u2019anorexie.A l\u2019admission, on note une rétraction intercostale de l\u2019hémithorax gauche.L\u2019électrocardiogramme présente des signes d\u2019atteinte myocardique.À la radiographie, on note une augmentation du volume cardiaque.On isole dans ce cas, un Coxsackie B; avec présence dans un sérum tardif d'anticorps Coxsac- kie Bs; au taux de 1/708; l\u2019enfant avait reçu 3 doses de vaccin Salk.En nous rapportant à la figure no 1, on peut suivre l\u2019évolution dans le temps de l\u2019épidémie de Coxsackie Bj.Il est surprenant de noter que l\u2019allure de la courbe est superposable à l\u2019apparition TABLEAU V TYPES D\u2019INFECTIONS OBSERVES AVEC PRESENCE DE COXSACKIE Bs.0 à 6 mois 6 mois à 3 ans LCR.: + 4 Méningite aseptique | LCR.=0 1 simple 0 Pleurodynie: associée à PA .LCR.+ 0 méningite aseptique LCR O 0 Myocardite 0 Encéphalite 0 Maladies: indifférenciées ou inapparentes.1 * 1 cas de mononucléose infectieuse concomitant, ** 1 cas de coup de soleil?*+* 1 cas de gliome (concomitant *kk 1 cas de séquelle de polio, On note aussi dans ce tableau un enfant de 6 ans, ayant donné un isolement positif pour Coxsackie Bs A parttir des selles et présentant un test de Paul Bunnell positif à 1/224; lesquels anticorps furent complètement absorbés par les hématies de bœuf et demeurèrent inchangés après absorption par les reins de cobaye.Cet enfant aurait présenté deux semaines avant son hospitalisation, un mal de gorge - avec adénopathie cervicale bilatérale, accompagnée d\u2019anorexie, vomissements, douleurs abdominales, puis de céphalée, de douleurs au dos et à la région lombaire.A l\u2019admission, il existe une pharyngite et des adénopathies cervicales et inguinales, avec fièvre et sensibilité à l\u2019hypocondre droit.Parmi ce groupe, nous avons eu un enfant de 10 ans qui présentait un frottement à la base pulmonaire gauche d\u2019origine péricardique.Vingt jours avant son hospitalisation, elle avait ressenti des 3 ans à 5 ans 6 ans à 10 ans 10 ans et plus 7 2 4 3 6 0 3* 2 0 1 7 3 0 2 1 2 0 1 2 1 0 0 0 1 2 1%* 1 9x D des 1 des cas de poliomyélite.D\u2019autre part, dans la figure no 2, on donne l\u2019incidence des infections à Cox- sackie B; selon l\u2019âge.CAS D\u2019ÉTIOLOGIE À COXSACKIE AUTRE QUE Bj Nous avons reçu un enfant de 8 ans ayant présenté de la fièvre et des vomissements avec perte | de connaissance.A l\u2019examen on dépista une péri- cardite avec tachycardie sinusale sans troubles myocardiques.Il n\u2019y a pas eu d\u2019isolement de virus Coxsackie, mais les anticorps pour Coxsackie B4 étaient les suivants: 1/4096 - 1/5623 et pour Bs 1/1413 et 1/2048 et négatif pour Coxsackie Bj, Ba, Bs.Un autre cas de 2 ans présentait une tachycardie sinusale avec atteinte myocardique accompagnée de fidvre.L\u2019isolement de virus fut négatif, mais l\u2019examen sur un seul sérum a donné pour Coxsackie ine A a - a a.\" = L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 B» 1/128 et pour B4 1/11 et négatif pour B,, Bs, Ba.Un cas de 4 ans d'isolement positif de Coxsackie B» des selles avec anticorps 1/11 et 1/64 a présenté de la fièvre accompagnée de rhinorrhée, de pharyngite et de douleurs abdominales Un cas de 6 ans d\u2019isolement positif de Coxsackie Bs4 des selles et du lavage de gorge, sans recherche d\u2019anticorps, a présenté de la fièvre avec douleurs thoraciques, céphalée, pharyngite, vomissements, anorexie, puis douleurs à la nuque et aux jambes.Le liquide céphalo-rachidien d\u2019autre part était normal.Il fut noté des petites vésicules au palais mou.Un autre cas de 3 ans d'isolement positif de Coxsackie By des selles et du lavage de gorge a présenté des douleurs abdominales; de la fièvre avec pharyngite; l\u2019abdomen était de type chirurgical.Il n\u2019y eût pas de recherche d\u2019anticorps chez ce patient.Enfin, chez 3 patients, on a pu mettre en évidence chez les souriceaux, les virus Coxsackie A; chez un cas âgé de 19 mois, il s\u2019agissait d\u2019une hémiplégie droite.Chez un autre cas de 7 ans, il s\u2019agissait de céphalée, de troubles d\u2019équilibre, d\u2019étourdissements, de douleurs abdominales, de vomissements et de raideur au dos.Le liquide céphalo-rachidien présentait 33 cellules.Chez le dernier cas âgé de 214 ans, il s'agissait de lésions buccales et des gencives avec fièvre.Dans ce dernier cas, la fixation du complément pour l\u2019Herpès fut négative sur les 2 sérums.VIRUS « ÉCHO » Des virus « Echo » ont été isolés 19 fois durant l\u2019année 1959.Echo 14: Pour ce qui est des virus Echo 14, ils furent isolés 7 fois.Deux de ces patients, âgés respectivement de 3 ans et 9 mois, ayant reçu une seule injection de vaccin Salk quelques jours avant l'apparition de leurs symptômes, ont présenté les anticorps neutralisants poliomyélitiques suivants: absence d\u2019anticorps pour Polio II et III et 1 /256 - 1/91 et 1/64 - 1/128 pour Polio I.Il y eût dans un de ces cas, absence d\u2019anticorps sur 2 sérums pour Echo 14 et dans l\u2019autre cas, un titre nul dans le ler sérum et 1/14 dans le 2e sérum.Ces patients ont présenté, l\u2019un, une paralysie du bras gauche et des muscles abdominaux, et l\u2019autre, une paralysie des 2 membres inférieurs.Par conséquent, ces 2 cas sont fort probablement des cas de poliomyélite.Les o autres cas, où il y a eu isolement d\u2019Echo 14, n\u2019ont pas eu de recherche pour les anticorps neutralisants correspondants.Un cas, âgé de 214 ans, présentait MARTINEAU Er LAFONTAINE: INFECTIONS À ENTÉROVIRUS 1213 des vésicules sur la muqueuse buccale, la langue et les gencives et un virus herpétique fut isolé des sécrétions buccales.Un autre cas âgé de 21, ans présentait de la fièvre avec diarrhée, vomissements ainsi qu\u2019une pharyngite et rhinorrhée.Les 3 autres cas ont présenté des signes de méningite et la ponction lombaire pratiquée chez deux d\u2019entre eux, montra une augmentation des cellules seulement.L'un âgé de 21 ans présenta une pharyngite avec fièvre, vomissements et convulsions.Il n\u2019y eût pas de ponction lombaire dans ce cas et son hospitalisation fut de 4 jours.Le deuxième âgé de 10 ans, présenta de la fièvre avec douleurs cer- vico-dorsales; il y eût aussi de la douleur et de la faiblesse au niveau des deux jambes.Les anticorps poliomyélitiques furent les suivants: Polio I 1/91 - 1/46; Polio II 1/16 - 1/16; Polio III 1/46 - 1/64.Ce patient avait déjà reçu 2 injections de vaccin Salk.Enfin, le 3e patient âgé de 4 mois présenta de la fièvre avec irritabilité et anorexie.Le liquide céphalo-rachidien contenait 252 cellules.Comme condition associée, ce patient présentait une hydronéphrose bilatérale.Echo 6: Nous avons isolé le virus Echo 6 chez 5 patients.Parmi eux, il n\u2019y eût aucun cas de paralysie ni de parésie.Trois patients ont présenté un liquide céphalo-rachidien pathologique, avec augmentation des cellules et des protéines.Les symptômes cliniques étaient de la fièvre, des vomissements avec douleurs et raideur franche à la nuque.L'un âgé de 41/5 ans présentait en plus, de la somnolence et des douleurs abdominales à l\u2019hypocondre gauche; l\u2019autre âgé de 9 ans présentait des algies aux membres inférieurs et avait un titre d'anticorps neutralisants Echo 6 à 1/32 - 1/32; enfin, le troisième âgé de 8 ans, se plaignait de douleurs aux mollets avec signe de tripode positif; il avait comme taux d'anticorps 0-1/44.Ces trois patients présentaient des anticorps à taux stable pour les 3 types de virus poliomyélitiques.Les deux autres patients ont eu un liquide céphalo-rachidien normal; l\u2019un âgé de 214 ans a présenté une pharyngite avec fièvre, diarrhée et convulsions.L'autre âgé de 7 ans a présenté une pharyngite accompagnée de fièvre, vomissements et douleurs abdominales.Echo 9-18-17: T1 y eût 1 cas avec isolement d\u2019Echo 9; ce patient a présenté de la fièvre, céphalée avec douleurs et faiblesse des 2 membres inférieurs ainsi que douleur à la région thoracique droite; puis est apparue une douleur à la nuque.À l\u2019électroencéphalogramme, on démontra une dysfonction diffuse légère.Les anticorps Echo 9 neu- 1214 tralisants furent 1/45 - 1/45.Ce patient présentait en plus une pyélo-néphrite à E.coli.Il avait reçu 2 injections de vaccin Salk et les anticorps, pour la polio, n\u2019étaient pas plus élevés que 1/32.Il y eût 2 cas d'isolement d\u2019Echo 18 chez deux frères dont l\u2019un avec anticorps 1/12 - 1/128 et l\u2019autre 1/32.Tous deux ont présenté un gonflement des parotides et chez l\u2019un d'eux, la fixation du complément avec l\u2019antigène oreillon viral a donné 0 et 1/128 et fut cependant négatif chez le 2ième.Il semble que ces 2 enfants ont présenté une infection simultanée, inapparente à Echo 18 et clinique à Oreillons.Chez l\u2019un de ces enfants, on note au dossier des selles diarrhéiques durant une journée.Echo 17: Chez deux enfants cn a isolé un Echo 17 avec liquide céphalo-rachidien pathologique.L\u2019un de ces enfants, Âgé de 7 ans présentait de la fièvre, vomissements, céphalée, douleur et raideur cervico-dorsale ainsi que douleurs abdominales.L'autre âgé de 7 mois, présentait de la fièvre, vomissements, pharyngite, raideur cervico-dorsale avec sécrétions abondantes dans la gorge et difficulté respiratoire, et un rythme cardiaque à 190.On a craint une paralysie du diaphragme.Les anticorps contre les 3 virus poliomyélitiques chez cet enfant de 7 mois étaient absents, et pour l\u2019Echo 17: 1/11 - 1/89.Echo 10: Enfin, nous avons isolé l\u2019Echo 10, c\u2019est- à-dire Réovirus chez un enfant de 314 ans.Le liquide céphalo-rachidien était pathologique quant aux cellules et les protéines étaient légèrement augmentées.L'enfant aurait présenté un coryza avec céphalée, nausée, raideur du cou, perte de l\u2019équilibre et faiblesse des jambes.Lors d\u2019une hospitalisation subséquente, l\u2019enfant présentait, une déviation à gauche de la commissure labiale, une démarche hésitante, un peu ataxique, un tonus musculaire diminué à gauche et des réflexes vifs de ce côté.Sa tête était déviée à gauche.Les anticorps neutralisants Echo 10 étaient les suivants: 1/512 - 1/1024.Enfin, chez un cas d\u2019épiglottite à hémoculture positive pour Hémophilus influenzae type B, on a isolé un Coxsackie A, des selles.Conclusion et résumé Autrefois, de nombreuses maladies étaient étiquetées virales sans que le clinicien puisse arriver ou obtenir un diagnostic plus précis.Dans ces cas, ce diagnostic était posé après avoir éliminé les autres agents infectieux connus, à savoir les bactéries, les champignons et les parasites.MARTINEAU er LAFONTAINE: INFECTIONS À ENTÉROVIRUS l\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 Encore aujourd\u2019hui, il n\u2019existe pas de traitement spécifique pour les maladies virales.Cependant, la culture des virus sur cellules vivantes au laboratoire est devenue une pratique courante et on peut préciser l\u2019étiologie exacte de ces infections qui sont d\u2019une fréquence assez élevée dans la clientèle médicale.Si l\u2019isolement des virus ou la détection d\u2019une montée dans les anticorps peuvent être accomplis au laboratoire au bout d\u2019un laps de temps assez long; d\u2019autre part l\u2019allure épidémique de nombreuses infections virales permet au clinicien, une utilisation encore intéressante des renseignements obtenus à la suite d\u2019enquêtes vitclogiques.Bien entendu, le premier patient atteint sera guéri lorsque le résultat parviendra au médecin, mais ce dernier pourra facilement, alors, discerner parmi ces malades, les nouveaux cas présentant un tableau clinique identique au premier.Cependant, il existe des groupes de virus qui possèdent une allure épidémique identique; tel est le cas des Entérovirus.Ces derniers ont la propriété de causer des infections surtout à la fin de l\u2019été et au début de l\u2019automne.En effet, lors des anciennes épidémies de poliomyélite, plusieurs cas étiquetés, comme tels, étaient en réalité des infections à virus, soit Coxsackie, soit Echo.Nous avons cru bon de relever les infections à Entérovirus rencontrées à l\u2019Hôpital Sainte-Justine en 1959.Cette étude qui porte sur 536 cas, nous démontre le rendement quasi incroyable, si on se rapporte quelques années seulement en arrière, de l\u2019utilisation des nouvelles techniques dans le domaine de la Virologie.L\u2019isolement du virus et la recherche des anticorps neutralisants, nous a permis d\u2019étiqueter 368 cas de poliomyélite; sur ce total, il y avait 323 cas de poliomyélite type I; 3 cas de type II et 30 cas de type III; 12 cas paralytiques sont demeurés de type inconnu.Cependant, pendant cette même période, nous avons décelé 63 cas d\u2019infections à Coxsackie B; (7, 8).De nombreux patients, atteints par ce virus, ont présenté des faiblesses transitoires des membres ou la maladie classique de Bornholm, mais les paralysies observées dans ce groupe sont | d\u2019un type peu grave et d\u2019une incidence très faible.La plupart présentaient un tableau clinique identique aux cas de poliomyélite non paralytique.D'autre part, un cas de péricardite à Coxsackie Bs (9) s\u2019est présenté dans cette étude.Durant l\u2019année 1959, nous avons fait un isole- L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 ment pour chacun des virus suivants: à savoir Coxsackie Bs, Bs, By.Enfin les virus Echo, les plus fréquemment rencontrés furent: Echo 14, et Echo 6.Il y eût quelques isolements de virus Echo 9, Echo 18, Echo 17 et Echo 10.Summary The epidemy of poliomyelitis which took place in the Province of Quebec during the year 1959, brought simultaneously to St.Justine Hospital, patients affected with poliomyelitis and with Coxackie Bs.A survey of 536 cases is being presented in this study which tends to show that certain groups of viruses, more particularly so the enteroviruses do follow an identical epidemical behaviour.Out of the total number precited, 368 were classified as being cases of poliomyelitis; 48 as cases of aseptic meningitis, the etiology of which has remained undetermined.Thirty patients were also recognized later on as having been affected with various illnesses such as Bell\u2019s facial paralysis or Guillain-Barré syndrome.In the great majority of cases, the poliomyelitis virus was isolated from the stool specimens.However, if the investigations done on the three stool samples sent to the laboratory gave negative results, then cultures of throat swabs were performed.Research for neutralizing antibodies done in collaboration with the Institut de Microbiologie et d\u2019Hygiéne de 1'Université de Montréal showed a complete similarity between the type of virus isolated and the antibodies detected.It was observed that the percentage of patients who presented a sharp rise In antibody titer was much higher in those from whom the first serum had been withdrawn during the first or second day of illness.During the same period of time, we have also found 63 cases of Infections due to Coxsackie Bs.A great number of patients affected with this virus have presented either temporary weakness of the superior and inferior limbs or the classical picture of Bornholm\u2019s disease.MARTINEAU er LAFONTAINE: INFECTIONS A ENTEROVIRUS 1215 The incidence of paralysis was very low and of benign type.Except for one case of myocarditis, the patients mostly offered a clinical picture which could be compared with the cases of non-paralytic poliomyelitis.Everyone of the following Coxsackie family of viruses: B:, Bs, Bs, were also isolated once and Coxsackie A, three times.Our survey also includes a study of 19 infections due to the Echo viruses mostly Echo 14 and Echo 6.BIBLIOGRAPHIE 1.KUBRYK, D.: Paralytic poliomyelitis in Canada 1959.Canada J.Pub.Health, 51: 389% (oct.) 1960.2.SACERDOTE, E.; BRIEUX, S.: Interférence entre les virus Coxsackie et de poliomyélite sur les cultures de cellules Hela.C.R.Séances Soc.Brol., 150: 2017, 1956.3.BROWN, G.C.; LENZ, W.R.; AGATE, G.H.: Laboratory data on the Detroit poliomyelitis epidemic, 1958.J .A.M.A, 127: 807 (fév.) 1960.4.LENNETTE, E.H.; SCHMIDT, N.J.: Studies on the development and persistance of complemant-fixing and neutralizing antibodies in human poliomyelitis.Amer.J.Hyg., 65: 210 (mars) 1957.5.MELNICK, J.L.: Isolation of virus and the development of neutralizing and complement-fixing antibodies in poliomyelitic patient.Ann.N.Y.Acad.Sc., 61: (4) 1005 (sept.) 1955.6.HOWE, H.A.; WILSON, JL.: Virus and Rickettsial infections in man.3e édit.Lippincott, édit., Philadelphie, 1959.7.WALKER, J.; McNAUGHTON, G.A.; McLEAN, DM.: Coxsackie Bs virus infections in children: Toronto 1958.C'an.J.Publ.Health, 50: 461 (nov.) 1959.8.RYDER, D.E.; DOANE, F.W.; ZBITNEV, A; RHODES, A.J.: Report of an outbreak of Bornholm disease with isolation of Coxsackie Bs virus: Toronto 1958.Can.J.Publ.Health, 50: 265 (juillet) 1959.9 McLEAN, D.M.; WALKER, 8S.J.; BAIN, H.W.: Coxsackie Bs virus in association with pericarditis and pleurodynia.Canad.Med.Ass.J., 79: 789 (nov.) 1958. PNEUMOTHORAX SPONTANE RECIDIVANT ! M.BEAULIEU, Institut de Cardiologie de Québec, Hôpital Laval, Sainte-Foy.On entend par pneumothorax spontané, l\u2019apparition inopinée d\u2019une collection gazeuse dans la cavité pleurale.Une brèche dans la plèvre viscérale en est la cause et du point de vue pathogénique deux processus différents en sont responsables: la rupture nécrotique par destruction et la rupture traumatique par éclatement (Fig.1).RUPTURE NECROTIQUE PAR DESTRUCTION L\u2019extension à la plèvre viscérale d\u2019un processus infectieux et nécrosant détermine une perte de substance qui établit une véritable fistule broncho- point de vue évolutif, si la fistule persiste, le poumon refuse de retourner à la paroi et on demeure en présence d\u2019un pyo-pneumothorax chronique.Si la fistule cicatrise rapidement, on observe un retour plus ou moins pénible du poumon à la paroi.On notera, cependant, qu\u2019en raison de la réaction inflammatoire, on observe rarement une récidive du pneumothorax spontané.RUPTURE TRAUMATIQUE PAR ÉCLATEMENT La brèche dans la plèvre viscérale responsable du pneumothorax spontané résulte ici de l\u2019éclate- Fig.1.\u2014 A: rupture par nécrose; B: rupture par éclatement.pleurale (Fig.1-A).Le pneumothorax spontané des tuberculeux et le pneumothorax des staphylococcies du nourisson en sont de bons exemples.Dans ces conditions, le pneumothorax est appelé symptomatique puisqu\u2019on en connaît exactement la cause.Aux signes de collapsus pulmonaire, s\u2019ajoutent un épanchement et un syndrome toxi-infectieux.Du 1.Communication au Congrès des Médecins de Langue Française du Canada, tenu à Québec les 4, 5 et 6 juin 1961.ment d\u2019une bulle emphysémateuse sous-pleurale (Fig.1-B).La fissuration de la bulle survient au cours d\u2019exercices physiques ou d\u2019efforts physiologiques comme la toux, l\u2019éternuement, le rire, l\u2019effort de défécation.Dans ces conditions.la pression dans la bulle s\u2019élève au point d\u2019en provoquer la rupture; il s\u2019agit d\u2019un véritable traumatisme expiratoire.Ce pneumothorax spontané est appelé idiopathique puisqu\u2019il se produit sur un poumon radiologique- L'Union Méd.Canada BEAULIEU: PNEUMOTHORAX SPONTANE RECIDIVANT 1217 Tome 90 \u2014 Nov.1961 ment indemne de toute altération visible (Fig.2).Du point de vue évolutif, le retour du poumon a la paroi est habituellement facile méme si on doit activer le processus par l\u2019aspiration à l'aiguille ou par le drainage pleural.Cependant, en raison de l'absence d\u2019inflammation pleurale pouvant permettre une symphyse spontanée des feuillets et en Fig.2-B.\u2014 Chez le même malade, pneumothorax spontané droit.Poumon gauche normal un an après l\u2019intervention chirurgicale de ce côté.Fig.2-A \u2014 Pneumothorax spontané gauche.raison de la multiplicité fréquente des formations bulleuses pouvant en arriver à l\u2019éclatement, on observe des récidives dans au moins 40% des cas, d\u2019où l\u2019expression classique de pneumothorax spontané récidivant.PNEUMOTHORAX SPONTANE RECIDIVANT: malades] E a Gpno de su Traitement |surveil.el Ee |g 1D.Gen.Scl -Atr E |r p Post-op L.R.M34 [ID] 2 + + + 8 mois.PL.M42 Dl 2 + + + 7 mois.PD.[M21 |D] 5 + + + 1 an.LB.(M{30|D|] 7 + + + 2 ans.TS.M32|G 6 + + + |2%ans.GHP.iM 36ID| 2 + + + 24ans.AB.M22|G] 2 + + + 3 ans.RL.M|37]D| 5 + + + 4 ans.Jp.[M 25jD| 8 + + + |S ans.M26 lal 11 : ; 7 16 ans Fig.2-C.\u2014 Chez le même malade, six ans après le traite- ment chirurgical gauche et cinq ans après l'intervention TOTAL 10cas droite. 1218 MATÉRIEL Neuf malades nous ont consuités pour pneumothorax spontané récidivant; chez l\u2019un d\u2019eux, il s\u2019agissait de récidives bilatérales en ce sens que l\u2019épisode intéressait alternativement tantôt le côté droit tantôt le côté gauche (Fig.2A et 2B).Tous nos malades étaient du sexe masculin et relativement jeunes (Tableau 1).Du poirit de vue siège, nous avons constaté une prédominance droite (7 cas).Le nombre des récidives variait de deux à onze.Bien que de sévérité variable, la douleur et la dyspnée avaient dominé la symptomatologie de chacune des attaques.A l\u2019une ou l\u2019autre, chez la plupart des malades, ces symptômes s\u2019étaient présentés de façon brutale et on avait dû rapidement recourir à une thérapeutique vigoureuse v.g.sédatif, oxygénothérapie, exsufflations à l\u2019aiguille, drainage pleural.Chez tous les malades, il s\u2019était progressivement installé un état d\u2019anxiété souvent alarmant.La crainte des récidives, leur fréquence et la difficulté plus ou moins grande de leur guérison ont amené les malades à réclamer un traitement curatif.Dans quelques cas, il a fallu aussi considérer le désir du sujet de pouvoir continuer à exercer sans risque sa profession (chauffeur de véhicule, musicien, travailleur de force) ou à s\u2019adonner à la pratique de son sport favori.BEAULIEU: PNEUMOTHORAX SPONTANÉ RÉCIDIVANT Fig.3.\u2014 A: emphysème diffus généralisé.B: Emphysème scléro-atropique.L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 TRAITEMENT Les premiers chirurgiens thoraciques ont préconisé la pleurésie d\u2019irritation comme traitement du pneumothorax spontané récidivant.A la suite de l'introduction d\u2019une substance irritante dans la cavité pleurale, on espérait une réaction inflammatoire qui se traduirait par un accollement des feuillets pleuraux avec effacement de l\u2019espace pleural.Tout a été essayé: éther, encre de Chine, nitrate d'argent, gomme arabique, formol, tale et combien d\u2019autres.La liste n\u2019est pas close.On cn essaiera d\u2019autres.Cependant, si on relève la littérature, on réalise rapidement que le nombre des échecs dépasse celui des succès.Cette pleurodèse comporte une morbidité imposante qui se traduit par de la fièvre, des douleurs vives et persistantes, un épanchement chronique évoluant vers le fibrothorax.Ces dernières lésions finissent par entanier sérieusement les réserves respiratoires, ce qui est particulièrement dangereux chez l\u2019emphysémateux.En plus de ces suites onéreuses, on a signalé des récidives du pneumothorax spontané.Pour nos dix cas, nous avons préféré la thoracotomie et un traitement étiologique dirigé contre les bulles emphysémateuses.De plus, dans tous les cas, nous avons ajouté la pleurectomie pariétale. L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 La technique d\u2019élimination des bulles a varié selon la nature des lésions rencontrées.Chez un malade, âgé de 40 ans, il s\u2019agissait d\u2019un emphysème généralisé diffus.Les bulles étaient peu nombreuses (6), dispersées sur toute la hauteur du poumon et de bonne taille (volume d'une noix à une orange) (Fig.3-A).Dans ce cas, nous avons procédé à une plicature sous surjet de façon à enfouir la bulle dans le parenchyme.Dans la plupart des cas (9), il s\u2019agissait d\u2019un emphysème scléro-atro- phique, c\u2019est-à-dire une zone cicatricielle et fibreuse autour de laquelle s\u2019étaient groupées de nombreuses petites vésicules (Fig.3-B).Dans tous les cas, ce foyer scléro-emphysémateux était unique et localisé à l\u2019apex du poumon.Dans cinq cas, l\u2019élimination des bulles a été effectuée p-r simple enfouissement sous surjet; dans quatre cas, en raison de l\u2019étendue de la lésion, nous avons préféré l\u2019excision de la zone cicatricielle (trois résections cunéiformes et une lobectomie).Le traitement des bulles étant complété, nous avons ajouté la pleurectomie pariétale dans tous les cas.Les connections de la plèvre au niveau du grillage costal et du médiastin sont bien connues.Il existe là un tissu aréolaire lâche permettant un décollement facile.Nous avons excisé la plèvre costale et médiastinale.La plèvre diaphragmatique fut laissée intacte.Les lésions étant localisées à l\u2019apex, nous n\u2019en avons pas vu la nécessité et d\u2019autre part, du point de vue fonctionnel, cette omision permettait de conserver une bonne mobilité diaphragmatique par absence d\u2019adhérence à ce niveau.Le but recherché de la pleurectomie est l\u2019accollement du poumon au grillage costo-museu- laire et au médiastin.S\u2019il n\u2019y a pas d\u2019espace virtuel, il ne peut y avoir de pneumothorax.RÉSULTATS Chez nos dix cas ainsi traités, il n\u2019y eut aucune récidive.Chez la plupart des malades, la surveillance post-opératoire s\u2019est prolongée sur une période de plusieurs années (cf.Tableau 1).Du point de vue fonctionnel, aucun malade ne s\u2019est plaint de difficultés respiratoires.Tous nos opérés ont pu reprendre leur travail habituel.L'intervention ne semble pas limiter le jeu costal ou la distensibilité pulmonaire.Il faut souligner, cependant, l\u2019impor- BEAULIEU: PNEUMOTHORAX SPONTANE RECIDIVANT 1219 tance d\u2019une ré-expansion pulmonaire précoce dans les suites opératoires immédiates.À cette fin, on ne peut surestimer la valeur d\u2019un drainage pleural rigoureusement parfait et d\u2019exercices respiratoires vigoureusement conduits.Notre malade ayant présenté de nombreuses récidives bilatérales est en parfaite condition physique cinq ans après la dernière intervention (Fig.2-C).Du point de vue de l\u2019histo-pathologie des pièces réséquées, dans trois cas 1l s\u2019agissait de fibrose d\u2019étiologie indéterminée; dans un cas, on a pu metre en évidence une séquelle tuberculeuse.Résumé et conclusions Le pneumothorax spontané récidivant est une affection des jeunes adultes du sexe mâle.L\u2019emphysème scléro-atrophique du sommet pulmonaire avec ses multiples vésicules en est responsable dans la plupart des cas.Le traitement chirurgical par enfouissement des bulles ou par résection de la zone cicatricielle et emphysémateuse est capable de prévenir la réel- dive lorsqu\u2019à l\u2019une ou l\u2019autre méthode d\u2019élimination des bulles on associe la pleurectomie pariétale.Summary Recurrent spontaneous pneumothorarx is a disease of young males.Sclero-atrophic vesicular emphysema of the lung apex is the responsible lesion in most cases.The surgical treatment in ten cases has been invagination of the bullous area or pulmonary resection.In all cases parietal pleurectomy was added.Our results do not show a single case of recurrence.The surgical procedure does not significantly alter pulmonary function.BIBLIOGRAPHIE MYERS, J.A.: Simple spontaneous pneumothorax.Dis.of the Chest, 26: 420, 1954.GAENSLER, E.A.: Parietal pleurectomy for recurrent spontaneous pneumothorax.Surgery, 102: 293, 1956.MAXWELL, J.: The production of pleural adhesions by kaolin injection.Thorax, Lon., 54: 9, 10.THOMAS, P.A, et GEBAUER, P.W.: Pleurectomy for recurrent spontaneous pneumothorax.J.Thor.Surg.35: 111 (janv.) 1958.MEYER, A.; NICO, J.P., et CARRAUD, J.: Le pneumothorax spontané non tuberculeux de l\u2019adulte et son traitement.vol.V., p.144.Masson et Cie, édit, Paris, 1958. RECUEIL DE FAITS DOUBLE TRISOMIE AUTOSOMIQUE À 48 CHROMOSOMES (21 + 18)! Jacques GAGNON,?Nathalie KATYK-LONGTIN,?Jean André de GROOT 3 et André BARBEAU.3 INTRODUCTION Les aberrations chromosomiques à 48 chromosomes concernent surtout les chromosomes sexuels.Il s\u2019agit soit de nombres constants (XX/YY Muldal et coll, XXXY Fergusson-Smith et coll, Carr et coll, XXXX, Carr et coll.) ou de mosaïques (XXXY/ XXXXY Jacobs et coll.).Il est le plus souvent question du syndrome de Klinefelter ou d\u2019arriérés mentaux ne souffrant pas d\u2019anomalie.D\u2019autres observations se rapportent à la fois aux chromosomes sexuels et aux autosomes.Elles sont caractérisées par le mélange syndrome de Klinefelter et mongolisme (Ford et coll, Lehman et coll.et Lan- man et coll.).Il existe aussi des malformations complexes combinées à des altérations des autoso- mes et gonosomes (Anders et coll.).Les aberrations purement autosomiques qui comptent 48 chromosomes sont caractérisés par le mosaïcisme (47/48 Gustavson, 46/47/48 Fitzgerald).Dans ces 2 observations, le phénotype comporte les caractéristiques du mongolisme et les chromosomes concernés sont les 21 typiques du mongolisme.Seul le patient de Gustavson possède certaines cellules qui montrent une double trisomie autosomique (21 et 19-20).Le phénotype est caractérisé par l\u2019arriération mentale, la brachycé- phalie, l\u2019œil mongoloïde, la racine du nez aplatie, la grosse langue fissurée, la laxité ligamentaire et un doigt court (auriculaire).C\u2019est donc avant tout un tableau mongoloide.Il n'y a done pas de syndrome de malformations graves qui comporte une double trisomie autosomi- que.Le cas de Fraccaro qui concerne un enfant avec malformations des organes génitaux, arriération mentale et oeil mongoloïde avait d\u2019abord été considéré comme une double trisomie pour les chromosomes 8 et 11.Après examen de la chromatine sexuelle, Fraccaro a conclu qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019aberrations gonosomiques, à XXXXY.Nous présentons un enfant affecté de malformations multiples dont les caryotypes révèlent un nombre constant de 48 chromosomes avec des trisomies pour les no.21 et 18.1.Travail subventionné par le Conseil National des Recherches (projet MA 1029).2.Laboratoire d'anatomie pathologique de l'hôpital Ste- Justine et de l\u2019Université de Montréal 3.Laboratoire des Sciences neurologiques de l\u2019Université de Montréal.Observation a) Histoire familiale La mère et le père sont respectivement âgés de 20 et 21 ans et apparemment sains.Ils ont eu une fille le 3 juillet 1960.Cette enfant se développe normalement, mais présente un faciès un peu mongoloïde avec des yeux légèrement bridés et une bouche triangulaire à lèvre inférieure saillante.Le reste de l\u2019examen, y compris les lignes de la main, paraît normal.Les parents n\u2019ont aucun lien de parenté.Du côté maternel, ils sont tous sains et intelligents.Le père provient d\u2019une famille de 8 enfants normalement conformés dont 4 sont décédés en bas âge de maladies apparemment infectieuses.2 des 4 sœurs sont vivantes et en bonne santé.Une 31ème souffre d\u2019une maladie rénale sur laquelle nous n'avons pas de détails, et la 4ième est décédée en bas âge.Le père est le seul garçon vivant de la famille.Les parents du père sont vivants et en bonne santé.Dans les autres générations, on ne relève rien de particulier.b) Histoire de la grossesse La grossesse aurait débuté en novembre 1960 et s\u2019est terminée par un accouchement prématuré le 2 mai 1961.La patiente ne s\u2019est plaint d'aucun malaise, n\u2019a contracté aucune maladie infectieuse et n\u2019a recu aucun médicament pendant sa grossesse.Elle n\u2019a pas subi d\u2019examen radiologique.Vers le septième mois cependant, elle a constaté qu\u2019elle était anormalement grosse.Dix jours avant l\u2019accouchement, elle aurait perdu environ 2 litres d\u2019un liquide incolore (hydramnios?).Puis le liquide devint jaunâtre et mal-odorant.L'accouchement s\u2019est fait sans incident, la présentation étant céphalique.ec) Histoire néonatale Après la naissance, il fallut pratiquer la respiration artificielle et donner de l\u2019oxygène, l'enfant présentant une cyanose importante.Le nouveau-né pesait 1.5 kgr.Il a vécu 8 heures.Pendant ce temps, il avait des sécrétions abondantes et présentait de la cyanose et une respiration irrégulière.d) Autopsie L\u2019autopsie a été pratiquée 17 heures après le décès.Le nouveau-né pèse 1.5 kilo.et mesure 37 \u201cee L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 cms.L'aspect général est celui d\u2019un enfant aux membres courts et au faciès simiesque- Tête.La tête et le thorax sont couverts de poils fins.Le crâne paraît rond avec un occiput aplati.La fontanelle antérieure est largement ouverte ct se prolonge par la fontanelle postérieure.Les paupières sont gonflées et tuméfiées.La racine du nez est inexistante et les yeux sont fortement écartés.Le maxillaire supérieur bombe au-dessus d\u2019un petit maxillaire inférieur.Le menton est fuyant et la bouche est surplombée par une lèvre Figure 1.supérieure qui avance en avant de la lèvre inférieure.Les oreillles sont insérées plus bas que normalement et malformées.Le tragus et l\u2019anti-tragus sont séparés par une grande échancrure horizontale.Le pavillon est recourbé vers l\u2019avant et écarté.Le lobule n\u2019existe pas.En avant du tragus, il y a 2 ou 3 petits bourgeons.Tronc.Le cou est extrêmement court et les épaules touchent presqu\u2019au maxillaire inférieur.La poitrine velue a l\u2019aspect du pectus excavatum.Les mamelons sont plats et latéralisés.L\u2019abdomen montre une petite hernie ombilicale.Le sacrum est saillant et à la place de l\u2019anus, il y a une petite GAGNON ET CoLL.: DOUBLE TRISOMIE AUTOSOMIQUE 1221 dépression.Le scrotum est peu volumineux, mais plissé.Le pénis paraît normal.Au-dessus du pénis, il existe une petite fossette triangulaire.Membres.Les membres sont courts.Les membres supérieurs s\u2019insèrent sur le tronc comme des anses de cruche, les bras sont légèrement en rota- Figure 2.tion interne et les avant-bras en pronation.Les mains sont légèrement fléchies, les doigts sont trapus, courts et légèrement palmés.Les paumes présentent un pli simien manifeste.Les membres inférieurs sont courts, les cuisses en abduction et leur face inférieure attachées au tronc présente l\u2019aspect 1222 Fig.3.\u2014 Mitose en métaphase à partir d\u2019une culture de fascia lata.\u2014 Caryotype montrant 3 chromosomes 18 et 3 chromoscomes 21.GAGNON ET Cour.: DOUBLE TRISOMIE AUTOSOMIQUE L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 d'un pterygium, (luxation probable des hanches).Les genoux sont fléchis et les jambes difformes comme s\u2019il n\u2019y avait pas de péroné.Les pieds paraissent en valgus avec une saillie importante de la malléole interne.Les orteils sont trapus et courts.Viscères.Macroscomie.L\u2019autopsie a révélé une communication interventriculaire haute (5 mm.de diamètre) et une communication interaurriculaire.Le canal artériel est béant.L'\u2019estomac présente des petites taches blanc-nâ- crées, le long de la petite courbure.Au niveau du duodénum, on remarque une petite saillie sessile à côté de l\u2019ampoule de Vater.Sur l\u2019iléon, il y à un diverticule de Meckel.Le petit intestin et le colon sont remplis de meconium.Le rectum est borgne et dilaté et ne communique ni avec la vessie ni avec l\u2019urèthre.Les testicules sont normalement conformés et intra-abdominaux.Les poumons sont denses et violacés.Les leptoméninges montrent des suffusions hémorragiques, et la substance blanche des hémisphères est parsemée de petites hémorragies surtout péri-ventriculaires.Les circonvolutions sont larges et peu nombreuses.Le reste de l\u2019autopsie n\u2019a pas révélé d\u2019anomalies- Microscopie.L\u2019examen microscopique a révélé une broncho-pneumonie au début dans le poumon droit et de l\u2019atélectasie du poumon gauche.Les réactions non-spécifiques au niveau du foie, de la rate, du thymus et des surrénales sont marquées.Les reins montrent des glomérules immatures.Dans le cortex du rein droit, 1l y a une petite malformation kystique entourée d\u2019un stroma fibreux.Les testicules sont normaux, possédant des cellules germi- nales et des cellules interstitielles.La saillie dans le duodénum est constituée par du tissu pancréatique ectopique et du tissu lymphoïde.Les taches blanches de la muqueuse gastrique sont formées d\u2019épithélium squameux de type cesophagien.L\u2019hé- mopoièse hépatique et splénique est manifeste.L\u2019examen de la muqueuse buccale n\u2019a pas révélé \u2018de corpuscule de Barr.La mort paraît attribuable à l\u2019asphyxie, à la suite de l\u2019atélectasie pulmonaire et de la broncho- pneumonie probablement secondaire à une infection du liquide amniotique.ETUDE CYTOGÉNÉTIQUE Les cultures de fibroblastes ont été obtenues à partir d'un prélèvement de fascia lata fait à la salle d\u2019autopsie.Les fragments tissulaires ont été mis en culture selon la technique recommandée par = ee 14m = Ca L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 Lejeune, Turpin et Gautier.Les cultures ont été transplantées 25 fois en 4 mois.Les mitoses obtenues sont de bonne qualité, et révèlent souvent l\u2019association des chromosomes à satellites.Nous avons fait 32 caryotypes à partir de photographies.Toutes les mitoses sans exception comptent 48 chromosomes avec 2 chromosomes supplémentaires.Le plus grand correspond au petit de la nomenclature Lejeune ou au groupe 17-18 de la classification standard.Le plus petit possède des masses hétéro- chromatiques et peut être facilement classé comme le no 21.Les 3 chromosomes 21 possèdent tous des masses hétérochromatiques.Les mensurations et les différents paramètres donnent des mesures normales pour tous les autoso- mes.Au contraire, lorsque les mesures relatives Longueur totale Matière chromo- haploïde somienne supplémentaire 30-2-61 20-6-6 597 13 + 12 P5 (S.5x P5) 30-61 28-6-61 503 14 + 10 L11 (11-8xL3) 30-61 11-7-61 539 13 + 12 P19 (19-5xP5) 30-61 20-6-61 579 12 + 13 P20 (202 PS) Total 2705 125 Moyenne 541 25 GAGNON Er CouL.: DOUBLE TRISOMIE AUTOSOMIQUE % supplémentai- 1223 le mongolisme et le syndrome de la trisomie 18.Par contre, quelques-uns des signes manquent.Il n\u2019y a pas, ou très peu de ressemblance avec le syndrome de la trisomie 13-15.Dans l\u2019ensemble, notre patient ressemble plus à la trisomie 18 qu\u2019au mongol, surtout en ce qui concerne le facies.Notre observation se distingue des précédentes surtout par imperforation anale, l\u2019hypertrichose, l\u2019hypertélorisme et l'absence probable de péroné.L\u2019aspect général a beaucoup de ressemblance avec l\u2019illustration du syndrome de Leri (pléonostéose familiale) que donne Valentin (doigts courts, bras en anse de cruche, membres malformés, etc.).Malheureusement, notre patient n\u2019a pas eu d\u2019examen radiologique, de sorte qu\u2019il est impossible de pousser l\u2019analogie plus à fond.% supplémentai- % supplémentaire sur la longueur re du no 18 re du no 21 totale 43 2.2 2 5.2 2.9 2.3 48 2.5 2.3 4.5 2.1 2.3 24.2 12.9 11 (4.8) 2.5 2.2 (Mesures tenant compte des masses hétérochromatiques.) tiennent compte des 2 chromosomes supplémentaires, tous les autosomes sont plus petits.Le no.18 supplémentaire varie de 2.1% & 3.3%, et le no.21 de 2.1% & 2.3% (en tenant compte des masses hétérochromatiques) en pourcentage de la longueur haploïde.Il y a en somme 4.88% en moyenne de matériel chromosomique surajouté.On peut donc affirmer la réalité d\u2019une double trisomie autoso- mique pour les no.18 et 21.Discussion Si on examine les phénotypes pour les 3 principales trisomies autosomiques, soit 21 (mongol), 18 ou 17 et 13-15; on remarque qu\u2019elles ont toutes en commun les malformations cardiaques, et que les oreilles sont souvent malformées.Notre patient a beaucoup de caractéristiques en commun avec Syndromes trisomiques des autosomes.Mongol ex- priméen % Notre 13-14-15 18 21 patient Arriération mentale _____.+ + 100% ?Occiput aplati .__.__.__._\u2014 82% + Oreilles malformées _.x + 48% + Oreilles basses ._________\u2026.\u2014 + \u2014 + Absence du lobule \u2014 \u2014 80% + Surdité .__.1111221000 + + \u2014 ?Occiput proéminent .__\u2026.\u2014 + \u2014 \u2014 Malformations oculaires .+ \u2014 30% ?Oeil mongol \u2014 \u2014 88% ?Racine du nez aplatie ____ + 2/10 82% + Petitnez ____________________ 50% + Joues écailleuses __________ \u2014 \u2014 74% \u2014 Palais ogival 1.\u2014 \u2014 74% ?Fissure palatine .________ + \u20141(+ van \u2014 \u2014 Wieck) 1224 Bec de lièvre .+ \u2014(+van \u2014 \u2014 Wijek) Petite bouche .\u2026.\u2026 .+ 32% \u2014 Lévres fissurées __________.56% \u2014 Petit maxillaire inf.______ \u2014 + \u2014 + Bouche ouverte ___.______.\u2014 \u2014 62% ?Cou court \u2014 (+ + 2/10 50% + Atkins) Cou large .______\u2026.el \u2014 \u2014 50% + Mamelons aplatis ._______.56% + Pectus excavatum _.______.12% + Poitrine difforme _________ Communication interventriculaire .___.+ + 28% + Hernie ombilicale .____\u2026.+ 4% + Diastasis des grands légère droits 1111112100 76% \u2014 Eventration diaphragmatique _.___\u2026.\u2014 + \u2014 \u2014 Diverticule de Meckel .\u2014 + ?+ Anomalie rénale .______\u2026.+ + Lignes palmaires horizontales.+ 48% + Doigts courts 70% + Mains en flexion + + \u2014 + Grand espace entre le 1er et 2e orteil _.____ 44% _\u2014 Syndactylie .___._.____.\u2014 + \u2014 \u2014_\u2014 Polydactylie + \u2014 \u2014 \u2014_ Ongles convexes + ?\u2014_\u2014 ETUDE TÉRATOLOGIQUE L'action d\u2019un facteur nocif à une période critique du développement pourrait provoquer une grande partie de ces malformations.Déjà à l'âge de 8 semaines, le cloaque est séparé en un sinus urogénital et un rectum.La membrane rectale se rupture entre la 7ième et Sième semaine (17 mms), et le canal anal est constitué à la 10ième semaine (environ 40 mms).Il y a donc possiblement dans notre cas, un arrêt de développement entre la 7iéme et la 10ième semaine, qui serait peut-être responsable de l\u2019imperforation anale.Notre patient présente aussi des malformations cardiaques et un faciès particulier.Ces anomalies peuvent survenir entre la 7ième et 13ième semaine du développement.Ainsi, les cavités ventriculaires sont normalement complètement séparées par un septum complet au stade de 17 à 18 mm,, c\u2019est-à-dire entre la 7ième et la 8ième semaine.Le nez est aplati et les yeux sont écartés à la Sième semaine, et la racine du nez n\u2019apparaît qu\u2019à la 12ième semaine.L\u2019aspect extérieur des oreilles de notre patient, ressemble aux oreiiles où le tragus et l\u2019anti-tragus sont séparés par une fente horizontale chez le fœtus variant de 40 à 85 mm,, c\u2019est- à-dire entre la 10ième et la 13ième semaine.L\u2019in- GAGNON ET CouL.: DOUBLE TRISOMIE AUTOSOMIQUE L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 sertion basse des oreilles paraît reliée à un pauvre développement du maxillaire inférieur qui réalise ainsi l\u2019image du micrognathe.Le faciès simiesque résulte de la croissance rapide du nez et du maxillaire supérieur pendant le 2iéme mois, alors qu\u2019à cette période le maxillaire inférieur croît plus lentement.Il semble bien qu\u2019à partir de la 8iéme semaine, qu\u2019il y ait une inhibition partielle plus importante de la croissance du maxillaire inférieur, d\u2019où le faciès simiesque.Il semble donc que le développement ait été perturbé vers la fin du 2ième mois de la gestation chez notre patient.Ainsi s\u2019expliquerait une bonne partie des anomalies.Les anomalies du mongol sont plus minimes et ne seraient vraisemblablement produites que plus tard.Il est tentant de concevoir l\u2019action délétère des trisomies comme opérant à des périodes particulières du développement; les plus gros chromosomes donnant les plus grosses anomalies et agissant à des périodes plus précoces.Ainsi, le chromosome 18 détermine des anomalies plus importantes que le chromosome 21 qui ne se manifeste que par des anomalies de détail.Ceci explique en partie pourquoi, chez notre patient, le syndrome mongoloïde est un peu au second plan.Dans le même ordre d\u2019idées, il est possible qu\u2019une trisomie à grands chromosomes tels que les 13-15, agissent plus tôt (avant la fin du second mois) c\u2019est-à-dire avant la fusion des bourgeons fasciaux, ce qui expliquerait la grande fréguence des becs de lièvre dans ces trisomies.Néanmoins, il est difficile d\u2019expliquer la communication inter-ven- triculaire commune aux trois trisomies (21, 17-18 et 13-15).Les syndromes à grands chromosomes sont en général assez bien individualisés, mais il y a parfois des chevauchements des anomalies entre le syndrome 13-15 et le syndrome 18, tels les cas de Atkins et de van Wijek.Les actions délétères paraissent augmenter avec la taille du chromosome, et non dépendre de la quantité du matériel chromosomique supplémentaire.Il semble plutôt que chaque chromosome ait une action spécifique.Notre observation est à ce point de vue frappante, puisque la somme des no 21 et 18 supplémentaires est à peu près équivalente à une quantité qui aurait été apportée par un chromosome du groupe 13-15.Pourtant les malformations ne sont pas du même ordre, mais concernent à la fois celles des chromosomes 18 et 21.Comme on s\u2019y attendait, le matériel génétique sur les chromosomes paraît bien spécifique.T1 est possible L'Union Méd.Canada Tome 9C \u2014 Nov.1961 enfin que l\u2019apport de matériel génétique des 2 chromosomes différents ait des influences synergiques qui permettent l\u2019apparition de malformations qui ne sont pas le propre ni de la trisomie 18, ni de la trisomie 21, comme l\u2019imperforation anale, l\u2019hypertrichose et les malformations osseuses.L'im- perforation anale ne s'accompagne pas d\u2019anomalies chromosomiques (Edwards et Young).Résumé Les auteurs présentent l\u2019observation d\u2019un nouveau-né, affecté de malformations multiples associées à un nombre chromosomique de 48.Les 2 chromosomes en triple, sont les no 21 et 18.Le nouveau-né était affecté des malformations suivantes: imperforation anale simple, hypertélo- risme, hypertrichose, racine du nez aplatie, oreilles basses et malformées, micrognathisme, occiput aplati, cou court, pectus excavatum, bras en rotation interne, avant-bras en pronation, doigts courts, trapus et palmés, plis simiesques des mains, petite hernie ombilicale, diverticule de Meckel, ectopie de la muqueuse œsophagienne dans l\u2019estomac, 1lôt de pancréas ectopique, petite malformation kystique du cortex rénal, communication inter-ventri- culaire, absence probable de péroné, genoux en flexion et pieds valgus.De façon générale, le syndrome est un mélange des anomalies du mongolisme et du syndrome de la trisomie 18.Le syndrome de la trisomie 18 voile un peu celui de la trisomie 21.L\u2019étude des malformations suggère une action délétère qui serait apparue entre la 8ième et la 12ième semaine du développement.La substance chromosomique en surplus est d\u2019environ 5%.Les répercussions sur le phénotype paraissent dépendre des gênes spécifiquement placés sur les chromosomes 21 et 18, et non le résultat que la quantité absolue de matière chromosomique supplémentaire.REMERCIEMENTS Nous tenons à témoigner notre gratitude au docteur Pierre Labelle qui a fait l\u2019étude des malformations des membres.Summary A malformed newborn with 48 chromosomes and trisomic for both chromosomes 21 and 18 is presented.The patient was affected by the following malformations: imperforatio ani, hypertelorism, hypertrichosis, flat bridge of the nose, low set and malformed ears, short neck, pectus excavatum, inner rotation of arms, pronation of forearms, short and thick fingers, horizontal palmar crease, slight umbilical hernia, Meckel\u2019s diverticulum, ectopic esophagus mucosa in stomach, ectopic pancreatic tissue, cystic malformation of the renal cortex, interventricular GAGNON er CorL.: DOUBLE TRISOMIE AUTOSOMIQUE 1225 defect, probable absence of fibula, flexed knees and pes valgus.In general, the pattern seems a mixture of mongolism and chromosome 18 or 17 syndrome.The 17 or 18 syndrome being more apparent.Most of the malformations can be explained by an arrest of development having occurred between the 8th and the 12th week.The excess of chromosomal material averages 5%.The phenotype seems to result more from the genes located specifically on chromosomes 21 and 18 than from the bulk of the excessive chromosomal material.BIBLIOGRAPHIE ANDERS, G.; PRADER, A.; HAUSCHTECK, E,; SCHARRER, K.; SIEBENMAN, R.E., et HELLER, R.: Multiple Sex-Chromatin und Komplexes chromoso- males Mosaik bei einem Knaben mit Idiotie und mul- tiplen Missbildungen.Helv.Paediat.Acta, 15: 515, 1960.AREY, L.B.: Developmental Anatomy.W.B.Saunders Co, Philadelphie et Londres, 1954.ATKINS, L., et ROSENTHAL, M.K.: Multiple congenital abnomalities associated with chromosomal trisomy.New Eng.J.Med., 265: 314, 1961.CARR, D.H.; BARR, M.L.; PLUNKETT, E.R.; GRUM- 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O.WOLOSCHUK 2 et W.B.KING, |r.3 La lipomatose de la valvule 1léo-caecale peut se définir comme une infiltration de la ssusmuqueuse de la région iléo-caecale par du tissu adipeux.Cette lésion le plus souvent, vient à se manifester par des symptômes gastro-intestinaux non spécifiques.ETIOLOGIE L'étiologie de la lipomatose est encore inconnue.On l\u2019attribue selon les auteurs, à un processus inflammatoire régional (1, 2, 9); à l\u2019obésité ou à une pathologie du métabolisme lipidique.INCIDENCE L'affection semble plus fréquente chez la femme (1, 2, 3).Lasser et Rigler dans une série de 18 patients ne l\u2019ont retrouvé que chez 6 hommes.On observe la lipomatose de la valvule iléo-caecale surtout chez des patients de plus de 45 ans.Nous avons cependant retrouvé dans la littérature 4 observations de cette maladie chez des adultes de 30 à 43 ans (1, 2, 3).Jusqu\u2019en 1959 tous les cas publiés furent, semble-t-il, de race caucasienne.1.Synonymes: Lipome sous-muqueux de la valvule iléo- caecale.Dégénérescence graisseuse de la valvule iléo-caecale.Accumulation sous-muqueuse de graisse dans la région de la valvule iléo-caecale.Syndrome de la valvule iléo-caecale.Pouting ileum.2.Surgical Resident, Maryland General Hospital, Baltimore, Maryland.3.Associate Pathologist, Maryland General Hospital; Assistant Professor of Forensic Pathology, University of Maryland Medical School; Lecturer in Public Health, Johns Hopkins School of Hygiene and Public Health.TABLEAU CLINIQUE La lésion peut rester tout à fait latente ou ne produire que des symptômes banaux méprisés par le patient.L\u2019observation présente fournit un exemple de cette évolution.Par ailleurs, sans fournir de tableau clinique défini, la maladie peut se manifester par des symptômes gastro-intestinaux non- spécifiques.En parcourant la littérature sur le su- Jet, on note que la plupart des patients ont souffert de symptômes digestifs chroniques (1, 3).La moitié des patients de Lasser et Rigler présentaient des symptômes attribuables aux voies biliaires.La douleur de type colique abominale tout en étant le symptôme le plus fréquent, n\u2019a pas une localisation constante.Des 16 patients étudiés, 7 seulement présentaient une fosse iliaque droite douloureuse.À ces douleurs, s'ajoutent souvent de la flatulance récurrente et de la constipation chronique (certains patients ont plutôt de la diarrhée) (3).L\u2019évolution chronique est vague et déroutante.Le chirurgien envisage plus vraisemblablement le diagnostic de lipomatose de la valvule iléo-caecale, lorsque la lésion produit une obstruction intestinale.Celui-ci, le plus souvent incomplète, produit une distension abdominale sévère avec nausées et vomissement.Moins fréquente est l\u2019occlusion totale; elle est le plus souvent le fait d\u2019une invagination.Elle se manifeste alors par une rectorragie et une douleur de la fosse illaque droite associée L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 ou non à une masse palpable.Il est à noter que la lipomatose peut donner une rectorragie sans pourtant produire d\u2019obstruction intestinale (3, 4).La lipomatose non compliquée d\u2019invagination présente rarement une masse palpable dans la fosse iliaque droite.Même lors d\u2019une laparotomie exploratrice le chirurgien peut facilement méconnaître une lésion d\u2019importance moyenne (3, 7).S'il soup- conne cette condition il pourra, cependant, en palpant à travers la paroi caecale, sentir une masse molle et lobulée caractéristique (3).RADIOGRAPHIE Le lavement baryté montre habituellement une image de soustraction au niveau du cæcum.Ce défaut quand 1l existe est d'importance variable.Certaines radiographies ne présentent qu\u2019une légère augmentation de la valvule quand d'autres ont une lésion énorme obstruant le cæcum (Lasser et Ri- gler).Selon les radiologistes la lésion, à la radiographie, a été comparée à un parapluie ouvert, à une « rosette en face » ou à la lettre grecque epsilon (¥).Une image radiologique typique de lipo- matose n\u2019exclut cependant pas les autres diagnos- ties (1,2, 3, 6).ANATOMO-PATHOLOGIE À l'inspection macroscopique la région 1léo-cae- cale est augmentée de volume et le mésentère environnant infiltré d\u2019une grande quantité de graisse.Dans le caecum 1l existe une masse de volume variable de couleur orange pâle ou jaune.Cette masse en forme de champignon relié à l\u2019iléon par sa tige est percée en son centre d\u2019une lumière de faible calibre.Edwards et Zangara décrivent ainsi la lésion: boggy cervix protruding into the vagina.Très souvent on retrouve une infiltration graisseuse dans les parois adjacentes de l\u2019iléon, du caecum ou des deux à la fois.La muqueuse valvulaire est enfin, souvent le siège d\u2019érosions superficielles expliqu-nt la rectorragie de certains patients (3).L'examen histologique révèle une infiltration par du tissu adipeux des régions situées entre la muqueuse et la muscularis mucosae ou entre la muscu- laris mucos:e et musculaire circulaire.L'absence de capsule suggère une infiltration graisseuse plutôt qu\u2019une néoplasie.Des images d\u2019inflammation chronique se rencontrent souvent autour de l\u2019infiltration (1,2, 9).TRAITEMENT Les patients dont l\u2019histoire est rapportée dans la littérature, ont pour la plupart subi une inter- WOLOSCHUK Er KING: LA LIPOMATOSE DE LA VALVULE.1227 vention chirurgicale.Celle-ci, le plus souvent consiste en une hémicolectomie droite avec entéro- colostomie bout à bout (1, 3).Cependant la simple résection de la valvule iléo-caecale donne de très bons résultats (1, 4).Une telle lésion diagnostiquée par radiographie, si elle ne donne que peu ou pas de symptôme doit être surveillée.L\u2019indication chirurgicale viendra alors de l\u2019évolution clinique (2, 9).Devant toute hémorragie digestive inexpliqué, il est utile de se rappeler la lipomatose.Comme cette maladie ne se révèle que par des symptômes banaux, l'examen radiologique soigné de la région 1léo-caecale est souvent le seul moyen de poser le diagnostic.PRONOSTIC Le pronostic est le plus souvent excellent.Certains de ces patients peuvent cependant en même temps ou plus tard souffrir de l!ipomatose dans d\u2019autres régions du système gastro-intestinal.Observation Notre patient (R.M.) un homme de race blanche de 75 ans affligé d\u2019une obésité marquée (poids: 240 livres, taille: 69.5 pouces), était un éthylique avéré depuis 35 ans.Il fut admis à l'hôpital (« Maryland General Hospital », Baltimore, Md.) pour confusion et désorientation (temps et espace).Il avait ingéré dans les dernières 48 heures, 57 grains d\u2019Amytal sodique.A son admission il était irritable et agité.Son pouls régulier (égal et ben frappé) battait à une fréquence de 68/minute.La tension artérielle: 220/128.Les pupilles réagissaient lentement à la lumière.T1] présentait une gynécomastie bilatérale et un thorax en tonneau associé à un amoindrissement du murmure vésieu- laire.L\u2019abdomen, à l\u2019examen, n\u2019offrait aucun signe pathologique autre que l\u2019obésité.Examens de laboratoire: Hémoglobine 14.5 g.%; numération des G.B.6050/mm*; l\u2019examen du frottis montre 3% de cellules juvéniles et 80% de poly- morphonucléaires, l\u2019azote uréique sanguin (BUN) et la bilirubinémie totale présentent des valeurs légèrement au dessus de la normale, la cholestérolémie totale est légèrement abaissée; deux épreuves de floculation furent effectuées: avec le thymol, légère réponse positive, avec céphaline cholestérol, aucune floculation; la protéinémie totale et le rapport A/G sont normaux; à l\u2019analyse d'urine, nous trouvons une protéinurie de +++, une hé- maturic microscopique et 25-30 gi.par champs; la réaction de B.W.est négative; l\u2019analyse du L.C.R.révèle des concentrations de 57 mgr.