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Titre :
L'union médicale du Canada
Éditeur :
  • Montréal :[Revue L'union médicale du Canada],1872-1995
Contenu spécifique :
Décembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Bulletin de l'Association des médecins de langue française de l'Amérique du Nord) ,
  • Gazette médicale de Montréal
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L'union médicale du Canada, 1961-12, Collections de BAnQ.

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[" ME 90 \u2014 NUMÉRO 12 L'UNION MEDICALE MONTRÉAL, DÉCEMBRE 1961 DU CANADA 1872 - 1961 Fondée à Québec en 1902 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Francaise du Canada BLE ALPHABETIQUE DES MATIERES BLE ALPHABETIQUE DES ANALYSES IBLE ALPHABETIQUE DES AUTEURS MEMORIAM GRAND OEUVRE DU DOCTEUR TELESPHORE PARIZEAU | Armand Frappier | ILLETIN ÿ FLEXIONS SUR LE CONGRES DE PARIS ; Roma Amyot DU CANA Pierre S pit § | j DE L\u2019 GROS IATION DES MEDECINS DE LANGUE FRANÇAISE * 2AVAUX ORIGINAUX NTERPRETATION, DES IMAGES CYTOLOGIQUES Alexandre Meisels \\ ACTION DE LA DEXTRO-THYROXINE ET DE L'ANDROSTERONE SUR LE CHOLESTEROL SERIQUE ET LES FACTEURS DE LA COAGULATION CHEZ LES ATHEROSCLEREUX C.Dufault, G.Tremblay, W.Nowaczynski et J.Genest V PROGRAMME DE READAPTION DE 10,000 PARALYTIQUES MAROCAINS TERMINE APRES 18 MOIS PAR LA: LIGUE DES | SOCIETES DE LA CROIX-ROUGE Bertrand Primeau * 'UDE DU PROFIL HEPATIQUE DANS L'ALCOOLISME CHRONIQUE Lucien-L.Coutu 1370 EVUE GENERALE \\ SIMULATION CHEZ L\u2019ENFANT Jean Albert-Weil fr MÉDICAL )SSIBILITES DE TROUBLES D\u2019ORIGINE FLECTROLYTIQUE DANS LES LESIONS INFARCTOIDES DU MYOCARD E.Laurendeau et J.-P .DuRuisseau ÉDITORIAL LES PERICARDITES AIGUES NON SPECIFIQUES: PROBLEME NOSOLOGIQUE ; Léandre Décarie REANIMATION CARDIAQUE EXTRA-THORACIQUE Roma Amyot HYGIÈNE ET MÉDECINE SOCIALE MON EXPERIENCE AVEC LES ALCOOLIQUES J.-C.Bourque VARIÉTÉS A PROPOS D\u2019'UNE CAMPAGNE INJUSTIFIEE CONTRE NOS HOPITAUX PSYCHIATRIQUES Paul Dumas XXXllle, SONCRES FRANÇAIS DE MEDECINE ET XXXIe CONGRES Discours du Prof.Pasteur Valery-Radot, des docteurs Emile Blain et Pierre Jobin.MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES L\u2019EXPLORATION RENALE CHEZ L'ENFANT J.-L.Picard RAPPORT PRELIMINAIRE SUR LE TRAITEMENT DE CERTAINS CEDEMES C.Papageorges CORRESPONDANCE LETTRE DES ETATS-UNIS ANALYSES SOCIETES NECROLOGIE NOUVELLES .REVUE DES LIVRES COMMUN IQUES LIVRES REÇUS L'UNION MEDICALE DU CANADA EN 1892 NOUVELLES PHARMACEUTIQUES une SCILLY quiétude la {8 t L \u20ac ; CS i PALPITATIONS a LES qi TRAIT PT creme : dine \u201clo Ll CE ROLL des manifestations, subjoctives d'origine nerveuse tré 4 actions essentielles: un seul comprimé e) > a 9 ee jo) [ot m simplifie le traitement du JTIVNIY complexe hypertensif SER-AP-ES | (SERPASIL® 4 APRESOLINE® + ESIDRIX®) \u201cproduit un abaissement tensionnel plus uniforme et plus soutenu que tout autre agent antihypertensif employé jusqu'à présent.\u201d\u201d* ; ACTION CENTRALE DE SER-AP-ES: S\u2019oppose à la diffusion des substances vasopressives libérées par le sympathique et diminue l\u2019hypertonie vasculaire cérébrale.ACTION RENALE DE SER-AP-ES: Favorise l'irrigation sanguine rénale, augmente le volume urinaire et l\u2019excrétion saline, avantages d\u2019importance chez l\u2019hypertendu.ACTION CARDIAQUE DE SER-AP-ES: Facilite le repos du muscle en prolongeant la diastole et ralentissant le rythme.ACTION VASCULAIRE DE SER-AP-ES: Diminue la sensibilité du système vasculaire aux amines vasopressives circulantes par la synergie antihyper- tensive de ses composants.Posologie moyenne: Un ou deux comprimés t.i.d., en débutant avec 1 comprimé t.i.d.La dose d\u2019entretien est réduite au minimum nécessaire à assurer l\u2019effet désiré, une fois celui-ci obtenu.Présentation: Comprimés dosés individuellement à 0.1 mg.de Serpasil (réserpine CIBA), 25 mg.d\u2019Aprésoline (chlorhydrate d\u2019hydralazine CIBA) et 15 mg.d\u2019Esidrix (hydrochloro- thiazide CIBA).*Arms, V.A.: Rapport clinique à CIBA lon MS: RME OÙ LA RECHERCHE EST DE TRADITION 1675 4417-33 orne GARISTODERM+ Tramcinolone Acetonide 19 a fuoro-16 à - 17a iiopropylidenedioxy /\\' hydrocortisone] FOAM FOR DERMATOLOGICAL USE ONLY MEDICAL PRODUCTS DEPARTMENT OANAMID OF CANADA LIMITED, Montrea PT Ÿ Prêt à appliquer du flacon sous pression directement sur les lésions les plus sensibles, la MOUSSE ARISTODERM s\u2019étend facilement et également.| Le produit n\u2019est pas gras et il est esthétiquement acceptable pour les | malades les plus difficiles.L\u2019acétonide de triamcinolone est dix fois plus actif que l\u2019hydrocortisone en application locale pour réduire l\u2019inflammation dans divers troubles dermatologiques.Mousse ÆAristoderrma\u201d Acétonide de triamcinolone Lederle Egalement disponible: Mousse de NÉO-ARISTODERM* renfermant de la Néomycine pour supprimer l\u2019infection secondaire.CLder 2) CYANAMID OF CANADA LIMITED Montreal L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 L'Union Médicale du Canada Bulletin de l'Assuciation des Médecins de Langue Française du Canada DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Léon Binet, doyen, Jean-Baptiste Jobin, doyen, Faculté de Médecine, Université de Paris; Faculté de Médecine, Université Laval, Québec ; H.Hermann, doyen, Jean-Charles Lussier, doyen, Faculté de Médecine, Université de Lyon; Faculté de Médecine, Université d\u2019 Ottawa: Maurice Roch (Genève), Pasteur Vallery-Radot (Paris), R.Kourilsky (Paris), Paul Letondal, Paul-Louis Chigot (Paris), Rosario Fontaine, Paul Lamarque (Montpellier), Laframboïse |, Wilbrod Bonin, doyen, Roméo Pépin, Faculté de Médecine, Université de Montréal ; J.-L.Petitclerc.BUREAU DE REDACTION Rédacteur en chef: Roma AMYOT Assistant-rédacteur en chef: Secrétaire de la Rédaction: Edouard Desjardins.Jean-Marc Bordeleau.BUREAU DE COLLABORATION MM.André Barbeau, J.-M.Beauregard, M.Belisle, Jacques Bernier, MM.|.-Guy Laurin, Simon Lauzé, R.Lebeau, André Leduc, MM.RECOMMANDÉE ET PRESCRITE PAR LE CORPS MÉDICAL DANS LE MONDE ENTIER Marcel Berthiaume, Jean-Marc Bordeleau, Léandre Décarie.Charles Lépine, Jean Mathieu, Gérard Mignault, André Proulx, Edouard-D.Gagnon, Jacques Gagnon, Maurice Gervais, Fernand Rosario Robillard, Henri Smith.Maurice St-Martin.Grégoire, Rol.Guy, P.-P.Julien, M.Kaludi, Camille Laurin, CORRESPONDANTS A.Plichet et M.Pestel (Paris), MM.Ceorges-L.Dumont (Campbellton, N.-B.), P.Rentchnick (Suisse), Aug.Panneton, J.-A.Denoncourt (Trois-Rivières), Donat-P.Cyr (Boston, Mass.), D Colin (Saint-Boniface), Charles-P.Mathé (San Francisco), L.-P.Mousseau (Edmonton), A.Fontaine (Woonsocket), Sylvio Leblond (Chicoutimi), L.Mantha, A.Lecours, L.Potvin (Ottawa), H.E.St-Louis (Vancouver), Jean-Paul Fortier (Sherbrooke).INDICATIONS: Maladies des voies biliaires et du foie, dyspepsies, affections intestinales.Indispensable dans les convalescences post-opératoires.Composition naturelle I-NI-MI-TABLE ! Méfiez-vous des substitutions, prescrivez toujours CELESTINS Importateurs: HERDT & CHARTON, INC.\u2014 2245, rue Viau, Montréal \u2014 CL.9-4641 L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 a Des semaines de soulagement en échange de quelques minutes de traitement gréce a eealIon os.(Butylacétate tertiaire de dexaméthasone) : la plus efficace de toutes les préparations | cortico-surrénaliennes mises au point à ce jour en vue du traitement local des affections rhumatismales et arthritiques.MERCK SHARP & DO *Marque de commerce 4 L\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 du Canada ° Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada ADMINISTRATION Président: Paul Dumas COMITÉ EXÉCUTIF ET DE PUBLICITÉ Vice-président: Origène Dufresne MM.Paul Dumas, Roma Amyot, Origène Dufresne, Secrétaire-trésorier: P.-R.Archambault P.-R.Archambault et Edouard Desjardins.BUREAU DE DIRECTION MM.Roma Amyot, P.-R.Archambault, Albert Bertrand, Emile MM.Jacques Genest, Albert Jutras, Wilfrid LeBlond, Jean- Blain, E.-Roland Blais, Roméo Boucher, P.Bourgeois, Louis Léger, Donatien Marion, J.-P.Paquette, Laurent Paul David, J.-A.Denoncourt, Edouard Desjardins, Potvin, Jean Saucier, L.-Charles Simard, Henri Smith, Origéne Dufresne, Roger-R.Dufresne, Paul Dumas, Pierre Smith, J.-A.Vidal.ADMINISTRATION et SECRETARIAT: ! 326 est, boul.Saint-Joseph, Montréal.PUBLICITE: Jacques-D.Clerk.Téléphone: AVenue 8-9888 pour le CONTROLE RAPIDE et PROLONGÉ de [HYPERACIDITÉ COMPOSÉ d\u2019 \u201cALAMINO\" glycinate d\u2019aluminium, basique*.7.7 gr.(0.5 G.) sulfate d'atropine.1/500 gr.(0.13 mg.) ® non absorbable butabarbital NND.Ya gr.(16 mg.) e aucun danger d'alcalose POSOLOGIE: un comprimé avant chaque repas et un e prompt soulagement des ou deux comprimés au coucher.douleurs de l'ulcère Flacons de 100 comprimés.simple *Breveté en 1951 e contenu gastrique famponné à un pH auquel l'activité peptique est om Chartes &.Frost & Co.complétement paralysée MONTREAL CANADA L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 | CONTRE LEs HÉMORROÏD WYANOIDS Suppositoires anti- -hémorroidaires Les Wyanoids soulagent rapi ; cuisson et la douleur qui accompagnent | localement contre le spasme du sphincter, | décongestive sur là muqueuse.rectale.En boîte de 12 suppositoires ; Le Autre forme: To Marque déposbe | WALKERVILLE, ONTARI L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 CONDITIONS DE PUBLICATION \u2018L'Union Médicale du Canada\u201d paraît tous les mois.Cette Revue est l\u2019organe officiel de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada.i ; athe publie les travaux des Congrès, tous les communiqués de l'Association et des articles médicaux inédits.L\u2019abonnement est de dix dollars par année (douze dollars pour l'étranger); les membres déjà inscrits à | Association des Médecins de Langue Frangaise du Canada ont droit, de ce fait, à la réception du iournal.Les manuscrits doivent être dactylographiés avec double interligne.|ls doivent être complétés par un résumé de l'article, rédigé en français et en anglais.\u2018\u201cL\u2019Union Médicale du Canada\u201d assume les frais de cinq illustrations au maximum, pour chaque travail.Les illustrations supplémentaires sont payées par l\u2019auteur.Nous n\u2019acceptons pas de négatifs de clichés.Chaque illustration doit porter au verso le nom de l'auteur et les photographies devront être claires, de préférence noires et sur papier glacé.Les dessins doivent être effectués à l'encre de Chine sur papier blanc.Pour obtenir des extraits, l\u2019auteur doit en faire la demande directement à l'éditeur.Tous changements du texte de la galée entraînent des frais supplémentaires pour l\u2019auteur.L\u2019index bibliographique de chaque travail doit être restreint aux indications les plus importantes.Le Journal se réserve toujours le droit de le limiter.Chaque indication bibliographique doit être fournie comme suit: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, volume, page, mois (jour du mois si le périodique est hebdomadaire), année.Publicité: Le texte des annonces doit aller sous presse quinze jours avant la date de publication.Le barême des annonces est fourni sur demande à Jacques-D.Clerk, publiciste, 326 est, boulevard Saint-Joseph.Téléphone: AVenue 8-9888.i _ Tout annonceur qui n\u2019observe pas l\u2019éthique professionnelle est exclu de notre publicité, et nous saurons gré à nos lecteurs d'attirer notre attention sur toute dérogation à cette ligne de conduite.Tout ce qui regarde la rédaction et l'administration doit être adressé franco aux bureaux de \u201cL'Union Médicale du Canada\u201d, 326 est, boulevard Saint-Joseph.\u2014 Téléphone: AVenue 8-9888.CN Hôpital psychiatrique moderne de 152 lits, pleinement accrédité, offrant thérapie biologique U.CLINIQUE ÔEe et psychologique.Situé dans un domaine Recherches et ÔEe majestueux, où les occupations et récréations thérapeutiques TRAITEMENTS psychiatriques sont en fonction des besoins, du confort et de l\u2019agrément DANS la Banlieue des patients.Affilié au département de Ôe montreal.a psychiatrie de l'Université de Montréal, pour la formation de résidents, de psychologues, de travailleurs sociaux et d'infirmières spécialisées en psychiatrie.Brochures et tarifs sur demande.Demi-relief de | Notre-Dame-de-la-Sérénité à l\u2019entrée principale.ITA 6555 OUEST, BOULEVARD GOUIN, MONTRÉAL 9, CANADA. Zo \\| ANN =; L tA ee = ZA, Zz ~~, NO _\u2014 = = % = es ® 3 o É AN re a.0 A l= = RFF = A A GYL N % MÉTRONIDAZOLE , \u20ac : > et =.= up 4e S 6 we \u2014 \"Em (et 30 TRICHOMONACIDE PUISSANT rg Pen 7 pour le he Cie = À te \u2014\u2014\u2014 me en 5 TRAITEMENT ORAL ET LOCAL sv | N rf FA I 4 C URÉTRITES es DUES AU FRFCHO VAGINITES / ~~ c ~~ - fs SI = Ld ZZ b A 4 de \u201cSE \" N COMPRIMÉS ORAUX à 250 MG.Nem COMPRIMÉS VAGINAUX à 500 MG.7 \u201cof / LL = ve a yp Sis = A 4 2 3.2 es 3s pS 5 N49 \u2014 i> x Poe a P.0 NS A wg RE Ve at a bi) TN A lo > Qa br 1% Ve + = oule IMIT 3 VA V | 37 2183 ESPL ANX DE ON A £ LD (04 a 4 = (SR 4 QO.2 =f (RE; or (3 E Li 4 FE A AS nl! NS % 4 | NS SDS ya SN =; SN JLAGYL constitue un PROGRES DECISIF tant pour le traitement local que pour le traitement général Ç des AFFECTIONS URÉTRO-GÉNITALES à TRICHOMONAS.\u2014\u2014 red Ar.60e, gra Ÿ-RA A, LP À GE CARACTÉRISTIQUE LV Ad i LH | PRINCIPALE | Inge Fela rcW POSOLOGIE ET ADMINISTRATION CHEZ LA FEMME: Traitement mixte par voies générale et locale Traitement oral: 1 comprimé à 250 mg.matin et soir pendant 10 jours.Traitement local: 1 comprimé vaginal à 500 mg.par jour, inséré profondément dans le vagin, le soir, pendant 10 à 20 jours consécutifs, même pendant les menstruations.CHEZ L'HOMME: Traitement oral \u2014 la dose usuelle est de 500 mg.par jour | en deux prises de 250 mg.chacune (1 comprimé) pendant dix jours consécutifs.Si nécessaire, la posologie peut être augmentée à 750 mg.ou méme a 1 Gm.par jour, et le traitement, prolongé pendant dix autres jours.AVIS: Si le partenaire présente le moindre signe clinique d'une infestation a Trichomonas, il est important qu'il soit traité concurremment.Documentation et échantillons sur demande oulene 8580 ESPLANADE, MONRE a PS RE ET TOUT D'ABORD | CONSIDÉREZ LA GRANDE | UTILITÉ, | SÉCURITÉ ET ÉCONOMIE.DES TROIS SULFAS L'EFFICACITÉ l\u2019action additive de tous les sulfas procure des taux sanguins entièrement efficaces, une solubilité satisfaisante dans l'urine, et une diffusion méningée.LA SÉCURITÉ la teneur de chaque sulfa à un niveau inférieur au niveau utile de 5 mg./100 mil.élimine, pour ainsi dire, tout risque de lésion rénale ou de sensibilisation?-® \\\\ Il EFFICACE DANS les infections à pneumocoque, Marque oéroste staphylocoque, méningocoque, DES TROIS SULFAS gonocoque et streptocoque hémolytique la fièvre scarlatine, la rougeole, l'otite moyenne, l\u2019amygdalite, l'angine de COMPRIMÉS et SUSPENSION de saveur agréable Chaque comprimé ou cuillerée à thé de 5 cc.renferme: Vincent, la méningite et les infections Sulfadiazine.- HA mg.7, du tractus urinaire.Sulfamérazine.mg.2 gr.Sulfathiazole.\u2026.\u2026 RS 175 mg.POSOLOGIE Bébés et enfants: une cuillerée à thé (0.5 G.) par jour pour W Zi N EE\" chaque 8 livres de poids corporel.T R U L FA- \u2014 À volonté, administrer en 2 doses à KARQUE DÉPOEUE 12 heures d'intervalle, ou en 4 doses à COMPRIMÉS et SUSPENSION de saveur agréable 6 heures d'intervalle.Dans le dernier cas, Chaque comprimé ou cuillerée à thé de 5 cc.renferme: la dose initiale doit être le double des Sulfadiazine.167 mg.doses subséquentes.Sulfamérazine.167 mg.7/2 gr.Adultes: quatre comprimés (2 G.) toutes Sulfaméthazine.167 mg.les 12 heures, ou une dose initiale de .4 comprimés suivie de 2 comprimés MISE EN GARDE: Bien que le danger des phénomènes toutes les 6 heures.fâcheux généralement associés à la sulfamidothérapie soit 2 © grandement réduit par l'administration des préparations Flacons de 16 onces liquides ou de \u201cTrulfa\u201d et \u201cTrulfa-Zine\", il ne faut pas cesser d'exercer 100 comprimés.une constante vigilance dans la recherche et le diagnostic de ces phénomènes, tels que l'agranulocytose, la fièvre, les douleurs articulaires, les manifestations cutanées, etc.SOURCES: 1.Terrell W.et coll: \"The Newer Sulfonamides\u201d, M.Clin.North America, mars, 1957, p.539.2.Harris, W.H.: \u201cThe Sulfonomides \u2014 Twenty-Five Years Later\u201d, Virginia M.Month.86:65, 1959.3.Ceder, E.T.: \u201cThe Current Appraisal of Cutaneous p Chartes & Frost & Co Drug Eruptions\u201d, Minnesota Med.41.363, 1958.4.A.M.A.Counc il / .° on Drugs: \u201cNew and Non-official Drugs 1959\", Philadelphia, To.MONTREAL CANADA Lippincott, 1959, p.49.5.Kempe, C.H.: \u201cA Rational Approach to Antibiotic Therapy of Childhood Infection\u201d, Postgrad.Med, 24:235, 1958. 10 L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 L'Association des Médecins de Langue Française du Canada Fondée à Québec en 1902 DIRECTEURS GÉNÉRAUX HONORAIRES R.-E.VALIN, 165 est, ave Laurier, Ottawa.Donatien MARION, 326 est, boul.St-Joseph, Montréal.SECRÉTAIRE GÉNÉRAL HONORAIRE Hermile TRUDEL, 1990 est, rue Rachel, Montréal.OFFICIERS Emile BLAIN, directeur général, 400 est, rue Sherbrooke, Montréal.E.-Rolland BLAIS, secrétaire-trésorier général, 1779, avenue de l'Eglise, Montréal.André LEDUC, adjoint au directeur général, 5635, avenue Canterbury, Montréal.Raymond CARON, adjoint au secrétaire-trésorier général, 2178 est, Mont-Royal, Montréal.COMITÉ EXÉCUTIF Emile BLAIN, Montréal.E.-Rolland Blais, Montréal.André LEDUC, Montréal.Raymond CARON, Montréal.Roma AMYOT, Montréal.Edouard DESJARDINS.Montréal.Pierre JOBIN, Québec.| J.-M.LAFRAMBOISE P Ottawa.Armand RIOUX, Québec.Directeur des Relations Extérieures: Pierre SMITH.Directeur de l'Exposition du Congrès: B.-G.BEGIN.ANCIENS PRÉSIDENTS DE CONGRÈS Albert PAQUET, Richard GAUDET.A.-L.RICHARD, J.-A.VIDAL, J.-A.DENONCOURT, J.-B.JOBIN, René-L.DuBERGER, Roma AMYOT, L.-P.MOUSSEAU, Lucien LaRUE, Georges-L.DUMONT, Pierre SMITH, .Aiphonse-E.LeBLANC, Pierre JOBIN.COMITÉ DU XXXIIe CONGRÈS Président: Edouard DESJARDINS.Montréal.Secrétaire: Jacques GENEST, Montréal.Trésorier: Jean CHARBONNEAU, Montréal.Adjoint au secrétaire: Lucien-L.COUTU, Montréal.MEMBRES DU CONSEIL ARCHAMBAULT, Francois, 1150 est, boul.St-Joseph, Montréal.ARCHAMBAULT, Gérard, 472, avenue Laurier, St-Jean, Qué.BEAUDOIN, Robert-A., 375, ave Coolidge, Manchester, N.H.BEGIN, B.-C., 3440, rue Hutchison, Montréal.BEUGLET, Ernest, 605, Medical Arts Bldg., Windsor, Ont.BONIN, Wilbrod, 575, avenue Davaar, Outremont.BUJOLD, Edese, Dalhousie, N.-B.BUNDOCK, Benoît, Edifice Copeland, Ottawa, Ont.CAMPBELL, Maurice, 384, N.-Dame, Cap-de-la-Madeleine, P.Q.CARON, Wilfrid, 1191, des Erables, Québec, P.Q.CHEVALIER, Paul, Edifice Continental, Sherbrooke, P.Q.CHRETIEN, Maurice, 537, Station, Shawinigan, P.Q.DAIGNEAULT, Léo, 171, chemin Montréal, Cornwall, Ont.DAVID, Paul, 3, avenue McCulloch, Outremont.DECARIE, Roland, 524 est, rue Sherbrooke, Montréal.DORION, J.-Ed., 609 est, boulevard Charest, Québec, P.Q.DUFRESNE, Origéne, 4120 est, rue Ontario, Montréal.DUFRESNE, Roger, 418 est, rue Sherbrooke, Montréal.FONTAINE, Auray, 52, avenue Hamlet, Woonsocket, R.I.FOREST, J.-E., 366, de Lanaudière, Joliette, P.Q.GAUTHIER, J.-Dominique, Shippegan, N.-B.GAUTHIER, Vincent, 1100, rue Bougainville, Québec, P.Q.GOYETTE, Roger-B., 415 est, avenue Laurier, Ottawa, Ont.HAMEL, Jean-F., 168, rue Charlotte, Ottawa, Ont.ISABELLE, Gaston, 31, rue Montcalm, Hull, P.Q.JOANNETTE, Albert, Sainte-Agathe-des-Monts, P.Q.LABOSSIERE, Sylvio, Saint-Timothée, P.Q.LAFRAMBOISE, Jean, 247, River Road, Eastview, Ont.LAROCHELLE, Ls-Napoléon, 80, rue St-Louis, Québec, P.Q.LAROUCHE, Gérard-L., 1328, rue Amherst, Sherbrooke, P.Q.LEBLANC, J.-B., 975, rue St-Prosper, Trois-Rivières, P.Q.LeBLANC, Philippe-H., Petit-Ruisseau, N.-E.LECOURS, J.-A., 538, King Edward, Ottawa, Ont.LEGER, Jacques, 3766, chemin Reine-Marie.Montréal.LESSARD, Richard, 115 est, Grande-Allée, Québec, P.Q.LUSSIER, J.-Jacques, Faculté de Médecine, Ottawa, Ont.MORISSET, Jean, Rimouski, P.Q.MORISSET, Pierre, Saint-Georges-de-Beauce, P.Q.NADEAU, Honoré, 55, rue Saint-Jean, Québec, P.Q.PELLETIER, Emile, 34, rue de la Fabrique, Québec, P.Q.PICHETTE, Lionel, 177, rue Principale, Hull, P.Q.PILON, Jean-Louis, 389 est, boul.St-Joseph, Montréal.POTVIN, Laurent, 623, Noranda, Eastview, Ont.POWERS, Arthur, 11, rue Front, Hull, P.Q.RIOUX, J.-Emile |, 101, Grande-Allée, Québec (4), P.Q.SAINT-PIERRE, Hubert, 763, bd Mercure, Drummondville, P.Q.ST-JEAN, Conrad, 210, rue Principale, Granby, P.Q.TERRIEN, Jean, 189, rue Bronson, Ottawa, Ont.THIBAULT, Eugène, 4070, boul.Lasalle, Verdun, P.Q.TRUDEL, Hermile, 1990 est, rue Rachel, Montréal.WHISSELL, Georges-L., Westlock, Alberta.SECRETARIAT: 326 est, boul.St-Joseph, Montréal 14, Qué.\u2014 Tél.: VI.5-8076 L'Union Méd.Canada 11 Tome 90 \u2014 Déc.1961 e Les troubles gastro-intestinaux N fonctionnels peuvent être d\u2019origine psychosomatique et donner lieu à leur tour à des troubles émotionnels.Les personnes actives peuvent souvent, par suite de leur vie intense, tomber dans ce cercle vicieux.Le PATHIBAMATE relâche la tension et apaise l\u2019anxiété tout en traitant les troubles fonctionnels en cause du tube gastro-intestinal.PATHIBAMATE\u201d #99200 PATHILON - Meprobamate Lederle PATHIBAMATE 400, Comprimés: PATHIBAMATE 200, Comprimés: PATHILON * (Chlorure de tridi- PATHILON 25 mg., méproba- SM 2 hexéthyle) 25 mg., méproba- mate 200 mg., un comprimét.i.d.arque Déposée mate 400 mg., uncomprimét.i.d.aux repas et 2 comprimés hs.CYANAMID OF CANADA LIMITED, Montréal aux repas et 2 comprimés hs. L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 antispasmodique Ce bonhomme est fictif mais pas son problème.Au fait, l'appellation qu\u2019il donne à ses symptômes pourrait tout aussi bien s'appliquer à un ou plusieurs de vos patients.S\u2019ils sont tendus ou légè- tement anxieux et que vous diagnostiquez un spasme gastrique fontionnel ou indéfini avec production inadéquate d'enzymes digestifs, voilà votre \u201cdigestion nerveuse.\u201d\u2019 Pour tous ces malaises, le Donnazyme offre une médication spécifique qui soulage le spasme gastrique, calme l\u2019émotivité et supplée aux carences en enzymes digestifs.Deux comprimés t.i.d.(après les repas), ou selon les besoins.pers IR ; ; , -sédatif -digestif | Chaque comprimé, de fabrication unique, contient I'équivalent de 2 comprimé de Donnatal® additionné d\u2019enzymes digestifs.L'enveloppe extérieure gastro-soluble renferme: 0.0518 mg.de sulfate d\u2019hyoscyamine; 0.0097 de sulfate d'atropine; 0.0033 mg.de bromhydrate d\u2019hyoscine; 8.1 mg.(Ye gr.) de phénobarbital et 150 mg.de pepsine, N.F.L'enveloppe extérieure enrobée renferme: 300 mg.de pancréatine, N.F.et 150 mg.de sels biliaires.se A.H.ROBINS CO.OF CAN.LTD.MONTREAL, QUEBEC L'Union Méd.Canada 13 Tome 90 \u2014 Déc.1961 une seule injection de pénicilline Ce et le voila protége pendant des semaines La BICILLIN demeure la pénicilline de choix, d\u2019une efficacité diment démontrée, quand il faut réaliser une pénicillinémie qui doit persister pendant des jours.et même des semaines.D\u2019heureux résultats cliniques ont été confirmés à maintes reprises dans: le traitement prophylactique du rhumatisme articulaire aigu!}\u201d\u2014une seule injection par mois protège contre l\u2019atteinte initiale et les récidives.le traitement des infections streptococciques et pneumococciques** \u2014 une seule injection prévient les complications des infections respiratoires, chirurgicales et autres infections bactériennes qui sont pénicillo-sensibles.1.Mortimer, E.A., Jr., et al.: New Eng.J.Med.Rammelkamp, C.H., Jr.: J.A.M.A.165:664 (12 260:101 (15 janv.1959).2.Lade, R.I., et al.: oct.1957).4.Davis, J., et Schmidt, W.C.: New Pediatrics 21:238 (fév.1958).3.Morris, À.J., et Eng.J.Med.256:339 (21 fév.1957).BICILLIN INJECTABLE À LONGUE ACTION Pénicilline G benzathine, Wyeth Hiyelhi Marque déposée WINDSOR, ONTARIO 14 L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 A la suite de mon amygdalectomie.je n°ai presque pas été incommodé.Je pouvais manger et avaler $ans douleur parce que mon docteur m'avait donné Xylocaine.(C°est ainsi au°il appelait ca?) Xylocaine\u201d Visqueux, anesthésique topique pour administration orale (marque de lidocaine*) Xylocaine Visqueux soulage presque immédiatement la douleur et permet d'avaler plus facilement après une / ablation des amygdales et des végétations adénoides, car il se répand uniformément et adhère aux membranes.> Xylocaine Visqueux, à saveur de cerise, contient 2% de chlorhydrate de Xylocaine; miscible à l'eau et de > consistance visqueuse.Dose: 1 cuillerée 3 thé: bien le distribuer dans la bouche, puis l'avaler lentement.NV A ST iE A Pharmaceutical (Canada) Simited, 7739 College H , Toronto, Ont.*BREVET CAN.NO 503,645.FABRICATION CANADIENNE. Union Méd.Canada 15 Tome 90 \u2014 Déc.1961 \u2026 SUR L\u2019ARTHRITE RHUMATOIDE Se | A \u201cA la fin de la première année de notre étude, la betamé- ering LF thasone paraît répondre au critère d\u2019un corticostéroïde CORPORATION LIMITED MONTREAL jamélioré pour le traitement de l\u2019arthrite rhumatoïde.Elle lexerce son action antirhumatismale et anti-inflammatoire à plus faibles doses que les autres stéroïdes disponibles pour le traitement de cette maladie.Son activité accrue ne s'accompagne certainement pas d\u2019une augmentation parallèle des manifestations indésirables (.nous n'avons observé aucun indice d\u2019ulcère gastro-duodénal, d\u2019hypertension, d\u2019amaigrissement, de phénomenes psychiques, de vergetures ou de purpura.); au contraire, nos données indi- jquent qu\u2019avec cette stéroidothérapie la fréquence des effets secondaires fâcheux est sensiblement plus faible.\u201d (1) x, .SUR L\u2019ASTHME CHRONIQUE p .> ° 9 e » \u201c t de l\u2019asthme, la betaméthasone a d { Dans le trstement de l'asthme, betsméthæone 13 SONS d'efficacité donné des résultats saisissants et presque invariablement | bons.d ° En nous basant sur ces premières constatations, nous ou \u20ac Prix concluons que.la betaméthasone est plus utile que les \u201d ©, » stéroïdes employés jusqu\u2019ici pour vaincre l\u2019asthme bron- VOUS OAVEZ hesnte chique rebelle chez les enfants.\u201d (2) .SUR LA DERMATOLOGIE p Milligramme pour milligramme, la betaméthasone est, GELE T N F sans aucun doute, le stéroïde adrénocortical le plus actif EEN que nous ayons étudié jusqu\u2019ici.Des résultats tres satisfaisants, souvent remarquables, peuvent étre obtenus dans les états justiciables d\u2019une stéroïdothérapie avec des doses CES V appor ls ne beaucoup plus faibles que celles requises avec les autres sérotdes.\u201d (3) manqueront pas de 41, \u201cAu cours des 12 mois de notre étude sur la betaméthasone, 4 nous n\u2019avons observé aucun des effets secondaires sté- © / roidiques plus graves, tels que les fractures par compres- VOUS CONVAINCYE ° sion, l\u2019ulcère gastro-duodénal, l\u2019insuffisance cardiaque, l\u2019hypertension et la psychose.Nous n'avons pas non plus constaté jusqu\u2019ici de perte de poids, de faiblesse musculaire ou de déplétion potassique.\u201d (4) .SUR LE PRIX DU TRAITEMENT Vous constaterez que Celestone non seulement est avantageux dans la plupart des troubles justiciables d\u2019une stéroïdothérapie, mais encore coûte moins que de nombreux autres stéroïdes.Jamais encore un nouveau | | stéroïde n\u2019a été offert au prix économique de Celestone! | (1) ABRAHAM COHEN, M.D., CHEF DE LA CLINIQUE DE L'ARTHRITE, HOPITAL GÉNÉRAL DE PHILADELPHIE, PHILADELPHIE, PENN.(2) SAMUEL C.H BUKANTZ, M.D., PROFESSEUR ADJOINT DE MÉDECINE, ÉCOLE DE MÉDECINE DU COLORADO, DENVER, COLORADO.(3) M.MURRAY NIERMAN, M.D,, ' DÉPARTEMENT DE DERMATOLOGIE, ÉCOLE MÉDICALE DE CHICAGO, CHICAGO, ILLINOIS.(4) LAWRENCE FRANK, M.D, PROFESSEUR DE DERMATOLOGIE, STATE UNIVERSITY OF NEW YORK DOWNSTATE MEDICAL CENTER, BROOKLYN, N.Y.CELESTONE CHEZ TOUT MALADE QUI NECESSITE UNE CORTICOTHERAPIE (.ET PARTICULIEREMENT CHEZ LES PLUS DE 40 ANS) (betaméthasone 0.5 mg ) 16 L'Union Méd.Canada \u2018Tome 90 \u2014 Déc.1961 Lt, Produit Wr DRONF# REG Wiig ur | une réalisation & importante des 7 recherches sur les corticostéroides Haldrone est un nouveau corticostéroide de synthese doué d\u2019une activité anti-inflammatoire marquée.Dans les affections justiciables des stéroides, il procure un effet anti- inflammatoire prévisible avec un minimum d\u2019effets secondaires.Une réponse satisfaisante a été obtenue lorsque l\u2019on faisait passer les malades d\u2019autres corticostéroïdes à l\u2019Hal- drone.Il exerce relativement peu d\u2019effet défavorable sur le métabolisme des électrolytes.Lorsque l\u2019Haldrone est administré une rétention sodique est peu probable, les effets psychiques sont minimes et il ne cause apparemment pas de faiblesse musculaire ni de crampes.Haldrone, 2 mg, cerrespond à approximativement Cortisone .25 mg Hydrocortisone .20 mg Prednisone ou prednisolone.5 mg Triamcinolone ou méthylprednisolone .4 mg Dexaméthasone.075mg Bien que le nombre d\u2019effets secondaires significatifs soit faible, les contre-indications usuelles de la corticostéroïdothérapie s\u2019appliquent à l\u2019Haldrone.© Haldrone est présenté en flacons de 30 comprimés à 1 mg, Jaunes (raïnurés), et en flacons de 30 et de 100 comprimés à 2 mg, orange (rainurés).Eli Lilly and Company (Canada) Limited Toronto, Ontario .140078 là ù NY La 2e vds i o fs AF Fhe be 3 pa \u201c Pp p û < 7 8 0 J LU Cd i 4 : EV YIU r= 5 Chi And \u2018 BEN, ry ali T a .F x I  £5 3 A .; 4 * > 3 > >.erg FY ~ fol 0 pugs EN É es Peace M AE gl A PT Ja a te EE aa ea TE Juss: IM gh a Fat apr ga rE A cures on SD TE la 45 maT rire num ?\u201cANGES ET DÉMONS\u201d \u2014 René, 7 ans, Montréal, P.Q.Ce dessin semble présenter l\u2019éternelle question du bon contre le mauvais, mais le problème qui se pose est bien plus de savoir qui est mauvais que qu'est-ce qui est mauvais.Les anges volent de près et taquinent les petits diables qui semblent être beaucoup plus actifs que le gros démon.Pour ce petit, bon et mauvais c\u2019est spécifique et absolu, tout en se rapprochant.Si nous demandons à René ce que représentent les images il dira peut- être littéralement \u2018anges et démons\u201d; il donnera le nom des enfants qu'il connaît, attribuera infantol GOUTTES e LIQUIDE produits canadiens de qualité de FRANK Ww.HORNER plusieurs noms différents 3 chaque personnage, ou bien il appellera plusieurs personnages par le même nom.Cela devrait démontrer la répartition de différentes qualités.Bien que ce dessin bondé de monde semble dépeindre à la lettre Lucifer et le Chérubin des Saintes Écritures, il pourrait tout aussi bien représenter un jeune sujet en butte à sa petite guerre intérieure.Un autre de la série \u201cInfantol Art\u201d \u2014 dessins analysés par un jury composé d\u2019un psychologue, d'un psychiatre, et d'une autorité du domaine artistique.Infantol est tn supplément vitaminique très spécial connu de mi lliers d'enfants canadiens comme étant un des agréments de la croissance.Il M1 TED .MONTRÉAL 18 L\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 M DU NOUVEAU! dans les cas de troubles gastro-intestinaux d\u2019origine fonctionnelle associés à des troubles hépato-biliaires = DECHOLIN-BB \u2026 aide à soulager ces trois @ 0° % \"0% 0°°0e à & ® 8 ; à e, æ B 8 8 od au ge .p00 %ee0® | Butabarbital sodique, 15 mg.DECHOLIN* (acide déhydro- Extrait de belladone, 10 mg.cholique AMEs), 250 mg.DECHOLIN-BB est indiqué pour le traitement de la constipation chronique, de la dyscinésie biliaire, du syndrome survenant à la suite d\u2019une cholécystectomie, de la stase biliaire associée à une grossesse, de l\u2019entéro-colite muco-membraneuse accompagnée de constipation et d'autres troubles gastro-intestinaux d\u2019origine fonctionnelle, lorsqu\u2019ils sont associés à une TENSION ÉMOTIONNELLE, au SPASME DES MUSCLES LISSES et AMES COMPANY OF CANADA LTD a une STASE BILIAIRE/INTESTINALE.Dose moyenne \u2014 adultes: 1 ou, au besoin, 2 comprimés, trois fois par jour.Contre-indications: Occlusion du canal cystique, hépatite aiguë et glaucome.Présentation: Flacons de 100 comprimés.*Marque de commerce de Ames Company of Canada, Ltd.CAI2761F 12.5 mg de chlorhydrate de méclizine et 50 mg de niacine contrôle le vertige ! INDICATIONS\u2014Soulagement du syndrome de | Ménière, du vertige dû à l\u2019artériosclérose, de la labyrinthite et du vertige d\u2019origine non spécifique.On signale que l\u2019ANTIVERT exerce une action favorable sur les maux de tête vasculaires.POSOLOGIE-\u2014Un comprimé à prendre avant chaque repas.| EFFETS SECONDAIRES\u2014Minima, ils se réduisent a la bouffée de chaleur et au tintement qui accompagnent la vaso-dilatation.PRÉSENTATION\u2014En flacon de 100 comprimés sécables (bleus).qgième/\\ ANNIVERSAIRE PFIZER CANADA Division de Pfizer Corp.5330, ave Royalmount, 761PF Montréal 9, P.Q. 20 =, a, % US ot LS tH > .4 he\" RP .S [Jp ZR Fol & Cu = \u20ac 2 Ll 2 ea Fy PE Rt 194; hi Pr.pas a / \u2019 5.¢ FJ J 7.= pa | \"et et * pu mu) ; FC) ve = CY - 2 dé) .' Pe 4 eu ~ oF a LAS peci =» 9 pA (CJ dE = % A > LJ oD 8 ac FRE y ge ar ~ ¥ y | IA ht at LI FY Ce J x) KR) jn) fi JW aT ft hd Su .% Sa a _ I J a Pa SE 64 .A p nv» Ew A) Fd \u201c CR.na wh 2 Rd #2 + ñ CS ow La J LE LLY 97 e bromhydrate de d-3 te 2 +, Al 5 Lu ec Ng as LM, RE Lan) es Rd CR.) Xa Fa EN 2 IT.5 LA Pa Pa) (© -met \u2019 .a à AJ) ~ Dp Bo LS LR A a, ee y ; = Py nec 2) SAL J wy.) \u2018oe 9 AC ME >, TAN ~ su a 4.NAA 3 3 FE) 37) Ce FIR) ML) a x r hd Ju A @ NC que de 8 pe FP] 3» w + LA) hoxy- 29 of 2 >\" Jd | | 4 i} Pas LE < re kg 2 LA 4 a.» È N- a) PE a, 20) F ; uN RS J) Tio : Ag IL) nd £.Pa : 3 fa.) 7 Jaa La LA A CN N me \u2019 La) PC IIR \u201c OY 4.[3 Lid LR Py P LA e* M 1S) ¥ + à - 2 La Cou A) ae (Of or) x OH = vv an - 3 na» 4 J a LL) C4 1s \"J rR | [Id P| s> LA » Bas LL RY [Yd s a * a 5 8 LA) se, Lui) LL ar) 3 Ly .Dre Vr J) 3 8 CON es Fe la toux M) - .ne PY 5, © a> Fay Ao VAS A i ns ES LA) w K = LE PE) e 4 2.LE LE + à ©.La Da J e Le 2 LJ LW) Se or es\u201d LY oo Cd va 'd X [mJ A a,\u201d thyl-morphinane PI) A AS : Se 7 i x 7 CN 13 Ë LW} hs COR te 0 La à es N ee [0 ve) LS ?tut) 3 > apy Ze (RE) A 3 Ace na Po eS Fu] 4 LAC uy \u201c0 nt! 3 CR $a CY Ps La $4 _u ~ Le \u20ac tg < Fa) - AR 00 a > PR, 2e 3 A LA FN F2 39 Sa PRE M LYK, I LA Fy a AR Ee) A 2 s nu A) P, À, (PS [3 vo.NY ue i) LY 1) a} Pg 9 Nn K - .\" Saw\u201d LK, ~ 5 Wa HS - LE JE L IC 3 z [NE A 0 a dr A a \u2018» = CE, ê d > =O 2 # rés \u201cee, $.= [AJ be LAS - \u201c.Sirop, J wh AJL > > LR ESE) di LN Compri LJ) LY RS 5 \u2019 Expectorant, 10 mg.mes, parc.a lc .t ° | L 10 mg .at .15 mg.de Romilar et 90 mg.de chlorure d\u2019ammonium Romilar.Tome 90 \u2014 Déc 1961 Union Méd.Canada LA ; \u20ac SY wih be x on A + re À & 3 Bs.% vi! Wen: wo * 8% \u201cA \u201cCR Le J ; T= As % re ap It ; # ig nS ny \u201cNeds yt Yo f=] #4 8 F POUR EVITER ol SEQUELLES DE LA irs LES NOMBREUSES TETRACYCLINE\u2014ANTIHISTAMINE\u2014ANALGESIC COMPOUND +.et > Tri k ape Fr sl | 4 i 37 + dN » « UR SZ > ad É if » - oe Jn > œ ACHROCIDIN CP, on mar \\U y =z = 22 L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 que soif le cas.LOMOTIL (marque du chlorhydrate de diphénoxylate avec sulfate d\u2019atropine) réduit la motilité enraye la diarrhée Lomotil produit un soulagement symptomatique rapide de la diarrhée, aiguë ou chronique.Les études tant pharmacologiques que cliniques indiquent que le Lomotil exerce une action réductrice élective sur l\u2019élément propulseur de la motilité gastro-intestinale, sans relâcher les sphincters intestinaux.Cette action est si remarquable que chez la souris, les essais ont prouvé que le Lomotil exerce un effet anti-diarrhéique efficace, à une dose onze fois plus faible que la morphine.A cause de cette activité anti-diarrhéique étonnante, le Lomotil est très probablement le médicament de premier choix pour enrayer rapidement et nettement la diarrhée.Posologie: La dose initiale recommandée pour les adultes est de deux comprimés (à 2.5 mg.chacun) trois ou quatre fois par jour; elle est alors diminuée selon les besoins de chaque sujet, à mesure que régresse la diarrhée.La dose d'entretien peut être aussi faible que deux comprimés par jour.Le Lomotil est présenté en comprimés blancs à 2.5 mg.non dragéifiés, non rainurés, et renfermant chacun 0.025 mg.de sulfate d\u2019atropine, pour décourager toute velléité de doses trop généreuses.Il ne faut pas dépasser les doses recommandées.Tombe sous la Loi Fédérale des Narcotiques.G.D.SEARLE & CO.OF CANADA LTD.Pour renseignements plus complets et détails sur le 2/7, Rue QUEEN Est, BRAMPTON.Ont.mode d\u2019emploi, on peut se procurer la Brochure No 81.| LL.La Recherche au Service de la Médecine # L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 aux malades que vous voyez tous les jours.prescrivez B-PLEX avec confiance toujours B-PLEX En flacons de 8 onces liq., de 2 et de 1 gall.Imp.LE COMPLEXE DES VITAMINES B PROVENANT DE SOURCES NATURELLES Le B-PLEX est exceptionnellement agréable à prendre.Doté d'un équilibre biologique par addition d'éléments vitaminiques cristallisés, il constitue une médication aux vitamines du complexe B, à la fois adéquate et complète, portant notamment sur la vitamine B,,, importante pour la stimulation de la croissance, la formation des éléments du sang et pour surmonter la fatique.Dose \u2014de 1 à 2 cuillerées à thé t.i.d.B-PLEX avec FER.En flacons de 8 onces liq.LE COMPLEXE DES VITAMINES B AVEC SULFATE FERREUX , a 7 Extraordinairement agréable au goût, le Re 0 ME mn \u2018 B-PLEX avec FER est indiqué pour renforcer L\u2019enfant qui pousse les régimes pauvres en éléments nutritifs des malades de tout âge.Il fournit le complexe des vitamines B, la vitamine B,; et le sulfate ferreux, destiné à protéger le malade contre la carence de fer d'origine alimentaire.Dose \u2014 de 1 à 2 cuillerées à thé t.i.d.Le fatigué chronique complément diététique sûr Le B-PLEX et le B-PLEX avec FER renferment tous deux le SORBITOL, dont on a démontré dernièrement le pouvoir d'augmenter considérablement l'absorption de la vitamine B,, et du fer.AA Marque déposée WALKERVILLE, ONTARIO MONCTON - MONTRÉAL - WINNIPEG - VANCOUVER 23 24 L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 épreuves urinaires de base pH glucose albumine L COMPANY OF A CANADA, LTD Toronto - Ontario STIX ® MBI Papiers réactifs I papier: .3 épreuves en 10 secondes méthode facile, rapide, précise \u201cMARQUE DÉPOSÉE CA 079 F61 marque de propylthiouracil PROPYLTHYRACIL contrôle médical de la thyrotoxicose préparation du patient thyrotoxique à l'intervention thérapie adjuvante de l\u2019iode radio-actif (1) \u201cPROPYL-THYRACIL', Comprimé N° 815 \"Frost\" .100 mg.Comprimé N° 387 Frost\u201d .50 mg.Comprimé N° 386 \"Frosst* .25 mg.© TeX Ye Ie 1 =m Dose d\u2019attaque: 100 mg.trois ou quatre fois par jour, jusqu'à rémission.Dose d\u2019entretien: 25 à 50 mg.trois ou quatre fois par jour.Flacons de 100 comprimés.MISE aries E.Frosst & Co.offre en vente de l\u2019iode radioactif ainsi que d\u2019autres préparations radioactives pour usages thérapeutiques et diagnostique.AY TV 1) P= Malgré la rareté des réactions secondaires prove- du propylMMfiouracil, il ne faut pas cesser d'user de vigilance dans la recherche de symptômes tels que la fièvre, les douleurs articulaires, les éruptions cutanées ou les maux de gorge; sur leur manifestation, discontinuer promptement le traitement.L'agranulocytose peut se déclarer soudainement, et des numérations globulaires réitérées ne semblent pas aider beaucoup à la prévoir.On doit avertir les patients de discontinuer la médication et consulter un médecin immédiatement sur manifestation d'un mal de gorge.Si l'on dépiste de l'agranulocytose, la prompte administration de cortisone et de fortes doses de pénicilline peut sauver la vie du patien S Chales &.cFrosst &Co.MONTREAL CANADA L'Union Méd.Canada 26 Tome 90 \u2014 Déc.1961 une alisation à digit POUR UNE ACTION PROLONGÉE DIGITALINE ROUGIER digitoxine D.N.C.POUR UNE ACTION RAP ID digoxine D.N.C.action rapide e e absorption totale élimination rapide e e taux de déperdition uniforme e effet soutenu entre les doses Une action toni-cardiaque PLUS EFFICACE dans l\u2019insuffisance cardiaque.Les normes rigoureuses de pureté et d\u2019'homogénéité régissant les produits ROUGIER garantissent une marge de sécurité maximum.UN PRODUIT (:XoOfUEcAN 1 DE MONTRÉAL AYERST ET LE PERFECTIONNEMENT DES PRODUITS Les nouveaux médicaments, même les meilleurs, sont susceptibles d\u2019être perfectionnés: les effets secondaires peuvent être amoindris ou le mode d\u2019administration simplifié par l'adoption de posologies plus efficaces.Les chercheurs de la maison Ayerst ont apporté des améliorations remarquables à certains produits telles que la mise au point de la fabrication de comprimés à \u2018action soutenue\u201d qui réduit le nombre de prises quotidiennes, l\u2019'enrobage \u2018\u2018résistant aux acides\u201d qui protège les médicaments administrés oralement de l\u2019action destructrice du suc gastrique est un autre perfectionnement récent.Lorsque ces modifications s'avèrent bien fondées tout comme s\u2019est établi l'efficacité du produit sous sa forme première, elles sont adoptées dans la fabrication des nouveaux médicaments ou des produits déjà existants et soumises aux normes de contrôle rigide déjà en usage.Les produits des laboratoires de recherche Ayerst possèdent donc toutes les caractéristiques les plus récentes qui garantissent une efficacité maxima et qui assurent au médecin que le malade tirera plein avantage des médicaments objets de ses ordonnances.LABORATOIRES de RECHERCHE PHARMACEUTIQUE les plus vastes du Canada FLUOTHANE \u2014 Ayerst Depuis la découverte de l\u2019anesthésie, les hommes de science ont recherché l\u2019agent idéal, un anesthésique unique à inhaler qui offrirait toute sécurité, serait puissant, ininflammable et non explosif.\u2018\u201cFluothane\u201d que présente AYERST est la marque du progrès le plus significatif en anesthésie par répond à un besoin Administré par l\u2019anesthésiste compétent en vaporisateurs exactement calibrés, cet agent de précision pour inhalation produit rapidement et sans heurt l\u2019état anesthésique et le maintient de façon uniforme.\u201cFluothane\u201d permet encore le retour rapide à la conscience, inhalation, depuis l\u2019adoption de l\u2019éther.Offert pour usage général en chirurgie après essais cliniques en plus de 20 000 cas, la supériorité de \u2018\u2018Fluothane\u2019\u201d\u2019 est maintenant confirmée après utilisation chez des centaines de milliers de patients.avec le minimum de confusion, d\u2019excitation, de nausées, de vomissements et d\u2019hypersécrétion.Ces avantages simplifient très sensiblement le travail du personnel des salles de réveil.L'expérience de son emploi a créé la confiance dont il jouit.F.R-6-1529 Confiance fondée sur l\u2019expérience Éprouvé cliniquement dans des centaines de milliers de cas (219 communications au moins ont été publiées à date) LABORATOIRES de RECHERCHE PHARMACEUTIQUE les plus vastes du Canada Vendu au Canada selon accord avec IMPERIAL CHEMICAL INDUSTRIES LIMITED anesthésie de précision par inhalation, Xx inmexplosible \u2014 iminflammable L'Union Méd.Canada 29 Tome 90 \u2014 Déc.1961 pourquoi peut-on compter avec plus de certitude sur la c\u2026\u2026a Ll'erramycine (OXYTETRACYCLINE) \u2018La plus forte distribution tissulaire \u2018La plus grande rapidité et totalité de récupération urinaire \u2018La plus faible liaison sérique | 123K unin, Dornbusch et M.Finland, Journal of Clinical Invest., nov.1959 La plus forte distribution tissulaire La plus grande rapidité et totalité de récupération La plus faible liaison sérique | 0 OURS SSP EL Pétrenc PAR KG DE POIDS CORPOREL TC \u2014 tétracycline 159% CTC \u2014 chlortétracycline DMCT \u2014 demethylchlortétracycline OTC \u2014 OXYTÉTRACYCLINE | 148% 148% (TERRAMYCINE) \u2014_ = \u2014 \u2014100%7 \u2014 70% 60% 42% 0 | 18% 24% TC CTC DMCT OTC TC CTC DMCT OTC TC Pendant une période de 96 heures GC PFIZER CANADA 1861PF 30 L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 papiers réactifs épreuves colorimétriques instantanées :albustix\" albuminurie clinistix glycosurie combistix* albuminurie, glycosurie,et pH : Ketostix\u201d acétonurie © e * phenistix 20 phénylacétonurie : uristix\" albuminurie, glvcosurie Comprimés réactifs pour dosage colorimétrique edextrotest* dosage glycémique shematest* hémorragies occultes sictotest* bilirubinurie \u201cMARQUE DÉPOSÉE CAOGBGIF L'Union Méd.Canada 31 Tome 90 \u2014 Déc.1961 | SOUPLESSE DÉTÉTIQUE Pour le cas de gériatrie, le convalescent ou l'obèse le GEVIRAL PROTEINIQUE permet la souplesse requise dans le régime par la variété des troubles rencontrés.Comme supplément diététique pour les patients plus âgés ou pour les convalescents, le GEVIRAL PROTEINIQUE fournit des vitamines et minéraux et en plus des protéines.Pour l'obèse, sa faible teneur en calories (105.3 calories à I'once) le rend utile, soit seul, soit avec un régime amaigrissant, pour assurer une nutrition adéquate.Le GEVIRAL PROTEINIQUE se prête bien à l'alimentation par sonde gastrique du malade comateux.GÉVIRAL.PROTÉINIQUE Présenté sous forme de poudre aromatisée LL .Supplément Vitamino-Minéralo-Protéinique à la vanille, en pots de livre et en boîtes de 5 livres.(Leder CYANAMID OF CANADA LIMITED, Montréal 32 L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 MAINTENANT VOICI LA \u201cNEURINASE\" en SOLUTION @ INDICATIONS: SEDATIF du SYSTEME NERVEUX INSOMNIES, NEVROSES, PALPITATIONS.@ FORMULE: Une cuillerée à café renferme: BARBITAL SODIQUE : 0.15 gm.VALÉRIANE FRAICHE (ex.fl.): 4.85 gm.® PRESEMTATION: Flacon de 100 mi.(3 onces).Littérature et échantillons sur demande.J.EDDÉ LIMITÉE, 202, Avenue Laurier Est - - Montréal h L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 LEDERLE PRÉSENTE UN NOUVEAU TRANQUILLISANT a Méphénoxalone Lederle POUR RETABLIR LE TABLEAU NORMAL DES REACTIONS EMOTIONNELLES Le TREPIDONE (méphénoxalone) est un nouveau tranquillisant qui soulage | l\u2019anxiété et la tension dans leurs formes bénignes ou modérées sans abaisser | notablement l\u2019acuité mentale.Le TREPIDONE aide le malade \u2018à redevenir | lui-même\u201d .calme, mais en pleine possession de ses facultés .généralement § exempt de somnolence ou d\u2019euphorie.Pour la documentation complète sur les indications, la posologie, les précautions : et les contre-indications, consultez votre représentant Lederle, ou écrivez a notre Directeur Médical, le Docteur R.G.Warminton.Posologie adulte moyenne: un comprimé de 400 mg., quatre fois par jour.Présentation: comprimés rainurés de 400 mg.de TREPIDONE (méphénoxa lone), en flacons de 28 (traitement d\u2019une semaine), de 100 et de 500.CYANAMID OF CANADA LIMITED, Montréal *Marque déposée 33 EP ee \u201d7\u201d_\u20147 grrr o* lo og \u2014\u2014\u2014 wr \u2014-\u2014\u2014 \u2014 p\u2014\u2014 me ee mes nr QE VA TTS hat et VOICI | BUSCOPAN (bromure de N-butyl-scopolamine Parke-Davis) spécifique du spasme e Exerce une activité ganglioplégique sélective et curarisante e Ne produit aucun des effets des alcaloides de la belladone sur le SNC BUSCOPAN enraye le spasme des muscles lisses partout où 1l se produit dans les voies gastro-intestinales, biliaires, urinaires ou génitales.Son action spasmolytique est puissante et sélective.Avec un minimum d\u2019effets secondaires, BUSCOPAN diminue l\u2019hypermotilité\u2026 soulage la douleur.BUSCOPAN est très efficace dans le traitement des ulcères gastriques et duodénaux, de la gastrite, du cardiospasme, de la colite muqueuse, du spasme associé à diverses affections malignes et de la constipation spasmodique.\u201d\u201d Les troubles biliaires fonctionnels associés a la lithiase biliaire, a la cholécystite, a la cholangite et a la pancréatite réagissent également bien a BuscoPAN.\"™ En outre, cet agent s\u2019est révélé utile pour maîtriser le spasme des muscles lisses associé à des troubles urogénitaux,\u201d* y compris la dysménorrhée.*\u201d* Dans chacun de ces cas, l\u2019utilité de BUSCOPAN est accrue par l\u2019absence presque totale des effets secondaires communément observés tels que la sédation, la sécheresse de la bouche et les troubles de la vue.\"**\u2019 Posologie recommandée: De 10 a 20 mg (1 ou 2 comprimés) semblent constituer la dose moyenne efficace; cette posologie peut toutefois étre augmentée dans les cas aigus, particulièrement douloureux.Une dose de 10 mg, de trois à cinq fois par jour, est recommandée dans les cas prolongés comme l\u2019ulcère peptique.Présentation: Comprimés BUSCOPAN de 10 mg\u2014en flacon de 100.Bibliographie: (1) Block, A.: Fortschr.Med.71:202, 1953.(2) Lôssl, H.J.: München.med.Wchnschr.(supp.) 94::653, 1952.(3) Birkner, E: Wien.med.Wchnschr.102:893, 1952.(4) Bass, E., & Dietrich, H.: Deutsche med.Wchnschr.77:906, 1952.(5) Schmengler, E E., & Koster, K.: Med.Klin.47:121, 1952.(6) Kunz, A.: Wien.med.Wchnschr.103:305, 1953.(7) Boning, H., & Kirch, A.: Fortschr.Med.70:351, 1952.(8) Schmidt, J.: Medizinische 21:1293, 1952.| PARKE-DAVIS PARKE, DAVIS & COMPANY, LTD., MONTREAL ® L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 Lig QUALITY / RESEARCH / INTEGRITY RÉTABLISSEZ LA VITALITÉ.\u2026.de l'enfant malinsre* NOUVEAU Ferrocebrin hématopoïéfique liquide compréhensif @ corrige la déficience de fer © stimule l'appétit ® favorise une croissance normale *de poids infranormal, se fatiguant aisément, anorexique \u2014 par suite d\u2019une légère anémie Chaque cuillerée à café de 5 cm* fournit: Sulfate ferreux (correspondant a 20 mg de fer) .100 mg Chlorhydrate de thiamine (Vitamine B,) .«+.1 mg Riboflavine (Vitamine PB.) .+ +.1 mg Chlorhydrate de pyridoxine (Vitamine Bg) .05mg Vitamine By, cristallisée .+.+.5 meg Acide pantothénique (à l\u2019état de d-panthénol) .1 mg Niacinamide .5 mg Acide ascorbique (Vitamine C) | .35 mg Alcool, 2 pour cent Dose usuelle: Nourrissons et enfants\u2014Y5 à 1 cuillerée à café (de préférence aux repas) trois fois par jour.Adultes\u20141 à 2 cuillerées à café (de préférence aux repas) trois fois par jour.FerrocebrinTM (fer, vitamine B composée et vitamine C, Lilly) L'Union Méd.Canada 37 Tome 9% \u2014 Déc.1961 UN PROGRÈS DE LA MÉDICATION ANTI-ACIDE anesthésique muqueux caractère amphotère du gel d\u2019alumine de saveur très agréable à AA 2 la sécrétion\u2019 CF soulagement remarquable et uniforme dans .ULCÈRE GASTRO-DUODÉNAL REBELLE - GASTRITE - OESOPHAGITE - SYNDROME DE L'INTESTIN IRRITABLE et PATHOLOGIES CONNEXES OXAINE\u201d Oxéthazaïne dans un gel d'alumine associé à l'hydrate de magnésie, Wyeth La dose d\u2019une cuillerée à thé de 5 c.c.d'OXAINE M comporte 10 mg.d\u2019oxéthazaïne dans un gel d\u2019alumine renfermant l\u2019équivalent de !A de cuillerée a thé de lait de magnésie, ce produit étant utilisé pour son action contre la constipation.Une saveur fruitée agréable, l\u2019absence d\u2019arrière-goût font que le produit est parfaitement acceptable par le malade, même après un traitement de longue haleine.L\u2019OXAINE M est indiquée pour traiter la gastrite chronique, l\u2019oesophagite chronique sans rétrécissement, le syndrome de l'intestin irritable et l'ulcère gastro- duodénal, dans tous les cas où existe une tendance à la constipation.Elle soulage l\u2019indigestion, la dyspepsie, la duodénite, la nausée et le vomissement et le pyrosis.Les symptômes d\u2019irritation de l\u2019estomac ou de l'oesophage sont généralement amendés chez les malades qui ne réagissent pas à la médication anti-acide utilisée isolément.La dose habituelle est de 1 à 2 cuillerées à thé quatre fois par jour, 15 minutes avant les repas et au coucher.Ne pas dépasser la posologie recommandée.Présentée en flacons de 12 onces liq.et de 1 gall.Imp.Terk XMarque deposee WINDSOR, ONTARIO MONCTON - MONTRÉAL = WINNIPEG - VANCOUVER l'APN* AIaS0RB a la néo mycin e (composé à base d'attapulgite et néomycine, Lilly) Combat la diarrhée .Rétablit le fonctionnement intestinal normal Posologie: Adultes: 2 cuillerées à soupe trois ou quatre fois par jour.Enfants de 2 à 12 ans: 5 à 1 cuillerée à soupe trois ou quatre fois par jour.Nourrissons: 1 à 2 cuillerée à thé trois ou quatre fois par jour.Présentation: Flacons de 6 oz.et de 16 oz.Egalement disponible: M-114, Atasorb'M (sans néomycine).