% pour les protéines totales et de 73 mgr.% pour le glucose. 1228 Malgré la thérapeutique de support instituée, le patient fit une broncho-pneumonie et une cystite.Il mourut le 25c jour après son entrée à l\u2019hôpital.Examen anatomo-pathologique.Nous ne décrivons ici que les lésions du tractus digestif.L\u2019esophage, l\u2019estomac, le duodénum, le jéjunum et iléon proximal sont sans particularités et sans infiltration graisseuse anormale.À la Jone- tion iléo-caecale, se trouve une masse jaune en forme de champignon qui se projette dans la lumière du caecum, sur une distance de 2 cm.Cette masse lobulée, en anneau, est franchement adipeuse à la coupe.L\u2019orifice de la valvulc entouré de ce bourrelet graisseux est sténosé et laisse à peine passer un index.L\u2019intestin et I'appendice n\u2019offrent rien de notable.Le côlon, par ailleurs, est dilaté Fig.1.\u2014 La valvule iléo-cæcale; vue de cæcum.surtout dans sa portion transverse ou la paroi est amincie tout en étant normale par ailleurs.Les franges épiploïques sont très épaisses.Le mésentère environnant est le siège d\u2019une infiltration graisseuse également répartie.Histo-pathologie.À l\u2019examen histologique on remarque une aceu- mulation de cellules graisseuses entre le « museu- laris mucosae » et la musculaire circulaire.Ces deux dernières régions sont aussi envahies de cellules lipidiques.La muqueuse montre une infiltration lympho-monocytaire.La musculaire longitudinale, la séreuse et l\u2019épithélium de la muqueuse sont his- tologiquement normaux.Diagnostic anatomo-pathologique.Artériosclérose cérébrale avec atrophie généralisée du cortex; artériosclérose généralisée; artériosclérose coronaire modérée; myocardite interstitiel- le chronique, cardiomégalie gauche; broncho-pneu- WOLOSCHUK kr KING: LA LIPOMATOSE DE LA VALVULE.L\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 monie à foyers disséminés du poumon droit; emphysème pulmonaire (bilatéral) vésiculaire: congestion et cedéme pulmonaire; hémorragies pulmonaires en foyers; cirrhose de Laennec; néphro- sclérose chronique avancé; prostatite avec rétention urinaire et cystite; épuisement marqué des cortico- surrénales; obésité sévère; lipom:tose de valvule iléo-cæcale.Fig.2.\u2014 Coupe transversale de la valvule iléo-cæcale.Notez la ressemblance avec la lettre grecque epsilon (e).Fig.3.\u2014 Une microphotographie à faible grossissement, notez l\u2019infiltration graisseuse de la sous-muqueuse et de la musculaire circulaire.Discussion La littérature que nous avons pu consulter couvrant les années 1950-1959 révèle que la lipomatose de la valvule iléo-caecale peut-être une cause possible de troubles gastro-intestinaux.La symptomatologie n\u2019est ni constante, ni sûre.On peut songer à ce diagnostic en présence d\u2019entérorragie inexpliquée, de sub-occlusions récurrentes, ou des symptômes gastro-intestinaux vagues et mal définis.Le lavement baryté est le meilleur moyen de poser le -\u2014 as a L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 diagnostic.Si on opère sur la foi d\u2019un diagnostic radiologique, il faut se rappeler que la lésion peut ne pas être perçue à la palpation de la région iléo- caecale, seule la caecotomie peut éliminer la lipo- matose avec certitude.En clinique, on distingue 3 types de lipomatose de la valvule iléo-caecale: 1° lipomatose latente; 2e lipomatose révélée par une symptomatologie gastro-intestinale chronique et vague; 3° lipomatose que dévoile des accidents aigus comme l\u2019occlusion intestinale complète ou incomplète.Les cas de sévérité modérée sont ceux qui profitent le plus de la chirurgie.L'intervention s\u2019impose s\u2019il y a complication telle qu\u2019une obstruction intestinale.Le chirurgien aura le choix entre 3 traitements.1° Résection de la valvule iléo-cæcale (circoncision) (1, 3, 4).2° Iléo-colostomie latéro-latérale (11) 3° Résection étendue de l\u2019iléon terminal plus hémicolec- tomie droite avec iléo-colostomie bout-à-bout (1, 3, 4,6).Résumé Nous rapportons un cas de lipomatose de la valvule iléo-caecale.Cette lésion, une infiltration graisseuse de la sous-muqueuse valvulaire, peut être asymptomatique ou peut produire divers symptômes gastro-intestinaux, dont l\u2019occlusion intestinale.L\u2019affection d\u2019étiologie inconnue, prédomine chez la femme et les adultes d\u2019age moyen.Le diagnostic se pose surtout par radiographie quoique la symptomatologie peut être utile.La lipomatos® latente peut être une trouvaille accidentelle du radiologiste, du chirurgien ou de l\u2019anatomo-patho- logiste.On ne peut éliminer ce diagnostic par la seule palpation de la région iléo-caecale lors d\u2019une laparotomie, la caecotomie s'impose On doit penser à la lipomatose de la valvule iléo-caecale en présence de toute hémorragie gastro-intestinale inexpliquée.Je tiens à remercier le docteur Léon Tétreault pour sa collaboration dans la rédaction française de cet article.WOLOSCHUK er KING: LA LIPOMATOSE DE LA VALVULE.1229 Summary A case of lipomatosis of the ileo-cecal valve is presented.This lesion is a submucosal infiltration of adipose tissue in the ileo-cecal region which may be asymptomatic or produce various gastro-intestinal symptoms, including intestinal obstruction.The etiology is unknown.The disease is predominant in women and affects chiefly individuals in the middle or older age groups.The diagnosis is best made by X-ray, although clinical symptoms may be helpful.The asymptomatic cases are discovered incidentally, by X-ray, during surgery, or at autopsy.Palpation of the 1leo-cecal valve region during exploratory laparotomy is not reliable in ruling out lipomatosis, for which a cecotomy Is almost necessary.In unexplained gastro-intestinal bleeding, lipomatosis of the ileo-cecal valve should be considered.BIBLIOGRAPHIE 1.CABAUD, P.G., et HARRIS, L.T.: Lipomatosis of the Ileo-Cecal Valve.Annals of Surg.150: 1092, 1959.2.LASSER, E.C,, et RIGLER, L.C.: Ileo-Cecal Valve Syndrome.Gastro-Enterology, 28: 1, 1955.3.SEABROOK, D.; STEVENS, R.; SCHOLL, V., et HOHLGREN, J.: Lipomatosis of the Ileo-cecal Region.Amer.J.of Surgery, 92: 214, 1956.4.FURSTE, W., et HADDER, T.: Submucosal Lipoma of the Ileo-cecal Valve Causing Intussusception and Obstruction.Dis.of the Colon and Rectum, 1: 262, 1958.5.ZETTERGREN, L.: Lipohyperplasia of the Ileo-colic Valve.Acta Societatis Medicorum Upsaliensis, 59: 61, 1953.6.EDWARDS, M., et ZANGARA, H.: Lipomatous Hypertrophy of the Ileo-cecal Valve.Am.J.of Surgery, 82: 533, 1951.7.HINKEL, C.: Roentgenological Examination and Evaluation of the Ileo-cecal Valve.Am.J.of Roentgenology, 68: 171, 1952.8.SAWYER, K.C.; LUBCHENCO, A.E., et STEWART, M.J.: Lipoma of the Ileum with Intussusception and Carcinoma of the Cecum.Arch.of Surg.64: 128, 1952.9.SAUER, W.; HODGSON, J.R.; MAYNE, J.F, et JUDD, E.S.: Differential Diagnosis in Defects of the Ileo-cecal Junction.Gastro-enterclogy, 29: 837, 1955.10.ELLIS, J.T., et WINDHAM, A.W.: Recurrent Abdominal Pains due to Lipoma of Ileum.Arch.of Surg.63: 859, 1951.11.THOMAS, John F.: Submucosal Lipoma of the Ileo- cecal Valve.Texas State J.of Med., 46: 325, 1950. MOUVEMENT MÉDICAL NOUVELLE TECHNIQUE DE BIOPSIE À L'AIGUILLE TRANSCUTANÉE Gilles PERREAULT, Maurice LeCLAIR, F.R.C.P.(C), Yves PIETTE, F.R.C.P.(C), et Claire GÉLINAS-MACKAY, Hôpital Notre-Dame (Montréal).L\u2019exploration anatomo-fonctionnelle du foie et du rein a incité les cliniciens à mettre au point, ces dernières années, une technique d.biopsie trans- cutanée.La technique idéale devrait satisfaire les critères suivants: 1.une technique simple ne demandant pas une dextérité et un entraînement très poussés; 2.une aiguille de calibre externe minimum tout en conservant un diamètre interne suffisant pour l\u2019obtention d\u2019un bon spécimen tissulaire; 3.une phase intraviscérale courte; 4.un minimum de coopération de la part du patient.Si minimes soient-ils, les risques liés aux biopsies transcutanées a l\u2019aide des aiguilles employées jusqu\u2019à ce jour comportent tout de même, du moins pour ce qui est de la biopsie hépatique, un taux de mortalité s\u2019évaluant à 0.12 - 0.3% (6).Aussi, lorsque Menghini (1-4) décrivit en 1958 une nouvelle technique de biopsie transeutanée grâce à une aiguille d\u2019une conception inusitée, à la suite d\u2019une expérience fructueuse sur deux mille cas de biopsies hépatiques, elle fut aussitôt expérimentée dans plusieurs autres grands centres de gastro-entérologie (3 5) avec un égal succès.Devant un tel enthousiasme, nous nous sommes procuré de ces aiguilles directement d'Italie et en avons fait l\u2019expérience dans le service de médecine de l\u2019Hôpital Notre- Dame.Les principales caractéristiques de cette aiguille peuvent se résumer comme suit: 1) Une diminution de diamètre par rapport aux autres aiguilles couramment employées (cf fig.I).Il existe dans ce type d\u2019aiguille trois longueurs soit : a) 40 mm.pour biopsie hépatique chez l\u2019enfant,; b} 700 mm.pour biopsie hépatique chez l'adulte; ce) 120 mm.pour biopsie rénale chez l\u2019adulte; et trois diamètres soit: a) 1 mm.pour microbiopsies et études histochi- miques; b) 1.2 mm.pour biopsie de routine; ¢) 1.4 mm.pour certains cas particuliers.Toutes ces aiguilles ont une paroi ultra mince (environ 90 microns), ce qui permet un diamètre externe minimum pour un maximum de calibre interne.Krarup (7) a en effet stinulé que les risques de la biopsie hépatique croissent en progression géométrique du calibre de l\u2019aignille et la plupart des auteurs préfèrent ne pas employer une aiguille dont le diamètre dépasse 2 mm.Terry (6) partage cette opinion et affirme que les diamètres plus grands que 2 mm.augmentent les risques d\u2019aceci- dent.Sans crainte de se tromper on peut certes appliquer ces notions à la biopsie rénale.Fig.1.\u2014 Comparaison entre le diamètre de l\u2019aiguille Vim Silverman et les différents types d\u2019aiguilles de Menghini.2) Un biseau différent de façon à rencontrer les tissus toujours obliquement ct fournir un cylindre de tissu uniforme ct continu avee un simple mouvement rectiligne de l'aiguille, sans aucune rotation (cf fig.IT).3) Un clou d'arrêt pour éviter l\u2019aspiration de matériaux solides à travers l\u2019aiguille jusque dans la seringue.En coupe transversale, il apparaît oval (fig.IIId) permettant ainsi le passage des liquides et des gaz mais non celui de corps solides, Quant à la manœuvre biopsique, nous citerons celle que Menghini a décrite lui-même pour la biopsie hépatique et son adaptation à la biopsie L'Union Méd.Canad Tome 90 \u2014 Nov.1961 rénale sera mentionnée plus tard.Cette technique ultra rapide one second needle biopsy est très simple: (ef Fig.V).On lui décrit deux temps: A) Un temps lent ou extrahépatique Au cours de cette phase l\u2019aiguille reste toujours dans les tissus souscutanés, par conséquent le patient ne court aucun risque.Fg.2.\u2014 Etude comparative des bisesux de la Vim verman (haut) et de la Menghini (bas).Co Tp | d ) Fig.3.\u2014 a) Stylet pour protéger la peau; b) tige pour l\u2019extraction du clou d\u2019arrêt; c) adapteur sur le tube de caoutchouc entre l\u2019aiguille et la seringue lors de la technique à deux opérateurs telle qu\u2019elle sera décrite plus loin; d) clou d\u2019arrêt en coupe longitudinale et transversale.1.Infirion de l\u2019aiguille: en suivant la trace de l\u2019ouverture pratiquée par le stylet, on pique l\u2019aiguille, reliée à une seringue de 5 ou 10 cc.« Luer lock » contenant environ 3 ce.de liquide physiologique stérile, à travers la peau, s\u2019arrêtant lorsque la pointe se trouve dans le tissu sous-cutané.La profondeur ne doit pas dépasser 3-4 mm.2.Expulsion des fragments sous-cutanés: l\u2019opérateur injecte environ 1 ce.du liquide physiologique de façon à expulser les fragments de tissus cutanés ou adipeux restés à l\u2019intérieur de l\u2019aiguille après l\u2019infixion.PERREAULT ET Cour.: NOUVELLE TECHNIQUE DE BIOPSIE 1231 3.Orientation de l\u2019aiguille et aspiration: l\u2019aiguille doit rester perpendiculaire au plan costo- cutané, avec légère inclinaison vers le bas.La seringue est placée en aspiration en retirant com:- plètement le piston.B) Un temps rapide ou phase intra-hépatique.C\u2019est dans cette phase que s'effectue le réel prélèvement hépatique.4.Pénétration rectiligne: après avoir commandé l\u2019arrêt de la respiration au terme de la phase expi- ratoire, l\u2019aiguille, avec la seringus en position d\u2019aspiration, est enfoncée rapidement en direction rectiligne sans aucun mouvement rotatif ni latéral.5.Extraction: une fois la profondeur maximum atteinte, l\u2019aiguille doit être retirée brusquement en maintenant toujours la même direction suivie pendant la pénétration.Même dans ce cas, le mouvement est simplement rectiligne sans aucune rotation.Même après l\u2019extraction, la seringue doit être maintenue en position d\u2019aspiration pour éviter que le tissu ne soit projetée hors de l\u2019aiguille, et par conséquent, perdu.Ainsi se termine la biopsie hépatique: les moments rapides et, de là, toute la phase intrahépatique n\u2019atteignent pas la durée d\u2019une seconde.Récupération du tissu.Elle se pratique d\u2019une façon très simple.Il suffit d\u2019émerger la pointe de l\u2019aiguille dans une capsule contenant quelques ce.de solution saline isotonique, de relâcher progressivement lu piston et, enfin, d\u2019expulser le sérum physiologique qui était resté à l\u2019intérieur de la seringue.Le cylindre de tissu biopsique est ainsi expulsé avec le sérum et peut être facilement récupéré à l\u2019aide de l\u2019extrémité d\u2019une petite tige de bois pour le transférer dans le fixateur adéquat.Traitement post-opératoire.a) Repos au lit durant 12 à 18 heures.La première heure, certains préfèrent faire tourner Je patient sur le côté droit avec le bras collé au tronc de façon à ce que le coude fasse pression sur l\u2019endroit biopsié.On aurait ainsi l\u2019avantage: 1) d\u2019immobiliser l\u2019hypochondre droit, 2) de réduire l\u2019incursion du diaphragme, 3) de faciliter l\u2019accolement du foie contre la paroi abdominale.b) Prise de la T.A.et du pouls aux 15 minutes pendant la première heure, puis aux heures pendant 5 à 6 heures.c) Permission de manger au lit 3 à 4 heures après la biopsie. 1232 N.B.: On ne pratique ici que la voie transthora- cique sur la ligne axillaire antérieure au milieu de la matité hépatique.Réactions et complications.On rencontre parfois une douleur post-biopsie suffisante pour nécessiter des analgésiques selon une fréquence de 3.2%, tandis qu\u2019on rapporte par ailleurs une incidence de douleurs sévères post- biopsie de l\u2019ordre de 5.5% avec l\u2019aiguille de Terry et 20% avec l\u2019aiguille de Vim Silverman.(Ces chiffres sont de Menghini et notre expérience personnelle à date ne peut que les confirmer; compte tenu cependant que nous n\u2019utilisors pas l\u2019aiguille de Terry).DISCUSSION Le risque de la biopsie transcutanée ainsi que nous vous l\u2019avons déjà mentionné est en rapport: a) avec le diamètre externe de l\u2019aiguille; b) avec la complexité de la manœuvre, ¢) avec la durée de la phase intra-viscérale; d) avec l\u2019habilité technique de l\u2019opérateur.Or l\u2019aiguille de Menghini est celle que permet le plus de réduire au minimum ces risques de la biopsie transeutanée et ce à cause: \u2014 d\u2019un diamètre externe réduit, \u2014 d\u2019une technique excessivement simple; \u2014 d\u2019une diminution de la phase intra-viscérale à une seconde, diminuant ainsi les risques de lacération de l\u2019organe lors d\u2019un mouvement respiratoire inopportun du patient.D'ailleurs ce facteur-temps la rend particulièrement utile et indispensable chez les enfants alors que la phase intra-hépatique peut être faite durant le mouvement d\u2019apnée d\u2019un pleur; \u2014 de la non nécessité d\u2019une habilité technique comparable à celle requise pour les autres types d\u2019aiguilles; \u2014 de la possibilité de répéter la biopsie chez un même patient sans lui causer d\u2019appréhension, vu la faible incidence de douleur post-biopsie.11 est toutefois important de noter que même si ce type d\u2019aiguille rend la procédure plus sûre et moins hasardeuse, elle ne dispense pas d\u2019une sélection soignée des patients et d\u2019une observation seru- puleuse des contr\u2019indications générales de la biopsie transeutanée à l\u2019aiguille.Compte tenu du fait que les microbiopsies faites avec l\u2019aiguille de 1 mm.sont sans danger pour le patient et que les contr\u2019- indications sont alors quasi inexistantes en des mains expérimentées.Les spécimens biopsiques eux-mêmes, autant hépatiques que rénaux, se comparent avantageusement PERREAULT Er Cout.: NOUVELLE TECHNIQUE DE BIOPSIE L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 aux spécimens obtenus par l\u2019aiguille de Vim Silver- man.1° Ils sont presque toujours adéauats pour une étude histologique malgré leur diamètre moindre.2° Leur qualité est comparable sinon meilleure à cause de l\u2019absence de traumatisme des tissus en périphérie de la biopsie.Ceci rend les détails histologiques plus faciles à apprécier.Ainsi les 53 biopsies hépatiques et les 12 biopsies rénales faites 1ci à l\u2019aide de l\u2019aiguille de Menghini depuis près de six mois nous permettent d\u2019endosser les conclusions de ceux qui ont déjà publié sur le sujet compte tenu du fait que: \u2014 les cas choisis présentaient souvent une pathologie discrète ou non diagnostiquée cliniquement ; \u2014 certaines erreurs de technique ont été inévitables au cours des premières biopsies.Voici en résumé une liste des diagnostics posés sur nos 53 biopsies hépatiques et 13 biopsies rénales.TABLE 1 Biopsies hépatiques Diagnostic Nombre de cas Normale .nn 13 Hépatose avec ou sans infiltration graisseuse 12 Cirrhose ooo.7 Hépatite virale .__.4 Congestion hépatique .3 Selérose.cc cases 2 Hépatite et rétention biliaire .\u2026 1 Rétention biliaire simple ._____.11120m- 1 Compatible avec lymphome _.__._.__.__._____.1 Sarcoidose.oo.1 Cirrhose post-nécrotique ._._.1 Hépatite subaigué et chronique ._.______ 1 Métastase d\u2019un épithélioma d\u2019origine indéterminée oo.1 Compatibe avec maladie de Hodgkin .\u2026 1 Hépatite à plasmocytes et hépatose ._._\u2026 1 Indéterminé oo.1 Spécimens inadéquats du point de vue quantitatif 2 53 TABLE II - Biopsies rénales Diagnostic Nombre de cas Normale iia 1 Angiite allergique .__.__.\u2026.2 Glomérulite ._.20200000000000000000 1 Epaisissement scléreux de la capsule de Bowman et des vaisseaux glomérulaires -\u2026 1 Pathologie de nature indéterminée .__._._.1 Spécimens inadéquats du point de vue quantitatif es 2 Biopsie blanche .4 Compatible avec diagnostic de LED.1 13 L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 COROLLAIRES I \u2014 Technique modifiée a deux opérateurs.Il y a environ 1 an, Menghini publiait une modification de sa technique initiale.Les principes de base demeuraient identiques.Toutefois 1l introduisait plusieurs éléments nouveaux, d'importance pratique, qui aident à faciliter la manœuvre et donnent à l\u2019opérateur un contrôle constant sur son aiguille et l\u2019endroit exact de la biopsie.L\u2019assistant ne s\u2019occupe que de la seringue et suit les directives de l\u2019opérateur.Ainsi chacun d\u2019eux n\u2019est responsable que de quelques mouvements élémentaires.La principale modification de la technique réside dans le fait que la seringue n\u2019est plus reliée directement à l\u2019aiguille, mais qu\u2019on interpose entre les Fig.4.\u2014 Spécimens macroscopiques de biopsies hépatiques et rénales obtenus avec l\u2019aiguille de Menghini et Vim Silverman.a & b) biopsie hépatique avec aiguille Menghini 14 mm.; ce) biopsie hépatique avec aiguille Vim Silverman; d)biopsie rénale avec aiguille Vim Silverman; e) biopsie rénale avec aiguille Menghini (type rénal) 14 mm.deux un tube de caoutchouc long de 35 em.et d\u2019une épaisseur de 2 mm.de façon à ne pas collaber.La lumière du tube devant être aussi petite que possible de façon à ne pas nécessiter une trop grande quantité de liquide physiologique dans le système (cf.fig.5).IT \u2014 Aiguilles de Menghimi et biomsies rénales Comme Menghini le mentionnait dans ses publications, l\u2019adaptation de sa technique à la biopsie rénale est possible, compte tenu des particularités anatomiques spéciales et de la situation de l\u2019organe.Nous avons également expérimenté ce type d\u2019aiguille dans notre service et les résultats préliminaires obtenus avec les treize premières biopsies rénales sont plus que prometteurs et ce, non seulement du point de vue technique, mais également PERREAULT ET Corr.: NOUVELLE TECHNIQUE DE BIOPSIE 1233 en ce qui concerne la valeur histologique des spécimens.Il s\u2019agit en fait de combiner les particularités techniques propres à l\u2019aiguille telles que déjà mentionnées et celles de la biopsie rénale selon la technique du repérage du pôle inférieur du rein à l\u2019aide de la grille et d\u2019une plaque simple (avec ou sans pyélographie endoveineuse).Une fois le pôle inférieur du rein repéré, la distance sur laquelle devra être enfoncée l\u2019aiguille de Menghini est calculée à l\u2019aide d\u2019une aiguille exploratrice à anesthésie | Tube l ASSISTANT | fiexiBLE | O PER ATEUR Fig.5 \u2014 Diagramme des étapes successives (numérotées) chronologiquement) de la biopsie.Noter les positions successives de l'opérateur et de son assistant.(11-12-13).II est intéressant de noter que pour la biopsie rénale, la technique modifiée de Menghini où un tube est intercalé entre l\u2019aiguille et la seringue, est très précieuse et permet à l\u2019opérateur une maîtrise plus parfaite de son aiguille au cours de la biopsie.En effet, vu la position verticale de l\u2019aiguille, 11 est quasi indispensable pour l\u2019opérateur de n\u2019avoir à concentrer ses mouvements que sur l\u2019aiguille sans avoir à maintenir en même temps une force d\u2019aspiration sur la seringue. PERREAULT er Cour.: NOUVE Résumé 5 On rapporte ici l\u2019étude d\u2019une nouvelle technique de biopsie transeutanée à l\u2019aiguille dont la durée de la phase intraviscérale est réduite à une fraction de seconde.Les caractéristiques techniques et les modes d\u2019applications sont décrits.Le principe géné- al reste celui d\u2019une biopsie par aspiration (8) avec l\u2019avantage d\u2019une simplicité remarquable et d\u2019une rapidité d\u2019exécution.Les caractéristiques particulières de l\u2019aiguille sont: 1) un diamètre diminué; 2) un biseau différent; 3) la présence d\u2019un clou d\u2019arrêt dans l\u2019aiguille.On discute également des résultats obtenus dans notre service depuis l\u2019expérimentation de cette aiguille tant pour les biopsies hépatiques que pour les biopsies rénales.Summary A new technique is described for the transcutaneous biopsy of the liver and kidney.The time of actual biopsy is actuallv à second or less: \u201cone second needle biopsy\u201d.The technical details and applications are discussed.The basic principle is that of an extremely rapid and simple aspiration biopsy.The needle is characterized by: 1) a small diameter; 2) a special bevel; 3) a stop nail in the needle.The authors mention their experience with this technique in liver and kidney biopsies.BIBLIOGRAPHIE (1) MENGHINI, G.: One second Needle Biopsy of the Liver.Gastroenterology, 35: 190, 1958.the Liver.Amer.J.of Dig.Dis, (3) PARETS, A.D.; SCHAFFNER, F, et BLAC NN Liver Bip.with the Menghini Need Amer.J.of Dig.Dis., 4: 693, 1959.(4) MEN GHINT, G.: ponction- -biopale rapide du foie Bull.et Mém.de la Soc.Méd.des Hôp.de Paris, 75 Nos 24-25, 798-803, 1959.(5) ROSENBURG, E.et BLACK, H.: The Vv Fale of.Examining Fresh Liver Biopsy Specimens in Schistoso miosis.Am.J.Clin.Pathology, 32: 472, 1959.(6) TERRY, R.: Needle Biopsy of the Liver.4608-657, 1949; Risk of needle biopsy of the Liver.Brit.M.1, 1: 1102, 1952.(7) KRARUP, N.R.: Aspiration Biopsy of the Liver with.Special Reference to Method of Inversen-Roholm.Acta Med.Scandinav.or) 234: 1199, 1949.b | (8) SHERLOCK, S.: Aspiration Liver Biopsy, Technique and Diagnostic applications Lancet, 2: 397, 1945.: (9) FISHER, C.J, et FALOON, W.W.: Needle Biopsy of the Liver: Comparison of Initial Clinical and His- tological Diagnostic, Ann.J.Med, 25: 368, 1958.(10) SCHEFF, L.: Disease of the Liver.Lippincott, édit.Philadelphie, 1956.7 (11) KAY, Michael: Needle Biopsy of the Kidney.Can.Med.Ass.J., 75: 480-482, 1956.(12) PARRISH, A.E, et HOWE, J.S.: Kidney Biopsy.J.A.M.A, 96: 712-716 (déc.) 1955.(13) BRUN, Claus; HILDEN Tage; INVERSEN, Paul, et RAASCHOV, Flemming: Diseases of the Kidney.Annual Rev.Medicine, 7: 245, 1956.a REVUE GÉNÉRALE L'IMMUNO-ÉLECTROPHORÈSE, SA TECHNIQUE, SON INTERPRÉTATION ET SES APPLICATIONS ! R.BARCELO, D.Sc.(Med.) ; P.RIOPEL, M.Sc., et L.-P.LEGRESLEY, F.R.C.P.(C).En 1955, Grabar et Williams (1) mirent au point à l\u2019Institut Pasteur de Paris une nouvelle méthode pour l\u2019étude des protéines.Comme cette méthode combinait d\u2019une part la technique de l\u2019électrophorèse et d\u2019autre part la précipitation des protéines en milieu gélifié par des immunsérums, ils l\u2019appelèrent du nom approprié d\u2019immuno-élec- trophorèse.Réalisant les possibilités de cette nouvelle technique, de nombreux auteurs européens publièrent des travaux qui devaient modifier nos conceptions des dysprotéinémies et des immunoglobulines.En plus d\u2019être une méthode de recherche précieuse à cause de sa simplicité, de son originalité, de sa grande finesse et de sa reproductibilité, l\u2019im- muno-électrophorèse est employée de façon constante dans quelques centres hospitaliers étrangers pour l\u2019étude de certaines maladies.Nous avons mis sur pied, dernièrement dans le Département de Biochimie de l'hôpital Maison- neuve, la méthode de Grabar, en y ajoutant quelques modifications.Bien que nos résultats soient encore insuffisants pour mesurer la pleine valeur de l\u2019immuno-électrophorèse, nous nous croyons justifiés d\u2019attirer l\u2019attention sur une méthode d\u2019investigation qui pourrait prendre de plus en plus d\u2019importance dans l\u2019avenir.MÉTHODE Avant de décrire brièvement la technique elle- même de l\u2019immuno-électrophorèse, il est approprié d\u2019en mentionner les principes afin de mieux situer l\u2019aspect du protéinogramme qui peut surprendre à première vue.Ces principes sont ceux de l\u2019électrophorèse et des réactions antigènes-anticorps dans un milieu gélifié.A \u2014 Electrophorèse L'électrophorèse consiste à séparer les protéines d\u2019une solution en les soumettant à l\u2019action d'un champ électrique.On se souvient que les protéines possèdent des groupements susceptibles de s\u2019ioniser, c\u2019est-à-dire capables de céder ou d\u2019accepter des 1.Ce travail fut présenté à une réunion scientifique du Bureau médical de l\u2019hôpital Maisonneuve, le 27 mai 1961 protons de la solution environnarte.Ce sont les groupements carboxyliques et aminés libres d\u2019acides aminés qui ne p:rticipent pas à la formation des liens peptidiques.Le point isoélectrique d'une protéine correspond au pH de la solution où les charges positives et négatives se neutralisent complètement; il dépend des constantes de dissociation des groupements 10- nisants, ces constantes dépendant elles-mêmes d'\u2019ei- fets surtout électrostatique de la molécule.S1 le pH de la solution s\u2019élève au-dessus du point isoélectrique, la protéine se négative et devient anionique; elle migrera alors vers l\u2019électrode positive.L\u2019emploi d\u2019une solution possédant un pH abaissé réalisera l\u2019effet contraire.Comme la majorité des protéines possèdent des points isoélectriques différents, il est facile de comprendre qu\u2019à un certain pH constant, elles présan- teront des charges électriques différentes qui les feront migrer vers leur pôle respectif à des vitesses différentes.Ainsi, elles se sépareront progressivement les unes des autres.Cette méthode analytique fut introduite originalement par Arne Tiselius en 1933.L\u2019électropho- rese en veine liquide s\u2019avéra laborieuse et compliquée.Des auteurs, principalement Jencks, Smith et Durrum, introduisirent le papier comme moyen de support.L\u2019électrophorése dite maintenant « de zone », à cause de sa simplicité, devenait d\u2019utilise- tion courante, permettant la conduite simultanée de plusieurs analyses et une détermination quantitative rapide des constituants soit par élution das différentes fractions protéiques, soit par coloration directe.D\u2019autres moyens de support comme le gel et la poudre d\u2019amidon, l\u2019acétate de cellulose, la gélose agar, le cyanogum furent subséquemment employés.Ces raffinements de la méthode demeuraient surtout du domaine expérimental.B \u2014 La précipitation des protéines en milieu gélifié par des immunsérums Oudin (2), en 1946, abordait le problème de l\u2019identification des protéines par une toute autre voie, celle de l\u2019immunologie.Laissant diffuser un 1236 échantillon de sérum humain dans de la gélose qui contenait un antisérum humain total, il put obtenir neuf bandes différentes de précipitation.De toute évidence, cette observation signifiait que le sérum en question contenait au moins neuf antigènes différents.Des recherches ultérieures portaient ce nombre à seize.La figure 1 schématise une partie des différentes étapes qui aboutissent à la formation des immun- précipités.Une solution antigénique comme le sérum humain est administrée parentéralement de façon répété à un animal.Celui-ci répond à l'introduction antigénique par la formation d\u2019anticorps.Les anticorps ainsi formés dépendront évidemment du nombre, des quantités absolues et relatives et du pouvoir antigénique des protéines étrangères.La ré- > (TES ik \u201ca & = METHODE sur LAMELLE OUDIN OUCHTERLONY Fig.1.\u2014 Les étapes dans la formation des immunprécipités.ponse à la stimulation antigénique changera en outre avec l\u2019espèce animale employée.La qualité de divers immunsérums peut donc être variable et inconstante.Une propriété importante de l\u2019anticorps est de se combiner à l\u2019antigène correspondant pour former un précipité visible à l\u2019œil nu.Cette réaction de précipitation peut être facilement mise en évidence: sur lamelle alors que le sérum et l\u2019antisérum sont mis en présence l\u2019un de l\u2019autre.Cette méthode est employée en laboratoire par exemple pour détecter rapidement la présence de fibrinogène ou de gamma- globuline.Une autre modification est la technique de la C.R.P.A.qui laisse diffuser les deux sérums l\u2019un dans l\u2019autre dans des tubes capillaires.Oudin, nous l\u2019avons mentionné tantôt, employa la gélose comme milieu de diffusion.Dans sa méthode, de la gélose, dans laquelle l\u2019immunsérum a BARCELO eT Cour.: L'IMMUNO-ÉLECTROPHORÈSE L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 été incorporé, est mise en tube et la solution anti- génique est déposée en surface.Les antigènes diffusent et après quelque temps apparaissent des traits de précipitation.La méthode à la diffusion double d\u2019Ouchterlony (3) est une variante de la technique précédente.La gélose est coulée dans une boîte de Petri: des réservoirs périphériques y sont tailles dans lesquels sont déposés les sérums à étudier.Un réservoir central reçoit l\u2019antisérum.Les différentes solutions protéiques diffusent l\u2019une vers l\u2019autre pour laisser apparaître des traits de précipitation lorsqu\u2019un antigène rencontre l\u2019anticorps correspondant.La diffusion des protéines dans la gélose dépend de plusieurs facteurs physiques dont leur poids moléculaire, leur concentration, leur affinité pour la gélose, la température et la durée de l\u2019expérimentation.De plus, le précipité produit par la combinaison de l\u2019anticorps et de l\u2019antigène n\u2019apparaîtra que si les deux sont dans un rapport satisfaisant.Des excès de l\u2019anticorps ou de l\u2019antigène feront redissoudre à mesure le précipité ou provoqueront l\u2019apparition de traits supplémentaires.A l\u2019instar de l\u2019électrophorèse, les méthodes d\u2019Ou- din et d\u2019Ouchterlony se servent de certaines propriétés physico-chimiques des protéines afin de les séparer et de les caractériser.Au lieu des charges électriques, la méthode en gélose utilise les pouvoirs de diffusion et les propriétés antigéniques variées des protéines.Elle est beaucoup plus spécifique et beaucoup plus résolutive que l\u2019électrophorèse simple.Comme en outre la précipitation dépend plutôt du rapport entre la concentration de l\u2019antigène et celle de l\u2019anticorps que des concentrations individuelles, les quantités à manipuler peuvent devenir infimes et s\u2019adapter facilement à une micro-méthode.Grabar et Williams eurent l\u2019idée originale de combiner ces deux méthodes.Il en résulta un instrument précieux et supérieur dans le domaine de l\u2019investigation.C\u2014 Technique de l\u2019immuno-électrophorèse.La figure 2 illustre les différentes étapes de la technique de l\u2019immuno-électrophorèse.Une solution tamponnée contenant 1% d\u2019agar * est liquéfiée au bain-marie et coulée bouillante a l\u2019aide d\u2019une seringue sur une lame de verre dont les dimensions sont en rapport avec l'appareil a électrophorèse que nous possédons.Une épaisseur constante et uniforme de 3 mm est ainsi atteinte.\u2014 2.Agar purifié, fourni gratuitement par la Maison Difco à qui vont nos remerciements. L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 2.La gélose une fois refroidie et solidifiée, des réservoirs circulaires de 2 mm sont taillés à des endroits précis à l\u2019aide d\u2019une tige cylindrique en métal.Les bouchons de gélose ainsi découpés sont ensuite enlevés par aspiration.Le sérum à analyser est déposé dans le réservoir qui possède une capacité de 0.04 cc.IMMUNO-ELECTROPHORESE BARCELO Er CoLL.: IMMUNO-ELECTROPHORESE -2- IR Tiras FAFA FRFRiv ase > a a ES MAAPFEATIUANIA GG GA GA A GAMHGHGHE -3- \u2014\u2014 \u2014_ ~~ Ve ses -4- ; Fig.2.\u2014 Technique de l\u2019immuno-électrophorèse.(Voir le texte pour les détails.3.Après avoir laissé la prise d\u2019essal diffuser complètement dans la gélose, le trou du réservoir est comblé par une goutte de gélose fondue.Les lames chargées sont alors déposées dans l\u2019appareil à électrophorèse.Des connections avee les compartiments à tampon sont établies aux extrémités 1237 en se servant de jonctions en papier filtre imbibé.Un courant de 5 volts par centimètre de gélose est appliqué durant 314 heures.Comme la gélose est un milieu de support moins inerte que le papier, elle permet un mouvement de liquide vers la cathode, entraînant partiellement les protéines dans un sens opposé à celui de leur migration.Ce phénomène, appelé électro-en- dosmose, est responsable de l\u2019apparition des bêta et surtout des gamma-globulines derrière le réservoir de départ.Lorsque l\u2019électrophorèse est terminée, des sillons longitudinaux sont pratiqués à égale distance des réservoirs centraux.Ils sont destinés à recevoir l\u2019antisérum.3.Une fois introduit, celui-ci diffuse dans la gélose selon un front parallèle et de façon uniforme.Les protéines sériques déjà fractionnées et séparées par l\u2019électrophorèse commencent à diffuser en même temps, mais de façon centrifuge.Fig.3.\u2014 Aspect d\u2019un protéinogramme où sont indiquées les régions électrophorétiques des différentes fractions protéiques.a-1: alpha-1 globulines; a-2: alpha-2 globulines; b-1: bêta-1 globulines; b-2: bêta-2 globulines; y: gamma- globulines.À noter le trait de précipitation de la gamma- globuline qui s\u2019étend de la région alpha-2 à la région gamma.4.Lorsque les anticorps et les antigènes se rejoignent et atteignent un rapport optium, des traits de précipitation apparaissent en forme d\u2019arcs.Selon la vitesse de diffusion, ces arcs seront plus ou moins proches de la gouttière des anticorps.Trois Jours sont nécessaires au développement complet du protéinogramme.Les plaques de gélose sont alors lavées à plusieurs reprises afin d\u2019enlever les protéines en excès qui n\u2019ont pas participé aux réactions immunolo- giques.Elles sont ensuite taillées et montées directement sur des lames de verre pour projection photographique.Séchées à l\u2019étuve, elles deviennent de 1238 minces pellicules transparentes où les traits de précipitation sont facilement colorables soit par l\u2019azo- carmin, soit par le noir amide.Diverses modifications ont été apportées à la méthode de Grabar.Ainsi, Scheidegger (4) obtint d\u2019excellents résultats, parfois supérieurs à la méthode originale, en pratiquant l\u2019immuno-électro- phorèse sur des lamelles porte-objet du type employé en histologie.Cette micro-méthode résulte en une économie précieuse de temps et de matériel, mais l\u2019observation du protéinogramme nécessite alors un système optique d\u2019agrandissement.La méthode immuno-électrophorétique se prête également à l\u2019emploi de la fluorescence (5) et d\u2019isotopes radioactifs (6).ASPECT DU PROTÉINOGRAMME La figure 3 représente l\u2019inscription directe sur papier photographique d\u2019un protéinogramme obtenu par immuno-électrophorèse.Au moins vingt traits de précipitation y sont décelables.Ceci 1llus- tre l\u2019extrême pouvoir de résolution de la méthode.Bien entendu, l\u2019électrophorèse sur papier est d\u2019une technique plus simple et plus rapide; elle permet de plus une mesure quantitative des fractions observées.Cette quantitation devient plutôt difficile avec l\u2019immuno-électrophorèse.Cependant, les faits suivants permettent de considérer cette dernière comme une méthode semi-quantitative: 1° un antigène est d\u2019autant plus abondant que sa ligne de précipitation est plus proche du réservoir des anticorps, 2° l\u2019abondance d\u2019un antigène est mesurée par l\u2019intensité de son précipité, 3° un antigène est d\u2019autant plus abondant que sa ligne est moins courbe, 4° la ligne de précipitation est floue du côté opposé au réactif en excès.L\u2019emploi de dilutions consécutives et d\u2019épuisements sériés rend la méthode encore plus précise.L'identification des traits de précimitation Des méthodes physico-chimiques et immunolo- giques spéciales, l\u2019utilisation de différents colorants et de réactions enzymatiques particulières ont permis l'identification de la plupart des traits de précipitation.La nomenclature du protéinogramme La nomenclature du protéinogramme, telle qu\u2019indiquée sur la figure 3, est encore celle qui fut introduite originalement par Tiselius et consiste essentiellement dans les régions albumine, alpha-1, alpha-2, bêta-1 et gamma.La région bêta-2, que BARCELO er Cour.: L'IMMUNO-ÉLECTROPHORÈSE L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 ne laissait soupçonner l\u2019électrophorèse simple, a dû cependant être ajoutée.Le tableau I donne en détails la liste des nombreuses protéines qu\u2019identifie l\u2019inmuno-électro- phorèse.Le groupe rho est situé en avant de l\u2019albumine et comprend deux traits de précipitation qui se retrouvent rarement dans les sérums normaux.L\u2019un de ces traits représente une protéine d\u2019un poids moléculaire inférieur à l\u2019albumine, riche en tyrosine et en tryptophane, relativement plus abondante dans le liquide céphalo-rachidien d\u2019où elle a d'ailleurs été isolée et dont le rôle physiologique est complètement inconnu.L\u2019autre trait correspond à une lipoprotéine a migration éiectrophorétique rapide.TABLEAU 1 IMMUNO -ELECTROPHORESE IDENTIFICATION DES TRAITS DE PRECIPITATION (D'APRES GRABAR) 1- GROURE r (pré-alhumine) - à-2 M (macroglobuline) - T1 - à-2 lipoprotéine - V9 (lipoprotéine rapide) 6- b-1 GLOBULINES 2- ALBUMINE - Sidérophiline 3- 2-0 GLOBULINE - b-1 A orosomucoide - b-18 4- a-1 GLOBULINES T- b-2 GLOBULINES Tata - 6-24 - a-18B - b-2N - a-1C - b-28 - h-2 X 5- GLOBULINES ; ERA - haptoglobine - céruloplasmine 8- y- GLOBULINES L\u2019albumine se reconnaît facilement à son trait large, peu incurvé, s\u2019étalant vers le sillon des anticorps, ce qui signifie, nous l\u2019avons mentionné tantôt, un excès antigénique.Elle forme un trait unique, et l\u2019hétérogénéité du point de vue chimique ne retentit pas sur la réactivité immunologique de la protéine.L\u2019alpha-O globuline possède une mobilité élec- trophorétique identique à celle de l\u2019albumine.Elle fut identifiée à l\u2019orosomucoïde, la principale des séromucoïdes, découverte par Winzler (7) depuis quelque temps déjà sous le vocable de MP-1.Elle est caractérisée par son faible poids moléculaire, sa grande teneur en glucides et un point isoélec- trique très bas, ce qui permet de la séparer facilement de l\u2019albumine lorsque l\u2019électrephorèse est menée à un pH acide.Au moins quatre traits de précipitation sont visibles dans la région alpha-1 (figure 4).Le trait le plus périphérique est l\u2019alpha-1 A et correspond L'Union Méd.Canada BARC Tome 90 \u2014 Nov.1961 RCELO ET CoLL à une autre séromucoïde qui a été étudiée plus particulièrement par Schultze.Les alpha-1 B ct alpha-1 C globulines n\u2019ont pas encore été identifiées.Le trait interne, inscrit comme alpha-1 lipoprotéine représente les lipoprotéines de haute dens\u2019té qui migrent plus lentement sur papier où on les trouve situées plutôt dans la région alpha-2.Figure 4.\u2014 Identification des régions alpha-1 et bêta-2.Figure 5.\u2014 Identification des régions alpha-2 et béta-1.La région alpha-2 (figure 5) s\u2019est avérée d\u2019une étude assez complexe.Certains immunsérums permettent d\u2019individualiser jusqu\u2019à dix traits de précipitation.Les quatre protéines qui s\u2019y trouvent principalement sont l\u2019haptoglobine, la céruloplas- mine, l\u2019alpha-2 macroglobuline et l\u2019alpha-2 lipoprotéine.L\u2019haptoglobine, identifiée et isolée par Jayle et Polcnovski (8), est une troisième séromucoïde qui possède la propriété de se combiner avec l\u2019'hémoglobine libre qui se trouve en circulation.Elle présente alors une activité peroxydasique qui peut être mise en évidence par la benzidine.Sou influence sur l\u2019excrétion rénale de l\u2019hémoglobine a été étudiée par Laurell et Nyman (9).L\u2019haptoglobine est L'IMMUNO-ÉLECTROPHORÈSE 1239 absente du sang de cordon ombilicale comme le démontre la figure 7.En dedans du trait de l'haptoglobine, qui est le plus externe de la région alpha-2, parfois en surimposition sur ce dernier, se trouve la céruloplas- mine, glycoprotéine à poids moléculaire de 150,000 qui contient 8 atomes de cuivre par molécule.Les modifications de cette protéine au cours de la maladie de Wilson sont maintenant bien connues.L\u2019alpha-2 macroglobuline est mal révélée par l\u2019immunsérum commercial de Hyland que nous employons.C\u2019est une autre glycoprotéine à poids moléculaire élevé de 900,000 dont le rôle physiologique demeure encore inconnu.La lipoprotéine lente alpha-2 de l\u2019immuno-élee- trophorèse correspond aux lipoprotéines de faible densité qui sont retrouvées dans la région bêta sur le papier.La région bêta-1 comporte deux protéines principales.Ce sont la sidérophiline et la bêta-1 A.La sidérophiline ou transferrine, la plus externe et la moins rapide des bêta-1 globulines, est bien connue à cause de son rôle dans le transport du fer.Elle possède un poids moléculaire de 88,000 et contient 4% de glucides.La bêta-1 À origine près du réservoir de départ et s\u2019étend, après avoir présenté une double courbure, jusqu\u2019à la région bêta-2.En fait, cette double incurvation n\u2019est pas constante.Le vieillissement.le chauffage ou le traitement du sérum par le zy- mosan font disparaître le trait lent.Ce dernier a été apparenté au troisième composant du complément et est parfois décrit sous le nom de béta-2 B.L\u2019étude de la région bêta-2 s\u2019est avérée d'une extrême importance comme nous le verrons dans un instant.Cinq protéines y ont été identifiées dont deux sont d\u2019importance moindre: la bêta-2 B, déjà mentionnée, et la bêta-2 X, difficile à mettre en évidence sauf par la micro-méthode de Scheidegger et dont le rôle n\u2019est pas connu.Une troisième protéine, la gamma-X, a été identifiée comme étant la C.R.P.A.Elle peut apparaître dans les sérums normaux, mais en très faible concentration.La béta-2 M, la béta-2 A et la gamma-globuline doivent être étudiées ensemble à cause de leurs propriétés antigéniques communes et de leur rôle immunologique.Elles forment les immunoglobulines du sérum humain.Elles ont été groupées sous le nom de système gamma.LE SYSTÈME GAMMA L'importance de ces trois protéines, leur participation aux dysprotéinémies nécessitent que nous 1240 en discutions plus longuement.Récemment, Here- mans leur consacrait un volume entier (10).Si l\u2019électrophorèse simple n\u2019isole qu\u2019une seule composante gamma-globulinique, l\u2019homogénéité de cette région avait été mise en doute depuis longtemps cependant.Une substance chimiquement et physiquement différente de la gamma-globuline fut même isolée par une méthode particulière de fractionnement.Le nombre et la nature des composantes demeurèrent inconnus jusqu\u2019à l\u2019avènement de l\u2019im- muno-électrophorèse.La bêta-2 A globuline fut isolée et purifiée par Heremans qui en détermina les propriétés physico- chimiques.La constante de sédimentation est de 7 unités Svedberg et le poids moléculaire est estimé à 160,000.C\u2019est une glycoprotéine dont la teneur en sucres est d\u2019environ 10%.Sur le vrotéinogramme, la bêta-2 A est masquée par la courbe gamma; elle s\u2019en distingue surtout dans sa partie cathodique.L\u2019épuisement de l\u2019antisérum par de la gam- ma-globuline la met mieux en évidence et en permet une étude plus attentive.Elle est une immunoglobuline et contient les anticorps contre les toxines diphtériques et tétaniques, les agglutinines typhiques O et paratyphiques B.La béta-2 macroglobuline représente le principal constituant lourd trouvé normalement dans le sérum.Sa constante de sédimentation est de 19 a 20 S et son poids moléculaire est de l\u2019ordre du million.Elle est, comme la précédente, une glycoprotéine.La plus lente des bêta-2 globulines, elle se retrouve près du réservoir de départ.Les iso-agglutinines, les anticorps anti-Rh, anti-typhoïde O, anti-para- typhoïde B, le facteur rhumatoïde.les auto-anti- corps thyroïdiens, les anticerps anti-nucléaires du lupus érythémateux ont les propriétés immuno- chimiques de la bêta-2 M.Le trait de précipitation de la gamma-globuline pose un problème morphologique particulier.L\u2019on voit en effet (figure 3) qu\u2019il s\u2019étend de la région alpha-2 jusqu\u2019à la région la plus cathodique du protéinogramme.Cette observation ne peut s\u2019expliquer qu\u2019en affirmant que la gamma-globuline est constituée de plusieurs composantes dont les propriétés physico-chimiques, telle la mobilité élec- trophorétique, sont différentes, mais qui possèdent des caractères antigéniques communs.Bien que la bêta-2 A, la bêta-2 M et la gamma- globuline s\u2019apparentent biologiquement par leur rôle d\u2019immunoglobulines, l\u2019immuno-électrophorèse les identifient et les caractérisent par leur pouvoir antigénique individuel, pouvoir que possède en fait toute protéine quelle qu\u2019elle soit.BARCELO ur Cour.: L'IMMUNO-ÉLECTROPHORÈSE L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 Or, de nombreuses études sur les protéines de Bence-Jones et sur les produits de clivage du système gamma par des méthodes enzymatiques ou chimiques ont permis d\u2019énoncer les faits suivants.I existe pour chacune des trois globulines du système gamma un ou plusieurs déterminants anti- géniques spécifiques qui sont responsables de l\u2019aspect rencontré dans l\u2019immuno-électrophorèse normal.L\u2019altération de ces déterminants spécifiques par des conditions artificielles ou pathologiques révèlent la présence de déterminants antigéniques secondaires qui sont communs soit à deux, soit aux trois globulines.En d\u2019autres termes, 1° une seule protéine pourra induire la formation d\u2019un ou de plusieurs anticorps différents qui lui seront spécifiques, 2° deux et même trois protéines différentes dans leur composition chimique pourront provoquer la formation d\u2019un seul anticorps qui leur sera commun, 3° ces anticorps secondaires n\u2019ont normalement pas la possibilité de s\u2019unir aux antigènes correspondants.L\u2019APPORT DE L\u2019IMMUNO-ÉLECTROPHORÈSE À LA CONCEPTION ACTUELLE DES DYSPROTÉINÉMIES A \u2014 Le myélome multiple Jusqu\u2019à l\u2019apparition de l\u2019immuno-électrophorèse, Paspect biologique de la maladie de Kahler était étudié surtout par la technique de l\u2019électrophorèse sur papier.La méthode décelait fréquemment une surabondance de protéines en des zones circonscrites.Comme ces sommets de protéines pouvaient s\u2019observer à des régions électronhorétiques différentes, les termes d\u2019alpha, de bêta et de gamma myélomes furent alors appliqués.Cette appellation laissait croire cependant que les anomalies rencontrées résultaient d\u2019une surproduction de globulines variées et différentes.En outre la méthode ne fournissait aucun renseignement sur la nature pathologique des protéines en question.L'analyse chimique de ces dernières avait donné des résultats contradictoires et n\u2019avait apporté aucune contribution nouvelle.L'identité et l\u2019origine de la protéine de Bence-Jones posait également un problème d\u2019importance capitale.L\u2019immuno-électrophorèse répondit à ces questions de façon élégante et sans équivoque.Scheidegger et Buzzi (11) démontrèrent que la gamma-globuline humaine normale porte au moins quatre groupements déterminants antigéniques différents.L'étude protéinurique de nombreux myélo- mateux leur permit de classer les protéines de Bence-Jones en quatre groupes immunologiques distincts.Ces auteurs observèrent de plus que chai L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 que groupe de Bence-Jones correspondait antigé- niquement avec un des déterminants spécifiques de la gamma-globuline normale.La relation entre les protéines de Bence-Jones et la gamma-globuline était établie de facon formelle.D\u2019établir cette parenté antigénique ne fournissait aucun renseignement sur l\u2019origine des Bence-Jones qui pouvaient justement être des produits de dégradation de protéines normales ou pathologiques.L'hypothèse fut même soulevée que le rein participait à cette dégradation.Or, des études isotopiques à l\u2019aide d\u2019acides aminés marqués prouvèrent que les protéines de Bence-Jones étaient formées « de novo » à partir de ceux-ci et qu\u2019elles résultaient d\u2019une synthèse aberrante.Ceci, naturellement, niait toute participation rénale.D'ailleurs, l\u2019immuno-électrophorèse confirmait la présence de protéines de Bence-Jones dans le sang malade puisque des traits de précipitation supplémentaires étaient fréquemment notés qui disparaissaient lorsque l\u2019immunsérum utilisé était épuisé par des Bence-Jones.Si la pathogénie des protéines de Bence-Jones devenait mieux connue, il restait à élucider celle de la globuline myélomateuse.L\u2019immuno-électro- phorèse rendit encore de précieux services et prouva sa supériorité sur l\u2019électrophorèse simple.En effet, si dans 20% à 25% des cas de myélomes multiples l\u2019électrophorèse sur papier ne décèle aucune anomalie protéique (12), dans aucune des trois cents études immuno-électrophorétiques pratiquées par Heremans (10) chez de tels malades l\u2019aspect du protéinogramme ne fut entièrement normal.L\u2019im- muno-électrophorèse démontra de plus que c\u2019était à tort qu\u2019on parlait d\u2019alpha et de bêta myélomes puisque toujours la perturbation, bien que située dans des régions électrophorétiques différentes, ne se retrouvait qu\u2019au niveau du trait de précipitation des gamma-globulines.De toutes ces données, il faut conclure que les protéines sériques myélomateuses sont en définitive des gamma-globulines anormales, incomplètes, auxquelles il manque un ou plusieurs déterminants antigéniques.Ces déterminants déficitaires peuvent ou non être identiques aux protéines de Bence- Jones qui se trouvent asociées.L\u2019aspect immuno-électrophorétique du myélome multiple est très caractéristique.La modification la plus fréquente consiste en un épaississement localisé du trait gamma qui s\u2019étale à ce niveau vers la gouttière des anticorps, secondairement à un excès d\u2019antigène.L\u2019anomalie peut se trouver dans les régions alpha, bêta et gamma, correspondant au sommet protéique décelable sur papier.BARCELO er Coc.: L''IMMUNO-ÉLECTROPHORÈSE 1241 Parfois, le trait de la paraprotéine sera décalé complètement, attiré vers la gouttière et raccordé par ses deux extrémités à une ligne de gamma- globuline normale.Finalement, un trait peut se retrouver du côté externe, en regard ou non de la globuline anormale et s\u2019y raccordant par une extréniité, signifiant une communauté antigénique entre les deux.Ce trait supplémentaire représente une protéine de Bence- Jones présente dans le sérum.La bêta-2 M n\u2019est jamais grandement modifiée dans le myélome multiple.Quant a la béta-2 A, elle peut disparaître complètement ou au contraire être fortement exagérée.B \u2014 La macroglobulinémie de Waldenstrom La macroglobulinémie de Waldenstrom, comme la maladie de Kahler, a été l\u2019objet de nombreux travaux immuno-électrophorétiques.Mais l\u2019ultracentrifugation fut la première a apporté des éclaircissements sur la nature dysprotéinique de la maladie, en démontrant que le phénomène pathologique était une surabondance de constituants sériques à poids moléculaire très élevé.Comme des macroglobulines existent physiologiquement dans le sérum normal, bien qu\u2019en faible quantité, la question fut soulevée à savoir si la maladie macroglobulinémique n\u2019était pas l\u2019unique conséquence d\u2019une exagération dans la production de protéines physiologiques.L\u2019immunologie prouva bien la nature anormale et pathologique des macro- globulines de Waldenstrom.Elle démontra, encore ici, la multiplicité antigénique attachée aux macro- globulines.En premier lieu, les macroglobulines pathologiques possèdent un caractère antigénique commun avec les macroglobulines normales puis- qu\u2019elles peuvent être mises en évidence par des immunsérums normaux.Ensuite, elles portent une spécificité individuelle, puisque certains immun- sérums formés à partir de sérums pathologiques et épuisés par des sérums normaux ne réagissent qu\u2019avec le sérum homologue duquel ils ont été fabriqués.Enfin, une spécificité de groupe a été démontrée en regard de ces paraprotéines.De plus, il a été signalé précédemment la parenté antigénique qui existe entre les protéines du système gamma, dont fait partie la macroglobuline.Dans la maladie de Waldenstrom, les anomalies du protéinogramme portent essentiellement sur la bêta-2 M, dont le trait est renforcé, allongé et souvent à double courbure.Parfois, la macroglo- buline, à cause de son abondance, ne peut diffuser dans la gélose et précipite près du réservoir de départ.Accessoirement, des modalités sont obser- 1242 vées dans la béta-2 A qui diminue et disparaît même, et dans la gunma qui se raccourcit ou dédouble son trait.La figure 6 (E.B.) représente l\u2019immuno-électro- phorèse d\u2019un malade chez lequel la bêta-2 M se révéla fortement augmentée.Il s'agissait d\u2019un patient hospitalisé pour un syndrome neurologique complexe qui s\u2019accompagnait de poussées fébriles quotidiennes.Une épreuve de Widal pratiquée quelque temps après revint fortement positive pour la typhoide.Comparant le protéinogramme E.B.avec celui d\u2019un sérum normal, on remarque l\u2019importance du trait de précipitation de la bêta-2 M.Il est à noter également l\u2019augmentation de l\u2019hap- toglobine et de la bêta-2 A, variations qui ont été décrites dans des conditions inflammatoires de nature diverse.Retenons de plus que les anticorps contre la typhoide sont contenus dans la béta-2 M.Fig.6.\u2014 SHN: sérum humain normal.EB: sérum d\u2019un malade souffrant de typhoïde.La flèche indique le trait de précipitation de la bêta-2 M.CONTRIBUTION DE L\u2019IMMUNO-ÉLECTROPHORÈSE À L'ÉTUDE D'AUTRES MALADIES L'immuno-électrophorèse fut évidemment pratiquée dans de nombreuses conditions pathologiques autres que les dysprotéinémies.En dehors de I'cgammaglobulinémie, du lupus érythémateux et de la maladie de Wilson, sa valeur diagnostique demeure assez restreinte.Il n\u2019en reste pas moins qu'elle contribue à une meilleure connaissance des perturbations protéiques qui s\u2019observent au cours d\u2019affections diverses et qui ne son, par exemple, que gross'èrement traduites par l\u2019électrophorèse sur papier, les tests de flocculation et l\u2019ultra-centrifu- gation.L\u2019immuno-électrophorèse vient alors éclaircir des constatations biologiques déjà acquises et confirmer certaines de nos notions physio-patho- logiques.Il est impossible dans le présent ouvrage d\u2019exposer tous les travaux immuno-électrophorétiques Importants relativement à ces affections diverses.Nous ne pouvons qu\u2019en signaler quelques-uns et, pour plus de détails, nous référons le lecteur aux BARCELO eT CouL.: L'IMMUNO-ÉLECTROPHORÈSE L'Union Méd.Canada Tome 9 \u2014 Nov.1961 nombreuses monographies qui ont été réunies en un volume par Grabar et Burtin (13).1.Agammaglobulinémie Cette maladie, décrite par Gitlin (14) et découverte grâce à l\u2019élcctrophorèse sur papier, est connue comme secondaire à un défaut dans la synthèse des gamma-globulines et se caractérise par l\u2019apparition répétée d\u2019infections bactériennes.Si elle confirme la baisse considérable des gamma-globulines, l\u2019im- muno-électrophorèse démontre cependant que, mé- me dans les formes cliniques les plus graves, il en persiste toujours une certaine quantité.En regard du concept du système gamma, il a été rapporté récemment des formes congénitales ct acquises entièrement superposables cliniquement à l\u2019agammaglobulinémie, sauf que le taux de gamma- globuline était dans les limites normales, et où la cause résidait dans un déficit des immuno-globu- lines b-2 A et b-2 M.Ce syndrome biologique nouveau est donc entièrement redevahle à l\u2019immuno- électrophorèse.2.Infections aiguës et chroniques En plus de l\u2019augmentation des constituants appelés acute-phase reactants (15; que sont la protéine C-réactive, la fibrinogène et le complément, l'infection aiguë fait apparaître au niveau des réglons alpha-1 et alpha-2 des quantités anormalement abondantes de g'ycoprotéines.Ces modifications ne sont pas réservées à l'infection aiguë cependant et peuvent s\u2019observer aussi bien au cours du stress, de la grossesse, de la chirurgie qu\u2019au cours de toute condition inflammatoire telle la maladie rhumatismale.L'infection, après son stade aigu, se traduit par la diminution progressive des alpha-glycoprotéines et l'apparition d\u2019une khypergammaglobulinémie.Cette dernière reflète la participation du système gamma dans la formation des anticorps.3.Collagénoses Seligman (15) a signalé l\u2019aspect particulier que présentait le protéinogramme au cours du lupus érythémateux.En plus d\u2019une augmentation de l\u2019hap- toglobine et des globulines gamma, il a noté, malgré l\u2019absence de toute protéinurie, une diminution appréciable du trait de l\u2019albumine.La modification la plus importante et la plus constante cependant était en relation avec la b-1 À qui se trouvait fortement abaissée, souvent invisible, variant de façon parallèle avec la gravité de la maladie et l\u2019évolution clinique.Cette chute de la b-1 A semble relativement spécifique à la maladie lupique et ne se rencontre L\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 pas dans les autres collagénoses.Dans ces dernières, les changements sont observés soit sur l'ensemble, soit sur une ou sur deux immunoglobulines en particulier.4.Affections hépatiques Les anomalies notées (16, 17) dans les hépatites virales consistent en une élévation des gamma, b-2 A, b-2 M, b-2 B et une baisse de la b-1 A (figure 7, J.V.).Ces perturbations ne s\u2019observent pas dans les ictères obstructifs sauf s\u2019il survient une atteinte secondaire du foie; elles sont attribuables à une lésion du système réticulo-endothéiial et peuvent aussi bien se voir dans d\u2019autres conditions inflammatoires.$ Fig.7.\u2014 SHN: cordon ombilical.cirrhose.sérum de sérum d\u2019un malade souffrant de sérum humain normal.CO: JV : Dans les formes où l\u2019atteinte hépato-cellulaire est grave, le protéinogramme apparaît davantage modifié: une importante diminution des a-2 et des b-1 globulines est observée.Comparativement au sérum normal, le nombre total de traits est moins grand dans les régions alpha-2 et bêta-1 tandis qu\u2019il augmente sensiblement dans les régions bêta- 2 et gamma.Sauf pour un abaissement de l\u2019albumine, les images immuno-électrophorétiques de la corrhose sont presqu\u2019identiques.5.Maladies rénales L\u2019immuno-électrophorèse apporte quelques éléments nouveaux à la question de la filtration glo- mérulaire des protéines.L\u2019on sait maintenant par les méthodes d\u2019investigation modernes, surtout la microscopie électronique, que la théorie de l\u2019imperméabilité glomérulaire aux macromolécules n\u2019est plus défendable.Certains auteurs, principalement Lambert (18) et Mendel (19), ont pu même estimer BARCELO er CorL.: LIMMUNO-ELECTROPHORESE 1243 par des méthodes chimiques les quantités de certaines protéines qui étalent filtrées et réabsorbées.Les études immuno-électrophorétiques de Bizerte (20) sur l\u2019adialysable urinaire de l\u2019enfant sain, en plus de prouver la parenté immunologique des protéines urinaires et plasmatiques, ont démontré, qu\u2019outre l\u2019albumine et des traces de gamma, cinq fractions glycoprotéiques y étaient identifiables.Elles sont situées aussi bien dans les régions a-0, a-1, a-2 que dans les régions b-1 et b-2.Il est à noter que le poids moléculaire de la majorité d\u2019entre elles est de beaucoup supérieur à celui de 70,000 qui fut jadis choisi comme limite de la perméabilité glomérulaire.La protéinurie du syndrome néphrotique, pour peu qu\u2019elle soit prolongée et importante, modifie profondément le diagramme des protéines sériques.Milliez et coll.(21) ont publié une étude portant sur trente malades atteints du syndrome néphroti- que.Comme l\u2019électrophorèse simple, l\u2019immuno-élec- trophorèse démasque l\u2019abaissement de l\u2019albumine et de la gamma-globuline.Elle laisse voir en plus qu\u2019en dehors d\u2019une chute de la sidérophiline les bêta sont à peine modifiées.Elle vient détailler, et c\u2019est sa contribution importante, les anomalies observées au niveau des alpha-globulines, dont l\u2019augmentation des alpha-2, caractéristique au cours de la néphrose.En effet, non pas une, mais trois globulines de la région participent à cette élévation: l\u2019haptoglobine, l\u2019a-2 M et l\u2019a-2 lipoprotéine, alors que la céruloplasmine est au contraire diminuée.L\u2019orosomucoïde et l\u2019alpha-1 lipoprotéine sont surtout en cause dans l\u2019augmentation des alpha-1 globulines.Ces modifications se retrouvent indifféremment que le syndrome néphrotique soit dû primitivement à une néphrose lipoïdique ou d\u2019apparition secondaire au cours de la glomérulo-né- phrite, du lupus ou de l\u2019amylose rénale.A l\u2019analyse immuno-électrophorétique des urines néphrotiques, on observe en ordre décroissant l\u2019albumine, des a-1 globulines, la sidérophiline, des bêta et de faible quantité d\u2019haptoglobine et de gamma-globuline.Si certaines modifications sériques comme l\u2019abaissement de l\u2019albumine et de la sidérophiline s\u2019expliquent facilement par leur seule fuite urinaire, d\u2019autres anomalies dont l\u2019augmentation des alpha et la chute des gamma posent des problèmes phy- sio-pathologiques plus difficiles.En effet, il faut tenir compte de facteurs comme la perméabilité glomérulaire, la réabsorption tubulaire et la synthèse des protéines.À propos de ce dernier facteur, mentionnons qu\u2019en réponse aux pertes urinaires, le 1244 foie accélere a des rythmes différents, sans relation nécessairement directe avec les quantités urinaires, la synthèse de la plupart des protéines.Marsh et Drabkin (283) ont démontré ce phénomène en regard de l\u2019albumine et des lipoprotéines et l\u2019un de nous (R.B.) en regard des séromucoïdes.Applications diverses L\u2019immuno-électrophorése a trouvé une application dans de nombreuses autres conditions que celles que nous venons de décrire.Ainsi, elle a permis de détecter les protéines qui étaient absentes à la naissance et de suivre minutieusement leur apparition progressive jusqu\u2019à l\u2019atteinte du spectre protéique complet (24).L'analyse du sang de cordon ombilical (figure 7) révèle l\u2019absence de l\u2019a-2 M et de l\u2019haptoglobine, la diminution importante de la céruloplasmine et l\u2019inexistence des bêta-2 globulines.En plus de l'étude de I\u2019hémogiobine et des constituants antigéniques des éléments figurés du sang (25), l\u2019immuno-électrophorèse a été employée dans l\u2019analyse de liquides biologiques autres que le sérum et les urines, à savoir l\u2019humeur aqueuse, le liquide céphalo-rachidien (26), les liquides syno- viaux (27), pleuraux, ascitiques et séminaux.CONCLUSION Les applications de l\u2019immuno-électrophorèse, comme nous venons de le voir, sont extrêmement nombreuses et variables.Des raffinements décrits récemment (13) et qui permettent de situer des systèmes enzymatiques sur le protéinogramme viennent encore augmenter sa valeur comme méthode d'investigation.Et son importance comme moyen diagnostique dans certaines maladies ne la confine pas au domaine de la recherche expérimentale.À cause justement de sa valeur diagnostique et de sa simplicité technique, nous croyons que la méthode de Grabar et Williams devrait figurer parmi les épreuves de laboratoire utilisées couramment.Résumé A une brève discussion des principes en cause qui sont l\u2019électrophorèse et l\u2019apparition des immun- précipités dans un milieu gélifié fait suite une description de la technique de l\u2019immuno-électrophorèse = telle qu\u2019employée à l\u2019Hôpital Maisonneuve.L'interprétation des traits de précipitation et la nomenclature du protéinogramme sont ensuite données en détail en insistant sur la description du système gamma.En plus d\u2019élaborer sur la contribution de l\u2019immuno-électrophorèse aux connais- BARCELO Er Cour.: L'IMMUNO-ÉLECTROPHORÈSE L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 sances actuelles sur les maladies dysprotéinémiques de Kahler et de Waldenstrom, les auteurs mentionnent l\u2019emploi de la méthode dans J\u2019étude de plusieurs maladies, dont l\u2019agammaglobulinémie, les maladies inflammatoires, les collagénoses, les maladies hépatiques et rénales, et concluent à sa grande valeur comme moyen d\u2019investigation et de diagnostic.Summary After a brief discussion of the principles involved.namely electrophoresis and immune reactions in gel medium.the technique of immuno-electrophoresis is described.With special emphasis regarding the gamma system.a detailed description of the immunoproteinogram is then given.Having elaborated on the major contribution of immuno- electrophoresis in the present understanding of dyspro- teinemias, the authors mentioned some diseases which have been studied by the method, such as agamma-globulinemin, inflammatory conditions, collagen.liver and kidney diseases.They conclude that immuno-electrophoresis is of great value as an investigation and a diagnostic method.BIBLIOGRAPHIE (1) GRABAR, P., et WILLIAMS, C.A.: Méthode immu- no-électrophorétique d\u2019analyse de mélanges de substances antigéniques.Biochem.Biophys.Acta, 17: 67.1955.(2) OUDIN, J.: Méthode d\u2019analyse immunochimique par précipitation spécifique en milieu gélifié.Compt.Rend.Acad.Sc., 222: 115, 1946.(3) OUCHTERLONY, O.: Diffusion-in-gel methods for immunological analysis.Prog.Allergy, 5: 1, 1958.(4) SCHEIDEGGER, J.J.: Une microméthode de l\u2019im- muno-électrophorèse.Int.Arch.Allergy, 7: 103, 1955.(5) FRANCQ, J.C.: Analyse immuno-électrophorétique par fluorescence.Rev.fr.Etudes clin.biol., 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L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 (14) GITLIN, D., et JANEWAY, C.A.: Agammaglobul- inemia, congenital, acquired and transient forms.Prog.in Hematol., 1: 318, 1957.(15) SELIGMAN, M., et HANAN, C.: Etude immuno- électrophorétique du sérum de malades atteints de lupus érythémateux disséminé.Rev.Hemat., 13: 239, 1958.(16) HARTMAN, L.; BURTIN, P.; GRABAR, P.et FAUVERT, R.: L\u2019analyse immuno-électrophorétique des sé ums de malades atteints d\u2019affections hépatiques.Acad.Sciences, 243 : 1937.1956.(17) SCHEIDEGGER, J.J, et ZAHND.G.: Etude im- muno-électrophorétique des protéines sériques dans certaines affections hépatiques.Helv.Med.Acta, 24: 499.1957.(18) LAMBERT, P.P.; GREGOIRE, F., et MALMEN- DIER, C.: La perméabilité glomérulaire aux substances protidiques.Rev.franç.Etudes clin.biol., 2: 15, 1957.(19) MENDEL, D.: Tubular reabsorption of protein in the rat.Brit.J.Physiol., 148: 1, 1959.(20) BISERTE, G.; BRETON, A, et HAVEZ, R.: Etudes électrophorétiques et immunologiques des protéines urinaires chez l\u2019enfant sain et au cours des néphropathies.Arch.fr.Pédiatrie, 16: 634, 1959.(21) MILLIEZ, P.; HARTMAN, L.et LAGRUE.G.: Immuno-électrophorèse et électrophorése a travers gel BARCELO er Cour.: LIMMUNO-ELECTROPHORESE 1245 d\u2019amidon du sérum et des urines de sujets atteints de syndrome néphrotique.J.Urol., 65: 248, 1959.(22) MARSH, J.B., et DRABKIN, D.L.: Metabolic channeling in experimental nephrosis: II.Lipide metabolism.J.Biol.Chem., 212: 633, 1955.(23) BARCELO, R., et DRABKIN, D.L.: Metabolism of seromucoids in normal and in nephrotic rats.(A être publié.) 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efficace qui permette de dépasser les frontières du muscle cardiaque.Une vision directe dans le cœur s\u2019imposait, sans quoi, toute chirurgie n\u2019était que palliative et aveugle.Il appartient à la dernière décade d\u2019avoir mis cette méthode au point.La circulation extracor- porelle a donné à la chirurgie cardiaque sa véritable valeur.Sa contribution est inappréciable, ses avantages, incaleulables.L\u2019article présent a pour but de souligner l\u2019importance d\u2019une telle méthode thérapeutique.Il ne sera pas question de techniques opératoires, ni d\u2019analyse minutieuse des éléments du circuit: de telles considérations dépassent les cadres de cet article.Nous nous limiterons, à situer la cireula- tion extracorporelle dans le contexte historique, à suivre son évolution, et à illustrer sa contribution à la chirurgie cardiaque.II \u2014 LES ÉTAPES HISTORIQUES La circulation extra-corporelle a permis à la chi- rurgle intra-cardiaque de se développer profondément durant les sept dernières années.Mais, avant d\u2019aborder les étapes grandioses de cette ère, esquissons brièvement un tableau de l\u2019époque précédente en mentionnant les contributions les plus importantes.A \u2014 Avant 1950.L\u2019intervention intra-cardiaque se limitait à des méthodes, tantôt palliatives, tantôt aveugles.Le shunt azygo-pulmonaire et les anastomoses de Potts et de Blalock rendaient un service fort appréciable.Même de nos jours, elles ont encore certaines indications.Toutefois, ces techniques palliatives ne corrigeaient pas l\u2019anomalie congénitale, et ajoutalent une lésion a la Tétralogie de Fallot.En 1948, Bailey reprenait la méthode de Souttar pour corriger une sténose mitrale En Angleterre, Brock en faisait de même.En plus, trois ans plus, 1246 tard, il corrigeait la première sténose pulmonaire à l\u2019aide d\u2019instruments simples et ingénieux.Si cette approche pour la valve pulmonaire est dépassée, quoique certains centres y attachent encore beaucoup d'importance, celle de la commissurotomie mitrale est aujourd\u2019hui courante et indiquée dans la plupart des sténoses.A part quelques interventions remarquables sur des cœurs traumatisés, auxquelles se rattache le nom de Harkey, on proposait plusieurs tentatives ingénieuses dans la correction de communications inter-auriculaires et de lésions valvulaires.Mais ces méthodes palliatives et aveugles se buttaient à un plafond.Elles devaient être radicalement dépassées sans quoi la chirurgie intracardiaque ne pouvait progresser.B \u2014 1950 et l\u2019hypothermae.Pour opérer adéquatement, une vision directe dans le cœur s\u2019imposait.Ceci impliquait l\u2019arrêt circulatoire momentanné.La mort des tissus non alimentés devait donc suivre.En effet, le neurone ne peut supporter l\u2019arrêt circulatoire plus de trois minutes, durant que le muscle cardiaque fibrille rapidement pour se nécroser partiellement en vingt à quarante minutes.Il fallait alors remplacer la circulation: ici, s\u2019imposait l\u2019idée d\u2019une dérivation extra-corporelle.D\u2019abord on tenta les circuits partiels qui échouèrent.Ensuite, ce fut le tour du circuit total avec des appareils qui ne pouvaient assurer le succès.Parmi ces derniers, on cite ceux de Dennis, d\u2019Iongbloed, de Beaudoin, qui demeuraient dans le domaine expérimental.Pendant ce temps, une autre solution voyait le jour: l\u2019hypothermie.Si on ne pouvait remplacer les fonctions circulatoires et respiratoires, on devait tenter de réduire le métabolisme et l\u2019utilisation tissulaire d\u2019oxygène.De ce fait, on pourrait interrompre momentanément la circulation et pénétrer dans le cœur.En 1950, Bigelow mettait la technique au point.Pour la première fois, au mois de septembre 1952, Lewis l\u2019appliquait avec succès à une fillette, et par la suite, à soixante-cinq patients.La méthode s\u2019avéra efficace et permit de bons résultats.La fibrillation ventriculaire compliquait très souvent l\u2019intervention.Contre cette menace, on devait prendre certaines mesures dont voici les principales: température maintenue en haut de 28°C.; infiltration à la procaine du nceud sino-auriculaire; stimulation vaguale; sympathectomie; massage cardiaque; défibrillateur.CHARTRAND er STANLEY: LA CIRCULATION EXTRA-CORPORELLE L\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 Toutefols l'incidence de cette complication restait élevée.Aussi l'arrét circulatoire limitait la durée de l'intervention à douze minutes et ne permettait ainsi que la correction de lésions simples.La solution idéale ne résidait donc pas dans l\u2019hypothermie mais bien dans une technique simple et efficace, permettant la réparation adéquate de toutes les lésions cardiaques.C \u2014 1954 et la circulation extra-corporelle.Cette technique consiste à dériver le sang qui se rend au cœur, et permet ainsi dc pénétrer dans cet organe asséché pour réparer ses anomalies.Une telle dérivation exige donc le remplacement des fonctions cardiaques et pulmonaires par une pompe et un oxygénateur.Le développement de cette méthode fait appel à de nombreux collaborateurs.Mais nous nous limiterons à souligner les principaux responsables des premières grandes étapes franchies.Mentionnons d\u2019abord l\u2019apport des précurseurs.Ensuite nous verrons la contribution des écoles de Minneapolis et de la Clinique Mayo.Enfin nous passerons à un bref aperçu des cinq dernières années.1 \u2014 Les précurseurs.Il serait injuste d\u2019oublier les noms de Bjork, Dennis, Mustard, Gibbon, qui, par leurs travaux exécutés avant les années où le circuit n\u2019a pu être appliqué à l\u2019homme sur une haute échelle, appartiennent tout de même à cette nouvelle ère par l\u2019importance de leur contribution.Bjork, en 1948, publie un travail magnifique traitant de la perfusion d\u2019un cerveau de chien.L\u2019analyse minutieuse, lors de ces expériences à perfusion partielle, lui permet de nous communiquer plusieurs observations précises et de conclure à certains principes de base.On peut résumer ainsi ses conclusions: Pour travailler sur un cœur asséché, il faut remplacer la circulation interrompue par un circuit externe.Cette dérivation doit assurer une perfusion du cerveau avec du sang adéquatement oxygéné.L\u2019oxygénation artificielle peut se faire en exposant une grande surface de sang en couche mince au contact de ce gaz.L\u2019oxygénateur à disque remplit bien cette fonction tout en diminuant le temps d\u2019exposition.Il peut conjuguer 131 ml.de O» à 800 ml.de sang par minute.Bjork observe que: le débit gazeux dans l\u2019appareil n\u2019a pratiquement pas d\u2019effet sur les échanges; l\u2019oxygénation est proportionnelle à la pression partielle de O», à la température, au nombre de disques employés; le CO» s\u2019élimine en rapport direct avec L\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 l\u2019élévation de la température, et en rapport inverse avec l\u2019augmentation de la pression partielle de ce gaz dans l\u2019appareil.Il note aussi certaines modifications sanguines lors de la perfusion: Hémocon- centration, hémolyse, atteinte traumatique des globules blancs, acidose légère, hypoglycémie.Toutefois, ces modifications ne sont pas assez importantes pour être dangereuses.Les résultats de Bjork ont une grande valeur et une grande importance dans l\u2019évolution du circuit extra-corporel.Durant plus de trois années consécutives, C.Dennis travaille à l\u2019application huimnaine d\u2019un oxy- génateur de type Bjork.En 1951, ii rapporte avoir échoué une tentative de réparation d\u2019une communication inter-auriculaire.Malgré cet échec, il a grandement aidé à promouvoir la possibilité d\u2019appliquer à l\u2019homme un oxygénateur simple.Mustard, à Toronto, entreprend des expériences dans une optique différente.Il travaille à l\u2019emploi d\u2019un oxygénateur biologique qui, en l'occurence, est un poumon de singe.Ses résultats expérimentaux sont inconstants.Toutefois, Mustard accentue l\u2019importance de l\u2019aspect physiologiaue que doit respecter tout appareil.Plus tard, ce type d\u2019oxygé- nateur sera employé en chirurgie humaine par l\u2019équipe de Minneapolis.Gibbon est sans contredit le pionnier de la chirurgie intra-cardiaque à l\u2019aide de la circulation extra-corporelle.Durant quinze années, 1l travaille à mettre au point un cœur-poumon artificiel.Plus tard, cet appareil sera adopté par l\u2019équipe de Mayo.Au mois de mai 1953, Gibbon opère avec succès la première communication inter-auriculaire, à l\u2019aide du circuit extra-corporel.Pour qualifier le travail et la grandeur de sa contribution, Lillehei rapporte ie succès de cette intervention: « Cette pierre angulaire de la chirurgie cardiaque est un hommage à la persévérance et à l\u2019habileté de John H.Gibbon Jr».Les années prodigieuses de la chirurgie à cœur ouvert débutent en 1954.Et depuis, on ne cesse de voir s\u2019ajouter des contributions nouvelles qui parviennent de tous les coins du globe.Il n\u2019en reste pas moins que les équipes de Minneapolis et de Mayo sont responsables des plus importantes contributions, et demeurent les piliers de cette chirurgie.2 \u2014 Minneapolis.Lillehei et Varco s\u2019intéressent au problème.Guidés par la recherche et l\u2019expérimentation de méthodes simples et efficaces, ils développent successivement différentes techniques qui les mèneront à leur formule actuelle de perfusion.Leurs travaux CHARTRAND er STANLEY: LA CIRCULATION EXTRA-CORPORELLE 1247 concernent d\u2019abord l\u2019étude du débit réduit.Ensuite, ils emploient un système de circulation croisée.Puis, ils passent aux oxygénateurs biologiques et enfin à l\u2019appareil cœur-poumon artificiel.a \u2014 Le débit réduit.Andreason avait établi le principe du débit azygos.On sait qu\u2019en clampant les deux veines caves, le retour veineux au cœur ne provient que de l\u2019azygos.Lillehei et Cohen reprennent cette étude sur une série de chiens.Le débit azygos représente un peu moins que 10% du débit basal.Au fait, le retour sanguin de cette veine est normalement inférieur à cette valeur; mais il s\u2019en trouve augmenté, lors du clampage, à cause d\u2019un phénomène de distension.Ce débit, de 8 à 14 em?/min./K., assure la survie des animaux.On applique ensuite ce débit à la perfusion du chien.On utilise une pompe à doigts métalliques et un lobe pulmonaire du sujet perfusé comme oxy- génateur.Les résultats sont bons et permettent une tentative heureuse chez l\u2019homme, après avoir augmenté le débit à 25-40em.3/min./K., pour plus de sécurité.La perfusion entraîne: une hémoconcentration relative, une augmentation du Hb plasmatique, une saturation maxima, un coefficient d\u2019utilisation d\u2019oxygène augmenté, une désaturation veineuse marquée, et une acidose métabolique.L'auteur ne souligne pas de lésion organique, et attribue une certaine importance au rôle anti-infectieux du poumon.Comment un tel débit peut-il assurer la survie?L\u2019auteur y voit quelques facteurs en cause: vasodilatation élective des organes vitaux, travail cardiaque diminué, coefficient d\u2019utilisation d\u2019oxygène augmenté, hémoconcentration, secrétion d\u2019adrénaline, efficacité maximum du lobe pulmonaire.Ce débit prouvé efficace, offre en même temps plusieurs avantages: la technique est simple et peu coûteuse; le contrôle plus facile; la masse sanguine veu importante; l\u2019aspiration veineuse simplifiée.Un tel débit, à cause de ses avantages, donne lieu à une succession d\u2019applications.b \u2014 La circulation croisée.Le montage complexe et le peu d\u2019avantage du poumon homologue incite l\u2019équipe à rechercher un autre mode d\u2019oxygénation.Une solution, non moins ingénieuse, simple et tout à fait physiologique, les engage dans l\u2019expérimentation d\u2019un circuit croisé où le poumon d\u2019un donneur sert d\u2019oxygénateur durant la perfusion. 1248 Le sang des veines caves est dérivé sur une ligne veineuse reliée à la veine fémorale du donneur; et une ligne artérielle originant de l\u2019artère fémorale de ce dernier communique avec la sous-clavière droite du sujet perfusé.Deux pompes à doigts métalliques, introduites sur les lignes veineuse et artérielle contrôlent les débits.Le sang veineux du patient est ainsi transmis au donneur, maintenu à une température normale dans un milieu biologique, oxygéné, et retourné à l\u2019opéré.Cette technique fort simple, à débit réduit présente d\u2019assez bons résultats expérimentaux pour permettre l\u2019application à l\u2019homme.Le 2 mars 1954, on répare avec succès la première communication interventriculaire.Ce premier succès est suivi de 44 tentatives dont 25 survies.5 des 10 Tétralogie de Fallot sont réussies.Un canal atrio- ventriculaire et une sténose pulmoraire infundibu- laire survivent.On opère 27 communications inter- ventriculaires, et 19 réussites s\u2019ensuivent.En plus d\u2019apporter une preuve d\u2019efficacité, la circulation croisée a surtout pour mérite de changer les perspectives pessimistes des dernières années où s\u2019échelonnent tant d\u2019échecs.Elle démontre aussi que, même sur des cœurs très malades (c\u2019était le cas dans la série rapportée plus haut) la dérivation est possible.Enfin, elle permet de croire que des lésions, jugées jusque-là incurables, peuvent être maintenant corrigées avec succès.Mais la circulation croisée présente un inconvénient majeur: le parent-donneur court de grands dangers (choc, embolie).C\u2019est pourquoi, la même année, on utilise une autre méthode d\u2019oxygénation biologique qui ne met pas en cause un donneur humain.Cette méthode consiste à employer un réservoir de sang oxygéné.c \u2014 Réservoir de sang.S1 le débit réduit est suffisant, 1! apparaît possible de perfuser un sujet de petite taille durant un temps relativement court, à l\u2019aide de cette technique.Pour obtenir le sang oxygéné, on plonge un membre dans l\u2019eau chaude (45°C.) durant 15 minutes et l\u2019on prélève du sang veineux maintenant saturé à 94%, ayant un pH légèrement alcalin.Un tel sang artérialisé, prélevé chez plusieurs donneurs, est recueilli dans un grand réservoir et sert de perfusat.En même temps on dérive le sang veineux du patient dans un réservoir vide.Deux pompes, réglées au même débit, assurent le contrôle de la perfusion.Après expérimentation, cette méthode est tentée avec succès sur des jeunes sujets.Malgré sa sim- CHARTRAND er STANLEY : LA CIRCULATION EXTRA-CORPORELLE L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 plicité, ses résultats, et son risque presque inexistant, l\u2019emploi d\u2019un réservoir de sang oxygéné, comporte tout de même plusieurs désavantages.D\u2019abord, il exige une grande quantité de sang.Ensuite il limite la durée de l\u2019intervention à quelques minutes.Enfin il ne permet d'opérer que des sujets de petite taille, et de corriger que les lésions simples et facilement accessibles.d \u2014 Le poumon de chien.Un autre type d\u2019oxygénateur est envisagé: un poumon de chien.Campbell reprend les travaux de Mustard et met la technique au point.Schématiquement, on peut la résumer ainsi: le sang des veines caves dérivé dans la ligne veineuse pénètre dans le poumon de chien (isolé et ventilé par un appareil à pression positive) par l\u2019artère pulmonaire, sort par les veines, tombe dans un récipient ct retourne au patient, par la ligne artérielle.Expérimentée d\u2019abord chez l\u2019animal, la méthode s\u2019avère non dangereuse et ne cause pas d\u2019altération physiologique importante.Plusieurs essais sont effectués sur l\u2019homme.On rapporte ur succès.Malgré l\u2019emploi d\u2019un dépulsateur, malgré la préparation minutieuse de l\u2019organe avant son emploi, on se butte à la même complication qui avait arrêté si souvent Mustard dans ses expériences: l\u2019ædème pulmonaire.e \u2014 L\u2019oxygénateur artificiel.Pendant ce temps, on travaille toujours à l\u2019élaboration d\u2019un autre type d\u2019oxygénateur que Dewail met au point en 1955.Devant la supériorité de ce cœur-poumon artificiel fort simple et très prometteur, on abandonne les autres méthodes mentionnées plus haut.Il sera question :ci de l\u2019appareil tel que présenté en 1955, et non du circuit actuel modifié et amélioré sur lequel on reviendra plus tard.Brièvement, voici le circuit: !e sang des veines caves est dérivé dans la ligne veineuse, passe dans l\u2019oxygénateur à bulles, ensuite dans la chambre de démoussage.Puis il circule dans un tube de matière plastique plongé dans un bain d\u2019eau chaude, traverse un filtre et retourne au patient par la ligne artérielle.Le sang qui provient des bouteilles et.de l\u2019aspirateur Intra-cardiaque passe dans la ligne veineuse.Deux pompes contrôlent les débits.La pompe à doigts métalliques assure un débit réduit, continu, non pulsatil, standard, calculé avant l\u2019intervention.Les avantages de ce débit réduit (30- 55 ml./min./K) ont déjà été mentionnés.Le filtre élimine les possibilités d\u2019embolie.Le débulleur, en plus d\u2019arrêter une partie des dépôts fibrineux par sa couche de silicone, abaisse la tension superfi- L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 cielle des gaz et permet aux excès de s'échapper.Quant à l\u2019oxygénateur, le principe est très simple: l\u2019oxygène est fragmenté en fines bulles; il y a bar- bottage du sang et de ces bulles; l\u2019augmentation des surfaces de contact assure une saturation maximum.On reconnaît plusieurs avantages à ce système.La simplicité le caractérise essentiellement.L\u2019appareil se contrôle et se stérilise facilement.L\u2019oxygénation est adéquate; les dangers d\u2019embolie sont pratiquement éliminés; les modifications physiologiques ne dépassent pas les limites tolérées.Pour tous ces avantages un appareil aussi simple est applicable dans tout centre médical bien organisé.Toutefois, à cause de sa capacite réduite qui ne permet pas de débit supérieur a 600 ml./min.on lui reproche ces limites-ci: une courte durée de perfusion et un choix de patient dont le poids ne dépasse pas 25 kilos.En 1955, on réussit, avec l\u2019aide de ce système, à corriger plusieurs lésions congénitales et acquises.67% des patients opérés à cette époque survivent.Considérant que cette chirurgie est à ses débuts, et que les patients sélectionnés sont pour la plupart grandement malades, le succès de ces premières interventions est excellent.Sortie du domaine expérimental, la chirurgie in- tra-cardiaque avec l\u2019aide de la circulation extra- corporelle devient maintenant une thérapeutique applicable et efficace.L\u2019équipe d« Minneapolis a contribué considérablement aux premières grandes réalisations de la chirurgie à cœur ouvert.Et son travail ne s\u2019arrête pas là: depuis 1955 elle continue sa contribution et demeure un pilier de cette thérapeutique.Dans les chapitres suivants, nous mentionnerons son apport à l\u2019occasion des différents sujets traités.3 \u2014 Mayo.Les travaux d\u2019une autre école marquent cette époque par leur valeur ct leur portée: ceux de la clinique Mayo.Cette équipe joue un rôle important dans l\u2019essor chirurgical des années 1955-1956.Elle a le mérite d\u2019avoir perfectionné un appareil très élaboré, et d\u2019avoir toujours travaillé dans une optique physiologique.De plus, elle est responsable de plusieurs interventions réussies sur l\u2019homme dès le mois de mai 1955.Enfin, on lui reconnaît sa grande expérience acquise par une pratique chirurgicale intense et soutenue.En 1952, l\u2019école de la Clinique Mayo s\u2019intéresse particulièrement au problème de la circulation ex- tra-corporelle.Elle adopte un appareil de type Gibbon.Et, par un travail d\u2019équipe excellent, elle CHARTRAND er STANLEY: LA CIRCULATION EXTRA-CORPORELLE 1249 le perfectionne au point de pouvoir utiliser en chirurgie humaine trois ans plus tard.Essentiellement le circuit est composé de pompes a galet, d\u2019un oxygénateur à grille verticale, et d\u2019une ligne de recirculation veineuse.La pompe assure un débit pulsatif à peu près constant.Elle contrôle des débits qui peuvent être de l\u2019ordre de 200 ml./min./K.Ce qui souligne bien le souci de se rapprocher le plus possible du débit basal physiologique.L\u2019oxygénateur consiste en un ensemble de plaques verticales grillagées sur lesquelles coule du sang en couche mince baigné dans un atmosphère d\u2019oxygène.La ligne de recirculatior: veineuse remplit la chambre de distribution continuellement et, conséquemment assure une meilleure oxygénation.Le volume de sang est maintenu constant dans l\u2019appareil grâce à des régulations électroniques activant la pompe artérielle.La valeur de cet appareil tient aux qualités suivantes: D'abord, son perfectionnement tient aux détails de construction et au souci de la physiologie normale.Puis, l\u2019élaboration d\u2019un contrôle électronique est d\u2019une utilité remarquable.Enfin, avec un débit élevé, 11 permet une durée d\u2019intervention plus longue, la correction des lésions complexes, et l\u2019opération de sujets de poids élevés.Il a toutefois l'inconvénient d\u2019.être un appareil coûteux, unique et compliqué.Aussi des opinions différentes s\u2019élèvent contre l\u2019utilisation d\u2019une pompe à débit pulsatil et d\u2019une ligne de recirculation veineuse.En 1955 les premières interventions humaines sont tentées, et on rapporte des succès analogues à ceux de Lillehe:.Depuis ce temps, l\u2019expérience de cette école s\u2019est enrichie considérablement par le nombre imposant d\u2019intervention humaine.En résumé, l\u2019équipe de la Clinique Mayo contribue à juste titre aux premières grandes réalisations de cette thérapeutique.Et, comme l\u2019école de Minneapolis, elle constitue un pilier de la chirurgie intra-cardiaque par son apport continuel à l\u2019amélioration d\u2019une chirurgie en pleine évolution.4 \u2014 Depuis 1955.Depuis ces premiers grands travaux, les contributions arrivent de partout.Le développement de plusieurs centres bien organisés perniet à différentes équipes d\u2019apporter continuellement des éléments de solutions, et ainsi, des améliorations aux multiples aspects de l\u2019essor chirurgical.On s\u2019enrichit de connaissances nouvelles sur les modifications physiologiques dues à la perfusion.On comprend de plus en plus les manifestations post-opératoires; on connaît mieux les complica- 1250 tions et on propose des moyens de les prévenir ou d\u2019y remédier.On précise un peu plus les indications chirurgicales.Les techniques de perfusion s\u2019améliorent et s\u2019ouvrent à de nouvelles modalités d\u2019application.Des appareils nouveaux sont mis en circulation, et ceux qui existaient déjà subissent des transformations louables.La technique opératoire s\u2019améliore.On précise plus exactement l\u2019ernploi des matières plastiques, et des prothèses.Les valves artificielles sont à l\u2019étude, et quelques prototypes semblent prometteurs.L\u2019avènement de l\u2019arrêt cardiaque marque un autre pas important dans l\u2019histoire de cette chirurgie.Le sujet a été bien développé et on a proposé différentes techniques d\u2019arrêt.Depuis les travaux de Bigelow, on n\u2019a pas cessé d\u2019expérimenter l\u2019hypothermie, de l\u2019employer en chirurgie humaine, de chercher à comprendre ses effets et d\u2019apprécier ses avantages et limites.Finalement, l\u2019association de l\u2019hypothermie générale ou sélective, à la circulation extra-corporelle, représente une autre grande étape importante.Enfin, le champ des nouvelles connaissances est tres vaste.Les acquisitions sont incalculables.Et malgré les problémes encore nombreux, le futur laisse entrevoir beaucoup de promesses.Vu les provenances multiples des contributions et la complexité du développement de la chirurgie intra-cardiaque depuis 1955, la seconde partie de cet article ne peut suivre un ordre chronologique.Il sera plus simple de suivre l\u2019évolution au cours des chapitres suivants en traitant successivement des éléments du circuit, des modifications physiologiques et des complications qu\u2019il entraîne, des avantages qu\u2019il procure et des grandes acquisitions qui lui sont annexées.III \u2014 LE CIRCUIT A \u2014 Ses éléments.Les éléments du circuit extra-corporel ont été f£ort bien étudiés depuis les années 1955-56.Plusieurs équipes ont contribué à leur amélioration.Il persiste toutefois plusieurs points obscurs, et les opinions divergent souvent.Essaycns de souligner les principales acquisitions et les points importants du circuit.1 \u2014 Les oxygénateurs.On sait que pour un individu de 70 kilos, il y a environ 400 cm?d\u2019oxygène qui traversent une barrière alvéolo-capillaire de 36 m?de surface.Un oxygénateur doit donc assurer une grande surface d\u2019échange entre le sang et l\u2019oxygénateur.CHARTRAND er STANLEY: LA CIRCULATION EXTRA-CORPORELLE L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 Devant la supériorité des « poumcns artificiels », les oxygénateurs biologiques (tel le poumon homologue ou hétérologue et le réservoir de sang) sont complètement mis à part.L\u2019oxygénateur simple et efficace de Lillehei- Dewall a déjà été décrit.On lui reprochait son débit réduit.Or on l\u2019a amélioré.Son débit peut maintenant passer de 1,000 à 5,000 ce./min., en utilisant à volonté des tubes de mélange de 65-80- 95 x 2 cm.de hauteur, et des réservoirs de 350 à 650 cm.Ce qui permet de longues perfusions sur des patients de poids élevé.L\u2019oxygénateur à bulle favorise-t-il les embolies gazeuses?Les études électroencéphalographiques et les expériences à la fluorescéine sur la barrière capillaire cérébrale répondent négativement.Doit- on employer un gaz mixte (98% O» et 2% de CO») plutôt que de l\u2019oxygène pur dans l\u2019appareil?L\u2019oxygène pur peut-il devenir toxique et favoriser l\u2019élimination trop grande de CO»?Le débat n\u2019est pas encore terminé.Toutefois, l\u2019importance de cette question est considérée secondaire de plus en plus.On a déjà parlé de l\u2019appareil de type Gibbon.Ajoutons seulement que les transformations de ce système ont été minimes, vu la complexité, les détails, le perfectionneemnt de sa construction envisagé dès les débuts.Mentionnons aussi que deux autres centres américains ont adopté cet appareil.Gross reproche toutefois à cet oxygénateur les désavantages suivants: le volume de sang initial est trop élevé: la stérilisation est difficile; une fois le circuit en marche, on ne peut faire varier sa capacité et, si l\u2019étalement du sang est interrompu, 1l est difficile d\u2019y remédier.Pour les raisons mentionnées, Gross se range à l\u2019opinion de la majorité pour favoriser l\u2019oxygé- nateur à disque, Cross le met au point en 1956.Il est simple et facilement contrôlable.On peut varier à volonté le nombre de disques rotatoires qui recueillent chacun 1.25 ml.O»/min.Il permet des débits de tout ordre et son application est facile en toute circonstance.L\u2019oxygénateur de Kolf a pour principe d\u2019interposer une membrane semi-perméable entre le sang et le gaz d\u2019échange.Les désavantages suivants le mettent pratiquement au rancart: la pression exigée pour propulser le sang à travers les tubes est trop élevée; le volume de sang initial est trop grand; il y a souvent coulage à travers la membrane; les échanges entre les deux compartiments ne sont pas suffisants.En ce qui concerne les autres appareils mis au point durant ces dernières années, inutile de s\u2019y L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 attarder car ils se ramènent tous, avec certaines variantes, aux oxygénateurs mentionnés.Après s\u2019être attardés quelque peu sur la partie essentielle du circuit, passons rapidement sur les autres problèmes et solutions que présentent les éléments techniques de la circulation extra-corpo- relle.2 \u2014 Les pompes.La simplicité caractérise l\u2019orientation des travaux effectués pour mettre au point une pompe efficace.On semble délaisser la pompe à débit pul- satil et celle de Dale Schuster à cause de leur complexité peu avantageuse.La majorité des choix optent maintenant pour les types de pompes à doigts métalliques et à galet.Ces dernières sont simples et efficaces.Elles assurent un débit continu.Aussi elles diminuent la turbulence à la jonction des tubes, des canules, et des vaisseaux.De Bakay a mis au point un appareil qui présente un grand avantage: il permet de varier le débit à volonté durant la perfusion.Cette pompe a beaucoup de vogue actuellement.3 \u2014 Le débit.Voyons maintenant quelques aspects du problème que le débit a posé.On a déjà mentionné le débit pulsatil.La plupart l\u2019abandonnent et adoptent un débit régulier.Dans les premières années, on a longtemps discuté des avantages et inconvénients des débits réduits et élevés.Malgré ses avantages, le débit réduit est trop limité pour être considéré comme étant idéal.Quant aux débits trop élevés, en plus de compliquer la perfusion et d\u2019augmenter l\u2019hémolyse, ils semblent inutiles.Pour ce qui est de la constance, on croit plus avantageux de pouvoir varier le débit selon les besoins durant la perfusion.Et maintenant le point le plus important (les opinions sont unanimes) est de garder un volume sanguin constant dans le circuit; ceci doit être assuré par des moyens faciles de lecture et de régulation.Lillehei résume bien le problème du débit.Il dit que la question n\u2019est plus de savoir s\u2019il est possible d'utiliser un tel débit, mais bien de chercher à utiliser le meilleur.Il énumère les facteurs qui doivent entrer en ligne de compte: l\u2019Âge, le poids, la réserve cardiaque, le type de lésion, la méthode de collection et de remplacement du sang, le type d\u2019oxygé- nateur, la durée de l\u2019opération, la réponse organique enregistrée par les moniteurs et les valeurs métaboliques et, finalement, la survie.CHARTRAND er STANLEY: LA CIRCULATION EXTRA-CORPORELLE 1251 Omettons les autres constituants de circuits qui présentent un intérêt secondaire, pour passer immédiatement aux modifications physiologiques qui sont un sujet d\u2019étude continuelle.B \u2014 Les modifications physiologiques.Même si plusieurs points sont encore obscurs, même si on commence à peine à comprendre l\u2019effet de la perfusion au niveau des différents systèmes, on a toutefois acquis certaines notions intéressantes à noter.1 \u2014 Tension artérielle.Il y a une légère chute de la tension artérielle durant la perfusion.La tension baisse surtout au début pour remonter ensuite avec l\u2019augmentation de la résistance périphérique.Plusieurs auteurs (dont Thomas) y attachent une grande importance.Mais la majorité s\u2019accordent à accepter comme moyenne une tension supérieure à 70 mm.Hg.On reconnaît comme facteurs importants, pour la maintenir à un degré tolérable: un débit adéquat, une pression suffisante d\u2019injection dans l\u2019aorte, un bon équilibre des phénomènes vaso-moteurs auxquels il faut remédier s\u2019il y a perturbation.2 \u2014 Sang.On observe plusieurs modifications sanguines au cours de la perfusion.Mais ces changements sont toutefois sans conséquence dangereuse.a) Hémolyse.L\u2019hémolyse est un fait connu depuis toujours.Plusieurs facteurs en cause sont pratiquement éliminés de nos jours.Tels sont: l\u2019incompatibilité sanguine; le grand nombre de passages du sang dans l\u2019oxygénateur; le traumatisme de la pompe, des filtres, des raccords, et des canules.Ainsi, les complications rénales sont devenues exceptionnelles.On sait que la perfusion a raccourci la vie des globules rouges de 40% ; ce qui, toutefois, n\u2019a pas d\u2019importance cilnique.Il convient donc, pour toute fin pratique, de contrôler ce phénomène et de le réduire en dessous du taux offensif.b) Coagulation.Si le sang a tendance à se coaguler à cause de facteurs physiques \u2014 éliminés maintenant en grande partie \u2014 et de facteurs biologiques obscurs, l\u2019emploi de filtre et d\u2019héparine prévient les complications.Quant à l\u2019hypocoagu- abilité, due à la défibrination dans la machine et à l\u2019usage d\u2019héparine, une dose préventive d\u2019un agent anti-héparinique (protamine) diminue en partie l\u2019incidence de l\u2019hémorragie.c) Saturation.L'amélioration des oxygénateurs assure une saturation artérielle de 95 \u2014 98%.Au 1252 début, la saturation veineuse était très inférieure à la normale et signifiait une augmentation de la consommation d\u2019oxygène.On reprochait aux débits réduits la cause d\u2019un tel phénomène témoignant de l\u2019inefficacité de l\u2019oxygénation.Maintenant, en utilisant des débits plus élevés, la saturation veineuse n\u2019est que très légèrement inférieure à la normale.Plusieurs chirurgiens, se basant sur les travaux de Paul Bert, s\u2019opposent à une sursaturation artérielle: ils y voient un danger d\u2019intoxication et d\u2019embolies gazeuses.Cette opinion n\u2019est pas universellement partagée.d) Acidose.Il existe une légère acidose métabolique qui n\u2019est pas tout à fait élucidée.On propose pour y remédier: d\u2019oxygéner le sang adéquatement, de perfuser à un débit approprié, de permettre au CO.de s\u2019éliminer dans l\u2019apparei!, d\u2019injecter des bicarbonates dans le circuit, d'empêcher l\u2019hyperventilation qui crée une alcalose respiratoire et fait éliminer les bases par le rein.Quant à l\u2019hémoconcentration et à l\u2019hypoglycémie légère, elles sont sans importance clinique.3 \u2014 Les organes.Si la perfusion est adéquate et la technique rigoureusement suivie, les modifications physiologiques au niveau du rein, du cerveau, du poumon et des autres organes sont inoffensives.a) Rein.La perfusion en elle-même réduit le débit rénal de 8% et la filtration de 6%.Si le débit de perfusion est dans l\u2019ordre de 35 cc./K/ min., ces fonctions sont respectées.Une baisse importante de la tension artérielle induit des phénomènes de vasoconstriction au niveau de cet organe qui voit son débit et sa filtration diminuer, pour disparaître quand la tension devient inférieure à 32 mm.Hg.b) Cerveau.Si l\u2019on respecte une bonne perfusion et une excellente technique opératoire, si l\u2019on maintient à des valeurs acceptables la tension artérielle, la température, l\u2019équilibre électrolytique et le pH, les modifications cérébrales sont inapparentes.Ceci a été étudié à l\u2019aide de l\u2019électroencéphalographie et des expériences sur la barrière capillaire cérébrale.Toutefois, en 1957, Kirklin notait des modifications légères et passagères de l\u2019activité cérébrale lors de la canulation des veines caves et du début de la perfusion.On reconnaît au lit vasculaire cérébral la propriété d\u2019être moins sensible que le reste de l'arbre vasculaire.Toutefois on note les effets suivants: la résistance augmente quand il y a une élévation de saturation en Os, baisse de tempéreture, baisse du CHARTRAND er STANLEY: LA CIRCULATION EXTRA-CORPORELLE L\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 CO, circulant.Elle diminue s\u2019il y a diminution de la saturation en Os et de la tension artérielle, et élévation du CO».ce) Poumon.Les secrétions endobronchiques, I\u2019hypoventilation post-opératoire, et les autres phénomènes observés après l\u2019intervention ne peuvent, à l\u2019heure actuelle, être attribués à la perfusion.Il ne semble pas non plus exister d\u2019altérations importantes au niveau des autres organes, ratta- chables à la perfusion.Voilà quelques notions, étudiées durant les six dernières année3, qui semblaient importantes à cause de leur application pratique.Après cette brève analyse des éléments importants du circuit et des modifications physiologiques rencontrées au cours de la dérivation, passons maintenant à un aperçu général des principales complications encourues lors de la perfusion.C \u2014 Complications.Il serait superflu de s\u2019attarder sur toutes les complications possibles qui résulteraient d\u2019une oxygénation insuffisante, d\u2019un débit de perfusion trop bas, d\u2019une tension artérielle maintenue a dee limites non tolérées.De plus, il apparaît évident que toute erreur manifeste dans les soins opératoires et dans la technique chirurgicale, peut entraîner tous les accidents imaginables.Si l\u2019on se reporte au chapitre précédent, on con- coit facilement que toute exagération des modifications physiologiques peut entraîner des troubles sérieux.On pourrait asister alors: aux conséquences d\u2019une hémolyse marquée; aux complications d\u2019une hémoconcentration ou d\u2019une hypoglycémie trop poussée: à des manifestations emboliques: à des phénomènes hémorragiques résultant d\u2019une hypo- coagubilité; à une acidose; aux troubles de déséquilibre électrolytique.Bref, ces trois premières classes de complications sont possibles mais en même temps, évitées normalement.Voici maintenant les complications assez courantes qui posent encore de sérieux problèmes.Disons d\u2019abord qu\u2019il existe différents facteurs qui augmentent le risque d\u2019insuccès, et contre lesquels le chirurgien est impuissant la plupart du temps.Ainsi le risque est beaucoup plus grand lorsque l\u2019on tente une intervention sur un patient qui présente: un degré avancé de maladie; une réserve cardiaque très diminuée; de la cyanose; une pathologie marquée au niveau d\u2019un autre organe (fibrose pulmonaire, insuffisance rérale, dégénérescence hépatique), une anomalie congénitale insoup- I Union Méd.Canada Tonie 90 \u2014 Nov.1961 connable, un Age inférieur & la mcyenne acceptée pour les indications chirurgicales.D\u2019autres facteurs sont aussi en cause et devront prochainement être éliminés par l\u2019amélioration des procédés de diagnostic et de techniaue chirurgicale.Tels sont: les malformations jamais rencontrées auparavant, les lésions non soupçonnées avant l\u2019intervention, les lésions non correctibles actuellement.Les complications peuvent présenter différents degrés de sévérité et, pour la plupart, peuvent causer la mort.Les hémorragies, !\u2019hypotension et l\u2019acidose ont déjà été mentionnées.Au sujet de la diminution du débit cardiaque, Lyons résume bien les étiologies possibles: anormalité résiduelle, insuffisance cardiaque pré-opératoire, ventriculoto- mie, cardioplégie, acidose due à un débit de perfusion trop bas (Nahas rapporte qu\u2019un pH de 7.15 diminue la fonction de 50%).On peut rattacher à cette énumération: une diminution du retour veineux et une reprise lente des battements après arrêt cardiaque.Contre l\u2019hypovolémie et la contamination, des mesures strictes s\u2019imposent actuellement et diminuent leur incidence.Aussi la fibrillation et la dilatation cardiaque, lors de l'intervention, ne posent plus les problèmes des premières arnées.L\u2019hypertension pulmonaire demeure encore un grand problème d'actualité.Toutefois, une plus grande précision des indications chirurgicales, et des soins post-opératoires appropriés réduisent de beaucoup la morbidité de cette entité.Les blocs auriculoventriculaires sont fréquents.Leur incidence augmente dans les corrections de communication interventriculaire et dans les car- dioplégies.Mais des mesures spéciales, sur lesquelles nous reviendrons, diminuent l'incidence de son apparition et la mortalité dont il est responsable.Les embolies sont encore relativement fréquentes.Il peut s\u2019agir de caillots, d\u2019agglomérations de fibrine, de particules artificielles et d\u2019air.Les particules artificielles peuvent provenir: de la machine ou d\u2019une trop grande quantité d\u2019« anti- foam » employé.On a pratiquement éliminé cette possibilité depuis quelques années.On prévient les caillots et les dépôts de fibrine en améliorant les canules, les jonctions et les filtres; et, par une bonne héparinisation (4% dans les bouteilles, et 2-3% dans le sang circulant) on évite beaucoup d\u2019accidents.Les embolies gazeuses sont assez fréquentes.Les facteurs incriminés sont: le moussage de l\u2019oxygé- nateur, la sursaturation en oxygène, la différence CHARTRAND Er STANLEY : LA CIRCULATION EXTRA-CORPORELLE 1253 de température entre l\u2019apareil et le patient, l\u2019introduction d\u2019air par la cardiotomie.Les deux premiers facteurs ne sont pratiquement plus considérés comme étant des causes possibles.Par contre, on sait que, si le sang bien saturé passe d\u2019une température donnée à un niveau supérieur, il y a changement de solubilité, et des bulles se forment.L'air introduit par la cardiotomie représente la cause la plus fréquente des embolies gazeuses.Pour prévenir ces complications, on monte la température dans l\u2019appareil au même niveau que celle du patient; on prend des précautions spéciales durant la cardiotomie (on baigne le champ opératoire de COs; on empêche la valvule mitrale de se fermer).Ceci résume très suceinctement le tableau des principales complications encourues lors de l\u2019intervention.Leur degré de sévérité est variable quoi- qu\u2019elles peuvent toutes entraîner la mort.Certaines sont imprévisibles; mais on peut toutefois en prévenir et en corriger plusieurs.D \u2014 Avantages.L\u2019avènement de la circulation extra-corporelle est sans contredit le bond le plus prodigieux de la chirurgie cardiaque.Elle permet une vision directe dans un cœur partiellement asséché et rend possible toutes les conditions essentielles de l'intervention chirurgicale.Rappelons-nous seulement l\u2019époque où l\u2019on ne pouvait franchir le mur du cœur.Puis la période des méthodes aveugles.Enfin l\u2019ère où l\u2019hypothermie permettait 12 minutes d\u2019intervention sur des lésions simples.Les limites très grandes qui existaient dès lors, disparurent dès que l\u2019on put remplacer les fonctions cardiaques et pulmonaires par un appareil assurant la circulation et l\u2019oxygénation.Bref, l'importance et les avantages du cœur-pou- mon sont incontestables et ne demandent pas d\u2019ê- tre soulignées plus longuement.Ajoutons toutefois que le développement des techniques opératoires, des modalités de perfusions, des mesures contre les complications, rehausse sa valeur.En plus des avantages fondamentaux, essentiels à la chirurgie cardiaque, clle permet une évolution rapide de toutes les sciences et techniques de base relatives à cette chirurgie.Les possibilités sont incalculables et insoupçonnées On serait fautif d'oublier un point très important: la chirurgie à cœur ouvert n\u2019est plus une entité expérimentale, mais bien une chirurgie humaine applicable dans tous les centres.Pour illustrer quelque peu ses avantages, énumérons d\u2019abord les lésions que l\u2019on peut maintenant 1254 corriger.Ensuite quelques-unes de ses lésions seront étudiées brièvement, à titre d\u2019exemples, pour souligner l\u2019importance du circuit extra-corporel, dans l\u2019évolution, la correction, et l\u2019élaboration des éléments de solutions apportés aux problèmes que posent ces anomalies.Les anomalies congénitales qui en bénificient sont: la fenêtre aortico-pulmonaire, la communication interauriculaire, le canal atrioventriculaire, la communication interventriculaire, la Tétralogie de Fallot, la sténose pulmonaire, l\u2019anomalie du retour veineux pulmonaire, la sténose et insuffisance mitrale, la sténose et insuffisance aortique, l\u2019anévrysme rupturé du sinus de Valsalva, le ventricule unique.Quelques-unes de ces lésions, (telles la sténose pulmonaire, la fenêtre aortico-pulmonaire), dans certaines circonstances, sont efficacement corrigées par d\u2019autres méthodes.La correction de certaines autres anomalies congénitales n\u2019est pas encore au point.Telles sont: l\u2019atrésie tricuspidienne, la malformation d\u2019Ebstein, le tronc artériel commun, la transposition complète des gros vaisseaux.Les lésions acquises sont: la sténose et l\u2019insuffisance mitrale, la sténose et l\u2019insuffisance aortique, l\u2019anévrysme du ventricule gauche, le myxome du cœur gauche.Omettons les anomalies extra-cardiaques (comme l\u2019anévrysme de l\u2019aorte ascendante, les anévrysmes intra-crâniens difficiles d\u2019approche, et d\u2019autres) qui bénéficient de cette technique.Voyons maintenant quelques exemples.Sténose pulmonaire.En 1951, à l\u2019aide d\u2019une méthode aveugle, Brock corrige la première sténose pulmonaire.On opère ensuite plusieurs cas sous hypothermie.Maintenant, sauf pour quelques indications (des enfants de moins de un an, des patients très malades ne pouvant subir une longue intervention), ces méthodes ne sont plus employées.Brock lui-même, en 1955, reconnaît les difficultés de sa méthode: « On peut léser le muscle cardiaque, l\u2019artère pulmonaire, le faisceau de His et aussi produire une arythmie ou un arrêt cardiaque ».Par contre, la circulation extracorporelle permet: une bonne visualisation des lésions, une réparation plus complète (exigeant parfois l\u2019emploi de prothèse), un risque bas, un pourcentage de succès élevé.Et combien d\u2019autres avantages encore, pourraient être soulignés.Communication interauriculaire.En 1952, Lewis opère la première communication interauriculaire sous hypodermie.En 1953, Gib- CHARTRAND er STANLEY: LA CIRCULATION EXTRA-CORPORELLE L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 bon corrige une communication interauriculaire avec l\u2019aide de la circulation extracorporelle.Cette dernière méthode dépasse sans contredit la première.L'hypothermie peut être employée chez des enfants très handicapés, ou pour la correction de lésions simples.Mustard lui réserve la correction des ostium secundum avec ou sans stériose pulmonaire valvulaire.Cependant, que penser du diagnostic ?On peut se tromper sur la localisation de cette communication, et ignorer d\u2019autres lésions existantes quoique le cathétérisme mette en évidence assez souvent les anomalies du retour veineux pulmonaire.