*APN\u2014Formule originale, associant aux propriétés hautement adsorbantes de l'attapulgite activée et '\u2018micronisée\u2019' et de la pectine, l'action anti-infectieuse de la néomycine en quantité thérapeutique.AtasorbTM (composé à base d'attapulgite, Lilly) Lt, Eli Lilly and Company (Canada) Limited + Toronto, Ontario 6104F L\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 39 L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 dans 'HYPERTENSION.et le DIABETE TL: le risque d\u2019 | HEMORRAGIE ES S \"CERUTIN\" Rutine additionnée de Vitamine C HE ss ROPHYLAXIE DES À 'AUGME APILLAIR él 15 utio ofa ét thi ait été observée \u20ac z les diab etiqu ERUTIN aprés la rutinothérapie, ie fait qu\u2019 aucune pert © Vis) a rétinopath Rutin mg augmentation d soit durant péri am mois porta CERUTIN s résul ju traite Céruti Rutin ont pas sensationnels.n traitement SCrir us | tamin ongue haleine qu'il fa patients so rant d' one ns | viter ou POSOLOGIE espoird\u2019 tarder ia ruptu s capill re fini nn ré par jour.Présenté en cons d Chartes &.Frosst &Co \u201cThe Fffective of R on Thomas, Am, Ophthal 31:671, 194 MONTREAL CANADA SEE 19 6 À Hoffmann-La Roche Limitée, Montréal 28 A.SORh sp Cae 22 2 $23 ES = 5.A £7 id ZA = 2% Ax 25 \u20ac SA A 253 se * ?son wy ce, Re $7 cu 3 Se 2; ig of Nr > LS Yor ; & AT A x 05.Af ie \u201c 2 La, 0, ve vo WA 2, y SAE % Sod a 2 ak va Æ 28 A 33 a 58, Hy, 3 1 5 3 2 ze a 5 ; ge 25 \u201c, Hd $3, SE x.Fe p> = 7 PRY > 5, us Ye oH A 8 5 234 e se oF % \u201cHe Sy z 7: AX ani \u201c6 pera SX Æ ë s 3 2 La 4% i ve 27 = se « Hs + WW f 2, : .5 5 SR ai a A Ve, } EEN 8 pa cet 2 xr re A Phe * Librax | réunit en une seule capsule deux réalisations des recherches \u2018Roche\u2019: Librium \u201c_.le progrès le plus significatif de | l'heure dans la psychopharmacothérapie- de l'anxiété.\u201d\u2019! libère de l'anxiété et de la tension psychique ainsi que de leurs répercussions sur le fonctionnement des organes périphériques, sans entraver l'activité ni la vitalité.Quarzan un nouvel anticholinergique efficace, supprime rapidement les symptômes somatiques en rendant insensibles à l\u2019acétylcholine les récepteurs cholinergiques, d'où un effet antihypersécréteur et spasmolytique.Librax rompt le cercle vicieux des réactions pathologiques-psychisme- soma - psychisme \u2014 dans les troubles gastro-intestinaux.Indications Ulcère peptique, gastrite, hyperacidité, pylorospasme, dyskinésie biliaire, cardiospasme, duodénite, colite spasmodique et ulcéreuse et les autres troubles organiques ou fonctionnels du tube digestif.Contre-indications Glaucome; la prudence est de rigueur en cas d'hyperplasie prostatique.Dose moyenne chez l\u2019adulte 1 capsule, 3 ou 4 fois par jour.Composition Chaque capsule de Librax® renferme: 5 mg.de Librium® chlorhydrate de 7-chloro- 2-méthylamino-5-phényl-3H-1,4-benzodiazépine 4-oxyde.2.5 mg.de Quarzan® bromure de 1-méthyl-3- benziloyl-oxyquinuclidinium.1.H.A.Bowes, Dis.Nerv.Syst.21: (suppl.) 20-22, 1960.Documentation sur demande.®Marque déposée. L'Union Méd.Canada 42 Tome 90 \u2014 Déc.1961 Ah! le moment merveilleux de ia certitude! M Mais, pour conserver sa sérénité jusqu\u2019à la naissance, la future maman doit s\u2019assurer tout l'apport nutritif qui lui convient \u2014 les comprimés Pramitabs, par exem- S| all e ple.Les Pramitabs complémentent e © e le régime alimentaire rationnel que vous prescrirez à votre cliente.Ces attend le comprimés contiennent: (1) du cal- .cium sans phosphore; (2) du fer orand jour qui se tolère bien, sous forme de ,o\u2026e fumarate ferreux; et, (3) des vitamines et d\u2019autres minéraux essentiels.M Elle vous en sera d\u2019autant plus reconnaissante que les Prami- tabs sont faciles à prendre.Dans la plupart des cas, un Filmtab par jour suffit pour la mener à bon terme.B Et pour qu'elle n\u2019oublie pas de prendre ce complément nutritif quotidien, il est présenté dans un élégant flacon qui ne dépare pas la table.1] lui faut des Pfamitabs \u2026 aujourd\u2019hui Complément nutritif à base ; de vitamines et de minéraux à ord I EN raison de 1 Filmtab par jour.ad LABORATOIRES ABBOTT LIMITEE Montréal - Toronto - Wi&nipeg » Vancouver PRAMITABS \u2014 SUPPLEMENT PRENATAL ABBOTT SANS PHOSPHORE FILMTABS \u2014 COMPRIMES FILMO-SCELLES ABBOTT.BREVETES 1959.> -\u2014 Mn ~© wt.div kid ~ kB ii i £4 L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 \u201cGOUTTES ZÉPHADON\u201d MARQUE DÉPOSÉE .BECHIQUES, ET SEDATIVES DE LA TOUX @ activité qui garantit un soulagement efficace @ très agréables au goût \u2014 bien acceptées \u2014 bien tolérées © l'administration à la goutte, précise, facilement contrôlée, assure plus de sécurité ® Narcotique Chaque cc.renferme: méthadone, chlorhydrate de.1.2 mg.scille (sous forme d'extrait).30 mg.POSOLOGIE.Une goutte pour chaque 3 livres de poids corporel toutes les quatre heures.Dose maximum pour les enfants de plus de 5 ans: 25 gouttes toutes les quatre heures.Flacons de 15 cc.Compte-gouttes de précision fourni.MISE EN GARDE.Aux bébés de moins de 6 mois, ainsi qu'aux bébés plus âgés mais débilités, de même qu'aux enfants atteints de pneumonie, administrer les Gouttes Zéphadon à doses plus légères et avec circonspection.Charles & Frosst &Co.MONTREAL @ TU PUY L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 une petite révolution paisible \u2026 La NÉVRITE INFLAMMATOIRE prenait autrefois de trois à six semaines à guérir.Toutefois, comme elle met rarement la vie en danger, et que la guérison est des plus sûres, aucune manchette n\u2019a fait état des publications signalant que la Protamide pouvait | généralement réduire ces quelques semaines à quelques jours.| Cependant, une paisible révolution s\u2019est opérée peu a peu dans ce petit domaine de la médecine.La Protamide n\u2019est pas indiquée dans le traumatisme nerveux mécanique.Mais quand il y a inflammation de la racine du nerf, comme c\u2019est typiquement le cas après une infection à virus ou l\u2019herpès zoster, la | Protamide peut être considérée comme le traitement de choix.!-* | COMMENCEZ TÔT À ADMINISTRER LA PROTAMIDE \u2014 Quand le traitement est commencé moins d\u2019une semaine après l\u2019apparition des symptômes, deux ou trois injections de Protamide non | seulement soulagent la douleur mais amènent la guérison rapide | chez presque tous les sujets.Dans le cas ou le traitement n\u2019est | pas assez précoce, le traitement, de toute nécessité, doit être plus long.PROTAMIDE*\u2014 solution colloïdale exclusive d\u2019enzymes dénaturés et traités \u2014 ce n\u2019est pas une thérapeutique aux protéines étrangères.Boîtes de 10 ampoules, contenant chacune 1.3 ce,.pour injection intramuseulaire.POUR RENSEIGNEMENTS DÉTAILLÉS, ÉCRIRE AU SERVICE MÉDICAL DE WINDSOR, ONTARIO 1.Baker, A.G.: Penn.Med.J.63:697 (mai) 1960.2.Sforzolini, G.S.: Arch Ophthal.62:381 (sept.) 1959.3.Smith, R.T.: Med.Clin.N.Amer.(mars) 1957.4.Lehrer, HW; Lehrer, H.G., et Lehrer, D.R.: Northw.Med.(nov.) 1955.*Marque déposée | Ë L\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 la pénicilline par excellence dans les complications bactériennes secondaires aux infections à virus des voies respiratoires supérieures PEN -VEE* Oral COMPRIMÉS et SUSPENSION sûreté d\u2019action Pour traiter la complication bactérienne secondaire, la PEN-VEE-Oral présente la commodité des médications orales et l\u2019efficacité thérapeutique de la pénicilline injectable.Ces avantages, la PEN-VEE-Oral les doit à sa grande stabilité au niveau de l\u2019estomac ainsi qu\u2019à sa solubilité et à son absorption quasi complète dans le milieu alcalin du duodénum.Il en résulte à coup sûr des pénicilli- némies élevées, thérapeutiquement efficaces.2 Ordonnance obligatoire Brevetée 1953 * Marque déposée WINDSOR, ONTARIO PEN-VEE*-Oral en comprimés, pénicil- Suspension PEN-VEE*, suspension de line V cristallisée, à 125 mg.(200,000 pénicilline V benzathine per os, à 90 U.1.) et à 300 mg.(500,000 U.1.)\u2014en mg.(150,000 U.I.) et à 180 mg.(300,- flacons de 12 et de 100 comprimés.000 U.l.) par cuillerée à thé de 5 c.c.\u2014 en flacons de 2 onces liq.UNE PLUS GRANDE ÉCONOMIE POUR VOTRE MALADE 45 46 LIGATURES EN SOIE SILICONEE L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc, 1961 Coupe Schématique Soie SILICONEE, Grosseur 000 UNE ERE NOUVELLE dans le domaine des ligatures en soie, marquée par l\u2019avènement de l\u2019enrobage de la X soie chirurgicale avec du caoutchouc de silicone pur, supprime les problèmes traditionnels inséparables des 1 i ligatures cirées.La cire et autres cor qualité supérieure pour les ligatures.REDUCTION SPECTACULAIRE DES REACTION TISSULAIRES La silicone étant une matière physiologiquement inerte, aucun cas de granulome, de paraffinome, de réaction inflammatoire ou autres réactions défavorables significatives n\u2019a été signalé.Le temps de cicatrisation est abrégé et une évolution post-opératoire rapide se trouve favorisée.En outre, l\u2019enrobage de silicone recouvre complètement toutes les fibres du brin de ligature, résiste à la pénétration des enzymes et prévient le développement bactérien à la faveur de la ligature.ps organiques appliqués à la soie au gmentent la fréquence des réactions tissulaires,! peuvent donner lieu à la formation de granulomes cireux?et, par suite de leur action lubrifiante, empêchent de faire des noeuds solides.3 Maintenant, la nouvelle Soie SILICONEE fournit une matière de Ceci est la réaction bénigne à la Soie SILICONEE (No.00) * après 40 jours d'enfouissement: La liga- .ture est entourée d\u2019une mince capsule \u201c de scléro-collagène dense.Aucun autre fait remarquable à signaler.Aucune augmentation du volume de la ligature.(Section oblique par rapport au grand axe, produisant de l\u2019élongation.) \u201c #Colorant de Mallory pour tissu conjonctif.Section coupée à une épaisseur de 7 microns, Microphorographies à 100 X, x Ceci est une réaction courante : a la Soie Cirée (No.00) * après, 40 jours d'enfouissement: La masse de la ligature est entourée d\u2019une capsule modérément épaissie de scléro- collagène.Le tissu de granulation a envahi la masse de la ligature qui a augmenté de volume environ 4 fois comparativement à ce qu'elle était après trois jours.Nombreuses cellules géantes étrangères à l'intérieur de la capsule de collagène.Nouveaux éléments vasculaires le long du bord de la capsule, 1 Large, O.P.: Am.J.Surg.60:415, 1943.2 Blunt, Jr., J.W.: Ibid.95:512, 1958, 3 Taylor, F.W.: Surgery 5:498, 1939.4 McGregor, R.R.: The Bulletin, Dow Corning Center for Aid to Medical Research, vol.1, no 1, 1959, 0% 5 Taub, A., and Wilson, C.O., in Wilson, C.O., and Gisvold, O.: Textbook of Organic Medicina and Pharmaceutical Chemistry, ed.3, Philadelphia, J.B.Lippincott Company, 1956, p.75.2e L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 RESISTANCE A LA TRACTION INÉGALÉE Un nouveau procédé unique de tressage permettant l\u2019emploi de plus de soie par unité de section a augmenté la résistance à la traction de la Soie SILICONEE à 15 à 20 pour cent au-dessus de celle des autres ligatures de soie.Par suite de cette amélioration appréciable, les ligatures de toutes les grosseurs cassent moins.Le chirurgien peut en toute confiance choisir une ligature plus fine.La résistance in situ est également prolongée par la protection que fournit l\u2019enrobage à la silicone contre la destruction enzymatique.ABSENCE COMPLETE DE CAPILLARITE Des études approfondies ont démontré que la silicone est comple- tement hydrofuge.> L'absence complète de capillarité de la Soie SILICONEE a en outre été confirmée par des épreuves de laboratoire très sévères comportant trois traitements successifs par ébullition, séchage et suspension dans une solution colorante de bleu de méthylène.Au bout de 24 heures, des diverses marques bien connues comparées, la Soie SILICONEE était la seule ne présentant aucun absorption verticale.Cette nouvelle soie empêche donc toute propagation d'infection bactérienne le long de la ligne de suture à la faveur de la ligature.TOUCHER OU TEXTURE À LA FOIS FERME ET SOUPLE Les chirurgiens reconnaîtront et apprécieront le \u201ctoucher\u201d équilibré de la Soie SILICONEE-convenant de façon idéale à l\u2019emploi de la soie par la technique de Halsted.L\u2019enrobage à la silicone confère à chaque brin la résilience et la fermeté offrant le maximum de facilité de manipulation.L\u2019enrobage lisse et égal minimise aussi le frottement sur les tissus et le traumatisme provoqué par la ligature, et ne craquèle et ne change pas au cours de manipulations normales ou par suite de variations de température.La construction unique et l'enrobage en caoutchouc de silicone donnent un \u201ctoucher\u201d équilibré permettant de nouer dans les meilleures conditions possibles.47 SURGILOPE SP.Largement employé par les plus importants hôpitaux à travers le pays, ce principe d\u2019emballage individuel permet d\u2019éliminer complètement la restérilisation à froid des enveloppes de ligatures inemployées .\u2026 et supprime le risque de contamination croisée par les ligatures.En outre, il n\u2019y a plus besoin de manipuler dans la salle d\u2019opération des solutions toxiques ou des bocaux encombrants et potentiellement dangereux.Les ligatures sont faciles à serrer dans leurs boîtes légères enveloppées dans la cellophane.L\u2019enveloppe en plastique supprime les tubes en verre brisés et les feuilles d\u2019aluminium aux arêtes tranchantes qui peuvent endommager les ligatures ou couper les gants et les doigts, et les éclats de verre pouvant se loger dans le champ opératoire.L'enroulement en spires lâches évite l\u2019entortillement et l\u2019emmêlement qui se produit souvent avec les ligatures sur bobines.CC CYANAMID __O5 1p 0 xs TI AL [22 RE MED) Ÿ seu as are) YPSO RK [à us £ gg Cm s les pansements séltGUE (IT de Paris hose le le GYPSONA RÉGULIER ou le e CYPSONA T P.L.(ie perte de litre) SMITH & NEPHEW, LIMITED Os ry (rm ryt) Qué.æ .Pra ie ere taal di oa J PÉNICILLINOTHÉRAPIE EFFICACE PAR UN SEUL COMPRIMÉ AUX 12 HEURES.REPOS ININTERROMPU EN RAISON D'UN TRAITEMENT EFFICACE B.LD.la pénicilline d\u2019action rapide et prolongée 500,000 unités de pénicilline-G potassique par comprimé enrobé laisse dormir les patients .de plus, coûte peu.Grace a \u201cFALAPEN\u201d il n\u2019est plus nécessaire d\u2019administrer la pénicilline à toutes les six ou huit heures pour en obtenir l\u2019entière efficacité.Des études ont démontré qu\u2019un seul comprimé \u201cFALAPEN\u201d aux 12 heures a eu raison de la scarlatine, de l\u2019otite moyenne, de la pharyngite ainsi que des pneumococcies et gonococcies.Pénicilline orale, la \u2018\u201cFALAPEN\u201d est relativement sans danger: comparée à l\u2019administration parentérale, l\u2019administration orale minimise le risque EFFET IMMÉDIAT \u2014 Des taux thérapeutiques sanguins s\u2019obtiennent immédiatement grâce au désagrégement instantané de la coque de ce comprimé de pénicilline.La couche de \u201cPolymère 37\"*, découverte Frosst, résiste aux acides stomacaux mais se dissout d'emblée dans l'intestin, dégageant ainsi le noyau EFFET PROLONGÉ \u2014 Le lent désagré- gement, au niveau intestinal, du noyau de pénicilline maintient les concentrations thérapeutiques sanguines.*Brev.en 1959.PRÉCAUTION \u2014Une anaphylaxie aiguë peut quelquefois résulter de l'administration parentérale de la pénicilline et, plus rarement encore, de l'administration orale.Les patients asthmatiques ou sujets aux allergies et aussi ceux déjà sensibilisés à la pénicilline semblent les plus prédisposés à cette réaction.de graves réactions de sensibilisation.POSOLOGIE \u2014 Adultes: un comprimé aux 12 heures.Augmenter cette posologie dans les cas d'infections très aiguës.Flacons de 10 comprimés.Charles &.Frosst &Co.MONTRÉAL CANADA L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 Au temps des fêtes PAS D'ABUS DANS LE BOIRE ET LE MANGER Les abus dans le boire et le manger tuent plus de mille personnes chaque année.\u2014ff i N\u2019oublions pas que la plupart des affections de l\u2019estomac proviennent d\u2019une alimentation mal équilibrée, défectueuse ou du moins elles en sont la conséquence plus ou moins éloignée.es 3% om DES ALIMENTS GRAS RENDENT LA DIGESTION PENIBLE Un repas trop riche déclenche souvent des désordres graves dans un foie dont les fonctions, jusque 13, étaient, sans qu\u2019on le soupçonnât, en équilibre instable.sf $e : LE MINISTÈRE DE LA SANTÉ DE LA PROVINCE DE QUÉBEC L\u2019honorable ALPHONSE COUTURIER, m.d., JEAN GRÉGOIRE, m.d., ministre sous-ministre rage ee - i er es sev en EE UNE ERE NOUVELLE EN ANTICOAGULOTHERAPIE ___CONTINUITE DANS LE TRAITEMENT \u201cles patients soumis à l\u2019anticoagulothérapie prolongée vivront non seulement plus longtemps mais, dans l\u2019ensemble, mèneront une existence plus utile et plus agréable.| La vaste expérience acquise depuis plus de dix ans démontre la valeur et la praticabilité de l\u2019anticoagulo- thérapie prolongée, chez les cas choisis d\u2019infarctus du myocarde et des conditions associées, dans la prévention des épisodes thromboemboliques et l\u2019augmentation des probabilités de survie de ces patients.Friedberg, dans son étude sur 3,254 cas, déclare que la mortalité est au moins réduite du tiers à la moitié.De plus, il ajoute que les hémorragies graves sont rares lorsque l\u2019anticoagulothérapie est conforme à la posologie et a lieu dans des conditions contrôlables.391 L\u2019expérience d\u2019une décennie révèle que la \u201cDanilone\u201d (phénylindanedione) est l\u2019un des piliers d\u2019une anti- coagulothérapie réussie en raison de son efficacité, de sa sécurité, de sa facilité d\u2019emploi et de son économie notable en emploi prolongé.Pour obtenir un exemplaire gratuit du nouveau rapport de 16 pages sur la \u201cPraticabilité Croissante de l\u2019Anti- coagulothérapie Prolongée\u201d, écrire au Service Médical, Charles E.Frosst & Co., C.P.247, Montréal 3, Québec.DANILONE (Marque de Comprimés de Phénylindanedione) 50 mg.(blanc-quadrisécable) \u201c.plus facilement contrôlé, beaucoup moins coûteux .l\u2019anticoagulant de choix en anticoagulothérapie prolongée.\u201d Oliver, M.F.: Brit.M.J.1:1176, 1959.POSOLOGIE \u2014 La DOSE INITTALE varie sensiblement selon les individus: la dose initiale la plus fréquemment recommandée est de 200 mg., fractionnée en deux prises administrées a 12 heures d\u2019intervalle.Certains auteurs ont constaté que, chez environ 50% des cas, des doses de 500 a 600 mg.sont parfois nécessaires durant les premières 24 heures\u2019.On doit&administrer d\u2019aussi fortes doses avec prudence et les éviter chez les patients atteints de défaillance cardiaque ainsi que chez les plus de 65 ans.La DOSE D'ENTRETIEN varie aussi sensiblement selon les individus: entre 25 et 250 mg.par jour.Flacons de 100 comprimés.PRÉCAUTIONS \u2014 En cas d\u2019hémorragie: cesser l\u2019administration de la drogue immédiatement et, si nécessaire, donner 25 à 50 mg.de vitamine Ki.Des réactions de sensibilisation (éruptions cutanées, prurit, diarrhée, agranulocytose, fièvre, ictères) surviennent parfois mais elles sont très rares.N.B.L\u2019excrétion des sels alcalins ou des métabolites de la \u2018\u2018Danilone\u201d\u2019 donne parfois une teinte orange foncée aux urines alcalines.On ne doit pas confondre cette manifestation avec une hématurie.25 mg.(jaune-bisécable) Également disponible: \u201cDICUMAROL\u201d (marque de bishy- droxycoumarine USP) en comprimés à 50 et 100 mg, flacons de 100 comprimés.1.Connell, M.F.: Canad.M.A.J.76:664, 1957.2.Freidberg, C.K.: New York, J.Med.58:877, 1958.3.Stephens, C.A.L,, Jr.: Arizona Med.17:499, 1960.4.Report of the Working Party on Anticoagulant Therapy in Coronary Thrombosis to the Medical Research Council: Brit.M.J.1:803, 1959.5.Manchester, B.:Ann.Int.Med.47:1202, 1957.6.Nichol, E.S.et al: Am.Heart J.55:142, 1958.7.Beamish, R.E.et Carter, S.A.: Canad.M.A.J.74:39, 1956.a ue PHARMACEUTIO RJ Maison entièrement canadieñne - Fondée en 1899 52 L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 l\u2019anxiété et la tension ne doivent pas nécessairement entraver l\u2019efficacité du traitement L'EQUANIL favorise subtilement la coopération du malade qui souffre de névroses bénignes et modérées.En détendant le muscle et l\u2019esprit \u2014 tout en n\u2019affectant pas l\u2019acuité physique et mentale \u2014 il vous permet de conduire votre malade vers de nouvelles perspectives.Fréquemment, l\u2019'EQUANIL permet aux malades de reprendre leur activité quotidienne normale, durant leur traitement.L'EQUANIL a des effets prévisibles.L'efficacité de l\u2019'EQUANIL est amplement démontrée par des centaines d\u2019études cliniques qui ont été publiées.Les réactions secondaires se rencontrent rarement.Pour plus amples renseignements concernant la prescription et l\u2019administration de l'EQUANIL, prière de consulter la documentation technique, envoyée sur simple demande.Méprobamate Wyeth PRÉSENTATION: Equanil à 400 mg., comprimés blancs sécables, en flacons e 50 et de 500 comprimés.Wyseals Equanil à 400 mg., comprimés enrobés jaunes; à 200 mg., comprimés enrobés Hye AA roses \u2014 en flacons de 50 et de 500 comprimés.+ Marque déposée .WINDSOR, ONTARIO B Ordonnance obligatoir e MONCTON - MONTRÉAL - WINNIPEG - VANCOUVER EffiC C par voie orale o les staphylocoques e® pénicillino- ® resistants st.Eté : M ES 2 0 p= a bd (METHYLPHENYLISOXAZOLYL PENICILLINE SODIQUE) LA TROISIEME GRANDE REALISATION dans le domaine des pénicillines semi-synthétiques, par les LABORATOIRES BRISTOL fabricants de la Syncilline\u201d et de la Staphcilline.\u201d °0% 4 O UNE FOIS DE PLUS, BRISTOL À L\u2019AVANT-GARDE DU PROGRÈS La PROSTAPHLINE* est le troisième composé d\u2019une série de pénicillines semi-synthétiques mises au point par les Laboratoires Bristol, qui marque une nouvelle étape importante dans la thérapie des maladies infectieuses.La nouvelle pénicilline synthétique PROSTAPHLINE a été élaborée pour combler certaines lacunes thérapeutiques qui existaient dans la gamme des pénicillines naturelles et semi-synthétiques employées actuellement.La PROSTAPHLINE se distingue non seulement par son immunité à l'action de la pénicillinase staphylococcique, mais encore par sa résistance suffisante à l\u2019'hydrolyse acide pour permettre des niveaux sanguins efficaces par voie orale.De plus, la PROSTAPHLINE est plus active, microgramme pour micro- | gramme, que la Staphcilline.** *Prostaphline est le nom déposé par Bristol Laboratories pour la méthylphénylisoxazolyl pénicilline sodique, présentée sous forme de capsules de 250 mg.en flacon de 48.**Staphcilline est la marque déposée par Bristol Laboratories pour la méthicilline (diméthoxyphényl pénicilline sodique).*xkSyncilline est la marque déposée par Bristol Laboratories pour la phénéticilline potassique (a-phénoxyéthyl pénaicilline potassique). LA PROSTAPHLINE EST BACTÉRICIDE La PROSTAPHLINE* n\u2019est pas un agent bactériostatique; elle est bactéricide; son rôle ne se limite pas à l'arrêt de la prolifération des bactéries; en fait, elle détruit les organismes pénicillino-sensibles, y compris toutes les souches de staphylocoques dorés, et résiste à l\u2019inactivation par la pénicillinase staphylococcique.En raison de ces propriétés, la PROSTAPHLINE réduit considérablement les risques de récidive, une fois l'infection guérie.Aucune résistance staphylococcique ne s\u2019est produite en cours de traitement, et en cas de ré-infection, la PROSTAPHLINE retient toute son activité antistaphy- lococcique.ELLE S\u2019ADMINISTRE PAR VOIE ORALE La résistance de la PROSTAPHLINE à la décomposition par les acides est suffisante pour permettre des niveaux sanguins efficaces par administration orale.MICROBIOLOGIE La PROSTAPHLINE est, sans aucun doute, plus active, microgramme pour microgramme, que la Staphcilline contre les souches de staphylocoques dorés, de pneumocoques et de streptocoques pyogenes.Bien que moins active, microgramme pour micro- gramme, que la pénicilline G, contre ces deux derniers organismes et contre le staphylocoque doré pénicil- lino-sensible, la PROSTAPHLINE n\u2019en inhibe pas moins ces organismes dans des concentrations qui sont largement comprises dans les limites thérapeutiques pratiques.ACTIVE À PLUS FAIBLE DOSE Des études cliniques et de laboratoire ont démontré que la PROSTAPHLINE orale est active à plus faible dose que la Staphcilline injectable contre les souches de staphylocoques dorés pénicillino-résistants.De plus, elle est efficace contre d\u2019autres organismes Gram-positifs, y compris le streptocoque pyogène et le pneumocoque.Les études cliniques ont démontré que chez l'adulte, une dose moyenne de 500 mg.toutes les 4 à 6 heures, pendant un minimum de 5 jours, est suffisante pour vaincre les infections staphylococciques de gravité modérée affectant la peau, les tissus mous ou les voies respiratoires supérieures.Pour les nourrissons et les enfants, la dose correspondante est de 50 mg.par kg.de poids, par jour, en doses divisées, toutes les 4 à 6 heures.Dans la septicémie staphylococcique et dans les infections chroniques profondes, on peut employer des doses adultes, allant jusqu\u2019à 2 g.toutes les six heures, selon la nature de l'infection et la réponse clinique du malade.La médication doit être administrée une heure avant ou deux heures après les repas.REPONSE CLINIQUE Sur les 199 cas enregistrés jusqu'ici, on compte 104 (53.99) guérisons, 69 (35.8%) améliorations et 20 (10.49%) résultats non satisfaisants.Sur ce nombre, sept étaient atteints de septicémie ou de bactériémie, associée dans deux des cas à une endocardite; on a enregistré deux guérisons, trois améliorations, un échec et un cas non évalué.Dans onze cas de pneumonie, on a rapporté six guérisons, deux améliorations et trois échecs.PRÉCAUTIONS Comme dans le cas de toute autre pénicilline, la prudence est recommandée chez les sujets qui ont des antécédents de sensibilisation ou de réactions allergiques à l'égard de la pénicilline ou d\u2019autres antigènes; bien que rares, les réactions à la pénicilline orale sont plus susceptibles de se produire chez les individus hypersensibles.Si l\u2019on constate une réaction allergique à la PROSTAPHLINE, le médicament doit être supprimé et remplacé par les agents habituels tels les antihistaminiques, les amines vaso-constrictives ou les corti- costéroïdes.Comme avec les autres antibiotiques, les précautions habituelles doivent être observées avec la PROSTAPHLINE contre l\u2019éventualité d\u2019une surinfection gastro-intestinale provoquée par des organismes mycosiques ou autres organismes entériques pathogènes.RESUME Des ÉTUDES CLINIQUES ont démontré que la PROSTA- PHLINE est un agent extrêmement efficace dans le traitement des infections causées par le staphylocoque doré pénicillino-résistant.Son effet bactéricide à faible concentration contre les organismes Gram-positifs, en fait un auxiliaire thérapeutique très précieux.De plus, son immunité à l\u2019inactivation par la pénicilli- nase et sa stabilité en milieu acide indiquent que ce nouvel antibiotique des Laboratoires Bristol est efficace par voie orale contre le staphylocoque doré pénicillino- résistant et contre d\u2019autres organismes pathogènes Gram-positifs.Dans l\u2019ensemble, l\u2019expérimentation chez l\u2019homme et les études cliniques indiquent que la PROSTAPHLINE EST EXCEPTIONNELLEMENT BIEN TOLÉRÉE ET REMARQUABLEMENT DEPOURVUE D\u2019EFFETS TOXIQUES OU IRRITANTS.Présentée en flacon de 48 capsules de 250 mg.*NOM DÉPOSÉ TABLEAU No 1 Comparaison des concentrations minimums de Prostaphline, de Staphcilline et de Pénicilline G nécessaires à l\u2019inhibition d'une variété d\u2019organismes.CONCENTRATIONS INHIBITRICES MINIMUMS (mcg./ml.) Organismes Milieu Prostaphline Staphcilline Pénicilline G Bacille du charbon.CSG 0.3 0.08 0.016 Bacillus cereus PCI 213.CSG 25 1.6 2.5 Bacillus circulans.CSG 25 100 1.6 Corynebacterium xerosis .CSG 0.3 0.16 0.016 Pneumocoque.CSG+S* 0.13 0.5 0.016 Gaffkya tetragena.CSG 0.16 0.62 0.03 Micrococcus flavus.CSG 0.62 0.62 0.031 Neisseria catarrhalis.CSG+S* 0.16 0.08 0.008 Staphylocoque doré 209P.CSG 0.3 1.25 0.016 Staphylocoque doré, Smith.CSG 0.16 1.25 0.016 Streptocoque fecalis.CSG 50 > 100 6.25 Streptocoque pyogène, Digonnet.CSG+S* 0.06 0.25 0.008 Vibrion septique.CSG 25 2.5 3.12 *CSG+S=Culture sur gélose au sérum à 10%.TABLEAU No 2 Comparaison des concentrations minimums de Prostaphline, de Staphcilline et de Pénicilline G nécessaires à l\u2019inhibition de différentes souches de S.doré de provenance clinique.CONCENTRATIONS INHIBITRICES MINIMUMS (mcg./ml.) Organismes Prostaphline Staphcilline Pénicilline G S.doré, souche no 2964 .0.8 3.12 50 S.doré, souche no 2614.0.4 3.12 50 S.doré, souche no 2992 .0.4 3.12 50 S.doré, souche no 3008 .0.4 3.12 50 S.doré, soucheno 2462. p> .0l \" \u201d\" P< .01 xk \" 1961 23d \u2014 06 2WOL epeueg PIN UOU(]T INIXOHAHL-OHLXHA VI HA NOLLOV.:T TT09 LE L'INVANC EGET 1354 DUFAULT kr Cour.: L'ACTION DE LA DEXTRO-THYROXINE L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.191 Beckman (model DU) après réaction avec le m- Cpl 0.08 ue pL dinitrobenzène en solution alcaline et avec corrce- 5 |noos||nonBllooorn[|bmacos tion d\u2019Allan.2 - PERS AHS HAS HAS , >| 23 RÉSULTATS é/ #2 |gasa/lassa||sess|pans A \u2014 Etude des effets de la dextro-thyroxine.= Sd fgzad|lesa| ngs BEga Les résultats détaillés des patients soumis à la Blu |aznn|Jeceu[|-ao0|ja-on dextro-thyroxine apparaissent dans la Table I.Les & 201 [fn] [29 BYE faits les plus saillants sont une chute moyenne du 3 cholestérol sanguin de 21%, 19% ct 44% dans les É lgss9 288n|leess bese groupes A, B ct C, respectivement; une diminution 8 |gxés||£5S7||gd£s SEEN de l\u2019index d\u2019adhésion des plaquettes de 24% dans : |ss=e - = - - - 10 |34 |F 17 216 - - - - - 11 [58 |r 26 293 226 T7 - - + 12 |41 |H 27 200 - = - - + 15 [28 F 8 270 220 4 1+ - + 14 |45 |H 29 190 120 5 2+ - + 15 [48 H 25 125 - = - - - 16 [35 [H 17 355 259 T3 b+ - - 17 144 |F 10 326 - - - - - 18 [48 |H 20 277 191 69 - - - 19 |4/ |F 10 185 120 5 - - - 20 |38 H| 19 201 168 83 - 1+ + 21 [58H 22 221 175 75 - 3+ + 22 162 H 45 212 121 57 - - - ISL |H| 32 212 170 8 - - - 21 2|H| 18 212 168 79 - 1+ + 25 138 |H| 23 218 172 79 - - - 26 [54 H 19 212 170 BO - - + 2 LE F 15 260 174 BY - - tré un foie atrophié (1 à 3+); enfin, on a constaté une cirrhose chez 15 malades.d) Prothrombinémie.Nous avons déterminé le taux de la prothrombi- némie chez 25 patients; elle était normale chez 24 d\u2019entre eux, soit 96%.En conséquence, nous n\u2019avons pas jugé bon de rapporter, sous forme de tableau, les résultats de cette épreuve hépatique.e) Urobiline dans les urines.L'urcbiline a été dosée au cours d\u2019analyses d\u2019urines de routine chez les 78 patients étudiés; elle a fait chez 46 de nos patients et s\u2019est avéré normal chez 32 d\u2019entre eux, soit 70% et anormal chez 14 (30%).Nous avons rapporté dans le tableau VIII les résultats anormaux obtenus chez ces derniers.On notera que 7 malades, soit 50%, ont retenu après 45 minutes, plus de 10% du colorant injecté.Parmi les patients qui ont présenté un bromesulfa- léine anormal, le foie a été trouvé augmenté de volume de 2 à 10 travers de doigts chez 3 d\u2019entre eux, et atrophié (2 & 34) chez 3 autres.Parmi les 14 patients présentant un test anormal, 8 ont été soupçonnés de cirrhose. L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 COUTU : PROFIL HÉPATIQUE DE L\u2019ALCOOLISME 1375 TABLEAU VIII BROMESULFALEINE App.clin.Cas Age| Sexe| Années| 45 min.= T%| Vol.foie Cirrhose alc.4 J 1 37 H 20 13.2 - 3+ + 2 |3 H 22 12.8 - 3+ + 3 39 H 21 2 5 Lt - + | |3 H 20 11 - + 5 ph H 25 8.4 - - - 6 F 10 LZ - - - 7 50 H 30 10.10+] - + 8 |47| H 21 8.9 - - - 9 |30 F 12 1 - + + 10 |74 H 56 n - - + 11 62 H Le 8.0 - - - 12 5 H 25 2+ - - 13 |J41 F 23 33 - - - 14 48 F 15 10,8 - - h) Transaminases.Discussion On attache de plus en plus d\u2019intérét aux transa- minases.Ces enzymes s\u2019élèvent dans le sang lorsqu\u2019il y a nécrose musculaire ou hépatique.Nous avons cru bon de doser la teneur sanguine des transaminases chez 15 de nos patients.Le tableau IX laisse voir qu\u2019un faible pourcentage de malades (13%) présentent une anomalie de SGP-T.Quant à la transaminase SGO-T, nous l\u2019avons trouvée anormale dans 27% des cas, soit chez 4 malades.Nous avons constaté un foie hypertrophié chez 3 patients (1 à 6+) et atrophié chez 3 autres (1 à 2+-); le clinicien a soupçonné une cirrhose chez 7 patients.Si l\u2019on veut apprécier à leur juste valeur les résultats donnés en regard des diverses fonctions hépatiques chez l\u2019alcoolique, il y a lieu au préalable de faire certaines remarques.Parmi les tests de floculation, il faut se rappeler que la céphaline- cholestérol est une épreuve très sensible et que parfois des résultats fortement posit:fs sont obtenus en présence d\u2019une lésion assez peu importante du parenchyme hépatique (12).À tout événement, il n'y à pas lieu de considérer cette épreuve positive, à moins que l\u2019on ait des chiffres de 3 à 4+ après 48 heures.Le thymol n\u2019est pas un test très sensible, mais il est tout de même le plus fidèle selon Guy TABLEAU IX TRANSAMINASES App.clin.Cas| Age |Sexe |Années| SGO-T sgp-T Vol.foie Cirrhnose alc.10-40 5-35 + J 1 53 H Lo 16 9 6+ - + 2 38 H 20 40 24 6+ - + 3128 F 8 22 20 1+ - + 4 144 F 10 26 17 _ - - 5 48 H 20 28 25 - - 6 39 H 19 24 11 - 1+ 7 44 H 29 38 49 - - - 3 28 H 13 18 Il - - - 9 30 F 12 68 23 - 2+ + 10 62 H Lo 17 31 _ _ _ 11 51 H 32 20 13 - - - 12 32 H 18 | 32 9 - 1+ + 13 43 H 24 106 28 - - - 14134 1 19 TZ 12 - - - 15 143 F 15 120 56 - - + 1376 Albot (12).Il faut distinguer le thymol trouble du thymol floculation.Ce n\u2019est pas véritablement un indice de la fonction hépatique (13).Le thymol trouble est un test plus rapide que celui de la floculation (13).Il peut être élevé lorsqu\u2019il y a une hyperlipémie; par contre la céphaline-cholestérol n\u2019est pas influencée par ce phénomène (11).Le thymol floculation est plus délicat vu qu\u2019il est rarement positif en l\u2019absence d\u2019une atteinte de la cellule hépatique.Une lecture au-dessus de 2+ est considérée positive (13).L\u2019électrophorèse des protéines, il faut se le rappeler, n\u2019est pas une épreuve spécifique du foie (12, 13).De plus, bien que les perturbations électro- phorétiques soient assez constantes dans les cas de cirrhose franche, elles sont assez peu marquées à la phase de début de cette maladie.On note généralement dans la plupart des cirrhoses que les albumines sont nettement diminuées alors que les globulines sont augmentées et surtout aux dépens des fractions bêta et gamma (14).Les protéines totales ne sont abaissées que dans les cas de maladies hépatiques fort avancées (183).Dans les tests dits métaboliques, les esters du cholestérol ont certes une signification assez grande dans les atteintes hépatiques graves.On sait en effet qu\u2019une diminution des esters est beaucoup plus importante du point de vue diagnostic que les variations du cholestérol total (13).Une augmentation selon nous a peu de signification.La prothrombine plasmatique tend à s\u2019abaisser dans la maladie hépatique.Ce n\u2019est.cependant pas la seule protéine sanguine qui ait tendance à être réduite dans ce cas.En effet, le fibrinogène, l\u2019accélérateur de la globuline plasmatique (facteur V, facteur labile) et la convertine (facteur VII, facteur stable) peuvent afficher elles aussi une diminution assez importante de leur teneur dans le sang (11).Pour que la prothrombinémie soit abaissée, il faut qu\u2019il y ait une atteinte hépatique importante, malabsorption de vitamine K au niveau de la paroi intestinale ou encore carence de cette vitamine (11).L\u2019urobilinogène urinaire est certes un bon test lorsqu\u2019il est déterminé quantitativement.Dans notre étude, seule une évaluation qualitative a été faite; c\u2019est pourquoi nous accordons à cette épreuve une valeur tout à fait relative.Enfin, pour ce qui regarde les tests d\u2019excrétion : cholestérol total, phos- phatase alcaline et bromesulfaleine, il y a lieu de faire certaines distinctions.En effet, les deux premières épreuves ne sont modifiées qu\u2019en présence d\u2019une obstruction extra-hépatique.Quant au bro- COUTU : PROFIL HEPATIQUE DE L\u2019ALCOOLISME L\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 mesulfaleine, c\u2019est un test qui est l\u2019équivalent pour le foie de l'élimination de la phénoi-sulfone- phta- leine pour le rein (15).Les auteurs ne sont pas tous d\u2019accord sur l\u2019importance clinique de ce test d\u2019excrétion.En effet, certains le piacent à l\u2019honneur, d\u2019autres au contraire semblent l\u2019ignorer complètement.Pour Hardy (15), il existe une perturbation importante de l\u2019élimination du B.S.P.dans 90% des cas de cirrhose.Quant aux transaminases, il y a eu une étude très intéressante faite récemment chez des malades atteints d\u2019alcoolisme chronique, au cours de la phase aiguë.On a constaté que la SGO-T s\u2019élève beaucoup plus rapidement et d\u2019une façon plus marquée que la SGP -T.De plus, tandis que la SGO -T s\u2019abaisse dans les 8 ou 10 jours qui suivent le début de l\u2019abstinence, la SGP-T reste élevée dans le sang pour une période d\u2019au moins 3 semaines (16).À la lumière des remarques précédentes, discutons maintenant nos résultats.Si nous faisons exception du thymol trouble qui s\u2019est avéré positif dans 81% des cas et qui à notre sens, vu les facteurs d\u2019erreurs possibles, a peu de signification clinique, de même que la phosphatase alcaline et la prothrombine qui n\u2019ont pas été trouvées anormales étant donné qu\u2019aucun de nos patients ne présen- talent une histoire d\u2019obstruction extra-hépatique, nous constatons que 15 à 33% des malades ont eu des tests hépatiques anormaux avec une moyenne de 24%.Au sujet des corrélations que nous avons tenté de faire, entre l\u2019état clinique du patient et l\u2019instantané hépatique, nous pouvons dire, d\u2019une façon générale, qu\u2019il y a concordance dans environ 39% des cas avec des limites allant de 23 à 55%.Cette concordance signifie que le foie est augmenté ou diminué de volume ou encore que le clinicien à soupçonné une cirrhose.Comme on peut s\u2019en rendre compte, par l\u2019observation des différents tableaux, une image pathologique évidente peut s\u2019accompagner de fonctions hépatiques sensiblement normales; parfois un examen négatif est associé à des tests biochimiques très perturbés.CONCLUSIONS Les épreuves biochimiques habituellement employées, et dont nous avons fait usage dans notre expérience chez des alcooliques, ne semblent pas servir d\u2019indices assez sensibles de l\u2019état fonctionnel du foie.Elles concordent dans un faible pourcentage de cas avec le tableau clinique.I] serait opportun, croyons-nous, de développer des tests beaucoup plus fiables des fonctions hépatiques qui nous permettraient de déceler au début toute perturbation Êes Ta = 6 \u2014 + L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 de cet organe et qui en favoriseraient peut-être la correction plus précoce.Dans ce but, nous avons l\u2019intention de faire l\u2019essai de nouvelles épreuves telles la tolérance à l\u2019arginine et la tolérance à l\u2019acide glutamique.Résumé Parmi les patients que nous avons suivis régulièrement à la Clinique d\u2019Alcoolisme de l\u2019Hôtel- Dieu, nous avons fait subir à 78 d\u2019entre eux un bilan hépatique complet.Le thymol, la céphaline- cholestérol et le bromesulfaléine sont les épreuves qui ont donné les meilleures réponses.Il est assez difficile cependant d\u2019établir une corrélation étroite entre l\u2019examen clinique et les résultats obtenus au laboratoire.Nous croyons qu\u2019il y aurait lieu de développer des épreuves plus sensibles qui permettraient de déceler à leur début les atteintes hépatiques.Summary Among patients regularly treated in our Alcoholic Clinic, 78 were chosen to have a complete survey of their hepatic functions.Thymol, Cephalin-cholesterol and Bromsulfalein were the tests which have given the most reliable answer.However, it 1s rather difficult to establish a close relationship between clinical status and laboratory functions.We feel that more sensitive tests should be developed in order to detect hepatic failure at its very beginning.REMERCIEMENTS Ce travail a pu être réalisé grâce à une subvention du Ministère provincial de la Santé.Nous sommes reconnaissants à plusieurs maisons pharmaceutiques qui ont consenti à fournir des médicaments à nos patients.Nous tenons à remercier Garde Fabienne Pelletier et Mlle Béatrice Michaud pour leur excellente collaboration.COUTU : PROFIL HÉPATIQUE DE L\u2019ALCOOLISME 1377 BIBLIOGRAPHIE 1.FRANCOEUR, Marc: Technique modifiée de l\u2019électro- porèse des protéines sur papier.Communication personnelle, 1960.2.SIMMONS, JS., et GENTYKOWS, C.J.: Medical and Public Health Laboratory Methods.Lea and Febiger, Philadelphie, 1955; p.90.3.SIMMONS, JS., et GENTYKOWS, CJ.: Medical and Public Health Laboratory Methods.Lea and Febiger, Philadelphie, 1955; p.95.4.BENNIE, Zak: Simple Rapid Microtechnic for Serum Total Cholesterol.Am.J.Clin.Path., 27: 583, 1957.5.BENNIE, Zak; DICKENMAN, R.C.; WHITE, E.G; BURNETT, H.; CHERNEY, P.J.: Rapid Estimation of Free and Total Cholesterol.Am.J.Clin.Path, 24: 1307, 1954.6.LONG, L., et COLPRON, G.: Technique de Quick modifiée pour la prothrombinémie sur sang total.Communication personnelle, 1960.7.SIMMONS, JS.et GENTYKOWS, CJ.: Medical and Public Health Laboratory Methods.Lea and Febiger, Philadelphie, 1955; p.25.8.KIND, P.R.N, et KING, EJ.: Estimation of Plasma Phosphatase by Determination of Hydrolyzed Phenol with Aminoantipyrine.9.SIMMONS, JS.; GENTYKOWS.CJ.: Medical and Public Health Laboratory Methods.Lea and Febiger, Philadelphie, 1955; p.100.10.SIGMA CHEMICAL CO.: Technical Bull, 505: (février) 1959.11.HARRISON, T.R.: Principles of Internal Medicine 3e édit., p.740.McGraw-Hill, édit., New-York, 1958.12.ALBOT, G., cité par M.Hardy et L.Le Bodic: Rev.Alc., 5: 294, 1959.13.ANDERSEN, A.F.R.: Office Gastroenterology.Saunders Co., édit., Philadelphie, 1958; p.474.14.MACHEBOEUF, cité par M.Hardy et L.Le Bodic: Rev.Alc., 5: 293, 1959 15.HARDY, M,, et Le BODIC, L.: Valeur comparée des épreuves fonctionnelles hépatiques dans les cirrhoses alcooliques.Rev.alc., 5: 290, 1959.16.RAGNAR, H.: Clinical Studies in Chronic Alcoholism.IV \u2014 Studies on Serum Transaminase.Activity in Chronic Alcoholism.Act.Med.Scand., 165: 161, 1959. REVUE GÉNÉRALE LA SIMULATION CHEZ L'ENFANT ! Jean ALBERT-WEIL, Médecin-chef du Service de Cardio-Phtisiologie et Dermatologie de l\u2019Hôpital central des Prisons de France (Fresnes), Lauréat de l\u2019Institut de France et de l\u2019Académie de Médecine.MENSONGES ET PSEUDO-MENSONGES Les constitutions morbides « La simulation de maladies ou d\u2019infirmités est relativement fréquente chez l\u2019enfant, écrit Jean M.Sutter dans son intéressant livre Le Mensonge chez l\u2019Enfant (1).On peut l\u2019observer chez des sujets atteints de psychoses avérées (syndromes maniaques, schizophrénie), chez des déséquilibrés, voire chez des enfants apparemment normaux.C\u2019est dire qu\u2019on ne saurait la considérer comme une affection psychique bien individualisée.Elle n\u2019est qu\u2019un symptôme, mais ce symptôme nous intéresse en tant qu'il représente une forme de mensonge, et dans la plupart des cas de mensonge pathologique.La simulation est autre chose que la simple allégation d\u2019un mal de tête ou d\u2019un malaise.Elle comporte l\u2019imitation des symptômes de la maladie, voire leur production par des artifices divers: L\u2019enfant boîte, ou grimace de douleur, ou frotte le thermomètre sur son drap pour faire monter la colonne de mercure, ou encore il provoque une lésion cutanée en frictionnant sa peau avec des orties.De tels procédés ne sont guère concevables chez des sujets bien équilibrés, exempts de troubles affectifs.Aussi le médecin qui a découvert la simulation ne saurait-il se contenter de rassurer l\u2019entourage en déclarant que « l\u2019enfant n\u2019a rien»; il doit au contraire utiliser sa découverte pour rechercher les causes psychologiques d\u2019un comportement aussi anormal.Ce sera la part la plus importante de son investigation, mais aussi la plus difficile ».(Jean M.Sutter) Chez la plupart des enfants, il existe une tendance mythomaniaque naturelle.L\u2019enfant, dans un premier temps, fabule.Dans un deuxième temps, d\u2019ailleurs souvent presque simultané avec le pré- cédent, il ajoute foi à sa fabulation.Dans un troisième temps, si les parents lui parlent de son men- 1.Extrait du livre actuellement sous presse: Jean Albert- Weil et Collaborateurs: Simulations médicales: signes, diagnostic, pathogénie, traitement des maladies simulées.Doin, éditeur, Paris.Préface du Professeur Piédelièvre.songe, en étant persuadés qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une vérité, l\u2019enfant lui-même témoigne une créance sans réserve en la véracité de ses allégations.L'enfant en effet distingue très imparfaitement le mythe de la réalité.Il arrive souvent que l\u2019enfant fabule de bonne for.Comme l\u2019écrit F.Challaye (2) : «'L\u2019attitude de l\u2019enfant à l\u2019égard de la vérité ne constitue pas une preuve d'immoralité profonde ».Les psychologues nous apprennent que l'enfant ne ment pas avant l\u2019âge de sept ans.Une telle affirmation a bien de quoi surprendre.Sans chercher loin autour de soi, chacun pourrait citer maints exemples de mensonges chez des enfants de trois à quatre ans.« En réalité, nous dit-on, ce n\u2019est là qu\u2019une apparence, et il ne s\u2019agit pas de mensonges à proprement parler, mais de « pseudo-mensonges », ou de mensonges apparents ».(Jean M.Sutter) Les « pseudo-mensonges » sont comme les mensonges authentiques des affirmations contraires à la réalité, ou du moins à l\u2019image que se fait de la réalité l\u2019intelligence adulte.« Souvent ils se présentent conime des affirmations ou des négations brusques, évidemment improvisées, renversant au mépris de l\u2019évidence les données de la situation actuelle.L\u2019enfant qui vient en présence de toute la famille assemblée de renverser son verre sur la nappe affirme aussitôt que ce n\u2019est pas lui qui a fait celà; parfois même il précise que c\u2019est son frère ou sa sœur ».Le « pseudo-mensonge » a souvent un caractère ludique: « Le tricycle de Philippe devient une automobile dont il précise la marque.Mais Philippe, un jour au retour d\u2019une promenade, invente un terrible accident de la circulation, dont il aurait été témoin.Renseignement pris, il ne s'est absolument rien passé ».(Jean M.Sutter).Les « pseudo-mensonges » sont des produits spontanés et originaux de la pensée infantile.L\u2019enfant est souvent trahi par son langage dont il discerne imparfaitement le symbolisme expressif.« Au retour d'une promenade avec son grand- père, Nicole, qui commence à parler, paraît se L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 plaindre avec des mots à elle que son compagnon l\u2019ait battue; accusation mensongère suscitant quelque indignation; en réalité l\u2019enfant voulait dire qu\u2019elle avait vu une petite fille semblable à elle, frappée par un vieillard semblable à son grand- père ».(F.Challaye) Parmi les « pseudo-mensonges », les uns s\u2019expliquent donc par notre maladresse à comprendre un langage encore rudimentaire.D\u2019autres répondent à une simple activité de jeu.Parfois l\u2019expression verbale d'un désir ou d\u2019une crainte en consomme pour lui l\u2019accomplissement.« Le mot Non, lorsqu\u2019on demande à l\u2019enfant s\u2019il a commis telle faute, a parfois pour sens précis: Non, je ne veux pas entendre parler de celà » (J.de La Vaissière) (3).Comme l'écrit J.Piaget (4), « Une proposition à moins pour l\u2019enfant valeur d\u2019affirmation que valeur de souhait ».Pour conclure, nous dirons avec Jean M.Sutter: « Chez les très jeunes sujets le Verbe est éprouvé comme un acte doué d\u2019une puissance magique de création ou de destruction, et la plupart des « pseu- do-mensonges » par « oui» ou par « non » doivent être ainsi entendus.« Par ailleurs les jeunes enfants distinguent mal le passé du présent.S\u2019ils évoquent le passé, le présent s\u2019efface du même coup.Le psychisme enfantin ignore les résistances qui s\u2019opposent pour nous à la confusion du « donné » et de « l'imaginaire ».Le frein de la référence au réel et au savoir n\u2019a que bien peu de puissance dans un monde de connaissance en perpétuelle transformation.Quand ce que l\u2019on imagine efface ce qui est.comment comparer l\u2019un à l\u2019autre?La causalité adulte est logique, la causalité infantile est magique ».(Disons, entre parenthèses, que l\u2019adulte obéit souvent « logiquement » à des slogans « illogiques », ou dont il ne comprend plus le sens.Il est souvent « conditionné » à des « mots-forces » qui le font agir sans qu\u2019il en pénètre la substance.Nous avons développé cette notion, sur laquelle nous ne pouvons nous étendre ici, dans notre livre De la Souffrance à la Pensée (5), et dans une étude encore inédite: «Les mondes imaginaires et la puissance des mots ».La pensée de nombreux « adultes » a d\u2019ailleurs souvent conservé dans beaucoup de « secteurs » de son activité un caractère infantile.La pensée de nombreux délinquants a conservé souvent pour une part qui les a amenés précisément à commettre le délit un caractère « infantile », voire parfois même « primitif »).* * +* ALBERT-WEIL: LA SIMULATION CHEZ ENFANT 1379 Ainsi donc, si le très jeune enfant ne saurait conshtutionnellement se livrer qu\u2019à des « pseudo- mensonges », l\u2019enfant plus âgé et l\u2019adolescent ont appris à mentir.La société ne se contente pas d'offrir aux enfants des modèles de mensonge; trop souvent elle les pousse activement à mentir.Puisque les adultes mentent, ou bien ils sont fautifs, mais leur exemple incite à transgresser comme eux la loi morale; ou bien ils ont raison, et c\u2019est alors que mentir n\u2019est pas une action aussi répréhensible qu\u2019on l\u2019avait dit.Durant la seconde enfance et l\u2019adolescence, le mensonge, et surtout les mensonges répétés, deviennent des manifestations caractérielles.