À côté de cet argument indirect, d\u2019autres raisons plus immédiates favorisent la dérivation.D'abord la vision directe et claire des lésions; tout le temps requis pour l\u2019intervention; la correction complète et précise de tous les types de communication et des autres anomalies coexistantes; enfin le risque bas que cette méthode comporte.Murphy, à ce sujet, confronte les résultats de plusieurs autres chirurgiens ayant utilisé l\u2019une ou l\u2019autre de ces techniques, et rapporte un taux de mortalité de 7.9% pour l\u2019hypothermie contre 4.3% pour la dérivation.Ces deux exemples ont servi à illustrer l\u2019avantage de la circulation extracorporelle sur les autres méthodes.Les exemples qui suivent veulent souligner d\u2019autres aspects: l\u2019amélioration technique, l\u2019évolution des connaissances de base, l\u2019attaque directe des lésions acquises, les problèmes que posent la correction des anomalies cardiaques, et les résultats possibles.La correction d\u2019une communication in- terventriculaire illustre bien ces aspects.Communication interventriculaire.Avec l\u2019aide d\u2019oxygénateurs biologiques, Lillehei en 1954 remporte les premiers succès de communications interventriculaires.En 1955, ces méthodes sont oubliées devant l\u2019avantage de l\u2019oxygénateur artificiel.La classification anatomique empruntée à Roki- tansky, la notion de chambre de chasse du ventricule droit, la notion de direction du jet systolique dans l\u2019ouverture de l\u2019artère pulmonaire: autant de connaissances anatomo-physiologiques permettant d\u2019employer des méthodes appropriées à chaque lésion.Aussi par l\u2019amélioration de la technique de réparation elle-même, on augmente le succès opératoire.Prenons, par exemple, les résultats comparatifs de Kirklin qui, déjà en 1957, rapporte un pourcentage de succès nettement augmenté par le simple emploi de prothèse d\u2019Yvalon quelque peu modifiée.Bref, ces méthodes sont de plus en plus L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 adéquates et contribuent grandement à de meilleurs résultats.On n\u2019a qu\u2019à se rapporter aux chiffres de Lillehei, Kirklin, Cooley et d\u2019autres grands chirurgiens pour voir le taux de survie et d\u2019amélioration clinique passer de l\u2019ordre de 65% à 85%.Ce qui témoigne d\u2019une amélioration marquée de tous les aspects de cette chirurgie.Quant aux indications chirurgicales, le problème est complexe et tient à deux facteurs: l\u2019âge et l\u2019hypertension pulmonaire.Cette anomalie congénitale anticipe la mort à brève échéance et demande une thérapeutique adéquate aussitôt que le tableau clinique fait soupçonner une telle pathologie.C\u2019est pourquoi Cooley justifie l\u2019intervention chez les enfants âgés de moins de 2 ans.Mais malgré ses succès de plus de 50%, il ajoute que le risque est considérablement diminué après deux ans et que, si un patient répond au tral- tement médical, on doit remettre l'intervention après cet âge.L\u2019hypertension pulmonaire est un problème des plus discuté et représente le point critique de l'indication chirurgicale.Si l\u2019on se reporte à la classification de Wood, on comprend que le problème chirurgical comporte de grandes difficultés et va de pair avec l\u2019étiologie complexe sous-jacente à une telle entité.Mais à toute fin pratique, on doit retenir du travail de Wood que l\u2019irréversibilité de l'hypertension est proportionnelle à la durée de celle-ci et aux modifications vasculaires rencontrées.En effet, les autopsies et les expériences de Ferguson démontre bien une hypertrophie de la média suivie de petites proliférations intimales.A cette notion de durée, le chirurgien ajoute deux autres points importants: le degré d\u2019hypertension et la direction du shunt.Les opinions diffèrent sur ces points.Contrairement à la plupart des chirurgiens, Neil prétend qu\u2019une tension de 40 à 60% de la tension artérielle systémique peut redescendre avec les années; et ainsi, l\u2019intervention n\u2019est pas indiquée et doit être retardée.Kirklin attache une importance particulière au débit.Si ce débit peut être diminué par l\u2019occlusion de la communication, l\u2019opération est indiquée.S\u2019il existe un shunt droit gauche, l\u2019intervention est contre-indiquée.Lillehei a une vue plus large encore sur la sélectivité des patients.Il propose l'opération aussitôt que la tension pulmonaire apparaît.Il voit un risque marqué quand celle-ci atteint 70% de la pression artérielle systémique.Il rapporte 19 succès sur 21 patients que l\u2019électrocardiogramme avait quali- CHARTRAND er STANLEY: LA CIRCULATION EXTRA-CORPORELLE 1255 fiés d\u2019inopérables à cause d\u2019une hypertrophie importante du ventricule droit.Enfin, il rapporte certains cas où, après avoir détecté des modifications vasculaires pulmonaires par une biopsie faite avant l'intervention, l\u2019opération a tout de même réussi et la pression dans l\u2019artère pulmonaire s\u2019est abaissée.Ainsi, même si le problème n\u2019est pas encore solutionné, les indications se précisent un peu plus, sans compter que des mesures particulières diminuent considérablement le nombre d\u2019insuccès.Une complication se rencontre fréquemment à la suite de la fermeture de la communication interven- triculaire: le bloc auriculoventriculaire complet.Son étiologie n\u2019est pas encore complètement éclairée.Toutefois on reconnaît certains facteurs: d\u2019abord on peut léser le faisceau de His par les points de sutures; ensuite on voit son incidence augmenter dans les cas de réserve cardiaque diminuée en rapport avec une hypertension pulmonaire marquée; enfin l\u2019arrêt cardiaque augmente aussi son incidence.On propose certains remèdes contre cette complication.D\u2019abord quand la lésion est simple et bien visible, on doit laisser le cœur battre et suivre les modifications de son rythme sur l\u2019électrocardiogramme.Si un bloc se produit à l\u2019occasion d\u2019un point de suture, on doit retirer immédiatement l\u2019aiguille.Ensuite, d\u2019autres moyens préventiis s\u2019emploient: Allen propose de faire ressortir les fibres conductrices par les colorants supravitaux, alors que Stuckey voit l\u2019utilité d\u2019employer une électrode de surface qui signe toute atteinte du faisceau de His durant l\u2019intervention.Enfin, si un bloc est détecté après l'intervention on peut user avec succès de médicaments tel que l\u2019Isuprel, ou d\u2019un Pace-Maker artificiel.Ceci diminue presqu\u2019à zéro le taux de mortalité dû à cette complication.Ce bref aperçu de la correction des communications interventriculaires voulait souligner que chaque lésion comporte un problème à multiples aspects.L\u2019amélioration continuelle de tous les éléments contribuant à l\u2019intervention explique les résultats de plus en plus satisfaisants.Lésions acquises.Quelques exemples cités suffiront maintenant à illustrer l\u2019apport de la circulation extracorporelle dans la correction des lésions acquises.La sténose mitrale se corrige par la méthode de Baily.Mais les opinions s\u2019accordent maintenant à réserver à la dérivation les lésions les plus compliquées, souvent associées à d\u2019autres anomalies.L\u2019insuffisance mitrale est réservée exclusivement à la circulation extracorporelle.Cette lésion se corrige facilement par des procédés simples.Les ré- 1256 sultats cliniques sont excellents, malgré la persistance occasionnelle d\u2019un souffle, témoignant parfois d\u2019un shunt résiduel.La correction de la sténose aortique est plus complexe.On l'attaque par approche ventriculaire ou aortique.La diminution du rythme cardiaque ou l\u2019arrêt complet est nécessaire.Parfois une simple commissurotomie suffit.Dans d\u2019autres cas, on doit remplacer un feuillet valvulaire par une prothèse.Assez souvent des valvules très atteintes et calcifiées exigent d\u2019être remplacées par une valve artificielle.Dans la première catégorie, les résultats sont très bons.Dans la seconde, les échecs sont fréquents.Dans la dernière, très peu de réussites.Omettons tous les problèmes connexes à ce sujet pour passer maintenant à un exemple de lésion pour laquelle la chirurgie à cœur ouvert ne peut assurer de réels succès à l\u2019heure actuelle.Pour corriger une transposition des gros vaisseaux, on propose plusieurs méthodes.Certaines favorisent la création palliative d\u2019une communication interauriculaire: on note parfois des améliorations cliniques.D\u2019autres préfèrent la réimplantation normale de ces vaisseaux.D\u2019autres encore voient plus de succès à transposer les veines de la base.Quoique cette dernière technique semble plus acceptable.les succès sont rares, les problèmes nombreux et ls solution à préciser.La circulation extracorporelle, par le vaste champ d'activité qu\u2019elle ouvre à la chirurgie cardiaque, permet de s\u2019attaquer aux lésions congénitales et acquises et de remporter des succès incontestables, malgré les nombreux problèmes qui subsistent encore et le grand progrès qui appartient à l\u2019avenir.IV \u2014 ARRÊT CARDIAQUE \u2014 HYPOTHERMIE Deux événements nouveaux vicnnent marquer l\u2019évolution de la chirurgie cardiaque durant la dernière décade: l\u2019arrêt cardiaque, et l\u2019hypothermie conjugués à la circulation extracorporelle.Ces deux techniques viennent continuer la circulation extracorporelle et, de ce fait, permettent une chirurgie encore plus élaborée.Un bref aperçu du sujet suffira à illustrer cet aspect.À \u2014 Arrêt cardiaque.Cette technique encore très récente, évolue continuellement.Elle rend de très grands services en venant ajouter d\u2019autres possibilités à la dérivation artificielle.Voici le problème.Les battements cardiaques gênent la chirurgie dans une intervention.Ils aug- CHARTRAND Er STANLEY: LA CIRCULATION EXTRA-CORPORELLE l\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 mentent le risque d\u2019embolie.Ils nécessitent la perfusion coronaire.Ils empêchent le clampage de l'aorte.Aussi le sang revient au cœur par le sinus coronaire, l\u2019insuffisance aortique (lésionnelle ou par traction accidentelle), les communications anormales, les vaisseaux pulmonaires drainant le sang des artères bronchiques.Bref, tout ceci gêne l\u2019opérateur, empêche dans plusieurs cas une correction adéquate des anomalies et, dans certaines circonstances, élimine même toute accessibilité aux lésions.Au point de vue historique, les noms de Ringer, Hooker et Ramul sont à retenir.Toutefois, c\u2019est à Melrose que revient le titre d\u2019avoir mis au point ia première technique clinique d\u2019arrêt cardiaque.Effler, le premier, essaie le potassium pendant que Lamer utilise l\u2019acétylcholine.Depuis quelques années, diverses techniques ont été proposées.On ne soulignera que les principales.Acétylcholine.Le mécanisme de l\u2019arrêt semble s\u2019expliquer ainsi : Normalement l\u2019acétylcholine est une substance intermédiaire de synapse à la jonction myoneuralc.Elle dépolarise la fibre lors d\u2019une stimulation.La cholinestérase hydrolyse cette substance, repolarise la membrane, et la fibre peut de nouveau répondre au stimulus.Si on immerge les tissus d\u2019acétylcho- line, la cholinestérase ne suffit plus dans sa fonction d'hydrolyse et il n\u2019y a plus de repolarisation.Cette technique, longtemps préférée dans l\u2019insuffisance coronarienne absolue ou relative et dans les arrêts de courte durée, a pour caractéristique de produire un ralentissement marqué du rythme et de laisser le cœur se contracter vis-à-vis un stimulus mécanique.Maintenant la plupart l\u2019abandonnent.Le citrate de Potassium.On explique son mécanisme de cette facon.Si on sature de potassium le compartiment extra-cellu- laire, lors d\u2019une stimulation, le potassium intracellulaire ne peut sortir de la cellule, la différence de potentiel tombe et la cellule ne peut plus répondre à une stimulation jusqu\u2019au moment où on lave les tissus de cette substance avec du sang oxygéné contenant une concentration normaie de potassium.La dose employée a passé en quelques années de 250 a 25 mEg/K.Cette technique a pour caractéristique de produire un arrêt flacide, une inertie complète, un retour lent de la contraction cardiaque proportionnel à la dose employée.On lui reconnaît pour effet au niveau de la fibre myocardique d\u2019abaisser l\u2019A.T.P., la phosphocréatine, le glycogéne et d\u2019augmenter l\u2019acide lactique. L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 Elle a pour principale complication: l\u2019hypotension apres des arréts prolongés, le bloc auriculo- ventriculaire, la réversibilité non complète et immédiate au tracé normal électrocardiographique, l\u2019élévation marquée du risque opératoire dans les souffrances myocardiques, et la nécrose myocardique (Helmsworth).Il comporte en plus certains désavantages aussi bien rattachables à d\u2019autres techniques: l\u2019anoxie, l'impossibilité de contrôler la correction des lésions avant la reprise du rythme.Pour toutes ces raisons, on semble la délaisser de plus en plus.À l\u2019emploi du citrate de potassium, on a adjoint plusieurs autres procédés: la perfusion coronar\u2018enne antéro ou rétrograde (Lillehei); l\u2019hypothermie générale ou sélective, légère ou profonde, avec ou sans perfusion de soluté physiologique; l\u2019emploi d\u2019ATP pour maintenir le métabolisme.Analyser, même succinctement, ces quelques modalités principales demander:it beaucoup de développement.Limitons-nous donc à les mentionner.À part l\u2019arrêt ischémique, très employé, les autres techniques principales d\u2019arrêt cardiaque se ramènent toutes à l\u2019hypothermie.On en dira un mot à l\u2019occasion de ce chapitre.En résumé, l\u2019arrêt cardiaque est annexé à la circulation extra-corporelle.Il permet l\u2019inactivation et l\u2019assèchement cardiaque et tous les avantages opératoires qui en résultent.Il comporte un risque assez élevé de complications.À cela.Lillehei répond que le risque peut être diminué de be-ucoup en connaissant bien l\u2019usage et les limites de la tech- rique, en sélectionnant les patient, en possédant des moyens de remédier au bloc et aux autres complications possibles.Beaucoup d\u2019études se font à ce sujet et les travaux semblent s\u2019orienter de plus en plus vers l\u2019hypothermie.B \u2014 Hypothermie.Il ne s\u2019agit pas ici de traiter du sujet en soi, quant à sa nature et à ses problèmes, (ce qui serait en dehors du but de cet article), mais simplement de situer l\u2019hypothermie en rapport avec la cireu- lation extra-corporelle.Bigelow met la technique au point en 1951.Lewis, en 1952, opère 65 cas de communication interauriculaire.Puis, devant les avantages incontestables de la circulation extra-corporelle en 1954, l\u2019hypothermie est délaissée.Mais, depuis ce temps, les études sur le sujet ont abondé.Les expériences se sont multipliées et les connaissances se sont accumulées.Et même si le sujet comporte encore aujourd\u2019hui une multitude de points obscurs, les notions acquises et le contrôle CHARTRAND Er STANLEY : LA CIRCULATION EXTRA-CORPORELLE 1257 élaboré d\u2019une telle technique permet aujourd\u2019hui de voir plusieurs possibilités de son application.SI, à part quelques exceptions, on ne peut l\u2019employer seule comme méthode de choix, dans la chirurgie à cœur ouvert, on peut maintenant l\u2019utiliser avantageusement comme supplément à la cireu- lation extra-corporelle.C\u2019est là le point essentiel.Une chambre réfrigérante, simpie et facilement contrôlable, est introduite sur la ligne artérielle du cireuit ou sur la ligne de perfusion coronarienne, et induit ainsi une hypothermie générale ou sélective.Les effets connus de l\u2019hypothermie sont nombreux et complexes.Toutefois, au point de vue chirurgical, les principaux se ramènent tous essentiellement à une diminution du métabolisme basal.Tels sont: une diminution de la consommation en oxygène, une augmentation de la saturation veineuse, une augmentation de la résistance vasculaire cérébrale, une augmentation générale de la résistance des tissus.Ce qui permet conséquemment une baisse du débit de perfusion et une durée plus longue d\u2019intervention.Nous voyons donc l\u2019utilisation avantageuse de l\u2019hypothermie modérée dans certaines circonstances.Quant à l\u2019hypothermie générale profonde (10°- 15° C.), en plus des avantages mentionnés plus haut, elle permet l\u2019assèchement et l\u2019arrêt cardiaque, et surtout, l'arrêt circulatoire continu ou intermittent.Elle semble donc indiquée dans les lésions cardiaques les plus compliquées; quand un débit pulmonaire gêne considérablement le chirurgien (telle la tétralogie de Fallot, où il y a déjà eu une anastomose de Blalock); et quand une anomalie extra-cardiaque (tel un anévrisme intracrânien) exige un champ exsangue (Kirklin).Pour l\u2019hypothermie sélective, les mêmes avantages s'appliquent.En plus, on peut ajouter que la méthode augmente la résistance myocardique et protège l\u2019organe contre l\u2019ischémie.Il est donc avantageux de l\u2019employer dans le cas d\u2019un myocarde malade (par exemple: intervention sur la valvule aortique).C\u2019est ainsi que partant du principe de consommation de Os par un cœur même arrêté, Lillehei a mis au point, en 1958, une technique de perfusion sélective coronarienne avec du sang froid (température: 15-20° C., débit: 200 ce/min.).L'hypothermie s\u2019emploie aussi en regard de l\u2019arrêt cardiaque.Aux avantages mentionnés plus haut, Bertho ajoute que l\u2019arrêt peut être prolongé, que la fibrillation est plus facile, ct que l\u2019on assiste à un 1258 retour rapide à la normale de la pression et des contractions fortes et régulières.Plusieurs méthodes sont employées.Certaines s\u2019associent à d\u2019autres techniques d\u2019arrêt déjà mentionnées.Quelques autres ont de bons résultats.Telles sont: la solution physiologique de Bertho, la solution froide de Ringer (Institut de Bethesda), la réfrigération externe du cœur par une solution de glucose (Shumway).Citons pour finir une méthode employée à Minneapolis.On injecte dans l\u2019aorte ascendante 300- 500 ce.de sang entre 1-5° C.durant 3-4 min.; on obtient un arrêt de plus de 40 minutes; et, par suite, le retour de la contraction cardiaque normale ne s\u2019accompagne d\u2019aucune altération sensible.Ainsi les cadres de l\u2019hypothermie se délimitent de plus en plus.La technique s'améliore et les connaissances abondent.On lui reconnaît plusieurs avantages.Annexée à la circulation extra-corporelle, elle contribue à élargir le champ des possibilités de la chirurgie cardiaque.V \u2014 PROBLÈMES ACTUELS Malgré le développement prodigieux de la chirurgie à cœur ouvert dans la dernière décade, beaucoup d\u2019améliorations s\u2019imposent.Il persiste encore un grand nombre de problèmes à éclaircir.Avant de conclure, illustrons cette idée par quelques exemples.Tout n\u2019est pas dit au sujet du diagnostic: des anomalies sont souvent insoupçonnées, alors que d\u2019autres ne peuvent être précisées avec assurance.Quant aux indications chirurgicales, les standards en rapport avec l\u2019âge, la lésion, la réserve cardiaque, sont loin d\u2019être établis définitivement.Un progrès s\u2019impose du point de vue strictement technique: même si l\u2019appareil cœur-poumon et les éléments du circuit permettent des interventions efficaces, ils demandent d\u2019être encore perfectionnés.Même si le chirurgien peut s'attaquer à la majorité des lésions, la technique chirurgicale n\u2019a pas atteint la perfection du détail nécessaire à de telles opérations.Les modalités différentes d\u2019application du circuit à chaque cas, à chaque lésion, sont à déterminer.Et que dire des difficultés rencontrées chez les très jeunes enfants et les grands malades.Au sujet du débit, rappelons-nous ce que dit Lillehei :il n\u2019est plus question de savoir si tel débit est possible, mais bien de choisir le meilleur en rapport avec l\u2019âge, le poids, la lésion, l\u2019état du patient, l\u2019appareil et la technique employée.CHARTRAND er STANLEY: LA CIRCULATION EXTRA-CORPORELLE L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 La prévention et la correction des complications sont soumises à une connaissance plus poussée des modifications physiologiques entraînées par la perfusion, et à l\u2019amélioration des soins opératoires.On ne peut, encore aujourd\u2019hui, s\u2019attaquer avec succès aux transpositions des gros vaisseaux de la base, aux atrésies tricuspidiennes, aux malformations d\u2019Ebstein, aux troncs communs et aux anomalies bizarres.On devine facilement le long chemin à parcourir avant de solutioner le problème dc l\u2019hypertension pulmonaire, des perturbations de l\u2019arrêt cardiaque, et des conséquences de l\u2019hypothermie.Actuellement, les travaux s\u2019acharnent a perfectionner des prothèses et à tenter de mettre au point des valves artificielles qui ne présentent pas de difficulté d\u2019insertion, de coagulation, et d\u2019hémodynamique.Bref, les problèmes sont nombreux.Et, malgré le développement incontestable de la chirurgie cardiaque, de grandes améliorations s'imposent encore.Avant de terminer, mentionnons un autre sujet très discuté.Il y aurait souvent avantage et indication de remplacer radicalement un muscle cardiaque trop malade, sans espoir de réversibilité même partielle.Le problème est donc posé: la greffe cardiaque.Cette solution, utopique pour certains, réalisable dans un avenir rapproché pour d\u2019autres, trouve actuellement plusieurs expérimentateurs.Pour situer essentiellement le problème, dégageons les conclusions principales d\u2019un article que Shumway a publié au mois de février 1961.Il pose d\u2019abord le problème: Il s\u2019agit de retirer et de conserver l\u2019organe de greffe.Comme l\u2019arrêt du métabolisme par l\u2019hypothermie ne réussit pas, la solution devra résider dans l\u2019emploi d\u2019une substance physiologique vitale.Ensuite il s\u2019agit d\u2019étudier la réaction des tissus hétérologues, de reconnaître les mécanismes de cette réaction, et de découvrir les moyens de les prévenir ou de les combattre.Enfin il importe de trouver une technique chirurgicale appropriée à cette transplantation.Il présente dans cet article une technique qui a permis de faire survivre un chien durant huit jours.Essentiellement elle se résume à réfrigérer le cœur, conserver la parois auriculaire postérieure, maintenir la circulation de l\u2019animal par un circuit extra-corporel jusqu\u2019à ce que la greffe soit en place.Il en conclut que la technique chirurgicale est possible, et que par son expérimentation sur l\u2019animal elle permettra d\u2019étudier le phénomène de réaction tissulaire. L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 Résumé L\u2019avénement de la circulation extra-corporelle marque l\u2019étape la plus importante dans l\u2019évolution historique de la chirurgie cardiaque.Les travaux gigantesques de la dernière décade ont permis à cette technique de quitter le domaine expérimental pour être appliquée efficacement à l\u2019homme.Les avantages actuels qu\u2019elle procure sont incaleulables.Sa simplicité la rend utilisable dans tout centre médical bien organisé.L\u2019apport de différentes disciplines scientifiques et le travail de collaboration de nombreuses équipes à travers le monde créent une contribution soutenue, responsable du développement continuel de cette méthode chirurgicale.La circulation extra-corporelle ouvre la porte sur un champ d'action vaste de possibilités et de promesses.Summary The article is a brief review of extracorporeal-cireulation from a historical view point.The heart lung system is analysed as for its importance regarding cardiac surgery and its advantages turned to account.First, a look at the main historical steps emphasizes some of the all-important contributions.There, we point out the development and better understanding of the elements, physiology, advantages and complications.A few words are said on ca-diac arrest and hypothermia in relation to extra-corporeal circulation.We conclude on the unsolved problems and evolution to come 1 BIBLIOGRAPHIE 1.BJORK, O.V.: Brain Perfusions in Dog: with Artificialy Oxygenated Blood.Acta Chir.Son., 96: 137, 1948.2.VARCO, R.L., et coll.: Pulmonic Stenosis.Bull.Un.Minn.Hosp., 20: 5, 1948 3.COHEN, M.; 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Telle a bien été la réflexion des personnes avisées au courant de la situation médicale de la province de Québec à l'annonce en mars dernier de la création d'une nouvelle Faculté de Médecine à l\u2019Université de Sherbrooke.Les experts nous disent qu'il y a deux façons de prouver le besoin d'une fa- eulté de médecine: l\u2019étude du rapport popu- lation-médecins et l\u2019analyse de la disponibilité des soins médicaux.En 1960, la Province compte 5,106,000 habitants et 5,863 médecins sont inscrits au Collège des Médecins et Chirurgiens.Ce qui fait 114 médecins par 100.000 ou un médecin par 871 personnes.Ce chiffre est bien inférieur à la moyenne idéale d'un médecin par 704 personnes, établie par l\u2019Association Médicale Américaine, en se basant sur le nombre des médecins aux Etats-Unis.Et ce dernier pays est loin d\u2019occuper le premier rang dans le monde au point de vue nombre de médecins par habitants, encore moins le Canada : 1.\u2014 Israël 1 médecin par 434 habitants 2.\u2014 Autriche 628 3.\u2014 Nouvelle-Zélande 725 4.\u2014 Tchécoslovaquie 737 5.\u2014 Allemagne: République Fédérale 745 6.\u2014 Etats-Unis d\u2019Amérique 750 7.\u2014URSS 784 8.\u2014 Islande 790 9.\u2014 Italie 828 10.\u2014 Hongrie 850 11.\u2014 Grèce 916 12.\u2014 Iles Hawaï 916 13.\u2014 Danemark 931 14.\u2014 Norvège 938 15.\u2014 Canada 948 1261 Dans la province du Québec, en dehors de Montréal Métropolitain, la pénurie de médecins est encore plus manifeste: 1l n\u2019y a qu\u2019un médecin par 1,112 personnes.Ce taux, fait important, n\u2019a pas augmenté depuis 1946.Les facultés de médecine actuelles ne peuvent corriger cette situation.Depuis 1948, elles forment ensemble environ 317 médecins chaque année.Ce rendement est un maximum.Il oblige les facultés de médecine à admettre en première année environ 125 candidats, chiffre limite toléré par l\u2019Association des Facultés de Médecine Américaines.Les futurs travaux d'amélioration de la Faculté de Médecine de Montréal n\u2019influenceront pas le nombre d'étudiants.S1 le nombre des gradués en médecine est stationnaire depuis 1948, la Province ne l\u2019est pas.Durant cette période, la population a augmenté d\u2019un million et demi.Le nombre des hôpitaux généraux est passé de 61 à 155 et le nombre de lits de 9,700 à 27,000.En 1975, la population sera de 7,450,000; la population actuelle doublera en 1985.Cette année, il faudrait 1,387 nouveaux médecins pour porter le rapport actuel population-médecins de 871 personnes par médecin au taux idéal de 704 personnes par médecin.En 1975, il faudra 463 nouveaux médecins, c\u2019est-à-dire, 146 de plus que ceux qui sont formés annuellement par les trois facultés de médecine, pour conserver le présent rapport population-médecins déjà insuffisant.Une nouvelle faculté de médecine n'y suffira même pas! Il est à noter qu'aucune faculté de médecine n'a été fondée dans la Province depuis plus d\u2019un siècle : les Facultés de Médecine de McGill, Montréal et Laval datent respectivement de 1829, 1843 et 1953.Seulement six gradués environ de la Faculté de Médecine de Montréal iralent pratiquer en dehors de la Métropole chaque année.La moyenne de 66 médecins par année qui s'installent au Québec depuis 1950 par l'intermédiaire du Conseil Médical du Canada est insuffisante pour améliorer la situation.D'autant plus qu'à l'avenir, on 1262 utilisera davantage les services du médecin.L\u2019établissement du plan d\u2019assurance-hospi- talisation en fournit la preuve.La population, plus avertie et mieux protégée par des assurances individuelles ou par les sécurités syndicale ou sociale, consultera beaucoup plus.L'urbanisation augmente: les citadins vont voir plus souvent le médecin que les campagnards.Il y a aussi le vieillissement de la population avec son cortège de maladies chroniques.Le traitement des malades devient plus complexe et exige un plus grand nombre de disciplines.Les médecins eux-mêmes vont choisir plus fréquemment les carrières de recherche et d\u2019enseignement.Les statistiques démontrent une pénurie de médecins; la réalité leur donne raison.Mon intention n\u2019est pas de surcharger cette preuve puisque la situation sera corrigée par une nouvelle faculté de médecine.Nos enquêtes ont surtout porté sur les hôpitaux généraux situés en dehors des principales villes de la Province.Vingt hôpitaux, dont le nombre moyen de lits est de 163, réclament en tout 73 spécialistes et 10 généralistes.Quatre hôpitaux, respectivement de 110, 106, 63 et 55 lits, n\u2019ont aucun médecin certifié; deux hôpitaux \u2014 75 et 72 lits \u2014 ont un médecin certifié; quatre hôpitaux \u2014 133, 128, 63 et 61 lits \u2014 en possèdent deux: enfin quatre hôpitaux \u2014 195, 160, 60 et 59 lits \u2014 ont trois médecins certifiés.Pour se rendre compte du nombre insuffisant des médecins de pratique générale, 1l suffit de consulter les panneaux d'affichage des facultés de médecine, du Collège des Médecins et Chirurgiens et des hôpitaux universitaires.Il y a actuellement 108 infirmières dans 114 paroisses de colonisation.L\u2019assurance-hospitalisation montre la pénurie d\u2019anatomo-pathologistes et de microbiologistes.En dehors des grandes villes, il est difficile de trouver des dermatologistes, des psychiatres, des hématologistes, des urolo- gistes et des pédiatres; les spécialistes en gériatrie, en médecine physique et en neurologie sont presqu\u2019inexistants.EDITORIAL L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 Seulement l\u2019augmentation de la population étudiante justifierait une nouvelle école de médecine.Les Facultés de Médecine de Montréal et de Laval refusent chaque année un nombre croissant de candidats de choix.Le nombre d\u2019étudiants fréquentant l\u2019université passera de 94,000 en 1958-1959 à environ 229,000 en 1970-1971, soit une augmentation de 140 p.100.On prévoit que toutes les prévisions seront dépassées dans le Québec à cause de la contribution actuelle du Gouvernement Provincial à l\u2019enseignement.La création de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Sherbrooke arrive certainement à son heure.Devant la situation d\u2019urgence actuelle, il conviendrait d\u2019en hâter la réalisation.Gérard-Ludger LAROUCHE, F.R.C.P.(C) Doyen de la Faculté de Médecine, Université de Sherbrooke.ee ++ L'ALCALINISATION DU MILIEU SANGUIN DANS LE TRAITEMENT DU COMA BARBITURIQUE L\u2019intoxication aiguë par les barbitriques est un accident d\u2019une gravité qui peut conduire au coma et à la mort.L\u2019acte médical curatif doit être d'urgence et adapté à la physio-pathologie du processus en cours.L\u2019action dépressive profonde sur les centres nerveux, tout particulièrement sur le diencéphale, exercée par la substance chimique ingérée, avait incité à employer une thérapeutique à activité antagoniste.On parla même d\u2019antidotisme quand on proposa d\u2019abord la strychnine à doses élevées introduite par voie intraveineuse.Puis, on sollicita l\u2019appui des amines analeptiques comme la benzédrine.On recourut à de puissant stimulants du système nerveux central, à potentiel convulsivant, comme la picrotoxine et le métrazol.Plus récemment, la mégimide fut conseillée pour son activité analeptique sur le centre respiratoire.Ces moyens médicamenteux qui n\u2019étalent pas complètement démunis de toute effi- L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 cacité, mais qui ne s'articulaient pas avec l\u2019essentiel et l\u2019ensemble des troubles physio- pathologiques déclenchés par l\u2019intoxication, furent abandonnés.Et cet abandon résulta surtout des succès obtenus par la méthode des auteurs danois, nommément par la méthode Wilson.Elle comporte pardessus tout un ensemble de mesures qui ignorent l\u2019imprégnation toxique, mais en corrige les effets physiologiques, éventuellement mortels.Une médication contre le choc et le collapsus vasculaire est instaurée, avec nora- drélanine ou néo-synéphrine.La respiration est maintenue par trachéotomie et si nécessaire respiration artificielle à tension positive.Emploi d\u2019antibiotiques comme prophylaxie d\u2019infection surtout pulmonaire.Surveillance des électrolytes sanguins.Mesures préventives des escarres.Souci de l\u2019évacuation des réservoirs vésicaux et rectaux.Pas de lavage d'estomac, inutile et dangereux; pas d\u2019analeptiques ou stimulants du système nerveux épuisants.Cette méthode aurait abaissé la mortalité par intoxication barbiturique à 1.4%.Mais une mesure complémentaire introduite en France par Mollaret et ses collaborateurs a ajouté au procédé danois un adjuvant hautement bénéfique.\" Elle repose sur le 1.Mollaret, P., et Coll.: Premiers résultats du traitement de l\u2019intoxication barbiturique chez l\u2019homme par une technique strictement physiologique: l\u2019alcalinisation.C.R.Acad.Sciences, 248 : 2424, 1959.Ibid: Le traitement de l\u2019intoxication barbiturique aiguë.L\u2019épuration par l\u2019alcalinisation plasmatique et urinaire.La Presse Médicale, 67: 1435, 1959.Monsallier, J.-F.: Traitement de l\u2019intoxication barbiturique aiguë.Etude expérimentale et clinique.Bull.Mém.Soc.Méd.Hôp.Paris, 75: 933 (28-29) 1959.ÉDITORIAL 1263 postulat suivant et qui fut d'ailleurs prouvé par l\u2019expérimentation chez les animaux.C\u2019est que l\u2019alcalinisation du milieu sanguin ou l'augmentation de son pH entraîne une concentration plasmatique plus élevée en barbiturique qui quitte le milieu cellulaire pour l\u2019extra-cellulaire et le plasma; c\u2019est que l\u2019alcalinité de l\u2019urine entrave en grande partie la réabsorption tubulaire de toxique et en favorise ainsi une élimination plus rapide et abondante.Pour provoquer cette alcalinisation, Mollaret recourt à des perfusions sanguines bicarbonatées.Le soluté utilisé est du sérum isotonique bicarbonaté a 14°/00 dont on injecte de 3 à 4 litres par jour pour obtenir un pH sanguin de 7.50 à 7.55 environ et urinaire de 7.Chez les sujets trachéotomisés, moins assujettis au risque de dépression respiratoire par l\u2019alcalose, on pourrait employer, si l\u2019état alarmant l\u2019y oblige, une solution plus concentrée en bicarbonate soit à 30°/00 dont on injectera 1 à 1.5 litre par jour en doses de 250 ce.qu\u2019on fait alterner avec le soluté bicarbonaté à 14°/oo.Les cardiaques et les vieillards, les sujets à fonction rénale déficitaire ne pourraient, sans danger, supporter cette méthode thérapique.Mollaret et coll.ont traité 58 intoxiqués par cette technique complétant celle de Wilson.Tous ont été guéris et la durée moyenne du coma aurait passé de 7 à 3.8 jours.Ce complément à la cure du barbiturisme aigu paraît être d\u2019importance et devrait, il nous semble, être ajouté aux mesures déjà connues et employées contre le coma de cette intoxication.Roma AMYOT VARIÉTÉS LES HÔPITAUX AU TRIBUNAL DE L'OPINION PUBLIQUE Camille La marmite québecquoise est en ébullition.Pour reprendre les mots d\u2019un journaliste,! les Canadiens français n\u2019ont pas connu jusqu\u2019ici leur Renaissance, leur Réforme, leur Indépendance américaine ou leur Révolution française, mais c\u2019est un peu tout cela à la fois que beaucoup d\u2019entre eux désirent.Ils constituent désormais une nation homogène, forte de six millions, disséminée sur un vaste territoire aux richesses inouies.Non seulement ont-ils résisté aux menées assimilatrices, mais ils ont puissamment accru leur potentiel culturel et économique.Ils peuvent maintenant se débarrasser de leurs complexes d\u2019infériorité et d\u2019insécurité, aborder aux rivages de l\u2019universel et procéder à un inventaire lucide de leurs ressources et de leurs carences.Cette prise de conscience s\u2019opère actuellement dans tous les domaines.On remet en question le maintien de la Confédération; on accepte à contre- cœur les plans conjoints fédéraux-provinciaux; on s\u2019oppose au principe d\u2019une enquête fédérale sur les services de santé; on soutient qu\u2019en plus de planifier l\u2019économie, l\u2019Etat provincial doit financer le développement de l\u2019industrie; on délimite des régions économiques dont on cherche scientifiquement à préciser les besoins et stimuler !a progression; on dénonce le patronage; on tente de revaloriser le statut et le rôle du législateur et du fonctionnaire; on procède à l\u2019épuration de nos mœurs politiques; on crée des commissions d\u2019enquête sur l\u2019éducation et l\u2019enseignement technique; on prolonge la scolarité obligatoire, on développe les universités; on prend les moyens pour que ce soit le talent et non la condition de fortune qui règle l\u2019accès à l\u2019éducation supérieure; on définit la responsabilité du laïc au sein de l\u2019Eglise; on se demande si le rôle qu\u2019ont joué les structures ecclésiales dans notre développement ethnique n\u2019est pas appelé à se modifier en raison même de la meilleure qualité, de la diversité et du plus grand nombre des élites; on accorde une extrême attention aux représentations et aux revendications syndicales; on a fait de la télévision un puissant instrument d\u2019information et d\u2019éducation; on fonde de nouveaux journaux et on rajeunit les anciens; on stimule la vie artistique par l\u2019institution 1.Conrad Langlois, La Patrie, 15 octobre 1961.LAURIN.d\u2019un Ministère des Affaires Culturelles, par l\u2019octroi de bourses et de subventions, par la construction de vastes salles bien équipées, par la fondation de prix littéraires et par la création d\u2019agences culturelles à l\u2019étranger; on lance une offensive contre le « joual » et on poursuit à tous les paliers l\u2019effort de refrancisation.L'histoire du Canada français se précipite selon un mouvement uniformément accéléré et chacun des moments de cette fiévreuse évolution se répercute aux quatre coins de la nation, grâce à un réseau de radiodiffusion et d\u2019information qui ne le cède à aucun en efficacité et rapidité.Il serait bien étonnant que la profession médicale et l\u2019organisation hospitalière ne soient pas entraînées dans ce « maëlstrom ».En fait, la pression populaire a forcé les autorités gouvernementales à instaurer hâtivement un programme d\u2019assurance- hospitalisation et l\u2019obligera bientôt à établir un système d\u2019assurance-santé.Une société chrétienne et démocratique, soumise à la rude loi de la compétition, ne peut plus tolérer que son capital humain et son rendement économique ne soient affectés par une organisation sanitaire défectueuse et des maladies auxquelles il est possible de porter remède.La santé est donc un bien social que l\u2019Etat doit s\u2019employer à préserver et à restaurer.La santé devient aussi un bien social dans la mesure où le citoyen moyen ne peut plus assumer les frais qu\u2019entraîne son maintien et son rétablissement.Le citoyen délègue alors une partie de ses droits et de ses revenus à l\u2019Etat qui assure à chacun une protection et les soins adéquats, qui répartit sur l\u2019ensemble de la collectivité les dépenses d\u2019organisation et de fonctionnement, qui surveille l\u2019utilisation des crédits et veille au maintien des normes, qui prévoit les besoins futurs et les comble au moment opportun.Cette mutation, qui doit autant au progrès des sciences médicales qu\u2019à l\u2019évolution de l\u2019idéal démocratique, apparaît on ne peut plus inéluctable.Elle s\u2019effectue d\u2019ailleurs sous nos yeux.On peut dire cependant qu\u2019elle n\u2019a pas été prévue par les élites traditionnelles, qui l\u2019acceptent maintenant à leur corps défendant ou lui opposent une résistance d\u2019arrière-garde, au lieu d\u2019en aménager le méca- L\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 nisme à la lumière de l\u2019idéal chrétien.C\u2019est bien pourquoi le monde médical et hospitalier est actuellement l\u2019objet des plus vives critiques de la part de certaines associations de citoyens et de certains journaux.C\u2019est bien pourquoi également que plusieurs hôpitaux, dont particulièrement les hôpitaux psychiatriques, ont été récemment cités à la barre de l\u2019opinion publique.Dans ce dernier cas, le gouvernement de la Province a réagi rapidement et comme il se doit.Des commissions d\u2019enquête ont été nommées qui présenteront bientôt leurs rapports.Le Collège des Médecins s\u2019est de même mis à l\u2019œuvre.Il a montré qu\u2019il n\u2019entendait pas se réfugier dans une opposition stérile, qu\u2019il ne craignait pas l\u2019auto-critique et qu\u2019il mettait résolument le cap vers l\u2019avenir.Les efforts qu\u2019il tente actuellement pour préparer un projet de loi des hôpitaux et un projet d\u2019assurance-santé porteront sûrement leur fruit, pour le plus grand bénéfice du public et de la profession médicale.Mais il importe de relever immédiatement quelques objections courantes.Il paraîtrait à certains que médecins et hôpitaux doivent laver leur linge sale en famille.Pour avoir longtemps servi, cet argument n\u2019en reste pas moins spécieux, surtout dans la conjoncture sociologique actuelle.Avant de l\u2019examiner à son mérite, rappelons d\u2019abord que les divers organismes qui composent une société ne permettront bientôt plus aux médecins et aux hôpitaux de tenir sous le manteau leurs écarts et leurs erreurs.Si le citoyen, qui est maintenant un assuré du gouvernement, estime qu\u2019il n\u2019est pas traité avec le respect et la compétence auxquels il a droit, il ne se taira plus comme jadis ou ne fera pas de timides représentations au Collège des Médecins.Il adressera plutôt ses doléances à son association professionnelle, aux journaux ou directement à l\u2019Etat.Ces organismes feront enquête et il sied de souligner ici que le directeur de notre plus important journal vient de déclarer qu\u2019un des devoirs du Journaliste est d\u2019étaler au grand jour cette partie de la vérité que d\u2019aucuns voudraient cacher, étant donné que la société a besoin de se voir pour progresser.Si les médecins et les hôpitaux ne veillent pas au maintien de l\u2019éthique, s\u2019ils n\u2019utilisent pas au meilleur escient scientifique et administratif les fonds publics, s\u2019ils ne renseignent pas l\u2019Etat et la population sur leurs problèmes et leur gestion, s\u2019ils ne mettent pas d\u2019eux-mêmes en train les réformes nécessaires, ils risquent de se voir rappeler à l\u2019ordre et de se faire imposer un système qui contrevient à leurs préférences et idéaux traditionnels.Des abus ou carences qui se prolongent provoquent l\u2019indigna- LAURIN: LES HÔPITAUX AU TRIBUNAL DE L\u2019OPINION PUBLIQUE 1265 tion populaire.Pour avoir été longtemps contenue, celle-ci n\u2019éclate un jour qu\u2019avec plus de violence.Elle ne connaît plus alors de nuarces, ne s\u2019arrête même pas à rappeler les aspects positifs et les services rendus, condamne à l\u2019emporte-pièce et réclame des changements plus radicaux qu\u2019il ne faudrait.Pour en revenir à l\u2019argument pré-cité, il paraît plus juste de dire que le médecin, comme l'hôpital, a deux familles: sa famille professionnelle et za famille par alliance, qui est la société tout entière.I] lui est certes plus naturel de se sentir à l\u2019aise dans sa famile professionnelle.Il y retrouve des pairs, animés du même esprit, possédant les mêmes connaissances, aux prises avec les mêmes problèmes, qui sont abordés selon une même optique.Il est aussi certain que c\u2019est d\u2019abord à ce niveau qu\u2019il faudra laver le linge sale, puisque la poussière finit par tout salir si on ne la chasse pas régulièrement à coups de plumeau.Mais on se rappelle qu\u2019un Jour les fils de Noé voilèrent pudiquement le corps de leur père anesthésié par l\u2019alecool.On sait aussi qu\u2019en cas d\u2019attaque les familles se replient sur la maison et y organisent l\u2019état de siège.L\u2019auto-eriti- que est difficile dans les corporations fermées et elle y atteint bien vite ses limites, surtout lorsqu\u2019il s\u2019agit de sévir contre l\u2019un ou l\u2019autre de ses membres.C\u2019est bien pourquoi le médecin et l\u2019hôpital -ont aussi besoin de leur famille par alliance.Celle-ci les protège contre leurs réflexes d\u2019enkystement, contre leur pudeur, leurs omissions, leurs rationalisations et parfois leur mollesse.Elle stimule leur rigueur dans le raisonnement et leur fermeté dans la décision.Mais elle leur fait surtout prendre conscience que l\u2019optique médicale et hospitalière ne peut plus se suffire à elle-même.La plupart des problèmes qui se posent aujourd\u2019hui au médecin et à l\u2019hôpital ne peuvent plus être résolus sans une profonde connaissance du contexte soclo-eulturel dans lequel ils s'inscrivent.S\u2019il incombe à la profession médicale et aux administrateurs d\u2019hôpitaux de rappeler sans cesse au public leurs besoins et les conditions d\u2019une pratique efficace, il appartient également aux théologiens, psychologues, sociologues, fonctionnaires gouvernementaux et syndicats, de faire connaître aux responsables de la chose médicale les normes qu\u2019ils entendent faire respecter et les objectifs qu\u2019ils entendent poursuivre.C\u2019est de cette seule façon que l\u2019on pourra subordonner la technique à l\u2019humain et donner à l\u2019acte médical sa pleine dimension spirituelle et civilisatrice.Avant d\u2019en arriver à réaliser cet idéal, peut-être faudra- 1266 t-il améliorer et amplifier l\u2019enseignement de la morale sociale dans nos écoles, dans nos collèges et dans nos Facultés, y compris la Faculté de Médecine.Les médecins n\u2019auront plus alors à laver leur linge sale en famille, que ce soit dans leur famille professionnelle ou leur famille par alliance, car chaque citoyen s\u2019emploiera, à sa place et selon ses moyens, à garder la maison propre.Mais en attendant.Nous ne pouvons aborder que briévement une deuxiéme objection, selon laquelle il faudrait attribuer à un anticléricalisme agressif les attaques contre les hôpitaux.Cette question mériterait à elle seule un long développement en ce qu\u2019elle touche aux rapports de l\u2019Eglise et de l\u2019Etat, du spirituel et du temporel et plus particulièrement aux circonstances qui ont valu à notre régime social l\u2019appellation de théocratie.Un problème aussi complexe prête facilement à l\u2019équivoque et celle-ci n\u2019a pas manqué de se produire.C\u2019est à ce moment qu\u2019il faut appeler un chat un chat et Rollet un fripon.Chacun sait bien que parmi les chevaliers qui se sont portés au secours du système actuel il existe certains agnostiques et même certains anticléricaux.On compte de même des croyants convaincus parmi ceux qui ont exprimé leurs critiques et réclamé des réformes.C\u2019est assez dire que ce n\u2019est là qu\u2019une façon de déplacer le problème.Il ne s'agit pas de contester les services éminents qu\u2019ont rendus aux malades et à la nation les communautés religieuses.Il ne s\u2019agit même pas de remettre entre les mains des laïcs des fonctions qu\u2019ils sont maintenant en mesure d\u2019assumer.Il s\u2019agit plus simplement d\u2019étudier un problème à son mérite, à la lumière des LAURIN : LES HÔPITAUX AU TRIBUNAL DE L'OPINION PUBLIQUE L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 progrès de la médecine, à la lumière des besoins des malades, à la lumière des principes reconnus d\u2019organisation hospitalière, à la lumière des posibilités financières de l\u2019Etat provincial.Que parmi les hôpitaux qui présentent des faiblesses ou des lacunes, il s\u2019en trouve qui soient dirigés par des com- il en existe.Les véritables circonstances atténuantes hôpital dirigé par une corporation laïque et de fait dent.Les mêmes critiques vaudraient contre un munautés religieuses, cela n\u2019est qu\u2019affaire d\u2019acci- ne sont pas à rechercher dans le caractère, religieux ou non, des institutions en cause.Elles résident dans le développement empirique et anarchique de l\u2019organisation sanitaire, dans l\u2019arbitraire du régime des subventions, dans le cafouillage administratif, dans les moyens de fortune dont on a accepté de se contenter, dans le progrès rapide des sciences médicales qu\u2019on s\u2019essouffle à intégrer dans les structures de soins, dans la part congrue faite à l\u2019humanisme et à la morale sociale.De ces insuffisances, chacun peut prendre sa part, laïc autant que religieux.On peut cependant penser que celui-ci est mieux placé que quiconque pour y apporter un correctif.Quant à ceux qui n\u2019abordent cet important débat que sous l\u2019angle des rivalités et du profit personnels, l\u2019espèce en diminue.Pour notre part, nous croyons que la médecine a tout à gagner dans la conjoncture présente.Bien loin de lui aliéner la sympathie de la population, cette auto-critique publique et cette participation active au travail de reconstruction lui mériteront un prestige accru, le respect et surtout l\u2019amitié de toute la nation. MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES ASSOCIATION DE STÉROÏDE ET DE BRONCHO-DILATATEUR DANS LE TRAITEMENT DE QUARANTE-QUATRE PATIENTS SOUFFRANT D'ASTHME M.COMEAU, F.R.C.P.(C) ; F.GREGOIRE, F.R.C.P.(C), F.A.C.P., F.C.C.P.; L.ROY, F.C.C.P.Institut Lavoisier (Montréal).Depuis plusieurs années, les stéroïdes ont joué un rôle important dans le traitement de l\u2019asthme.Toutefois, administrés pendant de longues périodes, 1ls ne sont pas sans risque.Ils ont une action salutaire chez bon nombre d\u2019asthmatiques même s\u2019ils ne sont administrés que pour une courte durée.Un petit nombre de malades cependant doivent en prendre continuellement et tous les moyens doivent être pris afin de maintenir la dose de stéroïde aussi basse que possible.Il y a quelque temps, une association de 2 mg.de méthylprednisolone et de 75 mg.de chlorhydrate d\u2019Orthoxine (méthoxyphénamine*) a été mise à notre disposition à l\u2019Institut Lavoisier.Durant les essais cliniques, nous avons noté que ce produit a souvent donné l\u2019effet désiré tout en nous permettant de diminuer la dose de stéroïde nécessaire et, en même temps, vu la présence du chlorhydrate d\u2019orthoxine, broncho - dilatateur, d\u2019amender les symptômes plus rapidement qu\u2019avec les stéroïdes seuls.On fait mention, dans la littérature, de plusieurs études concernant l\u2019emploi de la méthyl- prednisolone dans le traitement de l\u2019asthme (1, 2).Les effets nocifs propres aux stéroïdes administrés pendant de longues durées sont moins sévères et moins fréquents avec la méthylprednisolone qu\u2019avec d\u2019autres stéroïdes (3).Le chlorhydrate d\u2019orthoxine (méthoxyphénamine) est disponible depuis plusieurs années.Son action bronchodilatatrice fut jugée efficace, en 1949, par Curry, Founks et Leard (4).Dans la présente étude (4), il a été démontré que le chlorhydrate d\u2019orthoxine est aussi efficace que le sulfate d\u2019éphédrine en ce qu\u2019il protège contre la diminution de la capacité vitale due à l\u2019administration d\u2019histamine par voie parentérale.De plus, après avoir administré méthoxyphénamine à des asthmatiques réfractaires à l\u2019éphédrine, on a noté qu\u2019ils la toléraient beaucoup mieux, sans * Medroxine (Upjohn).compter que chez plusieurs on n\u2019a remarqué aucune réaction secondaire adverse.Toujours dans cette étude (4), on a remarqué une amélioration de la capacité vitale variant de 115 ml.à 1108 ml.La pression artérielle systolique n\u2019a augmenté que de 15 mm.de mercure chez deux seulement et est demeurée tout à fait normale chez tous les autres.Des résultats identiques ainsi que l\u2019absence de réactions secondaires ont également été rapportés par Friedlander et Fried- lander, la plupart de leurs patients ayant éprouvé un soulagement dès les 5 à 30 premières minutes.I] faut donc conclure que la respiration du patient s\u2019améliore rapidement ce qui, psychologiquement, est sans aucun doute un avantage marqué.De plus, nous avons constaté qu\u2019un comprimé contenant 2 mg.de méthylprednisolone et 75 mg.de chlorhydrate d\u2019orthoxine (méthoxyphénamine) produit, en certains cas, d\u2019aussi bons résultats qu\u2019un comprimé de 4 mg.de méthylprednisolone seule.Il en résulte donc que le patient peut désormais être traité aux corticoïdes à raison de la moitié du coût antérieur.MATÉRIEL ET MÉTHODES Quarante-quatre patients asthmatiques furent traités avec une association de méthylprednisolone et de chlorhydrate d\u2019Orthoxine (méthoxyphénami- ne).Leur âge variait de 5 à 67 ans.Ce groupe comprenait 21 hommes et 23 femmes.Des facteurs secondaires rendant leurs cas plus compliqués furent également diagnostiqués chez 23 de ces patients, tel qu\u2019indiqué dans le tableau I.TABLEAU I Facteurs secondaires dans l\u2019étude de 44 asthmatiques.Emphyséme ll.12 Fièvre des foins __.2 Eczéma LL.LL LL 00000 Le LL LL LL 2 Bronchectasie .111 111110000000000 0000 LL 000 1 Diabète ._._____._._.111111100101100000000 0e Lee Len LL 1 Hypertension LL .1 Insuffisance cardiaque .000000 1 Anévrysme et emphysème ._.___.11111220100000000000000 1 Tuberculose .__.__.______.1.20000000000 00 Loan nan n ssl 1 Trachétomie et emphysème ._.___.111111111000000000000 1 1268 PosoLoGIE Quatre comprimés par jour furent administrés pendant les deux premiers jours, suivis de deux comprimés ensuite.La posologie totale journalière de début fut done de 8 mg.de méthylprednisolone et de 300 mg.de chlorhydrate d\u2019orthoxine (orthoxy- phénamine), tandis que la posologie journalière de maintien fut de 4 mg.de méthylprednisolone et de 150 mg.de chlorhydrate d\u2019orthoxine (orthoxyphé- namine).Nous avons précédemment fait l\u2019expérience du fait que pour obtenir les mêmes résultats avec la méthylprednisolone seule il fallait au moins 16 mg.comme traitement initial et 8 mg.comme traitement de maintien, sans compter que celle- ci devait être souvent suppléée d\u2019aminophylline ou d\u2019iodure.L'association de ces deux substances produisirent des résultats après quelques heures et non après quelques jours.Dans le cas d\u2019un jeune patient âgé de 5 ans, nous avons administré la moitié de la posologie recommandée pour l\u2019adulte.TRAITEMENTS ANTÉRIEURS La plupart des patients dans ce groupe avaient déjà été traités pour l\u2019asthme.Quelques uns avaient été traités de toutes les façons imaginables et ils sont inclus dans le groupe « thérapies multiples » dans le tableau II.TABLEAU 11 Traitements précédant M edrorine Stéroides ll.16 Hyposensibilisation ____._.0110 nn 11 Vaporisateurs _.______.111 0001000000 0enccnnnnnn nue LL 7 Béchiques .ll.5 Antibiotiques ._._.111000 011111 Len 3 Thérapies multiples ___.00000000000000000c nc 10 Certains patients furent traités simultanément de plus d\u2019une façon et toutes reçurent des broncho- dilatateurs à un moment ou à un autre.TRAITEMENT CONJOINT AVEC MEDROXINE Très peu ou aucun autre broncho-dilatateur ne fut administré en même temps que Medroxine.Les patients que l\u2019on traitait pour hyposensibilisation continuèrent le même traitement.Le tableau III résume les différents traitements donnés avec Me- droxine.TaBLEAU III Traitements de concert avec M edroxine Hyposensibilisation _.___.111000000000000000 nc l nella 7 Vaporisateurs io.6 Antibiotiques ll.2 Béchiques 11111110 0000000000 ne cena 4 Diurétiques ._._.1111111111000 00100 0 ann nn nn css 1 Digitale i.1 COMEAU Er CouL.: ASSOCIATION DE STÉROÏDE L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 Le patient traité avec des diurétiques et digitale souffrait d'insuffisance cardiaque (voir tableau I).RÉSULTATS Plusieurs patients obtinrent une amélioration si dramatique qu'ils demandèrent un second approvisionnement du produit.Dans un cas, les résultats furent supérieurs à ceux obtenus avec dexamétha- sone 0.75 mg.quatre fois par jour et, dans un autre cas, meilleurs que ceux obtenus avec 5 mg.de prednisolone quatre fois par jour.Les résultats furent classés comme suit: excellents, bons, médiocres, aucun changement, empirés, tel qu\u2019indiqué dans le tableau IV.TasLeavu IV Résultats obtenus avec M edrorine Excellents ._.11111110000002 18 patients 40.9% Bons ____.1111111000000000 14 \u201d 31.8% Médiocres ___.____._______.___ 6 \u201d 13.6% Aucun changement __.______.4 ?9.0% Empirés ___._.111111110000000000 2 \u201c 4.5% C\u2019est done à dire que 72.7% des patients obtinrent d\u2019excellents ou de bons résultats.Des deux patients dont l\u2019état empira, l\u2019un avait subi une trachéotomie et l\u2019autre développa des nausées sérieuses au point de justifier la discontinuation du traitement.Un autre patient qui souffrait de tuberculose ne répondit pas au traitement.EFFETS NOCIFS Un seul patient développa des nausées assez sérieuses pour justifier la cessation du traitement.Un autre patient souffrit, durant les premiers jours de traitement, de nausées, d\u2019étourdissements et d'insomnies qui disparurent spontanément sans qu\u2019il y ait eu de changement dans la dose.Le tableau V indique les effets secondaires notés dans cette étude.On vit, chez certains patients, plus d\u2019une réaction secondaire, mais par contre, chez 38 des 44 patients traités, aucun effet nocif ne fut noté.De plus, aucune de ces réactions secondaires ne put être attribuée à la méthylprednisolone.TABLEAU V Réactions secondaires dues à M edroxine Mauvais goût 111011000000 ice sell 3 Vomissements ._____.11 11110201 1LL0LL 000000 LL Lana 00000 1 Nausées _.11111111000100000 00000 Len LL LL Land 1 Etourdissements et insomnies .___.1111.1111000000000000 2 Tremblements ie 1 Aucune réaction secondaire .L111111100000000000000 000 38 Résumé Quarante-quatre asthmatiques furent traités avec une association de deux substances, la méthylpred- L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 nisolone et le chlorhydrate d\u2019orthoxine (méthoxy- phénamine).Dans 72.7% des cas, les résultats ont varié d\u2019excellents à bons.Dans plusieurs cas, les résultats furent dramatiques et meilleurs que ceux obtenus jusque là avec d\u2019autres thérapeutiques.Nous sommes d\u2019avis que la dose totale de stéroïde peut être réduite de cette façon, sans pour cela sacrifier le résultat final.Aucune action secondaire nocive due au stéroïde n\u2019a été remarquée et 86.3% des patients ne présentèrent aucune réaction secondaire fâcheuse.Summary Forty-four asthmatic patients were treated with a combination of methylprednisolone and methoxyphenamine hydrochloride.72.7% gave excellent or good response to this form of therapy.Many cases were dramatic and better COMEAU Er CorL.: ASSOCIATION DE STÉROÏDE 1269 than numerous other forms of therapy previously tried.It is our opinion that the total steroid dosage can be reduced without sacrificing the patient\u2019s response by using this form of therapy.No steroid side effects were noted, and 863% of the patients experienced no side effects whatsoever.BIBLIOGRAPHIE 1.STORR, Noel V.: South African Jonrnal, 33: 889 (octobre) 1959.2.GRATER, William C.: Antibiotic Medicine and Clin- teal Therapy, 5: (février) 1958.3.BROWN, Earl B.; SEIDEMAN, Thomas: American Practitioner and Dig.Treatment, 10: 813 (mai) 1959.4.CURRY, John F.; FOUKS, Jobe, et LEARD.Samuel D.: Journal of Allergy, 20: 104 (mars) 1949.5.FRIEDLANDER, S., et FRIEDLANDER, A.S.: Ann.of Allergy, 7: 683 (septembre-octobre) 1949.UN NOUVEL AGENT ANOREXIQUE : CAFILON! J.-M.BEAUREGARD, F.R.C.P.(C).2 L\u2019obésité est un problème médical urgent et complexe.Les tendances populaires actuelles vers une alimentation trop riche, l\u2019intérêt croissant pour les sports comme spectateurs plutôt que participants, l'engouement pour la télévision, la mécanisation des transports et l\u2019automation industrielle expliquent la différence progressive entre l\u2019apport et la dépense caloriques.Depuis 20 ans, la profession médicale s\u2019est élevée contre cet accroissement pondéral inquiétant des Canadiens, pour des raisons de santé bien connues.Elle est aidée dans cette lutte difficile par les compagnies d\u2019assurance-vie dont les statistiques prouvent l'effet nocif de l\u2019obésité sur la survie moyenne de nos compatriotes.Par tous les moyens disponibles, ces institutions prêchent contre cette périlleuse tendance morbide.Enfin, mentionnons les exigences et les dictées de la mode féminine et même masculine.Pour toutes ces raisons, les cabinets de consultation sont assaillis par les obèses désireux de maigrir sans effort.Les pharmaciens sont débordés par 1.Nous remercions la Compagnie Rougier, Inc, d\u2019avoir généreusement placé ce produit à notre disposition.2.Professeur titulaire de Clinique médicale, Faculté de Médecine, Université de Montréal, et chef du Département de Médecine, Hôpital Général de Verdun (Montréal).les demandes d\u2019anorexiques.Même l\u2019industrie laitière entre dans la ronde! Le malade habitué à un effort minimum, cherche la panacée capable de corriger son obésité sans sacrifice de sa part.Malheureusement, nous devons nous rendre à l\u2019évidence que le médicament miracle n\u2019est pas encore à notre disposition.Rien ne peut remplacer les sacrifices de la diète hypocalorique, la nécessité de la régularité dans les repas, l\u2019obligation de l\u2019effort physique et surtout une motivation psychique suffisante pour accepter les trois points précédents.Un succès ne sera jamais prévisible, sans l\u2019application constante de ces quatre conditions essentielles.La médication anorexique trouve sa place dans le traitement de l\u2019obésité pour encourager la persévérance dans les bonnes intentions, en réduisant les affres de la faim et en stimulant l\u2019enthousiasme.Elle ne doit pas toutefois provoquer d\u2019excitation physique ou psychique.En effet, depuis longtemps il existe en pharmacologie un besoin pour des médicaments à la fois psycho-analeptiques et réducteurs de la fixation lipidique qui, toutefois, ne présenteraient pas les Inconvénients des « amines de réveil» aux effets intensément psycho-stimulants.Le cafilon semble justifier de tels espoirs par l\u2019association de deux composés synthétisés à partir de l\u2019éphédrine. 1270 Chimie: O \u2014 CH, \u2014 CH, CS cncn tn / | CH, Ephédrine: O -CH.-CH.C.Hs J \\ | | | SN \u2014CH-CH -N-CH.-CH.-O-C-O-CH HCI CH, Le chlorhydrate de l\u2019ester phényl-éthyl-acétique du (phényl-méthyl) morpholyl-N-éthanol se présente sous forme d\u2019une poudre blanchâtre à fins cristaux, de poids moléculaire 403.94 et point de fusion à 154° C.O - CH.-CH.poet: J N_ CH-CH-N \u2014 \u2014 N-C - CO _ / | C Ni CE H | NC- Cl | CH.Le diméthyl-chloroxanthinate de méthyl-phényl- morpholine est synthétisé sous forme de poudre blanchatre amorphe, de poids moléculaire 391.85, qui fond & 128° C.Pharmacologie: La toxicité de cette combinaison en rapport 2:3 est relativement faible: LD50 est de 600 mgms/Kg souris, c\u2019est-à-dire environ la moitié de la toxicité de la caféine et un sixième celle de la phényl-iso- propylamine (amphétamine).Même par voie intraveineuse, on n\u2019a pas pu provoquer chez l\u2019animal une augmentation de la pression artérielle ni une accélération du rythme cardiaque.Au contraire, la somme des effets de ces deux composés est à tendance myotique.C\u2019est donc l\u2019anorexique le moins toxique en usage actuellement.Le Cafilon est offert sous forme de comprimés de 50 milligrammes contenant 20 milligrammes de chlorhydrate de l\u2019ester phényl-éthyl-acétique du (phényl-méthyl) morpholyl-N-éthanol et 30 milligrammes de diméthyl-chloroxanthinate de méthyl- phényl-morpholine., Etude de 50 malades: En clinique, nous avons confirmé l\u2019efficacité du Cafilon.Pour ce faire, nous avons choisi cinquante malades hospitalisés, obèses par excès alimentaires.Cinq de ces patients avaient présenté auparavant BEAUREGARD: UN NOUVEL AGENT ANOREXIQUE L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 des signes d\u2019insuffisance cardiaque globale, par maladie cardiaque rhumatismale chronique.Une fois le poids stabilisé grâce à la digitalisation et aux diurétiques, nous les avons inclus dans notre étude du Cafilon pour évaluer les effets de ces dérivés de l\u2019éphédrine sur l\u2019appareil cardio-vaseu- laire.Soumis à une diète équilibrée de 1200 calories, les malades reçurent un comprimé de Cafilon au lever, un deuxième à 10.30 heures de l\u2019avant-midi et un troisième à 3.30 heures de l\u2019après-midi.Quarante-quatre malades dont quatre cardiaques affirmèrent ne ressentir aucun besoin alimentaire en dehors des repas et même dans la soirée.Chez les six autres, nous avons dû doubler la dose de l\u2019avant-midi et de l\u2019après-midi pour obtenir une diminution de l\u2019appétit.Les pertes de poids varièrent d\u2019une à trois livres par semaine durant les trois à cinq semaines d'observation à l\u2019hôpital.Après le congé, la plupart ont pu persévérer dans leurs restrictions alimentaires qui avaient été modifiés au départ toutefois, pour tenir compte des activités de chacun et maintenir ainsi un déficit quotidien calculé de 400 à 600 calories.Un tel dosage quotidien variant de 150 à 250 mgms de Cafilon nous a fourni un effet anorexique satisfaisant, sans manifestations secondaires désagréables sauf chez une malade qui a présenté une exagération marquée de son émotivité, manifestée par des pleurs et de l\u2019insomnie.Aucun des cinq cardiaques n\u2019a présenté de modification de son état cardiovasculaire.COMMENTAIRES Comme il s\u2019agit d\u2019une substance dérivée par cyclisation de l\u2019éphédrine, il est intéressant de noter que l\u2019effet anorexique du Cafilon demeure très net mais ce dérivé se distingue par une diminution très marquée des effets secondaires indésirables comme les tremblements, les nausées, l\u2019irritabilité, l\u2019insomnie et l\u2019accoutumance.Cette réduction des actions indésirables s\u2019explique par l\u2019antagonisme de l\u2019action périphérique de ses composants.Même chez les cardiaques, on n\u2019observa aucune modification du rythme, du pouls, de l\u2019électrocardiogramme et de la pression artérielle.De plus, chez certains malades non obèses atteints d\u2019affections cardio-circulatoires, pulmonaires ou rénales, il est souvent utile d\u2019instituer un régime réduit en quantité ou en qualité pour alléger le travail circulatoire.Or, l\u2019expérience montre qu\u2019il est difficile pour un patient ambulant de suivre une diète. [l\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 Surtout dans ces cas, pour faciliter la réalisation d\u2019un régime à l\u2019aide d\u2019un corps chimique, il est absolument nécessaire que celui-ci soit inoffensif, comme le Cafilon.Ainsi chez les ulcéreux soumis au régime lacté simple, ce médicament a permis une meilleure tolérance de la diète.Dans ces cas, nous n\u2019avons remarqué aucune contre-indication de Cafilon.Par exemple, la fréquence respiratoire demeura la même.Les épreuves hépatiques et rénales s\u2019avérèrent toujours sans changement.Il ne semble pas offrir de danger même en présence de glaucôme.Enfin, nous n\u2019avons retracé d\u2019accoutumance ni dans la littérature ni chez nos malades.Par contre, une fois l'habitude du régime acquise, c\u2019est-à-dire après quelques mois, malgré la diminution du dosage et même l\u2019arrêt du médicament, l\u2019appétit a semblé bridé dans un bon nombre de cas.Chez certains, il suffit de petites doses par intervalles comme traitement d\u2019entretien et comme soutien des bonnes volontés défaillantes.Cafi- lon, bien que peu psycho-analeptique, est suffisant pour aider l\u2019obèse, au début de la diète, à surmonter la sensation normale de déprivation et de dépression.CONCLUSIONS En résumé, nous pouvons être assurés que l\u2019obésité va demeurer un problème pendant longtemps, car il est difficile de faire comprendre à l\u2019être humain que la privation est utile et avantageuse.C\u2019est pourquoi, la sympathie pour le malade est nécessaire et la continuité dans le traitement, es- BEAUREGARD: UN NOUVEL AGENT ANOREXIQUE 1271 sentielle.L\u2019encouragement dans la persévérance est primordial.Les anorexiques doivent être employés judicieusement mais généreusement pour aider le malade à acquérir cette habitude de la restriction alimentaire.C\u2019est là que Cafilon trouve sa place utile grâce à son efficacité anorexique, à la rareté extrême de ses effets secondaires et à l\u2019absence de contre-indications comme l\u2019étude de nos cinquante malades nous a permis de mettre en évidence.Summary Obesity is and will remain a problem for some time to come.The obstacles to success arise from the difficulty, of not the possibility, to teach a human being that the deprivation of food and comfort may be useful and advantageous.Therefore sympathy for and understanding of the obese is as necessary as perseverance in the treatment.Encouragement is of prime necessity.Appetite-depressant drugs must be used judiciously, if generously, to help the patient towards the habit of food restriction.Cafilon is a useful medication in attaining this goal, being powerfully appetite depressant.Secondary effects are extremely rare and there are no known contraindications as was shown in our study on fifty obese patients including five cardiac cases.BIBLIOGRAPHIE FITZGERALD, O., et McELEARNEY, L.G.: Clinical Trial of Cafilon and Ritalin in the Treatment of Obesity.Irish J.Med.Sc., 6: 381 (sept.) 1957.HENGEN, O., et SIEMER, H.: Deux nouvelles combinaisons à action centrale.Arzneimittel-Forsch.\u2026, 5: 526- 529, 1955.PLOTZ, M.: Modern Management of Obesity \u2014 the \u201cSocial Diet\u201d.J.A.M.A., 170: 1513 (25 juillet) 1959. L'INTUBATION OROTRACHÉALE ET LES MAUX DE GORGE POST-OPÉRATOIRES J.-P.BRUNELLE, J.BOUCHER, G.COSSETTE, J.BESSETTE, Hôpital Notre-Dame (Montréal).Les maux de gorge post-opératoires sont l\u2019objet de plaintes qui nous sont faites fréquemment par les patients et les chirurgiens.Nous avons tenté d\u2019obvier à l\u2019empirisme des discussions sur ce sujet en mettant en œuvre un travail statistique dont les résultats pourraient nous aider à mieux délimiter la part de responsabilité liée à l\u2019anesthésie.MÉTHODE Deux raisons nous ont amenés à ne considérer que les anesthésies orotrachéales.D'une part, à l\u2019occasion de visites post-opératoires antérieures, nous avions constaté que les maux de gorge ne se présentaient qu\u2019à la suite d\u2019anesthésies endotra- chéales, rarement après des anesthésies au masque, ou régionales.D\u2019autre part, les anesthésies naso- trachéales et endobronchiques sont peu fréquentes.Pendant une période de deux ans, nous avons joint au dossier anesthésique de chaque patient soumis à l\u2019anesthésie orotrachéale (les opérés de la gorge et les patients de moins de 15 ans, exceptés) une feuille spéciale sur laquelle étaient inscrites les causes de maux de gorge les plus généralement soupconndes.TABLEAU 1 Date: Patient: LL.00 LL LL Lit No: ________.Age: Sexe: Durée de intubation: ._.________ Intubation orotrachéale Faite par Dre.Facile: Difficile: Lame courbe: .__.____________ Lame droite: ____.____.______.Ballonnet gonflé:__.Non gonflé:.___ Pas de ballonnet.Cyeclaine:_.__ Nupercaine:_ _._____ Canule oropharyngée:__.Tube No: .____ Téte droite:._____.Téte latérale:._________ Toux sur le tube:.Atropine pendant 'opération:.___.Date: Faite par Dro.Pas de mal de gorge: LL Mal de gorge: Léger: __ Moyen:.______ Important: ____.Les causes de maux de gorge applicables à chaque cas en particulier, ont été inscrites au moment de chaque anesthésie.Les patients concernés ont été visités à la troisième journée post-opératoire et simplement questionnés sur l\u2019existence ou non de mal de gorge après leur opération et dans l\u2019affirmative, sur l\u2019intensité de leur mal de gorge.Discussion Le Tableau 2 montre que sur ur nombre total de 863 patients soumis à l\u2019intubation orotrachéale, 254 (soit 29% ) se sont plaint de maux de gorge dont l'intensité était légère (176 cas, soit 20%) moyenne (53 cas, soit 6%) et importante (25 cas, soit 3%).RÉSULTATS TABLEAU 2 Anesthésies orotrachéales: 863 Avec maux de gorge: Légers 1111121220 000000 176 (20%) Moyens .53 (6%) 254 (29%) Importants ________._____.___ 25 ( 3%) TABLEAU 3 Total Cas % des cas positifs positifs Age: \u201445 ans 1.111112 508 162 31% +45ans 355 92 25% Sexe: F._.1111112121000000 570 178 31% M.\u2026_._._.11.111111111 293 76 25% Durée: +2 heures _._.__._.379 116 30% 484 138 28% Intubation difficile 45 14 31% Intubation facile 818 240 29% Lame courbe 1.185 61 32% Lame droite ._\u2026.___.__.111.651 186 28% Ballonnet non gonflé ____________ 69 22 31% Balonnet gonflé _.___ 762 217 28% Cyclaïne _._.111111102000000- 114 32 28% Nupercaïne ._.__.11.2111220200 214 58 27% Canule oropharyngée .___.__._.287 92 32% Tube No 10 ._.11222111- 31 13 41% No 7 111111111201 141 41 29% No 8 ll.495 148 29% No 9 111000000000 196 #2 2% Tête latérale _._.483 151 31% Tête droite 1111112 275 70 25% Toux pendant l\u2019intubation .\u2026.149 44 29% Atropine pendant l\u2019opération .143 36 25% Avec tube de Lévine 152 83 54% Les patients ont été simplement questionnés sur l\u2019existence ou non de mal de gorge après leur opération.Les réponses absolument négatives ont donné les 609 cas négatifs.Les patients qui ont L\u2019Union Méd.Canada.Tome 90 \u2014 Nov.1961 BRUNELLE ET Cou.: accusé le moindre malaise ou un malaise imprécis du côté de la gorge ont donné le nombre de maux de gorge légers.Ceux qui ont répondu d\u2019une façon L\u2019INTUBATION OROTRACHÉALE 1273 4, en ordre décroissant, les pourcentages supérieurs au pourcentage moyen général de 29%.plus affirmative ont donné le nombre des maux de FABLEAU 4 gorge d\u2019intensité moyenne.Mais ceux qui avaient Le Cas eo mal à la gorge au point d\u2019en avertir leur infirmière Avec tube de Levi Ce pose positifs ou le médecin traitant et de leur réclamer une Tube No 10 me TT 3] 13 yo médication ont donné le nombre de maux de gorge Lame courbe 185 61 39% importants.Avec canule oropharyngée .287 92 32% Les résultats indiqués dans le Tableau 3 donnent Moins 45 ans 508 162 31% une idée assez vague de l\u2019influence de l\u2019âge, du paies ge 570 178 31% sexe, de la durée de l'intubation, ete., sur les maux ea non oui CUT ee > 1, de gorge post-opératoires.Pour faciliter l\u2019analyse Tête latérale 7 488 151 31% de ces résultats, nous avons groupé dans le tableau + 2 heures 1100000000 379 116 30% TABLEAU 5 3 BN 16-29% = INCIDENCE GENERALE | 7 IN - N ] + .2 heures N Le 6% N J S q TETE LATERALE N _ SEL 2000 \u2014 N BALLONNET NON GONFLE ~ 1.4% intubation difficile NN 0.9% N N | Q N 12.2% \u2014 N nt N 1 N 1000 \u2014 \u2014_ 45 ans NN 10.9% J _ | A NN | CANULE OROPHARYNGEE IN 9.2% pu NS | LAME COURBE AN x i tube no 10 { TUBE DE LEVINE sin 0 Ce ok Bas Tre 10% 20% 60% 1274 Le graphique permet d\u2019apprécier chacun des pourcentages positifs en rapport avec leur total de cas (Tableau 5).Le tube de Lévine donne donc 40.7% du total des maux de gorge occasionnés par ces dix facteurs, les patients de sexe féminin, 12.2%, les patients de moins de 45 ans, 10.9%, etc.Nous avons été surpris de constater que, sur 45 cas d\u2019intubations difficiles, parfois même sanglantes, 14 patients seulement, soit 31%, ont accusé des maux de gorge.D'autre part, le pourcentage positif de 32% avec la lame courbe pourrait résulter du fait qu\u2019en certains cas, en relevant vigoureusement la base de la langue, l\u2019extrémité de la lame serait à l\u2019origine d\u2019un traumatisme au niveau du repli glosso-épi- glottique.Il nous a paru intéressant de considérer d\u2019avantage les 25 patients qui se sont plaint de maux de gorge importants.L\u2019explication la plus plausible nous est donnée par le pourcentage d\u2019utilisation du tube de Lévine de 52% pour ce groupe de patients, (13 cas sur 25), tandis qu\u2019il est de 17% (158 sur 863) dans l\u2019ensemble.Le pourcentage des patients positifs chez les anesthésistes certifiés et les anesthésistes résidents a été calculé comme suit: Total Cas Yo des cas positifs positifs Anesthésistes certifiés ._._____\u2026.183 60 32% Anesthésistes résidents _.______\u2026.668 191 28% Nous avons tenté désespérément d\u2019expliquer ce pourcentage plus élevé chez les anesthésistes certifiés.Même après avoir éliminé les cas d\u2019intubation difficiles, nous avons noté tout au plus, un pourcentage d'utilisation de la lame courbe, dans l\u2019ensemble, de 31% (185 cas sur 863) tandis qu\u2019il est de 38% (23 cas sur 60) chez les anesthésistes certifiés.Nous avons relevé pour les 33 anesthésistes qui ont effectué les 863 intubations de la présente série, chacun leur total de cas avec leur pourcentage positif.Aucune conclusion satisfaisante n\u2019est possible en raison du nombre restreint d\u2019intubations qui revient à chacun.CONCLUSION Nous avons d\u2019abord observé que les maux de gorge post-opératoires ne se présentaient qu\u2019à la BRUNELLE Er CorL.: L'INTUBATION OROTRACHÉALE L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 suite d\u2019anesthésies orotrachéales, rarement à la suite d\u2019anesthésies au masque ou régionales.Cette étude statistique a donc été commencée dans le but de découvrir, pour y remédier, les circonstances de l\u2019anesthésie orotrachéale susceptibles de les provoquer.Les résultats obtenus portant sur 863 cas d\u2019anesthésies orotrachéales nous indiquent que la tête en position latérale exagérée, la canule oropharyngée, le laryngoscope à lame courbe, le: tubes orotra- chéaux no 10 et les tubes orotrachéaux avec des ballonnets non gonflés sont des facteurs occasionnels incriminables.Résumé Afin de découvrir, pour y remédier, les causes des maux de gorge post-opératoires, 863 patients soumis à l\u2019intubation orotrachéale ont été observés.Les facteurs occasionnels qu\u2019il nous a été possible de déterminer sont de deux ordres.Les causes auxquelles il est possible de remédier sont, en commençant par les plus importantes: 1.a) la tête en position latérale exagérée; b) la canule oropharyngée; c) le laryngoscope à lame courbe; d) les tubes orotrachéaux no 10; e) les tubes orotrachéaux avec ballonnets non gonflés.Les autres causes irrémédiables sont: a) le tube de Lévine; b) les patients de sexe féminin; ce) les patients âgés de moins de 45 ans; d) les intubations de plus de deux heures; e) les intubations difficiles.Summary In order to determine and, possibly, eliminate the various causes for post-operative sore throat, we have made a study of 863 patients on which surgery was performed under endotracheal anaesthesia.In our series, we have found that the factors responsible for a greater incidence of post-intubation sore throat fall into two categories: 1.The factors that can be eliminated, by decreasing order of importance, are: a) lateral position of the head; b) oropharyngeal airway; c) use of a curved blade; d) No.10 endotracheal tube; e) cuffed tubes when the cuff is not inflated.2.The factors on which we have no means of control are: a) Levine tube (use in the majority of important abdominal cases); b) sex \u2014 female patients have complained more often of sore throat than male patients; c¢) patients under 45 years of age \u2014 for no apparent reason; d) intubations of more than two hour duration; e) Intubations presenting technical difficulties.> CORRESPONDANCE LETTRE DES ÉTATS-UNIS Au fur et à mesure que nos connaissances en médecine augmentent, nous découvrons qu\u2019il existe entre certaines maladies des relations encore agno- rées.Ainsi, H.R.Schumacher a rapporté dans le « Journal of the American Medical Association » du 19 août (177: 515, 1961) que certains cas de thrombocytopénie étaient peut-être dus à une mononucléose infectieuse latente.Bien que l\u2019on sache que le purpura thrombocytopénique est une rare complication de la mononucleose infectieuse, dont les malades guérissent en 6 semaines environ, cect est le premier cas de thrombocytopénie chronique secondaire à une mononucléose infectieuse qui soit signalé.En présence de cette affection, une mononucléose infectieuse risque de passer inaperçue.En conséquence, l\u2019auteur suggère que, lorsqu\u2019un malade est atteint de thrombocytopénie idropathi- que, al convient de rechercher les symptômes d\u2019une légère mononucléose passée inaperçue.* * * Lors du traitement de la pancréatite aiguë, il est important d\u2019obtenir « l\u2019immobilisation » du pancréas lésé en supprimant la sécrétion pancréatique.Pour cela al est nécessaire d\u2019arrêter toute alimentation par voie buccale.Il faut ainsi pratiquer une aspiration naso-gastrique pour réduire au minimum la formation de sécrétine endogène et administrer des produits inhibiteurs de la sécrétion pancréatique.Pour déterminer quels sont les inhibiteurs qui donnent le meilleur résultat avec un minimum d\u2019effets secondaires, une série de produits anticho- linergiques ayant une action spécifique sur le tube digestif furent étudiés par D.A.Dreiling et H.D.Janowritz.Ces auteurs publièrent les résultats de leurs observations dans le numéro de juillet de l\u2019« American Journal of Digestive Diseases » (5: 639, 1960).Piptal et Cantil étaient au nombre de ces produits.Les résultats obtenus montrent que Piptal et Cantil sont des anticholinergiques puissants, inhibiteurs de la sécrétion pancréatique, qui permettent de traiter avec succès les malades atteints de pancréatite aiguë.Administré en injection intraveineuse, Piptal supprima la sécrétion du pancréas pendant 6 heures environ.* %* * En réussissant la première embolectomie pulmonaire, D.A.Cooley et ses collaborateurs ont remporté une véritable victoire en chirurgie cardio- vasculaire.Le numéro du 5 août du « Journal of the American Medical Association » (177: 283, 1961) décrit l'opération destinée à enlever des poumons des caillots de sang grâce à l'emploi d'un appareil « coeur-poumons artificiel».Des tentatives chirurgicales similaires avaient échouées jusqu'ici.L\u2019année dermère une intervention avait été couronnée de succès, mais le chirurgien me S\u2019était pas serur d\u2019un « coeur-poumons artificiel » et avait recouru à l\u2019hypothermie et provoqué un court arrêt de la circulation sanguine.Les auteurs rapportent qu\u2019il leur a fallu environ 15 minutes pour extraire tous les caillots sanguins des poumons.En dehors d\u2019une légère élévation thermique postopératoire qui dura 8 jours, la convalescence fut normale et sans complications.Les auteurs pensent que cette intervention utilisant un appareil du type « coeur-poumons artificiel » ne peut être pratiquée que rarement par rapport à la fréquence de cette affection, mais qu\u2019elle est indiquée chaque fois que embolus n\u2019est pas immédiatement fatal pour le malade.Les infections de l\u2019appareil urinaire sont très fréquentes en pratique médicale et présentent souvent des difficultés du point de vue du diagnostic et du trartement.F.J.Malone Jr.a entrepris une revue thérapeutique de ces infections qui a paru dans le numéro de décembre de « Military Medicine » (125: 836, 1960).De tous les antibiotiques étudiés, le chloramphénicol possède le spectre antibactérien le plus étendu et est l'antibiotique le plus efficace dans le traitement des infections de l'appareil urinaire.Son activité est des plus remarquables dans le traitement des infections à coliformes, à entérobactéries, à microcoques et à entérocoques.D\u2019après C.Rob de l\u2019université de Rochester, à Rochester, dans l\u2019état de New-York, un ictus sur quatre est causé par un blocage des grosses artères du cou.Contrairement à l\u2019opinion cour-nte, les ictus dus a un blocage de la carotide ou de l\u2019artère vertébrale sont plus fréquents que ceux dus à un arrêt de la circulation cérébrale.Heureusement, l\u2019abord chirurgical des crtères principales du cou est relativement aisé.L\u2019auteur, qui fut le premier à intervenir sur la carotide pour de telles lésions, a pratiqué plus de 400 opérations : avec un grand pourcentage de succès.Il recommande aux médecins et aux malades d\u2019apprendre à reconnaître les symptômes prémonitoires de l\u2019ictus, tels qu\u2019une faiblesse passagère de la main ou du pied, un défaut temporaire de la parole ou des troubles de la vision.À ce stade, le traitement peut prévenir l\u2019apparition des accidents graves. ANALYSES Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complètes et utilisables, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le « Quarterly Cumulative Index Medicus»: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, le volume, la page, le mois (le jour du mois si le périodique est hebdomadaire), l\u2019année.Exemple : J.Brrrens: Tuberculose et démence précoce.« Ann.Med.Psychol.», 94: 1 (juin) 1938.MEDECINE Jean WEILL et Jean-Claude GOROUBEN: Les hypoglycémies alcooliques.\u2018Bull.et Mém.Soc.Méd.Hop.Paris\u201d, 76: 1270 (nos 32 et 33) 1960.Les auteurs ont eu l\u2019occasion d\u2019observer un enfant de trois ans et six mois qui est considéré er bonne santé.Or, à son réveil, il manifeste le désir de manger, il a une grande faim, il demande du lait tout en se plaignant de douleurs abdominales.L\u2019enfant laissé seul, la mère revient au bout de quelque temps et le trouve comateux.Elle voit une bouteille de vin laissée à la portée de son bébé, ce qui lui permet de conclure que l\u2019enfant en a bu un quart de litre.L\u2019odeur de l\u2019haleine permet à la maman de confirmer ses craintes.Une glycémie d\u2019urgence revient à 0.15 gr.par litre.On lui injecte du sérum glucosé hypertonique par voie intra-veineuse et le petit malade sort très vite de son coma profond.L\u2019alcoolémie est à 2.60 gr.par litre.Que s\u2019est-il passé?L\u2019intoxication alcoolique aiguë conduisant à l\u2019hypoglycémie n\u2019est connue que depuis 1941, alors que six adultes, ayant bu à jeun de l\u2019alcoo! méthylique, ont fait un coma hypoglycémique grave.Mais c\u2019est en 1960 que les premiers cas d\u2019hypoglycémie alcoolique ont été rapportés en France.Il est remarquable de constater que ces sortes d\u2019accident hypoglycémique se produisent surtout le matin, toujours après un jeûne prolongé.Parmi les principaux symptômes, nous notons: facies pâle, vultueux; hypotonie musculaire; aréflexie ostéo-ten- dineuse ; réflexe cutanéo-plantaire en flexion ; réflexe pho- tomoteur est normal; pouls lent; peau ordinairement sèche; hypothermie marquée; acétonurie constante; alcoolémie plus basse que prévue; glycémie toujours très basse, parfois indosable; pas d\u2019antécédents familiaux ou personnels.Après cet accident, il ne résulte aucune lésion permanente; c\u2019est ce que prouvent les travaux sur la glycorégula- tion.Au point de vue biologique, l\u2019acétonurie est toujours présente.Mais chez l\u2019enfant, elle n\u2019a pas l'importance qu\u2019on lui accorde chez l\u2019adulte.L\u2019alcoolisme n\u2019est pas aussi élevé que pressenti.Il est important de noter que pour obtenir cette hypoglycémie alcoolique, il faut d\u2019abord que l\u2019ingurgitation d\u2019alcool précède un jeûne prolongé.Comment peuvent se produire de tels accidents?Nombreuses sont les hypothèses.On n\u2019a d\u2019abord jamais pu observer chez ces malades d\u2019antécédents hypoglycémiques.Il se produirait, à la suite d\u2019ingurgitation d\u2019alcool, chez un sujet à jeun, une sidération de la cellule hépatique.Le jeûne diminucrait les réserves glycogéniques du foie.Un estomac vide d\u2019aliments absorberait trop rapidement l\u2019alcool et stimulerait la libération d\u2019insulme par le pancréas.Le foie alors verrait vitement ses réserves glycogéniques épuisées.Enfin, on trouve après autopsie de ces accidents, des lésions hémorragiques des centres nerveux, au cortex frontal, à l\u2019hypothalamus, etc.C\u2019est un traumatisme qui viendrait perturber ces centres nerveux de l\u2019hypothalamus, du diencéphale.Au point de vue pratique.a la suite de ce travail, en présence de toute intoxication par l\u2019alcool, 1l importe de rechercher l\u2019hypoglycémie.Par un traitement approprié, il sera facile d'obtenir une guérison rapide, puisque l\u2019éthylisme aigu, au cours de certaines circonstances, peut devenir hypoglycémiant.Paul-René ARCHAMBAULT.M.LAMY, J.FREZAL, J.POLONOVSKY et J.REY: L'absence congénitale de béta-lipoprotéines.Presse Med.\",69: 1511, 1961.G.DRUEZ,, M.LAMY, J.FREZAL, J.POLONOVSKY et].REY: L'acanthocytose, ses rapports avec l'absence de bêta-lipo- protéines.\u2018Presse Méd.\u201d, 69: 1546, 1961.Anomalie biologique, l\u2019absence congénitale des bêta-li- poprotéines n\u2019est qu\u2019un élément dans un syndrome dont les auteurs de ces deux publications, à l\u2019occasion d\u2019observations rapportées, en discutent la symptomatologie et la pathogénie.Au point de vue clinique, les éléments saillants de ce syndrome sont constitués par: 1) la stéatorrhée, 2) les troubles neurologiques, 3) les troubles oculaires, 4) la consanguinité.La stéatorrhée se présente sous la forme d\u2019un syndrome coeliaque, et apparait comme le trait clinique le plus constant de la maladie.Il s\u2019agit d\u2019épisodes diarrhéiques plus ou moins tenaces ou récidivants, et s\u2019accompagnant de distension abdominale, de selles abondantes, d\u2019un retentissement net sur la maturation staturale et osseuse.Les troubles neurologiques sont variables dans leur date d\u2019apparition.Dans tous les cas, la neuropathie semble s\u2019exprimer essentiellement par une ataxie, mais elle peut prendre le type d\u2019une sclérose combinée intéressant les cordons postérieurs, le faisceau pyramidal et les voies cérébelleuses.Une fois installée, sa tendance est l\u2019aggravation progressive, pouvant aboutir à l\u2019impotence complète.Les troubles oculaires suivent la même évolution que les troubles neurologiques.Ils ne sont pas nécessairement pas liés.Les troubles visuels, en l\u2019occurrence la diminution de l\u2019acuité visuelle plus ou moins profonde, sont en etfut imputables à une rétinopathie dont l'aspect le plus fréquent est celui d\u2019une rétinite pigmentaire atypique intéressant aussi la macule.La consanguinité: l\u2019affection est déterminée par un gêne qui se manifeste à l\u2019état homozygote (récessif autosomique).Dans les 8 cas actuellement connus, 4 étaient issus de mariages consanguins.Au point de vue paraclinique, les données fondamentales sont fournies par l\u2019étude de la fonction intestinale du L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 syndrome cœliaque, l'examen hématologique et l\u2019étude particulière des lipoprotéines.L\u2019étude de la fonction intestinale se doit d\u2019éliminer deux causes de stéatorrhée représentées par la mucoviscidose et par la maladie cœliaque; plus accessoirement la déficience congénitale en sels biliaires.La première affection est exclue par la démonstration d\u2019une activité lipasique et trypsique normale du suc duodénal; la deuxième, par la biopsie jéjunale; la troisième, par une concentration normale des sels biliaires dans le suc duodénal.Le déficit exclusif de la fonction intestinale découvert dans cette affection est l\u2019absence d\u2019apparition de chylo- microns après ingestion de graisses en dépit de la présence de tous les éléments classiques nécessaires à la digestion des graisses.C\u2019est entre l\u2019émulsification intraintestinale des graisses partiellement hydrolysées, à priori normale, et leur passage sous forme de chylomicrons de l\u2019autre côté de la barrière cellulaire intestinale que se trouve le bloc.L\u2019examen h?matologique révèle les anomalies morphologiques des globules rouges, sous forme d\u2019acanthocytose.Dans tous les cas, ce trouble fut confiné aux homozygotes et ne fut pas retrouvé dans les ascendants transmetteurs de ce trouble.Ce trouble est bien primitivement dans les hématies, car celles-c1 remises en suspension dans un sérum normal homologue conservent leurs anomalies.Selon toute vraisemblance, l\u2019acanthocytose est constamment associée à l\u2019absence de bêta-lipoprot/ines: l\u2019anomalie structurelle de la membrane globulaire toucherait soit les cénapses lipo- protidiques, soit encore ln liaison des molécules lipopro- tidiques à l\u2019hémoglobine sous-jacente.L'examen des limdes sanguins doit être orienté par un sérum pâle et très clair, avec une teneur extrêmement faible en cholestérol.L'absence de béta-lipoprotéines peut être alors confirmée par les méthodes électrophorétiques ou immunochimiques, ou par ultracentrifugation.Les taux abaissés de vitamine À et de carot/noïdes s\u2019expliquent par le manque de leur transporteur sangum habituel représenté par les bêta-lipoprotéines.La nature exacte du trouble métabolique impliqué est encore inconnue.Elle re situerait au niveau de la fabrication des bêta-lipoprotéines, plutôt à celui de la fraction protéique des lipoprotéines.Peut-être un même enzyme tient-il sous sa dépendance la fabrication de la fraction protéique et des chylomicrons et des bêta-lipoprotéines, \u2014 expliquant leur trouble commun.Ou bien la présence de béta-lipoprotéines intracellulaires serait indispensable à la formation des chylomicrons à partir des triglycérides, de même que leur présence intraplasmatique serait nécessaire au maintien de leur phase émulsionnée.La pathogénie de ce syndrome génétiquement transmis est encore obscure.Mais, son existence apporte un élément nouveau dans la connaissance du métabolisme des lipides.Cecil GENDREAU.H.BRICAIRE, M.DEROT, Gilbert DREYFUS, A.NETTER et H.PEQUINOT: Quels sont les dangers de l\u2018extrait thyroidien?(Confrontation thérapeutique de l'Hôpital Necker).\u2018Presse Med.\u201d, 68: 2045 (26 nov.) 1960.M.Bricaire, le rapporteur, affirme que extrait thyroi- dien ne serait jamais dangereux si deux règles (taient respectées: limitation de son utilisation aux seules indications véritables; précautions dans la conduite du traite- ANALYSES 1277 ment en certaines circonstances bien précises.Il classe les accidents en trois catégories: a) accidents dus à la strue- ture chimique: intolérance à l\u2019iode, chocs protéiniques; b) accidents liés directement aux propriétés hormonales du produit: neurotonie et hypermétabolisme tissulaire par exaltation de l\u2019activité des cellules; c) accidents liés au terrain sur lequel s\u2019implante l\u2019opothérapie.Les accidents en rapport avec l\u2019effet hormonal peuvent être mineurs: sympathicotonie fréquente, bénigne et réversible pouvant se traduire par des troubles caractériels avec agressivité, irritabilité et même psychose.Dans sa traduction majeure on note l\u2019intoxication imitant l\u2019hyperthyroïdie vraie, elle aussi réversible.En marge des troubles en rapport avec l\u2019effet hormonal, quelques manifestations plus particulières: réveil des bouffées de chaleur chez une ménopausée, action sur la croissance chez le jeune enfant.À ce propos, l\u2019hormone thyroïdienne à doses élevées, en présence des hormones sexuelles, peut aboutir à une soudure prématurée des cartilages.D\u2019autre part s\u2019il y a le risque d\u2019un freimage hypophysaire capable d\u2019aboutir à l\u2019atrophie du corps thyroïdien du malade, les preuves de l\u2019irréversibilité de ce phénomène manquent.Ceci a conduit certains auteurs à préconiser des cures discontinues.Quand les incidents sont dus au terrain, deux éventualités se présentent: chez le thyroïdien l\u2019opothérapie augmente les processus d\u2019oxydation, donc peut aggraver ou démasquer des tares préexistantes: tuberculose, diabéte, néphropathie; chez l\u2019hypothyroïdien, l\u2019opothérapie a pu créer des désordres et lésions organiques vasculaires qui demeurent latents à cause de I'hypothyroidie, mais qui peuvent être rendus graves par la correction de cet état.Ainsi les insuffisances corticosurrénaliennes latentes deviennent ai- gues sous extrait thyroïdien, car ce dernier imprime à l'organisme un rythme qu\u2019une surrénale insuffisante ne peut pas suivre.Enfin: à citer l\u2019aggravation de l\u2019anémie et de l\u2019'hypochromie du myxœdémateux, l\u2019intensification de l\u2019infiltration calcaire du rein de l\u2019enfant signalée par Royer.En conclusion, l\u2019auteur préconise non pas «une motion de suspicion, mais seulement une exaltation à la modération dans les indications et à la prudence dans le maniement des composés hormonaux ».M.KALUDI.H.COMTE, J.OURADOU, L.A.MARTIN et M.DEFRANCE: Artérites chroniques juvéniles rickettsiennes.\u201cSem.Hôp.Paris\u201d, 37: no 30, 1330-1339 (20 avril) 1961.Les artérites juvéniles, fréquentes dans les pays a potentiel économique ralenti, constituent, dans la majorité des cas, une complication des maladies infectieuses à affinité vasculaire du groupe des rickettsioses.Les auteurs précités, dans 36 cas d\u2019artérites juvéniles observées en l\u2019espace de trois ans dans un service chirurgical à Casablanca, ont eu recours à la méthode de séro- agglutination sur lame, mise au point par Giroux.Trente et une fois la réponse fut positive: 13 fois à la fièvre Q, 5 au typhus murin et 13 au typhus historique.Quatre résultats furent déclarés douteux et un négatif.« Tout donne à penser, disent les auteurs, que les rickettsioses se comporteraient tantôt comme la paludisme quand elles donnent des résurgences aiguës, tantôt comme la syphilis quand elles donnent des résurgences chroniques et 1278 sans aspect inflammatoire évident comme dans l\u2019artérite juvénile ».Les auteurs, quelque peu déçus par les interventions chirurgicales à visée endocrinienne, donnent l\u2019impression de se tourner volontiers vers l\u2019antibiothérapie et la malaria- thérapie.Il serait désirable que des travaux ultérieurs puissent confirmer ou même infirmer l\u2019étiologie rickettsienne des thromboangéites chroniques.M.KALUDI.F.CONTAMIN, M.COULON et A.MARGAIRAZ: Chauffage par catalyse et polynévrite.\"Rev.Neurol.\u201d, 103: 341-354 (octobre) 1960.Six observations de polynévrites chez des malades utilisant comme moyen de chauffage des appareils à combustion catalytique de l\u2019essence sont relatées.Les caractères principaux des troubles nerveux observés sont presque stéréotypés composés de manifestations sen- sitivo-motrices telles que paresthésies, fourmillements aux membres inférieurs, atteinte motrice des muscles de la jambe et aréflexie tendineuse.Leur installation a été progressive, se prolongeant sur six mois.Dans deux cas, des séquelles motrices importantes après dix mois, sont signalées.Dans un cas, on nota une forme purement pares- thésique.Il fut impossible de déceler une cause connue telle que facteur alimentaire, médicamenteux ou professionnel.Mais tous ces malades se chauffaient de façor quasi constante par des appareils à catalyse, et vivaient dans des locaux exigus.Il semble que les hydrocarbures volatils contenus dans l\u2019essence, dont les possibilités neurotoxiques sont attestées par leurs propriétés anesthésiantes lors des intoxications aiguës, soient à l\u2019origine de ces troubles polynévritiques.M.KALUDI.M.TELLING et F.G.SMIDDY: Diarrhée par tumeur du pancréas.(Islet tumours of the pancreas with intractable diarrhoea.) \u2018Gut\u2019, 2: 12 (1) 1961.A l\u2019occasion d\u2019un cas personnel, les auteurs reprennent la bibliographie complète de ce nouveau syndrome: association de diarrhée avec une tumeur adénomateuse du pancréas insulaire, à cellules non-bêta.À vrai dire, cette bibliographie est rapidement faite, car elle se réduit à 10 cas précédemment rapportés.Il s\u2019agit d\u2019un tableau clinique tout à fait différent du syndrome de Zollinger-Ellison: l\u2019évolution de la maladie est dominée par une diarrhée liquide qui se complique bientôt d\u2019hypokaliémie ; l\u2019ulcère peptique n'apparaît jamais, ou est d\u2019apparition très tardive.Des hypothèses suggèrent l\u2019existence de deux types de tumeurs du pancréas à cellules non-bêta: les unes à l\u2019origine d\u2019une hypersécrétion gastrique et d\u2019ulcus peptique ; les autres, d\u2019une hypersécrétion intestinale et de diarrhée.Le mécanisme de ces diverses réactions?\u2014 Il est tentant d\u2019en postuler un à composante hormonale.Mais, étayées de précises études histologiques, d\u2019autres observations de l\u2019un et l\u2019autre de ces syndromes sont nécessaires pour confirmer et appuyer les hypothèses émises.Cecil GENDREAU.ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 Charles F.GESCHICHTER, W.Edward O'MALLEY et Eugéne P.RUBACKY: Un phénomeéne d'hypersensibilité produit par le stress: la réaction de \u201cphase négative\u201d.(A Hypersen- sibility Phenomena produced by Stress: the \u201cNegative Phase\u201d reaction.) \"A.J.of Clin.Path.\u201d, 34: 1-8 (juillet) 1960.En étudiant l\u2019Alarmine, les auteurs ont remarqué que cette substance semble protéger les rats contre la réaction d\u2019hypersensibilité au blanc d\u2019œuf.Par la suite ils découvrent que d\u2019autres substances stressantes ont la même propriété, y compris: la formaline, le gaz moutarde et l\u2019épinéphrine.Ce phénomène est étudié en détail sur plusieurs centaines de rats blancs que l\u2019on soumet à diverses combinaisons de : le Injection d\u2019adrénaline, de cortisone ou d\u2019ACTH.2e Hypophysectomie et/ou surrénalectomie.Ceci avant, pendant ou après l\u2019injection intra-péritonéale de blane d\u2019œuf qui chez le rat normal produit toujours une réaction anaphylactoïde facile à constater.De cette étude les auteurs concluent que: 1e Un stress isolé, de courte durée, protège contre les réactions d\u2019hypersensibilité pendant une période de quelques heures.2e Ceci est suivi d\u2019une période où le sujet réagit plus fortement que le sujet non pré-stressé: c\u2019est la réaction de « phase négative ».3e Ce phénomène de protection est absent chez les sujets dont l\u2019axe hypophyso-surrénalien est lésé.4e L\u2019administration d\u2019ACTH ou de Cortisone ne protège presque pas seule, si elle n\u2019est pas associée à de l\u2019Adrénaline.En somme, un stress semble protéger l'organisme contre les réactions immédiates d\u2019hypersensibilité, mais ceci est suivi d\u2019une phase négative, ou prophlogistique.De plus l\u2019action antiphlogistique des stéroïdes requiert la présence d\u2019Adrénaline.Claude BEIQUE.CHIRURGIE J.R.JUDE, W.B.KOUWENHOVEN et G.G.KNICKERBOCKER: Nouveau concept de la ressuscitation cardiaque.(A new approach to Cardiac Resuscitation.) \u201cAnn.of Surg.\u201d, 154: 311-319 (sepembre) 1961.L\u2019arrét cardiaque est une éventualité imprévisible et relativement fréquente.Les causes habituelles en sont Panesthésie, certains réflexes du vague, la perte de sanz, I\u2019hypoxie ou une sensibilité particuliere à certains médicaments.L\u2019arrét cardiaque est réversible, si la ressuscitation est faite immédiatement, avant que les centres vitaux n\u2019aient été atteints dans leurs forces vives, par un apport approprié de sang oxygéné fourni par la respiration artificielle et par une circulation artificielle.Les auteurs ont tenté avec succès une nouvelle méthode de traitement de l\u2019arrêt cardiaque: le massage cardiaque externe sans thoracotomie avec oxyg/nation habituelle et thérapie associée médicamenteuse.Quarante malades font l\u2019objet de ce travail, 15 femmes et 25 hommes.25 arrêts se sont produits à la salle d\u2019opération ou à la salle de réveil.18 malades étaient des cas de chirurgie cardiaque.La méthode de massage cardiaque par voie externe consiste dans une compression du cœur entre le stemum et la colonne vertébrale thoracique. L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 L'opérateur place la portion proximale d\u2019une main (l\u2019éminence thénar et l\u2019éminence hypothénar) sur la partie inférieure du sternum juste au-dessus de l\u2019appendice xiphoïde, les doigts étendus sont à angle droit par rapport au sternum.L\u2019autre main du chirurgien est placée au-dessus de la première et, avec le poids de son corps, l\u2019opérateur presse fortement sur le sternum verticalement vers le bas; la pression porte sur la portion proximale de la main (le talon pour les auteurs), pas du tout sur les doigts.Le rythme de compression doit être de 60 à 80 fois par minute; le stemum du malade s\u2019est montré très flexible et il s\u2019est laissé déplacer de 4 à 5 centimètres.La respiration artificielle doit être pratiquée en même temps que ces massages, soit au moyen du masque, soit par intubation trachéale.Certains médicaments ont été injectés immédiatement, dont l\u2019épinéphrine par voie intra-cardiaque ou intra-vei- neuse, le chlorure de calcium, le bicarbonate de soude, la quinidine ou la procaïne.Les résultats de cette méthode sont excellents: 96% des cas apparus à la salle d\u2019opération ou à la salle de réveil ont récupéré et les auteurs expliquent ces succès par l\u2019application immédiate de la technique.sans délai, dès l\u2019arrêt cardiaque constaté.Il n\u2019y a pas de temps perdu, car aucune tergiversation sur l\u2019utilité de la thoracotomie n\u2019est permise.Le massage externe est commencé dès que le cœur faiblit sans attendre l\u2019arrêt complet; l\u2019oxygénation l\u2019accompagne et l\u2019injection de médicaments stimulants de la circulation sanguine complète la technique.L'efficacité de la méthode tient à sa simplicité et à sa facilité d\u2019emploi.Edouard DESJARDINS.P.MALLET-GUY, J.CHABAL, O.DUFFRENE et K.SERAFT- MOW: La bactériologie des cholécystites aiguës lithiasiques.Incidence de l\u2018antibiothérapie pré-opératoire.\u2018Lyon Chir.\u201d, 57: 558-569 (juillet) 1961.L\u2019antibiothérapie pré-opératoire des cholécystites aiguës lithiasiques a modifié dans une certaine mesure l\u2019évolution des lésions et permis l\u2019alternative « d\u2019urgence différée ».Le mémoire, que présentent les auteurs, souligne les résultats du contrôle bactériologique pré-opératoire.L\u2019analyse d\u2019une statistique de 198 cas, opérés de 1954 à 1960, permet de constater que le contenu vésiculaire au moment de l\u2019intervention était encore septique dans plus de la moitié des cas, (soit 121 sur 198), ayant subi une thérapeutique antibiotique, bien que les signes cliniques aient diminué d\u2019intensité.La ponction de la vésicule a ramené du pus dans 121 cas; l\u2019examen direct extemporané et la culture étaient les méthodes utilisées qui ont permis de déceler la septicité du liquide vésiculaire.Les microbes habituels en cause sont les hôtes ordinaires de l\u2019intestin: colibacilles, entérocoques.proteus, streptocoques viridans, staphylocoques dorés, pyocyanique, para B.; les associations microbiennes sont fréquentes.La septicité vésiculaire est étudiée en fonction de l\u2019anti- biothérapie réalisée.Il semble n\u2019y avoir aucune relation précise entre la prolongation de l\u2019antibiothérapie et la stérilisation du contenu vésiculaire; les auteurs sont d\u2019avis toutefois qu\u2019il n\u2019y a rien à espérer d\u2019une antibiothérapie ANALYSES 1279 inopérante après 8 jours et qu\u2019il n\u2019y a non plus rien à gagner à continuer indéfiniment le traitement anti-infec- tieux.Il est difficile d\u2019apprécier d\u2019une manière absolue l\u2019effet des antibiotiques sur la septicité vésiculaire; les signes locaux n\u2019évoluent pas parallèlement aux signes généraux.L\u2019antibiothérapie est efficace sur le syndrome péritoni- tique (contracture de la paroi, iléus paralytique, météo- risme), mais la vésicule reste distendue et douloureuse.Si les signes péritonéaux disparaissent très vite, les conditions anatomopathologiques (vésicule exclue, pyocho- lécyste, nécrose, perforation) ne vont pas de pair et le retour à l\u2019intégrité normale est lent.Il est difficile d\u2019établir la relation entre l\u2019état de septicité du pus vésiculaire et la mortalité opératoire; la gravité des dégâts anatomiques et les délais de l\u2019attente pré-opératoire assombrissent le pronostic.Les auteurs ont adopté une conduite à tenir dans tous les cas à contenu vésiculaire septique reconnus; ils laissent la peau ouverte et ne la rapprochent qu\u2019après 6 ou 7 jours.Il existe, de toute évidence, une discordance entre l\u2019efficacité de l\u2019antibiothérapie, sur l\u2019évolution clinique et anatomo-pathologique et la persistance des germes dans le contenu de la vésicule.L\u2019antibiothérapie se borne à favoriser le processus normal de stérilisation spontanée des collections exclues par une stérilisation de la paroi vésiculaire plutôt que par une action directe sur les microbes y contenus.L\u2019antibiothérapie, par contre, agit avec force sur le péritoine et le tissu cellulaire, amenant une rémission des signes péritonéaux.Le mécanisme d\u2019action de l\u2019antibiothé- rapie consiste avant tout dans la neutralisation des germes diffusés en dehors de la vésicule et dans la stérilisation de la paroi vésiculaire.Ne serait-ce que le seul effet de l\u2019antibiothérapie, que celle-ci n\u2019en devrait pas moins continuer d\u2019être utilisée systématiquement dans tous les cas de choléceystite aiguë.pré et post-opératoirement.Edouard DESJARDINS.C.A.SOSA-GALLARDO, A.FERRARIS et L.KESNER: Pathogénie de l'infarctus epiploique du grand épiploon.\u2018Lyon Chir.\u201d, 57: 570-579 (juillet) 1961.L\u2019infarctus épiploique est une des formes de l\u2019abdom:en aigu assez mal connue; le diagnostic est rarement fait et la lésion peut passer inaperçue lors d\u2019une laparatomie, si on ne la recherche pas.Cet infarctus se manifeste par de la congestion vaseu- laire, une extra-vasation sanguine, de la thrombose veineuse.L\u2019infarctus épiploïque peut être secondaire à une torsion de l\u2019épiploon, à une thrombose vasculaire locale ou à distance; il ne répond le plus souvent à aucun mécanisme évident et apparaît sans prodrome, d\u2019où son nom d\u2019idiopathique.Les auteurs rapportent 4 cas chez lesquels ils retiennent une origine allergique; Raymond Grégoire incriminait un syndrome d\u2019intolérance dans l\u2019infarctus.Les quatre cas ont été opérés sous le prétexte diagnostique d\u2019appendicite aiguë ou d\u2019infarctus mésentérique.L\u2019étude expérimentale des auteurs a porté sur des cobayes, des chiens et des singes et ils ont essayé de repro- 1280 duire les phénomènes d\u2019Arthus et de Schwartzman.Ils ont obtenu des lésions comparables aux lésions humaines.L\u2019infarctus hémorragique peut également être l\u2019aboutissement d\u2019un mécanisme irritatif du système nerveux végétatif (Reilly).Les auteurs retiennent l\u2019étiologie allergique pour la plupart des cas d\u2019infarctus idiopathique du grand épiploon.Le traitement qu\u2019ils recommandent est conservateur ; c\u2019est la thérapeutique antihistaminique et la correction alimentaire, si l\u2019allergie y trouve son origine.Le traitement chirurgical consiste dans la résection partielle du grand épiploon.Edouard DESJARDINS.GASTRO-ENTEROLOGIE H.A.ODERHELMAN, T.S.NELSEN, A.N.JOHNSON, L.L.DRAGSTEDT: Tumeurs ulcérogènes du duodénum.