« Le mensonge typique, écrit R.Allendy (6), est inspiré par quatre ordres de motifs: sentiment d\u2019infériorité, sentiment de culpabilité, agressivité, envie ».À vrai dire, de nombreux mensonges enfantins se laissent difficilement ranger sous l\u2019une de ces quatre rubriques.Il en est de purement « gratuits ».C\u2019est ainsi qu\u2019intervient comme facteur de « my- thopathie » la « Constitution perverse ».Vivre, se reproduire, s'associer: telles sont pour Dupré les trois inclinations natives orientées vers la perpétuation dans l\u2019individu et dans l\u2019espèce avec les facilités qu\u2019y apporte la vie sociale.Elles s'expriment dans trois instincts: L\u2019instinct de conservation, personnel, égoïste, concernant la vie individuelle.L'instinct de reproduction, sexuel, génésique, se rapportant à la vie de l\u2019espèce.L\u2019instinct d'association, collectif, altruiste, relatif à la vie sociale.Le philosophe allemand Max Stirner, personnage aigri par les difficultés de sa vie, dans son ouvrage célèbre « L\u2019Unique et sa propriété » [Der Einzige und sein Eigentum: 1844 (7)], fait du « mol humain » notre Univers Unique, notre unique « propriété », et de la défense de ce «moi» notre unique principe d\u2019action.Mais il ne tient pas compte des « mécanismes » et des « automatismes » internes qui nous sont imposés du fait même de notre propre nature, et des « tendances » innées, que nous a léguées notre ancestralité, et des « tendances » acquises qui se font jour en nous, et dont nous ne pouvons nous abstraire, tendances qui nous orientent « vers l'extérieur » et nous rendent solidaires, que nous le voulions ou non.du milieu ambiant et des collectivités qui nous entourent.L\u2019homme n\u2019est pas seulement « Un », il est aussi « multiple ».C\u2019est parce que l\u2019homme est constitutionnellement « multiple » et souvent mu par les forces irrationnelles qui naissent en lui sans cesse sans 1380 qu\u2019il puisse toujours les « contrôler », qu\u2019il est parfois un « pervers », et souvent un « délinquant ».* * * Des trois instincts majeurs qu\u2019il sut si bien mettre en valeur, Dupré décrit les anomalies en excès, en atrophie, en inversion, en déviation.Il n\u2019entre pas dans notre propos de décrire ici toutes les perversions instinctives constitutionnelles type Dupré (8).Nous dirons seulement que les trois instincts décrits par Dupré n\u2019apparaissent pas simultanément, mais selon un ordre constant: Instinct de conservation d\u2019abord, instinet de reproduction ensuite, enfin instinct d\u2019association.L\u2019individu avant l\u2019espèce, l\u2019espèce avant la société, et celle-ci pour celui-là et celle-là.C\u2019est dire que l'instinct d\u2019association est le plus récent: aussi en vertu des lois de l\u2019Ontogénèse, est-il le plus vulnérable.Sa déficience (l\u2019inaffectivité) ou son inversion (la malignité) constituent vraiment le fond mental du pervers (Léon Michaux) (9).On sait maintenant qu\u2019il n\u2019existe pas seulement des perversions constitutionnelles.Il existe des perversions acquises.Mais il ne faut pas opposer d\u2019une façon trop absolue les « perversions acquises » aux « perversions constitutionnelles ».Du fait que des perversions sont acquises, il ne faut pas rejeter l\u2019existence possible en leur genèse de facteurs constitutionnels.Ceux-ci peuvent intervenir, mais ils ne sont ni évidents, ni directs: il ne s\u2019agit que de prédispositions innées atténuées; cz ne sont pas des tendances perverses, mais des troubles caractériels autres qui ne donneront lieu à des manifestations de perversité que tardivement et sous l\u2019influence de facteurs surajoutés.L'Encéphalite épidémique a multiplié les cas de perversions acquises, en même temps que sous l\u2019influence de la doctrine freudienne étaient mieux analysés les facteurs affectifs susceptibles de modifier le caractère.Genèse organique; genèse psychologique: les deux processus si souvent intriqués en psychiatrie infantile se retrouvent ici pour conditionner les anomalies acquises des instincts.Parmi les perversions acquises, on peut citer les Perversions post-traumatiques.C\u2019est un fait très important en Médecine Légale que les traumatismes crâniens (fracture ou simple commotion) sont susceptibles de modifier le caractère et de faire apparaître des perversions; celles-ci auront d\u2019autant plus de chances d\u2019aboutir à des réactions délictueuses que des tendances épileptiques ou épi- ALBERT-WEIL: LA SIMULATION CHEZ L'ENFANT L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 leptoïdes conditionnent l\u2019impulsivite du sujet (Léon Michaux).Mais on doit considérer surtout quatre groupes de faits: 1) des perversions de genèse infectieuse, dont les perversions post-encéphalitiques sont de beaucoup les plus fréquentes; 2) des perversions pré-démentielles, où l\u2019affaiblissement de la moralité annonce celui de l'intelligence (adulte: démence artérioscléreuse, démence sénile, paralysie générale), (enfant: démence précoce, démence précocis- sime); 3) les perversions épisodiques de la psychose maniaque dépressive qui sont contemporaines des accès; 4) les perversions psychogènes, qui apparaissent comme une protestation délibérée et inconsciente contre une insatisfaction affective.(Léon Michaux) On doit distinguer des instinets d\u2019association plutôt qu\u2019un instinct d\u2019association.Car ces deux groupes de faits sont ici à distinguer : les premiers s'expriment dans la sympathie en bienveillance, en pitié, en dévouement et compassion, les autres dans l\u2019imitation, base de la sociabilité.De l'instinct de sympathie, l\u2019atrophie est le cachet psychologique essentiel des pervers dont on sait l\u2019inaffectivité, l\u2019égoïsme : le pervers n\u2019aime que lui-même.Cette atrésie de l'instinct est souvent remplacée par son inversion, l\u2019inaffectivité par l\u2019an- ti-affectivité : telle est la malignité constitutionnelle.Celle-ci s'inscrit dans une tendance plus générale, l\u2019instinet de destruction ou clastomanie.Lorsque l\u2019on se trouvera en présence d\u2019un enfant simulateur, ou suspect de simulation, il faudra tou- Jours rechercher si une perversion constitutionnelle ou acquise n\u2019est pas en cause dans la genèse des actes simulés.LA SIMULATION INFANTILE Rarement l\u2019examen psychiâtrique de l'enfant simulateur permet de découvrir les signes d\u2019une démence précoce commençante ou d\u2019un état hypoma- niaque.Plus souvent on se trouve en présence d\u2019une débilité mentale manifeste.Phobie scolaire Jean M.Sutter, dans son livre Le Mensonge chez l'enfant, rend compte « du cas d\u2019un garçon de huit ans qui avait simulé un syndrome douloureux de l\u2019abdomen de façon si convaincante qu\u2019il fut opéré de l\u2019appendicite; de retour chez lui, les douleurs recommencèrent de plus belle.On s\u2019aperçut alors qu\u2019elles survenaient toujours au moment où l\u2019enfant devait sortir, en particulier pour aller à l\u2019école.Il s\u2019agissait d\u2019un petit débile hyperémotif: il avait L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 été très vivement impressionné par les alertes et les bombardements de la ville; depuis, il ne se sentait en sécurité que chez lui, auprès de ses parents; sa simulation traduisait une peur panique d\u2019affronter le monde du dehors, c\u2019est-à-dire pour lui le danger.» Il n\u2019y a rien d\u2019extraordinaire à ce qu\u2019un enfant normal se sente parfois peu enclin à aller en classe et se plaigne de symptômes dont il espère profiter pour rester chez lui un jour ou deux.En général, ces symptômes apparaissent opportunément dans la matinée pour disparaître miraculeusement peu de temps après l\u2019ouverture de la classe.La cause en est le plus souvent une vague appréhension envers l\u2019école.Une attitude ferme mais rassurante des parents et du maître dissipe généralement ces craintes qui font naturellement partie du développement de l\u2019enfant.Néanmoins, depuis une dizaine d\u2019années, on s\u2019est de plus en plus préoccupé de l\u2019enfant dont l\u2019aversion intense et persistante pour l\u2019école est un trouble émotionnel défini.Cette affection, connue sous le terme de « Phobie scolaire », a été définie par Eisenberg (13) : une incapacité partielle ou totale d\u2019aller en classe résultant d\u2019une crainte irraisonnée de certains aspects de la vie scolaire.Des troubles objectifs ou une vraie panique apparaissent à l\u2019heure de l\u2019école.Selon Eisenberg, les manifestations somatiques peuvent être le trait essentiel.Ce sont de l\u2019anorexie, des nausées, des vomissements, de la diarrhée, des syncopes, de l\u2019asthénie, des maux de tête ou du ventre, des douleurs musculaires diffuses ou localisées, des sensations de malaise ou même des accès de fièvre discrète, inexplicables mais répétés.Dans certains cas, les enfants n\u2019avouent pas ouvertement leur peur de l\u2019école; on ne s\u2019en rend compte qu\u2019en découvrant la coïncidence de l\u2019apparition des symptômes avec les jours de classe et de leur absence les jours de congé.La gravité des troubles s\u2019accentue avec la contrainte.L\u2019examen médical ne décèle aucune base physiologique aux plaintes de l\u2019enfant, même s\u2019il y a toutes les apparences d\u2019une maladie ou d\u2019un malaise.Parfois les troubles sont seulement craints plutôt que ressentis; l\u2019enfant essaie de se soustraire à l\u2019obligation d\u2019aller en classe de peur de vomir ou de s\u2019évanouir.La phobie scolaire se manifeste le plus fréquemment entre six et dix ans (14).Un enfant capable d\u2019exprimer sa crainte peut la rapporter à un professeur, au directeur, à des camarades, aux examens ou à l\u2019effort de compétition.En règle générale, aucune des situations redoutées n\u2019a une im- ALBERT-WEIL: LA SIMULATION CHEZ L'ENFANT 1381 portance telle qu\u2019on puisse y voir la cause de ces terreurs paniques.Les solutions qui consistent à changer l\u2019enfant de classe, de cours ou même d\u2019école, sont rarement couronnées de succès, ce qui amène à la conclusion que la cause profonde des symptômes est ailleurs.En l\u2019absence d\u2019un traitement approprié, cet état a toutes les chances d\u2019empirer.La répétition des absences fait s\u2019accumuler le travail scolaire et augmenter l'hostilité de l\u2019enfant vis-a-vis de l\u2019école quand il se rend compte des difficultés croissantes qu\u2019il doit surmonter pour rattraper les autres.La phobie scolaire ne doit pas être confondue avec la tendance à l\u2019école buissonnière.Dans ce dernier cas l\u2019enfant déteste franchement l\u2019école; il peut y aller le matin, y rester un moment et partir ou même ne pas y aller du tout.C\u2019est d\u2019habitude un mauvais élève, agressif et parfcis insociable.Il devient vite expert à inventer des fables pour dissimuler son vagabondage et ne reste pas chez lui aux heures de classe, sauf si ses parents sont absents.A l\u2019inverse, dans les cas de phobie scolaire, l\u2019enfant fait remarquer qu\u2019il est incapable de quitter la maison pour aller à l\u2019école et reste chez lui pendant les heures de cours.Ainsi qu\u2019Eisenberg (13) l\u2019a mis en évidence, il est très ennuyé qu\u2019on sache qu\u2019il n\u2019est pas en classe.Il est presque toujours d\u2019intelligence normale ou supérieure.Il voudrait être capable d\u2019aller à l\u2019école et nourrit, en général, des ambitions qui demandent des études poussées.Ses phobies peuvent également diminuer ses activités dans d\u2019autres domaines, telles que la fréquentation de l\u2019église, des clubs, des réunions, du cinéma, quand il n\u2019est pas accompagné de ses parents.Le plus souvent, il a été jusqu\u2019ici alors si bien noté en classe que ses professeurs ne s\u2019expliquent pas son comportement nouveau.Dans la majorité des cas, le début brutal de la phobie a été précédé d\u2019'hésitation vis-à-vis de l\u2019école se manifestant par une fréquentation irrégulière sous prétexte de « rhumes », « troubles gastro-intestinaux » ou d\u2019autres symptômes.Westlund et McKinnon (15) décrivent les malades qu\u2019ils ont observés comme des enfants hypersensibles aux bruits, aux critiques, soucieux des opinions des autres et très peu sûrs d\u2019eux-mêmes.Selon la plupart des auteurs, la phobie scolaire est une angoisse de séparation ou une variante de ce trouble (13-16).Johnson (17) définit l\u2019angoisse de séparation comme « un état émotionnel pathologique dans lequel le rapport entre enfant et parent (habituellement la mère) est caractérisé essentiellement par le besoin intense de l\u2019un : a 1382 et de l\u2019autre de rester physiquement étroitement rapprochés ».Dans les cas typiques, la peur irraisonnée de l\u2019école est accessoire et se rattache spécifiquement à la peur intense de quitter le foyer et la mère; cet état s\u2019exprime fréquemment par des troubles somatiques «de conversion».Ce rapport est illustré par le fait que, même si dans le milieu scolaire une ou plusieurs personnes représentent des objets de phobie, il arrive souvent qu\u2019une fois l\u2019enfant à l\u2019école, où il sait qu\u2019il sera privé de ses parents pour la journée, il est capable de se détendre et de prendre plaisir à ses activités scolaires.Généralement, il existe un élément déclenchant qui révèle le trouble émotionnel latent : une menace quelconque pour la sécurité de l\u2019enfant et de la mère qui augmente leur besoin de dépendance réciproque.Ce peut être une maladie qui empêche l'enfant d\u2019aller en classe un jour ou deux, des vacances, un déménagement, un changement d\u2019école, une maladie d\u2019un des parents (ici encore le plus souvent la mère), la naissance d\u2019un frère ou d\u2019une sœur, la mésentente entre parents, un deuil ou des difficultés matérielles.Le début des troubles phobiques chez un enfant prédisposé est un moment critique où la réaction des parents vis-à- vis de l\u2019angoisse de l\u2019enfant détermine dans une large mesure son comportement ultérieur.Selon Fisenberg (13), on peut généralement faire reprendre le chemin de l\u2019école à l\u2019enfant si les parents gardent leur calme et leur assurance et présentent la fréquentation scolaire comme une nécessité évidente.L\u2019enfant fera alors face à ses craintes et les surmontera grâce à la présence et à l\u2019appui de ses parents.Il en résultera une diminution des troubles, en particulier parce qu\u2019il continuera à profiter des satisfactions d\u2019une vie scolaire normale.Malheureusement, cette situation relativement simple du problème n\u2019est en général pas possible à cause de l'atteinte névrotique des parents et de leur refus de reconnaître le rôle qu\u2019ils ont joué dans le développement des réactions phobiques chez l\u2019enfant.Pour la mère hyperprotectrice, les plaintes de l\u2019enfant sont un prétexte suffisant pour le garder à la maison.Ses efforts pour rassurer l'enfant risquent d\u2019être très peu convaincants et elle peut être une alliée trop agréable contre ses frayeurs scolaires.Le père est souvent passif et se range du côté de la mère; il contribue ainsi à rejeter sur l\u2019école la responsabilité du comportement de l'enfant.Les parents ont beau argumenter, amadouer, promettre des récompenses ou donner des ordres, l\u2019anxiété ne fait que croître si leur comportement dément leurs paroles.ALBERT-WEIL: LA SIMULATION CHEZ L'ENFANT L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 Il est évident que l\u2019étude de chaque cas de phobie scolaire doit commencer par un examen soigneux des épisodes scolaires dont l\u2019enfant se plaint; s\u2019il s\u2019avère que ses appréhensiuns sont justifiées, il faut d\u2019abord s\u2019efforcer de corriger les causes invoquées.Eisenberg (13) fait cependant remarquer qu\u2019il est extrêmement rare que les circonstances dont l\u2019enfant se plaint soient une cause suffisante d'apparition de phobie scolaire.Même quand un événement désagréable en classe a été le facteur déclenchant, il existe habituellement des preuves de facteur névrotique prédisposant.Il est essentiel pour le succès du traitement de renvoyer l'enfant en classe dès qu\u2019il est capable de supporter la séparation.Pour celà, il faut d\u2019abord aider la mère à se rendre compte de sa propre répugnance, consciente ou non, à laisser l'enfant grandir et la quitter.Cette menace de séparation est symbolisée par le départ de l\u2019enfant pour l\u2019école.Il faut aussi amener les deux parents à améliorer le climat familial, à apaiser l\u2019anxiété de l\u2019enfant, à l\u2019aider à grandir normalement et à développer son indépendance.Le psychothérapeute aide l'enfant à exprimer ouvertement ses craintes d\u2019élcignement de la maison et de sa mère.Il aide également le petit malade à reprendre le chemin de l\u2019école et peu à peu vient à bout de l\u2019anxiété qui en résulte.Beaucoup de parents pensent que tout est résolu dès que l\u2019enfant retourne en classe.Ce n\u2019est pas exact, et il y a lieu de souligner le fait qu\u2019un traitement centré sur la famille doit être continué jusqu\u2019à l\u2019adaptation complète de l\u2019enfant.?SIMULATION INFANTILE ET MALAISE AFFECTIF Parfois la simulation traduit un malaise affectif profond chez des sujets indemnes de maladie mentale et de déséquilibre évident.Observation 1.(Jean M.Sutter) Une fillette, Odile, qui put être suivie assez longtemps, présenta à 14 ans un syndrome douloureux abdominal, accompagné d\u2019une fièvre modérée; il s\u2019agissait probablement d'une petite réaction appendiculaire qu\u2019on ne crut pas nécessaire d\u2019opérer.Alors que l\u2019ensemble des symptômes paraissait régresser, on eut la surprise de voir la température s\u2019élever jusqu\u2019à 40 et même 42°, sans que ce multiples examens biologiques pussent en expliquer les 2.Le chapitre sur « La Phobie Scolaire» a été presque entièrement emprunté à une étude parue en Français c\u2019après des travaux américains et sans signature dans la revue éditée en Français par les Laboratoires Abbott, « Abbothé- rapie » 1960 No 2, pp.10 à 12. L\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 raisons et sans que nulle thérapeutique parvint à juguler cette déroutante hyperthermie.Toutes les hypothèses furent envisagées, y compris celle d'une fièvre « d\u2019origine diencéphalique »; en fin de compte, au bout de cinq mois, on décida une appendicectomie; la température revint brusquement à la normale la veille du jour où l\u2019on devait pratiquer l'intervention.Quatre mois plus tard, apparaissaient des crises d\u2019agitation nocturne d\u2019une violence extraordinaire; l\u2019enfant prétendait, au réveil, ne conserver d\u2019autre souvenir que celui d\u2019un cauchemar.C\u2019est à cette occasion qu\u2019elle nous fut amenée.Nous apprenions alors qu\u2019Ô- Gile avait perdu son père sept ans plus tôt; sa mère s\u2019était remariée; l\u2019enfant n\u2019avait pas accepté son parâtre et l\u2019atmosphère familiale lui était devenue d'autant plus pénible que la mère prenait parti contre elle, pour son mari.Finalement Odile avait été confiée à ses grands-parents, situation qu\u2019elle n\u2019acceptait pas de bonne grâce, car son frère, de dix-huit mois plus jeune, était demeuré à la maison et elle se sentait exclue d\u2019un bonheur familial que son départ semblait avoir rétabli.Dés lors I\u2019hypothese de manifestations simulées, que la clinique conduisait déjà à envisager, devenait la plus vraisemblable.La fillette fut isolée à la clinique et, une psychothérapie élémentaire aidant, ne tarda pas à confesser sa supercherie, qui ne fut pas dévoilée à la famille.Quelques mois plus tard, elle fut ramenée pour un mutisme qui «guérit» aussi facilement (Jean M.Sutter).FABULATION-SIMULATION D\u2019ATTENTATS La fabulation-simulation d\u2019attentats et de maladies peut être commandée par un mobile de simple gloriole.Pour attirer l\u2019attention espérée ou la pitié, le mythomane simule une agression dont il aurait été victime, une maladie: paralysie, mutisme, épilepsie, empruntant volontiers son thème aux affections dont il a été le témoin dans son entourage.Nous avons connu une fillette simulant des migraines parce que sa mère se plaignait souvent de violents maux de tête: esprit d\u2019imitation.La vanité, le désir d\u2019attirer l'attention sont manifestes dans le fait suivant relaté par L.Thoinot (10) : Une petite fille abandonnée est adoptee par deux honorables personnes, M.et Mme X.Un jour M.X.lit à haute voix devant l\u2019enfant, qui jouait avec sa poupée et ne paraissait faire aucune attention à la lecture, le récit d\u2019une affaire de moeurs qui faisait scandale dans une ville du Midi, et commente ce scandale avec sa femme.Quelques jours plus tard, M.X.\u2026 surprend la petite fille embrassant sa poupée avec effusion entre les jambes; il lui demande qui pouvait lui avoir appris pareille chose; Uen- fant, sans hésiter, répond qu\u2019elle faisait à sa poupée ce qu\u2019on lui avait fait à elle-même et qu\u2019elle avait subi, étant en nourrice, les attouchement de son frère de lait, du père nourricier, du grand-père même.L\u2019examen médical démontra la fausseté des allégations de l'enfant qui n'avait jamais subi aucun attentat.Questionnée el vivement pressée, elle avoua son mensonge et déclara qu\u2019elle avait simplement voulu faire «comme les dames que l\u2019on avait mises sur le journal ».(Bourdin cité par L.Thoinot).ALBERT-WEIL: LA SIMULATION CHEZ L'ENFANT 1383 Mais la simulation est souvent utilitaire.L\u2019allégation de maladie peut être motivée, nous l'avons vu plus haut, par le désir d\u2019éviter l\u2019école! (phobie scolaire).L\u2019« attentat présumé », avec une mise en scene souvent méticuleuse peut répondre à un but dérisoire: Léon Michaux relate le cas d\u2019une fillette de 14 ans qui s\u2019était lié les pieds pour excuser son absence à une matinée d\u2019enfants où elle ne voulait pas rencontrer une camarade parce que celle-ci avait été classée avant elle dans une composition.« Souvent aussi, la simulation est imaginée dans le désir de nuire à un innocent, calomnieusement accusé de violence ou de tentative de viol ».(Léon Michaux).Il s\u2019agit ici de malignité mythopathique.Bien souvent en effet la mythomanie s\u2019allie à la malignité plus ou moins camouflée.Il s\u2019agit là d\u2019une coalition redoutable qu\u2019il faut bien connaître parce quelle emploie des armes perfides et peut, si elle est méconnue entraîner des injustices atteignant au drame.« Tel enfant, écrit Léon Michaux, pousse des hurlements de douleur, il se lacère le corps pour ameuter les habitants de l\u2019immeuble, et il va se plaindre au Commissariat de Police des mauvais traitements qu\u2019il a reçus chez lui! Les affaires de « bourreaux d\u2019enfants » doivent donner lieu à des enquêtes très poussées.Tel autre \u2014 ou plus souvent telle autre \u2014 parce que la mythomanie est plus fréquente chez les filles, se ligote elle-même pour alléguer un attentat dont elle désigne l\u2019auteur, quitte à profiter de l\u2019incident présumé pour dissimuler des objets qu\u2019elle dira volés! » Telles autres se plaindront d\u2019un outrage ou d'un attentat à la pudeur.Les médecins doivent se garder des perverses mythomanes qui les accuseront « d\u2019attentats à la pudeur », de « tentative de viol », ou d\u2019« avortement criminel ».Nous rappellerons pour mémoire la célèbre affaire du Lieutenant E.de La Roncière (1834) qui est un type de la fable mensongère créée dans un but pervers et mise en scène avec un art consommé: La fille du Général Baron de M., commandant en Chef de l\u2019Ecole de Saumur, Marie, âgée de 16 ans, machina contre ce malheureux jeune homme une longue histoire de sécéuction terminée par le récit d\u2019un attentat direct tout aussi imaginaire que le reste: un jeune homme qu\u2019elle avait reconnu pour être le lieutenant De la Roncière, encore qu\u2019il fut masqué, avait pénétré dans sa chambre en briant un carreau, l\u2019avait terrassée et, après avoir inutilement cherché à la violer, l\u2019avait frappée de coups de couteau dans les parties génitales.Deux jours après ses soi-disant blessures, Marie de M.dansait au bal et personne ne vit jamais les blessures « qu\u2019elle avait reçues ».Les débats établirent que Marie M.n\u2019en était pas à 1384 son coup d\u2019essai, qu\u2019elle était atteinte d\u2019une maladie nerveuse ou mentale, alors indéfinissable, qui la poussait à fabriquer des lettres calomnieuses, à inventer des histoires invraisemblables, à se croire et dire victime d\u2019attentats imaginaires, à recourir aux simulations les plus compliquées pour justifier ses accusations.Le malheureux De La Roncière fut pourtant condamné à cix ans de réclusion, purgea sa peine entièrement, et fut réhabilité seulement en 1849.La mythomanie perverse est à mettre en cause dans le cas suivant dont rend compte L.Thoinot (10): (cas communiqué à L.Thoinot par le Juge d\u2019Instruction Albanel) : | Une enfant de 11 ans accusa son pere d\u2019attentats sur elle; il l\u2019avait prise, disait-elle, pour la première fois quand elle avait 9 ans, et depuis il n\u2019avait cessé d\u2019avoir des rapports avec elle et d\u2019exercer sur elle des attouchements impudiques.Et l\u2019enfant n\u2019accusait pas seulement par la parole, elle écrivait à une petite amie et lui racontait les horreurs dont elle avait été victime; elle écrivait au Commissaire de Police qu\u2019elle aimerait mieux se tuer que de retourner avec son abominable père.Un certificat de médecin déclarant l\u2019enfant contaminée appuyait l\u2019accusation.Le Dr Vibert, commis à l\u2019examen de l\u2019enfant, montra qu'\u2019elle n\u2019était pas déflorée, qu\u2019elle n\u2019était pas contaminée et que son père ne l\u2019était pas cavantage.L\u2019accusation fut abandonnée, et, à quelques mois de là, l\u2019enfant avoua que l\u2019accusation soutenue par elle était fausse; qu\u2019elle avait été forgée par les époux B.\u2026 désireux de s'approprier une somme d\u2019argent qu\u2019ils devaient à son père; qu\u2019elle avait consenti à se faire leur complice sur la promesse qu\u2019ils lui donneraient de l\u2019argent et qu\u2019elle pourrait se faire actrice comme la fille B.\u2026 qui entrenait ses parents avec l\u2019argent reçu de ses amants.Krafft-Ebing dans son célèbre ouvrage (11) rend compte d\u2019un procès caractéristique qui illustre la nécessité qu\u2019il y a dans les cas d\u2019attentats aux mœurs de n\u2019accueillir les déposition d\u2019enfants qu\u2019avec une certaine méfiance: Ce procès, écrit Krafft-Ebing, avait lieu dans une petite ville de Prusse Orientale.Il s\u2019agissait d\u2019actes contre les bonnes moeurs commis sur des enfants âgés de moins de 14 ans.L\u2019accusé était un instituteur de village de cette contrée; il avait manifestement beaucoup d\u2019envieux, parce qu\u2019il avait acquis par son travail, pour lui et pour ses enfants, des situations cépassant de beaucoup celle d\u2019un instituteur de village.Apparemment, cette circonstance jouait un rôle essentiel, car tout ce qu\u2019on disait contre lui était tenu pour vrai par les envieux et était propagé.Finalement, on produisit comme témoins à charge dix petites filles.Je fus entendu comme expert au sujet de l\u2019importance des dépositions de ces enfants.Elles furent reconnues si peu dignes de foi que l\u2019acquittement fut prononcé.La suggestion jouait ici un grand rôle.Ce procès jeta du reste un jour charmant sur ce qu\u2019on appelle « l\u2019innocence des campagnes».Celui qui croirait que nos enfants des villes font plus de saletés, ou les font plus tôt que les enfants de cette contrée, commettrait une grave erreur.- Très caractéristique fut la déposition c\u2019une fille qui fit une excellente impression, et qui avait gravement chargé l\u2019instituteur.Comme une enquête avait été ordonnée, et ALBERT-WEIL: LA SIMULATION CHEZ L'ENFANT L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 que le juge s\u2019était rendu dans le village pour entendre les enfants, cette fille avait dit à sa mère, à la maison, que l\u2019instituteur ne lui avait jamais rien fait.Lorsqu\u2019elle vint à l\u2019interrogatoire, une autre fille la menaça de le dire, elle, au juge, si elle ne déclarait pas à ce dernier que l\u2019instituteur avait pratiqué sur elle des actes contraires aux bonnes moeurs.Or la petite fille qui fit cette menace était mauvaise, et elle avait manifestement sur les autres enfants une grande influence.Comme nous le savons, nous rencontrons très souvent de ces enfants qui exercent une grande influence sur les autres.Dans ce cas, l'exécution d\u2019actes contre les moeurs pouvait être réfutée pour ainsi dire objectivement.La petite fille, sur laquelle ces actes auraient été pratiqués avant le commencement de la classe, était toujours à l\u2019école une demi-heure avant le commencement de la classe, parce que les parents quittaient très tôt leur maison, et c\u2019est à ce moment que l\u2019acte aurait été soi-disant perpétré.Mais on put prouver que cette fille n\u2019était pour ainsi dire jamais seule dans la classe, et qu\u2019au moment où les prétendus actes contre les bonnes moeurs auraient été perpétrés sur elle, l\u2019instituteur ne se trouvait point dans la classe, parce qu\u2019il prolongeait son séjour au lit, à cause d\u2019une ancienne grippe.(Krafft-Ebing).Les juges en France connaissent actuellement beaucoup mieux qu\u2019autrefois les réactions particulières aux enfants et aux adolescents et n\u2019acceptent qu\u2019avec la plus grande prudence et sous bénéfice d'inventaire les témoignages des enfants.Les juges des tribunaux pour enfants sont particulièrement avertis des questions intéressant la psychopathologie et la mythomanie infantiles.Il y a plus de cinquante ans au contraire Krafft- Ebing pouvait écrire: Les juges ne connaissent point du tout l\u2019âme des enfants.Dans une ville de la province du Hanovre, le président du Tribunal m\u2019interpella ainsi: « Mais l\u2019enfant, presque immédiatement après le délit qui fait l\u2019objet de la plainte, a donné tant de détails sur le fait, que l\u2019on ne saurait supposer qu\u2019il a inventé tout celà en se suçant un doigt.Est- il imaginable qu\u2019un enfant puisse inventer, dans un temps relativement court après l\u2019acte en question, tant de détails?» Je répondis, sans hésitation, affirmativement à la - question, car il faut absolument méconnaître la vie psychique de l\u2019enfant pour ne pas admettre qu\u2019il puisse, en un temps très court, imaginer un tas de choses; il suffit de l\u2019aiguillonner un peu dans ce sens.Le profane peut à peine se représenter combien vive et rapide est l\u2019imagination des enfants; ils peuvent, en une seconde, inventer des actions très compliquées, et ensuite prétendre qu\u2019elles sont vraies.(Krafft-Ebing).SUGGESTIONS ÉTRANGÈRES DE LA FABULATION- SIMULATION DE FAUX ATTENTATS Dans certains cas la simulation de faux attentats à la pudeur est suggérée à l\u2019enfant par l\u2019un des parents, soit en toute bonne foi, soit dans un but calomnieux, criminel, qui a pour mobile la vengeance ou le chantage! oo _ me ee 222222222222 2222222 pe) rt L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 A.Cooper a décrit dans une page ancienne, classique et toujours vraie, la suggestion à l\u2019enfant d\u2019un attentat imaginaire par des mères de bonne foi (12): (C\u2019est une croyance vulgaire trop répandue que les écoulements vulvo-vaginaux infantiles sont le produit certain d\u2019un attentat).De temps à autre, il arrive qu\u2019une femme impressionnable s\u2019alarme à la découverte d\u2019un tel écoulement et qu\u2019elle soupçonne son enfant d\u2019avoir mal agi.Elle va trouver un médecin qui, par malheur, peut ne pas connaître cette maladie, (ces lignes ont été écrites au siècle dernier), et qui déclare que l\u2019enfant a un écoulement vénérien.Qu'arrive-t-il en une pareille circonstance?C\u2019est que la mère demande à l\u2019enfant: « Qui a joué avec vous?Qui vous a prise sur ses genoux récemment?» L'enfant répond dans son innocence: « Personne, mère, je vous assure ».La mère reprend alors: « Oh! ne dites pas de pareils mensonges; je vous fouetterai, si vous continuez ».Et alors l\u2019enfant est amenée à confesser ce qui n\u2019est jamais arrivé pour se sauver du châtiment », etc.Astley Cooper ajoute: «Jai vu de tels cas plus de trente fois dans ma vie, et je puis vous assurer que nombre de gens ont été pendus par suite d\u2019une pareille erreur ».Les cas classiques suivants, cités par L.Thoinot offrent des types nets de simulation de faux attentats organisés et provoqués par l\u2019entourage d\u2019un enfant: « Une femme vint se plaindre au commissaire Ge police que sa petite fille âgée de trois ans avait été violée par l\u2019un des apprentis de son mari, âgé de seize ans.Elle apportait à l\u2019appui de sa déclaration les vêtements de l\u2019enfant tachés de sang.Il y avait eu, à son dire, tentative d\u2019introduction de la verge, puis frottements exereés avec un morceau de bois.L'expert ne constata chez l\u2019enfant, pour toute lésion des organes génitaux, qu\u2019une insignifiante excoriation à la partie supérieure de la cuisse gauche qui n\u2019avait pu fournir que peu de sang; il reconnut à l\u2019examen des vêtements déposés par l\u2019accusatrice que les taches Ce sang étaient disposées seulement à leur surface extérieure.La femme, dépistée, avoua qu\u2019elle avait taché elle-même du sang de ses règles les vêtements de son enfant.Le mobile de la fausse accusation était ici le chantage (Bayard) ».«Une enfant entre dans le service de Fournier.Elle vient d\u2019être l\u2019objet d\u2019un attentat commis sur elle par un homme riche, d\u2019un certain âge, arrêté malgré ses dénégations formelles.La vulve présente les symptômes d\u2019une inflammation violente et suraiguë; elle est littéralement baignée d\u2019un pus vert crémeux.Les grandes lèvres sont tuméfiées et comparables à deux tranches d\u2019orange; elles sont rouges et présentent un semis confluent ce points érosifs, purpuriques.Les petites lèvres sont rouges, volumineuses, œdématiées; il existe quelques petits ganglions dans les aînes.Mais l\u2019hymen est intact et en quelques jours de soins simples la vulvite cède entièrement.Le soupçon s\u2019éveille chez l\u2019expert, frappé en outre du récit de l\u2019attentat, invariablement le même, débité par l\u2019enfant à la façon d\u2019une leçon.Fournier arrive à capter la confiance de l\u2019enfant: une poupée aux yeux mobiles décida de son triomphe, et l'enfant finit par avouer qu\u2019elle n\u2019avait pas été ALBERT-WEIL: LA SIMULATION CHEZ L'ENFANT 1385 touchée par un monsieur, mais que sa mère, à trois reprises, lui avait frotté les parties avec une brosse à cirage ».CONCLUSIONS On voit donc quels graves problèmes peuvent poser au médecin, et notamment au médecin légiste et au médecin-expert les cas de simulation chez l\u2019enfant, et combien dans de tels cas le dépistage de la simulation peut avoir d\u2019importance tant au point de vue médical, psychologique et psychiatrique, qu\u2019au point de vue médico-légal.Tout cas suspect de simulation chez un enfant devra faire l\u2019objet d\u2019une enquête approfondie.Le simulateur soupçonné devra subir non seulement un examen médical et médico-légal sérieux, mais encore un examen psychologique, psychiatrique et électroencéphalographique très poussé.L\u2019étude du milieu familial, l\u2019étude des antécédents, tant sur le plan médical pur, que sur le plan psychologique et psycho-pathologique et sur le plan social, devra être faite avec le plus grand soin.Les résultats de l\u2019enquête sur les conjonctures circonstancielles devront être portés à la connaissance du médecin.Ainsi seront évitées des erreurs qui pourraient avoir dans beaucoup de cas sur le plan médico- légal des conséquences extrêmement graves.Le dépistage de la simulation infantile permettra en outre souvent d\u2019instituer chez l\u2019enfant simulateur une thérapeutique efficace.La connaissance de « chocs », de « refoulements », de « réactions compensatrices » chez l'enfant permettra dans beaucoup de cas d\u2019éclairer l\u2019entourage de l\u2019enfant, et d\u2019amener par la suite un changement favorable dans le comportement de l\u2019enfant.Dans le cas de « perversions acquises » enfin, l\u2019étude médicale et psychiatrique de l\u2019enfant permettra parfois d\u2019instituer un traitement plus spécialement étiologique.(Par exemple à la suite de la notion d\u2019une encéphalite épidémique antérieure).ADDENDUM Observation personnelle Simulation d\u2019anorexie dans un but de protestation B.S.12 ans, de traits plutôt ingrats, atteinte de tumeur blanche du genou droit, a séjourné de nombreux mois dans un sanatorium marin.Sa mère, veuve, femme relativement jeune, élégante et jolie, s\u2019était remariée et avait un fils du deuxième lit âgé de cinq ans.B.S.paraissait s\u2019entendre parfaitement avec son beau-père.Toutefois chaque fois qu\u2019elle séjournait chez sa mère, elle affectait une inappé- tence presque totale et refusait à peu près tous les plats.Sa mère cependant l\u2019a surprise, dérobant des 1386 morceaux de pain qu\u2019elle allait clandestinement manger dans sa chambre! B.S.en réalité souffrait du remariage de sa mère et était jalouse de sa mère.Elle affichait sa protestation inavouée par une manifestation simulée d\u2019anorexie! (Travail de l'Hôpital Central des Prisons de France - Fresnes - Seine).BIBLIOGRAPHIE (1) SUTTER, Jean M.: Le Mensonge chez l\u2019enfant, Cor- lection « Paideia».Un vol.de 170 p.Presses Universitaires de France, Paris, 1956.(2) CHALLAYE, F.: L\u2019enfant et la morale.Presses Universitaires de France, Paris, 1941.Un vol.de 160 p.(3) LA VAISSIERE, J.de: Psychologie pédagogique, 3e édition.Beauchesne, édit., Paris, 1916.(4) PIAGET, J.: Le Jugement moral chez l'enfant.Alcan, édit., Paris, 1932.(6) ALBERT-WEIL, Jean: De la souffrance a la pensée.Un vol.de 280 p.Collection « Action et Pensée ».Les Editions du Mont-Blanc, 37, rue de Lausanne, Genève, 1949.(Couronné par l\u2019Académie Française).(6) ALLENDY, R.: L\u2019enfance méconnue, 4e édit.Editions du Mont-Blanc, Genève, 1946.(7) STIRNER, Max; J.Caspar SCHMIDT; L\u2019unique et sa propriété (Der Finzige und sein Ergentum).Traduction de Robert L.Reclaire.« Bibliothèque Sociologique ».Librairie Stock.Delamain, Boutelleau, édit, Paris, 1922.Cinquième édition.Un vol.de 449 p.ALBERT-WEIL: LA SIMULATION CHEZ L'ENFANT L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 (8) DUPRE, E.: a) Rapport au Congrès de Tunis, 1912: b) Pathologie de l\u2019imagination et de l\u2019émotivité.Payot, édit, Paris, 1936.(9) MICHAUX, Léon: L'enfant pervers.« Collection Pai- deia ».Un vol.de 112 pages.Presses Universitaires de France, édit, Paris, 1952.(10) THOINOT, L.: Précis de médecine légale.Deux vol.Octave Doin, édit.Paris, 1913; Tome II.(11) KRAFFT-EBING, R.V.: Psychopathia sexualis, 16e 17e édit.allemandes, refondues par le docteur Albert Moll.Traduction française de René Lobstein.Préface du Dr Pierre Janet.Un vol.de 907 p.Payot, édit, Paris, 1958.(12) THOINOT, L.: Précis de médecine légale, tome IL page 88.(13) EISENBERG, L.: a) School Phobia: Diagnosis, Genesis and Clinical Management.Pediat, Clin.North Amer., 645 (5 août) 1958; b) School Phobia: A Study in the Communication of Anxiety.Am.J.Psychiatry, 114: 712 (fév.) 1958.(14) WALLINGA, J.V.: Separation Anxiety \u2014 School Phobia.J.Lancet, 79 : 259 (juin) 1959.(15) WESTLUND, N.W., et MacKINNON, AJ.: J.Mich.State Med.Soc, 58: 1489 (sept.) 1959.(16) VAUGHAN, F.: School Phobias.Board of Public Education, Pittsburgh Schools, 27: 102, 1954.(17) JOHNSON, A.M,, et Coll.: School Phobia.Am.J Orthopsychiatry, 11: 702 (oct.) 1941; 27: 702 (avril) 1957.(18) ABBOTHERAPIE: Phobie Scolaire, pp.10-12 (No 2) 1960. MOUVEMENT MÉDICAL POSSIBILITÉS DE TROUBLES D'ORIGINE ÉLECTROLYTIQUE DANS LES LÉSIONS INFARCTOÏDES DU MYOCARDE ! E.LAURENDEAU et J.-P.DURUISSEAU, D.Sc.Selye et ses Coll.ont expérimentalement provoqué des lésions infarctoïdes du myocarde sur des animaux de laboratoire par une association d\u2019électro- lytes-stéroïdes (1), les lésions agravées par les stress, sont inhibées par des sels de potassium, mais surtout des sels de magnésium [Selye et Mish- ra (2)].Mishra (3) a observé que des lésions sim- laires peuvent être causées par des diètes carencées en magnésium.DuRuisseau et Mori (4) ont étudié la distribution des électrolytes dans les tissus de rats souffrant de ces cardiopathies expérimentales; or, un seul de ces électrolytes: le magnésium a montré une baisse spécifique dans le cœur lésé.Les mêmes auteurs (5) ont déterminé la teneur des électrolytes dans les tissus du rat normal vieillissant.Ils ont trouvé que la concentration du magnésium baisse dans le muscle cardiaque, alors qu\u2019elle reste constante dans le muscle squelettique.Cette dernière constatation s\u2019applique-t-elle à l\u2019être humain sénescent?Pour répondre à cette question, nous avons procédé dans les laboratoires de l\u2019Institut de Gérontologie de l\u2019hôpital Notre-Dame de la Merci à l\u2019étude de la distribution des électrolytes dans une série de cœurs humains normaux, dont les âges variaient de 2 mois à 76 ans.(Nos remerciements au Dr Valcourt qui nous a fourni les pièces anatomiques).Le but de cet exposé est de présenter quelques résultats constatés au cours de ces travaux et à la lumière de ces données se poser certaines questions: 1) Est-il permis de considérer chez l\u2019être humain des lésions cardiaques dites infarctoïdes, sans évidence d\u2019occlusion vasculaire de nature thrombosique ou sténosante ?2) Dans le cœur humain, surtout le cœur sénescent, peut-il y avoir une déficience magnésienne, déficience qui pourrait résulter: soit d\u2019une insuffisance d'apport ou d\u2019un abaissement du pouvoir de captation de cet ion par le tissu cardiaque, soit par une élimination rénale et intestinale augmentée?1.Communication des Laboratoires de l\u2019Institut de Gérontologie de l\u2019hôpital Notre-Dame de la Merci, présentée au 31e Congrès de l\u2019,\u2019A.M.L.F.C.Québec, 6 juin 1961.3) Est-il logique d\u2019envisager une thérapie à base de magnésium comme médication adjuvante soit pour prévenir l\u2019apparition de lésions infarctoïdes, soit pour traiter le patient qui en est déjà atteint?Avant de tenter de répondre à ces questions et pour situer nos travaux dans un contexte approprié, repassons très brièvement certaines études histo- pathologiques et biochimiques.La lésion dite « infarctoïde » du cœur décrite par Selye (6) consiste en d\u2019énormes foyers nécrotiques pouvant intéresser toute l\u2019épaisseur du myocarde et ressemblant au véritable infarctus du myocarde; par contre on n\u2019a pu déceler d\u2019occlusion vasculaire, ces lésions ont été reproduites chez des primates (le singe rhésus) et ces lésions étaient accompagnées de néphrocalcinose chez certaines espèces.Du point de vue anatomique, les pathologistes décèlent des occlusions artérielles dans 40 à 80% des cas d\u2019infarctus du myocarde (7), alors que des méthodes plus élaborées permettent de dépister jusqu\u2019à 80% d\u2019occlusion.Himbert et Lenègre (8) sur une étude de 212 cas d\u2019infarctus du myocarde n\u2019ont pas trouvé d\u2019occlusion artérielle sur 19 cas.Vordun di Castagni, de l\u2019Institut de cardiologie du Mexique, rapporte une observation de 40 sujets, décédés pour des causes diverses, qui présentaient des zones de nécrose sous endocardique, sans évidence de thrombose ou de sténose artérielle.L\u2019examen histologique révélait l\u2019existence de foyers de nécrose des couches musculaires sous-endocar- diques à des stades évolutifs différents allant jusqu\u2019à la sclérose cicatricielle; mais l\u2019ædème inter- fibrillaire dominait de beaucoup ces foyers de nécrose.Mishra (10) a fait les mêmes constatations dans les cardiopathies par caremce de magnésium et cette prédommnance de l\u2019ædème wnterfibrillaire.On sait que le renouvellement ou turnover (11) biologique de la cellule peut être troublé dans deux de ses processus essentiels.1) Un trouble dans le processus de transfert actif ou passif; le transfert des constituants du milieu sérique ou interstitiel peut être perturbé v.q.par un défaut de la membrane cellulaire ou par un déséquilibre acide-base de ce milieu. 1388 2) Un trouble métabolique: la synthèse biochi- mique intracellulaire peut être modifiée par des perturbations enzymatiques.3) Le magnésium circule dans le sang sous forme liée aux protéines et non liée.On sait que cet élément sert de coenzyme à plusieurs systèmes enzymatiques d\u2019une importance capitale dans les processus d'échange énergétique comme la synthèse de l\u2019A.T.P.de l\u2019A.D.P.et sert aussi de coenzyme à un grand nombre d\u2019enzymes, essentiels au bon fonctionnement du cycle de Krebs, cycle qui assure l\u2019oxydation cellulaire.Le taux de magnésium sérique ne semble pas subir de grandes variations, mais cependant beaucoup de nos patients présentent de telles variations.A lhôpital Notre-Dame de la Merci, sur une série de 500 malades chroniques, nous avons procédé, par la méthode de Masson au jaune titan, à la détermination du magnésium total sérique.Nous avons trouvé que 35% de nos patients étaient anormaux de ce point de vue; 20% présentaient une hypermagnésémie et 15% une hypomagnésémie.Les variations extrêmes parmi ces malades: 1.30 à 2.30 mEg/li.Cependant certains malades en phase aiguë ont donné des variations de 0.60 à 3.2 mEq/li.Notre taux normal déterminé chez 39 hommes dont l\u2019âge variait de 20 à 40 ans: 1.65 à 1.93 mEq/li avec une moyenne de 1.79 mEq/l.Par contre, il se peut que des varations sériques discrètes de magnésium possèdent une signification (12).Bernsohn et Oelofse rapportent que chez les Bantus, où le taux de cholestérol est bas, avec une incidence d\u2019athérosclérose faible, le taux de magnésium sérique est de l\u2019ordre de 2.11 mEq/li, alors que chez l\u2019Européen de l\u2019Afrique du Sud, ce taux est de 1.90 mEq/li.D'autre part, la teneur totale du magnésium peut être normale alors que le rapport entre ses formes liée et non liée, varie.Nous essayons d\u2019établir ces variations dans notre Institut à l\u2019aide du magné- STUMm Mar Qué.On a signalé la déperdition des ions K et Mg au cours de stress, due à un excès d'hormones corti- costéroïdes surtout à action minéralotrope et plus particulièrement l\u2019aldostérone et d\u2019après Hollbrook (14) un excès de corticostérone peut être converti en aldostérone.D\u2019après Maurat (15) un des principaux effets de la déficience magnésienne semble être un trouble du métabolisme calcique.Quel que soit le type de carence expérimentale employé, la précipitation de calcium dans les tissus mous est constante, Nous avons vu la néphrocaleinose accompagner les cardiopathies expérimentales de LAURENDEAU er DURUISSEAU : TROUBLES D\u2019ORIGINEL'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 Selye.Mishra (16) dans des cardiopathies similaires a signalé des dépôts de Ca dans les artérioles et l'aorte.La néphrocalcinose dans ces lésions, a été vérifiée biochimiquement par Mori et DuRuisseau qui ont constaté dans le rein lésé des augmentations de Po* et Ca de l\u2019ordre du triple de la teneur normale de cet organe.Après ces considérations, revenons à notre première question: La lésion cardiaque infarctoïde peut-elle se produire chez l\u2019être humain?Plusieurs faits semblent le suggérer.Nous avons constaté que les pathologistes reconnaissent l\u2019existence de nécrose du myocarde sans occlusion artérielle dans 20% des cas.Himbert et Lenègre, et Vordun di Castagni, déjà cités ont corroboré ces faits.I1 faut avouer, sans doute, que I\u2019hypothése de \u2019anoxie prolongée reste classique comme facteur pathogène; mais nous devons reconnaître le fait: il y a des lésions cardiaques chez l\u2019être humain, inexpliquées par thrombose ou sténose artérielle.Ces lésions peuvent-elles être d\u2019origine électrolytique?L'hypothèse est possible à la lumière des faits biochi- miques suivants: 1) nous avons successivement constaté le rôle important du magnésium dans le fonctionnement cellulaire et l\u2019apparition de troubles du métabolisme calcique lors de l\u2019abaissement du magnésium ; 2) on peut causer expérimentalement, comme il a été dit, chez le rat, des lésions cardiaques infarc- toides, un foyer de nécrose étendu, soit par des dietes carencées en magnésium, soit par l\u2019association phosphate/stéroïdes; lésions agravées par le stress surtout neuro-musculaire.Mais fait important à signaler: d\u2019une part, ces lésions sont toujours acompagnées d\u2019une baisse de magnésium dans le muscle cardiaque; d\u2019autre part, ces lésions sont inhibées, presque totalement par l\u2019apport de magnésium.Chez l\u2019être humain peut-il exister des états de carence de magnésium, soit par mal absorption ou défaut de captation par le tissu cardiaque?Ici des faits constatés expérimentalement sur des animaux du laboratoire demandent à être vérifiés chez l\u2019être humain.1) Dans l\u2019épisode coronarien aigu y a-t-il une baisse du magnésium cardiaque?2) Dans les nombreux cas de stress d\u2019ordre émotif ou neuro-musculaire surtout à action prolongée auxquels l\u2019homme est soumis, y a-t-il élimination du magnésium?Quelques aspects de ces problèmes nous sont déjà acquis.La concentration du magnésium dans le cœur humain normal diminue avec l\u2019âge.DuRuis- L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 seau et Mori avaient déjà constaté cue la teneur en magnésium du muscle cardiaque du rat vieillissant diminue, alors qu\u2019elle reste constante dans le muscle squelettique du même animal.Des résultats similaires ont été obtenus dans nos laboratoires sur une série de cœurs humains normaux dont l\u2019âge variait de 2 mois à 76 ans.Sans entrer dans le détail, car nos résultats complets seront publiés prochainement ailleurs, mentionnons quelques faits intéressants: La concentration des électrolytes: Na, Cl, Pot, K, Mg et Ca a été établie, à la fois dans les tissus cardiaque et musculaire, mais nous ne considérerons ici que le comportement du Mg et Ca dans ces tissus.1) Le magnésium cardiaque est significativement plus élevé chez les moins de 37 ans que chez les plus de 37 ans.Cette diminution du magnésium avec l\u2019âge est de l\u2019ordre de 20% et ne semble pas s\u2019appliquer au muscle squelettique où la concentration en magnésium n\u2019est pas une fonction de l\u2019âge.2) La concentration du calcium dans le muscle squelettique montre une constance remarquable.Elle ne semble pas fonction de l\u2019âge de l\u2019individu.Par contre le taux du calcrum cardiaque montre une tendance à augmenter vers les 50 ans mais le petit nombre de cas entre 50 et 76 ans (2) que nous avons étudiés, ne nous permet pas de conclure.Il semble done que la diminution de la concentration du magnésium cardiaque constatée chez le rat vieillissant s'applique aux humains sénescents.Nous en arrivons à la dernière question posée.Est-il logique d\u2019envisager un apport accru de magnésium afin de prévenir ou traiter la lésion infare- toïde?Plusieurs faits le suggèrent: 1) Nous avons déjà rapporté dans cet exposé comment la lésion infarctoïde expérimentale peut être prévenue par un apport de magnésium.2) Le taux de magnésium élevé chez les Bantus laisse-t-il supposer un taux trop bas chez les Occidentaux, suffisant pour répondre aux besoins usuels, mais qui peut être inadéquat dans certains états de stress.En effet, Muehrche et Coll.ont constaté une déperdition accrue de magnésium dans quelques cas d\u2019aldostéronisme chez l\u2019être humain (18, 19) et d\u2019après les mêmes auteurs, le stress, avec son augmentation de cortistéroïdes, favorise la déperdition de magnésium chez l\u2019homme.3) Malkiel, Shapiro et Coll., dans une étude d\u2019environ 200 cas de troubles coronariens récents ou chroniques, ont constaté une diminution dans l\u2019intensité et la fréquence des crises d\u2019angor, à l\u2019aide d\u2019une thérapie au magnésium (17).LAURENDEAU er DURUISSEAU: TROUBLES D\u2019ORIGINE.1389 Pour résumer, on constate donc que des troubles du magnésium sont souvent associés à des lésions infarctoïdes du cœur.Sans établir une relation de cause à effet, nous avons vérifié quelques aspects du problème, et, nous nous proposons de rechercher la solution des autres.Mais seule une longue expérimentation clinique et métabolique nous permettra de solutionner les problèmes qui nous intéressent, soit: 1) Quel est le rôle étiologique du magnésium dans la lésion infarctoide?2) La thérapie au magnésium peut-elle aider à prévenir ou guérir certaines lésions cardiaques?Résumé La lésion dite infarctoïde du myocarde provoquée sur les animaux de laboratoire, peut-elle exister chez l\u2019être humain?Ces lésions expérimentales portent une signature biochimique spécifique: 1) seul le magnésium présente une baisse marquée dans le cœur lésé; 2) l\u2019apport de magnésium empêche ces lésions de nécrose du myocarde.Les baisses de magnésium cardiaque constatées sur le rat vieillissant ont été confirmées chez l'être humain sénescent.L\u2019excès de cortistéroïdes, surtout l\u2019aldostérone, provoque une baisse de magnésium sérique.Sommes-nous justifiés après avoir constaté la possibilité de ces lésions infarctoïdes, d\u2019instituer une médication d\u2019apport de magnésium?Summary The experimental infarctoid lesion of the myocardium might be a pathological process of the human heart.Such lesions present a lowering of the Magnesium concentration in the myocardial tissue, and are prevented by addition of Magnesium.The deficiency of Magnesium, detected in the hearts of aging rats was confirmed in the human senescent heart.After such findings is it logical to consider Magnesium medication as a preventive measure against infarctoid lesion?BIBLIOGRAPHIE (1) SELYE, H., et RENAUD, S.: Humoral Conditioning for the Production of Acute, Massive Myocardial Necroses by Neuromuscular Exertion.Proc.Soc.Exper.Brol.and Med, 96: 512, 1957.