(Ulcero- genic tumors of the duodenum.) \"Ann.of Surg.\u201d, 153: 214 (fév.) 1961.Le syndrome qu\u2019ont décrit, en 1955, Zollinger et Ellison est bien connu: il est caractérisé par l'association d\u2019une tumeur non-insulinogène des ilôts de Langerhans du pancréas et d\u2019ulcères digestifs rebelles et récidivants avec hypersécrétion et hyperacidité gastriques.Mais la tumeur peut être extra-pancréatique.C\u2019est ainsi qu\u2019au cours des deux dernières années, les auteurs ont recueilli 6 observations où la tumeur était duodénale.Dans les 6 cas rapport\u201cs, la tumeur était développée à l\u2019intérieur de la paroi du deuxième duodénum; elle ne coexistait pas avec un adénome du pancréas.Vraisemblablement formée aux dépens d\u2019ilots pancréatiques aberrants, la tumeur duodénale était constituée de cellules analogues à celles observées dans les tumeurs des îlots de Langerhans.Alors que les auteurs ont toujours noté, dans les syndromes de Zollinger-Ellison vrais qu\u2019ils ont pu voir, la présence d\u2019adénomes confirmés dans d\u2019autres glandes endocrines, ils n\u2019ont pas trouvé semblables lésions dans ces 6 cas de tumeurs duodénales.Ils ont constaté, dans tous les cas, la coexistence d\u2019une prolifération modérée ou notable ainsi qu\u2019une hyperplasie des îlots de Langerhans du pancréas adjacent.Avant la découverte de la tumeur duodénale, ces 6 malades, hommes âgés de 41 à 78 ans, atteints d\u2019une maladie ulcéreuse caractérisée et par sa haute tencance à la récidive et par l\u2019'hyperacidité ainsi que par la résistance aux différents traitements, avaient été opérés de une à quatre fois.L\u2019ablation de la tumeur duodénale a été suivie, dans tous les cas présentés, d\u2019une réduction de la sécrétion gastrique et d\u2019une guérison de la maladie ulcéreuse.Ce fait plaide en faveur de la sécrétion par la tumeur d\u2019une substance activant la sécrétion acide.La nature de cette substance reste obscure: les tentatives sont demeurées vaines, qui ont été faites pour extraire de ces tumeurs la substance active.Cecil GENDREAU.Ch.DEBRAY et J.LEYMARIOS: L'ischémie intestinale paroxystique (\u201cAngor intestinal\u201d).\u201cSem.Hop.Paris\u201d, 37: 1985, 1961.L\u2019infarctus entéro-mésentérique représente l\u2019aspect le plus classique de la pathologie de l\u2019artère mésentérique supérieure (AMS).A côté de cette ischémie aiguë, on ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 9% \u2014 Nov.1961 peut avoir des syndromes liés à la diminution lente du calibre de AMS.Ces oblitérations progressives du tronc de AMS prennent un intérêt pratique évident quand elles réalisent une affection bien spéciale, l\u2019ischémie intestinale paroxystique sans infarctus, décrite par certains auteurs sous les noms de dyspragie intermittente artérioscléreuse intestinale, angor intestinal.Cliniquement, l\u2019affection est dominée par des douleurs abdominales, surtout épigastriques ou juxtaom- bilicales.Elles sont post-prandiales précoces, proportionnelles à l\u2019abondance des repas (ce qui entraîne une véritable peur alimentaire).L\u2019examen est négatif: pas de défense pariétale, pas de point douloureux à la palpation.L\u2019exploration barytée du tube digestif est négative.Seule l\u2019aorto- graphie permettrait d\u2019en faire le diagnostic préopératoire.Les malades atteints de cette insuffisance intestinale sont le plus souvent des scléreux vasculaires.L'évolution de l'affection est habituellement défavorable: répétition des crises qui deviennent plus violentes, puis tableau abdominal aigu lié à un infarctus entéro-mésentérique typique.Les lésions anatomiques formant le substratum de l\u2019ischémie intestinale paroxystique sont de nature dégénérative, avant tout athéromateuse.Elles intéressent les 15 ou 20 premiers millimètres de l\u2019AMS, à de très rares exceptions près.Au point de vue physiopathologique, l\u2019origine de la douleur de cette ischémie a été discutée ; certains considéraient que la douleur prenait naissance dans les parois des artères mésentériques spasmées, ou dans les filets nerveux juxta- vasculaires.Actuellement, c\u2019est l\u2019intestin lui-même, et plus précisément sa musculeuse, qui est considéré comme étant à l\u2019origine de la douleur, et celle-ci serait déclenchée par l\u2019anoxie.Le mécanisme de cette ischémie intestinale doit être discuté : a) La théorie mécanique, classique, a été reprise par Dunphy et par Mikklesen.Dans cette conception, la sténose athéromateuse du tronc mésentérique diminue le débit sanguin ; l\u2019ischémie intestinale en résultant demeure toléree pendant les phases de repos intestinal; mais le travail digestif, accroissant les besoins intestinaux en oxygène, fait apparaître une ischémie douloureuse.Cette conception explique le caractère prandial des douleurs.b) Aux termes de la théorie vaso-motrice, au contraire, les lésions anatomiques de la mésentérique jouent seulement un rôle déclenchant, spasmogène : elles irritent les filets nerveux périvaseulaires, d\u2019où une vaso-constriction des artérioles intestinales, selon la conception défendue par Leriche à propos des artères périphériques.En fait, les deux positions précédentes ne sont pas irréductibles.Le barrage sténotique organique, et la vasoconstriction d\u2019aval interviennent sans doute l\u2019un et l\u2019autre.Surtout, les phénomènes d\u2019ischémie intestinale doivent être envisagés sous un angle fonctionnel, en tenant compte des anastomoses unissant l\u2019AMS au tronc cœliaque et à l\u2019artère mésentérique inférieure.Si elles sont minimes macroscopiquement chez le sujet sain, de telles anastomoses peuvent prendre un très grand développement quand la mésentérique supérieure s\u2019oblitère lentement: plusieurs observations montrent bien l'importance de cette suppléance circulatoire assurée par les shunts artériels.Cecil GENDREAU. L\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 PEDIATRIE W.I.FORSYTHE, E.E.McKEOWN et D.W.NEILL: Trois cas de la maladie de Nieman Pick chez l'enfant.(Three Cases of Nieman Pick\u2019s Disease in Children.) \"Arch.of Dis.in Childhood\", 34: 406 (oct.) 1959.La maladie de Nieman Pick est un trouble du métabolisme des lipides qui survient presqu\u2019invariablement dans la première enfance et qui est fatale dans les deux premières années de la vie.Les auteurs rapportent trois cas de cette maladie chez des patients, toujours vivants, âgés respectivement de 19, 9 et 10 ans.Premier cas: il s\u2019agit d\u2019une jeune fille de 19 ans qui a été vue la première fois à l\u2019âge de 3 ans: à ce moment, l\u2019examen révélait une splénomégalie très marquée, une hépatomégalie (4 travers de doigt sous le rebord costal), une anémie et une leucopénie modérée.Les plaquettes étaient normales de même que la ponction de la moelle osseuse.A l\u2019âge de 7 ans, une radiographie pulmonaire montre un tacheté miliaire disséminé aux deux poumons.À 10 ans, la rate descendait dans la fosse iliaque gauche.La ponction de la rate montre des cellules de Nieman Pick.À 14 ans, on trouve des cellules de Nieman Pick dans la moelle osseuse.Les tests hépatiques sont normaux.À 17 ans, la patiente se plaint d\u2019une pesanteur accrue dans l\u2019abdomen, et elle a un épistaxis.La formule sanguine montre 4,900 globules blancs et 72,000 plaquettes.Une splénectomie est pratiquée et peu de temps après, les globules blancs sont montés à 13,500 et les plaquettes à 258,000.L'histoire familiale est négative et il n'y a aucune ascendance juive dans la famille.Deuxième cas: cette patiente âgée de 9 ans et 2 mois, a été vue d\u2019abord à 4 ans, à la suite d\u2019une douleur abdominale soudaine qui a durée 24 heures.L'examen montrait à ce moment une splénomégalie (la rate descendait jusqu\u2019au niveau de l\u2019ombilic) et un foie qui dépassait de 2 travers de doigt le rebord costal.La radiographie pulmonaire montrait également un tacheté disséminé des deux plages pulmonaires.La ponction de moelle osseuse a montré des cellules larges (jusqu\u2019à 40 y de diamètre) à cytoplasme finement vacuolé suggérant une maladie de Nieman Pick.A 7 ans, il existait une panceytopénie périphérique de même qu\u2019une augmentation de volume de la rate.Une splénectomie fut pratiquée et à 9 ans la formule sanguine était normale.L\u2019image pulmonaire montrait cependant une augmentation du tacheté.Il n\u2019y a aucune ascendance juive dans la famille et l\u2019histoire familiale est négative, sauf pour une soeur aînés (3e cas).Troisième cas: la patiente, âgée de 10 ans, a été vue À l\u2019âge de 5 ans pour la première fois: on notait à ce moment une splénomégalie (4 travers de doigt sous le rebord costal) et une hépatomégalie (2 travers de doigt sous le rebord costal).La formule sanguine était normale et on a trouvé des cellules de Nieman Pick dans la moelle osseuse.La radiographie pulmonaire est identique à celle des deux premiers cas.La rate du premier cas pesait 1,08\u20ac gr.et celle du second, 875 gr.À la macroscopie, la capsule est tendue et la tranche de section montre une pulpe ferme de coloration rose saumon.À la microscopie, la pulpe est remplie de grandes cellules (20-40 u de diamètre).à cytoplasme spongieux avec un petit noyau excentrique.ANALYSES 1281 Thannhauser, en 1950, dans une revue de la littérature, retrouve 4 cas de la maladie chez des adultes.En 1958, Crocker et Fraser rapportent 18 cas dont 5 sont morts entre 3 et 6 ans, 3 entre 12 et 20 ans et dont un est encore vivant et âgé de 18 ans: chez ce dernier, on a fait le diagnostic à l\u2019âge de 4 mois.Les auteurs croient qu\u2019il est possible que la maladie de Nieman Pick ait une évolution chronique et relativement bénigne à mesure que l\u2019enfant vieillit.Bernard GASCON.C.ISAACSON, D.M.KLACHKO, S.WAYBURNE et I.W.SIM- SON: Bortite chez les enfants.(Aortitis in Children.) \"The Lancet, 7102, vol.II (10 oct.) 1959.Ces deux dernières années, 4 enfants se sont présentés à l\u2019hôpital de Baragwanath en défaillance cardiaque, accompagnée d\u2019hypertension.Les auteurs nous présentent ici deux de ces malades.La première est une petite africaine de 9 ans, admise à l\u2019hôpital le 20 août 1958, en défaillance cardiaque.L'histoire antérieure se résume à de la toux et à une dyspnée progressive depuis deux semaines, à quoi se sont ajoutés depuis 2 jours, de l\u2019oedème malléolaire et des vomissements.A l\u2019admission la pression artérielle au bras droit est de 150/120, celle dans les jambes est de 90/100; la pression veineuse dans la jugulaire est augmentée de 7 cm.; le foie déborde le rebord costal de 6 cm.Le cœur est augmenté de volume et on note un souffle systolique grade IT dans le 2e et le 3e espace inter-costal, à gauche du sternum, avec un bruit de galop à l\u2019apex.Le diagnostic d\u2019entrée est celui de coarctation de l\u2019aorte avec défaillance cardiaque.Avec oxygène.diurétique et digitalisation, la patiente prend du mieux et on considérait l\u2019opportunité d\u2019une opération quand soudain, l\u2019état commence à se détériorer et l'enfant meurt peu après en défaillance cardiaque avec œdème de toute la partie inférieure du corps.A l\u2019autopsie, le cœur pèse 220 gr.avec hypertrophie considérable mais toutes les structures cardiaques sont normales.Une radiographie post-mortem de la lumière de l\u2019aorte montre que celle-ci est oblitérée presque complé- tement sur une distance qui s\u2019étend de \u20ac cm.de la sous- clavière gauche à 2.5 cm.de l'artère caeliaque.À la section de l\u2019aorte, la partie ascendante et l\u2019are aortique sont athé- romateux, le segment oblitéré est rempli de gros thrombi, au-delà des artères rénales l\u2019aorte est normale.A Thisto'ogie.les thrombi qui oblitérent l\u2019aorte sont en partie organisés et recanalisés, amenant un épaississenicnt marqué fibreux de l\u2019intima.L\u2019adventice est fibreuse et montre un infiltrat lymphocytaire péri-vasculaire.La plupart des vasa-vasorum montrent de l\u2019endartérite et plusieurs sont oblitérés par des thrombi en voie de recanalisation.L\u2019infiltrat inflammatoire pénètre dans la médulla et s\u2019associe à des foyers de tissu de granulation qui détruisent la limitante élastique externe et les muscles, À certains endroits, ce processus atteint même l\u2019intima avec rupture de la limitante élastique interne.Les examens bactérinlogiaues, sérologiques et histologiques n\u2019ont pu mettre auctin organisme pathogène en évidence.La seconde patiente est une autre petite africaine de 8 ans, admise à l\u2019hôpital le 10 juin 1957.Elle toussait et manifestait une dyspnée progressive depuis 1 mois environ, et depuis une semaine.étaient apparues des douleurs dans 1282 la poitrine et de l\u2019ædème des membres inférieurs.A l'examen, la petite patiente était en défaillance cardiaque : la pression au bras droit était de 170/90 et au bras gauche on ne pouvait même pas prendre le pouls.La carotide droite est pulsatile et au niveau de la carotide gauche, on perçoit un thrill et un murmure systolique.Le diagnostic d'admission est celui d\u2019un anévrisme de la carotide gauche.En dépit de la digitalisation, la défaillance cardiaque s\u2019accentue et la patiente décède 5 jours après son entrée à l\u2019hôpital.À l\u2019autopsie le cœur pèse 150 gr.avec grosse hypertrophie ventriculaire gauche.Les deux poumons sont criblés d\u2019infarctus.L\u2019aorte ascendante et l\u2019arc aortique sont dilatés.Depuis 3 cm.de son origine jusqu\u2019aux artères rénales, l\u2019aorte présente un épaississement fibreux de sa paroi avec perte d\u2019élasticité.Par placards, Vintima est surélevée de 1.5 em.par un tissu œdémateux, opaque, parfois rosé.L\u2019adventice est épaissie et laisse voir de nombreux foyers de thrombose.La lumière des artères sous-clavière gauche, carotide gauche et rénales droites est diminuée.La carotide gauche jusqu\u2019à sa bifurcation présente de la fibrose péri- adventicielle avec rétrécissement marqué de sa lumière.A Uhistologie, l\u2019aorte, la carotide gauche, la sous-clavière gauche, présentent de la fibrose et de la vascularisation de la média avec destruction du tissu musculaire et des limitantes élastiques.Il y a infiltration focale et diffuse par des lymphocytes, des plasmocytes, des histio- cytes et des polynucléaires dans la média et l\u2019adventice.Occasionnellement, les fibroblastes forment des granulomes dans l\u2019adventice.Les vaso-vasorum montrent de l\u2019endar- térite.Ces 2 cas qui présentent essentiellement de l\u2019endartérite de l\u2019aorte, se rapprochent sous bien des aspects de la maladie d\u2019absence de pouls (Pulseless disease), causée par une endartérite d\u2019étiologie réelle inconnue et pouvant atteindre n\u2019importe quel vaisseau de l\u2019organisme.A Uhistologie, on trouve une panartérite avec infiltration de l\u2019adventice par des lymphocytes et des plasmocytes, rupture des muscles et des limitantes élastiques, épaississement fibreux de l\u2019intima avec souvent thrombi organisés.On a décrit la même image dans ce que Gilmour (1941) appelle artérite chronique à cellules géantes, et artérite temporale.Mais ces maladies se voient surtout chez les gens âgés.L\u2019aortite se développe parfois pendant la maladie rhumatismale et l\u2019arthrite rhumatoïde, mais dans les 2 cas présentés tous les examens dans ce sens furent négatifs.Raymond FARMER.ENDOCRINOLOGIE C.W.M.ADAMS et A.G.EVERSON PEARSE: Classification des cellules mucoïdes (basophiles) de l'adénohypophyse humaine normale et pathologique.(Classification of the Mucoid (Basophil) Cells in the Normal and Pathological Human Adenohypophysis.) \"J.Endocrin.\u201d 18: 147-153 (mars) 1959, On distingue deux types de granules mucoprotéiques dans les adénohypophyses humaines.Une première catégorie riche en cystine, se colore par le bleu Alcian après oxydation à l\u2019acide performique, alors que la seconde forme pauvre en cystine, prend seulement le P.A.S.Les auteurs nomment les premiers S à cause de leur teneur en souffre et les seconds R à cause de leur résistance à l\u2019extraction ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 de leurs hydrates de carbone par l\u2019acide performique.I! semble que les granules S représentent une substance- véhicule de l\u2019AC.T.H.Matériel et méthodes Le matériel normal consiste en 35 g'andes pituitaires.Les glandes pathologiques proviennent de 6 Addisoniens, 6 syndromes de Cushing, 13 individus traités à la cortisone, 3 cas de choc, 3 arthritiques (rhumatoïde) et 4 malades atteints d\u2019un adénome chromophobe hypophysaire.Les hypophyses ont été sectionnés horizontalement.Sur des coupes, on a successivement effectué l\u2019oxydation à l\u2019acide performique suivie de la coloration au bleu Alcian, puis la réaction au P.AS.et enfin, la coloration à l'orange G.RÉSULTATS Dans l\u2019hypophyse normale, les cellules S se situent principalement dans les régions dites mucoïdes de la glande.D'autres cellules plus légèrement granulées, se rencontrent un peu partout et dans l\u2019état de choc se trouvent particulièrement nombreuses dans les parties latérales acidophiles de la glande.On y observe aussi des transitions entre ces dernières et les cellules gamma et aussi avec les cellules chromophobes.Les cellules R s\u2019observent uniquement dans les régions basophiles normales et présentent souvent un arrangement acineux.Les auteurs présentent ensuite les réactions tinctoriales des cellules caractéristiques des états pathologiques.Les cellules amphophiles de Burt à granules rares et noyaux souvent vésiculeux, prennent le P.AS.donc de type R.La cellule chromophobe amphophile hypertrophique de Mellgren au noyau énorme, contient quelques granules S.Ces cellules se rencontrent dans le virilisme d\u2019origine surrénale et à un moindre degré dans le syndrome de Cushing.La cellule basophile du lobe postérieur provenant de la migration à partir du lobe antérieur vers la neurohypophyse, se colore en rouge au P.A.S.(R).Les cellules de Crooke-Russell (S) sont très nombreuses dans la maladie d\u2019Addison.Les cellules dites de « schock » semblables aux cellules de Crooke-Russell se retrouvent particulièrement dispersées dans les aires acidophiles latérales de l\u2019hypophyse antérieure.La cellule de Crooke présente une transformation hyaline centrale de son cytoplasme, sauf pour un petit anneau granuleux périphérique colo- rable par le P.A.S.(R).On l\u2019observe dans le syndrome de Cushing et après corticothérapie.La cellule dite Para- Crooke a un aspect en cible et représente essentiellement une étape évolutive jeune dans la transformation des cellules de Crooke.La cellule bigranulée polaire de Pearse se voit dans l\u2019arthrite rhumatoïde.Les granules colorables par le P.ASse trouvent restreints à un seul pôle de la cellule, alors que le reste du cytoplasme ne contient que des granulations protéiques.Après cortico-thérapie intensive (100 mgr.par jour), les auteurs ont observé des hvalinisations cellulaires.* * * La majorité des cellules R sont des cellules Beta et les cellules S des cellules Delta.Il semble bien que les cellules S se rattachent à la formation de l\u2019A.C.T.H.puisque les cellules de Crooke-Russell de la maladie d\u2019Addison et les cellules de l\u2019état de choc contiennent des granules S.De plus, les cellules du lobe postérieur qui vraisemblablement ne produisent pas d\u2019A.C.T.H.ne contiennent pas de gra- L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 nules S.Les cellules hyalines de Crooke qui se voient dans le syndrome de Cushing et après corticothérapie contiennent surtout des granulations R.Si l\u2019hyalinisation représente des modifications dégénératives, on devrait alors plutôt les retrouver dans les cellules S que dans les cellules R.Cependant Crooke et Purves suggèrent plutôt que la cortisone provoque la synthèse d\u2019autres hormones que l\u2019A.C.T.H.comme la F.S.H.Il semble alors qu\u2019on puisse interpréter la cellule de Crooke non comme une suppression de la production d\u2019A.C.T.H, mais bien comme un effet secondaire.Les auteurs concluent que l\u2019état de choc et l'insuffisance surrénale se réflètent par une surabondance de cellules à granulations S.Les granulations S représentent une protéine riche en cystine probablement un véhicule de l\u2019A.C- T.H.Jacques GAGNON.ANATOMIE PATHOLOGIQUE Safa KARATAY et Dedrettin PARS: Léiomyome du larynx.(Leiomyoma Laryngis.) ''AM.A.Arch.of (fév.) 1959.Oto-Laryng.\u201d, Les auteurs rappellent d\u2019abord que le l¢éiomyome est une tumeur bénigne des fibres musculaires lisses.Au niveau du larynx on ne le rencontre que très rarement et son point d\u2019origine serait la paroi des vaisseaux sanguins.Les auteurs citent ensuite l\u2019histoire d\u2019une malade âgée de 40 ans, dont la seule symptomatologie se présentait sous forme de dysphagie.L\u2019examen clinique révélait la présence d\u2019une masse pédonculée à surface lisse et à coloration rosâtre.Cette tumeur localisée au niveau du pli arythéno-épiglottique retombait dans le sinus pyriforme droit.À cause de l\u2019apparence bénigne, de préférence à une biopsie, on fit sous anesthésie locale c\u2019est-à-dire: Ponto- caine 2%, une exérèse totale en incisant le pédoncule à sa base.Depuis 344 années, moment de l\u2019intervention, on a observé aucune récidive.A l\u2019examen microscopique, on notait er surface, un épithélium stratifié squameux.Dans la région sous-épithéliale, le tissu conjonctif était constitué de fibres œdématiées qui entouraient des vaisseaux lymphatiques dilatés et à paroi mince.Au niveau de la région centrale, on observait un tissu conjonctif formé de fibres paratypiques c\u2019est-à-dire pourvues de gros noyaux vésiculés et de larges nucléoles.En plus de vaisseaux remplis d\u2019érythrocytes, ici et là, on pouvait voir des infiltrations de lymphocytes et de leucocytes polymorphonucléés.Avec l\u2019aide du colorant de Van Gieson, on visualisait des faisceaux musculaires de coloration jaunâtre.Il n\u2019y avait ni pléomorphisme cellulaire ni changements mitotiques.À cause de sa rareté et de son intérêt scientifique, ce cas fut présenté au 3e Congrès National d\u2019Oto-rhino-laryngologie de Turquie.Lucette LAFLEUR.S.SIVANESAN: Poumon en \u2018\u2019nid d\u2019abeilles\u201d, avec péri-cholan- géite.(Honey-comb Lungs with Pericholangitis.) \"Arch.of Dis.in Childhood\u2019, 34: 426 (oct.) 1959.Les poumons «kystiques» compatibles avec le terme « poumon en nid d\u2019abeilles » ont été probablement vus et ANALYSES 1283 rapportés sous les noms fort variés (bronchiectasie congénitale, formations kystiques congénitales au poumon, maladie kystique alvéolaire, emphyséme kystique, etc.).Ce fait explique la rareté relative de « poumon en nid d\u2019abeilles » dans la littérature médicale.L\u2019auteur présente une observation personnelle d'une telle lésion pulmonaire, associée à une péri-cholangéite.Il s\u2019agit d\u2019un enfant chinois âgé de 2 ans, entré à l\u2019hôpital pour des difficultés respiratoires, une légère toux et des transpirations intenses.L\u2019état général à l\u2019entrée est fort toxique.Il y a de la dyspnée intense et la température est à 103° F.Le foie dépasse de trois doigts le rebord costal.L'enfant meurt une heure après l\u2019entrée à l\u2019hôpital.A l\u2019autopsie, il s\u2019agit d\u2019un garçon cyanosé, mal nourri.Les poumons renferment de multiples kystes, dont le diamètre varie de 0.1 em.& 1.0 cm.La paroi de ces kystes est mince et lorsqu\u2019on pratique des coupes sériées, on trouve que beaucoup de ces kystes communiquent avec les bronches et entre eux.Le tissu pulmonaire entre les kystes paraît atélectasique.Le foie est augmenté de volume, de consistance ferme.Au microscope, les poumons renferment non seulement des kystes, mais aussi du tissu de granulation.Le revêtement des kystes est tantôt constitué entièrement de ce tissu de granulation, tantôt par des cellules épithéliales aplaties.On trouve aussi du tissu de granulation dans les septa interstitiels.Les canaux biliaires sont dilatés et hyperplasiques, renfermant des cylindres biliaires.Ils sont entourés de tissu granulomateux et fibreux.Le parenchyme hépatique proprement dit ne semble pas atteint.En discussion l\u2019auteur souligne que les cas de « poumon en nid d\u2019abeilles » associés à une péricholangéite, sont rares (les trois seules autres observations connues étant rapportées en 1901, 1905 et 1949).T1 conclut que le « poumon en nid d\u2019abeilles » doit être regardé comme conséquence possible de désordres variés.Dans le cas présenté, la cause primitive était probablement la formation de tissu de granulation, avec oblitération consécutive des bronchioles et destruction du parenchyme pulmonaire.Georges BERDNIKOFF.ANESTHESIE J.A.YOUNG, R.BROWN et R.SMITH: Phénazocine, un nouveau narcotique synthétique pour prémédication en pédiatrie.(Phenazocine, a new synthetic narcotic for pediatric pre- medication.) \"Current Researches \u2014 Anesth.and Anala.\u201d, 40: 213-219 (mars-avril) 1961.Les auteurs ont étudié un nouvel agent narcotique de synthèse, la phénazocine, comme agent de prémédication en pédiatrie, en association avec l\u2019atropine ou la scopolamine.Cet agent, le (1, 2, 3, 4, 5, 6) hexahyde-8 hydroxyl, 11 diméthyle-3, phénéthyle-2, 6 méthano-3-benzazocine, a été synthétisé par May et Eddy; Eckenhoff a rapporté son efficacité analgésique post-opératoire sans dépression respiratoire ou cardio-vasculaire.Dans la présente étude, 318 enfants ont été observés.Les doses de phénazocine ont varié entre 0.015 et 0.02 mgr.par livre de poids corporel.La chirurgie a été en majeure partie du domaine oto-rhyno-laryngologique avec forte proportion d\u2019amygdalectomie et adénoïdectomie (204 cas) et intervention plastique sur la tête et le tronc (51 cas). 1284 Les agents anesthésiques employés ont éte pour la majorité des cas le Vinéthène-éther (207 cas); dans 19 cas du Pentothal a été employé.La dose optima selon les auteurs serait de 0.015 mgr.par livre de poids corporel.La sédation serait satisfaisante dans 80% de leurs cas, optima dans 54%.Dans 10% seulement des cas, la prémédication était insuffisante, l\u2019enfant criant et présentant de l\u2019agitation.Avec cette dose, le maintien d\u2019une anesthésie légère était facile et suffisante à cause de l\u2019analgésie du composé.Avec 0.02 mgr./livre de poids corporel, la dépression respiratoire retardait l\u2019induction ou permettait une pro- ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 gression trop facile en anesthésie profonde avec dépression.La dépression respiratoire a donc été la complication majeure.Dans les suites post-opératoires, l\u2019émergence de l\u2019anesthésie est rapide, et le séjour dans la salle de réveil est écourté.Les auteurs concluent done que la Phénazocine est une prémédication efficace en pédiatrie, que son dosage doit être bien judicieux à cause de la possibilité de dépression respiratoire prolongeant l\u2019induction de l\u2019anesthésie ou permettant de progresser rapidement en anesthésie profonde.Gérard MIGNAULT. NECROLOGIE LE DOCTEUR MARC TRUDEL La nouvelle, vite répandue le 10 septembre 1961, de la mort du président du Collège des Médecins, le docteur Marc Trudel, a causé une douloureuse surprise au sein de la famille médicale.Seuls quelques- uns le savaient frappé d\u2019un mal inexorable et lui- même qui ne l\u2019ignorait pas ne voulait pas s\u2019avouer vaincu, puisqu\u2019il a présidé une séance relativement récente de son exécutif.Mare Trudel a été comblé d\u2019honneurs, mais les charges qu\u2019il a occupé étaient lourdes de responsabilités; député, assistant-orateur, ministre d'Etat, président du Bureau Provincial de Médecine sont des sources, non seulement de notoriété, mais surtout de soucis à l'infini.Né à Sainte-Geneviève de Batiscan le 29 mars 1896, Marc trouva les éléments et la base de sa culture, au Collège de Montréal et à l\u2019Université Laval de Montréal.Il était au nombre des 73 néophytes qui se présentèrent en septembre 1917 à l\u2019édifice de la rue St-Denis; j'en étais aussi et de ce moment date l\u2019amitié qui nous a toujours liés, Mare et moi, mal- oré l\u2019éloignement et qui est demeurée vivace jusqu\u2019à la fin.On comprend mal certains actes des gens d'une génération, si l\u2019on ignore les embûches qu\u2019ils ont rencontrées sur leur chemin.Les heures que nous avons vécu de 1917 à 1922 furent très mouvementées et à l\u2019opposé de la vie classique du carabin.L\u2019époque était troublante; lourde de menaces, elle a marqué les individus des stigmates de l'incertitude et du stress moral.La tragédie se déroula, chez nous à la cadence d\u2019un drame en plusieurs actes: celui, initial, de la grippe espagnole, du service national, des deux incendies de l\u2019Université, des locaux improvisés pour les cours, de l\u2019hiatus pédagogique en pathologie, de la carence de places d\u2019internat.Les années d\u2019études furent hachées d\u2019interruptions et assombries par la mort d\u2019excellents professeurs, victimes du devoir.Néanmoins les épreuves ne réussirent pas a freiner notre appétit d\u2019apprendre; les étudiants ne connaissaient pas encore les complexes de frustration.Marc Trudel était assidu aux cours et aux cliniques; il travaillait avec méthode et se complaisait à l\u2019étude en commun; je participai avee lui à de nombreux « séminaires » qui se tenaient tantôt chez l\u2019un, tantôt chez l\u2019autre.Marc Trudel se montrait à 20 ans ce qu\u2019il fut tout au long de sa carrière, sa personnalité était déjà fixée.D\u2019un abord distant, peu enclin aux effusions, un tantinet sombre et plus pessimiste qu\u2019euphorique, il s\u2019affirmait déjà volontaire, énergique et autoritaire; il s\u2019annonçait comme un « leader ».Médecin en 1922, Mare eut la bonne fortune de faire à Sainte-Justine son internat; il y gagna rapidement l\u2019estime de ses chefs et le poste d'interne en chef.Ce début de carrière fut prometteur et se montra comme la préparation adéquate à un avenir fructueux en clientèle.Trudel s\u2019installa aux Chutes Shawinigan, dès 1923; il fut rapidement agréé et il s\u2019imposa tôt comme un praticien dévoué et sympathique.Sa réputation d'homme disposé à servir se répandit aux alentours, si bien que des amis le prièrent de briguer les suffrages aux élections provinciales de 1935; la vague de fond qui déferla alors sur le Québec, toucha aussi le comté de Saint- Maurice et Marc fut élu député.Ses électeurs répétèrent le même geste aux élections suivantes, si bien qu\u2019en 1935, il eut l\u2019honneur de présider comme assistant aux séances de la législature et qu'en 1954, il fut invité à faire partie du Cabinet à titre de Ministre d\u2019Etat.Mais la population est inconstante dans ses préférences et il arriva qu\u2019en 1952, Marc ne fut pas réélu; il y gagna la Présidence de la Commission du Salaire Minimum.Le contact prolongé avec les hommes politiques marqua d\u2019un accent nouveau les traits saillants de la personnalité de Trudel; il apprit sur la Colline Parlementaire la science du gouvernement et l\u2019art d\u2019en manier les rouages avec fermeté.Le passage de Trudel à la direction de la res pu- blica lui servit de prologue à son avènement dans le champ nouveau de l\u2019organisation professionnelle.Anesthésiste affecté aux hôpitaux Sainte-Thérèse et « Joyce Memorial », il sut établir des liens d\u2019amitié avec ses collègues; sa présence au Collège des Médecins leur parut indispensable.Il fut élu gouverneur en 1988.Il fallut trouver en 1946 un successeur au docteur Desrochers et le choix de la majorité se porta sur Marc Trudel.Présidence qui lui fut confirmée aux élections de 1950, 1954 et 1958. 1286 Sans le recul du temps et nonobstant certaines divergences de vues, il est impossible de porter un jugement véridique et impartial sur l\u2019œuvre que Trudel a accompli à la direction du Collège, car la lecture des délibérations du Bureau Provincial de médecine renseigne imparfaitement ; il apparaît toutefois comme rompu aux services de la procédure, prompt à saisir les défauts de forme, inflexible sur ses décisions rendues, mais habile à diriger les débats.Il faut admettre que le milieu médical est difficile à manœuvrer; les médecins sont en général allergiques au travail d\u2019équipe et s\u2019ils ont horreur de la discipline, il n\u2019ont pas le goût de l\u2019action collective.Trudel ne se sentait pas l\u2019âÂme d\u2019un faible, il s\u2019affirma; la critique non constructive ne trouva jamais grâce à ses yeux.Depuis les événements que tous savent, les problèmes se succédaient au Collège à une allure endiablée; les membres de l\u2019Exécutif en récoltèrent un surcroît de travail.Le Président et ses collègues, sans en oublier les régistraires conjoints, conscients de leurs responsabilités, n\u2019ont pas marchandé leurs efforts, mais ils y ont gagné l\u2019épuisement de leurs forces physiques.Mare Trudel est mort sur la brèche, au plus fort de la mêlée.Il a droit a la reconnaissance de la Cité.Les mots manquent pour dire avec justesse a la famille Trudel éplorée la profondeur de leur perte qui est aussi la nôtre.L'Union Médicale offre à Madame Trudel l\u2019expression des plus sincères condoléances de ses directeurs et collaborateurs.Edouard DESJARDINS LE DOCTEUR LÉOPOLD CARIGNAN Le docteur Léopold Carignan âgé de 74 ans, est décédé le 9 septembre 1961 à Beauharnois.Né à St-Pierre les Becquets, le docteur Léopold Carignan avait fait ses études classiques au Séminaire des Trois-Rivières et sa médecine à l\u2019Université de Montréal; il obtint son doctorat en 1911.Il exerça d\u2019abord sa profession à St-Isidore de Laprairie pendant six ans, puis à Cartierville où il demeura 26 ans et enfin à Beauharnois, où 1l s'installa en 1948.LE DOCTEUR MAURICE FOISY subitement, à Montréal, le 24 septembre 1961 est décédé le docteur Maurice Foisy, attaché à l\u2019Hôpital Maisonneuve.Il était âgé de 55 ans.NÉCROLOGIE L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 Le docteur Maurice Foisy avait étudié aux Collèges Ste-Marie et de l\u2019Assomption.Il avait fait ses études de médecine à l\u2019Université de Montréal qui lui décerna son doctorat en 1935.Pendant une certaine période, le docteur Maurice Foisy exerça sa profession à Ste-Agathe-des-Monts.Il était installé à Montréal depuis plusieurs années.LE DOCTEUR CHARLES-ANTOINE GILBERT Le docteur Charles-Antoine Gilbert, âgé de 59 ans, est décédé à Montréal le 20 août 1961.Le docteur Gilbert avait fait ses études classiques au Séminaire de Lévis et sa médecine à l\u2019Université Laval de Québec, où 1l obtint son doctorat en 1927.Le docteur Charles-Antoine Gilbert exerçait sa profession à Victoriaville.LE DOCTEUR L.-A.GIRARD Le docteur L.-A.Girard est décédé à Montréal, le 27 septembre 1961, à l\u2019âge de 90 ans.Né à Dorion, le docteur Girard avait fait ses études classiques à Rigaud et étudié la médecine à l\u2019Université Laval de Montréal.Une fois médecin, il se rendit aux Etats-Unis, où après quelques années d\u2019études complémentaires, il pratiqua dans les Etats du Maine et du Massachusetts.En 1921, il revint à Montréal, où 1l s\u2019installa rue Mont- Royal.Il était à la retraite depuis une quinzaine d\u2019années.LE DOCTEUR J.-ERNEST PRIMEAU Le docteur J.-Ernest Primeau est décédé à Montréal le 2 octobre 1960 à l\u2019âge de 87 ans.Le docteur J.-Ernest Primeau, né à Lanoraie, avait étudié au Séminaire de St-Hyacinthe, au Collège de Montréal et à l\u2019Université Laval de Montréal.Dès son doctorat en médecine obtenu en 1897, il s\u2019installa à Marieville, où il exerça sa profession pendant 55 ans.Le docteur J.-Ernest Primeau était le père du docteur Bertrand Primeau, d\u2019Ottawa.à qui vont toutes nos condoléances.LE DOCTEUR J.-LÉOPOLD SAVAGE Le 24 septembre 1961, le docteur Léopold Savage de Montréal est décédé à l\u2019âge de 74 ans.Le docteur Savage était originaire de Grande-Rivière et 1l avait fait ses études médicales à l\u2019Université Laval de Montréal, où il obtint son doctorat en 1911.Le docteur Léopold Savage exerça sa profession pendant 25 ans à Ste-Philomène de Châteauguay ; puis il vint s\u2019installer à Montréal, où il fut attaché au bureau médical du Canadien Pacifique. NOUVELLES INE CONTRIBUTION ORIGINALE: L'ANGIOGRAPHIE À TRÈS LARGE CHAMP DUE AUX DOCTEURS ALBERT JUTRAS, \u201c MARCEL LONGTIN ET PAUL ROY \u2018Une contribution importante vient d\u2019être apportée par les docteurs Albert Jutras, Marcel Longtin et Paul Roy à la technique radiologique: l\u2019angiographie à très large champ.Le docteur Paul Roy s\u2019est fait l\u2019interprète de ses collègues pour expliquer cette nouvelle technique au Congrès de l'American Roentgen Ray Society qui s\u2019est tenu à Miami, le 26 septembre 1961.Le docteur Marcel Longtin a fait l\u2019évaluation de la technique au Congrès de Paris des médecins de langue francaise.DEUXIÈME RÉUNION ANNUELLE DU CLUB DE RECHERCHES CLINIQUES DE QUÉBEC \u201cLe Club de recherches cliniques du Québec a tenu sa De réunion annuelle le 20 octobre 1961 au Club Seigneurial de Montebello.Cette société groupe environ 70 membres dont la recherche médicale constitue la principale activité.\u201c Près de vingt rapports ont été présentés à la réunion et îls venaient des centres suivants: laboratoire de recherches métaboliques de l\u2019Institut de Cardiologie de Montréal, département de recherches cliniques de l\u2019Hôtel-Dieu, Ins- \u201ctitut Lavoisier, Institut du Cancer de l'Hôpital Notre-Dame, \u201claboratoire des sciences neurologiques de l\u2019Université de Montréal, département d\u2019histologie de l\u2019Université de Montréal, département d\u2019anatomie pathologique de l'Université de Montréal, laboratoire d\u2019endocrinologie de l'Hôpital Notre-Dame, laboratoire de biochimie et de recherches en endocrinologie infantile de l\u2019Hôpital Ste-Justine, laboratoire d\u2019endocrinologie et département de physiologie de l\u2019Université Laval de Québec.Le docteur C.P- Leblond, professeur d'anatomie à McGill, a été l'invité spécial.T1 a donné une conf(rence sur «la définition de la vie au niveau cellulaire ».LE DOCTEUR JEAN-MARC BORDELEAU, CHARGE DE MISSION EN HAITI Le docteur Denis Lazure, qui était depuis un an en Haïti, vient d\u2019être nommé sur la commission provinciale d'enquête sur les hôpitaux psychiatriques du Québec.Le octeur Lazure soccupait de l\u2019organisation de cliniques sychiatriques.Le docteur Jean-Marc Bordeleau, chef du épartement de recherches à l\u2019Institut Albert Prévost, vient être désigné pour remplacer le docteur Lazure.Le docteur Bordeleau devra diriger le centre psychia- ne Mars-Kline de Port au-Prince et or ganiser des COMMUNICATION DU DOCTEUR CLAUDE BERTRAND AU 2° CONGRÈS INTERNATIONAL DE CHIRURGIE NEUROLOGIQUE Le 2e Congrès International de chirurgie neurologique s\u2019est tenu à Washington au début d\u2019octobre.Membre du Comité du programme et président du Comité de la télévision en circuit fermé, le docteur Claude Bertrand y à présenté une imposante communication sur 220 cas personnels de parkinsonisme traités par la chirurgie.++ ++ CONFÉRENCE DU DOCTEUR ROGER DUFRESNE SUR LE RÔLE FORMATEUR DE L'HÔPITAL Le docteur Roger Dufresne, directeur du département de Médecine de l\u2019Université de Montréal a prononcé récemment une conférence devant les membres du Club Richelieu-St-Laurent.Présenté par le docteur Camille Laurin, il a parlé du rôle de l'hôpital dans la formation du futur médecin et il a développé la thèse de la nécessité d\u2019un centre médical qui réunirait en un même lieu les départements de sciences de base et l'hôpital d\u2019enseignement.Le docteur Roger Dufresne a été remercié par le docteur Roger Beaulieu de l\u2019Hôpital Notre-Dame de l\u2019Espérance de Ville St-Laurent.CRÉATION D'UN LABORATOIRE DE VIROLOGIE À LAVAL La faculté de Médecine de l\u2019Université Laval de Québec vient de créer, au sein de son département de microbiologie.un laboratoire de virologie.Le docteur Philippe Daniel de Paris, assistant dans le service des virus de l'Institut Pasteur.a été chargé de l\u2019organisation matérielle et de la direction scientifique dn laboratoire.Le nouveau laboratoire diagnostic virologique à hôpitaux.comprendi une section de EE SEANCE DE LA SOCIETE NEUROLOGIQUE DE MONTREAL Une séance de la société neurologique de Montréal \u2014 Montreal Neurological Society s\u2019est tenue à l'Hôtel-Dieu le 11 octobre 1961.Le programme comportait deux communications: la première par les docteurs Guy Comtois et Albert Lamontagne était intitulée: « Brain Stem encephalitics ; la seconde par les docteurs André Parenteau et C.Joubert portait pour titre: « Metastatic pituitary tumor ».L'ASSOCIATION CANADIENNE DE GASTRO-ENTÉROLOGIE La séance inaugurale de l\u2019Association Canadienne de gastro-entérologie \u2014 Canadian Association of gastro-en- 1288 NOUVELLES terology à eu lieu à l\u2019Hôtel Reine-Elisabeth de Montréal, le 20 juin 1961.Les membres de l\u2019Association élus pour le terme 1961-62, sont les docteurs R.D.MeKenna (Montréal), président; R.C.Dickson (Halifax), président-désigné; W.MacKenzie (Edmonton), vice-président; J.T.Beck (Montréal), secrétaire: D.G.Kinnear (Montréal), trésorier; A.Bogoch (Vancouver), M.Brown (Kingston), Paul Letendre (Montréal), R.M.MacDonald (Halifax), E.Nauson (Saskatoon), et K.J.R.Wightman (Toronto), directeurs.L'assemblée générale annuelle de 1962 aura lieu à Winnipeg.CONGRÈS PROVINCIAL SUR L'ALCOOLISME Les 6 et 7 octobre, s\u2019est tenu à l\u2019Auditorium de l\u2019Université de Montréal et à celui de l\u2019Hôpital Maison- neuve, le premier congrès provincial sur l\u2019Alcoolisme.Devant l\u2019intérêt manifesté par la plupart des médecins lors de l\u2019enquête sur l\u2019alcoolisme, il y a deux ans, un groupe de médecins spécialement engagés dans le traitement et la réhabilitation des alcooliques ont décidé de réunir les données les plus récentes sur ce sujet et d\u2019en faire bénéficier leurs confrères à l\u2019occasion d\u2019une rencontre spécialement organisée à cette fin.A la réunion du 6 octobre le Dr Pierre-Daniel Cham- peau, directeur médical de Domremy-Paris, fut l\u2019invité d'honneur.Cette séance s\u2019est tenue à l\u2019Université de Montréal sous la présidence d\u2019honneur de S.E.le cardinal Paul-Emile Léger.Le samedi 7 octobre 1961, les conférences ont été prononcées à l\u2019auditorium de l\u2019Hôpital Maisonneuve.En voici le détail: Définition, étiologie, physio-pathologie de l\u2019alcoolisme par le docteur Justin Mercure; phases de l'alcoolisme par le docteur André Boudreau; intoxication alcoolique: syndrome de sevrage, alcoolisme chronique par le docteur Robert Bourque; aspects psychiatriques de l\u2019alcoolisme par le docteur Dominique Bédard; traitements et réhabilitation de l\u2019alcoolique par le docteur Jacques Bergeron.+ + CONFÉRENCE À L'HÔTEL-DIEU DU DOCTEUR A.C.CORCORAN Sous les auspices du Département de Recherches cliniques de l\u2019Hôtel-Dieu, le docteur A.C.Corcoran, associé du docteur Irving Page depuis 30 ans dans ses recherches sur l\u2019hypertension, a été le conférencier d\u2019honneur, jeudi le 28 septembre 1961, lors de la réunion du Service de Médecine, tenue à la salle de conférence de l\u2019Hôtel-Dieu.Le titre de sa conférence était: « Chemotherapy of Hypertension ».Le docteur A.C.Corcoran est l\u2019auteur de l\u2019article: A qui la faute?qui parut en octobre 1961.+ + COLLOQUE SUR LA POLICE ET LE MALADE MENT AL A l\u2019occasion de la 68e conférence annuelle de l\u2019Association Internationale des chefs de Police qui s\u2019est tenu à Montréal récemment, l\u2019Association Canadienne pour la Santé Men- L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 tale a organisé à l\u2019Hôtel Reine-Elizabeth un colloque sur «la police et le malade mental».Le docteur François Cloutier, récemment nommé directeur général de la Fédération Mondiale pour la Santé Mentale et M.Paul-Marcel Gélinas ont été les conférenciers.\u2014_\u2014-\u2014\u2014\u2014\u2014 MICRO-HEBDO-ACTUALITÉS À L'INSTITUT DE MICROBIOLOGIE ET D'HYGIÈNE DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL Une conférence tenue sous le patronage des « Micro- Hebdo-Actualités » a eu lieu mercredi le 4 octobre 1961, à 5 heures p.m., dans une des salles de l\u2019Institut de microbiologie et d'hygiène de l\u2019Université de Montréal.Elle portait sur le sujet suivant: « Y a-t-il un agent protecteur efficace contre la radiation?» et elle a été donnée par Monsieur Joseph Sternberg, chargé du cours d\u2019hygiène nucléaire à l\u2019Ecole d\u2019Hygiène, chef de laboratoire et chargé de recherches à l\u2019Institut de microbiologie ct d'hygiène de l\u2019Université de Montréal.M.Sternberg a parlé des acquisitions récentes dans la physiopathologie, prophylaxie et thérapie de la maladie de la radiation.JOURNÉES D'ÉTUDE DE LA SOCIÉTÉ CANADIENNE DU CANCER La Société Canadienne du Cancer, division du Québec, a tenu récemment trois journées d\u2019étude à l\u2019Hôtel Sheraton- Mont-Royal de Montréal.Le docteur Jean Bouchard du Royal Victoria Hospital a été le conférencier d\u2019honneur au diner.Les docteurs Jacques Sylvestre de Sherbrooke et Roger Daoust de l\u2019Institut du Cancer de l'Hôpital Notre-Dame ont également fait d\u2019importantes communications.PARTICIPATION DU DOCTEUR CLAUDE BERTRAND AU SYMPOSIUM SUR LA NEUROCHIRURGIE TENU À PHILADELPHIE Le premier symposium international sur la méthode stéréotaxique en chirurgie cérébrale vient d\u2019avoir lieu à la Faculté de Médecine de l\u2019Université Temple de Phila- delphie.Le docteur Claude Bertrand, chef de la section de neurochirurgie de l\u2019Hôpital Notre-Dame, était parmi les 50 participants au symposium.Il a présenté ron guide pneumotoxique qui sert à localiser le centre du tremblement dans la maladie de Parkinson.+ + CONFÉRENCE À L'HÔTEL-DIEU DU DOCTEUR GORDON WOLSTENHOLME DE LONDRES Le docteur Jacques Genest, directeur du département de recherches cliniques de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, a organisé un colloque à l\u2019hôpital jeudi le 17 octobre 1961, où le L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 NOUVELLES 1289 conférencier invité était le docteur Gordon Wolstenholme, CONGRÈS DU COLLÈGE INTERNATIONAL DES directeur de la Fondation Ciba à Londres.CHIRURGIENS À AJACCIO Celui-ci a parlé du « Rôle des Fondations privées ».\u2014 Le professeur Raymond Darget, secrétaire de la section française du Collège International des Chirurgiens annonce CONFERENCE À L'INSTITUT DE MICROBIOLOGIE ET D'HY- que le congrès de cette section aura lieu à Ajaccio (Corse) GIÈNE DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL les 8, 9 et 10 juin 1962.Une séance des « Micro-Hebdo-Actualités » a eu lieu mer- Voici les titres des sujets qui seront mis à l\u2019ordre du credi le 27 septembre 1961, 4 5 heures p.m., dans la salle jour: traumatismes de la face et du cou; forum sur la N-635.chirurgie plastique; traitement des ulcéres du duodénum; Le sujet portait sur: « Formation of antibodies» et il a problèmes que posent les tumeurs étendues du petit bassin.été développé par Monsieur Zdenek Trnka, du Biological A l\u2019issue du Congrès, une croisière en mer est prévue Institute, Czechoslovakia Academy of Sciences à Prague.avec escales en Corse, à l\u2019Ile d\u2019Elbe, Marseille et Nice.REVUE DES LIVRES ee ++ Control of ovulation.Par Claude A.VILLEE.Pergamon Press, tant chez l'humain que chez les animaux.On décrit édit, New-York, 1981.aussi l\u2019influence de certaines régions cérébrales sur Ce volume contient douze travaux présentés lors la stimulation ou l\u2019inhibition des hormones trophi- \u2019 .a * y .d\u2019une conférence sur ovulation & Dedham, Mas- ques hypophysaires et de l'ovulation.Enfin on sachusetts en 1960 où étaient.réunis une trentaine évalue les données actuelles sur l\u2019usage de stéroïdes rr + , .\u2019 .y .d\u2019experts américains et européens sur plusieurs as- Pour prévenir l'ovulation.pects de l\u2019ovulation.Chaque travail est suivi d\u2019une Ce volume vise certainement à intéresser le cher- discussion.On y présente les derniers développe- cheur biologiste, biochimiste et neurophysiologiste A a * > , IR A ments dans le rôle des œstrogènes et de la proges- mals il présente des passages d\u2019intérêt pour les térone ainsi que les effets des hormones trophiques Cliniciens endocrinologistes et gynécologues.hypophysaires sur le phénomène de l\u2019ovulation au- André LANTHIER. COMMUNIQUÉS JOURNÉE D'ÉTUDES À NEW-YORK SUR « LA MALADIE À STAPHYLOCOQUES RÉSISTANTS » Les laboratoires Bristol ont organisé à l\u2019Hôtel Roosevelt une journée d\u2019études sur le traitement de la « maladie à staphylocoques résistants » par la 5-methyl-3 phenyl-4-Iso- xazolyl pénicillaire ou de son nom de commerce « la pros- taphlin ».Cette série de conférences a eu lieu le 11 octobre 1961 sous la présidence du docteur William M.M.Kirby de l\u2019University of Washington, Seattle.XXVe RÉUNION NEUROLOGIQUE INTERNATIONALE ANNUELLE (Organisée par la Société Française de Neurologie) La XXVe Réunion Neurologique Internationale organisée par la Société Française de Neurologie tiendra ses Assises à Paris le mardi 5 juin et le mercredi 6 juin 1962; le jeudi 7 juin, la Société Française de Neurologie tiendra dans la matinée sa séance mensuelle.La Réunion Neurologique Internationale sera consacrée au sujet suivant : Pathologie vasculaire de la moelle sous la direction de M.R.Garecin.Les rapports suivants seront présentés: le M.M.Lazorthes (Toulouse).\u2014 Etude anatomique et physiologique de la vascularisation de la moelle.2e MM.R.Garein, S.Godlewswi et P.Rondot (Paris).\u2014 Etude clinique des médulopathies d\u2019origine vasculaire.3e MM.J.Gruner (Strasbourg) et J.Lapresle (Paris).\u2014 Etude anatomo-pathologique des lésions vasculaires de la moelle.4e M.Zulch (Cologne).\u2014 Physiopathologie des troubles vasculaires médullaires.La discussion de ces rapports sera ouverte par MM.F.Lhermitte (Paris), Mac Menemey (Londres).Capon (Bruxelles) et Sarteschi (Pise); la discussion se poursuivra ensuite.Les communications sur le sujet des rapports pourront être faites par les neurologistes assistant à la réunion.Des communications sur des thèmes libres pourront également être présentées à l\u2019occasion de cette réunion.Le titre devra en être communiqué avant le ler avril 1962 au Secrétaire général de la Société Française de Neurologie et elles devront être acceptées par le Bureau de la Société.Les auteurs de communication devront remettre leur texte au cours de la séance; ce texte ne devra pas dépasser la longueur de 5 pages dactylographiées, pages de 24 lignes de 70 lignes.Les pages supplémentaires sont à la charge des auteurs (la page imprimée supplémentaire, qui correspond à 2 feuillets et demi dactylographiés, vaut 50 NF; les figures, qui sont entièrement à la charge des auteurs.doivent également être payées sur la base de 50 NF par figure).+ + AIDE À L'EXTENSION DE SERVICES PSYCHIATRIQUES AU MOYEN D'UNE SUBVENTION FÉDÉALE À L'HYGIÈNE Une subvention fédérale de $53,300 a été attribuée à l'Hôpital général juif de Montréal pour l\u2019agrandissement de son service de psychiatrie.C\u2019est ce qu\u2019a annoncé ici aujourd\u2019hui le ministère de la Santé nationale et du Bien-être social.L'argent servira à des réfections et des additions aux quatrième et au cinquième étages de l\u2019hôpital en vue d\u2019agrandir les locaux du service de psychiatrie.Une fois les travaux terminés, le service comptera 25 lits supplémentaires.Les améliorations donneront de plus grands locaux de consultation et de traitement, un nouveau salon-salle à manger, une salle de réunion, une salle d\u2019observation et 14 bureaux de psychiatres.Les internes bénéficieront aussi de ces réfections.POUR FACILITER UNE LARGE PARTICIPATION INTERNATIONALE À LA CONFÉRENCE DE PHILADELPHIE SUR LA SANTÉ ET L'ÉDUCATION SANITAIRE Organisée du 30 juin au 7 juillet 1962 par l\u2019Union internationale pour l\u2019éducation sanitaire en collaboration avec l'Organisation mondiale de la Santé, l\u2019Union lance une vaste campage de recrutement de membres hors des Etats- Unis.En effet, dans le pays qui sera l\u2019hôte de la Conférence, les plans sont déjà bien connus et il est même possible que le nombre de personnes qui, dans ce pays, désirent participer à la conférence dépasse nos possibilités d\u2019accueil.Afin que la Conférence puisse réunir le plus grand nombre de participants venus de tous les points du monde, l\u2019Union offre à chacun (excepté aux USA) la possibilité de devenir membre pour la fin de l\u2019année 1961 en versant une cotisation spéciale de Frs.4.\u2014 ($1 ou 7 shillings).Cette adhésion vous permettra de recevoi : Un bulletin donnant toutes les dernières nouvelles sur la Conférence; Des renseignements complets sur les avantages réservés aux membres de l\u2019Union et à leurs familles dans le cadre de la Conférence et leur rôle dans le succès de cette rencontre ; Un dépliant sur les activités de l\u2019Union.Demande d\u2019adhésion, avec cotisation à l\u2019UIES, 3, rue Viollier, Genève, Suisse.CONTRÔLE PLUS SÉVÈRE DE CERTAINS MÉDICAMENTS Une saine administration de la santé publique repose sur la collaboration du médecin et du pharmacien.Ces deux professions diffèrent de champs d\u2019action, mais elles ont un but commun qui est de préserver l\u2019état physique de Ja population et de ramener les malades à la santé en utilisant les méthodes les plus sûres et les plus rapides.Cette dualité professionnelle a pour but d\u2019assurer au malade.le meilleur traitement, puisque dans ces conditions, l\u2019intérêt pécuniaire n\u2019intervient ni dans le choix du médicament par le médecin, ni dans sa préparation par le pharmacien. 57 \u201d ve vous ai rm \u2018a =» nr .ay .0 20e Pa ve + a SP + ve Far en oe, sy Hy a, \u201cor.vi Cu > re se * = wes a pe a = wes an ot ord \u201c3 ++ a gl AE 4% ë ébec == : 2 de Qu $ MONTRÉAL \u2014 : 2 3 : § rl : 3 5 oa, | 2 cafe ne, 2 « 55 dé za 2 .> AU sr ë #8 Sai v 7 .1S&S cs 5 a ® | : .hr 2 : 3 oF ê : ot 8 RUE VI wy .é KI-N renferme & de : .7 es.prim ; : mes \u201c~ .) eS oo .Im © WN AS 9 tre et d\u2019hyperthyroidie a ue com Le x fim goi aq oh ilantes \u201cgt a ; e fourn i se se Pat ww ib eh a que x Sane WX we : - = : Se Fur + 55 + mn No = - RE ur 7 icolore renferme Ea .= 5 ie A A Ë a phe .oH a = > a pi 7 .um.É wo \u201c Sova 5 Ngo Ro wl x a F => Hs tes, a \"it, \u201c Ne Sam; aad 5 ts are 5e + = LA, on En hat ss Xe So va =, La \" Fee Ti ¥ a faa RF © 2a roo Fon, CS a ody ve Le tar wr CAS od 4 om ay = #5 a\u201c tn TA Hi NE 3a ces ; - =.ex du od AEE es Fraps Sn 2e ed a.Fs 5 SE BE, = va a Ne Fes a, \u2018a > D 5 Fu $ : & * x i a L\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 EE a da r= zon == 1292 qui ne fait que remplir un devoir professionnel à la demande du médecin.En plus d'être le préparateur et le spécialiste des médicaments, le pharmacien à le rôle primordial de prévenir l'abus et l'emploi intempestif de ces produits afin qu\u2019ils n\u2019entraînent pas des maux pires que la maladie qu\u2019ils ont pour objet de soulager.Certains de ces médicaments ont, en plus de leur effet sur la maladie, des effets additionnels qui les rendent dangereux, s'ils ne sont pas employés avec raison et en connaissance de cause par le médecin.Voilà pourquoi, certains médicaments ne doivent être utilisés que sur l\u2019ordre du médecin et sous un contrôle sévère du pharmacien.Depuis le 15 septembre, les dérivés de l\u2019acide barbiturique tels que le phenobarbital, le séconal, le tuinal, ete, et les amphétamines telles que la benzedrine, la dexédrine, ete, sont devenus des médicaments sévèrement contrôlés.Lorsque le pharmacien doit livrer ces médicaments par ordonnance du médecin, il faut qu\u2019il inscrive dans un régistre, le nom et les initiales du médecin, le contenu de la prescription, la source d\u2019approvisionnement de ces médicaments ainsi que le nom et l\u2019adresse du destinataire et la signature du pharmacien préparateur.Ces médicaments ne peuvent être obtenus de nouveau sans ordonnance, à moins que le médecin n\u2019ait indiqué avec précision sur la prescription les quantités successives et les intervalles durant lesquels ces médicaments devront être pris par la suite.Le pharmacien doit réclamer du médecin traitant ces détails, s\u2019il a oublié de les inscrire sur la prescription et sans lesquels le pharmacien ne peut fournir le médicament au patient.Toute négligence à oh- server ces articles de la loi peut entraîner pour le plu.r- macien des sanctions graves.Le Conseil du Collège des pharmaciens a déjà pris dans le passé, des mesures pour limiter la vente de ces médicaments, parce qu\u2019ils peuvent être utilisés pour toutes autres fins que celle pour soulager la maladie.Ainsi les barbituriques peuvent être utilisés non pas pour procurer une relaxation nerveuse nécessaire à un sommeil réparateur à un organisme qui s\u2019y refuse, mais pour prolonger ou intensifier une ivresse dangereuse, ou pour retarder une consultation médicale.De même, les amphétamines peuvent être employées, non pas pour combattre un déséquilibre nerveux ou pour réduire l\u2019obésité, mais pour procurer une surexcitation voisine de la démence.Devant les dangers que présentent ces médicaments pour la société et devant l\u2019encouragement à la délinquance que leur usage intempestif entraîne chez les jeunes le Conseil du Collège des Pharmaciens ne peut qu\u2019approuver et corroborer les mesures prises par le département de la santé Nationale pour en limiter l\u2019usage à des maladies bien diagnostiquées.Nous demandons donc à la population de ne pas se surprendre si les pharmaciens sont forcés de prendre toutes les précautions exigées par la loi dans la délivrance de ces médicaments.A l\u2019avenir, l\u2019emploi de ces médicaments in- posera aux pharmaciens une responsabilité plus grande et un surcroît de travail.Il lui faudra même être tres prudent dans l'acceptation des ordonnances qui les contiennent en s\u2019assurant de l'identification du médecin, auteur de la prescription.Nous sommes convaincus que le public acceptera avec sérénité, la mise en vigueur de ces nouveaux reglements fédéraux, qui ont pour but de le protéger contre tout COMMUNIQUÉS L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 usage nuisible de ces médicaments.Le public ne devra donc pas s\u2019offenser si le pharmacien semble extrêmemen* rigide et obstiné dans sa soumission aux règlements concernant ces médicaments.RAPPORTS DE SURVEILLANCE DES MALADIES CONTAGIEUSES ÉPIDÉMIQUES OU EXCEPTIONNELLES MINISTÈRE DE LA SANTÉ NATIONALE ET DU BIEN-ÊTRE SOCIAL DIVISION DE L'ÉPIDÉMIOLOGIE ! POLIOMYÉLITE PARALYTIQUE Canada Le nombre de cas de poliomyélite paralytique rapportés au Canada reste trés bas.Les provinces de Québec, d\u2019Alberta et d\u2019Ontario, qui comptent respectivement 60, 25 et 18 cas, représentent à elles seules 81 p.100 environ du total rapporté cette année.On rapporte jusqu\u2019ici six décès, dont 3 au Québec, 2 en Alberta et 1 en Nouvelle-Ecosse, alors que 68 avaient été rapportés en 1960 durant la même période.Durant les quatre semaines du 2 au 3C septembre 1961, onze cas de poliomyélite paralytique ont été rapportés à notre Division de l\u2019épidémiologie.Les tctaux par période de quatre semaines, ainsi que les totaux cumulatifs à la 39e semaine depuis cinq ans, sont présentés ci-dessous : Année 1961 1960 1959 1958 1967 36e à 39e semaines (4 semaines) 11 154 500 74 42 Totaux cumulatifs à la 39e semaine 126 783 1,455 173 134 Les rapports des cas individuels reçus jusqu'ici de 8 provinces sont au nombre de 90, ce qui représente 714 p.100 du total.Cas de poliomyélite paralytique en 1961 (ler janv.au 30 sept.) par groupes d\u2019âge et stade de la vaccination.Stade de la vaccination Groupes d\u2019âge 0 1 2 3etplus Inconnu Total 0 à4 22 2 2 4 9 39 5 à 9 15 - 2 4 2 23 10 à 10 12 1 1 5 2 21 20 ans et plus 6 - - - 1 7 Totaux 5 3 5 13 14 90 ROUGEOLE Ontario L\u2019administration précoce de gamma-globuline semble avoir prévenu une éclosion presque inévitable de rougeole dans une pension privée pour enfants malades, qui comptait 15 jeunes pensionnaires.Le 23 mai, le diagnostic de rougeole était posé chez un enfant de deux ans et demi, sept jours après son arrivée à la pension.On a donc supposé que toute la maisonn\u2018e avait été exposée.Onze de ces enfants souffrent d\u2019infirmités graves, dont la paralysie cérébrale la cécité, la débilité mentale et autres atteintes congénitales.Le sérum immun de gamma-globuline a été administré à tous les contacts non immunisés dans les deux jours qui suivirent le diagnostic du cas primitif.Quinze jours plus tard, un enfant de 4 ans, atteint d\u2019une cirrhose du foie congénitale, a contracté la rougeole.Dans les mois suivants, 1.Le 13 octobre 1961.\u201cere RTE RES ME L'Union Méd.Canada 59 rn ee: MAINTENANT PRESENTE SOUS FORME DE DRAGEES LA PREPARATION LA PLUS RICHE \\EN VITAMINES «pr» NATIVE 11,000 DE VIJAMINE P PAR CC.DE SOLUJION OU PAR DRAGEE CRISES HEMORROIDAIRES AIGUES TRAITEMENT D'ENTRETIEN VARICES - PHLÉBITES ET TOUS LES TROUBLES CIRCULATOIRES VEINEUX FRAGILITÉ CAPILLAIRE - ENGELURES Posologie: 1 ou 2 dragées deux ou trois fois par jour, aux repas.DRAGÉES Présentation : Solution : Flacons de 1 oz.et 4 oz.POMMADE Pommade : Tubes de 40 grammes avec canule spéciale.Suppositoires : Boîte de 10 suppositoires.Dragées : Flacons de 50, 100 et 500 dragées.S Echantillon et documentation sur demande.Préparé par les LABORATOIRES DAUSSE, Paris, France SUPPOSITOIRE Représentants exclusifs au Canada : Herdt :Charton Inc.SOLUTION | 2245, RUE VIAU - MONTREAL 1294 aucun cas de rougeole ne s\u2019est déclaré dans ce groupe exposé.Source : Dr R.M.King, médecin- hygiéniste, Unité sanitaire du comté d\u2019York.TÉTANOS La Nouvelle-Ecosse rapportait un cas de tétanos durant la semaine terminée le 2 septembre et le Québec en rapportait un durant la semaine terminée le 16 septembre.On compte 17 cas de tétanos rapportés au Canada jusqu\u2019ici cette année.Source: Dr R.Kohn, Section de la santé publique, Bureau fédéral de la statistique.TRICHINOSE Yukon Durant la période de quatre semaines terminée le 9 septembre 1961, un cas de trichinose a été rapporté au Yukon, chez un homme de 40 ans, de Mayo.Source: Dr R.Kohn, Section de la santé publique, Bureau fédéral de la statistique.Québec Le Québec rapporte 5 autres cas de trichinose, dont 4 à Jonquière et l\u2019autre dans le Comté de Brôme.Ceux-ci portent à 69 le total de cette Province jusqu'ici.Source: Dr A.R.Foley, épidémiologiste, ministère de la Santé du Québec.BOTULISME Colombie-Britannique Quatre cas suspects de botulisme, dont 3 hommes et une femme âgée de 20 à 39 ans, sont rapportés à Bella Coola.Les analyses de laboratoire sont en cours.Source: Dr R.Kohn, Section de la santé publique, Bureau fédéral de la statistique.Dr A.A.Larsen, épidémio- logiste conseil, ministère de la Santé de la Colombie- Britannique.DYSENTÉRIE BACILLAIRE Manitoba Quarante cas de dysenterie bacillaire se sont déclarés depuis le ler septembre, chez les Indiens du traité, à Hodgson, Manitoba.Source: Dr R.M.Creighton, ministère de la Santé du Manitoba.Ontario Depuis le 17 juillet, 24 cas de shigellose, de type Flexner, se sont déclarés à Ohsweken (Ontario), dans la Réserve des Six-Nations.Six cas ont été hospitalisés et les 18 autres ont été traités à domicile.Un traitement prophylactique a été administré à 56 contacts des cas diagnostiqués.Source: Dr P.E.Moore, directeur, Services de santé des Indiens et du Nord.DYSENTÉRIE AMIBIEN NE Saskatchewan Un autre cas de dysenterie amibienne est rapporté à la Réserve d\u2019Island Lake, à Loon Lake, Saskatchewan.Ce cas est la femme de l\u2019Indien rapporté malade de dysenterie amibienne dans notre dernier rapport de surveillance.Tous les cas suspects sont en observation.Source: Dr P.E.Moore, directeur, Services de santé des Indiens et du Nord.COMMUNIQUÉS L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 COQUELUCHE C'olombie-Britannique Une forte proportion des enfants (une soixantaine) de Lac Goodhope semblent atteints de coqueluche.Les cas rapportés auparavant de cette région l\u2019avaient été comme para-coquelucheux.Source: Dr A.J.Cunningham, médecin-hygiéniste, Unité sanitaire de Rivière-à-la-Paix.TYPHOÏDE Québec Un cas de typhoïde s\u2019est déclaré à Montréal le 8 août dernier.Il s\u2019agit d\u2019un immigrant italien qui arrivait à peine d\u2019Halifax, où il était débarqué du paquebot Olympique.Source: Dr G.Charest, épidémiologiste, Service de santé de la ville de Montréal.Saskatchewan Un cas de typhoïde, chez une jeune Indienne de 16 ans, est rapporté à la Réserve de White Fish Lake, au nord- ouest de Prince-Albert.L\u2019immunisation de tous les contacts a été commencée en septembre.Source: Dr P.E.Moore, directeur, Services de santé des Indiens et du Nord.Territoires du Nord-Ouest Le 11 août dernier, le missionnaire catholique de l\u2019île Holman était admis à l\u2019hôpital de Fort-Smith, pour diagnostic confirmé de typhoïde.Des spécimens de sang et de selles de toute la population de l\u2019île Holman ont été analysés pour dépister le bacille typhique.Un seul échantillon de selles a été trouvé positif pour les saimonellas typhae.A l'heure actuelle, toute l\u2019île est en quarantaine pour ce qui touche la navigation par air et par mer, et tous les contacts du cas positif reçoivent un traitement prophylactique de 10 jours à la chloromycétine.Source: Dr P.E.Moore, directeur, Services de santé des Indiens et du Nord.TOXI-INFECTION ALIMENTAIRE Alberta Des 23 personnes présentes à une réception dans la région de Lacombe, à quelque 80 milles au sud d\u2019Edmonton, 20 ont rapporté de la diarrhée et des vomissements, de 8 à 36 heures plus tard.Une personne, qui avait préparé une salade de pommes de terre pour cette réception, s\u2019était plainte d\u2019une «grippe d\u2019estomac » quelques jours auparavant.Au point de vue épidémiologique, il semble que cette éclosion soit imputable au Salmonella, transmis par la salade ou d\u2019autres aliments.Source: Dr E.S.Orford Smith, directeur, Division des services locaux, ministère de la Santé de l\u2019Alberta.RÉACTION AU VACCIN ANTIRABIQUE Québec Un cultivateur de 31 ans du Comté de Labelle a été mordu au doigt par une vache atteinte de rage (diagnostic confirmé par l\u2019autopsie).Peu après le début de la vaccination antirabique, le malade s\u2019est plaint de douleurs musculaires, de tremblement des extrémités et d\u2019un léger trismus.On croit qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une réaction au vaccin car le malade s\u2019est remis sans incident après avoir reçu 12 doses de 2 cc.de vaccin antirabique.Source: Dr A.R.Foley, épidémiologiste, ministère de la Santé de la province de Québec. L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 ol \u2018Nouvelle forme Drag CES sans goût, sans odeur SULFARLEM-CHOLINE CHOLÉRÉTIQUE-LIPOTROPE COIN 0 \\N MÉDICATION TOTALE ASSIMILABLE DE LA CELLULE HÉPATIQUE 2 à 4 dragées avant chaque repas FORMULE ; Trithioparaméthoxyphénylpropène 0.005 y Bitartrate de choline.030 y pour une dragée.DE MODERNE | LABORATOIRES THERAPEUTIQUE LP @harton Inc 2245, RUE VIAU, MONTREAL i LIVRES REÇUS Le coude en pratique rhumatologique.Par S.DE SEZE et M.MAITRE.Un vol.de 148 pages, avec 105 figures: 34 NF.Masson et Cie, édit.Paris 1961.Faisant suite au volume précédemment consacré à l\u2019E- paule, ce deuxième volume présente l\u2019Articulation du coude.Le même principe a présidé à l\u2019élaboration de cet ouvrage, à savoir: le dépouillement systématique des dossiers des malades qui sont venus consulter au Centre de Rhumatologie Viggo-Petersen de l\u2019Hôpital Lariboisière, dans le cours de ces dernières années, pour une affection du coude.Ce livre est donc le reflet fidèle de la pathologie douloureuse du coude telle qu\u2019elle se présente en rhumatologie.Au premier abord, on pourrait penser que cette pathologie du coude est moins riche que celle de l\u2019épaule.En fait, cet inventaire, pratiqué sans idée préconçue, montre que le coude peut participer à tous les processus infectieux, inflammatoires, dégénératifs, métaboliques, endoecri- niens, vasculaires, nerveux, tumoraux, dystrophiques, génétiques, dont les tissus articulaires et périarticulaires peuvent être le siège.Après un rappel anatomo-pathologique limité au striet nécessaire, les auteurs étudient d\u2019abord les arthropathies d\u2019origine infectieuse et les arthropathies rhumatismales inflammatoires, en insistant surtout sur les diverses modalités de l\u2019atteinte du coude au cours de la Polyarthrite Chronique Rhumatismale.Puis sont étudiées les arthroses du coude, et les divers aspects du coude goutteux.Les auteurs décrivent ensuite avec précision un certain nombre d\u2019affections qui atteignent le coude avec prédilection, ou qui présentent, quant elles atteignent le coude, une physionomie particulière: l\u2019ostéochondrite disséquante, l\u2019os- téochondromatose synoviale, l\u2019arthropathie hémophilique, l\u2019arthropathie syringomyélique, les paraostéo-arthropathies ossifiantes, la pronation douloureuse des enfants.Les processus juxtra-articulaires: épicondylites et épitrochléites, bursites, ostéomes du brachial antérieur, font l\u2019objet du chapitre suivant.L\u2019ouvrage s'achève par un résumé des maladies osseuses frappant les extrémités osseuses avoisinant le coude: ostéites infectieuses, ostéopathies et chon- dropathies génotypiques, hémopathies malignes et réticulo- endothélioses, dystrophies osseuses de nature inconnue, anomalies osseuses congénitales, tumeurs osseuses.L\u2019illustration très abondante et de grande qualité, concrétise au mieux les aspects si divers de cette pathologie du coude; elle aidera considérablement le lecteur praticien et étudiant autant que le rhumatologue à se familiariser rapidement et aisément avec les maladies de cette articulation trop peu connue.Précis de Bactériologie.Par R.LE GUYON.Un vol.de 955 pages avec 244 figures en noir dans le texte et 16 planches en couleurs hors-texte: 95 NF.Doin et Cie, edit., Paris 1961.Ce livre expose sous une forme aussi claire et précise que possible, à la fois ce qui constitue la base de la Bactériologie classique, les travaux les plus importants et les découvertes les plus récentes.+ + e ® Dans un ouvrage pratique, à la portée du débutant, la technique doit conserver la place importante qui lui revient et sans laquelle un Précis de Bactériologie serait comparable à un ouvrier privé de ses outils de travail.L\u2019étude de chaque microbe est précédée d\u2019un bref résumé des principaux symptômes cliniques de la maladie afin de maintenir un lien permanent entre l\u2019étude du microbe, l\u2019étude de la maladie, l\u2019étude de son traitement.Ce Précis se compose de 7 parties.La première partie comprend la technique bactériologique et la bactériologie générale.Après une introduction à l\u2019étude des microbes, comprenant les travaux de Pasteur, sont successivement étudiés la technique bactériologique avec les cultures pures, la stérilisation, les milieux de cultures chauffés, les milieux de cultures non chauffés, la séparation des microbes aérobies, les préparations microscopiques, la fixation et la coloration des microbes, la filtration et l\u2019ultrafiltration, les inoculations expérimentales.La morphologie des bactéries, la physiologie microbienne, la biologie des bactéries, les antigènes et les anticorps, les vaccins et les sérums, la classification des bactéries sont exposés dans les chapitres suivants.Les microbes dans les milieux extérieurs, microbes de l\u2019air, microbes de l\u2019eau, microbes du sol, font l\u2019objet de la deuxième partie.La troisième partie est consacrée à l\u2019étude systématique des bactéries aérobies rencontrées en pathologie infectieuse.L\u2019étude des bactéries anaérobies pathogènes pour l\u2019homme est faite dans la quatrième partie, qui comprend aussi des généralités sur les microbes anaérobies stricts, leurs techniques de culture et d\u2019isolement.L'étude des spirochètes fait l\u2019objet de la cinquième partie.Les rickettsies et les différentes rickettsioses constituent avec les bartonelles la sixième partie.La septième partie est réservée aux virus.Après des généralités sur les virus et l\u2019exposé de leurs méthodes d\u2019étude, les virus responsables des différentes maladies virales humaines sont systématiquement passés en revue.Un sommaire a été placé au début de chaque chapitre afin d\u2019en faciliter la lecture.Une abondante illustration en noir et en couleurs agrémente la lecture de cet ouvrage qui est en principe destiné aux Etudiants en Médecine et aux Etudiants en Pharmacie.Mais il rendra également service aux Bactériologistes et aux chercheurs.Il sera lu avec intérêt par tous ceux qui veulent pénétrer plus avant dans l\u2019étude si passionnante des maladies infectieuses ou qui désirent poursuivre des travaux de microbiologie expérimentale.Psychologie des accidents.Par L.ABOULKER, L.CHERTOK, M.SAPIR et Coll.Un vol.de 172 pages.L'Expansion, édit.Paris, 1961.1) G.Heuyer, qui examine l\u2019aspect psychologique des accidents de la route et conclut à l\u2019insuffisance des mesures prises par la « Prévention Routière ».Le problème central de la psychologie du conducteur est largement évoqué. REVERIN antibiotique semi-synthétique nouveau, à large spectre, pour injection intraveineuse La solubilité de Reverin* est très élevée (2500 fois plus soluble dans l\u2019eau que le chlorhydrate de tétracycline); c\u2019est pourquoi l\u2019on peut, sans douleur, injecter directement dans la veine 275 mg.en une minute.Ce mode d'administration particulier entraîne immédiatement des taux sanguins bactéricides et des niveaux tissulaires plus élevés assurant ainsi de plus grandes concentrations d\u2019antibiotique au foyer de l'infection.HOECHST PHARMACEUTICALS OF CANADA LIMITED Documentation sur demande.: pyrrolidinométhyl tétracycline GrhunOk tolbutamide, Hoechst Fruit des recherches qui, pendant plus de 50 ans, furent effectuées sur le diabète.by MAT CC nécessité première Ea tolérance le premier a, dr, i \u20ac, a ndaires Te pr hiked 2 db EB ad mn fy ent.) 1959.[3 exCéptionnel$\"d RE ut ih Es, Mrragce des i | Marble, A ed.Clinics Q ih BF opt, F2 dr, epce rentarquablé Mglycémie chez les rhalades feceväpt a TKR igffau tefbutangide revêt une telle: im- lu big quele hrs Pt 0 patie nts) i 9 Ng CY Là ADS Jeb aS pF A it Ih IF primés).Marble, A.:.Med.Clini de Am.61-106 HOECHST PHARMACEUTICALS OF CANADA LIMITED - MONTREAL L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 N-NARCOTIQUE od TA ncn fc (NO _ TENE ie 1 pe.CAT rs Un peti rn _ Exerce une puissante action analgésique et anti-inflammatoire sans sédation, risque de pharmacomanie, d\u2019accoutumance ou de constipation.Et il est économique! \u2014 POSOLOGIE : De 1 à 2 comprimés, 3 à 4 fois par jour, x (OD) selon I'intensité de la douleur Wiyetlt Hem PRESENTATION: En flacons de 100 et de 1000 comprimés Marge depo d *Marque déposée WA(KERVILLE ONTARIO 65 1300 2) V.Raymond qui analyse à la lumière de son immense expérience la psycho-physiologie des accidents du travail.Il discute de l\u2019importance relative du réflexe conditionné et du mouvement conscient dans la conduite de l\u2019homme qui ne songe pas à sa sauvegarde.3) M.Roche qui fait ses observations sur les causes humaines des accidents de la circulation et propose des mesures de prévention concrètes.Il suscite la collaboration des médecins, physiologistes, psychologues et sociologues.4) R.Held qui envisage les accidents d\u2019automobile du point de vue du psychanalyste sans négliger celui du sociologue.Il insiste sur la recherche de facteurs plus spécifique que le surmenage et la réaction névrotique.Ainsi à l\u2019usine à la fois, on analysera les « cadences infernales », le pointage, les conditions générales de travail et les facteurs de frustration, de culpabilité ou d\u2019auto-punition.5) A Morali-Daninos, J.Aubry et F.Cerf, qui s\u2019oceu- pent surtout de la psychosomatique du traumatisme et rappellent que la prédisposition aux accidents est une maladie dont les effets retentissent sur la fonction d\u2019expression, confiée aux muscles striés.6) M.Sapir qui montre les difficultés méthodologique dans l'approche des accidents et la nécessité d\u2019une étude relevant des disciplines les plus diverses, étude qui s\u2019inspire d\u2019une dialectique existant entre l'humain et l\u2019objet manipulé.7) L.Chertok et CI.Veil qui montrent par des observations cliniques l'intérêt d\u2019un dépistage psychiatrique précoce en traumatologie.8) Cl.Veil qui envisage avec minutie l\u2019esprit de sécurité dans le travail et rappelle les attitudes et préjugés qui s\u2019y opposent: la soumission à la fatalité, la croyance à la vertu, la faute et l\u2019hypothèse d\u2019une contradiction entre le souci de sécurité et le souci de production.9) J.F.Baltrusch et F.Dunbar qui envisagent les accidents dans l\u2019enfance et concluent à la prédisposition.C'lle- ci implique 4 types de comportements et apparaît dès la première enfance.La propension aux accidents est donc une maladie psychosomatique avec une nosologie et une épidémiologie qu\u2019il est facile de définir.Athérome artériel.Par J.LO JACOMO.Un vol.de 412 pages.Librairie Maloine, édit., Paris, 1961.La fréquence des ramollissements cérébraux, des infare- tus du myocarde et des artérites progresse de façon inquiétante dans le monde.Parallèlement, les travaux consacrés à ces affections et à leur cause commune; le dépôt d\u2019athérome sur les artères, se multiplient au point qu\u2019il devenait nécessaire de faire le bilan des connaissances actuelles par une étude de neurologie, de cardiologie et de pathologie chirurgicale.Le présent ouvrage s\u2019est attaqué à ce bilan en tenant compte des bouleversements récents apportés, par le microscope électronique et par les radio-isotopes, aux connaissances habituellement considérées comme acquises avant la lecture d\u2019un livre de ce type.D'où l\u2019importance des chapitres préliminaires: \u2014 Histologie des artères ; \u2014 Thrombose et coagulation ; \u2014 Système nerveux des artères ; \u2014 Syndrome de Reilly; \u2014 Métabolisme des lipides; LIVRES RECTUS L\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 qui contiennent chacun des données nouvelles permettant d\u2019envisager sous un jour différent l\u2019étude de la maladie.Cette étude proprement dite commence par: \u2014 l\u2019anatomie pathologique de l\u2019athérome ; \u2014 l\u2019athérome expérimental : \u2014 et l\u2019étiologie de l\u2019athérome.La pathogénie reste le point le plus débattu et le plus intéressant de cette affection.D'une part, il faut rechercher l\u2019origine des dépôts graisseux sur les artères.Plusieurs théories opposées sont analysées.Elles incriminent soit les lipoprotéines, soit la paroi artérielle, soit le plasma sanguin.D'autre part, il faut expliquer comment les dépôts artériels conduisent aux accidents brutaux observés en clinique.Il existe pour cela une théorie classique celle de l\u2019obstruction artérielle; mais son application aux confrontations anatomo-cliniques se heurte à un grand nombre de faits.L'auteur propose alors une explication basée sur les travaux de Reilly, qui permet la comphéhension de tous les faits inexpliqués par la théorie classique et permet, en outre, une meilleure interprétation des facteurs étiologiques.Cette conception est appliquée ensuite à l\u2019étude des principales localisations de l\u2019athérome : sur les artères coronaires, ce qui autorise une présentation nouvelle des chapitres «angine de poitrine» et « infarctus du myocarde » ; \u2014 sur les artères cérébrales, permettant de fondre en une seule description les ramollissements et hémorragies cérébraux ; \u2014 sur les artères périphériques, donnant l\u2019explication des anomalies enregistrées au cours des artériographies pour artérites.Le traitement termine l\u2019ouvrage.Il montre comment on peut influencer le cours de la maladie en intervenant : \u2014 sur le métabolisme des lipides; \u2014\u2014sur le système nerveux des artères (ce qui donne l\u2019occasion de l\u2019étude des principaux vaso-dilatateurs, gan- glioplégiques et autres sympatholytiques) : \u2014 sur la coagulation du sang par les anti-coagulants.Les indications et les résultats de ces agents thérapeutiques sont ensuite précisés dans les différentes localisations cérébrales, coronariennes et périphériques.Au total, malgré la diversité et la complexité des notions envisagées, ce traité reste dominé par le souci constant de clarté et de schématisation déjà remarqué dans « insuffisance cardiaque », précédent ouvrage et l\u2019auteur.Problèmes actuels d'oto-rhino-laryngologie.Sous la direction de R.MADURO et J.BOUCHE.Un vol.de 180 pages, 30 fig.et 1 planche hors texte en couleurs.Librairie Maloine S.A., édit, Paris, 1961.Ce nouveau recueil des Conférences d\u2019Oto-rhino-laryngologie faites à l\u2019Hôpital de la Pitié sous la direction de R.Maduro et J.Bouche paraît en 1961 sous le titre: Problèmes actuels d\u2019Oto-rhino-laryngologie.En effet dans l\u2019ensemble le choix des sujets a porté sur des chapitres discutés de la spécialité où des disciplines voisines, et les différents auteurs ont tenté une mise au point des connaissances actuelles de ces problèmes confrontées avec leur expérience personnelle.Les premières Conférences ont trait à l\u2019Otologie : \u2014 P.Clerc a rapporté sa grande expérience du traitement de l\u2019otite du nourrisson, traitement qu\u2019il a mis au point et fe, L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 LEDERLE PRÉSENTE UN NOUVEAU TRANQUILLISANT ji Méphénoxalone Lederle POUR RETABLIR LE TABLEAU NORMAL DES REACTIONS EMOTIONNELLES Le TREPIDONE (méphénoxalone) est un nouveau tranquillisant qui soulage l\u2019anxiété et la tension dans leurs formes bénignes ou modérées sans abaisser notablement l\u2019acuité mentale.Le TREPIDONE aide le malade \u2018\u201c\u2018à redevenir lui-même\u201d .calme, mais en pleine possession de ses facultés .généralement exempt de somnolence ou d\u2019euphorie.Pour la documentation complète sur les indications, la posologie, les précautions et les contre-indications, consultez votre représentant Lederle, ou écrivez à notre Directeur Médical, le Docteur R.G.Warminton.Posologie adulte moyenne: un comprimé de 400 mg, quatre fois par jour.Présentation: comprimés rainurés de 400 mg.de TREPIDONE (méphénoxa- lone), en flacons de 28 (traitement d\u2019une semaine), de 100 et de 500.VEN CYANAMID OF CANADA LIMITED, Montréal *Marque déposée 67 1302 utilisé depuis de nombreuses années dans un hôpital d\u2019Enfants.\u2014 J.Bouche et J.Pinel ont essayé d\u2019exposer clairement l\u2019embryologie et l\u2019anatomie de la paroi interne de la caisse du tympan dans le but d\u2019étayer les différentes hypothèses pathogéniques de l\u2019oto-spongiose.\u2014 J.-E.Fournier dans son « Expertise audiologique » a véritablement renouvelé l\u2019expertise otologique moderne; c\u2019est un chapitre qu\u2019il faut lire avec beaucoup d\u2019attention.Dans les pages suivnates, on trouvera des titres intéressant spécialement la Laryngologie de pratique courante: \u2014 Les Pharyngites chroniques de R.Maduro.\u2014 Les Laryngites chroniques d\u2019aspect speudo-myxoma- teux de J.Bourdial.\u2014 Les Kératoses laryngées par Y.Cachin.Chacune de ces études porte la marque de son auteur et le lecteur y trouvera matière à réflexion et déductions thérapeutiques utiles.,Ç La cancérologie est fortement représentée avec: \u2014 P.André qui fait une étude critique très complète sur les Pharyngostomes.\u2014 J.Leroux-Robert nous livre sa grande expérience sur les Sarcomes du larynx, chapitre rarement étudié dans son ensemble.\u2014 R.André avec son travail sur la ponction ganglionnaire nous apporte les éléments de diagnostic de haute importance dans les adénopathies du cou.\u2014 P.Hillemand nous expose ses conceptions personnelles sur la pathogénie et le traitement du mégacesophage.\u2014 Enfin, J.C.Savoie vient éclairer nos idées sur l\u2019exploration de la fonction thyroïdienne par les isotopes, techniques qui ne peuvent rester ignorées des Oto-rhino-laryngologistes.Les tempéraments psychobiologiques.Par Léone BOURDEL.Un vol.de 210 pages, 12 tableaux.Librairie Maloine S.A., édit.Paris, 1961.C\u2019est à tous ceux qui manient des hommes que s\u2019adresse un tel livre.Aux parents qui les créent et les lancent dans la vie, aux éducateurs qui les forment, aux chefs d\u2019Entreprise qui les dirigent, aux politiques qui les conduisent, aux médecins qui les soignent, aux conseillers qui les guident\u2026 Mais c\u2019est aussi à chacun de nous qu\u2019il est utile: pour se connaître soi-même et pour connaître les autres.Ce deuxième ouvrage est la suite pratique du premier volume: « Groupes Sanguins et Tempéraments », où l\u2019auteur expliquait que à chacun des quatre groupes sanguins de base, dont la notion est devenue familière au grand public grâce aux « Journées du sang », répond génétiquement un mode-type d\u2019adaptation \u2014 le tempérament, \u2014 ce qui entraîne un certain nombre de conséquences d\u2019ordre psychologique et d\u2019ordre social.Le tempérament Harmonique: le sang A, le tempérament Mélodique: le sang O, le tempérament Rythmique: le sang B, et le tempérament Complexe: le sang AB, ne réagissent pas de la même façon à la nature du milieu extérieur et à ses variations.Il s\u2019ensuit que le développement de l\u2019enfant n\u2019est pas tout à fait le même si celui-ci est A, O, B ou AB, et qu\u2019à chaque tempérament correspond une éducation optimale, exactement comme à chaque plante correspond un mode de traitement optimal qui connaît bien le bon jardinier.LIVRES RECU=S L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 Après avoir montré les dangers de l\u2019automorphisme et rappelé les apports nouveaux de la psychobiologie différentielle, l\u2019auteur étudie ici les lois de l\u2019évolution des âges, de la naissance à la vieillesse, et leurs différenciations en fonction de ces groupes sanguins.Il fait ensuite l\u2019étude comparée des quatre tempéraments de base: 1° Dans leur spécificité, tant sur le plan des tendances caractérielles que sur celui des aptitudes et des méthodes de travail.2° Dans leur adaptation au milieu: au milieu physique (climat, habitat, alimentation.), au milieu familial (rôle du père, de la mère, de l\u2019entourage; mariage, célibat, divorce), au milieu scolaire (l\u2019éducation, les éducateurs, l\u2019orientation des études), au milieu professionnel (choix et exercice du métier; les problèmes du commandement), à la vie sociale (inadaptation, criminalité, amélioration de l\u2019adaptation sociale), au milieu ethnique (la guerre et ia paix).3° Dans leur action sur le milieu: l\u2019art, la civilisation, les philosophies, les religions.L\u2019ouvrage se termine par une série de tableaux comparatifs, qui rappellent et résument toutes ces différences essentielles dans un ensemble commode pour leur meilleure utilisation.Dans le tome I antérieurement paru (Groupes Sanguins et Tempéraments, Maloine 1960, 1 vol.de 204 pages, 2 cartes, 38 tableaux), l\u2019auteur a donné les bases de la corrélation entre les Groupes Sanguins A, O, B.AB ct les tempéraments Harmonique, Mélodique, Rythmique et Complexe, ceux-ci étant définis comme des modes-types d\u2019adaptabilité nettement différenciés.De nombreux graphiques et tableaux statistiques illustrent cette corrélation, notamment dans le domaine des métiers et professions, et sur le plan des groupes ethniques.Pour comprendre les changements de sexe.Par le prof.AIMES.Un vol.de 178 pages, 30 fig.L'Expansion, édit.Paris, 1961.Voici un livre attendu sur une question qui préoceupe l'opinion, il lui apporte assez de renseignements pour l\u2019éclairer et surtout pour lui permettre de comprendre comment peuvent se produire les changements de sexe.Les problèmes de la détermination volontaire du sexe, des greffes de glandes, de l\u2019action des hormones, de l\u2019insémination et de la fécondation artificielles, du développement de l\u2019œuf et de l\u2019embryon hors de l'organisme maternel (grossesse en bocal) sont à l\u2019ordre du jour, surtout après les commentaires qui ont accompagné les expériences du Professeur Petrucei.- Le public est intrigué, troublé par la publicité faite à des histoires de soi-disant changements de sexe rapportées plus pour piquer sa curiosité que pour le renseigner utilement.Les articles consacrés à ces faits ne distinguent pas des cas très différents: sujets du sexe masculin prenant un aspect féminin, parfois très accentué, par l\u2019utilisation d'hormones femelles, ce qui n\u2019a rien à voir avec un changement de sexe, ou états intersexuels dans lesquels le sexe peut être modifié.Dans un langage simple pour être compris de tous ct tout en restant sur le terrain scientifique.l\u2019auteur cherche à expliquer les faits d\u2019intersexualité: on ne peut les interpréter qu\u2019en suivant le développement de l\u2019organisme PÉNICILLINOTHÉRAPIE EFFICACE PAR UN SEUL COMPRIMÉ AUX 12 HEURES.REPOS ININTERROMPU EN RAISON D'UN TRAITEMENT EFFICACE B.LD.la pénicilline d\u2019action rapide et prolongée 500,000 unités de pénicilline-G potassique par comprimé enrobé laisse dormir les patients .de plus, coûte peu.Grâce à \u201cFALAPEN\u201d il n\u2019est plus nécessaire d\u2019administrer la pénicilline à toutes les six ou huit heures pour en obtenir l\u2019entière efficacité.Des études ont démontré qu\u2019un seul comprimé \u201cFALAPEN\u201d aux 12 heures a eu raison de la scarlatine, de l\u2019otite moyenne, de la pharyngite ainsi que des pneumococcies et gonococcies.Pénicilline orale, la \u2018\u201cFALAPEN\u201d est relativement sans danger: comparée à l\u2019administration parentérale, l\u2019administration orale minimise le risque de graves réactions de sensibilisation.POSOLOGIE \u2014 Adultes: un comprimé aux 12 heures.Augmenter cette posologie dans les cas d'infections très aiguës.Flacons de 10 comprimés.EFFET IMMÉDIAT \u2014 Des taux thérapeutiques sanguins s\u2019obtiennent immédiatement grâce au désagrégement instantané de la coque de ce comprimé de pénicilline.La couche de \u201cPolymère 37\"*, découverte Frosst, résiste aux acides stomacaux mais se dissout d'emblée dans l'intestin, dégageant ainsi le noyau EFFET PROLONGÉ \u2014 Le lent désagré- gement, au niveau intestinal, du noyau de pénicilline maintient les concentrations thérapeutiques sanguines.*Brev.en 1959.PRECAUTION \u2014 Une anaphylaxie aigué peut quelquefois résulter de l'administration parentérale de la pénicilline et, plus rarement encore, de l'administration orale.Les patients asthmatiques ou sujets aux allergies et aussi ceux déjà sensibilisés à la pénicilline sembient les plus prédisposés à cette réaction.Chartes E.Frosst &Co.MONTRÉAL CANADA 1304 depuis l\u2019élément primordial, la cellule, et l\u2019évolution des cellules sexuelles, les mécanismes de la fécondation et de la détermination du sexe dans les premiers stades du développement, alors que l\u2019embryon est encore indifférencié, et le développement normal au anormal des organes génitaux, orientés vers un sexe déterminé ou vers un état intersexuel.Il était donc nécessaire de rappeler l\u2019action des hormones et les faits expérimentaux pour éclairer les mécanismes qui incitent l'embryon possédant une double potentialité à évoluer vers tel ou tel sexe ou à conserver des caractères des deux sexes.L'auteur décrit les formes cliniques diverses de pseudo- hermaphrodisme et l\u2019hermaphrodisme vrai, les moyens de reconnaître le sexe véritable d\u2019un sujet ambigu le plus tôt possible afin d\u2019éviter de fâcheuses surprises et les traitements des diverses malformations.Il montre que les changements de sexe existent dans la série animale, mais que chez l\u2019homme on observe seulement des modifications ou des confirmations du sexe.Cet ouvrage est indispensable au médecin, appelé à affirmer le sexe de l\u2019enfant dès la naissance, ce qui est parfois très délicat, ou, plus tard, à reconnaître le sexe véritable d\u2019un sujet ambigu, ainsi que les causes de la malformation.Il sera utile également à ceux qui s\u2019intéressent à ces questions qui soulèvent de graves problèmes moraux, sociaux et religieux.L'enseignement des sciences fondamentales du point de vue de la médecine moderne.Huitième rapport du Comité d'experts de la Formation professionnelle et technique du Personnel médical et auxiliaire.O.M.S.: Série de Rapports techniques, 1961, No 209; 32 pages.Prix: $0.30.Jusqu\u2019à une date très récente, la formation médicale a été presque exclusivement orientée vers la médecine curative classique et l\u2019on n\u2019a guère cherché à donner aux étudiants une idée juste des possibilités de la prévention.Le huitième rapport du Comité d\u2019experts de la Formation professionnelle et technique du Personnel médical et auxiliaire traite des moyens d\u2019inculper une conception plus équilibrée en profitant des occasions d\u2019insister sur les activités préventives qu'offre l\u2019enseignement des sciences fondamentales au cours des études précliniques.Le Comité s\u2019est inquiété de la grave pénurie de professeurs convenablement formés en matière de sciences fondamentales; il suggère de mettre sur pied un programme international permettant à de petits groupes de personnes choisies de suivre des cours de brève durée donnés par des sp(cilaistes des diverses disciplines.D'autre part, notant que les manuels en usage négligent quelque peu la médecine préventive, il recommande la rédaction d\u2019un nouvel ouvrage conçu « du point de vue de l'homme, de sa vie et de son milieu », qui ferait plus de place aux nombreux aspects de la prévention sur lesquels plusieurs comités d\u2019experts ont appelé l\u2019attention.Avant d\u2019entrer à l\u2019école de médecine l\u2019étudiant devrait déjà posséder une solide formation de base en physique, chimie, et biologie.Le Comité souligne la nécessité de moderniser l\u2019enseignement de la biologie qui peut constituer une utile préparation aux études ultérieures de pathologie et d\u2019histologie.La part de la botanique diminue dans les programmes des écoles de médecine, mais cette discipline peut initier l\u2019étudiant aux méthodes d\u2019évaluation LIVRES REÇUS L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 des résultats des essais cliniques et aux principes des enquêtes épidémiologiques.Plus de la moitié du rapport est consacrée à une analyse poussée des matières à inscrire au programme des études précliniques et de la façon dont elles doivent être enseignées.Etant donné l\u2019importance croissante de la médecine des radiations, il est indispensable de familiariser l\u2019étudiant avec les propriétés des radiations ionisantes, leurs applications et les précautions à prendre pour éviter toute exposition dommageable.En physiologie, beaucoup d\u2019éléments traditionnels sont à écarter pour faire place à des notions plus modernes, concernant par exemple l\u2019ergonomie, la socio-physiologie et la psycho-physiologie.II faut donner à l\u2019étudiant une idée précise de la gamme des réactions possibles de l\u2019organisme humain dans diverses conditions de milieu, car c\u2019est en fonction des possibilités et des limites de l\u2019homéostase que seront décidées en fin de compte les mesures de prévention.Une bonne formation de base en biochimie est manifestement nécessaire pour étudier la bactériologie, la virologie, la pharmacologie, la pathologie et d\u2019autres disciplines médicales; ici aussi, se présentent nombre d\u2019occasions d\u2019insister sur certains résultats obtenus par la médecine préventive, tels que la disparition de maladies de carence ou la correction de défauts du métabolisme.De l\u2019avis du Comité, les rudiments de la génétique devraient avoir été inculqués, si possible avant l\u2019entrée à l\u2019école de médecine; sinon, les cours devraient commencer dès le début des études précliniques.Vers la fin de celles-ci, on pourrait aborder la cytogénétique, mais la génétique humaine devrait être renvoyée au dernier stade des études cliniques.L\u2019attention est appelée sur l\u2019importance d\u2019une formation appropriée en psychologie médicale ; l\u2019enseignement de cette discipline devrait être fondé sur l\u2019expérience médicale, l\u2019accent étant mis sur la relation malade-médecin et sur les conséquences psycho-sociologiques de la maladie.Enfin, le Comité traite brièvement de l\u2019orientation de l\u2019enseignement de la pathologie et de la microbiologie vers la médecine préventive.En conclusion, il appelle l\u2019attention sur les nombreuses questions qui intéressent en commun les sciences médicales, sur le fait qu\u2019il convient de souligner l\u2019interdépendance de celles-ci, et sur la nécessité d\u2019une étroite collaboration entre les divers départements d\u2019une école de médecine.L'emploi et la formation des auxiliaires médicaux et paramédicaux.Neuvième rapport du Comité d'experts de la Formation professionnelle et techniques du Personnel médical et auxiliaire.O.M.S.: Série de Rapports techniques, 1961, No 212, 26 pages.Prix: $0.30.Le développement harmonieux des services de santé publique dans de nombreux pays dépend beaucoup de l\u2019existence d\u2019un corps de travailleurs auxiliaires compétents.Dans son neuvième rapport, le Comité OMS d'experts de la Formation professionnelle et technique du Personnel médical et auxiliaire étudie la formation et l'emploi Ade quatre catégories d\u2019auxiliaires: assistants médicaux, infirmières auxiliaires, sages-femmes auxiliaires et inspecteurs sanitaires auxiliaires.Le Comité souligne la nécessité d\u2019instaurer et de maintenir un niveau d\u2019instruction satisfaisant pour ces travail- \u201cMON PANDA DANS UNE CAGE\u201d \u2014 Suzanne, 6 ans, Chambly, P.Q.Les adultes éprouvent souvent de la pitié pour un animal en cage et privé de sa liberté.Cela n'est pas nécessairement le cas avec les enfants.La cage protège les êtres qui y sont enfermés, aussi .on est peut-être plus en sûreté au-dedans qu\u2019au-dehors.Les enfants se révèlent souvent dans ce qu'ils dessinent et il n'est pas rare qu'ils font des sujets à leur propre image.Dans ce cas-ci, le Panda pourrait bien représenter la fillette elle-même.Ici, le petit animal semble heureux et assez satisfait de son sort \u2014 acceptation facile de l'isolement.Le soleil brille gaiement, ce qui indique de l'intérêt et conscience du monde alentour, mais cela n'est pas aussi important que le désir d'être laissée à elle-même, une caractéristique de cet âge.La symétrie de l\u2019ébauche dénote de l'intérêt dans la forme et le bon ordre.La rigidité de cette forme infantol SOUTTES © LIQUIDE produits canadiens de qualité de FRANK Ww.HORNER révèle une ferme contrainte et laisse entrevoir un sens de compétence comme il en faut pour s'occuper des événements extérieurs.En plus de révéler une qualité affective, les dessins d\u2019un enfant disent aussi quelque chose de son niveau de perception et de développement.Du point de vue psychologique la cage pourrait représenter un désir de solitude et de sécurité.Toutefois, du point de vue mécanique, la cage démontre de l'aptitude à faire des lignes droites et à former un carré spontané.Cette dernière aptitude est normale chez les enfants de cet âge et cela indique, jusqu\u2019à un certain point, que l\u2019auteur est prêt pour l\u2019école.Un autre de la série Infantol Art \u2014 dessins analysés par un jury composé d'un psychologue, d'un psychiatre et d'une autorité du domaine artistique.Infantol est un supplément vitaminique très spécial connu de milliers d'enfants canadiens comme étant un des agréments de la croissance.MI TED ° MONTRÉAL 1306 leurs et de leur assurer un rang approprié et des conditions d\u2019emploi favorables dans les services de santé.Il examine comment on doit choisir les candidats en tenant compte des fonctions, mono ou polyvalentes, qu\u2019ils seront appelés à exercer, car il est évident que les catégories d\u2019auxiliaires à recruter varieront selon les pays et selon les circonstances.Le Comité consacre beaucoup d\u2019attention aux divers aspects de l\u2019instruction des auxiliaires: méthodes et contenu de l\u2019enseignement, emplacement des écoles, sanction des études et enregistrement, et donne des directives sur les points essentiels à prendre en considération lorsqu\u2019on veut organiser un programme rationel de formation.Il insiste aussi sur le soin à apporter dans le choix des instructeurs et indique les qualités que ceux-ci devraient posséder.Le rapport s\u2019achève par un bref exposé sur les responsabilités des travailleurs qualifiés vis-à-vis des auxiliaires, dont ils doivent connaître les fonctions et savoir surveiller et apprécier le travail.La lutte contre les helminthes transmis par le sol.Paul C.Beaver.O.M.S.: Cahiers de Santé publique, 1961, No 10; 48 pages.Prix: $0.60.Parmi les multiples vers qui peuvent infester l\u2019homme, les mématodes intestinaux transmis par le sol \u2014 ascarides, trichurinés et ankylostomes \u2014 sont ceux dont l'influence sur la santé individuelle et sur la productivité collective se fait le plus sentir dans le monde, à tel point même que leur abondance relative sert d\u2019indice de l\u2019état d\u2019évolution socio-économique dans les différentes collectivités.Provoquant de l\u2019anémie, une diminution des aptitudes physiques et mentales et une réduction de la résistance à d\u2019autres maladies, ces parasites vont parfois jusqu\u2019à compromettre directement et gravement la santé de leurs victimes.Jusqu\u2019à présent cependant, les efforts déployés pour les combattre n\u2019ont donné que des résultats decevants.Aussi le problème sanitaire qu\u2019ils posent est-il trop souvent négligé ou, lorsqu\u2019il ne l\u2019est pas, fait-il l\u2019objet d\u2019une attention trop superficielle.Dans le Cahier de Santé publique No 10 de l'OMS, le Professeur Beaver étudie les facteurs à prendre en considération dans la lutte contre ces helminthes transmis par le sol.Il examine les méthodes de lutte antihelminthique déjà employées ou qu\u2019il conviendrait d\u2019employer, puis 1 considère les problèmes de recherche que posent les programmes de lutte.Après avoir consacré une section de l\u2019ouvrage à d\u2019autres helminthes dont le rêle dans les infections parasitaires n\u2019a pas encore été pariaitement élucidé, il expose, en annexe, les méthodes de diagnostic.Les Parodontopathies.Rapport d'un Comité d'experts de l'Hygiène dentaire.O.M.S.: Série de Rapports techniques, 1961, No 207; 43 pages.Prix: $0.60.Même dans les pays où l\u2019art dentaire est bien développé, on a tendance à accorder plus d\u2019attention à la prévention et au traitement des caries qu\u2019à l\u2019entretien des formations péridentaires.Cependant, des enquêtes faites par l\u2019Association dentaire américaine montrent que chez les hommes de plus de 35 ans et chez les femmes de plus de 40 ans, les parodontopathies sont des causes d\u2019extraction deux à trois fois plus fréquentes que les caries.et qu\u2019à peu près la moitié des adultes qui à 50 ans possèdent encore des dents, présentent d\u2019importantes destructions tissulaires.Dans de nombreuses régions du monde.les parodontopa- LIVRES REÇUS L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 thies sont au moins aussi répandues qu\u2019aux Etats-Unis.Un Comité d\u2019experts de l\u2019Hygiène dentaire, réuni sous les auspices de l'OMS, a attiré l\u2019attention sur ce problème, dans un récent rapport, et a suggéré des mesures pour combattre les parodontopathies.Le rapport comprend une revue des connaissances actuelles des formations péridentaires, la définition et la classification des parodontopathies et une discussion sur leur étiologie.La principale cause est représentée par la plaque bactérienne, dont les conséquences peuvent être aggravées par la formation de tartre et le manque d\u2019occlusion labiale.Les aliments mous et pulpeux ont également une action néfaste, tandis que ceux qui sont crus et fibreux contribuent à la disparition des plaques bactériennes.Comme autres causes, on peut citer: le tassement des aents \u2014 qui empêche un nettoyage satisfaisant, \u2014 la mauvaise exécution des soins dentaires et des prothèses, les enclavements alimentaires et les traumatismes gingivaux, par exemple à la suite d\u2019une occlusion dentaire défectueuse ou d\u2019une mauvaise technique de brossage dentaire.On sait peu de chose du rôle possible de l\u2019état général, mais, à la lumière de nos connaissances actuelles, il semble moins important que celui des facteurs locaux.Le rapport examine l\u2019intérêt d'un indice qu\u2019on à projeté d'adopter pour préciser la fr/quence et la gravité des parodontopathies dans une population donnée.On recommande l'indice parodontal, qui englobe les gingivites et les parodontites, pour sa détermination facile et les compa- l'aisons très intéressantes qu\u2019il permet.La prévention des parodontopathies est en grande partie individuelle, puisqu\u2019elle repose essentiellement sur une bonne hygiène buccale et un régime judicieux (alimentation comprenant beaucoup de produits crus et fibreux ainsi qu\u2019une quantité convenable et équilibrée de protéines, de vitamines et de sels minéraux).Les programmes d\u2019éducation sanitaire doivent porter une attention suffisante à ces questions.Le système bucco-dentaire devrait être examiné à intervalles réguliers par le dentiste, de préférence deux fois par an; c\u2019est alors qu\u2019il faudrait enlever le tartre et vérifier les travaux et les prothèses dentaires.Les occlusions dentaires défectueuses devraient, si possible.être corrigées.Le rapport souligne l\u2019importance du rôle des hygiénistes dentaires, qui peuvent donner des conseils concernant l\u2019hv- giène buccale et entreprendre le nettoyage et le détartrage qui sont des étapes n\u2018cessaires du traitement des parodon- topathies.La collaboration des hygiénistes dentaires est tout à fait souhaitable par suite du manque de dentist2s qualifiés.On doit insister beaucoup plus qu\u2019on ne le fait, au cours des études dentaires, sur les parodontopathies.et le rapport recommande que des services spéciaux et des chaires de parodontologie soient créés dans toutes les écoles dentaires.Standardisation de la méthodologie des tests de sensibilité bactérienne.Deuxième rapport du Comité d'experts des Antibiotiques.O.M.S.: Série de Rapports techniques, 1961, No 210; 25 pages.Prix: $0.30.Publié aussi en anglais et en espagnol.On recourt actuellement pour déterminer la sensibilité bactérienne aux antibiotiques à une variété de méthodes dont plusieurs sont très critiquables.Les conséquences qu\u2019aurait la dissémination dans la collectivité de souches ET re L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 RÉTABLISSEZ LA VITALITE.73 ive QUALITY / RESEARGH / INTEGRITY de l'enfant malingre® NOUVEAU ferrocebrin hématopoiétique liquide compréhensif @ corrige la déficience de fer © stimule l'appétit @ favorise une croissance normale *de poids infranormal, se fatiguant aisément, anorexique \u2014 par suite d\u2019une légère anémie Chaque cuillerée à café de 5 em* fourmit: Sulfate ferreux (correspondant à 20 mg de fer) .100 mg Chlorhydrate de thiamine (Vitamine B,) .2.1 mg Riboflavine (Vitamine B,) .1 mg Chlorhydrate de pyridoxine (Vitamine Bg) .05mg Vitamine Bi» cristallisée .5 meg Acide pantothénique (à l\u2019état de d-panthénol).1 mg Niacinamide .5 mg Acide ascorbique (Vitamine C) | .35 mg Alcool, 2 pour cent Dose usuelle: Nourrissons et enfants\u2014Ye à 1 cuillerée à café (de préférence aux repas) trois fois par Jour.Adultes \u20141 à 2 cuillerées à café (de préférence aux repas) trois fois par jour.FerrocebrinTM (fer, vitamine B composée et vitamine C, Lilly) 1308 bactériennes résistantes sont trop graves pour qu\u2019il ne soit pas hautement souhaitable d\u2019adopter partout des méthodes sûres, standardisées dans toute la mesure possible.On faciliterait simultanément la comparaison des conclusions auxquelles parviennent des chercheurs indépendants, notamment en ce qui concerne la fréquence, l\u2019importance et l\u2019épidémiologie des souches résistantes dans différents établissements, régions et pays.Un Comité OMS d\u2019experts des Antibiotiques a passé en revue les avantages et les inconvénients des principales méthodes actuellement employées pour déterminer la sensibilité microbienne et a préconisé le recours aux méthodes qu\u2019il tient pour les plus pratiques dans des cas particuliers.Les méthodes de dilution permettent l\u2019expression directe de la concentration inhibitrice minimum de l\u2019antibiotique pour le germe examiné.La méthode de dilution en milieu liquide sur tube est considérée comme trop laborieuse et trop lente; de façon générale, elle ne peut être employée en clinique bien qu\u2019il soit inévitable d\u2019y recourir dans certaines conditions.La méthode de dilution dans un milieu solide (en boîte de Pétri) permet de tester plusieurs souches différentes sur chaque boîte et est recommandée pour les enquêtes.Il importe beaucoup de s\u2019assurer que le milieu permet une croissance satisfaisante des bactéries et de considérer l\u2019effet possible de ce milieu sur la stabilité de l\u2019antibiotique.Le Comité a examiné plusieurs variantes de la méthode de diffusion.Sans préjudice des autres techniques qui pourront être mises au point, le rapport recommande, pour les besoins cliniques, d\u2019appliquer des disques de papier à la surface d\u2019un milieu de culture ensemencé sur boîte de Pétri.Les conditions à observer pour obtenir des résultats satisfaisants sont soigneusement précisées.Sauf dans les grands laboratoires spécialisés, il est préférable d\u2019utiliser des disques préparés commercialement et le Comité a exprimé l\u2019opinion que dans chaque pays les pouvoirs publies devraient instituer un système de contrôle de ces disques.Le Comité a considéré des techniques accélérées telles que le test par diffusion directe sur la culture primaire en gélose, des méthodes d\u2019évaluation de l\u2019action bactéricide, et des méthodes permettant d\u2019étudier l\u2019action combinée des antibiotiques.Le Comité a discuté aussi de certaines techniques spéciales pour tester la sensibilité aux antibiotiques de Mycobacterium tuberculosis, des staphylocoques producteurs de pénicillinase et des anaérobies.En formulant des recommandations relatives à de nouvelles études, le Comité a déclaré qu\u2019il attache la plus haute importance aux enquêtes tendant à déterminer la fréquence de la résistance chez Mycobacterium tuberculosis et chez Neisseria gonorrhoeae dans les différentes parties du monde.Le Comité a également suggéré que solent entreprises des enquétes analogues sur plusieurs autres bactéries.Le Comité recommande en outre que l\u2019on n\u2019épargne aucun effort pour mettre au point un test de dilution sur gélose d\u2019une très grande précision, que des souches de sensibilité connue soient disponibles aux fins LIVRES REÇUS L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 de distribution et que l\u2019on étudie la possibilité de standardiser la production et d\u2019améliorer la composition des disques chargés d\u2019antibiotiques.LIVRES REÇUS DEPUIS LE 27 SEPTEMBRE 1961 L'emploi et la formation du personnel auxiliaire en médecine.en soins infirmiers, en obstétrique et en assainissement \u2014 9e rapport du Comité d'experts de la Formation professionnelle et technique du Personnel médical et auxiliaire.Organisation mondiale de la Santé, édit, Genève, 1961.Les molluscicides \u2014 2e rapport du Comité d'experts de la Bilharziose.Organisation mondiale de la Santé, édit, Genève, 1961.Comité d'experts des statistiques sanitaires \u2014 7e rapport.Organisation mondiale de la Santé, édit.Genève, 1961.La lutte contre les helminthes transmis par le sol.par Paul C.BEAVER.Organisation mondiale de la Santé, édit.Genève, 1961.Les parodontopathies \u2014 rapport d'un Comité d'experts de l'Hygiène dentaire.Organisation mondiale de la Santé, édit., Genève, 1961.L'enseignement des sciences fondamentales du point de vue de la médecine moderne \u2014 8e rapport du Comité d'experts de la Formation professionnelle et technique du Personnel médical et auxiliaire.Organisation mondiale de la Santé, édit, Genève, 1961.The identification and the role of the myoepithelial cell in salivary gland tumours, par Erling A.MYLIUS.Oslo University Press, édit., Boston, Oslo, London.1960.Problems of hereditary chondrodysplasias, par Andreas HO- BAEK.Oslo University Press, édit., Boston, Oslo, London, 1961.Lésions provoquées par les radiations ionisantes, par A.LA- CASSAGNE, Ad.DUPONT, P.VAN CANEGHEM et coll.Masson et Cie, édit, Paris, 1960.Précis de médecine infantile, par Cl.LAUNAY, P.GRENET et F.VERLIAC.Masson et Cie, édit, Paris, 1961.Manuel de pédiatrie, par Henry K.SILVER, C.Henry KEMPE et Henry B.BRUYN.Masson et Cie, édit, Paris, 1960.Agression et réanimation en neuro-psychiatrie, par R.COI- RAULT.Masson et Cie, édit, Paris, 1960.La maladie ulcéreuse de l\u2018estomac, par Guy ALBOT et Félix POILLEUX.Masson et Cie, édit, Paris, 1961.Les consultations journalières en endocrinologie, par M.AL- BEAUX-FERNET.Masson et Cie, édit, Paris, 1961.Les consultations journalières en gastro-entérologie, par R.DUPUY.Masson et Cie, édit, Paris, 1961.Initiation à la médecine, par Henry PEQUIGNOT.Masson et Cie, édit, Paris, 1961.L'action médico-sociale dans les pays en voie de développement, par Dr Etienne FOURNIER.J.B.Baillière et Fils, édit.Paris, 1961.Aménorrhées-dysménorrhées, par A.NETTER et P.LUMBROSO.Editions J.