(2) SELYE, H.; MISHRA, R.K.: Prevention of the Phosphate-Steroid Cardiopathy by Various Electrolytes.Am.Heart J., 55: No 2, 1958.(3) MISHRA, R.K.: Functional and Morphologic Changes Associated with Low Intakes of Mg.Revue Can.de Biol.19: 122, 1960.(4) DuRUISSEAU, J.P, et MORI, K.: Biochemical Studies on Experimental Cardiopathy: Electrolytes in Rat Tissues.Brit.J.of Exp.Path., 40: 250, 1959. 1390 (5) DURUISSEAU, J.P., et MORI, K.: Water and Electrolytes Changes in Aging Process with Special Reference to Calcium and Magnesium in Cardiac Muscle.Can.J.Biochem.Physiol., 38: 919, 1960.(6) SELYE, H., et RENAUD: Prévention par le chlorure de potassium d\u2019une myocardite purulente expérimentale.Presse Médicale, 66: 6, 1958.(7) BLUINGART, H.L.et Coll.: Studies on the Relation of the Clinical 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L\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) v Bulletin de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada (Fondée à Québec en 1902) Tome 90, No 12 \u2014 Montréal, décembre 1961 LES PÉRICARDITES AIGUËS NON SPÉCIFIQUES: PROBLÈME NOSOLOGIQUE Dans sa première édition, Diseases of the Heart Friedberg considérait la péricar- dite rhumatismale comme la plus répandue : suivaient les péricardites bactériennes et tuberculeuses.Quant à la péricardite aiguë dite bénigne, il l\u2019incluait dans un sous-grou- pe comprenant vraisemblablement des types plus rares sans apporter de précision sur son incidence véritable.En 1956, lors de la publication de sa deuxième édition, Friedberg classait cette même péricardite aiguë, qu'il appelait désormais non spécifique, au troisième rang et évaluait son incidence, d'après les 96 cas de Reeves, à environ 10%.White, dans son édition de 1951 Heart Diseases, plaçait déjà la « péricardite idiopathique non spécifique » au premier rang en se basant sur le travail de Griffitth & Wallace, publié en 1949.Enfin, sur 64 cas, Krook, de Suède, rapportait 33% de péricardites idiopathiques.C\u2019est done dire jusqu\u2019à quel point le tableau nosologique des péricardites aiguës s\u2019est modifié depuis les dix ou quinze dernières années.La notion de péricardite aiguë bénigne appelée aussi: primitive, idiopathique.et non spécifique remonterait à 1854 alors que Hodges aurait parlé, pour la première fois, de péri- cardite idiopathique.Oubliée et retrouvée périodiquement, c\u2019est surtout grâce à Barnes et Burchell qu'en 1942 notre attention fut de nouveau attirée sur ce type particulier de péricardite aiguë bénigne.Comme toute entité idiopathique cependant, elle devait subir très tôt un déman- brement progressif et susciter des polémi- ÉDITORIAL 1391 ques quant à son étiopathogénie.Robbins \u2018 note pour sa part un parallélisme entre l\u2019augmentation de l'incidence de la péricar- dite aiguë non spécifique surtout depuis 1945 et la diminution plus ou moins proportionnelle des péricardites bactériennes.Il y voit l\u2019action stérilisante sur les épanchements péricardiques, des antibiotiques dont l\u2019emploi s\u2019est particulièrement généralisé depuis 1945.Sans vouloir expliquer ainsi la pathogénie de toutes les péricardites idiopathiques, il en arrive a les subdiviser en deux sous-groupes: la forme bénigne classique de Barnes & Burchell, d\u2019étiologie le plus souvent virale, et la forme dite septique grave d\u2019origine bactérienne.Cette dernière aurait une évolution plus virulente avec hyperthermie et leucocytose plus marquées.L'emploi d\u2019antibiotiques au début de l'infection bien que suffisante pour rendre l'épanchement péricardique éventuellement stérile, ne pourrait prévenir l\u2019accumulation dans le sac péricardique de produits bactériens ou nécrotiques.Ces derniers, agissant comme corps étrangers ou comme agents sensibilisants, entretiendraient une inflammation abactérienne qui passerait pour une véritable péricardite non spécifique.La guérison de ces cas par le drainage ou l\u2019emploi de stéroïdes souvent associés à des doses plus fortes d\u2019antibiotiques prouverait le bien-fondé de son hypothèse D\u2019autres comme Mouquin et Coll.\u201d déclarent sans hésiter : « On n\u2019a jamais cru très sérieusement aux hypothèses proposées soit d'une origine pyogène, soit d\u2019une origine allergique; au contraire c\u2019est l'origine virale qui demeure la plus vraisemblable ».Il faut bien avouer, en effet, que le nombre et la variété de virus mis en cause dans les péricardites aiguës augmentent sans cesse en raison du perfectionnement de nos techniques de laboratoire.Et nous devons ajouter à celà d\u2019autres agents pathogènes récemment associés à la péricardite aiguë tels certaines rickettsies, des fungi et un nouveau microorganisme mésophile du groupe des actinomycétales: 1.J.J.Robbins: Amer.Practit., 11: 939, 1960.2.M.Mouquin, Hatt, Sauvan et Godeau: Soc.Méd.Hôp.de Paris, 75: 249, 1959. 1392 la Waksmania-Rosea.\u201d.Ce dernier aurait été isolé par des médecins newyorkais chez un jeune travailleur poignardé à la poitrine et au dos.Il aurait présenté quelque temps après une péricardite du type bénin idiopathique avec rechutes multiples.Inutile de souligner le travail épuisant qu\u2019a nécessité l'isolement de ce nouvel organisme situé entre le règne bactérien et mycotique.Ainsi n\u2019est-il pas à prévoir que l\u2019on en vienne à découvrir dans la plupart des cas de péricardites considérées jusqu\u2019ici comme non spécifiques un agent pathogène bien individualisé.Un tel optimisme n\u2019est certes pas déraisonnable mais seul le recul du temps nous permettra d'établir de façon plus certaine une relation de cause à effet entre ces nouveaux agents pathogènes et les péricardites aiguës qu\u2019ils sont censés engendrer.Pour le moment une telle relation n\u2019est inférée très souvent que par des méthodes indirectes: culture des sécrétions pharyngées, des selles et titrage d\u2019anticorps dans le sérum.Jusqu\u2019en 1959, n'auraient été rapportés dans la littérature que deux cas de péricardite où le virus aurait été identifié au sein même de l\u2019épanchement.\u2018 Quoi qu\u2019il en soit, on doit bien admettre qu\u2019actuellement la plupart des péricardites aiguës surtout du type bénin demeurent sans étiologie et méritent qu\u2019on les qualifie de non spécifiques.De son côté, Swan semble s\u2019être fait le porte-parole des tenants de la théorie allergique: « It is hard however to accept a virus infection as the explanation of repeated attacks of pericarditis over many years and it is likely that A.N.S.P.has more than one cause ».Ainsi s\u2019exprimait-il lors du troisième congrès européen de cardiologie tenu récemment.Et poursuivant, il rappelait les théories relativement nouvelles expliquant les péricardites aiguës attribuées au traumatisme cardiaque, chirurgical ou accidentel ainsi qu\u2019à l\u2019infarctus du myocarde.De conclure Swan: « La possibilité qu\u2019un mécanisme d\u2019auto - immunisation puisse expliquer, tout comme dans la thy- 3.Louria et Gordon: Am.Rev.Resp.Dis., 81: 83, 1960.4.Brodie et Marchessault: The New Eng.J.Med., 262: 1278, 1960.EDITORIAL L\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 roldite d\u2019Hashimoto, bon nombre de péri- cardites non spécifiques doit être envisagée et explorée davantage.Ce problème nosologique que présente la péricardite aiguë idiopathique loin d\u2019être résolu n\u2019est pas pour autant que d\u2019un intérêt académique; bien au contraire il comporte des conséquences pratiques déjà fort importantes; en raison de ce double phénomène qu\u2019il nous fait constater à savoir d\u2019une part l'augmentation absolue du nombre de péricardites idiopathiques et d\u2019autre part la diminution relative du nombre de péri- cardites aiguës qui encore hier auraient été considérées comme idiopathiques.Il est bien évident en effet que nous sommes tous appelés à rencontrer de plus en plus des péri- cardites aiguës du type idiopathique, mais que ce diagnostic ne pourra être posé qu\u2019après des recherches de plus en plus poussées en vue d'éliminer justement toute spécificité possible.Malheureusement très peu de laboratoires d\u2019hôpitaux peuvent à l'heure actuelle entreprendre ces nouvelles recherches microbliologiques qui demandent un personnel hautement spécialisé et consomment un temps précieux.Il existe tout de même quelques centres, chez nous, comme l\u2019Institut de Microbiologie de l'Université de Montréal, qui peuvent se charger des bilans virologiques dans les cas de péricar- dites ou myocardites du type idiopathique.Terminons en rappelant que la péri- cardite aiguë en général ne présente pas qu\u2019un problème de laboratoire puisque sur le plan clinique bon nombre d\u2019affections connues viennent s\u2019ajouter à la liste déjà imposante des causes de péricardites.Ainsi en est-il de la mononucléose infectieuse, du lupus érythémateux dissiminé pour ne citer que quelques-uns dont 1l a été assez souvent question dans la littérature récente.Ray- naud & Bernasconi mentionnent également la possibilité que des affections de voisinage, surtout des néoplasies juxtapéricardiques puissent « développer une atteinte du péricarde prenant la marque d'une péricardite aiguë à rechutes ».° Ces mêmes auteurs nous 5.Raynaud et Bernasconi: Sem.des Hop., 35: 129, 1959.\u2014 L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 rappellent cette grande difficulté toujours existante d\u2019éliminer avec certitude la tuberculose du péricarde dans bon nombre de péricardites aiguës.Le clinicien est done appelé plus que jamais à se montrer des plus astucieux dans l\u2019art du diagnostic différentiel en face d\u2019une péricardite aiguë.Il lui faudra procéder méthodiquement, faire appel à toutes les ressources possibles du laboratoire de son hôp1- tal et s'assurer les services des quelques centres encore plus spécialisés.Malgré l\u2019excellence des techniques de laboratoire qui pourront être mises à sa disposition, le délai qui devra nécessairement s'écouler avant que ne lui parviennent les résultats définitifs obligera encore pour longtemps le clinicien à recourir à une thérapie d'attaque multiple comprenant: agents anti-inflammatoires dont parfois les stéroïdes, antiblo- tiques à large spectre auxquels viendront souvent s'ajouter les anti-bacillaires.Léandre DÉCARIE RÉANIMATION CARDIAQUE EXTRATHORACIQUE En deca de 4 minutes d'arrêt cardiaque, on doit ouvrir rapidement le thorax et effectuer sans retard un massage rythmique du cœur.Autrement, c\u2019est la mort ou une survie végétative, ce en quoi tout chirurgien est instruit et à quoi il doit être habilité, afin ÉDITORIAL 1393 de procéder vivement et efficacement.Mais une nouvelle méthode de réanimation, beaucoup plus simple et paraît-il aussi efficace vient d\u2019être proposée et même plus, serait exclusivement utilisée au « Johns Hopkins Hospital ».Cette méthode est due aux expériences de Kouwenhoven et Knickerbocker chez les animaux et à son application chez l'homme par Jude.Elle consiste à effectuer des pressions énergiques et rythmées (60 à la minute) sur le sternum immédiatement au- dessus de son appendice xyphoïde.Le cœur coincé entre le sternum et le rachis, est ainsi comprimé par la dépression thoracique qui en résulte et le sang en est chassé à chaque coup de pompe thoracique.Le sujet doit reposer sur le dos et sur une surface résistante.On doit pouvoir sentir le pouls fémoral, carotidien et brachial.La pression sur le thorax très dépressible du sujet inconscient ou anesthésié doit être forte et brusque.Simultanément, il est nécessaire de ventiler les poumons du sujet par une insufflation de bouche à bouche ou d'efficacité équivalente.Méthode simple, d'application quasi instantanée et qui contribuerait à procurer, justement par sa simplicité d\u2019exécution et la rapidité de sa mise en opération, des résultats encore plus systématiquement efficace que le massage intrathoracique.Roma AMyoT HYGIÈNE ET MÉDECINE SOCIALE MON EXPÉRIENCE AVEC LES ALCOOLIQUES ! J.-C.BOURQUE, Directeur de la Clinique d'Hygiène mentale (Edmundston, N.-B.).Psychiatre attaché à une consultation externe d'hygiène mentale, je viens vous faire part de mon expérience de trois années dans le traitement des alcooliques.D'août 1958 à mars 1961, sur 445 consultations à la clinique, 5 seulement ont concerné des alcooliques.Les chiffres des quatre cliniques externes d'hygiène mentale du Nouveau-Brunswick se lisent pour l'année 1959 comme suit dans le tableau ci- dessous: Clinique Alcooligues Consultations Frédéricton .| .4 305 Saint-Jean .4 238 Moncton 0 240 Edmundston 2 128 Total .|.10 911 Il importe done de savoir pourquoi si peu d\u2019alcooliques consultent un psychiatre, méme lorsque le service est entiérement gratuit.Avant de répondre à cette question, je vais vous présenter brièvement les cinq cas qui nous ont consultés.Dans le premier cas, il s\u2019agit d\u2019un homme marié de 35 ans qui nous consulte parce qu\u2019il vient de perdre sa position.Sa femme doit travailler et elle a placé son enfant à l\u2019orphelinat.Il boit depuis l\u2019âge de 17 ans et il a perdu beaucoup de temps au travail.Il n\u2019est pas resté à la maison Domremy Pan dernier.Il vient à la Clinique parce qu\u2019un prêtre et le chef de police le lui ont conseillé.TI ne croit pas être alcoolique, n\u2019est pas prêt à se faire traiter ni à l\u2019hôpital ni à la clinique.Il vient tout simplement pour que nous lui trouvions du travail.Le second est un homme marié de 31 ans qui a déjà fait un séjour à Domrémy et à l\u2019Hôpital Provincial de Campbellton.Il est père de six enfants.Son père était alcoolique et son frère l\u2019est également.Son histoire vocationnelle est un tissu d\u2019instabilité et de changements.Il n\u2019a que 4 années de scolarité.T1 consulte pour être soulagé de ses tremblements qui rendent son travail difficile.Au début, il est très hostile envers sa femme à qui il 1.Travail présenté à la septième conférence du Clergé Canadien sur l\u2019Alcoolisme, tenue à Moncton, N.-B.le 27 juillet 1961.reproche de ne plus vouloir d\u2019enfants.Il est cependant cousu de dettes.Je l\u2019ai vu 5 fois en tout.Durant les autres entrevues, il blâme son patron qu'il accuse d\u2019être injuste, raconte qu\u2019il a parfois des black-outs et qu\u2019il fut halluciné dans le passé.Il est irritable et se demande si sa femme va le tolérer longtemps à ne pas boire.De toute façon, 1l change de localité, mais apporte ses comprimés tranquillisants.Sa femme a consenti à venir pour une entrevue; elle ajoute cependant qu\u2019elle n'aurait pas vraiment eu le temps de venir, mais qu\u2019elle a réussi à le faire, parce qu\u2019elle a habitué son mari à garder les enfants.Elle semble accepter sa situation avec complaisance.Les gens sont très bons pour elle.Elle ne veut plus d\u2019enfants.Leur mariage n'a jamais fonctionné depuis le début.Le troisième cas est un maniaco-dépressif de 46 ans qui nous est référé par l\u2019Hôpital Provincial.Il boit depuis 15 ans et fut hospitalisé pour crise dépressive avec intention et danger réel de suicide, crise précipitée par la naissance d\u2019un nouvel enfant qui n\u2019était pas attendu.Lui et sa femme insistent pour nier toute maladie mentale.Le patient lui- même est très fier d\u2019être un alcoolique anonyme.Il ne s\u2019est jamais considéré comme alcoolique avant son entrée à l\u2019hôpital- Sa femme le talonne en l\u2019envoyant régulièrement à ses réunions d\u2019A.A.comme on envoie un enfant au catéchisme.Il fait une deuxième réaction dépressive sérieuse avec danger de suicide (son père s\u2019est suicidé selon toute apparence en se noyant et le patient lui-même pense à le faire).Nous devons pratiquement nous quereller avec sa femme pour.qu\u2019elle le fasse réhospitaliser.Le quatrième cas est un homme marié de 38 ans qui arrive à la clinique sans rendez-vous, en salopette de travail et en état de panique, nous implorant de lui aider à miettre un frein aux escapades de sa femme.Il se dit prêt à tout faire pour obtenir son affection.Après l\u2019avoir calmé, il revient pour une entrevue.Sa femme consent à venir sur insistance d\u2019un prêtre, mais elle avoue son désintéressement, elle ne nie ni n\u2019admet les accusations de son mari, alcoolique abstinent depuis 4 ans.Nous ne les avons jamais revus. L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 Le dernier cas est celui d\u2019un alcoolique reconnu qui a cessé de boire depuis six mois.Il nous amène sa femme à la Clinique, parce qu\u2019elle fait une réaction psychotique aiguë.Flle s\u2019adaptait assez bien d\u2019une façon masochiste lorsque son mari buvait.Cette patiente fut hospitalisée et traitée.Nous avons continué de voir les deux conjoints à la Clinique régulièrement.Leur adaptation actuelle est très satisfaisante bien que la patiente soit encore névrosée.* ¥* * Quelles conclusions pouvons-nous tirer de ces consultations?1.Il est évident que les alcooliques, plus que tous autres, se tiennent à distance des psychiatres (près de 10 cas sur 1,000 consultations aux cliniques en 3 ans).Il serait intéressant de connaître l\u2019attitude des alcooliques qui vivent dans les grands centres métropolitains à cet égard.2.L\u2019étiquette « alcoolique » ne doit pas être collée sans discernement à tous les buveurs immodérés, à moins d\u2019y ajouter l\u2019épithète « symptomatique ».On sait que le schéma de Jellinek ne s\u2019applique guère aux pays latins et qu\u2019en France, 11 se reconnaît surtout chez les névrosés voués à l\u2019alcoolo- manie primaire.3.L\u2019étude d\u2019un alcoolique ne devrait jamais se limiter à être purement descriptive.L'aspect social et interpersonnel est capital comme l\u2019indique notre cinquième cas.Une étude dynamique peut fournir des renseignements précieux à ceux qui se dévouent à la réhabilitation de l\u2019alcoolique, car l\u2019aleoolisme peut être intensifié par un travailleur bien intentionné qui se dévoue à aider son épouse si le patient souffre de jalousie.L\u2019aspect transférentiel du problème n\u2019est pas négligeable dans les cas individuels.La psychothérapie de groupe pour les épouses d\u2019alcooliques serait à mon avis un pas de l\u2019avant.II BOURQUE: ALCOOLIQUES 1395 existe a Toronto des groupes de ce genre appelés Family Groups.4.Une clinique externe de psychiatrie telle que constituée au Nouveau-Brunswick peut offrir des consultations psychiatriques aux alcooliques et avec leur consentement, le résultat de la consultation peut être communiqué au prêtre, au médecin et à l'assistant social qui travaillent à l\u2019aider.5.Pour ce qui regarde la psychothérapie individuelle, les cas doivent être judicieusement sélectionnés et j\u2019endosse cette affirmation de R.J.Star- rels de San Francisco qui écrivait en octobre 1960 dans 'American Journal of Psychotherapy: « As everyone knows who has tried any kind of psychotherapy with alcoholics, the main problem 1s the alcoholics\u2019 reluctance toward treatment.The majority of alcoholics will not enter psychotherapy, and those who do, do so mostly with one foot in and one foot out ».Résumé Ce court article souligne l\u2019abstention des alcooliques à fréquenter les cliniques externes de psychiatrie dans un petit centre urbain.L\u2019auteur rapporte sommairement les observations de cinq malades et une statistique couvrant l\u2019année 1959.En conclusion, il appuie sur l'importance d\u2019évaluer la personnalité du sujet, de préciser le diagnostic et de connaître le climat conjugal.I! formule des suggestions à ces différents égards.Summary This short article stresses the resistance of alcoholics in attending out-patients psychiatric clinics in a small urban center.Five cases are presented summarily as well as statistics covering the year 1959.Concluding remarks also emphasize the importance of total personality evaluation, diagnosis, the reaction of the marital partners, and offers suggestion in this regard. VARIÉTÉS À PROPOS D'UNE CAMPAGNE INJUSTIFIÉE CONTRE NOS HÔPITAUX PSYCHIATRIQUES Paul DUMAS, Professeur agrégé à la Faculté de médecine de l'Université de Montréal, Médecin de l\u2019Hôtel-Dieu.Consultant à l\u2019hôpital Saint-Jean-de-Dieu.Le jeune médecin qui revient au pays natal après un séjour d\u2019études complémentaires à l\u2019étranger se livre fréquemment à des comparaisons sévères et peu nuancées entre les institutions médicales de son milieu et celles des lieux où il est allé se perfectionner.Les critiques qu\u2019il formule alors lui sont dictées par des sentiments sans doute légitimes, sentiments mêlés où entre un dosage variable d'idéalisme, d\u2019esprit civique et d\u2019ambition personnelle; elles lui inspirent parfois aussi des projets de réformes radicales qu\u2019il ne manque pas de communiquer sur un ton catégorique à son entourage et dont la réalisation exigerait habituellement, entre autres conditions, le déplacement de personnages en place qu\u2019il estime, à tort ou à raison, imperméables à toute idée de progrès.S\u2019il n\u2019a pas le bonheur d\u2019être encâdré dans sa spécialité par des aînés nombreux dont l\u2019autorité lui en impose et sache mettre une sourdine à ses impulsions verbales, ses débordements de langage et ses attitudes agressives pourront compromettre pour un temps les bons offices qu\u2019il n\u2019aurait pas manqué de rendre à la communauté en s\u2019intégrant de bonne grâce à l\u2019équipe, avant d\u2019accéder à son tour, un jour, une fois mûri, aux postes de commande.Par bonheur, ces manifestations d\u2019intransigeance, d\u2019impatience et d'impétuosité juvéniles se produisent habituellement en petit comité, en famille, dans les fumoirs ou les cantines des hôpitaux et, si impitoyables que soient parfois les jugements portés sur les aînés, personne ne s\u2019en porte plus mal.Plus tard, quand il aura apporté pendant quelques années son concours à l\u2019œuvre commune, le jeune médecin sera le premier à en sourire et à espérer qu\u2019on ne lui en garde pas trop rigueur.| Par contre, si ces récriminations, si ces dénon- clations empruntent la voix de la grande presse et la plume pas toujours mesurée, ni suffisamment avertie de journalistes profanes, les autres médecins ont le droit de crier holà! et d\u2019aller y regarder d\u2019un peu plus près.Les journalistes exercent une profession difficile.Ils doivent tous les jours entretenir leurs lecteurs de mille et un sujets dissemblables, suivant le caprice de l\u2019actualité.Comme ils ne prétendent pas à l\u2019omniscience, ils puisent leur information dans les communiqués des agences de presse, dans les répertoires biographiques, statistiques, techniques OU autres, ils se renseignent aussi auprès d\u2019informateurs spéciaux touchant certains problèmes particuliers d\u2019ordre récent et de caractère inédit, sur lesquels il n\u2019existe pas encore de documentation écrite disponible.Si ces informateurs sont partiaux ou mal informés eux-mêmes, la qualité des reportages sera faussée d\u2019autant et, avec la meilleure volonté au monde, le journaliste égarera son public au lieu de le guider et de l\u2019instruire.Voilà exactement ce qui s\u2019est passé cet automne quand nos journaux quotidiens, sous l'inspiration à peine voilée de quelques jeunes médecins, ont mené une campagne virulente contre nos grands hôpitaux psychiatriques.Les affirmations gratuites et les erreurs flagrantes dont étaient parsemés tous ces articles trahissaient de la part de ceux qui les avaient inspirés une méconnaissance évidente de la situation réelle qui est faite au malade dans ces hôpitaux à l'heure actuelle et des progrès considérables qui y ont été opérés depuis bientôt dix ans.aussi bien que des conditions historiques dans lesquelles ils ont dû poursuivre leur développement.Quant aux accusations malveillantes portées contre le personnel religieux et laïque de ces institutions, elles déshonorent beaucoup plus ceux qui les ont formulées qu\u2019elles ne touchent vraiment ceux qu\u2019elles prétendaient stigmatiser.En prêtant leur concours, si obliquement que ce soit, à cette campagne, ces jeunes médecins ont dérogé à un principe fondamental de la déontologie médicale, à savoir le devoir de respect, de justice et de charité que tout médecin doit observer envers ses confrères.Que le Bureau des Gouverneurs du Collège des Médecins et Chirurgiens de la province de Québec, impressionné par tout ce tapage de presse et saisi d\u2019une ardeur soudaine, ait cru devoir prier le gouvernement provincial de faire enquête sans prendre L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 la peine d\u2019aller vérifier sur place le bien-fondé de toutes ces accusations portées contre nos hôpitaux psychiatriques, que l\u2019Honorable Ministre de la Santé, non moins importuné par toute cette agitation, à la veille de son départ pour Paris où 1l allait assister à l\u2019ouverture du Congrès de Médecins de Langue française du Canada et à l'inauguration de la Maison du Québec, ait cru devoir nommer un comité pour étudier la situation des services psychiatriques à travers notre Province, cela ne change rien à l\u2019affaire.L\u2019on a porté atteinte, publiquement, à un principe inviolable de la déontologie médicale et le geste demeure absolument indéfendable.Quels qu\u2019aient été les mobiles véritables, avoués ou non, de cette campagne, que l\u2019on ait eu vraiment en vue l'amélioration du sort du malade mental ou que l\u2019on ait été animé par la passion ou par des intentions tactiques, il n\u2019importe, le procédé reste de toutes façons condamnable.Les promoteurs de cette campagne se réclament de Machiavel, les uns avec emphase, les autres avec humeur.Ne leur en déplaise, la fin ne justifie jamais les moyens, du moins pas dans une société chrétienne.L\u2019on ne se grandit pas quand on prétend s\u2019élever en abaissant les autres et l\u2019on ne saurait faire œuvre propre en dénigrant autrui.On se défendra sans doute en alléguant qu\u2019on avait des intentions pures, « qu\u2019on n\u2019a pas voulu cela », qu\u2019on n\u2019est pas responsable des excès de langage des journalistes.L\u2019apprenti-sorcier se défendait, lui aussi, d\u2019avoir mis en branle la machine infernale et d\u2019ailleurs quand les journalistes ont erré ou exagéré, on s\u2019est bien gardé, que je sache, de les démentir.DUMAS: NOS HÔPITAUX PSYCHIATRIQUES 1397 À la vérité, il n\u2019existe aucun état d\u2019urgence dans le domaine de la psychiatrie chez nous actuellement.Bien au contraire, à la faveur du regain de vie que les conquêtes de la thérapeutique psychiatrique ont insufflé à cette spécialité depuis dix ans, nos hôpitaux psychiatriques connaissent aujourd\u2019hui un essor accéléré: ils ont multiplié leurs effectifs et, secondés par des équipes dévouées de jeunes psychiatres de bonne volonté, ils présentent un visage tout à fait renouvelé et rendent à la société des services de plus en plus importants.Certes il y a encore beaucoup à faire, tout est loin d\u2019y être parfait et nul ne le sait mieux que les dirigeants de ces hôpitaux.D'ailleurs il y a beaucoup à faire aussi et tout est loin d\u2019être parfait dans d\u2019autres secteurs de notre vie médicale, par exemple dans l\u2019enseignement de la médecine et dans l\u2019organisation de nos cadres professionnels.On a crié au scandale de la psychiatrie.Je crains que le véritable scandale n\u2019ait été dans l\u2019imagination de ceux-là même qui ont poussé les clameurs.Il s\u2019agit là, comme chacun sait, d\u2019un phénomène de projection bien connu en psychiatrie.Quand les jeunes médecins responsables de ce regrettable pas de clerc auront retrouvé le sens de la mesure, quand l\u2019expérience de la vie leur aura fait acquérir une meilleure prise de contact avec le réel et que le succès professionnel que nous leur souhaitons malgré tout aura ramené la sérénité dans leur cœur, ils pourront alors apporter à notre médecine la contribution importante qu\u2019elle est en droit d\u2019attendre d\u2019eux.RECTIFICATIONS 1.\u2014 Dans l\u2019article « Nouvelles techniques de biopsie à l\u2019aiguille transecutanée » paru en novembre 1961, lire au bas de la première colonne de la page 1230: «70 mm» au lieu de «700 mm »; et dans la légende de la fig.3, « pour perforer» au lieu de « pour protéger ».2.\u2014 À la fin de l\u2019article intitulé « Les hôpitaux au tribunal de l\u2019opinion publique », à la page 1266 du numéro de novembre 1961, à la colonne de droite à la dernière page, lire: «Que parmi les hôpitaux qui présentent des faiblesses ou des lacunes, il s\u2019en trouve qui soient dirigés par des communautés religieuses, cela n\u2019est qu\u2019affaire d\u2019accident.Les mêmes critiques vaudraient contre un hôpital dirigé par une corporation laïque et de fait il en existe.Les véritables circonstances atténuantes ne sont pas à rechercher dans le caractère religieux ou non des institutions en cause ».3.\u2014 Dans l'éditorial du même numéro: « Enfin une nouvelle Faculté de médecine », au bas de la deuxième colonne de la page 1261 et avant le dernier paragraphe, lire: « 1853 » au lieu de « 1953 ». XXXIII CONGRÈS FRANÇAIS DE MÉDECINE ET XXXI* CONGRES DE L'ASSOCIATION DES MÉDECINS DE LANGUE FRANÇAISE DU CANADA PARIS, SEPTEMBRE 1961 I \u2014 SÉANCE D'OUVERTURE DISCOURS DU PROFESSEUR PASTEUR VALLERY-RADOT Président conjoint.LE MÉDECIN DE MÉDECINE GÉNÉRALE Que mes premiers mots soient pour remercier Monsieur le Ministre de la Santé publique et de la Population qui nous fait l'honneur de présider la séance inaugurale de ce Congrès, et tous ceux qui nous ont aidés soit en nous consacrant beaucoup de leur temps, soit en nous accordant généreusement des subventions afin de donner à ce XXXIII° Congrès français de Médecine tout l\u2019éclat qu\u2019il doit avoir.La présence de nos amis canadiens, qui ont voulu que le XXXI° Congrès de l\u2019Association des Médecins de langue française du Canada soit associé à notre Congrès, donne à ces Journées un lustre particulier.Je leur souhaite la plus cordiale bienvenue.* * * Mes éminents prédécesseurs a la présidence des Congrès de Médecine de langue française, MM.Loeper, René Moreau, Vannotti, dans leurs discours inauguraux, ont évoqué les progrès sensationnels de la découverte en Médecine pendant ces dernières années.À leurs belles pages, je ne saurais rien ajouter.Aussi voudrais-je traiter un tout autre sujet, qui vous étonnera peut-être: celui de la mau- varse orientation de la pratique médicale.Je n\u2019hésite pas à dire que, dans son exercice quotidien, la Médecine fait fausse route.Pourquoi?Parce qu\u2019elle néglige le médecin de Médecine générale et ne s\u2019intéresse plus qu\u2019aux spécialistes.Nos contemporains, stupéfaits des découvertes qui se succèdent sans interruption dans les domaines de l\u2019investigation et du traitement des maladies, commettent l\u2019erreur de considérer lu Médecine comme une Science, à l\u2019égal de la Physique et de la Chimie.Or la Médecine n\u2019est pas une Science, elle utilise les Sciences.Elle n\u2019a pas pour but de résoudre des problèmes abstraits, elle traite de problèmes humains, qui sont essentiellement variables selon les cas, car chaque individu a sa personnalité, avec son hérédité, son passé, son comportement physiologique qui n\u2019est identique à aucun autre, sa particulière sensibilité psychique, son mode individuel de réactions.Le médecin r\u2019a pas en face de lui une machine humaine, il à un être humain.L'ère technicienne dans laquelle nous vivons résout tout en équations.Le robot est roi.Même l\u2019art n\u2019est plus conçu par beaucoup que sous l\u2019aspect des nombres, des lignes et des volumes, il est considéré suivant des abstractions.La technique, pénétrant toutes les activités humaines, s\u2019est imposée à la Médecine.Les découvertes se développant avec une rapidité surprenante, les spécialistes se sont multipliés.Il le fallait.On ne saurait le regretter, et même il faut souhaiter que les spécialistes étendent leurs champs d\u2019action.Sans eux, il n\u2019y aurait guère de progrès possible.Mais, dans cette invasion des spécialistes, qu'\u2019est devenue la Médecine générale?Les médecins qui la pratiquent de plus en plus disparaissent.Ceux qui restent encore sont négligés ou considérés comme les parents pauvres de la Médecine.C\u2019est pourtant le médecin de Médecine générale qui devrait indiquer au malade à quel spécialiste il faut qu\u2019il s\u2019adresse.C\u2019est lui qui devrait mettre en parallèle les renseignements fournis par l\u2019examen clinique et ceux apportés par les techniques du spécialiste.C\u2019est lui qui devrait faire les synthèses quand plusieurs spécialistes unt été consultés.Que de fautes d\u2019interprétation seraient ainsi évitées, car les spécialistes, qui parfois connaissent peu la Médecine générale, sont capables, si éminents soient- ils, de commettre des erreurs préjudiciables aux malades.On oublie que tout homme a besoin de se sentir plaint, compris, aimé.En chaque être, même le plus fruste ou le plus secret, il y à un fond sentimental qui a tendance à remonter à la surface.Le malade pourra-t-il s\u2019épancher s\u2019il ne peut se confier à un médecin de Médecine générale qui sera, le plus souvent, un médecin de famille?Pourquoi avoir à peu près éliminé ce qui constituait, depuis les origines de l\u2019homme, le bienfait inégalable de la Médecine, c\u2019est-à-dire l\u2019appui que donne à l\u2019être humain un autre être qui peut er re re er iE 2%: L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 l\u2019aider, aussi bien sur le plan moral que sur le plan physique?Le principal ressort vital des hommes étant l\u2019espoir, il ne faut tuer ni leurs dieux ni leurs rêves: en abolissant le médecin de famille, c\u2019est ce que l\u2019on accomplit.Voyez dans quelle déchéance est tombé en France le médecin exerçant la Médecine générale, en comparaison du spécialiste.Avant la dernière guerre, la plupart des internes des Hôpitaux de Paris retenaient des places dans des services de Médecine générale.Aujourd\u2019hui la plupart recherchent des services de chirurgie ou de spécialités.On se demande avec effroi combien, dans quelques années, il restera d\u2019internes s'adonnant à la Médecine générale.D'ailleurs, que deviennent nos services hospitaliers de Paris?Ils sont presque tous consacrés à des spécialités.Aux services de spécialités, les belles installations, les luxueux équipements! Que les services de Médecine générale se contentent de locaux vétustes, que leurs salles soient encombrées de vieillards et de chroniques, que leur matériel soit réduit au strict nécessaire, que leurs besoins ne soient pas satisfaits, peu importe! L\u2019Assistance publique fait un louable effort, sous l\u2019impulsion de son très admiré et aimé directeur général, le Dr Xavier Leclain- che; mais presque tout cet effort se concentre sur les services de spécialités.Je supplie l\u2019Assistance publique de ne pas négliger ces services et ces cliniques de Médecine générale qui doivent être les foyers où se forme l\u2019élite de la Médecine fran- caise.Le titre d\u2019interne des Hôpitaux s\u2019efface devant celui de spécialiste, qui est beaucoup plus considéré par la Sécurité sociale.C\u2019est ce titre de spécialiste que recherchent les jeunes car ils sont à peu près sûrs, dès leur installation, d\u2019avoir une clientèle, alors que le médecin de Médecine générale aura bien des difficultés à se faire une place.D'ailleurs dans le public, il est bien peu considéré; on ignore même qu\u2019il peut encore exister.La question posée presque toujours par l\u2019homme inculte ou cultivé qui rencontre dans la société un médecin n\u2019est-elle pas toujours la même: « En quoi, docteur, êtes- vous spécialiste?» A une telle question, j'ai envie de répondre: « Dans le diagnostic de la bêtise humaine.» La France, qui est aujourd\u2019hui, comme tout au long de son histoire, en avance d\u2019une génération dans les domaines de l\u2019art et de la littérature, est en retard d\u2019une génération dans la conception de la pratique médicale.Elle a servilement suivi les Etats-Unis qui, dans leur passion pour la technique, CONGRÈS DE PARIS 1399 ont petit à petit exclu les médecins de Médecine générale au profit des spécialistes.Et voici que les mêmes Etats-Unis reconnaissent très loyalement qu\u2019ils ont fait fausse route: on décerne maintenant dans les Universités américaines des diplômes d\u2019in- ternistes, c\u2019est-à-dire de médecins de Médecine générale.Bien plus, tout candidat à ce diplôme doit faire preuve d\u2019une connaissance approfondie des diverses branches de la Médecine, tant sur le plan pratique que sur le plan théorique, avant de se spécialiser.Dans d\u2019autres pays la spécialisation en Médecine générale est reconnue officiellement.En Suisse, cette spécialisation est la plus difficile à obtenir: 1l est exigé des stages hospitaliers plus longs que pour les autres.On voudrait espérer que nos réformateurs s\u2019inspireront de ces exemples.Si j'avais l'honneur d\u2019être consulté par eux, je leur rappellerais que la clinique a une importance primordiale, que son enseignement ne doit pas être donné tardivement à l\u2019étudiant.Je leur demanderais de créer un certificat de Médecine générale, disons d\u2019intermiste, puisqu'on ne veut plus utiliser que des mots anglais.Je leur conseillerais de faire des efforts pour revaloriser aux yeux du public le médecin exerçant la Médecine générale.Qu'ils n\u2019oublient pas que ce sont les grands consultants de Médecine, à Paris et en province, qui ont fait la renommée de la Médecine française.Qu\u2019ils établissent, comme aux Etats-Unis, un véritable enseignement postscolaire, obligatoire, avec la possibilité de stages dans les cliniques médicales.Je ne méconnais pas que la vie d\u2019un médecin exerçant la Médecine générale est beaucoup plus dure que celle d\u2019un spécialiste, mais quelle satisfaction elle donne quand on a conscience d\u2019avoir sauvé, ou simplement guéri, un homme qui s\u2019est confié à vous! Je sais bien aussi que, pour exercer la Médecine générale, il faut, en plus d\u2019une instruction médicale longue à acquérir, des qualités exceptionnelles.Ce sont ces qualités que je voudrais exposer.* ¥* * Une des premières est esprit d\u2019observation.Si le médecin ne sait pas observer son malade, il passera à côté de symptômes qui seuls peuvent donner la clé du diagnostic.Ce qu\u2019on appelle en Médecine la séméiologie a pour fondement l\u2019esprit d\u2019observation.On apprend à l\u2019étudiant à reconnaître tel signe, en lui en indiquant la valeur.S\u2019il est incapable de bien observer, la séméiologie restera pour lui lettre morte. 1400 La seconde qualité du médecin doit être le bon sens.On s\u2019étonnera sans doute de cette affirmation, mais j'avoue que ce qui me stupéfie, chez certains médecins, c\u2019est le manque de bon sens.Ils ont une fc] aveugle en certaines techniques et oublient qu\u2019il faut les interpréter en les comparant aux résultats fournis par la clinique.Ils demandent tels examens de laboratoire sans discernement ou interprètent mal ceux qui leur sont fournis.Le bon sens comporte l\u2019esprit critique, c\u2019est-à-dire un sens particulier qui fait que l\u2019on raisonne juste, autrement dit, un jugement sain.Le médecin doit avoir cet esprit critique, non seulement en face du malade, mais encore dans la conception qu\u2019il se fait de la Médecine.Qu\u2019il ne se laisse pas éblouir par les théories nouvelles; qu'il se souvienne que la plupart des pathogénies médicales sont caduques.Pour s\u2019en convaincre, il suffit d'ouvrir un livre de pathologie datant de quelques années: des interprétations qu\u2019on y trouve, il reste bien peu de chose, parfois même tout est à rayer.Y eut-il conception plus généralement admise il y à un demi-siècle que celle de l\u2019arthritisme ou celle des maladies par ralentissement de la nutrition?Elles sont tombées en désuétude.Ouvrez le Dictionnaire Dechambre qui, vers 1885, faisait la loi: si aujourd\u2019hui un candidat à l\u2019internat expliquait les maladies selon les mécanismes invoqués dans les chapitres de ce dictionnaire, qui ne compte pas moins de 100 volumes, ses juges se demanderaient s\u2019il a quelque bon sens.Bien des médecins, en édifiant de fragiles pathogénies, étayées sur la chimie ou la physique, s\u2019imaginent qu\u2019ils font ainsi figures de savants.Ce jeu est dangereux, on y trébuche et parfois on s\u2019y casse les reins.Le scepticisme, qui est une des formes de l\u2019esprit critique, est indispensable au médecin, pourvu qu'il ne soit pas poussé jusqu\u2019à la négation de ce qui est établi sur des bases solides.Le médecin doit le pratiquer à la manière de ces maîtres qui s\u2019appe- lalent Widal, Vaquez, Laubry: c\u2019est le scepticisme de Montaigne, qui est tout en nuances.Ce scepticisme, il faut l\u2019appliquer aux thérapeutiques.Nous les voyons apparaître et disparaître avec une rapidité déconcertante.Beaucoup de celles qui semblaient un progrès il y a quelque vingt ans ne sont plus utilisées aujourd\u2019hui, on a reconnu leur insuffisance, parfois même leur nocivité.Que le médecin n\u2019emploie donc pas inconsidérément un traitement nouveau qui n\u2019a pas fait suffisamment ses preuves! On sait la boutade qui court dans les armés: « Ne jamais exécuter un ordre avant d\u2019avoir CONGRÈS DE PARIS L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 reçu le contre-ordre ».On serait tenté de dire: « Ne Jamais employer un médicament avant que l\u2019usage en ait révélé les contre-indications ».Si le médecin doit avoir l\u2019esprit d\u2019observation et l\u2019esprit critique, il faut aussi qu\u2019il ait le sens de l\u2019humain.Comme l\u2019a écrit Jean Delay: « Le médecin devrait avoir tout senti, tout compris, avoir aimé beaucoup avec son corps et avec son âme, avoir gardé au fond du cœur une pitié infinie.» La profession médicale est faite de psychologie.Le médecin ne doit pas seulement plaindre son patient qui souffre, il doit comprendre ses douleurs morales, essayer de les apaiser.Ce qu\u2019il a devant lui, ce n\u2019est pas seulement un corps fait d'organes divers, c\u2019est un individu, avec un esprit et ce je ne sais quoi d\u2019indéfinissable que depuis Platon on appelle l\u2019âÂme.Le médecin dépourvu de sensibilité, c\u2019est-à-dire incapable de sentir ce qu\u2019éprouve au plus profond de son être moral le malade, n\u2019est pas un vrai médecin.Qu'il fasse bien attention! Ce qu\u2019on ne lui pardonne pas, c\u2019est de n\u2019avoir pas de tact vis-à-vis du malade ou de sa famille.Le tact, mot difficile à définir, n\u2019est en réalité que la sensibilité en action, c\u2019est-à-dire la sensibilité qui commande la façon de réagir, de se comporter en paroles ou en gestes.Esprit d'observation, bon sens, compréhension humaine, cela ne suffit pas pour que le médecin tienne dans la société la place qui lui revient.Il doit avoir une conscience professionnelle ou, pour mieux dire, une conscience tout court.C\u2019est, sans doute, parce que quelques rares médecins ont manqué de conscience que la Médecine a perdu auprès de certains de nos contemporains beaucoup du prestige qu\u2019elle avait dans ma jeunesse.Le médecin était alors l\u2019oracle, on suivait aveuglément ses prescriptions.Je me souviens du professeur Dieulafoy descendant l\u2019escalier d\u2019un petit hôtel particulier où l\u2019on venait de lui montrer une jeune fille, convalescente de fièvre typhoïde.La mère appelle Dieulafoy: « Maître, puis-je donner une poire à ma fille?» Et Dieulafoy, soulevant son chapeau haut-de-forme, de s\u2019exclamer: « Madame, voulez-vous donc la tuer?J\u2019ai dit: une pomme ».La mère ne songea pas un instant à transgresser la prescription du Maître.La conscience professionnelle, voilà ce que le médecin doit, à tout prix, préserver s\u2019il veut que la Médecine garde sa dignité et soit respectée.On a institué dans certaines Facultés des cours de déontologie, c\u2019est-à-dire des cours destinés à expliquer aux étudiants comment le médecin doit se L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 comporter vis-à-vis de ses malades et de ses confrères.Ces cours m\u2019ont toujours semblé superflus.Ce n\u2019est pas la lecture de textes, ou l\u2019audition de conférences, qui apprendront aux jeunes comment ils doivent se conduire vis-à-vis des malades.C\u2019est la propre conscience du médecin qui lui trace la voie à suivre en toutes circonstances, qui lui fait sentir ce qu\u2019il doit faire, de même que tout homme, dans la vie de chaque jour, sait où est son devoir.La conduite à tenir vis-à-vis des confrères est non moins facile; mais les médecins, de nos jours, bien souvent n\u2019observent pas les règles qui étaient, pour leurs anciens, des impératifs de la profession.Ne jamais dire du mal d\u2019un confrère, ne pas critiquer son diagnostic ou son traitement, ne pas marcher sur ses brisées, ne pas s\u2019introduire dans une famille en secret alors qu\u2019on sait qu\u2019un autre médecin vous y a précédé: ces règles, qui étaient autrefois sacrées, doivent demeurer à la base de la déontologie médicale.Un autre impératif doit être le secret professionnel.Il s'impose à tout médecin.Dans aucun cas le médecin ne doit révéler la nature du mal dont souffre un de ses patients.Et le public devrait comprendre que jamais ne doit être posée à un médecin une question sur l'affection d\u2019un de ses malades.Hélas! combien cette nécessité du secret est peu respectée de nos jours! « Silence quand même et toujours » était l\u2019excellente formule adoptée il y a quelque soixante ans par un célèbre médecin légiste, le professeur Brouardel.Le médecin doit-il avouer à son malade la nature du mal dont celui-ci souffre, quand il s\u2019agit d\u2019une affection mortelle?A mon avis, non.Même les êtres les plus stoïques qui, bien portants, demandent à leur médecin de les prévenir le jour où ils auront un mal incurable, sauf de très rares exceptions, ne peuvent supporter la vérité quand ils sont aux approches de la mort.Il faut donc, me semble-t-il, toujours cacher une issue mortelle.C\u2019est une question d'humanité.Il y a quelques années, j'étais consulté par un médecin venant d\u2019Orient.On lui avait dit qu\u2019il avait une leucémie; il en savait le funeste pronostic et il vivait dans l\u2019angoisse d\u2019une mort prochaine.Je lui affirmai qu\u2019il n\u2019avait pas cette maladie, je lui montrai des lames de sang à peu près normales en lui faisant croire que c\u2019était les siennes.Il reprit goût à la vie.Mais, quelques semaines plus tard, il alla en Suède.Dans ce pays, comme aux Etats-Unis, on a pour règle de dire toute CONGRÈS DE PARIS 1401 la vérité aux malades.« Quel est l\u2019imbécile de médecin français qui vous a affirmé que vous n\u2019aviez pas la leucémie?» lui dit le médecin de Stockholm consulté.Le lendemain, mon malade se suicidait.Je ne sais rien de plus affreusement cruel que cette histoire récente d\u2019un homme d\u2019Etat étranger, atteint d\u2019un cancer, auquel la presse de son pays révélait jour par jour l\u2019évolution de son mal ineu- rable et spécifiait même le nombre de semaines qu\u2019il avait encore à vivre.Puissent de telles moeurs être à jamais abolies! Il est enfin souhaitable que le futur médecin voulant exercer la Médecine générale ait reçu cette solide culture, qui est la culture humaniste.On a beau répéter que ni le latin, ni le grec, ni la connaissance des grands écrivains français ne sont utiles aux futurs médecins, c\u2019est une erreur.Le commerce des classiques, les commentaires de leurs textes apprennent aux jeunes à penser sainement, à mettre de l\u2019ordre dans leurs idées, à rédiger avec aisance.Le Doyen Paul Montel a dit fort justement: « Avec une culture scientifique vous ferez d\u2019excellents techniciens, mais vous ne ferez des hommes qu\u2019avec la culture humaniste.» Il n\u2019est pas un des grands cliniciens du passé qui n\u2019ait eu une culture humaniste.Ne renonçons pas à ce mode d\u2019enseignement qui a fait notre supériorité intellectuelle; il inculque la logique, il montre la façon de s\u2019élever des détails à la généralisation, il donne des ouvertures sur tout ce qui est du domaine de l\u2019homme.Telle qu\u2019elle a été conçue depuis les temps les plus reculés, la profession médicale est une des plus admirables qui soient.N\u2019est-il pas émouvant d\u2019entendre un homme, que parfois on ne connaissait pas la veille, vous dire: «J al confiance en vous, je ferai tout ce que vous me direz! » Avoir le sentiment de soutenir physiquement et moralement un être humain est la plus noble des joies.La profession médicale est belle entre toutes car elle consiste à allier la Science, le jugement et les élans du coeur.N\u2019est-ce pas dans l\u2019exercice de la Médecine générale que cette union se réalise le mieux?Redonnons donc à cette Médecine la place qui lui revient. 1402 CONGRÈS DE PARIS L\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1981 II \u2014 BANQUET DE CLOTURE DISCOURS DU DOCTEUR ÉMILE BLAIN Directeur général de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada.Je vous apporte un message d\u2019amitié de l\u2019Asso- clation des Médecins de Langue Française du Canada.Plus de trois cents de ses membres ont franchi l\u2019Atlantique pour venir témoigner, une fois de plus, de leur attachement à la pensée et à la médecine françaises.En 1934, à l\u2019occasion du quatrième centenaire de l\u2019arrivée au Canada de Jacques Cartier, une nombreuse délégation de médecins français s\u2019était rendue à Québec pour participer au premier congrès jumelé de nos deux associations.Vingt-sept ans plus tard, nous vous rendons votre visite, et c\u2019est avec joie que nous nous sommes retrouvés parmi vous.En mettant le pied sur la terre de France, nos voyageurs canadiens ont eu l\u2019impression très émouvante de se sentir chez eux.N\u2019est-ce pas là le signe d\u2019une communauté d'origine et la preuve évidente que nous sommes tous issus de la même souche?Si l\u2019histoire veut que nos allégeances politiques soient différentes, elle n\u2019a pas encore réussi, après deux siècles, à empêcher nos âmes d\u2019être soeurs, et notre idéal de demeurer sensiblement le même.Les 5,000 kilomètres qui nous séparent géographiquement ne peuvent rien contre l\u2019affinité et la ressemblance de nos deux groupes, et leur tendance naturelle à penser et à agir de le même façon.Et c\u2019est probablement cette loi de l\u2019hérédité qui joue quand vous, Français, descendez sur la terre canadienne, et quand nous Canadiens d\u2019expression française foulons le sol de France.* * * Les quelques jours agréables et fructueux que nous venons de passer ensemble nous laisseront des souvenirs ineffaçables.Les contacts scientifiques et culturels que nous avons ainsi renoués sont d\u2019importance, et resserrent davantage les liens si chers qui nous unissaient déjà.Nous avons apprécié votre hospitalité et nous partirons d\u2019ici avec la conviction d\u2019avoir élargi considérablement notre cercle d\u2019amis précieux.Votre charmant accueil nous a, en même temps, créé des dettes, mais nous espérons pouvoir acquitter ces dettes, un jour ou l\u2019autre, à l\u2019occasion de votre visite collective au Canada (et pourquoi pas dans le cadre d\u2019un autre congrès jumelé, cette fois-là, chez nous?) Vingt-sept ans sans se revoir, c\u2019est vraiment trop long pour des gens qui s\u2019aiment bien.Et, au nom de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada, je vous invite dès maintenant à vous joindre à nous, lors d\u2019un de nos prochains congrès.Mesdames, messieurs, je tiens à remercier, ce soir, tous ceux qui ont rendu possible cette magnifique aventure.La réalisation d\u2019un projet de cette envergure suppose l\u2019existence de bien des dévouements, connus ou anonymes.Comme nous étions forcément limités par le temps, nous avons dû décliner à regret plusieurs invitations alléchantes.La prudence la plus élémentaire exige que je m\u2019abstienne de citer des noms; mais que tous ceux qui nous ont ouvert leurs portes en même temps que leurs coeurs soient assurés de notre reconnaissance.Et je dis un cordial merci aux responsables de ces belles manifestations d\u2019amitié, médecins et autres à Paris et ailleurs.La province la plus francaise du Canada a comme devise «Je me souviens ».Nous entendons la vivre cette devise.Si c\u2019est en français que nous pouvons vous dire, ce soir, notre gratitude et notre affection, c\u2019est parce que nous n\u2019avons jamais cessé de nous souvenir.Et pour la même raison, vous aurez toujours une place de choix dans nos foyers canadiens et dans nos coeurs.Bon sang ne saurait mentir! Vive la France! Vive le Canada! SE L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 CONGRÈS DE PARIS 1403 DISCOURS DU DOCTEUR PIERRE JOBIN Président conjoint.Il est dans la vie des circonstances exceptionnelles auxquelles on aurait mauvaise grâce à se soustraire.C\u2019est ainsi que la présidence conjointe qui m'est offerte aux côtés du Professeur Pasteur Vallery-Radot et à la tête de la plus grande migration spécialisée de Canadiens que l\u2019on ait jamais vu en temps de paix, m\u2019attribue une singulière vedette que bien d\u2019autres auraient également méritée.Mais noblesse oblige, et je dois rendre ici un témoignage ému de reconnaissance à celui qui, en Europe, a pris l\u2019initiative de cette conjonction de nos congrès, le regretté Pierre Delore, qui n\u2019est malheureusement plus là pour jouir de la réalisation de son oeuvre et de sa foi, témoin de sa juste et claire vision- Par ailleurs, il m\u2019est extrêmement agréable d\u2019établir avec mon conjoint à la présidence un échange de courtoisie et de bons procédés.Monsieur le Professeur Vallery-Radot, en juin dernier vous m\u2019avez aimablement accordé votre magistrale association à la présidence, mais vos obligations ne vous ont pas permis de venir présider avec moi le congrès que nous avons tenu au Château Frontenac à Québec; vous y auriez retrouvé des élèves, des amis, des admirateurs qui ont conservé le souvenir vivant de votre brillante personnalité.Mes collaborateurs, clairvoyants et dynamiques, Jacques Turcot et Wilfrid Caron, ont mis en oeuvre les moyens qui ressortissent aux réalités culturelles de chez nous.Vous auriez beaucoup aimé leur dynamisme et leur sens aigu de l\u2019actualité.La France nous a délégué, comme à l\u2019accoutumée, un de ses brillants professeurs de médecine, et nous avons eu la joie d'accueillir le grand et sympathique Professeur André Lambling avec madame Lambling; ils ont largement répondu à notre attente (et nous sommes exigeants) tant sur le plan scientifique que social.Je vous remercie encore chaleureusement, monsieur et madame Lambling, d\u2019être venus chez nous maintenir si brillamment cette noble tradition française.Il est cependant un point du congrès de Québec que je tiens à rappeler devant vous, messieurs, car vous connaissez la position difficile des Canadiens Français au sein d\u2019une nation en majorité anglaise.Dès la première séance de télévision, le Professeur François Roy faisait une gastrectomie que commentaient quatre spécialistes; deux étaient des Québecois, et les deux autres figuraient ce parallélisme culturel qui nous est cher, le Professeur Lam- bling, de Paris, et le Professeur Robertson de l\u2019Université McGill: donc un anglais et un fran- cals qui étaient la projection réelle du parallélisme que nous pratiquons en Canada, et pour ainsi dire la concrétisation vivante d\u2019une pensée lentement mûrie, d\u2019un désir longtemps caressé.Car, soyez-en convaincus, mesdames et messieurs, sl nous voulons survivre en Canada, si nous voulons conserver notre patrimoine national, nous devons nous exprimer en français.Il ne faut pas cependant confondre la science avec l'expression de cette science.La médecine, il est vrai, est un bien commun à tous les hommes de la même profession, mais son expression varie d\u2019un groupe ethnique à l\u2019autre.Pour nous, c\u2019est tout naturellement en français que nous aimons et que nous devons nous exprimer.Par ailleurs, n\u2019allez surtout pas croire que nous sommes contre les Anglais au Canada.Dieu m\u2019en garde! car c\u2019est l\u2019histoire qui a voulu que les descendants de deux grandes races cohabitent et oeuvrent ensemble au bénéfice de leur pays commun.Chacun de nous a le droit de développer ses qualités natives, morales et intellectuelles, dans sa langue, sa foi et ses traditions.Même si nous sommes en minorité, nous avons le droit, officiel et sacré, de nous exprimer en fran- ais.Et nous défendrons ce droit toute notre vie contre ses détracteurs.« Point n\u2019est besoin d\u2019éteindre la lumière de votre voisin pour que la vôtre brille de tout son éclat».À Québec nous pouvons, tout en nous promenant sur la terrasse Dufferin, méditer sur la dédicace du monument Wolfe et Montcalm pour nous imprégner de ce parallélisme: Mortem virtus communem Famam historia Monumentum posteritas dedit.Monsieur le Président, honorables invités, Ces 300 médecins Canadiens, qui ont traversé l\u2019océan pour venir assister à ce congrès, témoignent de l\u2019importance qu\u2019ils attachent à votre science et à votre culture.L\u2019élément touristique mis à part, si nous sommes venus si nombreux, c\u2019est pour vous donner un témoignage vivant de notre attachement à la culture française.Mais c\u2019est aussi l\u2019aveu d\u2019un impérieux besoin de contacts fréquents et profonds.Ces contacts, nous les avons d\u2019abord dans les postes que vous avez créés parmi vos internes pour nos jeunes médecins Canadiens.Grâce à Dieu, et avec l\u2019aide des Kourilsky, des Milliez, des Jean- 1404 Baptiste Jobin, des Bonin et des dirigeants de notre Association des Médecins de Langue Française du Canada, les plus méritants parmi nos résidents sont méticuleusement choisis pour venir en France parfaire leur formation médicale.Ces contacts, nous les établissons en second lieu par vos professeurs, invités ou délégués, qui viennent en Canada, soit pour assister à nos congrès, soit encore pour faire un stage prolongé en clinique ou dans nos laboratoires; ils y impriment une impulsion brillante et y laissent une marque profonde.Ces contacts, nous pouvons enfin les établir par les livres.Vous savez sans doute que nous avons fait venir en Canada une exposition du livre médical français qui a eu beaucoup de succès.Cette collection de 1,000 volumes a fait l\u2019admiration des médecins et des étudiants de Montréal, de Sherbrooke, d\u2019Ottawa et de Québec.Je puis même vous confier avec un plaisir certain que nous l\u2019avons fait revenir à Québec pour notre congrès de juin dernier, et ce fut le pavillon le plus fréquenté.Le problème du livre français est grave et mérite bien des attentions.Quand on songe que chez nous, à la suite d\u2019un enseignement oral qui se donne tout en français, nos étudiants lisent, dans la grande majorité des cas, des références écrites en langue anglaise, l\u2019illogisme est frappant, pour ne pas dire plus.C\u2019est que, voyez-vous, la guerre de 40 a coupé la route vers la France, et le courant s\u2019est tout naturellement établi vers ies Etats-Unis; alors nos jeunes enseigneurs d\u2019aujourd\u2019hui prolongent dans leurs élèves l\u2019effet de cette coupure.Nous pourrions, il est vrai, écrire nos propres ouvrages ou traduire les livres américains, mais le marché canadien n\u2019est pas rentable en lui-même.La meilleure solution réside dans le livre édité en France.De plus, cette même enquête menée auprès de nos étudiants a révélé que le livre médical francais coûte plus cher que le livre américain, et qu'i) ne répond pas toujours aux exigences locales, surtout pour les manuels.Je crois de mon devoir d\u2019avertir la Société des Editeurs de France qu\u2019elle doit prendre les moyens nécessaires pour obvier à ces Inconvénients, sans compter que les livres français sont mal distribués ou insuffisamment présentés chez nous.Cette Société des Editeurs Français a donc un rôle important à jouer dans la pénétration du livre médical français en terre canadienne, et ainsi dans le maintien des relations culturelles.Elle pourrait faire sa devise de cette pensée d\u2019Ens- CONGRÈS DE PARIS L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 tein: « La vie vaut la peine d\u2019être vécue à la condition d\u2019être au service des autres ».Puisque nous faisons tous partie d\u2019une de ces professions « où la grandeur est liée à la servitude » (Isay), je veux, en terminant, attirer votre attention sur une classe particulière du corps médical, celle des professeurs, celle des enseigneurs de la médecine, sans pour cela faire un plaidoyer pro domo.Le grand problème du professeur, vous le savez, est l'efficacité de son enseignement.Il donne Sans cesse aux autres, et il finit par sentir une déperdition, un épuisement de ses ressources: il sent alors naître en lui un désir intense et souvent Irréalisé hélas, de s\u2019enrichir de nouveau par des études ct des travaux personnels de recherche.On conçoit mal, du reste, un professeur qui n\u2019aurait pas au moins le goût de se cultiver, même en dehors de sa spécialité, et qui ignorerait « l'honneur du travail » (Péguy).Mais, pour parvenir à cet état parfait du pro- fesseur-chercheur, il faut déjà une conscience rigoureuse et une capacité de travail assez rare.Il faut de plus une sécurité extérieure, je dirais sympathique et même matérielle, qui permette à l\u2019homme de l\u2019art de se donner avec ardeur, car, en plus de l\u2019autorité et de la bienveillance, il lui faut la générosité, l\u2019élan que rien ne remplace; pour s\u2019accomplir il lui faut un climat de sécurité.Voyez plutôt l\u2019exemple du grand Pasteur, que vous citez, mon cher Maître, dans votre « Pasteur Inconnu » \u2014 « Ses cours étaient remarquables par la clarté d\u2019exposition, la perfection de la langue, l\u2019ardeur à susciter l\u2019amour de la science.Pour communiquer le feu sacré, il faut en être plein soi- même ».« Je souhaiterais, disait encore Pasteur, que tout professeur, en franchissant le seuil de sa classe, se dit avec recueillement: comment élève- rai-Je aujourd\u2019hui plus haut qu\u2019hier l\u2019intelligence et le cœur de mes élèves?» Voilà, il me semble, comment, en choyant décemment cette classe exceptionnelle des professeurs, on protégera la brillante tradition française en médecine; elle s\u2019est assuré dans le passé une place de premier choix, et elle continue à se maintenir en vedette tout en s\u2019adaptant aux exigences de l\u2019heure présente.Aussi est-ce avec une joie indicible que je lève mon verre à la santé de la médecine, notre merveilleuse profession, et tout particulièrement de celle qui s\u2019exprime dans cette « langue qui a la sonorité du métal et la fluidité de l\u2019eau » (Rivarol), la médecine française. MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES L'EXPLORATION RÉNALE CHEZ L'ENFANT J.-L.PICARD 1 La fréquence des néphropathies chez l\u2019enfant et l\u2019importance d\u2019un diagnostic précoce commandent à la pédiatrie moderne d\u2019employer tous les moyens offerts par la clinique, les laboratoires de chimie, de bactériologie et de radiologie ainsi que par la consultation urologique pour en arriver à une thérapeutique efficace.Ce faisant, beaucoup d\u2019enfants qui étaient voués à l\u2019infirmité urologique ou à la mort par une maladie urologique curable sont au- jourd\u2019hui aidés ou guéris à cause d\u2019un diagnostic rapide et précis.Si les cliniciens, au contact des maladies métaboliques, ont pu aider les chercheurs à mieux comprendre la physiologie rénale, par contre, les physiologistes et les biochimistes ont enrichi la clinique de nombreuses épreuves fonctionnelles qui deviennent graduellement importantes et nécessaires chez le sujet où l\u2019on suspecte une néphropathie.Dans un cours de perfectionnement sur les maladies rénales de l\u2019enfant, le professeur Pierre Royer, de Paris, nous a tracé le plan du travail que nous présentons.À \u2014 Exploration clinique : 1) anamnèse, 2) examen, 3) génétique; B \u2014 Exploration fonctionnelle : 1) examen des urines, 2) examen du sang, 3) épreuves fonctionnelles: glomérulaires, vasculaire, tubulaire, 4) étude de la valeur séparée des deux reins; C \u2014 Exploration radiologique.D \u2014 Autres méthodes : 1) méthodes bactériologiques, 2) méthodes endoscopiques, 3) ponction-biopsie et biopsie du rein.En pensant aux conséquences que peut avoir une lésion obstructive ou une infection de l\u2019arbre urinaire, chacune d\u2019elles pouvant aboutir à une complication rénale grave irréversible ou à une diminution de fonction importante bilatérale, nous demeurons convaineu que le médecin de pratique générale tout comme le pédiatre doivent avoir Pell ouvert sur toute manifestation clinique ou 1.Service de pédiatrie de l\u2019hôpital Notre-Dame (Montréal).toute analyse de routine laissant suspecter un trouble de l'appareil urinaire.Une albuminurie peut être banale, mais elle peut être aussi le seul symptôme d\u2019une pathologie rénale importante.Souvent, les parents des enfants se montrent plus coopératifs que plusieurs médecins s\u2019il s\u2019agit de pousser une investigation.Il n\u2019est plus question de faire entrer le problème de la dépense que peut occasionner une investigation complète devant la possibilité de passage à la chronicité ou à l\u2019irréversibilité de lésions actuellement curables et qui deviendront malheureusement plus coûteuses et causes d\u2019incapacité ou de mortalité.Attendre une urée sanguine élevée, une hypertension artérielle, une albuminurie constante serait aussi illogique qu\u2019attendre un coma acido-cétosique pour s'occuper du problème du diabète.Nous savons que l\u2019exploration rénale décourage souvent le médecin devant la difficulté de recueil des urines et du sang, surtout chez le nouveau-né et le jeune enfant.Les techniques modernes ont amélioré les méthodes de prélèvement et avec un peu de persévérance et d\u2019encouragement du personnel, nous parvenons maintenant à faire chez les tout petits les mêmes épreuves que chez l\u2019adulte.À peu près 90% des problèmes urologiques importants chez l\u2019enfant sont dus soit & une obstruction, soit à une infection ou aux deux à la fois.12%, ou un nouveau-né sur huit, présentent une anomalie quelconque de développement du tractus uro- génital.Si cette grande incidence est connue des pathologistes, elle devrait toujours nous revenir en mémoire.S\u2019occuper à temps de la maladie urolo- gique veut souvent dire protéger le rein dont la fonction vitale n\u2019a pas à être mise en preuve ici.Nous dressons une liste des symptômes urologi- ques ou des manifestations cliniques qui devraient nous diriger vers une exploration urologique adéquate à cause du retentissement rénal qu\u2019elles peuvent avoir: 1) Pyurie; 2) Protéinurie; 3) Hématurie; 4) Troubles de la miction ; 5) Douleurs abdominales; 6) Tumeurs abdominales; 1406 7) Anomalie des organes génitaux externes; 8) Traumatisme uro-génital; 9) Traumatisme ou maladie de la moelle; 10) Enurésie; 11) Retard de croissance; 12) Maladie hypertensive vasculaire.Convaincus de l'importance du dépistage précoce de toute pathologie de l\u2019appareil urinaire, nous en arrivons à l\u2019exploration rénale proprement dite chez l\u2019enfant.A \u2014 EXPLORATION CLINIQUE 1) Anamnèse.Date d'apparition des symptômes.Cette question est importante pour l\u2019appréciation de la maladie, son pronostic ou sa thérapeutique.Ainsi, un enfant qui a eu une glomérulo-néphrite aiguë il y a trois mois et qui présente une hématurie microscopique ne demande pas les mêmes examens qu\u2019un sujet se présentant avec une hématurie nouvelle avec symptômes douloureux à la miction.Chez le premier, on doit penser à la guérison lente des glomérules ou au passage a la chronicité.Chez le second, toutes les causes d\u2019hématurie doivent nous revenir en mémoire.Soif.Elle demeure un symptôme majeur de pathologie rénale.N\u2019oublions pas dans cette appréciation de la soif de nous informer si l'enfant demande à boire la nuit.Cette soif nous amènera à demander un dosage des liquides ingérés pour nous situer exactement sur ce renseignement fourri par les parents.Si le dosage est facile chez le nourrisson qui est au biberon, par contre l\u2019enfant qui n'attire pas l\u2019attention de sa mère en buvant beaucoup le jour, le fait en se levant la nuit pour boire.Si le bébé dépend absolument de sa mère pour l\u2019apport liquidien et que la soif ne soit pas satisfaite en présence d\u2019une pathologie rénale nous en arrivons vite à la déshydratation, aux élévations de température traitées sans succès par les antibiotiques quand un apport liquidien supplémentaire vient à bout de cette fièvre.Douleurs abdominales.Nous n\u2019attirons jamais trop lattention sur le fait que les douleurs abdominales ont souvent une origine urologique et sont souvent accompagnées de troubles gastro-intestinaux.Plus de la moitié des enfante avec une obstruction chronique ou une infection de l\u2019arbre urinaire accusent des douleurs abdominales périom- bilicales ou des douleurs lombaires.Inappétence, indigestions, flatulence, constipation, le tout accompagné de douleurs abdominales ont fait prescrire PICARD: L\u2019EXPLORATION RÉNALE CHEZ L'ENFANT L\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 digestifs, vitamines, « toniques », sans éveiller l\u2019idée de pathologie urinaire.Hématurie.La mère nous dit que son enfant a uriné du sang.Eliminons d\u2019abord très facilement par le questionnaire, l\u2019ingestion de betteraves, de certains vermifuges ou colorants qui nous empêchent de nous lancer inutilement dans une investigation urologique.Pensons à toutes les causes d\u2019hématuries: infections urinaires aiguës, glomérulonéphrites, ulcération du méat uréthral, obstructions non visibles à l\u2019œil parce qu\u2019internes, lithiases, tumeurs, hydronéphroses, sans oublier la possibilité d\u2019introduction de corps étrangers.L\u2019hématurie, à l\u2019exception de celle qui accompagne la glomérulo-néphrite évidente, demande une investigation urologique immédiate et complète, de préférence quand le malade saigne encore.D\u2019autres causes systémiques, allergiques ou toxiques doivent aussi entrer en ligne de compte.Pyurie.Le pus dans l\u2019urine signifie presque toujours infection de l'appareil urinaire.A part les rares cas de pyurie amicrobienne résultant de congestion non bactérienne, d\u2019obstruction, de maladie caleuleuse, de trauma ou d\u2019infection virale, ce symptôme commande un examen urologique.Campbell mentionne que la majorité des médecins ne veulent pas reconnaître qu\u2019un spécimen d\u2019urine chez la fille est sans valeur s\u2019il ne s'agit pas d\u2019une prise directe, pour apprécier une pyurie, pour une identification microbienne.Malgré toute précaution dans le lavage des organes génitaux chez la fille on ne pourra Jamais être certain si le pus ou le microbe en cause ne provient d\u2019une contamination.Cet auteur mentionne qu\u2019en 35 ans de pratique urolo- gique, il n\u2019a jamais envoyé au laboratoire aucun spécimen d\u2019émission spontanée d'urine de jeune fille.Quant à nous, si, avec toutes les précautions d\u2019asepsie et de lavage, nous avons un rapport de pyurie, nous recourons alors à la prise directe.Pour le mâle, les soins d\u2019asepsie et de rétraction du prépuce nous donnent des résultats plus sûrs.Troubles de la miction.Dysurie, pollakiurie, ténesme sont souvent dus à une inflammation aiguë ou à une obstruction.Il faut aussi penser aux corps étrangers que les enfants s\u2019introduisent dans la vessie.2) Examen.Palpation des fosses lombaires.Le palpation des fosses lombaires peut mettre en évidence un point douloureux et la palpation bimanuelle des fosses lombaires et de l\u2019abdomen peut nous permettre une palpation du rein et nous faire découvrir une hydro- L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 néphrose, un rein tumoral, ou encore un gros rein lisse, douloureux, comme dans la thrombose de la veine rénale.Organes génitaux externes.Un examen complet nous fait découvrir une malformation, une vulvo- vaginite, une méatite ou une stricture.Oedémes, T.A., et F.O.La recherche des œdèmes et la vérification quotidienne du poids doivent être faits chez tout sujet suspecté de néphropathie.La prise systématique de la tension artérielle est souvent oubliée au cours de l\u2019examen physique, en particulier celui du nourrisson et du jeune enfant.Combien de glomérulo-néphrites à début convulsif auraient pu être décelées avec la prise de la tension artérielle.Une examen du fond d\u2019œi! s\u2019impose aussi.Taille.La taille et le poids de l\u2019enfant doivent être évalués en comparaison des courbes normales d\u2019enfants du même âge.Le facteur familial doit aussi être apprécié en regard de la taille de l\u2019enfant.3) Génétique.Hérédité de la néphropathie.Si l\u2019enquête génétique comporte un intérêt scientifique de plus en plus marqué, il faut penser que les parents d'un enfant présentant une néphropathie sont trés anx- jeux de connaître la possibilité d\u2019une telle éventualité pour les naissances subséquentes.À ce sujet nous référons le lecteur à un livre récent de Lamy, Royer, Frézal, intitulé: Maladies héréditaires du métabolisme chez l\u2019enfant.B \u2014 EXPLORATION FONCTIONNELLE 1) Examens des urines.a) Taux de la diurèse.Nous sommes au courant des difficultés techniques qui se présentent dans la collection des urines des 24 heures, surtout chez la fille.Des collecteurs sont aujourd\u2019hui sur le marché qui peuvent s\u2019adapter aux contours des organes génitaux.Une surveillance continuelle de l\u2019enfant au moment de la collection évite souvent la perte d\u2019un spécimen, le bris d\u2019un jeûne, permet de contrôler l\u2019activité de l\u2019enfant et aussi un minutage parfait de l\u2019épreuve.L'idéal consiste à grouper quelques lits dits « métaboliques » surveillés par un personnel entraîné et intéressé aux techniques employées et fonctionnant un nombre de jours limité, selon les besoins du centre.La conservation des urines doit toujours être faite suivant les exigences du laboratoire.PICARD: L\u2019EXPLORATION RÉNALE CHEZ L'ENFANT 1407 DIURESE AUX DIFFERENTS AGES Volume/24 h.Volume/24 hen ce/kg.1 semame .75 250 lmois .80 320 1a 2ans .45 450 2a bans .40 520 5a 8ans .36 700 8a 11 ans .© 34 850 11a 15 ans .30 1100 15a 18 ans .20 1200 b) Protéinurie.Il faut étudier le rythme de !a protéinurie en même temps qu\u2019un dosage de l\u2019albumine des 24 heures.Il est important de différencier les albumines vraies des pseudo-albumines.Une étude électrophorétique des protéines urinaires peut aussi être pratiquée.Une albuminurie demeure toujours troublante pour le médecin.S\u2019agit-il d\u2019un symptôme bénin, sans atteinte rénale organique ou est-ce le signe révélateur d\u2019une néphrite chronique ou d\u2019une autre pathologie rénale.Les épreuves de laboratoire étudiant en détail le fonctionnement rénal aident à établir un diagnostic, un pronostic, un régime de vie, une diète et un traitement.Les protéinuries solitaires pourront être classées comme suit: à) chroniques permanentes (à pronostic assez réservé) ; b) occasionnelles, irrégulières, non orthostatiques se produisant après exercices violents, bains froids, crises émotives, migraine, etc., ou sans cause actuellement connue; c) orthostatiques: 1) essentielles lordosiques, de pronostic excellent; 2) des albuminuries néphriti- ques de pronostic moins bon.Il faut se garder de prendre à la légère une albuminurie, facile à taxer de banale, quand toutes les études récentes tendent à démontrer le contraire chez des sujets âgés, souffrant de néphropathie hypertensive et qui montrent pour la plupart un dossier du bas-âge présentant commie seule caractéristique une albuminurie « banale ».c) Eléments figurés.Il n\u2019est pas rare de trouver dans une urine normale quelques hématies, leucocytes et cylindres granuleux.Pour apprécier la limite entre le normal et le pathologique, un examen proposé par Addis a pour but d\u2019établir le taux d\u2019élimination quotidien des hématies, leucocytes et cylindres des urines.Hamburger a repris l\u2019emploi de cette méthode en la modifiant légèrement sur un nombre d\u2019heures moins long.Elle mesure le débit-minute des éléments.Nous détaillons la technique de l\u2019épreuve car nous la croyons utile pour 1408 suivre l'évolution des glomérulo-néphrites et des néphroses-néphrites.Elle permet dc suspecter une lésion glomérulaire néphritique chez une néphrose lipoïdique idiopathique.Cependant, au stade terminal d\u2019une néphrite chronique, la sclérose glomé- rulaire fait souvent disparaître les hématies.Epreuve d\u2019Addis.Maintenir l\u2019enfant à la diète hydrique depuis la veille au soir et rejeter la première urine émise au réveil.Laisser l\u2019enfant alité et recueillir la miction suivante en faisant uriner l\u2019enfant en position debout.Noter le délai exact qui sépare cette miction de la précédente.(environ trois heures).Mesurer le volume de l\u2019urine émise et faire effectuer aussitôt la numération, car la lyse des éléments est très rapide.Résultats normaux: Globules rouges: Leucocytes: Cylindres hyalins: 10 à 1000 par minute 10 à 500 par minute 1 a 2 par minute.Selon Bernheim et Francois, il faut étre plus large et considérer comme anormaux les débits-minute supérieurs à 2,000 et même 3,000 globules rouges.d) Glucose.En plus du dosage quantitatif, il y a aussi la caractérisation d\u2019un sucre dans l'urine.Cette glucosurie sera associée ou non à une hyperglycémie.S\u2019il s\u2019agit d\u2019une glucosurie sans hyperglycémie il peut s\u2019agir d\u2019un diabète rénal (trouble de réabsorption tubulaire de glucose) isolé ou as- soclé, comme dans le syndrome de de Toni-Fanconi Debré ou encore dans la cystinose.e) Substance azotées.Urée: L\u2019excrétion uréique est fonction de la ration protéique et du degré de positivité du bilan azoté.L\u2019élimination augmente dans toutes les poussées de catabolisme protidique endogène.Elle diminue dans les néphrites.L\u2019élimination journalière, faible dans la première année, augmente avec l\u2019âge.Amino-acides: Il s\u2019agira d\u2019un dosage quantitatif et qualitatif.Chez le grand enfant l\u2019amino-acidurie varie entre 50 et 200 mgr.par jour.Dans les cas pathologiques, elle sera de 3 à 10 fois supérieure à la normale.La chromatographie nous aide à l\u2019identification de ces acides aminés.Chez l\u2019enfant normal, on trouve de 6 à 7 taches.Les anomalies peuvent être de deux ordres: taches plus nombreuses v.g.Debré \u2014 de Toni-Fanconi, maladie de Wilson, etc.; taches très larges mais peu nombreuses V.g.cystinurie.Azote ammoniacal: Il est augmenté dans les états d\u2019acidose, dans le syndrome de de Toni-Fan- coni Debré et dans la cystinose.PICARD: L\u2019EXPLORATION RÉNALE CHEZ L'ENFANT L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 Azote ammoniacal: Il est diminué dans toutes les néphrites chroniques du nourrisson et de l\u2019enfant et dans l\u2019acidose idiopathique rénale.f) Electrolytes (concentration par litre, par 24 heures).Comme les quantités éliminées sont fonction de l\u2019âge, de la diète, de l\u2019état d\u2019hydratation et des sécrétions hormonales, ce dosage présente un Intérêt, si incorporé dans un bilan.g) pH et acidité titrable.I faut toujours prendre le pH urinaire, dès l\u2019émission d'urine.Une période d'attente pourrait le fausser.Il faut se garder d\u2019établir un parallèle constant entre pH urinaire et pH sanguin, car parfois on peut avoir dissociation v.g.dans l\u2019acidose rénale primitive le pH sanguin est normal ou diminué et le pH urinaire est élevé.Quant à l\u2019acidité titrable, elle est augmentée dans les acidoses, chez le prématuré et encore plus dans la eystinose, dans le syndrome de de Toni-Fanconi Debré et dans la maladie de Lowe h) Densité urinaire.Examen facile et qui nous donnera des renseignements importants sur le pouvoir de dilution ou de concentration du rein.Le rein normal possède une flexibilité remarquable dans son pouvoir de concentration.Ainsi la densité varie considérablement au cours du nycthémère par rapport à l'ingestion de liquides, de solides, et par rapport à l\u2019activité métabolique des tissus.2) Examens du sang.a) Rétention azotée.Urée sanguine; N.P.N,; créatinine.Nous employons surtout le taux c\u2019urée sanguine.Le N.P.N.dose tous les dérivés azotés non protéiques du sang.Le dosage de la créatinine sanguine à son Intérêt dans les néphrites chroniques comme élément de pronostic- Urée sanguine: Résultats normaux: Nourrisson et jeune enfant: 0,10 à 0,25 g/L Grand enfant: 0,15 à 0,35 g/L Adulte: 0,15 à 0,50 g/L Chez l'enfant, l\u2019élévation de l\u2019urée sanguine se voit.dans toutes les insuffisances rénales aiguës ou chroniques.De plus, un excès de désintégration des protéines tissulaires ou un trouble fonctionnel rénal d'origine vasculaire peuvent donner une azotémie passagèrement élevée.Une restriction trop absolue de chlorure de sodium chez les néphrotiques ou les néphritiques peut élever l\u2019azotémie par manque de sel.Chez le nourrisson, les hyperazotémies dites fonctionnelles sont fréquentes: troubles de la vascularisation rénale, hypercatabo!isme protidique, états toxiques, diarrhées sévères, ete.Il ne faut pas les confondre et négliger de reconnaître une né- lids li leg int ae L'Union Méd.Canada Tome 9% \u2014 Déc.1961 phrite, associée ou non à une pyélonéphrite, une malformation de l\u2019appareil urinaire ou encore une nécrose corticale, les thromboses artérielles ou veineuses, ce qui, souvent, n\u2019est pas facile.Clearance de l\u2019urée.Faisons entrer ici la notion de clearance si souvent mentionnée maintenant dans la littérature néphrologique.La clearance est le rapport entre le débit urinaire d\u2019une substance et la concentration plasmatique de cette substance.UV C= P C = Clearance (exprimée en cc.par minute) ; U = Concentration urinaire de Ia substance (en mg/ce.); V = Volume d\u2019urine émise (en cc.par minute); P = Concentration plasmatique de la substance (en mg/cc.).Ce terme de clearance (traduit par coefficient d\u2019épuration) devient clair si l\u2019on admet que C représente un volume de plasma débarrassé en une minute de la substance étudiée.La notion de clearance fut appliquée d\u2019abord à l\u2019urée et par la suite à tout ce que le rein pouvait excréter.D'où, clearance à la créatinine puis à des substances étrangères, (inuline, acide para-amino-hip- purique, etc.).Certaines substances, dont l\u2019inuline et la mannitol, ne se fixent pas sur les protéines, ne sont pas métabolisées dans l\u2019organisme et ne sont ni réabsorbées ni sécrétées par le tube.Leur clearance correspond donc à la filtration glomérulaire: 130 cc./min.D'autres substances, comme l\u2019acide para-amino- hippurique (PAH ou le diodrast) sont en faible partie filtrées par le glomérule et en presque totæ lité excrétées par le tube, elles sont utilisées pour explorer le tubule.Elles sont de l\u2019ordre de 650 cc./minute.Pour ce qui est de la clearance de l'urée, cette dernière n\u2019a aucune valeur pronostique si l\u2019urée dépasse 0,80 g/L.L\u2019élimination de l\u2019urée est perturbée chaque fois qu\u2019il y a insuffisance rénale fonctionnelle ou lésionnelle.Dans les azotémies extra-rénales, si fréquentes en pédiatrie, l\u2019étude de l'élimination uréique suggère souvent l\u2019intégrité du fonctionnement rénal en montrant une concentration urinaire élevée.Il faut se rappeler que la clearance varie énormément tant qu\u2019on n\u2019a pas atteint une diurèse de 1.8 cc./minute et que son interprétation est souvent très difficile chez l\u2019enfant jeune.b) Perturbation lipido-protidique du plasma.Cette perturbation est d\u2019appréciation facile par le dosage des protéines et des lipides totaux ou du cholestérol sanguin.L\u2019électrophorèse des protéines se fait maintenant de façon courante, de même que celle des lipo-protéines.PICARD: L\u2019EXPLORATION RENALE CHEZ ENFANT 1409 c) pH et équilibre électrolytique extracellulaire.Ces examens sont faits dans tout laboratoire et nous n\u2019avons pas besoin d'appuyer sur les renseignements qu\u2019ils nous fournissent.3) Epreuves fonctionnelles: glomérulaire \u2014 vasculaire \u2014 tubulaire.Glomérulaire.La clearance de la créatinine endogène peut être utilisée comme moyen d\u2019appréciation de la filtration glomérulaire.Elle est préférable, chez l\u2019enfant, aux clearances à l\u2019inuline ou au mannitol lesquelles nécessitent des perfusions prolongées.La technique pour la clearance de la créatinine endogène est simple et une étude sur un temps court ou prolongé peut être effectuée sans aucune perfusion et avec une seule prise de sang.Il faut tout de même s\u2019assurer de l\u2019absence de chromogènes indésirables, comme dans les cétoses et les glycémies importantes, et s\u2019en débarrasser au préalable.On évitera encore des erreurs en dosant la créatinine vraie au lieu de la créatinine endogène totale.Résultats: 125cc./minute pour l\u2019enfant au dessus de deux ans; 55 à 64 ce./minute pour le nouveau- né; 33 à 62 ce./minute pour le prématuré.Vasculaire.Mesure du flux plasmatique rénal.L\u2019acide para-aminohippurique est le plus souvent utilisé à cet effet.Lorsque les concentrations de PAH plasmatiques se situent entre 5 et 50 mgr./L, on obtient un chiffre qui, calculé comme une clearance habituelle donne approximativement la valeur du flux plasmatique rénal soit environ 650 cc./minute/1.783 mètre carré de surface.Les résultats ne valent que pour un rein dont les tubes fonctionnent parfaitement.S1 nous avons une altération tubulaire, cette clearance perd toute signification.Tubulaire.Les épreuves sont multiples (glucose, électrolytes, etc.) mais nous nous limiterons à quatre.a) Epreuve de dilution-concentration de Volhard.Elle est l\u2019une des plus faciles et nous renseigne très bien sur la valeur fonctionnelle des reins en appréciant leur souplesse.Les seules restrictions demeurent chez les sujets atteints d\u2019affection hépatique ou cardio-vasculaire.La proscrire chez les sujets hypertendus et fébriles.Tout laboratoire en donne la technique.b) Epreuve d\u2019acidification au chlorure d\u2019ammo- num.Cette acidification provoquée au chlorure d\u2019ammonium a pour but essentiel d\u2019étudier le rôle du tubule dans sa fonction de régulation acido- basique 1.e.dans l\u2019épargne des bases fixes de l\u2019organisme.Technique très longue s\u2019étendant sur au 1410 moins 9 jours mais qui peut se faire de façon plus simplifiée en 2 jours.c) Tm para-aminohippurate ou PSP.I] s\u2019agit de la mesure de l\u2019excrétion tubulaire maxima de l\u2019acide para-aminohippurique ou Tm.Elle est de 72 mg-/minute/1.73m?.Celle de la PSP est de 22 mg./minute/1.73m°.d) Coefficient de réabsorption tubulaire des phosphates.La réabsorption du phosphore paraît se faire au niveau du tubule proximal.Son intensité est essentiellement réglée par l\u2019hormone parathy- roïdienne.Il faut se rappeler que quelle que soit la façon dont on étudie l\u2019excrétion phosphorée, il existe tellement de facteurs extra-rénaux, comme l\u2019acidose, la vitamine D, l\u2019activité parathyroïdienne, hypophysaire, cestrogénique, la réabsorption con- comittante de glucose et d\u2019amino-acides, qu\u2019elle ne peut être un bon test d\u2019exploration tubulaire rénale.4) Etude de la valeur séparée des deux reins.L\u2019urographie intraveineuse nous donne des renseignements précieux non seulement en ce qui concerne la mise en évidence de malformations de l\u2019arbre urinaire, mais encore pour ce qui est du fonctionnement tubulaire lui-même: la majeure partie du produit opaque est excrétée activement par le tubule.Les délais d\u2019opacification représentent une épreuve fonctionnelle très valable.La séparation d\u2019urines permet d\u2019apprécier le débit et les concentrations des substances émises par chaque rein.Enfin, le néphrogramme isotopique du diodraste 1131 permet le repérage de son passage au niveau du rein.C \u2014 EXPLORATION RADIOLOGIQUE Nous ne ferons que mentionner cet élément important de diagnostic dans l'exploration rénale chez l'enfant.La radiographie simple nous permettra d'apprécier les contours du rein, la présence de calcifications.La pyélographie intraveineuse ou rétrograde nous visualisera l\u2019appareil urinaire et mettra le doigt sur toute anomalie.La cystographie mictionnelle et l\u2019uréthrographie viendront apporter des éléments nouveaux de diagnostic en mettant en évidence un reflux urétéral, une maladie du col postérieur, une hypertrophie du veru montanum.L'artériographie rénale permet aujourd\u2019hui un diagnostic de certitude sur des anomalies vasculaires autrefois repérables uniquement en chirurgie.D \u2014 AUTRES MÉTHODES La bactériologie est indispensable devant la fréquence des infections de l\u2019appareil urinaire.PICARD: L\u2019EXPLORATION RÉNALE CHEZ L\u2019ENFANT L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Dé-.1961 Les méthodes endoscopiques, qu\u2019il s\u2019agisse de cystoscopie, d\u2019urétéro ou d'uréthroscopie viendront aussi à notre aide dans la recherche d\u2019un diagnostic rapide.La ponction-biopsie du rein et la biopsie chirurgicale du rein, utiles au chercheur le sont aussi au clinicien dans l'évaluation d\u2019une néphropathie.Il est impossible, dans un travail limité, de couvrir à fond le sujet de l\u2019exploration rénale chez l'enfant.Il est facile de retrouver dans un manuel le détail de telle technique d'exploration rénale.Nous avons voulu surtout convaincre le médecin de la nécessité de l\u2019exploration rénale ct de la possibilité d\u2019une investigation complète même chez le tout petit enfant et je dirais surtout chez l\u2019enfant qui profitera mieux que quiconque d\u2019un diagnostic précoce.Nous saurons ainsi, ou le guérir, ou améliorer son état ou être fixés sur le pronostic.Résumé Nous avons exposé le sujet de l\u2019exploration rénale chez l\u2019enfant.Cette exploration doit être d\u2019abord clinique par l\u2019anamnèse, l\u2019examen objectif et l\u2019étude de l\u2019hérédité de la néphropathie.L\u2019exploration fonctionnelle comprenait les examens des urines, les examens du sang, les épreuves fonctionnelles glomérulaire, vasculaire et tubulaire puis l\u2019étude de la valeur séparée des deux reins.La valeur de l\u2019exploration radiologique a été soulignée.Enfin les autres méthodes: bactériologiques, endoscopiques, biopsiques ont été mentionnées.Summary Renal exploration in children permits to give benefit to thousands of pediatric patients, if doctors are aware of the necessity to investigate the urinary tract as well in infants and children as in adults.History taking and thorough physical examination must be completed by urinalysis, bacteriologic study, radiologic investigation and estimation of the renal function by various tests.If necessary, a uropediatric consultant should be asked.Many children are urologic cripples or are dying of a curable disease because of the ignorance of their medical advisors.A tender age should never be accepted as a contraindication to adequate urologic study.This means: 1) A good clinical appraisal; 2) A study of the renal function; 3) A radiologic study; 4) Other diagnostic procedures with the help of bacteriology, biochemistry, biopsy, genetics. L\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 BIBLIOGRAPHIE 1.CAMPBELL, M.: Indications for urologic examination in children.Pediatric Clinics of North America (Pediatric Urology), 653 (aout) 1955.2.LESTRADET, H.: Rapport du XVIe Congrès des Pédiatres de langue française : les insuffisances congénitales du tubule rénal chez l\u2019enfant.Exploration du tubule rénal.1: 224 (juillet) 1957.PICARD: L\u2019EXPLORATION RÉNALE CHEZ L\u2019ENFANT 1411 3.POLONOVSKI, C.: Rapport du XVIe Congrès des Pédiatres de langue française: Les insuffisances congénitales du tubule rénal chez l\u2019enfant.Physiologie générale.1: 30 (juillet) 1957.4, POLONOVSKI, C., et COLLIN, J.: Les explorations biologiques en pédiatrie.Expansion Se.Fr, édit, p.317, 1955.5.ROYER, P.: Cours de perfectionnement sur les maladies du rein.Hôpital Saint-Luc, sept-oct, 1959.RAPPORT PRÉLIMINAIRE SUR LE TRAITEMENT DE CERTAINS OEDEMES C.PAPAGEORGES Depuis 11 mois, nous avons traité à l'Hôpital Notre-Dame de Montréal, dans le département de Médecine physique et de Réhabilitation, 51 cas d\u2019œdème se répartissant de la façon suivante: 35 cas: lymphœdème membre supérieur post- mastectomie ; 8 cas: lymphœdème membre inférieur post évidemment ganglionnaire pelvien ; 6 cas: insuffisance veineuse, membres rieurs; 1 cas: cellulite des membres inférieurs.Parmi ces cas, il y avait des lymphoedémes énormes ou le membre supérieur avait un volume 6 fois supérieur a celui du membre normal.Par contre, d\u2019autres présentaient une augmentation de volume beaucoup moins considérable.Les âges variaient entre 59 et 23 ans et la durée de l\u2019ædème entre 3 ans et 2 semaines.Malgré l\u2019étiologie différente de ces œdèmes, tous ont répondu de façon admirable à la compression mécanique entretenue ultérieurement par la compression élastique.La compression mécanique se fait au moyen d\u2019un appareil qui se compose d\u2019un manchon pour le membre supérieur et d\u2019une botte pour les membres inférieurs.Le manchon ou la botte est gonflable de manière intermittente c\u2019est-à-dire toutes les 60 secondes et la période de compression peut varier.Contrairement aux appareils qui laissaient des espaces non comprimés, ce manchon est gonflé de façon uniforme et presque concomitante.La pression est transmise au manchon par une pompe dont on peut régler la force et le temps d\u2019opération.Les malades sont placés en compression au moins 6 heures et demie par jour et pour le reste de la journée on entoure le membre traité par un ban- infé- dage élastique et en plus on garde le malade alité.De façon générale ce régime dure environ une semaine.Dès que les mensurations quotidiennes du membre ne varient plus, nous le mesurons pour une gaine élastique que nous installons après avoir cessé la compression.Ce gant ou ce bas élastique a ceci de particulier: c\u2019est ce qui fait sa valeur \u2014 la pression qu\u2019il fournit décroit progressivement de la partie distale à la partie proximale et c\u2019est une des raisons pour lesquelles les mesures doivent être prises par le médecin traitant, responsable du cas, qui est le seul à savoir où les pressions doivent être augmentées ou diminuées; ici réside le secret du traitement.Il est entendu que les pressions en mm de Hg appliquées à chaque malade avec la pompe varient avec chacun d\u2019eux, mais les mesures qui détermineront les pressions de l\u2019appareil élastique sont la partie la plus importante du traitement.En effet, le gant ou le bas élastique continuera à comprimer le membre pendant des mois et si les pressions ne sont pas adéquates, 1l ne faudra pas se surprendre des résultats.Nos connaissances actuelles ne nous donnent pas d\u2019explications certaines sur le mécanisme de la disparition de l\u2019ædème après mastectomie radicale.Certains, comme Wakim, Martin et Krusen pensent que l\u2019amélioration se produit par régénération des conduits lymphatiques et par augmentation de la circulation collatérale.Sur les 51 cas traités, tous ont vu leur œdème diminuer de façon considérable, ceux dont le membre était douloureux ont également vu disparaître leur douleur.Il est donc consolant de voir que nous pouvons maintenant soulager ces malades souffrant d\u2019œdème dont le plus fréquent est celui qui survient 1412 après les mastectomies suivies ou non de radiothérapie.BIBLIOGRAPHIE WAKIN, K.G.; MARTIN, G.M, et KRUSEN, F.H.: Influence of centripetal Rhythmic Compression on Localized Edema of on Extremity.Arch.Phys.Med., 36: 98 (fév.) 1955.PAPAGEORGES: TRAITEMENT DE CERTAINS ŒDÈMES L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 BENINSON, J.: Pressure Gradient Therapy in Patients with Various Disorders of the Extremities.Arch.of Derm., 81: 146 (janv.) 1960.BRUSH, B.E.; WYLIE, John H.; BENINSON, J.; BLOCK, Melvin A; HELDT, Thomas J.: The Treatment of Post-Mastectomy Lymphedema.A.M.A.Arch.of Surgery, 77: 561 (octobre) 1958.CORRESPONDANCE LETTRE DES ÉTATS-UNIS Il est généralement admis que les émotions influent sur l\u2019état général de la santé et ceci peut expliquer la persistance des symptômes chez certains malades qui ont présenté une infection aiguë.Les observations faites par J.B.Imboden et ses collaborateurs tendent à confirmer cette théorie.Ils ont constaté qu'à la suite d\u2019une grippe les personnes ayant une tendance à la dépression récupèrent plus lentement que celles ayant un bon moral.Le résultat de leurs observations est publié dans le numéro de septembre des « Archives of Internal Medicine » (108:393, 1961).En août 1957, 600 employés pour la plupart du sexe masculin, furent soumis à certains tests psychologiques.Au cours de l\u2019hiver suivant, 26 employés contractèrent la grippe.Quatorze d\u2019entre eux guérirent en 3 à 4 jours, alors que les 12 autres continuèrent à se plaindre d\u2019une sensation de fatigue et de faiblesse pendant trois semaines ou plus.La sévérité de la grippe fut pratiquement la même chez tous les malades et ne permettait pas d\u2019expliquer la différence de vntesse de récupération, cependant, dans le groupe plus lent à se remettre, il y avait un plus grand nombre de personnes présentant des troubles émotifs.Le fait que ces tests psychologiques ont été pratiqués avant l\u2019apparition de la maladie permet de prouver que les troubles émotifs n\u2019ont pas été causés par la maladie elle même.* * * L'emploi d\u2019un antibiotique à large spectre est des plus utiles en médecine générale lorsqu'il n\u2019est pas possible de pratiquer les tests permettant de déterminer l\u2019agent pathogène en cause ni sa réponse aux médicaments.W.Tils et A.Schuppius soulignent dans le « Med.Welt », no 20, 1960, combien la Chloromycétine (chloramphénicol) est d\u2019une grande utilité dans ces cas.Leurs articles, résumés dans le « Journal of the American Medical Association » (177:273, 1961) du 29 juillet, rapportent les cas de 190 malades présentant des intections variées et auxquels la chloromycétine fut administrée à la dose quotidienne de 1 à 2 grammes.L'examen bactériologique montre que pratiquement tous les microorganismes pathogènes étaïent en cause.Seuls 13 malades ne réagirent pas au produit et tl n\u2019y eut aucun cas de réaction allergique ou hématopoïétique secondaires.* * * D.M.Spain et D.J.Nathan ont rapporté dans le « Journal of the American Medical Association » (177:683, 1961) du 9 septembre l'existence d\u2019une relation statistique entre la coronarite et le taba- gusme des grands fumeurs de cigarettes.Ils basent leurs conclusions sur l\u2019étude de 3,000 hommes, pris dans un même milieu, et habitant depuis longtemps la métropole new-yorkaise.L\u2019étude a tenu compte de différents facteurs tels que l\u2019activité physique professionnelle, le taux du cholestérol sanguin, la tension artérielle, le poids et la taille.Les sujets furent divisés en cinq groupes: ceux qui n\u2019avaient jamais fumé; ceux qui fumaient moins de 40 cigarettes par jour; ceux qui fumaient plus de 40 cigarettes par jour; ceux qui fumaient la pipe ou le cigare ou les deux, et ceux qui avaient cessé de fumer la cigarette depuis au moins six mois.Parmi ceux qui fumaient plus de 40 cigarettes par jour, de 1 L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 12.5% avaient une maladie cardiaque par artériosclérose coronarienne, alors que la proportion m'était que de 8 à 9.5% pour les autres groupes.Cette relation statistique était encore plus frappante chez les hommes de moins de 51 ans.De plus, une grande proportion d\u2019hommes forts ou athlétiques figuraient dans le groupe des fumeurs de plus de 40 cigarettes par jour.Les auteurs concluent que cette étude donne lieu à penser que la fumée d'une grande quantité de cigarettes peut provoquer l'apparition d'une crise cardiaque chez les personnes qui présentent un durcissement notable des artères coronaires.