-B.Baillière, Paris, 1962. viedrol \u201c.la forme de cortico-therapie per os la meilleure que nous ayons aujourd\u2019hui.\u201d Comme on peut le voir dans la réduction photographique de la radiographie, de ÿ Mmenues particules, de la dimension des Medules ont été libérées de la capsule qui | les contenait et sont réparties judicieusement au niveau de la lumière de l'estomac | et de la portion supérieure de l'intestin.A mesure que les Medules pénètrent dans le duodénum, elles libèrent graduellement leur composante stéroïdique dans le a re torrent circulatoire.Résultat: concentration sérique en stéroïde, uniforme et soutenue sans irriter l'estomac.et ces avantages considérables B Réduction au minimum de la dose quotidienne pour de nombreux malades BM Diminution des réactions secondaires M Soulagement des symptômes avec une posologie commode de 2 doses par jour (b.i.d.) dans la majorité des cas -luppa, N.V.: Experience with a Long-Acting Oral Form of Méthylprednisolone, Current Therapeutic Research, 2:177-181 (juin 1960).°F 1247 MARQUE DE COMMERCE: DEPO « MARQUES DEPOSEES: MEDROL ET MEDULES edules Le Medrol en Medules est présenté en capsules renfermant2 mg et4 mg de méthylprednisolone, par flacons de 30 et de 100 capsules.autres formes Medrol en comprimés pour obtenir une action corticoïde immédiate, par voie buccale Présentés sous forme de comprimés à 2 mg (rose) et à 4 mg (blanc) de méthylprednisolone, par flacons de 30 et de 100 comprimés.Depo-Medrol forme injectable améliorée de Medrol, pour prolonger l\u2019action Présenté en flacons-ampoules de 1 c.c., de 2 c.c.et de 5 c.c., renfermant 40 mg par c.c.de méthylprednisolone.pionniers dans le domaine de la recherche en stéroïdes sensibilité globale aux antibiotiques décelée dans 13 hôpitaux canadiens ALBAMYCIN T CHLORAMPHÉNICOL j 3 L NOVOBIOCINE* 330 souches from PTE LE 06.0.71.9.71.1.64.6.64.4.*N'a pas été essayée sur des bactéries à Gram-négatif en certains hôpitaux.Les médecins ont commencé à prescrire l'Albamycin T pour son caractère logique et l'ont ensuite adoptée en raison des succès qu'ils en obtenaient en clinique.Une étude bactériologique vient aujourd'hui confirmer qu'ils avaient choisi judicieusement.Treize hôpitaux canadiens indépendants totalisant 4,778 lits (8 d'entre eux ont plus de 200 lits), ont accepté d'étudier par les méthodes courantes la sensibilité bactérienne.Leurs résultats montrent que l'Albamycin T est nettement supérieure aux quatre autres antibiotiques essayés.Les laboratoires des 13 hôpitaux en question ont employé la méthode classique du disque pour déterminer la sensibilité.Leur concentration en antibiotique était la suivante: Albamycin TT.15 mcg de tétracycline 156 mcg de novobiocine Chloramphénicol .30 mcg Erythromycine.15 mcg Novobiocine .30 mcg Tétracycline ere rernre ven 30 mcg Granulé aromatisé\u2014présenté en flacons de 40 et de 60 c.c.(une fois solubilisé).Comprimés\u2014pré- sentés en flacons de 16 et de 100 comprimés.CE 1170A¥*MARQUE DEPOSEE Aloamvein NOVOBIOCINE/TÉTRACYCLINE Upjohn THE UPJOHN COMPANY OF CANADA + DON MILLS (TORONTO), ONTARIO L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 Novahistex n\u2019a jamais guéri un rhume \u2014 cependant, les préparations de Novahistex ont été prescrites à des milliers de gens pour le soulagement rapide des symptômes du rhume.Le Novahistex associe le phényléphrine, un vasoconstricteur efficace par voie orale, au diphénylpyraline, un antihistaminique très efficace et peu toxique.Cette association procure un plus grand soulagement que si l'un ou l'autre médicament était employé seul.Les comprimés Novahistex, en une seule dose, apportent un soulagement qui dure pendant 8 à 12 heures.Chaque comprimé à action soutenue renferme 40.0 mg.de chlorhydrate de phényléphrine et 4.0 mg.de chlorhydrate de diphénylpyraline, pour un soulagement prolongé de la congestion respiratoire dans le rhume ordinaire, la sinusite et la rhinite.Posologie: Adultes et enfants au-dessus de 12 ans: 1 comprimé toutes les 8 à 12 heures.m2 A SET} RD PITMAN-MOORE OF CANADA, LIMITED Pour les patients qui préfèrent une médication liquide, l\u2019Elixir Novahistex offre le phényléphrine et le diphénylpyraline sous une forme très agréable au goût.Une seule dose soulage les symptômes du rhume pendant environ4heures.Chaque cuilleréeäthédeScc.contient 20.0 mg.de chlorhydrate de phényl- éphrine et 2.0 mg.de chlorhydrate de di- phénylpyraline.Posologie: Adultes et enfants au-dessus de 12 ans: 1 cuillerée à thé toutes les 4 heures.DON MILLS, ONTARIO {7 NUMÉROS ESSENTIELS POUR LE CONTRÔLE SPÉCIFIQUE DES DOULEURS La codéine, combinée à l\u2019acide acétylsalicylique, à la phénacétine et à la caféine, conserve la faveur générale pour le soulagement des douleurs.En variant la quantité de codéine de cette combinaison, on peut commodément ajuster la posologie aux besoins individuels et aux circonstances particulières.COMPRIMÉ 2 2 277 blanc) Phosphate de codéine .4 gr.Acide acétylsalicylique .3% gr.OCOMPRIMÉ 2 32\" (jaune g Phénacétine .2% gr.Phosphate de codéine .Ya gr OCOMPRIMÉ 2 D 2°?(rose) Phosphate de codéine .gr.Citrate de caféine .et quand la codéine n\u2019est pas requise COMPRIMÉ\u2018 217\" la formule synergique qui est la base de tous les produits analgésiques Frosst, Posologie: Un ou deux comprimés au besoin.© Prescriotion de narcotique permise par telephone.Bh] PRODUITS PHARMACEIQUESgPE QUALITÉ Pr Ae) + CANADA (ON LL MONTREAL Maismm enbicrement eanad , .gr.L'Union Médicale du Canada en 1892 TRAITEMENT DE LA PNEUMONIE PAR LES BAINS FROIDS Novembre 1892 Au cours d\u2019une note publiée dans la livraison de septembre de Therapeutic Gazette, le docteur W.Fred.Jackson, de Brockville, Ontario, plaide en faveur du traitement de la pneumonie aiguë par les applications froides.Il proteste tout d\u2019abord contre l\u2019assertion exagérée de plusieurs pathologistes qui ne se gênent pas de dire qu\u2019aucun traitement ne saurait être particulièrement efficace dans cette maladie.Puis il établit le fait que la pneumonie est une fièvre spécifique au cours de laquelle la lésion pulmonaire n\u2019est plus qu\u2019un accident, et que, dans tous les cas, le mouvement fébrile précède l\u2019éclosion des symptômes locaux, de telle façon qu\u2019il peut être possible, si l\u2019on intervient à temps, d\u2019empêcher la pneumonie de se développer.Le traitement que préconise dans ces cas M.le Dr Jackson, consiste dans l'application du froid à la surface, et cela au moyen du drap mouillé.Une grande serviette, imbibée d\u2019eau glacée, est appliquée sur le thorax qu\u2019elle enveloppe complètement.On la recouvre d\u2019une serviette sèche, puis d\u2019une bande de flanelle ou de eoton pour tenir le tout en place.La serviette mouillée doit être changée aussi souvent qu\u2019il est nécessaire pour calmer la douleur et faire baisser la température du malade.Quand la douleur et la dyspnée sont très intenses, et la température très élevée, il faut changer et mouiller à nouveau la serviette toutes les cinq ou dix minutes; enfin, quand les symptômes s\u2019amendent on ne renouvelle l'application que quand la serviette s\u2019est réchauffée au contact de la peau.En même temps, on applique, au moyen d\u2019une éponge, de l\u2019eau froide sur la surface et les membres, et si la céphalalgie est vive, on a recours aux compresses froides sur le front.À l\u2019intérieur, la médication doit être sudorifique: acétate d\u2019ammoniaque liquide et esprit d\u2019éther nitreux, à hautes doses, toutes les heures.En quelques cas rebelles, une dose de pilocarpine.Pas d\u2019alcool.Pas d\u2019antithermique.Dièt2 lactée abondante.Ce mode de traitement aurait donné au Dr Jackson les résultats très satisfaisants.Sur vingt-cinq cas traités de la sorte, un seul a succombé, qui se trouvait dans des conditions défavorables: albuminurie et péritonite concomitantes.Le traitement de la pneumonie, tel qu\u2019il est préconisé par le Dr Jackson, nous semble des plus rationels et mérite d\u2019être mis à l\u2019épreuve dans les cas de pneumonte avec hyperthermie et dyspnée intense.Trop souvent on est porté à traiter à la légère les cas de pneumonie, quelque bien caractérisés qu\u2019ils soient, sous prétexte qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une maladie ayant une tendance naturelle vers la guérison et contre laquelle toutes les médications sont également efficaces \u2014 ou inutiles.Au début d\u2019une pneumonie aiguë survenant chez un sujet robuste et pléthorique, une saignée générale est souvent des plus utiles et soulage en quelques heures la dyspnée, la douleur, la fièvre, la congestion pulmonaire, etc., tous les effets qu\u2019une simple médication interne par les drogues ne saurait produire qu'après deux ou trois jours, si tant est qu\u2019elle les produise.Les applications froides, le drap mouillé, tel que les recommande le Dr Jackson, sont également efficaces et donnent des résultats rapides et favorables, à la condition toutefois que le traitement soit dirigé avec fermeté et appliqué d\u2019une manière convenable aux cas justifiables de cette médication héroïque, médication contre laquelle on entretient encore trop de préjugés et qui peut-être nous aidera à sauver plus d\u2019un malade ou à abréger matériellement la durée de l\u2019affection.# * \u20ac es L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 NOUVELLES PHARMACEUTIQUES CENTRE DE RENSEIGNEMENTS SUR L'HUILE DE MAÏS Les Canadiens comme les Américains consomment trop de graisses! C\u2019est ce qu\u2019a déclaré récemment le Dr C.M.Harlow, du Camp Hill Hospital, Halifax, N.-E.«La proportion de graisses du régime alimentaire du Canadien moyen varie entre 40 et 50% et c\u2019est là un chiffre trop élevé, d\u2019après nombre d\u2019autorités médicales, déclare le Dr Harlow.La proportion de graisses dans notre alimentation devrait varier entre 30 et 35% et devrait se composer d\u2019une moitié de graisses animales et d\u2019une moitié de graisses végétales ou de poissons, pour que notre régime alimentaire soit mieux équilibré ».Il semble malheureusement qu\u2019une trop forte consommation de graisses, surtout animales augmente la teneur du cholestérol dans le sang.« Le cholestérol est une substance grasse qui se trouve dans le sang, comme le sucre.De même que l\u2019on doit toujours avoir du sucre dans le sang, le cholestérol est indispensable à un métabolisme normal.Mais il semble bien que la teneur en cholestérol soit trop élevée chez la plupart des gens et risque d\u2019être une cause fréquente de durcissement des artères ».Les artères sont alors affectées par une maladie appelée athérosclérose qui les empêche d\u2019assurer la bonne circulation du sang et peut causer des crises cardiaques ou des attaques d\u2019apoplexie.Le Dr Harlow a ajouté qu\u2019à la suite de recherches en Afrique du Sud, on est en train d\u2019étudier les effets de la consommation du poisson pour abaisser la teneur en cholestérol.On a prescrit dans ce pays, des huiles de poissons aux personnes souffrant de cholestérolémie.A l\u2019encontre des graisses animales, les huiles de poisson et les huiles végétales ne semblent pas augmenter le niveau de concentration de cholestérol dans le sang.Le Dr Harlow recommande un régime équilibré comprenant de la viande et du lait, mais il conseille de réduire la consommation totale de graisses et de remplacer une partie des graisses animales par des huiles de poisson ou végétales.FRANK W.HORNER LTD.ANNONCE L'AGRANDISSEMENT DE SES LABORATOIRES DE RECHERCHES Une aile de $175,000, ajoutée aux Laboratoires de Recherches de Frank W.Horner Limited, est en voie de construction à Montréal.Des nouveaux laboratoires pour les Services de Pharmacologie et d\u2019Histopathologie, de même que d\u2019autres quartiers réservés aux animaux, pour le Service de Pharmacologie, occuperont la plus grande partie de l\u2019édifice de 14,000 pieds carrés.Ces récents développements portent à plus d\u2019un demi- million de dollars les capitaux investis dans des travaux de recherches, au cours des quatre dernières années, par cette maison pharmaceutique entièrement canadienne; cela, en -us d\u2019une dépense annuelle de plus de $300,000 affectée au foctionnement de ses Service de Recherches et Service Médical.1313 \u2014 79 NOUVEAUX NUMÉROS POUR LE SOULAGEMENT P-R-0-L-0-N-G-E DES DOULEURS L\u2019action prolongée des COMPRIMES \u201c293\u201d protège votre patient des douleurs qui interrompent son sommeil.Tout particulièrement indiquée au coucher, cette formule répond au besoin d\u2019une analgésie plus continue grâce à un noyau qui contient une quantité spécifique de codéine additionnelle à dégagement contrôlé.© COMPRIMÉ 29 3\u201d Le comprimé \u2018\u2018292\u2019\u201d\u2019 plus 2 gr.additionnel de codéine dans un noyau, de coloration rose, à lent désagrégement.Acide acétyisalicylique.314 gr.Phénacétine - Gi 2) gr.| procure un itrate .2 gr.Phosphate de codéine .Ya 4 soulagement RAPIDE PLUS Phosphate de codéine .Yo gr.procure un dans un noyau à lent désagrégement ) soulagement PROLONGÉ © COMPRIMÉ 283\" Le Comprimé \u201c282\u201d plus 44 de grain additionnel de codéine dans un noyau, de coloration jaune, à lent désagrégement.Acide acétylsalicylique.312 gr.Phgnacétine me TT 2% gr.| procure un Phosphate de codéine .Ta 2 soulagement RAPIDE PLUS Phosphate de codéine .Ya gr.procure un dans un noyau a lent désagrégement J soulagement PROLONGE Posologie pour le \u201c293\u201d: Un comprimé, toutes les 6 à 8 heures, en raison de la gravité des douleurs et des effets.Posologie pour le \u2018283\u2019: Un ou deux comprimés, toutes les 6 à 8 heures, en raison de la gravité des douleurs et des effets.© Prescription de narcotique permise par téléphone.eo aT Charles &.Frosst &Co.ob, ANADA } Maison entièrement canadiëllhe - eè amf899 80 \u2014 1314 LES PREMIERS RAYONS X Wilhelm Konrad Roentgen (1845-1923).Né a Lennep (Rhénanie) en 1845, Roentgen fut nommé professeur de physique a Strasbourg en 1876, a Giessen en 1879 et 3 Wiirzburg en 1888.En 1895, Roentgen découvrit qu'un tube de Crookes enveloppé de papier noir et placé dans un laboratoire obscur rendait lumineuse une lame de carton recouverte d'une couche de platinocyanure de baryum.Il en conclut que des rayons, inconnus jusqu'alors, avaient traversé la paroi de verre du tube.Il observa que ces rayons traversaient aussi d'autres corps non transparents à la lumière et impressionnaient la plaque photographique.Dans son rapport à la Société de Würzburg le 28 décembre 1895, Roentgen appela les nouveaux rayons \u2018\u2018rayons X\"', mais à la suite d'une motion de Kolleker qui entrevit leur utilité en médecine eten chirurgie, on les désigna sous le nom de rayons Roentgen.Grâce à sa découverte, Roentgen acquit une renommée mondiale et se vit décerner le prix Nobel en 1901.I! mourut le 10 février 1923.Avec lui disparaissait l\u2019une des plus nobles figures de sa génération.NOUVELLES PHARMACEUTIQUEN L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 Cette extension aux laboratoires actuels fournira aux chercheurs de Horner des facilités comme il s\u2019en trouve: peu parmi les établissements de recherches médicales ay Canada.« Pour marcher de pair avec les recherches pharmaceu- : tiques modernes il faut un nombre toujours croissant d\u2019an:- ; maux et d'équipement », déclare Leonard Mitchell, Dirsc-+ teur des Recherches de la compagnie.« Ces locaux agrandis-\u2018 donneront une plus grande envergure au programme de recherches déjà variées.Et c\u2019est ainsi que Horner contri-l buera davantage à la science de la pharmacologie en général ».Les nouveaux chenils spécialement aménagés mord dront des commodités hors pair, notamment des logesi pour l'élevage des chiens, un hôpital et une cuisine dié-t tétique pour les animaux, un dispositif de réglage de la température et un système de ventilation-filtration grâce auquel l\u2019air est entièrement renouvelé environ douze fout toutes les heures afin de prévenir la contamination parmi les animaux.Le personnel de Horner, préposé aux recherches, travaille continuellement sur un grand nombre de nouvelles drogues ; ; prometteuses, y compris un agent anti-hypertenseur, un agent anti-sécréteur et un dépresseur du S.N.C.Ces nou veaux produits, et les autres, continueront à subir oT tests a long terme, quant a la toxicité chronique, au ur | et à mesure que les nouveaux locaux deviendront dispo nibles.Environ la moitié du nouvel édifice pourra être occupée, | avant 1962.| TRACE DE LA FABRIQUE ET DES LABORATOIRES DE RE{ CHERCHES FRANK W.HORNER LTD., MONTREAL, CANADA! L\u2019illustration montre les additions au premier édifie construit par Horner en 1952.D\u2019autres locaux pour la fabrication et l\u2019entreposage ont été ajoutés en 1955, des; nouveaux Laboratoires de Recherches en 1958, et la plus récente addition au Service des Recherches (1961 \u2014 région ombrée, à droite) maintenant en voie de construction: Quand l\u2019annexe des Recherches sera terminée, la fabrique,# les bureaux et les laboratoires occuperont une superficie de § quelque 214 acres.3 L'Union Méd.Canada 81 Tome 90 \u2014 Nov.1961 20 1989 LA PREMIERE PÉNICILLINE SYNTHÉTIQUE ; (phénéthicilline potassique) \u2018pas juste une autre pénicilline\u201d m Une absorption plus complète donnant des concentrations plus élevées au foyer d'infection m Une action plus rapide m Efficace contre un plus grand nombre de souches de staphylocoques m Action bactéricide positive et sire assurant de meilleurs résultats plus rapidement qu\u2019il n\u2019est possible d\u2019en obtenir avec toute autre forme de pénicilline orale.Bibliographie détaillée, sur demande.rote Bristol BRISTOL LABORATORIES OF CANADA LIMITED, MONTREAL *Marque déposée 82 L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 comprimés ancagel Commodes .efficaces .le médicament complet du syndrome de l\u2019ulcère peptique, présenté sous forme de comprimés Pas de répugnance gustative même dans les cas chroniques Les comprimés Ancagel n\u2019ont pratiquement pas de goût.Ils ne sont ni trop amers ni particulièrement doux; on peut les avaler, les mâcher ou les laisser fondre dans la bouche.L'absence d'arrière goût désagréable, susceptible de causer une répugnance gustative, facilite le traitement prolongé.Codessication assurant une thérapeutique d'efficacité accrue Quoique sans goût, les comprimés Ancagel assurent une neutralisation supérieure et un effet antispasmodique et sédatif pleinement efficaces.Ces propriétés sont obtenues par un procédé unique en son genre, par lequel l'hydroxyde d'alumine et le carbonate de magnésium sont combinés pour former ce qui devient de fait un nouvel antiacide.Dans cette nouvelle préparation, les propriétés thérapeutiques de ces deux antiacides se trouvent considérablement accrues\u2014beaucoup plus que s'ils étaient préparés comme une mixture.Présentation: En flacons de 100 comprimés.Résultats d'observations cliniques sur demande.Paquet de 12 comprimés disponible pour observation clinique sur réception d'une commande signée (cédule G).Labor a tor ies Toronto, Ontario Une division de THE WANDER COMPANY of Canada, Ltd.PRODUITS CONNEXES POUR LE TRAITEMENT COMPLET DE L'HYPERACIDITÉ ET DE L'ULCÈRE ancatropine gel Le médicament complet du Syndrome de l'ulcère peptique, présenté sous forme de suspension colloïdale unique.ADMINISTRATION FREQUENTE SANS DANGER L'Ancatropine Gel exerce une action antiacide et antispasmodique complète avec un minimum d'effets secondaires.Il n'est ni laxatif, ni constipant et contient un léger sédatif non cumulatif.AUCUN DANGER DE SURDOSAGE BARBITURIQUE La suspension colloïdale unique de I\u2019Ancatropine Gel prévient tout dépôt ou agglomération et élimine le danger de concentration sédative dans les dernières doses.Une simple secousse à la bouteille assure un dosage précis ernière cuillerée.Présentation: Flacon de 12 onces.prouvé pendant plus de 10 ans de pratique uotidienne.Documentation sur demande.Laboratories Toronto, Ontario Une division de THE WANDER COMPANY of Canada Limited L\u2019Union Méd.Canada 83 Tome 90 \u2014 Nov.1961 e Les troubles gastro-intestinaux \u201cY fonctionnels peuvent | être d\u2019origine psychosomatique et donner lieu à leur tour à des troubles émotionnels.Les personnes actives peuvent souvent, par suite de leur vie intense, tomber dans ce cercle vicieux.Le PAT HIBAMATE relâche la tension et apaise l'anxiété tout en traitant les troubles fonctionnels en cause du tube gastro-intestinal.PATHIBAMATE\" \u201c°°/200 PATHILON - Meprobamate Lederle ; PATHIBAMATE 400, Comprimés: PATHIBAMATE 200, Comprimés: | | PATHILON* (Chlorure de tridi- PATHILON 25 mg., méproba- M Lo i hexéthyle) 25 mg., méproba- mate 200 mg., uncomprimé t.i.d.arque Déposée - mate 400 mg., un comprimé t.i.d.aux repas et 2 comprimeés h.s.734722 CYANAMID OF CANADA LIMITED, Montréal ÿ aux repas et 2 comprimés h.s, TTT 1961 L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov SIGNAL SILENCIEUX £ = L\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 UN TAUX ELEVE DE CHOLESTEROL SERIQUE EST LE SIGNAL SILENCIEUX DE LA MENACE D\u2019UNE MALADIE CARDIAQUE ARTÉRIOSCLÉROTIQUE \u2026 Le rapport Framingham contient cet AVERTISSEMENT: \u201cIl existe un risque croissant de maladie cardiaque artériosclérotique chez les personnes ayant un taux élevé de cholestérol sérique .\u201d\" UN SIGNAL SILENCIEUX ET MÊME PLUS! Des recherches appliquées à des sujets humains font apparaître \u201c.que l'élévation prolongée du taux sérique des lipoprotéines de faible densité (particulièrement celles qui sont riches en cholestérol) est associée à une morbidité et une mortalité accrues dues à l\u2019athérosclérose\u2026 des expériences faites sur des animaux ont démontré que lorsqu'une augmentation de la concentration de cholestérol sérique est obtenue par un régime alimentaire ou d'autres moyens, il en résulte généralement des changements vasculaires analogues au début de l\u2019athérosclérose chez l'être humain.\u201d LA MENACE EST ÉVIDENTE \u2014 LE TAUX ELEVE DE CHOLESTEROL SÉRIQUE DOIT ÊTRE RÉDUIT ET MAINTENU AU NIVEAU NORMAL POURVOIR A CETTE NÉCESSITÉ AVEC ch O | O une dose de 4,0 me par jour (sodium dextro-thyroxine) une seule dose quotidienne de 4,0 mg, administrée par voie orale, fera revenir le taux de cholestérol à la normale, chez la plupart des malades.continuité de l'efficacité le taux élevé de cholestérol sérique se trouve abaissé et maintenu dans les limites normales pendant de longues périodes (plus d'un an).*\u201c le cholestérol est physiologiquement \u201ccontrôlé\u201d la réduction du cholestérol s'effectue par des voies physiologiques sans entraver sa synthèse \u2014 pas d\u2019accumulation anormale de précurseurs \u2014 accélère le taux d'excrétion de cholestérol dans les feces.\u2019 chez plus de 2000 malades des recherches cliniques approfondies, effectuées sur plus de 2000 malades, ont démontré une réduction du cholestérol chez la grande majorité des malades atteints d\u2019hypercholesté- rolémie.* 13 \u2019 pratiquement non-calorigéne d-isomére hypocholestérolémique puissant en doses thérapeutiques, agent sélectif et puissant de l'hypocholestérolémie, attribuable à l\u2019action du dextro-isomère de la thyroxine.la réduction du cholestérol est en moyenne de 25 pour cent l\u2019abaissement moyen du niveau de cholestérol sérique atteint 25 pour cent, les taux de réduction individuels variant de 16,9 a 75 pour cent.'s ample marge de sécurité possède une marge de sécurité ample, lorsqu'il est utilisé conformément aux doses recommandées.contre-indications ne doit pas être administré aux malades souffrant d\u2019infarctus aigu du myocarde, de fibrillation auriculaire ou d\u2019'angine de poitrine réfractaire.présentation disponible en boîtes de 30 comprimés blancs, sécables, de 4 mg.RÉFÉRENCES 1.Dawber, T.K,, Moore, F.E.et Mann, G.V.: Am.J.Pub.Health 47:4 (avril) 1957.2.Van itallie, T.B.et Felch, W, C.: New England J.Med.263:1243 (15 déc.) 1960.3.Recherches cliniques sur CHOLOXIN, documentation des Laboratoires Baxter, division médicale.4.Cohen, B.M.et Bindelglass, I.L.: communication personnelle.5.Hoobler, S., Colwell, C.et Beier- waltes, W.H.: Sodium D-Thyroxine Symposium, Chicago, 1959, p.43.6.Boyd, G.S.et Oliver, M.F.: Brit.M.Bull.16:138, 1960.7.Boyd, G.S.et Oliver, M.F.: J.Endocrinol.21:33, 1960.8.Starr, P., Roen, P., Freibrun, J.L.et Schleissner, L.A.: A.M.A.Arch.Int.Med.105:530, 1960.9.Best, M.M.et Duncan, C.H.: (à être publié dans Circulation).10.Starr, P.: Clinical Pharmacology & Therapeutics 1:716, 1960.11.Cohen, B.M.et Bindelglass, |.L.: Clinical Med.7:1781, 1960.12.Best, M.M.et Duncan, C.H.: Clinical Med.Research 8:81, 1960.13.Owen, W.R.: Scientific Exhibit, The Clinical Meeting, Am.Med.Assn., Washington, D.C.(28 nov.-1 déc.) 1960.14.Jones, R.J.: Sodium D-Thyroxine Symposium, Chicago, 1959, p.71.15.Oliver, M.F.et Boyd, G.S.: The Lancet 1:783 (15 avril) 1961.16.Anonyme: S.Dakota Med.& Pharmacy J.14:207 (mai) 1961.in BAXTER LABORATORIES OF CANADA LTD.Alliston, Ontario.85 en a \u2014\u2014 _\u2014 us > 3 5 5 > Ror À 2 = LU = 3 \u20ac ot = : AE a x 22 SRE BE = Vs RSS x $20 33 7 3 = < % x ét SF +: 2 ; = = 34 & > 4 Sg Ea ES 23 i NE a Se *.ee a © Fs % Xe vied be se 25 ¥ = me 5 a # Xs % 7 x \u20ac Le PE.ee = 5 5, ee i\" 4 x = 3 ce oi > a a i oY 2, *5 2e Sa 3 = AE 24, + = = \u201cdy = 2 & SK 2 Ret CB 2 pe ae Jit + > sax a Be A = 5 Se ts £5 ke = x nt i ge SR Fee 5 es sr 5 oF 28 8 = % ed « .a $s SE sa A 5 a 3% = 2 > SR $ = A ts a, he 35; < a Pan ee & Æ eu % a SE 2e a £.= i | .ea Hoffmann-La Roche Limitée, Montr \"APRES Es a lLibrax | réunit en une seule capsule deux réalisations des recherches \u2018Roche\u2019: Librium \u201cle progrès le plus significatif de l'heure dans la psychopharmacothérapie de l'anxiété.\u201d libère de l\u2019anxiété et de la tension psychique ainsi que de leurs répercussions sur le fonctionnement des organes périphériques, sans entraver l'activité ni la vitalité.Quarzan un nouvel anticholinergique efficace, supprime rapidement les symptômes somatiques en rendant insensibles à l'acétylcholine les récepteurs cholinergiques, d'où un effet & à antihypersécréteur et spasmolytique.Librax rompt le cercle vicieux des réactions pathologiques\u2014-psychisme- soma - psychisme - dans les troubles gastro-intestinaux.Indications Ulcère peptique, gastrite, hyperacidité, pylorospasme, dyskinésie biliaire, cardiospasme, duodénite, colite spasmodique et ulcéreuse et les autres troubles organiques ou fonctionnels du tube digestif.Contre-indications Glaucome; la prudence est de rigueur en cas d'hyperplasie prostatique.Dose moyenne chez l'adulte 1 capsule, 3 ou 4 fois par jour.Composition Chaque capsule de Librax® renferme: 5 mg.de Librium® chlorhydrate de 7-chloro- 2-méthylamino-5-phényl-3H-1,4-benzodiazépine 4-oxyde.2.5 mg.de Quarzan® bromure de 1-méthyl-3- benziloyl-oxyquinuclidinium.1.H.A.Bowes, Dis.Nerv.Syst.27: (suppl.) 20-22, 1960.Documentation sur demande.®Marque déposée.- | .Hoffmann-La Roche Limitée, Montréal 38 L\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 Exigez Carnation .[ si vous voulez donner à bébé un lait vraiment complet.Un rigoureux contrôle de la qualité garantit | la présence dans le lait Carnation de tous les éléments nutritifs reconnus.Une double stérilisation vous assure une sécurité totale.Les hôpitaux emploient plus de Carnation dans leurs formules que toutes les autres marques de lait réunies.EVAPORATED MILK NCREASED + HO! \"ANG = PE\u201d Clr WEI EAE.WLP Pana ee Exigez Morning.le lait évaporé partiellement écrémé pour les formules à faible teneur en corps gras.La quantité de gras dans ce lait a été réduite à 4%.Et il est économique: il vous épargne jusqu\u2019à 25% du prix des autres marques de lait évaporé partiellement LAIT écrémé.Le lait Morning porte la garantie Carnation.|, SEMI-ÉCRÉME, Xs concenrat ©) 58IF Les meilleurs laits pour l\u2019alimentation au biberon = tot L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 Un aspect physiologique du traitement de L'acné Vulgaire Pas d'effets secondaires 60% de guérisons GONADYL COMPRIMÉS 50 U.l.de gonadotrophine serique F.S.H.Flacons de 25 comprimes pour administration sublabiale ou sublinguale POSOLOGIE: 2 comprimés par jour pendant 4 semaines (56 comprimes) 1 comprime par jour pendant 4 semaines (28 comprimes) 1 comprime tous les deux jours (16 comprimes) Total : 100 comprimes ROUSSEL (CANADA) LTEE ~~ .ROU} SEL 209 EST, RUE SAINTE-CATHERINE, MONTREAL 18, P.Q.39 L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 point de départ d'un contrôle individuel de l\u2019allergie au lait de vache ULL-SOY LIQUIDE OU EN POUDRE Les problèmes cliniques causés par l\u2019allergie alimentaire soulignent la nécessité d\u2019un contrôle individuel et font ressortir les désavantages d\u2019une formule \u2018\u2018rigide\u201d\u2019.Mull-Soy, cependant, offre toutes les pessibilités de contrôle du lait évaporé et s\u2019utilise de la même façon.La nature et la quantité des hydrates de carbone, ainsi que leur degré de dilution, peuvent donc ainsi s\u2019adapter à chaque cas particulier.Mull-Soy renferme également des protéines facilement assimilables qui aident à la croissance, ainsi que des matières grasses riches en acide linoléique et en autres acides gras non-saturés.Par ailleurs, Mull-Soy constitue une protection fiable contre les symptômes habituels de l\u2019allergie au lait, tels que l\u2019eczéma, l\u2019asthme, la rhinite persistante, l\u2019irritabilité, la colique, la diarrhée, les vomissements (pyloros- pasme) et I\u2019enchifrénement.D\u2019autres éléments essentiels à la nutrition, tels que les vitamines A, D, C, et le groupe des vitamines B, ainsi que du fer, peuvent s\u2019ajouter au régime, au gré du médecin.En liquide: boîtes métalliques de 16 oz; En poudre: boîtes métalliques de | liv.LA COMPAGNIE BORDEN, LIMITÉE Service des aliments pour régimes, 6290, rue Périnault, Montréal 9, P.Q., Spadina Crescent, Toronto, Ont.SAYA wa L\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 CELBENINE \\ \u2018 oq OS 220 BACTÉRICIDE DE TOUS LES STAPHYLOCOQUES RÉSISTANTS ® Indiquée dans les infections où le staphylocoque est l'agent étiologique probable.@ Plus efficace que tout autre antibiotique connu contre les staphylocoques résistants.@ Ne provoque pas de résistance croisée avec les autres antibiotiques.© La résistance à la Celbenine ne risque pas de se produire.LA PREMIÈRE MÉTHICILLINE EFFICACE CONTRE LES STAPHYLOCOQUES RÉSISTANTS CELBENINE AYERST, McKENNA & HARRISON, LIMITEE ¢ MONTREAL sclon accord avec Les Laboratoires de Recherche Beecham 91 92 L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 Ce que vous devez savoir sur les aliments Heinz pour bébés Q.Les aliments Heinz pour bébés peuvent-ils être substitués à un régime lacté ?R.Oui.Le coeur de boeuf et la purée de poulet Heinz peuvent faire partie du régime des bébés allergiques au lait.Le \u2018\u201cProfessional Services Department\u201d, Heinz Baby Foods, Leamington, Ontario, vous enverra sur demande une formule de purée de viande propre à remplacer le lait.Q.Qu\u2019est-ce qu\u2019un dérivé de protéine, et pourquoi en ajoute-t-on aux aliments Heinz pour bébés ?R.Il s\u2019agit d\u2019un dérivé de la molécule de protéine, provenant apparemment de l\u2019hydrolyse.Les dérivés de protéine sont ajoutés au poulet au riz pour enfants pour que sa teneur en protéines soit équivalente à la teneur naturelle des autres diners pour enfants.Q.Pourquoi ajoute-t-on de la levure concentrée à certains aliments Heinz pour bébés ?R.Les aliments Heinz pour bébés, lorsqu\u2019ils contiennent de la levure concentrée, accroissent le taux de vitamines B dans le sang du bébé.Ils conviennent tout particulièrement aux bébés anémiques ou enclins à l\u2019anémie.Q.A quoi sert le phosphate bicalcique dans les céréales Heinz pour bébés ?R.Le calcium et le phosphore, ainsi que la vitamine D, sont indispensables dans le régime d\u2019un bébé pour lui constituer une ossature et une dentition robustes.Un bébé insuffisamment pourvu de ces précieux minéraux est exposé au rachitisme ou à d\u2019autres maladies de carence de calcium.Q.Pourquoi la maison Heinz a-t-elle créé ce nouvel aliment pour bébés: Fromage blanc et ananas ?R.Cette formule a été créée par les cuisines Heinz pour les nombreux médecins qui demandaient un aliment à base de lait écrémé pour bébés.Pour les bébés au régime maigre et pour ceux qui souffrent d\u2019obésité et dont le régime doit être pauvre en calories, le fromage blanc aux ananas Heinz constitue maintenant un excellent supplément alimentaire à la fois nutritif et succulent.Q.La maison Heinz rédige-t-elle en plusieurs langues ses renseignements sur les aliments pour bébés ?R.Oui.La brochure de Heinz sur l\u2019alimentation des bébés, intitulée \u2018\u201cLe régime de votre bébé\u201d, est publiée en français, en anglais, en allemand, en italien et en hongrois.Des échantillons d\u2019aliments Heinz pour bébés et des exemplaires de la brochure \u201cLe régime de votre bébé\u201d, vous seront envoyés sur demande, sans engagement de votre part.N'hésitez pas à nous écrire à l\u2019adresse suivante: Heinz Baby Foods, 1 rofessional Services Dept, Leamington, Ontario.ALIMENTS HEINZ POUR BÉBÉS ll © BFM-462F .: L'Union Méd.Canada \u2019Tome 90 \u2014 Nov.1961 DANS L'ACNE NOUVEAU CREME L'application thérapeutique locale masque les lésions ou les fait disparaître.Asseche la peau, la fait desquamer et en extirpe les germes.Employée avec pHisoHex* (détersif antiseptique) dans des lavages destinés à déloger les follicules, elle previent les comédons, les pustules et les cicatrices.Les jeunes aiment la nouvelle Crème pHisoAc.Elle est lisse, inodore, couleur de chair, et non graisseuse.Elle s'étend et sèche rapidement.Demandez au représentant de Winthrop notre brochure intitulée \u2018\u201cTeen-aged?Have acne?Feel lonely?\u201d, qui renferme des instructions sur le traitement de base à la maison, et des conseils psychologiques.La nouvelle Crème pHisoÂc contient 6 pour cent de soufre colloïdal, 1.5 pour cent de résorcinol, 0.3 pour cent d\u2019hexa- chlorophène, 0.3 pour cent d\u2019orthophénylphénol, et 10 pour cent d\u2019alcool (p/p).Présentée en tubes de 112 once.[J *pHisoÂc, marque déposée.(| ithe p \u2019 p AURORA, OF CANADA LTD.ONTARIO -93 94 L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 8 AYE B \u20ac R LE NINN AROMATISÉ Conformément à une tradition familiale à probablement des médicaments qué préférez entre tous, des médicaments qui vous inspirent particulièrement confiance.Les médecingent démontré depuis longtemps leur confiance en l'uniformité, l'efficacité et la pureté d'Aspirin en recommandant de plug en plus fréquemment ce produit.+ Et Aspirin Aromatisé Format pOur Enfants, fait l'objet, de même qu'Aspirin, d\u2019un contrôle de la qualité.Car la même compétence au cours de la fabrication, ty.Whi procédés et les mêmes essaif excluSifs qui contribuent à la qualité insurpassée d'Aspirin régissent les normes d'excellencg d' Aspirin Argmatisé, Format pour frre Vous pouvez compter Sur Aspirin Aromatisé, Format pour Enfants, car sa formule a été consciencieusement établie afin que ce produit ait une saveur particulièrement agréable, et afin \u2018de rester conforme & la tradition familiale de Bayer, qui est de produire un comprimé d'acide acétylsalicylique de la meilleure qualité qui soit.*Aspirin Aromatisé, Format pour Enfants¥-en comprimés aromatisés de 1% grain\u2014est pré- i senté en flacons de 36.e Nous accueillerons fa mandes d'échantillons d'Aspirin et d\u2019Aspirin Aromatisé, Format pour Enfants.Nouveau : CAPUCHON A Ÿ SERRAGE PARFAIT a pour une plus grande | protection des enfants Z FORMAT POUR Enfants SPIRIN | \u201cang, MARQUE DE , DE d'hode N ony Ams sata | .A LORPAS LNUED KORG LOE AURORA, ONT.THE BAYER COMPANY, LTD., L'Union Méd.Canada 95 BH Tome 90 \u2014 Nov.1961 | La réduction du cholestérol LA MARGARINE FLEISCHMANN A L\u2019HUILE DE MAIS PURE Plusieurs études médicales * récentes ont mis en évidence les propriétés réductrices de l\u2019huile de maïs sur le cholestérol.À la suite de ces études, Standard Brands a entrepris un intense programme de recherches qui a abouti à la mise au point de la nouvelle margarine Fleischmann, entièrement faite d'huile de maïs.L'huile de maïs de la margarine Fleischmann est juste assez hydrogénée pour donner au produit la consistance désirable.Environ 80% de ses acides gras ne sont pas saturés.Tous ceux qui suivent des régimes alimentaires pauvres en graisses saturées accueilleront avec plaisir la margarine Fleischmann a l\u2019huile de mais.On la trouve maintenant dans la plupart des épiceries ou la vente de la margarine est permise.* REFERENCES : 1.GraNnDE, F., ANDERSON, J.T., KEYS, ANCEL, Proc.of the Soc.for Exp.Biol.and Med.98: 436, 1958.2.BEVERIDGE, J.M.R., CONNELL, W.F., MAYER, G.A., HAUST, HL ET MARY WHITE, Can.J.Biol.-Chem.Physiol., 36: 895, 3.BEVERIDGE, J.M.R., CONNELL, W.F., (sur demande), MAYER, G.A., Haust, H.L., (sur demande).Revue Canadienne de Biologie, Vol.16, No.4, Déc.1957.= PRODUIT Dg & DE ?Standard 5 Brands LIMITED au *On peut se procurer des exemplaires de ces études en écrivant à Standard Brands Limited, 550 ouest, rue Sherbrooke, Montréal (P.Q.) 96 L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 Avec plaisir.1.Ruban à mesurer en papier.2.Ordonnance et mode de préparation de la formule (anglais et français; feuillet traduit en italien, allemand, hollandais et ukrainien).3.Barème de formule Farmer's Wife, format poche.4.Directives pour le boire de bébé, jusqu'à 9 mois (feuillets anglais et français).S.Directives simples pour la formule préparée, bandes bleue et rouge, jusqu'à 9 mois (feuillets anglais et français).6.Dossier d'immunisation (anglais et frangais).7.Feuillet: \u2018\u2018Dix bonnes raisons d'employer le lait concentré'' (anglais et français).\u2018Ou encore, demandez-les à .nous vous offrons ce ruban à mesurer et autres item que vous offrirez aux futures mamans.Utilisez cette page pour commander la quantité désirée et postez-la à Cow & Gate, Brockville, Ontario.Farmers Wife votre représentant Cow & Gate, LE lors de sa prochaine visite.ds Farmer's Wife LAITS AFORMULE DE NOURRISSONS Cow & Gate (Canada) Ltd., Brockville, Ontario \u201cAlors, il a fallu que je fasse le dîner pour papa.J'ai \u201cMaman avait tellement même trouvé les pilules que de douleur qu'elle dut le docteur avait prescrit\u201d aller se coucher\u201d \u2018Alors la douleur s'en alla très vite \u2014 presque avant que j'aie fini la vaisselle\u201d ITIL LA\u201d DOULEUR XCTRC ET) Bela de re (grohydrox a Plus Ai 5] d'He Ts AER APC IEEE) \u201cMaintenant, maman est très bien\u2026 elle a dit que je pouvais aider à la cuisine \u2026 mais papa a dit pour le thé seulement\u201d Pr Cry COMPLET r ue Les CONSTIPE TEE, lent pélur |es malades chroniques ou Je DOSE MOYENNE POUR ADULTES: 1; cemmprimé teuteg leg 6 heurgs.En venta.dans toutes les pharneeci (N) P@ut être obtenu sur ordonnance MAUR Brevet ganadien 537,946 EOL CET do I CTY Co | ET LA DOULEUR, DISPARUT RAPIDEMENT 98 L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 LAMES STERILES BARD-PARKER ~ | Vous pouvez MAINTENANT choisir entre la lame régulière d\u2019acier au charbon B-P RIB-BACK | ou la nouvelle lame d\u2019acier inoxydable B-P.Les deux sont fournies dans un emballage facile a Quelque lame que vous choisissiez ouvrir et très résistant à la perforation .les deux / : ls vous assurent chaque fois un tranchant d\u2019une \u201c(7 arp efficacité maximum.(BP) BARD-PARKER COMPANY, INC.BP DANBURY, CONNECTICUT A DIVISION OF BECTON, DICKINSON AND COMPANY BARD-PARKER ® B-P © RIB-BACK © IT'S SHARP sont des marques de fabrique L'Union Méd.Canada 99 Tome 90 \u2014 Nov.1961 CC] 'ET DE COAGULATION DE 40 A Kai AVOIR DE REACTIONS.4 4B 1'APPLICATION DE SISTOSAN AR- RETE LE SAIGNEMENT Ee DISTRIBUTEURS: STEVENS COMPANIES, Toronto - Winnipeg - Calgary Povr !e Québec: NOV A.DRUG LIMITEE.2630 cst.b ul.St-Joseph, Montréal Préparé par: LES LABORATOIRES SISTOSAN, 296 Morris St., Sudbury, Ontario. 100 L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 ASSURANCE-HOSPITALISATION DURÉE DE SÉJOUR DES MALADES À L'HÔPITAL Etant donné que c\u2019est le médecin qui justifie l\u2019admission et qui donne le congé, cette durée devient sa responsabilité si elle dépasse la période de nécessité médicale.Quand des malades restent trop longtemps à l\u2019hôpital, ils occupent des lits qui pourraient servir à d\u2019autres; cela revient à dire qu\u2019il faudrait avoir plus de lits pour recevoir ceux qui attendent leur admission.On en pourrait dire autant des malades qui restent à l\u2019hôpital à leurs frais après avoir reçu le congé médical; en principe, cela ne devrait pas être permis, puisque la nécessité médicale n\u2019existe plus, du moins lorsque l\u2019hôpital a une liste d\u2019attente.Si les membres de la profession médicale et les autorités hospitalières apportent une loyale et honnête collaboration à l\u2019application de cette mesure éminemment sociale qu\u2019est l\u2019assurance-hospitalisation, ils feront preuve d\u2019un sens moral des plus élevés et contribueront d\u2019une manière particulièrement efficace à améliorer la santé publique et à prolonger la vie humaine, fin ultime de la médecine et devoir sacré de la plus noble profession.\u2014étjè LE MINISTÈRE DE LA SANTÉ DE LA PROVINCE DE QUÉBEC L\u2019honorable ALPHONSE COUTURIER, m.d., JEAN GREGOIRE, m.d., ministre sous-ministre L'Union Méd.Canada 101 Tome 90 \u2014 Nov.1961 Des semaines de soulagement en échange de quelques minutes de traitement grâce à (Butylacétate tertiaire de dexaméthasone) la plus efficace de toutes les préparations cortico-surrénaliennes mises au point a ce jour en vue du traitement local des affections rhumatismales et arthritiques.iL pert.+ Lapin, Lyon, M.p, Can, M, Ad.\u201885: 2043, \u201cAug .or CANADA LIMITED .*Marque de commerco Lo mONTREAL 30, QUE 102 L'Union Méd.Canadu Tome 90 \u2014 Nov.1961 LINSTITUTDE MICROBIOLOG : A) ET D'HYGIENE rh Artie Af 3 Montréal ANATOXINE DIPHTÉRIQUE Boîte de 3 ampoules 1 cc Boîte de 6 ampoules 5 cc ANATOXINE DIPHTÉRIQUE (gouttes nasales) Boîte de 3 ampoules 1 cc ANATOXINE TÉTANIQUE Boite de 3 ampoules 1 cc Flacon de 30 cc VACCIN ANTITYPHO-PARATYPHOIDIQUE A et B (T.A.B.) Boite de 3 ampoules 1 cc Flacon de 10 cc ANATOXINE DIPHTERIQUE - VACCIN ANTICOQUELUCHEUX ET ANATOXINE TETANIQUE (D.C.T.) Boîte de 3 ampoules 1 cc Boite de 6 ampoules 5 cc VACCIN ANTITYPHO-PARATYPHOIDIQUE A et B ET ANATOXINE TETANIQUE (T.A.B.T.) Boite de 3 ampoules 1 cc Flacon de 25 cc VACCIN ANTIVARIOLIQUE Boite de 5 capillaires Boite de 10 capillaires VACCIN ANTI-INFLUENZA POLYVALANT Flacon de 10 cc VACCIN SALK (ANTIPOLIOMYELITIQUE) Flacon de 10 cc TOXINE DIPHTERIQUE POUR EPREUVE DE SCHICK (AVEC CONTRÔLE) \u2014 25 EPREUVES Boîte de 2 ampoules de 3 cc ANTITOXINE DIPHTÉRIQUE Flacons de 1,000, 5,000, 10,000 et 20,000 unités ANTITOXINE TÉTANIQUE Flacons de 1,500, 10,000 et 20,000 unités DISTRIBUTEURS EXCLUSIFS el I MIA ROUES °& CIE, LIMITEE 1215, rue St-Denis, Montréal 18 | L'Union Méd.Canada 103 Tome 90 \u2014 Nov.1961 arreétez IC Iarrnce NATURELLEMEN avecle | fic su traite phys iologiqu diarrhée antibiotique col rrita diarrhée fectie diverticulite diarrhée imp eu li ID ti ct es acidophil via bles venant i umai pécia ass SE om i ID as S tamin corporati Z 104 L\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 FACTEURS DE LA VITAMINE \u201c\u2019B\u201c\u201d AVEC ASSOCIATIONS DIVERSES elixirs: BETAGENE BETAGENE FER ET FOIE BETAGENE ET Br: comprimés: BETAGENE ET FOIE BETAGENE FER ET FOIE BETAGENE SUPER injectables: BETAGENE (10cc.) BETAGENE ET B,, (10cc.) [TOYS URE SRR id AVIS CONCERNANT LES EXAMENS \u2019 , CHANGEMENT D\u2019ADRESSE Les examens pour admission au Titre d\u2019Associé (Fellow) en Médecine ou en Chirurgie générale, avec modification de ces examens pour certaines spécialités, et pour la Certifica- e tion dans les spécialités médicales et chirurgicales approuvées ont lieu à chaque automne.Les demandes d\u2019admission aux examens de 1962 seront acceptées jusqu\u2019au 30 avril 1962.Messieurs les médecins qui changent On peut se procurer, sur demande, les Règlements et Normes de Formation post-univer- de domicile sont priés de donner leur sitaire régissant les Examens, ainsi que les formules de demande d\u2019admission aux exa- , mens, la liste des hôpitaux canadiens reconnus nouvelle adresse sans retard au secré- par le Collège royal pour la formation post- universitaire et les formules de demande d\u2019é- tariat: 326 est, boulevard Saint-Joseph valuation de la formation.On doit spécifier la spécialité à laquelle on est intéressé.\u2014 AVenue 8-9888, afin de faciliter Le Collège Royal des Médecins et l\u2019exactitude de la liste d\u2019inscription.Chirurgiens du Canada 74, avenue Stanley, Ottawa 2, Ontario L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Nov.1961 105 Chez cette malade la cyphose est due à la dégénération des Tième et Sième vertèbres thoraciques.Des complications subséquentes comprennent fracture du bassin, fracture de la hanche et sérieuse opération abdominale.Après l\u2019intervention chirurgicale, la malade ne pouvait pas tolérer sa lourde et fatigante \u2018\u2018armature\u2019\u2019.Elle se procura un Spencer modelé individuellement parce que.e dessiné pour elle uniquement, il lui procure le support abdominal requis et aide sa santé en général; e la bonne application des baleines rigides donne exactement le degré d\u2019immobilisation prescrit pour la colonne vertébrale cyphosée .avec confort et effet cosmétique satisfaisant; e dans son Spencer elle parait mieux, se sent mieux et mène une vie active et féconde.Chaque Spencer est modelé individuellement pour comporter exactement les caractéristiques prescrites, dans le modèle fondamental indiqué pour la taille de la cliente.Malade maîtrisée avec le support d\u2019essayage breveté _.par Spencer Malade danse son propre Malade sans maîtrise Spencer modelé individuellement On se procure les Spencers par l'entremise de Corsetières Spencer spécialement initiées.Voir pages jaunes du bottin sous \u2018\u201cCorsets\u201d\u2019.supports individuellement modelés pour femmes, hommes et enfants SPENCER SUPPORTS (CANADA) LIMITED, Rock Island, P.Q. L'Union Méd.Canada 106 Tome 90 \u2014 Nov.1961 évitez l\u2019irritation gastrique de la salicylothérapie massive et prolongée \u201cENTROPHEN\u201d MARQUE DÉPOSÉE nt A QUEUE \u201c Chaque comprimé enrobé de \u201cPolymère 37\u2018 renferme 5 gr.d'acide acétylsalicylique Grâce à *\"Polymère 37\u201d, substance d'enrobage spéciale, \u201cEntrophen\u201d est entérosoluble et protège l'estomac de l\u2018irritation gastrique causée par l\u2019acide acétylsalicylique.Ce comprimé se désagrège dans l\u2018intestin grêle, milieu d\u2019absorption complète de l\u2019ingrédient actif, éliminant ainsi le problème de l\u2019intolérance gastrique.POSOLOGIE\u2014Un à quatre comprimés aux quatre heures.Flacons de 100 et 500 comprimés.$Brev.en 1959 PRODUITS PHARMACEUTIQUES DE QUALITE Charles & Frost &Co.MONTREAL CANADA Maison entiérement canadienne - Fondée en 1899 DANY] YANL, reste toujours un médicament de chrix pour le traitement scientifique de fa « « COQUELUCHE ° est journellement prescrit avec succés pour les cas de coqueluche et des toux coqueluchoides.\u2014 Ne cause ni intolérance ni complications.e Littérature sur demande.CANADA DRUG LTEE LTD., MONTREAL ~ mee TABLE DES ANNONCEURS Pages Abbott Laboratories Ltd.(Iberol) _.1111 1 1111112 42 Ames Co.of Canada Ltd.(Decholin-BB) _.__ 1111 18 Ames Co.of Canada Ltd.(Albustix) __.__._.111111110 24 Ames Co.of Canada Ltd.(Combistix) __.__._.1.1111 100 30 Anca Laboratories (Ancagel) ._.______ 82 Arlington-Funk Laboratories (Bacid) ._.__._.1111110 103 Astra Pharmaceuticals (Canada) Ltd.(Xylocaine HC!) ___.14 Austin Laboratories Ltd.(Furacin) ._____11111100 51 Ayerst, McKenna & Harrison Ltée (Riopan) .______ __ 27 - 28 Ayerst, McKenna & Harrison Ltée (Celbenine) .91 Bard-Parker Company, Inc.(Lames stériles) .93 Baxter Laboratories of Canada Ltd.(Choloxin) ._ 84 - 85 Bayer Company Ltd.(Aspirin) ____.111 11111110 94 Becton, Dickinson & Co.Canada Ltd.(Ace) .48 Borden Compagnie Ltée (Mull-Soy) .0 90 Bristol Laboratories of Canada Ltd.(Tetrex) .__.12 31 Bristol Laboratories of Canada Ltd.(Syncilline) .__.80 - 81 British Drug Houses (PGA) .__.11111111 0 12 Burroughs Wellcome & Co.(Canada) L'd.(Actifed) ______ 43 Calmic Limited (Cerevon) ._.______._ 1.1111110 22 Calmic Limited (Polybactrin)_.49 Canada Drug Limitée (Betagene).10 104 Canada Drug Limitée (Paveral) 1111111110 106 Carnation Milk (Carnation \u2014 Morning) 11111110 83 Ciba Limitée (Danabol) Deuxieme page de la couv.College Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada (Avis concernant les examens) ._.__._ 104 Cow & Gate (Canada) Ltd.(Farmer's Wife) 1 96 Eddé, J.\u2026 Limitée (Neurinase) _.__._ 32 Endo Drugs (Canada) Ltd.(Percodan) 1 110 87 Frosst, Chas.E.& Co.(Trulfacillin) 11 11110 5 Frosst, Chas.E.& Co.(Zéphadon) 1111111 11 Frosst, Chas.E.& Co.(Danilone).___.__ 33 Frosst, Chas.E.& Co.(Tutamate) Frosst, Chas.E.& Co.(Falapen) Frosst, Chas.E.& Co.(Comprimés 222, 282, 292, 217) .___ 78 Frosst, Chas.E.& Co.(Comprimés 293, 283) Frosst, Chas.E.& Co.(Entrophen) 103 Geigy Pharmaceuticals (Butazolidine) _._._.17 Geigy Pharmaceuticals (Preludine) ._.__.25 Geigy Pharmaceuticals (Dulcolax) 11110 41 Heinz Baby Foods (Aliments pour bébé) 92 Herdt & Charton, Inc.(Vichy Célestins) 1 2 Herdt & Charton, Inc.(Dainite - KI) 111110 57 Herdt & Charton, Inc.(Marro-Dausse) .0 59 Herdt & Charton, Inc.(Sulfarlem Choline) .61 Hoechst Pharmaceuticals of Canada Ltd.(Reverin \u2014 Orinase) __ 11 LL LIL LL 63 - 61 Pages Hoffmann - La Roche Limitée (Gantrisin) .__.11 0 20 Hoffmann - La Roche Limitée (Librax) 11 86 - 87 Horner, Frank W.Limited (Infantol) 11111110 71 Institut Albert-Prévost (Hôpital psychiatrique) .1 6 Lederle Laboratories (Aristoderm) .__.1 Lederle Laboratories (Achrocidin)._ 111110 33 Lederle Laboratories (Trepidone) 1 111111111100 67 Lederle Laboratories (Pathibamate) ._ 83 Lederle Laboratories (Declomycine) Quatrième page de la couv.Lilly, Eli and Company (Canada) Ltd.(Haldrone) 38 Lilly, Eli, and Company (Canada) Ltd.(Atasorb).40 Lilly, Eli, and Company (Canada) Ltd.(Ferrocebrin) ________ 73 Merck, Sharp & Dohme (Diuril) ._11111.11111000 3 Merck, Sharp & Dohme (Periactin) _.13 Merck, Sharp & Dohme (Decradron T.B.A) 1111 101 Merrell Company, Wm.S.Mer 29).108 Merrell Company, Wm.S.(Kevadon).11111110 47 Millet, Roux & Cie.Limitée (Vaccins) .1111111112 102 Ministère de la Santé de la Province de Québec (Asurance-hospitalisation) .11.111111 LL LL 100 Parke, Davis & Company Ltd.(Buscopan )._______ 34, 35, 36 Pfizer Canada Limited (Terramycine) .11111112 21 Pfizer Canada Limited (Bonamine) .111 1111.29 Pitman-Moore of Canada, Ltd.(Novahistex) __._.111101 77 Poulenc Limitee (Flagyl) .____.7-8 Robins Co.of Canada Limited, A.H.(Pabalate) ._________.19 Rougier Inc.(Fortabex) .___._______ Première page de la couv.Rougier Inc.(Fermalac) ._._._.1111111111 111111 LL 4 Rougier Inc.(Rougoxin) _.__ 11111111 LL.50 Roussel (Canada) Limitée (Gonadyl) 111111111002 89 Schering Corporation Limited (Celestone) .11111100 15 Searle Co.of Canada Limited, G.D.(Metamucil) _.___.46 Sherman Laboratories (Elixophyllin) _._._.44 Sistosan Laboratories (Sistosan) _._._ 11111000 99 Smith.Kline & French Inter-American Corp.(Eskatrol} __.26 Spencer Supports (Canada) Lid.(Spencer) __._ _.__._._.105 Standard Brands Limited (Margarine) .\u2026._____.111111.95 Upjohn Company of Canada (Monase) .___\u2026.53, 54, 55, 56 Upjohn Company of Canada (Medrol Modules) .______ 75, 76 Waliace Laboratories (Soma) -.111111111111 10 16 Winthrop Laboratories of Canada Ltd.(Phisocc) 1-1 93 Wyeth & Bros.(Canada) Ltd.John (Equagesic) ._.__ 1 9 Wyeth & Bros.(Canada) Ltd., John (Sparine).23 Wyeth & Bros.(Canada) Ltd., John (Prcmatussin) _._.37 Wyeth & Bros.(Canada) Lid., John (Sparidol) ____._ _____.52 Wyeth & Bros.(Canada) Ltd.John (Zactirin)_ 11 65 Wyeih & Bros.(Canada) Ltd.John (Cyciospasmo!) LLLLLLLLLLLL LL LL LL LL LIL LL LL LL Troisième pzge de la couv.4 Imprimée dans les Ateliers de la ; Librairie Beauchemin Limitée, Montréal. 2 ANNÉES D'INVESTIGATIONS CLINIQUES ONT RÉVÉLÉ LES FAITS SUIVANTS AU SUJET DU MER/29 abaisse le cholestérol sanguin arano et tissulaire ez 8 hordes sur 10 rodui ts par l\u2019organisme lui- -même ir éduisent très peu les s abaisser de façon signifi- oduction de \u2018cholestérol de gent capable de Limi- les p néficier du ER/2 sont ceux dont uivan mpagnen yperchole rol émie riphérique otiques de \u2014 it eee % - quence sente on une n.aranol) 40.3.Oaks, ibid A; M.A.Arch.Int.Med 104.52 43 oro, Ji: ibid., p.544.MARQUE DE FABRIQUE: MER/29 Le action directe sur les parois des artères périphériques.CYCLOSPASMOL CYCLANDELATE dans les troubles vasculaires périphériques Pour traiter l\u2019artérite oblitérante et pour soulager la claudication intermittante, le Cyclospasmol est plus efficace que les médicaments sympathicolytiques et adrénergiques, simplement parce qu\u2019il agit directement sur la musculature artérielle.© Il n\u2019entraîne pas de tachycardie, ni de syncope, ni d\u2019hypotension et peut être employé chez la plupart des malades souffrant de maladies vasculaires cérébrale ou coronaire.e Il dilate les artères profondes aussi bien que les vaisseaux superficiels et améliore ainsi la circulation jusqu\u2019aux extrémités.e Il est efficace par voie buccale; il produit une vaso-dilatation progressive et contribue à la cicatrisation des ulcères trophiques des jambes.POSOLOGIE: La posologie habituelle est de deux comprimés (200 mg.) quatre fois par jour.Elle varie d\u2019un comprimé q.1.d.à trois comprimés q.i.d.Pour s'assurer une efficacité maximum, il est nécessaire d\u2019adapter la posologie au cas individuel et de traiter de manière continue.Le Cyclo- spasmol est présenté en comprimés à 100 mg., par flacon de 100 comprimés.Références: 1.Council on Drugs, New and Nonofficial Drugs, J.A.M.A.170:1670, 1959.2.Leslie, Robert E.: Effects of Cyclandelate (Cyclospasmol*) In Treatment of Circulatory Disturbances, Tex.J.Med.56:352-356, 1960.3.Popkin, R.J.: Combined Vasodilator Therapy in Peripheral Vascular Diseases, J.Am.Geriatrics Soc.VIII: 638-643, 1960.4.Van Wijk, T.W.: Angiology 4:103, 1953.5.Gillhespy, R.O.: Brit.M.J.2:1543, 1957.6.Gillhespy, R.O.: Angiology 7:27, 1956.Documentation médicale et échantillons disponibles sur simple demande.7 \u201cMarque Déposée WALKERVILLE, ONTARIO verset a Ÿ +.2 be +, ¥ di F RONCHI IGUE ord IENNE Sa a 7 55 F5 \u20ac RA 2e a .ae va Cie 7.\u201c\\ Alaar~ 64 ZA a 2 or NS = A À & À ur 5% saga = ) y \\ | LINEN EE iz Pa & a à J A 0 ha ; iT _ £3 Ax > SR bo v7 Th @ PR oF { i & I7\u20ac a A $ Ir i = e % M Là oo 77 a + 4 Lea 0) i | 2 3 5 A of ) A > és a pres yy Ë se 2 .= etre - | on Se \\ \\ 69 = \u2014- TS j Ne: inne a 0 A pt ontr : Action repressiv 5 a e we Rg a r r le vi ques, p s palliatives a a He a $ {3 of hälations Éd cu [1 ne on de la toi 5 Eulati | 1 s.7 LIN 3 7 FF 1 seulem i, \u20ac, A CET a ¥ $ | Ze i è V gon chute.cs ab ge % SE i 2 \u201c A AMID OF CANADA LIM bis Lederte js 4 5 = ¥ « Bh ms, = qT Fe od %æ & ef #4 ses Éd \u201c dis > Gi A 22 & © "]
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