* # * Il est généralement admis que la dyshydrose tropicale est causée par l\u2019obstruction des pores cutanés par lesquels s\u2019échappe la sueur.LJ.A.Lowen- CORRESPONDANCE 1413 thal offre une nouvelle théorie dans le numéro de juallet des «Archives of Dermatology» (84:2, 1961).L\u2019auteur a appliqué sur les bras de volontaires en bonne santé des compresses imprégnées d\u2019une solution saline hypertonique ainsi que des compresses humides sans sel.Au bout de 3 à 5 jours, la biop- ste montra que 8 des 12 zones traitées par des compresses salées présentaient des modifications similaires à celles constatées au début de la dyshy- drose tropicale, alors que les zones de contrôle ne présentaient qu\u2019un ramollissement de la peau.Au bout de 9 à 14 jours trois hommes \u2018présentèrent l'aspect de l\u2019exanthème classique de la dyshydrose.L'auteur, se basant sur cette étude pense que plus une personne transpire, plus le dépôt de sel sur la peau est abondant, et que certaines personnes semblent réagir à la présence d'un excès de sel sur leur peau. ANALYSES Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complètes et utilisables, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le « Quarterly Cumulative Index Medicus»: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, le volume, la page, le mois (le jour du mois si le périodique est hebdomadaire), l\u2019année.Exemple : J.BEERENS: Tuberculose et démence précoce.« Ann.Med.Psychol.», 94: 1 (juin) 1938.MEDECINE R.KUSS, M.LEGRAIN, M.CAMAY et Coll.Homotransplan- tation rénale chez l'homme.\u2018\u2019Mém.Acad.de Chirurgie\u2019, 87: 183 (15 février) 1961.Trois cas d\u2019homotransplantation rénale sont rapportés, effectuées après irradiation totale du receveur.Quelques remarques s'imposent: ce qui domine la transplantation aux différentes étapes de sa réalisation, c\u2019est la vascularisation idéale à assurer au rein.Les échecs constatés dans les premières semaines après l\u2019intervention relèvent d\u2019un accident de la transplantation elle-même, et non à des facteurs immunologiques, comme on l\u2019a prétendu.Suivent toute une série de conseils et de techniques opératoires, où il est recommandé de prélever le transplant sur le vivant, de choisir le pédicule récepteur qui conditionne l\u2019emplacement à donner au rein.C\u2019est immédiatement après le déclampage que se juge la qualité de la vascularisation, par la recoloration franche du rein, son augmentation de volume et la reprise d'une consistance ferme.Les suites opératoires immédiates se caractérisent par une sécrétion immédiate du rein transplanté, avec polyurie, excrétion uréique importante, baisse de l\u2019urée sanguine et fuite sodique.Quelquefois, toutefois, survient une anürie secondaire précoce justifiant préventivement une décapsulation comme temps complémentaire de toute transplantation.Il faut dire que le problème du rétablissement de la voie excrétrice paraît relativement simple comparativement à celui qui est présenté par l'irrigation cireula- toire.En résumé, dans l\u2019état actuel des choses, l\u2019objectif des recherches en matière d\u2019homotransplantation rénale chez l\u2019homme est d\u2019obtenir par les moyens les moins dangereux une néphrite du transplant non évolutive ou d\u2019évolution très lente.M.KALUDI.J.P.NAETZ: Le rein dans l'érythropoiése.''Acta Clin.Belg.\u201d, 15: 361 (sept.-oct.) 1960.On a beaucoup parlé de l\u2019anémie constatée chez les malades atteints de néphropathie, sans arriver à en donner une explication plausible.I] semble qu\u2019à la faveur des travaux de Naetz, on puisse en fournir une.En effet la conception classique selon laquelle l\u2019anémie de l\u2019insuffisance rénale est secondaire à l\u2019altération de la moelle par des produits toxiques, n\u2019est plus guère défendable.à + o + Voici les constatations de l\u2019auteur: 1.) Les saignées répétées pratiquées chez des animaux néphrectomisés n\u2019en- trainent nullement une stimulation de l\u2019érythropoièse.Donc, le rein est non seulement indispensable pour maintenir l\u2019érythropoïèse normale de base, mais encore l\u2019organisme est incapable de répondre à une anémie provoquée en l'absence du rein.2.) La néphrectomie bilatérale chez le chien entraîne la disparition des érythroblastes de la moelle, la disparition des réticulocytes du sang et parallèlement une altération de la ferrokinèse.3.) On n\u2019observe pas de suppression de l\u2019érythropoïèse chez les animaux qui ont subi une ligature des uretères.4.) L'activité érythropoiétique du plasma de chiens saignés s\u2019accroît brusquement à un hématocrite au-dessous de 15%.La néphrectomie bilatérale entraîne la suppression de cette activité érythropoïètique du plasma.Donc, l\u2019activité de la moelle est abolie par la néphree- tomie bilatérale parce que la stimulation humorale de l\u2019érythropoïèse est supprimée par cette intervention.Mieux encore, chez l\u2019homme on observe de même une érythro- blastopénie très accusée dans tous les cas d\u2019anurie et un à un degré moindre dans les néphropathies chroniques.M.KALUDI.H.SARLES, R.MURATORE et J.C.SARLES: Ictère, suppuration, stéatorrhée et tolérance glucique au cours des pancréatites chroniques.Avec des documents anatomiques pour servir au démembrement des pancréatites chroniques.Arch.Mal.App.Dig.\u201d, 48: 36 (janv.-fév.) 1959.A propos de 39 observations personnelles de diagnostic certain (24 pancréatites calcifiantes, 12 scléroses chroniques du pancréas sans calcification, 3 faux kystes non traumatiques à évolution extrapancréatique, les pancréatites secondaires à des papilles primitives étant éliminées), les auteurs ont essayé de préciser les points suivants: 1° Sur 24 pancréatites calcifiantes, ils ont trouvé 8 cas d\u2019ictère incomplet, généralement fugace, apyrétique, accompagnant la crise et disparaissant après elle.Sur 12 cas de sclérose pancréatique sans calcification radiologique, 4 cas d\u2019ictère apyrétique définitif jusqu\u2019à la dérivation biliaire dont 3 ictères complet (acholie intestinale).Les ictères avec clocher fébrile et frisson répondent aux pancréatites des pipillites primitives (oddites scléreuses).2° A propos de deux observations, ils décrivent une forme particulière de sclérose pancréatique sans calcification traduite par la dilatation considérable du canal de Wirsung et de ses branches qui sont remplies d\u2019un pus aseptique.L'évolution se fait vers la cachexie malgré la dérivation biliaire et pancréatique qui supprime les douleurs.3° La fréquence des perturbations de la tolérance gluci- dique, le manque de parallélisme de ces perturbations et de celles du tubage rendent cette méthode essentielle quoique peu spécifique.La recherche chimique d\u2019une stéatorrhée ne mérite d\u2019être faite qu\u2019au cas où les autres méthodes n\u2019ont pas assuré le diagnostic.4° L\u2019étude anatomique de pièces d\u2019éxérèse est en faveur d\u2019un démembrement des pancréatites chroniques: L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 __ Pancréatites calcifiantes (lithiase du Wirsung ou des fins canaux): sclérose et aplasie des acini importante, inflammation modérée, dilatation modérée et inconstante des fins canaux, aspects pseudo-adénomateux.\u2014 Seléroses pancréatiques sans calcifications: sclérose et aplasie des acini très importante, inflammation nette, dilatation constante des fins canaux (même si le Wirsung est normal), pas d\u2019aspects pseudo-adénomateux.Les scléroses avec dilatation d\u2019amont du Wirsung, des voies biliaires, de la veine splénique, paraissent dues au hasard de la localisation des foyers de lésion maxima.\u2014 Enfin, une observation fait peut être la transition avec les pancréatites aiguës.Ces faits s\u2019opposent à la conception uniciste des « pancréatites chroniques récurrentes ».HILLEMAND.Emile ARON, Lucien LEGER et François FEKETE: Ulceére digestif et tumeur langerhansienne (syndrome Zollinger et Ellison).La Presse Médicale\u201d, 69: 143 (25 janvier) 1961.Observation d\u2019une femme de 59 ans, chez qui la découverte d\u2019une lésion indurée du corps du pancréas, évoquant plus la pancréatite que le cancer, fait pratiquer une gastro- entérostomie.La diarrhée qui avait constitué la manifestation essentielle et avait conduit à l'intervention persiste; s\u2019y ajoutent des douleurs péri-ombilicales très violentes.La constatation d\u2019une tuméfaction para-ombilicale gauche du volume d\u2019une orange, jointe à l\u2019intensité des douleurs, conduit à une nouvelle intervention, qui découvre un ulcère peptique gastro-jéjunal, en imminence de perforation dans le colon.Au niveau du crochet du pancréas, un nodule de la taille d\u2019une cerise, dont on pratique l\u2019exérèse.L'examen extemporané montre l'existence d\u2019un adénome probablement endocrine.Résection du segment jéjunal porteur de l\u2019ulcère peptique.GastrectomiePolya.L\u2019examen anatomo-pathologique montre qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un nesidioblastome malin.Il s\u2019agit là d\u2019une nouvelle observation du syndrome de Zollinger et Ellison.Les auteurs rappellent la symptomatologie clinique habituelle et discutent la pathogénie.Tout plaide en faveur d\u2019une action hormonale, dont on doit se demander si elle relève de la sécrétion anormale de l\u2019insuline, du glucagon, de la sérotonine, de l\u2019histamine, de la vagotonine ou de la gastrine.Sous l\u2019angle thérapeutique, l\u2019idéal serait de s\u2019en tenir à l\u2019exérèse de la tumeur insulaire, sans toucher à l\u2019ulcère.Il semble que seule l\u2019observation de Rawson fasse état de ce geste isolé, qui d\u2019ailleurs fut tout-à-fait actif.Guy ALBOT.J.LAIDLAW, A.E.READ, S.SHERLOCK: Intolérance a la morphine et cirrhose du foie.(Morphine tolerance in hepatic cirrhosis.) \"Gasiroenterology\u2019\u2019, 40: 389 (3) 1961.La morphine est métabolisée par le foie, d\u2019où la recommandation de n\u2019utiliser ce médicament qu\u2019avec beaucoup de précautions chez les sujets atteints d\u2019une affection hépatique.Jusqu\u2019à présent, aucune base scientifique n\u2019a permis de justifier cette attitude thérapeutique.Il s\u2019agit pourtant d\u2019un problème important pour les malades en coma hépatique ayant besoin de sédatifs puissants.ANALYSES 1415 Les auteurs ont administré de la morphine à la fois chez des patients sans tare aucune et chez des sujets ayant une affection hépatique, puis ils ont fait des vérifications électroencéphalographiques.Chez 32 sujets, ils ont pu faire 36 vérifications électriques avant l\u2019administration de 16 mg.de morphine par voie sous-cutanée et trois heures après celle-ci.Dans sept cas (sujets normaux ou cirrhoti- ques sans encéphalopathie), l\u2019administration de 8 mg.de morphine n\u2019a produit aucune altération de l\u2019électroencéphalogramme.Au contraire, des modifications évidentes ont été constatées au cours de 14 examens chez des patients avec coma hépatique évident ou imminent: ces sujets avaient d\u2019ailleurs souvent une jaunisse et de l'ascite.Un effet encore plus net était obtenu avec 16 mg.de morphine mais, méme chez les sujets normaux, cette dose entrainait de diserétes modifications sur le tracé.On peut admettre que la dose de 8 mg.permet une meilleure appréciation.Les auteurs ont vérifié que les modifications de l\u2019électroencéphalogramme se produisaient indépendamment des variations de l\u2019ammonium et du potassium artériel, des variations de pH, du volume urinaire, des électrolytes.Le mécanisme de ces altérations n\u2019est pas encore expliqué.La morphine est donc contre-indiquée chez les patients ayant une atteinte hépatique avec encéphalopathie prouvée, ou encore avec jaunisse ou ascite.Une dose de 8 mg.de morphine peut être utilisée à titre de test permettant de préciser la tendance à développer un coma hépatique, notion ayant une importance considérable pour déceler les candidats à l\u2019anastomose porto-cave.Cecil GENDREAU.J-J.WELTI, J.DUHAMEL, R.CRISTOL, J.CAVAILLES, C.-H.SAVIER et J.FACQUET: Deux cas de cardiopathie carcinoi- de.avec ponction-biopsie du foie et étude hémodynamique.\"Bull.Mém.Soc.Méd.Hép.Paris\u201d, 77: 70 (1-2) 1961.Les tumeurs carcinoïdes donnent souvent naissance à des métastases à évolution lente qui peuvent, comme la tumeur même, sécréter de la sérotonine.Celle-ci paraît responsable de manifestations définies sous le nom de syndrome carcinoïde : diarrhée, bouffées de chaleur qui finissent par entraîner un aspect érythrosique du visage, parfois asthme et troubles psychiques.Souvent, des lésions cardiaques particulières atteignent électivement les valvules du coeur droit.Les auteurs rapportent deux observations de patientes ayant de la diarrhée, des bouffées vaso-motrices, un faciès évocateur et des signes cardiaques.Une ponction hépatique prouva qu\u2019il s'agissait bien d\u2019une tumeur car- cinoïde: le caractère sécrétant de cette dernière fut vérifié par le dosage de la sérotonine dans le sang.L\u2019atteinte des valvules tricupide et pulmonaire fut affirmée par un cathétérisme des cavités droites.Les lésions consistent en un dépôt de fibrilles collagènes se fixant électi- vement sur les orifices valvulaires: le coeur gauche est pratiquement intact.Tous les syndromes carcinoïdes ne s\u2019accompagnent pas d\u2019atteinte cardiaque; celle-ci semble se limiter aux formes où existent des bouffées vasomotrices, et qui évoluent depuis longtemps.Pour expliquer cette atteinte cardiaque, on pense à un produit sécrété par la tumeur.On s\u2019est demandé si ce n\u2019était pas la sérotonine elle-même: celle-ci est bien dé- ee +4 1416 ANALYSES truite par le poumon, mais le barrage pulmonaire est largement débordé dans les syndromes carcinoïdes.La structure chimique de la sérotonine est peut-être modifiée par sa traversée pulmonaire.La thérapeutique du carcinoïde n\u2019est pas encore bien définie.La chlorpromazine est actuellement le seul médicament qui puisse atténuer les manifestations vasomotrices et la diarrhée; mais elle n\u2019empêche pas la lente progression des métastases.On sait que le tryptophane ingéré se concentre dans les métastases; on peut se demander si le développement de celles-ci ne serait pas stoppé par l\u2019utilisation d\u2019un tryptophane radioactif.Cecil GENDREAU.GASTRO-ENTEROLOGIE M.LEVRAT, R.BRETTE et P.GRANDMOTTET: Les cirrhoses par cholostase extra-hépatique.\u2018La Revue Int.d'Hépatologie\u2019\u2019, 10: 909 (No 6) 1960.Les auteurs analysent les 15 observations de cirrhose par cholostase extrahépatique recueillies au cours des huit dernières années.Cette étude confirme certaines notions classiques concernant l\u2019étiologie et la sémiologie des cirrhoses cholos- tatiques.Elle souligne le rôle aggravant de l'alcoolisme associé et l'importance de certaines formes cliniques dans lesquelles l\u2019infection persistante de la voie biliaire prinei- pale paraît essentielle.Par contre elle montre que la radiologie non opératoire est dans de nombreux cas utile pour le diagnostic et que les lésions anatomiques ne sont pas toujours spécifiques et peuvent réaliser tous les types de cirrhose jusqu\u2019à la cirrhose atrophique.Les auteurs présentent leurs résultats du traitement chirurgical et du traitement médical des cirrhoses cho- lostatiques et soulignent que si l\u2019intervention radicale constitue l'idéal thérapeutique, un traitement médical préopératoire intense et suffisamment prolongé s'impose d\u2019autant plus que la cholostase est plus ancienne, plus infectée et a entraîné une insuffisance hépatique plus marquée.L\u2019amélioration du pronostic opératoire actuel leur paraît dépendre avant tout de la plus grande précocité du diagnostic clinique et paraclinique de cette affection.Guy ALBOT.P.KISSEL, L.COLLESSON, J.-B.DUREUX, G.RAUBER et D.ANTHOINE: Le mégacôlon Saturnin.\"La Presse Médicale\u201d, 26: 1739 (octobre) 1960.La colique de plomb est attribuée classiquement à un spasme colique.Mais les documents radiologiques publiés sur ce sujet restent relativement rares et contradictoires.Les travaux récents de Levrat et de ses élèves (thèse d\u2019Anjou) ont montré que cette conception méritait d\u2019être revisée: assez souvent, au contraire, la colique de plomb s\u2019accompagne d\u2019une image radiologique de mégacôlon segmentaire ou global.Les deux observations rapportées par les auteurs confirment ces données.La première concerne un cas de mégacaeco-ascendant strictement superposable aux observations de Levrat.La seconde observation apporte quelques notions complémentaires: les anomalies radiologiques se sont manifestées sous l\u2019aspect d\u2019un mégadolicho- L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 côlon global qui a persisté plusieurs mois, même entre les crises douloureuses, et n\u2019a disparu qu\u2019après plusieurs semaines de traitement et de soustraction au toxique.Cette observation montre que le mégacôlon constaté au cours du saturnisme peut déborder, dans le temps, la durée de là colique de plomb et prendre parfois le masque d\u2019un mégacôlon idiopathique; mais, si durable qu\u2019il soit, ce mégacôlon peut disparaître en quelques mois lorsque l\u2019intoxication saturnine est traitée et le patient soustrait au toxique.Le mégacôlon saturnin doit donc être intégré dans le cadre des mégacôlons fonctionnels d\u2019origine toxique, à côté du mégacôlon morphinique.Guy ALBOT.A.RUBENS-DUVAL, J.VILLIAUMEY et J.LEYMARIOS: La sténose intestinale d'origine ischémique.\u2018La Sem.des Hôpitaux\u201d, 36: 3251 (déc.) 1960.Plusieurs publications, pour la plupart récentes, ont été consacrées aux sténoses intestinales d\u2019origine ischémique.Les auteurs en rapprochent l\u2019observation d\u2019un malade ayant présenté un syndrome caractéristique de sténose intestinale haute, quelques semaines après un épisode douloureux abdominal très violent mais s\u2019étant apaisé spontanément.L'intervention chirurgicale amena la découverte d\u2019un rétrécissement jéjunal très serré.L\u2019examen microscopique de la pièce d\u2019exérèse mit en évidence des altérations vasculaires et en particulier des lésions d\u2019en- dartérite oblitérante au sein d\u2019une sclérose dense.L\u2019analyse histologique de ces altérations permit d\u2019éliminer une iléite segmentaire de Crohn et fit évoquer un processus ischémique.Des faits antamo-cliniques de cet ordre peuvent être interprétés comme un des aspects de l\u2019ischémie intestinale non nécrosante.Guy ALBOT.LEVRAT et R.LAMBERT: Ulcères expérimentaux obtenus par modification de l\u2019environnement chez le rat.\u2019\u2019Arch.Mal.App.Dig.\u201d, 48: 591 (juin) 1959.Nous avons soumis des rats blancs à une agression à composante psychologique importante: les animaux étaient placés dans une cage subissant une agitation mécanique, avec mouvement de va-et-vient entraîné par un moteur électrique.Ils subissaient également une stimulation lumineuse intermittente à l\u2019aide d\u2019un projecteur éblouissant.L'expérience était conduite durant plusieurs jours avec une période d\u2019excitation de 23 heures sur 24.Avec une première série de 20 animaux, soumis à une agitation d\u2019une fréquence de 120 à 130 c./minute, pendant 4 à 17 jours, nous avons obtenu 16 ulcères, soit 80%.Les 4 animaux, soit 20% des cas, présentaient une gastrite congestive.La létalité spontanée était de 50%.Une deuxième série d\u2019animaux, soumis durant 34 jours à une agitation à la fréquence de 80 à 90 c./minute, n\u2019a présenté aucun ulcère: la fréquence n\u2019était plus ulcérigène.Les animaux ont présenté des troubles du comportement importants avec une surexcitation, hallucinations, polydypsie évoquant la souffrance hypothalamique, et tardivement rigidité en extension.Les ulcères siégeaient exclusivement sur la partie glandulaire de l\u2019estomac du rat.Nous discutons la part des facteurs physiques et psychologiques dans l\u2019aggression eo L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 subie par les animaux et nous envisageons les différentes méthodes permettant d\u2019obtenir l\u2019ulcère chez l'animal par un conflit psychologique.Tous ces faits illustrent le rôle de plaque tournante de la région hypothalamique, réfléchissant les incitations ulcérigènes sur l\u2019estomac.HILLEMAND.S.BONFILS, G.LIEFOOGHE, G.ROSSI et A.LAMBLING: L'ulcére expérimenial de contrainte du rat blanc.Analyse des principaux facteurs déterminant.\u2018Arch.Mal.App.Dig.\u201d, 48: 449 (mai) 1959.Une étude sur plus de 1,000 rats permet de définir un certain nombre de facteurs déterminants de l\u2019ulcère de contrainte.1° Le stimulus que représente la contrainte est théoriquement double.a) La réaction de libération, étudiée par l\u2019enregistrement de l\u2019activité motrice du rat, ne paraît jouer aucun rôle.b) La restriction imposée est explorée par des cages de volume de plus en plus réduit: il existe une relation mathématique précise entre la fréquence des ulcérations et ce volume de restriction.¢) La réitération de la contrainte s\u2019accompagne d\u2019une réduction de la fréquence lésionnelle, d\u2019autant plus intense que le nombre d'essais est plus élevé.2e L'action locale de la contrainte s\u2019exerce sur deux plans.a) Action secrétoire : le débit chlorhydrique est plus élevé chez les animaux présentant des ulcérations que chez ceux n\u2019en présentant pas; la vagotomie réduit de manière statistiquement significative la fréquence des ulcérations.b) Facteur vasculaire : la contrainte s'accompagne d\u2019images histologiques de perturbations motrices importantes de la muqueuse gastrique; la néphrectomie bilatérale réduit de manière statistiquement significative le pourcentage lésionnel.HILLEMAND.CARDIOLOGIE Frederick KELLOG, Chi Kon SIN, W.FISHMAN et R.CARSON: Embolies systémiques et pulmonaires avant et après commissurotomie mitrale.(Systemic and Pulmonary Emboli before and after Mitral Commissurotomy.) \"Circulation, 24: 263 (août) 1961.Les auteurs étudient les dossiers de 149 malades ayant subi une commisurotomie mitrale de 1950 à 1959, afin d'observer les rapports de la commissurotomie miutrale avec les embolies post-opératoires.Ils ont été amenés à cette étude, à cause de la fréquence des phénomènes emboliques qu\u2019ils ont observés après commissurotomie, alors que plusieurs auteurs affirmaient que la survenue d\u2019embolies systémiques chez un porteur d\u2019une sténose mitrale était une indication à la commissurotomie et que la chirurgie était considérée alors comme un moyen d'urgence pour éviter d\u2019autres embolies.Les auteurs sont arrivés à la conclusion que la commis- surotomie mitrale ne prévient pas les embolies systémiques et ne diminue pas l\u2019incidence de ces embolies.Sylvio DESAUTELS.ANALYSES 1417 NEUROLOGIE Charles M.WYLIE: Etude du délai en vue d\u2019une réhabilitation après accident cérébro-vasculaire.(Delay in seeking rehabilitation after cerebro-vascular accidents.) \"J.of Chronic Diseases\u2019\u2019, 14: 442 (octobre) 1961.L\u2019exposé de l\u2019auteur peut se diviser en 2 chapitres.Dans le premier, il nous situe les accidents vasculaires cérébraux dans la classification des maladies selon leur taux de morbidité et de mortalité.En effet, aux Etats-Unis, en 1959, 191,000 personnes sont décédées des suites d\u2019un accident vasculaire cérébral, soit 12% de tous les décès, plaçant ainsi l\u2019accident vaseu- laire cérébral comme 3ième cause de décès, après les maladies cardio-vasculaires et les néoplasmes.Cependant, ce chiffre de 191,000 décés ne représente qu\u2019un minimum pourcentage des cas d\u2019accident vasculaire cérébral, car on sait que 79% des patients survivent à la lère attaque, et 50% de ceux-ci ont 4 ans et plus de survie.Il est donc important que ces patients bénéficient le plus tôt possible après leur accident vasculaire, des techniques modernes de réhabilitation, avant que ne s\u2019installent des complications telles que les contractures, les ulcères de décubitus et les infections urinaires.Or, on sait qu\u2019un nombre apparent de patients ne bénéficient jamais de réhabilitation ou ils ne sont dirigés vers des centres de réhabilitation qu\u2019après un trop long délai.L\u2019auteur a donc cherché à expliquer ce délai et il nous donne les résultats d\u2019une étude conduite par son équipe au « Montebello Chronic Diseases Hospital », sur les porteurs pouvant déterminer ce délai entre l\u2019accident vasculaire cérébral et le début de la réhabilitation du patient.L\u2019étude fut conduite auprès de 612 patients et échelonnée sur une période de 3 ans.On n\u2019a pu évaluer le pourcentage de ceux qui se présentent un jour ou l\u2019autre à un centre de réhabilitation comparativement à ceux qui n\u2019y viennent jamais.Mais parmi ceux qui se sont présentés au centre de réhabilitation du « Montebello Chronic Diseases Hospital », soit 612 patients, 45% avaient attendu plus de six mois après leur accident vasculaire cérébral et 24% plus d\u2019un an.On a remarqué que les patients situés aux deux limites de l\u2019échelle d\u2019âge, c\u2019est-à-dire les patients de moins de 55 ans et ceux de plus de 65 ans, sont venus plus vite consulter le physiatre, alors que ceux âgés de 55 à 65 ans ont attendu plus longtemps.L'auteur croit que ceci est dû à deux facteurs: le manque de motivation et le pessimisme.Ainsi, les plus jeunes veulent être réhabilités parce qu\u2019ils sont plus facilement poités à croire que leur condition peut s\u2019améliorer.Quant aux patients âgés de plus de 65 ans, ils sont souvent seuls, ou bien leur conjoint ne peut leur donner des soins adéquats.Alors, ils sont dirigés vers des centres de réhabilitation.Chez les patients de la catégorie 55-65 ans, on retarderait plus, parce que le conjoint peut plus facilement s\u2019occuper du malade.En second lieu, l\u2019auteur croit que ce retard à prendre des traitements de réhabilitation, est imputable au pessi- 1418 misme du public et aussi du corps médical, devant ces maladies.Il faudrait que les physiatres parlent plus de leurs résultats que de leurs techniques, car dans l\u2019ensemble, les résultats obtenus sont très encourageants, même s\u2019ils sont moins dramatiques qu\u2019en chirurgie, par exemple, parce que s\u2019échelonnant sur une plus longue période.Il faut aborder le problème d\u2019une façon active et optimiste, de façon à offrir à ces patients une réhabilitation active plutôt que de les laisser croupir dans des maisons dites de convalescence.Michel DUPUIS.GERONTOLOGIE E.N.BICK: Quelques considérations cliniques sur le vieillissement du tissu conjonctif.(Clinical Aspects of Aging of Connective Tissues.) \"Bull.Acad.N.Y.of Med.\u201d, 35: 547 (septembre) 1959.Le tissu conjonctif, qui fait partie de toutes les structures du corps humain, a été étudié quant a ses localisations anatomiques et ses composantes chimiques.On connait de plus les changements survenant avec le vieillissement dans le système musculo-squelettique, dans les fibres élastiques des vaisseaux et dans les fibres conjonctives de la peau.Mais on ne s\u2019est pas encore arrêté à regarder une pièce de tissu conjonctif pur pour y chercher les altérations que peut y produire l\u2019avancement en âge.À l\u2019oeil nu, pendant une opération, quand on regarde le tissu conjonctif de l\u2019appareil locomoteur d\u2019un sujet, quel que soit l\u2019âge de ce dernier les fascia, les capsules, les aponévroses, sont toujours aussi fermes, luisants et intacts.Des tests de résistance in situ qu\u2019il serait intéressant de faire sont très difficiles à réaliser.Cependant, dans le but d\u2019étudier la structure histologique du tissu conjonctif musculo-squelettique, l\u2019auteur a obtenu une pièce de l\u2019aponévrose fémorale d\u2019un groupe de patients dont l\u2019âge variait de 13 à 89 ans.Ces pièces furent traitées de diverses façons afin d\u2019y chercher des altérations significatives.A la coloration de Verhoef seule, on voit les fibres élastiques se fragmenter et apparaître plus grossières a mesure que le sujet vieillit pour donner une image identique chez presque tous ceux qui ont dépassé 60 ans.Comme application pratique de cette observation, on sait que tout traumatisme de l\u2019appareil locomoteur implique du tissu conjonctif.Lors de la guérison, ce tissu peut s'accoler aux structures voisines, qu\u2019il soit incorporé dans un cal osseux, ou simplement par suite de l\u2019irritation locale, qu'il se fasse des adhérences, et alors l\u2019extensibilité que l\u2019on peut atteindre repose entièrement sur l\u2019élasticité lu tissu conjonctif qui l\u2019entoure.Or, pour les vieillards chez qui toute atteinte du tissu conjonctif (entorse, tendinite, sub-luxation, etc.) prend plus de temps à guérir que chez les jeunes et souvent avec une perte plus ou moins grande de la mobilité, on pourra parler de troubles nerveux, endocriniens, métaboliques ou même émotionnels, l\u2019auteur croit qu\u2019il ne faut pas mésestimer la sénescence du tissu conjonctif.Il semble en effet que le tissu conjonctif ne puisse se régénérer.Dans un traumatisme où le tissu conjonctif est touché, il va se faire une fibrose cicatricielle de tissu collagène aux dépens, le plus souvent, des fibres élastiques.Et alors, des exercices de résistance passive chez les vieillards deviennent ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1931 à peu près inutiles s\u2019ils sont trop intempestifs.En effet, le tissu conjonctif vieilli ayant très peu d\u2019élasticité, il se fait un spasme musculaire autour du point lésé et à ce moment se crée un cercle vicieux de spasme pour empêcher la douleur réveillée par la mobilisation et de douleur due au spasme.Le but à atteindre étant la restoration du mouvement, il faut surtout encourager des exercices simples de mobilisation qui même s\u2019ils laissent un champs de mobilité diminué, permettent le plus souvent une utilisation fonctionnelle non douloureuse pour le patient et ce dans un temps relativement court.R.FARMER.ANESTHESIE Leonard C.JENKINS et H.B.GRAVES: L'anesthésie et l\u2019embolie pulmonaire.(Anaesthesia and pulmonary \u201cAnaesth.Soc.Journ.\u201d, 8: 143 (mars) 1961.embolism.) Les auteurs ont étudié 105 cas d\u2019embolie pulmonaire, prouvée à l\u2019autopsie, survenus à l\u2019Hôpital Général de Vancouver durant les quatre années s\u2019écoulant du ler juillet 1955 au 30 juin 1959.Chez 103 des 105 malades, l\u2019embolie a été méconnue.On ne peut obtenir la preuve d\u2019une embolie pulmonaire qu\u2019à l\u2019autopsie.Dans les poumons, l\u2019embolus peut être de l\u2019air, de la graisse, du liquide amniotique, de la moelle osseuse, des débris de néoplasme ou des objets de l\u2019extérieur comme des balles.Cependant, ce qu\u2019on trouve le plus fréquemment et qui, du point de vue clinique, prend le plus d'importance comme embolus: ce sont les caillots (101 malades dans cette série).Les sites habituels des thrombi veineux qui se dirigent vers les poumons sont les veines des extrémités inférieures, les cavités droites du coeur et les veines du bassin.Les facteurs prédisposant à la thrombose et à l\u2019embolie pulmonaire sont (1) la stase veineuse, (2) la blessure des parois vasculaires et (3) les modifications physico-chimiques des constituants du sang.Il n\u2019existe pas de signes physiques spécifiques qui nous permettent de différencier un infarctus pulmonaire des autres maladies qui entraînent la consolidation du parenchyme.Après une opération, un infarctus pulmonaire peut devenir impossible à différencier d\u2019une pneumonie, d\u2019une atélectasie, d\u2019un épanchement pleural, d\u2019un infarctus du myocarde, d\u2019une angine de poitrine ou d\u2019une congestion par défaillance cardiaque.Alors, la question se pose, quelle est la part de responsabilité, s\u2019il en existe, qui revient aux agents et aux techniques anesthésiques?L\u2019on sait qu\u2019au cours des suites opératoires il survient une augmentation de la viscosité et du nombre des plaquettes et une plus grande activité du fibrimogène et de la prothrombine.On a émis l\u2019opinion que cela était une réponse à l\u2019agression que causaient l\u2019anesthésie et la chirurgie.On est d\u2019avis que la fréquence de l\u2019embolie pulmonaire post-opératoire peut être modifiée selon l\u2019attention que l\u2019on porte aux facteurs qui peuvent engendrer des thromboses intravasculaires.Il faut examiner le malade pour dépister précocement les signes de thrombophlébite.Des traitements aux anticoagulants peuvent être indiqués.Au L'Union Méd.Canada Tome 9% \u2014 Déc.1961 cours de l\u2019anesthésie, il faut insister pour que l\u2019induction soit rapide, douce, que la ventilation soit toujours adéquate, que le volume sanguin et la tension artérielle soient maintenus, qu\u2019on ne fasse usage que des agents les moins toxiques, qu\u2019on dépiste et qu'on traite précocement les arythmies et les décompensations cardiaques et, enfin, qu\u2019on surveille la position sur la table.S\u2019il est possible de le faire, éviter d\u2019administrer les fluides intraveineux dans les veines des membres inférieurs et éviter toute compression sur les veines.Au cours des suites opératoires, la prévention des embolies peut se faire en pratiquant la mobilisation précoce des extrémités, une hydratation adéquate et un usage judicieux des anticoagulants.Il peut devenir nécessaire de pratiquer la ligature chirurgicale de la veine cave ou de la veine fémorale.Lorsque l\u2019embolie pulmonaire est survenue, il devient salutaire de prendre des mesures adéquates de traitement et, cela, promptement.Ce traitement doit inclure d\u2019abord l\u2019usage de l\u2019oxygène pour prévenir l\u2019hypoxie, des vasopres- seurs pour lutter contre le choc, des sédatifs pour traiter la douleur et toute autre médication de support.Ensuite, il faut songer au traitement des causes de l\u2019embolie.Léon LONGTIN.ANALYSES 1419 P.B.PERCHESON, J.J.CARROLL et G.SCREECH: La ritaline (methylphenidate): expériences cliniques.(Ritalin (Methyl- phenidate): Clinical experiences.) \u201cThe Can.Anaest.S.J.\", 6: 277 (juillet) 1959.La ritaline est efficace pour lutter contre l\u2019action des barbituriques.L\u2019action ne semble pas consister en un antagonisme spécifique, mais en une stimulation indépendante du système nerveux central qui élève le niveau de la vigilance et du réveil.A doses réduites, elle a peu d\u2019effets sur la tension artérielle, le pouls et la respiration.A doses plus considérables, il semblerait qu\u2019elle augmente la tension artérielle sans changer le pouls ni la respiration.Dans un cas de dépression grave par empoisonnement barbiturique, elle a ramené rapidement les trois à la normale.L'observation fréquente d\u2019euphorie, d\u2019agitation physique et mentale, de céphalée à la suite de son administration à doses réduites, plaiderait en faveur de son usage routinier pour accélérer le réveil après l\u2019anesthésie aux barbituriques.Toutefois, dans les cas de dépression grave par ces médicaments, le traitement à la ritaline nous semble efficace, de toute sécurité, et ses effets secondaires deviennent négligeables.Léon LONGTIN.SOCIÉTÉS + + LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE MONTRÉAL Séance du 13 juin 1961 Tenue à l'hôpital Notre-Dame Présidence des docteurs Gérard Morin et A.Cantero Les acquisitions nouvelles en gastro-entérologie.Professeur ANDRE LAMBLING, Délégué officiel de la France au 31ème congrès de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada.Les troubles de la fonction digestive peuvent être, ou très simples, ou très compliqués, suivant qu'il existe une lésion organique ou qu\u2019il s\u2019agisse de troubles fonctionnels.La gastrite, par reflux, représente une de ces unités dites fonctionnelles, où la radiographie peut être négative; cependant, les symptômes présentés par le patient peuvent revêtir un caractère important.En effet, le malade consultera pour des douleurs, des sensations de brûlures, une atteinte marquée de l\u2019état généra!, et, pourtant, le R X restera négatif.Il ne faut pas conclure, dans un tel cas, qu'il s\u2019agit de sinestrose.En effet, un tubage gastrique peut montrer un reflux du liquide biliaire.Les patients atteints de gastrite par reflux accuseront de l\u2019amaigrissement, de l\u2019anorexie, du pyrosis, de la constipation, de la diarrhée, des nausées, des régurgitations, des vomissements, mais les deux symptômes les plus souvent rencontrés sont les vomissements et les nausées.Un reflux présent dans trois échantillons, après injection d\u2019histamine, peut être considéré comme pathologique.S'il s\u2019agit d\u2019un petit reflux, il n\u2019y a pas de répercussion sur l\u2019estomac, mais si le reflux est considérable, il se produit une inhibition de la sécrétion acide et le milieu devient alcalin; ceci produit une gastrite.La dyskinésie produite engendre un antipéristal- tisme avec incontinence du pylore.Ceci est surtout visible en fluoroscopie, où l\u2019on peut voir surgir la 1420 giclée barytée.La gêne à l\u2019évacuation produit une hypersecrétion gastrique.Dans tous ces cas, évidemment, il faut éliminer la sténose du pylore.La gastrite par reflux peut provenir d\u2019une lésion organique, tel qu\u2019un néoplasme de l\u2019estomac, d\u2019une lithiase biliaire ou d\u2019une pancréatite.Parfois, il s\u2019agira d\u2019une dyskinésie des voies biliaires, ou encore de troubles neuro-végétatifs.L'évolution clinique dépend de la maladie causale.Ainsi, dans la cirrhose, l\u2019amélioration de l\u2019état hépatique pourra faire disparaître le reflux.Dans la lithiase biliaire, il y a trés souvent persistance de la gastrite et parfois intolérance exceptionnelle de l\u2019estomac à la bile et production de pyrosis.Le reflux est donc un phénomène pathologique.Son mécanisme d\u2019action réside dans une neutralisation qui provoque une réaction acide réactionnelle allant jusqu\u2019à l\u2019épuisement, et ensuite une gastrite avec inhibition de la secrétion de substance antisecrétoire.SOCIÉTÉS L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.i961 Le traitement de la gastrite par reflux est ordinairement très difficile.La diète de la dyspepsie hypersthénique devra être employée.L'usage de cholargol et de sirop de phénergan donnera parfois d\u2019excellents résultats.Un traitement de psychothérapie devra être employé s\u2019il existe des troubles psychosomatiques.L'usage des neuroleptiques, tel que le Tofranil, s\u2019avèrera parfois très utile.| La gastrite par reflux représente donc un chaînon entre l\u2019organique et le fonctionnel.Le danger de cette affection réside dans la production d\u2019une gastrite atrophique, source toujours possible d\u2019un néoplasme de l\u2019estomac.Voici un exemple où, sur le plan affectif et émotionnel, la présence de tracas et du soucis peuvent engendrer une dyskinésie duodénale avec gastrite par reflux, pour conduire, finalement, à une gastrite atrophique et possiblement un cancer de l\u2019estomac.Le secrétaire des séances, Gilles LEpuc.NÉCROLOGIE LE DOCTEUR J.-ÉMILE BARRETTE Le docteur J.-Emile Barrette est décédé le 6 novembre 1961 à l\u2019âge de 65 ans.Le docteur Barrette était né à St-Raymond de Portneuf et il avait étudié la médecine à l\u2019Université de Montréal, où il acquit son doctorat en 1923.Le docteur Barrette a toujours exercé sa profession à Montréal.LE DOCTEUR JOSEPH GAGNON Subitement à l\u2019âge de 47 ans, le docteur Joseph Gagnon est décédé le 20 otcobre 1961, à St-Denis- sur-Richelieu, ou il pratiquait sa profession depuis l'obtention en 1942 de son doctorat à l\u2019Université de Montréal.LE DOCTEUR ALBERT M.HAMEL À Montréal, à l\u2019âge de 56 ans, est décédé le docteur Albert M.Hamel.Le docteur Albert Hamel était né à Woonsocket, R.I.Après ses études classiques faites au Séminaire de St-Hyacinthe, il avait poursuivi ses études de médecine à l\u2019Université Laval de Québec, où 1l obtenait son diplôme en 1933.Le docteur Albert M.Hamel, naturalisé canadien depuis 1937, était attaché au Ministère de la Santé Nationale, division des Affaires indiennes.Il était, au moment de son décès, surintendant médical de l\u2019hôpital Kateri Tekakwita de Caughnawaga.LE DOCTEUR ARTHUR LAWLER Le docteur Arthur Lawler est décédé le 12 novembre 1961 à Montréal.Il avait fait ses études médicales à l\u2019Université Laval de Montréal.Depuis l\u2019obtention de son doctorat en médecine en 1918, il avait toujours pratiqué sa profession dans la partie nord de Montréal.LE DOCTEUR PIERRE-PAUL RENAUD Le 31 octobre 1961, est décédé à Sherbrooke à l\u2019âge de 82 ans le docteur Pierre-Paul Renaud. L\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 Le docteur Pierre-Paul Renaud avait fait ses études médicales à l\u2019Université Laval de Montréal qu\u2019il termina en 1905.Il exerça sa profession à La Patrie, comté de Compton, à Stukely-Sud, comté de Shefford et à Montréal.Il avait pris sa retraite, il y a quelques années.NÉCROLOGIE 1421 LE DOCTEUR J.-DAVID ROBITAILLE Le docteur J.David Robitaille est décédé à Stan- don, comté de Dorchester, le 11 octobre 1961.Le docteur J.David Robitaille avait fait ses études médicales à l\u2019Université Laval de Québec et 1] obtint son doctorat en 1922.NOUVELLES JOURNÉES MÉDICALES 1961 Les « Journées Médicales 1961 », de la Société Médicale de Montréal ont eu lieu à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal les 3 et 4 novembre 1961 sous la présidence d'honneur de l\u2019honorable ministre de la Santé, le docteur Alphonse Couturier et la présidence active du docteur Gérard Morin.De nombreux exhibits scientifiques ent été présentés par les médecins de l\u2019Hôtel-Dieu.À l'issue de ces Journées Médicales, lors d\u2019un vin d\u2019honneur donné aux membres et à leurs épouses, une médaille souvenir de reconnaissance a été décernéc aux anciens présidents de la Société Médicale de Montréal.Les récipiendaires de cette médaille sont les docteurs Hector Sanche (1941), G.-L.Prud\u2019homme (1942), Adélard Groulx (1943), Paul Letondal (1945), Armand Frappier (1946), Edouard Desjardins (1947), L.-Henri Gariépy (1948), Albert Jutras (1949), Origène Dufresne (1950), Paul-René Archambault (1951), Paul Robert (1952), J.- Henri Charbonneau (1953), Paul Dumas (1955), Georges Hébert (1956), Jean-Marie Roussel (1957), Louis-Philippe Bélisle (1958) et Jean-Paul Legault (1959).oo \u2014¢ REVISION PROCHAINE DE LA CHARTE DE L'UNIVERSITE DE MONTRÉAL Le vice-recteur de l\u2019Université de Montréal, M.Lucien Piché, a laissé récemment entrevoir la possibilité d\u2019une modification de la charte de son institution.Un comité spécial, chargé de présenter un projet de révision de la charte civile a été choisi et il comprend Mgr I.Lussier, le juge André Montpetit, M.Maurice Chartré, M.Robert Gaudry, Me Jean Beetz et M.Eugène Therrien.\u2014e\u2014\u2014\u2014 CONTRAT D'AFFILIATION DE L'HOPITAL MAISONNEUVE A L'UNIVERSITE DE MONTREAL Un contrat d\u2019affiliation entre l\u2019Hôpital Maisonneuve et l\u2019Université de Montréal a été signé.il y a quelques jours, dans le salon des gouverneurs de l\u2019Université.En vertu de ce contrat, l\u2019hôpital Maisonneuve devient un centre d\u2019enseignement et de recherche en plein accord avec la Faculté de Médecine.+ + OCTROI DE $120,000 POUR LA RECHERCHE CLINIQUE À L'HÔTEL-DIEU DE MONTRÉAL Le département de recherches cliniques de l\u2019Hôtel-Dieu dirigé par le docteur Jacques Genest vient de recevoir un octroi de $120,000.des National Institutes of Health pour ses travaux sur le mécanisme de i\u2019hypertension et en particulier sur l\u2019angiotension.REPERCUSSIONS DE L'ASSURANCE-HOSPITALISATION SUR LA FORMATION CHIRURGICALE Une discussion très intéressante a eu lieu à l\u2019assemblée du 18 novembre 1961 de l\u2019Association des Chirurgiens de la province de Québec sur les répercussions possibles que la loi d\u2019assurance-hospitalisation peut avoir sur la formation des jeunes chirurgiens.Le forum était dirigé par le docteur Edouard Gagnon et les participants étaient les docteurs Jean-Jacques Lussier, doyen de la Faculté de Médecine d'Ottawa, Rocke Robertson, Marcel Lamoureux, Jules Gilbert, G.Turner et Maître Paul-A.Crépeau, professeur de droit à l\u2019Université McGill.+ + NOUVEAUX \"FELLOWS\" DE L'AMERICAN COLLEGE OF SURGEONS 1,103 chirurgiens ont été admis comme membres associés ou «fellows» de I'American College of Surgeons lors de son 47e Congrès annuel tenu à Chicago les 2, 3, 4, 5 et 6 octobre 1961.56 chirurgiens canadiens ont obtenu le droit à faire suivre leur nom des lettres:F.A.C.S.Parmi ceux-ci, on remarque les docteurs François Archambault, Sacha I.Dimitrov, 1422 David Elkin, John W.Gerrie, Lawrence Hampson, Leon Heller, Luc Lafortune, Louis Laporte, D.Munro et E.GO\u2019Brien de Montréal, Georges A.Daiglc de Lévis, André B.Marquis, Roland Scherrer et J.C.Wilson, de Québec, Léon Demers de Sherbrooke, ainsi que Maurice Duhaime et André Martel des Trois-Riviéres.PREMIERE REUNION A QUEBEC DE L'ASSOCIATION DES AUMONIERS ET PSYCHIATRES DU QUEBEC I\u2019Association des Aumôniers et psychiatres de la province de Québec a tenu sa première réunion officielle au début de novembre 1961 à l'hôpital St-Michel-Archange pour discuter des relations entre la psychiatrie et la religion.L'Association veut réunir les aumôniers et les psychiatres de toutes les institutions consacrées à la santé mentale.Le R.P.Fernandeau Michaud, ces.sp, curé de St-Jean- de-Dieu a été élu président de l\u2019Association.Le docteur Jules Lambert a été choisi comme président pour la région de Québec et le docteur Marcel Berthiaume pour celle de Montréal.Le R.P.J-G.Perreault a été élu secrétaire- trésorier et les abbés E.Nicole et E.Daigneault ont été désignés comme secrétaires archivistes.ee ++ RÉUNION SCIENTIFIQUE DE L'ASSOCIATION DES CHIRURGIENS DE LA PROVINCE DE QUÉBEC Le 18 novembre 1961 s\u2019est tenue à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal l\u2019assemblée générale annuelle de l\u2019Association des Chirurgiens de la province de Québec A cette occasion, le docteur Jacques Bruneau avait préparé un programme scientifique divisé en deux parties.La première consistait en un forum, dirigé par le docteur Jacques Genest.Il était composé des docteurs André Lanthier, Georges-Etienne Cartier et Gérard Mignault; le sujet mis en cause était: la surrénale en chirurgie.La seconde partie du programme était une application, nouvelle chez nous, de la formule connue sous le titre: «How I do it» et qui s\u2019intitulait: «A mon avis».Sept rapporteurs, membres du service de chirurgie de l\u2019Hôtel- Dieu, ont donné leur opinion sur des points de technique sujets à discussion.Le docteur Jacques Bruneau agissait comme modérateur.+ + RÉUNION DE LA SOCIÉTÉ CANADIENNE DES ANESTHÉSISTES, SECTION DU QUÉBEC Une réunion scientifique de la Société Canadienne des Anesthésistes, section du Québec a été tenue à l\u2019hôpital Notre-Dame de Montréal le 21 octobre 1961.Le docteur Louis Lamoureux a présidé la séance scientifique qui comprenait deux travaux: l\u2019un par M.Emile Gagnan, co-inventeur de l\u2019« Aqua-lung» et conseiller technique de la Compagnie Canadienne d\u2019Air liquide sur «l'Evolution et les progrès de la nage sous-marine », l\u2019autre par le directeur technique de la Compagnie Thomas A.Edison sur « l\u2019absorption de l\u2019acide carbonique ».NOUVELLES L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 CONFÉRENCES À MONTRÉAL DU DOCTEUR PAUL WOOD, DE LONDRES Le docteur Paul Wood, directeur de l\u2019Institut de Cardiologie de Londres était le conférencier d'honneur à l\u2019hôpital St-Mary de Montréal, le 13 novembre 1961.Jeudi, le 16 novembre 1961, il a parlé à 9 heures am.l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, de l'hypertension pulmonaire ; à 11.30 h.a.m.à l\u2019hôpital Général du Christ-Roi de Verdun de péricardite et il a présenté à 2 h.p.m.à l\u2019Institut de Cardiologie de Montréal, une conférence anatomo-clinique.Vendredi, le 17 novembre 1961, il a fait à l'hôpital Notre- Dame des observations sur l\u2019ischémie cardiaque.La conférence de l\u2019hôpital St-Mary était à la « Mémoire de Donald H.Kingston », et était intitulée « Physiology at the bedside »._\u2014 A PROPOS DES MANUELS MEDICAUX EN LANGUE FRANCAISE Le professeur Pierre Jobin, président conjoint du Congrès Français de Médecine de Paris, vient dès son retour à Québec de laisser entendre qu\u2019une coopération de plus en plus étroite entre médecins canadiens et français est à l\u2019horizon.Il serait même question que de nouveaux manuels médicaux soient rédigés en collaboration par des médecins français, canadiens et autres ressortissants de langue française.LE DOCTEUR ALBERT SOBEL, CONFÉRENCIER \u201cCLAUDE BERNARD\" Le docteur Albert E.Sobel, chef du département de biochimie du Jewish Hospital de Brooklyn, N.Y.et le docteur Frank C.McLean de l\u2019Université de Chicago étaient les invités d\u2019honneur aux Conférences « Claude Bernard » qui viennent d\u2019être données à l\u2019Université de Montréal sous les auspices de l\u2019Institut de Médecine et de Chirurgie Expérimentales.+ + ÉLECTIONS À L'ASSOCIATION DES CHIRURGIENS DE LA PROVINCE DE QUÉBEC Samedi, le 18 novembre 1961, l\u2019Association des Chirurgiens de la province de Québec, Association of Surgeons of the Province of Quebec a tenu sa 9 assemblée générale annuelle à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal sous la présidence du docteur Gérard Gagnon.A l\u2019issue de cette réunion, les membres ont procédé à l\u2019élection des directeurs de l\u2019Association.Ce sont: les docteurs Gérard Gagnon (Chicoutimi), président; Fraser N.Gurd (Montréal) et Edouard-D.Gagnon (Montréal), vice-présidents; Jean-Paul Legault (Montréal), secrétaire-trésorier; Edouard Desjardins (Montréal), administrateur; Guy Bertrand (Sherbrooke), Germain Bigué (Val d\u2019Or), Wilfrid Caron (Québec), Roland Cauchon (Québec), Alphonse Couturier (Rivière-du- Loup), Marcel Lamoureux (Montréal) et J.C.Luke (Montréal), directeurs. L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 CONFÉRENCE DU DOCTEUR JACQUES GENEST, À MIAMI Le docteur Jacques Genest, directeur du Département de Recherches Cliniques de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, a été conférencier invité de l\u2019American Heart Association à son Congrès Annuel tenu à Miami, le 21 octobre 1961.Le docteur Jacques Genest a parlé de l\u2019angiotensinémie et de sa relation avec l\u2019hypertension artérielle et la régulation du sodium dans l\u2019organisme.NOMINATION DU DOCTEUR GILLES MARION Les autorités de l'hôpital St-Louis-Marie-de-Montfort d\u2019Eastview, Ottawa, annoncent que le docteur Gilles Marion a été nommé chef du département de pédiatrie de leur institution.SYMPOSIUM À L'HÔPITAL SAINTE-JUSTINE DE MONTRÉAL Le Collège International des Chirurgiens a organisé un symposium sur le tractus gastro-intestinal supérieur qui s\u2019est tenu le 9 novembre 1961 à Phôpital Sainte-Justine de Montréal sous la présidence du docteur J.-P.Legault, FACS, FICS, de Montréal, président de la Section canadienne du Collège International des Chirurgiens.Le docteur Warner F.Bowers, M.D., Ph.D.(surg.), F.A.C.S., F.IC.S., Chicago, Ill.: Ass.-Exec.Directeur International College of Surgeons; Former Professor of Surgery, Baylor Univ.Graduate School; Former Chief Surgical Consultant, U.S.A.Army; Former Chief Surgery Dept., Tripler Army Hosp., Honolulu a été le coordonn:teur.Les conférenciers étaient les docteurs Léon Longtin, F.R.C.P.(C), Montréal, P.Q., professeur d\u2019anesthésiologie à l\u2019Université de Montréal; anesthésiologiste de l\u2019Hôtel- Dieu de Montréal; Albert Jutras, F.R.C.P.(C), Montréal, P.Q., directeur de la section de radiologie de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, professeur de radiologie à l\u2019Université de Montréal; Earl Halligan, M.D., F.A.CS., F.1CS., Jersey City, N.J.: Vice-President, Internationa: College of Surgeons; Chairman, Surgical Section, Amer.Medical Association; Former Director of Surgery, Jersey City Medical Center et Arthur Alvarez, M.D, F.R.CS.(Eng.) FICS, Trail, B.C.: Head of Surgical Dept., C.8.Williams Clinic, Trail, B.C., Chief of Medical Staff, Tadamac Hospital, Trail, B.C.+ + CONFÉRENCE DU DOCTEUR PAUL ROY À NEW-YORK Le docteur Paul Roy, radiologiste spécialement affecté à la section cardio-vasculaire du Service de Radiodiagnostic de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, était conférencier invité au Post-Graduate Medical School of the New York University Medical Center.La conférence eut lieu le ler novembre 1961.Il y a exposé les résultats de ses travaux sur l\u2019Angiographie à très Large Champ.Au cours de son séjour à New-York, ie docteur Roy a aussi fait un cours d\u2019initiation 3 ses nouvelles techniques d\u2019angiographie au Columbia-Presbyterian Medical Center.NOUVELLES 1423 LE DOCTEUR JACQUES SYLVESTRE ET LA SOCIETE CANADIENNE DU CANCER La Société Canadienne du Cancer vient de faire con- naitre les noms des présidents-conjoints de son comité médical.Ce sont les docteurs Jacques Sylvestre de l\u2019hôpital St- Vincent-de-Paul de Sherbrooke et M.Lougheed du Montreal General Hospital.+ + RECHERCHES SUR LA CHORÉE ET REGISTRE CENTRAL Le département des sciences neurologiques de l\u2019Université de Montréal s\u2019intéresse particulièrement à l\u2019étude de la chorée.Un registre spécial à cet effet a été créé et celui qui en à la direction demande la collaboration de tous les médecins pour l\u2019aider à retracer l\u2019histcire familiale des patients atteints de chorée.Les recherches poursuivies aux Etats-Unis ont montré que dans une même famille, des centaines de cas ont été retracés, se transmettant de parent à enfant sur une période de 30 ans.+ + LE DOCTEUR JULES HARDY, BOURSIER McLAUGHLIN On nous fait connaître que les directeurs de la Fondation S.McLaughlin ont décerné une bourse d\u2019études eu neuro-chirurgie au docteur Jules Hardy, diplômé de l\u2019Université de Montréal et ancien résident de l\u2019Hôtel-Dieu, de l'hôpital Notre-Dame et de l\u2019Institut Neurologique de Montréal.+ + NOMINATION DU DOCTEUR ANDRÉ POTHIER L\u2019administration de l'hôpital LaFlèche de Grand\u2019Mère fait connaître que le docteur André Pothier a été choisi comme directeur médical.+ + LE DOCTEUR ROGER GARIÉPY, RAPPORTEUR À PARIS Le docteur Roger Gariépy, chef de la section d\u2019orthopédie de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, était au nombre des rapporteurs qui se sont fait entendre au Congrès de l\u2019Association Francaise d\u2019Orthopédie qui a eu lieu à Paris du 6 au 10 novembre 1961.Le docteur Roger Gariépy était au programme d\u2019un symposium sur la tuberculose vertébrale.+ + CONFÉRENCE À L'HÔTEL-DIEU DE MONTRÉAL DU DOCTEUR D.EWEN CAMERON Le docteur D.Ewen Cameron, professeur titulaire de Psychiatrie à l\u2019Université Me Gill et directeur du « Allan Memorial Institute» a exposé ses « Conceptions de la psychiatrie » à titre d\u2019invité d\u2019honneur lors d\u2019une séance le 27 octobre 1961 de la section de neuro-psychiatrie de l\u2019Hôtel-Dieu. 1424 COLLOQUES SUR LES RÉCLAMATIONS À LA SUITE DE BLESSURES CORPORELLES Sous la présidence d'honneur de l\u2019Honorable J uge Lucien Tremblay, juge en chef de la Cour du Banc de la Reine de la province de Québec, des colloques sur les réclamations à la suite de blessures corporelles ont été tenus les 17, 19, 24 et 26 octobre 1961 à l\u2019Université de Montréal.Quatre panels ont été constitués: Premier panel: «Préparation de la preuve ».Le président: l\u2019Honorable Juge André Montpetit; le secrétaire: Me James A.Robb; les participants: Me Sydney S.Fels, Me Jules Deschênes, Monsieur V.O.(Buddy) Walsh, Monsieur René Cliche.Deuxième panel: « La preuve médicale ».Le président : Me L.-P.de Grandpré, cr.; le secrétaire: Me Melvin Rothman; les participants: Docteur Paul-H.Crevier, Docteur James Shannon, Me John A.Nolan, er, Me Paul A.Crépeau.Troisième panel: « Les réclamations à la suite de blessures corporelles proprement dites».Le président: l\u2019Honorable Juge George S.Challies; le secrétaire: Me Marc Beauregard; les participants: Me André Nadeau, cr, Me François Mercier, cr, Me Jules Beauregard, cr., Me William A.Grant.Quatrième panel: « Les réclamations à la suite du décès de la victime ».Le président: Me John L.O\u2019Brien, c.r.; le secrétaire: Me Jean Tardif; les participants: Me Alastair M.Watt, cr., Me J.Gibb Stewart, c.r., Me Georges Emery, Me André Savoie.+ + CARREFOURS BIOLOGIQUES La Société de biologie de Montréal a tenu une séance, mardi, le 7 novembre 1961, à l\u2019Université de Montréal qui traitait de la fonction respiratoire.Les conférenciers furent les docteurs Eugène Robillard, chef du Département de Physiologie de ia Faculté de Médecine, Université de Montréal qui a parlé de la « Captation de particules étrangères et réaction première du poumon »; Fernand Grégoire de l\u2019Institut Lavoisier de Montréal, qui a traité de la « Physiopathologie pulmonaire consécutive à l\u2019inhalation de certaines poussières »; Victorien Fredette de l\u2019Institut de Microbiologie et d'Hygiène de l\u2019Université de Montréal, qui a consacré son étude à Ja « Pollution bactérienne de lair» et Joseph Sternberg de l'Institut de Microbiologie et d\u2019Hygiène de l\u2019Université de Montréal, qui a fait une communication sur « Particules radioactives dans l\u2019air ».La séance fut présidée par le docteur R-F.Tourangeau, du Laboratoire Provincial d\u2019Hygiène Industrielle, Montréal.Les prochains carrefours biologiques de la Société de biologie de Montréal organisés par le docteur Gaétan Jasmin du département d\u2019anatomie pathclogiques de l\u2019Université de Montréal, auront lieu les 28 novembre 1961 (thème: cytogénétique), 19 décembre (thème: immunologie et microbiologie) 30 janvier 1962 (thème: sciences neurologiques et psychologiques), 20 février 1962 (thème : anthropologie) et 13 mars 1962 (thème: cytologie).NOUVELLES L\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 SOUTENANCE DE THÈSE À LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL La soutenance de thèse de M.Yves Binette a eu lieu le 3 novembre 1961; cette thèse, présentée en vue de l\u2019obtention d\u2019un doctorat (Ph.D.) en biochimie, s\u2019intitulait: Contribution à l\u2019étude du métabolisme de l\u2019acide y-Hydroxy- glutamique.\u2014 SOIXANTE-DOUZIÈME RÉUNION ANNUELLE DE L'ASSOCIATION DES ÉCOLES DE MÉDECINE AMÉRICAINES Cette réunion s\u2019est tenue à l\u2019Hôtel Reine-Elisabeth de Montréal, les 11, 12 et 13 novembre 1961 Le programme portait le 11 novembre sur l\u2019organisation et les fonctions de l\u2019Association des écoles américaines de médecine; la pédagogie de l\u2019éducation médicale; la sélection des étudiants dans les écoles de médecine des Etats- Unis; les responsabilités du personnel dans un hôpital enseignant; le rôle du Centre médical dans les soins médi- Caux.Le programme du 12 novembre 1961 se lisait comme suit: Relation administrative entre les écoles de médecine et les hôpitaux enseignants.Organisation administrative du centre médical; et, coopération dans le domaine de l\u2019éducation médicale dans l\u2019hémisphère occidental: recherche et entraînement à la recherche dans les écoles de médecine des Etats-Unis; discussion sur l\u2019organisation administrative des écoles de médecine aux Etats-Unis.L'agenda du 13 novembre 1961 comportait l\u2019étude : des buts du gouvernement fédéral dans l\u2019éducation médicale; une enquête sur l\u2019enseignement de la médecine ; des conférences sur l\u2019enseignement de la médecine; le programme d\u2019un Curriculum intégré de quatre ans en radiologie; le progrès dans l\u2019enseignement de la biologie dans les écoles supérieures et ses applications en éducation médicale ; l\u2019éducation médicale à l\u2019Université Western Reserve: rapport récent.Les congressistes étaient au nombre de près d\u2019un millier et venaient de plusieurs pays, en sus des Etats-Unis et du Canada._\u2014 FONDATION MEDIC-ALERT La Fondation Medic-Alert est due à l'initiative d\u2019un médecin canadien dont la fillette a failli, il y a 6 ans, mourir après qu\u2019on lui eut fait une injection antitétanique alors qu\u2019elle y était allergique.L'Association Medic-Alert fournit des médailles et des bracelets protecteurs aux diabétiques, aux épileptiques, aux hémophiliques, aux cardiaques et aux allergiques.Cette médaille, indiquant la maladie, permet d\u2019éviter toute médication urgente nocive.\u2014\u2014\u2014\u2014 LABORATOIRE DES SCIENCES NEUROLOGIQUES CONGRES DES STAGIAIRES D'ÉTÉ Samedi, le 11 novembre 1961, a 1 heure p.m.dans le \u201cSalon des Messieurs\u2019 du Centre Social.Voici la liste des travaux qui furent présentés lors de cette réunion. Fi L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 J-G.Dufour et docteur C-L.Richer.Obésité hypotha- lamique chez le rat.T.Handfield, G.Plante et docteur C.-L.Richer.Fonction thyroïdienne et thermorégulation après lésions hypothala- miques chez le rat.P.Letarte, D.Raymond-Tremblay, M .-L.Brisson-De- Champlain et docteur J.-L.Poirier.Réactivité périphérique chez le schizophrène aigu.J.Lapierre et docteur J.-P.Cordeau.Systèmes réticulaires ascendants et potentiels évoqués visuels.L-C.Pelletier, A.Moreau et docteur J.-P.Cordeau.Effets de micro-injections de drogues dans la formation réticulée du tronc cérébral sur l\u2019activité électrocorticale et sur le comportement.J-A.De Groot et docteur A.Barbeau.Cytogénétique des maladies extrapyramidales.M.Lapointe et docteur A.Barbeau.Distribution et incidence de la chorée de Huntington dans la province de Québec.J-P.Déry et docteur A.Barbeau.Evaluation d\u2019une technique simple pour mesurer le tremblement et la rigidité.J.Desmarchais, A.Gascon et docteur P.Bois.Electrolytes et histamines chez différentes espèces animales en déficiences de magnésium.A.Lebrun et docteur P.Bois.Etude de la distribution de la leucine-amino-peptidase dans la dystrophie museu- laire expérimentale.H.Sasseville et docteur A.Beaulnes.Influences de différentes drogues sur le muscle dystrophique.NOUVELLES 1425 LA SOCIÉTÉ D'ORTHOPÉDIE ET DE TRAUMATOLOGIE DE LA PROVINCE DE QUÉBEC Assemblée du 25 novembre 1961 PROGRAMME Docteur W.E.Wilson.Fractures sous-trochantériennes du fémur.Docteurs H.A.Baxter et A.A.Butler.Présentation de cas: 1) Reconstruction d\u2019avant-bras.2) Ostéo-myélite du bassin et hémipelvectomie.3) Spondylolisthésis double avec protusion discale aiguë.Docteur J.B.R.Cosgrove.Traitement de la spasticité par injection intrathécale de Phénol.Docteur J.G.Petrie.Présentation de cas: 1) Synostose calcanéum-scaphoïdienne.2) Luxation acromion \u2014 clavivu- laire.Docteur W.Mason Couper.Paralysie du nerf médian secondaire à la luxation du sémilunaire (mécanisme).Docteurs H.F.Moseley, R.G.Townsend, J.Handelsman.Fracture \u2014 luxations de l\u2019articulation de la hanche.Docteur /.S.Bitenc.Enchondrome intra-articulaire de l\u2019articulation du genou.Docteur S.G.Baxter.Traitement de la rupture du diaphragme.Professeur G.C.McMillan.Expérience dans les tumeurs bénignes et malignes des os.REVUE DES LIVRES + + Précis de toxicologie.Par René FABRE et René TRUHAUT.En deux volumes (vol.I: 311 pages; vol.II: 400 pages).Société d'Edition d'Enseignement Supérieur, 8 Place de la Sorbonne, Paris (8), 1960.Les auteurs ont écrit un Précis de quelque 700 pages en deux volumes sur la toxicologie.Cet ouvrage est destiné aux étudiants en pharmacie et en médecine.Dans ce Précis l\u2019étudiant trouvera sous une forme condensée des données essentielles sur l\u2019étiologie des intoxications pour chaque substance toxique qui y est discutée, sur les propriétés physiques et chimiques de ces substances, leur rapide détection dans l\u2019air lorsque la chose est possible, leur détermination quantitative, les symptômes auxquels ils peuvent donner lieux et leur traitement de même que sur la prophylaxie collective et individuelle des intoxications par ces substances.Les auteurs attirent l\u2019attention sur le fait que leur Précis fournit en de nombreux cas à l\u2019étudiant plus d\u2019information que nécessaire pour la préparation de sa matière en vue de l\u2019examen.Cette information supplémentaire porte sur la symptomatologie, le traitement, les lésions anatomo-patho- logiques, les mesures prophylactiques collectives et individuelles, le mode d\u2019action des substances discutées et sur la législation relative à la prévention des maladies professionnelles.Dans ce Précis on trouve des généralités sur les intoxications, sur la toxicité, les modes de pénétration dans l\u2019organisme, le métabolisme des principales substances toxiques et sur les diverses formes 1426 REVUE DES LIVRES d\u2019intoxication selon leur mode d\u2019occurrence (origine criminelle, accidentelle, suicide).Les intoxications d\u2019origine accidentelle sont subdivisées en intoxications médicamenteuses, professionnelles alimentaires et d\u2019origine diverses.On trouve aussi dans ce Précis un chapitre qui traite des divers types d\u2019antidotes.La facture technique de ce Précis, c\u2019est-à-dire, la description et la discussion de l\u2019ensemble des méthodes d\u2019investigation employées pour dépister ou contrôler les risques inhérents à l\u2019utilisation des substances toxiques sont très bien présentées.On y trouve un excellent exposé de méthodes d'analyse modernes et la description d\u2019un certain nombre de réactions chimiques de moindre importance.Les auteurs décrivent et discutent en détail les méthodes d\u2019analyse du type classique qui dépendent généralement de la chimie par voie humide et traitent brièvement des méthodes physiques d'analyse.Ce Précis contient pour l\u2019étudiant en pharmacie et en médecine une masse considérable d\u2019informations qui devrait faciliter grandement leurs études en vue de l\u2019examen et élargir leurs horizons.Il y aurait peut-être lieu, dans une édition future, d\u2019indiquer plus nettement les méthodes d\u2019ordre pratique et les plus communément appliquées à la détection et au dosage des substances toxiques discutées, en y incluant une brève classification de ces méthodes d\u2019analyse.En résumé, ces deux volumes tiennent une place intermédiaire entre un Précis et un Traité.Il y a lieu pour l\u2019étudiant de noter que les auteurs ont indiqué par un astérisque les parties du texte qu\u2019il peut mettre de côté lors de la préparation de l\u2019examen.Comme ce Précis contient des informations très utiles sur la symptomatologie, les effets physiologiques, le traitement, la métabolisation, les divers modes de pénétration dans l\u2019organisme des substances toxiques, les divers types d\u2019antidotes, l\u2019analyse de l\u2019air, les effets chroniques, et sur les mesures prophylactiques et collectives pour un nombre important de substances toxiques que l\u2019on rencontre dans l\u2019industrie, il constitue un excellent livre de référence pour les hygiénistes et les médecins d\u2019industrie.Jean-P.Part L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 Symposium \u2014 Le système extra-pyramidal et les neuroleptiques.Revue Canadienne de Biologie, 20: juin 1961.Nous nous plaisons à signaler la livraison de juin de La Revue Canadienne de Biologie.Il s\u2019agit d\u2019une livraison exceptionnelle, d\u2019un volume également inusité par son ampleur, consacrée en totalité aux exposés d\u2019un colloque organisé sous les auspices du Département de psychiatrie de l\u2019Université de Montréal et qui eut lieu en novembre 1960.Il portait sur le système extra-pyramidal et les neuroleptiques.Cette livraison de 664 pages prend littéralement l\u2019allure d\u2019un ouvrage abondant, à plusieurs auteurs qui traitent selon des perspectives personnelles et des expériences individuelles, des syndromes mis en lumière, sinon en vedette, ces dernières années par l\u2019usage des neuroleptiques et par l\u2019étude des syndromes parkinsoniens déclenchés par eux, ou d\u2019installation pathologique et traités par des mesures neuro-chirurgicales.Ce traitement chirurgical applique sur des régions de l\u2019encéphale sélectivement repérées par des procédés stéréotaxi- ques a, au surplus, conduit à repenser fondamentalement toute la physiologie des noyaux gris centraux de la base du cerveau.Des rapporteurs français, américains, canadiens parmi lesquels plusieurs de nos collègues des hôpitaux et des facultés de médecine, sont venus verser au dossier de cette question, sous des angles psychiatriques, neuro-chi- rurgicaux, neuro-physiologiques et pharmacologiques, le produit de leurs connaissances.Cent-neuf participants dont un nombre imposant de notoriété internationale, ont pris part à 66 exposés et discussions.Tous ces textes sont a lire et à confronter les uns aux autres, afin d\u2019en tirer une synthèse qui forme une mise au point actuelle sur les syndromes extra-pyramidaux.Le dernier mot, la conclusion définitive sont loin d\u2019être offerts Toutefois nous devons des félicitations aux responsables de ce vaste colloque dont l\u2019organisation et la réalisation impressionnantes nous ont valu un enseignement profitable et de qualité.Nous félicitons également La Revue Canadienne de Biologie qui nous permet maintenant de lire et de méditer a téte reposée les subtilités, les complexités et les intrications techniques qu\u2019entraine l\u2019étude approfondie des processus extra-pyramidaux telle qu\u2019elle fut poursuivie durant les séances de ce colloque.Roma AMYOT Fondée en 1902 Mlssociation des Médecins de Langue Francaise du Canada BULLETIN D\u2019ADHESION Je, soussigné, vous prie de m'inscrire comme membre de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada.Je vous inclus mon chèque au montant de vingt dollars ($20.00), ce qui me donne droit aux privilèges de l'Association durant une année (de juin à juin).Date.IN OY eee eee eee eee eee emmmmmmemememmmmmmmseeemmeeenesemeeemencesesessceeseesssessessscssessssesssesesesssesessssssssoac BUF BU Se ds D 'at'ra Le] 1 LR SP EE EEE En quelle année avez-vous obtenu votre diplôme et de quelle Université?ec N.B.\u2014 Cotisation privilégiée pour médecins internes, résidents ou aux études: $5.00 par année (juin à juin).Signature: ccocorremannnt (S.V.P.RETOURNER CE BULLETIN À: 326 EST, BOULEVARD SAINT-JOSEPH, MONTRÉAL 14, P.Q.) LS -m m4 A.AB ae ams ae 2 a em a aa ae ae es a 0 88 24 ame \u2014 mm me ey == + \u2014_ - ow L'Union Méd.Canada 59 Tome 90 \u2014 Déc.1961 = * er me er 165 oux pour enra asthmatiques ae Se # 3 Ld INI rod Composition : .essent Chaque comprimé tricolore renferme Es ro lodute de potassium .5 gr.un rapeutique Aminophylline.3 gr.Phéna Ita .14 gr.nt 1a Ephédritie HCI .Ya gr.inobenzoate:d éthyle: 4 sr.Une mine.Hydroxyde 2.97.3 En Indications : Pou e meilleure prôtection contre les cris d'\u2019asthté et pour | soulagement des toux .asthmatiques sèches et sibilantes.Présentation : vy , Hacons de 50 \u20ac de 500 comprimés.7 sa, 3 a : A cha todure e potassium seul est indi % & =.x % % % RS 2 = te andr eng # ip RAT ET or » > 7 2.A fluid fie les sécrétions müdque cu 1 \u20ac.+ 2 le drainage des voie spiratoiret Supérieures À Sr flu ép t visqueux dans la branchite, ifie les cracha fa \u2018bronc I?oe, C4 3 * fournit e prophyÿl tite :da rtaines fôrmes d ee À, goître et d\u2019hyperthyroidie e = a 2 re lodure.de potassium, 10: räins.# 2 haque comprimé KI-N renferme : 5 7 2 3 # FE \u20ac 2.5 a # + 2 cd # Ta 2 2 2 ä 4 # % \u201c3 TE % Zr # x % Ë w % 5 % : + En EN = : # 44 4 yh > tu I{lfnois Ps i ¢ 5% # A Pz 2.1% A # + & gsenta XCFUSI an là-prévinée de Québec f zÉ et laséité d tawa ; .Be 7 sé erdt arton Inc.© MONTRÉAL 2245, RU E VIAU COMMUNIQUÉS LE COLLÈGE ROYAL DES MÉDECINS ET CHIRURGIENS DU CANADA Trente-troisième Réunion Annuelle Hôtel Royal York, Toronto \u2014 18 - 20 janvier 1962.PROGRAMME Jendi 18 janvier : 8 h.30 a.m.: Inscription.10 h.am.: Ouverture officielle et allocution(s) de bienvenue.10 h.15 a.m.: Réunion d\u2019affaires annuelle.2 h.à 5 h.p.m.: Séances scientifiques : Division de la médecine Problèmes de médecine d\u2019ordre général.Division de la chirurgie \u2014 Forum sur la recherche chirurgicale \u2014 Problèmes de chirurgie d\u2019ordre général.Section d\u2019obstétrique et de gynécologie.8 h.p.m.: Collation annuelle des diplômes.9 h.30 p.m.: Réception en l\u2019honneur des nouveaux Associés.Vendredi 19 janvier: 9 h.à 11 h.am.: Colloque: « Clinical applications of radioactive isotopes ».Président: le docteur K.J.R.Wightman.11 h.30 am.: Conférence annuelle portant sur la chirurgie: « Hormones effecting gastric secretion ».Le docteur Robert M.Zollinger, professeur et président, département de la chirurgie, Université de l\u2019Etat d\u2019Ohio, et Président de American College of Surgeons.2 h.a 5h.pm.: Slances scientifiques: Séance mixte des divisions de la médecine et de la chirurgie \u2014 Maladies cardiovasculaires.Division de la médecine \u2014 Endocrinologie et maladies du métabolisme \u2014 Gastro-entérologie.Division de la chirurgie \u2014 Chirurgie de l\u2019appareil digestif \u2014 Chirurgie traumatique.Section d\u2019obstétrique et de gynécologie.Samedi 20 janvier : 9 h.à 11 h.am.: Colloque: « Recent developments in basic science that relate to the Cancer Problem » (présenté par des membres du personnel de la Division de la recherche biologique de l\u2019Ontario Cancer Institute).Président: le docteur F.G.Kergin.11 h.30 am.: Conférence annuelle portant sur la médecine: « Urinary stone ».Le docteur John Eager Howard, professeur de médecine à l\u2019Université Johns Hopkins et chef du service de médecine de l\u2019hôpital Union Memorial, Baltimore (Maryland).2 h.p.m.: Titulaire de la médaille de médecine: « Fami- lkal hyperprotinemia».Le docteur Charles R.Scriver, département de la pédiatrie de l\u2019Université McGill.2 h.45 à 5 h.p.m.: Séances scientifiques : Séance mixte des divisions de la médecine et de la chirurgie \u2014 Maladies cardio-vasculaires.Division de la médecine \u2014 Endocrinologie et maladies du métabolisme \u2014 Hématologie et maladies rénales.Division de la chirurgie \u2014 Problèmes de chirurgie d\u2019ordre général.pa + à + Section d\u2019obstétrique et de gynécologie.7 h.30 p.m.: Réception donnée par le président.8 h.30 p.m.: Banquet annuel.Conférencier invité: le docteur Murray Ross, président de l\u2019Université York de Toronto.Pour les Dames En plus de la collation annuelle de: diplômes et le Banquet annuel auxquels les épouses des Associés sont invitées, le Comité des Dames, sous la présidence de Mme Ralph Will, a organisé un programme d'activités intéressantes pour le vendredi, 19 janvier.Ceci comprendra une tournée et un goûter au nouveau Centre O'Keefe et dans l\u2019après-midi les dames visiteront la Galerie d\u2019art de Toronto où se tiendra alors une exposition de sculptures britanniques contemporaines, et y prendront le thé.Le programme pour les dames sera envoyé avec le programme de la réunion annuelle aux Associés et spécialistes certifiés qui se seront inscrits.Les épouses des Associés qui accompagneront leurs maris à la réunion sont priées de compléter et de retourner le feuillet qui sera attaché au programme pour les dames afin de laisser savoir au Comité à quelles activités elles participeront.PROGRAMME DES COURS DE RADIODIAGNOSTIC Le professeur Albert Jutras a organisé toute une série de cours post-scolaires en radiodiagnostic.En voici le programme : 25 septembre 1961, docteur D.McRae: Principes généraux techniques et photographiques.2 octobre, docteur D.McRae: Le crâne normal chez le nourrisson, l\u2019enfant, l\u2019adulte et le vieillard.Les anomalies de développement.4 octobre, docteur A.Jutras: Principes généraux.Techniques.6 octobre, docteur A.Jutras: Estomac \u2014 Ulcus.11 octobre, docteur P.Perras: Anatomie radiologique et technique d\u2019examens du crane.13 octobre, docteur A.Jutras: Estomac \u2014 Tumeurs bénignes et malignes.16 octobre, docteur D.McRae: Les signes de lésions intra-crâniennes.18 octobre, docteur P.Perras: Anatomie radiologique et technique d\u2019examens du \u2018crâne (suite).20 octobre, docteur A.Jutras: Carrefour œsophago-gas- trique \u2014 Anatomie normale \u2014 Hernie hiatale \u2014 Achalasie \u2014 Varices \u2014 Sclérodermie \u2014 etc.23 octobre, docteur D.McRae: L'\u2019artériographie.25 octobre, docteur A.Sansregret: Etude des substanezs de contraste.27 octobre, docteur P.Jutras: Oro et hypo-pharynx \u2014 Déglutition normale et pathologique \u2014 Lésions communes.30 octobre, docteur D.McRae: L\u2019artériographie.3 novembre, docteur S.Dunbar: Oesophage thoracique \u2014 Anomalies congénitales \u2014 Lésions particulières à l\u2019enfance \u2014 Corps étrangers.6 novembre, docteur D.McRae: Etudes encéphalogra- phiques. L'Union Méd.Canada ol Tome 90 \u2014 Déc.1961 MARRO-DAUSSE MAINTENANT PRÉSENTÉ SOUS FORME DE DRAGÉES LA PRÉPARATION LA PLUS RICHE EN VITAMINES \u201cp\" NATIVE DE VI AMINE P PAR CC.DE SOLUHON OU PAR DRAGÉE HI ÉMORROIDES < FORMES | = CRISES HEMORROIDAIRES AIGUES TRAITEMENT D'ENTRETIEN DRAGÉES VARICES - PHLÉBITES ° ET TOUS LES TROUBLES CIRCULATOIRES VEINEUX FRAGILITÉ CAPILLAIRE - ENGELURES Posologie: 1 ou 2 dragées deux ou trois fois par jour, aux repas.Présentation : Solution : Flacons de 1 oz.et 4 oz.POMMADE Pommade : Tubes de 40 grammes avec canule spéciale.Suppositoires : Boîte de 10 suppositoires.Dragées : Flacons de 50, 100 et 500 dragées.S Echantillon et documentation sur demande.Préparé par les LABORATOIRES DAUSSE, Paris, France SUPPOSITOIRE Représentants exclusifs au Canada : Herdt :Charton Inc.SOLUTION ( 2245, RUE VIAU + MONTREAL 1430 8 novembre, docteur R.Maltais: Le système nerveux central.Anatomie et techniques d\u2019examens.Encéphalographies et ventriculographies.10 novembre, docteur P.Roy: Oesophage thoracique normal \u2014 Déformations par causes extrinsèques.13 novembre, docteur D.McRae: Etudes encéphalogra- phiques.15 novembre, docteur R.Maltais: Techniques d\u2019examens (suite).17 novembre, docteur A.Trépanier: Oesophage thoracique \u2014 Tumeurs bénignes et malignes \u2014 Ulcus peptique \u2014 Oesophagite \u2014 Diverticules \u2014 Fistules \u2014 etc.20 novembre, docteur D.McRae: Etudes encéphalogra- phiques.22 novembre, docteur R.Maltais: L\u2019angiographie cérébrale normale.24 novembre, docteur G.Duckett: Estcmac \u2014 Gastrites \u2014 Granulomes \u2014 Syphilis \u2014 Tuberculose \u2014 Amyloïdose.27 novembre, docteur D.MeRae: La colonne vertébrale chez le nourrisson, l\u2019enfant, l\u2019adulte et le vieillard \u2014 Anomalies de développement.29 novembre, docteur A.Sansregret: Les citernes de la base et l\u2019encéphalographie fractionnée.1 décembre, docteur Saltiel: Estomac post-opératoire \u2014 Variétés \u2014 Pathologie.4 décembre, docteur D.McRae: La colonne vertébrale anormale.6 décembre, docteur F.Robert-Robillard: Pathologie du système nerveux central.11 décembre, docteur D.McRae: La myélographie.13 décembre, docteur F.Robert-Robillard: Pathologie du système nerveux central (suite).15 décembre, docteur M.Favreau: Estomac et duodénum pathologiques de l\u2019enfant \u2014 Hypertrophie du pylore \u2014 Ulcus \u2014 Duplication \u2014 Atrésie \u2014 Sténose par torsion, bandes congénitales, ete.Corps étrangers.18 décembre, docteur J-L.Léger: Les traumatismes crâniens.20 décembre, docteur M.Longtin: Duodénum normal et pathologique \u2018de l\u2019adulte \u2014 Variations anatomiques et fonctionnelles \u2014 Ulecus \u2014 Diverticules \u2014 Tumeurs duodénales et ampullaires \u2014 ete.8 janvier 1962, docteur R.Ethier: Les lésions sus-ten- torielles.10 janvier, docteur R.Ethier: Les lésions sus-tento- rielles.12 janvier, docteur H.-P.Lévesque: Intestin gréle \u2014 Anatomie et physiologie normale \u2014 Technique d\u2019examen \u2014 Troubles fonctionnels.; 15 janvier, docteur P.Fauteux: Les lésions hypophysaires et crânio-pharyngiomes.17 janvier, docteur R.Ethier: Les lésions de la fosse postérieure.19 janvier, docteur Hébert: Intestin grêle \u2014 Lésions inflammatoires.22 janvier, docteur R.Ethier: L\u2019épilepsie.24 janvier, docteur À.Sansregret: Les mastoïdes et les rochers.oo.26 janvier, docteur Y.Vallée: Intestin gréle \u2014 Occlusion \u2014 Tumeurs \u2014 Invaginations \u2014 Iléus méconial \u2014 Bandes péritonéales \u2014 Diverticule de Meckel \u2014 Pneumatose \u2014 Ascarie, ete.COMMUNIQUES L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 29 janvier, docteur O.Raymond: Côlon \u2014 Technique d\u2019examen \u2014 Anatomie et physiologie normales \u2014 Anomalies de l'adulte.31 janvier, docteur À.Sansregret: Les orbites.2 février, docteur M.Dufresne: Côlon de l\u2019enfant \u2014 Anatomie et anomalies chez l'enfant \u2014 Hirschprung \u2014 Atrésie \u2014 Imperforation \u2014 Prolapsus \u2014 Polypes \u2014 etc.5 février, docteur P.Fauteux: Les sinus.7 février, docteur J.-L.Léger: Les lésions vasculaires.9 février, docteur A.Vallée: Côlon \u2014 Côlite ulcéro-hé- morrhagique \u2014 Tuberculose \u2014 Granulomes \u2014 Actinomycose \u2014 Côlite amibienne \u2014 Volvulus.12 février, docteur N.Brown: Les dents.14 février, docteur P.Perras: Le larynx.16 février, docteur M.Longtin: Côlon \u2014 Diverticulose et diverticulite \u2014 Tumeurs bénignes et malignes \u2014 Invaginations \u2014 Perforations.19 février, docteur J.Laberge: Carrefour iléo-cœcal \u2014 Appendice.21 février, docteur A.Jutras: Voies biliaires \u2014 Techniques \u2014 Lithiase.23 février, docteur H.-P.Lévesque: Voies biliaires \u2014 Lésions pariétales.26 février, docteur P.Roy: Foie \u2014 Rate \u2014 Pancréas \u2014 Pneumo-péritoine \u2014 Spléno-portographie Les cours de radiodiagnostic en gastro-entérologie seront donnés à la salle de cours du Service de Radiologie de l'hôpital Notre-Dame l\u2019après-midi à 4.30 h., sauf: la première conférence du docteur Jutras qui aura lieu à l\u2019Hôtel- Dieu, et celle du docteur Dunbar qui aura lieu au Montreal Children\u2019s Hospital.Les cours du docteur McRae seront donnés à l\u2019Institut Neurologique à 4.30 h.COURS DE BIOLOGIE, MÉDECINE ET HYGIÈNE NUCLÉAIRES ORGANISÉ PAR L'ÉCOLE D'HYGIÈNE ET L'EXTENSION DE L'ENSEIGNEMENT: PROF.JOSEPH STERNBERG Ce cours s\u2019adresse aux médecins et biologistes intéressés aux applications de l\u2019énergie nucléaire et des radiations en médecine et en santé publique.Le cours est divisé en deux parties, chacune pouvant être suivie séparément, au cours de la même année ou au cours de deux années successives.PROGRAMME DES COURS lere partie (Cours No 44): Notions fondamentales de biologie et d'hygiène nucléaires.Notions fondamentales de physique et de chimie nucléaires appliquées à la médecine et la biologie.Théorie et applications des instruments basiques de mesure de la radioactivité; organisation du laboratoire des radioisotopes et de la radiation.Normes de protection contre la radiation; protection du travailleur dans le domaine de la radiation.Revue des applications des radioisotopes et de la radiation en médecine et en biologie: biochimie, physiologie, pharmacologie, toxicologie, nutrition, endocrinologie, etc.Action de la radiation sur la matière: maladie de la radiation, radiation et cancer, génétique et radiation.Radiation et santé publique: contamination du milieu environnant par les substances radioactives; déchets radioactifs.Application de l\u2019énergie nucléaire en temps de paix; la guerre atomique, rôle du médecin et de l\u2019hygiéniste. 63 L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 BAUME ANALGESIQUE ANTIPH LOGISTIQUE a Draques I \u20ac.PRÉPARÉ PAR DERMOPHILE INODORE YA ronmure _ Rs _ NOE de Diethylomiet ?Ly of L A T E M A POSOLOGIE: EA eu i Ge MA Be LABORATOIRES DE Baume: En frictions plusieurs fois s 240 Vase ass ce re 196 JR ÿ THERAPEUTIQUE par jour.120608 28 #4 gt MODERNE Dragées: Prendre 6 à 10 dragées TRG par jour selon le cas.- | Littérature et échantillon à messieurs les médecins sur demande.D HP Herdt -Charton Inc.2245, RUE VIAU - MONTRÉAL 1432 Nombre de cours: 35 (75 heures, dont 16 démonstrations ou travaux pratiques au cours du 2ième semestre).Les cours seront donnés mardi soir entre 730 et 930 p.m., débutant le 3 octobre.Frais de scolarité: $75.00.Zième partie (Cours No 45): Applications médicales des radioisotopes et de la radiation.Professeurs: docteur Joseph Sternberg et conférenciers invités.Application des radioisotopes au diagnostic clinique: le radioiode et le diagnostic des affections thyroidiennes; les radioisotopes dans les maladies du sang et de la circulation ; procédés de médecine nucléaire en médecine interne, chirurgie, neuro-chirurgie, cancérologie, orthopédie, microbiologie, et immunologie, recherche clinique, pédiatrie, gynécologie et obstétrique, etc.Thérapie par les substances radioactives: théorie et applications.Hygiène nucléaire: études épidémiologiques, génie sanitaire, etc, faites avec des substances marquées.Stérilisation des aliments et des médicaments par la radiation.Des conférences spéciales seront faites suivant l\u2019orientation des étudiants; des visites pourront être organisées aux laboratoires et institutions appliquant des techniques de médecine et de biologie nucléaires.Les médecins intéressés pourront obtenir une attestation nécessaire pour la demande de l\u2019autorisation gouvernementale en vue de l\u2019utilisation des radioisotopes en clinique.Nombre de cours: 25 (50 heures, dont 25 heures de travaux pratiques ou de démonstrations cliniques).Les cours théoriques seront faits jeudi soir de 7.30 & 9.30 ; les travaux pratiques ou cliniques seront faits à des places et dates fixées ultérieurement.Frais de scolarité: $60.00.Pour obtenir des informations supplémentaires, s\u2019adresser à l\u2019Extension de l\u2019Enseignement, Université de Mont réal, C.P.6128 (tél.: RE.3-9951, local 246) ou directement au docteur Joseph Sternberg, Institut de Microbio logie et d'Hygiène, C.P.6128, tél.: RE.3-5304.LE PREMIER HÔPITAL DE SEPT-ÎLES (P.Q.) REÇOIT UNE AIDE FÉDÉRALE Sept-Iles (P.Q.), sur la rive nord, terminera la construcs tion de son premier hôpital à la fin de cette année avec l\u2019aide d\u2019une subvention fédérale s\u2019élevant à $620,250.C\u2019est ce qu\u2019a annoncé l\u2019hon.J.Waldo Monteith, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social.Cette somme a été attribuée pour aider à la construction d\u2019un nouvel hôpital de 210 lits.Elle servira aussi à construire les locaux nécessaires à 38 berceaux et \u2018es logements de 88 infirmières et 3 internes.Tous les lits se trouveront aux trois étages supérieurs, le rez-de-chaussée étant réservé à la médecine, le premier étage à l\u2019obstétrique et le second à la chirurgie.L'argent servira également à construire les locaux d\u2019une unité sanitaire pour desservir cette région en rapide expansion.Terminé, cet hôpital sera l\u2019un des quelques établissements situés sur les 1,000 milles de la côte nord qu\u2019on COMMUNIQUÉS L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 peut atteindre seulement par avion.L'hôpital desservira une population comprenant de quarante à cinquante mille personnes selon les estimations et qui atteindra vraisemblablement soixante-dix mille au cours des dix prochaines années.SUBVENTION À L'HYGIÈNE POUR UNE ENQUÊTE SUR LA MALADIE MENTALE Une aide fédérale de $19800 au titre des subventions fédérales à l\u2019hygiène mentale a été attribuée au ministère de la Santé du Québec vient d\u2019annoncer le ministère de la Santé nationale et du Bien-être social.La subvention doit servir à couvrir une partie des frais d\u2019une enquête provinciale sur la maladie mentale qui comprendra une étude des services hospitaliers pour les malades mentaux, une évaluation du personnel hospitalier disponible et du traitement des malades.Le projet, déjà en cours et qui doit prendre quatre mois, est confié aux docteurs Dominique Bédard, Denis Lazure et C.A.Roberts.L'HÔPITAL DE GRAND'MÈRE REÇOIT UNE SUBVENTION FÉDÉRALE À L'HYGIÈNE Le ministre de la Santé nationale et du Bien-être social a annoncé l\u2019attribution d\u2019une subvention fédérale à l\u2019hygiène de $9,300 à l\u2019hôpital Laflèche, de Grand\u2019Mère (P.Q.), pour aider à couvrir des frais de réfection.Cet argent aidera à construire une salle de repos dans le bloc chirurgical, une salle de travail, et un agrandissement pour six lits de pédiatrie.Les autres améliorations comprendront des cloisons à soufflets, le remplacement de la plomberie et du chauffage, une installation électrique, l'aménagement d\u2019un étage non meublé et des travaux de toiture.La plupart de ces travaux sont en cours et doivent être bientôt achevés.ASSOCIATION CANADIENNE POUR LES ENFANTS ARRIÉRÉS L'Association Canadienne des Enfants Arriérés annonce la vacance d\u2019un poste de secrétaire en recherches.Les candidats doivent posséder suffisammen* de connaissances en médecine, en psychologie, en éducation spéciale ou en service social.Il serait préférable que les postulants aient une expérience antérieure en recherches et portent un intérêt particulier aux questions de l\u2019arriération mentale.Le candidat élu fera partie du bureau principal de l\u2019Asso- clation Canadienne pour les enfants arriérés à Toronto.Le salaire sera fixé d\u2019après l\u2019expérience et les titres académiques.Une nomination à temps partiel à l\u2019Université de Toronto pourrait être offerte au candidat qualifié.Il s\u2019agit d\u2019un poste supérieur qui présente des avantages enviables dans le domaine de l\u2019arriérat'on mentale.Les personnes intéressées devront communiquer avec le Secrétaire de l\u2019Association Canadienne des Enfants Arriérés, 317, avenue Road, Toronto 7, Ont. = REVERIN antibiotique semi-synthétique nouveau, a large spectre, pour injection intraveineuse La solubilité de Reverin* est très élevée (2500 fois plus soluble dans l'eau que le chlorhydrate de tétracycline); c\u2019est pourquoi l\u2019on peut, sans douleur, injecter directement dans la veine 275 mg.en une minute.Ce mode d'administration particulier entraîne immédiatement des taux sanguins bactéricides et des niveaux tissulaires plus élevés assurant ainsi de plus grandes concentrations d\u2019antibiotique au foyer de l'infection.HOECHST PHARMACEUTICALS OF CANADA LIMITED Documentation sur demande. CRIASE tolbutamide, Hoechst Fruit des recherches qui, pendant plus de 50 ans, furent effectuées sur le diabète.all + l\u2019innocuité \u2018une néces ité premiére «fi.LC ph El 28 poil tolbutaride ap qué le¥ Prk être Sas GX Inc in Eu, EIR IN) F a Fl estatiqu rérgtopDièse, le foie pA {AV CIT sy Oger, VE % eo Ro 7 ; Sil Tk OU ns M fepatibnal A > has \u2018 MAC Orinase par jo Lire \" Ar] tolérance le premier souci du malade Bit, FR rdaires ité prévoqués plue ré § préparati rl ÿ apparaîtra | tgjbuta pèse te\u201d à la f ye A 2 2 ve, al fs N.Y.fl | ntages exceptionnels Uu\" Se 1 LS rrepce des pe NY, od.Clnjcs > ho pip oy LY: LENE TOD CY am tM Te plycémie chez les malades recevagt une Würe d'en- treti u telbutamide révét une, telles portdfie pratique que le fanny CE serait biemgmicux défigs par I'adjegtif \u201ceuglycé ; oN) rir ique.\u201d C.7 Se ongr Inter- So of Diabetes, (23-28 juil- 4 ny 958.CAE aa ues 1 ei ARE Add, A ser EN po pele 61-106 HOECHST PHARMACEUTICALS OF CANADA LIMITED + MONTREAL L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 pour une reponse rapide L\u2019Aménorone Forte agit directement sur l\u2019endomètre.L\u2019 interruption de la cure produit le \u2018\u201c curetage médical\u201d décrit par Fuller Albright qui est une menstruation * \u2018physiologique normale\u201d.L\u2019Aménorone Forte n\u2019a pas d\u2019action si la patiente est enceinte.Boîte de 3 comprimés pour une cure de 3 jours.ROUSSEL (CANADA) LTÉE 209 EST, RUE SAINTE-CATHERINE, MONTRÉAL 18, P.Q.67 LIVRES RECUS Roentgenthérapie et électrothérapie des affections de la peau.Indications et techniques.Par F.LEPENNETIER et H.RA- BEAU.Un vol.de 524 pages, avec 109 figures.Broché: 62 NF; cartonné toile: 72 NF.Masson et Cie, édit, Paris, 1961.Les auteurs ont voulu rédiger un livre essentiellement pratique, sans idées préconçues, où chacune des modalités d\u2019agents physiques puisse trouver la place qui lui revient, mais dans lequel, étant donné son importance dans ce genre de traitement, la rœntgenthérapie méritait des exposés particulièrement détaillés.Pour cela l\u2019ouvrage est divisé en deux parties: La première partie est consacrée aux exposés techniques selon le choix de l\u2019agent physiothérapique: rœntgenthéra- pie superficielle ou de contact, buckythérapie, rœntgen- thérapie modérément pénétrante ou pénétrante, courant continu (ionisation, électrolyse), courants de haute fréquence (diathermie, ondes courtes, électrocoagulation, ef- fluvation et étincelage) ultra violets et infra-rouges, cryo- thérapie, azote liquide, radium, isotopes radio-actifs.Les auteurs insistent longuement sur maints détails pratiques: mise en place du malade, localisation, choix des champs (unique, multiples, juxtaposés, opposés, etc.) dosage, rythme et nombre des applications, doses maxima de rayons X, etc., car il leur a semblé que c\u2019est à l\u2019imprécision habituelle de leur exposé didactique ou à leur oubli que peuvent être souvent attribués les incidents ou les accidents reprochés à tort, à la rœntgenthérapie en particulier.La seconde partie se présente sous la forme d\u2019un index alphabétique de 407 pages.Beaucoup de dermatoses n\u2019étant pas du domaine de la physiothérapie, les classifications habituelles ont dû être en effet écartées.L\u2019ordre alphabétique permet de trouver rapidement les renseignements cliniques et les indications thérapeutiques utiles.De brèves notes de dermatologie, jugées nécessaires, ont été données pour chaque affection, pour rappeler au physiothérapeute les caractères des dermatoses courantes, leur aspect, leurs variétés, leurs types évolutifs, et aussi pour indiquer les signes principaux des affections rares.Les auteurs se sont efforcés de préciser autant que possible ce que l\u2019on doit faire pour obtenir habituellement, dans chaque cas, de bons résultats, mais aussi ce qui peut être tenté, avec précaution, sans danger, et enfin ce qui ne doit jamais être fait ni tenté.Leur expérience porte sur plusieurs milliers de malades traités au cours de leur long séjour à l\u2019Hôpital Saint-Louis.Pour chaque dermatose envisagée, après la description clinique, des « indications physiothérapiques » énumèrent dans l\u2019ordre préférentiel les modalités thérapeutiques de choix, leur opportunité, qui peut être variable selon le stade de la maladie, leurs modalités d\u2019application (éventuellement les contre-indications formelles), les résultats, les dates de reprise autorisée, ete.Le radiologiste devait aussi être averti que depuis quelques années on a trouvé pour certaines dermatoses des thérapeutiques nouvelles (chimiothérapie, antibiotiques, vitamines.), agents de guérison plus appropriés et plus efficeces que l\u2019électro- rœntgenthérapie dont autrefois l\u2019action était plus ou moins heureusement utilisée.Cependant ces nouvelles médications, si actives qu\u2019elles soient, n\u2019empêchent pas que le recours ee ve aux agents physiques soit toujours fréquent.Parmi ceux-ci la rœntgenthérapie reste le modificateur le plus actif mais aussi celui dont l\u2019emploi requiert la connaissance la plus approfondie de ses indications réelles, de sa technique et de ses possibilités, ce que l\u2019on ne saurait oublier ou méconnaître impunément.Le dermatologiste pourra trouver dans cet ouvrage ce que l\u2019on peut attendre des méthodes exposées, en connaître l\u2019évolution actuelle et les perfectionnements techniques, savoir à l\u2019occasion que si certaines d\u2019entre elles n\u2019apportent pas toujours la guérison, elles n\u2019en peuvent pas moins procurer aux malades de grands soulagements.Il sera aussi convaineu que la rœntgenthérapie pratiquée opportunément et correctement est un agent d\u2019une indiscutable efficacité, et maintenant encore la meilleure thérapeutique de beaucoup de dermatoses bénignes et malignes.Agression et réanimation en médecine interne.Par P.MI- CHON et A.LARCAN, avec la collaboration de P.Sadoul, et de O.Guerci, C.Huriet, C.Kling, J.-M.Picard, E.Remigy, F.Streiff et P.Vert.Un vol.de 552 pages, avec 66 figures.72 NF.Masson et Cie, édit., Paris, 1961.La réanimation vise à maintenir l\u2019ensemble des fonctions vitales d\u2019un organisme agressé.Son domaine, venu de la chirurgie, s\u2019étend désormais à toutes les disciplines, tout spécialement en médecine interne.Il faut en définir l\u2019objet et les limites, et préciser les techniques qu\u2019emploie cette nouvelle branche de l\u2019activité médicale.Ce troisième volume de la collection Agressologie, Réanimation, Hibernothérapie, n\u2019est ni un traité des urgences, ni un manuel de transfusion, ni un précis de diététique.Il n\u2019est pas non plus un livre des affections métaboliques.Il emprunte cependant beaucoup à toutes ces disciplines; l\u2019action du réanimateur appartient souvent à l\u2019urgence, elle fait appel aux techniques transfusionnelles, elle exige des connaissances diététiques précises; enfin, elle s\u2019adresse dans la règle à des affections métaboliques.Le réanimateur, pour faire œuvre utile, devra connaître les grandes modalités réactionnelles de l\u2019organisme vis-à-vis de différentes agressions.Les désordres physiopathologiques très variés nécessitent une parfaite connaissance des grands métabolismes, de l\u2019équilibre acido-basique, de l\u2019équilibre hydro-électrolytique, et leurs principales perturbations.Certains syndromes communs à différentes agressions méritent une étude séparée.Tels sont le collapsus et le choc, la thrombose, l\u2019hyperthermie, l\u2019hémorragie, l\u2019infection, la douleur.C\u2019est l\u2019objet de la première partie.La recherche des phénomènes réactionnels généraux, ainsi que d\u2019une attitude thérapeutique précise et raisonnée, conduit à envisager de très nombreux chapitres de la pathologie.Il s\u2019agit soit d\u2019affections métaboliques aiguës, soit de véritables urgences, soit plus volontiers des modalités viscérales variées de la réaction de l\u2019organisme à l\u2019agression.Les chapitres conduisent le lecteur de l\u2019infarctus du myocarde à la noyade en passant par l\u2019anurie, les comas diabétique et hépatique, l\u2019ictus apoplectique et le delirium tremens. L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 Novahistex n\u2019a jamais guéri un rhume \u2014 cependant, les préparations de Novahistex ont été prescrites à des milliers de gens pour le soulagement rapide des symptômes du rhume.Le Novahistex associe le phényléphrine, un vasoconstricteur efficace par voie orale, au diphénylpyraline, un antihistaminique très efficace et peu toxique.Cette association procure un plus grand soulagement que si l'un ou l'autre médicament était employé seul.Les comprimés Novahistex, en une seule dose, apportentun soulagement qui dure pendant 8 à 12 heures.Chaque comprimé à action soutenue renferme 40.0 mg.de chlorhydrate de phényléphrine et 4.0 mg.de chlorhydrate de diphénylpyraline, pour un soulagement prolongé de la congestion respiratoire dans le rhume ordinaire, la sinusite et la rhinite.Posologie: Adultes et enfants au-dessus de 12 ans: 1 comprimé toutes les 8 à 12 heures.\u201c8 A7 PITMAN-MOORE OF CANADA, LIMITED Pour les patients qui préfèrent une médication liquide, l'Elixir Novahistex offre le phényléphrine et le diphénylpyraline sous une forme très agréable au goût.Une seule dose soulage les symptômes du rhume pendant environ4heures.Chaque cuilleréeäthéde5cc.contient 20.0 mg.de chlorhydrate de phényl- éphrine et 2.0 mg.de chlorhydrate de di- phénylpyraline.Posologie: Adultes et enfants au-dessus de 12 ans: 1 cuillerée à thé toutes les 4 heures.DON MILLS, ONTARIO 1438 LIVRES REÇUS Une explication physiopathologique sert de base à l\u2019exposé des troubles rythmiques, des désordres respiratoires, des néphropathies fonctionnelles.À tout moment, on cherche à éviter les « recettes» et à « raisonner » une thérapeutique fondée sur des considérations physiopathologiques et pharmacodynamiques précises.Le dynamisme de la réaction post-agressive, les difficultés de sa surveillance sont mis en évidence.Tel est l\u2019objet de la deuxième partie.Chaque discipline possède sa technique.Ici, le domaine des techniques est très important, et nécessite une mise au point très précise.La pratique de la transfusion, l\u2019usage des différents solutés, les problèmes de l\u2019alimentation du grand malade, l\u2019emploi de certains médicaments, enfin l\u2019utilisation des méthodes modernes de réanimation respiratoire ou rénale sont précisés dans les chapitres de la troisième partie.La nécessité de « centres de Réanimation » s'impose alors, et leurs besoins sont précisés.S1 la réanimation médicale touche à de nombreux domaines et fait appel à de nombreuses disciplines, elle possède néanmoins une réelle autonomie.Dans ce livre sont définis les fondements, les applications et les méthodes d\u2019une branche nouvelle de l\u2019activité médicale, qui nécessite plus que toute autre un état d\u2019esprit de « synthéticien ».Les ostéo-arthropathies nerveuses.Par A.M.RECORDIER, P.MOUREN et G.SERRATRICE.Préface de Ludo Van Bogaert.Un vol.de 172 pages, avec 50 figures.28 NF.Franco: 29,10 NF.L'Expansion, édit., Paris, 1961.Dans une étude très complète, les auteurs s\u2019attachent à la description des ostéo-arthropathies d\u2019origine nerveuse prises dans leur sens le plus large.Ce chapitre pathologique, en effet, s\u2019il se limitait classiquement aux ostéo-arthro- pathies tabétiques et syringomyéliques, s\u2019est enrichi actuellement de nombreuses variétés: acropathies ulcéro-muti- lantes, ostéo-arthropathies observées au cours du diabète ou de la lèpre, para-ostéo-arthropathies neurogènes, rhumatismes neurotrophiques du membre supérieur, ostéoporose post-traumatique, ostéo-arthropathies du zona, notamment.Sont repris ici et classés, 8 chapitres comprenant chacun, après un rappel historique, un tableau séméiologique, une étude anatomique et pathogénique et le traitement.Une bibliographie très abondante suit chacun de ces chapitres, ce qui augmente la clarté de l\u2019ouvrage et permet de retrouver avec facilité les références correspondant à chaque sujet.La division de l\u2019ouvrage est la suivante: I.\u2014 La légitimation du concept d\u2019ostéo-arthropathie nerveuse : Une justification de la notion d\u2019ostéo-arthropathie nerveuse est la raison de ce chapitre initial.Le problème de l\u2019influence du système nerveux sur les os et les articulations repose sur des bases physiologiques et expérimentales précises.Puis, sont abordés les caractères cliniques et évolutifs communs aux ostéo-arthropathies nerveuses.Enfin, les faits sont repris sous l\u2019angle pathogénique et diverses interprétations sont proposées.IT.\u2014 Les ostéo-arthropathies tabétiques : Ce chapitre, abondamment illustré par une riche iconographie, est modernisé par la mise en valeur de la fré- L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 quence des atteintes vertébrales connues ou méconnues.De ce fait, sont isolées les ostéo-arthropathies rachidiennes au même titre que les ostéo-arthropathies des membres.IIT.\u2014 Les ostéo-arthropathies syringomyéliques : Limitée de façon restrictive aux atteintes ostéo-articu- laires de la syringomyélie classique, cette étude est illustrée par des cas personnels dont les radiographies sont présentées.Les tirages ou Logétron mettent bien en évidence l\u2019anarchie lésionnelle caractéristique.IV.\u2014 Les acropathies ulcéro-mutilantes : Les problèmes posés par les acropathies ulcéro-muti- lantes sont multiples, et loin d\u2019être résolus; la maladie de Thévenard, d\u2019abord, est étudiée, qui reste la plus typique des acropathies ulcéro-mutilantes.Les formes sporadiques ont fait l\u2019objet de nombreuses études récentes qui sont reprises et analysées.Enfin, le concept de syringomyélie lombo-sacrée, qui semblait jadis être bien individualisé, ne doit sans doute être considéré qu\u2019avec une grande prudence et nombre de cas publiés restent d\u2019authenticité discutable.V.\u2014 Les ostéo-arthropathies du diabète et de la lèpre: A juste titre, les ostéo-arthropathies du diabète et de la lèpre font l\u2019objet d\u2019un chapitre séparé.D\u2019aspect assez proche des acropathies ulcéro-mutilantes elles en réalisent des formes secondaires.Les ostéo-arthropathies du diabète sont de connaissance récente et l\u2019apparition de telles manifestations est d\u2019un grand intérêt théorique et pratique.A propos des ostéo-arthropathies de la lèpre, sont analysés de façon complète les travaux actuels les concernant; en effet, bien que rares sous nos climats, ces lésions ostéo- articulaires sont à l\u2019ordre du jour en pathologie tropicale.VI.\u2014 Les para-ostéo-arthropathies neurogènes : Les para-ostéo-arthropathies neurogènes occupent une place à part dans le cadre des ostéo-arthropathies nerveuses.Se basant sur les mises au point récentes et sur leur expérience personnelle, les auteurs présentent un étude complète de cette affection, l\u2019illustrant de radiographies très caractéristiques.VII.\u2014 Les rhumatismes neurotrophiques et les syndromes apparentés: Ce chapitre réunit, à juste titre, trois groupes de lésions articulaires différentes par leur étiologie, mais atteignant de façon assez semblable la main et le membre supérieur.Le rhumatisme neurothrophique ou syndrome épaule- main est le plus typique, de par son évolution et sa séméiologie, mais a beaucoup de points communs avec l\u2019ostéoporose post-traumatique, les ostéo-arthropathies du zona.VIII.\u2014 Les ostéo-arthropathies des hémiplégies et des syndromes extra-pyramidaux.Les formes rares et les formes frontière: A côté de notions classiques concernant les lésions ostéo- articulaires des hémiplégiques et des parkinsoniens, sont passées en revue ici les descriptions récentes des ostéo- arthropathis secondaires à la dégénérescence hépato-lenti- culaire, aux syndromes de la queue de cheval et à d\u2019autres affections nerveuses plus rares, telle l\u2019indifférence congénitale à la douleur. L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 STELAZINE™ un tranquillisant qui assure la détente et non pas la somnolence La \u2018Stelazine\u2019 se distingue des autres tranquillisants parce qu\u2019elle soulage l\u2019anxiété\u2014que celle-ci se manifeste par de l\u2019apathie, de la nonchalance et de l\u2019asthénie émotive ou par de l'agitation et de la tension.Après plus de deux ans d\u2019expérience clinique, les avantages suivants du traitement à la \u2018Stelazine\u2019 n\u2019ont cessé de s'affirmer.1.Souvent efficace où les autres agents ont échoué\u2014les sujets réfractaires réagissent en général avec promptitude.2.Enthousiasme des malades\u2014qui se sentent d\u2019aplomb et dorment mieux.3.Effet thérapeutique rapide\u2014avec de très faibles doses orales.4.Administration bi-quotidienne commode\u2014grâce à son action prolongée inhérente il suffit de deux prises par jour.5.Effets secondaires légers et transitoires\u2014influençant rarement le cours de la thérapeutique.Présentation: Comprimés, suppositoires, ampoules et fioles multidoses.Pour tous renseignements concernant la posologie, les effets secondaires et les précautions à prendre veuillez consulter la documentation appropriée ou vous adresser à votre représentant SK&F.2B Smith Kline & French - Montréal 9 + Marque déposée au Canada de la trifluopérazine, SK&F 1264F 71 1440 « La grande valeur de cet ouvrage provient de ce que les auteurs ont réuni et juxtaposé une masse de faits et d\u2019observation qui étaient restés dispersés.Ils ont précisé \u2014 avec la clarté admirable de la clinique française \u2014 la séméiologie de ces arthropathies neurogènes et ils ont indiqué pour certaines d\u2019entre elles la voie dans laquelle il fallait en pousser l\u2019étude.Ce service qu\u2019ils rendent à tous les neurologistes est de situer l\u2019acropathie ulcé- romutilante dans son cadre authentique: celui de la patho- LIVRES REÇUS L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 logie hérédo-familiale de l\u2019étage neuro-ganglionnaire, et de leur rappeler l\u2019énorme lacune qui existe encore dans nos connaissances à propos des autres ostéropathies neurogènes.Leur livre n\u2019a pas d\u2019équivalent dans la littérature d\u2019expression française.Dans les littératures étrangères, nous n\u2019en connaissons aucune récente qui éclaire un aussi large spectre de désordres.Nous lui souhaitons l\u2019accueil enthousiaste qu\u2019il mérite auprès de tous les neurologistes et internistes » L.Van Bogaert.LIVRES REÇUS DEPUIS LE 24 OCTOBRE 1961 Vaccins et sérums, par P.CHASSAGNE.G.Doin et Cie, édit., Paris, 1961.Traitement chirurgical des affections oculaires, par L.GUIL- LAUMAT, L.PAUFIQUE, R.DE SAINT-MARTIN, S.SCHIFF- WERTHEIMER et G.SOURDILLE.Tome III \u2014 G.Doin et Cie, édit., Paris, 1961.Nouvelle pratique chirurgicale illustrée \u2014 fascicule XVII \u2014 par Jean QUENU.G.Doin et Cie, édit., Paris, 1961.La maladie de Quincke, par Pierre BLAMOUTIER.L'Expansion, édit., Paris, 1961.Traité de thérapeutique chirurgicale, tome II \u2014 abdomen: parois et tube digestif par J.-P.BINET, Ch.CHATELAIN, Cl.DUBOST et Coll.Masson et Cie, édit.Paris, 1961.Précis d'obstétrique, par Robert MERGER, Jean LEVY et Jean MELCHIOR.Masson et Cie, édit., Paris, 1961.The art of thinking, par Dagobert D.RUNES.Philosophical Library, édit., New-York, 1961.La réanimation, par P.MOLLARET, V.DUPONT, M.GOULON et Coll.Rapports prés.au 33e Congrès Français de Médecine, Paris 1961 \u2014 Masson et Cie, édii., Paris, 1961.Le rein des diabétiques, par M.DEROT.M.LEGRAIN, G.TCHOBROUTSKY et Coll.Rapports prés.au 33e Congres Français de Médecine, Paris 1961 \u2014 Masson et Cie, édit.Paris, 1961.L'athérosclérose, par A.JOUVE, J.TORRESANT, R.RAYNAUD et Coll.Rapports prés.au 33e Congrès Français de Médecine, Paris, 1961 \u2014 Masson et Cie, édit.Paris, 1961.Rayonnements ionisants et santé, par Bo LINDELL et R.Lowry DOBSON.Organisation Mondiale de la Santé, édit, Genève, 1961.Réunion scientifique sur la réadaptation des lépreux \u2014 Rapport.Organisation mondiale de la Santé, édit.Genève, 1961.Evaluation de la cancérogénicité des additifs alimentaires \u2014 5e rapport.Organisation mondiale de la Santé, édit, Genève, 1961.Virus transmis par les arthropodes \u2014 rapport d'un groupe d'étude.Organisation mondiale de la Santé, édit.Genève, 1961.Techniques modernes d'investigation en ophtalmologie.par Jean SEDAN et Georges FARNARIER.Masson et Cie, édit.Paris, 1961.Les affections de la macula, par Jean-Pierre BAILLIART.Masson et Cie, édit., Paris, 1961.Le petit cancer de l'estomac, par J.MASSA.Masson et Cie, édit, Paris, 1951.Vascularisation et circulation cérébrales.par G.LAZORTHES.Masson et Cie, édit., Paris, 1961.Anatomie et pathologie artérielles de la moelle, par Jean-Louis CORBIN.Masson et Cie, édit., Paris, 1961.Phonocardiographie \u2014 Auscultation collective, par C.LIAN.Masson et Cie, édit., Paris, 1961.Epreuves d'effort et d'hypoxie, par G.FAIVRE et J.M.GIL- GENKRANTZ.Masson et Cie, édit, Paris 1960. lorace a Équilibre vitamino-minéral | parfait jusqu\u2019à terme \"TUTAMATE\" MARQUE DEPOSEE (TUTAMINA MATRIS = PROTECTION DE LA MERE) Protège la mère et le bébé des carences nutritionnelles, durant la grossesse et l'allaitement.CHAQUE TABSULE PROCURE DES RÉSERVES DE: Vitamine Biz «o.oo 2 mcgm Acide folique .a aa aa aa aan aa aa aa a a ana an ee 1 mo.Fumarate de fer (fer a I'état ferreux, 30 mg.).100 ma.(1% gr.) Sulfate de cuivre .a da eee ana anne 2.5 mg.Stéarate de magnésium 2220 aa sean aa aa nana ne 8 mg.Carbonate de manganèse .iii.0.3 mo.pour favoriser une hématopoièse optimale et aider à prévenir l'anémie microcytique et macrocytaire.* Vitamine C \u2014 Acide ascorbique .25 mg.pour accroitre la résistance des capillaires, diminuer le risque d'hémorragie et protéger la mére contre le scorbut.Vitamine D .i eee 0 1000 U.I.Farine d'os .coiiiiiiiii aa anne aa near ane en 130 mg.(2 gr.) (teneur moyenne: 44 mg.de calcium, 20 mg.de phosphore et 0.065 mg.de fluor.) pour aider à maintenir l'équilibre calcium-phosphore.Vitamine À L.222 i ieee 2500 U.I.pour aider à maintenir l'intégrité du tissu épithélial.Vitamine By o.oo ee 1 mg.Vitamine B» \u2014 riboflavine .a ana nee e 1.5 mg.Vitamine Bs \u2014 pyridoxine .iii.1 mg.Niacinamide .iii ea aa ae aa a ane anna ne 6 mg.Succinate acide de d-alpha-tocophérol (anti-oxigéne) .2 mg.pour seconder le métabolisme au cours de cette période de stress physiologique.lodure de potassium .iii, 0.2 mg.pour aider à prévenir le goitre provenant d\u2019une hypoiodémie.*Grâce à l'appoint nutritionnel fourni par Tutamate durant la grossesse \u2018on ne décela aucun cas d\u2019anémie mégaloblastique gravidique ou puerpérale malgré les constantes analyses hématologiques pratiquées\u201d chez les patientes de la clinique et des salles d'une grande maternité.(Lowenstein L., Pick, C.et Philpott, N.W.: Am.J.Obst.and Gynec.70:1309, 1955) POSOLOGIE: En supplément: 1 tabsule par jour; en thérapeutique: 2 tabsules par jour ou plus, selon le besoin.Flacons de 50, 100 et 250 tabsules.- maire PRODUITS PHARMACEUTIQUES DE QUALITÉ Charles &.Frost &Co.MONTREAL CANADA Maison entièrement canadienne - Fondée en 1899 a ms i 4 £ Pa Lot 74 \u2014 1442 L'Union Médicale du Canada en 1892 + + L'ALCOOLISME CHEZ LA FEMME Décembre 1892 Le British Medical Journal a publié dernièrement une série d\u2019articles fort intéressants au sujet de la fréquence de l\u2019alcoolisme chronique chez la femme.Nous disons alcoolisme ; le mot dipsomanie serait peut-être préférable.Aux yeux de notre confrère, les habitudes d\u2019alcoolisme tendent à se répandre de plus en plus, et il n\u2019hésite pas à dire que tous les pays pris ensemble sont encore bien en arrière de l\u2019Angleterre sous ce rapport.«Il y a vingt ans, dit-il, il était rare de voir une femme vider son verre au comptoir du marchand de vin; aujourd\u2019hui, surtout dans notre métropole et les autres grandes villes, il arrive très souvent que le nombre des femmes fréquentant les tavernes est plus considérable que celui des hommes ».Londres et Glasgow seraient les villes où les abus alcooliques sont les plus fréquents, et l\u2019Irlande est peut-être le pays où les cas d\u2019alcoolisme chez la femme atteignent le chiffre le plus élevé.A quoi faut-il attribuer cette extrême fréquence des habitudes alcooliques chez les femmes?Adoptant sur ce point les idées du Daily Telegraph, notre confrère du British Medical Journal établit deux variétés de causes: physiques et morales.Aux troubles fonctionnels de l\u2019organisme, si fréquents chez la femme durant la vie sexuelle, doivent peut-être être rapportés le plus grand nombre des cas.L\u2019hérédité, qu\u2019il s\u2019agisse de parents alcooliques ou simplement nerveux, entre aussi en ligne de compte, de même que la transmission, des parents aux enfants, d\u2019une névrose quelconque ou même d\u2019une simple instabilité ou déséquilibration de l\u2019esprit.Le surmenage physique et mental, les soucis et tracas du ménage, la neurasthénie produite par d\u2019autres maladies, les couches et les avortements trop fréquemment répétés, tout cela doit exercer une grande influence sur la production des accidents.La paresse, le manque d\u2019occupations sérieuses sont plus d\u2019une fois le point de départ des abus alcooliques.La vanité, un désir immodéré de satisfaire ses goûts au gré de son caprice livrent enfin très souvent la femme à la passion de l\u2019alcool et contribuent à détruire en elle l\u2019énergie et la volonté, seules sauvegardes d\u2019une vertu qui chancelle et qui va s\u2019effondrer.Il n\u2019y a pas toujours, ajoute en terminant l\u2019auteur de l\u2019article en question, de véritable dipsomanie; il n\u2019y a pas toujours un désir irrésistible de boire.Beaucoup de femmes ont l\u2019alcool en horreur, encore qu\u2019elles ne puissent s\u2019en priver.Elles détestent l'alcool et n\u2019aiment que l\u2019effet qu\u2019il produit.Elles éprouvent la plupart du temps une impulsion, elles subissent l\u2019influence d\u2019une force majeure plus énergique que leur propre volonté et qui ne se peut ni décrire ni définir, et cette soif ne s\u2019apaise \u2014 momentanément toujours \u2014 que dans le sommeil de l\u2019ivresse.L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 O) y L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 UN TAUX ÉLEVÉ DE CHOLESTÉROL SÉRIQUE EST LE SIGNAL SILENCIEUX DE LA MENACE D\u2019UNE MALADIE CARDIAQUE ARTÉRIOSCLÉROTIQUE \u2026 Le rapport Framingham contient cet AVERTISSEMENT: \u201cII existe un risque croissant de maladie cardiaque artériosclérotique chez les personnes ayant un taux élevé de cholestérol sérique .\u201d' UN SIGNAL SILENCIEUX ET MÊME PLUS! Des recherches appliquées à des sujets humains font apparaître \u201c.que l'élévation prolongée du taux sérique des lipoprotéines de faible densité (particulièrement celles qui sont riches en cholestérol) est associée à une morbidité et une mortalité accrues dues à l\u2019athérosclérose\u2026 des expériences faites sur des animaux ont démontré que lorsqu'une augmentation de la concentration de cholestérol sérique est obtenue par un régime alimentaire ou d'autres moyens, il en résulte généralement des changements vasculaires analogues au début de l'athérosclérose chez l'être humain.\u201d LA MENACE EST ÉVIDENTE \u2014 LE TAUX ÉLEVÉ DE CHOLESTÉROL SÉRIQUE DOIT ÊTRE RÉDUIT ET MAINTENU AU NIVEAU NORMAL POURVOIR A CETTE NÉCESSITÉ AVEC chol une dose de 4,0 mg par jour (sodium dextro-thyroxine) une seule dose quotidienne de 4,0 mg, administrée par voie orale, fera revenir le taux de cholestérol a la normale, chez la plupart des malades.continuité de l'efficacité le taux élevé de cholestérol sérique se trouve abaissé et maintenu\u2019 dans les limites normales pendant de longues périodes (plus d'un an).** le cholestérol est physiologiquement \u201ccontrôlé\u201d la réduction du cholestérol s'effectue par des voies physiologiques.sans entraver sa synthèse \u2014 pas d\u2019accumulation anormale de précurseurs \u2014 accélère le taux d'excrétion de cholestérol dans les fèces.\u201d chez plus de 2000 malades des recherches cliniques approfondies, effectuées sur plus de 2000 malades, ont démontré une réduction du cholestérol chez la grande majorité des malades atteints d'hypercholesté- rolémie.6-5 pratiquement non-calorigène d-isomère hypocholestérolémique puissant en doses thérapeutiques, agent sélectif et puissant de l\u2019'hypocholestérolémie, attribuable à l'action du dextro-isomère de la thyroxine.la réduction du cholestérol est en moyenne de 25 pour cent l'apaissement moyen du niveau de cholestérol sérique atteint 25 pour cent, les taux de réduction individuels variant de 16,9 à 75 pour cent.!6 ample marge de sécurité possède une marge de sécurité ample, lorsqu'il est utilisé conformément aux doses recommandées.contre-indications ne doit pas être administré aux malades souffrant d'infarctus aigu du myocarde, de fibrillation auriculaire ou d'angine de poitrine réfractaire.présentation disponible en boîtes de 30 comprimés blancs, sécables, de 4 mg.RÉFÉRENCES 1.Dawber, T.K., Moore, F.E.et Mann, G.V.: Am.J.Pub.Health 47:4 (avril) 1957.2.Van Itallie, T.B.et Felch, W.C.: New England J.Med.263:1243 (15 déc.) 1960.3.Recherches cliniques sur CHOLOXIN, documentation des Laboratoires Baxter, division médicale.4.Cohen, B.M.et Bindelglass, I.L.: communication personnelle.5.Hoobler, S., Colwell, C.et Beier- waltes, W.H.: Sodium D-Thyroxine Symposium, Chicago, 1959, p.43.6.Boyd, G.S.et Oliver, M.F.: Brit.M.Bull.16:138, 1960.7.Boyd, G.S.et Oliver, M.F.: J.Endocrinol.21:33, 1960.8.Starr, P., Roen, P., Freibrun, J.L.et Schleissner, L.A.: A.M.A.Arch.Int.Med.105:530, 1960.9.Best, M.M.et Duncan, C.H.: (à être publié dans Circulation).10.Starr, P.: Clinical Pharmacology & Therapeutics 1:716, 1960.11.Cohen, B.M.et Bindelglass, I.L.: Clinical Med.7:1781, 1960.12.Best, M.M.et Duncan, C.H.: Clinical Med.Research 8:81, 1960.13.Owen, W.R.: Scientific Exhibit, The Clinical Meeting, Am.Med.Assn., Washington, D.C.(28 nov.-1 déc.) 1960.14.Jones, R.J.: Sodium D-Thyroxine Symposium, Chicago, 1959, p.71.15.Oliver, M.F.et Boyd, G.S.: The Lancet 1:783 (15 avril) 1961.16.Anonyme: S.Dakota Med.& Pharmacy J.14:207 (mai) 1961.iN BAXTER LABORATORIES OF CANADA LTD.Alliston, Ontario.75 76 \u2014 1444 NUMÉROS ESSENTIELS POUR LE CONTRÔLE SPÉCIFIQUE DES DOULEURS La codéine, combinée à l\u2019acide acétylsalicylique, à la phénacétine et à la caféine, conserve la faveur générale pour le soulagement des douleurs.En variant la quantité de codéine de cette combinaison, on peut commodément ajuster la posologie aux besoins in- mens Le i Les pèse, g Pad 4 renner.{ prenne errs nan 121 13 nner serra Æ 5 À a = BE 15 rr 18 19) 0 21 ae amr ME LU ER g © es eme, 3 CW \u2019 23 ca | 7 1¢ 11 = Les 17 18 faa ae ; 2 L'Union Méd.Canada 79 Tome 90 \u2014 Déc.1961 La stéroïdothérapie à long terme est souvent restreinte ou réduite à cause des effets secondaires stéroïdiques.L\u2019ARISTOCORT fournit au malade une activité glucocorticoïde intense, mais il est rare qu\u2019il dérange son équilibre minéral ou stimule son appétit, sa tension artérielle ou son psychisme.Avertissements: Bien que les effets secondaires soient considérablement diminués avec l\u2019'ARISTOCORT,, il faut observer les contre-indications foremelles de la stéroïdothérapie, telles que la tuberculose évolutive et les infections virales.Dans le traitement à long terme il faut éviter la discontinuation soudaine de la médication.A\\ristocort Triamcinolone Lederle * Stéroide plus sûr à Long Terme *M Déposé arque Déposée Lederle CYANAMID OF CANADA LIMITED Montreal 80 nouveauté! Robanul glycopyrrolate®, Robins L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 Pr le premier anticholinergique a noyau rigide et en voie de devenir le \u201cmédicament de choix\u201d dans l\u2019uicère duodénal A.H.Robins Company of Canada est heureuse de présenter Robanul, le nouvel agent anticholinergique de synthèse de valeur incontestable.Les résultats des études pharmacologiques, effectuées sur l\u2019animal et sur l\u2019homme, ont révélé un champ d'action que les anticholinergiques n\u2019avaient pas laissé soupçonner jusqu'ici.En clinique, les deux produits, Robanul et Robanul-PH (avec phénobarbital) ont démontré qu'ils pouvaient assurer en 90 minutes\u2026 puis maintenir pendant 6 à 10 heures \u2014 des conditions presque parfaites de cicatrisation qui, du point de vue pharmacologique, conduisent à un soulagement rapide des douleurs ulcéreuses et à la guérison de vos patients.diminue à la fois le volume et la concentration de l'acidité: Les partisans de I'aphorisme \u2018pas d\u2019acide, pas d\u2019ulcére\u2019\u2019 noteront non sans plaisir qu\u2019au cours d\u2019études sur l'inhibition de l'acide! une dose de 4 mg de Robanul diminua | le taux d'acidité | des sécrétions gas- | triques de 94.8% en moins d'une Normale près # { heure.Le volume L _d des sécrétions diminua d'abord de 309% dans les premières 30 minutes puis de 30% dans les 15 minutes qui suivirent.Comparativement au bromure de propanthéline, Robanul fit preuve d\u2019une efficacité quatre fois supérieure dans l'élimination de la sécrétion acide chez le rat présentant l\u2019uicère de Shay® (illustration de droite).antispasmodique efficace: Robanul assura la suppression des spasmes avec une puissance et une sélectivité remarquables.Comme l'indique le graphique ci-dessus indiquant les résultats obtenus lors Ferrer DU ROBANUL SUR LA , SECRETION GASTRIQU oS milligrammes HCI Après #1 (1 hre) Après #2 = d'une étude sur les chiens, Robanul diminue le tonus intestinal sans supprimer le péristaltisme.Chez l'homme, Robanul exerça le plus constant effet dans un domaine où ses bienfaits étaient le plus souhaitable.Au cours d'une étude clinique, la fréquence des contractions de l\u2019antre gastrique, qui étaient de 2 à 2, par minute, diminua jusqu'à 0.4 par minute en moins de 40 minutes après l\u2019administration de 2 mg.de Robanul.4 action indiscutable contre l\u2019ulcère: Au cours de l'expérience de Shay sur le rat, Robanul démontra san équivoque son \" effet contre I'ulcère.L'expérience de Shay consiste à provoquer un état ulcéreux en ligaturant le pylore du rat, laissant ainsi s'accumuler le suc gastrique pendant 17 heures.On peut comparer l'animal témoin (ci-dessus) qui n'a pas reçu de Robanul et qui présente de nombreux ulcères, avec l'animal (ci-dessous) traité par Robanul.*BREVETE AU CANADA, 1961 L\u2019Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 81 Robanul le glycopyrrolate, Robins joue un rôle primordial dans le traitement de l\u2019ulcère: il supprime la douleur et amorce la guérison Quoique les données pharmacologiques soient impressionnantes, les résultats cliniques constituent en définitive la preuve de la supériorité du Robanul.Voici un résumé des résultats consignés par 42 investigateurs sur 1009 sujets traités par Robanul: Dans l'ulcère duodénal, 321 malades sur 391 ont obtenu des résultats bons ou excellents.Dans l\u2019ulcère de l'estomac, on a pu observer des résultats bons ou excellents chez 38 sur 42.Dans l\u2019ensemble, 92% des sujets souffrant d\u2019'uicère gastrique \u2014indi- cation par excellence du Robanul \u2014 réagirent de façon positive au traitement.dans les autres troubles gastro-intestinaux: Robanul et Robanul-PH se révélèrent aussi efficaces.Des résultats excellents ou bons ont été notés dans 68 cas de gastrite sur 80, dans 17 cas de duodénite sur 24, dans 26 cas de cholécystite sur 33, dans 78 cas de spasme du côlon sur 92, dans 49 cas de colite sur 63, dans 14.cas de diarrhée sur 14.Ces cas représentent une partie seulement des affections gastro-intestinales où le traitement par Robanul et par Robanul-PH s'est montré efficace.Quant aux effets secondaires, Robanul prouve qu'un anticholinergique de synthèse peut fort bien donner des résultats pharmacologiques efficaces sans pour cela entraîner les effets désagréables inhérents aux anticholinergiques habituels.La xéros- tomie, modérée ou grave, n\u2019a été observée que dans 3.3% des 1009 cas \u2014 ce qui constitue une proportion remarquable si l'on considère que plusieurs chercheurs ont employé des doses cinq fois plus élevées que les quantités recommandées.Robanul seul ne saurait être substitué au traitement médical d'ensemble de I'ulcéreux, mais il n'est pas douteux que son action pharmacodynamique puisse contribuer à soulager rapidement la douleur et à diminuer l'acidité ainsi que la motilité, contribuant par le fait même à la guérison.Une phrase suffit à résumer la documentation sur Robanul; \u201c\u2018Ulcére en voie de guérison, Robanul en action.\u201d\u2019 En essayant Robanul vous pourrez constater que c'est le médicament de choix contre l'uicère duodénal.a ia uc ra CH 0 Ov.D (KR - gm tte a ee dose moyenne: 1 comprimé trois fois par jour (matin, début d'après-midi et soir).On peut prescrire, si nécessaire, Un comprimé additionnel au coucher.Dans les cas graves, on peut administrer jusqu\u2019à deux comprimés 3 fois par jour.Après disparition des symptômes, revenir à la posologie recommandée.principales indications: ulcères du duodénum et de l'estomac.Robanul est également indiqué pour diminuer les sécrétions gastriques, enrayer l'hypermotilité et autres troubles où une thérapeutique anticholinergique peut être salutaire.On prescrira Robanul-PH dans les cas où se manifestent une tension psychique ou une anxiété légère.effets secondaires: Trente-trois (3.3%) des 1009 patients qui reçurent quotidiennement de 1 à 32 mg de Robanul ou de Robanul-PH se plaignirent de xérostomie modérée ou prononcée mais, dans 11 cas seulement, la cure dut être interrompue par suite de ces effets.On dut suspendre le traitement chez 11 autres malades à cause des effets suivants: éruptions (3 cas), dysurie (2 cas), nausée (2 cas), goût amer, nervosité, constipation et crampes abdominales (1 cas dans chaque catégorie).Cinq patients seulement ressentirent des troubles visuels notables.contre-indications: obstruction du col de la vessie, obstruction du pylore et ulcères causant une sténose et une rétention gastrique considérables.Comme dans tous traitements aux anticholinergiques, on devra prescrire avec prudence dans les cas de glaucome avéré ou soupçonné.Robanul-PH est contre-indiqué dans les cas d\u2019hypersensibilité aux barbituriques.présentation: Robanui \u2014 Chaque comprimé rose sécable renferme 1.0 mg de glycopyrrolate (flacons de 100 et de 500).Robanul-PH \u2014 Chaque comprimé bleu sécable renferme 1.0 mg de glycopyrrolate et 16.2 mg de phénobarbital (flacons de 100 et de 500).référence: 1.Moeller, H.C., \u201cPhysiological Effect and Clinical Evaluation of Glycopyrrolate in Peptic Ulcer Disease,\" présenté au N.Y.Acad.Sc., 1961.2.Rapports cliniques de 42 investigateurs, A.H.Robins Co.3.Ward, J.W., et coll.,, Pharmacodynamic Evaluation of Glycopyrrolate in Animals, présenté au N.Y.Acad.Sc., octobre 1961.4.Breidenbach, W.C., compte-rendu de recherches cliniques, mars 1961.bibliographie: Abott, W.E., Kriegler, H., et Sourial, A.: \u201cPhysiological and Clinical Evaluation of Gastric Acidity with Glycopyrrolate, Histamine and Insulin Stimulation,\u201d présenté au N.Y.Acad.Sc., octobre 1961.Epstein, J.H.: \u201cClinical Observations with a New Anticholinergic, Glycopyrrolate,\u201d Amer.J.of Gastroenterol.(sous presse).Buffin, J., et Cayer, D.: \u201cThe Role of Anticholinergic Drugs in the Treatment of Peptic Ulcer Disease,\u201d présenté a N.Y.Acad.Sc, octobre 1961.Sun, David C.N.: \u201cComparative Pharmacological and Physiological Effects of Glycopyrrolate and Propentheline,\u201d ibid.Young, R.: \u201cAction of Glycopyrrolate on Gastro-intestinal Motility,\u201d ibid.A.H.Robins Co.of Canada, Ltd.MONTRÉAL 9, QUÉBEC L\u2019Union Méd.Canada 82 Tome 90 \u2014 Déc.1961 ce L'un des malaises les plus fréquemment observés par le médecin est la flatulence laquelle est causée principalement (70%) par l\u2019aérophagie.Pour la première fois au Canada un médicament est mis à votre disposition, MELICONE, qui aidera à Surmonter ce malaise dans 75% des cas.MELICONE (marque de méthylpolysiloxane 40 ME.) est un comprimé contenant un silicone utilisé dans l'industrie alimentaire depuis plusieurs années.Cette substance est inerte et non-toxique.L'action de MELICONE consiste à diminuer la tension superficielle du liquide contenu dans le tube digestif et spécialement du mucus tout en éliminant la formation des petites bulles d'air difficiles à évacuer.Nous vous invitons à faire l'essai de MELICONE.Des échantillons vous seront fournis sur demande.Cordialement, ELLIOTT-MARION COM PAGNIE LTÉE * LC.Marion Président La posologie de MELICONE est une comprimé aux repas et au coucher.Présentation: Flacons de 100 comprimés blancs rainurés.(40 mg.chacun) $2.90.Références: American Practitioner and Digest of Treatment, janv.1960.Journal American Medical Association, déc.17, 1960.ELLIOTT-MARION COMPAGNIE LTÉE. 5975, AVE MONKLAND, MONTREAL 28, CANADA Uj 1%) L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 chaque appareil \u2018\u2018Patrician 200\u201d 83 vous assure une vitesse radiographique qui \u2018\u2018arrête \u2019 tout mouvement Avec l'appareil de diagnostic à rayons X \u201cPatrician 200\u201d G-E, vous pouvez réaliser une économie sans pour cela sacrifier le pouvoir nécessaire, ce qui est très important.En effet, seul un appareil à rayons X de puissant débit peut vous assurer une vitesse d'exposition suffisante pour éviter le problème bien connu des mouvements anatomiques qui brouillent l'image.L'équipement Patrician vous permet cela et plus encore dans chacun des détails de la radiographie et de la fluoroscopie.Par exemple: table à bascule de pleine taille humaine (81 pouces).tube de suspension indépendant \u2026.écran fluorosco- pique équilibré par contrepoids ou dispositif pour prendre le film sur place.lampe de rayons X à lentille trés sensible.obturateur fluoroscopique Le Progrès est le plus Important de nos Produits GENERAL @3) ELECTRIC limitatif confinant la radiation à la surface de l\u2019écran .protection automatique contre la surcharge des lampes \u2026 .Informez-vous au sujet de la location: Le plan Maxiservice G-E comprend l'équipement complet \u201cPatrician 200\u201d, plus l'entretien, les pièces, les lampes, l'assurance, les taxes locales, le tout pour un modique paiement mensuel.Renseignez-vous auprès du représentant G-E de votre localité ou envoyez-nous le coupon ci-dessous.=== = \u2014 \u2014 \u2014 \u2014= == == = cv St SC \u2014 \u2014 \u2014\u2014 \u2014 -1 | General Electric X-Ray Department | | Milwaukee 1, Wisconsin, Room FF-121 | | S.v.p.m\u2019envoyer: | | [J le bulletin Patrician | | [7 le bulletin Maxiservice | | NOM .°.21211011 LL LL LA LL LL LL LA LL LL LA LL La a a LL ae ee | | A | ADRESSE .| 84 L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 ON ANNONCE DES BOURSES DE MÉDECINE par les Compagnies d\u2019Assurance-Vie au Canada Depuis 1949, les compagnies d\u2019assurance-vie au Canada accordent un certain nombre de bourses dans le but de développer et d'accroître les programmes de recherche médicale, dans les diverses universités du Canada.Ces bourses sont octroyées par l\u2019intermédiaire de la Commission Permanente de la Santé Publique de l\u2019Association canadienne des Directeurs des Compagnies d\u2019Assurance-Vie.D\u2019après le projet maintenant établi, il est prévu que des bourses d\u2019un montant total de 60,000 dollars seront distribuées chaque année, et que chacune des douze facultés ou écoles de médecine du Canada n\u2019aura droit qu\u2019à une seule bourse.Cependant, si certaines facultés ou écoles de médecine n\u2019étaient pas en mesure de présenter des candidats, ou soumettaient des demandes ne remplissant pas les conditions exigées par le Comité Médical Consultatif, il se pourrait qu\u2019alors, une deuxième, ou même une troisième demande, provenant de la même faculté ou école, soit prise en considération.Qualifications Les candidats doivent posséder un doctorat en médecine, ou dans une des sciences de base de la médecine, ou l'équivalent.Ils devront manifester des aptitudes spéciales et un intérêt marqué pour la recherche ou l\u2019enseignement, et être considérés par les autorités de leur institution, comme des candidats possibles pour l\u2019enseignement ou la recherche dans une faculté de médecine.De plus, au cours de leur travail comme boursiers, ils devront, à un titre queleonque, être chargés d\u2019enseignement ou participer à des recherches, dans l\u2019école ou la faculté de médecine où ils séjourneront.Octrois Le montant de la bourse de médecine offerte par les Compagnies d\u2019Assurance-Vie au Canada est de 5,000 dollars.Durée Les bourses sont octroyées sur une base annuelle, mais peuvent être renouvelées pour une période de deux ans, selon les rapports fournis sur la marche des travaux.Les bourses couvriront la période s\u2019étendant du ler juillet au 30 juin, chaque année (exception pourra être faite dans les cas spéciaux).Rapports Il sera exigé des rapports réguliers sur la marche des travaux entrepris.La longueur de ces rapports ne devra cependant pas dépasser deux pages, et les renseignements donnés devront être limités au travail subventionné.Tableaux détaillés, figures, photographies et manuscrits dactylographiés d\u2019articles ne sont pas nécessaires.Demandes Des formules de demande et des renseignements sur les règles à suivre pour obtenir une bourse de médecine des Compagnies d\u2019Assurance-Vie au Canada, peuvent être obtenus auprès des doyens des différentes facultés ou écoles de médecine.Les candidats devront soumettre leur demande au doyen qui, à son tour, les recommandera.Les demandes doivent nous parvenir au plus tard le 14 février, chaque année, et être adressées comme suit: Monsieur le Secrétaire Commission Permanente de la Santé Publique Association canadienne des Directeurs des Compagnies d\u2019Assurance-Vie 302 Bay Street, Toronto, Ont.ASSOCIATION CANADIENNE DES DIRECTEURS DES COMPAGNIES D\u2019ASSURANCE-VIE Hématome severe VARIDASE pendant 4 jours Thrombo-phlébite après 4 jours (malade ambulant) RENDEZ LA CONVALESCENCE CONFORTABLE \u2014 HÂTEZ LE RÉTABLISSEMENT Un rétablissement \u201cnormal\u201d ne suffit pas.Maintenant, en associant la VARIDASE à votre traitement, vous pouvez délivrer votre malade du stress et de la douleur d\u2019un rétablissement \u2018\u2018normal\u201d\u2019\u2014F rendre la convalescence confortable, abréger le cycle du rétablissement, et être récompensé par la reconnaissance de votre malade.Dans le traitement des affections chroniques rebelles, la VARIDASE accélère le rétablissement.R Dans les affections autolimitatives ordinaires, la VARIDASE facilite la convalescence et permet de reprendre plus rapidement une vie constructive.Cela peut avoir une importance considérable, mêmef pour le malade atteint d\u2019une affection \u201cmineure\u201d.Les Comprimés Buccaux de VARIDASE sont indiqués pour enrayer l\u2019inflammation à la suite d\u2019un traumatisme ou d\u2019une intervention chirurgicale, et dans le cas de lésions purulentes ou inflamma-# toires des tissus sous-cutanés ou profonds.Précautions: La VARIDASE n\u2019a aucun effet défavorable sur la coagulation du sang normal.I! faut user de prudence dans le cas de malades en traitement par les anticoagulants, oul dont le mécanisme coagulant est défectueux.En présenceg d'infection, les Comprimés Buccaux de VARIDASE devraient être associés aux antibiotiques.Dose: Un comprimé buccal quatre fois par jour ordinairement pendant cinq jours.Pour faciliter l'absorption, le malade devrait retarder d'avaler sa salive.Présentation: Chaque comprimé renferme 10,000 unités de Streptokinase, 2,500 unités de Streptodornase.Boîtes de 12 et de 100 Comprimés.CYANAMID OF CANADA LIMITED, Montréal *MARQUE DÉPOSÉE Streptokinase-Streptodornase Lederle A | G U 3 oe : Commencé Ë traitement ala ; VARIDASE » COMPRIMES 3 semaines ; de traitement ASIE POUR L'INFLAMMATION RESULTANT D'UNE INFECTION OU D'UN i TRAUMATISME Cellulite VARIDASE pendant un jour et demi Ulcère variqueux chronique après VARIDASE pendant 3 mois Abces de suture à la suite de la gastrectomie VARIDASE pendant 4 jours L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 CELBENINE \\ \u2018 oq OS 20 BACTÉRICIDE DE TOUS LES STAPHYLOCOQUES RÉSISTANTS ® Indiquée dans les infections où le staphylocoque est l'agent étiologique probable.@ Plus efficace que tout autre antibiotique connu contre les staphylocoques résistants.@ Ne provoque pas de résistance croisée avec les autres antibiotiques.@ La résistance à la Celbenine ne risque pas de se produire.LA PREMIÈRE MÉTHICILLINE EFFICACE CONTRE LES STAPHYLOCOQUES RÉSISTANTS CELBENINE AYERST, McKENNA & HARRISON, LIMITÉE + MONTRÉAL selon accord avec Les Laboratoires de Recherche Beecham L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 LES SPÉCIALISTES CERTIFIÉS DU COLLÈGE ROYAL DES MÉDECINS ET CHIRURGIENS DU CANADA SONT INVITÉS À LA RÉUNION ANNUELLE DE 1962 DU COLLEGE En 1959, le Collège, voulant assurer aux Associés et aux spécialistes certifiés des occasions plus nombreuses de s\u2019instruire des choses de la médecine, s'est lancé dans un programme de réunions régionales d'ordre scientifique auxquelles les Associés et les spécialistes certifiés habitant la région en cause ont été invités à assister.À la réunion annuelle de 1961 du Collège tenue à Ottawa, les spécialistes certifiés demeurant dans la région locale immédiate ont été inivités à assister aux séances du programme scientifique.Comme les locaux de réunion sont plus grands à Toronto, le Conseil du Collège a décidé d\u2019inviter tous les spécialistes certifiés du Collège royal à assister aux séances scientifiques de la réunion annuelle de 1962 qui doit se tenir à I'hotel Royal York de Toronto, du 18 au 20 janvier.Les spécialistes certifiés qui désirent assister à la réunion doivent remplir la demande d'inscription ci-jointe et la retourner au Secrétaire, Collège royal des Médecins et Chirurgiens du Canada, 74, avenue Stanley, Ottawa 2 (Ontario), et y joindre un chèque (ou mandat-poste) en paiement du droit d\u2019inscription de $15 fait à l'ordre du Collège royal des Médecins et Chirurgiens du Canada.Le Secrétaire Collège royal des Médecins et Chirurgiens du Canada 74, avenue Stanley Ottawa 2 (Ontario) Je désire m'inscrire aux Séances scientifiques de la réunion annuelle du Collège royal des Médecins et Chirurgiens du Canada qui aura lieu à l\u2019hôtel Royal York de T'oronto, les 18, 19 et 20 janvier 1962.Je joins un chèque (mandat-poste) au montant de $15 en paiement du droit d'inscription.(s.v.p.écrire en lettres moulées) i L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 PERIACTIN-APC\" *Marques de commerce COMPRIMES (Chlorhydrate de cyproheptadine \u2014 acide acétylsalicylique \u2014 phénacétine \u2014 caféine) L'histamine et la sérotonine étant souvent en cause dans le coryza, la rhinite et la céphalée, l'on a associé à la triade thérapeutique classique: acide acétylsalicylique, phénacétine et caféine, un puissant antagoniste tant de I'histamine que de la sérotonine: PERIACTIN* (chlorhydrate de cyproheptadine), afin de s'attaquer sur un triple front aux malaises et aux symptômes de \u2018\u2018la grippe\u201d et du \u2018rhume banal\u201d.L'association de divers ingrédients exerçant une action spécifique sur des symptômes particuliers fait de PERIACTIN-APC* un médicament des plus utiles aux victimes des multiples malaises de \u2018la grippe\u201d ou du \u2018rhume banal\u2019.Les malaise, fièvre, céphalée, sinusite, laryngite, pharyngite, myalgies, coryza, rhinorrhée et conjonctivite, qui comptent parmi les symptômes les plus sensibles à l'action efficace et lénitive de PERIACTIN-APC, sont en effet vite soulagés.Les comprimés PERIACTIN-APC sont présentés en flacons de 100.Chaque comprimé renferme 2 mg.de chlorhydrate de cyproheptadine, 177 mg.d'acide acétylsalicylique, 118 mg.de phénacétine et 30 mg.de caféine.Documentation complémentaire fournie sur demande aux médecins.MERCK SHARP & DOHME OF CANADA LIMITED MONTRÉAL 30, QUÉ.89 90 L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 sours CONSTIPATION KONDREMUL EMULSION DE CHONDRUS ET D'HUILE MINERALE mêle intimement à l'eau, au lait ou au chocolat, chauds ou froids.Etant libre de sucre et d\u2019alcool, il peut être pris par les diabétiques.POSOLOGIE.Adultes: Une cuillerée à soupe soir et matin; diminuer la dose à une cuillerée à soupe le soir à mesure que l\u2019intestin se régularise.Enfants: D\u2019une à deux cuillerées à thé le soir suffit Le Kondrémul est une émulsion d\u2019huile généralement.minérale exceptionnelle à cause de sa \u201c i ten grande stabilité, de l\u2019uniformité de ses KONDREMUL étiquette bleue globules d\u2019huile et de leur faible volume.\u2018\"KONDREMUL\u201d\" au CASCARA \u2014 Il s\u2019infiltre dans les matières fécales, les étiquette verte amollit, et permet le passage, sans efforts, \\ : \"a £ É d\u2019une selle molle et bien formée.Le suin- \u2018KONDREMUL à la PHÉNOLPHTALEINE\u2014 tement anal, toujours embarrassant, est étiquette rouge extrêmement rare.Le Kondrémul est agréablement aromatisé; non oléagineux, il se verse facilement du flacon et se MONTREAL += FACTEURS DE LA VITAMINE \u201c\u201cB\u2018/ AVEC ASSOCIATIONS DIVERSES elixirs: BETAGENE BETAGENE FER ET FOIE BETAGENE ET Br: comprimés: BETAGENE ET FOIE BETAGENE FER ET FOIE BETAGENE SUPER injectables: BETAGENE (10cc.) BETAGENE ET B,, (10cc.) /CANADA® DRUG: LTEE LTDSMONTREALS L'Union Méd.Canada 91 Tome 90 \u2014 Déc.1961 \u201cÀ l\u2019enseigne de l'ange\u201d (C'EST EN 1668 que Frederic Jacob Merck suspendit son enseigne: \u201cLa A pharmacie à l\u2019enseigne de l\u2019ange\u201d.Depuis DÉTENTE AISÉE ce temps-là, le nom de Merck s\u2019est répandu aux Etats-Unis et au Canada, et finalement dans le monde entier, où il occupe maintenant une place importante dans le domaine des produits chimiques et pharmaceutiques.Cette année, Merck célèbre le 50e ann1- versaire de son établissement au Canada où, durant ces cinquante années, Merck a produit et distribué une vaste gamme de produits d\u2019usage professionnel et industriel.SOMMEIL RÉPARATEUR La fusion récente des services de recherche et de fabrication de Merk et d\u2019une autre compagnie importante a donné naissance à la société MERCK SHARP & DOHME OF CANADA LIMITED.Nous espérons que durant notre second demi-siècle d\u2019existence, 11 nous sera possible de continuer à servir, au Canada, les professions médicale, pharmaceutique et vétérinaire ainsi que les meuneries, les boulangeries, l\u2019industrie de la transformation des denrées et les salaisons.VOUS FAIT DORMIR SUR VOS DEUX OREILLES (61 NS Fo / \u20ac Plexonal Forte agit rapidement et uniformément sans provoquer d'effets secondaires immédiats ou tardifs.I! peut être employé quotidiennement pendant longtemps sans que son efflcacité ne s'atténue.Indication: Toute surexcitation du système central sauf lorsqu'il s'agit soit d\u2019un état aigu justifiant un traitement S par voie parentérale, soit d\u2019un état psychotique nécessitant du Mellaril.7 9° Posologie habituelle: CAN 1 comprimé au coucher.Conditionnement: Dragées: flacons de 50, 250 et 1,000 MERCK SHARP & DOHME Suppositoires: boîtes de 6 et de 30 OF CANADA LIMITED MONTREAL 30, QUE.SANDOZ PHARMACEUTICALS SANDOZ DORVAL, P.Q. 92 L'Union Méd.Canada Tome 90 \u2014 Déc.1961 ancatropine gel Le médicament complet du syndrome de l\u2019ulcère peptique présenté sous forme de suspension colloïdale unique ANCA Laboratories xo.on.« sme awison de Aucun danger de surdosage barbiturique\u2014 même en cas de traitement prolongé La suspension colloïdale unique de l\u2019Anca- tropine Gel empêche tout dépôt ou agglomération et élimine le danger de concentration sédative dans les dernières doses.Une simple secousse à la bouteille répartit uniformément les ingrédients dans la suspension et assure un dosage précis et efficace de la préparation jusqu'à la dernière cuillerée.L'Ancatropine Gel est le médicament antiacide et antispasmodique complet, ne produisant qu'un minimum d'effets secondaires.Contenant un léger sédatif, non cumulatif, il peut être administré fréquemment en toute sécurité.Présentation: En flacons de 12 onces.Eprouvé pendant plus de 10 ans de pratique quotidienne.Documentation sur demande.Flacon de 4 onces disponible pour observation clinique sur réception d\u2019une commande signée (cédule G).comprimés ancagel Commodes .efficaces .le médicament complet du syndrome de l\u2019ulcère peptique, présenté sous forme de comprimés.PAS DE RÉPUGNANCE GUSTATIVE Les comprimés Ancagel sont d'un goût pratiquement neutre\u2014ni amer, ni particulièrement doux.L'absence d'arrière goût désagréable, susceptible de causer une répugnance gustative, facilite le traitement prolongée Neutralisation supérieure \u2014 résultant du procédé spécial de codessication employé pour la fabrication.@ Action antispasmodique spécifique et sûre.cCOETE SCUA UJ UJ Ul Uld Non constipants, non laxatifs.Présentation: En flacons de 100 comprimés Résultats d'observations cliniques sur demande.© THE WANDER COMPANY of Canada, Ltd.Produits connexes pour le traitement complet de l\u2019hyperacidité et de l\u2019ulcère ee wen uma \u201cmee TABLE DES ANNONCEURS Pages Abbott Laboratories Ltd.(Pramitabs) _-._.__._- 42 Ames Co.of Canada Ltd.(Dechalin-BB) ___.18 Ames Co.of Canada Ltd.(Combustix) ____.24 Ames Co.of Canada Lid.(Albustix) ___._ __.____.___._.30 Anca Laboratories (Ancagel) oo.92 Arlington-Funk Laboratories (DBI-TD) _._._._.___.94 Association Canadienne des Directeurs des Compagnies d'Asurance-Vie (Bourses de médecine) -.___.___.US 84 Astra Pharmaceuticals (Canada) Ltd.(Xylocaine) .______.14 Ayerst, McKenna & Harrison Ltée (Fluothane) .____.\u2026 27 - 28 Ayerst, McKenna & Harrison, Ltée (Celbenine) .__._._._\u2026 87 Baxter Laboratories of Canada Ltd.(Choloxin) .__.__.74-75 Bristol Laboratories of Canada Ltd.(Prostaphline) 53 - 54 - 55 - 56 Canada Drug Limited (Betagène) 80 Canada Drug Limited (Paveral) 93 Ciba Limitée (SER-AP-ES) Deuxième page de la couv.Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada {Réunion annuelle 1962} i.88 Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada {Avis concernant les examens) ______ 93 Cyanamid of Canada Limited (Surgilope SP.) _.\u2026.46 - 47 Eddé.J.\u2026 Limitée (Neurinase) o.oo 32 Elliott-Marion Compagnie Ltée (Mélicone) ._.L.82 AVIS CONCERNANT LES EXAMENS Les examens pour admission au Titre d\u2019Associé (Fellow) en Médecine ou en Chirurgie générale, avec modification de ces examens pour certaines spécialités, et pour la Certification dans les spécialités médicales et chirurgicales approuvées ont lieu à chaque automne.Les demandes d\u2019admission aux examens de 1962 seront acceptées jusqu\u2019au 30 avril 1962.On peut se procurer, sur demande, les Règlements et Normes de Formation post-univer- sitaire régissant les Examens, ainsi que les formules de demande d\u2019admission aux examens, la liste des hôpitaux canadiens reconnus par le Collège royal pour la formation post- universitaire et les formules de demande d\u2019évaluation de la formation.On doit spécifier la spécialité à laquelle on est intéressé.Le Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada 74, avenue Stanley, Ottawa 2, Ontario Pages Frosst.Chas.E.& Co.(Alamino) o.oo.4 Frosst, Chas.E.& Co.(Trulfa) .___._._.2.2.2 0000000000 9 Frosst, Chas.E.& Co.(Thyrotoxicose) .oo ._.25 Frosst, Chas.E.& Co.(Cérutin) ______________._.___ _____._.39 Frosst, Chas.E.& Co.(Zéphadon) ._.__._._.1.111110000000 43 Frosst, Chas.E.& Co.(Falapen) _._.2110000000000 49 Frosst.Chas.E.& Co.(Danilone) _______________.___.51 Frosst, Chas.E.& Co.(Tutamate) ._._._.L.2.22200000 00 73 Frosst, Chas.E.& Co.(Comprimés 222, 282, 292, 217) ._ 76 Frosst, Chas.E.& Co.(Comprimés 217, 282 ______.__._.77 Frosst, Chas.E.& Co.(Kondremuly ___________________________.90 General Electric (Patrician 200) ___.1.L111 1100000000 ce en 83 Herdt & Charton, Inc.(Vichy Célestins) _.__.___.__.___._.2 Herdt & Charton, Inc.(KI-N) ______ 59 Herdt & Charton, In¢.(Marro-Dausse) .__________________._.61 Herdt & Charton, Inc.(Algésal) .__._._11111111111110000 63 Hoechst Pharmaceuticals of Canada Ltd.(Reverin- | (©) pole t1 =) M 65 - 66 Hofiman-La Roche Limitée (Romilar) .___.__.L.1LL20 20 Hoffmann-La Roche Limitée (Librax) _.__.___.___________.40-41 Horner, Frank W.Limited (Infantol) _______._.______.____._.17 Institut Albert-Prévost (Hopital psychiatrique) _._.___________.6 Lederle Laboratories (Aristoderm) ____________________.____._.__.1 Lederle Laboratories (Pathibamate) _____ ________._.__.11 Lederle Laboratories (Achrocidin) __________________________.___.21 Lederle Laboratories (Géviral) _.__.__.1.111111110000000 31 Lederle Laboratories (Trépidone) __._____________ __._._._.__.33 Lederle Laboratories (Aristocort) ___________________________.78-79 Lederle Laboratories (Varidase) _.__._.1111111100000 85 - 86 Lederle Laboratories (Declomycine) .__ .4iéme page de la couv.Lilly.Eli, and Company (Canada) Ltd.(Haldrone) ___.____.16 Lilly, Eli, & Company (Canada) Ltd.(Ferrocébrin) _._______ 36 Lilly, Eli, & Company (Canada) Ltd.(Atasorb) ._.___.38 Merck, Sharp & Dohme (Décadron) ._.__.11111111000000 3 Merck, Sharp & Dohme (Périactin-APC) ._.1111111100 89 Merck, Sharp & Dohme (50ième Anniversaire) 11111000 gl Ministère de la Santé du Québec (Au temps des Fêtes) ___.50 Parke, Davis & Co.Ltd.(Buscopan) .__.1111111102 34.35 Pfizer Canada Ltd.(Antivert) ___________ 19 Pfizer Canada Ltd.(Terramycine) ._.11111101110 010000 29 Pitnan-Moore of Canada, Ltd.(Novahistex) ____._.69 Poulenc Limitée (Flagyl) ___ LL 7-8 Robins Co.of Canada Ltd.A.M.(Donnazyme) ._._____.12 Robins Co.of Canada Lid., A.M.(Robanul) .__.____ 80 - 81 Rougier Inc.(Prosédyl) ._.______.Première page de la couv.Rougier Inc.(Rougoxin) _._____.1.1.11110LL LL LL LL LL 26 Roussel (Canada) Ltée (Aménorone) ._._____._11111L0L00 67 Sandoz Pharmaceuticals (Plexonal Forte) _.____.1 11111000 91 Schering Corporation Lid.(Célestone) ._.1111 1111100 15 Searle Co.of Canada Ltd, G.D.(Lomotil) ._.__.1111110L0 22 Sherman Laboratories (Protamide) _.__.1111111111 100000 44 Smith, Kline & French Inter-American Corp.(Stélazine) _.71 Smith & Nephew Limited {(Gypsona) __.__.__111 1111000 48 Wyeth & Bros.(Canada) Ltd., John (Wyanoids) _._._____\u2026.5 Wyeth & Bros.(Canada) Ltd.John (Bicillin) ._____.__ ____.13 Wyeth & Bros.(Canada) Ltd.John (B-Plex) __ _ __ ____ ______ 23 Wyeth & Bros.(Canada) Ltd., John (Oxaine M) ._.____.__.37 Wyeth & Bros.(Canada) Ltd., John (Pen-Vee) _________._.___.45 Wyeth & Bros (Canada) Lid.John (Equanil) ___.__.__.____.52 Wyeth & Bros.(Canada) Ltd.John (Zactirin) .3è page couv.des toux coqueluchoides.reste toujours un médicament de chrix pour le traitement scientifique de la ) \u2019 f ec « COQUELUCHE =~ = +
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